PEN
1874.77
No 4 17 ANNÉE 4878 V:l-4
mn ci
REVUE BRYOLOGIQUE
DARAISSANT TOU Not
JARAISSANT TOUS LES Rois Mois
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cerne la rédaction et les abonne- | RES
ments, à T. Husnot, à Cahan, par | France } A fr. para
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Paris. | Autres Pays, 4 fr. 50.
Sommaire du N° 1.
Notre but. T. Husnor. — De l’utilité de faire connaitre l'époque
de la Fécondation chez les Muscinées. E Roze. — Note sur le Genre
Pancovia. L. Piné. — Barbula sinuosa. F. Graver. — Guide du
Bryologue dans les Pyrénées. T. Husxor. — Notice sur quelques
faits de dispersion des Mousses dans la Haute-Saône. F. Renautn,
— Bibliographie. T. Husxor. Mie
NOTRE BUT
Depuis quelques années, un bien plus grand nombre de
botanistes s'occupent de l’étude des Muscinées. Malheureuse-
ment beaucoup sont isolés et ne connaissent, assez souvent,
que longtemps après les publications et les découvertes de
leurs confrères. Cest dans le but d’atténuer, autant que pos-
sible, les inconvénients de cet isolement, et dans l'espoir de
rendre service à la science, que j’ai fondé cette Revue.
Les savan!s bryologues MM. Schimper, l’abbé Boulay,
Roze, le colonel Paris, Piré, Gravet, etc., ont approuvé mon .
projet et se sont empressés de m'offrir leur concours. Avec
de tels collaborateurs, ce recueil ne peut manquer de pré
senter un certain intérêt. J’ajouterai que je ne me considère
que comme l'éditeur de cette publication, où chacun pourra
faire insérer ses observations et ses découvertes. on
A À Hvswos. in
y à
SE!
RS PR TE
à REVUE BRYOLOGIQUE
DE L'UTILITÉ DE FAIRE CONNAÎTRE L'ÉPOQUE DE LA
FÉCONDATION CHEZ LES MUSCINÉES,
S'il est une indication dont il y ait lieu de regretter l’ab-
sence dans nos.grands ouvrages descriptifs, et surtout dans
nos flores locales où régionales, c’est celle de l'époque. où
s’accomplit la fécondation des muscinées (floraison de
quslques auteurs).Certes, l'indication de l’époque de la matu-
_rité du fruitest des plus importantes, puisque dans certains
cas c’est presque un caractère spécifique ; mais au point de
_Yue de la planteelle-même,n'est-ce pas aussi un fait important
à signaler dans son histoire que le moment précis où va com
mencer pour elle la période génératrice ? Je ne dirai rien ici
de l’intérêt que présente celte indication au point de vue
physiologique : la période ordinaire pendant laquelle s’ef-
_ fectue cette fécondation durant à peine deux où trois se-
maines, il est évident que, faute de la connaître à propos, il
faut remettre quelquefois à une autre année pour en faire
profiter ses recherches. Aussi, dans le but de faire appel aux
renseignements de tous, je me suis permis de donner ici
l'exemple, en extrayant de mes notes quelques dates que je
puis citer comme certaines d'après mes propres observa-
tions. Je souhaite surtout que de plus autorisés veuillent bien
m'imiter et nous grâtifier tous de ces très-utiles et très-rares
indications. A pen
- J'indique le mois quand la période génératrice s’y trouve
_ comprise, et deux mois quand cette période peut commencer
… dans le premier pour finir dans le second.
T4
HÉPATIQUES.
Ti TÉFHTS
Authocéros levis. =—Oetobre. |: Pellia epipliylla: Juillet.
Fossombronia pusilla. — Oéto-
bremais ::102.0% joe 01
| Frullania dilatata. Avril,
LÉ Re 2
AVOROIOYAS auvas À
© REVUE BRYOLOGIQUE “+
2189 $
Dicranum Scopärium, —Maiz | * Fünäria hygrometrica 9° No-
Juin.
Ceratodon purpureus. 22 Jui. ?
Bryum atropurpureum. = Mai.
-— CéSpiticium. "Mai, 7
— intermédium. — Juin.
—;eapillare. -- Mai-J uin.
Maium: hornum. — Avril.
— affine. — Juillet.
77 Giépidatum. — Ma
— ündulatum.
fs Se ASE RES RS SJ
PAL LIL dur £. ni:
?°-Atrichum undulatu
lis “Mi. 0 Ë
- Polÿtricham
2 juniperinum .—Mars-Avril
ses fo
vembre. (Cultivé : février
Mars.) La F\NOSGHAS
Marie
Toners lee É
péñsée de proposer de
le rétablissement de l’ancien genre Hypnumt on ‘ne COM
4 RAVUE BRYOLOGIQUÉ
enre Plagiothecium qui, à cause de la disposition bifariée
es feuilles, nous paraissent devoir être rapprochées du
Omalia, dont il diffère du reste par le tissu cellulaire
des feuilles. Nous proposons donc ce genre amendé de la
manière suivante :
PANCOVIA Neck. emend. (Non Adans. nec Willd.) Kickx L. c.,
ex. sp. Plagiothecii.
Calyptra dimidiata, operculum conicum vel longe rostra-
tum, peristomium duplex; dentes externi sedecim, lanceo-
lati, trabeculati; dentes interni e membrauula producti,
integri vel medio hiantes; theca ovata vel cylindracea, cur-
vata; folia sparsa imbricata; hexagonale areolata; plantæ
monoicæ vel dioicæ. ;
_ Ce genre se distingue nettement du genre Hypnum par le
tissu cellulaire des feuilles et du genre Amblystegium par la
forme de l’urne qui, dans ce dernier, présente toujours un
bord gonflé et épaissi. Il s’écarte, comme nous l’avons dit
plus haut, du genre Plagiothecium par la disposition de ses
feuilles, qui sont toujours es et jamais bifariées.
_ Nous terminons cette notice par un catalogue sys-
tématique des espèces qui ont été observées en Belgique.
4 OPERCULE CONIQUE. URNE COURTE ET RENFLÉE.
(Brachythecium Schimp.)
Pancovia salebrosa (Hoffm. Hypnum). — Sur les pierres
dans les bois.
P. populea (Hedw. Hypn.). —- Pied des arbres, vieilles
s0 ;
- P. plumosa (Sw. Hypn.). — Sur les pierres au bord des
eaux.
P. Hutabulum (L. Hypn.). Kickx. F1. FL. —— Sur la terre,
les pierres, les vieilles souches.
-P. velutina (L. Hypn.) Kickx L. ©. — Au pied des arbres.
P. albicans (Neck. Hypn.) Kickx 1. c. — Bois sablonneux,
bruyères, dunes.
P. glareosa (Bruch, Hypn.) Kickx 1. ©. — Bord des fossés,
dunes, etc.
- P. rivularis (Bruch et Schimp. Brachythecium).— Rochers
humides au bord des ruisseaux.
Sat B. OPERGULE ROSTRÉ. (URNE CYLINDRAGÉE ALLONGÉE. |
= 4. Cellules rhomboïdales ow subvermiculaires. (Eurhynchium
myosuroides (L. Hypnum) Kickx 1.c. — Troncs et
triata (Schreb. Hypnum) Kickx L. €. — Bois, vergers, |
REVUE BRYOLOGIQUE 3
P. strigosa (Hotfm. Hypnum)? — Dans les dunes. !
P. circinata (Brid. Hypnum). — Sur la terre au bord dés
chemins. : File
P. crassinervia (Tayl. Hypnum). — Rochers calcaires.
P. pilifera (Schreb. Hypnum) Kickx L. e. — Dans les au-
naies.
i P. prælonga (L. Hypnum) Kickx 1. c. — Chemins creux,
ois. ee
P. Stokesii (Turn. Hypnum) Kickx 1. c. —- Pied des arbres,
bois. |
P. pumila (Wils. Hypoum). — Chemins creux.
B. Cellules hexagonales. (Rhynchostegium Schimp.)
P. tenella (Dicks. Hypnum). -—- Vieux murs, rochers, râre-
ment sur la terre. he.
P. depressa (Bruch, Hypnum). — Pierres, murs ombragés,
vieilles souches. PRE Se RAT RO
P. conferta (Dick. Hypnum). — Pierres, murs ombragés,
vielles souches. Ha de otre
P. rotundifolia (Scop. Hypnum}. — Vieilles murailles,
pierres. | Gi:
P. muralis (Neck. Hypnum) Kickx I. c. — Pierres, rochers,
murs humides. un |
_ P. rusciformis (Neck. Hypnum). — Sur les pierres dans
les ruisseaux. LUE
Nora. — La plante décrite par nous sous le nom de Rhyn-
chostegium Delognei (V. Bull. de la Soc. roy. de Botanique de
Belgique) n’est qu’une forme du Pancovia conferla. Quant au
Plagiothecium Gravetii décrit dans le même travail, ce n’est,
selon M. A. Geheeb, qu’une simple forme du Plagiothecium
denticulatum. Les capsules dressées et la forme de l’oper-
cule nous avaient paru constituer des caractères spécifiques
suffisants pour ériger cette forme en espèce; mais M. Geheeb,
qui habite une des régions les plus riches au point de vue
bryologique, a étudié toutes les formes que l’on rencontre
daus les montagnes du Rhoen (Saxe-Weimar), et il assure
avoir trouvé maintes fois cette forme à capsules dressées ou
subdressées mêlée au type et reliée à lui par de nombreux
intermédiaires. ét. fe mAtie
Louis PIRÈ.
É Barbula sinuosa Wils. | "M
Trichostomum sinuosum Lindb. — Dicranella Wils. — Husnot,
# Musci,Calliæ, 0 BU iront
Le Barbula sinuosa Wils., signalé d’abord en Angleterre,
est connu depuis peu dans un petit nombre de localités de
l’Europe continentale, où il a pu passer inaperçu à cause de
6 REVUE RRYOLOGIQUE
41}
LS | IOTAA SIUTYAS n
sa grande ressemblance avec d’autres mousses. Il est vrai-
recueillis dans la vallée de la Meuse. Il forme des gazons peu
_- étendus , d’une teinte brunâtre on don vert sale, dans les
endroits ombragés. Les tiges sont couvertes de longues
“radicules rougeâtres; ‘les feuilles, ordinairement cassées au
munis de paraphyses
ÉRP TT tt
DH vi TT T
LOICT
cetle mousse. avec
h:; mais elle en diffère par
légérement révolutées vers la base, par les cel.
et par sa nervure ordinairement
le Didymodon €ylindricus. B. et Sch.
ochers. iliceux, tandis que ‘le Harbula
ail être une espèce calcicole. y
Sinuosa Wils! offre aussi une grande ressem-
le Barbula cylindrica Sch., que plusieurs bryo-
_ “dogues considèrent comme variélé du Barbula. vinealis Brid.
D’après M. Juratzka, le Barbula sinuosa Wils: appartient
_ peut-être à cette dernière espèce comme « forma luxurians ».
oi qu'ilen soit, le Barbula sinnosa Wils. se distingue faci-
bula cyli feuilles à base
révolutées aux
Hire
+
=:
rt
7
æ]
Fr
ie]
£s
=
en
@
A
les localités suivantes, où il croit sur de vieux murs et sur
terrains calcaires +. Bangor
Arundel (Davies); Cornwall
__ (Borrer)
LORS ERES
eenAllemagne
Rap res sorte
REVUE BRYOLOGIQUE 7
par M. A. Geheeb, qui l'A trouvée St des pierres calcaires,
aux environs de Zella, dans le Rhoen (7 mai 1870).
| Re A ds
Guide du Bryologue dans les
|
1
i
CONSEILS AUX VOYAGEURS.
Je erois utile, avant de commencer là description des
excursions les plus intéressantes que l’on peut faire dans les
Pyrénées, de donner quelques conseils à ceux qui visite-
raient ces montagnes.pour la première fois, et surtoutaux
jeunes bryologues:: 1%: 23151! 0! L'ISRISGÈR sYOTR
« Un voyage dans les Pyrénées, dit A: Jouanne, ne res-
semble nullement à un voyage dans les Alpes.Cette différence
tient surtout à la configuration de la chaîne: Au lieu d’aller
chaque jour d’une station à une autre, Comme en Suissé, on
rest obligé de faire des séjours plus où moins longs:dans
diverses localités, pour en explorer les environs. » 8]
La saison la plus favorable pour les recherches bryolo-
Siques est du {* juillet au 30 septembre ; en octobre, à fait
quélquefois très beau, mais les jours sont bien courts pour
faire de longues excursions: Ce n’est que pendant ces trois
imoîs de l'été qu'ont lieu la plupart des services de diligences.
dont'le botaniste fera bien de profiter lorsque la route sera
pet intéressante. Cependant, si on veut visiter les basses
. montagnes,'il faut commencer ses herborisations en Juim-et
même en mai. ose.
Vous trouveréz dans beaucoup dé localités de nombreux
guides, la plupart loueurs de chevaux, connaissant peu les
montagnes et ne voulant pas marcher à pe ; je vous engage
Vous pouvez presque
d ik fera beau temps, et d’en réserver
tes dfe tovc sde #t & enaeit 0006.
L2 REVUE BRYOLOGIQUÉ
Pour vous occuper une journée, s’il pleut trop pour pouvoir
sortir:
Les Pyrénées, considérées au point de vue des hôtels et du
budget dé voyage. doivent être divisées en deux parties :
La première s'étend de la. vallée d'Ossau au val d’Aran
: partie orientale des Basses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées,
aute-Garonne). C’est dans les vallées de cette région que
sont situées ces charmantes villes de bains, fréquentées
chaque année par un grand nombre d'étrangers, qui y sont
attirés bien plutôt par les plaisirs qu'ils y trouvent que pour
rétablir leur santé. Les hôtels y sont nombreux, tenus sou-
vent avec luxe, et ouverts seulement pendant la saison:
aussi les prix y sont-ils élevés, et l’excursioniste ne peut
guère dépenser moins de 10 francs par jour, en faisant toutes
ses Courses à pied et sans guide. Quant aux auberges isolées
dans la montagne, et qui ne sont habitées que pendant l'été,
elles sont beaucoup moins nombreuses dans les Pyrénées
+ Les Suisse; les deux principales sont celles du lac d’Oo et
u pic du Midi de Bigorre {1}. Construites ordinairement par
les communes, qui en sont restées propriétaires et en exigent
‘un fermage fort élevé (2), les prix ne peuvent y être mo-
dérés. Que le voyageur n'oublie pas que, dans cette partie
des Pyrénées, il est souvent utile ex faire son prix d’avauce.
La seconde région (Ariége, Aude, Pyrénées-Orientales) est
beaucoup moins visitée. Ün y rencontre aussi çà et là des
établissements de bains, mais ils ne sont fréquentés que par
des malades; les touristes y Sont rares, et ce ne sont plus de
simples urngane c’est un but d'étude qui les y conduit.
Si les auberges y sont moins nombreuses et manquent quel-
efois de propreté, les prix n’y sont pas trop élevés, et
Rs 7 francs suffisent largement pour la journée d’un bota-
niste.
_ Je terminerai ces observations en engageant le jeune
- botaniste à ne jamais voyager avec des personnes étrangères
à, ses études, et en lui recommandant d’avoir toujours un
carnet pour noter, je ne dis pas à chaque endroit, mais à
chaque halte de la journée ou au moins tous les soirs, tout
ce qu'il aura trouvé ou observé. Si vous ne voulez pas utiliser
. Vous-même ces notes, envoyez-les à uelqu’un qui s'occupe
de cette étude, et vous aurez ainsi rendu service à la science.
| Bagnères-de-Luchon. |
. Bagnères-de-Luchon, située à une altitude de 650 mètres,
T'AS auberge du la Blu était formée e ÉD ur
probablement pas rouverte. | se Me rad ++ re
_, @ Le fermier de l'auberge du lac. d'0o paie annuellement
at francs à la commune, pour une saison qui dure à peine trois
REVSE BRYOLOGIQUE à
au confluent de la Pique et de l’One, est entourée de ma-
gnifiques forêts et de hautes montagnes couvertes de neiges
éternelles d’où descendent de nombreux torrents qui forment
les belles cascades d’Enfer, du Cœur, des Demoiselles, etc.
C’est la localité la plus riche, non-seulement des Pyrénées,
mais de la France entière.
La première chose que vous devez faire en arrivant à Lu-
chon, c'est d’aller voir M. Fourcade, médecin -vétérinaire et
naturaliste: il vous donnera tous les renseignements dont
vous aurez besoin pour votre installation et vos excursions
dans les montagnes. à
Combien de temps faut-il pour connaître les environs de
Luchon? Vous ne pouvez y rester moins de 8 ou 10 jours, et
vous pourriez y employer utilement tout l'été. C’est d’ail-
leurs une vallée si charmante et si intéressante que, quand
vous l’aurez vue une fois, vous ne pourrez résister au désir
d'y relourner. ; “ae ter
Un certain nombre de bryologues ont visité Luchon avant
moi. Je citerai principalement : Durieu de Maisonneuve,
Spruce,Jeanbernat, Fourcade et Goulard. Si j'ai pu y récolter,
en juin 1872 et en août et septembre 1873, un grand nombre
d'espèces intéressantes, je le dois à mes amis Fourcade et
Goulard, qui m’ont donné toutes les indicatious provenant
de leurs nombreuses excursions, et m'ont souvent accom-
pagné pour me faire récolter les raretés qu'ils avaient décou-
vertes. > É se
J'indiquerai suecessivement, en commençant par les
moins éloignées, les diverses herborisations à faire aux en-
virons de Luchon.
1° VALLÉE DE BURBE.
Cette course n’est ni longué ni fatigante, une journé: est bien
10 kilom. de Luchon au col du Portllon. : ee
Sortez de Luchon par la route de Saint-Mamet, traversez
ce village et suivez pendant quelques minutes la route bor-
dée de champs cultivés; vous voyez ensuite à votre gauche,à
15 ou 20 mètres du chenun.des rochers présentant à leur base
. plusieurs cavernes. C’est dans ces grottes que Fourcade a
découvert le Schistostega osmundaceu W.et M.; vous le re-
connaitrez facilement à la brillante couleur émeraude de
son prothalle. Après avoir dépassé l’orphelinat, entrez dans
les bois et rochers qui sont entre la route et la rivière; vous
.
récolterez, parmi les bruyères, le Dicranum undulaium
B. E. etle Dicranum spurium Hed. (bien fructifié). Un peu
plus loin, vous voyez à gauche de nombreux blocs épars qui
sont couverts d'Hedivigidium imberbe B. E. (stérile). Le che-
min quitte bientôt la vallée de la Pique pour remonter, par
_ une pente assez raide, la vallée de Burbe; dans le petit bois
_de droite fructifie le Bryum roseum Schreh. és
10 | REVUE BRYOLOGIQUE
Arrivé à la cascade de Sidonte, remontez-en la rive droite,
-€t,Yaus vous trouverez bientôt au bord d’une petite plaine
formée par des prairies humides. Suivez le ruisseau où crois-
sent le in hs M Dr Var. dilanticum Sch. et le
Chiloscyphus polyanthus Var. rivularis. Le Campylopus atro-
_ virens de Not. est très abondant sur les rochers qui lougent
la rive gauche; c’est vers le milieu de cette petite chaîne de
rochers que Fourcade a découvert la fructification de cette
;£Spèce jusqu'alors inconnue (1). C’est à l'automne qu'il est
.€en.bon état; je n’ai pu en récolter un nombre suffisant de
. Capsules pour le publier dans les Musci Galliæ Dans les an-
fractuosités des rochers que vous voyez au milieu des bois,
_À une assez grande hauteur au-dessus de cette plaine (côté
_Dord), se trouvent l'Entosthodon Templetoni Hook. et le Gram-
__mütis Teptophylla Sw., espèces méridionales qu’on est assez
pris de rencontrer à une altitude de plus de 1000 mètres.
À l'extrémité de la plaine dont je viens de parler, vous
_retronvez la route du Portillon que le rüisseau suit pendant
_; quelque. temps; prenez, sur les rochers, le lynodontium
_polycarpum Sch. Quand vous serez arrivé à la forêt, cherchez
À droite et à gauche du chemin, vous trouverez : Anaramp-
lachnoïdrs Brid. et Leskea ner vosa Myr., sur les hêtres :
: Philonolis marchica Brid. , dans les endroits humides : Dicra-
um longifolium Hed., et Dicranum fuscescens Turn. sur les
rochers et les vieilles souches. De Fe
Arrivé au col du Portillon, montez à droite dans 14 forêt,
vous y récolterez l'Hypnum Crista-Castrensis L.. l'Hylocomium
umbratum Sch., l'Isothecium myurum Var. robustum. Tout ce
-Fersant,gauche de la vallée de Burbe est occupé par une
forêt assez pauvre: n'oubliez pas cependant de visiter la
partie inférieure appelée bois de Couerdère, le Dicranum
- fulvum Hook. y fructifie bien sur les blocs ombragés. Au-
“L dessous de ce bois, vous retrouvez bientôt le chemin du
Portillon et la vallée de la Pique, et vous rentrez à Luchon
«par Saint-Mamet, ou par un petit sentier qui traverse les
wi
(A continuer) Lol Husxor: “se
_ Notice sur quelques faits de disper-
_+ tion des Mousses dans la _Haute-
dispersion des Muscinées daus la Haute-
Ourni les preuves suivantes à l’appui dela
REVUE BRYOLOGIQUE 11
{1° La FLORE BRYOLOGIQUE DES PORPHŸRES COMPACTS (EURITES)
ET GELLE DES CALGATRES JURASSIQUES COMPACTS (FOREST MARBLE)
SONT ESSENTIELLEMENT DIFFÉRENTES.
L’élat mécauique d’agrégation des supports est idéñtique
‘dans ces deux ‘terrains. Nous choisissons nos caractéris-
tiques parmi les espèces-saxicoles afin d'écarter les objec-
tions basées sur les mélanges accidentels qui se prouiseut
souvent dans les sols désagrégés.
Caractéristiques des porphyres : Andraea rupestris, Li pe-
trophila, Campylostelium saxicola, Hedwigia ciliata, Rhacomi-
trium aciculare, R:protensum, R. heterostichum, R.. “lanugino-
sum, R: sudeticum, R. faseiculare; R. microcarpum, Grimmia
“ovata, G: Schultziü, G. patens, G. montana, G. Donniana,. G.
“Hartmani, G:trichophylla, Blindia acuta, Weisia “crispula,
Cynodontium Bruntoni. Dicranum. polycarpum, . D. fuloum,
D. longifolium, D. Starkii, Didymodon. cylindricus, Ptychomi-
trium polyphylum, Ulota Huichinsiae,, Orihotrichum rupest &
Amphoridiun Mougeotii, Bryurn. alpinum, Heterocladium he- :
… teropterum, Hypnum molle, Eurhynchiunr myosuroïa U
““écartons à dessein les Brachyodus trichodes et ,Sch (
osmundacea qui semblent préférer les grès vosgiens sujels à
se décomposer. — Caractéristiques des calcaires : ,Grimmia
orbicularis, G. crinita, Cinclidotus fontinaloïdes, C..aquaticus,
Eucladium:'verticillatum, Seligeria pusilla, Gymnostomum.tor-
“tile,G. calcareum, Trichostomum rigidulum, T. mutabile?, T._
tophaceumn, Barbula aloïdes, B. recurvifolia, B : DÉDAQE Enca-
- lypta vulgaris?, E.'strepiocarpa,. Funaria.calcarea,.Or T
“cium rufescens, Anomodon. ldongifolius,. Amblysiegium. confer-
voides, Hyprumteneltum, A: chrysophyllum, H.commutatum,
2
Orthotrichum samatile; 0. dir Bartramia. Œderi, ds .
phocolea minor... . iouitot shrétas
2° PLUSIEURS MOUSSES CALCICOLES SE RETROUVENT SU es
MURS DE GRANITE OÙ DE GRÈS À (IMENT CALCAIRE OÙ aus
PAR UN SUINTEMENT D'EAU CHARGÉE DE CARBONATE DE CH4 |
Encalypta Streptocarpa, Grimmia jeu
Trichostomum tophaceum, Didymodon capillaët
tegium ‘tenellum, Eucladium De
: SITION : Encalypta strepiocarpa, L lus. L
: ici le-cas de rappeler qu’à peu de pure de la Haute ALES
: M. labbé Boulay a trouvé sur les dolomies de ce même grès
nettement calcicole, ce
‘tion SN ces dolc
ropriétés pl vs S.
ucladium.
rouge une flore bryol
. peut être shoue
12 REVUE BRYOLOGIQUE
fallax, B. convoluta, B. recurvifolia, Bartramia calcarea,
Hypnum glareosum, H. commutatum, H. chrysophyllum.
_ 4? LA FLORE BRYOLOGIQUE DE L'OXFORDIEN A CHAILLES DE LA
HAUTE-SAONE EST UN MÉLANGE D’'ESPÈCES CALCICOLES ET SILICI-
COLES. — Ce terrain est constitué par des argiles ordinaire-
ment plastiques et compactes, souvent peu effervescentes,
au milieu desquelles se trouvent des pierres peu volumi-
neuses d’un calcaire siliceux très-dur (chailles). On est sur-
pris de voir, à côté des calcaires jurassiques rocailleux, cet
étage couvert de bruyères et de bois de bouleaux. On y
trouve généralement : 1° les mousses qui recherchent l’argile,
comme Pleuridium alternifolium, Phascum cuspidatum, Pot-
tia truncata, Weisia viridula, Fissidens taxifolius, Dicranella
varia, Bryum atropurpureum, Hymenostomum microstomum ,
Physcomitriwm fasciculare, Ph. piriforme, Hypnum arcuatum :
2° Des espèces silicicoles plus ou moins accusées : Pleuri-
dium subulatum ?, Ephemerum serratum?, Dicranella hetero-
_ malla, Leucobryum glaucum, Leptotrichum pallidum, Pogona-
_tum nanum, P. aloïdes, Polytrichum piliferum, Hypnum
_ albicans, H. Stokesii, Jungermannia bicuspidata; 3° Des espè-
_ces calcicoles franches, comme : Phascum bryoïdes, Pollia cavi-
folia, P. minulula, Anacalypta lanceolata, À. Starkeana, Barbula
_ vinealis, B. aloïdes, Leptotrichum flericaule à touffes développées
ét profondes, Cylindrothecium concinnum, Hypnum chrysophyl-
lum; puis d’autres préférentes calcaires moins exclusives :
Didymodon luridus, Hypnum prælongum, H. glareosum, H. filicinum,
_ H. lutescens. Les espèces saxicoles qui croissent sur les pierres
_ de chailles sont calcicoles ou indifférentes : Seligeria recur-
2. Barbula lortuosa, Hypnum lenellum, H. confervoides, H. con-
Toutes les mousses que nous venons de citer ne sont pas
_ également caractéristiques ; mais il suffit que quelques es-
-pêces calcicoles et silicicoles se trouvent réunies dans un
terrain qui contient du calcaire et de la silice pour que l’ac-
_tion chüunique soit mise en relief. Le nombre des espè-es
. vraiment exclusives est d’ailleurs assez restreint. Nous ne
croyons pas toutefois qu'on soit autorisé à nier l’action chi-
mique parce qu’on aura observé exceptionnellement sur un
sol siliceux une espèce réputée calcicole, et réciproquement
une espèce silicicole sur un sol calcaire. S'il en était ainsi, il
_ faudrait alors nier l’influence des propriétés physiques du
_ sol,parce qu’une plante franchement perpsammique aura été
rencontrée sur un terrain dysgéogène. Un observateur qui
… étudierait attentivement la hée des porphyres compacts et
des schistes siluriens et dévoniens des Vosges de la Haute-
_ Saône, terrains dysgéogènes oligopéliques, y tronverait une
foule d'hygrophiles perpsammiques et n’y rencontrerait pas
d'espèces nettement calcicoles, ce qui met singulièrement
REVUE BRYOLOGIQUE 13
en défaut la théorie exclusive de Thurmann. L'action chi-
mique et celle des propriétés physiques du sol s’exerçant
simultanément, il est souvent fort difficile de reconnaître la
part qui revient à l’une ou à l’autre dans la distribution des
plantes. On nesait pas eucore bien exactement jusqu’à quel
point et dans quelles conditions certaines plantes peuvent
S’'accommoder d'un sol différent de celui où elles croissent
ordinairement, et, puisque la théorie sui nie l’action chi-
mique est tout aussi impuissante que celle qui la reconnaît,
à expliquer toujours l’habitat exceptionnel de ces plantes
en dehors de leur sol de prédilection, il nous semble plus
rationnel d'admettre les deux influences. Telle est notre
conclusion. | Es
F. REenAULD,
— BIBLIOGRAPHIE.
Liste des principaux ouvrages publiés depuis Hedwig
jusqu'en 1873, avec l'indication des prix approzimatifs
actuels (1).
4° Traités généraux.
Heowic. Fundamentum historiæ naturalis muscorum
frondosorum. Lipsiæ, 1782, 1 vol. in-4°, avec 20 planshes
noires. +0fr.
Le même ouvrage, fig. coloriées. | 20 fr.
HeowiG. Descriptio et adumbratio muscorum frondoso-
rum. Lipsiæ, 1787-1797, 4 vol. in-folio, avec 160 planches
noires. | Re Lie
Le même, figures coloriées. 60 fr.
Cet ouvrage contient la description de 149 mousses appar-
tenant presque toutes à MU ré Elles sont représentées,
avec des details grossis, dans 146 planches ; les 14 autres
planches ont rapport aux Champignons et aux Lichens.
Brie. Muscologia recentiorum. Gothæ, 1797-1812, 2 vol.
et 4 suppléments iu-4°, avec 14 planches. A5fr.
Brie. Bryologia universa. Lipsiæ, 1827, 2 vol. in-8, avec
13 planches représentant les caractères des genres décrits
dans l’ouvrage. ne 18 fr.
(1) S'adresser, pour les acquisitions de livres, chez F. Savy,
libraire de la Société botanique de France, rue Hautefeuille 24, à
Paris. — Il peut arriver que l'on ne puisse se procur +: immédiate-
ment certains ouvrages aux prix que j'indique, de même qu'onpeut
trouver des occasions plus avantageuses. e n'ai pu donner, pour
les ouvrages qui datent déjà d’un certain nombre d'années, que des
AJOIPOIOYAE SUVES
OS ns REVUE. BRYOLOGIQUE
- Contient la description des 950 espèces de mousées con
nues à l’époque de cette publication. | ag en
SCHWAEGRICHEN. Species muscorum frondosorum. Lipsiæ,
1801 1842, 1 vol. in-4°.et.4 suppléments, dont les trois pre-
miers comprennent chacun plusieurs fascicules, avec 402
planches coloriées. Sayuer VAT,
‘Renferme la description et la figure, avec des détails
_grossis, de 730 Mousses. On trouve souvent des exemplaires
incomplets; ayez soin, avaut d'acheter cet ouvrage, de vous
. æPüteriqu'illest complet: fr mb met cor 0
. Muzcer. Synopsis muscorum frondosorum. Berolini, 1849-
1851,2 vol. in-8°. 15 fr.
Cette flore, la plus récente qui aitété publiée sur l’ensemble
des mousses du monde ulier, contient la description de
2300 espèces. Depuis cette époque, le! nombre des mousses
connues s’est considérablement accru, et l'Amérique en
compte seule environ 3,000.
; Ë La isq-26h. a tar
- Plusieurs 4raités généraux de Botanique, nôfäm.
t le Traité de Botanique par Sacus, traduit récemment
: AN TieeHem (20 fr.) t la Botanique Cryptogamique de
issue! PT TETYES EL Le surgir ES $ ‘
ER (15 fr.), donner, avec plus où moins de détails, l'or -
anographie des Mousses et des notions Sur leur classifi-
2° Flores d'Europe... eee
IMPER et Guusec: Bryologia européæa. Statigar-
‘ a
tie, 1839-1855, 6 vol. in-4° conteñant 640 planches. 400 fr,
Ce magnifique ouvrage contient la description et la figure
_ avec des détails d'analyse grossis, admirablement dessinés,
de toutes les mousses connues en Europe en 1855::::: +:
= SCHIMPER. Musci europæi novi vel Bryolügis europææ sûp-
um. Slüttsartie, 1864-1866; 4 fascicules in-4° com:
0 planches chacun et du texte Correspondant. Prix
blication est la continuation de Fouvrage pré-
de
on
ne Per. Monographie des Sphagnum de l’Europe. 1858
avec 27 planches. 256 vo fr.
A francaise et une édition allemande de
REVLE. BRYOLOGIQUE | FORTE sue PE
excellente flore qui est uisée.depuis lusieurs. e
dont une 2° édition EP en 184 oi d à spé
Dans lintroduction, l’auteur doune la descrip ion des où
ganes de la végétation et de la reproduction des mousses,.et.
leur distribution géographique en Europe. Cette int duction
est suivie de la description des familles, genres et. espèces
de mousses connues en Europe. en. 1860. De nombreuses
notes indiquent les caractères qui RÉFAREeRE de. Hebagner
epire elles les espèces. VOISINES, 1198 Nue
3° Flores de France.
rie et Dr CANDOLLE. Flore fantaie,: : édition. Pa-
Us, 18/5, 6 VOL. in:8°. " | ie DS 45 fr.
De CANDOLLE et Duux }
18205 2 vol in-8 : ou
.Ces-deu ouvrages 7 Lopuere “a descripti
connues en France, à l'époque de leur public
BouLay. Flore cryptogamique de l Est (Mousses, Sphaïgnes,
Hépatiques). Paris 1872, 1 vol. in-8: 45 fr.
C'est un fort volume de 880 pages, d’untexte serré.
Pes considérations préliminaires sur lorgan raphie, la
distribution géograpmque, le rôle des mousses dans la na-
ture, et lesdivérs LE à suivre dans leur étude; metter
le botaniste à inême d'entreprendre avec s >
ces végélatix. Ces notions constituent un travai Hont-à-fait
original, d’ailleurs étendu : elles n’occupeñt pas moins -de
200 pages L'article consacré à la distribution géographique
des mousses dans FEst sollivite par ticulièrement l'attention
des bryologues. k
- La secoude partie betébiisaurée : à ladeseripti
Elle s'ouvre par un tableau sy noptique des far
genres. L'auteur s'est appliqué à détrire avec plu
Soin les espèces comprises dans : iptic
c’est-à-dire dans les montagnes ! s Vosges et du es et
dans les plaines voisires de l'Alsace, de la Lorraine et de
la Franche-Comté. Il a cherché, d’une part, à mettre en re-
lief les caractères extérieurs, saisissables à l'œil pu
l’aide d’une simple loupe, afin de: vulgariser autant quepos-
sible la connaissance des Muscinées ; de l’autre, il a signalé ce
les caractères microscopiques dont l'observation est pas
pensable | pour acquérir la sci ence “Poe dite :
16 REVUE BRYOLOGIQUE
nord-ouest {environs de Paris, Normandie, Bretagne, Anjou,
Maine). Paris, 1873, { vol. in-12, avec échantillons intercalés
daus le texte et 2 planches lithographiées. — Ouvrage cou-
ronné par l'académie de Rouen. Dre
« Ce nouvel ouvrage, dit M. E. Marchal, mérite de notre
part une attention toute spéciale. Bien que ne comprenant
que 200 pages, il présente sous une forine concise tous les
renseignements les plus indispensables pour arriver à la
Connaissance des mousses de la région qu’il embrasse.
Ainsi, {1 pages sont consacrées à l’organographie; cette
partie très-soisneusement traitée présente une innovation
des plus heureuses, et que nous aimons à signaler. Dans le
chapitre traitant des organes de reproduction, l’auteur a eu
l'excellente idée d’intercaler, dans le texte, de petits échan-
tillons présentant les organes décrits, ce qui rend l’étude des
notions théoriques bien plus facile et plus attrayante que
ne le feraient les dessins les plus parfaits.
Un tableau analytique très-bien disposé permet d'arriver
sûrement et promptement à la connaissance des genres. Re-
prenant chaque genre en particulier, l’auteur en donne une
es soignée, puis trace des lableaux dichotomiques
ur la détermination des espèces. Nous avons constaté avec
satisfaction que dans l'analyse des pleurocarpes, peu de ca-
ractères distinctifs sont empruntés au périgone et à la cap-
sule : le plus grand nombre sont fournis par les organes de
végétation, la tige et les feuilles; des tableaux analytiques
ainsi établis, outre Su’ils sont d’un emploi plus facile, ren-
dent possible la détermination des spécimens non fructifiés,
si souvent les plus nombreux.
haque espèce est l’objet d’une description courte, mais
complète, dans laquelle les caractères diagnostiques sont
mis en relief par l'impression en italique. La distribution
géographique est indiquée avec beaucoup de soin et de pré-
cision. En un mot, cet ouvrage, quoique sans prétention,
composé en vue de venir en aide à ceux qui débutent dans
l’étude des mousses, constitue un manuel dont l'utilité est
incontestable. Nous n’hésitons donc pas à le présenter à ceux
de nos confrères qui s'intéressent aux progres de la Bryolo-
gie, comme le livre élémentaire le plus recommandable pour
‘étude de cette partie de la science, » E. Marcxaz, Bull. de
de la soc. roy. bot. de Belgique, p. 243.
as T. Husxor,
__ (4 continuer.)
PL AE
Condé-sur-Noireau. — Imp. d'Eugène L'Enfant.
No 9 1re ANNÉE 1874
REVUE BRYOLOGIQUE
BaraissanT TOUS LES Eros Mois
S'adresser, pour tout ce qui con-
cerne la rédaction et les abonne-
ments, à T. Husnot, à Cahan, par
Athis (Orne).
On s'abônne également chez F.
Savy, Libraire, rue Hautefeuille, 24,
Paris.
ABONNEMENTS
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Belgique | « mandats w limbres-
DuIsse poste français.
Autres Pays, 4 fr. 50.
France |
_ Sommaire du N° 2.
Guide du Bryologue et du Lichénologue aux environs de Gre-
noble. RAVAUD. — Barbula nitida. F. GRAYET. — Notice sur les
travaux bryologiques de Prost dans les environs de Mende (Lozère)
BOULAY. — Bibliographie. T. HUSNOT. — Bibliographie exotique.
Em. BESCHERELLE. — Nouvelles. "
Le Guide du Bryologue et du Lichénologue
à Grenoble et dans les environs. je
Parmi les sciences naturelles la botanique est, sans con-
tredit, l’une des plus attrayantes : aussi utile pour le corps
que morale pour l'esprit, elle invite à des promenades plei-
nes d'intérêt et de charmes ; procure, au milieu des études
sérieuses, un des plus dignes délassements que puisse choi-
sir l’homme instruit ; pique la curiosité du philosophe atten-
tif à interroger les secrets de la nature, lui ouvre une source
féconde de méditations, agrandit ses pensées et élève ses
sentiments, en lui faisant contempler dans ses détails les
lus intimes la beauté et la sagesse si merveilleuse de
‘œuvre du Créateur. PONT
La première préoccupation du botaniste est d'étudier, dans
la contrée qu’il habite ou dans des excursions plus ou moins
lointaines, lesdiverses plantes qui fixent d’abord surelles son
regard par leurs proportions ne développées, par leur fructi-
fication plus apparente, visible à l’œil nuet que, pource motif,
on est convenu d'appeler phanérogames. Maisquandil connaît
ces plantes qu'il est allé cueillir au fond des vallées, sur le
penchant des coteaux et jusque sur le sommet des plus hautes
montagnes, lorsqu'il en a réuni les différentes espèces dans
18 REVUE BRYOLOGIQUE
son herbier; alors, désireux d'approfondir par des études
plus complètes une science qui l’a enchanté par de si douces
et de si vives jouissances, il tourne son attention vers ce
grand nombre de toutes petites plantes qu'il avait jusque-là
négligées; il demande leur nom à ce lichen qui étend son
e grisâtre ou doré sur le rocher ou sur le vieux tronc
décomposé, à cette délicate hépatique qui, au bord dela fon-
taine, élève sur une tige blanche et filiforme sa fleur étoilée,
à cette mousse dont l’agréable verdure tapisse les pierres le
long des sentiers ombragés, se suspend aux branches des
arbres ou embellit les fissures de la montagne et décore le
flanc des cascades. Heureux du nouvel horizon qu’il vient de
voir s'ouvrir à ses études chéries, le botaniste recommence
avec plus d’ardeur que jamais ses promenades, ses recherches
scientifiques, et s’applaudit chaque jour davantage des ri-
chesses ignorées qu'il découvre : armé du microscope qui
étend le domaine de ses investigations, qui lui révèle comme
un nouveau monde plein, dans sa petitesse, d’étonnantes
merveilles, soit qu’il examine la structure de ces plantes si
ténues, le tissu et les broderies dentelées de leurs feuilles,
les organes divers de ces charmantes urnes où mûrissen:
leurs milliers degraines lenticulaires, à chaque instant il va
de surprise en surprise et, ravi de trouver Dieu si parfait
jusque dans ses œuvres les plus petites, il répète, dans son
admiration, ce cri d’un vrai et sublime philosophe, saint
Augustin : «Qui Dieuest grand dansles grandes choses, mais
il est plus grand encore dans les plus petites : Magnus in
mMmagnis, sed maximus in minimis. »
_ En traçant ces quelques lignes, je n’ai fait que redire mes
propres impressions, les plaisirs scientifiques, les distractions
utiles que j'ai trouvés moi-même dans la botanique et les
divers degrés par lesquels j'ai été conduit de l'étude des
plantes phanérogames à celles de quelques classes de cryp-.
logames, c’est-à-dire, des mousses, des hépatiques et des
lichens. Privé de guide pour diriger mes excursions, j'ai fait,
à pas incertains, toutes mes recherches cryptogamiques : ce-
pendant j’aitrouvé beaucoup parce que les lieux que j'ai plus
nd hd < explorés, sont Grenoble et ses environs,
ont la flore est une des plus riches non-seulement de France
mais d'Europe. En effet, roches arénacées et dépôts d’allu-
Vions, terrains calcaires et terrains granitiques avec la plu-
_ part de leurs modifications les plus importantes : vallées
_ profondes arrosées par des rivières qui déposent du limon
. ou du gravier sur leurs bords: riches prairies sillonnées de
_ mille Vie . mr bois-taillis et grandes forêts;
__Passes montagnes, depuis les bruyères jusqu'aux pelouses
_ alpestres; lacs plus où moins étendus, formés au pied des
+ rochers par la fonte des glaciers, et au-dessus de ces lacs les
REVUE BRYOLOGIQUE 19
sommets les plus élevés de la région subalpine ou de la ré-
gion alpine elle-même, couronnés de neiges éternelles; en
un mot, les stations et les climats les plus divers et les plus
opposés, depuis une altitude de deux cents à trois mille cinq
cents et quatre mille mètres; les conditions les plus capri-
cieuses que puisse rechercher la flore la plus brillante et la
plus variée, naine ou gigantesque, tout se réunit à souhait à
Grenoble et dans les alentours pour en faire la localité pri-
vilégiée d’une foule de plantes et fournir au botaniste un
champ d'exploration des plus intéressants qu’il puisse dé-
sirer.
Depuis quelques années la cryptogamie, la bryologie sur-
tout, a un bien plus grand nombre d’adeptes qu’autrefois :
le magnifique ouvrage de MM. Bruch et Schimper, et, en par-
ticuher, le Synopsis Muscorum de ce dernier, ont beaucoup
contribué à répandre cette science : enfin, je ne doute pas
que la récente Flore cryptogamique de M. l'abbé Boulay
n’achève de vulgariser l'étude des mousses et des hépatiques
et ne soit bientôt entre les mains de tous ceux qui veulent
connaître la bryologie de la France. Si je puis moi-même
être de quelque utilité aux cryptogamistes qui se propose-
raient de visiter l’Isère, si je puis faciliter leurs recherches
et leur faire gagner du temps, je consens volontiers à leur
indiquer quelques herborisations où ils pourront recueillir
davantage, à leur signaler les raretés que j'ai découvertes :
c'est ce que je ferai dans cette Revue par quelques articles
intitulés : Le Guide du Bryoloque et du Lichenologue à Grenoble
et dans les environs.
L'abbé Ravaun.
Barbula nitida Lindb.
La vallée de la Meuse offre au bryologue un certain
nombre d’espèces méridionales. L’une des plus remar-
quables est le Barbula nitida Lindb., que j'ai trouvé sur les
rochers calcaires à Leffe, près de Dinant (Belgique), le 18
avril1872. Cette mousse, connue seulement à l’état stérile,
est voisine du Barbula inclinata Schw., dont elle est cepen-
dant bien distincte. Elle paraît être une espèce Calcicole, et
habite le Sud et l'Ouest de l’Europe et le Nord de l'Afrique.
M. Lindberg décrivit le premier cette mousse comme
espèce distincte en 1864, et lui donna le nom de Tortula ni-
tida Lindb. (1) Elle fut ensuite décrite par d’autres bryologues,
_ sous les noms de Barbula Alexandrina Lor. (1867), et de Tri-
chosiomum diffractum Mitt. (1868). M. Lindberg en a donné
@) Om de europeiska Trichostomeae. p. 45, ne 46.
20 REVUE BRYOLOGIQUE
une excellente description ; je crois utile de la transcrire
1C1 :
« Dioica ; dense pulvinata, caule humili, rigido, ramoso,
» densifolio; foliis crassiusculis, fragilibus, erecto-patenti-
» bus ; siccis arcuato-curvatis, plus minusve elongate oblon-
» gis, obtusis, canaliculatis, integerrimis, margine planis,
» paullo undulatis ; nervo tereti valde crasso et dorso folii
» re are ut apiculo brevissimo excedente, sicco pal-
» lente, dorsoque nitidissimo, areolatione laxa basilari cu-
» neiformiter in marginibus sensim desinente, cellulis cae-
» teris indistinctis, minutissimis, verrucosis; bracteis
» perichaetii foliis simillimis ; pistillidiis et paraphysibus
- » aequilongis, sat paucis.
Cette mousse est signalée sur les côtes Sud-Ouest de l’An-
gleterre ; en Espagne à Gibraltar ; en Italie à Naples, Pise
Prato, Ripafratta, Gênes ; en Dalmatie; dans l'Ile de Chypre,
et en Egypte près d'Alexandrie (Dr. Lindberg’s Contrib. to
British Bryology).
A ces indications il faut ajouter les suivantes :
Espagne : sur les murs calcaires secs aux environs de
Mahon dans l'Ile de Minorque, 1873, (D° Hegelmaier).
France : sur les rochers calcaires des bords du Gardon,
rt rép de Nimes (Gard). Septembre 1873 (L'abbé
ay.
Belgique : sur les rochers calcaires à Leffe près de Dinant.
Avril 1872. (F. Gravet).
Jusqu'ici le Barbula nitida Lindb-, n’était indiqué ni en
France ni en Belgique. Comme on le voit par les localités
citées, son aire de dispersion est très-étendue. Plusieurs
autres mousses, dont la fructification est également incon-
nue, fournissent des exemples analogues. Néanmoins
l'existence du Barbula nitida Lindb., en Belgique, constitue
un fait curieux de géographie botanique.
F. GRAVET.
Notice sur les travaux bryologiques
de Prost, dans les environs de Mende
_ (Lozère), région du Plateau Central.
Les perfectionnements apportés successivement dans la
_ Construction du microscope, ainsi que les grands ouvrages
descriptifs, publiés sur la Bryologie, dans les 30 ou 40 der-
_ mnières années. ont rendu facile l'étude des Mousses. Ces
_ avantages dont les botanistes qui nous ont précédés ne purent
: jouir, loin de nous faire dédaigner leurs travaux, doivent
REVBE BRYOLOGIQUE 21
plutôt exciter notre admiration pour la patience et la pers-
picacité des anciens bryologues qui, malgré l’imperfection
des moyens d'étude, sont arrivés parfois à des résultats très-
remarquables.
Prost fut un de ces hommes intelligents et laborieux dont
il importe de conserver le souvenir.
Au point de vue spécial qui doit nous occuper ici, Prost
n’a laissé qu’un catalogue intitulé : Liste des Mousses Hépa-
tiques et Lichens observés dans le département de la Lozère. Cette
liste se trouve dans le tome II des mémoires de la Société
d'Agriculture, Commerce,Sciences et Arts de la ville de
Mende, année 1828.
Elle comprend l’énumération de 217 Mousses, 30 hépa-
tiques et 360 lichens, avec l'indication des principales loca-
lités ; la nomenclature est celle de la Flore française de de
Candolle.
À lui seul ce catalogue w’offrirait qu’un intérêt secondaire ;
mais il est d’un contrôle facile au moyen de l'herbier très-
complet que Prost lui-même a donné à la Société d’Agricul-
ture de Mende.
Formé à une époque plus récenle que celle de larédaction
du catalogue dont il contient les pièces justificatives, cet
herbier est plus riche en espèces. Les échantillons sont géné-
ralement beaux et bien conservés. On y rencontre sans doute
quelques erreurs et des confusions difficiles à éviter, à une
époque où la bryologie était hérissée de tant d’obstacles ;
mais ce n’est pas le lieu de rectifier ici ces déterminations
contrôler une seconde fois la plupart des Mousses de la
Lozère dans l’herbier de Requien, à qui Prost les avait en-
voyées. |
Dans les pages qui vont suivre, je négligerai les espèces
universellement répandues dont l'énvmération ne ferait que
dissimuler la physionomie spéciale de la végétation bryolo-
gique des environs de Mende. Il est bon de faire observer,
en effet, que Prost n’a exploré que les environs immédiats
de cette ville : d’une part les localités de la Vabre, Recolis,
Badaroux, constituées principalement par les escarpements
des calcaires jurassiques: de l’autre, la Colombèche, le Sapet,
Villeneuve appartenant aux terrains siliceux (schistes an-
ciens et granite). Au point de vue de l'altitude, ces localités
sont comprises dans une zône allant de 700 m., niveau de la
ville de Mende, à 1100-1200 m. ss
7 | . REVUE BRYOLOGIQUE
4re Série. — Mousses RECUEILLIES PAR PROST À MENDE,
LA VABRE, REcOLIS, BADAROUX.
Hypnum alopecurum L. fertile. Mende.
_— Circinatum Brid. Recolis.
— confertum Dicks. la Vabre.
— tenellum Dicks. Recoulettes près la Malène.
— reflexum St. Indiqué dans l’herbier comme pro-
venant de la Vabre.
— purum L. fertile, la Vabre.
— scorpioides L. Se trouve dans l’herbier sans
indication de provenance.
— commutatum Hedw. C.
— filicinum f.
— polymorphum Hedw. La Vabre.
Leskea rufescens Schw. Bords du Tarn à la Malène.
Homalia trichomanoides B. S. Mende.
Mnium cuspidatum Hedw. Recolis.
— rostratum Schw. Badaroux.
— Serratum Brid. Recolis.
— stellare Hedw. La Vabre.
Bryum crudum Schreb. Recolis.
_— pendulum Sch. Mende.
— Carneum L. Moulin du Martinet.
— piriforme Hedw. id.
Timmia megapolitana Hedw. Badaroux, la Vabre.
Bartramia calcarea B. $. Mende.
— OEderi Schw. Recolis.
Barbula inermis Br. La Vabre, Badaroux.
levipila Brid. Belle-Sagne.
tortuosa W. M., fertile. Recolis, la Vabre.
inclinata Schw. Graviers au bord du Lot,
recurvifolia Sch. En mélange dans l’herbier avec
les B. fallax et gracilis.
convoluta Hedw. Mende.
revoluta Schw. —
gracilis Schw. —
Hornschuchiana Schlz, Mende.
— aloïdes B.S. eu
Trichostomum flexicaule B. $., fertile. La Vabre.
LU — 8laucescens Hedw. Recolis.
Re rigidulum Sm. Mende.
Didymodon rubellus B. S. Toussaint. |
à — Capillaceus W. M. Recolis, la Vabre. — Une
forme appauvrie de cette espèce constitue le
Trichost, Pusillum, et une forme robuste
représente le Trichostomum homomallum
du Catal. de Prost. +:
L Fa
fat
REVUE BRYOLOGIQUE 23
Pottia truncata et var. major. Mende.
— minutula B. S. Rieucros, Sirvens.
— Janceolata C. M. Mende.
— Starckeana C. M. La Vabre.
Fissidens decipiens D. Not. La Vabre.
Seligeria tristicha B. $. Fontaine du Renard.
— recurvata B. S. Mende.
— pusilla B.S.
Weisia verticillata Brid. C.
Gymnostomum calcareum N. H. Mende.
— curvirostrum Hedw. La Malène.
— tortile Schw. Chaldecoste.
— microstomum Hedw. La Vabre.
Encalypta ciliata Hedw. La Vabre.
Orthotrichum cupulatum et ses var. Flærkeï, Rudolphia-
num B. $. Mende.
— affine Schrad. —
— Schimperi 0. Ham. Mende.
obtusitolium Schrad., fertile. Mende.
Cinclidotus fontinaloides P. B. Mende. 4
— aquaticus B. S. Mende (Prost), Florac (Bayle).
Grimmia orbicularis B. S. Mende.
— crinita Brid. —
— sphærica Sch. Rieucros, Recolis, Chaldecoste,
Badaroux, probablement sur les schistes.
Coscinodon pulvinatus B. S. Sur les schistes à Badaroux.
Funaria calcarea Wahl. Mende.
Physcomitrium fasciculare B. S. Badaroux.
— piriforme Brid. Mende.
Phascum crispum Hedw. La Vabre.
— curvicollum Hedw. La Vabre.
Jungermannia acuta (J. Muelleri N.). La Vabre.
— minuta Dicks. La Vabre. à
Mastigobryum trilobatum N. Indiqué à la Vabre, dans le
catalogue, sans doute par erreur, n'existe pas dans
lherbier. :
Metzgeria pubescens Radd. La Vabre.
Pellia calycina N. Mende.
Fegatella conica Cord. Mende.
Reboulia hemisphærica Radd. Mende.
Targionia hypophylla L. Recolis.
Riccia fluitans L. Indiqué le long des eaux, sans loca-
lité précise. : Le
— ciliata Hoffm. Recolis.
— nigrella D. G. Mende.
Anthoceros levis L. Bords des fossés.
24 REVUE BRYOLOGIQUE
2° Série. — ESPÈCES DES MONTAGNES SURTOUT SCHISTEUSES
OU GRANITIQUES : LA COLOMBÈCHE, LE SAPET, VILLENEUVE.
Hypnum loreum $. Moulin du Paillou, Sapet, etc.
— Squarrosum L., fertile. Sapet, Serverette, Cou-
lagnes.
myosuroides L. Serverette.
albicans Neck., fertile. Villeneuve.
plumosum Sw. Le long des ruisseaux.
nitens Schreb. La Colomhéche.
Schreberi Willd. Fertile à Villeneuve.
rugosum Ehrh. Villeneuve et la Vabre.
uncinatum Hedw. Le Sapet.
exannulatum Gümb. La Colombêche.
palustre et var. julaceum. Vachéry.
dilatatum Wiis. Mende.
silesiacum L. Coulagnes, le Sapet, Villeneuve.
denticulatum L. Mélangé au précédent.
undulatum L. Dans les bois, sans indication de
_ localité précise.
Halleri L. F. Indiqué dans le catalogue, au Sapet,
très probablement par erreur, la plante n’existe
pas dans l’herbier.
— dimorphum Brid. Toussaint, Villeneuve.
— delicatulum L. Fertile, mélé à d’autres espèces.
Leskea mutabilis N. B. Le Sapet.
— Myura N. B. Paillou, Villeneuve.
— Attenuata Hew. Bois.
Climacium dendroides W. M. Le Sapet, fertile à la Fagette.
Neckera pamila Hedw. Le Sapet.
—. pennata Hedw. —
Antitrichia curtipendula Brid. Le Sapet.
Pterogonium gracile Sw.. fertile, Badaroux.
— filiforme Schw. Baraque du Born.
- Moium hornum Hedw. Pompidou, le Sapet.
—. roseum Hedw. stérile.
Bryum alpinum L., fertile. Rouvière, le Sapet.
— pSeudotriquetrum Schw. La Golombêche, le Sapet.
— _ pallens Sw. Rieutort.
Bryum erythrocarpum Schw. Rieutort.
— annotinum ? Le Palais.
L'ÉRBELEPELERE
7 hutans Schreb. Mélangé à d’autres espèces.
— €longatum Dicks. Au paillois (Salleyx). ;
— polymorphum Var., Colombêche, Serverette,
oi revers du Palais, c’est le B. demissum indiqué à
un. 4. Mendepar à Botanicon gallicum.
Aulacomnium palustre Schw. La Colombêche.
= androgynumSchw. Fertile à Serverette.
REVUE BRYOLOGIQUE 25
Meesia longiseta Hedw. Indiqué par le catalogue, n’est
pas représenté dans l’herbier.
— uliginosa Hedw. Serverette.
Bartramia ithyphylla Brid. La Colombêche.
— Halleriana Hedw. Le Sapet.
— fontana Brid. Belle-sagne.
_— marchica Brid. Marais tourbeux des mon-
_ tagnes.
Zygodon Mougeotii B. S. Montagnes.
Polytrichum strictum Menz. Sapet, Coulagne, Villeneuve.
— formosum Hedw. Revers de la Lozère.
Pogonatum alpinum Brid. Le Sapet, Coulagnes.
OHGOMIEAA hercynicum D. C. Au bois du Mas, alt.
0 m.
Buxbaumia indusiata Brid. Le Sapet.
Diphyscium foliosum M. Sapet, Recolis, Rieucros.
Tnchostomum pallidum Hedw. Existe dans l’herbier sans
indication de provenance. TREUSEE
Ceratodon purpureus Brid. Montagnes, tourbières.
Dicranum Bergeri Bland. La Colombêche.
fuscescens Turn. Coulagne, le Sapet.
polycarpum Ehr. Villeneuve, le Sapet.
Starckei W. M. Le Sapet.
fulvum Hook. Fertile à Recolis.
longifolium Hedw. Le sapet, Coulagnes.
subulatum Hedw. ? (caps. trop jeunes). Cou-
… lagnes. ”
Leucobryum glaucum Brid. Fertile, la Colombêche.
Dicranodontium longirostre B. S. Le Palais.
Campylopus flexuosus Brid. Le Sapet.
Blindia acuta B. S. Le Sapet.
Weisia Bruntoni De Not. Recolis, forme curieuse par sa
| capsule arquée asymétrique. Ne
— crispula Hedw. Recolis. .
_ — fugax Hedw. Villefort, Serverette.
Orthotrichum Hutchinsiæ Sm. La Rouvière.
— patens Br. Coulagnes, Recolis.
— rupestre Schl. C.
— fastigiatum Br. Bois.
Tetraphis pellucida Hedw.
Rhacomitrium lañuginosum Brid. Rieucros, Sapet.
— canescens et var. ericoïdes Brid. Fertile.
DE tens Schl. Villeneuve.
NÈERE
= heterostichum et. var. alopecurum. Ville
Hi Roue. | Hat :
— . microcarpum Brid. Villeneuve.
/— sudeticum B.S. Rieucros, Villeneuve.”
aciculare Brid. Le Sapet.
26 REVUE BRYOLOGIQUE
Grimmia Schultzii Wils. Rieucros, Villeneuve, etc.
— trichophylla Grev. Le Sapet.
— commutata Hüb. C.
— leucophæa Grev. Rochers schisteux.
— Donniana Sm. Villeneuve.
— apocarpa var.rivularis, Montagnes.
Splachnum ampullaceum L. Existe dans l’herbier, mais
d’une localité dont je n’ai pu déchiffrer le nom.
_ Entosthodon Templetoni Schw. Saint-Germain-de-Cal-
berte (Salleyx). C’est le Splachnum Frœæhlichianum du
catalogue de Prost.
Andreæa petrophila Ehrh. Colombêche, Villeneuve.
— rupestris Roth. Colombêche.
Sphagnum squarrosum Pers. Marais de la Lozère.
— rigidum Sch. La Colombêche.
— subsecundum N. H. Aubrac.
— cuspidatum Ehrh. Forme flottante, Montagnes.
Alicularia scalaris Cord. Le Sapet.
Sarcoscyphus emarginatus N. B. Le Sapet.
Scapania nemorosa N. Villeneuve. ets
Jungermannia barbata, var. Quinquedentata N. Sirvens.
au incisa Schrad. Rieucros.
— hyalina Lyell. Valat des Pichoux.
Lepidozia reptans N. Le Sapet.
Les Jungermannia albicans L., curvifolia Dicks., Tricho-
colea tomentella N., Ptilidium ciliare N. existent dans l’her-
bier, mais sans indication de provenance; par contre, les
Jungermannia lanceolata Lindb., bicuspidata L., indiqués
dans le catalogue, ne sont pas représentés dans l’herbier.
Au mois d’avril dernier, me trouvant à Mende pour étudier
l’herbier de Prost, je profitai de quelques heures libres pour
faire une excursion à la Vabre, et escalader les magnifiques
escarpements du calcaire jurassique qui encadrent si majes-
_ tueusement la ville au sud-est. Voici les principaux résul-
tats de cette course trop rapide. Les noms des espèces qui ne
se trouvent ni dans le catalogue ni dans l’herbier de Prost
sont imprimés en italiques.
Hypnum triquetrum L. Leskea intricata Hart.
— splendens Hedw. Myurella julacea B. Si
_ puumk :. Neckera crispa L.
— - rugosum Etorh. — complanata Bs.
— confertum Dick. feucodon sciuroides Schw
— incurvatum Sch. Mnium orthorhynchum B. S.
— confervoïdes Schw. | — stellare Hedw.
— chrysophyllum Brid. | Bartramia OEderi Schw.
a w. | Barbula tortuosa W. M.
te [__ — paludosa Schw.
Es _ Trichostomum flexicaule B. S.
REVUE BRYOLOGIQUE 27
Trichostomum mulabile B.S.
Didymodon capillaceus W. M.
+ rubellus B.S.
Fissidens decipiens D. N.
Seligeria pusilla B. $.
— tristicha B. S.
Gymnostomum calcareum
v. tenellum
Sch.
. curvirostrum
Hedw.
Gymnostomum microstomum
edw.
Scapania æquiloba Schw.
Plagiochila asplenioides N. (fo-
his integerrimis).
Jungermannia pumila With.
— acuta v. Mul-
leri N.
Lophocolea #ninor N.
Lejeunia calcarea N.
Reboulia hemisphærica Brid.
De l’ensemble des faits que j'ai pu rassembler au sujet de
suivantes :
la flore bryologique de Mende, on peut tirer les conclusions
1° Le faciès méridional ou méditerranéen tend à s’effacer,
dans la distribution des mousses, aux environs de cette ville.
Les espèces qui le représentent sont d’abord :
-Fabronia pusilla Schw. Rochers schisteux à Recolis.
Leptodon Smithii M. Troncs d'arbres, à la Malène.
Hypnum circinatum Brid. Recolis.
Barbula membranifolia Schlz. Chaldecoste.
— inermis Br. Badaroux.
Gymnostomum calcareum N. H.
Entosthodon Templetoni Schw.
Riccia nigrella D. C.
Targionia hypophylla Radd.
Il convient de citer encore, à cause de leur fréquence au-
tour de Mende, plusieurs espèces des terrains calcaires, qui,
très communes dans le Midi,deviennent disséminées et rares
à mesure qu’on s’avance vers le Nord :
Bryum carneum L.
Barbula aloides K.
Pottia Starckeana C. M.
— minutula B.S.
. Fissidens decipiens D. N.
2° La végétation bryologique
Grimmia orbicularis B. S.
— leucophæa Grév.
= crinita Brid.
Funaria calcarea Wahl.
Phascum curvicollum Hedw.
des rochers de la Vabre et
de Recolis rappelle d'une manière saisissante celle de la
haute chaîne du Jura, régio
(V. Boulay, Flore cryptogamique
n alpestre et montagneuse.
de l'Est. pp. 97-99.) Qu'il suf-
fise de rappeler un certain nombre d'espèces caractéristiques :
Hypnum reflexum $.
Myurella julacea B. S.
Leskea rufescens Schw.
— intricata Hart.
Mnium orthorhynchum B.S.
— serratum Brid.
Timmia pi litana Hedw.
Bartramia eri Schw.
Barbula paludosa Schw.
Trichostomum Pete (fer-
. tile).
Trichostomum glaucescens H.
Didymodon capillaceus W. ne
Seligeria tristicha B. S..
Gymnostomum curvirostrum
Hedw.
Cinclidotus aquaticus B.S$.
EE ane æquiloba _. :
ungermannia ia With.
rue. Muelleri Wir
Lophocolea minorN.
| refeunia encareaN.
28 REVUE BRYOLOGIQUE
Les autres espèces recueillies par Prost et par moi dans
les mêmes localités, et dont il serait fastidieux de reproduire
l’'énumération, constituent le fond de larichesse bryologique,
ui orne les collines inférieures du Jura, dans toute la
rance (1). :
3 Les mousses recueillies par Prost sur le tronçon méri-
dional de la Margeride (la Colombêche, le Sapet) et sur l’Au-
brac appartiennent évidemment au système végétarif du
plateau central : c’est bien l’ensemble que linfatigable
M. Lamy a sh établir et compléter pour les départements de
la Haute-Vienne et du Puy-de-Dôme, et dont les indications
__se trouvent consignées dans la Flore cryptogamique de l'Est.
Mon respectable et excellent ami, ayant poursuivi ses re-
cherches sur des pics plus élevés et à l’intérieur d’un péri-
mètre plus étendu, a trouvé beaucoup plus que Prost ; toute-
_ fois les collections de ce dernier sont précieuses, parce
qu’elles nous renseignent sur les points du plateau central
les plus avancés vers le Sud.
_ À ce point de vue, toutes les espèces de la deuxième série
_qui précède ont de l'intérêt; cependant il convient d'attirer
l'attention sur quelques raretés :
. Hypnum albicans Neck., fer- Buxbaumia indusiata Brid.
. ile Dicranum Bergeri Bland.
— dilatatum Wils. Ex Starckei W. M.
— a Sel. Blindia acuta B. S.
— undulatum L. Weisia Bruntoni D. N.
ue cat mMmOrphum Brid,
_ Leskea mutabilis N. B.
Neckera pennata Hedw.
Bryum elongatum Dick.
— polymorphum B.S.
Anlacomnium androgynum
Hedw., fertile.
— crispula Hedw.
Orthotrichum Hutchinsiæ Sm.
Rhacomitrium patens Sch.
— microcarpum.
— sudeticum B.S.
Grimmia Donniana Sm.
4 se — Sphærica B.S.
_ Moesia uliginosa Hedw. Andreæa petrophila Ehrh.
Bartramia Halleriana Hedw. — rupestris Roth.
— marchica Brid.
Polytricham strictum Menz. PR AENenr Lers
. : dE = » — igidum Sch.
_ Pogonatum alpinum Brid. Res
. Olisotrichhmié Dern DC: Jangermannia hyalina Lyell.
Prost n’avait pas exploré les sommets importants du Mont-
… Lozère etde l’Aigoual; ÿ’ai pu récemment visiter avec quelque
_ soin ces riches localités, et j'espère pouvoir publier bientôt
_le résultat de mes recherches dans un supplément destiné à
étendre d’une manière plus complète, à la France entière,
mon travail sur les mousses de l'Est.
ot Basbe:Bourar.
les collines jurassiques lorraines et alsaciennes,
Est, p. 123, et pour les collines de la Haute-Saône,
sr le département de la Haute-Saône, par M. F
sur ône, par MF.
REVUE BRYOLOGIQUE 29
BIBLIOGRAPHIE.
À. Jæcer. — Musci cleistocarpi. Saint-Gallen, 1869, in-1?
de 55 p.
Cette brochure contient la description, la synonymie et la
distribution. géographique de 84 mousses cleistocarpes.
L'Amérique en possède 38, l'Europe 28, l'Afrique 19, l’Aus-
tralie 8, l’Asie 7. us
À. Jæcer. — Enumeratio generum et specierum Fissiden-
tacearum. Sangalli, 1869, in-12 de 36 p.
C'est un catalogue méthodique contenant la synonymie et
la distribution géographique de 165 espèces du genre Fissi-
dens et de 9 espèces du genre Conomitrium.
À. JæGer. — Adumbratio floræ muscorum totius orbis
terrarum. 1 br. in-8 de 54 p., et 3 br. in-12 de 94, 181 et
175 p.
Ce catalogue méthodique, qui contient la synonymie et la
distribution géographique de chaque espèce, est très utile
pour la classification des herbiers contenant des mousses
exotiques. Les 4 livraisons publiées jusqu’à ce jour Com-
prennent les 11 tribus suivantes : Archidiaceæ (1 genre,
8 espèces); Andreæaceæ (2 8. 34 esp.) ; Sphagnaceæ (1 8.,
54 esp.); Weisiaceæ (20 g., 516 esp.); Leucobryaceæ (5 8.,
60 esp.); Seligeriaceæ (7 8., 35 esp.); Pottiaceæ (28 8.,
561 esp.); Calymperaceæ(3g;, 140 esp.); Grimmiaceæ (15 8.,
665 esp.); Splachnaceæ (7 8. 45 esp.); Funariaceæ (98,
143 esp.).— Total : 97 genres et 2,261 espèces, et, en y ajou-
tant les genres et espèces indiqués dans l’'Enumeratio Fissi-
dentacearum : 99 genres et ?,435 espèces. .
Il est fort regrettable que l’auteur wait fait lirer à part
qu'un petit nombre d’exem plaires destinés à ses correspon-
dants. Les botanistes qui voudront se procurer cet ouvrage
seront obligés d'acheter les différents volumes où Sal ren
mémoires se trouvent, etque je ne puis indiquer aujourd'hui,
l'exemplaire que M. Jæger n’a donné ne contenant pas les
indications nécessaires. |
T. Husxor.
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE.
PARTIE EXOTIQUE.
GÉNÉRALITÉS.
4° Ouvrages généraux sur les mousses .
a exotiques. ne
| Hamps (Ernest). Icones muscorum novorum vel minus
_ cognitorum. Bonn, 1844, in-8, 30 pl Ps VA 21 2.
30 REVUE RRYOLOGIQUE
ris (Will.). Musci exotici. London, 1818, 2 vol. in-8°,
176 pl.
MonTaGnes (Cam.)Sylloge generum specierumque cryptoga-
marum. Paris, 1856, in-8, 500 pages.
Parisor-Bauvors. Prodrome des 5° et 6° familles de
l’Æthéogamie : Mousses et Lycopodes. Paris, 1805, in-8,
14 pages.
2° Ouvrages périodiques à consulter.
Annales des sciences naturelles. Botanique. Paris.
The annals and magazine of natural history. London.
Botanical Miscellany, containing figures and descriptions
of such plants as recommend themselves by their novelty,
rarity or history etc.,by Hooker. London, 1830-1833, 3 vol.
The journal of botany, by Hooker. London, 1834-1842.
The London journal of botany, by Hooker. London,
1844-1828.
Transactions of the Linnean Society.
Horæ physicæ Berolinenses collectæ ex symbolis virorum
doctorum Linckii, Rudolphi, Neesii ab Esenbeck, Ch. G.
Nees ab Esenbeck: Bonnæ, 1820.
Botanische Zeitung, Mohl et Schlechtendal.
Flora oder botanische Zeitung. Regensburg (Ratisbonne).
Linnæa, ein journal für die Botanik. Halle.
3° Voyages.
Voyage autour du monde de Duperré. — Botanique par
Dumont d’Urville et Bory. Paris, 1828, in-4°, 1 vol., 38 pl.
Voyage de la Coquille. Cryptogamie par Bory St-Vincent.
Paris, 1828, in-4°, 301 p., 39 pl.
Voyage aux Indes orientales par le nord de l’Europe. Cryp-
togamie par Bory St-Vincent. Paris, 1830, in-8, 492 p., 30 pl.
The cryptogamic Botany of the antarctic voyage in the
years 1839-1843, by Hooker (J. D.). London, 198 pl. in-4°.
__ Voyage du capitaine Beechey, par Hooker et Arnott.
Voyage de la Bonite. Cryptogamie par Montagne et Le-
veillé. Paris, 1844-1846, 1 vol. in-8, 356 p., 20 pl.
Voyage au pôle sud et dans l’Océanie,par Dumont d'Urville.
GrE propane par Bory St-Vincent. Paris, 1845-1853, 2 vol.
in-8, 64 pl.
Voyage de la frégate la Novara. Partie bryologique par
M. Réichardt (Hw.). Vienne, 1870, in-4°. bé
jérie. — Durieu pe Maisonneuve er MonraGne. Flore
MONTAGNE. In Annales des sc. nat. 1849, vol. XI et XII.
_ — Cryptogames algériennes récoltées par M. Roussel aux
REVUE BRYOLOGIQUE 31
LinogerG (S.0.) In Oefversigt af Finska Vet. Societetens
Foerhandlingar. XII, n° 2, 1869.
Iles Canaries, Madère. — Kunze. /n Flora, 1830.
MonTaGnE. Plantes cellulaires de l’histoire naturelle des
iles Canaries. Paris, 1840, in-8, 208 pag., 9 pl..
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Hawre. /n Linnæa, tom. XVII.
MüzLer (Ch.). Contribution à une flore bryologique des Iles
Canaries, in Botan. Zeitung., 1862, n° 2:
JurarzxA. In Bot. Zeitung, 1866, n° 5.
Mirren (W.). In Bot. Zeitung, 1866, n° 23.
__ Contributions to the cryptogamic Flora of the atlantic
Islands, in the Journ. of the proceedings of the Linnean
Society, vol. VIIL. :
Cameroons-Mountains.-Mrrrex(W.)On the musciand
hepaticæ from the Cameroons Mountains, and from the river
Nigons “ Journal of the proceedings of the Linnean Society,
vol. VII.
Angola. — Dusy. Musci Welwitschiani, /n Mém. de la
soc. de physique et d'histoire naturelle de Genève. XXI,
2° partie.
Cap de Bonne-Espérance. — Taunser@. Flora Ca-
pensis. Hafniæ, 1820-1824.
Harvey. Flora Capensis, 3 vol.
Hooker. In Botan.Miscel. 1830.
Hooker er Wizson. /n London journal of Botany. 1844.
Horxscaucu. /n Linnæa, Vol. XV.
C. Muzcer. /n Linnea, Vol. XVII.
Hawre. In Linnea, Vol. XVIII.
Madagascar. — Hawre. Musci novi ex insula Mada-
gascar, in-8, 16 pages.
Natal. — Hawpe. Musci frondosi in Africa australi, prov.
Natal, prope Umpumulo à Rev. Borgen lecti. In Bot. Zei-
tung, 1870.
Ile Bourbon. — Hamwpe. /n Linnea, Vol. XVIII.
inie. — Hampc. /{n Linnea, Vol. XVIII.
Venrum. Muschi raccolti dal sig. ord. Beccari nella terra
dei Bogos in Abyssinia; in Nuovo Giornale botanico italiano,
1872, vol. IV.
Egypte. — Deus. -— Flora Ægyptiaca.
LorenrTz. Voir : Asie Mineure.
AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE.
Mrcuaux. /n Richard, flora boreali-americana.
SuLLIVANT. Musci alleghanienses, sive enumeratio MUSCO-
rum atque hepaticarum. Columbus, 1846, in-8.
__ Contributions to the bryology and ar QE.
north america. Pars 1, Cambridge, 1846, in-4°, 8 p., 4 + A
No:
Linnean Society London, 1870.
32 REVUE BRYOLOGIQUE
— Contributions to the bryology and hepaticology of
north america. Boston, 1848, in-4°, 8p., 4 pl.
— The musci and hepaticæ of the united states East of the
Mississipi River. New-York, 1856, 113 p., 8 pl.
— Description of the mosses and liverworts, in Exploration
and surveys for a railroad (route) from the Mississipi river
to the pacific ocean. Washington, 1856, in-4°., 10 p., 10 pl.
SULLIVANT ÆT LESQUEREUx. Musci boreali-americani. Co-
lumbus, 1856, in-8.
— Icones muscorum or figures and descriptions of mosses
me in eastern north america. Cambridge, 1864, in-4,
0 p.
D. The Bryologia of the Survey of the 49 th. parallel
of latitude. /n Journ. of the proceed. of the Linnean iety,
‘ Vol. VIN.
… Lawsox. Florula Discoana, mousses du Groenland. /n Tran-
_sactions of the botanical Society, 1868.
… Dickie. — Note sur les mousses récoltées par M. J. Tay-
lor, sur les bords du détroit de Dawis. in Journal of the
En. BESCHERELLE.
(A suivre.) née
NOUVELLE.
La session extraordinaire annuelle de la Société Botanique
de France s’ouvrira à Gap (Hautes-Alpes), le 23 juillet. Plu-
_ sieurs bryologues : l’abbé Chevalier, Husnot, Méhu, etc.
prendront part aux excursions de la Société. — Après la
session de la Société, l'abbé Chevalier et Husnot. continue-
ront pendant quelques jours leurs herborisations dans les
Alpes du Dauphiné, et se rendront ensuite dans les Pyrénées
centrales (Ariège et Hautes-Pyrénées). Si quelque botaniste
désire les accompagner dans tout ou partie de ce voyage,
qu'il s'adresse à Husuot, à Cahan par Athis (Orne), jusqu’au
15 juillet, ou à Gap, poste restante, jusqu’au 28.
M. A. Jæger (à Freiburg in Baden, Grand duché de Bade)
publiera, au printemps prochain, la 5° livraison de son
Adumbratio qui contiendra la fin des mousses acrocarpes.
* M. Arnold (à Eichstadt, Bavière) visitera, pendant le
_ Mois d’août, les Alpes du Tirol.
= M. Goulard(allée de Meilhan, 22, à Marseille) continuera,
au mois d'août, l'exploration des montagnes des ?yrénées
centrales. | HU oe sai
LéGéran, T. Huswor +
N° 3 re ANNÉE 1874.
LL
REVUE BRYOLOGIQUE
rois Hors
ds ARAISSANT TOUS LES ROIS gio0IS
S'adresser, pour tout ce qui con- ABONNEMENTS
cerne la rédaction et les abonne- Li
ments, à T. Husnot, à Cahan, par France 4 fr “
Athis (Orne). Belgique à se 2
On s'abonne également chez F. dieu en man ms mbres-
_ Savy, Libraire, rue Hautefeuille, 24, / POV Fan
Paris. __ Autres Pays, 4 fr. 50.
nee à > trhethethont
Sommaire du N° 3.
Des Mousses cléistocarpes au point de vue de leur réunion en un
roupenaturel, autonome. E. Rozs. — Additions à la flore bryologique
e la Haute-Saône. F. Rexauzo. — Bibliographie. E. BESCHERELLE. —
Bibliographie exotique (suite). E. BESCHERELLE. — Bibliographie
mr F. Graver. — Bibliographie Française. T. Husnor. — Roue
velles.
Des mousses cleistocarpes au point de vue de leur réunion en
un groupe naturel, autonome.
Hedwig, dans sa classification méthodique, établissait
le genre Phascum pour toutes les mousses ont la capsule
était privée de péristome, soit nu, soit figuré. C'était un ca-
ractère de première valeur. A
Bridel, modifiant les bases de cette classification, su-
bordonnait l'importance de ce même caractère à celle de la
position du fruit, et divisait le genre Phascum en cinq au-
tres genres qu'il répartissait, comme Musci astomi, dans
ses groupes de cladocarpes, acrocarpes et pleurocarpes.
Y'a-til lieu, au point de vue de la méthode naturelle, de
constituer un groupe particulier représentant à peu de cho-
ses près l’ancien genre Phascum d'Hedwig, ou bien d’imiter
en quelque sorte Bridel, en rattachant les genres nouveaux,
créés aux dépens de cet ancien genre, à différentes tribus ou
familles déjà adoptées ? EE
Les auteurs du Bryologia europæa, de même “et M. C.
Müller, ont préféré maintenir l’idée première d'Hedwig et
réunir dans un groupe particulier (les Cleistocarpes) les fa-
milles et genres de création nouvelle, provenant des dé-
dr: REVUE BRYOLOGIQUE
bris de l’ancien genre Phascum. Ces auteurs donnent l’ex-
phication suivante de leur opinion sur ce sujet : « En con-
« servant la famille des Phascacées, nous sommes en oppo-
« sition avec ceux des Bryologistes qui ont proposé de faire
« disparaitre cette famille, comme on a fait disparaître les
« Gymrostomées, pour en distribuer les différents genres
« parmi les mousses operculées. Nous considérons la confi-
« guration du fruit comme un caractère trop important
« pour n’y voir qu'un simple caractère de genre ou même
« d’espèce, et les Phascacées nous paraissent trop étroite-
« ment liées entre elles pour pouvoir les éloigner ainsi
« les unes des autres.» (Monographie du genre Phascum).
Il est à remarquer toutefois que ces auteurs n’ont pas
laissé que d'indiquer à quelles autres familles ou tribus
pourraient se rattacher quelques-uns des genres de leurs
Phascacées, montrant ainsi que l’adoption de la création de
ce groupe n'était peut-être pas définitive.
Si l’on se demandait, dans l’état présent de la science, ce
qu’exige la logique des faits, il ne manquerait certaine-
ment pas de raisous pour faire valoir l’idée contraire. Que
doit-on penser, en effet, de la décision prise par M. Schim-
per de reporter résolüment le genre Astomum du Br. Eur.
sous le nouveau nom de Systegium, parmi les Weisiacées,
sinon que c'était indiquer par cela même que l’idée première
cessait d’être absolue? Mais ce premier pas entraînera plus
loin; car pourquoi n’admettre qu’une des phases de la for-
_ mation de la capsule, c’est-à-dire l’opercule? La série natu-
relle des développements du fruit chez les mousses ne doit-
elle pas se pen TENTE A suit?
FONPOR R CONDIONNT GES TE se in = ri
. / sans trace d’opercule . . . . £
Capsule \ & onercule persiBlank :.:.::-, . 2 "4
en Æ 3 / sans péristome (péristome nu). 4
we Ro ec 4 H À . 1 b
N ere ‘opereule } . ,.: (Simple, membraneux 5
columelle / Le. } à péristome ne enté . 6
SR \ double: :. PA:
__. Or, si l’on passe d’un terme de la série à celui qui le suit,
il est évident qu’on pourra tout aussi bien rattacher ce même
terme à celui qui lè précède. Par exemple, étant donnée la
famille des EUPRCENINIReS. dans la tribu des Funariacées,
On s’explique difficilement que la série naturelle ne soit pas :
Physcomitrella, Pyramidula, Physcomitrium, Entosthodon,
naria, au lieu de débuter seulement par le second de ces
e raison à invoquer contre l'absence d'autonomie
Cleistocarpes, c'est que Ce groupe ne constitue |
REVUE BRYOLOGIQUE
variée lend à se rapprocher tantôt des Pottiacées, tantôt des
Funariacées, tantôt des Splachnacées ou des Bryacées, réu-
nion tout aussi peu naturelle que celle que produirait le
groupement systématique des mousses gymnostomes.
Enfin, uue troisième raison, c’est que ce groupe véritable-
ment artificiel comprend à lui seul quatre tribus (il n’est ici
. question que de la Bryologie d'Europe), savoir : Phascacées,
Bruchiacées, Archidiacées, Weisiacées (pour partie), les-
quelles n’ont ensemble qu’un caractère commun, l’indéhis-
cence de la capsule, et s’éloignent pour tout le reste les unes
des autres. Encore est-il que la répartition des genres par
tribus, telle qu’elle existe, est assez discutable : ellen’a,;,en
effet, pour bases que certaines affinités végétatives, et AURMIE :
à l’ilnportance du caractère du fruit, elle y est pour ainsi
dire oubliée, Ainsi, en prenant en considération ce dernie
caractère, n’aurait-on pas à établir tout d’abord deux sections
très distinctes, d’après la présence ou l’absence de la colu-
melle? Le tableau suivant servira à montrer ce qui résul-
térait, dans la classification présente du Synopsis, du
sectionnement des genres et des tribus d’après cette base:
. t man — (Archidiacées).
apsule sans columelle { Ephemerum ere ve
| jo eo Ephemerella : ere
sue { Physcomitrella éhanan à ”
Capsule avec columelle Ÿ {us jes autres genres } (Bruchiacées),
PRE RE CNRS NT
Et il est bien évident qu’au point de vue morphologique,
l'absence de la columelle est un caractère de plus grande
valeur que la présence ou l'absence de l’opercule. D'un autre
côté, il sera très acceptable de regarder la présence de la co-
lumelle comme liée de fait à la formation de l’opercule : leur
adhérence réciproque dans des genres très divers en estune
preuve sensible. Re di a
On voit donc qu'en étudiant de près la question, on peut
être porté à s'éloigner beaucoup de Popinion des auteurs du
© Bryologia europæa, qui dans la configuration du fruit ne con-
sidéraient que superfciellement le caractère de l’indéhis-
cence, ét croyaient de la sorte leurs Phascacées indissol
blement liées entre elles par le seul caractère qui leu
Je ne m'occuperai pas ici du plus ou moins de fa
procure, pour la détermination spécifique, le ma
_ méme groupe de Cleistocarpes. On conçoit que I
systèmes n’a rien à voir dans celte questi
= mot des classifications doit être donné
relle qui cherche à réunir les êt
36 RÉVUE BRYOLOGIQUE
réelles, au lieu de les rassembler empiriquement d’après un
caractère unique, il est évident que le groupe des Cleisto-
carpes est menacé de disparaitre (ôt ou tard, ainsi du reste
qu'ont déjà essayé de le pouver, chacun de leur côté. MM.
Lindberg et Mitteu. Peut-être même serait-ce déjà chose fa te,
si l'adoption de tribus primaires fondamentales, formées de
groupes naturels de familles, était déjà hors de toute contes-
tation. L'œuvre tentée dans ce sens par M. Schimper a déjà
rendu de très grands services à la science : je souhaite bien
vivement, pour ma part, qu’il achève de rendre sa méthode
plus acceptable encore, en s’isolant entièrement de tous les
systèmes qui l'ont précédé. C’est à ce propos que je me per-
mettrai d'étudier quelques- unes de ces tribus naturelles
dont on lui doit la création.
E. RoOzE.
Additions à la Flore bryologique de la Haute-Saône.
Depuis la publication de notre Catalogue des mousses de
la Haute-Saône ({}, nous avons observé quelques espèces qui
n’y figurent pas et de nouvelles localités pour les espèces
déjà citées. Nous répétons brièvement pour les lecteurs de
cette Revue l'explication des abréviations employées dans cet
ouvrage, et des zônes que nous avons distinguées dans le
territoire de la Haute-Saône :
1° Zône Vosgienne, Z. V. Comprenant des granites, por-
phyres, terrain de transition (schistes siluriens et dévo-
niens), grès rouge, grès vosgien, d’une altitude de 300 à
1250 mètres.
2° Zône Sous-Vosgienne, Z. S.-V. Comprenant le trias, (grès
_ bigarré, alluvions quartzeuses vosgiennes, muschelkalk ,
__ keuper,) d’une altitude de 200 à 600 mètres.
. 3° Zône Jurassique, Z. J. Comprenant le lias, les étages
_ Jurassiques calcaires et argileux, et quelques lambeaux de
terrain tertiaire (calcaire lacustre et argiles sidérolithiques)
_ d’une altitude de 190 à 533 mètres. |
1° Espèces ne figurant pas dans le Catalogue,
?
en P£EURIDIUM ALTERNIFOLIUM (Sch.), Z. J. Abondant sur les
_ Collines oxfordiennes, à Fouvent et Larret.
_ Hywenosromux rorniLE (Sch.), Z. J. Fréquent dans les fis-
ee sures des escarpements, surtout exposés au nord, de tous les
hytostatique sur le département de la ‘Haute-Saône,
ue des plantes vasculaires et des mousses.
REVUE BRYOLOGIQUE 37
ment constaté eu abondance aux environs de Besançon. Nous
croyons cette espèce très-répandue dans toute la chaîne du
Jura. Observé dans la Haute-Saône à Fouvent-le-Bas, Mont-
le-Vernois, Frotey, Grattery, etc. L'emploi du microscope
nous semble indispensable pour distinguer cette espèce de
var. gymnostomoïdes du Weisia viridula, dont elle a le facies.
L’orifice de la capsule de l’H. tortile est toujours nu (1),
tandis que celui du Weisia viridula, même dans les var. à
péristome très-fugace, présente des rudiments de dents qu’il
est fort difficile d’apercevoir à l’aide d’une simple loupe. Les
autres caractères sont peu saillants.
HYMENOSTOMUM MICROSTOMUM (R. Br..), Z. J. Collines oxfor-
diennes à Fouvent, Larret, etc. Recherche l'argile. Espèce
omise.
BarBULA LATIFOLIA (Sch.), Z. J. Abonde à Saint-Andoche et
Fouvent-le-Haut, sur des troncs de saules, au bord du
Yannon.— Cette espèce, assez répandue en Lorraine, d’après
Mougeot et M. Boulay, se retrouvera sans doute sur les sols
calcaires et argileux de la Franche-Comté, au moins dans les
régions basses.
BARBULA cyLiNpricA (Sch.), Z. J. Sur les murs calcaires, à
Fouvent-le-Haut et Fouvent-le-Bas. — Stérile. Espèce portée
dans le Catalogue sous le nom de B. vinealis. Nous sommes
revenus avec M. l'abbé Boulay, qui a bien voulu étudier notre
plante, à l’idée d’y voir le B. cylindrica. Il faut avouer que les
différences sont bien légères, et que lorsqu'il s’agit d’échan-
tillons stériles, e qui est le cas le plus fréquent, il est fort
difficile de distinguer le B. cylindrica, non-seulement du
B. vinealis, mais même du 8. fallar. mes
BarBuLA FALLAx (Hedw.), Z. J. Surtout les sols calcaires et
argilo-calcaires, ainsi que l’enduit calcaire des murs de
grès. Mont-le-Vernois, Grattery, Fouvent, Larrei, ec.
WEBERA ALBICANS (Sch.), Z. J. Rochers calcaires humides,
à la grotte de Salborde, près Echenoz-la-Meline. — Stérile.
Brtum MURALE (Wils.), Z. J. Enduit des murs calcaires à
Autet, Fouvent-le-Haut. — La plante est robuste, en Coussi-
nets serrés et étendus; la capsule est resserrée à l’orifice;
l'opercule petit, mais élevé, terminé par une surface hémi-
sphérique, et souvent dépourvu d’apicule et même de ma-
melon. : A
Tauriun pELICaToLUM (Sch.), Z.J. Commun sur les collines
_ calcaires ou oxfordiennes, à Fouvent, Larret, etc. Se retrou-
vera bien certainement dans le reste du département, notam-
ment dans laZ. V. RE ee
| BRACHYTHECIUM GLAREOSUM (Sch.), Z. J. Abonde à Fouvent,
) La membrane qui ferme la ca ule des Hymenostomum , 2 :
d’abord percée d'une ouverture centrale: finit par s’oblitérer de .
sorte qu'il est diMcile de la distinguer à ia maturité complète.
38 REVUE BRYOLOGIQUE
sur des débris calcaires, plus rarement sur les argiles oxfor-
diennes, par exemple à Larret. Observé quelques capsules à
Saint-Andoche. Cette espèce, qui a le facies du Camptothe-
cium lutescens, avec lequel elle croît en société, a dû être sou-
vent méconnue et ne nous semble pas rare, au moins dans le
système jurassique de la Franche-Comté. Nous l'avons trou-
vée presque partout où nous l’avons cherchée dans des sta-
tions convenables, c’est-à-dire sur les éboulis des escarpe-
. ments calcaires exposés au nord, notamment à Mont-le-
Vernois, Vaite, etc.; dans le Jura, à Salins (Paillot). Nous
avons apercue, en petite quantité, sur les marnes du lias, à
Noroy.
EURHYNCHIUM CRASSINERVIUM (Sch.). Même observation
= que pour le B. glareosum. Souvent méconnu à cause de sa
—. Stérilité habituelle » NOUS paraît répandu sur tous les débris
_ ombragés des calcaires jurassiques de la Franche-Comté, au
de. dans les régions inférieures. Mon t-le-Vernois, Fouvent,
y. etc. -
HypNun arGuaTuM (Lindb.), Z. S.-V. Sur l'argile du grès
__ bigarré, à Franchevelle. — Z.J. Abonde à Fouvent et Larret,
_ sur des collines oxfordiennes. Plante hygrophile perpélique,
qui se retrouvera certainement dans les bruyères grami-
neuses courtes et découvertes des sols argileux, notamment
de l’oxfordien, du keuper et du terrain sidérolithique.
2° Localités nouvelles.
__ Hvycocomüm 8revIRosTRE (Sch.), Z. J. Espèce méconnue:
très-répandue aux environs de Fouvent, Saint-Andoche <
_ Larret, etc., et sans doute partout. La plante a une ramifica-
tion et un facies un peu différents, selon qu'elle croit en
__ touffes sur la terre, ou que les tiges rampent le long des
troncs d'arbres en se fixant solidement à l'écorce.
= AMBLYSTEGIUM RIPARIUM (Sch.), Z. J. Mares profondes à
Larret, sur l’oxfordien:; Quitteur, sur l’alluvion de la Saône.
Var. Elongatum, trichopodium et subsecundum méêlées .
LE
HYPNUM NITENS, Z. S.-V. Etang Billaux, près Franchevelle,
sur le grès bigarré (300 m.). —Z, V. Mont-de-Vannes (500 m.).
HyPNUM crisra-casrRENsis(L.), Z.V. Descend jusqu’à 400 m.
au Mont de Vannes. - co
+ ANOMODON ATTENCATUS, Z. V. Mont-de-Vannes (500 m.).
_, PYPNUM FLUITANS. Mont-de-Vannes, étang Billaux: fertile
dans une tourbière, à Ecromagny. | Mn.
ICRANELLA CERVICULATA, CAMPYLOPPS TURFACEUS. Tourbière
garré; abondant sur le plateau tour-
hin (400-600 m.). Tourbière
REVUE BRYOLOGIQUE 39
DIcRANUM VIRIDE (Lindb.), Z. S.-V. Les Monts-Revaux, sur
le grès bigarré (350 m.). ;
Frssinexs pectrrexs (De Not.), Z. J. Fertile à Fouvent. |
ORTHOTRICHUM RUPESTRE, Z. V. Mont-de-Vanues.
ORrHorricHuM LYELLU, Z. 3. Abonde aux bois de Larret et
de Fouvent, sur l'oxfordien.
Zyconox virinissimus, Z. J. Fréquent et stérile au bois de
Larret, sur l’oxfordien. fi
SPHAGNUM FIMBRIATUM, Z. V. Tourbière entre Annegray et
Ecromagny.
_ SPHAGNUN SUBSECUNDUM- Commun dans tous nos terrains
siliceux, sous trois formes non assez étudiées.
F. RENAULD
BIBLIOGRAPHIE.
M: Lindberg (S.-0) vient de publier dans les Notiser ur
Sallskapets pro Fauna et Flora Fennica, Férhandlingar XI
1874, sous le titre de Manipulus muscorum secundus, plu-
sieurs notices intéressantes sur les Hépatiques et les Mousses.
Les notices qui se rapportent aux Hépatiques renferment :
{° La détermination des Hépatiques figurées dans l’Historia
muscorum de Bridel, et 2° la description en latin des Hépati-
ques suivantes : Frullania Hutchinsiæ (Hook.) N. Es. Odonto-
chisma sphagni (Dicks.) Dum. ; 0. denudatum (Mart.) Dum; ‘
0. decipiens (Hook.) Lindb.: Kantia-arguta (N.-M.) Lindb. ;
Martinellia gracilis Lindb.; Plagiochila pyrenaica Spruce. Jun-
germannia vermiculosa. Lind.; Nardia sparsifulia Lindb. ;
Aneura latifrons Lindb.; Aneura palmata (Hall. Hedw.) Dom.
Scolius Hookeri (Lyell.) B. Îr.; Fossombronia incurva Lindb. :
F. foveolata (Schim.) Lindb.; F. angulosa (Mich. Dicks.)
Radd. ; F. cœspitiformis de Not. ; F. verrucala Lindb. ; F.pu-
silla (Dill. L.) Dum. ; F. cristata Lindb.; Petalophyllum lamel-
latum (Hook.) Lindb.; Rhapalanthus (N. Gen .)mnioides Lindb.
Les notices qui concernent les Mousses renferment des
observations très-détaillées sur les espèces suivantes :
Sphagnum Austini Sull.; S. papillosum Lindb.; S.laricinum
Spr. — Splachñum rubrum Montin. : Spl. luteum Mont. : Spl.
de la Louisiane; £. minutissimum (n. sp.) Lind., des Etats-
Unis. — Æncalypta spathulata C. Müll. EE
L'auteur donne la description d’un nouveau genre de
mousses qu’il fonde sous le nom de Nanomitrium pour le
Phascum tenerum Bruch, qui devient le N. tenerum, etil y .
_ rattache les Ephemerum æquinoctiale Spr., micromitrium Aus
_tini Sulk., M. synoicum Gain}
La notice contient en outre des observations SÛF les Fhui-
40 REVUE BRYOLOGIQUE
dia tamariscina ; l’auteur fait remarquer que dans les trois
espèces qui composent ce groupe, le sommet des feuilles ra-
méales est différent dans chacune des espèces.
Qu'il se compose d’une seule cellule elliptique unique,
aigüe, très-lisse et longuement saillante dans le Thuid. tama.
riscinum Hedw. (T.tamariscifolium Lindb ), dont les feuilles
périchétiales sont très-longuement cihées, à cils filiformes,
simples ou rameux ;
Qu'il se compose d’une cellule brièvement cylindrique,
tronquée et couronnée de quatre papilles spiniformes, verti-
cillées et marginales dans le Thuidium delicatulum (Dil.
Hedw.) Mitt., dont les feuilles périchétiales sont seulement
dentées ;
Qu'il se termine comme le T. delicatulum dans le Thuidium
_ recognitum (L. Hedw.) Liudb., mais que cette espèce se rap-
proche du T. tamariscinum par la forme des feuilles péri-
chétiales.
__ L'auteur est d'avis que l’'Aypnum Borreri Spruce MSS., C.
Müll. syn. musc. II, p. 279, ne doit point être rapporté à
l’'Hypnum elegans, mais bien au Plagiotheciwm Mülleri Sch.,
lequel doit rentrer dans le genre Isopterygium Mitt. avec
les Plagiothecia d'Europe : P. depressum Bruch, P. elegans
(Hook), P. turfaceum Lindb, PI. nitidum (Vahl).
2. Quant au P. silesiacum Br. Eur, il doit constituer un nou-
veaugenre auquel M. Lindberg impose le nom de Dolichotheca.
EM. BESCHERELLE.
_ BRIOLOGIE EXOTIQUE (suite.)
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Em. BESCHERELLE,
BIBLIOGRAPHIE BELGE
Flore cryptogamique des Flandres, par ze: Iicks, ne
professeur de botanique à l’université de om É _ ee
521 et de 490 p. Gand, 1867. dote
L'auteur décrit toutes les plantes He qi ont éé .
observées dans la Flandre orientale et la Flandre occidentale. :
Ces deux provinces forment le nord-ouest de la Belgique et
comprennent tout le littoral belge. Relativement à leur éten-
due, ce sont les deux provinces de la Belgique es possèdent
le plus de terrains cultivés. La superficie des Flandres égale
à peu près la cinquième partie de toute la “helene,
_ M. Kickx l’évalue à plus de 700,000 hectares, en y
ai dep les es situés en deça de l'Escaut 0
.
44 REVUE BRYOLO@IQUE.
précédée d’un résumé organographique et physiologique au
niveau de la science.
La partie bryologique de la Flore cryptogamique des
Flandres occupe environ 130 pages du premier volume.
Nous allons essayer de donner une idée générale de la ma-
nière dont elle est traitée par l’auteur. Les Mousses sont
partagées en deux grandes divisions, les Stégocarpes qui se
subdivisent en Pleurocarpées et en Acrocarpées, et les Uleis-
tocarpes. Elles comprenuent 164 espèces distribuées en 53
genres. Les genres Hylocomium Sch. et Camptothecium
Sch. font partie du genre Hypnum Sch. emend. Les genres
Plagiothecium Sch., Eurhynchium Sch., et Brachythecium
Sch. constituent le genre Pancovia Nees emend. Les Dicra-
nella Sch. sont réunis au genre Dicranum Sull., et les Ulota
Sch. au genre Orthotrichum Hedw. Le genre Sphagnum L.
est placé parmi les Acrocarpées. Les Physcomitrella patens
Sch., Phascum cuspidatum Sch., Pleuridium subulatum Sch.
et Systegium crispum Sch. forment le genre Phascum
u: D D.
Le genre Orthotrichum Hedw. donne lieu à quelques ob-
servations. Il est difficile de considérer avec M. Kickx l’Or-
thotrichum fallax Sch., comme variété de l’Orthotrichum
pumilum S$S.. et l’Orthotrichum patens Brch. comme va-
riété de l’Orthotrichum affine Schrad. L’Orthotrichum patens
Brech. est certainement distinct de ce dernier. Le D"
Venturi en fait une variété de l’Orthotrichum stramineum
Hornsch., auquel M. Boulay avait déjà proposé de le réunir.
Les Muscinées des Flandres sont bien décrites par M. Kickx.
_ Les descriptions sont détaillées, souvent suivies d’observa-
tions plus ou moins étendues, et les variétés sont analysées
_ avec soin. Ce sont des espèces déjà connues, la plupart même
_ Sont assez communes. Parmi les Mousses, les suivantes sont
les plus remarquables : Hypnum scorpioides L., Thuidium
= BlandowiiSch., Pterigynandrum filiforme Hedw., Cryphaea
= heteromalla Mohr., Buxbaumia aphylla Hall., Mnium cus-
__ pidatum Hedw., Bryum uliginosum B. et S., B. interme-
dium Brid., B. Torquescens B. et S., Meesia uliginosa Hedw.,
= Funaria microstoma Sch., F. calcarea Wahl., F. hibernica
= Hook., Splachnum ampullaceum L., Encalypta streptocarpa
Hedw., Orthotrichum pulchellum Hook., 0. phyllanthum B.
__etS., espèce propre aux régions maritimes, Zygodon viri-
dissimus Brid. (D, Eéébule aloïdes B- ét 5. ë. cuneifolia
Brid., Grimipia crinita Brid., Cinclidotus riparins B. et S.,
Sphaerangium muticum S., Phascum patens Hedw., et cris-
comptent qua
tiques rante espèces; on peut citer
rvue d’un péristome à
REVUÉ BRYOLOGIQUE 45
les suivantes : Scapania compacta. Nees., Jungermannia
bicrenata Lindb., J. divaricala Sm., J. setacea Web., Sphag-
nocœtis communis Nees., Targioma Michehi Cord., et
sphaerocarpus Michelii Bell.
En résumé, la Flore cryptogamique des Flandres est l’ou-
vrage le plus important qui existe sur la Cryptogamie belge.
Mais on n’y trouve qu'une énumération incomplète des ri-
chesses bryologiques de la Belgique. Les muscinées connues
dans ce royaume comptent plus de 380 mousses et une cen-
taine d’hépatiques. On peut ajouter que ce nombre sera
encore considérablement augmenté par de nouvelles décou-
vertes; car plusieurs provinces de la Belgique ont à peine
été explorées.
OBs. -- Les ouvrages mentionnés ci-dessous embrassent la
Phanérogamieetla Cryptogamie; mais iln’est question icique
de la partie bryologique. Il ne faut pas perdre de vue qu'à
l'époque où les auteurs de ces ouvrages ont publié le résul-
tat de leurs recherches, la bryologie était loin de ce dégré
de perfection qu’elle a atteint de nos jours. Leurs indica-
tions ont donc besoin d’être confirmées par de nouvelles
recherches.
Flore du Nord de la France, par Roucel; Paris, 1803.
Cette Flore contient la description des plantes des dépar-
tements de la Lys, de l’Escaut, de la Dyle et des Deux-
Nèthes, qui forment actuellement une partie de la Belgique.
Roucel décrit, d’après Linné, 46 mousses et 13 hépatiques,
sans indication de localités.
Flora Bruxellensis, par J. Kickx ; Bruxelles, 1812,
La Flore de J. Kickx ne dépasse guère les limites de la
baulieue de Bruxelles. L'auteur décrit, d’après Linné, 31
mousses et 4 hépatiques. Ce sont toutes des espèces vul-
gaires. ns
Florula Bruxellensis, par A. Dékin et A.-F. Passy:
Bruxelles, 1814.
Ce catalogue embrasse le pays qui s’étend depuis Nivelles
jusqu’à l’'Escaut près de Bornhem, et depuis Alost jusqu'à
Louvain. Il est précédé d’un apercu sur la nature du sol de…
cette région. On y trouve l’énumération de 68 mousses el
18 hépatiques, sans indication de localités.
Flore du département de Jemmape, par Hocquart;
. MODS, BE Le
| - : : L'auteur décrit les plantes des en ro
46. REVUE BRYOLOGIQUE
Chimay et Charleroi. Il cite, d’après Linné, 69 mousses et
_ {6 hépatiques, sans description.
Botanographie Belgique, par Lestiboudois; Paris, 1827.
Le pays, dont l’auteur décrit les plantes, est limité: 1° par
la chaine de collines qui part des Ardennes à la hauteur de
Charleville, s'étend à Saint-Quentin et à Péronne, et s’a-
__ baisse vers ‘la mer à Boulogne et Abbeville ; 2° par lOcéan ;
3° par la Meuse qui, à partir de Charleville, ‘le borne à l'Est,
puis le limite au Nord en le séparant de la Hollande. Cette
= circonscription florale comprend ainsi le Nord de la France
et une partie de la Belgique. L'auteur décrit 162 mousses et
… Fe hépatiques. Il indique le Fontinalis? Juliana Savi « dans
les fontaines, » sans Citer aucune localité. _— mousse n’a.
pas été relrouvée en Belgique.
| Florula Hannoniensis, auctore Gabr. “rss Jos Fc
tio; Valenciennes, 1836.
.. riéiie donne l’énumération des plantes qu'il a obser-
_ vées dans le Haïnaut et aux environs de Valenciennes. Il
_ cite, d’après Linné, 99 mousses et 27 hépatiques, avec indi-
cation de quelques ‘localités.
Flore du Hainaut, par Michot : - Mons, 1846.
L'auteur décrit 125 mousses et 29 hépatiques. Les descrip-
tions sont souvent insuffisantes et Dee indications sont
erronées. ; .
e Flore générale ds la Belgique, par Mathiéu :
+ Bruxelles, 1851.
Dans cet ouvrage, les descriptiqns des mousses et des hé-
D: sont, pour la plupart, extraites textuellement de la
Flore parisienne de Mérat. auteur indique comme vulgaires
en Belgique des espèces qui ne $’y trouvent pas; la mêmees-
est parfois placée dans des genres différents, elc., etc.
Je crois inutile de m’étendre plus longuement sur les dé-
fauis de la Flore Blason de pue On peut a considér er
v. Graver.
ibliographie Française (Suit.
| Flore des Muscin (Sphaignes, Mousses, Hé “ .
AUS d. vol. i vec 4 planches. ue
REVUE BRYOLOGIQUE 47
. DEBAT. — Flore analytique des genres et espèces apparte-
nant à l'ordre des Mousses. Paris, 1867, in-8, 195 p.
LEepiEn. Catalogue des mousses des environs de Paris (Bul-
letin de la société botanique de France, t. V, 1858.) |
KLeiNHans. Iconographie des Mousses des environs de
Paris, 30 planches lithographiées et texte explicatif en re-
gard, 1 vol.in-folio. 25 fr.
Bouver. Catalogue raisonné des Mousses de Maine-et-Loire.
Angers, 1873, brochure in-8° de 68 pages, résumant toutes
les découvertes faites jusqu’à ce jour dans ce département,
un des mieux connus de la France. 2 1:90
LeJouis. Catalogue des Mousses des environs de Cherbourg,
1868, 1 vol. in-8. 31h
TROUILLARD. Catalogue des Mousses des environs de Sau-
mur. Saumur, 1868.
Hanry. Catalogue des Mousses et. Hépatiques de Provence. a.
Aix, 1867, brochure in-8 de 22 pages.
Zerrensren. — Musci pyrenaici circa Luchon crescentes, à
1865, in-4, 51 p.
Seruce. The Musci and the Hepaticæ of the Pyrenees. /n
Ann. and Mag. of Nat. Hist., 1849.
Do Courses bryologiques aux environs de Chambéry,
en Savoie (Bulletin de la Société bot. de France, t. X, 1863.)
JEanBERNAT. Catalogue des Muscinées des environs de
Toulouse (Bulletin de la société bot. de France, t. XI, 1864.)
in-8°.
est regrettable que l’auteur n'ait pas exploré la partie supé-
BESCHERELLE, LEDIEN et Roze. Liste des Mousses récoltées ee
ROCREUERE Bryologie de l’Aude. Carcassone, 1870, nus ” . ee
C’est un catalogue des mousses de ce département; il Re .
rieure de la vallée de l'Aude, notamment la belle forêt de
Lapazeuil, ce qui eût augmenté beaucoup le nombre des es-
pèces indiquées dans ce “département. ;
. BERÉRÉ. — Muscologia Rothomagensis. Rouen, 1826, in-8,
D:
Cherbourg, 1843, in-1?, 36 p
DELAGHAPELLE. — Catalogue des Mousses de Cherbourg. o
ARRONDEAU et T'ASLÉ. — Catalogue des Mousses du Morbi= Le
han. Vannes, 1863 et 1869.
ARRONDEAU, -— CARE des Hépatiques observées dans
le Morbihan. Vannes, 1872, in-8, 8 fr. | un AA
DE BREBISSON. - Hépatiques ‘de la Normandie. Falais sé,
1840, in-8, 18 p. rez .
KREMER. — Monogra raphie des Hépatiques d | département
de la Moselle. Metz, 1863. in-8, 51 p. ee me
._ Crié. — Observations sur la flore cr ptogar
the. et de la res Fe 18
48 REVUE BRYOLOGIQUE
_ OBs. Les ouvrages suivants contiennent, outre les Muscinés,
__ d’autres cryplogames où des Phanérogames :
__ CuevaLuier. Flore des euvirons de Paris. Paris 1836, 3 vol.
in-8°. avec 20 planches. 10 fr.
| MÉRaT. — Flore des environs de Paris. Paris, 1836, 2 vol.
__ in-18. (Ouvrage sans valeur pour le bryologue). 6 fr.
__. GRaves. — Catalogue des Plantes observées dans l’étendue
du département de l'Oise, Beauvais, 1857, in-18 de 302
_ pages. 3 fr.
(4 suivre). T. HUSNOT.
=: NOUVELLES.
: La Société linnéenne de Normandie a fait son excursion
annuelle aux environs de Cherbourg (Manche), les 20, 21 et
22 juin. Les Bryologues ont pu, malgré la saison avancée,
ttia Hei-
E., O. rupestre
Flore normande), Entostho-
Hypnum cæspitosum Wils., H. cir-
Cinatum Brid., H. illecebrum Schw., etc.
La Société botanique de France a tenu sa session extraor-
: , le 23 juillet et jours suivants. Les
montagnes des environs de cetie ville étaient très-sèches et
_lrès-pauvres en Muscinées, les Bryologues n’ont pu y faire
€ a 10, au g la Revue
Pour paraître le 20 septembre 1874: Genera Muscorum euro-
ee Dour (un fascicule in-8 4 Mousses desséchées
contenant 107 espèces 8, appartenant à 104 genres différents},
ET Husnot. — Prix : ({ranco par la poste) 8 fr. dr )
Bryologique.
nt, T. Husnor.
N° 4 Ar ANNÉE 484.
REVUE BRYOLOGIQUE
Paraissanr TOUS” LES Eros dois
S'adresser, pour tout ce qui con- ABONNEMENTS
céerne la rédaction et les abonne- He ,
ments, à T. Husnot, à Cahan, par France F4 f si
: à rs ran
Athis (Orne). Belgique à FD ë x: :
On s'abonne également chez F. "RE cb es par 14 ImDreS=
Savy, Libraire, rue Hautefeuille, 24, re ge mur +
Paris. Autres Pays, 4 fr. 50. ER
666666066666 006066666S & 2e 2066666066
Sommaire du N°4 Hip
Note sur les Hypnum polymorphum Hed , H. stellatüm Sehreb.,
H. chrysophyllum Brid., H. Sommerfeltii Myr. Dugy. — Excursion
bryologique dans le Queyras (Htes-Alpes). T. HusNor. — Revue de
la Flore Bryologique Belge. KF. GRAVET —- Guide du Bryologue
dans les Pyrénées (suite). T. HUSNOT. — Bibli aphie exotique
(suite). Em. BESCHERELLE. — Bibliographie RE
T. HUSNOT. — Avis. PR | © care t
NOTE SUR LES Hypnum polymorphum HEpw., H.
stellatum SCHREB., H. chrysophyllum Brp.,
H. Sommerfeltii, Myr. * ee R
Dans le Species Musc. frondos. p. 259, Hedwig a décrit
comme nouvelle une espèce d’Hypnum qu’il à appelée
H. polymorphum ; il l’a figurée à la t. 66, et l’a indiquée
comme originaire de la Carinthie, d’où elle lui avait été
envovée par Wulfen. En 1817, Weber et Mohr Pont rap-
portée à l'A. stellatum Screb. (forme H. protensum Brid.).
Mais en 1818, Hooker et Taylor (Musc. Brit., 107) l'ont
réunie à l’H. chrysophyllum Brid. (Musc. rec. IT. IT. 84),
_ quoique celui-ci eût à chaque feuille une nervure simple
clairement marquée, tandis que la figure d'Hedwig montre
des feuilles énerves. C. Müller (syn.11.436) tient l’H. polymor.
phum pour identique à l'A. Sommerfeltii Myr. et en fai
variété B. de l'A: Stellatwm. M. Schimper dans Le Corollari
revient à l'opinion de Hooker et Taylor, et dans le Syno
(p. 601) le donne, quoique avec quelque doute, à VX. Som-
merfelii. M. de Heufler (Verhandi. 4. Zool.-Bôt: Gesellsch.
in Wien, ie :p. 325) ayant examiné les échantillons
de l’herbier de Wulfen intitulés H. polymorphum Hedw.
REVUE BRYOLOGIQUE
# its é Ô feui ves,
elles ont une nervure peu distincte formée par des
plus longues et plus étroites que les autres. Dans le
ichen avait mis ses échantillons que Hedwig
a R. Wulien accepi »
sous la même enveloppe que l'A. stellatum, dont il diffère
ce & par les caractères indiqués par M. Schimper.
tout cela il résulte que l’opinion émise par Hooker et
est fondée et que l'A. polyniorphum ne diffère pas de
hkrysopl.yllum Brid. M. Wilson (Bryol. Brit., p. 366)
eu tort de les séparer et, sous le nom d’H. polymor-
uis assuré par
n de l'écha ite lat. 145 du
nent, I, p. LE, p. 162, mais non Pour ce qui concerne
de ridel. Un échantillon authentique de cet auteur
er ier Schwægrichen est l'A, stellatum Var. pro-
ritable H. chrysophyllum Brid.
+ est assez rare, car tous les.
ce nom dans. l’herbier Nees
e de l'A, stellatum (Schimper,
REVUE BRYOLOGIQUE re
Excursion Bryologique dans le Queyras (Hautes-Alpes).
