No 147 41e ANNÉE 1914
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REVUE ‘Mi
BRYOLOGIQUE .
BULLETIN BIMESTRIEL
Consacré à l’'Étude des Mousses et des
Hépatiques
Bb Francs..." par an |
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\- 4 Dollar......... id.
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T. HUSNOT
A CAHAN PAR ATHIS (Orne)
1914
se pr ruete heu de rames 5
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no nr descriptions et figures des k.
& France et des contrées voisines. — ? volumes gr.
Op.et 125 2 pe contenant environ 6.000 fig. — C ahan
Fa * 50 fr;
ici un extrait rs et de M. Chatin : « Le Muscologia à
‘est un monument élevé à la Botanique française. Aussi la
de it est-elle unanime à Jui RAORTUÈT le prix
SE Htepalitaita Gallica, flore dalvhque & descrip
ve des pr de France-et de Belgique, accompagnée
lanches représentant chaque espèce de grandeur naturelle et ses
X Cal rat pos —— RO 1881; 1 vol. in-8° de.
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USNOT. RAS europæa, DR D et idises des |
Sp} aignes ds PE Re — 1882, broch. te in-8° de 16 Fe eæ
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sogue analktique des Hé ati ues ‘du Nord x
1881, in-80 de 24 ne s pa qu ÿ En» fr.
SNOT. = Flore analytique et a des Mousses: du.
‘d-Ouest (environs de Paris, Normandie, Bretagne, Anjou,
aine).— 2e Édition contenant un traité élémentaire de Bryologie
C pos æ 84 ue 1 vol. in-80 de 175 D et 5 .
Fe du Un à + É Ma che,
M6 p: et 1 La — Chez Fautenr, rue Âss ;
No 1. 4e ANNÉE 1914
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REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissaAnT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 1
Les mélanges d'espèces chez les Céphaloziellacées. DOUIN. — Acrocladiopsis,
genre nouveau. J, CARDOT. — Troisième contribution à la flore bryologique
du Maroc. L. CORBIÈRE. — Bibliographie, — Nouvelles.
Les Mélanges d’espèces chez les Céphaloziellacées
par CH. DouIN
Les Cephaloziella, cette « crux hepaticologorum », m'écrivait
dernièrement Lœske, forment le groupe le plus difficile de toutes
les Hépatiques au dire de Müller (1): « man darf die Gattung
Cephaloziella wohl für die schwierigste unter allen Lebermoose
halten ». ;
Ce qui fait la difficulté de l’étude de ces plantes, c'est, non
seulement la grande variété de leurs formes, mais leur petitesse
qui empêche de reconnaître sûrement l’inflorescence, et surtout
les mélanges ou « salades d’espèces » qui sont très communs.
Si l’on excepte le Cephaloziella Baumgarineri Schiffn. relégué
sur les calcaires frais, les autres espèces sont assez rarement pures
de tout mélange. Et dans ce cas, il faut très bien connaître toutes
les espèces avec leurs diverses variations pour pouvoir les distin-
guer, attendu que foules les espèces, qui vivent côle à côle, sous
l'influence des mêmes condilions extérieures, ont exactement le
même aspect. Ce qui complique encore la difficulté, c'est que toutes
les Céphaloziellacées, normalement sans amphigastres, en possè-
dent de bien développés sur les tiges propagulifères. Il faut tou-
jours, dans ce cas, se rappeler que delels amphigastres ne doivent pas.
élre pris en considération (2). C’est sans doute la présence de ces
amphigastres spéciaux qui a décidé Spruce, Warnstorf et Müller à
considérer ces organes comme tout à fait secondaires pour la dis-
tinction des espèces. +
(1) K. Müller, Lebermoose, IL, p. 106.
(2) Ch. Douin, Les propagules des Cephaloziellacées, in. Bull. soc. bot, de
France, novembre 1913. ro Lots
ON REVUE BRYOLOGIQUE
1. — Erreurs des Auteurs.
Très souvent-les mélanges de 2 espèces ont été considérés par
les hépaticologues comme appartenant à une seule. Il en est
résulté des erreurs qui, pour la plupart, n ‘ont jamais été relevées.
Avant de les passer en revue, je vais donner quelques considé-
rations générales qui permettront de voir comment on pourra le
plus souvent résoudre la question.
Si dans un même échantillon, on a 2 formes différant seulement
par certains caractères comme la grandeur des cellules, la denti-
culation, etc., il y a lieu de se demander si l'on a affaire à deux
espèces ou à une seule. Si les 2 formes considérées rentrent dans
les limites des variations d’une même espèce, on trouvera alors,
pour peu qu’on dispose d’un échantillon assez abondant, des
formes intermédiaires entre les 2 formes extrêmes. Dans le cas
contraire, on sera fondé à faire ? espèces distinctes.
19 JUNGERMANNIA DENTATA Raddi
Je citais dernièrement (1) l'erreur de Raddi qui, sous le nom de
Jg. denlala comprenait Jg. Turneri Hooker et ce que j'appelle
Evansia dentala. Cette erreur a été acceptée par tous les hépa-
ticologues; et K. Müller, malgré mes déterminations dans l’her-
bier Boissier (2), l’a consacrée à son tour. Et pourtant, les 2
plantes ne peuvent guère être confondues, car elles ont des sta-
tions exclusives bien différentes et des caractères bien distincts;
voici les principaux :
Evansia dentata Douin Prionolobus Turneri Hooker
1. Propagules plus ou moins 1. Propagules anguleux (nor-
elliptiques et papilleux (au | malement 6 pointes plus ou
moins 15-20 papilles arrondies). | moins aiguës);
20 Tiges stériles ayant des 2. Amphigastres nuls sur
amphigastres constants ; les tiges stériles non propagu-
lifères ;
3. Tiges loujours simples; 3. Tiges presque {oujours
plus ou moins ramifiées (rami-
fications véntrales et latérales);
(1) Ch. et R. Douin, L’Anthoceros dichotomas Raddi, in Rev. bo 1943.
7
(2) Grâce à l’'amabilité de M. Beauverd, j'ai eu communication de l’herbier
Boissier qui comprend les herbiers Stephani, Jack, Bernet, Müller (Arg.) etc.
J'ai revu les Cephaloziella de cet herbier (plus de 500 numéros) et corrigé
les nombreuses erreurs quis’y trouvaient. C'est grâce à l’herbier Boissier, |
dont il a eu communication, que Müller a pu, sans ne de + aps, ms
la partie de sa flore qui traite du genre ccm.
REVUE BRYOLOGIQUE 3
4. Cellules assez grandes (14- 4. Cellules moyennes (10-14 p)
18 p);
5. Vit sur le bord des chemins 5. Vit sur les lalus des fossés
et des allées dans les bois, par- | dans les bois, jamais sur leurs
fois sur les parois de leurs | chemins.
ornières, jamais sur les talus
des fossés.
Pour être exact, je dois reconnaître que les hépaticologues
modernes ont un peu corrigé l’erreur de Raddi en appelant
Ceph. dentala seulement les formes étiolées et propagulifères du
P. Turneri dont les feuilles ne sont pas condupliquées.
20 JUNGERMANNIA BYSSACEA Roth.
La plante originale de Roth montre un mélange, en parties
variables, du Jg. Starkii Nees et du Jg. Hampeana Nees; ce der-
nier montre des tiges avec amphigastres et d’autres sans amphi-
gastres selon qu’elles sont propagulifères ou non. |
. J'ignore si Nees a vu la plante de Roth, puisqu'il la place à la
fois comme synonyme de son Jg.Slarkii Hb.Funck,et du Jg. diva-
ricala Engl. Bot (1). Il ajoute, il est vrai, à propos du premier :
« ex descriptione elegantissima fortassis solam hanc speciem
designans, exl. aliquot synn. » Il est probable qu’il ne l’a pas vue,
sans quoi il aurait reconnu son Jg. Hampeana.
Heëg qui a vu cette plante originale de Roth, ne semble pas
avoir reconnu non plus les ? espèces. Pourtant, dans son herbier le
Ceph. Hampeana avec propagules et amphigastres porte le nom
de Ceph. Slarkit var. intermedia.
Il reste maintenant à savoir si Roth a bien reconnu les 2? espè-
ces. Tout d’abord, le seul fait, que le Jg. byssacea Roth date de
1800, tandis que le Jg. Hampeana Nees lui est postérieur de 38
ans, suffit pour affirmer que Roth a confondu les 2 plantes. En
effet, dans le cas contraire, ce n’est pas une, mais 2 nov. sp.
qu’il aurait décrites. D'ailleurs, sa description (2), quoique très
longue, manque de précision, et on ne peut affirmer, comme où
l'a fait, qu'il a voulu décrire spécialement Jg. Starkii. En effet, elle
ne parle ni de l’inflorence, ni de la grandeur des cellules, ce qui
n’a rien de surprenant pour l’époque (1800), pas même des amphi-
gastres, les seuls caractères permettant de distinguer sûrement
les 2 espèces. Dans les 3 observations qui suivent la description,
Roth donne les différences entre sa plante et les Jg. globulifera,
_excisa, cuspidala el incisa, et rien autre chose.
(1) Nees ab Esenbeck, Nat. der Eur. Leb. Il, p. 224 et 242.
(8) Roth, F1. Germ. I, 4,p. 887,n.2
4 : REVUE BRYOLOGIQUE
“Tout le monde conviendra que les raisons ci-dessus sont suffi-
santes pour rejeter le nom spécifique de byssacea ressuscité bien
à tort par Heeg avec un sens opposé au Ceph. byssacea Dumt.
30 CEPHALOZIA MYRIANTHA S. O. Lindb.
J'ai vu de nombreux échantillons originaux de la plante de Lind-
berg. Dans tous, on trouve deux plantes paroïques qui se distin-
guent par les caractères ci-dessous :
Ceph. elegans Heeg
1. Lobes larges (5 à 9 cellules
-_ de large) et plus ou moins ova-
les (fig. 1);
2. Cellules petites (9-11 & de.
large) ;
Ceph. Jackii Limpr.
I. Lobes étroits (3-5, ordi-
nairement 4 cellules de large)
et souvent anguleux (fig. 3);
2. Cellules de grandeur mo-
yenne (11-14 p);
3. Amphigastres présents çà nuls ou
et là sur les tiges stériles, mais
rarement constants ou nuls.
3. Amphigastre
accidentels.
Tantôt les deux formes sont en parties à peu près égales dans
les échantillons, tantôt l’une ou l’autre domine presque exclusi-
vement. La diagnose de Lindberg ne permet pas de savoir
laquelle des 2 formes il a voulu désigner, puisqu'il ne parle pas
des caractères des cellules et des lobes signalés ci-dessus. D’ail-
leurs, il n’est pas douteux que Lindberg a confondu les 2 plantes
puisqu'il a appelé Ceph. myriantha une plante de Sibérie (leg.
Arnell, in herb. Arnell) qui appartient au Cephalozia elegans Heeg.
La forme à cellules moyennes est le Cephalozia Jackii Limpr.,
tandis que celle à petites cellules appartient au Ceph. elegans
Heeg.
Les hépaticologues américains ont compris le Ceph. myriantha
comme Lindberg, car dans leurs envois, j'ai vu, sous ce nom, les
2 formes que je viens de signaler.
… Dans Müller (1), la description est celle du Ceph. Jackii ; mais la
fig. h appartient à Ceph. elegans.
Maintenant, il reste à savoir si les 2 formes appartiennent à
la même espèce ou si elles doivent former 2 espèces séparées.
La rareté des formes intermédiaires, la présence exclusive de
l’une ou l’autre des 2 formes dans diverses stations me font
croire actuellement qu’il y a là deux espèces différentes quoique
très voisines. Si je fais quelque restriction, c’est que les gran-
_ deurs relatives descellules, qui se continuent dans les feuilles invo-
(1) K. Müller, loco cit., p. 128 et 129,
REVUE BRYOLOGIQUE 5
lucrales (fig. 2 et 4), n’existent plus dans les spores qui sont à peu
près de même grosseur. Les spores sont en effet beaucoup moins
influencées que les cellules par les conditions extérieures. Une
révision générale de tous mes échantillons sera nécessaire avant
de porter un jugement définitif.
49 CEPHALOZIELLA LimpricHTi (Warnst.) Müller .
in Müller, Lebermoose, II, p. 139 et suivantes.
Sous ce nom, Müller réunit les 3 formes suivantes :
a) Cephaloziella Limprichli typica : amphigastres ordinaire-
ment manquants; cellules de 12-18 y;
= b). fo gracillima : amphigastres constants: cellules de 40 à 12 nm
ordinairement ; $
c) var. slellulifera (Tayl.) : amphigastres seulement à l'extré-
milé des tiges; cellules de 20 à 25 p.
Ainsi, voilà.une espèce dont les cellules varient de 10 à 95 p ;
je tiens cela pour impossible chez les Cephaloziella. En ce qui
concerne les cellules du Jg. stellulifera qui auraient de 20 à 25%
de largeur, je tiens également cela pour impossible. Aucun Cepha-
loziella ne possède des cellules aussi grandes. 11 y a sûrement là
une erreur de Müller, car les cellules du Jg. stellulifera original
sont moitié plus petites (10-16 y, ordinairement 11-13 y).
À propos de cette dernière plante, Müller emploie le caractère :
amphigastres d l'extrémité des tiges, «(Unterblätter am Stengelende ».
Cette expression ne signifie rien.
Ce caractère peut être réalisé dans 2 cas :
1° lorsque la plante s’apprête à donner des propagules;
2° lorsqu'elle se dispose à donner des archégones.
Mais dans ces deux cas, le caractère ne doit pas être pris en
considération, puisqu'il peut avoir lieu dans toutes les espèces :
il n’a par suite aucune valeur en systématique.
Sûrement, les amphigastres sont constants chez le Jg. stellu-
li fera Tayl. et parfois même très grands et égaux aux feuilles voi-
sines,
La f. gracillima, la mieux caractérisée des 3 formes indiquées
ci-dessus, est la plante au sujet de laquelle Müller m'écrivait :
Was Sie früher als C. stellulifera var. gracillima bezeichnet haben,
gehôrt z. T. sicher zu myriantha (stark verdickte kleine Zellen).
C’est en réalité, Ceph. Slarkii (Nees) (paræcia falsa), belle forme
__ à feuilles assez souvent exactement superposées, comme dans la
var. rupestris C. Jens (1). dont elle ne diffère pas. |
nv Müller, loco cit, p. 178.
6 REVUE BRYOLOGIQUE
Je ne connaissais pas le Cephaloziella Limprichti Warnsi. ;
mais, grâce à l’amabilité de Lœske et Warnstorf, j'ai pu obtenir
communication de la plante originale que je croyais distincte
du Ceph. gracillima D., en raison des amphigastres non décrits
par Warnstorf (1) et déclarés manquant habituellement, par
Müller (2).
L’échantillon comprend deux espèces distinctes qui ont été
certainement confondues par suite de certains caractères com-
muns : L’une est le Cephaloziella Limprichti conforme à la des-
cription du créateur de l'espèce (3); l’autre que je rapporte au
Cephaloziella rubella est, en réalité, une de ces formes ambiguës,
intermédiaires entre les Ceph. Hampeana et C. rubella. Elle pos-
sède l’aspect rigide, les lobes étroits et le périanthe du C. rubella,
tout en ayant les cellules à parois minces du Ceph. Hampeana.
Voici les différences entre les 2 espèces de l'échantillon original
du C. Limprichii :
Ceph. Limprichti Warnst.
1. Inflorescence paroïque et
autoïque;
Ceph. rubella (Nees)
1. Inflorescence autoïque et
tout à fait exceptionnellement
paroïque ;
2. Amphigastres constants,
parfois plus ou moins détruits
sur les plantes âgées, ou rudi-
mentaires et cachés par les
radicules, sur les tiges stériles ;
3. Cellules assez grandes (4)
(13-16 y) sur les feuilles des
tiges stériles bien développées.
Le C. rubella de l'échantillon
forme même à lui seul l’échantil
de lherbier Massalongo qui m’a
C'est la raison pour laquelle Massalongo (5)
Limprichti Warnst,
paroica ».
2. Amphigastres nuls ou
tout à fait accidentels sur les
tiges stériles non propaguli-
fères ;
3. Cellules de grandeur mo-
yenne (11-13 y).
est jeune et en très bon état: il
lon original du Ceph. Limprichti
été aimablement communiqué.
dit que le Ceph.
possède une « inflorescenza autoica né
(1) C. Warnstorf, Kryptog. des Mark Brand. 1, p. 298,
(2) K. Müller, loco cit., II, p. 141.
(3) G. Warnstorf, loc. cit. p. 228.
(4) Il est manifeste que personne ne s'entend au sujet de la grandeur des
cellules, par suite des
prochainement le
matique,
(5) C. Massalongo, Le Specie italiane del gen. Cephalozia Dmort., ». 34.
REVUE BRYOLOGIQUE 4:
L'absence complète d’amphigastres et les lobes involucraux
entiers dans la plante qui accompagne le vrai Ceph. Limprichti
n’ont pas peu contribué à confondre les 2 plantes, E
En résumé, le vrai Ceph. Limprichti est identique au Ceph. gra-
cillima D. et représente la forme normale et habituelle de l’espèce
que l’on rencontre partout, dans les chemins et les . Ilées des bois,
parfois sur leurs talus et même jusque dans les champs cultivés
voisins. Mais, si l’on réunissait le C. Limprichti et le Jg. stelluli-
fera Tayl. en une seule espèce, ce qui est fort soutenable, en vertu
du droit de priorité, la plante devrait s’appeler Cephaloziella
slellulifera (Tayl.) Schiffner.
5° CEPHALOZIELLA STaRkiI, var. examphigastriata Douin
in Müller, Lebermoose, IT, p. 180
J’ai créé jadis cette variété, dans l’herbier Boissier, à une épo-
que où je croyais que le caractère des amphigastres n'avait rien
de spécifique. C’est là que Müller l’a pieusement recueillie, sans
me consulter; et je le regrette autant pour lui, que pour moi-
même. Cette variété n’a aucune raison d’être et doit disparaître.
Quatre localités sont indiquées : la plante de Bade (leg. Jack) et
celle de Corse (leg. F. Camus) appartiennent sûrement à Ceph.
Starkii par leurs amphigastres à peu près constants, quoique
rudimentaires. On pourrait en faire tout au plus une f. subexam-
phigastriata; la plante de Silésie (leg. Flotow) est identique à
celle de mon ami Dismier dont l’inflorescence est synoïque. J’ai
constaté aussi qu’un périanthe de la plante de Flotow contenait 2
anthéridies mêléés aux archégones. Jai sacrifié 3 nouveaux
périanthes de la plante du ballon d'Alsace (leg. Dismier), tous les
trois contenaient des anthéries avec les archégones. Cette
curieuse plante synoïque se range à côté du Ceph. elegans Heeg
dont elle diffère encore par les cellules un peu plus petites (8-9 x).
Il y a probablement là une plante méconnue et confondue avec
le Ceph. Slarkii, qui d’ailleurs se trouve mélangé avec elle dans les
? localités citées. Ce dernier en diffère par ses amphigastres cons-
tants et son inflorescence qui paraît quelquefois paroïque; mais
il n’y a jamais d’anthéridies au-dessous des archégones. :
60 CEPHALOZIA DIVARICATA Spr.
_in On Cephalozia, p. 64 |
__ L'examen de la description du C. divaricala Spr. et de celles
des variétés qui l’accompagnent montre que Spruce a groupé sous
Ce nom toutes les plantes qu’il n’a pu isoler par des caractères &
LG er
8 REVUE BRYOLOGIQUE
convenables : Jg. Starkii Nees, Jg. Hampeana Nees, Jg. Grimsu-
lana Jack, Jg. stellulifera Tayl., etc.
D'ailleurs, dans tous les herbiers, les Ceph. divaricaia el Slarkii
sont le Capharnaüm où l’on range tout ce qui embarrasse. On y
trouve diverses petites Hépatiques, des Cephalozia, des Cephalo-
ziella, des Marsupella et même des nov. sp. Il me suffira de citer
l’herbier d’un de nos plus célèbres hépaticologues.
Sous le nom de Cephalozia byssacea (Roth), jy ai vu :
Jg. Grimsulana Jack,
Jg. Hampeana Nees,
Jg. Slarkii Nees,
Cephaloziella Limprichii Warnst.
Cephaloziella Ludoviciana D. nov. sp., plante autoïque, pourvue
d’amphigastres, de cellulles moyennes (10-13 y) et de lobes
involucraux entiers et plus ou moins obtus ou arrondis (plante de
la Louisiane, leg. Langlois, ex herb. Cardot), soit 5 bonnes espèces.
Sous le nom de Cephalozia divaricala Spruce, on trouve, dans
le même herbier, les 6 ou 7 espèces suivantes :
Jg. rubella Nees,
Jg. Starkii Nees,
Jg. Hampeana Nees,
Jg. Grimsulana Jack,
Cephaloziella Limprichli Warnst.,
Cephaloziella sinensis Douin n. sp., plante stérile, à feuilles
spinuleuses sur le dos et à lobes dentés,'à cellules moyennes (11-
13 y), et pourvue d’amphigastres rudimentaires souvent cachés
parmi les radicules (plante de Chine, leg. Giraldi). Avec cette der-
nière se trouvait un autre Cephaloziella stérile à lobes entiers res-
_ semblant à Ceph. rubella (Nees) et qui est peut-être une autre
nov. sp. Malheureusement, l’exiguité et la stérilité de l'échantillon
ne m'ont pas permis de l’étudier sérieusement.
7° CEPHALOZIELLA MASSALONGI Spr. et
Cephaloziella æraria W. H. Pears.
Quand on examine avec attention des échantillons abondants
et en bon état du Ceph. Massalongi d'Angleterre, comme ceux
que je dois à l’amabilité des hépaticologues W. Edw. Nicholson
et W. Ingham, on ne tarde pas à reconnaître 2 formes distinctes
ayant en commun les caractères suivants : Feuilles profondé-
ment divisées en ? lobes dentés et çà et là spinuleuses sur le dos;
cellules à parois plus où moins épaisses et diversement papilleu-
ces; amphigastres constants; plantes vivant sur les parois fra
_ ches et ombragées des rochers cuprifères,. M
(Autre)
REVUE BRYOLOGIQUE 9
Acrocladiopsis Card.
genre nouveau de la tribu des Plagiothéciées
PAR J. GARDOT
Dans ma Flore bryologique des Terres magellaniques, de la
Géorgie du Sud et de l’Antarctide, publiée en 1908, j'ai établi dans
le genre Hypnum un sous-genre Calliergonella pour le H. nitidum
(H.f. et W.) C. Müll. (Leskea H. f. et W., Slereodon Mitt.); la
même année, M. Brotherus, dans son Genera, plaçait cette espèce
dans le genre Calagonium, et divisait ce genre en deux sections :
1° Eucalagonium, caractérisée par ses tiges très comprimées,
à feuilles nettement distiques;
20 Acrocladiopsis, à tiges julacées ou peu comprimées, à feuilles
disposées en 5 ou 6 rangées.
C’est dans cette seconde section que figure le C. nitidum (H. f.
et W.) Broth.; élle correspond donc à mon sous-genre Callier-
gonella. :
Comme les bryologues tendent de plus en plus à accorder une
valeur générique au caractère fourni par le mode d'insertion des
feuilles, j'ai pensé qu'il y avait lieu d'élever au rang de genre le
sous-genre Calliergonella. Mais M. Fleischer me fait observer que
ce nom a déjà été employé commé nom de genre par M. Loeske
pour le Hypnum cuspidatum (Hedwigia, L, p.248). C'est donc le
nom de section de M. Brotherus, Acrocladiopsis, qui doit être
employé pour désigner le nouveau groupe générique, lequel
comprend actuellement, à ma connaissance, les 7 espèces sui-
vantes :
A. Eudorae (Sulliv.) |
A. Drayloni (Sulliv.). Iles Sandwich.
A. subcuspidala (Hpe.). \
À. nilida (H. f. et W.).
A. complanata Card.ms. Région magellanique.
A. myura Card. ms. à
À. serrulata (Broth. et Par.) ms. — Panama. Si
J'ignore si cette dernière espèce est la même chose que le
Calagonium serratum Broth. et Par., de la même région, qui est
cité dans le Genera de M. Brotherus comme appartenant à la sec-
tion Eucatagonium ; mais la plante que j'ai reçue du général Paris
sous le nom de C. serrulatum Broth et Par. sp. nova, à les tiges
peu comprimées et les feuilles disposées en 5 ou 6 rangées; c’est
donc bien un Acrocladiopsis. errenetiiqn at
Acrocladiopsis (Broth.) Card. gen. nov. — À Catagonio differt :
Caulibus julaceis vel parum compressis eb foliüis penta vel
10 | REVUE BRYOLOGIQUE :
Troisième contribution à la flore bryologique du Maroc
é d’après les récoltes du Lieutenant Mouret
par L. CORBIÈRE.
M. le Lieutenant Mourer, dont les récoltes bryologiques au
Maroc, de novembre 1911 au 17 juin 1913, ont fait l’objet de deux
notes publiées dans cette Revue (1913, n° 1, pp. 7-13, et n° 4, pp.
51-57), a pu encore, avant son retour en France (novembre 1913),
_ m'adresser de nouveaux matériaux qu’il avait recueillis, l'été
dernier, particulièrement dans la région montagneuse du Moyen
Atlas qui s'étend au $. de Fez, savoir : d’abord, en juillet, aux
environs d’Immouzer, 32 kil. S. de Fez, à une altitude de 1.200 à
1.500 m.; puis, en août, à Tissa, 50 km. E. de Fez, sur la route de
Tazza et au bord du Leben, affluent du Sebou; puis enfin au poste
d’Anoceur, situé en plein Moyen Atlas, au S-E. d’Immouzer, à
“une altitude de 1.400 m. et près du Djebel Outa (alt. 1.800 m.).
Tout ce massif, de même que le pays qui s’étend de Rabat à
Fez, est presque entiérement formé de roches calcaires. Toutefois,
près de Tissa se trouve un pointement siliceux, d’origine volca-
nique, qui a donné plusieurs espèces silicicoles ( Grimmia campestris
notamment). -
Le moment de l’année était bien peu favorable aux Muscinées;
néanmoins, grâce à l'altitude assez élevée de la région, M. MOURET
a fait d'assez nombreuses trouvailles, qui ajoutent à ses précéden-
tes récoltes 27 muscinées nouvelles pour le Maroc central : 24
mousses (plus 3 var.) et 3 hépatiques.
En somme, si l’on veut bien se reporter à mes deux premiers
articles, on verra que le zélé et infatigable lieutenant Mouret
a récolté pendant son séjour au Maroc, au milieu de difficultés
souvent très périlleuses, un total de 186 muscinées, comprenant
147 mousses et 39 hépatiques. Honneur à lui, et puisse-t-il trou-
ver des imitateurs !
Comme précédemment, les 27 espèces non recuéillies encore
dans la région figurent en caractères gras dans la liste ci-après.
MUSCI
Acrocarpi
Ceratodon purpureus (L.) Brid.; stér. — Immouzer, vers
1.200 m. F5
Distichium capillaceum (Sw.) Br. eur.; c. fr. = Anoceur, à
1.900 m., avec Reboulia hemisphærica, Tessellina pyramidata et
… Æncelyple conbrid: “ic"vru0s armes 7 glacial
REVUE BRYOLOGIQUE 11
FISSIDENS INCURVUS Schwægr. ; c. fr. — Immouzer, vers 1.200 m.
HYMENOSTOMUM TORTILE (Schwægr.) Br. eur. :; c. fr. — Immou-
zer, vers 1.200 m. 57
Weisia viridula (L.) Hedw.; c. fr.—Anoceur, à 1.600 et 1.800m.,
en société de Reboulia hemisphærica et de Tortella cæspitosa.
Les échantillons étudiés ont le péristome très court, presque
rudimentaire, et ils peuvent être rapportés à la var. gymnoslomoi-
des Br. eur.
GYMNOSTOMUM CALCAREUM Nees et H.; €. fr. — Immouzer, à
1.200 m., avec Lunularia cruciata, Scorpiurium circinalum et
Mniobryum carneum.
EUCLADIUM VERTICILLATUM (L.) Br. eur.; c. fr. — Immouzer,
vers 1.200 m.; Anoceur, 1.500 m. — Plus ou moins encroûté
de calcaire.
TRicHosroMuM crisPuLUM Bruch; c. fr. — Souk el Arba de
Tissa.
TimmiELLA BarBuLA (Schwægr.) Limpr.; c. fr. — Souk el Arba
de Tissa. |
Tortella tortuosa (L.) Limpr.; Barbula lortuosa Web. et M.;
c. fr. — Immouzer, à 1.200 m.; Anoceur : rochers calcaires à
1.200 m. et 1.400 m., et sur le Djebel Outa à 1.600 m. — Associé
à Madotheca platyphylla, Tortula ruralis et Homalothecium seri-
ceum.
T. cæspitosa (Schwægr.) Limpr.; €. fr. — Anoceur, rochers à
1.800 m.
DinyMopon ropHacEus (Brid.) Jur.; €. fr. — Immouzer, vers
° 1.200 m.
BARBULA FALLAxX Hedw.; c. fr. — Immouzer, à 1.200 m.
B. vineauis Brid.; c. fr. — Anoceur, à 1.700 m.
—— Var, cylindrica (Tayl.) Boul. ; ster. — Immouzer, à 1.200 m..;
Djebel Outa près Anoceur, à 1.700 m. :
B. UuNGurcuLATA (Huds.) Hedw.; c. fr. —Souk el Arba de Tissa.
B. commutata Jur.; ster. -— Anoceur : Djebel Outa, à 1.800 m
— Var. erosa Corb. (var. nova); ster. — Immouzer, vers 1.200
M., en société de Hymenostomum tortile, Encalypla vulgaris var.
Mmulica et Scorpiurium circinatum.
À forma typica differt foliorum marginibus erosis. |
Cette variété n’est peut-être qu’une forme accidentelle, et
même d’ordre pathologique. Elle offre une analogie frappante
_ avec B. sinuosa (Wils.) Braithw.; comme dans ce dernier, le bord
de la plupart des feuilles est plus ou moins découpé et corrodé par
la chute de granulations. A l’état humide, les feuilles sont arquées
_@n dehors; elles sont longues de 1.5 mm.-environ et larges à peine
de 7 ram .; la nervure forte finit au sommet.
12 ! | REVUE BRYOLOGIQUE
CROSSIDIUM GRISEUM Jur.; €. fr. — Immouzer, à 1.200 m.
TorTULA SUBULATA (L.) Hedw. var. énlegrifolia Boul. ; €. fr. —
Environs de Tiguaz au $. d’Anoceur, à 1.900 m.
T. ruRALIS (L.) Ehrh.; c. fr. — Immouzer, de 1.200 à 1.500 m.;
Anoceur, à 1.600 m.
ENCALYPTA VULGARIS (Hedw.) Hoffm. var. mulica Brid.; c. fr.
— Immouzer, à 1.200 m.; Anoceur, vers 1.600 m.
E. contorta (Wulf.) Lindb.; Æ. sireplocarpa Hedw.; ster. —
Anoceur, à 1.900 m.
GRIMMIA APOCARPA (L.) Hedw.; c. fr. — Immouzer, à 1.200 m. ;
Anoceur, à 1.800 m. — N’avait pas encore été rencontré fructifié.
G. conferta Funck; €. fr. — Immouzer, à 1.200 m.
G. anodon Br. eur.; c. fr. — Immouzer, à 1.200 m., sur roches
calcaires.
G. campestris Burch; G. buéphss Grev.; c. fr. — Souk el
Arba de Tissa, sur roches siliceuses.
: G. PULVINATA Sm.; €. fr. — Immouzer, rochers à 1.200 m. ;
Anoceur, rochers à 1.600 m.
ORTHOTRICHUM CUPULATUM Hoffm. var. commune Vent. in
Husn. Muscol. gall. p. 160; c. fr. — Immouzer, à 1.200 m. et sur
le Djebel Kandar à 1.500 m. ; Djebel Outa près Anoceur à 1.800 m.
sur roches calcaires.
O. Sardagnæ Vent. in Husn. loc. cit. p. 161; c. fr. — Anoceur,
rochers à 1.700 m. — Dans cette station, la plante a une teinte
glaucescente remarquable.
O. brAPHANUM (Gmel.) Schrad.; €. fr. — Immouzer, sur troncs
d’arbres à 1.200 m.
O. PuMILUM SW. «. molle Vent. in Husn. loc. cit. p. 180; O.
Rogeri Boul.; c. fr. — Immouzer, sur troncs d’arbres à 1.200 m.
O. ScximMPERI Hamm.; c. fr.— Anoceur, sur troncs d’arbres à
1.200 m.
O. affine Schrad. var. neglectum (Schp.) Vent. in Husn.; c. fr.
— Djebel Outa près Anoceur, sur troncs d’arbres à 1.200, et à
1.600 m.
O. acuminatum Philib.; c. fr. + Immouzer, sur troncs d’arbres
à 1.200 m.
O. Lyellii Hook. et T.; ster, — Djebel Outa près Anoceur, sur
troncs d'arbres vers 1.200 m.
Funaria fascicularis (Dicks.) Schpr.; c. fr. — Djebel Outa près
Anoceur.
F. MEDITERRANEA Lindby; c. fr. — lnrbiôeaor, à 1.200 m.
_ F. HYGROMEBRICA (L.) Hedwi; c. fr. — Immouzer, vers 1 200
m.; Djebel Outa Fe sun à 1 20072 m. Fe
REVUE. BRYOLOGIQUE 13
MNIOBRYUM CARNEUM (L.) Limpr.; stér. — Immouzer, à 1.200
m.
BRYUM PALLESCENS Scheich. 6. polygamum Corb. Rev. bryol.
1904, p. 8; c. fr. — Anoceur, vers 1.800 m.
B. cæsprTicrum L.; c. fr. — Environs d’Anoceur : Djebel Outa
à 1.600 m. et près de Tiguaz à 1.900 m.
B. ARGENTEUM L. var. lanalum Schp.; ster. — Djebel Outa
près Anoceur, à 1.800 m.
B. rorQuEsCENs Br. eur.; c. fr. — Djebel Outa.près Anoceur,
à 1.900 m.
- B. capiLLARE L. ; c. fr. — Immouzer, vers 1.200 m.
— var. Ferchelii (Funck) Br. eur.; c. fr. — Djebel Outa près
Anoceur, vers 1.800 m.
B. DonraANuM Grev.; c. fr. — Mesdou près Anoceur, à 1.200 m.
Pleurocarpi
Leucodon seiuroides (L.) Schwægr. (type); stér. — Environs
d'Anoceur : Djebel Outa à 1.600 m.; et près de Tiguaz à 1.900 m.
Antitrichia ealifornica Sull.; stér. — Anocèur, sur troncs
d'arbres à 1.700 m.
Pterogonium ornithopodioides (Huds.) Lindb.; P. gracile Sw.;
ster. — Immouzer, à 1.200 m.
Neckera mediterranea Philib.; ster. — Immouzer, rochers à
m.
Fabronia pusilla Raddi; c. flor. — Anoceur : troncs d'arbres à
1.700 m.
AMBLYSTEGIUM RIPARIUM (L.) Br. eur. ; ster. — Immouzer, vers
1.200 m.
HYGROAMBLYSTEGIUM FILICINUM (L.) Lœske; ster. — Immou-
_ Zer, vers 1.200 m.; Djebel Outa près Anoceur, vers 1.500 m.
Fe H. FALLAx (Brid.) Lœske var. spinifolium (Schp.) Warnst.;
__ Ster. — Immouzer, vers 1.200 m., avec formes de passage vers
H. filicinum.
k Rhytidium rugosum (Ehrh.) Kindb.; ster. — Environs de
AZZA.
Hylocomium proliferum (L.) Lindb.; H. splendens (Hedw.)
Br. eur; ster. — Environs de Tazza, d’où il a été rapporté, ainsi
que l’espèce précédente, avec des plantes médicinales par des
indigènes. es hiig
_ HomarorneciuM sericEuM (L.) Br. eur.; ster. — Immouzer,
à 1.200 m.; Anoceur, sur troncs d’arbres à 1.400 et à 1.700 m.
_ Brachythecium salebrosum (Hoffm.) Br. eur.; ster. — Souk
14 REVUE BRYOLOGIQUE
B. velutinum (L.) Br. eur.; c. fr. — Environs d’Anoceur : Mes-
dou à 1.200 m., et Djebel Outa à 1.600 m. :
SCORPIURIUM CIRCINATUM (Brid.) Fleisch. et L.; ster. —
Immouzer, vers 1.200 m.
RHYNCHOSTEGIELLA CURVISETA (Brid.) Limpr. ; €. fr. —Immou-
zer, à 1.200 m.
Hepaticæ
Marchantiales
TESSELLINA PYRAMIDATA (Raddi) Dum. — Anoceur, à 1.900 m.
TARGIONIA HYPOPHYLLA L.; c. fr.; —Souk el Arba de Tissa.
REBOULIA HEMISPHÆRICA (L.) Raddi; c. fr. — Immouzer, vers
1.200 m.; Anoceur vers 1.600 m. et Mesdou à 1.200 m.
LUNULARIA CRUCIATA (L.) Dum. ; ster. — Immouzer, à 1.200 m.
MARCHANTIA PALEACEA Bertol. ; ster.—Immouzer, vers 1.200 m.
Jungermanniales
PELLIA FABBRONIANA Raddi. — Anoceur, bord d’un ruisseau
à 1.400 m.
Chiloseyphus polyanthus (L.) Corda var. rivularis Nees: ster.
— Immouzer, vers 1.200 m.; Anoceur, dans un ruisseau à 1.400 m.
CEPHALOZIELLA BAUMGARTNERI Schiffn. — Immouzer, vers
1.200 m., avec Eucladium verticillatum.
Madotheca phatyphylla (L.) Dum. — Anoceur, sur des rochers
à 1.600 m. -
M. rivularis Nees. —— Immouzer, vers 1.200 m.
Cherbourg, 20 déc. 1913.
Bibliographie
North-American Flora. Bryophyta, part 11.
Cette seconde partie est consacrée aux Dicranacées (146 espè-
ces) et aux Leucobryacées (14 espèces), qui ont été traïtées par
M. R.S. Williams. Les descriptions sont faites avec soin ; de même
que dans la première partie, les espèces sont prises dans un sens
extrémement large, et beaucoup de bryologues jugeront même
sans doute que l’auteur tombe ici dans l’excès. Il y a aussi çà et là
quelques erreurs matérielles d'identification : c'est ainsi par exem-
ple que M. Williams place à tort dans le sous-genre Microdus le
Dicranella gracilicaulis Card., qui a un péristome très développé,
à dents régulièrement bifides jusqu'au milieu ou au-dessous.
; 2. ch Tab. !
ra
REVUE BRYOLOGIQUE 15
H: N. Dixon. — Siudies in the Bryology ef New zealand, with
special reference lo the herbarium of Robert Brown (New Zealand
Institute, Bulletin n° 3, 30 June 1913, 28 p. et 4 pl.)
Robert Brown a donné, il y. a 20 ans, dans les Transactions
of the New Zealand Institut, des descriptions beaucoup trop cour-
tes d’un grand nombre d’espèces prétendues nouvelles. M. Dixon
s’est proposé de revoir ces espèces dans l’herbier de l’auteur,
mais la plupart n’y existent pas et les autres sont ordinairement
représentées par de très petits specimens. Il ne faut pas confondre
ce Robert Brown avec le célèbre botaniste anglais du même nom
décédé en 1858. :
Cette première partie contient la révision des espèces de Dicra-
noloma de la Nouvelle-Zélande. Après des considérations sur ce
genre vient une clef dichotomique des 16 espèces suivie de leur
description très détaillée. Leurs caractères principaux sont figu-
rés dans 4 belles planches.
Em. MarcHAL. — Recherches cytologiques sur le genre Amblys-
legium. (Bull. Soc. roy. bot. Belg., t. IT,° vol. jubilaire 1912,
PP. 189-203, 1 pl. double avec 30 fig.)
L GyôrrrY, — Ueber die Verbreitung der Molendoa Sendtne-
rlana in der polmischen Tatra (Mag. bot. Lapok, Bd XII, 1913, n°
8/9, pp. 224-227):
: The BryoLocisr. — Le n° 1 de 1913 contient : un cliché
. représentant lAmblystegium Kochii de grandeur naturelle, sans
description. — William S. Cooper. A list of mosses collected upon
Isle Royale, Lake Superior. L’Ile Royale est une grande île située
dans la partie nord-ouest du Lac Supérieur, l’auteur y indique
106 espèces, dont 10 sphagnum. —E. G. Britlon. Ditrichum rhyn-
. Chostegium Kindb. Cette plante a été indiquée à Cranberry Glades,
Madame Britton a examiné ces échantillons et elle trouve qu'ils
ne différent pas du Ditrichum pallidum. — H. S. Jeweit. Plagio-
thecium geophilum.
THE BrYoLoGisr, n° 2: E. J. Hill. The annulus of Tortella
C@spitosa; l’auteur a vu un anneau bien distinct formé de 1-2
Tangs de cellules dans cette espèce décrite souvent comme
dépourvue d’anneau. — F, J. Keely. Eggs of a mite in empty
Capsules of Orthotrichum pusillum, description et figures. —
J. Groul. Collecting mosses in Florida. M. Grout publie le résultat
des récéltes qu’il fit en Floride pendant la semaine sainte en avri
1911. — H,S. Jeweit, À moss « Washing Machine ». #4
THE BryoLocisr n° 3. — R. S. Williams. Brachymenium
Macrocarpum in Florida. — RS, Williams. Funaria rubiginosa
É : REVUE BRYOLOGIQUE
sp. nov., plante voisine du F. Bolanderi. Ce Brachymenium et le
Funaria sont représentés dans une planche. — R. James Hensen.
Mosses of the vicinity of St. John's University, Collegeville,
Stearns County, Minnesota, 1908-1910. — George B. Kaiser.Slime
Mould growing on a moss avec figures. Cest un Myxomicete
(Leocarpus fragilis) croissant sur le Dicranum fulvum.
analine à: : tarots dis hi SERRE
KarL Muzcer. — Rabenhorst's Kryptogamen-Flora. Die
Lebermoose, 18 Lieferung.
Cette livraison contient : Odontoschisma Sphagni, elongatum,
denudatum et Macouni; Calypogeia suecica, Neesiana, sphagni-
cola, Trichomanis, fissa et arguta; Pleurochisma trilobatum,
tricrenatum et Pearsoni. — Je rappellerai que le prix de chaque
livraison de ce très important ouvrage est de 2 Mark 40 Pfg.
(trois francs).
nant Cp er à
Nouvelles
Pendant les 6 premiers mois de l’année 1914, M. Douin conti-
nuera encore à déterminer tous les Cephaloziella et Prionolobus
que les hépaticologues voudront bien lui envoyer. Il désire, autant
que possible, des échantillons bien représentés.
Adresse : M. Douin, professeur, 34, rue de Varize, à Chartres .
(E.-et-L.), France. :
M. Egidio Corti vient de rencontrer dans un pot, dans lequel
on élevait des graines de Cœcus Webbi chez un floriculteur de
Milan, un Leucobryum très voisin du L. stenophyllum Besch. por-
tant au sommet de ses feuilles des bulbilles à la façon du Grimmia
Hartmanuii.
Vient de paraître : Die Laubmoose Europas par Leopold Loeske.
Partie 1: Grimmiaceæ avec 66 illustrations. Chez Max Lande,
Berlin-Steglitz, Mühlenstr. 8. Prix relié 18 Marks (22 fr. 50).
5 Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, 10, rue de la Médhais. — Tél. 6-84
No 2. - 4e ANNÉE 1914
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous Les ‘Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français. en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2
Les mélanges d'espèces chez les Céphaloziellucées (suite). DouIN. — Notes
sur la flore bryologique de la Tarentaise et de la Maurienne. SÉBILLE. —
Les celluies opaques des feuilles des Jongermanniacées sont mal décrites
et mal figurées par les auteurs HUSNOT. — Nouvelles. :
PRES
Les Mélanges d’espèces chez les Céphaloziellacées
Par Cu. Doux (suite)
Voici maintenant leurs caractères distinctifs :
a. Ceph. Massalongi Spr. b. Ceph. Nicholsoni D. et Schiff.
1. Tiges ayant jusqu'à 75 à 1. Tiges ayant jusqu'à 140
80 x de large: à 160 p de large.
2. Feuilles beaucoup plus ?. Feuilles à peine plus larges
larges que la tige, au moins | que la tige, à lobes écartés sou-
aussi longues que larges; lobes | vent peu aigus:
très aigus et souvent terminés
Par une longue cellule hyaline;
3. Dents des lobes dressées 3. Dents des lobes étalées et
et {rès aiguës:
4. Cellules assez nombreuses
(5-10), petites (8-12 #, ordinaire
ment 10-11 y), toujours assez
forlement papilleuses (grosses
Papilles nettes) ;
5. Amphigastres çà et là
très grands et souvent presque
aussi longs que les feuilles et
denlés comme les lobes.
peu aiguës;
4. Cellules grandes (12-15 pm
et plus), peu nombreuses (3-6),
faiblement papilleuses (petites
papilles peu accusées) ou pres
que lisses; :
5. Amphigastres toujours
beaucoup plus courts que les
feuilles, entiers au bifides, très
rarement dentés.
__ La forme a s'accorde bien avec le Ceph. Massalongi (Ex. orig.
. d'Italie); la forme b est ce que j'appelle avec Schiffner Ceph.
Nicholsoni. La première est probablement dérivée d'un Ceph.
… Slarkii antique, tandis que le C. Nicholsoni serait issu de l'ancêtre
du €. gracillima, 2 tormes adaptées depuis longtemps aux rochers
Cuprifères et à-peu près constamment sans fleurs.
18, REVUE BRYOLOGIQUE d
7 Si l'on poursuit l'examen des échantillons, on verra des tiges
plus grêles portant des feuilles à lobes entiers où n'ayant que de
rares dents, aussi bien chez le C. Massalongi que chez le C. Nichol-
sont. Ces formes grêles diffèrent en outre des formes typiques
correspondantes — et ce caraclère est général chez loules les espè-
ces, — par des cellules un peu plus petites. Et, en cet état, ces
formes :grêles sont absolument identiques au Cephaloziella æraria
W:'H: Pears.
Dans l’exemplaire original du Geph. Massalongi que je dois à la
bienveillance de mon collègue Massalongo, le C. Nicholsoni
n'existe pas, mais les tiges grêles portant des feuilles à lobes
entiers du Ceph. æraria ne sont pas rares. | FRE
D'un autre côté, si l’on examine de nombreuses tiges du C.
æraria (EX. originaux et autres) on voit çà et là des feuilles por-
tant 1 ou? dents latérales absolument comme dans les tiges inter-
médiaires des Ceph. Massalongi et Nicholsoni. En outre, les
échantillons du C. æraria montrent deux sortes de feuilles : les
unes avec cellules petites et fortement papilleuses appartiennent
au Ceph. Massalongi ; les autres avec cellules un peu plus grandes
et très faiblement papilleuses représentent le C. Nicholsoni. Les
premières dominent généralement de beaucoup; cependant, je
possède un échantillon du Ceph. æraria (leg. Pearson) où les secon-
des, à mon avis, sont représentées présque exclusivement.
Uné comparaison attentive des figures 5 à 14 d’une part et des
fig. 15 à 29 d’autre part, sur la planche qui äccompagne ce travail,
montrera indiscutablement que le C. æraria doit disparaître pour
former, si l’on veut, des variétés à lobes entiers des C. Massalongi
el Nicholsoni. ;
89 CEPHALOZIELLA Bryan Kaal. (non Schiffner)
Dans les échantillons originaux de Bryhn (Hônefos), les seuls
dont il y ait à tenir compte ici, on trouve plusieurs plantes :
1° Le vrai Ceph. Bryhnii qui forme ordinairement la masse
des échantillons; |
. 29 le Ceph. rubella (Nees ) très bien caractérisé mais ordinaire-
ment très rare; l'a
et 39 une autre plante que j'appelle provisoirement Ceph.
fallax D. ad. int., et qui a été récoltée ailleurs dans la région (ferme
de By) par le même hépaticologue. |
: Voici les différences essentielles entre cette dernière espèce et
à premiére : À
Ceph. Bryhnii Kaa. vera. | Ceph. fallax D.adint.
_ 1. Sur les tiges stériles, les | 1. Sur les tiges stériles, les
REVUE BRYOLOGIQUE 19
lobes .des feuilles sont souvent
arrondis ou peu aigus, étroits
(3-5 cellules de large, ordinai-
rement 4);
2. Cellules de grandeur. mo-
yenne (11-14 y) ;
3. Amphigastres nuls ou
accidentels et peu:développés.
lobes sont souvent. aigus et
même très aigus, assez larges
(4-8 cellules) ;
2. Cellules atteignant à peine
la grandeur moyenne des cellu-
les des Céphaloziellacées (10-
l2 8);
3. Amphigastres presque tou-
jours présents au moins par
places, parfois rudimentaires
et peu visibles, mais çà et là
très grands et presque égaux
à une demi-feuille. *
La présence d’amphigastres chez le C. fallax ne permet pas de
confondre les 2 plantes, bien que dans cette espèce certaines tiges
paraissent complètement dépourvues d’amphigastres.
Quoi qu'il en soit, la plante décrite par Kaalaas (1) correspond
bien à la première forme ci-dessus ; quant à la deuxième, elle s’ac-
corde assez bien avec la description et les figures de Müller (2)
Surtout avec la fig. e qui n'appartient sûrement pas au Ceph.
Bryhnii Kaal.
En raison des lobes étroits de cette dernière, Kaalaas a rappro-
ché sa plante du Ceph. bifida avec juste raison, et elle n’en est
probablement pas distincte spécifiquement.
Quant au Ceph. Bryhnii Müller (non Kaalaas), si ce n’est pas
le Ceph. fallax, c’est une forme du Ceph. Hampeana (Nees) que
j'ai rencontrée plusieurs fois dans ma région. Ce qui me fait incli-
ner vers cette solution, c’est que Müller signale son Ceph. Bryhnii
en Eure-et-Loir : « neben der Eisenbahn zwischen Montigny et
Frazé, zusammen anderen Cephaloziellen ».
Je n’ai jamais rencontré le vrai Ceph. Bryhnii dans ma région,
à moins d'appeler ainsi des formes accidentelles et à lobes plus
Où moins arrondis du Ceph. rubella (Nees).
II. — Quelques mélanges embarrassants
. Tout d’abord, je ferai remarquer que la présence ou l'absence
_ d'peu près constante d'amphigastres surtout dans les plantes xéro-
_ Philes constitue un excellent caractère qui est sûrement spécifique,
(1) Kaalaas, Leyermosernes udbredelse i Norge, p. 152.
(2) K. Müller, loco cit., p. 150 et 151. |
20 REVUE BRYOLOGIQUE
mais à la condition de le bien comprendre (1). Par suite, en cas
de mélange, il ne pourra y avoir de difficulté que s’il s’agit de 2
plantes pourvues toutes deux d’amphigastres comme les Ceph.
Slarkii et Limprichli, ou dépourvues toutes deux d’amphigastres
comme les Ceph. rubella et Hampeana, ou encore dans certaines
plantes hygrophiles où les amphigastres tendent à disparaître.
Il y a 2 cas à distinguer, selon qu’il s’agit d’amphigastres dus aux
propagules, ou d’amphigastres normaux, c’est-à-dire d’amphi-
gasires présents sur les tiges stériles non propagulifères.
Dans le premier cas, l’hésitation ne saurait être de longue durée,
car on finit toujours par trouver des tiges stériles non propaguli-
fères ou, au pis aller, des portions de tiges stériles avec feuilles
intactes. Cela suffit pour constater la présence ou l’absence des
amphigastres normaux.
Je vais examiner maintenant divers mélanges que l’on peut
rencontrer dans la nature, dont quelques-uns sont fort embarras-
sants.
19 CEPHALOZIELLA STARKII ET LIMPRICHTI (2)
Si les plantes sont complètes, il n’y a aucune hésitation, le
Ceph. Limprichli étant paroïque avec des lobes involucraux à
peine dentés, tandis que le Ceph. Slarkii est dioïque avec l'invo-
lucre nettement denté et plus ou moins brusquement décoloré.
A l’état stérile, on peut encore séparer les 2 plantes par la gran-
deur des cellules et la largeur des lobes.
Le C. Starkii a d‘ petites cellules (8-11 y) et les lobes plus ou
moins larges (jusqu’à 8-10 cellules en travers); le C. Limprichli
a des cellules de 4 à 5 » plus larges et les lobes triangulaires et
étroits (4-6 cellules ordinairement).
20 CEPHALOZIELLA HAMPEANA ET RUBELLA
Ces ? plantes étant toutes deux dépourvues d'amphigastres et
autoïques, la séparation des ? espèces peut devenir presque impos-
sible, surtout à l’état stérile. En effet, si le C. Hampeana a des
lobes plus larges (5-8 cellules en travers) que le C. rubella (3-5
cellules) sur les tiges stériles bien développées, il n’en est plus de
même sur les tiges grêles où les lobes sont beaucoup plus étroits.
Les cellules du C. Hampeana ont, il est vrai, des parois beaucoup
(1) Ch. Douin, Les propagules des Céphaloziellacées, in Bull, de la Soc.
bot. de France, 1913, p. 488 et suivantes. .
(2) Désormais, j'emploierai le nom de C. Limprichti; le C. gracillima. D. \
n’est qu'un synonyme. ét da Po 5 cb UD À
j
REVUE BRYOLOGIQUE : . 21
plus minces que celles du €. rubella: mais, ce dernier caractère
est bien peu sûr comme je le démontrerai plus tard, d'autant plus
que les cellules du C. rubella peuvent avoir aussi quelquefois des
parois minces.
Les hépaticologues scandinaves ont longtemps réuni les 2
plantes sous le nom de Ç. divaricata (Franc.). J'ai trouvé des
formes ambiguës comme celle que j'ai signalée à propos du C.
Limprichti original, qui rendent cette opinion assez soutenable.
Je l'aurais volontiers acceptée si je n'avais trouvé plusieurs fois
le C. rubella paroïque, tandis que le C. Hampeana ne l’est jamais.
30 CEPH. STRIATULA C. JENS. ET C. STARKI (N£Es)
Ce mélange, qui est plutôt rare, peut se rencontrer sur la
tourbe plus ou moins desséchée qui à été retirée des fossés tour-
beux dans le voisinage des bois. Dans les 2 plantes, les amphigas-
tres sont constants sur les supports plus ou moins secs, et peuvent
devenir rudimentaires et parfois même disparaître, surtout chez
le C. siriatula, sur les supports constamment humides. Si l’on
possède des fructifications, la distinction sera facile: mais le cas
Peut être embarrassant si l’on n’a que des tiges stériles, attendu
que les cellules sont à peu près de même grandeur. Alors il ne
restera plus que les lobes longs et étroits (3-5 cellules) et les cel-
lules plus communément papilleuses chez le C. striatula pour dis-
tinguer ce dernier du €. Starkii.
Quoi qu'il en soit, il n’est pas douteux que le C. striatula est
une forme dérivée d’un C. Slarkii ancestral et adaptée depuis
longternps aux lieux humides, de la même façon que le C. elachista
(Jack) dérive de l'ancêtre du Ceph. Limprichti.
49 Cepx. Jacknt (LimPr.) ET C. RUBELLA (NEEs)
Encore un mélange fort embarrassant si l’on n’a que des échan-
tillons sans fleurs. J'ai examiné de nombreux échantillons du
C. rubella( = C:bifida Auct.) provenant de tout l'hémisphère nord :
cà et là quelques tiges étaient paroïques. J'ai examiné de même
nombre d'échantillons envoyés comme G. Jackii ou comme
C. myriantha : il m'est arrivé quelquefois de ne pouvoir y trouver
*ucune tige paroïque. Comme les feuilles et les cellules sont à
Peu près identiques, j'étais assez disposé à réunir les 2 plantes en
Une espèce unique. Seule, la constatation suivante m'en a empé-
ché. Si l’on excepte le Jura, on peut dire que le C. Jackii n'existe
Pas en France; je n’en ai vu aucun échantillon. Le C. rubella,
7 contraire, y est commun, surtout en Eure-et-Loir, J'ai exa-
. miné peut-être un millier de tiges de ce dernier et je n’ai trouvé
°n tout que 3 tiges paroïques (par. imperfecta).
22 .
REVUE BRYOLOGIQUE
Il n’est pas douteux que les C. Jackii el rubella sont exCessive-
ment voisins ef qu'ils doivent être placés côte à côte dans une
classification vraiment naturelle. Cependant, il est bien certain
que beaucoup d'échantillons du C. rubella doivent être réunis au
C. Jackit.
50 CEPH. ELEGANS ET C. STARKII.
Ces 2 plantes se ressemblent beaucoup, surtout par leurs petites
cellules (8-11 ); mais, chez le C. elegans, les amphigastres sont
très rarement constants; au contraire, ils manquent presque
toujours. En outre, si les plantes ont des fleurs, on verra des anthé-
ries au-dessous du périanthe chez le Ceph. elegans (Heeg), tandis
qu’elles seront absentes chez le C. Slarkit, malgré son apparence
paroïque. En outre la décoloration brusque du périanthe et des
lobes involucraux de ce dernier permettront de le reconnaître
facilement.
60 CEPH. BIFIDOIDES D., C. INTEGERRIMA ($. O. Lindb.)
ET DICHITON CALYCULATUM Trev.
Le mélange, heureusement fort rare, de la première espèce
citée avec l’une ou l’autre des deux autres n’est pas toujours
facile à résoudre en raison de nombreux caractères communs:
même inflorescence autoïque, même périanthe largement ouvert
et crénelé avec des cellules toutes peu allongées, même lobes invo-
lucraux courts ou même involucre périanthiforme,même absence
d’amphigastres, etc.
Voici les principales différences entre ces trois espèces :
C. bifidoides D. n. sp.
1. Propagulus plus ou
moins elliptiques ;
2. Involucre très va-
riable : tantôt nettement
périanthiforme ; tantôt
complètement lobé(lobes
courts aigus, entiers ou
plus ou moins dentés) ;
tantôt, et le plus souvent,
en partie périanthiforme
et en partie lobé ;
3. Cellules de grandeur
moyenne (11-14 g);
4. Lobes des feuilles
plus ou moins aigus.
C. integerrima.
1. Propagules angu-
leux à 5-6 pointes ;
2. Involucreayantpres-
que toujours 7-9 lobes
courts, inégaux, plus ou
moins arrondis el entiers,
jamais périanthiforme ;
3. Cellules assez gran
des (13-18 pe) ; |
4. Lobes des feuiiles
assez souvent arrondis
au sommet,
Le Ceph. bifidoides, bien que très rare, à
Dich. calyculatum.
1. Propagules angu-
leux à 5-6 pointes ;
2. Involucre presque
toujours très nettement
périanthiforme, rarement
lobé (5 lobes arrondis)
dans les formes anor-
males ; les tiges © jeu-
nes ont l’aspect d’un pe-
tit Lophozia; les 2 autres
espèces n'ont pas cet
aspect ;
3. Cellules assez gran-
des (14-48 p);
4. Lobes plus ou moins
aigus ou arrondis.
une aire très étendue,
REVUE BRYOLOGIQUE 23
depuis la Suède et la Norvège jusqu’en Italie et en Croatie. Quand
son involucre est nettement périanthiforme, il ressemble éton-
namment au Dichilon : telle est la plante de Croatie (leg. A. Degen)
qui a été signalée par ce dernier comme Dichilon calyculatum.
Quand, au contraire, son involucre est entièrement lobé, elle a
été prise pour C. integerrima : telles sont certaines plantes de
Scandinavie. Cependant, dans les 2 cas, les cellules, relativement
beaucoup plus petites, auraient pu éviter de faire fausse route.
Mais si l’on veut avoir une certitude absolue, il faudra rechercher
les propagules au sommet des tiges stériles, car leur forme est un
caractère constant et sûr.
70 CEPH. STARKII ET CEPH. PAPILLOSA D.
On trouve très souvent des gazons du C. Starkii absolument
purs, c’est-à-dire dont toutes les feuilles ne sont pas spinuleuses
sur le dos et ont des lobes entiers. Ce n’est qu’exceptionnellement
que des feuilles montrent çà et là 1 ou 2 dents dorsales. Mais on
ne trouve presque jamais de gazons formés exclusivement par les
tiges et les feuilles caractéristiques du C. papillosa. J'ai récolté
une fois une énorme plaque de ce dernier; et, à côté de tiges bien
caractérisées, il y avait des tiges du C. Sfarkii typique avec de nom-
breuses formes intermédiaires, dans lesquelles les feuilles avaient
des dents dorsales et latérales en nombre très variable.
De ce qui précède, il résulte que le C. papillosa ne peut être
qu’une variété du GC. Starkii, tout au plus une « pelile espèce »
en voie d'évolution.
On en déduira également que la denticulation seule est insuffi-
sante pour caractériser un genre ou un sous-genre, puisqu'elle ne
peut pas même caractériser une espèce. En effet, si l’on excepte
P. Turneri, toutes les espèces à lobes dentés ont des variétés à
lobes entiers.
80 CEPH. STARKII, RUBELLA, PULCHELLA ET LIMPRICHTI
Pour terminer, je citerai le curieux mélange ci-dessus que j'ai
vu dans 4 localités d'Eure-et-Loir, et que j'ai retrouvé en Dane-
mark en examinant le Ceph. rubriflora C. Jens. (Ex. original)
dans une station identique, sur du sable plus ou moins humide,
€similia similibus ».
Avec un peu d’attention, les 4 espèces se distinguent assez bien.
a) Ceph. Slarkii a de petites cellules (8-10 x, rarement davan-
tage), des amphigastres constants, des lobes involucraux et voi-
_ Sins souvent. brusquément décolorés, et son inflorescence est
“ dioïq ue, : 4
24 REVUE BRYOLOGIQUE
b) Ceph. rubella a des cellules moyennes (11-12 x, rarement.
plus), des amphigastres nuls ou accidentels, et son inflorescenee
est autoïque.
c) Ceph. pulchella (CG. Jens.) a des cellules assez grandes (13-
18 u), quelques amphigastres çà et là, surtout sur l’andræcie, et
des lobes périgoniaux presque toujours nettement dentés, Les
dents sont souvent arrondies ou émoussées; mais, quand elles
sont aiguës, la plante ressemble exactement à l’Evansia dentata;
tel est le cas de la plante des Planets, dans la forêt de Rambouillet
que j'ai d’abord déterminée Evansia dentala (1).
Je croyais avoir enfin trouvé la plante © de ce dernier. J’espé-
rais pouvoir récolter un jour la plante c. fr., d'autant plus que
j'avais apporté aux Planets la plante 2 du bois de Dangeau.
Aussi mon désappointement a été grand quand, après un nouvel
examen, J'ai trouvé sur la plante des Planets les propagules ellip-
tiques et lisses des Cephaloziella au lieu d’y voir les propagules
papilleux du g. Evansia.
Ceph. pulchella possède une inflorescence paroïque et autoïque.
J'ai constaté l’inflorescence paroïque, non seulement sur les plan-
tes d'Eure-et-Loir, mais même sur la plante originale : c’est pour-
quoi le C. pulchella n’a rien à voir avec le Ceph. Hampeana qui
n’est jamais paroïque.
d) Enfin, le Ceph. Limprichli possède des cellules assez grandes,
des amphigastres constants bien que parfois très réduits, des
lobes périgoniaux entiers et une inflorescence très souvent paroï-
que. |
#
LS
En résumé, et ce sera la conclusion de cet article, à l’état sté-
rile, il existe des cas à peu près insolubles, attendu que les tiges
grêles de beaucoup d’espèces sont à peu près identiques; et pour
juger sûrement nos petites Céphaloziellacées, il est indispensable
d’avoir des échantillons complets et en bon état, ce qui arrive
d’ailleurs communément, attendu que ces petites plantes fructi-
fient presque toujours très abondamment.
Les exemplés précédents, que je pourrais multiplier, suffisent
pour donner une idée des difficultés que j'ai eu à surmonter et des
nombreuses questions que j’ai eu à résoudre, D'ailleurs, j'avoue
humblement que plusieurs attendent encore une solution conve-
nable. mie
ne danse Propagüles chez les Hépatiques, in Rev. bryols
L P. ns * ü à x né je fs
REVUE BRYOLOGIQUE
25
26 REVUE BRYOLOGIQUE
EXPLICATION DES FIGURES
(Le grossissement est de 490 diam. pour le tissu cellulaire et de 100 diam.
pour les portions de tiges avec feuilles).
I. — Ceph. myriantha S. O. Lindb. (Ex. orig.)
1. — Lobe de feuille du Ceph, elegans (tige stérile).
2. _— Lobe de feuille involucrale du même. AL
3. — Lobe de feuille ordinaire du Ceph. Jackii.
4. — Lobe de feuille involucrale du précédent.
II. — Ceph. Nicholsoni D. et S.
5. — Tige de grosseur moyenne avec feuilles peu dentées.
6. — Cellules d’un lobe de la tige précédente à parois minces
et lisses.
7. — Tige robuste avec 3 feuilles et un amphigastre.
8. — Cellules d’un lobe de la tige précédente à parois assez épais-
ses mais fort peu papilleuses.
9. -— Tige grêle avec 3 feuilles et 2? amphigastres.
10. -— Cellules d’un lobe d’une feuille précédente.
Les plantes ci-dessus proviennent de l'échantillon original du
C. Nicholsoni (leg. Nicholson).
11.— Tige avec ? feuilles et un amphigastre bilobé.
12. — Cellules d’un lobe.
La plante précédente m'a été envoyée par W. Ingham comme
C. æraria.
13. — Tige avec feuilles et amphigastres.
14. — Cellules d’un lobe.
La plante précédente provient d’un échantillon du C. æraria
(leg. et det. Pearson).
III. — Ceph. Massalongi Sp.
15. — Tige robuste avec feuilles et amphigastres dentés.
16. — Cellules d’un lobe d’une feuille de la tige précédente.
17. — lige grêle avec feuilles et longs amphigastres.
18. — Cellules d’un lobe.
Les plantes ci-dessus proviennent de l'échantillon original du
Ceph. Nicholsoni.
19. — Tige de grosseur moyenne avec feuilles et lobes nettement
dentés.
20. — Cellules d’un lobe.
21. — Tige grêle avec feuilles et longs amphigastres.
22. — Cellules d’un lobe. .
Les plantes ci-dessus proviennent du même échantillon que les
figures 11 et 12.
23. — Tige robuste avec feuilles et amphigastres dentés.
24 et 29. — Cellules d’un lobe de feuille de la tige précédente.
25. — Tige avec feuilles à lobes entiers.
26. — Cellules d’un lobe. :
Les plantes ci-dessus proviennent du Ceph. Massalongi (exempl.
original d’Italie).
27. — Tige grêle avec feuilles.
28. — Cellules d’un lobe. .
La plante ci-dessus here du même échantillon du G: s'ærar
que les fig. 13 et 14.
REVUE BRYOLOGIQUE 27
Notes sur la flore bryologique de la Tarentaise
et de la Maurienne
Nos flores bryologiques d'il y a vingt-cinq ans étaient remar-
quablement sobres d'indications sur une bonne partie des Alpes
françaises. La région de Chamonix avait été parcourue par quel-
ques bryologues sédentaires ou étrangers. L'abbé Boulay avait
visité les Basses-Alpes et le massif du Pelvoux, d’autres avaient
publié le résultat de leurs recherches dans le Dauphiné et le
Briançonnais. Les belles montagnes de la Tarentaise et de la
Maurienne restaient inexplorées.
Mon excellent ami, l'abbé Rechin publia en 1895 un résumé
des récoltes que nous avions faites ensemble dans la haute vallée
de l'Isère, aux environs de Tigues. Pour compléter ce premier
travail nous entreprimes chaque année, de 1905 à 1913, une série
d’excursions dans le massif de la Vanoise. La mort a surpris cet
ami avant l’achèvement de notre tâche commune. Pour donner
le résultat de nos recherches et de nos observations, sa collabora-
tion m’eût été bien précieuse. Obligé de le publier seul, je veux
du moins exprimer ici mes plus sympathiques regrets à celui
qui fut si souvent le compagnon de mes courses.
Pour donner une idée juste du massif montagneux exploré
Par nous, je ne puis mieux faire que d’en emprunter la description
à un savant géologue, M. Termier, auteur d’une « Etude sur la
constitution géologique du massif de la Vanoise. »
« Ge massif, dit M. Termier, constitue dans les Alpes de Savoie
une entité géographique parfaitement distincte, limitée de tous
côtés par de profondes coupures. Ses limites naturelles sont : à
l’ouest, de Bozel au Col de Chavière, la vallée du Doron de Pralo-
£gnan; au sud, la vallée de l'Arc, la vallée du Doron d’Entre-Deux-
Eaux ; au nord le Col du Palet et la vallée du Doron de Champa-
gny. L’altitude moyenne du massif est voisine de 3.000 mètres.
De Roche-Chevrière à la Grande-Motte, sur une longueur de 18
kilomètres, la ligne de faite ne s’abaisse qu’une seule fois au-des-
sous de la cote 3.000; cette échancrure est le Col de la Vanoise,
2.527 mètres, qui a donné son nom à toute la région. »
La carte géologique jointe au travail de M. Termier nous éclaire
sur la nature du sol qui nous intéresse, Nous y trouvons partout
des terrains mixtes profondément remaniés et métarmorphisés
par les mouvements orogéniques des époques primitives. Le per-
mien y domine. Ses roches schisteusés, aux puissantes assises,
encadrent et supportent presque toute la masse des glaciers de la
28 REVUE BRYOLOGIQUE
Vanoise. De Bozel à Pralognan ce sont des quartzites qui forment
la vallée. On les retrouve de l’autre côté du massif, à Entre-
Deux-Eaux et vers le glacier du Pelvoz.
Les parois verticales qui dominent Pralognan à l’est et au nord-
est et qui portent les noms de Roc-de-la-Valette, Petit et Grand-
Marchet, Roc-du-Dard, appartiennent au Muschelkalk ainsi que
lès masses rocheuses que traverse le Col de la Vanoise. Ce sont
tantôt des calcaires gris compacts, tantôt des marbres, tantôt
des cargneules ou calcaires magnésiens. On observe aussi ces
mêmes calcaires dans la vallée de l'Arc, à la Dent-Parrachée et
dans le massif de la Losa qui domine à l’ouest les villages de Ter-
mignon, de Sollières et de Sardières.
Les gypses occupent aussi de larges espaces à l’ouest et au
nord-ouest de Pralognan et dans la vallée de l’Are près de Bra-
mans, de Sollières et de Lanslebourg. Nous les nommons seule-
ment pour mémoire parce qu'aucun terrain n’est moins favorable
à la végétation des mousses. :
De cet ensemble géologique il résulte que la flore muscinale du
massif de la Vanoise est remarquablement riché quant au nombre
des espèces. Elle comprend simultanément des mousses exclusi-
vement siliciloces et exclusivement calcicoles, auxquelles il faut
ajouter les espèces préférentes des deux séries et celles qui ne
végètent que sur les éléments siliceux et calcaires réunis dans la
même roche.
Quelques exemples donneront une idée de ce mélange. Bar-
tramia Œderi qui est nettement calcicole abonde dans la région
et parfois, à côté d'elle, végètent des touffes de Bartramia Halle-
riana qui ont dû certainement s'implanter sur une partie du
support privé de calcaire.
On y trouve dans les mêmes conditions : Bryum alpinum,
Grimmia elatior, Grimmia Hartmanni, Grimmia unicolor, Blin-
dia acuta, Cynodontium polycarpum et quelques autres voisinant
avec les espèces spéciales au calcaire. Quelques détritus de végé-
taux ont probablement suffi pour former un peu d’humus qui
les isole des influences chimiques du support naturel.
Les Andrœea se montrent plus exclusives,et comme leurs racines
sont en contact plus direct avec la roche, elles sont rares dans la
région, ou plutôt ne sont représentées que par une seule espèce
qui semble se contenter des roches siliceuses mixtes du terrain
permien. ta ie sue ie S
Il était vraisemblable qu'avec ces éléments mélangés l'influence
du ‘carbonate de chaux devait se faire sentir aux bords et sur les
REVUE BRYOLOGIQUE >»
pierres des petits cours d’eau, C'est ce que J'ai pu constater par-
tout. Les plantes calcifuges y font défaut et sont remplacées par
des espèces envahissantes, surtout par Hypnum falcatum, com-
mutatum, sulcatum, irrigatum, qui couvrent de larges espaces et
atteignent un beau développement, laissant à peine quelques
espaces libres pour les touffes de Brachythecium rivulare et de
Webera albicans var. glacialis. Hypnum fluitans, Aulacomnium
palusire végètent aussi dans la région, mais là où la tourbe déjà
formée les préserve des influences du calcaire. Les Sphaignes
s'y rencontrent dans les mêmes conditions, dans des stations
peu nombreuses et assez restreintes.
Les agents atmosphériques ont aussi une répercussion cer-
taine sur la flore d’une région. La violence des vents sur le
massif qui nous occupe est proverbiale. Le vent d'ouest ou
Vanoise et le vent de Lombardie y sont souvent en collision sur-
tout pendant l'hiver et contribuent à donner au pays un climat
excessif. Si l’on ajoute à cela les conditions d'altitude, et l’état
d'humidité entretenu par de nombreuses forêts de conifères, on
aura énuméré tous les facteurs qui peuvent influer sur la végéta-
tion muscinale et expliquer la présence des nombreuses espèces
Septentrionales que nous signalons.
Comme exception remarquable à ce caractère général du
Massif, je tiens à noter, en passant, la présence de Pottia cavifolia
et de Barbula membranifolia que j'ai trouvées aux environs de
Termignon à 1.350 m. d'altitude dans des stations très abritées.
Ces petites plantes voisinent avec l’Hysope officinal qui, lui aussi,
a ses préférences pour les régions méridionales.
La connaissance de la flore muscinale d’une région aussi acci-
dentée que la Vanoise exige plus qu’une simple course de touriste.
Il faut y séjourner quelque temps et revenir plusieurs fois visiter
les mêmes localités, en choisissant celles qui paraissent le plus
intéressantes.
Tel est le programme que nous avons adopté en nous fixant,
chaque année, pendant plusieurs semaines, d’abord à Pralognan,
puis à Champagny-le-Haut, à Peisey, enfin à Termignon. De Pralo-
gnan on accède facilement au Col de la Vanoise et l'importance de
cette station, située au centre du massif, méritait bien toute notre
attention. L'intéressant village de Termignon est aussi un excel-
lent centre pour visiter les versants est et sud dé la Vanoise,
le cours supérieur de la Leisse vers Entre-Deux-Eaux, et toutes
les petites vallées secondaires de la Haute-Maurienne dans le
_ Yoisinage du Mont-Cenis. Les noms de ces localités reviendront
__ Soüvent dans l’énumération des espèces que contient notre liste.
30 REVUE -BRYOLOGIQUE
Liste des mousses proprement dites (1)
HyLocoMIUM TRIQUETRUM Bry. Eur.; — Pralognan, Peisey,
Champagny, Termignon, etc.
H. squarrosum Bry. Eur.; — parties les plus basses des
vallées.
H. LoREUM Bry. Eur.; paraît rare, Pesey.
H. PYRENAICUM Lindberg : chalets des Nants près Pralognan;
Termignon; forêt de Lanslevillard; le Mont-Cenis.
H. uMBRATUM Bry Eur. ; les Prioux et la forêt de Zertan près
Pralognan.
H. sPLENDENS Bry Eur.; commun dans toute la région et à
toutes les altitudes.
Var. GRACILIUS Boulay; forme remarquable par la densité de
ses touffes et la réduction de toutes ses parties : Col de la Vanoise
sur pelouses découvertes.
HYPNUM STRAMINEUM Dickson; petit lac vers les chalets de la
Plagne au-dessus de Champagny-le-Haut.
Var. NIVALE — H. NIVALE Lorentz; vers le glacier du Pelvoz
près Entre-Deux-Eaux.
H. ScHrEBERI Wild. ; parties basses de la région.
_. H: GIGANTEUM Schimper; stérile, petit marais entre les Bré-
vières et Tignes.
- H. puruM Linné; dans les basses vallées.
2 H. SARMENTOSUM Walenberg; stérile, Lac de Tignes; cascade
des Esserts près Peisey.
H. cuspipaTuM Linné; partout dans les lieux humides. J’en
ai trouvé une très belle forme, longuement pennée, dans les gor-
ges de Ballandaz près Bozel.
_— H. TURGESCENS Schimper ; Lac de Tignes; col de la Vanoise;
ruisselets à Leisse-Dessus près Entre-Deux-Eaux.
* H. Mozze Dickson; Le fr. Vers les sources de l’Arc au-dessus
de Bonneval.
H. piLATATUM Wilson; stérile, chalets des Nants et refuge des
Lacs près Pralognan.
H. PALUSTRE Linné; gorges de Ballandaz près Bozel, forêt de
Zertan près Pralognan et Doron de Pralognan vers le. Pont-de-
Pierre.
Var. POLARE — Ambl. polare Lindberg; —— stérile vers les
cascades de la Glière près Pralognan ; ruisselet au vallon d’ Etache
près Bramans. . | ‘|
(1) L’astérique indique les espèces spéciales : à 1 région ins des
forêts alpines.
REVUE BRYOLOGIQUE 31
Var. SUBSPHŒRICARPUM Schleicher: ruisselet dans les lacets du
Mont-Cenis près Lanslebourg.
H: Crisra-CasTRENsIs Linné; paraît peu commun; forêt de
ZLertan et rocher de Cholière près Pralognan; forêt de Peisey.
H. mozLuscum Hedwig:; très répandu partout; Bessans; Ter-
mignon ; etc. J’en ai trouvé une forme en tapis très courts et très
serrés; forêt d'Arc près Lanslebourg.
Forme très grêle et très allongée; gorges de Ballandaz près
Bozel. M.
* H. PRocERRIMUM Molendo; sur les pierres dans le voisinage
des cascades; cascade de la Fraiche près Pralognan; cascade
de la Gurra près Peisey.
H. CUPRESSIFORME Linné; très commun partout; belles formes
saxicoles dans les forêts de Pralognan; très curieuse forme saxi-
cole trouvée dans la forêt du Suffet près Termignon; elle se
distingue par ses feuilles à apparence scarieuse, ses tiges très
longuement pennées, aplanies, à rameaux non recourbés en
crochets.
H. Vaucert Lesquereux; forêt de Zertan près Pralognan;
route de Tignes près les Brévières ; route de Termignon à Lansle-
bourg vers la Grande Croix.
7" H. BameerGert Schimper; stérile, Col de la Vanoise sur les
pentes herbeuses; chalets de la Gorge près Entre-Deux-Eaux.
- " H. conpenNsaTUuM Schimper; — stérile; les parois sinueuses
des cellules vers la base de la feuille distinguent cette espèce de la
précédente. Il m’a semblé trouver des formes intermédiaires; —
pentes herbeuses vers le hameau des Prioux près Pralognan.
— * H: Hevurzert Jurat.; stérile; sur les pelouses découvertes,
Col de la Vanoise; Leisse-Dessus près Entre-Deux-Eaux.
— H. rasricrarum Bridel; très commun et souvent fertile sur les
rochers calcaires ombragés. Je groupe sous ce même nom toutes
les formes monoïques et dioïques. Ces dernières portent dans cer-
tains ouvrages le nom de H. dolomiticum. À part leur inflores-
cence il est difficile de les séparer de H. fastigialum.
— " H. Saureri Bry. Eur.; c. fr. sur rocher un peu humide dans
la forêt du Suffet près Termignon..Je crois, avec plusieurs auteurs
modernes, que cette espèce n’est qu’une forme accidentelle très
réduite de l'espèce précédente. Les fondateurs de l'espèce ont
reconnu eux-mêmes la grande ressemblance qu’il y a entre elles.
7 * H. Hamuzosum Bry Eur.; je rapporte avec doute à cette
_ spèce une plante récoltée dans le bois de Pralognan. Elle est
= dioïque, à rameaux pennés, à tiges dépourvues de paraphylles.
H: iNcurvarum Schrader; sur pierres et racines ; gorges de
_ Ballandaz près Bozl. |
32 REVUE BRYLOOGIQUE
H. ruGcosum Ebhrart; sur rochers et pelouses découvertes;
Pralognan; Champagny-le-Haut; etc.
H. commurTaTum Hedwig; partout très commun et quelque-
fois fertile; dans les lieux humides, les marécages et les bords des
petits cours d’eau.
H. FALCATUM Bridel; mêmes localités que l’espèce précédente,
moins souvent fertile; Bonneval; vallée de la Lenta ; col dé l’Isé-
ran; lac de Tignes, les Arcanes près Termignon; le Prariond près
du glacier de la Galise, etc.
* H. 1RRIGATUM Zetterstedt ; surtout sur les pierres immergées
dans les ruisselets.
* H. suzcaTuM Schimper; presque toujours stérilé; route de
Ste-Foy aux Brévières; environs de Tignes; gorge du Malpasset
près Val-d’Isère; col de la Vanoise sous la Réchasse: forêt des
Creuzets près Pralognan; Champagny-le-Haut.
H. riziciNUM Linné; assez commun dans la région.
Forma tenuis N. Boulay ; dans une petite grotte vers le hameau
des Planes près Pralognan.
H. cuRvICAULE Juratzka ; toujours stérile; sur les pentes her-
beuses au col de la Vanoise et sous le glacier de la Réchasse.
Var. strictum Dixon; sur rocher humide sous le glacier dé l’Ar-
celin près Pralognan.
H. uNcINATUM Hedwig; très commun et très souvent fertile
dans toute la Tarentaise et la Maurienne où il affecte des formes
très variées.
H-REVOLVENS Swartz; le type de l'espèce n’est pas trèsrépandu ;
sa var. intermedium est plus fréquente : marais de l’Arc au-dessus
de Bonneval; Lac de Tignes; marais de la Gurra près Peisey;
marais des Arcanes près Termignon.
H: aDuNcuM Hedwig; le Prariond près le glacier de la Galise;
bords du Lac de Tignes.
H. FLurrans Linné; se trouve dans la région sous différentes
formes; marais de l’Arc au-dessus dé Bonneval; petit lac vers les
chalets de la Plagne au-dessus de Champagny-le-Haut; Pralo-
gnan ; Termignon. ".
H. SOMMERFELTII Myrin; forêt des Creuzets près Pralognan:
lacets du Mont Cenis près Lanslebourg.
H. sTELLATUM Schreber; c. fr. assez répandu et fertile sur les
talus humides près Peisey; Bessans, Termignon ;
Var. PROTENSUM Schimper; forêt des Creuzets près Pralognan ;
gorge de Ballandaz près Bozel. or eMtblg agu
H. cHRYsOPHYLLUM Bridel; abonde sur les terrains mixtes
mais presque toujours stérile. ©
REVUE BRYOLOGIQUE 353
Var. TENELLUM Schimper; forêt des Granges et forêt des Creu-
zets près Pralognan; lacets du Mont-Cenis près Lanslebourg.
— * H. Harseri Linné; très commun partout et très souvent
bien fructifié; rochers calcaires ombragés.
- " AMBLYSTEGIUM LEPTOPHYLLUM Schimper; rochers humides;
route de Ste-Foy à Tignes; gorge de Malpasset près Val-d'Isère:
cascade de la Gurra près Peisey.
- AMBL. CONFERVOIDES Bry Eur. ; rochers ombragés sur l’ancien
chemin des Brévières à Tignes.
* AMBL. coMPACTUM C. Müller; trouvé par l’abbé Réchin sur
la terre humide non loin du Bioley entre Ste-Foy et Tignes; cette
plante a été identifiée par Renauld.
>” AMBL. SERPENS Bry. Eur.; sur pierres et sur racines; gorge de
Ballandaz près Bozel.
* AmBL. SPRUCEI Bry. Eur.; trouvé fertile avec nombreuses
Capsules; dans un petit marais ombragé à l’ouest de Tignes;
talus humides et souches pourries dans la forêt de la Croix près
Pralognan; forêt des Creuzets près Pralognan; lacets du Mont-
Cenis près Lanslebourg.
PLAGIOTHECIUM DENTICULATUM Bry. Eur.; sur racines et
rochers ombragés; Tignes; chalets des Nants près Pralognan;
Termignon.
PLaG, RœsEeANUM Bry. Eur. ; sur racines, forêt de Zertan près
Pralognan.
* PLAG. sTRIATELLUM C. Müller; €. fr. sur racines, bords de la
route entre les Brévières et Tignes.
Plag. silesiacum Bry. Eur.; sur racines et souches pourries;
très commun partout. k
* Plag. nitidulum Bry. Eur.; très commun et toujours fertile ;
forêts de Pralognan ; les Esserts près Peisey; forêt du Suffet près
Termignon; forêt de Lanslevillard; lacets du Mont-Cenis.
RHYNCHOSTEGIUM RUSCIFORME Bry. Eur.;
Var. laminatum Boulay; vers la cascade de Tignes.
+ RH. bEPRESsUM Bruch; stérile, forêt du Suffet près Termignon
sur rocher ombragé.
Eurhynehium strigosum Bry- Eur.;
* Var.præcox Wahlenberg; gorge entre les Brevières et Tignes ;
vers les chalets de l'Arc près Peisey; quelquefois fertile.
Eur. myosuroipes Linné: stérile, forêt entre N.-D.-des-Neiges
et Pralognan. 4 4 LL D
__ ‘ ScLeroPoDIUM cirrosumM Schwægrichen; abondant mais
_ toujours stérile, sur rochers ombragés; forêt des Creuzets vers le
torrent, et au bas du glacier de l'Arcelin près Pralognan.
ue
er
31 REVUE BRYOLOGIQUE
BRACHYTHECIUM RUTABULUM Linné; au pied-des murs dans les.
parties basses de la région.
BrRACH. RIVULARE Bruch; assez commun vers les sources et aux
bords des ruisseaux, mais presque toujours stérile; forêt de Zertan
près Pralognan; vallon d'Etache près Bramans; Termignon;
Lanslevillard.
* BRACH. REFLEXUM Stark; à la base des arbres buissonnants,
aulnes, rodhodendrons etc; les Prioux près Pralognan; bords du
torrent du Grand Marchet près Pralognan; les Arpines près er
mignon.
BrACH. VELUTINUM Bry. Eur. ;sur les talus, les racines d’arbres;
commun dans la région; Cholière près Pralognan, etc.
BrACH. TRACHYPODIUM C. Müller; au pied des rochers et dans
leurs cavités; au-dessus de la forêt à Champagny-le-Haut; vers
la cascade de Tignes, c. fr.
BracH. GLACIALE C. Hartmann; sur la terre dans les hautes
régions; c. fr.; refuge des Lacs près Pralognan; col de Chavière
entre Pralognan et Modane.
* BrAcH. STARKEI Bry. Eur.; c. fr. sur la terre vers les chalets
de Nants près Pralognan
BraACH. GLAREOSUM Bry. Eur. ; sur la terre, route entre Ste-Foy
et Tignes.
BraACH: COLLINUM Bry. Eur. ; stérile, col de la Vanoise; sous le
glacier de Bellecôte près Peisey; sur la terre d'anciens murs de
granges abandonnées près Entre-Deux-Eaux.
BRACH. POPULEUM Bry. Eur.; sur racines et rochers; forêt des
Granges près Pralognan.
* PrycHODIUM PLICATUM Schimper; commun partout en
Tarentaise et en Maurienne; assez souvent fertile; Tignes; forêt
de Zertan près Pralognan; etc...
CAMPTOTHECIUM NITENS Schimper : stérile, marais de la vallée
de la Sassière près Tignes; marais vers le hameau de la Gurra près
Peisey.
HoMALOTHECIUM SERICEUM Bry. Eur. ; sur les murs, les rochers,
les arbres; surtout au bas des vallées.
7 Hom PHILIPPEANUM Bry. Eur. sur rochers ombragés; forêts
de Sapins près Pralognan; forêt du Suffet près Termignon, c. fr.
* LESCURÆA STRIATA Bry. Eur.; un peu répandu dans toute
la région ;
var. SAXICOLA Bry. Ent: rochers au pied du grand Marchet
près Pralognan; sous le glacier de Bellecôte me Peisey ; la Pla-
gne près Shan RES
‘4, suivre.
REVUE BRYOLOGIQUE 35
Les cellules opaques des feuilles des Jongermanniacées
sont mal décrites et mal figurées par les auteurs
J'ai déjà appelé l'attention des botanistes sur ce sujet dans le
n°5 de 1913. J’y reviens aujourd’hui parce qu’un correspondant
me demande comment il faut s’y prendre pour voir la membrane
cellulaire, lorsqu'on ne peut pas trouver de cellules transparentes.
J'ai cité le cas du Marsupella.commutala, je citerai aujourd’hui
les Odontoschisma Sphagni et denudatum et deux auteurs anglais :
Pearson et Macvicar. Si vous jetez un coup d’œil sur les figures
qu’ils donnent des cellules du O0. Sphagni, elles sont si différentes
que vous ne supposeriez pas qu’il s’agit de la même espèce; celle
de Macvicar se rapprochant davantage de la forme réelle parce
que c’est la reproduction d’une photographie. Les cellules de
cette espèce sont opaques, cependant j'en ai vu, sur le n° 504 de
Gottsche et Rab., qui sont transparentes et où les parois cellu-
laires sont très distinctes et les cellules nettement anguleuses.—
Pearson figure pour le O. denudata des cellules arrondies à bords
réguliers, tandis que Macvicar représente des cellules profondément
et irrégulièrement sinueuses. Pourquoi cette différence? Ces au-
teurs n’ont pas vu la paroi cellulaire et, ce qu'ils ont figuré, c’est le
contenu de la cellule (protoplasma, noyau, corpuscules oleifères,
etc.) qui est de grandeur et de forme très variables. J'ai vu l’une
et l’autre forme sur la même tige. ;
Lorsque les cellules sont opaques il faut les éclaircir et ensuite
les colorier.
Eclaircissement. — Mettez de l’eau de Javelle dans un verre
de montre (pas trop plat) et mettez dedans 3 ou 4 fragments de
tiges munies de feuilles et les y laissez 5-10 minutes ; si des espèces
très tendres y séjournaient trop longtemps les cellules pourraient
être désorganisées, mais c’est rare. Lavez avec soin Vos échantil-
lons dans deux eaux en les laissant séjourner quelques minutes
dans chacune: s’il restait du chlore la coloration ne se produirait
pas. sn
Achetez l’eau de javelle chez le pharmacien, car chez l'épicier
c’est souvent de l’hypochlorite de chaux au lieu d’hypochlorite
de soude, Cette fraude est facile à vérifier : versez dans l’eau de
Javelle une solution de potasse ou de soude du commerce (ce sont
des carbonates), il se formera un précipité de carbonate de chaux
si l’on a employé de la chaux pour fabriquer l’eau de Javelle et il
n'y en aura pas si c’est de la soude. En filtrant vous aurez de
bonne eau de Javelle, mais il vaut mieux en acheter de véritable
_ Que de faire cette manipulation. s é
__ Îl'arrivera quelquefois que, après cette décoloration, les parois
-
36 REVUE BRYOLOGIQUE
cellulaires seront assez visibles pour voir la forme des cellules ét
les décrire, mais ordinairement pas assez pour les dessiner à la
chambre claire et il est nécessaire alors de les colorier. Pour cela
il faut un mordant et une couleur; on peut employer un liquide
contenant les deux à la fois : Hématoxyline de Bæhmer ou une
autre Hématoxyline, le Carmin aluné de Grenacher, le vert iodé,
etc.; le vert iodé est trop foncé, j'en prépare dans un flacon en y
ajoutant de l’eau. On laisse les échantillons 5 minutes (plus ou
moins) dans le liquide, on les lave et on les porte sur la lamelle de
verre pour détacher les feuilles et les étudier.
On peut très souvent employer ces colorants directement, il
est préférable pour certaines espèces d’éclaircir d’abord les cel-
lules (ils coûtent de 1 fr. à 1 fr. 50 les 100 gr. (solution) chez
Poulenc, 122, Boulevard St-Germain.) 1
: Je me:sers aussi d’un colorant que l’on peut se procurer par:
tout, je prends de la poudre d’aniline que l’on vénd chez tous les
papetiers pour faire de l'encre viclette, je la mets dans l’eau et
j'y ajoute une solution d’alun : il faut que la coloration ne soit pas
trop foncée, l’expérience vous l’indiquera. On peut aussi em-
ployer l'encre (sans huile) à tampon pour timbre en caoutchouc
et y ajouter de l’alun, mais les réactifs que j'ai cités ne sont
pas cher. Ayez soin de mettre votre microscope bien au point
nécessaire pour voir les parois cellulaires car il reste ordinairé-
ment dans les cellules des substances qui se colorent aussi.
* Faut-il se contenter de figurer les parois cellulaires? Il est utile
d’y ajouter, pour les espèces à cellules opaques, ce que l’on voit
sans préparation quoique ce soit variable. Si l’on publie une
dizaine des premières, 2 ou 3 des autres suffiront en y ajoutant
l'extrémité des cellules voisines.
Nouvelles
M. Ecrpro Corrt (Via Aurelio Saffi, 9, Milano, Italie) a récolté
le Torlula pagorum à Pallanza sur le lac Majeur; il dispose de
quelques échantillons qu’il donnera aux personnes qui lui en
feront la demande. EE .
M. Corti croit que cette espèce est plus répandue qu'on ne
le croit, sa ressemblance avec le T. papillosa l'a fait négliger
par les chercheurs, cependant elle est facilement reconnaissable
par’ sa couleur rougeâtre et par la nervuré luisante, etc. ; en
vutre elle préfère les côtés des troncs d’arbres tournés au midi. :
* L'adresse de l’éditeur de Die Laub. Eur. de L. Loëske est
T. Husnor.
Berlir:-Schôneberg et non Berlin-Steglitz (V. n01). |
7 Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN, 10, rue de la Monnaie. Ta. 5-5
No 3. lle ANNÉE 1914
es,
REVUE BRYOLOGIQUE
PanraïssaNT Tous Les Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
Philibertia, genre nouveau, CARDOT. — Sur une curieuse anomalie du
Campylopus polytrichoides. MACHADO. — Notes sur la flore bryologique
de la Tarentaise et de la Maurienne (suite). — Quatrième congrès
international de botanique. — Bibliographie. — Nouvelles.
Philibertiella Card.
Genre nouveau de la tribu des Ditrichées
par J, CARDOT,
Planta dioica, habitu speciebus minoribus generis Dütrichi
similis. Folia e basi dilatata subamplexicauli in subulam canali-
culatam, mamillosam contracta, cellulis inferioribus angustis,
linearibus, lævibus, superioribus minutis, subquadratis, in parie-
tibus transversalibus papillosis, costa lata, depressa, in sectione
transversali eurycystas centrales utrinque stereidis et subste-
reidis tectas exhibente. Folia perichætialia basi longe vaginante
convoluta. Capsula in pedicello erecto longiusculo symmetrica,
Cylindrica, lævis, operculo conico-rostrato. Peristomii dentes 16,e
membrana basilari sat distincta oriundi, cylindrici, integri,
papillosi. Annulus latus. Calyptra cucullata.
Ce genre nouveau, que je dédie à la mémoire d'Henri Philibert,
bryologue français, bien connu par ses beaux travaux sur la struc- -
ture et l’évolution du péristome, qui ont été publiés dans la
Revue bryologique depuis 1884 jusqu’en 1901, devra prendre place
dans le voisinage des genres Leptotrichella et Cheilothela; il diffère
du premier par les dents du péristome cylindriques, non lancéo-
lées, et par la forme et le tissu des feuilles; le port, la forme des
feuilles, la capsule cylindrique, symétrique et lisse, et les dents
du péristome non divisées le distinguent des Cheilothela, aux-
Quels il ressemble par le tissu. La structure du péristome le rap-
= proche aussi des Aschistodon, dont l’éloigne le tissu papilleux de
la partie supérieure des feuilles. eneb
Il ne comprend jusqu’à présent que l'espèce suivante :
Ph. ditrichoidea Card. sp. nova. — Dioica; habitu Ditricho tor-
38 à 1 REVUE BRYOLOGIQUE 6 07
lili vel himonalis ESS Fe doanitoss: tncoaten toto dill
Caulis, 5-10/müll. ‘altus, simplex vel furéatus. Folia sicca érecto-
flexuosas madidà “paténti-flekuosa, ebasi®-dilatata,* oblonga,
subamplexicauli sat abrupte in subulam .crassiusculam, canali-
culatam, mamillosäm vel tuberculosam, integraäm aut summo
‘ apice denticulatam contracta, costa lata, depressa, quartam vel
tertiam partem basis -occupante, excurrente, in sectione trans-
versali eurycystas centrales utrinque étereidis et substereidis
tectas exhibente, cellulis inferioribus angustis, linearibus, Iævibus,
àlaribus ténéris, hyalinis, cæteris parietibus firmis, crassis, lutes!
centibus, ‘ascendendo brevioribus et.sensim in cellulas minutas,
subquadratas, papillosas, obscuras subulæ transeuntibus, papillis
maximis, depresse mamillosis, in parietibus transversalibus sibis.
Folia perichætialia intima e basi longe vaginante,convoluta, tubu-
losa fere sensim subulata. Capsulatin pédicello tenui, rubello,
8-12 mill. longo erecta, anguste cylindrica, lævis, opereulo alte
16, e membrana basilari sat distincta oriundi, inæquales, crassius-
cle, filiformes, haud nodosi, obtusi, integri, valde papillosi,
lutescentes. Annulus latus, duplex, secedens, Calyptra longa, usque
ad basin capsulæ producta, cucullata, lævis. Planta mascula
ignota.. . F
Qi ile Chiloé, rochers maritimes: Ancud (GC. Skottsberg,
908), Quellon (Halle et Skottsberg, 1909). — Environs de
Vs (Porter ; herb. Thériot). ‘à
Dans tous les périchézes que j’ai examinés, j'ai trouvé à loss
_ selle des folioles des propagules ovoïdes ou oblongs, verts, formés
de 2 ou 3 cellules.
