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Les botaniste qi ondtétéot ns. Géré collection de la
Revue Bryologique, peuvent se procurer chacune des 36 premières
nnées au Les réduit de 3 fr. en s'adressant direciemeni Œ-
T.Husnol.; =:
Les 7e, 38e « à age années, chacune. . . + * : 5 fr.
HusnorT. — Muscologia gallica, descriptions et figures des
Mousses de France et des contrées voisines. — 2 volumes gr.
in-80 de 470 P- et . Pl, Ro environ 6.000 fig. — pire
‘ Po si ON
Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences (1894)
£ ici un extrait du rapport de M. Chatin : « Le Muscologia
a est un monument élevé à la Botanique e française. Aussi la
tion de l Académie est-elle unanime à lui décerner le re
Hu JSNOT. — Hepaticolo gia Gallica, flore analytique et descri qe
ive des Hépatiques de France et de Belgique, accompagnée
ches représentant chaque espèce de grandeur naturelle et ses
rincipaux caractères grossis. — Cahan, den 1 vol. in-8° de
. es AS Un Fe cs sue
— S bras europæa, description et figures | des
urope. — 1882, broch. Le KES de 16 Re E
T. — Clos nt ue des Hé ati ues du Nord-
aen, 1881, So de2ApL pa rt 1fr
Husnor.. — Flore analytique et descriptive
Nord-Ouest (environs de Paris, Normandie, Bretagne, EE
Maine).—?° Édition contenant un traité élémentaire de Bryologie
Se 10 ARRET et 84 "1e 1 di in-8° de _- he et PSP
Ce . . à L2 . .
| Ouvrage courontE par. l'écadnis de Rouen :
House. — Catalogue LA Mousses du Calvados. — et in-8°
Me un . Fe ? lfr.5
ConBiÈRE. —— Montioet . département de js Manc
Dr ne n _ ee ; l’auteur, rue Asselin
No 1. 39e ANNÉE 1912
REVUE BRYOLOGIQUE
PaRaissANT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° À
Boulaya, genre nouveau de la famille des Leskéacées. CARDOT. — Etudes
phytogéographiques sur les mousses de la Haute-Saône. COPPEY. —
Guide du Bryologue et du Lichénologue aux environs de Grenoble.
RAvAuUD. — Nouvelles.
Boulaya Card.
genre nouveau de la famille des Leskéacées
par J. CARDOT.
Ce genre nouveau — dédié à la mémoire de labbé Boulay,
qui fut l’un de mes maîtres à mes débuts en bryologie — est établi
pour une mousse du Japon qui eut jusqu'ici une destinée des plus
mouvementées.
Mitten la signala le premier, en 1891, sous le nom de Meleorium
humile, avec la synonymie : Trachypus humilis Lindb., dans son
ouvrage : On the species of Musci and Hepalicæ recorded from
Japan (Trans. Linn. Soc., Bot., III, 3, p. 173). Mais quelques
années plus tard, M. Brotherus reconnut qu'il y avait là une erreur
de détermination de Mitten, et que la plante que cet auteur avait
eue en vue n’avait rien de commun avec l'espèce de Lindberg, et
constituait une espèce nouvelle, qu'il décrivit en 1899, dans
ses Neue Beilrâge zur Moosflora Japans (Hedwigia, XXXVIITI,
p - 246) sous le nom de Thuidium Müllenii. Vers la même épo-
que, Bescherelle l'avait étiquetée dans son herbier : Thuidium
isocladum sp. nova, nom sous lequel il m'en envoya un échantil-
lon. Plus tard, le général Paris la distribua à ses correspondants
comme « Hypnum filicinum », détermination due à une erreur
difficilement explicable.
Jusque là, la fructification de cette mousse était inconnue.
C’est, semble-t-il, en 1902 que l’abbé Faurie découvrit les premiers
échantillons fertiles dans deux localités différentes : Hakodate
et Osorezan, et les envoya au général Paris. Celui-ci m'en com-
muniqua une capsule, et j'en reçus en outre plusieurs directement
_ de l'abbé Faurie; depuis, cet infatiguable botaniste m'adressa
ae
{
L HERSE REVUE BRYOLOGIQUE
plusieurs autres échantillons fertiles de différentes localités
japonaises et de l’île Quelpaert.
Le seul aspect de la capsule, symétrique, ovale ou subglobu-
leuse, montrait déjà que la plante n’était pas un Thuidium.
Aussi, en 1908, à la fin de son tableau synotique des Thuidium (in
Pflanzenfamilien, Musci, p. 1017), M. Brotherus exclut-il de ce
genre le Th. Millenii, en ajoutant que cette espèce est un Forss-
træmia. Mais on remarquera que l’espèce en question ne figure
cependant ni dans ce dernier gene, p. 759, ni dans les Additions,
p. 1214.
L'étude attentive que j'ai faite des matériaux fructifiés dont je
dispose m'a montré que cette plante ne peut pas prendre place
dans les Forsstræmia, ni même, à mon avis, dans la famille des
Leucondontacées. Les caractères du système végétatif la rappro-
= chent étroitement des Thuidium, mais le sporogone est complète-
ment différent de celui des espèces de ce genre et des genres que
l’on en a démembrés ; par contre, il rappelle assez celui des Miya-
. bea. Le péristome est très rémarquable par les dents de l’exostome
Jlamellifères sur les deux faces, et par l’épaississement très pro-
noncé de la ligne divisurale, dont les lamelles dorsales se détachent
à droite et à gauche comme les dents d’un râteau.
Je crois donc que le genre Boulaya appartient à la famille des
Leskéacées, dans laquelle il dévra constituer une petite tribu dis-
tincte, Voici la caractéristique de cé nouveau groupe, et la descrip-
tion complète de la seule espèce qu’il compte jusqu’iei :
_ Boulayeæ Card. trib. nova, — Flores cauligeni. Caulis pinnatus
paraphylliis numerosis. Folia dimorpha, unicostata. Capsula sym-
metrica, plerumque erecta, microstoma. Peristomium duplex :
exostornii dentes utraque pagina lamellosi; endostomium multo
brevius, membränàa parum elata, processibus brevibus, ciliis
nullis. :
BouLayAa Mirrenit (Broth.) Card. gen, nov. el comb. nova.
Méleorium humile Mitt, in Trans, Linn.Soe. Bot., II, 3, p.173
(1891); excel, syn. Trachypus humilis Lindb,
Thuidium Millenii Broth. in Hedwigia, XXXVIIL, p. 246
(1899).
Forsstræmia Mitlenii Broth. in Pflanzenfam., Musci, p, 1017
(1908).
.
Inflorescéntia dioica, Gespites depressi, sat robusti, ochracei |
vel fuscescentes, Caulis elongatus, usque 15 centim. longus, pro-
cumbens vel appressus, paraphylliis multiformibus, plerisque
multifidis dense obtectus, in ramis pluribus, elongatis, confertim
; pinnatis divisus, ramulis pérmultis, æqualibus, strictis, | i i ] Frs,
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REVUE BRYOLOGIOUE 3
brevibus, obtusis vel parum attenuatis, siccitate teretibus, dense
foliosis. Folia dimorpha, conferta, caulina e basi breviter decur-
rente late cofdato-ovata, plicata, in acumen angüstum, elonga-
tum, sæpe curvatulum, subulatum, apice interdum subpiliforme
abrupte conistricta, integra Vel subintégra, margine plerumque
uno lateré ad basin late reflexo, costa rufescente, äd basin acu-
minis evanida, cellulis parietibus inæqualiter incrassatis, lumine
angulato, minutissime papillosis, mediis et alaribus subrotun-
datis, inferioribus interhis et superioribus oblongis. Folia ramu-
lina multo minora, madida undique patentia, sicca arcte imbricata,
ovato-lanceolata, sensim et brevius acüminata, acuta obtusu-
lave, marginibus planis, integris, costa ad 4/5 evanida, reti ut in
foliis caulinis. Folia perichætialia erecta, anguste lanceolata, valde
plicata, sensim in acumen angustum;, longissimum, piliforme
attenuata, marginibus plerumque siniuato-crenulatis, costa in
acumine evanida, reti scarioso, lævi, cellulis angustis, linearibus,
truncatis, parietibus incrassatis. Vaginula pilosa. Capsula in
pedicello rubello, lævi, elongato, usque 2 centim. longo erécta,
rarius inclinata, symmetrica, ovato-oblonga vel subglobosa, pal-
lide castanea, collo brevi instructa, microstoma, operculo conico,
breviter curvirostro. Peristomium duplex : exostomii dentes
pallide lutescentes, lineari lancéolati, minutissimé granulosi,
haud striolati, linea divisurali recta, superne valdée incrassata,
utraque pagina dense-lamellosi, lamellis dorsalibus crassioribus,
véntralibus angustioribus ; endostomii membrana brevis, granu-
losa, processibus brevibus, irregularibus, cilüs nullis. Annülus haud
vel vix distinctus. Calyptra et planta mascula ignotæ.
Cette belle mousse paraît assez répandue au Japon, dépuis |
_ l'ile d’Yézo, au Nord, jusqu'aux îles Sikok et Kiou-Siou, au Sud, .
ainsi qu’en Corée et à l'ile Quelpaert; mais elle fructifie rarement.
Elle semble fort peu variable, contrairement à ce qui a lieu géné
ralement pour les espèces à dispersion assez étendue.
Etudes phytogéographiques
sur
les Mousses de la Haute-Saône /suile)
a . par A. COPPEY
= #Drepanoclädus intermedius (Lindb.) Warn. — La plante citée
_ dans le Cat, de Renauz», à Château-Lambert, comme D. verni-
_cosus, doit être rapportée en réalité à D. intermedius [RENAULD,
4 REVUE BRYOLOGIQUE
2e Add.]. — Rigoles du chaume du Ballon de Servance (1200 m.).
— Pelouses tourbeuses au Col du Stallon (950 m.).
Drepanocladus exannulatus (Gümb.) Wf. [REN. Cat. 34;
Hypnum exannulatum Gümb.) (1), var. pinnalum Boul. — Forme
très répandue dans les prés tourbeux et autour des étangs tour-
beux : C. sur le grès vosgien du plateau tourbeux de Ternuay,
Melisey, Ecromagny; montagne de Ternuay (700 m.). — Sur
grès bigarré dans les queues d’étangs des bois de Lure, Linexert,
Rignovelle, Franchevelle, Aïlloncourt, Le Beuchot, Le Lyau-
mont. Sur les alluvions quartzeuses à Recologne, La Côte, Roye.
— Aiüllevillers. — Rigoles du Ballon de Servance, sur syénites
(1200m). Mares à Servance, sur porphyres.
f. gracilescens Ren., autour d’un étang, à Roye (alluvions),
et dans les rigoles du plateau de Melisey (grès vosgien).
Var. slenophylloides Ren., dans les prés tourbeux de Saint-Ger-
_ main (grès bigarré).
Drepanocladus fluilans (Dill.) Warnst. [REN. Cat. 345; Hyp-
num fluitans L.]. — Mont de Vannes, Etang Billaux, Ecromagny,
fertile dans une tourbière [RENAULD, Add.]. — La localité de
Grattery, du Catalogue, est à supprimer (RENAULD, Comm).
Cette espèce semble peu représentée dans la région.
Var. Jeanbernali Ren. Faignes du Ballon d’Alsace et du Ballon
de Servance (1100 à 1200 m.). Dans cette dernière station, les
formes sont très mélangées.
Var. falcifolium. Rigoles inondées à La Doye, près Melisey (sur
grès vosgien, f. viridis Boul.). — Autour d’un étang des Monts
Revaux, à Lure.
* Drepanocladus aduncus (Hedw.)— La seule station indiquée
dans le Catalogue est à supprimer [REN., 2° Add.].
Groupe {ypicum Ren., prairies à Gray [MAIRE]. Dans une petite
mare, à Frotey-les-Lure.
f. falcala Ren., dans une dépression du Muschelkalk, à Frotey-
les-Lure.
f. lenuis Ren., pelouses sablonneuses, à Roye, dans les trous.
f. gracilescens Ren., dans une rigole de fontaine, à Jasney, sur
marnes triasiques.
var. aqualicum Sanio, bords d’un canal, à Vesoul [RENAULD,
Suppl.].
var, pseudo-Sendineri Ren. et Lang., endroits inondés tempo- ;
cho 1" ait ré ii
(1) Pour cette espèce et les deux suivantes, je me conformerai à la nomen-
clature de M. ReNaAuULD, (in Husnor, Muscologia gallica) pour l'excellente
raison que ce savant bryologue a bien voulu revoir et nommer la plus grande
partie de mes récoltes de ce groupe.
‘REVUE BRYOLOGIQUE 5
rairement, sur alluvions sablonneuses, à Citers ; bords de l'Etang
Neuf, à Frotey-les-Lure, sur alluvions.
groupe Kneïfjii Ren.,var. polycarpon Bland., autour d’une mare,
à Roye (alluvions); fossés des prés à Jasney (marnes triasiques).
var. intermedium Br. E., pâturage spongieux à Château-Lam-
bert (750 m. RENAULD, Add.]. — A Mantoche, sur le terrain du
minerai de fer [ Maire, teste RENAULD]|. — Autour de l'étang du
Beuchot (grès bigarré].
groupe pseudo-fluitans Sanio, var. palernum Sanio; mares pro-
fondes à Autet, Larret, Grattery [RENAULD, in HuSsNoT, loc.
cit. (1).— Autour de plusieurs mares dans la prairie de Roye (allu-
vions siliceuses).
** Drepanocladus Sendineri (Schp.) Warn. — Mares dans les
prairies d’alluvions siliceuses à La Côte, avec la var. gracilescens
Sanio.
_Calliergon giganteum (Schp.) Kindb. [REN. Cat. 348; Hypnum
giganteum, Schp.). — Rigoles profondes des prairies à Servance,
Belonchamp, La Côte, Roye et autour de l’étang d’Ailloncourt,
sur alluvions siliceuses. Rigoles des prairies, à Jasney, sur marnes
triasiques.
Calliergon cordifolium (Hedw.) Kindb. [Rex. Cat. 347; Hypnum
cordifolium Hedw.]. — Jussey (leg. Mapior, RENAULD, Suppl.).
Bord des étangs des Monts Revaux à Lure, et du Beuchot (grès
bigarré). — Mares dans les prairies d’alluvions siliceuses à Roye
et La Côte. — Ruisseau temporaire au bois de Vouhenans (argiles).
Calliergon stramineum (Dicks.) Kindb.[Ren. Cat. 348; Hypnum
stramineum Dicks.]. — Col du Stallon (950 m.). — Etangs tour-
beux à Servance, Ternuay, Lure. — Prairie à Sphaignes, à Mou-
rières. ;
Acrocladium cuspidatum (L.) Lindb. [Ren. Cat. 348; Hypnum
cuspidatum L.].
Hygrohypnum palustre (Huds.) Lke. [REN. Cat. 347; Hypnum
palustre L.]. — Syénites et porphyres des cascades du Rahin,
à Plancher-les-Mines, c. fr., et du Raddon, dans les gorges de
St-Barthélemy. — CC. sur un barrage de grès bigarré au Beuchot
et dans une tranchée du même terrain à Fontaine-les-Luxeuil, c. fr.
Hygrohypnum molle (Dicks.) Broth. — Sur les pierres sili-
ceuses parfois submergées au bord du Rahin, à Roye. — La
plante distribuée sous ce nom par MouGEeor, de diverses loca-
lités vosgiennes, est en réalité Hygrohypnum dilalatum (Wils.)
(1) Ces stations ont été signalées dans diverses notes à propos d’autres
espèces; ce qui est mis ici annule tout autre document contraire antérieur.
#
D. REVUE BRYOLOGIQUE
Broth. Il en est de même du n° 293 des Musci Galliæ. La plante
de Roye est toute différente, avec ses feuilles à nervures fortes,
bifurquées, dont l’une atteint et même dépasse le milieu du limbe.
Hygrohypnum dilatatum (Wils.) Brot. [REx. Cat. 347; Hypnum
molle Dicks. (non Br. E)], — Blocs de syénite dans le Rahin, à
Plancher-les-Mines (700 m.).
* Hygrohypnum eugyrium (Br. E.) Brot, — Vallée de Miélin,
700 à 800 m. [RenauLp, Suppl.]. Cascades du Rahin, à Plan-
cher-les-Mines, c. fr. (syénites et porphyres).
Hygrohypnum ochraceum (Turn.) Brot. [REnN. Cat. 347; Hyp-
num ochraceum Turn.]. — Dans l'Ognon, aux Moussières. — Dans
le Rahin, à Roye. — Dans la Lanterne, sur un barrage, à Con-
flans. — Dans la fontaine Ste-Barbe, au Mont de Vannes, et dans
une fontaine du bois d’Ormoiche. Partout, sur diverses roches
siliceuses. Plante ©.
var, flaccidum Milde. — Dans un barrage du Rahin, à Roye.
* Campylium Sommerfellii (Myr.) Bryhn. — Jussey, Scey-
sur-Saône (leg. Manior; RENAULD, Suppl.]. Surtout sur les
pierres ombragées du calcaire bajocien. Courchaton, Calmoutier,
Fleurey-les-Faverney. — Talus marneux ombragé, à Roye. —
Pierres calcaires d’un aqueduc, à Jasney. Très fertile.
Campylium chrysophyllum (Brid.) Bryhn [Ren. Cat. 344;
Hypnum chrysophyllum Brid.]. — C. également sur les marnes
triasiques : Jasney, Dampierre-les-Conflans; sur les schistes du
Lias : Mont Jarroz à Genevreuille.
* Campylium helodes (Spr.)Brot. — Souches de Carex, au bord
de l’étang de la Maugenotte à Franchevelle [RENAULD, Bull.].
** Campylium polygamum (Br. E.) Bryhn. — Bords de l'étang
du Mont de Beau, à Ternuay et de l’étang du Beuchot (grès vos-
gien et bigarré).
** Campylium prolensum (Brid.) Brot. — Escarpements syéni-
tiques du Ballon de Servance (1200 m.). Rochers des cascades du
Rahin à Plancher-les-Mines (syénites et porphyres). — Talus de
_ grès bigarré, au bois de Moffans. — C. sur les argiles triasiques des
friches, talus, tranchées des bois : Vouhenans, Jasney.
Campylium stellatum (Schreb.) Lang. et C. Jens. [REN. Cat.
344; Hypnum slellalum Schreb.].
Clenidium molluscum (Hedw.) Mitt. [REN. Cat. 346; Hypnum
molluseum Hedw.].
var. ereclam Bchp. ; fossé argileux à Jasney.
var. squarrosulum ‘Boul. : sur le grès rhétien à Bassigney.
var. condensalum Schp.; ‘sur le grès Vosgien, près de FRPAUEe
” % Hourièren.
td ei Sd
REVUE BRYOLOGIQUE 2:
Rhytidiadelphus squarrosus (L.) Warn. [REN. Cat, 349; Hyloco-
mium squarrosum Schp,|,
Rhylidiadelphus lriquetrum (L,) Warn. [REN. Cat, 349; Hyloco-
mium triquetrum Schpr.].— Je recommande tout particulièrement
l'étude de la répartition de cette espèce qui est le type des erreurs
universellement admises. — Manque à peu près totalement sur
les sols purement quartzeux (grès vosgien).— Ne pas s'occuper de
la dispersion de cette plante est une négligence équivalente à celle
qui consiste à oublier les graminées et les arbres parmi les Pha-
nérogames,
Rhytidiadelphus loreus (Dill. L.) Warn, [REN, Cat. 349; Hyloco-
mium loreum Schpr.]. :
Rhytidium rugosum (Ehr.) Kindb. [Ren. Cat. 346; Hypnum
rugosum Ehr.]. — Existe également sur les marnes triasiques :
Jasney ; sur les talus de Muschelkalk : Bouligney ; sur le grès vos-
gien : Sigle de Melisey.
Hylocomium proliferum (L.) Lindb. [Ren. Cat. 349; Hyloc.
splendens Schpr.], he
Hylocomium umbralum (Ehr.) Br. E. [REN, Cat. 350].
Hylocomium brevirostre (Ehr.) Br. E. [Ren. Cat. 350]. —
M. RenauLp ne la signale tout d’abord qu’au Ballon d'Alsace,
d'après QuéLer, puis plus tard la cite comme probablement
répandue (Suppl., Add., Bull.). Elle est en réalité G, ou CC, sur
tous les terrains, au pied des arbres, et surtout dans les éboulis
rocheux ombragés. -
Hypnum Schreberi Willd,[REN. Cat. 348).— Distribution insuf-
fisamment définie dans le Catalogue. — Manque sur les terrains
marneux et argileux purs, ainsi que sur les calcaires jurassiques.
Plilium crista-castrensis (L.) de Not. [REn. Cat. 347; Hypnum
crisla-castrensis L.]. — Descend à 400 m. au Mont de Vannes
[Renauzp, Add] C. sur les pentes boisées à Sphaignes de la
vallée du Rahin, à Plancher-les-Mines.
Slereodon cupressiformis (L.) Brid. [REN. Cat. 346; Hypnum
cupressiforme L.].
* Slereodon areualus Lindb. — Sol argileux, à Franchevelle. —
G. sur l'oxfordien, à Fouvent, et Larret [ReNauLp, Add.]. C.
sur le.sol sablonneux humide des bois du grès bigarré. Lomontot,
Moffans, Lyoffans, Citers, Betoncourt, Briaucourt; également
_ dans les friches et vieilles carrières humides, — P. C. sur les
__ marnes triasiques : Feney-Bois, à Jasney.
= Isoplerygium elegans (Hook.) Lindb. — Rochers de grès au
Sigle de Melisey [Dismier, 1906]. A. C. dans les fissures obscures
des rochers siliceux en désagrégation : sur les syénites et porphy-
æ
8 REVUE BRYOLOGIQUE
res de la vallée du Rahin et des Cascades, à Plancher-les-Mines,
et des Gorges du Raddon, à Saint-Barthélemy; sur le grès vos-
gien à Servance, Melay, Ecromagny; sur le grès bigarré silicifié,
à Briaucourt. — Existe aussi sur le sol tassé, près des sentiers et
des fossés des bois siliceux : Planche des Belles-filles (900 m.
syénite); C. à Roye (alluvions sablonneuses). Cette plante, bien
que stérile, est facile à reconnaître et présente d’ailleurs, très
souvent une abondante production de ramuscules de propagation
très caractéristiques (Cf. CORRENS, loc. cit.|.
** Isoplerygium depressum (Bruch.) Mitt. — A C. sur les pierres
isolées dans les endroits frais des bois du calcaire bajocien : Cour-
chaton, Calmoutier, Fleurey-les-Faverney.
Isopterygium silesiacum (Selig.) Warn. [REN. Cat. 342; Plagio-
thecium silesiacum Schpr.].
** Plagiothecium lalebricola (Wils.) Br. E. Sur une souche
d’aune, au bois Peurant, à Vy-les-Lure. Cette espèce est facile
à reconnaître non seulement par ses petites dimensions et sa
structure, mais aussi par les propagules filamenteux pluricellu-
laires qu’elle porte fréquemment [Cf. CORRENS, loc. cit.].
** Plagiothecium Rœseanum (Hamp.) Br. E. — Sur les pierres
siliceuses des berges du Rahin, à Roye.
Plagiothecium sylvaticum (Huds.) Br. E. [REN. Cat. 343].
Plagiothecium denticulalum (L.) Br. E. [REN. Cat. 342].
** Plagiothecium Ruthei Limpr. — Sur les débris végétaux des
lieux humides, bois de Roye, c. fr. C’est la plante nommée récem-
ment Plag. pseudo-lælum par MEYLAN (1).
_ Plagiothecium undulalum (L.) Br. E. [REN. Cat. 343].— Roches
syénitiques ombragées de la vallée du Rahin, à Plancher-les-
Mines (700 m.). — Bords ombragés du Fourchon, au Mont de
Vannes (600 m.).
Homalothecium sericeum (Hedw.) Br. E. [REN. Cat. 337].
Camplothecium nilens (Schreb.) Schpr. [REN. Cat. 338]. —
Mont de Vannes, Etang Billaux, à Franchevelle[RENAULD, Add.].
_ Cette plante, qui se rencontre en compagnie de Sphaignes sans
_ exception, manque cependant dans les vraies tourbières. — Prai-
ries à Sphaignes au Col du Stallon (1000 m.), à Haut du Them,
Ternuay (700 m.), à Ronchamp, La Côte. Queue d’étang à La
Férasse, près Melisey.
Camplothecium lutescens (Huds.) Br. E. [REN. Cat. 338].
Brachythecium albicans (Neck.) Br. E. [REN. Cat. 338].— Gevi-
gney (leg. MapioT; RENAULD, Suppl.]. — CC. sur les pelouses
_ (1) Revue bryologique, +911, no 3, 4 eti5.
REVUE BRYOLOGIQUE 9
sablonneuses sèches des pâturages et du bord des routes : St-Ger-
main, Roye.— Bords sablonneux du Rahin, près des Scieries de
Plancher-les-Mines.
* Brachythecium glareosum (Bruch.) Br. E.— Eboulis calcaires :
Fouvent, Vaîte, Mont-le-Vernois; P. C. sur les argiles oxfordien-
nes à Larret et liasiques, à Noroy. ![RENAULD, Suppl. et Add.].
Talus et pelouses du Muschelkalk à Jasney, Melincourt.
Brachythecium salebrosum (Hoffm.) Br. E. [REN. Cat. 338].
Sur un sureau dans les Gorges du Raddon, à St-Barthélemy. —
Débris végétaux dans les vieilles carrières de grès à Conflans, c. fr.
* Brachythecium Mildeanum Schpr. — Larret, Franchevelle,
lieux herbeux humides (RENAULD, 2€ Add.). — Fossés dans les
prés argileux à Jasney.
Brachythecium rutabulum (L.) Br. E. [REN. Cat. 339].
Brachythecium rivulare Br. E. [REx. Cat. 339]. — M. RENAULD
ne signale cette plante qu’au Ballon de Servance, d’après Boulay.
Il est vrai qu’elle est assez délicate à distinguer d'ordinaire ; mais
est certainement répandue. — Suintements dans les escarpements
du Ballon de Servance (1200 m., syénite) et à Belfahy (800 m.). —
Sur les porphyres du lit de l’Ognon, aux Moussières et des cas-
cades du Rahin, à Plancher-les-Mines. Sur le grès vosgien des
ruisseaux au bois de Mourières. — Sur les alluvions des bords du
Rahin, à Roye. — Dans les suintements d’un talus de grès bigarré,
à Fontaine-les-Luxeuil.
# Brachythecium reflezum (Stark.) Br. E. [Ren. Cat. 339]. —
© Syénite ombragée, à la Planche des Belles-filles, c. fr. (1100 m.).
Brachythecium Starkei (Brid.) Br. E. [REN. Cat. 338].
var. CoPpevyr Card. nov. var. [fig. g. h. i]. — À iypo differt
reliculo folii densiore, cellulis mediis in foliis caulinis 4-6 lalis et
50-75 u longis et costa validiore usque ad summum producla.
Par certains de ses caractères, cette plante semble former un
terme de passage entre Br. Slarkei et Br. reflezum. Plus grêle, en
effet, que la première, elle présente la teinte bien verte de la der-
nière, ce qui, joint à la présence d’une nervure atteignant d’ordi-
naire le sommet des feuilles, semble justifier cette idée de forme
intermédiaire.
Rien ne serait plus erroné, cependant, car, outre les dimensions
plus fortes de toutes ses parties et ses feuilles moins finement
__ acuminées, elle s'éloigne du Br.reflezum par son tissu qui est pré-
cisément plus différent de celui de cette dernière que chez Br.
Slarkei type. Les cellules des feuilles caulinaires ont, en effet,
_ dans la région moyenne 4-6 H de largeur et 50-75 de longueur.
La différence est plus nette encore dans les feuilles raméales dont
10 ae REVUE BRYOLOGIQUE
le tissu ressemble, chez Br.reflerum, à celui de la plupart des
Amblyslegium.
Cette variété pourrait constituer une espèce distincte, aussi
éloignée du Br. Slarkei que le Br. curlum Lindb. par exemple.
Mais, d’après Limpriout [Die Laubmoose, H,.p99},.le Br,
Slarkei a parfois quelques nervures foliaires qui atteignent le
: sommet; toutefois, le fait est certainement très rare, tandis que
Cest le cas normal chez la var. Coppeyi, plus fréquemment même
pour les feuilles raméales que pour les feuilles caulinaires. Dimen-
sions moyennes des feuilles caulinaires : 1MM6 sur 1mm; des
feuilles raméales : 1Mm3 sur Omm6; de la nervure à la base; 60
à 70 y.
| L'étranglement des feuilles caulinaires, au-dessus du milieu,
est souvent très brusque, et ces feuilles sont fréquemment secon-
des, La pointe est ordinairement tordue sur elle-même une ou
deux fois, surtout chez les feuilles raméales, et la denticulation
est très accentuée. La capsule a la forme et les dimensions de celle
du Br, Slarkei, et le pédicelle est fortement verruqueux.
Par sa longue nervure, cette var, se rapproche de la var, com-
planalum Limp., mais elle n’a nullement les rameaux comprimés
et, plus grêle que le type, au lieu d’être plus robuste, elle repré-
sente done, par rapport à Br. Slarkei, une variation opposée à
celle de la var. complanalum.
Humus des rochers et de la base des arbres, dans les forêts de
sapins de la vallée du Rahin, en aval de l'origine du torrent, à
Plancher-les-Mines; alt, 800 m, Fertile en été,
J'ai été assez heureux, en septembre 1910, pour retrouver une
petite quantité de cette plante qui est venue me confirmer qu'ilne
s'agissait pas, à la première trouvaille, d’une variation acciden-
telle, La teinte jaunâtre et l’aspect de ce dernier exemplaire éloi-
gnent définitivement la plante du Br, reflexum.
* Brachythecium salicinum Br, E. — Sur l’humus d’un saule
creux, à Vesoul (RENAULD, Bull,). -
Brachythecium velutinum (L.) Br, E. [Ren. Cat, 338].
# Brachythecium populeum (Hedw,) Br, £, [REN, Cat, 338], —
Le Catalogue semble citer cette plante comme étant plus commune
sur les calcaires jurassiques qu'ailleurs. Or, c’est très certaine-
ment l'inverse qui est exact. Je peux la signaler sur toutes les
roches siliceuses, à toute altitude, et souvent sur les arbres, alors
_ que je n’ai pas eu l’occasion de la noter une seule fois, dans la
région, sur le calcaire, ni même lés bois argileux, si ce n’est sur
__ les aquedues en grès. id
= Brachylhecium plumosum (Sw.) Br. E. [REN, Cat, 339], —
REVUE BRYOLOGIQUE due à |
S'avance rarement sur le grès bigarré (Cuve), sauf quand il est
silicifié : Briaucourt,
Scleropodium purum (L.) Limpr. [REN. Cat. 348; Hypnum
purum L.].
** Cirriphyllum germanicum (Grebe) Lke et Fleisch. — Rochers
schisteux dans le bois de Champagney.
* Cirriphyllum Vaucheri (Br. E.) Lke et Fleisch. — Fouvent
[RENAULD, in Husnor, Muscologia Gallica, p. 338, — var. fagi-
neum Müll.]. — Sous le nom de var. fagineum, on a confondu de
petites formes du Cirr. Vaucheri avec le Cirr, germanicum. Mais
les stations de ces deux plantes sont différentes, et, étant donné
que la localité de Fouvent est située sur le calcaire jurassique,
c’est bien au Girr. Vaucheri qu'il faut rapporter la plante signalée
par RENAULD,
ombragés du calcaire jurassique à Gy, Mont-le-Vernois, Fouvent
[REeNauLD, Suppl., Add]. Même station à Courchaton.
Cirriphyllum piliferum Sohreb.) Grout[Rex. Cat. 340, Eurhyn-
chium piliferum (Schp.].— Gette espèce que RENAULD ne signale
que dans la zone jurassique existe sur tous les terrains frais et
ombragés, jusque sur les chaumes humides du Ballon de Ser-
vance (1200 m.).
Oxyrhynchium prælongum (L. Hedw.) Warn. [REN, Cat, 340;
Enrhynchium prælongum Sehp.].
Oxyrhynchium rusciforme [Neck.) Warn. [REN. Cat, 341;
Rhynchostegium rusciforme Schpr.].
Eurhynchium Slokesii (Turn.) Br. E. [REN. Cat. 340]. — À. C.
dans les bois de tous les terrains triasiques des localités citées;
quelquefois fertile sur les souches ! Melincourt.
* Eurhynchium siriatulum (Spr.) Br. E. — Rochers calcaires
à Charriez (RENAULD, Comm),
Eurhynchium striatum (Schreb.) Schpr. [REN. Cat. 340].
Rhynchostegiella algiriana (Brid.) Brot. [REN. Cat. 341; Rhyn-
chostegium lenellum Schpr.]. — Rochers de la falaise bajocienne,
à Fleurey-les-Faverney; c. fr. ,
Rhynchoslegium confertum (Dicks.) Br. E. [Ren. Cat. 341].
Rhynchostegium murale (Neck.) Br. E. [Ren. Cat. 341].
; Compléments el Correclions
1910, p. 103: Andreæa Rothii Web. et Mohr.; var. falcata Lindb.,
C. ce. fr. sur les rochers de porphyre rouge, à Saint-Hilaire, près
Melisey. '
1910, p. 104 : Ditrichum vaginans (Sull.) Hpe.; espèce proba-
blement répandue, mais stérile. Depuis que mon attention a été
* Cirriphyllum crassinervium (Tayl.) Lke et Fleisch, — Eboulis
\
12 REVUE BRYOLOGIQUE
attirée sur l’aspect caractéristique de ses gazonnements, je l'ai vue
fréquemment sur le sol sablonneux un peu battu, le long des sen-
tiers des bois : Servance (plateau porphyrique), Bas de Melisey,
Ban de Champagney, bois de Rogney à Aillevillers ; c’est générale-
ment la var. brevifolium Grav. M. Dismier l’a d’ailleurs signalée
dans les Vosges sur les sables humides aux environs de Roches-
son (1).
1 p. 105: Dilrichum tortile (Schrad.) Lindb.; J'ai long-
temps hésité à reconnaître cette espèce que je n'avais pas recueil-
lie suffisamment développée. Elle croît sur les parois verticales
humides du grès bigarré, dans les carrières : Saint-Germain, Con-
flans-sur-Lanterne, Fontenois-la-Ville. C’est généralement la var.
pusillum Br. E.
1911, p. 14 : Dicranella Schreberi (Sw.) Schpr.; croît également
et fructifie sur les parois verticales humides des carrières de grès
bigarré : Fontenois-la-Ville.
1911, p. 17: Le Campylopus subulalus Schpr. avait déjà été
_ signalé dans les Vosges, au bord d’un chemin, à Rochesson, par
M. Dismrer (Rev. bryol. 1905, n° 1).
1911, p. 19, 11e ligne, lire : Feney-bois à Jasney.