Le 28 juillet 1874, neuf botanistes se trouvaient réunis à
Guiliestre (Hautes-Alpes) pour explorer ensemble le val de
Queyras (appelé aussi vallée du Guil), et le versant français
du Mont-Viso; c’étaient MM. Chevalier, Husnot, Magnin,
Mathieu, Perroud, Saint-Lager, Sargnon et Therry. Je n'ai à
m'occuper ici que de la partie bryologique, mes compagnons
de voyage rendront compte de la Phanérogamie dans les
Annales de la Société botanique de Lyon. .
VOIES DE COMMUNICATION, HÔTELS, ETC.
Il existe un service quotidien de diligences entre Gap et
Briançon, c'est de l’une de ces deux villes qu’il faut partir
pour se rendre dans le Queyras. Il n’y a sur cette route qu’une
seule localité importante, c’est Embrun ; la diligence arrête
quelques minutes à l’hôtel de la Poste, où l’on nous fait payer
trop cher les provisions que nous y prenons. A l’entrée de la
vallée du Queyras est le Plan de Phazy, auberge et dépôt de
dépêches; c’est là qu’il faut quitter la diligence et prendre le
courrier de Guillestre (4 kilomètres) qui, une fois par jour, va
jusqu’à Abriès (35 kilomètres du Plan de Phazy). Dans toute
cette vallée, on trouve facilement à louer des mulets
charrettes de montagnes. | Hd Dé de
Un grand nombre de sentiers de montagne et de chemins
de mulets conduisent des vallées voisines dans le Queyras
Je citerai principalement ceux du col Hyzoar et du col des
Ayes qui vont à Briançon ; les cols d’Abriès, de la Croix, de
la Traversette et d’Agnel qui font communiquer cette vi
avec l'Italie; le col de Vars qui conduit de Guillestre à
Paul et Barcelonnette. a ces PR
Du Plan de Phazy jusqu’à Abriès, la vallée remonte dans
la direction du nord-est, et ensuite elle se dirige brusque-
ment vers le sud-est. Il y a sur le versant gauche, un assez
grand nombre de vallées latérales ; la plus étendue est la
FAR
52 REVUE BRYOLOGIQUE.
ques provisions et on peut y passer la nuit. La population est
bienveillante et on peut coucher partout où il y à quelque
bergerie.
Qu'il me soit permis de donner encore un conseil aux voya-
geurs : La plupart des botanistes ont la mauvaise habitude
de ne pas s'écarter de l'itinéraire suivi par leurs prédéces-
seurs, parcequ’ils sont certains d’y trouver un certain nom-
bre de raretés qui y sont indiquées, c’est ainsi que les excur-
sionnistes du Mont-Viso ne font que les herborisations indi-
quées par Soubeyran et Verlot. J’engage vivement ceux qui
pourront disposer d’un temps suffisant à ne pas se contenter
de ses herborisations connues et à explorer d’autres points.
. C'est en agissant de celte manière que l'abbé Chevallier
et moi nous avons visité et probablement découvert le vallon
-de Ségur, berborisation plus facile et plus riche que celles
des cols de la Traversette et de Ruire. Les Pharénogamistes
n’y récolteront peut-être pas l/satis alpina, mais ils trouve -
ront un grand nombre d'espèces intéressantes.
Je ne connais aucune publication sur les Mousses de cette
vallée, car on ne peut citer les 11 espèces, la plupart vul-
gaires, indiquées par Soubeyran et Verlot.
ΰ VALLÉE DE MOLINES. .
25 kilomètres du Plan de Phazy à Ville-Vieille, où se
trouve une bonne auberge (à l’Eléphant), situe à l'extrémité
“inférieure du vallon de Molines.Une bonne route de voitures
remonte la vallée jusqu’à Saint-Véran, le village le plus’élevé
de France (2,000 mètresket distant de Ville-Vieille de 10
kilomètres.
La parti: inférieuré de la vallée est peu intéressante,
citons seul>:ment le Grimmia anodon Muhl. sur les rochers
du bord de la route, en face de ces curieux obélisques connus
sous le nor1 de Colonnes coiffées.
Au-delà de Molines, on laisse à gauche la vallée de Font-
Billarde que je ne connais pas, on traverse deux hameaux et
on ärrive à Saint-Véran {auberge chez Fine), où il faut cou-
cher deux nuits pour avoir le temps de visiter la partie supé-
_rieure de Ta vallée. Vous pouvez récolter, sur les murs de
te le Grimmia anodon Muhl. qui y fructifie peu.
AUX énvirons ét au-dessus de Saint-Véran, la vallée est
hüumidect cà et Ft marécageux, mais il ne faut pas y cher-
_£her les exploitations de tourbières que Jouanne y indique
à tort. De: aint-Véran jusqu’à la chapelle de Notre-Dame-de-
_PonSeçours, il ÿ a peu de récoltes à faire: ce n’est qu'un
u-dessous de cette chapelle que l’herhorisation devient
use, Où Ÿ trouve : Dicramum Muhlenbeckii B. Eur.
TE à as
D'ÉTÉ Y 0°
For
RÉVUE BRYOLOGIQUE
Desmatodon latifotius B. Eur., Barbula aeiphylla Séhw. (bi
fructifié), Encalypta rhabdocarpa Schw., Dissodon Fræke
nus Grév., Webera cruda Sch., Bryum pallescens Sch., Mnium
orthorrhynchum Brid., Amblyodon dealbatus P.B..Mersia a
Func., M. minor Brid , Timmia megapolitana Hed., Myure
julacea Sch. Lise pe
Au-delà de la chapelle, les Distichyum inclinatum B. Fi
Amblyodon dealbatus P.B., Meesia alpina Funck sont abonda
dans les marécages; dans les flaques d’eau croissent l#
num revolvens Sw., et une forme flottante de l Hypnum giga:
teum Sch. Près du lac, nous récoltons : Camptothecium nitens
Sch., Bryum Duvalü Voit., Catoscopium nigritum Brid., €
sur les pierres d’une petite cascade, l’'Hypnum commutatu
Var. fluctuans. La pluie, qui tombe depuis plus de deux
heures, augmente beaucoup et nous empêche de :
jusqu'aux cols Blanchet et de Saint-Véran. je :
Au-dessus de Saint-Véran, le Funaria hygrometri s
À
lève jusqu'à 2,100 mètres, et le Â'archantia polymorpha
jusqu'à 2,600 mètres. ASF 00
nt
90 ENVIRONS D'ABRIÈS.
En face d’Abriès sur les rochers de la rive gai
torrent, croissent: Grimmia anodon.B.Eur., Enealypts
docarpa Schw., E. ciliata Hedw., Pseudoleskea atroviren
Homalothecium Philippeanum Sch. se
On pourrait faire une herborisation dans la vallée dt
Valprévaire où se trouvent les villages des Rousses et de Ve
prévaire ; on y voit des prairies et des forêts que je n’ai pas
. visitées. ls E LE Sy HO
:54. + REVUE BRYOLOGIQUE
Grév. (un seul échantillon sur le bord du canal d'irrigation,
très-probablement entrainé par les eaux de la région supé-
rieure où il est assez commun), Webera albicans SCh., Bryum
_roseum Schr., Mnium serratum Brid., M. orthorrhynchum
Brid.. M. affine Schw., Amblyodon dealbatus P.B., Catosco-
pium nigritum Brid., Meesia alpina Funck, Bartramia Œderi
Schw., Timmia megapolitana Hedw., T. austriaca Hedw.,
Myurella julacea Sch., Orthothecium rufescens Sch.., Ptychodium
icatum Sch., Brachythecium glareosum Sch., B. cirrhosum
D'ABRIÈS AUX CHALETS DE LA TRONCHÉE ET AU COL DE LA
ee TRAVERSETTE.
- La route suit la rive droite du Guil, laisse à droite Ristolas,
traverse les villages de la Monta (auberge chez Gérard) et de
Ghal . et un peu plus loin ce n’est plus qu'un chemin
is voyez en face et un peu à votre
DE anres Seèe-facile lorsqu'il n'y à pas.
it heures à partir pour le Col
us n’avez pas besoin de guide, cependant
+
_ REVUE BRYOLOGIQUE
Soubeiran et Verlot indique le Chalet-de-Ruine comme
point de départ des excursions du Mont-Viso. 11 faut qu
l’époque où ces botanistes ont visité cette vallée, les deux
chalets de la Tronchée ne fussent pas construits, ou, ce qui
est plus probable d’après leur description, qu’ils aient pris
par erreur le plus petit des chalets de la Tronchée pour le
Chalet-de-Ruine ; le chalet, qui porte dans le pays ce dernier
nom, est situé 1/2 heure plus haut dans le vallon qui
conduit au Col de Ruine. FR
Autour des chalets nous récoltons : Grimmia alpestris
Schl., Hypnum fastigiatum Brid., Barbula aciphylla B.E.
Timmia megapolitana Hedw. ; et, sur les rochers humides
d’une petite cascade située un peu au dessus des chalets
Distichyum inclinatum Sch, Amblyodon dealbatus P. B., Catos-
copium nigritum Brid., Meesia alpaina Funck, Bartramia
Des chalets de la Tronchée au col de la Traversette
sont de vastes pâturages et ça et là quelques rochers, où
croissent Cynodontium virens sch Desmatodon latifolius var.
glacialis, Grimmia alpestris Schl., G. mollis B. E., Webera
polymorpha Sch., W. Ludu'igii Brid., Philonotis fontana va
Polytrichum sexangulare Hoppe, Brachythecium gqla
Sch., Hypnum fastigiatum Brid. (au col même).
J'engage vivement les éxCursionistes à faire l'ascension
de la montagne qui est à droite du col, et dont l'altitude est
d'environ 3300 m. Ils y jouiront d’une vue admirable sur
les Alpes du Dauphiné, les Alpes Maritimes et les plaines du
Piémont: on distingue parfaitement Turin et plusieurs
autres villes, car les montagnes cessent brusquement du
côté de l'Italie. | np
Bo Des cHALETS DELA TRONCHÉE AU COL DE RUINE, ET RETOUR
À ABRIÈS PAR LE VALLON-DES-VACHES.
w
Cette excursion est plus longue et plus pénible que les
récédentes, il faut partir de bon matin des chalets de La
Tronchée. Le chemin est difficile à trouver et souvent très
raide dans la partie inférieure ; demandez à Roche un de
ses bergers pour vous accompagner jusqu’au col ou se:
ment pendant ? ou 3 heures. Rae
On passe près du Chalet-de-Ruine, et,
se.
REVUE BRYOLOGIQUE.
nt abondantes. Dans les éboulis avant d'arriver au col de
aine : Barbula aciphylla B. E., Brachythecium glaciale Sch.
commun et bien fructifié). Le Distichyum et l’Amblyodon
_s’élèvent jusqu’au col (alt. 2850 m.).
Du col de Ruine, on descend dans le Vallon-des-Vaches,
se auprès de plusieurs lacs, et on rejoint la vallée du
l au dessus de la Chalp pour rentrer le soir à Abriès. On
it, dans la partie supérieure de la vallée, la plupart des
es qu’on a récoltées en montant au col de Ruine :
ia minor, Dissodon Frælichianus, Amblyodon dealbatus,
todon latifolius, etc., et au dessous du lac de Foréant,
d on est au col de Ruine, on apercoit devant soi le
ieux (alt. 2738 m.) où l’on peut arriver dans une demie
“passer par l’hospice du col Agnel situé 20 minutes
us bas, cnrs la vallée de Fongillarde et rejoindre
lines et la vallée de Saint-Véran (voir ci-dessus).
résumé, on voit d’après l’énumération qui précède que
ras mérite bien la visite des Bryologues qui y trou-
certainement un assez grand nombre d'espèces qui
appé à nos recherches. N'oublions pas de noter que
mousses, fort rares dans les autres montagnes de France,
sont assez communes ici, +e sont : Distichyum inclinatum,
bly dealbatus, et Catoscopium nigritum. :
T. HUSNOT.
es
D
EVUE DE LA FLORE RRYOLOGIQUE DE
; BELGIQUE.
Plusieurs mousses ne sont indiquées en Belgique que par
e fausses déterminations. Ce sont ces mousses que je
opose de mentionner dans cette notice.
: forme robuste du Dichodontium pellucidum Sch. a été
our le Didymodon flexifolius Hook. et TayL. A l’état sté-
REVUE BRYOLOGIQUE
Cette espèce alpine a été indiquée plus d’une fois en Be
que, d’abord aux environs de Willerzie, prov. de Nam
(Flora, Regensburg, février ar et ensuite près d'Herbe
: mont, prov. de Luxembourg (Ball. de la soc. bot. de Belg
ee que, mai 1874). Ces indications reposent sur une erreur
détermination, et le Grimmia suleata Saut. doit être exclu
la Flore Belge. M. Juratzka, ayant examiné des échantil
+ __ du prétendu Grimmia sulcata Saut. recoltés en Ardenne,
reconnu qu’ilsse rapportaientau Cosc inodonpulvinatus Spret
Cette dernière espèce est stérile et très rare en Belgique.
: elle est seulement connue à Trooz près Chaudefontain
Herbeumont et à Willerzie. REA
Grimmia unicolor Grev.
on observe des formes intermédiaires qui la relien
Celui-ci croît dans les parties sèches et découvertes .des
chers, tandis que la variété epilosa se produit dans les endi
humides et ombragés de ces mêmes rochers.
Andreæa rupestris Sch.
_ Cette mousse a été confondue avec lAndreæa falca
qui s’en distinguepar ses feuilles falciformes, à base:
et concave, brusquement rétrécies en un pointe lan
subulée, finement papilleuse. C'est l'Andreza falcata ;
etnon pas l’Andreæa ruüpestris Sch. qui a été observé
environs de Willerzie, sur les rochers de la Maratelle,
est assez abondant. Je l'ai aussi trouvé près de Lincha
F. GR
dans les Ardennes francaises.
; ologue dans les | grêné (a
1e le nom: de Zet
REVUE BRYOLOGIQUE
Portillon, et une large route de voiture a été cons-
dans la partie supérieure de la vallée de Burbe pour
ndre en calèche à cette Maison de Jeu. Les indica-
S que j'ai données se rapportent à l’ancien chemin de
— L’Andreæa petrophila Ehr. est abondant sur les
de droite, un peu au dessous de l'endroit où le ruis-
verse la route. Le Grimmia Hartmanii Sch. est com-
les pierres dans Les forêts du Portillon et de tout le
t gauche de la vallée. 7
et là , dans les parties basse et moyenne du
Ulota Ludwigii Brid., Mnium medium B.
atienuatus H. et T., Homalothecium Philip-
, Brachythecium glareosum Sch., Eurhynchium
., Var. minus; et, dans la partie supérieure de
forêt : Webera polymorpha H. et H., W. elongata
iphyscium foliosum Ve cos RÉ
>s suivantes sont indiquées par divers bryolo-
, vallée de Burbe: ee en à £ Fee
edw., W. denticulata Brid. (bois de Couer-
nella crispa Sch., D. rufescens Sch., D. curvata
bois de Couerdère), Leptotrichum tortile Hampe, L.
llum B. Eur. (Col du Portillon), Orthotrichum obtusi-
Sch., 0. wrnigerum Myr., Aulacomnium androgynum
eterocladium heteropterum B. Eur., Cylindrothecium
s S'h., Brachythecium salebrosum Sch. (bois de
mm squurosum Pers., Sphagnum subsecun-
De LA Pique, Hospice pe France, Cascapes pu:
PaRisieN ET DES DEMOISELLES.
= 40 kil, de Luchon à l'Hospice.
ous avez dépassé les dernières habitations de
escendez dans les prairies avant d'arriver à
ivez le bord du torrent, vous trouverez le
- et le Cinclidotus fontinaloides P. B. sur
le submergées, l'Anœctangium compactum
idium Mougeotii Sch. sur les rochers
listance au dessus de Castelviel, à
huidium delicatulum Sch. -
deviennent peu slevés,.-:
souches sur lesquels crois-
REVUE BRYOLOGIQUE
Vous traversez la Pique sur le pont Lapadé et vous sui
la route du Port-de-Vénasque. Au delà du Pont-de-Ravi q
vous laissez à droite et avant d’entrer dans la forêt, récoltez,
sur le côté gauche du chemin : Philonotis calcarea Sch
bord des sources et Seligeria recurvata B. E. sur une gr
pierre. La route traverse une magnifique forêt de hêtres qt
ne présente que bien peu d'intérêt pour le bryologue,
bientôt après, on arrive à l’Hospice de France (Auberge
l’on peut déjeuner pour 3 f. 50). to
Traversez le torrent sur le petit pont qui est face de l’'Ho
pice et dirigez-vous à droite dans la forêt vers la cascade
Parisien, vous trouverez l’Heterocladium dimorph um S
(abondant sur la terre au pied des hêtres) et l Homalothe
Philippeanum Sch. qui couvre quelques rochers. Aux enviroi
de la cascade croissent : Anœctängium compactum SCh:
Gymnostomum rupestre Schw., Anomobryum julaceumn :
Webera albicans Sch., Lescurea striata Sch., Orthothe.
rufescens Sch., Brachythecium glareosum Sch.; descende:
bord de la Pique pour récolter le Mnium orthorrynchum B.
sur quelques pierres de la rive gauche, Anæctangium
pactum Sch. et Plagiothecium piliferum Sch., sur les
qui sont au bord ou au milieu du torrent. Continez à St
la rive gauche à travers la forêt où croit caet là, su
arbres pourris, le Buxbaumia indusiata Brid. avec
thecium silesiacum Sch. et l'Aneura palmata Nees.
Arrivé à la cascade des Demoiselles qui est à env
500 m. de la Pique, explorez-en les rochers humides, pr
cipalement ceux de la rive gauche, vous y trouverez : À
tangium compactum Schw. (bien fructifié), Gymnosto
rupestre Schw., Amphoridium Mougeotii Sch., ti:
grandifrons Brid., Zieria julaceaSch., Mniuwm orthorr!
B. E., Orthothecium rufescens Sch., Rhynchostegium rusci
var. atlanticum Sch., Preissia commutata Nées.
De retour au P er à Lucho
Hart: !
souches ;
prés et
_ REVUE BRYOLOGIQUE
on pulvinatus Spr. (Castelvieil), Wébera cruda
ulacomnium androgynum Schw. (Castelvieil}, My-
ulacea Sch. (à l'Hospice), Leskea nervosa Myr.. Bra-
*um albicans Sch. (fructifié à l'Hospice), B. rivulare
stelvieil}, Plagiothecium latebricola Sch., P. elegans
stelvieil)}, Hypnum chrysophyllum Brid. {à l’Hos-
incurvatum Schr (Castelvieil), H. arcuatum Lind.
il}, Andreœ@a rupestris L. et A, falcata Sch. (à
de du Parisien. — Dichodontium pellucidura Sch.,
curvifolia Sch., Bryum pallescens SchL., B. pallens *
Striata Sch., Orthothecium intricatam Sch., .
itidulum Sch. 3 :
T. HUSNOT.
'IQUE (suite)
le, Chine et Japon. — SULLIVANT. — +
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+ — Complément à la flore bryologique des mous-
pou el des côtes de Chine. — /n Journal ofthe Lin-
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REVUE BRYOLOGIQUE
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D | AE
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norum Nederlandica, Amsterdam 1872, 12p.,
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Beccari lecti, in Nuovo Giornale Botanico Italiano, 1872-
Iles Philippines.—Movracne.—Plantæ cellulares qua
ming collectas, 1/8°
es
REVUE BRYOLOGIQUE
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revisum specieque nova auctum ; in der Akadem.
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Chez Baïllère et fils. ss
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Handbook of the New-Zealand Flora, 1 vol.
1/8. London. Se à
In Journal of Botany, 1857. :
FE et WILSON. — In London journal of Botany,
— In Phytolozist, 1844, et in London Journal of |
In Transactions of Linnean society’s, vol. IV,
ne D vol. VI.
vol. XX: ee Has
ory, 1847.
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Gopron. — Catalogue des plantes cellulaires de dépa
ment de la Meurthe (statistique départementale).
MouGEeor — Tableau des plantes qui croissent sponte
AE dans le département des Vosges es ES S
tale
. CHESNON. — Statistique botanique de l'Eure. Evreux, 1
© in-4, 60 p. (simple liste sans indications de localités).
Dusoure-D'isiGNY. — Catalogue des plantes de l'arron
sement de Vire. Caen, 1336, in-4, 24 p. (simple liste
indications de localités).
Diarp. — Catalogue des plantes de St Calais (Sarthe
2 LEGRAND. — Statistique botanique du Forez. Saint-El
1873, 1 vol. in-8 de 2% p
Groenor. — Plantes ne ptogames cellulaires du dép
ment de Saône-et-Loire, Autun, 1864, 1 vol, in-8 se ;
ages. +.
; De Manrrix-Donos ET Jeanserxar.—Forule du Tarn. |
1867, 2 vol. in-8 (le second contient la cryptogami ).
Prosr. — Liste des Mousses, Hépatiques et Lic
département de la Lozère. Mende, 1827, roch. in-{
Mamizce. — Catalogue des Plantes des environs de
et Saint-Mâlo. Bordeaux, 1868, broch, in-8.
— Desporres. — Flore de la Sarthe et de la Mayenne
_ Mans, 1838, 2 vol. in-8.
RENAULT. — Aperèu phytostatique sur le dép
la Haute-Saône. Paris, 1873, 1 vol. in-8 de 398
(BLANCHE ET MALBRANGHE. — — Catalogue de
Seine-Inférieure. Rouen, 1864, broch. in
Crouax. _ — Florule du Finistèr Brest,
+ Loire-Intérure. Nantes
Is omis de citer qu |
nnent des listes de Mo
soit qu'il n’y ai
soit bien difficile
PAR NOMS D'AUTEURS.
mé
Pages
IRBLLE. — “Bibliographie, . RE NE rs # 39
Bibliographie exotique … . 2 5t 99, 40;:60
— Notice: sur les travaux ‘bryolo. iques de
Prost dans les environs de Mende (Lozère) 20
Note sur les Hypnum is dos If)
_stellatum, H. che oph ya, H. panel 49
Barbula inu osa Re 5
Cd” rs . 19
ra belge - e ed
de la à Flore ryologique de ail CSG ee
ide du Bryologue dans les Pyrénées PR
XCursion À bee ER le ie Queyras ne
ee s). NO SEGIR 4 CA 51
ogue e ichénologue à
et dans les environs. . ; Ve
otice sur. nie faits de dipersion. _
des mousses dans la Haute-Saône, _… . : | FOR 6
Additions à la flore PRE de la He
Haute-Saône . . . 36
De l'utilité de faire connaitre l'é époque de la
idat she les muscinées._ .
tocarp
| instamment les Bryolognes de nous signaler :
es que nous n’aurions pas cité dans le Bulletin
» ce journal. Pour la partie exotique, on
esser les additions à faire à M. Em. BES-
Dame-des-Champs, 66, à Paris.
a 1re année de la Revue Bryologique
A numéro de la seconde
75, 0 ir de cette épo-
Ne 1 2 ANNÉE 1875.
REVUE BRYOLOGIQUE
à Te
PARAISSANT TOUS LES Eros Mois
S'adresser, pour tout ce qui con- ABONNEMENTS
cerne la rédaction et les abonne-
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is (Orne). ; . ;
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Paris. Autres Pays, & fr. 50.
CITE CE ECHECS
Sommaire du N°1:
Catalogue des Muscinées récoltées aux Antilles. T. HUSNOT. —
Guide du Bryologue et du Lichénologue aux environs de Grenoble
(suite). RAvAUD. — Bibliographie. E. BESCHERELLE. A. COGNIAUX.
T. HusNor. — Bibliographie Belge (fin). F. GRAVET. C- DELOGNE.
— Bibliographie Anglaise. T. HUSNOT. — Bibliographie Italienne.
DE Noraris. — Nouvelles.
2e?
Catalogue des Muscinées récoltées aux Antilles françaises
par T. Husnot.
Dans un mémoire sur les fougères des Antilles (1), j'ai
donné une description géographique et géologique de ces
îles, et indiqué leur division en trois régions botaniques :
1° La région inférieure ou région des cultures (regio cam-
pestris), depuis le niveau de l'Océan jusqu’à 500 mètres ;
© 90 La région moyenne ou région des forêts (regio sylvatica)
de 500 à 1200 mètres ; ;
3° La région supérieure (regio suprasylvatica), qui com-
mence à 1200 mètres et a pour limite supérieure le sommet
de la Soufrière, point culminant des Antilles françaises, qui
s'élève à 1480 mètres au dessus du niveau de la mer.
De ces trois régions, la seconde est beaucoup la plus riche
en Muscinées. La première est trop peu humide et en grande
partie cultivée. Dans la troisième, les forêts sont remplacées
par des arbrisseaux et des plantes herbacées, de sorte qu'on
n’y trouve que des espèces terrestres et saxicoles. ©
10e Ee L
ere |
On. _ Le célèbre monographe, M. Gottsche, qui déjà ae
(1) Bulletin de la soc. linnéenne de Normandie, de série,
2 $ REVUE BRYOLOGIQUE
avait bien voulu se charger de l'étude de mes Hépatiques
d'Afrique, a mis la même bienveillance pour la détermination
de toutes les espèces de mon voyage en Amérique. Dans
l’énumération qui suit, il n'yade moi que les notes du
voyageur. :
Les numéros précédés d’une H, qui suivent le nom de
chaque espèce,‘sont'ceux de ma collection.
Trib. I. JUNGERMANNIACÉES.
1. PLAGIOCHILA sIMPLEx Linbd., Husnot, PI. des Antilles, n°
217. — Sur les arbres de la vallée St-Louis et de la Soufrière
(Guad.). Alt. 800-1100 m.
2. P. GuaDaLuPENSIs Got., H. 215.— Sur les arbres dans les
forêts de la Découverte (Guad.). Alt. 800-1200 m.
3. P. BuRsaTA Lind., H. 248. Montagne Pelée (Mart.) ;
Sayane aux Ananas (Guad.).Alt. 900-1000 m.
4.PerRoTTETIANA Met G.H. 216—Sur les arbres des forêts.
Montagne Pelée (Mart.); la Découverte et la Soufrière (Guad.).
Alt. 700-1200.m.
5. P. ADIANTOIDES Lind., H. 214 a. — Assez commun sur
les arbres des forêts. Alt. 650-1260 m.
6. P. Supernpa Nees, H. 214 b. — Sur les vieux arbres de la
Montagne Pelée (Mart.). Alt, 900-1200 m.
7. P. BREUTELIANA var. GUADALUPENSIS Gottsche, H, 224. —
Sur les arbres de la Découverte (Guad.). Alt, 1100 m.
1. JUNGERMANNIA succuLEeNTA L. et L., H. 232. — Sur les
rochers au bord des sources sulfureuses très-chaudes. Bains
hu du Matouba, source du Galion (Guad.). Alt. 1050-
m.
2. J. Husnorr Got, H.:249 .— Sur. les pierres dans la
_ rivière Rouge (Guad.). Alt. 700 m.
8. J. macrocaryx Mgne., H. 249,-_Sur la terre, au sommet
de la montagne Pelée (Mart.). Alt. 1350 m.
À. J. eRyraROoRRuIzA L. et L.,H, 231 b.—Rochers de la ri-
vière Rouge, à plusieurs endroits (Guad.). Alt. 600-1000 m.
D SETACEA Web, H. 255, Sur la terre au bord dela rivière
St-Louis (Guad.). Alt. 550 m.
1. Isoracays SERRULATA Mitt., H. 291 a, — Rochers de la
Rivière St-Louis (Guad.), Alt. 700 m.
Fi I. eq Sa Dour. H. 227. — Assez +
Gant sur les rochers humides de la ière (Guad.). Alt.
nt E TE OR Re )
p,":: SERRULATA Var, SWARTZIANA, H. 228. _—_ Sur la terre
humide de la montagne Pelée, depuis l'étang jusqu’à la croix
PAR 1060 Sgg en EE en
REVUE BRYOLOGIQUE 3
4. Husxori Got., H. 230. — Rochers humides de la
Découverte (Guad.). Alt, 1050 m.
1. LOPHOCOLEA coNNATA Sw., H.240.—Sur les vieux arbres,
La découverte (Guad.). Alt. 800-950 m.
2. L. rraPezoïnes Mgne., H. 235. — Sur la terre humide.
Montagne Pelée (Mart.). Alt. 1200-1350 m.
1. LeroscypaÜs LIEBMANNIANUS var. GUADALUPENSIS Got., H.
225. — Sur les troucs pourris. Bains chauds de Matouba
{Guad.). Alt. 1000 m.
1. TricHocoLEA TomENTOsA Sw., H. 219.— Assez commun
sur les arbres des forêts, fructifie très-rarement. Alt. 600-
1200 m.
1. Gyunaxrue ApproxIMATA Got., H. 233. — Sur les arbres
de la vallée St-Louis (Guad.). Alt. 800 m.
2, G. Laxa Got., H. 234. — Sur les arbres de la Découverte
et de la vallée St-Louis (Guad.). Alt. 600-950 m.
1. LæertpozraA microPayLLa Lind., H. 220. — Surles vieux
arbres, rarement sur les rochers. Assez commun dans les
forêts humides. Alt. 900-1250 m.
1. Masricogryum specrosuM Got., H.213. — Sur la terre
humide et au pied des arbres. Montagne Pelée (Mart.). Alt.
900-1350 m.
2, M. Vcenrnux L. et L., H. 212. — Sur les arbres des
forêts. Commun. Alt. 600-1260 m.
3. M. Herminreri Got., H. 211.— Abondant sur les rochers
de la Soufrière (Guad.). Alt. 1150-1470 m.
4. M. mens Got. et L., H. 246 b. — Sur les arbres de la
montagne Pelée (Mart.). Alt. 1050 m.
1. SENDTNERA JUNIPERINA Nees., H. 229. — Assez commun
de les arbres des forêts, mais rarement fructifié. Alt. 800-
260 m.
1. Rapuza PALLENS Nees, H. 251. — Au pied des arbres
dans la ravine du Matouba (Guad.). Alt. 700 m.
9 R. paLLexs var. Brasirensis, H. 250. — Sur les arbres à
Champflore (Mart.). Alt. 450 m.
1. Ompmazanrus ricrrormis Nees., H. 238 a. — Sur les
arbres. Montagne Pelée (Mart.). La Découverte, le Nez-Cassé
(Guad.). Alt. 750-1200m. . é |
2. O. marrinrcensis Got, H. 243.—Sur les talus du bord de
la route de St-Pierre à Champflore (Mart.). Alt. 150 m.
3.0. suzeaureus L. et L., H. 244 et 245. — Sur la terre
et au pied des arbres. Route d’Alma près des Pitons du
Carbet, route de la Basse-Pointe au dessus du Morne-Rouge
(Mart.). La Découverte (Guad.). Alt. 500-1100 m.
4. Lereunra VincenTina Got., H. 226. — Sur les troncs
pourris. Le Matouba, Bains chauds du Matouba, La Décou-
verte (Guad.). Alt. 650-1100 m. He
4 REVUE BKYOLOBIQUE
2. L. SAGnæNA Méné., H. 254. — Sur le Rocôt, dans les
plantations du camp Jacob (Guad.). Alt. 500 m.
3. L. XaNrHocarPa L. et L., H. 253. _ Sur le Rôcou. Le
camp Jacob et le Matouba (Guad.). Alt. 500-650 m.
4, L. mNuLA Got., H, 252 a — Sur les feuilles de Danæa.
Rivière aux Ecrévisses près le Matouba (Guad.). Alt. 700 m.
5. L: acceens Got., H. 252 b. — Sur les feuilles de Tri-
re Chemin des Bains du Matouba (Guad.). Alt.
0 m.
6. L. rLExA Hpe., H. 238 b. — Sur les arbres de la Dé-
couverte (Guad.). Alt. 1000 m.
7. L, onBa Got,, H. 237.— Sur les arbres. Le camp Balata,
Pitons du Carbet (Mart.). Alt. 450-600. m.
8. L. 6paca Got., H. 236. —Sur les arbres. Le Vauquelin,
le camp Balata (Mart.). Alt. 400-500 m.
9. L. Sussrwprex Mgne., H. 239 et 241 a. Surla terre et
les viéux arbres. La Ravine du Matouba, Rivière Rouge
(Guad.). Alt. 600-750 m.
10. D. CenINA. L. ét L., H. 251 b.- Surles arbres au bord
duchemin des Bains chauds du Matouba (Guad.). Alt, 950 m.
11. L. varrasiuis Ldg., H. 246 a. — Sur les arbrés de la
Montagne Pelée (Mart.). Alt. 1050 m.
12, L. varragiuis var. ELONGATA, H. 248. — Sur les vieux
‘arbres dé la Montagne Pelée (Mart.). Alt. 1150 m.
; 1. FRULLANIA INvOLUTA Hpe., H, 223. Sur les rochets
du bord dé la route d’Alma près des Pitons du Carbet (Mart.).
Alt. 500 m. es :
2. F. cYLINDRICA Var. MINOR ?, H.222. — Sur les arbres,
près de la source du Galion (Guad.). Alt. 1150 m.
. F. ATRATA Nees., H. 221. — Cette belle espèce est Sus-
Pendue aux branches des arbres, à-la manière des Usnea,
Assez commune dans les forêtsdes hautes hautes montagnes,
Alt. 950-1250 m.
1. Bivvria Lyeccr var. INERMiS Endl., H. 208. Sur le
tronc des Foügèrés en arbre. Vallée St-Louis, rivière Rouge
__ “Guad.). Alt. 550-750 m. >
REVUE BRYOLOGIQUE 5
1. METZGERIA FURCATA Var, EXTENSA, H. 209. — Commun
sur. 184 arbres des 10r8ts. At. 429-1200 D Pot
1. Pseunoneura rucoipes Got., H. 205. — Sur les troncs
pourris et les rochers humides. Pitons du bet (Mart.).
Vallée St-Louis, la Découverte (Guad.). Alt. 600-1150 m. —-
Ses tiges dressées hautes de 10 à 20 cent. el ses nombreux
rameaux épais et très-charnus lui donnent le port d’une
Hyménophylle. Les échantillons d'herbier noircis et
rabougris ne peuvent donner qu’une idée très-imparfaite de
cette belle espèce. APCE
Trib. II. MARCHANTIACÉES.
1. MaromanTiA cmexoropA L., H. 196, 197 et 198. — Bords
des chemins, savanes. Assez commun. Alt. 0-1350 m.
1. Dumorrigra mansurA Nees., H. 199. — Sur la terre, au
bord de la rivière aux Ecrevisses (Guad.). Alt. 650 m.
Trib. III. ANTHOCÉROTÉES.
1. Dexproceros crisparus Nees., H. 204. — Sur les arbres
parmi les mousses. Le. Camp Balata (Mart.:. Sommet de la
Découverte (Guad.). Alt. 400-1260 m.
{. Anruoceros Lævis L., H.202 et 203. — Sur les rochers
humides. Route de St-Pierre à Champflore (Mart.). Rivière
Rouge (Guad.). Alt. 100-975m. MRUEN I
9 À. Lerosronus Got., H. 201. — Croît en larges plaques
orbiculaires sur les rochers de la rivière Noire et de la rivière
Rouge (Guad.). Alt. 500-650 m.
9 À Vncenrranus L. et L., H. 200. — Sur les troncs
pourris. Vallée St-Louis (Guad.). Alt. 750 m.
(4 continuer), T- HUSNOT.
Guide du Bryologue et du Lichénologue dans
les environs de Grenoble (suite).
e possible de les par-
de juin et après celui de septembre : ee
6 REVUE BRYOLOGIQUE
juillet et août sont pour cette altitude les époques les plus favorables,
et celles par conséquent qu'il faut préférer.
Mais parmi tant de lieux divers, excitant sa curiosité et provo-
quant ses recherches, que le botaniste enchanté voit se dérouler, à
ses ES et devant lui, sur les gradins étagés de ce grandiose
amphithéâtre des montagnes de Grenoble, lesquels, forcé de se
borner à quelques-uns, ira-t-il choisir de préférence et explorer ?
Nous fixerons son attention sur un petit nombre de stations plus
spéciales qui nous paraissent résumer l’ensemble des richesses
bryologiques et M ne er du périmètre autour duquel nous
avons promis de servir de guide. Pour la plaine qui environne
Grenoble deux promenades pourront suffire, l’une à Echirolles et
l’autre aux Cuves de Sassenage : nous monterons ensuite sur le
côteau de Parmenie, dont la croupe allongée, vaste dépôt d’allu-
vion, domine la riche vallée de Moirans et Tullins. De là, revenant
sur nos pas, nous visiterons le Villard-de-Lans et la Grande-Char-
treuse ; nous gravirons les flancs escarpés de la Moucherolle, du
Grand-Veymont et de Chamechaude. Au sortir de ce terrain cal-
caire, nous passerons à nos alpes granitiques pour nous enfoncer
tour à tour dans les sinuosités de leurs vallées profondes ou esca-
lader leurs cimes neigeuses : Allevard et les Sept-Laux, Revel et
Belledonne, Livet et Taillefer, le Valbonnais et le Chamoux, enfin,
bien que un _ en dehors du département de l'Isère, le Villard
d’Arène et le Pic du Bec, le Lautaret etle Galibier seront l’objet
d'autant d’excursions successives : ce sera le moyen de voir et de
cueillir beaucoup, en évitant le plus possible la monotonie et les
redites, et d'augmenter l'intérêt par la variété et par la gradation.
Notre programme est tracé, nous allons commencer à le suivre.
1° De GRENOBLE À ECHIROLLES.
d'anciennes murailles en ruines, ce côteau, comme on le voit, offre
um le Potlia minutula Bruch. et _
humide d’abondantes touffes de
de Webera carnea Sch. En
REVUE BRYOLOGIQUE 7
»
Hildenbrandii Nyl., enfin, entre les fissures de l'écorce de ces
mêmes arbres, on trouve aussi, Mals avec des yeux attentifs, l'Ope-
grapha hebraïca L. Dufour. |
Si, de temps en temps, quittant les allées du cours, on se
détourne à droite ou à gauche, à la distance de cinquante à deux
cents mètres, on récoltera dans des prairies spongieuses l’Hypnum
àduncum Hedw.., stérile (1); le ee à d’une foule de petits ruisseaux
les Physcomitrium pyriforme Brid., Prachythecium velutinum Br. et
Sch., 2. rutabulum Br. et Sch., Rhynchostegium rusciforme Br. _et__
Sch.; KBur le tronc des-peupliers et surtout des saules qui borden
ces ruisseaux, les Orthotrichum obtusifolium Schrad.. Pylaisia
polyantha Sch., Homalolhecium. sericeum Br. et Sch., Brachythecium
salebrosum Br. et Sch: à leur base ou sur leurs racines découvertes
à moitié baignées dans l’eau, les Mnium rostratum Schwægrichen,
Leskea polycarpa Ehr., var: paludosa Hedw., Brachythecium popu-
Leum Br.et Sch., Eurhynchium prælongum, var. macrocarpum SCh.,
Amblystegium serpens Br. et Sch., À. riparium B. et Sch., sur l’écorce
de ces mêmes saules se voient, entr'autres lichens, les Lecanora
citrina Ach., L. cerina Ach., L. subfusca Ach., L. scerupulosa Ach.,
L. Hageni Ach., Lecidea parasema Ach., L. premnea Ach., Verru-
caria galactites Ach., rapha cygbiformis Schrer., 0. radiata
Pers., 0. obscura EE FA atra Pers| Des érables épars çà et là dans
s présentent l'Orthotrichum pumilum Swartz]et
la campagne nou \
de longues files de müriers ont leurs rameaux tout blancs de
Parmelia leplalea Ach. : RARE.
En traversant le village d'Echirolles, nous observons au pied et
à la surface des murs des maisons ou des jardins les Barbula un-
guests Hedw., . revoluta Sch., B. convoluta Hed., B. muralis
ed., Grimmia crinila Brid., G. pulvinala Smith, Encalypta strep-
tocarpa Hed., dans n0$ environs a stérile, Funaria hygrome-
trica Hed., Bryum inclinatum Br. et Sch., Bryum
Rhynchostegium murale Br. et Sch. À l'extrémité du village nous
rencontrons de gros arbres dont le tronc est couvert de Madotheca
platyphylla Dum., très-fertile, et des cerislers où le Frullania
Tamarisci Nees ab Ess. étale ses tiges rougeûtres.
Parcourons maintenant en sens
nous y cueillerons parmi les C aire
argileux les idium subulatum Br. et Sch., Rhacomäitrium canes-
rit mitrium ericelorum Sch., Hypnum. eupressiforme
s_ombragées
signale une mousse comme
8 REVUE BRYOLOGIQUE
et rolundifolium Br. et Sch., dans les taillis les Dicranum scoparium
Hed., D. undulatum Br. et Sch., Eurhynchium prælongum Br. et
Sch. ; au bord et le long des talus sableux des sentiers et des
ornières, les Fissidens exilis et adianthoïdes Hed., Atrichum undu-
latum Pal. de B., Homalia trichomanoïdes B. et Sch.; cà et là de
EN rt ont leurs branches toutes rugueuses de Lecidea quernea
Ach.,Let de jeunes hêtres ont leur base tapissée de Radula compla-
a Dum., ou sillonnée des singuliers Caractères de l'Opegrapha
scripla var. pulverulenta Ach. Au milieu des sapins nous trouvons
sur leurs racines ou sur la terre, les Mniuwm cuspidatum Hedw., M.
affine Blandow, rare, Thuidium abietinum Br. et Sch., toujours
stérile dans nos contrées, T. delicatulum B. et Sch., Hypnum
purum L., les branches des sapins sont chargées d’Orthotrichum
leocarpum Br. et Sch., leurs troncs sont jaunis des longues tiges
_ pendantes de l’Aypnum cupressiforme Linn., var. filiforme Sch.,
ou noircis des larges plaques du Frullania dilatata Nees ab Ess.,
bien fructifié.
Les marais de Rochefort, sur la rive gauche du Drac, ne sont
que deux kilomètres d’Echirolles : hâtons-nous de passer le pont
e Claix et d’aller les visiter. Presque à l'entrée du pont, sur des
rochers qui bordent la route, à notre gauche, nous prendrons
_ lEncalypla vulgaris Hdw. var. obtusa Sch. et de l’autre côté du
‘pont, au pied d’un rocher élevé, le Funaria Mmicrostoma Bruch et
ch. Dans les marais de Rochefort nous trouvons bien fructifiés
les Hypnum stellatum Schreb., H. cuspidatum, Linn. mais stériles
H. fluitans Dill., H. revolvens Swartz, et sur les racines de peupliers
d'Italie Z. chrysophyllum Brid. var tenellum Sch.
. C’est par la rive droite du Drac que nous retournerons à Grenoble :
elle est exhaussée d’une Frs digue d’un côté aride et semée de
graviers, de l’autre plantée de différents arbres, émaillée de vertes
saulaies, arrosée de fontaines et creusée de fosses profondes dont
les talus sont ombragés de broussailles ou exposés au soleil : il n’y
a qu'à suivre et à explorer cette digue avec attention pour y
trouver les mousses suivantes: Weissia crispula Hedw., Distichium
capillaceum Br. et Sch., espèces descendues des montagnes, Cerato-
don purpureus Br., Trichostomrim crispulum Bruch., Barbula rigida
_ Schultz., B. fallaz Hedw., var. brevicnulis Sch., B. gracilis Sch.,
B. inclinata Schw., 4. ruralis Hedw., var. rupestris Sch., Grimmia
apocarpa Hedw., Webera annotina Schw. , Philonotis marchica Brid.,
‘ces deux dernières espèces autour de la citerne des fontaines de la
ville, Hypnum rugosum Ehrh., sur des troncs de peupliers et de
saules Orthotrichum cupulatum Hoffm., type, 0. diaphanum Sch.,
sur des ormes Leca de
__ dium elegans D. C
de donner la
quine
terrain d’alluvion ca
REVUE BAYOLOGIQUE 9
BIBLIOGRAPHIE (1)
Eparicue pr Boreo, raccolte dal D'eO. Beccari-nel ragiato
di Sarawak durante gli anni 1865-66-67, descritte dal dottore
G. de Notaris. Turin 1874, in-4. Extrait des mémoires de
l'académie royale des sciences de Turin, ?°'série, torh.
XXVII. 12 fr.
Dans cet ouvrage écrit en italien et qui se compose de 44
pages et de 19 pl. s’apliquant à 35 espèces, le célèbre bryo-
logue italien donne la description de 51 espèces d'Hépatiques
dont 26 nouvelles, récoltées dans la partie septentrionale
de l'Ile de Bornéo et complète ainsi le travail que M. Van der .
Sande Lacoste avait antérieurement publié sur les Hépati-
ques de la partie méridionale de l'Ile. Les 51 espèces se ré-
partissent de la manière suivante : Gotischea 6, Plagiochila 7,
Jungermannia 4, Lophocolea 1, Diploscyphus (gen. nov.) . +
Chiloscyphus 4, Lepidozia 4, Mastigobryum 18, Physiotium 2;
Trichocolea À, Sentdnera 1, Radula ?.
Voici la diagnose du nouveau genre établi par l’auteur et
qu’il place à la suite du G. Lophocolea.
DIPLOSCYPHUS, n.gen. »
L'espèce unique qui compose jusqu'ici ce geure ressemble
#0 REVUE BRYOLOGIQUE
Heparicæ EuroPæ. Jungermannideae Europæ post semiseculum
recensitæ, adjunciis Hepaticis; auctore B.-C. Du MorTIER.—
Bruxelles et Leipzig, Muquardt, éditeur ; Paris, chez J.-B.
Baillière et fils; 1 vol. in-8° de 203 pages et 4 planches co-
loriées. — Prix : 6 francs. (1).
mie des genres.
REVUE BRYOLOGIQUE {11
tiques et spécialement des Jongermannes. IL avait été
quelque peu devancé, il est vrai, par Raddi et Gray, dont
les travaux sont restés si longtemps inconnus aux bota-
nistes ; mais tandis que ceux-ci n'avaient embrassé que les
plantes d’une région restreinte et n’avaient établi que des
coupes plus ou moins artificielles, d’après les organes de la
végétation, M. Du Mortier avait tracé une classificatien d’en-
semble, établie conformément aux principes de la méthode
naturelle ; il avait cherché ses caractères distinctifs dans.
lesorganesdefructification,etsurtoutdansle périchèze, organe
invariable, fournissant des genres parfaitement établis. Ces
genres étaient tellement naturels que les auteurs venus
après lui ont eu beau les rejeter, essayer de donner d’autres
noms, ils n’ont pu pour ainsi dire rien faire de neuf; ils
retombaient presque toujours dans les genres de M. Du
Mortier et actuellement, il n’est presque aucun de ceux qu'il
avait établis en 1822, 1831 ou 1825 qui n'ait élé admis par
les auteurs modernes, et souvent même recréé sous d'autres
noms.
En parcourant la monographie de M. Du Mortier, nous
aurions bien des points à signaler à l'attention des crypto-
gamistes, des modifications dans la nomenclature, des
genres nouveaux, des espèces inédites à relever; mais nous
croyons ces détails superflus, ce livre devant être dans les
mains de tous ceux qui s'intéressent aux curieux végétaux
qui y sont décrits. Déjà les plus éminents cryplogamisies
de notre époque en ont hautement apprécié le mérite. L'un
d’eux, très-compétent, les qualifiait d'ouvrage drapeau, « à
Stendard work » ; mais pour résumer notre appréciation,
nous emprunterons l'expression d’un de nos plus savants ”
bryologues français : c’est «le Bréviaire de l’'Hépaticologie. »
| ALFRED COGNIAUX.
Brimisa Herarnicæ : containing descriptions and figures
of the native species of Jungermannia, Marchantia, and An-
thoceros. By B. GarriN@ron. — Paris I, Il, III. London
(sans ca ee ;
Chaque livraison composée de 24 Dp. gr. in-8 et de 4 fe
noires. 25. 6 d. (3 £. 15). — pl. coloriées. 3 s. 6 d. (4 f. 40).
M. Carrington suit à peu près la classification du Synopsis
de Gottsche, Nees et Lindenberg, en adoptant toutelois les
noms génériques créés par Gray en 1821, par conséquent
antérieurement aux travaux de Dumortier, Corda, Nees, etc.
M. Carrington fait subir aux noms de Gray une légère
modification, qui consiste à changer la terminaison us en a,
_ pour les rendre conformes aux lois de la nomenclature
12 REVUE BRYOLOGIQUE
botanique. Il n’en résulte pas, selon nous, que ces noms
ne doivent pas avoir la priorité, comme le pense M. Dumor-
_ tier, et être rejetés pour adopter les siens, puisque.c’est Gray
qui est réellement le créateur de ces genres. Nous pensons,
au contraire, qu'on doit les adopter comme étant les plus
anciens, où prendre ceux du Synopsis de Gottsche, Linden-
berg et Nees qui est dans les mains de tout Le monde depuis
plus de trente ans.
.… La diagnose assez courte dechaque espèce est suivie de sa
synonymie et de sa distribution géographique dans la
Grande-Bretagne et l'Irlande. L'auteur décrit ensuite, avec
un soin très-minutieux, chaque partie de la plante et ne
consacre pas moins de deux grandes pages à chaque espèce.
planches ont été faites avant le texte, et les espèces
m'y sont pas distribuées dans le même ordre, Les 64 pages
publiées (il manque à la 3° livraison 8 pages qui seront
ajoutées à la 4°) ne contiennent la description que de 22
_ espèces, tandisque 39 sont figurées dans les 12 pl. qui les
accompagnent. Ces 22 espèces appartiennent aux genres .
_ Suvanis is É FH ene
_ Scalius Gray (Haplomitrium Wees) 1 esp. ; Gymnomitrium
3; Nardia Gr. (Marsupella Dum., Mesophylla Dum. et South-
bya Spr.—Sarcoscyphus et Alicularis Cord.) 10 esp.; Tricho-
es Ÿ ; Acroboïbus { ; Saccogyne 1, Harpanthus 1, Plagio-
chila 4.
BEITRAGE zur MoosFLORA vON SPANIEN, par À. Geheeb. —
In Flora, 1874, n° 33. — Tirage à part: 6 p. in-8.
Sous ce titre, M. Geheeb donne le catalogue des Mousses
_ récoltées par le pharmacien R. Fritze, en 1873, dans les pro-
vinces du sud ét du centre de l'Espagne. Quoique cette liste
hese compose que de 54 espèces, elle présente cependant un
_ certain intérét,car ils’agit d’un pays encore fort peu connu.
_ Sigoalons une espèce nouvelle, le Rhynchostegium Mediterra-
_ ñeum.trouvé en Sardaigne (Fr. Mueller) et près d’Algésiras
sb se Ê que l’auteur, M. Juratzka, dit être très semblable au
Rhynch. tenellum, dont il diffère par la nervure ne dépassant
_ pas le milieu des feuilles et le pédicelle scabre.
_T. HUSNOT.
{8 mousses et 24 hépatiques.
REVUE SRYOLOGIQUE | 13
Observations sur 44 mousses et 14 hépatiques.
L. PrRé. — Les sphaignes de la Flore de Belgique (in Bul-
letin de la Société de botanique de Belgique) 1868.
L. PrRé.— Recherches bryologiques (in Bulletin de la Soc.
de botanique de Belgique). Août et novembre 1868 ; août
1869 ; mars 1870 et novembre 1871.
Observations sur les mousses de Belgique, avec des
” tableaux dichotomiques, d’après le Bryologia europæ.
À. CoëNraux. — Éssai d’analyse des mousses pleurocarpes
de Belgique sans le secours des organes de fructification.
re rats de la Société de botanique de Belgique). Août
E MarcHaz. — Les muscinées des environs de Visé, (in
Bulletin de la Soc. de botanique de Belgique). Août 1869.
r Catalogue des mousses ét des hépatiques des environs
e Visé.
A. COGNIAUX. — Catalogue pour servir d'introduction à
une monographie des Hépatiques de Belgique {in Bulletin de
la Soc. de bot. de Belgique). Juin 1872,
Enumération de 105 hépatiques, avec description des
genres. rh .
GC. DeLOGNE. — Contributions à la Flore cryptogamique
de Belgique (in Bulletin de la Société de bot. de Belgique).
Janvier et mai 1874. Len St SE
Observations sur quelques mousses rares de Belgique.
H. VERHEGGEN. — Mousses, hépatiques et lichens des
environs de Neufchateau {ir Bulletin de la Société de bota-
nique de Belgique). Juin 1872.
Catalogue des muscinées et des lichens des environs de
Neufchateau, dans la province de Luxembourg.
_F GRAVET.
Krexx. — Notice sur quelques espèces peu connues de la
flore belge, 1835.
» Recherches pour servir à la flore cryptogamique
… des Flandres. Mém. Ac. de Belgique, t. xmr, xvn,
| 4
togames observées, depuis 1835, dans le Brabant et ;
_ la province d'Anvers. Bruxelles 1838.
14 REVUE BRYOLOGIQUE
ment découvertes en Belgique. Bul. Ac. de Bel. 1852.
» Quatrième notice sur quelques cryptogames récem-
ment découvertes en Belgique. But Ac. de Belg. 1854.
» Sixième notice sur quelques cryptogames inédites
ou nouvelles pour la flore belge. Bul. Ac. de Bel.
1859.
BELLYNCK, À. — Catalogue des cryptogames recueillies dans
les environs de Namur. Bul. Ac. de Bel. t. xix. 1852
MarcaaL, E. — Reliquiae Libertianae. Bul. Soc. bot. de Belg.
lt. XI.
AUBERT, G. — Catalogue des cryptogames récoltées aux en-
virons de Louette-Saint-Pierre. Bul, Soc. bot. de Belg.
1. 1. — Plusieurs observations de ce catalogue sont
erronées.
Harpy, A. — Catalogue des plantes, plus ou moins rares,
observées en Belgique. Bul. Soc. bot. de Belg. 1. 1x.
DELOGNE, C.-H. et GRAVET, F. — Listes de Mousses nou-
velles ou rares pour la flore belge. Bul. Soc. bot.
de Belg. t. vi, vx, vu.
DELOGNE, C.-H. — Hépatiques : in CRÉPIN, catalogue de la
flore de Belgique. Bruxelles, 1872.
» Deux listes de mousses nouvelles pour la flore. Bul.
Soc. bot. de Belg., t. xin1.
Graver, F. — Mousses : in CRÉPIN, catalogue de la flore de
Belgique. Bruxelles 1872.
C.-H. DELOGNE.
Bibliographie Anglaise.
1° Ouvrages contenant en même temps que les mousses
d'autres cryplogames ou des Phanérogames :
Dixson. — Fasciculi plantarum cryptogamicarum Britan-
nie. London 1785-1801, fasc. I-IV en { vol. in-4 avec 12 pl.
Enecisæ Borany. — Les descriptions de mousses de cette
ue publication sont de Smith, Sowerby, Wilson,
4 nl — Scottish cryptogamic flora. Edinburgh
1824-26, 4 vol.
ne HOOKER. — /n Flora Londinensis. London 1814.
“ee ide . In Flora Sotica. London 1821.
de Ne: An British Flora. London 1833.
Le à Hoitée, — Flora Anglica. London 1778, 2 vol. in-8.
= Licuroor. — Flora Scotica. London 1777, 2 vol. in-8.
mm 2 che Hibernica. Dublin 1836, in-8. 4
REVUE BRYOLOGIQUE 15
2° Ouvrages spéciaux.
Turner. — Muscologiæ hibernicæ spicilegium. Yermuthæ
1804, 1 vol. in- 12 avec 16 pl. col.
DrüuumonD. — Musci Scotici. Forfar 1895, 2 vol.
Hooker et TayLon. — Muscologia Britannica. Ed. 1, Lon-
don 1818, 1 vol. in-8 avec 31 pl. ; éd. 2, London 1827, 1 vol.
in-8 avec 36 pl.
Wizson. — Bryologia Britanuica. London 1855, { vol.
in-8 de 445 p. et 61 pl. dans lesquelles sont figurées toutes
les espèces décrites ou au moins leurs caractères essen-
tiels. 45 à 50 fr.
L'auteur de cette excellente Flore donne, dans l’introduc-
tion, quelques détails sur l’orgonographie des mousses ;
viennent ensuite une clef analytique des genres anglais et
un synopsis de ces genres. La description de chaque espèce
est faite avec beaucoup de soin, et accompagnée souvent de
discussions sur sa synonymie et les caractères qui la distin-
guent des espèces voisines. L'ouvrage se termine par un
dictionnaire des termes employés. Les 36 premières plan-
ches ne sont, sauf quelques additions et corrections dans le
genre Hypnum, qu’un nouveau tirage de la 2° édition du
Muscologia Britannica de Hooker et Taylor ; les 25 dernieres
sont l’œuvre de Wilson.
Berkezey: — Handbook of British Mosses. London 1863,
1 vol. in-8, 324 p., 24 pl. coloriées. 21 sch. (26 fr.)
Gette publication, qui semble n'être qu'un abrégé du
Bryologia Britannica de Wilson, est loin de valoir cet
ouvrage remarquable. Les planches paraissent avoir été
coloriées d’après les échantillons d’herbier, car elles ne
représentent pas la couleur naturelle de chaque espèce ;
il serait préférable d’avoir de bonnes figures noires plus
exactes : le Pottia Heimii, par exemple, est figuré avec des
feuilles entières tandis quelles sont fortement dentées dans
la partie supérieure. |
Hogxink. — À synopsis of the British Mosses. London
1873, 1 vol. in-12, 196 p. p. 7s. 6 d. (9 £. 40).
Sous ce titre, l’auteur donne une courte description de
toutesles moussesbritanniques, avec quelques indications de
localités pour les espèces rares. Comme dans les deux
ouvrages précédents, On y trouve un synopsis des genres
et un dictionnaire des termes employés.
M ce fast HUSNOT,
D Bibliographie Italienne.
_ Ed. 1 Romæ 1831, in-8. — Ed. IL. Romæ (84l,in8.
Bryologiæ Romanæ.
16 REVUE BRYOLOGIQUE
BazsaoO et DE Noranis. — Synopsis Muscorum in agro Me-
diolanensi hujusque lectorum. Mediolani
1833, in-8.
» Musci Mediolanenses exs. Fasc. I. IL III.
IV. (80 n°). Mediolani 1833-34.
» Prodromus Bryologiæ Mediolanensis.
Mediolani 1834, in-8.
J. DE NoTaRis. — Mantissa Muscorum ad floram Pede-
montanam. Memor.Accad.Sc. di Torino, ser. I, vol.
: XXXIX. 1836.
(A continuer) DE Noranis.
NOUVELLES.
Le prochain numéro de la Revue Bryologique contiendra la
description de deux genres nouveaux de Mousses d'Europe
fort intéressants (trouvés l’un dans les Vosges inférieures
et l’autre dans les Alpes), par M. Schimper.
_ Le tirage à part des £patiche di Bcrneo de M. de Notaris ne
se compose que de cinquante exemplaires ; les botanistes,
qui désirent avoir cette importante publication, feront bien
de Res immédiatement. La deuxième partie paraîtra
en 1875.
Le 11° fascicule (n° 501-559) des Musci Galliae paraîtra le
4 février 1875.
Hohenacker, né à Zurich en 1798, est mort à Kirckheim
le 1% novembre. D’abord voyageur de l’Unio d’Esslingen, il
avait ensuite distribué les récoltes de divers voyageurs,
notamment les Mousses et les Hépatiques récoltées par
_ Lechler dans l'Amérique Australe. On cherche un acquéreur
pour ses magasins qu'il avait essayé lui-même de vendre
__ pendant ses dernières années. a
Le comte Jaubert est décédé le 5 juillet à Montpellier.
_ Quoïqu’il se fût livré plus spécialement à l'étude de la Pha-
mnérogamie, il avait réuni des Mousses de diverses contrées
et intercalé dans son herbier les planches de Schwægrichen,
….."Bchimper; ét. "Pan Ne
Nous apprenons encore la mort du D' Roussel, décédé à
Paris le 17 décembre, à l’âge de quatre-vingts ans. Il avait
‘étudié les diverses branches de la cryptogamie et réuni une
bibliothèque importante. Il publia; en 1870, l'énumération
des champignons récoltés aux Antilles par Husnot. Nous ne
avons ce que deviendront ses coHections et sa bibliothèque.
Ne 2 2e ANNÉE 1875.
REVUE BRYOLOGIQUE
DARAISSANT TOUS LES rois Mois
Rd TS D LS ST
S'adresser, pour tout ce qui con- ABONNEMENTS
cerne la rédaction et les abonne-
ments, à T. Husnot, à Cahan, par France ) 4 fr, paran
ROesr (TRUE Belgique { ie Et
On s'abonne également chez F. Suiase \ e man . ou timbres-
Savy, Libraire, rue Hautefeuille, 24, | poste français.
Paris. Autres Pays, #4 fr. 50.
2006000000000000000000000000000000000006000
Sommaire du N° 2.
Deux nouveaux genres de mousses d'Europe. W. P. SCHIMPER. —
Observations sur quelques Mousses du xre fascicule des Musci
Galliæ. BouLay. — Aperçu sur les Mousses et les Sa y LA
du Mont-Dore. E. Lamy. — Bibliographie italienne. De Noranis.
— Nouvelles.
Deux nouveaux genres de Mousses d'Europe établis et
décrits par W. Ph. Schimper.
LEPTOBARBULA Sch.
Plantes très-petites, ayant le port etle mode de végétation
des Seligeria. Feuilles inférieures espacées, assez courtes,
linéaires, les supérieures plus longues et formant touffe,
munies d’une nervure médiane aplatie, et couvertes de
petites papilles à lapartie supérieure qui est forméede cellules
très-petites et carrées, tandis que la base se compose de
cellules rectangulaires assez grandes. Fleurs dioïques, péri-
gones mâles gemmiformes assez épais. Périchèse engaînant.
Coiffe cuculliforme, étroite. Capsule droite, régulière, ellip-
tique. Anneau grand, composé de trois rangées de cellules
et se détachant en spirale. Péristome grand, régulièrement
développé à la manière de celui des Barbula, et légère-
ment contourné. Les sporules sont très-petites et lisses.
1. LæprosarBuLA WIiNTERt Sch. AL)
Tige très-grêle, simple, atteignant une hauteur de 2-4
mm., innovant par la base qui seule porte des racines.
Feuilles caulinaires lancéolées-linéaires ou subulées, s’éta-
lant un fpeu depuis la base imbriquée pour se recourber
vers le haut: Réseau cellulaire de la partie supérieure obs-
18 REVUE BRYOLOGIQUE
curci par les papilles ; celui de la partie inférieure distinct,
assez lâche, rectangulaire, à mailles diaphanes. Périgone
polyphylle, à feuilles ovalaires dont les extérieures sont
dépourvues de nervure. Feuilles périchétiales larges à leur
partie inférieure et-très-engaînantes, brusquement rétrécies
au-dessus de la gaîne et subulées. Archégones et vaginule
accompagnés de nombreuses paraphyses filiformes. Cap-
sule munie d’un pédicelle couleur roux-pourpre etlong de 7-8
mm., ovale, d’un roux brun assez foncé. Dents du péristome
reposant sur une membrane basilaire étroite assez solide,
orange et vermiculée, divisées jusqu'à la base, les deux
branches entièrement libres, longues, filiformes, papilleuses,
couleur rouge foncé, convolutées lâchement en un demi-tour
de spire.
Habit, Sur les rochers calcaires (calc. conchylien) près le
Mondorf, dans la vallée de la Sarre, non loin de Saarbruck,
où cette jolie petite mousse a été découverte par M. Winter,
_ pharmacien, en 1863. |
Matur. des capsules : au printemps.
Cette mousse ressemble à première vue plutôt à un Seligeria du .
type du S. pusilla, qu'à un Barbula, et c’est aussi la raison qui
nous l'a fait Séparer de ce genre, d'autant plus qu'elle a trouvé une
congénère qui offre les mêmes caractères génériques.
. 2. LEPTOBARBULA. MERIDIONALIS Sch.
ë + :
Plantes vivant dispersées, à tige simple, à peine haute de
{ rmam., innovant par la base qui porte régulièrement quel-
ques ramules grêles et microphyliles:-Feuilles inférieures
très-petites, ovales-oblongues, obtuses, feuilles supérieures
et comales beaucoup plus longues, linéaires-lancéolées, lé.
gèrement émoussées au sommet, à nervure aplatie assez
forte et brunâtre, crénelées sur les bords, à surface couverte
de papilles verruciformes très serrées et obscurcissant le ré-
seau Cellulaire, tissu basilaire assez lâche, jaunâtre ou chlo-
rophylleux. Feuilles er engaînantes jusque vers
où au-delà de leur milieu, de là brusquement subulées. Cap-
sule petite, elliptique, à pédicelle long de 1 cent. roux-
pourpre à la partie inférieure, jaune pâle vers le haut. Oper-
Cule rostelléà rostre obus. Anneau large, très-hygroscopique,
revolubile. Péristome grand, roux-pourpre, à cils réunis à
la base par paires et fortement papilleux. .
. Habit. J'aï collecté cette mousse à la fin d'avril 1873, sur le
ciment entre les‘arcs-boutants du mur dirigé vers l’ouest de
Ja chapelle de St-Cassien, au. Mont-d’Arluc, entre. la Napoule
et Cannes (Alpes-Maritimes). |
Éd.
La
‘inflezum, mais l'examen détaillé en fait ressortir la grande
\4s
REVUE BRYOLOGIQUE 19
METZLERIA Sch.
Plantes grêles, gazonnantes, se rapprochant par le port
et la feuillaison des Dicranodontium. Feuilles lancéolées à
la base, longuement subulées et semitubuleuses, formées
de cellules assez larges et rectangulaires à leur partie infé-
rieure, très-petites et également rectangulaires vers le haüt,
munies d’une nervure aplatie assez solide. Inflorescence mo-
noïque : fleurs mâles gemmiformes, brièvement pédicellées.
Périchèse engaïnant. Coïiffe grande se prolongeant au-des-
sous de la capsule. Capsule portée par un pédicelle droit.
oblongue-elliptique, ovalé ou presque globuleuse. Anneau
très-étroit. Péristome de Dicranodontium, moins régulier
cependant et plus petit.
METZLERIA ALPINA SCh.
Tige haute de 8-12 mm., innovant sous le sommet et peu
rameuse. Feuilles légèrement denticulées vers le häüt et ter-
minées par 2? Ou 3 dents assez fortes, à nérvure médiane
composée de ? couches de cellules assez larges. Fleurs mâles
à plusieurs dans les aisselles des feuilles supérieures. Cap-
sule très-variable par rapport à la longueur de son pédicelle,
à ses dimensions et à sa forme, et passant dans la même
touffe de la forme oblongue à la sphérique en se rapetissant
considérablement. ir. Ke :
Ce curieux genre, qui n’a pas d’analogué très-voisin en
Europe, a été découvert en 1868 à deux endroîts différents
des alpes bernoïses : au Faulhorà à 2120 mètres, sur un
terrain tourbeux, par M. Metzler de Francfort, et au Sustén-
pass par M. Boll, et en dernier lieu dans les Alpes de là
Styrie (1).
me
OBSERVATIONS SUR QUELQUES MOUSSES DU
XI FASCICULE DES Musci Galliæ.
Le XI* fascicule des Musci Galliz continue dignement les
traditions de ses aînés, l'amateur des Mousses de France
trouvera là une belle série d'espèces du plus grand intérêt :
Dicranella crispa, Grevilleana, Didymodon denticulatus, Cera-
todon corsicus, Desmalodon Guepini, Neckera Menziezii, etc:,
etc. Au sujet du Neckera Menziezii, sere-ce une indiscrétion
de ma-partde direque cette belle mousse vient d’êtré trou
vée par M. Rénauld, en quantité, sur les rochers calcaires
des montagnes de N.-D:-de: Lure (Basses-Alpes). °°"
Quelques espèces du même fascicule m'ont suggéré les
1) Par M. Breidler, dont j'ai recu un échantillon. par lintermé-
aile de M Geheeb. 2 UT Husnor.) |
20 REVUE BRYOLOGIQUE
observations suivantes que je demande la permission de
communiquer aux lecteurs de la Revue.
N° 505 « Dicranella curvata Sch.» Sur la terre siliceuse, vallée
de Chamonix (Haute-Savoie) (1). — Les feuilles involucrales
intimes, à la base du pédicelle, entièrement ou aux trois-
quarts engainantes, la capsule bombée-arquée et subhori-
zontale ou très oblique sont des caractères faciles à vérifier
sur cette plante ; ils appartiennent au Dicranum subulatum
Hedw. (Dicranella subulata Sch.) ; tandisque les folioles
involucrales du Dicranum curvatum Hedw. bien que dilatées
à la base ne sont jamais engaînantes ; la capsule, sur cette
dernière espèce surtout après la sporose, est dressée, symé-
trique ou à peine bossue et d'un rouge intense.
N° 513 « Barbula revolvens Sch. » Aix-en-Provence (2).
N° 513 « Barbula convoluta Hedw.: var. robusta Sch.»,
même localité (3).
Les mousses publiées sous ces deux a‘ sont identiques.
Il est évident que la détermination du n° 513 ne peut s’ex-
pliquer que par un lapsus calami. Cette mousse n’a rien de
commun avec le Barb.. convoluta Hedw. caractérisé par les
folioles involucrales intimes tubuleuses-engaînantes, par le
pédicelle jaune de paille, les feuilles lancéolées, planes aux
rds au moins d’un côté. M. Schimper a ‘eu sans doute en
vue le Trichostomum convolutum Sch. (Barbulanervosa Milde).
Les analogies sont, en effet, très-marquées par rapport à ce
Trichostomum et pourraient, à la rigueur, conduire à ne
voir dans la plante publiée sous les n° 513 et 5132 qu’une
forme à péristome plus complètement barbuloïide de cette
espèce déjà rapportée, du reste, par Milde au genre Barbula.
Toutefois, après avoir examiné des échantillons complets du
Barb. nervosa, recueillis sur des vieux murs à Nimes, je
constate les différences qui suivent : sur la plante d’Aix, les
feuilles caulinaires prises à toutes les hauteurs sont large-
ment ovales, plus courtes et plus larges, la portion des
bords qui se renverse, au tiers supérieur, est plus large,
mais moins roulée sur elle-même. L’opercule est étroit,
allongé etnon conique obtus. Les dents du péristome par-
faitement développées décrivent un tour et demi de spire,
tandis que dans l'espèce voisine les dents du péristome sont
Eee ement imparfaites, à peine contournées, et les cellules
l’opercule ue décrivent qu'un demi tour. Je suis donc
assez disposé à voir dans cette plante, selon la première
opinion de M. Schimper, une espèce distincte: Barbula revol-
vens Sch. Dans la seconde manière de voir, ce serait le type
REVUE BRYOLOGIQUE 21
du Bab. mervosa, auquel la forme à péristome imparfait
devrait être subordonnéé. 0.81 10018 13}
N° 519 « Webera Ludwigii Sch. var. elongata Husn.» Cette
plante me parait se ‘rattacher à quelque forme stérile de
Bartramia, section Philonotis. Le tissu des feuilles est parfai:
tement caractérisé par la saillie dés points de jonction des
cellules ; les cellules irrégulièrement anguleuses du som: .
met, sur les feuilles où la nervure s’arrête au dessous de ce
point sont aussi du genre Bartramia et ne Sé rencontrent
Jamais dans le genre Bryum. 65 si SL
N° 522 «Bryum inclinatum B.S.» Cé ne peut être cetté espèce,
du moins pour les échantillons que j'ai reçus, vu que le pé-
ristome interne est totalement libre et muni de cils déve-
loppés appendiculés. L'état de mes échantillons ne m'aÿant
pas permis de constater la sexualité des fleurs, je m’abstiens
de me prononcer sur l'espèce (1). de ROBIEN
N° 530 « Philonotis fontana var gracilescens Sch. » En mon-
tant au col de la Traversette (Hautes-Alpes). COTOSE
Les caractères assignés par Bridel à son Bartramia mar-
chica sont tout à fait insuffisants : ce sont les auteurs du
Bryologia europæa qui ont précisé la distinction de cette
mousse par rapport au B. fontana (v. Bryol. eur. tabb. 323
et 324). Dans le B. fontanu, les feuilles caulinaires sont plissées
à la base ce qui se lie étroitement avec la réflexion des bords;
les folioles périgonialés sont obtuses (arrondies au sotimet)
etléut nervure s'arrête sans atteindre Pextrémité.
Dans le B. marchica, les feuilles caulinaires plus étroites,
lancéolées, sont dépourvues de plis et planes aux bords, d'un
tissu plus délicat, plus translucide ; les folioles périgonialés
sont acuminéés et nerviées jusqu'au sommet, °°
Les autres différences moins importantes se subordonnent
à celles qui viennent d'être rappelées. "0"
Jusqu'ici cette diagnose avait paru très satisfaisante et
même d’un emploi facile ; la plante recueillie et publiée par
M. Husnot constitue le point de départ d’une appréciation
nouvelle. Cette mousse, dent M. Schimper fait une var.
gracilescens du B. fontana, est surtout remarquable “par” les
fleurs mâles dont les folioles involuéraies sont généralement
aiguës et nerviées jusque près du sommet, entières Où à
(1) IL y'avait certainemént «deux :espèces : mélangées, dans lès!
échantillons .que j'ai trouvés chez M. de Brébisson après
car ceux que j'ai examinés appartenaient bien :
_r&i me là procurer (T. Husnot). FE esirl
22 REVUE BRYOLOGIQUE
peine dentées ; sur gertaines fieurs on en rencontre toutefois
ui sont encore plus ou moins obtuses, mais jamais arron-
lies ou largement obtuses comme dans le type. Un des
deux principaux caractères du £. fontana perd donc, sur
cette plante, sa généralité et sa constance.
M..Gautier m'a communiqué, du Canigou, une plante
tout à fait semblable pour le port, également grêle ;
les folioles périgoniales sont encore plus allongées, plus
nettement acuminées et de plus, les feuilles caulinaires qui,
sur la plante de la Traversette, sont restées, comme dans le
type, largementovaleset fortement plissées, sont plus étroites,
oblongues-lancéolées et légèrement plissées,sur la plante du Cani-
gou. Cette forme est ainsi à égale distance des 2. fontana et
marchica, sinon plus rapprochée du dernier. Enfin, jai
recueilli en 1873, à Concoules (Gard) dans des prairies ma-
récageuses sur le granite, à une altitude d'environ 800 à
900 m.,nne mousse à peine plus développée que la forme
normale du B. marchica des Basses-Vosges ; les feuilles cau-
linaires sur les innovations de la plante femelle sont oblon-
gues-lancéolées, étroites, longuement acuminées, dépourvues
de plis, simplement et très peu révolutées aux bords vers la
base; le tissu reste un peu plus ferme et plus opaque; les fo-
lioles périgoniales nombreuses (5-6) sont fortementrétrécies,
aiguës et même acuminées, denticulées aux bords, munies
jusqu'au sommet d’une nervureétroite, mais elles sont
généralement très-étalées, tandisque dans le B. marchica
elles sont dressées. Cette dernière plante est évidemment
plus rapprochée du B marchica que du B. fontana. Les lignes
de démarcation entre les B. fontana et marchica s’effacent de
p us en plus, si on tient compte du 8. cæspitosa Wils., autre
orme intermédiaire, à folioles périgoniales élargies à la
base, mais aiguës et nerviées au sommet à feuilles caulinai-
res sans plis, d’un tissu délicat translucide, mais beaucoup
lus larges et plus grandes que dans le 2. marchica.
D'autre partle B. calcarea B, E. est-il bien à l'abri de tout
soupçon ? sa grande taille et ses feuilles homotropes ne sont
pas des caractères péciñques sérieux, vu que le B, fontana
est souvent aussi robuste et possède parfois des feuilles falci-
formes (var. faleata Sch.). Le seul caractère important se
trouvait dans les folioles périgoniales aiguës et nerviées au
_ sommet; mais d’après les observations qui précèdent, les
folioles correspondan ntes dans le B. fontana peuvent être
également aiguës où même acuminées. Du reste, j'ai vu
ans l'herbier Reqt ien, à Avignon, un Bartramia, recueilli à
aucluse), Ont tous les caractères relient étroitement
carea au B. fontana. Sj je ne me trompe, nous avons
une de ces plantes de mar: |
lantes de marécages sujettes à des
me semble donc nécessaire de revenir
REVUE BRYOLOGIQUE 23
au type linnéen du Mnium fontanum, autour duquel se grou-
peront les variations dont je réserve le tableau synoptique
pour un autre numéro. re nids
© L'abbé BouLay.
Cure Per
SIMPLE APERÇU
Sur les Mousses et les Hépatiques du Mont-Dore, par
Edouard Lamy DE La CHapeze.
Malheureusement ce titre modeste n’est que trop justifié,
et en voici les causes : |
Pendant plusieurs années successives j’ai renouvellé mes
explorations dans cette ravissante contrée, mais toujours
elles ont eu lieu à la même époque, c’est-à-dire du 15 juillet
au {5 août, et toujours aussi elles ont eu à peu près les
mêmes limites, car j'ai rarement dépassé les hautes
montagues qui entourent la vallée. -- Les points que
Fe le plus sérieusement explorés, sont le Puy de Sancy;
e marais de la Dore; la vallée de Chaudefour ; celle
de Dentbouche, située au-dessous de Kprécédente et abou-
tissant par une pente rapide et continue à mi-côte du .
sentier en zigzag qui du ruisseau de la Dogne, près de la
cascade du Serpent, conduit au marais de la Dore ; le Puy-
del’Angle; les hauteurs qui dominent le marais de
rase les environs du lac de Guéry; enfin le Puy-
ros.
Aux deux causes sus-indiquées, restrictives de mes re-
cherches, je dois ajouter, d'abord, que j'ai trop négligé les
espèces vulgaires, qui se rencontrent presque partout, et
puis que j'avais surtout en vue dans mes courses a ‘chasse
aux Lichens. Cette dernière circonstance m'a parfois fait né -
gliger le point de vue Bryologique et a pu soustraire à
mes yeux quelques richesses, qui sans doute plus tard
serontconquises par des explorateurs mon préoccupés comme
moi par d’autres soins. | >hasiqge .£
De tous temps des botanistes, plus où moins en renom,
ont exploré cette montagneuse contrée, dont la principale
_. n’a guère que l'étendue de celle de Cauterets dans
es énées. x "#
Jadis, M. Delarbre, auteur de la Flore d'Auvergne, et à
des époques beaucoup plus récentes, MM. de Lambertye,
Lecoq, Lamotte, Cosson, J. Gay, Nylandér, ‘ont illustré par
leurs recherches les hauteurs du Sancy et les escarpements
secondaires qui en dépendent et se continuent sur deuxcôtés
jusqu’à la ville. Les Bryologués se sont également empressés
24 REVUE BRYOLOGIQUE
de visiter les mêmes lieux, et parmi eux je citerai seule-
ment l’abbé de Lacroix, MM. Durieu deMaisonneuve et Husnot.
Ce dernier a déjà publié dans ses fascicules des Mousses de
France plusieurs espèces intéressantes, les unes récoltées
par moi, les autres par lui-même. Mes raretés du Mont-Dore
ont encore recu une bienveillante hospitalité, soit dans les
centuries de M. F. Schultz, soit dans la Flore cryptogamique
de l'Est, dont M. l'abbé Boulay est l’auteur, et que M. Roze
de Paris appelait récemment (1) une œuvre de Bénédictin.
Ces deux derniers savants ont bien voulu prendre la peine
de vérifier et de rectifier mes déterminations; je dois aussi
pour le même objet, ou autres services rendus, des remer-
ciments à MM. &chultz, Husnot, Buchinger, et surtout à
MM. Schimper et Gottsche.
Ce dernier, il y a déjà plus d’un an, voulut bien me com-
muniquer son Synopsis manuscrit des Hépatiques de France.
Après l'avoir parcouru je l’adressai, sur son ordre, à l’un des
membres les plus distingués de. la Société botanique de
France, qui en est peut-être encore détenteur. Je profite de
cette circonstance pour émettre le vœu que ce beau travail
soit mis au jour et ne reste pas enseveli dans des archives.
J'indiquerai les espèces rares par R.
— * communes par C.
— assez rares par AR.
— assez communes par AC.
_ Je signalerai par une F les espèces que j'aurai vues fruc-
mr et par une $ celles qui m’auront toujours paru sté-
es.
17° PARTIE. — MOUSSES.
HYPNUM.
H. triquetrum Lin. — Bois et haies. R.
H. loreum Lin. — Bois, sur la terre et les rochers. A R.
H. squarrosum Lin. — Dans les prés, le long des
haies et des murs. R. :
EH. re Lin. — Murs et rochers. R.
ACT endens Hedw.— Bois, sur la terre et les ro-
H. mr Stark. — Au pied d’un arbre entre la val-
es Chaudefour et le lacChambon. Mélé au Lescurza striata.
+ 4 velutinum Lin. — Au pied des arbres, sur les ra=
D pr ment pe dans les bois de sapins. A R.
{
avoiiinen . — Sur les roch 1 :
_avoisinent les torrents et les « es ee humides qui
(4) Lettre de M. Roze à M. Lamy.
REVUE BRYOLOGIQUE 25
H. crassinervium Tayl. — Sur les parois d’un vieux
mur, près de la source ferrugineuse. R. —S$.
H. cuspidatum Lin. — Dans les marais. À R.
H. purum Lin. — Lieux frais et ombragés. A R.
H. Schreberi Wild. — Sur la terre et les rochers om-
bragés. C. FE 1
H. rugosum Ehrh. — Au val d’Enfer; le long d’un
sentier près de la source ferrugineuse; et parfois au som-
met des montagnes. À R. —S.
H. commutatum Hedw. — Sur du sable humide et
au pied des rochers près de la grande cascade. C: —S:
H. filicinum Lin. — Dans les ravins, au pied des ro-
chers humides, fructifie rarement. C.
EH. fluitans Lin. — Dans les marais des montagnes.
La variété purpurascens est plus répandue ip le + Le
H. uncinatum Hedw. — Sur la terre, les vieilles sou-
ches et les rochers au bord de la Dordogne ; près des sources
dans les montagnes. G. —F.
H. cupressiforme Lin. — Troncs d'arbres et rochers.
AC. —F.
Cette espèce se présente sous des formes peu variées, à
l'inverse de ce qui se produit presque partout ailleurs.
H. ochraceum Turn.-— Sur les rochers humides et
même recouverts par l’eau au bord de la Dordogne ; près du
marais de la Dore, et près des torrents qui dans le voisinage
de Chaudefour descendent au lac Chambon. C. —S.
Parfois, dans les courants rapides, les tiges s’allongent
beaucoup.
H. dilatatum Wils. (Hypñum molle Bryol. Europ.)
Sur les rochers baignés par la Dordogne. AR. — F.
H. palustre Lin.— Sur les rochers voisins de la grande
cascade et près du Val d’'Enfer. G. — F. “ee
H. nitidulum Wahlenb. — Sur un rocher dans le
ravin de la cascade de la Dore. R.— F:
H. sylvaticum Lin.— Sur un rocher près de la cascade
du Queureuil, et sur des souches de Carex dans un marais
voisin de Chaudefour. A R.—F.
H. denticulatum Lin. — Sur une vieille souche de
sapin à la cascade du Queureuil et sur un rocher dans les
bois du Capucin. AR. —F.
H. serpens Lin. — Au pied des troncs d'arbres dans la
vallée. AR, 4.0
‘ H. nitens Schreb.— Dans les marais tourbeux. À R.—s.
H. tamariscinum Hedw. — Sur la terre et les rochers
dans les bois. À R.
H. atrovirens Dicks. — Sur un rocher élevé, en allant .
de Chaudefour au lac Chambon. R.— S.: È
26 REVUE BRYOLOGIQUE
H. dimorphum Brid. — Sur des rochers au val d’En-
fer et dans la vallée de Dentbouche. R. —$.
MYURELLA.
M. julacea Br. et Schp. — Sur un rocher au val d’En-
fer. R. —S.
Mêlé à l'espèce précédente.
LESKEA.
L. mutabilis Boulay. (Lescuræa striata Sch., Husnot, fas-
cicule IT, n° 145.) £
Au pied d’un arbre, près de la vallée de Chaudefour.
L. sericea Hedw. (Homalothecium sericeum Bryol. Eu-
rop.) + Rochers au val d’Enfer, et ailleurs. A C.
L. myura Boulay. (/sothecium myurum Brid.). —- Sur
les rochers dans les bois. C. — F.
La var. b. robustum Sch. est plus répandue que le type.
CLIMACIUM.
GC. dendroides Web, et M. _— Dans quelques marais
tourbeux. R. —S$.
NECKERA.
N. crispa Hedw. — Sur les rochers élevés, qui domi-
nent la gauche de ja vallée en arrivant de Clermont, R. —S.
N. pumila Hedw. — Sur un rocher et un vieux sapin,
près de la cascade du Queureuil. AR. —S.
N.complanata Br. et Sch, — Mél, près de la cascade
du Queureuil, à l'espèce précédente. À R, —S.
PTEROGONIUM.
P. filiforme Schwægr. — Sur la terre, les troncs d’ar-
bres et les rochers dans les bois. C. — F.
La variété heteropterum (stérile) n’est pas rare au sommet
des montagnes, notamment au Puy-Gros et dans la vallée
de Dentbouche. Sur les hêtres isolés, et du côté exposé à la
pluie, les tiges decette mousse s’amincissent et s’allongent
ois démésurément comme dans l’Hypnum cupressiforme.
< 7 prtpen aus Brid: — Troncs d'arbres et rochers.
J'en ai trouvé une forme intéressante et stérile dans le
_ Marais de la Dore; les tiges étaient profondément enfon-
_cées da is la vase, et leur extrémité seule faisait saillie hors
REVUE BRYOLOGIQUE 27
LEUCODON.
L. sciuroides Schwægr. — Troncs d'arbres. AR.— EF.
PTERYGOPHYLLUM.
P. lucens Brid. — Marais de la Croix-Morant.
D’après Delarbre, flore d'Auvergne, 2° édition page 786,
sous le nom de Hypnum lucens Lin.
FONTINALIS.
F.antipyretica Lin. — Au bord d’un ruisseau près du
marais de la Dore, et à la cascade du Quereuil. A CG. —F.
MNIUM.
. _. panne Hedw. — Lieux frais et ombragés.
M. serratum Brid. — Pentes rapides et graveleuses d
la vallée de Dentbouche. R. —S.
M. stellare Hedw. -— Sur du sable au piedfde rochers
humides, dans le ravin de la grande cascade ; sur les parois
de la grotte placée derrière cette même cascade. R. — $.
M. punctatum Lin. — Au pied d’un rocher humide à
l'entrée du val d’Enfer. R. — F. |
BRYUM.
B. sericeum de Lacroix (Anomobrywm leptostomoides
Sch.) — Sur les pierres et les rochers humides du ravin de
la grande cascade ; on le trouve aussii dans les fissures de
quelques rochers secs et élevés, à gauche du même ravin et
à côté du Trichosiomum Lamyanum. À G. — F.
B. argenteum Lin.— Sur la terre qui couvreles murs
et les pe spa
La variété Majus Sch. est commune sur les toits des mai-
sons (cette variété est stérile).
B. alpinum Liu. — Sur la terre fraiche et les rochers
un peu humides. — À R.—F.
. J'en ai trouvé au val d’Enfer une ‘orme naine en parfaite
fructification, que M. Schimper n’a pas même distinguée
comme variété.
B. pseudotriquetrum Schwægr. — Lieux frais des
montagnes ; sables au bord des ruisseaux. À C. — F.
B. pallens Swartz. — Dans lesiravins, snr les rochers ‘
et la terre humide. C. — F.
B. capillare Lin.— Le long des!sentiers et dans les fis-
sures des rochers. À R.— F.
B. turbinatum Schwægr. — Sentiers des montagnes
près du pic de Sancy. R. —F.
La var. latifolium Br. et Sch., toujours stérile, est com-
28 REVUE BRYOLOGIQUE
mune sur le sable humide au-dessus de la cascade du Ser-
pent et à l’origine du petit ruisseau qui coule à la base du
pic de Sancy.
B. cœspititium Lin. — Dans les marais et sur les ro-
chers ; souvent mêlé aux B. pallens et pallescens. CG. —F.
B. pallescens Sthleich. — Sur les talus humides des
routes, dans les marais et Les ravins, près du lac de Guéry ;
à la grande scierie ; à la grande cascade, etc. GC. — F.
B. albicans Brid. — Val d’Enfer; cascade du Serpeut ;
ravin de la cascade de la Dore. À CG. — F.
B. elongatum Dicks. — Talus de la route, près de la
Roche Sanadoire ; sentiers qui conduisent au Sancy; vallée
de Chaudefour. À CG. —F.
=. B. nutans Schreb. — Le long des!sentiers, dans les fis-
sures des rochers et au bord des torrents. OC. — F. :
-J'en ai récolté une forme naine presque sur le point cul-
minant du Sancy.
La variété uliginosum Sch. est assez abondante dans les
marais tourbeux des montagnes à peu près desséchés. 3
B. crudum Schreb. — Le long d’un sentier, en allant
du plateau de l’Angle au bourg de Chambon. R. — F.
B. Zierii Dicks. — Je n’en ai vu qu'un seul échantillon
dans la fissure d’un rocher, sur les escarpements qui do-
minent la gauche de la vallée du Mont-Dore. R.—F.
B. polymorphum Br. et Sch. — Sur la terre le long
des sentiers, près du marais de la Dore. À C: —#.
La variété brachycarpum, à pédicelles robustes et très-
Courts, se trouve sur un sol aride près du sommet du
Sancy. R.
La var. gracile se rencontre sur quelques points de la val-
lée de Chaudefour. ‘à
B. pendulum Sch. — Dans un marais presque dessé:
ché, près de Chandefour. R. — F. ;
MIELICHHOFERIA.
à nitida Hornsch. — Fissures d’un énorme rocher, à
RUES de J escarpement qui domine la droite du val d’'En-
Sur la terre, au pied du même rocher, se trouve la var.
__ elongata Horn, dont les tiges profondément enterrées for-
ment au dehors un gazon court, serré, d’un vert gai et :
| soyeux. EEE , | a F
2 AULACOMNIUM. Trin gl.3s
__ À. palustre Schwægr. — Marais et tourbières dés mon-
He tonus Are LS ruse heenr
ANR d5 203
REVUE BRYOLOGIQUE 29
des sources et des ruisseaux; marais tourbeux. C. —F.
On rencontre parfois les variétés Alpina et Falcata.
J'ai récolté dans le petit ruisseau qui forme la cascade de
la Dore, et presque à l'endroit de sa chute, une variété ‘cu-
rieuse, qui forme un gazon épais presque enseveli dans le
sable; les tiges prennent assez souvent une teinte noirâtre
et restent constamment stériles. Cette forme ou variété a de
la ressemblance avec le Philonotis cæspitosa Wils., mais elle
en diffère par ses feuilles simplement lancéolées et nulle-
ment acuminées-falciformes. Je propose d’en faire une
variété inundata Lamy du Bart. fontana.
B. Halleriana Hedw. — Sur les rochers parmi d’autres
mousses, dans les bois du Capucin; près des cascades du
Serpent et.du Quereuil. AC. — F.
B. ithyphylla Brid. — Parois des murs et des rochers ;
le long des sentiers dans la vallée et les montagnes. C. — F.
J'ai récolté sur des rochers submergés au milieu du pe
torrent qui descend des pieds du Sancy dans le marais de I
Dore une mousse curieuse, qui n’a pu être déterminée ni
par M. Schimper, ni par M. l’abbé Boulay. Le DRE qui
la possédait déjà d’un autre lieu, n’a su à quoi la rapporter,
le second la rattache aux Mniées ou aux Bartramiées. Je lui
trouve, surtout à l’état sec, une légère analogie avec le
Bryum neomadense Itzigs.; mais dans l’état de fraicheur il
paraît impossible de rapprocher les deux mousses : celle dont
Je m'occupe a des tiges allongées, infériéurement nojirâtres,
presque toujours mêlées à celles des Hypnum rivulare et
ochraceum ; les jeunes rameaux du haut de la tige sont un
peu redressés et verdâtres. Les feu:lles sont munies d’une
forte nervure et parfois légèrement denticulées au sommet.
Dépourvues de rebord, leur tissu est lâche et transparent.
Les inférieures sont noires, lancéolées, aiguës, où même un
peu acuminées par suite du prolongement de la nervure ;
les supérieures ou plutôt celles des jeunes rameaux, sont
oblongues, obtuses, d’un vert jaunâtre. J’appelle l'attention
des Bryologues sur cette végétation qui est stérile et très-
rare, même à l’endroit indiqué.
ZYGODON.
Z. Mougeotii Br. et Sch. — Rochers frais et ombra-
és. C. e
î Je l'ai récolté parfaitement fructifié dans la grotte de la
grande cascade; à la cascade du Quereuil; et près de la
ville dans l’excavation d’un rocher humide à droite de la
roue QUE RON AE CR non D
hole ion se op POI TEUCHUN, ‘dinos à «
* P. commune Lin. — Marais des montagnes. À C. — F.
: _ cette cascade, mêlé à plusieurs autres mousses. R.—F.
30 : REVUE BRYOLOGIQUE
Le marais de la Dore présente une forme à tiges courtes,
qui croît à côté du type ; ses feuilles ne sont que très-légè-
rement denticulées.
P. formosum Hedw. — Lieux frais et ombragés, mais
non dans les marais. A C.—F.
P. juniperinum Hedw. — Lieux incultes et frais, mais
non marécageux. À R. —F.
P. strictum Menz. — Marais de la Dore et des environs
du Puy-Gros. C: — F. <
P. piliferum Schreb. — Le long des sentiers des mon-
nes. OC. —F.
er POGONATUM.
P. alpinum Rœhl. —- Pelouses des montagnes. ©. F.
Dans cette espèce la longueur des tiges est variable:
P. urnigerum Rœhl. — Escarpemeñts du val d’Enfer
et le long des sentiers. AC. —F.
OLIGOTRICHUM.
0. Hercynicum Lam. et D C. — Le long des sentiers
qui conduisent au Sancy et sur les escarpements qui avoisi-
nent la cascade de la Dore: CG. — F.
Le plus souvent les individus mâles forment des groupes
séparés, très-denses.
ATRICHUM.
À. undulatum Pal. — Très-peu répandu dans les en-
virons du Mont-Dore.
. BARBULA.
B. ruralis Hedw. — Sur quelques murs. — AR. — F.
B. subulata Brid. —Sur les parois des murs dans la
plaine. A C. —F. |
B. muralis Lin. — Sur les murs. AC. —F.
La variété œsliva se rencontre sur divers points du ravin
de la grande cascade, mais toujours en petite quantité.
B. tortuosa Web. et Mohr. — Sur un rocher dans le
ravin de la grande cascade. R. — S.
TRICHOSTOMUM.
T. latifolium Schwægr: — Sur la terre près du som-
met du pic de Sancy, du côté qui fait face à: l'Auvergne; dans
le ravin de la grande cascade. AR. — S.
T. um Sch.— Sur diyers rochers à gauche du
_ ravin dela grandecascade, souvent mêlé au Brywm sericeum ;
_ On le trouve aussi sur les parois de la grotte située derrière
_ T: homomallum Br. et Sch. — Sur un rocher humide,
= äu bord de la route, près du maräis de la Croix-Morant:
RES ù
REVUE BRYOLOGIQUE 31
CERATODON.
C. purpureus Brid. — Sur les murs et le long des
sentiers dans les montagnes. — C.
DIDYMODON.
D. rubellus Br. et Sch. — Sur les rochers et les escar-
pements des ravins. À C. — F.
D. capillaceus Web. et Mohr.— Sur divers rochers au
. sommet du ravin de la grande cascade. À OC. — F.
DICRANUM.
D. Bergeri Bland. (D. Schraderi Web. et Mobr.)
Marais tourbeux des montagnes. G. {
D. scoparium Hedw.— Sur la terre ei les vieilles sou-
ches dans les bois. G: — F.
J'appelle. l'attention des Bryologues sur une forme qui a
l'aspect du Dicranum majus, remar uable par ses feuilles
larges et à peine denticulées ; je ne l'ai vue que stérile dans
les bois du Capucin.
D. subulatum Hedw. — Sur un rocher et de la terre
humide, près du marais de la Croix-Morant; M. Husnot l’a
aussi récolté entre le pic de Sancy et Vassivière. AR. —F.
D. squarrosum Schrad. __ Marais de la Dore; val d'En-
fer ; bois du Capucin, sur la terre humide. C.— F.
D. pellucidum Hedw. — Terrains sablonneux et hu-
mides dans les ravins et aux bords des ruisseaux. AR. —F.
D. Starkei Web. et Mohr.— Sur les penies des mon-.
tagnes, notamment près du Sancy. M 97]
D. Sauteri Br. et Sch. — Sur les vieilles souches dans
les bois du côté gauche de la vallée. À G. — F.
D. montanum Hedw. — Souches pourries dans les
bois. R.— 5.
(A continuer.)
Bibliographie Italienne {suite].
De Norars. —Specimen de Tortulis Italicis. Mem. Accad.
Sc. di Torino, ser. I, vol. xxxIx, 1836.
— — Pugillus Muscorum Italiæ novorum. Mem.
Accad Sc. di Torino. id. id.
_ > Muscologiæ Italiæ Spicilegium. Mediolani,
1837, in-4. Pi
— __ gyllabus Muscorum in Italia et in insulis
= Grcumstantibus hujusque cognitorum.
Taurini, 1838. in-8. :
— __Musci Italici. Torino, 1862, fasc. I, in-4, 69
PANREE RU CR N Ts
32 REVUE BRYOLOGIQUE
(Ce fascicule, le seul qui ait été publié, contient le genre
Tortula. L'auteur donne d’abord un synopsis des 33 espèces
italiennes, puis, reprenant chacune d’elles en particuler, il
la décrit avec beaucoup de soin; chaque planche contient
une espêce qui y est figurée avec des détails d'analyse for-
tement grossis. — T. Husnor).
DE Noraris. — Cronaca della Briologia Italiana, in Com-
_mentario Crittogamico Italiano. Genova 1866-67.
(À continuer.) De Noranis.
NOUVELLES.
M. Schimper travaille à la publication de la 2° édition de
son Synopsis, si impatiemment attendue par tous les Bryolo-
gues ; dix feuilles étaient déjà imprimées à la fin de février.
: La vente de la Bibliothèque de M. Roussel,dont.nous avons
annoncé la mort dans le dernier numéro de la Revue, se fera
le lundi 5 avril et jours suivants, par les soins de MM. La-
bitte, rue des Saints-Pères, 4, et Deyrolle, rue de la Monnaie,
23. Les commissions peuvent être adressés aux deux libraires
ci-dessus. Le catalogue, ui a été dressé par M. l’abbé Cha-
boisseau, sera publié vers le 15 mars. — Les herbiers et
collections seront vendus à l’amiable : s'adresser à M. Vigi-
neix, rue de la Harpe, 44.
M. Paul Alexandre, qui réside rue de l’Ecusson à Aleñcon
(Orne) et s'occupe depuis longtemps de Mycologie, désire
correspondre avec des botanistes s’occupant de la même
branche (Fungi). Il recevra et enverra des espèces vivantes,
desséchées. et des dessins. : ee
M. Gonder, à Lienz (Tirol), offre à 15 f. la centurie des
Mousses, Hépatiques et Lichens qu’il a récoltés dans les Alpes
de Lienz et la vallée d’Isola. Edo,
La suite de l'Adumbratio du Dr Jæger, contenant la fin des
mousses acrocarpes, paraîtra vers le 1% avril. ;
M. le Dr C. Sanio, à Lych, Ost-Preussen (Allemagne),
désire faire des échanges avec des botanistes français, il
voudrait recevoir principalement des Rubus et des Betula,
_ même les formes communes; il recevrait aussi d’autres
_ espèces de phanérogames de France qui ne se trouvent pas
en Allemagne. Il offre, en échange, des phanérogames de
l’Allemagne orientale, des Fougères, des Characées et des
Mousses.
ge session extraordinaire annuelle de la Société Botanique
rance aura lieu à Angers vers le 20 Juin. |
1..1,0081 oncle Gérant, T. Husnor.
N° 5 2e ANNÉE 41875.
REVUE BRYOLOGIQUE
+. © :
RARAISSANT TOUS LES rois Mots
S'adresser, pour tout ce qui con- ABONNEMENTS
. cerne la rédaction et les abonne- : rss
eg à T. Husnot, à Cahan, par France 4 fr. paran
this (Orne). : : mé
On s'abonne également chez F. Delsius | e rap timbres-
Savy, Libraire, rue Hautefeuille, 24, pes: or
Paris. Autres Pays, 4 fr. 50.
En D LÉ Pr on CEE D
Sommaire du N° 3.
Simple aperçu sur les. Mousses et les Hépatiques du Mont-Dore
(suite). E. Lamy. — Guide du Bryologue et du Lichénologue aux
environs de Grenoble (suite). Ravaun. — Bibliographie. E. Bescne-
reuue. T. Huswor. — Bibliographie italienne. De Noranis. —
Nouvelles.
SIMPLE APERÇU
Sur les Mousses et les Hépatiques du Mont-Dore, par
Edouard Lamy pe La CapeLue (suite).
BLINDIA.
B. acuta Br. et Sch. -- Sur la terre fraîche des pentes
abruptes et sur les rochers humides. G. — F. <
J'ai trouvé la var. breviseta sur des pierres humides au
fond du ravin de la grande cascade; près de la ville, à
gauche de la route qui conduit au lac de Guéry, on en
rencontre sur des rochers inondésune forme à tiges longues
et stériles, dont l’ensemble représente un 8azon irrégulier
et étagé.
WEISSIA.
W. crispula Hedw. — Sur les rochers, mais plus par-
ticulièrement dans la plaine. G. — F. ‘
J'ai trouvé la var. atrata Br. et gch. sur un rocher humide
dans un ravin très-profond, près de la cascade de la Dore.
GYMNOSTOMUM.
G. tenue Schrad. — Dans la cavité d’un rocher à gauche
ue REVUE BAXOLOGIQUE
du ravin de la grande cascade; beaucoup plus abondant
dans la grotte voisine de cette cascade, où je l'ai récolté
d’après les indications de M. HuShot: —F.
nl | Hedw, Sur la terre qui recouvre
le sommet d’un ochér, à Gauche du ravin defa grande cas-
cade. R. — EF.
ENCALYPTA.
E. ciliata Hedw. — Parois des murs, fissures des ro-
chers, dans la plaine et sur les montagnes. G. —#F.
ORTHOTRICHUM.
2 Bruchii Wils.—Troncs d'arbres, dans les bois. C.—F.
um Hedw, — Troncs d'arbres. R. — F.
_Je. Je la ai récolté sur un arbuste à mi-côte de la montagne du
uCin.
©. iLudwigii Brid. = Troncs-et branches des arbres
dans les bois, souvent mêlé à l’Ort. Bruchii. À C. — F.
Cette espèce est éparpillée sur divers points, mais jamais
je ne l’ai vue abondante sur le même tronc.
O. leiocarpum Br. et Sch. — Troncs d'arbres. C. — F.
J'en ai trouvé une forme saæicole sur un rocher à droite
de la vallée, après avoir dépassé les bois du Capucin et en
remontant le cours de la Dordogne. Cette forme dont je fais
la variété elongatum est: remarquable par la longueur des
tiges et aussi par son habitat.
0. pphetum Schrad. — Sur,un arbuste dans.le
parc. KR. —
O. rupestre géHitéioh 4: Sur les rochers. À R. — F.
©. affine Schrad, — Sur les saules de la plaine et sur les
arbustes du parc. CO. —F.
O. fallax Sch. (Husnot, fascicule 8, n° 368.) —-Sur ane
plauche de sapin pourrie, près de l'Eglise. R.—F.
= ©. Braunii Br. et Sch.— Sur des arbustes et des bran-
‘ches d'arbres rabougris, à mi-côte du Puy-de-l’Angle. R.—F.
‘IL est facile de confondre ‘cette mousse avec les formes
kr dé POrt.stramineum.
O. alpestre Hornsch. = Non comme d'ordinaire sur
a rocners, mais sur des troncs de saules dans la plaine.
ere à l'Ont. lei
O- stramineum Ru Troncs HAE et ärbustes
dans la plaine et sur les montagnes; ses tiges sont très-
ne ns ds fn. "80 — F.
ni DE tum Ho run mur, près du village
. eq MUMOTS $: .
_.4ÆestJe seul point.de notre lateau central FA vu cette
+ de
REVUR BRYOLOGIQUE 39
©. Sturmii Hoppe et Horasch.— Murs et , op.
O. anomalum Hedw. — Sur les D ao re pis
des murs dans la plaine. A C. — F. (1) “A Rare
DIPHYSCIUM.
D. foliosum Mohr.—Sur un fossé aux bords des bois du
Capucin. R. — F.
SPLACHNUM.
S. ampullaceum Lin. — Près de la Roche-Sanadoire,
d'après Delarbre (Flore d'Auvergne, 2° éditiou, page 779).
TETRAPHIS.
T, pellucida Hedw.-- Troncs pourris dans les ravins,
notamment près de la cascade du Quereuil. AC. — F.
TETRODONTIUM.
T. repandum Schwægr. — Dans les cavités de petits
rochers presque à fleur de terre, à mi-côte de la montagne
qui domine le marais de la Croix-Morant, sur le flanc opposé
à celui qui fait face au château de Murol. R.— F,
Mes échantillons, malheureusement trop peu nombreux,
ont été vus par M. l'abbé Boulay; ils présentent parfaite-
ment les caractères fasiquée par ce savant Bryologue dans
sa flore de l'Est, page 035 : ramuscules très-grêles, courts,
garnis tout autour de petites folioles ovales, lancéolées, énerves.
RHACOMITRIUM,
R. lanuginosum Brid .— Pentes des montagnes, parmi
des pierres amoncelées. À C. — F.
R. heterostichum Brid. — Murs et rochers, &. —F.
La variété alopecurum à été récoltée par moi sur divers
points. ie.
R. canescens Brid. — Au mont Capucin et sûr un ro-
cher un peu humide près du val d’Enfer; les tiges y pren-
nent parfois une longueur anormale. A C.—#.
R. fasciculare Brid. — Rochers de Dentbouche et sur
les pentes du Sancy (2). AC —F.. SGD
O7 due Brid. — Sur des pierres humides entre les
cascades de la Dore et du Serpent, À R. — F.
R. prtenmen A. Braun. — Rochers de Dentbouche.
R —F. FER q'590
(4) J'ai trouvé l’Orthotr speciosum Nees. sur des arbres au-
dessus de la rive gauehe de la Dordogne (T. Hume ©
@) D'après l'abbé Boulay, M. Husnot a aussi découvert cette
espito at Ment-Dars. 8-08 Vai publiée dans les Musei Gallia, sous
le n° 481. T. Husxor} été ÉE
36 REVUE BRYOLOGIQUE
R. sudeticum Br. et Sch. — En divers lieux, mais
ñotammént sur des blocs de rochers épars dans le voisinage
du marais de la Dore ; les tiges prennent parfois une teinte
noirâtre, surtout près des hauteurs du Sancy. C. —F.
R. patens Sch. — Sur les rochers du Sancy, de Dent-
bouche et dé Chaudefour. C. — F.
GRIMMIA. -
G. funalis Sch. — Sur les rochers à droite du ravin de
la grande cascade, mais au-delà de l’escarpement de ce ra-
vin. Rare en cet endroit; il abonde sur des rochers qui
dominent le marais de la Croix-Morant. S.
G. incurva Schwægr.? (Schimper, Synop., page 309.)
Sur des rochers au-dessus du marais de la Croix-Morant.
#1 M l'abbé Boulay a mis un point de doute à côté de ce
nom ; et je crois devoir le maintenir après avoir comparé
mon unique échantillon avec celui que je tiens de M. Mo-
lendo et qui porte ce nom. tn
*G:contorta Sch.? (Schimper, Syn., page 209.) Rochers
qui dominent le marais de la Groix-Morant, R. — F.
‘Encore de la part de M. Boulay un point de doute que je
maintiens ; ma mousse me parait différer de l'échantillon
publié par Rabenhorst fasc. 25, n° 1,205, et de celui d’Hus-
not, fasc.9, n° 415, notamment par ses feuilles plus courtes,
non tortillées, terminées par un poil beaucoup plus long.
:G. leucophæa Grev. — Sur les rochers. C. —F,
G. montana Br. et Sch. — Murs et rochers, C. —F.
G. alpestris Schleich. — Sur un rocher, dans le ravin
de là grande cascade. R —F.
..G. Sulcata Saut. — Sur des rochers qui dominent la
gauche de la vallée, après avoir dépassé le ravin de la grande
cascade. AR. — F
..G..0vata W. ét M. — Sur les rochers et les pierres
amoncelées sur les pentes des montagnes. C: — F.
ÿ Se Parsiane qu RE hors Le environs de la Croix-
orant et du côté gauche de la vallée en allant de la grande
cascade à Chaudefour. AR. —F. : di 4
G. apocarpa Hedw. — Rochers des ravins et à mi-côte
des montagnes. C. — F.
_ J'ai récolté-sur divers points la var. gracilis N. et Horn
__ G. conferta Funk! — Rochers inférieurs du ravin de la
frmdecascade-R;k,,,; à: ; na a
mousses ont là à peu près le même épée error :
REVUE: BRYOLOGIQUE 37
FUNARIA. Tr Fr
F.hygrometrica Hedw.—Sentiers des montagnes, fis-
sures des rochers dans les ravins. CG. —F. 9088 fau
ANDROEA. os
A. petrophila Ehrh. — Rochers des montagnes ; sou-
vent mêlé à d’autres mousses. OC. — F. Don
A. alpestris Sch. — Sur les rochers les plus élevés,
eee compagnie du Gymnomitrium concinnatum.
Se distingue, du précédent par ses feuilles plus serrées,
ovales, plus où moins obtuses, non oblongues: lancéolées.
SPHAGNUM.
S. rubellum Wils. (Rabenhorst, fase. 20, n° 951).—Lieux
tourbeux des plus hautes montagnes. AG.
L'abbé Boulay m'a écrit que cette es n'est pas rare
dans les Cévennes ; il est facile de la confondre avec la var.
purpureum du Sph. acutifolèum. |
S. rigidum Sch. — Marais de la Dore et des montagnes
voisines. C. . RAP
La var. B. compactum Sch. Syn., page 628, est plus répan-
due que le type.
S. cuspidatum Ehrh. — Marais des montagnes. CG.
S. #Hmbristuh Wils. — Dans un marais au-dessus de
la cascade du lac de Guéry ; je ne l'ai vu que là.
S. acutifolium Ehrh. — Marais des montagnes. CU,
Je n’ai trouvé en fruit aucune espèce du genre Sphagnum.
2e PARTIE. — HÉPATIQUES.
GYMNOMITRIUMau, si 5 sniel
G. concinnatum Corda. — Rochers élevés, au Sancy ;
à Dentbouche , au-dessus de la Croix-Morant. A G: — EF.
J'en ai distingué deux formes : l’une à tiges cylindriques,
à sommet renflé et obtus, avec des feuilles verdâtres, lâche-
ment imbriquées; l'autre, à tiges plus: comprimées moins
épaissies au sommet, munies de feuilles d'un vert blanchâtre
étroitement imbriquées. :
= G. coralloides N. ab E -- Sur les crêtes saillantes des
rochers les plus élevés. IL forme des groupes, épé pince,
ss
souvent d’un gris sale, et de loin on, les pren rali pour .
Sphærophoron. coralloides sans vie et. à l’état complétement
desséché. Ses tiges sont serrées, eulacées,les.nnes dans les
autres, très-comprimées, et non épaissies au Sommet; ses
file és eo lement imhriquéss SOU d'a
++: -entières ?
38 REVUE BRYOLOGIQUE
puis deviennent légèrement bifidés par le déchirement de la
membrane mince et blanchâtre qui.les entoure, AG. —S.
Cette espèce se trouve dans les mêmes localités qué la pré-
cédente, mais elle occupe de préférence la partie supérieure
des rochers escarpés.
C'est M; T. Husnot qui a su distinguer cette nouveauté
pour la flore française dans les nombreux échantillons du
6, concinnatumy, que je lui avais adressées pour ses fasci-
cules d’Hépatiques.
SARCOSCYPHUS.
S.emarginatus Boulay. (Sarcoscyphus Ehrharti Corda).
Bords des sentiers, rochers, pierres humides des ruissseaux.
Espèce très-variable:; on trouve au Sancy les variétés Jula-
cea et Ericetorum Gotische.
. S. densifolius N. ab E. — Ceite espèce voisine dù
$. emarginatus habite le sommet des rochers de Denthouche :
ses petlies tiges sont mêlées à celles du Gymn. concinnatum :
ee eniles, d’un brun-marron, sont arrondies, très-denses,
sinus aigu.
.S, Funckii N. ab Es. — Le long des sentièrs et sur la
terre qui recouvre les rochers. C. — Ÿ.
. Cette espèce et la précédente se conservent sous les gla-
gisrs, et y prennent fréquemment une teinte d’un noir
oncé.
J'ai récolté aux pieds des rochers de Denthouche une forme
rêle du S. Funckii remarquable par la longueur de ses
uges, et qui a aspect du Jungermannia Starkei.
| ALICULARIA.
À. scalaris Corda. — Sur la terre et les rochers dans
la plaine et les montagnes. (©. = F.
J'ai trouvé la variété gracillima daps-le marais dela Croix-
Morant, sur les parois d’une rigole,
| PLAGIOCHILA.
P. asplenioides Mont. et N. — Dans des ravi
les Done de la Gr ee ot sinsieueer
- 21 SCAPANIA es
_… sablé des ruisseaux et dans lés marais. C. — F.
Ité € rès du marais de la Dore. |
Sa N. ab E. = Sur du sable hutnidé, au bord
du marais de là Dore, R. = $.”
"Hrigüa N. ab E. — Marais et liéux Hwnides. A. 2 S,
REVUE. BRYOLOGIQUE 39
Je ne l’ai trouvé qu’en compagnie du Scap. undulaia et du
Jungermannia obovata, dans le marais de Ja Dôre, :
S. nemorosa N. ab E. — Sur la terre et lès rochers
dans les bois et les ravins. G. —F, ess
S. umbrosa N. ab. E. — Sur les troncs pates dans les
bois, et sur les rochers au fond des ravins.G.— RP...
JUNGERMANNIA.
J. albicans Lin. — Sur la terre et les rochers dans les
lieux frais. À CG. —F. :
J. obtusifolia Hook. — Le long.des sentiers et sur les
pentes du.Sancy. R. — $. |
J. exsecta Schmid. — Rochers du Sancy, sur la pente
rapide qui fait face à la ville. R. —S. Rd
. J. obovata N.ab E.— Sur la terre dans le marais de la
Dore, et au pied des rochers humides dans le ruisseau qui
descend du plateau situé entre le Sancy el le val d'Enfer. C.
en ces deux endroits, — S..’ ti
J. hyalina Lyell. — Sur la terre fraiche et les parois des
rochers dans les ravins. G. —F. FR ee
J. crenulata Sm. — Sur la terre au bord des sentiers.
C.— Parfois en fruit ; souvent les périanthes sontnombreux,
mais stériles. EVE,
J, nana N.ab E. — Sur un sol argileux. et, humide,
dans un grand sentier qui conduit au salon du Capucin ; 1
forme là un gazon court, serré, d’un vert gai et jaunâtre
qui brunit en vieillissant, A l'œil nu, on le prendrait facile-
meut pour une forme naine du Jung. crenulata. — $.