:: Sur une Curieuse anomalie du Campylopus :
polytrichoides De Not. |
M IL mars. 1914, nous avons rencontré de nouveau le €. poly-
trichoides qui: tructiflait abondamment, sur les murs de la: route
dé -Famalicao à Oporto.
: Les exemplaires. fertiles, que nous avons examinés anti
sement, en rentrant, présentaient tous, avec une constance vrai-
ment remarquable, les particularités suivantes : les pédicelles,
recourbés, cachent les capsules au milieu des feuilles de lextré-
mité, des rameaux: (fig: 1).: Les. capsules. sont, en outre solide-
ment greffées dans ces extrémités à cause d’un feutre épais. 6 de
HE KE ce qui constitue une, anomalie. fort. (curieuse
Fo nt LEURS ppt BOIC = Dron ge Nes 7} nat Et
à RES.
REVUE BRYOLOGIQUE 39
Il s’agit évidemment d’un protonema secondaire qui a son ori-
gine aux points de contact de la coiffe avec les feuilles (fig. 3).
Il y a intérêt à noter que cette espèce, qui ne fructifie que très
40 REVUE BRYLOOGIQUE
rarement, a un tel pouvoir d'expansion végétative que le sporo- ‘
gone même en participe, comme le prouve clairement le fait que
nous signalons ici.
Famalicao (Portugal), mars 1914.
ANTONIO MACHADO.
Ezxplicalion des figures.
Fig. 1. Aspect d’un rameau fertile,
« 2. Capsule détachée montrant les radicules.
« 3. Coiffe vue au microscope. .
Notes sur la flore bryologique de la Tarentaise
et de la Maurienne (Suile)
Isormecium MyuruMm Bridel; assez commun sur troncs et
rochers.
Var. RogusruM Bry. Eur.; forêt de Zertan près Pralognan.
* ORTHOTHECIUM RUFESCENS Bry Eur.; sur rochers humides |
et ombragés; toujours stérile; commun dans tout le massif de la
Vanoise. k 3
Orrx. curyseuM Bry. Eur. ; sur pelouses et rochers découverts; :
au pied de la Réchasse vers le Col de la Vanoise; le plan du Lac |
près Entre-Deux-Eaux. 4
* ORTH. INTRICATUM Bry. Eur.; commun dans toute la Taren-
taise et la Maurienne mais toujours stérile. =
* OrTH. sTricCTUM Lorentz; sur talus ombragés; forêt de Lans- 1
levillard dans les lacets de la route du Mont-Cenis. Ce qui la
sépare de l'espèce précédente c’est que ses feuilles sont plus
courtes et involutées sur les bords, Certains auteurs n’en font
qu'une variété de Orth. intricalum. ne
L'abbé Boulay, dans ses Muscinées de France, reproduit la
diagnose latine du créateur de l'espèce où les feuilles sont décrites
comme étant planes et entières aux bords. La description de
Limpricht les dit au contraire infléchies de la base au sommet.
Ma plante de la forêt de Lanslevillard a bien ce caractère indiqué
par Limpricht, et est absolument conforme au n° 779 des Musci
Galliæ qui porte le nom de Orih. rubellum Mitten. Une plante
récoltée au Col de la Vanoise m'a paru avoir des caractères inter-
médiaires entre Orth. striclum et Orth. intricatum. à
HoMALIA TRICHOMANOIDES Bry. Eur.; doit être rare dans la
région à cause de ses préférences pour des stations moins hautes
et plus abritées; gorge de Ballandaz près Bozel. ne
CYLINDROTHECIUM CONCINNUM Schimper; rochers dans
REVUE BRYOLOGIQUE 41
gorge de Ballandaz près Bozel; Rocher-Blanc de Cholière près
Pralognan.
CLIMACIUM DENDROIDES Weber et Mohr; commun partout dans
les haies humides et près des ruisseaux; Termignon; vallon
d'Etache près Bramans; vallée de la Sassière près Tignes,
THuibrum DEcIP1ENS de Notaris; — Hypnum Notarisii Boulay ;
stations humides et ombragées; fructifie çà-et.là; Tignes ; les Bré-
. Vières; forêt de la Groix et forêt des Creuzets près Pralogan.
TH. ABIETINUM Bry. Eur.; çà et là dans toute la région mais
toujours stérile,
. TH. pericaTuLuM Lindberg; signalé par l'abbé Réchin aux
environs des Brévières.
* HETEROGLADIUM SQUARROSULUM Lindberg; sur la terre des
forêts et sur les racines; assez souvent fertile; forêt des Granges
et vers le refuge des Lacs près Pralognan.
* PSEUDOLESKEA ATROVIRENS Bry. Eur.; sur rochers et sur
racines, très commun dans toute la région et parfois fertile;
Tarentaise et Maurienne. 1
Var. brachyclada Bry. Eur., çà et là sur les rochers de la région
alpine. :
* PsEUD. GATENULATA Bry. Eur. ; presque aussi commune que
la précédente mais toujours stérile. Ste-Foy; les Brévières; forêt
de Zertan près Pralognan; Entre-Deux-Eaux; Plan-du-Lac;
Chalets des Bauges près Peisey; cascade des Esserts et sous le
glacier de Bellecôte près Peisey.
* PseUD, rEcTORUM Schimper; sur rochers dans le vallon de la
Sassière près Tignes; paraît très rare dans la région.
LESKEA viricuLosa Sprucé; sur troncs d’arbres et rochers
dans les parties basses de la région.
- EL. Nervosa Myrin; sur racines et branches d’arbres; gorge de
Ballandaz près Bozel; paraît n'être pas commune. ri
* MYURELLA JULACEA Bry. Eur:; assez commune mais tou-
jours stérile; sur les talus et dans les fentes des rochers; forêt des
Granges près Pralognan; $Ste-Foy; Tignes; Entre-Deux-Eaux
_ Près Termignon; lacets de la route du Mont-Cenis.
= * M. aprcuzara Bry. Eur.; sur rochers ombragés; toujours
Stérile; grand-Rocher-Blanc de Cholière près Pralognan; forêt
de Zertan près Pralognan. Cette plante croît parfois en société
_ de l’espèce précédente. | EE av;
PrERIGYNANDRUM FILIFORME Hedwig; sur troncs d’arbres et
Sur rochers ; assez souvent fertile; commun dans tout le Massif.
: Var, HETEROPTERUM Schimper; çà et là; rochers de Cholière
070 ff cena se amie ef »!
42 REVUE BRYOLOGIQUE
= NeckERA crisPa Hédwig; assez répandue sur rochers et troncs …
d'arbres: forêt de Zertan près Pralognan; forêt de Suffet près Ter-
mignon;
Var. FALGATA Boulay; çà et là; forêt d’Arc près Termignon.
* N.rurG1DA Juratzka ; sur rochers; paraît rare dans la région;
rochers au-dessus de la forêt de Champagny-le-Haut; forêt du
Suffet près Termignon.
N: compLanaTA Bry. Eur.; commune partout sur rochers et
troncs d’arbres.
* N. SENDTNERIANA Bry. Eur.; — N. BEssEerI Juratzkai
dans les fentes de rochers ombragés dans la forêt des Creuzets h:
près Pralognan. :
LEUcODON scIUROIDES Schwægrichen; signalé par l'abbé
Réchin à la gorge de Ballandaz près Bozel, et aux environs dù
Tignes.
ANTITRICHIA CURTIPENDULA Bridel; signalé par l’abbé Réchin |
aux environs de Ste-Foy. :
FoNTINALIS ANTIPYRETICA Linné: très développée mais sté-
rile dans les ruisseaux tourbeux de la Gurra près Peisey; le
Plan-du-Lac près Termignon. à
_ PoLyYTRICHUM COMMUNE Linné; marais et forêts humides;
partout. ;
_= Pozy. roRMosum Hedwig; dans les forêts; forêt des Granges
près Pralognan. 3%
PoLy. JuNIPERINUM Wildenow; talus des chemins ; assez cOM-
mun ; vérsles Prioux et vers le hameau de la Croix près Pralognan; “
les Esserts près Peisey; Termignon; les lacets du Mont-Cenis:
__ Var. srricrum Bry. Eur.; marais du Lac blanc de Pra-Becher
près Termignon. 8
Pozv. PILIFERUM Schreber; sur talus et lieux arides; com
7 mun partout même au plus hautes altitudes. : 4:
_= PoLy.sExANGULARE Florke; dans les sommets vers les neiges
fondantes; Col de la Vanoise; refuge des Lacs près Pralognan; ;
glacier de Bellecôte près Peisey; glacier ‘de la Galise vers Val.
d'Isère; glacier de l’Arpont près Termignon. Fig
Lu PoGoNATUM ALPINUM Roehling: assez commun dans les Sta-
tions rocheuses et ombragées; Pralognan; forêt de la Croix près
Pralognan; Ste-Foy; les Brévières; Peisey; vallon d’Etache
près Bramans; le Mont près Sollières; chalets de lArpont près
Termignon. POSE Te Er y orren
_. Po. urniGeruM Ræhling; sur les talus arides; les Prioux près
Pralognan; Champagny-le-Haut; les Esserts près Peisey ;vallon
de la Sassière près Tignes; Bessans; Termignon. ©
REVUE. BRYOLOGIQUE 48 ,
Poc. ALoIDES Palisot Beäuvois; sur talus des chemins creux
et ombragés; forêt de Zertan près Praloghan. 6 ?5b sou
Po, NANUM Palisot Beauvois; ga et là dans parties basses du
massif.
* OLIGOTRICHUM HERGYNICUM De Candolle; paraît rare ‘dans
la région; sur talus un peu humides vers le refuge den Lacs près
Pralognan. ?
ATRICHUM UNDULATUM Palisot-Beauvois; çà et là mais assëz
rare dans la région; Pr Magna Lergéioaons gorges de Ballaändaz
près Bozel.
DipaÿsciuM roztosuM Bry. Eur.; sur la terre des forêts: et Ps
racines; assez rare dans la région; la plante stérile au retus des
Lacs près Pralognan; Termignon.
TerrAaPpHiIS PELLUCIDA Hedwig; sur Écbs O Pan forêts
de Pralognan; Entre les Brévières et Tignes, forêt de dévsler
villard.
_ * TimMmra AUSTRIACA Hebreioi commun dans la nations ‘forêts
de Pralognan et de Champagny-le-Haut ; bien fructifié vérs. les
cascades de la Glière près FONARR à forêt de sad et forêt-d’Arc
près Termignon.. che.
* Tim. BAVARICA Hessler ; plus: commun que À. précédent;
au piéd des rochers'et sur les talus des chemins ombragés;:se
trouve dans toute la région jusqu aux plus hautes altitudes ; fruét
sp dans la fôrêt du Suffet près Termignon.
: PriLoNotis GALGAREA Schimper; marais imprégnés d eau
caire; Le Prarion près Val:d’Isère ; Col de la Vanoise ; marais des
Arcanes et: bords de la Leisse près Fermignon; gps vaHon
d’Etache près Bramans. k
Pa: .mArRcaicAa Bridel; environs du Lac de Tignes. » AÛ
PH. FoNTANA Bridel; un peu partout dans la région. 448
Pur, romenruzA Molendo ; forêt ‘de Zértan: peu RER > :
Shnkets. de !’Arpont près Termignon. tas va HAT CEE
© Pa.iserraTA Mitten; çà et là dans la La “ nongierrs"
BARTRAMIA HALLERIAN A Hedwig; paraît : peu -commün;
forêt. de la Croix ét forêt des Sousse prés ronge LS de
Lanslévillard. 3
” LB: Œberr ÉoLéer che très fépand dans: à fac eù
raison de ses préférences pour le sol calcaire; Col de a Vanoise;
Pralognan; Termignon; Lanslebourg Champagny-le-Haut . etes!
_ B.Pomirormis Podvin un peu rhpendu dans les ci basses
‘de latégion. nreb g+e “soda it MUTATIQE M
2Ro irHYPAYLLA: Bridel; série commun partout. jusqu’ aux: plus
ane. Eu pes e la RER FSEp en près :Termigüori;
. K4 | REVUE BRYOLOGIQUE
Tignes; forêts de Lanslebourg; vallon d’'Etache près Bramans;
refuge des Lacs près Pralognan.
AULACOMIUM PALUSTRE Schwægrichen; commun dans les
marais tourbeux; Lac de Tignes ; Lac de la Sassière; Champagny-
le-Haut ; vallon d’Etache près Bramans; Lac de Pra-Becher près
Termignon.
Var. IMBRICATUM Bruch et Schimper; marais du Col de la
Vanoise.
* MEESEA TRICHOIDES Spruce; très commun dans les petits
marais et vers les sources; Tignes; Pralognan, Peisey.
Var. ALPINA Bry. Eur.; caractérisé par ses touffes denses et
ses dimensions réduites ; Col de la Vanoise; Lac de la Sassière.
* AMBLYODON DEALBATUS Palisot-Beauvois; petits marais
et bords des sources ; paraît peu commun ; Col de la Vanoise; Lac
de Tignes; vallon de la Lenta près Bonneval; glacier de l’Arcelin.
* CINCLIDIUM STYGIUM Swartz; espèce très rare que nous
n’avons observée qu’une seule fois dans un petit marais sur la
rive droite du torrent qui sort du Lac de Tignes, sous un bois de
mélèzes.
* MNIUM HYMENOPHYLLOIDES Hübner; je n’ai trouvé cette
rare petite espèce qu'aux environs de Pralognan, dans les anfrac-
tuosités profondes et fraîches des rochers; Rocher-Blanc de Cho-
lière; forêt de Zertan et forêt des Creuzets; je ne l’ai vue qu’à
l'état stérile.
* M. spiNosum Schwægrichen; sur l’humus des forêts et sur
les rochers; commun et fertile partout dans la région.
* M:oRTHORHYNCHUM Bry. Eur.; espèce presque aussi répan-
due que la précédente mais recherche surtout le calcaire; fruc-
tifie assez souvent; Tignes, Pralognan, Bessans; Termignon
etc., etc.
M. MARGINATUM Palisot-Beauvois; sur la terre humide et près
des torrents; assez souvent fertile; torrent du Lac des Tignes;
Termignon; Bessans vers les chalets de la Gula: forêt de Lansle-
villard ; cascades de la Glière près Pralognan.
* M. spINULOSUM Bry. Eur.; se distingue de M. spinosum par
son inflorescence, ses dimensions réduites, et surtout par la cou-
leur claire de sa capsule qui fait contraste avec la teinte foncée du
péristome; paraît assez rare dans la région où il croît en société
de M. spinosum; forêt de Granges près Pralognan; forêt du Suf-
fet près Termignon.
M. uNpuLaTuM Necker; paraît assez rare dans la région où
on le trouve à l’état stérile au bord des chemins dans les forêts;
forêt, du Suffet près Termignon. 3 ie
REVUE BRYOLOGIQUE +
+ M. rosrraTuM Schwægrichen; paraît peu commun; je ne l'ai
observé qu’à l’état stérile dans les environs de Champagny-le-
Haut.
M. AFFINE Schwægrichen ; sur la terre, dansles bois et les haïes ;
cascades de la Glière près Pralognan; Tignes; forêt de Lanslevil-
lard,
Var. ELATUM Bry. Eur. ; cascade de Tignes.
M. MEDIUM Bruch et Schimper; sur la terre, paraît peu commun ;
autour des murs du cimetière à Bessans.
; M. cuspinarum Hedwig; paraît rare; gorge de Ballandaz près
ozel.
M. PuNcTATrUM Linné; très abondant partout aux bords des
sources et des ruisselets surtout dans les forêts. Pralognan; Ter-
mignon; Tignes; forêt de Lanslevillard, etc. ,
* M. suscroBosum Bruch et Schimper; signalé par l'abbé
Réchin vers les chalets de la Plagne près Champagny-le-Haut ;
je pense l’avoir trouvé à l’état stérile au vallon d'Etache près
Bramans.
M. STELLARE Hedwig; sur racines, souches pourries et rochers
ombragés ; toujoursstérile; vers le lac de Leisse-Dessus près Entre-
Deux-Eaux, alt. 2,600 m; Bessans; forêt du Suffet près Ter-
mignon. - 4
BRYuM ARGENTEUM Linné; se trouve çà et là dans la région;
sur rochers vers le Lac de Tignes.
B. azpiNuM Linné; sur rochers et sol siliceux; Val-d’Isère;
l'Arpont près Termignon.
B. Müazenseckti Bry. Eur.; sur rochers humides vers le
Slacier du Pelvoz près Entre-Deux-Eaux.
CÆSPITITIUM Linné; çà et là; environs de Tignes et des Bré-
Viéres,
7 © B. Kunzer Hoppe; = B. GÆSPITITIUM var. IMBRICATUM,
Bry. Eur,; sur rochers schisteux de la route du Mont-Cenis,
Côté Italien, non loin de la frontière. Fa
7," B. Duvazn Voit; bien développé et fructifié dans les marais
Lourbeux de l'Arc, au-dessus de Bonneval; Lac de Tignes; petits
Marais vers le rocher de Villeneuve près Pralognan.
77," B. rurBiNarum Schwægrichen; le type de l'espèce est très
_ lépandu dans le massif et bien fertile; le Prariond près Val-
Wisère; le Mont-Cenis côté italien; vallon d’Avérole près Bessans.
77 Var. PRÆLoNGuM Bry. Eur.; Col de la Vanoise.
7 * Var. Larirorum Bry Eur.; = B. ScHLeicHERI Schwægri-
_ Saen; très commun au bord des sources et dans les marais; fruc-
Vifie çà et là; le Prariond près Val-d’Isère; Lac de Tignes; vallée
_ de la Sassière; environs de Termignon, etc.
ad : SUREVUÉ BRYOLOGIQUE
prairies humides; Col de la Vanoise; Col du Mont-Cenis; Val
:: B. PSEUDO-TRIQUETRUM Schwægrichen'; très commun dans les
d'Isère; Termignon; etc.
Var. GRAGILESCENS Schimper; vers le Lac de Tignes.
__ * B::NEODAMENSE Itzigsohn; stérile ; mélangé à Hypnum
__ B. PatcescENs Schleicher; espèce très répandue et bien fertile :
Pa
4 B: érrraTuM Hornschuch ; assez commun ; petits marais,
_ #* BJ rseuno-Kuwzer Limpricht; bords des’ ruisselets et: sur
__-"B: uzr@nosum Bruch ; rochers ombragés etun peu: humides
rel que B. pallens et B. falla, il se distingue d'eux par Sa.
turgescens dans les petits marais du Col de la Vañoise; marais
de St-Charles près Val-d’Isère. É
-:B: PaccENs Swartz; sur talus ombragés: gorge de Balldndaz
près Bozel; Col de la Vanoise; forêt du Suffet, et forêt d'Arc près …
Termignon: Lac de Tignes; cascade de la Fraîche près Pralo-
gnan; forêt de Lanslevillard. ; 5x6
B. capizLare Linné; commun partout dans la partie moyenne
du massif; re .
_ Var. ELEGANS =. BRYUM ELEGANS Neëés; rochers vers l'Arc.
près Bonneval; bien fructifié vers le glacier de l'Arcelin près
Pralognan; Lac de Tignes; forêts des Creuzets et de Cholière près |
Pralognan. tes |
dans toute la région; Tignes, Pralognan, Termignon, etc. 4
+*-B. suproTuNDUuM Bridel; plante bien conforme à la descrip-_
tion de Limpricht;:c. fr. le Plan-du-Lac près Térmignon.-”
B. cuspipaTuM Schimper; çà et là sur les rochers secs et les
talus; vers le Lac de Tignes; vallon de la Sassière; bois au-dessus
de la cascade de la Fraîche près Pralognan. 2 :
aux bords des sources et jusque sur les-moraines des glaciers
Lac de Tignes; Lac de la Sassière;. moraines sous le glacier de
l’Arpont près Termignon. 4 15819
la boue glaciaire ; Col de la Vanoise sous le glacier de la Réchassé;
vers le Col du Plassäs près Pralognan. Cette plante synoïquê eb
toujours très fertile a de grandes affinités avec B. cirratum. Sa
valeur spécifique peut être discutée, néanmoins ses caractères
généraux la distinguent suffisamment et concordent absolument
avec la description dé Limpricht. M. Hagen à qui j'ai communiqué
la plante en a confirmé la détermination, : : of es ar6160e
* B. razLAX Milde; "sur rochers ‘et talus ombragés; route de
Sainte-Foy à Tignes; Lac de Tignes; vallon de ‘la Sassière; les
Esserts près Peisey; la Plagne au-dessus de Champagny-le-Haut;
Leisse-Dessus . près :Entre-Déux-Eaux.. 11 Mu0#"01r 11 w:
ti
J'ouest de Tignes vers le torrent du Lac. Du même groupe
#
os tonte 52 MOINE < 919:
saBC SL
REVUE BRYOLOGIQUE ! 47
robuste; la largeur dé son orifice capsulaire, lé parfait développe-
ment des éléments de son péristome et surtout par son inflores-
cence. Tandis que B. pallens et B. fallax sont dioïques, l’un muni
d’un péristomé parfait et l’autre d’un péristome très réduit,
B. uliginosum est monoïque, mais avec cette particularité que
les anthéridies et les archégones groupés séparément dans des
bourgeons spéciaux sont rapprochés au sommet des tiges fertiles.
J'avais d’abord pris cette plante pour une forme à péristome
mieux développé de B. arcticum. Mais ce dernier, qui est abondant
dans la même région, au Col de la Vanoise, se distingue facilement
à son inflorescence nettement synoïque et à la conformation de ses
dents péristomiales ; disposition très spéciale qui le rapproche du |
type B. pendulum.
— B. ArcricuM Bry. Eur; sur l’humuüs noir des talus dans les
hautes altitudes: Col de la Vanoise, tout à côté du refuge Fébx-
Faure; vers le Lac des Assiettes; lacets du chemin vers le Lac des
‘Vachés. RBIOAUNA
_ * B. PENDULUM Schimper; sur la terre et les détritus de végé-
taux; paraît assez rare; Col de la Vanoise sur les pentes de la
Grande Casse: vers les chalets de la Plagne au-dessus de Cham-
pägny-le-Haut. La plante de la Grande Casse est ordinairement
synoïque avec des fleurs mâles séparées ; la plante de la Plagne est
assez nettement monoïque. ;
— B.iNcLinATUM Bry. Eur. ; bords des sentiers et vers les sources;
la Glièré et. la Plagne de Champagny-le-Haut; Col de la Vanoise;
refuge des Lacs et cirque du Petit-Marchet près Pralognan;
Léisse: Dessus et cirque du Pelvoz près Entre-Deux-Eaux.
_ WEBERA ALBICANS Schimper; abondant dans tout le massif;
forêt du Suffet près Termignon; bien fructifié et abondant sur
la moraine du glacier du Pelvoz près Entre-Deux-Eaux.
- _ .* Var. GLAcIrALIS Bry. Eur.; forêt des Creuzets près Pralognan;
vallon d’Etache près Bramans. ss
2 * W. commutatTa Schimper: €. fr. Vers lé refuge des Lacs près
Pralognan. 3 ,
+ Var. érAGILIS Bry. Eur. = WEBERA GRACILIS Schleicher;
€. fe sur la boue glaciaire de l’Are au-dessus de Bonneval; vers
les névés de Bellécôte près Peisey; bords d’un ruisselet entre le
= Pommier-Blanc et les chalets des Nants près Pralognan.
W. cariNarTA Boulay; sur la terre vers les neiges fondantes;
Col de la Vanoise vers le glacier de la Réchasse; petit glacier
am du Pommier-Blane et au refuge des Lacs près Pralo-
nan: © Bron Honor sf 160 SONORE MEN }
LE - (A suivre).
"5 cofihoe Sénsméeriolaoc
48 REVUE BRYOLOGIQUE
Quatrième Congrès international de Botanique
La Commission du 4° Congrès internationnal de Botanique
vient de publier une seconde circulaire d’où j’extrais ce qui suit :
La section de nomenclature du 32 Congrès international de
Botanique tenu à Bruxelles en 1910 a complété dans une mesure
étendue l’œuvre du Congrès de Vienne (1905) en ce qui concerne
les prescriptions internationales réglant les questions de nomen-
clature. L'ensemble des décisions prises à Vienne et à Bruxelles a
été condensé dans la 2e édition du recueil des Règles de la nomen-
clature botanique. Il reste cependant quelques lacunes, que la
section de nomenclature du Congrès de Londres (1915) a pour
mission de combler.
Le programme de travail pour 1915 comprend : *
Elaboration des listes de nomina generica ulique conservanda
pour les Bryophyles.
Discussion des molions se rapportant à des questions nouvelles,
non résolues par les règles adoptées à Vienne en 1905 et à Bruxelk
les en 1910.
Pour l'élaboration des listes de nomina conservanda, le Rappor-
teur général, M. Briquet (Genève), s’est assuré, dans chaque
commission, de la collaboration d’un certain nombre de rédac-
teurs. Voici la composition de la commission pour les mousses :
D: V.E. Brotherus, Bangatan, 14, Helsingfors, Finland.
J. Gardol, square du Petit-Bois, 1, Charleville, Ardennes,
France.
H. N. Dixon, 17, St-Matthew’s Parade, Northampton, England.
M. Fleischer, 105 A, Postdamerstrasse, Berlin, W.
A. Gepp, Department of Botany, British Museum, Cromwell
Road, London, S. W.
J. Loeske, Zimmerstrasse, 8, Berlin, S. W. 68.
Les Règles de la Nomenclature adoptées à Vienne en 1905 et à
Bruxelles en 1910, restent acquises. Les additions à farre au
recueil existant peuvent ou doivent donc consister : 1° en des
-règles portant sur des points nouveaux, non prévus par les déci-
sions de 1905. et 1910; 20 dans l'élaboration des listes complé-
mentaires de nomina generica ulique conservanda, et dans la 5
fixation de points de départ pour la nomenclature de groupes
spéciaux, selon les indications données ci-dessus. :
Toutes les motions doivent être présentées sous forme d’arti-
cles additionnels aux règles de 1905-1910, rédigés en français
dans la forme adoptée par le recueil international actuellement
en vigueur. Les listes de nomina generica doivent être rédigées
= conformément au schéma adopté dans les régles, édition 2.
REVUE BRYOLOGIQUE 49
Les motions doivent être motivées aussi brièvement que possi-
ble en latin, français, allemand, anglais ou italien. Autant que
possible, on fournira des documents statistiques sur les consé-
quences des motions proposées.
Les botanistes, qui désirent soumettre des motions à la section
de nomenclature du Congrès, doivent les envoyer au Rapporteur
général, imprimées avec les motifs à l'appui en 60 exemplaires
au moins, avant le 30 avril 1914. Les motions qui parviendraient
au Rapporteur après cette date ne pourront être soumises aux
délibérations de la section de nomenclature que si elles sont
remises, imprimées au nombre minimum de 100 exemplaires,
au Président de la Section avant l’ouverture des débats, et si la
prise en considération est décidée à la majorité des 2/3 des suf-
frages exprimés. Les motions nouvelles présentées au cours des
débats ne pourront être admises que si la prise en considération
est décidée à la majorité des 2/3 des suffrages exprimés, et ne
seront mises aux voix que le lendemain. |
Les motions seront communiquées par le Rapporteur général
aux membres des commissions au fur et à mesure de leur arrivée.
Il rédigera dès après le 31 mai 1914 un résumé raisonné et classé
des motions qui lui seront parvenues et des listes élaborées par
les rédacteurs spéciaux. Il soumettra ce résumé à chaque membre
des commissions et rédigera sur la base des avis recueillis un pro-
jet de complément aux règles de la nomenclature. Le travail des
commissions et du rapporteur devra être achevé le 30 novembre
1914.
Le projet de complément aux Règles de la Nomenclature devra
être expédié avant le 1eT janvier 1915 aux Sociétés botaniques
Principales et aux grands établissements botaniques des divers
Pays, ainsi qu'aux principaux périodiques, surtout ceux qui
s’occupent spécialement de Cryptogamie et de Paléobotanique.
= Le Rapporteur conservera en archives tous les documents qui
auront servi à élaborer le projet de complément des Règles de la
Nomenclature. Ces documents seront à la disposition des congres-
sistes à Londres.
Le travail de mise au point des règles de la Nomenclature a
déjà occupé trois Congrès (Paris, Vienne et Bruxelles), et en 1915,
le Rapporteur général en aura suivi les détails depuis 15 années.
_ Îlest extrêmement désirable à tous les points de vue que cette
_ @uvre soit achevée à Londres en 1915, et puisse être enfin rayée
de l’ordre du jour des congrès internationaux de Botanique. Nous
£ngageons donc très vivement les botanistes en général, et spé-
Cialement les cryptogamistes et les paléobotanistes, à examiner
»
20 REVUE: BRYOLOGIQUE
soigneusement les points qui restent à liquider et éventuellement
à faire des propositions telles qu'il n’y ait pas lieu d’y revenir en
1920.
Une circulaire ultérieure donnera des renseignements détaillés
sur l'organisation intérieure de la Section de Nomenclature du
Congrès en ce qui concerne la nomination des délégués, la discus-
sion des motions et du projet des commissions, ainsi que le mode
de votation.
Bibliographie
- M. LaANGERON. — Précis de Microscopie, technique, expéri-
mentation, diagnostic, un vol. in-8° de 751 p. avec 270 fig. dans
le texte, Paris 1913, librairie Masson, Boulevard Saint-Germain,
120, prix : 10 fr. cartonné,
Excellent ouvrage, beaucoup plus pratique que les autres
traités du microscope que je connais. La description du micros-
cope et de ses accessoires occupe les 233 ptemières pages. La
suite est consacrée aux préparations microscopiques et à la ma-
nière de les étudier, à la description des microtomes, rasoirs, etc.
La partie spéciale à la Botanique est à la fin de l'ouvrage el
moins étendue que la partie zoologique, car il s’agit d’un
traité faisant partie d’une encyclopédie médicale. b:
Karz Müzzer. — Rabenhorst’s Kryptogamen-Flora. Die
Lebermoose, 19 Lieferung. Prix : 2 Mark 40 Pfg. (3 francs).
La 19e livraison de ce grand ouvrage vient de paraître. On y
trouve la description et les figures des Lepidozia pinnata, reptans,
Pearsoni, setacea, silvatica, trichoclados; Blepharosioma tricho=
phyllum; Chandonanthus setiformis; Anthelia julacea et Juratz :
kana: Schisma aduncum et Sendtneri; Mastigophora Woodsh;
Plilidium ciiare et pulcherrimum. -
J. CarpoT. — Mousses de la deuxième expédition antarclique
française (1908-1910) commandée par lé Dr Jean Charcot, in-4°
de 31 p., 1 carte, ? pl. de vues et 3 pl. de mousses, Paris, 1914;
librairie Masson.
Les Mousses ont été récoltées par M. Gain, le botaniste de
l'expédition. Cette collection comprend 34 espèces, dont 7 espèces
et 1 variété nouvelles pour la science. Elles proviennent de
14 localités différentes, réparties depuis les Shetland méridionales
. jusqu’à la baie Marguerite, étendant nos connaissances botani-
ques sur cette région de plus de 2 degrés vers le Sud; le total de
mousses de la région antarticque se trouve porté à 63 espèces
M. Gardot donne la liste des espèces de chaque localité et leur
REVUE. BRYOLOGIQUE b1
distribution géographique. Les espèces nouvelles ont déjà été
décrites par l’auteur dans la Revue Bryologique de 1911, il les
décrit de nouveau et les figure dans les 3 pl. Ge mémoire se ter-
mine par la liste des espèces récoltées par M; Sais dans la région
magellanique. -
J.-CARDOT. — Mousses mie du Japon el de Corée (Bull.
de la Soc. Bot. de Genève, 22 série, vol, IV (1912), pp. 378-387).
:. Description des Symphyodon japonicus, Hypopterygium
Ha Claopodium acicula var. brevifolium, Okamuræa
plicata, Brachythecium moriense var. effusum, Bryhnia brachy-
cladula, Scleropodium coreense, $S. brachyphyllum, Eurhynchium
laxirete, E. deltophyllum, E. Fauriei, Rhynchostegium rusci-
forme var. coreanum, R. tenuinérve, R. Fauriei, R. contractum,
8 cténioides, Acanthbeladion One toit. A. foliolatum,
A. Faurieri, Rhaphidostegium pulchellum, Plagiothecium insigne
és: 8 plusieurs var. de PI. d'Europe, Isopterygium alternans. I.
_ Giraldii, L. Fauriei, I. neckeroides, I. prono EL. jpg seen
L Pérrobustum, T1ôve:
Max FLeiscuer. — Nova Guinea, résultats de l'expédition
scientifique néerlandaise à la Nouvelle-Guinée. Vol. XIT, Bota- :
hique, livr. 2, Laubmoose von Max Fleischer; in-49, pp. 109-128
et pl. 29-34: Leide, 1914.
_ Les mousses de cette expédition ont été récoltées en 1911 et
… 1912 par le Dr A. C. de Kock et le Dr R. F. Janowsky. Voici la
. liste dés espèces nouvelles décrites et figurées et un genre nou-
Veau : Brotherobryum Dekockii.. Brotherobryum: est un genre
Nouveau voisin des Dicranoloma et Braunfelsia « ab hoc habitu,
foliis elimbatis et peristomio minus perfecto, ab illo foliorum
Structura necnon sporogonio dignoscendum » Schlotheimia
julosa,: $. Kowingsbergeri; Vésicularia Janowskyi;. Ectropo-
: then rufulum, E. goliathense; Macrothamnium + rdeeammtertt
Sphagnum novo-guineense.
er. BrorHerus. — Musci novi Philippinensis-11 (Leaflets
: nn PP RotEy vol. VE, Mämilla, December 1913, pp. 1973-
197%)
LE auteur décrit Campylopus - - Copelandi, Chaetormitrium
Élmeri, Élmeériobryum philippinense, E. assimile, Ectropothe-
_Clum Elmeri, Mniodendrum mindaneuse,; Schistomitrium subro-
bustum, Endotrichella Elmeri, Sÿmphysodontella Elméri, Macro-
mitrium ‘assimile, Trichostomum pervaginatum.
A. Borrinr. FR à re d’ TRS supplemento I (Webbia, Vol. IV,
a. 7): — C'est le-compte-rendu de
d VA ot EP er 191 jar æ = Barsali,
mi. Ghelardi, Lunardi et Martel.
52 REVUE BRYOLOGIQUE
À, Casares G1L. — Una excursion briologica à Sierra Nevada
(Bol. de la R. Sociedad de Hist. nat. Febrero 1914, pp. 101-105).
__ M. Casares Gil a fait, au mois de juillet 1913, une excursion u
de cinq jours à la Sierra Nevada, cette haute montagne qui s'élève …
au sud de Grenade; il y a récolté un certain nombre de raretés,
notamment le Anacolia Webbii. Ce mémoire sera utile à ceux qui
visiteront cette chaîne de montagnes. .
E. BansAzt. — Primo contributo alla Epaticologia Umbra |
(Estratto dal Bull. della Soc. bot. ital. 1913, 7 p.).— M.Barsali
donne une description de l’Ombrie dont plusieurs sommets dépas-
sent 1300 m. et le calalogue de ses récoltes comprenant 33 espèces, |
G. Zoppa.= Musci tripolitani a R. Pampanini anno 1913 lecti
(Estr. dal Bull. della Soc. bot. ital., Décembre 1913, in-8° de © ee.
et 3 fig. dans le texte). Ce catalogue contient la description d’une
espèce nouvelle avec fig., le Hyophila Pampanini, petite plante
de 1/2 centimètre ayant le port du Didymodon lophaceus. de.
G. Zonpa. — Manipolo di Briofite della Tripolitania (Bull. del
_ Orto Botanico della R. Univ. di Napoli T. IV, pp. 205-209). —
L'auteur a étudié les récoltes faites en Tripolitaine par les pro.
fesseurs Cavara et Troller qui comprennent 25 espèces de mousses;
5 espèces d’hépatiques et quelques variétés : Riccia lamellosa,
Clevea Rousseliana, etc. =
A. W. Evans. — Noles on North American Hepaticæ. IV (The
Bryologist 1913, pp. 49-55). — Les espèces qui font l’objet de ce
mémoire sont : Riccia arvensis, Ricciella Huebeneriana, Riccardia
palmata, Cololejeunea seliloba avec 7 fig.; espèce nouvelle, très
remarquable par le petit lobe sétacé formé d’une seule série de
cellules, découverte par S. Rapp à Sanford, Floride. Rectolejeuneà
Brittoniæ, Prionolejeunea serrulata, Leptolejeunea hamulata
Cyclolejeunea Chitonia, Frullania cobrensis et Anthoceros punc-
tatus.
-
Nouvelles
M. AnTonio MaAcHADoO, à Famalicao, Rorigo (Portugal), offre
aux bryologues quelques raretés, notamment le Campylosteleum
strictum et lé Campylopus polytrichoides fructifié.
Changement d’adresse, — POTIER DE LA VARDE, capitaine a
73e d'infanterie, rue d’Aire 40, à Béthune (Pas-de-Calais).
Een nprimene-Rollure E. DOMIN, 10, rue de Ja Monnale. — Tél. 5H
2*
No 4. (07 LAURE 41944
en
REVUE BRYOLOGIQUE
Paraissant Tous LEs Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 4
* Mosses and Hepatics of the Magnesium limestone of West Yorkshire.
W. INGHAM. — Notes sur la flore bryologique de la Tarentaise et de la
Maurienne (fin). R. SÉBILLE. — Les cellules opaques et les espèces du
genre Odontoschisma: HusNor. — Drepanocladus scorpioïides forma
suffocata. POTIER DE LA VARDE. — Bibliographie. — Nouvelles.
Mosses and Hepatics of the Magnesium limestone
of West Yorhshire
by W. INGHam B. A. — York (England)
Running from south to north in West Yorkshireis à narrow
band of magnesian limestone. This band is unusally dry most of
the‘ year and is honeycombed with numerous quarries from
which stone has beën obtained for the building of churches in
olden times, and for the building of houses in many of the villages.
It would scarcely be expected that bryophytes would be at
home on such dry soil, but there are crevices of the-rocks and
shady places where they are to be found. During the Summer
months, plants on the open ground are paréhed, and others are
covered by grasses and other vegetation, s0 as to be well-nigh ont
of sight. IE is only during the winter months that these plants are
in evidence, and during this time there are little pools of water
in some of the quarries, in which some mosses grow.
As I have been privileged to wander over this limestone tract
during various months of the year, it may be of interest to bryo-
logists if 1 give an account of the mossés and hepaties of this
district.
A$ one of the quarries will be frequently mentioned; viz. Jack-
= daw Crac Quarry, 2? 1/2 miles from Tadcaster, I propose to indi-
_ Cate this by the letters J. C. Q. This quarry is a very old one, and
stone was obtained from it for the building of York Minster, but
_ for very many years no stone has been taken from it, sothat
_mañy phanerogams as well as cryptogams have had ample time
to make à home there. ns
D4 REVUE BRYOLOGIQUE
The quarry forms one end of a valley known in olden times as
Thevgdale,
At the end ofthis paper, mosses and hepatics found by former
bryologists are mentioned. Wetherby and Roche Ro have
not been visited by the writer.
Mosses A
Pleuridium axillare Ldb. Roadside, Featherstone Sept. 1898. |
Ditrichum flexicaule var. densum Braiïth. J. C. Q. June 1898, and
quarry near Marr Sept. 1897, in the latter lying in loose bufts on
the side of a hillock.
. Ceratodon purpureus Brid. On wall South Elmsall Octob. 1897.
-on Wall Ferrybridge Feb. 1897, Thorp Arch April 1897, and Brods-
worth Sept. 1897, in the last in large rounded tufts on the bare
slate roof of the school, giving the appearance as if the bare
slates had broken out into large boils. :
Dicranella heteromalla Schp. J. C. Q. April 1897, small form
and Barkstone May 1898, © only.
_ Dicranella varia Schp. J. C. Q. Apr. 1897, small forms, Hudd-
lestone Quarry Apr. 1897, Boston Spa Apr. 1897, and Barkstone
Nov. 1900, small form.
Dicranella Schreberi Schp. Knaresboro’ Aug. 1898.
Dicranoweisia cirrata Ldb. On tree Thorparch Apr. 1897.
Dicranum Bonjeani De Not. On dry grassy hillside, J. C. Q.
Mar. 1900, leaves very undulate.
Dicranum scoparium Hedw. J. C. Q. Jan. 1898.
D. scoparium var. orthophyllum Brid. Foot of hillock J. C. +
May 1905. €
Fissidens exilis Hedw. Ackworth Mar 1901.
Fissidens viridulus var. Lylei Wils. Knaresboro”’ ,abundant Apr.
1904, leg. G. Webster. :
Fissidens pusillus Wils. J.C.Q. Mar. 1900, Conisboro” Sept.
1901, Knaresboro’ Jan. 1912.
Fissidens incurvus Slarke. Abundant on side of quarry, near
Sprotboro’ Feb, 1903 and Mar 1897. #
. Fissidens bryoides Hedw. Roadside, Featherstone Apr. 1897, 1
Church Fenton Febr. 1897. "2
Fissidens crassipes Wils. Knaresboro’ June 1898, near Ripon
May 1905. :
Fissidens adiauhadies Hedw3 Quarry Knottingley Apé 1900,
ce. fruct. Askern, Mar. 1897.
Fissidens decipiens De Not. Burton Salmon April 1897, Sprot+
boro’ quarry Feb. 1897 e. fr. and J.C. scie fre en ee
1897 .. ul 1903.
REVUE BRYOLOGIQUE 55
Fissidens taxifolius Hedw. Quarry near Sprotboro’ Mar. 1897.
Grimmia apocarpa Hedw. J. C. Q. Jan. 1898, Sherburn-in-
Elmet, by dyke side Dec. 1897.
Grimmia pulvinata Sm. J. C. Q. June 1898, on boulder, with
hair points longer than leaves, Ferrybridge May 1897, also very
long hair points.
Rhacomitrium heterostichum Brid. On heap of stones near
Ripon May 1905.
Phascum cuspidatum Schreb. J. C. Q. April 1897, Boston Spa
Apr. 1897, and Huddlestone Quarry Jan. 1898.
Phascum curvicolle Ehrh. Burton Salmon, on mortared wall
Apr. 1897, Ferrybridge on mortared wall Mar. 1900 and Mar.
1903, Aberford Nov. 1899, Darrington Nov. 1900, and J. C. Q.
Dec. 1903. This minute moss is well distributed over the limestone.
Pottia recta Mit. Sherburn-in-Elmet by roadside Jan. 1898
and also on wall Dec. 1898, J. C. Q. Mar. 1900.
Pottia Heimii Fürnr. Thorp Arch on wall Apr. 1897, Barks-
tone, in narrow passage between high walls May 1899, May 1900
and May 1901, South Elmsall in crevice of damp wall Mar. 1902. ,
Pottia truncatula Ldb. Sprothoro’ quarry Feb. 1897, Brods-
Worth quarry Sept. 1896, near Doncaster Mar 1897. Feathers-
tone Apr. 1897. À. Lypical moss of the district.
Pottia intermedia Fürnr. J. C. Q. Jan. 1898, Sherburn-in-Elmet
On grassy bank Jan. 1898, the latter intermediate with preceding
species. j
Pottia minutula Fürnr. Darrington Nov. 1896, Oct. 1901, Nov.
1900, all by roadside, Sprotboro’ quarry Febr. 1903, Sherburn-
In-Elmet Jan. 1898 and Dec. 1898, Huddlestone Quarry Jan.
1898, J. C. Q. Apr. 1897 Jan. 1898, Mar. 1900, Déc. 1903 and
Jan. 1904, the last with peristome of P. Starkeana but spores of
P: minutula. This is a characteristic moss of the district.
Pottia lanceolata C. M. Aberford Nov. 1899 with P. curvicolle,
J. C. Q. Apr. 1897, Jan, 1898, Mar 1900 and Dec. 1903, the first
in sheets on boulder.
Tortula pusilla Mit. On wall Burton Salmon Apr. 1897, on
mortared wall, Ferrybridge, abundant Feb. 1897, May 1897,
Feb. 1898, April 1898 and Mar. 1900.
_ Tortula lamellata Ldb. In sheets on high wall, Sherburn-in-
Elmet Apr. 1897, Jan. 1898 and Feb. 1899, the mortar having à
NEW appearance, also on low wall Ferrybridge Feb. 1898 mixed
_ With T. pusilla. FERRER ae | s'AF ii
, Tortula brevirostris H. and Grev. On broken ground in Hudd-
lestone Quarry Apr. 1897. us RE me
56 REVUE, BRYOLOGIQUE
Tortula rigida: Schrad. J. C. Q. Mar. 1900 with W. tortilis on
stone, also Dec. 1903, Knaresboro’ Jan. 1912.
Tortula ambigua Angstr. Barkstone Feb. 1897, Sprotboro’
quarry. Feb. 1897, Ferrybridge Nov. 1896 abundant, quarry near
Marr, Sept. 1900, Sept. 1896, Mar.1898, Huddlestone quarry Jan.
1898. À characteristic moss of the district.
Tortula aloides De Noë. J, C. Q. Jan. 1898.
Tortula cernua Ldb. Abundant on tufa near limekilns a few
miles from Doncaster Nov. 1913, first gathered here by T. C.
- Thrupp and determined by Ingham May 1909; near Aberford
Sept. 1900, G. Webster, 1$t British record.
Tortula marginata B:and:S. Huddlestone Quarry Sept. 1897.
Tortula muralis Hedw. Ackworth Mar. 1897, Sprothboro’ quarry
Feb. 1897, J. C. Q. Apr. 1897, Jan. 1898, June 1898, with short
leaves, and hair points as long as leaf, Campsall July 1906.
T. muralis var. rupestris Wils, Barkstone May1900.
T. muralis var. æstiva, Brid. J. C. Q. Apr. 1899, Ackworth
Sept. 1898.
T. subulata Hedw. J.C. Q. Janvier 1898 with.leaf border almost.
obsolete
Tortula mutica ZLdb. Ulleskelf Nov. 1900, with tall stems.
Tortula intermedia Berk. J.C. Q. Apr. 1897, Sept. 1897, Jan,
1898, rich golden colour on the grassy hillocks opposite the cliff
sides.
Barbula lurida Ldb. Roadside, Ulleskelf June 1900, Ripon May
1905, Knaresboro’ Jan. 1912.
Barbula rubella Mütt. J. C. Q. Jan. 1898, Mar. 1900, small form,
Knottingley Mar. 1900, small form, Bramham June 1907, a star-
ved form, Byram quarry Sept. 1900.
Barbula tophacea Mill. Ackworth Mar, 1897, form much like
B. lurida, J. G. Q. Apr. 1899 and May 1903, minute form on talus;
Barkstone May 1901, small form, Kirkby Wharfe, June 1899.
Barbula, fallax Hedw. Quarry, near Marr 1897, Huddlestone
quarry Jan. 1898, Wentbridge Oct. 1897.
B. fallax var. breifofié Schuliz. Quarry, Brodsworth, c. fr.
Mar: 1897, Huddlestone quarry. c. fr., Apr, 1897.
Barbula rigidula Mit. J.G.Q. Apr. 1897, Burton Salmon Apr
1897, J. CG. Q. Jan. 1904, in round tuft on stone, and Feb. 1905,
in large flat tuft on stone and:crowded with fruit. …
Barbula cylindrica Schp. Quarry near, Doncaster Mar. 1 #
with very large, long leaves, J. C. Q. Jan. 1898.
Barbula vinealis Brid. Top of stone bridge, Boston Spa. Age
1897, roadside, Ulleskelf June 1900, on dry mortar of wall, Knas
tingley May 1900, Knaresboro’ Feb. 1912.
REVUE BRYOLOGIQUE 57
Barbula sinuosa Braithw. J.C. Q. Mar. 1900, Knaresboro Jan.
1912.
Barbula gracitis Schwægr. Knaresboro’ Feb. 1912.
Barbula Hornschuchiana Schullz. Knottingley Oct. 1901.
Barbula revoluta Brid. J. C. Q. June 1898 and Sept. 1897,
quarry near Marr, c. fr., Apr. 1901, quarry near Sprotboro’ Oct
1897, Knaresboro’ Jan. 1912.
Barbula convoluta Hedw. Very common all over the district,
J. C. Q., large sheet crowded with fruit June 1900, quarry near
Marr, c. fr., Apr. 1901.
B. convoluta var. Sardoa B. and S. Barkstone May 1900.
: Barbula unguiculata Hedw. Huddlestone quarry Apr. 1897,
J. C. Q. Apr. 1897, Jan. 1898, Dec. 1903. A. characteristic moss of
the district.
Weisia microstoma G. M. Quarry, Aberford Mar. 1902, J. C. Q.
Apr. 1897, Micklefield June 1897, a tall seta form.
W. microstoma var. brachycarpa C. M. On steep grassy bank,
Sherburn-in-Elmet. Jan. 1898.
Weisia tortilis C. M. J. C. Q. On boulder, c. fr. Mar. 1900.
Weisia crispata C. M. J. C. Q. Jan. 1898 and Feb. 1905, c. fr.
ie viridula Hedw. J. C. Q. Apr. 1897, quarry Marr, Mar.
Weisia tenuis C. M. Boston Spa Apr. 1897.
Weisia calcarea C. M. Knaresboro’ June 1898.
W. calcared var. mutica Boul. In rock crevices, J. C. Q. Feb.
1905, and on tufa Dec. 1913.
Weisia verticellata Brid. J. C. Q. Mar. 1900, small form in
_ Shade, Knaresboro’ Aug. 1898, c.fr., West Tanfield, c. fr., June
1912.
Trichostomum crispulum Bruch. J. G. Q. Jan. and June 1898,
in Very large flat carpet on horizontal slabs of rock, quarry Knot-
tingley Oct. 1901, dwarf and pretty little moss, W. Tanfield June
1912.
T. crispulum var. viridulum Braith. In crevices of vertical
_ rock, J. C. Q. Sept. 1897 and Dec. 1913.
Trichostomum mutabile Bruch. J. C. Q. Jan. and June 1898,
and May 1903, green on the vertical cliffs, and golden yellow
On hillocks near and opposite. |
= Trichostomum tenuirostre Lindb. W. Tanfield June 1912, leg.
À. Cheetham. ar
= Trichostomum tortuosum Dixon, J. C. Q. Sept. 1897, Jan.
_ 1898, tail and very tomentose.
ÆEncalypta vulgaris Hedw. Wentbridge, abundant, Apr. 1902.
0
D8 REVUE BRYOLOGIQUE
Encalypta streptocarpa Hedw. Sprotboro’ Mar. 1898, large
sheets on floor of quarry.
Zygodon viridissimus R. Br. J. C. Q. Aug. 1891.
Orthotrichum anomalum var. saxatile Milde, J.C.Q. Apr.1897,
in-large sheets on horizontal layers of rock, Barkston May 1898.
Orthotrichum cupulatum var. nudum Braïthw. On bridge, Bos-
ton Spa Apr. 1897.
‘Orthotrichum leiocarpum B. and S. On fallen log, Barkston
May 1898.
Orthotrichum affine Schrad. J. C. Q. April 1897, Campsall
July 1906.
Orthotrichum tenellum Bruch. W. Tanfield June 1912, leg.
R. Barnes.
Orthotrichum diabhitiui Schrad. J.C. Q. Apr. 1897, Ackworth
Oct. 1903, Barkston Dec. 1896, Boston Spa Apr. 1897. Saxton
Nov. 1898.
Physcomitrium piriforme Brid. Askern July 1906.
Funaria hygrometrica Sibth. Common over the district.
Leptobryum piriforme Wils. Barkston, betveen two high walls
May 1899, short form.
Webera carnea Schp. Ackworth Mar. 1900, Knaresboro June
1898, Boston Spa Apr. 1897.
Bryum pendulum Dicks, Knottingley on mortar of wall, May
1897, J. C. Q. Apr. 1897.
Bryum inclinatum Bland. J. C. Q. June 1900, Knaresboro
June 1898.
Bryum pallens Sw. J.C. Q. June 1900, Thorp Arch Apr. 1697,
Campsall July 1906.
Bryum intermedium Brid J. C. Q. Sept. 1897, Sherburn-in-
Elmet Jan. 1897.
Bryum cæspiticium L. J. C. Q. Sept. 1897, Aberford June 1897,
near Wadworth Mar. 1897, the last with very long leaf points.
Bryum capillare L. J. C. Q. se à 1903, quarry Marr, Mar. 1898,
Barkston May 1898.
Bryum atropurpureum W. and M. J.C: Q. June 1900.
Bryum murale Wils. J.C.Q. Mar. 1900, W.Tanfield June 1912,
the latter by R. Barnes,
Bryum argenteum L. Common throughout.
Mnium cuspidatum Hedw. Sherburn-in-Elmet Apr. 1897.
Mnium rostratum Schrad. J. C. Q. Mar. 1900,. Sherburn-in-
Elmet Apr. 1897, Burton Salmon Apr. 1897. Roaresbaro! ee.
US a characteristic Mnium fe the diériete roi
+
(A suivre).
REVUE BRYOLOGIQUE p9
Notes sur la flore bryologique de la Tarentaise
et de la Maurienne /{/in)
W. ANNOTINA Schwægrichen; rochers de St-Antoiné en mon-
bant au Plan-du-Lac près Termignon.
* W. PULCHELLA Schimper; environs du Lac de Tignes; :le
Prariond près Val-d'Isère.
W. cRuDA Schimper; très commun dans toute la région sur-
tout dans les forêts.
W. nurans Hedwig; espèce aussi répandue que la précédente ;
forêt de Peisey ; forêt du Suffet près Termignon ; col de la Vanoise:
cirque du Pelvoz près Entre-Deux-Eaux.
" W. cucuLLaTa Schimper; Col de la Vanoise.
* W. ELONGaATA Schimper; sur les talus et rochers humides et
ombragés ; Tignes; les Brevières ; refuge des Lacs près Pralognan ;
rochers vers les chalets du Chanton près Peisey; forêts de Lans:
levillard et lacets du Montcenis près Lanslebourg.
W. PoLYMoRPHA Schimper : sur les talus et les pentes herbeuses ;
Col de la Vanoise ; Col du Palet; Lac de Tignes.
* PLagiosryum ZierRu Lindberg; assez répandu sur la terre
des rochers humides et ombragés; je l’ai trouvé en belles fruc-
tifications sur des talus à Tignes et au sommet de la forêt de
Zertan près Pralognan.
PLAG. DEMISsUM Lindberg; sur pentes herbeuses des sommets;
trouvé avec de nombreuses capsules au Col de la Vanoise au
pied de la Grande Casse.
* LEPTOBRYUM PIRIFORME Schimper; sur la terre des rochers et
aux bords des sentiers ; entre Tignes et Val-d’Isère, forêt de Zertan
et hameau de la Croix près Pralognan. |
FuNarra HyGRoMETRICA Hedwig; très commun au pied des
Murs et sur les mortiers calcaires.
SPLACHNUM SPHÆRICUM Linné; sur anciennes bouses dans les
autes prairies marécageuses ; sous les glaciers de Pepin et de Bel-
lecôte, près Peisey: bol 2 st
= TayLorIA spLAcHNOIDES Hooker; sur détritus de végétaux
entre les Prioux et les chalets des Nants près Pralognan.
Dissopon FrœLicaranus Greville; sur les talus des pentes
Sazonnées dans les hautes altitudes. Col de la Vanoise; Col du
_ Palet; vers le Lac de Tignes; vallon de Leisse-Dessus; chalets de
= PArpont près Termignon; au fond de la vallée du Ribon près
Bessans. | 830) | 4 q
… D. spLacanoines Gréville; sur la terre humide vers le refuge
de la Valette près Pralognan. |
;
| D
60 REVUE BRYOLOGIQUE
SCHISTOSTEGA OSMUNDACEA Weber et Mohr; j'ai trouvé des
traces de cette plante et de son prothalle lumineux dans un trou
de rocher entre Peisey et les Esserts à une altitude d’environ
1600 mètres.
ENCALYPTA STREPTOCARPA Hedwig; cette espèce est très répan-
due dans la Tarentaïse et la Maurienne, dans les fissures des
rochers calcaires, je ne l’ai cependant pas vue en fructification.
* EN. RHABDOCARPA Schwægrichen; sur les talus des pentes
herbeuses ; Col de la Vanoise; vallon de la Sassière ; Lac de Tignes,
etc., etc.
EN. ciztATA Hedwig; assez commun sur’ les rochers et les
talus ombragés; Ste-Foy; Tignes; les Brévières; rochers à l’en-
trée du vallon d’Avérole près Bessans; forêt de Zertan près Pra-
lognan; Peisey.
EN. ApopHYsATA Nees; sur les talus des pentes herbeuses dans
les hautes altitudes; Col de la Vanoise; glacier de la Galise vers
les sources de l'Isère.
EN. commurarTa Nees; sur les talus dans les hautes altitudes ;
Glacier de la Galise; Col de l’Iséran; Col de la Vanoise; vallon de
Leisse-Dessus près Entre-Deux-Eaux; forêt d'Arc, près Ter-
mignon.
ORTHOTRICHUM LEIOCARPUM Bry. Eur.; sur écorces; N.-D. des
Neiges et forêt de Zertan près Pralognan forêt d'Arc près Termi-
gnon.
__ ORTH. AFFINE | Schraders dans les parties basses de la région
OrTH. spEciosuM Nees; sur arbustes vers les Prioux près Pra-
lognan; les papilles foliaires de cette plante la rapprochent de
Orth. Kiliasi.
_- ORTH. RUPESTRE Schleicher; assez répandu sur les rochers où
les éléments siliceux dominent; vers les Esserts près Peisey;
N. D. des Neiges près le Planey; forêts de Pralognan; Tignes.
. ORTH. URNIGERUM Myrin; cascade vers les chalets de Sales
près Tignes.
ORTH. ANOMALUM Hedwig: Pralognan; rochers de la Gurra
près Peisey.:
Urora Hurcinsiæ Schimper; sur rochers de avasttike vers
N.-D. des Neiges, près Pralognan.
ULora Brucit Wilson; sur sapins, Pralognan, Termignon:
ULora crisPuLA Bridel; sur sapins, çà et là dans la région.
AMPHORIDIUM Moucxort Bry. Eur. ; stérile, très commun dans
la région, dans les fentes de rochers; route des Brévières à Tignes;
environs de Val-d’Isère; Termignon; Champagny-le-Haut.
* CosCINODON CRIBROSUS Spruce; sur rochers secs. Pralognan
rochers des gorges de la Leisse près ere:
REVUE BRYOLOGIQUE 61
RHACOMITRIUM CANESCENS Bridel: assez commun .sur des
sables des torrents et les moraines des glaciers, il affecte générale-
ment des formes trapues et dépourvues de rameaux; Col de la
Vanoise; chalets des Nants près Pralognan; vers le Lac de Tignes;
vers le Lac de Leisse-Dessus.
RH. FASCICULARE Bridel; commun dans les parties du massif où
dominent les éléments siliceux; entre Ste-Foy et les Brévières ;
rochers en montant vers le Lac de Tignes; les Prioux près Pralo-
gnan.
RH. LANU&INosuM Bridel; çà et là sur rochers; gorge de Bal-
landaz près Bozel; au-dessus de la forêt. de Champagny-le-Haut.
Rh. HerERosTICHUM Bridel; sur rochers; gorge de Ballandaz
près Bozel; N.-D. des Neiges près Pralognan ; Termignon; Cham-
pagny-le-Haut. ;
Var. MicrocarpuM Wahlenberg; €. fr. entre le Pommier-
Blanc et les chalets des Nants près Pralognan.
* Ru, superTicuMm Pry. Eur.; chalet de la Plagne près Cham-
pagny-le-Haut; vers le Col du Palet près Peisey; vers les chalets
des Bauges et, vers les chalets de l’Are, près Peisey: route de Tignes,
vers les Brévières. |
RH. ACICULARE Bridel; e. fr. gorges dé la Lieisse près Termigon.
RH. pRorENsuM Braun; çà eb là dans la région.
* GRimMIA uNiIcoLoR Greville; commun dans toute la région
supérieure du massif, sur rochers découverts; chalets de la Paraz
près Entre-Deux-Eaux; rochers de la Gurra près Peisey; rochers
schisteux de la route entre Tignes et les Brévières; Col de la Vanoi-
se; Gorges de la Leisse près Termignon; vers le Lac de Pra-
Becher près Termignon.
GR, commurara Hübner;sur rochers découverts; entre Ste-Foy
el les Brévières; vers le Planey près Pralognan. à
GR. ovara Bry. Eur.; çà et là, surtout sur,les rochers siliceux ;
Fontanette près Pralognan ; route de Bozel et hameau des Prioux
près Pralognan; gorges de la Leisse près Termignon.
GR. suLCATA Sauter; rochers découverts dans les hautes alti-
Ltudes; c. fr. Col de la Vanoise; gorges de la Leisse près Termi-
gnon.
* GR. ALPEsTRIS Schleicher; très répandu dans tous les som-
mets; Ja plus commune du genre dans la région et toujours assez
fertile.
__… * GR. DonrANA Smith; à peu près dans les mêmes stations
_ ue la précédente, mais moins commune; route de Bozel à Pra-
ou lognan ; N. D. des Vernettes près Peisey; route des Brévières à
Tignes; gorges de la Leisse près Termignon.
62 REVUE BRYOLOGIQUE
GR. mozuis Bry. Eur.; dans les ruisselets d’eau limpide au-
dessous des neiges fondantes ; refuge des Lacs près Pralognan.
_- GR. LEUCOPHÆA Greville; paraît rare: rochers schisteux près
Termignon.
7 GR. PATENS Bry. Eur. ; sur rochers siliceux :route de Tignes, vers
les Brévières ; vers les chalets des Bauges près Peisey.
GR. HARTMANNI Schimper ; sur rochers ombragés dans les forêts
et parfois sur rochers découverts: forêt de Zertan près Pralognan;
rothers du vallon d’Etache près Bramans: forêt des Granges
près Pralognan; forêt de Champagny-le-Haut.
— "GR. ANOMALA Hampe; rochers découverts au fond du vallon
d’Etache près Bramans. Cette espèce a un peu de ressemblance
avec la précédente. La teinte et la structure des feuilles sont tout
à fait différentes. Gr. anomala a les feuilles papilleuses et striées
en long par des épaississements des parois cellulaires et la dupli-
cation des couches; caractères qui font défaut dans Gr. Hart:
manni où le tissu est toujours plus jaunâtre, et les cellules lisses
el jamais disposées sur deux couches. (
de * GR. ELATIOR Bry. Eur. ; sur blocs ombragés ou découverts;
préfére les rochers siliceux ; gorge de Ballandaz près Bozel; envi-
rons de Peisey sur les blocs du torrent: environs de Tignes en
montant au Lac; vers le hameau de la Croix près Pralognan;
gorges de la Leisse près Termignon.
— GR. TRICHOPHYLLA Greville; cà et là dans les parties basses
du massif.
— GR: MünLenBeckn Schimper: çà et là dans la région.
7" GR. TORQUATA Greville; anfractuosités humides des rochers
dans les hautes régions ; montagne de. Bellecôte près Peisey:
Champagny-le-Haut ; l’Arpont près Termignon ; rochers des Gran-
ges près Entre-Deux-Eaux; gorges de la Leisse près Termignon.
GR. ANDRE&OIDES Limpricht : paraît très rare; fentes de
rochers sur la lisière de la forêt de Zertan vers le torrent du grand
Marchet ; sur un rocher schisteux de la forêt d’Are près Termignon.
M: Culmann pense avoir trouvé dans l’'Oberland bernois une plante
intermédiaire entre Barbula rigidula Lindberg — Trichostomum
rigidulum Smith et Gr. andreæoides, ce qui l’aménerait à consi-
dérer cette dernière comme une forme anormale de B. rigidula
produite par l’aridité de la station (voir Revue Bryologique,
année 1912, page 39). ;
GR. FUNALIS Schimper; peu commun dans la région, préfère
les rochers siliceux; route des Brévières à Tignes; vers le col de
Chavière entre Pralognan et Modane; Termignon; Entre-Deux-
REVUE BRYOLOGIQUE 63
— Var. EPILIFERA Zetterstedt; c. fr. refuge des ‘Lacs près
Pralognan ; rochers vers la cascade de la Gurra près Peisey.
GR. PULVINATA Smith; çà et là dans les parties basses de la
région. #i
* GR. PŒCILOsSTOMA Cardot et Sebille; c. fr. cette petite plante
est très abondante sur tous les schistes siliceux du Permien aux
environs de Termignon et dans la Haute-Maurienne; Gorges de
la Leisse et rochers de la Grande Croix, près Termignon ; Lansle-
bourg et rochers à l’entrée de Lanslevillard.
Dans sa monographie des Grimmiées, M. Loeske de Berlin
rattache notre plante à Gr. lergeslina à titre de sous-espèce.
Cette classification me paraît tout à fait plausible quoiqu'elle
ne tienne aucun compte de l’ancienne section gaslerogrimmia,
apparamment trop artificielle et établie pour grouper les espèces à
Capsule goîtreuse, et à pedicelle géniculé. A part ces deux
Caractères auxquels on avait donné trop d'importance, les
deux plantes ont entre elles une ressemblance tout à fait frap-
Pante. Gr. lergeslina serait donc une forme principale adaptée
plus spécialement aux régions méridionales du sol calcaire, tandis
que Gr. pœcilostoma serait une race montagnarde, à très large
extension, adaptée aux roches siliceuses des régions alpines.
Quelques coussinets de Gr. pœcilostoma ont été transplantés
dans mon jardin d’Issy-l'Evêque, avec les plaques de roches
Sur lesquelles ils étaient. fixés. Ces plantes, sous l'influence d’un
climat plus doux, ont dépéri la première année pour dispa-
raître l’année suivante. ;
* GR. ANoDoN Bry. Eur.; sur rochers contenant du calcaire;
abondant sur les conglomérats à côté de la chapelle dé la Visita-
tion à Termignon: rochers des Arpines près Termignon; sous les
glaciers de Bellecôte près Peisey.
SCHISTIDIUM APOCARPUM Bry. Eur.; très commun dans toute
la région et à toutes les altitudes.
— var. coNFERTUM C. Müller; çà et là dans le massif.
— Var. GRACILE Nées; col de la Vanoise.
7 Var ATROFUSCUM Greville; vers le Lac de Tignes; vers les
Prioux près Pralognan. ;
Son. LoNGipens Philibert ; vers la cascade des Esserts près Pei-
Sey. J'ai pu comparer la plante avec les échantillons originaux
de l'herbier Philibert. LOT sis es
SCH, SPHÆRICUM Schimper; vallée de la Sassière; Col de Cha-
A 4
D entre Pralognan et Modane :
_" SCH. ALPICOLA Swartz; — vär. RIVULARE Bridel; petits ruis-
Ro Vars le refuge des Lacs près Pralognan; Leisse-Dessus près
e-Deux-Eaux.
64 REVUE. BRYOLOGIQUE
* ScH. ANGUSTUM Hagen; gorge de la Leisse près Termignon.
Cette plante semble être une forme de transition entre les espèces
précédentes et celle qui suit.
. * SCH. TARENTASIENSE Sebille; Col de la Vanoise sur rochers
schisteux au pied de la Grande Casse; Col du Palet.
* GEHEEBIA GIGANTEA Funck; très répandue sur le versant
nord du massif de la Vanoise où elle végète non seulement au
voisinage immédiat des cascades mais aussi sur les roclters om-
bragés loin des cours d’eau. Gorges de Ballandaz près Bozel;
forêts des Creuzets et cascades de la Glière près Pralognan; forêt
de Zertan près Pralognan; cascade de N.-D. des Neiges près Pra-
lognan; cascade de la Gurra près Peisey.
HepwiGra ciLrATA Hedwig; Termignon; le Planey près Pra-
lognan.
BARBULA RURALIS Hedwig; très commun dans la région.
* B. acrPHYLLA Bry. Eur.; assez commun dans les sommets;
Col de la Vanoise.
B. sUBULATA Palisot Beauvois; assez commun; les Arpines
près Termignon.
—— Var. DENTATA Boulay; gorges de Ballandaz près Bozel.
B. MUcRONIFOLIA Schwægrichen; environs de Tignes; gorge de
la Leisse près Termignon,
B. muraris Hedwig; sur le mortier des murs dans les régions
basses du massif.
B. rortuosa Bry. Eur.; très répandu partout et à toutes les
altitudes sur les rochers calcaires ombragés ou découverts: fruc-
tifie çà et là; forêts de Pralognan; forêt de Lanslevillard.
* B. Fraaruis Wilson; assez répandu dans la région mais tou-
Jours stérile; vers la cascade de la Fraiche près Pralognan; sur
rochers au bord du Lac de Tignes; vallée de la Lenta près Bonne-
val; Lac de la Sassière près Tignes: Entre-Deux-Eaux.
B. INcLINATA Schwægrichen; dans toute la région sur les sables
secs déposés par les torrents; Col de la Vanoise.
B. coNvuLATA Hedwig; c.fr. sous le glacier de l’Arcelin près
Pralognan: sous une haie au bas de la forêt de Solières.
B. PALUDOsA Schwægrichen; stérile: vers la cascade de la
Fraiche près Pralognan; forêt du Suffet, près Termignon.
B. rALLAx Hedwig; assez commun sur les talus des chemins;
forêt du Suffet près Termignon; les lacets du Mont-Cenis près
… Lanslebourg.
27 Var. RECURVIFOLIA Wilson; environs de Termignon.
B. MEMBRaANIFOLIA Bry. Eur.; sur rochers silicocalcaires schis-
teux bien exposés au midi; route de Lanslebourg vers la Grande
Croix de Termignon. #4 sd
\
REVUE BRYOLOGIQUE 65
*
DESMATODON LATIFOLIUS Schwægrichen; très commun sur
les talus et les pentes gazonnées; dans toute la région à partir de
1200 m. d'altitude. |
* — var. sysTyLius Bry. Eur.; Col de la Vanoise.
* TRICHOSTOMUM CRiISPULUM Bruch; sur rochers dans les
forêts; Champagny-le-Haut; forêt de Zertan près Pralognan et
sous les parois du Grand Marchet.
* Tr. vrrupuLzum Bruch;. c. fr, végète en petits groupes sur les
pentes graveleuses; forêt du Suffet près Termignon.
TR. RIGIDULUM Smith; cà et là sur la terre des rochers, sur les
racines etc; bords du Doron de Pralognan vers le Pont-de-Pierre;
forêt d'Arc près Termignon.
LEPTOTRICHUM FLEXICAULE Hampe ; assez commun dans toute
la région, sur les rochers ou sur la terre un peu humide; chalets de
la gorge près Entre-Deux-Eaux; gorge de Ballandaz près
Bozel; c. fr. forêts des Creusets près Pralagnan; lacets du Mont-
Cenis près Lanslebourg.
LEP. HomoMaALLUM Schimper; talus des sentiers dans les bois;
forêt de Champagny-le-Haut.
* Lep. GLAUGESCENS Hampe; sur les talus et les pentes her-
beuses; fructifie çà et là; Tignes; Termignon; forêts de Pralo-
gnan; le Mont-Cenis; forêt de Lanslevillard.
Dipymopon RUBELLUS Bry. Eur.; partout commun et bien
fertile.
* Dipymonon RUBER Juratzka; anfractuosités humides des
rochers vers la cascade de la Gurra près Peisey; stérile. Les
échantillons de cette localité présentent des tiges assez vertes,
Ce qui pourrait la faire confondre avec l’espèce précédente, mais
après la dessication elles sont entièrement rougeâtres. La plante
6st d’ailleurs plus robuste et son inflorescence est très différente,
* Din. rurus Lorentz; plante stérile, Col de la Vanoise près
Pralognan, sur la terre à travers les pierres et les rochers.
* Disricarum capiLLAcEuM Bry. Eur. sur la terre et les rochers
Partout très commun ; ;
— Var. BREVIFOLIUM Bry. Eur.; vers le Lac de la Sassière
près Tignes. :
* Dusr, iNcriNATUM Bry. Eur.; assez commun dans les hautes
altitudes, sur la terre et les rochers, végète parfois en société de
l'espèce précédente; forêt du Suffet près Termignon; Col de la
Vanoise: Col de l’Iséran ; vers le glacier de la Galise.
__ CERAroDoN PuRPuREus Bridel; très commun et à toutes les
. — var. osrusirozius Limpricht; Col de la Vanoise.
66 REVUE BRYOLOGIQUE
PorrTiA CAvIFOLIA Erhart; forme très réduite dans ses dimen-
sions, végétant sur la terre des murs bien exposés au midi; Ter-
mignon. :
P. LaTIFOLrA C. Müller; sur l’humus noir des pentes herbeuses
dans les hautes altitudes:; Col de la Vanoise.
DicRANUM BERGERI Blandow; signalé par l'abbé Réchin vers le
Lac de Tignes. É
DICRANUM PALUSTRE Bry. Eur.; bords du Lac de Tignes.
* D. masus Turner; forêt des Creuzets près Pralognan non
loin du torrent au-dessous du hameau de Fontanette; paraît rare.
D. scopariUM Hedwig; très commun partout dans les forêts.
—— Var. ORTHOPHYLLUM Bry. Eur. ; Lac de Tignes; vallée de la
Sassière; cirque du Pelvoz près Entre-Deux-Eaux.
= Var. SPADICEUM Boulay; Lac de Tignes.
* D. Hosrranum Schwægrichen:; sur les pelouses un peu humi-
des dans les hautes altitudes : Lac de la Sassière ; Col de ia Vanoise;
Entre-Deux-Eaux; environs de Bonneval.
… D. FucEscENS Turner: assez commun sur la terre, les rochers et
les souches pourries; ancienne route des Brévières à Tignes ;
Termignon; vallon d’Etache près Bramans; Col de la Vanoise;
forêt des Granges près Pralognan.
* D. NEGLECTUM Juratzka: sur les pentes alpines un peu humi-
des; vallon de la Sassière; vallée de l'Arc au-dessus de Bonneval;
vers le Lac de Tignes.
_ 7 D. ELoNGATUM Schwægrichen : signalé par l’abbé Réchin
aux environs de Tignes,
D. GRŒNLANDICUM Bridel: €. fr. marais du Plan-du-Lac entre
Termignon et Entre-Deux-Eaux. Cette espèce septentrionale
n'avait pas été signalée dans nos Alpes françaises. Elle a certaine
affinité avec l'espèce précédente. Certains auteurs n’en font qu’une
variété plus trapue et plus compacte.
* D. raLcarTUuM Hedwig: refuge des Lacs près Pralognan; Col
de Chavière entre Modane et Pralognan.
* D. Srarker Weber et Mohr ; sur rochers dans les hautes alti-
tudes; chalets des Nants près Pralognan: au-dessus de la forêt
de Champagny-le-Haut: Col de Chavière.
D. ALBICANS Bry. Eur.; sur rochers aux altitudes les plus éle-
vées; Refuge des Lacs vers le Col de la vieille-femme; chalets de
l’Arc près Peisey; vallée de la Sassière.
D. LONGIFOLIUM Hedwig; bien commun dans tout le massif
Surtout où les éléments siliceux dominent ; Tignes; les Brévières;
Val d'Isère; les Esserts près Peisey: je lai recueilli bien fructifié
dans la forêt de Zertan près Pralognan.
REVUE BRYOLOGIQUE 67
D: SauTER: Bry. Eur; bien voisin du précédent et végétant
dans les mêmes conditions mais avec une préférence marquée
pour les rochers calcaires; forêts de Pralognan, de Termignon
et de Lanslevillard.
D. srricrum Schleicher; semble rare dans la région; sur racines
d'Epicea dans les lacets du Mont-Cenis près Lanslebourg.
DicHoponTiuM PELLUcIDUM Hedwig; assez commun mais en
petite quantité près des sources, sur la terre et les rochers; pré-
fère le siliceux; je l'ai trouvé en fructification vers les Prioux et
au refuge des Lacs près Pralognan.
Dicx. souaARRosuM Schrader; peu commun; prèfère le sol sili-
ceux; gorges de la Leisse et prairies de l’Arpont près Termignon.
* CYNODONTIUM ViRENS Hedwig; très commun et toujours
fertile dans les prairies humides et près des ruisseaux ; chalets de la
Glière près Pralognan : l’Arpont et le Plan-du-Lac près Termignon;
Col de la Vanoise; Lac de Tignes, etc.
CYN. PoLYcARPUuM Ehrhart; sur rochers vers les cascades de
la Glière près Pralognan; petite cascade vers N.-D. des Neiges
près Pralognan; les Esserts près Peisey. j
* CYN. GRAcILESCENS Schimper; entre les Brévières et Tignes.
Ÿ — var. ALPESTRE Schimper; c’est le Cyn. fallax de Lim-
Pricht ; sur des rochers humides non loin des chalets du Chanton
près Peisey. :
DICRANELLA HETEROMALLA Schimper ; sur les talus des chemins,
Surtout dans les forêts.
Dic. varia Hudson; sur talus un peu humides dans la forêt
du Suffet près Termignon; paraît rare dans la région.
T * Drc. surucara Hedwig; talus des chemins creux; forêt de
Champigny-le-Haut ; vers le hameau des Prioux près Pralognan.
7, Dic. crispa Schimper; parait très rare; sur la terre d’un rocher
= humide dans les gorges de la Leisse près Termignon.
2 * Dic. GREVILLEANA Bry. Eur.; sur les talus des chemins ;
le Prariond près Val-d’Isère; forêt d'Arc près Termignon; lacets
du Mont-Cenis près Lanslebourg.
CampyLopus ScHimPErt Milde; stérile; Col de la Vanoise.
Dicranoponrium LoncirosTRE Bry. Eur.; sur rochers om-
_ bragés; Termignon; Pralognan.
= TRemaronon BRevicozuis Hornschuck; sur l’humus des pen-
: rocheuses: Col de la Vanoise au pied de la Grande Casse;
_ Cette espèce paraît très rare. à À
ds FissIDENS ADIANTOIDES Hedwig; dans toute la région dans les
lieux frais et ombragés; forêt du Suffet et les Arpines près Termi-
+
D, À
68 REVUE. BRYOLOGIQUE
F.TaxiroLius Hedwig; sur le sol des forêts et. les talus ombra-
gés; forêt du Suffet près Termignon.
* .CATOSCOPIUM NIGRITUM Bridel;dansles petits marais peu pro-
fonds, sur les talus humides et parfois sur les souches pourries;
Tignes; marais dans la forêt de la Croix près Pralognan: sur un
talus humide de la route entre les Planais et le hameau de la
Villette dans le vallon d'Ambin près Bramans: forêt de Lansle-
villard.
STYLOSTEGIUM CŒSPITITIUM Bry. Eur.; dans les fentes d’un
rocher calcaire un peu humide sous le glacier de l’Arcelin, près
Pralognan; cette petite plante semble être très rare.
Bzuinpia AcuTA Bry. Eur.; sur les rochers humides depuis la
région subalpine jusqu'aux plus hautes altitudes; peu souvent
en fructification; chalets de Nants près Pralognan; sous le gla-
cier de l’Arpont près Termignon : Champagny-le-Haut,
* SELIGERIA TRISTICHA Bry. Eur.; rochers calcaires ombragés;
bords du torrent du Grand Marchet près Pralognan; et dans les
autres forêts de Pralognan où il y a des tufs calcaires.
S. PUSILLA Bry. Eur.; mêmes localités que pour l’espèce pré-
. Gédente; forêt des Creuzets près Pralognan; forêt du Suffet près
Termignon.
"8. Donrana C. Müller; sur calcaires désagrégés; se trouve le
plus souvent en mélange avec les deux espèces précédentes;
forêt des Creuzets et forêt de Zertan près Pralognan.
WEISIA VERTICILLATA Bridel; sur rochers calcaires: forêt
entre Pralognan et N.-D. des Neiges.
W. FuGAx Hedwig; sur rochers entre Ste-Foy et Tignes.
* W. DENTICULATA Bridel: c. fr. sur les parois humides d’une
petite grotte vers le hameau des Planes près Pralognan; cette
espèce paraît très rare.
* W. crispuza Hedwig: très commune partout sur les rochers
et sur la terre; toujours fertile.
7 Var. ATRATA Bry. Eur; Col de la Vanoise; refuge de la
Valette près Pralognan.
W. compacra Bridel; sur rochers découverts dans les plus
hautes altitudes; c. fr. vers le glacier de la Galise, près des sources
de l'Isère; c. fr. au Col de la Vanoise; paraît très rare.
W. viripuLa Bridel: sur les talus et sous les racines aux endroits
très abrités; vers les rochers de la Grande Croix de Termignon
sur la route de Lanslebourg. ns
" W. WimmEerrANA Bry. Eur.; talus ombragés dans les forêts
de Pralognan, o HE. T'ARVS Bee rt care à
_ * ANŒCTANGIUM comPacrum Schwægrichen; assez commun
REVUE BRYOLOGIQUE 69
dans la région sur les rochers humides découverts ou ombragés ;
presque toujours stérile; Pralognan; Peisey; Entre-Deux-Eaux:;
Termignon.
* A. SENDTNERIANUM Bry. Eur. ; stérile; trouvé une seule tois
dans les fentes d’un rocher calcaire au sommet de la forêt de Zer-
tan près Pralognan. Cette très rare espèce, qui n’était pas encore
signalée en France, peut facilement être confondue avec certaines
formes de Barbula torluosa.
MOoLENDOA TENUINERVIS Limpricht; cette espèce non encore
signalée en France a été trouvée sur un rocher calcaire vers un
des petits glaciers du Plassas près Pralognan à une altitude d’en-
viron 2.800 mètres. La plante a été identifiée par M. Cardot et
et par M. Gyôrffy.
GYMNosToOMuM TORTILE Schwægrichen; paraît rare dans la
région mais doit se trouver plus fréquemment dans les parties
basses du massif; gorge de la Leisse près Termignon. +
* GYMN. cuRvIROSTRUM Hedwig; c’est une des mousses les
plus répandues et les plus fertiles dans le massif de la Vanoise,
aussi bien en Tarentaise qu'en Maurienne; dans les fissures des
rochers humides surtout dans le calcaire.
* GYMNosToMUM RUPESTRE Schwægrichen ; un peu moins com-
mun que l'espèce précédente et moins habituellement fertile; pré-
fère les rochers où domine la silice; Lac de Tignes; route de
Ste-Foy à Tignes; chalets de la Gorge vers Entre-Deux-Eaux ;
rochers au pied du Grand Marchet; rochers des Arpines près
Termignon: rochers vers N.-D. des Neiges près Pralognan.
PLEURIDIUM suBuLATUM Bry. Eur.; sur les talus de la forêt
à Champagny-le-Haut, à environ 1500 mètres d’altitude.
* ANDREÆA PETROPHILA Ehrhart ; sur rochers humides élevés;
Chalets de l’Arpont près Termignon; vers les chalets de la Gorge
près Entre-Deux-Eaux; sur les schistes siliceux entre Tignes et
les Brévières ; rochers sous les glaciers de Bellecôte près Peisey.
Cette liste de trois-cent-dix espèces peut sembler copieuse pour
Une région aussi limitée. Combien serait-elle plus riche si nous
Avions pu dès le premier printémps explorer les parties basses et
Mieux abritées des deux vallées principales. Nos courses ont tou-
jours eu lieu au mois d’Août. Dans ces conditions, nous ne pou-
vions penser faire d’utiles récoltes que dans des stations situées
au-dessus de mille mètres. +
… Pour être plus complète, cette florule devrait donc donner 1 état
dela végétation muscinale depuis la jonction de l'Arc avec l'Isère
Aux environs d’Albertville jusqu’au niveau de treize cents mètres
70 REVUE BRYOLOGIQUE
où nous avons commencé nos recherches. Espérons que quelque
botaniste sédentaire voudra se charger de cet intéressant travail.
J'ai pensé qu'après avoir donné l’énumération des espèces,
il serait intéressant d’en systematiser les groupements d’après les
régions bryologiques généralement admises.
Voici comment notre liste peut se décomposer.
1°, Une centaine d’espèces qui végètent à des altitudes variées
et qu’on peut retrouver dans les collines basses de la Savoie aussi
bien que dans les plaines.
2e Environ quatre-vingts espèces de la région moyenne des
forêts et qu’on ne trouve presque jamais dans les plaines.
30 Environ cent dix espèces spéciales à la région supérieure
des forêts alpines. On les trouve jusqu'aux altitudes de 1800
ou 2000 mètres là où s’arrête la végétation arborescente. Néan-
moins elles peuvent parfois, sous certaines influences climaté-
riques, descendre jusqu’à la région moyenne. C’est en somme
cet important groupement qui donne la caractéristique de la végé-
tation muscinale de la région explorée, c'est pourquoi chaque
espèce qui s’y rapporte a été désignée dans notre liste par un asté-
risque. |
49 Enfin vingt-cinq espèces de la région alpine supérieure
qui ne descendent jamais au-dessous de la limite des forêts, Voici
la liste de ce dernier groupe :
Amblystegium curvicaule Dissodon Frælichianus.
Brachythecium collinum Dissodon splachnoiïdes.
Orthothecium chryseum Encalypta apophysata.
Polytrichum sexanguiare. Encalypta commutata.
Bryum arcticum Grimmia mollis.
Webera polymorpha. Grimmia sulcata.
Webera carinata. Pottia latifolia.
Plagiobryum demissum. Dicranum grϾnlandicum.
Splachnum sphæricum. Dicranum albicans.
Dicranella crispa.
Campylopus Schimperi. Stylostegium cæspititium.
TFrematodon brevicollis. Weisia compacta.
Splachnum sphæricum Molendoa tenuinervis.
J'espère bientôt compléter cette énumération par la liste des
Hépatiques et des Sphaignes récoltées dans la même région.
R. SEBILLE.
. Issyl'Evêque, 24 janvier 1914. ï Fort
REVUE BRYOLOGIQUE 71
Les cellules opaques et les espèces du genre
: Odontoschisma
Voulant étudier le Odontloschisma Macounii, j'ai examiné les
figures des cellules publiées par Evans (Botan. Gazette, 1903,
pl. 18) et celles de Macvicar (British Hepatics, 1912, p. 300);
je les reproduis (fig. 1 et 2). Ces deux auteurs figurent des
cellules de grandeur très inégale (les plus grandes le double des
plus petites) avec des espaces intercellulaires aussi grands que le
lumen. Cette forme des cellules me paraissant peu probable,
j'ai colorié des feuilles avec l’hématoxyline pour rendre les
parois visibles et j’ai obtenu la fig. 3 qui ne ressemble pas aux
deux autres.
X 400
x 240
Ces auteurs n’ont vu que la partie opaque qui ne remplit
qu’une partie très variable de la cavité cellulaire et ils ont pris
pour les parois tout ce qui était entre les parties opaques. En
coloriant les feuilles, sans éclaircissement préalable, on voit trés
distinctement la partie opaque, la paroi et la partie hyaline qui
existe entre la paroi et la partie opaque, tandis que les auteurs
n'ont vu que la partie opaque et, pour certaines espéces, ils ont
figuré des parois sinueuses-lobées, ce que Je n ai Jamais Vu, les
es ayant toujours les bords réguliers sans sinuosités ni
0bes.
4 Pourquoi a-t-on figuré des cellules beaucoup plus grandes les
unes que les autres, alors qu’elles sont peu inégales ? Dans
Certaines cellules la partie opaque est divisée en ? partie distinc-
tes qui ont pu être prises pour deux cellules et on trouve assez
Souvent des cellules hyalines et même des feuilles entièrement
hyalines: deux cellules hyalines au milieu de cellulesopaques ont
Pu être prises pour un seul espace intercellulaire. Dans la fig. 3
On voit une cellule avec 2 parties opaques, distinctes et 2 cellu-
les hyalines. On ne peut donc indiquer, comme caractère
L'Uitrnrsnn
72 REVUE BRYOLOGIQUE
spécifique, la partie opaque des cellules puisqu'elle est si
variable et n’existe pas toujours.
Si l’on examine les cellules du O0. Macounit dans la glycérine
ou mieux dans le lactophénol de Amann, on voit dans la partie
opaque dés corpuscules inégaux orbiculaires ou oblongs qui
ressemblent, par la disposition et la forme, aux parties indi-
quées en blanc dans la figure de Jensen (Mosser fra Ost-
Gronland, 1897) du O. essellalum qui paraît être la même plante
que le O. Macounii.
La plupart des auteurs admettent 3 espèces européennes du
genre Odontoschisma : O. Sphagni, O. denudalum et O. Macounii.
Les caractères qui les distinguent sont très variables, ils sont
dus aux conditions dans lesquelles les plantes se sont dévelop-
pées et on trouve souvent des formes intermédiaires.
Il y a des feuilles dressées-imbriquées et d’autres étalées et
espacées dans ces prétendues espèces; les cellules ne prèsentent
que des différences peu importantes et variables. La cuticule lisse
ou verruqueuse est également un caractère très variable mêmesur
une seule tige. Ce n’est qu’à un grossissement de 600 diam.
que j'ai pu voir des cuticules aussi verrudueuses que celles
figurées par Macvicar à 160 diam.
Les amphigastres manquent souvent et sont très variables,
triangulaires-lancéolés ou ovales, lobulés au sommet ou munis
de papilles. L'absence d’amphigastres sur les vieilles tiges n’est
pas un caractère que l’on puisse admettre pour distinguer l'O.
Sphagni. Dès 1879, M. F. Camus m'en envoyait un exemplaire
avec cette note : « Amphigastres très fréquents non point sur
«les rejets grêles, mais sur les vieilles tiges, triangulaires-
« lancéolés, plus ou moins entiers ou érodés ». Les cellules
marginales ne sont pas toujours distinctes dans l'O. Sphagni
et elles le sont quelquefois dans les autres.
Les propagules se rencontrent plus ou moins abondamment
dans un assez grand nombre d’hépatiques et plus spécialement
chez les espèces qui fructifient rarement et sur les tiges rabou-
gries. L'O. Sphagni étant vigoureux en présente rarement,
tandis qu’ils sont beaucoup plus fréquents chez les autres.
Si l'O. Macounii était toujours de couleur vert-gai et avait
toujours les feuilles dressées, fortement imbriquées et très
concaves, telles que les figure Macvicar, la planté aurait un port
spécial qui la ferait distinguer facilement, mais on en voit qui
sont de couleur vért-olivâtre ou grisâtre et. d’autres avec des
_ feuilles plus espacées, plus ou moins étalées, peu ou pas imbri-
_ quées et moins concaves (var. laza de Culmann);
Je conclus de cette étude que ces trois Odontoschisma ne sont
es
REVUE BRYOLOGIQUE 73:
que des variétés d’une même espèce, l'O. Sphagni est la plante
des marais croissant au milieu des Sphaignes, l'O. denudatun, la
plante des endroits beaucoup: plus secs et l'O. Macounii, la
plante des montagnes. J'ai vu, au Plessis-Grimoult (Calvados)
l'O. Sphagni au bas du coteau dans les endroits très humides et
l'O. denudatum vers le sommet, en. mélange avec le Campylopus
brevipilus qui n’est pas une plante des marais: j'y ai récolté des
_ formesintermédiaires variant suivant, le plus ou moins d'humidité.
M. K. Müller a. décrit comme espèce; en 1913, l'O: dénuda-
lum var. elongatum Ldb. et M. Schiffner a décrit, en 1914, l'O:
elongalum Ev. comme espèce distincte de l'O. elongatum Lindb.
Ne comprenant pas les cellules de lai même manière que ces
auteurs, je ne vois pas dans.ces deux plantes de caractères pour
en faire des espèces. T. Husnor.
Drepanocladus scorpioides{L.) Warnot : forma suffocata
À forma typica, habitu graciliore, innovationibus tenuibus,
x (8-10 cm. longis) parallelis, parce pinnatis,
vel etiam simplicibus, plerumque ad apicem
subfiliformibus attenuatis, foliis minoribus
plus minusve remotis, recedit.
Très abondant au marais de Sailly-
Labourse, près Béthune: (Pas-de-Calais)
parmiiles joncées et cypéracées:
Gette forme se rapproche de la var.
ochraceoides: Kdb. trouvée en Suède. Elle
en diffère en ce sens. que la variation n’af-
fecte que les innovations récentes. — Les:
parties inférieures de la tige qui sont plus
âgées sont conformes au type. Ce qui mon-
tre. bien, qu'il s’agit d’une forme station-
nelle et que l’élongation ainsi que la
gracilité des tiges sont. dues à l’exubérance
de,la végétation. phanérogamique environ:
nante.
L'aspect de cette forme est toutefois
fort particulier et fait penser à première
vue à un Drepanocladus intermedius, très
robuste.
(Cette plante figurera dans les publica-
tions du D' Bauer)...
1.2.8 — Innovations: isolées, 3/4: de grandeur: natu-
relle. : se $ :
74 REVUE BRYOLOGIQUE
Bibliographie
A. W. Evans. — Revised list of New England Hepaticæ (Rho-
dora 1913, pp. 21-28). — M. Evans a publié en 1903 une première
liste des Hépatiques de la Nouvelle Angleterre contenant 128
espèces; ila publié, depuis, une série de notes sur les Hépatiques
de cette contrée. La liste actuellement renferme 177 espèces,
c’est une augmentation de 54 espèces, presque 44 pour cent. On
connaît actuellement, pour chacun des six états de la Nouvelle
Angleterre, le nombre d'espèces suivant : 123 dans le Maine, 130
dans le New Hampshire, 109 dans le Vermont, 97 dans le Massa-
chuset, 77 dans Rhode Island, et 134 dans le Connecticut.
A. W. Evans. — Hepalicæ : Yale Peruvia Expedilion of 1911
(Trans. of the Connecticut Acad. of Arts and Sciences, 1914,
pp. 291-345 et 11 fig.). — Le mémoire contient quelques consi.
dérations sur le pays exploré, une notice bibliographique et la
description plus ou moins étendue de 31 espèces, dont. six nou-
velles avec fig. ce sont : Metzgeria scyphigeria, Plagiochila
Binghamiæ, P. Footei, P. pauciramea, P. striolata, Dicrano-
lejeunea rotundata ; on y trouve les figures de Plagiochila
Guilleminiana Mont., Dicranolejeunea axillaris Nees et Mont.
Frullania gibbosa Nees, Fr. hians Lehm. et Lind. et Fr.laxiflora.
À. W. Evans and H. D. Hooker. — Development of the peris-
lome in Ceralodon purpureus (Bull. of the Torrey Bot. Club,
1913, pp. 97-109). — La description est accompagnée de 2 fig.
I. Gyorrry. — Ueber das Pleurozygodon sibiricum Arnel
(Arkiv fôr Botanik utgifvet af K. Svenska Vetenskapsakademien
I Stockolm, Band 14, N° 2, 3 p. et 15 fig.). -- L'auteur con-
clut de ses études que le Pleurozygodon sibiricum Arnell n’est
que le Molendao Sendineriana.
F. KERN. — Beitrag zur Moosflora des miltleren Etschtales
(Jabresbericht der Schles. Gesellschaft für vaterl. Cultur. 1912,
pp. 25-34). — Considérations générales sur la contrée explorée
et sur sa flore bryologique, suivies du catalogue, avec indications
des localités, des mousses et des hépatiques.
F. KERN. — Die Moosflora des schweizerischen Naturschulz-
parkes (Ibid. 1913, pp. 52-72). — Ouvrage fait sur le même plan
que le précédent, l'auteur a ajouté un catalogue d'espèces nou-
velles pour la Silésie et un catalogue de stations d'espèces rares
pour la même contrée. Il décrit une variété nouvelle du Pla-
giothecium Rœseanum qu’il appelle var. alpinum. à
-F. Kern. — Die Moosflora de Brenta-und Adamellogebites in
REVUE BRYOLOGIQUE 79
Sudlirol (ibid. 1913, pp. 88-98). — M. Kern continue dans cette
publication ses études sur les mousses et les hépatiques des
montagnes. On y trouve la liste des variétés nouvelles : Dicranum
Bonjeani var. latifolium, Dichodontium pellucidum var. alpinum-
H. N. Dixon. — Report on the mosses of the Abor Expedition
1911-12 and Report on the mosses collected by MY C.E.C. Fischer
and olhers from South India Ceylon (Records of the Botanical
Survey of India, Volume VI, n°3, 1914, pp. 55-89 et 4 pl.). —
Les espèces nouvelles décrites et figurées sont: Cyathophorum
Burkillii, Symphyodon complanatus, S. scabrisetus, Mnium
succulentum, Leskea perstricta, Rhynchostegiella assamica,
Barbella enervis, Cyathophorum Burkillii, Campylopus pseudo-
gracilis, Leucoloma Walkeri var. stenocarpum, Barbella Ques-
tel, Taxithelium vivicolor, Sematophyllum pilotrichelloides,
$. cucullifolium, Stereophyllum ligulatum et var. Sedgwickii.
Nouvelles
Comment on doit écrire ptRIFORME. — En 1861, M. de Schœn-
feld (1), qui habitait alors St-Germain-en-Laye, dirigeait une
herborisation du professeur A. Chatin dans la forêt de Marly.
Quelqu'un lui ayant demandé si nous allions trouver la Pirole,
il nous donna une explication sur l'orthographe des mots Pirole
_ & piriforme. J’en pris note ainsi que plusieurs autres personnes,
_ Mais elle paraissait oubliée lorsque Germain-de-St-Pierre la
Publia, en 1870, dans son Nouveau Dictionnaire de Botanique,
a voici :
‘4 «Les mots Pirus (Poirier) et pirum (poire) sont souvent
- Écrits Pyrus et pyrum, mais cette orthographe est fautive, parce
que ces mots n’ont point une origine hellénique. Le nom grec
du Poirier est Apios (&ruws), mot qui, par un bizarre caprice,
désigne aujourd’hui un genre de la famille des Papilionacées.