P. 91, 10e ligne à partir du bas, lire : Rhacomitrium.
P. 91, dernière ligne, lire : helerostichum.
P. 113, 2° ligne à partir du bas, lire : je ne l’ai vue.
P. 117 : Philonolis cæspitosa Wils., var adpressa Dism., rigoles
sur la montagne de Ternuay (det. DisMIER).
P.118, 21e ligne , lire : Planche des Belles filles.
EXPLICATION DE LA PLANCHE (1)
a — Mniobryum tenerrimum ; gr. 10.
b — id. Feuille moyenne; gr. 45.
C — id. Coupe de la nervure; gr. 400.
d — id. Coupe de la tige; gr. 400.
e — Ditrichum vaginans, var. oblusifolium. Feuilles des rameaux grêles
et stériles; gr. 45.
f— Fontinalis Lachenaudi; réduit aux 2/3.
g— Brachythecium Slarkei, var. Coppeyi. Feuilles caulinaires; gr. 18.
h — id. Feuilles raméales moyennes; gr. 18.
i — id. Tissu des feuilles caulinaires, dans la région
médiane; gr. 260. ‘
_(1) Revue bryologiqué, 1905, n° 1.
(2) Parue dans le n° 6 de l’année 1911.
REVUE BRYOLOGIQUE 13
Guide du Bryologue et du Lichénologue
aux environs de Grenoble (suite) (1)
Le Laularet
C’est à partir de la maison du cantonnier, que nous a vons laissée
à droite de la grande route pour aller au lac du Pontet, que nous
reprenons notre herborisation. Bientôt parvenus à un petit bois
et, après une courte montée, au sortir de la Saulsaie, nous voyons
se développer devant nous, dans son magnifique ensemble, tout
le Lautaret; ces prairies, dont la flore est si vantée, ces sites visi-
tés et explorés par tant de botanistes, ces lieux où semblent
naître sans cesse de nouvelles plantes pour y provoquer chaque
jour de nouvelles recherches. Les fleurs sans nombre étalées à nos
regards, les souvenirs de la science qui raniment notre ardeur,
tout nous excite, nous fait oublier la fatigue, et nous recommen-
çons à herboriser avec plus de plaisir et d’empressement que
jamais.
Pour donner une idée générale de ces grandes prairies du Lau-
taret et pouvoir plus facilement ensuite y orienter nos indica-
tions, disons qu’elles forment une espèce de quadrilatère à côtés
plus ou moins réguliers; que leur surface est inégale, tantôt plane
et tantôt accidentée d’éminences et de vallons, entrecoupée en
sens divers de rigoles et de petits ruisseaux, et traversée dans
toute sa longueur, de l’ouest à l’est, par la route qui mène à
- Briançon. Ce quadrilatère est limité : à l’ouest, par l’Alpe du
Villard-d’Arène et le cours de la Romanche pour la plus grande
partie; à l’est, par Terre-Nière et le Galibier ; au sud, par Arsines
et Combeynot, au pied du Pelvoux; et, au nord, par Puy-Golèfre
et les Trois-Evêchés.
: Du Villard-d’Arène à l’hospice du Lautaret, il y a une heure et
demie de chemin environ, et, de l’endroit où nous sommes, c’est-
à-dire de Prime-Messe, il nous en reste encore près d’une heure
à faire; mais obligés, en herborisant, soit de nous arrêter fré-
quemment le long de la route, soit de nous détourner tantôt
d’un côté et tantôt de l’autre, ce n’est pas moins de quatre à
cinq heures que nous mettons à franchir cette distance. Les
prairies de Prime-Messe ne nous fournissent que des phanéro-
games. De distance en distance nous en D ae nt passant, des
(1) L'abbé Ravaud, décédé en 1898, m'avait envoyé longtemps
auparavant son manuscrit tout entier, dont la publication a été
_ interrompue np 1907; il sera terminé dans un prochain
ve Autaére:
14 | REVUE BRYOLOGIQUE
lieux humides, de petits cours d’eau, des marécages; là se mon-
trent à nous Dicranella varia, Distichium inclinalum, Brachythe-
cium rivulare, Hyprum commulalum, H. falcatüm, Webera
albicans, Meesia uliginosa, Philonolis calcarea, Bryum triquetrum
et B. lurbinalam.
Nous voici au col du Lautaret, à 2057 mètres d'altitude; c’est
Je moment de faire halte, et nous entrons à l’hospice pour nous y
_ restaurer et y prendre un peu de repos; destiné à recueillir les
| voyageurs, en ce lieu écarté, il s'ouvre à tous et à toute heure.
Bien différent du gîte malpropre d’autrefois, le nouvel hospice est
_ convenablement tenu et nous offre la facilité d’une installation
aussi agréable que commode pour nos excursions aux alentours.
De l’hospice à la Varsilla, au col d'Arsines, à l'Alpe de Villard-
_ d'Arène.
Il faut partir de bon matin pour fotre eXCursion, car elle sera
_ Jongue. De l’hospice nous commençons par descendre dans un
= étroit Vallon, qui s’allonge de l’est à l’ouest, entre la route, au
_ nord, les pentes inférieures de Combeynot et le coteau de la Var-
silla aù sud : lé fond de ce vallon est en grande partie humide
et marécügeux: au milieu de ses prairies spongieuses, de ses
fliques d’eau stagnante, habitent les différentes mousses que
fous avons déjà indiquées au Lautaret et, en outre, Bryum
Duvalii, B. turbinalum var. lalifolium, Cinclidium slygium, très
_ fertile et facile à distinguer à sa capsule grosse, obovée et brus-
__ quement pendante; cette belle espèce, que j'ai découverte ici, il
y a déjà bien longtemps, n’est encore nulle autre part connue en
France (1). Au col d’Arsines et à l’Alpe de Villard-d’Arève, il ÿ a
beaucoup de phanérogames intéressantes mais peu de muscinées.
Combeynot
Situées légèrement au sud-ouest, à peu de distance et en fac
de l’hospice du Lautaret, ces hautes pentes gazonnées qui ados-
sent aux derniers contreforts de la base du Pelvoux, leurs flancs
arrondis et coniques, surmontés à leur partie supérieure de rochers
arides au-dessus desquels s’entassent des débris granitiques non
moins nus et stériles, voilà Combeynot, la localité même où nous
allons de ce pas herboriser pour faire une bonne récolte de phané-
‘rogames et voir, sur les grosses pierres amoncelées au-dessus des
rochers de Combeynot, quelques rares touffes de Grimmia ovala
et de G. Donniana. CE
© (1) Elle a été trouvée plus tard dans lé Jura: tourbières des lacs
des Rouges-Truites (Magnin, 1892) et entre les lacs de l'Abbaye
_et Brenet (Hétier, 1895). nn à se
REVUE BRYOLOGIQUE 15
Le Galibier
C’est parle Galibier que nous terminerons nos herborisations au
Lautatet. Le chemin se dirige ou nord-est jusqu’à l'endroit où
nous rencontrons, sur notre gauche, l’étroit vallon de Combe-
Noir: il quitte alors la direction du nord pour décrire à l’est un
contour bien accentuë et monter à travers des pentes plus ou
moins raides et des sites diversernent accidentés pour aboutir au
col du Galibier. |
Nous ne devons pas compter ne faire au Galibier que de nou-
velles trouvailles: au contraire, la plupart des plantes que nous
allons rencontrer, nous les avons vues disséminées en différents
endroits. ;
Nous traversons des prairies dont la pente s'accentue très sen-
siblement devant nous et dont la végétation désormais moins
luxuriante se transforme en de courtes pelouses. A des pelouses
sèches succèdent tout à coup sur notre passage des gazons humi-
des et spongieux, où nous trouvons : Dislichium inclinalum,
Bryum fallar, Philonotis calcarea, Hypnum falcalum et commula-
um, Au Galibier vient aussi le Cynodontium virens, mais dans les
endroits frais plutôt qu’humides.
Au-dessus du marécage que nous venons d’explorer, nous tra-
Versons des pentes plus ou moins herbeuses et nous sommes bien-
tôt au milieu de débris schisteux. De ces schistes nous arrivons
en quelques pas à ces cavités singulières, creusées en forme de lar-
ges entonnoirs à la partie supérieure du Galibier et nous parvenons
presqué à l'instant au col de la montagne, à 2.658 mètres d’alti-
tude.
Sans nous arrêter au col du Galibier, sans nous avancer non
plus sur le-versant savoisien, nous tournons au midi, par le ver-
sant dauphinois, pour aller visiter, à quelques pas de nous, le
flanc schisteux de la'crête du Galibier, nous montons aussitôt faire
_ l’ascension peu haute d’ailleurs et peu difficile de la crête elle-
_ même: nous prenons contre les rochers que nous gravissons
_ quelques rares touffes de Coscinodon pulvinatus, et, presque à
l'instant, nous avons atteint le sommet désiré. Etroite, mais
_très longue, la crête calcaire du Petit-Galibier s’étend du nord au
sud et va se relier aux sombres escarpements de Terre-Nière :
elle est en partie rocheuse et en partie gazonnée, et généralement
_ aisée à parcourir, Parmi les plantes que nous trouvons ici et qui
réproduisent le mieux le caractère végétal de cette région élevée,
nous cueillons, sur la terre nue, Anacalypla latifolia, et, dans des
endroits pierreux, Grimmia conferla Funk et sphærica Sch., sim-
variétés peut-être du G.-apocarpa, espèce très polymorphe. .
16 REVUE BRYOLOGIQUE
Si les mousses sont ici en petit nombre, les lichens, au contraire,
semblent se plaire au Galibier : ils y sont fréquents et d'espèces
variées. Nous y trouvons, sur la terre, Alecloria ochroleuca, Pel-
digera malacea, Lecanora brunnea, lepidora, letraspora Ny1., etc.;
sur les pierres et les rochers, Placodium elegans, Lecanora cervina
Dub., badia, glaucoma sous la forme bicincla Ram., Lecidea amyla-
cea, speirea, squalida, conglomerala Ach., polycarpa Floerk., elata
et marginala Schær., biformis Ram., armeniaca type et var. mo-
rosa L. Duf., ænea L. Duf., cerebrina, globifera var. rubifor-
mis, Squamaria concolor, sous une forme particulière, à scutelles
confluentes-agglomérées, que j'avais communiquée à M. Léon
Dufour, et qu’il avait cru devoir appeler d’un nom spécifique,
celui de S. idiocarpa, Verrucaria calaleploides Nyl. et V. Ungeri
Flot., etc.
Abbé Ravaup.
Nouvelles
Un botaniste très connu, le D' Levier, est décédé à Florence,
le 26 octobre, après une longue maladie. Je publierai une notice
biographique dans le prochain numéro.
La 15° livraison du très important ouvrage de M. K. Müller,
Die Lebermoose, paraîtra à la fin de janvier ou au commencement
de février. La 14 livraison a terminé le premier volume.
Musci madurenses Indiæ meridionalis exsiccali. — Sous :e
titre, le Rév. G. Foreau, missionnaire à Shembaganur, se propose
de mettre en vente une série de Mousses du Madura, déterminées
par M. J. Cardot. Cette collection, qui renferme une forte propor-
tion d'espèces nouvelles, est d'autant plus intéressante que si
les Mousses de l'Himalaya sont assez répandues dans les herbiers,
il est loin d’en être de même des espèces de l’Inde méridionale.
Les espèces seront distribuées, à mesure des récoltes, par séries
de 25 ou de 50, au prix de 12 fr. 50 ou 5 fr. Envoyer les adhésions : ’
au Rév. G. Foreau, Shembaganur, Madura, British India.
L'abbé Sébille a trouvé, au mois d’août dernier, le Dicranum
grænlandicum au Plan du Lac, près Termignon (Savoie). — Cette
rare espèce, qui, je crois, n'avait encore été trouvée en Europe
qu’en Styrie par Breidler, ressemble assez au D. elongatum. Elle si
en diffère par ses feuilles plus larges, plus courtes, beaucoup
moins longuement et moins finement acuminées, la nervure ne
dépassant pas le sommet, etc.
Caen,Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de la Monnaie
:#
4
No 2. 39e ANNÉE - 1912
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous LEs Deux Mors
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2
Variétés nouvelles. C. MEYLAN. — Contribution à la flore de Taïti. POTIER DE
LA VARDE. — Nécrologie (Dr LEVIER). — Bibliographie. — Nouvelles.
Variétés nouvelles
par
Ch. MEYLAN
En consultant les divers ouvrages de bryologie on voit que le
Pohlia nulans se distingue du P. elongala par son péristome
interne et la forme de sa capsule dont le col est beaucoup plus
court que l’urne. Si ce dernier caractère différentiel est générale-
ment net, il n’est pourtant pas absolument constant, car il existe
une variété de P. nulans qui par la forme de sa capsule se rattache
à P. elongala, mais dont le péristome interne n’a pas de ressem-
blance avec celui de cette dernière espèce. J'ai recueilli deux
formès quelque peu différentes de cette nouvelle variété. La pre-
mière, qui, par ses tiges élevées et ses pédicelles de 4 à 5 em., rap-
pelle les var. uliginosa et sphagnelorum croît abondamment dans
une petite tourbière à la frontière franco-suisse, près Sainte-
Croix. Les capsules en sont longues de 5 mm. (opercule non com-
_ pris) fortement arquées; le col est de même longueur que l’urne,
Où parfois légèrement plus court.
La seconde forme, de taille beaucoup moins élevée, croissait sur
l'argile glaciaire entre Bullet et Mauborget (Jura Vaudois) à
une altitude de 1250 m. En la récoltant j'ai cru avoir affaire avec
P. elongata, tant la ressemblance est frappante. La capsule,
portée par un seta de 1,5 à 3 cm., est longue de 3 à 4 mm. sans
l'opercule; comme dans la forme précédente, elle est arquée,
_ mais moins fort :ment; le col égale l’urne. L'examen du péris-
tome interne,m'a par contre conduit à rattacher sans hésitation
cette forme à P. nutans et j'y vois actuellement une forme d’un
_ &roupe qu’il serait peut-être bon de séparer de P. nulans maïs que,
provisoirement, j'appellerai var, CAMPTOCARPA Meyl. var. nov.
18 REVUE BRYOLOGIQUE
caractérisée par une capsule longue, arquée, à col égalant l’urne,
et semblable comme forme à celle de P. elongata. La forme élevée
à long seta en est la f. major, celle à seta court et de dimensions
plus faibles en est la f. minor.
En 1910, j'ai recueilli au sommet du Ghasseron, vers 1.600 m.,
un Encalypla qui me paraissait être le E. commulala commun
sur cette sommité, mais qui d'autre part présentait une capsule
nettement striée ou sillonnée. Après examen et comparaison avec
les formes typiques du Æ. commulala (toujours à capsules lisses)
et les espèces voisines, je suis arrivé à la certitude partagée d’ail-
leurs par M. Culmann, grand connaisseur de la flore alpine, que
cette forme ne diffère du Æ. commulala par aucun caractère
spécial autre que ce plissement très régulier et très net de la <
capsule, laquelle ressemble à celle de E. rhabdocarpa, du moins
par ce caractère. Je donne à cette variété le nom de var: nov.
STRIATA Meyl. |
Il y a quelques années, j'ai rencontré dans plusieurs stations
au Chasseron, une forme de Serpoleskea Sprucei dont les feuilles
sont nettement dentées, alors que dans les divers ouvrages bryolo-
giques ces feuilles sont déclarées entières ou subentières et qu’elles
le sont en effet presque toujours. Cette forme méritant d’être
signalée, je la désignerai sous le nom de var. nov. SERRATA Meyl.
Le Trichostomum crispulum est toujours décrit par les divers
auteurs avec feuilles en capuchon au sommet, et tel est bien le à
cas dans les formes normales; par contre il existe une variété
assez constante dont les feuilles beaucoup plus longues, plus lon-
guement acuminées que celles du type, présentent un acumen
insensiblement rétréci, plan et non en capuchon. Cette variété
a été signalée par divers bryologues et par moi-même, sub. van 2
angustifolium Br. Eur. Or, la var: anguslifolium Br. Eur. de,
T. crispulum Br. étant synonyme de T. viridulum Bruch =
est nécessaire de donner un nom spécial à cette variété nouvelle,
et je l'appellerai var. ACUMINATA Meyl.
Généralement très constante, et formant d'assez grosses touf-
fes dans les fissures et sur les parois mêmes des rochers verticaux |
tournés au N., elle m'a pourtant présenté çà et là des formes
transitoires vers le type, duquel il n’est pas possible de la séparer
spécifiquement comme j'étais sur le point de le faire précédem-
ment. D'autre part il n’est pas possible non plus de la rattacher
à TT. viridulum, dont elle diffère par le genre de stations, ses tiges
longues de 2 em., simples, formant des coussinets denses, bombés.
REVUE BRYOLOGIQUE 19
Le Timmia elegans Hagen
par
Ch. MEYLAN
En 1894, je recueillais au Chasseron, vers 1.580 m., dans d’étroi-
tes fissures de rochers plutôt secs, bien que tournés au N., une
mousse que, au premier abord, je pris pour une forme de Trichos-
tomum mulabile.
Après détermination, je mis la dite mousse en herbier sub
Timmia norvegica var., la prenant pour une forme aberrante de
cette espèce, forme déterminée par la station plutôt sèche. En
1901, j'ai retrouvé cette plante sur la même sommité vers 1.600 m.
En l’examinant à nouveau il y a quelques mois, j'ai pu me con-
vaincre qu’elle était indentique à T.. elegans Hagen. Culmann quia
pu comparer ma plante du Chasseron avec des exemplaires authen-
= tiques (com. Hagen) du T. elegans, a pu s'assurer également de
leur identité. Le T. elegans, qui doit prendre, d'après Hagen, le
nom plus ancien de T. comala Lindb. et Arn., fait donc aussi par-
tie de la flore bryologique de l’Europe centrale et peut-être y est-il
moins rare qu’on ne pourrait le supposer. Je le signale en tous cas
à l'attention des bryologues.
Le T. comala diffère sensiblement par son aspect extérieur des
autres espèces du genre. C'est de T. norvegica qu'il se rapproche le
plus. Plus petit, il forme des touffes très denses de ? à 3 cm. de
profondeur, qui rappellent comme je l'ai dit plus haut Trichos-
lomum mulabile. Les feuilles, planes, grossièrement dentées, sont
orangées à la base, mais hyalines à l'insertion. Les supérieures,
plus longues, ont 3 à 4 mm. sur 0,5 à 0,7 mm. et sont longuement
” acuminées. Leur forme est aussi celle des feuilles de T. mulabile.
Dans toutes les feuilles, la nervure est forte, dentée
sur le dos du tiers supérieur ou seulement près du sommet, mais
ce dernier caractère a peu de valeur différentielle, car des exem-
plaires typiques de T. norvegica m'ont présenté des dents sur le
dos de la nervure, près du sommet. En coupe, la nervure du T..
comala présente la même constitution que celle de T. norvegica
si ce n’est que les cellules dorsales ne forment qu'une rangée. Le
_ caractère différentiel le plus important est fourni par le tissu cel-
Julaire, Chez T. norvegica les cellules du limbe ont 10 à 18m, tandis
_ que chez T. comata elles n’ont que 5 à 9 p.
Quelle est la valeur de cette dernière espèce? Tant que de nou-
| velles observations faites dans des stations plus nombreuses
n’auront pas établi la présence de formes de passage vers T. norve-
gica, la petitesse de la plante, ses touffes denses, ses feuilles plus
_ viridi in junioribus, in aristam brevem denticulatam excurrente;
20 REVUE BRYOLOGIQUE
acuminées, à nervure excurrente et proportionnellement plus
large, et surtout le tissu cellulaire formé de cellules très petites,
parlent cértainement en faveur de l’autonomie complète de T.
comala.
Contribution à la Florule de Taïti
(Description de deux espèces nouvelles)
par
R. POTIER DE LA VARDE
Pendant l’été dernier, M. de Larminat, ingénieur en chef des
Ponts et Chaussées, étant chargé d’une mission à Taïti, a bien
voulu récolter à mon intention, les mousses qui font l’objet de
cette notice.
Je tiens à exprimer ma vive reconnaissance à M. Cardot pour
l’aide précieuse qu’il m'a prêtée avec tant de bienveillance au
cours de cette étude.
WeistA (?) cLaviNEervis Card. el P. de la V. (spec. nov.).
Gregaria, viridis. Habitu cujusdam speciei generis Tortellæ,
sed caulis humilis (3-5 mm. altus), folia sicca irregulariter cris-
pata, madida patentia aut recurvata. Folia linealia, superne
paulum angustata, obtusa vel etiam subtruncata, marginibus
in media et in superiore parte parum involutis. Costa eximia,
ad extremitatem claviforme et simul excurrente in brevem pau-
lum recurvatum mucronem, qui 7-8 cellulis subito dilatatis com-
positus est; in sectione transversali 6 eurycystes offerente.Cel-
lulis inferioribus hyalinis, rectangulis, ad margines subquadratis,
lævibus, superioribus dense chlorophyllosis, quadratis vel bre-
viter rectangulis, incrassatis, parietibus papillosis.
Cætera desunt.
Espèce très remarquable par sa nervure claviforme au sommet.
« Malheureusement en l'absence du fruit la position générique de
cette Mousse reste un peu douteuse ». (Card, in Hitt.).
Bryum LarMiNaTi Card. el P. de la V. (spec nov.).
Dioicum (?). Cæspites densi sed laxe cohærentes, superne :
virides, inferne brunnei et radiculosi. Caulis erectus (10-20 mm.
altus), paulum flexuosus, superne innovans, ramulis elongato-
ovoideis, acuminate attenuatis desinentibus. Folia inferiora
sicca ad caulem arcte adpressa, madida erecta, superiora latiora, 4
sicca arcte imbricata, madida erecto-patentia, concava, lanceo- 7.
lato-acuminata, marginibus 3/4 longitudine revolutis, integris,
apicem versus subdenticulatis. Costa rufescente in foliis vetustis,
REVUE BRYOLOGIQUE + à
cellulis inferioribus subquadratis, deinde rectangulis, superio-
ribus hexagono-rhomboideis (40.50 y X 10-15 y), ad margines
angustioribus, in foliis junioribus copiose chlorophyllosis.
Bracteæ perichætii exteriores foliis superioribus sat similes,
tamen majores, marginibus planioribus, costa minus excurrente
- vel etiam in apice dissoluta, mediæ angustiores acuminato-lan-
| ceolatæ subintegræ, intimæ minimæ acute lineales vel breviter
lanceolatæ, enerviæ. Archegonia cireiter 10-15, paraphysibus
haud multis parum coloratis.
Cætera inquirenda.
._ Bryo bigibboso Besch. proximum, a quo habitu altiore, foliis
brevioribus latioribusque, superioribus validius revolutis, costa
brevius excurrente, cellulis copiosius chlorophyllosis, reti laxiore,
distinguitur.
On remarque parfois des petits bourgeons ovoides situés à
l’aisselle des feuilles supérieures. Ces petits bourgeons sont faci-
= lement détachables, aussi sans être réellement des propagules, ils
_ doivent dans certains cas en jouer le rôle. .
: Les deux mousses décrites ci-dessus faisaient partie d’un envoi
comprenant les espèces dont suit la liste et que j'ai pu identifier
grâce aux communications que je dois à l’obligeance de M. le
Professeur Mangin et de M. Hariot, auxquels j'adresse ici tous
mes remerciements.
Leucophanes ocloblepharoides Brid.
Syrrhopodon Banksii C. M.
Syrrhopodon constrictus Sull. (forme plus voisine du type que
de la variété lahilius Besch.
Syrrhopodon obtusifolius Ldb. en mélange avec les trois espèces
précédentes.
Papillaria helictophylla (Mont.) Broth.
Papillaria Aongstræmii G. M. avec quelques capsules.
Floribundaria æruginosa Fleisch.
Orthorrhynchium eylindricum (Ldb.) Broth.
Neckeropsis Lepineana (Mont.) Fleisch.
Homalia pseudo-exigua Besch. F
= Pinnalella elegantissima (Mitt.) Fleisch.. (Det. Card.). Echantil-
lons rabougris mêlés à Homalia, Papillaria, Floribundaria.
_ Entodon Solanderi (Aongstr.) Jæg., forme robuste à nervures
assez fortes.
Cyclodictyon Vescoanum (Besch.) Broth.
Ectropothecium sodale (Sull.) Mitt., avec quelques fruits.
Vesicularia inflectens (Brid.) C. M., abondant et copieusement
fructifié. HER
POTIER DE LA VARDE.
LEE RARE RE RMI ETS
Et ne: À 1e
REVUE BRYOLOGIQUE
l'ÉTOOPCREE
Le | .
Béier de Blarde ilsisirrsisiri DB
1. Bryum Larminati.
Explication des Figures |
. a. a’ feuilles inférieures. Mr
b. feuille périchétiale externe. — b° feuille
supérieure.— c. pointe d’une feuille. — d. e.
tissu. — f. bourgeon axillaire. — g. h.
feuille et tissu d’une feuille de bourgeon
REVUE BRYOLOGIQUE 23
2. Weisia clavinervis. a. feuille entière. — b. c. d. différents
aspects du mucron. — e. coupe de la ner-
vure dans la moitié supérieure. — /. tissu
à la base. — g. mucron.
A. 1/2 mm. à l’échelle des croquis de feuilles entières.
B. Centièmes de millimètre à l’échelle des croquis de tissus et
de la coupe 2e.
Nécrologie
Dr E. Levier. — Le Dr Levier est décédé à Florence (Italie) le
26 octobre 1911, après une longue maladie. Né à Berne (Suisse) en
1838, il fit ses études de médecine dans cette ville avec les pro-
fesseurs Kocher, Karl Vogt et Domme. Il vint ensuite à Paris où
il fut pendant un certain temps interne des hôpitaux. Tout en
continuant sa carrière médicale, il s’occupa de botanique avec
succès et rassembla un important herbier de phanérogames et
de cryptogames.
= En 1879, il entreprit pendant ses vacances un voyage botanique
dans le nord de l'Espagne et en Portugal avec M. Edmond Boïis-
sier. — Plus tard il se rendit dans les Abruzes et en Corse. —
En 1890, il entreprit, avec son ami le Dr Stephen Sommier, un
voyage d'exploration botanique au Caucase.
Dans les dernières annéés de sa vie, il s’occupa surtout de
bryologie et plus spécialement du genre Riccia dont il préparait
une monographie restée inachevée à cause de la maladie qui
l’empêcha de travailler pendant ses quatre dernières années.
M. William Barbey, toujours prêt à rendre service aux botanistes
et à la science, s’était chargé des frais de publication. Levier,
placé à Florence dans de très bonnes conditions pour étudier ces
plantes vivantes, très bon observateur et excellent dessinateur,
aurait fait un travail très utile pour l'étude de ce genre difficile à
étudier sur des échantillons d’herbier.
Je donne ci-dessous la liste des publications botaniques du
Dr Levier. Elle est peut-être incomplète surtout pour ce qui con-
cerne la phanérogamie. :
T. HusNor.
Les Tulipes de l'Europe, Neufchâtel 1884, in-8 et 10 pl
À travers le Caucase, notes et impressions d’un botaniste,
Neufchâtel 1895, in-8 de 346 p. avec une carte et 22 pl.
- Crittogame dell’Arta Birmania 1891, in-8 de 4 p.
_ Riccia media 1893, in-8 de 4 p.
. Sur le Riccia minima (Revue Bryologique 1893), 5 p.
na
24 REVUE BRYOLOGIQUE
Tesselina pyramidata et Riccia macrocarpa 1894, in-8 de 2 p.
Riccia Henriquesii 1894, 2 p. en latin et 2 belles planches. —
Une autre brochure de 3 p. en italien.
Riccia Michelii 1894, 12 p. et 1 pl.
Muschi exotici 1895, in-8 de 5 p.
Porella annulé par le code de Rochester 1898, in-8 de 7 p. —
La Pseudopriorita di Porella 1898, in-8 de 7 p. en italien.
Sfagni italiani 1901, in-8 de 12 p.
Contribution à la flore bryologique et lichénologique de Mada-
gascar (Revue Bryol. 1901), 10 p. |
Riccia Crozalsii (Rev. Bryol. 1902), 3 p. et 7 fig.
Remarques sur les genres Calypogeia, Kantia, Cincinnulus et
Gongylanthus 1902, 7 p.
Localita ed altitudini di alcuni muschi dell Imalaia che tro-
vansi pure in Europa 1903, in-8 de 10 p.
Appunti di briologia italiana 1905, in-8 de 34 p.
Muscinee raccolte nello Schen-Si (Cina) dal G. Giraldi 1906, in-8
de 54p..
SOMMIER et LEVIER. — Enumeratio plantarum in Caucaso
lect. Saint-Pétersbourg 1900, in-8 de 608 p. et 50 tab.
Bibliographie
APOSPORIE ET SEXUALITÉ CHEZ LES MOUSSsEs
d’après les travaux de MM. MarcaL (suite)
Cette troisième partie des remarquables études de MM. Marchal,
dont les deux premières ont été analysées dans la Revue, 1908,
p. 8, et 1910, p. 87, comprend quatre chapitres.
Le premier est consacré à des observations complémentaires
relatives aux cas d’aposporie étudiés antérieurement. Les cultures
poursuivies depuis plusieurs années par les deux savants belges
n'ont révélé, pour les dérivés d’espèces dioïques, aucun fait nou-
veau : la synécie s’est maintenue avec ses caractères originels, et
la stérilité est restée absolue. En ce qui concerne les espèces
monoïques, la race tétraploïdique d’Amblyslegium serpens obte-
nue dans les expériences précédentes, est demeurée complétement
stérile : il semble qu'ici on ait atteint la limite de la répétition
possible des phénomènes d’aposporie, Les sporophytes tétraploiï-
diques de Barbula muralis n’ont donné qu’un protonéma peu
vigoureux, qui meurt sans produire de gonophytes. Le Funaria
hygromelrica a donné naissance à une race bivalente, qui a pro-
duit des sporophytes dont la mise en régénération à donné, dans”
un cas, un protonéma tétraploïdique.
sh — à Si
Dans le second chapitre, les auteurs signalent plusieurs cas
nouveaux d’aposporie obtenus avec les espèces suivantes : Phas-
cum cuspidalum, Pollia minulula, Encalypla vulgaris, Amblyste-
gium confervoides et Hypnum cupressiforme. La race diploïdique
du Phascum cuspidatum présente diverses déformations extré-
mement curieuses, qui lui donnent un aspect entièrement diffé-
rent de celui de la race normale, et qui constituent un véritable
cas de mutation expérimentale, C’est la première fois que l’on
a à constater, comme conséquence de l’état diploïdique, l’appari-
tion de caractères nouveaux; mais, contrairement à ce qui a lieu
pour les dérivés aposporiques d'espèces monoïques, cette race
diploïdique du Phascum cuspidalum n’a pas produit de sporophy-
tes. Enfin, les auteurs signalent, en terminant ce chapitre, un
Cas probable d’aposporie spontanée, ayant produit une forme
diploïdique chez le Bryum atropurpureum.
Le troisième chapitre est consacré à l'exposé des résultats des
recherches cytologiques faites comparativement sur la race
Bryum capillare et Amblystegium serpens. De ces recherches, il
résulte que, conformément à la théorie, les gonophytes issus de
la régénération des sporophytes sont bien réellement de nature
diploïdique, présentant un nombre de chromosomes exactement
double de celui que l’on observe dans la race normale, et que les
Sporophytes que produisent les formes aposporiques dérivées
d'espèces monoïques sont bien cytologiquement tétraploïdiques.
Dans le quatrième chapitre enfin, les auteurs résument les
résultats de leurs expériences et en discutent la portée au point
de vue biologique. Il paraît bien que, contrairement à l'hypo-
thèse de Strasburger, l’unisexualité des Mousses dioïques dans la
phase haploïdique est absolue et due à la présence, à l'exclusion
de l’autre, d’un seul déterminant sexuel. Le processus maturatif
_Serait la cause directe de la segrégation à l’état de pureté des
caractères sexuels dans les spores. Le doublement du nombre des
chromosomes dans les produits aposporiques entraîne une aug-
Mmentation du volume de la cellule; dans les organes sexuels,
_ d’une constitution anatomique relativement simple, et qui sont
le résultat d’un nombre de cinèses à peu près constant et très
limité, il en résulte un accroissement du volume des organes.
Au contraire, dans les organes végétatifs, pour la formation des-
quels l’accomplissement d’un nombre plus considérable de cinèses
successives est nécessaire, un conflit s'établit entre la tendance à
accroissement du volume des cellules provoquées par l'augmen-
ation de la masse chromatique et les influences conservatrices
REVUE BRYOLOGIQUE 25
typique et sur les produits de l’aposporie chez Mnium hornum,
Are
26 REVUE BRYOLOGIQUE
qui tendent à maintenir l’organe dans ses dimensions hérédi-
taires par une diminution du nombre des divisions cellulaires,
d’où il s’ensuit que le volume de ces organes reste à peu près le
même dans les produits de l’aposporie que dans la race normale,
Charleville, 10 janvier. 1912.
J. CARDOT.
A. J. GRouT. — Mosses wilh hand-lens and microscope. À non-
lechnical hand-book of the more common Mosses of the northeastern
Uniled Stales. — Cet ouvrage forme un magnifique volume
grand in-8 de 416 pages, illustré de 88 planches et de 220 figures
dans le texte. Le papier est très beau et l’impression très soignée.
La plupart des illustrations sont extraites du Bryologia europæa
et des Icones de Sullivant. Ainsi que l'indique le sous-titre, ce 3
n’est pas un ouvrage technique, mais un livre destiné aux débu- :
_ tants; aussi l’auteur a-t-il négligé les espèces critiques et les for-
mes litigieuses. Ce bel ouvrage ne peut manquer d’inspirer le
goût des études bryologiques à tous ceux qui s’en serviront, en
leur aplanissant les difficultés du début.
J. CARDOT.
W. E. NicHozson. — The Hepatics of Sussex (Hastings and
East Sussex Naturalist, Vol. I, n° 6, 1911, pp. 243-292 et PI.
XXIX-XXXIV. À
Ouvrage très intéressant. L'auteur commence par indiquer les
_ caractères généraux des Hépatiques et comparativement ceux des
_ Mousses, il étudie ensuite la germination des hépatiques, leurs
différents organes : fronde, tige, feuilles, gemmes, amphigastres,
fleurs mâles, fleurs femelles, capsule, spores, ete. M. Nicholson
admet 3 grandes divisions : Marchantiales (Ricciaceæ, Marchan-
tiaceæ), Jungermaniales (Jungermaniaceæ anacrogynæ et acro-
gyneæ) et A nthocerolales. Il indique les caractères de chacun de ces
trois grands groupes et de leurs subdivisions, leurs stations, leurs
maladies. Une liste de quelques espèces qui ont été trouvées dans
les contés voisins et qui existent probablement en Sussex. La
nomenclature et l’arrangement sont en général ceux adoptés par
M. Macvicar dans son récent ouvrage sur la distribution des hépa-
tiques en Ecosse.