J. pumila With. — Sur des rochers trachytiques dans
le ravin de la de cascade et dans un autre ravin près
de la cascade du Serpent. A R. — $- fie
La présence de cette espèce calcicole sur lé trachyte offre
de l'intérêt: toutefois cetté roche, à base de feld:spath
vitreux, renferme souvent à l’état de dissémination dés sili-
cates calcaires qui portent le nom générique de Pyroxènes.
J. Mülleri N. ab E. —Sur les pentes du Sancy, R. = 5
M. Gotische m'a signalé quelques tiges de cetté espèce
parmi des échantillons du Plagiochila asplenioides récoltés au
Sancy et conservés par lui; je n6 la possède en herbier que
venant d’ailleurs. do:
ur les rochers _et les. vieilles
J. ventricosa Dicks. — S
souches dans lesravins.AG.— Ft
J. porphyroleuca,N, ab. E.—Mélé à diverses MOUSÈES
1e PORT bouche di du SanCY AR Se
40 REVUE BAYOLOGIQUE
Je ne l’ai jamais vu en groupes isolés.
J. incisa Schrad. — Sur la terre fraîche au pied des
rochers ; sur les vieilles souches et les troncs d’arbres pour-
_ ris, dans les bois et les ravins. C. = F. |
La var. granulifera Gotische n’est pas rare.
J. barbata Schreb. — Sur la terre et les rochers, sou-
vent mêlé à d’autres mousses: C. — rarement F.
J'ai distingué les variétes Quinque-dentata, Floerkii et Atte-
nuata. La seconde de ces variétés est très-répandué:
J. bicuspidata Lin. — Sur la terre, les rochers et les
souches pourries dans les bois, les ravins. CF.
J'ai distingué au Sancy la variété fastigiata à rameaux
courts, roides, renflés. à
J. trichophylla Lin. — Rois et ravins sur les pierres
et les souches pourries. Presque toujours mélé à d’autres
mousses. À C. —S.
J. julacea Lightf. — Mélé à d’autres mousses sur les
rochers de Denthouche et du Sancy. J'en ai rencontré des
groupes assez épais sur les rochers épars au sommet du côté
Pre la vallée en allant des re du ie à celles
u ; ces groupes représentent bien le type de l’es-
ps AS: = orne eee
La variété glaucescens est abondante sur un petit rocher
au bord du ruisseau qui descend dans le marais de la Dore
après avoir traversé le plateau situé entre le Sancy et la
cime du val d’Enfer.
LOPHOCOLEA.
L. Rares N. abE. — Aux pieds des arbres dans les
J'en ai trouvé à la base du Capucin une forme à feuilles
d’un vert foncé.
L. minor N.ab E. — Sur la terre et le bois pourri dans
les ravins et aux bords des ruisseaux. À C. — F.
Sr CHILOSCYPHUS.
G, polyanthus N. ab E. — Marais ét ravins. C 2 F.
_ CALYPOGEIA.
Le trichomanis Corda. — Le long des sentiers.
REVUE BRYOLOGIQUE 41
« diagnose donnée par M. Nees : foliis evidentius bidentatis
«€ subrepandis, amphigastriis latis sinualo-coangustatis bifidis.
« lacintüis acutiusculis. Naturgesch. der Eur. Leber., t: IL,
« p. 9, et syn. Hep., p. 198. Ce serait aussi d’après le même
€ auteur (fide spec. origin.) le Calypogeia fissa Raddi. Il est
« bon d'observer encore que, sur les échantillons que j'ai
« examinés, les feuilles sont, par rapport à celles de la
« forme ordinaire du Calypogeia Trichomanis, beaucoup
« plus petites, d’un tissu plus ferme, plus rétrécies en pointe
« vers le sommet; les lobules qui se voient constamment à
« ce point sont en général très-petits, quoique du reste fort
« variables ; le sinus laissé entre eux est étroit.
« J'ai été assez heureux pour rencontrer en bon état les
« chatons mâles dont Nees n’avait rencontré que des ébau-
« ches sur la même forme. Ces chatons sont brièvement
«, Ovales-oblongs, obtus, les plus petits gemmiformes, un
« peu comprimés, très-pâles. Ils naissent à l’aisselle des
« amphigastres en dehors desquels ils font. légèrement
« saillie; j’ai constaté 3-5 paires de folioles imbriquées, ne
« se recouvrant qu'à moitié, orbiculaires, très-concaves,
« irrégulièrement bilobées ; les lobules dentiformes ou cilii-
« formes connivents. Les amphigastres font défaut ou il
« n’en existe qu'un ou deux à la base du ramuscule ; ils
« sont profondément bifides, à lobules aigus. Les folioles
« d’un tissu très-délicat, translucide, abritent chacune 1-3
« grosses anthéridies brièvement pédiculées, elliptiques où
« subglobuleuses, souvent asymétriques, un peu bossues,
« parfois encore très-briôvement contractées en pointe
« mousse.
« Les plantes mâles, chez les Hépatiques, affectant pour
« l'ordinaire des formes spéciales, il serait prématuré, avant
« d’avoir pu examiner la fructification de ce Calypogeia, de
.€ Jui attribuer le rang d'espèce; il aura suffi d'attirer l’at-
« tention des botanistes sur les caractères et particulière-
« ment sur l’inflorescence mâle peu connue.
« À cette occasion, je ferai pAoArqUee aussi que dans les
« Hepaticæ europez de Rabenhorst, échantillon du n° 167,
« Calypogeia Trichomanis à 2 repanda Syn. recueilli près de
« Penzance (Cornouailles) par Curnow et distribué par le
« D' Carrington, n'appartient pas à la plante dont il vient
« d’être question, mais au Cal. arguta N. ab E. Ge m'est
« d’ailleurs qu'un cas particulier des erreurs que j ai cons-
« tatées dans cette baton. » anse rer. 1
LEPDOZA,
| L.-reptans Lindenb. — Mêlé à diverses mousses sur les
42 REVUE BRYOLOGIQUE
MASTIGOBRYUM.
M. deflexum N. ab E. — Sur les rochers dé Denthou:
che. R.—S$S.
La variété implezum sè trouve dans le même lieu. H_—S
RADULA.
R. complanata Dum.-- Sur les troucs d'arbres dans
les bois. AË. —F.
La var. propagulifera Gottsche (fascicules de Rabenhorst,
n° 361) croit sur les rochers de Dentbouche. R. — $.
MADOTHECA.
M. platyphylla Dum. — Troncs d'arbres et rochers
dans les bois. AC.—S.
M. rivularis N. ab E. — Pierres et racines d’arbres
dans les lieux humides et aux bords des ruisseaux, notam-
meut près de la cascade du Serpent et sur les rives de la
Dogne, A R. — S$.
LEJEUNIA.
L. serpyllifolia Libert, — Bois et ravins, sur les
vieilles souchés’et les rochers. À R. — F.
FRULLANIA.
F; dilatata N. ab E. — Tronés d'arbres. À R. — F.
ï F. SES N. ab. E. — Rochers et troncs d’arbres.
Les tiges sont parfois pourvües de périanthes stériles.
PELLIA. .
P. epiphylla. N. ab E. — Sur la terre, près des rigoles
et des ruisseaux. À RS.
BLASIA .
.B. pusilla N. ab. Ë. — Sur du sable humide et au
pied des rochers dans lés ravins ét dux bords dés ruisseaux.
le plus souvent dans là plaine. AC. —S$.
Les extrémités de la fronde sont parfois gemmipares.
Lônigtemps avant moi M. l'abbé Dubois à découvert cétte
planté aù 0nt-Dore, ainsi que lé constate M. Delarbré dans
Sa flote d’Auvergne, 2° édition, page 812.
| … METZGERIA. |
M. furcäta N. abE.— Rochers et troncs d'arbres dans
; | les bois. AC = Gi î
M. pubescens Raddi. Rochers, dans les bois du
_ Mpucin et près de la cascade du Quereuil. R.— 8. |
| REVUE BRYOLOÉIQUE 43
FEGATELLA.,
F. conica Côrda. == Sur un rochér, dans le ravin de la
grande cascade. R. —S.
Les masses olcarriqués, dont se Commpose le groupe des
montagnes du Mont-Dore, ont pour principaux éléments
constitutifs le Basalte, surtout le Trachyte, et parfois un tuf
argileux, jaunâtre, plus ou moins dur, qui souvent se divise
de lui-même en fragments à surfaces planes et unies comme
l’ardoise. Les plateaux élevés qui entourent la vallée sont
éminemment trachytiques ; le Basalte au contraire domine
aux environs de la cascade du Quereuil..
Le point culminant de l’ensemble de ce groupe est le pic
de Sancy, dont l'altitude est de 1884 mètres au-dessus du
niveau de la mer. La ville (d’autres disent le village) infé-
rieure à ce pic de 840 métres, occupe à peu près le centre
des lieux que j'ai explorés.
Mes recherches assez restreintes, pour divers motifs déjà
signalés. ont eu pour résultat la découverte d’environ 144
Mousses et 44 Hépatiques ; il ne serait pas difficile d’en aug-
menter le nombre, surtout en espèces vulgaires, si l’on
scrutait avec soin les bords des bois de la Dordogne un peu
au-dessus et au-dessous de la Bourboule. “oi
En ce qui concerne mes récoltes, je crois pouvoir dire que
la qualité compense un peu la quantité ; mon catalogue met
en relief plusieurs espèces remarquables et distinguées :
tels sont les Hypnum atrovirens et dimorphum ;: Myurella jula-
cea ; Bryum sericeum et Zierii ; Michichhoferia nitida ; Trichos-
tomum Lamyanum ; Gymnostomum tenue; Orthotrichum Brau-
mii et alpestre; Tetrodontium repandum (nouveau pour la
France!) ; Grimmia alpestris, sulcata, Donniana et conferta-
Sphagnum rubellum: Gymnomitrium concinnatum et coral;
loides ; Sarcoscyphus densifolius ; Seapania uliginosa ; Junger-
mannia exsecta, nana, pumila, alpestris et julacea ; Madotheea
rivularis. Je borne là les citations des espèces rares.
Prochainement je publierai le catalogue des Mousses et
Hépatiques de la Haute-Vienne, et grâce au sol frais et acci-
-denté de ce département l’énumération en sera longue ; au
point de vue du nombre les modestes collines de notre pla-
teau central l’emporteront sur leurs gigantesque voisines,
les montagnes du Cantal et du Puy-de-Dôme (1).
-(1ÿ M. Delarbre dans toute l'étendue de sa Flore, que j'ai citée
nd HT 4 signale que 55 Mousses et 25 Hépatiques, sous
les noms donnés par Linnée et avec la courte phrase analytique
de cet auteur ; mais à cette époque, en 4800, la science Bryologique
44 REVUE BRYOLOGIQUE
Le Guide du Bryologue et du Lichénologue
à Grenoble et dans les environs (suite).
Il. DE GRENOBLE AUX CUVES DE SASSENAGE.
Les cuves de Sassenage sont à l’ouest de Grenoble et à une
distance d'environ 6 kilomètres. Nous sortons, pour nous y
rendre, par la porte Mandon ; nous suivons jusqu’à son ex-
trémité le cours Berriat, et, après avoir passé le Drac sur son
beau pont suspendu, laissant la route la plus directe, qui est
celle des voitures publiques, nous tournons un instant à
gauche, sur la digue de la rivière, pour entrer dans une
allée de grands arbres et arriver immédiatement aux Bal-
mes. Ce détour allonge d’un kilomètre notre excursion ;
mais outre la variété et les charmes qu'il lui donne, en
nous faisant parcourir des paysages riants et pittoresques, il
a surtout l'avantage de la rendre plus fructueuse. Au bout
de l'allée que nous venons de traverser, nous nous trouvons
sur un Chemin qni fourche , détournons-nous un peu sur la
branche à gauche, celle qui conduit à Seyssinet, et com-
mencons nos récoltes. Là, sans trop nous éloigner, nous
cueillons, sur des terrains argileux et arides, le Barbula
ambiqua Br. et Sch.; sur des blocs de roches calcaires, le
Barbula rupestris Schultz ; l'Hedwigia ciliata, Hedw.; le Grim-
mia orbicularis, Br. et Sch., jolie espèce que sa capsule ar-
rondie et son opercule mamillaire, obtus et orangé distin-
guent, à première vue, du G. Pulvinata: Montons un peu
lus haut, en gravissant, au milieu des taillis, le sentier du
sert, et nous trouverons, ici et là, sur des rocs épars,
dj lichens qui ne manquent point d'intérêt, tels que :
armelia conspersa Ach., Squamaria crassa D. C., var. mela-
loma Ach., Lecanora circinata Ach.. Psora candida Hoff., et
surtout ce curieux Lecidea Wulfenii Ach., dont la croûte plus
mince qu'une légère couche de vernis étend, sur la pierre
qu’elle marbre, ses larges taches rose-tendre, veinées d’un
pourpre foncé. Mais revenons sur nos pas et n'oublions
Point que nous allons aux Cuves en passant par les Balmes
de Fontaines. :
Entrons dans les Balmes : c’est une propriété particulière,
mais dont l'enceinte s'ouvre obligeamment aux botanistes.
Là, après nous être avancés à l'ombre de grands ormes sur
les branches desquels fructifie à merveille le Leucodon sciu-
_ roides Schwægr., nous avons à visiter la base de beaux ro-
_ Chers, les uns couverts d’un peu de terre et percés de grottes
ou moins profondes, les autres taillés à pic jusqu’à une
teur de cent mètres et plus : les grottes ont leurs voûtes |
des.tapissées de Gy mum rupestre Schwæg.,etleur
|
REVUE BRYOLOGIQUE 45
dantes, mais communes, telles que 4 nomodon viticulosus Hook.
et Tayl., Thamnium alopecurum Br. et Sch., Bartramia pomifor-
mis Hedw. : disons, en passant, qu’une espèce très-voi-
sine de cette dernière, et dont plusieurs même n’en font
qu'une variété, le B. crispa Swartz croit au-dessus de la
Tour-sans-Venin, au milieu des fissures de roches humides,
sur l’ancien chemin de Saint-Nizier, à deux heures de dis-
tance du heu où nous sommes. En continuant notre explo-
ration des Balmes, nous voyons se suspendre, aux parois
les plus arides de leurs rochers à pic. des bouquets luisants de
Neckera crispa Hedw.; se montrer presque partout, dans les
fissures où le vent a porté un peuie terre, le Weissia viri-
dula Brid. ; mais rarement, au contraire, le Funaria hibernica
Hook. êt T., ainsi que le Fissidens decipiens de Not., espèce à
fleu:s dioïques, longtemps confondue avec le P. adian-
thoïdes. Sur de larges blocs, assis les uns sur les autres en
forme de gradins, végètent et fructifient ensemble le Camp-
tothecium lutescens Br. et Sch., et une espèce très-rare dans
nos contrées, que je ne connais que dans la localité où je la
signale, l'Eurhynchium circinatum Br. et Sch. Au pied de la
montagne, vers la partie où elle est le plus élevée et fait
surplomber son épaisse corniche, flottent, fixées à la pierre.
dans le bassin de sources limpides, de longues touffes de
Fontinalis antipyretica Linn., toutes chargées de capsules ; et,
à peu de distance, s'étendent à terre, également bien fructi-
fiés, des gazons d’Amblystegium riparium B. S., var. elonga-
tum. Nous mentionnerons, parmi les lichens que nous avons
plus spécialement remarqués sur les rochers des Balmes,
soit dans l'enceinte murée que nous venons de parcourir,
soit en dehors, de l’est à l’ouest, les espèces suivantes : En-
docarpum miniatum Ach., Collema pulposum Ach., sous diffé-
rentes formes, C. melænum Ach., Leptogium lacerum Fries,
Placodium murorum D. C., Urceolaria cretacea SchϾr., Lecidea
rupestris Ach., Lecanora cupularis, jolie espèce, à scutelles
profondément concaves, teintées de rose, et qui aime les
recoins un peu obscurs, £ecidea amylacea ACh., qui occupe,
sur les parois verticales de la montagne, de larges surfaces,
L. Epipolia Ach., mais rare : j'ai trouvé abondamment cette
espèce sur des briques qu’elle recouvre entièrement, au som-
met d’une ancienne tour de Clermont-Tonnerre, appelée la
Tour-Grise à Saint-Geoire. Signalons encore contre les ro-
chers des Balmes de Fontaines, pe du chemin qui traverse
la partie supérieure du village, l'Opegrapha saæatilis D. C. et
le Lecidea cœsia L. Dufour. Cette espèce que j'ai découverte,
en 1862, au lieu que j'indique, sur des parois humides où
_ l’eau suinte fréquemment. Je l’avais communiquée à M. Léon
Dufour : il y avait vu un nouveau Lecidea et lui avait donné
_le nom que je cite ; il devait, m’avait-il dit, en donner la
56 REVUR. BRYOLOGIQUE
description dans an ouvrage qu'il préparait sur les lichens
de France, et qu’il appelait son testament botanique, mais cet
ouyrage n’a point paru : je crois donc devoir ici décrire le
lichen en question. j (ii
Lecidea cœsia L. Dufour, in litteris, Crusté effusd, inœquabili,
leprosa cœsia; apotheciis raris, distantibus, sessilibus, immargi-
natis, convexis-hemisphæricis, grano sinapis paulo majoribus,
omnino cæsiis. Totam hanc Lecideam iodo coloratam diceres.
(4 continuer.) L'abbé Ravaun.
BIBLIOGRAPHIE
M. CG. Müller, de Halle, vient de publier, dans le Bulletin
of the Torrey Botanical Club (New-York), vol. V n° 8 et 12, la
description de 7 espèces nouvelles de Mousses des États-
Unis d'Amérique; ce sont :
1° Hypnum (Homalothecium) pseudo-sericeum C. M., de l'O-
régon el voisin de l’Hyp. sericeum. —— % Bryum Atwate-
riæ CG. M., qui se rapproche du B. Alpinum et Croît dans la
Californie. - 3° Barbula (Senophyllum) fooriana C. M., de
la Louisiane. 4 Dicranum (Campylopus) subleucogaster
C. M., d’Alabama. 5° Hypnum (Brachythecium) biven-
trosum C. M., de la Louisiane. 6° Neckera (Orchosti-
chella) Ludoviciana C. M., de la Louisiane, semblable par le
pos et la stature au Pibotrichum cymbifolium Sull.
* Bryum Mohrii Lesq., de la Louisiane.
Dans le même ouvrage, M. G. Mohr constate que les
espèces tropicales suivantes, qui n'avaient pas encore été
trouvées dans les Etats-Unis, ont été depuis rencontrées dans
la partie méridionale de la contrée, ce sont :
Barbula Crugeri Sond., Louisiane, sur les rives du Missis-
sipi. Trichostomum macrostegium Sull. Louisiane, à
Donaldsonville, associé au Bryum Mori. Mnium
(Rhizogonium) spiniforme C. M. Alabama, près Cottage Hill,
Mobile. Hhacopilum tomentosum Bride Louisiane, près
Donaldsonville.
M. GC. Müller a publié également dans le Flora, 1875,
n° 5 et 6, la diagnose des 7 mousses indiquées plus haut et
_il ya joint en outre la description de 7 autres espèces nou-
PR Dans G. M., de San-Francisco (Californi
_ Bar tpurea G. M., de San-Francisco (Californie).
cocladulum €. M., et Hyp. compressulum C. M: de
Ce dans une nouvelle tribu à la-
Tripteroeladium, et dont les carac-
is atte
l'auteur
REVUE BRYOLOGIQUE 47
nuatis irregulariter pinnatus; folia erecta plus minusve
patula lævissima, e cellulis ellipticis, alaribus quadratis
rhombeis areolata, binervia ; theca erecta cylindrica cernua,
operculo conico. Ab Isothecio Sch. ramificatione com-
pressa, pinnata tenera foliisque binervibus jam longe dis-
tinctum. ep
Hypnum (Cupressina) Sequoieti G. M.,de-la-Californie, dans
Fa SD RE s és Hyp.
(Cupressina) depressulum C. M., de la Nouvelle-Angleterre.
Bryum (ÆEubryum) lonchocaulon C. M., et Mnium
ntm) papillosum GC. M., ces deux dernières du Colo-
rado.
Em. BESCHERELLE.
A. JægER. —— Adumbratio floræ muscorum totius orbis
terrarum (continuatio.). 1 vol. in-8 de 326 p., 1875.
. Cette livraison, qui termine les Mousses acrocarpes, con-
tient les tribus suivantes :
Bartramiaceæ (12 genres, 217 espèces); Bryaceæ (13 g.,
462 esp.) ; Mniaceæ (8 897 esp.) ; Georgiaceæ (2g., 4 esp.);
Polytrichaceæ (11 g.,201 esp.); Buxbaumiaceæ (1 g.,4 esp).
— Total 47 genres et 985 esp.; ce qui fait, en y ajoutant les
genres et espèces indiqués précédemment, 146 genres et
420 espèces pour l’ensemble des Mousses acrocarpes.
T. Husnor.
Bibliographie Italienne /suite).
De Noraris. — Epilogo della Briologia Italiana. Genova,
. 1869, 1 vol. gr. in-8 de 781 pages.
(Dans. l'introduction, l’auteur donne la description des
organes de la reproduction des Mousses. L'ouvrage com-
mence par uu synopsis des genres, suivi d’une clef analy-
tique de ces genres. Après la description de chaque genre,
vient un synopsis des espèces, suivi d’une description très-
soignée de chacune d’elles avec leur synonymie et leur dis-
tribution géographique en Italie, — T, HusNor). ;
D. — Élenco dei Muschi dei dintorni di Torino.
ia: re ie logi Neapolitan Co tariolum.
. À. PascaLe, — Bryologiæ Neapolitanæ Uommentario
st Rendiconti PT nt: Pre delle Scienze di Napoli,
À. Prccone. — Elenco dei Muschi della Liguria, in Com-
mentario Crittogamico. Genova, 1873. ER
S. GarovacLio. —- Catologo di alcune Crittogame della Pro-
vincia di Como e! della Valtellina. Como, 1837. (Muschi
frondomie #53 4 MURS ne
L
48 REVUE BRYOLOGIQUE
Heurzer — Die Laubmoose Tirol’s. Wien, 1851, in-8.
2 : Untersuchungen über die Hypnen Tirols.
Wien, 1860, in-8.
C. G. Venrurr. — Révision des Orthotrichum. /n Hed-
wigia, 1873.
C. G. Giorpano. —- Contribuzione alla Flora Briologica del
Napolitano, nel Bulletino dell associazione dei Naturalisti
e Medici. Napoli, 1872-1874.
SAccARDO. — Musci Tarvissini exsiccati. Centuria I, Pa-
dova, 1864..
— Musci Tarvissini. Padova, 1872, in-8.
G. Rapni. — Jungermanniographia Etrusca, in Memorie
di matematica, é di fisica della societa Italiana delle scienze
residente in Modena, T. XVIII, p. 14-56, con VII T.
G. Savi. — Sinossi delle Epatiche di J. B. Lindenberg.
Pisa, 1831, in-8. (Presque inconnu.) |
De Noranis. — Primitiæ Hepaticologiæ Italicæ. Mem. Ac-
cad. delle scienze di Torino, ser. Il, vol.
I. con una tavola.
— Sunto di osservazioni sul genere Sarcoscy-
phus. Commentario crittogamico. Genova,
Let 1861, config. . ;
— Appunti per un nuovo censimento delle
Epatiche Italiane [... VI. Memor. Accad.*
delle sc. di Torino. Ser. II. T. XVHI,
XXII, con tavole.
DE Notanis.
NOUVELLES.
L'année 1875 de la Revue Bryologique comprendra au moins
Cinq numéros.
La vente de la Bibliothèque Roussel a eu lieu à Paris, le
5 avril et jours suivants; voici les prix auxquels ont été
adjugés les principaux ouvrages bryologiques : Bridel. PART
1-
logia universa, 13 fr. — Dozy et Molkenbær. Musci Arc
elagi indici, 26 fr.— Gottsche, Lindenberg et Nees. Synopsis
epaticarum, 20 fr. — Gottsche. De Mexikanske Lever-
mosser, 13 fr. — Hooker. Musci exotici, 33 fr. — Lindenberg.
Species Hepaticarum (fasc. 1-7), 22 fr. — C. Müller. Synopsis
muscorum. 19 fr. — De Notaris. Epilogo della Briologia ita-
liana, 18 fr. — De Notaris. rs di Borneo, 10 fr. —
gens Mémoire pour servir à l’histoire des Sphaignes, 16f.
imper. Bryologia europæa, 310 fr. — Schimper. Sy-
. nOpsis, 20 fr. — Schwzægrichen. Species muscorum, 150 fr. —
Turner, Muscologiæ hibernicæ Spicilegium, 10 fr. 50. —
'ilson. Bryologia britannica, 33 : $ |
A _ LeGérant, T. Husnor.
N4 2e ANNÉE 1875
REVUE BRYOLOGIQUE
Paraissanr TOUS LES Erois Mors
RS Te ? …
S'adresser, pour tout ce qui con- | ABONNEMENTS
cerne la rédaction et les abonne- | sa
ments, à T. Husnot, à Cahan, par ‘France 4 fr. paran
Athis (Orne). ; à É
On s'abonne également chez F.' in æ mandats ou timbres-
Savy, Libraire, rue Hautefeuille, 24, : poste français.
Paris. | Autres Pays, # fr. 50.
MOUSSES ET HÉPATIQUES DE LA HAUTE - VIENNE
Par E. Lamy DE LA CHAPELLE.
En terminant ma récente notice sur les Mousses et les
Hépatiques du Mont-Dore, j'avais dit que prochainement j'en
publierais une autre sur celles du département de la Haute-
Vienne. Aujourd’hui je tiens ma promesse, et pour remplir
convenablement cette nouvelle tâche, il a fallu revoir avec
soin, compulser une à une toutes les espèces contenues dans
l’une des parties notables de mon Herbier.
Ce n’est pas, je l'avoue, sans une certaine émotion, sans
une vive joie, que j'ai passé celle revue générale qui me
rappelait tant de courses lointaines, tant de fatigues, presque
des dangers, tant d’aimables surprises ; alors mes souvenirs
se reportaient aux lieux souvent si abrupts, si sauvages, Où
avaient pris naissance tous ces gracieux petits êtres qui dans
les champs contribuent pour une bonne part à l’ornemen-
tation du paysage sans être cependant fort appréciés. On
cherche peu à les connaître, et celui qui s’occupe d'eux
sérieusement n’a-t-il pas conslaté parfois quelques ironiques
sourires à l'adresse des soins donnés à leur étude ?
Il faut remonter à 1808, c’est-à-dire à 67 ans, pour ren-
contrer le premier naturalisie du pays, qui, sous le voile de
l’anonyme, ait co uen lignes à nos Muscinées; on
peut consulter à cet égard la statistique générale du départe-
ment de la Haute-Vienne, publiée sous le patronage du
Préfet de cette époque, M. Texier-Olivier ; seize espèces seu-
lement y sont indiquées sous les noms Linnéens, et il
n’eh est parmi elles que deux qui aient le mérite de la rareté
50 REVUE BRYOLOGIQUE
pour la flore locale, le Splachnum ampullaceum et V Hypnum
filicinum. s ;
Quant aux Hépatiques, aucune espèce n’y est signalée.
En 1837 (1), je dis un mot de quelques mousses dans un
article intitulé: Promenade botanique sur le pourtour de l'Eglise
et du clocher de Saint-Etienne.
En 1839 (2), à l'occasion de la Monographie du Châtaignier,
_je parlai encore très succinctement des plantes parasites qui
envahissent s° fréquemment les vieux troncs de cet arbre.
En 1856 (3), je publiai sous le nom beaucoup trcp préten-
tieux de Flore de la Haute-Vienne un simple catalogue, dans
lequel je donnais le nom d’environ 150 mousses et 50 hépa-
tiques ; ce recueil contenait de regrettables, mais inévitables
erreurs, parce que je l'avais rédigé d’après de simples sou-
venirs, n'ayant rien conservé de mes anciennes collections
dont j’avais fait don à M. Duby de Genève, l’illustre auteur
du Botanicon Gallicum. |
En 1859 (4), je cédai à la sollicitation de quelques amis en
rédigeant, mais encore d’après mes séuls souvenirs, un sim-
ple aperçu sur les plantes cryptogames et agames du département
de la Haute-Vienne.
. Quelques-unes de ces publications contiennent plusieurs
inexactitudes dont j'ai déjà signalé la Cause, et j'avais hâte de
les remplacer par un travail plus spécial, plus complet, en
parfaite harmonie avec mes nouvelles col ections ; je n'ai
rien négligé pour lui donner l'empreinte exacte de la végé-
tation des Muscinées dans les lieux que j'ai explorés, et pour
atteindre plus sûrement ce but, j'ai fréquemment usé, même
abusé du bienveillant concours qu'ont bien voulu m’accorder
plusieurs savants distingués, notamment :
MM. F. Schultz, Buchinger, Winter, Roze, Gottsche ,
Schimper, enfin M. l'abbé Boulay (5), dont la flore cryptoga-
mique de l'Est m'a constamment servi de modèle et de
guide; j'ai aussi à remercier M. l'abbé Chaboïsseau, M. l’abbé
de, Cessac et M. Deloyne, qui dans diverses circonstances
m'ont fourni dutiles renseignements.
(1) Extrait des nouvelles éphémérides du ressort de la Cour
Royale de Limoges, par F. Laurent, page 165.
. (2) Extrait du bulletin de la Société d'a iculture, des sciences et
des arts de la Haute-Vienne, en 1839 et 1860 (2° édit.)
(8) Extrait du Guide de l'Etranger, publi ) g:
Ardant frères. ‘Etranger, publié en 1856, par Martial
rait du compte-rendu de la 90 session du Congrès seion-
de France tenu à Limoges en septembre 1839,
ea trouvé l’heureuse occasion de remercier la plupart de
dans ma notice sur le Monb-Dôre.- : -—
REVUE : BRYOLOGIQUE : 51
Les deux points culminants de cette contrée sont :le mont
Jargean (mons Garganus) à 731 et le Puy-de-Sauvagnat à
701 mètres au-dessus du niveau de la mer; l'altitude de la
Vienne à sa sortie de nos limites paraît être de 140 mètres,
et M. Alluaud dans son aperçu géologique, si justementappré-
cié, porte à 300 mètres environ l'élévation moyenne de l’en-
semble des terrains compris dans la périphérie du départe-
ment ; leur relief est dessiné par les innombrables cours
d’eau qui, les sillonnant en divers sens, entretiennent dans
d’étroites gorges et dans de profondes vallées, même pen-
dant les chaleurs estivales, une plus ou moins grande humi-
dité et une agréable fraîcheur, conditions; très-favorables
aux petites plantes dont je m'occupe. :
Le sol de la Haute-Vienne est essentiellement composé de
roches gneissiques et granitiques, à divers degrés de décom-
position : c’est dire que la terre végétale y a pour. éléments
principaux le feld-spath, le quartz et le cHREL LUE! s
s’ajoutent souvent, à l’état de plus ou moins grande dissémi-
nation, un assez grand nombre d’autres substances miné-
rales. Même quelques-unes d’elles absorbent complétement
des espaces étendus : telle.est la Ligourite (1) qui présente
une faible proportion de calcaire provenant dela désagréga-
tion de roches .amphibobiques. we.
Des couches plus ou moins épaisses de tourbe et de terre
de bruyère, de larges bancs, ici de porphyre , là de serpen-
tine (2), donnent à certaines régions une apparence el une
nature spéciales ; il ne ra’a pas semblé que ces dernières va-
riétés de terrains et de roches exercassent une grande in
fluence sur la végétation des Muscinées, mais du reste plus
tard je trouverai l’occasion de signaler les rares exceplions
auxquelles elles auront donné lieu.
J'indiquerai les espèces communes par @..:,
ag — assezcommunes par À CG.
en) — très communespar GC.
— — rares par ss
— © - assez rares par A R.
— _—— très rares par R R:
(1) On désigne sous ce nom.un terrain rougeâtre, généralement
friable, que traverse la Ligoure dans une grande partie de sa lar-
eur; de nature porphyrique, il contient sur certains points de
’amphibole, sur d'autres de Pactinote. 3 42 ;
9) Le porphvyre, la serpentine, même aussi le granite à gros
rte een ee moins facilement sous l’action dis-
_ solvante de l'air, et cette fâcheuse tendance de la plupart: de nos
roches. nuit dans une certaine mesure à l'installation solide et
durable des Mousses. jt
52 | REVUE BRYOLOGIQUE
Celles que j'aurai vues en fruit par F.
Celles que j'aurai vues constamment stériles par S.
Les saisons de l’année seront ainsi désignées : Pr., été,
aut., hiv.. #
La plupart des mois seront indiqués par les premières let-
tres de leur nom. s
4re PARTIE _ MOUSSES.
HYPNUM.
H. triquetrum Lin. — Sur la terre dans les bois et les
haies. CC. — R. en fruit. Fév. —- Mars.
La variété compactum Lamy a les tiges courtes, grosses,
rapprochées et serrées. Toujours stérile ; sur les pentes de
coteaux arides près d’Aixe et du moulin de St-Paul. AR.
H. loreum Lin. — Sur la terre, les rochers et les vieux
murs à pierres sèches dans les bois montagneux à St-Léo-
nard, Courbefix, Saint-Sulpice-Laurière, etc. C. — R. en fruit.
— Nov. — Fév. — Mars.
_ J'en ai trouvé une forme à tiges très-courtes dans un ma-
rais de la forêt d’Aixe.
H. squarrosum Lin. — Prés secs et humides, haies,
bois. CG. — Presque toujours $. — Pr.
Jen ai trouvé une forme aquatique dans une pêcherie de
Let près de Royère; les tiges allongées nageaient dans
eau.
H. brevirostrum Lhrh. — Au pied des rochers et des
arbres à l'extrémité de l’étang de la pêcherie près de la Croi-
sille, à St-Sylvestre, à Bussière-Galland. R. —S.
H. glareosum Bruch. — Sur un vieux mur humide à
Aïxe. R R. —S. Facile à confondre avec certaines formes des
: rutabulum, albicans et rivulare, beaucoup plus répan-
ues. |
H. albicans Neck. — Dans un pré sec à St-Sulpice-
Laurière; sur un mur à Maléty, près de la Jonchère. A R.
a
H. alopecurum Lin. — Sur la terre et les rochers le
long des ruisseaux, près des moulins, dans les lieux frais et
ombragés. À C. — Souvent S. — Hiv. — Pr.
H. rusciforme Weis. — Pierres, rochers et. bois inon-
dés. C. — F. Aut. PUS,
. Espèce très-variable comme la plupart des mousses aqua-
- rs la Séme et la Brame, près de Droux et du Dorat, on
la trouve sur des rochers complétement submergés ; une
_ forme, à lrès-grosses tiges, croît sur le sable dans l'étang de
| la Pécherie, près de la Croisille. Hdbes vess cs pes
REVUE BRYOLOGIQUE 53
Les variétés inundatum et prolizum, le plus souvent sté-
riles, sont communes dans les ruisseaux torrentiels.
J'ai récolté la variété Atlanticum sur un rocher dans la
Sème. R. —S. £
H. myosuroides Lin. — Rochers, vieux murs, vieilles
souches, troncs d'arbres dans les châtaigneraies, les bois
montagneux. CG. — F.Aut. — Hiv.
La variété compactum Lamy croît sur la terre humide
près des roches de serpentine de la Roche-l’Abeille; ses
tiges sont grosses, courtes, et forment un gazon serré el
épais. S. Hi
H. striatum Schreb. — Sur la terre, les vieilles sou-
ches, et parmi les pierres agglomérées dans les bois. C.—-F.
Aut. — Hiv. :
H. megapolitanum Bland. — Sur des pierres hu-
mides le long d’une haie, à Lagardè près de Limoges. RR.
H. confertum Dicks. — Sur la terre, les rochers, les
toits des maisons, dans les lieux frais et ombragés ; très-ra-
rement sur les troncs d'arbres. G. — Souvent F. Oct. — Janv.
Dans les cavités des pierres amoncelées sur les monta-
gnes entre Berssac et St-Sulpice-Laurière on en trouve une
forme qui, par ses tiges très-planes, ressemble à l’'H. sylva-
ticum st
Pai découvert sur les parois d’une petite fontaine, placée
le long de la route de la gare de Bessines près du pont sur
la Gartempe, la forme intéressante décrite ainsi qu'il suit par
par Schimper, Synop. pag. 569: « forma minutula elegan-
tissima occurit magnitudine inter Rhynchostegium demissum
et Rh. depressum ludens, foliis illis formæ normalis angus-
tioribus. » RR. —F.
H. murale Hedw. — Sur laterre au pied des bâtiments
ruraux ; sur les murs ombragés ; Sur les pierres éparses dans
les bois et les jardins. C. — F. |
H. splendens Hedw. — Sur la terre et les rochers dans
les bois. C C. — Rarement F. :
H. populeum Hedw. — Sur les pierres amoncelées ou
éparses, les vieilles souches et les troncs d'arbres dans les
lieux frais. C..— Souvent F. Aut. -- Hiv.…;
Cette mousse adopte des formes très-variées. ;
J'ai récolté la var. subfaleatum Sch., à rameaux arqués et
très-atténués, sur un tronc de buis près de Condat. S.
Jai aussi trouvé les autres variétés : vulgaré Boulay ; aile-
nuatum et rufescens Schimper. F. JR Are
H. velutinum Liu. — Sur la terre, les vieilles souches,
les troncs d’arbres, les rochers. C G.— EF.
| Les variétés prælongum et intricatum maront pas rares.
…
54 REVUE RRYOLOGIQUE
Lorsque les tiges de cette mousse prennent un grand dé-
veloppement, elles restent stériles. Hiv. — Pr.
H. lutescens Huds. -— Sur la terre et des branches de
buis au bord du Ligoureau au dessous de Crassat, et au pied
d’une haie près de Condat.
H. rutabulum Lin. — Sur la terre au pied des murs et
des vieilles souches ; sur des pierres éparses dans les bois
et le long des haies ; très-rarement sur les rochers. C C. —
F. Hiv. — Pr.
J'ai distingué toutes les variétés indiquées par Schimper :
longisetum, flavescens, densum, robustum, plumulosum.
Cette dernière variété, qui est très-rare, recouvre une
vieille souche au-dessous de Crassat, près du ruisseau de
Condat. .
EH. rivulare Lin- — Parfois sur la terre humide dans
les rigoles des prés, le plus souvent sur les rochers au bord
dE sources et des ruisseaux. À C. — Souvent S. Aut. —
iv.
Je l’ai récolté à Eymoutiers, Aixe, Châteauponsat, Saint-
Sulpice-Laurière, Condat, Saint-Sylvestre, eic., et le plus
souvent dans les terrains montagneux. :
H. plumosum Sw. — Sur les pierres, les rochers, les
racines des arbres au bord des ruisseaux et des rivières, sur
les poutres humides des moulins. C C. — F. Pr.
H. piliferum Schreb. — Parmi des pierres éparses sur
la chaussée d’une mare, près de l’étang de la Pêcherie à la
Croisille. R R. —S$.
H. prælongum Lin. — Sur la terre et les vieilles sou-
ches dans les prés, les bois et le long des haies. C. — Le plus
souvent S. Janv. — Mars.
J'ai trouvé la variété atrovirens Schimper à Rochehouard
et à Saint-Martin-Terressus. F.
La variété uliginosum Boulay croît dans une mare de
Lathus (Vienne) près de nos limites.
H. Stokesii Turn. - Sur la terre au pied des arbres,
dans les châtaigneraies : sur les pierres et les vieilles sou-
ches dans les lieux frais et dans les bois ; parfois parmi les
Carex à la queue des étangs. C. — Assez rarement F. — Pr.
H. cuspidatum Lin. — Prairies humides, lieux maré-
pr CC. — jus S. Mai-Juin,
_, vette Mousse est parfois tout.à-fait aquatique: elle prend
_alors dans les pécheries et les étangs a ei ais
__ Jadis j'avais rapporté cette forme curie ’H. gigan-.
_ rs the ppo use à l'A. gigan
SE
REVUE BRYOLOGIQUE, 29
mares à Ambazac, Saint-Yrieix, Limoges. Riz-Chauvron, etc.
A R. — Le plus souvent S. Mai-Juin.
Je ne l’ai récolté en fruit que dans une mare voisine de Ja
gare de Thias.
H. purum Lin. — Dans les prés et les bois ; le long des
haies. CO C. —F. Oct. — Hi. he
Sur les sommets arides de nos montagnes ses tiges sont
grosses, très-courtes et stériles.
H. Schreberi Will. — Dans les bois, les landes; sur
Le pentes des montagnes. CC. — Très-rarement F. Aut. —
iv.
H. stramineum Dicks. — Sur les bords marécageux du
grand étang de Muret, près d'Ambazac. R R. —S$,.
H. rugosum Ehrh. — Sur la terre au sommet d’un
coteau qui domine le pont de Saint-Léonard, rive gauche de
Vienne. C en cet endroit, mais sur un seul point du coteau.
— S$.
H. filicinum Lin. — Sur la terre dans un petit marais
près des roches de serpentine de la Roche-l’Abeille ; mêlé à
un Fissidens. R R. —$. 1
J'ai découvert la remarquable variété trichodes Brid. dans
la cavité d’un rochergranitique humide sur la rive'gauche de
l'Aixette à Aixe, Ses tiges couchées forment un gazon court,
serré, d’un vert jaunâtre; ses feuilles sont très-petites et
roides. x
H. exannulatum Gümb. — Sur le sable dans un petit
ruisseau de Bessines ; dans un marais près de Saint-Martin-
Terressus. R. — $. à
H. vernicosum Lindb.— Pêcheries desséchées ; rigoles
des prés marécageux ; bords des étangs. AR. —$S
Je l'ai aussi récolté dans la Creuse, entre Sauviat et Bour-
ganeuf. Es ;
H. Sendtneri Schimp. — Endroits marécageux pres des
roches de serpentine de la et à Varnout
(Creuse) près de Sauviat. R R. —5. LE nd
J'ai ous la var. Wüilsoni Sch. (Rabeaborst fasc. XIX,
n° 915) sur la rive droite de la Tardoire au moulin de Tami-
zac, près de Champagnac-la-Rivière ; nes échantillons ont
été vus par M. Schimper. 4° se
H. fluitans Lin. — Prés marécageux, pêcheries, bords
des étangs. C CO. —S. Espèce très-variable, qui souvent nage
dans l’eau. ae
Jai mis la main sur les variétés falcatum, purpurascens el
stenophyllum. Lou
H. molluscum Hedw. — Sur la terre, parfois sur des
lochers, au bord des ruisseaux et dans les bois; à Bonnefont,
Châlucet, dans la forêt d’Aixe, au moulin de Saint-Paul sur
.
56 REVUE BRYOLOGIQUE
la Briance, au Creuil près de Saint-Martial, etc. C. — Rare-
ment F. Nov.-Déc. :
La variété condensatum Schimp. est beaucoup plus répan-
due que le type.
H. cupressiforme Lin. — Sur la terre, les rochers, les
vieilles souches et les troncs d’arbres, à peu près partout.
C’est l'espèce la plus variable du genre. G C. - F. Hiv.
— Pr.
Nous possédons les variétés tectorum, breviselum, filiforme,
mamillatum (sur les troncs de hêtres dans les bois monta-
gneux de Saint-Léger et de Saint-Sulpice-Laurière), elatum,
longirostrum (forêt d’Aixe), resupinatum (ormeaux de la
place d'Orsay, à Limoges, troncs d’arbres dans la forêt de
Saint-Léger et dans les bois de Lafarge), petrœum Boulay
(rochers et coteaux élevés nrès du moulin de Saint-Paul sur
la Briance et à Sauvagnat).
H. pratense Koch. — Dans un pré un peu maréca-
Ce mad d’un petit étang à Saint-Priest-sous-Aixe.
H. dilatatum Wils. — (H. molle Bryol. europ.)
Sur les pierres et les poutres humides du moulin de Saint-
Priest à l'embouchure du Taurion. R R. — F, Avr. -Mai.
H. palustre Lin. — Murs humides d’un moulin sur la
Gartempe, près de Thias. R R.-—F. Mai-Juin.
H. silesiacum Selig — Sur un vieux tronc d’aune dans
les bois de Bonnefont, au bord d’un petit ruisseau, R R. —-
F. Juin-Juil.
.H. sylvaticum Lin. — Sur les rochers, parfois sur les
vieux ironcs à demi pourris, dans les lieux frais et très-
ombragés : à Saint-Sulpice-Laurière, Châteauponsat, Con-
dat, Cintrat, Saint-Just, Népoulas, etc. À C. — Rarement F.
Juin-Juil.
_H. denticulatum Lin. — Sur la terre, les rochers, les
Pierres amoncelées, les vieilles souches d’arbres : à Saint-
. Martin-Terressus, Condadille, Condat, Châteauponsat, etc.
À R. — Rarement F. Juin-Juil.
J ai trouvé la var, densum Sch. sur un rocher à mi-côte
d'un coteau près de Châteauponsat. $.
H. irriguum Hook. — Sur les parois extérieures d’une
cuvelle en granite qui recoit un jet d’eau vive dans le jardin
du Treuil, sous des tilleuls, près de Saint-Martial. R R°— S.
À. radicale Pal. Beauv. — Pierres et rochers humides
dans le lit d’un petit ruisseau de la rive gauche de la Vienne
Entre le Puymalier et le petit moulin du Caillaud. RR.—F.
Avr-Mai. Rs “ER
pens Lin. — Troncs d'arbres, vicilles souches,
es, parois des vieux murs, le long des haies et
Pa GT, Avr Mai Jai 2 UN, UE :
REVUE BRYOLOGIQUE 97
H. Juratzkanum Schimp. — Pierres, rochers, murs
humides, parois des bacs en granite plein d’eau : à Limoges,
Condat, Eymoutiers, Gaiu près d’Isle. À C. — F. Avr.-Mai.
H. riparium Lin. — Sur les pierres, les rochers, les
racines des arbres, les poutres à demi pourries au bord des
ruisseaux, des étangs, des pêcheries. G G. — F. Aut. — Hiv.
— Mousse très-variable.
Jai remarqué les variétés abbreviatum, elongaätum Schp.,
te Boulay, subsecundum Schimp. et trichopodium
rid.
H. polygamum Sch. — Sur la terre dans un pacage
très-humide, près du Breuil (route de Saint-Junien).
Je ne lai vu que là, en Mars, et il y est abondant, — S.
Dans mes échantillons les tiges sont plus grêles que dans
ceux publiés par MM. Rabenhorst et Husnot ; j'ai cru néan-
moins devoir me soumettre à l'opinion de M. Schimper qui
les a ainsi nommés.
H. nitens Schreb. — Prés marécageux ou tourbeux, C. —
Le plus souventS, fructifie de Fév. en Mai.
H. stellatum Schrb. — Prairies humides, marais et
lieux tourbeux. C. — Presque toujours $., fructifie de Mars
en Juin.
H. tamariscinum Hedw. — Sur la terre et les rochers,
dans les bois et les lieux frais. C G. — Fructifie.assez rare-
ment. Aut. — Hiv. Un 6 3 21:
l'en ai trouvé une forme remarquable par ses feuilles d’un
roux très-prononcé dans les prés marécageux des mon-
tagnes à Saint-Sulpice-Laurière, Saint-Léger, Saint-Pierre,
Grammont, Saint-Sylvestre. R R. —S. FAT
H. abietinum Lin. — Sur la terre au sommet d’un co-
teau qui domine le pont et la route de Saint-Léonard ; au
pied d’un mur en ruine près de Châteauponsat. À R. —5.
H. heteropterum Rob. — Sur la terre d’un coteau sec
au Puymalier près d’Aixe ; dans les cavités des rochers à
Condat, à Belair près de Saint-Léonard, à Saint-Martin-
Terressus, aux Verrines près de Châteauponsat.
Parfois mêlé à l'Hypnum confertum À R. — S.
Jai découvert sur un rocher peu saillant hors du sol, dans
un bois de la rive gauche de la Vienne près de Saint-Vic-
turnien, la variété fallaæ Milde (Husnot fase. XI, 0° 534) :
les tiges sont plus ténues et les feuilles plus petites que dans
le type. . |
. LESKEA.
L. attenuata Hedw. — A la base d'un vieux tronc de
hêtre sur la rive gauche de la Briance au-dessous du château
du Boucheron: cette espèce réside là en compagnie de
l'Homalia trichomanoides. R R. —S.
1
58 REVUE BRYOLOGIQUE
L. polycarpa Ehrh. — Sur les vieilles souches et à la
base des troncs d’aune au bord de la Vienne, de Laurence et
de plusieurs autres rivières; je ne l’ai pas vu près des ruis-
seaux torreutiels des montagnes. À C. — F. Pr, — Eté.
La, variété paludosa n’est pas rare: elle est même plus
répandue que le type.
L. sericea Hedw. — Murs, rochers, troncs d'arbres,
vieux ceps de vigne. CC. -— F. Hiv. — Pr.
L. myura Boul. (/sothecium myurum Brid.). — Dans les
bois, sur les troncs d’arbres et plus souvent sur les rochers.
CG. — F. Déc.-Fév.
L. polyantha Hedw. — Sur les souches d'osier et les
vieux ceps de vigne à Isle, Aixe, Saint-Victurnien, Saint-
Junien; cette mousse recherche l'exposition du midi. À R.—
F. Eté.
HOMALITA.
H. trichomanoides Bruch. et SCchp. — Sur la terre et
à la base des troncs d'arbres : aux bords du Ligoureau près de
Condat, de la Vienne, de la Gartempe, de la Briance, etc.
A C. — F. Aut. — Hiv. — C. dans la forêt d’Aixe. (1) au pied
des souches de chêne.
CLIMACIUM.
C. dendroides Web. et M. — Sur la terre dans les lieux
frais et ombragés, C. — Très-rarement en fruit. Oct. — Déc.
NECKERA.
N. crispa Hedw. — Troncs d'arbres et rochers, le plus
souvent dans les forêts: près du viaduc de la Briance, à
Piautré près du Martoulet (rochers de serpentine), au Puy-
moulinier (bois de la rive gauche de la Vienne), à Saint-
Sulpice-Laurière (bois des montagnes), à Veyrac (dans la
forêt de ce nom). R. — Je ne l’ai rencontré que deux fois
en fruit. Aut. —"Hiv. — J'ai aussi trouvé cette belle mousse
au À es de Lathus, près de nos limites.
AN. ila Hedw. — Le plus souvent sur des troncs de
hêtres : à Vilmazet près de Saint-Jouvent, près de la Cha-
pelle de Saint-Gille, dans la forêt de Saint-Léger-la-Monta-
gne, etc. -— Je l'ai aussi récolté à Saint-Martin-le-Château
(Creuse), près de nos limites. À C. — S.
N. complanata Bruch et Sch. —- Sur les vieux troncs,
notamment sur le hêtre et le buis; parfois sur les rochers.
les chemins creux, ombragés, et- dans les forêts. C G.
_ — Presque toujours. Pr. | : Fe
ST |
ixe,
REVUE BRYOLOGIQUE 59
Les variétés longifolia et tenella Sch. se rencontrent parfois
dans les lieux très-couverts.
PTEROGONIUM..
P. filiforme Schw. — Troncs de hêtres dans les bois
sur la rive gauche de la Briance, près du moulin de Saint-
Paul, x A celle de la Vienne près de Saint-Victurnien.
RR. —S$.
J'ai trouvé dans la forêt de Crouzat près de Beaumont un
seul brin de la var. heteropterum sur un tronc de chêne
parmi les tiges de l’Ulota Ludwigü; j'avais jadis par erreur
rapporté cette forme à l’Hypnum dimorphum.
P. gracile Sw. — Parfois sur de vieux troncs d'arbres,
presque toujours sur des rochers. C & —- Assez rarement en
fruit. Hiv. — Pr.
ANOMODON.
A. viticulosus Hook. — A la base des troncs d'arbres,
sur les parois des vieux murs et sur lesi rochers, dans les
lieux frais et ombragés : jardin de l'évêché de Limoges ;
parc de Beauvais près de Saint-Martial; à la Chapelle près de
Saint-Léonard ; ruines du château de Châlucet; à Roche-
chouard ; au Puymalier près d’Aixe; à Châteauponsai, elc.
A C. mais non partout; il ne fructifie pas toujours. Hiv.
— Pr
LEUCODON.
L. sciuroides Schwægr. — Sur les troncs d'arbres, les
vieux ceps de vigne, les parois des murs et des rochers le
long des haies et des bois. C. — Assez souvent en fruit. Déc.
— Fév.
La variété morensis Sch., à tiges robustes, à feuilles très-
denses autour des rameaux, abonde sur les pierres dites vol-
caniques des vieux murs de Rochechouard ; elle y fructifie
très-bien.
s PTERYGOPHYLLUM.
P. lucens Brid. — Sur la terre humide au bord du petit
ruisseau qui alimente l'étang de Fleurat, près de Lafarge ;
dans une pêcherie presque desséchée sur la rive gauche de
la Vienne, près de Saint-Just. —: M. Van Weæstine l’a récolté
dans les bois de la Maude, près de Saint-Léonard. R, — F.
Hiv. — Pr.
FONTINALIS.
F. antipyretica Lin. — Sur la terre, les pierres, les
vieillès poutres des moulins, les racines des arbres au bord
. des ruisseaux et des rivières. Les tiges prennent parfois un
grand développement et varient du vert foncé au vert gai où
PA PM RTS Die er à: réthe
“
60 REVUE BRYOLOGIQUE
La variété divergens Lamy croît sur la vase, où elle semble
ensevelie sous une nappe d’eau. Les rameaux peu nombreux,
irrégulièrement disposés le long des tiges, divergent dans
tous les sens, et ne sont pas comme dans le type parallèles
à la tige principale. J'ai rencontré cette curieuse forme
us l'étang de la Pouge, près de Saint-Laurent-sur-Gore.
RR.—S.
F. squamosa Lin. — Rochers baignés par les eaux de
la Gartempe et de la Tardoire à Châteauponsat et près du
grand pont qui continue la route de Saint-Mathieu à Roche-
chouard. A R. —S$. ;
M. l'abbé de Cessac m'a signalé cette mousse dans la fon-
taine de Roudeau près de Saint-Vaury (Creuse), mais ne
l'ayant pas vue je conserve quelques doutes à son égard,
parce qu'elle fréquente généralement les eaux courantes et
_non les eaux placides.
CRYPHÆA. :
C. heteromalla Mohr. — Sur des troncs de peuplier,
de tilleul, de chêne, de charme, de coudrier, de sureau, de
buis : à Limoges, au moulin Rabaud-sur-Laurence, à Par-
paillat près d'Isle, à Condat, à Bousselat près du Martoulet,
à Bellac, à Verneuil, à Thias près des bords de la Brame, etc.
Assez répandu, mais partout en petite quantité, dans les
vallées, surtout à l'exposition du midi.
. La variété Lamyana (Daltonia Lamyana Mont.) croissait,
il y a plus de trente ans, sur un rocher au milieu de la
Vienne au-dessous du moulin dé Roumanet près d’Isle,
La Construction de la nouvelle route d’Aixe a sur ce point
retréci le lit de la rivière ; et cette circonstance. en produi-
sant la submersion complète des rochers, a sans doute fait
disparaître cette curieuse forme à tiges souvent longues et
Dageanles, puisque malgré mes recherches je n’ai pas réussi
à la retrouver.
pére ee”
Jadis j'en donnai tous mes exemplaires à MM. Montagne
et Duby; ce dernier a eu récemment l’obligeance de m’en
rendre deux qui ont pris place dans ma nouvelle collection.
dx + MNIUM,
M. cuspidatum Hedw. — Sur la terre et les vieilles
, su la Vienne, près de l’usine du
; ne au moulin du Tarn près d’Aixe, etc. AC. —F. Mars.
M. rostratum SChwægr. — Sur les parois des-murs
. ne au bord de la Gartempe, ge +
bob A € Thias; au dir . nrès c e-
chouard. À R. — F. me Dos .
[A affine Schwægr. -- Sur la terre et les graviers hu-
REVUE BRYOLOGIQUE 61
mides dans les bois du Puymoulinier, vis-à-vis le Palais ;
le long des haies à Ambazac, et au Masvergne près de Li-
moges. Dans la première localité les tiges prennent un grand
développement. À R. — $.
M. undulatum Hedw. -— Sur la terre le long des haies,
au bord des cours d’eau et dans les bois humides. C. — Sou-
vent S. Fév.-Av.
M. hornum Lin. — Sur la terre, parfois sur les vieilles
racines des arbres et sur les rochers au bord des rivières ;
dans les ravins ; sur les souches de Carex dans les marais ;
dans les bois; près des sources dans les montagnes. CC. —
F. Fév.-Avr. E
M. stellare Hedw. — Sur la terre recouvrant les rochers
des coteaux qui dominent la Vienne près des ponts de
Saint-Léonard depuis Bélair jusqu’à la Varrache. R R. — S.
Je n’ai rencontré cette espèce que par très-pelits groupes
ou même par pieds isolés.
M. punctatum Lin. — Sur la terre, parfois sur les ro-
chers humides et les vieilles racines des arbres : aux bords
des rivières, dans les bois et à peu près partout dans les
lieux frais. GC. — F. Hiv. — Pr.
BRYUM.
B. roseum Schreb. —- Sur la terre et parmi des pierres
humides dans les bois et aux bords des cours d’eau à Con-
dat; au Puymoulinier près de Panazol : entre les moulins de
l’Aiguille et de Saint-Paul. À GC. — 5. o! 20)
B. argenteum Lin. — Murs, toits des maisons, rochers,
coteaux pierreux, bords des chemins, joints des pavés dans
les cours. CC. — F: Oct.-Hiv.-Pr.
J'ai trouvé la var. majus, à feuilles larges et obtuses, dans
les fissures d’un-rocher humide sur la rive droite de la Gar-
tempe près du viaduc de Berssac. R. — Bises
La var. lanatum n’est pas rare Sur les rochers exposés au
midi, depuis le moulin Corret jusqu'à Saint-Junien.
B. atropurpureum Br. el Schp. — Sur les murs, dans
les landes et les champs en friche à Saint Léonard, Limo-
ges, Isle, Parpaillat, Magnac-Bourg , Saint-Sulpice-Lau-
rière, etc. À G, mais non ue a F. sage É i
B. erythrocarpum ScnwWæegl. ur Ja terre, les
fossés ; dans les clairières des bois près de la gare de Saint-
Priest; dans les landes qui avoisinent les roches de ser-
pentine près de Magnac-Bourg ; sur des graviers humides
dans la forêt d’Aixe, près d’une source que les gens du pays
appellent miraculeuse. AC. _…#, Mars-Juin.:s 10" ‘2, ; :
Cette espèce, assez abondante dans les lieux indiqués,
manque en beauCo p d’endroiiss> : 21-1417"! de
_B. murale Wils. (B. erythroearpum, Var. mrurorumn Seh.).
62 REVUE BRYOLOGIQUE
— Maison curialé de Saint-Priest-Taurion sur un mur
crépi de chaux, à Limoges sur du tuf, à Saint-Léonard sur le
mur du cimetière de Chammin. À R. — F. Mars.-Juin.
Mes échantillons sont identiques à ceux qu'a publiés
M. T. Husnot, fasc. X, n° 464.
B. alpinum Lin. — Rochers un peu humides, dans
leurs fissures ou sur la terre qui les recouvre : cette mousse
y forme souvent de jolies touffes d’un pourpre plusou moins
foncé. C. — SouventS. Mai.-Juin.
Je l'ai trouvé splendidement fructifiée sur les bords de la
Vienne, près de Nedde.
B. gemmiparum de Not. — Sur un rocher gneissique
“ombragé et frais à droite du chemin qui conduit ‘de Chà-
Se Auzillat, et à peu de distance de ce village.
Tiges courtes, formant des coussinets serrés d’abord verts,
puis roussâtres en vieillissant; feuilles ovales-lancéolées,
entières, fortement nervées et marginées, aiguës, parfois
légèrement apiculées par le prolongement de la nervure, à
tissu peu serré et presque transparent.
Cette espèce ressemble beaucoup au 8. alpinum, mais elle
en diffère par ses tiges moins élancées et plus courtes, par
ses feuilles plus larges à la base, brusquement terminées en
pointe, beaucoup moins allongées. Je n’ai pu comparer les
capsules des deux mousses, mes échantillons d’Auzillat
et celui publié par M. Husnot étant stériles.
B. pseudotriquetrum Schwægr. —- Sur la terre et les
rochers humides au-dessous de Cintrat:(vis-a-vis Saint-
Priest-Taurion); à Saint-Hilaire-Lastour : près des roches
de serpentine de la Roche-lAbeille ; à la Varrache et au
vieux pont de Saint-Léonard ; à Pierre-Brune près de Mag-
nac-Bourg ; à la Croisille près de l'étang de la Pêcherie, etc.
AR. — Rarement en F. Mai.-Juin.
Souvent les tiges ont une teinte purpurine; parfois aussi
elles forment de larges coussinets d’un vert jaunâtre,
notamment sur les bords de la Valonaine au-dessous du
moulin de Lagarde.
B. ca e Lin. — Sur la terre, les rochers, les murs,
les toits des maisons, les vieux troncs dans les haies. GC. —
pe — Eté. : sac fier.
ai trouvé les variétés cuspidatum Schimp., angustatum
“Boulay, Ferchelii Schimp. Cette dernière variété est fort
rare; je l'ai récoltée sur du tuf pierreux au pied d’un vieux
8 bâtiment rès de Saint-Léger-la-Montage, S.
8. turbinatum Schwægr. — Sur la terre au bord d’une
qui traverse l'étang de 1
Saint-Sylvestre ; sur du
e sa chute dans la Garte
REVUE BRYOLOGIQUE 63
Je n’en ai rencontré que quelques touffes stérilés à tiges
courtes et rabougries.
B. Mildeanum Juratzka ? — Sur la vase humide au
: HU de l'étang du Riz-Chauvron le 12 novembre 1872.
.R. —$.
Je mets un point de doute parce que mes échantillons
sont trop jeunes pour être déterminés avec certitude; cepen-
dant ils se rapprochent assez de celui qu'a publié M. Husnot.
fasc. XI, n° 523, et qui est mieux développé puisqu'il a été
récolté plus tard (en Mars).
B. cæspititium Lin.—Sur les coteaux secs, les revers
des fossés, les murs, surtout lorsqu'ils sont revêtus d’un
crépi de chaux: à Limoges, Condat, Rochechouard, Gain
près d’Isle, Chammin, près de Saint-[éonard, Verneuil,
Saint-Victurnien, etc. AC. — F. Mars.-Avr.-Mai.
B. torquescens Br. et Schp.— Parois des murs au’ Bas-
Cluzeau et à Isle. R R. — F. Mai.
B. bimum Schreb. — Sur un coteau frais près de Chà-
teauponsat ; dans un petit marais près des roches de serpen-
line de la Roche-l'Abeille ; dans une prairie humide près de
la gare de Bussière-Galland. A R. — S.
B. piriforme Hedw.— Sur la terre de quelques pots de
fleurs et sur les parois intérieures d’une serre chaude de
M. Laurent près du Champ de Juillet à Limoges. R R. — F.
Avr.-Juin. ? RE
M. T. Husnot indique cette mousse dans une semblable
localité au Jardin des Plantes de Caen.
B. albicans Brid — Au bas d’une source dans du gra-
vier et sur le talus d’un banc de tuf dans un chemin creux
et ombragé, à Sussac. R R. — 5.
B. carneum Lin. — Bord du Vincou au moulin Gen-
draud, près de Bellac. R R. — $. 3
B. annotinum Hedw. — Sur du sable humide aux bords
des étangs de Gouillet et de la Péêcherie, près de Saint-Syl-
vestre. R R. —S. #3
B. nutans Schreb. — Chätaigneraies, penles des co-
teaux, terrains frais et tourheux, fissures des rochers. C. —
F. Avr.-Mai. + Ë
Cette espèce adopte des formes assez variées suivant les
lieux où elle croît; elle est très-répandue, sans être abon-
dante nulle part. be
AULACOMNIUM. à ré
. A. palustre Schwægr. — Prairies humides, lieux tour-
beux, marais. G C. — Assez rarement en F. Mai. — Juil.
Jen ai trouvé une forme à tiges excessivement courtes
(un centimètre de longueur) sur la pente d’un coteau près de
Châteauponsat, dans un lieu légèrement frais.
64 REVUE BRYOLOGIQUE
A. androgynum Schw. — Le long des haies dans les
chemins creux, frais et ombragés : à la Meyze, à Nantiat, à
Gain près d’Isle. A R. —S$S.
M. l’abbé de Cessac l’a trouvé dans la Creuse.
Le plus souvent les tiges s’allongent en forme de pédicelle
surmonté d’un capitule granuleux.
Le Mgesra LONGISETA Hedw. a été trouvé par M. l'abbé de
Cessac dans un marais de Lafarge et de Saint-Priest-la-
Plaine (Creuse); l'échantillon que j'ai recu de lui est fruc-
tifié.
Je n'ai pu encore découvrir cette. belle mousse dans la
Haute-Vienne, mais elle doit exister dans les marais de
Beaumont : c’est là qu’il faudrait la chercher.
BARTRAMIA.
_. B. fontana Brid. — Bords des ruisseaux et des sources,
marais, pentes humides des collines, fissures des rochers.
C. Mai.-Juin.
Je ne l’ai récolté en fruit que rarement et dans des
endroits très-montagneux à Ambazac, Grammont, Domps.
La variété alpina se rencontre dans les marais de Peyrac,
du Mont-Laron, de Saint-Julien-le-Petit = S.
B. marchica Brid. (Philonotis marchica Schimp.) —
Feuilles remarquables par la multitude et la finesse des
dents surtout à leur extrémité.
Sur de la terre fraiche, siliceuse, mélangée de nom-
breuses pierrettes, au pied d’un coteau de la rive gauche de
la Gartempe près du moulin de Saint-Paul; sur du tuf dur
en talus le long d’un petit chemin près de Saint-Victurnien,
associé au Barbula subulata. R R. —S. É
B. capillaris Boulay. Philonotis capillaris Lindb. Gra-
vet Bryotheca belgica, n° 75. — Sur le mortier sans chaux
d'un vieux mur près de Châteauponsat, en compagnie du
Barbula canescens. R R. —S$,
M. l'abbé Boulay l’a aussi découvert à l'Espérou (Gard).
Cette mousse à tiges purpurines, presque capillaires, très-
peu rameuses, un peu décombantes à la base, puis redres-
sées, forme de petits groupes disséminés d’un vert peu foncé ;
ses feuilles lâchement imbriquées, à tissu peu serré, sans
rides ni plis, lancéolées, pourvues d’une nervure très-appa-
rente, sont acuminées et finement denticulées dans une par-
_ tie de leur longueur, même sur le dos.
BB. pomiformis Hedw. — Parois des murs et des ro-
de HE le tuf et la terre au bord des chemius. € C. — F,
nc de chêne dans
N° 5 de ANNÉE 408
un bois de la rive gauche dé la Briance au-dessous du Bou-
chéron. R R. —S$.
Z. viridissimus Brid. — Sur les vieux troncs de chênes
et de hôêtres dans les haies et au bord des forêts ; je l’ai
trouvé aussi sur des ormes et sur les parois d’un mur de la
place d'Orsay, à Limoges. C. — Fructifie très-rarement.
Avr.-Maiï.
Z. Mougeotii Br. etSchp. — Rochers ombragés au bord
du Ligoureau près de Condat, rive gauche de la Vienne vis-
à-vis la Gabie près de Verneuil, à la Varrache près de Saint-
Léonard, près du viaduc de l’Aiguille au bord de la Briance,
au-dessous de Cintrat vis-à-vis Saint-Priest-Taurion, bois de
Bonnefond, bord de la Combade à Châteauneuf, etc. C. —S.
POLYTRICHUM.
P. commune Lin. — Lieux humides, tourbières, bois
et bruyères marécageux. G C. — Mai.-Juill.
Cette espèce prend souvent des dimensions considérables
parmi les Sphagnum sur la lisière des bois montagneux.
J'ai rencontré parfois la var. perigoniale.
P. formosum Hedw. — Bois et landes incultes dans les
lieux frais, mais non humides. CC. — F. Mai.-Juill.
Les capsules sont fréquemment à quatre angles ; parfois à
cinq, mais alors l’un d’eux est presque avorté:Je ne les ai
vues absolument pentagones, c’est-à-dire à cinq angles bien
saillants, qu’une seule fois dans un groupe vigoureux et
très-fourni le long d’un fossé près de la gare de Thias, sur
un sol fortement argileux. |
P. juniperinum Hedw.— Bords sablonneux des étangs;
champs incultes, découverts, plutôt frais qu'humides. CC. —
F. Mai.-Juil. :
P. strictum Menz. — Marais et lieux tourbeux à Beau-
mont, Sauvagnat, Blond, etc. AC. —F. F_ Html s
_ Cette espèce ne se rencontre que dans les parties monta-
gneuses de la Haute-Vienne. Mic #6 4,
P. piliferum Schreb. — Coteaux secs, landes arides,
châtaigneraies, le long des chemins, toits de chaume. G C.
J'en ai trouvé une forme naine et stérile dans un terrain
sablonneux très-humide, voisin de la source dite miracu-
leuse, dans la forêt de Saint-Priest-sous-Aixe. |
1 a POGONATUM : à 40 0 ui
-P:'urnigerum Rœl. — Bords des chémins dans les
terrains sitio et montagneux : à la Croisille près de Saint-
Sylvestre, à Peyrat-le-Château dans la direction du Petit-
Grammont. R: 2. Aut. —Hiv 0
66 REVUE BRYOLOGIQUE
Le 20 août 1865 je l'ai récolté au pied d’un talus voisin de
la chaussée de l’étang de la Pêcherie avec des capsules jeunes
._ qui commençaient à poindreet d’autres capsules anciennes
- en parfait état de conservation.
M. l'abbé de Cessac m'a signalé cette espèce à Montlevade
(Creuse). :
P. aloides Pal. Beauv. — Terrains siliceux dans les
bruyères, cavités des vieux murs, sur les talus des routes el
les bords des chemins ; parfois dans les châtaigneraies. C.
—F.Hiv.-Pr.
P. nanum Pal. Beauv. — Landes incultes, châtaigne-
raies, revers des fossés, bords des chemins. G C. — Hiv.-Pr.
J'ai récolté la variété longisetum Schimp. à la Chapelle
près de Saint-Léonard et au moulin de l’étang de Fleurat
près de la gare de Lafarge.
ATRICHUM.
A. undulatum Pal. Beauv. — Bois, châtaigneraies, le
long des haies, revers des fossés, toits de chaume. C G. —
Aut.-Hiv.
À. angustatum Br. et Sch. — Sur un. plateau aride
se per entre Condadille et Crassat, près de Condat.
Malgré mes recherches, il m'a été impossible de trouver
ailleurs cette espèce qui est, du reste, excessivement rare et
toujours stérile dans l'endroit indiqué.
BARBULA.
-B. ruralis Hedw. —— Parois des murs et des rochers,
04 de chaume, base des vieux troncs. À C. — F. Avr. —
uin.
B. pulvinata Juratz. — Sur les vieux ormes à Limoges,
au Treuil près de Saint-Martial. R R. rarement en fruit.
Avr.-Juin.
Les tiges sont courtes et forment un gazon très-dense.
M. l’abbé Boulay paraît disposé à ne considérer cette mousse
que comme une variété du B. ruralis ; j’adopte d'autant plus
volontiers cet avis que le rachitisme général qui la caracté-
rise pourrait bien résulter de son développement sur les
ge écorces, habitat qui convient peu au type du B. ru-
ralis. Leo
_B. latifolia Br. et Sch. — Sur les vieux troncs d’ormes
de la place d'Orsay à Limoges. RR. —S.
| B. levipila bo, Sur la terre, Les murs, les rochers
et le plus souvent sur les troncs d'arbres. CC. — F. Pr. —
Ce tee cut bn eu RTE
REVUE BRYOLOGIQUE | 67
auquel, du reste, elle ressemble beaucoup lorsqu'on ne
l’examine qu’à l'œil nu.
B. subulata Brid. — Le long des haies; sur les revers
des fossés, les parois des murs et des rochers ; au bord des
chemins. C C. —F. Avr.-Juin.
J'ai récolté la variété subinermis.
B. saxicola Lamy. — Tiges rameuses, formant dans
leur ensemble des groupes d’un vert foncé assez semblables
àaceux de l'Orthotrichum Sturmii; feuilles lancéolées ou plutôt
encore elliptiques, obtuses, munies d'une forte nervure qui
dépasse un peu le sommet, dressées-étalées à l’état hu-
mide, dressées, roides et plus ou moins contournées à l’état
sec, sans rebord, mais légèrement repliées en-dessous de
facon à faire croire qu’elles sont bordées ; cellules basilaires
rectangulaires, hyalines sur un espace qui n'excède pas le
1/6 de la feuille; les autres carrées peu régulières, opaques,
remplies de chlorophylle, chargées de papilles saillantes,
nombreuses (5-6). ra
Plante dioïque; fleurs mâles seules connues ; folioles irvo-
lucrales intimes ovales, obtuses, énerves ; anthéridies oblon-
gues, renflées, accompagnées de paraphyses grêles.
MM. Schimper et Boulay, auxquels j'ai communiqué mes
échantillons, les ont rapprochés du Barbula subulata, mais
en constatant quelques différences. Ils en diffèrent, en effet,
à divers titres, mais notamment par des feuilles obtuses,
moins longues, moins larges, d'un vert plus foncé, à tissu
plus dense moins transparent, non marginées, à bords re-
pliés en-dessous. è :
Sur la surface nue d’un rocher à l’usine de Parpaillat près
d’Isle le long de la route d’Aixe; sur les parois extérieures
des murs de l’église de Saint-Priest-sous-Aixe. RR. —
B. mucronifolia Br. et Sch.— Sur la terre qui recouvre
un rocher au bas des côtes d'Aixe. RR. — F. +
B. mucronifolia Br. et Sch.—sur la terre qui recouvre
un-rocher au bas des côtes d’Aixe. R BR. — F. |
B. Mülleri Bruch. (Husnot, fase. II, n° 73). — Sur les
murs. à Aixe. R R: —F. Hiv.-Pr. Tiges plus robustes que
dans les B. ruralis et lrvipila ; mes échantillons sont identi-
ques à ceux qu'a publiés M. Husnot, :
B. muralis Timm.— Sur les murs, les toits et les rochers.
CC. —E#, Pr. 3
J'ai trouvé sur des murs crépis de chaux, notamment au
moulin de Parpaillat près d'Isle, la var. incames la var, ru-
pestris est assez répandue; On rencontre sur les rochers à
Parpaillat, Aixe, Rochechouard, ele; une. forme ae à
feuilles d'un vert clair, qui se rapproche beaucoup de la
var. æsliva. se RTE ciel Dre CPAS F5 À
B canescens Bruch.— Sur des rochers qui bordent la
68 REVUE BRYOLOGIQUE
route près de l’usine de Parpaillat et sur un mur, au village
d’Auzillat, près de Châteauponsat. A R. — F. Mars.-Maiï.
Cette espèce est probablement plus répandue qu’on ne le
pensé, mais on la confond facilement avec la forme naine du
B. muralis dont je viens de parler.
B. cuneifolia Brid.— Sur les murs, les revers des fossés,
les rochers recouverts d’un peu de terre : à Isle, Saint-Vic-
turnien, Condat, Aixe, etc. À C. — F. Mars.-Mai.
Cette espèce, de même que la précédente, recherche les co-
teaux à l’exposition du midi.
B. nervosa Milde. (Trichostomum convolutum Sch.) —
Sur les murs et les rochers recouverts de terre à Isle, au
pont de l’Aiguille, à Aixe, Rochechouard, au Palais, etc. C.
— F. Hiv. — Pr. » |
_ B. convoluta Hedw. — Sur les murs et sur la terre des
coteaux arides à Rochechouard, près du pont de Saint-Léo-
nard, près des ruines de Châlucet, au viaduc de Berssac, à
Eymoutiers, etc. À C., mais non partout. — F. Pr.
ÿ B. revoluta Schwægr. — Sur les vieux murs. C C. —
B. unguiculata Hedw. — Champs arides, bord des
Chemins, murs et rochers. C C. — F. Hiv.-Pr.
Jen ai trouvé plusieurs formes, notamment la variété
cuspidata. x
B. Hornschuchiana Schultz. — Sur de la vase dessé-
chée dans un pré au bord du petit ruisseau qui, du Petit-
FR coule dans la direction de la route de Saint-Junien..
B. fallax Hedw.— Sur les murs et les parois des rochers
à Rochechouard et à Aixe. R. — F. Pr.
B. vinealis Brid. — Murs et rochers à Limoges, la Cha-
pelle près de Saint-Léonard, Isle, Aixe, Verneuil, Saint-Ju-
nien, Châteauponsat, etc. C. — F. Pr.
Cette espèce et la précédente paraissent rechercher les
murs et les coteaux exposés au midi; l’une et l’autre sont
souvent stériles.
* B. cylindrica Schimp. — Murs et rochers au village
d’Auzillat près de Châteauponsat, à Sussac, Ambazac près de
l'usine Lacroix et Ruaud. À R. —S.
_Je crois cette espèce assez répandue, mais on ne sait pas
toujours la distinguer du B. vinealis, dont elle a l’aspect gé-
_ néral’elle en diffère surtout par des feuilles plus flexueuses,
an Be C'est-à-dire lancéolées-linéaires et très-acu-
La:
%
REVUE BRYOLOGIQUE 69
B. papillosa Wils. — Sur les vieux ormes de la plate
d'Orsay, du champ de Juillet, et sur un tronc de pin dans un
jardin à Limoges. R R. —S. si]
Les poils courts, qui terminent les feuilles, sont parfois
avortés ou brisés.
B. ambiqgua Br. et Sch. — Parois des vieux murs à Gain
et à Parpaillat près d'Isle, à Rochechouard, etc. AC. — F
Hiv.-Pr.
TRICHOSTOMUM.
T. vaginans Milde. — Angstræmia Lamnyi Boulay fl
cryp. de l'Est, page 553. — Husnoi Musci Galliæ fase. IX,
n° 402.
Sur la terre aride et rocailleuse d’un coteau situë sur la
rive droite de la Gartempe, au-dessous d’Auzillat, près de
Châtesuponsat. R R. —S. Eté.
L'Angstræmia Lamyi ayant été contesté comme espèce
nouvelle, j'ai dû laisser à son savant auteur le soin de résou-
dre la question. Celui-ci n’a rien. négligé pour atteindre ce
but, et après avoir comparé ma plante au Leptotrichum va-
ginans Sull. sur des échantillons authentiques, il m'a ré-
pondu ce qui suit avec sa bonne foi habituelle :
« Votre mousse limousine diffère du type américain. dont
«je dois la communication à M. Husnot, par-ses feuilles
« caulinaires moyennes plus petites et plus courtes, oblon-
« gues-lancéolées, tandis que dans la plante bien développée
«elles sont lancéolées-linéaires; mais en réalité elle ne-re-
« présente qu'une forme stérile, très-rabougrie, à feuilles
« très.petites el à peine acuminées, du vrai Leptotrichum
« vaginans. » .…
CERATODON. 2e 10
C. purpureus Brid. — Sur la terre, les murs, parfois
sur les rochers. Cette espèce se rencontre à chaque pas et
dans les lieux les plus dissemblables ; Je l'ai trouvée dans la
forêt de Saint-Léger à la base de vieilles souches de hêtre,
dans le marais de Hofelle près de Beaumont en compagnie de
mousses aquatiques, et aux sommes arides de nos plus
hautes montagnes. CO. — FPE; ne
DÉDRORR Me E SE S
D. rubellus Br. et Sch. — Au pied d’un vieux mur près
_ du viaduc de Berssac, sur la rive droite de la Gartempe: RR.
F “pOTTIA. |
GMüll. Murs, champs de trèfle, le long
; shechouard, ete, C. — F.
des chemins : à Limoges, Aixe, Rochec
70 REVUE BRYOLOGIQUE
P. truncata Br. et Schn, — Champs, murs, prairies,
revers des fossés, le long des chemins. G C. — F. Aut.- Hiv.
La variété major n’est pas rare.
DICRANUM.
D. undulatum Br, et Sch. — Le long d’une haie sur les
bords d’une mare presque desséchée dans la forêt de la.
Bastide près de Limoges. R R. —S,
D. majus Turn. — Parmi des bruyères sur une monta-
gne qui domine le bourg de la Jonchère. R R. -— S
Il est facile de confondre avec cette espèce quelques
formes robustes du Dicran. scoparium, qui sont très-ré-
pandues.
D. palustre Lapyl. — Marais de Dan près de Château-
ponsat, étang de la Pêcherie près de la Croisille, prairies
nn d'Eymoutiers, de Crouzat et de Beaumont, etc.
D. spurium Hedw, — Sur la partie humide d’un coteau
de la rive droite de la Gartempe au-dessous du village
d’Auzillat près de Châteauponsat: dans un pacage tour-
_beux près des roches de serpentine de l'étang de Picheny
entre Lafarge et la Meyze. R R. —S.
D. scoparium Hedw. — Sur la terre, Les rochers, les
vieilles souches d’arbres, dans les bois et les châtaigneraies:;
sur les toits de chaume. CC, — F. Aut.-Hiv.
Espèce très-variable ; j'ai rencontré les variétés sui-
vantes :
Vulgare Boulay, C.; recurvatum Schimp. Rochers ombra-
- gés près de l’ancien étang de Jonas. S.; curvatum Schimp.
Sur les rochers des coteaux secs et découverts de la rive gau-
che de la Briance près du moulin de Saint-Paul et près de
l'étang de la Pécherie à la Croisille. S.: orthophyllum Schimp.
Rochers de la rive gauche de la Vienne vis-à-vis le Palais,
au-dessous de Cintrat et de la rive gauche du Taurion près
de Saint-Martin-Terressus. S.; paludosum Sch. Marais de
Sauvagnat, de Saint-Léonard, de la Roche-l'Abeille, etc, S. :
il ne faut pas confondre cette variété avec le D. palustre, les
deux planies assez semblables croissant dans les tourbières
et Fe Ésrrune mais non ensemble. |
_., +: netéromallum Hedw. — Revers des fossés: sur la
. Mi rives ss Eh des Re à dans des lieux nya
Has ces; Sur des souches de Carex: dar andes
‘incultes. C. —F. Ant-Hiv.. rires
en ai découvert sur la chaussée d’une mare dans la forêt
tide une forme naine moitié moins grande que le
.
me.
REVUE BRYOLOGIQUE 71
près de la Croisille, sur des souches de Carex et sur.les pa-
rois d’une rigole. RR. — F. Sept.-Oct. Gb
D. varium Hedw. — Sur la terre, au pied d’un mur,
dans le chemin qui, de Beaupeyrat, conduit à la poudrière
près de Limoges. R R:— Hiv.-Pr. stp
D. pellucidum Hedw. __ Marais au pied du mont Laron
près de Saint-Julien-le-Petit ; prairie humide sur l'emplace-
Er re de l’ancien grand étang de Jonas près d'Ambazac.
à. —S
Je’ n’ai trouvé dans nos limites que la var. serralum SCh.
publiée par Husnot, fasc. 7, n° 303. +
D. longifolium Hedw.— Sur la terre siliceuse au som -
met d’un coteau très-aride de la rive gauche de la Vienne,
entre le château de la Rivière el Eymoutiers; parmi de
. grosses pierres éparses au-dessous de la forêt de Saint-Léger-
fa-Montagne vis-à-vis Maléty en compagnie du Jungermannia
Schraderi. RR.— S$S. |
D. Sauteri Br. et Sch. — Sur les rochers au bord de la
Valouaine près de Limoges, et à l'extrémité de l'étang de
: Pécherie près de la Croisille : mêlé à d’autres moûsses.
kR.—S. |
D. fulvum Hook. — Sur des quartiers de rochers qui
dominent l'étang de Gouillet près de Grammont. C. en cet
endroit, mais je ue l'ai vu que là. —S$. Hé
D. montanum Hedw. — Sur les vieilles souches à demi-
pourries de chêne et de de châtaignier, le long des haies et
dans les bois : à Chenour et la Chapelle près de Saint-Liéo-
nard, à Saint-Sulpice-Laurière, à Tourniol près de Saint-
Priest-Taurion, à Gouillet près de Grammont, etc. À G. —S.
© D. rufescens Turn. — Terre argileuse ei sablonneuse
dans les terrains en friche, dans les champs de trèfle, sur
les revers des fossés. C.— F. dise
D. crispum Hedw. — Sur de la terre sablonneuse, au
pied d’un rocher un peu humide qui borde la route d’Aixe
près de l’usine de Parpaillat. RR. — Set
ré CAMPYLOPUS.. ::
C.atrovirens De Not. ? — Cest après avoir consulté
mon ancienne correspondance avec MM. Montagne et Des-
mazière que j'inscris ici cette espèce; l'un et l’autre la signa-
lent dans leurs lettres sous le nom de €. longipilus, Sans indi-
l'ayant distinguée dans mes
envois successifs de plantes cryptogames. oi 1.
Je dois dire que depuis cette époque, déjà bien reculée, j'ai
fait le pres
auraient-ils par mégard
posséde
72 REVUE BRYOLOGIQUE
J’adopte le nom de €. atrovirens, parce que je crois me
rappeler que mes échantillons offraient des tiges d’une teinte
noirâtre ; toutefois je n’admets ici cette espèce ‘qu'avec ‘un
point de doute.
C. flexuosus Brid. — Landes arides et découvertes,
fissurés des rochers, terrains tourbeux; coteaux siliceux
et rocailleux: sur la rive droite de la Gartempe au-
dessous de Dan près de Châteauponsat ; rive gauche du Li-
goureau au-dessous de Crassat près de Condat; près de la
forêt de Bort dans le voisinage de la route qui conduit de
Grossereix à Ambazac: à Népoulas au-dessous d’un bois de
pins ; près de nos limites au pont de Lathus (Vienne). AC.
presque toujours stérile.
Les seuls échantillons de Népoulas étaient fructifiés, et je
ne les possède plus, puisqu'ils étaient compris dans mon
premier herbier que j'ai donné jadis à M. Duby de Genève.
C.turfaceus Bryol. Europ. — Marais d’Etiveaud près de
Beaumont; souches de Carex au bord de l'étang de Chambo-
ret (près de la route dé Bellac). R.— F. Pr.
G:fragilis Bryol. Europ. — Sur la terre et les rochers
des coteaux qui bordent les rivières, au-dessous dé Cintrat
vis-à-vis Saint-Priest-Taurion, au-dessous du village de Dan
près de Chäteauponsat ; près du vieux pont de Saint-Léonard;
bord du Ligoureau entre Condat et Crassat, etc. AG. — S$.
J'ai rencontré quelquefois la variété densus Wils.
C.polytrichoides de Not, — Sur la terre et les rochers
de la rive droite de la Gartempe au-dessous des villages
d’Auzillat, de Dan près de Châteauponsat. R. — $.
D’après les indicationsde MM -Chaboïsseau et de Loyne j'ai
récolté cette belle espèce au pont de Lathus (Vienne).
C. brevipilus Bryol. Europ. — Dans un pacage humide
el tourbeux près de Saint-Hilaire-Lastour et sur la pente
d’un coteau rocailleux au-dessous d’Auzillat près de Château-
_ ponsat. RR:.—$S.. |
Dans plusieurs échantillons, quelques feuilles des tiges les
plus courtes sont seules terminées par ün poil; il en est de
mêmedans l'échantillon publié par Rabenhorst fasc.x11,n°577.
C. brevifolius Schimp. (individus mâles). 2: Sur la
_ terre siliceuse, au sommet d’un coteau très-aride entre Cras-
_ Sat et Condadille près de Condat RP. -—S, |
C. Schimperi Milde. — Au sommet d’une montagne
e château de la
REVUE BRYOLOGIQUE 73
Nantiat; parmi les feuilles pourries sur un coteau un peu
boisé.de la rive gauche de la Gartempe près de Châteaupon-
sat ; parmi des débris végétaux dans un marais voisin de la
forêt de Crouzat près de Beaumont; à mi-côte d’une mon- -
tagne qui domine le bourg de Berssac. Cette espèce se dis-
tingue facilement du Dicranum heteromallum et de quelques
autres mousses qui plus où moins lui ressemblent par la fra-
gilité des jeunes rameaux et des jeunes feuilles qui brisés
restent épars à côté des principales tiges.
D. sericeum Schimp. (Husnot fasc. 7, N° 311). — Jin-
dique cette espèce d’après des échantillons récoltés sur un
sol aride dans une châtaigneraie de Condadiile près de Con-
dat et au sommet du pic de Sauvagnat. R. —S$.
- J'en possède plusieurs formes curieuses: l’une à été récoltée
dans la cavité d’un mur à Laugère près de Royère; l’autre
sur une vieille souche de, châtaignier près de Sauviat ;
une troisième sur une pierre humide dans une rigole au
bord de la Gartempe près de Bessines. :
Ces trois formes stériles sont intermédiaires entre le Di-
cranum heteromallum et le D. sericeum, et leur examen com-
paratif m’a confirmé dans la pensée que MM.Milde et Boulay
(flore cryptogamique de l'Est, page 552,) pouvaient avoir
raison de provoquer la réunion de ces deux espèces en une
seule.
LEUCOBRYUM.
L. glaucum Hampe. — Terrains siliceux ou tourbeux
dans les bois, les châtaigneraies, les landes incultes; souvent
au pied des arbres et parfois sur de vieilles souches pourries.
CC. assez fréquemment S., sauf dans la forêt d’Aixe où je l'ai
trouvé très-abondamment fructifié. Cette mousse forme or-
dinairement de larges et épais coussinets d’un vert tres
glauque, rarement d’un vert foncé.
FISSIDENS.
F. adianthoides Hedw. — Parois des murs et des ro-
chers humides au moulin situé à l'embouchure du Taurion ;
sur un coteau qui domine le Ligoureau près de Condat; au
moulin situé vis-à-vis la roche des Bœufs à Rochechouard ;
sur des pierres amoncelées au sommet du mont Jargean près
de Surdoux; à la Varrache près de Saint-Léonard; bords de
Laurence et du ruisseau d'Ambazac ; à Maléty près de la Jon-
chère ; marais de la forêt d’Aixe. AG. — F. 0
F. taxifolius Hedw.— Sur la terre près du bourg d'Isle,
et à la Chapelle près de Saint-Léonard. AR.— F. Hiv. — Lx:
Pendant longtemps j'ai confondu cette espèce avec la sui-
vante, qui est plus répandue. 2 1m
sé :
de Not. — Fissures des rochers frais et …
74 REVUE BRYOLOGIQUE
ombragés sur la rive gauche du Ligoureau près de Condat ;
sur les bords de la Briance, près du viaduc; sur les
bords de Laurence au-dessous de Louyat; à Maléty
- près de la Jonchère; sur des souches d’aune dans le ruisseau
qui alimente l’étang de Fleurat près de la gare de Lafarge.
AC. —F. Hiv.— Pr. . fs
F.osmundioides Hedw. — Dans un marais traversé
par un petit ruisseau au pied des roches de serpentine de la
Roche-l’Abeille. C. en cet endroit, mais je ne l'ai vu que sur
ce point. F. Hiv. — Pr. |
F.incurvus Schwægr. — Sur la terre et les rochers
ombragés à Naugeat près de Limoges ; au bord de la Vienne
près d'Eymoutiers ; rive gauche de la Graine vis-à-vis le
château de Rochechouard ; coteaux de Saint-Sulpice-Lau-
rière. AR. — F. Hiv. — Pr.
F. crassipes Wils. — Surles parois de la rigole d’un
pré dans le voisinage de la queue de l’étang de la Pêcherie
près de la Croisille ; sur un rocher au bord d’un petit ruis-
seau lorrentiel qui descend des montagnes au-dessus de
Berssac. R.-— F. Aut. — Hiv. .
Les échantillons récoltés près de l'étang de la Pécherie
étaient stériles et plus robustes que dans le type.
F. bryoides Hedw. — Sur a terre, les pierres, les ro-
chers, le long des haies, dans les chemins creux et om-
bragés, dans les bois. C. — F. Pr.
BLINDIA.
B. acuta Br. et Schp. — Sur un rocher humide à l’ex-
trémité de l'étang de la Pêcherie à la Croisille, et sur les
pierres d’un petit, ruisseau au-dessous de Cintrat vis-à-vis
St-Priest-Taurion. R R. —S.
WEISSIA.
_W. verticillata Brid. (Eucladium verticillatum Br. et
Sch.). — Sur du mortier de chaux dans l'encadrement d’une
fenêtre qui, au moulin de Roumanet près d’Isle, avait vue
sur lappareil hydraulique de l'usine. RR. — S.
-0mment Cette mousse éminemment calcicole s’est-
elle introduite chez nous? Quoique à l’état stérile sa
végétation était vigoureuse; elle a Sites complétement à
la suite de réparations faites à l'endroit qu’elle avait acciden-
- tellement usurpé: #8 Û
”, W. Bruntoni Boulay. — Fissures des rochers, surtout
ans les cavités et petites grottes. qui se rencontrent fré-
t sur les montagnes et sur les rives des cours d’eau.
REVUE BRYOLOGIQUE 19
Cette mousse appartient aux hautes montagnes, et j'ai :
été agréablement surpris de constater qu'elle était descen-
due chez nous ; mais dans un endroit peu accidenté et exposé,
au Midi! |
W. cirrata Hedw.— Sur un vieux tronc de pin à Lou-
yat près de Limoges; sur un tronc de châtaignier à l'étang
de la Pêcherie près de la Croisille ; fissures d’un rocher gra-
nitique près de St-Léger-la-Montagne. R. — F. Pr.
W. viridula Brid. — Sur la terre au bord des chemins;
sur les murs et les revers des fossés. CC. — F. Pr.
Je l'ai récolté au Gondaud près d’Isle à la base d’une
vieille souche de vigne.
Cette mousse est fréquente parmi les roches de serpentine
en compagnie du Gymnostomum microsiomum, el. comme
les dents de son péristome sont très caduques il devient sou-
vent difficile de l'en distinguer sur place. Ce dernier a l’ou-
verture de l’urne très-étroite et très nette dans son contour,
tandis que dans le Weissia l'orifice de la capsule largement
ouvert conserve presque toujours quelques courts débris des
dents du péristome.
W. fugax Hedw.— Fissures des rochers sur le coteau
qui domine la route et la Vienne depuis l’usine Pouyat jus-
qu’au pont de St-Léonard. RR. — F. Juin. — Juil.
GYMNOSTOMUM.
G. calcareum Nees et Horns. — Mortier de chaux sur
les parois de l’une des piles du pont qui sur la Tardoire con-
tinue la route de Rochechouard à St-Mathieu. RR. —S.
La présence de cette mousse calcicole dans nos contrées
siliceuses et granitiques est un fait intéressant. |
G. microstomum Hedw.— Sur la terre et dans les fis-
sures des rochers, surtout au pied des roches de serpentine
du Cluzeau près de Magnac-Bourg, de la Roussille près de la
Meyse, et de St-Basile; le long d’une haie près du Riz-Chau-
vron. AR. — F.Pr. $ |
ENCALYPTA.
E. vulgaris Hedw. — Murs et rochers à Limoges, à St-
Léonard, à Aixe, à Rochechouard, etc., R. — F. Fév. —
Avr. She 4 Frs NOR IS"
at __ ORTHOTRICHUN. N
©. Bruchii Wils. — Troncs d'arbres dans les bois de
-Ja-Montagne, de St Sulpice-Laurière,
rat, de eur qe de Beau-
de Berssac dk :Condat près
76 REVUE BRYOLOGIQUE
dans les mêmes lieux que le précédent, AR. — F. Juil, —
Get.
. Dans lo Haute-Vienne, comme dans le Cantal, celte espèce
est beaucoup plus rare que la précédente ; il est difficile à
l'état jeune de les distinguer l’une de l’autre, et ce n'est
qu'après la chute de l’opercule que la distinction en devient
facile. |
Dans PO. Bruchii la capsule est resserréé à l'orifice; dans PO.
crispum elle est resserrée au-dessous de l'orifice.
©. crispulum Br. et Sch. — Troncs d'arbres dans les
bois de Sussac et de Châteauneuf, de St-Gille, de Crouzat
près de Beaumont, de Traforêtprès d’Ambazac, de Saint-Léger
et de Saint-Sulpice-Laurière, de Saint-Denis-les-murs, de
Tourniol, du Treuil près de St-Martial, etc. AC.— EF. Pr.
Figes plus courtes et plus délicates, capsules plus petites
et plus précoces que dans les deux espèces qui précèdent.
©. Hutchinsiæ Smith. — Sur des blocs de granite à
mi-côte du Puy de Sauvagnat au-dessus du domaine du
Buisson ; sur des rochers dans la forêt de Crouzat près de
Beaumont; sur une roche de serpentine à Pierre-krune près
de Magnac-Bourg. R. — F. Juin. — Juil.
Les seuls échantillons de Pierre-Brune étaient dépourvus
de capsules.
©. Ludwigii Brid. — Troncs et brauches des arbres ra-
bougris dans les bois de St-Laurent-les-Eglises, de Berssac
et de St-Sulpice, de Crouzat, de St-Denis-les-Murs, de St-Léo-
uard, etc., assez répandu, mais peu abondant en chaque en-
droit; souvent mêlé aux 0. Bruchü et crispum, dont il
se distingue facilement par la forme bien différente des cap-
sules. — F. Aut, — Hiv.
O. leiocarpum Br. et Sch. — Troncs d'arbres dans les
allées, les haies, les châtaigneraies ct les bois; on le rencon-
_tre rarement sur des rochers, et en pareil lieu, je l’ai tou-
pu vu stérile du moins dans la Haute-Vienne. CC. —
Lo Lyelli Hook. et Tayl.— Dans les mêmes lieux que ce-
lui qui précède, mais notamment sur les hêtres et les châtai-
gniers. CG. — F, Eté.
_ Tiges souvent stériles: une partie des feuilles est plus
4 de St-Martial, à Rochechouard, à Bessines et à la Jon-
chère ;
REVUE BRYOLOGIQUE + |
la Brèche, au saut de la Brame près de Thias, à Châteaupon-
sat, etc. AC. — F. Mai. — Juil.
Parfois mêlé au Cinclidotus fontinaloides.
©. rupestre Schleich. — Sur les rochers granitiques à
Rigoulène près de St-Léonard; à Nedde sur la route d'Ey-
moutiers ; sur les parois d’un mur à St-Priest-sous-Aixe, elc.
AR. — F. Mai. — Juin.
Les cils intérieurs du péristome sont fragiles et très-ca-
ducs; cette mousse est souvent stérile : alors on la distingue
difficilement de V0. leiocarpum, lorsque ce dernier croit sur
la pierre sans y fructifier.
©. affine Schrad.— Troncs d’arbres et arbustes dans les
jardins, les allées, les haies, les bois. C C. — F. Pr.
O. fastigiatum Bruch. — Sur des chênes rabougris au
sommet des coteaux de St-Sulpice-Laurière. R..—F. Pr.
M. l’abbé Boulay parait disposé à ne le considérer. que
comme une variété du précédent; et c’est ce qu'a fait
M. Husnot dans son catalogue des Mousses du Calvados.
O. tenellum Bruch. — Troncs d'arbres et arbustes au
Treuil près de St-Martial : à Salvanet près de St-Priest-
Taurion; au bord de l'étang de la Pouge près de St
Laurent-sur-Gorre ; à Bousselat près du Martoulet, etc. A C.
— F. Pr.
Cette espèce est très-commune sur les troncs de peupliers
à Châteauroux (Indre). hé
O. pumilum Sw. — Sur un noyer à Rancon ; sur un
tronc de sureau à Vilmazet près de St-Jouvent. RR.—F.Pr
O. fallax Schimp. Syn. (Ort. Schimperi Hammar). — Sur
les ormes des places et des promenades à Limoges. R. —
AR |
O. stramineum Hornsch. — Sur des troncs de hêtres
et de chênes dans le jardin anglais du Treuil près de St-Mar-
tial, à St-Gille près de Surdoux, au sommet des coteaux de
St-Sulpice-Laurière. RR. —F. Mai. — Juin.
J'ai récolté sur les chênes rabougris de ces coteaux neuf
espèces de ce beau genre. :
©. obtusifolium Schrad. — Troncs de chêne dans une
haie très-épaisse au château de Lagarde près de Limoges,
au Treuil près de St-Martial, et à Louyat presque au come
mencement de la rangée d'arbres placée à droite de la porte
d'entrée du côté de la route de Paris. RR.—S. :
O. Sturmii Hopp. et Hornsch. — Murs: rochers grani-
tiques et quartzeux ; rochers de -serpentine ; rochers pyro-
_ gènes de Rochechouard. GG: — F. Pr. =
J'ai fait d’inutiles recherches pour découvrir dans nos li-
mites l’Ort. cupulatum, qui existe en très- tite quantité au
: Momtibre her mn ee 697 he À does 2
_: ©. anomalum Hedw. — Murs etrochers. C. — F. Dis:
LE cu
78 REVUE BRYOLOGIQUE
Je l’ai récolté sur un vieux cep de vigne dans les jardins
de lEvêché de Limoges et sur les troncs de peupliers à Chà-
teauroux (Indre).
DIPHYSCIUM.
D. foliosum Mohr. — Sur la terre dans les châtaigne-
raies et dans les boïs ; sur les revers des vieux fossés qui en-
tourent les garennes. GC. — F. Avr. — Juil.
Cette espèce forme parfois sur les coteaux arides exposés
au midi des tapis assez étendus, serrés, d’un roux foncé et
stériles ; en cet état elle paraît à l'œil nu s’éloigner compléte-
ment du type, prenant un peu l'aspect du Sarcoscyphus
Funckii lorsqu'on la voit de loin.
BUXPBAUNMIA.
_ B. aphylla Hall. — Le long d’un sentier dans une chÂ-
taigneraie à Chigot près de St-Léonard. R R. —F. Pr.
M. l’abbé de Gessac m’a signalé cette rare espèce à Maupuy
près de Guéret (Creuse).
12 SPLACHNUM.
S. ampullaceum Linn. — Dans les marais: sur de la
bouse de vache desséchée à Rigoulène près de St Léonard ;
au grand étang de Muret près d’Ambazac:; à Longechaud
près de St Amand (route d'Eymoutiers à Peyrat). RR. —F.
Juin. — Août.
+ SCHISTOSTEGA.
S. osmundacea W. et M. — Sur la voûte et les parois
_de la fontaine de St Léger à Bessines, en compagnie du Caly-
pogeia arguta.
M. le docteur Thouvenet, savant minéralogiste, qui a bien
voulu m’accompagner dans plusieurs excursions, Ma rap-
pote cette espèce du fond d’une carrière près de Chante-
oube sur un fragment de kaolin. R R. —S.
| TETRAPHIS.
_T. pellucida Hedw, — Sur les pierres, les rochers et
les souches à demi pourries: dans la forêt de la Bastide,
dans les bois du Puymoulinier près de Panazol et de Salva-
_net sur la rive gauche du Taurion, à Condadille sur la rive
gauche de la Vienne vis-à-vis le moulin de Roumanet, dans
pie ang GRR près de ere à la base d’un
_ Vieux tronc de châtaignier au village des Granges près de
_St-Julien-le-Petit. A a M Poe 3 6 ie
a
REVUE BRYOLOGIQUE 79
Saint-Léonard, au moulin Alluaud près de Lacouture, au
ep de Beaune près d’Eymoutiers, etc. AC. — F. Avr. —
fai.
M. L'abbé de Cessac m'a indiqué cette espèce au Grand-
Bourg, à Auzème et Guéret (Creuse).
CINCLIDOTUS.
C. fontinaloides Pal. Beauv. -— Pierres, rochers, raci-
nes des arbres, aux bords des ruisseaux et des rivières. CC.
— F. Avr. — Juin.
Parfois mêlé à l’Ort. rivulare et au Grimmia rivularis.
RHACOMITRIUM.
R. lanuginosum Brid. — Bruyères, rochers, pierres
amoncelées sur les pentes des montagnes. C.— F. Fév.-Mai.
Souvent stérile ; je l’ai trouvé parfaitement fructifié sur les”
coteaux de Saint-Sulpice-Laurière.
R. heterostichum Brid. — Murs et rochers: très-rare-
ment sur de vieilles souches d'arbres. CC. — F. Fév. — Mai,
J'ai trouvé la variété alopecurum sur des rochers voisins
de l'usine de M. Alluaud près de Lacouture; la variété gra-
cilescens se rencontre parfois sur des blocs de granite au
sommet des montagnes.
R. canescens Brid. — Murs, tochers, terrains incultes.
CC. F. Pr. le plus souvent S. La variété ericoides n’est pas
rare. “e
R. aciculare Brid. — Pierres et rochers humides aux
“bords des rivières et des ruisseaux, parfois près des sources
et des étangs : à la Croisille, à Condat, à Gouillet près Gram-
mont, Saint-Léonard , Saint-Sulpice-Laurière, Eymoutiers,
Rochechouard, au Treuil près de Saint-Martial, etc. C.— F.
Pr
R. protensum Braun. — Parfois sur des rochers hu-
mides, mais plus fréquemment sur des blocs de rochers secs
au bas ou à mi-côte des montagnes de Saint-Sulpice-Lau-
rière et de Saint-Léger-la-Montagne ; à Condat; bois de Bonne-
found ; à Népoulas, Berssac, Gouillet près de Grammont.
Cette espèce se distingue de la précédente par ses tiges
plus grêles, ses feuilles absolument entières, moins larges,
beaucoup plus aiguës. moins sujeltes à nolrcir; de plus elle
recherche moins les lieux humides que la précédente : elle
est moins répandue. ri
6. trichof Ila Grév. — Sur un mur à pierre sèche
autour du ar ee A près de St-Martial. RR.—F. Pr.
Je n’en ai trouvé que deux petits échantillons.
_ G. Schultzii Wils. — Murs et rochers. CC. — F. Pr.
80 REVUE BRYOLOGIQUE
G. pulvinata Sm.— Murs, rochers, toits des bâtiments.
CC. — F. Pr.
J’ai trouvé la var. obtusa dans les jardins de lévêché de
Limoges ; la var. longipila n’est pas rare sur les rochers de
serpentine, notamment à Saint-Bazile et sur les crépis de
chaux ; une troisième variété jadis découverte par moi à
Saint-Léonard est indiquée dans le synopsis de M. Schimper,
page 206, sous le nom de viridis. Je ne l'ai. pas retrouvée.
G.leucophæa Grév.--Murset rochers quartzeux, surtout
à l'exposition du midi; elle couvre de grandes surfaces sur
les rochers pyrogènes de Rochechouard e: sur les roches de
serpentine, particulièrement sur celles de Bousselat près du
Martoulet. CG. — souventS. |
G. commutata Hueb. — Murs des jardins de l’évêché
de Limoges RR.—-F. Pr.
G. montana Br. et Sch. — Murs et rochers au moulin
de Lagarde près de Limoges, à Nedde, Eymoutiers, Saint-
. Priest-sous-Aixe, Bessines, Sauvagnat, Châteauponsat, sur la
mapMgne du Trapon près de la gare de la Jonchère, etc. AC.
TRE PE 08 2
… Cette mousse est souvent S., surtout dans la plaine.
_ G. ovata Web, et Mohr. — Rochers de serpentine du Mar-
toulet, de la Roche-l’Abeille, de Saint-Bazile, etc., AC. sur ces
roches; je ne l’ai pas vu ailleurs. — F. Pr.
G. apocarpa Hedw. — Murs et rochers ; parfois sur la
terre et le tuf. C. — F. Pr.
J'ai rencontré souvent les var. gracilis et rivularis, cette
dernière fréquente les eaux courantes des ruisseaux et des
rivières ; j'en ai récolté près des roches de serpentine de la
Roche-PAbeille une forme dont les feuilles sont simplement
apiculées, dépourvues de poil terminal.
HEDWIGIA.
Eciliata Hedw. — Sur les rochers granitiques et les
tufs durs, C.—F. Pr. -
J'ai distingué assez fréquemmet les variétés leucophæa
et viridis.
FUNARIA.
_F. hygrometrica Hedw. — Sur la terre dans les jar-
dins; au pied des murs ; dans les cours entre les joints des
à abat dans les serres chaudes ; dans les lieux où l’on a fa-
_briqué du charbon ; sur les toits de chaume, CC. — F. Mai-
microstoma Br. et Sch: — Sur la terre qui recou-
ua mur au Dorat ; sur les revers. d’un fossé à Thias;
le près d a du Riz-Chauvron.:
N° 6 2e ANNÉE 1875
localités sont plus ou moins rapprochées du département de
la Vienne. AR, —F.
Cette espèce, très-voisine du F. hygrometrica, endifféresur-
tout par sa taille moins élevée et par ses capsules à cannelu-
res beaucoup plus fines.
PHYSCOMITRIUM.
P. fasciculare Br. et Sch.—Sur la terre dans le jardin
de Gain et le long d’un fossé au village du Cluzeau près
d’Isle ; dans un champ de trèfle au Puymalier près d’Aixe;
dans un champ en friche derrière le cimetière de Chammin
à Saint-Léonard. — F. Mars-Mai.
Cette espèce, quoique peu répandue, était très-abondante
dans les deux dernières localités.
P. ericetorum Br. et Sch. — Sur la terre au pied des
roches de serpentine de Tamizac près de Champagnac-la-Ri-
vière: dans les landes incultes de Riz-Chauvron près de la
gare de Thias. R. — F. Mars-Mai.
P. piriforme Brid. — Sur un sol argileux au bord d'une
rigole dans le pré dé la Roche entre l’usine Patry et la mai-
son Dalesme. RR. — F. Mars-Mai. |
P. sphæricum Brid. — Sur de la vase un peu dessé-
chée et sur de la terre humide abandonnée par l’eau, au bord
de l'étang de Riz-Chauvron, près de la gare de Thias. R. —
F. Sept.-Nov.
Très-abondant en cet endroit, mais je ne l'ai vu nullement
ailleurs, sauf au pont de Lathus (Vienne), où il se trouve en
très-petite quantité en compagnie du Riccia Bischoffü.
PHASCUM.
P. palustre Br. et Sch. (Sporledera palustris Sch.) — Sur
la vase d’un ancien étang de Laborie près de la route de Li-
moges à Saint-Junien; sur la vase desséchée d’une mare dans
| jardin du Treuil près de Saint-Martial. AR. — F. Maï-
uin.
P. alternifolium Br. et Sch. (Pleuridium alternifolium
Bryol. Europ.) — Sur la terre dans les forêts, les châtaigne-
raies, les terrains en friche, les petites lacunes des prés : A
Condadille, Condat, Chammin près de Saint-Léonard ; au
Puymalier près d’Aixe, etc, — AG. — F. Avr.-Juin.
P. subulatum Lin. — Terrains sablonneux dans les
champs incultes, les bois, les prés, les châtaigneraies ; sur les
revers des fossés. OC. — F. au 197 86 % È à
"Cette est parfois mêlée à la précédente, surtou
aie és: ie on les distingue difficilement l’une
de l'autre, car elles se ressemblent beaucoup. Les gazons
formés par le P. alternifolium sont d’un jaune moins gai,
82. REVUE .BRYOLOGIQUE
même d’un vert peu jaunâtre, terne et sombre; cette diffé-
rence marquée saute aux yeux.
P. nitidum Hedw.— Sur de la vase humide au bord de
l'étang de Gouillet près de Grammont ; sur les paroïs humi-
des d’une rigole à Ühamboret (route de Bellac) parmi diver-
ses Hépatiques. R.— F. Sept.-Nov.
. Cette espèce échappe aux regards par son exiguité; C’est
peut-être bien ce motif qui me l’a fait considérer comme
rare.
P. curvicollum Hedw. -—- Sur les sillons des champs
en repos, quelques mois après la moisson.
Je l'ai surtout rencontré dans la commune d’Isle, notam-
ment à Gain, au Buisson et aux Belles. À CO. — EF Nov.-
Mars.
P. cuspidatum Hedw. — Champs, jardins, revers des
fossés. C.—-F. Fév.-Mars. :
P. muticum Hedw. — Sur un terrain inculte près du
pont de Lathus. GC. en cet endroit. — F. Déc.-Mars.
Cette localité n De à on pas à la Haute-Vienne, mais elle
en est très-rapprochée, el j ai la conviction que le P. muti-
cum doit exister dans les landes et Les terrains en friche qui
s'étendent de Thias à Azat-le-Riz, bourgs très-éloignés de
ma résidence, et que pour: ce motif j Je n’ai pas suffisamment
explorés; je recommande cette recherche à MM. de Loyne et
Chaboisseau, savants botanistes, qui habitent souvent le
PRIE de cette contrée.
EPHEMERUM.
E. serratum Hampe, — Sur le revers humide d’un
fossé près de Limoges, — F. Hiv.-Pr.
Je crois que celte espèce n’est pas très-rare, mais son ex-
cessive ténuité m'a sans doute souvent privé du plaisir de la
RE
ARCHIDIUM.
À. alternifoliuin Schimp. — Dans les .châtaigneraies,
les terrains en friche, les bruyères, parfois sur la terre
recouvre les rochers : à Condat, Aixe, Saint-Victurnien, Chä-
teauponsat, Saint-Martial près de Amos) etc. CG — F.
Mars, Mai.
dt st ER CANDE Rs
. A. rupestris Roth. — Rochers au-dessus de rats
ui Buisson près de la Jonchère; sur un coteau qui domine le
_ moulin du Nas, rive gau he de la Gartempe près du pont de
. sommet ontagne de Brudieu près de
Peyrat € et ci Ey-
REVUE BRYOLOGIQUE 83
Ces diverses localités sont éminemment montagneuses.
AR.--F. Pr.
A. petrophila Ehrh. — Murs et rochers au sommet de
la montagne de Brudieu et sur la plupart des plateaux élevés
compris dans le triangle formé par la ville d'Eymoutiers, le
bourg de Peyrat et celui de Beaumont; je ne l'ai trouvé que
là, mais très-abondamment. — F. Mai.-Juil.
SPHAGNUM.
S. cymbifolium Ehrh. — Dans les bois et les prés ma-
récageux ; dans les terrains humides et tourbeux. GC. — F.
Juin.-Août. Souvent S.
J'ai récolté la variété congestum Sch. à Saint-Sulpice-Lau-
rière, à Bussière-Galland, au bord de la forêt de Saint-Léger-
la-Montagne, darts la forêt de Saint-Priest-sous-Aixe, près
de la gare de Saint-Priest-Taurion, à Chigot près de Saint-
Léonard, à la Croisille près de Saint-Sylvestre ; en opposition
à la var. congestwm on pourrait créer la var. laxior, forme
très-répandue chez nous, dont les longues tiges ont les ra-
meaux très-espacés.
J'ai trouvé dans la forêt de la Bastide, dans celle de Bord,
près d'Ambazac, la var. squarrosum Bryol. Germ. I, pag. 8
(Rabenhorst, fase. XV, n° 721) : elle a les feuilles légèrement
réfléchies.
Il ne faut pas confondre cette variété avec les S. squarro-
. sum et squarrosulum que je n’ai pas encore rencontrés sur
notre plateau central.
S. subsecundum Nees et Hornsch. — Forêts humides,
landes et pacages marécageux, parfois dans les fossés inon-
dés. CC. —S.