L'orthographe Pyrus et pyrum a en outre l'inconvénient de
donner lieu à une confusion avec les dérivés des véritables
Mots grecs pyr (feu) et pyros (blé), tel que Pyracantha (Buisson-
ardent), Diospyros (Blé de Jupiter), Agropyrum (Blé sauvage),
Fagopyrum, mot hybride qui signifie grain de Blé ressemblant
Au fruit du Hêtre (Fagus). C’est pour cette même raison que
; 1) W. de Schœnfeld, né à Berlin en 1816, devint et resta un bon français
Jusqu'à sa mort à Paris en 1879. Il fut jusqu’à sa mort secrétaire général de
Soc. Botanique de France dont il était un des fondateurs et c’est lui qui
l’auteur de la chanson du botaniste en 21 couplets : le Botaniste est bon
76 REVUE BRYOLOGIQUE
Pirole (dont les feuilles ressemblent à celles du Poirier (Pirus) ;
doit s’écrire avec un #, et non par un y». |
} T. Husnor.
F. RenauLp et J. CarpoT. — Les Mousses de Madagascar, —
L'Atlas de cette importante publication, éditée aux frais de
M. Grandidier, comprenant 163 planches grand in-4° raisin, à
paru en 5 fascicules, de 1898 à 1905; 24 planches supplémen- |
taires ont encore été imprimées depuis. Le texte, mis au point
et complété depuis la mort de M. Renauld, par le collaborateur 4
survivant, est actuellement sous presse. Il formera un gros
volume grand in-4° d’environ 500 pages. à
M. Renauld a distribué 3 exemplaires de l'Atlas. Les bryo-
logues qui les ont reçus sont priés de se faire connaître à
M. Cardot, afin que celui-ci puisse leur faire parvenir le texte
dès qu’il sera publié, ce qui ne tardera pas.
HypNuM FLUITANS (Amphibium) var. RoBerTsiÆ Ren. and
Dixon. — 1 found this pretty moss on Shaklesborough Moss
near Middleton-in-T eesdale in N. West Yorkshire on 15 May 1910.
Quite lately I re-examined it, and being struck by its varie .
gated colours and glossy appearance as well as structure, I sent .
a specimen to M" H. N. Dixon who agrees with my naming ofit …
_as var. Roberisiæ.
This var. was described as new in the Journal of Botany
Aug. 1901 by M H. N. Dixon, and from a specimen from
Merioneth in N. Wales. To the present time this beautiful moss
is recorded only from the two habitats mentioned above.
W. INGHam, York (England)
EurHYNCHIUM SWaARTZI Hobk. — I found this on the stump
of à tree in thee River Ouse near York when boating on 154
Aug. 1908. The moss would often be submerged. It was named
E. Swartzii in my Herbarium. 4
On re-examining it quite lately, the leaf cells wére 80
Amblystegium-like, that I sent a specimen to Mr H. N. Dixon, |
who replied : — « 1 am inclined to see in your moss an attempt |
on the part of à Eurhynchium to see how much like an Amblÿs-
tegium it can make itself by a hygrophitic environment ». |
W. INGHAM, York (England).
Caen. — Lt. E. Down, 40, rue dela Monnaie. re Téléph, he: - $
No5. A9
REVUE BRYOLOGIQUE
PaARAISSANT Tous LES Deux Mois
4e ANNÉE
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 5
_ Mosses and Hepatics of the Magnesium limestone of West Yorkshire (conti-
nued). W. INGHAM. — Recherche des Cephaloziella. CH. POUIN. —
mousses africaines également françaises. L. CORBIÈRE. — Observations sur
quelques espèces du genre Fissidens. R. POTIER DE LA VARDE, — Avis.
Mosses and Hepatics of the Magnesium limestone à ee :
of West Yorhshire (continued). se.
by W. INGHAM B. A. A à
Mnium undulatum L. Thorp Arch, c. fr. Apr. 1897.
-Mnium hornum L. Campsall July 1906.
Mnium serratum Schrad, Thorp Arch, c. fr., April 1897.
Fontinalis antipyretica L. Cock Beck, Saxton, Sept. 1897,
Ackworth Sept. 1901, beautiful deep green form in pure spring.
" Fo prete var. gigantea Sull. in Cock Beck, Saxton May
Neckera évisbe Hedw J. C. Q. Apr. 1897. .
Neckera complanata Hübn. J. C. Q. Apr. 1897, Hungsingore de
May 1903, Sherburn Dec. 1897. .
Homalia trichomanoides B. and S. Hunsingore May 1908.
Leucodon sciuroides Schwgr. Ripon May 1905. di
Leskea polycarpa Ehrh. J. C. O. Apr. 1897, Ulleskelf Dec. 1897.
L. polycarpa var. paludosa Wils. Ulleskelf June 1897. ;
Anomodon viticulosus H. and T. J. C. Q. Apr. 1897, also Fm :
ched on earth on ground Febr. 1905. ne
huidium abietinum D and S. Quarry, Aberford Sept. 1901 a
and July 1903. :
auidium po Mit. Knaresboro Jan. 1912, and West :
ld June 1912, the latter in quantity by Barnes.
uidium tamariscinum B. and 8. J. C. Q. RUES 1897.
er Le REVUE BRYOLOGIQUE
Cyliidrotheton, concinnum Schp. Quarry, Aberford July :
= 1903, with Thuidium abietinum. :
A Camptothecium lutescens B. and S. J. C. Q. Mar. 1900 and C. %
sericeum Kindb. Campsall July 1906. À
c) Brachythecium glareosum B. and S. Quarry near Marr, Ma
_ 1897; side of Dyke, Sherburn Dec. 1897. e.
. Brachythecium rutabulum B. and S. Of various forms, large #4
ur and small all over the district. à
B. rutabulum var. densum Schpr. J. C. Q. Apr. 1897, on stiff :
clay bank, Quarry near Marr, Mar. 1902 with leaves broad as
lo 4
à En rivulare B. and S. R. Skell, Ripon May 1905.
= Brachythecium velutinum B. and S. Common over the dis-
trict.
Brachythecium populeum B. and. S. Path side, Badsworth
Mar. 1902, Ripon May 1905.
Brachythecium purum Dixon. J. C. Q. Mar. 1900.
= Eurhynchium piliferum B. and S.J. C.'Q. Dec.1903, Sherburn à
Jan. 1898. 4
Eurhynchium speciosum Schp. Ulleskelf Nov. 1896. à
= Eurhynchium praelongum B. and S. J. C. Q. Apr. 1897, and
‘common everywhere, of various colours and forms, yellow to
Se ee and filiform stems to stout stems.
Eurhynchium Swartzii Hobk. J. C. Q. Apr. 1897, large form,
re ustut form and large glossy form. Common everywhere.
= Eurhynchium pumilum Schp. Foot of cliff, J. C. Q. Mar. 1900.
= Eurhynchium tenellum Milde. J. C. Q. Sept. 1897, both on
_ vertical cliffs and on loose stones, Burghwallis Dec. 1902, Kn
resboro’ Jan. 1912.
= Eurhynchium striatum B. and S. J. C. Q. June 1898, quarry
near Marr Sept. 1899, quarry Sprotboro’ Mar. 1897. Ua
Eurhynchium rusciforme Mrtde: Badsworth Mar. 1897,
_ Saxton May 1897. | 5
__ E. rusciforme var. inundatum Brid. c. re. Ackworth Mas
1901, in pure pool on hill-side. ;
Euryhnchium murale Milde. J. C. Q. si. 1897 and all over
the district. .
_ E. murale var. NE Schp. Knaresboro” May 1899.
= Eurhynchium confertum Milde. J. c. Q: Jan. 1898 and
over the district.
agi thecium depressum Divoh: Conisborough Sep.
boro” Jan. 1912.
REVUE BRYOLOGIQUE
EE cui denticulatum B. and S. (pret Juif 1906.
_ Plagiothecium silvaticum B. and S. Burghwallis Dec.1902.
Plagiothecium lateb:icola B. and S. Knaresboro’ Apr. 1914,
leg. R. Barnes. :.
Amblystegium Sprucei B. and S. Knaresboro’, leg.R. Be a
- Amblystegium serpens B. and S. J. C. Q. Apr. 1897 and all
over the district. à
Amblystegium Juratzkanum Schp. J. C. Q. Apr. 1897 and
all over the district.
Amblystegium varium Ldle. Ulleskelf Junë 1897. ;
Amblystegium Kochii B. and S. J. CG. Q. June 1898, Byram
quarry, Knottingley Sept. 1900. “
Amblystegium fluviatile B. and S. Knaresboro’ Apr. 1914 :
leg. R. Barnes.
; Amblystegium filicinum De Not. J. C. Q. Apr. 1897 and all
Hypnum. riparium L. J. C. Q. Apr. 1897 and all over the |
ict. PSE
Hypnum stellatum Schreb. J. C. Q. Sept. 1897, quarry near
Doncaster Mar. 1897, Askern Bog July 1906. | e
_ H: stellatum var. protensum B. and S. J. C. Q. Apr. 1897. DE :
Braithwaite said it was the finest protensum he had seen,
Sherburn Sept. 1897, quarry at Marr April 1901. This grows
closely adherent to blocks of rocks in quarries, plumosely
branched and of considerable length. Ne
Hypnum chrysophyllum Brid. J. C. Q. Apr. 1897, and all
Over the district, growing on earth on banks. Fe
H. chrysophyllum var. erectum Bagn. Quarry at Mar
Apr. 1901.
Hypnum hispidulum var. Sommerfeltii Myr Thorp Arch e
April 1897.
Hypnum aduncum Hedw. Typicum, forma anomala depau-
Pérata, quarry Knottingley Oct. 1901.
H. aduncum f. falcata Ren. Askern Spa ns 1901. Fe
H. aduncum var. turficola Ren. LE 2 ct form, quarry, Kaot: ï
agley Oct. 1901. a
H. aduncum var. intermedium Schp. . penna Sanio, Askern
a July 1906.
aduncum pseudo-fuitans Ratio: var. paternum
en : Apr. 19005: 5
D REVUE BRYOLOGIQUE
Hypnum commutatum Hedw. Knaresboro June 1898. Ë
Hypnum falcatum var. virescens Schp. Tansfield June 1912
Hypnum cupressiforme L. J. G. Q. Apr. 1897 and Common |
everywhere. 4
H. cupressiforme var. resupinatum Schp. Sherburn Dec. 1897. .
_ H. cupressiforme var. tectorum Brid. Quarry Aberford July 4
1903, quarry Sprotboro Feb. 1897, and all over the district.
Hypnum molluscum Hedw. J. C. Q. Mar. 1900 c. fr. and all |
over the district. :
H. palustre L. J. C. Q. Dec. 1903, Knaresboro’ June 189%, .
- Boston Spa Apr. 1897. :
_ Hypnum cuspidatum L. J. C. Q. June 1898 c. fr., and all over.
the district. In quarry Marr Mar. 1897 creeping on vertical chff
in shade and bluish-green, also quarry Sprotboro’ Mar. 1897 .
creeping on rocky floor and bluish-green. In two last quarrÿs.
of great length and pinnately-branched.
_ H.: cuspidatum var. pungens Schp. J. C. Q. June 1902 on ve
tical cliff.
Hylocomium splendens B. and. S. J. C. Q. Apr. 1897.
Hylocomium squarrosum B. and S. Quarry Sprothoro” Oct
1897, and common over the district.
Hylocomium triquetrum B. and. S. J. C. Q. Apr. 1897.
: HEPATICS.
4 Fe CE hypophylla L. Quarry Aberford Dec. 1900. ;
= Conocephalum conicum (L.) Dum. Ripon May 1905, se
resbor, very abundant and large Apr. 1914. *
Lunularia cruciata (L.) Dum. Barkston in passage betwee
high walls Nov. 1902, Ripon May 1905 by R. Nidd, Knare
boro’, very abundant Jan. 1912.
Preissia quadrata (Scop.) Nees. J. C. Q. July 1901, quarry
Aberford Dec. 1902.
= Marchantia polymorpha L. Barkstone, on cinder path bet
ween two high walls May 1900, abundant.
Ancura latifrons Lib. Quarry Aberford Dec. 1900, quart
_ Knottingley Feb. 1901, quarry Marr Mar. 1897, all tested b:
. S. M. Macvicar. acharacteristic hepatic of old pr
Metzgeria furcata (L.) Dum. Conisboro”’.
… Pellia epiphylla (L.) Corda. Ripon May 1905. .
_ Pellia Fabbroniana Raddi. Quarry Aberford Dec. 1900, qua
Knottingley Oct. 1901.
“a ee crenulata (Sm.) Dum. Bramham July 1898. >
lozia riparia (Tayl) Dum. Boston Spa 1897, ©
È à REVUE BRYOLOGIQUE sa x re 81
_Knottingley Dec. 1900. S fs. in plenty, quarry Aberford Dec.
1902.
Haplozia pumila (With.) Dum. Knaresboro’ Jan. 1912.
. Lophozia turbinata (Raddi) Steph. J. C. Q. June 1900 c. fr.
Common and characteristic in all old quarries in shady cor-
ners. At Burghwallis Nov. 1899, were large streets on the hedg-
side of a wide dry ditch, also Knaresboro’ Jan. 1912.
Lophozia badensis (Gotische) Schiffn. Quarry Marr Sept. 1902,
quarry Knottingley Oct. 1898.
_ Lophozia ventricosa (Dicks). Dum. Barkston May 1898.
Lophozia attenuata (Mari) Dum. Barkston May 1898.
_ Sphenolobus exsectiformis (Breid.) Steph. Near Knaresboro
Mar. 1914.
_ Pedinophyllum interruptum (Nees) Pears. W. Tanfield June
1912 leg. R. Barnes Feb. 1903, J. C. Q. June 1902. Rue
_Lophocolea bidentata (L.) Dum. Ackworth Mar. 1901, Sprot-
ro.
Lophocolea heterophylla (Schrad.) Dum. Badsworth Feb.
- Sherburn Jan. 1898, Burghwallis Dec. 1902 (v. laxior
Nees).
Chiloscyphus polyanthus (L.) Corda, Knaresboro June 1898,
erburn Apr. 1897.
Scapania aspera Bernel. J. C. Q. Sept. 1897. ;
Madotheca platyphylla (L.) Dum. Boston Spa Apr. 1897.
Frullania Tamarisci (L.) Dum. J. C. Q. Sept. 1897. 2
ve MOSSES A
Dicranella squarrosa Schp. Knaresboro, J. S. Wesley.
Campylopus piriformis Brid. Wetherby, J. S. Wesley.
Barbula recurvifolia Schp. Wetherby, J. S. Wesley.
Barbula spadicea Mitt. Wetherby, J. S. Wesley.
Barbula spadicea Mit. Wetherby, J. S. Wesley.
Tortula laevipila Schwaegr. Knaresboro, W. West.
Tortula papillosa Wils. Knaresboro, W. West.
hotrichum Sprucei Mont. Tadcaster, R. Spruce.
Orthotrichum rivulare Turn. Tadcaster, R. Spruce
Webera albicans Schp. Wetherby, J. S. Wesley.
Bryum uliginosum B. and. S. Ackworth, J. W. Walson.
Tyum pseudotriquetrum Schwaegr. Wentbridge, H. F. Par-
un bimum Schreb. Ackworth, J. W. Waison
pallescens Schleich. Tanfield. J. G. Baker.
hrocarpum Schwaegr. Ackworth
PR REVUE BRYOLOGIQUE
Mnium stellare Rut Roche Abbey, H. F. Parsons.
Aulacomnium androgynum Schwaegr. Wetherby, J. S. Wesley.
Aulacomnium palustre Schwaegr. Askern, H. F. Parsons’.
Tetraphis pellucida Hedw. Wetherby, J. S. Wesley.
Fissidens viridulus Wahl. Wetherby, J. S. Wesley ; Aberford,
G. Websler.
Helicodontium pulvinatum Lindb. Tadcaster, R. Spruce. “
Brachythecium caespitosum Dixon. Thorpach and Tadcaster, ;
_R. Spruce. U.
Eurhynchium crassinervium B. and. S. Knaresboro and Thor
… parch, W. Wesi ; Wentbridge, H. F. Parsons.
- Eurhynchium myosuroides Schp. Wetherby, J. &. Wesley.
= Eurhynchium myurum Dixon. Wentbridge, H. F. Parsons.
_ Amblystegium irriguum B. and S. Tanfield, J. G. Baker.
Hypnum cordifolium Hedw. Wetherby, J. S. Wesley.
__- Hypnum Schreberi Willd. Roche Abbey, J. A. Aveline.
Hylocomium loreum B. and. S. Near Wetherby, J. S. Wesley.
HEPATICS
Riccia glauca L. Wetherby.
Aneura pinguis (L.) Dum. Knaresboro
Blasia pusilla L. Sherburn 1877.
Alicularia scalaris (Schrad.) Corda. Wetherby. "
= Lophozia Muelleri (Nees) Dum. Roche Abbey, H. F. Parsons.
_ Lophozia bicrenata (Ste ) Dum. Roche Abbey, HÆ.
+ Pobioné
= Lophozia excisa (Dicks.) Dum. Roche Abbey, H. F. Parsons:
Plagiochila asplenioides (L.) Dum. Wetherby, J. S. Wesley
_ Cephalozia bicuspidata (L.) Dum. Wetherby, J. S. Wesley.
_ Calvpogeia Trichomanis (L.) Corda. Wetherby, G. Won
__ Bazzania trilobata (L.) Gray. J. C. Q.
_ Ptilidium ciliare (L.) Hampe. J. C. Q.
Scapania nemorosa (L.) Dum. Quarries near Wetherby and
’ Tadcaster.
: Radula complanata (L.) Dum. Matherby and Knaresbor
.d. S. Wesley.
= Madotheca rivularis Nees. Wetherby.
Lejeunea cavifolia (Ehrh.) Lindb. Roche Abbey. ne
Frullania cHAtaES. É Dum. pps nee an
Aberford.
* t
| REVUE BRYOLOGIQUE
Recherche des Cephaloziella
par CH. Douin
Ce sont des plantes qui aiment l’air et la lumière; par suite,
il est inutile de les rechercher dans la profondeur des bois.
En outre, à part les espèces hygrophiles, comme le C. elachista,
_ C. Curnowii, etc., si une certaine humidité leur est indispen-
sable pour vivre, les Cephaloziella craignent l'excès d’eau.
C’est ainsi qu'après un hiver très humide, il est impossible
de les retrouver où elles étaient abondantes quelques mois
plus tôt. Le G. Slarkii et son dérivé le C. Limprichtii sont les
deux seules espèces de notre région qui résistent le mieux à
la chaleur et à l'humidité, le C. Starkii surtout : c’est proba-
blement la raison pour laquelle son ancêtre a pu franchir
l'équateur et se répandre dans l'hémisphère austral où il est
devenu le C. exiliflora (Tayl.) dont les nombreuses formes ont
été décrites comme autant d'espèces distinctes par Stephani
dans son Species Hepalicarum. re Ca
Dans nos régions tempérées, c’est surtout en octobre et
novembre qu’on a le plus de chance de les rencontrer en bon
état sur le bord des chemins et des allées des bois, sur le talus
es fossés et des mares plus ou moins ombragées, partout où
la terre se montre à nu et n’est pas envahie par les autres
plantes. Souvent, dès la fin de septembre, C. Hampeana (Nees) nn
lypica, qui peut évoluer complètement en quelques semaines,
montre des fleurs et des fruits à tous les états de leur déve-
loppement. HIER
ne rencontre souvent, et avec surprise, de grandes plaques
Cephaloziella se multiplient. Hot) SÉLantsErs
A la fin de l'hiver, ces petites plantes ont disparu comme je
breuses spores et surtout
| REVUE BRYOLOGI QUE
se dessèche plus complétement; lés nombreux propagules for-
_més pendant tout l'été donnent autant de tiges de Cephalo-
_ ziella qui peuvent évoluer complètement.
Je donne ces quelques renseignements aux hépaticologues,
_ afin de les exciter à la recherche de ces petites plantes et à
me les envoyer.
Deux mousses africaines également françaises
- par L. CORBIÈRE
I. Grimmia Pilardi Corb.
J'ai décrit cette espèce (in Bull. Soc. bot. France t. Lv1, 1909,
p. LvI et p. cexxvini) d’après des échantillons récoltés par le
Dr Prrarp dans le Sud de la Tunisie : sol calcaire, au milieu
des rochers humides de l’oued:Jir, dans (les Matmata, au $. de
Gabès ; alt. 500-600 m.
Peu après, M. Zodda la reconnaissait dans un lot de mousses
de la Tripolitaine, leg. Cavara, avril 1913, et voulait bien me la
_ communiquer. — Cfr. G. Zoppa, musci Tripolitani a R. Pam-
_ panini anno 1913 lecti (in Bull. Soc. bol. Hal. 1913, n° 9, p. 178)
a Ce n’est pas sans étonnement que, étudiant ‘ces derniers mois
_ de nombreux échantillons de mousses provenant du départe-
ment du Var, en vue de la publication prochaine, en collabo-
ration avec mon ami E. Jahandiez d’un catalogue des Muscinées
_ decette région, j ai distingué le Grimmia Pilardi, admirablement
représenté, dans des récoltes du regretté A. ALBERT, remon-
tant au 27 février 1900, et portant les indications suivantes :
«Forme des plaques sur les vieilles murailles de soutènement
des terrains calcaires d’une colline à pentes raides exposée au
. Levant, commune de et quartier des Granges, seule localité à
_ où je l’aie observée. » À
L'étude des ue des environs de Toulon m’a permis 0
de compléter ma description primitive et de reconnaître, en
: particulier, que G. Pilardi était, sans aucun doute, auloï que.
_ Afin de faciliter la recherche de cette rareté, qui devra se
rencontrer ailleurs dans le Midi de la France, et probablemen!
aussi en Espagne, en Italie, etc., je crois devoir reprodui
ci-après ma description princeps, amendée sur quelques poi
-GRimmiA (subg. Gastrogrimmia Schp.) Prrarpi Corb. — Joli
€ ea ti fort, Cas roues dense, vert brunâtr
REVUE BRYOLOGIQUE
pourvues de poil, lancéolées-linéaires, obtuses ou subobtuses : ee
les plus longues formant l’involucre et atteignant 2 mm. sur:
0,2 mm. de large à la base, insensiblement atténuées aiguës ;
tissu foliaire lisse, formé de cellules carrées pour la plupart,
subopaques sauf à la base ; nervure assez forte prolongée jus-
qu'à la pointe, qu’elle forme. Pédicelle court (1 mm.), courbé
_en arc, parfois en $S, rendant la capsule horizontale et saïllante
latéralement ; vaginule cylindrique, étroite, longue de 0,2 mm. ;
capsule ovoïde-elliptique, lisse, gibbeuse en dessous, d’un jaune
pâle, longue de 1 mm. (opercule compris) sur 0,5 mm. de dia-
mètre ; opercule conique à bec droit, long de 0,25 mm.; coiffe
campanulée, lobulée à la base, assez profondément fendue d’un
côté, ne couvrant guère que l’opercule ; anneau de 2 rangs de
cellules, adhérant après la déhiscence partie à l’orifice de la
apsule et partie à l’opercule. Péxistome bien développé, à dents
longues, étroitement lancéolées, entières, très papilleuses, d’un
rouge sombre à maturité, formées d'environ 10 articles, offrant
assez souvent une ligne longitudinale plus foncée au milieu
d’un seul ou de plusieurs articles successifs; toutes les dents
cohérentes à la base, non ou très vaguement perforées. Auloïque.
Anthéridies placées parfois immédistement en dehors de lin
volucre, à l’aisselle de feuilles qui ne diffèrent des feuilles invo-
lücrales que par une base plus dilatée, à demi enveloppante ;
parfois elles terminent un ramuscule adjacent à l’involucre, ou,
Je plus souvent, elles forment un très petit bourgeon placé sur
la tige et plus ou moins écarté de l’involucre.
= |
(A suivre).
Observations sur quelques espèces du genre Fissidens
par R. POTIER DE LA VARDE ‘
_— Remarques préliminaires sur la valeur spécifique de la
_ diécie apparenle.
Quand on étudie le genre Fissidens, il semble que très souvent,
squ’il s’est agi de définir une espèce, les bryologues ont
tiribué une importance excessive aux caractères apparents
| REVUE BRYOLOGIQUE
se eus nicht beobachtel… » (Die Laubmoose Deulschiandi “
_ vol. 1, p. 37). Lorsque les gamètes © et © se trouvaient situés
sur des axes différents il fallait donc, de leur séparation appa-
rente, conclure à la dioïcité de la plante considérée. Depuis lors
_ les expériences de MM. MarcHaL (1) sur la sexualité des spores
ont démontré que les spores produites par une mousse dioïque
_ sont unisexuées et que le protonéma qui résulte de leur germi-
_ mation est unisexué. Seules, les espèces monoïques produisent
done des spores qui donnent naissance à un protonéma
_ monoïque. Mais celui-ci peut se comporter de deux manières : ou …
_ bien les gamétophytes issus de ce protonéma offriront à la fois
des gamètes 5 et oet il n’y aura aucune ambiguité pour
attribuer le caractère dé monoïcité à l'espèce étudiée, ou bien
_ le protonéma se bifurquant produira des gamétophytes ©: et.
_ des gamétophytes o, lesquels étant morphologiquement séparés
donneront l'impression de plantes dioïques. Toutefois en raison
_de l’origine autoïque de l’un ou de l’autre de ces axes, il n’est
pas illogique d'admettre que, placé dans certaines conditions
(qui sont encore à déterminer), un gamétophyte d'aspect ©
par exemple, pourra émettre des gamètes », et inversement.
_ D'où apparition de formes embarrassantes pour le classifi-
_ cateur s’ils’en tient aux apparences et s’il n’a de la diécie qu’une
notion purement morphologique. MM. Marchal ont émis l'hyp®-
hèse que les divers exemples de transmutation de sexe signalés
jusqu’à présent pourraient être expliqués soit par l'existence
de types faux dioï ques, soit: par l’aposporie naturelle.
Il est évident que si l'affirmation de la monoïcité est facile
_ quand on se trouve en présence de biges sur lesquelles bour-
geons os et 9 sont réunis, ou dont les rameaux de sexe différent
font manifestement partie d’un même ensemble, il en est autre
ment lorsque ces mêmes bourgeons sont situés soit sur des axes
_ distincts, soit sur des rameaux qui paraissent n'être reliés que
par le feutrage des rhizoïdes. Mais, même dans ces derniers cas,
_il paraît prudent de ne pas proclamer la diécie et d’ admettre
l'éventualité d'un protonéma monoïque avec toutes ses consé-
_ quences possibles. Il faut reconnaître que les notions que noù!
possédons actuellement, sur la ee pr marie in a tre
e Rois à ce pue ” Le CS
, 1) MARGHAL — Recherches épéetilianés sur E sexualité à des o
REVUE BRYOLOGIQUE
Ces connaissances imparfaites peuvent être augméntéés en
répétant les expériences de MM. Marchal, c’est-à-dire en -
essayant la régénération des sporophytes. On devra ainsi être
à même de déterminer avec précision quelles sont lés espèces
réellement dioïques et quelles sont celles qui n’ont que Pappa-
rence de la dioïcité. à
_ Des observations méthodiques orientées en ce sens feront
avancer l'étude des formes litigieuses. Il résulte en effet des
recherches de MM. Marchal que les produits de l’aposporie des
mousses dioïques sont stériles, tandis que les produits de
l'aposporie des mousses non dioïques sont fertiles. Même si les
conclusions tirées par les auteurs pouvaient être qualifiées dé. :
prématurées et de trop absolues, en ce qui concerne le premier
cas (mousses dioïques), comme l’a suggéré M. Cardot (Revue
Bryol. 1910, p. 87), elles ne conservent pas moins toute leur
Valeur pour les mousses non dioïques. La régénération des
Sporophytes pourra donc fort bien nous révéler que telle espèce on.
considérée comme dioïque en raison de son aspecb, est bien en
réalité monoïque, et nous donnera la clef de certaines varla-
tions considérées comme embarrassantes. Re
Il, — Le Fissidens lamarindifolius est-il réellement un type
x spécifique ? ae Er
_ L'examen dans les herbiers du F. lamarindifolius, de prove-
ances diverses, révèle d'assez sérieuses divergences d’interpré-
tation de la part des botanistes qui ont rapporté leurs récoltes 2
à cette espèce ou prétendue espèce. 2 pme ss
La Pylaie dans sa monographie du genre SKITOPHYLEUM.
ourn. Bot. de Desvaux, tome 1v, p. 147 et 148. — 1814), place
S. lamarindifolium près de S. incurvum, mais il lui reconnaît des
affinités avec le S. bryoides, car il a soin de préciser les caractères
qui le distinguent de ce dernier et qui se résument à ceci : feuilles no
feuilles moins longues, plus larges et plus étroitement imbr-
Treize ans plus tard, Bridel (Bryol. univ., p. 685) ne séparait .
S déjà F. lamarindifolius de F. incurvus. C’est à cette opinion
se sont ralliés les auteurs français. Boulay ne parle pas de
is | asp. 50) le
s
amarindifolius et Husnot (in Muscologia gallic
che comme curvus. Seuls dans des cata-
a endus d'exc
et Thér
88 REVUE BRYOLOGIQUE
c'est aussi comme espèce affine ou var. robuste du F. incurvus
que le considèrent (in sched.), les bryologues anglais. Ils ran-
gent sous le nom de F. lamarindifolius les formes de F. incurvus,
se distinguant par un port plus robuste, les feuilles courtes et
_ larges sur des tiges stériles, élancées, avec des capsules souvent
moins fortement recourbées.
_ Limpricht (Die Laubmoose Deutschlands, vol. 1, p. 433)
tout en maintenant F. lamarindifolius à côté de F. incurvus;
apporte de plus grandes précisions dans l’indication des carac-
_tères qui l'en différencient. Avant de discuter la valeur de
eux-ci il m’a semblé indispensable de consulter deux spécimens
e collections numérotées, citées par cet auteur dans sa Syn0-:
nymie, comme représentant le F. lamarindifolius. Ce sont:
le n°313 de Wilson (Musci Britann.) indiqué p. 433 du vol. 1;
20 le n° 17 de Fleischer et Warnstorf (Bryothec. Europ. meri-
on. exsice.), indiqué dans le supplément qui fait suite au
vol. 111, p. 670.
Grâce à l’obligeance de M. H. N. Dixon, j'ai pu étudier le
n° 313 de Wilson. Ma surprise a été grande de constater surf
certains spécimens fructifiés, à capsule subdressée, la présence
de bourgeons & axillaires, à la base des feuilles inférieures,
comme on en voit chez F. bryoides. Le n° 313 présente bien des
tiges stériles assez élancées à feuilles courtes et larges, mais
cune différence de structure n'apparaît entre ces tiges qui
nt du type « tamarindifolius » et celles des brins fructifiés du
type bryoides » signalés plus haut. En particulier la marge, n’a
_ pas dans le « lamina vera » l'importance qu'elle acquiert dans
_ les formes dérivées de F. incurvus. Je suis donc autorisé à
x penser que ce n° 313 de Wilson, n’est qu'une variété, ou tout
au plus une sous espèce du F. bryoides. Une récolte que j'ai faite,
| cette année même dans la Manche, à St-Aubin-des-Préaux, à
contribué à me faire adopter cette manière de voir. Dans une
touffe de F. inconslans, très bien caractérisé par ses Innova-
tions © tantôt latérales et courtes (alors dépourvues de fl. ©),
santôt terminales (et dotées de fl. & axillaires comme’ dans le
ryoides typique), j'ai reconnu une grande variabilité pour la
forme des capsules. Le plus souvent celles-ci sont presque
ressées, mais on en trouve d'asymétriques avec inclinaison
lus ou moins grande. J’en ai même recueilli une qui est remar-
ablement incurvée et an rappelle parfaitement les formes
REVUE BRYOLOGIQUE 89:
Manche. J'en ai vu également sur des échantillons de la Sarthe
(in herb. Corbière) et sur un spécimen de l’herbier Bruch (comm.
Thériot.)
: PI. 1. — F, inconstans Schp. var. tamarindifolius, à capsule recourbée, x< 20.
— Saint-Aubin-des-Préaux (Manche).
L'examen de la tige qui porte la capsule incurvée du Fissidens
de St-Aubin est des plus instructifs. Les feuilles inférieures
offrent en effet à leur aisselle les bourgeons © caractéristiques
du F. bryoides. De la base de la tige se détache un long rameau
uillé, stérile, doté de feuilles larges et courtes, du type « lama-
difolius ». C'est peut-être la rencontre d'échantillons de ce
REVUE BRYOLOGIQUE
genre, mais moins faciles à déchiffrer, parce que moins complets,
qui déterminait Schimper à à écrire en parlant du F. incurvus
_« Stirps quam maxime variabilis, difficile definienda » me
- Ed. nu, p. 112) et qui a engagé M. Husnot (Musc. Gall. p. 50) à
__ faire du F. inconstans, une variété de F. incurvus.
Le Fissidens de St-Aubin-de-Préaux, si l’on se borne à un …
examen superficiel, sans tenir compte de l’ensemble de la touffe,
peut fort bien être appelé F. tamarindifolius. On lui reconnaîtra
_ même une certaine parenté avec le F. incurvus, si on s'arrête
spécialement à la forme de la capsule. Mais ceci n’est qu’une |
apparence, l'examen de la tige fructifiée et des brins adjacents, |
dé ontre sans aucun doute que c’est une forme dérivée du
F. bryoides ou plus exactement du F. inconstans. Le n° 313 de
Wilson ne me semble pas différer notablement du Fissidens de
Ja Manche.
L'étude du n° 17 de Fleischer et Warnstorf, qu'a bien voulu
_ me communiquer M. Thériot, m'a amené à faire des constata-
tions qui ne sont pas moins intéressantes. Au premier coup
= d'œil on s'aperçoit qu'il s’agit d’une plante bien distincte du
_ n° 313 de Wilson. Alors que les pédicelles de ce dernier attei-
_ gnent la taille courante de ceux du bryoides ou de l’incurvus;
_ les pédicelles de ce n° 17 n’ont en moyenne que 3 à 5 millimètres.
La plupart du temps la capsule est petite et droite. L'observa-
tion de ces spécimens m'a démontré qu’ils appartenaient à une
forme de F. impar Mitt, forme qui semble assez répandue dans
la région méditerranéenne. Ell est caractérisée notamment par
dés rejets stériles, régulièrement pennés. Le rajeunissement des
_ innovations se fait tantôt par prolongation de l'axe, tantôt par
_ ramifications latérales, issues soit d’un bourgeon, soit encore
_ d’un paquet de rhizoides développés dans le pli intérieur d'une
_ feuille. Les fl. ç sont ou gemmiformes et basilaires ou termi-.
_ nales sur des rameaux qui font partie intégrante de la plante ©
En définitive, si l’on s’en rapporte aux deux numéros cités
par Limpricht, on constate qu’au lieu d’appartenir à une espèce
bien définie, ce sont des formes ou états végétatifs de deux
variétés notables, ou sous-espèces du F. bryoides.
L'étude d'ébtres échantillons d'Réébtée. ‘éliquettés F. lama
rindifolius n’a pu jusqu’ ici m'amener à y découvrir un type
_spécifique. D'une manière générale les spécimens que j'ai observés
proviennent de trois régions : 1° ne D 20 La Régio
éditerranéenne, 30 Le Massif Armoricain. Les plan brit
N
REVUE BRYOLOGIQUE 0 M 2
Pour les plantes du bassin méditerranéen des distinctions
s'imposent. Je mentionnerai spécialement le n° 120 de Fleischer
ét Warnstorf (collect. cit.), en raison de la publicité qu’il peut
_ avoir. Après examen, il me semble impossible de ne pas le juger
comme étant une forme très voisine du F. bryoides. Je dois dire
d’ailleurs que les auteurs de la collection l'ont ainsi compris,
car ils ont ainsi libellé leur étiquette « F. bryoides nahe slehend».
Les rameaux à fructifiés sont issus d’une souche commune et
ont ainsi que les rameaux stériles pour même origine, un frag-
ment de tige ancienne. Ge caractère est bien indiqué par Lim-
richt, mais je ne pense pas qu’il faille y attacher une grande
importance. Je crois qu’il faut y voir un simple phénomène de
égénération du gamétophyte, phénomène qui se produit natu-
ellement et assez fréquemment, pour des espèces différentes
placées dans des conditions d'ambiance analogues. Ainsi par
exemple, je l'ai constaté chez F. Bambergeri Schp. sur trois
chantillons de provenances éloignées les unes des autres. 1° un
échantillon du Tyrol — loc. classique de Méran — leg. Milde
x herb. Schimper in herb. Paris). 2° un échantillon d’Ille-et-
laine, St-Jacques (coll. Chenu) ; 3° une plante de la Manche :
que j'ai recueillie moi-même à Marcey. Re
Les mousses de ces trois localités émettent de nombreux a
éjets, qui prennent naissance soit à l’aisselle d'une vieille
euille, soit à la base des vieux périchèzes. La majeure partie
e ces rejets est stérile. La partie inférieure de la tige se détrur
Sant, il ne reste que des bouquets d'innovations divergentes
utour d’un point commun ou de deux points très rapprochés.
Les formes de F. inconstans, à innovations basilaires, n’ont
Pas, je pense, d'autre explication. EL PC
Le F. Bambergeri de Marcey, récolté sur un talus sablonneux, Se A
rès frais, dominant un ruisseau, offre un intérêt particulier,
ar il est associé à deux autres Fissidens: F. impar. Mitt et
inconslans. Ces trois plantes réunies dans un espace de quel-
ques centimètres carrés, sont donc dans des conditions aussi
ntiques que possible. Aussi ne faut-il pas s'étonner de les
se comporter d'une seule et même manière, en émettant
d'apprécier à sa juste valeur un d rs
hd è
spécifiques ati
REVUE BRYOLOGIQUE
que s’impose ici, au sujet du F. bryoides, v. intermedius Ruthe
qui d’après Limpricht (ef je l’ai moi-même constaté) est iden-
tique au F. impar. Mitt. Dans la note qui accompagne le n° 1160
de Rabenhorst (Bryoth. europ.). Ruthe attribue à son F. bryoides
var. inlermedius, une capsule dressée. L'examen de ce n° 1160
_ (in hb. Paris) m’a montré que ce caractère n’était pas absolu.
La grande majorité des capsules est en effet dressée, mais à côté |
_ de celle-ci on en trouve d’inclinées et même de légèrement
_courbées. Je me suis assuré que la récolte était bien homogène
c’est-à-dire qu’il n’y avait pas mélange d'espèces, les plantes
à capsules courbées étant bien identiques aux autres. J'ai trouvé.
également des capsules obliques et un peu incurvées sur un
F. bryoides v. intermedius de Bärnwalde (ex hb. Ruthe. comm.
Corbière). On trouve dans le n° 1160 des rejets stériles dont les
euilles me semblent identiques à celles du n° 120 de Fleischer
et à celles de la plante de Sommier. Elles ont en particulier le
même écartement et le même angle aigu d'insertion, conséquences
fatales de leur étouffement. La seule différence constatée consiste
en l’incurvation plus constante des capsules chez les plantes
méditerranéennes. Les exemples sont si nombreux de la varia-
é de ce caractère, que je ne pense pas qu’on puisse sur Jui
seul fonder une espèce.
Je noteraïi tout particulièrement, mais à un autre titre, une
res de Moravie (leg. R. Pichauer), aimablement communi-
par M. Corbière. Elle me semble à peu près identique au
Fissidens de St-Aubin, dont j'ai parlé au début de cette not
Je remarque toutefois que a capsules de la plante de Moravie
sont constamment dressées au lieu de marquer une tendance
à l'incurvation. Les innovations © sont du type basilaire et je
ne constate aucune différence dans l’ensemble du système Dé
; tatif a avec te F. inconstans, f. lamarindifolius.
( A suivre.)
| ogues de: m’ dites - les ‘changemen
1 MCE ee 5 a ans.
Ale
A NNÈE :
REVUE BRYOLOGIQUE
:PARAISSANT TOUS LES Peux Mois
_Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou eu anglais
Sommaire du N°6 | :
vis. — Observations sur quelques espèces du genre Fissidens (suite).
Poriër pe La Varpr. — Deux mousses africaines également françaises
(Suite). CORBIÈRE, — Hibliogr aphie. — FORT RENRRES ne
Avis
bus frais d'impreésioi sont environ quatre fois: plus stérs
vant la guerreet les prix de la poste sont aussi très augmentés, ;.
‘est pas possible de maintenir les prix d'avant la güerre. Je
s obligé de fixer le prix de l'abonnement à douze francs pour
rance et treize francs pour l'étranger. Aux cours actuels du
ge ce ne sera pas une augmentation de prix (ou elle sera très
Minime) pour la plupart des pays étrangers : Etats-Unis d'Améri-
Iles Britanniques, Espagne, Suisse, Norvège, Suède, etc.
Ce numéro termine la 41° année, j'espère publier 6 numéros
vant la fin de 1920. Les auteurs recevront un tirage à part de
xemplaires, s'ils en désirent un plus grand nombre, ils auront Le
yerle surplus. Ils feront faire les clichés chez le graveur |
Is choisiront, ils leur seront renvoyés après le tirage. _. Es
lens sont faits chez Fernique, rue de Fleurus 31, Paris 6°. LA
Les dessins au trait doivent être faits à débère. de cbiné: On se
(les faire aussi au crayon gras (crayon lithographique) ou au
Yon à mine charbonneuse (crayon Wolf préférable au crayon
6). I n'y a avantage à faire les dessins au crayon que s'ils
être ombrés et alors il faut se servir d'un papier ..
San REVUE BRYOLOGIQUE
__ Observations sur quelques espèces du genre Fissidens
as (Suite) |
par R. PorTiEr DE LA VARDE
À _ Il me reste à étudier le F. tamarindifolius en Bretagne. Il a été .
. signalé dans cette province par MM. Camus et Dismier. De
| l'examen des échantillons que ces botanistes ont bien voulu m'of-
frir, il ressort que la mousse qu'ils ont ainsi appelée appartient |
encore au F°. impar. Mais c’estune forme assez spéciale, à tel point,
qu’on la trouve fréquemment dans les herbiers sous le nom de
F. pusillus. Cette différence d'appréciation montre déjà que c'est
une plante critique. Il faut reconnaître qu’elle est très polymorphe
se présentant en touffes dressées, comme le F. impar de Mitt. (ex:
hb. Mitten) ou bien en gazons couchés et aplatis. Toutefois les
_ différentes formes qu'elle affecte peuvent se trouver réunies, non
seulement dans la même touffe, mais encore, en ce qui concerne
_ les variations de feuilles, sur la même tige, qui présente en quelque
_ sorte une synthèse de types différents. De telles tiges m'ont été
_ précieuses pour l'interprétation de certaines variations qu
_ paraissent à lt vue, assez éloignées les unes des autres, mais ne
sont en réalité que des états différents de la plante suivant son âge
ou des formes d'adaptation aux conditions passagères du milieu
_ Je passerai brièvement en revue les aspects les plus courants
_ cette variété du F. impar, que j'ai appelée (in sched.) : Var. Camust
_ Si je ne crois pas pouvoir la séparer spécifiquement de #. ämpar
je pense toutefois qu'elle mérite d'être distinguée spécialemen
en raison des caractères suivants, qui sont dus au milieu:
_ Aspect généralement procombant. 2 fl. G' jamais axillair
comme cela se voit parfois chez F. impar, mais gemniformes
basilaires, ou terminales sur des rameaux d'importance variable
3° capsule souvent asymétrique ou oblique.
J'ai done observé les formes ou étais suivants :
A) Une forme courte (pseudo-pusillus) à 3-4 paires de feuilles.
Piantule cd‘ semblable à la plante © ou gemniforme et collée à
REVUE BRYOLOGIQUE RU Re |
On la distinguera aisément du /”. pusillus, 1° par l’appendice non
lancéolé, mais linguiforme, le bord de la lame apicale et celui -de
la lame dorsale étant presque parallèles. L'acumen est brusque-
ment contracté. — 2 par l’appendice qui est tout au plus égal à
la lame vraie, mais jamais plus long. — 3° par la marge très faible
comme largeur. — 4° parles spores ponctuées, et d’un diamètre
lrès inégal dans la même capsule.
B)} (Forma tamarindifolius). — 6-8 paires de feuilles. — Tiges
‘réunies en touffes lâches. Les plantules G' sont ou bien gemni-
ormes ou terminales sur des rameaux basilaires. En général ceux-
i ne sont plus semblables aux plantes ©. Ils sont ordinairement
us grêles, leurs feuilles sont plus espacées et plus aiguës. Comme.
sont plus courts que les tiges ©, leur aspect peut s'expliquer
rce qu'ils sont gênés et étouffés par le développement des
ges D. Cette forme correspond à l'état de la plante à partirde
eux ans. de
€) (Exagération de lu forme tamarindifolius). — Si les gazons ne .
e Saccroître par des innovations, prolongeant simplement les
eilles frondes qui présentent ainsi une succession de tronçons,
Passant brusquement, sans transition de l’un à l'autre. Les jeunes
Innovations peuvent aussi avoir pour origine de vieux périchèzes
u des fragments de vieux axes. Cela se produit surtout quand
une période tempérée et humide succède à une période très froide
U très chaude ayant ralenti ou arrêté la végétation (premier
Printemps et début de l'automne). Rue me
Cette forme n'est pas rare sur les vieux talus ombragés qui
Puis quatre ou cinq ans n'ont pas été remués ou travaillés, et
+ ms l'Ouest de la France, une moyenne de 4 à 6 paires de feuilles
nstitue la règle générale. : |
La plante bretonne’ se distingue de la forme méridionale corres-
différences plus accusées entre les innovations successives. Je
qu’il faut chercher l'explication de ce fait dans les conditions
tériques. En Bretagne, ces petites plantes ne cessent pour
dire pas de végéter, tout en marquant des temps d'arrêt de
ariable. Mais les conditions dans lesquelles elles se
oppent ne sont pas identiques d’un bout de l'année à l'autre.
froid n’est pas assez vif sur les côtes de la Manche pour
nt pas détruits par une cause quelconque, les tiges continuent Fes es
Qui n'offrent pas une végétation phanérogamique trop exubérante.
idante par un moins grand nombre de paires de feuilles et par Le
r croissance, sila chaleur en été, tempérée par les
Fig. 1
| Echantillons de Maroet (Manche). be:
— Id. f. tamarindifoliusx<13. Re montrant li nfluence œ
conditions du milieu sur la forme et les dimensions des feuilli
rare de St-Aubin-des-Préaux).
. — Id. — Commencement de la f. pseudo- ‘inronstans<10. Eo
F4 bre que les rameaux grêles et étiolés on remarque 3 bo
ns C'axillaires (Ech. de St- Aubin-des-Préaux).
À li folius. Rare Er { és dde le n° 7 deFl
REVUE BRYOLOGIQUE PRE RAS
rouillards marins, n'arrive pas à les calciner comp'ètement, îlne
s'ensuit pas que la pousse des innovations se continue invariable-
ment suivant le même mode. Au contraire, dans le midi la
Négétation n’a lieu que pendant la saison humide. Cette saison est
_courté, mais elle est accompagnée d’une chaleur plus grande, d'où
ces formes plus exubérantes, poussées pour ainsi dire d’un seul
jet. Ces frondes affectent la forme de petites palmes bien réeulières
et bien distinctes, dès le premier abord, des plantes du littoral.
breton à l'aspect tourmenté. En réalité « toutes » appartiennent
à la même espère et on doit les considérer comme des états dus
au milieu ambiant, ou si l'on veut, comme des variétés biologiques.
D) L'exagération de la forme tamarindifolius n'est pas le dernier
terme de l'évolution de notre mousse. Dans certains cas, les +
innovations deviennent si nombreuses qu'elles arrivent à s'enche-
êtrer. Dans la partie centrale des touffes la densité est telle que
es rameaux {© sont dépassés et prennent un aspect etfilé. Ces .
rameaux S sont basilaires ou latéraux comme chez F: inconstans, |
sont ordinairement peu garnis de feuilles à la base. J'ai désigné
e forme ou cet état (in herb.) sous le nom de f. pseudo-incons-
ans. Elle paraît se produire rarement, car le plus souvent les
rondes se régénérant comme j. l'ai indiqué, n'arrivent pas à cette
densité et à cette cohésion, ayant pour conséquence l'étiolement
des tiges centrales. +
Résumant les observations qui précèdent, je crois pouvoir
clure que le F, famarindifolius n'existe pas en tant qu'espèce.
maintien ne me semble pas plus justifié que ne serait celui
du Philonotis adpressa, qui est un état d'adaptation de plusieurs
ilonotis, placés dans des conditions analogues, ainsi que 4
nstaté M. Dismier. Le
e nom de F. tamarindifolius
présentées par des espèces _
aces, ayant déjà de grandes affinités entre elles. (1; : .
savoir : lo F. incurvus, 2 F. inconstans, 3° F. impar. Ce der- de
e présente communément sous {rois aspects : a) upe forme -
r. Camusi) qui parait spéciale au. massif armoricain. Elle est
palement caractérisée dans la région littoraie. L'étude surle
de ses conditions d'existence permet d'interpréter ses
ppements successifs. b) un forme commune dans le bassin
REVUE . BRYOLOGIQUE
méditerranéen, différant de la précédente surtout par la longueur
et la régularité des innovations et le dimorphisme moins accusé
des rameaux (f. meridionalis). c) une forme robuste, répandue à
la fois dans le bassin méditerranéen et dans la région occidentale
de l'Europe. Eïle est très voisine, sinon identique, au type:
intermedius de Ruthe. Les capsules sont parfois incurvées, ce qui
se voit exceptionnellement dans la plante de Ruthe. J'ajonterai
: que les sections Bryoidium et Pachylomidium pourraient offrir d
_ nombreuses variétés du type tamarindifolius. J'en ai constaté en
_ particulier chez F. Monguilloni Thèr. (loc. inédite d'Ambrières,
- (Moyenne), leg. ipse). ur
II. REMARQUES SUR LE f'issidens gracilis (LA PYL.) BRID.
_ Le Fissidens gracilis a été créé pour une plante récoltée aux
_ environs de Fougères (I.-et-V.). Son existence en tant qu'espèce
fut courte. Publié en 1814 par B. de la Pylaie (loc. cit.), mainten
Par Bridel dans le Bryologia universa en 1827, ilest maintenan
tombé dans la synonymie et considéré comme appartenant au
F.incurvus (cfr. Paris, Index Bryol.). Grâce à l'obligeance de MM.
Mangin et Camus, j'ai pu étudier le F. gracilis, conservé at
Muséum de Paris, dans l'herbier Montagne. Le spécimen qui m°
été confié provient de la récolte originele de La Pylaie, qui l'avai
donné à Montagne. C'est une forme très remarquable qui corres-
pond parfaitement à la description qu'en a faite son auteur. Mêm:
Pour ceux qui n'ont pas la prétention exagérée de donner un nom
à toutes les variations, elle pourrait être maintenue à titre de
variété. Je ne pense pas qu'il faille y voir autre chose qu'un éta
d'adaptation. La plante 2 été recueillie « n via cava humida. Brid
loc. cit. p. 700 », c’est-à-dire, pour ceux qui ne connaissent pas hi
Campagne bretonne, dans un milieu très humide, à lumière fot
atténuée. L'élongation et la gracilité des frondes, ainsi que l’écar-
_tementet létroitesse des feuilles. sont, sans aucun doute, dus:
l'ambiance, Lindberg auquel l'échantillon avait été déjà soumis
l'avait rattaché à F, incurvus et je ne pense pas qu’un autre a
puisse êlre émis. Le F. yracilis ést donc une variation de
REVUE. BRYOLOGIQUE : + : 009
Deux mousses africaines également françaises HAE
(Suite et fin)
par L. CoRBIÈRE
IT. FISSIDENS MOURETI CORB.
En 1913, j'ai dci dans la Revue bryologique (40° année, p. 8), c
_Fissidens nouveau sur des échantillons stériles provenant a
Maroc, où ils avaient été récoltés « au bord d'un ruisseau affluent Se
_ du Bou Regreg, février 1912 » par le très regretté lieutenant
Mouret, tué le 4 mars 1915 à Vauquois, dans l’Argonne. .
_Peu après j'ai mentionné (Rev. Bryol. 1913, p. 52) que le.
Mourel existait aussi à Madère (leg. Winter 1912) et en
Espagne, près de Malaga, d’où M. le D: Ant. Casarés Giz m'en
_Avait adressé de beaux exemplaires c. fr, grâce auxquels je pars
_ Compléter ma diagnose primitive. L'inflorescence seule restait | sn
encore douteuse ; un nouvel envoi et des remarques de mon : :
almable correspondant espagnol me permirent bientôt de combler
cette lacune et de constater qne l'espèce était hétéroïque : souvent
Monoïque, parfois dioïque avec fleurs mâles terminales M
sarés Gil, dans son intéressant ouvrage « Muscineas de la
Peninsula ibérion (Trabajos des mus. nac. de Cienc. Natur., Ser.
Bot. n° 8, Madrid 1915) a reproduit ma diagnose complète et 2% ;
ustrée de bons dessins (fig. 6. p. 87).
Dernièrement, en étudiant les importantes récoltes de Muscinées
aites en 1910-191', avant son départ pour le Maroc, par le lieute-
nant Mouret dans lé département du Var et spécialement aux
environs d'Hyères, où il était alors en garnison, récoltes qui m'ont
adressées par mon ami E. Jahandiez, j'ai eu l'agréable surprise
€ constater que le F'issidens Moureti, de même que le Grimmia
Pilardi, était non seulement une espèce française, mais qu'il avait
té tout d'abord récolté en France. En effet, l'échantillon authen- :
ue porte, de la main du lieutenant Mouret, l'indication qu'il a
trouvé aux bords du Gapeau, à Belgentier (Var) en mai 1911.
Pour terminer cette notice, je crois devoir ajouter qu'il existe
F. Warnstorfii M. Fleisch, conau seulement à l'état stérile, qui
e voisin de F. Moureti. Décrit sur des échantillons des.
ons de pes il a été rencontré aussi | de Setubal
_ REVUE BRYOLOGIQUE
>
= Bibliographie
ra V: F. BROTHERUS. — Contributions à la flore bryologique de
_ l'Argentine (Arkaiv for Botanik Band 15, n. 6). In-8 de 14 p., 1917.
= — Description en latin de 15 espèces nouvelles récoltées en 1901-_
02 par le professeur R. E. Fries. Parmi les nouvelles espèces il faut
particulièrement faire ressortir, dit M. Brotherus, un Desmatodon,
dont nulle espèce de ce genre n’a été connue auparavant au sud
de l'Equateur.
_V. F. BroTHErRuS. — Moseniella, un nouveau yenre de mousses d
Brésil (Arkiv for Botanik, Band 15, n. 7). In-8 de 2p. et 1 belle
planche double dessinée par le professeur /. Gyorfly. 1917 — Ce genre
est dédié à l'explorateur Mosén qui a fait d'importantes récoltes
au Brésil. Genus Splachnæcearum, Orthodonti proximum, sporogo-
nii structura dignoscendum, habitu Physcomitriis nonnullis valide
mile. ne He LE ne D.
- V.F. BroTHERUS. — The mosses of Amboina (The Philippine
ournal of Science C. Botany, March 1917, in-8 de 8p.) —
_Brotherus chargé d'étudier les récoltes bryologiques faites à
Amboina parle DC. B Robinson, ya ajouté la liste d'espèces
coltées par Zippel, Nawmann, De Vriese et Micholitz Description
latin de 4 espèces nouvelles découvertes par le D: Robinson :
dotrichella alaris et Robinsonii, Vésicularia ambhoinensis el
_ Rliacopilum amboinense. À
| . F. BROTHERUS. — Contributions tothe br
_ Philippines. V (The Philippine Journal ot Se
1918, in-8 de 2 p). - Ce5-
des Philippines récoltées pa
description en latin de 18 esp
u : moss collecte in Blue Mount ins,
ë Tidsskrift, 1919, 2 p. avec 2 fig.).
de F noeclangium incrassatum découvert par
Ÿ. F. BROTHERUS nd Rev. W. Waits. — OThe moss PS Norih
Queensland (Proeeed. ofthe Lin. Soc. of New South Wales 1918
InS8de2p.) — Cette brochure, rédigée suivant le même plan
que la précédente contient la description de 15 espèces nouvelles,
écouvertes en grande partie par le Rev. W. Watts.
W.Evaxs — Notes on Norih American Hepaticue. y VI et vi
(The Bryologist 1914, 1915 et 1917) — Tirage à part de 6 p., de 11
l'pl. représentant le Jamesoniella heterostipa Ev. et un cliché :
figurant le Cololezeanea tuberculata Ev. ; le fasc. VII de 11 p.et1
pl. représentant le Fossombronia himeliath Steph. et le ue
rislata Ev.
W. Evans. — Notes on Ke England Hélas XI, XIE, LXUT de
XIV (Rhodora 1914, 1915, 1916 et 1917). Tirages à part de 15 p. de
Hp. — Le 3 fascicule, de 31p et 1 pl, est consacré à l'étude de
apania Vakesii et paludicola, des Madotheca pinnala avec fig. dans
texte, platyphylloida avec fig. dans le texte et de cr apr
ns la planche ; le 14° fasc est de 10 P- A
W: Evans. — Report on the Hepatiéae’ of Élskn (But. of the
Torrey Bot. Club. 1915, 40 p. et1 pl.). — Cette étude comprend
récoltes faites pendant la Kelp Expédition. principalement par
professeur C. Fr ye L'auteur énumère, dans l'introduction, les
vrages où l'on trouve quelques renseignements sur cette flore
ne carte de la région visitée ; la plupart des 70 espèces d
te collection existent aussi dins: l'Europe occidentale. Descrip
ion, avec fig. dans le texte, du Radula polyclada sp. et _ te
alaskana et ee figurés pr la pen
érique Re ; ln der on de ces «espèce ;
la bibli
LA
#4 : Ÿ D Ê _- L
REVUE BRYOLOGIQUE
mea from Bermuda and the West Indies (Bull. of the Torrey Bot.
. Club, 4 p.et1 pl. représentant ce /. minutiloba). — Hepaticae of St
ne Croix, St Jean, St Thomas and Tortola (Brooklyn Bot. Gard.
_ Memoirs 1918, 6 p.),
A. W. Evans. — The American Species of Marchantia (Trans. of
= the Connecticut Acad. of Arts and Sciences, vol. 21, p. 201-313,
ns March 1917). — Ce volume contient : Historique du genre, la
. morphologie et la description des espèces divisées en 2 sections-
_ précédée d’une clef analytique des 9 espèces. Description, biblio,
graphie et localités très détaillées Viagt clichés intercalés dans le
texte, figurent les caractères distinctifs de ces espèces.
A. W, Evans. — Notes on the genus Herberta, with a revision of
Le species known from Europe, Canada, and the United States (The
Bull. of the,Torrey Botan. Club, page 191-222, 1 pl. et 29 fig. dans
le texte, 19.7). Historique Morphologie. Clef analytique et
descriplions des 4 espèces : atdunca, Sendtnerii Hutchinsiæ (figu-
_rée dans la planche) et /enuis. A LA
À. W. Evans. - The Air Chambers of Grimaldia fragrans (Bull. of
_the Torrey Bot. Club, p. 235-251 et 14 fig. dans le texte, 1918).
A. W. Evans. — Noteworthy Lejeuneæ from. Florida (Amer
xnal of. Botany 1918, p. 131-150 et fig. dans le texte). — Descrip-
tion de six espèces, dont cinq sont figurées. ie
GC. MassALonGo. — Le « Marchantiaceæ » della Flora Europea, in-8
de 9% p. et ?7 planches 1916 (Atti dél Reale Istituto Veneto di
_ scienze, lettere ea arti ; Tomo 75, parte seconda). 165
_ Le professeur Massalongo a publié de très intéressantes mono-
_ graphies avec figures d’un grand nombre de genres de la flore
_ italienne et des contrées voisines : cette dernière monographie
_ comprend toute l'Europe. Dans le
REVUE. BRYOLOGIQUE,
. C: MassaLOXG0. — /ntorno alla Grimaldià pilosa var. Sibirica.In-8
de 6 p. et 1 pl. représentant les caractères de la var, sibiriea. —
_ L'auteur donne un tableau des caractères comparatifs des genres
- Grimaldia, Arniella et Neesiella et une description de la var. sibirica.
Anroxio Borrint. — Sfagnologia ilaliana (Reale Accademia dei
Lincei 1919), in-4 de 88 p. — L'auteur indique dans l'introduction
les matériaux qu'il a utilisés (collections et livres) et les noms des
botamstes, qui ont récolté ou publié sur les sphaignes d'Italie, avec
la date de leur naissance et du décès de ceux qui sont morts. Clet
analytique des dix espèces : molle, nemoreum (acutifolium),
fimbriatum, tenellum, cuspidatum, Lindbergii, squarrosum,
Compactum, subsecundum, palustre (cymbifolium). 11 y a ensuite
Pour chaque espèce une clef spéciale des sous-espèces. Cette
manière de procéder est très avantageuse tandis que, avec une
lef générale de toutes les principales formes, si nombreuses dar
ce genre, l'étude en est très difficile pour les débutants. _ Notes
descriptives et indication des localités pour les espèces, sous-espè-
ces el variétés. Un tableau indique la distribution par province.
Cu. Doux. — Les variations du gamélophyte ches les Cephalosiel-
‘lacées (Revue gén. de Bot. 1916). Tirage à part de 91 p. et 9 pl.
contenant 110 fig. 7 Des
L'auteur, qui a fait une étude spéciale de ces petites plantes”
dans de nombreuses herborisations et en les cultivant, s'est
roposé dans cette étude de montrer, chez diverses espèces, les
Variations des différents organes sous l'influence des conditions
extérieures : lumière, cheleur, humidité, support ; d'indiquer
Succinctement le développement des feuilles afin d'en tirer une re
‘héthoce pratique et rationnelle de mesurer les cellules : et, comme
Conclusion, de résumer la valeur en "systematique des caractères ”
és des organes du gamétoplyle. SENS te
M. Douin conclut de ses études que l'on doit employer : Re
a) Les caractères du sporogone pour caractér ser la famille des
ephaloziellacées ; ba AE ; se
b) Les caractères de l'invituere et des propagules pour distinguer
Les lobes égaux où non, leur largeur, leur denticulation,
insertion des fewltes, la présence ou l'absence des amphigastres,
orme et la denticu ‘involuere, l'inflorercence dioïque
alt ne r lès sous-genres. et les yroupes
la
pilles, l'inflorescence,
dargéur des Jobeë' 1 éteuation des lobes périgoniaux. le
périanthe cladocarpe et acrocarpe, la denticulation latérale et
orsale des feuilles, Le servent à distinguer les espèces et In
variétés x
FC Don. —— Le pédicelle de la capsule des Hépatiques (Ru:
‘génér. de Bot. 1916, p. 129-131 et 1 pl.). — Dans cette note M,
Douia rectifie ce qu'il avait dit du pédicelle des Céphaloziellacées
_ qui est composé non seulement de 4files de grandes cellules
mais en plus de 4 files de cellules centrales beaucoup plus petites.
Sr Dixon. — Studies in. the Bryology of New Zealand, part I,
914 New Zaland Institate, Bull., n. 3). Tirage à part de 43 p
L. — Cette seconde partie contient la suite des Dicranacées
ec des clefs analytiques des genres et des espèces décrits avec
étails ; les caractères des 18 espèces sont figurés dans les deux p! ,
\ . Dixon. — Miscellanca. bryologica, LL, I, IV {Journ. of.
any no 1914 et 1915, 7 p., 6p. et8 p.). — Notes Dot
co ernant un certain nombre d'espèces exotiques. ù
NN Dixon. — Ceylonese mosses (Journ. of. Bot... 1915, 19 p. let.
“+ NE Dixon rend compte dans ce travail de l'étude qu'il a
es collections rapportées de Ceylan en 1913 par M. “1e <
Ne — re he: rare. à rafrtba mosses from Mitten’
and other sources (Bull. of the Torrey botan. club 1916,
et 1 pl. 1 9, espèces nouvelles sont ie et figurées. F.
Fo UN eu dd rare | Australasian: mosses, mostly from
rium (Bull. of. the Torrey bot. club, au 18 À
—1I sepèves 0 auurellés AécrttoN + et is) :
REVUE _BRYOLOGIQUE
figures de ces 7 ter sont accompagnées “du Pr en
xcepté le Fontinalis. — Je ne vois pas dans ce catalogue le genre
æbaumia ; J'ai trouvé le 2. indusiata en assez grande abondance
dans la forêt de Montgarry ; le Grimmia atrata est abondant dans
la vallée de Castanèze, le Amphoridium lapponicum se trouve à la
Maladetta et le Lophosia Hornschuchiana dans les ruisseaux entre
le port de Bénasque et la Rencluse ; ce sont 3 espèces à ajouter :
Grimmia mollis à la Matadetta, etc. Je crois que les Pyrénées
Spagnoles ont été très peu explorées.
:
; ANTONIO CasarEs Giz. — Flora Ibérica. Briofitas (primera parie) x
Hepaticas. — lo-8 de 775 pages contenant 400 clichés et 4 pl. en
coulèur 1919. Museo nacional de ciencias HRrElene Madrid,
(hipodromo). Prix 20 pesetas. 4
On trouve dans ce beau volume, publié par l lostituto dauio ni
de Ciencias de Madrid, 400 belles photographies, reproduites en
imiligravure, contenant chacune plusieurs figures et 4 planches
Couleur représentant des groupes de Riccia Bischoffii,
Reboulia hemisphærica, : Pellia epiphylla, Aneura sinuata
Cephalozia bicuspidata, Anthoceros dichotomus et Anthoce
crispulus. Texte peu compact et beau papier épais ; on VOIE | que
là guerre n’a pas appauvril Espagne. :
Les 176 premières pages sont consacrées à la description
ractères des muscinées et des caractères difiérentiels de
isses et des hépatiques, des cellules, du protonema, de}
fronde, des rhizoïdes, de l'accroissement, de la ramification, de la
reproduction asexuelle et sexuelle, du. sporofi te ou sporogone
Capsule (spores, élatères, pseudoélaères), pédicelle, bulbe,
dév oppement, modification que, le sporofite produit dans le
étofite, déhiscence de la capsule. Distribution géographique
ce du substratum, de l'humidité, de Ja lumière, de la ch
de l'altitude et de la latitude. Récolte, étude et conservati
hépatiques. 105 clichés, intercalés dans cette tous «parte ;
or aux débutants r étude de ee ee lantes.
_ REVUE BRYOLOGIQUE
espèces décrites assez brièvement (environ 4 lignes pour chacune). :
_ Des clefs analytiques des genres et des espèces et un vocabulaire
_ des termes employés permettront aux étudiants de connaître cette
_ partie de la botanique.
- C. JENSE: .— Danmarcks Mosser, Bryofyter, 1, Hépaticales,
… Anthocerotales og Sphagnales. In-8 de 317 p. et fig , Kobenhavn
1915. — Cette flore du Danemark se compose d'une introduction
ontenant la description des organes des hépatiques, de clefs
analytiques conduisant aux noms des espèces longuement décrites
et figurées (pour la plupart) dans des planches intercalées dans le
exte. Le genre Sphagnum est plus spécialement étudié, toutes
les espèces sont figurées. Fo if |
G. Dismier. — Le Lophozit Hatcheri. Bull. de la Soc. Bot. de
France 1914, in-8 de 2 p. — D'après l'auteur le L. Hatcheri est
bien distinct du L. Floerkei et beaucoup moins rare: il serap-
proche du Z. lycoportioides.
G. Dismier. — Trois nouveautés bryologiques pour les Pyrénées.
Bull. de la Soc. Bot. de France, 1914, 4 pages. — Ces 3 nouveautés.
sont : Drepanolejeunea hamatifolia, Sphagnum fimbriatum et :
Fissidens polyphyllus trouvés dans les Basses Pyrénées. 3
G. Dismier. —. Contribution à la flore bryologique des Alpes-Mari-
times. — Bull. de la Soc. Bot. de France, 1915, 12 p' "te
récoltes de M. Dismier faites à l'automne de 1915, dans les Alpes-
Maritimes ont augmenté la flore de ce département de 19 mousses *
_et de 12 hépatiques, dont 4 mousses et 4 hépatiques n'avaient |
jamais été signalées dans la région méditerranéenne. Ce travail
renferme des observations sur ces espèces nouvelles, des remar-
ques sur celles qui ont paru critiques pour la région et une liste :
des localités non encore indiquées pour certaines muscinées
digae d'être signalées pour leur rareté ou leur aire de distribu-
ds:
HD:
.G. Disuier. — Seconde localité pyrénéenne du Didymodon cor-
atus (Bull. de la Soc. Bot. de France 1916, 2 p. Description de
lte espèce.
Disurer et F. Camus
Soc. Bot. de France, 1
répandue dans les Ve
de Paris: Vill
REVUE BRYOLOGIQUE
A. Le Roy ANDREWS. — Notes où North American Sphagnum,
v. viet vir (The Bryologist 1913, 1915 et 1917 ; 6,6 et 6 p.). —
tude de la section Acisphagnum et du groupe Cuspidata. :
M
À. Le Roy AnDpRews. — Bryological Notes 11, 111, 1v et v (Torreya ne
1916, 1917, 1918 et 1919). — Notes sur diverses mousses.
Hp
A. Luisier. — Fragments de bryologie ibérique (Broteria, LE
vol. x111, 1915), in-8 de 9 p. et fig. dans le texte. — Description de …
deux espèces : Desmalodon meridionalis et Brachymenium lusitani-
cum, cette dernière espèce appartient à un genre nouveau pour
"Europe.
KERN. — Beitrage sur Moosflora der Bayrischen Alpen (Jahr. der
Schles. Gesellschaft für vaterl. Cultur. 1917). — In-8 de pages,
atalogue de Mousses et d'Hépatiques. RON
G. Ror. — Nachrag Il zu Band 1 der .aussereuropaischen
Laubmoose von 1910-11. (Hedwigia, 1914, pp. 267-274 et 1 pl —.
Descriptions et figures de 12 espèces dont la plus grande partie :
nommées par Brotherus. Far ea
x
THÉRIOT. — Contribution à la flore bryologique du Chili, ? article
évista chilena de historia natural 1917, pp. 6-37 et 7 pl). Des-
ription et figures d'un genre nouveau Costesia dédié au professeur
dont M. Thériot étudie les récoltes ; les espèces nouvelles décrites
figurées sont : Barbula subgraminicolor, Tortula subglacialis,
Quarripila, Webera Costesii, Costesia spongiosa, Bryum
Paraisense, Pogonatum liliputanum, Byryum Aspillagae, Poro- e
ichum callicostelloides, P. Porteri, Rhynchostegiella acantho- ne
ylla et var. robusta. so Re
W. Avez och C. JENSEN. — Mossvegetationen vid Takern, in-4 de 5e
+ — Plusieurs éspèces de ce catalogue sont accompagnées de
Ricciocarpus natans, Cephaloiza compacta, Connivens,
tachya, Tortula Heimii, Amblystegium aduncum et lyco-
Ru t (er er : :
(à suivre) .
“REV UE ; | BRVOLOGIQUE
de ’
le Lol sur nire. Pour . titres au haut des planches,
Res AU mettra au haut des clichés Avant le tirage, c'est
tes publié sous le nom 4 F. incurvus dans le n° 57 dé
Bryotheca silesica et F. Lylei Wils. ainsi que F. exiguus Sull.
PAR NOMS D'AUTEURS
14, tue 74, 100
Piagiothéciées. ; Lu o.
Philibertiella, genre nouveau. de la tribu des au
Ditrichées . sen
ORBIÈRE. Le Troisième contribution à à flore bryologique
CO MD à RARE
Deux mousses africaines. également | fran
A OTe AE, PS
#: Les RADARS d'espèces ‘chez les {Cephaloziel- ;
« .
Les cellules RUES. et les eèces du genre
Ps 2 sma ;
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Peux Mois ner ne +
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 1
Contribution à la flore bryologique de l'Ecuador.
_ Contributions à la flore bryologique de l’Ecuador
par V. F. BROTHERUS.
Les matériaux de cet exposé furent recueillis par l'abbé Michel
Allioni dans les provinces del Oriente et d’Azuay pendant les
ées 1909 et 1910 et me furent envoyés, pour être scientifique-
ment élaborés, par mon inoubliable ami Emile Levier. Après la 5
rt de celui-ci en 1911, je reçus une lettre d'Alioni, danslaquelle
e faisait part qu'il avait continué à explorer la flore bryolo-
e de l'Écuador et qu'il avait dernièrement fait une excursion
ns les parties centrales de ce pays, entre le Chimborazo et l'El
ar, d’où il avait rapporté une très riche récolte. Cependant la
e nouvelle m'est parvenue peu après qu'il était mort à
ayaquil de la fièvre jaune. D'après ce que j'ai appris, ses collec-
ont été transmises au musée botanique de Turin et seront Fa
par des bryologues italiens. A
Province del Oriente, d'où la plupart des récoltes que fab :
Proviennent, a été, en fait de bryologie, totalement incon-
est ce qui explique le grand nombre de nouvelles espèces et
me un si sn iantas dont j'ai ie fait la aies
NN on
a num sparsum Hampe. ur
& loco designato. ct
r. densum Warnst. oh
suay. Matanga ; xd mi:
num sociabile Warnst.
ne Dan monzonense Warnst.
Var. pallido-fuscum Warnst.
Prov. vas 1100 m.
DiTRICHACEÆ
+ Ditrichum crinale. (Tayl.) Par.
Prov. del Oriente. Sat frequens ad petras humidas in silvis supra
_ Granadilla ; 2700-3000 m.
DiICRANACEÆ
= \Dicranella Hilariana [Mont.) Mitten.
Prov. del Oriente. Gualsquiza, in jugo Chiurapa, ad ripas
_argillosas rivuli. Gualaquiza, ad margines viæ ruris dicti « Hacien
e de Don Guillermo Vega ».
— Holomitrium crispulum Mart.
_ Prov. Azuay. Secus aquϾductum supra Chunchi ; 1700- 1800 m
ur speciosum Hook. et Wils.
Prov. Azuay. In præruptis Turuek, inter montem Matanga e
Granadilla ; 3100 m.
—Dicranum frigidum C. Müll.
_Prov. Asuay. In ericetis supra Chunaki sat frequens ; 1700-1800
Ce m. In herbosis silvæ supra Rosario ; 1400-17C0 m.
Campylopus concolor [Hook.) Mitt. ni
_ Prov. Asuay. Ad petras humidas in pratis supra Chunchki ; 1700-
AVS 1800 m. In valle fluminis Dar ad arbores se Rosari
tampyiépus (Atrichi) tener Broth. n. Sp.
_ Dioicus ; gracilis, cæspitosus, cæspitibus densiusculis, fusco
tomentosis, nitidiusculis. Caulis erectus, 1-2 cm. altus, dense
foliosus, simplex. Folia sicca adpressa, humida erecto -patentia
canaliculato-concava, e basi. late ovato-lanceolata, subsensi
__elongate et anguste attenuata, usque ad 5 mm. longa et usque ad
0,8 mm. lata, marginibus superne subconniventibus, minute serr
latis ; nervo basi tertiam partem folii latitudinis occupante,
aristam brevem argute serratam excedente ; cellulis ventralibus
laxis, inanibus, dorsalibus stereideis, laminalibus minutis, rhom
beis, basilaribus multo majoribus, rectangularibus, externis mu
angustioribus, Himbum pluriseriatum hyalinum efformanti
_alaribus ovali-hexagonis, in ventrem fugacem dispositis, fus
is. Seta vix ultra 5 mm. alta, sicca flexuoso-erecta, humida cy.
É
REVUE RE
rov. Azuay. Ad petras Dinédes in dd supra Chance 1700-
800 m. In silvis Cutan supra Gualaquiza ; 1000 m. In valle flumi- so
Bomboiza, in silva juxta viam inter Granadilla et Rosario, prope
confluentiam fluminis Pongarillo cum Rio Granadilla ; 2500 m. —
Ov. del Oriente. In mole erratica nuda ad flumen Rio Guala-
quiza (pl. masc.),
Species C. liliputano (C. Müller sub Pilopogone) valde affinis, add À
nervo in aristam argute serratam excedente dignoscenda,
7 Campylopus porphyreodictyon (C. Müh.) Mitt. |
Prov. del Oriente. Guadalaquiza ; ad terram in silva montis Gua- ee
rayura ; 1000 m. Frequens ad terram et ad truncos putridos in
silva Sapotilla-Gualaquiza ; 980 m. In arboribus ad oram silvæ
secus fl. Rio de Romato ad pontem Cuchipamba ; 1300 m. Guala-
quiza ; ; ad truncos putridos supra « Hacienda Coronal » ; 800 m.
ampylopus annotinus Mitt.
Prov. Azuay. Loco dicto Dolong secus viam ad Paramo Matanga
3000 m.
Denon gracilis (Hook. } Brid. Fi .
+ Asuay., Secus rivulum prope Chunchi ; 1800- 1900 m. In
vis lei dicti Cutan supra Gualaquiza ; 1000 m. Ni
Pilopon macrocarpus Broth. n. sp.
oicus ; gracilis, cæspitosus, cæspitibus taxis, lice vid ie
Didiieculis. Caulis erectus, usque ad 3 cm. altus, basi fusco-
iculosus, dense foliosus, simplex vel innevondo-ramosus.
oha e basi elongate convolutacea raptim in subulam elongatam,
aaliculatam, marginibus subconniventibus, summo apice denti-
tum, attenuata ; nervo lato, cum apice evanido ; cellulis rhom-
is, basim versus sensim longioribus, ataribüs vix diversis.
& perichætii erectae, ad medium setae productae. Seta c.1
alta, strictiuscula, sublaevis. Theca erecta, turgide oblonga,
ns. Peristomium o. Operculum e basi conica oblique
tratum. Calyptra cucullata, ad medium thecæ producta, nuda.
Prov. Azsuay. Ia silvis loci dicti Cutan supra Gualaquiza ; 1000 m.
fluminis Bomboiza ; in silvis supra Granadilla ; 2500 m.
'ecies valde peculiaris, foliorum forma et structura præce-
affinis, sed theca turgide oblonga, nigrescente, peristomio.
pres non Rypies nuda ab omnibus vends al ad digno-.
nomitrium Richards Sunset
. Azuay. Supra Chunchi ; 1800-1900 m. — Prov. del Gétèntss ;
Bomboiza via ad Rosario loco dicto « Darrumbo » frequens
iii viam inter Canar et mé terne 3600 m. ; in
2 REVUE So S
ae dada (Hook. ) Broth.
_ Prov. del Oriente. In-pratis supra Canar secus fossa ; 3200 m
_ Valle Bomboiza; in silva inter Granadilla et Rosario, loco dicto
« El Bonice » ; 2000 m.
LEUCOBRYACEÆ
a crispum C. Müll. "
Prov. del Oriente. Ad saxa umbrosa prope confluentiam rivi
Gualaquiza cum flumine Bomboiza ; 850 m. Ad truncos putre-
scentés secus rivum Salado in Sacramento ; Gualaquiza ; 950 m.
Gualaquiza ; Cutan juxta viam ad Rosario ; 960 m. 3
— Leucobryum megalophyllum (Raddi) Mitt. ©
_ Prov. del Oriente. Ia sylvis supra re ad terram, rarum É
raro fertile ; 2200-2400 m.
à eucobryum Martianum (Hornsch. ) He)
_ Prov. del Oriente. Gualaquiza, ad truncos bütrescèités:i in siva
supra « Hacienda Vega » ; 2000 m._
Octoblepharum albidum (L.) Hedw.
_ Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in silva supra « Hacienda Coro-
: re » in monte « Tres Cruces » ; 800 m. — Prov. Azuay: Gualaquit
* ad truncos arborum Brope Placencia ad rivum Salado.
FISSIDENTACEÆ
d issidens seartosus JAI,
| uryriu prope Cher ta Foto : -900 : M... — Gualagoizt ; ;
e terram in silva montis Guayusa ; 1000-1200 m. “OR in
silva supra antig. « Hacienda Vega ».
Fissidens macrophyllus Mitt. |
Prov del Oriente. Gualaquiza ; ad saxa inupdata torrentis Churi
a prope domum Salesianorum.
à do ee altolimbatus Broth. n. sp-
Rene F cour gregarie "Rene varidié, opacus. Gaul 1
dviseitiie marginibus crenulatis ; lamina vera jun
medium folii products, limbo lute apte, 35 seriato,
N
De
REVUE BRYOLOGIQUE
LE
nse papillosis, opacis, Seta c. 5 mm. alta, tenuissima, lutescenti-
rubra. Theca minutissima, suberecta, ovalis. Cætera ignota.
Prov. dil Oriente. Gualaquiza ; ad terram in silva montis Gua-
yusa ; 1000-1200 m. on
=" Fissidens (Aloma) Allionii Broth n. sp. en
Autoicus ; gracilis, rigidus, caespitosus ; cæspitibus densius- 2
Culis, glauco-viridibus, ætate fuscescentibus, opacis. Caulis dec
natus, ad 1 cm. usque altus, basi fusco-radiculosus, dense foliosus,
implex vel furcatus. Folia multijuga, erecto-patentia, siricta,
&uste lineari-lanceolata, aristatula, elimbata, integra, indistincte
renulata ; lamina vera paulum ultra medium folii producta ;
Jamina dorsali ad velsupra basin nervi enata ibidemque angustata;
RErVO crasso, brevissime excedente ; cellulis minutissimis, subro- ë
undis, lævibus. Sela in ramulo brevissimo laterali vix ultra 5
mm. alta, tenuissima, lutea. Bracteæ perichaelii late vaginantes,
aptim angustatsæ, aristatæ ; lamina dorsali subnullo. Thecs minu-
issima, erecta. Operculum recte subulatum. Calyptra ignota.
Prov. del Oriente. Gualaquiza : in fossis hic illic in silva ad rivum
apotina ; + 1000 m. Gualaquiza ; ad terram in silva montis Gua-
Yusa frequens ; 1000-1200 m. . ere A de
Species distinctissima, foliorum forma F. subulato Mitt. similis, :
foliis multijugis, nervo breviore, cellulis minoribus jam
dignoscenda.
CALYMPERACEZÆ
f
Syrrhopodon (Proliferi) subscaber Broth. n. sp. tee
Dioicus ; cæspitosus, cæspitibus densis, viridibus. Caulis arcua- A
$, usque ad 3 cm. altus, fusco-radiculosus, dense foliosus,
mplex vel furcatus. Folia sicca flexuosula, humida e basi vaginante
Sim in laminam erecto-patentem, strictiusculam, c. 5mm.
m, anguste linearem, mucrone hyalino terminatam attenuata,
ino-limbata, limbo superne minute, apice aculeato-serralo ;
uperne dorso serrato ; cellulis laminalibus minutissimis,
hyllosis, papillesis, subobscuris. Cætera ignota. me
del Oriente. Gualaquiza ; in arboribus ad oram sil
REVUE BRYOLOGIQUE
A se
_usque ad ? cm. altus, fusco-radiculosus, dense foliosus, simplex
vel furcatus. Folia sicca flexuosula, humida e basi vaginante
_ sensim in laminam erecto-patentem, strictiusculam, c. 5 cm. lon-
_gam, anguste linearem, mucrono hyalino terminatam attenuata,
hyalino-limbata, limbo superne minute, apice aculeato-serrato ;
nervo supernce dorso serrato ; cellulis laminalibus minutissimis, “A
chlorophyllosis, papillosis, subobscuris. Cætera ignota.
-_ Pro.del Oriente. Prope confluentiam rivi Gualaquiza cum flumine
_ Bomboiza ; 850 m.
Species præcedenti affinis, sed foliis duplo longioribusoculo nudo
_jam dignoscenda.
_—Syrrhopodon rigidus Hook. et Grev.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in silva secus rivum Sapotilla ad
‘ pedes arborum et in eorum cortice ; 900-1000 m.
——Syrrhopodon (Orthotheca) subrigidus Broth. n. sp.
_ Dioicus; gracilis, cæspitosus, cæspitibus laxiusculis, rigidis, viri-
dissimis, inferne fuscescentibus. Caulis erectus, usque ad 4 cm:
altus, fusco-radiculosus, dense foliosus, simplex vel furcatus. Folia
sicca circinato-incurva, humida erecto-patentia, stricta, canalicu-
lato-concava, e basi brevi, erecta, superné haud dilatata sensim
linearia, breviter acuminata, vix ultra 5 mm. longa, marginibus
bilamellatis superne geminatim serratis ; nervo continuo dorso
_ Superne grosse serrato, cellulis laminalibus minutissimis, qua-
dratis, chrorophyllosis, pellucidis, lævibus, basilaribus rectangu-
Jaribus, luteis, eisdem cancellinis vix ad medium partis basilari
productis, märginalibus linearibus, limbum luteum, pluriseriatum
_efformantibus. Seta c. 1 cm. alta, tenuis, rubra. Theca erec
cylindracea, lutescens. Operculum e basi conica subulatum. Ca-
_ lyptra cucullata. |
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in silva infra domum Missionis
salesianorum ; + 900 m. Gualalaquiza ; in silva ad rivum Salato
ad ligna putride. Gualaquiza ; ad truncum putridum ad fl. Yuma
Gualaquiza ; ad truncum putridum loco dicto « Tres Cruces
900 m.
Species a Hniraains aliisque affinibus foliis basi integris
dignoscenda. ai
S-Syrrhopodon lycopodioidés (Sw.) C. Mül.
: 20 m del Oriente. Hope sin silva montis | Gunyust
m. à IP
i
| POTTA ce
REVUE BRYOLOGIQUE
osario et Cuchipamba ; 1200 m. In monte Pan de Azucar fre-
uens ; 2400 m.
Molendoa subobtusifolia Broth. n. sp. RÉ
Dioica ; tenella, cæspitosa, cæspitibus densis, glauco-viridibus.
'Caulis erectus, vix ultra 1 em. altus, fusco-radiculosus, simplex
vel dichotome ramosus. Folia sicca adpressa, humida erecto-
Patentia, carinato-concava, lineari-lanceolata, breviter acuminata,
acuta, c. O. 8 mm. longa, integerrima ; nervo crassiusculo, infra
Summum apicem folii evanido ; cellulis minutissimis, quadratis,
orophyllosis, minute papillosis, basilaribus rene brevile®
rectangularibus. Cætera ignota.
Prov. Azuay. Distr. Cuenca ; Banos juxta scaturigines tontium
calid. in fissuris rupium irroratis. Me
pecies M. obtusifoliæ Broth. et Par. mexicanæ affinis, sed foliüis
lit ari-lanceolatis, acutis nec linearibus, obtusis, duplo breviori-
IS dignoscenda.
Pleurochete ecuadoriensis Broth. n. sp.
Dioica ; robusta, cæspitosa, cæspilibuslaxis, læte viridibus, : opa-
inato-incurva, humida subsquarrosa, carinato-concava, e basi
Semivaginante ovali sensim lanceolata, breviter acuminata, acuta,
le ad 5 mm. longa, marginibus erectis, integris, superne minu-
me subserrulatis ; nervo sat tenui, basi c. 0.010 mm. lato,
an0-convexo, continuo vel brevissime excedente, dorso lævis-
0; cellulis laminalibus minutissimis, angulato-rotundatis vel
dratis, chlorophyllosis, utrinque verrucosis, marginalibus laxe
k tangularibus, teneris, hyalinis, limbum basi pluriseriatum,
Superne sensim angustiorem, longe ultra medium folii cire ef
ormantibus. Cætera ignota.
Prov. Azuay. Banos, ad ripas et clivos riontis: calearei prope
es calidos.
pecies P. squarrosæ (Brid.) Lindb. afsnis, P statura robustiore
folüisque limbo latiore, longe ultra nr: folii producto digno-
Leptodontium dénéifoliuns Mt ot
+ Azuay. In ericetis supra Chunchi ; 1700-1800 m. In monte
Ba inter Canar et Bibliam ; 3600 m.
y Tortula (Schvaegr) Hampe.
; La rs rupis __— ad
cis Caulis adscendens, usque ad 6 cm. longus, vix radiculosus, ie
foliosus, dichotome ramosus, ramis fastigiatis. Folia sicca
8 REVUE BRYOLOGIQUE
Dioica ; gracilescens, cæspitosa, cæspitibus laxiusculis, sordide
viridibus. Caulis erectus, usque ad 1.5 cm. altus, parce radiculosus,
dense foliosus, simpiex vel dichotome ramosus. Folia sicca erecta,
apice incurva, humida erecto-patentia, carinato-concava, oblonga,
breviter acuminata, acuta, c. 2.5 mm. longa ad 0.9 mm. lata,.
marginibus ercctis, superne argute et inæqualiter serratis ; nervo
: crassiusculo, iufescente, continuo vel subcontinuo ; cellulis …
_ laminalibus minulissimis, subrotundis vel quadratis, chlorophyl- :
_ losis, lævibus, basilaribus anguste rectangularibus. Bracteæ peri-
… chætii convolutaceæ, obtusæ, integræ ; nervo ante apicem evanido.
_ Seta c. 1 cm. alla, tenuis, lutescenti-rubra. Theca cylindraca, ©.
2 mm. longa. Annuius latus, revolubilis. Peristomium O. Opercu-
um alte conicum, obtusum.
__ Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad rupes in Rio S. Francisco
_ prope « Hacienda Vega » ; 900-1000 m.
_. Species A. contermenæ (C. Müll.) Jaeger valde affinis, sed
Slaltura graciliore, foliis cellulis basilaribus anguste rectangulari
= bus dignoscenda. | ; LEE
: à — Barbula (Asteriscium) ecuadoriensis Broth. n. sp.
_Dioica; gracilis, cæspitosus, cæspitibus densis, mollibus, glanco-.
viridibus, inferne-ferrugineis. Caulis erectus, vix ultra 1 em. altus,
parce radiculosus, dense foliosus, dichotome ramosus. Folia sicca
_ Crispula, humida erecto-patentia, carinato-concava, e basi brevi
ne ovali sensim lanceolata, acuta, c. 2mm. longa, marginibus revo-
je lutis, integerrimis ; nervo crassiusculo, rufescente, continuo,
_ lævi; cellulis minatissimis, quadratis, chlorophyllosis, lævibus,
basilaribus oblongis, teneris, hyalinis. Bracteæ perichætii foliis
_subsimiles. Seta c. 1 cm. alta, tenuis, rubra. Theca minuta, cylin-
drica, fuscidula. Annulus angustus, per partes secedens. Exostomii
dentes vix contorti. Operculum oblique rostratum, obtusum, cellulis
in seriebus subobliquis dispositis. ps
… Prov. Azuay. In muris argillosis secus vias campestres prope
Canar ; 3150 m. 4 Je TR EE
_ Species B. Australasiw (Hook. et Grev.) Brid. affinis, sed foliis
. basi ovali lanceolatis, marginibus revolutis dignoscenda. |
. _Barbula (Asteriscium) linguæcupes Broth. n. Hi. De
… Dioica ; gracilis, cæspitosa, cæspitibus densis, mollibus, glauco-
viridibus, ætate lutescentibus. Caulis erectus, vix ultra 5 m
altus, parce radiculosus, dense foliosus, simplex vel furcat
olia sicca crispula, humida erecto-patentia, carinato-conca
nceolato-lingulata, rotundato-obtusa, cucullata, c. 2 mm.
um ultra longa, marginibus revolutis, integerrimis ; n
REVUE SRSPAORIQURS s
assiusculo, rufescente, infra aspicem folii évéaido. : ; Au à
Seta c. 12 mm. alta, tenuis, lutescenti-rubra. Theca miouta,
oblongo-cylindrica, fuscidula. Cætera ignota. pie
. Prov. Azuay. Secus rivulum collis supra Canar ; 3200 m._
dato-obtusis, cucullatis, nervo infra apicem folii evanido digno- |
scenda. :
. _—Barbula (Eubarbula) hyalinobasis Broth. n. sp.
Dioica ; gracilis, caespitosa, caespitibus densiusculis, faciliter
dilabentibus, sordide atroviridibus. Caulis erectus, usque ad 1 em.
altus, parce radiculosus, dense foliosus, simplex vel furcatus.
Folia sicca flexuosulo-adpressa, humida erecto-patentia, carinato-
COncava, e basi ovali lanceolata, obtusiuscula, usque ad 3 mm.
longa, marginibus revolutis, integerrimis ; nervo crasso, Cum apice
evanido, laevi ; cellulis minutissimis, quadralis, chorcehaltent
laevibus, basilaribus rectangulsribus, teneris, hyalinis, externis
quadratis. Bracteæ perichaetii parte basilari longiore et latiore,
Vaginante. Seta c. 12 mm. alta, tenuis, rubra. Theca re
MmMmuta, cylindrica, fusca. Caetera ignota. Nue
Prov. Azuay. In descensu ab Azuay ad Tambo ; 3.300 m. Hs
Species B. rigilulæ (Hedw.) Mitt. ut videtur affinis, sed lamina
ubique unistratosa jam dignoscenda!
arbula replicata Tayl.
_Prov. Azuas y. Prope Banos ; in clivo at enoso calcareo ; 2, 600 m.
Secus vias prope urbem Sigsig ; 2 500 m.
Barbula pruinosa (Mitt.) Jaeg. .
_Prov. Azuay. Banos prope Cuenca ; in fissuris rupis calcareæ
prope fontem ferridiam ; 2.600 -— 2.700 m.
Tortula glacialis (Kuita) Mitt. He
Prov. del Oriente. Ad saxa secus vias campestres prope Canar
frequenter ; 3.100 — 3.200 m. Prov. d'Asuay. Ad muros juxta viam
l ecclesiam S. Cordis Mariæ frequenter ; 2.500 m. Ad nr et.
4 prope Sigsig Hequentes 2; 400 m.
;
Grace |
rimmia (Eugrimmia) Aüionti Broth. n, Sp.
obustiuscula, caespitosa, orne parvis, sordide rise,
d afer RE.
minutis, quadratis, lævibus. Bracteæ perichætii foliis suhaintiles, à;
Species præcedenti affinis, sed foliis lanceolato-lingulatis, rotun-
REVUE BRYOLOGIQUE
_ patentia, carinato-concava, e basi oblonga, uno latere revoluta
lanceolata, acuta, pilo elongato, hyalino, stricto, serrulato termi-
nata, lamina superne bistratosa ; nervo tenui, cellulis laminalibus
incrassatis, sublaevibus, lumine tutissié, subquadrato, basila-
ribus internis rectangularibus, externis in seriebus pluribus
quadratis, hyalinis. Bracteæ perichætii majores, longius piliferae.
Seta 2 mm. vel paulum ultra alta, stricta. Theca oblonga, laevis,
_‘fuscidula. Cætera ignota.
_ Prov. Asuay. Canar ; ad rupes ; 3.400 m.
= Species e robustioribus, caule rvamosissimo, foliis longe pins
_lamina bistratosa dignoscenda.
Rhacomätrium conterminum (C. Müll.) Jaeg.
LL var. andinum Broth. n. var.
__ Gracilius. Folia mutica vel pilo brevi, tenui instructa.
… Prov. del Oriente. Ad saxa loco dicto « La Libertad » secus viam
à Granadille ad Rosario raro. — Prov. Azuay. In monte Matanga ; a
si _ terram dns 3.400 m.
ORTHOTRICHACEXÆ
“ Mods sSubcrenulatum Broth.
Prov. Azuay. Ad viam inter Canar et Bibliam in monte Purünga
3.200 — 3.600 m.
s _Macromitriun pentastichum C. Müll.
_Prov. del Oriente. Gualaquiza ; hic illic ad ramos arborumin
2 re EL Salado frequenter ; 1000 m. Gualaquiza ; ad rivum
REG FUNARIACEÆ
_Funaria calvescens Schwaegr. i
= Prov. del Oriente. Gualaquiza; in orizeto sieco « Hacienda G.
L. Vote » ; 900 — 1.000 m. — Prov. _. Sigsig ; ad terram inter
Filices Prope Heru Chairi ; 2.800 m
ds RNaci
Bryum maynense Spruce. | A
_ Prov. del Oriente. Ad saxa secus rivum Gualaquiza prope Missio-.
_nariorum domum ; 900 — 1 0:0 m. Ad saxa inundata i in rivulo $ >
Francisco in Sacramento : 950 m.
Bryum Cruegeri Hampe.
à Prov. del Oriente. Secus rivum Guahquig prope Missionariorum
Fa Ag 1.000 rs In planitie : saep * inundata s secus
laete viridibus, opacis. Caulis fertilis vix ultra 3 mm. tas basi
fusco-radiculosus, dense foliosus, innovationibus erectis, brevibus,
Sterilis usque ad 5 mm altus, simplex. Folia sicca imbricata,
humida erecto-patentia, carinato-concava, comalia lanceolata,
longe et anguste acuminata, c. 2 mm. longa, marginibus anguste
dente ; cellulis laminalibus elongate hexagono-rhomboideis,
teneris, basilaribus oblongis. Folia innovationum breviter acumi-
4 nata, marginibus erectis, cellulis duplo Men Seta c. 1, 9.
mm. alta, tenuis, rubra. Theca nutans, regularis, e collo sporan-
&ii longitudinis oblonga, c. 3 mm. longa et c. 0,75 mm. crassa,
fuscidula. Operculum conicum, apiculatum, rubrum. :
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad saxa ante domum Missiona- se
riorum ; 930 m.
bien coronatum Schwaegr. er
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos dejectos in monte | E
Sapotilla frequens sed semper sterile ; 1 000 m.
— Bryum argenteum L. var. lanatum (Pal.) Bryol. eur.
Prov. Azuay. Sigsig ; ; ad terram inter filices prope Her Chairi ; ”
— Bryum andicola Hook.
Prov. del Oriente. Secus viam ad Rosario : 1.200 m.
Rhodobryum Beyrichianum (Hornsch.) Paris.
Prov. de l'Oriente. Gualaquiza ; ad terram in silvis ; 900 — 1 000
+ Supra Gualaquiza ; ad pedem arborum prope scaturiginem fl.
Rio Salado. Secus viam inter Rosario et Granadilla loco dicto
« AEMeherd » ; 2.000 m.