Les espèces trouvées jusqu’à ce jour en Sussex y sont indiquées
avec les localités et souvent des notes descriptives. 21 espèces
rares, trouvées dans les Iles Britanniques depuis la publication
de la grande flore de M. Pearson, sont décrites et figurées en détail
dans 6 planches; la première est une lithographie au crayon
reproduisant les beaux dessins de M. Jameson, les 5 autres sont
des photographies très nettes reproduites en similigravure: elles
contiennent :
REVUE BRYOLOGIQUE 27
Cephalozia macrantha, Hiccia Michel, R. Warnstorffi, R.
pseudo-Frostü, Aneura incurvata, A. major, Pellia Neesiana,
Fossombronia cæspitiformis, Lophozia badensis, Lophocolea
alata, Cephalozia macrostachya, Prionolobus striatulus, Cepha-
loziella Limprichtü, C. integerrima, C. Baumgartneri, Calypogeia
Neesiana, C. sphagnicola, Lepidozia trichoclados, L. setacea,
Anthoceros crispulus, A. Husnoti.
Une telle publication devrait avoir une table alphabétique des
genres et des espèces ét il n’y en a pas. Il n’y a pas non plus d'in-
dication du prix.
F. Cavers. — The Inler-relationships of the bryophytes (The
New Phytologist, n° 4,1911).— Tirage à part de 203 p., nom-
breuses et belles figures; prix : 4 shillings (5 fr. 50 franco par la
poste).
Le Se Cavers s’est proposé de résumer et de discuter
la morphologie et les affinités des Bryophytes d’après les auteurs
et aussi d’après ses nombreuses observations. Il n’est pas facile
de donner ici une analyse de ce très intéressant ouvrage, il faudrait
y consacrer plusieurs pages. L'auteur s’est occupé plus spéciale-
ment des hépatiques, mais il a étudié aussi les autres bryophytes.
La partie bibliographique est très complète. Il propose la classi-
fication suivante en dix ordres :
1. Sphærocarpales. — ?. Marchantiales. — 3. Jungermanniales.
— 4, Anthocerotales. — 5. Sphagnales. — 6. Andreæales. — 7.
Tetraphidales. — 8. Polytrichales. — 9. Buxbaumiales. — 10.
Eu-Bryales.
G. Doux. — Les Microlepidozia français (Bull. de la Soc.
Bot. de France, session extr. de 1910, pp. LEBVITet tab. Hi). —
Deux nouvelles espèces ont été distinguées de l'ancien Junger-
mannia selacea : le Lepidozia trichoclados créé en 1899 par K. Mül-
ler pour une plante d'Allemagne et le L. sylvalica créé en 1904 par
Evans pour une plante d'Amérique. La première a été trouvée
par M. Martin près de Cherbourg et la seconde dans la forêt de
Rambouillet par M. Douin. É pici
C’est par l'appareil fructifère que ces trois plantes diffèrent
_ nettement l’une de l'autre: Feuilles involucrales internes du
L. selacea profondément divisées en 4-5 grands lobes dentés et
longuement ciliés. — F. involucrales du L. sylvalica profondément
divisées en 2 lobes dentés ou ciliés. — F. involucrales du L. {ri-
choclados peu ou point divisées ayant quelques dents et des cils
_ courts. Ces caractères sont figurés dans la planche. -
. H. N. Dixon. — Hyophilopsis, a new genus of Pottiaceæ, with
: further contributions Lo the Bryology of India (Journal of Botany
28 REVUE BRYOLOGIQUE
1911, pp. 137-150 et 1 pl.). — Ce nouveau mémoire sur la flore
des Indes contient d’abord la description d’un nouveau genre de
Pottiacées désigné par MM. Cardot et Dixon sous le nom de
Hyophilopsis et l'espèce H. entosthodontacea trouvée par M. Sed-
gwick sur les murs à Pierandhar, Poona district, en octobre 1910. s
Il s’agit d'une plante très distincte, les caractères du fruit se
rapprochent beaucoup de ceux du Hyophila tandis que l’aréola-
tion est plutôt celle d’un Pottia. Les autres nouveautés sont :
Orthotrichum Griffithü, Brachymenium Fischeri, Bryum sahya-
drense, B. ghatense et var. satarense. Toutes les cinq et la var.
sont représentées dans la planche.
N. BRYHN.— Bryophyla nonnulla in Zululand collecta (Videns-
kapsselskapets Forhandlinger for 1911, n° 4, 27 p.).— M. Bryhn
a étudié les mousses qui lui ont été envoyées par son fils Haakon
Bryhn et par le missionnaire Titlestad. Elles ont été récoltées de
1907 à 1910, à une altitude de 600 à 1.300 m. Voici les noms des
espèces nouvelles : Leucoloma zuluense, Dicranodontium laxitex-
_tum, Fissidens eschowensis, F. linearicaulis, F. procerior, F.
Haokoni, F. zuluensis, Schlotheimia sulventricosa, Bryum
zuluense, Philonotis zuluensis, Stereophyllum zuluense, Calli-
costella applanata, Leskeella zuluensis, Isopterygium subleu-
copsis, L. taxithelioides, Trichosteleum perchlorosum, Rhynchos-
tegiella sublævipes, Rhynchostegium subbrachypterum.
N. BRYHN. — Bryophytla pro flora Spilzbergensi nova (Nyt
Magazin for Naturvidensk, Bd 47, PP- 207-208). — Liste de 7
espèces.
I. THÉRIOT. — Diagnoses d'espèces et variétés nouvelles de
mousses, 9€ article (Bull. de la Soc. de géographie botanique 1911,
pp. 269-272). — Les plantes décrites proviennent de différentes
régions du globe, mais le plus grand nombre ont été récoltées en
Chine par les R. P. Cavalerie, Esquirol et Fortunat et commu-
niquées à l’auteur par Mgr Léveillé, ce sont : Dicranodontium
porodictyon, Leucobryum (Chevalieri, Fissidens Lacouturei,
Anœctangium Fortunati, Splachnobryum siamense, Webera gra-
ciliformis, W. Cavalieri, Brachymenium sinense, Bryum flacci-
dissimum, Mnium yunnanense, Philonotis plumulosa, Ptero-
bryum panamense, Neckera perpinnata, Symphyodon weymou-
thioides, Pseudoleskeopsis serrulata, Duthiella pellucens, Homa-
lotheciella sinensis, Rhynchostegium Esquiroli et R. patulifolium.
I. THaÉriorT. — Holomitrium vaginalum et espèces affines (Bull.
de la Soc. Bot. de Genève 1911, pp. 245-252 et fig. des. H. vagi-
natum et variétés, H. affine et variétés, H. subvaginatum). —
= D’après les études de l’auteur les H. tahitense, brevifolium et
REVUE BRYOLOGIQUE 29
densirete ne sont que des synonymes du H. vaginatum Hook.
Il réunit, sous le nom de H. affine, les H.: vaginatum Schw.,
Dicranum calycinum Brid. et Weissia vaginans Brid.
M. LANGERON. — Valeur de l’hydrolimélrie en géographie
botanique pour l'étude des accidents locaux (Bull. de la Soc. Bot.
de France 1911, pp. 236-245, pp. 266-273, pp. 327-336, pp. 421-
428 et une carte).
Voici les conclusions de cette étude :
1. Le rôle capital de l’eau comme facteur écologique, implique
la nécessité de l'étude scientifique de sa composition.
2. L'étude analytique des eaux a une grande importance pour
l'interprétation des accidents locaux.
3. En ce qui concerne les accidents locaux, les données de l’hy-
drotimétrie sont plus précises que celles de la calcimétrie, surtout
en pays non calcaire.
4. La méthode hydrotimétrique indique d’une manière appro-
ximative, mais suffisamment exacte, la teneur des eaux en sels de
calcium et de magnésium ; elle permet, au point de vue écologique,
de classer les eaux suivant leur dureté. En suivant une technique
_- rigoureuse, les résultats sont toujours comparables entre eux.
ie 5. La méthode de Boutron et Boudet est la plus précise; il est
nécessaire de l’employer pour avoir le titre hydrotimétrique
exact. Il suffit, dans l'immense majorité des cas, de prendre le
degré total et le degré après ébullition.
La méthode de Thresch est excellente sur le terrain, mais elle
L peut donner qu’une indication approchée sur la dureté de
: l'eau.
M. LANGERoN. — Remarques sur la distribution du Fonlinalis
Duriæi Schp. en France (Bull. de la Soc. Bot. de France 1911,
pp. 126-128). — Le Fontinalis Duriæi, espèce méridionale, a été
_ trouvé par l’auteur à la fontaine de Courtavaux (Côte-d'Or); sa
_ présence dans ce département est uniquement due à la therma-
_ lité de la source.
M. FLriscner. — Neue Laubmoose aus Holländish-Sud-Neu-
Guinea (Hedwigia, Band L. pp. 279-286). — Description de 7
espèces nouvelles: Pilopogon Lorentziü, Breutelia Rœmeri,
Macromitrium megalocladon, Schlotheimia gigantea, Chæto-
mitrium Rœmeri, Acanthocladium pinnatum, Rhacopilum nova-
&uinense,
A. FRIREN. — Promenades bryologiques en Lorraine (Bull. de
la Soc. d’hist. nat. de Metz, 1911, pp. 61-81). — Cette nouvelle
publication forme la 6€ série des promenades bryologiques de
l’auteur; elle comprend le bois de Klang, Oderlanger Welher,
30 REVUE BRYOLOGIQUE
Die Hülle, cascade de Gertingen. — Dans la première excursion
(Klang) on récolte : Dicranum fulvum, Mnium stellare, Spheno-
lobus exsectus, ete. — Dans la deuxième on trouve : Compylopus
fragilis, Leptobryum piriforme, Hypnum stramineum, Ricciella
fluitans. — Dans la dernière : Gyroweisia tenuis, Mnium stellare,
Leptobryum piriforme, Webera elongata, Mnium stellare var.
edentulum, Cincinnulus trichomanis c. fr., etc.
A. Leraco.— Noles sur la flore des rochers du Châtellier (Orne),
Bull. de la Soc. des Amis des Sc. Nat. de Rouen, année 1910.
Tirage à part de 12 p. — Cette petite chaîne de rochers très pitto-
resques, étant appelée à disparaître prochainement par Pouverture
d’une carrière importante exploitée pour le dédoublement de la
voie ferrée d’Argentan à Granville, l’abbé Letacq me demanda
de lui faire visiter ces rochers, nous y allâmes deux fois en 1910;
M. Gerbault, juge au tribunal de Mayenne, nous accompagnait à
la seconde excursion. C’est une charmante petite fougère, l’'Hy-
menophyllum tunbridgense, qui engage surtout les botanistes
à visiter cette localité. L'abbé Letacq donne la liste des muscinées
les plus rares : Andræa rupestris et var. falcata, Weisia fugax,
Dicranum scottianum, Campylopus flexuosus, C. densus, Rhaco-
mitrium protensum, R. heterostichum var. obtusum. Ptycho-
. mitrium polyphyllum, Orthotrichum Bruchï, Tetraphis pellu-
cida, Pterygophyllum lucens, Plagiothecium elegans c. fr., Frulla-
nia fragilifolia, Scapania resupinata, $. nemorosa, Lepidozia rep-
tans, Mastigobryum trilobatum, Cephalozia connivens et lunu-
lifolia, Plagiochila spinulosa var. punetata, Lophozia minuta, etc.
POTIER DE LA VARDE. — Noles sur la flore des environs de
Granville (Manche). Annuaire de l'Association normande, année
1911. Tirage à part de 28 p. — Cette brochure contient : Histo-
rique (depuis de Brébisson jusqu’à nos jours). — Caractéristiques
de la flore. Division en zones : la zone littorale comprenant :
19 les vases salées et les alluvions; 29 les rochers; 30 les falaises;
_ 49 les sables maritimes; 5° les vallonnements ou dépressions des
dunes. On récolte sur les rochers le Grimmia maritima, très rare
en France, et dans les falaises : Dicranum Bonjeani, Pottia Mitte-
nü, Didymodon tophaceus, Trichostomum littorale, T. flavovi-
rens, Zygodon Stirtoni, Funaria calcarea, Scorpiurium cireina-
tum, Saccogyna viticulosa, etc. — Dans les sables maritimes :
Pottia recta, P. Mittenii, Rhynchostegium megapolitanum, ete.
— Dans les vallonnements au milieu des dunes : Bryum pendulum,
Hypnum helodes, H. giganteum, etc. — Dans la zone sub-litto-
_ rale on récolte sur les phyllades : Fissidens pusillus, Targionia
= hypophylla, etc; sur les grès : Fissidens Curnowii, Trichocolea
REVUE BRYOLOGIQUE 31
tomentella, Blasia pusilla, etc.; dans la région granitique : Cam-
pylopus brevipilus, Ulota phyllantha, Orthotrichum pulchellum,
Philonotis cæspitosa, Webera Tozeri, Leptodon Smithii, Sphag-
num subnitens, $S. Gravetüi, etc.
H. W. Lerr. — Clare Island Survey, pars 11-12 Musci and
Hepalicæ (Proceedings of the Roy. Irish Academy, vol. 31,
February 1912), 18 p. grand in-8. — Après une description de
l'île, l’auteur indique les bryologues qui ont exploré cette île et ses
environs, Achill Island, Newport, Westport, etc., la date et la
durée de leur exploration; ce sont MM. Lett, Pearson, Mc Ardle,
Waddell, Jones, Wilson, Duncan, Owen, Præger. Le nombre
total des mousses trouvées jusqu’à ce jour dans cette contrée est
de 221 et celui des hépatiques de 127. Sept hépatiques, Dilæna
= Flotoviana, Aneura multifida var. submersa major, Radula Lind-
_bergii, Marsupella Pearsoni, M. aquatica et Cephalozia striatula
sont nouvelles pour l'Islande, le Scapania nimbosa n’avait été in-
diqué qu’à une seule localité en Islande. L'auteur donne une liste
des espèces les plus communes et de celles qui ont été trouvées
sur les deux plus hauts sommets : Mastigophora Woodsii, Radula
aquilegia, Marsupella Jorgensenii, Scapania ornithopodioides,
. S. nimbosa, etc. ; vient ensuite la liste de toute la flore, suivie de la
liste des espèces les plus rares : Dicranum uncinatum, Zygodon
Stirtoni, Amblyodon dealbatus, Hylocomium umbratum, Blasia
pusilla, Codonia Ralfsiü, Colura calyptrifolia, Lejeunia micros-
Copica, Radula Holtii, R. Carringtoni, Clasmatocolea cuneifolia,
Adelanthus dugortiensis, Harpanthus scutatus, Gephalozia
leucantha, Bazzania Pearsoni, etc, — Cette brochure se termine
_ Par la bibliographie. |
Hans Buscn.— Ueber die Brulorgane der Lebermoose. In-8 de
70 p. et 3 pl. Helsingfors 1911.— L'auteur étudie, dans un assez
grand nombre d'espèces, les différentes formes de propagules que
l’on trouve dans les hépatiques et il les figure dans 3 planches.
L. Gyôrrry. — Cladosporium herbarum auf Buxbaumia viridis
(Hedwigia, Band L, 1911, pp. 287-293 et 1 pl.). — Description et
figures nombreuses de ce parasite.
= L Gvôrrry. — Einige Worte über zwei Moose von Simonkai
(Botanikai Kôzlemenyek, 1911, pp. 17-22). — Description du
Dicranella Marisensis Simk. avec fig. et du Leplodon Smithii.
_ L Gyôrrry. — Kurze Notiz über Allioniella cryphæoides
(Ofversigt af Finska Vetensk.— Societ. Fôrhandlingar, 1911).
4p. et 1 planche. :
L Gyôrrry. — Enumeratio muscorum a Gy. E. Nyarady in
32 REVUE BRYOLOGIQUE
Hungaria, Halicia, Bosnia, etc., alibique collectorum (Magyar
Botanikai Lapok, 1911, pp. 333-343.) — Liste d'espèces récoltées
dans les contrées indiquées au titre.
— pp. 247-48 : Plagiobryum demissum et Amphidium lap-
ponicum.
— Splachnum ampullaceum, p. 345.
— Bryologishe Beitrâge zur Flora der Hohen-Tatra, pp. 204-
214. — M. Gyôrffy a consacré ce mémoire à l’étude des sphaignes.
R.S. WizLiaMs. — New or interesting Mosses from Panama
(Contr. U. S. Nat. Herbarium. Vol. 16, Part. 1. pp. 23-24.).
Washington, D. GC. 1912.
Four species are described from the material collected by the
Biological Survey of the Panama Canal Zone. Of these, three,
Dicranoloma meleorioides, Leucodon macrosporus, and Cyclodic-
lyon maxoni, are new to science; the fourth, Thgmnium coba-
nense, Was described in 1897 from sterile specimens as a Poro-
trichum by G. Mueller.
E. B. Chamberlain.
F. KERN. — Bryologischen Exkursionen in der weileren
Umgebung der Orither-und Adamellogruppe (Jahresbericht der
Schles-Gesellschaît für vaterl. Cultur. 1910). Tirage à part de
14 p. — Après une étude sur la flore de cette contrée et sur la
distribution géographique des muscinées, l’auteur donne la liste
des mousses et des hépatiques qu’il a récoltées avec l'indication
des localités et des notes descriptives pour quelques-unes
d’entre elles.
THE BrYoLoGisT. — Le numéro 5 de 1911 contient : E. Geen-
wood, some stages in the development of Pellia epiphylla avec
3 planches indiquant les différents états de développement de la
jeune plante. — W. Evans, Notes on north american Hepaticæ IT.
Les espèces suivantes sont l’objet de notes descriptives et géogra-
phiques : Riccia californica, Neesiella pilosa, N. rupestris, Metz-
geria dichotoma, M. fruticulosa, Scapania spitzhergensis, Lopho-
lejeunea atroviridis, Ceratolejeunea integrifolia, Brachiolejeunea
bahamensis, Caudalejeunea Lehmanniana. — M. Dunham,
- Polytriehum approaching P. Smithiæ.
Nouvelles
Le D' Antonio Casarès-Gil (Medico mayor de sanitad militar,
: Instituto de Higiene militar, Madrid, Espagne) a trouvé de nou- &
veau le Campylopus polytrichoides fructifié; il offre d’en envoyer
un exemplaire aux bryologues qui lui en demanderaient,.
_Ceen, à, Imprimerie-Reli ure E. DOMIN ; rue de la Monnaie
MUR ARR LR 7x NUE A Dei
No 3. 39e ANNÉE 1912 :
REVUE BRYOLOGIQUE
Paraissanr Tous Les Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
Results of a Bryological Visit to Portugal. DIxoN. — Quelques cas tératolo-
giques chez les Mousses. ARNAOUDOFF. — Contribution à l'étude des Sphai-
gnes Vosgiennes. HENRY.
Results of a Bryological Visit to Portugal.
In May,1911, Mr. W.E. Nicholson and Ipaid a long desired visit
to Portugal. Our principal object was to study the flora, particu-
| à larly the Bryophytes, of Algarve, the extreme south-western
part of the country. The Hepaticæ collected by Mr. Nicholson
| are being dealt with separately by himself; the present article
refers to the Mosses alone.
Several considerations attracted us to that particular part of
Europe. Bryologically it is a little known district. Count von
Solms-Laubach visited Algarve in 1866, and published the
account of his observations in his Thesis « Tentamen Bryo-
Geographiæ Algarviæ Regni Lusitani Provinciæ ». Subsequent
to his visit it is doubtful whether any bryologist has visited the
province; while even in northern Portugal the names of those
who have collected mosses may almost be counted on the fingers
of one hand.
The bryological flora of this south-western corner of Europe
might be expected to be of some interest. The remarkably con-
nected « Atlantic» floras of Britain (especially of the South-west
and west of England and Ireland) and of the Atlantic Islands find
many links along the western shores of Europe from Brittany to
the Pyrenees and Portugal, and further confirmation of this
might be looked for in the southern province, where the climate
more nearly approaches that of the Atlantic Is. than in any other
_ part of Europe. This presupposition was amply borne out by
= Solms-Laubach’s investigations. Such mosses as Fissidens ser-
_ rulatus, Ditrichum subulalum, Brachysteleum pulvinare (since
= found to be identical with the Pilychomilrium nigricans of the
D. TONER
34 REVUE BRYOLOGIQUE
Atlantic Is.), Bryum canariense, Anomobryum juliforme, Rhaphi-
dostegium substrumulosum, pointed to a striking connection
betweën the Algarvian moss-flora and that of Madeira and the
Canaries, while such species as Fissidens algarvicus, Campylos-
leleum striclum, Timmiella flexisela? Leskea algarvica, etc.,
unknown or scarcely known elsewhere, gave a special interest to
its flora, These latter especially we were anxious to study in the
field. Trichostomum flexiselum Bruch (now Timmiella flexiseta
Limpr.) is only known elsewhere from Sardinia, with a doubtful
record from California, and exists in few herbaria; Campylosle-
leum striclum has only been found in two localities in Portugal and
a single spot in Corsica, and the total amount in herbaria would
probably go in a very small pill-box; while the plant referred by
Solms-Laubach to Thuidium punclulalum De Not., but descri-
bed as new by Schimper as ? Leskea algarvica, is a practically
_ unknown plant outside Schimper’s herbarium, and might be
expected, if found, to reveal its identity more clearly.
On the other hand in a country so far south, with little preci-
pitation of moisture during a long and extremely hot summer
season, and with little or no dense woodland to protect plants
from transpiration, we could not expect a rich bryological flora,
and the interest of our collections was likely to prove rather
intensive than extensive. The almost entire absence of calca-
reous rock or soil, also, except in the plains, deprives much at
least of Algarve of the richness which the bryological flora of
other southern countries often exhibits.
On the whole we found our expectations thoroughly fulfilled.
We gathered all or nearly all the rarities listed by Solms-Laubach
with the exception of the Campylosteleum. This little moss, in
spite of the apparently exact particulars given of its locality and
in spite of very careful exploration of all likely spots, we quite
failed to discover. À shaded granite block « Solido eximia duritie
prædito, ad ipsam viam quæ a Monchique Odemiram ducit, ante
oppidi portam » seemed to offer little difficulty in locating. But
alas ! There were many paths leading out of Monchique towards
Odemira, and any one had as much (or as little) title to be con-
sidered {he high road as any other; and whatever may have been
the case in 1866, Monchique now boasts nothing on that side
(nor indeed on any other) which might be called a « gate », and
all our attempts to define the exact line of demarcation betwen
the rural and the urban proved futile and abortive. Nor, though
we searched diligently other promising spots in the district, were
_ We any more successful.
REVUE BRYOLOGIQUE. 3
But with that exception we were fortunate. Timmiella flexisela,
it is true, proved rather a will o’ the wisp, at first. We spent many
hot hours and lost our tempers and our epidermis on the Cistus-
covered slopes of Picota, under which shrubs, teste Solms-Laubach,
Timmiella loves to congregate, and gained little by our trouble but
gum ladanum on our garments. When we did find a Trichostomum
it was always Tr. mulabile, which seemed to take an impish delight
in raising vain hopes, even going to the length of a flexuose seta
on occasion; and when an undoubted Timmiella appeased it
was either barren and useless, or if in fruit was at once recognised
as T. Barbula. At last, however, a few tufts of a veritable Tim-
* miella with a curiously twisted seta rewarded our efforts; but it
appears to have modified its habits somewhat during the last
half-century, and we rarely if ever found the large tufts on the
higher slopes under Cistus bushes which we had been led to
expect. Once indeed we gathered it, and fruiting, under bushes
on a hill side, but it was then mostly under Myrtle and Quercus,
and much mixed with Trich. mulabile. Perhaps the best speci-
mens, and these none too copious, were found under the shade of
boulders by streamlets on the hill side. For Fissidens algarvicus
we were, in May, of course too late; but we scraped together a
few plants on already parched up banks close to Caldas de Mon-
chique. Plychomitrium nigricans we found in two or three spots
about, Caldas, and in fair quantity. Anomobryum juliforme was
abundant, and fruited freely and quite rashly, being in many
cases quite dried up before the capsules were nearly mature,
Rhaphidostegium substrumulosum evaded us in Algarve, where
it is probably extremely rare (Solms-Laubach only saw it on one
tree); but we were fortunate in finding it in good fruit and fair
_ Quantity in the woods of Bussaco.
One of the plants we especially desired to study was the one
referred (erroneously) by Solms-Laubach to Thuidium punclu-
lalum. This we found after a good deal of search, in stations simi-
lar to that in which it was originally discovered, viz. on bare
ground under Chestnuts; but we gathered it much more abun-
dantly and in better condition in other localities, notably the
bed of a streamlet near Caldas, and the moist perpendicular wall
-of a heading driven into a hill-side. Careful examination of the
plant at home showed that it was a Claopodium,and so close as
probably to be identical with C. Whippleanum and C. leuconeu-
_ already being dealt with at length by Mr. Nicholson in the pages
of the Bryologist. te
_ron of North America, This interesting discovery is however, .
36 | REVUE BRYOLOGIQUE
One of the most interesting mosses common to Britain and the
Atlantic Is/is Ulola calvescens Wils.(U. villala Mütt.). It has been
exclusively recorded from the west of Ireland (and County
Antrim), the west of Scotland, a single county in Wales, and
from Madeira. It has not been recorded from continental Europe,
and indeed the whole genus is very sparingly represented in the
Iberian peninsula. It seemed possible that U. calvescens might
occurin Portugal, and wekept a keen look out for itin likely locali-
ties. In Britain it usually occurs on the branches and twigs of small
bushes by the side of streams, and as we followed up the mountain
ravines and streamlets of the Monchique Hills every likely bush
overhanging the water was examined, but in vain. Owing no :
doubt to the slight amount of condensation during the summer
months there are very few arboreal mosses in these parts, and
those which occur are mostly on the comparatively small num-
ber of old trees to be found, principally olives. (The chestnuts
are cut down to the ground about every 20 years, the olives rarely
grow to a large size, the carob is a smooth-barked and most
inhospitable host, while the cork oaks are of course periodically
stripped of their bark). One day we made an ascent of Foya, the
highest point of the Monchique Hills and indeed of Algarve
(903 mètres). The summit is almost entirely bare of anything
but low herbaceous vegetation, with outcrops of large granite
boulders, but here and there amid the granite outcrop were
dwarfed bushes of Cratægus, scarcely a metre in height, on
the branches of which we found Neckera pumila e.fr.A few yards
below the summit on the North side we came upon a hollow of
peaty soil from which a streamlet ran, with a small but dense
growth of Rhododendron ponticum in magnificent flower, and
among the Rhododendrons was a single bush of Cratægus, dwarf
and densely branched, and on its branches a thick growth of the
much desired Ulota calvescens ! Whether the entire world’s crop
of this interesting plant (apart from its insular stations) is confined
to that single bush of Cratægus is a doubtful point; certainly
we neither saw it again nor did we see any spot likely to afford
the necessary conditions of moisture with equable climate on
which it so much depends. IE is however quite possible that it
may occur in some of the sheltered woods of North Portugal or
of Galicia, near the coast.
We made Caldas de Monchique our head quarters, and sear-
ched the higher ground, the steep Cistus-covered slopes, the
+ rugged Barrancos or ravines, and the chestnut woods of Monchi-
que. The topography, geology and climatology of the district
REVUE BRYOLOGIQUE 37
have already been fully described by Solms-Laubach, sot hat
there is no need to repeat what is so admirably treated there.
À single day was spent at Portinao, but the season was too far
advanced there for mosses; there being but little shade and the
sun having already attained great power everything in the Way
of bryophytes was dried up except in a very few sheltered rocky
nooks. The same was the case at Silves, where we spent a day
or two on our return journey.
Returning north to Lisbon we had a day’s botanizing in the
neighbourhood of Cintra and Colhares. The little electric road
tramcar at Cintra station was somewhat grandiloquently label-
led « Cintra âo Oceano », but failed to live up to its promise, as
the current gave out a mile or so before we reached the « Ocean »;
we left the driver and conductor in amicable converse by the
roadside, and walked through a maze of sand dunes, pine woods
and vineyards, to Colhares, whence we returned to Cintra by
Eugaria and the Quinta de Monserrate. There on walls by a stream
we found Homalia lusilanica in quantity, one of the mosses
which we had vainly hoped to see in the south.
A day or two at Coimbra gave us an opportunity of penetrating
into the Serra d’Estrella ; from views of the scenery we had the
hope of finding some good bryological ground ; but the slackness
Of things Portuguese, especially in the matter of travelling, pre-
vented us from doing much, as the day was chiefly taken up in
the journey to and from Louza, although the distance from Coim-
bra was less than 20 miles. We were glad however to see again the
Claopodium, though in small quantity, and here Fissidens ser-
rülatus, which in the neighbourhood of Caldas had been very
scanty, began to appear in some quantity. One of our best finds,
however, was in very unpromising ground during a walk taken
from Coimbra, during which we came upon nothing whatever
of interest till the road took a turn through a rather deep cutting,
on the sides of which we found small tufts of what looked much
like Trichostomum mulabile var. litlorale, and indeed for the
most part was that moss, but having mixed withit another, sterile
moss with the leaves rather markedly toothed at apex, reminding
us of Zygodon gracilis. This proved, on our return home, to be
an undescribed species of either Didymodon or Hyophila, deseri-
bed and figured below. à
From Coimbra we went up to Bussaco, where a day spent in
the beautiful but somewhat sombre woods was well rewarded by
Fissidens serrulatus, freely fruiting in places, but over mature;
by the Claopodium yet again, and the much desired Rhaphidoste-
38 REVUE BRYOLOGIQUE
gium substrumulosum (Hampe); this latter on decaying stumps
and fallen trunks of the magnificent Cupressus lusilanica in
damp places. |
In the following list of species a certain number are undoubt-
edly new records for Portugal. It is somewhat difficult to distin-
guish these, since the sparse bryological literature of that country
is entirely confined to a few separately published papers, and it
is quite possible that some of these have been overlooked. We
have however, as a foundation Prof. Henriques « Catalogo dos
musgos encontrados em Portugal », in Bul. Soc. Brot. VII, 1889,
which comprises all Portuguese records of mosses known up to
that date. I give below a list of all the papers known to me
published since that time, followed by a list of the mosses collec-
ted by us which appear to be new to Portugal; while in the list
that follows those species which have apparently not been recor-
ded hitherto from the province of Algarve are marked with an
asterisk. Some of the most recent work in bryology has been done
by Prof. Alphonse Luisier, late of the College de Campolide,
whose unhappy banishment from the country, with the loss of
all his papers and specimens, during the late troubles in Portu-
gal, deprived us of the pleasure of making his acquaintance and
the assistance we had hoped for from him during our visit.
List of Papers on Porluguese Bryology since 1899.
Kindberg, N. C. — Contrib. à la flore bryologique du Portugal
et des Azores. Rev. Bry. XX V, 90 (1898); XXVI, 8 (1899).
Barsali. — À propos de la fructif. de l'Homalia lusitanica. Rev.
Bry. XXXI, 90 (1904).
Sampaio G. — Catalogue des Cryptogames, in Annuario da
Academia Polytechnica do Porto (1900-1901). |
Luisier A. — Les fruits de Campylopus polytrichoides (Bul.
Soc. Portug. Sc. Nat. I, 1907). .
— Notes de Bryologie portugaise, Coimbra, 1908.
— Qu'est-ce que Dicranoweisia robusta Vent. (Bul. Soc.
Portug. Sc. Nat. III, 1909).
The following appear lo be unrecorded for Portugal :
Seligeria pusilla B. et $. = Ulota calvescens Schp.
Campylopus flexuosus Brid. Orthotrichum rupestreSchleich.
Pottia lanceolata C. M. Philonotis marchica Brid.
Weisia crispata C. M. P. tomentella Mol.
Hyophila lusitanica sp. nov. Webera acuminata Schp.
Barbula Hornschuchiana Schultz. W. proligera Bryhn.
Tortula Vahliana Wils. Bryum Haistii Schp.
REVUE BRYOLOGIQUE 39
b Trichostomum mutabile var. B. gemmiparum De Not.
L littorale Dixon. Heterocladium heteropterum
Grimmia subsquarrosa Wils. B. ets.
Coscinodon cribrosus Spr. Eurhynchium Teesdalei Schp.
E. curvisetum var. lævisetum
var. NOV.
Amblystegium serpens B. et S.
Isothecium algarvicum sp. nov.
It will save space and repetition to mention that of the locali-
ties quoted below, Monchique, Caldas (de Monchique), Foya,
Picota, Silves and Portimâo are in Algarve; Cintra, Eugaria and
Colhares in Estremadura; and Coimbra, Louza and Bussaco in
Beira. (cfr. — fruiting; st. = sterile).
* Catharinea angustata var. rhystophylla (CG. M.) Dixon (C.
rhystophylla C. M.) Chestnut woods, Monchique. Woods, Bussaco.
Both cfr. Most or all that we saw in Portugal ofthis species seemed
referable to the variety. It is probably due to response to xero-
phytic conditions, judging from its distribution as known to me.
* Polytrichum nanum Neck. Monchique; cîr.
* Pol. formosum Hedw. Peaty hollow near summit of Foya; st.
Ditrichum subulatum Hampe. Frequent in rock crevices and
on banks in the neighbourhood of Monchique; cfr.
Ceraltodon chloropus Brid. Among boulders, Caldas; cfr.
C. corsicus Schp. Picota. We gathered this plant among bare
rocks on the summit, whence it is recorded by Solms-Laubach,
and again on lower ground on the same hill. The latter plant had
the peristome almost unbordered, but in the former I find a
distinct though narrow pale border. It is at the best, think, but
a rather poorly marked var. of C. purpureus.
Seligeria pusilla B. et S. On the stonework of the’ « Scala »,
Bussaco; cfr.
_ Rhabdoweisia fugax B. et $. Rocks near a stream, and under
boulders, Louza; cfr.
* Cynodontium Bruntoni B. et S. Rock crevices, Caldas; cfr.
Campylopus fleruosus Brid. Peaty hollow near summit of Foya ;
st.
C. polytrichoides De Not. Common in Algarve.The » plant on
Picota. We kept a look out for fruit, but it eluded our search.
» Dicranum scoparium Hedw. Peaty ground near summit of
oya ; st.
= Fissidens algarvicus Solms. Caldas, on shady banks; cfr.
F. bryoides Hedw. Caldas, with the previous species; cfr,
= *F. decipiens De Not. Picota;st.
40 REVUE: BRYOLOGIQUE
F. serrulatus Brid. On banks of streamlets in woods, Bussaco;
cfr. ;
Oclodiceras Julianum Brid: Fonte da Sabuca, Cintra; st...
Plychomitrium nigricans (Kunze) B. et S. Boulders, Caldas, in
one or two stations; cfr. This still remains the only European
locality for the species.
* PL polyphyllum Fürnr. Summit of Foya. Caldas.