La variété contortum est très-répandue.
Les tiges de cette espèce présentent toutes les nuances du
vert le plus prononcé au vert roussâtre el jaunâtre, ce qui a
donné lieu aux var. viride et rufescens créées +4 M. l’abbé
Boulay (Flore cryptogamique de l'Est, page 713). ;
S. rigidum Schimp. — Landes humides, terrains tour-
beux. À C. — F. Presque toujours S. Sur l'emplacement de
l’ancien grand étang de Jonas près d’Ambazac ; près de la
gare de Saint-Priest-Taurion ; au Masbilier près de Saint-
Martial, etc. LE er Fee j
La variété compactum Sch. n'est pas rare.
S. cuspidatum Ehrh. — Dans les marais, les tour-
bières, les fossés pleins d'eau. C. — S. PR DR
J'aidistingué les variétés submersum ei plumosum Sch., qui
sont parfois mêlées ensemble. are “ V i “ Ab
| Lestiges de cette espèce nagent souvent dans ! eau, et:
: séjour prolongé dans ce milieu contribue à leur donner des
84 REVUE BRYOLOGIQUE
formes bizarres : le même fait se produit dans le S. subse-
cundum, mais plus rarement.
:S. fimbriatum Wils. — Dansle marais placé à l’extré-
mité de l'étang de la Roche près de Nieul. R R.—S.
Les exemplaires recueillis dans cette localité sont parfai-
tement semblables à ceux que j'ai récoltés au-dessus de la
cascade du lac Guéry près du Mont-Dore.
S. acutifolium Ehrh. — Lieux tourbeux, bois et pa-
cages marécageux. C C. — F. Eté.
Le plus souvent stérile, sauf dans la forêt de Saint-Priest-
sous-Aixe où je l’ai vu souvent parfaitement fructifié.
J'ai plusieurs fois mis la main sur les variétés deflexum,
tenellum.purpureum et fuscum signalées par Schimper,Synop.,
ge 673; j'ai de plus distingué dans des marais à Saint-
À éberts MoHtgié et à la Chapelle près de Saint-Léonard,
la var. rubellum publiée par Rabenhorst, fasc. V., n° 206 : ce
n’est pas le S. rubellum Wils. que je n’ai rencontré qu’au
Mont-Dore.
. me PARTIE. -- HÉPATIQUES.
SARCOSCYPHUS.
S. emarginatus Boulay. (Sarc. Ehrharti Corda). —
Sur les parois des rochers, des murs, des bancs de tuf dur;
‘ sur la terre siliceuse des châtaigneraies et des coteaux ro-
cailleux ; parfois sur les grosses pierres humides qui font
saillie dans les ruisseaux. C C. — K. Pr.
La longueur des tiges et la nuance des feuilles varient in-
finiment ; cette espèce, dans les montagnes, forme souvent
sur les rochers des gazons étendus d’un roux plus ou moins
foncé : la forme naine, dite minor, qui à l’œil nu ressemble
au $. Funckii, est assez répandue.
S. Funckii N. ab. E. — Sur la terre qui recouvre les ro-
chers, sur les pentes des coteaux arides et dans les châtai-
gueraies : à Surdoux, Chanteloube, Razès, Saint-Sylvestre,
nn re Eymoutiers, Châteauponsat, Saint-Léonard, etc.
Je l'ai aussi récolté à Pierre-Brune, près de Magnac-Bourg,
dans la cavité d’une roche de serpentine. A C. — F. Pr.
__ Parfois les tiges s’allongent et prennent un peu l'aspect du
… Jungermannia Starkei. al 12 + ee . ch
_ Jai souvent rencontré les deux variétés major et minor
tische, désignations du reste insignifiantes, dont je ne
usage à l'avenir, parce qu’elles pourraient égale-
quer à la plupart des espèces qui vont suivre :
REVUE BRYOLOGIQUE 85
leur taille, en effet, varie suivant que des circonstances plus
ou moins favorables président à leur développement.
ALICULARIA.
A. scalaris Corda. — Sur les rochers, le tuf dur et la
terre le long des chemins, dans les châtaigneraies et les ter-
rains incultes et siliceux. C. — F. Pr.
’ai observé parfois la forme ou variété gracillima, à tiges .
ténues et couchées, sur les parois des rigoles et les revers
humides des fossés.
L’absencé complète de tout rebord sur les feuilles est un
caractère apparent qui permet de distinguer assez facilement
cette espèce du Jungermannia crenulata, dont elle a souvent
l'aspect général. …
PLAGIOCHILA. ,
P. asplenioides Dum. — Sur la terre et les rochers au
moulin Corret près d'Isle; au-dessus du moulin Alluaud
rès de Lacouture ; dans les bois de Bonnefond, du Puymou-
inier, de Saint- Sulpice-Laurière, de Condat ; sur les coteaux
qui dominent la route à la Varr he et près du pont de Saint-
Léonard, etc. À G. —S. ; : k
Les feuilles sont plus ou moivs denticulées, mais rare
ment tout-à-fait entières. he |
Les variétés confertior et humilis Gottsche se rencontrent
assez fréquemment. LE pa
SCAPANIA.
Sur la terre, le tuf et les rochérs
S. compacta Dum. — c
É tagneuses de la Haute-Vienne
dans toutes les parties mon
CC. —F. Mars.-Avril.
Lorsqu'il est mêlé au S. ne
vent, on l'en distingue de suite par Ses
près égaux. 5
S. æquiloba Dum. — Sur les rochers et dans les cavi-
tés des pierres amoncelées près du sommet des montagnes
depuis Berssac jusqu’à Saint-Sulpice-Laurière. Rem S.
La forme ou variété dentala (Rabenhorst, Hép. d'Europe,
n° 602) est plus répandue que le type.
S. undulata Dum. — Sur la terre et les pierres dans les
es des montagnes, aux bords des
nemorosa, Ce qui arrive assez SOU-
feuilles à lobes à peu
cette espèce est
très-sujette à varier. J'ai récolté la plupart des formes signa-
lées par Gottsche dans son Synopsis, DS 65 et 66; les plus
_ importantes sont celles qui sont caractérisées par des feuilles
entières, ou à peine denticulées, et par des feuilles purpu-
_ rines; cette dernière forme est très-rare, ne l'ayant trouvée
86 REVUE BRYOLOGIQUE
que deux fois, d’abord sur les pierres d’une rigole à mi-côte
de la chaîne de Berssac à Saint-Sulpice, puis au pied du
. mont Jargean.
S. irrigua Dum. — Sur les parois humides d’un fossé,
dans une châtaigneraie de Condadille près de Limoges, et
sur un rocher au bord d’un ruisseau torrentiel près de Saint-
Sulpice-Laurière. RR. — $S. :
Les échantillons de la dernière localité présentent des
‘tiges allongées et très-molles, qui leur enlèvent l’aspect gé-
néral du type.
S. nemorosa Dum. — Sur la terre, le tuf et les rocher
au bord des chemins creux et ombragés, dans les châtaigne-
raies et les bois. GC. rarement en F. — Mars.-Avr.
Des granulations brunes sont souvent agglomérées au
sommet des feuilles supérieures ; le lobe inférieur des feuil-
les, obtus dans le type de l’espèce, prend assez souvent la
forme subaiguë.
Jai rencontré la variété purpurascens dans un bois de
_ Saint-Priest-Taurion, sur les rives du Ligoureau près de
Coudat et dans le voisinage de la forêt d’Aixe.
S:umbrosa Dum. — Sur un rocher très-ombragé
presque au bord de l'étang de Gouillet près de Grammont,
du côté opposé au moulin ; il était mélé en très-petite quan-
tité au S. nemorosa (forme naine). R R. —S,
… Cette découverte présente un certain intérêt, parce qu’elle
offre un anneau de plus pour former la chaîne qui relie nos
petites montagnes à celles de l'Auvergne, où le S. wmbrosa
est abondant,
S: curta Dum. — Je signale cette espèce d’après M. Gotts-
Che, qui m’a dit par lettre l'avoir parfaitement distinguée
parmi des échantillons de Jungermannia ventricosa que je
lui avais communiqués : ils provenaient des montagnes de
_ Saint-Sulpice-Laurière.
JUNGERMANNIA.
J. albicans Lin. — Parois des murs, des rochers et des
bancs de tuf : sur les pentes des montagnes, dans les ravins
“ra long des chemins creux et ombragés. CC. — F. Avr.
La nuance des feuilles varie du vert le plus-pâle au: brun
et au roux. Près de Plainartige, dans la Fer de la route
d'Ussel, on rencontre des rochers complètement recouverts
par cette espèce qui est là d’un roux vif et luisant. ON)
_ J- obtusifolia H . — Charmante petite espèce que j'ai
lrouvée dans la cavité d’un rocher près de Châteauponsat,
sur les revers d'un fossé près de la gare de Thias, dans une
kaolin à Chanteloube, sur un coteau au-dessous
avis $ Taurion, sur les montagnes
D
PC AGE
1
REVUE BRYOLOGIQUE |. ; 1
de Saint-Sulpice à Bérssac en compagnie des J. ventricosa et
barbata, au Breuil près de Verneuil mêlée au Calypogeia Tri-
chomanis. A R. —S$. F +
J. exsecta Schm. (Husnot Hep. Galliæ, n° 30). — Daïs
les cavités des pierres amoncelées sur les pentes des monta-
gnes de Saint-Sulpice à Berssac, en compagnie des J. Dicksoni,
ventricosa, barbata. RR. —S. | |
J. Dicksoni Hook. (Husnot Hep. Galliæ, n° 29). — Dans
les cavités des amas de pierres disséminés sur les montagnes
de Berssac à Saint-Sulpice-Laurière, tantôt formant des
groupes isolés, tantôt mêlé aux J. ventricosa et barbata. R.
Cette espèce est l’une des raretés de l’'Hépaticologie fran-
çaise : elle paraît appartenir à la flore du nord-ouest de
Europe. |
J. minuta Dicks. — Sur un rocher en compagnie du J.
albicans, à l'extrémité de l'étang de la Pécherie près de la
Croisille. RR. —S.
Je n’en ai récolté que quelques brins.
J. Taylori Hook. — Sur des pierres humides et sur de
la vase au bord d’un petit torrentqui descend des montagnes
au-dessus de Berssac; sur un rocher ombragé vis-à-vis le
moulin d’Ardant près de Rancon. R. — F. Mars-Avr.
Jai trouvé la variété anomala dans des lieux frais près de
la Jonchère et de Saint-Sulpice-Laurière: "7
‘3. Schraderi Mart. — Dans les cavités des amas depier-
res échelonnées sur les pentes des montagnes de Saint-Sul-
pice et de Berssac ; sur des blocs de rochers granitiques pres
de l'étang de Gouillet à Gremmont. Art fr soit 1070
J. hyalina Lyell. — Sur les parois des rigoles et des
fossés : sur les pentes humides des coteaux; le long des che-
mins ombragés : au Treuil près de Saint-Martial, à Sauva-
gnat, au Puymalier près d’Aixe, dans la forêtde Saint-Priest-
sous-Aixe, etc. AC. —$. fi At HIS ON È
J. crenulata Sm. — Sur la terre, rarement sur les
rochers : il envahit les parois des rigoles et des fossés, les
parties fraiches des châtaigneraies, les chemins creux, les
vieilles souches de Carex, les emplacements des étangs des-
séchés. CC. — F. Pr. . er et iéT Ho
Les périanthes sont fréquents, mais presque toujours
stériles. | | Far | at aHDeR0D
88 REVUE BRYOLOGIQUE
affinités avec le J. Genthiana Hueb. par ses feuilles dont le
rebord disparait presque complètement dans les individus
placés au fond de la rigole et par suite dans un lieu plus
humide.
Du reste, MM. Gottsche et Boulay paraissent très-disposés
à faire rentrer le J. Genthiana dans le J. crenulata.
L'autre forme est beaucoup plus intéressante; c’est. la
variété perianthii angulis papilloso-tuberculatis Gottsche et
Rabenhorst (Hépatiques d'Europe, N° 506).
Ces savants en ont donné sous ce numéro une excellente
figure dessinée d’après des échantillons récoltés le 1° octo-
bre 1835 dans les Sudètesau Schwazzwasser par M. de Flotow.
Les miens sont à peu près semblables, et voici ce qu’en dit
M. Gottsche dans la publication sus-indiquée : « M. Lamy a
» recueilli en France près de Limoges une forme qui montre
» des tubercules semblables sur les arêtes du calice ». En
effet, ces tubercules sont nombreux et très-saillants sur les
angles du périanthe; j'ai récolté cette belle variété en octobre
dans une châtaigneraie de Condadille entre Condat et Li-
moges.
- J. nana N. ab E. — Sur la terre dans une châtaigneraie
à Condadille près de Limoges, associé au Jung.crenulata. RR.
— Périanthes stériles.
J. cæspititia Lindenb. ? — Je l'indique avec doute par
suite de cette réponse de M. Gottsche: « la petite touffe à
» feuilles rondes, sous le N° 119,me paraît être une forme du
» J, cæspititia. »
Je ferai eu sorte de retrouver cètte espèce naine, afin de
Pouvoir mieux me fixer; comme la précédente elle croît,
mêlée au J. crenulata, dans une Châtaigneraie de Conda-
dille. RR. —S. }
J nigrella de Not.— M. l’abbé Chaboisseau m'a signalé
cette espèce calcicole sur les parois de la chaussée de l'étang
du Riz-Chauvron ; quoique je n’aie pas eu le bonheurde l’y
retrouver, je n’hésite pas à Périre ici, d’abord parce que
la localité indiquée confine au département de la Vienne où
elle n'est pas rare sur certains points, ensuite parce que
l'affirmation du botaniste auquel revient l'honneur de la
découverte mérite une entière confiance.
J. inflata Huds. —— Marais tourbeux de Heufelle, au-
dessous de la forêt de Crouzat, près de Beaumont. C. en cet
Sn : pre nombreux, mais stériles.
3e n'ai pu le rencontrer ailleurs : il rattache notre flore
_hépaticologique ns M nr Vote, D
ventricosa Dicks. — Sur les rochers parmi des
_et dans les cavités des pierres amoncelées sur _les
REVUE BRYOLOGIQUE 89
LL ARS Condat, Rancon, Châteauponsat, etc. À C.
J'ai rencontré les formes ou variétés conferta, laxa, atte-
nuata et gemmipara; cette dernière, dont les feuilles à leur
extrémité et dans leur contour sont plus ou moins chargées
de petites granulations, est la plus répandue. On sait du reste
que ces sortes de granulations se manifestent sur un assez
grand nombre d’hépatiques, et pour cet unique motif je
néglige généralement d’en parler.
J. porphyroleuca N. abE — Je ne l'ai trouvé qu’en
très-petite quantité, et mêlé aux J. ventricosa et barbata :
sur un rocher à l'extrémité de l'étang de la Pêcherie près de
la Croisille et dans les cavité des tas de pierres épars sur les
coteaux de Berssac à Saint-Sulpice. RR. —$.
M. l'abbé Boulay rattache complétement cette espèce au
J. ventricosa, dont les feuilles sont très-sujeltes à varier, et
ce que je viens de dire semble lui donner raison, puisque
sur nos montagnes les deux plantes sont toujours confondues
dans les mêmes groupes, mais avec cette différence que le
porphyroleuca s’y trouve très-rarement et n’y figure que par
uelques brins ; on peut en conclure que ces brins excep-
tionnels ne sont qu’une simple déviation du type.
Toutefois je dois ajouter qu’au Mont-Dore, il n’en est pas
ainsi ; les deux espèces m'ont paru former constamment
des groupesdistincts et séparés; l’un, le porphyroleuca, occupe
presque exceptionnellement les flancs du sera te les rochers
élevés de Denthouche ; l’autre, le veniricosa, uente sur-
tout les étages inférieurs et les ravins.. RÉ RUEN
“J. bicrenata Lindenb. — Sur la terre aride et siliceuse
à Condadille près de Condat, à Mont-Cocu près d’Ambazac,
à Saint-Martin-Terressus, au viaduc de la Gartempe près
de Berssac, etc. AR. — F. Hiv.— Pr.
Les échantillons récoltés à Saint-Martin-Terressus pré-
sentent une couleur orangée qui a été déjà signalée par
M. l'abbé Boulay (Flore cryptogamique de l'Est, page 801); .
elle se présente sous forme de points orangés placés à l'ex-
trémité des tiges, dus à des granulations qui se détachent du
sommet des jeunes feuilles non encore sorties; Ces granu-
lations, m’écrit M. Boulay, sont étoilées, polyédriques.
J. intermedia Lindenb. — Le long des sentiers et des
chemins creux. RR. de Rire LP dé diet
Plusieurs auteurs ont fait mention de cette espèce, très-
voisine de la précédente, en lui donnant Limoges pour rési-
dence. Depuis que j'ai repris mes études crypiogamiques,
interrompues pendant trente ans, je me suis appliqué à
retrouver cette espèce, el je n’y ai pas encore réussi.
_ Cependant il n’est pas douteux qu’elle existe dans cêtte
90 : HEVUÉ BRYOLOGIQUE
contrée, puisque le docteur Montagne m’écrivait le 6 no-
vembre 1841 :
« J'ai communiqué vos Hépatiques douteuses à mon ami
Nees d’Esenbeck, le grand régulateur de toute cette famille;
vous pouvez avoir foi dans ses déterminations, et voici sa
réponse :
N°20et24. Jungermannia bicrenata Hép. Europ.
21 — intermedia Lindg.
Pre ++ Var. capitata Nees Hép. Europ.
24 — intermedia.
ST Fr Var. major. Hép. Europ. »
Ainsi il n’est pas douteux que MM. Montagne et Nees ont
reçu de moi les deux variétés que je viens d'indiquer.
J. barbata Schreb. — Sur les rochers frais et ombragés,
soit isolément en larges groupes, soit en mélange de diver-
ses mousses; rarément sur la terre et les troncs d'arbres.
CG. — F. Mars-Avr.
_Les fruits sont rares: on rencontre assez fréquemment des
périanthes, mais à l’état de stérilité.
Nous possédons la plupart des variétés signalées par
Gottsche, notamment les suivantes : aftenuata, Floerkii,
quinquedentata, Schreberi. Cette dernière seule est peu répan-
due; je l'ai récoltée sur des rochers humides dans les bois
de Bonnefond et de Condat, sur la terre à l'endroit qu’occu-
pait jadis le grand étang de Jonas près d’Ambazac.
J. Starkei Herb. Funck. — Sur la terre et les rochers. C.
La variété procerior est abondante : la nuance des feuilles
_ varie du vert au brun foncé, presque noir ; des groupes pris
Ke les hauteurs de Saint Shlpice L'Auriète étaient rougeà-
es.
Une seule fois j'ai rencontré dans la forêt d’Aixe des
échantillons munis de périanthes nombreux, saillants.
re d’une blancheur argentée à leur extrémité laciniée-
R mais ils étaient stériles. :
+ divaricata Engl. Bot. (Synopsis de Gotische, page
135). — Je pense avec M. l'abbé Boulay qu’on pourrait F4 -
nir cette espèce à la précédente, leur distinction bien nette
semblant difficile ; et si je me décide à la placer ici, c’est
Pour trouver l’occasion dé dire que nos exemplaires Limou-
Sins ont été vus en 1841 par MM. Nees et Montagne qui me
_répondirent: « votre numéro 23 est le J. divaricata Eng. Bot.
globifera. Nees, Hép. Europ. » RS ep dr ub
ote extraite par Gottsche
“un rocher à Isle, d'après
lherbier de Montagne. Je
stingué tout récemment
EUR
REVUE BRYOLOGIQUE 91
jungermannes sur un même échantillon, récolté sur les
montagnes de Saint-Sulpice-Laurière.
J. bicuspidata Lin. — Sur le sable et les pierres au
bord des sources : sur les revers des fossés, les parois des
rigoles : dans le, forêt d’Aixe; au pied du mont Laron près
de Peyrat: à Condat (rive gauche du Ligoureau) ; dans le
marais de Longechaud près de Saint-Amant ; aux Granges
près de Saint-Julien-le-Peuit ; à l’étang de Chamboret, etc.
AC. Je l'ai vu quelquefois avec des périanthes, mais stériles.
J. connivens Dicks. — Sur les souches de Carex à
l'étang de Chamboret; sur des tiges de Sphagaum dans la
forêt d’Aixe, sur l’Aulacomnium palustre en compagnie du
Calypogeïa trichomanis près du grand étang du Riz-Chauvron.
Je l'ai récolté en ce dernier endroit d’après les indications
de M. Deloyne et en sa présence. R. — S.
Je l'ai aussi trouvé au Mont-Dore, mêlé au J. trichoplylla
sur une vieille souche de sapin, et c’est par oubli que je ne
l'ai pas signalé dans ma récente notice.
J. trichophylla Lin. — Je n’en ai rencontré que quel-
ques tiges, mêlées à une large touffe de J. albicans, sur des
rochers ombragés de la rive gauche de la Vienne, près de Li-
moges, vis-à-vis de l’usine de M. Corret.
. LOPHOCOLEA.
L. bidentata Dum. — Sur la terre, les parois des
murs, les revers des fossés; au bord des chemins près des
haies ; au pied des vieux arbres. CG. — S. ;
J'ai rencontré à Verneuil la var. latifolia Hüben. (Fascicules
de Rabenhorst, N° 133). ‘0 F
CHILOSCYPHUS.
C. polyanthus Corda. — Sur la terre, les pierres, les
racines d'arbres, les vieilles souches de Carex près. des
étangs, dans les rigoles des prés, sur les parois des fontaines,
aux bords et dans les lits des ruisseaux. CC. dans les terrains
montagneux. —S. GRR
Jai rencontré très-fréquemment la var. rivularis Gotische.
CALYPOGEIA.
GC. trichomanis Corda. — Sur la terre fraîche, le tuf,
les vieilles souches dans les bois, le long des haies et des
chemins, au pied des fossés, dans le voisinage des étangs
parmi les souches de Caréx; souvent mélangé à diverses
mousses aquatiques. CC. — S. 155 ARRET
C. ta N. ab E. — Dans la cavité d’une source d’eau
teau ; sur
de Saint-
_ vive au pied du mont Laron près de Peyrat-le”
{ D]
la voute et Les parois intérieures de la fontaine
:. Léger à Be nes. R. —$. |
92 REVUE BRYOLOGIQUE
LEPIDOZIA.
L. reptans Dum. — Vieilles souches, rochers, cavi-
tés des amas de pierres ; au Puymalier près d’Aixe, à Con-
dadille près de Limoges, sur les coteaux des rives de la Gar-
tempe à Châteauponsat, à Saint-Sulpice-Laurière, Berssac,
la Croisille près de Saint-Sylvestre, etc. AG. —S.
Souvent mêlé à diverses mousses.
L. tumidula Tayl. (Husnot, Hep. Galliæ, N° 43). —
Parmi de petits blocs de rochers accumulés sur la lisière de
la forêt de Saint-Léger-la-Montagne, qui fait face au village
de Maléty, dans la direction de la Jonchère. RR. —S$.
_ Cette espèce est dans toutes ses parties plus robuste que la
précédente.
MASTIGOBRYUM.
M: trilobatum N. ab E. — Parmi des tas de pierres
disséminées sur les montagnes au dessus de Berssac. RR.
| TRICHOCOLEA.
_T. tomentella Dum. (Husnot, Hep. Galliæ, N° 14). —
= Parmi les graviers humides, aw' bord des rigoles et des filets
d’eau dans les bois, parfois sur des racines d’arbres avec
diverses mousses aquatiques; aux Villettes près de Bonne-
fond, dans la forêt de Saint-Priest-sous-Aixe,: sur la rive
pre de la Gartempe au-dessous de Peyrat de Bellac, etc.
RADULA.
R. complanata Dum.— Sur l'écorce des arbres et des
arbrisseaux dans les haies, les bois, les vergers ; parfois sur
les parois des murs en mélange avec des mousses; sur les
roches de serpentine de l’Abbaye et de Pieutré près du Mar-
toulet. CCG. — F. Hiv.— Pr.
MADOTHECA.
M. Iævigata Dum.— Sur un rocher de la rive gauche
de la Graïne vis-à-vis de Rochechouard ; sur le coteau qui
Je l'ai aussi récolté près de nos limites au pont de Lathus
d'après les indications et en présence de M. Deloyne, qui le
REVUE BRYOLOGIQUE 93 :
M. platyphylloidea N. abE. — Sur des tilleuls près
de Limoges et sur de la charmille aux Crocs, près de Saint-
Léonard. R.—S.
M. porella N.abE.—Surles pierres, les rochers, les racines
d'arbres aux bords des rivières et des ruisseaux : au-dessous
de Parpaillat près d’Isle, au moulin Parant près de Limoges,
dans les îles voisines de l'embouchure du Taurion , dans la
Gartempe près de Châteauponsat, dans la Vienne près d’Ey-
moutiers, etc. AG. —$.
Il végète parfois sur les tiges des grandes mousses aqua-
tiques, mais alors ses proportions restent naines.
. LEJEUNIA.
L. serpillifolia Lib. — Dans les bois près des cours
d'eaux, sur les rochers, les troncs d'arbres, les racines sail-
lantes et humides, très-rarement sur la terre : à Saint-Gille,
Châteauponsat, Saint-Léonard, Royère,. Condat, Aixe, elc.
AC —S.
L. minutissima Dum. - Sur ies troncs d’arbres dans
le jardin anglais du Treuil près de Saint-Martial, à Villema-
zei près de Saint-Jouvent, à Parpaillat près d’Isle, et d'après
MM. Chaboisseau et Deloyne près de l’Etang du Riz-Chau-
vron. R. —S$.
J'ai aussi trouvé cette espèce dans le parc du château du
Jeu près d'Angers et dans les bois de Pins d'Arcachon.
FRULLANIA.
F. dilatata N. ab E. — Partout sur les troncs d’arbres.
CC. — F.
Je l'ai rencontré sur un rocher près de l'étang de Gieux ;
et sur un mur parmi des Mousses aux Gabies près de Ver-
neuil. da :
F. tamarisci N. ab E. — Troncs d’arbres et rochers. CC.
—$, On le rencontre parfois avec des périauthes stériles.
FOSSOMBRONIA.
F. pusilla N. ab E. — Terre argileuse et fraîche dans
les champs en friche, sur les parois des rigoles et les revers
des fossés, dans les terrains occupés jadis par d'anciens
étaugs, le long des sentiers dans les bois, etc. CG. — F. Pr.
Mi Au L' ET | |
Cette espèce fructifie fréquemment et pendant une grande
partie de l’année. D
F. angulosa Raddi. — Sur la terre humide au bord des
ruisseaux et sur les parois des rigoles profondes ; près de
l’étane du Rousset entre Chamboret et laulry, prèsde l'usine
de MM. Lacroix et Ruaud et près de l’ancien étang de Jonas à
AMbAAC Re Sept OM
.
. 94 REVUE BRYOLOGIQUE
PELLIA.
P.epiphylla N. ab E. — Bords des rivières, des ruis
seaux, des larges rigoles, et généralement dans les lieux hu-
mides et ombragés. CC. —F. ,
Je l’ai récolté en fruit le 31 mars 1867 dans la cavité d’un
rocher au-dessous de Saint-Just.
J'ai rencontré parfois la variété crispa Gottsche.
P. calycina N. ab E. —— Bords des ruisseaux, marais,
voisinage des sources, cavités des rochers, chemins creux el
ombragés. C. rarement en fruit.
Je l'ai vu fructifié le 16 mars 1872 sur des pierres humides
à côté du moulin du petit étang de Jonas à Ambazac.
Cette espèce et la précédente se distinguent difficilement à
l’état stérile, puisque le caractère le plus tranché qui les sé-
pare, repose sur la forme de l’involucre qui estsaillant, plissé
et très-dilaté à l’orifice dans le calycina.
BLASIA. : :
- B. pusilla N. ab E. — Cavité humide d’un rocher grani-
tique à Aixe sur la rive gauche de l’Aixette; sur du kaolin
dans une carrière de Chanteloube; sur un talus argileux et
frais près du moulin de Lajudie à peu de distance des tours
de Chalucet. En ce dernier lieu c'était la variété gemmafera.
R. —S.
ANEURA.
A. pinguis Dum. — Sur la terre et les débris végétaux
humides, souvent parmi des graviers, au bord des ruisseaux
et des rigoles, dans les bois marécageux : forêt d’Aixe, envi-
rons de Saint-Yrieix, près de la fabrique de papier de Nan-
tiat, rive gauche du Taurion au-dessous de Salvanet, etc.
AC.—F,Avr.-Mai. :
J'ai trouvé la variété denticulata dans les bois de Saint-
Priest-Taurion.
_ A. pinnatifida N. ab E. — Dans un marais parmi des
souches de Carex et de fougères à l'extrémité du second
étang du Monteil près de Saint-Léonard. |
_ D'après Nees d’Esenbeck, qui jadis a vu mes échantillons
(airs de Montagne du 6 novembre 1841), j'ai découvert
dans la susdite lité les variétés extensa et denticulata.
‘ Depuis cette époque l'étang signalé a été détruit,et je n'ai pu
retrouver cette espèce. R R. —S. ie Era
_ À. multitida Dum. — Bords des ruisseaux, des fossés,
des rigoles, des étangs : sur des a MEN Care à Nantiat
REVUE BRYOLOGIQUE 95
C’est la variété filiformis que j’ai récoltée dans la dernière
localité.
METZGERIA.
M. furcata N. ab. E. — Troncs d'arbres, vieilles sou-
ches, rochers dans les lieux frais et ombragés, souvent parmi
des mousses. C G. — F. Oct.-Avr.-Mai.
Me nuance des tiges varie du vert foncé au vert le plus
pâle.
Je ne l’ai rencontré en fruit que sur des troncs d’arbres
dans les lieux élevés de Courbefix, de Saint-Sulpice-Laurière
et de Saint-Léger-la-Montagne.
LUNULARIA.
L. vulgaris Mich.— Bords des ruisseaux et des rivières,
talus humides des chemins ombragés, au pied des murs et
des fossés, cavités des rochers, serres chaudes, cours étroites
et sombres : à Limoges, Thias, Saint-Victurnien ; au Dorat;
au moulin de Saint-Paul sur la Briance. A C.
Je lai aussi trouvé au pont de Lathus (Vienne).
Les nombreux échantillons que j'ai vus ou récoltés
étaient stériles, mais constamment munis de cupules
semi-lunaires plus ou moins remplies de petites lentilles
vertes.
MARCHANTIA. | ;
M. polymorpha Lin. — Bords des étangs, au pied des
murs et des ci Fe humides, sur le pavé des cours peu
aérées, dans les serres des jardins. À CG. — F.
‘ FEGATELLA.
F. conica Corda. — Près d’une roue hydraulique aux
Gabies près de Verneuil, dans la cavité d’un rocher sur les
bords de l’Aixette près d’Aixe, au bord de la Tardoire près
de Lavauguyon, sur les murs d’un moulin baignés par la
Benaise près de Lussac-les-Eglises. À R. — S.
REBOULIA.
R. hemisphærica Radd. — Au pied d’un rocher au-
dessous de Cintrat vis-à-vis l'embouchure du Taurion, sur
le coteau de la rive gauche de la Graine qui fait face au
château de Rochechouard, près de la Vienne au-dessous
de Saint-Just, dans la crevasse d'un vieux mur sur les
côtes d’Aixe, près des tours de Châlusset du côté de la Ligoure.
ARTS RE PORTES HR
da. — Sur la terre qui recouvre les
posés au midi : à Limoges, Aixe, Ro-
96 REVUE BRYOLOGIQUE
ANTHOCEROS.
A. punctatus Lin. — Rochers humides, talus des che-
mins creux, le long des parois. des petites sources: à
Limoges, Saint-Martial, Saint-Priest-Taurion , etc. À R.
A. lævis Lin. — Le long des chemins ombragés et des
fossés. sur Les bords des ruisseaux, des rigoles, des sources :
près de Roselle dans le voisinage de la Planche, près de.
l'usine de MM. Ruaud et Lacroix à Ambazac, près du pont de
Bessines, etc. é
Un peu plus répandu que le précédent, dont on le distin-
gue facilement à la couleur jaune des spores.
RICCIA.
R. glauca Lin. — Sur la terre fraîche qui recouvre les
murs et, les rochers, le long des chemins et des fossés, dans
_les champs argileux et en friche. C. — F.
J’ai trouvé abondamment en automne, dans les allées du
jardin de Condadille près de Limoges, une forme qui res-
semble beaucoup au Riccia minima Lin ; ses rosettes extrê-
_mement petites sont à lobes étroitement et profondément
canaliculés, mais toujours verts sur les deux faces : je la fais
rentrer dans la variété 8 minor de Gottsche et non dans la
variété y minima à cause de la profondeur des sillons
de la fronde; je crois qu’on pourrait en faire vné espèce
nouvelle.
R. bifurca Hoffm. — Dans les mêmes lieux que le pré-
cédent et parfois mêlé avec lui ; il est presque aussi répandu,
et très-fréquemment on le rencontre fructifié sur la terre
noire formée par la décomposition des roches de ser-
pentne.
KR. ciliata Hoffm. — Je ne l’ai découvert qu’une seule
fois sur la terre fraiche, qui recouvrait des rochers au niveau
du sol, dans un petit chemin humide qui conduit d’Aixe à
Verneuil. R R. —F.
R. crystallina Lin. - Sur la vase à l’étang de la Pé-
cherie près de la Croisille, au bord de la plupart des étangs
de Thouron et du Riz-Chauvron. À C. — F.
No 7 9e ANNÉE 1875
dent en s’enchevêtrant par leurs rameaux Courts, bifurqués,
obtus, peu sillonnés, presque planes, et forment dans leur
ensemble une sorte de croûte en même temps verie el colo-
rée, largement étendue sur le sol, blanchâtre en-dessous,
mais passant promptement en dessus au pourpre clair, puis
au pourpre foncé presque noir. Les extrémités des rameaux
qui représentent la partie jeune de la fronde restent verts et
semblent privés de pores, parce que les cellules épidermiques
qui les recouvrent n’ont pas encore été rompues.
A
R. fluitans Lin. - Mares, pêcheries, étangs, fossés, el
généralement dans les eaux stagnantes ; il n’est pas rare de
rencontrer la variété canalieulata sur la vase abandonnée
par l'eau. C. — S.
Quoique le pont de Lathus soit très-rapproché de nos
limites, il ne saurait m'être permis d'introduire ses nom-
breuses richesses végétales dans la flore de la Haute-Vienne;
j'ai déjà dit que cette importante localité a été intelligem-
ment explorée par MM. Deloyne et Chaboisseau : ils y ont les
premiers découvert lé R. Bischoffii Hübn. et le rare R. minima
Lin, J'ai lieu d'espérer que plus tard on rencontrera ces
éspèces intéressantes sur les grès et terrains de transition
qui séparent les deux départements limitrophes.
Ce catalogue et celui relatif au Mont-Dore que. j'ai déjà
publié offrent ensemble l'exposé assez exaci de la végétation
des Muscinées sur une certaine étendue du plateau central
de la France, notamment dans ses parties montagneuses,
granitiques et même volcaniques. On pourra le rendre plus
complet en explorant avec soin les départements du Puy-de-
Dôme, du Cantal, de la Creuse et de la Corrèze, mais néan-
moins je reste persuadé que le nombre des espèces à décou-
vrir, surtout dans les deux derniers, n’est pas considérable.
Leur assez grande similitude avec la Haute-Vienne aux
* divers points de vue de l'altitude, de la température, des
éléments constitutifs du, sol, de la multiplicité des sources
et des cours d'eaux, leur impose des produits naturels à peu
près identiques, mais je conviens toutefois que leur altitude
un peu plus élevée et leur plus grande proximité des pla-
taux élevés de l'Auvergne peuvent légèrement modifier en
leur faveur mes appréciations sur leur flore bryologique, du
moins quant aux espè s montagnarqes. Et
Me restreignant du rèste aux seules contrées que je Con-
nais bien, je dirai d’abord se l'examen comparatif des
Muscinées du Mont-Dore et.de ja Haute-Vienne fait ressortir
quelques dissemblances qu'il con vient de relater.
” Dans la première localité les On se MmOn-
res Fissidens, Campylopus,
trent peu nom nbreuses , les ge
98 REVUE BRYOLOGIQUE
Riccia, w’y sont pas représentés, et le genre Barbula n'y
figure que pour 4 espèces.
Dans la seconde le contraire a lieu : on y voit beaucoup
d'espèces aquatiques, 7 espèces du genre Fissidens, 7 du
genre Campylopus, 21 du genre Barbula, 7 du genre Riccia.
Ne peut-on pas en conclure, d’abord que la profondeur
des lacs de l'Auvergne et la froideur des eaux nuisent en
général au développement des mousses comme à celui de la
plupart des autres plantes, puis que les stations très-élevées
et l’excessive froidure de l'air conviennent peu aux espèces
de certains genres ? Je rappelle à cette occasion que lalti-
tude du point culminant de la Haute-Vienne (le mont Jar-
gean) est inférieure de 1153 mêtres à celle du pic du Sancy
et de 313 mètres à celle de la vallée qu’occupe la petite ville
du Mont-Dore.
Quelques détails me semblent ici nécessaires pour faciliter
l'étude de ce Catalogue qui, dans son ensemble, comprend
242 Mousses et 73 Hépatiques. |
Voici d’abord ce qu’il contient d'espèces rares (1), dans le
sens applicable à la flore de la France : 4
… Hypnum Sendineri, radicale, Juratzkanum, polygamum ; ëryum
_ lorquescens, gemmiparum, albicans ; Bartramia marchica, capillaris ;
Zygodon conoideus ; Atrichum angustatum ; Barbula latifolia, saæi-
cola (espèce nouvelle), mucronifolia, Mülleri, membranifolia, pa-
pillosa; Trichostomum vaginans ; Dicranum majus, subulatum, cris-
pum; Campylopus polytrichoïdes, brevipilus, Schimperi;" Fissidens
osmundoïdes; Weissia crispula;, Gymnostomum calcareum; Buxbaumia
indusiata ; Schislostega osmundacea ; Grimmia montana ; Phystomi-
trium ericetorum, sphæricum; Phaseum curvicollum; Sphagnum
finbriatum ; Scapania compacla, æquiloba, curta; Jungermannia
Dicksoni, exsecta, nigrella, inflata, intermedia ; Calypogeia arguta :
Lepidozia tumidula; Madotheca porella; Lejeunia minutissima :
… Fossombronia angulosa ; Targionia Michelii; Riccia ciliata, erystal-
_ lina, Hucbeneriana.
Voici maintenant les espèces rares (2) dans un sens plus
restreint, c’est-à-dire, dans leur application à la flore de la
Haute-Vienne: MES Fe eut
Hypnum ezannulatum, megapolitanum, piliferum, filicinum, pra-
tense, molle, palustre, silesiacum, irriguum, heteropterum ; Leskea
allenuata; Plerogonium filiforme; Fontinalis squamosa: Bryum
turbinatum, bimum, piriforme, annotinum: Didymodon rubellus :
Dire ect nine Secure, fe: puis
(1) Quelques-unes de ces espèces rares pour la France sont en
REYUE BRYOLOGIQUE . #00
turfaceus, brevifolius; Blindia acuta: Weissia verticillata, cirrala,
fugaz ; Orthotrichum stramineum , obtusifolium, pumilum, fallax,
Hulchinsiæ: Splachnum ampullaceun ; Grimmia trichophylla, com-
mulata, ovala; Physcomitrium piriforme; Phascum palustre ; Ephe-
merum serratum ; Andræa rupeslris ; Scapania irrigua, umbrosa ;
Jungermannia Taylori, nana, bicrenata, connivens, trichophylla ;
Mastigobryum. trilobatum ; Trichocolea tomentella; Madotheca Lævi-
gata; Blasia pusilla ; Aneura pinnatifida; Fegatella conica; Reboulia
hemisphærica.
Les mousses montagnardes sont largement représentées
dans ce catalogue; on saura facilement en discerner dans
les deux séries qui précèdent une assez grande quantité dont
il me paraît inutile de reproduire les noms ; qu’il me suffise
d'y ajouter les suivantes :
Hypnum brevirostrum, confertum, rivulare, plumosum, Stokesii,
rugosUum, VErniCOSUM, molluseum : Pterygophyllum lucens ; Bryum
alpinum, pseudotriquetrum ; Bartramia pomiformis ; Zygodon Mou-
geotü; Polytrichum strictum; Dicranum montanum ; Campylopus
fragilis ; Dicranodontium longirostre; Fissidens decipiens : Weissia
Bruntoni ; Orthotrichum Bruchii: Tetraphis pellucida; Ptychomi-
trium polyphyllum ; Rhacomitrium lanuginosum , : prolensum ;
Grimmia Schultzü; Andræa petrophila; Sphagnum subsecundun ;
Scapania undulala ; Jungermannia oblusifolia, Schraderi, hyalina,
ventricosa, bicrenala ; Lejeunia serpillifolia ; Aneura mullifida. Û
11 semblerait naturel de placer à la suite des Muscinées de
montagne celles qui fréquentent la plaine; et assurément Je
procéderais de la sorte S'il existait dans la Haute-Vienne de
grandes étendues de terrains plats, c’est-à-dire nullement
accidentés, pour fournir les éléments suffisants d’une flore
spéciale. Il y a environ trente ans, les landes de Bussière-
Poitevine et d’Azat-le-Riz auraient peut-être pu fournir des
matériaux utiles pour un tel objet, mais successivement la
charrue les à impitoyablement défrichées (je dis cela au seul
point de vue de la botanique), et leurs brandes (Erica sCo-
paria) sont aujourd'hui presque partout remplacées par de
splendides céréales. ai An !
ent, au lieu de plaines, nous possédons
ins profondes, plus ou moins resser-
ace, servent de lits à
igieuse de ruisseaux
bre d’étangs. Ge sont dans ces vallées que
part de nos richesses végétales, dans
lesruelles la famille des Muscinées porte un fort appoint.
collines privés de terre végétale, battus par
tous les vents, hérissés çà et là de quelques rochers détriti-
s sujets à se désagréger, se montrent assez inhospitaliers
… pour les mousses, ef si l'on veut en découvrir d’intéressantes,
il faut se tenir à mi-côte des montagnes pour y scruter les
et à un grand nom
100 REVUE RRAYOLOGIQUE
lieux plus ou moins abrités : de là, par des pentes naturelles,
le Bryologue arrive aux vallées, et c’est là presque toujours
qu’il fera d’amples récoltes sur la terre, les troncs d'arbres,
et les rochers qui dominent à petite distance les cours
d'eaux.
A l'exposition du Nord, sur un sol frais ou humide et
froid, il rencontrera les espèces des points culminants du
voisinage avec quelques autres qui recherchent une altitude
moins élevée.
A l'exposition du Midi, sur un sol moins boisé et plus”
chaud, il récoltera des espèces différentes, telles que :
Hypnum serpens, Juralzkanum, riparium ; Leskea polycarpa,
polyantha: Plerogonium gracile; Anomodon viliculosus; Cryphœa
heleromalla : Bryum atropurpureum, alpinum, cæspililium, murale,
argenteum; Philonotis marchica, capillaris ; Barbula lœvipila, canes-
cens, cuneifolia, fallax, vinealis, eylindrica ; ambigua , nervosa,
revolula; Poltia lanceolata; Campylopus flezuosus, polytrichoides,
brevipilus; Fissidens bryoides ; Weissia viridula ; Encalypla vulgaris ;
“Phascum eurvicollum, cuspidatum : Grimmia leucophæa ; Orthotri-
chum diaphanum, onomalum ; Lunularia vulgaris, Targiona Mi-
cheli ; Anthoceros punctatus, levis ; Riccia glauca, bifurea (1).
J'ai plus particulièrement étudié l'influence de l'exposition
sur les rives de nos deux principales rivières, la Vienne et la
‘'Gartempe, mais on peut, je crois, sans trop de témérité, pré-
tendre que la même cause doit produire ailleurs des faits à
peu près identiques; en deux mots : l'exposition du Nord
dans nos petites vallées correspond dans de certaines limites
à l'altitude des montagnes de la contrée et produit souvent
sur la végétation des phénomènes analogues ; celle du midi
agit en sens inverse, c’est-à-dire qu’elle combat et amoindrit
l'influence de l'altitude des lieux circonvoisins. t
x pr possédons accidentellement quelques espèces cal-
_ Gymnostomum calcareum ; Weissia verticillata ; Jungermannia
nigrella, les deux premières , et peut-être aussi la troisième,
sur du mortier de chaux ; cet habitat explique suffisamment
leur simple apparition chez nous. À cette occasion je dois
faire observer que le Cinclidotus fontinaloides, si commun
dans nos rivières sur des rochers granitiques, est considéré
par les Bryologues comme appartenant aux terrains calcai-
… : Ce ra Sr d’être noté. 4 nes
__, 108 rochers de serpentine et la terre noire qu’elles rO-
a + a par leur facile désagrégation SE pr arm à à
REVUE BRYOLOGIQUE 101
tomum microsiomum, Grimmia leucophæa et ovata; Physcomi-
trium ericetorum: Bryum erythrocarpum ; Riccia bifurca; je
supprime les noms d'autres espèces qui ne s’y trouvent que
rarement, et qui, du reste, occupent leur place naturelle
dans mon catalogue.
Par suite de sa position tout-à-fait centrale, le départe-
ment de la Haute-Vienne participe dans une certaine mesure
à la flore bryologique de presque toutes les parties graniti-
ques de la France.
Les Hypnum filicinum, molle, palustre, rugosum ; Pterogo-
nium filifjorme ; Bryum turbinatum, albicans; Zygodon Mou-
geotii ; Dicranum pellucidum, Sauteri; Blindia acuta; Weissia
crispula; Orthotrichum stramineum ; Andrœa petrophila, Sphag-
num finbriatum ; Scapania umbrosa ; Jungermannia obtusifolia,
exsecta, trichophylla; Blasia pusilla. :
Toutes ces espèces, et d’autres que j'omets, forment
ensemble les anneaux d’une chaîne qui nous relie à l'Au-
vergne.
Nos collines se rattachent par un bien Fe nd nombre
d'espèces aux montagnes des Vosges. Il suffira pour s en
convaincre de rapprocher ce catalogue de la remarquable
Flore eryptogamique de l Est par M. l'abbé Boulay : un rappro-
chement semblable, avec le Catalogue des mousses ‘du Calvados
Enfin nous confinons au midi par les Hypnum megapolita-
num ; Bryum torquescens; Cryphæa heteromalla; Barbula Mülleri,
Si la plupart de ces espèces n’appartiennent pas exclusive-
ment à la région méridionale, du moins elles s’y rencontrent
plus où moins fréquemment et établissent entre $es Musci-
nées et celles de notre pays divers traiis de similitude.
Mont-Dore, soit de la Haute-Vienne, sont connues, je vais
m’occuper de coordonner les matériaux nécessaires pour
faire connaître les Lichens trè variés de ces deux points
importants du plateau central de la France.
Limoges (Haute-Vienne), le 45 Mai 1875.
{ En citant les Botanistes qui m'ont prêté un utile concours.
j'ai omis le nom de M. T. Husnot, quina jamais cessé de
me donner les plus grandes marques de bienveillance ; qu’il
veuille bien aecepter ici l'expression de mes régrels avec
mes sincères remerciements pour les nombreux services
il m'a rendus] rss
Lie opens . _ Epouarp Lamy DE LA CHAPELLE.
102 REVUE BRYOLOGIQUE
SESSION DE LA SOCIÉTÉ BOTANIQUE
DANS LE DÉPARTEMENT DE MAINE-ET-LOIRE.
La Société Botanique de France a tenu sa session extraor-
dinaire annuelle de 1875, dans le département de Maine-et-
Loire, du 21 au 27 juin.
Les Bryologues qui ont pris part aux excursions de la So-
ciété sont MM. Trouillard, l'abbé Ravain, Bouvet, l'abbé Hy,
l'abbé Chevallier et Husnot.
Malgré la saison fort avancée et la sécheresse exception-
nelle du printemps, nous avons pu faire encore quelques
récoltes intéressantes que nous citerons en suivant l’ordre
des trois excursions principales faites par la Société :
1° 22 J'uin, rive droite et rive gauche de l'étang Saint-
Nicolas. |
Après avoir traversé le pont du Centre, nous faisons un
assez long détour pour arriver sur la rive droite de l'étang
Saint-Nicolas, ce qui nous permet de récolter le Barbula mem-
branifolia sur les murs des jardins et l’'Hypnum cæspitosum
au pied de ces murs. Le Gymnostomum rostellatum et le
Riccia Bischoffii croïssent sur la terre parmi les rochers du
bord de l’eau, où se trouve en abondance le Cinclidotus fonti-
naloïides. Plus loin les rochers cessent et nous trouvons le
Barbula latifolia Br. Eur. (stérile) sur quelques peupliers.
— Gette espèce nouvelle pour le département de Maine-et-
Loire, que je n’ai pas indiquée dans ma Flore du Nord-
Ouest, est probablement assez répandue dans cette région.
M. Gallée l’a d’abord découverte dans l’Ille-et-Vilaine, et je
l'ai récoltée ensuite dans le Calvados : c’est sur les arbres
qu bordent les rivières ou les étangs qu’il faut la cher- -
cher. Elle. se distingue très-facilement des espèces voisines
par ses feuilles obovales-spatulées, arrondies ou émarginées
au sommet que la nervure ne dépasse pas on très-briève-
ment. — Nous prenons le Weisia fugax dans les fissures des
rochers, et nous passons sur la rive gauche qui nous four-
nit le Barbula cuneifolia, le Hedwvigia ciliata var. leucophæa
le me id polytrichoides, le Rhacomitrium heterostosti-
chum, les Grimmia Schultzii, leucophza et montana, Hyp-
num. albicans, etc.
2° 24 Juin, les Ponts-de-Cé et Juigné-sur-Loire.
Les omnibus nous conduisent jusqu’à l’entrée de Juigné,
| à y signaler, si ce
REVUE. BRYOLOGIQUE 103
n’en connaissait que deux localités en France (Tarbes et An-
gers), aujourd’hui on pourrait en citer un grand nombre; il
s’agit cependant d'une espèce bien distincte lorsqu'elle est
fructifiée, mais négligée probablement à cause de sa stérilité
fréquente. Ce fait se reproduira souvent, car la France est
loin d’être explorée suffisamment (je ne parle ici que de
la Cryptogamie); beaucoup d'espèces, considérées aujour-
d'hui comme rares, seront reconnues plus tard être com-
munés ou au moins assez répandues.
Nous arrivons bientôt à d'anciennes carrières abandon-
nées, dont quelques-unes sont transformées en tourbières où
nous trouvons : Polytrichum comnvune (fructifié), Aulacom-
nium palustre, Sphagnum fimbriatum (bien fructifié), Jun-
germannia connivens, Sphagnoecelis communis, etc. Nous tra-
versons la route pour visiter les carrières du côté gauche où
nous n'avons à citer que l’Aulacomniwm androgynum, et,
continuant notre course à travers le bois, nous descendons
au bord des prairies que la Loire recouvre l'hiver et Y
forme, dans la partie basse, un long étang que nous sui-
vons pour rentrer à Juigné. La présence du Cinclidotus fon-
‘tinaloides sur les murs du bord du chemin nous indique
quelle hauteur les eaux atteignent une partie de l’année.
De retour aux Ponts-de-Cé, huit d’entre nous ne peuvent
trouver place dans les omnibus. Nos collègues d'Angers,
toujours empressés de nous être agréables et connaissant
parfaitement la localité sous tous les rapports, nous condui-
sent au restaurant du Barbillon. Pendant qu’on prépare le
diner, nous faisons une courte promenade au bord de la
Loire où nous apercevons quelques touffes de Barbula rura-
liformis. Besch. Un eutomologiste distingué, M. Gallois,
vient nous rejoindre et nous nous mettons à table. La fri-
ture est excellente, le vin blanc des côteaux de la Loire est
des plus agréables; la soirée se passe fort galement, il est
bientôt onze heures quand nous songeons à regagner
Angers qui.est à 6 kil. Nous traversons Authion, mais il
est trop tard pour y chercher le Riccia nalans découvert par
Guépin ; les 6 kil. se fout. facilement, et vers minuit nous
rentrons à Angers, enchantés.que le manque de places nous
ait fait passer quelques heures aussi agréablement.
96 Juin, Environs de Saumur. Champigny-le-Sec.
Arrivés à Saumur, nous sommes l'EÇUS S1 cordialement par
M. Trouillard qui a voulu, pendant toute la journée, offrir
l'hospitalité à tous les botanistes présents que, quand même
les récoltes seraient nulles, personne ne regretierait Sa Vi-
sie-A Saumur. me Be Re LOC FIN MES MA SLIOT RE
… En sortant de la ville vous voyons le Grimmia orbicularis
abondant sur plusieurs murs. Arrivés aux ruines du château
de la Bouchardière, nous À #0 le er de us: Les
n isitons le premier bois qui se trouve à gauche; rien
a ons D Le Gymnosionum.-microstomum qui
104 REVUE BRYOLOGIQUE
y croît avec le Weisia viridula. De retour à la Bouchardière,
où nous attendent les omnibus, nous continuons à suivre
la route jusqu’au bois Choquet que nous parcourons pen
dant ? ou 3 heures. C’est la partie la plus intéressante de
l’excursion, car nous y récoltons le Campylopus brevifolius
Sch. et le Grimmia curvula Bruch. Cette dernière espèce, que
Guépin indique sur la rive gauche de l'étang Saint-Nicolas
près Angers, croît sur des blocs calcaires épars au bord du
Chemin qui monte à Champigny-le-Sec.
NOUVELLES.
Le jardin des Plantes de Paris a acheté, pour la somme de
quinze cents francs, l’herbier de feu le Docteur Roussel;
la partie la plus intéressante de cet herbier est la Crypto-
garnie.
L'Europe a perdu un de ses cryptogamistes les plus dis-
tingués, M. G. Thuret, décédé au commencement de mai. Il
s’était principalement occupé de l'étude des algues et avait
publié, sur cette partie de la cryptogamie, d'importants tra-
vaux qui doivent être continués par M. Bornet.
… G. Wanwsronf, à Neu-Ruppin (Allemagne). — Markische
_Laubmoose (Mousses de la Marche), 11 livraisons de 25 nu-
méros chacune contenant ensemble 249 espèces et variétés.
Prix de la collection complète en cartons 33 Marck, sans
cartons 27,5 Marck.
Pour paraître prochainement : Deutsche Laub-
moose (Mousses d'Allemagne), fasc. I, contenant 27 numé-
ros de Mousses Rhénanes, prix : 2,50 Marck.
M. Legrand, auteur de la statistique botanique du Forez
et agent-voyer d'arrondissement à Montbrison (Loire), vient
d’être nommé agent-voyer en chef à Bourges (Cher).
Nous recevons au moment de mettre sous présse :
1° Un travail très-important de notre collaborateur F.Gra
vet (à Louette-Saint-Pierre, canton de Gédinne, Belgique) :
Flore bryologique de Belgique, 1"° partie, Mousses pleuro-
carpes, 1 vol. in-8 de 140 p. |
2 De Skandinaviska Lofmossornas kalendarium, par Ham-
pus Wilhelm Arnell, à Hernosand (Suède) 1 v. in 8 de 130 p.
- Nous donnerons, dans le prochain numéro, une analyse
de ces deux publications.
Pour paraître le 1° juillet :
_, Hüsnor. — Hepaticologia Gallica (Flore analytique et
descriptive des Hépatiques de France et de Belgique, accom-
__ bagnée de planches représentant chaque espèce deghaieus
_ Maturelle et ses principaux caractères grossis) 1" livraison.
L'ouvrage complet, publié en trois vraisons, contiendra
tre
ra
No 8 2e ANNÉE 1875
REVUE BRYOLOGIQUE
D ARAISSANT TOUS LES Eros Mois
S’adresser, pour tout ce qui con- ABONNEMENTS
cerne la rédaction et les abonne- * LE
nie à T. Husnot, à Cahan, par France 4 fr. paran
is (Orne). ; , M
On s'abonne également chez F. ee er | en be où timbres-
Savy, Libraire, rue Hautefeuille, 24, poste français.
Paris. Autres Pays, 4 fr. 50.
Par Per ED CDD
Par LD D
cer vo
Sommaire du N° 8.
Conspectus systematis generum muscorum omnium quem ex
operibus et actis Bryologorum conscripsit A. JæÆGer. — Genera eu-
ropæa Hepaticarum secundum novam dispositionem naturalem. 0.
LiNpseru, — An observation of the fecundation of Mosses, W. Ar-
Nez. — Bibliographie exotique. E. BESCHERELLE. — Bibliographie.
T. Husnor. — Nouvelles. — Table des matières de la 2e année.
,
CONSPECTUS SYSTEMATIS
GENERUM MUSCORUM OMNIUM
QUEM EX OPERIBUS ET ACTIS BRYOLOGORUM
CONSCRIPSIT
: A. JAEGER.
rene
M CU S CE.
Sect. L AcrocarPi.
Tri. IL ARCHIDIACGEAE.
Fam. Archidieae.
Archidium Brid.
Tri. I. ANDREAEACEAE.
Fam. Andreaeae. ù
1. Acroschisma Hook. et Wils. 2. Andreaea Ehrh.
Ts. III. SPHAGNACEAE.
, Fam. Sphagneae.
Sphagnum Dill.
106 REVUE BRYOLOGIQUE
Tri8. IV. WEÏISIACEAE.
Fam. 1. Weisieae.
1. Systegium Schpr. 2. Gymnostomum R. Br. 3. Anoectan-
gium Hedw. 4. Weisia Hedw.
Fam. ?. Dicraneae.
1. Cynodontium Bruch. et Sch. 2. Dichodontium Schpr.
3. Trematodon Rich. 4. Symblepharis Mont. 5. Ilecebraria
Hpe. 6. Angstroemia Bruch. et Sch. 7. Microdus Schpr.
8. Dicranella Schpr. 9. Dicranum Hedw. 10. Leucoloma Brid.
11. Dicranodontium Bruch. et Sch. 12. Metzleria Schpr.
15. Campylopus Brid. 14. Thysanomitrium C. Muell. 15. Pi-
lopogon Brid. 16. Holomitrium Brid. 17. DicnemonSchwgr.
18. HE PR Mont. 19. Solmsia Hpe. 20. Geheebia C.
Muell. (in litt.)
Tri, V. LEUCOBRYACEAE.
à Fam. Leucobryeae. :
1. Ochrobryum Mitt. 2. Leucobryum Hpe. 3. Schistomi-
trium Dzy. et MIkb. 4. Leucophanes Brid. 5, Arthrocormus
Dzy. et . 6. Octoblepharum Hedw. |
Tri8. VI SELIGERIACEAE.
Fam. 1. Seligerieae.
1. Anodus Bruch et Sch. 2. Seligeria Bruch. et Sch.
3. Campylostelium Bruch et Sch.
| Fam. 2. Brachyodonleae.
Brachyodus Fuern.
; Fam. 3. Blindieae, ;
1. Stylostegium Bruch et Sch. 2. Blindia Bruch et Sch.
Tris. VII. POTTIACEAE.
. Fam. f. Poitieae,
1. Ephemerella C. Muell. 2. Microbryum Schpr. 3. Sphae-
rangium cer 4. Phascum Lion. 5. Pharomitrium Schpr.
A S DE ed E gare mr Spruce). d Pot-
. 8. Tetrapterum . 9. Didymodou Hedw. 10 Eu-
cladium Bruch. et Sch " de nn :
‘Fam. ® Béccarieae:
Beccaria C. Muell.
| Fam. 3. Leptotrichene.
_, 1: Pleuridium Brid. 2, Sporledera Hpe. 3. Bruchia Schwgr.
4. Garckea C. Muell. 5.
Lophiodon Hook. et Wils. 6. Lepto-
7, Aschistodon Mont. lé autre
REVUE BRYOLOGIQUE 107
Fam. 4. Trichostomeae.
t rPiéhostéaiin Hedw. 2. Desmatodon Brid. 3. ‘Strepto-
pogon Wils. 4. Barbula Hedw. 5. Leptobarbula Schpr.
Fam. 5. Ceratodonteae.
1. Trichodon Schpr. 2. Ceratodon Brid.
Fam. 6. Distichieae.
1. Distichium Bruch. Sch. 2. Eustichium Bruch. et Sch.
3. Diplostichum Mont.
Fam. 7. Drepanophylleae.
Drepanophyllum Rich.
Tris. VIII, CALYMPERACEAE.
Fam. Calympereae.
Hyophila Hpe. 2. Calymperes Sw. 3. Syrehopodôû
a . Encalypta Schreb.
Tris. IX. GRIMMIACEAE.
Fam. 1. Grimmieae.
1. Grimmia Ehrh. 2. Racomitrium Brid.
Fam. 2. Ptychomitrieae.
1. Coscinodon Spreng. 2. Glyphomitrium Brid. 3. Ptycho-
mitrium Bruch. et Sch.
Fam. 3. Zygodonteae.
1. Amphoridium Schpr. 2. Zygodon Hook. et Tayl. 3. Co-
donoblepharum Schwgr.
Fam. 4. Orthotricheae.
1. Drummondia Hook. 2. Schlotheimia Brid. 3. Dasymi-
trium Lind. 4. Macromitrium Brid. 5. Micromitrium Schpr,
6. Ulota Mohr. 7. Urthotrichum Hedw.
Trus. X. SPLAGHNACEAE.
Fam. 1. Taylorieae.
1. Voitia Hrsch. 2. Hymenocleiston Duby. 3. Oedipodium
Schwgr. 4. Splachnobryum C. Muell. 5. Dissodon Grev. et
Arn. 6. Tayloria Hook.
Fam. 2. Splachneae.
1. Tetraplodon Bruch et Sch. 2. Splachnum Linn.
Tnis. XI, FUNARIACEAE,
Fan. (à Drocohotl
Discelium. Brid.
Fam. s. Phétloriim
08 RE _— 2 anomriom (Au) Lib, .
108 REVUE BRYOLOGIQUE
3. Physcomitrella Schpr. 4. Aphanorrhegma Sull. 5. Pyra-
midula Brid. 6. Physcomitrium Brid.
Fam. 3. Funarieae.
1. Amphoritheca Hype. 2. Enthostodon Schwgr. 3. Funaria
Schrb. 4.Thimea C. Muell. (in litt. — Funaria saxicola Hpe).
Tris. XII. BARTRAMIACEAE.
Fam. 1. Meesieae.
1. Amblyodon P. B. 2. Osculatia De Not. 3. Meesia Hedw.
4. Paludella Ehrh.
Fam. ?. Bartramieae.
” 1. Catoscopium Brid. 2. Oreas Brid. 3. Glyphocarpus R.
Br. 4. Bartramia Hedw. 5. Cryptopodium Brid. 6. Conosto-
mum Sw. 7. Philonotis Brid. 8. Breutelia Schpr.
Tars. XIII. BRYACEAE.
Fam. Pryeae.
1. Eccremidium Hook. et Wils. 2. Mielichoferia Hrsch.
3. Leptochlaena Mont. 4. Haplodontium Hpe.. 5. Orthodon-
dontium Schwgr. 6. Acidodoutium Schwgr. 9. gra br
: 10. Webera Hedw. 11. Climacodontium Hpe. (in litt.)
— Bryum cygnicollum C. Muell.). 12. Anomobryum Schpr.
13. Zieria Schpr. 14. Bryum Dill.
Tri. XIV. MNIACEAE.
Fam. 1. Mnieae,
1. Cinclidium Sw. 2. Mniopsis Mitt. 3. Mnium (Dill.)
Linn. 4.fAulacommium Schwgr.
Fam. 2. Rhizogonieue.
1. Mniomalia C. Muell. 2. Hymenodon Hook. et Wils.
3, Rhizogonium Brid.
Fam. 3. Leptostomeae.
1. Leptotheca Schwgr. 2. Leptostomum R. Br.
Fam. 4. Timmieae.
Timmia Hedw.
Tri. XV. GEORGIACEAE.
Pam. Tetraphidene.
1. Tetraphis Hedw. 2. Tetrodontium Schwgr.
Tarim. XVI. POLYTRICHACEAE.
Fam. 1. Diphyscieae.
ilopilum Brid. 2. Racelopus Dzy. et MIkb, ‘3. Oligo-
REVUE BRYOLOGIQUE 109
trichum De Cand. 4. Atrichum P. B. 5. Polytrichadelphus
C. Muell. 6. Catharinea (Ehrh). Schpr. 7. Pogonatum P.B.
8. Polytrichum Dill. 9. LyelliaR.Br. 10. Dawsonia R. Br.
Tri. XVII. BUXBAUMIACEAE.
Fam. Buxbaumieae. :
Buxbaumia Hall.
Secr. IL. Ampocarpi.
Tw. XVII. FISSIDENTACEAE.
Fam. 1. Fissiden leae. |
_ 1. Fissidens Hedw. 2. Conomitrium Mont. 3. Polypodiop-
sis C. Muell. 4. Octodiceras Brid. 5. Sorapilla Spr. et Mitt.
Tris. XIX. SCHISTOSTEGACEAE.
Fam. 1. Schistostegeae.
Schistostega Mhr.
Tai. XX. CALOMNIACEAE.
Fam. Calomnieae.
Calomnium Hook. f. et Wils.
Tai. XXI. EPIPTERYGIACEAE.
Fam. Epipterygieae.
Epipterygium Lindb.
Trim. XXII. HYPOPTERYGIACEAE.
Fam. 1. Helicophylleae.
{. Helicophyllum Brid. 2. Powellia Mitt.
Fam. 2. Hypopterygieae.
{. Rhacopilum P. B. 2. Hypopterygium Brid.
Fam. 3. Cyathophoreae.
Cyathophorum P. B.
Sger. HE CLanocarPi.
Tri. XXUIL. LEPTANGIACEAE.
Fam. Leplangieae.
Leptangium Mont.
Tri. XXIV. RIPARIACEAE. |
; Fam. 1. Cinclidoteae.
1. Cinclidotus P. B. 2. scouleria Hook. |
Fam. 2. Fontinaleae. dim
1. Wardia Harv. 2. Hydropoor Brid. 3. Cryptangium C.
Muell. 4. Fontinalis Dill. 5. elyma My
110 ‘ REVUE BRYOLOGIQUE
Tris. XXV, CRYPHAEACEAE,
Fam. 1. Hedwigieae.
1. Hedwigia Ehrh. 2. Harrisonia Spreng. 3. Braunia
Bruch et Sch. 4. Hedwigidium Bruch et Sch.
* Fam. 2. Erpodieae.
1. Erpodium Brid. 2. Venturiella C. Muell. 3, Aulacopi-
lum Wils. j
Fam. 3. Pseudorthotricheae.
Cryptocarpus Dzy. et MIkb.
Fam. 4. Crypheae.
l, Cleistostoma Brid. 2. Acrocryphaea (Hook.) Schpr.
3. Cryphaea Mhr. 4. Dendropogon Schpr.
SEcT. IV. PLeurocarpi.
Trip, XXVI. LEUCODONTACEAE.
Fam. 1. Leptodonteae.
1. Leptodon Mhr. 2. Lasia Brid. 3. Alsia Sulliv.
Fam, 2. Leucodonteae.
1. Erythrodontium Hpe. 2. Asterodontium Schwgr. 3. Leu-
colon Schwgr. 4. Lepyrodon Hpe. 5, Autitrichia Brid.
6. Prionodon C. Muell. 7. Clastobryum Dzy. et MIkb.
Fam. 3. Euptychieae.
1. Cladomnium Hook. 2. Bescherellea Duby. 3. Eupty-
chium Schpr.
Fam. 4. Cyrtopodeae.
Cyrtopus Brid,
à Fam. 5. Spiridenteae.
Spiridens Nees.
Tris. XX VII. NECKERACEAE.
Fam, 1. Phyllogonieae.
1. C nium Lindb. 2. Phyllogonium Brid. 3. Orthor-
EL à Re à
1. Endotrichella GC. Muell. 2, Endotrichum Dzy. et MIkb.
- Hrsch. 3. Metcorium
Papillaria C. Muell. 6. Tra-
REVUE BRYOLOGIQUE 111
Fam. 4. Neckeraceae.
1. Neckeropsis Rchdt. 2. Neckera Hedw. 3. Homalia Brid.
4. Trachyloma Brid. ?. Thamnidium Schpr.
Tri. XXVIIL. HOOKERIACEAE.
Fam. 1. Daltonieae.
Daltonia Hook. et Tayl.
Fam. ?. Mniadelpheae.
Muiadelphus C. Muell.
Fam. 3. Hookerieae.
1. Adelothecium Mitt. 2. Eriopus Brid. 3. Hookeria Sm.
%. Actinodontium Schwgr. 5. Callicostella C. Muell. 6. Ptery-
gophyllum Brid. 7. Lepi opilum Brid. 8. Crossomitrium C.
Muell. 9. Harpophyllum Spruce. 10. Chaetomitrium Dzy.
et MIkb.
Tri. XXIX. FABRONIACEAE.
: Fam. Fabronieae.
1. Fabronia Raddi. 2. Ischyrodon C. Muell. 3. Anacampto-
don Brid, 4, Fabroniella Liz. 5. Schwetschkéa C. Muell.
6. Habrodon Schpr. 7. Clasmatodon Wils. 8. Austinia C:.
Muell. 9. Dimerodontium Mitt. 10. Myrinia Schpr. 11. Heli-
codontium Schwgr. 12. Rudia Schpr. (in herb. — Hypnum
fluminense Hpe.). 13. Juratzkaa Liz.
Tris. XXX. LESKEACEAE.
Fam. 1. Lesheue.
{. Rhegmatodon Brid. 2: Myurella Schpr. 3. The-
lia Sulliv. 4. Leskea Hedw. 5. Anomodon Hook.
Fam. 2. Pseudoleskeae.
1. Pseudoleskea Schpr. 2. Heterocladium Schpr. 5. Rigo-
dium Kze. 4. Echinodium Jur.
Fam. 3. Thuidieae.
L. Thuidium Schpr, 2. Pelekium Mitt.
Tris. XXXL HYPNACEAËE.
Fam. {. Pterogonieae.
1. Pterigynandrum Brid. ?- Pterogonium Sw.
SET Fam. 2. Cylindrothecieue.
tamium Mitt., Sauloma Dzy- et ! |
Muell. 3. Leskuraea Bruch et Sch. 4, Platygyrium Schpr.
RE
et _#. Mesonodon Hpe. 8- Rozea DÉSR
Mont. 10. Cylindrothecium Schpr. 11. Porôtrichuim Brid.
-
112 REVUE BRYOLOGIQUE
12. Climacium Brid. 13. Braithwaitea Lindb. (— Climacium
sulcatum Brid.).
Fam.3. Pylaisieae.
!. Pylaisia Brid. 2. Thedenia Schpr.
Fam. 4. Hypneae.
1. Camptochaete Rchdt. (— Ptilocladus Lindb, e. p.).
2. Thamniella Besch. (— LembophyllumiLindb. e. p.). 3.1so-
thecium Brid. 4. Orthothecum Schpr. 5. Homalothe-
cium Schpr. 6. Campothecium Schpr. 7.Coelidiuüm Hook.
f. et Wils. (— Lembophyllum Lindb. e. p). 8. Scleropo-
dium Schpr. 9. Brachythecium Schpr. 10. Eurhyachium ,
Schpr. {1. Hyocomium Schpr. 12. Taxithelium Mitt.
13. Microcalpe Spruce. 14. Rhaphidorrhynchum Schpr.
15. Microthamnium Mitt. 16. Rhynchostegium Schpr.
17. Thamnium Schpr. 18. Sematophyllum Mitt. 19. Ste-
reophyllum Mitt. 20, Ectropothecium Mitt. 21. Plagiothe-
cum Schpr. 22. Isopterygium Lindb. 23. Amblystegium
Schpr. 24, Leucomium Mitt. 95. Lindigia Hpe. 26. Hypnuni
Dill. 27. Hylocomium Schpr. 28. Ptychomnium Hook. et
Wils. 29. Pterobryella C. Muell. 30. Sciadocladus Lindb.
31. Mniodendron Lindb. 32. Hypnodendron C. Muell.
M. Lindberg a publié, dans le volume X des Acta Societatis
Scientiarum Fennicæ, un mémoire sur les Hépatiques qu’il a
récoltées en Angleterre pendant le mois de Juillet 1873. Nous
onnerons une analyse de ce travail lorsque nous traiterons
la bibliographie des Hépatiques ; nous croyons utile de pu-
blier aujourd’hui l’énumération suivante qui termine ce
mémoire.
GENERA EUROPÆA HEPATICARUM
SECUNDUM NOVAM DISPOSITIONEM NATURALEM.
à Marchantiacezse.
À. SCHIZOCARPÆ.
Dent 3. Conocephalus Hill. emend. 4. Fimbriaria Nees.
rst. emend. {1. Lunularia Mich
À Targonie.
REVUE BRYOLOGIQUE 113
B. CLEISTOCARPÆ.
7. Corsiniæ.
13. Corsinia Rap. 14. Tessellina Dum. emend.
ë. Ricciæ.
15. Riccia Mich. emend.
II. Jungermaniaceæ.
A. SCHIZOCARPÆ.
a) ANOMOGAMEÆ.
a. Frullaniæ
16. Frullania Ranp. 17. Lejeunea Lib. 18. Radula Dum.
emend. 19. Porella Dill. emend. 20. Pleurozia Dum.
| 8. Metzgeriae.
21. Metzgeria Radd. ne.
b) HomoGaux.
© + OPISTHOGAMÆ.
y. Lepidoziae.
22. Lepidozia Dum. 23. Bazzania B. Gr. 24. Odontoschisma
Dum. 25. Cephalozia Dum. emend. 26. Lophocolea Dum.
27. Pedinophyllum Lindb. 28. Chiloscyphus Cord. 29. Har-
panthus Nees.
ë. Saccogynae.
30. Kantia B. Gr. 31. Saccogyna Dum. emend.
. Riccardiae.
32. Riccardia B. Gr.
+ + ACROGAME.
ÿ. Blepharozieae. :
33. Trichocolea Dum. 34. Blepharozia Dum. emend.
35. Mastigophora Nees. emend. 36. Herberta B. Gr. 37. An-
thelia Dum, emend. 38. Blepharostoma Dume emend.
n. Jungermaniene
30. Martinellia B. Gr.emend. 40. Diplophyllum Dum.
emend. 41. Plagiochila Dum. 42. Mylia B. Gr. emend.
43. Southbya Spruc. 44. Jungermania (Rupp). L. emend.
45. Nardia B. Gr. emend. 46. Cesia B. Gr.
9. Acrobolbeae.
48. Acrocolbus Nees. 48. Calypogeia Radd. emend.
| Fossombronieæe.
49.ScaliaB. Gr. 50. Fossombronia Radd. 51. Petalophyllum
114 REVUE BRYOLOGIQUE
Gottsch. 52. Pallavicinia B. Gr. 53. Blasia Mich. emend.
54. Pellia Radd.
B. CLEISTOCARPEÆ.
*. Sphaerocarpeae.
59, Durieua B. M. 56. Sphærocarpus Mich.
. À Thallocarpeae.
57. Thallocarpus Lindb.
III. Anthocerotaceæ.
« Anthoceroteue.
8. Anthoceros Mich. 59. Notothylas Sull.
S,-0, LINDBERG.
An Observation of the Fecundation of Mosses.
REVUE BRYOLOGIQUE . M5
become papillous from the yet not perfectly absorbed an-
therozoides. Thus far I had occasion to observe the fecun-
dation, and this observation evidently proves that a fe-
cundation really. takes place in mosses. a fact, that cer-
tainly nowadays is doubted by no botanist. There is a
very interesting ressemblance between the rocking motion
of the central-cell by Discelium and the rotation, observed
by Thuret, into which the oosphæres of Fucus vesiculosus
are brought.
The above described fecundation was performed with as-
sislance of water and of a power of the archegones of attrac-
ting the antherozoïides.. The same two factors are probably
active also at the fecundation of other mosses, and there are
no more required for the purpose, as well as it would be
difficult to show that any more factors are cooperating at the
fecundation. Wind and insects have no part in the fecunda-
tion of these plants. Besides it que evident that the fe-
cundation of mosses with unisexu flowers must take place
in wet and not in dry weather. In dry weather the fecunda-
tion can’t take place, because then the leaves of the bud-
like flowers are so tightly closed, that the antherozoïdes can
not come out of the masculine flowers nor enter the fe-
minine flowers. Should the antherozoïdes even come out,
they then would be dried and pine away. In wet weather,
on the contrary, during and after rain and when the dew 1s
abundant, the floral-leaves are distended ; the passage be-
comes free to the antherozoides both for swarming out of the
masculine flowers and for entering the feminine flowers.
Nor are then the antherozoïdes dried when swarming.
Hernoesand in Sweden, august 1875.
H.-W. ARNELL.
BIBLIOGRAPHIE EXOTIQUE.
Les Mémoires de la Société de physique et d'histoire natu-
relle de Genève renferment dans le tome XXIV (1875) un
très-intéressant article qui fait suite à ceux que M. Duby a
déjà publiés dans ce même recueil, sur les mousses exoû-
ques nouvelles ou mal connues. Dans cel article, M. Duby.
examinant de plus près les lar Iles foliaires el l'apophyse
capsulaire de plusieurs espèces du genre Polytrichum, cher-
che à limiter d’une manière plus précise les P. appressum,
Brid.., P. elatum Beauv., P. antillarum Brid., P. remotifolium,
Beauv, P. pellucidum Hpe., P. convolutum Lun, P. contor-
tum Menz., P, giganteum Hook., P. semiangulatum Pers.
116 REVUE BRYOLOGIQUE
P. magellanicum Linn., et donne la diagnose d’une nouvelle
espèce : P. Tristani Dub. récoltée en 1835 dans l’île de Tris-
tan d’Acuna et qui paraît se rapprocher du P. appressum
Brid., de l’Ile de France.
Les nouvelles espèces décrites et dessinées par l’auteur
sont les suivantes : Hypnum (Plagiothecium) Chapmanni, Cy-
lindrothecium Floridanuwm, Thuidium erectum, Thelia robusta.
toutes les quatre de la Floride, Hypnum (Taxithelium) Ver-
nieri et Campylopus Vernieri de Taïti,Bryum purpureo-nigrum
de Madagascar et enfin Hymenocleiston magellanicum rappor-
tée par M. Hombron du détroit de Magellan et qui forme jus-
qu’ici à elle seule un nouveau genre caractérisé ainsi qu’il
suit et qui se rapproche du genre Œdipodium par la forme
de la capsule et par le port de la plante, et du genre Physco-
mitrium par les tiges ainsi que par la forme des feuilles :
Hymenocleiston Duby.
(Du grec üuw, membrane, xheieros, fendue.)
_ Gapsula globosa pyriformis splachniformis longe pedicellata seta
membrana pellucida a basi usque ad dimidium capsulæ attingente
persistente involuta, peristomio membranaceo circulari demum
dilacerato clausa ; Calyptra mitræformis ad apicem truncato-um-
bonata, primo basi adhærens demum libera et membranæ fibrillis
plus minus coadunatis laciniato-flmbriata inflexa caduca. Opercu-
lum nondum visum. — Plantæ pusillimæ densissime cespitosæ.
Seta primo immersa demum emergens et calyptram rejiciens et
pro planta longissima flexuosa gracillima inflexa et reflexa. Cap-
sula nigrescens ore paulisper elevato.
_Le mémoire de M. Duby renferme en outre la description
d'un Campylopus nouveau qu’il sépare du C. introflezus Hedw.
avec lequel il avait été confondu par Montagne ; il s’agit du
fe En Dub., récolté à Saint-Juan-Fernandez par
ro. .
M. Ern. Hampe vient de publier dans le Journal d'Histoire
Naturelle de Copenhague (1874, n°* 9 et 11) la suite de la
description des mousses récoltées avec un soin tout particu-
Mer par M. Glaziou aux environs de Rio-Janeiro (Brésil). Les
trois fascicules publiés jusqu'ici (le premier en 1870 et le
deuxième en 1871) comprennent la détermination de 269 es-
__ pèces dont 110 sont nouvelles et paraissent spéciales à la
de er habitée par le savant Directeur du jardin botanique
REVUE BRYOLOGIQUE 117
42 Platyhypnum, Ô Chrysohypnum), Hookeria 22, Campylopus
94, Macromitrium 13, Bryum 13, Schlotheimia 11, Sphagnum 8,
Syrrhopodon, Leucobryum, Angstroëmia (Dicranella), Polytri-
chum, chacun 6. :
Le nouveau genre, fondé par M. Hampe pour le Erythro-
dontium Warningü, récolté sur les arbres à Lagoa-Santa par
M. Warning, est voisin du g. Pterigynandrum par le port et
la forme des cellules foliaires, du g. Clasmatodon par le pé-
ristome simple, du g. Entodon par la columelle qui dépasse
longuement le péristome, et du 8. Cladomnion par la capsule
ornée de 8 plis. En voici la diagnose :
Erythrodontium Hpe., n0v. gen.
(Journ. d'Hist. Nat. de Copenhague, 1870, n° 18-20, p. 279).
Peristomium simplex, Carnosum, sanguineum, siccum erecto-pa-
tens, humidum in conum connivens. Dentes 16, bicrures, lanceolati,
« opaci », æquidistantes , articulato - trabeculati, longitudinaliter
exarati, demum fissiles. Columella membranacea, e basi latissima
pyramidatim attenuata, longe exserta. Theca humida tenuiter
octo-costata, sicea corrugato-plicata, exannulata, recta. Calyptra
cucullata usque ad basin thecæ attingens, glabra.
enr
Dans l’énumération des ouvrages traitant des mousses
étrangères à l’Europe et à l'Amérique du Nord, nous avons
oublié de mentionner un important travail du savant bryo-
logue de Hall, et nous croyons. à raison de sa date encore
récente, devoir le signaler aux lecteurs de la Revue. Ce tra-
vail, publié dans le Linnæa (1874), contient la description :
1° De 32 nouvelles espèces des îles Philippines pour
2 De 59 espèces de la Nouvelle-Grenade, des Andes et de
l'Amérique tropicale ;
3° De 50 Spaces du Mexique, récoltées par MM. Mohr et
Sartorius. ne :
On remarque, dans ce travail, que M. Ch. Müller a établi
de nouvelles sections dans différents genres ; c’est ainsi qu’
divise les Sphagnum des Philippines 2. Paonopphagn ie,
Platysphagnum, Anacamptosphagnum cisphagnum, qu'il
forme la section Leucobryella pour le Syrrhopodon Wallisi
C. M., les sections . Thelidium pour diverses es-
’Hy les sections Acoleos et Polyptichium pour des
mA er Leiolecythis pour des Funaria. Quant aux
Lepidopilum réunis dans la section Tetrastichium par
M. Mitten (Journ. Linn. Soc. VIII et XI), Ch. Müller les .
place dans un nouveau genre qu’il caractérise ainsi :
118 REVUE BRYOLOGIQUE
Crossomitrium C. Müll., n. gen.
Habitus hookerioideus ; caulis adircibus pro more pro folio quoque
infero ad axin pallidum stellatim aggregatis radicans adnatus,
pinnatim ramosus, tener ; folia tetrasticha biformia patentia squar-
rosula, elongate prosenchymatico-reticulata, enervia ; calyptra cy-
lindrico-campanulata basi eleganter fimbriata ; peristomium duplex ;
dentes externi lanceolato-subulati ex unica lamella interna compositi,
lamina contracta carentes, linea longitudinali exarati articulati,
sæpius non trabeculati nunquam eristati; interni lanceolato-subu-
lati laxiores vel contracti suleati,ad basin in membranam conflati,
omnes rugulosi lutei carnosuli, ciliis nullis. :
Les espèces qui composent ce nouveau genre sont les sui-
vanies: :: à
C. Crügeri, G. Müll. n. sp., de la Trinidad des Antilles
(Crüger), C. Patrisiæ C. Müll., de Cayenne, C. Sellowi C. M.,
du Brésil (Sellow), C. Spruceanum C. Müll., des Andes de
Quito (Spruce n° 790), C. epiphyllum (Mitt.), des Andes de
Quito, C. Splitgerberi (Mitt.), de Surinam.
. À la suite du travail de M. Ch. Müller, se trouve, sous le
litre de Species muscorum novæ ex herb. Melbourneo Australiæ,
la diagnose de 15 nouvelles espèces de mousses décrites par
M. E. Hampe, parmi lesquelles on remarque un nouveau
Spiridens, le Sp. Mülleri Hpe, un Endotrichella et deux nou-
veaux Euptychium provenant de l’île de Lord Howe.
E. BESCHERELLE.
BIBLIOGRAPHIE.
= F. Graver. — Flore bryologique, 1'° pértie : Mousses Pleu-
rocarpes, { vol. in-8 de 140 p. Chez l’Auteur (à Louette-St-
Pierre, canton de Gedinne, Belgique). Prix : 5 francs, franco.
Voilà une publication importante qui manquait à la Bel-
_Sique. Il existait pas jusqu’à ce jour d'ouvrage descriptif
spécialement consacré à l'étude des mousses de ce pays. La
Flore de Kickx ne décrit que 164 espèces (on en connaît au-
Jourd’hui près de 400); les divers mémoiresde L. Piré, qui ont
__ Contribué beaucoup au développement de l’étude de la Brvo-
logie en Belgique, donnent des descriptions trop courtes et
Ë hui un assez grand nombre d’additions à y
da flore belge s'étant considérablement enrichie depuis
REVUE BRYOLOGIQUE 119
contient toutes les Mousses Pleurocarpes, commence par un
synopsis des genres; vient ensuitela description très-détaillée
de chaque genre et de chaque espèce. Un tableau dichotomi-
que termine chaque subsection et conduit promptement au
nom de chaque espèce, au moyen de caractères tirés presque
exclusivement des organes dela végétation. La synonymie
est peu étendue, ce serait grossir inutilement le volume
d’une flore locale. L'auteur, qui a adopté les divisions géogra-
phico-botaniques établies par M. Crespin, indique avec soin
les localités des espèces rares.
Cannineron. — British Hepaticæ. 4° livraison, gr. in-8 de
24 p. et #pl. — Les espèces décrites dans cette livraison
sont: Plagiochila exigua. Mylia (Jungermannia) Taylori.
Scapania nemorosa, S. resupinata, S. æquiloba, $. Bartlingn
et S. curta.
T. Husnor.
NOUVELLES.
Je voudrais publier, dans la Revue Bryologique,une liste
des Bryologues de l’Europe ; MM. Geheeb. De Notaris et Mül-
ler m'ont déjà donné des listes pour l'Allemagne, l'Italie et
la Suisse, je prie instamment tous les botanistes de vouloir
bien m'indiquer les noms et adresses de leurs correspon-
dants qui s'occupent des Mousses où des Hépatiques.
La Société Botanique de France a fait une grande perte
dans la personne de son Secrétaire général, Monsieur W. de
Schœnefeld, décédé le 8 septembre dernier. Depuis quelques
années, M. De Schænefeld consacrait tout son temps à la
correspondance, à faire imprimer le bulletin et à organiser
les sessions extraordinaires. SOn herbier phanérogamique
doit-être assez important ; il est probable qu’il sera vendu.
Un des collaborateurs de la Revue Bryologique, M. l'abbé
Boulay, vient d’être nommé professeur à l'Université libre
de Lille.
A la date du 11 octobre, la 27° feuille de la nouvelle édition
du Synopsis de M. Schimper était imprimée ; il restait en-
core une dizaine de feuilles pour termine cet ouvrage si.
_impatiemment attendu. a
Ho Le Gérant, T. HUSNOT.
Gun (Calvados), — Ip. d'Eugène L'Enfant.
120 REVUE BRYOLOGIQUE
TABLE DES MATIÈRES DE LA 2° ANNÉE.
PAR NOMS D'AUTEURS.
ARNELL. Re An observation of the fecundation of Mos-
OR, SH TN Ta à
BescHERELLE. — Bibliographie exotique.
Bouzay. — Observations sur quelques mousses du
X[e fascicule des Musci Galliæ.
_ Cocxaux. — Bibliographie.
= Deroëxe. — Bibliographie belge.
De Noranis. — Bibliographie italienne.
Graver. — Bibliographie belge :
Husnor. — Catalogue des Hépatiques Ep aux
“ Antilles françaises .
Session extraordinaire de la Société Bo- !
tanique de France en 1875 .
Bibliographie anglaise .
Bibliographie .
JaGEr. — Conspectus systematis Genetils : musco-
rum Omnium quem ex operibus et ac-
tis Bryologorum conseripsit
Lamy. — Mousses et Hépatiques du Mont-Dore.
Mousses et Hépatiques dela Haute-Vienne
LiNbserc. — Genera europæa hepaticarum secun-
L dum novam dispositionem naturalem
nee — Guide du Bryologue et du Lichénologue
dans les environs de Grenoble. . .
- Son. — Deux nouveaux ris de Mousses d’Eu-
Pages
114
9, 46, 115
19
10
« 42
15, 34, 47
12
102
14
11, 47, 118
105
23
49
142
5, 44
17
AS | 3e ANNÉE 1876
REVUE BRYOLOGIQUE
D ARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
ne
| S'FARCS -seest par an.
. À 4 Schellings d'Angleterre id. ;
ABONNEMENTS : & Marcs d'Allemagne. . . id. Pour toute | Europe
l 2 Florins d'Autriche. . . id.
M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
S'adresser, pour tout ce qui con-
(Saxe-Weimar), veut bien se charger
cerne la rédaction et les abonne-
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s'abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
Ps PPT > ADDED
CCC A nd Cr?
Sommaire du N° 1.
Fontinalis Duriæi. W.-P. Scarweer. — Une collection de mousses
d'Australie. A. Gemees. — Guide du ma er et du Lichénologue
dans les environs de Grenoble (aie) avaur. — Deux nouvelles
espèces de mousses européennes. À. GEREEB. — Guide du Bryologue
dans les Pyrénées (suite). T: Husnor. — Bibliographie exotique. A.
Geuges. —— Ouvrages sur les Sphaignes. Graver. — Bibliographie
allemande. A. GEHEEB. — Bibliographie hollandaise. GRAVET. —
Bibliographie française. LEGRAND. — ouvelles.
AVIS.
La Revue Bryologique paraîtra désormais tous les deux
mois, et le prix d'abonnement sera de cinq francs par an
pour toute l’Europe. dre !
Les renseignements reçus jusqu’à Ce Jour n étant pas encore
assez complets, principalement pour l'Angleterre, la liste des
Bryologues de l’Europe avec leurs adresses ne sera publiée
que dans le prochain numéro.
Fontinalis Duriaei (1).
Planta pedalis, gracilis mediocriter ramosa, parce ra-
mulosa, euro baie foliosa, vel inferne denudata. Folia
parum conferta, erecto-patentia et patentia, mollia, sub-
. (0) Extrait de Ia page 555 de la nouvelle édition da Sunopsis en
9 Nu REVUE BRYOLOGIQUE
plana, ovato-lanceolata, basi subito angustaia, semiample-
xicaulia et leniter decurrentia, summo apice denticulis non-
nullis instructa; rete densum, hexagono-rhomboideum, e
cellulis mollissimis leptodermicis utriculum primordialem
valde sinuosum granula chlorophyllica minuta continen-
tibus efformatum. Flores feminei longe supra folii fertilis
axillam et haud raro ad externodium sequens posili. Fructus
‘per totum fere Caulem sparsim dispositi. Ramulus peri-
Chaëetialis haud radicans ; folia perichaetialia 3 vel 4, subor-
biculari-obovata, superne rotundata acute erosa, reti apicali
laxiusculo areolis abbreviatis quadrangulo vel sexangulo-
thombeis, inferiore elongato-rhomboidali, basin versus la-
xiore. Capsula parvula, paululum emergens, oblonga, sicca
deoperculata sub ore vix angustata, flava, aetate rutilans,
exacte sessilis. Perisiomii dentes longi, auguste lineali
apice mutici, solidiusculi, atro-purpurei, 28-—-30-articulatis,
trabeculis intus minus prominulis, linea dorsali minus
conspicua, quamvis sat valida, verruculis saepius oblique
_serialis ; peristomii interni conus perfecte clathratus, trabe-
‘culs transversis intus bis terve appendiculatis. Cellulae
. membranae capsularis parvulae pachydermicae, rete an-
gustum saturate luteum ovali-rotundatum ad orificium pe-
rangustum inferne oblongum formantibus. Sporæ ut in F.
hygrometrica.
; Habit. in fundo funtium frigidarum, in montosis provin-
ciæ lusitanicæ Algarviæ prope Silves‘* el. Wezwirscn Junio
1847 et cl. F. Heéezmarer in rivulo ins. Minorca 1873 steri-
lem legerunt: Cl. Durieu De Maisonneuve jam anuo 1840
fructiferum prope La Calle ad ripas lacus el Hout Algeriæ in
Alni radicibus legit et mecum communicavit.
Fruct. matur.specimina algeriana mense Novembri lecta,
fructus sat copiosos deoperculatos sed peristomio integro ins-
tructos monstrant.
Habitus F. Hypnoidis, sed folïis latioribus, minus longe
D S ne textis pes rar solida dense texta, peris-
tomio majori, interni cono perfecto sanguin rl
clathräto 4: : pe sanguineo regulariter
ScHIMPER.
REVUE BRYOLOGIQUE 3
miner ces mousses. Après avoir fini ce travail aussi bien que
mes pauvres forces le permettent, je donnai toutes les es-
pèces à M. le D' Charles Müller qui a bien voulu les vérifier.
Cependant il est fort regrettable que les localités ne soient
jamais signalées. Il nous faut seulement nous contenter du
fait que ces mousses ont été récoltées dans les environs de
la ville de Sydney. — Voïlà surtout le superbe genre Daw-
sonia, dont les deux espèces le D. superba Grev. et polytri-
choides R. Br. m'ont tenté le plus! le Dendropogon Mülleri
Hpe en exemplaires magnifiques couverts de fruits ! Et plu-
sieurs espèces plus ou moins rares et intéressantes, par exem-
ple les Lepiostomum erectum R. Br. en fruits, Ciathophorum
pennatum Brid. (petite forme stérile), Rhizogonium Paramat-
tense C. Müll. Rh. undulatum Lindbg en fruits, Hypnum spi-
ninervium Hook.. H. vaqum Hsch., Endotrichella Dietrichiae
C. Müll., Racopilum crinitum Hpe., AL nil Fr Mülleri
Hpe., H. ScottiaeC. M., Macromitrium pusillum Mitt., Campy-
lopus pudicus Hsch., C. introflezus Hdw., Leucobryum brachr-
phyllum Hpe., var. minus, Sphagnum cymbifolioides C. Müll.
en état stérile, - et d’autres espèces. Aussi le nouveau
Thamnium flagellare J. Angst. se trouvait-il dans leur nom-
bre, s’accordant bien à la description qu’en donne l’auteur,
quoique la mousse de Sydney soit plus robuste que la plante
originale — Alors la collection contient un assez grand
nombre d'espèces qui sont nouvelles. Quoique M. Charles
_ Muller à Halle donne bientôt lui-même un rapport détaillé
sur les mousses nouvelles, je ne puis m'empêcher de les ci-
tér déjà aujourd’hui. Ce sont les espèces suivantes : Trema-
todon longescens C. Mull., Dicranella (Anisothecium Mütt.) tri-
chodontoidea C. Mull., Dicranum (Oncophorus) chlorocladum
C.Müll., D,sordide-viride C. Müll. (voisin du Dicranum Men-
ziesii Tayl.) Campylopus sublorquartus C. Mull., Holomitrium
Novae-Valesiae C. Mull., Dicnemon enerve C. Mull. (une très-
belle mousse), Leucobryum speirostichum €. Mull. (selon M.
Hampe c’est le L. Teÿsmannianum), Syrrhopodon Novae Vale-
siae C, Mull (cette mousse ressemble tant au $. Gaudichaudi
Mige, que je ne sais l’en séparer !), Racomitrium pseudo-pa-
tens C. Mull., Hédwoigia Juraizkae C. Mull. (extrémement res-
semblant à notre Hedwigia ciliata. — C'est M. Juraiska qui
m'a dit le premier, que la mousse de Sydney se distingue de
la nôtre par un tissu p nt 4 rs ré Le Vale-
jae C. Mull., M. Geheebii C. Muir. (ser chant du M. Euca-
4 REVUE BRYOLOGIQUE
(une très-belle mousse voisine du Rh. distichum Brid.), Mnium
Novae Valesiae C. Mull., stérile (difficile à distinguer de no-
tre Mn. rostratum !), Philonotis atro-tutea C. Mull. (ressem-
blant beaucoup au PA. calcarea Br. et Sch.), Ph. uncinatula C.
Mull., Ph. timmioides C. Mull. (espèce très-distincte, malheu-
reusement aussi stérilel}, Breutelia luteola C. Mull., avecde
jeunes fruits, Cryphaea brevidens C. Mull., Cyrtopus Besche-
relloides C. Mull (cette espèce se rapproche, selon mon opi-
nion, beaucoup duC. setosus, mais d’après M. Ch. Muller elle
est voisine du Cladomnion gracile Hpe.), Meteoriwm dicladiot-
desC. Mull. (stérile, ressemblant beaucoup au M.diclados Shpr.
du Mexique!), Thuidium amblystegioides C. Mull. en fruits
(selon M. Hañpe c'est le Th. furfurosum !), Cylindrothecium
Myosurella C.Mull. (voisin du C. Novae Valesiae Hpe), Brachy-
thecium Kayseri mihi (ressemblant beaucoup au Br. rivulare
Br. Eur. dont il difière par ses feuilles plus étroites et son
_ pédicelle papilleux seulement dans sa partie supérieure!), Bra-
_chythecium Novae Valesiae mihi (belle mousse qui se distin-
tingue du Br. rutabulum L. par son inflorescense divique et
ses feuilles presque entièrest), Eurhynchium lævisetum mihi
(distincte de notre £. praelongum par son pédicelle lisse),
Rhynchostegium obtusissimum mihi, Rh. latifolium müihi (ces
deux mousses stériles étaient unies dans un seul gazon ; la
seconde est très-voisine de notre Rh. rusciforme, la première
plus petite ressemble au Rh. murale, var : julaceum (mais
la forme des feuilles de ces deux mousses d'Australie est très-
caractéristique !), Hypnum (Cupressina) umbilicatulum €.
Mull. H. (Taxicaulis) candidum C. Mull., et le H. pseudohomo-
mallum C. Muil (voisin du H. homomallum Hpe.).
Geisa, Saxe-Weimar, octobre 4875.
Gris ADELBERT GEHEEB.
Guide du Bryologue et du Lichénologue dans
les environs de Grenoble.
UE De GRENOBLE AUX QuvEs DE SASSENAGE (suile) (1).
REVUE BRYOLOGIQUE 5
gata Sch., Funaria hygrometrica Hedw., Bryumroseum Schreb.
stérile, Atrichum undulatum P. de B., Neckera complanata
Br. et Sch. que je n’ai jamais renconiré en fruit ailleurs
que là, Hypnum purum L.. Hylocomium triquetrum SCh.,
Madotheca lœwigata Dum., stérile. tr
Nous aboutissOnS, à l'extrémité de Fontaines, à une roche
qui s’abaisse en pente douce du côté de ce village, et
élève son arête du côté de Sassenage qu’elle limite: nous
avons à y récolter une Mousse intéressante, le Barbula iner-
mis Bruch. et des lichens dignes d'attention, entre autres,
Placodium fulgens D.C.,Squamaria lentigera D.C..S.Smithii D.
C., Lecanora incrustans Ach.; Cladonia endiviæfolia Fries,sté-
rile, Lecidea immersa Ach., Urceolaria bryophila Schær., Ur-
ceolaria ocellata D. G., belle espèce, ici très-rare, mais très-
abondante sur une roche calcaire, derrière le cimetière de
Varces. |
Laissant à droite la route que nous suivions, nous tour-
nons la roche de Fontaines pour longer, entre des taillis et
les prairies de Sassenage, Un fossé pierreux, ombragé
d'arbres, et, chemin faisant, nous récoltons, à la lisière d’un
champ argileux, Phascum cuspidatum Schreb. var. macro”
phyllum, Pottia truncala Br. etSch., var. MaJ0r, Anthoceros
dœvis Linn. Sur les pierres du fossé, Anomodon viticulosus,
chargé de capsules. Sur les arbres qui bordent le fossé,
plusieurs lichens, Parmelia olivacea Ach., Parmelia obscura
Schær., P. aipolin Ach., Lecanora cerina Ach., Lepiogrum
saturninum yes dans les prairies, au bord de leurs petits
ruisseaux, sur les bois ouvragés qui forment les écluses d’ar-
rosage, le rare Amblystegium radicale Br. et Sch,; enfin, sur
de gros blocs, épars au milieu des prairies, l'Ortotrichum
anomalum Hedw., 0. satatile Wood, Ulota Hutchinsiæ Sch.,
un de nos plus rares lichens le Psora tabacina D. G., le P. lu-
rida D. C. et le Squamaria savicola Poll.-Nyl
Enfin, nous voici aux
travers des rochers énormes,
cade -en” cascade; -et;-dans la direction
raide sentier, qui tourne vers le sud, nous
nous navons qu'à le gravir quel ues instants pour ar-
river aux Cuves. Au milieu d'un des paysages es plus
iés. et, en même temps, Era forte-
ment accidentés que l’on uisse rencontrer, se resse per-
5 ra lon:be notre tête, à une hau-
teur de plus de quatre cents mètres, la montagne dr,
RE rt railles de laquelle s’enfoncent ces Vas
de forêts dans les entraille Ft L JR à ’échappant du lac
en Cascad
cet bell fontaine, revenons à 08 FA!
6 REVUE. BRYOLOGIQUE
ayons oublié de cueillir, à notre gauche, le Thamnium alope-
curum Br. et Sch. et l’Hypnum molluscum Hedw., tous les
deux bien fructifiés; et, à notre droite, sur les troncsdequel-
es chênes, penchés vers le Furon, cette mousse crispée
un aspect si particulier, le Leptodon Smithii Morh. embelli
de ses petites capsules fauves et poilues.
Autour et au milieu du bassin que se sont creusé, en tom-
bant, les eaux des Cuves, ainsi que dans le lit du ruisseau
d’où elles vont se précipiter dans le Furon, les pierres et
les rochers sont couverts d’épais tapis de mousses où souvent
l’on voit croître ensemble et se mêler le Mnium rostraium
Schwægr.,Amblystegium irriguum Br. et Sch.var.fallax Sch.
Rhynchostegium Teesdalii, espèce délicate et nullement com-
mune, À. rusciforme Br. et Sch., var. inundatum Sch., Bra-
chythecium rivulare Br. et Sch., stérile, Hypnum commuta-
tum Hedw., H. filicinum Linn., Aneura pinguis Dum., Pellia
calycina N. ab E., Marchantia polymorpha Linn., mais, par-
-mi lesquels domine surtout au milieu des eaux courantes
etse fait remarquer par ses tiges noirâtres et luisantes le
Cinclidotus aquaticus Br. et Sch., très-fertile. Le Neckera
_Crispa, bien fructifié lui aussi, décore le fronton des Cuves.
Un ERRS mobile, composé d’une planche, et non toujours
sans danger, Joint ordinairement les deux rives du ruis-.
seau des Guves; nous le passons pour aller traverser le Furon
et révenir par sa rive gauche, ayant soin de prendre, à notre
passage, l’Orthotrichum cupulatum Hoffm. var. riparium Br.
et Sch., très-commun sur les rochers arides qui servent de
digue au torrent. Nous n’avons plus qu’à cueillir sur les
murs de clôture des jardins de Sassenage le Barbula Hors-
chuchiana Schultz; au bord de la route, presque en face du
cmetière,un petit lichen noirâtre dont les apothécies granu-
liformes se réunissent en grappe,le Synalissasymphorea NyL.
var. fascicularis, et notre excursion est terminée.
14
RavauD.
Deux nouvelles espèces de Mousses européennes
Deux nouvelles espèces ont été établies récemment par le
sagace M. Juratzka. Ce sont le Weisix Ganderi Jur, et l'Hyp-
num Breidleri Jur. La dernière espèce, déjà publiée dans la
séance de Novembre 1870 de la Société botanique-z00logique
de Vienne, fut découverte par M. J. Breidler, le 23 Juillet 1875,
ei pures dans les Alpes de Judenburg, près du lac qu’on
« Oberer Winterleitensee ». Elle est très voisine de
num cordifolium Hedw., dont elle diffère par la tige
teet irrégulièrement rameuse, par les feuilles plus
plus étroit dont les cellules des
REVUE BRYOLOGIQUE “/
son du double plus grosses que celles de l’'Hypnum cordi-
olium.
Quant au Weisia Ganderi Jur., nous savons aujourd’hui
seulement que M. Juraizka le publiera dans la séance pro-
chaine, qu'il a l'air du Trichosiomum pallidisetum H. Mull.,
SE a été découvert par M. A. Gander, en Tyrol, dans la
vallée « Pusterthal », entre Lienz ei Thurn, sur les bords des
fossés des prairies, en Septembre 1875. |
A. GEHEEB.
Guide du Bryologue dans les Pyrénées (suite).
3 LE Port DE BENASQUE (1), LA RENCLUSE, LE LAC GREGONIO,
LA VALLÉE DE MALIBIERNE, LE PORT DE LA GLÈRE.
Excursion de cinq jours. Il faut avoir soin de se munir de provisions à Luchon
pour le premier jour et à l'Hospitalet de Benasque pour les jours suivants,
et de ne pas oublier d'emporter une couverture pour la nuit. Un guide est indis-
pensable depuis l'Hospitalet de Benasque jusqu’à la cabane de Ribereta.
Partez de Luchon de grand matin et suivez la route indi-
quée dans l’excursion précédente (2) jusqu'à P'Hospice de
. France, où vous ne vous arrôterez pas afin de gravir le Port
lever en serpentant devant VOUS- La partie inférieure traverse
des pâturages assez pauvres, mais bientôt vous arrivez à des
rochers et des sources ; à partir de cet endroit, montez len-
tement et cherchez attentivement, VOUS récolterez : Barirama
ithyphylla Brid., Pogonatum alpinum Ræbl., Webera albicans
var. glacialis, Dicranum Starki Web. et Mohr.. Grimmia fu-
nalis Schpr., Gymnomitrium concinnatum Corda.
Vous apercevez à voire droite plusieurs lacs ; c'est au bord
du chemin, en face du plus grand, que se trouvent : Barbula
aciphylla Br. et Schpr., Grimmia alpesiris Schl:, Desmatodon
latifolius var. glacialis. Avant de vous engager dans l'étroite
tranchée qui forme le Port de Benasque, visitez avec SOIN les
rochers de droite principalement dans le voisinage de la
neige : c'est là que croit, en Are touffes, le, Webera Eud-
wigii var. Major Schpr., bien différent au premier COU d'œil
du type que l'on y trouve : ement ; une forme à euilles
* 1) J'écris Benasque et non Venasq comme on l'écrit ordinaire-
ne sr ct que El D ce nom ES celui de la ville de Benasque
agnol -B et non avec nn,
que les Espagnols écrivent avec fn 0
" _ REVUE BRYOLOGIQUE
presque mutiques du Rhacomitrium sudeticum Br. et Schpr.
et l’Andrzea nivalis Hook. y sont aussi très-abondants et bien
fructifiés ; le Dicranum fulvellum Sm. et le Polytrichum sexan-
gulare Hoppe y sont moins beaux et plus rares. Les rochers
escarpés etsecs vous Offrent le Dicranum albicans Br. et Schpr..,
et ceux du côté gauche, dans La tranchée même du Port, les
Grimmia conferta Funk, G. sulcata Saut., Mielichhoferia ni-
tida N. et H. |
Nous avons, Goulard et moi, cherché avec soin et sans
succès le Weisia compacta Schl., indiqué par Lange au Port
de Benasque, où croit en assez grande quantité une forme
courte, Compacte et brune du Weisia crispula Hedw. Y au-
rait-il erreur de la part du botaniste danois ?
Dès que vous avez franchi le Port, le massif de la Mala-
detta, séparé de la chaîne principale par la vallée de l’Essera,
se présente tout à coup devant vous et un peu à votre gauche.
Vous descendez en cinq minutes à une petite auberge espa-
gnole près de laquelle on trouve le Desmatodon latifolius Br.
et Schpr., et, suivant toujours le chemin de Benasque, vous
voyez bientôt à votre gauche de petites flaques d’eau et des
terrains marécageux ; arrêtez-vousun instant pour y prendre :
Bryum turbinatum var. latifolium, Webera Ludwigii Schpr.,
Philonotis fontana var. gracilescens Schpr.
Quittez ensuite le chemin de Benasque et dirigez-vous un
Lg à gauche vers la première gorge de la Maladetta, c’est
17 1 la Rencluse. Lorsque vous êtes descendu dans la
vallée, appelée à cet endroit le Plan des Etangs, examinez les
rochers que vous trouverez avant de franchir le petit torrent,
Sehpe re Br en d’y re l'Amphoridium lapponicum
: c'es ce jour, s ité <
par » JUSQu à ce jour, sa seule localité pyré
[Si vous voulez récolter le Bryum Neodamense Jtzg., il ne
faut pas quitter aussitôt le chemin de Benasque, mais le sui-
vre, pendant environ 20 minutes, jusqu’à une petite plaine
marécageuse qui s'étend à gauche et qui est traversée par un
fossé 4 au stagnante ; c’est sur ses bords que croît cette
mousse qui,de même que l'Amphoridium lapponicum, n'avait
pas encore été signalée dans les Pyrénées.]
Quand vous avez traversé le torrent, remontez la petite
vallée qui est devant vous : c'est sur son versant gauche que
se trouve, adossée à un rocher surplombant, la cabane de la
Sr rs 4e Vous trouverez, en face la Ren-
; e versan 1t de cette gorge, le Dissodon Frœli-
Chianus Grev. dans les pâturages haniies. le Dicranum fus-
_ Gescens Turn. sur les vieilles souches de pins, l’Hylocomium
. SA SCRRE, sue les rochers secs, et, si vous vous dirigez
Qu côté du glacier de la Maladetta, le Jungermannia julacea
LE
REVUE BRYOLOGIQUE . 9
Redescendez au Plan des Etangs et suivez la vallée de
l’Essera jusqu’à l’Hospitaletde Benasque où vous n’arriverez
Et la nuit, mais vous y trouverez un souper et un bon
1t.
Ne comptez pas trop sur Les provisions que vous trouverez
à la Rencluse. Gette petite auberge ne sert que pour les as-
censionistes de la Maladetta qui sont obligés d'y passer la
nuit; si le temps n’est pas beau ou s’il n’est arrivé personne
dans l’après-midi, le propriétaire descend de bonne heure à
l'Hospitalet et, vous trouverez la porte fermée. C’est ce qui
nous est arrivé à Goulard et à moi, le 24 août 1873; nous
étant dirigés, à partir du Port de Benasque, vers le trou de
Toro et la plaine des Aigouillats, nous n'avons atteint la
Rencluse qu'à 8 heures du soir. Un bon dîner nous eût été
fort utile après une course de 15 heures dans la montagne;
il fallut se contenter d’un léger morceau de pain que nous
avions pris à l’Hospice de France, et le lendemain matin une
tablette de chocolat composa tout notre déjeuner!
2° JOURNÉE.
Vous aurez eu soin, la veille au soir, de demander à Ma-
riano (c’est le nom de l’aubergiste très-complaisant de l’Hos-
pitalet de Benasque) de vous préparer des provisions pour
3 jours, de vous trouver un guide pour porter le déjeuner
du premier jour, vous accompagner par Île lac de Gregonio
et être à votre disposition pendant les 3 jours, et un auire
homme pour transporter à la cabane de Ribereta les provi-
sions des deux derniers jours, les y déposer et revenir le SOIT
à l’Hospitalet, de manière à ce que vous n’ayez à lui payer
qu’une seule journée. Si vous êtes plusieurs, un homme ne
pourrait porter les couvertures et les vivres, il lui faudra un
âne ou un mulet qu'il laissera à Ribereta où vous le trouve-
rez en y arrivant. On paie 5 francs par jour pour un homme
et autant pour un âne; demandez à Mariano de vous donner
son père pour guide: c’était, en 1874, un vieillard de 67 ans
mais encore très vigoureux. re
Partez de grand matin, Car vous avez à faire une course
longue et fatigante, et en même temps l’une des plus belles
et des plus intéressantes des Pyrénées. FR À
En sortant de l'Hospitalet, vous prenez le sentier de la rive
gauche qui traverse la forêt à une assez grande hauteur au-
dessus du torrent. Peu d'espèces à récolter jusqu'aux Bains
le Benasque, où vous arrivez une heure après le départ. Le
Mariano vous fera visiter l'établissement (1) en ayant
soin de vous dire qu’on y boit de bon vin et que vous pou
hérhoi ins « pates ‘our aux Bains de Benasque, c'est le
mie pibuvé PHospitalet, Mais cet établissement étant isolé dans
10 REVUE BRYOLOGIQUE
vez vous en faire servir, car le bonhomme a un léger dé
faut, c’est d'aimer un peu la bouteille, mais pas trop cepen-
dant pour n'être pas un excellent guide que je recommande
à tous ceux qui visiteront ces montagnes.
Vous arrivez bientôt à la vallée de Gregonio, dont vous re-
montez le versant droit à travers une forêt où croissent le
Leptotrichum glaucescens Schpr. et le Barbula aciphylla Br. et
Schpr. Lorsque vous avez atteint les derniers arbres, vous
apercevez tout-à-coup devant vous un vaste cirque de ro-
chers granitiques et d’éboulis; vous passez sur la rive gauche
du torrent (1) et vous récoltez, entre ce point et le lac de Gre-
gonio, les espèces suivantes: Leptotrichum glaucescens Schpr.
Hylocomium Oakesii Schpr., Dicranum albicans Br. et Schpr.,
Hypnum ochraceum Wils. (espèce nouvelle pour la flore py-
rénéenne), Andræea mivalis Hook., Polytrichum seæangulare
Hoppe, Webera Ludwigii Schpr. fructifié, Grimmia alpestris
Schl., G. conferta Funck (principalement sur les rochers en
face du lac), 6: mollis Br. et Schpr.:; ces quatre dernières
espèces sont très abondantes aux environs du lac.
À l'extrémité du lac qui, à cet endroit, se courbe à angle
droit vers le nord, vous vous dirigez à gauche pendant quel-
ques minutes et vous gravissez le petit col que vous voyez à
votre droite; Mariano l'appelle simplement le Portillon,
cest, je crois, le col de Gregonio du guide Joanne et dont
l'altitude serait de 2900 mêtres. De ce point vous voyez à vo-
tre gauche la Maladetta et le Néthou, et,en vous retournant,
toute la surface de ce beau lac situé à plus de 2600 mètres et
l’un des plus grands des Pyrénées (65 hectares).
- La descente est roide, mais sans danger; vous trouvez
encore en abondance le Grimmia mollis Br. et Schpr. et le
Webera Ludwigi Schpr., cà et là l'Hypnum ochraceum Wils.
et l’Andræea Grimsulana Bruch.