MNIACEE F
; Mnium rostratum Schrad. var. americanum Horeéoh: :
Prov. del Oriente. Ad rupes irroratas prope pontem fl. Rosario
Juxta viam inter Aguacate et Rosario. Inter Rosario et Aguacate
Prope fl. Rosario ; 1.400 m. Loco dicto « Trincera» secus viama
osario ad Granadilla ; 2.000 1 m. Ad pontem Cuchipamba prope
de Remote. Gualaquiz: ; ad ripas rivuli S. Francisco in
mento ; ad terram ; In sylva montis Spa hne secus
revolutis, integris, elimbala ; nervo rufescente, brevissime exce- 2
2.800 m. In arenosis « Paramo del Matanga » frequenter ; ; 3.400 — ..
REVUE BRYOLOGIQUE
|RaizocontAcEz
À. #6 Mhtrogoniuen spiniforme (L.) Brucb. :
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in silva prope « Hacienda G.
Vega » et in trunco excelso silvæ prope « Hacienda Coronel »
Supra Gualaquiza in trunco silvæ prope locum dictum « Cutan »;
= 1:000 m. Ad Rio Salado; in trunco emortuo silvæ ; 850 m.
BARTRAMIACEXÆ
- Breulelia (Acoleos) Alionii Broth. n. sp. :
Planta mascula robustiuscula, fusco tomentosa, lues
viridis, nitidiuscula, subsimplex, Caulis elongatus, dense foliosus,
subsimplex. Folia erecto-patentia, e basi ovali sensim elongate
Jlanceolata, aristata, c. 5 mm. longa, marginibus anguste revolutis,
_superne minutissime denticulatis ; nervo tenui, in aristam elonga-
tam denticulatam excedente ; cellulie onetitiavarqux papillo-
sis, alaribus laxis, rectangular ibus, fuscis, in seriebus méga
# 5 salis alte produclis. Cætera ignota.
= Prov. del Oriente. In silvis supra Granadilla e truncis pendula ; .
2400 — 2.600 m. Species B. lomentosæ (Sw.) Schimp. affinis, sed
- foliis cellulis alaribus in seriebus M 4-5 satis alte
_ productis dignoscenda.
_ Breutelia (Eubreutelia) brachyphylla Broth. n. Sp.
de ” Robustiucula, lutescens, nitidiuscula. Caulis elongatus, [uscbe.
tomentosus, dense foliosus, parce ramosus. Folia e basi brevi.
_adpressa i in laminam subsquarrosam, late lanceolatam, aristatam
c. 3 mm. longam attenuata, marginibus angusté revolutis, superne
Ë minutissime serrulatis; neivo tenui, in aristam brevem, laevem
excedente ; cellulis elongate linearibus, papillosis, alaribus vix
+ diversis. Cætera ignota.
3 _ Pro. Asuay. Supra urbem Sigsig ad pedens collis prope caver-
_nam « Lourdes » in silva ; ; 2.6(0 m. Species foliis brevibus, lamina
é subsquarrosa, oculo nudo jam dignoscenda.
un __Breutelia (Eubreutelia) reclinata Broth. n. sp.
L TT Robustiuscula, caespitoss, caespitibus densis, tthécentibé
intus fuscescentibus, nitidiusculis. Caulis usque ad 14 cm. altus,
baud tomentosus, dense foliosus, parce ramosus. Folia e basi
fusco aurea, longiuscule vaginante, profunde quinquies plicat
ernis conico-ventricosis coronata in laminam reclinatam, el0:
e lanceolato-subulatam, c.o mm. longam attenuata, obtusi
marginibus angustiss me revolutis, superne minul
Ar
tis ; nervo tenui, infra summum apicem fol evanido
cellulis elongate éiEUé vix papillosis, ‘aribu nava iliersie::
Seta c. 2 mm. alta, crassiuseula, rubra. Theca horizontalis Ni ee
nutans, e collo sporangio paulum, breviore oblonga, c. 5 mm. #
longa, fusca, plicata. Cætera ignota.
_ Prov. del Oriente. Ad rupes irroratas loco dicto « Churuk » prope #
El Paramo del Matanga frequenter ; 3.00) m. Species pulcherrima, 1
foliis reclinatis oculo nudo jam dignoscenda. F: Ne
_=Philonotis elegantula (Tayl.) Jaeg. pe
Prov. del Oriente. F1. Bomboiza ; ad marginem viæ in silya
prope Rosario ; 1,500 m. SE
<Philonotis erèll (GC. M.) Besch. | À
_ Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad terram in horto domi Missio- BE
s salesianæ : ; + 900 m. Ad terram secus viam à Gualaquiza ad
Aguacate, loco dicto « Morocha » frequenter ; 1.409 m. en
—Leiomela Bartramia (Hook.) Broth. RAA CCE
_Prov. del Oriente: Unice lecta secus viam ad eme” loco dicto re
‘ Esparto » ; 1200 m. cé
us
6
HEDWIGIAÇGEE sapRe
edwigia albicans (Web.) Lindb. ok
Prov. Azuay. Ad saxa erratica prope Sigsig nai 2.500 & m. ce
Rhacocarpus Humboldtii (Hook.) Lindb. dE
Prov. Azuay. In monte Matanga inter lichenes ; 3. 400 m. Ad saxa
co dicto « Churuk » prope Paramo Matanga frequenter ; 3000 m.
Ad rupes stillicidas loco dicto « Churuk » prope Paramo Matanga :
abu ndans ; ; 3200 m. Infra Granadilla in reg. fl. Bomboiza. 2000 m.
CRYPHAEACEÆ AM ne
crocryphaea lus (Mitt.) Jaeg. ue.
ov. del Oriente. Frequenter ad trancum Bicae orelanae in.
planitie secus rivum Gualaquiza ; 900 m.
Cryphaea pilifera Tayl. Je er
Prov. Asuay. Ad truncum in horto paroeciae Ghuachi ; me
PRIONODONTAGRE.
din luteovirens (Tayl.) Mitt. : :
] Asuay. la adscensu ad Az: "5 al Lran0s ve Chunatu ; rL
| oùon laeviusoulus Mitt..
REVUE BRYOLOGBIQUE : de
ci Po El Oriente. Cale in silva Cutan ad truncos ; 1000-
1100 m. In silva montis Sapotilla ad truncos frequenter ; 1100m..
Secus rivum Churiacu ad truncos. — Prov. Azuay. Ad arbores
de silvularum supra Chunchi ; 3000 m.
LEPYRODONTACEÆ
__ Lepyrodon tomentosus (Hook.) Mitt.
T_ Prov. Azuay. In monte Purünga juxta viam inter Canar et
_ Bibliam; 3600 m.
NECKERACEÆ
Orthestichidium excavatum (Mitt.) Broth.
_ Provw. del Oriente. Ad truncos in silvis circa Gualaquiza frequels
ter; 900-1000 m. Gualaquiza ; ad truncos in silva secus rivum $.
_ Francisco frequenter ; 950 m.
=Pterobryum densum (Schwaegr.) Hornsch.
Prov. del Oriente. Secus viam supra Rosario loco dicto « Bonicho »;
1600 m.
_ _#Squamidium nigricans (Hook.) Broth.
n Prov del Oriente. Gualaquiza ; ad arbores silvæ collis Sapotilla:
__ Prope confluentiam torrentis Ciuriapa cum fl. Rio Enabi. Ad trun-
cos arborum pendens secus viam a Gualaquiza ad Aguacate fre-
ÿ quenter ; 1000-1600 m. Ad arbores in ripa torrentis Yumasa paullo
ante ejus confluentiam cum fl. Sacramento. Ad arbores in silva
Guayusa. In silva prope rivum S. Francisco ad arbores. — Prov.
Azuay. Inter Chunchi et PPHEIR Azuay ; ad arbores silvarum ; ;
3000 m.
—Var. gracile Broth. var. nov.
Statura multo graciliore a typo recedit. Prov. del Oriente. Gua-
ini, in arboribus ad ripam fl. Bomboiza.
_ _Squamidium cubense (Mitt.) Broth.
= Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos in silva Cutan ; 1000 m.
__ Pilotrichella fleæilis (Sw.) Jaeg.
_ Prov. del Oriente. Ad arbores in silva Cutan secus viam a Guals-
: quiza ad Aguacate frequenter ; 900-1100 m. (f. gracilis).
— Pilotrichella hexasticha (Schwaegr.) |
_ Prov. del Oriente. In valle fl. Bomboiza ad origininem rivi S.
LES
Pilotrichella (Orthostichella) Allionii Broth. n. sp.
Dioica ; gracillima, pallide viridis, nitidiuscula. Caules secundarii
pu pen dense foliosi, remote ne rAmosb, ramis 1-2
Cala, haud in seriebus obliquis dispositis, cochleariformi-concava,
e basi haud cordata oblonga, breviter acuminata, acuta, margini-
bus apice subconniventibus ibidemque minute serrulatis ; nervis
binis brevissimis vel obsoletis ; cellulis angustissime linearibus,
alaribus paucis parvis incrassatis. Caetera ignota. ne
_ Prov. de l’Oriente. Gualaquiza ; in arboribus ad ripam fl. Bom-
. boiza prope ejus confluentiam cum fi. Gualaquiza ; 800-900 m.
Gualaquiza ; in silva El Salado ; 950 m.
— Papillaria imponderosa (Tayl.) Broth.
Prov. del Oriente. Ad ramos arborum secus viam a Gualaquiza
Salado » ; 950 m. Ad truncos pendens secus viam a Gualaquiza ad
#5 Aguacate frequenter : 1000-1600 m. ;
=Meteorium illecebrum Mitt.
_ Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncum dejectum secus
rivum « Tres Cruces » ; 1000 m. Ai
Lindigia aciculata (Tayl.) C. Müller, Fe Far
_Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad ramos arborum in silva secus
rivum S. Francisco ad Sacramento raro ; 950 m. Aguacate ; ad
_Arbores ; 2100 m. Ad ramos arborum secus viam a Granadilla ad
Rosario loco dicto « Chiquinda » frequenter.
«Meteoriopsis remotifolius (Hornsch.) Broth. rs
Prov. del Oriente. Ad arbores in planitie secus rivum Gualaquiza
fréquenter ; 900 m. Gualaquiza ; in silva Guayusa ; 1100 m.
—Meteoriopsis consimilis (Hampe) Broth. “
Prov. del Oriente. Ad ramos arborum in silva Gualaquiza ; 900-
100 m. . ;
Meteoriopsis patula (Sw.) Broth.
Prov. de l'Oriente Gualaquiza ; in silva Cutan : 1000 m.
TMeteoriopsis tovariensis (C Müll.) Broth. SRE
Prov. de l'Oriente. Gualaquiza ; ad arbores pendens hic illie
secus rivum Tres Cruces ; 900-1000 m. Ad truncos secus viam a
aquiza ad Porton ; 1000 m. Ad ramos arborum in silva secus
Fvulum Sapotilla ; 1000 m. Fe
: “Metéoriopsis onusta (Spruce) Broth. :
700. del Oriente. Gualaquiza ; Sapotilla in silva loco dicto
amda ; 1000 m. Gualaquiza ; ad arbores in silva prope rivum
huriacu. | a ue
hyllogonium fulgens (Sw.) Brid. se
Prov. del Oriente. Rosario ; apud pontem ad rivum S. Isidoro ; er
M. Hicillic ad ramos arborum secus viam a Gualaquiza ad
; 1000-1500 m. Gualaquiza ; in summitate montis Guayusa
L
ad Rosario ; 1100-1500 m. Gualaquiza, ad truncos in silva « | PSS
REVU * BRYOLOGIQUE
ae sinérés trebdénter: 1209 m. Ad trancos in silva supra Aguacate
_frequenter ; 2100 m. Loco dieto « Vabisai» secus viam a Granadilla
” ad Rosario ; 2000 m.
= Neckeropsis disticha 'Hedw.) Fleisch.
= Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in rivulos. Francisco ; 900-1090 m.
Gualaquiza ; ad truncos in silva montis Tres Cruces frequenter ;
1100 m. Ad trunsos secus rivum Gualaquiza abundanter ; 900 m.
Ad arbores hic illic in silva Sapotilla 900 m. Gualaquiza ; ad trun-
cos secus rivum Churyaca prope Canaveral Ortega ; 900 m.
2 Calyplothectum duplicatum (Schwaëgr.) Broth.
Prov. del Oriente. Ad ramos arborum in silvis circa Gualaquiza
outeE : 900-1000 m.
-Neckera Lindigii Hampe.
Prov. Azuay. Ad arbores loco dicto « Holong » secus viam à
| Sigsig ad Paramo Malanga ; 2900 m. F.
a Porotrichum seloso-flagellosum C. M.
Prov. del Uriente. Gualaquiza ; ad truncum in summitate montis
Tres Cruces ; 1100 m.
F APhtbtrichuint longirostre (Hook.) Mitt.
Prov. de l'Oriente. Ad truncos supra rivum S. Francisco in Sacra-
mento ; 950 m. Gualaquiza ; ; ad truncos putrescentes in silva « El
- Salado » ; 950 m. Gualaquiza ; in monte Sapotilla loco dicto
__ « Azanda » ad arbores frequenter ; 1000 m. Ad truncos secus viam
a Gualaquiza ad Rosario loco dicto « Cutan » ; 1009 m. Gualaquiza
in colle Churiacu. Guaraquiza ; ad ramos épi pate in silva montis
Tres Cruces raro ; 1000 m. Ad arbores in silva supra nr
_ frequenter ; 2100 m.
de Porotrichum nilidum Hans £ à
; T Prov. del Oriente. Supra Granadilla ; 2500 m. - Prov. Azuay. Loco
. ét « Churuk » secus Paramo Mélasgé : 3200 m.
_-Porotrichodendron superbum (Tayl.)
_ Prov. Azuay. In adscensu a Chunchiad jugum Azuay ; ad arbores
À sitvéé ; 2900-3000 m. |
1 -Pétothamnlün fasciculatum (Sw.).
Prov. de l'üriente. Gualaquiza ; secus rivulum S. Francisco prope
Hacienda G. Vega » ; 900-1000 m. Apud pontem secus rivum ne
Isidoro ; ad saxa ; 1300 m. &:
Porothamnium (Pseudoporotrichum) gracile Broth. n. sp.
Dioicum ; gracile, caespitosum, caespitibus laxiusculis, en
viridibus, vix nitidiusculis. Caulis primarius elongatus, repens
rh usque ad 5 cm. alti, stipitati, stipite usque
“ere
47e ANNE FR. es nue 10
REVUE BRYOLOGIQUE
Ÿ ARAISSANT TOUS LES Peux Mois
; +
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
di
Br mega du n 2 . nr à
DE, LA VARDE. — nina à la flore drariene de la Suisse etde
l'Auvergne. P. CuzmaNx. — Le Frullania riparia et le Marchantia paleacea
T. HusNor. — Bibliographie. — Correspondance.
Obs & vations sur quelques espèces du genre Fissidons Fe
par R. POTIER DE LA VARDE-
IV. A PROPOS DE FISSIDENS LYLET WILS
Si dé Fissidens Lylei Wils. n n'est pas tout à fait oublié aujourd'hui re
du moins tombé dans la synonymie. Ce sort est-il mérité se je
ns ce cas à quelle espèce convient-il de le rattacher ? Ne
Pour | Paris F. Lylei. Wils. — F. eilis, forma integra, (ct. Index Mat
0!. vol 2. p. 213), mais il cite plus haut (p. 203), F. exilis forma ae
a. Limpr. comme synonyme de F. exiguus Sulliy.
€ eci seraitassez embrouillé s'il fallait y voir le résultat de
recherches personnelles. Rien dans l'herbier Paris ne reste comme
age que le Général ait fait de ce groupe uneétude spéciale. no
est évident qu'il s’est borné à faire de la compilation et qu'il a
r é« fide Limpricht ». 11 convient donc de revenir à cet auteur.
onnaître son opinion sur la question. Nous pouvons cons-
er qu’elle a sensiblement varié. Dans le 1°" volume de sa Flore
_Laubmoose Deutschlands...), p. 448, Limprich considère F.
exilis. Hedw., dont il se dis- (2e
PAPE REVUE BRYOLOGIQUE
aura amené Limpricht à faire cette identification. Il me semble
_ cependant qu'elle n’est pas du tout justifiée. Limpricht indique
lui-même que les feuilles de F. exiguus Sulliv. sont immarginées,
ou bien qu’elles ont parfois une faible marge dans le lamina vera.
“« Nicht gesaumt oder mit einem schwachen Saume am Stengel-
_ reitenden Theile ». Ceci n’est pas tout à fait exact ou du moins
_ demande explication. Des observations personnelles que j ai faites
_sur différents spécimens de F. exigquus, provenant soit d'Amérique
_ (n° 100 des musc. boreal. american. de Lesquéreux), soitdu Sussex
(ex. herb. Braithwaite, comm. Corbière ; soit encore de la Manche
(Octeville près Cherbourg in herb. Coxbiéré). il résulte 1° que la
_ marge est constante dans le lamina vera ; 2° qu’elle n’est pas si faible
_ qu’on pourrait le supposer d'après le texte de Limpricht car elle e
_ composée de 3 à 4 séries de cellules ; 3° qu’elle n'existe que dans
_ les feuilles périchétiaies. Du fait de cette marge, ainsi localisée,
F. exiquus établit donc une transition entre la section Aloma et
_ seclion Semilimbidium. Une particularité analogue a été indiquée
par Roll, pour le Fissilens Arnoldi Ruthe. (Cf. Roll. « Uber de
Blattsaum von Fissidens Arnoldi Ruthe in Hedwigia. 1911. P
_ 261-62.
_ Fissidens Arnoldi Ruthe et Fissidens eæiguus. Sulliv., doires
Abe dans un classement systématique être placés aux confins
‘ la section « Aloma » pour établir la transition avec la sectio
… « semi-limbidium », de même que seront placées aux confins de Î
section « Crenularia » les espèces de cette section, qui offrent d
marges, dans le lamiaa vera des feuilles périchétiales, et établi
_ sent ainsi le passe à la section « semi-limbidium ». (Par exempl
CE punctulatus Lac. ; F. iñcertus Thér et P.. de la V.)..
Or, à côté de ces « Aloma » plus ou moins bâtards, F. Lylei
us n'offre rien de semblable. C'est un pur « Aloma » au sens strict.
Quelles que soient les feuilles considérées, il est toujours dépourvu
de marge. Grâce à une obligeante communication de M. Corbière,
_ j'ai pu faire cette constatation sur des spécimens de F. Lylei, pro-
venant de l'herbier de Braithwaite, et récoltés par Lyle. lui-mèt D
en 1849. Le lamina vera des feuilles périchétiales est immargi
comme cela a lieu chez F. exilis et ne = rappelle en rien la sectio
REVUE BRYOLOGIQUE it
Stereophyllum Bremondii. Thér. et P. de la Vi :
(Espèce nouvelle du Cambodge) Fer
par R. POTIER DE LA VARDE
Monoïcum. — Cœspites laxi, nitentes. Caulis repens, radicans,
4 cm, longus, simplex vel parcissime divisus et nunc ramis bre-
us 3-5 mm. longis. Folia oblongo-ovata sensim subobtuseque
uminata, sicca et præsertim madida distincte patentia, ad apicem
8ute denticulata, inϾquilatera ; nervo tenui ad 2/3 limbi pro- -
lucto. Cellulæ basilares quadratæ vel subquaératæ valde chloro-
DAS REVUE BRYOLOGIQUE
= D'après M. Thériot ce Stereophyllum ne peut être comparé à
d’autres espèces de l'Asie Continentale qu'à S. Blatteri. Card. des
environs de Bombay. Il diffère de cette espèce restée inédite (?)
par son port beaucoup plus lâche « ses feuilles très étalées à l'état
humide, moins larges et plus longuëément rétrécies au somm ,
__ subobtuses et non obtuses, denticulées au sommet et surtout parle
tissu basilaire. Les cellules carrées sont moins nombreuses. Tandi
_ que chezS. Blatteri elles s'élèvent très haut le long des bords et
pri forment un groupe scalariforme, ici elles constituent une zone
d’égale hauteur de la marge à la nervure. » ( Thér. in litt.) — Le
8. Bremondüi doit prendre place dans le groupe D de Brotherus
sous genre Eu-Stereophyllum (in Engl. u Pril. p. 898) qui col
_prend les espèces dont les feuilles latérales sont brièvement acu
minées et très finement dentées à la pointe. Il se range donc pl
de S. anceps (Br. jav.), de Java, qui en diffère par ses tiges moi
aplanies, ses feuilles plus larges et plus brusquement retréc
au sommet. ; are té re
La S. Blatkeri. Card:, auquel nous l'avons comparé, doit
_ compris dans le groupe r (loc. cil.), qui englobe les espèces à fe
_ les latérales avec pointe arrondie. Se F
IL aété recueilli le 14 Février 1920, dans le Cambodge à
Loghnien (Province de Kratié), sur de vieilles écorces par
Brémond d'Ars et m'a été communiqué par mon camarade le cap!
taine de Sedouyt. Dans le même envoi, j'ai reconnu, provena
" la même localité Calymperes lenerum C. M. et Leptohymeni
énflezum (Harv.) Gepp. . Se
Ge AC POTIER DE LA VARDE:
Tératologie
par R. Porter DE LA VARDE
REVUE BRYOLOGIQUE
ombre normal (16). Cette observation a d'ailleurs été cubfes
ée par la dissection de l’un des opercules. Le fait est intéressant
onstater et ilest bon de le préciser, car il montre bien qu'il
agit en l'espèce de deux capsules également parfaites et non de
deux moitiés qui auraient plus ou moins bien continué leur :
volution à la suite d’un traumatisme. On est ainsi amené
supposer que le phénomène peut avoir pour origine, N° 5
uxtaposition de deux archégones técondés en même temps. Un
tas de ce genre, mais non identique, a été signalé dans cette .
Revue même (année 1912. p. 52), par M. Arnaoudoff. Cette explica-
0 qui vient naturellement à l'esprit, ne paraît pourtant pas
voir être acceptée sans réserves. En effet l'examen de la vagi-
e et du pédicelle ne révèle rien qui permettre de conclure A
fécondation jumelée. La division ne commence en définitive
au sommet du col et donne lieu à deux organes identiques et Fe
faits — (du moins quant aux formes extérieures, car je n’ai pu A
dier les spores, en raison de l’état trop jeune des capsules). —
ar trancher la question il eût fallu trouver cette anomalie avec
coiffe, qui représente la’ partie supérieure de l'archégone pri-
i après la fécondation. Bien que mon observation soit impar- 7
te, comme il est fort douteux qu’une nouvelle occasion se pré- He
L e prochainement à moi de la compléter, j'ai cru devoir signa-
ce cas nl A particulièrement intéressant. Hague
\
1 Ne POTIER DE LA VaRDE.
et de r Auvergne.
dau P. CULMANN
- Hépatiques ms
lypogeia suecica (Arn. et Perss.) ac fissa (L.) Raddi sur à
Pourri Auger de Aarsen canton de Zürich, SD
; aalaas, st. + Manaisbess canton
_ RÉVUE BRYOLOGIQUE
_Lophosiae incisae. A typo lignicola differt : statura robustio
foliis superioribus perichaetialibusque latioribus, basi media opa
_ cis, 2-5 cellularum stratis constitutis, perianthio ore dentato nec
ciliato, sporis mwajoribus (18 et 19 y). A Lophozia grandireti, foli
rum forma simuli, distinguitur cellulis minoribus et caule non
Éd don to
_ Susten près du petit lac portant la cote 2211 m. c. fr. ; Siedelhorn
2250 à 2300 m.c.fr.; Sustenspitz 2300 m. Urbachtal près du
_ Gauligletscher 2230 m. : :
à - C’est l’épaississement des feuilles (atteignant cinq assisses cellu
laires pour la plante du Gauligletscher) qui m'a d’abord le plus
_ frappé, mais ce caractère semble moins constant que celui tiré de
_ l'orifice du périanthe : dents courtes, assez obtuses chez le
copacifolia, cils assez longs, terminés par une pointe aigüe pres-
se que épineuse chez le type. Les spores du L. opacifolia sont plu
pres (0 018-019) que celles du L. incisa typique (0 "", 010-014
_ Sphenolobus Michauxii (Web.) J'ai en vain cherché cette hépat
‘que au Mont Dore. Un petit échantillon récolté parle F. Gasilie
au bois de la Richarde dans les Monts du Forez ne contenait q
_le Sphenolobus minutus. La présence de celte plante en AUTEURS
demande donc à être confirmée.
Harpanthus Flotowianus Nees. — Montagne de Vassivière à
us 1430 m., entre les mousses au bas d’une pelite chui
_ d'eau, st. Nouveau pour l'Auvergne.
_ Odontoschisma elongatum Evans. Vers le Kehlengletcher dans]
rates de Gœschenen, canton d'Uri, 1800 m. 12, 8 1897. Absol
ment au n° 586 de la collection de Schiffner.
M ousses
Dicranum fragilifolum Lindb. — Cette mousse a été indiquée
tort par Monsieur Cardot en Auvergne. J'ai examiné deux échar
tillons de la plante originale cueillie au Liorau par Monsieur T
riot. L'un et l’autre appartiennent sans aucun doute au Dicran
strictum Schleich. facile à distinguer du C. fragilifolium, mé
à l'état stérile, par les cellules de la feuille, plutôt linéaires dé
presque toute la longueur de la feuille que rectangulaires (rapP
e la largeur à la longueur 1 : 7 à 1: 8); tandis que, chez
ragilifolium, les cellules du milieu de la reuille sont franc el
: REVUE BRYOLOGIQUE
-
m'avait envoyé jadis cette mousse comme F. pusillus. Les diffé-
Au milieu d'exemplaires à feuilles obtuses, d’autres qui se
pprochent beaucoup de celles du F. minutulus. Les rapports
Bues à ceux des Seligeria acutifola et pusilla.
ierres tombées d'un mur, 150 m. legit G. Herpell Sept. 1875.
issidens rufulus Bryol. eur. — Au bord du Rhin à Rglieau,
anton de Zurich, 337 m.c. fr. avec le Fissidens esse égale-
ent fructifié.
Auvergne.
Brachythecium laetum (Schimp. )— Schænau près de Riersweil,
ton de Zurich, st.
Brachytecium udum Hagen. — Lans sa flore des Mousses dé la
au Simplon. Je possède un exemplaire de cette localité récolté par
1870 et cité par Hagen. Il résulte de cette comparaison que leB. |
udum doit, jusqu'à nouvel ordre, être rayé de la flore suisse. M.
e de ia tige formé, même à la périphérie, de cellules minces. La
'ois couches périphériques assez fortement épaissies. D'ailleurs
agen considère son espèce comme dioïque, tandis que Amann
Espèce ou sous-espèce iivuvelle, pour la Suisse. Moïisitnt Amann
rences qui séparent ces deux Fissidens sont d’ailleurs peu impor-
À tantes. Le F. pusillus n’a pas toujours les feuilles aussi obtuses que À:
les dessine M. Roth (Tab. XXVII fig. 1). Quelquefois on trouve, :
entre les F. minutulus et pusillus semblent être tout à fait analo- È a
Je possède aussi le F. minutulus d'Allemagne : St Goar sur les
Anomodon abidglatés Bryol. eur. — Stæckentobel près de Zurich
vec le Dicranum fulvum, st. ; entre Laosou et Chavagnac (Cantal)
sur les blocs dans un bois de hôtres st. avec Brachythecium Gehebii
. et Homolathecium Philippeanum c. fr, 1170 mi: Nonrena pa RS
uisse (p. 305 du second volume), M. Amann indique cette espèce à à
M Amann lui-même et l'ai comparé à la description de M. Hagen in
orske Videnskabers Skrifter 1908 N° 3 p. 5) et à un exemplaire ..
entique du B. udum récolté par Zetterstedt à Knutshoen, 3/8,
gen insiste particulièrement sur le tissu de la coupe transver-
Ousse de M. Amann ne vérifie pas ce caractère. Elle présente
nge le B. udum parmiles formes du B. salebrosum qui est
oïque. Peut-être a-t-il été induit en erreur par des exemplaires : Fe
giens mal déterminés. Je pond eneffet, un D dr
CR 4 4
REVUE BRYOLOGIQUE
groupe salebrosum, Mildeanum, turgidum. Un autre exemplaire
du B. udum récolté par Bryhn à la même localité et publié sous le
numéro 696 unns les Musci europaei exsiccati du D' Bauer offre
par contre la cunpe transversale du B. udum et appartient bien 4 /,
‘| cette espèce. Je n'y ai pas vu de fleurs.
: - Peut-être le B. udum n'est-il dioïque que par avortement des
fleurs mâles (M. Hagen n'a trouvé que les fleurs femelles du B.
de udum). Il pourrait alors rentrer dans le groupe du salebrosum, le
moindre épaississement des cellules périphériques de la tige pou-
vant provenir d’une station plus constamment humide.
Rhynchostegiella Jacquinii (Garov. ) — Gheïi au-dessus d’ Adlisweil,
; canton de Zurich, sur les pere d’un petit ruisseau, 500 m., :
VIII 1901. 4
_ Hypnum styriacum Limpr, — Curaletschsee im Adula, Grison,
2400 m. 5, 8. 1880. Nouveau pour la Suisse.
__ {J'ai récolté moi-même les mousses dont Je, n aque pas le
Rs collecteur.) :
de Le préllanté riparia Hampe et le Marchantia paleaces
__ Bertoloni à Amélie-les-Bains Pyr--Or.).
p M. l'abbé Dépaliière: à qui l’on doit la découverte de piusie
Muscinées intéressantes, avait bien voulu me soumettre, ily a lon
_ temps déjà, lesrécoltesqu'ilavait faites en 1913 pendant son séjo
# Amélie-les-Bains. Les deux espèces suivantes m'ont paru devoir ètre
_ signalées.
1° Frullania riparia. — L'aspect d'une Hépatique recueillie,
_ sommet du calvaire sur la paroi verticale d’un rocher exposé au
avait appelé de suite mon attention. Comparée aux divers spé
mens de Frullania de l'Herbiér général du Muséum de
j'acquerrais bientôt la certitude que la plante d'Amélie-les-B
devait être rattachée au F. riparia, en raison de ses Jobul
ligulés.
La Dr nel localité française de cette rs a été indiq
y a plus de 25 ans par le frère Gasilien (1) sous le nom
nie: aeolotts (F. qu aux environs de St: Omer P de
REVUE BRYOI OGIQUE
d' aucune observation èlle est passée i inaperçue, La présence dé ce.
_Frullania dans les Pyr-Orient. est certainement digne d'intérêt car.
depuis la découverte du F. Gasilien il n’a pas été retrouvé en
France. Le Frullania riparia est d'ailleurs peu connu en Europe. es
M.K. Müller (1) ne le mentionne que dans quelques rares localités
de la Haute-Italie, du Tirol méridional et de la Basse-Autriche. .
Bien que l'échantillon d'Amélie-les-Bains soit absolument con-
cluant la valeur spécifique du Frullania riparia semble discutable
car si les lobules hémisphériques manquent totalement sur cer-
tains spécimens — tel celui des Pyrénées-Orientales — d’autres en
Présentent parfois d'assez nombreux. M. Corbière (2) a même
décrit un Frullanià dilatata var anomala dont les feuilles, dans la
Partie inférieure des tiges, portent des lobules hémisphériques
dis que sur les rameaux ces lobules sont ligulés.
En résumé, tant que ie périanthe du F. riparia n'aura pas été
observé, il ne paraît guère possible d'établir d’ uné- manière défini-
tive la valeur de ce Frullania.
° Marchantia paleacea. — M. Stéphani (3) indique cette espèce | is
dans les régions suivantes: Midi de la France, Haute-ltalie,
Espagne, Portugal, Autriche (Istrie, Tirol, Dalmatie) et Açores.
‘aire de distribution géographique du Marchantia paleacea corres-
Pond donc à peu près au bassin méditerranéen. ce
D'autre part M. K. Müller (4) mentionne ce Marchantia dans jo
Basses-Pyrénées à Larrau et à St-Engrace (leg. Müller), puis
ns les Pyrénées-Orientales (leg. dé Crozals). En raison de
brièveté de cette dernière citation j'ai écrit à M. de Crozale
Qui m'a répondu ceci: « j'ai recueilli autrefois cette curieuse
Hépatique dans trois localités des Pyrénées et toujours dans”
dans les endroits humides souvent ensoleillés à Argelès- sur-Merà
ollioures et à Banyuls. Cette Hépatique doit se trouver dans
aucoup de localités des Pyr.-Orient. Je n'ai signalé cette trou-
vaille dans aucune publication mais feu le D: Levier, Schiffner et.
üller en ont été avisés. Les ‘sex hremrers. Re pate
mes échantillons ».
Le spécimen de Macchontia telle que : m'a envoyé M. abbé
ip: Mière est en bel état de Le db et confirme Jes obrer va Fa
3
Ds
REVUE . BRYOLOGIQUE
_ tions de M. de Crozals relatives à la fréquence de cette plante dans :
_les Pyr.-Orient. C’est en effet dans ce département à Amélie-les-..
Bains que M. l'abbé Dépallière a recueilli ce Marchan'ia sur les
_ pierres d'une écluse qui fournit l'eau à l'usine électrique de la
= Sur la côte méditerranéenne cette Hépatique est commune dans
_ toute la région de Nice et de Cannes ; elle existe aussi dans l'Esté-
rel. On la rencontre ordinairement dans les endroits humides,
voire même sur les pierres dansles ruisseaux. Je l'ai aussi observée
plusieurs fois à la base des murs dans quelques avenues de Nice
et de Cannes. Çà et là elle fructifie abondamment.
'
G. Dismier.
L
| Deux hépatiques nouvelles
gents ;
_ de cellule de 10-15 u, à 4-6 angles;
_ Cuticule lisse. Amphigastres oblongs, entiers ou bilobés, et quel-
is Ron Fe à; quefois avec une dent
(f 04 ADSR a À À latérale (7). Dioïque.
Inflorescence femelle
placée latéralement, ho-
rizontale (2) ou plus
souvent oblique (:
dépassée plus ou moin
longuement par le
sommet de la tige,
RU Oo. TOPMDODt SN 0
dans ce cas, doit être c |
ES.
REVUE, BRYOLOGIQUE og
_ Serait-ce une forme accidentelle du C. byssacea ? Le prolonge-
-ment de la tige pourrait être considéré comme un rameau dont
a base ferait dévier le périanthe et le rendrait oblique, mais les
feuilles et le périanthe sont différents. Le périanthe ne peut pas à
être considéré comme incomplètement développé puisque, sur
Certains exemplaires, il y a des capsules exsertes. re
Dans les bruyères de Jurques (Calvados) vers 340 m.. pet
2° LOPHOZIA CORBIERI
€ \
Port du L. Limprichtii. Tige (1, 2) très courte, longue de 36
Mill., émettant ordinairement 1 ou 2 rameaux. Feuilles (3, 4, 5,6)
ressées imbriquées, longues d'environ 1/3 mill., ovales ou obo-
pu vales, divisées jusqu'à
1/5 en 2 lobes un peu
inégaux, dressés-rap-
prochés, séparés par
_ un sinus trés étroit.
Cellules de feuilles (7)
de 20-30 u, à 5-6an-
glesettrigonespetits;
or” cellules de la partie
L, Corbie médiane des bractées
Fe Le Pete (8) 3-4 foispluslongues
Que larges. Bractées (9, 10) à 3-5 lobes variables. Périanthe (11,12)
dépassant longuement l'involucre, subcylindrique, plissé dans la
Parlie supérieure, crénelé à l’orifice. — Très distinct par les
lobes des feuilles et les cellules médianes des bractées.
È Sur les talus d'un chemin dans la forêt de Magny-le-Désert, près
x200
e la Ferté-Macé (Orne). Le prenant pour un L. Limprichtü, j'en
récoltai peu : c'était au mois d'août 1913, il faisait chaud et très
sec ; lorsque, rentré chez moi, je voulus l'étudier, la terre était
élachée des plantes et ne formait plus qu'une poussière, dans
laquelle les tiges de cette petite plante étaient éparpillées. ARR)
Je dédie cette espèce à mon ami Corbière. Je vis un jour d'avril
“» aux environs de la gare de Berjou-Cahan (Orne), un howme
REVUE | BRYOLÔGIQUE
tas . Bibliographie É
An PAR * Lofmossrnas utbredning à Sverige (Arkiv for
Hotaitiié Band 15, n. 2, 1917), iv Leskeaceæ och Pterogoniaceæ.
In-8 de 108 p. — Cette 4° partie contient les Leskéacées et les
Pterogoniaceæ trouvées jusqu’à ce jour en Suèce avec l'indication
de toutes les localités connues.
JALMAR MOLLER. — Beitrage zur Brera: Javas, Straits, Settle-
ments und Birmas (Hedwigia 1919, pp. 313-330). — Au nombre des
espèces indiquées dans ce catalogue, je citerailes descriptions et
figures des espèces nouvelles : Rhizogonium salakanum, Sie
ylum Molleri et Acanthocladium scabrifolium.
. ARNELL. — Zur Moosflora des Lena-T'ales.. Bericht über die | im
Jahre 1898 von Herrn Doctor H. Nilsson- Ehle an der Lena gesammel-
ten Moose (Arkiv for Botanik, Band 13, n. 2). In 8 de 94 p. et 3
planches doubles dessinées par C. Jensen, 1913.
= Introduction de 9 pages contenant l'indication des ouvrages
publiés sur celte partie de l'Asie boréale, la liste des localités
visitées avec la latitude et la date des excursions, etc Le Catalogue
comprend 61 hépatiques, 14 sphaignes et 233 mousses, total 308
spèces, avec l'indication des localités et des notes ; on y trouve
description par l’auteur et les figures par C. Jensen, des nou-
és suivantes : Radula prolifera, Martinella Simmonsii, Plagi
Larctica, Dicranum, elongatum var. Sphagni, Pleurozigodon
iricum, Grimmia Ehleï, Amblystegium Ebleï, Helicodontium
ÿ W. ARNELL. — Die Moose der Vega-Expedition Arkiy for Botanik,
Band 1 D. 85 1917). In-8 de, Qu PAgeE,
un assez nv nombre de notes di qques unes très lon,
derxuripn de n
REVUE a
W. ARNELL och C. es :— En Bryologist Uni Lil Dion:
land (Svensk Botanisk Tidskrift, 1918, pp. 298-323). — Liste d’hé-
patiques, de sphaignes et de mousses, avec description de deux 1"
variétés nouvelles du Bryum inclinatum. :
V.-F. BroruERuSs. — Musci novi japonici (Oversikt av Finn
Veteaskaps-Societetens Forhandlingar. Band L XII, 1920 ; tirage
à part e 55 pages). — Description d'une centaine d’ re nou-
velles récoltées par plusieurs botanistes JARRnAIE et le R. Pa
Faurie, missionnaire.
- V.-F. Brornerus. — Musci Weberbaueriani (Belanieche Jah.
bûcher, Band 56, Heft 2, 1920 ; tirage à part de 22 pages). — Cette ca
collection de mousses du Péroù contient la description de 31 LE
espèces nouvelles. on
E 8. CHamLerLain. — The philadalphia teetino of | the Suivant $ .
moos sociely (The Bryologist 1915, p. p. 17-19).
H. N. Dixon. — Uganda mosses collected by R. Dümmer ond Others - “.
With one plate (Smithsonian miscellaneous Collections, volume69,
umber 8, 1918 ; tirage à part de 10 p. in-8 et une planche). —
ollection de mousses de l’ Uganda, contenant 8 espèces nouvelles
écrites et figurées, dont la plus intéressante est le Cyathophorunt
africanum, genre inconnu jusqu’à ce jour en Afrique. CES
H. N. Dixon. — The mooses collected by the smithsonian african
epedition 1909-1910, with two plates (Smithsonian miscellaneous
ollections. volume 69, n, ?, 1018, tirage à part de 28 p. et 2 pl).
auteur donne quelques détails sur la distribution géographique sn
es mousses de cette collection, dans laquelle on trouve quatre
spèces européennes. non encore indiquées sur le continent afri-
in, ce sont : Blindia acuta, Aulacomnium turgidum, Neckera
Complanata et Calliergon sarmentosum var. subflavum. Dans le.
atalogue les espèces déjà connues sont pa RER de notes et
espèces 4 rt sont décrites et figurées.
H,N. Dixon. — Raphidostegium caespitosum and its sal
ournal of Botany, March 1920, pp. 81-83). Fi
M Dixon donne un grand nombre de synonymes |
REVUE BRYOLOGIQUE
_ publications, accompagne de notes les espèces déjà connues et il
décrit et figure une vingtaine d'espèces nouvelles.
te Douix et TRABUT. — Deux hépathiques peu connues (Revue géné-
__ rale de Botanique, tome 51, 1919, p. p. 321-328, avec 2 fig. dans le
texte et 1 planche.
Les auteurs créent un genre nouveau Corbiella dédié au botaniste :
_ Corbière ; ce genre diffère du genre Exormotheca par le capitule
_ presque sessile, sans cavité pilifère spécialisée et les élatères
_ courts à une seule fibre spiralée ; l'Exormotheca a le capitule
_ pédonculé, invaginé à sa base et les élatères plus ou moins longs à
. 2-3 fibres spirales. Les auteurs donnent ensuite la description du
_ genre Riccinia qu'ils considèrent comme intermédiaire entre les”
_ Ricciacées et les Marchantiacées, mais le groupent avec la pre-
mière de ces ? familles ; le Riccinia perennis est figuré dans la
_ planche. :
. A. W. Evans. — Notes on new Engtand hepaticæ. XV (Reprinted
from Rhodora 1919, pp. 149-169, avec 14 fig. dans le texte et 1 pl. +)
L'auteur décrit, avec beaucoup de détails les Nardia hyalina, N.
‘obscura sp. nov. et le N. obovata, le premier et le troisième
. figurés dans le texte et le second dans la planche. Le Nardia
He bed paraît assez répandu aux Etats-Unis où il a été indiqué
Fi ‘jusqu’à ce jour sous les noms de N. hyalina el de N. obovata ; il
_ assez est probable qu'il existe en rÉUEORE, je reproduis la note qui
4 suit la description : : à
« In some respects N. obscura i is nierodiats between N. hyalina é
_ and NW. obovata and it is not surprising that it has been confused
“with both. It agrees with N. hyalina in its dioicous inflorescence
__ and with NW. obovata in its deep perigynium ; all three species have
in common the following features : suborbicular entire leaves,
normally rounded at the apex ; thin-walled leaf-cells with trigo=
_nes, the marginal cells essentially like the others and therefore not
_differentiated {o form a border ; mor or less abundant rhizoids,
_ often pigmented with red or purple ; and a plicated perianth
without a beak, composed (at least in part) of elongated cells. »
A. W. Evans. Three South American species of Asterella (Bulle
of the Torrey Botanical Club 1919 ; p. p. 469-480), — Le gen
Asterella est largement représenté sur le continent américain.
L'a uteur décrit les 4. chilensis, A. Macropoda et A. boliviana ; ces
e se ant été fésuliéns au ar dans Fr et Ja Boliv vie
4
REVUE BRYOLOGIQUE Ale Je
ement les VNardia rubra, N. crenulata et N. subelliptica (nouveau
_ Pour l'Amérique) qu'il figure. Le N. rubra est très voisin et diff-
_cile à distinguer de certaines formes du très variable N. crenulata.
À. W. Evans. — 4 new Riccia from Peru (Torreya 1919 ; p. p. 85-
8 et fig.) — Description et fig: du Riccia bistriata. Are
- À. W. Evans. — À Taxonomic Study of Dumortiera (Bull. ofthe Fe
Torrey Bot. Club 1919. p. p. 167-182). — Description de la structure
du genre et des caratères différentiels des D. hirsuta et nepalensis no
à surface du thalle est lisse ou presquelisse dans le premier et
Barnie de nombreuses papilles dans le second. Je FE
À W. Evans. — 7he North American species of Asterella (Contri- “a
_bütions from the United St. Nat. Herbarium, 1920 p. p. 247-312). ,
Introduction pp. 247-249, morphologie du genre pp.250-258,
Ystématique pp. 259-308, espèces douteuses pp. 309-312. L'auteur +
donne une clef analytique des 15 espèces qu'il décrit, dont 3 Ni
Ouvelles : A. rugosa,. À. reticulata et À. versicoler. Descriptions À
très détaillées, synonymie nombreuse pour la plupart des espèces
et toutes les localités connues. RE Re en
. N: Marra. — Beitrage sur Moosflora des Gouverñements Pleskau.
Riga 1919, in 8 de 78 pages. ue Fi se
L'introduction (pp. 1-30) contient une petite carte de larégion,
es indications sur les espèces des terrains calcaires, des terrains
Sablonneux, des généralités sur la flore de l'embouchure dela
‘elikaja, etc. Le catalogue comprend les hépatiques, les sphaignes Re
€tles mousses. On y trouve la description avec figures du Bryum Rue
androgynum Warnst,, espèce nouvelle, et du Seligeria recurvata *
Var. pleskowiensis var. nouvelle. Hs Fe
F. KerN. — Beitrage sur Moosflora der Salsburger Alpen (Jabres-
bericht der Schles. Gesellschaft für vaterl. Cultur. 1915 ; pp. 23-35).
Les Alpes de Salsbourg ont été explorées, versle milieu du xx
Siècle, par Sauter qui y fit d'importantes découvertes. J'ai fait une
excursion à l'Uasterberg en 1865, mais je n'étais alors qu'un débu-
lant en bryologie ; de là je me dirigeai sur le Tyrol où jefis pene
ant cinq semaines d'abondantes récoltes sous la direction du 15e
bryologue Lorentz, mort quelques années plus tard dans J'Amé-
ort
x tortilia, s
VE
SEX RE RO REVUE BRYOLOGIQUE
EF, Ken. — Beitrage sur Moosflora der Pyrenaen (Jahresbericht
_ der Schles. Gesellschati\für vaterl. Cultur. 1914 ; pp. 34- 40).
- Généralités sur les Pyrénées et noms des botanistes qui les ont
explorées. Le catalogue comprend les mousses et les hépatiques ;
pas de sphaignes qui sont rares dans ces montagnes. Description
‘d’une espèce nouvelle, le Grimimia pyrenaica, la plus petite des
espèces européennes de ce genre, la tige atteignant à peine 4 mm.
_ O. MEyran. — Catalogue des mousses du Bassin du Rhône {Anna-
_les de la Société botanique de Lyon, tome 29, 1914, publié en
4916; pp. 1-164).
Le bassin du Rhône, avec ses afflhénté. s'étend des Vosges à la
Méditerranée et comprend aussi le sud-ouest delà Suisse. On doit à
4 savoir gré à M. Meyran d'avoir fait connaître dans ce travail tout
ce qui a été récolté jusqu’à ce jour depuis les rives de la Méditer
: ranée jusqu'au sommet des Alpes. Parmi les collections citées u
des plus importantes est celle de V. Payot. Ce collectionneur, que
j'ai vu à Chamounix en 1864 et en 1869, était un ancien guide ; ;
_ avait créé une maison de commerce assez importante puisqu'il
# légua cent mille francs à la ville de Chamounix. Il récoltait beau-
coup, mais n'étudiait pas ; une partie de ses indications sont peut:
_être erronées ; il pe souvent sous le même nom des ue
: différentes.
C. MAssaLONGO. — Hepalticae iiohiande a R. Pampañini ‘anno
1915 lectae (Bull. della Soc. bot. mb 1914 ; 1p.). — Cette réct It
compose de 7 espèces.
… C. MassaLONGo. — Hepaticae (Estratto data flora melitensis nova).
‘ Pure de 18 espèces, dont 8 Riccia. : Fo
Hyazmar MoLLEr. — Loumossornas utbredning à Sverige. V (Ar
for Botanik. Band 16, n° 3, 1919, 84 p. et 2 pl.).
_ Cette 5e. partie est consacrée aux Polytrichaceæ compre
Her les genres Catharinaea, Psilopilum, Oligotrichum et Pogonatum.
_ Description des espèces, synonymes et indication des localités
par provinces. Les feuilles et les lamelles sont heures dans les
prete (A vL
\
*
DNS: 47° ANNÉE
| | et Re
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Peux Mois è
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou.en anglais
Sommaire du numéro 3
_ Observations sur quelques espèces du genre Fissidens (suite) POTIER
DE LA VARDE. — Sur le pédicelle du Stereophyllum Bremondii. Porien
"DELA VARDE, — Contributions à la flore bryologique de l’Ecuador {suite).
V. F. BROTHERUS. — Bibliographie. — Correspondance.
bservations sur quelques espèces du genre Fissidens
par R. POTIER DE LA VARDE
l + j ”
SUR LA PRÉSENCE DU FISSIDENS MONGUILLONI THÉR.
DANS LA MAYENNE ET DANS LA MANCHE .
Le Fissidens Monguilloni Thér. est à ce qu'il semble, une mousse
très Peu répandue. Créée par M' Thériot, elle a été décrite en À
#% comme espèce nouvelle dans le catalogue des « Muscinées de
de la Sarthe » sur une récolte faite en 1890 par M' Monguillon
“ans un ruisseau de Chemiré en Charnie. Il faut attendre onze
208 pour la voir signalée en France une seconde fois, sur un point
lrès éloigné de la localité classique d’origine. C'est en eftet en
1910 que Mr Meylan l'indiqua, dans cette Revue, comme
ayant été trouvée en 1909 par M° Hillier aux environs de Besan-
On (Cf. Rev. Bryol. 1910, n°2). L'article de M° Meylan ayant :
aîtiré tout spécialement mon attention, j'entrepris la révision de
uelques Fissidens plus où moins critiques de mon herbier, et
eus la satisfaction de reconnaître le Fissidens Monguilloni dans
une mousse que j'avais moi-même récoltée à Ambrières (départe-
“euse, située sous une souche, sous les berges de la Varenne,
uent de la Mayenne. Pour plus de sûreté, j'ai tenu à soumettre
ques fragments de mou échantillon à Me Thériot, qui a
inu sans hésitation l'espèce décrite par lui. La
Prières est peu éloigné
+
comme celle-ci au silurien. La présence du
tdela Mayenne) en 1899. Elle tapissait une pelite cavité
REVUE : - BRYOLOGIQUE
3 joni dans la Fra bien qu’intéressante, était cependant moins ;
surprenante que sa découverte dans le Jura. Aussi étais-je décidé
_ à ne la faire connaître que lorsque les circonstances m’auraient
permis de retourner à Ambrières faire une abondante récolte. Ceci
m'a toujours été impossible jusqu'à présent. Si je suis revenu sur
ma première décision, c’est que j'ai reconnu }. Monguilloni dans
une autre récolte que j’ai faite en 1906 et en 1901 à Saint-Pierre-
Langers (Manche) sous les berges du Thar. Je l'avais alôrs classée
avec quelque doute parmi les formes du F. bryoides var. cœspt
_ tans Schp. La plante était alors très abondante, elle garnissait une
de berge argileuse et recouvrait quelques pierres qui avaient servi
_ jâdis à un barrage de moulin. Ramassée en septembre et octobre,
_ elle était à peu près stérile. Il ne restait que quelques pédicelles
et deux capsules, plus ou moins détériorées par leur séjour dans
l’eau. Toutefois les feuilles périchétiales, si caractéristiques par
leur AEUCUE et par leur étroitesse, étaient suffisamment intactes
_ pour qu'aucun doute fut possible dans le diagnostic. Cela a é
l'opinion de Mr Thériot, qui a confirmé ma détermination. Cette
année même (juillet et août 1920) je suis retourné à plusieurs
; reprises visiter la localité de Saint-Pierre-Langers et j'ai eule
plaisir de retrouver, après vingt ans d'intervalle, la rareté que
_ j'avais d'abord méconnue, et de la faire récolter à M. Corbière.
. Les observations que j'ai pu faire concordent avec celles de M
_ Meylan, aussi je n’ajouterai que peu de chose à son intéressant
_article. La plante était cette année, en bon état de fructification,
mais les capsules étaient rares, beaucoup n'étant pas arrivées à
_ maturité. En général, le pédicelle atteint de 10 à 12 mm., mais
_ j'en ai trouvé de 5 mm qui sont alors longuement dépassés par
un rejet feuillé. La capsule est nettement oblique jusqu'à deve
horizontale. Elle est relativement courte, ce qui lui donne ur
_ aspect particulier. La région centrale est souvent un peu arquée
Avant la sporose elle est un peu rétrécie sous l’orifice. Après là
sporose le rétrécissement est effacé. Les feuilles périchétiales, qui
. permettent de reconnaître l'espèce (sans avoir recours au micros-
cope), se tordent en spirale par la dessication, probablement en rai
_son de la nature et de l’épaississément des marges. Ce mouvement
de torsion contribue à mettre en évidence le mucron et à en exa-
gérer l'importance. J'ai constaté le fait sur-mes exemplaires de
Manche et de la Mayenne, ainsi que sur ceux du Jura et de Ja
calité classique de la Sarthe, sans ee Les anthéri |
it arquées et mesurent 0 mm. 19 > illo
REVUE. BRYOLOGIQUE ©" : “ 94
la Mayenne présentent parfois des feuilles un peu plus larges
t moins longues. Ceci n’a que peu d'importance, il me semble.
Des observations répétées m'amènent à admettre que pour bon
nombre d'espèces des sections Bryoidium et Pachylomidium tout
Au moins il existe parallèlement des formes à feuilles larges et des
lormes à feuilles étroites, la production de ces formes étant liée
au genre de station et aux conditions d'existence. ;
J'ai diten débutant que f. Monguilloni était une espèce peu
Tépandue. Dans son « Genera ». Brotherus la qualifie de «très
re » (p. 355). Je croirais plutôt avec Mr Meylan, que cette espèce
i est certainement très bien fondée, a été négligée et méconnue.
. La révision de certains échantillons d'herbier amènerait proba-
blement à la reconnaître sur plusieurs points. |
POTIER DE LA VARDE, | Se
à Lez-Eaux par St-Pair-sur-Mer (Manche).
! LE PÉDICELLE DU STEREOPHYLLUM BREMONDII TH. ET P. DE LA Vs:
description du Slereophyilum Bremondii, j'ai omis d'indiquer la
ouvelle espèce a été comparée possède un pédicelle « highly
apillose ». Le pédicelle du S. Bremondii est au contraire complè-
tement lisse. Ceci constitue une importante différence entre les
de espèces, en plus de celles qu'offre l'appareil végétatif. Je
ercie M. Dixon d'avoir appelé mon attention sur ce pointet
l'avoir permis un complément à la description publiée précé-
ment. x |
pu POTIER DE LA VARDE.
#
Con
ribution à la flore bryologique de l’'Ecuador.
; (Suite)
1,5 em. longis, complanatulis, cum foliis usque ad 1,2 mm. |
attenuatis, simplicibus vel parce ramulosis. Folia stipitis squa-
formia, remota, demum destructa. Folia caulina patentia, sicca
M. H. N. Dixon, me fait obligeamment remarquer que dans la
ture lisse ou scabre du pédicelle. Or le S. Blatteri Card., auquel
2 vase BRYOLOGIQUE
erectae, e basi vaginante in aeumen elongatum, ‘subioriformé
| minutissime denticulatum attenuatae. Seta c. 3 mm. alta, rubra
: _Jaevissima. Theca erecta, minuta, ovalis, fusca. Operculum e basi
conica oblique rostratum.
Prov. del Oriente. Secus viam ad rivum Bomboiza ; 850 m
RÉ ee caeteris ejusdem sectionis caulibus sbcubäria multo
_ minoribus, brevius slipitatis oculo nudo jam dignoscenda.
EE FABRONIACEÆ
ie Fabronia andina Mitt.
. Prov. Azuay. Chunchi ; ad arbores ; 1800 m. Sigsig ; 2500 m.
PILOTRICHAGEE à x
\Pilotrichum longicaule Broth. n. Sp.
Dioicum ; gracilescens, rigidum, viridissimum, opacum. Caules
secundarii usque ad 4 dm. longi, dense et complanatule foli
“Pianalim ramosi, ramis usque ad 2 cm. longi, arcuato- -paten
_ attenuati. Folia sicca imbricata, humida suberecta, concava, la
ovata, acuta, marginibus late recurvis, integris ; ; nervis crassis,
infra apicem folii evanidis, dorso lævibus vel dentibus singuli
_ instructis ; cellulis incrassatis, lumine RPee elliptico, lævibus
Cætera ignota.
© Prov. del Oriente. Ad truncos in silva supra SÉRAATeE) 2200 m. |
_ Species distinctissima, caulibus secundaris elongatie Folies
. late ovatis jam dignoscenda.
+ Pülotrichum bipinnatum (Schwaegr. Br.
> var. pinnatum Broth. n. var. s
Gracilis. Caules secundarii pinnatim ramosi, ramis simplicibôl
| vel subsimplicibus. \
_Prov. del Üriente. Gualaquiza ; ad arbores in colle Sapotilla
Gualaquiza ; ad arbores in silva Sacramento ; 900 m. Gualaquiza,
ad arbores in silva planitiei secus rivum Bomboizs; 850 m. À
"s <arbores supra Aguacate ; 2100 m.
Pilotrichum armatum Broth. n. Sp.
_ Dioicum; gracile, viridissimum, opacum. Gaules secunda
_ numerosi, usque ad 5 cm. longi, pinnatim ramosi, ramis plerumqu
brevibus vix ultra 5 mm longis, simplicibus, obtusis, raro lon-
gioribus, parce ramulosis. Folia sicca imbricata, humida su
ta, concava, ovato-o alia, angulo obtuso rev miau
infra
à
REVUE BRYOLOGIQUE pe x 5 le
Prov. del Oriente. Ad ramos arborum in ilta supra Aguacate
frequenter ; 2100 m. |
Species præcedenti affinis, sed tas. nervis dorso dense et argute
serratis cellulisque papillosis dignoscenda.
:
HOOKERIACEÆ
LES Alionti Broth. n. sp.
Dioïcum ; cæspitosum, cæspitibus mollibus, laxiusculis, Haicés
ridibus, Caulis per totam longitudinem hic illic fusco-radiculo-
sus, subpinnatim ramosus, ramis patentibus usque ad 2 cm.
longis, cum foliis c. 4 mm. latis, simplicibus, obtusis. Folia sicea
ix mutata, lateralia erecto-patentia, ovato-oblonga, breviter acu--
inata, breviter cuspidata, limbata, limbo hyalino, 1-2 seriato,
tegro vel subintegro ; nervis binis, tenuibus e basi jam diver-
gentibus, paulum infra limbum evanidis, lævibus ; cellulis superio-
us rotundato- hexagonis, 0,050-0,055 mm., parce sn pe ee
nctis, basilaribus oblongis. Cætera ignota. É
0v. del Oriente. Gualaquiza ; ad saxa in rivo Chursaeu prope ses
Canaveral Ortega » ; 900 m. ee
Species ad gregem Ce BI 4. in Ængler-Prantl Bryol. p. 9%
à ens, sed foliis integris jam dignoscenda. nee
allicostella aspera (Mitt.) Jæg. |
ov, del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos in silva montis Guayusa:
Prope confluentiam rivi re Roses cum fl: Bomboiza ;
SN rivularis { Mitt. ) Broth. es
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncum putrescentem ni
ù in rivulo Tres Cruces raro ; 900-1000 m.
Thamnopsis pendula (Hook.) Fleisch.
Prov. del Oriente. Ad truncos putrescentes i in Silva supra Agua
le, fertilis et abundans ; 2100 m.
lookeriopsis subscabrella (Broth.) Fleisch. :
pecies H. scabrellæ (Mitt. ) Jæg. affinis, md seta vix ultra 1 cm. .
à nec non theca minore dignoscenda. se
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncum putrescentem secus
am in fete Tres Cruces raro ; 1000-1100 m. Ke
s (Cupressinadelphus) armata Broth. n. sp. | .
; | gracil espitosa, espitilius densis, depressis, Lo
pe Rs 7 NE RES
"38 4 REVUE BRYOLOGIQUE
__ evanidis, dorso superne serratis; cellulis breviter et anguste
_ linearibus, ad parietes transversales papillis apiculiformibus
instructis, pellucidis. Seta c. 1,5 cm. alta, tenuis, rubra, laevissima :
Theca inclinata, e collo longiusculo ovalis, fusca. Operculume
_ basi convexo-conica subulatum.
Prov. del Orien!e. Ad truncum in silva Aguacate prope casam
Fernando Samariego ; 1.600 m.
Species À. subfalcatæ (Hook.) Jaeg. valde affinis, sed foliis nervis :
se NGre superne serratis dignoscenda.
Crossomitrium Spruceanum C. Müll. sit
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in silva Ciuriapo. Gudequ}il À
in silva prope rivum S. Francisco. Gualaquiza ; in iv « El
_ Salado » ; 950 m.
Crossomitrium (Cormophila) splendens Broth. n. sp.
__… Species C. Herminieri (Schimp.) Jaeger valde affinis, sed statura
robustiore, caule parce pilifero, laxius sel foliis M
_ angustioribus instructis dignoscenda
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in silva secus rivum « El
* Salado ». Gualaquiza ; ad truncum Pixæ orellanæ secus rivü
Gualaquiza ; 900 m.
x Crossomitrium (Cormophila) saprophilum Broth. n. sp.
Dioicum ; tenellum, laete viride, nitidum. Caulis parce piliferus
z. _per totam longitudinem hic illic rhizoideis fasciculatim dispositi
_fuscis substrato affixus, ramosus, ramis dense pinnatim ramulosis,
ramulis omnibus conformibus, usque ad 1 cm. longis, cum foliis
_ usque ad 1,5 mm. latis, simplicibus, obtusis. Folia lateralia paten-
ia, subrotundato-ovalia, obtusissima, apiculata, marginibus su
Perne minutissime serrulatis, enervia, cellulis se ET linea-
ribus. Cætera ignota. -
_Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos putrescentes in silva
montis Guayusa ; 1.000 m.
Species valde peculiaris, ramificatione spéciebus sectionis
Phyllophilae similis, sed ob ramulos omnes conformes inter Gone
_ Phila collocanda.
_ —Lepidopilum (Eulepidopilum) subgrdtile Broth. n. sp. o
_ Autoicum ; gracile, pallide viride, vix nitidiusculum. Cauli
cm. altus, fusco-radiculosus, densiuscule foliosus, parce ramosu:
vel simplex. Folia lateralia arcuato-patentia, elongate oblo
lanceolato-acuminata, marginibus superne serrulatis ; nervis
revibus, tenuibus ; cellulis “longue rhomboideis. Se m
a, uni rubra, ubi ue de
REVUE dé ue de ;
minuta, oblonga, fuscidula. Exostomil dentes marginibus noie.
Cætera ignota.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in silva prope S. José ; 1300 m.
Species L. gracili, Mitt. affinis, séd inflorescentia ‘autoica jam
disgnoscenda.
>-Lepidopilum (£Æulepidopilum phyllophilum) Broth. n. sp.
Dioicum ; gracile, pallide viride, vix nitidiusculum. Caulis 1-4,5
cm. altus, loserreditionne densiuscule foliosus, parce ramosus
vel simplex. Folia-lateralia arcuato-patentia, elongate oblonga,
in acumen lanceolato-subulatum integrum vel minutissime serrula-
tum attenuata ; nervis binis, brevibus, tenuibus ; cellulis elongate
rhomboideis. Seta c. 7 mm. alta, tenuis, rubra, abigque papillosa.
Theca erecta, minuta, oblonga, pallide fascidula. Exostomii
Calyptra ignota.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; C ad folia viva in silva prope S.
osé ; 1308 m.
Species. L. gracili Mitt. affinis, sed vie parce ramoso vel sim-
longiore dignoscenda.
Lepidopilum Mülleri Hampe.
: Prov. del Oriente. Ad ramulos arborum in silvis novis prope Gua-
Tlaquiza ; 900-1000 m. Gualaquiza ; in silva ad rivum Yumasa-
Gualaquiza ; ad truncos in silva collis Sapotilla loco dicto « Achate ».
; 950 m.
Lepidopilum (Eulepidopilum) argutidens Broth. n. sp.
_ Dioicum ; robustiusculum, laete viride, nitidum. Caulis usque
ad 7 cm. altué: cum foliis c. 4 mm. latus, dense foliosus, parce
iculosus, plus minusve ramosus, ramis elongatis, valde compla-
natis, simplicibus, obtusis. Folia sicca haud mutata, lateralia
Cuato-patula, oblonga, raptim in acumen breve, angustum atte-
ta, e medio ad apicem subciliato-serrata ; nervis binis, brevi-
ta.
Salado emergente ; 1000 m.
Species pulcherrima, ob folia e medio. ad _— subeiliato-
| (Eulepidopilum) AUionäi Broth. n. Sp.
um, pallide viride, raro dd: illie fee
ad 7 cm. altus, cum foliis zac pe
ici, foliis in acumen lanceolato-subulatum attenuatis necnon sela
ualaquiza ; ad truncos ramosque arborum s secus rivum S.Fran-
Cum nulla alia commutanda. | . es
NV M reu
lentes marginibus integris. Operculum e basi conica subulatum. Lan
, tenuibus ; cellulis vs nm et ps hot rhomboideis. Caetera Un.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; + in mole calcareo, € e flumine Rio rs
*
40 in REVUE: BRYOLOGIQUE
3 mm. latus, parce radiculosus, dense foliosus ramosus ramis
2? cm. longis, simplicibus vel parce ramulosis, obtusis.
Folia sicca haud mutata, lateralia erecto-patentia, undulata,
ovato-ligulain. angulo acuto terminata, e medio ad apicem argute
serrata ; nervis binis, infra medium folii evanidis ; cellulis supe-
rioribus oblongo-rhomboideis, marginalibus linearibus, limbum
_uniseriatum efformantibus. Seta 1-1,5 cm. alta, tenuissima, rubra
ubique setosa. Theca erecta, oblonga, fuscidula. Exostomii dentes,
marginibus incisis. AE e basi conica subulatum. Galyptras
._ dense ramentacea.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in ramusculis arborum sn
… Gualaquiza ; ad truncos ramulosque arborum in silva Guayusa
_ Gualaquiza ; in silva collis Curapa. Gualaquiza ; ad ramulos in
__ silva montis Sapotilla ; 800 m. Gualaquiza ; prope fl. Rio Salado ;
888 m. Gualaquiza ; ad truncos ramosque secus rivum S. Francis-
_ co ; 950 m. Gualaquiza ; ad ramos arborum secus rivum Tres
Cruces frequenter ; 900-1000 m. Gualaquiza, ad truncos ramosque
in silva Butan secus viam ad Rosario ; 1000-1200 m.
Species L. undulato Hampe et Lor. affinis, sed statura robustiore
_foliisque lateralibus ovato-ligulatis dignoscenda.
… Lepidopilum pallido-nitens C, Müll.
_Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad arbores secus f1. Sapotilla
om Gualaquiza ; abundaas ad saxa irrorata in rivo loco dicto
« Azamba prope Sapotilla ; 1000 m. Gualaquiza ; ad truncos arbo-
_rum secus rivum Churyacu prope « Canaveral Ortega » ; 900 m
__ Gualaquiza ; ad saxa umbrosa passim inundata secus rivum Te
sx = Cruces ; 900-1000 m, 2
Lepidopilum polytrichoides (Hedw. ) Brid.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; Hacienda Vega del Sacramento
prope rivum S. Francisco in ramo arboris ; + 900 m. V. Bomboiza
in monte Pan de Azucar raro : 2500 m.
— Lepidopilum (Eulepidopilum) leucomioides Broth. sp. nov.
Dioicum ; robustiusculum, læte viride, nitidum. Caulis usque &
4 cm. altus: ©. foliis c. 4mm. latus, parce fusco-radiculosus, dense
_foliosus, parce ramosus. Folia sicca vix mutata, lateralia patentis
_valde asymmetrica, ovalia, anguste lanceolato-acuminata, sup
argute serrata, nervis binis, vix ultra medium folii productis ;
cellulis superioribus laxe et elongate rhomboideis, marginalib
linearibus, limbum uniseriatum efformantibus. Cætera ignota.
Prov. del Oriente. N. ‘Bomboiza ; 5 on saxa silantie. secus riv
S. José ; 1200 m::<
REVUE BRYOLOGIQUE NS
Species L. Hessoÿlé Broth. affinis, sed foliis argute serratis,
cellulis “Htgale rhomboiïdeis digaoscenda.
HYPOPTERYGIACEÆ
à Hypopterygium Tamarisci (Sw.) Brid.
_Prov. del Oriente.Gualaquiza ; ad truncos arborum in silva plani-
bioi secus rivum Bomboiza. In valle fl. Bomboiza in ripa rivi S.
José ; 1200 m. Gualaquiza in sisva prope rivum S. Francisco.
Cühlaquizs ; ad truncos arborum secus rivum Churiacu prope
Canaveral Ortega ; 900 m. Gualaquiza ; ad truncos putrescentes in
ilva supra Aguacate ; 2100-2800 m. Gualaquiza ; ad truncos loco
iCto « Azamba » in Sapotilla ; 1000 m.
LESKEACEÆ ie ”
a. NE Tayl.
\ Prov. Asuay. In herbosis supra Sigsig raro ; 2500-2600 m.
Thuidium pauperum (C. Muell.) Mitt.
uenter ; 940 m.
Thuidium pseudodelicatulum (C. Muller) he
1 del Orsente. Gualaquiza ; ad rupes silvæ infra paroeciam à
Salesianorum. Gaalaquiza ; ad rupes irroratas rivi Rosario ; :
m. Gualaquiza ; ad truncos arborum in ripa fl. Bomboiza. Ad ie
CE irroratas ad pontem Cuchipamba prope rivum Rio del a
emate ; 1300 m. Gualsquiza ; ad ped. arborum prope scaturigines
« Rio Salado : 956 m.
Fhuidium ALES NRA Mitt.
Pro. Asuay. Supra Sigsig ; in umbrosis valle ubi exstat bain
d Lourdes » » ; 2500 m. L
HYPNACEÆ
ercohyhpnum (Stersokyprella) oæyrrhinchioides Brotb. n. sp |
viridibus, vix nitiduisculis. Caulis elongatus, repens, dense
osus, ramis usque ad 1,5 em. longis, dense foliosis, haud com-
atis, simplicibus, obtusis. Folia ramea horride patula, ovata,bre-
à acuminata, acuta, marginibus erectis minutissime serrulatis,
| aidis ; sine breviter lineari-
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad terram in silva « El Salado. ». ne
toicum; gracilescens, cæspitosum, cæspitibus laxiusculis, sor-
11: à REVUE. BRYOLOGIQUE
_: basilatiore sensim lanceolato-subulatæ, integræ. Seta c. 2 mm.
alta, tenuis, lutescenti-rubra. Theca horizontalis, turgide ovalis,
_ fuscidula. Operculum acute apiculatum, Calyptraignota.
_ Prov. delOriente. Gualaquiza ; ad saxa in silva prope rivum S:.
- Francisco ; + 900 m. KL
; Species S. elegantulo (Hook.) Fleisch. affinis, sed foliis ovatis,
acutis, minutissime serrulatis, brevioribus, seta breviore, theca
turgide ovali nec non operculo acute apiculato dignoscenda,
= habitu speciebus nonnullis Oxyrrynchii sat similis.
Stereohypnum perspicuum (Hampe) Fleisch. tre
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; in silva prope rivum S. Francisco :
_ ad truncos putrescentes Gualaquiza ; ad truncos putrescentes in
_silva Guayusa, ;
= Stereohypnum andicola (Hook.) Fleisch.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos arborum in silva
_ Cutan ; 909 m. à à
NStereohypnum reptans (Sw.) Fleisch. me
* Prov. del Oriente. Gualaquiza ; secus rivum Chuyacu ; + 900 m
Gualaquiza ; ad truncos putrescentes in silva supra Aguacate ;
© Stereohypnum (Eustereohypnum) rivulare. Broth. n. sp.
= Autoicum ; gracilescens, viridissimum, opacum. Caulis arcuato-
_ Fepens, ramis adscendentibus, bipinatim ramulosis, ramulis plu-
_ mulose foliosis, sensim attenuatis. Folia caulina e basi breviter
ne decurrente, lale cordata raptim longe attenuata, subintegra; n6
vis subnullis ; cellulis laxe lineari-hexagonis, alaribus sat numero-
sis, abbreviatis. Folia ramea et ramulina lanceolata, serrulat
Bracteæ perichætii subsquarrosæ, e basi lata raptim elongate lori-
formi-subulatæ, subintegræ. Seta ©. 3 cm. alta, tenuis, rubra
‘superne lutescenti-rubra. Theca nutans, obovata. sicca deopercu
__ lata haud vel plus minusve sub ore macrostomo contracta, pallid
__ * fusca. Operculum e basi convexa breviter et recte rostratu
Calyptra ignota,
_ Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad rupes e rivo S. Francisct
_ emergentes prope Hacienda G. Vega ; + 900 m. Gualaquiza ; ad
saxa in rivulo Tres Cruces sat frequenter ; 900-1000 m. Gualaquiza,
: e Canaveral Ortega ; 900 m. Gua-
m S. Francisco in Sacramenti
rupes irroratas in rivo prope Azamda
ed ramulis plumulose foliosis
ius areolatis nec non seta longiore
LREVUE ,BRVOLOGIQUE" 7 " ° M
2 apiculatum (Hornsch.) Mitt. RE &
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad rivulum Churiacu ; + 900m.
“Stereodon hamatus Mitt. me
Prov. Azuay. Ad arbores prope pagum Bibliam ; 2700 m.
Stereodon amabilis (Mitt.) Broth.
‘Prov. Azuay. Ad saxa secus rivulum Sigsig ; + 2500 m.
Isopterygium tenerum (Sw.) Broth.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos dejectos secus rivum
_ Churiacu. R
Isopterygium longisetum (Schimp.) Broth.
= Prov. del Oriente. Ad truncum in silva Aguacate ; 1800 m.
Msopterygium planissimum Mitt.
_ Prov. del Oriente. Ad saxa secus rivulum Yumasa prope Hacienda :
Quintanilla ; + 1000 m.
Pehicularia vesicularis (Schwægr.) Broth.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos putrescentes in silva
planitiei secus rivum Bomboiza ; 850 m. Gualaquiza ; ad fontes
aquæ salis loco dicto « El Salado ; 950 m.
—Vesicularia amphibola (Spruce) Broth.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos in silva Guayuse. Gui. À
laquiza ; ad truncum putrescentem dejectum in rivulo Tres Cru-
ces ; 900-1000 m. Gualaquiza ; ad truncos vetustos silvae prope
faluriginem fluminis Rio Salado ; 850 m. Gualaquiza ; ad arbores
sec. fl. Churiacu prope ejus confluentium cum fl. Rio Enebi.
Gualaquiza ; ad ripas rivi Churiacu prope Canaveral Ortega
frequenter ; ; 900 m. |
*
LEUCOMIACEÆ
SUN compressum Mitt.
Prov. del Oriente. Secus viam a Gualaquiza ad Aguacate loco
dicto Espanto ; 1200 m.
comium strumosum (Hornsch.) Mitt.
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad molem muscosum humdum |
silvæ ; 900-1000 m. Gualaquiza ; ad arbores collis Sapotilla et 3 "ia
monte Guayusa ; 1000-1200 m. a
ynchostegiopsis tunguraguana (Mitt. ) Broth.
Prov. del Oriente. Ad arbores silyæ prope CGutan ner Guala-
(£. foliis minutius serrulatis). |
CREVÉE. | BRYOLOG jou: E
hot. dei Uriente. Get in silva collis Sapotilla ad trun-
_ cum arboris dict. « Achote».
ous Plerogonidium liliputanum Broth. n. sp.
Autoïcum ; tenerrimum, caespitosum, caespitibus laxis, depres-
sis, laete viridibus nitidis. Caulis repens, parce fusco- radicolosus,
pinnatim ramosus, ramis patulis, brevibus, laxiuscule et compla-
_te foliosis, simplicibus. Folia ramea patentia, lanceolata, margini:
bus erectis, minutissime denticulatis, enervia : cellulis lineari
rhomboideis, alaribus paucis, minutis, quadratis. Bracteae peri-
etii internae lanceolato-subulatae, integrae. Seta c. 3 mm. alta—
enuissima, lutescens. Theca erecta, minutissima, oblonga-cylin
rica, deoperculata fnscidula. Cactera ignota.
Prôv. delOriente. Ad arbores secus flumen Gualaquiza.
pecies præcedenti valde affinis, sed minutie omnium partium
lo nudo jam dignoscenda.
aiothecium Provyanum (Mont.) Mitt.
Prov.
del Oriente Gualaquiza ; ad corticem arboris ad flamen
infra domum Salesianorum ; 750 m.
TT Allioniella cryphaeoides Broth. n. gen. et nov, sp. in Ofvers. Finsk-
-Vet. Soc. Forh. LIIL. A. n° 13 (1910).
Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ln cort. arb, ad fl. infra domum
Salesianorum 900-1000 m. |
Rhaphidostegium subsimplexæ (Hedw.) Besch. ER
Prov. del Oriente. ue shris circa A sat Dennis ; 900-
+ Maphistegiun re. (Sw. ) Jaeg.
subsp. galipense (C. Muell.) Besch.
r0v. del Oriente. Gualaquiza ; ad saxa ubique i in paseuis ; 900 L
: Gu laquiza ; ad truncos arborum in silvis novis prope Missio
rium domum dir herent ; 920 m. Mn ; ad nr pures
_silvae Ciurapa.
= Rhaphidostegium lens (Hook.) Jaeg. ue Mr.
Prov. del Oriente. Gala ie à ; ad truncum ad ripam dextran
renosam fl. Gualaquiza infra domum Missionis Salesianorum.
ualaquiza ; in silva prope rivum. S. Fräncisco ; 950 m. Gualaqui
ad saxa inundata rivi
rivi Yumasa ; 900 m. In valle pros
ri m fl Cuchipamba, ad saxa prope Tuisha ; 1300 m.
haphidostegium K geliannm (C. Muell.) Jaeg.
rov. del de le. Gu laquiza ; in silva c is Sap
ARTS REVUE. BRYOLOGIQUE
un pungens (SW. } Mitt. AS Site
Prov. del Oriente. Ad truncos putridos in silvis circa Gualaquiza Le
sat frequenter ; 900-1000 m. Fee
Var, stillicidiorum Broth. var. nov. loge
Robustiusculum, caespitosum, caespitibus densis, Fuel: |
Caulis ramis usque ad 7 cm. longis, plus minusve ramulosis. _Folia
Yiam a Gualaquiza ad Aguacate ; 1100 m.
Sematophyllum ulicinum Mitt.
Prop. del Üriente. Gualaquiza ; ad can GoN SRE in silra
8 + 1000 m. Et
BRACHYTHECIACEÆ
nn stereopoma (Spruce) Jaeger. Fra
ov del Oriente. In silva nova secus rivum Gualaquiza at ter- A4
: 900 m. =: ;
achytheeium plumosum (Sw.) bal eur.
rovinc. Asuay. Secus rivulum supra Chunchi; 1700- 1800 m.
Cyrrhynchium aquaticum ( Hampe) Broth. 2
Prov. Azuay. In rivulo supra Chunchi ; 1600-1800 m.
Rhynchosiegium lamasicum (Spruce) Jaeg.
quiza ; 900 m.
Bhynchostegium parvulum Broth. sp. nov.
ou: D 5 à
ramôsus, ramis 6 mm. vel paulum ! ultra longis, laxiucule folio-
Yalde complanatis, simplicibus, obtusis, singulis longioribus,
natim ramulosis. Folia ramea sicca contracta, humida patula,
t lanceolata, marginibus éreclis, serratis ; nervo vix ultra
edium folii producto ; cellulis anguste et elongate rhomboideis,
laribus infimis multo laxioribus, laribus haud diversis. Brac-
; ,tenuissima, rubra. Theca
basi conica ann,
: Prov. del Oriente. Ad stillicudia loco dicto « Derrumbo » secus E
Prev. del Oriente. Gualaquiza ; ad rupem calcaream erivo salado
ergente"; + 1100 m. Ad terram in silva nova sècus rivum Gua-
utoicum ; tenellum, pallide viride, nitidum. Caulis 7” : :
ens, per totam longitudinem rhizoideis fuscis substrata affixus,
REVUE. BRYOLOGIQUE
RHACOPILACEÆ
Fe Dhsopéu tomentosum.
__ Prov. del Oriente. Gualaquiza ; ad truncos putrescentes silvae
infra domum Missionis Salesianae ; 900 m. Gualaquiza; ad truncos
arborum in silva prope rivum S. Francisco. Gualaquiza ; ad
_ramusculos arborum in silva montis Tres Cruces ; 1.100 m. Ad
truncos putrescentes secus viam a Gualaquiza ad Rosario loco
. dicto « Espanto » ; 1.100 m. Gualaquiza ; ad saxa et ad arbores in
silva Guayusa frequenter ; 1.000 m. — Prov. Azuay. Ad ligna
_ pufrida in elivo or. montis Matanga prope Aldea Vega pu ce
dilla ; 2.400 m.
re.
POLYTRICHACEAE
Eh polycarpum (CG. Muell.) Schp.
_ Prov. del Oriente. Ad latera viae a Trincha ad Rosario frequen-
ter; 1.500-1.900 m. — Prov. Azuay. Hic illic in filicetis secus viam
_ a Sigsig ad Matanga loco dicto « Chavu » 3 + 3.000 m.
7 Polytrichadelphus purpureus Mitt.
Lt POV Azuay. Ad saxa secus locum Churuk et in Paramo Matanga
secus viam ; 3.000-3.500 m.
__ Polytrichadelphus rubiginosus Mitt.
”_ Prov. del Oriente. Ad stillicidia petrosa loco dicto « Dérrutihs
à inter Gualaquiza et Rosario ; 1.100 m. Ad saxa arida RroRe locur
SE Cuchipamba frequenter ; 1. 300 m.
__Pogonatum semipellucidum (Hampe) Mitt.
Prov. del Oriente. Ad margines viae a Gualaquiza ad Aguacate |
loco dicto « Morochos » frequenter ; 1.400 m. Ad margines via
__ Rosario ad Gualaquiza ; 1.200-1.500 m.
_Polytrichum Antillarum Rich. |
Prov. del Oriente. Secus viam a Rosario ad Granadilla loco ‘dicto
. « Boniche » ; 2.000 m. In valle fl. Bomboiza ad terram secus via!
in Sadahuaicu ; 1.200 M
_Polytrichum aristiflorum HE ; D
rov. Asuay. Ad terram in monte MIDI inter Canar
Bibliam ; Fo0m. m. In prato loco dieto. ; ‘ Molong » secus Paramo
NS. BROTHERUS | s
REVUE BRYOLOGIQUE È
Bibliographie
NicHoLson. — Two Hepatics new to Britain (Journal of Botany,
et le Fossombronia Husnoti var. anglica (a F. Husnoti differt sporis
&randioribus 043-053 mm., papillis minus regulariter anostomosan-
tibus faveolas valde irregulares formantibus). £
du Mnium spinosum. — In-8 de 16 p. et 7 planches. Berne, impri-
merie Büchler et Ci, 1917. Ex
Porter pe La VaRDE. — Contribution à la flore bryologique de
l’Annam (Revue gén. de Botanique, 1917 ; pp. 289-305 et 4 pi.)
Les muscinées qui font l'objet de cette notice ont été récoltées
Pendant le printemps de l'année 1911 par le Docteur Eberhardt ro
Sur un parcours d'environ 150 kil. le long de la côte à partirde
Hué et au sud de ce point. frs ae 4
Les espèces nouvelles décrites et figurées dans les 4 planches
nt : Fissidens subbrachyneuron, F. incertus, Hyophila Dittei, H.
Moutieri, Calymperes derelictum, C. annamense, Physcomitrium ï
hemisphaericum et Sematophyllum Eberhardti. LE,
OTIER DE LA VARDE. — Plychomitrium subcrispatum sp. nov.
figures du P. subcrispatuñ et du P. crispatum.
POTIER DE LA VARDE. — Trois mousses inédites de la Chine orien-
Enr (Revue générale de Botanique, 1918; pp. 346-355 et fig.
les travaux ; ce sont Macromitrium syntrichophyllum, Pylaisia
robusta et Gollania sinensis. x SUN ME
- L THéRioT. — Musci de la Nouvelle-Calédonie et des îles Loyalty
(Sarrasin et Roux, Nova Caledonia, Botanique, vol. I, 1914 ; 21-32
D. in-4). — 42 espèces dont 2 nouvelles : Macromitrium Sarrasini
et Isopterygium Sarrasini. core) | |
THÉRIOT. — Sur quelques mousses recueillies au Chili par le
+ Carlos E. Porter (Revista Chilena de Historia Natural, 1915 ;
x
giseta. La planche est consacrée
1914, pages 105 et 106). — Ces 2 espèces sont le Riccia commutata
_ Jacques Porrier. — Sur la dissymétrie de structure de la feuille
(Revue gén. de Botanique, 1918 ; pp. 65-70 et 1 pl.). — Description :
ns le texte}. :— Ces 3 espèces sont extraites d’un envoi fait par We
* P. Courtois au général Paris, dont la mort vint interrompre
REVUE BRYOLOGIQUE
+ indicum Bél. (Annuaire du Conservatoire et du Jardin Botanique
de Genève, 1916, pp. 13-17). — Il résulte des recherches de l’auteur
£ que le Pterygophyllum indicum a pour synonyme Stereophyllum
indicum, Hookeria obtusifolia, Stereophyllum punctulatum et St.
papillidens: J'ai connu Bélanger en 1868 aux Antilles ; il était
directeur du jardin Botanique de la Martinique. Il ne s'était pas
+ occupé de mousses depuis son arrivée dans cette île, il ne put me
À donner aucun renseignement.
- EL THÉRIOT. — Sur une mousse du Chili, Barbula flagellaris (Société
“havraise d’études diverses, 1947,- 7 pages). — M. Thériot, en étu-
- diantles mousses du Chili récoltées par le professeur Costes, a
pe remarqué que les bryologues, à l'exception de Sullivant, ont donné
_ le nom de Barbula flagellaris à une espèce différente de celle de
_ Schimper le créateur de l'espèce; leur plante est le B. depressa
Sull., don! M. Thériot indique 3 variétés.
_ L THéRIOT. — Mousses du Caucase (Bulletin de géographie bota-
nique, 1917 ; p. p. 121-137). — Ce catalogue contient les récoltes
_ faites par M.T. Alexejenko, provenant en majeure partie du
_ Dagestan (années 1897-1902), déterminées par M. Brotherus et les
récoltes de M. G. Woronow faites. en 1910, dans l'Adzaria ; elles
devaient être étudiées en commun par MM. Cardot et Thériot, M.
Cardot ayant été chassé de chez lui par l'invasion allemande, M:
_ Thériot les a étudiées seul avec l'aide *de M. Brotherus. Descrip-
_ tion de 3 espèces nouvelles : Homalia Woronowii, Brera
2 caucasicum et Br. Woronowiï. 8
1. Tnénior. — À propos du Braunia diaphana et du Leucodon:
_ sekistos (Bull. de la Société botanique de Genève, 1917, p.p. 135-
136). — M. Thériot, ayant pu étudier les échantillons originaux du
Leucodon sekistos, a reconnu qu'ils ne différaient pas du Braunia
diaphana.
L
Correspondance
M. FRE 2 Lafont: (88, avenue de Suffren, Paris XIe), partan
en février au Brésil, désire entrer en relation avec collectionneur
pour leur faire l'envoi de Mousses, Hépatiques ou toutes autres
plantes pour herbier de la flore brésilienne. A pee de Rbie
écrire : Poste restante. Rio de mr se
g raies. Re.
No 4 47è ANNEE
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT TOUS LES Peux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du numéro 4
Contribution à la Flore bryologique du Kikouyou (Afrique orientale
anglaise). POTIER DE LA VARDE. — Notes sur les Fissidens serrulatus Brid.
et Fissidens polyphyllus Wils. G. Dismrer. — Abruzzi Hepaticæ. A. Evans.
— Bibliographie : Nouvelle classification des Marchantiées, etc.
Contribution à la Flore hépolpbique du Kikouyou
(AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE)
er. R. POTIER DE LA VARDE
| x dois les muscinées qui font l’objet de cette notice au zèle d'un
missionnaire, le R. PJ. Soul, qui les a récoltées à la fin de 1912
et pendant l'année 1913 aux environs de Nairobi (Long. 36° 50° 00”
E. Gr. — Lat. 1° 17° 30” S.) à l'altitude moyenne de 1700».
* L'étude de cette intéressante collection m'a été grandement
facilitée par les bienveillants avis du professeur Brotherus et par
l'aide de M. Thériot. Je suis heureux d'adresser à ces messieurs
l'expression de ma reconnaissance.
_ Leucobryum Fouta Djalioni. Par et Card.
Nervure nettement subhomostrosique, sur les écorces, Forêt de
Nairobi, Are
Weisia viridula Brid. var. longifelie Thér. et P. de la V. (var.
|A numerosis tochis Weisiæ viridulæ Brid.,statura robustiore,
longioribus latioribusque quorum minus tenuis est apex,
Cellulis basilaribus linearibus Our 080-0m». 090 longis, differt. Cap-
Fa Le Pas ne
REVUE BRYOLOGIQUE
&? # : < »
Autoïca ! Corticola, Cæspitosa, Caulisvix 1 cm altus, simplex ve
_ subsimplex, Folia densé conferta, sicca crispula. madida flexuosa
longe oblonga, apice rotundata, marginibus planis integerrimis
costa nitida, ad basin O mm, 075 lata, in brevissimum patulu
mucronem excedente.
Perichætialia similia sed longtora, apice non rotondata sed
sensim acute attenuata.
__ Cellulæ basilares hyalinæ rectangulæ 0 mm. 030-0 mm. 35 long
0 mm. 015 latæ, superiores hexagonæ 0 mm. 006. Pedicellus. 1 em.
altus, luteus. superné pallidior. Theca cylindrica, 2 mm. alta. P
_vistomii dentes rubri papillati, fragiles et caduci , plurimûüm se
_ trosum contorti.
: Forêt de Nairobi, sur les écorces. — Cette belle espèce que
_ me permets de dédier à M. Thériot, diffère essentiellement:
… Tortella zanthocarpa (Schp. C. M.) Broth. par les feuilles arrondies
à l'extrémité, et non progressivement acuminées, par son mucro!
plus court, souvent émergeant, et aussi par son aspect plus
robuste.
HYOPHILA ACUMINATA. BrorH. et P. DE LA V. (sp. nov.)
_ Dioica videtur, Laxe gregaria, luteoviridis. Caulis flexuosus,
7 em, 1 em, 5 altus ; folia sat remota circa 3 mm. longa, 1 mm. lat
sicca crispata incurvata, madore plus minus patentia, ovata acu
Le minata, e dimidia parte ad apicem anguste acuminata, marginib
_ ferée basi involutis, in superiore parte et in apice irregulariti
= crenulatis. Costa valida ad basin 0 mm. 090 lata in brevem mu
. nem 3-4 magnis cellulis efformatum desinente : cellulis ba ila
_ bus rectangulis 0 mm. 030-045 x 0 mm. 015, superioribus opati
0 mm. 009 latis. Ab Hyophila crenulata C, M. Cameruniæ simillim
differt statura altiore, foliis longioribus, siccis validius crispatis
madidis magis involutis et prœsertim e dimidia parte angustion-
bus et distinctius acuminatis, cellulis chlorophyllosis majorib
_ Rives du Chania, associé à Anoectangiun torquatum Broth
“4 “doalbhiation des feuilles est très variable et pans surtout accenr
tuée dans les jeunes pousses. : |
k Anoectangium Torquatum. Broth.
_ Rives du Chania, stérile
… Macromitrium Dregei Hsoh.
Forêt de Nairobi. |
Eunaria hilimandscharien.
MR Moi ur
section X 200, € mucron X 160,
‘D, REVUE BRYOLOGIQUÉ
parce divisus, julaceus. Folia imbricata, 1 mm. longa, concava, .
‘inferiora obovata, superiora late ovata, subobtusa, vel interdûm …
in brevem subobtusumque mucronem desinentia, ad apicem sub-
denticulata, ex utroque latere costæ profunde sulcata, costa tenui vix
4/5 longitudinislaminæ æquante. Cellulis inferioribus subectangu- |
. lis parietibus teneris, mediis rhomboïdeis, marginalibus linearibus,
superioribus plus minusve flexuosis, parietibus firmioribus. Cæte- …
ra inquirenda. Ë
Rives argileuses du Chania É
Espèce remarquable par l'existence des deux plissitués de chaque
… côté de la nervure. Comparable à ce point de vue à A. plicatum
_ Card (Rev. Bryol. 1909. p.112). Elle diffère (e descriptionne) de
cette espèce mexicaine par la nervure mince s’arrêtant loin du |
sommet de Ja feuille.
Brachymenium sp.
Associé à Funaria kilimandscharica. C. M.
Bryum argenteum L var. argyrotrichum, Miti.
Nairobi, terrain de la Mission. — fructifié.
BRYUM SOULIL.THER et P. DE LA V. (sp. nov. sect. Rosulata).
Dioicum. Viride lutescens. Habitus cujusdam speciei généri
Rhodobryi. Cespites validi, laxé cohœrentes 3-5 cm. alti, intus
dense rubro-tomentosi. Folia in superpositas rosulas congesta vel
verticillata, sicca crispata, madida patula, e basi angustiore spat-
_ ulata, costa lutescente in cuspidéem brevem excedente 6 mm:
Jonga, 3 mm. lata ; marginibus integris et per 4/5 longitudinis fol
_ revolutis, deinde plana et denticulata, inferiora multo mino
appressa. Cellulæ basilares subrectangulæ 0 mm. 120 x 0 mm, 045,
mediæ octogonæ 0 mm. 060-0,070 x 0 mm. 025-C mm. 030, parieti-
Semble très voisin, d’a
Grâce à une obligeante communication du Docteur Bretherus, j'ai pu CO
tater qu’il en diffère par son :
REVUE BRYOLOGIQUE | 53
ubobtusa, marginibus inferné anguste revolutis, superne planis
Doi costa crassa, oO mm. 090 ad basin lata, ante api-
ioribus “ss sublævibus, penibus circa 0 mm. 015 latis.
Rivière Nairobi, sur les rochers.
Forma inundata : a præcedente differt longioribus caulibus
inferne plus minusve denudatis, nigricantibus, foliis magis revolu-
Comparable par la forme des feuilles et le tissu au Ph. sparsi-
olia (Hampe) Besch. dont il diffère par un port beaucoup plus ro-
uste, une foliation plus dense, le tissu presque lisse, tandis que
h. Sparsifolia a des cellules nettement papilleuses. Se distingue
utre part des nombreuses formes du Ph. laxissima par les
uilles nettement lancéolées, jamais du type triangulaire, fréquem-
nt obtuses, plus concaves. La nervure est ordinairement de
rgeur très inégale. Très large à la base elle diminue rapidement
Importance pour s’éteindre avant la pointe, ou tout auplusdans
celle-ci sans jamais devenir excurrente.
Philonotis obtusata. C. M.
Murs de Nairobi avec Bryum argenteum C. M.
Philonotis curvula C. M.
Rives du Chania, stérile.
Forstroemia producta (Hornch.) var BRACHYCYSTIS THÉR. ET P.
LA v.
À Forma typica recedit cellulis brevioribus, lumine potius : ro-
adato quam élongato; costa breviore ; foliis perichætialibus
ngustioribus, costa brevissima parûm distincta præditis.
Pilotrichella percordata Broth.
Cette espèce distribuée par les sociétés d'échange dès 1914 est
ltslée inédite jusqu’à ce jour. Elle semble voisine de P. Calomicra
roth et de P. Holsti Broth. et paraît très Dot aux environs |
Nairobi.
Papillaria Africana (C. M.) Jeg.
Forêt de Nairobi où il semble répandu. J'ai découvert deux cap-
les parmi les nombreux échantillons stériles que j'ai reçus. A
at sec elles sont ovoides allongées renflées vers l'orifice, un peu
allongées que celles figurées par Renauld (Atlas p. 75) L'oper- :
est pâle, aigu, oblique, légèrement arqué. D'après Cardot
d de Médegenears LE Sea P. Réreene (racuiernl rarement.
TURC €
: REVUE. BRYOLOGIQUE
. Forêt de Nairobi, fructifié.
= Porotrichum ruficaule C. M.
_._. Bois de l'Escarpement, stérile.
- Erythrodontium subjulaceum (C. M.) Par...
Bois de Nairobi, abondamment fructifié. ;
Fabronia Lachenaudi. Ren. et Par. vAR NAIROBIENSIS THÉR, ET P:
DE LA V.
A Forma typica madagassa foliis magis serratis, seta altiore
_ (3-4 mm.), capsula pallida, post maturitatem turbinata, differt,
_ Sporæ sphericæ acute granulosæ, virides, 0 mm. 012-0 mm. 0!
_ latæ.
_ Rochers de la rivière Nairobi.
Rhaeopilum speluncae C. M.
Forêt de Nairobi, stérile.
Rhacopilum capense. C. M.
_ Avec le précédent, stérile.
… Haplohymenium triste (Ces.) Kindb.
_ Forêt de Nairobi, stérile. ,
Lindberyia patentifolia. Dic.
Forêt de Nairobi. L'échantillon portant 3 capsules, il m'est pos-
sible de donner une description sommaire de la fructification,
_ demeurée i inconnue jusqu'à présent.
_Pedicellus 6-7 mm. altus, capsula ovoidea oblonga, Ne ore
: angustata. Operculum conicum, obtusum. Peristomii dentes palli-
di lanceolati, parum papillati. Sporæ 0 mm. 015, 0 mm. 020 latæ,
obscure virides, minuté papillatæ. Endostomium non. explore
Rauia subfila mentosa (Kiaer) Broth.
Forêt de Nairobi. Stérile mais avec nombreux dérictiéresl Le
Stereodon cupresstformis (L.) Brit.
Forêt de Nairobi. Aucune différence appréciable ne peut être
_ constatée avec certaines formes européennes. ‘
. Rhynchostegiella Holstii |Broth } Broth. 1 .
_ Forèt de Nairobi : : Corticole. |
POTIER DE LA VARDE.
