l'Étude des Mousses et
qui voudraient compléter le eur Fe dela.
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de France et des contrées voisines. — 2? VoRReS gr.
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RE du rapport de M. Chatin : « Le Muscologia
onument élevé à la Botanique française. Aussi le
ion d l'AG ie est-elle unanime à hi décerner le prix :
“Hepotootogia Gallica, flore A Ute et descrip-
Hépatiques de France et de Belgique, accompagnée de
rep sentant chaque espèce de grandeur naturelle et ses
ctères es — CR ra 1 vol. in-8° de
Ta . Sn. Epuisé.
ouronnê par l'Académie me Sciences (1882)
hagnologia europæa, description et figures des
ne — ne broch, Le in-8°. se. 16 p. et
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e escriptive des Mousses d
soigne Bretagne, ape
No 1. 1941 |
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
38e ANNÉE
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 4
Diagnoses préliminaires de mousses mexicaines (& article). CARDOT, ,
A propos de Dicranoloma.Carpor. — Liste des hépatiques du Brésil recueil-
lies par Mazzuchelli. MASSALONGO. -— Une nouvelle espèce de Grimmia.
HERZOG. — Etudes phytogéographiques sur les mousses de la Haute-Saône
(suite), Coppey. — Bibliographie. — Nécrologie. —Nouvelles.
Diagnoses préliminaires de Mousses mexicaines
Par J. CARDOT
(8e Arlicle)
Grimmia roLuceNsis Card. (G. imberbis Besch. Prodr. Bryol.
mexic. p. 39, non Kze.). — Dioica. Pulvini densissimi, fusco-
lutei, 1-2 centim. alti. Folia madida patenti-erecta, sicea erecto-
incurva, anguste lanceolata, carinala, inferiora mutica, obtusula,
superiora hyalino-apiculata vel breviter pilifera, marginibus
plerumque uno latere reflexis, altero planis, ubique integerrimis,
costa valida, canaliculata, dorso rotundata, continua, cellulis supe-
rioribus quadratis vel breviter rectangulis, parietibusincrassatiset
sinuosis, inferioribus elongate rectangulis, parietibus angustiori- :
bus. Folia perichætialia majora, longiora, inferne laxius reticulata.
Capsula in pedicello brevi, recto vel curvatulo breviter exserta, |
parva, ovato-oblonga, operculo obtuse conico. Calyptra mitræfor-
mis.
Etat de Mexico : volcan de Toluea (Hahn; Pringle, 1892,
. n°27 a). :
= Bescherelle a pris cette Mousse pour le G. imberbis Kze, du
Chili, qui est une espèce monoïque, du sous-genre Rhabdogrim-
_ mia. De mon côté, je l’ai rapportée à tort au G. fuscolulea Hook.,
“et elle a été distribuée sous ce nom par M: Pringle. Elle diffère
de cette espèce par son inflorescence dioïque, ses feuilles non ou
à peine pilifères, à cellules plus courtes, son pédicelle non géniculé,
droit ou seulement un peu courbé, etc. La nervure forte et percur-
_ rente empêche de la confondre avec les G. breviexserta et Ber-
_noullii C. Müll., du Guatemala. For
| REVUE BRYOLOGIQUE
__ ORTHOTRICHUM MALACOPHYLLUM Card. — Humilis, laxiuscu-
Jus, vix pulvinatus. Caulis brevis, dichotome divisus. Folia
mollia, majuscula, siccitate laxe flexuoso-erecta, subundulata,
_madida patentia,e basi angustiore sensim dilatata, lingulato-
lJanceolata, late et breviter acuminata, acuta, marginibus in dimi-
_dio inferiore anguste revolutis, cæterum planis, superne plerum-
que sinuosis, costa tenui, infra summum apicem evanida, reti
laxiusculo, pellucido, cellulis inferioribus subhyalinis, lævibus,
_elongate rectangulis, parietibus partim tenuibus, partim irregu-
lariter incrassatis, sicut nodulosis, cæteris majuscule rotundatis
vel aliquid transversim dilatatis, distincte collenchymaticis, |
minute papillosis vel sublævibus. Folia perichætialia caulinis !
_conformia. Vaginula nuda, Capsula in pedicello perbreviimmersa,
_oblonga, basi truncata vel rotundata, sicca octoplicata, operculo
_conico, recte rostratulo, stomatibus. immersis. Peristomium
duplex, dentibus 8, bigeminatis, dense et minute granulosis,
_cilüs 8. Calyptra parce pilosa. | |
__ Frontière des Etats de Morelos et de Mexico : La Cima, troncs
d’arbres (Barnes et Land, 1908, n° 418).
_ Se distingue facilement des autres espèces du groupe Calyplo-
porus dont la rapproche la structure de son péristome, par ses
feuilles plus grandes, molles, rétrécies à la base, à bords plans
dans toute la moitié supérieure et généralement sinués vers le
sommet, et par son tissu plus lâche, plus translucide et moins
papilleux.
. Macromilrium Pringlei Card. Rev. bryol. 1909, p. 108. — On
distinguera cette espèce du M.brasiliense Mitt. par sa capsule
plus longue, fortement plissée à l’état sec, par ses feuilles plus
largement acuminées, et par son tissu formé de cellules plus
petites.
… Haplodonlium mexicanum Card. Rev. bryol. 1909, p. 110. —
I conviendra de rattacher cette plante, comme simple variété,
à VA. argentifolium (Mitt.) Jgr.; elle ne diffère, en effet, du type
de Equateur (Spruce, n° 243) que par ses tiges et ses pédicelles
plus courts et son sporange plus globuleux.
… Hapzoponrium Purpusit Card. — Cespites densi, lutescentes,
nitidi, subsericei, 1,5-3 centim. alti. Caulis gracilis, filiformis,
erectus, dichotome ramosus, parce radiculosus, ramis subjulaceis.
Folia sicca appressa, madida erecta, oblongo-lanceolata et in
acumen latiusculum, acutum sat abrupte constricta, marginibus
integris, e basi usque fére ad apicem revolutis, costa basi rubente,
uperne lutescente, infra apicem evanida vel subcontinua, réti
laxiusculo, pellucido, pallido, cellulis rhomboidali-linearibus
ei ciers (Purpus, 1909, n° 37 11).
REVUE BRYOLOGIQUE 3
parietibus angustis, inferioribus brevioribus, téneris. Inflorescen-
tia dioica. Flores feminei ut videtur terminales, sed mox caule
innovando laterales. Folia perichætialia majora,magis sensim acu-
minata. Archegonia numerosissima, paraphysibus intermixtis.
Cætera desiderantur.
Etat de Mexico : Ixtaccihuatl (Purpus, 1909, n° 3721 in parte).
Malgré l’absence de la fructification, il ne me paraît pas dou-
teux, en raison de l’aspect et des caractères du tissu, que cette
espèce doive prendre place dans le genre Haplodontium. Elle se
distingue facilement de l’H. argentifolium (Mitt.) Jgr. par ses
tiges plus élevées, ses feuilles plus grandes, assez brusquement
acuminées, à bords plus largement révolutés, et ses cellules plus
étroites. Elle semble se rapprocher beaucoup, par le port,de l’H.
seriolum C. Müll., de Bolivie, dont la fructification est également :
inconnue.
MIELICHHOFERIA SERRATA Card. et Herz. — Synoica, M. cam-
pylolthecæ GC. Müll. proxima, sed hujus e descriptione foliüis
superne acute serratis (nec obsolete denticulatis), minus longe
cuspidatis, costaque in acumine desinente (nec excurrente)
diversa. M. longiselæ C. Müll. quoque similis, foliis autem lon-
gius acuminatis, marginibus planis, superne magis serratis,
capsulaque arcuata certe distincta.
Etat de Vera-Cruz : pie d'Orizaba, versant Sud (H. Ross, 1906 ;
comm. Herzog).
MiELCHHOFERIA PRATICOLA Card. — Synoica. Cespites densi,
lutescenti-virides, inferne fuscescentes et terra plus minus
obruti, 2-5 centim. alti. Folia sicca et madida patenti-erecta,
anguste lanceolata, acute acuminata, marginibus ubique perfecte
planis, superne remote et obsolete denticulatis, costa viridi,
distincte ante apicem evanescente, cellulis linearibus, parietibus
crassiusculis, inferioribus aliquid brevioribus. Flores laterales,
basilares. Capsula in pedicello rubello, flexuoso, 15-20 millim.
longo erecta inclinatave, subcylindrica, plerumque distincte
arcuata, collo attenuato, dimidiam partem sporangii æquante
instructa, operculo parvo, conico. Peristomium simplex, exos-
tomio deficiente; endostomii processus in membrana brevissima
basi dilatati et margine sinuosi, superne perangul filiformes,
læves. Sporæ minute granulosæ.
Etat de Mexico : Ixtaccihuatl, prairies humides près. des. gl
Parmi les espèces mexicaines, on ne peut. Senroches.s
‘que de la précédente, dont le péristome n’est pas conn
4 REVUE BRYOLOGIQUE
rala par ses feuilles plus brièvement acuminées et bien moins
_ fortement dentées. A en juger d’après la description du M. cam-
_pylotheca, notre plante en diffère par ‘ses feuilles simplement
acuminées (et non très longuement cuspidées, subpilifères),
par Sa nervure disparaissant distinctement avant le sommet, et
_ par les lanières de l’endostome dilatées à la base. Peut-être
faudra-t-il la comparer aussi au M. campylocarpa (Hook.) Mitt.,
du Pérou, mais, d’après la description, ce dernier se distinguerait
de l’espèce nouvelle par sa taille plus faible, et par son tissu formé
de cellules elliptiques. Mitten rapporte au M. campylocarpa le
M. campylotheca C. Müll., mais à tort, semble-t-il, la description
des feuilles de ce dernier ne convenant pas au M. campylocarpa.
_ MrecicHorertA LAND Card.— Synoica, laxiuscule cespitosa, È
Jæte viridis. Caulis gracilis, 5-10 millim. altus. Folia tam sicca |
quam madida patenti-erecta, anguste oblongo-lanceolata, acute
acuminata, marginibus ubique planis, superne sinuato-denticu-
Jlatis, costa viridi, sub apice evanida, cellulis subuniformibus,
elongatis, linearibus, parietibus angustis, inferioribus aliquanto
latioribus et brevioribus. Flores laterales, basilares. Capsula in
pedicello tenui, flexuoso, rubello, superne pallidiore, 15-25 millim.
longo, erecta inclinatave, subcylindrica, plerumque arcuatula,
_collo attenuato prædita, operculo parvo, apiculato. Peristomium
duplex : externum valde rudimentarium, dentibus brevissimis,
_ irrégularibus, lævibus, translucentibus, intus plus minus dis- 4
_ tincte lamellosis ; endostomii membrana brevis, processibus
_ angustis, linearibus, papillosis, nodulosis vel subappendiculatis,
in linea divisurali distincta sæpe fissis, interdum perforatis.
. Sporæ lutescentes, læves vel sublæves.
_ Etat de Hidalgo : Honey-station, talus (Barnes et Land, 1908,
_ n° 506).
Cette espèce ressemble beaucoup au*M. graciliseta (Hpe.)
_ Mitt., des Andes, mais elle s’en distingue facilement par son port
_ plus robuste, ses feuilles plus grandes, plus vertes, moins longue-
_ ment et moins étroitement acuminées, et par son péristome
WeserA {Mhniobryum ) INTEGRA Card. — Cespites densius-
_culi, siccitate nitiduli, læte vel lutescenti-virides, 10-15 millim.
_acumine evanida, reti laxo, cellulis rhomboidali-elongatis vel sub-
rectangulis, parce chlorophyllosis. Cætera desiderantur.
REVUE BRYOLOGIQUE
Etat de Mexico : Ixtaccihuatl, rochers imddes Œurpus 1909,
n° 3715). Fe
k C’est du W. albicans (Wahl.) Sch. que cette espèce se rapproche
le plus, mais elle s’en distinguera très facilement par sa teinte plus
verte, son aspect un peu brillant à l’état sec, et ses feuilles plus
2 allongées, plus longuement et plus étroitement acuminées,entières.
BRACHYMENIUM MuEnGHIH Broth. in sched.(B.imbricatumvar.
validinervium Card. Rev. bryol. 1909, p. 111). — A B. imbri-
calo Sch. costa validiore, semper distincte excurrente, men é
= laque symmetrica crassiore diversum.
re” Etat de Las Chiapas : district de San Cristobal, los Llanos,
troncs de chênes, (G. Münch, 1907; comm. amic. Levier). Etat de
: Morelos : près de Cuernavaca, troncs d'arbres, principalement de
__ Bursera (Pringle, 1896, n° 15078 : Barnes et Land, 1908, nos 473,
__ 485).Etat de Jalisco : troncs de Bursera (Barnes et Land, 1908,
n° 309).
BRACHYMENIUM Lozanot Card. — A B. systylio (C. Müll.) Jaeg.
et capillari Sch. valde affinibus foliis acuminatis et superne a È
tincte serrulatis, rarius subintegris dignoscendum.
Etat de Michoacan : Uruapan (Pringle, 1905, n° 15082). Dis. À
trict fédéral : Cima, sur Juniperus lelragona (Pringle, 1908,
n° 10512). Maltrata (Treléasé):
Var. ANGUSTATUM Card. — Capsula angustiore, subeylindrica,
collo longiore.
District fédéral : Cima (Pringle, 1908, n° 15268; Barnes et
Land, 1908, n° 410). Etat de Hidalgo : Guyamaloya, troncs de
chênes (Pringle, 1908, n° 15254).
Plante variable : feuilles plus ou moins acuminées, plus ou
moins fortement denticulées dans le haut, rarement subentières,
diversement révolutées aux bords; capsule oblongue-claviforme
ou étroitement subcylindrique; col presque aussi long que le
_ sporange ou plus court; pédicelle plus ou moins allongé.
J'avais d’abord rapporté celte plante au B.s ystylium (C. Müll.)
_ Jaeg., et M. Pringle l'a distribuée sous ce nom ; mais, d’après la
description, l'espèce de CG. Müller a les feuilles entières et la cap-
_ sule pourvue d’un col court, Toutefois, M. Brotherus fait remar
_ quer très justement (Musci, p.558) que toutes les espèces app
tenant au groupe B de la section Leplostomopsis sont très étroit
_ ment apparentées, et que dans un travail monographique, ar
grande partie d’entre elles seraient à supprimer. il mé
7 REVUE BRYOLOGIQUE
… BRACHYMENIUM MAGROCARPUM Card. — Dioicum, robustulum,
olivaceo-viride, dense cespitosum. Caulis erectus, rigidus, 8-10
millim. altus, masculus vel sterilis simplex aut parce divisus,
_femineus superne fastigiato-ramosus, basi fusco-tomentosus.
Folia conferta, madida erecto-patentia, sicca appressa et subspi-
raliter contorta, concava, oblongo-lanceolata, late breviterque
acuminata vel subobtusa, marginibus e basi usque fere ad apicem
_arcte revolutis, superne repando-denticulatis, costa valida,
viridi, in cuspidem acutam breviusculam, recurvulam excedente,
_cellulis inferioribus quadratis vel breviter rectangulis, cæteris
ovato- vel oblongo-hexagonis, marginalibus angustioribus, lim-
_bum plus minus distinctum efficientibus. Capsula in pedicello
15-20 millim. longo, purpureo, apice pallido, stricto, siccitate
leniter sinistrorsum torto erecta subinclinatave, magna, flavescens
_ vel pallide badia, oblonga vel oblongo-subcylindrica, operculo
rubro, conico, curvatulo. Exostomii dentes angusti, lineari-
lanceolati, rubentes ;endostomii membrana elata.Plantæ masculæ
femineis intermixtæ.
… Etat de Vera-Cruz : Zacuapan, rochers dans les bois de chênes
(Purpus, 1907, n° 9).
Cette Mousse, de la section Peromnion, diffère du B. Klotschii
(Schw.) Par., du Brésil, parses feuilles à bords fortement révolutés,
sa nervure verte, formant une cuspide plus longue et plus aiguë,
_ un peu recourbée, et son péristome à dents rougeâtres. Elle est
bien distincte de toutes les autres espèces de l'Amérique centrale
décrites jusqu'ici.
plus minus regulares, dentibus æquilongi.
Etat de Jalisco : Barranca Ibarra o Portillo, près de Guadala-
_jara, rochers humides (Barnes et Land, 1908, n° 147). |
_ Cette petite Mousse rappelle assez le B. murale Sch., mais en
REVUE BRYOLOGIQUE
diffère par sa teinte d’un rouge vineux, et par ses feuilles non
marginées, à nervure brièvement et brusquement excurrente.
Les affinités de ces deux espèces sont assez obscures; elles parais-
sent cependant appartenir à la section Dicranobryum. Fee
BRACHYMENIUM SQUARROSULUM Card. — Dioicum videtur
(floribus maseculis ignotis). Densiuscule cespitosum, nitidulum,
lutescenti-viride, sericeum. Caulis brevis, radiculosus, terra
obrutus, innovationibus julaceis, plus minus elongatis, subcau-
diformibus. Folia conferta, concava, imbricata sed apice patula
et squarrosula, latissime breviterque ovato- vel triangulari
lanceolata, acuminato-cuspidata, marginibus planis reflexisve
integris vel superne subdenticulatis, costa tenui, viridi, continu
vel plus minus distincte excurrente, cellulis chlorophyllosis,
teneris, superioribus sæpe hyalinis, parietibus tenuissimis, infe-
rioribus brevioribus, subrectangulis, cæteris rhomboïdali-lineari
bus, marginalibus angustioribus, linearibus, sed nullum limbun
efformantibus. Capsula in pedicello tenui, flexuoso, rubente
15-20 millim. longo inclinata, subhorizontalis vel nutans, oblonga
sicca angusta et subcylindrica, interdum arcuatula, collo longius
culo attenuato, operculo parvo, convexo, obtuso. Exostomi
dentes anguste lineari-lanceolati, intus lamellis numerosis e
prominentibus ornati; endostomii membrana elata, processus
plus minus regulares, dentibus subæquilongi.
Etat de Mexico : Amecameca, sur le Sacro Monte, talus (Prin-
gle, 1908, n° 15213; Barnes et Land, 1908, n° 344). Etat de More-
los : Cuernavaca, chemin’ de la cascade de San Antonio, rochers
secs (Barnes et Land, 1908, n° 486). ee
Cette espèce, de la section Dicranobryum, ressemble au B. Bor.
genianum Hpe. de Madagascar, mais elle s’en distingue facilemen
par sa teinte plus verte, sa capsule inclinée ou même penchée
souvent un peu irrégulière, ete. : £
BRACHYMENIUM EXIGUUM Card. — Dioicum, gregarium, min
mum. Caulis brevissimus, gemmiformis, vix 1 millim. altus
simplex vel e basi innovans. Folia congesta, dense imbricata
minima, concava, late et breviter sive suborbiculari-ovata, m
ginibus planis, integris, costa viridi, in cuspidem hyalinam abru
excurrente, cellulis inferioribus quadratis vel subquad
parietibus angustis, teneris, Superioribus rhomboidali-oblong
parietibus crassiusculis, omnibus parce chlorophyllosis. Ca
in pedicello purpureo, 6-9 millim. longo erecta, symmetrica,
vato-oblonga, collo attenuato instructa, ætate atro-rubra,
:_ culo minuto, obtuse apiculato. Peristomii dentes breves ; end
ue NE
at de Jalisco : barranca fbarra o Portillo, près de Guadalajara,
rs, én compagnie de PRO pusillus ue et Land,
908, n° 143).
Cette petite Mousse se distingue facilement du B. Barbæ-
montis CG: Müll. par ses tiges plus courtes, ses feuilles ovales,
orbiculaires, plus brusquement cuspidées par l’excurrence de
nervure, hyaline au sommet, et par sa capsule plus étroite.
-être est-ce le B. minululum Hpe. que je ne connais pas;
ais M. Brotherus place cette espèce dans la section Leplosto-
opsis, tandis que la Mousse que je viens de décrire me paraît
en être un Dicranobryum.
nomobryum plicalum Card. Rev. bryol. 1909, p. 112. —
Purpus a récolté sur le mont Orizaba des échäntillons beau-
p plus robustes que ceux qui ont servi pour la description de
pèce : tiges atteignant jusqu'à 8 centimêtres: feuilles plus
n des, nettement et finement denticulées dans le haut: nérvure
; omosrvorsis Card. gen. nov. fam. Dico dt trib.
earum. — Planta dense cespitosa, habitu Anomobryi, caulibus
liformibus julaceis. Folia dense imbricata, perconcava, apice
rotundata, costa sub apice evanida vel subcontinua, cellulis
xiuscubis, superioribus rhomboidali-oblongis, parietibus cras-
culis. Inflorescentia ut videtur dioica, terminalis. Capsula in
icello elongato nutans vel inclinata, subsyrnmetrica, stoma-
bus emersis, Annulus latus, perdistinctus. Peristomiuim simplex,
ntibus brevibus, truncatis,
TERETICAULIS Card. — : Cespites densi, lutescentes. Caulis
lis brevis, 3-4 millim. altus, inferne nudus, infra perichætium
Anovans, innovationibus obtusfs, julaceis. Folia tam sicca quam
adida erecta, dense et turgide imbricata, perconcava, minuta,
ssime spathulata et late rotundata, marginibus planis,
unique sinuatis, costa sub apice evanida vel subpercurrente,
alis superioribus rhomboïdali-oblongis, parietibus crassius-
ulis, lutéscentibus, inferioribus laxioribus, subrectangulis. Folia
chætialia suborbiculari-truncata, costa excedente mucronala.
sula in pedicello flexuoso, inferne rubente, superne pallidiore,
17 millim. longo nutans, inclinata vel suberecta, angusté
1, subsymmetrica, microstoma, collo attenuato longiusculo
1, stomatibus emersis, operculo minuto, breviter conico.
ulus latus, duplex, deciduus. Peristomitm Simplex, dentibus
revibus, truncatis, pellucidis, lævibus, intus lamello-
to dorsali aliquanto Le ner ventrali, D péti
Planta mascula ps
REVUE BRYOLOGIQUE. 9
Etat de Morelos : près de Cuernavaea (Pringle, 1909, n° 10847).
Ayant le port des Anomobryum, cette Mousse s’en distingue
facilement par son péristome simple. Ce caractère la rapproc \
des Haplodontium, dont elle diffère par l’inflorescence terminale
le port, la forme et le tissu des feuilles, et les dents péristomiales
courtes ét tronquées, A l’état stérile, on pourrait la confondr
avec l'Anomobryum suborbiculalum Card., dont on la distinguera
cependant à ses tiges plus épaisses et plus obtuses, à la forme des
feuilles et à leur tissu, formé de cellules plus larges et plus court
les marginales à peine plus étroites que les autres, a
(A suivre).
Encore à propos de Dicranoloma
La confusion que j'éprouve de la leçon que m'a infligée, d n
le dernier n° de la Revue, mon excellent confrère et ami M. Hag
n'a d’égal que mon étonnement — qui est sans bornes, je l’avo
_— d'apprendre que Anthoceros évoque l'idée poétique d'une
« corne fleurie », que Anthoæanthum veut dire le « jaune de 1
fleur», que Colura désigne lac queue de la gaine » et que Philo
nolis signifie (proh pudor !) « l'humidité de l’ami »!! 7h
Mais non, décidément, j'aime mieux continuer à croire que
Philonotis veut dire « ami de l'humidité », et que les noms de
genres que je viens d'indiquer, tout comme Dicranoloma et un
foule d’autres qu'il me serait facile de citer, tant en bryologie
qu’en phanérogamie, sans parler même de mots du langage cou
rant, tels que philosophie, philologie, philanthropie, etc., co
tituent des dérogations — combien nombreuses ! — à la règl
générale qualifiée, un peu légèrement, par M. Hagen, de Lo
sans exception. ME Pis :
_J. CARDOT.
Obs. — Gette note doit être considérée comme la fin de ce
discussion au sujet du mot Dicranoloma. Fu. ne
NGO.
L, Mazzucehelli, attaché comme 1
10 | | REVUE BRYOLOGIQUE
vu ces collections et, quoique jusqu’à présent je n’aie pu les exa- \
_miner que superficiellement, cependant je peux affirmer qu’elles
contiennent un grand nombre de très intéressantes espèces,
comme il sera démontré lorsque, dans l’avenir, quelque hépato-
_ logue et bryologue voudront se charger de leur détermination.
En attendant, demon côté, je ferai connaître, comme prémices,
_ la liste des espèces d’hépatiques que j'ai trouvées dans les quatre
| premiers paquets de ces collections.
_ Dans cette occasion je dois remercier le célèbre hépatologue
Fr. Stephani pour la vérification de quelques espèces sur lesquelles
j'avais des doutes.
de
Ferrara, 28 novembre 1910.
= 1. Acrolejeunea multiflora Steph. — Ad arborum truncos
secus ripas paludosas fluminis Tieté prope pagum « Salto de
Ytù » prov. San Paulo; 18 majo 1904.
2. Aneura melzgeriæformis Steph. — Secus vias ex loco
« Parco della Tijuca » prope Rio Janeiro; 31 jul. 1904.
3. Arachnopsis coaclilis Spruce.-— Secus vias ex loco« Parco
della Tijuca » prope Rio Janeiro; 31 jul. 1904.
_ 4. Archilejeunea conferta (Meiss). — Prope pagum « Salto
de Ytù ad ripas fluminis Tieté ex loco « Bôa-vista », prov.
_S. Paulo; 30 april. 1904.
5. Bryopteris diffusa Nees. — Frullania dichotoma Raddi. —
Prope pagum « Salto de Ytü » secus ripas fluminis Tieté, ex loco
_«Bôa-vista », prov. S. Paulo: 23 april. 1904.
6. Bryopieris lenuicaulis Tayl. — Secus viam ferratam inter
Corcovado da Panheiras» et ejusdem cacumen, hepaticis aliis
Consociata; prov. Rio-Janeiro, 11 april. 1904.
= 7. Cephalozia pachyrhiza (Nees). — Secus vias ex loco « Parco
della Tijuca » prope Rio-Janeiro: 31 jul.1904.
8. Ceratolejeunea brasiliensis (Gott.). — Ad semitas ex loco
_« Parco della Tijuca », Rio-Janeiro: 31 jul. 1904.
9. Ceralolejeunea variabilis (Gott. ) Spruce (a C. brasiliensi
diversa?):—Prope viculum«Salto de Ytü» ad ripas fluminis Tieté,
prov.S. Paulo; 23 april. 1904.
10. Drepanolejeunea subulala Steph. — Prope viculum « Salto
e Ytüù »ex loco « Bôa-vista », prov. S. Paulo; 23 april. 1904.
11. Eulejeunea consimilis (Gott.). — Ad pagum Salto de Ytüù
x loco « Bôa-vista », prov. S. Paulo, 23 april. 1904, et secus
semitas «Parco della Tijuca », prov. Rio-Janeiro: 31 jul. 1904.
12. Euosmo-lejeunea opaca (Gott.). — Prov. S. Paulo ex loco
Bôa-vista» prope pagum «Salto de Ytù »; 23 april. 1904. :
3. Euosmo-lejeunea trifaria (Nees) Spruce. — Ad ripas flu-
REVUE BRYOLOGIQUE CE
minis » Tieté » ex loco « Bôa-vista » prope pagum Salto de Ytù,
prov. $. Paulo, 23 april. 1904. ;
14. Frullania divergens L. et L. — Secus viam ferratam inter
Corcovado de Panheiras et ejusdem cacumen, ad terram et rupes
porphyricas, prov. Rio-Janeiro; 11 april. 1904. à
15. Frullania gibbosa Nees. — Ad saxa porphyrica in viri- + :
dario « Weisshon » prope pagum Salto de Ytù, prov. S. Paulo;
15 april. 1904. é
16. Frullania palens Lindenb. — Secus viam ferratam inter.
Corcovado da Panheiras et ejusdem cacumen ad terram et rupes ,
porphyricas, prov. Rio-Janeiro, 11 april. 1904; prope pagum
Salto de Ytù ad ripas fluminis Tieté ex loco «Bôa-vista», prov.
S. Paulo; 23 april. 1904. k
17. Frullania Riojanneirensis Raddi. — Ad saxa porphyrica
viridarii « Weisshon » prope pagum Salto de Ytü, prov.S. Paulo;
15 april. 1904.
18. Frullania squarrosa Nees. — Ad arborum truncos riparum
paludosarum fluminis Tieté prope pagum Salto de Ytù, prov. :
S. Paulo; april. 1904.
19. Homalo-lejeunea brachiala (Nees). — Prov. Rio-Janeiro
secus viam ferratam inter Corcovado da Panheiras et ejusdem
cacumen, ad terram et rupes porphyricas; 11 april. 1904. Le
20. Hygrolejeunea elula (Nees). — Ad ripas fluminis Tieté ex
loco « Bôa-vista » prope pagum Salto de Ytü, prov. S. Paulo;
23 april. 1904. ‘as
91. Hygrolejeunea bahiensis (Gott.). — Prov. S. Paulo prope
pagum «Salto de Ytü» ad ripasfluminis Tieté ex loco « Bôa-vista »;
23 april. 1904. re
22. Hygrolejeunea pallida (L. et G.). — Ad arborum truncos
inter muscos et hepaticas alias, prope pagum Salto de Ytüù, prov.
S. Paulo; vere 1904. k.
23. Isolachis serrulala (Sw.) Mitt. — Secus semitas ex loco
« Parco della Tijuca », prov. Rio-Janeiro; 31 jul. 1904. >
24. Lepidozia verrucosa Steph. — Secus semitas ex loco « Parco
della Tijuca », prov. Rio-Janeiro ; 31 jul. 1904.
9%. Melzgeria conjugata S.O.Lindberg. — Prope pagum Sal
de Ytü ex loco Weisshon, prov. S. Paulo; 21 april. 1904. qe
26. Omphalanthus filiformis Nees. — Secus viam ferratam
inter Corcovado da Panheiras et ejusdem cacumen, ad terram
et rupes porphyricas, prov. Rio-Janeiro; 11 april. 1904
27. Plagiochila Banburyi Tayl. — Ad saxa porphyrica in viri-
dario « Weisshon » prope pagum Salto de Ytù, prov. S. Paulo
VE BE D nd nu 1 4,
| REVUE BRYOLOGIQUE
28. Plagiochila florida Spruce. — Prope pagum Salto de Ytù 4
prov. S. Paulo; april. 1904. 4
29. Plagiochila horrida Golt, — Prov, $. Paulo prope pagum
Salto de Ytü; 17 majo 1904.
. 80. Plagiochila paralella Steph. — Ad viam ferratam inter
_Corcovado da Panheiras et ejusdem cacumen, prov, Rio-Janeiro;
_ IL april. 1904,
31. Plagiochila thyoides Spruce. — Ad saxa porphyrica in
.viridario « Weïisshon » prope pagum Salto de Ytù, prov, S. Paulo;
15 april. 1904.
32. Prionolejeunea denliculata (Nees). — Prov. Rio-Janeiro
secus vias viridarii « Tijuca »; 31 jul, 1904,
33. Symphyogyna brasiliensis M. et N, -— Ad terram? semita-
um viridarii « della Tijuca», prov. Rio-Janeiro; 31 jul. 1904,
Une nouvelle espèce de Grimmia
Par Tux, Herzoc
Au mois de juin 1906, visitant les hautes montagnes de la
Sardaigne, j'ai trouvé, sur les rochers de la crête du Monte Gen-
nargentu,un Grimmia qui, par ses grandes touffes profondes et
blanchâtres, éveilla mon attention au premier coup d'œil, En
l’examinant plus tard au microscope, je reconnus que c'était une
excellente espèce nouvelle. J'en donne ici la description :
_ GRIMMIA PILOSISSIMA Herzog sp. nova. — Dioica, dense pulvi-
nata, pulvinis 2-3 centim. altis, intus lulescentibus, superficie
arachnoïdeo-canis, mollibus. Caulis a basi, iterum divisus, fili-
ormis, sub flore terminali ramis paucitoliis innovans, dense
oliosus. Folia sicca laxe appressa, humida erecto-patula, mollia,
inferiora minora, 2 millim. longa, superiora majora,. cum pilo
millim. longa, 1 millim. lata, comosa, omnia e bast lale ovala
in apicem canaliculato-concavum acutum attenuata, pilifera,
mMmarginibus inferne planis, a medio ad apicem leviter inflexis,
nervo valido luleo, sensim attenualo, latere dorsali valde promi-
nente, latere ventrali leviter sulcato, in pilum longissimum,
ublæve, hyalinum exeunte, /amina superne bistralosa, + tan-
um unistratosa, striisque viridibus bistratosis notata, cellulis
omnibus rolundalo-quadralis vel superne hexagonis, basi laxiori-
us, lutescenti-viridibus, parum incrassatis: perichætialia paulo
ngiora. Seta recta, superne curvala, 3-4 millim. longa, flavida;
neca inclinata, ovata, leviler sulcala, operculo oblique rostrato_
calyptra haud visa). Peristomii dentes anguste lanceolati, apice
illic fissi, pallide auranliaci, dense papillosi. Rue
REVUE BRYOLOGIQUE
Sardaigne ; sur les rochers du versant oriental de la crête du
Monte Gennargentu, vers 1750 m., ? juin 1906. ;
Cette magnifique espèce se distingue déjà de toutes celles qui
me sont connues par sa coloration particulière. Aucune autre ne
présente une teinte d’un jaune aussi vif sur les anciennes parties
des tiges; sur ce fond jaune s’étalent et se croisent en tous sens
les poils blancs des feuilles. Parmi les caractères anatomiques, il
faut signaler en première ligne le limbe bistrate et la forme carrée
des cellules, caractères qui rapprochent cette plante du G. cam
pestris, mais la forme des feuilles, à base très large, puis brusque-
ment rétrécies, est cependant tout à fait différente de celle di
feuilles de cette espèce. Le pédicelle courbé et la capsule plissée
établissent des rapports entre notre Mousse et les Rhabdogrim:
miæ, avec lesquelles elle ne présente d’ailleurs pas d'autre res-
semblance,
Etudes phytogéographiques
sur 53
les Mousses de la Haute-Saône fsuile)
Par A, COPPEY Le ur.
Dicranella squarrosa (Stark.) Schpr. [REN. Cat. 297). — C. dé D
| les suintements du chaume et des pentes au Ballon de Servan
3, (900 à 1200 m.). — Gol du Stallon (1000 m.). nn
LL
REVUE BRYOLOGIQUE
… *"Dicranella Schreberi (Sw.) Schpr. — Sur les pentes N. O. du
chaume du Ballon de Servance (1100 à 1200 m.). — A. C. dans les
jeunes coupes des bois argilo-sablonneux de la plaine, surtout
sur la terre un peu battue, souvent stérile, mais facile à recon-
naître, même à l'œil nu, lorsqu'il est humide. —— Bois de Frotey-
les-Lure, c. fr. — Bois du Marais, à Vouhenans. —— Bois de
Velotte, à Amblans.— Bois de Jasney, c. fr. juv. [7vre).
. Dicranella Grevilleana (Br. E.) Schpr. [REN. Cat. 298]. —
M. RENAULD, qui a trouvé cette plante des hautes montagnes une
seule fois, dans une tranchée de chemin de fer, à Châtenois, sur
le grès infra-liasique, fait remarquer que son indigénat est dou-
teux ct, qu’en tout cas, son introduction est récente, car la tran-
chée n'avait, à cette époque, qu’une quinzaine d'années.
Dicranella rufescens (Dicks). Schpr. [REN. Cat. 299]. — Sur
les talus provenant de la décomposition du grès vosgien à Reco-
gne-les-Ronchamp, Ecromagny. — Sur les parois verticales des
rochers de grès bigarré, surtout dans les carrières abandonnées
+ humides : Conflans-sur-Lanterne, Briaucourt (CC. à la Gabiote)
— Sur les talus humides des fossés des bois sablonneux et argilo-
Sablonneux : Lyoffans, Le Beuchot, J asney (Feney-Bois). —
Souvent fertile en automne.
Dicranella varia (Hedw.) Schpr. [REN. Cat. 298].— Var. lenella
Schpr., sur le sol argileux à Valay, c. fr.
Rhabdoweïisia fugax (Hedw.) Br. E. [REN. Cat. 296: Weisia
ugaz Hedw.]. — Fissures des rochers de grès vosgien à Melay,
CG. c. fr. — Rochers porphyriques dans les gorges du Raddon, à
Saint-Barthélemy, c. fr. — Sigle de Melisey | HrzLrer|].
Cynodontium polycarpum (Ehr.) Schpr. [REN. Cat. 297]. —
Rochers syénitiques du versant N.,à la Planche des Belles filles
1000 m.). — Rochers porphyriques à Servance et dans la vallée
du Rahin, à Plancher-les-Mines (600 à 700 m.). — Rochers de
rès vosgien à Melay. — Fertile en été.
Oreoweisia Brunloni (Sm.) Milde [REN. Cat. 297]; Cynodon-
ium Bruntoni Schpr.
. Dichodontium pellucidum (L.) Schpr. [REN. Cat. 297]. —
Particulièrement abondant et fertile à l’automne sur les parois
iumides du grès bigarré : murs de soutènement des chemins à
Moffans, et des tranchées de chemin de fer à Fontaine-les-
Luxeuil; barrages - d’étangs et de cours d’eau à La Côte,
se Beuchot; vieilles carrières à Conflans-sur-Lanterne. Dans
ette dernière localité j’ai recueilli la plante stérile pourvue des
REVUE BRYOLOGIQUE
propagules qui ont.été décrits par Correns (1) et qui semblent
peu fréquents chez cette espèce.
Var. fagimontanum Brid. — Pierres siliceuses des berges du
Rahin, à Roye, avec le type.
**Dichodontium flavescens (Dicks.) Lindb. — Sur les arènes
siliceuses très ombragées et humides; peu fertile : Cascades du
Rahin, à Plancher-les-Mines et cascade de la Goutte des Saules,
c. fr. — Bords du Ru de Miellin. — Lit du Raddon, dans les gor-
ges, à Saint-Barthélemy. |
Dicranoweisia crispula (Hedw.) Lindb. [REN. Cat. 296; Weisia
crispula Hedw.|. nr
Dicranoweisia cirrata (L.) Lindb. [Ren. Cat. 2%6; Weisia
cirrala Hedw.|.
Dicranum Starkei Web. et Mohr. [REN. Cat. 3001. |
Dicranum undulatum Ehrh. [Ren. Cat. 302]. — Fructifie abon-
damment au bois de Grattery [RENAULD, Bull.].
* Dicranum Bergeri Bland. (Die. Schraderi Schw.).— Tourhière
de la Bravouse (1130 m.) (leg. VENDRELY) [RENAULD, Supp. et
2e Add.]. — Faignes au sommet du chaume du Ballon de Servance
(1200 m.). :
Dicranum Bonjeani de Not. [REN. Cat. 301; D. palusire La
Pyl.].— Accompagne les Sphaignes dans beaucoup de tourbières
et de prés tourbeux. Stérile. Prairies à Haut du Them, entre le
Fray et la Fonderie (800 m.), sur la montagne de Ternuay (700
à 800 m.) CC, à Saint-Germain, Frotey-les-Lure, Butte de Ron-
champ, Fleurey-les-Saint-Loup. — Autour de l'étang Pelvin, à
Ecromagny, étangs de Linexert. — Plateau tourbeux de Melisey.
Dicranum scoparium (L.) Hedw. [REX . Cat. 301] re
Dicranum Mubhlenbeckii Br. E. [REN. Cat. 301.] —« Le Dic.
MuuLensecku de la haute vallée du Fray, près du ballon de
Servance, qui a été nommé ainsi par Schimper lui-même, m'a
semblé être plutôt Dic. FUSCESCENS. » (RenauLp, Comm. 1909).
D’après cette remarque, cette espèce serait donc à rayer de la
liste des Mousses de la région. Suis
* Dicranum fuscescens Turn. — Voir la remarque précédente.
Dicranum congestum Brid. [REN. Cat. 3011. ere
Dicranum montanum Hedw. [REN. Cat. 301]. — Aussi fréquent
vers la base des arbres que sur les souches pourrissantes. Stérile,:
_ mais fréquemment pourvu de ramuscules de propagation (Brul-
(1) Conrens. Vorlaufige Ubersicht über die Vermehrungsweisen der Laub
© moose durch Brutorgane. — Berichte d. deutsch. Bot. Gesellsch., Bd.
_ 1897; et aussi: Uniersuchungen über die Vermehrung der Laubmoose d
— Bruïorgane und Stecklinge, p. 3 à 6, Téna 1899.
. REVUE BRYOLOGIQUE
blätler, cf. CorRexSs, lot. cit. p. 20). Ne se rencontre guère que sur
les bouleaux et les aunes, ce qui tient sans doute à ce que ces
arbres prédominent dans les stations préférées de cette mousse,
’est-à-dire les endraits frais des hois d’alluvions et des marnes
triasiques. Bois du grand Morveau, à Lure, — Bois de Mourières,
Frotey-les-Lure, La Côte, Roye, Jasney, Cuve. — Bois Saint-
eorges, à Athesans; hois de Velotte, à Amblans. Je l'ai observé
rarement sur des chênes, À Jasney, Aillevillers, Ecromagny
[ReNnauLD, Add.].
. Dicranum flagcllare Hedw. [Ren. Cat. 300.1, — Luxeuil (leg.
Mapior, RexaAUrD. Suppi.]. — Troncs pourrissants au bois de
Grattery [RenauLD, Bull. Je l'ai observé à peu près exclusive-
ment sur les souches pourrissantes de chêne, rarement à la base
des chênes dans les bois d’alluvions siliceuses et des marnes
riasiques, pas nécessairement dans les endroits les plus
humides de ces bois. Bois de Mouriéres, R., de Frotey-les-
Lure, R., de Roye, C. Bois du grand Morveau, à Lure, R.,Feney
Bois et bois de Jasney, C. — Toujours abondamment pourvu de
es ramuscules de propagation bien connus. Je ne l'ai vu fertile
qu’à Jasney, mais en abondance, et sur plusieurs souches,
Dicranum fulvum Hook [REx. Cat, 300]. Fertile au Mont de
Vannes (RenauLn, Add.i. — Cette espèce ne se rencontre que
sur les rochers essentiellement, siliceux et notamment le grès vos-
gien, qui est un poudingue quartzeux. Elle n'existe sur le grès
bigarré que suivant certaines bandes étroites où ce grès a été
fortement silicifié et transformé en quartzite; c’èst ce qui arrive
dans les bois alignés suivant une longue faille le long de laquelle
affleure ce grès transformé. Cette bande se termine à Conflans-
sur-Lanterne, après avoir passé près de Luxeuil, Le Beuchot,
Briaucourt. Ce Dicranum se rencontre alors sur les bornes des
ranchées quand il n’y a pas d’autres blocs épars.
Je l’ai vu fertile, en été, dans les bois de Melisey, et j'ai recueilli,
au même endroit, une forme remarquable, mais rare (f. fragili-
folia) à feuilles cassées pour la plupart et ayant une ressemblance
frappante avec Dic. viride. On ne peut cependant faire de cette
e une variété, car ce caractère s’obsérve à divers degrés sur
ous les échantillons, dans les feuilles âgées. Limpnicur (Die
aubmoose L. p. 370) avait même indiqué ce caractère comme
& général: Bläller... brüchig, ce qui n’est vrai qu'excep-
pnnellement, mais cependant un fait bien acquis. Après l avoir
nm doute, CORRENS (loe. eit. p. 17} ajoute : « Wenn bei Lam-
caT kein Versehen unterlaufen ist, so giebt es also neben der
aptform noch eine Nebenform mit brüchigen Blättern.». J’
REVUE BRYOLOGIQUE
recueilli également une forme analogue dans.les rochers des cas-
cades du Rahin, à Plancher-les-Mines. nd
Dicranum viride (Sull. et Lesq.) Lindb. [REN. Cat. 300]. — Dans
les Monts Revaux à Lure, et au bois de Grattery (RENAULD,
Suppl., Add. et Bull). Principalement sur les chênes, dans les
bois d’alluvions siliceuses et des marnés triasiques; Bois de Cuve,
Frotey-les-Lure, R. — Bois du Grand Morveau, à Lure, R:—
Feney-Bois et bois de Jasney, CC. par places. — Stérile. ss
Dicranum longifolium Ehrh. [REN. Cat. 300]. — S’étend, dans
la plaine, dans les mêmes conditions que Dic. fuloum, sur le grès
bigarré silicifié ainsi que M. ReNAULD en avait fait déjà la remar-
que à Belmont [Cat.]. Sur les bornes des tranchées, au bois du
Beuchot. ‘
*Dicranum Sauleri Schpr. — Ballon d'Alsace (leg. FLAGEY;
RENAULD, Suppl).
18 : REVUE BRYOLOGIQUE
Leucobryum glaucum (L.) Schpr. [REN. Cat. 303]. — Se trouve
également sur le loess des bois sur marnes triasiques où existe la
Callune: Jasney, RR; sur le grès rhétien à Bourguignon- les-
Conflans; sur le terrain du minerai de fer pisiforme à Gray, RR.
(Maire). Fertile en été sur le plateau tourbeux de Servance.
Fissidens bryoides (L.) Hedw. [REN. Cat. 3031.
Fissidens incurvus Stark. [REN. Cat. 3051.
**Fissidens pusillus Wils. — Sur les pierres siliceuses dans les
cours d’eau à débit très faible en été : le Raddon, dans les Gor-
ges, à Saint-Barthélemy; le Rahin, à Roye.— Sur les parois de
grès des bassins de fontaines, à Plombières. — Sur les talus frais
des bois siliceux à Moffans et à Frotey-les-Lure. — Fertile en été.
* Fissidens Mildeanus Schpr.— F. crassipes Wils., var. Mildea-
nus Schpr. — Pierres inondées de la Colombine, à Champdumois,
près Vesoul [leg. Recroix; RENAULD, Bull.].
Fissidens crassipes Wils. [REN. Cat. 303]. 4
* Fissidens evilis Hedw. — Sur le terrain du minerai de fer, à
Gray [MAIRE].