Arrivé à la limite de la forêt, vous continuez à suivre le
versant droit de la vallée, puis vous passez sur la rive gauche
du torrent. Cette partien’est pasriche etd’ailleurs vousn’aurez
probablement pas le temps d’y herboriser si vous voulez ar-
river Poe à Ribereta. C’est une petite cabane de berger si-
tuée à 2000 m. dans l’angle formé par le confluent du ruis-
seau d’eau ferrugineuse qui vient du col de Castanèze et de
_ celui qui descend d du colde Malibierne; la porte est très basse
_ €t, une fois entré, vous ne pouvez y tenir que courbé ou assis;
L la forêt et à une demi-heure du chemin de Benasque, il vaut
ieux loger à l'Hospitalet, où l’on se procure plus facilement des
et des mulets. re a
chemin indiqué par le guide Joanne continue à süivre la
REVUE BRYOLOGIQUE. 14
cependantelle est assez longue et assez large pour que 3 ou
4 personnes puissent y coucher, J’indique son emplacement
en 1874, mais ilpeut arriver que plus tard elle soit démolie et
remplacée par une autre construite à quelque distance de là.
A l’époque où nous y étions, elle était inhabitée et une partie
de la toiture était démolie. Pendant que Mariano était à la
recherche de l’âne chargé de nos provisions, que le conduc-
teur avait laissé à une cabane située une demi-heure plus
bas dans la vallée de Malibierne, Goulard s’occupait d’ap-
porter du bois et moi je travaillais à réparer la couverture.
Quand notre guide fut de retour, il nous trouva installés près
d’un bon feu; l'âne fut vitedéchargé, quelques morceaux de lard
et de graisse de mouton jetés dans la casserole,et nous eùmes.
bientôt une soupe; je ne dirai pas excellente, mais que nous
mangeâmes de très bon appétit. Une cotelette termina notre
souper qui dura fort peu de temps, car tout le monde avait
grand besoin derepos;et nous püûmes dormirtranqullement,
Mariano s’étant chargé d'entretenir le feu pendant la nuit.
(A SIDrE NS Te £ T. Husnor.
Bibliographie exotique.
Muscei Schweinfurthiani in itineribus duobus in
Africam centralem per annos 1868-1871 col-
lecti, determinati et expositi auctore Carolo
Müller. à .
Voilà, selon notre avis, le travail le plus intéressant qui
ait jamais été publiérsur des mousses exotiques. Ce sont, en
vérité, les premières mousses que nous recevons defl'Afrique
centrale, peut-être les seules pour longtemps qui remplissent
un vide extrême, — L'illustre voyageur, M. le D'G: Schwein-
furth, a bien mérité de la bryologie en rapportant celle col-
lection en Europe, et il ne faut pas s'étonner qu'il y ait bien
des choses nouvelles. Mais il est vraiment étonnant que toutes
ces espèces (68) soient des espèces nouvelles et distinguées,
— résultat que nous devons à la sagacité du célèbre M. Charles
Müller, qui a étudié cette collection avec un amour enthou-
siaste. L'ouvrage-qu'il vient de publier sur cette collection
est digne du plus grand intérêt, d'autant plus qu'il y décrit
quatre nouveauæ genres de MOUSSES. — Seulement, il esi fort
regrettable que M. Ch. Müller, qui à publié ce travail dans
le « Linnæa », n’en ait fait tirer à part que 50 exemplaires
destinés surtout à sesicorrespondants. pendant l'auteur
vient de nous écrire qu'il en à un certain nombre d’exem-
d’autres bryologues qui s’adresse-
Dr Ch. Müller, à Halle-sur-Saale, en
1 du bonheurjde posséder même |
plaires disponibl
_ ront à lui-même
Prusse.
& Ve dal
12 REVUE BRYOLOGIQUE
la plupart de ces mousses d'Afrique par la bonté de M. Müller,
donnera bientôt une analyse détaillée de ce nouvel ouvrage
dans la Revue.
Geisa, Saxe-Weimar, le 30 Octobre 1875.
ADELBERT (GEHEEB.
OUVRAGES SUR LES SPHAIGNES
Torfmossornas byggnad, utbredning och systematiska
uppstâlining. — Af S.-0. Lindberg. Stockholm, 1865.
Cet ouvrage contient des détails très-intéressants sur l’his-
toire, la structure, la dispersion et la classification des
sphaignes. L'auteur a séparé le Shagnum macrophyllum
Bernh., pour en former le genre Isocladus Lindb.
Bijdrage tot de anatomie en phytographie der Sphagna.
Door F. Dozy. Met 2 platen. Amsterdam, 1854.
L'auteur traite de la structure des feuilles de plusieurs es-
pèces européennes et exotiques du genre Sphagnum.
Beiträge zur Kentniss der Torfmoose, von E. Russow. Mit
5 lith. Tafeln. Dorpat. 1865.
L'auteur donne des détails sur la structure et la classifi-
cation des Sphaignes : il décrit le Sphagnum Girgensohnii
Russ. et le Sphagnum Wulfianum Girg.
F. GRAVET.
Bibliographie Allemande.
D° Lupwie Mozexno. —Aufzaehlung der Laubmoose
\ Bayerns. Passau, 1875.
est le titre du nouvel ouvrage, que le grand connaisseur
des Alpes de la Bavière et du Tool M à Lolo, va pu-
blier dans les actes de la société des naturalistes de Passau.
L'ouvrage est encore sous presse, mais l’auteur a bien voulu
nous en communiquer les douze premières feuilles impri-
mées jusqu’aujourd’hui commençant par le Sphagnum et s’é-
tendant jusqu’au Fontinalis.
Ce travail est en quelque manière le pendant de l'ouvrage
que M. Molendo a publié avec son beau-frère, M. 4. Walther,
sur les mousses de la Franconie supérieure (Die Laubmoose
Oberfrankens. — Leïpzig 1868. bei W. Engelmann). Cepen-
dant ce nouvel ouvrage comprend les mousses foliacées de
tout le royaume de ière, depuis la région du noyer et
de la vigne jusqu'aux frontières de la neige éternelle. Et en
vérité, nous croyons devoir féliciter l’auteur de son travail!
Car la Bavière n’a pas possédé jusqu’à présent l'ombre d’un
Aperçu de ses trésors bryologiques, quoique depuis long-
bien des parties de ce pays aient été étudiées soigneu-
REVUE BRYOLOGIQUE 13
sement par nombre de bryologues de distinction. Ainsi que
dans l'ouvrage cité plus haut, l’auteur nous donne aussi
dans son nouveau travail une énumération systématique
des espèces ayant pour base le système et la nomenclature
de M. Schimper et de M. Lindberg; seulement quelques es-
pèces critiques ou peu connues ei des formes nouvelles ont
été pourvues de courtes descriptions. Néanmoins M. Mo-
lendo s’est éloigné en quelques points des principes de
ses illustres collègues. Le genre Voitia est placé dans.
les Splachnacées, comme l'a fait déjà M. A. Jæger dans
son « Adumbratio muscorum ». Aussi le Bruchia et le Pleuri-
dium ont-ils été insérés aux Trichostomées, le Zygodon gra-
cilis Wils. s’y trouve sous le nom de Trichostomum gracile,
le Gymnostomum. bicolor Br. et Sch. est le Barbula bicolor
Lindb.,et le nom du Barbula paludosaSchugr. est transformé
dans le B. crocea Ldbg.
À la placedu Sphaerangiumle vieux nom d’Acaulon est réta-
bli, et le genre Poyonatum comme irop factice est réuni au
Polytrichum. :
Ce qui nous a intéressé le plus, c’est l'adoption de la clas-
sification des espèces du genre Orthotrichum de M. le D° Ven-
turi, publiée par ce monogra he dans l’Hedwigia 1872 et
1873 — une disposition ouvrant des perspectives nouvelles et
excellentes. — Cependant les espèces de l'Orthotrichum sont
en même temps énumérées par Molendo d’après la méthode
de Bruch et de Schimper. :
En un mot, nous croyons être autorisés à espérer que ce
nouvel ouvrage de M. Molendo fera époque et qu’il parvien-
dra sans doute à une pareille importance pour touie l’'Allema-
gne, que le dernier ouvrage de l’immortel Milde, lequel, écrit
Enr ose pour la Silésie et le nord de l'Allemagne, est
evenu absolument nécessaire à tout bryologue allemand.
Geisa, Saxe- Weimar, le 30 octobre 75.
ADELBERT GEHEEB.
ii aphetisinns
Bibliographie Hollandaise.
© proDROMUS FLORAE BATAVAE.
In sociorum imprimis usum edendum curavit socielas promo-
dé Flores Batavas studio volumen II. Pars I. (Musci fron-
dosi et hepaticae) 1851 (1). ds EN
Prodro Florae Batavae contient umération des
Pape ae Hollande ; les nombreuses localités qui S'y
l olkenboer et van der Sande Lacoste. 4 vol. de
gr les observations et les descriptions d'espèces
ou variétés nouvelles sont en ini; les indications d'habitat et de
localités sont en hollandais. sé
14 RÊÉVUE BRYOLOGIQUE
trouvent indiquées fournissent de précieuses données sur
la dispersion de ces plantes dans ce pays. Dans la préface,
les auteurs exposent brièvement les progrès de la bryologie
en Hollande où, jusqu’en 1832, le nombre des mousses in-
digènes connues : TE à peine la centaine. C'est alors
que parut la partie cryptogamique du Flora Belgii septentrio-
nalis; les auteurs de cet ouvrage, Van Hall, Miquel et Dassen
décrivirent 167 mousses et 43 hépatiques. Plus tard ce nom-
bres’accrut considérablement, et dans le prodromus MM. Dozy
et Molkenboer ne mentionnent pas moins de 252 mousses en
Hollande. Les espèces qui ne sont pas décrites dans le Deu-
tschlands Cryptogamen Flora de Rabenhorst, sont seules
accompagnées de descriptions, de même que les espèces et
variétés nouvelles, Les deux mousses suivantes sont décrites
comme espèces nouvelles. “al
+ Trichostomum limosum D. et Mb., p. 57.
- Cette espèce ne paraît pas être distincte du Trichostomum
tophaceum Brid. |
---Dphagnum. fleæuosum D. et Mb., 76.
+ M:Schimper (Syn. Mus. Eur. p. 676) le rapporte au Spha-
num cuspidatum Ehrh, we sine 5
_ Lecataloguedes hépatiques. rédigé par M. Van der Sande La-
coste, donne l’énumération de 64 espèces, disposées d’après
Pordre du Synopsis hepaticarum. On peut citer comme les
plus remarquables le Blyttia Lyellii Endl., le Liochlaena lan-
-@eolata Nees., et le Jungermannia. Francisci Hook. M. Van.der
Sande Lacoste ne mentionne que pour mémoire le Fimbriaria
pilosa Tayl., le Saccogyna viticulosa Dum., et le Junger-
mannia saxicola Schrad., indiqués en. Hollande, où leur
“existence paraît des plus douteuses:
Depuis la publication du prodromus Florae Batavae, de
nouvelles découvertes ont.enrichi la Flore bryologique de la
Hollande d’un bon nombre d'espèces très-intéressantes.
F. GRAvET.
Bibliographie Française (s/pplément).
REVUE BRYOLOGIQUE 15
3 vol. in-8. Perpignan, 1861-64. — Ouvrage très-incom-
plet en ce qui concerne les muscinées qui se trouvent ré-
duites en effet à 15 hépatiques et 158 mousses. La note de
M. Husnot, publiée dans le bulletin de la société botanique
de France, renferme 20 mousses qui ne figurent pas sur
les listes de Companyo.
Oes, -— Les articles suivants sont tous extraits du bulletin de la
Société Botanique de France. Quelques-uns ont une réelle impor-
tance. Leur indication est nécessaire pour donner un aperçu plus
complet des études bryologiques spécialement francaises.
Roze Er BescHereLLE. — Note sur quelques mousses rares
ou nouvelles, récemment trouvées aux environs de Paris.
T. VII (1860), p. 433-454. :
— Deuxième note sur quelques mousses rares ou nouvelles,
. récemment trouvées dans les environs de Paris. T. VII.
(1861), p. 82-84. ÿ
Roze er DE Maraczcy. — Récit de trois exCursiOns aux en-
virons de Beauvais. 1°. IX (1862), p. 336-369.
Roze. — Mousses récoltées dans l’excyrsion dirigée par M.
Chatin, de Bonneville au Grand-Saint-Bernard. T. VII
(1861), 345-348. :
RavauD, — Mousses, hépatiques et lichens de l’arrondisse-
ment de Grenoble et des montagnes qui l’avoisinent. T.
“VII (1860), p. 754-768. sales
__ Liste des nouvelles espèces de mousses observées dans
le Dauphiné, T. XIV (1867), p. und à :
. Bescuenezce. — Note sur une variété bulbifère du Pleuri-
dium nitidum. T. IX (1862), p. 448-449. :
__ Note sur les mousses des environs de Rambouillet. T.
X (1863), p. 20-24. : " ;
Cas Horut Bryologique des environs d'Hyères (Var). T. XII
(1865), p. 133-197 nt à ARR NER PME 25
— Disposition anomale des pérlgones dans le Webera an-
notina. T. XII (1865), p. 137-140, et "
— Noté sur. les IQUÈGRS xéAIEE aux environs de Nice.
T. XII (1865), p. LVH-LVEL ; |
— eut ‘2 EE eione de Revin (Ardennes },. T. XI
.
*
MouczorT. — LettreàM. de. Schœnefeld sur les mousses du
Dauphiné. T. X (1865), p. 417-420.
BoureiLLer er Roze. — Note sur une exCurs1onl bryologique
envi: vins. 1. X (1863), p.. 193-194.
LASER e dE Pose Free de Montluçon
16 REVUE BRYOLOGIQUE
Bouvet. — Liste des muscinées récoltées en juin 1870 dans
le Morvan. T. XVII (1870), p. CXIII-CXV.
Bouzay. — Distribution géographique des mousses dans les
Vosges et le Jura. T. XVIII (1871), p. 178 et suivantes.
Huswor. — Notice sur la Bryologie des Pyrénées-Orien-
tales. T. XIX. (1872), p. XCI-XCIII. s
LEGRAND,
NOUVELLES.
M. Charles Müller, après avoir fini ses recherches sur les
mousses de M. Schweinfurth, s’est mis à l’étude des mousses
recueillies par M. le D P. G. Lorentz dans les Alpes de l’Amé-
rique méridionale, surtout dans les contrées montagneuses
de Bolivia. À ce qu’il paraît c’est la plus riche collection qui
Soit jamais parvenue en Europe, excepté peut-être celle de M.
Spruce, et M. Müller en sera occupé fort longtemps. Le ca-
ractère principal de toute la collection est celui de la Flore
Brésilienne-Andienne. Quantité d'espèces nouvelles sont déjà
signalées, surtout parmi les genres Andreaea,Grimmia,Brac-
hysteleum, Bryum (des espèces magnifiques!), Mielichhofe-
ria, Conosiomum, Encalypta (aux pédicelles_ très-courts !),
Psilopilum, Angstræmia, Meteorium (toutes les espèces sont
fertiles!), Campylopus, Syrrhopodon, Braunia (5 espèces nou-
velles /), Erpodiuwm, Macromitrium, Entodon (des espèces su-
perbes!), Hypnum, Bartramia, etc. etc.
_ Comme presque toutes ces mousses ont été rapportées en
_ masse, M. Müller en fera de petites collections à vendre
pour tous ceux qui s'intéressent aux mousses exotiques.
Nous venons aussi d'apprendre que le voyageur M. Hil-
debrandt a expédié à M. Müller une petite collection de
mousses d'Afrique contenant 42 espèces nouvelles, quoique
stériles, Mais pourtant très-intéressantes. Voilà un Splachno-
bryum aquatique, et une autre mousse qui, réunie avec le
Meesia Bolleana C. Müll. et le Trichostomum Ehrenbergi Liz.
formera le nouveau genre Hydrogonium C. Müll.
L'ouvrage de M. À. Jœger, « Adumbratio muscorum totius'
orbis terrarum, Vol. I, S. Galli 1870-75, 740 pag. , » se trouve
Aussi à la librairie de MM. Friedlaender et fuls,à Berlin, N. W.,
… Carlstrasse, 11. On y achète au prix de 28 marcs (35 francs).
Prière aux personnes qui connaîtraient l'adresse de M.
Austinet le lieu où se publie le Bulletin Torrey Bolanical Clwb,
de les indiquer au gérant de la Revue.
No 2 | 3e ANNÉE 1876
REVUE BRYOLOGIQUE
à L:2= 3
DARAISSANT TOUS LES Deux Mois
on RSR LR PE RS CRE PE PAS CE
. Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
ere
A on
| 5 KrANS , 4e rer par an. |
A . 4 Shillings d'Angleterre. id. ê
BONNEMENTS } & Marcs d'Allemagne. . . id. ie toute l'Europe
| 2 Florins d'Autriche. . . id.
S'adresser, pour tout ce qui Con- M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaction et les abonne- {Saxe- Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s’abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
de Pr LOS EDS
PP
Sommaire du N° 2.
Liste des Bryologues de l’Euro A. Hypoum Goulardi. W.-P.
Scurwrer. — De Skandinaviska Lofmossornas Kalendarium. ARNELL.
— Note sur l'Hypnum Vaucheri Lesq. RENAULD. — — Note sur un
Phascum pleurocarpe. E. BESCHERELLE. — Bibliographie exotique.
E. BescuereLLe. — Bibliographie suédoise. À. GEHEEB. — Nouvelles.
+
LISTE DES BRYOLOGUES DE L'EUROPE.
Obs. — C’est avec le concours de MM. Geheeb, Bescherelle, Arnell, Fergusson,
Gravet, De Notaris, Müller, Jæger, etc., que j'ai pu dresser cette liste-
Je prie les lecteurs de la Revue de vouloir bien me faire connaitre les noms
des bryologues non indiqués, afin de les publier dans un autre numéro.
ALLEMAGNE.
Dr. Ahles, Professor. Stuttgart. L Hat
F. Arnold, Bezirksgerichtsrath. Eichstætt (Baiern).
G. P. Bauer, Chemiker. Ritterstrasse, 44, II, Berlin.
Beckaus, Superintendent. Hæxter (Westfalen).
Bertram, Pastor. Braunschweig.. … :
Dr Bertram, Apotheker. Apolda bei Weimar.
C. Biene, Lehrer. Dresden. :
D'. Blanck, Oberstabsarzt. Schwerin (Mecklenburg).
0. Borgstette, Apotheker. Tecklenburg (Westfalen)-
D' Alexander Braun. Schœneberg 1, bei Berlin, W.
D: W. Brehmer, Senator. Lubeck.
H. Brockmüller. Schwerin (Mecklenburg).
18 REVUE :BRYOLOGIQUE
Caflisch, Lehrer. Augburg.
D' Caspary, Professor. Kænisberg (Preussen).
D. Dietrich, Botaniker. Iéna. 5 Ve!
: E. LS St Apotheker. Fulda (Preussische Provinz
essen). …
D° W. L. Dœring, Sanitaetsrath, Düsseldorf.
. Peter Dreesen. Burg Plaffendorf bei Bergheim naechst
Coeln-am-Rhein.
Dresler, Cantor. Loewenberg (Schlesien).
Freimund Edlich, Maler und Photograph. Dresden.
. H. Eggert, Lehrer. Neustadt-Magdeburg,
G.E. Eibeu, Seminarlehrer. Aurich (0st-Friesland).
Dr Emmerich, Hofrath, Schuldirector. Meiningen).
Dr. Erhardt. Passau.
- Everken, Gerichtsrath. Grümberg (Schlesien).
E. Fick, Apotheker. Friedland, Reg. Berj. Breslau.
R. Fritze, Apotheker. Rybnik (Ober-Schlesien).
D° A. Gayer, Professor. Aschaffenburg (Baiern).
E. Geres. Freiburg (Baden). $
Goïl, Pfarrer. Boetzingen bei Eichstetten (Baden).
Dr Gonnermann, Apotheker. Neustadt bei Coburg.
D" Gottsche. Altona bei Hamburg.
Dr E. Hampe. Blankenbürg-am-Harz.
€. Haussknecht, Professor. Weimar.
D° Hegelmaier, Professor an der Universitæt in Tübin-
Th. Hellwig, Lehrer. Grümberg (Schlesien).
_G. Herpell. St-Goar-am-Rhein.
Hilber, Forstmeister. München.
W. Hintze, Apotheker. Berlin.
(Paraguay) |
Lucas, Apotheker. Arnstadt (Thüringen).
REVUE BRYOLOGIQUE 19
Nagel, Bibliothekar. Dresden,
OErtel, Lehrer. Halle-am-Saale (Preussen).
D'F. Ortloff, Fabrikbesitzer. Coburg. ".
Freiherr von Pechmann, Kreisbauassessor. Landshut.
D' W. Pfeffer, Professor. Bonn. ait À 58
Dr M. Priem, K. Phys.-Werweser. Nittenau (Oberpfalz).
Dr Progel. Waging bei Traunstein (Ober-Baiern).
D: L. Rabenhorst. Meissen-am-Elbe, Villa Luisa (Sachsen).
Dr J. Roell, Lehrer. Mittelweg 38, I, Frankfurt-am-Main.
Ph. Russ, Oberlehrer. Hanau (Wetterau).
Dr R. Ruthe, Thierartz. Baerwalde (Neumarck).
D: K. Sanio. Lyck (Ost-Preussen).
F. Sauerbeck. Freiburg (Baden). :
W. P. Schimper, Professor. Strassburg (Elsass).
Schulze, Inspector. Lorenzgasse 2, III, Breslau.
D: M. Seubert, Hofrath, Professor der Botanik. Carlsruhe
(Baden). R
Sickenberger, Droguist. Loerrach (Baden). :
Dr H. Graf zu Solms-Laubach. Professor der Botanik in
Strassburg (Elsass). |
Dr W. Sonder. Wandsbecker Chaussee, Hirschgraben 7,
Hamburg. :
DrO. Uhlworm. Sophienstrasse 25, Leipzig.
Dr A. Walther. Beireuth.
C. Warnstorf, Lehrer. Neu-Ruppin. does ;
F. Winter, Apotheker. Gerolstein in der Eifel (Rhein-
Preussen). : ;
D: L. Wittmack, Custos am landwirthschaftlichen Mu-
seum. Berlin. : *
A. Wolff, Privatier. Semmelsgasse 18, Würsburg.
Dr Zantl. Passau. :
Zeiss, Professor. Landshut. ce
D'E. Zickendrath. Wellritztrasse 9, Wiesbaden.
Zimmermann, Lehrer. Striegau (Schlesien). |
AUTRICHE.
Barth, Pfarrer, Langenthal (Siebenbürgen)
E. Berroyer, Wien. LE
J. Breidler, obere ns oi ae 15, Wien.
H. Gander, Lieuz (Tyrol). |
J. Juratzka, K.K. ingenieur, Salvatorgasse 12, Il,
Ve teck haïm, Oberosterreich. cr
. Keck, Aisterhaim, Oberos ich. }
H. W. en biere custos am botanischen Kabinet, Wien.
J. S. Ritter von Tommasini, Hofrath, Triest. J
G. Ritter von Venturi, advocat, Trient (Tyrol).
Sauter, K.K. Kreisarzt, Salsburg. Ooind-i
C. Stoitzner, Lehrer, Ivecevo bei Vucin (Slavonien).
20 REVUE BRYOLOGIQUE
BELGIQUE.
A. Bellynck, professeur d'histoire naturelle au collége de
la Paix, à Namur.
A. Cogniaux, aide-naturaliste au jardin botanique de PE-
tat, à Bruxelles.
Û. Delogne, aide-naturaliste au Jardin botanique de l'Etat,
à Bruxelles.
B. C. Du Mortier, à Tournay, et Montagne du Parc 15, à
Bruxelles.
F. Gravet, à Louette-Saint-Pierre, près Gédinne (prov. de
Namur).
À. Hardy, régent à l’école moyenne, à Visé (prov. de
Liége).
et (de), docteur en droit, rue des Sœurs-Noires 4, à
“ E. Marchal, aide-naturaliste au Jardin botanique de PEtat,
à Bruxelles.
L. Piré, professeur à l’Athénée, rue Keyenveld 111, à
Bruxelles.
E. Serdobbel, avocat, avenue de la place d’Armes 5, à
Gand.
AH. Van Heurck, professeur de botanique, rue de la Santé
8, F Anvers.
Verheggen, régent à l'Ecole moyenne, à Maezeyck
(prov. de Limbourg). À
DANEMARCK.
en Jensen, Seminarlehrer. Ranum bei ti (Jut-
ESPAGNE.
qe J. Puiggari, calle del Conde del Asalto 45, à Barce-
Don Juan Joaquin Rodriguez y Femenias, à Mahon (Ile
Minorque). :
FRANCE.
Abzac de Ladouze (le marquis d’ , rue de la Co tit tion 6,
à Périgueux ae Fe VOTE Là
: : pepe à La de en men 31, à Alençon (Orne).
octeur en m n
(at-aG a). | ecine, rue Paulin 14, à Agen
a ropriétaire, à La -et-
Be prop yrac, par Agen (Lot-et
Arrondeau, ancien inspecteur d'académie, à Kerquer près
Vannes (Morbihan).
e-loi Te Gers du Jardin des Plantes de Tours (Indre
REVUE BRYOLOGIQUE 21
Em. Bescherelle, chef de bureau au ministère;des travaux
publics, rue Notre-Dame des Champs 66, à Paris.
Billiet, fondé de pouvoirs à la recette particulière de La
Palisse (Allier).
Bonnechose (de), propriétaire à Bayeux (Calvados).
Fr lieutenant des douanes, à Condamines (Basses-
pes).
Boulay (l'abbé), professeur à l'Université catholique de
Lille (Nord).
Boutigny, sous-inspecteur des forêts, à Auch (Gers).
G. Bouvet, pharmacien, rue Saint-Jean 25, à Angers
-(Maine-et-Loire). :
Brin, étudiant en médecine, rue d’Antrain 21, à Rennes
(Ille-et-Villaine). ga
E. Burnat, villa Signora, à Cannes (Alpes-mar times).
Chaboisseau (l'abbé), rue St-Placide 44, à Paris, et à Gières,
près Grenoble (Isère). É;, c
Chevalier docteur en médecine, à Baugé (Maine et-Loire).
reine (l'abbé), professeur au collège de Mamers (Sar
e). |
Re docteur en médecine, rue St-Denis 27, à Poi-
tiers (Vienne). x
Cornu, aide-naturaliste au Jardin des Plantes de Paris.
Crié, préparateur à la faculté des sciences de {
vados).
F. Debray, propriétaire, boulevard Longueville 8,
rieure). 0ù 2
Ps naturaliste, à Bagnères-de-Luchon (Haute-Ga-
ronne). bevlen 4
J. Gallée, propriétaire, faubourg de Paris 21, à Rennes
Ille-et-Villaine ; ; 5
E. unes. rue de la Montagne-Sainte-Geneviève 8, à
G. Gautier, à Narbonne (Aude). (910%.
Geslin, avoué, rue de Toulouse 2, à Rennes gen
à Ja Halle au blé, à
ns docteur en se né rue de
utun (Saône-et-Loire). 4. .4,1a Rétrai .
(Ille-et-Villaine)
22 REVUE BRYOLOGIQUE
- Gônse, pharmacien, rue Duméril, à Amiens (Somme).
Goulard, rue de Langannerie, à Caen (Calvados).
Hanry, juge de paix, au Luc-en-Provence (Var).
Hommey, docteur en médecine, à Sées (Orne).
Husnot, à Cahan (Orne). |
Jeanhernat, docteur en médecine, rue du Musée 4, à Tou-
louse (Hte-Garonne).
Lamy de la Chapelle, ancien banquier, rue du St-Esprit, à
Limoges (Haute-Vienne).
Lebel, docteur en médecine, à Valognes (Manche).
Ledantec, rue de Paris 68, à Brest (Finistère).
Le Dien, boulevard Malesherbes 172,à Paris.
Legrand, agent-voyer en chef, à Bourges (Cher).
Lejolis, secrétaire de la société des sciences naturelles de
Cherbourg (Manche).
Lelièvre (Pabbé}, rue des Ecoles 60, à Paris.
.. Lemaout, à Loannec par Perros-Guirec (Côtes-du-Nord).
Letendre (Pabbé), à la congrégation des Sœurs St-Joseph,
au Grand Quevilly, près Rouen (Seine-Inférieure).
. Lugo (de), aux Thermes de Santé,'à Bagnères-de-Bigorre
(Hautes-Pyrénées). ;
Mabille, professeur au lycée Louis-le-Grand, à Paris.
Malbräiohe: secrétaire de l’Académié de Rouen,rue de Jo-
_ yeuse 26, à Rouen (Seine-Inférieure).
Mercey (de). propriétaire à Cannes (Alpes-Maritimes).
Millardet, professeur à la Faculté des sciences de Nancy
(Meurthe). |
Monod, avocat au conseil d'état, rue d’Aumale 19, à
Paris. |
cher).
Olivier (l'abbé), vicaire à Bazoches-en-Houlme (Orne).
Paillot, pharmacien aux Chaprais, commune, de Besancon
, pharmacien, rue du: Commerce, à Blois (Loir-et-
{ : | |
Paris (le colonel), au 19e de ligne, à Brest (Finistère).
V. Payot, naturaliste à Chamounix Fr A an
Pelvet, à Vire (Calvados).
Pevron (labbé), curé de:Boën (Loire). Bite
re rofesseur au lycée de Rennes (Ille-et-Vil-
es (l'abbé), curé de Pontchy par Bonneville (Haute-
vole). fi 4 4
… Quélet, docteur en médecine, à Hérimoncourt (Doubs).
. rue Bertin Poirée 16, à Paris. LEE LE
TE os “abbé), professeur au collège de Combrée
REVUE BRYOLOGIQUE 23
Ravin, pharmacien à Auxerre (Yonne).
Renauld, lieutenant de remonte, au idépôt de Guéret
(Creuse). . Aie s
_Renou, avocat, rue du Bouffay 3, à Nantes (Loire-Infé-
rieure).
Ripart, docteur en médecine, rue de l’Arsenal 1, à Bourges
(Cher.)
Roumeguère, rue Riquet 31,à Toulouse (Haute-Garonne).
Roux,rue St-Suffren 1,à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Roze, rue des Feuillantines, 101, à Paris.
Saint-Leger, docteur en médecine, cours de Brossésj8, à
Lyon-(Rhône). Un
G. Silbermann, villa d’Abbay, avenue de Villeneuve-lE-
tang, à Versailles gate ;
Trouillard, rue de la Levée d'Enceinte, à Saumur (Maine-
et-Loire.)
L. Vuéz, à Mouthe (Doubs):
| GRÈCE.
DrTh. V. Heldreich, à Athènes.
HOLLANDE.
H. Buse, à Renkum près Arnhem (Gelderland).
M. Van der Sande Lacoste, à Amsterdam:
Wench, à Zeyst près Utrecht.
ILES BRITANNIQUES.
4 Angleterre.
Barker, professor, Owen’s College, Manchester.
J. M. Barnés, Esq., Milnthorpe, Levens (Westmoreland).
D' Braithwaite, the Ferns, Clapham Rise, London.
Dr Carrington, Eccles near Manchester. 1.
W. Curnow, Esq., Newlyn Cliffe, Penzance (Cornwall).
Miss E. Gore, Brunswick Place 26, Brighton.
Charles Hobkirk, West Riding Union Bank, Huddersfield.
E. M. Holmes Esq., Arundel Crescent, Plymouth. |
J. D. Hooker, director of the Royal Botanical Garden, Kew
_nearLondon.. Di co
WW: Mitten, Hurtspierpoinit near London’.
Rev. M. L. Anderson, St Andrews.
W. B. Boyd, ., Ormiston, Ke":
Dr Buchanan White, Perth: 2
A. Croall, Esq., Smith Institute, Stirling. .
D° G. Dickie, fessor of or Universily of Aberdeen.
_ James Grant, E . schooïho , Lossiemouth.
L.
C.
E.
24 REVUE BRYOLOGIQUE ,
A. Kelly, Esq., schoolhouse Cleekiminn, Lauder,
John Roy, Esq., Loanhead Place 3, Aberdeen.
John Sim, Esq., Gateside, Strachan, Banchory.
James Stirton, Newton street 15, Glasgow.
3° Irlande.
Dr Moore, director of the Botanical Gardeu, Dublin.
824; Stewart, North street 6, Belfast.
ITALIE. |
V.Cesati (le baron), professeur et directeur du Jardin Bota-
nique, à Naples. ë
: E. Fiorini-Mazzanti (la comtesse), piazza S. Claudio 92, à
Rome.
S. Garovaglio, professeur et directeur du Jardin Botanique,
à Pavie.
J. Gibelli, professeur et directeur du Jardin Botanique, à
Modène. :
Magnaguti-Rondinini (le comte). à Mantoue.
De Notaris, professeur et directeur du Jardin botanique, à
Panisperna (Rome). :
= Ph. Parlatore, professeur et directeur du musée de Physi-
que et d'Histoire Naturelle, à Florence.
1. A. Pasquale, professeur et aide de botanique au Jardin
Botanique de Naples.
. J. Passerini, professeur et directeur du Jardin botanique,
à Parme, ;
N. Pedicino, professeur de botanique à l’école d’agricul-
ture de Portici, via del Fico à Foria, à Naples.
A. Piccone, professeur, via Palestro 20, à Gênes.
Se. de. Saccardo, professeur, à Padoue. ,
Todaro, directeur du Jardin Botanique, à Palerme (Si-
cile).
LUXEMBOURG.
1. P.S. Koltz, garde général des eaux et forêts, à Luxem-
bourg. ;
ET re FRA à PTE veu
= S. 0. Lind rofesseur à l'un ande).
He) berg, professeur “université de Helsingfors
- sn ‘ Petounnikou, ofesseur de ‘botau iq f 5 & H 1.
Maison Perepleichikows, Fe ques rue Sadowaja,
REVUE BRYOLOGIQUE 25
S. Berggren, doktor, docent. — Lund.
W. Berndes, fil. kand. — Upsala, OG.
P. T. Cleve, professor. — Upsala.
E. Collinder, student, — Upsala, Hols.
K. F. Dusén, student. — Upsala, OG.
E. V. Ekstrand, fil. kand. — ?
J. Eriksson, doktor, docent. — Lund.
T. A. L. Gronvall, doktor, lektor. — Malmô.
C. 0. Hamnstrom, apothecarian. — Motala.
G. Hartmann, doktor, lektor. — Orebro.
.R. Hartman, dok‘or, — Gefle,
G. Holmgren, doktor,professor. — Stockholm, Teknolo-
giska Institutet.
N. C. Kindberg, doktor, lektor. — Linkôping.
L. M. Larsson, doktor, lektor. — Carlstad.
G. Mosén, doktor. — Actuellement en voyage au Brésil.
N. J. Scheutz, doktor, lektor. — Vexio. |
K. A. T. Seth, student. — Upsala, Smol.
0. L. Sillén, apothecarian. — Kôping.
K. F. Thedenius, lektor. — Stockolm.
J. E. Zetterstedt, doktor, lektor. — Jonkoping.
J. Angstrom, med. doktor. — Ornskoldsvik.
2 Norwége.
A. Blytt, doktor, conservateur du Musée botanique.
Christiana. ‘ .
F. Kiaer, med. doktor, — Akersborg près Ghristiana.
N. Wulfsberg. — Christiana ?
SUISSE.
C. Cramer, professeur, à Zurich.
Duby, rue de l’Evêché 5, à Genève.
L. Fischer, professeur, à Berne.
Fister-0oster, naturaliste, à Berne.
Dr Killias, à Coire.
J. Müller, conservateur de V’herbier De Candolle, à Ge
nève.
Schnebli, docteur en médecine, à Bade.
B. Wartmann, professeur, à St-Gal.
Caëésnites tumescentes, mollissimi, rufo- et viridi-varie-
gati. Rai e caule prostrato eradiculoso et partim denudato
; nouvelle édition du Synopsis en
voie d'impression.
SAR 5e
(1) Etrait de la page 777 de la
26 REVUE RRYOLOGIQUE
flexuoso-erecti, pertenues, flaccidi, haud radicantés, subsim-
plices vel pluries divisi, centim. 2—4 longi. Folia minora,
remotiuscula, humida undique erecté-patentia, mollissima,
sicca collabentia, ramorüm inferiora minuta, circularia,
caetera ovato-circularia, apice rotundata vel paulisper ob-
tuse producta, valde concava et subcochleariformia, mar-
gine latiuscule recurvo-explanata, integerrima, ad angulos
anguste decurrentia haud excavata, juniora laete viridia
tandem apice rafescentia, annosiora sordide viridia et fus-
cesceutia, costa bifurca sat alte producta, seu obsoleta et
subnulla; retis areolae ad apicem rhombeae, dehinc versus
basin anguste flexuoso-fusiformes, breviter subvermiculares
vel hexagono-rhomboideae, ad basin laxius ‘rhomboïdeo-
hexagonae, ad angulos rectangulares, granulis chlorophyl-
licis plus minusve nûmerosis ; rete foliorum juniorum deli-
catulum hyalinum, annosiorum validius fuscescens. Flores :
et fructus ignoti. Len ñ
- Habit. in rivulis frigidis ad Col de Gregonio infra lacum
lateris occident. m. Maladetta Pyrénaeorum, ubi el. GouLaRD
anno 1874 detexit et pulchris speciminibus me donavit.
… Strps distinctissima tam plantarum gracilitate, quam fo-
liorum forma et reticulatione. :
W.-P. ScHiMPER.
De Skanpinaviska LoFMOssoRNAs KALENDARIUM, À vol. in-8
de 130 p.
Nous avons déjà mentionné dans la Revue Bryologiyue (2 année,
p. 104) cet ouvrage publié en suédois; l’auteur a bien voulu nous .
en donner l'analyse suivante écrite en anglais.
.In this treatise I have sought to fix the times of fecunda-
_tion and fructification of the «Musei frondosi» of thé Scandi-
navian peninsula. Before the Calendariur theré àre some
general remarks made on the blooming and fructification of
these mosses, °°
Blooming. RS
There are mentioned the few cases in which the time of
… blooming was before known. In no câse it was known for
Scandinavia. Some remarks are made on the different places
in which the fresh flowers are found in different familees,
On the general aspect of the mature flowers and on the con-
clusious that are to be drawyn about the time of fecundation
en from young and old flowers. Especially are the chan-
nia
REVUE BRYOLOGIQUE 27
About the time of blooming I havé spoken of the time
during which the singular floowers are capable of fecunda-
ting or being fecundated, of the variations of the length of
the time of blooming-of different species. Cases of a longer
or less strongly fixed time of blooming are meutioned and a
few mosses that bloom in different seasons in different
parts of Scandinavia.
Fructification.
The times of the maturation of the fruits I also have stu
died and fixed, especially because there are no statements
of these times for Scandinavia that are to be relied on. Thave
shown that the times designed in Hartman’s Skandinaviens
Flora, in Bryologia europæa and in Schimper’s Synopsis
muscorum often are not right for Scandinavia. Some bewil-
dering facts by determinating these times are mentioned.
Even are some facts mentioned that are to be remembered
when you are to judge from old fruits.
The times, when different species show mature fruits,
are generally short and strongly fixed. Exceptions from
this general rule are mentioned. Some mosses also get ma-
ture fruits in different seasons in different parts of Scandi-
navia. Two mosses (Bryum Warneum and calophyllum)
probably get mature fruits twice a year ire
In the Calendarium I have used to design the times of fe-
cundation and fructification the 12 periods made up for Up-
sala:bv Linné in « Calendarium Florae ». These periods
have also been used by E. Fries in his treatise on the Calen-
therly parts of Scandinavia. Under each of these periods I
have enumerated the blooming and fructificating species.
After this Calendarium 1 bave shown its weight for the
special bryologie, because it gives good biological character,
and leaves good help in determinatiné the sexes by indita-
ting the times when flowers are to be found in the greatest
abundance. The times uired for the developement of
st are a à mr 3
etween 3-23 months AE
Finally are the observations on the flowers published on
which the blooming calendarium 1s especially founded. To
these observations are joined statementis (expressed in pe-
riods I, II, I, ) at each species of the times In which it
blooms (BL) and set mature fruits (Fr.) and some {mostly
rphological} observati ns,among which it for instance 1
_ schown that the number 4 is prevalent in the flowers, as
28 REVUE BRYOLOGIQUE
well as (as is before known) in the fruits though not so in-
variably. ARNELL.
Note sur l'Avenum Vaucent Lesq.
Lesquerreux, le créateur de cette espèce, la signale au
sommet du Chasseron dans le Jura à une altitude de 1600.
M. Boulay l’a récoltée en 1872 au Ventoux vers 1700 ". En-
fin nous l'avons observée (1874) avec surprise, car nous la
croyions alpine, dans la région des Oliviers vers 500"
d'altitude, aux Méés (Basses-Alpes).
Le H. Vaucheri a un faciès assez caractéristique. Ses tiges
grèles, simples ou garnies de quelques rameaux courts, non
pennées, dressées et serrées les unes contre les autres, le
font assez facilement distinguer au premier abord du H. cu-
pressiforme dont il est très-voisin. On pourrait toutefois se
demander, en raison de la grande variabilité de ce dernier,
si le A. Vaucheri ne serait pas une de ses nombreuses formes.
Notre plante étant stérile, il fant recourir à l'étude du tissu
pour trouver des différences sérieuses. Nous avons pris
‘omme terme decomparaison d’une part les échantillons du
Ventoux et la plante des Méés, d'autre part deux variétés
extrêmes du #. cupressiforme, Vune très-robuste var. elatum,
l'autre très-grèle var. filiforme.
H. cupressiforme var. elatum.—- Cellules très-longues, très-
étroites et très-épaisses (les espaces opaques qui, sous le mi-
croscope, représentent l'épaisseur des parois ue deux cellules
Juxiaposées, sont aussi larges que les espaces diaphanes re-
présentant la largeur d’une cellule). Les cellules restent
allongées jusqu’à la base de la feuille de chaque côté de la
nervure et sont très-nettement séparées de celles des oreil-
lettes ; celles-ci carrées, très-grosses presque toujours d’une
couleur orange et relativement peu nombreuses.
H. cupressiforme var. filiforme. — Cellules très-longues et
trés-étroites comme dans le précédent, à parois un peu
moins que et conservant leur forme allongée jusqu’à la
base de la feuille, nettement séparées des cellules des oreil-
lettes, celles-ci carrées, moins grosses et plus nombreuses
que dans le précédent, généralement orangées.
A. Vaucheri. — Gellules beaucoup plus courtes et plus lar-
8. à parois moins épaisses, devenant rectangulaires dans le
… uari inférieur de la feuille, Eiles passent insensiblement à
a forme carrée dans les oreillettes, dont le tissu se trouve
2insi moins brusquement séparé que dans les deux var. du
nr vertes, carrées-arrondies, de la taille de celles de la var.
(au moins deux fois plus que
cupressiforme. Les cellules des oreillettes sont générale
REVUE BRYOLOGIQUE 29
Enfin, nous avons récolté, dans les environs de Forcal-
quier, une forme du A. Vaucheri se rapprochant davantage
du A. cupressiforme par ses cellules rectangulaires moins
nombreuses (on n’en trouve que quelques-unes éparses au
milieu des autres à la base de la feuille) ; mais le tissu reste
pr plus largementet moins longuement aréolé. Les
cellules des oreillettes sont vertes, petites, carrées-arrondies
et en grand nombre. La comparaison de cette forme, moins
bien caractérisée, avec une forme grèle du A. cupressiforme,
provenant également de Forcalquier, nous montre encore
des différences notables. Dans cette dernière, les cellules
sont plus longues et plus étroites, celles des oreillettes
moitié moins nombreuses, orangées et beaucoup plus
grosses.
En résumé, si tous les caractères assignés au tissu du A.
Vaucheri sont quelquefois sujets à varier un peu, nous en
avons toujours trouvé quelques-uns assez nettement carac-
térisés pour distinguer du H. cupressiforme tous nos échan-
tillons. D'ailleurs, le caractère tiré de la longueur et de la
largeur relatives des cellules s’est montré constant, et nous
inclinons à considérer le H. Vaucheri Lesq., comme une es-
pèce distincte. Ajoutons qu’il faut se garder de le confondre
avec Eurhynchium Vaucheri Br. Sch. (Hypnum Tommasinii
Sendtn). Ces deux mousses, analogues par ie nom, sont très
différentes.
F. RENAULD.
Note sur un PHascum PLEUROCARPE de la Tasmanie.
Dans le n°150 du Journal of Botany (juin 1 875), M. Lindberg
fait connaître qu’il a reçu de M. F. von Müller, de Melbourne,
une petite touffe d’une mousse récoltée récemment par M.
Robert Johnston sur un sol tourbeux en Tasmanie, ei qu il
croit devoir rapporter à la famille des Phascacées. Cette mousse
offre ceci de remarquable que la capsule globuleuse, d’un
diamètre de 4 à 6 millim.., est dépourvue d’opercule et est
supportée par un pédicelle long de2à3 cent. qui prend naïs-
sance, non à l'extrémité de l'axe végétatif, mais latéralement
à cetaxe; les feuilles en outre ressemblent à celles de quelques
espèces des.genres Meteorium et Garovaglia.
Quoique M. Lindberg ait Cru devoir créer, à l’occasion de
‘cette mousse, le genre Pleurophascum et qu’il lui ait donné
le nom de P. grandiglobum, nous attendrons, pour donner de
e l’auteur ait publié une description
lus amples détails une
Dmplets des dessins de cette mousse, si curieuse à tant
d’égards. |
j : é Em. BESCHERELLE.
30 REVUE BRYOLOGIQUE
Bibliographie exotique.
De toutes les contrées de l'Amérique méridionale, la Nou-
velle-Grenade est sans contredit celle qui a été le mieux étu-
diée au point de vue bryologique. M. le professeur E. Hampea
publié dans le Linnæa en 1863, dans le Flora en 1865 et dans
les Annales des Sciences Naturelles en 1866 et 1867 d’impor-
tantes notices sur les mousses de cette région, et plus récem-
ment M. Ch. Müller a décrit dans le Linnaea de 1873 les
Le
Schliephackea C. Mull. gen. nov.
.… Hypnoïdeo-intricata orthodicranoidea ; calyptra dimidiata
Integra; peristomium simplex : dentes 16 monocrurei indi-
visi, linea divisurali carentes trabeculati, sed basi latiore
parietibus verticalibus reticulati, plani, subulis elongatis
inflexis, nunquam conum sistenses (rarissime hic illic per-
forati vel medio secedentes nunquam dicranoidei).
Les autres espèces décrites dans ce travail sont les : Dicra-
num (Campylopus) : crispicoma du Venezuela (Coll. Funck
et Schlim n°366), Hyophila Bescherellii du Mexique (Trichos-
lomum Bescherellii Schp.), Crossomitrium OErstedianum de
Gosta-Rica, Daltonia lorifolia du même pays. *
dron148 Jerion ABB ti OUT al
REVUE BRYOLOGIQUE 31
Bibliographie Suédoise.
Berattelse om bryologiska forskningar i Nerîike
_ under ar 1872. — Af Carl Hartman. — In Ofversigt
af Kongl. Vetenskaps-Akademiens Forhandlingar 1875, no 3.
Stockholm. — Tirage à part: 16 p. in-8.
L’auteurdonnedanscetravailune énumération des mousses
et des hépatiques plus ou moins rares qu’il a observées dans
la province de Nerike. Il y a plusieurs espèces intéressantes,
surtout le Sphagnum Austini Sull., dont M. Hartman a trouvé
les préiniers fruits en Europe; en outre le Sphagnum papil-
‘losum Lindb., le Heterocladium heteropterum Br., Var. 8, apri-
cum Hartm., enfin une espèce nouvelle : le Philonotis spar-
sifoiia Hartm. Malheureusement nous ne savons pas la langue
suédoise, dans laquelle les diagnoses sont également écrites,
mais à ce qu’il nous paraît ce Philonotis sparsifolià diffère du
Ph. capillaris Lindb. surtout par la nervure disparaissant au-
dessous du sommet des feuilles.
A. GEHEEB.
NOUVELLES.
M. le D' Hampe m'a chargé de faire part aux amateurs de
mousses exotiques qu'il. en a à vendre plusieurs centuries au
prix de 30 francs chacune. — S’adresser à : Professor D' E.
Hampe, in Blankenburg-am-Harz (Allemagne).
| A
. GEHELB.
a
L'Académie des sciences, dans sa séance publique annuelle
du 27 Décembre 1875, a décerné la moitié du prix Desma-
zières à M. Em. Bescherelle, pour ses 1m rtantes publica-
tions sur la Flore bryologique du Mexique et de la Nouvelle-
Calédonie. s
Ne pouvant reproduire ici tout le rapport de M. Brongniart,
nous citerons seulement le passage suivant :
« Au Mexique, le nombre des espèces s'élève à 359, parmi
lesquelles beaucoup sont nouvelles ou: du moins étaient en-
core inédites, un assez grand rombre d'espèces nouvelles,
nommées par M. Schimper, ayant été communiquées à l’au-
teur par notre savant correspondant. Ce travail comprend
ainsi un grand nombre d'espèces encore inconnues, décrites
avec exactitude, et montre que ces petits végétaux sont plus
nombreux qu'on ne le croyait dans les gter ropicales.
» La flore bryologique e la Nouvelle-Calédonie, quoique
LES PORT ALT MON à
32 REVUE BRYOLOGIQUE
moins nombreuse et ne comprenant que 130 espèces, offre
peut-être plus d'intérêt encore par les nouveautés qu’elle
renferme ; en effet, 65 espèces, c’est-à-dire la moitié des es-
pèces recueillies jusqu’à ce jour, sont nouvelles, etquelques:
unes constituent même des genres distincts. Elles paraissent
propres à la Nouvelle-Calédonie, ne faisant partie d’aucune
des collections réunies dans d’autres contrées : elles viennent
ainsi confirmer la nature spéciale de la flore de cette grande
île, qui présente, dans la plupart des familles, une si forte
proportion de végétaux qui lui sont propres. »
Parmi les plantes de diverses contrées que M. le Dr K.Keck,
à Aistershaim (Haute-Autriche), met en vente, nous trouvons
les collections cryptogamiques suivantes :
… Filices exoticæ, 25-30 sp. à 30 fr. la centurie.
. Musci exotici, 60-150 sp. à 25 id.
_Lichenes exotici, 30 sp. à 25 id.
Algæ Nov.Holland, 33 sp. à 30 id.
… Algæ marinæ partim exoticæ, 600 sp. pour 140 f”.
Le Bulletin Torrey Botanical Club est publié par M. W.H.
_Leggett, 224 E. tenth steet, New-York.
Nous avons recu les ouvrages suivants, dont une analyse
sera publiée dans le prochain numéro :
Die Thruringer Laubmoose und ihre geographische Verbrei-
tung von J. Roez.
Die Flora des Saargebietes mit einleitenden topographis-
Chen und geognostischen Bemerkungen von F. WinTer.
Catalogo de los Musgos de las Baleares, por Don Juan Jo4-
QUIN RODRIGUEZ y FEMENIAS. ;
L’impression du Synopsis de M. Schimper est terminée,
excepté la table. Cet ouvrage, si impatienment attendu, sera
mis en vente vers le 1° avril ; le prix n’en est pas encore fixé.
On annonce la mort de M. Adolphe Brongniart, membre de
l'Institut, professeur de bot: nique au Jardin des Plantes de
Paris depuis 1833. Parmi les publications de M. Brongniart,
nous citerons PHistoire des végétaux fossiles et l’'énuméra-
tion des genres de plantes cultivées au Museum d'Histoire
Naturelle de Paris. À es
20 Février. ou. |
Lots RUBNOT.
2 0e Gérant, T. Husnor,
N° 5 3e ANNÉE 1876
REVUE BRYOLOGIQUE
DARAISSANT TOUS LES Deux Mors
Re
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
D'ETANCS. ces re par an. |
AB . | 4 Shillings d'Angleterre. id. ;
ONNEMENTS : & Mares d'Allemagne. . . id. ce toute l'Europe
2 Florins d'Autriche. . . id.
S'adresser, pour tout ce qui Con- M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaclion et les abonne- {Saxe- Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s'abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
as A ner nd
PPS
CCE TICIETCT7 > ed
Sommaire du N° 3.
Liste des Bryologues de l’Europe (supplément). — Guide du Bryo-
logue et du Lichénologue dans les environs de Grenoble (suite).
Ravau». — Revue de la Flore Bryologique de la Belgique (suite).
F. Graver, — Note sur le Neckera Menziezii Hook. RENAULD. —
Bibliographie. T. Husnor et A. Genees. — Bibliographie allemande.
A. Geurer. — Bibliographie française. T. Husor. — Nouvelles.
LISTE DES BRYOLOGUES DE L'EUROPE.
(Supplément)
Je puis dès aujourd'hui publier un supplément avec les renseignements qui
m'ont été donnés par MM. Juratzka (Autriche), Stabler (Angleterre), Holler et
Warnstorf (Allemagne), ete., et y joindre les noms de deux de mes collabora-
teurs, MM. Geheeb et Fergusson, omis dans la précédente liste.
ALLEMAGNE.
Braeucker, Lehrer. Derschlag (Rheinprovin).
Britzelmayr, Kreis-Shulinspector Augsburg.
A. Geheeb, Apotheker. Geisa (Saxe- Weimar).
C. Roemer. Éupen (Rhein-Preussen).
Sartorius, Fabrikdirector. Bielefeld.
AUTRICHE.
Franz Bartsch, Ministeriai-Konzipist. Wien.
Dr S. Bosniacki, Arzt. Krosna (Galizien).
34 REVUE BRYOLOGIQUE
K. Ritter von Deschmann. Laibach (Krain).
K. Erdinger, Domherr. St-Poelten (Nieder-OEsterreich).
J.-B. Forster, Chemiker. Laaerstrasse 20, Wien, X.
F. Hazslinszky, Professor. Eperies (Ungarn).
Dr Th. Hein, Professor. Troppau.
Franz Freiherr von Hausmann. Bozen (Tyrol).
Ludwig Freiherr von Hohenbühel, gewannt Heufler, Zu
Rasen in Eppan (Süd-Tyrol).
J.-L. Holuby, evang. Pfarrer zu Nemes Podhrad, bei Waag
Neustadtl im trentschiner Komitat (Ober-Ungarn).
Ludwig Leitgeb, Kapitular des Benediktiner-Stiftes in
Gættweih (Nieder-(Esterreich).
Hugo Lojka, Lehramts-Candidat. Pest (Ungarn).
Gustav Niessl von Mayendorf, professor. Brünn.
Plukar. Teschen.
a N .-S. Poetsch. Randegg bei Pœchlarn (Nieder-OEster-
reich).
we Aloys Pokorny, Regierungsrath und Gymnasialdirector.
ien,
D' A. Rehmann. Krakau.
Simon Robic, Hochwürden. Ubrichsberg, Post Zirklach
(Krain).
Michael von Sardagna. Trient ?
Dr Sauter jun. Lienz (Tyrol).
D° Karl Schiedermayr, Bezirksarzt in Kirchdorf (Ober-0Es-
terreich).
Wilhelm Siegmund, Reichenberg (Nord-Bæmen).
Gabriel Strobl, Hochwürden, im Benediktinerstift Admont
(Ober-Steiermark).
BELGIQUE.
Emile Durand, rue Lambert-le-Bègue, 12, à Liége.
| FRANCE.
Paul Brunaud, fils, avoué, rue Saint-Vivien, 3, à Saintes
(Charente-Inférieure).
A. Clavaud, professeur de botani à
Fe Ar (Gironde) r de botanique, rue de Pessac, 64, à
Le Corre (labbé), curé de Pont- i
(cé a PA É h ré de Pont-Melvez, par Bourbriac
J. Foucaud, à Saint-Pierre-d’Ami | .
Sèvres). erre-d'Amilly, par Mauzé (Deux
. _ Huberson, rue Laromiguière, 2, à Paris.
nu Hy (Pabbé), à l’Oratoire, à Rennes (Ille-et-Vilaine),
+ Sainte Pür. Ÿ7. à Par : Gazelte des Hôpitaux, rue des
LE: Pascaud, juge au tribunal civil, rue Porte-Jaune, 5, à
me US
D 35
ILES BRITANNIQUES.
1° Angleterre.
S. Anderson, Whitby, Yorkshire.
H. Boswell, esq., Oxford.
D' Gough, Arubarrow, Milnthorpe.
M.-B. Slater, esq., New-Malton, York.
D: Spruce, Welburn, York.
G. Stabler, esq., Levens, Milnthorpe.
John Whitehead, esq., Staleybridge, Lancashire.
D' Wood, Vernon-House, Broughton, Manchester.
2e Ecosse. .
J. Fergusson, the Manse, Fern, Brechin.
ITALIE.
Martino Anzi, chanoine de la cathédrale de Côme.
C. Massalongo, professeur au Jardin botanique et à l’Uni-
versité de Padoue. : |
SCANDINA VIE.
{° Suède.
E. Fries, doktor, professor. Upsala.
S. A. Tollberg, student. Lund.
RETRANCHEMENTS.
Fiscter-Ooster, naturaliste à Berne (Suisse), est décédé en
septembre 1875. : ;
L. Vuez, à Mouthe (France), décédé il y a trois ans.
2
Guide du Bryologue et du Lichénologue dans
les environs de Grenoble.
(Suite.)
III. — DE GRENOBLE A PARMÉNIE.
Partis de Grenoble à cinq heures dumatin, nous prenons le
chemin de fer, ligne de Lyon, et, en moims de deux heures,
nous arrivons au pied même de la montagne de Parménie ;
la gare de Rives est notre point d'arrêt.
Pour monter de Rives à Parménie, le plus court chemin
serait de suivre, pendant un quart d'heure, en ligne droite
devant nous, la grande route jusqu’à Beaucroissant; mais,
de la sorte, nous renoncerions aux Mousses les plus intéres-
santes de notre excursion, car C’est aux bords de la Fure que
nous les trouvons. Nous ferons donc un détour, et, descendant
par Renage dans la petite vallée de la Fure, nous prendrons
la din--sivu du château d’Alivet, dont les tourelles vont bientôt
se montrer et nous servir de guide,
Le parc d’Alivet, avec ses allées de grands arbres, ses bos-
quets, ses taillis traversés par la Fure,entourés au midid’une
longue ceinture de vieux murs, offre un site favori à un grand
nombre de mousses; mais nous négligerons ici les espèces
communes Cueillies déjà dans nos excursions précédentes ;
contentons-nousdonc designaler et de récolter cà et là,au mi-
lieu du pare, le Barbula papillosa Wils., stérile, assez com-
mun sur le tronc de gros tilleuls, où il croit à côté du Par-
Melia tiliacea Ach. et du Collema fasciculare D. C.; Bryum pseu-
dotriquetrum Hedw. qui tapisse, autour des fontaines, des
tufs humides ; Hypnum cuspidarum Linn., var. pungens Sch.,
stérile, qui se fait remarquer, au bord spongieux des fossés,
surtout par ses rameaux recourbés-arrondis, aigus-subuli-
formes, et recouverts de feuilles étroitement enroulées-imbri-
quées; Brachythecium Starkii Br. et Sch., var. robustum,
dont les touffes d’un vert luisaat et soyeux s'étendent sur les
racines des arbres, à la lisière des taillis qui dominent la
: Fure ; enfin, au même endroit, contre les parois des vieux
murs, le délicat Eurhynchium pumilum Sch., stérile, et le
Grimmia crinita Brid, J'ai récolté abondamment, sur des mo-
- lasses humides desmurs d’enceinte del’évéchéde Valence ,une
espèce voisine de la précédente, mais qui s’en distingue très-
ten Cependant par ses tiges toujours plus allongées, plusieurs
fois rameuses dichotomes, par ses feuilles toutes mutiques,
excepté les périchétiales, seules terminées par de longs poils;
C'est le Grimmia capillata De Not.
Nous sortons du parc, à l’ouest, près de la cascade de la
Fure, et, nous avançant, à notre gauche, vers un canal en
Pierre, qui conduit l’eau à un moulin, nous regardons atten-
tivement pour découvrir, contre les parois intérieures et fré-
quemment inondées dece canal,une rare et jolie petite mousse
très-bien fructifiée, le Fissidens crassipes Wils.
A côté du moulin dont je viens de parler, nous passons la
Fure Sur un pont qui nous fait entrer aussitôt, en remontant
vers l’est, dans un sentier ombragé dontles bords herbeux et
humides sont couverts d’épaisses touffes de Fissidens adian-
thoides Hedw., chargées de capsules, et d’Eurhynchium præ-
longum Sch., var. speciosum, belle forme d’une grande res-
semblance avec l'E, androgynum Sch. Tout le long de ce sen-
tier, les pierres disparaissent, en quelque sorte, sous les
à res gazons du Rhynchostegium rotundifolium Br. et Sch.
Revenantsurnos pas,nousdescendons versles forges d’Alivet
à peu de distance devant nous ; là, de gros rochers battus par
les eaux de la Fure, et dont les flancs et le sommet lui-même
sont souvent inondés, nous offrent plusieurs espèces qui ne
| u Gymnosto-
sans intérêt : une jolie petite forme
REVUE BRYOLOGIQUE 37
muin rupestre Schwægr., var. ramosissimum Sch.; Bryum
versicolor Braun., Brachythecium plumosum Sch.; Trichosto-
mum rigidulum Sm.; Cinclidotus aquaticus Br. et Sch. ; Eu-
cladium verticillatum Br. et Sch. ; cette dernière espèce, dont
les tiges sont ordinairement entourées d’incruslations cal-
caires, reparaît sur les parois humides des murs de presque
toutes les usines établies le long de la Fure.
Un peu au-dessus des forges d’Alivet, à notre droite, en
montant vers Renage, nous côloyons, par un étroit sentier,
une pente abrupte et argileuse où nous trouvons, mais rare
et stérile, le Barbula squarrosa Br. et Sch., en compagnie du
Gymnostomum microstomum Hedw. et du Barbula ambiqua
Br. et Sch. s
Parvenus au sommet de la penteque nous venons de gravir,
nous nous trouvons en face et presque au milieu des prairies
de Renage : là, nous récoltons à la base et sur le tronc des
peupliers et des saules Orthotrichum fastigiatum Br., assez
commun ; maisrare, 0. tenellum Brid. ; à l'intérieur des fossés
desséchés, Dicranella squarrosa Sch., stérile ; sur de grosses
pierres, servant à des écluses d'arrosage, Jungermannia acula
Lind., var. gracillima Gotische; Gymnosiomum calcareum
Nees et Hornsch. : j'ai vutrès-abondante cette dernière espèce
sur les murs de la chapelle de l’ancienne abbaye de Marnans.
Redescendons un instant vers la Fure, au lieu dit la Guil-
lonnière et la Grande Fabrique, deux vastes établissements
de tissage pour la soie. D'abord nous passons la Fure au pont
de la Guillonnière, et, montant pendant quelques minutes
par le raide sentier qui conduit au village de Criel, nous vo-
yons à notre droite, au milieu d’un champ, deux ou trois ro
tés humides
Chers calcaires que nous visilons : dans les cavi s )
de l'un, fructifie l’Anewra pinguis Dum. , à coté de l’'Amphori-
dium Mougeotii Sch., stérile ; au pied de l’autre, rampent les
tiges dorées de l’Hyprum chrysophyllum Brid., et, au sommet
du troisième, luisent les rameaux cours et julacés du rare
Bryum Funküi Schwægr. Au ,
Hitonenons de Se paRéer le pont de la Guillonnière, et cueil-
lons aussitôt, en prenant la direction de la Grande Fabrique,
au bord du chemin et sur des poudingues ou l'eau ruisselle,
une petite hépatique qui élève en grand nombre, du tre a
d'incrustations calcaires, ses hampes très-délicates, le Jun-
germannia acuta Lind., var. incruslala Gottsche; Bryum = :
lens Schwartz, var. arcualum Sch.; Trichostomum loprar.
ceum Brid., rare et stérile : Ja var. brevifolium Sch. est
commune et très-fertile _ les re rer la route de
Rives à Moirans, derrière la papeterie B'ancre
ET l'extrémité ouest de ta Grande Fabrique, des masses de
tufs, constamment arrosées, sont tout entières recoux Frs
_ de larges tapis d'Hypnum commutatum Heâw. bien fructi 6,
38 REVUE BRYOLOGIQUE
et, en face sur la rive gauche de la Fure, des poudingues
ombragés cachent dans leurs anfractuosités une jolie mousse
qui, par sa petitesse, échappe facilement aux regards: c’est le
Seligeria tristicha Br. et Sch.
Sans nous arrêter davantage dans la vallée dela Fure, allons
rendre un peu au-dessus de l’église de Renage, et, à l’ouest,
e chemin qui nous conduit directement à Parménie,et signa-
lons, en passant devant le jardin du presbytère, le Zygodon
Forsteri Wils., stérile, que j'y ai récolté sur un vieux poirier.
De l’église de Renage au sommet de Parménie, nous allons
urir une distance d'environ trois kilomètres et demi.
endant le premier kilomètre, nous gravissons une espèce
de large et profonde ornière, et, sur notre chemin, ou en nous
détournant un peu, tantôt à droite, tantôt à gauche, nous
trouvons, toutes bien fructifiées, les espèces suivantes que je
nomme dans l’ordre où elles se présentent successivement à
nous : au bord des fontaines, Mnium rostratum Schwægr. ;
dans les cavités de vieux murs, Rhynchostegium tenellum SCh.; |
sur la terre, dans les lieux un peu arides, Mnium undulatum
Hedw.; au milieu de courts gazons, ombragés, Fissidens
bryoides Hedw.; sous des massifs de gros châtaigniers, Dicra-
num undulatum Br. et Sch. ; et, au même endroit, sur des
pierres tendres et argileuses, Seligeria recurvata Br. et Sch.;
sur des caillous roulés d’un calcaire dur, Brachytheciwm po-
puleum Br. et Sch., var. rufescens Sch. et dont Funk a peut-
être raison de faire une espèce distincte sous le nom d’Ayp-
num petrophilum ; parmi les gazons et au pied des arbres,
Hipnum incurvatum Schrad. ; au bord des terres sèches et
incultes, Hypnum cupressiforme Linn., var. ericetorum ; sur le
tronc de vieux châtaigniers, mais rare, Orthotrichum patens
Br. ; Parmelia caperata Ach., avec de larges scutelles; des
plaques amincies et pulvérulentes d’un beau jaune orangé
qui sont le Lepra flava Ach.
Pendant notre second kilomètre, noussuivonsune pente fort
douce et nous cueillons, à notre passage, à peuprèsdansl’ordre
suivant: le long du chemin, sur des terres argileuses un
pes ombragées, Pogonatum nanum et P. aloïdes P. de B. ; une
épatique à feuilles pâles et transparentes, Chiloscyphus po-
lyanthus N. ab E. ; un lichen dont le thalle verdâtre s’étend
au loin, Bœomyces roseus Pers.; et, dans les taillis, au pied des
arbres, Eurynchium MmyosuroidesSch.; Homalia trichomanoides
__ B.etS.; Hylocomium brevirostrum Sch.; Leucobryum glaucum
à Sch., très commun, mais stérile.
Cet espace parcouru, nous commençons une ascension fort
Talce, par un sentier sinueux, jusqu’à la chapelle même de
- Chemin faisant, nous trouvons, en regardant
tivement à nos côtés et toujours sur la terre an-
Lyell.; Wéber pue rs sur 1 terre, Jungerman
Webera elongata Sch œgr. ; Diphyscium
REVUE BRYOLOGIQUE 39
fotiosum Mohr.; Thuidium tamariscinum Br. et Sch.; Pleu-
ridium nitidum et P. subulatum B. et Sch.; quelques lichens,
entre autres Lecidea sabuletorum Ach.; Leptogium lacerum
Fries ; Leptogium pulvinatum Nyl. ; Sticta sylvatica Ach., ces
deux derniers sans scutelles.
Nous voici enfin au sommet de Parménie, à une altitude
environ 780 à 790 mètres. En gravissant les flancs boisés de
cette montagne, nous avons vu le chêne dominer à la base, et
le hêtre dans la partie supérieure; mais, au sortir de ces hêtres
qui couronnent Parménie, nous sommes surpris d’une végé-
tation inattendue quoique non spontanée ; nous voyons, en
effet, sur l’étroit plateau où est bâti, avec sa chapelle, le mo-
deste couvent dequelquesreligieux Olivétains,non-seulement
des cerisiers et de beaux pommiers chargés de fruits, mais
de gros noyers et la vigne elle-même. Cet aperçu de la végé-
tation, à cette altitude, n’est pas inutile pour nous donner
une idée du climat de Parménie et nous foire entrevoir l’en-
semble des espèces de mousses que nous pouvors y ren-
contrer, Parmi celles-ci, nous ne citerons que les plus inté-
ressantes, et c’est principalement du côté de l’est, à terre ou
i abri 1 faut les chercher.
Les Orthotrichum surtout semblent s’y être donné un rendez-
vous favori; en effet, sans parler des 0. affine, leiocarpum, ob-
tusifolium ici communs, les deux premiers sur les chênes, et
l'autre sur les noyers, on voit sur l'écorce des hêtres 0. stra-
mineum Hornsch. ; 0. patens Br. ; Ulota crispula Brid. ; sur
les érables, Orthotrichum speciosum N. ab. Ess. ; au pied des
mêmes arbres, sur leurs racines Ou sur des pierres, 0. rupesire
Brid. et 0. wrnigerum Myr.; au même lieu, sur la terre Om-
jum cuspidatum ei stel-
bragée, fructifient à merveille les Hn
lare Hedw. Détachons de l'écorce des hêtres de’ belles touffes
de Ramalina polymorpha Ach., et, nous avançant à quelques
mètres vers le midi, allons cueillir au pied de vieux troncs
à demi décomposés une remarquable variété du Metzge-
ria furcata N. ab Ess., que M. Goische m'a appelée du nom
de M. prolifera. : ,
Notre herborisation est terminée ; il ne nous +08 plus
qued’aller prendre à Rives, pour retourner à Grenoble, le train
de huit heures et demie, et le soleil, à son coucher, nous
avertit qu’il faut partir. ;
Roianiates: et, À conséquent,observateurs d'une partie re
merveilleux détails de la nature, Mais, tant s'en faut, nulle-
ment insensibles aux grandes scènes qu elle nous présente,
comme voudraient nous en accuser 1€s simples coureurs
de montagnes, c’est de ce moment, où le soir s'ADproChe, et
Jun des plus propices, que nous profitons pour jouir que ques
instants, de ce lieu où nous sommes, de l’un des plus Ra n
fiques coups d'œil qui puissent s'offrir à NOUS. Du mont i
LA
40 REVUE BRYOLOGIQUE
de Parménie, comme du haut d’un imposant belvédère, nous
voyons se dérouler à nos regards un spectacle d’une splendide
grandeur. À nos pieds, et tout autour de nous, les replis de
mille vallées, avec les maisons qu’elles abritent, les ri-
vières qui les sillonnent et s’y entrecroisent, avec les
champs et les forêts qui les nuancent, se déploient et nous
présentent les tableaux les plus pittoresques et les plus va-
riés. Au midi, en face de nous, la longue ceinture des mon-
tagnes de Moirans, le sommet tout frangé de sapins, dressent
leurs flancs nus comme d'immenses remparts; au nord-
est, et à peu de distance, se superposent en assises gigan-
tesques les contreforts des montagnes de la Grande Char-
treuse ; au nord, notre vue se promène avec ravissement à
travers de vastes espaces dont les limites semblent se reculer
toujours dans un vaporeux lointain ; enfin, au couchant, le
soleil, prêt à disparaître derrière les Cévennes, embrase tout
lhorizon ; après lui il laisse pour quelque temps encore un
large et long fleuve de lumière où flottent et se balancent de
brillants nuages, teints des plus riches couleurs ; ce fleuve,
suivant les milieux qu’il traverse, tantôt se rétrécit, tantôt
D m6 de nouveau ; nous le voyons tout éblouissant
ruisseler devant nous dans la profonde vallée de l'Isère, puis,
affaiblissant insensiblement ses feux, aller s’éteindre, en les
colorant de pourpre et de rose, sur les glaciers des Alpes.
Tout à l’heure, nous admirions dans la feuille et dans l’urne
microscopiques d’une mousse l’étonnante délicatesse de la
main de Celui qui a créé toutes choses, et maintenant nous en
irons la puissance et la grandeur dans ce beau spectacle
de la nature qui vient de nous enchanter et de nous ravir.
RAvaup.
Revue de la Flore Bryologique de Belgique
(Suite).
Gymnostomum tenue Schrad.
C’est une forme grêle du Gymnotomum calcareum N. et H.,
qui a été Moiques pour le Gymnostomum tenue Schrad. Il
est bien possible que cette dernière espèce existe aussi en
Belgique, puisqu'elle a été trouvée aux environs de Macs-
tricht en Hollande.
Dicranella Grevilleana Sch.
_ Les bryologues belges ont pris pour cette espèce rare une
. forme à fouilles entières du Dicranella Schreberi Sch.
_ Es + _ Barbula cavifolia Sch. |
_ Cette espèce à été faussement indiquée en Belgique par
d’une conf le Pottia cavifolia Ehrh.
fusion de noms, C'est
REVUE BRYOLOGIQUE 4l
Barbula cæspitosa Schw.
Cette mousse n’est indiquée en Belgique qu’avec doute.
. : pour tel le Didymodon cylindricus B. et Sch. à l’é-
at stérile.
Grimmia alpestris Scheich. et G. ovata W. et M.
Ces deux Grimmia font partie des catalogues belges par
suite d’une erreur de détermination, Les échantillons que
j'ai vusse rapportent au Grimmia commutata Hueb.
Rhacomitrium microcarpum Brid.
ll n’a pas encore été trouvé en Belgique. Ce qui a été in-
diqué sous ce nom, aux environs de Daverdisse (Luxem-
bourg), n’est qu'une forme du Rhacomitrium heterostichum
rid.
Philonotis rigida Brid.
Ce Philonotis doit être exclu de la Flore Belge. Il a été con-
fondu avec le Philonotis capillaris Lindb., que l’on rencontre
çà et là dans les terrains siliceux de l’Ardenne, sur les rochers
ombragés et aux bords des chemins creux. Le Philonolis ca-
pillaris est une espèce bien distincte, et ne peut pas être
considéré comme une forme grêle du Philonotis foniana
Brid., ainsi que certains auteurs l'ont prétendu. C’est à tort
que Milde dit que les fleurs et le fruit. du P. capillaris sont
inconnus (Cfr. Milde, Bryologia silesiaca, P- 249, et Lindberg.
Hedwigia, 1867). J'ai trouvé une seule fois les fleurs mâles
du Philonotis capillaris, aux environs de Nafraiture (pro.
de Namur). :
Gette mousse n’aëté découverte que dans un petit nombre
de localités en France. Je l'ai observée près de Linchamps
(Ardennes), à l’état stérile.
Hypnum fluitans Häw. var. purpurascens Sch.
La mousse qui a été signalée en Belgique sous ce nom ap-
partient à la forme typique du Hypnum exannulatum Gümb.
Comme Milde le fait remarquer, la var. purpurascens, Qui
paraît être propre aux pays de montagnes, ne Se rapporte pas
au À. fluitans, mais au H. exannulatum.
(A continuer.) F. GRAVET.
Note sur le Necxera Menus Hook., Schimp. Syn.
Voici la description de la ee stérile observée par nous
dans la chaine de Lure ( sses-Alpes) en 1874 et par
M. Boulay à la Sainte-Baume (Var) en 1875.
Touffes lâches d’un vert terne aux extrémités, couleur de
rouille à l'intérieur. Tiges couchées-redressées divisées en
branches assez régulièrement pennées où même bipennées,
42 REVUE BRYOLOGIQUE
plus rarement simples, rameaux disposés dans un méme
lan, souvent atténués en jets flagelliformes et munis çà et
à de ramuscules filiformes très-nombreux. Feuilles aplanies-
distiques à peine plus petites que celles du Meck. crispa, lar-
gement révolutées d’un côté depuis la base jusque vers le
milieu, fortement ridées en travers, un peu élargies à la
base, puis ligulées, arrondies au sommet ou terminées par un
apicule large et très-court, souvent à peine saillant, irrégulié-
rement dentées dans la partie supérieure. Une seule nervure,
forte, ne s'évanouissant qu'aux 2/3 ou aux 3/4 de la feuille. Tissu:
à la base entre la nervure et le bordun groupe de cellules plus
larges et pluscourtes,de forme irrégulière, souvent rectangu-
laires, devenant carrées vers le bord de la feuille,celui-ci formé
d’une ligne de cellules carréesou un peu en losange remontant
très-haut (Dans le Neck. complanata ces cellules carrées ne dé-
- passent pas le bord arrondi de la base); les cellules moyennes
oblongues-linéaires,aanglesreu marqués,atténuéesetobtuses
aux extrémités, droites où un peu flexueuses ; vers le som-
met elles deviennent beaucoup plus courtes et plus angu-
leuses ; d’ailleurs toutes, sauf sur une lisière étroite bordant
le contour supérieur de la feuille, sont chargées de grains
Peu nets de chlorophylle ; parois épaisses présentant cà et là
_ de petits étranglements. Feuilles des jets filiformes très-pe-
ttes, énerves, disposées sans ordre autour de la tige, oblon-
gues-lancéolées, moins longuement et moins finement acu-
_ Minées que celles du Meck. complanata, très-légèrement
. ee ticulées, composées de cellules courtes, un peu angu-
_ leuses.
= est probable que cette espèce se retrouvera sur plusieurs
points des Alpes de Provence et du Dauphiné. Dans ces mon-
tagnes elle habite plus spécialement la zône moyenne, au-
dessus de la région des oliviers. Dans la chaine de Lure elle
accompagne partout et ne paraît pas dépasser les falaises ju-
Tassiques qui flanquent son revers nord de 1100 à 1400 mètres
d'altitude dans la vallée du Jabron. Elle y estd’ailleurs très-
abondante. Elle a été aussi observée au Mont-Blanc par M.
Payot, et publiée dansles Musci Callie sous le n° 533.
RENAULD.
Le Neckera turgida Juralz., trouvé par Rœse en Thuringe
_ €t par M. Geheeb au Rhœngebirge en Saxe, est très-voisin
_ du NW. Menziezii. Voici la note qui suit la description du NW.
lurgida dans la ?e édition du Synopsis de M. Schimper :
(AN. Menziezii proxima et vix rite distinguenda, folia nec la-
lora nec obtusiora sunt,et sola reticulatione paulum angus-
tore, imbricat one densiore et turgida et colore foliorum
Saturatius viridi, ramuli minus longe flagelli-.
REVUE BRYOLOGIQUE 43
BIBLIOGRAPHIE.
Synopsis Muscorum Europæorum præmissa introductione de
elementis bryologicis tractante. Auctore W. ScnimpEr. Editio
secunda valde aucta et emendata.— Stuttgartiæ, E. Schwei-
zerbart.—London, Williams et Norgale, Henrietta street, 14.
=— Paris, F. Savy, boulevard Saint-Germain, 77, prix : 30 fr.
— 9 vol, in-8:; le premier contient l'introduction (130 p.) et
8 pl.; le deuxième la description des espèces (886 p.)
Les publications bryologiques de M. Schimper sont si esti-
mées qu’il nous semble inutile de donner une analyse de
cet ouvrage si impatiemment attendu.
Cette deuxième édition contient un grand nombre d'espèces
nouvelles décrites depuis quinze ans- Parmi les genres nou-
veaux, deux ont été publiés par l'auteur dans la Revue bryo-
logique (2° année, p. 17 et 19) sous lesnoms de Leptobarbula et
le genre Geheehia,
de Metzleria; nous devons indiquer aussi
dédié à notre savant collaborateur, M. A. Geheeb, et créé
pour le Grimmia gigantea Schp. syn. ed. Î (Tortula vinealis
var. glacialis Spruce).
A. Jæcer. — Genera et species muscorum systematice
disposita seu Adumbratio floræ muscorum totius orbis terra-
rum (continuatio). — Î vol. in-8 de 104 p.
Cette livraison contient les Mousses Amphocarpes et les
Mousses Cladocarpes (1). cr
Voici l'énumération des tribus avec le nombre de genres
et d'espèces contenus dans chacune d’elles :
Amphocarpi.
Fissidentaceæ (5 genres, 29? espèces); : :
(1g., 1 esp.) ; Calomniaceæ (1 g.. ? esp.); Epipteryslace®
(1 g., 3 esp.); Hypopterygiaceæ (6 g., 81 esp.) Total des
mousses amphocarpes : 14 genres et 379 espèces.
Cladocarpi.
Leptangiaceæ (1 8. 3 esp.); Ripariaceæ (7 8. 29 esp.);
Cryphæaceæ (13 8., 105 esp; Total des mousses cladocarpes:
21 genres et 137 espèces.
Husxor.
AS bass
Sehistostegaceæ
La Revue Bryologique de 1875 donne, dans son n° 8, p.
il de M. Lindberg : « He-
112, un rapport sur le nouveau (ravi f. Li
paticae in Hibernia lectae », SavOIr, l'énumération des genres
des Hépatiques d’après une nouvelle classification de l'au-
teur. Mais ce mémoire de M. Lindberg contient encore un
(1) Voir Revue bryologique, 2 année, p. 109 et 110.
44 REVUE BRYOLOGIQUE
appendice sur les mousses, c’est-à-dire une révision des es-
pèces européennes du Racomitrium et la description d’une
nouvelle espèce du Zygodon. Nous ne voulons pas manquer
de donner aujourd’hui la diagnose de la dernière mousse,
qui se fait ainsi :
Æysodon aristatus n. sp. Lindb.
Diocus, ramosus, parce radiculosus ; folia densa, erecto-patentia,
stricta vel parum apice recurvula, non nihil carinata, elongate lan-
ceolata, obtusiuseula vel acutiuscula, alis in apice inæquilongis,
eadem unius lateris (vulso sinistri) etenim altius in nervo surgente,
margine ob papillas minutas crenulato, nervo luteo, crasso, dorso
valde prominente, ut arista, longa et crassissima, subterete, pun-
gente, fragili, superne lævissima, excurrente, a cellulis pleuren-
Chymaticis, lævissimis, summo apice tamen a cellulis oblongis-
ovalibus et parum papillosis constructo ; cellulz omnes majuseulæ
et Valde ircrassatæ, basilares ovali-rectangulares vel -quadratae,
laevissimae, ceterae subr-tundae, ad cireuitum incrassatum papil-
las 2—5 acutas et humiles gerentes.
Comit. Kerry, Killarney, Cromaglown, Z. conoidi inter-
mixta ad fagum (ster.) et Muckross Demesne, in eodem caes-
pite Z, viridissimo et conoidi associata ad corticem fagineum
(Ster.). — Anglia, comit. Devonshire, Plymouth, ad aggerem,
à Saxis Calcareis constructum (1867, E. M. HoLues). Suecia,
rs Skane, ad fagum, una cum Z. viridissimo, in monte
karali (Julii 1860, $. 0. L.) et ins. Gotland, in fissuris siccis
ruplum Calcarearum ad Kopparsvik et in scopulo, Prediksto-
len dicto, juxta Snackgardet in vicinitate opp. Visby,in monte
Hoburgen et'ins. Stora Carlson (Junii 1865, S.-0. LINDBERG).
. Notis datis e Z. viridissimo et conoide optime diversa spe-
_Cies, ad hoc tempus sterilis solum lecta.
À. GEHEEB.
Bibliographie Allemande.
Dr Julius Roell, — mie Thüringer Laubmoose und
ihre geographische Verbreitung.— Abdruch aus dem
Jahresbericht der Senckenberg sihen naturforschenden Gesells-
_Chaft 4874-1875. — Frankfurt am Main, 1875. — Tirage à part:
153 p. in-8.
: Depuis longtemps la Thuringe est regardée par les bota-
| histes allemands comme un jardin botanique au point de vue
_ Phanérogamique, Quantité de flores ont êté publiées sur Les
plantes vasculaires de ce pays charmant, mais les crypto-
_Bames, surtout les mousses, n’avaient été décrites jusqu'au-
jourd'hui que dans peu de florules locales, tandis que la ri-.
che flore bryologique de toute la Thuringe n’était pas en-
re publiée. C’est un fait qui frappe d’autant plus que plu-
Fologues ont vécu ou vivent encore en
REVUE BRYOLOGIQUE 45
Thuringe ; je cite seulement feu le D' A. Roese et M. le D°
Charles Müller, de Halle ; les découvertes faites par ces deux
botanistes sont connues de tout bryologue allemand.
M. le D'J. Roell, élève de M. Roese, et ayant longtemps
séjourné en Thuringe, est venu combler cette lacune, et il
l'a fait de telle manière que nous croyons devoir le féliciter
de son entreprise. Voilà un travail consciencieux et bien fait,
ressemblant beaucoup au célèbre ouvrage de MM. Molendo et
Walther sur les mousses de la Franconie supérieure.— L’au-
teur commence par donner une description géographique
et hydrographique du pays ; alors il parle de l'influence
qu’exéféent les relations géognostiques et le climat sur les
moussés. Le paragraphe suivant décrit le pays d'après ses
quatre régions des hauteurs ; suit un aperçu sur la distribu-
tion des mousses dans chacune de ces quatre régions du ter-
ritoire. Enfin, l’auteur donne des réflexions générales sur les
mousses foliacées de la Thuringe et il finit par établir une
énumération de toutes les espèces connues jusqu’à présent
et de leurs habitations. à
En parcourant cet intéressant travail, nous croyons devoir
faire encore quelques remarques. Les déterminations des
hauteurs sont signalées seulement en pieds parisiens. L’ex-
cellent ouvrage de M. F. Spiess, € Physikalische Topographie
_ von Thüringen, Weimar, 1875 », contenant toutes les hau-
_ teurs aussi en mètres, l’auteur n’en a pas fait usage. Les ré-
gious dans lesquelles M. Roell a divisé son travail sont les
suivantes :
1° La région de l’Alluvium et du Diluvium, de 250-500;
2 La région du Trias, de 250-1500”;
3° La région des Montagnes inférieures, de 800-2250;
4 La région des Montagnes supérieures, de 2200-3000”;
Le nombre total des espèces est :
Dans la 1" région, 91,
de :""06
—— Ü :
De NN "ne
et 4 — 149, &
tandis que les espèces qui sont propres à chaque région se
montent : :
Dans la 1° région, à 8,
RS 3 rm. 85,
. dv 40,
= Pi 22 espèces.
toute région est er es en détail
d’une manière complète et vraiment attirante. NOUS suivons
l’auteur avec plaisir dans ces vallées ravissanies, dans les
forêts magnifiques surtout de la région supérieure Où PU
croyons sentir cette calme paix qui est répandue sur une
La vie bryologique de
EE on
46 REVUE BRYOLOGIQUE
pature grandiose peinte par l’auteur étant naturaliste et
poëte en même temps. — Dans les réflexions générales sur
les mousses de la Thuringe, M. Roell parle encore de la
variabilité des espèces appliquée à l'hypothèse de M. Darwin.
Cependant nous ne croyons pas pouvoir adopter l’opinion de
l'estimable auteur en tout; il nous semble quelquefois qu’il
soit allé trop loin ! Néanmoins les observations faites par lui
sur le Trichostomum cordatum Jur. et le Tr. rigidulum Sm.
sont dignes d’être étudiées aussi d’autres bryologues.
L’énumération des espèces, leur classification et la nomen-
clature se font strictement d’après le Synopsis de M. Schim-
per. La liste contient 402 espèces et beaucoup de variétés,
mais elle pourrait être augmentée de quelques espèces
que l’auteur a énumérées seulement comme des variétés.
Le Pottia truncata, E, major, doit être regardé comme le P.
intermedia Turn., et les Eurhynchium Swartzii Turn. et
Schleicheri Brid. devraient également être notés comme de
vraies espèces. — Pour finir, il nous faut réitérer ce que
nous avons déjà dit : l'essai de M. Roell est un excellent tra-
vail. Si le nouvel ouvrage de M. Molendo est le meilleur qui
depuis M. Milde soit écrit sur des mousses allemandes, celui
de M. Roell est certainement le deuxième.
A. GEHEES.
Die Flora des Saargebietes mit einleitenden #6
pographischen und geognostischen Bemerkun-
gen von Ferdinand Winter in Gerolstein in der
_ Æifel. — In « Verhandlungen des nat. Vereins der preuss.
Rheinlande und Westphalens. XXXII. 4. Folge. II. Bd. » Tirage
à part: 71 p.in-8.—
Dans ce nouveau travail, l’auteur donne une énumération
des plantes observées par lui-même dansles environs de Sar-
rebruck et de Merzig, contenant les hépatiques, les mousses
et les cryptogames vasculaires ; l'aperçu des plantes phané-
rogames dans le cahier prochain terminera cet estimable
ouvrage.
M. Winter commence par crayonner une image du terri-
toire auquel il a consacré, pendant un long séjour, ses études
couronnées de grand succès, et il l’a fait de telle manière
que nous le suivons avec le plus grand plaisir. Voilà un pays
lein de beau'és, d’une nature abondante. Le bryologue aussi
_bien que le géologue s’enfonçeront avec intérêt dans les tré-
sors ouverts par la main experte de l’auteur.
Sa Après cette introduction attrayante, les hépatiques, se mon-
_ tantà trente espèces, ouvrent la suite des SEM énumérées
lesquelles suivent les mousses au nombre de plus de trois
èces. Celles-ci sont strictement rangées d’après le
REVUE BRYOLOGIQUE 47
synopsis de M. Schimper; elles sont pourvues de beaucoup
de noms synonymes et de notices détaillées sur leurs habi-
tations.
Depuis longtemps on connaît les découvertes faites par M.
Winter dans cepays, soit par les belles collections de mouses
distribuées à ses amis, soit par les publications de M. Winter
lui-même et d’autres auteurs, surtout de M. Milde, qui a cité
dans son dernier ouvrage toutes les espèces intéressantes
observées par M. Winter jusqu’en l’an 1869. C’est pourquoi
nousne croyons pas devoir ennommer quelques-unes, comme
le nouveau Leptobarbula Winteri, l'Ephemerum stenophyllum,
le Grimmia sphaerica, le Pottia caespilosa, etc. Mais il faut
parler d’une curieuse observation de l’auteur : c'est le fruit
du Barbula papillosa Wils., trouvé une seule fois en état
d'immaturité.
Parcourant la flore de Sarrebruck, on verra qu’elle manque
d’un assez grand nombre d'espèces qui se trouvent dans la
plupart des pays voisins, soit en Allemagne, soit en Bel-
gique ou en France. Certainement, les montagnes de ce ter-
ritoire n’atteignant guère la région supérieure («regio mon-
tana») ne pourront présenter des mousses comme le Weisia
crispula, le Rhacomitrium sudeticum , le Bartramia Hal-
leriana, le Leskea nervosa, le Brachythecium reflezum
et d’autres. Mais de telles espèces comme le Phascum
curvicollum,le Cynodontium polycarpum,l'Orthotrichum fallaz
Schpr., les Webera carnea et albicans, le Bryum pallens, l’'Eur-
hynchium strigosum etsurtout les Amblystegium Juratzkanum
et subtile sont signalées dans presque toutes les flores bryo-
logiques de l'Allemagne, et nous ne pouvons nous figurer
qu’elles aient échappé aux regards de M. Winter.
Pour finir notre rapport, nous croyons devoir citer tout ce
qui ne répond pas à notre opinion à | égard de l’arrangement
systématique. Les Hypnum Kneif}ii Schpr. et aduncum Hedw.
sont énumérés comme deux espèces différentes ; le Dicrano-
dontium sericeum, le Neckera Philippeana et le Plagiothecium
Roeseanum figurent encore comme «les espèces propres, tandis
que les Fissidens pusillus Wils. et crassipes Wils., le Barbula
cylindrica Schpr. (= B. vinealis, À, flaccida _olim) et le
Sphagnum laxifolium C. Müll. ont perdu le droit de passer
pour de vraies espèces. — Du reste, en notant cela, nous
sommes bien loin de vouloir ravaler la valeur de ce travail
consciencieux, lequel a gagné notre approbation complète.
A. GEHEES.
| Bibliographie Française.
Dans le premier numéro de la troisième année des Annales
de la Société boia jque de Lyon, M. Debat a publié :
: __in-8 de 13 pages.
48 REVUE BRYOLOGIQUE
1° Une notice snr les mousses récoltées en Savoie par
M. Saint-Lager. Voici les espèces les plus rares : Catoscopium
nigritum, très-abondant dans la Combe de Villette, entre
Bramans et le col du petit mont Cenis ; Amblyodon dealbatus,
à la même localité ; Dissodon frœlichianus, id.; Dicranella Gre-
villeana, id. ; Distichium inclinatum, oratoire du mont Jovet,
au-dessus de Macot en Tarantaise ; Bryum arcticum, mont
Iseran ; Brywm piriforme, grotte de la Cortuse de Matthiole,
entre Tignes et Laval; Timmia austriaca, la ramasse au pied
du mont Cenis.
2 Une Notice sur les mousses récoltées par M. Boudeille
dans les Basses-Alpes ; les espèces suivantes sont les plus
rares : Myurella apiculata, bois de Fouillouse; Polytrichum
sexangulare, vallon du Lauzannier; Amblyodon dealbatus, la
Blachère ; Plagiothecum pulchellum, vallon du Lauzannier ;
Bryum argenteum, var. lanatum, Condamine; Desmatodon
systilius, rochers de Saint-Ours; Trichostomum subulatum,
bois de Fouillouse ; Distichium inclinatum, Sérennes et bois
de Fouillouse ; Encalypta apophysata, bois de Sérennes.
T, Husnor.
NOUVELLES.
Le nouvel ouvrage de M. Molendo, dont nous avons déjà
parlé dans le 1°" numéro de la Revue 1876, vient de parai-
tre et il contient 573 espèces de mousses et quantité de va-
riétés et de formes. Le titre complet est :
€ Bayern’s Laubmoose. Vorlæufige Uebersicht mit besonderer
Rücksicht auf Niederbayern. — Von LuDwIG MOLENDO. — »
Tirage à part : 278 p. in-8. — Nous avons le plaisir de
faire part aux bryologues que cet excellent ouvrage se trouve
aussi à la librairie deM. W. Engelmann à Leipzig.
A. GEHEES.
M. L. Vuez, pharmacien à Mouthe (Doubs) est mort il ya
3 ans ; sa mère désire vendre son herbier qui contient des
muscinées.
Un de nos collaborateurs, M. W. Arnell, à Hernoesand
(Suède), est parti ou va partir prochainement pour un voyage
botanique en Sibérie.
Nous venons de recevoir l’ouvrage suivant, que nous
analyserons dans notre prochain numéro :
À. GEHEE8. — Bryologishe Notizen aus dem Rhœngebirge.
T. Husnor.
Le Gérant, T- Husnor.
N° 4 3e ANNÉE 1876
REVUE BRYOLOGIQUE
à Ce
PRARAISSANT TOUS LES dEUx Mors
ee Pt D ST CPS PO ETS SES &
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
g Lot
FU ICS Le ti par an. |
À . \ 4 Shillings d'Angleterre. id. ;
BONNEMENTS : Æ Mares d'Allemagne. . . id. ee toute | Europe
2 Florins d'Autriche. . . id.
S’adresser, pour tout ce qui con- M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaclion et les abonne- (Saxe-Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s’abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
Fe LOL S CDD ES
ce
PT Pa Pr.
CCE IETCIERCIOLT LA 4
Sommaire du N° 4.
Supplément aux Muscinées du Mont-Dore et de la Haute-Vienne.
Lamy De LA CHapeLze. — Note sur l'Artitrichia Californica. F. Re-
Nauzn.— Catalogue des Muscinées récoltées aux Antilles francaises.
T. Husxor. — Bibliographie allemande. À. Geuser. — Bibliographie
italienne. T. Husxor. — Bibliographie danoise. F. GRAVET. — Bi-
bliographie espagnole. T. Husor. — Ouvrages sur les Sphaignes.
F. Graver.
Supplément aux Muscinées du Mo nt-Dore et de la Hte-Vienne.
A Mowsrœur T. HUSNOT, RÉDACTEUR DE LA Revue Bryologique.
Monsieur et Ami, Li
Puisque vous m'avez offert une bienveillante hospitalité dans
votre revue, j'en profite pour vous adresser quelques pages su plé-
mentaires à mes précédentes notices Sur les Muscinées du Mont-
Dore et de la Haute-Vienne. Dans ma pensée elles ont un double
but, celui de rectifier quelques erreurs ont je me suis rendu Cou-
able, celui encore d’ajouter quelques autres espèces à celles que
j'ai déjà signalées. Je condense dans un même cadre le peu qui me
reste à dire sur les produits si divers des deux localités que Jai
explorées, afin de simplifier mOn travail et de le rendre plus bref.
Votre bien dévoué,
E. Lamy DE LA CHAPELLE.
MOUSSES.
Hypnum Tommasinii Sendtn ? — Mes échantillons
- _ joursà état stérile.
50 REVUE BRYOLOGIQUE
sont très-voisins de l’Hyp. velutinoides Bruch., mais l’abon-
dance des stolons à la base des tiges les en éloigne; leur sté-
rilité m’a surtout décidé à mettre un point de doute.
Sur la terre, au pied d’une vieille souche, dans les bois du
Capucin au Mont-Dore.
H. rugosum Ehrh. — Comme nouvelle localité dans la
Haute-Vienne, j'indique le sommet d’un coteau très-aride
sur la rive droite de la Briance, vis-à-vis le moulin de Ri-
chebourg, près de Pierrebuffière.
H. exannulatum Gumb.— Prairies marécageuses des
plateaux élevés au Mont-Dore; les tiges de cette mousse
prennent souvent une teinte purpurine.
À C. dans les marais de la Dore avec l’Hyp. fluitans.
H. molluscum Hedw. — Assez répandu dans les bois
du Capucin, au Mont-Dore.
Je profite de l’occasion pour rectifier l’erreur que j'ai faite
en adressant jadis à M. T, Husnot sous le nom de Hyp. Heu-
fleuri (MusciGalliæ, fasc. X,N° 491) une mousse qui n’est en
réalité qu’une forme rabougrie de l’Hyp. molluscum récoltée
dans la Haute-Vienne près des roches de serpentine de la
Roche-l’Abeille. La magnésie qu’elles contiennent a souvent
pour effet de défigurer certaines plantes.
EH. irriguum Hook.— Dans ma notice sur les Muscinées
de la Haute-Vienne page 8, j'ai indiqué cette mousse comme
stérile; en mai 1876 j'ai eu l’heureuse chance de la retrouver
au même endroit (Jardin du Treuil, près de St-Martial) par-
faitement fructifiée.
Leskea polycarpa Ehrh. — C'est la variété paludosa
que j'ai récoltée en fruit, en Juillet 1875, sur un rocher hu-
pis au-dessous de la cascade du Quereuil, près du Mont-
re.
Pterogonium gracile Sw. — Sur la terre, qui recou-
vre un rocher près du Mont-Dore, à droite de la route qui
conduit au lac Guéry. Stérile.
Mnium spinosum Schwæg. — J'ai trouvé abondam-
ment cette belle espèce dans les bois de sapins qui de la cas-
er a Serpent s'étendent du côté de Îa ville du Mont-
ré.S.
: piriforme Hedw.— J'avais rencontré cette es-
pèce dans la serre du sieur Laurent, jardinier à Limoges.
Depuis, je l’ai encore récoltée sur des rochers ombragés dans
le haut jardin de notre grand séminaire.
Bartramia fontana Brid. — Cette espèce n’est pas
moins commune dans la Haute-Vienne qu’au Mont-Dore ;
_ mais elle fructifie très-fréquemment dans laseconde localité,
€ dans la première elle se présente presque tou-
_ Comme toutes les mousses plus ou moins aquatiques ses
REVUE BRYOLOGIQUE 51
variations sont nombreuses, et parfois il devient difficile de
rapprocher du type certaines formes anormales. Je l'ai déjà
fait pressentir, lorsque j'ai cru devoir créer la vsriété inun-
data (Muscinées du Mont-Dore, page T7), qui végêéte dans le
sable au milieu du petit ruisseau qui forme la cascade de la
Dore; mais en remontant la pente rapide qui conduit à la
base du Sancy et sur uu rocher recouvert par l’eau du même
ruisseau j'avais découvert une mousse de forme singulière
à feuilles papilleuses,qui croissait en compagnie des Hypnum
ochraceum et rivulare : j'en ai donné la description à la page
7 de ma notice, mais sans fixer la place qu’il convenaitde Jui
assigner. Plus tard, aidé du bienveillant concours de M. Gra-
vet, j'ai cru reconnaître avec certitude qu'elle n’était qu’une
forme excessivement bizarre de la variété inundata Lam. du
Bart. fontana.
Pogonatum aloides Pal. Beauv. — Le long des sen-
tiers, dans les bois du Capucin, au Mont-Dore.
P. nanum Pal. Beauv. — Même localité que le précé-
dent; ces deux espèces assez rares au Mont-Dore sont tres- :
répandues dans la Haute-Vienne. à
Barbula Brebissoni Brid. — Depuis longtemps Jat-
tendais l’occasion de rectifier une erreur grave que j'ai COM-
mise dans ma notice sur les Muscinées de la Haute-Vienne
page 19; je reconnais donc avoir eu tort de créer le Barbula
saæicola qui doit-être rayé du catalogue des mousses CONDUES-
Mes divers échantillons récoltés sur la pierre nue, soit au
moulin de Parpaillat près d’Ysle, soit dans le bourg de St-
Priest-sous-Aixe, rentrent sans nul doute dans le B. Brebis-
soni et n’en sont qu’une forme stérile et rabougrie.
B. membranifolia Schuliz. — Je n’avais découvert
cette espèce qu’à Rochechouard; depuis la publication de ma
première notice je l’ai retrouvée sur descrépis de chaux à
Condadille près de Limoges et à St-Amand près de St-Junien,
toujours à l'exposition du midi.
Trichostomum homomallum Br. et Sch. — En
juillet 1875 j'ai retrouvé très-abondammentcette espèce dans
a partie inférieure du vaste marais de la Croix-Morant, près
du Mont-Dore, sur le revers d’un fossé. . .,. et
T. vaginans Milde. — En juillet dernier j'ai cons-alé 2
présence de cette mousse dans Les fissures d un.rocher pn. es
entes du pic de Sancy; les échantillons récoltés sont a ‘18
ument identiques à ceux à forme rss que in ja 1s
signalés sur un coteau rocailleux d’Auzillat prés de C .
ponsat (Angstræmia Lamyi Boulay). Depuis J'i O <a
trouvé cette espèce dans la Haute-Vienne sur %e$ agi ;
mides d’un fossé tout près de lagarede Fromental.Dans x“ ”
localité plus fraîche et moins aride ses tiges mieux dévelop-
pées ont acquis la forme typique tout en restant stériles.
52 REVUE BRYOLOGIQUE
Dicranum fuscescens Turn.—Sur un rocher dans les
bois du Capucin, au Mont-Dore.S.
D. longifolium Hedw. — Sur divers rochers dans les
bois du Capucin; je n’ai rencontré qu’un seul échantillon
fructifié.
D. fulvum Hook. — Sur un rocher de la rive gauche de
la Glane près de St-Junien, je l'avais déjà indiqué à Gouillet
près de Grammont.
Fissidens decipiens De Not.— Dans les fissures d’un
rocher ombragé, légèrement humide qui avoisine la cascade
du Quereuil. C’est jusqu’à ce jour l’unique espèce de cegenre
que j'aie vue au Mont-Dore.
Orthotricum speciosum N. ab. E. — Découvert par
M. T. Husnot sur des arbres au-dessus de la rive gauche de
la Dordogne près du Mont-Dore.
©. obtusifolium Schrad. — Je l'avais indiqué comme
extrêmement rare, mais depuis ma notice je l’ai récolté tou-
jours stérile sur un tronc de chêne à Saillat, au bord de la
Gorre, sur des troncs de noyer à Saint-Amand près de
Saint-Junien, à la Boilerie près de Verneuil (Haute-Vienne).
Schistostega osmundacea W. et M. — Cette char-
manie petite mousse paraît rechercher les carrières de Kao-
lin; c'est là que je l'ai trouvée en fruit aux Vignes et au
Buisson, près de la Jonchère, le 28 juin dernier.
J'ai eu l’heureuse chance de pouvoir admirer dans les ca-
vités des carrières, notamment près de Chanteloube, les
beaux reflets d’un vert d’émeraude déjà constatés par MM.
Schimper et Boulay, reflets produits sous l’action de la lu-
mière par la décomposition des petites vésicules qui termi-
nent les filaments dont est composé le prothalle de cette
mousse,
Grimmia commutata Hübn. — Je puis signaler une
nouvelle localité pour cette mousse, l'ayant récemment ré-
coltée avec des capsules en parfait état sur un rocher dont la
base était baignée par les eaux de la Vienne (rive gauche)
près de St-Junien.
, G- tmanii Schimp. — Je l’ai trouvé en quantité, à
l'état stérile, sur un énorme rocher dans les bois du
Capucin.
G.torquata Grev.—Dans le ravin de la grande cascade du
Mont-Dore, mêlé sur les rochers au G. conferta; forme à
tiges très-courtes, stériles.
Brachyodus trichodes N. et Hornsch. — Le 10 juil-
let dernier, M. Bescherelle m’écrivait, presqu’au moment de
mon départ par l'Auvergne, qu’il avait récolté cette mousse
sur les pentes abruptes du Puy-de-Dôme, et qu’il était un
peu surpris que je ne l’eusse pas trouvée au Mont-Dore.
Le 16 du même mois je gravissais les pics de la Tache en
REVUE BRYOLOGIQUE 3
les abordant par les hauteurs plus accessibles qui dominent
le marais de la Croix-Morant ; à chaque étape, que m'impo-
saient les fatigues de la marche, j'explorais les bouts de ro-
chers qui faisaient un peu saillie hors de terre ; et lorsque
j'atteignais presque le sommet de l’un des pics j’enfonçai les
doigts dans une petite cavité d’où je retirai quelques brins
fructifiés de la mousse désirée, justifiant ainsi les prévi-
sions du savant Bryologue de Paris. Les capsules étaient
encore un peu jeunes; elles auraient été de meilleure prise
vers la fin d'août.
Physcomitrium eurystomum Sendt. — CG. Sur de
la vase humide au bord du grand étang du Riz-Chauvron ;
fructifie en Nov. et Déc.
J'avais adressé cette mousse à M. T. Husnot sous le nom
de Physc. sphæricum et celui-ci l'a publiée sous le même nom
dans son fascicule X, N° 42? (Musci Galtiæ), mais ily avait
erreur dema part, et son véritable nom me paraît-être celui
que je restitue en ce moment. He nériet
M. Schimper dans la nouvelle édition du Synopsis fait très-
exactement ressortir les caractères différentiels des deux es-
pèces. L à
M. Rabenhorst dans le Bryotheca europæa me paraît avoir
publié sous le nom de Phys. sphæricum deux. Mousses difié-
rentes. Le N° 25, fasc. !, représente bien cette espèce; Mais
le N° 855, fasc. 18, identique à la mousse du Riz-Chauvron,
semble être le vrai Phys. eurystomum, QUE dans toutes ses
parties est plus robuste que le précédent.
Andrœa rupestris Roth. — J'ajoute cette espèce aux
A. Petrophila et alpestris que j'ai déjà signalés au Mont Dore,
je l’ai trouvée sur des rochers voisins du marais de la Croix-
nm ill Lindb. — (Sphagnum cymbi
phagnum papillosum Lindh.— Phnta -
Er Br. + s Papillosum Sch. Synop. 2"° édition page
48).
Re dois à M. Gravet la connaissance de cette mousse que
jusqu’à ce jour, mais avec hésitation et presque à regret,
j'avais confondu avec le Sph. cymbifoliun; elles’'en rage
à simple vue par ses tiges plus grèles, plus droites, plus ré”
gulièrement cylindriques, plus courtes; par S€5 rameaux _
périeurs moins allongés, moins inégaux, Moins me a
à extrémités moins tenues; par 6 cp rs moins ellipli
ques, plus globuleuses, et un peu peu ‘
Assez G: dan les prairies tourbeuses de ours de
Grammont, de St-Sulpice-Laurière, de ee or ms
Lee etc. (Hte-Vienne), 4 des groupes distinciset Den
séparés de ceux du Sph. jfolium.
S. rubellum Wi ; . J'avais déjà iudiqué cette mousse
au Mont-Dore, mais sans désignation de ocalité spéciale ;
54 REVUE BRYOLOGIQUE
Van passé je l’ai rencontrée abondamment sur divers points
du marais de la Croix-Morant.
S. Girgensohni Ed. Russew. — var. strictum Russow.
Cette variété est caractérisée par ses rameaux flagelli-
formes plus courts que dans le type et dressés étalés.
Tel est le nom vrai des deux mousses qui figurent dans
Ee notices (pages 13 et 36) sous le nom de Sph. fimbriatum
ils.
J'ai déjà dit que l’une d’elles croît dans un marais au-
dessus de la cascade du lac de Guéry; l’autre se trouve dans
un pré marécageux à l’extrémité de l’étang de la Roche près
de Neuil,
S. recurvum P. Beauv. (Synop, Schimp. 2° édition page
830). — C’est encore à M. Gravet que je dois la connaissance
de cette mousse voisine du Sph. cuspidatum Ehrh.Je ai trou-
vée sur la rive gauche de la Gartempe au-dessous de Peyrat
de Bellac et dans les marais de Longechaud près de St-
Amand; je l’ai récoltée au Mont-Dore.
HÉPATIQUES.
_Scapania nemorosa Dum. var. intermedia T. Husnot
Hep. Gall. p.22, et fase. 3, N° 62.
puis les publications de M. Husnot j'ai constaté la pré-
senice de cette Hépatique dans plusieurs ravins de la vallée
du Mont-Dore sur de la terre fraiche et sur des rochers à
fleur du sol, formant partout des groupes serrés, séparés el
distincts des groupes créés par les espèces congénères; pré-
sentant aussi dans ses diverses stations une parfaite contor-
mité d'aspect et de caractères, qui ne la rapprochent pas
moins du S. umbrosa ps du $. nemorosa. Aussi je ne serais
pas éloigné de conseiller à mon savant ami d’élever à l’occa-
Sion Sa simple variété au rang d'espèce en lui maintenant
le nom très-mérité d’intermedia.
Jungermannia exsexta Schmid. — J'avais indiqué
celte espèce rare au Mont-Dore, l’an passé je l'ai retrouvée
abondamment dans les bois de sapins.
J. subapicalis N.ab.E. — Sur la terre fraîche presque
à l'endroit où la Dore se précipite en cascade dans la vallée.
.J. nana N. ab E. — Au type que j'ai déjà signalé je dois
ajouter la var. gracillima (Gottsche, synopsis page 91), qui
Rest pas rare dans quelques sentiers des bois du Capucin.
_ J.inflata Huds. — Dans un terrain marécageux, pres-
que desséché, entre le marais de la Dore et la base du
__.J- Gonnivens Dicks. — Mélé parfois en très-petitequan-
tité à d’autres hépatiques sur des souches de sapins pour-
REVUE BRYOLOGIQUE 55
Lophocolea Hookeriana N. ab. E. var. B. oblusala
(Gottsche, synopsis page 161.)
Sur les parois humides d’un rocher, qui forme grotte près
ee. Ésaeees à droite de la route conduisant au lac de
uéry.
Mes échantillons un peu âgés, vus par M. Boulay, sont
d’une détermination difficile, parce que les amphigastres, |
par un accident quelconque, sont ou détruits ou très-peu
apparents.
Ptilidium ciliare N. ab. E. — Mélé en très-petite
quantité au Brachyodus trichodes sur l’un des pics de la Ta-
che près du Mont-Dore.
C’est la variété Waltrothianum N. ab. E. (Gotische, synopsis
page 251).
ent l’ensemble des mousses
Au moyen de ce léger supplém
découvertes jusqu’à ce jour au Mont-Dore forme un res
dé rir dort
pes
Le totaldes Hépatiques est de...-.--:*-""":""""" 50.
Celui des Mousses dans la Haute-Vienne est de... _ '
19.
Celui des Hépatiques reste le même, soit..."
Parmi les nouvelles acquisitions il faut citer comme plus
particulièrement intéressantes les Mnium pinosum Schw.;Di-
cranum fuscescens Turn.et strictum Schleich.; Grimmia Hart-
mani Schp. et torquata Grev:; Brachyodus trichodes N. et
Hornsch.; Physcomitrium euryslomum Sendt.; Sphagnum Gir-
gensohni Ed. Rusow.;S.papillosum Lindb.et recuroumP.Beauv;
intermedia Husnot ; Jungermannia
subapicalis N. ab. E.; enfin Ptilidium ciliare N. ab. E.
Malgré mes nombreuses et minutieuses recherches, bien
des choses encore restent à découvrir dans les lieux assez
étendus que j'ai explorés. La nature ne renferme-t-elle pas
dans son écrin des trésors presque inépuisables? Etd’ailleurs
difier plus ou
des circonstances inattendues peuvent modi
mique, d’une contrée,
moins la végétation, même cryptoga :
accroître ses produits el les rendre plus variés. Des germes
ou spores répandus partout à profusion n attendent qu un
instant propice pour poindre et lever; C est ainsi que la cul-
ture du Pin sur nos collines a donné lieu à l'évolution d'un
certain nombre de champignons, de diverses catégories, qui
n’y existaient pas autrefois. Depuis l'existence des voies fer-
rées, le calcaire sous diverses formes arrivant dans nos fer-
mes etnos villes en immense quantité, Soit pour lamende-
ment des terres, soit pour les constructions, à déjà donné
pour les Mousses et les Lichens quelques résultats analo-
gues à ceux de la présence des arbres résineux; à l'avenir
cette heureuse tendance du carbonate de chaux devra sans
nul doute s’accentuer de plus en plus.
56 ._ REVUE BRYOLOGIQUE
Au Mont-Dore j'ai surtout scruté les plateaux culminants,
mais j'ai moins fouillé les gorges et les vallées, qui s'étendent
de la station des bains et du lac de Guéry dans la direction
de la Bourboule; là plusieurs muscinées, auxquelles les pics
élevés se montrent inhospitaliers, s’y sont assurément réfu-
giées et s’y développent sous l'influence d’abris et de condi-
tions atmosphériques mieux appropriées à leur tempé-
rament.
Je termine en exprimant le désir que notre plateau cen-
tral, encore peu étudié au point de vue des ue cellu-
laires, devienne bientôt de la part des Bryologues l’objet
de recherches sérieuses. C’est le bon exemple que donnent
en ce moment deux Botanistes très-appréciés, M. Legrand,
agent voyer en chef à Bourges, et M. Renauld, officier de
remonte à Guéret. Ces Messieurs ont eu récemment l’obli-
geance de m’initier à leurs premières découvertes, et ces
heureuses prémices doivent les encourager à poursuivre
leurs utiles explorations.
E. Lamy DE LA CHAPELLE.
Note sur Anrirricuia Cauirornica (Sull.)
Dans la 2° édition du Synopsis, M. Schimper rapporte au
À. Californica Sull. la var. hispanica (Syn. 1'e éd.) du A.cur-
tipendula. La description qui figure à la page 577 du synopsis
convient parfaitement à une mousse que nous avons trou-
vée en 1874 dans les Basses-Alpes, et qui,d’ailleurs, a été re-
connue par M. Boulay comme appartenant àla var. hispanica.