Notes sur les Fissidens serrulatus Brid.
et Fissidens RER Wils.
capsules (loc. cit. 1914, p. 49) que j'avais trouvé en 1914 àla
Rhune {B. Pyr.) m'a incité à faire quelques recherches au sujet
de la valeur spécifique de ces deux espèces ; car on trouve parfois
des spécimens qui paraissent osciller entre le Fissidens polyphylius
etle F. serrulatus. He
Jusqu'à présent les auteurs n’ont tenu compte dans leur Flore,
tomme caractères différentiels pour la distinction de ces deux
espèces que de la morphologie de la feuille : longueur et largeur,
denticulation apicale + vive, degré de papillosité, aspect du bord
Wec ou sans marge. Quelques-uns ont fait aussi intervenir la :
isposition de l’inflorescence ©, ; axillaire ou terminale. |
. Comme ces caractères n'offrent ici qu'une stabilité relative, cer-
lains spécimens ont été rapportés tantôt au F. serrulatus, tantôt
ur. polyphyllus. De Notaris et Schimper ont même cru pouvoir
iller plus loin en créant le premier le F. Langei aux dépens du F.
latus et le second le F. Welwitschii aux dépens du F. polyphyllus
Ces deux pseudo-espèces ne sont plus regardées aujourd’hui pa
èsque tous les bryologues que comme des variétés : la var. :
Wehoitschii cependant mérite d’être retenue. |
abbé Boulay, lui-même, en raison du manqué de fixité dans
Caractères admis avait été amené à changer d'avis. Tout
abord il avait décrit dans ses Muscinées de la France (Mousses,
l, p. 522) le Fissidens polyphyllus comme espèce autonome :
Mis quelque temps après, dans une note publiée dans cette
evue (1885, p. 50) il revenait sur sa première opinion et admet-
it à la suite de Wilson (Bryol. brit. p. 306) qui avait également
Modifié sa manière de voir — quoique créateur du F. polyphyllus
que ces deux Fissidens appartenaient à un même type
Mécifique. DR
Cest à M. Bottini (Malpighia, anno III, vol. III, 1889, pp. 1-12)
he l'on doit doit d’avoir précisé, dans un travail fort intéressant,
caractères établissant définitivement l'autonomie des F. serru-
lus et F. polyphyllus. Ces caractères morphologiques et anatomi-
es permettent de distinguer facilement et avec certitude ces
* plantes l’une de l’autre. Ce travail me semblant peu connu
bryologues, tout au moins par sés conclusions, car, ainsique
Jai dit plus haut, les auteurs des flores, mêmes les plus récentes, .
liennent aucun compte, il m'a paru intéressant de résumer ici
ctères spécifiques différentiels principaux auxquels fait
notre confrère italien.
00: ; ST REVUE BRYOLOGIQUE
celles de la zone moyennne à parois + épaisses et diminuant
progressivement de diamètre en s'approchant de la périphérie où
eltes sont très petites et à parois épaisses.
Les ailes des feuilles examinées au tiers de leur hauteur etau …
voisinage de la nervure présentent des cellules ne Gepua(te pas
le double de celles du bord. 4
Fissidens polyphyllus Wils. — Tige en coupe transversale
‘également éliptique mais plus comprimée que chez le F. serrulalus ‘4
avec faisceau central à cellules ordinairement non ou à peine :
__ distinctes : celles de la zone moyenne à parois + épaisses très
__ grandes et diminuant brusquement de diamètre lorsqu'elles atter
_gnent la périphérie où elles sont très petites et à parois épaisses.
Les ailes des feuilles examinées au tiers de leur hauteur etau
voisinage de la nervure offrent des cellules 4 à 5 fois plus grandes
que celles du bord. h
_ En terminant cette note j'ajouterai quelques lignes relativesà la
_ distribution de ces deux Mousses. ae
En France le Fissidens serrulatus est réparti de la manière
suivante : B. Pyr. : Cambo [Gratteloup, 1810). Cet échantillon que
j'ai examiné a été rapporté finalement par l'abbé Boulay au F.
_serrulatus var. polyphyllus f. pyrenaica. Il appartient en réalité au
F. serrulatus. — Itscassou ; Pas-de-Roland (Douin et Dismier).
= Var: Le Trayas (Philibert). Espèce C. dans tous les ruisseaux de
l'Estérel et du Taunerou.
_ A. Mar.:le F. serrulatus est répandu dans les environs de Cannes
sur les terrains siliceux, notamment à la Croix-des-Gardes et à
Mauvarre.
Cette espèce existe également dans les contrées sbivatites
Italie, Corse, Espagne, Portugal, Angleterre, Tunisie, Madère e
Canaries.
Jusqu’à présent le Fissidens polyphyllus n’a été trouvé en France
que dans la Bretagne et les Pyrénées. Finistère : St-Rivoal, LOS on
nolé, St-Herbot, Scaër (Camus).
B. Pyr. : Pas-de-Roland (Gillot et Howse) ; Ascain (Lacoirqueta
_ Ces deux derniers spécimens ont été désignés par l'abbé Boulay
sous lenom de F. serrulatus, var. polyphyllus f. pyrenaica. — Sain!
Etienne-de- Baygory et la Rhune (Dismier).
, hr Fissidens est aussi connu en Éspagne, en Irlande et en Ang
terre.
En France le F. ia ét surtout méditerranéen quoique
eigne les Basses-Pyrénées ; quant au F. polyphylus il est ex
REVUE BRYOLOGIQUE "SR
Abruzzi Hepaticae
BY ALEXANDER W. EVANS
_ Although many parts of Italy have been carefully explored for
Hepaticae the mountains of the Abruzzi seem to have been largely
neglected. According to Barsalis « Bibliografia epaticologica. ita-
liana », published in Pisa in 1902, Cesati reported Radula cumpla-
nata fromthe region in 1873, and Archangeli added Plagiochila
asplenioides, Pellia Fabroniana and Metzsgeria furcata in 1887. These,
however, are the only definite records which he quotes, and
_ 8pparently no others have since been published.
Early in July, 1914, the write spent a few days at Scanno inthe
reart of the Abruzzi, and devoted considerable attention to the
_ Hepaticae of the vicinity. Although the high mountains surroun-
afforded favorable localities and fourteen species were collected.
These include. no rarities, and yet it seems justifiable to record
them for the sake of their phytogeographical interest. It will be
regions. The altitude of Scanno is about 3400 feet, and most of thés ::
Specimens wére found between 3000 and 4000 feet. e
1. Clevea hyatina (Sommert.) Lindb. — On rocks near Lago di
Scanno.
2. Preissia quadrata (Scop.) Nees. — On roks in a gorge near
Lago di Scanno.
3, Metzgeria furcata (1) Dumort. — On roots of trees in a Rorge
near Lago di Scanno.
4. Pellia Fabroniana Raddi. — On rocks, gorge of the Sagittario.
near Scanno.
5. Lophozia barbata (Schmid. ) Dumort. — On rock near Scanno.
6. Lophozia Muelleri (Nees) Dumort. — Onrocks near Scanno.
7. Piagiochila asplenioides (L.) Dumort. — On rocks, gorge of the
Sagittario, near Scanno. ;
8. Pedinophyllum interruptum (Nos) Schiffn. — On rocks, gorge
[the Sagittario, near Scanno.
$. Lophocolea minor Nees. On rocks in a gorge near Lago di
_ no ; on rocks, gorge of the Sagittario, near Scanno. nt
: Scapania aspera Bernet. — On rocks in a gorge near Lago di se
n0 ; on rocks, gorge of the Sagittario. near Scanno. APE
1. Radula Pt pres (L.) Dumort. — On roots of trees in à *
ding Scanno wre not visited, the woods and gorges closer at hand Le
_noted that several of the species are characteristic. of limestone
REVUE. : BRYOLOGIQUE
: 2 Porella nes (Schrad, ) Lindb; — On rocks in a gorge.
near Lago di Scanno.
13. Porella Platyphylla (L } Lindb. — On trees and logs, gorge
of the Sagittario, near Scanno.
_ 14 Cololejeunea calcarea (Lib.) Schiffn. — On rocks in a gorge
near Lago di Scanno.
Biblio graphie :
; h: Décis: — Recherches sur les Muréhantises (Extrait de la Revue
Générale de Botanique 1920, 99: pages, 16 pl. de PROS res
produites en similigravure et 45 f. dans le texte).
Ce travail est divisé en 5 chapitres. — 1° Le (halle : conatitutieté
point. végétatif, ramification, divers exemples de ramification
2 Constitution et développement des appareils mâles et femelles,
généralités sur leur composition, leur développement. — 3°
Alimentation des appareils mâles et femelles, expériences mettant
en évidence le rôle des dispositifs d'absorption. — 4° Interpréta-
tion des appareils mâles et femelles, principes relatifs à leur inter-
prétation. — 5° Classification : exposé et critiques de la classifi-
cation des auteurs, nouvelle classification fondée sur l’origine et la
pl ace de l'appareil fructifère, la constitution du capitule et la pré-
e u l'absence des sillons dans le Sn mé Deux pou
Tableau des | groupée :
+ Pédoncule non sillonné et situé sur le thalle :
LR : MARCHANTIOIDEXÆ NON SULCATÆ
ie Capitule réduit aux. involucres soudés sans 1. Involucra-
aucune partie à structure de thalle ; anthéridies _Lœæ (non
dispersées ou andræcies rejetées latéralement. sulcalæ).
x Capitule constitué par les involucres qui sont
réunis à leur base par une ni moe 3 structure
Lire
REVUE BRYOLOGIQUE id.
MARCHANTIOIDEÆ SULCATÆ
* Sporagones enfouis dans le capitule qui pré-
sente entièrement la structure caractéristique des
alles avec des chambres aérifères et stomates en
dessus ou en dehorset des poils absorbants en
_ dessous ou en dedans. 5. Inferiores
_* Capitule strictement réduit aux involucres sou- #. /nvolucra-
dés par leurs bases. Le (sulcatæ).
* Capitule montrant extérieurement une partie à
structure de thalle avec chambres aérifères et ‘sto-.
mates composés, et en dessous des involucres sans
chambres ni stomates ; à la périphérie se voient des 7 :
nus plus ou moins nets. 5. Lobatæ
* Capitule ayant la même composition que dans
le _&roupe précédent, mais montrant en plus des ARR
yons renfermant des cavités pilifères. 6. Radiatæ
Tableau des genres :
1. INVOLUCRATÆ /non Sulcatæ)
Lippareile: femelles situés l’un derrière l'autre
ur la partie médiane et longitudinale du thalle.
ithéridies à ostioles saillants dispersées sur la
Partie médiane du thalle. Clevea
Appareils mâles ou femelles rejetés altociative-
ment et régulièrement à droite et à gauche sur le
côté du thalle. Capitule formé par quatre involucres
“té en croix. nb sr à propagules semi-
Lunularia
2. SUBINVOLUCRAT
Ne comprennent qu'un seul genre. Les apparoils
ou femelles sont situés l'un derrière Yautre Plagio-
r la a partie médiane et longitudinale du thalle. . chasma
E 3. INFERIORES ; 4
4 ltlicres dressés et généralement au sgmbre
deux. Thalle stérile à chambres aérifères for-
nt en dessus une haute saillie conique. Andræ-
cies allongées sur. Me: milieu du thalle. A) Î
REVUE BRYOLOGIQUE
+ Capitule pédonculé et plus ou moins invaginé
autour du sommet du pédoncule. Rhizoïdes nais-
sant dans cette invagination.
:$ Involucres pendants et nombreux (jusqu’à huit).
Capitule conique. Chambres aérifères du thalle peu
saillantes, mais très grandes et visibles à l'œil nu.
_ Andræcies elliptiques et rejetées latéralement
_ Appendice des écailles plus ou moins elliptique.
4. INVOLUCRATÆ (SULCATÆ)
+ Un seul sillon pédonculaire. Authéridies dis-
- _persées sur la partie médiane et longitudinale du
_ thalle, chacune dans un involucre terminé par un
petit ostiole saillant.
+ Deux sillons dans le pédoncule. Andræcies
petites, arrondies et situées ordinairement un peu
en arrière de l'appareil fructifère.
5. LOBATÆ
__ $ Pedoncule à un seul sillon. Andræcies sessiles
(Operculatées des auteurs, Plagiochasma exclu).
X Pas de périanthe autour des sporogones.
__ — Andrœæcies en forme de cœur arrondi. Lobes
du capitule très nets. Thalle large (6-10 mm.)
__ — Andræcies plus ou moins arrondies à l’extré-
= mité d’un rameau ventral libre ou rejetées latérale-
ment (d’après Massalongo).
-__ lobes peu ou pas accusés extérieurement.
__ étroit (25 mm) |
__ — Andræcies allongées sur le milieu du thalle.
de, Capitule globuleux. Thalle étroit (2-5 mm.)
x Perianthés longuement saillants sous le
bites hyalins, d’abord plissés, puis divisés en
lanières pendantes.
_ $ Pédoncule à deuxsillons. Appareil mâle pédon-
_culé (deux sillons) comme l'appareil femelle.
__* Thalle grand, dépourvu de chambres aérifères
_et de stomates, montrant à la surface un réseau
Thalle
balle petit avec chamhres ad et sto mi
Capitules globuleux à
rrégulier de lignes saillantes ; pas d'écailles sous Fe A!
le thalle. Capitule ayant jusqu’à sept ou huit lobes.
Exormo-
theca
Fegatella
Sauteria
Peltolepis
Reboulia
_Neesiella
Grimaldia
| F imbriaria |
REVUE BRYOLOGIQUE es Qi
6. RADIATÆ
. X Capitule à quatre rayons peu accusés. Disque
mâle arrondi, non lobé. Pas de corbeilles à propa-
gules. Preissia
x Capitule présentant normalement neufs rayons .
très longs. Disque mâle à lobes nets (normalement
huit). Corbeilles à progagules rondes. Marchantia
L THÉRIOT, — Contribution à la flore bryologique du Chili (Revista
chilena de Historia natural, 1918 ; p.p. 79-94 et 2 pl.) — Les mous-
ses qui font l’objet de cette étude ont été récoltées par M. José A.
Campo, professeux d'histoire naturelle à l’école normale de Vic-
toria. Descriptions et figures des espèces nouvelles suivantes :
Campylopus Campoanus, C. carbonicolus, Tortula obscuretis,
Stereodon Campoanus, Eurhynchium confusum et Rigodium nano-
fasciculatum C. M.
_ L THérioT. — Notes bryologiques (Bull. de la Société botanique
de Genève, 1910 ; p.p. 26-28).
1. Syrrhopodon Taylori. - La description princeps du Syrrhopodon
Taylori est erronée quant au péristome ; mais l'échantillon type
conservé dans l’herbier Schwaegrichen ne laisse aucun doute sur
identité de la plante : c’est bien un Leucoloma comme l’a écrit
Mitten et il doit porter le nom de ZL. Taylori qui a pour synonyme
Leucoloma sarcotrichum. À
?. Fabronia longidens. — Par son péristome, cette plante se
rattache indubitablement au genre Dimerodontium et n’est sans
doute pas autre chose que le Dimerodontium pellucidum .
L Tnérior. — Mousses de l'Annam (Société havraise d’études
diverses, 1919 ; p.p. 33-47 et 2pl.). — La petite collection qui fait
objet de cette étude a été récoltée en juin 1912, sur les côtes
velles décrites et figurées : Leucoloma Krempfii L. Annamense,
a eucobryum Krempfir, Neckeropsis Kremptfïï, Homaliodendron
ce A de snsamense et Pinnatella (?) corru-
a.
. CULMANN. — Note bryologique : Fe Val des Bains (Auvergne)
ses environs immédiats (Bull. ae la Soc. RER de er p- P.
100-110, 1920). :
L'auteur ajoute quelques localités Rowales à ” liste publiée | x
édemment. ie observé, di -il, que les espèces RE ne sont :
méridionales de l'Annam par M. À. Krempf; elle ne se compose * :
Que de 28 espèces, mais, parmi elles, 7 espèces et ? variétés nou-
L
RE
;
x
REVUE * BRYOLOGIQUE
©
#
Lu hE plis fréquentes, ni plus ibbndantés sur les sommets des mon-
tagnes entourant le Val des Bains (terrains volcaniques) que plus
bas, entre 1300 et 1700 mètres, tandis que, sur certaines monta-
_ gnes suisses de même hauteur, le Rigi par exemple (terrains
calcaires), c’est bien au sommet même Ré l'élément alpin est le
mieux représenté.
__ Notes sur l’'Andreæsa Huntii qui est tout au plus une sous- espèce
du A. Rothii, sur l'A. rupestris falcata et l'A. angustata ; sur le :
_ Pobhlia polymorpha, le Mnium AN de les Ptilidium pul-
‘cherimum et ciliare.
_ P. CuLMANN. — Notes sur les Dicranacées et en particulier. sur le
Mémoire de H. Hagen sur celte famille (Bull. de la Soc. Bot. de
France 1920, p. p. 198-207). — Observations sur la classification des
genres et proposition d'une nouvelle clasification différant peu de
celle de Hagen. Description de la capsule du Dicranum Page
et notes sur plusieurs autres espèces.
__ J. Amanx. — Additions à la flore des mousses de la Suisse (Bulle-
tin de la Société Murithienne, 1916-17-18, p. p. 42-66. — Beaucoup
_ d'espèces et de variétés nouvelles, une clef PIRE de.:7 Pty-
_ chodium, dont 4 nouveaux. Les observations de l’auteur sont très
intéressantes quand même on ne considèrerait ces nouveautés
que comme des variétés ou de simples formes. Cette brochure se
termine par une liste de 21 mousses récoltées sur les schistes
re micacés du Combin de Corbassière entre 3600 et 3700 m. d'altitude,
elle prouve que les mousses s'élèvent à une plus grande altitude
dus dans les massifs secondaires plus ou moins isolés, placés en avan
ne des grandes chaînes.
J. AMANN. — Nouvelles additions et rectifications à la flore des
mousses de la Suisse (Bull. de la Soc. Vaudoise des sciences natu
relles, 1920, p. p. 81-1% et fig. dans le texte). — Comme dans la
brochure précédente beaucoup de nouveautés dont cinq sont figu-
_ rées : Barbula poenina, Syntrichia gelida, Bryum appendiculatum,
Br. Britanniæ et Mnium amblystegium. M° Amann fait une étud
des Mnium européens au point de vue du tissu cellulaire et
donne un tableau synoptique pour la détermination des espèces
européen nes du genre Hygroamblystegium.
JACQUES POTTIER. — Recherches sur le développement de feuil
rousses. In-8 de 144 et 32 pl., Chartres, imprimerie D ra
REVUE BRYOLOGIQUE
Les éhultats principaux des nombreuses sois de l'auteur sont,
d’après lui, les suivants : Abe
1° La feuille des mousses n'effectue sa croissance au moyen ee
une cellule initiale que tout au début de son développement.
2 L'activité multiplicatrice se déplace, au cours de l'ontogénèse
oliaire des mousses, de la pointe à la basé de la ‘feuille.
3° La pointe dé la feuille se différencie de très bonne heure. |
. 4° Certaines Andréales à pervure comme l'Anwreaea crassinervia
Bruch. et l'A, angustata Lindberg peuvent posséder quelquefois
ne initiale à 2 pans dans leur feuille. Ces faits, ajoutés aux obser-
Yations de Kühn et de Berggren à ce sujet, montrent chez ces
végétaux archaïques une tendance très nette vers le mode de
croissance foliaire des mousses plus évoluées. .
_5° J'ai prouvé par l'embryogènèse du Mnium punctatum :Hedwig
ue les marges foliaires ne sont nullement -0mpA “Dies aux
Ge J'ai étudié l'origine du groupe des cellules sténocystes chez À Ê
diverses mousses et ai constaté qu’elle n’était pas toujour la même.
7% Enfin j'ai découvert l'asymétrie foliaire chez Leucobryum
ÿlaucum, qui avait été niée par Lorch et ai ainsi apporté un _—.
ment à sa généralité chez les mousses.
ACQUES Porrier. — La parenté des Andréacées et des Hépaipiques
un Cas lératologique qui la confirme (Bull. du Muséum d'Hist. Én
aturelle, 1920, p. p. 337- 344 et 10 fig.). Il résulte des observations. Û
Pottier qu’il y a de nombreux points de ressemblance entre de
dretea petrophila et certaines DpaLqness dan A avec Te
l'Herberta adunca. He |
EL Tuérior. — Contribution à la flore br yologique 24 Madagascar
Société havraise d’études diverses, 1920, p. p. 95-111 et 2 pl.)
ette collection de M. Perrier de la Bathie, faite de 1917 à 1919,
compose de 6 sphaignes el de 61 mousses. Quatre espèces
nouvelles sont décrites et figurées dans les 2 planches, ce sont:
‘unaria delicatula, Brachymenium argpalene, Bryum Farria
ilonotis Perrieri. æ “4 4 j ie
Dixon. — Reports upon Lvo spliérions of mi mosses from Bri-
ast bag { COR misééllatieous ere) __—
e:. ROSÉ REVUE BRYOLOGIQUE
__ d'environ 50 n°* dont beaucoup contiennent plusieurs espèces. M.
! Dixon décrit et figure les espèces nouvelles suivantes : .
” Holomitrium Maclennani, Dicranoweisa afiricana, Brachyme-
= nium stenothecum, Anomobryum robustum, Bryum brevinerve,
_ Braunia brachytheca, Neckera submacrocarpa, Rhaphidostegium
elgonense, Brachythecium Ugandæ, BR. Dummeri, Kleioweisiopsis
denticulata
HN. Dixon. — Contributions to antarctic Bryology. — Mosses of
… Deception Island. (The Bryologist 1920, p. p. 65-71 avec 1 planche).
| Description de cette île presque inconnue jusqu'à ce jour au
point de vue bryologique. Collection de 8 espèces récoltées par M.
Robins, une espèce nouvelle décrite et figurée, le Bryum crateris.
__ Mosses from South Georgia. — Cette collection. de même que la
_ précédente, fut envoyée à M. Lillie par M. Hamilton. Description
_ et figures du Verrucidens intermedius et description de l'Andreæa :
. subremotifolia.
D. Douix. — Le capitule du Marchantia polymorpha expliqué par |
tour et ses disciples (Revue générale de Botanique 1920, in-8 de
5 p.
Le but de l'auteur et d'apprécier les idées de Leitgeb sur les
= Marchantiées en général et sur le Marchanta polymorpha en par-
mL ticulier. Il conclut de ses études que les explications de Leitgeb_
sur le capitule du Marchantia polymorphe sont erronnées. FA
À. Pascner. — Die susswasserflora Deutschlands, Oesterreich und
_ der Schweiz, Heft 14, Hepaticæ bearbeitet von V. Schiffner, 1914:
_ La couverture porte : Pas en librairie. Don de l'auteur. Petit for-
: _ mat de 55 pages et 158 figures, empruntées presque toutes à
Macvicar et à K. Mueller.
Description du gamétophyte et du sporophyte, bibliographie,
classification, clefs aualytiques, description des genres et desespè-
. ces. L'auteur comprend, sous ce nom de flore des eaux douces,
quelques espèces dont une variété seulement croît dans l’eau.
.. G- Roru. — Neuere und noch weniger bekannte Europaischen ;
_ Laubmoose (Hedwigia 1914, pp.148-156 et 1 planche représentan
_les caractères des 12 espèces ou variétés décrites : Hymenostom
. Meylani, Poblia torrentium, Brym sarekense, B. Payoti, B. crispu-
_lum, B. Rechini, Drepanocladus aduncus var. tenerrimus, D
apillifolius var. pseudo-Sendtneri et var. robustus. Seleropodium
ornellanum, Limnobium lusitanicum. Rd de
REVUE BRYOLOGIQUE |
PARAISSANT TOUS LES PEUux Mois
manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du numéro 5-6 LR ut
Muscinées spéciales à l'Auvergne, P. CULMANN. — Considérations sur Ia
ore bryologique de la Nouvelle-Calédonie, Taérior. — Une rectification
ropos du Stereodon lignicola, Tuérior. — Le Bartramia stricta sur le
oral de la Manche, PoriEn DE LA VARDr. — Nécrologie scandinave par DE
L. — Bibliographie. — Table des matieres de la 47° année.
2e
Muscinées spéciales à l'Auvergne
par P. CULMANN
Dans son essai d’une monographie géobotanique des monts a. <
tal (Bull. de la Soc. de Botanique de France, t. 60p. CXLI,
u en 1920) M. l’abbé J.-B. Charbonnel ne relève que deux. “
élaux supérieurs qui, en France, ne se trouvent qu’en Auver-
axifraga hieracifolia au Cantal et Saxifraga Lamotteiau Can-
aux monts Dore, tandis qu'il indique, d’après J. Héribaud r Hi
ées spéciales, en France, à l'Auvergne. Ce résultat est bien
prenant car on sait qu’en Europeles muscinéesquin'ont ététrou-
uen une seule région sont extrêmement rares. La bryologie
n à opposer au 130 espèces phanérogamiques spéciales à la
et à la Sardaigne, ni aux nombreuses espèces endémiques de
insule ibérique ou de la Crète. Ceci posé, il ya lieu d’exa-
" de plus près la liste des muscinées spéciales donnée ie <
aud (page 183 de ses Muscinées d'Auvergne).
ençons par les hépatiques. Voici leur liste : œ.
nomitrium confertum (G. varians), | er
coscyphus adustus (Gymnomitriun adustüm). or es
M _ capillaris (Marsupella nevicensis). FE Qu Ha
» Sprücei (Marsupella Sprucei). DAMA e e
» aemulus (Marsupella condensata). ns
ia Bartlingii ( Sc. cuspiduligera). “as ji:
annia obtusa (Lophozia obtusa).
multiflora (Cephalozia me #
subapicalis (J: mesoniella autumnalis)
66 À REVUE BRYOLOGIQUE
Duvalia rupestris (Neesiella rupestris).
Asterella pilosa (Fimbriaria pilosa). 1504
Les noms ajoutés en parenthèses sont ceux adoptés par K. Mül
ler dans sa belle flore des hépatiques.
Parmi ces treize hépatiques quatre : Gymnomitrium confertu
Sarcoscyphus capillaris, Sarcoscyphus Sprucei et Scapania Bar
tlingii figurent déjà dans le catalogue des hépatiques du Sud-.
Ouest de la Suisse et de la « Haute-Savoie» comme récoltées en
France. Héribaud cite expressément ce catalogue p. 480 de
flore, mais ne l’a probablement jamais vu comme d’ailleurs d'al
tres ouvrages qu'il cite sans grande utilité à mon avis. pe
Une cinquième espèce, Jungermannia obtusa, avait été récoll
dès 1888 aux Voirons en Savoie par Bernet et publié sous le n°
dans les Hepaticae Galliae exsiccatae de M. Husnot. Je ne sais si
fascicule de cette collection qui contient le J.obtusa a paru avà
ou après la flore d'Auvergne (1). En tout cas, cette hépatique n°
‘plus actuellement spéciale à l'Auvergne, mais elle semble y êt
particulièrement fréquente. Le
Une sixième hépatique : Jungermannia multiflora avait déjà ét
indiquée par Spruce dans sa monographie du genre Cephalozia
la Hourquette d’Aspin dans les Pyrénées. Héribauld cite Spru
propos du Jungermannia multiflora, mais ne semble pas l'a
consulté. ns.
_ Pour le Duvalia rupestris, l’Asterelia pilosa et le Jungerman”
subapicalis, Boulay indique dans ses Muscinées de France (Hépal
ques) des localités situées en dehors de l'Auvergne. Fi
Le Jungermannia grimselana se trouve d'après M. Douin (
de moires de la Soc. Bot. de France t. 6 p. 79) dans les Alpes et !
Pyrénées. | UE
= Restent trois hépatiques : Sarcoscyphus adustus, Sarcoscyphus
aemulus et Jungermannia Michauxii qui, à ma connaissance à
superficielle de la flore française, n’ont pas encore été indiqu
en France en dehors de l'Auvergne. É
Boulay dit, page 156 de sa flore du Sarcoscyphus ou Gymnol
trium adustum : « Cette espèce, très controversée, n’a pas enco
été reconnue avec certitude en France, où elle pourrait exist
Je considère, avec la plupart des hépaticologues, le Gymnomi
adustum comme une bonne espèce. Il est très répandu au mo
Dore et peut être considéré comme une plante caractéristiqui
ie
:
(1) Le fascicule contenant cette espèce a été publié en novembre
plus de dix ans avant les muscinées d'Auvergne de Héribaud (H
REVUE BRYOLOGIQUE ee DEN: ;
_ cette région, même sl devait être découvert dans les Alpes fran-
Çaises, ce qui semble probable car il se trouve à plusieurs endroits
_ daos les Alpes suisses.
__ L'existence du Sarcoscyphus aemulus en Auvergne est douteuse
d’après Boulay page 150
Le Jungermannia Michauxii est admis comme espèce française
et auvergnate par Boulay. L'exemplaire du Bois de la Richarde
Que j'ai vu appartient au Sphenolobus minutus, mais comme une
_ constatation positive est toujours plus probante qu'une constata-
_ Lion négative, je considère l'existence de cette espèce comme pro-
bable. En résumé, des treize hépatiques de la liste d'Héribaud,
deux seulement : Gymnomitrium adustum etSphenolobus Michauxii
semblent encore à l'heure actuelle être spéciales, en France, à
l'Auvergne.
Passons maintenant aux mousses. Sur les 19 de la liste d'Héri-
baud on peut d’abord en rayer 7 dont l'existence a été constatée,
en dehors de l'Auvergne, en France avant ou après la publication
des Muscinées d'Auvergne. Ce sont les suivantes :
Amblystegium compaclum. M. Sébille dit (Rev. bryol. 1914, p. 33)
que cette mousse a été trouvée par l’abbé Réchin entre Sainte-Foy
et Tignes en Savoie et identifiée par Renauld.
Myurella apiculata. Boulay indique déjà (p. 170 de sa Doté des
mousses de France) une localité dans la vallée d’Ubaye, Husnot
dans le Muscologia gallica en ajoute une seconde : Mont Joly
(Savoie). Ces deux publications ayant paru longtemps avantla
flore d'Auvergne, on ne voit pas trop pourquoi Héribaud consi-
dère cette espèce comme spéciale à l'Auvergne. Je ne serais même
pas étonné qu’elle ne s’y trouve pas, car à l'endroit indiqué je n’ai
vu que le Myurella julacea var. scabrifolia Lindb. qu’on peut con-
fondre avec le Myurella apieulata auquel il ressemble plus, à pre-
mière vue, qu'au M. julacea typique. . ”
Tetrodontium repandun. Indiqué par Schimper Syn. ed. IL p.
351 in Pyrenaeis (Philippe). Husnot considère le Tetrodontium
Tepandum comme une variété du T. Brownianum. Lui et Boulay
ne mentionnent que cette dernière mousse dans les Pyrénées,
Sans parler de l'indication de -Schimper qui semble pourtant 1.
mériter confiance. |
_ Philonotis seriata a actuelles de nombreuses localités nm
F ance qu'on trouvera à la page de 420 de l'excellente Éric Fe
Phie des Philonotis de France de M. Dismier. ..
Grimmia plagiopodia ue el Broihérus p 449 des Pflanzen
an ) _intéressante ro rune
1.1 MNREERES | REVUE BRYOLOGIQUE
_ des Grimmiacées, M. Læske attribue cette localité à Spruce,
_ iln'y a donc pas lieu d’en douter. | 5
_ Grimmia crinita-leucophaea ou Grimmia pϾcilostoma Cardot et :
PLU LE possède actuéllement d'assez nombreuses localités en France
en dehors de l'Auvergne. Voir p. 84 de la monographie de Lœske
ainsi que les stations récemment (Rev. Bryol. 1914, p. 63) signa-
lées par M. l'abbé Sébille (P. 33 du même article, on trouvera
- aussi plusieurs localités nouvelles du Myurella apiculata dans les
Alpes Françaises. À PR
_ Dicranum fragilifolium doit être rayé de la flore d'Auvergne.
Voir ma notice p.22? de la Rev. Bryol. de 1920.
_ Si l'on retranche des dix-neuf espèces dela liste d'Héribaud les
sept espèces susvisées, il en reste douze : trois, Didymodon Lamyt,
Barbula Buyssoni et Anomobryum sericeum endémiques ont.
toutes plusieurs stations en Auvergne. (Le Didymodon Lamyi et
l'Anomobryum sericeum ne sont pas confinés aux environs du
val des Bains, je les ai retrouvés aux énvirons de Fraisse-Hau
dans le Cantal). Les Didymodon Lamyi et le Barbula Buyssoni son
. généralement acceptés comme espèces propres, tandis que l'Ano-
# . mobryum sericeum est subordonné par quelques auteurs au
re filiforme. Peut-être est-il la forme fructifiée du A. concinnatum.
. Parmi les neuf espèces qui ont des stations à l'étranger. Hypaum
pseudostramineum, Fontinalis arvernica, Fontinalis Heldreichii
Pyramydula tetragona et Audreaea Blyttii n'ont qu’une seule
localité en Auvergne, deux Barbula icmadophila et Andreaea
“alpina en ont deux et le Barbula Heribaudi, trois. Seul
_ l'Andreaea angustata est répandu dans les monts de
. l'Auvergne et constitue un élément caractéristique de cett :
Sais
REVUE. BRYOLOGIQUE je
Cephaloziella ervernensis, Brymarvernense, Anblyetégiole ist .
cum par exemple) car mon intention n'était pas de donnerune
liste plus exacte des muscinées spéciales, en France, à l'Auvergne
t cela pour deux raisons : 1° parce qu’il existe encore de trop :
grandes parties de la France peu où même pas du tout explorées
au point de vue bryologique pour qu'il soit possible de dire quelles
espèces, notamment parmi les espèces critiques, sont spéciales à 1
‘une région déterminée et, 2, parce que l'Auvergne et mêmela
France sont des divisions politiques et, qu'à mon avis, la géobota- #
nique n’a rien à voir avec ces divisions. Il iaudrait considérer soit
le plateau central tout entier, soit la partie volcanique de ce Ph
téau, sans tenir compte des limites départementales.
* La conclusion de mon article sera donc purement négative :
l'Auvergne est loin de posséder 32 muscinées spéciales, il est
impossible à l'heure actuelle d’ indiquer quel èn est le nombre,
mais je serais étonné qu'il s ‘élevai à une émane de bonnes
pores
re AD CHUANN, ne FR
Ni ote. — Spruce n’a pas dique le G. plagiopodia dans les Pyré
ées. Après avoir cité le G. crinita, il ajsute :« Specimens com-
nicated by Arnott from Montpellier have the perichætial leaves
one piliferous, even the terminal ones of the sterile branches.
ing muticous. In this character is precisely agress with. G. pla-
iopodia Hedw ; yet the calyptra is dimidiate, not mitriform as in
That _. se
Husnor. ie
Considérations sur la flore bryologique
| de la Nouvelle-Calédonie
et riens ne HE des
Lorsque Holelte Ha PP ne 1873, sa A ARE E de.
ouvelle-Calédonie, le nombre des espèces connues dans l'ile ne
ait pas 126. Il se doutait bien que le tableau de la dois.
il présentait au public était fort incomplet ; aussi engageait-il
Rrntes à poursuivre leurs recherches et à nañacher à Lei
s':, Sa e ie __ REVUE BRYOLOGIQUE 9
point, stationnaire pendant plus de 30 ans. Les années qui ont
suivi sont marquées, en revanche, d'une activité exceptionnelle
dans la recherche des muscinées, grâce surtout à deux instituteurs
de Nouméa, M. A. Le Rat (souvent aidé par Mme Le Rat) et M.
1. Franc. Ces deux collecteurs dévoués et expérimentés ont exploré
l’île sur un grand nombre de points, entreprenant de longs voya-
ges, s'imposant les plus dures fatigues. Leur zèle a été récompensé
par les précieuses découvertes qu'ils ont faites ‘ ils ont, à eux
_ deux, enrichi la flore de l’île de plus de 300 espèces dont un de
nombre sont nouvelles pour la science.
Les récoltes de Le Rat ont été étudiées par le gén. E. G. Paris
et M. V. F. Brotherus ; ils lui ont dédié le genre Leratia. Celles de
_ Franc ont été déterminées par moi-même ; j'ai eu la satisfaction
_de découvrir dans les matériaux qu'il m'envoya un genre remar-
_ quable, de toute beauté, voisin des Spiridens, mais entièrement
_ distinct par ses fruits à long pédicelle. Ce genre que j'ai nommé
Franciella, en l'honneur de Franc, appartient jusqu'ici exclusive
_ ment à la Nouvelle-Calédonie.
Le dénombrement des mousses néo-calédoniennes me donité
actuellement 528 espèces. Quand une révision aura fait disparaître
les espèces douteuses ou qui font double emploi, il en restera bien
.500, c’est-à-dire 4 fois plus qu'en 1873.
On est en droit de penser, après ces constatations, que la flore
_ bryologique de Nouvelle-Calédonie est en grande partie connue €
4 xp le moment est venu de rédiger un travail d' ensemble sur cette
ore.
; Quand j’en ai commencé l'étude, vers 1906, je me berçais de
_ l'espoir d'entreprendre ce long, mais intéressant travail. J'ai réun
dans ce but presque toutes les espèces de l'ile (j'en possède plus
de 500) et la plupart en beaux et nombreux spécimens. Mais la
guerre à empêché la réalisation de mes projets ; elle m'a contraint
à retarder l'heure de ma retraite de plusieurs années et m a privé
Ta0 des loisirs nécessaires pour mener à bien une telle œuvre. Pourrai-
je la reprendre ? Je ne saurais m'y engager.
Il me reste, des envois de Franc, un certain nombre de nou-
_ veautés encore inédites. Je ne veux pas tarder plus longtemps à
| publier leurs diagnoses pour ne pas lui faire perdre le bénéfice de
_ses découvertes. J'ajouterai à ces diagnoses des remarques sur
nn pat et pre rectificstions.
nouvelle ne: ile je ju possède. de deux localit
REVUE BRYOLOGIQUE re 71
nvirons de in leg. D' P. R. Joly (1902), comm. À Corbière :
Baie du Sud, leg. Franc (1915).
La plante de la Baie du Sud diffère du type de Java par le péris-
me dont les dents sont plus étroites, presque linéaires, striées
n long et presque lisses.
Chez le T. paucifolius, le col de la capsule est généralement
régulier, mais j'ai observé dans une mème touffe des capsules à
1 nettement goîtreux avec d’autres à col sans apophyse ; j'ai fait
même constatation chez d'autres espèces, notamment sur le 7.
mportance qu'on lui attribue et que c’est une erreur de s'appuyer
lui pour établir un groupement des espèces.
Holomitrium Franci Thér. sp. nov.
Mont Koghio, leg. Franc (janv. 1913). :
ovhe de {1. Hodgkinsoniæ CG. M. d'Australie dont il a le port,
taille, la forme des feuilles.
Il s’en distingue par le pédicelle plus long (15 mm. .), par la feuille
us longuement mucronée et dont le tissu basilaire est composé,
-dessus des oreillettes, de cellules linéaires, hyalines, occupant
l espace plug grand et remontant assez loin le long des bords,
' la nervure plus étroite (0 »», 90 au lieu de 0 mm, 120 ).
(4 suivre)
I. TiiérioT.
| Une rectification
à propos du Stereodon lignitelé Mitt.
Mitten a décrit le Stereodon ignicola dans ses Musci Indiæ
talis, p. 104.
yant eu besoin d'examiner dette espèce, j'ai demandé au
tish Museum de bien vouloir me la communiquer. J'ai eu la
rise de constater que le fragment qui m'a été obligeamment
Yé par le Directeur du British Museum, extrait de la récolte
fite à Moulmein par le Rev. Ch. Parish (n° 17) ne répondait pas à
ription de Mitten : c'est en effet une plante qui appartient
bablement au genre Sematophyllum, mais non au genre /sopte-
dans lequel Re ot. POP ont rangé le Stereodon
la.
pèce de Mitten est donc bié autre chose ; aussi est-il natu-
supposer que la touff diée par Mitten. n'était pas pure, :
ontenait en mélange plusieurs espèc our Féaoudre cette
owicie. B. et P. C'est pourquoi j'estime quece caractère n’a pas
REVUE | BRYOLOGIQUE
_ question, je me suis sdtéé au Botanical Garden de Nero
qui possède l'herbier de Mitten. Mme E. G. Britton ae
_ l'amabilité de me donner un fragment du type récolté à Pegu, pa
. Kurz (n° 2937) et une copie des dessins du type de Moulmein,
_ dus à Mitten @)
L'étude que j'en ai faite m'a Leger d'arriver aux constatatio À
suivantes :
1° La plante de Pégu appartient bien au genre /soplerygium.
. 2 Cette plante et celle de Moulmein ont des feuilles conformes,
mais des capsules dissemblables (d'après les dessins) : chez
première, la capsule est petite, pàle et subdressée ; la second
a une capsule horizontale (comme chez le spécimen Lou j'ai reçu
du British Museum). dk
6 Faut-il conclure de ces dbcérvat ons que les plantes de Pegu et
; de Moulmein sont deux espèces distinctes ? À mon avis, C ces diff
_rences s'expliquent autrement et aisément par le fait que la récol
du Rev. Ch. Parish étudiée par Mitten comprenait un mélange
deux espèces qu'il n’a pas pris le soin de séparer ; el par inadve
tance (il n’est pas le seul d'ailleurs qui ait commis une tell
: a ré il a décrit et figuré les feuilles de l'Isopterygium
fruit du Sematophyllum.
Je saisis cette occasion pour notifier et compléter la des T1
tion de l’Isopterygium (Stereodon) lignécola Mitt. ence sus roga
fruit, de la manière suivente:
À Pedicellus erectus, gracilis, (a dd nn { cm. longus, ca
“cblonga, pallida, suberecta.
J'ai essayé, mais en vain, de Moruues le Sematophgllum | (?)
figure sous le nom de Stereodon lignicola au Bristish Museum ;
#2 crois l'espèce nouvelle ; mais le fragment que j'ai reçu était trop
| maigre pour que je me fasse une idée juste de la plante. Jel
le soin de compléter cette étude à mes collègues d' Outre-Man
et en A à mon ami H.N. Dixon, dont A ARS
os de, la: révolte à d Ch. Parish br
Journ. bo p. 335. ce srénen est bien
REVUE BRYOLOGIQUE .
Bartramia stricta Brid, sur le littoral de la Manche
par R. POTIER DE LA VARDE er Dee
Le 17 février 1920 j'ai eu la chance de récolter Bartramia stricta
Brid, dans les falaises de St-Jean-le-Thomas (Manche). Les touffes
stériles étaient relativement abondantes, par contre les capsules
étaient beaucoup plus rares. La trouvaille de cette mousse n'est
pas seulement intéressante parle fait qu’elle apporte un nouvel élé-
ment à ajouter à la flore des « Muscinées du département de la _
Manche » de M. Corbière. Bartramia stricta est une espèce essen-
_tiellement méridionale. Boulay, (Muscinées de la France, 47° parlie-
.p. 222), la qualifie de «caractéristique delarégion mdditerranéenne ».
De fait, en France, c'est dans le bassin méditerranéen qu'elle
_ domine, des Pyrénées-Orientales aux Basses-Alpes, se retrouvant
par ailleurs, en Asie Mineure, à Madère et aux Canaries (Broth. in
_ Gener, p. 641). Sa présence « accidentelle sur quelques points de
lazône silvatique inférieure » devient rarissime au nord de la
Loire. Sur le littoral de la Manche elle est donc nettement en :
hors de son centre de dispersion, et le fait est curieux à noter
au point de vue de la géographie botanique. Il existe, il est vrais
des stations encore plusexcentriques, Comme celles qui sont signa-
lées dans le Sussex en Angleterre. Sans se relier précisément à ces
dernières, la localité de St-Jean-le-Thomas a cependant probable-
ment les mêmes raisons d'existence dans des conditions climaté-
ques analogues. es FE A
Abritée des vents du Nord par un massif granitique élevé, qui
f
antonné sur les pentes directement exposées au midi, êt qu'il ne
Se trouve que dans la partie basse de la falaise, à quelques mètres
seulement du niveau de la grève, c’est-à-dire dans la région la plus a
nn.
RE | Poriën DE LA VARDE,
74 REVUE BRYOLOGIQUE
à NÉCROLOGIE
Scandinavian Bryologist that have died in last years.
| Bryan, Nixs, physician in Honefos (Norway), died at the 21 th of
december 1916, nearly 63 years old. Among his many bryological
_ publications may here be mentioned :
De Bryinearum in Norvegia distributione observationes nonnul-
lae sparsae (Norsk Mag. for Naturv., 1887) ;
_ Enumerantur musci, quos in valle Norvegiae Saetersdalen obser-
_ vavit. (K. Norske Videnskabers Selskabs Skrifter, 1899) ;
Ad muscologiam Norvegiae contributiones sparsae, I-III/Nyt Mag:
. for Naturvidenskab, 1902) ; 25
Ad cognitionem generis muscorum Amblystegii contributiones.
_ (Ibid., 1903);
Ad muscologiam Norvegiae contributiones sparsae, IV. (Ibid.,
1907); |
._ Bryophyta in itinerè polari norvagorum secundo collecta (Kris- …
_ tiania 1907); inthis publication are many new arctic species of
__ mosses, especially Brya, described ;
= Ad cognitionem Bryophytorum Archipilagi Canariensis contri-
_butio. (K. Norske Vidensk. Selskabs Skrifter, 1908) ;
_ Ringerikes Mosseflora (Nyt Mag. for Naturvid., 1908). nus
= Notes sur la flore bryologique italienne (Rev. Bryologique 1913).
Han, InGepricur, SEVERIN, physician in Trondhjem (Norway)
died at the 8th of june 1917, 63 years old. As his most important
bryological publications may be mentioned ; ;
Index muscorum frondosorum in alpibus Norvegiae meridionalis
Lomsfjeldene et Jotunfjeldene hucusque cognitorum (K. Norské
Vidensk. Selsk Skrifter, 1889) ;
= Ad bryologiam Norvegiae contributiones Sparsae (Ibid., 1890) »
î Schedulae bryologicae. (K. Norske Vid. Selsk. Skrifter. (Ibid.,
1907) ; és si ne
_ Musci Norvegiae boreales (Tromso, 1899-1904) ; $
Ein Beitrag Zur Kenntnis der Brya Deutschlands (K. Norske Vid:
_. Selsk. Sknfter, 1904) ;
= Forarbeider till en Norsk Lovmosflora (1) (Ibid. 1908-1915) ;
Hagen's most important publication. Dr
: À
marques sur la nomenclature des mousses. (Ibid. 1910) ; Ja
Re
REVUE BRYOLOGIQUE
_ Geografiske grupper blandt Norges lovmoser (1) (Ibid., 1912) ;
_ Notes in Revue bryologique, 1891, 1904, 1906, 1910.
BerGGREeN, SvEN, professor in Lund (Sweden) died at the 28 th
of june 1917, 80 years/old. Among his publications may here be
mentioned. Ù
_ laktagelser ofver mossornas konlosa fort plant ning (2). Lund,
_ Bidrag till Skandineaviens bryologe (3) (Lund, 1866) ;
_ Studier ofver mossornas byggnad och utveckling (4). 1 Andreae
aceæ (Lund, 1868) ;
Musci et hepaticæ spitsbergenses (K. Svenska Vet. Adam en
handlingar. Band 13. N° 7. 1875) ; 2
_ Undersokning af mossfloran vid Diskabugten ock Auleitsivik:
fjorden i Gronland (5) (Ibid. n° 8. 1875) ;
On New Zealand Hepaticæ. L (Lund, 1898).
Raxtass, Baano, inspector scholæ in Kristiania (Norway) died me
tthe 5 th of september 191$, 67 years old. His most important
ological publications are : 4
Bidrag til kundskaben om mossernes utbredelse i Norge (6)
Kristiania Vid. Selsk. Forhandl., 1886) ;
Beitrage zur Lebermoosflora Norwegens (Ibid. 1898) ;
De distributione hepaticarum in Norvegia (Kristiania, 1893) ;
ur Bryologie Norwegens, 1 ( Kristiania, 1893) ;
ntersuchungen über Bryophyten in Romsdals Amt (K. Norske
nsk. Selsk. Skrifter. Trondhjem. 1911) ;
Bryophyten aus clen Crozetinseln (Nyt Mare f. Naturv.,
Stiania, 1911) ;
Cephaloziæ species duæ novæ (Rev. bryol., 1902) ;
Zur Rime né Er (Nyt ns a Naturv, , 1912).
ARNELL.
u) Geographical groups amongst the Norvegian Mosses.
{2) Observations on the asexual propagation of the mosses.
4 Contributions to the scandinavian bryology.
) Studies of the structure and developement of the mosses.…
5) nt of the Mossflora in the named places. .
tributions ré the e knowledge of te dstripatian: of the mosses mi.
REVUE | BRYOLOG IQUE
N
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nov., description et fig., pp. 95-96. 0. E. Jennings.
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Le El. G. Britton. — Photographing mosses. II. Une page de texte et
is 2 planches de photographies représentant 3 Funaria. A. J. Grout.
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of the Sarekgebirge, pp. ?8- 29 et 40-42. Annie Lorens. — Aninte:
resting moss; pp. 42-44. !1. 5. Jewett. Il s'agit d’une variété spi
folium rapportée par les uns à l’Amblystegium filicioum et par les
utres à l'A: irriguum. — Hypopterygium japonicum in Nortl
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Buxbaumia aphylla et indusiata et figures de ces ? plantes. 4.
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a of Québec, p. 27 30 A. W. Evans. — Notes on Funaria, p. 35- Se
Extinet Moss, p. 51-52 et 6 fig. Dixon. — The mosses of the
d lichens of the quartzite hills of the kamouraska formation, * a
ior de 2 espèces nouvelles : Porotrichum cavifoliumet Porotham- -
n agar, p. 62-63. D.J. Levy.
2.7; REVUE BRYOLOGIQUE
Pterygophyllum acuminatum at Ohio Pyle, Pennsylvania, p. 100.
O E, Jennings.
Tue BryoLocisr 1918. — The Rhacomitriums of Western North.
_ America (concluded), p. 1-16. 7. C. Frye. — War wort for Bryolo-
gist, p. 53-56. G. E. Nichols. — Notes on Radula obconica, p. 56-59
description et fig. Annie Lorenz. — Octodiceras Julianum var.
Ohioense, p. 60 61 et.: pl. W. 7. Emig. — A collection of mosses
from North Carolina, p. 61-67, A. Leroy Andrews. — Notes on the
mosses of Northwestern Ontario, I. Sphagnum, p. 69-78, 1 pl. de
_ photographies etl carte. 0. E. Jennings. — Ellen Hutchios, a biogra-
phical sketch, p. 78-80. W. 1. Pearson. — Further notes on Jage-
rinopsis, p. 80. E. G. Brüton. — Chatubinskia, a ‘further correc-
_ tion,p 80-81. A. N. Diron. — The american rea cross wants infor-
__ mation regarding supplies of surgical sphagnum, p. 81-83. George
Æ. Nichols. — Porotrichum not Thamnobryum, p. 83-84. Æ. G
Britlon. — Certain organic substances assimilated by Ceratodon
purpureus; p. 86.0. E. Jennings. :
Tue BryoLocisr 1919. — Hylocomium a'askanum, p. 1 et 3 fig
. R.S5. Williams. — West indian mosses in Florida, p. 2, ce sont
Mittenothamnium diminutivum and Thuidium involvens. £. G:
Brilton. — Archidium cubense, p 2. R.S. Williams. — The sou-
thern limit of Encalypta laciniata, p. 3. À. S. Nans. — Encalypta ;
a revision of the North American species by Dorothy Coker, p- 3-4
_ E.G. Britton. — Encalypta laciniata in Central New-York, p. là
Elias J Durand. — Collecting in Arkansas, p. 14-15, Rachel L. Lowe
— Anacamptodon splachnoides var Tayloriæ in Missouri, P- 16
E. B, Chamberlain. — Collecting in Oklahoma, p. 21-26. Rachel L
Lowe. — List of french hepaticæ collected by major George H
Conklin, p. 27. Caroline C. Haynes. — Hepatics of the Lake Ge
_ ge Flora, p. 33-37. Stewart H. Burnham. — Moss notes. IL. TWO
Pogonatums, p. 37-38 et fig, des P. brevicaule et brachyphyllum
A. J. Grout. — Mosses as formers of tufa and of floating islands,
P. 38-39. Aravilla Taylor. — Notes on North American Sphagnum
VIII, p. 45-49. À Leroy Andrews. — A list of mosses from Sanford.
Florida, p. 50-54 S. Rapp. — Notes on North America hepatic®
VU, p. 54-72 et 3 clichés. 4. W. Evans. — Mosses of the ere
.. Mountains, Washington, collected by J. A. Allen, p. 85-86. M.
ss Seymour. — Mosses of Bermuda, p. 87. £. G. Brition.
__ Tue BrvoLocisr 1920. — Some hepaticæ from Matinicus 18 !
‘ Maine, p. 1-3. Annie Lorenz. — Rhacomitrium sudeticum, a Des
ew to Worcester County, Massachusetts, p. 4-5. Rachel L. Lo
Sphagnum in glacier national park, Montana, p. 56. Paul ee
td UE NE ESROSE
REVUE BRYOLOGIQUE Roi 2D : ê
_ dley. — Mounting mosses for exhibition purposes, p.6. £lisabeth M.
_ Dunham. The mosses of the lake George flora, p. p. 17 à 26,38 à 45
€t 54-60, Stewart I. Burnham. Catalogue de 263 mousses et sphai
_ &nes avec l'indication des localités et des observations au sujet de
quelques espèces. — Hymenostomum in North America, pp: 28-31.
A. Leroy Andrews. 1. Delimitation of the genus.— Tortula pagorum,
near Harpers Ferry, p. 33-34 avec des photogravures grossies de
la plante et séparément des feuilles. A. 7. Beals. — Bartramiopsis .
Lescurii pp. 35-36. J. M. Hoizimger. -- Adventures in Mossland : Po-
lytrichadelphus Lyallii, pp. 49-50. John W. Bailey. Aplozia Pendle-
loni nov. sp. p. 50 et 1 pl. Wm. H. Pearson. Port du A. cordifolia |
_dontelle diffère par ses feuilles orbiculaires, plus larges que longues
_et des cellules plus larges avec des parois minces ; le caractère le
_ Plus remarquable est l'épaisseur de la base des feuiles formée de
deux rangs de cellules. — Grimmia brevirostris sp. nov., p. 52 et
pl R.S. William. — Contributions to antartic bryology, pp. 65-70
€t1pl. //. N. Dixon. — Notes on useful and harmful mosses, p. 71.
T. C. Frye. — Tortula caroliniana, nov. sp. p. p. 72-75 et 1 pl. À.
Le Roy Adrews. — Sematophyllum Smallii, nov. spec. p. 76 et 1 pl.
RS. William. — Porella rivularis, p.p. 85-86. W. A. Pearson. — 1
On our american form of Timmia megapolitana, p.p. 86-88 et fig.
J. M. Holzinger. — Little Journeys into mossland. I. Early bryolo-
&ical experiences, p.p. 88-90. G. B. Kaiser. — Mosses from the Cas-
pian and Black sea Regions, p.p. 90-91. W. Edw. Nicholson.
. T.C. Frve. — Jllustrated key to the Western Ditrichaceæ (The
Bryologist 1917, p. p. 49-60). a
__ L'auteur étudie les 6 genres suivants : Pleuridium, Swartzia,
Trichodon, Ceratodon, Ditrichum et Sæiania; d’abord key and
Comparison of the genera et une seconde clef : key to the genera,
based on vegetative plants. Description des genres et clef analyti-
que des espèces pour ceux qui en comprennent plusieurs. Au
Hotal 19 espèces (presque toutes européennes) figurées de grandeur
naturelles et les détails de la végétation et de la fructification
Srossis dans 5 ou 6 figures. Lx
TT. C. Faye. — The Rhacomitriums of Western North (The
Bryologist 1917, p. p. 91-98 et 1918 p. p. 1-16). Lo
; Description du genre. Clef des 14 espèces dont 9 européennes. De
Description des espèces et de plusieurs variétés accompagnée de
© mbreuses figures ; ce mémoire se termine par un tableau r'ca-
Pitulatif des divers caractères RE
L Gxorrry.— Bryologische Beitrage zur Flora der Hohen Tatra, a
REVU E. B nYOLOGIQUE
+ pages (Magyar B Bouin Lapôt, 1919). — LadantioS de Brya
récoltés par l’auteur et: déterminés par le D: Podpera. Trois espèces
nouvelles indiquées mais non décrites : Bryum hungaricum PoTRe
B. ‘tatrense Podp.; B. Gyorflianum POP
TIRE DES MATIÈRES Œ LA 47° ANNÉE (1920)
_ PAR NOMS D’ AUTEURS.
 Lb. = Nérologié sbaräligve:
1BLIOGRAPHIE. CR do
RUS. + Contributions à la ilore bryologique +
FRuador.
ronANGE dr et ! hi k
— Contributions à la flore Brgologique. dé. la.
Suisse et de l'Auvergne . . .
MAscIeRe de Arai à l'Auvergne,
à Aie lon Doins. RARE
Notes sur les Fissidens serrulatus ei. F, poly
phyllus Len MR UEsR e
ANS, — Abruzai Hepaticae . |
ces du genre Fsidéns. re
Stereophyllum Bremondi. * ER
_ Tératologie. . .
A Contribution à la hote Fo e
que du Kikouyou fi na orien-
». 10e anglaise) .
ee Bartramia stricta sur le to
ral de la Manche.
N° 1 48e ANNÉE 1921
REVUE BRYOLOGIQUE
. P'ARAISSANT TOUS LES Peux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du numéro 1
_ Nouvelles contributions à la flore bryologique du Jura. C. MEYLAN. —
__ Ob‘ervations sur quelques espèces du genre Fisssidens et description du
. Hildebrandtiella Soulii, sp. nov. PoriER DE LA VARDE. — Considérations sur
la flore bryologique de la Nouvelle-Calédonie et diagnoses d’espèces
_ nouvelles. THÉRIOT.
Nouvelles contributions à la flore bryologique du Jura
par CH. MEYLAN
Ci-après j'indique les principaux résultats de mes recherches
dans le Jura depuis 1919, soit depuis le moment où a paru la Flore
des mousses de la Suisse. Bon nombre des espèces figurant dans
les lignes suivantes sont nouvelles pour la chaîne tout entière ou
pour le versant suisse, montrant ainsi que la connaissance de la
flore bryologique jurassienne est loin d’être complète.
SPHAGNUM sUBBICOLOR Hampe. Répandu dans tout le Haut-Jura
‘Surtout au-dessus de 1200 m. Reste stérile. °
_ S. Dusexi Jensen. Marais du Grand Cachot dans le vailon dela
Brévine, 1050 m. c. fr. (Gams et Meylan). Mélangé à S. cuspidatum
s'en distinguait par sa teinte brunâtre.
… S. rusezLum Wils. c. fr. ! Marais des Ponts. A l'état stérile, il
existe dans presque toutes les tourbières.
… Gyrowæisia acurirozia Philib. Granges de Sainte-Croix sur
molasse surplombante, 1080 m. Seule localité connue dans l'inté-
tieur de la chaîne. Paraît rare aussi à la base du versant E. où je
ne l'ai rencontré qu'à Orges, 600 m.
_ Mozexpoa SexprNErIANA (Br. eur.). En grosses touffes dans des
vités tuffeuses des rochers de l’Aiguille de Baulmes, de m.
ov. pro Jur.
Dans cette localité, les touffes ne on point d'un vert glauque
U jaunâtre comme chez le type tel que je l'ai rencontré dans les
lpes, mais plutôt d'un vert brupâtre et rappelant de loin le Tor
Ua tortuosa. Loeske dont, pour plus de sûreté, j'ai demandé
Vis, a confirmé ma détermination.
ELIGERIA Doniana Sas Rain ( de la Baulmine, entre le Suchet
2 REVUE BRYOLOGIQUE
et l’Aiguille de Baulmes, sur un erratique à 750 m. Nov. pro Jur
helv.
Fissinens incurvus Stark. La Vraconnaz près Ste-Croix sur
_ l’argovien argilo-marneux, 1100 m. Cette espèce paraît très rare
, dans la chaîne. +
Fissipens cRassipes Wils. var. curTus Ruthe. Dans le lit du
torrent sortant de la Baume de Longeaignes dans le Valde Tra-
vers, 830 m.
F. eRANDIFRONS Brid. Blocs erratiques inondés près de Saint-
Blaise. Assez abondant.
Dinymopon GIGanTEUS (Funck.). Marais entre Boveresse et
Motiers dans le Val de Travers. Il y croit en société de Trichoslo-
- mum Fleischeri, comme dans les marais formés par l'Orbe dansla
vallée de Joux. Malheureusement cette localité du Val de Travers
est en train de disparaître ; il en est d’ailleurs de même de celles
de la vallée de Joux.
TRICHOSTOMUM BAMBERGERI Schimp, Granges de Sainte-Croix : #.
Aiguille de Baulmes et Dent de Vaulion,
T. FLeischert Bauer. Dans les près humides et marécageux
Chasseron ; entre Boveresse et Môtiers dans le Val de Travers
Brassus et Amburnex dans la vallée de Joux.
Les deux lrichostomum ci-dessus, ne sont, probablement, que î
des formes ou races du polymorphe Tortella tortuosa. Ayant étudié
de près la constance de leur caractère différentiel principal, soit
la présence d’un faisceau central, je puis dire, qu'à mon avis, @
caractère n’a guère de valeur dans ce groupe. a.
Le type même du Tortella tortuosa présente tantôt une tige :
complètement dépourvue de faisceau central, tantôt au contraire
un faisceau central à divers degrés de développement. J'ai vu ge
exemple des exemplaires bien fructifiés et représentant le type de
cette espèce rentermer un faisceau central large et très net. Lim”
pricht et d’autres auteurs, allemands surtout, ont accordé une
beaucoup trop grande importance à la présence ou à l'absence
d’un faisceau central, surtout dans certains groupes. U
Tr. Warsrorrit Limpricht. Sur les blocs erratiques submergé
près de St-Blaise (Neufchâtel) avec F'issidens grandifrons, F. cras”
| sipes, DR tophaceus, Hygrohypnum palustre etc. Nov. pro
_Jur.
BARBULA SINUOSA nr Baume de Longeaignes, 850 m. no
pro Jura helv.
_ Cette espèce est probablément plus répandue à la base dé deux
versants de la —. que vs Sr rpée où _ doit être
nement très rare.
REVUE BRYOLOGIQUE 3
Crossipium GRISEUM Jur, Aiguille de Baulmes 1500 m. (C. Cuen-
_ det et Meylan).
. Cette localité est probablement la plus élevée connue pour cette
_ espèce de la zone inférieure. Le Crossidium y croît au fond d’un
petit cirque rocheux formé de hautes parois et ouvert au midi, et
dans lequel la neige ne se maintient jamais longtemps. On y
rencontre aussi des lichens thermopbhiles tels que : Squamaria
Lamarckii, Placodium Reuteri, Caloplaca Lallavei, etc. Le Primula
vulgaris atteint un peu plus à l'est l'altitude extraordinaire de
1489 m. Lorsqu’à la fin de mars 1921, nous avons, M. Cuendet et
moi, découvert le Crossidium, le Primula commençait à fleurir à
1350 m. et à la base des rochers, le Scilla bifolia était en pleine
floraison, tandis que sur le versant N. de la montagne, la neige
épaisse de 80 cm., sèche et poudreuse à la surface, était excellente
Pour le ski. ns
La plante de l’Aiguille de Baulme étant stérile, il est impossible
de décider d’une façon certaine, si elle doit être rapportée à C.
griseum plutôt qu'à C. squamiferum. Pourtant le fait que la pre-
mière de ces espèces existe à la base des deux versants du Jura,
soit : à Besançon (leg. Hillier) et à St-Blaise (leg. Meylan), tandis
que la seconde n’a pas encore été signalée dans la chaîne, m’en-
8age à rapporter le Crossidium de l'Aiguille de Baulmes à C.
GRimMiA azpesrris Schleich. J'ai rencontré au Suchet, une deu-
kième localité de cette espèce. Elle y croît, comme dans la pre-
nière sur un bloc erratique, mais beaucoup plus haut, soit à
250 m. La présence de ce Grimmia dans le Jura demeure encore
ln problème intéressant à résoudre (voir Ch. Meylan: Flore
‘yologique des blocs erratiques du Jura). |
"OHLIA PULCHELLA (Hedwg.) La Chaux près Ste-Croix 1080 m. sur
Sable helvétien. Nov. pro Helv. a. |
Bryum Comense Schimp. près de Vaumarcus, sur des rochers
lès secs et chauds au bord de la route. Ce Bryum n'est qu'une
forme extrême du B. caespiticium. Au
EGKERA PUMILA (Hedwg).) Fertile dans la forêt du versant N.
Col des Etroits, 1150 m. À l’état stérile, ce Neckera est très
du dans le Jura jusqu’à 1200 m. - 1300 m, soit sous sa forme
1e, soit sous la var : Philippeana Br.eur,
4 RÉVUE BRYOLOGIQUE
N. crispa Hedwg. f. srricra f. nov. Touffes denses, en coussi-
nets profonds de 3 à 4 cm. Tiges à rameaux fastigiés, julacés, lar-
ges de 2 mm. raides. Rocher surplombant au Chasseral 1600 m.
Cette forme se comporte vis-à-vis du type exactement commela
var : jurassica (Amann) du A. turgida vis-à-vis de ce dernier. Elle
croît d'ailleurs dens une station absolument semblable.
Ma forma stricta ci-dessus et la var : jurassica (Neck. jurassica
Amann) du N. turgida ne sont donc que des formes stationnelles,
produites par une même cause. d
_ THUIDIUM ABIÉTINUM (L.) var. PALUDOSUM var. nov. Touffes éten-
dues d’un vert sombre, souvent brunâtre, formées de tiges dres-
sées, densément pennées, de longueur variable. Feuilles caulinai-
res petites, suborbiculaires, largement cordiformes, brièvement
acuminées, parfois même mutiques ou obtuses au sommet. Papik
les généralement peu développées ; paraphylles comme chez le
type. Marais formés par l'Areuse dans le Val de Travers. En
société des Drepanocladus. | , a
Comme je l'ai déjà signalé dans mon catalogue des mousses dû
Jura, c'est certainement cette variété que Lesquereux a prise
pour 7. Blandowii. C’est d'ailleurs elle que j'ai trouvée dans salocaæ-
lité de la Berrée (ou Bairée)
Glowacki a décrit sub. T. hygrophilum une var. hygrophilum du
T. abietinum croissant près des chutes d’eau. Elle difière de la
var : paludosum par ses feuilles caulinaires allongées, graduelle-
ment acuminées, ses paraphylles, toutes, petites et simples, et
divers autres caractères moins importants. ;
Tu. ABIETINUM (L) var. aysrricosum [Mitten).
Ici et là dans la chaine. Fôrmes transitoires nombreuses.
_ PyLaisra PoLYANTHA Schreb. Sur un bloc erratique, sous un arbre
_ près de Rances. À
Il est intéressant de constater que la plupart des espèces Calc
_ fuges croissant sur l'écorce des arbres peuvent aussi se fixer Sul
les blocs et rochers siliceux ou vice versa. J'ai rencontré Pa
exemple la plupart des Orthotrichum corticoles soit : O. leiocarpu
ÿ O. speciosum, O affine, O. pallens, O. pumilum, 0. Braunii, 0. leur
+ comitrium, O. stramineum, Ulota crispa, UL. intermedia, sur des bloës
d. _erratiques dans les forêts, surtout sur ceux qui sont placés direc
_ tement sous un sapin ou un hêtre. J'ai rencontré d'autre P
_ maintes fois le Serpoleskea subtilis sur les pierres siliceuses ©
calcaires. Le Platygyrium présente une var : rupestris, Orthotric"
“alpestre se rencontre aussi bien sur les racines des arbres que
les rochers. J'ai rencontré une seule fois le Serpoleskea conf
REVUE. BRYOLOGIQUE SA: 0e
‘des sur un un arbre près de Fleurier, et un Cynodontium sur un
tronc de mélèze dans l'Engadine.
_ Chez la plupart de ces espèces aucun changement visible ne se
produit en passant du support habituel sur un autre.
BRACHYTHECIUM TRACHYPODIUM (Funck.;. Chasseron 1350 m. c. fr.
Nov. pro Jur.
Eurayncuium Srockesi (Turn.). Près de Vuitebœuf 600 m.
Première station certaine pour la Suisse.
E,srricosum (Hoffm.). Sur Vaumarcus et près d’Orges 600 m.
. AmBLysTeGuIM pENSuM. Milde. Gorges de l'Areuse 600 m. Nov.
pro. Jur.
_ Cette plante critique a été placée suivant les autéurs dans des
genres différents ; mon opinion personnelle est que c’est bien un.
Amblystegium. Dans les gorges de l’Areuse où elle est très abon-
dante, elle prend parfois tout à fait l'aspect de certaines formes
À. filicinum var trichodes.
CampyLium POLYGAMUM (Br. eur.) Marais entre Boveresse et
Môtiers dans le Val de Travers, 700 m.
Une variété nouvelle de Scorpidium scorpioides
Fe par Cu. MEYLAN
Ayant reçu de Monsieur le D' H. Schinz professeur à l'Univer-
sité de Zurich quelques mousses de l'Herbier de cétte Université à
réviser, j'ai eu le plaisir d'y découvrir une variété nouvelle de
Scorpidium scorpioides, que j'appellerai var : CUSPIDATUM Var. NOV.
Cette variété est caractérisée par la forme de ses feuilles qui sont
»solument semblables à celles du Prepanocladus lycopodioides ; soit
?8$ez brièvement mais finemeut acuminées. Les oreillettes, tou-
Jours sensiblement moins développées que chez le type, sont par-.
18 même, complètement absentes. l
D'après l'étiquette, cette plante a été récoltée dans l'ile de
‘ichenau (Lac luférieur) par le D' Rohrer.
bservations sur quelques espèces FF
| L _ du genre Fissidens
par R. Porter DE LA VARDE
VE — à PROPOS pu rissipexs MicpEANUS Schp.
SI. Le Fissidens Mildeanus dans la Manche.
Profitant de la sécheresse exceptionnelle qui, cet été, a déter-
éun abaissement considérable du niveau des eaux, j'ai pu
6 : REVUE BRYOLOGIQUE
explorer dans des conditions particulièrement favorables les ruis-
seaux de ma région. C’est ainsi que j'ai eu la chance de découvrir
Fissidens Mildeanus Schp. dans la rivière « le Thar ». Cette mousse
n’a pas encore été signalée dans la Manche, ni même à ma con
naissance dans le massif armoricain proprement dit. Elle recouvre
assez abondamment les piles granitiques d’un ancien barrage de
moulin et tapisse sous les berges les pierres qui faisaient partie |
d’un système de vannes. Le substratum est nettement siliceux.
Fait notable et digne d'attention pour une espèce qui est générale.
- ment indiquée comme ayant des préférence calciphiles marquées.
Aucun doute cependant n’est possible au sujet de l'identité de
cette plante bien reconnaissable par ses nombreuses inflorescen-
_ces synoïques et la parfaite concordance des caractères de l'appa-
reil végétatif avec F. Mildeanus. Dans le Thar cette mousse croit à
un niveau de 50 à 80 cm. en dessous des plus basses eaux d’une
- année ordinaire. Il a fallu le desséchement partiel de cette année
pour que j'aie pu la découvrir. S'il en est ainsi la plupart du
temps, il est aisé de comprendre qu'elle ait jusqu'ici passé inaper-
çue dans li Manche. Ce n’est point d’ailleurs la seule espèce inté-
ressante qui se trouve en ce point de la rivière. Au même endroit
on remarque Fissidens Monguillonni. Ther. déjà mentionné dans
_ cette Revue et qui était particulièrement abondant cette année,
puis sur les racines baignant dans la rivière : Orthotricum rivulare,
Amblystegium fluviatile B. E. ; Leskea polycarpa Ehr, Aneura sinua
ta Dum., Madotheca Porella Nees. Il y a donc là une association
très curieuse pour la florule régionale. Quelque intéresante
qu'elle soit au point de vue phytogéographique, j'aurais sans
doute tardé à la signaler, si au cours des recherches faites pour
identifier F. Mildeanus, je n'avais été amené à faire pour cetie
espèce des constatations qui me paraissent être une règle
générale. | io)
$2 Observation de propagules chez le Fissidens Mildeanus
Les propagules, si fréquents chez beaucoup de muscinées
comme mode accessoire de reproduction, paraissent être très rares
dans le genre Fissidens. Il en est constaté cependant chez certains
types de la Section « Reticularia » qui ne comprend que des espè
_ ces exotiques. Je ne pense pas que les sections « Bryoidium » où
-_ « Pachylomidium » aient jusqu'à présent donné lieu à faire beau-
coup de constatations analogues. Aussi ai-je été très surpris À
_ découvrir à l'aisselle des feuilles supérieures, en dessous de l'in
florescence, quelques petits corpuscules verdâtres. Au premier
1) Propagules entourés de poils paraphysoïdes. x 170 d'après
échantillons du Thar, région supérieure de la tige. — ?). Tubercule
extrémité d’un rhyzoïde, avec voismage de poils à cloisons
ites (échantillons de Motheflou) x 160, région moyenne de la
2
x 62
e. — 3). Tubercules radiculaires (échantillon de Motheflou)
e, région basilaire de latige).
D Ad his ee TT
8 REVUE BRYOLOGIQUE
abord, je fus tenté de les prendre pour des anthéridies nues dont
ils avaient un peu l’aspect, et cette interprétation était d'autant
plus plausible qu'ils étaient tous environnés de trois ou quatre
poils hyalins qui ressemblaient bien à des paraphyses. J'ai cons-
taté qu’il n’en était rien : ces petits corps se cloisonnent radiale-
ment en augmentant de volume, et deviennent caduques tandis
. que se détachent les cellules initiales qui les reliaient à la tige. Ainsi
mis en liberté ce sont de vrais propagules. Leur forme m'a paru
peu variable et affecte celle d’un bourgeon obtus. J'ai vu parfois
sur la masse globuleuse se différencier trois ou quatres groupes de
_ cellules, en forme de pointes, comme une grossière ébauche de |
= feuilles. Limpricht a bien indiqué dans sa Flore (Die Laubmoose
Deuschlands, etc. vol. 1. p. 442), comme caractère pour le Fissidens
Mildeanus, l’exislence de poils paraphysoïdes à l’aisseile des feuil-
les supérieures : « /n der achseln der oberen Blatter, mit paraphyse-
nartigen Haaren ». J'ai vérifié l'exactitude de cette indication non
seulement sur mes échantillons vivants du Thar, mais encore Sur
de nombreux échantillons d’herbier. Comme d'autre part, j'ai
observé des propagules sur maints spécimens de F, Mildeanus pro-
. venant de points très éloignés les uns des autres, par exemple de
Motheflou (Maine-et-Loire — leg Bouvet ex herb. Corbière) ou de 4
_ Pompéi (leg Fleischer. Bryothec-euron-méridion, n° 16) je me suis
__ demandés’il n'y aurait pas une corrélation entre ces poils paraphy-
= soïdes toujours présents et ces propagules très fréquents. Quand
lés derniers font défaut ne peut-on conclure soit qu'ils sont déjà
tombés, soit qu'ilsne sont pas encore formés ? Pour répondre
_ avec certitude à cette question, il est nécessaire de faire quelques
observations d'ordre expérimental.
$ 3. Origines des propagules chez F. Mildeanus ,
Toutefois il est indispensable d'étudier l’origine de ces propa”
gules pour en comprendre l'importance. En aucun cas il ne s’agit
de masses agglomérées ou de bulbilles abondants, comme on en
voit chez certaines espèces. La production en est très limitée et
semble se borner à la transformation d'organes dont l'existence
_chez F. Mildeanus était déjà bien connue. J'ai déjà cité les poils
_ mentionnés par Limpricht. Le voisinage immédiat d’un propagu"
_ parmi ces poils autorise à penser que ce propagule n’est qu'un poil
modifié, qui se cloisonne dans plusieurs directions au lieu de
Poursuivre dans une seule son élongation. Limpricht (loc. cit.) apr
voir indiqué les poils aux étages supérieurs, signale qu'aux aisS
inférieures se trouvent de longs rhizoïdes bruns (..….0
mt langen, braunen Rhisoïden). Ceci est très exact. Ces rhizoîdes,
souvent abondants, sont en règle générale appliqués contre la
REVUE BRYOLOGIQUE 9°
nervure dans la gouttière formée par les deux bords du « Lamina
vera » ; ils suivent fidèlement le pli que font ces bords à l'origine
du « lamina apicalis » pour remonter et émerger en dehors de la
poche qui avait abrité leur croissance, et parvenus à l'air libre, se
ramifient dans plusieurs directions. A l'extrémité de ces ramifica-
_tions on peut fréquemment observer des cellules gonflées; sphéri-
ques, riches en chloroplastes et facilement détachables. Ce sont
de vrais tubercules radiculaires, comme on en trouve chez beau-
coup d'espèces terrestres. Tout au plus peut-on dire que le milieu
aquatique a pu favoriser leur forme parfaitemènt sphérique.
Mais cette constatation peut expliquer l'existence et l’appa-
rition des propagules aux étages supérieurs. Il est vraisembla-
que des états successifs d'un même organe à divers degrés de
_ forme de poils hyalins dont les parois en vieillissant se sclérifi-
raient. Les propagules qui dérivent de la différenciation d'un poil.
ont des parois tendres et sont gorgés de chlorophylle. Ils parais-
sent susceptibles d’une croissance plus rapide, une fois isolés de
la plante mère, que les tubercules des étages inférieurs, qui par
_se bornent en somme les différences constatées entre ces deux
modes accessoires de propagation. Le propagule des étages
supérieurs pourrait donc en quelque sorte être envisagé comme
un tubercule dans un état « anticipé ». Si l’on admet quele milieu
aquatique peut favoriser cet état, on réduira à sa juste valeur en
dissection, ne manquent pas d’étonner l'observateur. |
POTIER DE LA VARDE:
Hildebrandtiella Soulii Broth. et P. de la V.
(sp. nov. usambarica)
par R. POTIER DE LA VARDE.
repens denudatus, ramis adscendentibus flexuosis usque ad 7 cm.
imis. Folia dense conferta, patentia, late ovato-cordata, concava,
À
l'expliquant en même temps l'importance de ces organes, qui à la
.. ble en effet que poils paraphysoïdes et rhizoïdes ne sont
_ développement. Les Rhizoïdes commenceraient parapparaître sous
leur consistance rappellent les rhizoïdes aux parois selérifiées. Là
Dioica (?) Corticola. Robusta. Obseuré lutéo viridis. Caulis
longis, inferne denudatis, superne plus minus clavatis, simplicis-
enervia, ad basin breviteret obtuse decurrentia, ad apicem ne.
NM ns
M: LU REVUE: BRYOLOGIQUE
margines involutas cucullatæ, marginibus integerrimis apice
subobtuso. Cellulæ. basilares : mediæ pulchré aurantiacæ parietibus
firmis interruptis, suhexagoncæ 0 "" 015 latæ ; alares pallidiores,
parietibus tantum coloratis, quadratæ vel subquadratæ, aut sal-
tem isodiametricæ, sat laxæ, 0 ww (95.0 mm (30 latæ, auriculam
excavatam formantes. Aliæ : mediæ lineales circa 0 »» 120-<0 »® 010
parietibus integris, apicales breviores parietibus inæqualibus
Or 035 < 0 2.015. Gemnulæ axillares copiosæ in capitibus subs-
_ phæricis aggregatæ, primum filamentosæ, postea subcylindrnicæ
_ ovoideæ, sœpe denique clavatæ. Cætera desunt.
1. — Feuille >< 30.
2. — Paquet de propagules *< 30.
3, 4,5, 6. — Propagules à divers états de développement x 200.
7. — Cellules basilaires x 200.
Ab omnibus speciebusgeneris Hildebrandtiellæ hucusque cognitis
2 distincta ; ; « cellulis alaribus laæis quadratis ». (Broth. in litt.)
_ Cette mousse remarquable a été récoltée le 25 août 1920, à Kin-
ani (District. d'Usambara, Tanganyka Territory) par le RP
joul., Les cellules alaires sont souvent plus nettement carrées
ue celles qui sont figurées dans le croquis ci contre. A cette
C ‘étaient __ leesimaton on le. me envoi : té
REVÜE BRYOLOGIQUE 11
Leucodon assimilis (C. M. ) Jæœg. c. fr. Arusha (Mt Merou) Tan-
ganyka Territory.
. Forstræmia producta (Hornch.). Arusha.
Papillaria africana (C. M.) Jæg. Kinvani.
Pilotrichella percordata Broth. Kinvani.
Erythrodontium subjulaceum (C. M.) Par. Arusha.
Rhacopilum plicatum R. et C. Arusha.
C'est également à cette espèce et non à Rh. capense. Que doivent
être rapportés les échantillons de la forêt de Nairobi que j'ai indi-
qués sous ce nom dans une précédente notice sur quelques mous-
ses du Kikouyou. Le véritable R. capense qui diffère essentielle-
ment du R. Plicatum « par ses feuilles stipuliformes élargies et
cordiformes à la base » n’a pas été reconnu dans l’Usambara. (Cf.
Thériot apud Renauld. Supplt au Prodome de Madagascar, p. 82
et ap. Cardot. Mousses de Madagascar. p. 431).
Rauia subfilamentosa (Kiær) Broth. Arusha.
Une correction au nom de Weisia viridula Brid. var longifolia
Thér. et P. de la V.
_ M. Dixon a bien voulu me faire remarquer qu'il existe déjà dans
la nomenclature, une var. longifolia Brothb. et Wager du Weisia viri-
dula Brid. (Cf. Trans. Roy. Soc. S. Africa. IV. p.6 (1914). Cette
plante qui d’après la description aurait des feuilles aîgues non
Mucronées, la capsule ovale, ne saurait être confondue avec celle
Que nous avons décrite (Rev. Bryol. 1920-n° 4 p. 49). Le nom que
nous avions imposé à cette dernière faisant double emploi, devra
être changé en Gal de var macrophylla. Thér. et P. de la V.
POTIER DE LA VARDE.
Considérations sur la flore bryologique
de la Nouvelle-Calédonie
et Diagnoses d’espèces nouvelles
(Suite)
DicRANOLOMA CONFUSUM Thér. sp. nov.
Caulis 1-2 cm. altus. Folia erecto-patula, falciformia, secunda,
Canaliculato-concava, e basi oblonga. sensim contracta, subulata,
090 120 lata, dorso dentata ; cellulis inferioribus linearibus, porosis,
“uperioribus ne quadratis, Re EU à alaribus fuscis,
in acumine argute dentata, 7-8 mm. longa, 1 mm. lata, costa 0 mm.
1%: | REVUE. BRYOLOGIQUE .
. Jimbo hyalino, 0 mm. 100-120 lato, e cellulis 20 seriatis composito,
superne angustissimo usque versus apicem continuo. Folia peri-
chætialia longissima capsulam attingentia, perichætia polycarpa ;
capsula in pedicello 10-12 mm. ‘longo, flavido, suberecta, valde
arcuata, ovato-cylindrica, collo apophysato, operculo longe subu-
lato, capsulam superante ; calyptra scabra. :
Mont Dzumac, sur les écorces, alt. 900 m. ; leg. Franc, août 1908.
(Thériot, musci et hep. Novæ Caledoniæ exs. n° 32, sub. nom. err.
D.calycinum Broth. et Par.).
__ Proche des D. Ludoviciæ et D. dicarpoides dont il se distingue
par sa nervure plus étroite, par sa marge près de deux fois plus
_ large et par sa taille plus courte. Ce dernier caractère le distingue
_ aussi de D. platyloma.
Ces 4 espèces sont évidemment très affines.
DicranuM puBiuM Thér. et Dix. sp. nov.
Caulis brevis, folia erecto-appressa, parum falciformia, valde
_ canaliculato-involuta, in acumine valde dentata, 1 mm. longa,
1 mm. lata, cellulis omnibus linearibus, parietibus incrassatis,
porosis, auriculis mediocris, haud excavatis, e cellulis quadratis
_ vel rectangularibus, haud inflatis, limbo nullo, costa sensim con”
tracta, in acumine dorso alata, e basi 0 mm. 150 lata, in acumine
. 0 mm. 050 lata. Perichætia polycarpa (3) ; folia perichætialia vagi-
_ nantia, erecta, 10-12 mm. longa, capsula in pedicello flexuoso,
_erecto, 25 mm. alto, cylindrica, plus minus arcuata, parum inclinala,
_ haud apophysata. Cætera desiderantur. 7
__ Trouvé en très petite quantité, par Mme E. G. Britton, en mé-
lange avec Mniodendron campotheca (in Hb. N. Y. Botanical Gar-
den, ex hb. Duby)}. ns
En raison de la médiocrité des échantillons étudiés, nous avons
d’abord hésité, M. Dixon et moi, à décrire cette plante : mais
= tenant compte de ce qu’elle ne peut être comparée à aucune espèce
_ du Pacifique et de ce qu’elle possède des caractères propres très
remarquables, nous avons fait taire nos scrupules. :
Elle nous a laissés longtemps indécis : c’est que, suivant le point
_ de vue auquel on se place, on peut l’attribuer soit au genre
Dicranoloma, soit au genre Dicranum. Son port, ses pédicelles
_ agrégés et surtout ses feuilles périchétiales très développées, attei
_gnant le milieu du pédicelle, sont des caractères qui conviennent
_ plus particulièrement au premier de ces genres, et cette opinion
se trouvait renforcée du fait que le g. Dicranum est presque inexis-
tant dans le Pacifique ; mais les caractères histologiques de la feuille
REVUÉ BRYOLOGIQUE 13
et notamment l'absence de marge s'opposent à l'admission de cette
espèce dans le g. Dicranoloma. vis
De ces remarques, il résulte que notre plante emprunte des
caractères aux deux genres. On peut donc la considérer comme
constituant un trait d'union entre le g. Dicranum et le g. Dicrano-
loma ; elle peut par suite servir de justification à l'opinion du
maître J. Cardot qui s’est toujours refusé à séparer du g. Dicra-
num les espèces que le regretté F. Renauld a réunies dans le g.
Dicranoloma.
Fissinens (Aloma) LATINERVIS Thér. sp. nov.
Sterilis. Caulis sat robustus, 1,5-2,5 centim. altus ; folia 15-20
juga, oblonga, subobtusa, breviter apiculata, haud limbata, toto
ambitu crenulata, 2-2,2 mm. longa, 0,6-0,65 mm. lata, lamina vera
‘lemina apicali æquilonga, lamina dorsalis basi late rotundata, cel-
lulis hexagono-rotundatis, haud papillosis, parietibus valde incras-
satis, diam. 0 mm. 015, nervo flexuoso infra apicem evanido, e basi
0 mm. 060-070.
Uvea, leg. Denis (relig. E. G. Paris) ; trouvé en mélange avec
… Isopterygium neo-caledonicum.
Diffère des espèces néo-calédoniennes de la section Aloma par
ses tiges plus robustes, par ses feuilles plus grandes et beaucoup
_ Plus larges, subobtuses, par la lame dorsale largement arrondie
À la base, par la nervure forte et les cellules à parois très épais-
_ Sies.
Fissipens sparsus Broth. et Par.
Baie du Sud : sur le terreau des forêts, en société dé F. neo-
caledonicus ; leg. Franc père, 1914. |
Espèce nouvelle por l'ile : le type a été trouvé dans l'ile des
Pins. |
Fissinens (Amblyothallia) xumicozus Thér. sp. nov.
Autoicus. Caulis plerumque brevis, simplex, sicca et humida
_applanatus ; folia densa, fere imbricata, 8-10 juga, lineari-lanceo-
lata, acuminata, subobtusa, haud limbata, apice denticulata, 1,4-
1,5 mm. longa, 0,22-0,24 mm. lata, lamina vera lamina apicali bre-
viora, lamina dorsalis basi attenuata, nervo 0 mm. 036 lato, sub
apice evanescente, cellulis rotundatis, prominulis, haud papillosis,
parietibus incrassatis, diam. 0 mm. 010 012-015. Capsula in pedi-
cello flexuoso, 5 mm. longo, ovata, truncata, inclinata vel horizon-
talis, operculo conico-rostrato, capsulam æquante ; sporæ læves,
44 REVUE BRYOLOGIQUÉ
Baie du Sud, leg. Franc père, sept. 1915; Mt Koghis, leg. I.
Franc, oct. 1909 ; sur le bois en décomposition et le terreau des
forêts.
Les F. neo-caledonicus Besch. et F. insularis Thér., qui sont éga-
lement autoiques, ont la lame dorsale arrondie à la base ; les F.
arcuatus Besch. et F. arboreus Broth. ont la lame apicale généra-
lement plus courte que la lame vraie.
F. humicolus se distingue en outre de toutes ces espèces par ses
cellules beaucoup plus grandes ; elles mesurent 0 mm. 012-015
au lieu de 0 mm. 006 009.
SYRRHOPODON CONSTRICTUS Sull.
_ Var. NEO-CALEDONICUS Thér. var. nov.
Diffère du type par son tissu à papilles beaucoup moins élevées.
In ditione Poindimié prope Vagap ; leg. Le Rat (comm. E. G.
_ Paris sub. nom, S. fasciculatus H. et Gr.).
CazymPerEes (Leptophilins Fleisch.) FRaNCI Thér. sp. nov.
Caulis brevis, 0,5-l mm. altus. Folia normalia stricta, erecto-
patula, linearia, basi vix latiora, obtusa, integerrima, marginibus
incrassatis, 4 mm. longa, 0,3 mm. lata, costa infra apicem evanida,
papillosa, e basi 0 mm. 040- 045 lata, e medio 0 mm. 060; teniola bi-
tricellulata ; cancellina longe scalariformis, cellulis rectangularibus
8 seriatis, cellulæ marginalis bi-triseriatæ quadratæ ; folia an0-
mala vagina elliptica, longe attenuata, apice proboscidea.
Environs de Nouméa, sur écorces, en compagnie de C. lorifo-.
lium Mitt. et d’autres mousses ; leg. Franc, 1911.
Espèce remarquable par ses feuilles entières el sa nervure ‘qui
n’atteint pas le sommet. Par là, ellese distingue de toutes ses
congénères du même groupe. Elle est peut-être voisine de C-
Nietneri C. M. de Java, mais celle ci a des feuilles deux fois plus
longues et dentées au sommet.
TricHosTomuM LATICOSTATUM Thér. sp. nov.
Sterile. Cæspites compacti inferne nigrescentes, superne Jæte
_ virides. Caulis erectus, simplex vel ramosus, 10-15 mm. altus.
Fe Folia sicca erecta, parum crispata, ovato-lanceolata, acuminata,
_ sreviter mucronata, integerrima, e basi parum revoluta, apice
_ valde convoluta, 2,5 mm. longa, 0,5-0,6 mm. lata ; cellulis basilari-
bus hyalinis, hnearibus, lævibus, sequentibus * quadrato-
hexagonis, valide papillosis, parietibus Pr lg me 0 mm. 007-
9, ‘nervo nr e basi 0 mm 120 lato. sé ce ee
REVUE BRYOLOGIQUE 15
Environs de Plum, sur la terre humide ; leg. Pennel, mars-avril
1909 (comm. Mus. Paris). #7 re
Cette mousse a l'aspect du 7. insulare (Besch.) auquel elle
ressemble en outre par la taille, la forme et la structure des feuil-
les ; mais sa nervure très large et très épaisse l’en distingue immé-
diatement.
T. INSULARE (Besch.) Broth. ; Didymodon insularis
Besch., Flor. bryol. de la Nouvelle-Calédonie, p. 204.
L’herbier du Muséum possède de cette espèce quatre sachets';
les étiquettes sont de la main de Bescherelle. Deux portent le n°
| 586 et les deux autres le n° 575 ; cependant l'auteur ne cite dans :
sa Florule que le n° 586 Pancher, de l’île des Pins. |
_ L'examen de ces échantillons m'a révélé des faits bien surpre-
nants. C’est d’abord que le n° 586 Pancher n'appartient pas au
Didymodon insularis ; cette mousse est exactement Hymenostomum
_Pancherianum ; de plus, sur l'étiquette on lit « Calédonie » ; tandis
que l’autre n° 586, dont l'étiquette porte en outre « 1738. Vieil-
lard », correspond bien à la description de D. insularis ; et comme
c'est un fragment de ce n° 1738 que Bescherelle a fixé sur son
exemplaire de la florule (1) à côté dela description, j'en conclus
Que celle-ci a été établie sur ce n° 1738.
Les deux sachets numérotés 575 contiennent aussi des plantes
dissemblables : l’une appartient bien à D. insularis, elle provient
de l’île des Pins (leg. Pancher) ; l’autre, du même collecteur, mais
trouvée en Nouvelle-Calédonie, doit être rapportée à jean
Mmum aristatulum B. et P.
Ces erreurs m'ont paruutiles à signaler : si Bescherelle a distribué
le D. insularis à ses correspondants, les mêmes erreurs peuvent
en effet se retrouver sur les specimens envoyés. :
Je crois bon, en outre, de relever quelques inexactitudes dans
la description. L'auteur dit : « Folia..…. margine plana e basi ad
_ Medium crenulata ». Si la marge est plane, en effet, dans la partie
inférieure de la feuille, celle-ci a dans la moitié ou le 1/3 supérieur
les bords fortement involulés ; et la crénelure est due tout sim-
_Plement à la présence plus ou moins constante de papilles sur les
bords de la feuille. Enfin le rapprochement de Didymodon insularis
Avec Trichostomum cuspidatum Dz. et MIk. de Java ne me parait
pl rien justifié et ne peut — contribuer à donner une idée fausse
d 6 l'espèce.
m Cor séhinplalré est déposé à dans la bibioihèque du laboratoire de
46 __ RÉVUE. BRYOLOGIQUÉ
BareuLA (Streblotrichum) Franci Thér. sp nov.
Dioicus. Cæspites sat densi, caulis gracilis, simplex, erectus, bre-
vis, 2-3 mm. altus ; folia sicca appressa, subtorta, humida erecta,
é basi ovata, lineari-lanceolata, obtusa, haud mucronata, integer-
rima, anguste sat distincte revoluta, 1 mm. longa, U mm. 25 lata,
nervo valido, basi 0 mm. 045 050 lata, rete pellucido, cellulis qua-
dratis, parum chlorophyllosis, lævibus, parietibus parum incras-
satis, diam. 0 mm. 010, inferioribus majoribus, quadratis vel rec-
tangulis, hyalinis, 0 mm. 020-030 longis, 0 mm. 010 latis. Flos mas-
-culus terminalis, antheridia numerosa. Folia perichætialia intima
dilatata, longe vaginantia, in acumine breve subito contracla,
nervo percurrente ; capsula in pedicello flexuoso, tenui, rubello,
8-10 mm. longo, erecta, anguste cylindrica, symmetrica, 1,5 mm-
longa (deoperculala), 0,3 mm. crassa, operculo longe et tenuiter
_rostrato capsulam superante, 2,5 mm. longo, peristomii dentes
purpurei, papillosi, e membrana basilari brevissima (0 mm. 050
alta), 2-3 torquati, 1,2 mm. alti. Sporæ (immatur. ?) 0 mm. 008-010
crassae. Calyptra cucullata, operculum tantum obtegens.
Plaine des Lacs sur la terre ; leg Franc, janvier 1921.
MacromirriuM LE Rarui Broth. et Par. var.
ERECTIFOLIUM Thér. var. nov.
_ Taille et port du type ; mais feuilles subdressées à l’état humi-
de, moins souvent cassées à la pointe, tissu à cellules moyeones
et supérieures moins encrassées. Echantillons complètement
stériles. ù
Île des Pins ; leg. R. Germain, 1874-76 (kb. Museum de Paris)-
M. PuLcHRUM Besch. var ARISTATUM Thér. var. nov.
Feuilles acuminées, aiguës, arête plus longuement saillante (0?
mm.) ; cellules plus grandes, 0 mm. 020, à parois plus épaissiés
munies d’une très grosse papille verruqueuse. RE; 0
Leg. Franc, sin. loc. |
Var. DENSIR&TE Thér. var. nov. — Feuilles largement obtuses
quelquefois échancrées, mucron très court ; cellules plus petites- |
0 mm. 012, pluripapilleuses (C’est peut-être une espèce distincte;
Mt Koghis, nov. 1909 ; leg. Franc. Fe
. (à suivre).
I. THÉRIOT.
Coutances, Imprimerie Notre-Dame, 19, rue Tancrède, Tél. N°9.
48e ÂNNÉE | due io
“REVUE BRYOLOGIQUE
FARAISSANT TOUS LES Peux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
:
\ Sommaire du Numéro 2
Sur quelques mousses d'Auvergne à péristome imparfait. CULMANN, — He
Considérations sur la flore bryologique de la Nouvelle-Caiédonie D. RS
_diagnoses d'espèces nouvelles (suite). THÉRiOr. — Note sur quatre numéros &
d’exsiccata. Dismien. — Bibliographie. — Nouvelles. Echanges.
Sur quelques mousses d'Auvergne
ce _ à péristome imparfait
par P. ———
À propos d'une forme particulière du Podhlia REV ae
signalé (Bull. Soc. Bot de France 1920, p.105) ce fait curieux que ui
le climat ou le sol du Val des Bains semblait être peu favorable ne
au développement du péristome. J'ai constaté le même fait dans
la partie supérieure de la vallée de l'Alagnon äu Cantal et cest
probablement une propriété générale des roches volcaniques de +
l'Auvergne bien exposés au soleil. Pt.