Fissidens adianthoides (L.) Hedw. [REN. Cat. 304].
Fissidens crislalus Wils. [REN. Cat. 304; F. decipiens de Not.i.
_— J’attire tout spécialement l’attention des botanistes sur cette
espèce qui me semble particulièrement intéressante au point de
vue phytogéographique. Elle est réputée calcicole, avec quelques
restrictions, et M. RENAULD ne l’indique, dans la Haute-Saône,
que sur le calcaire jurassique. Je l’ai pourtant rencontrée aussi
souvent sur des roches indubitablement siliceuses, dans les fissu-
res ombragées : par exemple sur les porphyres aux Evaudois,
près de Servance, dans les bois de Belonchamp et du Mont de
Vannes, dans les gorges du Raddon, à Saint-Barthélemy ; sur les
porphyres et syénites des bois de la vallée du Rahin et des cas-
cades à Plancher-les-Mines; sur les schistes carbonifères à Mou-
rières, C. cfr. — Elle manque par contre sur les grès à poudingue
triasiques. — C’est une des premières espèces qui me semblent
permettre une analyse biologique des rochers en voie de décompo
sition et qui apparaît dès que des éléments chimiques détermi-
nés sont mis en liberté, notamment des traces de carbonate de
chaux. Qu'on étudie minutieusement la florule bryologique là
où apparaît le Fissidens cristalus et l’on observera à coup sûr des
groupements d'espèces intéressants. (Voir plus haut, chap. IV k :
Fissidens larifolius (L.) Hedw. [REN. Cat. 304).
Astomum crispum (Hedw.) Hamp. [ REN. Cat. 296: Syslegium
crispum Schpr.].— BouLay (Muscinées de la France, Mousses,
p- 61) dit avoir reçu de M. RENAULD « des spécimens recueillis
REVUE BRYOLOGIQUE 19-
à Fouvent-le-Haut qui... vérifient une bonne partie des carac- |
tères attribués au Syslegium mullicapsulare Schpr. » re
** Hymenostomum rostellatum (Brid.) Schpr. — Bois des marnes
triasiques à Jasney, dans les tranchées herbeuses et les jeunes
coupes. C., fertile en automne.
** Hymenostomum squarrosum Br. germ. — Dans les friches
humides, sur grès bigarré, à Lomontot. — Tranchées herbeuses
au Feney-bois, à Jasney, sur marnes triasiques; fertile en automne
* Hymenoslomum microstomum (Hedw.) R. Br. — Collines
oxfordiennes à Larret et Fouvent (RENAULD, Suppl. et Add.).—
Jeunes coupes, au Fenay — Bois à Jasney, sur marnes tria
siques, C., fertile au printemps. |
es, Re
Re PO
(A suivre). £
Bibliographie
An. GEHEE8. — Bryologia allantica. Die Laubmoose der allan
lischen Inseln. In-4°, 74 p. et 20 planches.
M. Geheeb travaillait depuis de longues années à une Bryologit
des îles atlantiques. La mort l’a malheureusement surpris avan
qu’il ait pu mettre la dernière main à son ouvrage, qui vient
d’être publié par les soins pieux de sa compagne dévouée, qui
fut aussi sa collaboratrice, assistée par M. Th. Herzog, ami et :
élève de notre regretté confrère. Dans un premier chapitre, cha-
que île ou groupe d’îles est étudié séparément. Les Açores comp-
tent 108 espèces, Madère 176, les Canaries 212, les îles du Ca}
Vert 20, l’Ascension 20, Sainte-Hélène 32 et Tristan d'Acunha 36
Un chapitre spécial comprend la description des espèces nouvelle
ou critiques, et une troisième partie renferme d’intéressantes con-
sidérations de géographie botanique. Ce bel ouvrage est illust
de 20 planches, dont 19 admirablement reproduites en couler
d’après les aquarelles de Madame Geheeb. Ge sont certainemer
les plus belles planches de bryologie qui aient été publiées
qu'ici, et je crois que l’on ne pourra jamais faire mieux. :
J CarDoT..
Parts. — Collatio nominum Brotherianorum et Indicis bryolo.
gici. In-8o, de 37 p. Lib. Baiïllière . . + +. + + +
L'achèvement de la seconde édition de l’Index bryologi
_ coïncidait avec celui des Acrocarpes dans le Genera publié :
M. Broraerus {Pflanzenfamilien) et, à quelques rares excep
près, la nomenclature de ces deux ouvrages coïncidait exac
ment. Il n’en est pas de même pour les Pleurocarpes qui comm
| çaient seulement à paraître dans le Genera au moment d
REVUE BRYOLOGIQUE
publication du dernier fascicule de l’Index : de là des difficultés
ombreuses pour les questions de synonymie. I} a paru utile au
général Paris, et tous les bryologues penseront de même, de com-
pléter son œuvre en plaçant en regard les uns des autres, lorsqu'ils
iffèrent, les noms adoptés dans l’Zidex et ceux qui leur corres-
pondent, dans le Genera pour les mêmes espèces, C'est l’ouvrage
ue nous signalons ici eb qui rendra d'importants services dans
le rangement des herbiers.
F. Camus.
« GyôrreY. — IT (1) Addimenla ad floram bryologicam Hun-
ri septentrionalis.
Molendoa tenuinervis Limpr.museus rarissimus—quam speciem
scripsit K. G. LimpricuTt (in Rabenhorst’s Krypt. FL IT.
fl. IV. Bnd, L. Abt., p. 250-252) — et quæ adhuc solum e locis
quentibus cognita erat : :
Bretterwandkopf bei Windischmatrei » in Tirolia, 2500 m.
pra mare legit et detexit ill. ac clar. dominus — nestor bryolo-
onum — JoANNES BREIDLER, anno 1871, 27. VII: Helvetia
n crevices Of rock, Rothe Kumme, above the Daubensee,
2700 m. » leg. dominus celebrabilissimus : H. N. Dixon (cf. Revue
3ryologique, 342 année (1907) n° 4, p. 59);« Auf Kalkfelsen am
indstock im Kiental », 2450 m. s. m. c. fruel. | legit scrutator
renuissimus Alpium Helveticarum : Dr P.CuLmANN (Rev.Bryol.
année (1909), n° 4, p.93.
Et nunc species hæc puleherrima in Hungaria septentrionali
agno gaudio salutari potest. Plantam hane annis 1909 et 1910
i in nostra Magas-Tatra (=Tatra Magna)
m unicam unuscuisque hominum Tatram
phemeride quæ titu-
: « Magyar Botanikai Lapok » IX (1910) No 10/12,
73, ubi structuram histologicam et mensuram diverso-
rganorum hujus plantæ Tatraensis accurate descripsi, cum
s 27 in una tabula, : st
iplaria quæ illustrissimi domini : J, Brgipzer, Dr P.
N et H: N. Dixon, locis tribus supra dictis legerunt, —
i per benevolentiam dominorum : Dr P. CuLmanx
L vide in Rev. Bryol. XXXV, 1908, p. 38-40: IL ibi-
REVUE BRYOLOGIQUE
(Paris), D' À. DE DEGEN (Budapest), L. LOESKE (Berlin) et
Dr Roru (Laubach}, quibus viris gratissimis hic palam et publice
maximas et optimas ago gratias; resultata comparativa in lucem
daturus sum in opere meo : « Tentamen monographiæ generis
Molendoæ» inscripto—quo scribendo jam abhinc duos annos
occupatus sum. …
Postremo cum optima venia ab doctissimis dominis bryologis,
ut mihi diversas species generis Molendoæ cognoscendi causa
gratissime mittant,
Locse in Hungaria, 1910, 12/XIT.
G. Roru. — Die aussereuropäischen Laubmoose. Vol. I fase. +
in-8, 96 pages et 8 planches.— M. Roth, dont tous les bryologues
connaissent déjà le grand ouvrage sur les Mousses d'Europe,
conçu le projet de décrire et de figurer toutes les espèces ex0!
ques connues. Le premier fascicule de cette œuvre colossale vien!
de paraître. Les 96 pages de texte renferment le genre Andreæ:
en entier, avec 102 espèces, et le commencement des Archidi
cées: les 8 planches donnent les figures de toutes les espèc
décrites. : ne
Les descriptions, toutes originales et très bien faites, sont éta:
blies sur un plan uniforme, ce qui présente un avantage énorme
qu'apprécieront tous les bryologues s’occupant des espèces EX0-
tiques, qui savent à quelles difficultés souvent inextricables 01
se heurte lorsque l’on doit comparer entre elles les diagnoses dis-
parate, dont on dispose jusqu'ici. En tête de chaque genre $
trouve on tableau synoptique de toutes les espèces, et l’auteur
même eu l'heureuse idée d'y joindre sur tableau spécial pour le
espèces européennes, comblant ainsi une lacune grave de S
premier ouvrage. Les planches, bien supérieures, comme rep
duction, à celles des Europäischen Laubmoose, donnent les carac
tères essentiels de toutes les espèces, le plus souvent d’après le
spécimens originaux. L'impression du texte et des planches fai
honneur à l'éditeur, la maison C. Heinrich, de Dresde. “a
Cet ouvrage, qui devra figurer dans la bibliothèque de tou
bryologue, paraîtra par fascicules de 6 feuilles d'impressi
et 8 planches, au prix de 6 marks, 7 fr. 50 le fascicule. Les 4 pi
miers fascicules formeront le volume I, consacré aux Andréacées
Archidiacées, Cleistocarpes et Trématodontées. …
On ne peut qu’admirer le courage de M. Roth à entreprer
une tâche aussi gigantesque, et l'on doit souhaiter viver
_ qu'il puisse la mener à bonne fin. a
HE Ados a - “ J. CARDOT -
L'7À REVUE BRYOLOGIQUE
C. LACOUTURE. — Genera hepalicarum, clé synoptique avec
figures de tous les genres connus d’hépatiques à l'exception des
dérivés de l’ancien Lejeunea publiés antérieurement. In-8 de
46 p. dont 16 sont des planches, 1910. Librairie Venot, place
d’Armes à Dijon (Côte-d'Or), prix 6 fr.
Ce manuscrit de l’abbé Lacouture était terminé avant sa mort
eb, s’il n’a pas été publié plus tôt, c'est à cause de circonstances
dont il est inutile de parler ici. Ouvrage très pratique, disposé sur
le même plan que les Lejeunea du même auteur publiés dans la
_ Revue Bryologique de 1908, c’est-à-dire qu'il se compose de clés
conduisant aux noms des tribus et de clés conduisant aux noms
des genres de chaque tribu. Les planches contiennent une espèce
de chaque genre. :
À. W. Evans. — Noles on New England Hepalicæ VII (Rho-
dora, vol. 11 (1909), pp. 185-195). — Ces notes comprennent
8 espèces dont 5 sont nouvelles pour la flore de la New England :
Metzgeria furcata, M. crassipilis; Pellia Fabroniana (P. calycina),
P. Neesiana; Cephaloziella elachista, C. Hampeana; Calypogeia
Neesiana; Scapania glaucocephala. Cette publication se termine
par une liste d’additions.
,. À W. Evans. — Noles on Norlh American Hepaticæ (Bull.
Torrey Bot. Club 1909, pp. 33-36). — 10 espèces accompagnées
de notes plus ou moins longues concernant principalement Lopho-
zia badensis, Microlejeunea ulicina, Frullania inflata.
= A. W. Evans.— Vegelalive Reproduction in Melzgeria (Annals
of Botany, Vol. XXIV, April, 1910, pp. 271-303 et 16 fig.). —
escription des gemmes de 12 espèces et description de 4 espèces
nouvelles : Metzgeria uncigera, M. oligotricha, M. vivipara,
M: disciformis. — Comparaison des gemmes de Metzgeria et
es autres brycphytes. Conditions dans lesquelles les gemmes sont
roduits.
C. C. Haynes. — Sphærocarpos hians sp. nov., wilh a revision
of the genus and illustrations of The species (Bull. of the Torrey
Bot. Club 1910, pp. 215-230 et pl. 25-32). — Cette belle mono-
graphie du genre Sphærocarpos comprend une introduction, la
description du genre, un tableau analytique des six espèces, leur
synonymie et leur description détaillée, l'habitat et les localités ;
espèce nouvelle a été récoltés à Pullman, Washington. Les
‘espèces sont représentées par de nombreuses figures dans les
pl: (2 pl. pour le S. texanus). due a
H. W. ARNELL und C. JENSEN. — Die Moose des Sarekgebieles
‘aturwissenschaftliche Untersuchungen des Sarekgebirges in
2
femelle et le pédicelie du sporogone dans les marchantiacées, Ap.
teau de la route de Toul, aux Baraques : description et origine
_ Pixerécourt et le vallon du ruisseau de Chavenoy. — Liste d’es-
_ pèces nouvelles pour la région. re PRE
REVUE BRYOLOGIQUE 24:
Schwedisch-Lappland, geleitet von À. HaAMBERG, Bd ITT, Lief. 3,
S. 133-268, 1910). — Cet important catalogue, annoté de nom-
breuses observations et descriptions, contient les nouveautés
suivantes décrites et figurées: Polytrichum umigerum var.
subintegrifolium, Bryum sarekense, Pohlia cruda var. seriata,
Oncophorus Hambergi, Amblystegium Wilsoni var. boreale. Les
auteurs ont publié aussi des figures de : Pohlia commutata et
grandiflora, de Tetraplodon bryoides et pallidus, de Hypnum
albicans var. groenlandicum et Lescuræa, saxicola. Le volume
se termine par un mémoire sur la végétation des mousses, leur
fréquence, leur habitat, etc. 0
V. F. Broruerus. — Die Moose des arclischen Küslengebietes
von Sibirien, nach der Sammlung der Russischen Nordpolar-
Expedition 1900-1903 (Académie impériale des Sciences de Saint-
Pétershourg 1910, 15 p. in-40 et. fig.). — Catalogue contenan
9 hépatiques, 3 sphaignes et 45 mousses. Une espèce nouvelle,
nommée Bryum (Leucodontium) taimyrense,est décrite et figurée.
L. CLark. — Some noleworthy Hepaticæ from the slale of Was
hinglon (Bull. of the Torrey Bot. Club 1909, pp. 299-307 et pl. 20)
__ Notes sur 9 hépatiques dont deux sont figurées : Jungerman-
nia Allenii sp. nov. et Scapania paludosa var. papillosa. .
M. P. Lesace à publié dans le Bulletin de la Soc. scient. eb
médicale de l'Ouest de 1910 :
19 Sur le balancement organique entre le pédicelle du chapeau
90 Croissance comparée du sporogone de Polytrichum formo-
sum sur la plante-mère et en dehors de la plante-mère, 6 p.etf
30 Polyembryome chez Pellia epiphylla, 4 p. a
49 Croissance du sporogone en dehors de la plante-mère dans le
Pellia epiphylla, 3 p. ce
A. Correy. — Les muscinées des environs de Nancy, ?° fasci-
cule (Bull. de la Soc. des sciences de Nancy 1910, pp. 75-158). —
Ce 2e fascicule comprend : 20 Le plateau de Malzéville : géogra-
phie, géologie, climat, histoire, florule bryologique avec carte et
tableaux. 3° Le"coteau de Pouxières-aux-Dames.— 4° Le pla-
florule hryologique, tableau des espèces. — 5° Le vallon de
Champigneulles : situation et caractères, historique, florul
bryologique, carte et tableaux, remarques. — 60 Le marais d:
REVUE BRYOLOGIQUE …
_ IL TnérioT. — Diagnoses d'espèces et de variélés nouvelles de
mousses, 8° article (Bull. de l'Académie de Géographie botanique
1910; tirage à part de 8 p.). — C’est la continuation de l’étude des
mousses récoltées à la Nouvelle-Calédonie par M. Frank, insti-
tuteur à Nouméa.
_ Te BryoLoGisr. — Le n° 4 de 1910 contient : Annie Lorentz,
notes on Lophozia alpestris ; 3 p. et 1 pl. contenant de nombreuses
figures. — H. E. Greenwood, five common Cephalozias; descrip-
tions et 6 figures (en similigravure) représentant les plantes gros-
1es. — J. Roi, the typical form and the series of forms. — Sul-
ivant moss society notes.
Nécrologie
N. C. Kinp8erG. — Kindberg est décédé à Upsala (Suède) le
3 août dans sa 782 année. Il avait été professeur à Linküping de
860 à 1901, il résida ensuite à Upsala. Il avait d’abord étudié les
hanérogames, mais il consacra les trente dernières années de sa
1e à l'étude des mousses; il récoltait beaucoup et il m'avait fourni ?
n grand nombre d'espèces pour les Musci Galliæ et il publiait
tous les ans plusieurs articles dans la Revue Bryologique. Ses
rincipaux ouvrages sont : Enumeralio Bryinearum exoticarum et
uropean and North American Bryineæ. Voir ci-dessous, aux
jouvelles, pour son herbier.
Nouvelles
vendre l'Herbier bryologique de Kindberg, contenant envi-
on 4000 espèces, dont beaucoup: sont représentées par des speci-
ns de nombreuses localités. S’adresser à M. le professeur
1, à Upsala (Suède).
M. le professeur Istvan Gycrffy, à Lôcse-Comit. Szepes (Hon-
grie), prie les botanistes de lui communiquer des spécimens des
spèces du genre Molendoa (V. ci-dessus Bibliographie, p.20).
M. le D' L. Perrier, rue du Moustier 8, à Montauban (Tarn-et-
saronne) demande à acheter une collection de mousses com- me
tunes de France, pas d'espèces rares. en
7 Caen, Imprimerie-Reliure E, Doux, 10, rue de la Monnaie,
ro 6
No 2. 38 ANNÉE | 1911
REVUE BRYOLOGIQUE
PaRaissANT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2
Muscinées de l'Afrique intertropicale française (12° article). PARIS. —
Diagnoses préliminaires de mousses mexicaines (% article). CARDOT, —
Dryptodon Hartmani. ARNAOUDOFF. — Etudes phytogéographiques sur la
Haute-Saône (suite). CoPPEY. — Nouvelles.
Muscinées de l’Afrique intertropicale française
(12€ article)
Les Muscinées décrites ou énumérées dans la présente note ont
été récoltées :
1° Dans le Fouta Djallon par M. l'administrateur Pobeguin
qui, avant de prendre sa retraite, a voulu explorer les parties de
cette province qui lui restaient presque inconnues, et en a, comme
adieu, rapporté huit espèces et trois genres nouveaux, portant
ainsi à 136 le nombre des espèces endémiques, et à 185 celui des
espèces connues jusqu’à ce jour dans la Guinée française;
20 Aux environs de Bammako, par les soins de M. le Lieute-
nant-Gouverneur du Haut-Sénégal-Niger. Seulement, à l’excep-
tion d’un seul, les collecteurs n’ont pas fait connaître leur nom
sur les étiquettes, d’ailleurs très détaillées ;
30 Dans la moyenne Casamance par M. Etesse, RENE RE
directeur de la ferme-école de Yahoué près Nouméa, aujourd'hui
sous-directeur de l’agriculture dans l'Afrique occidentale;
4° Enfin à Assikasso, dans la Côte d'Ivoire, par M. de Gan- à
dillac.
Leucoloma éned P. B. — Complément de la description
(Rev. Bryol. 1909, p.64) : Capsula cylindracea castanea 1 14 mm,
longa, 2/5 mm. crassa, in pedicello rubello lævi basi leviter geni-
culato (semper?) torto, 7-9 mm. alto erecta. Peristomi dicranoidei
dentes breves, passim fissi vel pertusi, confertim striati, even
Fouta Djallon : Mt Kakoulima, 8bre 09.
. L. Pobeguini P. B. — Foute Djallon : in jugo Labé, Majo. 1909.
CamPyLopus (Rigidi) LABEENSIS B. P. sp. nov. — Laxe gre-
garius, intense viridis. ra pro more simplex, vix 1 cm. altus,
26 REVUE BRYOLOGIQUE
erectus. Folia lanceolata, subulata, subsecunda, falcatula, 3 14 —
4 mm. longa, in quarto superiore argute serrata, cæterum integra,
marginibus involutis, costa dorso scabra tertiam partem limbi
metiente, cellulis alaribus sat magnis, c. 12 in seriebus horizonta-
libus 3 dispositis auriculas sistentibus, cæteris quadratis vel bre-
_ viter rectangularibus minutis papillosis.-Cætera desunt.
Fouta Djallon : in jugo Labé, Majo 1909, parcissime.
Voisin des C. Maclaudi et reticulatus, il se distingue : du pre-
mier par la couleur plus foncée des touffes et la présence d’oreil-
lettes nettement caractérisées ; du second par ses feuilles profon-
dément dentées dans leur quart supérieur; de l’un et de l’autre
par le moins grand nombre de cellules alaires.
C. Pobeguini P. B. — Fouta Djallon : Pita (1100 m.), 8bre
1909.
Ochrobryum Dendeliæ B. P. — Fouta Djallon : ad rupes Dom-
_biagui, Majo 1909.
= Fissidens asplenioides (Sw.) Hedw. — Fouta Djallon : in jugo
Labé, Majo 1909.
F. dendeliensis P. B. — Fouta Djallon : Pita, 8bri 1909.
F {Semi-limbidium) riricicoLa P. B. sp. nov — Dioïcus.
Pusillus, dense gregarius, perviridis. Caulis erectus, simplex,
3-31, mm. altus, cum fol. 4/5 mm. iatus. Folia sicca erecta,
madida subpatula, 3/4 mm. longa, 1/4 mm. lata, 5-7 juga, lin-
gulata, mucronata, toto ambitu cellulis prominulis subinconspi-
cue crenulatula, nervo pellucido sub apice dissoluto, lamina vera
subelimbata ad 1/2 producta, apicalis elimbata, lamina dorsalis
ad basin nervi, ubi vera 3-plo angustior rotundate enata; cellulis
minutissimis quadratis papillosis perobscuris. Fructus rariores :
Capsula immatura cylindrica in ÉCITANE 2-2 1/2 mm. alto pal-
lido lævi erecta. Cætera desunt.
_ Fouta Djallon : in faucibus Kala, ad Filices arborescentes,
8bri 1909. : :
_ Se distingue de toutes les espèces de la même section par l’exi-
guité du margo de la lame vraie, que l’on n’aperçoit qu’à un assez
fort grossissement, et forme comme une transition des Semi-
limbidium aux Crenularia. C’est la première espèce filicicole que
je reçois de l’Afrique occidentale, où les fougères arborescentes ne
font cependant pas défaut, tandis que ces mêmes espèces abon-
dent dans la Nouvelle-Calédonie.
MŒNKEMEYERA ETESsEr B. P. sp. nov.— Laxe gregaria, per-
pusilla, læte viridis. Caulis simplex vel e basi 2-3 divisus, 2 mm.
altus, cum fol. 1/2 m.m. latus. Folia sicca crispatula, madida
erecto-patentia, conferta, 5-6; juga, tenera, crassa, 1/2 m.m. longa, 3
REVUE BRYOLOGIQUE 2
1/6 mm. lata, lingulata, obtusata, toto ambitu argutissime
crenulatula, lamina vera ad 2/3 producta, lamina dorsalis e nervo
acute enata, costa pellucida longe ante apicem evanida, cellulis
minutis rotundatis, papillosis. Capsula (immatura) cylindrica,
minuta in pedicello pallido lævi 1-1 1/4 mm. alto erecta; oper-
culum longe recteque rostratum.
Moy. Casamance : Sedhiou, 17. IX. 10, ad terram.
M. macrocarpa B. P. sp. nov. — Dense gregaria, pusilla, læte
viridis. Caulis simplex, erectus, 1 1/2 mm. altus et c. fol.
adæque latus. Folia tam sicca quam madida erecto-patentia,
5-7 juga, lanceolata, mucronata, 2 1/4 mm. longa, 1/2 mm. inta,
integerrima, lamina vera limbata ad 3/4 producta, lamina dor-
salis passim etiam limbata ad costæ basin acute enata, nervo con-
tinuo, cellulis minutis rotundatis papillosis. Fructus creberrimi;
capsula viridis 3/4 mm. longa, 1/4 mm. lata in pedicello pallido
subeygneo 1 1/2 mm. longo suflulta. Peristomii dentes rubelli,-
breves, obtusi, linea divisuriali notati, confertim striati; opercu-
lum longe recteque rostratum. Sporæ minutissimæ, luteæ, læves.
Moy. Casamance, cum præcedente.
Syrrhopodon Pobeguini P.B. — Fouta Djallon: Pita 8bri
1909. .
CaLyMPEREs (Climacina) POBEGUINI Par. sp. nov. — Cæspites
compacti, grisei, COpiose fructiferi. Caulis erectus, simplex, 8-9
mm. altus. Folia tam sicca quam madida erecta, undulata,
ce. 2 mm. longa, ad ventrem 1/3 mm. lata, toto ambitu minutis-
sime denticulata, obtusa, non vel raro proboscidea, nervo sub
summo apice dissoluto; teniola 2-3 cellulata longior cancellinis
O-seriatis seriebus 3 juxta costalibus maximis, quadratis, cæteris
magis ac magis minoribus, breviter rectangularibus vel obtuse
5-6-gonatis ; cellulæ marginales 1-2 seriatæ, angustissimæ. Capsula
calyptrata 2 1/2 mm. longa, in pedicello rubello 5 mm. alto
erecta; operculum alte recteque rostratum ; calyptra straminea
apice ustulata. Sporæ parvæ, luteæ, læves.
Fouta Djallon : in valle Cogon, April 1909. >
Cette espèce appartient au groupe du C. megamitrium C. M.
dont elle a l'aspect; mais elle en diffère ainsi que des espèces
viosines par ses feuilles obtuses et semble sè rapprocher, par le
nombre des cellules marginales et de la téniole, du C. cernense
Mitt.
Dipymopon (Erythrophyllum) GUINEENSIS B: P. sp. nov. —
Dioicus ? Cæspites compacti. Caulis c. 15-16 mm. altus, rubes-
cens, gracillimus, simplex vel rarius € medio 2-3 divisus, hic illi
versus medium ex axillis foliorum radices longas filiformes emi
nn. _ REVUE BRYOLOGIQUE
tens. Folia disticha triangularia, 3/4 mm. longa, basi 1/3 mm.
lata, longe acuminata, acuta, integra, marginibus involutis,
nervo crasso subcontinno; cellulis inferioribus parvis, breviter
rectangularibus vel quadratis, incrassatis, cæteris rotundatis
seriatis papillosis, obscuris. Plura inquirenda.
Fouta Djallon : in jugo Labé, Majo 1909.
Se distingue des autres espèces africaines (D. abyssinicus W. P.
Sch., D. disians Hpe et D. subulirostris W. P. Sch.) par l'extrême
ténuité et la longueur de ses tiges, par la forme de ses feuilles et
probablement aussi par l’inflorescence.
Trichostomum lorifolium P.B. — Fouta Djallon : in jugo Dan-
guissa, 8bri 1909.
ANŒCTANGIUM NIGERIANUM B. P. sp. nov. — Dioïcum ? Cæs-
pites compacti, rufo-virides. Caulis ce. 8-10 mm. altus, erectus,
simplex raro bipartitus. Folia sicea circinato-crispata, madida
erecta, Î mm. vel paulo plus longa, vix 1/8 mm. lata, linealia,
acutissima, pro more subfalcatula vel apice hamatula, integra
sed toto ambitu cellulis prominulis crenatula, nervo crasso dorso
_Scaberrimo sub mucrone dissoluto: cellulis infimis breviter rec-
tangularibus incrassatis, viridibus, cæteris quadratis minutis
_papillosis. Cætera desunt.
Haut Sénégal-Niger : N'Torola, in jugo petroso, Taxithelio
nigeriano B. P. intermixtum, 3. III. 1910.
TAYLORIA POBEGUINI B. P. sp. nov. — Auloica. Cæspites com-
pacti, brunneo-virescentes. Caulis erectus simplex vel e basi per-
tomentosa 2-3 fastigiatus, 5-7 mm. altus. Folia sicca circinato-
crispata, madida erecta, 2 1 /4 mm. longa, 3/5 mm. lata, anguste
_Ovata, pro more plicata vel apice marginibus incurvis, subcucul-
_lata, integra, nervo crasso sub apice dissoluto; cellulis in tertio
cello pallido 3 mm. alto erecta:
lanceolati, crassi, obtusi, longitudinaliter lineis 3 tenuissimis
_caines par son tissu foliaire et par son péristome dont les dents,
très épaisses, s’amincissent sur les bords où l’on peut apercevoir
les rectangles formés par les stries transversales et les deux
REVUE BRYOLOGIQUE 29:
Splachnobryum Brotheri Par. — Complément de la descrip-
tion (Rev. Bryol. 190%, p. 120) : Capsula vacua 3/4 mm. longa
1/4 mm. crassa, cylindrica, in pedicello pallido 4 mm. alto erecta.
Fouta Djallon : Pita (950 m. ), 8bri 1909.
Spl. rostratum, B. P. — In jugo Labé, Majo 1909. :
BRACHYMENIUM (Orlhocarpus) ALTIPES. P. B. sp. nov. — .
Monoicum. Cæspites compacti, læte virides. Caulis fertilis
subnullus, e basi innovans, innovationibus 3-4 plumosis usque
ad 1 cm. longis. Folia caulis fertilis 1 1/4-1 1/2 mm. longa, basi
fere 1/2 mm. lata, lanceolata vel auguste triangularia, longe
acuminata, elimbata, integerrima, nervo in acumine continuo
sed longe ante apicem evanido; cellulis basilaribus et supraba-
silaribus late elongatis, cæteris magis et magis augustis, omnibus
hyalinis; folia innovationum secunda illis caulis fertilis similia,
sed longius et tenuius acuminata. Capsula vetusta angusta cum
collo corrugato 4 mm. longa, 3/4 mm. crassa, brunnea, in pedi-
cello pallide rubro pro more 4 em. alto erecta. Cætera desunt.
Fouta Djallon : in faucibus Kala, 8b5 1909.
Se distingue à première vue des B. augusle-limbalum B. P.
et rigidum B. P. par les dimensions doubles de la capsule, du
pédicelle, et à l'examen microscopique par l’absence de margo.
Br. angusle-limbalum B. P.— Fouta Djallon : Pita, 8P% 1909.
Br. rigidum var. nov. LEProcaRPuM B. P. — A typo capsula
augustiore longioreque distincta. — Fouta Djallon: in jugo
Labé, Majo 1909.
Br. Maclaudii B. P. (1). — Fouta Djallon : in faucibus Kala
8bri 1909.
Bryum argenteum L.— Fouta Djallon : Pita, 8Pri 1909.
C’est la première fois que cette vulgatissime espèce se rencontre
dans l’un des nombreux envois que j'ai reçus de l'Afrique inter-
tropicale française.
Br. coronatum Schwægr. — Moy. ;Casamance : Sedhiou, 17.
7bre 1910. | é de
PHILONOLIS SUBSIMPLEX B. P. sp. nov. — Cæspites compacti,
intense virides. Caulis erectus, tomentosus, 1 1/2-2 em. vel ultra
longus, modo apice 2-4 ramis subverticillatis erecto-patentibus
2-5 mm. longis, præditus. Folia sicca appressa, madida erecta
vel erecto-patentia, anguste triangularia, 1 mm. longa, basi 1/4
(1) C’est par suite d'une erreur de lecture de la minute €
_ d’une inexplicable distraction que cette espèce a été inscrite,
dans la rev. Bryol. 1903 et la Florule bryologique de la Guinée
française, p. 51, sous le nom de Brachythecium.
30 | REVUE BRYOLOGIQUE
_ mm. lata, acuminata, toto ambitu præserstim versus apicem
_ argute denticulata, marginibus involutis, nervo basi crasso
_ superne tenuiore subcontinuo; cellulis basilaribus et supraba-
_ silaribus rectangularibus, cæteris angustissimis, omnibus 2-4
papillis minutis nitentibus ornatis. Plura carent,.
k Haut Sénégal-Niger : Famissini, in ditione Bammako, ad arb.
- - « Séré» dictam, 1. I. 10. |
| Diffère du Ph. simplex (C. M.) par ses dimensions beaucoup
plus fortes, sa tige droite et non incurvée, rameuse au sommet, ses
feuilles nettement papilleuses, etc.
Erpodium Pobeguini P.B. c. fr. — Fouta Djallon : in jugo Labé,
Majo 1909; Haut Sénégal-Niger: Koulikoro, leg. Houard; Casa-
_ mance : Ziguinchèré ad Eriodendron anfractuosum, 4. IX. 10.
. Neckera spurio-truncala C. M. — Côte de l’Ivoire : Assikasso.
… Fabronia Pobeguini P.B. — Fouta Djallon : Pita, 8 bi 1909.
_ Orthoslichidium perseriatum (B. P.) Broth. — Fouta Djallon :
in jugo Labé, Majo 1909.
= Trachypodopsis Normandi (B. P.) Broth. f. viridis. - Fonta
… Djallon : in jugo Danguissa. agite
__ Trachypus mozricuLus B. P. sp. nov. — Dioïcus. Cæspites
_ compacti, virescentes. Caulis prostratus, vage et laxe ramosus,
_ ramis pendulis vel deflexis, obtusis, 6-8 mm. vel paulo ultra lon-
_ gis. Folia sicca appressa, madida erecta, 1 1/2 mm. longa basi
1/2 mm. lata, lanceolata, integerrima, subauriculata, longe
_ tenuiterque acuminata, nervo pellucido basi crassiusculo superne
tenuiore c. ad 3/4 limbi producto; cellulis angustissimis infimis
_ subhyalinis cæteris perobscuris,omnibus papillosis. Cætera ignota.
Fouta Djallon : in jugo Danguissa (1100 m.), 8bri 1909.
Voisin du Tr.lælus (R.C.) Broth., il s’en distingue par son port
plus trapu et cependant moins raide, ses feuilles plus larges,
moins finement acuminées, sa nervure plus longue, etc.
Levierella subfabroniacea B. P. c. fr.! — Fouta Djallon : Pita ;
in jugo Labé, Majo 1909.
Pylaisia aureoides B.P. c. fr. |! — Fouta Djallon : Pita, 8 bri 1909.
… Erythrodonlium Pobeguini B. P. c. fr. — Fouta Dijallon : Pita,
Sbrt 1909.
_E. reNezLuM B. P. sp. nov. — Dioïcus. Cæspites extensi,
depressi, grisei vel pallide virides. Caulis gracilis, repens, densius-
cule ramosus, ramis 4-6 mm. longis, patulis vel deflexis, plumosis,
acutis. Folia subsecunda 3/4 mm. longa, 2/5 mm. lata, e basi
amplexicauli late ovata, fere cordiformia, longiuseule tenuiterque
acuminata, marginibus passim sub acumine leviter involutis,
ntegra, nervis binis brevibus vel obsoletis; cellulis alaribus per-
REVUE BRYOLOGIQUE al
multis parvis rotundatis obscuris, cæteris angustissimis brevibus,
lævibus. Pedicellus purpureus 2-3 mm. altus. « Theca oblonga, sæpe
paulum asymmetrica ; annulus angustissimus, per partes secedens ; 4
exostomii dentes dolabriformes, obtusiusculi, e. 0,20 mm. longiet
0,05 mm. lati, lutei, dense articulati, transversim striolati, apice
pallidi, ibidemque vix conspicue papillosi; endostomium aurantia-
cum, corona basilaris 0,050 mm. alta, lævissima, processus fili-
formes quam dentes breviores; sporæ 0,017-0,020 mm. virides,
minute papillosæ ; columella crassa operculo adherens; operculum
alte et anguste conicum, obtusum ». (Broth. in litl.).
Fouta Djallon : Pita, e. fr.! ; in jugo Danguissa (1100 m.), 8bri
1909.
Les échantillons que j'ai reçus de cette espèce ne portant que
trois fruits, mon ami M. Brotherus, dont la main est plus jeune
et surtout plus expérimentée, partant plus sûre que la mienne, a
: bien voulu se charger de l’autopsie et de la description de lun
; d'eux afin qu'il en restât au moins un pour chacun de nous. La
couleur de cette espèce, la ténuité de ses tiges et ses cellules alaires
ne permettent de la confondre avec aucune autre.
STEREOPHYLLUM AGUTUM B. P. sp. nov. — Habitus et color
St. Pobeguini B. P., sed paulo minus; difiert folus aculis, nec
obtusis. } a
Fouta Djallon : de Touba au Tominé.
Var. VIRIDE eor. — Folia perichætialia pauca 11/2 mm. longa,
2/5 mm. lata, longiuscule acuminata, hyalina, integra, ner vo.
* subinconspicuo vel nullo. Capsula minuta fusca, crassa, SiICCa
sub ore strangulata, in pedicello tenui lævi flexuosuli inferne
_ rubello superne pallido 10-12 mm. alto inclinata. Peristomium
magnum; dentes externi conniventes obtusiusculi, basi rubelli
apice hyalino papilloso, linea divisuriali crassa nigra notali, con-
fertim striati; interni dentibus externis æquilongi, in membrana
dimidiam partem altitudinis eorum metiente. Sporæ luteæ,virides.
Fouta Djallon : Kadé, ad rupes Dombiagni, Majo 1909. :
CALLICOSTELLA BAMMAKOENSIS P. B. sp. nov.— Depressa. Vage
ramosa, caulibus prostratis 4-4 1/2 cm. longis, parce pinnatis,
ramis patentibus, 8-10 mm. longis, obtusis. Folia tam sicca
‘quam madida erecta, conferta, late lanceolata, 1 1/2 mm. longa, -
2/3 mm. lata, acuminata, integerrima, elimbata, margine uno
- sæpius involuto, nervis binis erassisad 4/5 limbi abrupte desinen-
tibus ; cellulis inferioribus rectangularibus vel elongate 5-6-
_ gonis hyalinis, superioribus rhombeis incrassalis, haud papillosi
Plura: desidératituns"t --".2 2.47 Er sn
Haut Sénégal-Niger : Montira, in ditione Bammako, ad arl
« Ko-So » dictam, 8. XI. 09, leg. Houard. La
32 REVUE BRYOLOGIQUE
Distincte des C. Maclaudii et Pobeguini par ses feuilles entières
et non dentées, nôn papilleuses, etc.
-Rhacopilum africanum Mitt. c. fr. ! — Fouta Djallon : In jugo
Danguissa (1100 m.), 8bri 1909.
Ectropothecium brevifalcatum (C. M.) Kindb. — Haut Sénégal-
Niger, N’guorodougou, ad puteum, 2. [V, 10.
Trachyphyllum pinnatum (B.P.) A. Gepp. — Fouta Djallon :
Pita: Haut Sénégal-Niger : Samoyosoni, ad arb. « Ko So» dictas,
ubi tapetes e radicibus ad ramos efformat, 16. I. 10.
TAXITHELUM NIGERIANUM B. P. sp. nov. — Cæspites extensi,
tumidiuseuli, aterrimi. Caulis tener 5-6 cm. longus, parcissime
ramosus, ramis flagelliformibus. Folia subdisticha, remotiuscula,
anguste-ovata, 3/4-1 mm. longa, 1/2 mm. lata, subpatula.
Haut Sénégal-Niger : N’Torola, in jugo petroso, 3. III. 10.
La disposition des rameaux et celle des feuilles ont été les seuls
caractères permettant d’assigner à cette espèce sa place géné-
rique. Les feuilles sont recouvertes d’une croûte noire résistant
obstinément à l'immersion, au frottement avec un pinceau, et à
travers laquelle il est impossible de distinguer le tissu cellulaire.
Il est remarquable que l'Anœclangium nigerianum et les grandes
feuilles d’un Bryum stérile, qui se trouvent enchevêtrés dans les
touffes de cette espèce, sont tout-à-fait indemnes de cette con-
tamination, dont je ne m'explique pas la cause.
= T. suboclodiceras B. P. — Fouta Djallon : Pita, ad amnem
= Kombi, Julio 1909; Haut Sénégal-Niger : Zandiougoula ad arb.
«Ko-So » dictam, 11. [IE 10.
Microthamnium Pobegquini B. P. — Fouta Djallon : Pita, 8bri
bri 1909.
VESICULARIA NIGERIANA B. P. sp. nov. — Dioïca. Cæspites
depressi, latissime extensi , læte virides. Caulis tener, prostratus,
vage ramosus, ramis patentibus vel deflexis 6-10 mm. longis.
Folia tam sicca quam madida subpatula vel patula, ovato-acu-
minata, vix 1 mm. longa, 1/2 mm. lata, integerrima, enervia;
_cellulis leucomiaceis magnis, late rhombeis, hyalinis vel granulis
_chlorophyllosis ad parietes instructis. Cætera ignota.
… Haut Sénégal-Niger : Bongoula, ad puteum ubi tapetes ingen-
_tes efformat, 24. XIT. 09.
… Le port, la couleur de cette espèce, la forme et la dimension de
_ses cellules foliaires, qui sont semblables à celles des Leucomium,
Ja distinguent nettement de toutes ses congénères, au moins
africaines. :
= Rhegmalodon Newloni Broth. pr | Fouta Djallon : in jugo
es om 8bri 1909, — Hab. aniér : Ins. Fernando Po. |
REVUE. BRYOLOGIQUE
HÉPATIQUES
Archilejeunea linguæfolia St.— Côte de l’Ivoire : Assikasso.
Cheilolejeunea oblusistipula St. — Fonta Dijallon: Pita, ad
amnem Koubi. AS :
Eulejeunea Galliotii St. — Fouta Djallon : Pita, ‘ad amnem
Koubi.
E. Parisi St. sp. nov. — Côte de l’Ivoire : Assikasso.
Lopholejeunea camerunensis St.— Côte de l'Ivoire: Assikasso.
Mastigolejeunea africana St. — Côte de l’Ivoire : Assikasso.
M. Bültineri St. — Haut Sénégal-Niger : Nattié, ad lagunas.
M. crispula St. — Côte de l’Ivoire : Assikasso. +.
Plagiochila grossealata St. — Fouta Djallon : Pita, ad amnem
Koubi. es
P. Molleri St. — Fouta Djallon : Pita, ad amnem Koubi.
= Général Paris.
Diagnoses préliminaires de Mousses mexicaines
par J. CARDOT.
. (9e Arlicle)
Splachnobryum crenulalulum Card. Rev. bryol. 1909, p. 86. —
Madame Britton ayant eu l’obligeance de me communiquer un
brin de la plante originale du S. Bernoullii C. Müll., du Guate-
mala, j'ai pu constater que la mousse mexicaine que j'ai décrite
est absolument la même chose; c’est donc une espèce à supprimer.
La description de Müller est assez inexacte, notamment en ce
qui concerne le tissu. ; ve
Synthetodontium Pringlei Card. Rev. bryol. 1909, p. 111. —
Il y a, dans les récoltes de M. Pringle, deux n°5 10557 : l’un, du
Rio Blanco, près de Guadalajara, est le Synthelodontium Pringlei ;
l’autre, de Canada, vallée de Mexico, est le Tortula Pringlei.
J'apprends que, malheureusement, ce dernier a été distribué,
au moins dans plusieurs collections, sous le nom de Synthelodon-
lium. :
Brachymenium squarrosulum Card. Rev. AVOIR TOI D 7e
_ En ce qui concerne le système végétatif, cette espèce est com-
plètement identique au Leplochlæna rubricarpa Besch., qui doit
prendre place dans le genre Brachymenium; mais les deux plan-
tes se distinguent nettement par la forme de la capsule, qui, dans
le B. rubricarpum, est plus étroite, légèrement asymétrique, un
peu arquée, très rétrécie vers l’orifice, avec un opercule beaucoup
plus petit, mais plus élevé, conique-subrostré et un peu courbé. SE
Le À
Re REVUE BRYOLOGIQUE
Bryum argenteum L. var, cHLorocArPuM Card. — A forma
genuina differt sporogonio toto pallide stramineo et capsula lon-
giore, angustiore, cylindrica, collo longiore instructa.
Limite des Etats de Morelos et de Mexico : La Cima, rochers
secs (Barnes et Land, 1908, n° 384). :
Forme très remarquable, représentant un terme extrême des
variations du sporogone dans cette espèce, dont l’autre terme est
représenté par la var, brachycarpum Card. Ces deux plantes sont
tellement dissemblables qu’il paraît au premier abord impossible
d'y voir deux formes du même type spécifique ; mais toutes deux
paraissent cependant présenter des transitions vers les formes
ordinaires.
Le B. minululum Sch., à nervure nettement excurrente, sem-
ble, à part la couleur plus grise, à peu près identique à la var.
_ coslaricense Ren. et Card., qui paraît assez répandue au Mexique.
BRYUM TRICOLOR Card. .— Late denseque pulvinato-cespito-
sum, albescenti-viride. Caulis gracilis, ruber, 1-2 centim. altus,
inferne subnudus, parce radiculosus. Folia inferiora remota,
superiora conferta, arcte imbricata, valde concava, late ovata
vel suborbicularia, apice vix angustato obtusa, integra, margi-
nibus planis, costa tenui, sat longe ab apice evanida, cellulis
inferioribus rectangulis, teneris, rubellis, cæteris ovato- vel oblon-
go-rhomboideis, mediis pallidissime virentibus, superioribus et
marginalibus hyalinis, inde folium tricolor et late hyalino-mar-
_ginatum videtur. Cætera desunt.
Etat de Mexico : Ixtaccihuatl (Purpus, 1909, n° 3718),
Espèce du groupe Argyrobryum, voisine du B. candicans Tayl.,
des Andes, s’en distinguant par ses feuilles plus grandes, très espa-
_ cées dans le bas des tiges, rapprochées vers le sommet, et par sa
nervure plus forte et plus longue. Dans le B. candicans, les tiges
sont julacées, les feuilles petites, étroitement et, régulièrement
imbriquées, et la nervure, faible, disparaît un peu au-dessus du
_ milieu. 4
= Bryum Lanprr Card. — Dioicum, laxe cespitosum, nitidulum.