Grimmia trichophylla var. lusilanica Schp. In numerous loca-
lities about Caldas and Monchique, often very robust and fre-
quently in good fruit. Solms-Laubach referred the Algarvian
moss to G. ancistrodes Mont., which is Schimper’s G. trichophylla
var. meridionalis, but Schimper considered it different and gave,
it the name lusilanica. The distinctive characters did not seem
to us very. obvious; still the size of the spores, which, if not
quite double those of G. trichophylla as Schimper describes them,
we found to be considerably larger (up to 18 x) than in the type
form, indicate something in the nature of a structural variation.
G. decipiens Lindb. Summit of Picota, in good fruit. Solms-
Laubach’s statement that G. decipiens Lindb. is not found in
the Algarvian mountains, while he records G. funalis, seems
. remarkable, but is probably accounted for by a confusion explai-
. ned by a note of Schimper’s (Synops., Ed. IT, p. 252) statinig that
the G. funalis of the Bry. Europæa is not Schwaegrichen’s G.
funalis (1. e. G. spiralis Hook.et Tayl.), but is G. Schultzii (Brid.)
(i.e. G.decipiens Lindb.), which species is erroneously there refer-
red to G. trichophylla. SUII, Lindberg had already put the matter
right, and as Solms-Laubach knew of this (since he cites Lindberg’s
name), it seems strange that he did not recognize the very dis-
tinct Picota moss to be this. Possibly it was not in fruit at that,
time. Mitten however in his catalogue of Welwitsch’s plants
records G. Schulizii from the Serra de Foya.
* G. commulala Hübn. Summit of Foya; o&. A stunted plant
with very rough hair-points and short basal cells (n°95 22, 23);
a quite aberrant form, as one would perhaps expect from this
species in such a locality.
* G. subsquarrosa Wils. Rocks near stream, Caldas; st. Agrees
very well with our British plant.
Grimmia sp. À very dense plant, with short leaves somewhat
spirally twisted when dry, from summit of Picota (n° 10), may
belong to G. nr die but is perhaps not sufficient for identi-
fication.
* Rhacomilrium débat Brid. Summit of Picota; cfr.
* Rh. lanuginosum Brid. Summit of Picota; st.
REVUE BRYOLOGIQUE: 41
Coscinodon cribrosus Spr. Rocks by stream, Caldas; cfr.
Poëlia minulula Fürnr. Roadside below Caldas; efr.
P. Slarkeana C. M. With the previous species; both in late and
poor condition.
P. lanceolala G. M. Portimâo, on wall; cfr.
* Crossidium squamigerum Jur. Wall, Monchique; cfr.
k Tortula Vahliana Wils. Portimâo; cfr. :
à T. cuneifolia Roth. Frequent about Caldas; cfr. Portimâo; cfr.
T. canescens Mont. Caldas; Portimâo; sparingly; cfr.
* Barbula gracilis var. viridis Schp. Rocks near water below
| Caldas ; with gemmæ.
B. fallax Hedw. Side of stream between Portimâäo and Cal-
das ;st. A. bright green form with rather wide, conspicuously papil-
lose leaves, and stoutish nerve, frequently emitting rhizoids
from the upper part; it is probably a hygromorphose state.
B. Hornschuchiana Schultz. Wall, Monchique; st.
* B. revoluta Brid. Wall, Monchique; st.
HyopxiLA LUSITANICA Card. et Dixon sp. nov. (Fig. 1). Dense
cæspitulosa, infra rufescens, superne saturate viridis. Caules
haud radiculosi, conferte intertexti et terra argillacea obtecti,
ad 3 em. alti, graciles, infra flores iter iterque furcati.
Folia inferiora erecto-patentia vel subpatula, laxa, apicem ver-
sus caulis sensim confertiora, longiora, sub-comata, recurvo-
palentia:; inferiora 1-1.5 mm., comalia ad 2.25 mm. longa, e basi
paullo latiore-erecto lingulata vel peranguste spathulata, subob-
tusa apiculata, vel acuta, marginibus planis vel uno margine
supra basin anguste leniter breviterque recurvo, foliorum inferio-
rum subintegro, superiorum apicem versus denlibus paucis dis-
lanler irregulariter sæpe argute denliculato. Costa valida, percur-
rens, sæpe folii apiculum efformans, superne plana, dorso promi-
nens; in sectione duces 2-4 medianos, stereidearum fasciculos et
supra et infra, cellulas externas ventrales 3-4 sat magnas, papillo-
sas, dorsales minores læves subincrassatas exhibens. Folii areola-
Lio superne densa, e cellulis parvis, 5-8 g latis, hexagonis, sertalim
_regulariler disposilis, parietibus tenuibus, chlorophyllosis, dense
minute papillosis instructa; cellulis inferne majusculis, basila-
ribus medianis magnis, lalis, lenuibus, hyalinis, marginalibus
mullo angustioribus, breviter vel elongate rectangularibus vel
linearibus, pellucidis, parietibus fuscis:
In foliorum comalium axillis sæpe fila tenuissima hyalina pro-
babiliter gemmifera reperiuntur. Flores © immaturi acrocarpi hic
illic visa; cetera ignota. F.
Has. In ripa viatica umbrosa madida soc. cum Trichosi.mula-
s.
42 REVUE BRYOLOGIQUE
bili var. litlorali ad viam e Conimbrica versus orientem ducentem.
Coll. W. E. Nicholson et H. N. Dixon.
Quite distinct from all our European members of the Pottiaceæ,
RL SON ER TR PVC NS CAT j'en
REVUE BRYOLOGIQUE 43
and more closely resembling certain East Indian species. The den-
ticulation of the leaf apex though somewhat variable is always
observable and often very distinct, and the basal areolation is
also very marked. In this and in the character of the upper cells
it comes very close to some Indian species of Hyophila and the
allied genus Merceyopsis Broth. et Dixon, and the hyaline axillary
threads,on which Mr. Nicholson has almost certainly detected
pluricellular gemmæ, afford another indication that the plant pro-
perly belongs to Hyophila. The only other species to which it
manifests a possible affinity are certain denticulate species of
. Didymodon; but the areolation there, especially the basal, is
very different. Didymodon riparius Kindb. (Trichostomum Warns-
torfii Limpr.) is quite different in leaf form and basal areolation,
. and a more robust plant altogether. Zygodon gracilis is also more
robust, with larger leaves much wider below, and with a totally
different basal areolation.
Weisia calcarea G. M. Frequent on limestone walls, mortar, etc.
in the neighbourhood of Caldas; cfr.
Weisia viridula var. stenocarpa (Bry. germ.) B. et S. Dr. Roth
refers to this var. a plant which we gathered in numerous loca-
lities in Algarve and which showed some considerable variation
in peristome teeth, but was specially marked by the foliage
which was usually wide, with widely incurved margins and
rather stout nerve, in fact at times indistinguishable from W. lor-
tilis except by the peristome. This however is too strongly deve-
loped for W. crispata C. M. The narrow capsule which is the prin-
cipal character of the var. slenocarpa did not strike us as specially
characteristie of our plant, compared with the foliage characters.
On the whole the variability in leaf, peristome and spores Im
W. viridula seem so numerous and so little correlated with one
another, that it is almost hopeless to group them under well
characterized varieties.
We gathered this plant in various spots both at Caldas and
_ Portimâo. ue
Weisia lortilis we did not find in fruit, and plants which in
_ vegetative characters seemed to denote its presence very proba-
bly belonged to the last species or possibly the following.
W. crispata C. M. Picota ; cfr. By stream near Caldas; cfr. |
Trichostomum inflezum Bruch. On stones, Portimâo; cfr. Foot |
of wall, on rock, Silves; cfr. :
Tr. flavo-virens Bruch. Sand dunes, Colhares, in abundant, but
old fruit.
Tr. nilidum var. oblusum, forma ; on shaded rocks, Caldas; st.
A4 REVUE BRYOLOGIQUE
Tr. mutabile var. lillorale (Mitt). Dixon. By stream, Caldas,
cfr. Coimbra ; st. |
Timmiella Barbula (Schwaeg.) Limpr. Wall of bridge, Mon-
chique; cfr. Walls and banks, Silves; cfr. Between stones of
wall, Coimbra; cfr. :
T. flexisela Bruch. Beneath shrubs and under boulders, on
earth, Caldas; Picota; Foya; cfr., sparingly. To study this plant
and ascertain its relationship with the other species of the genus
(T..anomala and T. Barbula) was a particular object of our visit;
but I fear we cannot feel that we have been able to settle the
true status of the plant with any great satisfaction. Limpricht
sums up the distinctive characters of the three species in his key
as follows. —
Inflorescence monoicous.
Autoicous. Ring revolute T. anomala.
Paroïicous. Ring wanting . T. Barbula
Inflorescence dioicous. Ring revolute. T. flexisela.
The absence of an annulus in T. Barbula, its paroicous inflores-
cence, usually abundant fruit, and preference for rocks and walls,
would seem to separate it markedly from T. flexisela, in which
the annulus is broad, the inflorescence dioicous, and which is
apparently always found on the bare earth. On the other hand the
distinction between T. anomala and T. fleæisela is not so obvious
nor s0 well defined. The inflorescence might seem to mark a clear
difference, but it admittedly varies in T. anomala, the & flowers |
being found principally on separate branches, occasionally
below the fertile flower, and according to Husnot it is sometimes
synoicous. Ï have on the other hand examined a number of spe-
cimens of the fruiting plant gathered at Meran in 1904, without
being able to find any © flowers, but this may probably have been
due to the advanced condition of the specimens.
The peristome characters also seem of some weight, the teeth
being spirally twisted in both T. anomala and T. Barbula, erect
and straight in T. flexisela. The capsule is narrowly cylindrical
and frequently slightly curved in anomala, in flexisela it is rather
short and nearly always symmetrical, but in one specimen from
Caldas fruiting more freely than most flexisela, and with the seta
very little flexuose, the capsules are longer and slightly curved;
but the peristome quite straight and erect.
The flexuose seta is one of the peculiar characters of the moss,
and obviously the most striking one. For the most part it is slen-
der and moderately and irregularly flexuose, but at times it is
very strikingly curled, many of the setæ in a tuft forming a
_ REVUE BRYOLOGIQUE 45
complete cirele or spiral turn; on the other hand in the specimen
referred to above, which certainly cannot be separated from
flexisela, the setæ are for the most part not or scarcely at all
flexuose. |
On the whole T. flexisela appears to be a good species with dis-
tinct characters, of which the dioicous inflorescence, shorter,
usually straight capsule, and straight, erect peristome teeth
are (together with the broad annulus, shared with T. anomala)
the most important, and the flexuose seta a secondary but
often a striking one.
Ulota calvescens Schp. On twigs of Cratægus in a moist spot
near summit of Foya; cfr. A slightly different form from those
Jhave seen and gathered elsewhere, having the calyptra
rather more pilose than usual. The other characters are, however,
distinctive.
Orthotrichum rupestre Schleich. Boulders, Caldas; cfr. À form
with calyptra only sparsely pilose. On Quereus, Monchique (side
of Picota); a form with calyptra almost or quite naked; capsule
too lightly ribbed, I think, for var. Franzonianum.
* O0. Lyellii H. et T. Summit of Foya, on Cratægus; cÎr.
O. leiocarpum B. et S. Shaded granite rocks, Caldas; cfr.
* Funaria ericelorum Dixon. Picota ; cfr.
FE. curvisela Milde. In erevices of walls, Silves; cfr.
F. calcarea Wabhl. Frequent on the mortar of walls,
Caldas, etc.; cfr.
Bartramia pomiformis Hédw. Picota ; cfr.
* Philonolis fonlana Brid. Springs on side of Picota; st. ©
Ph. marchica Brid. In springs, Caldas; st. À vey soft, vivid
green form, scarcely var. laxa (Limpr.) Loeske et Warnst.
Ph. tomentella Mol. Roadside near Caldas. À very slender form
with o bracts very acute; closely resembling P. capillaris im this
and in general habit; but with the distinct leaf-structure of
_ lomentella. P. tomentella (s) was also collected at Louza.
Webera acuminala Schp. In hollow stump, Eugaria, near Col-
hares; cfr. An aberrant form, but certainly this; & flowers bud-
like, just below the fertile flower; lid acuminate. Cylindrical
gemmæ were produced abundantly.
W. proligera Bryhn. Near summit of Foya, on wet banks; cfr.
Anomobryum juliforme Solms. Frequent, and often fruiting
abundantly, but the capsules frequently withered before matu-
Hg: cf: |
Bryum atropurpureum
large sterile form oceurre
about
Wah. Frequent near Caldas; cfr. À
à on boulders, Caldas, with deeply
rer SE
46 REVUE BRYOLOGIQUE
cochleariform leaves; somewhat parallel to the var. imbricalum
B. et S. of B. cæspilicium.
* B. murale Wils. Monchique; cfr. The southern form, with
leaves widely revolute at margins.
B. alpinum var. meridionale Schp. Caldas; cfr.
B. gemmiparum De Not. Rocks by stream between Portimâo
and Caldas, with a very few capsules.
B. Haistii Schp. Slopes of Picota; cîr. An interesting plant,
of which the determination was confirmed by Roth; with the
deep purple red, smaller capsules of the Erythrocarpa, and leaves
somewhat intermediate between that type and the capillare type
of foliage. Arnell has referred B. Haistii to B. elegans Nees, but
_ 1 do not feel able to accept that determination. It appears to
be a good species, though less striking than as suggested by
Schimper’s description.
B. Donianum Grev. Caldas, Louza, etc.; cfr.
B. capillare var. lorquescens Husn. Portimâo; cfr. A form of
B. capillare gathered under pines at Caldas partakes of the cha-
racters of this var., but is only partially synoicous.
B. canariense Brid. Rocks, Caldas; cfr. pauc. Appears to be
the dioicous plant.
Bryum pseudotriquetrum Schwaeg. A sterile reddish, densely
cæspitose plant, deeply embedded in sandy detritus by a stream
below Caldas (n° 18), almost certainly belongs here; it is a form
with small, shortly pointed, concave and almost cucullate leaves,
_ only just mucronate with the shortly excurrent nerve. It was
submitted to Roth,who agreed with the determination, but with
the suggestion that it might possibly prove to be B. seplemvasale
Roth. A section of the nerve however proves that it cannot be
that, and is in no way inconsistent with B. pseudotriquetrum.
* Mnium hornum L. In peaty hollow near summit of Foya; st.
Fontinalis antipyrelica L. Streams, Caldas and Monchique ; st.
A rather slender form.
* F. squamosa L. In swift stream, near Caldas: st.
Cryphæa heleromalla Mohr. Granite wall, Cintra ; cfr.
"Neckera pumila Hedw. On Cratægus, summit of Foya; cfr.
Homalia lusilanica Schp. Shady walls, Quinta de Monserrate,
Cintra ; st.
Leplodon Smithii Mohr. On Cupressus lusitanica, Bussaco;
cfr. AREA
Leucodon sciuroides var. morensis B. et S. On the same trees,
_ Bussaco; cfr. sale
Anlitrichia curlipendula Brid. Summit of Picota ; st.
REVUE BRYOLOGIQUE
47.
Habrodon Notarisii Schp. On olives, Caldas; st.
Fabronia octoblepharis Schleich. Olivès, Caldas; cfr.
Claopodium Whippleanum (Sull:) Ren. et Card. The specifie
determination is provisional ( =? Leskea algarvica Schp.) In
several localities about Caldas and Monchique; stream side,
Louza ; woods, Bussaco; all sterile.
Heterocladium heteropterum B. et $. Louza; st.
Brachythecium purum Dixon, Summit of Foya; st.
* Isothecium myurum Brid. Summit of Foya; st. |
IsSoTHECIUM ALGARVICUM Nicholson et Dixon sp. nov. (Fig. 2).
Tenellum, læte viride; formis gracilibus I. myuri simile. Caulis
ae. HND/xon
<- ë 4 S ve Mt PES Le an Eu) Lx Je
RME S ARRET ER S Se In TS \
48 : REVUE BRYOLOGIQUE
repens , interdum stoloniformis , radiculos hic illie emittens,
vage ramosus, rami breves, vix 1cm. longi, parum attenuati, hic
illic ramulosi, siccitate plerumque curvati. Folia caulina laxa,
madida patula, e basi deltoideo-ovata angusle acuminala, mar-
ginibus planis seu uno alterove leniter recurvo, integris. Folia
ramea subconferte imbricata, subpatentia, siccitate erecta sub-
julacea, concava, variabilia, oblongo-ovata acuta, vel oblonga
obtusiuscula, rarius obtusa, infra uno sallem margine anguste
forliler recurvo, supra marginibus planis, plus minusve argute
serratis. Costa validiuscula, medium folium paullo superans.
Areolatio pro more perbrevis, in foliis caulinis e cellulis supra
vermiculato-ellipticis (6-10 x 1) instructa, marginem versus bre-
vioribus, alaribus permullis subrotundis vel subhexagonis vel
breviter rectangularibus, saturate chlorophyllosis, zonam lalam
allam obliquam formantibus ad quartam vel terliam parltem long-
iludinis folit allingentem. Cellulæ foliorum rameorum breviores
(4-8 X 1), apicem versus perbreves (1.5— 3 X 1), apicales in folüs
obtusioribus sæpe rotundæ vel subrotundæ, eæ partis folii dimi-
diæ superioris dorso spiculis e parte apicali parielis prominentis
formalis ascendentibus densiuscule argule scabridæ.
Cetera ignota.
Hab. Among hepaticæ, Radula Lindbergii Gottsch and Lejeu-
nea cavifolia (Ehrh.), on rock, damp slopes of Picota, between
Monchique and Caldas, Algarve, 10 May, 1911.
Various forms of Isothecium at times show the apical part of
the cell walls prominent and scabrid at the back of the leaves,
such as Z: myurum var. scabridum Limpr., and several forms of
1. myosuroides and the allied North American 1. sloloniferum.
These are rightly considered to be but forms or states of their
respective types, and on the basis of this leaf papillosity alone we
should not have ventured to describe this plant as new, although
the papillæ are denser and stronger than in any other plant I have
seen of the European or N. American forms. The other characters,
however, and especially the basal areolation,seem to justify its
being given specific rank. In Z. myurum the alar cells form a small
and more or less distinctlÿ rounded group at the slightly dilated
angles of the leaf, so as to form more or less well defined, some-
. what inflated auricles,while the juxta-marginal cells above these
are different in form, but shorter than the median cells and
remaining so for à few rows extending obliquely üpwards. In the
present plant the alar cells do not:form élearly delimited or
expanded auricles, but occupy the whole angle of the leaf, often
extending nearly to the nerve,and are gradually modified upwards_
REVUE: BRYOLOGIQUE! 49
so as to form a'triangular band differentiated from the median
cells and reaching to quite a quarter and often a third of the length
of the leaf at the margin. The cells generally, in the upper part
of the branch leaves, are extremely short. The stem leaves are
more finely acuminate than in 1. myurum,and the distinct recur-
ving of the leaf margin, often extending half way up the leaf, as
well as the upper part plane and not incurved as usual in 1. myu-
. rum, are also characters of some value.
I. myosuroides differs at once in the longer alar cells, and in the
more pointed branch leaves. is
. The recurved margins, short cells, and somewhat stout nerve,
together with (in the dry state) the curved branches, give the
plant much the appearance of some forms of Eurhynch. circina-
lum. ne
Several North American forms come near our moss as regards
the papillosity of the leaves, but they are all more nearly related
to I. myosuroides and have the attenuated branch leaves of
that species.
Eurhynchium Teesdalei Schp. Rocks in stream, Caldas; st.
* KE. curviselum Husn. Side of stream, Caldas; cr.
VAR. LæviseTuM Nicholson et Dixon N. var. Seta omnino lævis.
In two or three localities near Caldas, on rock or rocky ground
near streams. This remarkable plant usually had the leaves
rather large, broad and somewhat obtusely pointed; but as these
_ characters were shared, at times, by the typical plant which grew
in the neighbourhood, they cannot be held to be varietal charac-
ters. The quite smooth seta in fact was the only character by
which the variety differed from the type. à
* E. algirianum var. meridionale Brizi. Caldas; cfr.
E. circinatum B. et S. Caldas, frequent ; occasionally cfr.
var. deflexifolium Boul. (Hypnum deflexifolium Solms.) Rocks
in streamlet, Caldas; cr.
:* E. crassinervium B. et S. On granite boulders in stream, fre-
quently subimerged, Monchique; cfr. This grew in great abun-
dance though sparingly fruiting, always in localities such as dés-.
chibed above ; its frequeney and robust growth as well'as its habit
_0f fruiting, seem somewhat surprising in view of the distinct pre-
ference”of the plant for calcareous rock. ARE
War. tenue Brdithw: Bussaco st. ‘
* E. pumilum Schp. Stream side, Caldas ; st. R
_ :E; strigosum B. et $. Wall, Monchique; sb. 11770"! 1!
E. Swartzii Hobk. var, rigidum Boul. Caldas; ‘st. Somewhaë
… closely resémbling Æ. abbréviälum Schp. in habit, but, distinct in
more minute structure.
50 REVUE BRYOLOGIQUE
* E. confertum Müilde. Trunk of cork oake, Caldas; cfr. By
stream, Caldas; a large form, approaching the var. brevifolium
Milde.
Rhaphidostegium substrumulosum Hampe. R.Welwilschü (Schp.)
Jaeg. On decaying stumps and fallen stems of Cupressus lusila-
nica, in damp spots, Bussaco cfr.
* Plagiothecium elegans Spr. Rock crevices, summit of Foya ; st.
A mblystegium serpens B. et $. Caldas: cfr. |
* Hypnum riparium L. Stream, Monchique; st.
Explanation of Figures.
Fig. 1. Hyophila lusitanica. a, plant X 2. b, leaves X 20. c, leaf apices
x 50. d, upper (cells X 200. e, basal cells x 200. f, transverse section of
Fig. 2. Isothecium algarvicum. a, stem leaves X 25. b. branch leaves X
25. c, back of branch leaf, showing papille X 100. d, leaves of branchlet
__X 25. e, basal cells of (a) X 50. f, do. of (b) X 50.
Quelques cas tératologiques chez les mousses
Dans les lignes qui vont suivre nous donnons la description
de quelques cas tératologiques que nous avons observés sur les
feuilles du Mnium punclatum et Desmatodon latifolius var.mulicus,
originaires du Vitocha, montagne au sud de Sofia. Nous mention-
nons aussi un exemplaire du Ditrichum tortlile avec deux sporo-
gones, provenant du même endroit.
I. NERVURE DOUBLE, observée sur une feuille du Desmatodon
latifolius var.muticus. La feuille a des dimensions normales; la
nervure s'arrête près du sommet. A côté de la nervure et à quel-
ques cellules de distance de celle-ci la feuille est parcourue par
une bande de cellules prosenchymateuses semblables à celles qui
forment la nervure principale et possédant, comme elles, un con-
tenu vert et granuleux. Cette bande, inclinée vers la base de la
feuille, commence vers cette même base par des cellules larges
ne différant en rien de celles qui les entourent. L’épaisseur de
cette nouvelle bande est de deux cellules, autant qu’on peut en
juger en se servant de la vis micrométrique. La bande surnu-
méraire s’arrête vers le milieu de la feuille. De l’autre côté de la
nervure principale une autre bande de cellules prosenchyma-
teuses, plus courte et plus étroite (deux lignes de cellules) com-
mence un peu plus haut que la base de la feuille et va jusqu’en son
milieu.
IT. LAMELLE SUR LA NERVURE DU MNiuM PUNCTATUM (V. la
fig. 1). La dite anomalie a été constatée sur une feuille dont les
dimensions, la nervure et la marge étaient normales. Il paraît que
NX
REVUE BRYOLOGIQUE 51
le limbe a été déchiré dans l’un de ses bords latéraux, et qu'après
les deux bords de la déchirure se sont soudés pour continuer leur
croissance en régénérant la marge. Du côté dorsal de la feuille
à la hauteur de la déchirure est apparue une lamelle, longue de
1,8 mm. et large de 0,7-0,8 mm. Cette lamelle a elle aussi sa marge
qui est mucronée à son bout supérieur. Près du bord inférieur
de la lamelle, on remarque, placée de travers, une trace de nervure,
Les cellules de la lamelle ressemblent à celles du limbe foliaire.
Il se peut que cette anomalie soit le résultat d’une blessure.
III. DÉDOUBLEMENT DE LA FEUILLE. Il n’est pas rare d'observer
chez Mnium punctatum des feuilles inversement cordées qui
ont acquis cette forme après que le tissu foliaire compris entre
le bout de la nervure et la marge a été détérioré et que le tissu
avoisinant a continué sa croissance des deux côtés de la blessure.
On observe assez souvent aussi un dédoublement et une rami-
fication de la nervure. Ces cas de dédoublement ou de ramification
de la nervure arrivent chez certaines feuilles vers la base et chez
? d'autres vers le sommet. Les ramifications sont le plus souvent
courtes et représentent d’étroites bandes de cellules prosen-
chymateuses, mais il y a des rameaux qui vont jusqu’à la marge
et se soudent à elle. Les dimensions de toutes ces feuilles sont
normales.
Mais encore plus remarquables sont les cas où les feuilles sont
lobées et chez lesquels chaque lobe reçoit un rameau de la nervure
principale. La fig. 2 représente un de ces cas. Dans l’échancrure
entre deux lobes la marge pénètre à une certaine profondeur dans
le tissus foliaire. La nervure se dédouble un peu au-dessus de sa
base et ses deux rameaux sont d’une égale force. Dimensions de
la feuille : 6 m.m. longueur et 6 m.m. largeur.
La fig. 3 montre un cas encore plus caractéristique de dédou-
. blement de la nervure chez Mnium punctatum. La longueur de
l’un des lobes à partir de la base de la feuille est de 7 m.m. à une
largeur de 3,5 mm. ; l’autre est de 65 mm et 3 mm. Là où les
deux lobes s'unissent la marge va assez profondément dans le
tissu normal de la feuille.
L'on sait que le rôle de la nervure foliaire chez les mousses est
un rôle avant tout mécanique; d’un autre côté, les dimensions
considérables des feuilles chez Mnium exposent ces mêmes feuil-
les à des détériorations fréquentes. En tenant compte de ces deux
_ faits l’on pourrait avancer, comme explication du dédoublement
et de la ramification de la nervure, la supposition osée que nous
serions en présence ici d’une tendance à l’augmentation de l’élé-
ment mécanique des feuilles. Nous rappelons à nouveau que
à
52 REVUE BRYOLOGIQUE
cette sorte de monstruosités est assez fréquente chez Mnium
punctatum.
IV. DiTRICHUM TORTILE A DEUX SPOROGONES. L’exemplaire
_ monstrueux a été trouvé dans une touffe de mousses normales.
Il a les dimensions de la variété pusillus de la même espèce.
Toute la plante est haute 6.5 mm.; la tige seule a 2 mm. Le
pédicelle se termine par une capsule normalement développée,
mais plus petite que d'habitude. À première vue il paraît qu’une
des feuilles périchétiales est allongée et porte à son sommet une
formation sphérique.
En réalité,c’est un second sporogone avec une capsule déformée,
_àstructure réduite et dont le pédicelle est aplati. Le pédicelle de la
capsule monstrueuse a une longueur d’environ 3 mm. A sa base
ilest aplati de sorte qu'il donne en coupe transversale un démi-
cercle (l’autre pédicelle a à sa base la même forme); à mi-hauteur
il est concave et entoure jusqu’à un certain point le pédicelle nor-
_ mal; vers son sommet il est tout aussi concave, mais bien plus
étroit. Tout le pédicelle s’enroule en une spire autour du pédicelle
normal auquel il touche. Il est de la même couleur que le normal :
rouge à la base, passant insensiblement au vert vers le sommet.
Les feuilles périchétiales sont
communes pour les deux pédi-
celles. La capsule monstruéuse
est plus petite que 0,5 mm.
Sa forme est représentée par
la figure 4. On n’y observe
pas de coiffe. En coupe longi-
tudinale on trouve que l’an-
neau est formé de deux rangs
de cellules à parois épaisses.
Le péristome est rudimen-
taire ; les spores sont bien for-
mées.
On ne peut pas décider si
\ les deux pédicelles provien-
nent d’un seul ou de deux
archégones voisins ; néan-
moins le deuxième cas parai-
trait le plus probable.
N. ARNAOUDOFF, Sofia.
Explication des figures
i 1, 2, 3. Feuilles de Mnium punctatum X 7. — 4, Capsule de Ditrichum
REVUE BRYOLOGIQUE Dos
Contribution à l’étude des Sphaignes Vosgiennes
par
R. HENRY
I. — INTRODUCTION. — BUT DE CETTE NOTE
La Flore Bryologique du département des Vosges a déjà été
l’objet de nombreux travaux de la part de botanistes éminents,
aujourd’hui disparus. Boulay, Berher, Mougeot, Pierrat, pour ne
citer que les plus connus, ont acquis une juste renommée à ce sujet.
Les catalogues qu'ils ont publiés, bien que déjà très complets et
faisant de cette région une des plus riches de la France, ne lais-
sent-ils pas place à des découvertes nouvelles?
Je crois que si, vu les résultats obtenus depuis une dizaine
d'années par des herborisations nombreuses faites dans différentes
parties des Vosges, soit par mon ami M. Lemasson, principal du
Collège de Bruyères, botaniste de valeur, soit par moi.
Si pour les Mousses, ilreste peu à glaner, étant donné la quantité
de localités explorées, et si la classification et la nomenclature ont
peu changé, il n’en est pas de même pour les Hépatiques et pour
les Sphaignes. Pour ces dernières surtout, non seulement les espè-
ces autrefois admises ont été presque toutes démembrées, mais
encore le sol vosgien n'avait été exploré jusqu'ici qu'imparfaite-
ment, puisque seule une partie de la région montagneuse (zone
moyenne),a été visitée d’une façon suivie et assez complète autre-
fois par D. Pierrat.
Tout le reste des Vosges, notamment Ja zone inférieure, la
haute montagne des environs immédiats de Gérardmer et d’au-
tres régions encore, n'avaient fourni que des récoltes sphagno-
logiques insignifiantes.
Ce sont ces diverses lacunes qu’il y aura bientôt dix ans, je me
suis proposé de combler.
D'une part, ramener les anciennes récoltes à une nomenclature
récente et uniforme, au moins celles que j’ai entre les mains, et
énumérer celles faites dans les points délaissés jusqu'ici pour en
faire connaître la flore, tel est mon but.
Je n'aurais pu mener à bien ce travail, si je n’avais été assuré
au cours de mes recherches pour l'étude parfois si ardue de mes”
trouvailles, du concours de spécialistes aussi aimables que distin-
gués MM. Boulay, Camus et Warnstorf. de de
Que MM. Camus et Warnstorf veuillent bien recevoir ici l'ex-
_ Pression de ma profonde reconnaissance. pe 5
Je tiens à remercier aussi M. Husnot de vouloir bien insérer
_ cette note dans la Revue Bryologique. ne
54 REVUE BRYOLOGIQUE
IT. — ANALYSE DES TRAVAUX ANTÉRIEURS .
MouGEoT, NESTLER et SCHIMPER. Slirpes Cryplogamæ Vogeso-
Rhenanæ, 1810-1860, 14 fascicules avec table générale. $
Cette collection dont les échantillons sont beaux et bien con-
servés n'offre plus au point de vue Sphaignes qu’un intérêt res-
treint. En effet, ces plantes au nombre de 11 ne proviennent pas
toutes des Vosges. Je possède en herbier des doubles de ces numé-
ros provenant de l’herbier Mougeot et donnés par M. Lemasson ;
je ne puis pour la plupart les utiliser dans mon travail, le nom des
localités où ils ont été récoltés faisant défaut.
_ On trouvera plus loin, à titre de renseignement, dans le cata-
logue, l'indication des Sphaignes contenues dans les Stirpes avec
les stations que je connaîtrai.
Dr J.B. MouGeroT. — Considérations générales sur la végétation
sponlanée du département des Vosges, in H. Lepage et Ch. Charton
Le département des Vosges, statistique historique et adminis-
trative, 1re partie, p. 163 et suivantes. Nancy, 1847.
Tableau des plantes qui croissent spontanément dans le dépar-
tement des Vosges, loc. cit. p. 218 et suivantes.
Comme l’a fait remarquer notre collègue M. A. Coppey dans à
ses Eludes phylogéographiques sur les Mousses de la Haute-Saône
publiées dans cette Revue il y a deux ans (p.83). les indications de
stations et de localités des deux ouvrages cités plus haut sont trop
vagues et trop générales pour qu’on puisse les utiliser.
Au point de vue qui nous occupe, on ne trouve que l'indication
du Sphagnum squarrosum à Bruyères, encore qu’à la page 314, le
Dr Mougeot avertit le lecteur, qu'il s’est contenté le plus souvent
de n’y désigner que les chefs-lieux d'arrondissements et de can-
tons d’où provenaient les échantillons !
ABBÉ N. BouLay. — Flore Cryplogamique de l'Est. Muscinées
(Sphaignes, pp. 703-721). Saint-Dié, 1872.
Dans ce travail, les Sphaignes ont été rédigées principalement
d’après les travaux de Schimper qui à cette époque était le spé-
cialiste le plus compétent, |:
On peut utiliser l'indication des stations des S. squarrosum
N.et H.,S, molluscum Bruch. etS. rigidum Schimp. qui étaient
déjà suffisamment connus.
Quant aux autres espèces, je n'adopterai que celles dont j'ai
des spécimens en herbier. : ie
J. GaRDOT. — Les Sphaignes d'Europe, révision critique des
espèces et étude de leurs variations, in-8° de 120.p. et 2 pl. in
Bull. Soc. bot. de Belg., 1886. La distribution géographique con-
REVUE BRYOLOGIQUE 59
tient l’énumération des Sphagnum récoltés dans les Vosges par
D. Pierrat et Madiot et étudiés par l’auteur.
C’est ce dernier travail qui fournit l’appoint le plus important.
On peut sans réserve adopter l'indication des échantillons vos-
giens appartenant aux espèces non encore démembrées : S. cym-
bifolium, S. medium, $. papillosum, S. compacium, S. squarrosum,
S. leres, S. Girgensohnii, S. molluscum, S. cuspidalum et les
formes comprises dans l’ancien S. acutifolium dont la synonymie
est suffisamment établie, par exemple : $S. rubellum, S. fuscum,
S. Russowii.
Du reste M. J. Cardot est bien le bryologue qui en France a
étudié le genre Sphagnum avec le plus d'application et on ne peut
que déplorer qu’il ait abandonné ses recherches à ce point de vue,
Sans espoir de retour.
Dr Euc. BEerRHER. Calalogue des plantes du département des Vos-
ges (dans la Statistique du département publiée en 1887 par
M. Léon Louis, tome II), pp. 312-314 du tirage à part.
Dans ce catalogue rédigé principalement d’après les notes four-
nies par D. Pierrat, on trouve l’énumération de 16 espèces, nom-
bre qui se réduit à 15, étant donné que les S. Mougeolii et S.
recurvum qui ne font qu’un sont inscrits séparément.