Aux environs de Lavessière j'ai cueilli sur les roches d andésite
ensoleillées du flanc sepientrional de la vallée de l'Alagnon les
mousses suivantes à péristome plus ou moins imparfait : Didymo- Fe
_ don Lamyi, Tortula obtusifolia et sa variété pilifera, Schistidium 14
pulvinatum et Grimmia plagiopodia var. arvernica. Je me propose
d'examiner de plus près ici deux de ces mousses, le Tortula je
Obtusifolia et le Grimmia plagiopodia var. arvernica. :
. Tortula obtusifolia (Schleich.). Cette mousse rare est assez % :
_ 8bondante sur les rochers d'andésite qui entourent les grottes de
Fraisse Haut près Lavessière à une altitude de 1130m env. La
forme sé reuilies est exactement celle. dre pas over ben
Su
48 REVUE BRYOLOGIQUE
dass la partie supérieure de la feuille, pédicelle 4 ®"; souvent
légèrement courbé, capsule petite 1,0 x 0,4 ; 0,8 x 0,44, péristome
_ court 0 »» 22, bien coloré en brun, très légèrement tordu, 16 dents
divisés presque jusqu'à la base en 32 branches filiformes réunies
ça et là par des trabécules, opercule 0 #® 5, cellules très légère-
_ ment inclinées.
Un peu plus en aval, j'ai trouvé, sur le même flanc de la vallée,
au-dessus d'Eunterroches à 950 m. environ d'altitude une très inté-
| ressante variété du T. obtusifolia que j'appellerai var. piliferaæ. æ
_ Elle est un peu plus robuste que la plante que je viens de décrire,
ses feuilles sont aigues et terminées en partie par un poil assez
long (feuille sans poil 1,12 x 0,43, poil 0,4 »®.) bord plus largemeni
__ révoluté, quelquefois avec trace de marge formée par des cellules
un peu plus transparentes et à parois légèrement plus épaisses,
. pédicelle 5-6 ""., capsule un peu plus grande (1,36 x 0,58). oper-
cule plus long (0,6 ".) à cellules très peu, ou même pas du tout
inclinées sur certains exemplaires, péristome tout à fait rudimen-
mentaire, très fragile de sorte qu'il ne subsiste que des lambeaux
de dents lorsqu'on détache l’opercule. Ces lambeaux rappellent le
périsiome du T. obtusifolia récolté au Petit St-Bernard par Phili-
bert et décrit par lui dans cette revue (1884, p. 35).
Une troisième forme du T. obtusifolia se trouve, avec le type
près des groltes de Fraisse Haut, sans formes intermédiaires
=” autant que je puis en juger d’après mes récoltes. Cette forme à&;,
comme là précédente, des feuiles pilifères. La marge est un peu
plus distincte. Le péristome est bien développé atteignant une
hauteur de 0,5 »». et faisant plus d’un quart de tour (sommet de
la dent déplacé de 90 environ par rapport à la base). Opercule
0,8 mm, cellules nettement obliques. Cette mousse se rapproche
beaucoup du T. muralis var. Heribaudi Corbière in Jitt. (Barbula
Héribaudi Corb. Héribaud muscinées d'Auvergne p. 566) dont les
_ dents sont cependant encore un peu plus longues et plus forte-
ment tordus. La mousse de Corbière diffère d’ailleurs fort peu du
T. æstiva, de sorte qu’il me semble que le T. obtusifolia est relié
= par des formes intermédiaires au Tortula muralis et surtout à 58
ù variété æstiva. Il est en tout cas indiscutable qu'il se rapproche
. davantage du T. muralis que du Tortula atrovirens dont il €
_ nettement séparé par la structure du bord de l'opereule bie
décrite par Philibert (1. €. p. 35) et par la largeur de l'anneau
Contrairement à l'opinion de Schimper, Philibert et Amann, |
d'avis que le T. obtusifolia n'appartient pas au groupe atr
Fiorii et revolvens, mais doit, comme le voulait
REVUE BRYOLOGIQUE 19
L
Juratzka et après lui Limpricht, être rattaché au T. muralis-
æstiva. Le genre Pachyneuron.fondé par Amann (Flore des
Mousses de Suisse II page 112) sur l'épaississement de la nervure
. n'a d’ailleurs, même si on en retranche le T. obtusifolia, qu'une
_ valeur bien faible, car Amann lui-même indique (1 c. p. 384) que
l'épaississement de la nervure sur lequel il est basé se trouve aussi
dans une forme (gypsophila) du T. muralis. Dans le T. obtusitolia
ce Caractère m'a paru assez variable, très distinct sur certaines
_ feuilles, bien moins sur d’autres.
__ Ea examinant les divers exemplaires du T. obtusifolia de mon
_ herbier, j'ai été frappé des différences que présentait le N° 17 des
_ Musci Acrocarpi Boreali-Americani de Holzinger. Après d'assez
_ longues comparaisons, je suis arrivé au résultat que cette mousse
. n'appartient pas au T. obtusifolia mais au Desmatodon arenaceus
Sull. que Hagen (Rev. bryol. 1891, p. 15) a réuni, à tort à mon avis,
avec l'espèce de Schwægrichen. Sullivant lui-mème a déjà relevé
_ les différences qui séparent cette espèce du T. obtusifolia. Je n'ai
__ pas de nouveaux caractères à ajouter à ceux qu'il a donnés, mais
_ jecrois pouvoir montrer que les raisons invoquées par Hagen
_ Pour la réunion des deux espèces ne sont pas aussi bonnes qu'elles
_ le paraissent à première vue. Pour comparer deux espèces, il
semble rationnel d'examiner de préférence des exemplaires bien
développés de l’une et de l’autre. Dans notre cas, ces exemplaires
Présentent une différence assez importante dans la structure du
péristome : les dents du Tortula obtusifolia sont divisées jusqu’à la
base en deux branches filiformes assez vivement colorées en brun-
jaunâtre, celles du Desmaton arenaceus ne sont fendues qu'au
Sommet, les articles inférieurs non divisés sont plats et assez
larges et tout le péristome est très pâle. te
Les deux exemplaires du Desmatodon arenaceus, que j'ai pu
examiner grâce à l'obligeance de M. Camus, vérilient très bien
ces caractères. La différence de structure et de coloration est
Même encore bien nette dans le n° 17 de la collection Holzinger
dont le péristome est tout à fait rudimentaire. Lorsque l'on déta-
Che l’opercule de la capsule, la partie supérieure des dents y
adhère. La partie inférieure, qui reste attachée à Ja capsule,
ressemble aux dents d'un Poitia. Elle est constituée par des.
articles plats, larges, et incolores qui ne rappellent nullement la
mousse récoltée par Philibert au Petit Saint-Bernard dont Jai
un exemplaire original au Muséum, tandis que Hagen semble
rapporté uniquement à la figure du Muscologia gallica de
se filiforme des dents du T.obtusifolia, ni même le péristome de
20. s REVUE BRYOLOGIQUE
M. Husnot. Comme le dit Philibert, le péristome de cette plante
n’est qu'un amas de grumeaux sans forme déterminée. Il ne peut
servir utilement de terme de comparaison. Hagen ne semble pas
non plus avoir disposé de bonnes capsules du Desmatodon arena”
ceus car il dit que les dents de cette espèce n'atteignent que
0 m. 06 tandis que sur l’original que j'ai disséqué elles mesuraient
0 m. 14, c'est-à-dire presque autant que dans le T. obtusifolia de
Fraisse Haut (0. m. 17) sans pour cela en reproduire les caractères.
_ Je ne puis donc m'associer à l'opinion du célèbre bryologue
_ norvégien qui ne voit dans le Desmatodon arenaceus qu'une
simple forme du T. obtusifolia. Je considère le Desmatodon
| arenaceus comme une race distincte qui s'éloigne davantage du
T. muralis-aestiva que le T. obtusifolia et mérite, à ce titre et par
la constance de ses caractères (qu'il faudrait, il est vrai, vérifier
sur un plus grand nombre d'échantillons), plutôt d'être maintenu
comme espèce propre que le Tortula obtusitolia. Le Desmatodon
arenaceus relie le genre Pesmatodon au genre Tortula. Si
voulait le classer d’après la clef de Brotherus (Pflanzenfamilienp.
413) on l'attribuerait, sans hésitation, au genre Desmatodon,
mais, par le tissu de ses feuilles, il diffère des autres espèces que
_ Brotherus a réunies dans ce groupe et troublerait l'homogénéile
| dé ce « beau genre » (Limpricht). Il semble donc préférable de
placer comme Tortula arenacea à côté du T. obtusifolia.
Grimmia plagiopodia var. arvernica (Phil.) Boulay.
J'ai trouvé cette mousse à quatre localités différentes du flanc
septentrional de la vallée de l'Alagnon, entre Murat et les grottes
_ de Fraisse Haut de 900 à 1130 m. d'altitude. Don
Loeske émet, page 54 de son intéressante monographie des :
Grimmiacées, l'opinion qu'il suffirait. de distinguer Île Grimmit è
arvernica comme « forme pilifère » du G. plagiopodia. Tel n'est ’
pas mon avis. Je crois préférable de lui conserver, comme Va
ou sous-espèze, son ancien nom, non seulement parce qu'il :
priorité, mais surtout parce que la longueur du poil est le moins
important des caractères du G. arvernica. Je possède, en €
une mousse récoltée au Helenenstein près d'Iéna qui a des P
plus longs que certains exemplaires des environs de Murat, M
présente, comme les autres exemplaires allemands, un péri
_ parfait ; landis que toutes les mousses provenant d'Auvergn
LEP à
. REVUE BRYOLOGIQUE | Be,
percule, on voit à côté de dents parfaites d’autres qui sont
_tronquées comme celles de la variété arvernica, leur -partie supé- :
rieure restant dans l'opercule, de sorte qu'on peut se demander
si cette mousse doit être attribuée au type ou à la variété.
La forme de l’opercule est très variable et ne semble pas pou-
» Voir servir à caractériser la variété arvernica. Certaines plantes
- ont, comme le G, plagiopodia auquel Philihert a comparé son G.
_ Arvernica, un opercule convexe semblable à celui du Funaria
hygrometrica (voir la figure p.53 de la monographie de Loeske),
D'autres provenant, elles aussi, d'Allemagne présente un opercule
surmonté d’un petit mamelon obtus (voir la figure de Limpricht
Rab. I p. 729). L'opercule du G. arvernica original récolté, non
au Puy de Dôme comme le dit Roth (vol. IE, p. 691), mais au
Mont-Juzet est, d’après Philibert, toujours surmonté à son centre
d'une petite pointe cylindrique étroite, mais ce cas semble excep-
tionnel même en Auvergne. Dans la plupart des exemplaires que
l'ai vus de cette contrée, l'opercule avait la forme figurée par
Limpricht ou celle dessinée par Roth. Je n'ai pas vu d’opercule
Complètement plat ou convexe sur les plantes d'Auvergne.
Pour moi, la forme de l'opercyle et l’imperfection du péristome
sont dues à des circonstances extérieures (nature chimique ou
physique du substratum, insolation, sécheresse, etc.), mais je
ne saurais dire auxquelles. La sécheresse et l'insolation pourraient
bien jouer un rôle car les deux autres Grimmia (sensulato)à
béristome imparfait ou manquant (Grimmia anodon et Schistidium
Pulvinatum) préfèrent, eux aussi, autant que j'ai pu en juger, les
_lochers secs et ensoleillés ou exposés aux vents. Ayant trouvé sur
le rocher d'andésite, où croît le Grimmia plagiopodia au Val
d'Enfer, le Gymnostomum calcareum, j'avais pensé que le meilleur
développement du péristome à cet endroit pouvait être dû à des
infiltrations d'eaux calcaires, mais Loeske dit expressément que le
rimmia plagiopodia est calcifuge, ce qui semble indiquer que les
8rès sur lesquels il se trouve en Allemagne ne contiennent pas de
ne sou
ine avec
22 __ REVUE BRYOLOGIQUE
dans les Grimmia, le péristome parfait peut ètre associé à l'oper-
cule plat (plante d'Iéna) et le péristome imparfait à l’opercule
élevé (plante du Mont-Juzet). On voit qu'ily a là des problèmee
intéressants à élucider.
Conclusions : le Tortula obtusifoliaest une sous-espèce duT.
murahs et n'appartient pas au groupe atrovirens-revolvens. Le
Desmatodon arenaceus ne doit pas être considéré comme une
forme du T. obtusifolia, il constitue une espèce propre : Tortula
arenacea. Le Grimmia plagiopodia var. arvernica est caractérisé
uniquement par l’imperfection de son péristome que présente
presque tous les exemplaires d'Auvergne, tandis que les plantes
e d'Allemagne offrent un péristome parfait.
P. S. — Je profite de cette occasion pour signaler la présence du
. Cephalozia Helleri (Nees) Lindb (Sphenolobus Hellerianus Steph.)
. au Lioran. :
Considérations sur la flore bryologique
de la Nouvelle-Calédonie
et diagnoses d'espèces nouvelles
(Suite)
Digi (Leucodontium) Franci Thér. sp. nov.
Dioicum ? Caespites sat densi, inferne fuscescentes, superne
virides, frequenter basi terra obruti. Caulis erectus, dense radi-
culosus, inferne laxe foliosus, ascendendo sensim densissime folio-
sus, innovationibus gracitibus, brevibus, foliis remotis, minutis
ovatis. Folia caulina sicca erecta, madida valde patula, oblongo-
lanceolata, subacuta vel obtusa, haud mucronata, basi paru
contracta, anguste decurrentia, apice saepe cucullata, valde con-
cava, integerrima, baud limbata, marginibus basi et apice planis;
medio anguste revolutis, 1,4 mm. longa, 0,5-0,6 mm. lata, costa
Purpurea, percurrente, basi 0.06 mm. crassa, ce!lulis elongate
hexagonis, parietibus haud incrassatis, 0,06-0.07 mm. Jongis,
-0,012-0,015 mm. latis, marginalibus longioribus, basilaribus qua
_dratis vel breviter rectangulis, rubellis. Pedicellus gracilis, rubellus,
_. 15 mm. longus ; Capsula oveta, collo aequilongo attenuata, sicca
à sub ore sontracta ; operculum convexo-depressum, breviter ap
- Culatum : annulée latus ; peristomii dentes ext. 0,45 mm. longi,
0.08 mm. lati, endostomii membrana ad 2/3 partem dentium pro”
ducta. processus lanceolati, hyantes ; ciliis ne rente
ra 0,018 m mm. pr x
Fa
REVUE BRYOLOGIQUE : 25.
\
Monts Koghis, c. fr. (Franc, nov. 1907); Rivière-aux-Cailloux,
_ stérile ; Tao, stérile.
Je considère cette espèce comme assez variable. Les échantillons
que je possède diffèrent entre eux par leur taille, les dimensions
_ et la forme des feuilles ; celles-ci sont plus ou moins révolutées et
- ont un tissu plus ou moins serré ; les innovations sont plus ou
> moins abondantes, tantôt terminales, tantôt latérales. Le type
- décrit est la plante fructifiée des Monts Koghis.
Bryum (Apalodictyon) faoense Thér. sp. nov.
Dioicum. Gracile, sat dense cæspitosum, rubellum. Caulis
_ brevis, 2-3 mm. altus, radiculosus, apice innovationibus sat
_ numerosis. Folia caulina minora, superne sensim majora, oblongo-
_ lanceolata, acuminata, acuta, 1 mm. longa, 0,3-0,4 mm. lata,
integra, haud limbata, haud decurrentia, marginibus planis, costa
sat tenui, basi 0,03 mm. crassa, purpuresa, breviter excurrente, .
cellulis mediis elongate-hexagonis, 0,06-0,075 mm. longis, 0,015 mm.
Jatis, marginalibus angustioribus, basilaribus quadratis vel rectan-
gulis, omnibus parum chlorophyllosis, parietibus haud incrassatis.
Pedicellus rubellus, 10-12 mm. longus ; capsula pendula vel hori-
* zontalis, minima, oblonga, matura orificio dilatata, collo æquilongo,
arcuato attenuata ; operculum convexum breviter mamillatum ;
annulus latus ; peristomii dentes ext. 0.36 mm. longi, 0,06 mm. lati,
_ endostomii membrana ad 1/2 partem dentium producta; ciliis
appendiculatis ; sporæ læves, 0.010-0,012 mm. crassæ.
Tao, sur les sables, alt. 800-1000 m. (Franc, janv. 1910). Ha
Comparable surtout au B. ambiguum Dub. ; mais celui-ci a des
touffes vertes et non d’un rouge vineux, des tiges et des Iinnova-
tions plus densément feuillées, des feuilles plus concaves, invo-
_lutées, subégales sur les tiges, un tissu plus serré.
Bryum subfasciculatum Hpe.
. Mou) et à l'île des Pins par Brotherus (Contribut. III, p. 20). Je le
possède également des monts Khogis et de Dumbéa, forêt de
_ Niaouli (leg Franc).
Galles-du-Sud (leg. W. W. Watts) quelques légères différences.
Celle-ci a les feuilles un peu plus grandes, à marge plus franche- +
ment jaunâtre, à dents plus courtes, et à acumen plus générale-
ment plan. SRE CAE ire
Bryum (Rosulata) neo-caledontoum Thér. 8p. nov.
Le général Paris a distribué sous le nom de Bryum leptothecium
Est signalé pour la première fois en Nouvelle-Calédonie (mont
: _ J'ai constaté entre ces échantillons et la plante de Nouvelle
\
REVUE BRYOLOGIQUE
Tayl. une mousse récoltée à l'île des Pins (leg. Placide), et sous
__ le nom de B. leptothecium forma luæurians une autre provenant
_ de Caricoué (Nouvelle-Calédonie). Je possède la même plante de
. Nouméa et du plateau de Dogny que, sur la foi des échantillons
_ reçus de Paris, j'avais aussi nommés B. leptothecium.
_ J’estime maintenant qu'aucune de ces mousses n'appartient au
_ B. leptothecium Tayl. Je n'ai pas vu le typede cette espèce; mais
__ si j'en juge par les figures données par Brotherus, Pflanzenfami-
_ lien (Engler et Pranti), p. 595, Les tiges sont assez courtes et nues
_inférieurement, les feuilles sont agglomérées en roseite au sommet
des tiges et elles sont largement marginées jusqu'au sommet. Or
les plantes citées plus haut ont des tiges feuillées régulièrement
sur toute leur longueur et les feuilles sont munies d’une marge
plus étroite. “
«C'est à ces plantes que j'impose le nom de Bryum neo-caledoni- -
_ cum. J'en donne une courte diagnose : x
_ Laxe cæspitosum, intense viride. Caulis erectus, 2-4 mm. altus,
inferne laxe foliosus, superne dense foliosus. Folia slçca patula,
flexuosa, oblongo-acuminata, acuta, haud spathulata, breviter
mucronata, basi parum contracta, acumine semitorta, apice argute
serrata, 3 mm. longa, 1 mm. lata, marginata, margine € .
cellulis 2-3 seriatis composito, marginibus e basi usque ad 2/3
_ revolutis, costa latissima, 0,120 mm. crassa, in cuspidem brevem
exeunte, cellulis mediis elongate hexagonis, 0 06 0,07 mm. longis,
: 0,015 mm. latis, parietibus ine1 assatis, basilaribus longe rectangu-
_ laribus. Pedicellus 30 40 mm. longus ; capsula pendula, cylindrica,
. leniter arcuata, late annulata ; perist. dentes ext. 0,4 mm. longi,
0,072 mm. lati, endostomii membrana ad 1 /2 partem dentium pro-
ducta, ciliis appendiculatis. :
On pourrait comparer cette espèce au LB. suhfasciculatum Hpe,
_ dont elle est certainement voisine : elle en diffère notamment par
ses tiges plus élancées et très lâchement feuillées, par sa capsule.
plus étroite, son péristome moins élevé. :
_ Bryum (Rosulata) sigmatellum Thér. Sp. nov. ie
_ Dioïcum ? Caespites sat densi, inferne fuscescentes, superne
rete-virides. Caulis brevis, vix 1 cm. altus, dense et regulariter
oliosus, superne innovationibus numerosis. Folia erecta, sicca
Parum torta, humida erecta, parum patula, oblongo-spathulata,
acuminata, breviter cuspidata, marginata, apice valde serrala,
mine semitorto, marginibus e basi usque ad 3/4 valde revolutis,
: longs, 1 mm lata, costa in cuspidem brevem exeunte, basi
\ REVUE BRYOLOGIQUE
09 mm. crassa, cellulis mediis hexagonis, palette théreséa ti AS
04 mm. longis, 0.015 mm. latis, superioribus parietibus incrassa-
8, parum porosis, basilaribus laxioribus, rectangulis, margipali-
us (4-6 seriatis) linearibus, valde incrassatis, Pedicellus inferne .
bellus, superne flavidus, flexuosus, apice valde arcuatus, pratil ';.
mus, 20-25 mm. longus ; capsula pendula vel horizontalis, longe
nguste cylindrica, cotlo longo arcuato attenuata ; operculum
Onico-convexum, mamitlatum ; annulus Jatus (0. 09 mm.) ; perist.
dentes ext. 0.65 mm. longi, doxtamtt membrana ad 1/2 partem
ntium producia, processiis perforati, ciliis brevioribns, papilla-
baud appendiculatis. Sporae immaturae. ei
Pont-du-Diable, près de Topghaué, sur un talus, alt. 150 m. Pi
Tanc, juin 1909). . 5
La capsule {rès longue (4 nm.) et très He ro de 1/2 mm.
sec) pourvue d’un long.col arqué dont la courbure forme avec Fes
flexion du pédicule une « renversée permet de distinguer, à
mière vue, cette espèce de toutes ses congénères de. Nouvelle
édonie..…
Bryum laxifolium Besch. bre
pendant quelque temps méconnu cette espèce et c’est elle
‘aidistribuée dans mon Exsiccata sous le nom erroné de B.
Othecium Tayl. (n° 51). 1
Elle diffère de celle-ci par ses touftes de couleur tante SE
rses liges feuillées régulièrement, non agglomérées en rosettes
fminales, par son tissu foliaire plus lâche, par son REA très
8 dépassant généralement 25 cm. ë
Bescherelle dit que les cils sont noduüleux, mais non appendi-
lés : il a peut-être mal vu ; sur la plante du mont Mou (exsicc.
Sl)les cils sont nettement appendiculés. Il dit aussi que le
ome est court :'or sur l’unique capsule que je possède du
Balansa n° 2977) les dents mesurent 0,7 mm, Pimenrion qui
mérite guère l'épithète « cbreve».
4, «
Le ue
ogonium novæ-caledoniæ Besch.. .
est une espèce assez variable, notamment dans les dimensions ni
“a cet la largeur de la nervu - Fate
De : . REVUE BRYOLOGIQUE
deux fois plus étroites (0,2 mm. au lieu de 0,3-0,35 mm.) et par sa
nervure beaucoup moins large (0,09 mm.). .
Rhisogonium medium Besch.
Non moins variable que l'espèce précédente. \
J'ai publié dans les « Musci et hep. rovæ-caled. exs. », sous le
n° 112 une var. breviseta, chez laquelle le pédicelle mesure 15 mm.
au lieu de 30 mm.
J'ai distingué en outre une var. lawifolium ainsi caractérisée :
foliation plus lâche, feuilles moins imbriquées, plus ou moins
étalées à sec, plus étroites et plus finement acuminées.
BRYOBROTHERA gen. nOV.
Dioïca. Cæspites densi, haud nitidi. Caulis procumbens inferne
fusco-radiculosus, dense et complanate foliosus. Folia disticha,
haud decurrentia, erecto-patentia, ovalia, obtusiuscula, elimbata,
crenulata, marginibus erectis ; nervo sat tenui percurrente, dorso
laevi ; cellulis incrassatis, rotundatis, sublaevibus, prominentibus.
Flores masculi gemmiformes, minuti. Fructus lateralis. Pedicellus
gracilis, brevis, capsula inclinata vel pendula, oblonga, lævis (Mr
operculum conico-rostratum, calyptra campanulata, basi lobata,
pilosa. |
De ce genre, une seule espèce est connue : 0
Bryobrothera crenulata (Broth. et Par.) Thér. comb. nov.
Découverte pour la première fois (juill. 1908) par Le Rat, a
mont Dzumac, cette plante reçut de Brotherus le nom de Meso-
chæte (?) crenulata. Les échantillons ne portaient que des fleurs d
ce qui rendait très incertain le classement de l'espèce. Frappé
toutefois par les caractères très particuliers de cette mousse
Brotherus exprimait l'opinion qu'elle était peut-être le type d'un
genre nouveau (cf. Brotherus, Contrib. à la flore bryol. de Le Nou-
vells-Calédonie II, p. 19).
J'ai eu, depuis, la satisfaction de découvrir dans les récoltes de
Franc, à Tao, la même plante (1) fructifiée. Les fruits sont jeunes,
il est vrai, la capsule est insuffisamment développée ; mais si le
péristome ne peut pas être observé, les caractères apparents du
| fruit suffisent à démontrer que l’espèce ne peut-être attribuée à
aucun des genres actuellement connus de la famille des Rhizo89-
niacées. Ce fruit est remarquable, en effet, d'abord par la coi à
_quiest campanulée, lobée à la base et munie vers le sommet de
(1) Elle à été publiée dans mon exiccata sous le n° 110.
REVUE BRYOLOGIQUE »
(]
poils raides, robustes, pluricellulaires, et ensuite par l’opuscule
qui est conique-rostré d’une longueur égale à ceNe de la capsule.
Je suis heureux de dédier ce nouveau genre à mon savant ami
V..F. Brotherus qui, le premier, en a eu l'intuition et dont les
travaux ont puissamment aidé à faire connaître la flore bryologique
de notre belle colonie du Pacifique.
Myurium purpuratum (Mitt.).
J'ai distribué dans mon exs. de N'te Calédonie, sous le n: 140,
une mousse que j'ai appelée Myurium rufescens var. neo caledoni-
cum Thér. Or mon ami H. N. Dixon a rectifié ma détermination ;
il estime que cette plante ne diffère pas du M. purpuratum (Mitl.)
d'Aneitum. Elle a été récoltée à Tao (nord de l'ile), en 1910, par
: 1. Franc. i
Myurium quinquefarium Ther. sp. nov.
F Dioicum. Caespites densi, sericei, pulchre viride-lutescentes.
_ Caulis repens, dense ramosus, ramis sat brevis, 5-20 mm.
longis, attenuatis, acutis. Folia caulina minima, 0,9 mm. longs,
0,5 mm. lata, appressa, haud seriata, ovata, subito in acu-
_ mine angusto contracta, parum concava, subinlegra, margini-
bus planis, enervie, auriculata, cellulisalaribus majuseulis, inflatis,
coloratis ; folia ramea pentasticha, ovato-lanceolata, cymbiformia,
Sat subito in cuspidem longam, loriformam, dentatam contracta,
_ toto ambitu denticulata, auriculata, enervia, 2,5-2,75 mm. longa,
Î mu. lata, cellulis linearibus, laevibus, parietibus valde incrassa-
LCA porosis, mediis 0,06-0,09 mm. longis, 0 01 mm. latis, superio-
ribus brevioribus, 0.05-0,06 mm. longis, 0,012 mm. latis, alaribus
_ inflatis, fusco-aurantiacis. Flores feminei minimi, gemmiformes,
_ folia perichaetialia (7-8) appressa, externa caulinis similia, intima
longiora, valde involuta ; archegoniis numerosis ; pedicellus erec-
tus, 12 mm. longus ; capsula oblonga, erecta. Caetera desiderantur-
Plateau de Degny, sur écorces, alt. 1000 m. (Franc).
La couleur des touffes d'un beau jaune d'or, la disposition des
_ feuilles en séries régulières sur les rameaux, permettent de recon-
Maître rapidement cette espèce. 5
Euptychium spiculosum (Broth. et Par). Thér. var. appressifolium
Thér, nov. var.
Plateau de Dogny (Franc, 1901).
Port très spécial : feuilles dressées-appliquées sur la tige, alors
_ Que chez le type de l'espèce, elles sont très étalées à sec.
_Papillaria helictophylla (Mont.) Broth.
Tipindja, ad ripes amnis (leg. Etesse, 190). |
28 i REVUE BRYOLOGIQUE
' +
C'est une espèce nouvelle pour l'île. Elle m'a été donnée par la
Faculté de Renne$ sous le nom erroné de Symphysodon novæ-
caledoniæ ; elle provient de l’herbier E.-G. Paris. L'erreur est due
sans doute à un mélange d'espèces dans l'échantillon de cet
_ herbier.
: . Pinnatella elegantissima (Mitt.) Fleisch. var. neo-caledonica Thér.
| nov. var. :
… Tao, dans la forêt ; alt. 100 à 600 m (Franc, 1910).
” Plante plus tue que le type, râamification plus dense, parois
Cage cellules foliaires plus épaissies.
‘(à suivre). 45 EF S'HERIOT:
à Fontaine-la-Mallet par Montivilliers
(Seine-Inférieure).
Note sur quatre numéros d'exsiccata &
1° Musci Galliæ, n° 62. — Anacalypta Starkeana N. el H. Les
allées des jardins Angers (Bouvet).
Par la struciure des spores 6pineuses mais non tuberculeuses
cet échantillon doit être rapporté au Pottia minutula. :
_ 2 Musci Galliæ, n° 88. — Lejeunea minutissima Dum. Sur
l'écorce du Bouleau, A. Villemaret (Villemuzet) près de Saint-.
Jouvent. Haute-Vienne (Lamy). B. Bois de la Tour, près Falaise.
_(de Brébisson). | ie
à Le specimen A. est exact, es B. est Harpalejeunea ovala
(Hook) Schiffn. sé
. Cette rectification vient d’une part confirmer la citation de M.
Husnot (Hep. Gall. p. 68, 1876) qui indique l’Harpalejeunea ovota
dans le Calvados à Falaise (de Brébisson) et d'autre part fait tom-
ber les réserves prises par M. Camus dans son travail sur les
| espèces françaises de Lejeunea (in Bul. Soc. bot. de Fr. 1900,
_p- 20). Ce confrère ayant reproduit l'indication de M. Husnot mais
entre crochets. k
. L'herbier Montagne conservé an Museum F Paris renferme un.
© certain nombre de Muscinées recueillis par de Brébisson. Dans
cette collection j'ai trouvé une chemise contenant plusieurs
sachets séparés mais accompagnés d’une seule étiquette libellé
par de Brébisson de la manière suivante : Jungermannia minutis
| Falaise et Briquebec. Fones de. ces échantillons pra
REVUE _BRYOLOGIQUÉ 99
3° Musci Galliæ, n° 780, — Plagiothecium denticulatum Schpr.
var myurum Schpr. Rocher à Poa!-Errembourg (Orne).
Ce n'est pas le Plag. denticulatum var myurum mais l’Isoptery-
gium eleyans. IF m'a paru nécessaire pour donner plus d'autorité à
cette rectification de voir d'autres specimens. L'échantillon du
Museum de même que celui que possède M. Camus est à rappor-
ter à l’Zsopterygium elejans. :
Cette mousse de Pont-Errembourg est surtout. intéressante en
raison de ses nombreuses capsules : l/sopt. elegans ne fructifiant
que très rarement. Les quelques localités où cette espèce ait été
trouvée munies de capsules en France sont toutes situées en
Bretagne et en Normandie. ae
4 E. Bauer, Muüsci europæi eæsiccati, n° 402. Bryum arvernense
= Douin sp. nov. Frankreich auf Balsalfelsen des Baches Clamoux
_ in Vassivières, Puy-de-Dôme 1250 m. 5. m. 8 Aug. 1907. é.
Cette mousse est sans aucun doute l'Anomobryum sericeum.
C'était d'abord la première impression de M. Douin (in Rev. bryol
1909, p.153), ce n’est que par la suite, en raison de circonstances
diverses, que notre confrère a modifié sa première détermination.
G. DisMiEr.
8
Bibliographie ae
Ch, Douin. — La famille des Céphalosiellacées (Mémoires de la
Société botan. de France 1920, 90 pages et 171 figures dans le
_ texte
he M, Fes a créé, sous le nom de Céphaloziellacées, une nouvelle ne
_ famille composée des genres Dichiton, la plus grande partie des
espèces décrites par les auteurs comme appartenant aux genres
. Cephaloziella et Prionolobus, quelques Cephalosia et mème un Alo- :
btella décrit par Stephan. 0
_ Caractères de la famille : signa essentialia ; caractères détaillés .
(sporophyte, gamétophyte) ; remarques sur les caractères prècé-
dents (sporophyte, gamétophyte). : — Place de la nouvelle famille :
les Cephalozia appartiennent à un. groupe bien distinct des Cepha-
losiella et il propose une autre nouvelle famille les Cephalosiacées
(genres Cephalosia, Nowellia, Odontoschisma, etc.) dont ii donne
les caractères et les différences d'avec les Céphaloziellacées. Les
genres sine house, chez les” Céphaloziellacées. Le Protoce-
2nres et leur d i TARS ainsi qu
_ sont :
30 REVUE BRYOLOGIQUE
Valeur des caractères employés. Considérations diverses sur lé
_ tude et la détermination des espèces. È E
: Partie spéciale :
Clefs des genres, sous genres, espèces, sous espèces et formes
principales. Cette seconde partie comprend les pages 80 à 85, les
clefs étant très détaillées.
Ch. et R. Doux. — Note sur les Sphærocarpus (Extrait de la
Revue Générale de Botanique 1917, 8 p. et 1 pl }.
Ces auteurs ont cultivé les Sphærocarpus lerrestris et californicus,
ce qui leur a permis d'étudier : durée et germination, accrescence
du thalle, régénération par les nervures ; régénération par l'invo-
lucre, forme de l'involucre, les anthé-ozoïdes, les spores et
l'embryologie. L'involucre et les spores de nos deux Sphærocarpus
sont variables et MM. Douin n’admettent le californicus que comme
une variété du terrestris.
R. Doux. — Contribution à l'étude du genre Riella (Extrait de la
Revue Générale de Botanique, 1914, 8 p. et ] pl.).
M. R. Douin décrit le développement et la composition du
gamétophyte, du sporophyte et de la multiplication végétative. Il
compare ensuite les genres Riella et Sphærocarpus, indiquant les
caractères qui les rapprochent et ceux qui les éloignent. 11 conclut
de cette étude que le genre Riella forme un groupe isolé, complé-
tement différend de toutes les autres hépatiques par sa tige ailée,
et voisin du Sphærocarpus par sa fructification.
- J. AMANN. — Nouvelle addition et rectification à la flore des
mousses de la Suisse, troisième série (Bull. de la Société Vaudoise
des sciences naturelles, vol. 54, n° 200, 1921, pp. 33-66).
M. Amanna continué ses études sur la flore suisse au moyen de
ses récoltes et de celles de MM. G.-M. Rhodes à Fribourg, J.
Aebischer à Hauteville (Fribourg), J. Weber à Mannedorf, E.
Steiger à Bâle. Il a tenu compte, en outre des publications de
MM. Mario Jaeggli, J. Baer, H. Gams et P. Culmann. :
Un certain nombre d’espèces et de variétés sont le sujet de notes
plus ou moins étendues. Les variétés et formes nouvelles décrites
Eucladium verbanum f. longifolia. M. Amann est du même avis
que M. Culmann pour placer l'E verbanum dans le genre Barbula.
__ Rhabdoweisia fugaæ var. estriata. — Capsule parfaitement lisse,
_ ni striée, ni sillonnée, même à l'état vide. LR
_ Pottia Heimii var. alpina. — Feuilles avec une marge jaune très
distincte, formée de cellules translucides à parois épaisses.
REVUE BRYOLOGIQUE 31
4
Siylostegium caespiticium var. sericeum. — Forme luxuriante
_ stérile, haute de 0,5 à 3 cm. en touffes denses, soyeuses, Plante
. ambigue, quant au gamétophyte, entre Blindia et Stylostegium.
. Cinclidotus riparius f. funalis Steiger. — Forme vert foncé ; bran-
. ches julacées à sec ; tige nue à la partie inférieure.
Funaria mediterranea var. alpina. — Feuilles plus étroites et plus
allongées, avec des dents obtuses sur la moitié supérieure, pointe
_ piliforme. Exoth. avec 3 ou 4 rangées seulement de cel. épaissies.
_ Endostome rudimentaire, etc. :
_ Philonotis seriata var. pachyneura. — Forme parallèle au PA.
_ borealis Hagen, à f. largement ovales, brièvement atténuées en
une large pointe subobtuse ou mucronées.
Pseudoleskea radicosa var. bernardensis. — Touffes bien vertes à
la surface ; paraphylles rares, linéaires. F. caulinaires largement
_ Ovales, brièvement acuminées, non plissées, décurrentes, bords
_ largement réfléchis sur la moitié inférieure d’un côté surtout, etc.
_ Pseuloleskea patens var. brevifolia avec 4 fig. de feuilles. — F.
_ plus courtes, brièvement et étroitement décurrentes, terminées
_ Ordinairement par un acumen large, court et obtus. : jrs
_ Eurhynchium diversifolium var. gracile. — Défaut d'éclat, ra-
_ Meaux grêles, effilés ; f. caulinaires et ram. patentes-étalées et non
imbriquées, même à sec, etc.
_ Ce travail contient en outre des localités nouvelles d'espèces
mentionnées antérieurement.
La découverte en Suisse par M.-J. Pottier du Dicranum Muehlen-
beckii plante mâle, nouvelle pour la science.
Les espèces nouvelles pour la Suisse.
Une étude des Fissidens pusillus et minutulus.
Deux tableaux synoptiques pour la détermination des Pseudoles-
kea et Pseudoleskeella européens.
Une notice sur l'indice cellulaire.
Une notice sur l'évaluation de l'éclat des feuilles chez les
Mousses,
G Dismier, — Le Campylosteleum strictum De Solms-Laubach
dans Les Alpes-Maritimes (Bull. de la Société Botan. de France
1917, 154.158). |
Le Campylosteleum slrictum, découvert par M. Dismier. à Berre-
8-Alpes (Alpes-Maritimes), lui a donné l’occasion d'étudier cette
très rare plante. L'inflorescence est hétéroïque comme l'avait
diqué De Solms-Laubach ; les dents du péristome sont divisées
| 3, plus. rarement en 2 branches. Il rappelle que M. Dixona
REVUE ; ARYOLOG IQUE
établi que le Weisia Welwitschii est une plante compiètement à :
térente du Campylosleleum striclumn et qu'elle doit être admise
comme une bonne espèce. ’ Le
G. Dismier. — Les muscinées du Valentinois mnéridional, Drôme
(Bulletin de la Société Botan. de France 1921, pp. 241-248).
M. Dismier a exploré cétte partie du département de la Drôme
d'avril à fin décembre 1918, contrée peu accidentée, les points les
- plusélevés ne dépassant guère 250 m. d'alutude. Le Valentinois,
. situé à la limite de la région méditerranéenne, possède plusié
- représentants caractéristiques du midi et quelques espèces de
régions plus septentrionales. La flore bryologique de ce départ
ment étant complètement inconnue, ik donne la liste complète
ses récoltes (170 mousses et 31 hépaliques), six de ces mou:
* sont font le sujet d'observations sur leur distribution eéogra
_ que et leurs caractères, ce sont : .
Cheilothela chloropus qui s'’avance iei à 240 kil. de la Méditercæil
Aschisma carniolicum. Cette très rare espèce croît ici sur d
* sables siliceux au bord des allées négligées en n. compagnie 4
Riccia nigrella.
Phascum milraeforme. — Espèce méconnue semblable au pnal
cupidatum, peut être un peu plus petite ; elle en diffère par &
pédicelle recourbé en « couchée, sa coiffe mitriforme et ses spor
… finement épineuses. Elle croit surtout dans les vieilles luzernièr
et les friches. Elle doit être répandue dans toute la France.
Didymodon cordatus, bien distinct du D. luridus.
Zygodon Forsteri dans le creux des arbres pourrissants, surt
ceux de chênes. Fi
Amblystegium riparium var. trichopodrum. Comme port elle &
toute différente du Lype, rappelant plutôt par son exiguité les
petites se SEpat du genre.
: Nouvelles, Echanges
M. Thériot ayant pris sa retraite, sa nouvelle adresse €
Fontaine-la-Mallet, par Montivilliers (Seine-Intérieure).
Le Dr J. moe nu de Re ee 45, à RE :
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous Les Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
"indice cellulaire chez les Muscinées. J. AMANN.— Bryological notes from
icily. E. NicHozson. — Georgian Mosses. W. INGHAM.— Bibliographie. À
ct %
L'indice cellulaire chez les Muscinées
par J. AMANN.
Parmi les caractères fournis par le FAP des RE ;
est un fort utile dans nombre de cas, pour permettre la dis-
tion d’espèces voisines, parceque sa constatation, relativemèn
e, est toujours possible. Je veux parler des dimensions des
es qui composent le tissu foliaire et me contenterai de rap-
les exemples classiques des Timmia norvegica Zett. et
mala Lindb. et Arn. (T. elegans Hagen), des Rhabdoweïsia
diculata Brid. et R. crenulala Jameson, des Fissidens crassipes
ils. et F. rufulus Br. Eur., pour lesquels la mesure des'cellules
liaires suffit à faire nettement et immédiatement la distincti
ces espèces voisines qui, sans cela, serait souvent fort malaisée.
ll a sans dire qu’on. ne peut accorder à ce caractère, d’une ma-
générale, une importance toujours aussi décisive que dans
Cas particuliers et’qu’il faudrait se garder de lui attribuer 1 un
tance et une valeur notablement plus grandes que celles
u res caractères pos tomiques ou morphologiques du Mie
ce, ji en us ï sur s Ca us nce
alité, ner à |
ce
qui nee un er Se
La méthode suivie jusqu'ici pour les mesures, qui, dans la a
_ne portent que sur un nombre restreint ou même très restreint
de cellules, est par cela même critiquable. J’ai proposé dans
lore des Mousses de la Suisse (T. IE, p. 398) (1) de la remplace
r une autre méthode qui présente l’avantage d’être à la fois
plus expéditive et d’embrasser un nombre de cellules relativè
ment considérable, ce qui donne des valeurs morennes notable-
ent plus exactes.
ette nouvelle méthode ‘consiste à compter les cellules qu
pparäissent dans le champ du microscope formé par une ou
ure carrée (de 2mm. environ de côté) découpée dans un dia
ragme opaque (plaque de métal mince, de carton ou de papi
1), que l’on place dans l’oculaire, à une distance telle de
lentille supérieure que les bords de cette ouverture Dire: sen
bien nettement.
En mesurant une fois pour toutes, au moyen d’un micromèt
objectif (divisé en centièmes de mm. par ex.) la dimension
côté du champ carré, dimension qui est constante pour u
même composition optique (objectit-longueur du tube-oculaire
il est aisé de calculer la surface réelle de ce champ en mm?
Or si, dans ce champ de n mm? on a compté c cellules, le no
total correspondant des cellules au mm?, que j'appelle l'indi
llulaire est ce : n. Le nombre 1 : n par lequel il faut multiplier
pur btenir l'indice, peut être ‘calculé une fois pour toutes €
s multiples inscrits sous forme d’une table donnant immédia
nent le nombre des cellules au mm? (l'indice) en regard des v
c celles-ci ere généralement entre 10 et 100).
Fe eur € et Tongueur, soul Sostemett se déduire du n
de cellules du c:
rvir d’un objectif de 5 à 6 mm. rs FU et
4 ren DA L ès fréqt
En ue je propose de tu à ee mesure des cellules
faite en micromillimètres dans les deux sens longueur et largeur
l'indication du nombre des cellules rapporté à l'unité de surface
54 au mm?. L'indice cellulaire est ainsi une mesure de surface
dépendant à la fois des deux dimensions longueur et largeur; les
numérations faites pour le déterminer permettent en outre d'y
Joindre l'indication usuelle des dimensions linéaires des cellules
Soit le côté du champ limité par var carrée du d
phragme — 0,19mm. (pour un objectif ? — 10mm., tube 180mm.,
oculaire n° 3). is
La surface de ce champ = 0, 19 x 0, 19 = 0, :036mm?. (L: 0.036
27,6 facteur constant).
Si, dans ce champ, nous comptons 96 cellules, le nombre d s
cellules ou mm? sera 96 x 27,6—2646. |" :
D'autre part, si nous avons compté dans l'ouverture du dia-
phragme, 12 cellules en largeur et 8 en longueur, les dimension:
moyennes réelles correspondantes des cellules seront : large
0,19: 12— 16 y, longueur 0,19: 8=24 y. Nous avons dans ce cas 1
données : indice cellulaire 2645; cellules 16 X24 y.
La grandeur des cellules étant en général différente dans les
rties inférieure, moyenne et supérieure de la feuille, il est néces-
Saire de spécifier à quelle région de celle-ci se rapporte l'indice
cellulaire. Dans la règle, et sauf indications spéciales, on con:
iendra que cet indice concerne les cellules moyennes médianes,
c'est-à-dire celles de la partie moyenne dans le sens de la lon
gueur et de la partie médiane dans le sens de la largeur du limb
iaire, entre le bord et la nervure. Les indications correspon
dantes aux cellules basilaires et aux A seront utiles ges ;
roue de cas.
dl convient, loraque Fon veut étudier ce caractère,
des esures :
| REVUE RRYOLOGIQUE
études systématiques et biologiques, parce qu'il peut servir à
déceler des rapports philogénétiques et ontogénétiques existant
_entre les races, les variétés, les formes biologiques ou géographi-
ques d’un même type. |
_ Un fait, mus en lumière par la mesure de l'indice cellulaire
est le suivant. Dans la très grande majorité des cas, les cellules
que les ouvrages classiques décrivent comme isodiamétrales et
pour lesquelles ils n’indiquent qu’une seule dimension (diamètre |
ioyen), présentent en réalité deux dimensions longueur et lar-
geur, assez peu, mais constamment différentes. Dans l’ouverture
équilatérale du diaphragme oculaire spécial, le nombre des cellu-
. les comptées dans un sens est presque toujours différent de celui
dans le sens perpendiculaire. Il est rare que les deux nombres
soient égaux, c’est-à-dire que les cellules aient les mêmes dimen:
sions en longueur et en largeur, lorsque l’on en mesure un
nombre suffisant. Ce fait n’a pas encore été signalé à ma con-
naissance. de
La détermination de l'indice cellulaire ne présente aucun
_ difficulté lorsqu'on a affaire à des cellules dont la largeur n’est pas
beaucoup plus faible que la longueur ; chez certaines mousses
pleurocarpes où le prosenchyme foliaire est formé de cellules très
longues et très étroites, le nombre des cellules au mm? peut être
assez difficile à évaluer. On pourra, dans ce cas, se contenter d'i
diquer le nombre des cellules au millimètre courant, soit pour la
largeur, soit pour la longueur; en indiquant en outre le rapport
moyen entre la largeur et la longueur des cellules. Es
_ Exemple: Isoplerygium depressum (Brid.) var. subjulaceu
(Card. et Cop.) (expl. original). LAS
_ Cellules moyennes médianes 130 en largeur (7-8y); 12-13 en
longueur (65-80 y) au mm. 1 X9—10. ‘a TAUX
Il va sans dire que la mesure de l'indice cellulaire peut être
ppliquée à d’autres tissus que celui de la feuille; c’est le cas p.ex
pour les cellules de l’exothecium, dont le tissu diffère notablement
Chez F. pusillus l'indice SATA varie de 10400 minimum
14870 maximum. L'indice moyen résultant des mensurations
aites sur les 20 expl. de la BH est 12580 cellules au mm?.
Pour F. minululus l'indice a varié entre 16879. minimum et
21754 maximum. L'indice moyen est 19106, notablement plus
élevé par conséquent que celui du F. pusillus. s
_ Le tissu de l’exothecium chez le F. pusillus présente un indice :
variant entre 1879 et 9629 cellules médianes au mm? ; indice
moyen 3285.
Chez F. minutulus l'indice a varié entre 2060 et 3370; indice
moyen 2370.
Ce tissu est ainsi plus serré chez F. pusillus; mais vu la aie
variabilité de ce caractère chez cette espèce, il n’est guère possible
de l’utiliser pour la distinction. L'indice pour le tissu foliaire, pa
contre, représente un bon caractère distinctif.
2. — Indice cellulaire chez les Mnium européens.
Les observations et mensurations assez nombreuses que j'a ’ai pu
faire jusqu'ici m'ont fourni les résultats,contenus dans le tablea
Pons (voir à ce sujet J. Amann Lc.2° série, 53. 198. 1920).
_ Indice rule (cellules foliaires pare médianes)
_Inlegr grifolia #3 Sa
M ns
REVUE BRYOLOGIGQUE
Î. riparium AE , ie 1160-1980 moyenne 1500
- spinosum re 0 2400-1700‘. 600
lycopodioides 1315-2150
serralum . densirele 1690-2440
hornum ; 2300 .2500
+ nivale Am. ù 2500-3000
— orthorhynchum laæirete 2900-3080
- adniviense Am. 3600-5000
orthorhynchum densirele 4680-6700
Ces mésures ont décelé, chine on le voit, le fait A
ue certaines espèces comprennent deux séries de forme
laxirele et densirele, dont l'indice est notablement différent. G
fait, qui se retrouve chez des espèces appartenant à d'autre
genres, paraît être en relation avec certains facteurs écologiqu
comme p. ex. l’humidité qui paraît abaisser l'indice et la séche
resse qui paraît l’élever (races hygrophiles et xérophiles).
. C’est ainsi encore que, pour les formes aquatiques immergées
du Grimmia mollis, l'indice cellulaire est 3400-3900; alors qu
pour les formes terrestres souvent à sec, il est de 5000-5400. :
L'indice cellulaire pour le tissu de l’exothecium présente des
variations analogues; c’est ainsi p. ex. que pour le Mnium ly:
podioides cet indice varie de 138 à 413 (indice moyen 283), et che
è M. orthorhynchum de 552 à 910 (moyenne 773). Comme Phili
bert l'avait déjà indiqué, ces cellules sont en moyenne enviro
2 : fois ‘e grandes chez M. lycopodioïdes que chez M. orthorhyn
Lausanne (Avenue de Rumine 45), Décembre 1921
Offre d'échange. 2: Le Dr: Amine (adrèske ci-dessus) échangerait des
vue rares de la Suisse contre d'autres espèces équivalentes. À Ù
noi notes one Sicily
In the a. of the eventful year 1914 I spent : a very
holiday with my friend M H. N. Dixon in Sicily. The time sp
in the the 16% Fi until the 5th ne Los
One of the most productive districts was the neighbourhood o
Taormina, where a little moisture still remained in the torre
beds particularly in the valley of the Fiumare della Decima
with the grotto ofSifone one of the sources of the river and in the.
Letojanni valley to the north east of the town. Interesting things
were also found on the monte Venere which rises above Taor-
mina to the height of 2900 feet. HAE
_ The woods at Ficuzza, a hunting lodge of the Bourbon kings
now used by the government as a forestry department about
30 miles to the south of Palermo and under the ridge of the
Rocca Busambra also proved very productive. The slight el
vation and the presence of trees caused a greater appearance ©
freshness than we observed any where else. 3 ds
In our visit to Ficuzza we had the great advantage of the com
pany of Signor Lojacono-Pojero, the well-known Sicilian botanist
who most courteously directed us to his locality for Anacolia
Webbii (Mont.) Schpr. and greatly assisted us in appreciating
the marvellous wealth of the phanerogamic flora of this riche
district.
y interesting from a botanica
ve saw notl
which occurred up to over 7000 feet.
An interesting locality was Macc:
there are some eurious mounds of mud
tted hydrogen bubbles up from’ti
Were not very active at the time of our visit. We had hof
he mi, oductive of interesting mosses
Naples, but
REVUE BRYOLOGIQUE
An excellent account of the mosses of the island is given by
the Marchese di Bottini in his Sulla Briologia delle Isole Italiane
(Florence 1907). The * in the following list denotes that the
species is not mentioned in his list. fa «
I am much indebted to M* H. N. Dixon for assistance in the
preparation of the following notes. : k
AN _ Mosses. pure
eralodon purpureus (L.) Brid. Etna to over 7000 feet, gene-
y sterile,
* C. chloropus Brid. Letojanni:
richoslomum crispulum Bruch. Maccalube. ne
T. mulabile Bruch. Balata rock, Ficuzza. Var. litlorale (Mitt.)
Dixon. Maccalube. NS | :
T. inflerum Bruch. Limestone rock, Sifone, c. fr. ue
* T. Ehrenbergii Lor. Dripping limestone rock, Sifone a
the Letojanni valley. is | à
loina ambigua (B. et S.) Limpr. Sifone, c. fr.
_Crossidium squamigerum (Viv.) Jur. Girgenti, c. fr.
bula cylindrica (Tayl.) Schp. Ficuzza, e. fr.
orlula muralis (L.) Hedw. var. obcordala Schp. Girgenti, e. fr
T. Solmsii (Schp.) Vent. Sandstone boulder in the woods al
d'Icuzza, very sparingly, c. fr. IL has been recorded by D' Zodda
for the Lipari Islands, | Len À
‘. inermis (Brid:) Mont. Monte Venere, c. fr.
princeps De Not. Ficuzza, ce. fr. Fire
Fissidens Warnslorfii Fleisch. (F. crassipes Wills. var
rmarginalus Fleisch. D. Warnst). Taormina and Cefalu, well-
marked. Although no doubt this plant is closely allied to F. crassi-
seems to retain its characters over a fairly wide area. The
he type and the upper cells in two layers at the margin only.
Zygodon viridissimus (Dicks.) R. Br. Trees, Ficuzza, c. fr.
Orthotrichum affine Schrad. Trees, Ficuzza, c. fr. ee
Encalypta Vulgaris Hedw. Monte Venere, c. fr. :
E. rhabdocarpa Schwgr. var. leplodon (Bruch) Lindb. Monte
Venere, c. fr.a peristome is present but is poorly developed and
the capsules are almost smooth. The lower margin of the
leaves has a stout border; an interesting plant between E. vu
garis and T. rhabdocarpa.
… Enlosthodon Templetoni (Sm.) Schwgr. Messina, c. fr.
E. curvisetus (Schwgr.) C. M. Wall crevices, Taormina c. fr.
E. pallescens Jur. Damp ,crevices of rock, Taormina and
Girgenti, c. fr. re ei à te
Funaria dentala Crome, Taormina, c. fr.
© Mniobryum carneum (L.) Limpr. Sifone.
* M. albicans (Wahl.) Limpr. Messina. CRE
.* M. calcareum (Warnst.) Limpr. Wet rocks, Sifone and or
the Monte Venere, c. fr. and sterile; well-marked forms of thi
Species, which according tos ome authors is not always very dis-
tinct from M. albicans. 1 : SAR A
Epipterygium Tozeri (Grev.) Lindb., Ficuzza.
Bryum splachnoides (Harv.) C. M. (B. siculum Roth, Hedw
Bd. 4, p. 170). Sifone c. fr. Letojanni, sterile. The fruiting plant
rom Sifone is quite identical with that gathered by me nea
Knossos in Crete in 1906 and 1 am unable to separate B. siculu
nal description or
-OLOGIQUE ea
; sets et he sb is s occasionally slightly cvertotdl
by water, but was almost dry at the time of our visit. The plan
was originally discovered in this mie by Signor Lojacono
Pojero.
Philonolis capillaris Lindb. Slightly moist ground in the 50.
called chestnut zone on Etna.
Anditrichia curlipendula (Hedw.) Brid. Balata rock, Ficuzza
* À. californica Sul. With the last, Sparingly. à
Leptodon Smithii (Dicks. ) Mohr. Trees, Ficuzza
Neckera turgida Jur. Stumps in the wood at Ficuzza
- Habrodon perpusillus (De Not.) Lindb. Trees, Ficuzza.
omalothecium Philippeanum (Spr.) B. S. Monte Venere, c, fr
Brachythecium glareosum (Bruch) B. $. Rocks, Ficuzza.
B olympicum Jur. Moist caro Etna, ii Philonoli
pillaris.
* Eurhynchium crassinervium (Tayl.) B. & $. Ficuzza
E. curvisetum (Brid.) Husn. Monte Venere and Cefalu.
ati alopecurum (L.) B. et S. Ficuzza.
sf
Le HepATICS hs
| Riccia sorocar pa Bisch, Balata rock, Ficuzza Veiy sparini
A 80
R. atromarginala Lev. Among the’ étones of the auditoriu
of the Romano-Geek theatre at Taormina, also on the Pace L
Sifone, sparingly. c. fr.
cryslallina Moist Sandy ground in. a lemon grove ea
e tojanni, FC er He
orsinia Médhantioides Raddi. Lobpaat: c.fr.
rgionia hypophylla L. Letojanni, rather common, é: î
Rousseliana (Mont.) Leitg. Letojanni, rare, c. fr.
Plagiochasma rupestre (Fors.) Pepe a 3 common 1
Letojanni valley, but rarely c. fr.
ue, Tea charrieri Ch. R. Douin, Revue on de Bo
guished
smaller more short} Hate C
ch only on or two ar fertile cn by
Latour pis à rires ; (Micheli) Sm.
anni with Riccia crystallina. .
Scapania compacla (Roth) Dum. Monte ones c. fr. vai
Birotiana C. Mass., Ficuzza. In this plant the antical lobe is dis-
tinctly smaller than the postical in the lower leaves and it has
numerous reddish-brown pear-shaped or elliptical 2-celled
emmeæ.
Madotheca Thuya (Dicks.) Dum. Rob, Ficuzza,
Frullania dilatata (L.) Dum. Trees near Cefalu.
Prpinen cavifolia Fran Lindb, Rocks, Ficuzza. sa
Lewes 28 Nov. 1921. .
W.E. NICHOLSON.
Georgian mosses
À, Brenkman has lately sent me some mosses from |
British Columbia.
The following is a list of those sent.
Georgia geniculata.
Fontinalis nitida. RE
Camptothecium nevadensis. on:
Grimmia tenuicaulis.
Scouleria marginata,
Rhytidiopsis robuste.
Polytrichum commune V. éinoont: nie
Amblystegium serpens V. tenue.
Eurhynchium diversifolium. |
Timmia austriaca. LM RNA
Brachythecium salebrosum V. turgidum. (RES
Amphibium lapponicum. … En
Barbula convoluta V. ‘éblusaté db.
ontinalis Sullivantiüi Lindb.
ci VUE. RYOLOGIQUE
SEpnlogies vint ils néant tions et les püblicetidus, Cet
inventaire des Muscinées du Var rendra service aux botanistes
égionaux et à tous ceux qu’intéressent les questions de géogra-
phie botanique. Ils se sont aperçus, à la suite de Boulay, que des.
rreurs de détermination avaient été commises par les bryologues
arois les plus anciens, notamment par Hanry et Roux, ils les ont
éliminées. Des notes descriptives et critiques au sujet du Fissi--
dens Moureti et de quelques autres espèces rendent ce catalogue
encore plus intéressant.
ich
SoctÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE, session tenue en Algérie
pendant les mois de mai-juin 1914.
_ La Société botanique vient de publier (novembre 1921) le
ompte-rendu de cette session. — Pages 47 et 56 liste de mousses
écoltées d dans l’Atlas de Blidah, rien d'intéressant. Page 73 on
dil que, au Fort-National, les Lichens et les mousses sont nom
eux et mériteraient d’être étudiés, mais on n’en cite pas. Page
03 énumération de quelques bryophytes remarquables trouvés
en Kabylie par le Dr Trabut. C’est une liste, avec localités, de
24 espèces ou variétés, je citerai seulement : Fissidens cristatus,
Anomobryum juliforme, Aulacomnium palustre var. Djurdjuræ
Anacolia Webbü, Fontinalis rufescens, Marchantia paleacea,
älevea hyalina, Riccia Bischoffii var. maxima et armata Trabut
:G. TourRer. — Muscinées récollées pendant la session d’Auv
Le de la Soc. Bot. de France, Bulletin publié en 1920. 1
1° Muscinées récollées par l'abbé Hy dans un bois dominani la
uze-Pavin (Puy-de-Dôme). 25 espèces en général assez com
munes. Une de ces plantes est décrite par M. Thériot comme
pèce nouvelle sous le nom de Amblystegium arvernense, voisine
du variable À. serpens dont elle diffère, dit l’auteur, par son po
robuste, ses feuilles plus grandes généralement dentées, st
it dans acumen, à nervure atteignant le sommet, son pé
celle plus court et sa capsule plus petite, ses feuilles périchétiale
à nervure courte, bifurquée, atteignant à peine 1/3 de la feuill
20 Muscinées récoltées par Tourret dans le Cantal. à
Cette liste contient 22 hépatiques, 3 sphaignes et une soixan
. de mousses plus 2 2 “Ar et 2 gere réohétes
- Brun.
Ob: n'a été publié qu’ en 1920 A la mort de
rie usement ee au champ gré te Hy décédé
Etude du Riccia Huebeneriana et du R. pseudo-Frostii Schiffn..
Le second diffère peu du premier, les dimensions et la couleur
ordinairement vineuse variant dans une même localité. — Difté-
_rences des Cephalozia spiniflora et macrostachya. — Etude du
. Cephalozia spinigera Lindb. ’ '
WE: N DixoN. — On a collection of mosses from îhe Kanara ”
district (The Journal of Indian Botany, Vol. IT, Julÿ 1921, pp.
174-188 et une planche). |
. Cette collection a été faite par M. L.J. Sedgwick. On y trouve
la description et les figures des espèces nouvelles : Archidium
birmannieum. Leucoloma strictifolium. Fissidens subfirmus.
. Karwarensis. F. immutatus. F. macrosporus. Barbula kar-
warensis. Pinnatella limbata. Ctenidium stereodontoîdes. Vesi-
cularia Levieri. RAS ? Re Mie
_P. Arcorce. — Sur la flore bryologique du Vexin français. —
Cette contrée peu éloignée de Paris est bien connue pour la pha-
nérogamie, notamment les env. de Mantes (si riches en belles
orchidées} où j'ai herborisé il y a plus de 60 ans. Il n’y a rien o
très peu sur le vexin français dans les notes que Bescherelle m'a
laissées. Jeanpert qui vient de mourir, F. Canus, Toussaint et
Hoschedé ont publié quelques notes sur la bryologie du Vexin
et c’est tout. Il y a quelques indications dans le catalogue de
Graves mais elles mériteraient d’être confirmées, par exemple
l'Ulota Hutchinsiæ sur les rochers calcaires. Ce travail est int
ressant parce qu'il fait connaître une contrée encore inexplorée
et surtout par les observations de l’auteur. Le Soutbya nigrell
est très répandu dans le Vexin; une localité pou
Commulala qui est très rare en plaine, etc. CAT à de
A. P/AiLorce. -— Sur deux Sphagnum nouveaux pour la flore
parisienne : S. laricinum et S. Warnstorfii (Bull. de la Soc. Bot
Ma France 1919, pp: 406408: 0 ur PR:
_ La première espèce a été trouvée entre Neuilly-en-Vexin € |
Heaulme, près de Marines (Seine-et-Oise); la seconde égalemen
aux env. de Marines entre le Ruel (Seine-et-Oise) et Cresne
(Oise). Le seul caractère constant qui permette de distinguer L
résence, chez ce d
r le Preissia
REVUE BRYOLOGIQUE |
Nécrologie
L'abbé Hy |
L'abbé y est né à Mouliherne (Maine-et- Loire) où son père
tait instituteur; je ne sais à quelle date. Je le vis pour la première
fois à Angers en 1875, il avait alors environ 20 ans. Il entra, à
’âge de 9 ans, au collège de Combrée où il eut pour professeur un
botaniste, l'abbé Ravain, qui me mit en correspondance avec lui,
avain fut nommé vice-doyen de la faculté des sciences d’ Angers
et Hy professeur de botanique, où il resta jusqu'à sa mort en
novembre 1918. Herborisant beaucoup, il fit d’intéressantes
ouvertes dans ce département quoiqu'il eût été déjà exploës
de bryologues.
oici la liste de ses principales publications bryologiques
De la structure de la tige dans re mousses de la famille des
olytrichs; 7 pages, 1880. :
Fontinalis Ravani; 10 p., 1882.
Recherches sur l’archégone et sur le développement du ! frui
es muscinées; 101 p. et 5 planches, 1884
_Muscinées rares ou nouvelles pour l’Anjou ; 3 p. 1885.
Nombreux mémoires sur les lichens, les champignons
pue et les prune
4 À ee
Egidio Corti É
% janvier 1921 est décédé à Milan, à l’âge de 65 ans, Egidio
ortis te botaniste très passionné spécialisé dans l” étude
s : hépatiques, Léon pete —.. plankio®
Rien. “ la Loti à n était pas sa à itandhe professionne
et qu'il s'y dédiait seulement en amateur, il avait atteint des
connaissa ces très profondes et il réunit un rene pr
plus arc ) bryologues de ‘lÉurope et de monde.
1 avait dernièrement préparé des études très intéressantes 8
la flore d Ecuador d’après des matériaux de l'Abbé Allioi
l Père Prof. Gresino des. Salésiens de Varagge
tion trés imositnte de has —_ surtout pour les M
de l’'Ecuador et pour les micro-organismes des lacs de l'
Supérieure — $es principales publications sont les suivantes
— Note sulla flora briologica Urbana Rulanese: Natur
vol. X. I. >
— Gli abitatori d’un peduncolo di Kinfea : Nuova Noarisia
1919. jrs
— Ilos acquæ : Natura, 1920.
— Il Lago del Segrino : Nuova Notarisia.
Son herbier — où sont représentées presque toutes les mousses
( de l Italie et de l Europe, et riche de plus de 2900 Fm de
mousses — - est en venve
ne MAZUCHELL.
L'abbé Auguste Friren
| INSRSS diocésaine comme aumônier. et comme “AN
Il était directeur du petit séminaire depuis cinq ans et il espét
y finir ses jours lorsque le nouvel évêque, Mgr Beuzler, lui décla
en 1903, qu'il le relevait de ses fonctions de directeur et quill ui.
donnait une petite aumônerie peu rétribuée.
riren se trouva fort embarrassé : se remettre en ménag à
son âge, n ‘ayant ni le mobilier nécessaire ni le linge qu’il fallai
ic. Je crois qu'il a légué ses collections à la Soc. d'Histoire Nat
relle de Metz. Aux personnes qui pourraient s'étonner que lab
F ren n'ait rien légué au petit séminaire où il avait pas:
jeure parie de sa carrière, il suffira de faire observer qu'il ne
i é pis opal à où il avait
été’ éarté avec si peu de à ÉD En LE
Un autre bryologue, l'abbé Boulay, }
désagréments ; il m écrivait, un jour qu
si pauvre que Job. Foi areu
temps après les facultés cath liques, il il
de d Caen, c« fut cette occasion
REVUE BRYOLOGIQUE
. Supplément au Catalogue des mousses de la Lorraine, 1902, 14p.
Nouveau Supplément aux catalogues des mousses et des hépa-
tiques de la Lorraine, 1904, 12 p. l
3e Supplément au catalogue des muscinées, 1905, 6 p.
4e Supplément au catalogue des muscinées de la Lorraine,
1908, 8 p.
ou Robert Braithwaite DU
Robert Brailhwaile, né à Ruswarp le 10 mai 1824, est décédé
1917. Après avoir publié quelques notes, il entreprit en 1880
publication de The Sphagnaceæ of Europe and North America,
vol. de 79 p. et 29 pl. éoloriées. Il commença la même année
grand ouvrage : The British Moss-Flora qui ne fut terminé
u’en 1905, publié en 23 livraisons contenant ensemble 857 pages
et 128 très belles planches dessinées avec beaucoup de soin pa
L'abbé Faurie k Fa
J'ai appris la mort de l’abbé Urbain Faurie, missionnaire au
Japon, mais sans aucun détail. C'était un collectionneur très
connu des botanistes, un chercheur infatigable de phanéro-
games et de cryptogames au Japon et contrées voisines.
= Un jour d’octobre 1897, vers 8 heures du soir, on frappe à
a porte, j'ouvre et je suis très surpris de me trouver en pré-
d’un prêtre. Je suis l'abbé Faurie, me dit-il, je viens de
idres, je devais arriver chez vous vers 3 heures, mais je
suis resté trop longtemps à visiter les belles églises de Caen et
ai manqué le train. J'étais loin de penser à l'abbé Faurie quê
e croyais au Japon ; il ne m'avait pas parlé de son voyage en
Europe quoique je fusse en correspondance avec lui depuis un
certain nombre d’années. M Un tt ARR
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
«
Sommaire du n° 4
Localités nouvelles de Muscinées rares ou peu connues en France.
Dismier. — Observations sur le Didymodon cordatus Jur. G. DisMiER.
— Considérations sur la flore bryologique de la Nouvelle-Calédonie et
diagnoses d'espèces nouvelles {suile el fin). THÉRIOT. — Bryum turges-
cens Hagen et le numéro 397 des Musci europaei de Bauer. AMANN. —
Le Lophozia Kunzeana dans les Vosges et liste des Muscinées recueillies
au Honeck. Henry. — Bibliographie. >
ss
Localités nouvelles de Muscinées rares ou peu
connues en France
Au cours de mes nombreux déplacements dans différentes
_ régions de la France, j'ai eu l’occasion de recueillir çà et là plu-
sieurs espèces rares Ou peu connues. J'ai pensé qu'il serait intéres-
sant, au point de vue phytogéographique, d’en publier la liste,
HÉPATIQUES so
Ricciocarpus nalans Corda. — Char.-Inf. : St-Vaize, étang de
Gros-Roc; Marne: Rilly-la-Montagne, étang de Ste-Imoge.
Sphærocarpus californicus Austin. — cfr. — Aisne : friche aux :
environs de Villers-Cotterets. de as
Fossombronia pusilla Dum. — cfr. — Hte-Marne : Bussières-
les-Belmont ; S. et M. : St-Cyr-sur-Morin. FRS se
Southbya nigrella (de Not.) Spr. — cÎr. — Ch.-Inf.: rochers
calcaires ombragés à Jonzac, le Douhet, Vénérand, Pons, Saint-
Genis, la Lande. |
Haplozia pumila (With.)
Sur un talus.
ss REVUE BRYOLOGIQUE
; Rooleanés ulicina (Tayl:) Ev. — Ardennes : Haotés
Hivises, sur un tronc d’arbre. |
Cololejeunea minutissima (Smith) Spr.— Ch. Inf.: Royan, sur
un tronc d'arbre.
SPHAIGNES
Sphagnum medium Limpr., S. Russwü Warnst. — Lozère :
Chateauneuf-de-Randon, tourbière du Plateau du Roi.
S. leres Aongstr. — Lozère : St-Flour-de-Mercoire; Creuse :
Guére. LE
S. laricinum Spr. — Creuse : Moutiers-Rozeille.
no FRA Russ. —Creuse : Vielleville.
Mousse
= Trichodon eylindricus Schpr. — Creuse: Guéret; Vosges : ‘
Xertigny, Mirecourt, Ballon d’Alsace; Hte-Savoie : Chamonix,
Savoie: hermignon ; S.-et-O. : Lardy. __ Espère calcifuge. 7
= Dütrichum tortile (Schrad.). — Lindb. — cfr. — Hte-Savoie : .
Chamonix, rocher.
D. vaginans (Sull.). — Hpe. — Vosges : Plombières, près de
l'étang Adelfe, Bellefontaine et Miélin, sur la terre humide sili-
ceuse.
D. subulatum (Bruch) Hpe. — cfr. — B. Pyr.: Biriatou, talus
. ensoleillé. ;
Distichium capillaceum Br. eur. — dr. — Vosges : Plombières
à Ruaux, sur les ruines du château des Fées. — Mousse calci-
phile qui n’a pas encore été indiquée dans les Vosges.
= Seligeria tristicha Br. eur. — Isère : environs de la Grande-
. Chartreuse, fissures des rochers calcaires. .
_ $. recurvata Br. eur. — cfr. — Vosges: Mirecourt, sur une
roche ombragée au bois du Four. — Mousse nouvelle Pour. le
_ département des Vosges.
Dicranum Btrgeri Bland. — Lozère : Châteauneut-de-Randon,
tourbière du Plateau du Roi.
D. viride Lindb. — Vosges : Plombières et Darney, sur 1
troncs d’arbres. — A Mirecourt cette espèce est C. dans les bois
du Four et de la Fontaine-aux-Moines. .
- Campylopus subulatus Schpr. — Vosges : Plombières, sab
Mieux, humides.
C. polytrichoïdes de Not. — Isèré: à la Séchilienne, rocher
CP (leg- ee — Inconnu jusqu’ à Rae dans lon u
F
REVUE BRYOLOGIQUE.
. Asiomum Levieri Limpr. — cfr. = A, M. : environs de Nice, en.
montant de Tourrette aux ruines de der eu sur la terre
dénudée. a
Weisia rutilans (Hedw.) Lindb. — cfr. — Mebse : Ste-Méné-
hould, forêt de l’Argonne, dans une clairière. d
Gyroweisia tenuis Schpr. —cfr. — Plombières : sur un mur dins s
la ville. — La présence de cette Mousse n’avait ge encore été ;
constatée sur le versant occidental vosgien. ;
Trichoslomum cylindricum (Bruch) C. M. + Mouse 2 Ste-Méné:
hould, forêt de l’Argonne, à la base d’un tronc d’arbre. — Je
n'avais jamais trouvé jusqu'ici cette Mousse dans de telles condi-
tions. Dans les Vosges et en Bretagne elle croît sur les rochers
siliceux au bord des cours d’eau.
Tortella fragilis (Drumm.) Limpr. — Hte-Savoie : Chamonix,
Sur rocher. .
. Grimmia sphærica Schpr. — cfr. — Hte-Loire : Monistrol
d’ Allier, rocher ensoleillé. "
G. anodon Br. eur. — cfr. — Savoie : Modane, s sur un mur, ï
la Charmette.
G. Cardoli Héribaud. — cfr. — Savoie : Modan: cie sec.
. Ephemerella recuruifolia (Dicks) Schpr. —— À. M. : Estérel, au.
Tremblant, près de Mandelieu. à
_ Schislostega osmundacea Mohr. —- cfr. — Hte-Saône : Servance,
route de Faucogney, dans les excavations terreuses.
… Pohlia commutala Lindb., var. gracilis. Schleich. — Vosges :
St-Maurice, montée du ballon d'Alsace. — Le type a été trouvé
par Mougeot il y a environ cent ans dans les Vosges au Hohneck :
al escarpement du Castelberg. Depuis cette époque il n'a été
Signalé sur aucun autre point de la chaîne vosgienne. Ë
= Bryum intermedium Brid, — cfr. —Seine : Brévannes, sablière
du chemin de fer de Grande-Ceinture. ë
B. pallescens Schleich. — cfr. — Lozère : de
É B. Duvalii Voit. — Vosges : Rochesson, tourbière de Geranau- à
ing.
Fontinalis squamosa LL Crete Groshit, dans la Sédelle..
Platyjgyrium repens Br. eur. — cfr. — Vosges : Mirecourt, C.
dans 1 les bois du Four et de la Fontaine-aux-Moines, sur les
troncs d'arbre, La var. Fhprsipie) Milde au bois du Four sur un
grès siliceux.
Homomallium ru (Schrad.) Lske. — cfr. — - Vosges
ombières, ruines du château ie près de Ruaux. - - hu
REVUE BRYOLOGIQUE
_ de-Mercoire, rochers granitiques de la cascade de Donozau.
Siereodon Vaucheri (Lesq.) Lindb. — Hte-Vienne : rochers de
_ serpentine à la Roche l'Abeille (leg. Lachenaud). — Cette
_ Mousse m'avait été envoyée sous le nom de Hypnum cupressi-
forme : forme à tissu folliaire anormal. 7%:
Plagiothecium curvifolium Schlieph. — Vosges : Giromagny,
sur un tronc d’arbre et Rochesson, sur la terre sous les Epicéas.
… Cirriphyllum Vaucheri (Br. eur.) Lske et Fleisch. — Vosges :
Domrémy, sur une pierre calcaire, alt. 260 m. env. (leg. R. Henry)
+ Ozxyrrhynchum speciosum (Brid.) Warnst. — cr. — A. M:
Cannes, talus humide
. G. DISMIER.
ob servations sur le Didymodon cordatus Jur.
C'est à nos confrères anglais MM. Dixon et Nicholson (Rev.
bryol. 1905, p. 69) que nous devons la découverte en France, à
St-Sauveur dans les Pyrénées, du Didymodon cordalus- Depuis
_ j'ai retrouvé cette espèce dans la vallée de la Bidassoa (Basses-Pyr.)
et dans la vallée de la Drôme à Allex, à Aouste et à Die où elle est
abondante, non seulement sur les murs de la route de Romeyer |
mais aussi dans l’intérieur de la ville. '
Lorsque je me suis occupé de la détermination de cette plante
_ j'ai remarqué que le Didymodon cordatus était interprété diffé-
remment par les auteurs. Limpricht (Die Laubm. I, p. 51),
Warnstorf (Kryptog. F1. I, p. 226), Roth (Die Europ. I, p. 299).
décrivent le Didymodon cordatus comme espèce autonome; mais
M. Dixon (The Stud. Handb. p. 209) de même que M. Amann
(Flore de la Suisse I, p. 73; II, p. 92) ne l’admettent que comme
sous-espèce du Didymodon luridus. À mon avis le D. cordalus est
tout à fait distinct de ce dernier; par contre il présente de grandes
_ affinités avec le très polymorphe D. rigidulus, k
Les échantillons que j’ai recueillis dans les Pyrénées ainsi que
ceux que j'ai rapportés du Diois sont bien caractérisés : feuilles
contournées en spirales à l’état sec, largement cordiformes
brièvement lancéolées, fortement révolutées jusqu’au sommeb
dans le tiers supérieur, souvent mucronées par l’excurrente dela
nervure; celle-ci ordinairement large (80 à 100 x) et très saillante
sur le dos, cellules basilaires brièvement rectangulaires, les S!
antes arrondies ou subcarrées à parois légèrement épaissies:
propagules sphéroïidaux cloisonnés extrêmement nombreux €
jours présents. En somme mes exemplaires sont conformes
de Juratzka (Bot. Zeit. 1866, p. 177) et identic
| REVUE BRYOLOGIQUE POUR
‘aux specimens de Rabenhorst (Bryoth. eur., Nos 923, 959 a et b).
Quoique je n’ai pu examiner les échantillons servant d’inter-
médiaires entre le Didymodon cordatus et le D. luridus je donnerai
cependant le résultat de l'étude que j'ai faite d’un spécimen
rapporté au Didymodon cordatus (in Herb. Mus. de Paris) et qui
n'appartient sûrement pas à cette espèce. Il s’agit de l’exemplaire
suivant cité par Limpricht (1. c. I. p. 552) sous le nom de D. cor-
datus : Rheinprovinz : um St-Goar im Rheinthale (Herpell). Ce
_ spécimen mélangé de quelques brins de Barbula unguiculala et
de Bryum cæspititium se rapporte certainement au Didymodon
luridus par ses feuilles ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées,
révolutées seulement jusqu’au dessus du milieu, laissant ainsi
l'extrémité plane, et aussi par l'absence complète de propagules.
Jusqu'à présent on n’a jamais pu constater ces corps reproduc-
teurs sur le Didymodon luridus, il n’en est pas de même chez les
D. rigidulus et D. cordaius qui en sont toujours pourvus. "
Le D. luridus mis à part il me reste à examiner la valeur du
Didymodon cordatus par rapport au D. rigidulus. Certains spéci-
_ mens que j'ai recueillis, notamment aux environs de Cannes et
de Die et que j’ai rapportés au Didymodon rigidulus montrent par-
fois sur une même tige des feuilles qui rappellent par leur forme
_et leur structure celles du D. cordatus. D'autre part j'ai en herbier
‘un échantillon très instructif, que je dois à l’amabilité de M.
Amann, et qui est désigné dans son excellente Flore de la Suisse
(L c. II, p. 379) sous le nom de Didymodon cordatus Var. viridis,
minor : Vaud : blocs sous Rivaz (Amann). Cet échantillon fait
partie de la Bryotheca helvetica, N° 22. J'ai examiné à différentes
reprises et avec tout le soin possible la Mousse de Rivaz, elle
constitue certainement une forme intermédiaire entre le Didy-
modon cordatus et le D. rigidulus, mais plus proche cependant de :
ce dernier. Cette plante est grêle, les feuilles vues au microscope
n’offrent pas exactement le facies de celles du Didymodon cordalus,
elles sont beaucoup plus allongées, dérivant ainsi de la forme,
oblongue, lancéolées, moins vivement! révolutées, la nervure
est plus étroite (60 4 environ) et moins saillante sur le dos.
_ En définitive et pour conclure il ressort de cette note que le
Didymodon. cordatus n'est à mon avis qu'une sous-éspéce du
D. rigidulus, mais non du D. luridus. NS ie
D Lt a es | La dt DisMIER. Re
M
_ REVUE BRYOLOGIQUE
Considérations sur la flore bryologique
: de la Nouvelle-Calédonie |
et diagnoses d’espèces nouvelles
(Suile et fin)
CAMPTOCHAETE DEFLEXA (Wils.) Jaeg.
Espèce nouvelle pour la Nouvelle-Calédonie. M. I. Franc l'a
_ récoltée au mont Koghis (1908), au mont Mou (1909) et aux
environs de Nouméa (1911). 7
© THaAMNiUM aARBuscULosUM C. Müll, et THAMNIUM EFLAGEL-
LARE Aongstr., , |
_ La dernière de ces deux espèces a été signalée pour la première
_ fois en Nouvelle-Calédonie par V, F. Brotherus in Ofversigt of
Finska Vet., Soc, Fôrh. XLVIIT, 1905-1906, n° 15, p. 18, d’après
ne récolte de Le Rat. Je n'ai pas vu cette plante; mais j'ai reçu
e Franc en de copieux échantillons et de plusieurs endroits un
Thamnium que j'ai nommé et distribué sous le nom de Th. eflaæ
_gellare Aongst. à Lise
ds A Ja suite d’un nouvel examen, j'ai dû modifier ma détermina-
tion. La plante de Nouvelle-Calédonie ne peut être l'espèce
d’Aongstrüm. Elle est presque toujours munie de rameaux
_ flagellifères longs et fins, et par définition Th, eflagellare en est
dépourvu. De plus, chez la première, les branches et les rameaux
sont aplanis, les feuilles périchétiales sont nettement nerviées,
la capsule est ovale, et ces caractères sont en opposition avec la
description d’Aongstrôm. ee
Elle ressemble davantage au Th. pumilum (H. et W.) Mit;
mais celui-ci a les feuilles moins vivement dentées au sommet,
et le pédicelle, d’après Brotherus (Genera, p. 861), n’atteint pas
1 centim.; or la plante néo-calédonienne a des pédicelles qui
mesurent de 1,5 à 2 centim, ne :
C’est pourquoi il me semble raisonnable d'adopter le nom
imposé autrefois à notre mousse par Ç, Müller, Thamnium arbus-
culosum, C'est un nomen nudum, mais les caractères distinctifs
1
que je viens de relever suffiront à définir l'espèce.
TRACHYPHYELUM INFLEXUM (Harv.) Gepp. FoRMA.
Mont Panié, leg. Le Rat, janv. 1910 (hb. Dixon).
Intéressante découverte, d’abord parce que le genre Trach
phyllum n'avait jusqu'ici aucun représentant en Nouvelle-
donie, et ensuite parce que le T. inflezum n’était connu qu
Fe
REVUE BRYOLOGIQUE (w
que des différences légères : feuilles un peu plus petites, nervures
plus courtes, cellules carrées des angles de la feuille plus petites.
RHacopiLuM PacIFIcuM Besch. var. MAREANUM Thér. (Rh.
mareanum Thér. in Sarasin et Roux, Nov.-Cal., Botanique, p.30,
nomen solum).
Taille et port de la var. gracilescens Besch. dont elle diffère
par ses feuilles subentières, ses stipules entières plus grandes,
longuement atténuées, égalant avec la cuspide les feuilles cauli-
naires, par ses feuilles périchétiales plus longues, atténuées et
non brusquement contractées, enfin par sa coiffe faiblement velue,
Archipel Loyalty : île Maré (Franc, 1918; Delord, 1908 DES
Sarasin, 1911). |
RHaAcopiLum FRANCI Thér. sp. nov.
_ Rh. paci fico, gracilescenti habitu simillimum, à quo differt
… foliis oblongis, breviter acuminatis, subobtusis vel acutis, valde
_ angustioribus (larg. 0,4 mm.), foliis stipulariis anguste lanceolatis,
_ longe attenuatis, haud cordatis, foliis perichætialibus majoribus,
_ Capsula breviora. - he
Baie du Sud, excavations de rochers (Franc, 1915).
_ Bien distinct de toutes les formes du /#h. pacificum, graciles-
_ cens Besch. par sa faille plus grêle, ses feuilles caulinaires près de
_ deux fois plus étroites, ses stipules allongées, non cordiformes.
ECTROPOTHECIUM PAPILLOSULUM Thér. sp. nov.
Dioïcum? FI, feminei numerosi, fl. masculi non vidi. Caulis
procumbens, gracilis, regulariter pinnatus, ramis patulis parum
applanatis. Folia caulina triangulari-lanceolata, sensim acumi- r
nata, acuta, denticulata, bicostata, marginibus planis, 0,9 mm.
_longa, 0,25-0,30 mm. lata, cellulis linearibus, tenuibus, 50 x
_longis, 5 x latis; folia ramea lanceolato-acuminata, parum
secunda, cellulis apice prominulis. Folia perichaetialia caulinia
_duplo longiora, basi ovata, anguste et longe acuminata, minute
_denticulata, archegoniis numerosis. Cætera ignota.
In ditione Poindimié, pr. Vagap; leg. Le Rat, feb. 1916 (reliq.
E. G. Paris). Pose are | ce
_ L'incertitude au sujet de l’inflorescence et l'absence de fruits
ne permettent pas de déterminer exactement la place de cette
. Dans le groupe des Eciropolhecium dioïques, on ne peut la com-
parer qu’à E. sodale, dont on la distingue aisément par ses feuilles
non falciformes, à acumen moins fin.
x
Si l'inflorescence est, contrairement
En
aux apparences, autoïque,
elle se place dans le voisinage de E. dislichellum C. M.; elle en
-spntnle
#
REVUE BRYOLOGIQUE
diffère par ses tiges plus régulièrement pennées, par le tissu des
feuilles caulinaires plus serré, et particulièrement par les cellules
des feuilles raméales nettement saillantes aux angles.
TAXITHELIUM KUNIENSE Broth. et Par.
Créée sur une mousse provenant de l’ile des Pins, cette espèce
a été retrouvée depuis en Nouvelle-Calédonie, au mont Koghis,
par Franc (janv. 1913). Je dis retrouvée, car elle avait déjà été
récoltée au même lieu, dès 1869, par Balansa (n° 2525), et étudiée
_ par Bescherelle qui l'avait nommée Hypnum (Trichosteleum)
= subplanum (herb. Mus. Paris). Ce nom est cité par C. Müller, in
_ Linn. XXXIX, p. 465; il en est fait mention aussi dans Jæger,
Ad. p. 480, et dans Paris, Index, éd. I, p. 1515. Fâcheusement
l'espèce est restée inédite, et de ce fait, Bescherelle perd son droit
de priorité.
… TaxrrHeLziuM LupovicrÆ Broth. et Par.
_ L'histoire de cette espèce n’est que la répétition de la précé-
_ dente. C’est la mousse récoltée par Vieillard (N° 19) et nommée
par Duby Hypnum sphacelatum (herb. Boissier, nom. nud.). Les
références sont les mêmes que pour Hypnum subplanum Besch.,
et pour les mêmes raisons Hypnum sphacelatum Dub. tombe en
_ synonymie. | qe
TAXITHELIUM (Monostigma) MicrocarPuM Thér. sp. nov.
Autoicum. Gracile, intense viride, haud nitidum. Caules et
ramis complanatis. Folia patula, complanata, ovata, basi COn-
_ tracta, sat raptim breviter et tenuiter acuminata, concavas
ecostata, auriculata, denticulata, 0,6-0,75 mm. longa, 0,3mm.lata,
_ cellulis-hexagonis, tenuibus, brevibus, 18-20 # longis, 56 g latis
medio papilla unica ornatis, alaribus (4-5) majusculis, papillosis
hyalinis. Folia perichætialia minute denticulata; pedicellus gr
_cilis, lævis, 10-12 mm. longus; capsula minuta, subhorizontalis
asymmetrica, arcuatula, sicca sub oreconstricta, madore truncata,
_ collo brevi, 0,5 mm. longa (deoperculata), 0,4 mm. crassa, péris
_ tomii dentes 0,25 mm. alti. Cætera desunt. ic
Tao, sur la terre sablonneuse (Franc, 1910). LÉ 4
_ Remarquable par les dimensions insolites du péristome dont
la hauteur représente la moitié de la longueur de la capsule.
_ Cette espèce a quelques rapports avec T. papillatum (Haïv:
mais celui-ci est plus robuste dans toutes ses parties, ses feuilles
sont plus grandes et ont des cellules au moins deux fois P
longues. MN Rires TPE
Je ne connais pas T. sligmosum (Mitt..) de Fidji, mais l'au
«cellulis elongatis papillis grossis »; ce caractère le différ
amment de T. microcarpum.
Re
REVUE BRYOLOGIGUE
WARBURGIELLA AMBIGUA Thér. sp. nov. (Thériot, Musci et
hep. Nov. Cal. exs. n° 145). j Mie
Statura W. cupressinoidei G. Müll. Autoicum. Folia oblongo-
lanceolata, subito in cuspidem longam et angustam constricta,
valde concava, ecostata, auriculata, marginibus ubique dentatis,
1,5-1,7 mm. longa, 0,25 mm. lata; cellulis linearibus, vermicu-
laribus, 70 x longis, parietibus tenuibus, inferioribus et mediis |
4 levibus, superioribus medio papilla unica ornatis, cellulis alari-
bus majusculis, vesiculosis, hyalinis. Folia perichætialia late
ovata, abrupte in cuspidem longam dentatam protracta; pedi-
cellus 15 mm. longus, flexuosus, lævis, capsula minuta, horizon-
talis, lævis, oblongo-cylindrica, collo æquilongo attenuata, matu-
_‘ ritate sub ore haud vel parum constricta, calyptra campanulata,
_ basi laciniata. - ne
Environs de Nouméa, sur écorces (Franc, 1907). se
__ Se distingue aisément de W. cupressinoides par ses feuilles
_ dressées, non secondes ni falciformes, plus grandes, dentées pres
_ que tout autour, papilleuses dans le haut (caractère apparent
surtout chez les feuilles de l'extrémité des rameaux)..
J'ai hésité longtemps à attribuer cette espèce au genre War-
_ burgiella, parce que les espèces connues, W. cupressinoides CG.
Müll. et W. concavifolia Thér. ont le tissu parfaitement lisse,
_ Mais, si par la papillosité ( partielle) de son tissu, notre mousse se
rapproche des Trichosteleum (Papillidium), d’autres caractères
_ S’opposent à son rattachement avec ce genre : la coiffe campa-
. nulée, le pédicelle lisse, la capsule atténuée en un long col, les
feuilles contractées brusquement dès leur milieu en une longue
et étroite lanière dentée, les feuilles périchétiales très larges,
engainantes. En revanche, ces caractères conviennent au genre
Warburgiella. Fe ere “:
es
burgiella aura donc
dont les espèces ont,
58 REVUE BRYOLOGIGQUE
linis. Pedicellus erectus, apice arcuatus, parum rugosus, 6-7 mm.
_ longus, capsula oblonga, horizontalis. Cætera desunt.
__- Tao, forêt, sur les écorces, alt. 100 à 600 m. (Franc, 1910).
Var. KOGHIENSE Thér.
Feuilles moins étalées'et moins concaves, à acumen plus court
et moins fin.
: Mont Koghis (Franc, 1913). Re
_ Cette espèce qui rappelle T. Pickeringii (Sull.) de Tahiti par
la forme ét le tissu des feuilles, en diffère par sa taille plus grêle,
. par ses feuilles plus pe non secondes et par le pédicelle plus
court.
SEMATOPHYLLUM RUFICAULE Thw. et Mitt. var NEO-CALEDO-
NicUM Thér.; S. laxifolium Thér. Bull. Acad. int. géog. bot. 1907,
À forma typica differt : foliis minus argute dentatis, cellulis
lævibus vel parum papillosis, propagulis haud papillosis.
Mont Dzumac (Le Rat); mont Mou et mont Koghis (Franc).
SEMATOPHYLLUM GRACILLIMUM Thér. sp. nov. .
Dioïcum (?) gracillimum. Folia minuta, 1 mm. longa, 0,2 mm.
lata, ovato-lanceolata, sensim acuminata, acumine longo plus
_ minus piliformo, marginibus integris vel obsolete denticulatis,
cellulis linearibus, parietibus parum incrassatis, papillosis, 35-
40-60 y longis, 6 u latis, cellulis alaribus (2 -3) hyalinis, oem
Cætera ignota.
Mont Koghis (Franc, 1913).
Très petite plante, vivant par brins isolés, au milieu des touffes
_ denses d’une hépatique. Le tissu ee rendu papilleux par la saine
_ “apicale des cellules.
Par sa petite taille et par la forme de ses feuilles, notre espèce 4
_ se distingue aisément de toutes ses congénères .de Nouvelle
Calédonie.
Corrigenda
| CAMPYLOPUS LupovicrÆ Broth. et Par.
à Il Seine rapporter cette espèce au polymorphe C. palais
Besch.
re RENAULDI Thér. Bull. Acad, int. géogr. bot. 1907
Espèce à supprimer. C'est le F. neo-caledonicus Besch.
. HYMENOSTOMUM. PANCHERIANUM (Besch.) var, MINUTUL
< ér, Joe. cit,, 1909, P. 21. . Ê
La mousse que. j'ai ainsi nommée est exactement, Hu 1
REVUE BRIOLOGIQUE | nie 59
Fleischer (FIL. Buit., I, p. 314) affirme que H. Pancherianum RER
_ (Besch.} est aussi un synonyme de H. edentulum (Mitt.). Jéne
_ partage pas cette opinion. L'espèce de Bescherelle reste distincte
_ par sa plus grande taille, ses feuilles plus larges, à tissu plus fine-
_ ment papilleux et moins opaque, son pédicelle atteignant jus-
qu'à 11 mm., sa capsule plus grosse. |
MACROMITRIUM CONTRACTUM Thér. loc. cit., 1908, p. 253.
_ _ Espèce à supprimer; il s’agit d’une forme de M. noumeanum
PAPILLARIA NEO-CALEDONIGA Thér. loc. cat., 1908. p. 254. | +
Je considére aujourd’hui que cette plante n’est qu’une forme .
_ de P. kermadecensis (C. Müll,).
I. THÉRIOT. |
Bryum turgescens Hagen et le n° 397 des Musci europaei
# de Bauer, ES
Le Bryum turgescens Hagen est rapporté par Limpricht (III p.
89) au Cinclidium hymenophyllum (Br. Eur.) tandis que Roth
(Europ. Laubm. II, p. 166 et Tab. XIX) en fait une variété du
B. neodamense Itrigs. SE
_ L'examen des expl. des M.E, n°397 et de ceuxidentiques dela
Bryotheca helvetica n°5 124. 3. 1 et 2, provenant tous de la même
Stagion norvégienne de Knudshô, Dovrefjeld, 1500 m., leg.
Bryhn (stériles), démontre qu'ils diffèrent notablement du Paie.
_ lurgescens tel qu’il a été décrit par Hagen dans ses Schedulæ E
_ bryologicæ (kgl. Norske Videns. Selks. Skrift 1897, p. 20 tab. I).
Chez les expl. que j'ai examinés, les feuilles sont pour la plu-
part simplement aiguës, le sommet parfois mubique ou obtus et
non point « subito breviter-brevissime apiculata, apiculo patente-
reflexo » comme le dit Hagen: ss | ARS
Les bords foliaires ne sont révolutés qu’à la partie inférieure
£t-montrent quelques dents plus ou moins proéminentes au som-
met de la feuille alors que Hagen dit « margine a basi usque sub
âpicem angusti reflexa fere spiraliter revoluta, integerrima +.
Le tissu foliaire paraît notablement plus étroit chez ces expl.:
les cellules moyennes médianes mesurent en moyenne 32x19 ps
Soit 1630 cellules au mm?; les parois sont fermes et non poreuses.
agen indique pour son B. lurgescens des cellules médianes de
'X 20-234, ce qui correspondrait à un indice cellulaire de 885 à
995 au mm.2, et « parietibus tenuissimis parce pertusis ».
Chez les expl. examinés, la nervure mesure 74-83 g à la base; €
isparaît sous Je sommet, atteint celui-ci ou le dépasse très
F.
60 | REVUE BRYOLOGIQUE
= formant un mucron court; elle est peu décurrente sur la tige. La
= description de Hagen porte : « costa longe decurrens sub apice
= desinens... ad basin 44 g lata. » En outre la nervure ne présente
pas la structure anatomique caractéristique décrite et figurée
_ par Hagen I. c., qui, en effet, rappelle plutôt celle de certains
. Mniumet Cinclidium.
Les expl. des M. E. et de la B. H. représentent pour moi une
forme grêle du Bryumneo damense Itzigs. parallèle à la var.
gracilescens du B. ventricosum Dicks. (B. pseudoiriqueirum
_ Schwægr.), ce qui confirme l'opinion de Roth.
Les expl. du B. neodamense N° 130-6-206 de la B. H. provenant
des marécages près l'Hôtel du Trift sur Zermatt, 2300 m., leg.
Amann (que j’ai dénommés in scheda var. nervicaudatum) se rap-
prochent fort, par leur habitus, de la mousse de Knudshô: ils en
_ diffèrent par les feuilles plus longuement décurrentes aux angles,
%la marge large, le tissu plus lâche, les cellules à parois plus
_ fermes, les moyennes médianes 21%x38 y, 1160 au mm?.enmoyenne
: (maximum 1380, minimum 1050) ; la nervure non excurrente,
plus épaisse 92-120 y à la base, très longuement décurrente surla
tige de feuille en feuille, la partie décurrente se détachant avec
la feuille notablement plus longue que celle dans le limbe. La
forme des feuilles est du reste la même que celle des expl
des M.E.