Gaulis humilis, infra perichætium innovans. Folia laxiuscula,
sicca suberecta, madida erecto-patentia, cymbiformi-oblonga,
brevissime acuminata vel subapiculata, marginibus erectis,
integris, costa percurrente vel subexcedente, reti laxiusculo,
cellulis rhomboïdali-oblongis, parietibus teneris, margines ver-
sus linearibus. Capsula in pedicello flexuoso, 15-22 millim. longo
nutans vel subhorizontalis, oblonga, arcuatula, sicca sub ore
dilatato constricta, collo attenuato sporangio æquilongo prædita, ;
operculo convexo, apiculato. Peristomium perfectum, ciliis longe
ppendiculatis.
Etat de Vera-Cruz : ligne du Mexican Railway, entre Fortin
et Sumidero, talus argileux (Barnes et Land, 1908, n° 629). Etat
de Jalisco : Etzatlan, talus et rochers humides (Barnes et Land,
1908, no°s 250 et 279 ir parle).
Espèce de la section Apalodicltyon, se distinguant des B. Sin-
lenisi et ripense C. Müll., des Antilles, par sa nervure percurrente
ou brièvement exeurrente, et du B. Cruegeri Hpe., des Antilles
et de l'Amérique du Sud, par ses feuilles à peine ou très briève-
ment acuminées. ; ïs
BrvYuM suBversIcoLoR Card. — Dioicum, densiuscule cespi-
tosum, nigro-viride. Caulis brevis, infra perichaetiurn innovans.
Folia sat conferta, sicca appressa, madida patenti-erecta, e basi
haud vel vix decurrente ovato-lanceolata, breviuscule acumi-
nata, marginibus integris, ubique revolutis, costa fusca, in cuspi-
dem validam, denticulatam excedente, cellulis rhomboidali-
oblongis, inferioribus breviter rectangulis, marginalibus subli-
nearibus. Capsula in pedicello capillari, flexuoso, 15-25 millim
longo, demum nigricante pendula, subglobosa, collo brevi subat
tenuato instructa, ore lato, opereulo magno, convexo-apiculato
Etat de Vera-Cruz : ligne du Mexican Railway, entre Fortin
et Sumidero, rochers (Barnes et Land, 1908, n° 653). ;
Cette espèce, de la section Doliolidium, est très voisine du
Bversicolor A. Br., d'Europe, qui est indiqué aussi en Floride;
elle en diffère cependant par sa teinte noirâtre, par la cuspide des
feuilles denticulée, et par le col de la capsule moins arrondi, subat-
ténué à la base.
BRYUM LANCEOLIFOLIUM Card. — Dioicum, Îaxe cespitosum
Caulis brevis, sub perichætio innovans, innovationibus gracili-
bus, laxe foliosis. Folia laxiuscula, sicca erecto-subflexuosa, madi-
da patenti-erecta, anguste oblongo-lanceolata, sensim acuminata,
marginibus planis vel parce reflexis, Superne remote et obsolete
denticulatis subintegrisve, costa lutescente breviter excedente,
cellulis elongate rhomboïideis, margines Versus angustioribus cet
longioribus, linearibus, sed limbum distinctum non efficientibus.
Capsula in pedicello flexuoso, 15-20 millim. longo pendula,
nutans vel subhorizontalis, angusta, subeylindrica, collo elongato
attenuato instructa, opereulo mamillari. Peristomium normale,
ciliis appendiculatis. ae
Etat de Vera-Cruz : Xico (Barnes et Land, 1906). Het
Cette mousse, appartenant à la sect. Cespilibryum, a le port du
__B. larulum Card., mais elle s’en distingue facilement par ses
_ feuilles étroitement lancéolées, à bords généralement plans ou
_ peine un peu réfléchis par places, par Sa nervuré moins longuemen
REVUE BRYOLOGIQUE |
36 . | REVUE BRYOLOGIQUE
excurrente, et par son tissu formé de cellules plus longues et plus
étroites.
Bryum incrassalolimbalum Card. Rev. bryol. 1909, p. 114. —
MM. Barnes et Land ont récolté, à la localité originale d’Etzatlan,
des échantillons portant des fleurs mâles : flores masculi termina-
les, subdiscoidei, antheridiis numerosis, magnis, pulchre pur-
pureis.
. Philonolis sphæricarpa (Sw.) Schw. var. LATIREVOLUTA Card.
= — A forma typica foliis e basi usque ad apicem latissime revolu-
tis diversa.
Etat de Puebla : Honey-station (Pringle, 1908, n° 15317).
PHILONOTIS VIRIDANS Card. — Dioica, tenella, plumulosa,
—laxiusculé cespitosa, læte vel lutescenti-viridis. Caulis gracilis,
inferne radiculosus, sterilis simplex vel subsimplex, 12-18 millim.
_altus, fertilis brevior et superne ramos plures inæquales subfasti-
_giatos emittens. Folia laxiuscula, sicca suberecta, madida paten-
_tia, anguste lanceolata, sensim et longe acuminato-subulata, mar-
ginibus argute et simpliciter denticulatis, superne planis, cæterum
_anguste reflexis vel revolutis, costa longiuscule excurrente, cel-
lulis viridibus, inferioribus breviter rectangulis seu subquadratis,
cæteris linearibus, utraque pagina apice papillosis. Folia peri-
_chætialia laxius reticulata, longe subulata. Capsula in pedicello
rubello, 10-15 millim. longo inclinata vel subhorizontalis, basi
rotundata, subglobosa, sicca breviter ovata, arcuatula, plicata,
_aperta late truncata, operculo depresso, leniter convexo.
_ Etat de Vera-Cruz : Jalapa, rochers (Barnes et Land, 1908,
n°607). Etat de Morelos : près de Cuernavaca (Pringle, 1908,
n° 10528. A été distribué dans les Musci mexicani sous le nom de
_ Ph. radicalis).
_ On distinguera facilement cette espèce des Ph. sphæricarpa
hw.et {enella Besch. à ses feuilles plus longues et plus étroites, à
sa nervure assez longuement excurrente, et à son tissu plus serré,
_ formé de cellules plus étroites et plus chlorophylleuses; on peut
la comparer aussi aux Ph. Bernoullit et chrysoblasta (CG. Müll.)
Par., du Guatemala, mais le premier, à en juger d’après la descrip-
lion, en diffère par son tissu plus lâche et sa denticulation gémi-
née, et le second s’en distingue par ses tiges et ses rameaux plus
allongés, sa nervure jaunâtre, excurrente en une pointe plus
épaisse, et ses cellules jaunâtres, plus étroites, à papilles plus sail-
lantes.
Var. APPRESSA Card. — A forma typica ramis brevioribus,
crassioribus, haud plumosis, foliis magis confertis, siccitate
appressis, minus longe subulatis, costa brevius excurrente, oper-
culoque apiculato distinguitur.
s
REVUE BRYOLOGIQUE D
Etat de Vera-Cruz : Jalapa, talus argileux (Barnes et Land,
1908, n° 613). |
PHILONOTIS LUTEOLA Card. — Dioica, gracilis, densiuseule
cespitosa, inferne fusto-tomentosa, superne luteo-viridis. Caulis
gracilis, erectus, 1,5-3 centim. altus, innovationibus elongatis,
gracilibus, fastigiatis. Folia parva, erecta, subappressa vel subho-
momalla, ovato-lanceolata, sensim acute acuminata, haud
plicata, marginibus anguste revolutis, rarius subplanis, superne |
simpliciter,inferne plus minus distincte geminatim denticulatis, s
costa valida, breviter excedente, reti laxiusculo, cellulis inferio-
ribus rectangulis, superioribus oblongis vel breviter linearibus,
parietibus crassiusculis, utraque pagina plerumque extremitate
inferiore grosse papillosis. Capsula in pedicello pallide rubello,
20-25 millim. longo inclinata vel subhorizontalis, ovato-globosa,
Superne convexa, sicca plicata, operculo ignoto. Planta mascula
femineæ intermixta, innovationibus elongatis, simplicibus. Flores
_discoideï, terminales. Folia perigonialia e basi suborbiculari-ovata
erecta in acumen abrupte patulum, latum, apice obtuso denticu-
latum subito constricta, costa basi lata, depressa, male limitata, :
Superne angusta, sub apice evanida. Ë de
Etat de Chihuahua : environs de Madera (Palmer, 1908,
n° 442). Etat de Durango : Tobar (Palmer, 1906, n° 247). Comm.
Prof. Farlow. 2.
Par la structure de ses feuilles périgoniales, cette espèce nou-
_velle vient prendre place à côté du Ph. fontana Brid. On la distin-
guera des plus petites formes de cette espèce par ses feuilles non
plissées, pourvues sur les bords de dents la plupart simples,
quelques-unes seulement vers la base plus ou moins distincte-
ment géminées, et par son tissu plus lâche, formé de cellules plus
courtes. Les feuilles à bords généralement révolutés, et la denti-
Culation la séparent aussi du Ph. cæspilosa Wils. Ho:
Atrichum conterminum Card. Rev. bryol. 1910, p. 5. — Etat
de Jalisco : Etzatlan (Barnes et Land, 1908, n° 272). se
La plupart des caractères indiqués pour la distinction de cette
espèce par rapport à l'A.Schimperi Jæg. ne sont pas très constants ;
sur les échantillons récoltés par MM. Barnes et Land à Etzatlan,
les dents des feuilles sont parfois géminées, et, d'autre part, cer.
_Lains spécimens d'A. Schimperi m'ont présenté des feuilles subob-
tuses et pas plus dentées ni plus fortement marginées que celles
de l'A, conterminum. Mais il y a toutefois un caractère qui paraît
bien constant, c’est la hauteur des lamelles : 6 à 10 cellules en
:oupé transversale dans l'A. Schimperi, 4 ou 5 seulement dans
:% + “
‘A. conlerminum. fe
38 À REVUE BRYOLOGIQUE
A propos de l’A. Schimperi, je ferai remarquer que, d’après les
lois de la nomenclature, cette espèce doit reprendre le nom d'A.
Mülleri Sch., qui date de 1871. En effet, si Catharinæa Mülleri C.
Müll. et Hpe. est de 1853, ce n’est qu’en 1874 que Jaeger en a fait
l'A. Mülleri, en violation flagrante, par conséquent, des principes
de la nomenclature, puisque, depuis trois ans, il existait un
A. Mülleri Sch. Pour l'espèce australienne, il y a, d’ailleurs, un
_ nom valable : À. ligulatum Mitt. (1856).
PoconaTum BaRNEsIt Card. — Caulis erectus, simplex, flexuo-
sus, inferne longe subnudus, tantum squamosus, apice comoso-
foliosus, 2-2,5 centim. altus. Folia madida patenti-erecta, sicca
suberecta, fuscescentia, supra basin brevem, subamplexicaulem,
integram constricta et lineari-lanceolata, acuminata, acuta
_ subacutave, marginibus planis, grossiuscule serratis, costa dorso
_ superne dentata, lamellis circa 50, margine crenato, in sectione
transversali e 5-7 cellulis formatis, cellulis marginalibus aliis
simplicibus, aliis geminatis, ovatis oblongisve, apice papilla
magna, rotundata præditis. Capsula in pedicello crasso, rubro,
12-20 millim. longo, stricto vel flexuoso erecta subinclinatave, e
_ basi attenuata crasseet breviuscule subeylindrica, sæpe arcuatula,
= papillosula, opereulo depresso, umbilicato, apiculato. Calyptra
magna, lurida, totam capsulam obtegens.
= Etat de Jalisco : Etzatlan, talus humides (Barnes et Land, 1908
n° 280).
Voisine du P. Bescherellei Hpe., du Mexique, et du P. barba-
num Ren. et Card., du Costarica, cette espèce diffère du premier
par son pédicelle plus court, sa capsule également plus courte et
_ plus épaisse, son opercule déprimé, ombiliqué, et ses lamelles à
cellules marginales les unes simples, les autres géminées; elle
se distingue du second par ses feuilles beaucoup plus courtes, à
lamelles moins nombreuses, plus élevées, et par sa capsule plus
_ grosse et plus épaisse.
Sur nos échantillons, la coiffe reste souvent fixée dans le péri-
chèze, formant une sorte de gaîne à la base du pédicelle, dont le
développement s’est effectué normalement, rompant la coiffe à
son sommet. É
_ Pogonalum Lozanoi Card. Rev. bryol. 1910, p. 6. — A
Honey-station, MM. Barnes et Land ont récolté des formes de
transition entre la plante que j'ai décrite sous ce nom et le P. erici-
_ folium Besch. Il faut donc considérer le P. Lozanoi comme une
_ simple variété de l’espèce de Bescherelle.
… Braunia plicala Mitt var. cANESCENS Card. — A forma typica
andina foliis late et magis distincte hyalino-apiculatis diversa. .
REVUE BRYOLOGIQUE 39
Etat de Hidalgo : Guyamaloya, rochers (Pringle,1908, n° 10627).
Etat de Mexico : Toluca (Pringle, 1908, n° 15171).
CRYPHÆA CORRUGATA Card.— Caulis secundarius turgidulus,
2,9-3 centim. altus, laxe et irregulariter pinnatus, ramis patulis,
inæqualibus, obtusis vel attenuatis, et subflagelliformibus. Folia
caulina sicca laxe erecta, subimbricata, madida patentia, mollia,
corrugata, e basi anguste decurrente oblongo-lanceolata, sensim
et late acuminata, apice sæpe abrupte constricta et acute suba-
piculata, marginibus partim late et irregulariter revolutis,
apicem versus planis, remote et inæqualiter serratis, costa
procul ab apice evanida, cellulis ovatis oblongisve, parietibus
valde incrassatis, ad angulos multis, minutis, subquadratis et
subrotundatis; folia ramea minora, magis concava, ovato-lan-
ceolata, minus rugulosa. Perichætium crassum, ovatum, foliis :
e basi late convoluta abrupte in subulam elongatam, tenuem,
flexuosam, sublævem vel obsolete denticulatam productis. Cap-
sula profunde immersa. Aer
Etat de Puebla: Esperanza, associé à Orthotrichum pycno-
Phyllum Sch. (Purpus, 1908, n° 4294).
* Cette espèce rappelle un peu, par son aspect général, les formes
courtes du C. patens Hornsch., mais elle s’en distingue à première*
vue, ainsi que de toutes les autres espèces mexicaines, par ses
feuilles molles et ridées, aussi bien à l’état sec qu’à l’état humide.
Prionodon otiophyllus Card. Rev. Bryol. 1910, p. 7. — J'ai com-
mis une grosse erreur en rapportant cette Mousse au genre
Prionodon : c’est un Trachypodopsis, très voisin du T. crispa-
lula (Hook.) Fleisch., de l'Inde, s’en distinguant toutefois par sa
teinte plus verte, ses rameaux comprimés, ses feuilles pourvues
d’oreillettes plus grandes et plus accusées, et son tissu plus chlo-
_rophylleux, formé de cellules plus courtes, à parois beaucoup
moins épaissies. L’espèces devra donc prendre le nom de Trachy-
podopsis oliophylla (Card.) Card. M. Pringle en a découvert une
seconde localité, dans l'Etat de Hidalgo, près de Honey-station.
C’est la première espèce du genre signalée en Amérique. .
Pirea cAviroLtA Card. et Herz. — Caulis primarius fiiformis,
repens, secundarius erectus, dendroideus, in frondem viridem,
late breviterque triangularem vel oblongam, dense seu laxiuscule
_ pinnatam et parce bipinnatam expansus. Folia caulina erecta,
late ovata, concava, apice obtuso apiculata vel subacuminata,
. marginibus planis, superne minute et remote serrulatis, costa ad
3/4 evanida, medium versus sæpe subfurcata, cellulis linearibu
lævissimis, parietibus crassiusculis, superioribus brevioribus «
latioribus, oblongis, ellipticis ovatisve, alaribus paucis, in mac
-
=: 40 REVUE BRYOLOGIQUE
lam parvam lutescentem, convexam congestis; folia ramea pen-
tasticha, in series spirales disposita, minora, valde concava,
ovata vel breviter oblonga, subacuminata apiculatave. Cætera
desiderantur. :
Etat de Vera-Cruz : Mirador H. Ross, 1906; comm. Herzog).
Etat de Hidalgo : Honey-station (Pringle, 1909, n°15668 in parte).
Se distingue facilement du P. cymbifolia (Sullit.) Broth. et de
toutes les espèces voisines par ses feuilles obtuses-aniculées ou
très brièvement et largement acuminées, et par sa nervure dis-
paraissant très loin du sommet. Ce dernier caractère rapproche
notre espèce du P. Fendleri (C. Müll.) Broth., de Venezuela, mais
d’après la description, celui-ci a les feuilles plus étroites, acumi-
nées, très entières, la nervure encore plus courte, et les cellules
arrondies.
Meteorium illecebrum (C. Müll.) Mitt. var. TERETIFORME Card.
— À forma genuina foliis basi latioribus, brevioribus, plerumque
brevius apiculatis, ramisque magis obtusis distinctum: habitu
M. lereli Mitt. simillimum, foliis autem profunde plicatis jam
diversum.
Etat de Mexico : Ixtaccihuat] (Purpus, 1909, n° 3723).
*. Plalygyrium (?) fuscoluleum Card. Rev. bryol. 1910, p.49, —
D’après un échantillon collé dans l’exemplaire du Prodromus
| Mais la grosseur des spores
serait tout à fait remarquable (34-60 # d’après Kiaer). En somme,
7
… Pylaisia rhaphidostegioides Card. Rev. bryol. 1910, p. 10. —
Ajouter à la description : inflorescentia monoica ; operculum e
basi convexa, longe et oblique rostratum.
La forme de l’opercule accentue encore la ressemblance de cette
_ espèce avec les Rhaphidoslegium; mais la structure du péristome
ne permet pas de la rattacher à ce genre. J'avoue cependant que
ai maintenant des doutes sur la position générique de cette
REVUE BRYOLOGIQUE dE
Mousse, et même sur la famille à laquelle il convient de la rappor-
ter. Peut- être se trouvera-t-on amené à en faire un genre particu-
lier, qui prendrait place dans les Sématophyllacées, près des —
genres de cette famille à péristome plus ou moins incomplet. ne.
Elle paraît très äbondante autour de Honey-station, où M. Prin-
gle en a récolté de nombreux spécimens en 1907 et en 1908; il l’a
recueillie égaienrent en 1908 dans l'Etat de Morelos, près de Cuer- 5
navaca (n° 10663). , ve
Enlodontopsis rhabdodonta Card. Rev. bryol. 1910, p. 12. —
Sur les échantillons récoltés par MM. Barnes et Land dans la loca-
lité originale (n° 262), le pédicelle atteint parfois 17 millimètres
de long.
Fabronia patentifolia Card. Rev. bryol. 1910, p. 49. — Je croi
maintenant que cette plante n’est qu’une variété du F. flavi-
nervis C. Müll., auquel elle paraît se relier par des formes indécises
il en est de même du F. dentata Sch.
LESKEODON MEXxICANUS Card. — L. andicolæ (Spr.) Broth.
habitu, statura et reticulatione simillimus, sed colore atroviridi
folisque longius apiculatis vel subacuminatis diversus.
Etat de Vera-Cruz : Jalapa, Coatepec road, sur un tronc pour-
rissant de Fougère arborescente, associé à Cyclodiciyon albican
(Barnes et Land, 1908, n° 590 in parte).
Lepidopilum Decaisnei Besch. var. BREVICUSPIS Card. — A
forma typica differt folüs latioribus et brevius acuminatis.
Etat de Vera-Cruz : Xico, rochers humides (Barnes et Land
1906).
nn LATISTIPULATUM Card. — Dioicum? viride
dense intricato-repens. Caulis fusco-tomentosus, ramis . nume-
_ rosis, ascendentibus, curvatulis. Folia sicca subcrispata et sursum
conniventia, madida complanata, lateralia distiche patula, ovat
vel breviter oblonga, obtusa subacuminatave, marginibus planis
superne minute denticulatis, costa viridi, longiuscule excendente
reti subuniformi, cellulis lævibus, breviter ovato-hexagonis
. Chlorophyllosis, nonnullis juxta basin costæ majoribus, olbongi
_subrectangulis; folia dorsalia breviora, sed lateralibus æquilata
late cordato-ovata, raptim acuminata, apice minute denticulat
vel subintegra, costa longe excurrente cuspidata. Capsula
pedicello breviusculo, 8-12 millim. longo, purpureo, siccitat.
leniter dextrorsum torto suberecta inclinatave, eurvatula vel
Symmetrica, basi attenuata, sicca plicatula, operculo e pan con:
Vexa conico-rostrato.
Etat de Puebla : (Parpus, 1908, n° De ;
onte, rochers Pre due n° en
42 REVUE BRYOLOGIQUE
Espèce très remarquable par la largeur de ses feuilles dorsales.
Je n’ai pas vu de fleurs mâles.
MiTTENOTHAMNIUM SQUARROSULUM Card. — À M. elegantulo
(Hook.) Card. proximo foliis rameis minoribus, magis patulis,
squarrosulis, late ovatis, abrupte et breviter acuminatis, opercu-
loque convexo vel subdepresso breviter apiculato dignoscendum.
_Autoicum, pallide lutescens, nitidulum.
_ Etat de Vera-Cruz : Jalapa, Coatepec road, troncs d'arbres, en
mélange avec M. mexicanum (Besch.) Card. (Barnes let Land,
1908, n° 569 in parle).
VESICULARIA STILLATITIA Card. — Autoica, viridis, mollis,
_depressa. Caulis pinnatus, ramis inæqualibus, subcomplanatis,
_Folia compresso-subsecunda, curvatula, ovato- vel oblongo-
Janceolata, sensim et breviuscule acuminata, apicem versus
obsolete denticulate, nervis binis, brevibus obsoletisve, cellulis
teneris, sublineari-rhomboïideis, longiusculis, parce chlorophyl-
osis. Capsula in pedicello tenui, flexuoso, 15-18 millim. longo
pendula, urceolata, ore dilatata, operculo apiculato.
Etat de Morelos : Cuernavaca, rochers suintants (Barnes et
Land, 1908, n° 468).
_ Cette Mousse se distingue des espèces voisines de l’Amérique
centrale et des Antilles (V! vesicularis (Sch.) Broth., amphibola
(Spr.) Broth., malachilica GC. Müll., thermalis C. Müll., etc.) par
son tissu moins lâche, formé de cellules hexagones-allongées,
sublinéaires, et par ses feuilles légèrement denticulées vers le
sommet. Fi
Taxithelium planum (Brid.) Mitt. var. TERETIUSCULUM Ren.
et Card. — A forma genuina ramis vix"compressis, subteretibus,
foliis latioribus, magis concavis, acumine breviore et latiore,
pedicelloque breviore diversum.
… Guatemala (Sereno Watson; herb. F. Renauld).
… Rhaphidostegium chrysocladon Card. Rev. bryol. 1910, p. 57. —
Cette Mousse est très voisine du R. sericifolium (Mitt.) Jaeg.,
j'ai vu un échantillon original: elle en diffère
carrées, plus grandes et plus nombreuses. ;
Semalophyllum minultipes Card. Rev. bryol. 1910, p. 58. —
Espèce à supprimer. C'est le S. ulicinum Mitt., d'après un spéci-
men de cette espèce, provenant du Brésil (leg. Burchell: herb.
Mitten), communiqué par Mme Britton. “A |
BRACHYTHECIUM CORBIEREI Card. Hs Aatioumilate té
to-repens, viride, formis laxioribus B, velutini Br. eur. subsi-
REVUE BRYOLOGIQUE 43
. mile. Caulis prostratus, laxe et irregulariter pinnatus, ramis inæ-
qualibus curvatulis vel subflexuosis. Folia laxe subsecunda, sæpe
_falcatula, ovato-lanceolata, sensim in acumen acutum, breviuscu-
lum, plerumque semitortum protracta, plicatula vel subplana,
marginibus ubique planis, fere e basi serrulatis, costa tenui, ultra
medium vel ad 3/4 evanida, apice dorso sæpe dentiformi, reti
denso, cellulis anguste linearibus , subflexuosis, alaribus paucis,
subquadratis. Folia perichætialia e basi oblonga sensim et longe
cuspidata, enervia vel subenervia, superne remote sinuato-den-
ticulata subintegrave. Capsula in pedicello purpureo, lævi, sicci-.
late inferne sinistrorsum, superne dextrorsum torto, circa 45
millim. longo inclinata, oblonga, arcuata, sicca sub oge constricta,
operculo ignoto.
District fédéral : Guajimalpa, forêt du Desierto, sur l'écorce des.
sapins, vers 3000 m., associé à Entodon inbeundus; E. brevipes,
Brachythecium lenuinerve et B. laxireticulaltum (G. Lapie, 1910;
ab amico Corbière comm.). ,
Cette Mousse æ#ppartient au petit groupe des espèces à à pédi-
_ celle lisse de la section Velulina,comprenant les B. olympicum Jur.,
venustum De Not. et salicinum Br. eur. d'Europe. Elle se distingue
de ces espèces par ses feuilles plus larges, plus brièvement acu-
minées, entièrement planes aux bôrds, et par sa capsule plus
_ allongée, |
Errala
L
1. + Au lien de : campanula, lire : campanulata.
1 17. Après : madida, ajouter : patula.
à 13. ‘Au lieu de : capula, lire : capsula.
81, dernière ligne. Au lieu de : meffoarntibus, lire : ellormäntibus.
1.
1.
1.
LITE
RE
18. Après : sicca, supprimer : sub.
5. Au lieu de : immersæ, lire : immersa.
16, et p. 57, L. 12. Au lieu de : Uootan, lire : Wooton.
0, dernière ligne. Au lieu de : igrota, lire : ignota.
. 418, L 13. Au lieu de : traedita, lire: praedita.
1900 et 1910, passim. Au lieu de : Cuzamaloza, lire : : Cuyamaloya.
_
Le]
A
<
l
_Dryptodon Hartmani bel ra avec des capsules en Bulgarie.
Il est connu que l'espèce Dryptodon Hartmani, quoiqu’elle
ait une large distribution dans toute l’Europe est en général
très rare, et là, où on la trouve, elle présente peu d'exemplaires
à l'état, fertile, D’a après les données de Limpricht (*) et Roth(**),
+. Die Laubmoose Deutschlands, Oesterreichs und der Schweiz,
Abth., mn 79:
2 Die M Laubmoose S 437, I Eand
A4 REVUE BRYOLOGIQUE
cette espèce n’est trouvée avec des capsules que dans 3 ou 4
localités en Europe et précisément en Corse (Philibert), Grau-
bünden (Pfeffer), dans la Hongrie supérieure (Hazslinszki) et en
Montenegro (Szyszylowicz) ; en dehors de l’Europe elle est trouvée
encore dans les Etats-Unis en Amérique. Nous avons eu l’occasion
l’année passée de constater cette espèce à l’état fertile pour la
première fois aussi dans la Bulgarie du Nord et notamment dans
la zone forestière de Berkovska planina (la partie occidentale du
Balkan proprement dit), près du village de Zanogéné. C’est une
localité ombragée, représentée de blocs dioritiques sur les deux
rives de la rivière de Stararéka, couverts par les touffes stériles
de l’espèce en question, parmi lesquelles on trouve aussi des
exemplaires avec des capsules. Nous allons donner ici briève-
ment les caractères principaux de cette espèce telle que nous
l'avons trouvée en Bulgarie :
Elle forme des touffes médiocrement épaisses, d’une couleur
jaune-verte. La tige est haute 6-7 cm. sans feuilles près de la
base et rameuse vers le sommet. Les feuilles supérieures sont
terminées par un poil court, hyalin et denté; les exemplaires
fertiles, par la structure de leurs parties végétatives, ne s’éloi-
gnent pas beaucoup des exemplaires stériles.
Les archégones, avec de$ paraphyses entre eux, se dévelop-
pént au sommet d’une tige ou d’une branche. Néanmoins il
n'est pas rare, surtout chez les exemplaires sans capsules, que
les archégones occupent une position latérale : cela résulte de
l'apparition d’une branche sous la base même du groupe des
archégones. Les feuilles périchétiales ont la partie engaiînante
composée de cellules rectangulaires à parois rectilignes. Le pédi-
_celle (souvent deux pour un perichætium) est droit, tordu en
spiral et haute 3-5 mm. La capsule est ovale et oblongue, lisse,
longue près de 1.5 mm., large près de 0.5 mm. Les stomates
_ sont disposés eu une rangée. L’anneau est constitué de cellules
_allongées à parois épaisses. Opercule et coiffe non observées. Le
_ péristome est d’un brun jaune ou brun rouge. Les dents sont
entières, obtuses, lisses dans le tiers inférieur, couvertes de
papilles dans la partie supérieure ; cette dernière est perforée
quelquefois.
Il faut remarquer le fait "que non seulement les exemplaires
stériles ont des corpuscules reproducteurs, mais encore ceux qui.
portent des archégones et même ceux qui sont avec des Cap-
sules. Par conséquent nos exemplaires fertiles différent de ceux
que Philibert (*) a trouvés près de Foce de Vizzavona en Corse.
(*} V. Revue bryologique, 1887, N° 4, p. 52.
REVUE BRYOLOGIQUE ci . 4:
Dryptodon Hartmani est une mousse qui n’est pas rare pour
la zone sylvatique aussi des autres montagnes en Bulgarie, mais
jusqu’à présent, elle n’y avait été trouvée qu’à l’état stérile. -
N. ARNAOUDOFF, Sofia, 1910.
Etudes phytogéographiques
sur
: les Mousses de la Haute-Saône /suile)
par A. CoPPEY
* Hymenosiomum tortile (Schw.) Br. E. — Fréquent sur les
roches des escarpements jurassiques, Fouvent, Mont-le-Vernois,
Frotey, Grattery (RENAULD, Suppl. et Add.). — Mêmes stations
à Calmoutier. |
** Weisia rulilans (Hedw.) Lindb. — Jeunes coupes, dans les
bois de Jasney, sur marnes triasiques, C., fertileen automne et au
printemps.
Weisia viridula (L.) Hedw. [REN. Cat. 296]. — La répartition
de cette espèce serait à revoir et à préciser. |
* Gymnostomum rupestre Schleich. — Sigle de Melisey, sur
grès vosgien (HILLIER).
* Gymnoslomum calcareum Br. germ. — Grotte calcaire humide,
à Echenoz-la-Meline (RENAULD, Suppl. et 2° Add.). — Rochers
des cascades du Rahin (syénites et porphyres) à Plancher-les-
Mines. -— Sur un barrage en grès bigarré au Beuchot. — Sur le
mortier d’un viaduc de chemin de fer, à Roye. pe
** Gyroweisia lenuis (Schw.) Schpr. — Suintements d’un talus
de tranchée de chemin de fer, sur grès bigarré, à Fontaine-les-.
Luxeuil, c. fr. (1). :
= Eucladium verticillatum (1..) Br. E. [REN., Cat. 387]. — Roches
dolomitiques de Briaucourt. — Barrage calcaire d’un ruisseau à
Bithaine. a.
Trichosomum cylindricum (Bruch.) C. Müll. [REN. Cat. 306;
Didymodon cylindricus Wahl.]. — Sur les arènes siliceuses pro-
venant de la décomposition des porphyres : gorges du Raddon,
à Saint-Barthélemy; cascades du Rahin à Plancher-les-Mines
(c. fr. automne); Planche des Belles filles; — de la décomposi-
tion des grès quartzeux, au bord du Ru de Miellin; des ruisseaux
lu Mont de Vannes, sur le versant nord; du ruisseau des Gouttes,
(1) L'indication par M. Ch. Carpor d'Hymenosiylium REA ES
rosire (Ehr.) Lindb. sur les rochers de grès vosgien à Melisey doit
tre vraisemblablement le résultat d’une confusion de noms.
46. REVUE BRYOLOGIQUE
à Mourières; à Ecromagny, à Ormoiche. — Sur les schistes
carbonifères ombragés, à Mourières.
** Trichoslomum crispulum Bruch. — Cascades des scieries
du Rahin, à Plancher-les-Mines (porphyres et syénites).
Trichostomum brachydontium Bruch. [REN. Cat. 308; Tr. mula-
bile Br. et Schp.]. — Rochers porphyriques ombragés, dans les
gorges du Raddon, à Saint-Barthélemy.
Toriella inclinata (Hedw.) Limpr. [REN. Cat. 309; Barbula
inclinala Schw.].
Tortella lortuosa (L.) Limpr. [REN. Cat. 310; Barbula tortuosa
Web. et Mohr.]. — Cette plante n’est certainement pas indiffé-
rente à la minéralisation de son substratum. Je ferai à son égard les
mêmes observations qu’au sujet du Fissidens crislatus avec
lequel elle apparaît d’ailleurs le plus souvent. Fissures des rochers
_ porphyriques et syénitiques dans les escarpements N. E.du Ballon
de Servance (1200 m.); dans les cascades du Rahin, à Plancher-
les-Mines; dans les gorges du Raddon, à Saint-Barthélemy (C C C.
sur un porphyre à filons de calcite) ; dans les bois du versant N.O.
du Mont de Vannes. — Sur les schistes carbonifères ombragés
à Mourières. — Il est inutile d’ajouter des noms de localités du
: calcaire jurassique.
© Pleurochæte squarrosa (Brid.) Lindb. (Barbula squarrosa
Brid.) — Rocailles calcaires à Beaumotte-les-Pins (RENAULD,
Suppl. et 2e Add.). — Pin l’'Emagny (RENAULD, Common).
Didymodon rubellus (Hoffm.) Br. E. (REN. Cat. 306).
Didymodon luridus Hornsch. (RE. Cat., 306). — Talus de grès
bigarré à Moffans ce. fr. — Barrage de la Lanterne, sur grès, à
Conflans. — Rochers de muschelkalk, à Bouligney. — Falaise
bajocienne à Fleurey-les-Faverney.
Didymodon tophaceus (Brid.) Jur. [REN. Cat. 308; Trichoslo-
mum lophaceum Brid.]. — Sur le mortier des fissures d’un mur
siliceux du cimetière de Saint-Barthélemy, en compagnie du
Leplobryum piriforme. J'ai observé ce même groupement, dans
une sation identique, autour de l’église de Trémonzey (Vosges),
à la limite du département. Et c’est ce même groupement, égale-
ment, que RENAULD a signalé (Cat. pp. 308, 322) sur le mortier
_ d’un mur de grès infraliasique, à Châtenois.
__ *" Didymodon spadiceus (Mitt.) Limpr.— Suintements dans
une tranchée de chemin de fer, sur grès bigarrés, à Fontaine-
les-Lux@uil. — Barrage d’un étang, sur grès bigarré, au Beuchot.
— Base d’un aqueduec, sur ce même grès, dans le bois de Magnon-
court. 7
** Didymodon rigidulus Hedw. — Souvent fertile en été et
REVUE BRYOLOGIQUE 47
pourvu de propagules plus ou moins nombreux. — Sur le mortier
d'un viaduc en grès à Roye et d’un mur de grès à Melisey. —
. C. sur les talus de muschelkalk : Melincourt, Bouligney. — C. sur
les rochers jurassiques ombragés, Courchaton, Calmoutier, Fleu-
rey-les-Faverney.
Barbula acula (Brid.) Brid. [REN. Cat. 309; B. gracilis Schw.].—
Sol argileux battu et pelouse sur muschelkalk, à Jasney. — Pla-
teau de calcaire jurassique dénudé à Calmoutier et Fleurey-les-
Faverney.
** Barbula Hornschuchiana Schultz. — Terre battue d’une
digue à La Côte. — Murs de soutènement et pelouses piétinées :
sur muschelkalk, à Jasney et à Cuve.
* Barbula fallax Hedw. — Sols calcaires et argilo-calcaires, et
_ enduit calcaire des murs de grès à Mont-le-Vernois, Grattery,
Fouvent, Larret [RenauLD, Suppl. et Add.]. C. dans les prés
et les friches sur les marnes triasiques : Jasney, Dampierre-les-
Conflans ; sur les argiles du lias : Genevreuille; sur les rochers de
muschelkalk : Melincourt, Bouligney, et du jurassique : Calmou-
tier (avec la var. brevifolia).
* Barbula reflexa (Brid.) Brid. (B. fallax, var. recurvifolia Wils.
— Rocailles calcaires à Baumotte, Grattery (RENAULD, Suppl. et
2e Add.). — Sur les calcaires du muschelkalk, à Bouligney, et du
jurassique moyen, à Calmoutier. ni
** Barbula vinealis Brid. — Falaise calcaire bajocienne, à
Fleurey-les-Faverney, ce. fr. — Var. cylindrica (Tayl.) Boul. La
plante indiquée par M. RENAULD sous le nom de B. vinealis, à
Fouvent (Cat. 309), a été reconnue depuis comme étant le B.
_ Cylindrica Tayl. (ReNauLp, Add.). Rochers porphyriques dans
le lit du Raddon, à Saint-Barthélemy.
Barbula unguiculata (Huds.) Hedw. [REN. Cat. 309].
Barbula convoluta Hedw. [REN. Cat. 309]. — Affectionne les
sols battus, argileux ou calcaires surtout.
Cinclidolus fontinaloides (Hedw.) P. B. [REN. Cat. 311]. —
Dans le Rahin (pierres siliceuses) à La Côte, Roye.
Cinclidotus riparius (Host.) Arn. — La plante indiquée au
Mont de Vannes [Carpor], est en réalité Rhacomitrium acicu-
lare (Hiruier).
© Cinclidolus aqualicus (Jægr.) Br. E. — Pierres inondées,
Près de Champdamoy (leg. Recroix; RENAULD, Bull.)
_ Acaulon muticum (Schreb.) C. Müll. [REN., Cat. 295]. |
Phascum acaulon L. [ReN. Cat. 295; P. cuspidatum Schreb.].
_ Poilia bryoides (Dicks.) Mitt. [REN. Cat. 295; Phascum bryoides
licks.). —— Scey-sur-Saône (leg. Mapior), Vesoul [RENAULD
uppl. et Bull].
Fee
REVUE BRYOLOGIQUE
1
48
Pottia minulula (Schleich.) Br. E. [REN. Cat. Supp.].— Fossés
dans les prés argileux à Jasney, c. fr.
Potlia truncalula (L.) Lindb. [REN. Cat. 305; Pollia truncala
Schpr.]. — $e rencontre aussi sur le grès vosgien (CARDOT), sur
le grès bigarré : Moffans, Lomontot, Briaucourt; sur les alluvions
siliceuses : Lure, Frotey-les-Lure, Conflans-sur-Lanterne.
* Pollia inlermedia (Turn.) Fürn. — Arc-les-Gray, Vesoul
[Maire |.
Pollia lanceolata (Hedw.) C. Müll. [REN. Cat. 306].
_ Pottia Slarkeana (Hedw.) GC. Müll. [REN. Cat. 306]. — Sur
l’oxfordien, à Grattery (RENAULD, Common).
= Plerygoneurum cavifolium (Ehr.) Jur. [REN. Cat. 305; Pollia
_cavifolia Ehr.]. :
_. ** Aloina stellala (Schreb.) Kindb. — Talus de muschelkalk,
_ à Bouligney; fertile en automne. ne
_ Aloina aloides (Koch.) Kindb. [REN. Cat. 309; Barbula aloides
Schpr.]. — Sur le muschelkalk, à Melincourt; fertile en automne.
* Tortula atro-virens (Sw.) Lindb. — Plancher-les-Mines, argiles
et grès [QuÉLET; Trichostomum convolulum Brid.]. — Indication
douteuse non reproduite par M. RENAULD.
Torlula muralis (L.) Hedw.[REn. Cat. 310; Barbula mura-
lis Hedw.].
Torlula subulala (L.} Hedw. [REN. Cat. 310; Barbula subu-
lala Brid.).
Torlula latifolia Bruch. (Barbula lalifolia Sch.). — C. sur les
saules au bord de la Colombine, du Vannon à St Andoche,
_ Fouvent-le-Haut, Vaivre [REN. Suppl., Add., et Bull.).
= Toriula lævipila (Brid.) De Not. [REn. Cat. 311; Barbula
_lævipila Brid.].
(A suivre).
Nouvelles
M. le général Paris est disposé à céder, contre un envoi de
2 fr. 50 (au lieu de 5 fr.) en timbres postes (ou mandat), les
_ quelques exemplaires qui lui restent de la Florule bryologique de
_ la Guinée française.
__ Les mousses exotiques et les mousses européennes de Renauld
ont été achetées par le Muséum; celles de l'Amérique du Nord
par la Harvard University de Cambridge (Etats-Unis).
| Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de la Monnaie.
A9.
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissaNT Tous LES Deux Mois
38e ANNÉE
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
Deux nouveaux genres de mousses de la région magellanique. CARDOT. —
Mousses de l'Asie orientale (1% article). PARIS. — Contribution à la flore
bryologique du Jura. HILLIER. — Recherches sur les formes monoïques du
groupe sylvatico-denticulatum du genre Plagiothecium. MEYLAN. — Philo-
notis seriata fruiting in Bretain. RICHARDS. — Fossombronia. MACGvVICARD
JAMESON. — Bibliographie. :
JE RRASN
Deux genres nouveaux de la région magellanique
par J. CarDoT
En étudiant une très importante collection de Mousses rap-
portée de la région magellanique par {MM. GC. Skottsberg et
F. Halle, j'ai trouvé deux plantes fort singulières, l’une appar-
_lenant aux Andréacées, l’autre aux Dicranacées, mais ne pou-
_ Vant rentrer dans aucun des genres actuellement décrits.
__ L’Andréacée forme des touffes denses, robustes, d’un brun
foncé, pouvant atteindre 5 centimètres de profondeur; elle
rappelle assez, par son aspect général, certains grands Andreæa
_de la Nouvelle-Zélande appartenant au sous-genre Chasmocalyx
(À. cochlearifolia C. Müll., A. aquatica C. Müll, A. ovalifolia
Rob. Br., etc.), et la structure du périchèze la rapproche égale-
_ment des espèces de ce groupe, les feuilles périchétiales n’étant
Pas engaînantes à la base et différant peu des feuilles ordinaires.
La capsule n’offre aucune particularité remarquable : c’est une :
_ Capsule ordinaire d'Andreæa. L’inflorescence paraît dioïque: il
m'a été impossible de découvrir les fleurs mâles, et je n'ai vu
_ Que 3 capsules. C’est la structure des feuilles qui est tout-à-fait
Caractéristique. On sait que les feuilles des Andreæa sont tantôt
nerves, tantôt pourvues d’une nervure médiane plus ou moins
développée. Chez notre Mousse, il n’y a aucune trace de nervure
nédiane, mais on voit de chaque côté, à une faible distance du
bord, un faisceau assez large, roux, formé de cellules étroites,
Ulongées, disposées en 2 ou 3 couches. On peut considérer ces
äiSceaux soit comme deux véritables nervures submarginales
Car la nervure médiane des Andreæa présente une structure
5 &
50 REVUE BRYOLOGIQUE
aussi simple), soit comme un margo épaissi et intramarginal.
Les deux faisceaux sont complètement isolés l’un de l’autre à la
base; d’abord divergents, ils deviennent légèrement convergents
vers le sommet de la feuille, où ils s’effacent. Le tissu est for-
mé de cellules lisses, à parois inégalement épaissies; les cellules
inférieures comprises entre les deux nervures sont étroites, linéai-
res, assez allongées; les autres sont irrégulières, ovales ou oblon-
gues, subanguleuses ou presque carrées ; les cellules marginales,
c’est-à-dire celles comprises entre les nervures et les bords, res-
tent carrées ou très brièvement rectangulaires jusqu’à la base;
on en compte 5 ou 6 séries dans le bas; plus haut, leur nombre
diminue graduellement, et, vers le sommet, les deux nervures
deviennent presque marginales, avant de disparaître à peu de
distance de l’extrémité de la feuille. Celle-ci est concave, ellip-
_ tique ou lancéolée, très largement acuminée, obtuse ou un peu
contractée et subapiculée au sommet, complètement entière sur
les bords.
Jusqu'ici, on n’admettait généralement qu’un seul genre pour
toute la famille des Andréacées. Cependant, je crois que Jæger
(Adumbr., 1871) et Schimper (Synopsis, 1876) avaient raison de
considérer le sous-genre Acroschisma Hook. fil. et Wils. comme
un genre propre: la capsule cylindrique, se divisant seulement
dans le haut en plusieurs lobes libres, non réunis au sommet,
fournit un caractère de haute valeur, et d’autant plus important
que l’on ne connaît jusqu’à présent aucune transition entre cette
structure de la capsule de lAcroschisma Wilsoni et celle des
vrais Andreæa. Le genre Acroschisma est donc, à mon avis, un
genre parfaitement légitime. Quant à la Mousse dont nous nous
occupons, bien qu’on pourrait peut-être, à la rigueur, la considérer
_ comme un sous-genre nouveau du genre Andreæa, il me semble
_ cependant qu’il est préférable, en raison de la structure si remar-
quable de la feuille, d'en faire un genre distinct, que j’appellerai
NEuroLoMA. Elle a été découverte par M. F. Halle, le 4 mars
1908, dans le voisinage du lac Cami ou Fagnano (Terre-de-Feu),
dans des prairies alpines humides, près de la baie de l’'Expédi-
tion. Pour me conformer aux Règles de 1905, j'en donne ici
une courte diagnose latine :
NEUROLOMA FUEGIANUM. — Cespites densi, robusti, atrofusci,
_ usque 5 centim. alti. Caulis erectus, subsimplex vel parce divisus.
_ Folia caviuscula, patentia, elliptica lanceolatave, late et obtuse
acuminata vel apice contractulo subapiculata, integerrima, ner-
vis binis lateralibus, vel si mavis limbo intramarginali incrassato,
rufo, e cellulis angustis, elongatis, incrassatis, 2-3-stratosis compo-
REVUE BRYOLOGIQUE
sito et apicem versus evanido prædita, cellulis inferioribus linea-
ribus, lutescentibus, medüs et superioribus ovatis oblongisve,
subangulosis vel fere quadratis, parietibus inæqualiter incras-
satis, illis inter nervos et margines sitis quadratis vel breviter
rectangulis, omnibus lævibus. Perichætium et capsula Andreæ-
arum subgeneris Chasmocalyx. Inflorescentia dioïca videtur
(planta mascula ignota).