À première vue, notre plante diffère du 4. curtipendula par
ses touffes moins robustes, par les dimensions moindres de
toutes ses parties, et l’aspect julacé, à l’état sec, de ses ra-
meaux, dont les feuilles sont exactement imbriquées -appli-
quées; c’est à peine si l’acumen est un peu recourbé en de-
hors, et, encore, faut-il la loupe pour le constater ; à l’état
humide,elles sont plus concaves que dans le 4.curtipendula,
étalées-diessées, non recourbées en-dessous, ni homotropes
comme dans ce dernier. Elles sont aussi plus courtes, plus
larges relativement à leur longueur, plus brusquement et moins
longuement acuminées, non striées. Acumen quelquefois si-
nuolé ou presque entier, quelquefois nettement denté, mais
_ Re présentant pas les grandes dents insérées à angle droit
Ou divergentes du 4. curtipendula. Le tissuest sensiblement
différent : cellules plus chargées de chlorophylle, les mé-
dianes et les supérieures, plus larges et plus courtes, plus
obtuses aux extrémités et même e toujours tout à fait
_ arrondies-ellipsoïdes. Floraison dioïque. Les quelques fleurs
REVUE BRYOLOGIQUE 57
chose près, semblables à celles du À. curtipendula. Dans ce
dernier: paraphyses nombreuses dépassant sensiblement les
anthéridies. Dans le 4. Californica: paraphyses atteignant à
peine les anthéridies ou plus courtes qu’elles, celles-ci oran-
gées. D'ailleurs, dans les deux plantes, les anthéridies ont
les mêmes dimensions et il est possible que les légères difié-
rences qenous avons constatées soient dues au degréd’avan-
cement de la floraison et au plus ou moins d'ombre ou d’hu-
midité de la station.
M. Schimper n’indique d'autres localités européennes de
cette mousse que la Sierra Morena et le monastère de l’Esco-
rail (Espagne). En dehors de l'Europe, elle croit dans l'Atlas
(Algérie) et dans les forêts de la Basse-Californie où elle est
abondante. M. Schimper ajoute w’il n’est pas étonnant que
tres espèces qui n’avaient été rencontrées jusqu’à présent que
dans l’Europe méridionale. :
C’est dans un bois de pins dominant le villagede Niozelles,
arrondissement de Forcalquier (Basses-Alpes), vers 500 mé-
tres d’altitude, que nous avons observé le À. Californica, Sur
des blocs calcaires où la plante mâle s’étendait en belles
touffes qui nous ont immédiatement frappé par l'aspect Ju-
lacé des rameaux, rappelant un peu ceux du Plerogoneumnt gra- .
cile.
Nous ne savons si cette espèce à déjà été signalée en
France; il n’est guère douteux qu’elle ne se retrouve Sur plu-
sieurs points de la région des oliviers.
ps : RENAULD.
Catalogue des Muscinées récoltées aux Antilles
‘françaises par T- Husnot [suite] (1)
II. MOUSSES.
Ogs.— J'ai suivi, dans l'énumération des genres, la clas-
sification proposée par M. A. Jæger dans le n°8 de la ?* année
de la Revue Bryologique.
Je me suis servi, pour la mesure des hauteurs, du baro-
mêtre anéroide de Bréguet. ue
_Les numéros précédés d’une H, qui suivent le nom de cha-
que espèce, sont ceux de ma collection.
Sect. I.
ill
{. Spxaënum Husnori Schp. Husnot, PI. des Antilles, n°
189. — Abondant au sommet de la Soufrière (Guad.). Alt.
1470 m.
(4) Voir Revue Bryologique, 2e année, n° 1, 1875.
58 REVUE BRYOLOGIQUE
2. S. Portoricense Hpe., H. 190. — Dans les endroits ma-
récageux de la Soufrière et du sommet de la Découverte
(Guad.). Alt. 1000-1470 m.
3. S. cYMBIFOLIUM var. GuADALUPENSE Sch.,H. 190 a. — La
Soufrière (Guad.). Alt. 1400 m.
4. 5. MERIDENSE Hpe., H. 191. — Le Matouba, la rivière
Rouge, la Soufrière (Guad.). Alt. 650-1460 m.
__ {. ANæcTanGium Breurezn Schp., H. 136. — Sur les
talus de la route de St-Pierre à Champflore (Mart.), et au
Matouba (Guad.). Alt. 150-700 m.
1. TREMATODON AMBIGUUS Schp., H. 194. — Sur les rochers
Pt du Saut d'Eau près le Camp Jacob (Guad.). Alt.
Mie
1. Dicranezca (sect. Husnotia) Ducaassarnent Sch., H. 124.
— Abondantsurles rochers du Camp Jacob (Guad.). Alt. 550m.
2. D. (sect. Husnotia) prrissima Schp., Angstræmia ditissima
Hpe., H. 125. — Sur la terre et les pierres. La Soufrière
(Guad.). Ali. 1100-1480 m.
3. D. (sect. Husnotia} Guanazupensis Sch., H. 128. — Sur
la terre rocailleuse. Le Camp Balata (Mart.). Rivière Rouge
(Guad.}). Alt. 400-1100 m.
4. D. (sect. Husnotia) Pernorrgrr Mtgne., H. 126 et 129.
— Sur la terre sablonneuse et les rochers. Moutagne Pelée
(Mart.). Bains chauds du Matouba, la Découverte, rivière St-
Louis (Guad.). Alt. 650-1050 m.
5. D. (sect. Husnotia) sugecososa Schp., H. 127. — Sur
.
les pierres au bord de la rivière Rouge (Guad.). Alt. 700-950 m.
6. D. GRacILEscens Seh., H. 130. — Sur la terre, à la Sa-
_ Vane aux ananas (Guad.). Alt. 1000 m.
1. LEUCOLOMA Bripern Hpe. sec. Schp.; Dicranum albulum
Sull. sec. Besch., H. 120. — Sur les vieux arbres de la forêt
de Choisy et de la vallée St-Louis (Guad.). Al, 250-750 m.
: Var. MAJOR, H. 118. — Montagne Pelée (Mart.).
Forêts de Choisy et de la Découverte (Güad.). Alt. 450-1150 m.
1. Campycopus Ricnarnr Schw., H. 132. — Sur les rochers
de la rivière Rouge où il est rare, et sur ceux de la Soufrière
(Guad.) où il est abondant et bien fructifié. Alt. 600-1480 m.
1. PiLopoGox Gracice Brid., H. 131,— Avec l'espèce précé-
dente, aussi abondant et également bien fructifié. Alt. 600-
1480 m.
—
= Î. LeucoBryu» aNrizcanuu Sch
et les rochers. Montagne Pelée Ve
REVUE BRYOLOGIQUE, 29
1. Cazvwreres Cuisnin@n H. et Grev., H. 135. — Sur les
arbres du versant occidental de la Découverte (Guad.). Alt.
650-1050 m.
1. SYRRHOPODON FLAVESCENS Hpe. sec. Schp, ; S. pusillus
Mitt. sec. Besch., H. 122. — Sur les troncs pourris. Forêts de
Choisy et de la Découverte (Guad.). Alt. 300-800 m.
9. Sgraceus Besch., H. 123. — Sur les arbres et les ro-
chers. Montagne Pelée (Mart.). Alt. 700-850 m.
3. S. Lvcorodioides Swartz, H. 151. — Sur les troncs pour
rie: Montages Pelée (Mart.). La Découverte (Guad.). Alt. 700
m.
4. S. Lonciseraceus C. Müll.,H.137.— Sur les vieux arbres.
Montagne Pelée (Mart.). Forêts de Choisy et de la Découverte
(Guad.). Alt. 300-800 m. ;
Se S. panius Schp., H. 195. — Vallée St-Louis (Guad.). Alt.
m..
1. Macrowrrrrom puBium Schp., H 140. — Sur les arbres.
Montagne Pelée (Mart.).La Découverte (Guad.).Alt.800-1150m.
2. M. crraarum Brid., H. 144. — Sur les arbres du Camp
Jacob (Guad.). Alt. 400-550 m. .
3. M. mucronrozium Schw.; H: Pr Bord de la forêt
de Choisy et le Camp Jacob (Guad.). Alt. 150-650 m.
4 M. incurvrozrum H. et Grev., il. 145e. — Le Camp
Jacob (Guad.). Alt. 550 m. h
Ë M. previees C. Mülk, He 140 Sur les arbres. Le
Camp Balata (Mart.). Le Houelmont et le Matouba (Guad.).
Alt. 100-750 m.
6. M. Husvor: Schp., H. 145.— Sur les arbres du Bord de
la route de St-Pierre à Champfore (Mart.). Alt. 400 m.
7. M. rextcuærTraLe Müll., H. 141. — Sur les arbres des fo-
rêts. Montagne Pelée (Mart.). La Découverte (Guad.), Alt.
900-1260 m.
1. Enrosræonox Husori Schp.. H- 116.— Sur la terre hu-
mide au bord de l'étang et au sommet de la Montagne Pe-
lée (Mart.). Alt. 1250-1350 m.
À L. por Na er Hook.,
Ananas (Guad.). Alt. m. 2
Le ns cpaæncarpa SW, H. 146. — Bords des che-
mins à Fort-de-France (Mart.)- Alt. 0-100 m.
A suivre
H. 148.— Savane aux
T. Husnor.
Dr À Houen.— Beitræge zur
gæu und der Umgebuns von Augsbursge <
23. Jahresbericht des naturhistorischen Vereins in Augsburg,
— Tirage à part: 20 p. in-8.
Tout le monde connaît le solide ouvrage de M. Molendo :
60 REVUE RRYOLOGIQUE
«Moos-Studien aus den Algæuer Alpen », publié en 1860 dans
le 18° volume de la société des naturalistes d’Augsbourg.
Cependant les rapports de M. Molendo sur la partie occiden-
tale de ces alpes ayant pour base seulement les découvertes
du DrSendtner faites il y a presque 30 ans. M. Holler est
venu explorer cette partie de l’Algæu encore peu connue,
pendant les années de 1871 et de 1875.
L'auteur a réussi à y découvrirun grand nombre d'espèces
bien rares en stations nouvelles et même quelques-unes qui
étaient pas encore signalées dans l'ouvrage de Molendo.
Ces nouvelles espèces sont: Dicranum circinatum Wils.,
Cinclidotus fontinaloides, Bartramia pomiformis, Philonotis
caespilosa Wils., Brachythecium Tauriscorum Mdo., Spha-
gnum Girgensohni Russ. — Parmiles espèces rares trouvées
en nouvelles localités nous voulons citer: Dicranum albicans
c: fruct!, Trichostomum Laureri, T. obliquum, Didymodon
rufus Liz., Barbula flavipes, Bryum arcticum, Timmia bava-
rica, Orthothecium chryseum, Amblystegium Sprucei, Hypnum
hamulosum, H. Heufleri Jur., Hylocomium Oakesii.
En même temps l’auteur donne un petit supplément de sa
florule des mousses d’Augsboureg ; voici les espèces nouvelles:
Seligeria pusilla, Barbula latifoia (cette espèce est trouvée
dans la curieuse forme « progulifera »!), Pterigynandrum fili-
or Eurhynchium Schleitheri Brid., Amblystegium Juratz-
num.
A. GEHEEB.
Presses
D°. A. Houzer. — Die Laubund Torfmoose der Umge-=
_bung von Augsburg. 1873. — Aus dem 22. Berichte des
Se UE Vereins_in Augsburg. — Tirage à part : 56 p.
Feu le D' Sendtner a dit un jour: «Il y a partout des
mousses rares, lorsqu'on les cherche ». Ce mot de M. Sendt--
ner S est réalisé dans le travail que son élève, M. le D' A.
Holler, a publié sur les mousses des environs de la ville
d’Augsbourg. Voilà un travail bien fait et consciencieux. En
vérité, il nous faut avouer qu’il n’était pas facile de décou-
vrir le nombre de 235 espèces de mousses dans une florule
privée de beaucoup de conditions qui sont indispensables
pour la yie des mousses. D'année en année les forêts et les
Marais s amoindrissent, la plupart des vallées son déjà trans-
formées en prairies et le petit nombre de rochers ne se com-
_ Pose que de calcaires.
Parmi les espèces de mousses découvertes dans ce pays
: Le l'auteur, le Grimmia gigantea, le Dicranum Mühlenbeckii,
1e Plagiothecium pulchellum et le Mnium spinosum s'élèvent
_ Comme des phénomènes! À l'égard de ces deux premières
pèces l'auteur les prend pour le reste d’une végétation al-
/ REVUE BRYOLOGIQUE 61
pine ayant disparu depuis longtemps lequel a remporté
la victoire dans le combat contre la végétation du temps
présent. — En parcourant l’énumération des espèces
qui se fait d’après l’ouvrage de M.Milde « Bryologia Sile-
siaca », nous croyons devoir citer encore les espèces sui-
vantes : Trematodon ambiguus, Dicranum viride, Seligeria
tristicha, Trichostomum calcareum, Barbula ambigua, B. pa
ludosa, B. laevipila, Orthotrichum leucomitrium, Splachnum
ampullaceum, Bryum longisetum, B. Klinggraeffii, B. ver-
sicolor, B. badium, Leskea nervosa, Anacamptodon splach-
noides, Eurhynchium speciosum, Amblystegium tenuissimum
(malheureusement en état stérile), 4. radicale, A. Koschii,
Brachytechium campestre, Hypnum elodes, H. polygamum, H.
pseudostramineum C. Mull., Sphagnum fimbriatum. — Plu-
sieurs variétés nouvelles sont encore décrites par l’auteur,
savoir; Hypnum fluitans var, turgidum, H. Kneiffii var. ela-
tum, , Hypnum falcatum var : hamatum. — M. Holler finit
son estimable travail par donner des notices intéressantes
sur la distribution des mousses dans son territoire comparé
avec la florule voisine de la ville de Munich, enfin il tire de
son étude les conséquences suivantes :
4° La florule d'Augsbourg est ‘une forule du pays plain où
sont dispersées quelques espèces alpines et subalpines.
% La distribution des espèces dans ce territoire n’est pas
égale. de
a
ADELBERT GEHEEB. — Bryologische Notizen aus dem
Rhoœængebirge. IV. — In « Flora 1876, N° 8 und 10. » —
Tirage à part: 13 p. in-8.
Dans ce quatrième rapport sur ses excursions dans les
montagnes « Rhœn » l’auteur donne une énumération des
mousses qu'il y a récoltées pendant les années de 1872-75.
Il s'y trouve plusieurs espèces plus ou moins rares aussl
dans les autres parties de l'Allemagne, surtout le Seligeria
calcarea Dicks. Cette jolie mousse est signalée en 5 localités
habitant toujours le calcaire coquillier. — Le Cinclidotus ri-
parius Hst., en état stérile, atteint près la ville de Kissingen
sa station la plus septentrionale en Europe- Le Barbula fra-
gilis Wils., encore bien rare en Allemagne se trouve en
quantité dans le « Rhœn » en 3 diverses localités, et le
Mnium subglobosum Br. et Sch. en fruits est un trésor bryo-
logique dans les environs du « Marais rouge » où l’on ren-
contre le Bryum cyclophyllum Schwgr. et quantité de Mnium
cinclidioides Blytt. Enfin nous croyons NOMME encore les
$
62 REVUE BRYOLOGIQÉE
nuosa Wils., Grimmia Mühlenbeckii (assez fréquent dans les
rochers basaltiques ! ), Buxbaumia indusiata (dans une seule
localité), Heterocladium dimorphum c. fruct!, H. heteropterum
(moins rare que l'espèce précédente, mais toujours stérile),
Eurhynchium striatulum, Amblystegiwm radicale.
À. GEHEES.
Bibliographie Italienne.
Enumeratio muscorum Longobardiæ superioris auctore pres-
byt. MarTINO ANzy, ecclesiæ cathedr. novo comensis canonico.
— Broch. in-4° de 36 p., 1875.
L'auteur énumère, en suivant la classification du Synopsis
de M. Schimper, 411 espèces de mousses et 66 variétés. Nous
trouvons dans ce travail la description des nouvelles espèces
suivantes :
Desmatodon gracilis Anzi, Sp. nov.
ph". L Condensato-pulvinatus, caules graciles, facile secedentes,
j € ,
p
millim. 5 alti, cum pedicello, et capsula millim. 11, folia
erecta, ovato-oblonga, superiora dilute viridia, madefacta
illico prasina, inferiora ferruginea, costa fusca ex apice rotun-
dato excurrente brevius vel longius piliformi cuspidata vel
breviter apiculata, margine reflexo. Foliorum areolis fere ut
iu Desmat. systilio, latifolio, et Laureri, superioribus rotundo-
hexagonis, et valde chlorophyllosis, inferioribus quadrangulo-
elongatis, et hyalinis, marginalibus quadratis. Capsulae
pedicellus fuscus, sinistram versus tortus. Capsula parvula,
Ovalis, erecta, brunnea, operculo subulato : dentes membrana
basilari latiuscula suffulti, per paria 16 connati, sed fissuris
ex eg sejuncti, papillosi, pallidi, filiformes, remote trabe-
culati.
In murorum calcareorum fastigiis terrosis prope Bormium,
et in vallibus adjacentibus, 1200-1400 m., haud frequens.
Tetraplodon angustatum var. Ansi D. Ntrs Briol. p. 468.
Parvulus, densissime confertus, dimidium centimetram
cum fructu æquans, basi detrita, compactus, fere torfaceus.
Caulis brevissimus, parce divisus. Folia inferiora obovata,
comaliaque late vel anguste lanceolata, longe ex apice te-
nuatocapillaceo-subulata,pedunculum æquantia velbreviora.
Pedunculus crassiusculus, capsulam, cum aphophysi, longi-
tudine excedens, !
Ad truncum marcidumlariciseuropææ in nemore Campello
supra Bormium, unica tantum vice.
Bryum pseudo-Funkii Anzi, sp. nov.
.
x Sie grega ius vel laxe cæspitosus, humilis vel elatior
. 15, pedicellus usque ad millim. 18 longus.
+
REVUE BRYOLOGIQUE 63
Folia ovato-oblonga, in gemmulam crassiusculam conferta,
scariosa, marginata, pallide virentia, inferiora pallescentia
vel purpurea ; costa excurrente longe fusco-cuspidata ; basi
rubentia : cellulis ut in Bryo Funkïi, marginalibus 2-4.
Capsula ovato-oblonga, fusca, sub ore angustata, operculo
plano-convexo grosse apiculato, brunneo. Peristomii externi
dentibus lineari-lanceolatis,acuminatis luteis,dense trabecu-
latis : externi membrana pallida, carinata cum ciliis.
Habit. solitarium vel aliis muscis commixtum in alpibus
calcareis bormiensibus editissimis (val dell’Alpi, valle di
Forcola). se te
Differt a Bryo Funkii potissimum foliis marginatis, lon-
gius cuspidatis, habitatione in alpibus editioribus. A
H TACÆT
Amblystegium Anzianum De Not. —
Dioicum, tenerrimum, plumulosum, pallidissime virens.
Dense, et basi compacte, cæspitosum, innovationibus sur-
rectis fastigiatum, centimetra duo altitudine æquans. Caulis
vage ramosus, hic illic radiculigerus, marcescens, Innova-
tionibus elongatis erectis continuatus. Folia laxa, patula,
etiam in sicco, e basi ovata lanceolata, acuta, concaviusCula,
enervia. Flores feminei ad basim innovationum frequentes,
oligogyni. Folia perichetialia interiora e basi elongato-lan-
ceolata enervi, longe subulata, apice denticulata. :
Ad arborum caudices in silvulis prope Bormium : er, _.
Hypnum subehrysophyllum Anzi, Sp. nov. ss nn. = ee
Cæspites condensati, plumosi, aureo-fulvescentes, DR.
caules dense pinnato-ramosi,, Centim. 2 alti, ramis subfas-
tigiatis millim. 5-10 longis : folia ramorum arcuaia, disti-
chaceo secunda, ex ovato longe acuminato-cuspidata, ne
margine remote serrulato, GMnino enervia, inferiora Ci
marcescentia : foliorum areolisauguste linearibus, inferiori-
bus dilatatis, fusiformi-hexagonis, in angulis paucis, par-
vulis, sub-quadratis. :
In monte Pisano Etruriæ, sterile.
A
T. Husnor.
Bibliographie Danoise. :
Bryologia danica, eller de Danske Bladmosser beskrevne à
Momie ns: MedniKobberstukne Tavler.—Kjbenhavn, ee
L'introduction contient les généralités sur les ones e
des considérations sur la classification de ces Le 8
nent ensuite un conspeclus generum d'après le système a
synopsis de M. C. Müller, et un tableau dichotonique pour à
détermination des genres. L'auteurdécrit environ 260 ne
réparties dans 60 genres. L'ouvrage, entièrement en danois,
est accompagné de 9 planches, représentant 50 espèces.
64 REVUE BRYOLOGIQUE.
# Addimenta ad Bryologiam et Hepaticologiam danicam e flo-
rula Bornholmiæ scripsit Th. Jensen. Hafniæ, 1868.
L'auteur donne l’énumération de 196 mousses et de 51 hé-
patiques qu'il a observées dans l’île de Bornholm. Les es-
pèces non mentionnés dans le Bryologia danica sont seules
accompagnées de descriptions.
F, GRAVET.
Bibliographie Espagnole.
Catalogo de los musgos de las Baleares, por Don Juan Joa-
quin Rodriguez y Femenias. — Broch. in-8 de 11 p., ext. de:
Anal de la Soc. Esp. de Hist. Nat., tom. IV, 1875.
Jusqu'à ce jour les muscinées des Baléarès n’avaient été
l’objet d'aucun travail spécial. L'auteur indique, dans ce Ca-
talogue, les espèces récoltées par le professeur Hegelmaïer
pendant un voyage qu'il fit en 1873, celles qu’il a trouvées
lui-même et quelques autres indiquées par divers botanistes.
Nous citerons, parmi les 66 espèces de ce catalogue,
comme étant les plus rares : Fossombronia cæspitiformis,
Leptotrichum tenue, L. subulatum, Trichostomum circi-
nans, T. inflexum, T. flavo-virens, T. barbula, Barbula com-
mutata, Entosthodon curvisetus, E. Templetoni, Bryum Do-
nianum, Eurhynchium pumilum.
T. Husnor.
OUVRAGES SUR LES SPHAIGNES.
Beschreibung der in Preussen gefundenen Arten und varie-
laten der Gattung Sphagnum. Von Dr. H. V. Klinggraeff. Ko-
nigsberg, 1873.
. On bog mosses, by R. Braithwaïthe. (in Monthly microsco-
pical journal, 1871-72, avec figures.
Om nagra mindre kanda eller omtvistade Sphagna. Af Joh.
Angstrom. 1864.
L'auteur décrit les sphagnum laricinum Spr., riparium
J. À., neglectum J. A., et pycnocladum J. A.
. Le sphagnum neglectum J. À., assez abondant dans les prai-
ries marécageuses aux environs de Louette-Saint-Pierre
(Belgique), est à rechercher en France, Cette espèce, voisine
u sphaguum subsecundum N., s’en distingue surtout par la
zône corticale de la tige formée de 2-3 couches de cellules (1).
F. GRAvET.
A S. neglectum sera publié dans le 12e fascicule des Musci
Le Gérant, T. Husnor. Le -
© délais
Condé-sur-Noirean (Calvados), — Imp. d'Eugène L'Enfant.
No
Qt
3e ANNÉE 1876
REVUE BRYOLOGIQUE
BARAISSANT TOUS LES Deux Mors
RD de PT PT PL re
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
DT PS PT PP ee
1 rantgt D'or. ie par a
A . ) 4 Shillings d'Angleterre. id. k
BONNEMENTS & Marcs d'Allemagne. . . id. Es toute l'Europe
| 2 Florins d'Autriche. . . id.
S'adresser, pour tout ce qui con- M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaction et les abonne- {Saxe-Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s'abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
Sommaire du N°5.
Catalogue des Muscinées récoltées aux Antilles françaises (suite).
T. Huswor. — Note sur trois espèces. À. Gemeer. — Guide du Bryo-
logue dans les Pyrénées (suite). T. Husxor. — Revue de la Flore
Bryologique de Belgique (suite). F. GRAVET. — Bibliographie exo-
tique. Ÿ. DescueRELLE, — Bibliographie des Hépatiques. T. Husxor.
Nouvelles.
Catalogue des Muscinées récoltées aux Antilles Françaises
par T, Husnor (suite). (1)
2. P.uncrnara Schw., H. 147. — Sur la terre humide. Le
Camp Balata (Mart.). Rivière Rouge, savane aux Ananas
(Guad.). Alt. 400-1000 m.
1. Breureza scoparia Schp., H 164 et 1642.— Sur la terre
dans les forêts. Montagne Pelée (Mart.). La Soufrière et la
Découverte (Guad.). Alt. 900-1400 m.
1. Brvux ruBRIFOLIUM Schp., H. 150.— Rochers des bords
+ la rivière Noire et de la rivière Rouge (Guad.). Alt. 500-
50 m.
1. BracHyMENIUN sUBGLOBOSUM Schp., H. 149. — Dans les
terrains caillouteux des bords de la rivière Rouge (Guad.).
Alt. 650 m. : :
1. RHIZOGONIUM SPINIFORME Brid., H. 152. — Sur la terre
(4) Voir Revue Bryologique, 2 année, p. 1, et 3 année, p. 57.
66 REVUE BRYOLOGIQUE
et les vieilles souches. Chemin de la Soufrière et la Décou-
verte (Guad.). Alt. 1000-1150 m.
1. Pocoxatuu ronrrTice Sw., H. 153. — Bords des chemins.
Route d’Alma (Mart.). Rivière Rouge et la Découverte (Guad.}.
Alt. 375-1050 m.
Sect. II. AMPHOCARPES.
1. Frssipens PoLyPODIOIDES Sw., H. 133. — Sur les talus
ombragés. Le Matouba, la rivière Rouge et la Découverte
(Guad.). Alt 609-1100 m.
2. F. Guapazurensis Schp., H. 134. — Sur les pierres dans
la rivière Rouge (Guad.). Alt. 1025 m.
Sect. II. CLADOCARPES.
{. HarrisontA Humsozori Spr., H. 171. — Sur la terre.
Abondant au sommet du morne de la Découverte (Guad)., où
je n’ai pu trouver de fructifications. Alt. 1200-1260.
Sect. IV. PLEUROCARPES.
{. PHyLLOGONIUM FULGENS Brid., H. 154. — Très commun
sur les arbres, mais toujours stérile. Alt. 300-1200 m.
1. PiLOTRIGHUM UNDULATUM C. Müll., Neckera undulata
Hedw., H.155. — Sur les vieux arbres. Le Camp Balata
(Mart.). Forêt de Choïsy (Guad.). Alt. 200-500 m.
1. PrEROBRYUM ANGUSTIFOLIUM C. Müll. sec. Schp., P. fili-
cinuwm P. B.? sec. Besch., H 161.— Pitons du Carbet (Mart.).
Le Houelmont (Guad.). Alt, 500-700 m.
Mereorium Husnori Schp., Porotrichum variabile Hpe
sec. Besch., H. 163. — Sur les arbres des forêts, — Pitons
du ee (Mart.). Morne de la Découverte (Guad.) Alt. 850-
m.
2. M. paruzum Sw., H. 168. — Sur les branches des arbres.
Pitons du Carbet (Mart.). Forêt de Choisy et vallée St-Louis
(Guad.). Alt. 450-900 m.
3. M. SERICEUM SChp., H. 183. — Sur les troncs pourris.
TRE Pelée (Mart.). La Découverte (Guad.). Alt. 650-
1. PicorricHeLLAa Husxorr Schp., H. 1592, — Sur les ar-
re dans les forêts du morne de la Découverte (Guad.). Alt.
‘
2. P. mipinnarTa Var. Mason Schp.. H, 159. — Sur les ar-
bres des forêts. Pitons du Carbet Mart). Vallée St-Louis et
la sd (Guad.). Alt. 450--1150 m.
9,8. RIGIDIUSCULA Schp., H. 160, et 160 a. — Sur les ar-
= bres des forêts. Montagne Pelée (Mart }. La Découve
". Cu) Alt. oo. er ir ee
1. Hookenta Rura Sch., H. 176. — Sur les arbres dans les
forêts du Houelmont et de la Découverte (Guad.). Alt. 475-
REVUE BRYOLOGIQUE 67
1. PrERYGOPHYLLUM ACUTIFOLIUM Sull.; H. 157, — Rochers
mides entre le signal d’Observation et la Savane aux Ananas
(Guad.). Alt. 1100 m.
1. LepiporILUM POoLYTRICHOIDES Brid., H. 156. — Sur les
vieux troncs de la rive gauche de la rivière de Case-Navire,
au dessus de la fontaine Didier (Mart.). Alt 250-300 m.
2. L. LHeRMINIERI Sch., H. 165. — Le Matouba et le Morne
de la Découverte (Guad.). Alt. 600-800 m.
3. L. suBeNERvE. Schw., H. 166. — Le Camp Balata, Pi-
pans du Carbet (Mart.). Forêt de Choisy (Guad.). Alt. 350-
50 m.
4. L. prvaricarum D. et M. sec. Besch., H. 162. — Sur
les branches des arbrisseaux. Route de St-Pierre à Champ-
flore (Mart.). Alt. 400 m.
5. LEPIDOPILUM PURPURASCENS Sch., H. 167. — Sur les ar-
bres et les arbrisseaux de la Montagne Pelée (Mart.). Alt.
950-1200 m.
1. HarpopayzLum AUREUM Mitt., H. 187 et 187 a. — Sur les
arbres de la montagne Pelée (Mart.). Alt. 509-1150 m.
1. Lesxea LeucosreGA Brid.,H.179.Sur les arbres du Camp
Jacob et du Morne Goyavier (Guad.). Alt. 550-760 m.
{. Tauinrum prorensum sec. Besch., H. 188. — Sur la
terre et les vieilles souches. Pitons du Carbet (Mart.) Rivière
aux Ecrevisses et rivière St-Louis (Guad.). Alt. 400-825 m.
L. PTEROGONIELLA PULCHELLA Sch., H. 182. — Sur arbres.
Morne de la Soufrière (Guad.). Alt. 850 m.
2, P. parens Schp., H. 172. — Sur les arbres du Camp Ba
lata (Mart.). Alt. 450 m. :
1. SEmMATOPHYLLUM PUNGENS Mitt., H. 186. — Assez com-
mun sur les arbres à la Mart. et à la Guad. Alt. 425-
1150 m.
1. Ruarmibosrecrum agsreviaTum Schp., H. 174. — Sur la
terre et les pavés du Jardin des Plantes de Saint-Pierre (Mart.).
Alt. 50 m.
2. R. cæsprrosuu Hampe, H. 177. — Sur la terre et les
rochers du bord des rivières. Rivière de Case-Navire (Mart.).
Rivière Rouge, rivière St-Louis, rivière Glace (Guad.). Alt.
Ee . Schp.. H. 178.— Sur les troncs pourris. Le
. R. MOLLE ., H. 178. — Sur .
Houelmont, le Er vallée Saint-Louis (Guad.). Alt.
250-800 m.
4. R. mismouyum Schp., H. 180.— Le Camp Balata,
Pitons du Carbet (Mart.). Alt. 450-700 m. .
4. R.7, H. 184. — Sur la terre au bord du chemin de la
Soufrière (Guad.). Alt. 900 m.
1. En rm am Husnor: Schp., H. 185. — Sur les
de arbres du Morne de la Découverte (Guad.). Alt. 750-
68 REVUE BRYOLOGIQËE
1. Hypnux Husnori Schp., H. 175. — Sur la terre. Monta-
LE (Mart.). Chemin de la Soufrière (Guad,). Alt. 725.
m.
2. H. Lonaiserum Mitt.,H. 169. — Sur la terre au bord du
chemin de la Soufrière (Guad). Alt. 600-850 m.
3. H. ?, H. 181. — Sur la terre. Vallée Saint-Louis, rivière
rs Ecrevisses, chemin de la Soufrière (Guad.). Alt. 550-
m.
T. Husnor.
NOTES SUR TROIS ESPÈCES.
1. Bryum inclinatum — caespiticium Sani0.
Dans les environs de Lych (Prusse Orientale), M.le D'Sanio
a observé un Bryum croissant sur un terrain sablonneux et
ayant entièrement le port du Br. inclinatum, mais il en dif-
fère par l’inflorescence divique. Le péristome extérieur est
celui du Br. inclinatum, l'intérieur est pourvu de longs cils
glabres ou garnis de courts appendices. L’opercule ressem-
ble à celui du Br. Caespiticium, la couleur et 11 forme de la
capsule s'accordent bien au Br. inclinalum, aussi les feuilles
en sont elles les mêmes. — M. Sanio est porté à voir dans
ceite mousse un véritable bétard entre le Bryum inclinatum
et le Br. caespiticium.
2. Didymodon denticulatus Schpr.
Sous ce nom M. Husnot a publié dans ses « Musci Gallia »,
n° 508, une mousse stérile récoltée par M. Payot dans la
Haute-Savoie sur des rochers derrière les Aiguilles-Rouges.
Je n’ai pu réussir à découvrir dans la littérature l'endroit où
M. Schimper a décrit cette espèce; mais je viens de me con-
vaincre que ce Didymodon denticulatus Schpr. est identique
au Didymodon mollis Schpr. Synop. 2° édition, page 167.
3. Sphagnum spectabile Schpr.
.… C’est mon cher ami, M. G. Limpricht, qui le premier m'a
fait voir que ce Sphagnum spectabile est la même espèce-que
M. Russow ( « Beitrage zur Kenntniss der Torfmoose, Dorpat
1865» ) a décrite comme le Sph.cuspidatum speciosum Russ.;
plus tard, en 1872, M. Klinggraeff l’a publiée sous le nom du
Sphagnum speciosum Kigff.
Le Sph. spectabile Schpr. se trouve aussi en Allemagne en
< > plusieurs localités, surtout en Silésie. Je l'ai rencontré moi-
_ même dans les montagnes « Rhœn » déja en 1869 dans deux
stations, ne pris pour une forme robuste du Sph.
A, Geners.
REVUE BRYOLOGIQUE. 69
Gaide du Bryologue dans les Pyrénées (suite).
90 LE Ponr DE BENASQUE, LA RENCLUSE, LE LAG DE GREGONIO,
LA VALLÉE DE MALIBIERNE, LE PORT DE LA GLÈRE (1). .
3° JOURNÉE:
Si le lit était moins dur, ou plutôt si vous aviez un lit
quelconque, je vous conseilierais de ne pas vous lever trop
matin ce jour-là, car vous pouvez faire votre course de la
longueur que vous voudrez et rentrer à Ribereta à l'heure
qu’il vous conviendra.
Emmenez Mariano avec vous pour porter le déjeuner, et
renvoyez-le de bonne heure pour qu’il ait le temps de vous
préparer uue soupe au riz avec le lait que lui donnera quel-
que berger du voisinage. Si par hasard vous n’aimez pas la
soupe, gardez-vous bien de le dire à Mariano, car vous bais-
seriez immédiatement dans son estime, et il ne se gênerait
pas pour vous appeler d’un mot, fort usité dans la langue
espagnole, mais que je ne me permetirai pas de traduire en
français. #4
Explorez les pâturages humides des environs de là cabane,
vous y récolterez : Distichyum inclinatum Br. et Schpr., Di-
cranella Grevilleana Schpr. (espèce nouvelle pour la flore
pyrénéenne ; je l'ai retrouvée, en 1875, près du Col de Cou-
ret), Amblyodon dealbatus Dicks., Meesia alpina Br. et Schpr.
Prenez le sentier montant dans la vallée qui descend du
col de Castanèze: il s’écarte d’abord du torrent, passe près de
rochers escarpés, et le rejoint ensuite dans une gorge étroite :
c’estläque vous commencez à trouver le Grimmia atrata Mie-
lich_ bien fructifié ét très abondant sur les deux rives du
torrent pendant plusieurs centaines de mètres; VOUS F ré-
colterez aussi l'Amphoridium Mougeoli Schpr., le Dicranum
fulvellum Sm. et le D. falratum Hedw.
Suivez le second ravin de la rive droite, VOUS Y trouverez
l'Andræa nivalis Hook. fructifié, les Dicranum fulvellum et
falcatum, le Grimmia sulcala Saut. Nous avons continué à
monter, contournant au sud le pic de Malibierne pour at-
teindre le col de ce nom,oùil n’y a que des éboulis de schistes
très-secs : Fourcade dit y avoir trouvé le Tetraplodon mmoi-
des Br. et Schpr., mais cette localité ne convient nullement à
celte eulachnacée. Je conéeillérais aux bryologues de visiter
plutôt les environs des petits lacs que l'on voit, de la cabane
de Ribereta, sur le versant nord du Malibierne. - :
4° JounNéE.
Vous passez sur la rive droite du torrent un pen Put M
0 (0 Va Revue Bryologigne, 3° année, PT
2 u côté droit, le Ji
70 REVUE BRYOLOGIQUE.
de la cabane de Ribereta, à un endroit où croissent le Lepto-
trichum glaucescens Schpr. et le Bartramia ithyphylla Brid.
Le chemin, bien tracé à travers une belle forêt, suit conti-
nuellement le versant droit de la vallée de Malibierne. Le
guide vous devient inutile, vous pouvez le renvoyer après
le déjeuner, gardant seulement un peu de vin dans votre
gourde. Nous n’avons récolté rien d’intéressant dans cette
forêt. Fourcade y indique le Trematodon ambiquus Hedw.
dans un endroit marécageux entre le cheminet le torrent,en
face de nombreuses sources ferrugineuses que l’on voit sur
le versant opposé ; nous l’y avons cherché assez longtemps
sans pouvoir en trouver un seul échantillon. Le
versant gauche est très-probablement plus riche, mais il
ps a été impossible de traverser le torrent pour aller l’ex-
plorer.
Arrivé dans la vallée de l’Essera, vous n'êtes qu’à 4kil. de
la ville espagnole de Benasque qui n’est qu’un bourg fort
sale ; vous avez le temps d’y descendre et de remonter à
lPHospitalet avant la nuit. Fourcade avait trouvé, plusieurs
années auparayant, le Discelium nudum Brid. en abondance
sur du terreau dans le Jardin de l'Hôtel Brousseau ou The-
resita ; il n’y en avait plus en 1874. Je vous engage à ne pas
descendre à cet hôtel où l’on paie beaucoup trop cher; Benas-
LS serait d’ailleurs un mauvais centre d’excursions,vousne
evez pas y séjourner.
5° JouRNÉE.
Prenez, avant de partir, le Bryum Schleicheri Schw. qui
fructifie abondamment à quelques pas de l’Hospitalet. Sons
voyez, devant vous, sur le versant droit de la vallée, le sen-
tier du Port de la Glère qui serpente à travers des pâturages
ne présentant que peu d'intérêt. C’est sur les rochers des
environs Gu lac que vous commencez à herboriser fructueu-
sement par la récolte de magnifiques échantillons de Grim-
mia suleata Saut.
Quelques minutes après avoir dépassé le lac, vous attei-
gnez le Port de la Glère, aujourd’hui beaucoup moins fré-
quenté que le Port de Benasque.
L'Andræea Grimsulana Bruch. tapisse un rocher humide
ur lequel vous passez; Le Dicranum albicans Br. et Sch. for-
me de larges touffes sur les rochers qui s'élèvent à droite et
gauche du Port; dans les éboulis croisssent le Barbula aci-
Eee Br. et Schp. et le Brachythecium graciale Br. et
Sur un rocher humide du côté gauche du chemin, on voit
quelques Grimmia atrata Mielich. ct, Cie pe petit ruisseau
rene e J1 mannia cordifolia Hook.
Arrivé à la limite de la forêt, le chemin est mieux tracé,
REVUE BRYOLOGIQUE 71
vous trouvezen assez grande quantité le Zieria julacea Schp.
Sur les rochers qui bordent le torrent ou sont épars au mi-
lieu de son Lit croissent l'Orthothecium intricatum Schp. et la
plupart des espèces indiquées à la cascade des Demoiselles(|),
près de laquelle vous passez el vous rentrez à Luchon par le
pont Lapadé et la vallée de la Pique.
4 Varuée bu Lys, CASCADES DU COEUR ET D'EnFer, TUG DE
Maupas, LAC VERT ET LAC BLEU.
{0 Kil. de Luchon aux auberges du Lys, où vous trouverez les provisions
dont vous aurez besoin, principalement à l'Hôtel du Centre, chez Cantalou (® à
6 fr. par jour). — Pour sien faire cette excursion, il faut y consacrer 3 jours.
Si vous craignez la fatigue, vous pouvez vous contenter de l'exploration
cascades ; ce ne sera alors qu'une course très-facile et l’une des plus char-
mantes et des plus intéressantes que l'on puisse faire dans jes Pyré-
nées.
{re JouRNÉE.
Vous sortez de Luchon par la route d’Espagne ; arrivé au
Pont de Ravi (1), vous passez sur la rive gauche de la Pi-
queque vous abandonnez bientôt pour vous engager dans la
vallée du Lys, dont vous suivez larive droite. Pia,
Vous voyez plusieurs ponts construits pour l’exploitation
des belles forêts du versant droit où se trouve le val de Bour-
néou, exploré par M. Durieu de Maisonneuve. Visitez avec
soin les rochers du bord du torrent, entre le 2° et le 3° pont,
vous y récolterez:Cylind rothecium cladorrhizans Br. et P:;
Didymodon cylindricus Br. et Schp., Zieria julacea Schp.,
Eurynchium Vaucheri Schp. :
Plus loin la vallée s’élargit, et vous ne trouvez TIel dans
les prairies. L'auberge de Gantalou est située entre les cas-
cades du Cœur et d'Enfer, vous traversez le Lysquelques mi-
nutes avant d'y arriver et vous prenez l'Ulota Ludwigüi Schp.
sur un bouleau au bord du torrent. :
Après le déjeuner, suivez la rive gauche du torrent qui
descend de la cascade du Cœur, vous récollez : Eurhynchium
Vaucheri var. fagineum CG. Müll. sur les vieux arbres: Dicra-
num viride Sull. sur un hêtre; Weisia denticulata Brid. et
Tetrodontium Brownianum Schw. sur un rocher humide; Di-
cranum undulatum Voit, Plagiothecium undulatum Schp.,
Hylocomium umbratum Sch.,H. brevirostre Schp. et H. loreun
Schp. sur les bords du torrent; Buxbaumia indusiata Brid.
sur les troncs pourris. ; à doi
Laissez pour un autre Jour l'exploration du versant droit,
et redescendez jusqu’à l’hôtel (environ 10 minutes de la cas-
cade). La dre d'Enfer n’est qu'à quelques pas; vous ÿ
trouvez, sur les rochers de la rive droite, Bryum julaceum
Sm., Geheebia cataractarum SChp-; Anœctangium compactum
(1) V. Revue Bryologique, 41° année, pe 59,
ve REVUE BRYOLOGIQUE
Schp., Zieria julacea Schp., Amphoridium Mougeotii Schp.,
Blindia acuta Br. et Schp., Preissia commutata Nees, Passez
sur la rive gauche, et suivez le sentier jusqu’au dessous du
{er pont; c’est avant d'arriver à ce pont que j'ai recolté, dans
la forêt entre le chemin et le torrent, un assez grand nombre
de Buxbaumia indusiata Brid., espèce rare qu’on ne trouve
ordinairement qu’en très-pelite quantité.
_ Au {°° pont, vous trouvez: Weisia denticulata Brid. sur les ro-
chers humides etsur les racines, Preissia commutata Nees,elc.
Redescendez par la rive droite, à travers une forêt où fructi-
fie abondamment le Madotheca platyphylla Dam.
Au lieu de revenir de la cascade du Cœur à l’hôtel,on peut
traverser la forêt, arriver au {1° pont de la cascade d’Enfer,
et redescendre par la rive gauche.
2° JOURNÉE.
Partez de grand matin, car les orages sont fréquents le.
soir sur cette montagne. Prenez le chemin dont vous avez
po hier la partie inférieure, vous trouvez un 2° et un
* pont avant d'arriver à la cabane de la Rue d’Enfer ; à par-
de cet endroit, montez à gauche à travers des pâturages et
des rochers où croissent : Pterygophyllum lucens Brid., Anœ-
clangium compactum Schw., Weisia denticulata Br. et Schp.
Blindia acuta Schp., Dicranum albicans Br. et Schp., Divra-
num fuscescens Turn. Continuant à monter, vous récoltez le
Dicranum fulvellum Sm. sur des rochers légèrement humi-
des, le Grimmia contorta Br. et Schp. sur les rochers secs,
le Webera Ludiwigi Schp. et le Grimmia mollis Br. et Schp.
dans les petits ruisseaux qui sortent du glacier de Maupas.
_ Traversez ce glaciet et descendez en obliquant à droite,
vous arrivez au lac Bleu; unegrande et belle forme d'Hypnum
molle Dicks. tapisse les rochers du déversoir. Vous voyez à
vos pieds le lac Vert, laissez-le pour l’excursion du lende-
main, et descendez obliquement à gauche de manière à at-
teinure la plaine marécageuse de Plat-Long et le petit lac
Noir, que vous avez dû apercevoir à votre gauche et au-des-
sous de vous en montant au glacier de Maupas. Le Blindia
acula est fort abondant sur les rochers ; le Bryum Duvalii et
le Fontinalis antipyretica var. gracilis croissent dans les ma,
__ récages. Arrivé à l'extrémité de Plat-Long, vous atteignez
bientôt par une pente rapide la cabane de la rue d’Enfer.
us 3° JOURNÉE,
= Suivez le sentier de la rive droite de la cascade du Cœur, à
_ travers une forêt de hêtres, sur lesquels l’Ulota Ludwigii Sch.
‘est assez abondant. Visitez le voisinage de la cascade, vous
vectangium compactum Schp., Zieria julacea Schp. Fissidens
H., Preissia commutaia Nees.
-
REVUE BRYOLOGIQUE 73
- Gontinuant à suivre le sentier de la rive droite, vous arri-
vez à un premier plateau et à une cabane deberger, près de
laquelle croissent le Weisia denticulata Brid.et l’Andræea fal-
cata Schp. Entre le premier et le 2° plateau, vous trouvez le
Leskea nervosa Schw. et le Racomitrium fasciculare Schp.
L'Andræea falcata est abondant près de la cabane du second
plateau ; vous récollez un peu plus hautles Grimmia vontorla
Whl.. conferta Fk. et spiralis Hook,
Parvenu à l'entrée d’un cirque de graviers et d’éboulis
(Barbula aciphylla Br. el Schp.}), prenez, à droile, une petite
gorge qui conduit au lac Vert. Le Grimmia atrata Miel., le
Dicranum squarrosum Schrad. et une grande forme sub-
mergée d’Hypnum palustre L. croissent sur les rochers du
déversoir.
Visitez, en rescendant, les forêts du versant gauche (Hylo-
mium umbratum Schpr., Hypnum Crisla-castrensis L., Spha-
gnum squarrosum Pers. Vous pouvez être de retour aux au-
berges du Lys assez tôt pour rentrer le soir à Luchon.
(A continuer.) T. HusnoT.
Revue de la Flore Biologique de Belgique.
(Suite.)
Trichostomum pallidisetuim C. Müll.
Indiqué par erreur aux environs de Dinant. C'est le Gym-
nostomom tortile Schw. si
Barbula vinealis Brid.
Je ne crois pas que celte espèce ait été trouvée en Belgique
On a pris pour tel le Barbula cylindrica Sch. l
Grimmia plagiopodia Hedw.
Cette espèce très-rare à été indiquée en Belgique par plu-
sieurs auteurs qui l'ont confondue avec le Grimmia orbicu-
laris B. et S., d'après Kickx, F1. crypt. des Flandres, D: 158.
Le Grimmia cribrosa Hedw. (Coscinodon pulvinatus Spreng.)
des mêmes auteurs n’est qu'une forme du Grimmia pulvinata
Sm. (Kickx, L. €. p. 158). Le Coscinodon pulvinalus Spreng.
des Mousses de l’Ardenne, n° 165, est le Grimmia tricho-
phylla Grey. è
Bryum fallax Milde.
__ Ila été confondu avec le Bryum pallens SW. Cependant le
Bryum fallax É doit exister en Belgique, d’après les obser-
vations de M. Van der Sande-Lacoste qui l'a trouvé près de
nos frontières dans le Duché de Limbourg. (Aamwisten voor
_de Flora bryologica van Nederland, door Dr. Van der Sande-
Lasosie, LS er mt mine 1
La mousse, publiée sous ee nom dans le Bryothæa el
74 REVUE BRYOLOGIQUE
gica, n° 374, a été reconnue par MM. Geheeb etJuratzka pour
être le Anomobryum juliforme Solm.Cette espèce a été décrite
par M. le comte de Solms-Laubach dans son ouvrage intitulé:
Tentamen bryogeographiae Algarviae, p.38.
Amblystegium curvipes Schp.
On a pris pour tel une forme de l’Ambtystegium riparium
h.
Hypnum Haldanianum Grev.
Le Hypnum Haldanianum Grev., publié dans le Bryo-
theca Belgica, n° 48, n’est qu’une forme du Hypnum cupres-
siforme,
Hypnum pratense.
Il a été confondu avec le Hypnum arcuatum Lindb. Cesdeux
espèces voisines se distinguent assez facilement, même à l’é-
tat stérile.
Le Weisia Dicksoni, publié et décrit par Mlle Libert (PI.
Sa 4 Ard., n°5), ne diffère en rien du Weisia cirrhata
W.
Le Campylopus Arduennae du même auteur (PL crypt.
Ard.,n° 106) n’offre aucun caractère qui le distingue du Cam-
Pylopus flexzuosus B. et Sch.
(4 continuer). F. GRAVET.
Bibliographie exotique.
Muser Novr Muser MezBouRNEr. ConriNuario. Aucrore Er-
: NESTO Hampe. In-8, 26 p., 1876.
Voici la liste des 36 espèces nouvelles décrites par M.
Hampe dans cette brochure :
Sphagnum subcontortum, Funaria papillata, Tetraplodon
Tasmanicus, Calymperes Kennedianum, Codonoblepharum
subfasciculatum, Barbula crispata, Leucobryum subchloro-
phyllosum, Glyphocarpa erecta, Bartramia (Philonotis)
Slateri, Bartramia (Philonotis) pallida, Bartramia (Plicatella)
Commutata, Macromitrium Geheebii, Orthotrichum laterale,
Rhodo-Bryum crispatum, R. breviramulosum, R.olivaceum,
R. subfasciculatum, Argyro-Bryum subrotundifolium, Rhi-
2080mum taxiforme, R. aristatum, R. gracillimum, Catha-
rinea (Polytrichadelphus) Australasica, Polytrichum (Catha-
rinella) Gullweri, Éu-Polytrichum Sullivani, Bescherellia
brevifolia, Endotrichum Mülleri, Neckera (Pilotrichella) Re-
_ 8inæ, Hookeria {Mniadelphus) complanata, Hookeria (Mnia-
_ delphus)subrotunda,Hypnum (vesicularia) Slateri, Hypnum
(vésicularia) Hillianum, Drepano-Hypoum Walterianum,
Cyrto-Hypnum nano-delicatulum, C: rto-Hypnum plumulo-
siforme, Leptorrhyncho-Hypnum glauco-viride, Hhacopilum
REVUE BRYOLOGIQUE 75
A l'occasion du Bescherellia brevifolia, M. Hampe fait re-
marquer que le genre Bescherellia forme avec le Cladomnium
selosum et le Cyrtopus cryphaeoïdes, un groupe particulier
qui doit prendre place entre les Crypheacées et le genre Spi-
ridens.
E. BESCHERELLE.
BIBLIOGRAPHIE DES HÉPATIQUES.
19 TRAITÉS GÉNÉRAUX ET FLORES D'EUROPE.
Weser. — Historiæ muscorum Hepaticorum Prodromus.
Kiliæ, 1815, 1 vol. in-8, 160 p. 3 ff.
Les Hépatiques décrites dans cet ouvrage sont au nombre
de 223 espèces réparties en 7 genres. :
Gorrscue, LINDENBERG et N£ES AB ÉSENBECK. — Synopsis
Hepaticarum. Hamburgi, 1814, 1 vol. in-8, 834p. 2Ufr.
Contient la description de toutes les Hépatiques connues
à cette époque. Depuis lors un grand nombre d'espèces ex0-
tiques ont été décrites dans divers recueils par Gottsche, De
Notaris, etc.. de sorte que cet ouvrage, quoique de «late peu
ancienne,est aujourd’hui assez incomplet pour la partie ex0-
tique, mais pour l'Europe, iln’y a qu'un petit nombre d’es-
pèces à y ajouter. =
LINDENBERG. — Species Hepaticarum.Bonnæ, 1844-1851. 11
fascicules in-4, 389 pag. et 67 pl. 60 fr.
Ce bel ouvrage, accompagné de magnifiques planches en
partie coloriées, est resté inachevé et ne comprend que les
livraisons suivantes: : ;
Fasc. I-V. XXIX-164 p. et 33 pl., contient le genre Plagio-
chila. :
Fasc. VI-VIL. 78 p. et 12 pl.. genre Lepidozia.
Fasc. VII-XI. 118 p. et 22 pl.,genre Mastigobryum.
LinvenserG. — Monographie der Riccien. 1836, 1 vol. in-
4, 146 p., 19 planches coloriées 10 fr.
Voici les noms des espèces figurées : :
Riccia glauca, R. Bifurca,R. minima, R. discolor,R. gran-
dis, R. hortorum, R. crystallina, R. bullosa, R. ciliata, R.
fluitans, R. purpurascens, R. palmata, R. tumida, R. Bis-
chofii, R. cilüfera, R. nigrella, R. squamata, R. lamellosa,
R. fimbriata, R. natans ; Corsinia marchantioides ; Oxymi-
tra pyramidata;Sphærocarpus terrestris, S.stipitatus ; Riccia
reticulata, R. ochrospora, R. minor, R. Hübenerlana.
Bony x Sr-Vincenr et Monrasne. — Note sur un nou”
veau genre de la famille des Hépatiques (Duriæa). Comptes
rendus des séances de l'Académie des Sciences, mai 1843,
in-4 de5p. $ ‘
Mowraene. — Noté sur le genre Riella. Annales des scien-
ces Naturelles, Tome XVII. In-8 de 3 p.
SET PS
76 REVUE BRYOLOGIQUE
MonraGxe. — Note sur le Boschia, nouveau genre de la
famille des Hépatiques. Bulletin de la Société Botanique de
France, 1856. In-8 de 5 p.
LigerT. —Sur un nouveau genre d'Hépatiques (Lejeunia).
nr générales des Sciences Physiques, T. VI, Bruxelles
LINDENBERG. — Synopsis Hepaticarum Europæarum.
Bonnæ, 1829, 1 vol. in-4, 126 p. et 2 pl. où sont figurés
les Jungermannia cæspititia,sphacelata, scalaris, pumila et
le Marchantia spathisti. 4 fr.
_Nges von EsenBecx. — Naturgeschichte der Europæis-
_chen Lebermoose. Berlin, 1833-1838, 4 vol. in-12. g4ifr
Brscuorr. Bemerkungen über die Lebermoose, vorzüg-
lich aus den Gruppen der Marchantieen und Riccicen{An die
Akademie eingesendet den 23 Mai 1835). In-4, 128 p.,
SCpE 6 fr.
Les 5 planches de cet ouvrage contiennent: Lunularia
vulgaris, L. alpina; Grimaldia barbifrons, G. dichotoma,
G. rupestris ; Conocephalus vulgaris: Marchantia polymor-
= pha; Reboulia hemispherica ; limbriaria tenella var. por-
_ phyroleuca,F. flagrans ; Marchantia commutata,M. quadrata;
Corsinia marchantioïides ; Oxymitra pyramidata; Sedgwickia
_hemisphærica; Riccia eudichotoma var. canaliculata, R.na-
tans, R. Bischoffii, R. sorocarpa, R. glauca, R. ciliata, R.
natans. 2
Dumorrier.— Commentationes Botauicæ. Tournay, 1823.
1 vol. in-8, {18 p. c?2fr
Le chapitre 5 contient l'essai d’une monographie des Jon-
Sermannes. l’auteur, qui ne connaissait pas les publications
de Raddi et de Gray, établit 18 genres nouveaux aux dépens
du genre Jungermannia de Linné.
Dumonrrer. — Sylloge Jungermannidearum Europæ indi-
genarum. Tournay, 1831, in-8, 100 p. et? pl, Dir.
L'ouvrage commence par une clef analytiqué des espèces
_ et un synopsis des genres. Les caractères des 24 genres,
créés avec le Jungermannia de Linné, sont figurés dans les
2 planches. l
Düuuorrier. — Recueil d'observations sur les Jungerman-
_ nes. Tournay, 1835, in-8, 27 p. ® tr.
__ Dans ce nouveau travail, M. Dumortier donne les carac-
tères de 46 genres créés par lui et quelques autres botanistes
aux dépens du genre Jungermannia de Linné.
a description de chaque genre est suivie de l’énumération
pèces connues de l’Auteur.
ER. — Hep Europæ Bruxelles, 1874, :
caractères des genres. 8 fr.
5 e 4, :
REVUE BRYOLOGIQUE 77
Les 4 planches relatives aux Hépatiques contiennent : Gri-
maldia dichotoma, Anthoceros lævis, À. punctatus,A. Raddii,
Corsinia marchantioides.
LinpexserG. Manipulus muscorum secundus. Helsingfors,
1874, in-8, 66 p., { pl.
Les 33 premières pages traitent des Hépatiques. Les spo-
res des Fossombronia incurva, cæspitiformis, Dumortieri,
pusilla, angulosa et cristata sont figurés dans la planche
jointe à cette brochure.
2° FLORES RÉGIONALES.
4° Angleterre.
S. Gray. — Natural arrangement of British Plants, 1821.
Dans ce travail, resté presque inconnu des Bryologuesjus-
que dans ces dernières années, l’auteur a créé un certain
nombre de genres aux dépens du Jungermannia de Linné.
Les noms de ces genres se terminaient en us; M. Carrington
a changé cette terminaison en « pour les rendre conformes
aux lois de la nomenclature botanique et les adoptés dans
ses British Hepaticæ.
Hooker. — British Jungermauniæ: being a history and
description with figures,of each species of the genus, and mi-
croscopical analyses of the parts.London,1816,1 vol.in-4 con-
tenant la description de 82 espèces figurées avec des détails
d'analyse dans 88 planches. tip:
Avec fig. noires 100 fr.
Avec fig. coloriées 150 fr.
Cet important ouvrage, qui a contribué beaucoup à faire
connaitre les Hépatiques, commence par une clef analytique
et un synopsis des espèces. tr le
Cooxe. — British Hepaticæ, with figures and descriptions
of every species. Londres, sans date. Grand in-8 de 27 pages,
imprimé sur 2? colonnes avec figures intercalées dans le
texte | 0 fr. 50.
Lanogere. — Hepaticæ in Hibernia mense julii 1873 lectæ
(Acta societatis scientiarum Fennicæ, X). In-4de 75p.
Ce mémoire contient l’énumération de 87 espèces, suivie
d’une synonymie très-détaillée et de notes relatives à la des-
cription des espèces et aux caractères qui les distinguent des
espèces voisines.Il se termine par unenouvelle classification
des genres, que nous avons reproduite dans le n° 8 de la ?°
année de la Revue Bryologique. nie LE
CariGron. — British Hepaticæ: Contaning descriptions
and figuresofthenative species of Jungermannia,Marchantia,
. and Anthoceros. Londres, sans date. :
Publié par livraisons de 24 p. gr. in-8et4pl. eu
Prix de chacuné avec fig. noires 3 fr. 15
SC SRE TE ‘âvec fig-coloriées. A fr. 40
78 REVUE BRYOLOGIQUE
Les 4 livraisons publiées jusqu’à ce jour ont été analysées
dans la Revue Bryologique, ?° année, p. 11 et 19.
2 France.
DE Brégisson. — Liste des espèces d'Hépatiques qui ont
été observées en Normandie, Brochure in-8 de 16 p. publiée
vers 1840.
Ce catalogue, déjà ancien, est encore très-utile aujourd’hui
pour ceux qui Youkitit herboriser en Basse-Normandie.
SpRUCE. — The Musci and Hepaticæ of the Pyrenees. Pu-
blié dans The Annals and Magazine of Natural History. Lon-
don, 1859.
KreMER. — Monographie des Hépatiques du département
. de la Moselle. 2° édition, Metz, 1863, in-8, 5{ p.
Crié. — Observations sur la Flore Cryptogamique de la
Sarthe et de la Mayenne. (Bulletin de la Société Linnéenne
de Normandie, ?° série, t. V, Caen 1871). In-8 de 19 p.
ARRONDEAU. — Catalogue des Hépatiques observées dans
le Morbihan. Bulletin de la société Polymathique, Vannes,
1872). In-8 de 6 p. et 1 pl.
… Boucay. — Flore cryptogamique de l'Est (Mousses, Sphai-
gnes, Hépatiques).Paris,1872,1 fort vol.in-8 de 880 p. 15 fr.
(Analysé dans la Revue Bryologique, 1"° année, p. 15.).
Lamy DE La CHapeLLe. — Simple aperçu sur les Mousses
et les Hépatiques du Mont-Dore. Revue Bryologique, 2° année,
n° 2 et 3. Tirage à part : in-8 de 19 p.
LAMY DE La CHAPELLE. — Mousses et Hépatiques de la
Haute-Vienne. Revue Bryologique, 2 année, n°: 4, 5 6 et 7.
Tirage à part : in-8 de 53 p.
Husxor. — Hepaticologia Gallica : Flore analytique etdes-
criptive des Hépatiques de France et de Belgique, accompa-
gnée des planches représentant chaque espèce de grandeur
naturelle et ses principaux caractères grossis.
I‘ livraison, in-8 de 32 p.et4pl.,Paris,1875. 3 fr. 50
L'ouvrage complet, publié en 3 livraisons, contiendra
environ {00 p. de texte et 14 pl.
3° lialie.
… Rapnr. — Novarum vel rariorum ex cryptogamia stirpium
in agro Florentino collectarum decades duæ. Bononiæ, 1818,
in-4, 13 p. et ? pl. où sont figurés: Corsinia marchantioides,
. Riccia lamellosa, R, pyramidata, R. cavernosa,R. Michellii,
_ R. ciliata, R. glauca, R. minima, R.Crystallina. 2 fr.
jan. — Jungermanniographia Etrusca. In-4, 28 ke S
Publié, en 1820, dans les Mémoires de mathématiques
et de phy: jape dela sociéié des sciences de Modène; réim-
REVUE BRYOLOGIQUE à 79
servé intact, quoique renfermant des plantes biendifférentes.
Raddi est le premier qui l'ait divisé en créant, dans ce
travail, 9 genres nouveaux.
Les espèces figurées sont : Bellincinia montana, Candollea
carinata, C. complanata, Antoiria vulgaris, Frullania major,
F, minor, Jungermannia brevicaulis, J. tenerrima, J. turbi-
nata, J. bicalyculata, J. confervoides, J. bidentata rivularis,
J. bidentata media, J. dentata, J. pulvinata, J. bidentata ma-.
jor, J. serpyllifolia, J. inconspicua, J. scalaris stillicidiorum,
Fossombronia angulosa, F. angulosa cœspiformis, Calypo-
geia ericetorum, C. flagellifera, C. fissa, C. fissa integrifolia,
Metzgeria glabra, Rœmeria pinguis major,R. pinguis minor,
R. multifida, Pellia Fabroniana.
DE Noraris.—Primitiæ Hepaticologiæ Italicæ.In memoriæ
delle Reale Accademia delle Scienze di Torino, Serie II, Tom.
I, pag. 287. In-4 de 74 p. et 1 pl. représentant: Jungerman-
nia nigrella, J. crocata,Anthoceros cæspiticius, Sphærocarpus
Notarisii, Fimbriaria Bonjeani. JL
DE Noranis.— Appunti per unnuovo censimento delle He-
pauehe Italiane. Turin, 1858-1864. 2 fascicules in-4 moe
. Le
die fascicule est accompagné de 5 pl., où sont figurés:
Plagiochasma Italicum ; Alicularia Rotæana, Aliculariageos-
cyphus, Alicularia pachyphylla ; Jungermannia alicularia, J.
stillicidiorum,J.sphærocarpoidæa,J.tersa,J. Hornschuchiana,
J. Laurentiana. SCapania undulata, S. undulata roxila,S. un-
dulata ambigua, S. undulata æquatælormis, $. irrigua, S.
irrigua luxurians, $. nemorosa, $. nemorosa purpurasCcens,
$. nemorosa densa, $. nemorosa gemmipara, $. æquiloba, S.
tyrolensis, S. aconiensis, S. Franzoniana, S. compacta, S. rO-
sacea, S. Carestiæ, S. Bartlingii. Frullania dilatata, F. tama-
risci, F. tamarisci Blanda, F. Tamarisci Sardoa, F. tamarisci
mediterraneaà, F. Gesatiana. Lejeunia serpyllifolia, L. calca-
. rea, L. inconspicua. Phragmicoma Mackaïi.
4 Belgique.
Cognraux. — Catalogue pour servir d'introduction à une
Da DrAphIe des Hépatiques de Belgique. Gand, 1872, in-8,
56 p. ;
PA publications de Dumortier citées plus haut, et plu-
sieurs des ouvrages indiqués dans la bibliographie des Mous-
ses contiennent des renseignements sur les Hépatiques.Tou-
. tes ces indications sont réunies dans le travail de M. Co-
gniaux.
5° Allemagne.
Exanr. — Synopsis Jungermanniarum in Germania vici-
nisque terris Honisqes cognitarum,Coburgi, 1832; in-4 de 72
p.et13pl. mn 6 fr.
80 REVUE BRYOLOGIQUE
Les figures de cet ouvrage sont pour la plupart la repro-
duction de celles des British Hepaticæ de Hooker.
Hupexer. — Hepaticologia Germanica. Mannheim, 1834,
in-8, 314 p. 4 fr.
3° FLorEes ExOTIQUES.
LEHMAN. — Pugillus novarum et minus cognitarum stir-
_pium. Hamburgi, 1828-1857, 10 fasc. in-4, dont plusieurs
avec planches représentant des phanérogames.
On trouve dans ces fascicules la description d’un grand
nombre d'Hépatiques nou+elles.
Vax DER SANDE-Lacosre. — Synopsis Hepaticarum Java-
nicarum, adjectis quibusdam speciebus hepaticarum novis
TL — Amsterdam, 1856, 1 vol. in 4, 112 p., Lis
pl. 10 fr.
_ L'auteur indique 25? espèces récoltées à Java. Les genres
les plus nombreux en espèces sont les suivants: Lejeunia
43, Plagiochila 42, Frullania 37, Mastigobryum 20, Junger-
mannia 18, Chiloscyphus 14, Lepidozia 11.
_ 43 espéces nouvelles sont figurées dans les 19 premières
_ planches, ce sont : Plagiochila Junghuhniana, P. propinqua,
_ P. ungarangana, P. teysmani, P. semialata, P. gymnoclada,
. P. Sandei, P. variabilis, P. Kolthalsiana, P. fusca, Jun-
_ germannia Boschiana, Lophocolea horridula,Lepidozia gon-
“yotricha, Chiloscyphus trapezioides, C. Tjiwideiensis, Masti-
gobryum densum, M. linguæforme, M. Javanicum, M. gib-
bum, M. paradoxum, Radula anceps, Thysananthus planus,
_ Phragmicoma polymorpha- undulifolia, P. polymorpha-
% planifolia,Lejeunia Doziana, L. venusta, L. Molkenboeriana,
L. apiculala, L. falsinervis, L. aloba, L. decursiva, L. vesi-
caria, Frullania teres, F. reflexistipula, F. campanulata,
F. repandistipula, F.pinnulata,F. sinuata, F. sinuata-tenella,
F. tricarinata, F. minor, F. orientalis, Blasia Javanica.
6 espèces nouvelles, récoltées en dehors de Java, sont dé-
crites à la fin de l'ouvrage et figurées dans les 3 dernières
planches, ce sont: Plagiochila Surinamensis, P. drepano-
N° 6 3° ANNÉE . 4876
REVUE BRYOLOGIQUE
à @e- k
PARAISSANT Tous LEs Deux Mors
RS SL dd SLT TL TS LE PSE ET EE
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin où en anglais.
PS SSL POP P PL SPP LG De Le LL O LRO LRO DOS P TL OT POLE EEE POLE EST RE En
( B:FTANCS + 5... ne par an. \
A1B0 . 4 Shillings d'Angleterre . id. :
BONNEMENTS } 4 Marcs d'Allemagne. . . ia, (Pour toute l’Europe
\ 2 Florins d'Autriche. . . id /
S'adresser, pour tout ce qui con- M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaction et les abonne- {Saxe-Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s'abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 17, Paris.
Cd PP PTS ee
cer? 00 PT
rer LICE CHENE?
Sommaire du N° 6.
Catalogue des Mousses récoltées jusqu'à ce jour en France.
T. Huswor. — Bibliographie Allemande, Bibliographie Française
et Bibliograghie Suédoise. A. Geuess. — Nouvelles. — Table.
CATALOGUE DES MOUSSES RÉCOLTÉES JUNQU'A CE JOUR EN FRANCE.
Oss. — Dans cette énumération, j'ai suivi la classification de M. Schimper
(Synopsis, 2° édition). — J'ai indiqué le degré de fréquence ou de rareté de ces
espèces en France par les abréviations suivantes : T C. très-commun : Ü, COm-
mun : À C, assez commun ; À R, assez rare ; R, rare ; T R, très-rare.
I. — ACROCARPES.
Ephemerum serratum Hpe. À C.
. cohærens Hpe. T R. Strasbourg
_— stenophyllum Schp. T R. Alsace.
Physcomitrella patens Schp. À R.
Pphemerella recurvifolia Schp. R. Alsace, Haute-Savoie,
Paris, Calvados, Maine-et-Loire.
icrobryum Floerkeanum Schp. R. Est, Calvados, Paris,
ar.
Sphærangium muticum Schp. AR.
É _ triquetrum Schp. TR. Alsace, Provence.
Phascum cuspidatum Hedw. TC.
— bryoides Diks. A R.
— curvicollum Hedw. AR.
= rectum Sm. AR.
82 REVUE BRYOLOGIQUE
Archidium alternifolium Schp. A C.
Pleuridium nitidum Br. Eur. A C.
— subulatum Br. Eur. TC.
— alternifolium Br. Eur. R. ou confondu avec le
précédent.
Sporledera palustris Schp. R. Vosges, Jura, Haute-Vienne.
Bruchia vogesiaca Schw. TR. Vosges.
Systegium crispum Schp. AR.
Hymenostomum rostellatum Schp. T R. Alsace, Angers.
— microstomum Brown. A C.
— squarrosum N. et H. TR. Alsace, Angers.
— tortile Br. Eur. A R.
— crispatum N.etH.T R. Jura, Isère, Pro-
vence.
_ murale Spruce. T R. Basses-Pyrénées.
— unguiculatum Philib. TR. Aix-en-Pro-
vence.
Gyroweisia tenuis Schp. R. Alsace, Normandie, Paris,
Anjou, Mont-Dore.
ue reflexa Schp. TR. Avignon, Provence, Ille-et-
“ei Vilaine.
Gmnosiomem calcareum Nees. A R.
— rupestre Schw. A R. et seulement dans les
montagnes.
_ curvirostrum À C. dans les montagnes.
Eucladium verticillatum Br. Eur. A C.
Anæctangium ET Schw. TR. (Alpes). A C. (Pyré-
nées).
Weisia Want Eur. TR. Jura.
— viridula Brid. T C.
— mucronata Br. Eur. R. Alsace, Jura, Var.
Dicranoweisia crispula Schp. À C. dans les montagnes sili-
ceuses.
= cirrhata Schp. C.
Bruntoni Schp. AR.
Rhabdoweisia fugax Br. Eur. A R.
— denticulata Br. Eur. R. Loire, Vosges, Pyré-
nées.
Cynodontium polycarpum Schp. C. dans les montagnes sili-
| ceuses.
æ — virens Schp. R. Jura, Alpes, Pyrénées.
. Dichodontium pellucidum Schp. AR.
Trematodon ambiguus Horns.T R. Alsace,
mr me sa —— Haute-Savoie, Manche, Pyré
R. Jura, Prronées cen-
REVUE BRYOLOGIQUE 83
Dicranella Schreberi Schp. R. Alsace, Jura, Dauphiné, Nor-
mandie, Pyrénées. |
— squarrosa Schp. À C. dans les montagnes sili-
ceuses.
— cerviculata Schp. A R.
— varia Schp. A C.
= rufescens Schp. AR.
— subulata Schp. R. Vosges, Jura, Alpes, Pyré-
nées, Mont-Dore, Haute-Vienne.
— curvata Schp. R. Alsace, Alpes, Pyrénées, Nor-
mandie.
— heteromalla Schp. T C.
Dicranum fulvellum Smith. R. Pyrénées centrales.
— Starkii W.et M. A C. dans les montagnes.
— falcatum Hedw. R. Pyrénées centrales.
__ strictum Schl. R. Loire, Haute-Savoie, Hautes-
Alpes, Pyrénées centrales.
_— viride De Not.T R. Vosges, Pyrénées centrales,
Côtes-du-Nord.
— montanum Hedw. AR.
— flagellare Hedw. R. Vosges, Jura, Alpes, Pyré-
nées.
— fulvum Hook. R. Vosges, Haute-Vienne, Pyré-
nées.
— Scottianum Turn. R. Normandie, Bretagne.
— Jongifolium Hedw.A C. dans les montagnes sili-
ceuses.
__ Sauteri Br. Eur. R. Pyrénées centrales et orien-
tales. Haute-Vienne.
__ albicans Br. Eur. R. Dauphiné, Pyrénées cen-
trales.
— elongatum Schw. TR. Haute-Savoie, Pyrénées.
— fuscescens Turn. R. Vosges, Jura, Alpes, Auvergne
Cévennes, Pyrénées.
_— Mühlenbeckii Br. Eur. T R. Jura, Mont-Cenis, Py-
rénées.
— scoparium Hedw. T C.
— majus Turn. R. Vosges, Jura, Paris, Normandie,
Bretagne, Pyrénées.
— lustre La P. AC.
Reader Schw.R.Vosges,Jura, Loire, Mont-Dore,
AE Fo
— fe te Hedw. R. Vosges, Paris, Normandie,
Bretagne, Anjou, Haute-Vienne, Pyrénées.
— undulatum Br. Eur. AR. .
Dicranodontium longirostre Br. Eur. AR.
Campylopus flexuosus. Brid. AR.
— © fragilis Br. Eur. AR
84 REVUE BRYOLOGIQUE.
Fompylopns turfaceus Br. Eur. A R.
atrovirens De Not. A C. dans les Pyrénées cen-
trales.
—— polytrichoides De Not. R. Paris, Normandie,
Bretagne, Anjou, Haute- Vienne, Pyrénées.
— brevifolius Schp. R. Paris, Anjou, Bretagne,
Haute-Vienne, Aveyron.
— brevipilus Br. Eur. R. Paris, Anjou, Normandie,
Bretagne, Haute-Vienne.
— Schimperi Milde. T R. Pyrénées, Haute-Vienne.
Leucobryum glaucum Hpe. C.
Fissidens bryoides Hedw. C
— exilis Hedw. R. Alsace, Paris, Sarthe Calvados, Ille-
et-Vilaine.
— incurvus Schw. AR. :
— pusillus Wils. R. Paris, Provence, Corse. -
— crassipes Wils. R. Vosges, Paris, Calvados, Anjou,
Haute-Vienne, Dauphiné, Pyrénées.
— rivularis Br. Eur. TR. Pyrénées (Bagnères-de-
Bigorre et Bagnères-de-Luchon).
_— osmundoides Hedw. A R. et séulbroeht dans les
montagnes.
decipiens de Not. À R.
taxifolius Hedw. C.
adiantoides Hedw. C.
grandifrons Brid. R. Bretagne, Aveyron, Vau-
cluse, C. dans les Pyréntéé centrales.
Conomitrium Julianum Mont.A R.
Anodus Donianus Br. Eur. T R. Pyrénées (Bagnères-de-Bi-
gorre et Luchon).
Seligeria pusilla Br. Eur. À R.
— Calcarea Br. Eur. R. Paris, Seine-Inférieure, Cal-
vados, Dauphiné.
— tristicha Br. Eur. R. Jura, Lyon, Dauphiné, Cé-
vennes.
— recurvata Br. Eur. AR.
Blindia acuta Br. Eur. AC. dans les montagnes siliceuses.
Brachyodus trichodes N. et H. R. Vosges, Loire, Auvergne,
Pyrénées.
RE
pe Brera saxicola Br. Eur. R. Vosges, Rhodez, Pyré-
. Ceratodon purpureus Brid. rc:
. Corsicus Schd. TR. Var, Corse.
ne Brid. TR. Provence.
“Trichodon cylindricus + TR. Loi, » Pyrénées.
REVUE BRYOLOGIQUE 8)
Leptotrichum tortile Hpe. R. Vosges, Jura.Paris, Normandie,
Pyrénées.
vaginans Schp. TR. Mont-Dore, Hte-Vienne.
homomallum Schp. AR.
flexicaule Hpe. AC.
subulatum Hpe. TR. Landes, Basses-Alpes,
Var, Corse.
_ pallidum Hpe. AC.
— glaucescens Hpe. R. J ura, Alpes, Cévennes, Py-
rénées.
Distichyum capillaceum Br. Eur. C. dans les montagnes.
— inclinatum Br. Eur. R. Jura, Alpes, Pyrénées.
Pottia cavifolia Ehrh. AC.
— minutula Br. Eur. AR.
truncata Br. Eur. TC.
Wilsoni Br. Eur. TR. Normandie, Anjou, Bordeaux.
Heimii Br. Eur. R. Calvados, Sarthe, Tarn.
Starkeana C. Müll. AR.
cæspitosa C. Müll. TR. Alsace, Falaise, St Mälo.
lanceolata C. Müll. C. :
__ Jatifolia C. Müll. TR. Jura, Alpes, Pyrénées.
Didymodon rubellus Br. Eur. R. dans les plaines, T C. dans
les montagnes.
— luridus Horns. AR.
— Lamyi Schp. T R. Mont Dore.
— flexitolius H. et T. T R. Orne, Calvados et Man-
FRE
ARE
che ee
ss cylindricus Br. Eur. R. Vosges, Alpes, Pyré-
nées, Normandie. ,
ce mollis Schp. (D. denticulatus Schp.}. TR. Aiguil-
les rouges près Ghamounix- |
Trichostomum tophaceum Brid. À R. .
— mutabile Br. Eur. R. Normandie, Paris, Py-
rénées, Var, Corse, ee
_ crispulum Bruch. A R. Strasbourg, Norman-
die, Anjou, Alpes, Pvrénées, Var.
nm flavo-virens Bruch, R. Bretagne, Pro-
vence.
. Philiberti Schp. T R. Aix-en-Provence.
He Monspeliense Schp. T R. Montpellier.
ss tramphans De Not. R. ;
Fm" barbula Schw. T R. Provence.
Een littorale Miit. T R. Cherbourg. #
Leptobarbula meridionalis Schp. TR. Mont-d'arluc près
Cannes. es, :
Desmatodon latifolius Br. Eur. AR. et seulement dans les
: . montagnes. rene
_— systylius Br. Eur. TR. Basses-Alpes.
86
REVUE BRYOLQ@QGIQUE
Barbula brevirostris Br. Eur. TR. Mont-Cenis.
Ne Qi QI &
|
— aciphylla Bruch. R.
- ruralis Hedw.C
rigida Schul. AR.
ambigua Br. Eur. C.
aloides Br. Eur. AC. surtout dans l'Ouest et le midi.
membranifolia Schul. AR.
chloronotos Schul. TR. Provence Montpellier.
cavifolia Schp. AC. à Paris, R. ailleurs ou confondu
avec le Pottia cavifolia.
atrovirens Schp. (B. nervosa). AR.
revolvens Schp. TR. Aix-en-Provence.
Guepini Schp. TR. Angers, Hyères.
cuneifolia Brid. AR.
Vahliana Schl. TR. Marseille, Aix.
marginata Br. Eur. R. Anjou, Pyrénées, Provence,
Corse.
canescens Bruch. R. Nord-ouest, Haute-Vienne, Py-
rénées, Var.
muralis Hedw. TC.
unguiculata Hedw. C.
fallax Hedw. AC.
recurvifolia Schp. TR. Alsace.
pi Schp. AR.
cylindrica Schp. R. Alsace, Nord-Ouest, Hte-Vienne.
vinealis Brid. AR.
gracilis Schw. AR.
Hornschuchiana Schl. R. Alsace, Lorraine, Paris,
Calvados, Haute-Vienne, Loire, Dauphiné.
paludosa Schw. TR. Jura, Dauphiné, Pyrénées.
revoluta Schw. C.
convoluta Hedw. AC.
cæspitosa Schw. R,. Fontainebleau, Deux-Sèvres,
Mende, Provence.
inclinata Schw. AR.
tortuosa W. et M. AC.
squarrosa De Not.AC.
Brebisonnii Brid. R. Normandie Sarthe, Hte-Vienne,
Pyrénées, Hérault, Provence.
subulata Brid. C.
inermis Bruch. AR.
mucronifolia Br. Eur. TR.Jura, Alpes, Pyrénées.
lævipila Brid. C.
latifolia Br. Eur. R. Alsace, Yonne, Calvados,
Ie-et-Villaine, Ryrtaées
Jura, Alpes Pyrénées.
pulvinata Jur. R. Alsace
REVUE BRYOLOGIQUE 87
Barbula Mülleri Bruch. R. Anjou, Nantes, Provence, Corse.
Geheebia cataractarum (Grimmia gigantea) Schp. TR. Es-
— quierry et cascade d’'Enfer (Pyrénées).
Cinclidotus riparius Br. Eur. AR. Anjou, Pyrénées, etc.
— fontinaloides P. B. AC.
TE aquaticus Br. Eur. AR. Jura, Alpes, Provence, elc.
Grimmia sphærica Schp. TR. Vosges, Alpes Pyrénées.
_— conferla Funk. AR. Vosges, Auvergne, Alpes,
Pyrénées.
apocarpa Hedw. TC.
maritima Tur. R. Normandie et Bretagne.
anodon Br. Eur. R. Lozère, Dauphiné, Pyrénées.
— erinita Brid. AR.
— orbicularis Br. Eur. AR.
— pulvinata Sm. TC.
__ curvula Bruch. TR. Falaise, Anjou, Pyrénées.
— apiculataH. et H. TR. Mont-Blanc.
— Schultzii Wils. AC.
__ contorta Brid. TR. Vosges, Pyrénées.
RE torquata Grév. TR. Vosges, Mont-Dore, Pyrénées.
F2
funalis Schp. R. Jura, Alpes, Pyrénées.
Muhlenbeckii Schp. R. Vosges, Alpes, Pyrénées.
trichophylla Grév. AR.
Hartmaui Schp. AC. Vosges, Dauphiné, Pyrénées:
elatior Br. Eur. R. Jura, Alpes, Pyrénées.
Donniana Sm. R. Vosges, Dauphiné, Mont-Dore,
Pyrénées.
_— ovata W. et M. AC. dans les montagnes siliceuses,
_— Jeucophæa Grév. AC.
_— tergestina Tomm. TR. Aix-en-Provence.
— commutata Hüb. AR.
__ montanaBr. Eur. R. Alsace, Ardenues, Nord-Ouest,
Auvergne, Dauphiné, Pyrénées.
— alpestris Schl. AR. Alpes et Pyrénées, Mont-Dore.
_— gulcata Saut. R. Mont-Dore. Alpes et Pyrénées.
_— mollis Br. Eur. R. Alpes et Pyrénées.
— elongatakKf. TR. Mont-Blanc.
__ unicolor Grev. TR: Mont-Blanc
_— atrata Miel. R. Pyrénées centrales.
Rhacomitrium patens Schp. AR Vosges, Auvergne, Pyrénées.
= ,: "acicularé . AC. ;
s protensum Braun. AC. dans les montagnes s1-
; Hibenses: 6 — |
__ sudeticum Br. Eur. AC. dans les montagnes
ailiceuses. 7 0 :
heterostichum Brid. G.
- fasciculare Brid. AR. Mon
tagnes siliveuses.
8S REVUE BRYOLOGIQUE
Rhacomitrium nn Brid. R. Vosges, Normandie,
es.
— DE ren Brid. C.
— canescens Brid. TC.
Hedwigia ciliata Ehr TC.
Hedwigidium imberbe Br. Eur. TR. Vosges, Pyrénées.
Brauniasciuroides Br. Eur. TR. Valléede Lesponne (Pyrénées).
Coscinodon pulvinatus Spr. R. Anjou, Alpes, Lozère, Pyré-
nées. |
Piychomitrium polyphyllum Br. Eur. AR.
Amphoridium lapponicum Schp. TR. Vosges, Dauphiné, Py-
rénées.
— Mougeotii Schp. AC.
Zygodon viridissimus Brid. AC.
— Conoideus H. et T. TR. Normandie, Bretagne.
— Forsteri Wils.R Strasbourg, Elbeuf, Fougères, Maine-
el-Loire, Cher, Rhône, Var, Pyrénées.
Ulota Drummondii Brid. TR. Vosges, Dauphiné.
— Ludwigii Brid. AR,
— Bruchii Brid. AC.
— Crispa Brid. C.
— crispula Brid.AR.
— phyllantha Brid. R. Littoral de la Bretagne et de la
Normandie.
© — Huitchinsiæ Schp. AR., principalement dans les monta-
gnes.
Orthotrichum anomalum Hedw. AC.
— cupulatum Hoffm. AR.
— Sturmii H. et H. AR.
. rupestre Schl. AR.
_ urnigerum Myr. TR. Vosges, Haute Savoie,
. Sgymnostomum Brid. TR. Alsace.
— obtusifolium Schr. R. Vosges, Nord-Ouest, Py-
rénées, etc.
— affine Schr. TC.
_— fastigiatum Br. AR.
_. speciosum Nees. AR.
. patens Br. R. Vosges, Pyrénées, etc.
alpestre Horn. TR. Moni-Viso, Mont-Dore, Py-
rénées.
stramineum Horn. AR.
REVUE BRYOLOGIQUE 89
Orthotrichum leucomitrium Bruch. TR. Alsace, Vosges, Hte-
Savoie.
diaphanum Schr. C.
pulchellum Sm. TR. Jura, Calvados, Manche..-
Ille-et-Vilaine.
Winteri Schp. TR. Alsace.
Lyellii H.et T. AC.
leiocarpum Br. Eur. TC.
rivulare Turn. R. Vosges, Normandie, Breta-
gne, Hte-Vienne, Hte-Savoie, Dauphiné,
Encalypta commutata N. et HR. Jura, Alpes, Pyrénées.
— vulgaris Hedw. C.
rhabdocarpa Schw. R. Vosges, Alpes, Pyrénées.
ciliata Hedw. AC. dans les montagnes.
apophysata N. et H. TR. Jura, Alpes.
longicolla Br. Eur. TR. Jura, Dauphiné.
— streptocarpa Hedw. AR.
Tetraphis pellucida Hedw. AC.
Tetrodontium repandum Schw. TR. Mont-Dore, Pyrénées.
as Brownnianum Schw. TR. Vosges, Pyrénées.
Schistostega osmundacea W. et M. R. Vosges, Ardennes,
Orne, Hte-Vienne, Pyrénées.
Dissodon Frælichianus Grev. R. Alpes et Pyrénées.
Tayloria serrata Br. Eur. TR. Jura, Pyrénées.
-— ‘enuis Schp. TR. Pyrénées.
_— splachnoides Hook. TR. Jura.
Tetraplodon angustatus Br. Eur. TR. Hte-Savoie.
Splachnum sphæricum L. TR. Vosges, Dauphiné.
a ampullaceum L. Cette espèce n'existe plus dans
un certain nombre des localités où elle a été
indiquée et est devenue rare. ne
Discelium nudum Brid. TR. Calvados, Ille-et-Vilaine, Py-
rénées.
Physcomitrium sphæricum Brid.
ss eurystomum Sendt. — Les deux plantes, ra-
res en France, y ont été indiquées sous le
nom de Ph. sphæricum : Vosges. Paris,
Normandie, Bretagne, etc.
— acuminatum Br. Eur.TR.Valléed'Ossau (Bas-
ses-Pyrénées).
— piriforme Brid. AC.
Enthostodon ericetorum Schp. AR. É
— Templetoni Schw. R. Normandie , Bretagne,
Pyrénées, Var.
Funaria fascicularis Schp. C. é _-
__ curviseta Lindb. TR. Var. — M.fSchimper l'indique
rès Falaise (Golvaius) d’après de isson ; il
Avis y avoir erreur de ocalité. car il ne s’en trou-
F4 fa
LUE À
90 REVUE BRYOLOGIQUE.
vait daus son herbieraucun échantillon provenant
de Normandie, et jamais il nem’a parlé de cette
découverte aux environs de Falaise.
— calcarea Wahl. (F. calcarea et hibernica).R. dans le
nord, plus commun dans le midi, ;
— convexaSpr. R. Bordeaux, Landes, Toulouse, Dau-
phiné, C. à Hyères.
— hygrometrica Hedw. TC.
- — microstoma Br. Eur. TR. Calvados, Mayenne, Haute-
Vienne, Hautes-Alpes.
Mielichhoferia nitida N. et H. TR. Mont-Dore, Pyrénées.
Leptobryum piriforme Schp. À R.
Weiss acuminata Schp. R. Alpes, Pyrénées.
polymorpha Schp. AR. Vosges, Mont-Dore, Alpes,
Pyrénées.
— elongata Schp. AC. dans les montagnes.
— longicolla Schp. K, Vosges, Alpes, Pyrénées.
— : nutans Hed. AC. .
“—- Cucullata Schp. R. Vosges, Alpes, re
-_— Cruda Schp. AC. dané les montagnes
— annotina Schw. R. Vosges, Jura, Paris, Norman-
die, Haute-Vienne, Pyrénées.
Ludwigii Schp.T R. ‘Alpes, Pyrénées.
commutata R. Vosges, Cévennes, Alpes, Pyrénées.
pulchella Schp. TR. Savoie,
carnea Schp. À R.
Tozeri Schp. R. Brest, Angers, Bordeaux, St-Sever,
Pau, Provence.
— albicans Schpr. R. Vosges, Mont-Doro, Alpes, Py-
rénées,
Bryum arcticum Br. Eur. T R. Jura.
— pendulum Schp. R. Vosges, Jura, Paris, Mont-Dore,
Pyrénées.
— inclinatum Br. Eur. AR. Vosges, Jura, Pyrénées, etc.
— lacustre Brid. TR. Alsace.
— fallax Milde Gard, TR.
+ —. intermedium Br. Eur. TR, Alsace, Jura.
— Cirratum H. et H. TR. Alpes, Pyrénées.
Br
bimum Schreb.A R.
cuspidatum Schp. T R. Alsace, Dauphiné.
torquescens Br. Eur. R. dans le Nord, AC. dans :
. région méditerranéenne.
_— provinciale Phil. T R.Aix et Hyères.
- pallescens SchL.AR. en Pyrénées, etc.
cie am Schw. AR.
REVUE BRYOLOGIQUE 91
Bryum alpinum L. AC.
— Muhlenbeckii Br. Eur. TR. Alpes du Dauphiné, Pyré-
nées.
— gemmiparum De Not. R. Haute-Vienne,Provence.
— cæspititium I. C.
— badium Bruch. A R.
— Mildeanum Jur. T R. Haute-Vienne, Isère.
(4 continuer). T. Husnor.
Bibliographie Allemande.
Dr Erxsr HAMPE.— Flora Hercynica oder Aufzæhlung
der im Harzgebiete wildwachsenden Gefassp-
flanzen. — Nebst einem Anhange enthaltend die Laub und
Lebermoose. — Halle, bei G. Schwetschke, 1873. — In-8
de 384 p. ;
Lorsque le plus ancien des bryologues modernes allait
écrire la flore des plantes vasculaires du Hartz, il n'avait pas
l'intention d'admettre aussi les mousses étudiées par lui pen-
dant un demi-siècle; seulement plusieurs amis lavaient
pressé de le faire. L'auteur s’est borné à les énumérer dans
un court appendice (de 36 p.), tandis qu’il a pourvu les plan-
tes phanérogames d'excellentes descriptions latines. — L'é-
numération contient 360 espèces de mousses et 120 hépati-
ques. On connaît depuis longtemps, soit par M. Schimper,
soit par M. Müller et par M. Milde, les curieuses mousses dé-
couvertes par l’auteur, comme les Grimmia arenaria, sphae-
rica, Trichostomum flexifolium, Sphachnum sphaericum, vas-
culosum, Ulota Drummondi, Orthotrichum wrnigerum el plu-
sieurs autres espèces qui ont illustré la bryologie du Hartz.
Mais il y a une espèce nouvelle reconnue et publiée déjà par
M. Milde dans son « Bryologia Silesiaca », laquelle est dé
savouée jusqu’à ce jour : le Rhynchostegium hereynicum Hpe!
C’est à la bonté de l’aimable auteur que nous en devons de
bons exemplaires-qui nous ont persuadé que le Rhynchoste-
gium hercynicum est une bonne espèce différant du sembla-
ble Rh. confertum déjà par la forme de ses feuilles. — Dans
un petit appendice l’auteur donne encore 3 énigmes bryologi-
ve provenant de « Wallroth's Scholion, Linnaea, Band XIV,
eft 6 », savoir: -
Ë Phaseum siagninum Wallr. p. 680. C'est, d'après M. CA.
Müller, une forme du Pleuridium nitidum. A
2, Gymnostomum rigidum Wallr. p. 681. Caule brevissimo
simplicissimo oligophyllo, foliis e basi vaginante adpressa
linearibus subtrigonis oblusis enerviis Inlegerrimis, SiC-
cando rigidis erectis, capsula ovato pyriformi patula, oper-
_eulo e basi umbonata abrupte breviterque in rostellum rec-
tiusculum desinente,calvptra ovato-conoidea acutiuscula la-
92 REVUE BRYOLOGIQËE
tere fissa, basi integerrima. — Ad rupes schistozo-argillos.,
passim. M. Hampe serait porté à y reconnaître le Gymnosto-
mum Donnianum, si l’absence de nervureet l'habitation ne
le contredisaient.
3, Grimmia conferruminata Wallr. p. 683. Gaulibus erectis
simplicibus polyphyllis, densissime congestis, veluti in mas-
sam conformem conferruminatis, foliis e basi vaginante li-
nearibus carinato-costatis acutiusculis integerrimis siccando
adpresso-patulis; caetera desunt. — In fissur. rup. calcar.
apric. Hercyniae occident. — Selon l'avis de l’auteur,ce n’est
pas une espèce de Grimmia, c’est peut-être le Seligeria tris-
ticha. À. GEHEEB.
C. VarxstToRr, — Deutsche Laubmoose. — Neu-Ruppin,
chez l'éditeur. —
Les collections de mousses allemandes par M.C. Warnstorif
sont chaudement recommandées à tous ceux qui veulent ac-
quérir de bons exemplaires de mousses de diverses florules
de l'Allemagne. Les échantillons sont bien préparés et nom-
breux, Le ve espèce se trouve dans une enveloppe accom-
pagnée de l'étiquette où il est noté le nom et la désignation
exacte de la localité, du terrain et de l'élévation. Le prix se
fait à 10 marcs d'Allemagne la centurie, mais on peut choi-
sir aussi les espèces séparément au prix de 0, 15 mares cha-
cune, — Parmi les espèces distribuées jusqu’aujourd'hui il
y à quelques-unes étant rares ou peu connues, par exemple:
Campylopus brevifolius, Barbula commutata Jur. (Trichosto
mum undatum Sehpr. Syn. II), Bryum longisetum Bland..
Funaria microstoma, Grimmia anodon, Plagiotheciuin necke-
roideum, Eurynchium velutinoides, Hypnum turgescens, Metz-
leria alpina Schpr., Pseudoleskea tectorum, Trichostomum cor-
datum, Dicranum albicans c.fruct.!, le nouveau Sphagnum ob-
tusum Warnsif. c. fr. tenant le milieu entre le Sph. recur-
vum et le Sph. teres, etc. — S’adresser à: Lehrer C. Warns-
torf in Neu-Ruppin, Preussen . :
A. GEHEES.
Dr Enxsr Has. — Rückblicke zur Flora des Harzge-
bletes. — Aus «Verhand des botan. Vereins f. Brandenbura,
XV, 1876. » — Tirage à part : 7 p. in-8.
C’est un supplément du «Flora Hercynica » contenant en-
core 21 espèces de mousses,de sorte que la somme totale des
_ Mousses du Hartz se monte à 381 espèces. En voilà les espè-
ces les plus remarquables :
_ Oreowessia serrulata Fk., forma filiformis sterilis : Conos-
_ tomum boreale; Philonotis marchica, forma alpina; Bryum
m cinclidioides ;Sphagnum Girgensohnü.
.
REVUE BRYOLOGIQUE 93
Bibliographie Française.
Dr J.-E. Zerrenstenr. — Hepaticae Pyrenaiene circa
Luchon crescentes. — Ofversigt af Kongl. Vetenskaps-
Akademiens Forhandlingar 1875. N°2. Stockolm. — Tirage à
part : 12 p.in-8. +
_Ce catalogue donne une énumération des hépatiques étu-
diées par M.Zetterstedt pendant son séjour dans les environs
de la ville de Luchon. L'auteur ayant publié, il y a 10 ans,
une description détaillée de ce territoire au point de vue
géographique, géognostique et bryologique (« Pyreneernas
Moss vegetation i Luchons omgifningar af J.-E. Zetterstedt,
1865 ») se borne aujourd’hui à crayonner les limites de ses
excursions où il distingue les régions suivantes :
1, Regio frigida 1. glacialis : 3,400-2,700 mètres.
2, » alpina L. nivalis: 2700-1700 m.
3, » subalpina I. sylvatica: 1700-1000 m.
, » montaua: 1000-600 m.
Parmi les 68 espèces de ce catalogue nous trouvons quel-
ques-unes comme étant omises dans l'énumération de M.
Spruce (« The Musci and Hepaticæ of the Pyrenees, London,
1849»), savoir: Sarcoscyphus sphacelatus, S. alpinus, Scapania
subalpina, $. aequiloba, Jungermanma taæifolia, J. alpestris,
J. barbata, J. laæifolia, Trigonanthus catenulatus, Radula al-
pestris, et d’autres espèces.
À. GEHEEB.
Bibliographie Suédoise.
Dr JE. Zerrensrenr.— Musci et Hepaticae Finmarkiae
circa sinum Altensem crescentes. — Kongl. Svens-
ka Vetenskaps-Akademiens Handlingar. Bandet 13, n° 43, Stoc-
kholm, 1876. — Broch. in-4° de 42 p.
L'introduction se divise en 3 paragraphes :
1° Termini atque natura regiomis.
Dans la Finmarchie l’auteur distingue 3 parties princi-
pales : 4, Alten, ?, Kaafjord, 3, Taleig. Les montagnes n’at-
teignent la hauteur que d'environ 1000 mètres, mais il se
trouve souvent des alpes de 600 mètres de hauteur. — ny
a seulement 2 lacs considérables. — Sur les bords de la ri-
vière Altenelf on rencontre quelquefois des prés verts et or
nés d'arbres feuillus; mais il prédomine des sapinières et
quantité de marais.— Le terrain se compose de sable et d’ar-
gile aréneuse.
2° Vegetatio muscorum locis diversis crescentium.
Voilà un très-intéressant sn sur la distribution des
mousses en Finmarchie. Le plus grand nombre d'espèces
se trouve dans les régions alpines et sousalpines ; des espè-
ces arctiques ne sont notées que deux: lOrthotrichum arcti-
cum et le Psilopilum arcticum.
94 REVUE BRYOLOGIQUE.
30 Vegelatio muscorum in Allen comparala cum vegelatione
muscorum in Spelsberg et in nonnullis Scandinaviae regio-
nibus.
Dans l’énumération suivante il se trouve 222 espèces de
mousses et 49 hépatiques. Contenions-nous de donner seu-
lement la description des espèces nouvelles qui se trouvent
dans cet estimable travail, savoir :
Dicranum tenuinerve Zeit. Spec. nov.
Cespites sat densi, inferne fuscescentes, superne viridi-lu-
tescentes. Caules circa 2 poll. longi, subsimplices 1. parce
fastigialo-ramosi, fibrillis paucis parum intertexti, densifo-
lii. Folia sicca appressa, madida paullisper patentia, brevia,
e basi lanceolata sensim breviter subulata,integerrima,cellu-
lis alaribus subquadratis perspicuis,ceteris gracillimis elon-
gatis, nervo tenui apicem versus evanescente. Capsula in pe-
dicello subpollicari cernua, ovata, sicca sulcata. Operculum
pallidum, subulatun. Annulus angustus. Peristomii dentes
rufo-sanguinei. — Ad saxa et terram regionis alpinae: Alten
in monte Store-Reipasfjell una cum Jungermannnia minuta
— ©. fr. — Planta quoad habitum media inter Dicranum
elongatum et D. Schraderi.
Ab hoc facillime dignoscitur habitu graciliore, folliis inte’
gerrimis haud undulatis, nervo tenui. Ab 1llo diftert habitu
robustiore, foliis latioribus, obtusioribus, sat brevibus, ner-
vo tenuiore.
Dicranum spadiceum Zett. Muse. Pyren. p. 20.
Cespites sat densi, inferne brunnei, superne lutescentes,
Caules circa ? poll. longi, plus minus ramosi densifolüi. Fo-
lia nitida, sicca et madida patentia, e basi lanceolata longè
subulata, integerrima 1. summo apice subserrulata, dense
areolata, cellulis alaribus subquadratis, ceteris elongatis,
nervo in subulam excurrente.
Ad saxa et terram regionis alpinae: Talvig, in monte
-Wassbottenfiellet parcissime legimus.
Planta finmarkicacum planta pyrenaica perbene congruit.
À Dicrano scopario habitu subsimili satis differt foliis capil-
lari-subulatis subintegerrimis et tela cellulosa tenuiori ; Di-
_ Granum scoparium praebet folia conspicue serrata apice cras-
_ Siore. À Dicrano fuscescente conspicue differt nitore totius
plantae et foliis latioribus subintegerrimis. À Dicrano arctico
… distinguitur habitu robustiore. Pro:.Lindberg in Musc.Spetsb.
999 contendit Dicranum spaliceum nihil aliud esse posse
1 Var. integrifolium Dicrani scoparü. Quod si cum alia
gendum sit, potius fortass
sse transferendum ad
od jam in Musc.
REVUE BRYOLOGIQUE 95
Pyren. 1, c. monuimus. Sed quum fructus ignoti sint, juxta
D. scoparium, habitu proximum, nunc collocavimus, sicut
antea in Musc. Pyren. fecimus.
Grimmia tenera Zett. Sp. nov.
Caules dense cespitosi, parum cohaerentes, pollicares et
ultra, tenerrimi, fastigiato ramosi |. nonnunquam subsim-
plices. Folia sicca appressa, madida patentia, brevia, trian-
gulari-ovata, acuta 1. acuminata, margine revoluta prae-
sertim superiora, inferiora mutica, superiora brevipila, om-
nia minutissime reticulata. — In fissuris rupium prope
inare, sat raro ut videtur : Alten, ad pedem montis Kongs-
havnsfjellet; Talvig in montibus juxta Taivigfjord praecipue
propre amnem Isbarelfveu. — Quoad habitum Grimmia fu-
nali subsimilis, sed constanter dignoscitur caulibus tene-
rioribus,foliis minus confertis, margine revolutis et aliter
reticulatis. Ad Grimmiam apocarpam, speciem valde poly-
morpham, proprius accedit, quamquam longe differt habitu
et sine difficultate distinguitur caulibus multo tenerioribus
filum vix superantibus, foliis multo minoribus et breviori-
bus, minutius reticulatis, margine minus revolutis. — For-
san Grimmiae confertae proxima, quamquam habitu satis re-
cedit et ceterum distat caulibus tenerioribus et longioribus,
foliis minoribus et brevioribus, margine minus revolutis.—
Ab omnibus speciebus nunc allatis differt foliis superiori-
bus, quae apicem folii versus striis obscurioribus notata
sunt, — Fructus ignoti. ou 4
A. GEHEER.
NOUVELLES.
M. V.F. Brotherus partira en 1877 pour le Caucase pour en
explorer la bryologie pendant presque toute l’année. D'abord
le voyageur se rendra aux bords de la Mer Noire pour quel-
ques mois, alors il séjournera quelque temps au rivage de
Mer Caspienne et enfin dans le Caucase central, où il consa-
crera les mois d'été à l'étude de la végétation alpine. Nous
ne doutons pas que le voyage de cet infatigable bryologue ne
soit couronné de succès.
À. GEHEES.
La vente de la Bibliothèque de M. Adolphe Brongniart com-
mencera le 4 décembre. La partie la plus importante est re-
lative à la Paléontologie végétale. s
C’est le 15 qu’aura lieu la vente des Muscinées.
Le catalogue est distribué chez M. Deyrolle, naturaliste,
rue de la Monnaie, 23. :
Le Gérant, T. Husxor.
— Condésur-Noireau (Calvados). — Imp. d'Eugène L'Enfant.
m.
ee HE
TABLE DES MATIÈRES DE LA 3° ANNÉE (1876)
PAR NOMS D'AUTEURS.
_ AnxezLz. — De Skandinaviska Lofmossornas Ka-
FOIRE, one
BescHerEeLLEe. — Bibliographie exotique. . . . .
Note sur un Phascum pleurocarpe
Genres, — Bibliographie . . . . . . . . . ..
LU SSP AE
Deux nouvelles espèces de Mousses
Européennes, 1... à :
Notes sur trois espèces. . . . . . .
Une collection de Mousses d'Australie.
Graver. — Bibliographie Danoise. , , . . . . .
Hollandaise . . . . . .
Ouvrages sur les Sphaignes. . . . .
Revue de la Flore Bryologique de Bel-
HusNor. — Bibliographie. , . . . . . . .. s
Bibliographie Espagnole . . . . . .
rtenne, "+
des Hépatiques . . . .
Catalogue des Mousses récoltées aux
Antilles Françaises... ‘: : .. ... ..
Catalogue des Mousses récoltées jus-
qu'à ce jour en France . , . , . .
… Lauy.— Supplément aux Muscinées du Mont-Dore
et de la Haute-Vienne . . . , . , .
Leônaxp. — Bibliographie Française , . . . . .
RavauD, — Guide du Bryologue et du Lichénologue
dans les environs de Grenoble. . .
RexauLn. — Note sur l'Antitrichia curtipendula .
sur l'hypnum Vaucheri RE
sur le Neckera Menziezii . . . , .
Scarwgr. — Fontinalis Duriæi . . , . , . ..
es
Hypaum Goulardi . ! ! {| |.
re er
30,
12, 44, 59,
31,
de - 4e ANNÉE 1877
REVUE BRYOLOGIQUE
à CO
DaraissanT TOUS LES Deux Mois
he
Le LS DS SR
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
are
_
ee
è ( G'ÉTANDCS., rie pe nc par an.
ABO . } & Shillings d'Angleterre. id. | >E
NNEMENTS : & Marcs d'Allemagne, . . id, La toute 1 Europe
2 Florins d'Autriche, . . id.
S'adresser, pour tout ce qui con- M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaelion et les abonne- {Saxe- Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s'abonne également chez F. Savy, Libraire, boul, St-Gérmain, 77, Paris.
G0000000000000000000000000000000000000 000
Sommaire du N° 1.
Liste des Bryologues de l’Europe (2° supplément). T. Husnor.—
Notes sur quelques mousses rares où peu connues. À. (EWEEB.—
Note sur un cas tératologique offert par une hépatique. L: Crté.—
Le Weisia Ganderi, À. Geuges. — Sur quelques stations du Sphae-
rocarpus Michelüi, L. Crré. — Note sur l’'Hypnum turgescens. À.
GEuEEs, — Catalogue des mousses récoltées jusqu'à ce Jour en
France (suite). T. Husnor. — Bibliographie Allemande. A.GEnErs.
— Bibliographie Européenne. F. Graver. — Bibliograghie exo-
tique. T, Huswor, E. BesonereLLe, À. (ENEEB.
LISTE DES BRYOLOGUES DE L'EUROPE
2e SuPPLÈMENT (1)
1° ADDITIONS.
W. Barbey-Poissier. Valleyres, canton de Vaud (Suisse).
Barbiche (Pabbé). Curé à Bionville, par Gorcelles-Chaussy
(Lorraine). hors :
D° Bornet. Quai de la Tournelle, 27, Paris.
K. Flach. Stud. Med., Würsburg (Allemagne).
R. Haist. Chimiste à la Chaux-de-Fonds, canton de Neu-
__ châtel (Suisse). . eo
Rev. H. H. Huggins. Rain Hill, Prescot, Lancashire (Angle-
terre). » ; 5 a
(1) Voir la Revue Bryologique, 3e année, n° 2 et 3,
2 REVUE BRYOLOGIQUE. é
Jahns. Apotheker, in Gættingen (Allemagne).
A. Letacq. Professeur au collége de Mortagne, Orne (France).
Osthaus. Oberbergrath, in Clausthal-am-Harz (Allemagne).
Philibert. Professeur à la faculté des lettres d’Aix-en-Pro-
vence (France).
Scheffler. Stadtsecretær, in Blankenburg-am-Harz (Alle-
magne).
D' Schultze. Neu-Ruppin (Allemagne).
2° CHANGEMENTS D’ADRESSES.
W. T. Brotherus. Schullehrer, Wasa, Finnland (Russie).
G. Limpricht. Lehrer, Tauentzienstrasse, 38, Breslau (Alle-
magne).
D' Progel. K. Bezirksarzt, Waldmünchen bei Cham, Ober-
pfalz (Bavière).
D° Zickendrath. Chemiker in der badishen Anilin und Soda-
fabrik, Ludwigshafen-am-Rhein (Allemagne).
Notes sur quelques mousses rares ou peu connues.
Parmi les nombreux envois de mes chers et estimables
amis, il y en à toujours quelques-uns qui contiennent des
espèces de mousses fort rares en Europe et provenant de
Stations nouvelles ; quelquefois il s’y trouve des espèces qui
ne sont pas admises comme telles dans la deuxième édition
du Synopsis de M. Schimper et qui pourtant méritent consi-
dération. C’est pourquoi je voudrais bien signaler de telles
espèces dans la Revue Bryologique de temps en temps. — En
voici quelques-unes aujourd’hui :
1. Bruchia trobasiana De Not, — Cette rareté fut découverte
par l’infatigable M. Breidler en Styrie, près de la ville de
Marburg, mais seulement en peu d'échantillons (Mai 1876).
2. Cynodontium schisti OŒEd. — Près de Lienz en Tyrol, sur
le terrain pétreux du mont Thurner-Berg, découvert par M.
Gander le 22 mai 1876.— Selon M. Juraizka, c’est la première
Station dans l’empire d'Autriche.
3, Dicranum Sauteri Br. et Sch. — J'en trouvai de beaux
exemplaires dans les mousses indéterminées et récoltées par
M, le chanoine Ch. Erdinger sur le mont Alm-Kosl, près de
Weyer, dans l'Autriche supérieure (1872).
4 Campylopus brevifolius Schpr. — De magnifiques exem-
paires en furent découverts par M. C. Ræmer daus les envi-
Tons de la ville d’Eupen, dans la Prusse Rhénane, sur un
ue entente NN
5. Physcomitrium acur inatum Schleich. — C'est encore
_ M. Gander qui en a récolté de beaux échantillons près de
en Tyrol, associés avec le eisia Ganderi, dans des
REVUE BRYOLOGIQUE 3
fossés de prés. — Voilà, selon M. Juratzka, la quatrième sta-
tion en Autriche pour cette espèce. Du reste, je l’ai reçue, il
y a quelques années, aussi de la Westphalie, des environs
de Munster, où elle fut découverte par feu M. le curé Wien-
kamp. RS
6. Bryum gemmiparum De Not. — Je rencontrai cette es-
pèce à l’état stérile dans les mousses indéterminées que
M. le D" Holler a récoltées (en 1869) dans le « Val di Anzasca»
au pied du Mont Rosa. En examinant cette mousse, que je
connais de Belgique, de Grèce et même d'Allemagne, je me
suis convaincu de nouveau qu'à l’état stérile elle se rap-
proche le plus du Bryum alpinum. Mais elle en diffère sur-
tout par le tissu s’élargissant vers la base et se rétrécissant
beaucoup vers le bord de la feuille, de sorte que celle-ci
semble être marginée.
7. Fontinalis androgyna Ruthe. — Cette curieuse mousse
fut décrite par M. À. Ruthe dans « Hedwigia 1872, p. 166. »
Elle se trouve dans des prés inondés pendant l'hiver sur les
bords de l’Oder, dans les environs de Bærwalde. Les Fontinalis
antipyretica et hypnoides croissent dans le voisinage. M. Ruthe
vient de m'écrire (le 13 novembre 1876) : «..…. Après avoir
cherché en vain le F. Androgyna dans les deux dernières an-
nées, j'étais porté à le prendre pour une forme hybride éphé-
mère. Enfin je l’ai trouvé de nouveau l’été passé, j’en ai exa-
miné un grand nombre de fleurs et je les ai toujours trouvées
hermaphrodites, tandis que les fleurs des F. antipyretica et
hypnoides croissant dans le voisinage se montraient toujours
diviques. 11 me faut donc regarder le F. androgyna comme
une véritable espèce... » — Le fruit en est inconnu jusque
aujourd'hui. :
8. Hypnum hamifolium Schpr. Synops. ed. I. — Par M. le
D" Sanio j'en ai reçu une magnifique touffe déjà en 1875 sous
le nom du iypnum fluitans, var. faleatum. Cet aimable bryo-
logue, après avoir examiné de nouveau cette mousse Crois-
sant dans des marais près de Lyck, vient de m'écrire : «... Le
Hypnum hamifolium ressemble beaucoup aux formes robustes
du . fluitans, mais il en diffère par la nervure plus épaisse
étant large de 0,08 "" à la base, tandis que celle du H. flui-
tans, var. falcatum, n’a que 0,05 "" de largeur. Le tissu du
H. hamifolium est aussi plus épais ordinairement (mais non
pas toujours) ; cependant les cellules des oreillettes sont
VariaDles... N:. 5 :.. Sr Cr pan
A. GEHEES.
| Note sur un cas tératologique offert par ane
_ Hépatique (FRusLania pizarara Nes).
Le Frullania dilatata Nees, hépatique si commune dans
4 REVUE BRYOLOGIQUE
notre région de l’Ouest sur les troncs d’arbres (peuplier,
hêtre, etc.), m’a présenté récemment un cas tératologique
qui jusqu’aujourd’hui n’avait point été observé. ;
Cette Frullanie est bien connue par ses tiges rameuses,
formant des touffes compactes et d’un vert brunâtre ou noi-
râtre; en examinant la disposition des feuilles sur les ra-
meaux, on voit Le existe nettement trois rangées de feuilles,
puisque, outre les deux séries dorsales, il est toujours facile
d'en observer une troisième sur la face ventrale de la tige.
Or, dans l'échantillon que nous avons recueilli aux environs
de Sillé-le-Guillaume (Sarthe), sur un tronc de peuplier, on
reconnaît de suite qu’il s’agit d’une hypertrophie axile, con-
sistant dans l'allongement prodigieux de la tige fructifère.