Berher reproduit en outre les indications antérieures de Mougeot
et de l’abbé Boulay et indique les récoltes faites depuis par quel-
_ Ques botanistes en y comprenant ses trouvailles personnelles.
Pour ces dernières, il faut se montrer très prudent, étant donné
_ qu’elles n’ont pas dû passer sous les yeux d’un spécialiste et qu'il
4 pu ainsi se produire des erreurs de déterminations.
C’est ainsi que le S. papillosum indiqué par lui à Epinal, n'existe
pas dans son herbier; je n’ai jamais trouvé non plus cette espèce
_ dans les environs. ;
_… Il devait de plus étiqueter souvent ses récoltes de souvenir et
_ Commettre ainsi de regrettables méprises.
Je dois à l’obligeance de M. André Philippe, le distingué con-
_sérvateur du Musée d’Epinal, de pouvoir consulter à loisir lher-
_bier du Dr E. Berher qui y est conservé. Malheureusement le
tèmps m'a manqué pour faire l’étude complète des échantillons.
III. SPÉCIMENS COMMUNIQUÉS PAR DIVERS CORRESPONDANTS.
RECHERCHES PERSONNELLES
lui à Corcieux, Deyvillers, Dinozé, Gazon-Martin, Saint-Dié, le
Saut du Bouchot, et d’une importante série de Sphagnum recueil-
ie par son ami D. Pierrat à Gerbamont et environs, à Basse sur
N. Bouzay. Envoi de nombreux échantillons récoltés par
F5 RON RER
06 REVUE BRYOLOGIQUE
le Rupt, à Rochesson, à la Bresse, à Vagney, à Saulxures, aux
lacs des Corbeaux et de Blanchemer, etc.
C'est à l'abbé Boulay que la Bryologie Vosgienne est la plus
redevable, en raison de ses nombreuses recherches et de l’amabi-
lité avec laquelle il encourageait les travaux des jeunes débu-
tants. Je garde un souvenir reconnaissant à celui qui a été mon
premier maître en Bryologie et qui m’a prodigué conseils, livres,
déterminations et échantillons dans les dernières années de sa vie.
Il est regrettable qu'il n’ait pu publier avant sa mort la 3 et
dernière partie de ses Muscinées de la France pour laquelle mes
premières récoltes de Sphaignes avaient été faites.
A. Coppey. M. A. Coppey a bien voulu me promettre de recher-
cher à mon intention, dans son herbier, les sphaignes récoltées
dans les Vosges pour compléter mon travail.
C. Lemasson. J'ai reçu de lui partie de toutes ses récoltes à
Brouvelieures, à Bruyères, à Barbey-Seroux, Le Honeck, aux lacs
de Longemer, de Frankenthal, de Lispach, etc.
C’est à lui que revient l'honneur de la découverte dans ce der-
nier lac du Sphagnum vogesiacum Warnst., récemment décrit
par cet auteur.
Nous avons fait ensemble en novembre dernier, une herbori-
. sation fructueuse au lac de Lispach, d’où nous avons rapporté le
Sphagnum Dusenii C. Jens. avec une variété nouvelle de cette
espèce. Nous avons aussi recueilli dans des touffes de S. fuscum
(V. Kling.) v. lenellum, le Pohlia sphagnicola (Schpr.) que je
crois aussi être rare en France. #
J'ai trouvé en M.Lemasson, le collaborateur le plus dévouéet
le plus désintéressé. C’est grâce à lui que j'ai pu arriver à donner
un catalogue aussi complet.
Pour mon compte personnel, j'ai fait de nombreuses récoltes
de Sphagnum dans les localités suivantes : Epinal, Deyvillers,
Dinozé, Saint-Laurent, Xertigny, Biffontaine, Gérardmer et les
tourbières des environs, les lacs de Gérardmer, de Longemer, de
Retournemer, de Lispach, les tourbières du Belliard, de Martim-
prey, de Gazon-Martin. ce
Je compte encore avant la publication du catalogue qui ter-
minera cette note, visiter les tourbières des plateaux du grès
bigarré, vers le Clerjus et Bellefontaine afin de présenter une
image plus fidèle de la végétation sphagnologique vosgienne.
(A suivre.)
Obs. — La Bibliographie de la Revue est renvoyée au prochain
numéro.
Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de la Monnaie
No 4. 89e ANNÉE : ; . 14912
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 4
Pylaisiadelpha Card., genre nouveau. CARDOT. — Extraits d'une correspon-
‘dance de F. RENAULD au sujet des Harpidia. — Contribution à l'étude des
Sphaignes Vosgiennes (suite). HENRY. — Bibliographie. — Nouvelles.
Pylaisiadelpha Card., genre nouveau de la famille des
Entodontacées
par J. CARDOT
Plantæ habitu et statura speciebus generis Pylaisiæ et quoque
nonnullis speciebus generis Hypni (Stereodonlis) sectionis Drepa-
nii simillimæ. ‘Inflorescentia autoica. Folia parva, homomalla vel
subfalcata, oblongo-lanceolata, sensim longe acuminata, enervia,
marginibus integris, sinuatis vel superne minute serrulatis, inferne
reflexis vel subrevolutis, céllulis anguste linearibus, alaribus
paueis, sed infimis 3 vel 4 perdistinctis, magnis, vesiculosis. Cap-
sula in pedicello tenui longiusculo erecta subinclinatave, sym-
metrica, cylindrica vel oblonga, operculo longe et oblique rostrato.
Peristomium ‘duplex; exostomii dentes intus lamelliferi, dorso
dense et minute transversim striatuli, apice papillosi ; endostomu
membrana brevis, parum distincta, processibus liberis, papillosis,
in carina fissis, interdum bifidis, cilüs ut videtur deficientibus.
Ce genre nouveau, qui a le péristome des Pylaisiade la section G
de M. Brotherus (Musci, p. 887), mais en diffère par l'opercule
longuement rostré, et par les cellules alaires inférieures grandes,
vésiculeuses, semblables à celles des Rhaphidoslegium, comprend
actuellement deux espèces : l’une, du Mexique, est celle que j'ai
décrite deérniérement sous le nom de Pylaisia rhaphidostegioides
(Rev. bryol. 1910, p. 10, et 1911, p. 40); elle devra donc prendre
le nom de Pylaisiadelpha rhaphidostegioides ; la seconde espèce
est une: Mousse de l'Inde, récoltée à Simla par Mad. Roper, et
qui m'a été communiquée par mon excellent confrère et ami,
M. N. H. Dixon: elle est très voisine de l'espèce mexicaine, et
_ c’est un nouvel exemple d’affinité entre les Mousses de ces deux
Re
58 REVUE BRYOLOGIQUE
pays, qui vient s'ajouter à ceux que j’ai signalés ici-même (Rev.
bryol. 1911, pp. 98-99). Cette espèce, qui sera décrite prochaine-
ment par M. Dixon sous le nom de Pylaisiadelpha drepanioides
Card. et Dix., diffère de celle du Mexique par ses tiges et ses
rameaux plus grêles, lui donnant l'aspect de l’Hypnum cupressi-
forme var. filiforme, par ses feuilles moins vivement homotropes,
entières ou à peine sinuées aux bords, son pédicelle plus court
eb sa capsule également plus courte et plus petite.
J. GARDOT, square du Petit Bois, 1, à Charleville (Ardennes).
Extraits d’une correspondance entre M. F.ReNAULD (décédé
le 6 janvier 1910) et M. H. DuPrer, du Séminaire de Montréal
(Canada), au sujet des Harpidia.
Sur les Harpidia en général
Puisque vous vous attaquez aux Harpidia, il faudra vous
résigner à ne prendre que lentement une idée suffisamment nette
de certaines formes. Celles admises par les auteurs ne sont que des
jalons saillants au milieu d’une surface ondulée représentant les
transitions. S’il s'agit de marécages desséchés surtout, il faut vous
attendre à trouver plus de déformations que de véritables formes.
(Lettre du 14 janv. 1907).
Je reste convaincu plus que jamais que les coupes spécifiques
que j'ai adoptées dans le Muscologia G. légèrement modifiées
dans ma causerie sur les Harpidia, doivent être maintenues,
tandis que je ne puis absolument pas admettre les nombreuses
petites espèces”fondées postérieurement par Warnstorf et par
les Bryologues allemands qu’il a entraînés à sa suite. Elles ont,
et elles auront pendant quelque temps encore, quelque succès;
mais le principe en étant mauvais en soi, la mode en passera, après
avoir introduit un vrai chaos dans la nomenclature et, peut-être,
dégoûté beaucoup de bryologues d’une étude devenue presque
impraticable par sa difficulté et la nécessité où l’on se trouvera
de laisser sans nom spécifique une forte proportion d'échantillons.
— Je suis, d'autre part, le premier à reconnaître que si je maintiens
le mode de classification du Muscologia, il y a, en revanche, des
lacunes nombreuses dans l'établissement des variétés les plus
caractéristiques et que mon travail gagnerait à être complété, :
mais sans en changer le cadre.
__ Je ne vous conseillerai pas de perdre trop de temps dans l’ana-
_ lyse des formes souvent insaisissables du H. aduncum; cependant,
REVUE BRYOLOGIQUE 59
rien qu’en rattachant vos échantillons au groupe de var. auquel
il appartient, ou paraît appartenir, vous obtiendrez une appro-
ximation déjà très appréciable,
(Lettre du 25 avril 1909).
Warnstorf a eu un peu le tort dans son travail sur les Harpidia
(Drepanocladus) 1902, de ne retenir presque aucune des variétés
que j'ai fondées dans le Muscologia G. (1894), tout en profitant
(sans me nommer) des observations alors nouvelles que j'avais
faites, sur la structure des oreillettes du gr. pseudo fluilans, du gr.
Rolæ, ainsi que de la var. purpurascens, et enfin des fausses oreil-
lettes du H. revolvens.
(Lettre du 25 avril 1909).
H. aducum v. gracilescens el tenue
J'aurais beaucoup à vous dire sur le compte des var. lenue
et gracilescens du H. aduncum; mais ce serait trop long. Sanio
y a introduit du gâchis, en rapportant la var. gracilescens Sch. an
H. Sendineri, et Warnstorf a fait plus en en faisant une espèce pro-
pre ! (H. subaduncum W.). Il suit de là que Sanio a rapporté à la
_ Var. lenue beaucoup d’échantillons qui se rapprochaient ou plutôt
étaient de la var. gracilescens. Vous remarquerez que dans le
Muscologia G. je fais de l’une et de l’autre non des var. mais de
simples formes du H. aduncum (typicum); et de fait, ces deux
formes passent constamment de l’une à l’autre, souvent DANS LE
MÊME ÉCHANTILLON ! Rapportez au f. gracilescens les formes à tiges
dressées, régulièrementpennées, à feuilles caulinaires élargies à
la base, deltoïdes, très petites, brusquement contractées en une
pointe recourbée en hameçon, ou flexueuse; à cellules courtes,
parenchymateuses, presque subrhombées. — La f. Zenue est ordi-
nairement déprimée, vaguement rameuse, plus effilée, avec des
feuilles moins brusquement contractées, moins recourbées; elle
produit parfois des jets longs, filiformes. — Enfin c’est un fouillis
de variations plus ou moins différentes de port, où l’on trouve
DANS LA MÊME TOUFFE, de la forme /enue, et de la forme graci-
_lescens, non en mélange séparé, car c’est la même plante qui pro-
_ duit les deux formes. <
à (Lettre du 14 février 1907).
LME H. aduneum f. subpiligera Ren.
__. H. aduncum forma subpiligera Ren. Cette forme me paraît
remarquable. Elle diffère de H. adunc. lenue par ses feuilles cau-
linaires beaucoup plus grandes que les raméales, longuement
subulées par une pointe piliforme, par le tissu plus dense et par les
(4
60 REVUE BRYOLOGIQUE
oreillettes très excavées, composées de cellules plus dilatées, plus
longues, presque analogues à celles de Æ. exannulalum.
(Lettre du 7 mai 1907).
Quant à la var. (ou forme) subpiligera du H.aduncum (typic.),
je ne la conserve que comme forme secondaire de la var. falcalum
R. ou lenue R., forme passant un peu à la var. Wheldoni Ren.
d'Angleterre ; cette dernière beaucoup plus et mieux caractérisée.
— Après nouvelle étude de documents, je crois que vous n'avez
pas encore rencontré la vraie var. gracilescens Sch., qui est d’ail-
leurs une forme très litigieuse, placée par Limpricht dans son
H. polycarpon Sch. et par Warnstorf, dans mon groupe typicum.
Cela ne prouve qu’une chose, à savoir que les deux groupes
lypicum et Kueiffii ne sont pas exactement délimités, ce que je
n'ai cessé de dire, et ce qui condamne absolument les petites espè-
ces qu’on a prétendu distinguer au milieu de ce chaos de transi-
tions. — Dans la var. gracilescens, la tige est le plus souvent dres-
sée et les feuilles sont très brièvement et brusquement acuminées,
parfois même apiculées, tandis que dans la variété lenue, plus
grèle, la tige est souvent procombante, les feuilles sont terminées
par un acumen plus ou moins subulé, plus long, recourbé en
hameçon.
(Lettre du 29 oct. 1909).
Je suis toujours attelé à mes Harpidia qui m'ont donné
beaucoup de travail et ont nécessité de nombreux dessins à la
chambre claire, formant un album de plus de 60 planches qui
restera au Museum. On le reproduira peut-être plus tard par la
photypie, et ce serait bien utile pour la connaissance de ce groupe
si difficile.
s (Lettre du 29 oct. 1909).
Sur H. capillifolium var. fallax Ren. (v. nov..).
J’ai revu la plante que je vous ai nommée H. capillifolium var:
fallax Ren. ou forme spéciale peu caractérisée, Elle est en effet
douteuse et très embarrassante. Je ne l’ai pas rattachée à Ambl.
riparium, parce que dans celui-ci, même dans la var. longifolium
dont la subule est très longué et très fine, la nervure s’arrête vers
les 3/4 et n’est jamais excurrente ni même percurrente. D'autre
part, le port est plutôt celui de À. riparium que de H. capillifol.
dont la nervure est toujours excurrente dans toutes les feuilles,
tandis que dans votre plante, elle s’arrête aux 3/4 dans les feuilles
supérieures, et ne s’allonge que dans les feuilles moyennes et infé-
_rieures, au point de devenir percurrente et même plus rarément
REVUE BRYOLOGIQUE : 61
légèrement excurrente. C’est probablement la plante que Kind-
berg a nommée À. riparium v. longinerve. Cette opinion est sim-
plement admissible puisque nous nous trouvons en présence d’une
forme intermédiaire entre deux espèces. Les caractères tirés du
tissu restent indécis. Peut-être dans votre plante le tissu est-il un
peu plus serré, et les oreillettes mieux marquées que dans A. ripa-
rium; mais ce n’est qu'une légère nuance. Il y aurait un moyen
de trancher la question; ce serait de constater le mode d’inflo-
rescence, qui est dioïque dans H. capillif., et monoïque dans
À. riparium. Quant au Dichelyma longinerve Kindb. de la Colom-
bie anglaise, et à la forme identique de l’Alaska, dans lesquelles
la nervure est nettement excurrente dans toutes les feuilles, je
continue à les appeler H. capillifolium. Warnstorf a été du même
avis.
(Lettre du 14 janv. 1907).
Vous penseriez, paraît-il, que j'ai changé d'avis au sujet de
Votre FH. capillifolium douteux (v. fallax). Non! j'ai reconnu
seulement la difficulté de démontrer sûrement l'identification, et
qu’il faudrait connaître le mode d’inflorescence pour trancher
définitivement la question. Toutefois, je continue à rattacher
_ Votre plante à H. capillifolium. Quant à celle de la Colombie
anglaise (Dichelyma longinerve Kindb.) je l'ai rapportée égale-
ment au H. capillifolium: et Warnstorf, à qui j'aienvoyé une forme
_ identique de l'Alaska sous le nom de A. capillifolium var. Lindber-
gii Sanio, a confirmé ma détermination ; seulement il en fait une
Var, squarrosulum W. — Cela date de plus de dix ans.
(Lettre du 7 mai 1907).
Dans plusieurs de vos nouveaux échantillons, la nervure n’étant
pas excurrente, ni même percurrente, du moins dans toutes les
feuilles d’un même individu, le caractère principal manque, ce qui,
Vous vous le rappelez, a donné lieu à des divergences dé déter-
_ Mination, et ce qui tend à prouver que le H. capillifolium ne peut
_ pas être considéré comme une espèce, mais tout au plus comme
_ Uné sous-espèce. Vos récoltes dans la région de Montréal, ont
abouti à modifier mon opinion sur la stabilité des caractères
Spécifiques du H. capillifolium qui est toujours bien caractérisé
en Europe.
à (Lettre du 25 avril 1909).
D REVUE BRYOLOGIQUE
Contribution à l’étude des Sphaignes Vosgiennes (suile)
par
R. HENRY
G. Dismier. Une nouvelle localité française de Sphagnum
molle Sull. (Sph. Muelleri Schpr.) in Bull. Soc. Bot. de Fr. Tome
XLVIT. Séance du 9 mars 1900, p. 82.
J’ai reçu de M. G. Dismier, depuis la publication de la première
partie de mon travail, un exemplaire de cette communication qui
m'était passée inaperçue. Elle relate la trouvaille faite par l’auteur,
de cette plante rare à l’Etang de Gemnaufaing, commune de
Rochesson, en août 1899.
M. Dismier a eu aussi l’amabilité de m'envoyer pour compléter
ma Contribution, la liste de ses récoltes à Rochesson, au Rudlin,
à Gérardmer et à Retournemer.
Tous mes remerciements à M. Dismier.
IV. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES SPHAIGNES
DANS LES VOSGES
Pour l’exposer, j’adopterai la division du sol en régions et en
zones, telle qu’elle a été établie par l'abbé Boulay, dans ses ce Etu-
des sur la distribution géographique des Mousses en France au
point de vue des principes et des faits», p. 55, et suivantes. ;
J'aurai ainsi à considérer successivement les régions silvatique
et alpine.
I. Région silvalique
Cette région couvre la presque totalité du département, à
l'exception de quelques hauts sommets occupés par la région
alpine. Elle se divise en 3 zones : inférieure, moyenne et supé-
rieure ou subalpine.
. a) Zone inférieure
La zone inférieure s’avance de l’ouest à l’est, en recouvrant les
terrains jurassiques et le trias jusqu’à la ligne Remiremont,
Bruyères, Raon l’Etape, Lutzelbourg, qui la sépare de la zone
moyenne.
Sur la partie Est de la zone inférieure constituée par des ter-
rains calcaires, (arrondissements de Neufchâteau et de Mirecourt
et nord de celui d’Epinal), on ne trouve pas de Sphaignes. Ceci
est du reste naturel, puisqu'on sait depuis longtemps, que ces
plantes ne peuvent végéter sur le calcaire, que lorsqu'un subs-
tratum organique vient les soustraire à son action chimique,
comme cela a lieu dans les nombreuses tourbières du Jura.
Les Sphaignes apparaissent à très peu de distance du premier
REVUE BRYOLOGIQUE 63
étage calcaire, le Muschelkalk, comme par exemple à la lisière de
la forêt de Saint-Gorgon, vers la prairie d’Autrey, sur un diluvium
siliceux, à une altitude relativement basse.
J'ai récolté à çet endroit, dans les lieux humides des prés et le
fossé qui limite la forêt : S. inundalum, S. rufescens, S. cymbi-
folium.
Le même phénomène se retrouve près d’Epinal, notamment
dans la forêt de la Louvroie.
J'ai exploré assez complètement les environs de cette ville et
il me semble intéressant d'énumérer les récoltes faites, comme
exemple de ce qu’on peut recueillir dans une étendue de terrain
assez restreinte, (5 à 7 kilom. de rayon) et comme type de la flore
de la zone inférieure.
Dans la région qui nous occupe, le sol est presque exclusivement
constitué par le grès vosgien avec quelques pointements graniti-
ques, comme par exemple au Char d’argent et à Soba. L’altitude
varie de 330 m. à environ 465 m. Le sol était en grande partie
couvert de forêts, malheureusement le déboisement récent d’un
grand nombre d'hectares ne peut que nuire beaucoup à la végé-
tation de nos plantes.
On trouve des Sphaignes dans les endroits humides et maréca-
__ £&eux des prés et des bois, les ruisselets, etc., mais en l’absence de
_ toute tourbière.
À mon début en Bryologie, j'ai retrouvé sur le territoire de la
_ commune de Deyvillers, les espèces qui y avaient été récoltées
Quarante ans auparavant par l’abbé Boulay.
On peut récolter, notamment près des rochers de grès vosgien
Où il à recueilli autrefois la var. aculifolium Boul. et Card.
du Diphyscium foliosum Mohr., les plantes suivantes :$. amblyphyl-
lum, $. recurvum, S. crassicladum, S. lurgidulum, S. cymbifolium.
À Deyvillers également, dans un pré marécageux au bas d’une
haie, entre Cléba et la Garenne, j'ai constaté en plus dans les
rigoles négligées et sur leurs bords : S. plumulosum, S. subsecun-
dum, S. platyphyllum, S. cymbifolium.
| Dans les environs d'Epinal on trouvera toutes les espèces déjà
signalées (sauf S. plalyphyllum) avec quelques autres çà et là, par
_ exemple: S$S. rubellum, S. aculifolium, S. quinquefarium, S. auri-
Culalum, S. aqualile. ;
= Quelques-unes sont localisées, particulièrement : S. Russowii
à la fontaine de Cumay, S. compaclum à Soba, S. leres à l'Etang
de Chantraine, S. contortum au Vieux St-Laurent, S. subbicolor
à Ste-Barbe.
L'état chétif du S. Russowii montre bien qu’il n’est pas là dans
64 REVUE : BRYOLOGIQUE.
sa station normale qui est la zone moyenne, où il est bien déve-
loppé. Ceci répond du reste, à ce que j'ai constaté antérieurement
pour plusieurs mousses, qui sont rabougries ou stériles dans les
environs et qui atteignent leur complet développement et fruc-
tifient à des altitudes supérieures.
Dans le sud de l’arrondissement d’Epinal, le grès bigarré forme
de grands plateaux ravinés ; dans le fond des vallées, il est comme
déchiré et laisse à nu le grès vosgien et quelques rochers grani-
tiques.
L’altitude générale est déjà plus élevée qu’à Epinal, puisque
les sommets avoisinants arrivent presque à 600 mètres. J'ai
exploré une partie de cette région, notamment dans les environs
_de Xertigny: l’étang des Bodets, le bois du Haumont, Granges,
le frais Baril, la scierie d’Avin.
J'ai récolté là presque les mêmes espèces qu’à Epinalet à Deyvil-
lers : S. plumulosum, S. leres, S. amblyphyllum, S. recurvum,
S. cuspidalum, S. obesum, S. subsecundum, S. inundatum, S. aqua-
lile, S. crassicladum, S. rufescens, S. lurgidulum, S. cymbifolium.
Les tourbières des plateaux de cette contrée appelée « la Vosge »,
sont loin de présenter l'intérêt des tourbières des hautes Vosges.
Celles-ci se sont formées en arrière d’anciénnes moraines, remon-
tant à l’époque où les glaciers recouvraient nos montagnes, ce qui
explique la richesse végétale qu’elles offrent aux botanistes et
l'épaisseur de leurs couches tourbeuses.
Les étangs qui ont formé les tourbières de la Vosge, sont d’ori-
gine beaucoup plus récente, ils ont dû être créés par l’homme qui
a établi un barrage, une chaussée, pour retenir l’eau généralement
à peu de distance du commencement d’un vallon.
D’autres tourbières ont dû leur origine à de l’eau séjournant
babituellement sur le sol faute d'écoulement.
On ne trouve guère en somme dans toutes ces stations que les
espèces déjà énumérées ; j'ai recueilli par exemple sur l’emplace-
ment de l’ancien étang des Mottes les plantes suivantes : S: recur-
vum, S. cuspidalum, S. rufescens, S. lurgidulum, S. cymbifolium :
dans un pré marécageux près de la bonde de l’'Etang des Aulnou-
ses, il y avait : S. amblyphyllum, S. recurvum, S. inundalum.
J'ai exploré récemment la tourbière de Corbéfaing, sur le ter-
ritoire de la commune du Clerjus; l'étude des échantillons que
j'ai recueilli dans cette station n’est pas encore terminée, on en
trouvera plus loin l’énumération dans le catalogue. is
Ge qui m'a semblé frappant, c’est l'extrême abondance de
formes appartenant au groupe Subsecunda, presque à l'exclusion
de tous les autres groupes. Et ceci contrairement à ce qui se passe
Fa
REVUE BRYOLOGIQUE
dans les tourbières de la zone moyenne, où les bassins remplis
d’eaux sont remplis d'espèces des S. Cuspidala.
L’altitude de ces plateaux, presque 600 mètres, n’a pas amené
d’autres espèces de la zone moyenne que le S. cuspidatum.
J'ai toutefois la conviction que de nouvelles recherches pour-
ront amener dans la zone inférieure la découverte d’espèces non
encore signalées dans les Vosges, telles que S. fimbrialum.
b) Zone moyenne
La zone moyenne s'étend sur tout le terrain compris entre
limite Est de la zone inférieure et la région des hêtres buissonnants,
rabougris, au contact de la région alpine dans la haute chaîne.
A sa base, la zone moyenne est encore peu riche, si j’en crois
les récoltes de M. Lemasson dans les environs de Bruyères, à
Brouvelieures et à Barbey-Seroux.
Il n’a trouvé là que les espèces déjà signalées dans la zone infé-
rieure : S. rubellum, S. acutifolium, S. quinquefarium, S. recurvum,
S. inundalum, S. aquatile, S. lurgidulum, S. cymbifolium. Toute-
cum à Biffontaine, font pressentir l’apparition de la zone moyenne.
Des récoltes faites autrefois par l’abbé Boulay à Saint-Dié,
-je ne connais que le S. Girgensohnii et le S. squarrosum.
Ce n’est guère qu’au-dessus de 600 mêtres, que la zone moyenne
est bien caractérisée avec l’apparition des grandes tourbières.
Les hauteurs de Gerbamont à la Bresse, à des altitudes allant de
700 à 950 mètres, ont fourni autrefois à D. Pierrat des récoltes
intéressantes.
D'abord les espèces communes de la zone inférieure : S. rubel-
lum, S. acutifolium, S. quinquefarum, S. plumulosum, S. compac-
lum, S. leres, S. amblyphyllum, S. recurvum, S. obesum, S. subse-
cundum, S. inundalum, S. aqualile, S. conlorlum, S. plalyphyllum,
S.rufescens, S.lurgidulum avec le S.squarrosum qui semble beau-
coup plus répandu dans cette région que partout ailleurs.
Mais le plus intéressant est une série d’espèces bien distinctes :
S. Girgensohii, S. Russowii, S. fuscum, S. subtile, S. cuspidalum,
* S. molluscum, S. papillosum, S. medium, à laquelle il faut ajouter
le S. molle découvert par M. Dismier.
Je n’ai pas revu cette région, mais M. Dismier qui y à fait plu-
_Sieurs séjours, a retrouvé sur le territoire de la commune de Ro-
chesson toutes les espèces récoltées antérieurement par D. Pierrat.
mètres d'altitude, dans les environs de Gérardmer, ou les tour-
bières sont extrêmement nombreuses. Ici, les espèces de la zone
inférieure semblent, plus rares que dans la région de Gerbamont.
fois la présence du S. Girgensohnii à Maillefaing et du S. mollus-
LL.
_ J'ai retrouvé une flore à peu près identique entre 600 et 900
RARE OT PE TT
3 »
ne REVUE BRYOLOGIQUE
Néanmoins on peut récolter : S. rubellum, S. aeutifolium, S. quin-
quefarium, S. squarrosum, $S. amblyphyllum, S. recurvum, S. inun-
dalum, S. crassicladum, S. cymbifolium. Les S. Girgensohnii,
S. cuspidalum, S. papillosum, S. medium sont communs dans les
tourbières. Au lac de Lispach (alt. 904 m.), on trouvera quelques
espèces, spéciales dont une partie répond à ce que nous avons vu
à Gerbamont : $S. fuscum, S. riparium, S. Dusenii avec ses varié-
tés falcaltum et immersum (var. nov.), S. vogesiacum, S. fallax,
v. Schullzii f. fibrosum, S. molluscum.
Je conseille vivement aux Bryologues qui passeront quelques
jours dans la région, de visiter cette intéressante station, certai-
nement une des plus riches de France au point de vue sphagno-
logique. Peut-être que des nouvelles recherches y feront décou-
vrir encore quelques formes rares. Toutefois il est bon, dans cette
localité, de ne pas trop s'éloigner des vêtements ou des provisions
que l’on pourrait déposer au bord de la tourbière, pour pouvoir y
herboriser plus facilement. Je dis ceci par expérience !
. On retrouvera aussi le S. riparium au bord du lac de Retour-
nemer et le S. fallax (type) dans les anciennes tourbières de Mar-
timprey.
Il reste évidemment encore dans la zone moyenne beaucoup
de stations à visiter, néanmoins, les résultats obtenus permettent
de saisir la physionomie de la flore sphagnologique de cette zone
dans les Vosges d’une façon très nette. Elle se résume en deux
points principaux. D’une part, cette flore se compose des espèces
de la zone inférieure qui, à l'exception du S. subbicolor se retrou-
vent toutes dans la zone moyenne, et d’autre part, des plantes
suivantes qui ne descendent pas ou très rarement dans la zone
inférieure : S. Girgensohnii, S. Russowii, S. fuscum, S. sublile,
S. molle, S. riparium, S. Dusenii, S. vogesiacum, S. fallax, S. cus-
pidalum, S. molluscum, S. papillosum, S. medium et qui sont par
conséquent caractéristiques.
c) Zone supérieure ou subalpine
Cette zone n’a pas grande importance au point de vue sphag-
gnologique, en raison du reste de son peu de développement.
= On sait qu’elle est formée par le hêtre rabougri qui limite la
_ partie supérieure de la région silvatique, suivant une hgne conti-
nue d’un niveau très constant (Boulay).
Elle comprend évidemment aussi tous les marécages, ou plutôt
_ les clairières marécageuses qu’on rencontre à l'altitude de 1100
mètres, qui est la limite de végétation du hêtre. nt
_ Très peu de stations ont été explorées, c’est un point sur lequel |
Fe les recherches devront porter à l'avenir.
REVUE BRYOLOGIQUE So. :
= M. Lemasson a recueilli il y a quelques années aux sources de la
Vologne, vers 1150 - 1200 m.: S. Girgensohnii, S. aculifolium
v. versicolor et S. cymbifolium près de la chaume de Montabey.
J'ai moi-même récolté dans Ja grande et très ancienne tourbière
de Gazon-Martin, située près du Tanet les plantes suivantes :
S. Girgensohnii, S. Russowii, S. aculifolium, S. compaclum, S.
recurvum, S. molluscum, $S. papillosum, S. medium. Cette station
est certainement plus riche, je n’ai pu la visiter complètement -
étant très pressé par le temps. L'abbé Boulay croyait qu'on pour-
rait peut être y découvrir quelque espèce ou forme saillante nou-
velle pour la France.
11. Région alpine
… Cette région est représentée seulement dans la montagne vos-
gienne par quatre sommets : le Honeck (1366 m.), le Rothenbach
(1317 m.), le ballon de Guebwiller ou de Soultz (1426 m.), le bal-
_ lon d’Alsace ou de Saint-Maurice (1250 m.).
L'abbé Boulay a énuméré autrefois les mousses quicaractérisent
la région alpine, mais on possède peu de documents relatifs aux
sphaignes. Je ne connais à ce sujet que la récolte des S. Girgen
sohnii, S. Russowii et S. leres faites par D. Pierrat au Honeck.
J'ai l'intention d'étudier cette question de près un peu plus
tard.
Il est très probable du reste, que les espèces caractéristiques de
la zone moyenne, peuvent s'élever jusqu'aux derniers sommets
si elles trouvent des stations favorables à leur développement.
(A suivre).
R. Henry, 8, chemin des Princes, à Epinal ( Vosges).
Bibliographie
L. Lorske. — Revision einiger Amblyslegien aus dem Herbare
Limpricht (Ungarischen botan. Blätter 1911, pp. 272-277).
L'herbier de Limpricht, propriété actuelle du D' Degen de
Budapest, contient des échantillons originaux de diverses espèces
critiques, étudiés par l’auteur en même temps que des Amblysle-
gia des herbiers de JURATZKA, BLANDOW, MaALTzAN, ele.
L'Amblystegium trichopodium décrit par WarNsTOoRF dans sa
… flore est un Amb. compaclum (GC. M.). à
Les Amb. Kochii, curvipes et lrichopodium constituent une
espèce unique qui doit porter le nom le plus ancien, c’est-à-dire
Amb. lrichopodium (Schultz). Les auteurs du Br. Eur. n’ont pas
vu le véritable frichopodium mais seulement une forme d’Amb.
riparium. 2 à .
= bicuspidata, Lammersiana, aquatica, Loeskeana, ambigua,
}
Lo
LS
N ” _ REVUE BRYOLOGIQUE :
Les Amb. Hausmanni et leplophyllum ne sont pas distincts et .
représentent une petite forme xérophile d’Amb. riparium. ‘
L’Amb. radicale (sensu Limpricht) n’est pas distinct d'Amb.
Juralzkanum. Enfin Amb.rigescens est une xéromorphose d'Amb.
serpens. Il existe d’ailleurs une forme parallèle chez Amb. varium.
A. COPPEY.
L. Rabenhorsls Kryplogamen-Flora. Die Lebermoose (Musci
hepatici) von Karz MuiLer. 15 Lieferung, Preis 2 Mark 40 Pfg.
(3 francs).
Cette 15€ livraison commence le second volume (pp. 1-80). Elle
contient : Des figures des feuilles et un tableau analytique des
différents genres de la famille des Trigonanthées. Le genre Cepha-
lozia avec des tableaux indiquant la forme des feuilles, etc., un
tableau analytique des espèces, la description et figures des C.
pleniceps, macrantha, compacta, connivens, Loitlesbergeri,
media, aquatica, Gasilieni, affinis, macrostachya, catenulata, :
reclusa, lacinulata, leucantha, Francisci, fluitans.
CG. MassaLoNGo. — Le Ricciaceæ della Flora ilaliana (Atti del
Real Istituto Veneto di scienze, lettere ed arti. Tomo LXXI,
parte seconda, 1912, pp. 823-892).
L'auteur, très connu pour ses nombreuses publications sur les
hépatiques d'Europe et exotiques et habitant un pays où les
ricciacées sont nombreuses, a pu faire un travail rès intéressant,
ces plantes étant difficiles à étudier sur des échantillons d’herbier.