La seconde espèce dont j'ai à parler n’est malheureusement
représentée que par un seul échantillon, assez peu copieux et
complétement stérile. C’est une plante molle, d’un vert sombre,
ayant l’aspect d’un Dicranum un peu grêle, à tiges longues de
8 à 10 centimètres, plus ou moins divisées, garnies de feuilles
assez espacées, lâchement étalées, homotropes-subfalciformes,
surtout vers l'extrémité des tiges, lancéolées, graduellement
rétrécies en une subule flexueuse, épaisse, canaliculée, très entière
et complètement lisse. La structure de ces feuilles est fort carac-
_ téristique, et suffit à distinguer notre plante de tous les autres
_ genres de Mousses connus. Le limbe est formé de cellules vertes,
molles, allongées, lisses, presque partout en 2 couches ; il n’y a
aucune trace de cellules alaires différenciées. La nervure, large et
déprimée, se distingue à peine du limbe dans la partie subulée.
_ Sur une section transversale faite dans la partie inférieure ou
moyenne de la feuille, elle présente un arc de 3 ou 4 eurycystes
à lumen très déprimé, recouvert des deux côtés par des stéréïdes
ou des substéréïides; les cellules épidermiques, sur les deux faces,
sont généralement assez différenciées.
Il semble bien que l’on ne puisse classer cette plante ailleurs
que dans les Dicranacées, et l'absence complète de cellules
alaires paraît devoir lui assigner sa place dans la tribu des
_Dicranellées. Elle a été trouvée par M. C. Skottsberg, le 8 décembre
1907, à West Point island (îles Falkland). L’étiquette de
M. Skottsberg ne mentionne pas le genre de station, mais les
carapaces de crevettes qui se trouvaient entre les tiges indiquent
qu’il s’agit d’une espèce aquatique, vivant dans les sources ou
les ruisseaux, ce que confirme l’aspect général de la plante. :
Je donne à ce nouveau genre le nom de HYGRODICRANUM.
Voici une diagnose provisoire de l’espêce :
HYGRODICRANUM FALKLANDICUM. — Caulis flaccidus, haud
radiculosus, 8-10 centim. longus, plus minus divisus, laxiuscule
foliosus. Folia mollia, laxe patula, præcipue ad caulis summitatem
homomallo-subfalcata, lanceolata, sensim in subulam flexuo-
Sam, crassam, canaliculatam, integerrimam et lævissimam pro-
ducta, cellulis viridibus, mollibus, elongate rectangulis, lævibus,
ere ubique bistratosis, alaribus nullis, costa lata, depressa, in
52 REVUE BRYOLOGIQUE
subula vix vel parum distineta, sectione transversali e 3 vel 4
eurycystis depressis, utraque pagina stereidis vel substereidis
tectis cellulisque epidermicis distinctis composita. Cætera desi-
derantur.
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0)
Pr
: Neuroloma fuegianum. — a, b, c, d, feuilles x 13 ; e, partie basilaire laté-
rale d’une feuille x 138 ; f, partie latérale d’une feuille dans la moitié supé-
rieure x 270 ; 9, tissu dans la partie moyenne d’une feuille x270; h, sommet
d’une feuille X 270 ; i, section transversale d’une feuille, dans la moitié infé-
rieure x 60 ; j, partie de la même x 270.
7 Hygrodicranum falklandicum. — k, 1, feuilles x 13; m, tissu basilaire laté-
_ral d’une feuille x 270 ; n, partie d’une section transversale d’une feuille, dans
la moitié inférieure x270. eco
| REVUÉ ÉRYOLOGIQUE "#4
Mousses de l’Asie orientalé
(12° Ariicle)
Les mousses, dont la description ét l’énumération font l'objet
de la présente notice, ont été récoltées :
1° Dans les provinces de Kang Sou et de Ngan Hoëi (Chine
orientale) par le Rév. P. Courtois;
À 29 Aux environs immédiats de Lao-Kay (Tonkin) par M. le
_ Cap. Met du 2€ régiment étranger. J’en doïs la communication à
l'ébligéance de notre confrère M. lé Professeur Douin:
30 Aux énvirons de Hué (Annam) par M. le Dr Ebérhardt.
_ Leucobryum angustifolium Wils. — Bords de la rivière Cu-Bi,
pr. Hué.
\ Leucophanes Massarti R. C. — Même localité. — Hab. ant. :
ava.
Fissidens nobilis Griff.— Pic du Midi, pr. Hué. — Fab. ant. :
Hong-Kong, Nepal, Sikkim, Khasia, Ceylan, Sumatra, Java,
Philippines.
Calymperes boreale P. B. — Lao-Kay. J'ai été aussi surpris “
qu'intéressé en retrouvant quelques brins seulement, par malheur,
de cette rarissime espèce, dans une touffe de la suivante. Sa pré-
sence dans d’autres districts du Tonkin n’est désormais pas dou-
teuse, — Hab. ant. : Laos.
: Syrrhopodon Larminati P.B.— Lao-Kay.
Ditrichum pallidum Len ) Hpe.c. fr.—Tsing chan K’iao, 6.
v. 09. :
Barbula orientalis (Willd.) Broth. — Laäo-Kay. Cette localité
est, si je ne me trompe, la plus septentrionale connue de cette
espèce. très répandue dans la Malaisie, l'Asie orientale, et troûvée,
même dans la Nouvelle Calédonie.
B. sordida Besch. —— Lao-Kay.
BB. scleromitra Besch. c. fr. ! — Lao-Kay. RS
D nhomiriun sinense Mitt. c. fr. ! — Niang Kia K’iao, April,
Physcomitrium Courtoisi P. B. c. fr.! — Niang Kia Kio, |
April, 09.
Pur. crmBaruLuM P.B. spec. nov.—A præcedente, cui péxiinois,
differt collo multo breviore, pedicellis purpureis duplo Rae
bus, et præsertim folis seriebus 3 cellularum cinctis. |
Ngan K'ing, 4, IV, 09:
onons Courrorst B.P. spé: nov: — T'erréstris. Cépites è
COmpacti, e virescente glauco-virides. Caulis basi parcissime
tomentosus, ruber, Boris sub apice innovans, rarnis done
REVUE BRYOLOGIQUE
tis 2-3 erectis 7-8 mm. longis. Folia sicca appressa, madida
erecta, anguste lanceolata, acuminata, 1 3/4 mm. longa, 1/2 mm.
lata, subinconspicue denticulata, marginibus basi involutis,
nervo rubescente basi crassiusculo superne tenuiore in acumine
continuo sed paulo ante apicem evanido: cellulis rectangularibus
angustissimis, hic illic papilla obscura notatis. Capsula flava in
pedicello purpureo lævi 15-16 mm. alto inclinata vel subpendula,
asymmetrica, basi gibbosa, profunde sulcata, cum operculo
depresso-conico 2 1/2 mm. longa, 1 mm. crassa. Peristomii
duplicis dentes exteriores aurantiaci, crasse striati, linea divisu-
riah destituti, interni subæquilongi, fugacissimi, perfecte hyalini.
Sporæ polyedricæ, brunneæ, læves. Calyptra?
Niang K’ia K'’iao, April, 09.
Voisin du Ph. Bodinieri Card. Thér. également de la Chine, le
Ph. Courloisi s'en distingue par ses moindres dimensions, ses
feuilles plus espacées, plus acuminées et dont le tissu est plus
obscur et moins papilleux, par ses pédicelles presque capillaires,
Je n’ai pas trouvé une seule fleur mâle dans les touffes, parfaite-
ment fructifiées d’ailleurs, que j’ai reçues.
Ph. Turneriana (Schwægr.) Mitt. c. fr. —— In valle amnis Cu
Bi, pr. Hué. — Hab. ant.: N. W. Himalaya, Nepal, Sikkim,
Khasia, China or., Java, ins. Hawaï.
Rhizogonium spiniforme (L.) Brid. — Circa Hué.
_ Pogonalum lyellioides P. B.— Circa Hué. — Hab. ant : Laos,
Tonkin.
AEROBRYOPSIS DEFLEXA B. P. spec. nou! —— Caulis primarius
repens, corticola; caules secundarii usque OM12 Jongi, flavi,
dense pinnati, ramis pro more arcuatis 0.02-0.025 longis. Folia
_ sicca horride reflexa, madida e basi amplexicauli appressa patula,
Carinata, lanceolata, acuminata, 2 1 /2 mm. longa, supra basin
3/4 mm. Jata, toto ambitu acute minutissimeque denticulata,
nervo ad 4/5 producto, cellulis pleurosigmoideis papilla unica
notatis. Cætera desunt. ,
Lang-Hoa, pr. Hué.
_ Cette remarquable espèce se distingue ‘au premier coup d’œil
de toutes ses congénères par ses feuilles complètement réfléchies,
comme dans le Campylium decussatum (H. f. W.) Broth. des
_ régions antarctiques.
=, À. lanosa (Mitt.) Broth. — Lao-Kay
A. laosiensis B. P. —— Lang Hoa, pr. Hué.
À. SUBLEPTOSTIGMATA B.P. spec. nov! Caulis primarius repens,
corticola. Caules secundarii usque 0.12 longi, flavi, densissime
pinnati, ramis crassiusculis patentibus 0.02-0.03, inferiori-
REVUE BRYOLOGIQUE 09
bus gracilioribus 0.04-0.06 longis, acutis. Folia sicca subappressa
_ vel erecta, madida erecto-patentia, 1 3/4 mm. longa, 1/2 mm.
_ lata, lanceolata, concava, acuminata, marginibus sub apice
undulatis, toto ambitu minutissime denticulata, nervo ad 4/5
producto; cellulis navicularibus papilla unica nitente notatis.
Flos masculus cauligenus, 5-6 phyllus, ovoideus; folia perigo-
nialia concava, enervia, acuminata, integra vel ad apicem sinuo-
sula, archegonia 4-5 paraphysata. Plura carent.
Même localité.
Cette espèce diffère des deux précédentes par ses feuilles non
réfléchies et ondulées au-dessous du sommet; de l'A. leploslig-
mala (C. M.) Broth. de la Nouvelle Guinée par ses rameaux très
rapprochés, presque contigus, assez gros et courts, et non très
espacés, très effilés et plus longs. Il est à remarquer que dans la
planche 16 des Neue Beilrâge zur Moosflora von Neu Guinea,
1898, Geheeb n’a figuré qu’incomplètement pour le premier, et
aucunement pour le second, deux des caractères qu'il assigne
(p. 18) à cette espèce : « folia caulina apice sinuosa. .. 1-2 papil-
losa. »
Garovaglia lalifolia B. P. var. nov. ANNAMENSIS B. P. Rs
forma typica differt ramis crassioribus, magis confertis, densius
foliosis, cellulis paulo latioribus.
Pic du Midi, pr. Hué.
NECKEROPSIS ANNAMENSIS B. P. spec. nov ! — Caulis primarius
tenuis, solidus, cortici arcte adfixus; caules secundarii flavi com-
planati, 0m04-0m05 longi, erecti, simplices vel 1-2 pinnati, ramis
circa OM015 longis suboppositis, distantibus, erecto-patentibus
vel patulis. Folia densissime imbricata, e basi asymmetrica coarc-
tata late ligulata, truncata, apiculata, rugis destituta, 2-2 1/4 mm.
longa, 1 mm. lata, latere superiore subtilissime denticulata,
cæterum integerrima, margine uno basi læviter involuto, nervo
Crassiusculo sub acumine dissoluto; cellulis inferioribus sinuosis
angustis elongatis, mediis rhombeis latioribus et brevioribus,
Superis rotundatis vel ellipsoideis, omnibus lævibus. Plura desi-
derantur.
Pic du Midi, pr. Hué. | :
_ Espèce élégante qui se distingue du N. Lepineana (Mont.) FL
_ €t undulala (Pal. B.) F1. par ses dimensions beaucoup plus petites,
ses feuilles entières, apiculées, dépourvues de plis transversaux
et par l'existence d’une seule nervure (N. Lepineana); du N. nili-
_dula (Mitt.) FL par ses feuilles ligulées et non ovoïdes, sa nervure
arrivant presque au sommet, etc. F5 ts ge
Homalia exigua Bryol. jav. — Lang-Hoa, pr. Hué. — Hab.
56 SECRe REVUE BRYOLOGIQUE
ani. : Tonkin, Célèbes, Bornéo, Java, Sumatra, ins. Franciæ,
... Foi.
Homaliodendron scalpellifolium (Mitt.} F1. — Niang Kia K’iao,
April, 09. — Hab. ant. : Japon, Tonkin et toute la Malaisie.
Rhacopilum Schmidii C. M. — Lao Kay.
Leskea filiramea B. P. — Lao Kay.
L. SUBFILIRAMEA B. P. spec. nov. ! — L. filiramæ simillima,
differt : foliis angustioribus, acutis nec acuminatis, marginibus
planis, nervo breviore, pedicello 4-5 mm. nec 18-20 mm. alto,
capsula pallida, ete.
Nanking, 1, EV, 09.
ScHwEmSCHKEA siica B. P. spec. nov.! — Habitus Schw.
Courloisi P.B. Folia anguste lanceolata, 3/4 ram. longa, 1/4 m m.
Jata, acuminata, marginibus planis, in dimidio superiore subin-
_Conspicue crenulatula, nervo paulo ultra medium produeto ;
_cellulis basilaribus et alaribus quadratis hyalinis, cæteris rhom-
_ beis incrassatis. Fructus créberrimi ; capsula in pedicello 5-5 1/2
mm. alto rubro lævi erecta, badia sieca cylindrica madida
deoperculata subcyathiformis., 3/4 m.m. longa, 2/5 mm. crassa.
Peristomium destructum.
Tsing Kia K'iao., 4, v, 09.
Cette espèce, évidemment très voisine du Sc/uo. Courdoisi, s'en
distingue cependant par la couleur plus claire de ses touffes, la
ténuité plus grande de toutes: ses parties, son pédicelle deux fois
plus long, sa capsule cylindrique à l’état sec, peu ou: point con-
tractée sous l’orifice, ete.
+ PSEUDO-LESKEOPSIS ANNAMENSIS B. P: spec. nov. ! — Cæspites
Jlaxiuseuli, rufo-virides. Caulis repens, crassiusculus, sat conferte
pinnatus, ramis erectis, OmO1-0m012 longis pro more simplicibus.
Folia sicca crispatula, madida patula, e basi cordata late trian-
gularia, acuminata, vix 1 mm. lata, summo apice tantum argute
serrata, cæterum integra, nervo: in acumine dissoluto; cellulis-
inferioribus quadratis vel rectangularibus, cæteris breviter rhom-
beis, omnibus valde incrassatis, Folia perichætialia anguste lan-
ceolata, intima longissime acuminata,crassi costata: cellulis
anguslis elongatis hyalinis. Capsula arcuata in pedieello: rubro
Jævi 0m. 025. alto inclinata vel subpendula, brunnea; peristomii
duplicis dentes externi confertissime crasseque striati, linea divi-
suriali destituti, inberni æquilongi, e membrana tertiam partem
eorum metiente enati, superne pertusi, ciliis filiformibus papillosis
2-3 interjectis. Operculum. deplanato-conicum. Sporæ parvæ,
luteæ, læves. Calyptra? . a “
Pic du Midi, pr. Hué.
REVUE BRYOLOGIQUE re 57
Cette espèce se distingué des Pseudol. decurvala (Mitt.) Broth.
et Lippelit (Dz. Mk.) Broth. par ses feuilles subincisées au som-
met et non entières, ses cellules obscures dans toute l’étendue
du limbe, etc.
HaPLOGLADIUM RIGENS B. P. spec. nov. ! — Terrestre. Gæspites
faxiusculi, obscure virescentes, Caulis repens, radiculosus, crassus,
divisus, densissime pinnatus, ramis siccis subjulaceis, erectis, È
5-6 mm. longis, ramulosis, ramulis brevibus erecto-patentibus
vel patulis. Folia sicca appressa, madida erecto-patentia, e basi
cordiformi ovato-lanceolata, concaviuscula, longiuscule acumi-
nata, 1 m.m. longa, 2/5 m.m. lata, integra, nervo basi crasso in
acumine dissoluto; cellulis parvis, marginalibus quadratis sériatis,
interioribus breviter rectangularibus, omnibus incrassatis obscu-
ris. Plura desiderantur.
Lao Kay, Majo 1907.
Diffère du AH. capillatum (Mitt.) Broth, par ses feuilles entières,
non carénées, bien moins longüement acuminées; du A. Eber-
hardti P. B, par sa couleur, ses rameaux subjulacés à l’élat sec,
ses feuilles non contractées au-dessous de l’acumen, etc. ;
Claopodium crispulum (Bryol. jav.) Broth. — Lang Hoa. —
_ Hab. ani. : Java. j
7 C1, sinicum B, P. spec, nov. ! — Terrestre. Gæspites gracillimi,
aurei, compacti. Caulis repens, crassiusculus, pinnatus et bipin-
natus,ramis 6-10 mm. longis, deflexis, vage et dénsissimé ramulosis,
ramulis 3-4 mm. longis, erctis vel erecto-patentibus, gracilibus.
_ Folia sicca erecta, madida erecto-patentia, lanceolata, longe
_ tenuiterque acuminata, 3/4 mm. longa, 1/5 mm. lata, toto
ambitu argute denticulata, marginibus planis, nervo crasso in
acumine continuo; cellulis rhombeis papilla unica crassa notatis,
Cætera inquirenda. 5
Niang Kia K’iao, 13, IV, 09. His
_ Cette espèce qui, par ses touffes broussailléuses et d’un jaune
d’or se distingue au premier coup d'œil de toutes ses congénères,
_ diffère en outre du CL. leskelloides B. P. (et non leskeoides, comme
il a été nommé à tort dans la Révue, 1910, p. 3) par ses rameaux
filiformes, ses feuilles denticulées et non entières, à bords plans
et non révolutés à la base, leurs cellules rhomboïdales et non rec-
_ tangulaires. Sa gracilité la rapproche du CI. acicula Broth., mais
_ indépendamment de la couleur, la forme des feuilles l’en éloigne.
_ Pelekium velatum Mitt. — Lang Hoa, p. Hué, — Hab, ani. :
Bornéo, Java, ins. Admiral, Samoa. | £ no <
7 CAMPYLIUM ANNAMENSE B. P. spec. nov. ! — Monoicum. Cæs-
pites pallide aurescentes, gracillimi. Caulis 005-006 longus,
58 REVUE BRYOLOGIQUE
tenuis, repens, radiculosus, inordinate pinnatus, ramis erecto-
patentibus 4-6 mm. longis, acutis. Folia tam sicca quam madida
: erecto-patentia, late lanceolata, pro more subfalcatula, conca-
_ viuscula, tenuiter acuminata, 1 mm. longa, 1/4 mm. lata, integer-
rima, nervis binis ad 1/4 limbi productis ; cellulis alaribus 3-4
rectangularibus hyalinis, cæteris, rhombeis angustissimis lævi-
bus. Flores feminei cauligeni, crebri; folia perichætialia ener-
via; archegonia 5-7, paraphysibus æquilongis cincta. Capsula
| (delapsa) in pedicello eapillaceo purpureo lævi 18 mm. longo….
* Pic du Midi, p. Hué.
: Espèce délicate, voisine du C. Courtoisi B. P. et rufo-chryseum
(W. P. Sch.) Broth.; elle se distingue du premier par ses tiges
très fines et très radicantes, sa double nervure; du second, par
ses feuilles caulinaires et périchétiales absolument entières;
de l’un et de l’autre, et probablement de toutes ses congénères,
par son extrême gracilité. !
Slereodon cupressiformis (L.) Brid. — Tsing Kia K’iao, 4, v, 09.
_ W Ecrropornecium MerrB. P. spec. nov. !— Cæspites laxiusculi,
_ virides. Caulis crassus, albicans, repens, haud vel vix radiculosus,
confertim pectinato-pinnatus et bipinnatus, ramis nunc 3 mm.,
. nuncusque 0%,015 longis, subpatulis, sæpe arcuatis,acutis, ramulis
_ perbrevibus patentibus. Folia caulina falcato-recurva, 1 1/4 mm.
Iônga, inferne 1/2 mm. vel paulo magis lata, e basi amplexicauli
angusta late dilatata dein coarctata, longiuscule tenuiterque acu-
minata, integra, enervia : cellulis alaribus nullis, cæteris elongatis
_ angustissimis, lævibus; ramealia nullo: modo falcata, anguste
lanceolata, erecta, 1 1 /4 mm. longa, 2/5 mm. lata concaviuscula,
longe tenuissimeque acuminata: cellulis rhombeis latiusculis,
hyalinis. Capsula (junior) Cylindrica, angusta, rufa, 1 1 f2, cum
_operculo alte conico fere 2 1/2 mm. longa,1/4 mm. crassa, in pedi-
cello rubello laevi 0 m. 025 alto erecta. Plura carent.
Lao kay, Majo 1907.
Je n'ai trouvé, dans mes échantillons de cette espèce, qu’un seul
fruit que je n’ai pas voulu détruire, Elle se distingue de toutes
E. Moritzii (C. M.) Jäg. — Long Hoa, P- Hué. —— Hab. ant. :
_ Célèbes, Borneo, Banca, Sumbawa, Java. |
= Taxithelium nepalense (Schwaegr.) Broth.— Pic du Midi, pr.
- Hué. — Hab. ant. : Népal, Bengale, Java, Borneo, Amboine.
V ISOPTERYGIUM SINENSE B. P. spec. nov.! — Monoicum, ter-
REVUE BRYOLOGIQUE 59.
restre. Cæspites condensati, pallide virescentes. Caulis perbrevis,
tenuis, denudatus vel parce ramentaceus, dense pinnatus, ramis
erectis, complanatis, obtusis, 7-10 mm. longis, pro more simpli-
cibus. Folia tam sicca quam madida erecto-patentia, ovalia, vix
1 1/4 mm. longa, 1/2 mm. lata, apiculata, integerrima vel summo
apice subinconspicue remoteque denticulata, marginibus planis,
nervo brevi vel obsoleto; cellulis alaribus nullis, omnibus elongatis
angustissimis lævibus. Folia perichæcialia 5-6 parva, late lanceo-
lata, acuminata; cellulis majoribus perfecte hyalinis. Capsula
badia 1 mm.longa, 1/4 mm. crassa, deoperculata sub ore cons-
tricta, in pedicello purpureo lævi apice cygneo inclinata vel pen-
dula; peristomii duplicis dentes externi brunnei, confertissime
striati; interni paulo longiores, in membrana 1/2 altitudine
_illorum coaliti, et ab hac in crures ? ciliiformes nodulosos partiti.
Annulus? Calyptra? Operculum umbonato-conicum. Sporæ
luteæ, læves.
Yang lin hou, April 09. ; |
On distingue nettement, sur la membrane basilaire du péris-
tome interne, des lignes verticales qui correspondent exactement
au point d’où partent les deux processus ciliiformes, et qui ne
peuvent être dès lors que les lignes divisuriales des dents. L’Z.
sinense est voisin des I. Courloisi et Texlori; il se distingue du pre-
mier par la longueur et la direction de sès rameaux, ses feuilles
plus larges, apiculées et non aiguës, l'absence de cellules alaires ;
du second par son port et sa couleur. L’I. Courloist n'étant connu
qu’à l’état stérile, et la fructification ainsi que la description de
VI. Texlori me faisant défaut, je ne sais si la forme particulière
du péristome interne de l’Z. sinense constitue, vis-à-vis d'eux, un
autre caractère différentiel. À oi
Rhaphidostegium japonicum Broth. var. brevicuspes 6). —
Niang Kia K'’iao, 13, IV, 09. — Hab. ani. : Japon. ro
SEMATOPHYLLUM AFFINE P. B. spec. nov.! — Dioïcum? Ter-
restre. Cæspites compacti, pallide aurescentes. Caulis repens denu-
datus vel ramentaceus, vage denseque pinnatus et bipinnatus,
ramis adscendentibus simplicibus vel parce ramulosis, 8-10 mm.
longis, acutis, ramulis perbrevibus erectis vel erecto-patentibus.
_Folia tam sicca quam madida erecto-patentia, subpungentia, e
basi angustissima amplexicauli, explicata, lineali-lanceolata,
conferta, 2 1/2 mm. longa, vix 1/2 mm. lata, longe acuminata,
_integerrima, enervia, marginibus involutis subtubulosa ; cellulis
alaribus 4 fuscis rectangularibus majusculis, vesiculiformibus
_cæteris angustissimis rhombeis, lævibus. Cætera ignota.
… Vallée de la rivière Cu Bi, p. Hué.
n°: REVUE BRYOLOGIQUE
La forme si caractéristique des feuilles de cette espèce la fait
distinguer à première vue des S. hermaphrodilum (Bryol.jav.)
Jäg. et monoicum (Br. jav.) Jäg.
S. spurio-oblusum .Broth. — Même localité.
TRICHOSTELEUM ANNAMENSE B. P. Spec. nov.— Cæspites conden-
sati, griseo-virides. Caulis repens, radiculosus, densissime pecti-
_nalo-pinnatus, ramis simplicibus rarissime ramulosis, 3-4 mm.
longis, patulis, obtusis. Folia tam sicea quam madida erecto-
patentia, 11/4 mm. longa, vix 2/5 mm. lata, lanceolata, concava,
acuminata, summo apice tantum remote dentata, cæterum inte-
gerrima, enervia; cellulis alaribus 3 majusculis, rectangularibus,
vesiculiformibus, hyalinis, cæteris angustissimis rhombeis hyali-
nis, sed in parte superiore brevioribus, latioribus, incrassatis.
_Capsula badia sicca sub ore strangulata, madida ovalis, 1 mm.
Jonga, in pedicello rubro, crasso verruculoso 5-6 mm. alto hori-
zontalis vel inclinata. Peristomii duplicis dentes externi brunnei,
_linea divisuriali crassa percursi, intus lamellosi: interni e mem-
_brana carinata 1 /2 altitudinis exteriorum metiente et vix æqui-
. Jongi vel paulo longiores. Operculum alte conicum, longe tenui-
terque rostratum, rostro obliquo. Sporæ? Calyptra?
Pic du Midi, ad ligna putrida, p. Hué,
Espèce distincte par l’absence de papilles sur les cellules foliai-
res qui sont absolument lisses, sauf vers le sommet, où elles sont
remplacées par des cellules épaisses.
T. Boschit (Dz. et Mt.) Jäg. — Pic du Midi, p. Hué, — Hab. ant.:
Sumatra, Siam, Banca, Java, Borneo,
Rhynchoslegiella santaïensis P.B. — Pic du Midi, p, Hué. —
. Hab. ant. : Laos.
Pleuropus ‘euchloron (Bruch) Broth. ec, fr.! —_ Tchen Kiang
ad rupes, 25, III, 09. — Hab. ant. : Caucas, litt, Caspien, Perse.
… Vesicularia lonkinensis (Besch.) Broth. — Lao Kay.
Général Paris.
Contribution à la Flore bryologique du Jura
(Région inférieure)
. Cependant que notre maître et ami, M. Cu. MEyLan, le bryo-
ogue suisse bien connu, explore avec succès la région supérieure
du Jura, secondant ses efforts, nous avons pris à tâche, de notre
ôté, d'étudier la bryologie de la région basse de la chaîne et de
ui arracher un à un ses secrets.
Habitant Besançon, à la base des derniers contreforts du Jura,
ous avons pu visiter à loisir, d’abord la zone plissée du vignoble,
REVUE BRYOLOGIQUE M: :
avec ses rochers secs, ou ombragés et frais, ses grottes, ses sour-
ces et ses cascatelles. 1e
ÿ Ensuite, gravissant le premier plateau et fouillant à nouveau
_ le marais de Saône, si souvent exploré et toujours intéressant,
nous sommes descendus dans la curieuse vallée de la Loue,
dont les reculées pittoresques cachent une riche florule. À
Il n’en est pas de même des bois secs situés sur les
coteaux fissurés des plateaux, qui, à part les fosses et entonnoirs
dont ils sont parsemés, et aussi certaines plages décalcifiées, nour-
rissent une flore d’une désespéragte monotonie.
Mais, par contre, au pied du Chaumont et aux confins du pre-
mier plateau, on rencontre quelques tourbières : Longemaison,
Arc-sous-Cicon, etc., dont la flore turficole ne manque pas d’in-
lérêt. |
C’est donc dans la région comprise entre ces tourbières eb la
vallée du Doubs, c’est-à-dire de 250 à 800 mètres d’altitude, que
nous avons dirigé plus spécialement nos recherches, et ce sont
les principaux résultats de nos courses que nous publions ci-après.
Notre liste comprend : 1° un certain nombre d'espèces nouvelles
pour le Jura; les noms de celles-ci sont en PETITES CAPITALES ;
20 bon nombre d'espèces nouvelles ou rares pour la région basse,
mais connues déjà et plus ou moins répandues dans la région
supérieure ; 3° enfin plusieurs espèces communes dans la région infé-
rieure, mais rares ou nulles dans le Haut Jura. L’astérisque (")
_ placé devant certains noms indique que la plante est considérée
_ comme sous-espèce ou variété importante. Re
Nous adressons ici nos sincères remerciements à MM. Ch.
Meÿcran et Dismier qui ont bien voulu déterminer quelques-
unes de nos espèces critiques.
SPHAIGNES ts
Sphagnum laricinum Spr. — S. conlortum Schulze. Longe-
maison.
S. inundatum Russ. Marais de Saône, au bois du Petit-Frêne.
S. Warnstorfii Russ. Descend près Longemaison (Doubs),
784m, dans les tourbières. Eu
S. rigidum. Schpr. Tourbières de Longemaison.
Mousses ".
Archidium phascoides Brid. Marais de Saône et au bois
d'Aglans, lieu dit la « Groisière-aux-Pins ». Hal:
Ephemerum serratum (Schreb.) Hampe. C. sur les sols argileux
t décalcifiés. RU I UR Hi rs a.
Acaulon muticum, C. Müll. Montferrand (Doubs), sur sables
pliocènes; Serre-les-Sapins, sur marnes. SR
62 REVUE BRYOLOGIQUE
Mildeella bryoides (Dicks.) Limpr. Coteaux des environs de
Besançon.
* Weisia crispala (Br. germ.) Jur. C. Environs de Besançon,
sur les rochers bien exposés.
W. RUTILANS Lindb., var. Hizziert Meyl. (var. nova). Bois
d’Aglans, à la« Groisière-aux-Pins». (Cf. Rev. bryol., n° 3, 1910,
p. 42.
L Fa ue verlicillatum (L.) Br. Eur. Fert. à Maizières (Doubs)
et dans les environs de Besançon.
Fissidens exilis Hedw. Talus argileux, sur Oxfordien, à Cham-
plive (Doubs).
F. MonGuiLLont Thér. Marais de Saône, ruisseau du Grand-
Terreau. (C£. Rev. bryol., n° 3, 1910, p. 42.)
_* F. raMarINDpiFoLIUS Brid. Sous le nom de F. incurvus dans
herbier ParLLor. Provient de la cascade du Trou-de-l'Enfer,
à Morre (Doubs).
F. iNcurvus, Schw. Disséminé dans la région basse, sur
l'argile. Env. de Besançon et Plaisir-Fontaine.
Ditranella heleromalla Schpr. C. et fert. sur sols argilo-siliceux,
aux env. de Besançon.
Dicranum montanum Hedwg. Descend à Maizières (Doubs) et
… bois de la Côte-du-Mont, près Nancray (Doubs).
_ D. flagellare Hedwg. Bois de Chailluz, près Besançon, sur une
vieille souche. Stérile.
D. viride Lindb. C. sur les chênes, au bois d’Aglans.
Leucobryum glaucum (L.).Schp. Fert. au bois de la Chaille
_ et à Chailluz, près Besançon.
Seligeria tristicha (Brid.). Br. Eur. Cascades et gorges fraîches,
_ Plaisir-Fontaine, Beure, etc.
Pollia cavifolia (Ehrbg.) Jur. C. Sur les murs terreux, région
basse.
* P. LEucoDoNTA Sch. Citadelle de Besançon, côté Est.
… Didymodon luridus Hsch. Maizières (Doubs), mur au bord de
la Loue.
. D. rigidulus Hedw. Rochers. Fréquent dans la vallée du Doubs.
Souvent fert. ;
D. spadiceus (Mitten). Limpricht. Rochers frais, Reculée de
Valbois et à Beure, près Besançon.
_ TricHosromum Niripum Schpr. Citadelle de Besançon, côté
Est. Signalé à Saint-Amour (Jura) par CARESTIE. E
TT. crispulum Bruch., var. angustifolium Meyl. Vieux mur, à
Beure (Doubs). ; nee
_ T. mulabile Bruch., var. cuspidatum H. Müller. Reculée de
Valbois, près Cléron (Doubs). : ee
REVUE BRYOLOGIQUE | 63
Torlella squarrosa (Bd.). Coteaux secs aux environs de Besan-
çon.
BARBULA viNEALIS Bd. Roche-d’Or et Chapelle-des-Buis, près
Besançon; Trepot.
B. gracilis (Schleich.) Schw. Humus des rochers calcaires bien
exposés. Citadelle de Besançon, Beure, Chenecey-Buillon, avec
de jeunes pédicelles.
B. Hornschuchiana Schulz. Fert.! à la citadelle de Besançon,
côté Est.
B. paludosa Schleich. Fert.! sur pierres humides, reculée de
Valbois.
Aloina aloides (Kock) Kindb. C. autour de Besançon, sur
rochers et murs humides.
Tortula latifolia Bruch. C. sur vieux saules ou peupliers, bords
du Doubs, de la Loue et de l'Ognon.
T. papillosa Wils. C. sur ormes et peupliers, env. de Besançon.
Ne dépasse guère 500" d’altitude. +
_ T. lævipila (Bd.) de Not. À. C. Env. de Besançon. Peupliers,
ormes, etc.
T. ruraliformis Besch. Citadelle de Besançon. :
Dialytrichia Brebissonii (Brid.) Limp. Cascade de Beure, où
cette mousse fructifie ! En grosses touffes, sur les rochers, dans les
fosses de Saône. “24
Schistidium apocarpum Br. Eur., var. irrigalum. H. Müller, a
Fosses de Saône, sur blocs souvent inondés.
Grimmia orbicularis Bruch. Abonde à la citadelle de Besançon,
sur rochers exposés à l'Est.
Zigodon viridissimus (Dicks.) Brown. Sur une souche de chêne,
au bois de la Chaille (Besançon).
Orthotrichum anomalum Hedwg. Arbres, plus rarement sur
rochers, autour de Besançon.
O. pallens Bruch., var. RIVULARE Meyl. (in lit. 11 déc. 1910).
Fosses de Saône, sur les arbrisseaux.
©. Scaimperr Hamm. Arbres des promenades publiques à
= Besançon (érables, ormes, peupliers). Ne s’élève pas très haut.
©. rENELLUM Bruch. Vallon des Mereuraux, sur un peuplier.
FuNARIA MEDITERRANEA Lindb. Rochers, route de Dole, à la
Butte, près Besançon.
Funaria dentala Crome. Coteaux aux env. de Besançon.
Bryum murale Wils. Assez répandu sur les vieux murs et les
_conglomérats à Chaudanne.
+ * B. Græfianum Schlief. Descend sur la tourbe, au marais de
aône. :
64 | REVUE BRYOLOGIQUE
B. cuspidalum Schpr. Laissey et boïs d’Aglans, lieu dit la
« Groisière-aux-Pins ».
B. alpinum Huds., var. Helieri Meyl., forma cuspidata.« Groi-
sière-aux-Pins», au bois d’Aglans.
B. argenleum L., var. majus Br. Eur. Laissey, sur place à char-
bon.
B. pseudotriquelrum Schw., var. Duvalioides Itzig. Mares de
Champlive (Doubs).
Mnium cuspidalum Hedw. Fosses de Saône.
Philonolis fontana (L.) Brid., type et var. falcata (Br. Eur.)
Warnst. Tourbières de Longemaison.
Ph. cæspitosa Wils., var. laxa (Warnst.) Lœske et Warnst.
Marais de Saône.
= Neckera pumila Hedwg., var. Philippeana Milde. Sur hêtre,
_ près la cascade du Vaudioux (Jura).
… Leskea polycarpa Ehrb. C. aux environs de Besançon.
*-Thyidium Philiberti Limpr., var, pseudolamarisci (Limpr.).
Fosses de Saône. — Le type se rencontre sur l’argile humide
(Oxfordien et Lias).
T. recognilum (L.) Lindb. Fertile sur un bloc ombragé, à la forêt
de Chailluz.
Brachythecium populeum (Hedw.), var. allenuatum Br. Eur.
Maiïzières (Doubs).
Scleropodium purum (L.) Limpr. Fertile à Chailluz et à Torpes
_ (Doubs).
Eurynchium speciosum Br. Eur. Chalezeule (Doubs), près d’une
pétite mare. Fertile ! (2e station connue dans le J ura).
_ Æ. Siockesii Br. Eur. C. Sur les sols décalcifiés et frais. Aglans,
Chalezeule, Grandfontaine, où M. PaizLor l’a trouvé fertile.
* E. Swartzii Curnow. Fosses de Saône.
Rhynchostegiella curvisela (Brid.). Limpr. Arcier, Plaisir-Fon-
_taine, cascatelles de la vallée du Doubs et de la Loue. Souvent
fert.
* Rhynchosiegium Delognei Piré. Vieux mur, près le polygone
_de Besançon. $
… R. rusciforme (Neck.) Br. Eur. var. complanatum Schultze.
Plaisir-Fontaine, près Maizières. | .
Plagiothecium silvaticum (Huds.) Br. Eur. Vieilles souches, bois |
de Chaiïlluz.
P. silvalicum, Var. NERvosuM Ren. Chalezeule,
_ P. depressum (Bruch.) Dixon. Fertile au bois de Chalezeule,
près Besançon. Le bo Mure à
_ Amblyslegium Sprucei Br. Eur. Descend à la grotte de Plaisir-
Fontaine, près Maizières (500). | a
REVUE BRYOLOGIQUE
* A. fallax (Bd.) Milde. Fert.} Plaisir-Fontaine, ruisseau sor-
tant de la grotte.
A. radicale (P. Beauv.) Mitten. Sur vieux saules, au marais
_ de Saône.
: Hypnum Sommerfellii Myr. À. C. sur rochers et pierres des
forêts. Environs de Besançon.
H. elodes Spr., var. hamulosum Schpr. Très robuste, mares de
Champlive (Doubs).
H. polygamum (Br. Eur.) Wils. Fructifie au marais de Saône.
H. vernicosum Lindb., var. majus Lindb. Nouvelle pour la
flore française. Trouvée d’abord au marais de Saône, puis dans les
mares de Champlive, sous sa vraie forme boréale.
H. Cossoni Schp. Mares de Champlive. Forme à feuilles peu
enroulées.
H. Sendineri Sehp.— I.
H. Wilsoni Schp. — Id.
* H. polycarpon Bland. — Id. fert. !, puis à Besençgon, fortifi-
cations d’Arènes. Stér. je
H. fluitans L., var. submersum. Schp. Tourbières de Longe-
maison (Groupe Amphibium, var. gracile. Ren.).
* H. exannulalum Gümbel. Marais de Saône, Naneray, Longe-
maison (Doubs). Ja
* H. purpuraseens (Groupe Rolæ de Not.). Mares de Cham-
plive, Longemaison.
Id., — var. falcifolium Ren. Marais de Saône.
H. commulalum Hedwg., var. elegantulum. De Not. Vallée de
la Loue, à Maizières.
H. molluscum Hedw.; B. condensalum Sch. Sols décalcifiés,
chailles, dans la région basse. Bois de Peu.
HÉPATIQUES
Riccia fluitans 1. Mares de la Malcombe, près Besançon. Leg.
VIRIEUX.
Aneura mulli fida Dum. Tourbières de Longemaison.
Preissia commutata N. v. E. Descend dans les reculées de la
vallée de la Loue : Plaisir-Fontaine, Valbois.
_* Melzgeria conjugala Lindb. Vallée du Doubs, près Besançon.
Fossombronia Wondraczekii Dum. Sur l’Oxfordien,. autour du
bois d’Aglans, près. La Vèze (Doubs). (
… Marsupella Funckii Dum. C. Sur les chailles du Rauracien, val-
lée du Doubs. Fert. ! près Saint-Ferjeux. ;
_ Alicularia scalaris Cord. « os PMR 2 © », ; Bois d’Aglans.
Sol décalcifié. de
66 REVUE BRYOLOGIQUE
Lophozia bicrenata Dum. Bois d’Aglans (même station) et bois
de la Chaille.
L. socrA (Nees) St. Longemaison, parmi les Sphaignes.
L. ventricosa Dum. — Id. — On trouve dans cette station la
variété LAXA Nees. de cette espèce très bien caractérisée et sous
une forme non encore vue dans le Jura (in lill., Meylan).
L. turbinata (Raddi) St., var. badensis Gotts. Sur les conglomé-
rats suintants. Vallée du Doubs.
Chiloscyphus polyanthus Cord., var. rivularis Nees. Ruisseau
de la grotte de Plaisir-Fontaine.
Cephaloziella divaricala (Sm.) Heeg. Bois d’Aglans « Groisière-
_aux-Pins ».
C. TriviALIs Douin. Marais de Saône. Bords du Grand-Terreau.
Vidit Doux, par l’intermédiaire de CH. MEYLAN. Nov. spec.
Cephalozia lunulifolia Dum. Tourbières de’ Longemaison, où
il forme d’amples touffes parmi les Sphaignes.
Cincinnulus lrichomanis Dum. C’est toujours la var. fissa
_ Raddi qu’on rencontre à Besançon sur les sols argilo-siliceux. La
plante est plus ou moins propagulifère. Le type : Tourbières de
Longemaison.
Trichocolea tomentella Dum. Bois de Peu, près Velotte (Doubs),
sur Astartien.
= Diphophyllum albicans Dum. C. sur sols argilo-siliceux de la
région basse.
Scapania nemorosa Dum. Seulement sur les sols décalcifiés,
- Aglans, Chailluz, etc.
S. aspera Bernet. T. C. Sur les rochers calcaires.
S. æquiloba Dum. Plus rare. Chapelle-des-Buis, Chaudanne,
La Malate (Doubs).
Madotheca plalyphylla Dum. Très fert. à la base d’un frêne,
ruisseau des Mercuraux (Besançon).
M. lævigala Dum. Disséminé dans la région basse. Laissey,
bois de Chailluz
LEJEUNEA RossETTIANA Mass. Fosses de Saône, où il abonde.
(Cf. Rev. bryol., n° 6, 1908).
= Frullania lamarisci Dum. Avec pér. ! Bois de Peu, près la ferme
de la Jourande (1906).
Anthoceros punclalus L. Sur le Lias, près la Chapelle-des-Buis
(route de Fontain), dans un champ non labouré.
L. Hier.
REVUE BRYOLOGIQUE 67
Recherches sur les formes monoïques du groupe
SYLVATICO-DENTICULATUM du genre PLA-
GIOTHECIUM. |
par
Ch. MEYLAN
La diversité des opinions et des diagnoses dans les ouvrages
des divers bryologues : Boulay, Husnot, Limpricht, Warnstorf,
Roth, etc, etc., marque dès l’abord que ce groupe est souvent
mal compris, et insuffisamment connu. Tenté de comparer ces
diverses opinions et d'utiliser ce que chacune d'elles peut avoir
de bon, j'ai depuis plusieurs années rassemblé de nombreux maté-
riaux, chose qui m'était d'autant plus facile que le Jura est très
riche en formes de ce groupe. L'étude de tous ces matériaux, tant
dans la nature qu’en laboratoire, celle de nombreux exemplaires
_ extra-jurassiens et provenant de correspondants divers, de grands
_herbiers, d’exsiccata, etc., m'ont permis de me faire une opinion
exacte de la valeur de chacune des formes du groupe étudié.
Pour ne pas abuser de l’amabilité de M. Husnot et de la place
qu’il veut bien accorder à cette étude, je donne ci-après, autant
que possible sous forme de conclusions, les résultats auxquels
je suis arrivé.
Les formes toujours monoïques du groupe étudié, toujours
d'un vert brillant, vif, pâle ou jaunâtre, très rarement brunâtre,
se divisent en deux séries absolument parallèles, différant l’une
de l’autre par le tissu, et d’une façon secondaire, par la forme de
la capsule et celle de l’opercule, la taille des feuilles, soit :
Série I. Cellules larges 10-20x =?
: Série IL. Cellules étroites 5-10p 2725
sentent chez les deux séries aucunes différences. Il en est de même
de l’enroulement des bords foliaires, caractère qui se rencontre
dans les deux séries et qui, même chez P. Rulheï, est très incons-
tant. La nervure, longue ou courte, simple ou bifurquée, ne pré-
sente aucun caractère particulier spécial à l’une des séries ouäune
de leurs formes. 2
Les capsules longues, rétrécies sous l’orifice, et surtout à long
col défluent dans le pédicelle, appartiennent presque toujours
à la Série L, tandis que les capsules courtes, à col peu différencié,
à opercule brièvement conique ou obtus, apiculé ou pas, se ren-
contrent surtout dans la série IL.
Les différentes positions de la capsule: horizontale, arquée,
_ penchée, dressée, se rencontrent dans les deux séries. Le tissu
L'aspect général, la forme et la décurrence des feuilles, ne pré- 1
_68 RÉVUE BRYOLOGIQUE
de l'exothecium, les détails du péristome, la grosseur des spores
sont les mêmes dans les deux séries. La direction de la capsule
_n’a d’ailleurs que peu de valeur car on voit fréquemment dans un
__ même exemplaire, des capsules dressées, d’autres penchées, d’au-
= tres horizontales. Les dures conditions climatiques des hautes
régions, et la sécheresse des stations sont généralement la cause
_ dés capsules dréssées et du peu de développement des cils. Le
_ plissement de la capsule, parfois très régulier, s’observe dans les
deux séries, mais ik est beaucoup plus fréquent et mieux caracté-
risé dans les capsules longues et rétrécies sous l'orifice, de la
série J.