Au point de vue biologique, toutes ces formes peuvent être
_ sidérées comme des oréo-hélomorphoses du B. neodamense qui
lui-même un hydromorphose du B. ventricosum. 4 ls
= Il paraît fort probable qu’il en est de même du B. crispulum
: Hampe rapporté par plusieurs à titre de variété soit au B. neoda-
mense, soit au B. ventricosum (voir Roth in Hedwigia LX 1914,
pi | J. AMANN.
dé Lausanne (Suisse), Avenue de Rumine, 45...
e cOn-
est
Le Lophozia Kunzeana (Hüb.) Evans dans les Vosges
et liste des Muscinées recueillies au Honeck
: par R. HENRY ;
Jusqu'ici, le Lophozia Kunzeana n’était connu en France qu'en
Auvergne où il a été signalé par M. Douin à la Godivelle (Cantal
dans la tourbière au dessus du lac d'En-Bas, croissant mêlé
_ diverses autres espèces: Scapania undulata, Cephalozia eus
dia etcs:(1). "Men ec Re RE ee
Après avoir indiqué les caractères qui différencient cette pla?”
| REVUE BRYOLOGIQUE
notre confrère ajoutait que c'était très drobaBténent Ja première
Jois qu’elle était signalée en France.
_ Dans son ouvrage sur les Hépatiques (1), l'abbé Boulay, sans
ajouter aucune autre localité, rappelle cette découverte dont une
_ nouvelle mention est faite par M. Douin dans sa « Contribution
_ à l'étude des Muscinées de la France”(2). :
_ Dans une courte herborisation faite au Honeck, dans l’escarpe-
ment du Wormspel le 3, Août 1921, j'ai eu l’heureuse chance de
recueillir une plaque du Lophozia Kunzeana sur un rocher gra-
mtique peu élevé. Je me hâte d’ajouter que c’est M. G. Dismier
Qui, avec sa bienveillance habituelle, a identifié ma récolte et
_ m'a engagé à la faire connaitre aux Bryologues.
_ Après comparaison avec des échantillons de diverses prove-
nances, notamment avec le N° 110 des Hepaticæ Galliæ (3),
M. Dismier arrive à cette conclusion que la plante du Honeck
appartient à la forma plicata (Hartman) Lindberg, non encore
pune en France.
Pour terminer, je donne ci-dessous la liste des espèces que j ai +
‘Fr au Honeck, pensant que cette énumération intéressera
ex de nos confrères qui herboriseraient dans la région.
1° Dans l’escarpement du Wormspel
a) Sur les rochers granitiques :
Andreæa petrophila Ehrh. cfr.
Dicranum longifolium Ehrh.
Rhacomitrium protensum Braun. cfr.
id. heterostichum Brid. cfr.
Webera nutans Hedw. cfr.
Polytrichum piliferum Schreb. cfr.
Marsupella emarginata (Ehrh.) Dum. |
Eophozia lycopodioïdes (Wallr.) Cogn ù
id. Floerkei (Web. et M). Sein. forma us |
sifolia Nees. :
L. Kunzeana (Hüb.). Evans, forma pliela (Hartmans) Lindb.
L. barbata (Schm.) Dum.
_ Blepharostoma trichophyllum Du.
Ptilidium ciliare (L.) Hpe.
_ b). Dans les marécages:
Dicranella squarrosa no
Webera albicans Schpr. var. glacialis Br. Eur.
a Duvalii on Ne E vua
| REVUE BRYOLOGIQUE
*Phibaotis PÉTRE Brid, sf
P. seriata Mitt.
. Hypnum fluitans L. (formes diverses).
_ H. molluscum Huds.
Marchantia polymorpha L.
_ Eucalyx hyalinus (Lyell) Breidl.
-..…. 20 Sur le versant Nord des Spitzenkôpfe (1)
a). Dans un marécage :
Chiloscyphus pallescens (Ehrh.) Dum.
Scapania paludosa K. M. var. vogesiaca K. M.
b). Sur le talus d’un sentier en zig-zag :
= Dicranella subulata Schpr. cfr.
Leptotrichum homomallum Hpe. cfr.
en mélange.
Bibliographie.
| W. H PEARSON. — Jungermannia slygia (Royal Soc of
Tasmania: papers and procedinge; 1921 ; PP. 166- _ et une
_ planche.
D'après l’examen d’un exemplaire ia M. Dénrsbe séuelnle ;
_ que le Jongermannia stygia est synonyme de Gymnomitrium
_ concinnatum et il ajoute que le cesia erosa C. et P. n’esb pas un
synonyme de Acolea sty gia comme lindique Stephani mais une
bonne espèce. ;
W. H. PEarsoN. — Notes on a collection of Hepalies from Ve
_Cameroons, West Coast of Africa (Manchester Memoirs, vol.
. (1821), No 1; pp. 1-6 et ? pl. Prix 2 sh. (5 fr. au cours actuel du
Lorrm l ÿ
Etude d’une petite collection RE récoltées par
M. Travis dans le port de Liverpool sur les troncs d’ébène impor”
tés des Cameroons. Observations sur trois espèces et descrip
_ tions et figures de deux espèces nouvelles : Aneura Travisiant.
et Cer alolejeunea Saxbyi.
I. THérior. — Notes br Lonaie 6 pag, 1919.
_ L'auteur étudie les Barbula brevisein Mont. et B. teucocalf
Mont. il donne 7 figures du premier et il conclut que le B. pacl
neura de Dus. est synonyme de B. leucocalyx.
W. A. Lee et W. G. Travis. — The Muscineæ, of the w rra
he Lancashire end + care Naturahst, Vol. a M 1
font l'historique de cette contrée en indiquant les ouvrages parus
sur ce sujet et les collections existantes. Elle n’est pas favorable
_ au développement d’une flore bryologique riche et variée à
_ cause de la faible quantité d’eau qui y tombe et de son altitude
peu élevée, le point le plus haut n’est qu’à 344 pieds. Ils donnent:
ensuite la liste des principales espèces croissant dans les marais,
au bord de la mer, dans les dunes et de celles qui paraissent avoir
_ disparu.
L'ensemble forme un total de 183 espèces et 45 variétés de …
_ mousses el 47 hépatiques et 6 variétés: 13 mousses douteuses ei :
6 hépatiques sont exclues de la flore. Les localités sont indiquées
_ avec soin ainsi que le degré de fréquence ou de rareté. Cette flore
ne présente pas de caractères bien remarquables. Une des plus
_ ares espèces est le Caloscopium nigrilum qui n'y est admis qu'avec
_ doute, be
_ A. W. Evans. — Taxilejeunea pierogonia and certain allied
Species (Bull. of the Torrey Botanical Club 48, pp. 107-136 avec
fig. dans le texte et 1 pl., 1921) Bret
Le genre Tazilejeunea renferme, dit M. Evans, quelques-unes
_des plus grandes et des plus remarquables espèces de Lejeunées
avec des amphigastres bifides. Il donne une description de æ
Senre, ensuite celle des T. plerogonia (Leh. et Lind.) figuré dans
la planche, T. jamaicensis Sp. nov. avec figures dans le texte,
T. densi flora sp. nov. avec fig. dans le texte, T. debilis (Leh. et
L). Ces espèces sont décrites avec beaucoup de détail et l’auteur
L'hésite pas à considérer les 7. debilis et martinicensis Gottsche
Comme synonymes; c’est sous ce dernier nom que j'ai publié le
n° 243 de mes plantes des Antilles déterminées par Gottsche. :
À. W. Ewans. — The genus Riccardia in Chile (Trans. of the ’
Connecticut Academy of arts and sciences, pp. 95-206 et fig.
dans le texte, 1921)?" : 7
Le genre Riccardia, souvent appelé Aneura, est bien représenté
au Chili, principalement sur la côte occidentale humide au sud de
aldwia et dans le territoire adjacent de Magellan, formant une
_
64 REVUE BRYOLOGIQUE |
_ S. Menezius. Bryologiska notiser fran Oland (Botaniska Noti-
zer 1921, 8 pages et 1 P1.).
Description des Grimaldia pilosa, Bryum arcticum, B. alva-
rense Arnell et Med. nov. sp. et Amblystegium turgescens qui est
figuré dans la planche. Les auteurs disent de leur Bryum nou-
veau: « Species nova ad nullam speciem dioïcam Eubryi antea
descriptam nobis cognitam pertinere potest et præcipue forma ét
textura foliorum et thecis minutis, opacis recognoscenda est. »
J. M. Hozzincer and T. C. Frye. — Mosses of the Bureau of
Soils Kelp Expedition lo Alaska (Publ. Puget Sound Biol. Sta.,
pp. 23-64 et fig. dans le texte, 1921).
_ Les auteurs indiquent les noms des naturalistes composant les
deux commissions chargées de l'exploration de l'Alaska et les
noms des autres botanistes dont ils ont vu les collections, la lati-
tude et la longitude des localités citées et les abréviations. Ce
n’est pas un simple catalogue, beaucoup d'espèces sont accom-
pagnées de notes plus ou moins longues, notamment les caractè-
res des Zygodon Reinwardti et Z. gracilis. Presque toutes les
espèces de cette région existent aussi en Europe.
Hsazmar Mozcer. — Lôvmossornas ulbredning i Sverige, VIL,
Hookeriaceæ och Fontinalaceæ (Arkiv für Botanik; Band 17
n° 14, 91 p. avec 35 fig. dans le texte et 9 pl. doubles, 9212
M. Môller continue la publication de sa flore de Ja Suède, ce
7e fascicule contient le Pterygophyllum lucens, deux Dichelyma
et 10 Fontinalis avec leurs variétés décrites avec beaucoup de
détails avec figures dans le texte et reproduites de grandeur
naturelle dans les planches. re Le
1,1 D MRRTA. Zur Verbreitung von Zygodon conoideus (Dicks.) de
= Hook et Tayl. (Latvijas Augstskolas Raksti Acta Universitatis
… Latviensis I1. 1922, pp. 97-102, une carte, 2 fig. dans le texte et.
une planche coloriée).
M. Malta (du laboratoire de Botanique de l’université de Riga
_ Lettonie) décrit la distribution géographique du Z. conoideus
__et indique sur une carte les principaux points de l'Europe occiden-
_ tale où cette espèce a été trouvée; sa limite méridionale serait
Cherbourg; c’est inexact, elle a été signalée à Bordeaux et peut
_être plus au sud. Il décrit et figure les propagules du Z. Forste
Sa noir) et ceux des Z. viridissimus Î. borealis et Z. conoideus
en couleurk 200 0 à SM RENE
LE Gvünrry. — Breitrâge zur Kenntnis der Hisliologie 00m.
— tjibodensis (Botanikai Museum Füsetek, 1 16
Sp AR AUS SENS
_ Étude de cette curieuse mousse, dont plusieurs botanistes
j publié des notes à sonsujet.. (A suiwr®
1924"
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous LES Deux Mois
556: a on
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
4 Sommaire du n° 5-6
L'indice cellulaire des Fissidens européens. J. AMANN. — Observations sur
quelques espèces du genre Fissidens. POTIER DE LA VARDE. — Florule
bryologique de Saint-Péray. Disuter.— Bibliographie. —- Errata.
L'indice cellulaire des Fissidens ni
du ‘groupe ‘‘ crassipes ”
X Par J. AMANN
_ La revision des Fissidens de la Bryotheca helvetica a éobadt
quelques résultats intéressants en ce qui concerne ceux du groupe |
du F. crassipes. Les expl. que j'ai étudiés sous le rapport du tissu
foliaire ont été :
F. crassipes Wils. 24 expl.
var. lacustris mihi 6 expl.
« _curtus Ruthe 2 expl.
Mildeanus Schimp. 13 expl.
rufulus Br. eur. 6 expl.
Monguilloni Thér. 2 expl.
Arnoldi Ruthe 2 expl. \
rivularis Spruce 1 expl. ch
Il a été fait, pour chaque expl., une dizaine de OR
des cellules moyennes médianes, portant sur les feuilles de tiges
différentes, suivant le procédé décrit Revue bryol. 1921, n° 3,
p. 33.
Les dimensions et les indices cellulaires (nombres des cellules
au mm?) minima-maxima et moyens € obtenus sont ee dou ci-
p. crassipes Wils.. Se
Ne 623. 12. Corseaut (Vaud) _ leg. Amann 11x18 y (4698-5785) 5125
625.34 Birse (Bâle) >» Steiger 12x44 rfi 5940
4 Rhin à Rhcinfelden > Amann 1x1 7438)
S ,æ =
=
2
+ ei #
REVUE BRYOLOGIQUE
Lorentz 12x12 (5540-8390) 6758
1 Pyrénées SEM
4 Rhin à Rheinfelden
er
-Schimper 8x10 — — 12500
Amann 8,5X9 (11080-13850) 12740
42 Rheinfall Lorentz 8x9 (11080-14681) 13000
. 44 Komanshom Wegelin7,5x8,5 (8310-14958) 13019
M.E. 284 Tirol » Schiffner 8x9 (10500-15000) 13126
62.59 Berchtesgaden >» Progel8,5>x8,5 (12465-14958) 13573
M.E. 184 Helenental (Baden) » Baumgartner7x8(11250-16876) 14250
à * mélangé au F. Arnoldi.
* * plantule ©
6 Chute du Rhin » =
7 Doubs » Remond 11x14 (6094-8033) 6814
2 Aare > Geheeb 10x15 (6371-8033) 6925
20 Venoge (Vaud) >» Amann 11x13 (6611-8264) 7107
40 Aran (Vaud) » » 10x13 (6750-7500) 7125 #
5 Le Mans , » Thériot 10x12 (6648-9972) 7867
10 Boiron (Vaud) » Colomb 10x12 (6925-9141) 8033
11 Besançon » Hillier 10x12 — — 8100
& Rhin à Rheinfelden » Amann 10X12 (7479-9418) 8310
Gr » > » 40x12 (6750-10500) 8625
Æ 48 Léman » » 40511 = 28708
60.2.3 bis Marne * » Dismier 9%10 (17875-10500) 9376
625.34 Rhin à Rheinfelden » Amann 8,5x10(7756-14127) 10680
ë. 44 Aran (Vaud) * * » » 8,5»x10 — — 10876
4 Khin à Rheinfelden » » 85x40 — — 11900
»
»
»
»
F. crassipes var. lacustris Amann
__ 62.5.32 Léman leg. Amann 11x16 (11250-16876)
MN D » » 11X16 — gate
28 » » » 11x15 — —
k %6a » » » Jix15 (4132-7024)
. 80 » » » 10x13 (6200-7500)
26% » » » A40xX13 — —
_ {F. crassipes var. curtus Ruthe.
62.5.44 Aran (Vaud) leg. Amann 10x42 (7300-9750) 852%
34 Rhin » Steiger 9>x10 — -— 10900
| M A te)
_ 62316 Venoge (Vaud) leg. Amann 11x16 (3965-6610) 5970
nil ch » » 12x13 (4130-6610) 5372
ur 8. Berne ie » Pottier 12x16 |
_ — Ischenheim (Baden) » Baur 11x16
ini ARTS: -_. . » Amann 19x14
(REVUE BRYOLOGIQUE Re
M. G.&56 Tossland » Culmann12X14 (4960-6600) 5870
62.320 Venoge (Vaud). » Amann 12x14,5 (5207-6611) 5883 |
M. G. 856 Tossland » Culmann11x14 (4500-7500) 6000
62.314 Puidoux (Vaud: » Amann11,5x14 (5780-6611) 6193
Rabenh. 470, 472 Méran » Milde 11,5x<13,5(5400-8960) 6446 .
62,3.4 Tosswehr. » Gulmann 12x12 (5785-8264) 6611
F. rufulus. fe
Rabenh. 357 Salzburg leg. Sauter 910 (10126-12000) 10700
M. G. 905 Rhin » Culmann 9%X10 (9188-13126) 10876
62.48 Rhin » Steiger 9X10 (10500-13196) 11250
10 » S » 8X9 (10876-15376) 13125
1 Salzburg » Sauter Sx9 (91376-16876) 13876
Rheinfelden » Amann7,5x8,5(11. 68417476) 14958
F. Monguilloni.
Besançon leg. Amann et Hillier 11.5X13 (5273-8264) 6560
| F. Arnoldi. 0
60.21 Marne leg. Dismier 9x10 (9.000-12500) 11138
der » » 9x9,5 (1100014000) 12500
F. rivularis. ARS
-62.6.0 Bagnères-de-Luchon leg. Schimper 7x7 (15200-18750) 17000 :
… La discussion de tous ces résultats n'étant guère réalisable ici, à
_je dois me borner à noter les conclusions principales en :
elle m'a amené.
__ F. crassipes. Plante extraordinairement variable en ce qui :
Concerne l'indice cellulaire, c’est-à-dire le tissu foliaire, comme du
reste sous le rapport des autres caractères habituels, morpholo- .
_Siques et anatomiques.
Le tissu cellulaire varie pour les feuilles de la même fronde : ;
_les parties plus jeunes ont un tissu cellulaire plus lâche, à parois
: plus minces et moins colorées que les feuilles des parties plus
âgées (f. inférieures). Les folioles des fleurs © ont dans la règle
sa tissu plus serré que celui des plantes &. ke
On peut, d’après le tissu, distinguer trois groupes principaux
de e formes:
. Groupe laxirelis : indice cellulaire Aliont de 5000 à 7000 cellules o
au mm? (maximum absolu 8320, minimum 4050).
Groupe medioretis : indice cellulaire de 7000 à 9000 (maximum
V900, minimum 6600). ne
Groupe. densirelis : mere Celles de ‘9000 4250 (maxi-
16876, minimum 7750
LS REVUE BRYOLOGIQUE
Cette variabilité considérable correspond, comme c’est le cas
- en général pour les hydrophytes, à la diversité très grande des
conditions biologiques dans lesquelles peut vivre cette espèce,
surtout sous le rapport de l'humidité, de l’émersion temporaire
et plus ou moins prolongée, de l'immersion à des profondeurs
_ variables, dans des eaux calmes ou à courant plus ou moins fort,
de composition chimique différente.
Les formes vivant dans les eaux calcaires, plus où moins incrus-
_tées de limon, ont, dans la règle, un tissu plus lâche que celle des
eaux peu ou non calcaires. \
Les très petites formes que l’on peut rapporter à la var. curlus
Ruthe, ont un tissu cellulaire très serré (indice 8000-11000).
_ Parmi les expl. robustes du groupe densirelis, beaucoup, Pat
d’autres caractères aussi (marge épaisse et orangée) peuvent être
considérés comme établissant la transition au F. rufulus (p. ex:
les expl. 62. 5. 4 et 34 du Rhin à Rheinfelden). Mais ce n’est pas
le cas pour d’autres. : Na :
= D'autre part, certaines formes, telle par expl. le n° 284 des
M. E., par la marge foliaire très épaissie, peu colorée, prolongée
jusque tout près de la pointe, le tissu très serré et opaque, ap”.
_ pellent le F. rivularis.
La question qui se pose, si quelques-unes de ces formes si dif-
_férentes du F. crassipes type, ne devraient pas être distinguées
à titre de variétés, de races, de sous-espèces ou même d'espèces
distinctes, né pourra être résolue que par une étude minutieuse
et prolongée de ces mousses.
F. Mildeanus. — Chez cette espèce, l'indice cellulaire
arait notablement moins variable que chez F. crassipes, puisque”
pour les expl. étudiés, il est compris entre 5370 et 6611, avec un
maximum absolu de 8264 et un minimum de 3965. $
_ L'indice cellulaire seul ne peut cependant servir à faire la dis-
tinction avec les formes robustes du F. crassipes laxirelis. Le seu!
caractère sérieux sur lequel repose cette distinction, est l'info”
escence synoïque chez le F. Mildeanus. Dans tous les cas —
ils sont fréquents ! — où l’inflorescence $ ne peut être constatée,
il faut renoncer à distinguer ces formes robustes du F. crassipes
laxiretis du F. Müildeanus, car les autres caractères distinctifs
ont très inconstants et très variables. LÉ RE
Lors des basses eaux de 1921, j’ai pu constater de visu, à
enoge (près Bussigny, Canton de Vaud), que le F. crassipes
lis de petite taille et,très fructifié, croissant sur la par
rizontale émergée des cailloux, devenait graduellement
fertile sur déclives ou verticales 4°
Lund
VUE BRYOLOGIQUE
niveau de l’eau; puis, à quelques décimêtres de profondeur, il
prenait tout à fait la taille et le port du F. Mildeanus stérile.
Voici les indices cellulaires de ces formes : |
_a. petite forme émergée très fructifiée :
indice moyen 7107 (maxim. 8264, minim. 6611).
* b. forme stérile au niveau de l’eau : î
indice moyen 5883 (maxim. 6611, minim. 5207).
ce. forme robuste c. fr., à 1-2 décim. sous l’eau :
É. indice moyen 5372 (maxim. 6610, minim. 4130).
_d. forme très robuste st. à 2-4 décim. sous l’eau :
‘4 indice moyen 5370 (maxim. 6610, minim. 3965).
Le relâchement graduel du tissu cellulaire dans les formes
immergées, ressort nettement de la comparaison de ces chiffres.
_J’ajouterai que chez aucune de ces formes, je n’ai pu trouver de
fl. © et que les expl. immergés, robustes'et stérilesp rovenant de
cette station sont en tous points semblables aux expl. originaux
du F. Mildeanus et ont été rapportés à cette espèce sans hésita-
tion par plusieurs bryologistes très compétents. ne
_ Toutes ces formes sont plus ou moins recouvertes de limon
calcaire et peuvent être considérées, je crois, au point de vue
biologique, comme des pélomorphoses du F. crassipes. see
_F. rufulus. Les expl. bien caractérisés de cette espèce ont.
un indice cellulaire compris entre 10700 et 14958 (maximum ab-
solu 17174, minimum 9188). me “4
J'ai dit plus haut que certaines formes du F. crassipes densi-
relis paraissent ambiguës entre ces deux espèces. Rise
_ L'indice maximum observé chez F. rufulus,
d'autre part de l'indice moyen du F. rivularis ; mais
reste bien distinct par ses autres caractères spé n
_F. Monguilloni. Le petit nombre d’expl. observés, pro-
venant tous de la même station (ruisseau du Grand Terreau prè
Besançon), je m'abstiens de tirer aucune conclusion de ces mesu
res. L'indice moyen rentre dans les limites d
laxirelis. | se
| REVUE BRYOLOGIQUE
ja Observations sur quelques espèces du genre Fissidens
par R. POTIER DE LA VARDE
EE
4 VII. Nouvelles stations de Fissidens Monguillont Thér.
J’exprimais l'opinion dans cette Revue (année 1920, No 3),
que le Fissidens Monguilloni Thér. était une espèce jusqu'ici
méconnue, sans doute beaucoup plus répandue qu'il semble
actuellement. Depuis la rédaction de cette note, j'ai eu‘effective-
ment l’occasion de constater sa présence sur deux nouveaux
points. |
1° En Vendée à Puy de Serre, berges de la Vendée. - Oct. 1921. :
leg. Charrier. Cette espèce avait été pressentie au premiex exa-
men par le collecteur M. Charrier, qui, manquant d'éléments de
comparaison, m'avait prié d'examiner sa récolte pour plus de
certitude. La plante était copieusement fructifiée, avec les carac-
téristiques déjà signalées, et qui sont tellement constantes et
nettes que le diagnostic peut être fait au cours de l’herborisation :
_ pédicelle long de 10m et plus, capsule courte et un peu arquée,
feuilles périchétiales étroitement allongées, terminées par un
mucron brunâtre comme les marges, et se tordant en spirale par
_ la dessication. :
2° En Loire-Inférieure « Les Cléons, talus d’un fossé. 8 novem-
bre 1878. leg. Dr F. Camus ». Cette plante était étiquetée F. cras-
_sipes Wils., in herb. Charrier. D’après le libellé de l’étiquette, on
_ pourrait croire que la localité des Cléons se présenterait comme
une station d’une nature différant un peu de celles où le F. Mon-
guilloni a été constaté jusqu’à présent. Toutes les récoltes ont
_ été faites en effet sous les berges des cours d’eau ou dans les lits
de ceux-ci plus ou moins asséchés. T1 est probable que le fossé des
_Cléons possède le régime d’un véritable ruisseau. Quoiqu'il en
_ soit, le Fissidens récolté il y a plus de quarante ans par le D*
Camus, appartient indubitablement au F. Monguilloni. Les cap-
_sules sont un peu plus courtes que celles de l'échantillon de la
. Vendée, maïs identiques à celles de la localité classique de la
Sarthe, les rejets stériles sont absolument ceux que j'observe
sur les plantes de la Manche et de la Mayenne. res
En résumé, le F. Monguilloni Thér. est actuellement connu en
France sur les six points suivants, fort éloignés les uns des autres :
10 Sarthe (loc. classique de Chemiré en Charnie, leg. Mon
guillon). — 2° Doubs (marais de Saône, log. Hillier). — 30 M
yenne (Ambrières, leg. Potier de la Varde). — 40 Manche (Sain
Langers, leg. Potier de la Varde). — 50 Loire-Inférieui
: REVUE BRYOLOGIQUE en
; \ : : ls à
(les Cléons, leg Dr F. Camus).
Charrier. Das 2 ue Le
_ Il est plus que vraisemblable d’adméttre que cette liste n’est
pas close ainsi, et qu’un examen des formes oscillant entre les
F. bryoïdes vigoureux et le groupe du F. crassipes, permettra de
constater la présence de F. Monguilloni bien ailleurs. es
VIII. Remarques sur le n° 158 des Musci Galliæ 77 PA er,
Le n° 158 des Musci Galliæ est accompagné d'une étiquette
ainsi rédigée. te
_ _« F. incurvus. Schw. forma. capsula suberecta. — Parois très
humides d’un réservoir près le casino de Monaco (Alpes-Mari-
times). » Une correction a été apportée à cette détermination par
M. Husnot. On lit en effet in « Muscolog. gall. » p. 431 (Add. et
Rectif.) que le n° 158 doit être rapporté au F. viridulus. Ce nom
de F. viridulus peut sans doute s'appliquer à un type précis,
mais il a l'inconvénient à l’heure actuelle d’être susceptible d’ac-
_ ceptions fort différentes. C’est ainsi que le Dr Camus dans les
__ « Documents pour la flore bryol. des Alpes-Maritimes » (Bull.
Soc. Bot. Fr. T. 57. 1910, p. CXXIV) signale le F. crassipes
-Wils. à Monaco avec la référence « Husnot ». En se basant sur
_ la synonymie du « Muscologia gallica ». (p. 50 et p. 431), il s'agit
évidemment de la plante distribuée sous le n° 158 des Muse.
Gall. Voici donc une première interprétation du F. viridulus.
D'autre part, M. Dismier dans les «Additions à la flore bryologique
des Alpes Maritimes et du Var « (Bull. Soc. Bol. Fr. 1920, p. 42)
‘indique à de nombreuses localités un F. viridulus Wahl. qui a un
sens tout différent. Mais la question n’est pas là actuellement.
De l’examen très minutieux que j'ai fait de ce n° 158, il résulte
Pour moi qu'il ne saurait être attribué au F. viridulus, Wabl.,
D que soit d’ailleurs la manière dont on interprète ce voca-
ble. FR
En effet, l'inflorescence est nettement polygame et à côté de
— 69 Vendée (Puy de Serre), leg.
_ fleurs purement © ou ©, on en trouve un certain nombre de synoï- ‘
ques. Celles-ci m'ont même paru en proportion assez considé-
Table. Il y a lieu de remarquer par ailleurs que la marge fait très
Souvent défaut au /amina dorsalis et disparaît avant l'extrémité
du lamina apicalis, pour devenir intralaminale à la base du lamina
era, que d'autre part, le contour de la lame dorsale affecte la
orme d’un sabre recourbé dans les feuilles supérieures, et qu
ette lame la plupart du temps n’atteint pas l'insertion. Tous ces
aractères réunis doivent faire attribuer le n° 158. au F. Bam
bergeri Schp. J’ai fait les constatations qui précèdent sur l’échan
nm de l’herbier du général Paris, conservé à la faculté
REVUE BRYOLOGIQUE
Sciences de Rennes, et sur celui de mon herbier. Les mélanges
d’espèces n’étant pas rares chez les Fissidens, il est entendu que
je n’entends pas généraliser, mais seulement attirer l'attention
sur ce n° 158 qui est pour le moins litigieux.
_ Le F. Bambergeri Schp. n’est pas signalé dans les travaux d
Camus et de M. Dismier (op. et loc. cit.) ni dans les « Excursions
bryologiques » de M. Corbière (Bull. Soc. Bot. Fr. T. 57 1910).
Ce serait donc une espèce nouvelle pour les Alpes-Maritimes. Le
fait est d'autant moins surprenant qu’elle a été observée dans le
Var (Cf. Corbière et Jahandiez. Muscinées du dépt du Var. Annales
de la Soc. d'Hist. Nat. de Toulon).
és POTIER DE LA VARDE.
Florule bryologique de Saint-Péray (Ardèche)
J'ai eu l’occasion, l'été dernier, de passer cinq jours à Saint-
Péray ; j'a1 profité de ce séjour pour explorer les environs de cette
localité située dans la vallée du Rhône, en face de Valence et au
_ pied du versant oriental du Vivarais.
= La raison qui m’a engagé à faire quelques recherches à Saint-
Péray et à en publier le résultat, provient de ce que l’on ne con-
_naît que fort peu de choses sur la flore bryologique de l’Ardèche.
Le but que je me suis proposé à Saint-Péray, eu égard au peu
de temps dont je 'disposais, consistait à en visiter les environs
immédiats. Deux vallons, aboutissant presque dans la ville, arro-
_sés par quelques ruisseaux descendant du Vivarais et tributaires
du Rhône m’avaient paru propices, par leur fraicheur, à la recher- :
che des Muscinées. Ces vallons très pittoresques, à pentes assez
apides, boisés et parsemés de nombreux rochers m'ont offert,
ainsi que je le pensais, une flore remarquablement variée. De plus
Saint-Péray, malgré son éloignement de la mer, participe, par sa
situation à proximité du Rhône, du climat méditerranéen. Cette
circonstance m'a permis d'y observer parmi les représentants déjà
nombreux de la région silvatique inférieure plusieurs Muscinées
à tendances nettement méridionales. J e signalerai surtout Camp-
lothecium aureum et Epipterygium Tozeri. +
Quoique toute cette région repose sur les granits porphyroïdes,
n y rencontre cependant plusieurs espèces qui décèlent par leur
résence des traces de carbonate de chaux. <f
En faisant la récapitulation des Muscinées que j'ai recueillies
notées pendant les cinq jours que j’ai passé à Saint-Péray
été moi-même surpris de la richesse muscinale des environs
te ville. Le résultat de mes recherches se résument par
uscinées dont 122 Moüsécs et 33 Hépatiques Voici comments se
répartissent ces végétaux : À
En quittant la ville on observe sur les murs : a
Hymenostomum tortile Br. eur. Tortula muralis (L.) Hedw. cfr.
Gymnostomum calcareum N. et H. Grimmia crinita Brid. cfr.
Didymodon luridus Hornsch. G. orbicularis Br. eur. cfr.
G. pulvinita Sm. cfr.
Bryum cæspititium L.
B. argenteum L.
or En |
Les troncs d’arbres de la route portent : Le
Tortula papillosa Wils. Orthotrichum diaphanum Schrad. efr.
T. lævipila (Brid.) de Not. cfr. O. obtusifolium Schrad.
Sur les rochers ensoleillés on peut recueillir :
Grimmia apocarpa Hedw. cfr. Rhacomitrium een Brid.
G. leucophæa Grev. cfr. cfr. Û
. decipiens (Schultz) Lindb. cfr. Hedwigia céllata Lindb.. ae
6. tricophylla Grev. cfr. Pterogonium gracile SW. cfr.
Les talus sablonneux offrent :
tratodon purpureus Brid. ! Tortula ruralis (E.) Ehrh.
Trichostomum crispulum Bruch. Bryum atropurpureum Br. eur. fr.
Pleurochæte squarrosa Lindb. Camptothecium lutescens Br eur.
bula Hornschuchiana Schultz. C. aureum Br. eur. se
Dans les parties ombragées les rochers donnent abri:
Eucladium verticillatum Br. eur. Eurhynchium striatulum Br. eur.
phorus Bruntoni Lindb. cfr. Eurhynchium striatum Br. eur. cfr.
as Cylindrica Tayl. ® E.pumilum Schpr.
rimmia commutata Hübn. cfr. Fegatella conica Corda g.
rthotrichum rupestreSchleich. cfr. Metzgeria furcata (L.) Dum.
Gnomalum Hedw. cfr. Eucalyx hyalinus (Lyell) Brid.
rUum capillare L. cfr. Haploziapumila(With.) Dum.c}
Ineum stellare Hodg tt Lophozia quinquedentata Schiffn. o
| dw. _L. barbata (Schm.) Dum.
a | Madotheca paie. Dum
as,
REVUE BRYOLOGIQUE
_ Pleuridium alternifolium Br. eur.
“QUE,
Dicranum scoparium Hedw.
_ Fissidens decipiens de Not.
Bryum roseum Schreb.
Mnium affine Schw.
M. undulatum Hedw.
_ Bartramia stricta Brid. cfr.
Catharinea undulata P.B.
_ Thuidium tamariscinum Br. eur.
Amblystegium serpens Br. eur.
Thamnium alopecurum Br, eur.
_Brachythecium rutabulum Br. eur.
B. salicinum Br. eur. cfr.
Orthotrichum tenellum Bruch. cfr.
O. Schimperi Hamm. cfr.
0. affine Schrad. cfr.
0. speciosum N. ab Es. cfr.
0. Lyellii H. etT.
Zigodon viridissimus Brid.
Dans les clairières :
Dicranella Schreberi Schp.
_ Trichostomum mutabile Bruch.
Pottia truncata Br. eur. ctr.
Barbula convoluta Hedw.
Rhacomitrium canescens Brid.
… Ephemerum serratum Hpe cfr.
Catharinea angustata Brid.
Cinclidotus fontinaloides P. B.
Barbula Brebissonii Brid.
Brym turbinatum Schw. ©.
Fontinalis antipyretica L.
a irriquum (Wills.) } Lske,
tent de recueillir : de
Archidium phascoides Brid.… ue
_ En remontant.les vallons on trouve sur les troncs de .châtais é
_gniers et de chênes qui sont abondants : |
Sur les rochers partiellement inondés :
. Brachythecium rivulare Br. eur.
Au voisinage de ces cours d’eau les pentes di découvertes jh
Eurynchium crassinervium Br. eur.
E. Stokesii Br. eur.
E. Swartzii Hob. é
Rhynchostegium confertum Br. eur.
cfr.
Hypnum Schreberi Wild.
Stereodon cupressiformis L. cfr. tà
Scleropodium purum (L.) Limpr.
Fossombronia pusilla Dum. cfr.
Haplozia crenulata Dum.
Plagiochila asplenioides Dum.
Lophocolea bidentata (L.) Nees ©.
Calypogeia trichomanis Corda.
Madotheca lævigata (Schrad.) Dum.
Leucodon sciuroides Schw.
Habrodon perpusillus (De Not)
Lindb.
Homalothecium sericeum Br. eur.
Radulu complanata Dum. cfr.
Frullania dilatata Dum.
Pogonatum urnigerum P. B.
Polytrichum piliferum Schreb.
P. juniperinum Hedw.
P. formosum Hedw. cfr.
Brachythecium albicans Br. eur.
Sclergpodium vllecebrum Br. eur.
_B. plumosum Br. eur.
Bhynchostegiella curviseta (it)
Limpr.
R. Teesdalei (Schpr. } Limpr. :
Bhynchostegium rusciforme Br. eur:
Chiloscyphus polyanthus Corda.
Pohlia annotina (Hedw.) Lindb.
Mniobryum carneum (L.) Limpr.
M. albicans (Wahlen.) Limpr.
Epipterygium Tozeri Lindb.
_ Bryum alpinum Br. eur.
B. pseudotriquetrum Hedw cfr.
Sur les talus :
Dicranella heteromalla Schpr.
Campylopus fragilis Br. eur.
_ Fissidens bryoides Hedw. cfr.
FE. taxifolius Hedw.
_Weisia viridula Hedw.
Barbula unguiculata Hedw.
Drum foliosum W. et M. cfr.
THE BryoLocisr, 1921.
91. —On the dispersal by flies of the spores of certain mosses
Marsupella
Mnium punctatum Hedw.
Philonotis fontana Brid. cfr.
P. capillaris Lindb.
Riccia glauca L. cfr.
BR. sorocarpa Bisch. cfr.
Lunularia cruciata (L.) Dum.
Reboulia hemisphærica (L.) Radd.
cfr.
Alicularia scalaris Corda.
emarginata (Ehrh)
Dun. ee
Lophozia ventricosa (Dicks) Dum.
L. bicrenata (Schm.) Dum. cper.
Lophocolea minor Nees.
Diplophyllum albicans Dum.
D. obtusifolium Dum. cfr.
Scapania compacta Dum. cper.
. S. curta Dum.
G. Dismrer.
Bibliographie
fthe family Splachnaceæ. J. BeQuAERT. Pendant une excursion
entomologique au Mt Skylight, où croissent les Teiraplodon
inioïdes et angustatus, M. Bequaert observa que des petits insec-
tes, qu’il désigne sous le nom de fliés, se posaient sur l’apophyse
& plongeaient leur trompe dans l’intérieur de la capsule et em-
ient des spores en se retirant, etc. — Little journeys in
Mossland, II. A..February Thaw. G. B. KAISER. — Occurence of
unaria hygrometrica. À. M. TayLor. — Buxbaumia indusiata
REVUE BRYOLOGIQUE
geia fissa (feuilles), Madotheca platyphylloïdea (fleurs femelles et
. mâles), etc. — Hyophila subcucullata sp. nov. R. $S. Wizzrams.
Description et figures de cette espèce de l’île de Cuba, voisine du
_H. microcarpa dont elle diffère par son inflorescence, ses capsules
plus larges, les feuilles à cellules plus distinctes et à sommet
incurvé. — The rediscovery of Physcomitrium pygmæum. E. G,
Brirron. Nouvelle description plus complète de cette espèce.
suivie de notes par le prof. J. M. Holzinger.
: N°3. — Notes about the Dreparfocladi of the vicinity of Mon-
tréal, Québec, Canada. H. Durrer. Notes sur les espèces et varié-
tés que l’auteur a récoltées, énumérées d’après la classification
de Renauld. — Little journeys into mossland, IV. Luminous
mosses. G. B. KaïSER. — À handy method for the mounting of
mosses. T. G. Yuncker. Cette méthode est celle qui consiste à
mettre les échantillons dans des sachets de papier. ue
. N°94, — Further Bryophytes from North Carolina (and Tennes-
ee). A. LE Roy Anprews. C’est la continuation des études que
l’auteur a faites sur cette contrée et dont il a publié les résultats
dans le Bryologist. Description des localités explorées avec l’alti-
_ tude des montagnes dont quelques-unes s'élèvent jusqu’à 5 et
6.000 pieds. La liste comprend les hépatiques, les sphaignes et
_ les mousses, Indication des localités et notes sur les caractères
d’un certain nombre d’espèces et leur distribution géographique.
Cette flore diffère peu de la flore d'Europe. — Little Journeys into
Mossland. G. B. Kaiser. Observations sur un certain nombre
"espèces de l’ancien genre Hypnum. — Mosses of a Staten
Island House and Lot. A. J. GrouT. :”:* CRE
. N0 5. — Mosses from British Guiana and Dominica, Lesser
Antilles, Collected by Miss £. F. Noel in 1914. R. S. WILLIAMS.
iste de 29 espèces, dont uné nouvelle décrite et figurée sous Je
nom de Macromitrium trinitense. « This species is especially
distinguished by the long. slender-pointed leaves, elongate cells
opillose nearly throughout and by the smäll capsule, subglo-
bose when dry ». Les Macromitrium sont nombreux aux Antilles,
il est étonnant que cette collection n’en ait qu’un seul; elle !
d’ailleurs peu nombreuse relativement à l'abondance des mousses
ans ces Îles. — Bicciocarpus natans from Africa. W. H. PEARSON
REVUE BRYOLOGIQUE
aux Etats-Unis d'Amérique; la capsule mesuré 1 mm. en dia-.
mètre et les spores 0 mm. 06. — Sphagnum used as a surgical
dressing in Germany during the world war. J. W. Horson. Indi-
cation des Sphagnum utilisés pour les pansements chirurgicaux
en Allemagne pendant la guerre, avec figures, de grandeur natu-
relle des S. imbricatum, palustre, recurvum et fuscum et des
_ cellules grossies 300.
pandues. — Spha-
in Germany during the world
Description des stations où l’on
Stérilization. Application des pansements de Sphaignes.
L. Gyürrry. — Bryologische Sellenheiten (Hedwigia, 1921. PP.
48 et 49, — Descriptions et figures de 3 monstruosités bryologi-
ques, il s’agit dé 2 ou 3 capsules de Bryum plus ou moins longue-
ment soudées ensemble; l’une de ces figures (soudure de 2 cap-
ules) est semblable à celle figurée par M. Potier de la Varde dans
à Revue de 1920. Cette soudure paraît être moins rare chez le
k
senre Bryum que chez les autres genres. PUR re ;
1, Gyôrrry. — Teratologia bryologica (Bryologische Zeits-
hrift, 1916, pp. 45-58 et 9 fig.). — Diverses monstruosités four-
es par le Phycomitrium piriforme : feuilles divisées ou lobées de
usieurs manières, feuilles portant des rhizoïdes, 2 vaginu
dées dans la moitié inférieure où elles sont indistinctes.
Gyôrrry. — Miscellanea bryologica (Botanikai Kôzle
sb. à REVUE BRYOLOGIQUE
üsszehasonlito anatomiai és fejldéstani vizsgalatok alapjan.
_ In-8 de 7 p. 1821. — Etude des Molendoa Hornschuchiana,
Sendtneriana, tenuinervis et de leurs variétés. — L'auteur avait
déjà publié une note de 4 pages sur le M. Sendtneriana (Ungaris-
che Botan. Blätter, 1915), —M. Gyürffy a publié, dans la même
* revue 1916, la description d’un hybride du Funaria hygromelrica
trica 9x Physcomilrium piriforme ©.
Gvôrrry et Pelerfi. — Schedæ el animadversiones diversæ ad
= bryophyla regni Hunñgariæ exiceala. Tom. I. Nos 1-50, 64 p.et3 pl.
(Botanikai museum füsetetek, Kolozsvar 1916). Tom. IT-IIT-
Nos 51-150, 32 p. (id. 1919). —\Catalogue de 150 n° contenant,
en plus de l'indication des stations et des localités, des observa-
tions plus où moins longues sur un certain nombre d'espèces.
La 1re planche est une vue des montagnes où croissent le Poly-
_richum perigoniale et le Clevea hyalina; la 2 contient 17 fig.
‘indiquant les caractères du Bucegia romanica; les 23 fig. de la 3°
sont des coupes des feuilles des Schistidium confertum, brunnes-
cens et airofuscum. 4
P. JANSEN. — Die Haube der Laubmoose und ihre Anpassagels
11 p. et fig. dans le texte (Botanikai Muzeumi Füzeter 1919). —
Description et figures des coiffes des Fontinalis antipyreticæ
Oreoweisia Bruntoni, Polytrichum piliferum et Hylocomium
splendens. é
_ J. AmanN. — Les mousses du vignoble de Lavaux. Etude bio-
= logique et phytogéographique (Mémoires de la Société Vaudoise
- des Sciences Naturelles 1922, n° 1, pp. 1-77 et 2 pl. représentan
des vignobles. a
= Ce vignoble s’étend sur la rive vaudoise du Léman, de Paudex
. à Saint-Saphorin sur une longueur de 10 kil. environ, le territoire
étudié est compris entre le rivage du lac à l'altitude de 376 m-
= environ et la limite supérieure de la vigne, vers 600-650 m. ba
_constitution géologique et pétrographique est très uniforme, C'est
un versant constitué par l’éboulement de la tranche du plateau
molassique du Jorat. Climat à hivers peu rudes, à gelées rares €!
_tempérés. APN se | MT ME
Liste des espèces; leur division en microdiciyées (parenchy®
formé de petites céllules arrondies ou polygonales, plus ou moin$
isodiamétrales; en sténodi |
REVUE BRYOLOGIQUE
Facteurs du climat : chaleur, lumière, sécheresse, humidité, pluie,
vent. Facteurs du terrain. Facteurs biotiques, concurrence vitale,
conquête et défense du terrain. Phénologie. Répartition altitu-
dinale. Eléments géographiques. Eléments historiques. Synéco-
logie ou étude des associations. Formations et associations bryo-
logiques. Succession des associations. Récapitulation. De nom- ;
_ breuses listes d'espèces à chacun de ces chapitres. A
G. DismiEer. — Une mousse nouvelle pour la France : Fissidens
Anoldi Ruthe (Bull. de la Soc. botan. de France 1918, pp. 11
et 12). — M. Dismier récolta à Joinville-le-Pont (Seine) sur les
bords de la Marne une petite mousse bien fructifiée qui lui parut
_être une forme réduite du Fissidens crassipes, mais, après l'avoir
_ étudiée, il reconnut que c’était le F. Arnoldi, espèce nouvelle pour
_ la France qu’il faut rechercher là où croît le F. crassipes dont il a
_ le port mais beaucoup plus petit et quelquefois en mélange avec
lui; sa tige atteint env. 2 mm. et, capsule comprise, ne dépasse
guère 5 mm. ; elle est munie de 3-4 paires de feuilles oblongues ou
lingulées, obtuses et complètement dépourvues de marge aussi
bien sur la lame verticale que sur les ailes. — Les cellules foliaires
n'ont que 8-12 mm (Amann). \
HN. Dixon. — The Mosses of the Wollaston Expedition lo
Duich New Guinea 1912-13: with some additional Mosses from
British New Guinea (Linnean Society’s J ournal-Botany, vol. 45,
March 1922: pp. 477-510 et pl. 28 et 29). — Voici la liste des
tSpèces nouvelles décrites et figurées dans les 2 belles planches :
Bryum papuanum, Hymenodontopsis rhizonioïdes, Dawsoma
Crispifolia, D. limbata, Chætomitrium lævisetum, C. perlæve, ;
Thuidium scabribracteatum, Ectropothecium dentigerum, E. au- |
reum, E. laxirete, Plagiotheciopsis oblonga, Pterobryella papu-
ensis, Syrrhopodon durigolensis, Rhizogonium orbiculare, Acan-
thocladium Clarki, Trichosteleum sematophylloïdes, Semato-
Phyllum flagelliferum, S. roseum. 4 h
_ H. N. Dixon. — Some new genera of Mosses (The Journal of
Otany.— Vol. 60, 1922, pp. 101-110 et une pl.).— Ces genres
Mouveaux décrits et figurés sont: Nanobryum, Chionoloma,
Beddomiella, Œdipodiella, Chamæbryum, Physcomitrellopsis,
morphocladon. RE el
H. N. Dixon. — Rhacopilopsis trinitensis (Journal of Botany.
To 60, 1922, pp. 86-88). Prat examine les noms don-
à c« spèce et énumère les nombreux synonymes.
OR
à
REVUE BRYOLOGIQUE
TABLE DES MATIÈRES DE LA 48° ANNÉE (1921)
PAR NOMS D'AUTEURS
J. Amann. — L'indice cellulaire chez les muscinées .
DOM RGO me pol. era
: Per L'indice cellulaire chez les Fissidens européens
du groupe crassipes :: 3.4. 4. + ie Æ
PR ee ne ie Coiet de dt AR 19
28, 43, 62, 75
imparfait .
Die — Note sur 4 numéros d’exsiccata k
Localités nouvelles de muscinées rares ou pui |
connues en France. + 2°. + - . 4
Observations sur le Didymodon cordatus. . &
à Flore bryologique de Saint-Péray (Ardèche).
“HER. te Lophozia Kunzeana dans ies nt et liste de.
ie à muscinées récoltées au Hohneck.
HAM. — Georgian mosses NAS Er tr +
MEYLAN. — Nouvelles contributions à la flore du Jura PoN
: Pecipis d'une variété nouvelle de Scorpidiun
. «! - ce . . .
Fisadens OST ART ete
Hildebrandtiella Soulii sp. no
Une correction au nom de el vi
49e ANNÉE ©
| REVUE BRYOLOGIQUE
PaRaissanT Tous Les Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin où en anglais
Sommaire du n° 4
Gbservations sur quelques espèces du genre Fissidens. POTIER DE LA Varbe, |
— Mousses de l’Annam (2e contribution). I. TnÉRIOT. —- Quelques
Sphaisnes des environs de Genève: A. GuINrT. — Une hépa:ique nou-
velle de Tasmanie. W. H. PrArsOoN. — Prix des clichés. — Bibliographie.
… Nécrologie. — Nouvelles.
Observations sur quelques espèces du genre Fissidens
Par R. PoTiER DE LA VARDE
IX. Fissidens crassipes. Wils. var. Philibert Besch.
L'examen d’une importante collection de Fissidens que M. Cor-
bière a bien voulu me confier me permet d’apporter quelques
Précisions à la connaissance d’une mousse vaguement définie À
jusqu’à présent. D'une manière générale ces Fissidens provien-
nent de Tunisie, d'Algérie et du Maroc. Mon attention a été attie
ée tout spécialement sur le Fissidens crassipes Wils. var. Phili-
berli Besch.
Cette plante copieusement représentée dans les récoltes du
Lieutenant Mouret, correspond parfaitement à la description
donnée par Bescherelle (Catalogue des Muscinées observées en
lgérie — 1882, p. 7) et que je transcris ici : « Feuilles de moitié
Plus courtes, plus larges, largement et obscurément acuminées,
limbe marginal non sinueux disparaissant au dessous du som- #
Met lequel est trés entier, feuilles condupliquées occupant les 219:
l'expansion foliaire». ! | |
rge ou limbe. D.
; faible largeur e
“Drop | REVUE BRYOLOGIQUE SRE
est limité au lamina vera. Ce n’est que dans les feuilles extrêmes,
‘et encore.pas toujours que ce limbe se prolonge au delà de las"
poche du lamina vera pour entamer par quelques cellules la base
de la lame apicale et s’éteindre aussitôt. Le sommet de la feuille
est arrondi où tout au moins obtus. La nervure disparaît avant le
sommet. Cette ‘forme si remarquable qu’il est impossible de ne
_ pas la distiriguer au premier examen, est-elle uné espèce nouvelle
_ associée à la var. Philiberli, comme le F. Arnoldi l’est avec le
F. crassipes st est-elle demeurée inaperçue jusqu’à présent, de
même que l’a été longtemps le F. Arnoldi? Je l'ai cru un instant.
Cependant le fait que fréquemment, comme je l'ai dit plus haut,
le limbe dans les feuilles supérieures n’est pas strictement limité
au lamina vera, mais entame légèrément la base de la lame api-
cale, m'a décidé à orienter mes recherches dans une autre direc-
_&ion. S’il s'était agi d’unc espèce nouvelle il faut d’ailleurs recon-
naître que son classement dans l’une des sections admises aujour-
d’hui n'aurait pa: été sans présenter quelque diffeulté. Le tissu
lâche et translucide exclut l’idée d’un Semi-limbidium et rappelle
plutôt certaines espèces de la sect. « Aloma ». Mais s’il est encore
possible d'admettre dans cette section des plantes qui présentent
des limbes rudimentaires dans le /amina vera des feuilles périché-
tiales, ce serait aller trop loin d’y inclure encore des formes dont
le limbe présente la particularité que j'ai signalée. Ce détail mor-
phologique a son importance et il m'a amené à rechercher siles
specimens à feuilles obtuses et subsemilimbidiées que j'avais sous
_ les yeux, et dont je donne ci-contre un croquis, n’appartenaient
_ pas à des formes aberrantes d’un type connu. Ru
* Effectivement c’est ce que j'ai constaté, et je résumerai briève-_
_ ment le résultat de mes recherches. +.
10 Chez le F. crassipes. var. Philiberli, le mieux caractérisé On.
_ rencontre des feuilles et même des rameaux entiers, lesquels font
= bien partie du même gamétophyte, et qui correspondent à la
forme obtuse et subsemilimbidiée. Se
20 Cette forme obtuse, particulièrement nette dans les spécl
mens de l’Oued Fez, n’est pas absolument constante. A côté des
tiges qui correspondent à un type nouveau ou méconnu on en
_ trouve qui présentent tous les passages possibles à la var. Phili-
-berti, En définitive la forme obtuse est le terme extrême des
variations d’une plante actuellement, connue sous le nom d
_ F. crassipes. var. Philiberli, imcomplètement décrite par Besche
elle, et dont un état est représenté par le n° 753 des 4 Muscl
Galliæ +
tions très amples constatées sur les rejets d’une même
nn 1 L)n: -. ..
| REVUE BRYOLOGIQ
souche ne sont pas un fait nouveau. Le F. Bambergeri Schp. nous
fournit des cas fréquents de dimorphisme foliaire, D'autre part,
M. Dixon a signalé pour des espèces exotiques des changements
Types stériles x 23 — 2. Pointe
Tr Mur ie
REVUE BRYOLOGIQUE
4.
_ considérables dans la nature de la marge qui peut même manquer
totalement dans les individus stériles (1).
En résumé il est bien acquis que dans les cours d’eau de l'Afri-
… que septentrionale, il n’y a pas association de deux espèces dont
_ l’une serait le F. crassipes. var, Philiberti et l’autre, une plante
méconnue, mais une seule e-pèce essentiellement polymorphe dont
UN ÉTAT seulement a été décrit par Bescherelle, qui n’a vu que la
forme flottante, stérile, généralement encroûtée de calcaire.
Toutes les observations précédentes n’ont trait en effet qu'aux
_gamétophytes stériles, l'examen des gamètes et spororophytes
conduit à des résultats assez surprenants. J’ai pu disséquer à
maintes reprises des inflorescences qui étaient synoïques. Les
individus sur lesquels je les ai trouvées provenaient :
_ 19 D’Ain-Cheggaz près Fez (gamètes non fécondés); 2? de Fez-
Mellah (rochers de l’Oued Fez) (gamètes et spororophytes). Pour
ces deux localités marocaines, le collecteur est le Lieutenant
Mouret); 3° de Reghaïa en Algérie (leg. Trabut, gamètes).
_ Cette constatation s’ajoutant aux précédentes doit exclure à
mon avis le rapprochement de la var. Philiberti avec le F. crassi-
pes qui est monoïque. Si la plante qui nous occupe devait
être subordonnée à une autre du même groupe, ce serait
_ assurément à Æ#. Mildeanus qui est précisément polygame. Ce
_ rapprochement se justifierait encore par les proportions relatives
du lamina vera et du lamina apicalis chez ces deux mousses.
Mais s’il y a des analogies, il y a trop de différences, tant dans les
gamétophytes (nature des marges, dimensions des cellules cb
des anthéridies) que dans les sporophytes (capsuls, pédicelle,
spores), pour que ce rapprochement, s'impose. Il me paraît plus
logique de considérer la var. Philiberli comme une propre espèce,
liée vraisemblablement à la nature calcaire du substratum, eb au
climat du Nord de l'Afrique. ie
La distinction entre les trois groupes : crassipes, Philiberti eb
_ Mildeanus ne présentera pas de difficulté. On pourra ultérieure-
ment discuter leur valeur relative et leur subordination possible
ou rechercher, si malgré les points de contact, leur collectivité ne
constituerait pas un phénotype... Dans la pratique courante,
l'admission de ces trois types facilitera les déterminations et le
classement des formes. o. eu ne
La description de Bescherelle ne s'appliquant qu’à des échan-
tillons incomplets, il me parait nécessaire de la compléter et de
istriet, 1921
elimbafus
à Y
L
REVUE BRYOLOGIQUE de M ie.
FissiDENS Paicteerti (Bescu.). P. pe LA V. (comb.-nov.).
Calcicolus. Polygamus. Copiose ramos steriles 1-3em longos e
basi emittens, Illorum folia dimorpha: S:u (præsertim in emersis
Speciminibus) obtusa vel subobtusa, inferiora c limbo omnino
destiluta, media tantum in lamina vera limbata et subtiliter
sinuolata, superiora nunc etiam in basi laminæ apicalis sed tan-
tum aliquibus elongatis cellulis, limbata, majora, 2Mm Jonga.
OmmM5 lata, costa anté apicem desinente; seu (in immersis speci-
minibus) diverse et incomplete limbata, apice subobtuso, Caulis
fertilis vix 7-8mm altus. Folia subobtusa, costa in apice desi-
nente, limbis parce crassis, in sectione transversali interdum
unistratosis, lutéorufescentibus, ante apicem evanescentibus, in 1:
foliis mediis et infcrioribus sæpe interruptis vel etiam in lamina
dorsali nullis, semper integerrimis; in lamina vera tantum sinuo-
latis, Lamina vera ultra 2/3 folii producta. Cellulæ mediæ hexago-
næ, sal uniformes, 15» X 12 u, basilares rectangulæ, inæquales, #
in longitudine variabiles, circa 12 & latæ, superiores apicales
9-10 p latæ, parietibus teneris. In floribus ©, folia perichætialia
_intima profunde sinuata, lamina apicali angusta, marginibus
haud crassis, perigonialia similia sed breviora et plerumque elim-
bata. Antheridia (3-5 in ®) erecta vel parce incurvata 270 p longa.
Paraphyses haud crebri achegoniis (10,15 in &) breviores. FlosS
terminalis in breve ramo, foliis limbatis patulis, foli> perigoniale
_intimo tantum elimbato, 15 antheridia. ;
Capsula ovoïdea, erecta, Om 5 longa sub ore constricta, in pedi-
cello 5mm longo, primum viridi demum aurantiaco, rufescente.
Operculum conicumro stratum. Peristomii dentes aurantiaci ad
3/4 longitudinis divisi. Sporæ pallide virides, læves, vel incons-
Picue punctatæ. 15. 18 y crassæ. | A
Hab. — Afrique septentrionale. Entre autres localités :
ALGÉRIE : Bougie (Philibert). Reghaiïa (Trabut). ae
Maroc : Sefrou (Abondant dan; les ruisseaux) (Mouret). Fez
rochers de l'Oued Fez (Mouret). Aïn Cheggaz (pierres inondées)
(Mouret). — Fez Mellah (C. fruct.) rochers de l'Oued Fez (Mouret).
= X. Fissidens Curnowii Müil. en Tunisie See
L'examen que j'ai fait des Fissidens du Nord de l'Afrique me
ermet de signal:r la présence de F. Curnowii Mitt.en Tunisie
Cest bien en effet cettees
Drah
MM
HU | RaVUE BRYOLOGIQUE
Mousses de l’Annam
£ 2e Contribution
Ma première contribution à l’étude de la flore annamique a
paru en 1919 dans le Bulletin de la Société havraise d’études
diverses, p.33 à 48.
_ _ La collection de mousses dont je rends compte aujourd'hui
a été rapportée de l’Annam par M. F. Vincens. Elle est numéri-
_ quement de faible importance; mais elle offre, par les espèces
_ qu’elle contient, un assez vif intérêt. ME
J'y ai reconnu, en effet, sur un Lotal de 14 espèces, 2 nouveautés,
Homaliodendron elegantulum et Semalophullum Vincensianum,
et 3 mousses dont l'existence n'avait pas encore été constatée
dans le continent asiatique: Ctenidium serralifolium Card,
- Mniodendron humile Lindb., Macromitrium ceylanicum Miit.
Toute la récolte a été faite, en août 1919, dans le massif du
= Honbâ. Ce massif est peu boisé; il est situé dans la région sud de
_ J'Annam, non loin de la mer; son altitude moyenne est de 1.500
_ mètres. pate /
Liste des espèces
Leucoloma molle (G. Müll.) Mit |
Stérile. Sur écorces, associé à Thuidium glaucinum (Mitt.).
Leucobryum Bowringii Mitt.
. Stérile. Intimement mélangé à Trismegisha rigida (H. et R.).
Macromitrium ceylanicum Mitt.
. En beaux fruits.
Rhodobryum giganteum (Hook) Par.
Stérile,
Rhizogonium spiniforme (L.) Bruch. \
Stérile. |
Fa Pogonatum Junghuhnianum (D. et M.) Br. jav. var.
= incurvum(D.et M.) Br. jav.
Bien fructifié.
Pogonatum flexicaule Mitt. $
Stérile.
Plante très voisine de P. macrophyllum D. et M. de Java
M. H. N. Dixon, à qui j'ai communiqué cette mousse de l'Annaï»
_a confirmé ma détermination; mais il pense que P. flextcaurt
n’est qu’une forme de P. macrophyllum. Mes spécimens sont UP
peu moins robustes, avec des feuilles un peu plus courtes et munie®
de lamelles plus apparentes, que P. macrophyllum; la mousse
Honbâ sérait probablement, d'après M. Dixon, une forme
_ Xérophyte, tandis que la plante de Java serait la forme hygro-
phyte de la même espèce.
Homaliodendron elegantulum Thér. sp. nov.
; Sterile. Caulis dense ramosus, dendroideus, bi-tripennatus, in
. frondem elongatam, oblongam expansus, 4-7 cm. longus; 2-2,5 ém.
latus; folia caulina oblonga, asymetrica, rotundata, 2 mm. longa,
1 mm. lata, marginibus tenuiter dentatis; folia ramea primaria
obovata, 1mm. longa, 0,7-0,8 mm. lata: cellulis valde incrassatis,
superioribus rotundatis, mediis linearibus. |
Apparenté à H. microdendron (Mont.) Fleisch. En diffère par
sa ramification plus dense, ses tiges bi-tripennées, par ses feuilles
caulinaires oblongues, non spatulées (plus larges dans le 1/3
inférieur qu’au sommet), par ses feuilles raméales primaires obo-
vales, non spatulées, plus courtes, par la nervure se prolongeant
plus loin dans toutes les feuilles, Le tissu n'offre pas de différences
appréciables. j
REVUE BRYOLOGIQUE
L)
Homaliodendron P
1. Homaïiodendron elegantulum.—- a, b, €, feuilles ‘des branches et des
rameaux primaires et secondaires X 16; d, sommet d'une feuille X 007:
e, cellules supérieures x 200; f, cellules du bord de la feuille X 00.
g, cellules moyennes X 200. ii
21— Homaliodendren microdendron. — à, b, feuilles X 16.
Thuidium glaucinum (Mitt.) Broth.
Stérile. a |
_ Ctenidium serratifolium (Card.) Broth,
ï Stérile. Croît au pied des frondes de lHomaliodendron eleganl
_ À première vue, cette mousse donne plutôt l'impression d'un
| REVUE BRYOLOGIQUE
Eciropothecium. Cardot avait d’ailleurs placé son espèce dans ce
genre; Brotherus l’a transférée dans le genre Clenidium, à cause
sans doute du dimorphisme des feuilles et bien que le tissu foliaire
soit complètement lisse.
. Trismegistia rigida (Hornsch. et Reinw.) Broth.
Stérile. Forme moins robuste que le type; les feuilles caulinaires
_ sont aussi moins vivement dentées. er
Ectropothecium annamense Thér.
= Stérile. Croît en société de Leucobryum Bowringii.
_: Sematophyllum Vincensianum Thér. sp. nov.
Stérile. Trouvé en très petite quantité parmi les tiges de Cteni-
dium serralifolium Card. +
Tenellum, gracillimum. Caulis filiformis, parce. denudatus,
ramis brevibus, plumosis. Folia erecto-patentia, valde concava,
e basi convoluto-tubulosa, angustissima, lanceolato-linealia,
sensim tenuiter acuminata, integra, ecostata, 1,5-2 mm. longa,
0,20-2,45 mm. lata; cellulis late linearibus, valde incrassatis,
porosis, lævibus, mediis 60 y longis, 7-8 a latis, apicalibus brevio-
ribus, hexagonis, alaribus 3-vesiculosis, oblongis, curvatis. Cætera
desunt.
_ Rappels S. subulatum (Hpe) Jæg. par sa taille et son port, et
_$. gracilicaule (Br. jav.) Jæg. par la forme et les dimensions des
Semalophyllum Vincensianum
Semalophyilum Vincensianum. — a, feuilles % 16:-b, acumen X
; fragment de la subule X 90; d, base de la feuille X 90; e, cellules 8P
NAN AT
feuilles. Diffère de tous deux par ses feuilles à bords fortement
involutés depuis les oreillettes et tubuleuses de la base au sommet,
et aussi par ses cellules plus larges (8 x au lieu de 6 x), à parois
très épaissies et poreuses aux angles.
Mniodendron humile Lindb.
Stérile. Trouvé en compagnie de Rhodobryum giganteum.
La plante de l’Annam est sûrement très proch: de Mn. divarica-
lum (Hornsch. et Reinw.) Lindb. par la forme et par le tissu des
feuilles.
| Elle en diffèr2 par ses tiges courtes (au plus 3 cm.}, à rameaux
peu denses, courts, par les feuilles des tiges à acumen plus fin, à
nervure lisse, par les feuilles raméales moins longuement acumi-
_ nées el proportionnellement plus larges. Ces caractères convien-
nent — d’après la description — au Mniodendron humile Lindb., se
et c’est pourquoi j’ai donné ce nom à ma plante; mais sont-ils
suffisants pour constituer une bonne espèce ? |
Quelle que soit la réponse qu’on donne à cette question, la
découverte n’en est pas moins intéressante, puisque le genre
… Mriodendron n'avait pas de représentant dans toute l'Asie con-
_tinentale.
Mn. delloideum Mitt., de Ceylan, a la même taille que notre
plante de l’Annam: mais il s’en distingue par ses feuilles cauli-
naires plus étroites, nettem nt triangulaire: à la base, par ses
feuill:s raméales 2 fois moins larges, étroitement lancéolées-
linéaires, et par le tissu plus serré, les cellules mesurant en lar-
_Scur 6 y au lieu de 8-9 . \ 7
I. Tnérior
à la Fontaine-la-Mallet, par Montivilliers (Seine-Inférieure).
REVUE BRYOLOGIQUE
Quelques Sphaignes des environs de Genève (1) |
par AUG, GUINET
Abréviations : J. S. Jura savoisien. ; A. À: Alpes d'Annecy ; A. L. Alpes
Cémaniennes : M. B. massif du Mont-Blanc; P. L. plaine de Léman.
: S. cymbifolium Ehrh. A. L. — rég inf.: marécage au pied des
Allinges ; rég moy. : tourbière du Mont Vouan ; rég. alp.: tour-
bière de Soman.
S. subhicolor Hampe,
«
SR (La
[. S. — rég. moy. Mont Salève sur le ter-
{L à Cette petite côllection à êté terminée par M. Charles Meylau, auquel
REVUE BRYOLOGIQUE
_ rain sidérolitique au-dessus de La Mura., A. L. -- rég moy.:
- tourbière de la Montagne d'Onnion.
_ S. medium Limpr. A. A. — rég. moy.: marécage du plateau
\ d'Andey., A. L. — rég. moy. : tourbière de Rosaire sur Evian, les
_ Mouilles sur Bellevaux, Fribourg; — rég. moy.: tourbière entre
= Morlon et Echarlens. 78 <
: Var. flavescens Russ. À. L. — rég. alp.: Combe de Veret sur
__. Magland.
Var. virescens Warnst, Fribourg ; — rég. moy. : tourbière entre
Marlon et Echarlens.
… S. compactum Cardot, J. S. — rég. moy. : Mont Salève sur le
terrain sidérolitique près des Aœænières A. L. — rég. alp,: tour-
bière de Soman sur Mieussy, pâturages humides de Vernaut-Sur-
_ Araches. ,
_S, recurvum P, de B, A. L. — rég. moy. : tourbières de Rosaire
sur Evian et de la montagne d'Onnion. Rite
S. Girgensohnii Russ. A. À. — rég. alp.: parmi la rhodoraie
des pâturages de la Croix de Plannay sur Sallanche. À
_ S. Russowii Warnst. A. L. — rég. alp. : pentes humides du Pic
de Borée. ba
S. Warnstorfii Russ. Jura vaudois; rég. moy.: Seiche de Gimel,
A. A. — rég. moy. : tourbière des Glières sur le Petit Bornand.
=> S. subsecundum Nees. P. L. — rég. inf.: marais de Valavrau
(Genève). A. L. — rég. moy. : tourbières du Mont Vouan et de là
montagne d'Onnion. M. B. — rég. moy.: sur des rochers grani-
_ tiques près Notre-Dame-de-la-Gorge (val de Montjoie) : rég- alp. ;
sur le sol humide, au bord du lac Cornu (Aiguilles Rouges)!
S. inundatum Russ. P. L. — rég. inf: lieux marécageux du
bois de Marival (Genève). ao
S. acutifolium (Ehrh.) Russ. et Warnst. J. S. — rég. mOÿ-:
Mont Salève, sur le sidérolitique près du chalet du Verger, AA. —
_ rég. moy.: tourbière des Glières. — rég. alp. : sur le flysch pâtu-
_ rages du plateau de Cenise, A. L. — rég. alp.: Le Môle, parmi la
_fhodoraie près du sommet ; — rég. moy. : Mont Vouoin, forêt de
_ sapins du sommet, tourbière de la montagne d'Onnion, Fribourg:
_ — rég. moy., tourbière entre Morlon et Echarlens. ME
"Var. rubrum Brid. Fribourg; — rég: moy. : tourbière entre Mor-
lon et Echarlens. | HER SAUCES
Var. Schimperi À. L. — rég. subalp.: sur le sol au sommet du
Mont Forchet, M. B, — rég. alp.: pentes de la pointe de Pot
Daz sur Servoz. a ue HR
Var. viride Warnst, À. À. — rég. moy.: sur le sol, bois
nerans is. M. B, — rég, moy. : forêt de sa
ns près Saint-Gervai
REVUE BRYOLOGIGUE
près Servoz. Fribourg ; — rég. moy. : tourbière entre Morlon et
Echarlens.
Var. versicolor Warnst, A. L, — rég. inf. et moy.: bord du
ruisseau des Blaves au pied des Allinges, même station au col des
_Moises sur Perrignier.
à
i
A. GUINET, ;
11, Grand Bureau, Plainpalais près Genève (Suisse), 5
Nèw Tasmanian Hepatic (Cheilolejeunea hobartiensis Pearson)
Wa Hy PEARsoN M. Sc., A, L. S.
Monoicous ; small; vellowish-green to reddish-brown in colour,
_ densely caespitose. Stems prostrate or sub-erect, irregularly
_ bipinnate or dichotomous. Leaves approximate, convex, apex
often inflexed, horizontal (900) to patent-divergent (70°), oblong.
or oval, sub falcate, margin entire, apex rotundate, obtuse or
rarely acute. antical margin covering the stem ; Iobule patent (500)
about 4 times smaller than the lobe, elliptie, 2 to 3 times longer
than high, involute, tumid, free angle slightly toothed; texture
very suft, cells small, trigones large, cutiele smooth. Underleaves
distant, ovate, sub-rotund or cordate, often reflexed, bifid to
1/4 or 4/3 rd, segments triangular, acute or obtuse, sinus
narrow or wide, © inflorescence on chief stem or short branches,
_ innovant branches proceeding from one or both sides of the
_ Perianth; bracts, lobe oval, subfalcate, apex obtuse, lobulé
narrowly oblong-quadrate, complanate, 4 to 5 times smaller than
_ the lobe; bracteole oval bifid to 1/6, segments obtuse, sinus
narrow; périanth projecting about 4/3 rd beyond the bracts,
_ obovate or piriform, somewhat frontally compressed, 5-angled,
. keels smooth, 2 postical and 1 antical, which are not 50 acute or
_ pronounced as the two latéral: beak short, soon disappearing
with the rupture of the mouth. Perigonial bracts rotund, lobe
and lobule nearly equal, 3 to 4 pairs on short branches, rarelÿ
_ longer, 6to8pairs. k :
_: Dimensions. —- Stems 1 cent. long; diam. 1. mm.; with leives
_ Î.mm. wide. Leaves, lobe .6 mm. X.4 mm., .5 mm.Xx.35 mm.,
lobule .23 mm. long X.1 mm. high, .2 mm. x .1 mm.; cells .02mm.
Underleaves .35 mm. X.3 mm. broad, .25 mm.Xx.25 mm.,
.25 mm.x.2 mm., segm. .075 mm. Bracts, lobe .65 mm,
ong X.35 mm. broad, lobule .3 mm.x.1 mm. Bracteole
6 mm.x,4 mm., seg. .1 mm. Perianth 1. mm.Xx.7 mm.,
7 mm. X .45 mm. Perigonial bract .3 mm. X ,25 mm
PE, à LÉ
on
fee * MR REVUE BRYOLOGIQUE
ds Hab. — On Native Oak,’ New Town Rivulet, near Hobart; on rocks
. New Town Rivulet, 9-11-1899. Williamsford, 1-1-1900, on rocks and …
_ Native Laurel 1000 ft, 1-1-1900. Tasmania. W. A, Weymouth. l
Obs. — This species has been published, by Stephani as
Strepsilejeunea austrina Spruce ms. (1). Le
In 1887 Dr Carrington and I. published a list of Hepaticæ col-
lected in New South Wales by Thomas Whitelegge (2), one the
species enumerated and figured was Lejeunea mimosa Tavl.
= basing our determination on the description and original speci-
mens of the same, which were in the possession of Dr Carrington
_ at the time. rise
= I sent Dr Spruce specimens of Mr Whitelegge's collection, but
_ heard nothing from him with reference to this species, but he
must have had some communication with Stephani regarding it,
for Stephani in describing it (3) says « Lejeunea mimosa Tayÿl.
according to Spruce is dioicous » whereas Whitelegge's specimens
are MONnoicous. i- jo
Spruce’s Herbarium which is now in the possession of the Man-
chester Museum contains the original packet which I senthim.
Lejeunea mimosa Tayl., Sydney, T. Whitelegge and on it Spruce
Was Written Strepsilejeunea austrina Spruce ms. perianthentire»,
_Spruce is mistaken for the perianths are 5-keeled. L'
= F'have had the opportunity of again examining the original
Specimens of Lejeunea mimosa Tayl. which are now in the Man-
chester Museum, ex herb. Hooker, Wilson, Carrington, and have
_ found the species to be monoicous. I have too great an admira-
tion for D' Spruce to doubt the accuracy of his observations, but
he had probably seen! a stem with only the male flowers on it,
but in the packet there are monoicous stems, as often happens
with monoicous species stems with only maleflowers are sometimes
to be met with. |
Strepsilejeunea austrina Spruce ms. according to my vi ewisto
be placed as a synonym of Lejeunea mimosa Tayl. Fe
I have some hesitation as to what genus to refer Mr Weymouth's
_ species, it differs in its yellowish-green to reddish-brown colour,
_not sordid dark green, softer more delicate texture not somewhat
_ rigid and dense, leaves with apices usually rotundate or obtuse,
rarely acute, not usually acute, more horizontally inserted and
Concave, not S0 twisted, smooth ceuticle not verruculose, bracts
obtuse not acule, perianths more piriform and frontally compres-
(1) Stephani « Hedwigia », p_ 960 (1880,
(2) Pro. Lian. Soc. New. Souh. Wales, Vol. II, Séries 2 nd, p, 1085 (
Slephani « Hedwigia », p. 260. (1889).
REVUE BRYOLOGIQUE
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14 à :
ù 7: La 8
CHEILOLEJEUNEA HOBARTIENSIS
W. H. Pearson del,
View X 40. — 3. Portion of branch, postical view X 40.— 4-7. Leaves X 40.
‘TaCteole >< 40. — 12. Perianth
+ — 14. Perigonial bract X 40.
X 20.— 13. Cross-section of perianth X
With the Cheilolejeunea, With which it seems the best.
Cheilolejeunea Weymouthii Step. is a dioicous species.
Cheilolejeunea imp exifolia Step. as a fringed perianth,.
CN PER
_ 18 Palatine Road, Manchester (E
Description of Plate. — Fig. 1. Plant nat. size. — Portion of stem, antical
— Portion of leaf x 230. — 9. Underleaf x 40. — 10 Bract X 40.211:
sed, not roundish, keels prominent not indistinct. So I place it
pi
REVUE BRYOLOGIQUE
Prix des clichés
TE Le prix actuel des clichés des dessins faits à la plume est de
= 10 centimes le centimètre carré. — Minimum isolé (c’est-à-dire
pour les clichés faisant moins de 100 centimètres carrés) 10 francs,
mais s’il y a à faire plusieurs pelits clichés dont les dessins doivent
être reproduits tous sans réduction ou tous à la même réduction,
le premier sera de 10 fr. et les autres de 5 fr. chacun : pour 2 cli-
chés ce sera 10 +5 = 15 fr.; pour 3 clichés 10 +5 +5 = 20 fr, :
etc. Ces dessins à l’encre peuvent être ombrés au trait ou au po.
Lillé. — Pour les dessins au crayon il faut un papier spécial et un
* crayon spécial (V. mon livre : le Dessin d'Histoire Naturelle).
ne Les prix de la similigravure sont le double des prix indiqués
_ ci-dessus, elle n’est employée que pour reproduire des photogra-
phies, les photographies ne pouvant être reproduites par la pho-
togravure ordinaire. ;
Les personnes qui n'auraient pas de photograveur peuvent
s'adresser à M. L. Fernique, 31, rue de Fleurus, Paris, VI®.— Les
dessins peuvent être réduits par le photograveur sans augmen-
tation de prix; ordinairement on les réduit de un tiers, les défauts,
s’il y en a, sont moins apparents.
j
à Bibliographie 5x
LE Terior. — Contribution à la flore bryologique du Chili
48 article (Revista Chilena de Historia natural, 1921, pp. 289-
= 312 et 5 pl.). — Description et figures des espèces nouvelles sui
vantes: Pleuridium Costesii, Fissidens Costesii, Pseudocrossi-
__ dium pachyneuron, Barbula Costesii, Tortula Costesii, T. atrata»
TT. papillosa var. chilensis, Brachysteleum Deliori, Orthotrichum
_ bicolor, O. assimile, Zygodon Jaffaeli, Pentastichella Jaffaeli,
Funaria Costesii. a
L. THÉRIOT. — À syslemalic Account of the Plants collected in
_ New Caledonia and the Isle of Pines by M. R. H. Compton, M
1914 (The Linnean Society’s Journal-Botany, vol. 45, 1922, PP
462-466). — Catalogue de 25 mousses avec notes sur plusieurs
_ d’entre elles. et CE PE
I Taérior. Reliquiæ Delessertianæ (Soc. Havraise d’étud
_ diverses, 1921, 10 p. — Catalogue de mousses du Chili, de
Juan Fernandez et du Mexique, provenant de l’herbier Del
avec description des espèces nouvelles : Bartramia fernand
Cardot, R eli
hacopilum Fernandezianum Card. et Mi
OR RE
REVUE BRYOLOGIGUE
I. THÉRIOT. — Mousses du Cosia-Rica-(Soc. Havraise d’études
diverses, 1921, pp. 307-315 et figures dans le texte). — Descrip-
tion et figures des espèces nouvelles : Leptotheca costaricensis,
Pogonatum (Anasmagonium) confertidens, Meteorium unduli-
folium, Calyptothecium turgescens, Neckera Wercklei, Ery-
throdontium subdensum, Thuidium (Thuïidiella) costaricense. :
-. G: DismiEr: — Une Mousse nouvelle pour la France dans la
Drôme : Orithotrichum Schawii Wils. (Bull. de la Soc. Bot. de
France 1922, pp. 221 et 225). x
_ Cette espèce, découverte par Schaw en 1860 en Ecosse, fut
rétrouvée 10 ans plus tard en Allemagne par Ruthe et, en 1881
par Philibert en Corse; ce sont les seules localités connues. La
plupart des espèces européennes du genre Orthotrichum du groupe
à stomates phanéropores ont, après la sporose, les dents du péris-
_ tone dressées, étalées ou renversées et appliquées étroitement
contre la paroi capsulaire. Il n’y a que les quatre espèces suivan-
_ tes: O. leiocarpum, O. speciosum, O. Schawii et O. Lyellii dont les
dents offrent une toute autre disposition à l’état sec : elles sont
courbées en arc de cercle de manière à ne toucher l’urne que par
leur extrême pointe.
L’Orthotrichum Schawii se différencie a priori et tour à tour de ee
Chacun de ses trois congénères par les caractères suivants : péris-
tome sans cils, capsules incluses et feuilles dépourvues de pro
pagules. Chez l'O. leiocarpum le péristome est double : lexostome
Étant accompagné de cils festonnés presque aussi larges que les
dents, l'O. speciosum a les capsules nettement exsertes et les
feuilles de l'O. Lyelli sont abondamment pourvues de propa-
gules bruns, cylindriques, pluricellulaires et ordinairement visi-
bles à l'œil nu. * AR tu
Cette description est suivies de notes sut la distribution géo-
_ graphique du Camptothecium aureum et du Epiplerygium Tozeri.
; H. W. ARNELL. — Die schwedishen Arten der Gattungen
Diplophyllum und Martinellia (Goteborgs Kungl. Vetenskaps-
… och Vitterhets-Samhalles Handlingar, 1922). Tirage à part de 82
_ pages. Ne
L'auteur traite dans l'introduction la question de la nomencla-
ture, des noms de Gray et des critiques de Lejolis. Il comprend
dans le genre Diplophyllum les D. albicans, taxifolium, oblusifo-
lium, ovalum et gymnoslomophilum. Il adopte le nom de Marlinel-
lia au lieu de Scapania. Chaque espèce est le sujet de notes éten-
ducs, les localités sont indiquées par province et cette dissémi-
REVUE BRYOLOGIGQUE
na Davy DE ViRviLLe. — Modification.de la forme et de la struc-
ture d’une mousse (Hypnum commutatum Hedw.) maintenue en
submersion dans l’eau (Académie des Sciences, séance du 17 jan-
_ vier 1921).
L'auteur a constaté, après 6 mois de culture sous l’eau, que
toute trace de la ramification pennée caractéristique de cette
espèce à disparu, ce qui la rend méconnaissable. Les feuilles qui
__ se forment à la base des rejets venus dans l’eau sont 4 fois plus
_ petites que dans le type; l’acumen falciforme a disparu; les cel-
_ lules ont changé de taille et de forme, ete.
_ Cette expérience et les autres poursuivies par M. Davy de Vir-
_ville prouvent l'influence profonde de la vie en milieu aquatique
sur le développement des muscinées. (à suivre)
; Nécrologie
-(George-Alfred Holt 1852-1921)
Né à Douglas, île de Man, le 18 mai 1852, il commença dans cette
ville l’étude de la chimie et alla habiter Manchester, vers 1880: il
_ s’occupa de Die Li sans abandonner la chimie. Il parcourut le
Lancashire, le Cheshire et le Derbyshire, où il découvrit beaucoup
d'espèces de moussés et d’hépatiques rares. Il fournit aux exs-
_ Cata de Carrington et Pearson un certain nombre d’hépatiques
dont la plus remarquable est le Cephalozia fluitans var. gigantea.
I fit de fréquentes excursions dans le North Wales, Le Lake
= District et le Craven District du Yorkshire; ses découvertes
_ furent publiées dans plusieurs recueils; en 1886 il publia la des-
. cription, avec une planche, d’un Thamnium nouveau sous le nom
_ de anguslifolium. Il visita en 188 Killarney où il découvrit
= ? hépatiques nouvelles décrites par Spruce sous les noms de
… Lejeunea Hollii et Radula Holtii : cette dernière très distincte par
la forme de son périanthe. Il est décédé le 19 décembre 1921, à
_ Sale (Cheshire). Son herbier de phanérogames et de mousses est
à la Société d’'Hist. Nat. de l’île de Man, ses autres cryptogames
Sont au Museum de Manchester. “
ÿ L Fe
Fu UE Nouvelles | .
Vient de paraître la 2 édition de l'Hepalicologia gallica, flore
analytique et descriptive des hépatiques de France et des con-
trées voisines. Un volume grand in-80 de 164 pages et 23 planches
7 rm re. 1800 figures. Prix : 30 francs, expédié franco
ER POSWBi Len Ni $ Han Er
La famille de Egidio Corli vient de donner ses collections au
iuseum de la Chanousia au Petit-St-Bernard (La Thuile, vallée
Poele où elles seront conservées sous les soins du professeur
| Age ANNÉE F5
| REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous Les Deux Mois
.
à
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2
Les nouvelles Directions de la Bryologie moderne. J. AMANN. — Le Pryum
Schleicheri. J. AMANN.—- Récoltes bryologiques en Asie Orientale. POTIER
DE. LA VARDE, — A propos du Leucobryum candidum. THÉRIOT. — .
Bibliographie, Le
En
fer
: Les nouvelles Directions de la Bryologie moderne
Le rédacteur de la Revue Bryologique, M. Husnot, à bien voulu
_ me demander de dresser, pour celle-ci, un Catalogue des nou-
Veaux termes introduits en Bryologie durant les vingt ou trente
dernières années et d’en donner une brève explication ainsi que
leur étymologie.
L'entreprise est plus malaisée qu’elle ne paraît au premier
abord, la grande majorité de ces nouveaux termes concernant la
| bryogéographie, branche de la phylogéographie, avec ses subdivi-
Sions : écologie, biologie et sociologie végétales ; disciplines qui sont
en voie de développement rapide et dont la terminologie est loin
d'être fixée d’une manière définitive. Les coryphées de ces nou-
_ Yelles branches de la science aimable sont actuellement occupés à
. la tâche ardue et compliquée de mettre au point les questions de
_ Principes, de méthode, de terminologie et de classification sur
… lesquelles il est nécessaire de s'entendre pour pouvoir travailler
_ utilement. | ee mi
D'autre part, le nombre des nouveaux termes employés ou pro-
posés est déjà si considérable, qu’un vocabulaire un peu complet
dépassérait notablement les limites qui nous sont imposées.
Ce sont les raisons qui m’engagent à me borner à donner ici
Un court aperçu des nouvelles voies qui s'ouvrent aux études as
bryologiques, en définissant, en passant, les termes techniques
Principaux qui s’y rapportent. de a is
_ Jusqu'ici, les Muscinées ont été étudiées presque exclusive-
ment aux deux points de vue sytématique et floristique : d’ abord
à ce qui concerne la description, la distinction et la classifica-
n des types: genres, espèces, races, variétés, formes, etc.
"
REVUE BRYOLOGIQUE
ne
Cette étude nécessaire et fondamentale pour définir les unités
qui sont à la base de toutes les étûdes botaniques, a été suiviepar
le relevé des florules ou flores locales, régionales, nationales, etc.
En ce qui concerne les Mousses européennes, on doit reconnai-
tre que leur étude systématique, aujourd’hui très avancée, ne
parait guère pouvoir fournir de résultats nouveaux très impor- he
_ tants : la distinction de nouvelles espèces, sous-espèces et variétés
devient de plus en plus une entreprise ingrate et d’une utilité pro-
_ blématique. | | | à
_ D'autre part, les modifications proposées au groupement des
espèces, basées sur l’étude des affinités naturelles (phylogénie),
_sans doute intéressantes, mais fondées sur des impressions géné-
rales de nature très imprécise, ne me paraissent pas présenter
toute l'importance que certains auteurs paraissent leur attri-
buer (1). A
_ La tâche des bryologistes systématiciens, si elle ne peut être
considérée comme terminée pour ce qui concerne les mousses
européennes, doit, je crois, consister surtout en la révision mono-
graphique de certains genres critiques et polytypiques insuffisam-
. ment étudiés (tel le genre Bryum avec ses quelques 300 « espè-
_ ces » européennes). es AT EES
. Les très nombreuses publications : Flores et Catalogues ré
gionaux, auxquels a abouti l’étude floristique des mousses de
notre continent, n’ont pour la plupart, il faut le reconnaître,
qu’une valeur assez faible pour la connaissance de la répartition :
géographique de ces végétaux. Beaucoup de ces relevés on inven-
taires floristiques ont été faits, jusqu'ici, surtout par des collec-
tionneurs et représentent le 4 tableau » d’une chasse aux raretés.
sport passionnant (je le sais par expérience), mais dont les résul-
_ tats présentent un intérêt scientifique en général assez restreint.
Il faut cependant reconnaître que c’est au cours de ces parties de
chasse (auxquelles pour ma part je dois les plus beaux souvenirs
de ma carrière bryologique), qu’a été amassé le matériel d’observa”
_ tions qu’utilise maintenant le phytogéographe. :
Après avoir fait l'étude systématique et floristique des Mousses
d’une contrée ou d’un pays, une autre tâche s'impose au pota-
_(1} A ce propos, je ne puis m'empêcher de remarquer que la loi de nomen”
elature qui veut que le nom d’un auteur qui a jugé bon de trimbaler d'un
genre dans un autre une espèce connue depuis longtemps, soit, sous prétext
d’exactitude, accolé à celui de l’auteur de l'espèce, me parait avoir été faite
par des gens qui n’avaient pas le sens du ridicule très développé. Sous aucun
te, je ne consentirais à écrire par exemple Linné (Amann); Les b
tes ne vivant pas isolés dans une tour d'ivoire, devraient éviter, il me se
sourire à leurs dépens le commun des mortels.
REVUE BRYOLOGIQUE 49
x
niste, qui consiste à considérer ces petits végétaux non point ni
uniquement comme des objets destinés à être disséqués, classés
et à faire, par leurs cadavres desséchés et comprimés, l’ornement
des herbiers, mais aussi comme des êtres vivants, dont l'étude
doit être faite surtout dans la nature, Or cette étude des Musci-
nées au point de vue biologique, en est encore à ses débuts : les
renseignements donnés par les Catalogues et les Flores locales,
relatifs à l'habitat propre à chaque espèce, aux conditions parti-
culières qu’offrent les stations qu’elle habite, aux phénomènes
d'adaptation qu’elle présente en rapport avec ces conditions, aux ë
modifications morphologiques et anatomiques qu’entraînent
éventuellement pour elle les variations des conditions d'humidité,
de température, de lumière, etc. et enfin à ses rapports avec les
autres espèces végétales auxquelles elle se trouve ordinairement
associée, ces renseignements font défaut dans la plupart des cas.
La Bryogéographie, branche de la Phylogéographie, étudie la
répartition des Mousses à la surface de la Terre, ainsi que les
causes et les facteurs qui produisent et déterminent cette répar-
tition. Les facteurs écologiques (du grec oikos : demeure, habita-
_ tion) sont de trois ordres différents : facteurs biotiques (bios :
vie), en tant que la répartition d’une espèce est influencée enpre-
_ mière ligne par les autres êtres vivants qui habitent la même sta-
tion; facteurs climaliquesi(ou du climat), chaleur, humidité,
lumière, etc.; facteurs édaphiques (edaphos : le sol) dépendant de 29
la nature et des propriétés physiques et chimiques du terrain,
celui-ci pris dans son acception la plus large. ere
| L'étude écologique consistera précisément à déterminer quels
sont les rapports que présentent les différentes espècés avec les
facteurs en question. Envisagé dans sa généralité, le problème e
_ que cette étude se propose de résoudre, peut $e formuler comme
Suit : RASE mr Sert. +
Pour une espèce ou une association d'espèces donnée, qu’elles
sont les conditions que doivent présenter les stations qu’elle
habite? (
nt ET
Ce
EURE REVUE RRYOLOGIQUE
Les facteurs du climat que nous avons à considérer, sont:
19 Les condilions thermiques (chaleur); ce qui nous amène à
distinguer des Mousses/hermophiles (propres aux stations chaudes), *
mésothermophiles (stations à climat tempéré), sénothermophiles …
ou microthermophiles (à chaleur réduite ou très faible), psychro-
_ philes (psychros : le froid), mousses préférant ou exigeant des
stations froides.
29 Sous le rapport de la lumière, nous distinguerons de même
des espèces et des associations de Mousses héliophiles recherchant
Jes stations très ensoleillées, pholophiles ou mésophotophiles des
stations bien ou moyennement éclairées, sciaphiles (skia : l'ombre)
_ des stations ombragées et abritées contre la lumière directe,
lucifuges ou pholophobes évitant ou fuyant la lumière. de
89 En ce qui concerne le facteur humidité, nous devons tout a
_ d’abord distinguer les espèces et associations aqualiques vivant
immergées ou submergées dans le milieu aquatique, en opposition
avec les mousses aériennes (les amphibies établissant la transition).
-Sous le rapport du degré d'humidité auquel les mousses aérien-
nes sont adaptées, nous aurons à étudier des mousses hydrophiles
des stations mouillées, hygrophiles des stations humides, méso-
hygrophiles des stations médiocrement humides, et enfin des
_ æérophiles (xeros : sécheresse) des stations sèches où trés sèches.
Certaines espèces, spécialement adaptées à des alternatives
plus ou moins régulières d'humidité et de sécheresse, sont des
tropophiles. LA FE
4° Suivant qu’elles recherchent ou évitent les stations exposées
à l’action directe dela pluie, nous distinguons aussi des Mousses
_ombrophiles et ombrophobes (ombros : l’averse).
9 De même les mousses habitant les stations exposées à l'ac-
tion directe du vent, peuvent être qualifiées d’anémophiles (ane-
…mos : le vent), tandis que celles qui, au contraire, recherchent les
_ Stations abritées du vent, sont des apénémophiles (apenemos : à
_ l’abri du vent). pin ss de
Tels sont les principaux facteurs écologiques d'ordre climati
_ques. Si nous considérons maintenant les conditions édaphiques,
c’est-à-dire dépendant du terrain, nous aurons à distinguer les
catégories suivantes: RAR
SNA Naiure du lerrain ou du substrat : Mousses terricoles, aréni-
coles où psammophiles, humicoles, lignicoles, arboricoles ou corli-
cicoles, saxicoles, ete. Puis des saprophytes et des fimicoles vivant
ur les matières animales en décomposition, le fumier, ete.
Les espèces qui habitent sur plusieurs terrains différents
et p'erre, par exe:
ple) peuvent être qualifiées de ;
Î
REVUE BRYOLOGIGUE
B. Quant à la nature chimique du terrain, nous distinguons des
espèces et associations calciphiles ou calcicoles, vivant de préfé-
rence ou exclusivement sur les substrats calcaires et les calcifuges
ou achalicicoles (a privatif et chalyx : la chaux), sur les terrains
exempts de carbonate calcique. Enfin, des silicicoles habitant sur
les substrats siliceux.
Il y a lieu encore de distinguer les mousses haliphiles et hali-
coles (halos : le sel) recherchant les terrains riches en sels minéraux.
Suivant le degré d’appétence ou d’exigence qu’elles présentent, se
on distingue les espèces et associations calciphiles ou calcifuges .
en préférentes, lolérantes ou exclusives. D’autres enfin, paraissent
plus ou moins indifférentes à la nature chimique du terrain. Pas
GC. Indépendamment de l'influence de l'élément calcaire, ‘il EN
parait certain que la réaction chimique du terrain exerce ue. te
influence considérable sur la composition de la végétation qui
Vhabite : certaines mousses, que j'appelle des basiphiles préfèrent
ou exigent les substrats à réaction alcaline, d’autres, les méso-
philes ( neutrophiles), des terrains à réaction neutre, d’autres
€ncore les oxyphiles (oxus : acide), les terrains acides; d’autres
enfin sont indifférentes sous ce rapport aussi.
Les Mousses, comme les autres plantes, sont. nécessairement
adaptées aux conditions écologiques dans lesquelles elles vivent.
Cette adaptation a lieu de facon différente pour les différentes
espèces; elle se manifeste par des détails de forme, de structure,
_ €Ec., particuliers, qui peuvent être envisagés comme des disposi-
tions d'adaptation permettant à la plante, d’une part, d'utiliser .
au mieux les facteurs favorables et, d’autre part, de se protéger FRE
contre les facteurs défavorables. Ba ne
L'étude biologique des Mousses au point de vue de ces dispo- ;
sitions protectrices, qui peuvent être d’ordre morphologique, ana-
lomique ou physiologique, est des plus attrayante (surtout par
: l'élément anthropomorphique et téléologique qu’elle contient Es
… L’enroulement des feuilles chez les Pterigoneurum et les Polytri- ‘
_Chum, par exemple, recouvrant les organes assimilateurs délicats £
_Teprésentés par les lamelles vertes, est le type d’une de ces dispo-
_&itions protectrices propres à certaines mousses xérophiles, con-
he la dessication. Les particularités de structure que présentent
Certaines mousses aquatiques exposées à l'action des courants
iorts, consistant dans le renforcement de l'appareil mécanique, la
réduction des surfaces vulnérables, ete., sont de même très nette-
ment des dispositions protectrices contre l’action mécanique
nocive du courent, Il en est de même des mécanismes trés variés
PAR LE te En
2: REVUE BRYOLOGIGQUE
et parfois très compliqués que présente le sporogone (péristome,
= épiphragme, etc). et dont le jeu a pour effet de régulariser lémis-
sion des spores; il en est de même encore des particularités
_ phénologiques relatives à l’époque ou la saison où s’accomplis-
sent certaines fonctions : fécondation, maturation, etc.
_ Cette étude biologique des Mousses nous conduit d’autre part
à la notion des biomorphoses, c’est-à-dire des formes spéciales
_ d'adaptation que présentent certaines espèces lorsqu'elles sont
exposées à des conditions écologiques (d'humidité, d'éclairage,
_etc.), notablement différentes de celles auxquelles le type même
de l’espèce est adapté. Par le fait des modifications qu’entrainent
_ pour l'organisme de la plante ces conditions spéciales du milieu,
il arrive que ces formes d’adaptation particulières se différen-
_ cient plus ou moins du type de l’espèce; si bien qu’elles ont été
souvent distinguées par les botanistes systématiciens à titre de
sous-espèces ou même d’espèces distinctes, de races, de variétés,
etc. Leur étude présente un grand intérêt lorsqu'elle est faite au
_ point de vue biologique conjointement avec celle des conditions
écologiques dont elles dépendent : elle s’impose afin de mieux
définir les unités systématiques (1). sù
Beaucoup de ces soi disantes espèces, sous-espèces et variétés
_ doivent biologiquement être considérées par exemple comme des
hygromorphoses, des réromorphoses, etc., d’espèces connues depuis
_ longtemps. Parmi les plus répandues et les plus évidentes de ces
biomorphoses, il faut signaler les rhéomorphoses (rheo : couler);
_ mentionnées plus haut des formes aquatiques vivant dans les
_ eaux à courant fort. ;
_ L'étude des facteurs biotiques, climatiques et édaphiques que
nous venons de passer sommairement en revue, appliquée aux
_ espèces, représente l’auloétologie des Muscinées; appliquée aux
… associations, cette étude est le sujet de la synécologie : chaque
_ association d'espèces est, en effet, éminemment caractéristique
pour une combinaison particulière correspondante des conditions
écologiques, et, réciproquement, à chaque combinaison de ces
conditions, correspond une association spéciale.