M. Massalongo décrit la famille, donne un tableau analytique des
trois genres et décrit et figure les espèces suivantes : Tesselina
pyramidata, Ricciocarpus natans. —— Caractères généraux du
genre Riccia et leur classification d’après leur importance, l’in-
… florescence monoïque ou dioïque étant le caractère le moins impor-
tant des 12 indiqués. Tableau méthodique des 23 espèces et cons-
pectus synoptique de ces espèces. Description et figures des Riccia
crystallina, fluitans, Huebneriana, F rostii, Gougetiana, Bischoffi,
ciliifera, Sommieri, glauca, bifurca, papillosa, lamellosa, Crozalsii,
ciliata, Michel, macrocarpa, commutata, ligula, minutissima,
Sorocarpa, insularis, nigrella, atromarginata.
A. W. Evans. Hepalicæ of Puerto Rico (Bull. of the Torrey
Bot. Club, 1911, pp. 291-286, pl. 11, 12). | :
Ce dixième mémoire sur les hépatiques de Porto Rico contient
des espèces des genres Cololejeunea, Leplocolea et A phanolejeunea.
= M:Evans décrit les 3 genres ci-dessus indiqués ; le dernier est un
_ Senre nouveau dont l'espèce typique est le Lejeunea microscopica
REVUE BRYOLOGIQUE Te
et les espèces suivantes: Cololejeunea myriocarpa, GC. diaphana,
Leptocolea scabriflora, L. planifolia sp. nov., L. cardiocarpa ,L.
Jooriana. Aphanolejeunea exigua sp. nov., A. crenata sp. nov.,
A. sicaefolia. L'auteur décrit et figure les propagules (gemmæ)
observés dans ces 3 genres. Les L. scabrifolia, planifolia, cardio-
carpa, les Aph. exigua, crenata et sicæfolia sont figurés dans les
2 pl.
A. W. Evans. The Hepalicæ of the Bahama Islands (Bull. of.
the Torrey Botan. Club, 1911, pp. 205-222, pl. 9-10).
M. Evans a étudié les collections qui lui ont été remises par
M. et Mme Britton et qui comprennent 34 espèces. Les espèces
nouvelles décrites et figurées sont : Rectolejeunea Brittoniæ,
Ceratolejeunea integrifolia et Taxilejeunea obtusangula, cette
dernière déjà décrite par Spruce.
A. W. Evans. — Notes on New England Hepalicæ. VIIT (Rho-
dora, October 1910, pp. 193-204). — Description des Riceia soro-
carpa, Ricciella membranacea, Lophozia badensis, L. Kaurini,
L. marchica, L. Mildeana, Pedinophyllum interruptum, Frullaneia
inflata, F.saxicola.
A. W. Evans. — Notes on New England Hepalicæ. IX (Rho-
dora, Jan. 1912, pp. 1-18).
. Excepté dans le New Jersey et la Californie, les Riccia n'avaient
pas encore été cherchés avec soin dans l'Amérique Septentrio-
nale: 5 sont décrits dans cette brochure, ce sont : Riccia arvensis,
R. Austini, R. dictyospora, R. hirta, R. Lescuriana. Les autres
espèces sont : Nardia scalaris, Odontoschisma elongatum, Antho-
rocos crispulus. É
À. W. Evans. À new Frullania from Florida (The Bryolo-
gist 1912, pp. 22-26 et fig.), — Description et fig. du Frullania
Rappü sp. nov:
À. W. Evans. — Branching in the Leafy Hepalicæ (Annals of
Botany, January 1912, pp. 1-37 with 36 fig. in the Text.) Voici le
_ résumé fait par l’auteur, à la fin de sa brochure, de ses études sur
_ la ramification des hépatiques foliacées :
may be distinguished in the Jungermanniaceæ. In terminal bran-
ching the branches arise in very young segments; in intercalary
branching they arise in segments which are more Or less mature.
= Terminal branching includes four distinct types, characterized
by the portion of the segment which takes part in branch for-
mation. These four types are here designated the Frullania type,
the Microlepidozia type, the Acromastiqum type, and the Radula
ype, respectively. In the Frullania type the branch represents
« Two distinct kinds of branching, terminal and intercalary,
70 REVUE BRYOLOGIQUE
the ventral half of a lateral segment; in the Microlepidozia type,
the dorsal half of a lateral segment ; in the Acromastligum type, on
of the halves of a ventral segment; in the Radula type, a portion
only of the ventral half of a lateral segment.
In the Frullania, Microlepidozia and Acromasligum types the
braneh is always accompanied by an incomplet leaf, which repre-
sents the other half of the same segment; in the Radula type
the branch is accompanied by a complete leaf, which belongs to
the same segment.
In the Frullania type the first branch-segment is ventral, and
usually gives rise to an underleaf, the second segment is acrosco-
pic (with respect to the branching axis) and gives rise to the first
_ lateral leaf, while the third segment gives rise to the second late-
ral leaf, basiscopic in position. The branch-spiral in homodro-
mous with the axis when the branch has arisen in an anodic seg-
ment-half, and antidromous when it has arisen in a kathodie
segment-leaf. .
In the Microlepidozia type the third branch-segment is ventral
in position, and the branch-spiral is always homodromous with
the axis because the branches of this type always arise in anodic
segment-halves.
In the Acromastigum type the third branch-segment is ventral
(just as in the Microlepidozia type),and the branch-spiral is homo-
dromous or antidromous with the axis, according to whether the,
branch is situated in the anodic or the kathodie segment-half.
In the Radula type the first branch-segment is sometimes ven-
_tral, but usually lateral and basiscopic. The branch-shiral is
usually sinistrorse on the left-hand side of à branching axis, and
aextrorse on the right-hand side (when the shoot is viewed from
‘the ventral surface), but subfloral innovations in the Lejeuneæ
sometimes show variations.
The leaves at the base of a terminal branch, especially one of
the Frullania type, are more or less modified in form, in size, and
in manner of attachement, some of these modifications represen-
ting reversionary tendencies and other special adaptations.
Intercalary hranches may be either lateral or ventral in posi-
tion. Their spirals show little or no relation to the spiral of the
branching axis, and there is nothing definite about the position of
_ the first branch-segment. The modifications at the base of a
branch are reversionary in character.
There is some evidence (derived from phylogenetie and onto-
. genetic considerations) that the Frullania type of branching was
the first one to make its appearance, that this was followed by
REVUE BRYOLOGIQUE Le
the Radula type, and that intercalary branches came afterwards.
_ Itis possible that this sequence appeared independently in difte-
. rent developmental lines. A tendency to delay in the process of
_ branch formation was apparently an important evolutionary
D factor.
F There is evidence also that there is a harmonious relation of
some sort between vigorous vegetative development and terminal
branching, and that there is usually an antagonism between vigo-
rous growth and intercalary branching. »
> HN. Dixon. Supplementary Nole an Mosses of Prince
Charles Foreland, Spilibergen (Trans. Bot. Soc. Edinb. vol.
XXIV), 2 p. — Liste de 8 espèces avec indication de localités.
H. N. Dixon. — On some Mosses of New Zealand (Linnean
_ Society’s Journal-Botany, vol. xl, May 1912, pp. 433-459, pl.
D 20:21).
“4 di dublds traitées dans ce travail ont été récoltées pour la
plus grande partie par M. James Murray pendant le voyage du
Nimrod de l’expédition antarctique anglaise en 1907-9. D'autres
ont été envoyées par M W. Gray (quelques-unes du plus haut
intérêt), par Miss E. W. Blackwell, MT Arthur Perry, Mr C.
J. Burgess et Mr J. Meiklejohn. La flore bryologique de la Nou-
velle Zélande, comme celle des phanérogames peut être divisée
en trois catégories : 1 the Malay-Australian, 2 the endemie, 3 the
Antartic-Fuegian. Cette énumération contient 134 espèces dont
un certgin nombre sont accompagnées de notes descriptives.
On y trouvé la description et figures des espèces nouvelles sui-
vantes : Andreæa Michellii, Dicranum Mackayi, Fissidens aniso-
Phyllus, Trichostomum grossirete, Macromitrium rigescens,
Tetraphidopsis Novæ-Seelandiæ. Les Leucoloma Pungentella et
Tortula rubra (cellules) y sont figurés aussi.
Le Tetraphidopsis Broth. et Dixon est un genre nouveau de
= Ptychomniacearum. J'extrais de la description les caractères mis
en tlaliques :
l Corticola, salurale viridis; caulis... fasciculum centralem nul-
_lum. Folia parum lorquala, stricla, triangulari-lanceolala; media
lenuiler acuminala; superiora (in caulibus gemmiparis) breviora,
_Sensim magis magisque oblusa, suprema parva, lale ovala rolun-
dalo-oblusa ; omnia integerrima, uno margine late fortiler reflexo ;
Costa perbrevis, obscura, terliam partem vel minus foli attingens,
in sectione transversa anguslissime plano-convexa, e cellulis homo-
Senis anguslissimis instructa. Areolatio hexagono-rhomboidea,
Prosenchymatosa. Caules sæpius gemmipari, capilulum dense agglo-
meralum ei Aulacomnit androgyni similem. Dioica (flos masculus
"9 REVUE BRYOLOGIQUE
haud visus\. Bracteæ internæ 2-3 magnæ,convolulæ. suboblusæ
nec acuminalæ ; seta brevis; theca parva, profunde 8-plicala. Peris-
tomium duplex, pallidum; dentes externi lineari-lanceolali ;
endostomium sine membrana basilari conspicua e processibus
lenuibus filiformibus articulatis instructum.
H. N. Dixon. — Bryosedgwickia, novum genus Entodontacea-
rum, with farther Contributions to the Bryology of India (Jour-
nal of Botany, vol. 50, May 1912, pp. 145-156, pl. 517).
M. Dixon continue l'étude des mousses reçues de diverses par-
ties de l’Inde : une petite collection faite par Mr E. C. Fischer et un
nombre considérable récoltées par M'8 F. Roper. Ces collections
contiennent 51 espèces dont quatre nouvelles, décrites et figurées,
ce sont : Pogonatum papillosulum, Forsstroemia inclusa, Bryo-
sedgwickia Kirtikarii, Lindbergia longinervis. On y trouve aussi
une figure du Pinnatella calcutensis.
Le Bryosedwickia est un genre nouveau, dont voici la diagnose :
€ Habitus, folia, theca, etc. Pylaisiæ. Peristomium internum
ab externo liberum: membrana basilaris alla, per granulosa; pro-
cessus /iliformes, nod0es, papillosi, haud perforali, dentibus exter-
nis subæquilongi. Perist. externum Pylaisiæ).
Ce nouveau genre de Entodontacées est dédié au collecteur
Mr Sedgwick qui a envoyé à Mr Dixon beaucoup d’intéressantes
mousses de l'Inde.
G. Zoppa. — Briofile sicule (Estratto dalla Rivista Malpighia,
1911). In-8 de 21 p. — L'auteur indique dans l'introduction les
principales espèces que l’on rencontre dans les diverses stations
(rochers, murs, pâturages, etc.). Catalogues des Briofite di Aci
Castello et dei Ciclopi avec indications des localités. A noter le
Ptychomitrium nigricans, genre nouveau pour la flore italienne.
Nouvelles
Pour paraître prochainement : The Sluden!'s Handbook of Bri-
lish Hepalics by Symers M. Macvicar, with illustrations by
H. G. JamEsox. Price 18 s. 6 d. (environ 93 fr.). Le prix ne sera
que de 15. (18 fr. 75) pour les personnes qui souscriront avant le
31 juillet. — S'adresser à l'éditeur MT V, T. Sumfield, Station
street, Eastbourne (Angleterre).
M. Tourrer, instituteur à La Ferté-Hauterive par Bessay
(Allier) a trouvé le Didgmodon! ébrdatus- sur de vieux murs en
: pierres calcaires au bord de la route d’Ebreuil au Mercurol (Allier),
le 5 avril 1912, à une altitude de 400 m. Je crois que cette Per,
A 'avait pas encore été trouvée en France.
_ Caen, | Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de la Monnaie. :
LA
"No 5. 39e ANNÉE 1912
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 5
Cephalozia macrostachya dans la Manche. POTIER DE LA VARDE. — Sur une
variété de l’Oxyrrhynchium Swartzii. POTIER DE LA VARDE. — Aplozià
pumila et À. incurvata dans le Jura. HILLIER. — Contribution à l’étude des
Sphaignes Vosgiennes (suite). HENRY. — Contribution à la flore bryolo-
gique de l’Oberland Bernois. CULMANN. — Bibliographie.
Sur la présence de Cephalozia macrostachya Kaal.
dans la Manche
En faisant la révision des échantillons de Cephalozia que fe
possédais en herbier, j'ai vérifié sur l’un d’eux tous les caractères
indiqués pour le Cephal. macrostachya Kaal (Cf. Rev. Bryol.
1902, p. 8 et K. Muicer, Die Lebermoose, Abt. IT, p. 56,
fig. 17).
Cet échantillon avait été recueilli en compagnie de M. le prof.
Corbière, dans la Manche, à St-Michel-des-Loups (Lande de Beu-
vais, 2 septembre 1899).
M. le Dr K. MuLeRr, auquel j'ai adressé quelques brins de mon
hépatique, a bien voulu les examiner et a confirmé mon diagnos-
tic, en ajoutant que le C. macrostachya, reconnu sur plusieurs
points, avait une large dispersion en Europe centrale. Aussi n’au-
rai-je probablement pas signalé cette nouvelle localité, si précisé-
ment elle n’était citée déjà dans l’ouvrage de l’abbé Boulay
(Hépatiques, p. 61) à l’appui de la thèse, d’après laquelle le C.
catenulata et le C. reclusa seraient identiques. « La station
_ dans les marais tourbeux » n'étant pas un caractère constant
_ pour C. catenulata « vu que le C. reclusa se rencontre dans les
* mêmes lieux ». La localité citée comme exemple appartient en
réalité à C. macrostachya. ,
POTIER DE LA VARDE.
74 | REVUE BRYOLOGIQUE
û
%
r,
Sur une variété de l’Oxyrrhynchium Swartzii (Turn.)
Warnst.
En explorant les parois d’une vieille fontaine à Ploërmel (Mor-
bihan), j'ai observé au début de l’été, croissant parmi les hôtes
habituels de ce genre de station (Fissidens julianus. Thamnium
alopecurum. Amblyslegium riparium), une
EN mousse dont les longs filaments flottants,
fo
AS ê TN d'aspect plutôt squarreux, m'intriguèrent
HI P $ assez vivement.
je (s \ ? L'examen microscopique m’a montré plus
7% F4 5 tard qu'il s'agissait d’une variété fort inté-
RELA TA
ressante de l’Oxyrrhynchium Swartzii (Turn.)
Warnst. Tel a été également l'avis de
M. Thériot, à qui j'avais adressé quelques
brins de la mousse en question.
Cette variété, bien qu'elle soit évidemment
due au milieu, me paraît cependant assez
remarquable, pour mériter d’être distin-
guée, au même titre, que la var. prolensum
Turn., par exemple, du Thamnium alopecu-
rum B. E. que l’on rencontre dans les mêmes
conditions. La nomenclature bryologique ne
mentionnant aucune variété à laquelle on
puisse rapporter la mousse bretonne, je pro-
poserai pour elle le nom de Oxyrrhynchium
Swartzii (Turn.) Warnst. var. fluilans, P. de
la V., avec les caractéristiques suivantes:
A forma typica .differt : habitu paulum
laxiore, ramis plus minus unilateralibus et
præsertim caulibus productis in longis
(10-15em) sæpissime simplicibus, fluitanti-
bus, haud radiculosis flagellis; foliis caulinis
remotis, brevius acuminatis, decurrentibus,
interdum resupinatis (quare madidi caules
videntur squarrosi), parum et inæqualiter
denticulatis, vel etiam subintegris, acumine
sæpe lacerato (in foliis vetustis).
Hab. : Ploërmel (Morbihan). Fontaine
dite de Fontiloch. dr
Mai 1912.
i, ; Fig. 1-2. — Tiges flottantes. Grandeur ie
LES
& ,
Rsdemess Lis D Sr
qe ho
Mn EE
D TRS re
* 3 Vo
ni
ire
RE PC PC EEE
POTIER DE LA VARDE.
Place du — 34, à PR (Cats Nord)
REVUE BRYOLOGIQUE ni 75
Aplozia pumila (With.) Dum.
et Aneura incurvata (Lindb.) Steph. dans le Jura
Au printemps de 1911, j'ai récolté au bois de Chaudanne, près
Besancon, deux intéressantes Hépatiques : 1° Aplozia pumila
(With.) Dum., et 20 Aneura incurvala (Lindb.) Steph.
; 19 La première, nouvelle pour la chaîne du Jura, tapisse les . ‘
< parois des rochers calcaires (Bathonien) frais et ombragés. J ’avais
tout d’abord confondu cette espèce avec la var. Salevensis H.
__ Bernet de Aplozia riparia Tayl., qui, comme on le sait, affectionne
ce genre de stations. Mais l’extrême fertilité de cette petite plante
et la forme si particulière de son périanthe ayant attiré mon
- attention, j'en fis une étude plus attentive et ne tardai pas à me
__ convaincre que j’ébais en présence de À. pumila, espèce monoïque
alors que A. riparia est dioïque.
Ë Les échantillons prélevés en janvier-février portent toujours,
à la base des feuilles supérieures de la plupart des rameaux, des
anthéridies, et cela immédiatement sous le périanthe. Mais ces
anthéridies se flétrissent vite et deviennent difficiles alors à obser-
ver, Cependant la forme sacciforme de la base des feuilles qui les
abritent suffit pour faire reconnaître à priori cette espèce.
L'abbé BouLay (cf. Muscinées de la France, 2° partie, Hépa-
tiques, p. 131) pensait que À. pumila évitait les supports calcaires ;
. mais des recherches récentes montrent qu’il n’en est rien et que si
l’on rencontre plus fréquemment cette plante sur les rochers suli-
ceux, on la rencontre aussi sur les rochers calcaires, lorsque ceux-ci
lui offrent. des conditions d’abri et de fraîcheur suffisantes. M. C.
Muzer, le savant hépaticologue bien connu des lecteurs de la
Revue bryologique, dit qu’on rencontre À. pumila dans toute
l'Europe moyenne, sur les rochers calcaires et siliceux, quoique
plus fréquemment sur ces derniers.
M. H. Berner, dans son Calalogue des Hépatiques du Sud-
Ouest de la Suisse, donne une très bonne figure de cette plante,
dont il ne connaissait, pour la zone qu'il a étudiée, qu’une seule
Station, soit : aux Voirons (Haute-Savoie), sur macigno alpin
(cf. p. 57 et planche ?).
99 Dans les fissures de certains rochers désagrégés et humides
du même bois de Chaudanne, à peu de distance de la station de
À. pumila, j'ai eu la joie de récolter, en mars 1911, Aneura incur-
vala (Lindb.) Steph., espèce nouvelle pour le Jura el même pour la
France.
. Voici la description qu’en donne M. l’abbé BouLay (op. cil.,
76 REVUE BRYOLOGIQUE
p. 176) : « Plante assez semblable à l'A. lalifrons, mais tige en
général un peu plus courte, plus étroite, moins translucide, cana-
liculée en forme de rigole largement ouverte en dessus par le
relèvement des bords, et par suite d'aspect SEMI-LUNAIRE en coupe
transverse; long. : 5-10, larg. : 1/2-1 mill.; rameaux très courts;
5-6 assises de cellules dans la région médiane. » — J'ajoute que
cette plante, d’une extrême fragilité, se brise facilement sous les
doigts; à tel point qu'il est difficile d'obtenir de beaux échantil-
lons d’herbier.
_ Elle croît, à Chaudanne, dans les gravats humides, en compa-
gnie de Hyprum prolensum, H. molluscum, Lophozia Badensis,
L. Muelleri, Pellia Fabroniana et des formes grêles de Hypnum
filicinum, association qui démontre bien le degré d'humidité de
la station.
J'ai pu, cette année 1912, revoir la plante en place: elle y est
assez abondante.
Il n’est pas, que je sache, d’autres stations de cette plane con-
nues actuellement en France.
C. MuLier, dans son ouvrage : Die Lebermoose Dosleshlondés
Oéslerreischen w. d. Schweiz. 1. Abtheilung, p.335, dit que A. incur-
vala vit presque constamment sur les sols sablonneux humides.
Cet auteur donne cette espèce comme étant répandue dans
l'Allemagne du Nord d’où elle remonte jusqu’à Tromsoë (ARNELL)
et Ringerike (BrYHN) en Norwège, et aussi en Danemark (JEN-
SEN). Macwicar l’a trouvée en Angleterre, où, plus récemment, elle
. y a été récoltée par W. E. Nicnozson (cf. The Hepalics of Sussex,
dont la Revue bryologique a donné, cette année 1912, dans le
numéro ?, une analyse).
Voir aussi Warnsrorr, Kryplogamenflora der Mark Branden-
burg, pour plusieurs localités d'Allemagne (cf. Lebermoose, p. 114,
et fig. p. 117).
Enfin CuLMANN la signale dans quelques localités suisses,
mais sur sol tourbeux (auf Torfboden).
Inconnue (au moins jusqu’à 1910) hors de l’Europe.
Les auteurs anciens classaient cette plante sous les noms de
À. mullifida ou À. sinuala.
Louis HizLier.
à A er da à Le N 1727 Fe RP EPS
;
REVUE BRYOLOGIQUE 77
# Contribution à l’étude des Sphaignes Vosgiennes
par
R. HENRY
__ V. CLASSIFICATION ET NOMENCLATURE ADOPTÉES, — REMARQUES
ne DIVERSES
J'ai suivi dans l’énumération des espèces, variétés et formes
du genre Sphagnum, recueillies dans les Vosges, l’ordre établi par
M. Warnstorf, dans son dernier ouvrage sur les Sphaignes du
Globe (1).
Le peu d’expérience que j'ai acquise, m’a montré que bien sou-
vent une même forme était nommée différemment par plusieurs
botanistes. C’est ce qui m'a conduit à adopter une nomenclature
unique et à demander à M. Warnstorf de revoir la plus grande
partie de mes échantillons, afin d'éviter les erreurs de détermi-
nation et les rectifications reconnues nécessaires.
Pour éviter d’allonger inutilement la liste qui suit, j'ai réduit
au strict nécessaire les synonymes, j'ai indiqué à quelle page de la
Sphagnologia Universalis de M. Warnstorf (abréviation $. U.),
il faut se reporter pour trouver facilement la description de l’es-
_ pèce citée, l'aire de dispersion, zones et régions et enfin les loca-
lités où elle a été constatée, avec le nom des botanistes qui ont fait
la récolte.
à En ce qui concerne le degré d’abondance de la plante, je me
- suis abstenu de l'indiquer, les noms cités étant suffisants pour
cela; du reste la rareté n’est bien souvent que le résultat d’une
exploration insuffisante.
Obs. J'ai fait suivre du signe ! le nom des localités de Pierrat,
où M. Dismier a retrouvé les espèces récoltées antérieurement par
ce botaniste.
Les espèces nouvelles pour les Vosges sont indiquées par un
astérisque *. Les espèce et variété nouvelles pour la Sphagnologie
sont indiquées par deux astérisques **.
VI. CATALOGUE DES SPHAIGNES VOSGIENNES
Sectio I. LirophLœŒA Russ.
Subsectio I. AcuriFroLIA Schlieph.
Ser. I. LaciniATA Warnst.
Le S. fimbriatum Wils. a été signalé à différentes reprises dans
les Vosges, mais les recherches que j’ai faites jusqu'ici pour le
(1)*Das Pflanzenreich. Regni vegetabilis conspectus. .. Sphagnales. —
Sphagnaceæ (Sphagnologia Universalis) avec 1442 figures dans 85 planches.
Par C. Wannsrorr, chez W. Engellmann, à Leipzig, 1911.
Lo. REVUE BRYOLOGIQUE
mer, tourbière de Gazon-Martin (Henry).
_ de Gazon-Martin (Henry).
trouver ont été infructueuses. L’échantillon décrit sous ce nom
par l’abbé Boulay, dans sa Flore Cryptogamique de l'Est, p.719,
appartenait, de l’aveu de l’auteur, au S. Girgensohnit Russ. très
voisin, et à peine connu à cette époque. Il en est sans doute de
même de l’échantillon signalé autrefois par Schimper. Quant à
celui indiqué comme récolté par F. Renauld, dans la zone vos
gienne de la Haute-Saône (Berher, Cat, p. 314 et in Herb.),ilest
un $S. Girgensohnii indiscutable. 4
S. Girgensohnii Russ. — $S. U., p. 56. — Zones moyenne et
subalpine; région alpine. — Gerbamont, Rochesson !, la Bresse, le
_ Honeck(Pierrat); Retournemer (Dismier); lac de Lispach, Maille
faing (Bois de Champ}, lac de Longemer, Sources de la Vologne
_ (Lemasson); Ballon d'Alsace, lacs de Gérardmer et de Retourne-
Aux Sources de la Vologne, M. Lemasson a récolté une f. squar-
rosula, rappelant bien l'aspect extérieur du S. {eres Angstr. vV.
squarrosulum Lesqx. F. Camus in lil.
V.robustum Warnst.f. coryphæum (Russ.). (Var. coryphæum
Russ., var. deflerum Schlieph.). — Gerbamont au Champâtre,
Rochesson (Pierrat). fe
EF. laxifolium (Warnst.). (Var. hygrophilum Russ. p. p., var.
laxifolium Warnst.). — Gerbamont, Rochesson (Pierrat). “
V. squarrosulum Russ. — Gerbamont (Pierrat).
V. slachyodes Russ. (var. stricltum Russ.). — Rochesson, la
Bresse (Pierrat). C’est sans doute à cette variété, que se rattache
la plante récoltée par l'abbé Boulay, à Saint- Dié, Camberg,
forêts humides, avril 1859 et rapportée par lui à la var. orlhocla-
dum Russ. dont je ne connais pas la description.
Ser. II. DENTaArA Warnst.
Subser. 1. Lingulala Warnst.
-$. Russowii Warnst. —S. U., p. 64. (S. aculifolium var. robus-
lum Russ.). — Zones moyenne ns subalpine et région alpine. —
Gerbamont, Rochesson !, la Bresse, le Honeck (Pierrat) ; tourbière
J'ai récolté en 1904, dans la forêt d'Epinal, à la fontaine de
Cumay, une forme de cette plante, réduite dans toutes ses parties,
paraissant malade, D’après M. le Dr F. Camus, le S. Russowii
Warnst. n’était alors connu en plaine en France, que dans Le
forêt de Marly, près de Paris.
S. fuscum (Schpr.) V. Klinggr. —S. U., p. 70. — Zone Rs
— Gerbamont, tourbière du Champâtre (Pierrat) lac de Lispach
(Henry, , 1905).
V. lenellum Warnst. — Lac de Lispach (Henry et Lemasson).
F4 be à peer En En sn 08 EP ||
REVUE BRYOLOGIQUE i
A cette variété appartient la f. elongatum Card. in les Sphaign
d'Europe (1886) 72 (88). Gerbamont (Pierrat). SE
S. Warnstorfii Russ. — L'abbé Boulay rangeait sous ce nom
| différentes plantes provenant de mes récoltes, de celles de Pierrat
et de M. Lemasson. J'ai soumis ces échantillons à M. Warnstorf
et purpurascens. Nous n'avons donc pas jusqu'ici dans les Vosges
le vrai S. Warnstorfii Russ. .
S. rubellum Wils. — S. U., p. 73. — Région silvatique. — Ger-
bamont, Rochesson !, la Bresse (Pierrat); lac de Lispach, étang
d'Auron (Lemasson); Gérardmer (Dismier) ; tourbières du Belliard,
de Martimprey, de Gazon-Martin, à Ramberchamp, le Grand
Etang; Dinozé (Boulay); Saint-Laurent; vallée de Bertraménil
_ (Henry).
V. purpurascens Russ. — Lac de Lispach (Lemasson).
V. versicolor Warnst.— Prairie tourbeuse à Biffontaine (Henry);
lac de Lispach (Henry et Lemasson).
Subser. 2. Deltoideo-lingulala Warnst.
* S. sublile (Russ.) Warnst.—S$. U., p. 96.— Zone moyenne? —
Vosges (Pierrat). J'avais demandé à M. Warnstorf le nom de la
localité d’où provenait cette plante.
Voici la réponse : « Malheureusement, je ne pourrais vous dire
l'endroit précis où le S. sublile leg. Pierrat a été récolté, car mon
grand herbier de Sphagnum a été acheté il y a 3 ans par le Musée
Botanique de Berlin et logé dans le dit local. »...
S. acutifolium Ehrh. emend. Warnst.— $. U., p. 98.-Région
silvatique, — Rochesson (Dismier); Gérardmer; le Grand Etang,
tourbières de Martimprey, aux Bas-Rupts, du Belliard, de Gazon-
Martin; Epinal : vallée d'Olima; Dinozé; Saint-Laurent : vallée
de Bertraménil (Henry). k
V. pallescens Warnst. — f. alpinum Milde. — (var. alpinum
Milde). — Vagney (Pierrat).
V. rubrum Brid. — (var. elegans Braithw.) — Gerbamont
(Pierrat); lac de Lispach (Lemasson).
V. versicolor Warnst. — Sources de la Vologne (Lemasson).
M. F. Camus me disait au sujet de cette récolte : « Jolie petite
forme réduite dans toutes ses parties, que je n’ai jamais vue en
_ plaine. Elle paraît répandue à une certaine altitude. »
F. deflerum Schpr. — (var. deflerum Schpr.). — Gerbamont
(Pierrat).
Chez S. aculifolium, l'altitude semble dans les Vosges jouer un
rôle important au point de vue de la coloration. Les formes
recueillies en plaine sont pâles, verdâtres ou jaunâtres, alors que
qui les a tous rapportés au S. rubellum et à ses variétés versicolor
80 | REVUE BRYOLOGIQUE
les échantillons recueillis dans la région montagneuse, (zones
moyenne et subalpine), présentent fréquemment des teintes
rouges très prononcées.
Subser. 3. Delloidea Warnst.
S. quinquefarium (Lindb.) Warnst. — S. U., p. 105. — Zones
inférieure et moyenne. — Gerbamont, Rochesson!, Basse sur
le Rupt (Pierrat); Retournemer, le Rudlin (Dismier); Bruyères à
Boremont, Maillefaing (bois de Champ), lac de Lispach (Lemas-
son); Bruyères à l’Avison, Epinal: vallées de Sainte-Barbe et
d’Olima ; Dinozé (Henry).
. V: viride Warnst. — Rochesson (Pierrat); Bruyères à Bore-
mont, à Hélédraye, à l’Avison ; Brouvelieures (Lemasson); Dinozé
(Boulay); Epinal à la Vierge et vallée de Sainte-Barbe (Henry).
F. densissimum Warnst. — Bruyères à Boremont (Lemasson).
V. pallens Warnst. — Gerbamont au Champâtre (Pierrat).
V. roseum Warnst.— Epinal : vallée de Sainte-Barbe (Henry).
V. versicolor Russ. — Bruyères à l'Avison (Lemasson).
S. plumulosum Rôll p. p., emend. Warnst. — S. U., p. 117. —
_ (S: subnilens Russ. et Warnst.). — Zones inférieure et moyenne.
— Rochesson!, à Faings-le-Bois (Pierrat) ; Epinal à la Basse
Henry ; Deyvillers entre Cléba et la Garenne, Xertigny à la
Rochère (Henry).
‘u pallens Warnst, f. substrictum (Card.). — Rochesson (Pier-
rat).
V. lilacinum Spruce. — Prairie tourbeuse à Dinozé (Boulay).
Ser. IT, HereropnyLLA Warnst.
" S., molle Sulliv.—S$.U., p.128. Zone moyenne.— Rochesson
à l’Etang de Gemnaufaing (Dismier, août 1899). Je n’ai pas encore
rencontré cette plante, une des plus rares de la France, dans la
région de Gérardmer où elle peut normalement se trouver.
Subsectio 4. RiGipa (Lindb. p. p.) Warnst.
S. compactum de Cand.-—S,. U., P.145.—{$S.rigidum Schpr.). —
Moug., Nestl. et Schpr. Stirp. crypl. vog. rhen, n° 805 p. p. —
Région silvatique. —— Gerbamont au Champâtre, Vagney : le
Houé (Pierrat); tourbière de Gazon-Martin, hauteurs de Tendon,
Preyé (Boulay); Rochesson (Dismier); Epinal : vallée de Soba
(Henry). |
V. squarrosum Russ., f. densum Card. — Gerbamont (Pierrat).
V. subsquarrosum Warnst. — Gerbamont au Champâtre (Pier-_
… rat); Epinal à Soba (Henry). :
V. imbricatum Waxnst. — Tourbière de Gazon-Martin (Henry).
. Subsectio 5. SQuarrosAa Schlieph. re
_ $. squarrosum Pers. —S. U., p. 158. — Moug. Nestl. et Schpr.
PAP CE 2 LR eut
F1
REVUE BRYOLOGIQUE rie 81
_ Stirp.crypt. vog., rhen. n. 209. — Zones inférieure et moyenne;
région alpine. — Bruyères? (Mougeot) ; Saint-Dié, Vagney, Ballon
de Servance, le Honeck, Retournemer, la Bresse (Boulay); Roches-
son! (Pierrat); le Rudlin (Dismier); Lac de Gérardmer (Henry);
Bains (Madiot); Epinal (Berher). Bien qu'un échantillon confir-
mant cette dernière indication se trouve dans l’herbier de Berher,
je doute de la présence du S. squarrosum à Epinal, ne lPayant
jamais rencontré dans mes nombreuses herborisations.
F V. speclabile Russ. — Rochesson (Pierrat).
: V. subsquarrosum Russ. — Rochesson (Pierrat); Saint-Dié au
_ Camberg (Boulay). La plante du Camberg a été distribuée dans
les Musci Galliæ de M. Husnot sous le n° 250.
V. imbricalum Schpr. — Gerbamont, Rochesson (Pierrat).
S. leres (Schpr.) Angstr. — S. U., p. 161. — Zones inférieure et
moyenne; région alpine. — Gerbamont, Rochesson, la Bresse, le
Honeck (Pierrat); Etang de Chantraine (Henry).
V. imbricalum Warnst. — Gerbamont (Pierrat); Etang de
- Chantraine (Henry). )
V. subleres Lindb. — Xertigny à la scierie d’Avin (Henry).
V. squarrosulum (Lesq.) Warnst. — (S. squarrosulum Lesq. in
Moug., Nestler et Schimper, Stirp-Crypl. vog. rhen. N° 1505
(1854). — Gerbamont (Pierrat).
Je possède, provenant de l'herbier Mougeot, un double du
n° 1305 des Stirpes, étiqueté de la main du D J.-B. Mougeot
« Sphag: Squarrosulum Lesqx. 18535 » sans indication de station.
F. limbatum Card.— Gerbamont (Pierrat) ; Plombières (Madiot).
Subsectio 8. GusPipaTA Schlieph.