Dans les deux séries, les mêmes stations, c’est-à-dire les mêmes
facteurs physico-chimiques produisent des formes semblables ou
parallèles, que l’on rencontre parfois mélangées, ét que l'on ne
_peut distinguer sûrement que par l'examen du tissu foliaire, bien
que les formes de la série IT soient, ordinairement, de taille un
peu plus faible. :
_ Conformément aux observations de divers bryologues, Loeske,
par exemple, j'ai été frappé par le parallélisme existant dans
_ chaque série entre la forme des feuilles et celle des cellules. Dans
chaque série on trouve, pour la plupart des variétés, une forma
acuminala et une forma oblusifolia, c’est-à-dire une forme à
feuilles étroites, longuement acuminées, et une forme à feuilles
larges ou très brièvement acuminées. Ces deux formes passent
fréquemment l’une à l’autre par des formes intermédiaires et
cela dans une même station, sur une même touffe. La forma |
_obtusifolia présente toujours des cellules proportionnellement plus
_ larges et plus courtes que celles de la forma acuminala, ce qui
explique maintes variations de tissu.
= Le nombre des fleurs & est plus variable dans la série L que
dans Pautre. Tantôt ces fleurs S ne sont qu’au nombre de 1-2,
tantôt, au contraire, elle sont plus nombreuses, mais aux dépens
_ dans ce cas semble-t-il, des fleurs ©. Certaines tiges paraissent
même ne porter que des fleurs S ou que des fleurs © bien que
situées à côté d’autres nettement monoïques. Les fleurs & sont
parfois sur un rameau spécial partant de la tige prineïpale, près
d'une inflorescence femelle. Les formes croissant sur sol sili-
ceux m'ont paru présenter toujours peu de fleurs # à côté des S
et par conséquent tendre à la dioïcité, tandis que les formes
croissant sur l’humus et le pois pourrissant ainsi que toutes
celles de la série Il présentent de 3 à 6 fleurs ©’ au-dessous où
au-dessus des fleurs 2. a
En consultant les ouvrages des divers Bryologues, on peut voir
PC LS Det MORT OS CLR Pa
REVUE BRYOLOGIQUE 69
_ que les auteurs du Bryologia Europæa et les auteurs français
ont méconnu ou réuni les deux séries, que les auteurs allemands
ont omis de parler de diverses formes importantes.
Limpricht semble méconnaître les formes les plus répandues
de la série I (celles dont Warnstorf a fait la var.: pseudo-sylvali-
cum), et d’autres de la série IT. Warnstorf ne parle pas des grandes
formes de la série II semblables au P. Rutheï, ainsi que de diver-
ses autres formes moins importantes. Par contre il fait une espèce
particulière (P. denticulalum Warnst. non Br. Eu.) d’une partie
des formes de la série I, espèce caractérisée par une taille faible
et l'absence plus ou moins complète de cils (Laubmoose der
Mark Brandenbourg). Le caractère de la taille est ici sans valeur
_car de nombreux exemplaires de la série I présentent des feuilles
de 1,5 mm. et des cils bien développés; et d'autre part, ces petites
formes se relient aux grandes par une chaîne ininterrompue d’in-
termédiaires. À ce sujet, je dirai que les espèces du groupe étudié
_ dans cetravail sont parmi les plus polymorphes de la flore bryolo-
gique européenne. En ce qui concerne les cils, je dirai simplement
que les capsules dressées des stations sèches présentent générale-
ment des cils moins bien développés que les grandes capsules
arquées des stations fraiches ou humides, où les cils sont plus
utiles.
Le P. denticulatum Warnst. est la forme de la série I parallèle
à la var. {ælum (P. lætum) de la série IT. |
à Le nom de P. denticulatum Br. Eu. donné par Warnstorf à cette
_ forme, variété ou sous-espèce, ne peut lui être appliqué pour les
raisons suivantes. Les auteurs du « Bryologia Europæa » ont
très nettement désigné et figuré la plante à laquelle ils ont donné
le nom de P. denticulatum (L.) ainsi que les variétés qu'ils lui
ont subordonnées. La plante désignée par Warnstorf sous le nom
de P. denticulatum Br. Eu. était inconnue des auteurs du Br. Eu :
Dans ces conditions, si l’on veut conserver à cette forme sa
valeur de sous-espèce il est nécessaire de trouver une autre déno-
mination, car logiquement le nom de P. denticulatum Br. Eu. doit
être conservé à tout ou partie des formes réunies sous ce nom
dans le Brvologia Europæa. ;
re ï (A suivre).
_ Philonotis seriata Mitt. fruiting in Britain.
When looking over my forms of Philonotis recently, I noticed
a tuft of this moss with a few capsules, which I have been unable
to find recorded in this condition from the British Isles.
It was collected towards the end of July 1909, in the vicinit;
HN © ‘. % nn end à ed" cr 0 it MUR OEM RUES Def - RP EUX, ee
po 5 A * SPORT x ps Ag
70 | REVUE BRYOLOGIQUE
of Glen Isla and Glen Doll, Forfar, at an elevation probably not
exceeding 900 metres.
Mr J. A. Wheldon F. L. S. Kindly informs me that he assents
to the identification of the plant.
Liscard, Cheshire.
EpwarD A. RICHARDS.
Fossombronia
Je joins à ce numéro la planche de M. Jameson; je n’ai pas
encore reçu le texte que M. Macvicar doit m'envoyer, ce sera pour
le prochain numéro. La pl. est aussi renvoyée au n° 4.
Bibliographie
G. Rorx. Die aussereuropäischen Laubmoose. Vol I, fase. 2, 3
et 4, p. 97 à 331, et pl. IX à XXXIII.
Ces trois fascicules, qui terminent le premier volume de cette
œuvre considérable, comprennent les Archidiacées, les Cleisto-
carpes et les Trématodontées. Voici la liste des genres décrits,
avec le nombre des espèces pour chacun d'eux : Archidium, 25;
= Bruchia, 8; Pleuridium, 28; Cladastomum, 2; Tristichium, 1;
Aschisma, ?; Uleobryum, 1; Trachycarpidium, 1; Asltomum, 24;
Acaulon, 9; Phascum, 13; Potlia (species cleistocarpicæ), 3;
_Beckellia, 1; Lorentziella, 4; Ephemerella, 1; Ephemerum, 18;
Nanomitrium, 9; Physcomitridium, 1; Pleurophascum, 1; Trema-
lodon, 69; Wilsoniella, 7. à
Un certain nombre d’espècés étant décrites ici pour la première
fois, il est fort regrettable que l’auteur n'ait pas cru devoir.indi-
quer la date exacte de publication des différents fascicules, comme
l'ont fait Limpricht dans ses Laubmoose, et M. Brotherus dans son
Genera. Faute de cette indication, on devra prendre comme date
de publication de toutes les espèces nouvelles décrites dans le
1er volume la date de 1911, qui est celle figurant sur la feuille de
titre du volume, distribuée avec le 4 fascicule.
J. CaARDoT.
_ K. Muzzer-FREIBURG. — Dr L. Rabenhorsts Kryplogamen-
Flora von Deutschland, Oesterreich und der Schweiz. Die Leber-
moose, 12-13 Lieferung, pp. 705-832 et fig. 322-357. — Prix de
chaque livraison 2 Mark 40 Pfg. (3 francs), librairie Æ. Kummer
à Leipzig.
M. Müller décrit et figure dans ces 2 livraisons la fin du genre
Lophozia (9 esp.), les genres Gymnocolea (2 esp.), Dichiton (1 esp.)
REVUE BRYOLOGIQUE RS
Anastrepta (1 esp.), Acrobolbus (1 esp.) Plagiochila (2 esp.),
Pedinophyllum (1 esp.), Leptoscyphus (2 esp.), Lophocolea (4 esp.
Chiloscyphus (2 esp.) et le commencement du genre Harpanthus.
__ L'auteur décrit en plus un grand nombre d'espèces trouvées en
dehors des limites de la circonscription de la flore de Rabenhorst.
S. M. Macvicar. — The distribution of hepaticæ in Scotland
(Transactions of the botanical Society of Edinburgh, vol. XXV,
1910), 336 p. ;
Ce volume se compose de : une courte préface, l'historique
depuis 1641 jusqu’à nos jours, de notes générales sur la flore, le
climat, la latitude, les espèces spéciales à l’atlantique et les autres
espèces occidentales, les espèces orientales, les habitats, comparai-
son avec la flore d’autres contrées, esquisses de la flore des pro-
vinces (ouest, est, montagnes occidentales et orientales, Hébrides,
Orkney and Schetland), circonscription des sous-provinces el
vice-contés, liste des collecteurs.
Après cette introduction, dont je viens d'énumérer les Litres,
l’auteur commence l’ouvrage proprement dit, c’est-à-dire la dis-
tribution des genres et des espèces de toutes les hépatiques con-
nues en Ecosse. Pour chaque genre et chaque espèce, M. Macvicar
décrit d’une manière générale dans quelles conditions ils croissent
et il indique ensuite toutes les localités connues. Une table alpha-
bétique termine cet ouvrage fait avec beaucoup de soin et très
intéressant au point de vue de la distribution des espèces.
_ RS. Wizurams. — Bolivian Mosses, Part I (Bull. of the New-
- York Botanical Garden, 1910, pp. 227-261). — Les espèces nou-
_ velles décrites dans ce Catalogue sont: Mielichhoferia subglobosa,
__ Pohlia Apolensis, Brachymenium dimorphum, Bryum Atenense,
Philonotis operta, Pogonatum laxirete, Rhacocarpus squamosus,
Squamidium diversifolium, Helicodontium spicatinervum, Hoo-
keriopsis longiseta, Stenodictyon saxicola, Potamium longisetum,
Sematophyllum tenuicarpum, Plagiothecium mollicaule, Rhyn-
chostegium alboviridum, Hygrohypnum Pelichucense, Calliergon
Luipichense, Grimmia julacea. te
V. F. BROTHERUS. — Wissenchaftliche Ergebnisse der Deuts-
chen Zeniral-Afrika-Expedition 1907-1908. Band IT, Botaniks
Musci;-pp: 136-176.et pl. XI-XV:— M. Brotherus indique le
nombre total des espèces récoltées (137) et le nombre par chaque
région explorée. 45 espèces nouvelles sont décrites el figurées :
Leucoloma chlorophyllum , Campylopus paludicola , substra-
_mineus, suberythrocaulon, Pilopogon africanus, Metzleria alti-
caulis, Fissidens brachycaulon, bukobensis, itarensis, Syrrhopo-
rs REVUE BRYOLOGIQUE
don Mildbrædiüi, Didymodon integrifolius, Leptodontiopsis fra-
gilifolia, Leptodontium gemmigerum, sublævifolium, persquarro-
sum, tenerascens, Grimmia afro-incurva, Zygodon argutidens,
- Mildbrædüi, Macromitrium perundulatum, Micropoma bukobense,
_Splachnum Adolphi Friederici, Mielichhoferia cratericola, Mild-
brædiü, Orthodontium brevifolium, Brachymenium Mildbrædii,
Renauldia imbricata, Trachydopsis laxoalaris, Fabronia clavira-
mea, perpilosa, Daltonia Mildbrædiü, Cyclodictyon brevifolium,
Purpurascens, crassicaule, spectabile, Callicostella latiramea,
Lepidopilum filiferum, Ectropothecium affine, Isopterygium
hygrophilum, Plagiothecium Mildbrædii, Vesicularia latiramea,
Breutelia gracillima, Acrocryphæa robusta, Brachythecium sublæ-
tum, ramicola.
N. ARNaouDorr.— La flore bryologique de Vilochia. Gr. in-80
de 37 p., 1909. — Catalogue en langue bulgare, je ne puis en faire
un compte-rendu.
T. C. FryÿE. — The Polytrychaceæ of Western North America
(Proceedings of the Washington Academy of Sciences 1910,
pp. 271-328 et nombreuses et bonnes figures représentant toutes
les espèces.) — Importante monographie contenant des tableaux
_ analytiques des genres et des espèces et leur description détaillée.
On y trouve les genres suivants : Catharinea (4 esp.), Oligotri-
_ chum (3 esp.), Psilopilum (1 esp.), Bartramiopsis (1 esp.), Poly-
trichadelphus Lyallii, Pogonatum (4 esp.), Polytrichum (12 esp.).
H. N. Dixon. — Merceyopsis, a new genus of mosses, with
Further Contributions to the Bryology of India (Journal of Botany
1910, pp. 297-310 et t. 507 et 508). —— Ce nouveau genre à été
désigné sous le nom de Merceyopsis par MM. Brotherus et Dixon,
il est intermédiaire entre les genres Merceya et Hyophila « From
the former they differ principally in the nerve section with median,
not ventral Deuter-cells, and the areolation Hyophiloid, without
differentiated marginal cells and with the basal hyaline cells rarely
reaching high up the leaf. From 4 yophila in the absence of central
strand, the capsule elliptie, not cylindrical, with the exothecium
composed of thin-walled lax hexagonal cells, not rectangular and
incrassate ». Un tableau dichotomique des 7 espèces comprises
dans ce genre, ce sont : M. longirostris et sikkimensis déjà connues
et 5 nouvelles : M. minuta, pellucida, angustifolia, hysmenosty-
livides et angulosa. L'auteur décrit ensuite les espèces nouvelles
suivantes : Campylopus Sedgwickii, Fissidens Sedwickii, Calym-
peres tortelloides, Hymenostylium Shepheardæ et annotinum,
Hyophila subflaccida. Toutes ces espèces sont figurées.
71 Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de la Monnaie.
D.
38e ANNÉE 1914
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais :
Sommaire du n° 4
Fossombronia echinata nov, sp. Macvicar.— Notes sur quelques espéces
du genre Grimmia. CULMANN. — Coup d’œil sur la flore bryologique du
Mexique. CArDoT. — Des nomina nuda Paris. — Recherches sur les
formes monoïques du groupe sylvatico-denticulatum du genre Plagiothe-
cium (suite). MEYLAN. — Une Nouvelle varièté de mousses de la Sardaigne.
Zoppa. — Etudes phytogéographiques sur les mousses de la Haute Saône.
Corpey. — Nécrologie. — Bibliographie. — Nouvelles,
Fossombronia echinata nov. sp.
by Symers M. Macvicar
Monoica? Laxe cæspitosa vel gregaria, habitu et magnitudine
F. Wondraczekii similis. Caulis ad 1 mm. longus, furcatus, subtus
vinosus radicellosus. Folia imbricata, adseendentia, obeuneata
vel reniforma, superne repanda; folia apicalia majora, conferta,
crispata, lolis obtusis rotundatis, integerrimis. Sporæ 35-4lu diam,
fusco-brunneæ, papillis 2-4 g altis acutis vel subacutis creberrimis
hispidissimæ 12-14 in diametro ostendentes. Elateres ad 200 y
longi, 1-5 y lati, bispiri, spiræ laxe tortæ flavo brunneæ.
Hab. Algeria, Belida, Mouzaiaville, Jan. 1867, leg. Major Paris
(Gott. et Rabh. Hep. Eur. Exs. n° 439); Dalmatia, Metkovie,
Karstterrain Teim Dorfe Maliprolog, 10.3. 1908, leg. D' Latzels
(determ. Schiffner as Foss verrucosa Lindb. in Hep. Latzelianæ in
Verh. der k.k. Zool. Bot. Ges. in Wien, p.34, 1909); Italy, Amalfi,
april 1910, leg. W. E. Nicholson.
This species is at once distinguished from F. cœspiliformis by-
the smaller spores and by the papillæ being shorter, much more
numerous and acute, the margin appearing densely hispid. It clo-
sely resembles F. Millenii Tindall, the original specimen of which
species I have had the opportunity of examining through the
kindness of Mrs. Tindall. The latter plant has the numerous
broader and with à broader base, more compressed, and the apex,
although narrow, is generally truncate; the size of the spores
differs considerably, those of F. Mitlenii being much larger,
papillæ of F. echinata and of about the same length, but they are à
74 REVUE BRYOLOGIQUE
42-51 p in diam.; the elaters of the two species hardly differ, in
both they are long and narrow, and bispiral, rarely trispiral.
Lindberg’s description of his F, verrucosa in Manipulus II,
p.386 will not apply to the plant which I describe as F. echinala,
although the original specimen was described from the same
number of Gott. and Rabh. exs. This number contains, in addi-
tion to these two plants, F. cæspiliformis and F. Husnoti,variously
represented in different packets. Lindberg gives the elaters as
« breves et crassissimi, hyalini, quatuor vel tres, raro quinque
vel duos spiras luteo-brunneas includentes», while the elaters of
F. echinala are long and narrow, 2-spiral, rarely 3-spiral. His des-
cription of the spores also does not suit that species « spori
0.04 mm., brunneï, tetrahedro-globosi, sat depressi, densissimé
verrucosi, verrucis asperulis, circuiter irregularibus, rotundis-
sublinearibus, humillimis, ut sat difficile observantur et spori se
Squamosos esse assimulent », the rotundate-sublinearand some-
what obscure papillæ being unlike the spinous papillæ of the other.
Stephani’s description of the spores of F. verrucosa in Spec. Hep.
I p. 392 and Müller’s in Rabh. Krypl. FL p. 390 give the papillæ
as being thick and obtuse.
In my view, F. verrucosa Lindb. is not a true species but is
only an undeveloped state of F. cæspiliformis. Mr W. E. Nichol- :
son has sent me from Partridge Green, Sussex, F. c&spiliformis
with typical spores and among it were plants containing spores
which had only low and broad, obtuse warts; he also sent a plant
with spores which showed all gradations between the warts :
and the typical papillæ, and in the warty spores the structure
of the base of these warts could frequently be seen to be the
same as that of F. cæspiliformis. Mr Nicholson has also produ-
ced the warty spores on cultivating typical F. cæspiliformis
from the same locality. The capsules which had the warty
spores had short and thick, frequently 3-5 spiral elaters as in
F. verrucosa Lindb.
Mrs Tindall suggested to me some time ago that Lindberg’s spe-
cies was only an imperfect form of some other species; and
Mr Nicholson wrote that if the plant with warty spores was the
true F. verrucosa Lindb., it did not appear to be permanently
distinct from F. cæspiliformis. A. striking confirmation of the
warty spores being only an undeveloped state of the papillose
= spores is shown in the case of Mr Nicholson’s F. echinata from Haly,
= where he has found under cultivation a capsule with spores in
which the acute papillæ of that species are reduced to small warts
resembling those which were found in F. cæspitiformis, but
1. Fossombronia echinata, normal form, from Amalfi.
2. Do. ‘“ verrucosa ” form, from Amaifi.
ic, IT;
Fossombronia caespitiformis, normal form, from
Amalf.
2 Do., ‘“ verrucosa”’ form, from Partridge Green, Sussex.
L.1
.
Do., form with smaller spores and 3- or 4-spired elaters,
from Partridge Green.
gs
SUMFIELD, imp.
L
. G. JAMESON, del.
15
REVUE BRYOLOGIQUE 75
much more numerous and smaller, and it is noteworthy that
the elaters were frequently short and thick.It may also be noted
that F. verrucosa has never been found, I believe, except in com-
päny with F. cæspiliformis.
Notes sur quelques espèces du genre Grimmia
par P. CULMANN
GRIMMIA TERGESTINOIDES CULMANN.
Varietas insignis aut subspecies Grimmiæ tergestinæ.
Pulvinuli humiles, atro-virides, pilis brevibus vix canescentes.
Caulis erectus, fastigiato- -ramosus ad em. 1 altus. Folia humida
patentia, ex oblonga basi lanceolata, acuminata, concava ,margine
lævia, in pilum brevem exeuntia. Alæ in parte superiore folii
e cellularum strato duplici efformatae. Costae dorso haud promi-
nente, basi sat bene delimitata, vix dilatata .Cellulæ basales omnes
rectangulæ, ad costam fere lineares, 7 g latæ, 70 p lonigæ, parietes
sat incrassatæ, versus marginem breviores, 8 a latæ, 40 y longæ,
parietibus transversalibus insigniter incrassatis. Cellulæ folii
partis superioris sensim minus longæ, quadratæ, 12 x longæ et
latæ, versus apicem rotundatæ, parietibus incrassatis, luminis
| diametro 7 & metiente, Flores dioici, feminei solum noti. Folia
perichætialia majora, acuminata, ad basin hyalina, margine
hyalino-membranaceo supra basin continuo. Cellulæ basales
lineares vel rectangulæ, versus apicem quadratæ. Capsula ovata,
foliis perichætialibus immersa, symmetrica, in collum brèvem
angustata, sine operculo 1,6 mm. longa et 1,16 lata. Cellulæ
membranæ capsularis breviter rectangulæ, parietibus tenuibus.
Peristomii dentes rubelli, 0,29 mm. longi,. Pedicellus rectis,
1 mm. longus. Operculum deest. Annulus?
La Chaux prope Sainte-Croix, montis Jura helvetici,
&. fructu unico, altitudine 1080 m. legit Ch. Meylan. (« Sur calcaire
aquitanien »).
Var, gymnostoma (Culmann, Rev. bryol. 1896, p. 108).
. Differt a forma typica Re 4 vix evoluto annulum haud
superante.
Ebenalp 1640 m. et Hohenkasten, 1790 m. pagi Appenzell ad
rupes calcareas (Gulmann). — Schynige Platte pagi Bern 2000 m.
ad rupes calcareas W. et C. Trautmann (sub nomine G. terges- .
_ tinæ). .
Plantæ steriles inter formam typicam et varietatem incertæ
his locis lectæ sunt : #>
Dm REVUE BRYOLOGIQUE
In monte Jura helvetico : « près La Chaux, 1090 à 1100 m.,
Sur urgonien. Chasseron, versant Nord, sur séquanien, 1400 m.
(Ch. Meylan).
In pago bernensi : Schwarzer Grat prope Hohtürli vallis Kiental
: 2800 m. (C. Trautmann) non vidi. Simmenfluh prope Wimmis
ad rupes calcareas, soli expositas, 640 m. et Klus prope Boltigen
1020 à 1100 m., loco simillimo (Gulmann) |
= Grimmia tergestina differt statura robustiore, pilo longiore,
Grimmia tergestinoides Culmann.
Partie supérieure d’une tige, feuille caulinaire et section d’une feuille.
_ Les deux échelles verticales représentent dés millimètres, l'échelle horizontale
des dixièmes de millimétres. En énéral, la ne é ne gr ee
… base-que sur la Feuille dessinée. à” * "070: 0 moins large à
nes AR
Ve
| REVUE BRYOLOGIQUE * 2 à 12
foliis superioribus a basi usque ad apicem æquilatis, fere lingu-
latis, cellulis foliorum minoribus, minus translucidis, basilaribus
dissimilibus, ad costam rectangulis vel linearibus versus marginem
quadratis vel latioribus quam longis.
Grimmia glauca Cardot ab auctore benigne communicata
ciffert foliorum forma, pilo asperiore,retefolioruminferiorediverso.
Grimmia subtergestina C. M. quam non vidi « folüis senioribus
depilibus obtusissimis » differt.
Grimmia CarpoTi HÉRIBAUD (1) (pæœcilostoma Cardot
et Sébille)
Cette espèce me semble très voisine du G. tergestinoides dont
elle diffère par sa capsule ventrue à pédicelle inséré latéralement.
L'appareil végétatif des deux plantes est très semblable, et dans Ne
un système naturel, elles devront sans doute être placées lune
côté de l’autre quoique le G. Cardoti présente très nettement
les caractères du sous-genre Gastrogrimmia et que le G. terges-
tinoides tienne de près au G. tergestina. Dans sa magistrale ü
étude sur le genre Grimmia (Forabejder til en Norsk Lovmos- ’
flora, p. 6), le docteur Hagen a déjà fait ressortir le peu d’impor-
tance qu'il convient d’attribuer aux caractères qui distinguent
le sous-genre Gastrogrimmia. Je puis indiquer deux nouvelles
localités de cette intéressante mousse, savoir :
Lourtie à Fionney, 1070 à 1497 m., Valais leg. Réchin det.
Culmann. Nouveau pour la Suisse.
Hautes-Alpes : La Fraissinouse près Gap, rochers, leg. Thériot,
_ det .Culmann.
SUR LA RÉUNION EN UNE SEULE ESPÈCE DES GRIMMIA
ALPESTRIS, SESSITANA ET SUBSULCATA
Dans le travail déjà cité, le docteur Hagen réunit les trois for-
mes susnommées dans une seule espèce, mais les arguments qu’il
donne à l’appui de cette réunion, ne me semblent pas probants.
Certainement ces trois plantes se tiennent de très près et Lim-
pricht a eu tort de les placer dans deux sous-genres différents,
_ mais le caractère tiré de l’absence des stomates et de la structure
de la capsule me parait assez marqué pour maintenir la sépara-
tion entre les Grimmia sessitana et subsuleata d’une part et le G.
alpestris d'autre part. Si les autres caractères indiqués par Lim-
pricht ne se vérifient pas tous, cela n’a pas grande importance ve
mes yeux. S'il fallait casser toutes les espèces, où l’un des caractères
(1) C’est M. Cardot qui a appelé mon attention sur la priorité de ce
:
ne ST RAS) PAR Lode R IT en EU me cp EE AR UE UE
mn REVUE BRYOLOGIQUE
distinctifs invoqués par l’auteur ne se confirme pas, on irait
loin. M. Hagen dit que tous les exemplaires norvégiens qu'il a
vus ont des capsules pourvues de stomates et en même temps les
cellules épicarpiques minces. Cela ne prouve qu’une chose, c’est
que le G. alpestris Limpricht ne figurait pas parmi les
._ mousses norvégiennes examinées par M. Hagen, mais n'im-
__ plique nullement la non-valeur du caractère imvoqué par
= Limpricht. Pour mon compte, j'ai vu des exemplaires du G. alpes-
tris sur lesquels je n’ai jamais pu constater de stomates et dont
les cellules épicarpiques étaient légèrement épaissies. Ces plantes
ont — et c’est là ce qui m'a engagé à écrire ces lignes — un port
assez différent de celui des deux autres formes, port qui semble
_ justifier, jusqu’à nouvel ordre, la séparation du G. alpestris du
groupe sessitana-subsulcata. Déjà le fait que M. Breidler a pu
nettement séparer les 61 exemplaires fructifiés de son herbier
(voir Limpricht, p.784) en G. alpestris d’une part (14 exemplaires.)
et en Grimmia sessitana-subsulcata d’autre part (47 localités)
indique, à mon avis, qu’il y a là une différence qui mérite d’être
marquée, même s’il existe quelques formes indécises.
Quant à la séparation des Grimmia sessitana et subsulcata,
_ je partage absolument l'avis de Messieurs Breidler et Hagen qui
réunissent ces deux formes en une seule espèce.
M. Amann me dit que lherbier Schleicher contient, sous le
nom de G. alpestris, le G. alpestris de Limpricht et le G. subsul-
cata. Cette dernière espèce étant certainement bien plus répan-
due que la première, il est regrettable que l’ancien nom ait été
_ attribué à l'espèce la plus rare, mais actuellement il n’y a plus
_ à revenir sur cette décision.
GRIMMIA ATRATA MIELICHH.
_ C. fr. Valmontey, vallée de Cogne, Piémont, 2.000 - 2.300 m.
= Sur les rochers de gneiss humides. Août 1903 legit Wilezek,
_ det. P. Culmann (probablement nouveau pour l'Italie).
, La présence de cette belle espèce dans la partie occidentale de
_ la chaîne des Alpes est intéressante au point de vue dela géogra-
phie botanique. Elle relie les stations de la chaîne orientale à
_ celles des Pyrénées, Il est vrai que le Grimmia atrata avait déjà
_ été indiqué au Montblanc et au lac Lioson, mais dans l'index
_ du général Paris la première localité est munie d’un point d’in-
terrogation et je ne sais pas s’il existe des exemplaires confir-
_ mant la seconde. :
REVUE BRYOLOGIQUE 79
Coup d’œil sur la flore bryologique du Mexique
Par J. CARDOT
Depuis deux ans, j'ai fait connaître de nombreuses nouveautés
pour la flore bryologique mexicaine : 10 genres, environ 160
espèces et une trentaine de variétés ont été publiés 1ci-même.
Mais, en plus de ces espèces nouvelles, les matériaux que j'ai eu
à étudier renfermaient encore 62 mousses déjà connues, mais qui
_ n'avaient pas été jusqu’à présent signalées au Mexique. Je crois
utile, en attendant la publication d’un travail d'ensemble sur la
bryologie de cette région, de donner aujourd’hui la liste de ces
espèces, avec l'indication de leur distribution générale. Ces addi-
_ tions sont d'autant plus intéressantes qu’elles accusent bien le
caractère mixte de la flore du Mexique, où les espèces des régions
_ tempérées se rencontrent souvent côte à côte avec des espèces de
_ la zone tropicale. LA
_ On verra , en effet, que, sur la soixantaine d'espèces de la liste
suivante, 24 appartiennent à la flore des Etats-Unis, 23 à celle de
l'Amérique du Sud, particulièrement de la région andine, 17 se
retrouvent au Guatemala et au Costarica, et 14 aux Antilles.
Il semble bien que la plupart des Mousses boréales de la flore
mexicaine trouvent vers l’isthme de Tehuantepec la limite méri-
dionale de leur extension, car elles paraissent manquer à peu près
_ totalement dans l'Etat de Chiapas eb au Guatemala : à quelques
rares exceptions près, les mésothermes qu’on y rencontre sont
des types endémiques, ou se rattachent à des espèces de la flore
_ andine, Les espèces tropicales abondent surtout dans les Etats
de Vera Cruz et de Chiapas, et probablement aussi dans les régions
_ côtières du Pacifique, malheureusement tout à fait inconnues
encore au point de vue bryologique.
Il y a deux espèces de la liste suivante dont la présence au
Mexique est assez surprenante : ce sont Campylopus flexuosus
Brid., espèce européenne qui n’a jamais été signalée en Amérique,
€t Fissidens pallidicaulis Mitt., connu seulement des îles Atlan-
_ tiques et d'Italie, mais qui n’est peut-être qu'une race régionale
du F, laxifolius Hedw., lequel existe aux Etat-Unis.
Dicranella Tonduzii Ren. et Card. — Etat de Vera Cruz : Jalapa
(Pringle, n. 10493; Barnes et Land, n° 606). — Costarica.
: Holomitrium arboreum Mitt. — Etat de Vera Cruz : Zacuapan
(Purpus, n. 3, 12). — Andes de l’Equateur et du Pérou.
_ Leucoloma serrulatum Brid. — (Représenté au Mexique par
la var. viride Besch.; voir Rev. bryol. 1910, p. 119). — Antilles,
Guatemala, Costarica. |
Dicranum frigidum C. Müll. — Etat de Hidalgo : Honey-sta-
RER
= Splachnobryum oblusum (Brid.) C. Müll. — Etat de Jalisco :
80 REVUE BRYOLOGIQUE
tion (Pringle, n. 10469). — Costarica, Vénézuéla, Andes de Colom-
bie et de l’Equateur.
Brothera Leana (Sulliv.) C. Müll. — Etat de Jalisco : Etzatlan
(Pringle, n.15269).— Etats-Unis, Japon, Mandchourie, Himalaya.
Campylopus flexuosus Brid. — Etat de Hidalgo : Honey-sta-
Lion (Pringle, n. 10491). Echantillons fertiles, bien identiques à
ceux d'Europe. M. le Dr Levier m'a communiqué un autre petit
spécimen stérile, récolté par M. G. Münch près de San Cristobal,
dans l'Etat de Chiapas, qui paraît appartenir également à cette
espèce. — Europe, îles atlantiques (var. fayalensis).
Leucobryum glaucum Sch. var. albidum (Brid.) Card. — Mexi-
que : bois de Chinantla (Galeotti); sine loco (Heller). — Etats-
Unis, Europe, îles atlantiques.
Fissidens pallidicaulis Mitt. — Etat de Vera Cruz: Jalapa
Barnes et Land). — Iles atlantiques, Italie
Fissidens asplenioides Hedw. — Etat de Vera Cruz : Las Vigas
(Barnes et Land.). Etat de Morelos : Parque, près de Cuernavaca
(Pringle, n. 10503). Etat de Hidalgo : Honey-station (Pringle,
n. 19138). — Largement répandu dans la zone intertropicale ;
existe aussi dans les îles atlantiques.
Fissidens bryodiclyon Besch. — Etat de Vera Cruz : cascade
de Texolo, près Xico (Barnes et Land, n. 260). — Guadeloupe.
Fissidens reclinalulus C. Müll. — Etat de Mexico : Amecameca
(Pringle, n. 10600). Etat de Jalisco : environs de Guadalajara
(Barnes et Land, n. 145). District fédéral : vallée de Mexico
(Pringle, n° 15647). Etat de Vera Cruz : Jalapa, et entre Fortin
et Sumidero (Barnes et Land). Etat de Chiapas : environs de San
Cristobal (G. Münch; herb. E. Levier). Var. brevifolius : voir
Rev. bryol. 1909, p. 69. — Costarica.
Oclodiceras Türckheimii (CG. Müll.) Card. — Etat de Jalisco:
monts Chapala (Pringle, n. 714). — Guatemala.
Hymenostylium curvirostre Lindb. — Etat de Hidalgo : Honey-
Station, avec la var. scabrum Lindb. (Pringle, n. 10471). Var.
scabrum : Etat de San Luis Potosi: Alvarez (Palmer, n. 211). —
Amérique du Nord, Europe, Caucase, Asie tempérée, Algérie.
Leplodontium brachyphyllum Broth. et Thér. — Etat de Mexico :
Amecameca (Pringlé, n. 15257). — Colombie. pe
_ Didymodon lophaceus (Brid.) Jur. — Etat de Chiapas : mont
_ Guey-tepec, près San Cristobal, associé à Barbula Münchii Card.
= (G. Münch; herb. Levier). — Amérique septentrionale et Andes
Ed ponre Europe; Asie et Afrique méditerranéennes : Caucase,
ibet.
Sierra de San Esteban (Pringle, n, 10565 in parle.) — Antilles.
ER EE RS ES A TRS D ee Een
MS ins
y
Splachnobryum Bernoullii CG. Müll.— Etat de Jalisco : Etzatlan
-(Pringle, n. 15272; Barnes et Land, n. 251); chutes de Juanaca-
tlan, près de Guadalajara (Barnes et Land, n. 222). Etat de More-
los : près de Cuernavaca (Pringle, n. 10532). — Guatemala.
Torlula mniifolia (Sulliv.) Mitt. — Etat de Vera Cruz: Xico
(Barnes et Land). — Cuba, Andes du Pérou.
(Purpus, n. 3753 et 3794 in parle). — Andes de l'Equateur.
Coscinodon Wrighlii Sulliv. — Etat de Chihuahua : monts
Santa Eulalia (Pringle, n. 8). — Etats-Unis.
… Grimmia apocarpa Hedw. — Etat de Hidalgo : Cuyamaloya
Pringle, n. 10628). — Amérique septentrionale, Europe, Asie,
etc. Cosmopolite.
Grimmia campestris Burchell. — Etat de Vera-Cruz : Jalapa,
_ (Wagner; herb. C. Warstorf). — Amérique septentrionale
_ Europe, Asie, Afrique, Océanie.
Grimmia orbicularis Bruch. — District fédéral : Mexico (Wag-
néenne, région magellanique.
= Orthotrichum diaphanum (Gmel.) Brid. ex Schrad, — Etat de
Puebla : Oriental, troncs de Zueca et d’Opunitia (Pringle, n. 10644
‘in parte). —— Etats-Unis, Europe, Sibérie, Algérie, Canaries.
Haplodontium argentifolium (Mitt.) Jaeg. — (Représenté au
* Mexique par une forme un peu différente du type sud-américain;
_ voir Rev. bryol. 1911, p. 2.) — Andes de l'Equateur.
Webera albicans (Wahlenb.) Sch. — Etat de Vera Cruz : mont
. Orizaba (Purpus, n. 3761 in parte). Etat de Puebla : Balan, près
Puebla (fr. Arsène; herb. Renauld). — Cosmopolite.
Epiplerygium lepidopiloides (C. Müll.) Par. — Etat de Vera
Cruz : environs d'Orizaba (Barnes et Land, n. 678). — Guatemala.
environs de Cuernavaca (Pringle, n. 10580; Barnes el Land,
_n. 487). Etat de Puebla : Tezuitlan (Pringle, n° 10640 in pare).
Etat de Vera Cruz : Xico (Barnes et Land). Etat de Chiapas :
_ mont Guey-tepec, près San Cristobal (G. Münch; B. chiapense
_ Broth. in herb. Levier). — Costarica.
Barnes et Land). — Antilles, Costarica, Vénézuéla, Andes de
Colombie, de l'Equateur et de Bolivie. :
© Diphyscium foliosum Mohr. — Etat de Puebla : Tezuitlan
(Pringle, n. 10641; Barnes et Land, n. 536%). — Etats-Unis,
Europe. 0 7.
Pa
| REVUE BRYOLOGIQUE 81
Torlula limbata Mitt. — Etat de Vera Cruz : mont Orizaba
ner; herb. C. Warnstorf). Europe, Asie, Afrique méditerra-
Breutelia tomentosa (Sw.) Seh..— Etat de Hidalgo : Honey-sla-
_ tion (Pringle, n. 10478, 19137). Etat de Vera Cruz: Las Vigas
Brachymenium Barbæ-montis C. Müll. — Etat de Morelos : :
ae
82 : REVUE BRYOLOGIQUE
Polytrichum commune Hedw. ex L. — Etat de Hidalgo : Honey-
Station (Pringle, n. 10477), — Amérique septentrionale et méri-
dionale, Europe, Asie, îles atlantiques, Océanie. A peu près cos-
mopolite.
Erpodium domingense (Brid.) C. Müll. — Etat de San Luis
Potosi : Las Palmas (Pringle, n. 756). Etat de Tamaulipas :
Tampico (Pringle, n. 15080 in parle). — Antilles.
Braunia plicata Mitt. — (Représenté au Mexique par là var.
canescens Card.; voir Rev. bryol. 1911, P-: 38). — Andes de l'Equa-
teur et de Bolivie.
Orihoslichidium pentagonum (Hpe et Lor.) Broth.— Etat de
Vera Cruz : Jalapa (Pringle, n. 10829). — Equateur.
Pirea cymbifolia (Sulliv.) Broth. (Pilotrichella nana Hpe ms.).—
Etat de San Luis Potosi : Jilista, district de Tancanhuitz (P.
Maury; ex herb. Bescherelle). — Floride, Louisiane, Cuba.
Porotrichum stolonaceum Hpe. — Etat de Vera Cruz : Jalapa
(Pringle, n.15150: Barnes et Land). — Costarica, Andes de Colom-
bie.
Enlodon erythropus Mitt. — (Représenté au Mexique par plu-
sieurs variétés, différant plus ou moins du type sud-américain ;
voir Rev. bryol. 1910, p. 11).— Andes de l'Equateur.
Enlodon Hampeanus C. Müll. — Etat de San Luis Potosi :
Tamasopo Canon (Pringle, n. 755). — Antilles, Vénézuéla, Andes
de l’Equateur.
Enlodon Drummondii (Br. et Sch.) Jaeg. — Etat de Nuevo
Leon : Sierra de la Silla, Monterey (Pringle, n. 733). — Etats-
Unis du Sud, Japon.
Fabronia octoblepharis Schw. — (Représenté au Mexique par
la var. americana Card.; voir Rev. bryol. 1910, p. 50). — Etats-
Unis, Europe, Caucase, Kurdistan.
- Thelia hirtella (Hedw. Sulliv.)— Etat de Nuevo Leon : Sierra +
_ ‘Madre, Monterey (Pringle, n. 10461). Forme légèrement diffé
| rente du type de l'Amérique du Nord. — Canada, Etats-Unis.
Haplohymenium triste (Ges.) Broth. — Etat de Nuevo Leon :
Sierra Madre, Monterey (Pringle, n. 727 in parle). — Canada,
Etats-Unis, Europe méridionale, Himalaya, Chine, Japon.
Anomodon rostratus (Hedw.) Sch. — Etat de Nuevo Leon:
Sierra Madre, Monterey (Pringle, n. 10460). — Canada, Etats-
He Unis, Europe, Caucase, Himalaya.
Haplocladium microphyltum (Muhlb.) Broth. — Etat de Nuevo
Leon : Sierra Madre, Monterey (Pringle, n. 711, 10456, 15081,
19012); Sierra de la Silla (Pringle, n. 732). District fédéral :
. Canada, vallée de Mexico (Pringle, n. 10448, 10449). Etat de
à
|
REVUE BRYOLOGIQUE «9
Hidalgo : Cuyamaloya (Pringle, n. 15253). Etat de Puebla :
Tezuitlan (Barnes et Land, n° 546). — Amérique du Nord, Europe
(très rare), Sibérie, Japon, Chine, Corée, Formose.
Haplocladium ligricola (Kindb.) Card, — Etat de San Luis
Potosi : Micos (Pringle, n. 771). — Canada, Etats-Unis.
Thuidium Antillarum Besch. — Etat de Vera Cruz : Jalapa
(Pringle, n. 15156). — Antilles, Costarica.
Thuidium T'ürckheimii C. Müll. — Etat de Hidalgo: Honey-
station (Pringle, n. 15132). Var. anguslalum Card. :'voir Rev.
bryol. 1910, p. 52. — Guatemala.
Amblyslegium varium (Hedw.) Lindb. — Etat de Vera Cruz :
Jalapa (Trelease). — Amérique septentrionale, Europe, Asie,
îles atlantiques. Indiqué avec doute dans les Andes de l’'Equateur.
Amblystegium radicale (P. B.) Mitt. — District fédéral :
Tizapan, vallée de Mexico (Pringle, n. 15648). C’est une joue
angustlifolia. — Amérique du Nord, Europe, Caucase.
Amblystegium sipho (P.B.) Card. (A. floridanum Ren. et Card.). 6
— Etat de Vera Cruz : Cordoba, en mélange avec Neckeropsts Ke
disticha (Sumichrast). — Etats-Unis du Sud.
Campylium chrysophyllum (Brid.) Bryhn. — Etat de Chiapas :
environs de San Cristobal (G. Münch; herb. E. Levier). — Amé-
rique du Nord, Europe, Asie. e,
Mitlenothamnium alroviride (Besch.) Card. — Etat de Vera
Cruz : Mirador (H. Ross; herb. Herzog). — Costarica.
Millenothamnium volvatum (Hpe.) Card. — Etat de Hidalgo:
Honey-station (Pringle, n. 15056). Etat de Puebla : Esperanza
(Purpus, n. 4292 in parle). Etat de Chiapas : environs de San
Cristobal (G. Münch; herb. E. Levier). — Andes de Colombie.
Hypnum minulidens (C. Müll.) Par. — Etat de Hidalgo:
Honey-station (Pringle, n. 15069). — Guatemala.
Isoplerygium geophilum (Aust.) Jaeg. — Etat de Puebla :
bords du Rio Alseteca (fr. Arsène ; herb. Renauld). — Etats-Unis.
Isoplerygium planissimum Mitt. — Etat de Nuevo Leon :
Sierra Madre : Monterey (Pringle, n. 716, 15103). — Jane
Andes de l’Equateur.
Rhaphidostegium semilortulum (G. Müll.) Par. — Etat de More-
los : environs de Cuernavaca (Pringle, n. 10828). — Guatemala.
Rhaphidoslegium longicolle (Hpe.) Par. — Etat de Jalisco:
Sierra de San Esteban, Guadalajara (Pringle, n. 15230). — Gua- "+
à temala. <
Rhaphidostegium apaloblastum (CG. Müll.) Broth. — Etat de
Vera Cruz : environs de Jalapa (Pringle, n° 15153, 15163, re
15169; Barnes et Land, n. 611 in parle). — Guatemala
S
84 REVUE BRYOLOGIQUE
Semalophyllum ulicinum Mitt. — Etat de Vera Cruz : environs
de Jalapa (Pringle, n. 10480 in parte). — Andes de l’Equateur,
Brésil.
Pleuropus Bonplandii (Hook.) Broth. — Etat de Nuevo Leon :
Sierra Madre, Monterey (Pringle, n. 724). Etat de Hidalgo :
Honey-station (Pringle, n. 15130, 15131, 15134). — Antilles,
Costarica, Andes de Colombie, de l’'Equateur et du Pérou. On
l’a indiqué aussi au Cap de Bonne-Espérance et à Tristan d’Acunha.
: Brachythecium trochalobasis C. Müll. — Etat de Michoacan :
près de Patzcuaro (Pringle, n. 743); Coru (Pringle, n. 10438 in
parte) ; Morelia (DT Manuel Martinez Solorzano). Etat de Chiapas :
district de San Cristobal, los Llanos (G. Münch.; herb. E. Levier).
— Guatemala.
(A suivre).
Le ee op |
Des « Nomina nuda » (1)
Certains bryologues se refusent à connaître les « nomina nuda»,
quelle que puisse être d’ailleurs leur notoriété, et n’accordent le
droit de cité qu’à ceux qui sont suivis d’une description. Une telle
intransigeance devait amener et s’est en effet traduite par des
dépossessions, des usurpations aussi peu légitimes les unes que
les autres. J'ai déjà rompu à ce sujet, dans le Bulletin de la Sociélé
botanique, une lance avec le regretté Bescherelle : j'y veux reve-
nir aujourd’hui dans la Revue, où cette discussion sera mieux à sa
place, parce que des exemples récents, que je passerai sous silence
pour éviter les personnalités, n’ont fait que me confirmer dans
mon opinion première.
I est regrettable qu’au lieu d’édicter à ce sujet une prescription
nette, formelle, les lois de la nomenclature botanique se soient
bornées à une simple recommandation, tout à fait conforme d’ail-
leurs à la thèse que je défends. La question est en effet loin d’être
simple, comme le prétendent ou le croient les adversaires de cette
thèse, et deux cas bien distinets sont à considérer.