A l'inspection du rameau en question, on voit que ce n’est
point un simple prolougement flagelliforme présentant ,
comme on lobserve souvent chez les hépatiques, de très-
ur feuilles écartées et souvent imperceptibles ; ici, c’est
ien réellement une hypertrophie d’un rameau fructifère
démesurément allongé, privé de ses feuilles qui se sont
atrophiées et terminé par une capsule quadrifide dans la-
quelle se sont développées des spores normales très-finement
| verruqueuses.
Ainsi, cette singulière anomalie, que nous rattachons aux
PV eS des organes axiles, peut être résumée en ces
ermes :
Elongation du rameau fructifère et atrophie complète des
feuilles et des stipules.
Ces cas tératologiques sont d'autant plus intéressants à
étudier qu’ils sont fort rares et peu connus chez les crypto-
games ; aussi, Croirai-je utile de les signaler toutes les fois
que j'en aurai l’occasion.
L. Crié.
Note sur le Weisia Ganderi Jur.
Cette jolie espèce nouvelle fut déjà signalée dans le pre-
Mer numéro de la Revue Bryologique avant que la descrip-
lon en eût été imprimée. C’est pourquoi nous croyons de
voir la publier aujourd’hui, d'autant plus que cette intéres-
_ Sante mousse à été omise dans la nouvelle édition du Sy-
_ nopsis de M. Schimper. Dans « Verhandlungen der K. K.
_200logisch - botanischen Gesellschaft in Wien, Jahrganug
18%», M. Juratzha (dans la séance du 1° décembre 1875)
décrit cette espèce ainsi: . Fe
et caespitulosa, 2-4 "" alta, laete- et Intescenti-
basi ramosus, Folia erecto-pater
lo-patentia, sicca in-
REVUE BRYOLOGIQUE 5
curva et tortilia, crispata, inferiora minora lanceolata, su-
periora majora, comantia, e basi latiore lineali-lanceolata,
obtusiuscula vel brevissime acuminata, carinata, margine
plana, costa in mucronem brevem exeunte. Cellulae supe,
riores minutae, rotundato - quadralae, minute papillosae-
obscurae, basi rectangulae hyalinae. Flores monoici, Mas-
culi gemmiformes, in ramulo basilari abbreviato terminales,
haud raro plures congesti, folia perigonialia late ovata, con-
cava, acuminata, tenui-costata. Calyptra longe rostrata, us-
que ad basin capsulae producta. Capsula in pedicello 5-8 ""
alto, pertenui, stramineo dextrorsum terto erecla, regularis,
angusta, ovato-oblonga et cylindracea, sub ore paulisper
constricta, leptoderma, fuscescens tandem rufescens, SiCCa
subtiliter sulcata. Annulus e triplici serie cellularum minu-
tarum composilis persistens. Operculum tenuirostratum,
pallidum, capsulam longitudine aequans vel ipsa paulo bre-
vius. Peristomi dentes lanceolati obtusiuseuli, integri, vel
apice fissi et pertusi, articulationibus 3-6, rufo-ferruginel,
dense papillosi, linea divisurali nulla. Sporae 0,018-0,021%"
papillosae, opacae. »
M. Juratzka ajoute à cette description les remarques sul-
vantes :
« Cette élégante espèce a été découverte par M. le coopé-
rateur H. Gander, sur les côtés de petits fossés des prés entre
Lienz et Thurn, en Tyrol, à une hauteur d'environ 700 m. —
Elle ressemble beaucoup au Trichostomum pallidisetum. H.
Müll., avec lequel elle peut être confondue facilement sans
un examen exact. Elle en diffère par le bord des feuilles
plan au sommet, par les fleurs mäles terminales, par l'an-
neau persistant et composé de petiies cellules, par le péris-
tome du Weisia et par les spores plus grosses de moitié. —
Elle est voisine du Weisia mucronata dont elle diffère par la
taille plus tendre, par la capsule plus étroite el presque Cy-
lindrique étant d’une couleur plus vive etayant l'épiderme
bien délié (composé de cellules beaucoup plus grosses), par
us long, par l’opercule muni
Qué par le péristome plus
rouge-brun, couvert de papilles épaisses, par les
21 — 0,026"), enfin par le tem
Eu fa ïs d'Août et de
6 REVUE BRYOLOGIQUE.
Sar quelques stations du SPHEROCARPUS
Micmerus dans l’ouest de Ia France.
Le: Sphærocarpus Michelii Bell. Sphærocarpus terrestris
Mich., Targionia Sphærocarpus Dicks., est une intéressante
petite plante, qui, en raison de son extrême exiguité, échappe
aux investigations du bryologue qui la cherche souvent bien
loin alors qu’il la foule à ses pieds. Il y a près de huit ans
que j'ai observé pour la première fois, aux environs de Sillé-
le-Guillaume (Sarthe), sur la terre des carrés incultes, dans
les jardins, le Sphærocarpus Michelii, et, depuis, j'ai reconnu
que les lieux cultivés, humides et argileux, sont générale-
ment ses stations favorites. Plusieurs fois, en effet, j'ai pu
noter sa présence, dans des stations identiques, sur plusieurs
points du Maine: Le Mans, Sargé, Montfort, Conlié, Crissé,
Neuvillalais, Pezé-le-Robert, Saint -Jean, d'Assé, etc., etc.
(Sarthe); Saint-Pierre-sur-Orthe, Voutré, Saint-Germain-de-
Coulamer, etc. (Mayenne) (1).
Longtemps avant nous, MM. Desportes et Guéranger
avaient observé cette plante sur la terre humide, dans les
Jardins de Champ-Garreau, près le Mans, et presque à la
même époque M. Diard notait sa présence à Saint-Calais et
dans les environs ae
Ainsi, en réunissant aux localités connues depuis longues
Sphærocarpus Michelii représenté seulement par des échan-
tillons crûs et récoltés dans la Sarthe, aux environs du Mans
et dé Saint-Calais. Au reste, dans une lettre adressée à
M. Diard, de Saint-Calais, lintrépide bryologue Caennais
M. Roberge déclarait positivement avoir vainement cherché
Je Sphærocarpus Michel dans la plaine de Caen. J'ignore si
M. de Brébisson l’a jamais observé aux environs de Falaise (2),
et Je ne sache pas que M. Lenormand l'ait recueilli dans la
Campagne Viroise. La même hépatique paraît n’avoir pas
sur la Flore Cryptogamique de la
épatiques. —= Caën, 18741. |
trouvée aux environs de Falaise: 1es
n à distribués à orrespondants
REVUE BRYOLOGIQUE +
compagnie du Riceia glauca, hépatique gamophylle assez ré-
pandue sur le revers des fossés et dans les champs cultivés
de la campagne de Rennes. Notre excellent ami Alph. Legal,
bryologue distingué, enlevé trop tôt à la science qu’il culti-
vait avec tant de succès, récolta le même Sphærocarpus aux
environs de Josselin (Morbihan).
Des recherches attentives et persévérantes prouveront, je
l'espére, que cette curieuse plante est moins rare, en géné-
ral, qu’on ne le supposait tout d’abord. Dans son Botanicon
Gallicum, M. le Pasteur Duby dit, en parlant du Sphærocarpus
Michelii : « Ad terram rarissime, oculos parvitate fugiens. »
J'ajoute qu’un bon nombre de petites plantes (poa, veronica,
stellaria et autres), cachent fréquemment ses frondes sphé-
riques. Souvent aussi, il m’a été donné de le recueillir parmi
des touffes du Funaria hygrometrica et du Pottia ca vifolia ;
et je termine en rappelant aux bryologues que, chaque an-
née, je suis certain de récolter le Sphærocarpus Michelii là où
abonde le Riccia glauca.
; L. CRé.
Note sur le Hypnum turgescens Schpr.
Pendant cette année, M. le D Holler a découvert dans les
environs d’Augsburg en exemplaires magnifiques le Hyprum
turgescens Schpr., espèce encore peu connue en Allemagne et
qu'il a récoliée dans huit localités diverses. « Vous pouvez
vous imaginer ma joie, » m'écrit M. Holler, « Er Er f trou-
vai dans le voisinage de mon logis une touffe du Hypnum
turgescens presqu'entièrement pure et d’un mètre Carré de
largeur ! Cependant je ne puis pas bien voir de quelle ma-
nière cette mousse se reproduit et se multiplie. Voilà par
exemple une localité qui doit lui avoir offert une origine
secondaire, parce que la fosse où elle se trouve est factice et
n’existe que depuis 30 ans. Quelquefois l’on rencontre, sur-
tout dans les plantes les plus robustes, les sommets des tiges
portant de petits boutons de feuilles bien caducs ; ces bou-
ions nagent sur l’eau et ils s’attachent aux pieds du passa-
ger. Ces boutons détachés pourraient-ils exécuter la repro-
duction de la mousse ? Je ne connais pas un tel mode de
multiplication des mousses, mais je SulVrai cette affaire. »
Dans cette occasion, nous ne Mmanquons pas de prier les
bryologues qui ont fait des études sur la reproduction des
_ mousses stériles, de vouloir bien nous en CORer
leurs estimables opinions. Pre TR
Us es (A. Gene.
ë REVUE BRYOLOGIQUE
CATALOGUE DES MOUNSES RÉCOLTÉES JUSQUA CE JOUR EX FRANCE
Suite. (L)
Bryum Funckiïi Schw. T R. Alsace, Jura, Alpes.
_— argenteum L. C.
— capillare L. TC.
— obconicum Horn. TR. Alsace, Pyrénées.
— elegans Nees. R. Jura, Alpes, Pyrénées.
—. Donianum Grev. R. Arcachon, St-Sever, Provence,
Corse.
— Cyclophyllum Br. Eur. TR. Vosges, J ura, Ille-et-
Villaine.
— Jens Sw. À R.
— uvalii-Voit. R. Vosges, Dauphiné, Pyrénées.
— pseudotrique:rum Schw. A C.
— Neodamense Iiz. T R. Alsace, Pyrénées.
— turbinatum Schw. AR.
— Schleicheri Schw. À R. et seulement dansles InOnta-
gnes.
—— Joseum Schreb. A R.
_— filiforme Dick. R. Isère, Pyrénées.
—.. leptostomum Schp. T R. Mont-Dore.
.— . Concinnatum Spr. T R. Pyrénées.
Ziera julacea Schp. À R. Jura, Alpes, Pyrénées.
— demissa Schp. TR. Pyrénées.
Mnium cuspidatum Hedw. A C.
affine Schw. A R.
medium Br. Eur. R. Vosges, Jura, Alpes, Pyrénées.
undulatum Hedw. C.
rostratum Schww. À R. |
hornum L. AC.
serratum Brid. A R.
orthorrynchum Br. Eur. R. Jura, Alpes, Pyrénées.
lycopodioïdes Hook. T R. Pyrénées.
Spinosum Schw. R. Jura, Âlpes, Pyrénées.
_Spinulosum Br. Eur. T.R. Savoie, Pyrénées.
stellare L'edw. À R. Vosges, Jura, Paris, Auvergne,
Alpes, Pyrénées, etc. :
Punctalum Hedw. AR. Re
ge. Subelobosum Br. Eur. T R. Vosges, Pyrénées.
_ Gndidium siygium Sy. TR.
Amblyodon déalbatus Pal. Bauv. R. Alpes, Pyrénées.
__ LatosCopium nigritum Brid. R: Jura, Afnbee Pyrénées.
_ Meesea uliginosa Hedw. 0: e
PET EEE
Le
A R. Vosges, Jura, Auvergne, Alpes,
REVUE BRYOLOGIQUE 9
Meesea longiseta Hedw. R, Vosges, Jura, Creuse.
— _tristicha Br. Eur. T R. Vosges, Jura.
Paludella squarrosa Brid. T R.
Aulacomnium androgynum Schw. À C.
— palustre Schw. C.
Bartramia stricta Brid. R. Paris, Anjou, Pyrénées-Orienta- -
les, Dauphiné, Provence.
ithyphylla Brid. AR. Vosges, Jura, Auvergne,Alpes,
Cévennes, Pyrénées,
— pomiformis Hedw. T C.
— Halleriana Hedw. C. dans les montagnes.
— (OEderi Schw. C. dans les montagnes,
Anacolia Webbii Schp. T R. Corse.
Philonotis marchica Brid. R. Vosges, Nord-Ouest, Alpes, Py
rénées. À
— fontana Brid. C.
— calcarea Br. Eur. AR.
Breutelia arcuata Schp. T R. Pyrénées, Corse.
limmia megapolitana Hedw. R. Jura, Alpes, Cévennes, Py-
rénées.
— austriaca Hedw. R. Jura, Alpes Cévennes, Pyrénées.
Atrichum undulatum Pal, Beauv. T C.
— angustatum Br. Eur. R. Vosges, Paris, Pyrénées.
—_ tenellum Br. Eur. T R. Vosges, Haute-Saône.
Oligotrichum hercynicum De Cand. R. Vosges, Auvergne,
Pyrénées.
Pogonatum nanum Pal. Beauv. TC.
— aloïdes Pal. |
— urnigerum Pal. B. AG. LR
— alpinum Rœbl, AR. Vosges, Alpes, Mont-Dore,
Cévennes, Pyrénées. a
Polytrichum sexangulare Flork. T R. Alpes, Pyrénées.
re gracile Menz. R. Vosges, Jura, Paris, Orne.
ces formosum Hedw.T C.
Ru piliferum Schreb. À C.
_. juniperinum Hedw. À G.
Rue strictum Menz. AR.
ste commune L. AC :
Diphyscium foliosum Mohr. A R. :
Buxbaumia aphylla Hall. R. Vosges, Paris, Normandie, Hau-
_ te-Vienne, Landes, Dauphiné, elc.
__ indusiata Brid. R. Vosges, Jura, Dauphiné, Py-
rénées. RER Er Ce :
A {I — PLEUROCARPES.
Fontinalis antipyretica L. CG.
ss di R. Vosges, Jura, Calvados, Manche,
Haute-Vienne.
10 REVUE BRYOLOGIQUE.
Cryphæa heteromalla Mohr. R. dans l'Est ; A C. dans l'Ouest ;
C. dans le Midi. it
Leptodon Smithii Mohr. AR. dans l'Ouest et le Midi ; man-
que dans l'Est. ï
Neckera pennata Hedw. R. Vosges, Jura, Paris, Sarthe, Bre-
tagne, le Bugey.
— Menziezii Hook. T R. Chamounix, Basses-Alpes,
ar.
— pumila Hedw. AC.
— crispa Hedw. R, dans les plaines ; C. dans les mon-
tagnes.
—.. Complanata Hüb. TC.
Homalia trichomanoides B. Eur. A C.
—. lusitanica Schp. T R. Gard.
Leucodon sciuroides Schw. C.
Pterogonium gracile Sw. A C.
Antitrichia curtipendula Brid. À C.
— californica Sull. T R. Basses-Alpes.
Hookeria læte-virens Hook. et T. T R. Pyrénées ?
Pterygophyllum lucens Brid. A R. et seulement dans les ter-
_ . rainssiliceux.
Fabronia pusilla Raddi. R. Calvados, Loire, Lozère, Pyré-
_ nées orientales, Var, Alpes maritimes.
— octoblepharis Schl. T BR. Var.
Anacamptodon splachnoides Brid. T &. Vosges, Pyrénées.
= Habrodon Notarisii Schp. T. R. Ardèche, Bouches-du-Rhône,
Var, Alpes-Maritimes.
_ Myurella julacea Schp. R. Jura, Alpes, Mont-Dore, Pyrénées.
Leskea polycarpa Ehr, A C. ss |
_ 7 nervosa Myr. R. Vosges, Jura, Alpes, Cévennes, Py-
rénées.
Anomodon rostratus Schp. TR. Pyrénées.
— longifolium Hartm. KR. Jura, Paris, Alpes, Cantal,
Pyrénées. : . CH ADROT pue
77 atienuatus Hartm. AR. Vosges, Jura, Alpes, Can-
2, . Viticulosus Hook., et Tayl. A C.
Pseudoleskea atrovirens Br. Eur. À C. dans les montagnes.
T7 Catenulata Br. Eur. AR. Vosges, Jura, Alpes,
de 2, meme
. . = . tectorum Schp. TR. Alsace.
Heterocladium dimorphum Br. Eur. R. Vosges, Jura, Alpes,
4 Mont-Dore, Pyrénées. |
— heteropterum Br. Eur. À R. Vosges, Norman-
die, Bretag
ne, Haute-Vienne, Alpes, Pyré-
REVUE BRYOLOGIQUE. {1
Bibliographie Allemande.
E. Stahl.— Hber Künstlich hervorgerufene Proto-
nemabildung an dem Sporogonium der Laub-
moose. — In « Botanische Zeitung, n° 44, vom 3 November
1476: =: 6:p. in, |
_ Le célèbre Pringsheim a réussi à faire naître des filaments
proembryonnaires sur les pédicelles découpés des mousses.
Cette découverte, publiée par lui dans « Monatsberichte der
Koenigl. Akademie der Wissenschaften zu Berlin, 10 Juli
1876 » (über « vegetative, Sprossung der Moosfrüchte »)
avait engagé M. Stahl à étudier les expériences de M. Prings-
heim et il a atteint le même résultat. Le Ceraiodon purpureus
L., en fruits presque mûrs, est l’objet des observations de
l’auteur faites de la manière suivante : Une partie des fruits
fut arrachée à leurs plantes maternelles, une autre partie fut
séparée d'elles par une coupe aiguë exécutée à l’endroit où
les pédicelles sont liés avec leurs plantes ; tous les fruits mis
sur la terre toujours humide furent exposés à la lumière
diffuse sous une cloche de verre. Après quelque temps, plu-
sieurs fruits commençaient à mürir, mais quelques-uns
restaient frais, et ceux-ci, après deux ou trois Mois, MOn-
traient un grand nombre de formations proembryonnaires
provenant de la tranche des pédicelles et se répandant
promptement sur la terre et ayant produit çà el là une
jeune végétation de mousses. — l'examen microscopique fit
reconnaître que ces filaments es pere devaient leur
origine aux cellules remplies de orophylle de l'intérieur
du pédicelle. M. Stahl a trouvé aussi que les cellules de la
paroi de la capsule peuvent également produire des cellules
proembryonnaires, et iltire de ses recherches la conséquence
que, sous des conditions supprimant le développement des
spores, diverses cellules du pédicelle aussi bien que de la capsule
peuvent produire de nouveaux prothalles. - Fe
_ À. GeH£Es.
Bibliographie Européenne.
Bryotheca Europæa. — Die Laubmoose Europa’s herausge-
en von Dr EE henhorst: Fee, XXVII. N. 1301-1350. —
Dresden, 1876. MR PT dun er :
Cette collection considérable de mousses d'Europe est ar-
rivée à son fascicule XX VII. Quoique le fascicule précédent
… (XXVI) ait été publié déjà en 1875, son importance nous en-
_ gage à mentionner les espèces les plus intéressantes qu'il
réniere Sn fix ee.
Ephemerum Rutheanum Sch., Zygodon Nowelii Sch. (— Z.
gracilis Wils.), Trichostomum strictum Br. Eu., Orthotrichum
12 REVUE BRYOLOGIQUE
Rogeri Brid., Cynodontium gracilescens Sch., Anæctangium
Hornschuchianum Fk., Fabronia pusilla Rad., Tetraplodon
angustatus Br. Eur., Discelium nudum Br. Eur., Trematodon
longicollis Mchx., Conostomum boreale Sw., Barbula chloro-
notos Br. Eur., Tortula sinuosa Wils., Bryum Donianuwm Grev.,
Webera polymorpha Sch., W. Ludwiqü var. gracilis Sch.,
Bartramia stricta Brid., Fontinalis androgyna Ruthe, Amblys-
legium Formianum-Fior.-Mazz., Rhynchostegium. curvisetum
Lindb., Hypnum badium Hart. Citons encore les quatre es-
pèces suivantes de l’île de Madagascar : Bryum subargenteum
Hpe., Brachymenium Borgenianum Hpe., Philonotis sparsifolia
Hpe. et Funaria subleptopoda Hpe.
. L'Amblystegium Formianum Fior. ne paraît pas être dis-
tinct de l’Amblystegium irriguum var. fallax. Sch.
. Le Philonotis sparsifolia Hpe., de Madagascar, est bien dif-
férent de la mousse décrite par M. C. Hartman, sous le même
nom. M. À. Geheeb a reconnu que le P. sparsifolia du bota-
niste suédois n’est autre que la plante mâle du Webera al-
bicans !
Le fascicule XXVII contient aussi bon nombre d'espèces
_Tares, telles que Andreaea falcata Sch., Poitia asperula Mitten,
Potta intermedia Fürn., Barbula vevolvens Sch., Trichostomum
litiorale Mitt., Fontinalis Hypnoides Mart., Metzleria alpina
Sch., Dicranellu humilis Ruthe, Angstræmia longipes Sch., Di-
Cranum viride Sull., Oreas Martiana Hsch., Tetraplodon an-
Justalus B. et S., Mielichhoferia nitida N. et H., Bryum Blin-
di B. etS., Bryum Maratii Wils., Amblyodon dealbatus 2. B.,
Meesia longiseta Hedw., M. tristicha B. eur., Brachythecium
glaciale B.etS.,Hypnum Breidleri J ur.,Brachythecium rivulare
B. etS. var. cataractarum Jur. in litt., Hyprnum alpinum Sch.,
Sphagnum cuspidatum Ehch. var. speciosum Russow.
D'après M. J. Angstræm, le Sphagnum cuspidatum var.
Speciosum Rus. et le Sph. spectabile Sch. sont identiques avec
Son Sph. riparium. Les échantillons authentiques du Sph.
parium Communiqués par M. J. Angstræm concordent exac-
tement avec ceux du Bryotheca europæa récoltés en Silésie
par M. Limpricht. Ajoutons encore comme synonymes le
Sph. speciosum v. Kling. (1872) : nous pensons aussi que le
Sph. obtusum Warnst. doit y être rapporté. Le Sphagnum ri-
parium à d’abord été décrit comme espèce distincte par M.
ce J. Angstræm dans l'ouvrage intitulé: Om nagra mindre
être préféré, comme étant le plus ancien.
_Cller omtvistade Sphagna. Stockohlm, 1864. Ainsi ce
REVUE BRYOLOGIQUE 13
bôrateur M. Emile Bescherelle vient de publier dans les
Annales des Sciences naturelles sur les mousses exotiques.
M. Bescherelle, qui a entrepris l’étude des mousses de nos
colonies, s’était déjà fait connaitre par son Prodromus bryo-
logiæ Mexicanæ et sa Florule bryologique de la Nouvelle-Calé-
donie. Le nouveau travail qu’on lui doit aujourd’hui est une
Florule bryologique des Antilles Françaises qui comprend non
seulement l’énumération des mousses connues de la Gua-
deloupe et de la Martinique, mais encore la description des
espèces nouvelles qui ont été fournies à l’auteur par M.
Schimper ou qu’il a trouvées dans les collections du Mu-
seum. Où y trouvera aussi la description des espèces nou-
velles que nous avons distribuées nous-même dans nos Ex-
siccata des Antilles. La liste que nous avons publiée (1) sur
nos récoltes des Antilles ne comprenait que 74 espèces ;
M. Bescherelle donne l’énumération de 180 espèces, dont
106 avaient échappé à nos recherches. Sur les 51 genres
entre lesquels sont groupées les 180 espèces, un seul est
nouveau: le genre Pilotrichidium, intermédiaire entre le
genre Pilotrichum Mitt. (d° Eupilotrichüum CG. M.), et le genre
Hookeria, et qui a pour type l’Hookeria callicostata C. Müll.
T. Husnor.
Aù nord du canal de Mozambique et à 300 kilom. environ
dé la partie N. O. de l’île de Madagascar, se trouve un groupe
d’iles connués sous le nom d’archipel des Comores et qui se
compose de quatre îles, savoir : Angazija Ou Grande-Comore,
Anjouan ou Johanna, Moely ou Mouhilly, et Mayotte.
Ïl ÿ a une trentaine d'années au moins, M. Boivin a rap-
porté de ces îles une cinquantaine de mousses qui n'ont êlé
jusqu'ici l’objet d'aucune description ; je me proposals de les
étudier à l’occasion d’une florule des mousses de la Réunion
dont je réunis en cé moment les documents ; mais comme
le savant bryologue de Halle vient de faire paraître dans le
Linnæa (40° Band.), sous le titre de : Musci Hildebrandtiani,
in Archipelego Comorensi et in Somalia littoris Africani anno
1875 ab J. M. Hildebrandt lecti, une très intéressante étude
sur les mousses d’Anjouan et de Somalia, je crois devoir si-
gnaler dès à présent cé travail à l'attention des bryologues
qui ne sont pas indifférents aux MOUSSeS exotiques.
M. Hildebrandt a rapporté d’un voyage qu'il a fait en 1875
__ à Anjouan 52 espèces de mousses ; deux seulement étaient
déjà connues : les Octoblepharum albidum et Rhizogonium
ntobne. on retrouve toujours, d'ailleurs, dans tous les
(1 Voir Revue Brynlogique, année 1876, nes 4 et 5.
14 REVUE BRYOLOGIQUE
envois de mousses tropicales. Comme toujours aussi, les
mousses qui attirent l'œil du botaniste soit par leurs gazons,
soit par leurs grandes formes, soit par les touffes dont elles
entourent le tronc des arbres, sont les seules que récoltent
les voyageurs qui ne s'occupent pas de cryptogamie. C’est ce
qui arrive pour les mousses de M. Hildebrandt. Dans l'étude
que M. Ch. Müller vient d’en faire, on rencontre parmi les
acrocarpes : { Fissidens, | Leucophanes, 1 Leucobryum, 1 Ho-
lomitrium, 1 Campylopus, 4 Dicranum, ? Trematodon, 2 Bryum,
1 Philonotula, 2? Calymperes, ? Macromitrium.
Les mousses pleurocarpes sont mieux partagées ; on en
compte 34 qui appartiennent presque à autant de genres
différents. On y trouve cependant 2 Hookeria, ? Hypoptery-
giwm, 3 Orthostichella, 4 Porotrichum ; je ne parle pas de
13 Hypnum qui appartiennent à 10 sections qui sont consi-
dérées comme autant de genres spéciaux par la plupart des
bryologues. Nous signalerons toutefois ? genres nouveaux,
l'un, le genre Hildebrandtiella, établi dans la famille des
Nechéracées pour une mousse qui se rapproche par ses feuilles
du Neckera crassicaulis, de Java. et par ses organes de fruc-
_ tification du genre Endotrichella ; il rappelle notre Pterobryum
dumosum (Euptychiwm Hpe) de la Nouvelle-Calédonie. L'autre
est le genre Jacgerina, dédié à notre confrère Jaeger, de Fri-
bourg, et établi pour le Pilotrichum (Cyrtopus) stoloniferum
CG. Müll. in Bot. Zeit. 1862 ; une autre espèce des Comores en
fait partie : le Pélotrichum solitarium C. Müll., qui avait été
découvert à la Réunion et que l’on rencontre aussi dans les
îles voisines. |
| M. Ch. Müller, à qui j'avais communiqué les mousses re-
cueillies antérieurement aux Comores par M. Boivin, a bien
voulu, dans une lettre du 20 octobre dernier, me donner la
‘ liste des espèces qu’il avait examinées. Comme on le verra ci-
après, il y a toujours du nouveau à récolter, puisque MM.
Boivin et Hildebrandt ont apporté l’un et l’autre des espèces
nouvelles dela même île. Voici la liste des espèces du voyageur
__ Weisia pulicaris Nobis, sp. nova.
Fissidens Comorensis G. M.
Calymperes decolorans C. M. Sp. nov.
mure Boivint. CM. Sp. nov.
oloma Boivinianum Nob. sp. nov.
‘rematodon pallidens C. M...
Neck:
REVUE BRYOLOGIQUE +5
Jægerina flagellifera G. M.
— soliuaria C. M
Thuidium perscissum C. M.
GRANDE COMORE.
Anœctangium eucollum Nob. sp. nov.
— raphidorrhynchum C. M. nov. sp.
— rufoviride Nob. nov. sp.
Campylopus Hildebrandtü C:. M.
— chrysocolus C. M. sp. nov.
Macromitrium Boivini CG. M. sp. nov.
Schlotheimia Boiviniana Nob. sp. nov.
Bryum grammothecium C. M. sp. nov.
— grammophyllum C. M. sp. nov.
— interruptinervum C. M. sp. nov.
— speirocladum C. M. sp. nov.
Polytrichum Comorense C. M. sp. nov.
Leucodon subsericeus GC. M. sp. nov.
Je crois devoir ajouter à cette liste les noms de quelques
espèces nouvelles qui ont été rapportées de Nossi-Bé, île voi-
sine des Comores, par M. Boivin, et qui n’ont pas encore été
décrites, savoir : -
Dicranella limosa Nob.
Fissidens obsoletidens C. M.
Splachnobryum Boivini C. M. :
Lu ES SON De
Macromitrium rhizomatosum G. M.
Schlotheimia Nossibeana C. M.
Syrrhopodon microbolat G. M.
Neckera Boivini C. M. |
Hyptopterygium Nossibeanum G. M.
Thuidium subscissum C: M.
_ Quant aux mousses que M. Hildebrandt a rapportées de
Somalia près Meid, ce sont: Fissidens Somaliæ, F. calcicolus,
F. leptocheilos, F. Hildebrandtiü, Splachnobryum aquaticum,
Hyophila Somalie, Barbula Somaliæ et Hildebrandti, Trichos-
tomum fusco-mueronatum el fontanum, Weisia tophicola et
Hildebrandtii, Hymenostylium secundum.
c bnvetræm, — Primae linene muscorum
Dr Job. ANS Qui ad Caldas Brasiline sunt
“af Kongl. Vetenskaps - Akademiens
16 REVUE BRYOLOGIQUE
il y a un grand nombre d’espèces nouvelles. — On y trouve
un nouveau genre des Bryacées dont voici la description :
Streblopilum, n. genus.
Calyptra longa basi oblique truncata ad summum apicem
partita capsulam totam spiraliter amplectens; peristomium
duplex : externi dentes intus non lamellati apicem versus
rimosi vel bipartiti, interni membrana vix plicata apice la-
cera. Plantae perennes basi aphyllae radiculosae sub apice
florifero fastigiatim ramosae ; folia caulina magna latiuscula
oblongo — vel ovali — lanceolata obliqua acuta, nervo fla-
vicante evanido vel excurrente, margine supra basin seriebus
cellularum flavidarum marginata ; rete e cellulis magnis
rhombeis utriculo primordiali valde repletis formatum.
Capsula in pedicello elongato erecta. Operculum conicum
rectum. Annulus duplex. — Brachymeniis elatioribus et
Peromniis genus affine. Una alterave species geñerum co-
rumdem, accuratius cognita, ad genus hocce in posterum
forsitan traducantur.
Les espèces nouvelles décrites par M. Angstrom sont les
suivantes : Dicranella caldensis, D. affinis, Cynodontium
crassirete, Campylopus caldensis, Leucoloma caldense C.
Müll., Octoblepharum fragillimum, A TURC RE sordidum,
No 2 4e ANNÉE 1877
REVUE BRYOLOGIQUE
D ARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
D'Or: par an. | :
. \ 4 Shillings d'Angleterre. id.
ABONNEMENTS : 4 Mat ass si id. Pour toute l'Europe
2 Florins d'Autriche. . . id. \
M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
S'adresser, pour tout ce qui con-
{Saxe-Weimar), veut bien se charger
cerne la rédaction et les abonne-
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
+ Athis (Orne). . l'Allemagne.
On s'abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
pe sn pa PP €. nee
CHOLET EE ns 4 ere 20 cc ecc7c2
Sommaire du N° 2.
Sphagnum spectabile. SGHIMPER. — Notes sur quelques mousses
rares ou peu connues (suite). À. GEHBEB. — Nouvelles localités du
Sphaerocarpus Michelii. CHEVALLIER. — Sur les nouvelles mousses
découvertes par M. Breidler dans les Al de la Styrie en 1876.
À. Geuser. — Guide du Bryologue et du Lichénologue dans les en-
virons de Grenoble (suite). Ravaun. — Bibliographie exotique. F.
Graver, T. Husnor. — Bibliographie Belge et B. Suédoise. À. GEHEER.
Bibliographie Anglaise et B. Française. T. Husxor. — Nouvelles.
Sphagnum spectabile Sch.
Dans le dernier numéro (1, 1877) de la Revue Bryologique
se trouve une observation de M. Gravet dans laquelle il est
dit que, d’après M. J. Angstræm, le Sphagnum cuspidatum
var. speciosum Russ. et le Sph. spectabile Sch. sont à rap-
porter au Sph. riparium Angsi. publié dans le Bryotheca
Europa. Je ne connais pas les échantillons publiés dans
cette collection ni la description que le Dr Angstræm en à
_ donnée dans une notice publiée à Stockholm en 1866 sous
le titre de «Om nagra mindre kända eller omtvistade Sphagna.»
(Sur quelques sphaignes imparfaitement connus où passés
inaperçus), mais j'ai sous les yeux de nombreux échan-
tions d’un Sphagnum envoyés par M. Angstræm sous le
nom de Sph. riparium. Je viens de les examiner à nouveau,
et il m’a été impossible de leur trouver une différence no-
table d’avec le Sph. recurvum auquel je les réunis dans la
2 édition du Synopsis. Le Sph. speciosum Viling., de même
18 REVUE BRYÔLOGIQUE.
que le Sph. obtusum Warnst., me sont inconnus. Quant au
Sph. cuspidatum var. speciosum Russ., il pourrait bien ap-
partenir au Sph. spectabile. Mais M. Russow, si exact dans
toutes ses descriptions, ne dit rien de l'absence du tégument
cortical, qui, à première vue, fait reconnaître notre mousse.
Le mode de publication que suivent souvent les bryo-
logues pour faire connaître les espèces nouvelles qu’ils éta-
blissent, rend impossible l'enregistrement exact de toutes
ces espèces, car il n’est pas donné à tout le monde d’avoir
sous la main les nombreux journaux dans lesquels se trou-
vent de temps à autre et noyés dans des matières tout à
fait étrangères à la botanique, des articles bryologiques, ni
de connaître toutes les langues qui se parlent en Europe.
Les bryologues qui tiennent à ce qu’il soit tenu compte
des espèces nouvelles qu’ils ont découvertes feraient donc
bien d’en publier la description dans des journaux où l’on
est en droit de la chercher, et de se servir de la langue la-
tine, que chaque botaniste connaît assez pour déchiffrer une
diagnose.
CE W. P. ScxiMPER.
Notes sur quelques mousses rares ou peu connues.
IT.
1. Dicranella humilis Ruthe.
Cette mousse fut récoltée aussi en Syrie par M. Breidler,
dans la forêt « Bürgerwald » près de Leoben, alt. 700-800 m.
ue le tissu plus large, par la coifte plus petite et
. C’est mon excellent ami, M. le D'J. B. Wood, qui a bien
REVUE BRYOLOGIQUE 19
espèce nouvelle, le F. heteromorphus ; mais je fus empêché
de le faire, parce qu’un nouvel examen me fit voir dans
cette mousse une forme du F. bryoides ; car je trouvai de pa-
reilles formes entre le F. bryoides en état normal. — Quelque
temps après, M. Venturi m’envoya plusieurs formes de Fissi-
dens parmi lesquelles se trouvait cette forme pleuro- et cla-
docarpe mêlée avec le normal F. bryoides acrocarpe. Celle-ci
s'accorde très-bien à la mousse de M. Wood. Les fleurs mâles
sont axillaires, comme dans le F. bryoides, mais quelquefois
ilse trouve sur des rameaux radicaux aussi des fleurs mâles
terminales. Cest pourquoi je ne puis voir dans cette mousse
qu'une variété du F. bryoides.. »
3. Orthotrichum cupulatum Hffm., var. WWinteri
Venturi in litt. ad Geheeb.
“ Folia margine reflexa. Capsula vix emergens, lutea, 16-
striata, striæ alternantes, luteæ, ex 4 et 5 ser. cellularum.
. Capsula sicca urceolata, 16-plicata. Calyptra parce pilosa.
” Peristomium duplex : externum e 16 dentibus pugioniform.
striolatis et grosse papillosis, internum ex 8 dent. filiform.
papillosis æquilongis, raro depauperatis. »
Cette curieuse mousse fut découverte par M. F. Winter sur
des roches de dolomie près de Gerolstein,en Prusse Rhénane,
le 2 Mai 1874.
Æ. Entosthodon pallescens Jur.
Une nouvelle station est à signaler pour cette mousse :
Sorrent, près de Naples, où elle fut récoltée par le D F.
Kiaer, le 29 avril 1868. — Les échantillons que M. Kiaer a
bien voulu me donner s'accordent bien aux exemplaires
rapportés d'Espagne par M. R. Fritze en 1873 (sur les murs
de la cathédrale de Jerez). Voisine de l’Entosthodon (Funaria)
fascicularis, cette mousse a été décrite par M. Juratzka dans
« Hediwigia » 1870, p. 68. etTere à
ÿ. Myurella Careyana Sull.
Cette-espèce doit être regardée comme indigène aussi en
Europe. Elle fut découverte par M. S. Robic en 1872, dans
les Alpes de la Carniole à deux stations : Kankerthal et Za-
platä-Alpe, où elle croît à l'état stérile, dans les fissures des
rochers calcaires, mêlée avec les Orthothecium intricalum,
Barbula tortuosa, Leptotrichum flexieaule, Fissidens decipiens,
etc. — J'en dois un petit échantillon à l’'amabilité de M. Ju-
ratzka. MR er ve re
Nouvelles localités du SPHEROCARPUS MiCHELII
dE NOR AR Sarthe.
mbreuses observatious de M. Crié sur les localités
20 REVUE BRYOLOGIQUE.
du Sphærocarpus Michelii dans le Maine, je crois bon d’ajou-
ter les miennes, beaucoup moins nombreuses il est vrai,
mais très-intéressantes au point de vue de la dispersion de
cette plante dans notre région.
Je l’ai d’abord observée à Précigné, dans une vigne où,
malgré la saison assez peu avancée, elle était déjà en grande
quantité. — Mais ce que je veux surtout faire remarquer,
c'est l'abondance de cette plante aux environs de Mamers,
et spécialement au point de jonction descommunes de Saint
Rémy-des-Monts et de Commerveil. Là, dans les champs ar-
gileux, le Sphærocarpus ne peut échapper à l’œil le moins
exercé. Loin de vivre caché sous les touffes d'herbes qui ré-
sistent à l'hiver, ou de chercher un abri dans les sinuosités
du terrain, il couvre en masse des champs entiers ; et, en
présence d’une telle abondance, je ne doute pas que des re-
cherches ultérieures ne le fassent découvrir dans tous les
terrains argileux des environs de Mamers.
Telles sont les seules localités où j'ai observé le Sphæro-
carpus Michelii dans la Sarthe; si j'ai voulu les faire con-
naître, c’est qu’elles sont très-éloignées de celles qui ont été
indiquées jusqu’à ce jour, et situées l’une au sud-ouest, l’au-
tre LR re a Sarthe ; elles tendent à prouver une
fois de plus que la curieuse hépatique n’est pas une rareté
dans notre région.
En compagnie du Sphærocarpus, j'ai toujours récolté le
Physcomirium fasciculare B. S. et le Riccia glauca L., mais
je ne puis affirmer, ainsi que le fait M. Crié, l'existence du
Sphærocarpus là où abonde le Riccia, car j'ai vu cette der-
nière Repnque très abondante en beaucoup d’endroits où
manque absolument le Sphærocarpus Michelii.
L. CHEVABLIER.
Sur les nouvelles monéses découvertes par
ré dans les Alpes de la Styrie en
Depuis la publication de la nouvelle édition du Synopsis de
M. Schimper où se trouvent la plupart des précieuses dé-
couvertes faites par M. Breidler en Styrie, cet incomparable
explorateur a enrichi de nouveau la flore de sa patrie de
beaucoup de belles espèces. Le Bruchia trobasiana, nous l’a-
_vons déjà cité ; il faut ajouter le Metzleria alpina étant si-
gnalé en trois stations nouvelles. Voici la liste des autres
‘espe l'heureux M. Breidler a rapportées de son pa-
REVUE BRYOLOGIQUE 21
Schladming, alt. environ 1600 m., sur des rochers de mica-
schiste.
3. Campylopus Schwarzii Schpr. Pichelschober dans les
Alpes schisteuses de Schladming, alt. 1900 m.; Hexstein
près d'Zrdning, alt. 1800 m. — Voilà des exemplaires ma-
guifiques. See | ne
4. Campylopus brevifolius Schpr. Dans les vignes de la
ville de Marburg. :
5. Anodus Donnianus Engl. Bot. Dürrénbachthal près de
Schladming, alt environ 1000 m., sur des rochers de mica-
schiste. |
6. Didymodon rufus Liz. Hochgolling près de Schladming,
alt. 2800 m.
7. Desmatodon obliquus Br. et Sch. Feisterkar dans les
Alpes « Dachsteingebirge » près de Schladming, alt. 2000 m.,
très-rare. a # HS
8 Barbula bicolor Br. et Sch. Sinabell dans les Alpes
« Dachsteingebirge » près de Schladming, alt. 2100 m.,sur des
rochers calcaires. |
9. Barbula canescens Bruch. Haidenberg près de Marburg,
alt. 550 m. |
10. Grimmia apiculata Hsch. Dans les Alpes de Schladming
à deux stations : Hexstein, alt. 2300-2400 m., et Wildkars-
ein, alt. 2300 m. — Ce sont les plus beaux exemplaires que
j'aie jamais vus. an
‘11: Webera pulchella Hdw. Dans la forêt « Burgerwald »
près de Leoben, alt. 700-800 m., en abondance.
12. Bryum elegans Nees. C. fruct. Noyerberg près de Stei-
nach, sur des rochers calcaires, ali. environ 1200m.
132 Bryum concinnatum Spce. Cette espèce est signalée de
trois stations : Schiedeck et Sunieszinken près de Schladming, *
alt. 2200-2400 m.; Mitteneger Graben près d’Jrdning, alt.
1006 600 MU care EU ue 0
14. Conostomum boreale Dicks. Krahber. yzinken près de
a alt. 1900 m., en beaux exemplaires bien fruc-
tif en caen RE Ne
15. Anomodon apiculatus Br. ei Sch. Bachergebirge près de
Rotivein, dans les environs de Marburq, alt. environ 800 m.,
sur des rochers de hornblende, en état stérile.
16. NE ohrysrun SENS Lyme Hochgol-
ing près de Schladming, alt. #0! at Sheet h AE
jebirge près
es rochers
schis-
22 REVUE BRYOLOGIQUE
20. Hypnum curvicaule Jur. Sinabell dans les Alpes « Dach-
steingebirge » près de Schladming, alt. 2100 m.
A. GEHEEB.
Guide du Bryologue et du Lichénologue dans
les environs de Grenoble.
(Suite).
QUATRIÈME EXCURSION.
DE GRENOBLE AU VILLARD-DE-LANS.
Le Villard-de-Lans est un peu au sud-ouest de Grenoble,
à une distance de 29 kilomètres : deux voitures publiques
font le service de ce trajet, et partent de la place de la Halle,
l’une à 6 heures du matin et l’autre à 1 heure de l’après-
midi : C’est celle de 6 heures du matin qu’il nous faut pren-
dre. Nous sommes emportés d’un trait de Grenoble à Sasse-
nage, ensuite, nous enfonçant dans l’étroite vallée où bondit
le Furon, nous gravissons lentement pendant deux heures
la longue montée qui se termine à l’auberge de la Croix-
d’Engins. Là nous faisons, en même lemps que la voiture,
une halte d'une demi-heure, dont nous profitons pour dé-
mers nous repartons pour nous arrêter, au bout de trois
omètres, à l'entrée même des gorges où doit commencer
notre herborisation.
sapins, se rapprochent peu à peu et s'opposent en lignes
* parallèles, le long du ne eh . ;
ger en fraiches bordures. A chaque pas, sur un parcours de
plus d'une heure, on-voit ces rochers changer d'aspect, pré-
REVUE BRYOLOGIQUE 23
mousses qui ont pu se choisir dans les gorges d’Engins la
station qui leur convient le mieux à chacune : au pied des
sapins Brachythecium populeum Br. et Sch.; sur de vieilles
souches décomposées Plagiothecium Silesiacum Br. et Sch.,
Hypnum uncinatum Hedw.; à la lisière des bois Hylocomium
splendens et triquetrum Sch.; au bord des sentiers Hylocomium
squarrosum Sch., stérile; dans le lit des fontaines fixées à
des pierres fréquemment inondées, Cinclidotus aquaticus Br.
et Sch.; Hypnum fallax Brid.; contre des talus herbeux We-
bera cruda Sch.; Mnium orthorrhynchum Br. et Sch.; dans des
lieux frais, sur la terre, Bartramia üthyphylla Brid., Preissia
commutata N. ab Es.; Reboulia hemisphærica Raddi; aux bords
humides des prairies Bryum bimum Schreb.; Bryum pallens
Swartz: Amblyodon dealbatus P. de B.; à l'entrée des grottes
Thamnium alopecurum Br. et Sch.; dans des fissures ombra-
gées, Timmia megapolitana Hedw.; à la base de rochers hu-
mides Timmia austriaca Hedw.; sur des blocs épars Ptycho-
dium plicatum Sch.; à gauche de la route et presque à l'issue
des Gorges, sous une longue et très-saillante corniche de ro-
chers presque constamment humectés par le suintement de
l'eau, Gymnostomum rupestre Schwægr., Seligeria tristicha
Br. et Sch., Hypnum filicinum Linn., Orthothecium intrica-
tum et rufescens Br. et Sch., deux belles espèces que je n a!
jamais trouvées fructifiées ailleurs que dans cette localité ;
enfin, parmi les courtes herbes de la côte qui se rofile à la
base de la corniche que je viens d'indiquer, ce Joh et délicat
Myurella julacea Br. et Sch., qu'il faut chercher d'un œil
très-attentif, non qu’il y soit rare, mais parce que ses petites
touffes glauques et stériles sortent à peine de terre el se COn-
fondent avec le gazon.
_(A suivre.)
Bibliographie exotique.
Forteckning och beskrifning ofver mossors; sam
lade af Professor N. É-Rences ag RE ent
gatten Eugenies verldsomsegling are -3.
_Af Joh. Ps strom. (In Ofversigt af Kongl. Vetenskaps-
Akademiens Forhandlingar. Stockholm, 1872.)
RavauD.
“antarcticum ; Orthotrichum mar-
ginatum; Orthotrichum Anderssonii, Dicranum nigricaule ;
Tortula (Syntrichia) Anderssonii; Tortula (Syntrichia) pu-
Et 3% h suivantes comme espèces nou-
24 REVUE BRYOLOGIQUE
Gottschea parvula ; Jungermannia antarctica ; Junger-
mannia podophylla ; Jungermannia (Leioscyphus) obscura ;
Jungermannia (Lejeunia) intricata.
I, — Mossor fran Nya Holland vid Wollongong, samlade
ï i October 1852.
1 mousse nouvelle : Thamnium eflagellare J. A., et 1 hé-
patique : Lejeünia mamillata J. A.
IF — Mossor fran Honolulu (Sandwichs-Oarne), samlade
i Juni 1852,
15 mousses dont les noms suivent sont décrites comme
espèces nouvelles :
Hypnum (Ectropothecium) perviride J. A.; Plagiothecium
Anderssonii J. A; Plagiothecium tenerrimum J. A.; Omalia
intermedia J. A.; Campylopus densifolius J. À.; Campylopus
geniculatus J. A.; Macromitrium adstrictum J. A.; Fissidens
delicatulus J. A.; Fissidens pacificus J. A.
Et 17 hépatiques dont les suivantes comme nouvelles :
. Jungermannia macrophylla J. A.; Sphagnocetis Sandvi-
censis J. A.; Lejeunia aliena J. A.; Lejeunia gibbosa J. AÀ.;
Lejeunia Anderssonii J. À.; Lejeunia ungulata J. A.; Lejeu-
nia stenoschiza J. A.; Lejeunia ceatocarpa J. A. et Lejeunia
Sandvicensis J. A. Ft
IV. — Mossor fran Charles-On (Galapagos-Oarne).
6 hépatiques dont 5 espèces nouvelles :
Plagiochila spinifera J. A.: Plagiochila Anderssonii J. A.;
Phragmicoma Galapagona J. A.; Phragmicoma nigrescens
J. A., Frullania Galapagona J. A
Et ? mousses dont 1 nouvelle :
Daltonia robusta J. A. |
V. — Mossor fran Tañiti och Eimeo, samlade à September 1852.
26 mousses dont les suivantes comme nouvelles :
Leucobryum Tahitense J. A.; Campylopus obscurus J. A.;
Breutelia Eugeniæ J. A; Hypopterygium Tahitense J. À.;
Cylindrothecium Solanderi J. A.; Cylindrothecium? turgidum
3. A; Papillaria Tahitensis J. A.; Hypnum (Ectropothecium)
Tahitense ; Hypnum (Ectropothecium) loxocarpum J. A.;
Hypnum (Microthamnium) trachaelocarpum J. À.; Hypnum
(Pr Ne calpaecarpum J. A., Hypnum (Drepanium) po-
yaudrum J. A : FN eV na
Et 20 hépatiques dont les suivantes comme nouvelles :
Plagiochila tahitensis J. A; Thysananthus virens J. A.;
Phragmicoma pallida J. A., Phragmicoma gibbosa J. A.; Le-
jeunia coalita J. A; Frullania setulosa J. À.; Frullania cal-
Paris iiteusis J. A., et Anthoceros
Me
REVUE BRYOLOGIQUE 25
Mielichhoferia densifolia J. À.; Philonotis mauritiana J, À.;
Schlotheimia fulva J. A.; Plagiothecium corticolum J. A.
Et 8 hépatiques dont 2 nouvelles : res
Lejeunia ? flavo-virens J. A. et Frullania Anderssonii J. A.
VIL — Mossor fran St-Helena, samlade à April 1853.
5 mousses dont 4 nouvelles :
cADAUQUE ochrodictyon J. A., Dicranella cygnea J. A.
Dicranella condensata J. A., et Hypnum (sematophyllum)
erythrocaulon J. A.
VIIL — Mossor fran St-José bland Perloarne samlade i April 1852.
2 mousses nouvelles :
: nee disticha J. A., et Callicostella heterophylla
L'auteur propose un genre nouveau, SOUS le nom de Ble-
pharidophyllum, comprenant les Scapania densifolia Hook.,
Sc. vertebralis Tayl., Sc. chloroleuca Hook., et Sc. pychno-
phylla De Not.
Le savant botaniste suédois vient dure un supplé-
ment aux Mousses et Hépatiques recueillies par le Proi. J.
Andersson : il contient comme espèces nouvelles : Ceratodon
amblyocalyx C. Müll., Gymnanthe Anderssonii J. A., Gym-
nanthe faminensis J. A., Rhizogonium strictum C. Müll.,
Pilotrichella Caroli C. Müll., Philonotis runcinata C. Müll.,
Papillaria Angstromii C. Müll., Hypnum bryifolium C. Müll.,
Dendroceros fenestratus J. A, G “ru Angstromii C.
Müll., Syrrhopodon mauritianus G. Müll
Orthotrichum marginatum = Ulota Fuegiana Mitt.
0. Anderssonii — 0. leiothecium C. Müll.
Tortula Anderssonii = {. Magellanica C. Müll.
Omalia intermedia — 0. australacica C. Müll.
Macromitrium adstrictum — M. owahiense C. Müll-
Papillaria Tahitensis — Cryphaea hehmophris Mont.
Hypnum loxocarpum — Hypaum inflectens Brid.
Hypnum calpaecarpum — Hypnum sodale Sulliv.
Ces additions et rectifications se trouvent à la suite du
travail de M. J. Angstrom sur les mousses des environs de
Caldas (Brésil).
. F. GRAVET.
E. Jardin. — E n de nouvelles plantes phanérogames
et cry ns l'ancien et le nouveau conti-
26 REVUE BRYOLOGIQUE
Bibliographie Belge.
SPHAGNOTHECA BELGICA. — Herbier des
Sphaignes de Belgique, par FréÉnÉérIC GRAvET. — Fas-
cicule I. — Nos 1-70. — Louette-Saint-Pierre, Décembre 1876,
chez l’auteur,
Voilà une précieuse collection de sphaignes distinguée
par une telle abondance de formes que nous savons bon gré
à notre savant collaborateur d’avoir entrepris ce difficile tra-
vail unique en son genre. Et ce qui en augmente la valeur,
c’est l’obligeance de M. le D' Joh. Angstræm, qui a bien
voulu revoir toutes les espèces et variétés publiées dans ce
fascicule. Nous ne pouvons. nous empêcher de donner la
liste complète de tout ce qu’il contient :
Fan Girgensohnii Russ. de 6 localités.
» var. pumilum Augst.
» var. squarrosulum Russ. de ? lo-
calités.
» var. strictum Russ.
fimbriatum Wils., de 4 localités.
recurvum P. B., de 8 localités.
__» var. majus Angstr., de 5 localités.
om var. tenue Kling. FE de 2 localités.
» var. patens Angstr.
» var. gracile Grav.
var. squamosum Angstr.
PR à Ehrh., de 8 localités.
» var. subiersum Schpr., de 4 loca
lités.
» var. plumulosum Schpr., de ? lo-
calités.
teres D de 5 localités.
squarrosulum Re de 3 localités.
squarrosum Pers.
rigidum Schpr.
» var. squarrosum Russ.
rigidum Schpr., var. compactum Schpr.…
Mülleri Schpr., ‘de 4 localités.
meglectum Angstr., de 6 localités.
_molluscum Bruch., de 2? localités.
Note ne doutons pas que l'autre fascicule n excelle éga-
ke eu _—_ rares ges intéressantes. Fe
ÿ
S'y ww su 8 SE
2
Sd di D
CA. Geueen.
is “bone Suédoise.
LA E —e Co nano
REVUE BRYOLOGIQUE 27
veau travail intéressant sur les mousses et les hépatiques
du Gothland. — Dans l'introduction, l'auteur décrit la dis-
tribution des mousses sur ce territoire ; le caractère prin-
cipal est celui de la flore calcaire. La plupart des espèces ap-
partiennent aux rochers calcaires ; peu d’espèces se trouvent
dans le sable maritime, le nombre de celles qui habitent les
arbres est encore plus petit. — Après une intéressante COM-
paraison de cette florule avec celles d’Oland et de Kinnelulle,
l'auteur donne l’énumération des mousses de Gothland qui
comprend 208 espèces de mousses, 5 sphaignes et 48 hépa-
tiques.
Voici les espèces les plus remarquables : Dicranum stric-
tum, Anodus Donnianus, Seligeria acutifolia, Barbula mucro-
nifolia, B. alpina, Zygodon aristatus Lindbg., Bryum mamil-
latum, Amblystegium Sprucei, Frullania fragilifolia Tayl.,
Mérckia hibernica, Fimbriaria gracilis Web.
Se | A. GEHEEB.
Bibliographie Anglaise.
David Moore. — Report on Jrish Hepaticæ, With 3 plates. —
Published in the Proceedings of the Royal Irish Academy ; ?° ser.
Vol. 11, p. 591-672. Dublin 1876.
L'auteur décrit brièvement, dans l'introduction, les diver-
ses excursions qu'il à faites en 1874 et en 1875 dans plu-
sieurs comtés de l'Irlande ; puis il indique ensuite les pu-
blications qui traitent des hépati ues de l'Irlande, depuis les
« British Jungermanniæ » de Hooker jusqu'aux « Hepaticae
in Hibernia mense julii 1873 lectae » de Lindberg où sont
décrites 3 espèces nouvelles : Lejeunia patens, L. Mooret et
Metzgeria conjugata. + DRE L
M. Moore rappelie que c'est S. F. Gray qui a, le premier.
divisé le genre Jungermannia dans son « Arrangement of
British Plants » publié en 1821. Il a adopté, dans ce travail,
la classification de M. Lindberg (1) qu'il considère comme
étant la plus natur Ile de celles qui ont été publiées jusqu à
ce Jour. Fi st ts
L’Irlande est extrémement riche en Hépatiques et pro-
duit un certain nombre d'espèces remarquables qui rappel-
lent la végétation de l'Amérique Tropicale, notamment : Du-
mortiera irrigua, Radula xalapensis, Meizgerla linearis,
Frullania Hutchinsiae var. B., Hookeria lϾte-virens, etc.
ie un synopsis des gen-
es genres et des espèces,
_de nombreuses indica-
chacune d'elles. Cette brochure
lications relatives aux Hépa-
28 REVUE BRYOLOGIQUE.
tiques d'Irlande, et 3 planches représentant : Lejeunia pa-
tens, L. Moorei et Frullania Hutchinsiæe var. integrifoha.
Il est très-regrettable que le tirage à part ne comprenne
que 50 exemplaires. Les botanistes qui publient d'aussi im-
portants travaux sur les Mousses ou les Hépatiques de l’Eu-
rope devraient, dans l'intérêt de la science, en faire tirer un
plus grand nombre d'exemplaires et en mettre au moins une
centaine en vente.
T. Husnor.
RicHarD SPRUCE. — @n AxeMOCrLADA, A new genus
of hepaticæ, and on its allied genera, Onox-
ToscHiISMA and Apgravrmus. (Extracted from the
Journal of Botany, 1876). — In-8 de 32 p. et ? pl.
L'auteur de cette brochure est bien connu des Bryologues
français par son exploration des Pyrénées, et des botanistes
de tout l’univers par son important voyage dans l'Amérique
du Sud. Au mois d'août 1852, M. Spruce parcourait les forêts
des rives de l'Uaupès, lorsqu'il découvrit une hépatique voi-
sine du Jungermannia (Odontoschisma) sphagni, pour laquelle
il a créé le genre nouveau dont voici la description :
_ Anomoclada, Spruce, gen. nov.
Plantæ lignicolæ, muscosæ, dense depresso - cæspitosæ,
serpentino-reptantes, ramos foliosos floresque femineos e
caulis facie antica media, radicelliferos (flagella) e postica,
proferentes. Folia magna, succuba, basi obliqua inserla,
assurgentia, apice decurva, subtus crispula, integra, cellu-
loso-erosula ; cellulæ mediocres pellucidæ incrassatæ. Foliola
que præsentia parvula integra in mucum plus minus dis-
soluta. Flores dioici : © ramulo brevi proprio antico con-
stantes ; bracteæ tristichæ, trijugæ, bifidæ, tres intimæ basi
perianthio leviter adnatæ, duæ anticæ connatæ. Pistillidia
circiter 20. Perianthia magna anguste fusiformia trigona,
ore subincisa. Calyptra parva teuuis. Capsula magna, valida,
ab ipsa basi 4-valvis. Elateres elongati subattenuati bispiri
decidui. Sporæ minutissimæ. Flores masculi ignoti.
Anomoclada ab Odontoschismate, genere proximo, caracte-
ribus sequentibus differt.
In Anomoclada, = In Odontoschismate,
ami radicelliferi postiei, | Rami omnes — foliosi,
_tamen floriferique e floriferi et radicelliferi — e
orti; |. facie caulis postira ori :
vexa,insigniter | Folia concava, haud cris-
spellueidis; | pata, cellulis ex endochro-
mio copiosiore subopacis ;
REVUE BRYOLOGIQUE. 29
1. ANOMOGLADA MUCOSA, Spruce. js AT
Hab. in sylvis fluviorum Negro, Uaupés, Casiquiari et Ata-
bapo primævis, ad truncos prostratos putrescentes, sæpe
aliis Hepaticis Muscisque irrepentes. se HORS:
L'Anomoclada viscosa est très-remarquable à cause d’une
sécrétion visqueuse qui sort de la face inférieure de la
pers et qui possède des propriétés éminemment insecti-
cides.
M. Spruce indique ensuite les caractères différentiels du
genre Odontoschisma Dum. et Adelanthus (créé par M. Mitten
pour le Plagiochila spinulosa), et les fait suivre de la descrip-
tion des Odontoschisma sphagni var. Amazonica, 0. denuda-
tum var. Andina, Adelanthus decipiens var. Andina, À. recur-
vus Mitt., À. uniformis (Tayl. et Hook.), À. Magellanicus
(Lindenb.), 4. Falcatus (Hook.) |
L'Adelanthus decipiens n’est pas la seule hépatique com-
mune à l'Irelande et aux Andes, l’auteur cite aussi: Mar-
chantia polymorpha, Dumortiera hirsuta, Pallavicinia Lyellii,
Fossombronia pusilla, Frullania Hutchinsiæ, Lejeunea flava,
L. ovata, Lepidozia eupressina, Acrobolbus Wilsoni.
M. Spruce décrit encore le sous-genre Jamesoniella qu'il
crée pour les Jungermannia (Adelanthus) Carringtoni Balf.,
.
J. Colorata Lehm., J. grandiflora Lind. et Got., et le genre
Syzygiella dont voici la description :
Plantæ elatæ speciosæ cæspitosæ, € flavo-viridi roseæ, Ta”
connatave, ae inserta, succuba, sæpius ovato-triangu-
laria raro suborbiculata, margine antico recurva, “basi pos-
tica ampliata, apice pro more inæqualiter bidentata, in aliis
diocres æquilateræ incrassatæ, trigonis maynis sæpe intensius
coloratis. Foliola 0 (nisi ad involucrum). Flores dioici: Q ter-
ata sinuata
7. Pistil
30 REVUE BRYOLOGIQUE
f. caulinis consecutivæ, subminores, paucijugæ ; antheridia
solitaria (?) imperfecta sola visa.
Habitatio persæpe arborea, raro terrestris. Distributio : in
montibus excelsis Americæ tropicæ, a Mexico et Antillis ad
Chili usque. — Species sunt sequentes :
S. perfoliata, Swartz, Prodr., 143 ; G. L. et N. Syn.
Hep., 85.
S. macrocalyx, Mont. Ann. Sc., 1843; Syn. Hep., 102.
S. plagiochiloides, Spruce, n. sp.
EE : var. subintegra, Spruce.
S. pectiniformis, Spruce, n. Sp.
S. concreta, Gotts. Mex. Leverm., 82.
MTS HR etc., etc. |
Cette publication, plus importante que le titre ne semble
l'indiquer, se termine par la description de l’Anastrophyllum
Spruce (Jungermanniæ subgenus) qui comprend les Anastro-
phyllum Donianum Hook., piligerum Nees, leucocephalum
Tayl., calocystum Spruce, schismoides Mont., puniceum Nees,
monodon Tayl., etc., etc. :
_Les deux planches représentent l’'Anomoclada mucosa et le
Jungermannia (Jamesoniella) Carringtoni.
T. Husnor.
Bibliographie Française.
F. Renauld. — Recherches sur la distribution géographique
des Muscinées dans l’arrondissement de Forcalquier et la chaine
de Lure (Basses-Alpes), suivies d’un catalogue des Muscinées du
bassin. principal de la Durance. — Extrait des Mémoires de la
Société d'Emulation du Doubs. — Broch. in-8 de 87 p. Be-
sancon. 1876.
Cr
a MiC
REVUE BRYOLOGIQUE 3
Boulay (l'abbé). — Principes généraux de la Distribution Géo-
graphique des Mousses. — Thèse de Botanique présentée à
la Faculté des Sciences de Caen pour obtenir le grade de Doc-
teur ès-sciences naturelles, et soutenue le 28 Decembre 1876.
— Broch. in-4 de 54 p.
L'auteur examine les causes actuelles de la distribution
géographique des mousses, qu’il divise en causes internes
et en causes externes. ,
Les premières se confondent avec la nature particulière
de chaque espèce ; elles donnent à la plante ses moyens de
propagation. M. Boulay étudie les deux modes de propaga-
tion par innovation et par spores. Il admet le transport à
grandes distances des spores par le vent ; il explique ainsi
la présence de certaines espèces stériles dans des endroits
éloignés des localités où elles fructifient, et la stérilité plus
fréquente des mousses dioïques, etc.
Les causes externes sont de deux sortes : le support et le
climat. dr
Dans le support, il faut distinguer la nature chimique et
les propriétés physiques. M. Boulay examine la théorie de
Thurman qu’il combat, et, s'appuyant sur un grand nombre
de faits, il prouve que la nature chimique du support a une
grande influence sur la distribution des mousses.
L'auteur étudie ensuite l’action du climat, c’est-à-dire de
la lumière, de la chaleur, de l'air, de l’eau à l’état de vapeur
et de pluie. oe RTS
Dans le chapitre intitulé : Stations Faro qui ter-
mine cette intéressante publication, M. Boulay distingue
quatre stations générales : les rochers, la terre, les eaux, les
troncs d'arbres.
ds T-Hussor. :
A. Legrand. — Supplément à la Statistique Botanique du Forez.
— Broch. in-8 de 44 pages. |
L'auteur donne à nouveau, avec des rectifications et de
nombreuses additions, la liste des muscinées de l’arrondis-
sement de Montbrison, qui comprend 198 mousses et 26 hé-
patiques. AR ue ie tone
Les localités y sont indiquées avec soin, et il serait vive-
ment à désirer que chaque arrondissement ou chaque dé-
partement füt l’objet d’un semblable travail.
CR : : au 4 2e Nouveaüx documents sur l'histoire des
plantes cryptogames et phanérogames des Pyrénées. Extrait
“du XXII Bulletin de la Société agricole, scientifique et littéraire
du département des Pyrénées-Orientales. Broch. in-8 de 164 p.
|
Nous n’avons à analyser dans ce travail que la partie bryo-
32 REVUE BRYOLOGIQUE
logique qui comprend principalement les départements des
Pyrénées-Orientales et de la Haute-Garonne.
Pour le premier de ces départements, l’auteur cite,comme
additions à la flore de Companyo, quelques espèces qui y
ont été trouvées par divers bryologues ; auxquelles il fau-
drait ajouter les découvertes de M. G. Gautier, si l’on voulait
résumer tout ce qui est connu aujourd’hui de la flore de ce
département.
On trouve dans ce travail une traduction francaise du texte
suédois des Pyrenearnas moosvegetation de M. Zettersted.
M.Roumeguère insiste principalement sur la Bryologiedes
environs de Luchon ; il est regrettable qu’il y ait signalé un
certain nombre d'espèces étrangères à la flore Pyrénéenne,
qui n’ont pas été récoltées par lui et qui ne lui ont été indi-
7 par suite d’erreurs de détermination ou de loca-
ités.
T. Husnor.
ERRATUM AU N° 1.
. Page 11, ligne 20, au lieu de: « commencaient à mûrir, »
lisez: « commencaient à mourir. »
NOUVELLES.
Un des rédacteurs dela Revue ; M. l'abbé Boulay, à passé
avec succès, le 28 Décembre dernier, les examens du docto-
rat ès-sciences. Nous avons donné, dans ce numéro, une
ne À de lune de ses thèses , l’autre est relative à la Géo-
ogie.
La cryptogamie a fait une très-grande perte dans la per-
sonné de M. De Notaris, décédé à Rome le 23 Janvier, après
une longue et douloureuse maladie. M. De Notaris avail été
longtemps professeur à Gênes ; depuis plusieurs années, il
remplissait les fonctions de directeur du Jardin Botanique
de Rome. Ses nombreuses publications bryologiques ont été
analysées ou indiquées dans le Bulietin bibliographique de
la Revue; il n'avait pas limité ses travaux à l’étude des Mous-
ses, et il avait publié aussi d'importants mémoires sur les
Champignons et les Algues. _:
M. De Notaris était le correspondant Italien de cette Revue
depuis sa fondation Se
_ Nous avons encore à annoncer la mort du D" Priem décédé
à Nittenau le 14 Décembre. C’est lui qui avait découvert en
Bavière le Bruchia Vogesiaca. we Re
0 | Le Gérant, T. Husnor.
No 3 * 4e ANNÉE 4877
REVUE BRYOLOGIQUE
el Cs- CA
dBARAISSANT TOUS LES Deux Mois
D PSG GS PS LS PL TT OT LE TETE SE ee
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
SD TS TT RTS SLR TR PTT de ST ST CPE PET EPP EP ET
| D RRG 0. 0 à JE dE ,
1B0 ia 4 Shillings d'Angleterre. id. :
NNEMENTS Æ Marces d'Allemagne. . . id. ins toute l'Europe
* 2 Florins d'Autriche. . . id.
. S'adresser, pour tout ce qui con- ! M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaction et les abonne- {Saxe-Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s'abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
PP > >
Sommaire du N° 3.
Journey to Sibiria. Anxecc. — Notes sur quelques mousses rares
ou peu connues. GEuses. — Riccia bicarinata. LiNDBERG. — Sur
deux intéressantes variétés du Plagiothecium denticulatum. A.
Geneer. — Sur quelques nouvelles espèces de mousses d'Australie
et d'Afrique. À. GEHEEB. — Bibliographie. Husxor. — Bibliographie
exotique et européenne. À. Genres. — Nouvelles.
JOURNEY TO SIBIRIA.
Nous nous empressons de publier la lettre suivante de notre col-
laborateur suédois ; ce sont, Croyons-nous, les premiers renset-
gnements publiés sur la Bryologie de cette région, complétement
inexplorée jusqu'à ce jour.
_ Dear Sir, ;
In the last spring (1876) I had the honour to give you in-
formation of my intended journey to Sibiria. As TI have now
happily returned from the long journey, a short account of
its plan and chief-results, as far as they concern mosses,
may perhaps be of some interest to You My communications
cannot, however, at present extend to more than to the no-
tices, written Aok Dé the journey, because the collec-
tions, that were left behind in Tomsk to the care of a com-
pany for transport, are still under way and have not yet ar-
ived to Sweden. It is, of course, first after a closer exami-
nation at home of the collected mosses, when the more
difficult or yet undescribed forms have been extricated, that
34 REVUE BRYOLOGIQUE
it will be possible to give a more complete account of the
results of my journey.
L-undertook the journey as a member of a great Swedish
expedition, brought about by the indefatigable explorer of
the arctic regions, Professor £. À. Nordenskjæld. The expe-
dition vonsisted of two parties, of which one was to go by
sea, the other by land ; both were to join in the autumn at
the mouth of the Jenisei and thus united to return by sea Lo
Sweden. The land party,which was fitted out at the expense
of the rich merchant 0. Dickson and to which I also be-
longed, consisted of > members, viz. 3 zoologists, among
which Doctor Hj. Theel was the chief of this party, and two
botanists (Rector Brenner from Helsingfors and the under-
signed). To me it was allotted to collect Phanerogamae and
Filices in company with Rector Brenner and alone to pay my
attention to musei and Algae. It is scarcely necessary 10 tell.
that I was easily persuaded upon to join the expedition, as
I'thereby got an unexpected opportunity to explore the moss
vegetation in regions, hitherto almost perfectly unknown to
the bryologists. |
On the 29th of May the landparty started from Stockholm,
and, going on as swiftly as possible, reached Krasnojarsk by
the Jenisei on the 8th of June. {[n this journey we had the
opportunity to make some short, but very interesting ex-
cursions on the limestone-rocks in the environs of Kungur
(in the government of Perm) and on the banks of the river-
system of the Ob. The latter excursions were made during:
the long voyage we had to make by steamboat in the above
mentioned river system. The collections, made in these ex-
cursions, may, although incomplete, be considered of some
value as giving some information of the mossvegetation in
regions which are hitherto a « terra incognita » to the bryo-
logists ; besides more common mosses. [, moreover, col-
lected some species of a greater interest as for instance by
Kungur Hypnum pallestensand interesting species of Seligeria,
Bryum, Riccia, Marchantiaceue, etc.; from the Ob may in the
first place be mentioned Fontinalis hypnoïdes with beautiful
fruits and a probably new, very fine species of Riccia, to
which I propose the name of À. centrifuga. From the gra-
dual thering centrum the long, slender, linear lobes of
in all directions, forming stars of at
pe AAeRE on moist soil, that every
asnojarsk
REVUE BRYOLOGIQUE 39
draregion. From Dudinka we went by steamboat still farther
to the north or to Malo-Briochowskij island (about 70° 40° n.
latitude), one of the most northerly islands of the archipi-
lago in the mouth of the Jenisei. Here, and after the 25th of
August a little in south of the archipilago, we vainly waited
that the seaparty of the expedition should arrive to carry us
home. On the 4th of September we fiually received intelli-
gence by a messenger that Professor Nordenskjoeld had been
at the mouth of the river, but had been obliged to return
without us, lest the ice should set in at so late a season of
year. Through a miraculous coincidence of obstacles both
the parties had been hindered to join. Consequently it was
nothing left to us but to return the same toilsome way we
had come ; by these means we, however, gained an unex-
pected occasion to pursue our explorations of the flora and
fauna of the nether Jenisei much longer than was before
calculated. We returned slowly by steamboat up the river
to Jeniseisk, whither we arrived on the 4th of October. In
Jeniseisk we still continued our excursions till the snow put
and end to all further herborizing. Our rich collections hav-
ing been packed up, we left Jeniseisk on the 224 of October
and, journeying on as swiftly as possible, came back to
Stockholm on the 9th of December. Done ste
From what is here above mentioned it appears that we
could devoté nearly 5 months to the exploration of the valley
of the nether Jenisei. In this time we visited about 60 dif-
ferent places by the river. As, however, we had to travell
down and up the river, the long way of about 15 degrees of
latitude, in a contry where the communications are, as yet,
very bad in only one summer, we had, of course, n0 time
to remove far from. the river ; all our excursions accordingly
being limited to the very valley of the nether Jenisei.
Itwas already aforehand to be supposed that the mossvegeta-
tion ofthe nether Jenisei should not be very rich in species, be-
cause the landcape atthis partofthe riveris very monotonous,
not affording the same rich variety of situation that we are
accustomed to in most of the eastern parts of Europe. I do
_peninsula, which country, among all the different contries
of eastern Europe, is most naturally set up as a point of
comparison, as it is situated under the same degrees of la-
region by the nether Jenisei.
good
36 REVUE BRYOLOGIQUE.
the two compared countries are, indeed, greater than what
was lo be aforehand supposed, a fact which is to be ex-
plained by the different distribution of bryological stations
in both countries.
Among the four principal bryological stations (earth,
water, trees and rocks), the first is by far the most predo-
ininant station by the Jenisei and also the one that produces
the greatest variety of species. If you ascend from the river,
you vill at first tread on a border of almost naked earth,
which is in every year exposed 10 inundations. At the je-
_nisei some mosses seem to thrive only in this border, as for
- instance Physcomitrella patens, Physcomitrium piriforme,
Weisia viridula and two species of Riccia, ail of which, how-
ever, are rare with exception of the last-mentioned ones. The
. two species of Riccia, on the contrary, were found, often in
huge masses, along the river from Jeniseisk, extending at
least to 70° 30° n. lat. It is not before known, as I unders-
tand, that this genus extends so far to the north or even into
the arctic region. Beside the above-mentioned mosses you
may in the same locality find Marchantia polymorpha, Dicra-
_ nella varia, Funaria lygrometrica and Bryum argenteum. As-
cending a little, but still being within the reach of the
inundations, you will meet Ceratodon purpureus, Leptobryun
piriforme, Fissidens incurvus, Didymodon rubellus (more
_sparingly), and in more northerly regions Tortula breviros-
iris, Dicranella rufescens, Discelium nudum, Webera pulchella.
annotina, and some species of Bryum, among which some
probably are novelties to the science. Ascending still highter
to the parts of the banks that usually are not exposed {0
inundations, you will see the earth ornamented with We-
bera nutans and cruda; Pogonatum urnigerum, Trichodon cy-
lindricus, Tortula subulata, Preisia commutata and some
other Marchantiaceue. Only to more southern regions belong
Tortula convoluta, Leptotrichum tortile 8 and Catharinea un-
dulata; whereas Buxbaumia aphylla, Blasia pusilla, Dicra-
nella cerviculata, crispa and subulata, Oligotrichum laevi-
gatum, Pottia latifolia with 8 pilifera, Meesia uliginosa, Bar-
tramia ityphylla, Conostomum boreale, Encalypta rhabdocarpa
and Pogonatum eapillare are almost all limited to the arclic
region or even to the tundra region. On moister soil we
| Là all along the river Webera albicans and a species of
= In places where mosses have had time to form a more
erent carpet over the earth, this carpet consists of diffe-
ecies according to different localities. In drier si-
1 woods and in the tandra, the ground is carpeted
Hylocomium splendens and triquetrum, Hypnum Schre-
nd Crista Castrensis, Polytrichum juniperinum. Ptilidium
0:
REVUE BRYOLOGIQUE DE
ciliare and more sparingly with Jungermannia lycopodioides.
and Floerkei. To the woodregion are limited Plogiochila as-
plenioides, Polytrichum commune and Dicranum undulatum.
to which are to be added in more southern parts Mniwm ros-
tratum, Cylindrothecium concinnum, Brachythecium reflexunt
and Starkei. More to the north belong, on the contrary, Dicra-
num robustum, Tetraplodon angustatum and Hylocomium Oa-
kesii (these 3 mosses, however, not being found beyond the
woodregion), Dicranum scoparium, Tetraplodon mnioides and
Pogonatum alpinum. Only in the tundra occur Rhacomitriun
lanuginosum and canescens, Hypnum callichroumt, Tortula
norvegica, Dicranum Slarkei and a species of Gymnomitrium
On steeper and drier banks, especially if destitute of wood.
there grow also some other mosses, as for instance Thuji-
dium abietinum, Eurhynchium strigosum, Politrichum pili-
ferum and more dispersedly Hÿprum rugosum aud cupressi-
forme.
In moist places, on the contrary. the ground was covered
throughout the explored region or at least through the
greatest part of it with Hypnum Lindbergii, Climacium den-
droides, Philonotis fontana, Dicranum majus, Mnium pun-
tatum, cinclidioides, ele.; in more southern parts with Am-
blystegium filicinum, Fegateila conica, Hylocomium squarro-
sum, subpinnatum and Brachythecium rivulare ; more to the
north belonged Splachnum luteum, vaseulosum, rubrum.
sphæricum and Wormskjoldii, the two first of which genus
appeared already in 62° n. lat. Mnium hymenophyllum, Hyp-
num turgescens and Tortula fragilis, the 3 last mosses be-
longing to the tundra-region. where also eynodontium Wah-
lenbergii becomes more abundant. AR Nr
The last-mentioned situation is nearly ressembling the
moors, on which account it may now seen natural 10 pass
over 10 the latter. The moors increased in the north in fre-
quency and extension ; we. at least, met with more of them
there than in the more southern parts. On that account also
found the mossvegetation of such places more rich in the
north. All along the river, however, are 10 be found im moors
Camptothecium nitens, Meesia tristicha, Gymnocybe palustris.
Polytrichum strictum, Jungermannia trichopl ylla, Thujidinm
Blandowii (in the woodregion), Hyprun stellatum, cordifolium.
giganteum. ete. The interesting genus Sphagnum was also
represented all the way, displaying as great a variety of
forms by the Jenisei as in Scandinavia : the forms akin to
$. subsecundum and laricinumi more characterized the moors
of the north. Among other mosses, pertaining Lo moors. only
Hypnum cuspidatum belonged to the south; in the north, on
the contrarv. the number very much increases by Polytrichum
gracile, Hyprum stramineuwm. Paludella squarrosa, Harpan-
38 REVUE BRYOLOGIQUE
ethus Flotowii and Jungermannia minuta, all of which were
found already in the south of the polar circle, and in the
arctic region by Hypnum scorpioides, trifarium, badium (at
times with fruits), Dicranum elongatum, palustre and Schra
deri (the 2 last mosses in this region at least more abun-
dant), Dissodon splachnoides, Gymnocybe turgida, Catoscopium
nigrilum, Cinclidium subrotundum and latifolium Lindberg.
Aneura pinguis, Jungermannia anomala, etc. One of the
above mentioned mosses, Cinclidium latifolium, has been
described by Professor Lindberg (1) according to specimina.
carried home by Docent Sahlberg, one of the zoological
members of the expedition. The beautiful moss is dioi-
cous, perhaps the largest species of this interesting genus
and nearest akin to C. stygium ; the leaves are very scattered
and convex with the limb revolute; the nerve disappears be-
neath a wery short point. It occured in great abundance in
the large moors of which the islands in the mouth of the
Jenisei to the greatest part consists ; as the species is dioicous
_the fruits were very rare.
Leaving the moors, I will now speak a little of the mosses
growing on mouldering truncs. There is a great abundance
of such truncs to be seen in the immense woods that clothe
the bauks of the nether Jenisei. In the tundraregion they
also occur, although, of course, more sparingly. To this re-
gion they have been carried down by the riverand by theinun-
dations they have been cost upon the banks. In the woods,
the rich vegetation in these situations principally consists
Of Dicranum fuscescens and fragilifolium, Cynodontium Wah-
lenbergüi, Hypnum uncinatum and Sommerfeltii, Plagiothecium
denticulatum and nitidum, Brachythecium salebrosum, Tetra-
_phis pellucida, Lepidozia reptans and a great variety of forms
of Scapania and Jungermannia. The most common species of
_the last genus were J. incisa, ventricosa and trichophylla, be-
sides which also some other very fine and partly new species
very commonly occurred. Dicranum montanum, Mnium eus
pidatum, Radula complanata, Hypnum ascendens, etc., were
to be found only in more southern parts; Jungermannia al-
tenuata, on the contrary, more belonged to the north, and
Jungermannia julacea was the only moss which is to be
added on this locality in the tundraregion.
_ Passing over to living truncs, you will find them to be
à LR He Res RES when the stand within
reach ofthe inundations. In the last case, the truncs become
_ covered, often many feet high, with a stratum of clay, thus
peculiar station, that is especially affected by
Ÿ 25 for inst Ar mbyslagitum. si arms, Pylai-
REVUE BRYOLOGIQUE 39
sia polyantha (in a great variety of forms), Leskea paludosa,
Myrinia pulvinata, Orthotrichum speciosum and obtusifolium,
Neckera undulata, Homalia trichomanoides, Timmia megapo-
litana, Fontinalis hypnoides, and the extrernely fine moss Eu-
rhnchiam concinnum (Wils.). The last moss Professor Lin1-
berg (1) has considered to belong to Myurella or to form the
stock of a new genus Achrolepis. To me it appéared, even in
a barren state, to belong to Eurynchium, à supposition which
I later found confirmed in finding the hitherto unknown
fruits, which possessed lids, provided with a very long point.
The great abundance of truncs, besmeared with elay, is the
great characteristic of the valley of the nether Jenisei. This
* station is, of course, principally to be found in the wood-
region, although it is represented on a very small scale also
beyond this region ju the under-woods ‘of Salices and A/-
naster fruticosus that are Lo be found in lower parts of the
tundra region. ss
It now only remains to speak of the mosses that require
à hard substratum of stones or rocks. These mosses must,
of course, by very poorly represented at the nether Jenisei,
because the required localities are there very scarce. Ertatic
stones, to be sure, are pretty well common on the boarders
of the Jenisei, but they are generally small and situated s0
closely to the margin of the water that they are almost per-
fectly denudated of all vegetation; on these stones only Grim-
mia apocarpa and at times Leshea nervosa (also with fruits)
seemed to thrive. In the tundra-region erratie stones, how-
ever, were at times {0 be found beyond the reach of the
inundations, and these stones then formed by substratum of
some very sparingly occurrins mosses. viz. Dicranum Blytiii.
Cynodontium struwmifer um, “Weisia crispula, Andraea petro-
phila, Rhacomilrium microcar pm and a species of Seligerin.
The last moss, which I found only once, lived on a very
small limestone on the top ofa tundra-hill. There were. on
the contrary, also at times stones to be seen in the river or
in smaller brooks ; these stones produced some peculiar
species, as for instance Fontinalis antipyrelica and two other
very curious and probably new species of the same genus.
Brachytheciuwm. plumosunt, Cynodontium virens, Dichelymu
faleatum, a gigantic form of Rhacomütriwm acieulare (was
found only once on 70° 10° n. lat), Hypnum dilatatum, al-
mountains with open or naked rocks, they
jether Jenisei. on which account I in
més had opportunity to herbo-
aus 1 could devote 4 whole days to
tone-rocks in very different places
© (y lu «Gontributiones ad for. eryptog. Asiae boreali-australis. »
(only one sp
40 REVUE BRYOLOGIQUE
of our district but through a coincidence of events we were
always in such a hurry, when meeting with mountains,
destitute of calcium, that the examination of these rocks
must become very incomplete. Consequently I found at the
Jenisei proportionally more of mosses that affect limestone
than of mosses, assigned exclusively to rocks, destitute of
calcium. The most southern place where I had opportunity
to herborize in rocks was Krasnojarsk, where both kinds of
rocks occurred ; the most northerly place was the mouth of
the Nischnje Tunguska (65° 50° n. lat.), where the mountains
consisted exclusively of limestone. Because mountains are
rare by the nether Jenisei, all mosses that thrive only in
rocks also, of course, must be very rare at the same part of
the river. Some of these mosses seemed to be indifferent to
the substratum, as Hypnum rugosum, cupressiforme, Leucodon
sciuroides, Orthotrichum anomalum, Amphoridium Mougeotti,
Tortula ruralis, Didymodon rubellus, Distichium capillaceum,
and Radula complanata. Only in rocks, destitute of calcium,
I found Andraea petrophila, Hypnum incurvatum, Bartramia
crispa, Webera elongata, Encalypta ciliata, Hedwigia ciliata,
Gximmia Mühlenbeckii and ovata, Leptotrichum glaucescens.
Dicranum longifolium, Weisia Schisti, Cynodontium strumi-
ferum and Jungermannia saxi-ola. The limestone-rocks were,
on the contrary, ornamented with Hypnum fastigiatum, Or-
thothecium ru/escens, intricarum (with fruits), Thujidium ta-
mariscinum, Anomodon longifolius and viticulosus, Myurella
Jjulacea and apiculata (both with fruits), Mnium hymenophyl-
loides, serratum and stellare, Distichium inclinatum, Seligeria
Donnii, Encalypta procera, etc.
Reviewing way in which different families and genera
are represented at the Jenisei, we will find that the Mnia and
the Marchantiacez are most richly represented, either
showing a great variety of forms, some of which certainly
are, aS yet, undescribed, besides which the Marchantiaceae
are very often to be found in such an abundance as perhaps
in n0 other part of the earth. On that account, 1 am very
much inclined to call the valley of the nether Jenisei the re-
sion of the Mnià and the Marchantiaceue. Among other fa-
milies and genera that are more richly represented at the
Jenisei may be mentioned Splachnacea (8 species), Encalypta.
Dicranum, Polytrichaceae, Sphagnum, etc. Very sparingly
occur, on the contrary, mosses that affect rocks, as for in-
ass à pre He place are iurs and Grimmia. Only
once 1 Iound à Hhacomitrium in the woodregion (or in a Way
_ Of about 14 degrees of latitude); the pa, A a little
More frequently represented first in the tundra-region. Poor
in species were also Orthotrichum (only 4 species), Fissidens,
onl species), Tortula, Brachythecium. of which genus
ny 8. salebrosum was common, etc.
REVUE BRYOLOGIQUE 41
Hoping in a not far distant time Lo be able to give you
further and more exhausting information of the moss-flora
of the nether Jenisei, I remain, Sir,
Your most obedient servant.
Hernæsand in Sweden, on the 25th of March, 1877.
H. W. ARNELL.
Notes sur quelques mousses rares ou peu connues. (!}
IL.
{. M. H. Gander vient de découvrir dans Les Alpes, près de
Lienz en Tyrol, les espèces suivantes :
Desmatodon systylius Br. et Sch., Grinumia apiculata Hsch.,
G. atrata Mielich. {en nombreux et beaux exemplaires),
Bartramia subulata Br. et Sch., barbula brevirostris Br. et Sch.
La dernière espèce se trouve aux bords de la Drave, dans une
seule station. - |
2. Encalypta spathulata C. Müll. Synops. 1, p. 519. —TL’ha-
bitation de cette espèce ne se borne pas à l'Espagne seule :
déjà en 1869 elle fut recueillie par M. J. Barth en Transylva-
nie, sur des rochers calcaires du mont Tilalmas près de Ta-
rotzko, et M. J. Breidler l’a rapportée de la Styrie ( « Einœd »
près de Neumarkt, alt. 700-800 mèt., le 11 Juin 1871).
Le « Bryotheca europæa » a publié cette mousse (n° 1163)
de Transylvanie, — sans doute bonne espèce distinguée par
la coiffe lobulée-frangée, la capsule sillonnée, et par le long poil
fleœueux des feuilles.
3. Didymodon flexifolius Dicks. Cette espèce, encore assez
rare en Allemagne, a êté récoltée par M. C. Rœmer en état
stérile sur des rochers schisteux couverts d'herbe près d'£u-
pen (Prusse Rhénane). | :
4. Brachythecium laetum Brid. — Voilà une nouveauté pour
la flore de Belgique, croissant sur des roches calcaires dans
les environs d'Éupen en Prusse Rhénane, et cependant en
territoire belge, près de Membach. — C'est encore M. C.
Rœmer qui a découvert cette espèce il y a quelques semaines.
. A. GEHEES.
Riceia bicarinata 7. Sp. Linps.
Dioica ?; /rons ad 15 mm. usque longa et 1—1,5 mm. lata,
optime et densiuscule dichotoma, segmentis ad 3mm. lon-
gis, linearibus, obtusiusculis, luteolo-viridis, subtus (postice)
fusco-purpurea, Crassa, compacta, bicarinata, carinis pro-
fundis et acutis, parte intercarinali pulvinato-elevata et pa-
rum angustiore quam marginalibus partibus tumidis et ala-
D Voir Revue Bryologique, 4° année, p. ? et 18.
42 REVUE BRYOLOGIQUE.
tioribus, in acie marginali quarum adest series duplex seta-
rum ; sele maximæ et rigidæ, dense et elatæ (ut crassitudo
frondis), luteolo-albidæ, unicellulares, conico-cylindricæ,
acutiusculæ, erectæ, ad apicem frondis curvatulæ, com-
pressæ, antice canaliculatæ, sat incrassatæ ; squamæ densæ
et adpressæ, semirotundæ, rotundato-crenatæ, a cellulis ma-
gnis, eisdem basilaribus purpureis, marginalibus majoribus
et leuiter inflatis, ad angulum anticum sæpe setam, ceteris
simillimam, gerentibus : sectio transversa frondis rectangu-
laris, margine postico densissime rhizinifero tamen rotun
dato, rhizinis intus ciavuligeris paucis: cellulæ posticæ
multistratosæ, transverse ovales, angulosæ, grumam rubro-
brunneam continentes, abrupte et optime affiguratæ a ceteris
anticis, quæ in partibus marginalibus frondis sunt erectæ
seriatæ, ellipticæ, et chlorophyllum viridem continent, inter
series cellulares ibi videntur cavitates erectæ et anguste li-
neares, in parte intercarinali tamen nullæ, cellulæ ejus
etenim haud seriatæ, sed angulosæ, ut compactam telam
forment; pisiillidia pauca, in parte intercarinali juxta ca-
rinas immersa, sporogonia in ipsa carina dehiscentia, sport
et antheridia non visa. |
Hab. Corsica. — Specimen dedit amie. E. BESCHERELLE. |
Optima et pulcherrima species, e qua his notis distinguitur
proxima Riccia tumida (Mich.) LiNpexs. : planta multa minor,
e basi citissime emarcescens, sicca albida, segmentis bifur-
Cis ; siccitate ob margines involutos subteretibus, oblongis,
_ inferne canaliculatis, superne unicarinatulis, solum superne
subtis (postice) tumidis, sitis marginalibus brevioribus, acu-
lioribus el magis incrassatis, squamis minus distinctis, facie
postica Vix purpurea et paucas rhizinas solum profereute,
seclione transversa rectangulari-semilunari, cellulis posticis
e celeris pessime effiguratis, eisdem in partibus margina-
libus vix seriatis et nullas inter se cavitates ostendentibus.
Helsingforsiæ, die 4 Aprilis 1877. a
#4 L S. O. LiINDBERG.
Sur deux intéressantes variétés du PLaGro-
| __ FRECIUM DESTICULATUM L.
Le Plagiôthecium denticulatum L. est une plante assez
| ft découverte
REVUE BRYOLOGIQUE. 43
par le D' R. Ruthe près de Barwalde, -daus la Nouvelle-Mar-
che (1873). pers
2 PI. denticulatum, var. hercynicum Jur.
Touffes délicates,très-petites, ressemblant au P. latebricola ;
pédicelle court ; capsule totalement dressée ; cils très-caducs.
Dans des fissures de rochers dans le Hartz, découvert par
M. Schliephacke et retrouvêé par M. C. Haussknecht près d'Jt-
senburg (1866) ; dans les montagnes Rhon sur des rochers de
grès « Hohe Kammer » (4. Geheeb, 1871).
Les cils de cette belle et tendre variétésont sicaducs,qu’on
peut les laisser échapper, de sorte que cette mousse, sans un
examen exact, peut être confonilue avec le PI. laetum
Schpr. à
A. GEHEES.
Sur quelques nouvelles espèces de mousses
d'Australie et d'Afrique.
J'ai recu, il y a quelques mois, par mon excellent ami M.
Je D' A. Braun, un envoi de mousses parvenues comme em-
ballage d'Australie au Jardin botanique de Berlin. Recueil-
lies par le jardinier allemand M. Hartmann sur des troncs
d'arbres près de la ville de Toowoomba en Queensland, elles
semblaient présenter au premier COUP d'œil un amas Com-
posé de deux espèces : Papillaria Kermadecensis G. Müll.,
aussi en quelques fruits, et Thuidium ereetuwm Hpe. Cepen-
dant j'ai réussi à y découvrir un petit choix de belles mous-
ses, savoir le Lasia australis CG. Müll. en fruits, le Papillaria
— amblyacis C. Müll., le Hypnum (Iecebrina) chlorocladum Le.
Müll. et les espèces nouvelles suivantes que M. le D' Charles
Müller a bien voulu déterminer:
Lasia subproducta C. Müll., Entodon Hartmann C. Müll.
en fruits, £. Toowoomba C. Müll. (stérile), Thamaium per pit-
sillum GC. Müll. Rhacopilum æruginosum C. Müll. Enfin il s'y
trouvait des fragments des Macromitrium Damellii €. Müll..
Holomitrium Dietrichiae C. Müll., Endotrichum Brisbanicum
tn Müll. : d ë ; nr Le
En même temps, M. le D' Brehmer, à Lubeck, abien voulu
me remettre un petit nombre de mousses récoltées en 1875
par M. Spielhaus dans le Cap de Bonne-Espérance, au mont
Tafelberg. IL y en avait plusieurs espèces nouvelles également
déterminées par M. le D' C. Müller, savoir : Sphagnum cora-
natum ©. Müll., Sph. mollissimum G. Müll., très-belle espèce
ayant l'air d’une grande forme élevée du Sph. molluseum,
Bartramia (Eubartramia) Spielhausi C. Müll. en fruits, Bryum
cordylocarptimC. Mül., voisin du Br. lorquescens, el Zugodon
Trib. V
PSS
PSS
REVUE BRYOLOGIQUE.
BIBLIOGRAPHIE.
ONTE VITTORE TREVISAN be Sainr-Léox. — Schema di una
_ nuova classificatione delle Epatiche. Memoria
resentata nell’adunanza del 6 aprile 1876 del R. Istituto Lom-
rardo di Scienze e Lettere. — irrochure in-4 de 69 p.. exraite
des Mémoires de l’Institut Royal de Lombardie, Série III, Classe
des Sciences mathématiques et naturelles, Vol. IV. Milan, 1877.
Nous reproduisons ci-dessous l’énamération des ordres.
des tribus et des genres, telle qu’elle est proposée par l’au-
teur. La description dechaque genre est suivie d'observations
el de l’énumération méthodique des espèces connues, lors-
que le nombre n’en est pas trop grand.
Ordo I. JUNGERMANNIACIEÆ Lindiey.
Trib. 1. SCHISTOCHILEZ Trevis. 25. Ptychocoleus Trevis.
f Notarisia Colla 26. Marchesinia S. F. Gray
?. Schistochila Du Mort. 27. Frullania Raddi
3. Gottschea Trevis. Trib. VIL PORELLEE Pfeiff.
Trib. IT. ACOLEE Du Mort. 28. Porella Linn.
3. Lepidolaena Du Mort. 29. Bellincinia Trevis.
5. Tricholea Du Mort. 30. Schultesia Raddi
6. Basichiton Trevis. 31. Campanea Trevis.
.T- Acolea Du Mort. Trib. VIII, JUNGERMANNIEE Da M.
Trib 3 Le SCALIEE Trevis. 32. Radula Du Mort.
8. Scalia S. f° Gray 33. Patarola Trevis.
9. Rhopalanthus Lindberg 34. MartinelliaS. F. Gray
Trib. IV. MESOPHYLLEÆ Du Mort. 22: Plagioch.la Du Mort.
10. Herbertia S. F. Gray 36. Mylia S. F. Gray
11. Gackstromia Trevis 37. Pleurozia Du Mort.
12. Lepicoiea Du Mort. 38. Blepharozia Du Mort.
13. Mesophylla Du Mort. 39. Sendtnera Endlich.
14. Gamochaetium Trevis. 40. Micropterygium Lindb.
15. Southbya À. Spruce 41. Bazzania $. F. Gray
16. Nardia SF. Gray 42. Mastigophora Vees
LE Dichiton Mont. 43. Antbelia Du Mort. M
Trib. V.E 44. Blepharostoma Du Mort.
5e re roue es = 45. Cephalozia Du Mort.
19. Lejeunea / rte 46. Lophocolea Du Mort.
3 ru .. 47. Cheiloscyphus Corda
D se PR Trevis. 48. Cdonion hate Du Mort.
Prison ND ‘0 Dieiiauihé Tayl,
FM RENE 50. Harpanthus Vees
os NN PRULAMEÆLindberg. 51. Jungermannia Linn.
55 Bryopteris Lindenb. 52. Diplophylleia Trevis.
Se Thysananthus Lindenb.. 53. Dinckleria Trevis.
Piychanthus Nees 54. Anthoscyphus Treris.
REVUE BRYOLOGIQUE 45
55. Gamoscyphus Trevis. 69. Dilæna Du Mort.
56. Gymnoscyphus Corda rip. XIII. SYMPHYOGYNEE Trevis.
Trib. IX. SACCOGYNEE Du Mort. 70. Strozzia Trevis.
57. Lindigella Trevis. 71. Symphyogyna Mont et
58. Acrobolbus Vees Nees
99. Calypogea Raddi 72. Solenochætium Trevis.
60. Geocalyx Nees Trib. XIV. METGERIEZ Nees
û L Saccogyna D u Mor L. 73.Hymenophyton Du Mort.
62. Kantia S. F. Gray. 74. Metzgeria Raddi
Trib. X. FOSSOMBROMEZ Trevis. 79. Acrostolia Du Mort.
63. Fossombronia Raddi 76. Riccardia S, F. Gray
64. Petalophyllum Gotische Trib. XV. PELLIEÆ Du Mort.
Trib. XI NOTEROCIADEZ Trevis. 77. Papaea S. F. Gray
65. Noteroclada Tayl. 18. Pellia Raddi
Trib. XII. DILÆNEE Du Mort. Trib. XVI. BAGIEÆ Du Mort.
66. Zoopsis Hook. f. et Tayl. 19. Biagia Linn.
67. Podomitrium Witten Trib. XVIL PODANTHEÆ Trevis.
68. Pallavicinia $. F. Gray 80. Podanthe Tayl.
Ordo II. MONOCLEACEZÆ Cohn.
Trib. 1. CALOBRYEZÆ Trev. Trib. IT. MONOCLEÆ Nees.
81. Calobryum Nes. 82. Monoclea Hook.
Ordo HI TARGIONACEÆ Corda.
83. Targionia Linné. 84. Cyathodium Kunze.
Ordo IV. MARCHANTIACEÆ Corda.
Trib. I. DICHOMINEE Trev. 91. Sauteria Vees.
85. Dichominum Neck. 92, Dumortiera Reinw.
86. Rupinia Linn. fil. 93. Spathysia Nees.
87. Clevea Lindb. : 94. Hits Pal. _. *
Trib. IL. MARCHANTIEÆ Trev. 95- Grimaldia Radaï.
88. Marchantia Linn. 96. Duvalia Nes.
89. Cyathophora S. F.Gray. ru EE rire
us Fe 97. Hypenantron Cordu.
rib. LI. GRIMALDIEZ Reich. 94 SPORTS
90. Conocephalus Neck. 98. Racotheca Bisch.
Ordo Ve ANTHOCEROTACEZÆ Trev.
99. Dendroceros Vees. 101. Notothylas Suli.
100. Anthoceros Linn. |
Orde VE RICCIACEÆ Du Mort.
Trib. IL. SPHÆROCARPEZÆ Du M. 104. Tesselinia Du M.
102. Maisonneuvea Trev. 105. Funicularia Trer,
.
Sphærocarpus Schreb.
__ les suivantes :
46 REVUE BRYOLOGIQUE
Trib. IT. CORSINIEZÆ Hüb. 108. Riccia Linn.
106. Corsinia Raddi. 109. Ricciocarpus Corda.
Trib. IIL. RICCIEÆ Nees. 110. Angiocarpus Trev.
107. Ricciella À. Braun.
T. Husnor.
CES =
BIBLIOGRAPHIE EXOTIQUE.
E. BESCHERELLE. — Florule bryologique des Antilles
françaises, ou énumération et description des
mousses nouvelles recueillies à la Guadeloupe
et à la Martinique. — Extrait des annales des sciences
naturelles (botanique), 6° série, tome HI. — Broch. in-8 de 94 p.
— Paris, 1876.
Cet excellent travail de notre savant collaborateur, déjà
indiqué dans le premier numéro de la Revue Bryologique de
1877, p. 13, comprend 180 espèces de mousses réparties eu
51 genres parmi lesquels nous trouvons un genre nouveau,
le genre Pilotrichidium. En voici la description :
.… Pilotrichidium, gen. nov.
_ Caulis primarius repens, ramosus ramis arcuatis laxe
pinna'is. Folia ovato-ligulata, apice plus minus obtusa ro-
_ tundave, costis callosis crassissimis usque ad apicem v. sæpe
ultra in spinam dorsalem productis; cellulis minutissimis
quadrato-punctiformibus basi ellipticis longioribus. Capsula
longe pedunculata, pendula. Caïlyptra probabiliter mitrae-
formis ? Hookeria, sect. Callicostella C. Müll., ex parte.
L'auteur fait encore les remarques suivantes: «L'Hookeria
callicostata C. Müll, pour lequel nous créons ce nouveau
genre, diffère complètement des Hookeria par le tissu fo-
laire, qui est semblable à celui du genre Pilotrichum tel que
nous le délimitons avec M. Mitten : mais, d’un autre côté, il
diffère des espéces de ce dernier genre par la capsule cour-
bée et longuement pédicellée. Cette espèce ne peut donc res-
ter dans le genre Hookeria et doit former le type d’un nou-
veau genre intermédiaire entrecelui-ci et le genre Pilotri-
_Chum. » Les mousses décrites comme espèces nouvelles sont
REVUE BRYOLOGIQUE 47
nus, $S. Husnoti Besch., S. subviridis Besch., S. badius Sch..,
Trichostomum microcarpum Sch., Barbula Husnoti Sch., Ma-
cromitrium Husnoti Sch., M. vernicosum Sch., Entosthodon
Husnoti Sch., Brachymenium subglobulosum Sch., Webera
mnioides Sch., Bryum. pseudocapillare. Besch., B: vavifolium
Sch., B. rubrifolium Sch., B. Antillarum Sch., Pogonatum
crispulum Besch., P. laxifolium Besch., P. Pleeanum Besch.,
Pilotrichella longipila Sch., Meteorium Guadalupense Sch., Pi-
lotrichum cryphæoides Sch., P. Hahnianum Besch., P. Husnoti
Sch., P. Herminieri Sch., P. debile Besch., Pterobryum Husno-
tianum Besch., Meiothecium nanum Besch., M. scabriusculum
Besch., Potamium homalophyllum Besch., Mniadelphus par-
vulus Sch., Lepidopilum subepiphyllum Besch., L. Herminieri
Sch., L. purpurascens Sch., L. daltonioides Sch., Hookeria
hyalina Sch., H. bicolor Sch., H. albicaulis Sch., H. Hermi-
nieri SCh., H. depressula G. Müll., H. Belangeriana Besch., H.
radicans Besch., H. Hahniana Besch., H. fileseens Sch. , H. sub-
fissidentioïdes Sch., H. hospitans Sch., H. rufa Sch., H. falca-
tula Sch., H. hypniformis Besch., H. verticelor Sch., H. ery-
throchæte Sch., H. leiophylla Besch., H. luteorufescens Besch.,
Pilotrichidium Antillarum Besch., P. brunnescens Sch., Thui-
dium Antillaruwm Besch., Rhaphidostegium cespitans Sch., Rh.
micans Sch., Rh. plectophyllum Besch., Rh. micans Sch., Rh.
falcatulum Besch., Rh. subdemissum Sch., Rh. Plerocladiuwm
Besch., Rh. brachydictyon Besch., Rh. microstegium Sch.,
Rh. glaucinum Besch., Rh. meiotocladium Besch., Rh. Rufu-
lum Besch., Isopterygium HerminieriSch., 1. (?) streptopodium
Besch., £ctropothecium longisetum Sch., E. cristato-pinnatum
Sch., £. eurydictyon Besch., £. eurycladium Besch., E. leu-
cocladium Sch., Hypnum Husnoti SCh., Sphagnum Guadalu-
pense Seb:;:Sph. Husnol-SOR: 55-2056 ON amie
Il faut ajouter qu'un grand nombre d'espèces déjà con-
nues, mais incomplètement décrites, ont été pourvues de
descriptions excellentes ; et de nombreuses notes sur la plu-
part des espèces se trouvent dans cet excellente florule.
A. GEHEES.
Dr Jon. ANGSTROM, — Primsæ lineæ muscorum cognos-
cend: mm, qui ad Caldas Brasiliæ sunt collecti.
__ Continuatio. — 71. Hepalicæ. — Ofversigt af Kongl. Vetens-
. kaps - Akademiens Forhandlingar, 1876, n° 7. Stockholm. —
d'irage Ai partez ile CE LUE PATATE © à
Dans cette énumération de 447 hépatiques du Brésil nous
trouvons les descriptions de 18 espèces nouvelles ; ce sont :
Blephorostoma sejuncta, Lôphocolea tenera, L. pallida, Chi-
loseyphus (?) caldensis, Calypoi ja (?} abnormis, Radula cal-
dana, Madotheca (Porella) rugulosa, M. (Porella) sordida,
Phragmicoma vatdana, Lejeunia caldana, L. lignicola, L. Lep-
!
48 REVUE RRYOLOGIQUE
tophylla, L. parviloba, L. Regnellüi, Frullania caldensis, F. re-
flexa, Pseudoneura (Riccardia) Regnellii, P. (R.) brasiliensis.
A. GEHEES.
Bibliographie Européenne.
J.-B. Jack. — Hepatictæ Europæ. — Jungermannideæ
Europæ post semisæculum recensitæ, adjunc-
tis Hepaticis, auctore B.-C. DU MORTIER. —-
Bruxelles, 1874. — Botanische Zeitung, 1877, nos 4-7. — Tirage
à part: 24 p. in-4 et 1 pl.
M. Jack, depuis longtemps connu comme un des plus
grands connaisseurs des hépatiques en Europe, commence
celte publication par donner un aperçu sur tous les travaux
de M. Du Mortier, et, ayant trouvé que le nouvel ouvrage de
cet illustre auteur, « Hepaticae Europae, » s'éloigne en plu-
sieurs points du « Synopsis Hepaticarum de Gottsche, Lin-
denberg et Nees, » il va rechercher les motifs qui ont en-
gagé l’auteur à ses différences. Ilnous mènerait trop loin,
si nous voulions reproduire l’extrait de cette analyse pro-
fonde : c’est pourquoi il nous faut indiquer la lecturede cette
importante publication.
; A. GEHEEB.
Pauz Bruxaup. Catalogue des Plantes Vasculaires et Cryp-
togames croissant spontanément à Saintes. In-8de 32 p., 1876.
On trouve dans ce catalogue, l'indication d’une centaine
de Mousses et d’Hépatiques. T. Husxor.
ES ———
NOUVELLES.
La Botanique vient encore de faire une très-grande perte
dans la personne de M. Braun, décédé à Berlin le 29 mars, à
l’âge de 72 ans, après une courte maladie.
Les nombreux et importants travaux de M. Braun l'avaient
rendu celèbre dans toute l’Europe. . |
HERBIER CRYPTOGAMIQUE A VENDRE :
Fougères, 128 genres, 1020 espèces ; Lycopodiacées, 4 g.,
81 esp., Equisetacées, 1 g.,9 es RE PLU g., 10 esp. ;
Azolées, 1 Be 3 esp. ; Isoëtées, { g., 4 esp. ; Algues, 106 g.,
268 esp. ; Hépatiques, 30 g. ; 57 esp. : Mousses, 113 g., 288
ee : siens, Fe g., 162 esp.
_ÿ adresser à M. Baudoin, avenue Félicée, 30, à la Varenne-
Saint-Hilaire (Seine). amer
or Le Gérant, T. Husxor.
No 4 4 ANNÉE 1877
REVUE BRYOLOGIQUE
és ONBA "
DarassANT TOUS LES dEux Mois
RD de Pt Se PS TS TS
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Pt SP St TT LÉ F7
D'PPARESS - . e par an. \
. Ÿ 4 Shillings d'Angleterre. id. ;
ABONNEMENTS : & Marcs d'Allemagne. . . id. frous toute l'Europe
| 2 Florins d'Autriche. . . id.
S'adresser, pour tout ce qui con- } M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaction et les abonne- {Saxe-Weïimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). ! l'Allemagne.
On s'abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
Sommaire du N° 4.
Notes sur quelques mousses rares ou peu connues (suite). À.
Genges. — Encalypta trachymitra Riparr. — Sur quelques nou-
velles espèces de mousses Antarctiques. A. Gemeer. — Guide du
Bryologue et du Lichénologue dans les environs de Grenoble (suite).
Ravaup.— Bibliographie. Husnor. — Bibliographie exotique. Bes-
cHERELLE. — Bibliographie Allemande. GEREEE.
Notes sur quelques mousses rares ou peu connues. (1)
IV:
{. Grimmia elongata KIf.
Cette espèce signalée en Allemagne dans une seule station
(Alpes de la Bavière supérieure, par M. Molendo en 1875),
vient d’être découverte par M. Limpricht en Siésie :
« Schneckoppe » dans les Montagnes des Géants. Le « Kryp-
togamen-Flora von Schlesien » était déjà publié, lorsque
cette nouveauté fut découverte.
2. Orthotrichum australe Jur: — L'auteur lui-même à bien
voulu m'en donner un petit échantillon. Comme cette
espèce d’Espagne semble être encore peu connue, je vais en
reproduire la description publiée par M. Juratzha dans le
« Hedwigia » 1867, p. 145. _ Eu
« Dense pulvinatulum, pusillum. Folia humida patenti-
subrecurva, sicca laxe imbricata, ovato-oblonga et oblongo-
(1) V. Revue Bryologique, 4° année, p.?, 18, 41.
50 REVUE BRYOLOGIQUE
ligulata, apice obtusa, carinalo-concava, margine revoluta,
tenue papillosa, costa tenui infra apicem evanida ; rele
basis hyalinaelaxum crassiusculum, medium brevi-rectan-
culurm, laterade quadratum (nec sinuosum nec nodosum),
apicale nrinuterotundatum. Flores monoici, masculi late-
rales, antheridiis longe pedicellatis parce paraphysatis.
Calyptra ?/3 partes capsulae obtegens, nuda, lutescens,
apice fusca hispidula. Vaginula pilosa. Capsula subemer-
sens, ovalo-oblonga, brevicolla,’striis 8 angustis lutcolis,
ore aurantio, sicca vacua ovato-cylindrica, sub ore haud
constricla, subdiaphana, anguste costata. Operculum con-
vexum, breviler apiculatum.. Peristomii duplicis denter
bigéminati, férrugineo-aurantii, cilla 8 colore et longitu-
dine dentium, e duplici serie cellularum formata et hic illic
brevius longiusve appendiculata. — Hab. ad Castelseras in
Aragonia,. Loscos legit. — Maguitudine 0. /fallacis Sch.,
caelerum foliorum forma, areolatione basilari laxiore,
capsula anguste costata tenui-membranacea et peristomit
_indole distinctum. -— Specimina pérfectiora desiderantur !
3. Scleropodium Ornellanum Mdo. — Ce fut mon excellent
“ami, M. le D' Holler, qui a bien voulu me donner un échau-
Lion de cette moûssé que j'avais ardemiment désirée depuis
plus de 10 années! Elle représente en effet une forme en
miniature du voisin Hyprum purum L., mais selon mes
recherches soigneuses En 3 en diffère par la petitesse de toutes
les parties, par la lige lrès-régulièrement pennée, par ies
feuilles cautinaires plus courtes et plus larges non terminées
par un apicaluuw et par le tissu plus liche. —— Cette curieuse
mousse ne-mérite pas de tomber en oubli, c'est pourquoi
nous voulons en réitérer la description que donne M. Mo-
lendo daus sés « Moo$-Studien aus den Algauer Alpen »,
1865, p. 109.
ibus_quam in
coucava. lat:
REVUE BRYOLOGIQUE 51
statim pro nov. sp. salutaveram). Algovia : in alpe « Aleiner
Rappen-Kopf » alt. 6800 — 6900 (D' Holler 1857, Molendo
1865), Brachythecio glareoso, reflexo, etc. intermixtum.
Dans son nouvel ouvrage « Bayern’s Laubmoose, » 1875,
M. Molendo fait encore la remarque suivante (p. 268) :
Quelques-uns de mes amis croyaient prendre cette belle
espèce frappante pour le Brachythecium glaciale qui en est
différent comme le jour et la nuit! Je ne puis m'expliquer
cette affaire que par la possibilité que ces Messieurs aient
examiné une tige du Brach. glaciale qui était mêlé avec le
H. Ornellanum. é
Le seul fruit de cette mousse se trouve dans l’herbier du
D° Lorentz ; puisque le pédicelle en est un peu papilleux,
cette espèce doit être insérée, selon notre avis, plutôt au
Scleropodium, qu’au genre Hypnum.
A. GEHEEB.
Encalypta trachymitra Ript.
Mousse croissant par groupes peu fournis d’un joli vert
clair où un peu jaunâtre, devenant bruns avec l’âge dans
leur partie inférieure. Tiges courtes, rameuses par dicho-
tomie, radiculeuses à la base. Feuilles obovales-allongées,
légèrement concaves, munies d’uae forte nervure purpurine
excurrente formant un acumen plus ou moins allongé;
quelquefois la nervure ne dépasse pas le limbe, mais arrive
toujours à sou sommet ; par la dessication les feuilles se
crispent et se tordent en spirale ; leur tissu est composé
vers leur partie inférieure de cellules rectangulaires longues,
hyalines, souvent colorées en brun vif ou rougeûtre et vers
leur partie supérieure de cellules carrées-arrondies petites
chargées de chlorophylle et fortement papilleuses.
Inflorescence monoïque. Fleurs mâles gemmiformes
axillaires composées de 6-8 anthéridies d’un jaune verdâtre,
accompagnées de paraphyses articulées de même couleur,
à peine un peu plus longues que les. anthéridies, sensible-
ment claviformes par la dilatation légère de leurs 4 ou 5
derniers articles : folioles involucrales courtement apiculées
par excurrence de la nervure, chargées de chlorophylle et
papilleuses, les plus internes seules décolorées et un peu
obtuses.