Ser. I. LANCEOLATA Warnst.
Subser 2. Erosa Warnst.
« Lispach, Juillet 1828 », sans indication de collecteur; fide À Le
Camus, in Bull. Soc. Bot. de Fr. Séance du 13 novembre 1896.
V. speciosum Russ. — Lac de Lispach (Lemasson, 1904).
V. coryphæum Russ. — Lac de Retournemer, rive gauche,
entre la borne 38 et la passerelle (Henry, 1905); lac de Lispach
(Henry et Lemasson, 1911).
- inal, S. U., p. 193 est erronée,
L’indication du S. riparium à Ep
c'est de la station de Retournemer qu'il s'agit. |
; Subser. 4. Triangulolingulata Warnst.
*S. Dusenii C. Jens. — S..U:,.p.206:-— Zone moyenne, — Lac
de Lispach (Henry et Lemasson, D novembre 1911).
V. falcalum C. Jens. Mêmes station et date.
** V.immersum Warnst. var. nov. |
S. riparium Angstr. — $. U., p. 192. — Zone moyenne. —
_nale de M. Warnstorf, à l’obligeance duquel je dois la planche iné-
Jata, integerrima, satis limbata, sursum marginibus incurvata,
} Bernois
4 : ë
82 REVUE BRYOLOGIQUE
Planta immersa, viridis, haud parum robusta, capitulis magnis
instructa et S. ripario var. coryphæo similis. Folia caulina trian-
gulo-lingulata, plerumque sursum paueiïfibrosa, 0,9-1 mm. longa,
0,8 mm. lata. Ramorum fasciculi remoti; rami patuli arcuate
recurvati, laxe foliosi; folia erecte patentia, sicca undulata, 1, 7-
1,9 mm. longa, 0,7-0,8 mm. lata.
C. WARNSTORF.
Lac de Lispach (Vosges). — 5 novembre 1911 (Henry et Lemas-
son in Herb. Henry N°. 271.). — Le S. Dusenii est une bonne
espèce à ajouter au catalogue des espèces vosgiennes; jusqu'alors
il n’était connu que de trois stations de la Haute-Saône (Hillier
et Coppey) et de Saint-Germain près Paris (Dismier).
**S.vogesiacum Warnst. in $. U., p.277.— Zone moyenne.—
Pour permettre aux bryologues, le cas échéant, de reconnaître
cette espèce dans leurs récoltes, je reproduis la diagnose origi-
dite en représentant les différentes parties.
«€ 149. $. vocEsracum Warnst. — Planta tenella, superne
cano-viridis, ad 10 cm. alta et habitu S. amblyphyllo var. parvi-
folio similis. Epidermis caulina nulla. Folia caulina parva, trian-
gulo-lingulata, quasi 0,9 mm. longa, 0,6-0,7 mm. lata, apice
rotundato denticulata vel plus minusve subfimbriata, sursum
plerumque fibrosa; limbus deorsum valde dilatatus. Ramorum
fasciculi remoti, ramis 4-5; rami patuli tenues, ad 10 mm. longi,
paulatim attenuati, mediocriter laxe, in capitulis dense foliosi.
Folia ramulina anguste lanceolata, 1 14- 1,2 mm. longa, 0,4 mm.
siccitate vix vel modice undulata : dorso poris parvis multis non
annulatis in cellularum angulis et ad commissuras instructa,
præcipue prope margines foliorum. Cellulæ chlorophylliferæ sec-
tione transversali trapezoideæ, utroque latere foliorum liberæ. .
. Lac de Lispach, près Gérardmer (Lemasson — 2. XI, 1904;
Herb. Henry, n° 175!) ». Warnst, loc. cil., pp. 277-278.
Contributions à la flore bryologique de l’Oberland
par P. CuLMANN
A. HÉPATIQUES
Riccia sorocarpa Bisch. — Sur le grès près du Daubensee
Gemmi, 2.230-2.270 m., c. fr.
ne grandis Lindb. a du Tchingeletscher
is: ER 1 à as LS
REVUE BRYOLOGIQUE FR US PNS A
1.800 m., c. fr. — Kiental: au Bundlaeger, 2.150 m., c.fr. et près
de Hohkien 1.950 m.,s. fr.
: Clevea hyalina (Somm.). — Kiental : Bundstock, 2.450 m.,
__ r. fr.; Aermighorn, 2.600 m., c. fr. — Gasterental, 1.920 m. —
Niesen, 2.300 m.— Rottal, 2.200 à 2.400 m., c. fr ras fs
Tandis que le Sauteria alpina est le plus fréquent et le plus sou-
vent fructifié dans la région subalpine de 1.250 à 1.800 m. env.,
le Clevea hyalina préfère, dans l'Oberland Bernois, la région alpine
et nivale de 2.200 à 2.600 m. où le Sauteria devient rare et ne
fructifie plus guère.
Reboulia hemisphærica (L.). — Bundstock, 2.450 m., s. fr.
Aneura incurvata (Lindb.).— Dans les touffes d’un Philonotis,
Mattalp, Urbachtal, 1.860 m. N’avait, je crois, pas encore été
constaté dans les hautes Alpes.
Aneura multifida (L.). — Unteraaralp, 1.850 m.
: = Mœrckia Blyttii (Môrch). — Grande Scheidegg, 1.950 m., c.
per. — Montée vers la Mattalp, Urbachtal, 1.740 m., ©. per.
Mœrckia Flotowiana (Nees). — Sables au pied du Untere-
Grindelwaldgletscher, 1.000 m., c. per.
Haplomitrium Hookeri Nees. — Sables au pied du Gauliglet-
scher, 1.870 m., c. fr.
Foësombronia Wondraëzeki (Corda). — Talus du chemin entre
Falschen et le Suldtal, 1.070 m., c. fr.
Gymnomitrium corallioïdes Nees. —— Sur les schistes près de
la Petite Scheidegg, 2.100 m., où il avait déjà été récolté par
L. Fischer. —— Rottal, 2.480 à 2.760 m., c. fr.
Marsupella apiculata Schiffner. — Une seule plaque stérile avec
le Gymnomitrium concinnatum au Siedelhorn, 2.400 m. Nouveau
pour la Suisse.
“à Marsupella ustulata (Hueb.) var. neglecta (Limpr.) — Rottal,
2.000 m.,.c. fr.
: Alicularia geoscypha Not. — Grande Scheidegg, 1.930 m., c.
per. — Au pied du Gauligletscher, 1.900 m., c. per. — Engelalp,
Kiental, 1.900 m., c. per.
Nardia subelliptica Lindb. — Sables au pied du Gauligletscher,
1.870 à 1.900 m., c. per.
Haplozia subapicalis (Nees).— Très répandu (avec périanthes)
aux environs de Waldegg près de Beatenberg dans le Myrtille-
tum sur le grès, 1.150 m.
Haplozia Breidleri K. Müller (H. scalariformis (Nees). —
Rochers de gneiss près de Matten, Urbachtal, 1.860 m., c. per.
… Haplozia nana (Nees). — Une très petite forme fructifiée de
_cette espèce tapisse les sables au pied du Unteraargletscher, 1.850
_m., et au pied du Gauligletscher, 1.870 m.
. 6 REVUE BRYOLOGIQUE
. Haplozia pumila (With.).-— Kiental, 850 m., c. fr.
Anastrophyllum Reiïichardti (Gottsche). — Rochers près de
Ghaelter, Unteraaralp, 1.840 m.
Lophozia decolorans (Limpr.). — Rochers de grès près du Dau-
bensee, 2.230 m., c. per. — Sables au pied du Unteraargletscher,
1.870 m., c. fr. — Moraine du Gauligletscher, 1.900 m., c. fr. A ces
deux dernières localités associé au Ditrichum nivale.
Lophozia longidens (Lindb.). — Blocs erratiques près de Han- #
selen au-dessus de Reichenbach, 1.180 m. — Rochers de gneiss
près de Gasteren, 1.530 m. : :
Lophozia obtusa (Lindb.) — Hahnenmoospass vers Lenk,
1.760 m. — Suldtal, 1.100 m. — Urbachtal, 810 m. (forma acuti-
_ loba C. Muller).
_ Lophozia quadriloba (Lindb.). — Niesen, 2.300 m. — Knubel,
= Kiental, 2.300 m. — Gemmenalphorn, 2.000 m.
= Sphenolobus exsectæformis (Breidl.). — Grès près de Kander-
_ steg, 1.230 m. — Rochers près de Gasteren, 1.540 m. — Grès près
de Beatenberg, 1.150 à 1.400 m.
: Anastreplta orcadensis (Hook.). — Myrtilletum sur le grès,
: Waldegg près de Beatenberg, 1.180 m.
Leptoscyphus anomalus (Hook.). — Terre tourbeuse entre les
rochers de grès, Waldegg, Beatenberg, 1.170 à 1.180 m. — Erice-
tum, Gemmenalphorn, 2.050 m.
Lophocolea euspidata Limpr. — Sur le grès, Winkelmooswald
près de Beatenberg, 1.320 m., c. per. >
Harpanthus seutatus (W. et M,). — Rochers de gneiss près de
Trachsellauenen, 1.230 m.
; Geocalyx graveolens Nees. — Winkelmooswald près de Bea-
__ tenberg, 1.300 m.
hi Cephalozia Francisei (Hook.). -— Près d’une mare desséchée,
Burgfeldstand, 1.980 m.
Cephalozia fluitans (Nees). — Tourbière, près de Kreuzweg
_ aux environs de Schwarzenegg, 930 m.
= Cephalozia reclusa (Tayl.) var. bistrata Culmann. Perianthia
basin versus e duplici cellularum strato efformata. — Sauf ses
_ Calices formés à la base d’une couche double de cellules, cette
plante ressemble beaucoup au C. reclusa du Kiental. Comme
chez cette dernière plante, les amphigastres sont très apparents
dans les épis mâles (longueur 0,1 à 0,14 mm.; largeur jusqu’à
‘0,07 :ma
= Gephalozia leucantha Spruce. — Sur les troncs pourris près de
Beatenberg, 1,150 à 1.300 m., c. per. De De
Odontoschisma denudatum (Mart.). — Répandu sur les troncs
pourris aux environs de Beatenberg, vers 1150 m. £
UM Jr
He
i
va
Kantia Neesiana (Mass. et Car.). — Terres tourbeuses, Waldegg
… près de Beatenberg,1.190 m.—Gemmenalphorn, 2050 m.— Myrtil-
letum, Unteraaralp, 1.840 m.
Pleuroclada albescens (Hook.).— Urnenalp, Urbachtal, 2.200 m,
Lepidozia trichoclados K. Müller. — Terres tourbeuses, Wal-
degg près de Beatenberg, 1.180 m., c. fr. inel.
Diplophyllum obtusifolium (Hook.). — Rottal, 2.660 m., e. fr. !
associé au D. taxifolium.
1.550 à 1.600 m., c. per.
Scapania obseura (Arnell et Jensen). — Sables de l’Aar, 1.700
et 1.850 m.
Scapania paludosa K. Müll. — Gemmenalphorn, 1.840 m. —
. Handegg, 1.380 m.
Scapania subalpina (Nees).— Sables du Urbachwasser, 1.450 m.
Radula Lindenbergiana Gottsche. — Sur une pierre, Farnital
_ près de Kiental, 1.480 m. avec périanthes et fleurs mâles.
Lejeunea ulicina (Tayl.). — Troncs près des tourbières de
Schwarzenegg, 900 m.
& Frullania Jackii Gottsche. — Waldegg près de Beatenberg, sur
_: le grès, 1.160 m. — Gemmenalphorn, 2.000 m.
| B. Mousses
Hymenostomum Meylani Amann.— Terre au-dessus d’un mur,
chemin du Spiggengrund, Kiental, 1.470 m., c. fr. — Niesenalp,
1.840 m., quelques fruits seulement. :
4 Weisia gymnostoma (Ruthe) Culmann (Weisia Wimmeriana
var. gymnostoma Ruthe chez Roth Eur. Laubmoose I, p. 175).
= Rochers calcaires au bord du lac de Brienz entre Ringgenberg
et Niederried, 570 m. — Cette plante est identique à celle qu’a
récoltée M. Grebe au Bilstein en Westphalie, mais elle n’a guère
de ressemblance ni avec le Weisia Wimmeriana ni avec le Weisia
muralis, On l’a évidemment rapprochée de ces plantes à cause de
son inflorescence, mais l’inflorescence semble sujette à varier .
dans les espèces qui gravitent autour du Weisia viridula, et il
_ Vaudra peut-être mieux séparer provisoirement les types qui
_ diffèrent par le port jusqu’à ce qu’on soit arrivé à reconnaître leurs
= véritables affinités. ;
Rhabdoweisia fugax (Hedw.). — Urbachtal près de Matten
sur le gneiss, 1.860 m.
Dicranum fulvellum (Dicks.). — Klein Sidelhorn, 2.750 m., c.
Îr., mais en petite quantité. ;
= Dicranum Blyttii Schimp. — Au bord du Urbachwasser,
1.450 m., c. fr. it
«
t Fe
REVUE BRYOLOGIQUE | ‘Re
Scapania Bertlingii (Hampe). — Rochers près de Gasteren,
- 86 REVUE BRYOLOGIQUE
- Dicranum viride (Sull. et Lesqu.). — Sur un bloc erratique au-
dessus de Gsteig près d’Interlaken.
Dicranum Sauteri Schimp. — Sur un hêtre, Habkerntal près
de Farnern, 1.060 m., st.
Campylopus subulatus Schimp. — Niesen, 2.250 à 2:300 m::—
Gemmenalphorn, 1.930 m., et Burgfeldstand, 1.980 m., au-dessus |
de Beatenberg.
: Campylopus flexuosus et fragilis. — Assez répandu, mais sté-
_ rile, surle grès près de Beatenberg de 900 à 1.150 m. Le C. flexuo-
sus monte à 1.860 m. au Gemmenalphorn.
Dicranum aristatum Schimp. — Sur la tourbe, Waldegg près
de Beatenberg, 1.170 m. *
Seligeria calcarea (Dicks.). — Avec le Seligeria pusilla le long
= du chemin qui conduit des Dündenfaelle à la Griesalp dans le
_ Kiental, c. fr., 1.400 m.
Brachydontium trichodes (Web. f.). — Niesenalp, 1.830 m.
Ditrichum nivale (C. M.).— Près du Gauligletscher sur le sable,
1.870 à 1.900 m., c. fr.
Didymodon cordatus Jur. — Près de Niederwyl, lac de Brienz,
600 m.
Tortula alpina (Br. eur.). — Rochers, Waldegg près de Beaten-
berg, 1.100 m., c. fr.
Schistidium pulvinatum (Hoffm.). — Sur le gneiss, Rottal,
É. 2,760 à 2.800 m. avec une forme du Schistidium confertum.
; Grimmia tergestinoides Culmann. — Au bord du lac de Thun,
vers Küblibad, 565 m., st.
Grimmia elongata (Kaulf.). — Sur les schistes avec le Gymno-
mitrium corallioïdes près de la Petite Scheidegg, st. RES
Grimmia orbicularis Bruch. — Rochers au bord de la route qui
. va d’Interlaken à Beatenberg, 930 m., c. fr.
= Grimmia anomala Hampe. — Urbachtal près du Gauligletscher,
_ 2.230 m.
Grimmia cæspiticia (Brid.). — Au même endroit, c. fr. — Rot-
tal, 2.660 m., c. fr. À
Dryptodon atratus (Miel). — Rottal, 2.660 m., st. Probable-
_ ment nouveau pour la Suisse.
Orthotrichum Killiasii C. Müll. — Au pied de gros blocs dé
_gneiss, Rottal, 2.760 m., c. fr.
_ Tayloria tenuis (Dicks.). — Dans un petit marais à sphaignes.
Engelalp, Kiental, 1.800 m., c. fr. À HR
Plagiobryum demissum (H. et H.). — Niesen, 2.250 m., assez
ondant. — Widderfeldgrætli au-dessus de Grindelwald,
DR EEE Le | à
REVUE BRYOLOGIQUE
; Webera lutescens Limpr.— Urbachtal, 1.200 SE Ne tas %
de Burgdorf, 700 m., s. fr. — Chemin de Falschen au Suldtal,
1.080 m.., s. fr.
- Webera grandiflora (H. Lindb.) var. Japii Loeske. — J'ai.
trouvé cette curieuse forme avec quelques tiges normales au bord
du chemin de l’Urbachtal à 1.230 m. et me suis demandé si elle
n’était pas un produit de l’extrème sécheresse de l’été 1911.
Mniobryum vexans Limpr. — Sables au pied du Untere-Grin-
delwaldgletscher avec un seul fruit trop mûr, 1.000 m.
-_ Bryum pycnodermum Limpr.au même endroit avec Bryum
badium et B. Blindu.
Bryum Sauteri Bryol. eur. — Je rapporte à cette espèce une
mousse récoltée en petite quantité près du Unteraargletscher
quoique je n’ai pas réussi à constater l’inflorescence.
Bryum sagittæfolium Culm.— Urbachtal, Mattenalp, 1.860 m.
Il existe dans l’Oberland Bernois encore d’autres formes voisines
du B. Duvalii qui ne se rapportent exactement ni au B. sagittæ-
folium, ni au B. Duvalii du Nord de l’Allemagne. J’en ai récolté
une à la Gemmenalp, 1.860 m.
Mnium lycopodioïdes (Hook). — Sables de l’Aar sous un rocher
avec M. spinosum et M. serratum, tous les trois fructifiés.
Mnium medium Br. eur. — Près de Trachsellauenen, 1.200 m.,
8. fr.
Meesea triquetra (L.). — Quelques tiges stériles entre les gazons
du Fissidens osmundoides, Luegiboden, Habkerntal, 1.130 m.
Aulacomnium androgynum (L.). — Rochers de grès avec le
_ Bartramia pomiformis le long de la route d’Interlaken à Beaten-
_ berg, 750 m.
_ Anomodon apiculatus Br. eur. — Blocs erratiques, Kirchet
près de Meiringen, s. fr.
Pseudoleskea patens (Lindb.). — Urbachtal en amont de
= Schrättern, 1.470 m. avec le Brachythecium reflexum, l’un et
__ l’autre en fruits. *
_ Brachythecium turgidum (Hartm.). — Spitalboden, Gemmi,
1.900 m., c. fr.
= Brachythecium collinum (Schleich.). — Au fond du Gasteren-
tal, 1.920 m., c. fr.
Brachythecium Geheebïi Milde. — Farnital près de Kiental, st.
_ Eurhynchium crassinervium (Tayl.). — Rochers calcaires au
bord du lac de Brienz entre Ringgenberg et Niederwyl, c. fr.
= Plagiothecium striatellum (Brid.).— Gemmenalphorn, 2.050 m.,
C. fr. — Près du Gauligletscher, 2.230 m., ec. fr. |
_ Amblystegium curvicaule (Jur.). — Weisse-Fluh, Gemmi,
2.475 m. — Niesen, 2.300 m. — Rottal, 2.700 m.
88 REVUE BRYOLOGIQUE
Hypnum orthophyllum (Milde). — Unteraaralp, 1.840 m., c. fr.
Hypnum hamulosum Br. eur. — Gemmenalphorn, 2.000 m.,
HE À À
Hypnum alpinum Schimp. — Dans les sables de l’Aar et sur les
pierres au bord de PAar, 1.200 à 1.400 m., c. fr. — Au bord du
Urbachwasser, 1.450 m., c. fr.
P. CULMANN.
Bibliographie
GC. Grese. — Die Kalkmoose und deren Verbreitung auf den
Kalkformationen Milleldeutschlands (Vereins für Naturkunde zu
Cassel, 1911, pp. 195-283). — M. Grebe étudie la végétation
bryologique des différents terrains calcaires de l'Allemagne cen-
trale et il indique les espèces que l’on trouve sur chacun d’eux. On
ne peut résumer ici les nombreux renseignements que trouveront
dans cet ouvrage ceux qui s'intéressent à la distribution géogra- ;
phique des mousses.
Moss ExcHAnGE CLUB. — The Seventeenth Annual Report.
_— Ce 17€ rapport, rédigé par le secrétaire, M. W. Ingham, con-
tient la liste des membres de la société et la copie des étiquettes
des espèces de mousses et d’hépatiques distribuées, dont un cer-
tain nombre sont accompagnées de notes descriptives.
G. Zonpa. — Nuovo Contribulo alla briologia sicula (Att €
Memorie della R. Accad. Virgiliana di Mantova, 1911, Tirage à
part de 21 p.). — Dans ce catalogue de mousses et d’hépatiques on ë
trouve décrites les variétés nouvelles suivantes : Lescuræa striata
var. sicula, Scleropodium illecebrum var. latinervium.
G. Zonpa. — Una slazione singolare per à muschi (Bull. d. Soc.
bot. ital., 1912, 2 p.). — L'auteur a observé le Bryum capillare
var. meridionale et le Trichostomum flavovirens var. nitidocosta-
tum croissant sur des détritus de naïadées.
G. Zoppa. — Sul parassilismo del Bryum capillare (Bull. d.
| " … Soc. bot. ital., 1912, 2 p.). — Il s’agit de la var. meridionale du À
_ B. capillare trouvée sur un champignon croissant sur un tronc
de Corylus avellana.
G. Dr mien. — Sur la présence du Philonotis seriala en Asie .
(Bull. de la Soc. bot. de France, 1912, pp. 175-177). — M. Dismier
_a reconnu cette espèce dans les collections faites par Falconer et
ge
par Duthie dans l'Himalaya.
Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de la Monnae
Lu
#
”.
1942
No GC. | 39e ANNÉE
REVUE BRYOLOGIQUE.
PararssanT Tous Les Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 6
Eucladium verbanum Nich. et Dix sp. nov. Dixon. — Aplozia pusilla, nov.
sp ©. JENSEN. — Atrichopsis, genre nouveau. J. CARDOT. — Contribution
à l'étude des Sphaignes Vosgiennes (fin). R. HENRY. — Bibliographie. —
Nouvelles. — Table des matières de la 3% année,
Eucladium verbanum Nicholson and Dixon, sp. nov.
By H. N. Dixon, M. A., F.L.S.
Humile, densissime cæspilulosum, cæspites parvi, vix 1,9 cm.
alti, extus salurale olivaceo-virides, inlus contra pallide lutescentes.
Caules densissime conferli, haud radiculosi, parce divisi vel sim-
plices, subinterrupte foliosi, tenelli, molles; sectione transversa
fasciculum centralem parvum sxpius (haud semper) exhibentes,
reti interno laxo, corticali in seriebus 1-2 cellularum minorum,
haud stereidearum, parietibus fuscis, paullo incrassalis.
Folia sat conferta, suberecta, comalia patentia, recurva, sicca
arcte ineurva, haud nitida, 1-1,5 cm. longa, e basi erecta sensim
angustata, lineari-lanceolala, acuta, carinala, nervo excurrenie
pungentia, marginibus superioribus ad apicem fere perangusle
recurvis, inlegerrimis; costa valida, dorso valde prominens,
30-50 x lata, superne partem dimidiam latitudinis fol sæpe
Occupans, in mucronem sat longum validum excurrens; apicem
_ versus dorso sæpius scaberula ; sectione duces majuscules circa 4,
fasciculum stereidearum unum lanlum dorsalem exhibens. Areo-
_ latio inferior pellucida, e cellulis leptodermicis, hyalinis, breviler
reclangularibus (2-3 X 1) instructa, supra sensim mutata in cellu-
las superiores parvas, subquadratas, 6-8 4 latas, obscuriusculas,
= chlorophyllosas, dense humililer papillosas, parietibus omnibus
. tenuibus.
= Dioicum:; flores maseuli solum visi, numerosi, parvi, bracteis
parvis, internis 2-3 breviter ovato-triangularibus, brevissime sub-
_obtuse acuminatis, integris, cellulis fere omnibus rectangularibus,
… 90£ | REVUE BRYOLOGIQUE
pellucidis, costa debili, in acumine soluta, antheridia numerosa,
ad 3 mm. longa, paraphysibus longioribus intermixtis.
_ Hab. In mortario calcareo muri inter lapides graniticos, Baveno,
L. Maggiore, Italiæ septentrionalis; leg. W. E. Nicholson, Maio,
1910, iterumque H. N. Dixon, Apr., 1912. Etiam in loco exacte
simili, Lugano, Prov. Ticinensis, Helvetiæ, leg. H. N. Divon,
Apr,..11912;
This very peculiar little moss was gathered, in small quantity,
REVUE BRYOLOGIQUE 91
by Mr Nicholson in 1910, and sent me by him as probably a form
of Eucladium verticillatum. After much hesitation I suggested
pureus,which Mr Nicholson agreed,was a more probable solution. In
view however of the scantiness ofthe material, the sterilecondition
ete., the matter was not pursued further, and had indeed passed
from my mind. During a fortnight spent at Baveno in April of
this year I was struck with a small moss growing exclusively on
the mortar of a shaded granite wall; it was entirely sterile, in
smooth, dense little tufts, which were however soft and easily
broken off, and were then very conspicuous in the pale yellowish
brown colour of the interior, forming a strong andstriking contrast
with the deep green exterior; this was a perfectly constant cha-
racter. I was at once reminded of Mr Nicholson’s moss, and then,
recollecting that his was gathered at Baveno, I felt convinced
that 1 had the same thing, and gave it further study. The moss
was to be found along the wall for a hundred metres or 50, always
confined to the mortar, and exhibiting no variation whatever
except some slight differences in height. I saw it nowhere else,
until a week or more later I found it on a wall at Lugano, growing
under precisely similar circumstances, and presenting an exactly
identical appearance. Here it was growing with a small, xerophy-
tic form of Ceratodon purpureus, but apart from a somewhat simi-
ilar superficial appearance, the two plants presented no further
resemblance whatever.
After careful microscopie examination, and after submitting
it to Dr Marchese Boltini for his opinion, we have decided to des-
cribe itas new: but while I have little doubtthatit is an undeseri-
bed species, it is a very different matter, in the absence of fruit, to
determine with satisfaction the genus to which it properly belongs.
Dr Botlini points out that several of the characters are inconsis-
tent with those of Eucladium; viz.the frequent though not cons-
tant presence of a small central strand, the less incrassate peri-
pheral cells of the stem, the absence of a ventral band of stereid
cells in the nerve, and the recurved margin of the leaves. In
. spite of these differences he agrees that it may be provisionally
placed in Eucladium. The grounds for including it there are the
general appearance and foliation, together with the upper areola-
tion and general character of the leaf; the upper part of the
leaves, apart from the recurved margin and strongly excurrent
nerve bears a very close resemblance in both form and structure
to that of E. verticillatum; and it is difficult to see in what genusit
can better be placed. It is of course abundantly distinct, speci-
that it might possibly be a small, dense form of Ceratodon pur-
- 92 REVUE BRYOLOGIQUE
fically, from E. verticillalum in the entire basal margin, the recur-
ving of the upper margins, the shorter basal areolation, etc. The
colour, narrow leaves, small, papillose upper cells, and the charac-
ter of the basal areolation, will distinguish it from forms of Cera-
lodon purpureus. Gyroweisia linealifolia Kindb. has plane margins
and quite different, more elongate areolation, and is of quite dis-
tinct habit.
The only other moss to which it seems necessary to refer 1s
Barbula lophacea (Brid.) Mitt. It is true that in its ordinary forms
this moss is a totally different plant in every way ; but it exhibits,
on the other hand, such remarkable deviations from the normal,
that it seemed desirable to consider the possibility of our plant
being a strongly marked variant. Mr Nicholson has gathered in
_ Greece a form of B.lophacea which has many of the leaves narrowly
acuminate, while the very remarkable var. lorrentium Loeske
“has the nerve constantly excurrent in a long stout cuspidate
point. Neither of these has the least resemblance to our plant,
but it is conceivable that if a small, dense form varied in a parallel
. manner to these two simultaneously it might produce a result
somewhat similar to our plant. Apart, however, from other fea-
tures — such as the calcareous incrustation which seems an
almost inseparable character in B. tophacea, and the nerve section
which is not quite identical — the upper areolation in our species
is smaller, more quadrate, more obscure, less incrassate than I
think is ever the case in B. {ophacea; and the habit is distinctly
Weisioid, not that of a Barbula or Didymodon. Moreover, if our
moss were an abnormal or strongly aberrant form, of either
B. lophacea or any other species, one would expect it to show
some marked variability; whereas one of its most pronounced
features and one which weighed heavily with us in deciding to des-
cribe it as new, is the almost absolute constancy and uniformity
in both habit and structure, in all the material seen from both
Baveno and Lugano. This marked stability is strongly against
the supposition that it is an aberrant form.
I shall be pleased to send specimens to any bryologist desi-
_ ring to see it.
Aplozia pusilla, nov. sp.
Auctore
C. JENSEN
| Paroïca, SE. alta, simplex vel parce ramosa, gregaria vel ;
æspites parvos formans, viridis, luteola vel partim plus minusve
rubro-brunnes, dense > longeque | brunneolo radicellifer ; ue É
#
4.
#4 Ezxplicatio figurarum : mo
1. Surculus fertilis e latere visus. — 2 et 4. Item cum sporogonio fisso
quadrivalvi. — 3. Surculus sterilis e latere visus. — 5. Sureulus fertilise
antico visus. — 6. Sectio longitudinalis sureuli fertilis — 7 et 8,
'olia subinvolucralia. — LR — 12. Cellulæ folii subinvolucralis,
e perianthii. - > X 160, ceteræ figure X121/2)
94 REVUE BRYOLOGIQUE
fertilis erectus vel suberectus, innovationes steriles decumbentes
vel adscendentes. Folia densa vel subremota, erecto-patentia,
patentia vel plus minusve recurvata, oblique affixa, suborbicu-
lata vel parum latiora quam longa, apicem versus accrescentia,
concava, semiamplexicaulia, antice brevissime decurrentia;
folia perigonialia majora, ad basim saccato-concava; folia invo-
lucralia maxima, fere transverse affixa, latiora quam longa.
Antheridia singula vel bina in axillis. Foliola nulla. Cellulæ foliares
subæquimagnæ, marginales subquadratæ, sæpe brunneolæ,
circiter 18-26 y longæ et latæ, interiores parum majores, penta-
hexagonales, infimæ usque ad 55 y longæ et 45 x latæ, membranis
_tenuibus, ad angulos plus minusve incrassatis. Perianthium
obovatum vel crasse pyriforme, inferne ad fere 1/3 cum folüs
involucralibus duobus supremis connatum, crasse apiculatum,
cellulis partis superioris perianthii illis foliorum persimilibus,
_ viridibus, cellulis apiculi angustioribus et brunneolis. Sporogo-
_ nium late ovatum, valvulis ut in Aplozia sphærocarpa et conge-
neribus constructis. Spori 15-18 p, rufo-fusci, subtilissime ver-
rucosi. Elaleres 8-9 y crassi, spiris duobus dense contortis, rufo-
fuscis.
Habitat in terra argilloso-arenaria humida regionis silvaticæ,
præcipue ad viarum latera, saepissime Dicranellæ secundæ, Nar-
diæ hyalinæ, Nardiæ Geoscyphos, Martinelliæ rosaceæ, Riccar-
diæ pingui, etc., associata.
Dania. Insula Bornholm, propre Slamrebjerg, 1875, leg. Berg-
stedt.
Suecia. Prov. Jemtland, par. Undersaaker, prope Edsaasen,
Julio 17,1912, leg. H. W. Arnell et C. Jensen; prov. Aangerman-
land, ad viam inter Nordantjäll et Ramsele, Hoting, Jacobssved-
berget, Taasjüedet, Saagbäkken, Lakaviksbäkken, Julio 1894, leg
H. W. Arnell et C. Jensen; prov. Medelpad, par. Torp, Aalsta,
ad Gissjôn, Junio 24, 1890, leg. H:> W. Arnell.
Fennia. Prov. Üsterbotten, ad ripam arenosam rivuli Uleelv,
_ prope Muhos, Junio 7, 1902, leg. Harald Lindberg. (V. Schiffner :
… Hepat. europ. exsicc. VIIT, no. 369, ex parte).
Species foliis involucralibus perianthio connatis transitum
_ quasi inter genera Aploziam et Nardiam formans. Facile distingui-
‘ur e Nardia hyalina et Nardia paroïca cellulis perianthii illis
_foliorum persimilibus, nec elongato-rectangulis. Proxima Aplo-
zia nana est species alpina vel subalpina, plerumque major,
dense cæspitosa, confertifolia, perianthio libero vel cum folio
involucrali superiore parum connato.
L =: REVUE BRYOLOGIQUE 95
Atrichopsis Card. genre nouveau dela famille des Polÿtrichacées
par |
J. CARDOT
+ La grande collection bryologique formée par l'Expédition sué-
À doise de 1907-1909 dans les régions magellaniques, qui m’a déjà
fourni les nouveaux genres Neuroloma et Hygrodicranum décrits _
dans la Revue de 1911, n° 3, vient de m'offrir un troisième type
inédit, non moins intéressant que les deux premiers. Comme on
le verra plus loin, cette même Mousse avait déjà été recueillie
il y a fort longtemps par J. D. Hooker, mais elle était restée
méconnue jusqu'ici dans les récoltes de ce célèbre botaniste. En
voici la description :
ATRICHOPSIS MAGELLANICA. Dioica, habitu Atricha nonnulla
simulans. Caulis erectus, simplex vel parce divisus, nunc e basi
laxe et regulariter foliosus, nunc inferne plus minus longe denu-
datus et superne comoso-foliosus, 2-5 centim. altus. Folia madore
erecto-patentia, siccitate crispula, e basi haud vel parum dilatata
lineari-lingulata, late acuminata, apice acuto paululum cucullato
costa sæpius excurrente breviter mucronata, marginibus planis,
superne dentatis, cellulis in tertia parte inferiore folii pellueidis,
subhyalinis, rectangulis, margines versus linearibus, parietibus
tenuiter punctulatis, ascendendo sensim minoribus, illis laminæ
viridis quadratis vel subrotundatis, chlorophyllosis, densissime
et minutissime papillosis, juxta costam et fere in tota parte
superiore folii bistratosis, margines versus tamen unistratosis,
cellulis marginalibus diversis, pluriseriatis, rectangulis vel subl-
nearibus, minus papillosis, parietibus incrassatis et lutescentibus,
limbum sat distinctum efformantibus, costa valida, depressa,
dorso tamen rotundata, lutescente vel rufescente, plerumque
breviter excedente, apicem versus dorso dentibus nonnullis ins-
tructa, in sectione transversali ab eurycystis centralibus, steno-
cystis comitatis, utraque pagina stereidis numerosis tectis, et
cellulis epidermicis distinctis formata. Folia perichætialia lon-
giora, supérne sensim angustata et obtuse acuminata, margin
bus sinuoso-denticulatis, reti vix papilloso. Pedicellus firmus,
crassus, 12-15 millim, longus. Capsula ut videtur inclinata vel
horizontalis. Calyptra anguste cucullata, fusca, apice breviter
hispida. Cætera desiderantur. 7
= Les collections de l'Expédition suédoise renferment des échan-
_tillons de cette Mousse provenant de trois localités différentes ,
1° Patagonie australe : Skyring, Estero de los Ventisqueros:
_moraine du grand glacier (F. Halle et C. Skottsberg, 1908);
96 REVUE BRYOLOGIQUE
20 Terre-de-Feu : lac Cami, montagnes près de la baie de l'Expé-
dition, prairies alpines (F. Halle, 1908); 3° Iles Falkland : monts
Hornby, île occidentale, lieux humides (C. Skottsberg, 1907).