1°. Un bryologue se voit en présence d’une espèce dont il ne
trouve la description dans aucun ouvrage didactique, ni d’échan-
tillon dans aucune des collections publiques ou privées qu'il lui
est possible de consulter. Il la croit, dès lors nouvelle, la nomme,
la décrit, et publie sa description. Plus tard, il (ou un autre) ren- :
(1) L'auteur est décédé le 30 avril, voir plus loin la notice bio-
_ graphique. 1 | |
REVUE BRYOLOGIQUE 85
contre dans une collection qu’il n'avait pu examiner cette mêm-
espèce, nommée et signée, mais non décrite. Tant pis pour l’ine
venteur. Le descripteur a été de bonne foi, rien ne prouve d’ail-
leurs que l'échantillon n’est pas postérieur à la description; le
nomidonné et publié doit être acquis.
90, Mais il n’en est plus de même lorsque le descripteur voit la
mousse, qu'un autre a reconnue comme une espèce légitime,
nommée, signée, et qu’il profite de ce qu’elle n’a pas été décrite
pour la démarquer et substituer son nom à celui de l'inventeur.
C’est ainsi que Bescherelle, ayant sous les yeux la collection du
Dr Savatier, étiquetée de la main même de W. P. Schimper, a
débaptisé les Dicranum rufescens et Pogonalum acaule pour en
faire les D. nipponense et P. pellucens. Au sujet du premier, il
invoque l'existence antérieure d’un D. rufescens Sm. et non
Turn., p. 333, comme si, depuis la création en 1855 du genre
Dicranella, il était jamais venu à l'idée d'un bryologue d'établir
une confusion entre lui et le genre Dicranum ! Toutefois, si spé-
cieuse que soit la raison, c'en est une; mais pour le P. acaule
_. qu'ilne cite même pas en synonyme (p. 352), dont le nom n’exis-
* tait pas encore dans la nomenclature, et qui était tellement en
situation que Bescherelle lui-même commence sa description par
ces mots : Caulis subnullus. . .?
De même Mitten ayant sous les yeux le Macromitrium (aujour)
d'hui Aulacomitrium) parvulum Wils. en fait (M. Ind. or., p. 49-
le M. calycinum Mitt. Y avait-il déjà un M. parvulum dans la
nomenclature? Point ! Alors, en vertu de quel droit?
est à propos d’une espèce que j'ai reçue de plusieurs localités
de l'Asie orientale, le Leucobryum anguslifolium Wils., que Mitten
a démarqué pour en faire le L. Bowringiüt, qu'aujourd'hui je
réviens à la charge. Connaissait-il la plante de Wilson? Il la cite
en synonyme (p. 26). Il reconnaît même, dans sa préface, qu’il
a eu entre les mains le manuscrit de Wilson, donnant les noms
imposés par lui aux espèces récoltées dans l'Himalaya par sir
J. D. Hooker et le D' Thomson, dont une partie a été publiée
dans le dernier volume duc Kew Journal of Botany ». Il ajoute
que, bien que les déterminations de Wilson soient fréquemment
douteuses (c'est sur ce passage, parfaitement étranger à la ques-
Lion, que s'était appuyé Bescherelle dans sa réponse), il a cepen-
dant adopté beaucoup de noms (pourquoi pas tous?) appliqués
par lui aux espèces nouvelles (1). Enfin, le nom était-il impropre? à
« A speciebus omnibus indicis foliis angustis statim dignoscitur ».
(1) I have, however, adopted many of the names applied to the new :
_ 86 REVUE BRYOLOGIQUE
Dès lors, de ce que sir Bowring a récolté cette espèce à Hong
Kong bien après que sir Hooker et le Dr Thomson l'avaient
rapportée de Khasia, est-ce une raison pour substituer son nom
à celui du véritable auteur de l'espèce, et signer celle-ci du sien?
J'ai dit que je plaçais la thèse que je défends sous l'autorité des
lois de la nomenclature botanique, qui doivent être notre déca-
logue :
Art. 36. — En construisant des noms spécifiques, les botanistes
font bien d’avoir égard aux recommandations suivantes :.…
00 Adopler volontiers les noms inédits qui se trouvent dans les
notes des voyageurs ou dans les herbiers, à moins qu'ils ne soient
plus ou moins défectueux.
7° Ne pas nommer une espèce d’après quelqu'un qui ne l’a
ni découverte, ni décrite, ni figurée, ni étudiée en aucune manière.
« Le français dans les mots doit être respecté » a dit Boileau.
Je ne me hasarderai donc pas à caractériser ces procédés aussi...
énergiquement que l’a fait Lorentz dans le Botanisché Zeitung
de 1866, p. 189, mais je n'hésite pas à les qualifier d'actes, sou-
vent inconscients, je veux le croire, d’improbité scientifique; et
j'ajoute que les auteurs qui, tout en se gardant bien de suivre,
pour leur propre compte, cet exemple, acceptent cependant ces
noms ainsi adultérés dans leurs ouvrages, n'échappent pas à une
cerlaine responsabilité en consacrant ainsi, pour le passé, et en
donnant un bill d’indemnité, pour l'avenir, à des manœuvres qui
ne SOnŸ pas sans analogie avec celles que La Fontaine a caracté-
risées dans une de ses fables où il est question de plumes.
Général Paris.
A
Recherches sur les formes monoïques du groupe
SYLVATICO-DENTICULATUM du genre PLA-
GIOTHECIUM (suite).
par CH. MEYLAN
Comme je l'ai dit précédemment, Schimper, soit dans le Br.
Eur., soit dans son Synopsis, a mélangé les deux séries sous
le nom de P. denliculatum, mais la forme ou le groupe de
formes qui pour lui et ses collaborateurs était le type de
l'espèce, est sans contredit et sans doute possible, ainsi que le
prouvent les dessins du Br. Eur., la plante que Limpricht a dési-
gnée plus tard sous le nom de P. Ruthei. Limpricht semble lavoir
reconnu lui-même puisqu'il met en synonyme, avec un? il est
vrai, P. denticulalum var. majus Boulay. Or Boulay indique nette-
REVUE BRYOLOGIQUE ner
ment que sa var. majus est le type du P. denticulalum du Br. Eu.
En conséquence, la série I, dont le type est actuellement connu
sous le nom de P. Rulhei doit, si l’on veut strictement s’en tenir
à la loi de priorité reprendre le nom de P. denliculatum (L.) Br.
Eur., le nom de P. Rulhei devenant un simple synonyme ou pou-
vant désigner comme var. Ruthei la forme à feuilles assez nette-
ment ondulées (var. undulalum Ruthe). En adoptant cette
manière de voir, la plus correcte et la plus juste, en se plaçant
sous la loi de priorité, il deviendrait nécessaire de créer un nou-
veau nom pour désigner dans la série IT les grandes formes paral-
lèles à celles actuellement réunies sous P. Ruthei (les petites con-
servant le nom de P. lælum) à moins de donner à ces formes le
nom de P. curvifolium lequel s’appliquerait ainsi à de nom-
breuses variétés n'ayant absolument pas les feuilles courbées.
Une autre solution se présente qui permettrait de conserver le
nom de P. Rulhei créé en l'honneur d’un éminent bryologue, tout Le
en respectant la loi de priorité : ce serait de continuer à désigner
sous le nom de P. Ruthei les grandes formes de la série I et de
donner le nom de P. denliculalum aux formes parallèles de la
série II, C’est à peu de chose près ce qu’a fait Roth dans ses
« Europ. Laubmose » et déduction faite des détails, cel auteur a
très bien compris le groupe; car il est certain que toutes les formes
monoïques du groupe sylvalico-denliculalum, ne forment que deux
espèces très polymorphes, même non entièrement différenciées,
les formes de passage n'étant pas très rares.
Personnellement je préfère cette dernière solution; plusieurs
raisons m'y décident : 1° Conserver si possible le nom de P. Rulheï;
90 Eviter de créer un nouveau terme pour désigner les formes
parallèles de la série IT; 30 Eviter de donner à ces formes le nom
de P. curvifolium, la plupart n’ayant pas les feuilles courbées,
_ ni même arquées; 4° Le groupe de ces formes a la même valeur
spécifique que le groupe parallèle P. Rutheï et a en outre un droit
presque égal à porter le nom de P. denticulalum Br. Eur.
Comme je viens de le dire, le groupe étudié ici ne comprend
réellement que deux espèces, même non encore complètement
séparées, mais pour la clarté du sujet, et pour éviter de placer
sous le même nom spécifique un trop grand nombre de variétés,
je crois qu’il est préférable de suivre Warnstorf dans son bel
ouvrage sur les cryptogames du Brandenbourg et de considérer
dans le groupe 4 espèces; mais ceci à une condition : c’est que
deux d’entre elles soient des sous-espèces qui reçoivent leur auto-
momie non par droit mais pour une question de clarté. Chaque
: série est donc formée d’une espèce et d’une sous-espèce, soit :
: D REVUE BRYOLOGIQUE
Série I: P. Ruthei, subsp. nov. *P. pseudolælum.
Série II. P. denliculalum subsp. * P. lælum.
Le parallélisme des formes, le meilleur critérium, le plus logi-
que et le plus sûr pour distinguer les formes principales dans les
groupes d'espèces mal délimitées, surtout lorsque ces espèces,
capables de varier énormément sous l’action des facteurs physi-
ques, peuvent revêtir de nombreuses formes disparates, peut
s'établir comme suit pour nos deux séries :
I P. Ruthei v. subundulalum; v. rupincola; v. pseudo-sylvalicum.
TT P. denticulalum ; v. laxum Î. speciosum; v. vulgare.
L'f. secundum. v. imbricalum; v. gracile.
IT v. curvifolium. v. myurum; V. lenellum.
subsp. P. pseudolælum. V. genuinum ; V. compaclum.
subsp. P. lælum. V. genuinum; vV. densum.
Quelques-unes des variétés ci-dessus appellent quelques expli-
cations. La var. larum Br. Eur. du P. denliculalum, telle que je
Ja comprends ici, ne diffère des formes typiques du P. Ruthei que
par une taille un peu plus faible, les feuilles généralement moins
larges et par son tissu formé de cellules de 6-8 p. Elle croît dans
les mêmes stations, et j'ai même rencontré les deux formes mélan-
gées et ne pouvant être sûrement distinguées qu’au moyen du
. microscope.
Le P. curvifolium n’est pour moi qu’une variété (—var. recur-
vum Warnst) du P.denticulalum et je suis absolument de l'avis de
Roth (Europ. Laubm. p. 588). Warnstorf est au fond du même
avis puisqu'il réunit au P. curvifolium un certain nombre des for-
mes que je réunis ici sub. P. denticulalum. Limpricht maintient le
- P. curvifolium mais il omet, intentionnellement ou pas, de le
faire figurer dans la clef du genre.
Cette variété des stations plutôt sèches, passe insensiblement
d’un côté au type ou à la var. vulgare, de l'autre à la var.
myurum. Tapissant de ses grosses touffes la base du trone, et les
racines du Picea excelsa, elle est très répandue dans le Jura, et à
‘chaque instant on peut suivre ses variations et l’action des fac-
teurs physiques sur la direction de ses feuilles.
La f. secundum de la var. pseudo-sylvalicum de l'autre série n’en
diffère que par ses feuilles et ses cellules plus larges. Elle croît
_ dans les mêmes stations.
La var. nov. vulgare de P. denticulalum fait pendant à la var.
pseudo-sylvalicum du P. Ruthei. Elle s’en distingue par sa taille
généralement un peu plus faible, des feuilles et cellules plus étroi-
Les, une capsule plus courte, non ou faiblement resserrée sous
l'orifice. Cette variété présente de multiples formes dont l’une
a __. le nom de var. subundulatum (Warnst.).
4
REVUE BRYOLOGIQUE ee
La var. myurum Br. Eur. est réunie avec raison par Warnstorf
aux formes à cellules étroites. La figure des feuilles de cette
variété dans le Br. Eur. montre que ceble variété rentre dans la
série IT. Elle atteint fréquemment d'assez grandes dimensions,
et se rencontre sur les troncs pourris.
La var. émbricalum de l'autre série, forma imbricala de Boulay,
n’en diffère que par ses cellules, et ses feuilles moins longuement
acuminées. Elle est plus rare.
(A suivre).
Une nouvelle variété de mousse de la Sardaigne
(Drepanocladus Kneiffii (Br. Eur.) Warnst. var. sardous mihi)
par JosePH ZODDA
Habitus Amblystegii riparii, sed robustior. Caules, nisi ad api-
cem, ubi foliis congestis se præbent, laxe foliosi. Folia inferiora
3, 5-5 mm. longa, 0,09-0,1 mm. lata, acuta; suprema congesta,
majora, mm. 5-6,5 longa, mm: 1-12 lata, acuminata; omnia
nervo robusto, ad basin mm. 0,55 lato, 4/5 laminæ percurrente ;
cellulis laminæ 5-6 4 latis, octies-decies latitudine longis, apicalibus
autem, in folüis inferioribus et mediis, latioribus, abbreviatis, in
supremis elongatis, usque ad sedecies latitudinem propriam supe- :
rantibus, flexuosis. A
Habitat dans l'ile de Sardaigne aux environs de Sassari à
S. Analolia (sans autres indications de stations ou de hauteur
au-dessus de la mer), où elle a été découverte par M. Reviglio et
communiquée à moi par le Prof. A. Terracciano, directeur du
Jardin royal de botanique de Sassari.
Elle est semblable à la var. laxus Schp. mais en difière par Sa
taille beaucoup plus robuste, par ses feuilles plus grandes du
double, car elles atteignent la longueur de 3,5-5 mm. el les apica-
les même celle de 5-6,5 mm., tandis que, dansla var. larus,'elles
n’atteignent pas même la longueur de 3 mm. Les cellules de la
lame des feuilles se rapprochent davantage de celles de la forme …
typique, à l'exception des apicales dans les feuilles terminales.
. Les oreillettes, toujours bien délimitées et convexes, sont for-
_ mées, le plus souvent, de 4 séries marginales et se rapprochent
elles aussi de la forme typique.
Par la nervure robuste, cette variété se rapproche en outre de la
var. aqualicus (Schp.), mais s’en éloigne par tous les autres carac-
tères, outre que par l’habilus. on dr |
| Cette variété est sans doute la plus robuste parmi toutes les
_ autres variétés de Drepanocladus Kneifjii connues jusqu'ici. Vrais
90 REVUE BRYOLOGIQUE
ment, par les grandes dimensions des feuilles, on inclinerait à
soupçonner qu’il s’agit d’une autre espèce; mais la structure des
feuilles, y compris la conformation des oreillettes, assez semblable
à celle de ce type, et le manque des organes reproducteurs ne
légitiment, jusqu’à présent, que la création d’une simple variété
mais bien distincte.
Potenza, Lycée royal, mai 1911.
Etudes phytogéographiques
sur
les Mousses de la Haute-Saône (suite)
par À. Coppey
Torlula ruralis (L.) Ehr.[REN., Cat. 310; Barbula ruralis Hedw.]
** Torlula ruraliformis (Besch.).— CC. sur les pelouses et talus
sablonneux des vallées : Roye, Briaucourt.
Torlula montana (Nees.) Lindb. (Barbula intermedia Brid.). —
C. sur les calcaires [RENAULD, suppl.]. — CC. sur les roches
_ éruptives compactes ensoleillées à Ecromagny. — Var. calva
. Schpr.— Roches du Sabot de Frotey [RENAULD, Bull.].— Sur le
_ calcaire bajocien, à Calmoutier.
Encalypla ciliala (Hedw.) Hoffm. [REN. Cat. 320].
Encalypta vulgaris (Hedw.) Hoffm. [REN. Cat. 320].
Encalypla conlorta (Wulf.) Lindb. [REN. Cat. 320; En. streplo-
carpa Hedw.]. — Rochers porphyriques au Mont de Vannes et
dans les gorges du Raddon, à Saint-Barthélemy.
Glyphomitrium polyphyllum (Dicks.) Mitt. [REen. Cat. 315;
… Plychomilrium polyphyllum Schpr.], — Sur le grès vosgien et les
_ schistes carbonifères à Mourières. Sur les rochers porphyriques à
Ternuay et dans la vallée du Rahin, à Plancher-les-Mines. Très
_ fertile en été.
Campylostelium saxicola (W, et M.) Br. E. [REN. Cat, 305].
Grimmia apocarpa (L.) Hedw. [REN. Cat. 311].
_ ** Grimmia gracilis Schleich. — Rochers siliceux au sommet
du Ballon de Servance (1,200 m.) et au Sigle de Melisey; ce. fr.
… Cette plante, bien distincte par les grosses papilles qui couvrent le
dos de la nervure dans la moitié supérieure et s'étendent même sur
_ le dos du limbe, ne doit pas être confondue avec les variétés
_ grêles et très rameuses de G. apocarpa, notamment celles qui se
trouvent sur des rochers plus ou moins inondés. ;
_ *" Grimmia alpicola Sw. var, rivularis Brid, — Rochers sili- .
ceux dans le lit de lOgnon, aux Moussières ; c. fr. En dehors des
ÿ
REVUE BRYOLOGIQUE 91
_ caractères de structure (présence d’un Centralstrang) on distin-
guera assez facilement cette plante, à la loupe, par l'absence totale
- de poil hyalin aux feuilles, poils qui manquent rarement, à divers
degrés, dans les formes inondées de G. apocarpa ressemblant à
G. alpicola var. rivularis.
Grimmia crinila Brid, [REN. Cat. 311].
Grimmia Doniana Sm. [REN. Cat. 312].
* Grimmia campestris Bruch (Gr. leucophæa Grev.). — Rochers
siliceux secs : Sigle de Melisey [Dismier, 1906], Ecromagny
[leg. HizziER, CarporT], Belonchamp. gs
Grimmia ovala Web. et Mohr.[REN. Cat. 313]. — Ne descend
pas dans la plaine, au-dessous de 5 à 600 m.— Très fertile en
automne. :
Grimmia orbicularis Bruch. [REx. Cat. 311].
Grimmia pulvinala (L.) Sm.[REN. Cat. 312].
Grimmia trichophylla Grev.[REN. Cat. 312]. — Fertile dans une
fontaine au Pré Villery, près Mélisey.
Grimmia funalis (Schw.) Schpr. — QUÉLET a signalé G. funalis
Br. au Ballon d'Alsace; M. RENAULD pense qu'il s’agit du G.
Schullzii (G. decipiens (Schultz) Lindb.). [Cat. 3121.
Grimmia Harimani Hamp. [REN. Cat. 312]. — S'étend sur
toutes les roches siliceuses plus ou moins ombragées. En dehors
des porphyres, cités par M. RENAULD, sur les schistes carboni-
fères, à Mourières, sur le grès vosgien à Melisey, à Mourières, au
Mont de Vannes, sur les grès bigarrés silicifiés précédemment
_ signalés à Ormoiche, le Beuchot, Briaucourt, Conflans-sur-Lan-
_ terne (V. Dicranum fulvum et D. longifolium).
_ Grimmia montana, Br. E. [REN. Cat. 312]. — Talus schisteux
à Champagney.
Rhacomitrium palens (Dicks.) Hûb. [Rex . Cat. 313].
Rhacomitrium aciculare (L.) Brid. [Rex . Cat. 313]. — S'avance
_ également sur les grès bigarrés silicifiés, à Briaucourt, dans un
_ ruisseau, et à Conflans, sur des rochers ombragés.
Rhacomitrivm prolensum A. Br. [REN. Cat. 313]. — Rochers
… de syénite à la Planche des Belles filles (900-1100 m.), à Belfahy,
(800 m,), à Plancher-les-Mines, dans les cascades de la vallée
_ du Rahin. — Rochers humides de grès vosgien, à Ecromagny.
Fertile en été, automne. — Porphyre rouge à Servance.
Rhacomitrium sudelicum (Funck) Br. E. [REN. Cat. 314].
** Rhacomitrium obtusum (Dill.) Lindb. — Plateau tourbeux
de Ternuay, sur le grès vosgien. | :
: | Sa PE (Schrad.) Brid. [REN. Cat. 314]. a
Rhacomitrium heterostichium (Hedw.) Brid. [REN. Cat. 314.
92 REVUE BRYOLOGIQUE
Rhacomitrium microcarpum (Schrad.) Brid. [REN. Cat. 3141.
Rhacomitrium canescens (Weiss, Timm) Brid., [REN. Cat. 315.
Rhacomitrium LÉ nre (L.) Linb. [REn. Cat. 314; Rh.
To Brid.|.
Amphidium Mougeolii (Br. E.) Schpr. [REN. Cat. 315; Ampho-
um Mougeolii Schpr. ]. — Se présente sous deux formes : l’une
à touffes compactes, jaune-verdâtres, l’autre à touffes lâches,
_ vertes.
Zygodon viridissimus (Dicks.) R. Br. [REN. Cat. 316]. — C. au
bois de Larret (RENAULD, Add.). — Sur les rochers porphyriques
des gorges du Raddon, à Saint-Barthélemy. -— Sur les chênes
au bois de Jasney. — C'est la forme nommée par CORRENS
_ {. borealis d’après la forme de ses propagules constituées d’ordi-
naire par une rangée simple de cellules.
Orthotrichum anomalum Hedw. [REN. Cat. 319]. Sur les arbres.
à Jasney.—Paraît peu fréquent,ainsi que le remarque M.RENAULD.
— M. Hier le signale sur la diabase du Mt de Vannes.
. ses propagules caractéristiques, elle est asez souvent fertile :
Orthotrichum saxatile Schpr. [REN. Cat. 319].
Orthotrichum cupulalum Hoffm. [REN. Cat. 319].
Orthotrichum diaphanum (Gmel) Schrad. REN. Cat. 318/.
Orthotrichum pallens Bruch [REN. Cat. 318].
** Orthotrichum stramineum Hornsch.-— Erables, au Ballon de
Servance (900 ".), — Bois Saint-Georges, à Athesans. — Saules
le long du Rahin, à Roye, c. fr.
* Orthotrichum tenellum Bruch.— Sur les arbres isolés : Pin
l'Emagny. [RENAULD, Suppl. ]|.Saules et peupliers à Roye, La
_ Côte. — Ormes à Lyoffans. Cette plante est certainement bien
moins commune que dans l'Ouest.
… Orthotrichum pumilum Sw. [REN. Cat. 318].
: ** Orthotrichum fastigiatum Bruch.— Sur des frênes, à Roye, c. fr.
Orthotrichum affine Schrad. [REN. Cat. 317].
Ortholrichum rupestre Schleich. [REN. Cat. 317]. — Mont de
Vannes (RENAuLD, Add.).
Orthotrichum Slurmii Hornsch. [REN. Cat. 319]. .
Orthotrichum speciosum Nees [REN. Cat. 318]. — Pin l'Emagny
RENAULD, Comme.). — Sur les arbres isolés au bord des cours
d’eau (Roye, La Côte). Dans les bois : Ballon de Servance (900m.),
Jasney, Melincourt, c. fr.
Orithotrichum lejocarpum B. E. [REN. Cat, 318]. ee
Orthotrichum Lyellii Hook, et Tayl. [REN. Cat. 318]. — C'est ;
l'espèce la plus répandue dans les bois à toutes les altitudes. Outre
Mourières,Roye, Frotey-les-Lure, Amblans. — Rare s sur les arbres
| des routes : J mere sr :
REVUE BRYOLOGIQUE 93
* Orthotrichum oblusifolium Schrad.— Peupliers le long des
routes : Vesoul, Charmoille, Port-sur-Saône, Pin l’Emagny
[RenauLp, Bull.]. — Route de Jasney à Conflans.
i Ulota americana (P. B.) Limpr. [Rex. Cat. 316; U. Huichinsiæ
ch.].
+* Ulola intermedia Schp. — On peut comprendre sous cette
dénomination la plupart des plantes du genre, qui se rapportent
rarement, d’une manière exacte, à U. crispula ou U. ulophylla.
Vallée du Rahin à Plancher-les-Mines (900 m.). Bois de Roye
(alluvions), de Cuve (grès bigarré), etc. Ne semble R. que dans les
bois du calc. jurassique.
Ulota Ludwigii (Brid.) Brid. [REN. Cat. 316]. — A. C. égale-
nent dans les bois des marnes triasiques : Jasney, Melincourt,
Vouhenans. RR. sur les arbres isolés : Saules au bord du Rahin,
_ à Roye.
Ulola Bruchii Hornsh. [REN. Cat. 317].
Ulota ulophylla (Ehr.) Broth. [REN. Cat. 316; U. crispa Brid.].
-— Espèce la plus répandue du genre; G. dans tous les bois, sauf.
sur le calcaire jurassique.
Ulota crispula Bruch.[Rex. Cat. 317]. — Cette plante est sou-
vent confondue avec la précédente. Je ne l'ai vue qu'au Haut du
Fray (800 à 900 m.),au Ballon de Servance, et dans les bois du
plateau de grès vosgien, à Belonchamp où elle est commune.
Splachnum sphæricum (L.) Sw. [Ren. Cat. 320; Spl. gracile
Schw.].
(A suivre)
Nécrologie
Le Général PARIS
J'avais adressé, le 15 avril, des épreuves au général Paris;
j'étais surpris de voir qu'il ne me les renvoyait pas, lui qui répon-
dait presque toujours par le retour du courrier, lorsqu'elles m’ar-
rivérent, le 24 avec cette courte note au haut dé la première page :
« Corrections faites dans mon lit, où je suis cloué par une opéra-
« tion chirurgicale. Vous ferez sagement de les surveiller ». ee |
sont très probablement les Je 1
demandai, par ma lettre du 4 mai, des nouvelles de sa santé et Je l'in-
formais que j'avais ajouté quelques corrections aux siennes et
que je vérifierais le tout avec soin. Pas de réponse ni de lettre de
faire part du décès que j'appris par les journaux; j'ai demandé
à la mairie de Dinard le bulletin de son décès. Ki
Dans ces conditions je ne puis rédiger cette notice que d'après
derniers mots qu'il a écrits. Je lui
94 Ë RÉVUE BRYOLOGIQUE
les très nombreuses lettres qu’il m’a adressées de janvier 1864 à
avril 1911. Jean-Gabriel-Edouard-Narcisse Paris, général de
brigade en retraite et commandeur de la Légion d'Honneur, né à
Saint-Contest (Calvados) 16 8 novembre 1827, est décédé à Dinard
(Ille-et-Vilaine) le 30 avril 1911.
Lorsque j’entrai en correspondance avec lui, en 1864, par l’in-
termédiaire de De Brébisson, il était en garnison à Strasbourg
où 1l était arrivé en 1862 venant de Chambéry. Il faisait beaucoup
de bryologie avec Schimper. «Ce fut à cette époque, dit-il (lettre du
30 mars 1870) que j'entrepris en collaboration avec mon cher
_ maître et excellent ami Schimper une monographie des Cryphéa-
cées, famille si mal traitée dans les ouvrages. J’ai fait tous les
dessins des 40 planches (format du Bryologia europæa), mais, au
moment de les faire graver nous n’avons trouvé aucune société
qui voulût en faire les frais, trop élevés pour nos bourses.» IIm’en
parle de nouveau dans sa lettre du 30 mars 1874 : « J'avais eu
l'intention de la faire publier en Allemagne, mais J y ai renoncé,
bien entendu ». Que sont devenues ces planches? Que deviendra
son herbier qui doit être volumineux et est très important prin-
cipalement à cause des nombreuses espèces nouvelles qu'il à
décrites?
Il était en garnison à Guelma en juin 1870, il revint en France
et fit partie de l’armée de la Loire. En congé pendant quelque
temps après la guerre, il est envoyé à Périgueux vers la fin de
1871, en 1874 il est à Narbonne, en 1875 il commande le 19e
régiment d'infanterie à Brest, puis à Paris le régiment des pom-
_piers; promu au grade de général il retourne en Algérie et revient
à Quimper commander la 44 brigade jusqu’à sa mise à la retraite
à la fin de 1889 « atteint par l’implacable limite d'âge, plein de
vigueur encore et de santé ».
Pendant une vingtaine d'années, de 1870 à 1890, il fit très
peu de botanique, ses occupations militaires absorbant tout son
temps: « J'ai à peine besoin de vous dire que, tandis que d’une
main je suspends l'épée au clou, de l’autre je décroche le micros-
cope, volontairement délaissé depuis 1871 ». |
À partir de cette époque, il s'occupe très activement de bryolo-
gie et il a continué jusqu’à son lit de mort: il prépare son /ndex. À
Notre correspondance devient très fréquente, je lui envoie en
communication les brochures que j'analyse dans la Revue. Son
Index, ÿ compris le supplément, est achevé en 1900, il entreprend
alors l'étude des mousses exotiques provenant de l'Asie orientale,
de l'Afrique occidentale, de Madagascar, ete., il devient un des
principaux rédacteurs de la Revue Bryologique, ce numéro con-
REVUE BRYOLOGIQUE : 95
tient encore une note de lui.« Insérez mon article, me disait-il sou-
vent, dans le prochain numéro; si vous manquez de place, faites
attendre les jeunes. »
Il publia en 1862, sous le titre Courses bryologiques aux envi-
rons de Chambéry, où il était en garnison, le résultat de ses excur-
sions en 1861 et 1862, broch. in-8° de 24 p. Je citerai aussi les
Musci japonici (Bull. de l’herb. Boissier 1902, 22 p.). Son princi-
pal ouvrage est l’Index bryologicus, dont le Supplément (1900)
fut imprimé aux frais de M. W. Barbey qui voulut bien en faire
cadeau d’un exemplaire aux abonnés de la Revue bryologique.
Cette première édition fut suivie, peu de temps après, d’une
seconde terminée en 1906 et qui se vendit peu, la première n'étant
pas épuisée.
LUE ci
Bibliographie
H. N. Dixon. — Teneriffe Mosses (Journal of Botany 1911,
pp. 1-8 et t. 509). — L'auteur a étudié les récoltes faites à
Ténériffe par le Dr J. H. Salter, et il en donne le résultat dans
ce travail. 3 espèces nouvelles décrites et figurées : Bryum
validicostatum, Brachythecium Salteri et Homalothecium bar-
belloides.
G. Dismrer. — Sur le Seligeria Doniana aux environs de
Paris (Bull. de la Soc. Bot. de France 1910, pp. 539-541). —
M. Dismier a trouvé, en 1909, cette espèce sur des rochers de
calcaire grossier très ombragés dans la forêt de Chantilly près
des étangs de Commelles.
S. OxamurA. — Neue Beitrâge zur Moosflora Japans, I (The
Bot. Magazine, January 1911, p. 30-34 et 2 figures). — L'auteur
décrit et figure deux espèces nouvelles : Buxbaumia Minakatæ
et Haplohymenium brachycladum.
W. Incaam.— Moss Exchange Club, the sixteenth Annual
Report, March, 1911. — Liste des mémbres de la Société, Cata-
_ logue des espèces distribuées accompagnées d'un assez grand
__ nombre de notes.
| V. ScuireNer. — Eine neue europäische Art der Gattung
- Anastrophyllum (Hedwigia, Band XLIX, pp. 396 et pl. XI).—
L'auteur décrit et figure les À. Jôrgensenii nov. sp. dédiée au
botaniste qui l’a découverte et A. Donianum. ou
K. Mürcer. — Dr L. Rabenhorsls Kryplogamen-Flora von
Deutschland, Oesterreich und der Schweiz. Die Lebermoose, 14
96 REVUE BRYOLOGIQUE
Lieferung, pp. 833-870 et fig. 358-362. Prix 3 fr.; librairie
E. Kummer, à Leipzig.
Cette dernière livraison contient les genres Harpanthus
(2 esp.), Geocalyx (1 esp.), un aperçu sur l’organisation de l’en-
veloppe du fruit chez les Jungermanniées, le genre Saccogyna
(1 esp.), la table alphabétique des figures, la table alphabétique
des espèces des 14 livraisons, une table méthodique et la préface.
F. Camus. — Trois Muscinées nouvelles pour le département
de Maine-et-Loire et remarques sur quelques muscinées des envi-
rons de Cholet (Bull. de la Soc. d'Etudes scientifiques d'Angers,
1910, in-8° de 9 p.) — Notes descriptives et géographiques sur
les Philonotis rigida, Calypogeia ericelorum et Cephalozia Baum-
_gartneri. — La seconde partie contient 12 espèces des environs de
Cholet.
Fr? F. Camus. — Sur quelques mousses méridionales du départe-
ment du Lot (Bull. de la Soc. Bot. de France, 1910, p. 497-500). —
M. Camus indique le Barbula squarrosa abondamment fructifié à
Saint-Denis-lès-Martel, coteaux dominant Rochepin, trouvé par
M. Lamothe. Ce même botaniste a trouvé aussi, dans le Lot, le
rare Ceralodon chloropus à Saint-Denis-lès-Martel. L'auteur cite
ensuite le Fontinalis Duriæi et le Habrodon perpusillus.
The Bryologist. — Les n° 5 et 6 de 1910, réunis en un seul,
contiennent : Plusieurs notes sur les lichens. -— 0. E. Jennings,
Polytrichum in Pennsylvania. — Annie Lorentz, Notes from
_ Europe. — Æ. J. Hill, Charles R. Barnes and Julius Rôll's collec-
tion of mosses in North America. — W. W. Calkins, Mosses of
Cook county, Illinois, catalogue de 51 espèces. — Æ. G. Britlon,
Splachnobryum in Greenhouses, avec figures. — G. E. Nichols,
field notes on Ephemerum and Nanomitrium. — Reproduction
de la biographie de Renauld qui a été publiée dans la Revue bry®@_
logique par M. Thériot.
—_—
Nouvelles
W. H. PEARSON. — Hepalicæ brilannicæ exsiccatæ being a
collection of 100 specimens of british Hepaticæ, ineluding
many rare species carefully prepared and named, Price Ll
(25 francs). — S’adresser à M. Pearson, 18, Palatine Road,
Manchester (Angleterre). Fe
Caen, Imprimerie-Réliure E. DOMIN, rue de la Monnaie.
38e ANNÉE 1911
REVUE .DBRYOLOGIONE
ParaissANT Tous LEs Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 5
Coup d'œil sur la flore bryologique du Mexique (fin). CARDOT. — Lophocolea
minor Nees n’est pas une bonne espèce. DOUIN. — Recherches sur les
formes monoïques du groupe sylvatico-denticulatum du genre Plagiothe-
cium (fin). MEYLAN. — Etudes phytogéographiques sur les mousses de la
Haute-Saône (suite). COPPEY. — Bibliographie. — Nouvelles.
Coup d’œil sur la flore bryologique du Mexique
Par J. CARDOT
(suile et fin)
En tenant compte des espèces nouvelles décrites dans les trois
dernières années de la Revue et des additions comprises dans la
liste précédente, on peut évaluer très approximativement à 650
le nombre des mousses mexicaines actuellement connues ; mais il
_ n’est pas douteux que des recherches poursuivies méthodique-
_ ment dans les différentes régions naturelles du Mexique — régions
présentant au point de vue botanique des caractères si divers et
Si tranchés — ne permettraient de doubler très rapidement ce
Chiffre. Dans ce but, on doit souhaiter vivement que les nombreux
botanistes américains qui visitent ce pays accordent dorénavant,
comme l’ont déjà fait, d’ailleurs, quelques-uns d’entre eux, toute
l'attention désirable à la récolte des Bryophytes.
__ Ainsi que nous l’avons indiqué au début de cette brève étude,
la flore bryologique du Mexique se relie, d’une part, et très étroi-
_ tement, à celle des Antilles et des régions andines de l'Amérique
centrale et méridionale, d'autre part, mais d’une façon moins
intime, à celle des Etats-Unis. Dans la préface de son Prodromus
_ Bryologiæ mexicanæ, Bescherelle à fait remarquer que les
mousses du Mexique ne s'étendent guère vers l’ouest. Les
Sandwich, Formose, Luçon, terres situées sous les mêmes lati-
_tudes que le Mexique, n’ont, en effet, de commun avec lui que
_ quelques types ubiquistes et à peu près cosmopolites. Mais il n’en
est plus de même si nous comparons la flore bryologique du
Mexique à celle de l'Inde. Il existe entre ces deux flores, pour-
98 REVUE BRYOLOGIQUE
tant si distantes, des rapports très curieux, qu’il importe: de
mettre ici en lumière.
Nous avons d’abord, parmi les mousses communes aux deux
pays, une dizaine d'espèces plus ou moins cosmopolites, et ne
présentant, par suite, qu'un intérêt très secondaire :
Hymenoslylium curvirostreLindb. Leplobryum pyriforme Sch.
Didymodon lophaceus Jur. Bryum argenleum Hedw.
Grimmia apocarpa Hedw. Mnium longirostre Brid. (M.ros-
Grimmia campeslris Burchell tralum Schrad.)
_ Grimmia ovala W. et M. Brachylhecium plumosum Br. eur.
Funaria hygrometrica Hedw.
Puis quelques autres espèces en général largement répandues
dans les régions tropicales : :
Ceralodon slenocarpus Br. eur. Anoeclangium euchloron Mitt.
Fissidens asplenioides Hedw. Funaria calvescens Schwaegr.
Ocloblepharum albidum Hedw. Rhizogonium spiniforme Bruch.
Les espèces suivantes sont plus intéressantes :
Brothera Leana (Sulliv.) C. Müll.
Anacolia subsessilis (Tayl.) Broth. (J'ai reçu du Madura, Inde
méridionale, une plante malheureusement stérile, mais qui con-
corde exactement, quant aux caractères de l’appareil végétatif,
avec l’espèce américaine.)
Haplohymenium lrisle (Ces.) Broth.
Anomodon rostralus Sch.
Mais il faut surtout signaler toute une série d’espèces ou de
formes représentatives :
Symblepharis helicophylla Mont. Ainsi que l’a montré M. Sal-
mon, le S. Hookeri Wils., de l'Himalaya, n’est vraisemblable-
ment qu’une forme de cette espèce.
Didymodon fuscoviridis Card. Etroitement apparenté par les
caractères de l'appareil végétatif et par le mode de reproduction
asexuée à deux espèces de l’Inde : D. maschalogenus (Ren.et Card.)
Broth. et D. gemmiferus Card.
Webera lenella (Sch.) Card. Très voisin du W. flexuosa Mitt
de l'Inde. Fe.
Brachymenium : toutes les espèces mexicaines de la section
Leplostomopsis (B. imbricalum Sch., capillare Sch., Lozanoi Card,
etc.) sont très voisines du B. leplosiomoides Sch., des Nilgherris
et des Ghâtes.
_ Braunia secunda Br. eur. et B. Andrieuxii Lor. Sont étroite-
ment apparentés au B. macropelma (C. Müll. ) Jaeg. des Nilgherris
_ et des Ghâtes. ;
= Trachypodopsis oliophylla Card. Espèce très voisine du T. er
aise . Fleisch., de l'Inde. :
PEL Ed RSS: RE tee CNET 7 D pat Ms + PQ Te PS DUO ONE 0. OR SE) RER
ÿ x RS ac Le É à
REVUE BRYOLOGIQUE 99
Aerobryopsis mexicana Card. Paraît à peine spécifiquement dis-
tinct de l’Ae. longissima (Doz. et Molk.) Fleisch., de Ceylan et de
l’Archipel malais.
Barbella diclados (Sch.) Broth. Les B. enervis (Thw. et Mitt.)
Fleisch., de Ceylan, et Delermesii (Ren. et Card.) Fleisch., de
__ l'Inde, me paraissent devoir être réunis à cette espèce.
Homaliodendron Mohrianum (C. Müll.) Fleisch. Très voisin des
espèces de l’Inde et de l’Archipel Malais. :
Clastobrygum americanum Card. Se rapproche beaucoup du
C. planulum (Mitt.) Broth., de l'Himalaya.
Erythodontium teres (G. Müll.) Par. Etroitement apparenté à
l'espèce indienne E. julaceum (Hook.) Par.
… Rozea : ce genre est représenté dans l'Himalaya par le R. plero-
gonioides (Hook.) Jaeg., très voisin des espèces mexicaines.
Homomallium mexicanum Card. $e rapproche beaucoup de
l’'H. loriforme Broth., de l'Himalaya.
Pleuropus Bonplandii (Hook.) Broth. Très voisin du P. fenes-
tratus Griff., de l’Inde.
Il est à présumer que l’on relèvera encore d’autres rapports
entre les flores bryologiques de l’Inde et du Mexique.
Pour terminer, il me reste à signaler un certain nombre de
réductions d'espèces et quelques transferts d’espèces d'un genre
dans un autre que j'ai été amené à effectuer au cours de mes
études :
Ceralodon vulcanicus C. Müll. Ne me paraît pas distinct du
C. slenocarpus Br. eur.
__ Syrrhopodon circinaltus Sch. (S. Schimperianus Par.). A mon
avis, cette plante est certainement un Symblepharis et non un
Syrrhopodon. Peut-être est-elle identique au Symblepharis (?)
_ circinala Besch., de la Réunion et de la Grande Comore, bien
_ que cela paraisse fort peu probable. Pour éviter toute confu-
sion, il sera donc prudent, au moins jusqu’à nouvel ordre, de la
désigner sous le nom de Symblepharis Schimperiana (Par). Card.
Une mousse de Chine, que Thériot et moi avons distinguée, il y a
quelques années, sous le nom de $. papillosula, parait différer à
peine de la plante mexicaine, dont le S. socolrana Mitt. semble
également se rapprocher beaucoup. Ces trois mousses se distin-
_ guent des autres Symblepharis par leur tissu foliaire papilleux.
En outre, la seule de ces trois espèces dont j'ai pu étudier le
péristome, le S. Schimperiana, m’a présenté des dents étroites,
sans aucune trace de stries longitudinales, et divisées jusqu’à à
la base en deux branches plus ou moins cohérentes, tandis que
dans les Symblepharis à tissu foliaire lisse, les dents péristo-
“ _ qu'une forme de l'O. mexicana (Sch.) Card. à feuilles très étroites |
et à lame dorsale disparaissant fort au-dessus de la base.
100 REVUE BRYOLOGIQUE
miales sont plus larges et ponctuées-striolées longitudinale-
ment, et leur division en deux branches n’atteint pas la base.
Je propose d'établir dans le genre Symblepharis deux groupes :
Eusymblepharis, pour les espèces à tissu lisse, et Pseudotortella,
pour les espèces à tissu papilleux.
Leplotrichum leplocarpum Sch. (Ditrichum Hpe.) Cette mousse
n'est nullement un Ditrichum, mais bien un Metzleria: elle doit
donc prendre le nom de M. leplocarpa (Sch.) Card., et il faut Y
rapporter le M. Türckheimii Broth. in lit. distribué par M. Levier.
Atraclylocarpus mexicanus Mitt. Contrairement à l’opinion de
Limpricht (Laubm., I, p. 411), et d’après l'examen d'échantillons
originaux, je considère cette plante comme appartenant égale-
ment au genre Melzleria (M. mexicana (Mitt.) Card.). La nervure
présente, il est vrai, une structure assez différente de celle que
l’on observe chez M. alpina Sch., mais celle de M. leplocarpa
(Sch.) Card. forme la transition entre ces deux types de structure.
Campylopus Liebmanni Sch. Je considère, d’après l’étude que
j'ai pu faire des spécimens originaux collés dans l’exemplaire du
Prodromus laissé par Bescherelle au Muséum, les €. Liebmanni,
striclus, luridus et pilossimus de Schimper comme de simples
formes d’une même espèce, ne différant, que par leur taille, leur
port, leur coloration, leurs feuilles plus ou moins régulièrement
imbriquées, ou agglomérées en touffes, et Lerminées par un poil
plus ou moins long. Il faut donc les rapporter toutes au C. Lieb-
manni Sch., qui est le plus ancien en date. M. Brotherus classe
cette espèce dans les Thysanomitrium, mais je crois qu'elle est.
mieux à sa place dans les Campylopus.
Pilopogon calycinus Sch. 11 m’est absolument impossible de
distinguer cette prétendue espèce du P. gracilis Brid. Ro
me sediforme C. Müll. Doit être rattaché au L. minus
pe. |
Oclodiceras Türckheimii (C. Müll.) Card. N'est probablement
Timmiella subanomala (Besch.) Broth. Me paraît à peine dis-_
tinct de T. anomala (Br. eur.) Limpr., par ses feuilles générale-
ment plus courtes. a.
Trichostomum ramulosum Seh. Ainsi que je l'ai dit (Rev. Bryol.
1909, p. 82) cette Mousse est un Didymodon. .
Barbula rufipes Sch. M. Brotherus place cette espèce dans la
Section Eubarbula; mais, d’après le petit spécimen original collé
dans le Prodromus du Muséum, c’est certainement un Helico-
pogon. D ds ë | La
REVUE BRYOLOGIQUE 101
Tortula subnigra Mitt. Mitten n’a pas décrit la capsule de cette
espèce: MM. Barnes et Land en ont récolté des échantillons
fertiles sur des rochers secs à La Cima, frontière des Etats de
Morelos et de Mexico, en mélange avec Braunia secunda (n° 373
in parte). L'’opercule, assez court, est formé de cellules disposées
en séries droiles; il ÿ a un anneau distinct, mais pas de traces de
__ périslome. Cette espèce est donc très remarquable par les carac-
tères du sporogone, et il est permis de se demander s’il ne convien-
| drait pas de la séparer des vrais Torlula pour en faire un sous-
__ genre particulier.
Encalypla mexicana C. Müll. Je ne crois pas que cette plante
soit spécifiquement distincte de l'E. ciliala Hoffm.
Brachysteleum Reichenbachianum Lor. Doit être réuni pure-
ment et simplement à B. lepidomitrium (Sch.) C. Müll.
Zygodon spathulaefolius Besch. La description de cette espèce
_ nervure n’est nullement exeurrente, mais disparaît au contraire
assez loin du sommet (observation faite sur le spécimen original
collé dans le Prodromus du Muséum, ainsi que sur les échantillons
récoltés par M. Pringle).
Macromitrium Ghiesbreghlii Besch. et M. Leiboldiii Hpe. Je
les considère comme de simples formes ou variétés du M. mexi-
© canum Mitt.
Brachymenium tenellum Sch. D'après l'examen d’un petit spéci-
men original collé dans le Prodromus du Muséum, cette plante
est la mêmé chose que le Bryum didymodontium Mitt. Comme
c’est la dénomination de Schimper qui est la plus ancienne, et
que cette Mousse appartient certainement au genre Webera, elle
- devra donc prendre le nom de W. {enella (Sch.) Card.