Fleurs femelles contenant 4 à 5 archégones d’un brun
rouge et de nombreuses paraphyses linéaires, plus longues,
transparentes et à articulations non dilatées comme celles
des fleurs mâles. Peu de temps après la fécondation, c’est-à-
dire quand l'archégone fécondé a atteint une longueur d’un
millimètre et demi à deux millimètres, alors que les autres
n'ont qu'environ un millimètre, son corps tuméfié est déjà
52? RÉVUE BRYOLOGIQUE.
couvert de papilles très-saillantes, coniques-arrondies : il
w’en existe pas sur le col ni sur les archégones stériles.
Coitfe grande d’un jaune pâle brillant puis terne et un
peu brune dépassant beaucoup la capsule en bas et munie en
haut d’un prolongement cylindrique-claviforme à sommet
noirâtre, sphacélé, couvert de papilles saillantes réguhière-
ment coniques, plus rarement un peu crochues ; d'autant
plus nombreuses, plus prononcées et plus rapprochéces
qu’elles sont situées plus pres de l'extrémité supérieure,
ais existant néanmoins sur toute la surface de la coifte,
deverant moins saillantes, rares et peu visibles en appro-
chant de sa partie inférieure ; il existe à l'ouverture de la
coiffe quelques fissures peu profondes qui la divisent en 8 à
9 lobules déchiquetés, assez régulièrement égaux.
Pédicelle rouge, long d'environ un centimètre, garni à sa
base d’une vaginule cylindrique-évasée portant les débris
de la fleur: il existe au-dessus de la vaginule un petit chapi-
teau conique, rouge, charnu, légèrement bosselé et présen-
tant une ouverture bi-labiée embrassant exactement le
pédicelle.
.… Capsule cylindrique un peu renflée à la base d’un brun
jaunâtre ayant 3 millimètres et demi à 4 millimètres de
longueur sur une largeur moyenne de 1 millimètre et
demi, pourvue d’un col assez distinct et fermée par un
opercule rouge à la base surmonté d’un long bec jaunâtre
ayant la même forme que le prolongement cylindrique de
la coiffe qu'il remplit exactement; à l’état sec la capsule
présente {6 plis superficiels; un anneau étroit purpurin
comme la base de l’opercule et composé d’un seul rang de
cellules ; péristome rarement nul, formé de dents rudimen-
taires et ordinairement de 5 à 6 dents plus développées pâles
ou rougeâtres, très-papilleuses, composées de 4 à 5 cellules
légèrement renflées aux articulations.
Spores grosses d’un vert jaunâtre, sphériques et un peu
anguleuses, chargées de papilles arrondies très-saillantes,
d’un diamèt:e de 0"®, 0 42 tandis que celles de l'Encal. vul-
yaris prises sur des échantillons de Thonon (Haute-Savoie)
et récoltés par M. Puget n'avaient que 0"*, 035 de diamètre.
Habit, sur la terre et les rochers calcaires à Lachapelle
St-Ursin près Bourges {Cher.)
RiparrT.
Sur quelques nouvelles espèces de mousses antarctiques.
: Pen Don séjour dans les îles d’Auckland (en 1874) le
photographe M. H. Krone de Dresde y a fait une jolie petite
collection de mousses et d’hépatiques qu’il S bien voulu me
remelire. Les hépatiques qui semblent prédominer seront
REVUE BRYOLOGIQUÉ 53
déterminées par M. Jack; les mousses, je les ai étudiées
moi-même et M. le D' C Müller a bien voulu se charger de
leur vérification. La plupart des espèces, où il se trouve
quelques capsules, appartiennent au genre Dicranum ; les
autres échantillons sont stériles et souvent en chétifs frag-
ments. — Le Dicranum setosum H. et W. forme une louffe
magnifique en fruits, il s’y trouve encore dans une petite
forme stérile mêlée aux hépatiques; les Dicranum pungens
H. et W.et Billardierii se trouvent également en état fertile.
mais les espèces suivantes sont des fragments stériles :
Rhizogonium Novæ Hollandiæ Brid., Hypnum (Cupressina)
cerviculatum Mitt., var: robustum, H. (Gupressina) chryso-
gaster C. Müll., H. (Ptychomnium) aciculare Brid. — Voilà
encore les espèces nouvelles :
1. Dicranum pseudo-robustum C. Müll.: — Differt a Picrano
robusto H. et W. Foliis dense imbricatis apice parum fal-
catis nec uncinatis nervoque Levi.
2. Campylopus leucopteryr G. Müll — C. smaragdino
simile, sed partibus omnibns minoribus, surculo subcom-
presso, foliis parvis profunde carinatis angustissimis el
cellulis alaribus tenerrimis hyalinis in ventrem levem
longiuseulum angustissioum dispositis.
3. Hypnum (Rhynchosteqium) subacutifolium C. Müll —
Caulis prostratus graciliusculus ramulis brevibus compres-
siusculis obtusatulis remotis allernis divisus. Folia erecto-
patula laxiuscule disposita e basi cordata impressione
angusta late ovata in acumen latiusculum plus minus undu-
lato-crispatulum elongatum acutatum protracta, superne
tenuiter vel obsolete denticulata usque ad acumen concava
obsolete plicata, nervo angustissimo ultra medium evanido
basi parum latiore carinata, e cellulis elongatis pellucidis
angustissimis teneris et alaribus paucis majoribus amplio-
ribus in fibrosas decurrentes transeuntibus reticulata.
Caëtera ignota. — Hypno acutifolio H. et W. insukë Camp-
belli antarcticæ ex typo proximum, sed gracilitudine partium |
omnium jam diversum. RSR :
4. Hypnum (Comatulina) Kroneanum C. Müll. — H. comoso
La Bill. simillimum, sed minus ; cespites valde tomentosi,
compacti, caulis fragilis, prolificationibus pluvibus comatus:
cellulæ foliorum alares inerassalæ VIT auriculate. — Caetera
desunt. — C’est la même mousse qui est déjà signalée dans
le synopsis de M. C. Müller tome I, p. 504. où elle figure
comme le H. comosum des îles d’Auckland rapporté par
M. J. D, Hooker, mais déjà reconnu par M. C. Müller comme
une forme singulièr falheureusement M. Krone en à
récolté une seule toufle s . :
D4 REVUE RHRYOLOGIQUE
Guide du Bryologue et du Lichénologue dans
les environs de Grenoble.
(Suite).
À peine sortis des Gorges. nous sommes, avec une agréa-
ble surprise, en face d’une jolie vallée, toute semée de blan-
ches maisons, assises au milieu de riches prairies que la
Bourne traverse lentement à l’ombre des saules, et où pais-
sent en grand nombre les troupeaux de cette race bovine si
renommée de Lans et de Villard-de-Lans. Une large cein-
ture de forêts dessine de tous côtés les contours ovales de
cette vallée : à l’ouest, de longues collines toutes revêtues d’é-
pais sapins, mélangés de quelques hêtres, s’étagent à une
grande hauteur et limitent l’horizon ; mais à l’estet au midi,
la nature a plus de variété : au-dessus de la sombre région
des forêts se déploie une zône étendue de vertes pelouses,
dominée à son tour par l’aride chaîne calcaire qui la cou-
ronne. C’est de là que se détachent le mont Saint-Michel et
Cornafion, les crêtes de Col-Vert et les pics de la Fange, en-
fin la Moucherolle, isolée au sud, sur sa noire base de fo-
rêts, et dressant devant nous l’un des flancs les plus abrup-
tes et les plus décharnés deson imposante et belle pyramide.
Pour le bryologue, quel champ varié d’intéressantes explo-
rations et dont la seule vue redouble son ardeur ! Ce champ,
nous voudrions le parcourir en entier, mais le temps ne nous
le permet pas ; il faudra donc nous borner à visiter quel
ques localités qui nous paraissent le mieux résumer l’en-
semble des mousses de toute la vallée.
REVUE BRYOLOGIQUE: HHI
noire gauche, et à une centaine de pas en avant dans uue
prairie spongieuse, creusée de petits lossés, croissent et
fructifient très-bien Webera albicans Sch. Cor, Bryum. Du-
valii Voit., Aulacomnium.palustre Schwægr., Camptothecium
nitens Sch. Un peu plus loin, nous récoltons encore au bord
des champs argileux Webera carnea Sch., el. sans nous at-
tarder davantage, nous arrivons au Villard-de-Lans. C'est à
l'hôtel Imbert que nous engageons à prendre gîle : On y
trouve, avec beaucoup de politesse et d'obligeance, un excel-
lent confortable et des guides, le tout à des prix modérés.
A demain matin une petite excursion aux Touches.
ExCuRSION AUX TOUCHES.
= Pour nous reudre à la belle forètdes Touches, nous sortons
du Villard-de-Lans par le côté du midi, et, après avoir des-
cendu, l’espace de 300 mètres: le chemin de Corençon, nous
le quittons pour prendre au nord-onest celui de la Tanta-
uiére, qui bientôt se replie vers Île sud-ouest ét nous Cou-
convoluta etrnur
18 les fissures d’une petite
T.,Myurella julacea Br. el
s rappelons des espèces com-
ès excursions, C'est au
26 REVUE BRYOLOGIQUE.
point de vue de la géographie botanique que nous le faisons.
Netraversons pas la Tancanière sans nous y arrêter un
instant. Ce petit monticule, sans parler du ravissant coup
d'œil dont on y jouit, nous présente dans un périmètre fort
restreint les sites les plus variés, pelouses sèches et rocail-
leuses, sentiers et ornières à la lisière des bois, grands et
petits rochers, les uns exposés au soleil, les autres ombragés
par des noisetiers et par des sapins : aussi, avec des recher-
ches un peu attentives, trouvons-nous dans cette localité
beaucoup d'espèces soit de mousses, soit de lichens : signa-
lons les suivantes :
Parmi les pelouses Anacalypta lanceolata Rœhl., Ceratodon
purpureus Brid.. Barbula inclinata Schwægr., Rhacomitrium
canescens Brid., Hypnum capressiforme L.; les lichens Cetraria
islandica Ach., C. aculeata Fries., Cladonia rangiferina Hoffm.,
C. fureata, var. spinulosa Del., C. cæspitia Flærke., C. pyxidata
Fr., C. pocillum Ach., Parmelia muscigena Ach., Urceolaria
bryophila Ach. :
Sur les rochers exposés au soleil Didymodon flexifolius H.et
T., Barbula ruralis Hedw.,var., rupestris Br. et Sch., Grimmia
anodon et G. orbicularis Br. et Sch., G. pulvinata Sm., Ortho-
trichum cupulatum Hotfm. et 0. Saxatile Wood . , Neckera crispa
Hedw., Leskea polycarpa Hedw.: les lichens Parmelia stellaris
el cœsia Ach., Squamaria saxicola Poll., Lecanora citrina.
chloroleuca, circinata, cervina, calcarea Ach.. Urceolaria
cæsio-alba Le Prév., qui n’est très-probablement qu’une forme
du Lecanora calcarea Ach. à l’état vieilli et dégénérescent,
Lecidea coracina Ach., Patellaria nigra Sprg., Lecidea gonio-
phila Hew., L. privigna Müll. , L. spilota Fr, L. albo-cœrules- -
cens, vesicularis, candida, lurida, decipiens Ach., Endocarpum
Mimalum, complicatum, hepaticum Ach., Omphalaria puloi-
nai NvL., Collema plicatile, turgidum, melænum. cyanescens,
scolinum, pulvinatum Ach., Placodium murorum et elegans DC.:
Sur les rochers ombragés, dans leurs fissures ou à leur
pied Seligeria pusilla B. et Sch., Trichostomum rigidulum Sm.,
Barbula tortuosa W. et M., Encalypta ciliata Hedw., Bartramia
pomiformis Hedw., Cylindrothecium concinnum Sch., Homa-
lothecium Philippeanum Br. etSch.. Hypnum Sommerfelti Myr.,
1. chrysophyllum Brid., H. uncinatum Hedw., H. rugosum
Ebrh., H. incurvatum Schrad., H. molluscum Hedw., H.
palustre L., Radula complanata Dum., Madotheca platyphylla
et lævigata Dum.,Frullania Tamarisci Nees ab Ess.: les lichens
Solorina saccata Ach., Lecidea Fusco-atra, pantosticta, musco-
7m, immersa, rupestris Ach., Urceolaria erelacen Sch@r..
ie pouaris Duby., L. incrustans Ach., Ophegrapha
REVUE BRYOLOGIQUE Di
À la lisière des bois, au bord des sentiers Dicranum scopa-
rium Hedw., Webera cruda Sch., Bryum capillare Dill., B.
roseum Schreb., Mnium cuspidatum et undulatum Hedw.,
M. serratum Brid., M. orthorrhynchum Sch., Atrichium undu-
latum P. de B., Hypnum purum S., Hylocomium Ssplendens
et triquetrum Sch., les lichens Peltigera venosa, aphiosa, ea-
nina et polydactyla Hoffm. : a
Aux branches des sapins Ulota crispula Br.etBrachythecivwn
refleæum, rares, Orthotrichum leiocarpumSch., très-abondant,
mélangé ici et là d’O. speciosum N. ab Ess. et d’O. Lyellii H.
et T.; lichens Parmelia tenella et leptalea Ach., enveloppant
les rameaux des noisetiers.
Nous reprenons le chemin des Touches, à l'ombre d’une
double haie de sapins jusqu’à l'entrée même de la forêt, né-
gligeant les espèces déjà rencontrées à la Tancanièré, mais
récoltant, à notre gauche, Plagiothecium nitidulum Sch., sur
la terre ou sur des bois pourris, et Bryum cuspidatum Sch..
contre des talus argileux et humides. |
Nous voici à l'ouverture d’une large et profonde ornière.
en face de gigantesques sapins dont les branches laissent
pendre de toutes parts les longues barbes grises ou blanches
qu'y ont suspendues les Usnea barbata D C., plicata et florida
Hoff., les Evernia furfuracea Del, Prunastri et divaricaln
Ach., les Alectoria jubata et chalibeiformis Ach.: c'estl’entrée
des Touches par la base de la forêt, et la partie que nous al-
lons parcourir et explorer sur une longueur d'environ un
kilomètre et demi. HU en
Signalons maintenant, au fur et à mesure que nous avan
cons, les espèces les plus intéressantes qui se présentent à
nous. Les talus frais etombragés de lornière par laquelle
nous entrons, ses bords un peu plus secs, les troncs décom-
posés qui l’avoisinent nous donnent Fissidens exilis, laxifo-
li set adianthoides Hedw., Mnium serratum Brid., M. stellare
Hedw., Hypnum Sauteri Br. et Sch. et H. Rœsei Sch., ces
deux derniers très-rares, adhérents à des pierres humides :
Plagiochila asplenioides N. ab Ess., Scapania æquiloba, nemo-
rosa, umbrosa, N. ab Ess., Jungermannia obtusifolia Hook.,J.
crenulata Sm., J. ventricosa Dicks., J. bicrenata Lind., J.
incisa Schrad., J. barbata Schreb., J. bicuspidata L., J. cur-
ks._ 3. trichophyila L.. Lophorolea bidentaia_N. ab
la N. ab Ess. et Lepidozia reptans Lind.
ré
constamment les alentours: là,
id, Brachythecium rivulare
blystegium riparium Br. et Sch., Hyp-
stérile, Jungermannie acuta Lind.,
., Marchantia polymorpha L.
Aneura multifida Dam
58 REVUE BRYOLOGIQUE
Nous reutrons dans la forêt par un sentier à talus élevés
que tapissent de distance en distance Les Dicranella variu.
heleromalla et subulata Sch., mélangés de Bartramia ithy-
phylla Brid., de Systegium crispum et de Leptotrichum homo-
mallum Br. et Sch., de Chiloscyphus polyanthus N. ab Ess.,de
Calypopia trichomanis Cord., et nous venons déboucher au
pied d’un tout petit vallon, à fond marécageux, où le Mnium
punctatum Hedw., et surtout le M. mediwm Sch. aiment à
REVEE BRYOLOGIQUE »9
les fines pellicules de Jeurs rameaux, pointillées de Verruca-
ria epidermidis Ach., les hêtres leur écorce toute tachetée de
Lecidea parasema Ach., de scutelles sans nombre, brunes,
jaunâtres, de Lecanora subfusca et cerina Ach., largement
plaquée de Parmlia tiliacea et olivacea Ach. Nous voyons aux
branches des frênes le Ramalina ampliata Schær., sur leurs
troucs encore jeunes les Lecanora vitellina, angulosa, atra
Ach., Lecidea Decandollei Müll., sur ieurs troncs vieillis Par-
melia obseura Schær., P. ciliaris Ach., Lecanora parella Ach.,
Collema nigrescens Ach., Leptogium saturninum Nyl.. et, à
leur base, Lecanora marmorea Duby., rare, Urceolaria muta-
bilis Ach..Le Leptogium Hildebrandi NyE s'étale sur les pru-
niers, et le petit Lecanora detrila ne s'y laisse voir qu'à un
œil attentif, les cerisiers nous offrent Verrucariacerasi Sch rad.
et Lecanora sophodes Ath. Ne négligeons pas les anciennes
lattes de clôture ; en effet, nous y récoltons les Lecanora
varia et Symmicta Ach., et Lecidea asserculorum Fr.
Notre excursion est terminée, et nous pouvons relourner
au logis. us été
. EXGURSION AUX JaRRaNDs,
# de
Nous choïisissons l'après-midi pour notre excursion aux
et épais gazons, mais que je n’y ai cueilli qu'une fois avec
les Spties dressées, longues et cylindriques qui le carac-
térisent. ©
uire et q
L à des chénaux
oides P. de B. et aquaticus Br.
e robuste du 7richostomum rigi-
ms
dubum Sr à oi its | *
A . Aavaun..
60 REVUE BRYOLOGIQUÉE
BIBLIOGRAPHIE.
A. Jæger. — Genera et species muscorum systematice dispo-
sita seu Adumbratio floræ muscorum totius orbis terrarum
{continuatio. — 1 vol. in-8 de 171 p.
:ette nouvelle livraison contient le commencement des
mousses pleu rocarpes.
Voici l’'énuméralion des tribus avec le nombre de genres
et d'espèces contenus dans chacune d'elles :
Leucodontaceæ. . . . 15 g. 136 esp.
Neckeraceæ… . ::2. 20 g. 525 esp.
Hookeriacesæ . . . . . 17 g. 418 esp.
ot: 562 8 1079 "esp:
Si l’on ajoute les genres et les espèces indiqués dans les
volumes précédents : Acrocarpes (146 g., 3420 esp.), Ampho-
carpes (14 g., 379 esp.), Cladocarpes (21 g., 137 esp }, le total
général est de 233 genres et 5015 espèces.
T. Husxor.
Bibliographie exotique.
M: Duby vient de publier, dans les Actes de la Société des
Sciences naturelles de Genève la description de 18 nouvelles
espèces le mousses exotiques dont 3 ont été récoltées par le
P. Llanos aux Philippines, 4 par le D' Henon au Japon et 11
par Mme Lecoultre et par M. de Robillard à l'ile Maurice.Ces
Inousses appartiennent pour la plus grande partie au genre
Hypnum tel que le conçoit M. Ch. Müller. Dans l’introduc-
tion, M. Duby fait remarquer que le nombre des espèces qu’il
décrit aurait été bien plus considérable s’il ne s'était pas
imposé la loi de ne publier comme nouvelles que les mous-
ses dont il possédait des échantillons complets ; il n’a pas
voulu « risquer d'augmenter le nombre déjà trop grand des
» Species novæ ne présentant trop souvent qu'incertitude sur
» le genre réel auquel on doit les rapporter. » Rien ne presse,
en effet, de publier isolément comme nouvelles des espèces
qui sont destinées à rester dans les incertæ sedis, et M. Duby
à raison de s'élever ainsi contre ceux qui agissent de la sorte.
Mais on doit cependant faire une exception pour les mono-
_ graphes qui,en faisant l'étude d’une famille, d'un genre ou de
la flore d’une région, doivent nécessairement tenir compte de
tout?s les formes, variétés ou espèces qui ne se rattachent
= pas étroitement à un type connu, et appeler l'attention des
botanistes ou des collectionneurs sur un fait qui a besoin d’é-
dre éclairci, mais qu’il était utile deconstater.
Les mousses décrites par M. Duby sont les suivant
ed le Japou : Bartramia (Philonotis) Henoni, Henoniella
.
ee
“obryjum imbricatum, Hypnum Henoni.
REVUE BRYOLOGIQUE. 61
Pour les îles Philippines : Orthotrichume coralloides, Hy-
pnum Llanosii, H. Philippinense. Hs
Pour l’île Maurice : Schlotheimia fornicata, S. Robillardi.
Hypnum galerulatum, H. atrotheca, H. Lecoultriæ, H. Longi-
nerve, H. Robillardi, H. megasporum, H. aneuron, H. aoraton,
H. irrepens.
Le nouveau genre Henoniella, dont nous venons de citer
une espèce du Japon, est créé pour une espèce voisine du
genre Pilopogon, mais qui en différe par lacoiffe campanulée
fimbriée glabre ; en voici la diagnose :
Henoniella 2. nov.
« Calyptra campanulata basi fimbriata. Peristomiumsim-
plex dentibus per paria dispositis æquidistantibus erectis lon-
sis in conum non dispositis filiformibus rigidis integerrimis
homomorphis non trabeculatis. Plantulkæ cespilosæ erectie
julaceæ. » É
A l’occasion des mousses qui précèdent, M. Duby signale la
srande analogie qui existe entre la flore bryologique de Mau-
rice et celle des îles de la Sonde, particulièrement de Java.
Un examen rapide que j'ai fait moi-même des mousses des
iles Mascareignes et des Comores m'avait déjà fait constater
des rapprochements de cette nature entre la flore muscinale
de ces groupes d'îles et celle de Ceylan et des Indes Orien-
tales. . ;
E. BESCHERELLE.
Bibliographie Allemande.
Kryptogamen-Flora von Schlesien. — Im Namen der
Schlesischen Gesellschaft fur vaterlændische Cultur herausge-
geben von Prof. D' Ferdinand Cohn, Secretair der hota-
nischen Section. — Erster Band. — Breslau. 1876-77, J. U.
Kerns Verlag (Max Müller). — Broch. in-8 de 471 p.
Contenu :
Les cryptogames vasculaires, par M. le D'K. 6. Slenzel.p. 1.
Les mousses, par M. K. G. Limpricht,.............. 27.
Les hépatiques, par M. K. G. Limpricht,............ 225.
Les Characées, par feu le D' A. Braun, ............. 353.
Suppléments aux mousses et aux hépatiques, par M. K. :
G, Limpricht,. ss... sese.isss ss 413.
Table des matières alphabétique contenant aussi les
SYNONYMES... + .s-simsrssrerere tete EE AS A
Cet important ouvrage est dédié à M. le professeur
D° re à es ou ent de la « Société de culture de
la Silésie » et ce fut son jubilé doctoral quinquagénaire (le
11 Janvier 1875) qui porta M. le D' Cohn à se charger de la
publication d’un tel ouvrage. Voilà une flore unique en son
62 REVUE BRYOLOGIQUE
senre: elle comprend le règne total des eryplogames de la
Silésie! Ce pays classique de la cryplogamie aurait-il pu
trouver de meilleurs mopographes ? Les noms des botanisies
cités plus haut sont bien connus et estimés depuis longtemps
et ceux qui se trouvent à la tête des autres tomes le sont
également : ce sont MM. Kirchner, Bleisch et Cohn qui trai-
teront les algues dans le II° volume, tandis que les’ /ichens Y
seront publiés par MM. Koerber et Siein, enfin M. le
D' Schroeter composera le ITI° volume contenant les champi-
gnons. Dans le délai d’un an le I volume sera publié et le
IH paraîtra en 1879 au plus.tard. — Chaque volume se vend
séparément. — Le prix du I‘ volume est fixé à 11 marcs
d'Allemagne.
Nous n'avons à analyser dans cet ouvrage que la partie
bryologique écrite par M. Limpricht, le célèbre éditeur du
« Bryotheca Silesiaca. » Fe
_ L'auteur commence par donner l’histoire de l1 bryologie
Silésienne prenant origine dans l’énumération des mousses
du comte Mattuschka en 1779 {« Enumeratio stirpium in
Silesia sponte crescentium ») et formant jusqu'au temps
moderne, une considérable série de belles découvertes faites
par beaucoup de bryologues du premier ordre et terminées
par le « Bryologia Silesiaca » du D° Milde (1869). L'auteur
‘Oontinue par faire mention honorable de tous les botanistes
après M. Milde Fi ui en 1871) qui ont enrichi la flore
_bryologique de la Silésie ; les 457 espèces de mousses
. décrites par M. Milde se montent aujourd'hui à 493 espèces !
L'auteur donne une comparaison de sa flore avet celles de
iverses parties de l'Allemagne ; il en résulte que la province
e Silésie est un territoire pourvu de toutes que conditions
qui sont indispensables pour une riche végétation bryolo-
gique. Et ce sont les « Montagnes des Géants » qui sont pour
le bryologue la perle des montagnes non seulement en
Silésie, mais aussi dans le centre de l'Allemagne !
. La distribution des mousses d’après leurs hauteurs se fait
alnSi : | : É
1. La région de la plaine (55 = 150 mèt.) emtenant 307 espéees.
2. La région des collines (150- 500 mèt.) » 357 »
_3. La région des mafagns (500: 1100 m.) » 354 »
3. La région des montagnes très-élevées (1100 - 1500 m.) 210 »
… auteur donne des énumérations spéciales de toutes les
de qui sont propres à chaque région, ensuite il peint la
._ dStribution des mousses d’après le terrain et il donne une
servées seulement en état stérile,
> des espèces (53) obs ae
ons roduetion par citer le petit
; habitation en Silésie
odon Frælichianus.
thothecium rufes-
REVUE BRYOLOGIQUE 63
cens, Splachnum vasculosum, Anomobryum julateum et Ani-
sodon Bertrami.
Dans la partie systématique la nomenclature se fait d’a-
près le « Bryologia Silesiacà » du D° Milde ; aussi les des-
criptions ont-elles été crayonnées dans le même sens quoi-
qu’elles soient un peu plus courtes. Cependant l’auteur n’a
pas adopté la classification de M. Milde parce qu’il n'aime pas
à ranger les mousses cleistocarpes parmi leurs voisines
acrocarpes. C’est pourquoi M. Limpricht est rentré dans la
classification de M. Schimper (Synopsis muscorum euro-
paeorum), comme elle est soutenue un peu modifiée par
M. Hartman dans la dernière édition de son « Handbok i
Skandinaviens Flora ».— Après un simple apercu sur ce
système commencant par le Hylocomium et finissant par le
Sphagnum, Vauteur donne des notions sur l’anatomie et la
morphologie des mousses, enfin il passe à la description des
espèces. :
En parcourant la riché matière contenue dans cet excel-
lent travail, nous croyons devoir en noter ce qui nous parail
remarquable. Le Plagiotheciwm Arnoldi Milde est réuni avec
le PI. pulchellum Br. et Schp. Le Polytrichum anomalum
Milde (Atrichum anomalum Milde in « bot. Zeitung » 1869.
N° 49) dont M. Limpricht possède un fragment, est regardé
comme une jeune forme d’un Polytrichum, probablement du
P. formosum. L'Orthotrichum: Sturmii H. et I: est établi
comme variété de V0. rupestre-et l'O. appendiculatum Schpr.
est réuni à l'O. fastigiatum Bruch. — Enfin nous y trouvons
encore lés changements suivants : it
Le Tetrodontium repandum Fk. — var. du T. Bronü ; le”
Polytrich. strictum— var. du P. juniperinum ; le Barbula in-
termedia = var. du B. ruralis ; le B. pulvinata = var. du B.
ruralis; le Dicranodontium aristatum = var. du D. longi-
rostre; le D. circinatum — var. du D. longirostre ; et le
Dicranella curvata — var. du D. subulata. |
Plusieurs variétés nouvelles sont établies, savoir :
Hypnum intermedium Lindbg., b. giganteum Limpr.
H. vernicosum Lindbg., b. turgidum Jur.
Eurhynchium rusciforme Woit, e, complanatum Schulze.
Anoectangium compactum Schwg., b. brevifolium Jur.
Quant au Leptotrichum 2onatum Brid., décrit par M. Mo-
lendo (« Bayern’s Laubmoose, 1876) sous le nom du L. Ho-
lendianwm Lor., Yauteur après l'avoir cité (p. 177) dans son
énumération, en dit dans ses « Suppléments » { p. 424 } que
selon M. Lindberg c’est une forme du L. homomallum.
Ces € Suppléments aux mousses et aux hépatiques » doivent
leur origine à? ouvrages qui ont paru pendant l'impressiou de
cette flore : la nouvelle édition du « Synopsis muscorum
LUTOPPOTUM » M. Schimper et le « Hepatiræ in Hibernia
lecie » de M. Lindberg.
LA
- 64 REVUE BRYOLOGIQUE.
Dans ses suppléments l’auteur cherche à conformer sa
flore bryologique à la nouvelle édition du Synopsis de
M. Schimper en ajoutant les descriptions des espèces nou-
velles et en mettant d'accord avec elle les changements que
nous venons de citer. Une nouvelle espèce est décrite, le
Hyprum (Cratoneuron) napæum Limpr. C’est la même mousse
qui se trouve dans la F'° édition du Synopsis de M. Schimper
comme le À. commutatum, var. fluctuans lequel est identique
aux variétés virescens et pachyneuron du H. falcatum
de la Il° édition. L'auteur en dit: « Lorsque le A. /aleatum
Brid. est avoué pour une espèce, notre plante habitant les
torrents ne doit pas être regardée comme variété. »
Les hépatiques sont traitées par M. Limpricht sur le même
plan employé dans les mousses. Aussi l’histoire des hé-
patiques date de la première énumération du comte
Mattuschka en 1779. La distribution des hépatiques selon
leurs hauteurs à lieu ainsi en Silésie : Ê
_ La région de la plaine comprend. ....... 72 espèces.
ui «ar des collines: déve reset 108: ii»
DUR Li des montagnes. ::..:...%92,4 100».
4« «et des montagnes très-élevées... 58 »
Le nombre total des hépatiques monte à 142 espèces
réparties en 39 genres. La classification a pour base le
« Naturgeschichte der europaischen Lebermoose von Nees v.
Esenbeck et le « Synopsis Hepaticarum» de M. Gottsche. Deux
espèces sont décrites comme uouvelles : le Jungermannia
… Juratzkana Limpr. (J, julacea var. clavuligera et glauces-
_ cens Nees) et le Lophocolea cuspidala Limpr. (L. bidentata,
. b. cuspidata Nees in herb. Fltw).
_ Les descriptions des espèces sont beaucoup plus étendues
que celles des mousses : presque toutes les espèces sont
suivies de nombreuses notes étant la preuve de la profonde
étude de l’auteur. = el
Ne 5 - 4e ANNÉE 1877
REVUE BRYOLOGIQUE
©
Re St PS LS PT
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais,
ETS TS TT Le Are
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ARAISSANT TOUS LES Deux Mots
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| CUS NN HSE NE nd
p . } 4 Shillings d'Angleterre. id. ,
ABONNEMENTS : } & Mares d'Allemagne. . . id. (Pour toute l'Europe
. 2 Florins d'Autriche. . . id.
S'adresser, pour tout ce qui con- M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaction et les abonne- -{(Saxe-Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s'ahonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
66e
Sommaire du N°5.
Notice sur quelques mousses des Pyrénées. F. RexauLn. — Cin-
clidium latifolium. LinoserG. — Bibliographie exotique, Russe, Al-
lemande et Autrichienne. A. GEnrE8. — Guide du Bryologue et du
Lichénologue dans les environs de Grenoble (suite). Ravaun. —
Nouvelles.
Notice sur quelques mousses des Pyrénées.
Dans les différentes excursions que j'ai eu l’occasion de
faire dans le département des Hautes-Pyrénées, j'ai remar-
qué quelques mousses, sinon rares dans le sens absolu du
mot, du moins peu observées jusqu’à présent dans ce dépar-
tement. Ce sont ces espèces que je désire signaler aux lec-
teurs de cette revue, ainsi que quelques autres dont il peut
être intéressant, au point de vue de la géographie botanique,
de constater la présence sur certains points de ce départe-
ment, qui est beaucoup moins conuu que les environs de
Luchon. are re
Leptotrichusn vaginans Sch. — Sur la terre humide et légè-
rement tourbeuse près de la gare de Lannemezan. C’est la
forme type, un peu plus développée y les échantillons re-
cueillis dans la Haute Vienne par M. Lamy, et publiés dans
les Musci Gulliæ sous le n° 402. Assez abondant et stérile,
mais facilement reconnaissable par les feuilles étroitement
imbriquées, par la largeur et la structure de la nervure.Cette
mousse ne paraît pas avoir été signalée encore dans les Py-
66. REVUE BRYOLOGIQUE.
rénées. D'ailleurs, le plateaude Lannemezan (diluvium rouge,
argileux, alt. 600 m.), où je l’ai recueillie, bien que très-
rapproché du rebord de la chaîne en est séparé par la vallée
de la Neste, et fait plutôt partie du bassin sous-P yrénéen que
de-la chaîne proprement dite. de
Barbula paludosa Schwaegr. — Parait assez répandu, mais
peu abondant dans la première chaîne calcaire qui limite les
Pyrénées du côté de la plaine de Tarbes : Vallon de Rebouc,
au pied du pic de Bassia (700 m.).— Lourdes (450 m.). — Val-
lon d’Ardeugost pres Arreau (1250 m.). — Fructifie le long
du ruisseau de la Génie-Braque, près de Saint-Pé-de-Bigorre
(550 m.).
Barbula recurvifolia Sch. — Rare et en petite quantité sur
_ les blocs calcaires au vallon de Rebouc (700 m.).— Sur des
rochers qui bordent le Gave, daus la gorge de Cauterets, un
peu au-dessus du pont de Meyabat (700 m.).
Campylopus Schimperi Milde.— Assez abondant sur les ro-
chers schisteux qui longent, à Pierréfitte, la route de Luz, à
l'entrée de la gorge de ce nom (500 m.).
_Campylopus atro-virens de Not. — Ne paraît pas aussi fré-
quent dans les parties du département des Hautes-Pyrénées
que j'ai visitées qu'aux environs de Luchon. Je nel'ai ren-
contré qu’au vallon d'Ardengost, près Arreau (650 m.), et
dans la gorge qui lui fait face, de l’autre côté de la Neste. La,
il est abondant, et étale ses belles touffes sur les rochers hu-
_ mides de grès bigarré métamorphique. — En petite quantité
_ dans la vallée de Jéret près Cauterets (1200 m.), sur le gra-
_ nite. Cest une espèce silicicole.
Amphoridium lapponieum Sch. — Sur les rochers graniti-
ques du versant oriental du lacde Gaube, vers 1850 m. d’al-
titude. En petite quantité, mais richement fructifié. N'était
connu dans les Pyrénées qu’à la Maladetta, où il a été décou-
vert par M. Husnot.
Merceya ligulata Sch., Encalypta ? ligulata Spruce. — Assez
abondant sur les rochers schisteux humides de la gorge de
Cauterets (650 m.), rincipalement près du pont de Mevabat.
Je l'ai retrouvé d’ailleurs au mois de Juillet 1876 sur plu-
sieurs points de la gorge, en descendant vers Pierrefitte. M.
Schimper {Syn: — ed. Il, page 852) donne une excellentedia-
gnose de cette mousse, qui a les feuilles d'un Æncalypta et
dont les touffes fragiles, non sans analogie, pour le port, avec
_ celles du Barbula Brebissoni, croissent Lu ils pagoit vestita-
_ les de: 8 arrosés. M. Husnot ayant eu l’obligeance de
quer la description de Spruce, le créateur de
e la reproduire: | ;
4-1, une. longitudine. Caulis
REVUE BRYOLOGIQUE 67
dense foliosus et inter folia radiculis propriis pallidis tenuis-
simis, ramosis, flexuosis, vestitus. Folia lurido-rufescentia,
chlorophyllo destituta, terminalibus pallido-viridibus chlo-
rophyllosis exceptis, hicillic confertiora majora subcoman-
tia, e basi angusta sensim et usque ad 4/5 folii latiora, lon-
gitudine tota 4 -5 latitudinem, ubi latissima, apice ipso ro-
tundato-obtusa, carinata, inferne complicata, superne sub
explanata ; cellulae omnes sub parallelogrammae, parietibus
crassis, inferiores magnae, longitudinem = ? latitudinem,
superiores 4-6 breviores, subæquilateræ, versuum 3-4 mar-
ginalium crassiores, et ex eo folia inferiora rufo marginata,
superiora pallido-marginata. » — « Hab. In rupibus humidis
præsertim ophiticis ».
Publié dans les Musci Galliæ sous le n° 570.
Bryum murale Wils. — Très-répandu, en grande abon-
dance et en belle fructification sur le ciment calcaire des
vieux murs, dans toute la plaine de Tarbes. Remonte dans
ies vallées des Pyrénées (vallées d’Argelès, de l’'Adour, de la
Neste) jusque vers 800 m., et quelquefois plus haut.
Webera Tozeri Sch. — Revers d’un chemin creux à Bor-
dères, près Tarbes. Voisin du W. carnea, maïs bien distinct,
même à l’état stérile, par le système végétatif. Feuilles es-
pacées, très-inégales, obovées, presque entières, rétrêcies à
la base et décurrentes, bordées de rouge en vieillissant, brus-
quement acuminées ; nervure ne dépassant guère le milieu,
surtout dans les feuilles inférieures, rarement bifurquée,
mais émettant souvent de petits faisceaux de chaque côté. Le
tissu est remarquable ; cellules médianes grandes, molles,
subhexagones, se rétrécissant vers les bords où elles devien-
nent très-allongées. J’ai compté] ’à 6 séries de ces cel-
lules étroites qui forment un es Taie margo Caractéris-
tique.
Mais la note qui suit la description de cette espèce (Syn.
page 407), Schimper dit : « Folia praeprimis ramulina plus
minus inter se inæqualia conspiciuntur, sed nec majora dis-
tiche-ordinata, nec minora stipulaeformia vidi, ut clar. Mit-
ten ea dicit. » Dans les échantillons antillons de Bordères, j'ai nette-
ment distingué, non seulement l'inégalité des feuilles mais
aussi ces feuilles squamiformes dont parle Mitten, différen-
tes des autres. surtout par leur extrême petitesse. Elles ne
sont pas insérées sur des rameaux particuliers, mais se trou-
vent, sans transitions, mêlées aux autres dont elles ne sem-
blent qu’un état rudimentaire. are :
Amblystegium Sprucei Br. — Sur un tronc pourri de sapin
dans la vallée d’Aure, à l’entrée du vallon de Moudang
(1150 m.). — Dans les mêmes conditions au vallon d’Arden-
gost près Arreau (1300 m.). Cette mousse est à peine connue
68 REVUE BRYOLOGIQUE.
en France (1). C'est, je crois, M. l’abbé Boulay qui l'y a consta-
tée le premier, dans la haute chaîne de Lure (Basses-Alpes),
où une courte excursion a suffi à cet éminent bryologuepour
découvrir une foule d'espèces intéressantes. L’Amblystegium
Sprücei, même à l’état stérile, se distingue de l’A subtile par
l'extrême ténuité de toutes ses parties et l'insertion lâche de
ses feuilles absolument énerves, tandis qu’on trouve souvent
dans l’A.subtile une trace de nervure où un pli de la feuille si-
mulant une petite nervure. M. Geheeb, qui a eu lobligeance
d'examiner mes échantillons d’Ardengost, a confirmé l’exac-
titudée de leur détermination.
Hypnum cirrhosum Schwaegr. — Dans les fissures des ro-
chers du pie d’Arbizon, vers 2.600 m. d'altitude (2).
F. RENAULD.
Cinclidium latifolium Liudh.
TR nov. Sp.
M. S$: 0. Lindberg en donne dans « Hedicigia,» 1877, p. 77,
la description suivante :
« Divicum, densiuscule cæspitosum, 7 cm. altum, viridilu-
teolum valdeque luridum, postea rufescenti-nigricans, dense
nigro-radiculosum, ramis numerosis, strictis et acutis ; folia
_ accrescentia, magna remota, palula et arcuato-reflexa, mar-
ginibus latissime valdeque reflexis, ideoque maxime . onve-
xa, haud decurrentia, e basi brevi et angusta abruptisime ro-
tunda, latiora tamen quam longa, ut transverse ovalia fiant,
_ breviter apiculata, nervo infra apiculum recurvatum disso-
luto, limbo sat angusto, unistratoso, a duabus seriebus cel-
lularum, cellulis foliaribus €. stygii, sed vix incrassatis ; sela
ad 4 cm. alta ; theca (in vivo « carnea » : Sah1b..) sicca et emol-
lita pallide ferrugineo-rufa, ovalis, collo crasso distinctissimo
fusco-rufo, ad setam perpendiculariter adpressa, orificio sal
Magno, pachydermis cellulis exothecii duplo-triplo minores
Magisqueincrassatis, valde irregularibus, ovalibus-subrhom-
beis vel oblongis, hi: illic distincte curvatis, stomatibus su-
perficialibus, paucis et minutis in collo: peristomii dentes lon-
giores el angustiores, ut et interstitia eorum latiora, intus
latissime et dense trabeculati, processus robustiores et perfo-
rati, membrana basilari vix ad medium deutium porrecta,
tholus, spori et opereulum C. stygii.…
Spruce découvrit cette espèce, en 1845, dans les Pyrénécs, où
lique aux localités suivantes : Mont Lizé, Vallée de Béost, Val-
ë > rbettes, forêt de Lhieris ns Husxor.
f, p: 807) indi-
nées, c'est des Alpes
REVUE BRYOLOGIQUE 69
Planta mascula femineae similla,sed foliis infraandroecium
magnum minutissimis. s ;
Hæc pulcherrima et distinctissima species cressit una cum
Meesea triquetra, Hypnis adunceis etc. in uliginosis et depres-
sis, interdum a flumine Jenisei Sibiriæ inundatis, pluribus
locis regionum alpinae et subalpinæ, ut in insula Nikandroff
etc, ubi raro fertilis detecta est die 17 Aug. 1876 ab ocula-
tissimo amico John Sahlberg. D Li
€. stygium Sw. p'oximum differt iuflorescentia synoica foliis
magis accrescentibus, patentibus, e basi longiore ovali-ro-
tundis, subplanis, longe et grosse apiculatis, nervo in ipso
apiculo dissoluto,limbo latiore ut a tribus seriebusce!lularum,
theca elliptica, viva glauca, leptodermi, cellulis exothecii dup-
lo-triplo majoribus, vix incrassatis, sat regulariter ovalibus
et non curvatis, ore minore, etc. — C. arclicum B.S$. distin-
guitur colore rubro-vinoso, caespitibus densioribus et altio-
ribus, caule ramosiore, conformiter parvifolio, foliis densis,
suberectis, ovato-ovalibus, planis velconcavis, sela brevi the-
ca e seta exstante, suboblonga, leptodermi, cellulisexothecii
uk in €. slygio, peristomio et operculo altioribus, androccio
mninore, etc.
Obs. In tabula elegantissima €. aretici in Bryol. Eur. theca
uimis longa et peristomium tholusque altiores et processus
multo magis appendiculati delineata, quan quod in exempla-
ribus numerosis nostris observaviinus. Hæc species rarissima
est, certa elenim planta solum € Kongsvold et Spitsbergen,
in quibus-insuiis sola sterilis feminea stirps inventa, posside-
nus, cetera specimina, e Ranen, Bosckop, Alten, Lapponia
umensi etc., synoica sunt etideo C. stygio adnumeranda, ea-
dem, in Dovrefjeld et loco originali quoque lecta, magnam
partem ad hane speciem pertinent. In Spitsbergen clarr. Vahl.
Malmgren et Berggren nounullas caespites invenerunt, (uos
formam omnino sterilem €. stygii ob habitum, folia distincte
accrescentia, lata et structuram corum elt. esse certo credi-
mus. » — { Botaniska Not. 1877, N°2. ). Jess
ne A. GEHEEB.
de Bibliographie exotique. ,
S. BERGGREN, — Undersækning af Mossfloran vid
Disko-Bugten och Auleitsivikfiorden 1 Grœn-
land. — Kongl. Svenska Vetenskaps-Akademiens Handlingar.
Bandet 13. ne 8. — Stockholm, 1875. — Broch. in-4° de 46 p.
ses ct les hépatiques récoltées
Voilà l’ouvrage sur ousses épat
ar desiet 4 dans nland méridional en 187 0, pen-
dant expédition de M. Nordenskald ne ja lan
A notre grand tout le travail est écrit dans la lan-
gue suédoise, que no s ne comprenons pas. C’est pourquoi il
10 REVUE BRYOLOGIQUE
faut nous boruer à donner seulement les noms des espèces
intéressantes ; les nombreuses notes sur elles sont écrites, à
très-peu d’exceptions, également en suédois.
L'auteur, après avoir parlé de la bryologie du Groenland
en général (14 p.), donne une énumération de 202 espèces
de mousses et 40 hépatiques, parmi lesquelles il décrit une
espèce el une variété comme nouvelle, savoir :
Orthotrichum groenlandicum Berggr., sp. nov.
« Ab 0. Breutelii Hpe differt colore atroviridi, capsula lon-
gius pedicellata aurantia, peristomii dentibus separatis, operculo
caducissimo. — Tidtals æfversvæmmade Klippor vid Claushavn
och Quannit, med frukt. »
Andreaea crassinervia Bruch. var. obtusifolia Berggr.. « foliis
apiceatioribus loblusis, nervo applanato. »
Citons encore les espèces suivantes: Tremalodon brevicollis,
Campylopus Schimperi, Pottia Heimii var. arctica, Didymodon
rufus, Desmatodon systylius, D. Laureri, D. obliquus, Tortula
brevirostris, Orthotrichum Killiasii, 0. Breutelii Hpe., Oedipo-
dium Griffithianum, Funaria hygrometrica, var. arelica, We-
bera Schimperi, Bryum mamillatum var. globosum, B. micros-
tegium, B. nitidulum Lindb., B. obtusifolium Lindb., B. concin-
- halum, Zieria demissa, Cinclidium subrotundum, Orthothecium
Strictum Lortz., 0. chryseum, O. binervulum Mdo, Brachythe-
cium collinum, B.trachypodium, Hypnum norvegicum, H. po-
lare, Sphagnum Wulfianum, Sarcoscyphus emarginatus var.
arclicus Berggr., Scapania Bartlingü, Jungermannia pumila
var. polaris Lindb., J. tessellata Berggr., J. plicata var. gracilis
Berggr., J. Wenzelii N. v. Es. J. islandica, Sauteria alpina,
Clevea hyalina Lindb..
M. Berggren s’attire par ses publications l'admiration et
lareconnaissance de tout le monde bryologique. Nous dési-
rons de tout cœur beaucoup de prospérité à la continuation
de ses études.
| A. GEHEE8.
Bibliographie Russe.
re Te
une peinture de la vie bryologique du haut nord d'une ma-
REVUE BRYOLOGIQUE: 71
cèrement de son excellent travail pénétré d’un subtil esprit
d'observation. Cet introduction décrivant la vie des mousses
du Spitzherg, nous ne l’avons pas parcourue, nous Pavons
dévorée. — Nous regrettons vraiment de tout cœur qu’il ne
nous soit agréé de reproduire mot à mot ces 32 pages d'intro-
duction. Cela serait faire un livre dans un journal: Conten-
tons-nous donc de donner une anthologie très-modeste de
cette abondance d’excellentes observations. 8
L'auteur commence par parler de l’époque glaciaire ; il!
compare la flore arctique avec la flore alpine etil cherche à
expliquer la ressemblance de ces deux flores. — Parlant de
la végétation bryologique du Spitzhberg, il dit que: le bota-
uiste est frappé d’y voir un nombre d'espèces croissant sur
la terre nue et qui habitent toujours les rochers des Alpes de
l'Europe méridionale. Ces espèces sont : Gymnostomum curvi-
rostrum, Dicranum Blyttii, Grimvmia contorta. toutes les espè-
ces de Racomitrium, Encalypta rhabdocarpa, Bartramia Œderi,
Orthothecium strictum, Hypnum revolutwm. « La cause de
celte déviation, continue M. Berggren, vient de la forma-
tion géologique des montagnes du Spitzherg. Elles soutcom-
posées pour la plus grande partie de schiste, de calcaire etde
grès représentant des montagnes d’une base rectangulaire
ouquadratique et ayant souvent la forme de toits. La roideur
de ces pentes, dont les roches tombent facilementeneæfflores-
cence, n’admet pas de végétation. Celle-ci peut prendre pied
seulement à la base de ces pentes, où Les produits accumulés:
de l’efflorescence ont créé un terrain à surface horizontale, —
Cependant, dans les parties septentrionales du Spitzherg.
(Seven-Islands, Amsterdarninsel, Danes Islands) où prédomi-
nent le granit et le gueiss, les mousses habitant les rochers
rentrenit-daus leurs droits..." 221" 286400 lin earth
Les terrains calcaires et schisteux comparés avec Ceux qui
se composent de granit el de gneiss offrent un plus grand
nombre d'espèces que les derniers ; mais ceux-ci présentent
2e REVUE BRYOLOGIQUE
lab « Presque toutes les espèces observées dans la région
arctique de l’Asie et de l'Amérique se trouvent aussi au
Spitzherg. »
L'auteur parle ensuite de la reproduction des mousses arc-
tiques et des moyens qui l’effectuent. » Il faut faire remar-
quer que les nombreuses capsules des Bryum pendulum et
nitidulum sont emportées par le bruant des neiges (Emberiza
nivalis) qui les cherche en nourriture, et l’on voit souvent
les mouettes arracher de grandes touffes de mousses aux
rés humides où ces oiseaux semblent chercher des
arves d'insectes. Il est singulier que deux mousses qui
suivent Phomme presque partout, le Bryum argenteum et
le Marchantia polymorpha, ne s’y trouvent qu'aux endroits
occupés par les oiseaux de mer. Seulement dans le voisi-
nage des domiciles des baleiniers et des chasseurs, on ren-
contre certaines mousses en masse, par exemple le Spla-
chnum Wormskjoldü..…. » Le transport des mousses par les
glaciers seuls ne pourrait se faire facilement, parce qu'aux
endroits où se fohdent les glaciers, les parties des plantes
sont exposées à l'influence de l’eau salée, ce qui détruit les
mousses. C’est pourquoi les bords de la mer sont privés de
toute végétation bryologique. Cependant, par le moyen des
vents, les glaciers pourraient exécuter le transport des
mousses...» “
Une série d'observations intéressantes a été faite par lau-
teur, sur l'influence du elimat arctique sur le port des mous-
ses, sur la forme des feuilles, etc., et nous ne pouvons nous
empêcher d’en citer quelques-unes. — «Toutes les espèces
aux tiges pennées el aux rameaux régulièrement disposés
(comme le Thuidium abietinum et le Hylocomium splendens)
ont la tige peu ramifiée et les courts rameaux sont redressés.
Plusieurs Sphaignes, surtout les Sphagnum squarrosum, teres
et fimbriatum, en font autant
Plusieurs espèces de Spitzberg ont la tendance à produire
. des formes aux tiges filiformes. Les espèces les plus remar-
quab es SON : Hypnum turgescens, H. brevifolium, H. uncina-
tum, H. Kneiffi, H. filicinum, Cinclidium arcticum, Dicranum
elongatum, Aulacomnium turgidum. Ces espèces se trouvent
aussi dans les formes normales. Les tiges menues et les pe-
tites feuilles donnent à ces formes un air étrange déviant
des formes normales. Quelques-unes de ces formes ont les
rameaux encore plus fins à la base et claviformes vers le
sommet, etc. » La forme des feuilles des mousses y diffère
Souvent be: 0 Hé la forme normale. » La division des
és cellules pendant ’accroissement ayant lieu surtout au som-
Met et aux bords des feuilles, mais étant beaucoup retenue
… Au sommet par la basse température de l'air, l'accroissement
< aIl prelérablement à la base des feuilles. C’est pourquoi
ss... é
REVUE BRYOLOGIQUE +
la partie inférieure correspondant à la gaine est proportion-
nellement grosse, tandis que la partie supérieure est abrégée.
Quelquefois la division des cellules du sommet est tellement
arrêtée que la feuille semble fiuir par une pointe hyaline
dont les cellules privées de chlorophylle ont les membranes
détruites. Tel est le cas dans l’Orthotrichum Breutelii et avec
bien des espèces de Bryum..…….….
La couleur des mousses du Spitzberg. en général jaune,
rouge ou noire, montre le vert frais seulement sur quelques
pentes de montagnes où il se trouve une abondance de subs-
tances azotées. C’est ce qui arrive dans les « montagnes des
Oiseaux: » — « À l'égard de leur situation septentrionale »,dit
l'auteur, « la végétation pleine de vie est très-remarquable.
Les touffes des mousses sont étendues et bouffies, les tiges
plus hautes, plus grosses et pourvues de plus longues pousses
annuelles, les feuilles sont plus larges, la nervure très-forte
est quelquefois fourchue. Ce qui frappe le plus, c’est la consi-
sance charnue et l'abondance des cellules en chlorophylle de ces
mousses répandant une odeur qui ressemble à celle ilu chou-
vert-ou de certaines parties azotées de plantes phanérogames.
Cette abondance d'azote provient du sol très-aimmoniacé, et
la grande activité assimilante de celte végétation, on doit
l’atiribuer sans doute à la lumière permanente de la saison
végétative de la zone polaire et à la direction perpendiculaire
des rayons du soleil vers les pentes. Getle combinaison de
chaleur, de lumière etd’abondance en substances organiques,
cette courte saison végétative et cette longue période de repos.
tous ces facteurs sont propres à la zone polaire, et sûrement
ils ne peuvent être sans influence sur l’activité physiologique
de la plante... Aie ie,
Après ces expositions reproduites par nous seulement en
chétifs fragments. le savant explorateur va comparer les flo-
rules bryologiques de plusieurs parties du Spitzberg, savoir:
Parrys Insel, Nordkap, Castréns Tasel. Brandewijne Bai,
Kobbe Baï, Smeerenberg Bai. Enfin il décrit la bryologie de
Beeren-Eiland, ile située vers le midi du Spitzberg, dout la
florule bryologique n’était pas encore étudiée. Elle ressemble
aussi bien à la flore du Spitzberg qu'à celle de la Norwège et
elle comprend 16 espèces qui manquent au Spitzherg.
Quant à l'énumération des espèces du Spitzherg (p. 35 —
p. 103), l’auteur a ajouté à ses propres découvertes celles de
M. Malmgren failes pendant l’expédition de 1864. La liste des
espèces récoltées par ces deux botanistes comprend 187 mous-
iques, avec beaucoup de variétés. Deur espèces
rites comme nouvelles. Le système et
rés selon le Synopsis muscor. Europ.
Synopsis Hepaticarum. I faut encore dire
bre de mousses sont pourvues de cour-
74 REVUE BRYOLOGIQUE
tes descriptions ; ce sont les espèces récoltées par MM. Nor-
denskjold et Malmgren pendant les expéditions de 1858 et
1861. C'est M. Lindberg qui a décrit ces espèces ( 143 ) dans
son mémoire « (Efversigt af Kongl. Vetensk. Akad. Fœr
handl. 23 Arg. pag. 535 - 561. — Malheureusement nous
ne pouvons citer que les espèces nouvelles et quelques-unes
des plus intéressantes variétés nouvelles. Les voici :
Seligeria polaris Berggr., sp. nov.
« Monoica, caulis semipollicaris, dichotome ramosus, folia
patentia subsecunda e basi ovata lanceolato-subulata apice
obtusa, costa latiore canaliculata, capsula in pedicello incur-
vo vel subarcuato crasso flavescente subsphaerica, deopercu-
lata exacte sphaerica, sicca turbinata, fulvella, operculum
oblique rostratum, rostro crassiusculo apice obtuso, peristo-
iii dentes lanceolati integerrimi fragiles 12 - 15 articulati,
siccitate erecto-patentes. -
In lapillis calcareis vel schistaceis vel quarzosis aqua ni-
vium et glacierum irrigatis ad sinus Green Harbour, Advent
Bai, Nordfjord, St. John's Bai, Liefde Bai. Hic illic copiosa,
ubique uberrime fructibus onusta.» — L'auteur en dit enco-
re :.…..« Cette espèce se rapproche beaucoup du S. recurvala,
mais elle en diffère beaucoup par la taille plus haute, par la
grandeur et la consistance de toutes les parties, par le pédi-
celle peu courbé, par le bec oblique et par les dents lougues
et primitivement atténuées-acuminées. — Voila un des
plus beaux ornements de la flore bryologique polaire ! »
Sarcoscyphus obcordatus Berggr.
_« Folia obcordata ad basin angustata, incisura apicis obtu-
siuscula, lobis ovatis obtusis. » — Beeren-Eiland, Eisfjord,
Nordkap. + - |
Fe
Dicranella varia var. obtusifolia Bergs.
« Caulis humilis, folia oppressa e basi lata et ovata elongata
apice obtusa, etc.
“
L Funaria hygrometrica var, arctica Berger.
« Pusilla, folia concava, late ovata obtusa vel breviter
cuspidata, nervo sub apice evanido, perigonialia obsolete
dentata, pedicellus brevis crassus, capsula breviter cylin-
drica truncata, sicca subhorizontalis, peristomii dentes bre-
RER M en : ARR LE £
__ Webera Ludwgüi Spreng. var subearnosa Berger.
_., «Caulis elongatus, carnosus, gracilis, remotifolius, folia
Ovata, sicca carinala et incurva margine plana, nervo
1
ot
REVUE BRYOLOGIQUE
Hypaum uncinatum var, gracillimunun Berger.
« Dense caespitosum, caulis tenuis filiformis, parce ramo-
sus, folia ovata cuspidata, cellulis latioribus, nervo breviore. »
Hypnum turgescens var, tenue Berggr.
« Caules tenues, caespites compactos efformans, folia im-
bricata, ovata, minus subito apiculata. »
I nous reste à citer les espèces remarquables, regrettant de
nouveau que nous ne puissions pas reproduire les nombreuses
notes faites par M. Berggren presque sur chaque espèce. —
Voitia hyperborea, Weisia serrulata, Dicranum fulvellum, Fis-
sidens exilis, Blindia acuta, Pottia Heimii var. arctica Lindb., P.
latifolia, Trichodon oblongus Lindb.. Desmatodon Laureri, D.
leucostomus R. Br. (— oblique Br. et Sch. !) Tortula breviros-
bris, Grimmia Donniana, Orthotrichum alpestre, 0. polare Lindb.
0. Kiliasii, O0. pellucidum Lindb., 0. Breutelii Hpe., Encalyp-
ta, procera, Webera Schimperi CG. Müll (très-abondant, mais
toujours stérile! ) Bryum archangelicum, B. mamillatum var.
globosum. Lindb., B. nitidulum Lindb. et var. teres, B. oblusi-
folium Lindb. (espèce caractéristique pour le Spitzhberg. voi-
sine du Br.cyclophyllum, le fruit en estinconnu!), Zieria ju-
lacea, Mniuwm medium, Cinclidium areticum, Polytrichum hy-
perboreum R. Br., Pseudoleskea tectorum, Orthothecium stri-
ctum, 0. chryseum, Brachythecium cirrhosum, B. collinum, B.
Lrachypodium, B. glaciale, Eurhynchium diversifolium, Hyp-
num brevifolium Lindb., H. uncinatum var. orthothecioides
Lindb. ( caractéristique à la flore polaire! ) , 4. curvicauie
Jur. ( cité comme variété du A. filicinum ! }, H. Bambergeri.
H. Vaucheri Lesq., H. pratense, H. polare Lindb. (caractéristi-
que à la flore polaire) , Andreaea papillosa Lindb. , Sphagnum
Angstromi, Gymnomitrium condensatum Angstr.. Sarcosci}-
phus emarginus var. arcticus Berggr.. Soutibya fennieu,
Scapania Barlingii, Jungermannia taæifolia, J. pumila With.
var. polaris Lindb., J. Genthiania, Sphagnoecetis comnunis
var. tessellata Berggr., Duvaiia pilosa Lindb., Clevea hyalina
Lindb. Le :5 4 |
L'auteur nous promet un nouveau travail sur une compa-
raison de la flore bryologique du Spitzherg avec celle du
Grœuland et d’autres régions arctiques.
À. GEHEEB,
graphie Allemande.
2 Reis” pablice ion “posthumes de M. A Ross.
_ Tout bryologue sera bien aise d'apprendre que deux travaux
70 . REVUE BRYOLOGIQUE,
bryologiques de M. À. Roese ( décédé en 1873 } viennent d’é-
tre publiés. Ils ont paru dans le journal « Jenaische Zeitschrift
[ur Naturwissenschaft, herausgegeben von der medicinisch-na-
Luriwissenschaftlichen Gesellschaft zu Iena. XI. Band, ?. Heft.
lena, Verlag von Hermaun Dufft, 1877», — et, selon les re-
cherches que nous avons faites, c’est le fiis n'étant pas bryo-
logué qui a publié les mémoires suivants trouvés comme
fragments dans l'héritage de son père :
l. Geographie der Laubmoose Thüringens.
Von A. RoësEe
20 p. in-8, avec une carte bryo-géographique.
L'auteur dit dans l’avant-propos : « Le présent travail ne
contient qu’une partie de la bryo-géographie de la Thuringe,
savoir l’apercu systématique-statistique et les résultats prin-
Cipaux qui s'ensuivent pour la distribution des mousses en
Thuringe. — L'étude de l’autre partie beaucoup plus impor-
laute, C'est-à-dire la preuve par quels facteurs la légalité de
la distribution est faite, une liste complète des habitatious
comparée avec les florules voisines, avec toute l'Allemagne
et au Lemps passé, l’histoire de la bryologie de la Thuringe,
ic. — en üu mot, la culture de la matière d’une manière
convenant aux prétentions actuelles de la bryo-géographie
sctentifique, tout cela doit être réservé. — L'auteur donne des
réflexions générales sur la bryegéographie et son importance
scientifique surtout dans les régions alpines (il cite des pas-
*
V
ns que pour
ue ceux-là
REVUE BRYOLOGIQUE % 77
ynostiques, la végétation des arbres et le nombre des mousses.
Malheureusement la carte elle-même ne contient pasles noms
des espèces caractéristiques comme l'ont fait M.Schimperdans
son excellent Mappa bryo-geographica de la I" édition du Sy-
nopsis et M. Milde dans le Tabula bryo-geographica Silesiae
de son mémoire Die Verbreitung der schlesischen Laubmoo-
se nach den Hœhen und ihre Bedeutung für die Beurtheilung
der schlesischen Flora, Iena, 1861.
?. Systematisch-statistische Uebersicht der Thürin-
gischen Laubmoose
Von A. Roëse. — 16 p. in-8.
Ce travail est composé de 3 tableaux :
I. Simple apercu des mousses de la Thuringe.
Les mousses sont énumérées selon le Synopsis muscorum
europ. de M. Schimper, avec la désignation de leurs habita-
tions dans une ou quelques-unes des 4 régions étab es.
IT. Arrangement des mousses d'après les sections, les familles
et les régions des hauteurs. es
HT. Apereu des mousses selon les familles, les genres et les es-
pèces.
Ce sont 374 espèces réparties en 103 genres et 47 familles.
Il faut encore faire remarquer qu’il y a 4 espèces citées par
M. Rôese dont M. Roell ne semble pas connaître-les habitations
en Thuringe, savoir: Barbula squarros&, Grimmia conferta,
G. Schultzi, Mnium spinulosum. Une 5° espèce signalée par
M. Roese doit sûrement être effacée : le Dicranum fragih/o-
lium. Ce n’est jamais le D. fragiliolium Lindbg. L'auteur
n’en est pas désigné, maïs nous croyons devoir supposer que
M. Roese avait en vue le icranim viride Sull., espèce citée
par M. Roell, mais omise dans le travail de M. Roese.
. LA À. GEHEEB.
Bibliographie Autrichienne.
G. LIMPRICHT. — Be Lebermoose der hohen Fatra.—
In « Jahres-Bericht der botanischen Section der Schlesischen
Gesellschaft für vaterl. Cuttur, 1876: » — Tirage à part : 11 p.
in. 8. | | à à
Les montagnes de la Hongrie septentrionale ont attiré les
bryologues depuis longtemps, et ce sont les Monts Tatra qui
ont été souvent l’objet de recherches bryologiques. La
_ L'auteur nous dit que la première florule hépaticologique
du Tatra est celle de G. Walhenberg ( « Flora Carpatorum
principalium », Gœttingen, 1814), comprenant 31 espèces.
Seulemeut après un demi-siècle, M. le professeur Hazslinsky
vient élever ce nombre à 7! espèces dans son mémoire « Ejzaki
Magyarhon, s Külæncæsen a magasTatra majmohai,1864-65.»
_ mirer à loisir
78 REVUE BRYOLOGIQUE
Alors les bryologues MM. Kuhn, Fritze et Kalchbrenner y
fait on plusieurs belles découvertes ; enfin M. Limpricht
lui-même a parcouru le fatra deux fois, en 1873 et 1874.
L’énumération de toutes les hépatiques connues du Tatra
comprend 100 espèces ; elles croissent presque toutes dans
une hauteur de plus de 3.000 pieds viennois à presque 8.000
Les espèces les plus remarquables sont les suivantes : Sareos-
cyphus robustus Lindbg., $S. adu’tus Spce, var. sparsifolius
Lindbg., S. densifolius, Var. fascicularis N. v. E., Alicularia
compressa Hook., Scapania subalpina Lindenb., $S. resupinata
L., Jungermannia Kunzeana Huebn., J. Juratkzana Limpr.,
d. atbescens Hook., Harpanthus scutatus Spce., H. Flotowianus
N. v. E., Madotheca Porella N. v. E., M. Thuja Lindbg., Fim-
briaria pilosa Tayl., Sauteria alpina N. v. E., etc. — Ce sont
32 espèces nouvelles pour la flore du Tatra découvertes par
M. Limpricht.
Eufin-l'auteur fait mention de deux espèces de mousses
qu'il a récoltées dans ce territoire : le Bryuwm elegans N. v.E.
en état stérile et l’Anæetangium Sendtnerianum Br. et Sch.en
fruits.
| À. GEHEEB.
Guide du Bryologue et du Lichénologue dans
les environs de Grenoble.
ere ER (Suite).
Quant à Roche-Pointue elle-même, bien que très-aride,
elle n’est pas complètement stérile, et nous offre de blanches
toutfes de Grimmia anodon et de Pottia cavifolia Ehrh. : la
belle roche verticale qui lui fait face, sur la rive opposée,
og Lave Lil ee humide où nous trouvons Seli-
geri& pusilla Br. et Sch.. Bruu 7. pnum
dei De dique , Bryum pallens Swartz et Hyp
Au premier détour que nous remontons, nous laissons la
route pour Continuer à marcher droit devant nous jusqu’au
petit ruisseau qui coule au pied de la forêt de Pourratières :
NOUS pouvons Y récolter abondamment, contre les rochers
Qu ce ruisseau tombe en cascatelles, Dichodontium pellucidum
Sch., Barbula fallaz Hedw. Un peu plus haut viennent, sur
là terre ombragée, Brachythecium Starkii et, au pied des
hêtres, Amblystegium subrile Br. et Sch. :
F Revenant sur nos pas, nous retournons à la route, sans
en autre observer, sur quelques rochers qui se présentent
à notre passage, que le Bryum dééntinink À et libres d’ad-
mirer à loisir les sites enchanteurs qui se déroulent à nos
Yeux. Un pont en bois, jeté sur la Bourne à travers une
_ Prairie, nous avertit que nous sommes arrivés AUX Varrands
don maisons bordent le chemin : nous passons le pont
REVUE BRYOLOGIQUE 79
pour aller à peu de distance, prendre un étroit sentier à la
lisière de la forêt qui domine la rive gauche de la Bourne.
Sans rappeler sur notre passage un certain nombre de
mousses et d’hépatiques déjà récoltées aux Touches, je me
contenterai de dire que les branches des jeunes sapins qui
ombragent notre sentier sont toutes hérissées des Ulota
Bruchii et crispa Brid., mélangées, par-ci, par-là, de quel-
ques petites touffes d'Ulota Ludwgii Brid. Presque au sortir de
la forêt, dans un lieu découvert, de terres éboulées, sableuses
et humides, tout entouré de Sphagnum acutifolium bien
fructifié, nous trouvons, à côté de plusieurs espèces com-
munes, Dicranella subulata Sch. et Leptotrichum tortile Hpe :
faisons observer, en passant, que le Pylaisia polyantha Sch.,
très-commun à Grenoble, se montre aussi aux Varrands,
mais très-rare.
L'on m'en ferait un reproche, si je n’avertissais que nous
sommes près de l'entrée de la nouvelle route qui conduit au
Pont-en-Royans, et n’invitais à profiter, en la visitant, des
heures disponibles que nous laisse notre excursion bryolo-
gique. Creusée dans le roc, au moins l’espace d’une lieue, le
long des gorges de la Bourne naguère inaccessibles, cette
route montre ce que peuvent l’industrie, le travail et la per-
sévérance de l’homme : pas à pas taillée sous les efforts de
la mine, elle offre les accidents les plus divers que l’imagi-
nation puisse y demander; tantôt elle’ affleure les nappes
tranquilles et transparentes de la rivière et permet au voya-
geur d'y regarder les truites prendre leurs ébats, ou bien
elle se creuse et s’enfoncé sous de sombres tunnels, passe et
age éprouve augmentent. Si, des deux côtés de la route,
es hauts rochers qui la dominent comme d'immenses bar-
s’émaillent
prochés
se courbent en fraiches arcades au-dessus de votre tête ; plus
80 REVUE BRYOLOGIQUE
loin, ils s’entrouvrent et se développent, et alors le soleil à
lhorizon vient en éclairant de ses rayons pourprés les bois,
la verdure, les eaux et leurs cascades, y produire des effets
dont la ravissante magie échappe à tout pinceau. Au milieu
de ces grandes scènes, la nature a son mouvement et sa vie
où elle se plait à réunir le riant à l’austère, le délicat au
sublime : le roitelet près de son nid, redit son chant vif et
animé au-dessus de l’antre au fond duquel l'ours a sa tanière
et ses petits, et la bergeronnelte avec son cri répété se ba-
lance élégamment sur le gouffre où les ondes bouillonnent,
jettent au loin leur écume, grondent et mugissent. Tout
nous saisit, nous Captive ét nous émeut par sa grandeur ou
par ses contrastes dans ce magnifique tableau que nous
offrent les Gorges de la Bourne : œuvre de l’homme à côté
de l'œuvre de la création, les rochers avec leur aspect ma-
jestueux, sauvage ou terrible, avec leur parure de gazon, de
forêts, les eaux et leurs abîmes, les ombres et la lumière, la
solitude et le bruit, enfin la pensée qui en jaillit et nous
_ élève à Dieu.
Jallais oublier de dire qu'à l'extrémité des prairies de la
Balme où les Gorges viennent déboucher, contre des talus
arrosés par ses fontaines, s'étalent de frais gazons de Philo-
nolis calcarea Sch., tout chargés de capsules : nous en ferons
_ notre bouquet de souvenir.
OMR POLE. 5 LE RavauD.
AIRE ———
"1 VNOUVELLES.
La Revue Briologique vient de perdre un de ses rédacteurs,
le D' Aveusre Jærer, décédé le 23 août à Freiburg (Grand
Duche de Bade). ;
Dans le n° 8 de 1875, M. Jæger publia une énumération
méthodique de tous les genres de mousses du monde entier.
Son travail le plus important (analysé dans différents nu-
méros de la Revue), le Genera et Species muscorum est pres-
que terminé ; il n’y manque que une ou deux livraisons qui
sont probablement prêtes à être livrées à l'impression. Nous
espérons que M. Sauerbeck, qui a été l'ami et le collaborateur
de l'auteur pendant sa longue maladie, ne laissera pas ina-
Chevée une publication aussi utile pour la classification des
Tant des
mp. d'Eugène L'Enfant.
N° 6 4° ANNÉE 1877
EEE ——
REVUE BRYOLOGIQUE
Paraissanr TOUS LES Deux Mois
Les Manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais.
Ce AR
: | & Shillings d'Angleterre. id.
ABONNEMENTS : | à ér ratiaiegté +. Pour tonte l’Europe
2 Florins d'Autriche, . . id.
S'adresser, pour tout ce qui con- M. A. Geheeb, apotheker in Geisa
cerne la rédaclion et les abonne- {Saxe-Weimar), veut bien se charger
ments, à T. Husnot, à Cahan, par de recevoir les abonnements pour
Athis (Orne). l'Allemagne.
On s’abonne également chez F. Savy, Libraire, boul. St-Germain, 77, Paris.
PTT ds. Ps DELL LD EST
Las creer 4 4 L'4 2 "2
Sommaire du N° 6.
Notice sur quelques mousses des Pyrénées (suite). F. ReNAuL».
— Liste de Mousses rares ou nouvelles pour la flore Belge. F.
GRAvET. — Guide du Bryologue et du Lichénologue dans les envi-
rons de Grenoble (suite). Ravaun. — Bibliographie Autrichienne
À. Geuges. — Nouvelles. — Table des matières de la 4e année.
Notice sur quelques Mousses des Pyrénées
(Suite.) (4)
CAMPYLOPUS FLEXUOSUS Brid. var. ULIGINOSUS. — J'ai re-
cueilli cette mousse en 1876, sur les bords un peu tourbeux
du lac de Lourdes (alt. 420 m.) où elle forme des gazons ser-
rés et assez étendus, d’un vert foncé. J'avais d’abord songé à
la rapporter au Campylopus paradoxus Wils, mais la del
de la nervure qui occupe plus du tiers de la feuille à la base
n'autorise pas cette manière de voir, bien que les autres ca-
ractères concordent. M. Geheeb,qui a eu l'obligeance d’exami-
ner cette plante, me répond : « J'ai recu du D' Wood, sous le
» nom de C. paradoxzus Wils., une mousse exactement sem-
» blable, recueillie à Barmouth (Angleterre) en 1876, dans
» les prés montagneux très-humides. Les échantillons de
» Barmouth m’ayant paru différer par le tissu et le port du
» Campylopus paradoæus Wils.,que M. Fergusson m’a envoyé
» d’Ecosse il y a six ans, je les ai soumis à M. Juratzka qui
» les a examinés soigneusement et vient de m’en écrire :
(1) V.' Revue Bryologique, 4e année, p. 65.
Qùs: REVUE BRYOLOGIQUE
» Je ne saurais distinguer la mousse du D° Wood du C. fle-
» œuosus. Le tomentum ferrugineux du vrai C. fleruosus
» est, il est vrai, peu distinct, mais de semblables variations
» s’observent sur les mousses qui croissent sûr un sol maré-
» cageux. Il n’y a pas de différences notables dans les feuil-
» les dont la nervure est aussi large que celle du C. flemuosus
» ce qui est contraire à la diagnose du C. paradozus. Sous ce
» rapport la mousse de M. Fergusson s'accorde bien plus avec
»._ la description du synopsis ; mais les échantillons sont si
» chétifs que je n’ose en dire quelque chose. » J'ai, de mon
côté, examiné la mousse du D' Wood que M. Geheeb a bien
_ voulu m'adresser, et comme lui je la trouve semblable à celle
du lac de Lourdes, bien que celle-ci aitles feuilles plus étroi-
tes, la nervure et le tissu restant identiques dans les deux
plantes. Il ne me reste donc plus qu’à adopter l'avis des deux
savants bryologues que je viens de citer, et en attendant
qu’un auteur plus autorisé juge s'il y à lieu ou non de lui
donner un nom, je désigne provisoirement sous celui de var.
uliginosus, cette forme remarquable, différente du C. flexuosus
type par son faciès et par ses tiges couchées-redressées, fle-
xueuses, noirâtres et dépourvues de tomentum ferrugineux.
DrcraNecLa cERvicuLATA Sch. — Dans une petite tourbière
à Ossun, sur les plateaux diluviens qui s'étendent au pied des
_ Pyrénées ; alt. 450 ". Je ne sais si cette mousse a été signa-
lée dans les Pyrên Elle doit au moins y être fort rare.
,, DICRANUM STRICTUM Schleich. — Sur des troncs pourris à
l'extrémité des prés Cayan dans la vallée du Marcadau vers
1700 ®. d'altitude. F'ai pu retrouver cette rare espèce, grâce
aux obligeantes et très-précises indications de M. Husnot,
qui l’a découverte dans la localité citée.
Dicranuu masus Turn. — En belle fructification, sous les
sapins, près du pont d’Espagne (Vallée de Jéret, vers 1600 ”.
d'altitude). Cette espèce ne me semble pas commune dans les
Pyrénées et le Sud-Ouest de la France où je l’ai cherchée bien
longtemps avant de pouvoir la rencontrer. Lorsqu'elle est
fertile elle se reconnait immédiatementàäses pédicelles réunis
2-3 dans le même périchèze; à l’état stérile, and elle a
d’ailleurs son développement normal, elle se distingue du
feuilles plus régulièrement courbées, formant un arc de cercle
lus finement acumi-
être
REVUE BRYOLOGIQUE 83
DicraNuM ScHRaDERt Web. -- Au pied des Pyrénées sur les
bords tourbeux du lac de Lourdes (alt. 420 "), avec Campylo-
pus fletuosus v. uliginosus. Il est rare de rencontrer, presque
en plaine, cette mousse des montagnes, à une latitude aussi
méridionale. Elle ne paraît pas d’ailleurs commune dans les
Pyrénées, où elle a été à peine sigr alée.
GRImMIA MugLenNBeckIt Sch. — Sur des rochers graniti-
ques dans la vallée de Jéret, un peu au dessous de la Cascade
de Cerisey (Alt. 1400 m.) et plus haut en montant du pont
d’Espagne au lac de Gaube (1700".) Vallée de Couplan (1600
m.), et lac d’Orrédon (1900 "), le plus souvent associé au Rha-
comitrium sudeticum. Cette mousse, qui a dû être souvent
méconnue, a cause de sa ressemblance avec les espèces voi-
sines, me parait assez répandue, quoique en petite quantité
dans les Pyrénées centrales, surtout dans la zone des rho-
dodendron, de 1400 à 2000 . Elle est très-voisine du G. tri-
chophylla, dont les feuilles ont le mince tissu, mais dont la
capsule est striée, tandis que celle du 6. Mühlenbeckii est
lisse. À l’état stérile, la distinction devient un peu plus dif-
ficile ; cependant les touffes des deux plantes n’ont pas le
même faciès. Celles du 6. trichophylla, d’un vert jaunâtre,
s’étalent en tous sens sans constituer de coussinets réguliers.
Le G. Mühlenbeckii forme de petits coussinets lâches, noirs et
encombrés de terre à la base, d’un vert foncé à la surface. Je
dois ajouter que le G. trichophylla, qui me paraît d’ailleurs
assez rare dans les Pyrénées, rechercheles roches découvertes
des montagnes inférieures, tandis que le G. Mühlenbeckii s’ac-
commode très-bien des blocs granitiques dans les forêts de sa-
pins qui voient peu le soleil ; de plus, il se maintient
dans les hautes régions, et, comme le rhododendron, ne des-
cend guère dans la zône des sapins que jusque vers 1400 w.
principalement sur les versants exposés au Nord. De fait je
n'ai jamais trouvé les deux es réunies dans les Pyrénées.
Une autre mousse avec laquelle il sera encore possible, à l’é-
tat stérile, de confondre le G. Mühlenbeckü, est le Rhacomi-
triwm sudeticum en société duquel il croit généralement. 11
faudra alors, pour lever les doutes, avoir recours à l’étude du
tissu qui est différent dans les deux plantes.
Mniux spiNuLOSUM Br. Sch. — Sous les sapins dans la val-
lée d’Arrens près du pont d’Aste (1450 "). Indiqué aussi dans
les environs de Luchon, et, par M. Husnot sur plusieurs
points de la vallée de Jéret. Beaucoup plus rare que le Y.
spinosum en société à 1el il se trouve presque toujours. Les
fleurs synoïques du M. spinulosum sont certainement un
excellent caractère pour le distinguer du M. spinosum,
mais les anthéridies sont plus rares et moins persistantes que
les archégones, et, à la maturité complète de la capsule, elles
_s’oblitèrent quelquefois, ou même disparaissent, ce qui peut
84 REVUE BRYOLOGIQUE
induire en erreur au sujet de la sexualité de la fleur. Aussi ne
faut-il pas négliger les autres caractères. Le M. spinosum a
la capsule grosse, d’un rouge brun à maturité ; celle du #.
spinulosum est beaucoup plus petite, souvent de moitié, et
reste pâle ou d’un vert-jaunâtre sur lequel tranche vivement
la couleur pourpre-noir du péristome. A l’état stérile, la dis-
tinction des deux espèces peut laisser quelques doutes à moins
qu'il ne s’agisse de la plante mâle du M. spinosum dont les
grosses fleurs capituliformes se reconnaissent immédiate-
ment à l’œil nu. Les feuilles du #. spinulosum sont un peu
plus larges et se crispent beaucoup moins par la sécheresse
ou sont seulement plissées. Leur margo rouge indiqué par
quelques auteurs comme caractère distinctif, me semble de
très-peu de valeur. Dans le M. spinosuwm aussi, et, d’ailleurs,
dans d’autres espèces du genre,les feuilles se bordent de rouge
en vieillissant. |
BREUTELIA ARCUATA Sch. — Sur les pentes rocheuses de la
montagne qui se trouve à la bifurcation des vallées du Lu-
tour et de Jéret, près Cauterets vers 1000 d'altitude, Cette
magnifique mousse est là en abondance et forme d’énormes
touffes d’un beau vert-jaunâtre doré, au sommet d’un petit
escarpement de rochers granitiques. Cette station est d'ail-
leurs très-voisine de celle indiquée au-dessous et tout près de
l'établissement des Bains des Bois par M. Husnot, qui, le pre-
mier, a découvert la plante dans les Pyrénées. Vues à quel-
que distance, les touffes ressemblent à celles de Hylocomium
triquetrum, quoique beaucoup plus compactes.
Feuilles largement ovales et un peu révolutées à la base,
puis rétrécies longuement et insensiblement acuminées,den-
tées dès au-dessus de la base, les dents plus grandes au som-
met, plusieurs plis profonds. La nervure atteint l'extrémité.
Tissu :Vers les angles externes de la base, sur un espace tri-
angulaire étroit, quelques cellules hyalines, grandes, impar-
faitement carrées ou rectangulaires, plus ou moins allon-
gées ; le reste du tissu composé de longues cellules linéaires,
subvermiculaires, obtuses aux extrémités, à parois très-épais-
ses, peu transparentes.
Fleurs mâles discoïdes, grandes,d’un rouge brun; 10 feuil-
les périgoniales scarieuses, plissées, à base dressée, dilatée,
demi-engainante, puis brusquement étalées en rosètte, lar-
gement ovales-triangulaires, nerviées jusqu’au sommet, obtu-
sement et irrégulièrement sinuolées-corrodées et hyalines
«uxbords, ce qui simule un margo. Tissu : la partie engai-
__ Dante composée de grandes cellules molles, transparentes,
lus ou moins colorées en roux ou orange, imparfaitement
rectangulaires, assez allongées près de la nervure et passant
s à la forme carrée ou pentagonale. La ligne de
la partie dressée-engainante et de la partie
REVUE BRYOLOGIQUE Ù 85
étalée de la feuille périgoniale est nettement tracée par un
bourrelet transversal coloré, à partir duquel le tissu de-
vient immédiatement, pour la portion étalée, à peu prèssem-
blable à celui des feuilles raméales, sauf les bords qui sont
hyalins. Paraphyses et anthéridies très-nombreuses, celles-ci
à peine dépassées par les paraphyses qui sont composées de
6-8 articles, les supérieurs renflés.
PLAGIOTHECIUM PILIFERUM Swartz. — Sur les rochers du
versant Oriental du lac de Gaube, vers 1850 " d'altitude. En
belle fructification.
HyPNuM ELODES Spruce. — Sur la terre humide aux bords
du lac de Lourdes, au pied des Pyrénées (alt. 420 m), Je ne
pense pas que cette mousse ait été signalée dans les Pyré-
nées, et cette station est, sans doute, une des plus méridio-
nales qu’elle occupe en Europe. Elle y est assez abondante
et à l’état stérile. Les échantillons que j'y ai recueillis en
1876 sont moins développés que ceux provenant de Belgique
et publiés dans les Musei Galliæ sous le n° 541.
JUNGERMANNIA GORDIFOLIA Hook. — Sur les pierres d’un pe-
tit torrent qui se déverse dans le lac de Gaube vers 1800 ”
d'altitude. Forme de grosses touffes noirâtres,encombrées de
terre et de gravier à la base.
F. RenauLb. :
Liste de Mousses rares ou nouvelles pour la flore Belge.
Phaseum bryoides Dicks. — ‘lerrain pierreux : Ensival, C.
ROEMER. “ |
Sporledera palustris Hpe. — Marais tourbeux des Fagnes,
prov. de Liége. C. Roem. AE RRRREERRE"
Gymnostomum rupestre Schw. — Rochers calcaires sur la
route de Verviers à Dolhain, entre Dolhain et Houlthem,
Limbourg. C. Rorx. PAR +2
Weisia viridula var. densifolia Bryol. Eur.— Terrain calami-
naire à Welkenradt ; Membach. C. Rom.
Weisia mucronata Breh. — Fissures des rochers : Goë, entre
Juslenville et Pépinster, G. RoEx.
Rhabdoweisia denticulata Bryol. Eur. — Fissures des rochers
dans la vallée de la Gileppe, prov. de Liége. C. RoEx.
Cynodontium polycarpum Sch. — Rochers de la vallée de la
GHeppe, G:Rœx::; 27 * Res
Dicranum fulvum Hook. — Blocs de schiste dans les vallées
de la Soor et de la Hill, prov. de Liége. C. Roem. ;
Dicranum scoparium var. paludosum Bryol. Eur. — Marais
des bois ; Louette-Saint-Pierre !
Dicranum palustre var. polycladum Bryol. Eur. — Marais :
Louette-Saint-Pierre LE = " . an Ré
Caumpylopus brevipilus Sch. — Terrain pierreux, bords des
86 REVUE BRYOLOGIQUE.
routes : Membach, Goé, C. Rom. Cette espèce doit se trou-
ver dans une grande partie de l’Ardenne.
Fissidens pusillus Wils. — Rochers : Mazarinen, Limbourg. :
C. RoEx.
Fissidens osmundoides Hedw. — Rochers humides et bords de
la Gileppe, prov. de Liége. C. Rozu.
Didymodon flexifolius H. et T. — Sur les blocs de schiste dans
la vallée de la Hill. C. Rom.
Barbula recurvifolia Sch. — Membach ; Welkenradt, CG. Rom.
Barbula commutata Jur. — Rochers : Limbourg, Dolhain, C.
Rom; Dinant, Anseremme, Freyr !
Barbula Dulvinata Jur. — Troncs de tilleul : Baelen, C. ROEM.
Barbula Brebissoni Brid. — Ruisseau de Bilstain, C. Roëx. ; ,
Leffe près Dinant !
. Grimmia anodon Bryol. Eur. — Rochers : Dolhain, C. Row.
Grimmia ovala W. et M. — Rochers : environs de Halaux,
prov. de Liége. CG. Rom.
Coscinodon pulvinatus Spreng. — Rochers : au-dessus de la
station de Dolhain, et à Verviers. C. RoEm.
Orbarichan Sturmü H. et H. — Rochers : Goé, Overoth. C.
Bryum murale Wils. — Murs du cimetière de Goë, C. Ro.
Hem elongata Schw. — Rochers de la vallée de la Soor, C.
Webera nutans Hedw. var. strangulata Bryol. Eur. — Fissu-
res des rochers : Gedinne !
P. re capillaris Lindb. — Terrain pierreux. Overoth. C.
Buxbaumia aphylla Hall. — Sur la terre : Membach. C. ROM.
Rp nervosa Myrin. — Rochers : Environs de Baclen. C.
OEM.
Fais atrovirens Sch.— Rochers : Environs de Baelen.
OEM
Brachythecium laetum Sch. — Blocs calcaires dans les bois
montueux : Membach. C. Rozm.
Eurhynchium Schleicheri Milde. — Mazarinen, C. Rozm; — Hé-
verlé près de Louvain, 0. HeckinG.
Hyocomium flagellare Sch. — Dans tous les ruisseaux de l'Her-
togenwald. C. Rom.
. got Mullerianum Sch. — Vallée de la Hill, prov. de
mi e. CG. Rom.
an che Juraizkanum Sch — Héverlé Louvain. 0.
um crista castrensis | Dans la partie ardennaise de
province de Liége. C. Rom.
dreaea Ep er et Andreaea petrophila Ehrh. —Sur
schiste dans les D thai dada “Soor. C.
REVUE BRYOLOGIQUE 87
Sphagnum squarrosum Pers. var. imbricatuwm Sch. — Marais :
* Rienne ! #3 des
F. GRAVET,
Guide du Bryologue et du Lichénologue dans
les environs de Grenoble.
| "{Suile). =
- EXCURSION A LA MOUCHEROLLE. ps
Pour aller à la Moucherolle, il faut prendre le bâton ferré
Voici en deux mots notre itinéraire, celui qu'l faut im-
poser au guide parce qu’il est de heaucoup le plus avanta-
geux pour J’herborisation. Nous suivons en ligne directe, du
nord au midi, l’espace d'environ six kilomètres, le chemin
ouvert devant nous jusqu’à l'entrée des forêts de Corençon :
Là, tournant à gauche et presque à angledroit, nous prenons
à l’est le sentier de Combové jusqu'au pied de la Mouche-
rolle, et, notre ascension terminée, nous revenons par le
nord-ouest, de manière à décrire dans l’ensemble de notre
parcours un triangle dont le plus long côté est celui de notre
ligne de retour au Villard. RASE 00 SE GED
Indiquons, chemin faisant du Villard à Corençon, les prin-
cipales espèces de mousses ou de lichens qui se présentent à
nous. Au bord du ruisseau qui descend et serpente à notre
gauche, le long de la route, les Orthotrichum cupulatium Hof-
fm. et sawatile Wood croissent ensemble sur de grosses pier-
res ordinairement à sec, tandis que, sur d’autres pierres fré-
quemment iuondées, on voit s'étendre en longues touffes les
Hypnum filicinuwm et palustre L., Rhynchostegium rusciforme,
Amblystegium irriquum et riparium Br. et Sch. ; au milieu
du ruisseau flotte, à l’état stérile, une forme très-particu-
lière de l'Hypnum falcatum Brid., assez semblable par son
aspect, au Cinclidotus riparius encore peu développé : c'est
celle que M. l'abbé Boulay, dans sa flore cryptogamique,
et M. Schimper, dans son synopsis édit. 2°, décrivent en va-
riété sous le nom d'A. virescens, mais que M. Limpricht a
cru devoir élever dernièrement au rang d'espèce et appeler
: Nous passons bientôt à côté d’une scierie et d’un moulin :
contre les parois de l'écluse et le conduit en bois de la scie-
rie, nous récoltons l'Hyprum subenerve Sch., et, contre un
: mur d'appui soutenant la roue du moulin, de belles touffes
88 REVUE BRYOLOGIQUE.
du Bryum cuspidatum Sch. A droite de la route se trouveaus-
si, mais rare, sur un mur de clôture, le Bryum cœspititium
L., var. imbricatum Sch., qui mériterait peut-êtrede conser-
ver le nom spécifique de B. Kuntzii Hoppe et Hornsch.
En face de nous, et à une distance de quelques centaines
de mètres seulement, se développe la forêt du Bois-Rolland ;
c’est une localité à visiter : là, sont communs les Barbula tor-
tuosa W. et H., Orthotrichum stramineum Hornsch., specio-
sum N. ab Ess., Lyellii H. et T., Encalypla ciliata Hedw.,
Mnium serratum Brid., Orthorrhynchum Br. et Sch., stellare
Hedw., Homalothecium Philippeanum et Eurhynchium myosu-
roides Br. et Sch.; on y trouve aussi les Eurhynchium Vau-
cheri Sch., Plagiothecium nitidulum, Amblysteqium subtile,
confervoides et Kockii Br. et Sch. : c’est de Bois Rolland que
me viennent quelques brins de cette dernière espèce, très-
rares que j'ai distingués en faisant l'analyse de mes ré-
coltes.
Près d'arriver à Corencon, nous voyons un monticule boi-
sé s'élever en pyramide au milieu d’une prairie qui borde le
chemin ; dans la prairie un peu spongieuse se rencontrent
les Climacium dendroides Web. et M., Philonotis calcarea Sch.,
Pellia calycina N. ab Ess. ; à la base sableuse et humide du
monticule croît, en compagnie du Geocalyx graveolens N. ab.
Ess., le Webera elongata Schwægr. : un peu plus haut appa-
raît, à l'ombre des sapins, le Leucobryum glaucum Br. etSch.,
que l’on est surpris de trouver ici, et, sur l’écorce jeuneen-
_core de ces mêmes sapins, on découvre les scutelles noires et
convexes d’un lichen assez rare, le Lecidea commutata Schœær.,
petite espèce rapprochée du L. parasema Ach.
Mentionnons encore contre les rochers qui font face à l'é-
glise de Corençon deux lichens intéressants, le Leptogium pal-
matum Mont., le Lecidea platycarpa Ach., et hâ tonsnousd’al-
ler prendre dans la forêt le sentier de Combové. Bien qu’il
soit d’une pente généralement assez raide, on gravit ce sen-
tier avec plaisir, parce qu’il est très-accidenté, bordé de pe-
tits rochers d’un effet très-pittoresque, ombragé par une
double haie de hêtres et de sapins, entrecoupé ici etlà de
clairières gazonnées, et surtout parce que nous pouvons y
cueillir bon nombre des petites plantes objet de notre étude,
Cependant, pour ne point nous répéler, nous nous Conten-
.._ terons de ne signaler ici que les espèces qui n’ont point été
indiquées dans nos précédentes excursions aux Touches et
Aux Jarrands ; ce sont les suivantes : Lescurea striala Br. et
__ Sch., qui s'étale au pieds des hêtres ou se suspend à leurs
_ branches inférieures ; Pseudoleskea atro-virens et catenulata
Br. etSch., Hypnum Halleri L. fil., reptile Michaux, fastigia-
tum Brid., dont les toutes. sentremélent souvent ensemble
on rés qu'elles rec : toutes ces
‘a L
REVUE BRYOLOGIQUE 89
mr sont ici fertiles, à l'exception du Pseudoleskea cate-
nulata. é
Presque au sortir de la forêt, on côtoie à gauche de grands
rochers où le Squamaria Smithii D. C. se fait remarquer
par ses grandes scutelles roussâtres à rebords épais et
flexueux, et le Patellaria cerebrina Duby par sa croûte
mince d’une blancheur éclatante que font mieux ressortir
encore les noires apothécies dont elle est irrégulièrement
tachetée.
Nous entrons dans la région des pelouses, et, après avoir
cueilli au milieu de celles qui entourent la bergerie de Com-
bové le Barbula subulata Brid. var. subinermis Sch. et le Po-
bytrichum juniperinum Hedw., nous nous engageons pen-
dant une demi-heure à travers les rochers anfractueux et
crevassés qui nous séparent encore du pied de la Moucherolle :
l'aspect aride et sauvage de ces rochers dénudés n’est un peu
adouci, de temps en temps, que par de petits tertres de ver-
dure où végètent, au milieu de bois décomposés, des rho-
dodendrons et quelques pins rabougris. Pour nous, toute-
fois, nous sommes agréablement distraits, au milieu de ce
désert, par des découvertes qui ne sont point sans intérêt :
en effet, ces rochers sont tous marquetés des plaques bleuä-
tres du Verrucaria cærulea D. C:, et, dans leurs fissures, se
laisse entrevoir le Bryum elegans Nees ; sur ces tertres ou
contre leurs pentes on trouve le Dicranum flexicaule Brid., le
artramia Halleriana Hedw., une jolie hépatique, le Junger-
mannia minuta Dicks., et un beau lichen, le Bæomyces iemu-
dophilus Ny1.
Le premier besoin qu’on éprouve lorsqu'on arrive au pied
de la Moucherolle, c’est d’aller, en tournant un peu vers le
nord, se désaltérer à une petite fontained’une eau délicieuse :
du reste, l’heure est depuis ms be venue de déjeuner, et
on ne pourrait le faire nulle part ailleurs avec plus de plai-
sir. * |
La fontaine elle-même n’a guère à nous offrir que le Bra-
chythecium rivulare B. etS. ; mais les rochers humides qui
l’encadrent et la dominent sont à explorer : un œil attentif y
découvre le Jungermannia sphærocarpa Hook., l’Amblyodon
dealbatus P. de B., et, mêlé à d’épais gazons de Bryum pseudo-
triquetrum et d’Orthothecium rufescens, le Bryum julaceum
Smith, délicate espèce qu’on retrouve à peu de distance du
lieu où nous sommes, au Clot-d’Apre, et dans les Alpes de
l’Oisans : je l’ai observée, en effet. au-dessous des Grandes-
Rousses, sur les rochers de granite qu’arrose dans sa chute
la cascade de la Fare ; mais là, comme ici, toujours stérile.
Pour le dire en passant, le Bryum Zierii Dicks., espèce voi-
sine de la précédente et comme elle remarquable par ses
feuille d’un vert pâle et argenté, fructifie très-bien à la Fan-
90 REVUE BRYOLOGIQUE
ge, près le Villard-de-Lans, de même que l’une de nos plus
rares hépatiques, le Mœrkia hybernica Gottsche. À
Il nous reste à cueillir encore, du côté où nous sommes en
ce moment, une rare et fort belle espèce ; si vous y tenez,
malgré certaines difficultés, ce que vous avez à faire, le
voici : longez à l’est la base de la Moucherolle ; avancez jus-
qu’à l'endroit où des gradins gazonnés s’échelonnent pour
aboutir à une grande et puissante assise qui se profile en sail-
lie étroite et ascendante à travers les flancs abruptes de la
montagne ; ces gradins, il faut, à l’aide du long bâton ferré,
_ les escalader ; cette assise, il faut en atteindre le rebord ; et
__ cesentier, quelquefois un peu glissant, toujours incliné vers
_ l’abime, et Dites iln'y a place que pour un homme mar-
chant de front ou de côté, vous avez à le suivre l’espace d’en-
viron cent cinquante mètres : alors un large pli de la mon-
tagne vous arrête tout à coup ; mais pendant que vous redi-
tes à votre manière le vers si connu :
Hic tandem stetimus nobis ubi defuit orbis,
vous avez la satisfaction, en même temps, de voir s'étendre à
vos pieds, en un luisant tapis, la mousse désirée : c’est lHyp-
num cirrhosum Schwægr. Disons à regret qu'il est stérile
_ comme dans les deux ou trois autres localités d'Europe où il
_ a été rencontré. Après avoir détaché quelques larges touffes
de ce bel Hypnum à rameaux épais et julacés, et fait provi-
sion aussi de Gymnostomum rupestre Schwægr., il faut son-
_ ger à descendre, et avec plus de précaution encore que nous
he sommes montés : rapproché de terre, notre sentier de cha-
mois serait un chemin facile ; mais suspendu au-dessus :
d’un profond abime où le regard plonge malgré lui, il expose
au vertige, et l’on respire d’aise d’en être revenu. ;
Sans plus nous attarder, revenons sur nos pas et hâtons-
nous de gravir la longue arête de la Moucherolle. C’est par '
le flanc tourné à l’ouest que nous montons, et, presque aus-
sitôt, une croix de fer, plantée au bord de l’arête taillée à pic,
nous indique à la fois notre chemin et nous invite à la pru-
_ dence. En effet, à l'endroit même où est fixée cette croix funè-
_ bre, vint tomber, il y a peu d'années, un explorateur mal-
heureux et rouler au fond du précipice avant que les amis
__ quil’accompagnaient eussent pu le secourir et arrêter sa
_ Chute. On ne traverse point sans peine une certaine étendue
de rochers plats, fortement inclinés et glissants, que l'on
rencontre tout d’abord ; mais, dès qu'onest parvenu à les
hir, on aborde à des rocailles où la marche, sans être
de au m cile, et bientôt lon se voit au-
sée dans des rochers à pie
relée fenêtre de la Mou-
REVUE BRYOLOGIQUE 91
ieusement dressé et taillé par la nature sur la croupe infé-
rieure de la montagne. On entre sous cette belle arcade pour
l’admirer, et aussi pour suivre d’instinct un passage qui nous
semble ouvert avec tant d’à-propos. Cependant, au midi où
conduit ce passage, la pente est uon seulement très-étroite,
mais d’une telle raideur qu’elle devient périlleuse : il vaut
donc mieux rester sur le côté nord, bien plus riche d’ailleurs
pour l’herborisation. Voici, avant de nous éloigner de la fe-
nêtre de la Moucherolle, les lichens que j’ai observés sur ses
différentes parois : Placodium elegans, Squamaria Smüthii D.
C., Thamnolia vermicularis, Lecidea pantosticta, platycarpa,
amylacea, immersa, rupestris, lurida, Endocarpum complica-
tum Ach., Verrucaria rupestris Schrad., calciseda Schœr.,
Harrimanni Ach., cœrulea D. C. Chose à remarquer pour la
géographie lichénologique, à l'exception du Thaïmnolia ver-
micularis et du Verrucaria cœrulea, toutes les autres espèces
que je viens de mentionner se retrouvent sur les rochers cal-
caires à des altitudes de beaucoup inférieures à celle de la
présente localité.
Ce n’est pas trop d’une heure encore pour atteindre le ter-
me de notre ascension , mais le sua te passe vite le long de
ces pelouses accidentées que nous allons parcourir et dont
nous voudrions pouvoir à l'aise fouiller tous les coins etre-
coins. Au fur et à mesure que nous avançons, combien d’es-
pèces des plus variées viennent tour à tour appeler notre
attention, exciter notre intérêt ; les unes que nous n'avons
point rencontrées dans nos précédentes excursions, les au-
tres qu’on aime à revoir dans cette région alpine où l'on au-
rait pu les croire étrangères : ici nous pouvons cueillir, et
dans un espace de peu d’étendue : Distichium capillaceum,
var. brevifolium Br. et Sch., considéré par Bridel, non seule-
ment à cause de la brièveté de ses feuilles, mais sans doute
surtout à cause de la forme de sa capsule petite, ovale, ellip-
tique, comme espèce distincte, sous le nom de Didymodon
distichus ; Leptotrichum glaucescens Hpe, Webera polymorpha,
var. brachycarpa Schimp., Bryum pendulum, var. compactum
Schp., Bartramia Œderi Schartz; là, c'est un charmant petit
groupe de nos plus délicates hypnacées : Myurella julacea Br.
Eur., Leskea nervosa Myr., L. brachyclados Schw., Heterocla-
dium dimorphum Br. Eur., Hypnum fastigiatum var. conden-
satum Brid. stériles : un peu plus haut, ce sont successive-
ment : Brywm elegans Nees, Encalypta rhabdocarpa Schw.,
Dissodon Frælichianus Grév.. Desmatodon latifolius var. brevi-
caulis Brid., enfin ce rare Bryum microstegiwm Br. Eur., ca-
ractérisé surtout par sa capsule à titorifice et par son oper-
cule convexe-conique, et d’une bellecouleur d'orange. Comme
_si elles étaient venues s’égarer au milieu de toutes ces diffé-
ntes mouss oit. à côté d'elles des espèces telles que
92 REVUE BRYOLOGIQUE.
les suivantes, qui veulent des stations moins élevées : Di-
dymodon rubellus, Mnium orthorrhynchum, Brachythecium
glareosum et populeum, Plagiothecium sylvaticum Br. et Sch.,
Hypnum incurvatum Schrad. Sans y être en grand nombre,
les hépatiques sont représentées cependant, au milieu des
pelouses que nous explorons, par les Scapania æquiloba, Lioch-
læna lanceolata N. ab. Ess., Jungermannia alpestris Schleich ,
bicuspidata L., barbata Schreb., var. Flærkei N. ab. Ess., tri-
chophylla L., Lepidozia reptans Lind., et par une forme fré-
É rrea et très-amoindrie du Plagiochila asplenioides Mont. et
ees.
Quelques pas encore, etles Pannaria brunnea Swartz., Le-
_ canora frigida et epibryon Ach., Patellaria sinapisperma D.
_ C., lichens qui se plaisent parmi les gazons un peu arides,
battus detous les vents, et en particulier l’£Encalypta commu-
tata N. et H., viennent, par leur présence, nous annoncer
que nous sommes enfin au sommet de la Moucherolle.
(4 continuer.) Ravaup.
ë Bibliographie Autrichienne.
Systematische Aufzahlung der im Erzherzogthume
Gesterreich ob der Enns bisher beobachteten sa-
menlosen Pflanzen (Kryptogamen) von DrJ. S. Por-
rsca und De, K. B. Scaienenmayr. — Herausgegeben von der K.
_K. z0ologisch-botanischen Gesellschaft in Wien. — Wien, 1872,
bei W, Braumüller, K. K. Hof-und Universitætsbuchhandler.—
Für das Ausland in Commission bei F. 4. B Brockhaus in Leipzig.
— Broch. in-8 de XLVII et 384 p.
è Voilà une énumération de toutes les cryptogames connues
Jusqu'en 1872 dans l’Autriche supérieure, dont les richesses
botaniques se distribuent ainsi :
Algues, 526 espèces.
Characées, res
Champignons, 1247
_Lichens, 560: 4e
Hépatiques, À 0:11: de
Mousses, PPS Coms
.__ Cryptogames vasculaires, 46 —
Dans l'introduction, les auteurs donnent un très-intéres-
_ Sant aperçu sur l’histoire des études cryptogames de ce pays.
_ arr eu 2 nr que M. le curé J. P. Vorbuchner
le premier qui ait récolté des cryptogames, en 1817.
ès une stagnation de presque 20 ans, le célèbre D' Sauter
la longue suite des botanistes qui ont enrichi la flore
game de l’Autriche supérieure jusqu’au temps moder-
= an DS che miRsquele” trous
REVUE BRYOLOGIQUE. 93
pe beaucoup d'hommes fort distingués et même quatre
ames !
Cet aperçu, contenant de nombreuses notes biographiques,
estsuivi d’un rapport sur la littérature cryptogamique, d’un
abrégé géologique et d’une liste des hauteurs données en
pieds viennois.
La classification des hépatiques et des mousses a pour base
le Synopsis Hepaticarum etle Synopsis Muscorum de M. Schim-
per ; cependant les auteurs, selon leur stricte conservation
de la priorité, ont admis quelques noms peu connus, par
exemple le Dicranum stramineum Laur. pour le D. albicans,le
Brachythecium geniculatum Schleich. pour le Brach. campes-
tre. Le Gymnostomum planifolium Sendt. nous est une en 8
peu claire ; nous n’en avons trouvé la description que dans
l’ouvrage de M. Müller (« Deutschland’s Moose », p. 315) qui
a placé cette mousse douteuse près de l’'Hymenostomum squar-
rosum. Il serait inutile si nous voulions citer loutes les rare-
tés déjà connues depuis longtemps par les ouvrages de M.
Schimper : seulement le Physcomitrium acuminatum et l’Am-
blystegium curvipes doivent être ajoutés. — Une table alpha-
bétique des genres termine ce très-estimable ouvrage.
À. GEHEES.
Dr CarL SCRIEDERMAYR. — Aufzæhlung der in der Umge-
bung von Linz bisher beobachteten Sporenpflan-
zen (Kryptogamen). — Linz, 1876-77, chez l’auteur. —
97 p. in-8. ser |
Cette énumération est un extrait de la flore cryptogamique
de l'Autriche supérieure dont nous venons de parler. Elle
contient les cryptogames vasculaires, les mousses et les hépati-
ques qui ont été observées dans les environs de la ville de
Linz. — Une nouvelle découverte est à signaler : le Schistos-
tega osmundacea.
A. GEHEES.
Jozer L. HOLUBY. — Sôstavny soznam kvetny javo-
rinskej. — In « Kvetna javoriny nad Lubinou. » — Zvlastny
otisk z Let. Mat. Slov.r. VIII sv. I. — Turc. sv. Martin, 1871.
4 pin.8
Ce mémoire écrit dans la langue slovaque donne une énu-
mération des hépatiques et des mousses récoltées par M. le
asteur J. Holuby dans les environs de Nemes Podhrad, dans
a Hongrie supérieure. Il s’y trouve 19 hépatiques et 103 mous-
ses appartenant aux espèces communes ; seulement le Dicra-
num Mühlenbeckii, le Seligeria recurvata et le Homalothecium
Philippeanum pourraient être mentionnés. es
Tel NME A. GeHEgS.
94 _ REVUE BRYOLOGIQUE
J. L. HOLUBY. — Potadatok Nemes-Podhrad Mohvi-
ranyahoz. — In « Magyar Nœvénytani Lapok szerkeszti és
Kiadja Kanilz Agost, 1, Evf, 1, Sz., 1877, Januar. — 3 p. in-8.
Après une petite introduction écrite également dans une
langue que nous ne comprenons pas, l’auteur donne un sup-
plément à sa première énumération des mousses de VNemes
= Podhrad. M. Juratzka a bien voulu déterminer ces espèces,
_ parmi lesquelles nous citons : Bryum Funchii, Fissidens pu-
sillus, Eurhrynchium striatulum, E. abbreviatum, Amblyste-
gium fluviatile, Hypnum Haldanianum. I] faut y ajouter en-
core deux espèces dont M. Holuby nous a communiqué les
échantillons: le Meesia Albertini en nombreux exemplaires
aux bords des eaux acidules, et le Microbryum Floerkeanum
qui n’est pas rare dans les environs de Nemes Podhrad. —
M. Holuby s'occupe presque tout-à-fait de l’étude des phané-
rogames; C’est pourquoi nous savons apprécier d'autant plus
_ les découvertes bryologiques faites par lui dans un pays en-
core peu connu.
À. GEKEEB.
Prof. Jossrx Depscek. — Die Turnauer Umgebung bryo-
_ logisch skizzirt. — In « Oesterreichische hbotanische Zeits-
_ chrift, N°6, Wien, Juni 1877. » — 6 p- in. 8.
Ce mémoire donne une description topographique de Tur-
_ au, suivie de notes bryo-géographiques et d’une énumé-
ration des hépatiques et des mousses. La ville de Turnau est
_ Située aux bords de l’Iser, dans la Bohême septentrionale ;
elle est bien connue par le mont Kaz akov composé de méla-
| phyre qui abonde en pierres précieuses. Leterrain appartient
_ à la formation crétacée supérieure, dont les pierres calcaires
contiennent beaucoup de fossiles. -— La plupart des mousses
se trouvent dans les rochers de grès ombragés qu’on rencon-
tre dans les forêts. — Le nombre des hépatiques observées
Jusqu'aujourd'hui par l’auteur se monte à 34 espèces, celui
des mousses à 80 espèces. Parmi celles-ci il s’en trouve quel-
ques-unes qui ne sont pas cor munes : Barbula atrovirens,
Fissidens pusillus, Brachythecium compestre, Eurhynchium
Crassinervium. ;
La Bohême est un pays encore fort peu connu au point de
vue bryologique ; c’est pourquoi on devra faire bon accueil
aux plus petils matériaux qui proviennent de ce pays.
Ris | À. GEHEES.
>re — Aus den « Te vi der K.
schaft in Wien, » 1876, — Tic
REVUE BRYOLOGIQUE | 95
littérature des sphaignes en Bohème prenant origine dans la
liste de F. M. Opiz en 1852? et comprenant seulement 6 espè-
ces, fait des remarques criliques sur plusieurs espèces sui-
vies d’une énumération de toutes les sphaignes découvertes
dans ce pays jusqu’à présent. Ce sont 13 espèces dont les plus
remarquables sont les Sphagnum rubellum, fimbriatum, Gir-
gensohnü, Lindbergii et molluscum. — Une deuxième liste
comprend toutes les mousses et hépatiques qui se trouvent
mêlées aux touffes des sphaignes, parmi lesquelles nous ne
rencontrons quedes espèces communes. Le Mnium punctatum
est cité comme associé au Sphagnum cymbifolium ; nous n’a-
vons pas encore vu cette mousse, cependant il est vraisem-
blable qu’elle est le Mn. subglobosurn. un æ
L'auteur se promet encore beaucoup de belles découvertes
dans les parties méridionales et dans l’est de la Bohème oùil
se trouve de grandes tourbières qui ne sont pas encore ex-
plorées, mais qui seront étudiées par M. Fr. Sitensky, aide-
botaniste du musée de Bohème, lequel vient de commencer
ses recherches. ;
À. GEHEEL.
LaS
NOUVELLES.
Le Barbula fragilis Wils. en rrurrs vient d'être découvert
par M. Holler sur les bords du Lech près de Mering dans le
voisinage d’Augsburg où croissent les B. tortuosa et inclinata.
— Ce sont les premiers fruits de cette espèce en Alema-
ne ! ms
Nous venons d’appendre que M. Brotherus est de retour de
son voyage pour le Caucase: Le voyageur lui-même en fera
bientôt un rapport. pe :
M. le D'F.K st décédé à Ansbach en Bavière. Pen-
dant bien des ami il a exploré les environs de sa ville,
mais ce fut lui qui a fait venir d'Australie plusieurs collec-
tions de mousses contenant des espèces nouvelles (V. Revue
_ bryologique, 3° année, p. 2). :
À. GEHEEB.
T'Husner.
) ea | (Calvados). — Imp. d'Eugène L'Enfant.
TABLE DES MATIÈRES DE LA 4° ANNÉE (1877)
PAR NOMS D'AUTEURS.
da — Journey LATE PENSE TER MR 33
BescarreLzze. — Bibliographie exotique . . . . . 13, 60
_ Cmevazzier. — Nouvelles localités du En 2
: Michel . . . 19
Le Enr — Note sur un cas tératologique offert par une
ar queue , 3
Sur es stations du Sphærocarpus Mi- f
ERERB. — Rotes” sur quelques mousses rares ou peu
RE en 52:18; .
Le Weisia Ganderi . . . née LE
Note sur l'Hypnum turgescens + hante tte 1
Sur les nouvellés mousses découvertes par
- M. Breidler en Styrie . . 20
_ Sur deux intéressantes variétés du Plagio-
thecium denticulatum . . 49
ur quelques mousses d'Australie et d’Afri- 5
+ à
ur quelques iobtelles espèces ‘de mous-
rsheEe : Rat ee 52
_Bib FRS exotique Srurane à ti 40, 00
PROD... 0 .
Re 5 5: : IL606
Autrichienne. PR is de 717,92
:. 26
in ir Re
— Suédoise, . . 26
PRIVEE — Liste des mousses rares ou nouvelles pour
Flore Belge ‘5 AN enr 85
Bibliogrophie ExObIqUO. + + +. 23
Européenne . . * 11
Husor. _ Catalogue des mousses récoltées jusqu’ à ce
is en France (suite) — : 8
MD de: 3 44, 60
“Bibliographie pe . 5 12, 25
ns. _— Anglaise . ir Es
Fran ise PL OT Cod M
in bicarinata F po 0 41
dr
54,78, 87
ds 65, 81