Aucun de ces échantillons ne présente trace de fructification.
Mais, ayant reçu dernièrement du Jardin Botanique de New-
York, grâce à l'extrême obligeance de Mme E. G.Britton, un petit
spécimen original de Psilopilum compressum (Hook. fils. et Wils.)
Mitt., récolté par J. D. Hooker à l’île Hermite, j'ai constaté que
cet échantillon ne renfermait pas moins de trois espèces bien
différentes : le véritable Psilopilum compressum, le P. antarcticum
(G. Müll.) Par., et plusieurs tiges d’Africhopsis magellanica; deux
de ces tiges portaient de jeunes pédicelles, dont l’un pourvu de sa
coiffe. Enfin, un autre petit échantillon, de l’île Hermite également,
provenant du Jardin botanique de Bruxelles, et figurant dans ma
collection sous le nom de Psilopilum australe (Hook. fil. et Wils.)
Jaeg., consiste en plusieurs brins d’Africhopsis, dont deux avec
pédicelles ; l'étiquette ne porte pas de nom de collecteur, mais ces
tiges me semblent bien provenir de la récolte de Hooker.
Le genre Atrichopsis se distingue déjà de toutes les autres Poly-
trichacées connues par les cellules du tissu foliaire couvertes de
papilles fines et nombreuses, et rappelant beaucoup les cellules
des Pottiacées. Le limbe bistrate et l’absence des lamelles le rap-
prochent du genre Alophosia Card., des Açores, mais il en diffère,
en outre du caractère que je viens d'indiquer, par les cellules
marginales des feuilles différenciées, et par la coiffe brièvement
hispide au sommet, d’ailleurs glabre, semblable à celle de plusieurs
Psilopilum.
Sur une section transversale faite vers le milieu de la feuille,
la nervure présente un arc médian d’euryeystes recouvert sur
chaque face par une zone épaisse de stéréïdes; entre celles-ci et
les eurycystes, on observe 6 ou 7 sténocystes du côté de la face dor-
sale, et l’on en trouve généralement aussi une ou deux du côté
de la face interne; dans le bas de la feuille, la couche ventrale de
Stéréides est remplacée par des substéréïdes. Les cellules épider-
miques sont partout bien différenciées; dans toute la partie ven-
_trale de la feuille, elles sont complètement semblables à celles
de la lame, petites, chlorophylleuses et papilleuses.
| Sur les cellules inférieures, les papilles ont une forme un peu
_ allongée, et deviennent même souvent linéaires dans les cellules
_basilaires, au point de faire paraître striolée la paroi cellulaire.
= La courbure du pédicelle au sommet semble indiquer que la
_ Capsule est inclinée ou horizontale.
re ; : BL
REVUE BRYOLOGIQUE Por 12 ARE
Contribution à l'étude des Sphaignes Vosgiennes {/in) .
par
R. HENRY
D'après l’auteur de l’espèce, elle se rapproche du S$. recurvum
par l'absence d’épiderme caulinaire, des S. amblyphyllum, S. oblu-
sum et S. ballicum par la forme de ses feuilles caulinaires et enfin
rappelle le S. cuspidalum, par ses cellules chlorophylleuses larges,
trapézo'des et libres sur les deux faces de la feuille. ë
Dans la classification générale de la Sphagnologia universalis,
le S. vogesiacum est à placer dans la clef du groupe Cuspidalum,
p. 178, derrière le n° 101, S. conneclens, comme aussi derrière le
n° 96 (S. Dusenii).
Ezxplication des figures.
raméales. — z, Coupe transver-
e. — z*, Coupe transversale dans
C. Warnstorf del.
_. a, ? feuilles caulinaires. — b, 2 feuilles
sale de f. raméales dans la partie inférieur
_la partie moyenne de la feuille....---.-:
A mon avis, c'est par la disposition des pores et leur grand
_ nombre sur la face dorsale des feuilles raméales, que cette plante
98. REVUE BRYOLOGIQUE
intéressante attire le plus l'attention; aussi j’ajouterai encore les
quelques détails suivants, qui figurent dans la description alle-
mande de la plante et qui manquent dans la diagnose latine...
« Sur leur faceinterne (des f. ram.) se rencontrent tantôt nombreux,
des trous de pointe très petits, tantôt seulement des trous sans
anneau, peu nombreux, dans le milieu de la paroi parmi les fibres ;
par contre, sur le dos des feuilles, on trouve beaucoup de petits
pores sans anneau, abondant par trois, se rapprochant dans les
angles des cellules et en outre en particulier dans le voisinage des
bords latéraux disposés aussi sur les commissures.. »
S. amblyphyllum Russ.—($. recurvum v.amblyphyllum (Russ.)
Warnst.). —$.U.,p.212.— Zonesinférieure et moyenne. Bruyères
à Boremont (Lemasson); Rochesson (Dismier); Gérardmer : le
Grand Etang; Xertigny: Etang des Aulnouses; Saint-Laurent aux
champs de Damas; Epinal vallée d'Olima; Deyvillers (Henry). _
_ V. macrophyllum Warnst. — Gerbamont aux Plateaux (Pier-
Pat).
V. mesophyllum Warnst. — Rochesson à Faings-le-Bois (Pier-
rat); Xertigny : bois du Haumont (Henry).
F. silvalicum Russ. — Lac de Lispach (Henry et Lemasson).
. V. parvijolium (Sendt.).— Gérardmer à Ramberchamp; Saint-
_ Laurent : vallée de Bertraménil (Henry).
F'. tenue (Klinggr.) — (Var. squamosum Angstr.). — Rochesson
(Pierrat).
Subser. 5. Triangularia Warnst.
S. recurvum Pal. de Beauv. — (*S. mucronalum Russ. —
S. recurvum var. mucronalum (Russ.) Warnst.).—S. U. p. 237. —
… Région silvatique — Rochesson (Dismier).
V. robuslum Breidler. — Deyvillers (Boulay, 1867); Xertigny,
Etangs des Mottes et des Aulnouses (Henry).
4 F. Limprichlii (Schlieph.). — (Var. Limprichtii Schlieph.) La
= Bresse (Pierrat).
_ V.majus Angstr.p.p.— Etang de Frankenthal, lacs de Retour-
nemer, de Lispach, Bruyères à Boremont, Etang d’Auron (Lemas-
son); Tourbières du Belliard, de Martimprey, de Gazon-Martin;
= Xertigny : Etangs des Mottes, des Aulnouses, bois du Haumont:
_ Deyvillers (Henry); Dinozé (Boulay).
_ F. silvalicum Russ. Epinal à Soba (Henry).
_ Subf. deflexum (Grav ). — (S. recurvum var. deflezum Grav.)
Rochesson (Pierrat).
V. parvulum Warnst. — Lac de Lispach (Henry et Lemasson);
Gérardmer: tourbière de Maixelle; Epinal : vallée d'Olima
Aenry). | no:
REVUE BRYOLOGIQUE nr, à
.*S. fallax v. Klinggr. emend. Warnst. — $. U., p. 251. — Zone
._ moyenne. — Tourbière de Martimprey (Henry, 1905).
V. Schullzit (Warnst.). — (S. Schulizit Warnst). \
F. polyphyllum (Warnst.). subf. fibrosum (Schlieph.). — Lac
de Lispach (Henry et Lemasson).
S. cuspidatum Ehrh. emend. Warnst. — $. U. p. 263. — Zones
inférieure et moyenne, — Rochesson (Dismier); Lac de Lispach
(Lemasson); Gérardmer: le Grand Etang, tourbière du Belliard;
Xertigny : Etang des Mottes, à la Scierie d’Avin (Henry).
V. falcaitum Russ. — Gerbamont, Rochesson à l’Etang de Gem-
naufaing (Pierrat).
F. molle Warnst. subf. polyphyllum (Schlieph.). — Rochesson
(Pierrat).
V. plumosum Bryol. germ. — Gerbamont (Pierrat); Rochesson
(Dismier); Lac de Lispach (Lemasson).
Ser. II. OvarrA Warnst.
S. molluscum Bruch. $. U., p. 274. — Moug. et Nestl. Stirp.
Crypt. vog. rhen., n° 808.— Zones moyenne et subalpine. — Ger-
bamont aux Plateaux, plateau de Houé (Pierrat); Rochesson
(Dismier) ; tourbières de Gazon-Martin et du Champâtre (Boulay);
. Lac de Lispach (Lemasson); prairie tourbeuse à Biffontaine
(Henry).
V. conferlulum Card. — Piétat de Gerbamont (Pierrat).
Dans sa Flore Cryptogamique de l'Est, p.714, l'abbé Boulay
rappelle que c’est sur des échantillons communiqués de Bruyères
par le Dr Mougeot, que Bruch décrivit cette espèce pour la pre-
mière fois.
Subsectio 9. SugsecuNpA Schlieph.
Ser, II. Porosa Warnst.
Subser. 1. Pauciporosa Warnst. es
S. obesum (Wils). Warnst. — S.U., p. 301. — Zones inférieure
et moyenne. — Tourbière de Haudompré (Madiot); Xertigny,
ruisseau du Frais Baril, forêt de Deyvillers (Henry).
V. insolilum Card. — Gerbamont, dans une fontaine à l’'Ejol
(Pierrat, 1880; Herb. Cardot !).
Subser. 2. Mulliporosa Warnst.
S. subsecundum Nees. — S.U., p. 315. — Zones inférieure et
moyenne, — Rochesson (Dismier); lacs de Gérardmer et de.
Retournemer; Epinal: vallée d’Olima, Etang de Chantraine;
Vieux Saint-Laurent : Xertigny : la Rochère, Seierie d’Avin, pré
tourbeux à Granges, bois du Haumont ; Deyvillers entre Cléba et
à Garenne (Henry); Dinozé (Boulay).
V. tenellum Warnst. — Gerbamont, Rochesson (Pierrat).
y S
1
100 REVUE BRYOLOGIQUE
V. intermedium Warnst. — Dinozé; marécages de la plaine de
Corcieux, 1869 (Boulay).
S. inundatum (Russ. p. p.) Warnst. — S. U., p.335. — Zones
inférieure et moyenne. — Rochesson, Retournemer (Dismier);
Brouvelieures (Lemasson); Gérardmer : Chaume de Beurson,
tourbières dé Martimprey; Xertigny : la Rochère, ruisseau du
Frais Baril, pré tourbeux à Granges, Etang des Aulnouses ; Saint-
Laurent. : vallée de Bertraménil, Vieux Saint-Laurent; lisière Est
du bois de Saint-Gorgon (Henry); Dinozé (Boulay).
V. ovalifolium Warnst., f. robustum Warnst. — Lac des Cor-
beaux (Pierrat).
V. lancifolium Warnst., f. falcalum Schlieph. — (S. subsecun-
dum (con'ortum) var. falcatum Card.) — Rochesson (Pierrat;
Herb. Cardot !).
F. densissimum Warnst. — Rochesson (Pierrat).
*S. auriculatum Schpr. — S. U., p. 339. — Zone inférieure. —
Saint-Laurent aux Champs de Damas (Henrÿ).
Je n'ai pas trouvé, à la base des feuilles caulinaires de la plante
récoltée à cet endroit, les oreillettes figurées par M. Warnstorf
(S. U., p. 20, fig. 7. O.) d’après Schimper. — Par contre, jai
remarqué des production analogues, quoique moins développées,
sur un échantillon de S. aquatile provenant de Xertigny, pré tour-
beux à Granges.
S. aquatile Warnst. — S.U., p. 342. — Zones inférieure et
moyenne. — Brouvelieures (Lemasson); Xertigny : la Rochère, E
pré tourbeux à Granges; Saint-Laurent aux Champs de Damas
(Henry).
V. sanguinale Warnst. — Deyvillers (Boulay, 1867-1869).
F. strictum (Grav.). — (S. subsecundum var. lurgidum f. stricla
Grav.). — Gerbamont (Pierrat).
S. contortum Schultz. — (S.laricinum Spruce mss). — $S. U.,
p. 372. — Zones inférieure et moyenne.
V. majus C. Jens., f. striclifolium Warnst., subf. arcualum
Warnst. (f. pauciporosum Warnst. in lilt.). — Vieux Saint-Lau-
rent (Henry, n° 146!).
V. gracile Warnst. — Presle (Pierrat). :
__S. platyphyllum (Sulliv., Lindb.) Warnst. — (S. isophyllum
Russ.). — S. U., p. 377. — Zones inférieure et moyenne. — Saul-
xures (Pierrat); Rochesson (Dismier); Deyvillers entre Cléba et
la Garenne (Henry). è £
V. gracile RôIL., f. simplicissimum (Card.). — La Bresse (Pier-
rat; Herb. Cardot !). nine MR
*S. crassicladum Warnst. — S. U., p. 386. — Zones inférieure
REVUE BRYOLOGIQUE 101
et moyenne. Gérardmer, tourbière aux Bas-Rupts; Deyvillers,
forêt de Noirbois; Xertigny à la scierie d’Avin; Le Clerjus :
tourbière de Corbéfaing (Henry).
V. magnifolium Warnst. — Tourbière de Corbéfaing (Henry).
F. lonchocladum Warnst. — Tourbière de Corbéfaing; Epinal,
vallée de Soba (Henry).
F. laxissimum Warnst. — Tourbière de Corbéfaing (Henry).
V_. inlermedium Warnst. — Tourbière de Corbéfaing (Henry).
* S_ bavaricum Warnst. — S. U., p. 392. — Zone moyenne.
V. microphyllum Warnst. — Rochesson — Faings-le-Bois. —
2 août 1884 (Leg. Pierrat, n° 40, in Herb. Henry, n° 376).
Cette plante, nouvelle pour les Vosges, a été distribuée par
l'abbé Boulay à ses collaborateurs, sous le nom de « S. subsecun-
dum Nees.— Bien développé.»— D’après l'ouvrage de M. Warns-
torf, elle était connue seulement en France, du Massif Central
(Tourret !). Le S. bavaricum est à ajouter à la liste des espèces
caractéristiques de la zone moyenne, P. 66.
Le S. bavaricum Warnst. étant sans doute peu connu des bryo-
ologues français, je reproduis ci-dessous la diagnose de l'espèce
et de la variété tellé qu’elle figure dans la $. U. de M. Warnstorf,
p. 392.
« 233. S. BAvARICUM Warnst... S. subcontortum Rüll nec
Hampe... — Habitu S. ‘subsecundo robusto vel S. rufescenli
simile. Hyalodermis caulis strato uno. Cylindrus lignosus ætate
_ subluteus vel luteo-fuscus. Folia caulina minuta, triangulo-lin-
gulata, 0,8-1 mm. longa, 0,7-1 mm. lata, nonnunquam latiora
quam alta, anguste limbata et apice rotundato-subfimbriata,
_ cellulæ hyalinæ sæpe septalæ, vel efibrosæ vel plus minusve
fibrosæ, plerumque interiore {oliorum superficie poris pluribus
quam dorso instructæ. Folia ramulina rotundato-vel oblongo-
ovata, 1,14 - 2,6 mm. longa, 0,8 - 1,5 mm. lata, anguste lim-
bata, apice angustissime truncata et paulum dentata; cellulæ
hyalinæ utroque latere foliorum multiporosæ, interiore super-
ficie sæpe pseudoporis multis instructæ. Cellulæ chlorophylliferæ
sectione transversali trigonæ vel trapezoidæ et cum pariete lon-.
_giore exteriore ad dorsum foliorum sitæ, vel interiore folii super-
ficie inclusæ vel utrinque liberæ.
...V. microphyllum Warnst. — Paulo robustius quam S. sub-
_ secundum et habitu S. inundalo simile. Folia ramulina 1,14—1 n
_ mm. longa, 0,6-0,7 mm. lata. » pen
_S. rufescens Bryol. germ. — 8. U., p. 402. — Zones inférieure
et moyenne. — Gerbamont aux Plateaux (Pierrat); Xertigny :
Etangs des Mottes, des Bodets, à la Rochère, à Ja Scierie d'Avin,
102 REVUE BRYOLOGIQUE
pré tourbeux à Granges, bois du Haumont; tourbière de Corbé-
faing ; Saint-Laurent : vallée de Bertraménil, Vieux Saint-Laurent;
lisière Est du bois de Saint-Gorgon; Epinal, vallée de Sainte à
Barbe (Henry). 4
V. magnifolium Warnst., f. albescens Warnst. (S. rufescens,
v. viride N. Boul. in lill.). — Près de la Cascade du Saut-du-
Bouchot (Boulay, fin septembre 1903). — Non indiqué dans la
notice parue dans cette Revue, en 1902, n° 2 bis.
F. virescens Warnst. — Tourbière de Corbéfaing (Henry).
-* S. turgidulum Warnst. — $. U., p. 406. — Zones inférieure
et moyenne. — Bruyères à Boremont (Lemasson); Xertigny:
Etangs des Mottes, des Bodets; tourbière de Corbéfaing; Saint-
_ Laurent: vallée de Bertraménil, Vieux Saint-Laurent, Champs de
Damas; forêt de Deyvillers (Henry).
Sectio II. INoPHLŒA Russ.
Subsectio 10. CymBiroLrA Lindb.
Subser. 3. Papillosa Warnst.
_S. papillosum Lindb. — S.U., p. 450. — Zones inférieure et
‘ moyenne.— Gerbamont, Rochesson !, la Bresse (Pierrat) ; lac de
Barbey Seroux (Lemasson); Gérardmer : tourbières de Maixelle,
mer (Henry). :
Lispach (Lemasson) ; Gérardmer; le Grand Etang; tourbière de
Gazon-Martin; tourbière de Corbéfaing (Henry); tourbière de
Haudompré (Madiot).
La présence du $. papillosum à Corbéfaing et à Haudompré est
remarquable, elle ne peut guère s'expliquer que par l’altitude
déjà élevée de ces stations,550 à 580 mètres environ, et correspond
à ce que j'ai signalé précédemment pour le S. cuspidatum (p. 65).
V. normale Warnst. — Lac de Lispach (Henry et Lemasson). -
F. confertum (Lindb.). — Gerbamont, la Bresse (Pierrat).
V. subleve Limpr. — Tourbière de Corbéfaing (Henry).
La station d’'Epinal, Berher cat., p. 312, est à supprimer; je
n'ai trouvé dans l’herbier de ce botaniste aucun échantillon sy
rapportant et je n’ai jamais rencontré jusqu'ici cette espèce dans
les environs.
Subser. 4. Levia Warnst.
S. cymbifolium Ehrh. emend. Warnst.—$. U., p. 461.— Moug.
et Nestler. Stirp. crypt. vog. — rhen., n° 113. (Chaume de Tendon,
_ Juillet). N° 805 p.p. — Région silvatique. — Rochesson (Dis-
… mier); Chaume de Montabey, Lacs de Lispach, de Longemer,
de Martimprey, du Belliard, aux Bas-Rupts, lac de Retourne-
V. glaucescens Warnst. f. brachyeladum (Warnst.). — Lac des
Corbeaux (Pierrat). Fa -
REVUE BRYOLOGIQUE : | 103
F. squarrosulum (Bryol. germ.) Russ. — Rochesson (Dismier).
V. pallescens Warnst. — Lac de Lispach, Etang de Franken-
thal, la Bouillante entre Bruyères et Grandvillers (Lemasson).
A cette variété appartient la v. pycnocladum Mart. Gerbamont
(Pierrat in Card. Sph. d’'Eur., p. 121).
| V. fuscescens Warnst. — La Bresse (Pierrat).
“4 * S. subbicolor Hampe. — $. U., p. 480. — (S, inlermedium
_ Russ., S. centrale Jens.).— Zone inférieure. — Epinal, pré humide
à la lisière et à droite de l’entrée de la vallée de Sainte-Barbe
(Henry).
S. medium Limpr. — $. U. p., 487.— Zones moyenne et subal-
pine, région alpine. — Rochesson (Dismier); Honeck aux sources
de la Vologne; lac de Lispach (Lemasson) ; Gérardmer : tourbières
de Martimprey, du Belliard, le Grand Etang; tourbière de Gazon-
Martin (Henry).
V. virescens Warnst. — Î. congestum (Schlieph. et Warnst.)
subf. viridis (Warnst.) — (var. congeslum f. viridis Warnst.). —
Gerbamont (Pierrat).
V. obscurum Warnst. f. fuscescens Warnst.— Gerbamont
2. (Pierrat}: ,
4 V. purpurascens Warnst. — Gerbamont au Champâtre (Pier-
rat); lac de Lispach (Henry et Lemasson).
Additions et Rectifications
: P. 65-67. D’après la note complémentaire de M. Hillier, p. 6
_ (en note), M. A. Coppey a recueilli au Ballon de Servance, les
_ espèces suivantes qui complètent ce que l’on connaissait de la flore
sphagnologique des zones moyenne et subalpine de la région sil-
vatique : Sph. cymbifolium (Ehrh.) Warnst., var. viride Russ.,
Sph. subsecundum Nees, Sph. recurvum (P. B.) Warnst., var.
amblyphyllum (Russ.) Warnst., Sph. rufescens Br. germ., Sph.
Russowii Warnst.
P. 78. S. Russowii Warnst. — La station d’Epinal est sans
doute à supprimer, car malgré des recherches attentives je n'ai
pu y retrouver cette plante le 2 octobre dernier. Ceci est un des
déplorables résultats du déboisement effectué par le génie mili-
taire, dans les environs des forts de la place d'Epinal.
. P. 79. S. rubellum Wils. — L’indication: Dinozé (Boulay) est
à reporter à la fin après Saint-Laurent : vallée de Bertraménil
TRES |
P. 81. S. riparium Angstr. — Après sans indication de collec-
teur, mettre : in Herb. Muséum Paris.
. Vosges.
104 REVUE BRYOLOGIQUE
P. 82. S. Dusenii. — Depuis la publication du n°5 de la Revue
Bryologique, j'ai reçu de MM. G. Dismier et L. Hillier, des com-
munications très intéressantes, desquelles il résulte que l’indica-
tion du S. Dusenii à Saint-Germain près Paris est à supprimer.
C'est de la station primitive de la Haute-Saône qu'il s’agit.
J'avais fait cette citation d’après la Sphagnologia Universalis
de M. Warnstorf, p. 207, où dans la distribution géographique du
S. Dusenii on trouve les indications suivantes relatives à la
France... « Mitteleuropäisches gebiet : Atlantische Provinz :...
Frankreich, St Germain bei Paris (Dismier!)... Provinz der
Europäischen Mittelgebirge :... Frankreich, Haute Saôn (Hil-
lier!) ».
Pour éviter que cette erreur ne se perpétue, je donne ci-après
quelques annotations rétablissant exactement les faits.
C’est à M. L. Hillier que nous devons la découverte en France
du S. Dusenii. Il a recueilli cette plante pour la première fois en
1905, dans la Haute-Saône, arrondissement de Lure, à la tourbière
boisée de la Pile, entre Saint-Germain et Lantenot, sur Diluvium
à une altitude de 320 mètres. ee
Cette trouvaille a été signalée par son auteur dans son travail
sur « Les Sphaignes des tourbières des Basses Vosges », Bull. dela
Soc. d'Hist. nat. du Doubs, 1905, pp. 42-54 (1 à 13 du tirage à
part).
C’est grâce aux indications contenues dans cette note que
M. G. Dismier a pu trouver à la même localité, en 1906, près de
Saint-Germain le S. Dusenii (var. majus) où il atteignait, là où
M. Dismier l’a recueilli, jusque 60 centimètres de longueur.
(Consulter à ce sujet : G. Dismier : Le Bruchia vogesiaca Schw.
dans la Haute-Saône et muscinées rares ou nouvelles pour ce
département in Bull. Soc. Bot. de France, 1906, p. 540 et : L. Hil-
lier : Note complémentaire sur les Sphaignes, Mousses et Hépa-
tiques des Vosges méridionales (Bull. de la Soc. d’hist. nat. du
Doubs, n° 16, 1908, 24 p.)
Enfin M. A. Coppey, professeur au Lycée de Naney, a retrouvé
également dans la Haute-Saône le S. Dusenii dans deux stations
nouvelles, aux étangs des Monts Revaux à Lure et à l’'Etang
d’Ailloncourt, le long de la route de Lure à Luxeuil (Cfr. A. Cop-
pey. — Muscinées recueillies au cours des excursions de la Société
durant la session extraordinaire d'août 1908, p. CLX VIII in Bull.
_ Soc. Bot. de France, 1908, pp. CLXI-CLXXVII,. S
L’aire de dispersion du $S. Dusenii est donc limitée jusqu'ici
en France aux seuls départements de la Haute-Saône et des
REVUE BRYOLOGIQUE 105
Bibliographie
C. MassaLonGo. — Le Jubulaceæ della Flora italica (Atti del
B. Istituto Veneto di Se., Lett. ed Arti, anno 1911-12. Tomo LXXI,
parte seconda, pp. 1259-1288). — M. Massalongo continue la
publication de ses excellentes monographies des Hépatiques de
la flore italienne et de l'Europe occidentale par la fam. des Jubu-
lacées. D'abord la description de la famille, ensuite le conspectus
des 8- genres (Phragmicoma, Eulejeunea, Colurolejeunea, Dre-
panolejeunea, Harpalejeunea, Cololejeunea, Frullania, Jubula),
description des genres, tableaux analytiques des espèces, descrip-
tion des espèces avec figures pour les espèces suivantes : Phrag-
micoma Mackayi, Eulejeunea serpyllifolia, Harpalejeunea ovata,
Cololejeunea calcarea, Frullania dilatata.
A. Le Roy Axprews. — INoles on North American Sphagnum,
I, Il, LI (The Bryologist; 1911, pp. 72-75; 1912, pp. 1-9, pp.
63-66 et 70-74). — M. Le Roy Andrews passe en revue les classi-
fications proposées par divers botanistes et il admet les 4 groupes
ou sous-genres suivants : Inophloea, Lilophloea, Malacosphagnum
et Acisphagnum. Il étudie le sous-genre Inophloea dont il décrit
longuement les espèces : S. portoricense, $. imbricatum, $. palus-
tre, S. henryense, $. papillosum, S. erythrocalyx et $. magella-
nicum.
JF, Cours. — Key to the Hair-Cap Mosses of Maine (Bull.
of the Josselyn Botanical Society of Maine, n° 4, 1911, pp. 7-8).
._ — C'est une clef analytique conduisant aux noms de 6 espèces
_ de Polytrichum et de deux variétés; le P. ohioence est la seule
espèce non européenne.
Hs. Moicer. — Lofmossornas ulbredning i Sverige. 1. Splach-
naceæ (Arkiv für Botanik. Band 10, n° 12, 1911). — Cette publi-
cation de 79 pages est consacrée à l'étude des Splachnacées de
Suède : S. rubrum, S. luteum, $. melanocaulon, $. ampullaceum,
S. vasculosum, S. pedunculatum et var. sphæricum. Aplodon
Wormskjoldi. Tetraplodon bryoides et var. Brewerianus, Cavi-
folius et paradoxus, T. urceolatus, T. angustatus et var. flagellaris.
Tayloria splachnoides, T. tenuis, T. serrata et var. flagellaris,
T. Frœlichiana, T. lingulata.
F. Ken. — Beiträge zur Moosflora Jotunheims (Jahresbericht
der Schles. Gesellschaft für vaterl. Cultur. 1911, 14 p.). — Des-
cription géographique eb étude générale sur la flore phanéroga-
mique et eryptogamique de ces montagnes, suivie du catalogue
des mousses et des hépatiques récoltées.
: Dansk no; HAN. Dixon. Abnormality in mosses leaves.
L'auteur décrit et figure une feuille de Tortula muralis présentant,
106 REVUE BRYOLOGIQUE
I. GyorrFry. — Bryologische Beitrëge zur Flora von Hohen-
Tatra (Ungarischen Botan. Blätter, 1912, pp. 64-67 et Tab. 5). —
L'auteur décrit et figure une variété nouvelle (var. Limprichtiü)
du Molendoa Sendtneriana. C’est une forme intermédiaire entre
le M. Sendtneriana et le M. Hornschuchiana.
M. FLeiscHER. — Résultats de l’expédition néerlandaise à la
Nouvelle-Guinée, in-4°, vol. VIII. Botanique livr. 4, pp. 735-753
et &. 119-124, Laubmoose par Max Fleischer, 1912. — Catalogue
des espèces récoltées, les espèces nouvelles sont décrites et figu-
rées avec beaucoup de détails, ce sont : Pilopogon Lorentzii,
- Schistomitrium heterophyllum, Leucophanes serratulum, Breu-
telia Rômeri, Spiridens longifolius, Macromitrium megalocladon,
Schlotheimia gigantea, Chaetomitrium Rômeri, C. recurvifolium,
Acanthodium pinnatum, Rhacopilum nova guinense.
THE BryoLoGisr. — Le n° 6 de 1911 contient : Helen E. Green-
_ wood. Some stages in the dévelopment of Pellia epiphylla (con %
cluded) avec 3 planches représentant des sections du sporogone
et de la capsule, et les élatères. — Elizabeth G. Brition. Fungi on
mosses. Liste d'espèces sur lesquelles croit le Cladosporium epi-
bryum. — Albert J. Hill. Notes on some of the principal mosses
of the coast region of british Columbia. Liste annotée d’une tren-
taine de mousses.
Dans le n° 1 de 1912 : À. Le Roy Andrews. Notes on North
American Sphagnum. — R. S. Williams. Mnium flagellare Sull.
and Lesq. in North America. Description et 2 fig. de sections de
feuille. — H. S. Jewetl. Hedwigia albicans Web. on Limestone.
M Jewett a trouvé, sur une roche contenant 85 pour cent de carbo-
nate de chaux cette plantequi est en Europe une espèce sihicicole
(Boulay, Husnot, Dixon, Jameson, etc.). — G. H. Conklin. Brief :
notes on the Distribution of Hepaticæ Lophozia Kaurini Limp.
Notes sur les Lophozia Kaurini et Baueriana.
Dans le n° 2: À. W. Evans. À new Frullania from Florida.
Description et figures d’une nouvelle espèce de Frullania, —
E. G. Brillon. Leucodontopsis, notes au sujet du L. Floridana et ;
fig. — E. G. Brillon. Notes on the mosses of Jamaica, le Pilotri-
chella flexihis. — R. S. Williams. The genus Clastobryum Doz.
and Mol. in America. — H. N. Dixon. Notes on mosses growing
unattached. — C. B. Robinson. Philippine Bryophytes and
Lichens.
= à trois endroits du limbe, un tissu différent: les cellules, beau
REVUE BRYOLOGIQUE
coup plus étroites et plus longues, se rapprochent de la forme de
celles de la nervure. Dans le second cas c’est une feuille de Campy-
lopus flexuosus divisée jusque vers le milieu, en suivant le milieu
de la nervure en deux parties égales. — Jishiba. Mosses common
to North America and Japan. Liste d'environ 200 espèces. —
W. E. Nicnozson. The genus Claopodium in Europe. C’est la
plante du Portugal indiquée dans la Revue Bryologique, 1912,
p. 47. — J. Hrz. Notes on Lepidozia setacea. :
Le n° 4 contient : A. W. Evans. Notes on North American
Hepatice, III. —— 10 espèces sont étudiées dans ces notes : Pal-
lavicinia hiberna, Nardia geoscyphus, Sphenolobus scitulus
avec figures, Cephalozia Francisci, Scapania portoricensis, Colo-
lejeunea Camilli avec fig, Lejeunea spiniloba, Microlejeunea
Ruthü, Brachiolejeunea densifolia, Ptychocoleus torulosus. —
_ A. Leroy Anprews. Notes on North American Sphagnum, II.
On trouve dans le n°5 : A. Le Roy ANDprEws. Notes on
North American Sphagnum III (concluded). — I. GYôRFFY.
Molendoa tenuinervis Limpr. in America arctica. Description
_très détaillée et une planche contenant 14 fgures. :
Nouvelles
Le Dr J. Amann (Avenue de Rumine, 45, Lausanne, Suisse)
échangerait une collection d'environ 400 mousses intéressantes
- des Alpes Suisses contre l'équivalent en mousses des Iles Britan-
niques, de l'Europe méridionale, ou exotiques, _.
M. Dupret (au Séminaire de Philosophie, Moniréal, Canada)
offre en échange : Arepanocladus aduncus var. intermedius,
D. aduncus var. polycarpon et D. aduncus f. subpiligera,
D, capillifolius Warnst. (typicus), D. capillifolius var. brachy-
_dictyon, D: capillifolius f. fallax. Toutes ces plantes ont été
récoltées au Canada.
REVUE BRYOLOGIQUE
TABLE DES MATIÈRES DE LA 39° ANNÉE (1912)
PAR NOMS D'AUTEURS
Pages
=: ARNAOUDOFF. — Quelques cas tératologiques chez les
nr ne ue dors et ou» © D
. BIBLIOGRAPHIE , SE he Vo Ce ce M 0 D EUR
CARDOT. — Boulaya, genre nouveau. , RUT à UP Len 10 1
» Pylaisiadelpha, genre nouveau. . . . , . .. 97
| » Africhopsis, genre nouveau . . , , . . , .. 95
Fe Corrry. — Etudes phytogéographiques sur les mousses de
la Haute-Saône (suite), . . . . 3
CULMANN,— Contribution à la flore ébeliué dé l'Ober-
land Brno, Pt, à Un 82
Dixon. — Results of a Bryological Visit to POHUbET ne 33.
» Eucladium verbanum, spec. nov. . . , 89
HENRY. — Contribution à l'étude des Spheigiseé Moë è
Mid LES Furet OS) CRUE
Hiizter. — Aplozia pumila et Aneta incurvata dans le
| Jon Te NU Us SU RS 08 75
JENSEN. — Aplozia pusilla, spé OV E Eos 92
MEYLAN. — Variétés nouvelles . :, , 17
RE LT Time legens pp hpae Le: -
Pt 6 +
NÉCROLOGIE. == Levi 20, EC an , 23
SUVELL ES CAS HICHORDEE io 16, 32, 72, 107
POTIER DE LA VARDE. — Céntributo à la flore de Taïti. 20
»' » Cephalozia macrostachya dans
è la Manche . . . F4 73
» » Une variété de l'Oxyrrhynchium de
Swartzhi. : : eue 74
RavauD. — Guide du Bryologue et du Lichénologue aux
TR environs de Grenoble (suite) . , , , . . , . 13
… RenauzD. — Extraits de lettres au sujet des Harpidia 58
se 7 Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de la Monnaie 0 Se