Leplochlæna rubricarpa Besch.. J'ai dit plus haut (p. 33) que
cette espèce est un Brachymenium, et doit par conséquent,
prendre le nom de B. rubricarpum (Besch.) Card.
Anomobryum prostralum C. Müll. var. minus Besch. Est syno-
nyme d'A. filiforme Husn. var. mexicanum (Sch.) Par.
Bartramia ithyphylloides Besch. M. Brotherus a fait remarquer
_ (Musci, p.638) que la mousse décrite sous ce nom par Bescherelle, |
Prodr. p.57, n’est certainement pas la même chose que le B. ithy-
phylloides Sch. du Chili. D’après le spécimen fertile collé dans le
Prodromus du Muséum (mont Orizaba, Galeotti, n° 6969), l’es-
pèce de Bescherelle appartient à l’Anacolia subsessilis (Tayl.)
Broth. : Ha te
Philonotis orizabana Sch. D’après le petit échantillon original
collé dans le Prodromus du Muséum, cette plante n'est qu'une
est très inexacte : la plante est monoïque, et non dioïque, et la
NAT RACRET
102 REVUE BRYOLOGIQUE
forme du Ph. radicalis (P. B.) Brid., à tissu plus serré et à nervure
plus longuement excurrente.
Philonolis brachyclada Besch. N'est qu’une des nombreuses
formes du Ph. tenella (C. Müll.) Besch.
Philonotis Schlumbergeri Sch. Cette plante est identique au
Bartramia jamaicensis Mitt., auquel il faut rapporter également
le Ph. Sartorii Sch., que Bescherelle a rattaché à tort au Breulelia
intermedia Hpe, et le Ph. hailensis Ren. et Card. D’après un spéci-
men récolté par Sartorius à Mirador et déterminé par Geheeb, le
Bariramia erythrocaulis C. Müll. serait également la même chose
que le B. jamaicensis, sur lequel il aurait la priorité. Mais pour
être sur de cette synonymie, il faudrait pouvoir examiner un
= échantillon authentique de la plante de C. Müller, ce que je n’ai
pas pu faire jusqu'ici, tandis qu’il m'a été possible, grâce à l’obli-
geance de Madame E. G. Britton, d'étudier un fragment de la
plante originale de Mitten. Provisoirement au moins, je crois donc
prudent de m’en tenir à la dénomination de ce dernier auteur.
M. Brotherus (Musci, p.656) place dans la section Acoleos du
genre Breulelia, le Bartramia jamaicensis Mitt., le Philonolis
hailensis Ren. et Card., le Ph. Schlumbergeri Sch. et plusieurs
autres espèces voisines; mais, à mon avis, toutes ces formes,
réunies par M. Brotherus dans sa division BA, ayant les feuilles
non ou à peine plissées à la base, et le tissu basilaire formé de
cellules lâches, brièvement rectangulaires, ne sont pas des Breu-
lelia, mais doivent prendre place dans le genre Philonolis. Le
Bartramia jamaicensis Mitt. devra donc prendre le nom de Phi-
lonolis jamaicensis (Mitt.) Card., avec les synonymes : Ph. Schlum-
bergeri Sch. et hailensis Ren. et Card.
Polytrichum juniperiforme Sch. et Ghiesbreghlii Besch. A consi-
_ dérer comme simples synonymes du P. juniperinum Hedw.
_ Cryphaea Sartorii Sch. Ne me paraît pas distinct du C. palens
Hsch. |
Leucodon lenuis Sch. (Astrodontium Besch.). D’après un brin
original collé dans le Prodromus du Muséum, cette plante me
paraîl bien n'être qu’une forme à tiges gréles, à feuilles plus
étroites, entières et dressées-imbriquées à l’état sec du L. cur-
virosiris Hpe. mo
… Pilotrichella nana Hpe. C’est la même chose que Pirea cymbi- :
… folia (Sulliv.) Broth., dont il m’est impossible aussi de distinguer
le Neckera Ludoviciæ C. Müll., bien que M. Brotherus maintienne
_ encore celui-ci comme espèce distincte.
Pilotrichella turgescens (C. Müll.) Besch. 11 me paraît impossible
_de séparèr de cette espèce le P. recurvomucronala C. Müll., et le
_P. flexilis var. robusta Broth., des Antilles. É FR NI
Pilotrichella mexicana Sch. Ce n’est qu’une forme du P. rigida
(CG. Müll.) Besch., à tiges plus longues et plus molles.
Pilotrichella pulchella Sch. Il faut y rapporter le P. filamen-
losula (CG. Müll.) Broth., du Guatemala. Toutes les espèces amé-
ricaines de ce groupe auraient d’ailleurs besoin d’une révision
sérieuse ; il est probable que la plupart ne sont que des formes à
tiges plus ou moins allongées, à rameaux plus ou moins épais, etc.
Meleriopsis torticuspis (CG. Müll.) Broth. N'est qu’une forme sans
importance du M. palula Broth.
Pilotrichella longifolia Sch. (Papillaria Jaeg.). Ne me paraît
être qu’une petite forme du Trachypus viridulus (Mitt.) Broth.
Homalia glabella Mitt. M. Brotherus a placé cette Mousse dans
le genre Neckera, sous-genre Taeniocladium, et M. Fleicher l’a
classée ensuite dans le genre Neckeropsis ; mais les beaux échantil-
_ lons fertiles récoltés par MM. Barnes et Land à Jalapa, montrent
bien que cette plante, d’après les caractères du sporogone, est
un véritable Homalia.
Entlodon viridis (Dub.) Jæg. Ce n’est probablement qu'une
variété ou une forme de l'E. Drummondii (Br. eur.) Jæg.
| REVUE BRYOLOGIQUE 103
Entodon polycarpus Hpe. Ne me semble pas pouvoir être séparé
* de l'E. Jamesoni (Tayl.) Mitt., auquel, d’ailleurs, le rapportait
déjà Mitten.
Enlodon brevipes (Sch.) Jæg. Il m'est complètement impossible
_ de distinguer cette prétendue espèce de l’Æ. abbrevialus (Sch.)
Jæg.
du Stereodon hamalus Mitt., des Andes de Bogota (Weir, n° 265);
elle n’en diffère que par sa capsule plus courte, plus large et moins
longuement pédicellée. Si l'on réunit ces deux plantes en une
seule espèce, celle-ci devra prendre le nom de Pylaisia hamala
(Mitt.) Card., car P. falcala Sch. in Bryol. eur. (1851) est un
nomen nudum, dont la description n’a été publiée par Bescherelle
qu’en 1871, tandis que Slereodon hamalus Mitt. date de 1869. —
_ J’ajouterai ici qu’en raison de leur capsule dressée et de la struc-
_ ture de leur péristome, les quatre espèces formant le sous-genre
Euslereodon de M.Brotherus me paraissent devoir prendre place
_ dans le genre Pylaisia, car il m'est impossible de trouver aucun
_ Caractère qui permette de les en séparer.
Pylaisia falcala Sch. Cette mousse me paraît à peine distincte
-Erythrodontium cylindricaule (G. Müll.) C. Müll. Avec Mitten,
je considère ce nom commé synonyme d’E. longiselum (Hook.)
Par., auquel je rapporte également, d’après l'échantillon collé
dans le Prodromus du Muséum, le Leplohymenium myurodes Sch.
= Rozea Schimperi Besch. D’après l'échantillon figurant dans
104 REVUE BRYOLOGIQUE
l’exemplaire du Prodromus du Muséum, il me semble que cette
plante ne peut pas être distinguée du R. Andrieuxii (Mont.)
Besch. Bescherelle, il est vrai, dit son espèce monoïque, mais sur
la tige fructifère que j'ai examinée, je n’ai trouvé que de petits
bourgeons gemmiformes, ayant bien l’apparence de fleurs mâles,
mais ne renfermant aucune trace d'organes sexuels.
Fabronia Hampeana Sond. Cette espèce a été indiquée au
Mexique par Bescherelle. Dans l’exemplaire du Prodromus du
Muséum, il y a un petit échantillon qui lui appartient, en effet,
étiqueté : « F. Hampeana, Mexico, herb. Sonder »; mais 1l est
probable que cette indication résulte d’une confusion d'étiquettes,
_ car il n’est guère vraisemblable que cette espèce australienne
existe réellement au Mexique.
Hookeria scabrisela Hook. D’après quelques fragments de
_ tiges stériles collés dans le Prodromus du Muséum, la plante indi-
quée sous ce nom par Bescherelle à Mirador, d’après une récolte
hr Liebmann, paraît appartenir au Callicostella cruceana (Dub.)
æg.
Rhynchoslegium cupressinum Besch. M. Brotherus, qui n’a
probablement pas vu cette mousse, dit que c’est un Slereodon
(Musei, p. 1165); mais d’après le spécimen original collé dans le
Prodromus du Muséum, c’est certainement un Rhynchostegiopsis
qui devra donc prendre le nom de R. cupressina (Besch.) Card.
La fructification de cette espèce était encore inconnue; mais les
échantillons récoltés aux environs de Jalapa par MM. Barnes et
Land (n° 572) portent des sporogones en parfait état. La capsule
est subcylindrique, un peu arquée, inclinée, horizontale ou pen-
chée, l’opercule longuement et finement rostré. La coiffe esb
cucullée, entière à la base. En raison de ce dernier caractère, Je
pense que le genre Rhynchostegiopsis devra être exclu des Hooké-
riacées et placé dans les Leucomiacées, à côté du genre Vesicula-
riopsis Broth. M. Brotherus, il est vrai, à décrit la coiffe des à
Rhynchostegiopsis comme mitriforme à l’état jeune, mais il n’a
pas vu de coiffe adulte, et ce caractère peut varier avec l’âge.
En section tranversale, la tige des Rhynchostegiopsis est formée
de cellules lâches, à peu près uniformes, caractère que présente
_ également la tige des Leucomiacées.
: Haplohymenium densum Sech. Ainsi que je l’ai exposé dans la
. Revue bryologique, 1910, p. 52, cette plante est complètement
= identique au Leskea mexicana Besch., qui doit prendre le nom
_ de Lindbergia mexicana (Besch.) Card. | , HÉRS
Thuidium virginianum (Brid.) Lindb. L'espèce que Bescherelle
a indiquée sous ce nom à Chinantla (leg. Liebmann) est, d'après
REVUE BRYOLOGIQUE 105
le petit spécimen collé dans le Prodromus du Muséum, de l’Haplo-
cladium microphyllum Broth.
Thuidium orthocarpum Besch. Est synonyme de Th. mexi-
canum Mitt.
Thuidium lomentosum Sch. D’après la tige collée dans l’exem-
plaire du Prodromus du Muséum, cette plante ne me semble pas
distincte du Th. miradoricum Jæg.
Hypmum Reichenbachianum Lor. Un échantillon authentique
provenant de l’herbier de Lorentz, et collé dans l’exemplaire du
Prodromus du Muséum, montre que cette plante n’est qu’un
synonyme de Campylium Sommerfellii (Myr.) Bryhn.
Millenothamnium mexicanum (Besch.) Card. Ne me paraît
être qu’une variété à capsule plus allongée et à col plus atténué
- du M. volvalum (Hpe.) Card.
Hypnum Le Jolisii Besch. Me semble complètement identique
à l’H. amabile (Hpe.) Card., des Andes de Bogota.
Hypnum Mohrianum C. Müll. Il m'est impossible de distinguer
cette plante de l'A. affine Hook., de l'Amérique du Sud, auquel,
d’ailleurs, la rapportait Bescherelle. | ;
Rhaphidostegium obliquerostratum (Mitt.) Jæg. Il faut rapporter
- à cette espèce le Rh. simulans Ren. et Card., du Costarica, les
caractères indiqués comme distinctifs pour celui-ci n’étant pas
constants.
Rhapidostegium recurvans (Schwægr.) Jæg. La plante indi-
quée sous ce nom à Orizaba par Bescherelle appartient au Rh.
obliquerostratum (Mitt.) Jæg., d’après l’échantillon collé dans le
Prodromus du Muséum, et récolté par F. Müller. Un autre échan-
tillon, collecté par Bourgeau, est un Ectropothecium encore indé-
terminé.
Hypnum duriusculum Sch. D’après le petit spécimen authen-
: tique collé dans le Prodromus du Muséum, cette plante ne me
paraît être, conformément à l'opinion de Mitten (Musci austro-
| amer. p.565), qu’une des nombreuses formes du Brachythecium
plumosum Br. eur.
I. Lophocolea minor Nees n'est pas une bonne espèce
Il y a quelques années (1), j'engageais les hépaticologues à
étudier plus attentivement les Lophocolea minor et helerophylla,
. espérant quelques contradictions qui mettraient sur la trace de
_ (1) Douin, Lophocolea minor Nees est-il une bonne espèce ? in Rev.
_ bryol. 1907, p.p. 14-23. ee ne
la vérité. Si mon idée n’a pas rencontré beaucoup de partisans,
106 s REVUE BRYOLOGIQUE
dit K. Müller dans son bel ouvrage (1), elle n’a pas rencontré
non plus de contradicteur. Seul K. Müller a bien voulu prendre
mon étude en sérieuse considération et y consacrer une trentaine
de lignes (1).
Tout en combattant mes conclusions, K. Müller s’est chargé
de les démontrer, ce dont je lui sais beaucoup de gré.
Les 2 seuls caractères qu'il indique pour séparer L. minor de
L.heterophylla sont l'in florescence dioïque chez le premier, paroïque
chez le second; et les propagules, caractéristiques de L. minor,
toujours absents chez L. heterophylla. « Der wichtigste Unter-
schied zwischen L. minor und L.heterophylla ist der Blütenstand;
Die Gemmenbildung ist für L. minor charakteristisch. »
1° Inflorescence
Je n'insisterai pas sur le premier caractère, K. Müller l'ayant
complètement annulé quand il affirme avoir trouvé plusieurs fois,
à la base du périanthe de L. minor, des feuilles enflées avec oreil-
lette antérieure et ayant tous les caractères des feuilles périgo-
niales .« Mehrfach fand ich die Blätter am Grunde des Perianths
bauchig gehôhlt... [n der Hôhlung am Blattgrunde waren Keine
Antheridien, aber trotzdem ist es ohne Zweifel, dasz diese
Pflanzen einhausig sind.» C’est sans doute pour cette raison
qu'il indique l'inflorescence de L. minor comme héléroïque,
ordinairement dioïque.
I conclut en disant que, habituellement très différent de L.hete-
rophylla, L. minor en est évidemment très rapproché. «... dasz L.
minor in der Tat der habituell so unähnlichen L. heterophylla
offenbar sehr nahe steht. »
Le fait que certaines formes propaguliféres aient été rappor-
tées par des hépaticologues éminents, comme mon collègue
Massalongo, par exemple, tantôt à L. minor, tantôt à L. hetero-
phylla, montre bien que les 2 plantes peuvent être confondues.
Les exemplaires fructifiants de Sibérie en sont une nouvelle
_ preuve; et K. Müller admet qu’à la limite de la répartition des
fe espèces, (lisez : en Sibérie), les 2? plantes passent de l’une à l'autre. M
« Die fruchtenden Exemplare aus Siberien nähern sich ebenfalls
ungeheuer stark der L. heterophylla und ich môüchte glauben,
dasz hier, an der Grenze der Verbreitung beide Arten ineinander
_ übergehen.» Après celà, il me semble bien diflicile d’invoquer |
# l’inflorescence pour séparer les deux plantes.
ou 29 Propagules
P Reste la présence ou l'absence de propagules ; mais cela, ce n’est
(1) K. Müller, Die Lebermoose, in Krypt. FL D' L. Rabenhorst’s, p. 814
x
REVUE BRYOLOGIQUE 107
pas un caraclère spécifique; ce n’est pas même un caractère suffi-
sant pour désigner une bonne variété.
Je m'étonne qu’un hépaticologue de l’envergure de K. Muller
ait pu accorder une telle importance à un caractère d'aussi faible
valeur. Tous ceux qui ont étudié les hépatiques vivantes savent
bien que toutes les espèces, dans certaines circonstances, peuvent
produire des propagules. De ce que certaines espèces n’en pro-
duisent pas souvent, personne n’a le droit d’en conclure qu'elles
n’en produisent jamais.
Mais, dira-t-on, cela n’est qu’une opinion; il y à la question
de fait qui prime tous les raisonnements. Est-il exact que L. minor
seul soit propagulifère tandis L. helerophylla ne l’est jamais?
Je puis répondre par des faits précis. J'ai trouvé maintes fois
des Lophocolea c. fr. et c. prop. Je pensais autrefois qu'il y avait
un mélange des L. minor el helerophylla; je suis convaincu aujour-
d'hui qu’il n’y a qu’une seule et même espèce. En effet, j'ai récolté
authentique, avec son inflorescence paroïque et ses feuilles hétéro-
morphes caractéristiques, portant quelques propagules identiques
à ceux de L. minor. Je dois ajouter que ces propagules peu abon-
dants tombent très facilement et ne se voient plus sur le sec,
comme je viens de le constater. Pourtant ils existaient sur la
plante fraîche, puisque je les ai dessinés à la chambre claire.
La seule conclusion qui s'impose est que, actuellement, Lopho-
colea minor Nees n’est pas encore une bonne espèce; ce n’est qu’une
. forma propagulifera de L. heterophylla, tout au plus une mauvaise
variété.
II. Lois de l’Inflorescence chez les Muscinées
Dans un travail antérieur (1), je disais que l’inflorescence
pouvait être un bon caractère spécifique, à la condition de savoir
s’en servir, ce que personne n’avait encore su faire. Je vais préciser
en laissant de côté l’inflorescence synoïque qui est fort rare chez
les hépatiques.
On peut résumer ainsi les lois de l'inflorescence :
re Loi. — Toule espèce paroique peul devenir auloique el même
dioique par avortement de l’un ou de l’autre des deux organes
reproducteurs; mais la réciproque n'esl pas vraie;
9me Loi, — Toute espèce auloique peut de même devenir dioique;
mais la réciproque n’est pas vraie non plus.
= (1) Douin, Protonéma et Propagules chez les Hépatiques, in Rev. bryol.
1910, p. 73.
sur un grès, à Guiperreux (S.-et-O.), un L. heterophylla bien
108 REVUE BRYOLOGIQUE
Aiïnsi Cephaloziella gracillima Douin, normalement paroïque,
présente des formes autoïques et dioïques; Cephaloziella arctica
Bryhn et Douin nom. nov. (1), normalement autoïque, présente
des tiges dioïques.
Mais la réciproque n’est pas vraie. Ainsi, Cephaloziella Starkii
(Nees), qui est dioïque, n’est jamais ni autoïque ni paroïque;
Cephaloziella erosa (Limpr.), qui est autoïque, n’est jamais
paroïque.
3me Loi. — Quand ? espèces ne diffèrent que par l'inflorescence,
elles ne doivent former qu'une seule el même espèce.
Cette dernière loi n’est que la conséquence des 2 autres. Par
ne. suite, Cephaloziella palula (Steph). qui présente exactement les
. mêmes caractères que Ceph. gracillima, à part l'inflorescence, n’en
est pas distinct spécifiquement.
_ Ilest probable que l’inflorescence synoïque peut devenir paroï-
que, autoïque ou dioïque, mais je n’ai pas de matériaux me permet-
tant de le vérifier.
En résumé, il n’y a que quatre inflorescences, les inf. synoïque,
Paroïque, auloïque el dioique; toutes les autres expressions,
(hétéroïque et polyoïque) ne servent qu'à embrouiller l’esprit
et n’ont aucune importance.
Si les lois qui précèdent conviennent à l’ensemble des Hépa-
tiques à feuilles, comme je l’ai constaté dans beaucoup de cas, il
est très probable qu’elles conviennent aussi à l’ensemble de toutes
les Muscinées.
Doux.
M. Douin, professeur au Lycée, 34, rue de Varize, à Chartres
(Eure-et-Loir) France, serait très heureux de recevoir Cephalo-
ziella dentata (Raddi) c. per. et spores, ainsi que diverses espèces
_des genres Cephaloziella et Prionolobus.
Il enverra en échange Cephaloziella piriflora Douin, Ceph.
gracillima Douin, Ceph. striatula C. Jens., Ceph. Baumgartneri,
Schiffn., Lepidozia sylvatica Evans, Sphaerocarpus californicus,
Lejeunea ovata Tayl., Lej. hamatifolia Dum., etc.
F (1) N. Bryhn, Bryophyta in itinere polari Norvagorum secundo collecta
_ (2° partie), p. 45, comme Cephalozia verrucosa (Jens.). Bryhn et Kaal. sp.
_ ROv. — Cephalozia divaricata- (Franc.) Dumn, var. verrucosa C. Jens.
REVUE BRYOLOGIQUE 109
Recherches sur les formes monoïques du groupe
SYLVATICO-DENTICULATUM du genre PLA-
GIOTHECIUM (fin).
par CH. MEYLAN
La sous-espèce * P. pseudo-laelum (— P. denticulatum Warnst.)
est, comme je l'ai dit précédemment, exactement parallèle à
P. laelum. Elle est formée des petites formes de la série T, formes
caractérisées par une petite taille, des gazons denses, des innova-
tions courtes, et des capsules dressées ou inclinées, non ou faible-
ment arquées, courtes.
Dans la forme typique comme chez le P. laelum de Schimper, le
péristome est dépourvu de cils, ou n'en à que de rudimentaires ;
. mais de nombreuses formes à cils plus développés n’en différant
que par ce caractère, il ne peut être question de considérer les
P. laelum et P. pseudo-laelum comme de véritables espèces; ce
sont les chaînons extrêmes des deux séries, chaînons dont, pour
une question de commodité, il est préférable d'élever la valeur. ù
Les var. gracile et tenellum servent de traits d’union et relient
les sous-espèces aux espèces. À cause de leur habitus et de leur
capsule arquée, j'estime qu'il est préférable de les réunir aux
espèces.
La var. affine Warnst. (P. denticulatum Warnst. var : affine
Warnst.) forme plus ou moins transition entre les deux sous-
espèces, mais par ses cellules courtes et de 12 K, elle rentre sans
aucun doute dans le *P. pseudo-laelum « genuinum.
CLEF ANALYTIQUE DU GROUPE
Cellules 6-1? p.
Inflor. dioïque, rarement et partiellement monoïque. Tiges non
aplaties. Feuilles symétriques, très concaves, subimbriquées.
Cellules 10-124, 6-10/1, avec utricule primordial.
P. Roeseanum (Hampe) Br. Eu.
Inflor. monoïque. Tiges généralement aplaties. Feuilles asy-
métriques, généralement bien acuminées. Cellules 6-8 u, 10-25/1.
Utricule primordial nul ou rarement visible.
Plantes de taille moyenne, feuilles de 1,5 à 2 mm., large-
ment et longuement décurrentes. Capsule lisse, arquée-hori-
zontale, membrane basilaire 1 f2 des dents, cils parfaits.
Col très court. Opercule peu élevé.
_ P. denticulatum. (L) Br. Eur
Gazons lâches ; tiges allongées, 3-5 em., seta, 2-4 cm.,
var. LAXUM Br. Eu.
110 REVUE BRYOLOGIQUE
Gazons déprimés, vert ou vert jaunâtre; tiges plus
courtes, plus denses, couchées, 1-2 cm. Sur le sol,
nOV. Var. VULGARE
Gazons vigoureux d’un beau vert brillant, sur les
blocs siliceux frais. Î. speciosum.
Tiges 1-2 cm. Feuilles courbées en dessous, ne
Var. CURVIFOLIUM (Schliep.)
Gazons blanchâtres, feuilles moins courbées,
f. albescens.
Feuilles imbriquées. Rameaux subjulacés, longs et
souvent effilés à l'extrémité. Bois pourrissant,
var. MYURUM Br. Eur.
Gazons déprimés. Tiges et rameaux très aplatis, longs,
étroits. F. 1,2 à 1,5 mm., plus étroites, longuement
acuminées, Var. TENELLUM Br. Eu.
Plantes de petite taille. Tiges généralement dressées;
. Feuilles 1-15 mm., étroites, longuement acuminées, plus
‘ae étroitement décurrentes. Capsule inclinée ou dressée, courte,
| membrane basilaire 1/3 des dents. Cils 0 ou présents.
P. laetum (Br. Eu.)
Tiges ascendantes ou dressées, Capsule dressée ou . à
| peu inclinée. Cils nuls. x genuinum.
3 Cils plus ou moins parfaits, Bfallaz. : !
L Gazons denses; tiges dressées. Capsule dressée ou
penchée. Cils présents, 7 densum (Br. Eu.)
Cellules 10-20 y; EU avec utricule primordial
Infl. dioïque. Gazons plutôt ternes. Feuilles presque symétri-
ques, longuement acuminées, 2-3 mm.
P. sylvaticum (Br. Eu).
Infl. polygame. Habitus du précédent, ;
P. succulentum (Wils).
__ Infl. monoïque. Gazons brillants. Feuilles asymétriques, ellip-
tiques ou lancéolées, largement décurrentes, souvent brièvement
‘acuminées. |
: Plantes vigoureuses, Feuilles 2-3 mm., à bords fréquem-
ment révolutés. Capsule arquée horizontale, à long col, à cils
parfaits. Membrane basilaire 1 /2 des dents. ;
” P. Ruthei Limpr.
Gazons lâches ; tiges 3-5 cm. Feuilles un peu ondulées
_.., @n travers: Seta trés long. Capsule lisse ou plissée,
7 étranglée ou pas, V. SUBUNDULATUM Warnst.
non ondulées. Rochers siliceux frais,
Touffes déprimées d'un vert jaunâtre. Feuilles
aplanies. Capsule étroite, plissée, étranglée, à long col.
Sur la terre, le bois, etc.
Var., PSEUDO-SYLVATICUM Warnst.
Feuilles courbées en dessous, f. secundum.
Feuilles concaves, imbriquées, rendant Îles tiges
Feuilles 1,5-2 mm. Touffes lâches. Tiges couchées ou
? ascendantes, grêles, Capsule arquée, var. GRACILE.
É. _ Plantes de plus petite taille. Feuilles 1,5-2 mm. Capsule
2/5 des dents. Cils nuls ou présents. P. pseudo-laetum.
Touffes déprimées ou pas. Tiges couchées ou ascen-
dantes. Cils nuls ou rudimentaires, « genuinum.
Touffes denses, formées de tiges ascendantes ou
dressées. Cils nuls où plus ou moins parfaits,
Touffes lâches ; rameaux très aplatis, dressés. Feuilles
Cils parfaits ou rudimentaires. Sur l’humus, souvent
parmi Webera cruda. 3 orthocladon Warnst).
qu’il est un grand nombre d’autres formes qui ne cadrent pas
exactement avec les formes décrites ci-dessus, mais flottent, indé-
cises, entre deux. Ces formes intermédiaires, mal caractérisées,
sont intéressantes à étudier, comme formes transitoires, montrant
l'extrême variabilité des espèces.dont elles dérivent, mais VOou-
avis, antiscientifique, d'autant plus qu'on en arriverait, dans cer-
tains cas, à donner un nom spécial à chaque exemplaire. Pourtant,
parmi les formes curieuses non signalées dans le tableau analy-
tique, il en est deux surtout dont je veux encore parler. Toutes
deux ont été récoltées par M. le Dr J. Amann. L'une, qui rappelle
certaines formes turgides du Brachythecium rivulare, a cru sur
inement de la var. rupincola du PiRulhers: ir: 21
REVUE BRYOLOGIQUE | Le à 8
Touffes vigoureuses d’un vert foncé brillant. Feuilles
var. RUPINCOLA Limpr.
subjulacées. Capsule lisse ou plissée, peu étranglée. Sur
les troncs pourris, var. IMBRICATUM.
Cils parfaits, B fallax.
y compaclum.
2 mm. Capsule longue, inclinée, non ou peu arquée.
Joir leur donner à toutes une dénomination spéciale, est, à mon
peu arquée, inclinée ou dressée. Membrane basilaire 14 à
Si, dans le tableau précédent, j'ai cherché à formuler les carac-
tères distinctifs des variétés principales, je ne me cache point
PE LS"
le gneiss dans une rigole des Schüllenen (Gothard). Les tiges sont :
_gonflées, les feuilles concaves, mais pourtant cette forme dérive
112 REVUE BRYOLOGIQUE
L'autre, recueillie près de Davos, est caractérisée par ses tiges
de 2 à 6 cm., très grêles, presque filiformes, à feuilles petites et
espacées, sauf à la base où elles reprennent plus ou moins leur
aspect normal, devenant plus grandes et plus rapprochées. Cette
plante a crû sur un talus et représente le produit de conditions
physiques très variables ; c’est certainement une forme anormale,
qui, par le tissu cellulaire, se rattache à P. Ruthei comme var.
capillare. Le P. denticulum présente une forme analogue, mais
qui dans les exemplaires que j'ai récoltés, s'éloigne pourtant moins
de la forme typique.
J'ai dit dans la première partie de ce travail que la plupart
des variétés présentaient une forme oblusifolia et une acuminata:
reconnaissant que le premier de ces termes est mal choisi, je pré-
_fére le remplacer par elliptica, employé déjà par Boulay et qui
indique mieux la forme de la feuille, sans préjuger en rien sur
l’acuité de l’acumen, lequel dans les formes du groupe étudié
n’est jamais nettement obtus.
Etudes phytogéographiques
sur
les Mousses de la Haute-Saône /suite h
par A. Coppey
* Ephemerella recurvifolia (Dicks.) Schpr.— Bois de Grattery,
= sur oxfordien argileux [RENAULD, Bull.].
Ephemerum serralum (Schreb.) Hamp. [REN. Cat. 294]. — En
dehors des bois existe aussi dans les friches et champs argileux :
Jasney, Frotey-les-Lure, et au bord des étangs, sur l'argile :
_ Bois-Derrière.
… “"Physcomitrella patens (Hedw.) Br. et Schp. Fossé dans les
prés argileux à Jasney. Fertile en automne.
* Physcomitrium euryslomum (Nees) Sendt. — Sur la vase, au
bord de l'étang de la Maugenotte, à Franchevelle (RENAULD,
Suppl. et 2e Add.].
_ "Physcomitrium pyriforme (L.) Brid. — Revers d’un fossé, à
Port-d'Atelier (RENAULD, Bull.].
… Funaria fascicularis (Dicks.) Schpr. [REN. Cat. 321; Endos-
thodon faseicularis Schpr.]. |
. “Funaria oblusa (Dicks.) Lindb.— Sur l’oxfordien, au bois de
Grattery [ReNauL», Suppl.). Var. longifolia Schpr. Bois sablon-
neux, à Frotey-les Lure.
Funaria mediterranea Lindb. [Rex. Cat. 231 : F. calcarea Wahl.].
REVUE BRYOLOGIQUE 113
Funaria dentata Crome [REN. Cat. 321; F. hibernica Hook.].
Funaria hygromelrica (L.) Sibth. [REN. Cat. 322].
Schislostega osmundacea (Dicks.) Mohr. [REN. Cat. 320]. —
Vieilles carrières de grès bigarré, dans les fissures à Conflans-sur-
Lanterne [Comm®r Bonari père], à la Gabiote, près Briaucourt ;
fertile en été.
Leplobryum pyriforme (L.) Wils. [REN. Cat. 322]. Voir, à propos
de cette espèce, ce qui a été dit sur Didymodon lophaceus. — Je
l’ai récoltée en abondance et bien fertile, dans les mêmes condi-
tions que RENAULD, sur le mortier des interstices des murs
siliceux, autour des églises de St-Barthélemy et de Trémonzey.
J’ajouterai que la seule station où j'aie recueilli cette plante, bien
fertile, aux environs de Nancy est également identique. La forme
stérile, commune dans les serres, croît aussi sur la terre des pots
de fleurs : Conflans. Enfin j'ai observé également la plante S
parmi les Sphaignes, sur le plateau de grès de Ternuay. Je ne
pense pas qu’elle soit fréquente dans des stations analogues à cette
dernière. Toutefois, j'attire l'attention des bryologues sur ce point.
car s’il en était ainsi dans certaines localités, cela contribuerait
à expliquer l'introduction habituelle de cette plante dans les
serres, où l’on use abondamment des Sphaignes.
Pohlia elongala Hedw. [REN. Cat. 322; Webera elongala Schw.).
Pohlia longicollis (Sw.) Lindb. [REN. Cat. 322; Webera elongala,
var. longicolla].
Pohlia cruda (L.) Lindb. (REN.Cat. 393; Webera cruda Schpr.].
Pohlia nutans (Schreb.) Lindb. [REx. Cat. 323; Webera nulans
Hedw.]. — Existe aussi dans les prés tourbeux : Mourières, Mont
de Vannes, et sur les chaumes: Ballon de Servance (1200 m.),
e.fr.— Var. longisela Thom. ; pré tourbeux au Mt de Vannes (Hiz-
LIER). :
*Pohlia bulbifera Warnst. — Bords d’un étang, à Servance
[Dismier, 1908]. — J'ai observé cette plante sur le talus d’un
chemin, dans la même localité (sol siliceux). à
Pohlia annotina (Hedw.) Lindb.[Ren. Cat. 322; Webera anno-
lina Schw.]. Bois de Grattery [RENAULD, Comm]. — Sur les
pelouses sablonneuses et les friches : Servance, La Côte, Roye,
St Germain. C. ou CC. sur le grès bigarré, dans les vieilles carrières
humides : Moffans, Briaucourt, Conflans, Fontenois-la-Ville. — C.
dans les sentiers et chemins des bois du grès rhétien : Bourgui-
_ gnon-les-Conflans. — Les gemmules de propagation sont cons-
tants et très variables en nombre et en grosseur chez cette espèce.
Je ne l’aie vue par contre c.fl. S que dans les carrières de grès de
St Germain. — Var. decipiens Lke. Dans les vieilles carrières
* F4. REVUE BRYOLOGIQUE
humides du grès bigarré à Lantenot [ Dismier, 1908), à la Gabiote,
près Briaucourt. , s.
*"Mniobryum carneum (L.) Limpr. — Champs sur alluvions
_siliceuses à La Côte. — Bois de Velotte, à Amblans, sur alluvions.
Bois de Magnoncourt, et carrières de Fontenois-la-Ville, sur grès
_bigarré. Champs argileux (Trias) à Jasney. Cette plante doit être
assez répandue dans nos régions, où elle a été négligée, à cause de
sa stérilité habituelle. Elle a été plus souvent signalée dans le Midi,
parce qu'elle y est fréquemment fertile. Dans nos régions de l'Est,
elle ne développe ses capsules que pendant les hivers doux, par
exemple cette année même (environs de Neufchâteau, leg. PÉTE-
LOT. Aux environs de Nancy, j'ai observé bien des fois des em-
bryons en décembre, mais je ne retrouvais plus rien après les
_ grands froids; j’ai cependant obtenu facilement le développement
_ des capsules, en culture, au laboratoire.
_ Var. TENERRIMUM Card. et Copp. n. var. [fig. a. b. ce. d.). —
_ Sterile. Caules erecli, graciles, 5-10 millim. longi, 80-90 x lali,
subrubri, cæspilibus parum densis. Folia ereclo-palula, lanceolala
inlerdum leviter dissymmelrica, lævia et plana, in media caulis
parle 1m, 2 fonga el Omw.3 Jala. Costa lenuis medium versus folii
_evanida, rarius longior, 40-45 x basi lala, sed. mox allenuala,
minima aulem in foliis inferioribus. Reticulum pellucidum, parce
chlorophyllosum, mollissimum:; cellulæ 24-27 u lalæ el 100-120 y
longæ, marginales uniserialæ 5 & lalæ el usque ad, 220 » longæ.
— Dans une vieille carrière ombragée de grès bigarré, à Con-
flans.
La description précédente s’appliquait tout d'abord à l’échan-
= tillon ci-dessus, considéré comme espèce nouvelle. Ses affinités
avec le Mniobryum carneum paraissaient assez lointaines, grâce à
_ la délicatesse de son tissu foliaire qui n’est guère comparable à
_ celle des autres mousses européennes. Ces grandes cellules, pres-
que hyalines, ont des parois dont l'épaisseur ne dépasse pas 2 g.
_ J'ai recueilli depuis, en août 1910, sur les parois verticales
_ humides d’une carrière de grès bigarré, à Fontenois-la-Ville, une
plante qui me semble intermédiaire entre la précédente et le
M. carneum. 11 s'y trouve de nombreux brins stériles assez analo-
&gues à la description précédente, mais aussi des tiges o dont les
feuilles, surtout les supérieures, sont plus longues, dentées dans le
quart supérieur, à tissu un peu plus ferme et à nervure plus lon-
gue, se terminant à peu de distance du sommet. :
. M. Carpor envisage la plante comme une forme très appauvrie
Mniobryum albicans. Je la laisse cependant plutôt à côté du
très variable M. carneum, à cause de ses dimensions minuscules,
REVUE BRYOLOGIQUE 115
de ses feuilles étroitement lancéolées, surtout dans la plante 9, et
non ovales-lancéolées, à insertion étroite et non décurrente,
souvent courbées en faux, surtout les supérieures. Le tissu de
la tige est homogène, sans stéréides, formé de fibres à parois
minces; il existe un faisceau axial de petites cellules (centrals-
rang), subsistant rarement sur les coupes. Nervure à tissu
homogène, semblable au tissu cortical de la tige.
“Mniobryum albicans (Wahl.) Limpr. — Rochers calcaires
humides, à Echenoz-la-Meline [RENAULD, Suppl. et Add.]. Che-
mins des bois, principalement le long des ornières, AC. ou CG.
. mais d'ordinaire par brins épars : sur le grès bigarré à Athesans,
Briaucourt, le Ru des Ecrevisses, Fontaine-les-Luxeuil (CC. dans
une tranchée de chemin de fer, ©’); sur les alluvions siliceuses à
Roye, Frotey-les-Lure; sur les argiles du Trias, à Jasney, et du
Lias, à Creveney. Cette plante, bien que stérile, est très facile à
reconnaître à l’état frais, mais non dans les herbiers.
** Bryum inclinatum (Sw.) Br. E. — Sur le mortier d’un pont
sur l’Ognon, à Roye. Tranchée du chemin de fer, sur grès bigarré
humide à Fontaine-les-Luxeuil, C.; fertile en été.
Bryum pallens Sw. [REN. Cat. 325].
** Bryum Schleicheri Schw. — C'est à cette espèce que, d’ac-
cord à M. J. Carpor, j'ai cru pouvoir rapporter un échantillon
recueilli sur une souche pourrissante, au bois du Beuchot.
Bryum ventricosum Dicks. [REN. Cat. 325; B. pseudo-lrique-
trum Hedw.]. — A signaler aussi sur les marnes triasiques, dans
une fontaine, à Jasney.
Bryum bimum Schreb. [REN. Cat. 325].
Bryum pallescens Schleich. [REN. Cat. 325].
Bryum cæspiticium L. [REN. Cat. 324].
Bryum argenleum L. [REnN. Cat. 324]. — C. également sur la
_ Lerre battue des chaumes du sommet des Ballons : Planche des
Belles filles, Ballon de Servance.
Bryum bicolor Dicks. [REN. Cat. 323; B. alro purpureum
Schpr.]. ;
* Bryum murale Wils. — Enduit des murs calcaires à Autet, 1
Fouvent-le-Haut [RenauzD Suppl. et Add.].
Bryum erythrocarpum Schw. [REN. Cat. 323]. — La plante
Common]. — C. dans les bois sur alluvions siliceuses : bois du
Marais, à Vouhenans, bois St Georges, à Athesans; bois de Frotey-
_les-Lure, c. fr. Bois du grès rhétien, à Bassigney. — Répandu
également dans les cultures, sol sablonneux : Rignovelle.
signalée dans ce catalogue à Autet est B. murale [ReNAULD,
A RE
\
110 REVUE BRYOLOGIQUE
Bryum alpinum Huds. [REN. Cat. 324].
Bryum torquescens Br. E. [REN. Cat. 323].
Bryum capillare L. [REN. Cat. 323].
Rhodobryum roseum (Weïss.) Limpr. [REN. Cat. 325; Bryum
roseum Schreb.].— Escarpements du Ballon de Servance (1200 mn).
— Bois du calcaire jurassique, à Calmoutier. — Peu commun sur
les terrains schisteux : bois de Champagney, Servance.
Mnium hornum L. [REN. Cat. 326]. — Se localise sur les sou-
ches (Aunes surtout) dans les bois d’alluvions sablonneuses :
Vy-les-Lure, Frotey, Cuve.
**Mnium orthorhynchum Brid. — Rochers des cascades du
Rabhin, à Plancher-les-Mines (Syénites et Porphyres) c. fr.
Mnium rostralum Schreb. [REN. Cat. 326]. — Plante passant
souvent inaperçue malgré sa fréquence. C. dans les bois du
_ calcaire jurassique, le long des sentiers, dans les éboulis ombra-
gés : Courchaton, Calmoutier, Fleurey-les-Faverney.— Sur les
rochers porphyriques ombragés, les éboulis, le lit des cours d'eaux
temporaires : gorges du Raddon, à St-Barthélemy. — Sur le grès
bigarré d’un barrage au Beuchot. Souvent fertile au printemps,
quelquefois en automne. ee
Mnium undulatum (L.) Weiss. [REN. Cat. 326]. F.
Mnium affine Bland. [REN. Cat. 326]. — D'après les observa- À
tions de M. RENAUL», les plantes dont il parle pourraient bien
se rapporter en réalité au M. Seligeri Jur. J'ai observé M. affine *
dans les éboulis porphyriques ombragés des gorges du Raddon à
__ St-Barthélemy; dans les bois du grès bigarré à Cuve, Conflans;
= à la base des arbres dans les bois d’alluvions sablonneuses à
. Amblans, et des marnes triasiques à Jasney, Melincourt.
- *"Mnium Seligeri Jur. — C’est la plante qui a souvent été
_ prise pour la var. elatum de l'espèce précédente, ou pour le M.
insigne Mitt. Endroits marécageux des prairies : Vallée du Rahin,
_ à Plancher-les-Mines, La Côte, Roye.— Autour des étangs : St-Bar-
thélemy.
Mnium slellare Reich. [REN. Cat. 326]. — Mont de Vannes,
bords des ruisseaux [Carpor]. Rochers dés cascades du Rahin, à
= Plancher-les-Mines.
_ Mnium punclalum (L. Schreb.) Hedw. [REN. Cat. 327].
_ Aulacomnium androgynum (L.) Schw. [REN. Cat. 327]. — CC.
€ très développé sur les brèches porphyriques à Ternuay.
Aulacomnium palusire (L.) Schw. [REN. Cat. 327]. :
_ **Plagiopus Œderi (Günn.) Limpr. Rochers des cascades du
Rahin à Plancher-les-Mines (Syénites et porphyres); c. fr.
Bartramia Norvegica (Günn.) Lindb. [REN. Cat. 328; B. Halle-
riana Hedw.] : |
REVUE BRYOLOGIQUE fÉT
Barlramia pomiformis (L.) Hedw. [REN. Cat. 328]. — Existe
également sur les schistes carbonifères, au bois de Mourières et
au Mt de Vannes, à St-Barthélemy.
… Amblans:
Bartramia ithyphylla (Hall.) Brid. [REN. Cat. 327].
** Philonolis capillaris Lindb.
Commun dans les champs, sur alluvions siliceuses: Servance,
le Ru Jeannot, Conflans; dans les champs et les friches du grès
bigarré : Lomontot, Moffans, Lyoffans; dans les chemins frais
des bois du grès bigarré : Briaucourt. — Champs argileux du
Trias, à Jasney. (Déjà signalé par M. DismiEer, 1908, dans la
région) Fa
* Philonotis cϾspilosa Wils. <
Dans les prairies tourbeuses à Melisey, Servance (DISMIER,
1906), Recologne-les-Ronchamp. Autour des étangs, sur les allu-
vions siliceuses, à Frotey-les-Luré, aux Monts Revaux près de Lure. &
Dans les suintements des rochers de grès bigarré, à Conflans et
Fontaine-les-Luxeuil, et du grès vosgien, à Melisey [HiLLIER]
**Philonolis calcarea (Br. E.) Schpr. — Suintements d'une
tranchée de chemin de fer, sur grès bigarré à Fontaine-les-Luxeuil.
Philonolis fontana (L.) Brid. [Rex. Cat. 328]. — CC. également
et fertile en été dans les suintements du grès bigarré : prairies
au Lyaumont et à Fleurey-les-St-Loup, vieilles carrières à Con-
flans, tranchée de chemin de fer à Fontaine-les-Luxeuil. Il existe
parfois, sur les pelouses sablonneuses de petites formes, très grêles,
ayant l’aspect du P. capillaris, mais qu'on distinguera facilement
par la structure, notamment les papilles géminées du bord des
feuilles.
Webera sessilis (Schmidt) Lindb. [REx. Cat. 332]; Diphyscium
foliosum Mohr.].— Fréquent, le long des chemins, dans les bois
secs de tous les terrains siliceux, à l'exception du grès bigarré et
du rhétien. Quelquefois sur les talus rocheux, non boisés, mais
exposés au Nord: grès vosgien à Melay, porphyres à Ternuay
et à Servance.
Buxbaumia aphylla L. [Ren. Cat. 332].
Buxbaumia indusiala Brid. [Ren. Cat. 332].
Georgia pellucida (L.) Rabenh. [REN. Cat: 319; Tetraphis pellu-
cida Hedw.]. — Localisé sur les souches des bois d’alluvions sili
ceuses, dans les endroits humides (aunes, principalement) : Lure
Catharinea undulata (L:) Web. et Mohr. [REN. Cat. 328; Alri
chum undulatum P. B.]. —— Ne se trouve, dans les bois calcaires,
que dans les stations fortement décalcifiées. He
Catharinea lenella Rôhl. [REN. Cat. 329; Africhum denellum
118 REVUE BRYOLOGIQUE
Schpr.]. — Bords d’un étang, à Servance (DismiEr, 1906). Fonds
sablonneux d’un étang mis récemment à sec, à Melay.
"" Catharinea angustlala Brid. Sur le grès bigarré; sentiers des
bois à Cuve, chaumes des moissons au Bas de Melisey, friches
humides à Lomontot. — Cette plante est probablement répandue
sur les sols sablonneux frais, mais passe inaperçue par la séche-
resse ou est confondue, à l’état humide, avec des Pogonatum.
Oligotrichum incurvum Huds. [REN. Cat. 329: O. hercynicum
D. C.].
Pogonalum subrolundum (Huds.) Lindb. [REN. Cat. 329;
P. nanum P. B.].
= Pogonalum aloides (Hedw.) P. B. [REN. Cat. 329]. — var.
Dicksoni H. et T.— Bois schisteux à Champagney, Mourières.
Pogonalum urnigerum (L.) P. B. [REN. Cat. 330].
Polyirichum alpinum L. [REN. Cat. 330: Pogonalum alpinum
L.]. — Escarpements N. E. du Ballon de Servance, c. fr.
Polytrichum gracile Dicks. [REN. Cat. 330]. — Prés tourbeux à
Citers et à Mourières, C. c. fr.
Polytrichum atlenuatum Menz. [Ren. Cat. 330; P. formosum
Hedw]. — Var. pallidisetum Br. E. Rochers siliceux, sur la
desPlanche Belles filles (1.100 m.).
Polytrichum piliferum Schreb. [REN. Cat. 331].
Polylrichum juniperinum Wild. [REN. Cat. 331]. — Sur les
chaumes des Ballons : Planche des Belles filles (1100). Pelou-
ses, sur alluvions siliceuses, à Roye. Sentiers dans les bois du grès
_ bigarré, à Moffans.
Polytrichum striclum Banks. [REN. Cat. 331]. — Dans les tour-
_ bières; beaucoup plus commun que le précédent. CCC. dans les
tourbières de Melisey, St-Germain, Linexert, Frotey-les-Lure,
_ Recologne-les-Ronchamp, Ternuay, Citers, Ailloncourt: dans les
_ prairies à Sphaignes à Mourières; dans les faignes des Ballons
_ d'Alsace et de Servance (1100 à 1200.). R. sur le grès bigarré,
dans les suintements des vieilles carrières à Conflans. Souvent
fertile en été.
Polyirichum commune L. [REN. Cat. 331]. — Cette plante
est à recommander également à l’attention des botanistes. Sa
_ répartition exacte est encore fort mal connue et il existe, à son
… égard, d'innombrables erreurs dans les vieilles statistiques.
_ Hedwigia albicans (Web.) Lindb. [REN. Cat. 315: H. ciliala
Hedw.]. — Ne s’avance sur le grès bigarré que lorsqu'il est à
l'état de quartzite (v. Dicranum fulvum) : Conflans.
. Fonlinalis antipyretica L. [Rex. Cat. 332]. — Très fertile dans
. ruisseau du bois de Cuve, sur grès bigarré.
Sd OR
REVUE BRYOLOGIQUE 119
** FonrinaLts LacHENAUDI Card. sp. nova [fig. f.] (1).
« Mollis, viridis vel lulescenli-viridis, sicea nilidula, habilu
F. hypnoidei sal similis. Caulis pedalis vel subpedalis, basi parce
denudalus, flexuosus, laxissime el irregulariler pinnalus, ramis
remolis, elongatis, vix cuspidalis. Folia mollia, remola, laxissime
disposila, palentissima, plus minus distincte dimorpha : caulina
late ovalo-lanceolata, 4-5 millim. longa, ?-3 lala, carinalo-condupli-
cala, oblusa aculave, apice inlegra vel subdenticulata;ramea minora,
ovalo-vel_oblongo-lanceolata, 3-4 millim. longa, 1,25-1,75 lala,
concava, haud vel indistinctissime carinala, nec conduplicala, apice
oblusa minute denticulala vel crenulala. Cellulæ rhomboideo-
lineares, parielibus peranguslis, alares oblongæ, plus minus dis-
linclæ. Cælera desunt.» ;
(A suivre).
Bibliographie
V.-F. Brornerus. — Allioniella, eine neue Laubmoos-
gattung aus Ecuador (Ofversigt af Finska Vetenskaps-Soc.
Fôürhandlingar, Bd. LILI, 1909-1910). 4 pages et 1 pl, double
dessinée par le prof. Gyürffü.
Ce genre remarquable, découvert par le Rev. M. Allioni, est
voisin du genre Meiothecium, il s’en distingue : « sporogoniis
« numerosis, secus partem superiorem caulis dispositis, sela
« brevissima, theca erecta, regulari necnon peristomi structura ».
__ M. Brotherus lui a donné le nom de Allioniella cryphæoides.
VF. Brornerus. — Contribution à la flore bryologique de la
Nouvelle Calédonie, 11 (Ofversigt af Finska Vet.-Soc. Fürhand-
lingar, Bd. LILI). In-1? de 42 p.,1910.— Description de 51 espèces
nouvelles et indication de localités pour d’autres espèces. 4
O. Meyran.-— Addilions au Calalogue des Mousses de Debat
(Ann. de la Soc. Bot. de Lyon 1910, pp. 209-212). Liste de
mousses avec indication des localités. *
R.-S. Wizcrams. — Bolivian Mosses. Part II (Bull. ofthe New
York Botan. Garden, vol. 6, 1910, pp. 227-261). — Description de
19 espèces nouvelles et indication de localités pour beaucoup
d’autres espèces.
Douix. — Une hépalique nouvelle pour la France (Bull. de la
Soc. Bot. des Deux-Sèvres, année 1910-1911, 2 p.). — Le Scapa-
nia verrucosa se distingue surtout par ses propagules nellement
anguleux puisque toutes les autres espèces européennes ont des
(1) La planche jointe à ce mémoire sera publiée dans le prochain n°.
CRZ. SR Re RES PERS eu RL ue id RUE à ns PUTEBNRS < “ CRETE
120 £ REVUE BRYOLOGIQUE
propagules elliptiques. Le lobe supérieur, beaucoup plus petit à
que l’inférieur, ne permet pas de le rattacher au Sc. æquiloba.
A. CoppEy. — Sur quelques mousses nouvelles, méconnues ou
rares de l’Est de la France (Bull. de la Soc. Bot. de France 1911,
pp. 155 à 142, 151 à 158, 195 à 201). Notes descriptives et critiques
sur un nombre d'espèces de l'Est trop grand pour en donner la
liste.
S. OKAMURA. — Neue Beiträge zur Moosflora Japans (The ;
Botanical Magazine 1911, pp. 30 à 34 — 65 à 68-134 à 144).
Description des espèces nouvelles suivantes : Buxbaumia À
_ Minakatae avec fig., Haplohymenium brachycladum avec fig. ‘
Isotachys Makinoi, Dolichomitriopsis crenulata avec fig. de F
_ feuilles, genre el espèce nouv., Dolichomitra robusta, Cryphaea .
_ obovato-carpa avec fig., Dichelyma Hatakeyamæ avec fig.
_ Calliergon Nakamuræ avec fig. de feuilles, Astomum küense
avec fig, Dicranella salsuginosa, Meteorium cuspidatum avec
_ fig, Dicranella salsuginosa, Meteorium cuspidatum avec fig.
de tige et de feuilles.
THE BRYoLoGisT. — Le n° 1 de 1911 contient : G. B. Kai-
ser, Moss and lichen collecting in the Catskills. — AR. S. Williams,
_ Trichodon borealis n. sp. Description d’une espèce nouvelle trou-
vée en 1909 près de Dawson, Yukon Territory. Diffère du
T. cylindricus par « its capsule only one-half as long in pro-
portion to its width, by its much shorter lid and by the peri-
chetial leaves more entire». — J. Winslow, Paludella squarrosa
in Vermont.— B.Chamberlain, a peculiar Hylocomium.— Review
of current litterature. On trouve dans le n02: Annie Lorenz,
-_ New England Lophozias of the Muelleri-Group, avec 2 planches
_ représentant en détail les L. Kaurini et badensis qui sont
= décrits dans le texte. — J. M. Holzinger, a new Grimmia of the
section schistidium, espèce nouvelle décrite sous lé nom de
Grimmia Kindbergü. — C. Kingman, Notes on hepaticæ of
Southern California.
Nouvelles
Le général Paris a légué son herbier à la faculté des sciences de
Rennes. A
Pr T Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de là Monnaie.
No 6. 38e ANNÉE _ 1941
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissaANT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 6
Abnormality of Moss Capsule. Dixon. — Note sur les mousses rapportées
par la seconde expédition antarctique française du D" Charcot. CARDOT.
— Etudes phytogéographiques sur les mousses de la Haute-Saône.
CopPpey.— Bibliographie. — Table des matières de la 38 année.
Abnormality of Moss Capsule
By H. N. Dixon
Among some mosses collected by Mrs. Roper at Darjeeling,
in the Himalayas, in the early part of 1911, and sent to me for
determination by the Rev. C. H. Binstead, I found two gathe-
rings of Acanthocladium laxilexlum Ren. et Card., displaying
a very curious abnormality of capsule. The two specimens were in all
probability collected at the same station; they were loaded with
capsules, a large proportion of which, approaching 50 per cent,
exhibited the abnormality in some degree or other.
At first sight the base of the capsule appeared to be furnished
with an elongate and very slender spur, of varying length, some-
times shorter than the capsule itself, sometimes extending to
about half the length of the seta. The accompanying figures will
_ give some idea of the appearance.
Closer examination showed that it was not a question of an
outgrowth, but of the splitting or tearing away of a strand of
the seta. The splitting must have taken place when the seta had
already almost or quite attained its mature development, as
otherwise the detached fragment would without doubt have shri-
velled up and ceased from growth, whereas it in all cases retains
its rigidity and complete development, and is of the same colour
and texture as the remainder of the sela.
An explanation of the cause appeared at first possible in an
adherence of a portion of the calyptra, internally, to a point on
the seta; which would have the effect, as the seta elongated, of
_ tearing off a narrow strip, and carrying the point upwards with
_ the calyptra, finally to be released, and eventually becoming
straightened, when the calyptra became mature or fell off. de
122 REVUE BRYOLOGIQUE
This explanation was however found inadequate to explain
certain of the cases, notably such as shown at (d), where only a
very short portion of the seta has been split off, while the capsule ;
itself is deeply ruptured. This is a case of frequent occurrence.
Any search for the origin in the attacks of insects is out of
the question; there is no indication of anything of the kind, à
and moreover in no case is there any loss of tissue, the semi-de-
tached portion always fitting precisely into the groove or wound
left on the seta.
I am inclined to attribute the abnormality to some disturbance
in the physics of growth, associated with a tendency to abnprmal
Structure of the seta. À considerable number of setæ show in
varying portions of their length a tendency to flattening out,
which in some cases is so pronounced as to render it almost ribbon
shaped, the longer diameter being perhaps three times the thick-
ness of the shorter. I have figured an extreme case of this kind
- at fe). Here the upper portion of the seta is flattened out, witha
longitudinal median groove, which even passes up into the capsule,
“while at a certain point the seta is actually split in two, reuniting
below, and a little lower down becoming entirely normal. If the
splitting had been carried a little further, both upwards and
downwards, the result would have been very similar to the usual
= form as shown at fa) and {b). This monstrosity of seta is not
_ however necessary to the production of the abnormality, as
in many cases the split seta appears to be absolutely normal
in structure ;the capsule base however in. most of the abnormal
Cases seems to be somewhat gibbous instead of gradually tape-
- ring into the seta as it should do in this species. This however is
far from being universal, and in many of the best marked
examples of the abnormality it is impossible to detect anything
_ unusual in the original form and structure of either the capsule
or the seta.
= The most probable cause of the tearing away of the strip of
_ Lissue would seem to be sought in the torsion of the seta. À strong
twisting of the seta, aided by a predisposition to longitudinal
_ fissure by an abnormal structure of the tissue might quite concei-
_ vably produce a splitting which would ultimately tear off the *
Strip at its lower end. This suggestion is supported by the fact
: on in all the examples which 1 have moistened out the semi=
+ with the lens. But rather curio
1 REVUE BRYOLOGIQUE 123
which exhibits normally any strong torsion of the seta. À normal
dry capsule placed in water will make 3 or 4 complete turns in
the « negative » direction (i. e. against the sun or the hands of
the clock). The abnormal capsule behaves quite differently; in
all the examples I have tried it first makes a half turn in one direc-
tion, usually the «positive» (ï. e. with the sun), and then another
half turn in the reverse direction ; thus bringing it back to about
its original position, but with the semi-detached strip closely
applied to its proper place on the seta. (This is not due to an
: ge es, OPposite torsion of the
ED À seta in the upper and
lower parts; the results
were obtained by immer-
sion of the upper part
only).
Isuggest as an explana-
tion of these facts that the
seta in the normal condi-
tion is composed of what
might be called positively
twisting tissue, i. e. tissue
which on passing from the
normal moist condition to
the temporary dry state,
twistsin the positive direc-
dry seta will therefore
regain its position on
moistening by twisting in
the negative direction.In
e the abnormal cases T as-
sume that one longitu-
dinal half of the seta is
pt normal, but that the other
del 4N-DHON half, or some portion of
. Explanation of the Figure :
seta of Acanthocladium laxitextum ; b-e. other tance below the capsule,
twisting, or perhaps of rigid, untwisting Lissue. When therefore
_ dry to cause a torsion of the seta, one half would attempt to
twist in one direction, while the other would resist. It is evident
that this might well lead to the rupture of the issues of the seta,
tion ; a normally formed
a, abnormal it, is for à varying dis-
examples. All X 3. composed of negatively
on the maturing of the capsule, a period arrivéd sufficiently
124 REVUE BRYOLOGIQUE
probably by a gradual process, until the splitting had taken place
so far down that the smaller portion was entirely separated at
its lower end from the main seta. When the duplex tissue was
situated near or reached up to the neck of the capsule, the rupture
would extend to the capsule itself (as at d). In other cases the
rupture might not proceed further than a partial splitting of
the seta (as at e).
T have obtained some confirmation of the above theory expe-
rimentally, by severing an abnormal capsule longitudinally,
leaving the séta attached to one half, the ruptured appendage
Lo the other. The former portion in passing from the moist to
the dry state, or vice versa, exhibited practically no torsion, while
the latter part made à very rapid and vigorous turn through a
_ complete revolution, although the portion of seta remaining
_ was very short.
. Whether or not the above be a complete explanation of the abnor-
_ mality, the case is a curious one, and one with which Thave not
previously met.
Note sur les Mousses rapportées par la seconde
expédition antarctique française, sous le commande-
ment du Dr JEAN CHarcor.
par JULES Carpor
Les Mousses récoltées par M. Gain, le naturaliste de la seconde
expédition Charcot, constituent, aussi bien par le nombre des
spécimens que par celui des espèces, la collection bryologique la
_ plus importante que l’on ait rapportée jusqu'ici du domaine
_ antarctique proprement dit.
= Cette collection comprend 34 espèces, ct enrichit de 3 genres,
de 11 espèces (dont 7nouvelles) et de 2 variétés (dont une nouvelle)
la flore bryologique antarctique, qui, par suite de ces additions,
_ compte actuellement 63 espèces, réparties entre 24 genres et 13
familles.
La pauvreté générale de la flore antarctique comparée à la
flore arctique — pauvreté due aux conditions climatériques
_très défavorables au développement de toute végétation qui carac-
_ térisent les régions polaires australes — est bien mise en évidence
: _par ce fait que, tandis que le commandant Peary n’a pas récolté
. moins de 57 espèces de Mousses dans trois localités seulement
.
_ de la Terre de Grant, comprises entre 819 et 820 de latitude
_ boréale, on n’en connaît guère davantage, actuellement pour
l'ensemble dés terres situées au delà du 60e parallèle sud |
L
REVUE BRYOLOGIQUE
Les récoltes de M. Gain proviennent de 14 localités différentes,
réparties depuis les Shetland
Marguerite, au sud de la Terre Lo
méridionales jusqu’à la baie
ubet, étendant nos connaissances
botaniques dans cette région de plus de deux degrés vers le sud.
Je donne ici la liste des espèces pour chaque localité explorée
L’astérisque indique les espèces nouvelles pour l’Antarctide.
Les trois genres nouveaux pou
Rhacomitrium et Philonolis.
r la même région sont : Pollia,
1. Shetland méridionales : île du Roi Georges
Distichium capillaceum Br. eur.
var. brevifolium Br. eur.
Bartramia pycnocolea C. Müll.
Drepanocladus uncinalus
(Hedw.) Warnst.
2. Shetland méridionales : île Déception
Grimmia Antarctici Card.
* Philonotis Gourdonii Card.
Sp. nova.
3. Ilot Goudier : chenal de Roosen
WeberacrudaVar.imbricata Card.
Webera Racovitzæ Card.
Bryum Gerlachei Card.
Pogonalum alpinum Roehl.
Drepanocladus uncinatus
(Hedw.) Warnst.
4, Ile Booth-Wandel
Andreæa regularis C. Muell.
» depressinervis Card.
» var. «ompacla Card
Webera nutans Hedw.
D. Ile Pe
Andreæa regularis C. Muell.
» var. pycnolyla (Card.)
Card.
* Toriula heleroneura Card. sp.
nou.
Webera cruda Bruch. var. imbri-
. cala Card.
» Racovilzæ Card.
* Bryum perangustidens Card.
Sp. nov.
Pogonatum alpinum Rœhl.
» var. brevifolium Brid.
Drepanocladus uncinatus
(Hedw.) Warnst.
termann
-
Bryum algens Card.
Polyirichum striclum Sm.
» var. alpestre (Hoppe)
Rabenh.
var. cavifolium Card.
Drepanocladus uncinalus
(Hedw.) Warnst.
»
6. Iles Argentines
Webera nutans Hedw.
7. lle B
Ceraltodon purpureus Brid.
Webera Racovitzæ Card.
Polytrichum sirictum var. alpes-
tre (H.) Rab.
erthelot
Polytrichum striclum sm.
Drepanocladus uncinalus
(Hedw.) Warnst.
Brachythecium antarclicum Card. 5
126
REVUE BRYOLOGIQUE
8. Terre de Graham : cap Tuxen
* Andreæa Gainii Card. Sp. nov.
Dicranum Nordenskjoeldii Card.
“ Rhacomitrium substenocladum
Card. sp. nov.
Webera cruda Bruch var, imbri-
cata Card.
+ nulans Hedw.
9. Terre de Graham
à * Poltia Charcotii Card: Sp. nou.
Grimmia Antarctici Card.
= Webera nutans Hedw.
: Webera nutans Hedw.
* Bartramia paltens Brid. forma
ausirogeorgica (Par.) Card.
Pogonatum alpinum Rœhl.
Polytrichum strictum Sm.
» Var. alpesire (Hoppe)
Rabenh.
» pilijerum Hedw.
Drepanocladus uncinatus
(Hedw.) Warnst.
: cap des Trois Perez
* Pseudoleskea calochroa Card.
(G. Muell.) Par.
10. Terre de Graham : cap Rassmussen
Polytrichum strictum Sm. var.
alpestre (Hoppe) Rabenh.
11. Terre de Graham : mont du Tranchant
* Dicranoweisia subinclinata (C. Müll.) Broth.
12. Baie Marguerite : île Jenny
Ceratodon purpureus Brid.
» grossirelis Card.
13 minulifolius Card. sp.
nov
Grimmia Antarctici Card.
» Doniana Sm.
Webera cruda Bruch.
» Var. imbricala Card.
» nuians Hedw.
* Bryum perangustidens Card.
Sp. nov.
RE" imperfectum Card.
Bryum argenteum Hedw.
*
* Bartramia palens Brid. f. aus-
lrogeorgica Card.
» oreadella C. Müll.
» » Var. microphyll
Card.
» diminutiva C. Maüll.
Polytrichum strictum Sm.
NiiE. » var. alpes-
tre (Hoppe) Rabenh.
Brachythecium austroglareosum
(CG. Muell.) Par.
«€ »
*
*
var. diffu-
sum Card. var. nova.
Drepanocladus uncinatus(Hedw.)
Warnst.
13. Baie Marguerite : île Léonie
: Webera nutans Hedw.
FE: Bartramia oreadella C. Müll.
Andreæa depressinervis Card. |
| pagnées
espèces nouvelles :
En attendant la publication de
Drepanocladus uncinatus
(Hedw.) Warnst.
14. flot dans la baie Marguerite
Webera Racovitzæ Card.
descriptions complètes accom-
de figures, voici de courtes diagnoses provisoires des
ANDREÆA GAINI. — A. verruculosæ Card. fuegianæ proxima, Ë
Brachythecium austroglareosum
s
REVUE BRYOLOGIQUE 127
statura autem majorée, foliis duplo majoribus et latioribus,
acumine latiore et breviore diversa.
À CERATODON MINUTIFOLIUS. — Planta minima, densissime
_ cæspitosa, foliis marginibus planis vel parcissime revolutis
C. anlarctico Card. affinis, sed statura multo minore, foliis triplo
et quadruplo minoribus, arcte imbricatis, costa pro folii magnitu-
dine multo validiore, cellulisque minoribus, pellucidis, parietibus
crassioribus et firmioribus statim discernenda.
Porria GHarcorTir. — À P. Heimii Br. eur. operculo cadente,
columellæ non adhærente, foliis brevioribus, latioribus, magis
| concavis, apice abrupte contractis, retique laxiore, pellucido,
Iævi primo visu distincta; P. pellucidæ Card. fuegianæ habitu,
__ foliorum forma et reticulatione, nec non sporogonio simillima,
sporis tamen dimidio minoribus (22-28 #), minutissime granulosis
vel sublævibus, nec verrucosis, diversa. a
TORTULA HETERONEURA.— T. grossireli Card. et T. fuegianæ
Mitt. inflorescentia dioica et foliorum forma affinis, sed foliis in
singula innovatione annua dimorphis, inferioribus costa ante
apicem evanida, superioribus costa in pilum hyalinum denticula- :
_ tum excurrente præditis distinguitur. En
| RHACOMITRIUM SUBSTENOCLADUM. — À R. slenoclado Dus.
_ magellanico proximo differt : cellulis ubique unistratosis, superio-
ribus valde irregularibus, plerisque transversim dilatatis, et costa
validiore. (Je possède également cette espèce de la Terre de
Feu). NE
BRYUM PERANGUSTIDENS. — B. imperfeclo Card. affine, a quo
dentibus exostomii angustissimis, 30-40 # basi latis, immargi-
ginatis, lamellis minus numerosis (6-9), endostomii processibus
longioribus, et annulo persistente, subfibroso, cellulis irregu-.
laribus bi- vel tristratosis composito facile distinguitur. à
PiLonoris Gourponir. — Species elegans, pulchella, Ph.
varianti Card. austro-georgicæ affinis, foliis autem minoribus, magis
concavis, naviculiformibus, cellulisque brevioribus, superioribus
saltem in pagina dorsali extremitate inferiore grosse papillosis
diversa.
Brachythecium austroglareosum (CG. Müll.) Par. var. DIFFUSUM
Card. —A forma typica cespitibus laxe diffusis, caulibus graci-
lioribus, irregulariter ramosis, subpinnatis et laxius foliosis
distincta. |
128 / REVUE BRYOLOGIQUE
Etudes phytogéographiques
sur
les Mousses de la Haute-Saône /suile)
par A. CoPppEy
Haute-Vienne : forêt de Lavergne, près de Saint-Priest-Ligoure,
sur des racines et des vieux troncs, au bord d’un petit ruisseau
(LACHENAUD, 1898). — Haute-Saône : bords d’une mare dans une
prairie d’alluvions siliceuses, à Roye (Copper, 1909).
« Il existe quelques légères différences entre les plantes des
_ deux localités: celle de la Haute-Vienne a les feuilles jaunâtres,
les caulinaires obtuses et un peu denticulées au sommet, et les
cellules peu chlorophylleuses ; sur la plante de la Haute-Saône, les
_ feuilles sont plus vertes, les caulinaires aiguës et entières, et les
cellules très chlorophylleuses. Néanmoins, il y a tant de traits
communs à ces deux formes, qu’il ne paraît pas possible de les
séparer spécifiquement. D’autre part, on ne peut les rattacher ni
au F. anlipyrelica, ni à aucune des autres espèces connues de la
section des Tropidophyllées, à laquelle elles appartiennent cer-
tainement, malgré leur port, qui rappelle beaucoup celui des
Malacophyllées. ;
Le F. Lachenaudi se distinguera facilement des formes à feuilles
lâches du F. antipyrelica par ses feuilles raméales non ou à peine
carénées, non condupliquées. Il rappelle sous ce rapport le F.
dolosa Card., mais en diffère par le dimorphisme moins accusé des
feuilles, et par les feuilles raméales plus larges, à sommet obtus. » (1)
J'ai pu vérifier, en septembre 1910, qu’autour de la mare où
la plante abonde, elle présente la plus grande constance. Au cours
de cette dernière année, grâce à des pluies plus abondantes qui
ont maintenu le niveau de l’eau plus élevé, elle a seulement pris
un développement plus considérable.
ù *" Fondinalis squamosa L. — Dans le Rahin, à Plancher-les-
… Mines et dans l'Ognon à Mourières et à Melisey, sur roches sili-
| ceuses.
Climacium dendroides (Dill. L.) Web. et Mohr [Ren. Cat. 337].
— Fertile au printemps dans les prés tourbeux, à Lure, et en
automne à la queue d’un étang, à Rignovelle.
l’'Emagny [RENAULD, Comm ].
Leucodon sciuroides (L.) Schw. [Ren. Cat. 334]. — Souvent
(1) Diagnose et observations de M. J. Carpor (in liti.).
* Cryphæa arborea (Huds.) Lindb. — Sur les arbres à Pin
‘2
3
REVUE BRYOLOGIQUE 129
æ
130 REVUE BRYOLOGIQUE
fertile en été dans les bois des marnes triasiques : Jasney, Melin-
court.
Anlitrichia curlipendula (Hedw.) Brid. [REN. Cat. 334].
Pierogonium ornithopodioides (Huds.) Lindb. [REN. Cat. 336;
PI. gracile Sw.].
Neckera pumila Hedw. [REN. Cat. 333]. — Fertile dans la vallée
du Rahin à Plancher-les-Mines (700-900 m.).
_ Neckera crispa (L.) Hedw. [REN. Cat. 333].
Neckera complanala (L.) Hüb.[REx. Cat. 333]. — Contrairement
_ à ce que dit M. RENauLD, cette plante est beaucoup plus fré-
_ quente dans la zone triasique et surtout jurassique que dans la
_ zone vosgienne. CC. surtout sur les falaises calcaires ombragées
_et leurs broussailles : Courchaton, Fleurey-les-Faverney.
. Homalia trichomanoides (Schreb.) Br. E. [REN. Cat. 333].
Thamnium alopecurum (L.) Br. E. [REN. Cat. 342]. -
Isothecium viviparum (Neck.) [REN. Cat. 337; L. myurum Brid.].
Isothecium robustum (Br. E.) Lske (1) [REN. Cat. 337; I. myu-
rum, Var. robuslum). — Ballon d'Alsace, rochers granitiques
(QuÉLET). — Escarpements de syénite, au N. E. du Ballon de
: Servance.
Isothecium myosuroides (Dill. L.) Brid. [REN. Cat. 340;
Eurhynchium myosuroides Schpr.]. — Répandu sur tous les
rochers siliceux et leurs éboulis ombragés ou humides : syénites,
porphyres, brèches, diabases, schistes carbonifères, grès vosgien. —
Ne s’avance sur le grès bigarré que lorsqu'il est silicifié : Ormoiche,
Conflans-sur-Lanterne (v. Dicranum fulvum). Souvent fertile,
mais en petite quantité.
Orthothecium intricatum (Hartm.) Br. E. [REN. Cat. 337.
_ Enlodon orthocarpus (La Pyl.) Lindb. [REN. Cat 333; Cylin-
… drothecium concinnum Schpr.]. — C. également sur les pelouses et
prairies sèches des marnes du trias : Jasney, et du lias : Bassi-
les schistes du lias : Mt Jarroz, à Genevreuille.
* Plalygyrium repens (Brid. ) Br. E. — Troncs pourrissants
Lure, au Mt de Vannes [RENAULD, Common, et Dismrer, 1906]. —
Plante négligée quoique très répandue, mais d'ordinaire dissémi-
née sur un petit nombre d'arbres. Bois du grès vosgien à Mouriè-
res, — Bois du grès bigarré à Lyoffans, Athesans, Aillevillers,
Ru des Ecrevisses, Conflans. — Bois d’alluvions siliceuses à Lure,
arnes oo ta à Jasney, Melincourt.
909, p. Le
gney; sur le muschelkalk : Jasney, Melincourt, Bouligney; sur
au bois de Seye [RENAULD, Bull.]. Sur les chênes, à Grattery,
{i} Lôvelis : Zur Moosfra der Zillertaler Alpen (Hedwrigia, Band XLIX, ‘
Roye, Frotey, La Côte, Vy-les-Lure, Amblans. — Bois des re
REVUE BRYOLOGIQUE 131
J'ai toujours vu la plante stérile; mais, outre son aspect qui
diffère sensiblement de celui des petites formes d’H. cupressiforme,
elle se distingue très facilement, dans la plupart des cas, par les
paquets de ramuscules de propagation (Brutknospen) qui garnis-
sent le sommet de ses rameaux (1).
Pylaisia polyantha (Schreb.) Br. E. [REN. Cat. 337). — Très
disséminée, sur les arbres près des cours d’eau ou dans les parties
humides des bois: Cendrecourt (leg. MaproT), Vesoul [RENAULD,
Suppl. et Bull.]. — Mantoche [Marre]. Gorges du Raddon, à
St-Barthélemy, sur un sureau. — Bois de Melincourt, sur un trem-
ble. —— Bois de Jasney, sur un orme, près d’un ruisseau tempo-
raire. Très fertile.
Plerygynandrum filiforme (Timm.) Hedw. [REN. Cat. 336). —
Sur les arbres : Ballon de Servance (800-1200 m.) c.fr.; Planche
des Belles-filles (900-1100 m.).— Existe également, sur ces mon-
tagnes, sur les rochers ombragés, la chaume du sommet et les
escarpements.
Hookeria lucens (L.) Sm. [REN. Cat. 334; Plerygophyllum
lucens Brid.]. — CC. Ru des Gouttes, à Mourières (grès vosgien). ï
Helerocladium heteropterum (Bruch.) Br. E. [REN. Cat. 335]. —
Sur tous les rochers siliceux frais ou ombragés : syénites et por-
phyres au Ballon de Servance (800-1200 m.), à la Planche des +
Belles-filles (800-1100 m.); Haut-du-Fray, à Haut du Them
(900 m.); vallée du Rahin, à Plancher-les-Mines; Ru de Miellin.
Grès vosgien au Sigle de Melisey, au Mont de Vannes (500-800 m.),
à Mourières. — Ne s’avance, sur le grès bigarré, que lorsqu'il est
silicifié : Ormoiche, Le Beuchot, Conflans-sur-Lanterne.— Var. flac-
cidum Br. E. —— Cette variété grêle, qui ressemble à un petit
Amblystegium est assez répandue sur le grès vosgien ombragé, au
bord des ruisseaux torrentiels, à Mourières, et sur éboulis porphy-
riques ombragés des gorges du Raddon, à St-Barthélemy. |
Anomodon viliculosus (L.) Hook. et Tayl. [REN. Cat. 335]. —
Existe également sur les spilites et les porphyres ombragés : Gor-
ges du Raddon, à St-Barthélemy et les schistes carbonifères des
bois de Mourières. |
Anomodon allenuatus (Schreb.) Hüb. [Ren. Cat. 335] — Surles
spilites et porphyrés des Gorges du Raddon, à St-Barthélemy.—
À la base des chênes dans les bois des marnes triasiques,R., Jasney,
Froideterre. — Bois du calcaire jurassique : Calmoutier. — Sur le
… grès vosgien, au Sigle de Melisey. — Sur les. schistes carboni- .
fères, au bois de Champagney.
(1) Cf. Conrexs, loc. cit., p. 242.
132 REVUE BRYOLOGIQUE
** Anomodon longifolius (Schl.) Bruch. — Rochers de spilite,
dans les Gorges du Raddon, à St-Barthélemy.
Leskea polycarpa Ehr. [Ren. Cat. 334].— Jussey, Cemboing,
(leg. MapioT; RENAULD, Bull.]. Var. paludosa Schpr. CCG. sur les
saules au bord du Rahin à Roye, La Côte, c. fr.
; Lescuræa striata (Schw.) Br. E. [REN. Cat. 336]. — C. sur les
= hêtres rabougris à la Planche des Belle-filles (1150 m.) c. fr.
Pseudoleskea atrovirens (Dicks.) Br. E. [REN. Cat. 335].
. ** Thuidium dubiosum Warnst. — Talus ombragé de grès vos-
” gien, à Ecromagny, à. — Les cils des feuilles périchétiales se déve-
loppent d'ordinaire de très bonne heure, et sont par conséquent
_ faciles à voir chez le Th. delicalulum. C’est pourquoi j'ai rapporté
la plante précédente au Th. dubiosum, car je n’ai pas vu de cils
dans les nombreux bourgeons à que j’ai examinés, bien que les
_ archégones fussent parfaitement développées, et même déjà
= flétries. Toutefois, l’un de ces bourgeons m'a montré des feuilles
périchétiales pourvues de quelques cils peu développés, de sorte
que je serais bien près de me rallier à l'opinion des botanistes qui
ne voient dans le Th. dubiosum qu’une variété du Th. delicalu-
lum (1). Cependant je ne conclurai pas ici, car, le périchèze com-
plétant son développement en même temps que celui de la cap-
sule, il faudrait ne baser son opinion que sur des échantillons 4
munis de capsules bien développées, ou tout au moins sur des -
échantillons comparables, c’est-à-dire au même degré de dévelop-
pement. Je ne crois pas que le Th. dubiosum ait été signalé en
France jusqu'ici.
** Thuidium delicatulum (Dill. L.) Mitt. — M. RenauLp (Add)
l'indique comme commun sur les collines calcaires, ou oxfor-
diennes, à Fouvent, Larret, etc. Cette station ne peut corres-
pondre en réalité qu’au Thuidium Philiberli. — Bois siliceux
humides au Mont de Vannes, AC. le long du ravin du Fourchon,
fertile en été; à Mourières, sur grès vosgien, c. fr. —Talus ombragé
de grès vosgien à Ecromagny, c. fr.; de syénite, à Ternuay, .—
C. sur des rochers porphyriques dans le bois de Belonchamp,
c. fr. — Bords ombragés du Ru de Miellin. — Éboulis porphy-
Fr ombragés dans les Gorges du Raddon, à St-Barthélemy,
ep,
Var. lamarisciforme Ryan et Hagen. — Blocs de grès vosgien
épars sur le versant N. du Mont de Vannes, c. fr. (2).
(1) V. notamment J. CarporT : Quelques mousses nouvelles pour la flore
_ belge (Bull. Soc. roy. de bot. de Belgique, XLII, 2 partie, 1904); et
G. Dismier : Observations sur les Th. recognitum Lindb.,Th. Philtberti Limpr,
et Th. delicatulum Mitt. (C. R. du Congrès des Soc. Savantes en 1907)...
(2) M. Dismier (loc. cit.), signale déjà cette plante dons la Haute-Saône,
avec le type, ainsi que M. Hicuien.
FE ERP
serpens, mais plus variable d'aspect.
REVUE BRYOLOGIQUE | 133
** Thuidium Philiberti Limpr. — C. ou CC. sur les pelouses
ensoleillées, les prés secs. — La Côte, sur alluvions siliceuses. —
Sur le lias, au Mont Jarroz, près de Genevreuille (schistes), à
Bourguignon-les-Conflans (argiles). — Sur les argiles du trias à
Jasney, Dampierre-les-Conflans. — Sur les talus calcaires du
muschelkalk, à Bouligney, Melincourt. — Sur les coteaux d’ébou-
lis calcaires et les plateaux jurassiques à Calmoutier, Fleurey-
les-Faverney. — R. sur les talus porphyriques, à Ternuay. —
Stérile.
Var. pseudo-lamarisci (Limpr.) Ryan et Hagen, souvent mélan-
gée au type, avec des tiges tripennées à tous les degrés. Bien :
caractérisée dans les éboulis ombragés des falaises bajociennes :
Fleurey-les-Faverney.
** Thuidium recognilum (L. Hedw.) Lindb. — M. RENAULD
(Suppl.) signale cette plante «sur la terre, C., Fouvent, Larret,
4 Jussey. C’est assurément la même plante qui est mentionnée “
ailleurs (Add.) sous le nom de Th. delicalulum, et la même obser-
vation que précédemment est à faire ici, c’est-à-dire qu'il s'agit
certainement du Th. Philiberti. — Eboulis porphyriques ombra-
gés, dans les Gorges du Raddon, à Saint-Barthélemy, €. fr. —
Au pied de quelques chênes, au bois de Jasney, c. fr. (marnes
triasiques). — Blocs de grès dans le bois de Mourières, près des
ruisseaux, C. Îr.
Thuidium lamariscinum (Hedw.) Br. E. [REN. Cat. 335]. — Je
n'ai pas vu cette plante à l’état fertile.
Thuidtum abielinum (Dill. L.) Br. E. [REN., Cat. 336]. — CC. _
également sur les pelouses des alluvions sablonneuses : Roye.
Amblystegium serpens (L.) Br. E.[REN. Cat. 343]. #
* Amblyslegium varium (Hedw.) Lindb. — Vesoul [RENAULD,
Bull.].
** Amblyslegium rigescens Limpr.
Çà et là sur les arbres. Disséminé. — Sur un sureau dans les
gorges du Raddon à St-Barthélemy. — Sur quelques chênes et
charmes dans les parties fraîches, Îles ravins des bois de Jasney,
Melincourt (marnes triasiques). — Sur un talus de muschelkalk
à Jasney. Sur un barrage de grès à La Côte. — Dans le réservoir
d’une fontaine à Bouligney. — Très fertile en diverses saisons.
Il est d'autant plus difficile de préciser la répartition exacte
de cette espèce qu’elle passe aux espèces voisines, notamment
aux deux précédentes, par d’insaisissables transitions. Je n'ai
pas recueilli de plantes présentant les caractères exacts d'A.
varium, par contre, À. rigescens est peut-être aussi répandu qu’A.
134 REVUE BRYOLOGIQUE
* Amblystegium Juratzkanum Schp. — Sur un tronc d’aune au
bois de Grattery [RENAULD. Bull. ].
Amblystegium riparium [L.) Br. E. [REN., Cat, 343]. — Dans
une fontaine à Arc-les-Gray [MatRE]. -— Cette plante, à peine
signalée primitivement dans le Catalogue de RenauLp (1), est
cependant répandue et très fertile en été. — CCC. sur les barrages
de grès et le long des canaux à Conflans. — Mares et fonds d’é-
tangs au bois de Lure. — Ruisseau temporaire au bois de Jasney.
— C’est généralement la var. longifolium Schpr.
. Amblyslegiella confervoides (Brid.) Lœsk. [REN. Cat. 387;
_ Amblyslegium confervoides Schpr.]. — Pierres ombragées du cal-
Gaire bajocien, dans les bois et au pied des falaises : Calmoutier,
_ Courchaton, Fleurey-les-Faverney. — c. fr.
Homomallium incurvalum (Schrad.) Lœsk. [REN. Cat. 346;
Gorges du Raddon, à St-Barthélemy ; c. fr. — Dans les tranchées
des bois d’alluvions siliceuses, à Roye, R. c. fr.
_.* Hygroamblyslegium fluvialile (Sw.) Lœsk. — Villersexel [leg.
ParcrorT; RENAULD, Suppl. et 2e Add.]. — Dans le réservoir en
grès d’une fontaine, au Ru Jeannot. — Sur un barrage sili-
ceux à Roye. — CC. sur le grès d’un barrage de la Lanterne,
à Conflans.
: Hygroamblystegium irriguum (Wils.) Lke [REN. Cat. 343 et
387; Amblyslegium irriguum Schp.]. — C. sur le grès bigarré
humide; Fontaine-les-Luxeuil, Briaucourt, Conflans. —— Sur une
souche pourrissante, au bois du Beuchot. — Fertile au printemps.
_Hygroamblystegium filicinum (L.) Lke. [REN. Cat. 345; Hyp-
num filicinum L.]. — Très répandu, mais manque sur les sols
_ quartzeux. — var. gracilescens Schpr. Dans un aqueduc au
Feney-Bois, à Jasney.
Var. crassinervium Ren. vallée du Rahin, à Plancher-les-Mines,
dans les suintements des porphyres.
Craloneuron commulalum (Hedw.) Roth. [REN. Cat. 345;
Hypnum commulalum Hedw.]. —Existe également sur les roches
siliceuses très humides et en voie de décomposition. — Cascades
du Rahin, à Plancher-les-Mines (syénites et porphyres). — Bords
des ruisseaux, au bois de Mourières (grès et schistes). €. et très
développé sur le grès bigarré d’une tranchée de chemin de fer, à
Fontaine-les-Luxeuil.
rent en réalité Hypnum aduncum Hedw. (REN., 2° Add.)
Hypnum incurvatum Schrad.). — Rochers porphyriques des
Drepanocladus uncinalus (Hedw.) Warnst. [REN. Cat. 345,
(1) — D’autres stations signalées plus tard (RENAULD, Add.) par erreur
D es
REVUE BRYOLOGIQUE 445
Hypnum uncinalum Hedw.]. — Rochers de syénite, humides ou
ombragés : Haut du Fray, à Haut du Them (800 m.), Le Plain des
Bœufs (900-1.000 m.). — Dans les suintements du chaume du
_ Ballon de Servance {1200 m.). — Parfois aussi sur les arbres et
le bois pourri : vallée du Rahin, à Plancher-les-Mines. — C’est
généralement la var. plumosum Schpr. f. plumosa Ren.).
Drepanocladus vernicosus (Hedw.) Lindb. [REN. Cat. 344;
Hypnum vernicosum Lindb.). — CC. autour de l’étang d’Aillon-
court, sur grès bigarré. — Marais tourbeux à Belonchamp (grès
vosgien), — Base du Mont de Vannes, à St-Barthélemy, autour
d’un étang (grès vosgien).
(À suivre.)
Bibliographie
Suu. OKkamurA. — Neüe Beiträge zur Moosflora Japans (The
Botanical Mazagine, June 1911, pp. 199-162 et pl. V). — L'auteur
décrit et figure avec beaucoup de détails dans une belle planche
“le Blepharozia sacculata qu'il élève au rang de genre sous lenom
de Trichocoleopsis sacculata.
: J. À. WueLpon. — Social groups and adaplive characters in
the Bryophyla (The Lancashire Naturalist, publié de mai à août
1911, comprenant les p. 377-381, — les p. 405-408, — les p. 1-8
avec 2 pl.,-—les p. 41-43, — les p. 75-82, — les p. 129-132 et les a
p. 155-163. — Les 2 planches contiennent environ 40 dessins de
mousses, sphaignes et hépatiques.
Cette intéressante publication se compose de: Préface. —
Part. 1: Social mosses. — Part 11: Adaptive characters in the
Gametophyte comprenant : The Protonema, the non-sexual
methods of propagation, the Gametophore. — Part TT: The
Sporophyte. Fe
Tue BryoLocirsr, n° 3 de 1911.— Gyôrffy, novitas cryologica
(Cladosporium herbarum in Buxbaumia viridi parasitum) avec
1 pl. — Chamberlain, note sur le même sujet en anglais, celle de
M. Gyürfty est en latin. — Grout, Notes on Vermont bryophytes,
VI, catalogue d’espèces nouvelles pour le Vermont et description
de Hypnum Richardsoni. .
— n0 4. E. Greenwood, some stages in the development of
Pellia epiphylla, avec 3 pl. — S. Williams, Austinella gen. nov.
description èt figures de ce nouveau genre voisin du Trichos-
tomum, décrit en 1876 par Austin sous le nom de Syrrhopodon?
Rauei. — Leroy Andrews, Notes ou North American Sphagnum,
division en groupes. NH D ) .
136 REVUE BRYOLOGIQUE
TABLE DES MATIÈRES DE LA 38° ANNÉE (1911)
PAR NOMS D'AUTEURS
À Pages
ARNAOUDOFF. — nr Hartmani fruct. c'e 43
BIBLIOGRAPHIE . . . D ONE ES, :707°0b;: LES: 128
CARDOT. — Diagnoses préliminaires de mousses mexi-
CAINÉS 2. M ou er so al
& » A propos de DSIome . 9
: ns. Deux nouveaux genres de mousses de là région
é MAPOHBHIQUE : . - sn .. 49
"4 Coup d'œil sur la flore bryologique du Mésique +9} -07
» Notes sur les mousses rapportées par la seconde
expédition antarctique française du DrCharcot 124
Coppey. — Etudes phytogéographiques sur les mousses de la
ve Haute-Saône . . . . ++ 13, 46,200 FIFA
_ Cuzmann. — Notes sur quelques éspèces du genre Grimmia 75
Dixon. — Abnormality of moss Capsule. . . . . ee LA |
Douin. — Lophocolea minor n’est pas une bonne espèce. 105
HERz0G. — Une nouvelle espèce de Grimmia. . . 12
* Hizuier. — Contribution à la flore bryologique du Jura. 60
Macvicar. — Fossombronia echinata n. sp. ; 73
MassALoNGoO. — Liste des hépatiques du Brésil recueillies
é par Mazzuchelli , . . . . PAT 9
" MEv1aN, — Recherches sur les formes Hionotaues du groupe
” sylvatico - denticulatum du genre Plagio-
DRRDIUIR à : : SU 6 + + à s 2 DATE
NÉCROLOGIE. — Kindberg, Paris. O4 Re ï 24; 93
DNOUVRRENR 2 D 7. LR 48, 96, 120
Paris. — Muscinées de l'Afrique intertropicale française . 25
» Momsses:de l'Asie orientale .… .:::}:: 32, 42 53
» Des nomins nuda . . 1: 0008 1 D AE 84
RicHARDs. — Philonotis seriata fruiting in à Britain “PR 69
_Zoppa.— Une nouvelle variété de mousse de la Sardaigne. 89
Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, rue de la Monnaie.