_ L'étude des associations fait le sujet de la sociologie végétale.
Le relevé d’une association qui habite une station donnée, COmM-
prend la liste des espèces qui la composent et l'évaluation de |
quantité proportionnelle de chacune de ces espèces constituante:
Parmi celles-ci, on distinguera des espèces dominantes et a
{1) Conf. Amanx. Mousses du vignoble de Lavaux (Mémoires res Soc. 8
soires; d’autres que l’on peut considérer comme caraciéristiques,
_ adveniices, etc.
De même, l’étude de la végétation d’un territoire doit tenir
compte, non seulement de la composition qualitative de sa flo-
rule, mais aussi de la fréquence et de la quantité relatives des élé-
ments floraux : la masse que représente chaque élément dans le
peuplement total, pouvant être représentée par le produit de sa
fréquence par sa quantité.
Pour la comparaison de stations ou de territoires différents, il
est utile de tenir compte de la proportion relative du nombre des
genres à celui des espèces (coefficient générique), etc. L'étude de
ces relations statistiques rentre dans la chorologie (chorion : V'es-
pace). Pare i
L'étude bryogéographique d’un territoire donné: localité,
_ région, contrée, pays, etc., comprend, en outre de celle des con-
_ ditions écologiques, l’étude de la répartition des espèces et des
associations sur ce territoire, d’une part, dans le sens vertical,
d'autre part, dans le sens horizontal. de
Les différentes zones altitudinales présentent, en effet, grâce à
leur climat différent, des flores en général bien distinctes. Nous
. aurons ainsi à déterminer, pour chaque espèce, dans quelles zones
(inférieure, moyenne, subalpine, alpine) elle habite, à noter les
limites altitudinales inférieure et supérieure qu’elle ne dépasse
pas, et à observer dans quelle zone elle présente le maximum de
fréquence et de quantité, c’est-à-dire, où se trouve le cenire de
_ gravité de son aire de dispersion verticale. Vs ns
Je ne m’étendrai pas ici sur ce qui concerne la répartition hori-
zontale (régionale) des Mousses : pour chaque territoire un peu
étendu, on sait que la flore bryologique présente des différences
plus ou moins accusées d’une région à l’autre. Pour le petit pays
des différences et.
nous’arrivons à distinguer des
_ avons à
dns le temps, à
à celle d’autres régions. :
Andreaea nivalis Hook.
Sténo- ct microthermophile,
Hygrophile-tropophile,
Photophile-héliophile,
Saxicole. Calcifurge. Neutro-
(de
Fr PRE s.
Elément arctique-alpin,
» européen-nordaméricain
… Rhodobryum roseum (Weiïs).
M ésothermophile,
. Mésohygrophile,
Apénémophile,
Sciaphile,
Terricole et humicole,
rant,
(maximum de fréquence et
de quintité dans 4: _zone
moyenne),
:osmopolite mondial,
aciaire (tertiaire?
REVUE BRYOLOGIQUE
considérer des espèces cosmopoliles proprement dites,
_ d’autres eurasiennes (Europe-Asie), eurasiennes- -nordaméricaines,
Fe Cru) sublropicales, tropicales, etc.
Si nous tentons finalement d’étudier la répartition des espèces
à à rechercher leurs origines géologiques probables,
__ Jeurs voies de migration, etc, nous aurons à considérer des élé-
ments préglaciaires (lerliaires), inlerglaciaires et postglaciaires.
Mais, vu le déficit des données paléontologiques concernant les |
Muscinées, cette étude n’est, jusqu'ici, qu’à peine ébauchée.
_ En définitive, l’étude écologique et bryogéographique des
| Mousses nous amène à établir, pour chaque espèce, une fiche
portant les indications fournies par cette étude. Voici, pris au
hasard, quelques exemples de ces fiches, que j'ai établies pour
_ chacune des 900 et quelques espèces suisses, et qui me permet-
tent, étant donné le relevé de la flore d’un district ou d’une
région, d’en faire rapidement l’analyse et de comparer cette îore
F Hylocomium splendens (HedW )
Terricole et humicole,
-_ Indifférent ou calcifuge pré-
Indifférent ou calcicole prété-
De la zone intéoaisà à la zone
alpine (jusqu’à 2170 m.),
. Elément boréal-médigl,
: arcti
Archidium phascoides Brid.
Mésothermophile,
Xérophile (tropophile?)..
Apénémophile,
Photophile,
Terricole et arénicole,
Calcifuge tolérant, N RAR
Zones inférieure et moyenne
(400-1200 m.),
Elément européen médial et
méridional.
LL
Méso- et sténothermophile. Va:
Xérophile et mésohygro pe €,
Photophile. Apénémophile,
férant,
Neutrophile et baniphile. à!
De la zone inférieure à la zone
nivale (jusqu’à 2600 m.).
(maximum de fréquence et
de quantité dans les z0on
moyenne et D ra
Interglaciaire ou prégla
| REVUE BRYOLOGIQUE
Quoique très sommaire et écourté, cet aperçu'suflira, je l’espère,
pour montrer l'intérêt considérable que présentent ces nouvelles 4
voies ouvertes aux investigations des botanistes en général et des
_ bryologistes en particulier. “+
Lausanne (Suisse), Octobre 1922. ee
J. AMANN, ;
(45, Avenue de Rumine) à Lausanne (Suisse). -
Le Bryum Schleicheri Schwaegr.
Dans sa description détaillée du B. Schleicheri, Limpricht
(Rabenhorst II p. 438) indique, en le soulignant, le caractère
_ €... alle Blätter weit herablaufend. .. ». Dans la table dichoto- 4
_ mique, à page 341, il indique ce même caractère des feuilles lon-
quement décurrentes comme distinctif pour le B. Schleicheri en Ho
Opposition avec le B. turbinatum dont les feuilles ne sont que
quelque peu décurrentes (etwas herablaufend).
Pour les variétés angustum Schimp, et latifolium Schimp. du :
* B. Schleicheri, il n’est pas fait mention d’une différence relati- Fe
_vement à la décurrence des feuilles. dt
Ce caractère indiqué par Limpricht, se retrouve chez Roth
(Europ. Laubmoose II, p. 173). La fig. 4a Tab. XVIII de cet ue
ouvrage représente des feuilles distinctement mais non longue- +
ment décurrentes. ce Le
Warnstorf (Laubm. Brandenburgs, p. 502) ne fait pas mention de,
déla décurrence des feuilles chez le B. Schleicheri; la fig. 3. p. 509 ee
représente une feuille non décurrente. À pp. 414 et 415 de On
« Ucbersicht «, il place le B. Schleicheri parmi les espèces à
base foliaire peu ou à peine décurrente. 1 +.
. Boulay (Muscinées de la France, p. 259) ne mentionne pas non
plus ce caractère de la décurrence des feuilles dans la diagnose;
d'autre part, dans la Table analytique pp. CXLVII et CXLVIIE,
il place B. turbinatum (dont pour lui le B. Schleicheri est une +
Variété) dans les espèces à feuilles non décurrentes. es
Si nous nous reportons à la Bryologia europaea, nous trouvons
à p. 66 du vol. 4, à la diagnose du B. turbinatum «.... folia omnia
Subdecurrentia. .…. ». Et aux varr. praelongum et latifolium, pas
de mention spéciale de ce caractère. Les fig. 4 et 5 de la tab.
XXXII, p. 372 (B. turbinatum) représentent des feuilles très
décurrentes. Pour les var. Aet B, qui doivent, d’après la syn:
nymie indiquée, rentrer dans le B. Schleicheri Schwaegr., la bas
M leulles n'est has De.
me 1. REVUE BRYOLOGIQUE
_ Schimper (Synopsis IT, p. 462) ne fait aucune mention de la
_ décurrence des feuilles ni pour le B. Schleicheri type, ni pour les
_ deux variétés qu’il décrit. |
Me basant sur la description de Limpricht, j'ai indiqué,
dans ma Flore des Mousses de la Suisse, p. 124 des Tableaux
synoptiques et à p. 199 de la IIe partie, des feuilles longuement
_ décurrentes pour le B. Schleicheri. C'est ce qui m'a amené à
. distinguer, par la suite, dans mes Nouvelles Additions et Recti-
fications à la F1. des M.S. (Bull. Soc. vaud. Sc. nat. vol. 53, 1920,
_ p. 99), sous le nom de B, latifolium Schleicher (non Lindberg),
deux mousses provenant, l’une du Gd St-Bernard, l’autre de la
Fluhalp au-dessus de Zermatt (B. H., 124, 3 b. 2 et 4), chez les-
quelles les feuilles ne sont pas décurrentes. qu
= A l'occasion d’une revision des expl. du B. Schleicheri de la
Bryotheca helvetica, j'ai été amené à examiner la question de
savoir si, chez cette espèce, les feuilles sont décurrentes ou non:
L'examen des cinq échantillons originaux de Schleicher, qui se
trouvent dans la B. H. (provenant de l'Herbier Chavannes et.
donnés par L. Favrat), a montré que, chez tous ces specimens,
les feuilles sont très brièvement ou non décurrentes, c’est-à-dire
que l'insertion des angles foliaires sur la tige se trouve un peu plus”
bas ou au même niveau que l'insertion de la nervure. Mais la
partie de la couche épidermique de la tige qui continue la nervure
et la base de la feuille, fait un ‘peu saillie sous la forme d’une
plaque allongée et un peu aplanie [faisant corps avec la tige
_ Alors que la partie de cette couche épidermique qui continue la
_ nervure, se détache avec celle-ci lorsqu’on détache délicatement |
les feuilles avec des bruxelles, sous la forme d’un filament assez long
(nervure longuement décurrente sur la tige), la partie dela couche
_épidermique adjacente à la base du limbe, se détache facilement
_ de celui-ci et reste adhérente à la tige. Les feuilles ne peuvent
_ donc être qualifiées de décurrentes aux angles, comme celles du
-B. ventricosum par exemple où l’on voit les rangées externes des
cellules alaires de la feuille se prolonger sous forme d’ailes étrot
tes sur la tige bien au-dessous de l'insertion de la nervure et d
‘partis médraue du Himbés 7 "100 AE Se
_ Ce qui peut induire en erreur, est le fait:que, parfois, quelque
cellules épidermiques de la tige se détachent et restent adhérentes
aux angles de la feuille; mais il est facile de voir que ces cellule
sont identiques à celles qui prolongent la nervure sur la tige
partiennent bien à la couche épidermique de celle-ci
ni
E BRYOLOG QUE
B. Schleicheri des formes robustes du B. turbinatum sont d’une
part la margination des feuilles et leur tissu cellulaire notable-
_ ment plus lâche dans la règle:ces deux caractères présentent des 6
variations assez considérables : la marge des feuilles ordinaire-
_ ment large et bien distincte dans les formes typiques et surtout
dans la var. latifolium, peut s’atténuer considérablement. Le
tissu cellulaire présente aussi des variations étendues dans les
dimensions des cellules foliaires. L'indice cellulaire (nombre des
cellules moyennes médianes au mm?) varie entre le minimum
. de 331 (observé pour les feuilles inférieures dans la var. angusta-
tum), au maximum de 995 (forme nivale noircie). En somme, on
peut, ici aussi, distinguer deux séries : laxirele avec des indices
allant de 400 à 609, et densirele de 600 à 900. Dans la règle, l'in-.
dice est plus faible (le tissu plus lâche) dans la var. latifolium
que chez le type. \ Ë Re
= La remarque de Schimper (Syn.) que B. turbinatum et B.
Schleicheri sont très voisins, se vérifie du reste pleinement.
En terminant cette étude, je voudrais mentionner deux mous-
ée de la B. H. de provenance exotique : Bryum Wilezekii Brothe-
s nova species in sched., récolté dans plusieurs localités des
Andes du Chili, entre 2700 et 3200 m., par le prof. Wilezek.
(J'ignore si cette nouvelle espèce a été publiée par son! auteur).
Ces exemplaires ne me paraissent différer du B. Schleicheri, en
ce qui concerne le gamétophyte, que par des touffes un peu plus
denses et par le tissu cellulaire un peu plus serré (indices cellu-
laires : cellules moyennes médianes 21-24 X 38-47 p, 995-1161 au
mm?; cel. infér. 24 X47 y, [885 ; cel. apicales 21 X58 y 1244). Ce
tissu est, à part cela, identique à celui du B. Schleicheri : cellules
rhomboïdales ou hexagonales allongées, à parois minces, non
_poreuses, clinodermes. La margination, la base et le sommet des _
feuilles sont identiques, ainsi que la nervure décurrente sur la
tige. La plupart de ces expl. sont stériles; quelques-uns portent
des sporogones mal développés ou imparfaitement mûrs qu
paraissent différer en effet de ceux du B. Schleicheri; mais il pa-
rait probable que ces différences sont dues au développement
imparfait des capsules. CR RE os
Ce B. Wilezekü présente du reste aussi une var. lalifolium
Brotherus tout à fait semblable à celle de même nom du B.
| avec un indice cellulaire de 24X538 p, 1106
Par son appareil végétatif, le B. Wilezekii est
e notre B. Schleicheri européen.
H: provenant des Indes 0
" etté : Bryum Schleicheri Schwae
LS REVUE BRYOLOGIQUE
Kumaou; Kalamuni Forest. NW India, 6000-8000 (pieds), legit
_ Kabir Khan, 4.8. 1900, determin. el. Brotherus, N° 1754. »lci,le
_ gamétophyte diffère très notablement de celui du B.Schleicheri eu-
_ropéen par les caractères suivants : Tige rouge‘brun, très feutrée
de brun noir. Feuilles à bords largement révolutés, base rougie,
décurrente aux angles, nervure rouge pourpre à la base, briève-
ment décurrente, tissu cellulaire plus allongé et notablement plus
serré, à parois plus fermes; cell. moyennes médianes 12X36pm
2440 au mm°. Les capsules, non encore tout à fait mûres, parais-
_ sent être claviformes allongées. À mon avis, cette mousse ne doit
_ certainement pas être rapportée au B. Schleicheri.
J. AMANN,
Lausanne (Avenue de Rumine, 45)
Seplembre 1922.
Récoltes Bryologiques en Asie Orientale
* Par R. POTIER DE LA VARDE
Je dois à MM. Dismier et Henry communication d’une petite
collection de mousses récoltées au début de 1914 par M. V.
Demange, au Tonkin (environs de Hanoï) et en Chine (près de
Yunnanfou).
_ Sur onze espèces reconnues deux sont nouvelles pour la science
et une troisième paraît être rarissime. .. dans les herbiers tout
au moins; EN
C’est ce qui justifie la publication de cette note.
_ Dicranella Eustegia Besch. Hanoï — fructifié” Le
Campylopus Demangei. Thér’et P.de la V.(spec. nov.)
.… Laxé cæspitosus. Obscuré viridis. Caulis erectus, 1 em. longus
densé foliosus, sat gracilis, simplex, tomentosus. Folia erecto-
_ Appressa, sicca plus minus homomalla, 4-5 mm Jonga, ad basin
. 05 lata, e basi lanceolata sensim e, acuté subulata, marginibus
circa in octava superiore parte longitudinis folii denticulatis
Costa circa 1/2 latidutinis basis vel paulum ultrà occupante
_ dorso lamelloso; in sectione transversali e 3-4 stratis cellularum
formata quorum uno centrali vix majoribus quam ventralibus
composito. He
A Cellulis alaribus hexagono-rectangulis, hyalinis 15 we Jatis’
parietibus teneris, sequentibus rectangulis 45 X12 p. densé
chlorophyllosis, _marginalibus angustioribus subhyalinis.
ælera inquirenda. Yen-Lap près Quang-yen (Tonkin). Janvie
REVUE BRYOLOGIQUE 99
Cette espèce très distincte des autres Campylopus asiatiques
de la sect. « Africhi » peut être comparée à C. Goughii (Mitt) et à
C. Eberhardli. Broth et Par. Ce dernier a les feuilles plus longues,
une nervure lisse sur la face dorsale et relativement plus étroite.
D'autre part C. Goughii, est plus grèle d’un vert plus gai, ses
feuilles sont plus larges, presque entières, la nervure plus large
et lisse. ss
En coupe transversale les eurycystes de cette dernière espèce
sont très différenciés et occupent parfois la moitié de l’épaisseur
de la nervure.
Leucobryum Bowringii Mill. Tonkin : Yen-Lap.
Timmiella rosulata C. M. Chine: Pagode du Cuivre,
près de Yunnanfou. Janvier 1914, fructifié.
La comparaison de T. rosulata C. M. et de T. mulliflora C. M.
_ d’après des échantillons authentiques du Muséum de Paris, dont
_ je dois la communication à la bienveillance de M. Mangin, révèle
_ entre ces deux plantes des différences si minimes, et si difficiles
_ à apprécier qu’il semble rationnel de les réunir dans un même
type spécifique.
__ Pogonatum microstomum (R. Br.) Brid.
Pagode du Cuivre.
Entodon punctulatus. Thér. el P. de la V. (Spec.nov.)
(sect. Erythropus. Broth.). . — ue
Autoicus! densé cæspitosus, luteo rufus. Caulis 1cm. ? em.
longus, gracilis, numerosis sæpé arcuatis teretibus ramis, irregu-
lariter divisus. Folia valdé concava, erecto-appressa, ovato-
_ acuminata, in apice dentieulata, costa gemella (interdum parum
distincta), ad 1/3 longitudinis fol perveniente, 1mm, 1mm925 à
longa. Ommÿ lata: Cellulis basilaribus breviter rectangulis, 12 pu.
latis, superioribus 8-9 x latis. Folia perichætialia (in subtili acu-
mine subito contracta, ad pedicellum tantum appressa, haud
Vaginantia, Theca ovoidea cylindrica in pedicello vix 1°" alto.
Annulus e 2-3 seriebus cellularum compositus. Peristomii dentes,
rufescentes, late lanceolati, ad apicem irregulariter obtusi punc-
lulali, processus filiformes paulùm breviores, præsertim in cen-
trali parte papillati. Sporæ minuté punctulatæ 12-15 y, crassæ,
Pagode du Cuivre près de Yunnanfou (Chine). Janvier 1914.
_ A première vue cette plante ressemble à E. luridus-(Griff.),
mais dans cette dernière espèce les dents du péristome sont bien
différentes, d’un jaune d’or remarquable, elles présentent une
grande différence de largeur entre les plaques dorsales et ventrales
Enfin et surtout elles sont finement s/riées au lieu d’être ponctuées
Des affinités plus réelles semblent exister entre la mousse du
0 REVUE BRYOLOGIQUE
Yunnam et Æ. curvalus (Griff.). — D’après les Icones pl. asial.,
Ja ressemblance est frappante entre les feuilles caulinaires,
comme entre les feuilles périchétiales de l’une et l’autre espèce.
Malheureusement nous n’avons pu nous procurer un échantillon
authentique de E. curvatus pour vérifier une parenté que laissent
_soupçonner les dessins et la description de Griffith. Toutelois
dans cette dernière on relève une différence importante au sujet
de la longueur dufpédicelle qui dépasserait 20mm, « Sela uncialis
vel paullo longior ». L'écart est assez considérable pour qu'il soit
logique de penser qu'une comparaison entre ces deux plantes
mettrait encore en lumière, d’autres divergences impossibles à
saisir d’après la description de Griffith.
_ Erythrodontium julaceum (Hook.) Par.
Tonkin : Co-Loa près Hanoï et Hanoï, — fructifié.
_ Pseudo-Leska Larminati Broth. et Par.
Fructifié. à Son-Tay (Tonkin). Janvier 1914. RS
_ Je ne crois pas que le Pseudo-Leskea Larminali ait été retrouvé
_ ou du moins signalé depuis 20 ans. C’est en effet en 1902 qu'il fut
_ récolté pour la première fois aux environs de Hanoï par M. de
Larminat. L'échantillon de Son-Tay correspond aussi’parfaite-
ment que possible à la récolte originale dont une moitié fut con-
servée en mon herbier tandis que l’autre était partagée enure
général Paris et le maître Brotherus. |
La récente récolte de M. Demange me permet de mettre au
point la diagnose du général Paris, publiée dans la Revue Bryolo-
gique de 1904, page 57. ri
_ Le général Paris commence sa description par ce mot « Mo-
noïca? » Or mon ami, M. Thériot, a constaté la présence de péri.
gones visibles à la loupe à côté des périchèzes, sur un fragment
- de l'échantillon type de l’herbier Paris, provenant de la Faculté
_ de Rennes. De mon côté j'ai fait la même constation sur la récolte
_ de Larminat gardée en mon herbier. Quant à la plante de'Son
Tay, elle est très manifestement autoïque. Le point d’interroga”
_tion de la diagnose Paris doit en conséquence disparaître et
_ Ps. Larminali doit être rangé dans la section Pseudo-Plerogontu'
qui jusqu'ici n’avait point de représentant en Asie. ;
Je profite de l’occasion pour rectifier une erreur dans la descrip-
_ tion originale : le général Paris octroie aux cellules des feuille
les qualificatifs suivants 4... parvis, rhombeis vel ellipucis
_ papillosis ». Cette dernière épithète est de trop et ne peut être
que le résultat d’une interprétation erronée, car les cellules 0
capsules de la plante de
REVUE BRYOLOGIQUE
_ permettre de compléter ainsi qu'il suit la diagnose primitive :
Capsule mûre très fortement recourbée par la sécheresse,
_ simplement inclinée et asymétrique à l’état humide. Opercule lar-
gement conique subobtus. Dents du péristome lancéolées-allon-
_ gées, d’un jaune pâle, à lamelles très rapprochées rendant peu
_ distincte la ligne divisurale, nettement papilleuses et légèrement
sinuolées dans le haut. Membrane de l’endostome d’un jaune pâle
_et terne, finement papilleusé, s’élevant un peu plus haut que la
moitié de la hauteur des dents, avec processus très larges, caré-
nés, atteignant presque la hauteur des dents. Spores pâles et
ternes, très lisses, de 24 à 27 p.
Haplocladium Cryptocoleum (Besch). Broth.
Hanoï. fructifié.
Stereodon plumæformis (Wils.) Mül.
Hanoï et gare de Co-Loa, stérile.
Brachythecium Buchanani (Hook.) Jæg. PA
Stérile (Dét. Broth.) Pagode du Cuivre près Yunnanfou, As:0-
cié à une Marchantiée el à Timmiella rosulala.
| it, POTIER DE LA VARDE,
à Lez-Eaux, par St-Pair-sur-Mer (Manche).
EXPLICATION DE LA PLANCHE.
4. Campylopus Demangei Th. et P. de la Varde.
a! Feuille X 15. — b. Tissu basilaire X 47.
c. Coupe dans la partie moyenne | K 200
_ d. Coupe dans la moitié supérieure
2. Eniodon punctulatus Thèr, et:P. de la Varde.
a. Port de la plante X 7. |
b. Feuille X 30. — c. Feuille vue de côté X 30.
d. Pointe j x
_e. Tissu basilaire l X:200.::
f, Fragment de péristome A Rene
A propos du Leucobryum candidum.
217-225, une étude intitulée : Le problème du Leucobryum candi-
* Or les références que j'ai indiquées pour cette espèce sont in-
cette (
nd [: REVUE BRYOLOGIQUE
__ : 19 Suppl. muse. I, 206 (1806), où le nom est suivi d’une très
brève définition;
20 Musc. Rec. V, IT, p. 167 (1798). Ici la description est un peu
plus détaillée, tout en restant bien insuffisante pour y reconnaître
_ l’espèce.
Toutefois il ne peut y avoir de doute sur la plante que Bridel
a nommée Dicranum candidum (je l'ai démontré dans mon article
_ ci-dessus relaté); par suite je dois reconnaître que la graphie
_ « Leucobryum candidum (Brid.) » adoptée par les auteurs, est
_ correcte.
Fontaine-la-Mallet (Seine-Iaférieure), le 20 octobre 1922.
ie I. THÉRIOT.
Bibliographie
Davy De Virviice et R. Douin. — Sur les modifications de la
forme et de la structure des Hépatiques maintenues submergées
dans l’eau (Académie des Sciences, séance du 23 mai 1921). ù
Les auteurs ont cultivé, sous une faible épaisseur d’eau fré-
quemment renouvelée, plusieurs hépatiques: Riccia ciliala,
Fegaiella conica, Lunularia vulgaris, Pellia calycina, sphæro-
carpus lerreslris, Calypogeia Trichomanis, etc. Il en résulte que
les hépatiques cutivées dans l’eau présentent des changements
remarquables dans le développement, la taille, la structure et
aussi dans la direction suivant laquelle se fait l’allongement de
_ces végétaux. Si ces formes étaient rencontrées dans la nature
sans que l’on en connût la genèse, on n’hésiterait pas à les décrire
_ comme des variétés ou même comme de bonnes espèces (1). :
LE GyôrFry. — Beitrage zur Moosflora der Umgebung von
: Budapest (Ungarischen botan. Blätter, Jahrg 1920. Pp. 23-31
et 1 pl.). — Observations sur les espèces suivantes : Pleurochæte
= Squarrosa, Grimmia plagiopodia var. arvernica, G. anodon,
_ Rhacomitrium eanescens, Pyramidula tetragona, Grimmaldia
_ fragrans. La planche contient 19 fig. se rapportant aux Grimmia.
(A suivre).
"e Hypnum cupressif
forme, qui croît sur les arbres, diffère beaucoup de certaines formes, qu
. Croissent sur la terre, les rochers et les murs; s’il ne s'agissait pas d'une
No. Age ANNÉE
REVUE BRYOLOGIQUE
ParalssANT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
Musci Madurenses. POTIER PE LA VARDE. — Le Thamnium mediterraneum
en France. AMANN. — Bibliographie. — À vendre : Herbier Bruch et plu-
sieurs exsiccata. — Nouvelles. +
Musci Madurenses
(Contribulion à la flore bryologique de l'Inde méridionale)
par R. POTIER DE LA VARDE
Sous le titre de « Musci Madurenses Indiæ meridionalis
exsiccali », le R. P. Foreau ayant comme collaborateurs les Rév.
André, Roiné et Vellé, commençait en 1912 la distribution d'une
série de mousses récoltées dans le districtde Madura. Cette collec-
tion promettait d'être intéressante. Les récoltes des Pères mission-
naires étaient déterminées par M. Cardot qui y reconnaissait une
forte proportion d'espèces nouvelles, de plus, comme le faisait re-
marquer une notice parue dans la Revue Bryologique de 1912 (n°1,
p. 16), si les espèces de l'Himalaya sont assez répandues dans les
herbiers. il est loin d’en être de même des espèces de l'Inde méri-
dionale. Le périodique « Herbarium», organe de la firme Weigel
à Leipzig, faisait entendre la même note (1912, n°924, p.213),
Depuis cette époque, M. Cardot privé par l'invasion allemande de
ses précieuses collections et de sa bibliothèque, ayant perdu de 5
nombreux matériaux d'étude prêts pour la publication, a dit aux
muscinées un adieu que les bryologues veulent espérer quand
même ne pas être définitif, Fo
Toutefoisen raison de la publicité donnée aux « Musci madurenses»
j'ai pensé qu'il y avaitde sérieux inconvénients à laisser longtemps
encore demeurer ’à l'élat de « nomina nuda », les nombreuses
espèces nouvelles distribuées dans cette collection. Aussi ai-je
offert à M. Cardot de donner lesdescriptions deses plantes demeurées
inédites. En acceptant ma proposition, M. Cardot m’a aimablemen
nature à la sienne dans la publication des
invité à joindre ma signature à la ” _
diagnoses. La signature en commun d'espèces nouvelles impliq
34. : REVUE BRYOLOGIQUE
_ généralement qu'entre les collaborateurs, il y a eu un échange de
vues au sujet de ces espèces. Dans le cas présent, il doit être seu”
lement entendu que chaque signataire prend une responsabilité
spéciale : à M. Cardot, revient toute entière, avec le mérite de l'avoir
distinguée, celle de la création de l'espèce, et son co-signalaire
_ endosse celle de la description ainsi que de l'indication éventuelle
. des affinités.
Les espèces nouvelles ne sont pas limitées à celles qui ont paru
dans les fascicules des « Musci madurenses » publiés jusqu'à ce
_ jour. J'ai pu encore inclure dans ce travail d'autres espèces iné-
dites, ayant la même origine et conservées dans l’herbier Cardot,
actuellement au muséum de Paris. Suivantles con seils de M. Cardot
_ toutes les descriptions signées Card. et P. de la V. ont été vérifiées
sur les échantillons lypes de l'herbier Cardot. Cette précaution
m'a mis à même de constater dans les plantes distribuées par les
collecteurs, que sous le nom de « Plerobryopsis madurensis Card»
figurait une nouvelle espèce, absolument distincte de celle que
M. Cardot a désignée sous ce nom. :
Pendant que ce travail était en cours, j'ai recu de la mème région
plusieurs récoltes du R. P, André, que m'a communiquées M. le
chanoine Sébille. Leur examen m’a permis d’y reconnaitre quelques
nouveautés étudiées en étroite collaboration avec M. Thériot. Jeles
_ai inscrites à leur place systèmatique et j'ai mentionné également
les autres récoltes du P. Andfé, dont quelques unes semblent,inté-
_ressantes au point de vue de la géographie botanique. Dans l'étude
_de ces mousses indiennes j'ai recu l'aide de MM. Dixon et Thériot
uxquels je suis heureux de témoigner ma reconnaissance.
M. Dixon après avoir renoneë à publier lui-même un travail déjà
_ projeté sur le même sujet, dès qu'il a connu mes intentions, à mi
Ja plus grande complaisance à me communiquer ses vues dans
_ certains cas critiques et à faire pour moi des recherches dans les
grands herbiers de Londres et de Kew. Une longue et amicale
_ correspondance m'a permis d'autre part de profiler de l’expérien
de M. Thériot, dans l'étude de certains genres complexes. FR
_ Je tiens aussi à exprimer mes remerciements à M. Mangin
Directeur du Muséum, pour la bienveillante autorisation qu'itm'a
accordée de consulter les collections du muséum de Paris et à
© M. Dismier pour l'inlassable obligeance avec laquelle il a recherché
dansl'herb. Cardot toutes les espèces indiennes demeurées inédites
afin de me les communiquer en même temps que les nomb
matériaux de comparaison dont j'ai eu besoin.
nella denticulata Curd.et P. de la V. (sp.
Humilis, Caulis 2-3mw, altus. Folia arcté erecto-appressa, e basi
oblongo-ovata, acuminata, e dimidia parte profunde denticulata.
Capsula Subglobos: in pedicello rubescente, 8Mm alto, operculo
breviter obconico, obluso prædita. Cellulæ exothecii laxissimæ, Ab
omnibus speciebus generis asialicis diversa.
— Environs de Maduré.
Diffère du Microdus annamensis Par. el Broth., par sa taille
plus élevée, les dimensions plus grandes de toutle sporophyte, les
feuilles plus longues, plus nettement ovales, très aiguës nette-
ment dentées dans la partie supérieure. S’éloigne pôur les mêmes
raisons de D. brasiliensis (Dub.) Thér. (= D. pomiformis
(Griff. Jæg ). qui à un tissu plus serré. Enfin il est à noter que ces
deux espèces ont un opercule longuement rostré — Cette mousse
_ intéressante est malheureusement représentée par un échantillon
unique. Poür ce motif, n'ayagt pas osé entreprendre Ja
dissection de la capsule, je donne de celle-ci une description
incomplète.
_ Dicranella stricticaulis Card. et P. de la V.
Dioica. Habitus cujusdam speciei genéris « Campylopodis » »
Caulis usque ad 4%, altus. Folia tam sicca quem madida stricté
appressa, e basi amplexante breviter acuminata, rigida, ad basin
valdé concava, viridia, lutescentia, marginibus ad basin pärcé in-
volutis, integerrimis, tamen apice 2-3 lævibus dentibus prædito.
Cellulæ basilares margihales subquadratæ, 6-8 & latæ ; juxtacos-
tales rectangulæ. Costa ad basin 60 y lata, e texto cireumndante
_parüm distincta, cœtera inquirenda. +
- Environs de Shembaganur. 2000 " alt, 1910. Leg. Rev. À
Vellé. (N° 264 in herb. Van den Broeck). +
Espèce remarquable, trés distincte ue le ns de tous les Dicrä-
nella indiens. 7. à
Dicranella Madurensis, Card. a et
= Sur ma demande, M. Dixon a bien fout dhuparer à Londres
cette mousse avec quelques petits Dicranella de l'Inde que je
n'avais pas à ma disposition, notamment avec D. spiralis (Mitt.)
Jaeg et D. divaricala (Mit.) Jaeg. Il en résulte que D. madurensis
ne saurait ètre séparé de cette dernière espèce dont les feuilles et
les cellules basilaires à ainsi Lib La varient | considérablement
ë Dicranum s aiatiners É .
n s 3-4 em altus. Folia inferiora brunnea, supe
momalla : CitRAL 8mm a anre
dr ” ; |
| penis
2005087
E
.
.
.
Dicranella denticulat
en ro À
._ inferiore parte valida, feré dimidiam partem basis occupante, in
sectione transversali centrales duces offerente, cellulis superiori-
bus lumine angustissimo, dorso subsulcato ; in superiore parte
maximam partem latitudinis apicis occupante et in sectione dor-
sum acuté angulatum offerente. Cellulæ basilares auriculares,
rubescentes, hexagonæ 30 y latæ, juxtacostales rectanguhke parie-
tibus interruptis et 12 u latæ, marginales elongatæ, omnes co-
‘piosé chlorophyllosæ.
Kodaikanal, dans les Gathes, 7000 p. Leg. Rev. André — Mai
1909, n° 79.
Espèce remarquable par la nervure dilatée fortement et basse
dans la partie inférieure, devenant anguleuse dans le haut, et
par ses bords absolument'entiers. : :
Campylopus subfragilis Ren. et Card.
Maduré — 1920. leg. André.
Campylopus Andreanus Card. et P. de là V.
(Spec. nov. sect. Pseudo-Campylopus. dd
Densé cæspitosus. Folia inferiora erecto-appressa. Superiora
patula, e basi ovata longé acuminata. Costa latissima (circa 280- de.
300 x ad basin), 3/4 latitudinis folii occupante, apice integro,
tantüm 2-3 dentibus prædito. Cellulæ basilares pallidæ laxæ,
hexagonæ, inæquales, 60X15 p : mediæ 35X9 y. Superiores
subrectangulæ 18X5u. Pedicellus rubescens, 1°", altus — cætera
inquirenda. à Le
Très voisin du C. subfragilis R. ei C. dont il diffère surtout
par la nervure plus large et plus épaisse, de plus la feuille est
… plus élargie à la base et l'acumen est presque entier. :
Campylopus Eberhardti Par. dre fe
Maduré — leg. André. 1921 ‘sans localité plus précise.
La récolte du P. André est à peu près identique à la plante
tonkinoise dont un échantillon fut adressé à M. Thériot par le
créateur de l'espèce. Comme ce dernier l'a déja fait remarquer
le port rappelle C. Comosus (R. et H.). Mais le général Paris
fait complétement erreur quand il décrit (Rev. Bryol. 1908
_ — p. 43), les feuilles presque entières et surtout les cellules
supérieures papilleuses ! de mème s'il est vrai que les oreillettes
sont très distinctes elles ne sont pas formées comme il l'indiqu
de 2 rangs de cellules mais de quatre au moins, et comprenent *
à di cellules 4 4 es “us Le re
_ Campylopus Roinei Card. et P. de la V. (spec. nov. se
DANS dei
_ Cæspites lutescenti-virides, nitidi, sat densé aggregati. Ca
rectus circa 5mm, longus, superné tomentosus. Folia s
/ REVUE BRYOLOGIQUE FC VEREUE
_appressa, madida erecto-patentia rigida, 3-4mm, Jonga, angusté
lanceolato-subulata marginibus integerrimis, revolutis ; comalia
. apice serrato, hyalino, cætera apice integro vel subintegro ; costa
_latissima 5/7 basis occupante, dorso distincte sulcato, in sectione
transversali e 3-4 stratis cellularum composita, quorum ventrali
_e magnis cellulis laxis, medio e cellulis subæqualibus sed chloro-
phyllosis, cœteris e parvis crassis cellulis, formatis: cellulis
_ basilaribus hyalinis, laxis, auriculas haud efformantibus, supraba-
_Silaribus lineari-rectangulis, pellucidis, marginalibus rectangulis
cirça 30 X 10 y latis, juxtacostalibus subquadratis 9X9 u. Hab.
Kodaikanal, on the ground alt. 2000 IV, 1912 — Leg. Foreau et
_Roïné, No 51. Musc. Madur.
_ Espèce voisine de C. Schmidii (CG, M.) dont il se distingue en
particulier par les feuilles à bords plus rectilignes à la base, par
conséquent moins ovales, et la nervure beaucoup plus large.
_ C. polytrichoides, de Not.
_ Maduré — Leg. André. Ne diffère pas sensiblement de certai-
nes formes européennes. 4e
C. (Hicrocampylopus) subnanus (C. M.) Jæeg. Maduré. (leg.
André). M ? Es
_Thysanomitrium Foreauanum (Card. et P, de lu V.
top now): -# #7" j Ne
… Laxé gregarins. Cœæspites inferné nigri, superné luteo-virescen-
tes. Caulis erectus subsimplex, tomentosus, circa 1-2 altus.
Folia sicca laxé appressa, madida erecto-patentia, e basi ovata
longé äcuminata, sat rigida, apice integro vel subintegro, 472.
longa, vix 1m Jata’ costa crassa 2/5 folii basis occupante, dorso
_ Sulcato, in sectione transversali eurycystes centrales ex utraque
parte Stereidis et substereidis textas, offerente ; cellulis inferio-
ribus : alaribus, hyalinis velparcé coloratis, auriculam formantibus,
parietibus teneris hexagono-rectangulis, vesiculosis, 43 X 15 pv;
juxtacostalibus subrectangulis, chlorophyllosis 30 X20— 925 u;
_Superioribus et medi:s, flexuosis, angulis incrassatis, parietibus
Jirmis. 30 X6 w. Cætera desunt. ie
— Kodaikanal, on stones — alt. 2400m. III 1942. Leg. Foreau
et Roiné — n°52, Musc. Mad. — Diffère du T'hysanomitrium
involutum (G. M.) Card. par son aspect noirâtre à l'intérieur et
lus lache, par les feuilles non appliquées à l'état sec, plus
insensiblement acuminées en une pointe plus longue. — Le genre
Thysanomitriun est compris ici et plus loin comme l'a indiqué
M. Cardot dans son travail « Les Mousses de Madagascar, » Cf. p.130
Thysanomitrium
Depallieri Card. et P. de la V
sanomitrit
de rue
REVUE BRYOLOGIQUE
_ Laxé gregarius. Caulis inferné brunneus, ad apicem tantüm
_ lutescens. valdé tomentosus, 3-4 cm. altus, parcé divisus. Folia
_ Sicca rigida laxé appressa, madida erecto-patentia, e basi subro-
tundata longé et sensim acuminata, sæpé effracta, superiora
_ interdümin apice acuté serrato subhyalino desinentia; comalia
apice hyalino serrato, 8mm longa. 1m, 1M5 lJata ; Costa crassa
. circà 1/2 latitudinis basis occupante, dorso sulcato, præsertim e
dimidia parte longitudinis folii, ecentralibus eurycystis superné et
inferné multistratosis stereideis tectis, composita. Apice serrato.
Cellulis basilaribus alaribus hexagono-quadratis, 30w latis;
obscuré aurantiacis, cum copiosis chloroplastis, auriculam dis-
tinetam formantibus, 30 y latis; infimis elongatis decurrentibus;
Suprabasilaribus juxtacostalibus parietibus plus minus interrup-
üs 75 X30 w. Marginalibus parietibus integris 60 X 12 4 ; mediis et
Superioribus subrhomboïdeis parietibus flexuosis, circà 6 u latis.
Capsula sicca obconica profundé sulcata, madida obconica, erecta, :
pallida, in pedicello pallido flexuoso. 5mm. longo, operculo obliqué
rostrato, rubro. Calyptra cucullata, longé ciliata. — N° 40. Muse.
. Madur. — Kodaikanal on ground — alt 2000m. IL. 1912. Leg. :
Foreau et Roiné. Maduré (sans précision de localité) 1990. leg.
André. |
_- Espèce voisine du. T'hysanomitrium inigrescens (Mitt,). Elle en.
diffère par un port plus robuste, les feuilles plus longues, à pointe
plus étalée à l’état sec, les feuilles entières étant plus ouvertes à
l'humidité, plus nettement rétrécies en dessus des oreillettes, plus
finement acuminées. La nervure est plus large de la base au som-
met. Le tissu dans son ensemble est plus lâche, avec les parois des
_ cellules moins épaisses. 3 RNA
. Thysanomitrium Leioneuron Thér. et P. de la V.
_ (Sp. nov.).
_ Cæspites laxi, inferné brunnei, superné læté virides. Caulis
: usqué ad 8 ©" altus, per innovationes rosulas formantes pluridi-
_ visus. Folia rigida. sicca arcté appressa, madida (et præsert:m in
rosulis) patula, e basi obovata in acumine sat longo, brunneo,
parcé sed acuté dentato, extepuata, 4-5 ww longa, vix 1 m" lata.
Costa circa 1/5 latitudinis basis tenente, dorso lævi, ad basin 270
u lata, sub apice nunc etiam 120 u. Cellulis basilaribus alaribus
hexagono quadratis, brunneo-aurantiacis, auriculam formantibus,
30-35 4 lâtis ; basilaribus juxtacostalibus subrectangulis parie-
tibus interruptis 30 X15 y, marginalibus angustioribus parietibus
tenuibus, mediis rhomboideis, parietibus flexuoso incrassa
)X9 à ; marginibus mediocriter involutis. Cætera desunt.
Maduré — sans localité plus explicite -- 1990. Leg. R. P, .
REVUE 0G UF
Très remarquable espèce paraissant bien distincte par sa ner-
vure lisse sur le dos et ses feuilles non pilifères. Elle est cepen-
dant assez voisine d'une espèce inédite de C. Muller, le C. micro-
rhodon C. M. de Sikkim-Himalaya (propé Kurseong, leg. Rev.
Bretandeau 1895, e bryotheca Levier). Elle s'en distingue par un
port plus robuste. les feuilles un peu plus étroites, très faible-
ment ou nullement rétrécies à la base en dessous des oreillettes,
par la nervure qui va en se rétrécissant plus insensiblement de- Le
puis la base, par les cellules moyennes plus larges, par les cloi-
sons des basilaires plus vigoureusement interrompues. La denti-
culation de l'extrémité des feuilles est aussi assez différente.
Chez C. Microrhodon, la feuille se termine assez brusquement et les
dents sont très accentuées et plutôt rapprochées. Chez T'hy. leio-
neuron la feuille s'atténue en une longue pointe qui n’a que des
__ dents espacées. Enfin chez C. Microrhodon la nervure n'est pas
absolument lisse. Sur le dos il est facile de découvrir des lamelles |
basses composées d'une cellule. Ce n’est que dans l'extrême pointe
de la feuille que l’on peut observer ca et là chez 7'h. leioneuron une
cellule faisant quelque peu saillie sur la face dorsale. De plus 7h.
leioneuron est très différent, par les caractéristiques stgnalées plus
haut, de 7h. involutum (C. M.), dont les feuilles sont également >
Pilifères, ae | FAR
Leucobryum scalare C. M. — Maduré. leg. André., 4920. pi
Leucobryum neilgherrense C. M. — Maduré. leg. André. 1920.
Fissidens Foreauanus Card. — Des comparaisons que M. Dixon
_ a bien voulu faire dans les collections de Kew, il résulte que cette
_ mousse est très voisine de #. minutus T'luv. et Milt., si même elle
ne lui est pas identique. Entre les deux mousses, M. Dixon n'a pu
_ relever aucune différence. Toutefois, comme ses observations n'ont
porté que sur des individus stériles de F. Foreauanus, un doute
subsiste encore sur cette identité possible. Il s'agit de ‘savoir si la
plante fructifiée possède une faible marge dans la partie engai-
hante des feuilles supérieures, comme #. minutus. De nouvelles
_ recherches sont donc à faire avant de formuler une conclusion
_ définitive — Tiger schola, near Shembaganur on rocks. alt.
1750, leg. Foreau. n° 170. p. p. 1942. ; :s
_ Fissidens crispo-circinans Card. Moi
J'ai été frappé des affinités de cette mousse avec la polymorphe
Æ, Zippelianus Br. jav., dont elle ne me semble différer que par
des caractères bien légers, feuilles plus étroites, plus étalées
l'humidité, cellules plus saillantes sur le contours, un peu pl
_8randes, et plus obscures. M. Dixon, de son côté, m'a écrit qu
ne pensait pas qu'on puisse l'en séparer spécifiquement, et qu'e
| REVUE BRYOLOGIQUE es
correspondait . au #. Zippelianus Br. jar. (Syn. F Lacer.
C. M.) représenté par le n° 92 de Levier : Bryoth. exot. Ms.
Andaman ; det. Brotherus.
* Shembaganur. leg. Vellé. 1909,
Fissidens atrovirens Card.
_ Plante bien voisine de F. decipiens de Not. (F. cristatus Wils.),
uquel M. Dixon est d'avis de la réunir. Les feuilles un peu plus
arges, à dents peu profondes, émoussées dans l'acumen, s’obser-
ent parfois sur nos exemplaires d'Europs, et ne constituent pas
un caractère suffisant pour légitimer une espèce nouvelle. ILen est.
le même du caractère suivant que pendant quelque temps } ‘ai cru
1e plus fixe : la lame dorsale est généralement terminée par un
inus profond avant d'atteindre l'inséttion: Comme d'autre part
bords de la lame vraie sont aussi fortement incurvés, ils'ensuit
ie la base de la feuille parait être cordée. Mais de nombreuses
observations ayant porté sur des spécimens de #. decipiens prove-
nant de diverses régions de la France m'ont démontré que ce
prétendu caractère était sujet à de si amples variations (parfois sur
_le même individu), qu'il n° y avait pas lieu de le prendre en consi-
dération.
Kodaikanal — leg. Foreau. n° 21. Se
_ Syrrhopodon calymperoides Card. et P. de LV
Sp. nov. sect. Crispati). a
Humilis. Laxé gregarius. Caulis rubescens 5Mm, altus. Foli
a, sicça crispata, madida erecto-patentia plus minus recurvata,
e basi vaginante albescente angusté elongato-obovata, lingulata et
T nsim linealia acuta. Costa albescente, lœvissima, in acutum
brevem mucronem, percurrente. Cancellinæ 4/2 partem longitudi
nis folii occupantes, 4-5 seriatæ, rectangulæ, 25-30 # latæ, margi-
us subintegerrimis, hic et illue et præsertim ad apicem, de
talis ; limbo hyalino pluriserialo, paulo anté apicem desinente.
Cellulæ chlorophyllosæ opacæ, papillatæ, 94 latæ, ee us
prominentibus (post limbum evanidum).
Palui-hills, en Poor à Kodaikanal 1000 à 3000 leg. Andr
1909. n° 17.
Syrrhopodon leucophanoïdes Card et P. de la V. {$
noy. Sect. use
L
4
nem desinente, sæpé propagulifera. Cancellinæ 1/4 longitudi-
. nis folii occupantes rectangulæ 60 X94 u; chlorophyllosæ quadrato-
+ hexagonæ ciréa 9 y latæ obseuræ. te
Palui hills, près de Kodaikanal, —leg. André, 1909, — n09%6.
Ces deux espèces qui se ressemblent beaucoup à première vue
diffèrent cependant par des caractères importants. Le S. leuco-
phanoides se distingue tout d'abord du précédent par ses cancel- ee
lines qui n'occupent qne le quart de la longueur de la feuille
au lieu de la moitié. Les feuilles dans la partie chlorophyk
\leuse sont plus nettement linéaires. la largeur du limbe ne
diminuant pas vers la pointe. La tendance à l'ondulation est
aussi plus marquée surtout à l'état see. Le limbe hyalin atteint à
peu près le sommet lequel est souvent nettement denté; tandis
_ que chez S. calymperoides le limbe hyalin s'arrête assez loin de
l'extrémité. Dans cette dernière espèce le bord de la feuille est.
alors constitué par les cellules chlorophylleuses dont les parois
_ papilleuses font saillie. Le limbe parait alors finement crénelé el
not denté. 0" | à mu
_ Les deux espèces sont assez voisines de S. Gniffithü Mitt. Ce
dernier a les cellules fortement papilleuses et la nervure nettement
- hérissée à la pointe. RS RP
Weisia macrospora Gard. et P. de La V.
Dioica (?) — Gregaria, viridi-lutescens, humilis. Folia e basi
ovata longé et sensim acuminata, marginibus in superiore parte
_Involutis. Costa crassa lutescentein acutum mucronem percurrente.
Cellulæ basilares hyalinæ vel subhyalinæ laxæ, juxtacostales 50 X
18%, marginibus breviores, superiores chlorophyllosæ, papillatæ,
subquadratæ cirça 10 y latæ. Capsula cylindrica luteo-virescens 1
pedicello luteo, 8mm allo. Cellulæ exothecii laxissimæ (120 X25—
30 ), sub ore breviores et subquadralæ 15 platæ. Operculum
longé rostratum plus minus recurvatum. Peristomium nullum.
Sporæ pallidé ferrugineæ, acute granulosæ, 24-30 g latæ.
., Environs de Shembaganur, 2000w. coll. Rév. Ant. Vellé. 1910 —
ex herb. Van den Broeck. n° 482 — présente l'aspect de W. lon-
gisela — mais en diffère par ses feuilles plus longues terminé
par la pointe de la nervure plus aiguë, le tissu Lasilaire plus lâch
le tissu supérieur moins opaque et Surtout par l'absence totale de
Périslome: Ets Me ne de in ee
LÈYr
vi
REVUE BRYOLOGIQUE
bbiagitle angusté oblonga, ad apicem paulüm attenuata, costa
valida prœdità Costa luteo-rufa ad basin circà 100 & lata sub
apice etiam 35 y lata, sæpissime in foliis inferioribus subobtusé
_ atque raptim anté apicem desinente vel dilatata, in superioribus
_ obtusé dilatata ; in sectione transversali plano-convexa 6 centrales
eurycystes offerente ; marginibus integris vel ad apicem plus
minus leviter crenvlatis. planis aut interdüm paulüm undulatis.
Cellulæ basilares subhyalinæ, pe cùm vestigiis primordialis
- utriculi, orthogoniæ subrectangulæ 25-30 X15 &, mediæ et supe-
riores obscuræ sed lævissimæ, “parietibus crassis, 3-5 u latæ, sub-
quadratæ, rotuntadæ vel subhexagonæ.
… Pembar Ravine, Kodaikanal. Alt. 2400m. 1912.
Diffère de A. Stenocarpa par ses feuilles moins larges, plus
insensiblement acuminées, par la nervure plus forte se terminant
par un court mucron, au lieu de s'évanouir un peu au dessous,
omme il arrive fréquemment dans cette espèce.
_ A. involuta possède des feuilles plus larges, tr des
et une nervure terminée par un long mucron.
- Hyophila viridula Card. tr UV.
Dioica (?) — Pusilla, densé grégaria. Caulis simplex 3-4°" altus.
- Folia sicca crispato-incurva, madida patentia, concava, obovata,
_ anguste spatulata ad apicem breviter et obtusé extenuata, margi-
_ nibus inlegerrimis. Costa tenui ad basin circa 30 u lata, ad sum
_ mum 10%, anté apicem desinente. Cellulæ basilares plus minus
chlorophyllosæ, raro hyalinæ, rectangulæ 15-20 X 9-12 p, haud
numerosæ, superiores et mediæ hexagonæ, irregulares, 10 latæ-
Kodaikanal, Pambar Ravine, on moist rocks. Alt. 2300m. Leg
Foreau 10:20 RALE
_ Très petite espèce remarquable par l'étroitesse de ses feuilles
entières et par le tissu basilaire composé de cellules plus ou moins.
remplies de chloroplastes, par conséquent très imparfaitement
_ hyalines. Les cellules sont d'ailleurs peu nombreuses etse racour
cissent très rapidement pour passer au tissu MP RE Th à très
4 0BsCur: (A be
Le AÉitin mediterraneum en France
_ J'ai signalé, dans la Flore des Mousses de la Suisse (I p- 326
la présence du Thamnium medilerraneum Bottini dans l'Estére
ochers de porphyre ombragés et humides à la Ste-Baume, Su
rayas (leg. Amann, Avril 1913). Cette notice ayant pu passer 7.
ue — mon ouvrage ( étant peu connu en France na ie
la ra | 5 ‘inédit rés
| REVUE BRYOLOGIQU
Ces expl. de l'Estérel répondent bien à la diagnose originale de
Bottini (Bull. soc. bot. ital. 1903 p. 10), ainsi qu'à la description
qu'a donnée Roth (Hedwigia 1909, p. 298 et fig. 10, Tab, VII)
d'après les expl. originaux de l'Ile de Giglio (leg. Béguinot). La
plante est de taille réduite (taille du Rhynchostegium megapolita-
num, avec lequel elle est parfois mélangée), molle, vert jaunâtre
pâle, à ramification non dendroïde, avec des flagelles microphylles
_ filiformes. Les feuilles aplanies-distiques sont cultriformes
asymétriques, l'une des moitiés plus large que l'autre : le tissu
cellulaire est plus serré que chez T. alopecurum, les cellules plus
régulièrement polygonales arrondies, à parois minces, ne forment
pas de rangées régulières. L'indice cellulaire est, pour les cellules
_. Moyennes médianes, 8 X 10 ; 12940 en moyenne au mm? (maxim.
13500, minim. 11626). Les cellules basilaires médianes sont un
peu allongées, à parois plus fermes : 7 X14-18 p; 7875-9376 au
_mm?: Les cellules basilaires infimes, à l'insertion, sont de même
peu épaissies.
* Le T. alopecurum (L) est abondant sur le porphyre ombragé
aux environs du Trayas, où il se présente souvent sous une forme
réduite, de teinte pâle, à foliaision plus ou moins aplanie-distique,
avec un indice cellulaire de 7 X12-18u; en moyenne 9200
cellules moyennes médianes au mm? (maxim. 11250, minim.
7500). Les cellules basilaires moyennes allongées, à parois
‘épaisses, mesurent 6-7 X 14 &; 5250-6560 au mm?. Les basilaires
infimes, à l'insertion, sont très épaissies et forment un scléren-
_ chyme auquel est due la ténacité de l'in
| tige. À
Les expl. du T. alopecurum de l'Europe centrale et septentrio-
nale ont, en général un indice cellulaire un peu plus élevé (tissu
sertion des feuilles sur la
plus serré); ainsi, pour des expl. des Cévennes méridionales ne
(vallée de l'Orb, leg. Amann), représentant une xéromorphose
_detaille réduite, à feuilles plus courtes et plus larges, l'indice
cellulaire est de 9X10; 11250 cel. moyennes méd. au mm?. és
Pour certains expl. (Courlande, leg. N: Malta), l'indice moyen
_S'abaisse à 7500 cel. au mm? {maxim. 8250, minim, 6750), avec
un tissu cellulaire notablement plus épaissi que ce n’est le cas en
général. FT RER à re ce
Chez la var. prolensum Turn., cet indice est de 9 X10 p ; 12200
cel. au mm?; pour la var. pendulum Mol., 8-9X9-10 p ; 12200 au
mm? (cel. infér. 7-18 x ; 7500 au mm?). Enfin des expl. de la var
cavernarum Schlieph. (cryptomorphose:) ont l'indice 7-9 X 10-12%;
10000-11250 au mm? (cel. mfér. 7X14 g; 9560).
Le curieux T. Lemani Schnetzler, vivant dans le Lémai
RAS Sue AT be
erratique calcaire d'une morraine sous-lacustre, à 60 m. environ
e profondeur, a-un tissu foliaire peu différent de celui du
l. alopecurum, dont il représente sans doute une forme abyssale
bathymorphose !). Les cellules moyennes médianes mesurent
9X10 p: 91750-10876 au mm?. Les basilaires infimes sont très
épaissies et colorées, comme chez T. alopecurum ; les cellules
inférieures médianés allongées, ont 6 X 24 y ; 6000 au mm°. je
« ,
_ Par le développement du système mécanique et la réduction des
surfaces vulnérables, cette mousse offre le facies caractéristique
es rhéomorphoses résultant de l'habitat dans les courants forts (i
Enfin, le T. anguslifolium Holt du Derbyshire, a les cellule
foliaires moyennes el supérieures polygonales arrondies, à
arois non épaissies, disposées en rangées orthostiches (parallèles
Ja nervure) irrégulières. Les moyennes médianes mesurenl
OX10g; 78175-10126 au mm?. Les 6 à 8 rangées cellulaires
formant le limbe de chaque côté de la nervure très élargie à
ase sont allongées et peu épaissies : 6X24 g ; 6000 au mm, Les
asilnires infimes, à l'insertion, colorées en jaune, sont plus
courtes:et épaissies. 4 412, 04Û à * se AUTRE
Je u’ai pas encore vu d'expl. de la 5%e espèce européenne,
T. cossyrense BoUini. ae ii
“a. à N. Dixôs: Me Miscellanea bryologica (The ournal of Botan
1922, pp. 281- "en RE sur un cérlain nombre de mousse
exotiques.
I. TuéRioT. — RUE contribution à Fi ne ein de
Madagascar (Société havraise d'études diverses, 1922, pp, 11-
132). — C'est M. Perrier de la Bathie qui avait fourni les éléments
d’une première étude sur la flore de Madagascar, qui à fait un
nouvel envoi qui dépasse en intérêt le premier. 11 provient d'un
région jusqu'ici inexplcrée, le massif d'Andringitra, donf l'altitude
varie de 1200 à 2500 m. — Description et figures. de 15 M es
nouvelles.
Tue BryoLocisr, 1922.
N° 4. — Il y a quelques années l'herbièr. de Washington et se
Jefferson College fut enrichi d'une collection de mousses faite par
les professeurs À. Linn et A. Simonton, Ils publièrent une list
préliminaire des mousses de celte région. Le professeur Simonton
_autorisa, avant sa mort, M. Crier à'faire une révision de cette col
lection, c'est ce travail qu'il publie aujourd'hui, -- re rs
Notes, À, J: GRouT: — Brachythecium pacifcum Ren. et C, à €
confondu avec les Br. glaciale, reflezum et Starckei ; la Vs ui
paraît devoir êlre rapportée au 2. Gilaciale est le n° 735 a des.
Canadian Musci de Macoun. Le Z. pacificum est beaucoup plus
mince quele 2. glaciale, se rapprochant par le port du 2. reflecum
M. Groult considère comme une espèce distincte la plante q
avait décrite autrefois sous le nom de 2, collinum Holzingeri.
Description d'une forme nouvelle (f. falcata du B. orycladon
_(Brid ). — Litte Journeys into mossland VL The mosses of T
Su a ue — Grimmia ten se L. HOLZINGER.
: espèce
cence femelle du Ft hate he
notes. Home
REVUE BRYOLOGIQUE
: A vendre :
14 4. HERBIER Brucu.— Ce fut Schimper qui me vendit cet herbier
_etil y ajouta des espèces décrites depuis la mort de Bruch ; coliec-
tion très importante contenant presque tous les types qui ont servi
-pour les descriptions du Bryologia europæa el du Synopsis. Elle
se compose de 660 espèces classées d' après la dernière édition du
Synopsis et d’un assez grand nombre de variétés dont quelques-
unes sont considérées comme espèces par divers auteurs. En viron
Ja moitié des espèces sont représentées par 2 ou 3 exemplaires de
localités différentes. Les échantillons, collés sur des morceaux de
carton blanc, sont très bien préparés el presque luiQREs très
bien fructifiés. Pas d'exotiques. : . . . + . . + . 1.200 fr.
9 De Brépissox. — Mousses de la Normandie. 8 fascicules
cartonnés contenant chacun 25 n°5, total 200 n°. . . . . AO fr.
3. — Boze Er BESCHERELLE. — Muscinées des environs de Paris.
40 fascicules de chacun 25 n°°, total 250 n°. . . . - . 60 fr.
4 — Knerre Er MÆnckER. — Musci frondosi. 10 fascicules car-
nnés de chacun 25 n°8, total 250 n°. Mousses d'Alsace, de
SuiBs6 éL d'Allemagne. stone 0e soend so ee ON
5. — L. Pré. — Les Mousses de la Belgique. — Un fascicule de
. BO n°%.: le: seul publié à: rs ans. che : 3: PO
6, — HUEBENER ET GENTI.— Deutschlantis ne 5
cules cartonnés n9%4-125. . . 5. + 4 + + 4.
7. — DeLoGne ET GRAvEr. — Les Hénutiques de l’Ardenne. 3 fas-
icules cartonnés, n%1-60. . .., . . . . - . : 18 fr.
8. — V. SouIFFNEr. — Hepalicæ europæ. 13 sscicolos de 50 n°8
total 650 n°%; très belle collection, chaque n° étant, largemen
représenté, publiée de 1901 à 1914... RU MC a de 0 fr
9.— BRAUN, RABENHORST ET STIZENBERGER.— Die Charareen euro
a's, 5 fascicules cartonnés de 40 cent. sur 25, les 4 prèmiers con
Lenant chacun 25 n°% et le 5° 24, total 121 n°. J° étais un des SOUS”
cripteurs de cette belle collection. je ne m° en suis jamais servi
He ést telle que je l'ai reçue. … . 4, «4 © | + 190 fr
A0. — MarBraNCuE. — Lichens de la Normandie 8 fascieulesd
50 numéros chacun, total 400 n%. . , . . . . 70 fr
S'adresser à Te Husnot, à Cahan par Athis (Orne).
| Nouvelles
Le prochain numéro contiendra des articles de MM. Nicholso
earson, Amann, Trabut, Dismier, ete.
MM, Knight et Nicholson ont trouvé, à la moraine term
cier d’Argentière (Haute-Savoie), une espèce nn pour!
nce, le Lophozià decolorans Steph. — sardet a réc
it FL is dar “PApeue Jocattés « de l'Est
ee ON
A9e ANNÉE “100
REVUE BRYOLOGIQUE
| PARAISSANT TOUS LES Deux Mois
mer
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin où en anglais
Re
Sommaire du n° 4
Cinchidotus danubieus en Suisse, AMAAN. — Fissidens Mnevidis. AMANN. —
La mesure des cellules par le spectre de diflraction. AMANN. — Mosses
and Hepetics near Aviemore, East Inverness. NICHOLSON. — Swiss Hepa-
tics. PEARSON. — Note sur le Zygodon conoideus. DisMiEh. — Déux Funa-
riacées nouvelles. TRABUT. -- Sur l'extension vers l’Esi du Conomitrium
Julianum. GARDET: — Nécrologie. — Table de :a 49 année.
de
Le Cinclidotus danubicus en Suisse
En procédant à la révision des Cinclidotus européens de la
_ Bryotheca helvetica, j'ai trouvé deux exemplaires qui m'avaient
été communiqués sous le nom de C. aqualicus par mon correspon-
dant et ami, le Dr. E. Steiger de Bâle, et qui appartiennent au
C. danubicus Schiffner et Baumgartner, espèce nouvelle pour la
Flore suisse. ;
Ces expl. furent récoltés par Steiger, en 1917 sur les bancs de
poudingue dans le lit du Rhin à Bâle, puis en 1921 dans la même
Station à Rheinfelden. Il est à présumer que cette jolieespèce, facile
à distinguer des autres Cinclidotus européens, se retrouvera ailleurs
encore dans le Rhin et peut être dans ses affluents principaux.
Décrit parses auteurs dans l'Oesterr. Botan. Zeitschrift No 4,1906,
* le C. danubicus n'avait été observé jusqu'ici, à ma connaissance.
qu'à la localité originale de Duernstein, dans la Wachau (affluent
du Danube) (conf. Bauer, Musci europaei exsice. Schedae und \ |
Bemerkungen zur 28 ten Serie, Corrigenda p. 11), leg. Baumgart-
ner ; puis par Goldman, dans le Rhin à Trebur et à Biebrich, selon
Roth, qui en a donné une courte description et une bonne figure
_ (Hedwigia L. p. 301). Les expl. originaux leg. Baumgartner, ont
été distribués dans les Musci europ. de Bauer, sous les nos 494 et
192 (avec des étiquettes inexactes quant à la station). ÿ:
Le C. danubicus, qui n'est connu, jusqu'ici, qu'à l’état stérile,
7
'
|
= est reconnaissable, à la loupe déja, à la forme des feuilles à base
elliptique un peu élargie, puis linéaires-lancéolées allongées, non
_ décurrentes aux angles, les bords trés peu épaissis (bistrates seu-
lement). La plante qui parait en quelque sorte intermédiaire entre
NS
REVUE BRYOLOGIQUE
C. riparius et C. agualicus, est, à l’état sec, un peu rigide et a
feuilles non secondes, plus Re opus 4e ce n'est le cas chez
cette dernière espèce.
Une étude provisoire des Cinclidotus européens, sous le rapport
des éaractères fournis par le tissu cellulaire et la largeur de la
nervure, m'a donné les résultats suivants, qui pourront être utiles
pour la détermination d'exemplaires stériles douteux.
C. aqualicus (Jacqu.) : Nervure à la base 240-390 y.
Indice cellulaire : Cellules moyennes médianes 9750-12000
au min”.
:: (Cel. inférieures 8000-8500).
a #68 HnrMbiutdes (Hedw.). Nervure 70-170 y.
Indice cellulaire : Gel. moyennes méd. 13500-18750 au in, À
(Cel. inf. 4700-6600). ;
var. due Bauer (N°5 194 et 1379 M. E., leg. Artaria), A.
Nervure 90-110 y. er
(Gel. moyennes méd, 9400-13300 au mm?
Cel. infér, 8000-9000).
c. riparius (Host.). Nervure 75-110 y.
Indice cellulaire : Cel. moyennes méd. 7550-12600 au ne
(Gel. infér. 1000-6400). Es
forma laxirelis mihi, Nervure 100-138 p.
Indice cellul. Cellules moyennes méd. 6000-9500 au mm°.
: (Gel. inf. 4000).
C bel. Schiffn, et Baumgartn. Exemplaires originaux
\ M. E. n°191. Nervure 95-116 p, S
É Indice cellul. Cel. moyennes méd. 7000 7500 au mm°.
| (Gel. inf. 3000-5000).
Expl. suisses : Nervure 129-185 y. :
Indice cellulaire : Cel. moyennes méd. 5250-7350 au min. ‘
(Cel.infér. 3370-5625). 580
‘Indice cellulaire différencie nettement, lui aussi, C. duritré ee
deux espèces voisines. Les cellules foliaires, chez cette espèce,
présentent du reste une forme subcarrée assez régulière ; elles sont
sposées en rangées longitudinales assez régulières aussi ; les
ellulles inférieures sont rectangulaires 10-12. X 18-36. ::: --
L'épaisseur de la nervure varie considérablement chez do Cin-
clidotus, comme du reste chez la plupart des mousses aquati-
, suivant les conditions auxquelles elles sont soumises (rap
courant, etc.); elle est constamment très forte ch
licus. Le tissu cellulaire de la base des es
Fissidens Mnevidis Amann,sp.nova.
Plante molle, vert saturé, croissant en touffes denses, frondes
stériles déprimées, 1 cm. environ, avec 10-12 paires de folioles.
Feuilles brièvement et largement lingulées subcultriformes,
les supérieures longues de 0,9-1,10, larges de 0,38-0,40 mm, (les
- inférieures plus petites), subarrondies au sommet ou très briè-
_vement atténuées avec un apicule obtus sous lequel finit la
nervure; sommet supérficiellement érodé-denté. Bords indistincte-
ment marginés par des cellules épaissies et allongées, formant
une marge qui n’est distincte que sur la partie engaïnante,
peu distincte ou nulle sur l’aile dorsale et disparaissant avant
l'insertion de celle-ci. La partie engainante esl deux fois plus
longue, environ, que la partie terminale (Fortsatz). ee
Tissu cellulaire délicat, cellules riches en chloroplastes, polygo-
nales irrégulières, à parois collatérales minces, un peu flexueusés.
Cellules moyennes médianes 10 X 10 w, 9400 au mm?. — Stérile.
. Egypte. Vallée du Nil ; dans la Sakieh d’Héliopolis (1). Leg.
P. Jaccard (Avril 1895). Les algues (chlorophycées) mélangées
indiquent que cette mousse croissait immergée ou dans le voisi-
nage immédiat de l’eau. Fe | de ae
La marge visible seulement sur la partie engainante, ferait
rentrer ce Fissidens dans la section Semilimbidium C.M; mais le
tissu cellulaire est bien différent de celui des Fissidens de cette
section et rattache cette mousse à la section Bryoidium C.M.
Par quelques caractères, elle semklersit se rapprocher du
F. tamarindifolius Brid.: elle en diffé. pa: la taille, la mollesse,
_le tissu cellulaire, etc. Elle présente d’autre part, certains cara€-
tères du F. crassipes var. immarginatus Fleischer et Warnstorf ;
mais elle est de taille plus réduite, plus molle, les feuilles plus
courtes, la marge de la gaine beaucoup plus faible, le tissu plus
délicat. etc. ie :
Lausanne (45 Avenue de Rumine). Janvier 1923. à à
ses J. AMANN. *
La mesure des cellules par le spectre de diffraction de,
_ La méthode nouvelle que j'indique ci-après, permet d'obtenir
rapidement une mesure de la dimension moyenne des cellules
en largeur, ou, ce qui revient au même, leur nombre au mil
limètre courant.
able qu’à certains tissus cellulaires particu-
"52 REVUE BRYOLOGIQUE
liérement réguliers et composés d'éléments cellulaires dont les
dimensions et l’écartement ne dépassent pas certaines limites.
La principale raison pour laquelle je l’expose ici, est son élégance :
je ne crois pas qu’elle ait d'importance au point de vue pra-
tique. |
Cette méthode repose sur l'observation suivante que tous les
microscopistes ont pu faire une fois ou l’autre, lorsqu’après avoir
mis leur instrument au point sur une préparation de feuille de
mousse à tissu fin et régulier, avec un objectif approprié et un
très petit diaphragme à l'appareil éclairant (condensateur),
ils ont eu la curiosité d'enlever loculaire du microscope et de
. regarder dans le tube, pour voir ce qui s’y passe (1). :
_ Dans ces conditions, on voit souvent, dans l'ouverture éclairée
de l’objectif,c’est à dire au plan focal supérieur de celui-ci,
un beau spectre de diffraction produit par l’interférence des |
rayons lumineux à leur passage au travers du tissu cellulaire ;
celui-ci faisant fonction d’un réseau régulier.
Si, au lieu d’un diaphragme circulaire, on intercale, sous le
condensateur, une ouverture en forme de fente linéaire orientée
- parallélement à la direction des parois cellulaires longitudinales
_ et si l’on projette l’image de cette fente, au moyen du conden-
_sateur, sur le plan de la préparation, ce spectre peut être très :
net. Il consiste en une image centrale (maximum principal}
_ vivement éclairée et incolore de la fente lumineuse, flanquéede
_ chaque côté et à une certaine distance, d'images moins éclairées
_ (maxima secondaires), plus étalées et vivement colorées des cou-
_ leurs spectrales : le rouge étant le plus rapproché du milieu
(avec la lumière blanche du jour). |
_ L'écartement de ces maxima colorés (dont on n’aperçoit en
… général qu’un seul de chaque côté du principal) ne dépend, toutes
! choses égales d’ailleurs, — soit pour le même objectif et le même
_ éclairage — que de la distance moyenne entre les éléments du
_ réseau c. à. d. entre les parois cellulaires ; et il est aisé de calculer
_ cette distance en fonction de cet écartement entre les parties
rouges par exemple des deux maxima secondaires, à droite (12
à gauche du maximum central. *
_ Je ne veux pas m’étendre ici sur ce qui concerne cette mesure
il me suffira de dire qu’elle peut se faire sans aucune difficulté
au moyen du micromètre oculaire ordinaire ; à la condition
de transformer le microscope én télescope : ce qui se fait Je
TA
1) Signe franc-maçonique par lequel se reconnaissent les personnes
| pré
plus simplement 4 monde en ndaplants à d'intéttené du tulle *
(à l’extrémité du tirage de celui-ci p. ex), un objectif auxilliaire
faible, que l’on met au point sur le plan focal supérieur de
l'objectif fort, inférieur (1).
Dans ces conditions, ce que l’on observe au microscope n’est
plus la préparation microscopique elle-même, mais le spectre de
diffraction qu’elle produit, et il est facile de faire des mesures |
exactes dans ce spectre.
Parmi les tissus cellulaires qui — grâce à la finesse et à la
régularité de leurs éléments — donnent des spectres de diffraction
les plus nets, on peut citer ceux de certaines moustes pleuro-
carpes, telles par exemple la plupart des Brachythecium. Voici, à
titre d'exemple, les résultats que j’ai obtenus par cette nouvelle
méthode de mesure pour la largeur moyenne des cellules à la
partie moyenne médiane du limbe et pour le nombre de ces cel- 4
lules au mm. courant, dans le sens de la largeur. é
(Le premier chiffre est l'écartement moyen en x des DROUS k
cellulaires collatérales longitudinales; le second chiffre est le
nombre des cellules au mm. courant, dans le sens de la largeur).
sa
Brachythecium reflexum RE 108
rivulare - 8, 124
salebrosum 7,1-8, 124-140
curtum 4,% AD
glareosum 6,4-10,6 93-155
Starkii ; 7,1 140 = NO
Mildeanum 6,4-7,4. 140-455 :
_albicans 6,4 HôB.r eu.
campestre APS pas
collinum ARE 1 1e se
erythrorrhizon 5,8-6,4 135-170 :
glaciale 5,3-6,4 55-185
latifolium 5,3-6,4 Lie à
rivulare cataractar 6,4 155
_ rutabulum CE De nr LEE
(ÿé turgidum 4208-04: 4502490 ::;
© _ corruscum :. 4,9-5,8 170-200
He 1f Geheebii Li à L 41 MONS
MS uit TAROT 5,3-5,8 170-185
me LT
L:
REVUE BRYOLOGIQUE
! lætum 4,9 +808
populeum 45 :: 247
trachypodium 4,0 250
- Les espèces en italiques sont celles qui donnent les spectres
« les plus nets,
‘Qu’ il me soit permis, en terminant, de remarquer que l’un des
avantages principaux qu’'offrent les études bryologiques, lors-
qu’on les élargit quelque peu, est:de vous faire entrer en contact
avec les disciplines les plus diverses de la science.
" Lausanne (Avenue de Rumine, 45), Décembre 1922,
J. AMANN.
Mosses and Hepatics near A bninre East Inverness
In Juiy 1921 in company with Mr H. H. Knight I spent the
greater part of the month at Aviemore whence we were ableto
explore the rich country in the neighbourhood, including
Rothiemurchus and Glenmore forests, the north western side
of the Cairngorms, the hills and lochs : near Aviemore and Loch
Ericht near Dalwhinnie.
Lying as it does, about half way Labtcs the cast and west
coasts af Scotland Aviemore partakes more of the climate of
the east than of the west and the smaller rainfall and more con-
tinental conditions are not favourable to the development of
the flora of the atlantic littoral. Almost the only stragglers
from this area were Gymnomilrium erenulalum Gotts, Anastro-
phyllum Donianum (Hook.) Steph. and Pleurozia purpurea (Light)
Lindb.. The large forest of Rothiemurchus was distinctly disap-
_pointing. The greater part of it is very dry, and the trees which,
we understood, were mostly replanted about the middle of the
last century were generally small and poorly-developed. Un-.
fortunately a very considerable area of the forest had been
urnt just before the time of our visit. There had been a few.
finer trees on Glenmore Forest, but most of these had been
cut down during the war and the survivors were too sparingly s
scattered to give rise to much condensation. Fallen and decaying
and stumps were few and far between and such as existed
ere often in unfavourable situations for the growth of mosses or
atics. One of the most interesting pieces of ground which we
k upon, however, was a skree of fair-sized stones above th
en Loch on the js. of Revoan on CHEMRRRE Forest. x he Se
of liméstone and bore traces of having been quarried in the past.
It is, howéver, rather dry andit did not add many rarities to our.
list of species, but Mr Knight made some exeursionsté Braëriach
and also to the pass of Larig Ghru between it and Béèn Muich
Dhui, which considerably enriched our list by thé addition of
several alpine species. Although no novelties were found séveral
rare and little-known species were met with and may justify
placing on record the following list of the more interesting species
-&athered. 1 am much indedted to M' Knight for assistance in
its preparation
_ Andreaea petrophila Ehr. var. acuminata Br. et Schp. ROGkS
by the Milton burn near Aviemore, c. fr.
Swarlzia montana (Lam.) Lindb. Ord Ban, c. fr.
Cynodontium polycarpum (Ebr) Schp, Rock-crevices on Craig
‘Ellachie above Aviemore, c. fr. à rathér small form.
€. strumi erum (Ehr) De Not. Skree above the Green Loch,
Pass of Revoan, c fr,
CG. laxiréle { Dixon) Grebe with C. Dobyiempii on Craig Eléhie
and with C. strumiferum on the use of Revoan, but quite dis-.
tinct in both localities.
= Dicranoweisia crispula Hedw. Lindb. By Loch “Erich eng oh.
Braeriach, C. fr.
Camp ylopus Schimperi Milde, By the shore of Loch Eté : in.
_numerous large tufts. Fe
Dicranum Schisti (Gunn.) Lindb: Larig Ghru, c: fr. ;
D. Starkei Web. et Mohr Braeriach c. fr.
D. striclum Schleich. On stumps and living brie of où,
(Quercus sessiliflora Salisb.) near Aviemore and by Lo Pi
tyoulish, fairly common where it occurred. .
D. asperulum (Wils.) Mitt. Above Loch Eunach. We
Grimmia apocarpa Hedw. var. be . et T. Rocks ds
the shore of Loch Ericht, €. fr.
G. funalis Schp. and' G. Harlmani Schp. by Loch Éricht.…
G. patens (Dicks.) Br. et Sch. Larig Ghru and Loch Ericht.…
G. Doniana Sm. By Loch Eunach, €. fr.
Rhacomitrium elliplicum Sr à Br. et Schp. Rocks by te
ris of Loch Ericht.
Ulola Drummondii (Hook. et Grev.) Brid. On alders in Glen.
; Dubh, Carn Dearg, ©. fr.
Prat PS Bt: et et Sehp. Grantown and clsewhere
ie
ie was not et a fairly-wide area wherèver
| pen Populus tréemula L.) oceured, tir
REVUE BRYOLOGIQUE
_ O. affine Schrad. Common, c. fr. var. rivale Wils. on trees by
_ the Spey below Aviemore, well-marked and common over a
_ considerable area, c. fr.
O. siramineum Hornsch. On trees near Lioch an Eilean, c. fr.
O. puchellum Brunt. Near Aviemore, c. fr.
Splachnum sphæricum (Lin. f.) Sw. Near Loch Eunach. c. fr. à
Tetraplodon angustalus (Lin. f.) Br. et Sch. Larig Ghru, c. fr. $
Webera annotina (Hedw.) Bruch. Glen Dubh, c. fr.
W. commutala Schp. Detritus by river Truim, Dalwhinnie, c. fr.
W. albicans (Web, et Mobr) Schp. var. glacialis Schp. Larig
Ghru. Nu
. Bryum pendulum (Horsch.) Walls near Loch an Eiïlean and
_Dalwhinnie, c. fr: nY
_ B. Duvalii Voit. Larig Ghru. 7
… Plerigynandrum filiforme (Timm.) Hedw. Rocks by the shore
of Loch Ericht.
. Thuidium recognitum. (L.) Lindb. Ord Ban, sparingly.
Orihothecium intricalum (Hartm.) Br. et Schp., Ord Ban.
HYypnum chrysophyllum Brid. Ord Ban.
! H. molluscum Hedw. var. erectum Schp. Ord Ban, a rare form
n L Great Britain, but quite distinct from the var. fastigialum
_ Bosw.
… Riccia sorocarpa Bisch. Bare ground near Aviemore. Mn
. Preissia quadrala (Scop.) Nees. By Loch an Eilean and on
Ord Ban, c. fr. |
_ Fossombronia Wondraczeki (Cord.) Dum. Near Aviemore with
ur sorocarpa and on the roadway beyond Glenmore Lodge,
OS EL j 5
À Dumortieri (Hueb. et Genth.) Lindb.Moor at Boat of Garten,
A à pe ; À
_ Haplomiütrium Hookeri (Sw.) Nees. By the shores of Loch an
Eïlan and Loch Morlich, where often flooded, very sparingly,
in small isolated tufts, c. fr. and the * plant.
. Gymnomitrium concinnatum (Lightf.) Corda. Braeriach.
G.oblusum (Lindb.) Pearson, widely distributed.
G. crenulatum Gotts. Rocks above Loch Eunach.
_G.adustum Nees. On Braeriach and in the Larig Ghru, €. fre sa
: Marsupella apiculala Schiffs. Above the small loch on Braeriach
at an altitude of about 3500 ft. This species has probably a
irly wide distribution in the higher ground of the Cairngorms. It
s also been found by Mr Knight on the summit of Ben Nev
4. Boeckii (Aust.) Lindb. In Larig Ghru and by the wate
vo uen EURE dé becs
na
)
M. sphacelata (Gies.) Lindb. Submerged in a stream on
Braeriach, alt. ca. 3250 ft. : AU FR
M. Sullivantii (De Not.) Evans. Braeriach, 4
Alicularia compressa (Hook.) Nees. Stream near Loch Eunach,
A. Breidleri Limpr. above the loch on Braeriach. "4
Eucalyx paroicus (Schiffn.) Macv.By the Milton Burn,Aviemore
and in Rothiemurchus Forest.
E. hyalinus (Lyell) Breidl. Near Aviemore.
Haplozia cordifolia (Hook.) Dum. Near Loch Eunach. a
Anastrophyllum Donianum (Hook.) Steph. Above Loch Eunach ve
and on Braeriach, sparingly. ART
Lophozia Muelleri (Nees) Dum. Ord Ban. : ER
L. baniriensis (Hook.) Steph. By a small streamlet on Craig à
Ellachie. | be.
. L. longidens (Lindb.) Macoun. Rotten pine stumps near the
Milton burn, Aviemore. | Tee
L. guülulala (Lindb. et Arn.) Evans. On rotten wood near
Loch Morlich, very sparingly. Re
L. quinquedéntata (Huds.) Cogn. On Ord Ban, c. per. Fous
L. Haicheri (Evans) Steph. On Craig Ellachie and on walls
_ by the roadside near Loch Pityoulish. A LE
_ L. allantica (Kaal.) Schiffn. Skree above the Green Loch, Pass
\of Revoan, a form with occasionally rather large underleaves.
Dr Evans and Miss Lorenz, however, point out that there is
no doubt as to the plant, belonging to the present species.
L. attenuata (Mart.) Dum. Pass of Revoan and on Carn Dearg.
L. barbata (Schmid.) Dum. Rothiemurchus forest.
Sphenolobus sazxicolus (Schrad.) Steph. This fine species was
growing in large tufts on the skree above the Green Loch on Glen-
more Forest, not infrequently with perianths and often associated
with the lichen, Cladonia gracilis Willd., which sometimes almost
\
REVUE BRYOLOGIGUE
… C. connivens (Dicks.) Lindb., which was not seen at all. Itis much
more likely to the confused with C. macroslachya Kaal. in the
field than with C. connivens, but in the absence of perianths it |
may generally be distinguished by the inflorescence.
C. macrostachya Kaal. Marsh near Loch an Eilean.
C. leucantha Spruce. Boat of Garten and near Loch an Eilean.
GC. Francisci (Hook.) Dum. Carn Dearg and Boat of Garten.
Nowellia curvifolia (Dicks.) Mitt. On wood near Loch an Eilean.
_ Cephaloziella rubella (Nees) Douin emend. (CG. myriantha :
. Lindb.) On rôtten wood near Loch Morlich, c. per. :
_ C. Hampeana (Nees) Schiffn. Among Sphagnum near Aviemore
_ and among mosses-on rock, Ord Ban, c. per. Frs
CG: papillosa Douin. Rock by the Milton burn, sparingly.
… Hygrobiella laxifolia (Hook.) Spr. Boulders by the stream from
Carn Dearg. j
Pleuroclada albescens (Hook.) Spr. Braeriach.
= Odontésthisma sphagni (Dicks.) Dum. Marshy ground in th
district. *
©. denudalum (Neës) Dum. Marshy ground near Loch an
Eiléan, c. per.
Bazzania lricrenata (Wahl.) Pears. Above Loch Eunach
Lepidozia trichoclados K. Muell. Wet peaty ground néar the
_ Waterfall, Loch Eunach, c. per.
L. selacea (Web.) Mitt. Marshy ground near Aviemore, c. per.
-L:silvalica Evans. Glen Dubh, Carn Dearg with female flowers.
= Chandonanthus seliformis (Ehr.) Lindb. Skree above the Green
= Loch, Pass ol Revoan, Glenmore Forest an interesting serles
_ tof forms varying from robust, very spiny-leaved specimens 0
= the type through the var. alpinus Hook to the small, almos
black stems of the var, nemoides Kaal., with generally two-lobed,
_ entire leaves. The locality is on the lower slopes of Cairngorm, On
the summit of which Hooker gathered the plant which he
described as the var. alpinus. Pa
Scäpania æquiloba (Schwgr.) Dum. Ord Ban, c. per. 4
$. obliqua (Arn.) Schiffn. By Loch Eunach and on Braeriach
__S.curla(Mart.) Dum. Rotting wood near Loch Morlich,a poorly
“developed plant, but apparently belonging to the var. geniculala
(GC. Mass.) K. Muellér, +4 HF LAS
“aa umbrosa (Schrad.) Dum. Rotten stumps, Rothiemurchu
Forest. | : à AS
_Pleurozia purpurea (Lightf.) Lindb. Above Loch Eunac
rullania fragilifolia Tayl. Craig Ellachie and near Loch
RUE RARE ANR W Epw. NiICHOISONS: 2
6
Swiss Hepatics
by RP
WM'HY PEARSON
The Rev. P. G. M. Rhodes sent me a short time ago a small
collection of Hepaticæ, to confirm his names or name them,
which he had collected in July of this year (1922). aie
They are from the Grand $. Bernard on the Swiss side ôt the
pass or in two cases from a few yards over the Italian frontier,
together with one plant from Cant. Fribourg. ane
Passionately fond a: I have been all my life of mountaineering,
I have now to have to be content to climb in imagination, and
when I am examining such alpine species as Scapania helvetica
or Anthelia Juratzkana, 1 can imagine being with my reverend
friend picking up these rarities in the glorious St-Bernard Pass,
which I have never sesn, except the photographs which I have
frequently had the pleasure of seeing in Lectures with lantern
slides given by the members of the Rucksack Club. éme
The following is a list of the species arranged according to
the Catalogue of the Moss Exchange Club, along with notes on
the same. The most interesting species in the collection are
Scapania Lelvelica Gottsche, a marsh form of Lophozia Lyont
(TayL) & the alpine form of Alicularia Geoscyphus. en
. MarsupecLa SprucEr (Limpr) Bernet. rt
Damp ground, Plar de Jupiter, Grand St-Bernard, 2450 metres.
Italy (1654). I picked out a few stems from a patch of Anthelia
© Jaratrkana. they had perianths adnate to the outer bracts,
pa oicous inflorescence, bracts with acute segments ; I mounted
a slide which 1 sent to M. Rhodes who confirms the determination.
ALICULARIA SCALARIS (Schrad.) Corda. RSR
On earth, at 2.230 mètres. Combes des Morts, Grand St-Ber-
nard, Valais, (1710). RE nt AR Ro
Azicucarta Geoscypaus De Not. AR Se
Rocky soil, at 2.480 metres, Mont Mort, Grand S$t-Bernar
Valais, (1688). Spor Fate
1 have little doubt but what this is the type of Nees :
Limpricht’s A. minor ; the plant is very small, the stem v
= short, consisting almost only of the involuere, the paroïic
__ inflorescence and the emarginate bracts and leaves easily et
toi Be rvéo
+ Haplozia atrovirens (Schrad). Dum.
= Shady rocks, cirea 950 metres, Albeuve Valle
REVUE BRYOLOGIQUE
Fribourg. (1606). Dioicous; male stems and stems with perianths
numerous.
Gymnocolea inflata (Huds. ) Dum. l
Pas de Marengo, Valais, circa 1950 metres (1847 b.).
LoPHoziA ALPESTRIS (Schleich.) Evans.
… Rocky slopes at 2.500 metres, Mont Mort, Grand St Bernard,
Valais, (1676, 1685, 1694). Near Pas de Marengo, about 2000
metres S (1647). Combe des Morts, Grand St-Bernard, Valais
(1710). Rocky soil at 2480 metres, Mont Mort, Grand St-Bernard,
Valais. (1688).
… Lopxozra Lyon (Tayl.) St. var. subæquilcba Meylan. Upper
leaves usually only bifid, bracts -‘tu ely lobate, perianth
broadly oval, 6-folded, mouth entire.
Marshy ground, at 2.470 metres, Mont Mort, Grand St-Bernard,
allais, (1662).
Rocky slopes at 2480 metres, Mont Mort, Grand St-Bernard,
alais, (1694-1704).
… Trefuse to adopt the name of L. quinquedentala for this species,
for whatever disadvantages the old authorities had in not having
good microscopes, they could surely count whether the leaf
had 3 or 5 segments, we know for a certainty that it is the
Jungermannia Lyoni of Taylor. |
Mr Rhodes sent a specimen ot this variety to Dr. Meylan who
writes 4 J'ai pu cette fois examiner votre plante. Elle est iden-
tique à une forme de L. quinquedentata que j'ai récolté l’année der-
nière dans les Grisons à 2.800 m. des gneiss humides. J'ai décrit
cette forme sous le nom de var. subæquiloba v. nov. dans ma
Flore. Je remplace ce nom par celui de M. Pearson. Ma plante est
identique à tous/ égards à la vôtre sauf peut-être qu’ellk a
les lobes encore plus fréquement subégaux » |
_ CEPHALOZIA BicuspiparA (L.) Dum. é
. Rocky slopes at 2.250 metres, Combe des Morts, Grand St- ‘.
Bernard, Valais. (1717). pére
Rocky soil at 2.480 metres, Mont Mort, Grand St-Bernard,
Valais (1688). Bracts dentate. | We
CEPHALOZIA AMBIGUA Massalongo.
On earth at 2.230 metres, Combe des Morts, Grand St-Bernard,
ais (1710). Segments of bracts entire.
PLEUROCLADA ALBESCENS (Hook.) Spruce. | HE 2
On earth at 2.500 metres, Valais (1676-1635). Res
ANTHELIA JURATZKANA Limpricht. ;
ap ground, Plan de Jupiter, Grand St-Bernard, Valais,
| REVUE BRYOLOGIQ
On earth at 2500 metres, Mont Mort, Grand St-Bernard,
Valais, Switz, (1685). dE
Rocky slopes at 2480 metres, Mont Mort, Grand St-Bernard,
Valais (1694).
DipLOPHYLLUM TAXIFOLIUM (Wahlenb.) Dum. ue,
Rocky slopes at 2230 metres, Combe dés Morts, Grand St-Ber-
nard, Valais. (1714).
SCAPANIA HELVÉTICA Gottsche.
Rocky soil at 2180 metres on Mont Mort, Grand St-Bernard,
Valais (1688) On earth at 2230 metres, Combe des Morts, Gand
St-Bernard, Valais (1910) |
ScapanrA PALUDosA (K. Müll.) Var. vogesiaca K. Müll. 1
In wet hole at 2.200 metres below Combe des Morts, Grand
St-Bernard, Valais (1706).
Stems red, leaves denticulate.
The specimens are deposited in the Manchester Museum. %
.
Note sur le Zygodon conoideus (Dicks.) Hook. el Tayls
d’après le travail M. N. Mazra (1). EME S
__ Par l’examen des types originaux conservés au Musée bota-
nique de Dahlem, près de Berlin, M. Malta établit d’une manière
incontestable la présence du Zygodon conoideus non seulement
dans le Schleswig (leg. T. Jensen 1856 et Prahl 1876), mais aussi
dans la Frise orientale (leg. Eiben). La présence du Z ygodon conoi-
deus dans le Schleswig était restée douteuse : Limpricht (Die
Laubmoose II, p. 4, ayant rapporté les échantillons de Prahl
et de T. Jensen au Zygodon Forsieri. re
Dans ses « Deutsche Laubmoose» Warnstorf citele Zyg. conoi-
deus (leg. Prahl) dans le Schleswig ; mais par la suite, probable-
ment influencé par la remarque de Limpricht, il n’est plus ques-
tion de cette espèce. Dans ses « Laubmoose » il admet comme
possible la présence du Zyg. Forsteri dans la Marche de Brande-
_ bourg,mais ilne faitaucune observation relativeau Zyg-conoideus.
Ce qui est plus surprenant c’est que dans ses ? Laubmoose
= Warnstorf décrit à la suite du Zyg: viridissimus une variété
… brevifolium, recveillie par Prahl (1877) dans le Schleswig.
laquelle il attribue des caractères qui sont identiques à ceux qui
‘appartiennent au Zyg. conoideus. On est donc amené à admettre
que le Zyg.viridissimus variété brevifolium des « Laubmoose
| (à) Malta (n.) Latvijas augstskolas raksti acta Universitatis latvi
: RNA
REVUE BRYOLOGIQUE :
n'est pas autre chose que le Zyg.'conoideus cité dans les « Deutsche
Laubmoose ». Le
.: Il est résulté de cet état de la question que les publications
postérieures à celle de Limpricht ne font pas mention du Zyg.
conoideus dans: le Schleswig : Roth (1904), Brotherus (1902) et
Paris (Index). !
_ La présence du Zyg. conoideus en Allemagne étant complé-
tement élucidée, M. Malta fait observer que plustard 1e Zyg. conoi-
_ deus fut recueilli dans le Danemark (Jutland) par M. C. Jensen,
_ puis sur la côte N.-0, espagnole par M. Luisier. .
_ En résumé d’après M. Malta, ce Zygodon n’a été constaté
jusqu’à présent en Europe qu’au voisinage de l'Atlantique et
dans les contrées suivantes : Suède, sur plusieurs points entre
Kinn 610 37 de latitude et Fossan : Danemark : Langaa ;
Schleswig : Flensburg : Frise “orientale: Aurich : Belgique:
Namur ; France : Cherbourg ; Angleterre : Lewes (Sussex);
Irlande : Dublin ; Ecosse : Falkirk, Killin, Resipol ; Espagne :
_ Galice. :
-: En ce qui concerne la distribution du Zyg. conoideus en France,
voici le résultat de l’examen des échantillonsétiquetés Zyg.conoi- à
deus que j'ai eu à ma disposition provenant les uns du Muséum
‘de Paris lés autres de MM. Husnot et Bouvet et enfin ceux de
mon propre herbier et que j'ai revisés d’après les indications
données par M. Malta: $ ND Fe
MANCHE : Savigny (de Brébisson), quatre coussinets (A, B,
C,D,).D,B. Zyg.conoideus et À ,C.Zyg. viridissimus {* borealis se
Chiffrevast (hb, Dr Lebel), deux coussinets.Les quelques brins
fructifiés appartiennent au Zyg. conoideus, tout le reste est à
rapporter au Zyg.viridissimus Î. australis.—Musci Gallitæ n° 326
Savigny (de Brebisson) ! ‘+
Cores-pu-xorb : Coadout (Potier de la Verde) [+
ILLE-BT-Vriaine : Forêt de Rennes (Potier de la Varde) de
… FiNISTÈRE : Guérinen près Brest (Ledantec): entre Huelgoat
et Saint-Herbot (Camus) ! Brasparts, sur deux points (Camus) ?
LOIRE-INFÉRIEURE : Forêt de Gâvre (Camus) ! 4
CaLvanôs : Vire (Lenormand) Echantillon déterminé Zyg ‘
viridissimus mais rectifié avec exactitude par Camus sous le
nom de Zyg.conoideus ; forêt de Saint-Sever, aux environs de
Hermitage (Husnot). a EE
Mane-£r-Lotre : Angers (Guépin).J'ai en herbier deux échan-
lons de Guépin étiquétés Zyg. conoideus : l'un est à rap Re
Zu9. Forsleri, l'autre au Zug.viridissimus f» borealis. L'Anj
REVUE
En France, le Zyg. conoïdeus parait avoir un nombre de loca-
lités sensiblement égal à celui indiqué pour la Norvège et semble:
jusqu’à présent localisé dans le Cotentin, la Bretagne et la Nor-
mandie (1) Cependant la découverte du Zyg. conoideus à Ponte-
vedra, dans a Galice (Espagne) par M. Luisier ne permet guère
d'admettre que cette espèce fasse complètement défaut depuis!
le Calvados jusqu’au N. O. de l'Espagne. EME
A cette première partie du travail de M. Malta, qu'on pourrait
considérer comme Fhistorique de la distribution du Zyg.conoideus
en Europe, succéde une étude morphologique et anatomique
des propagules chez les Zyg.conoideus et Zyg. viridissimus.
4. Malta fait observer qu’à lexamen microscopique les pro-:
pagules permettent de distinguer d’une manière certaine le
Zyg. conoideus des autres espèces du genre. Il est même possible
de distinguer les propagules du Zyg.viridissimus f* borealis des
propagules du Zyg.conoideus malgré leur grande analogie, par
ce fait que chez cette dernière espèce ils sont le plus souvent
de couleur argentée très claire. Par contre la couleur des propa-
gules mûrs — si l’on peut dire—du Zyg. viridissimus f* borealis
‘est d’un jaune un peu foncé; mais avant d'atteindre leur déve-
loppement complet ils sont un peu plus clairs. es
Les propagules du Zyg. eonoideus ont 5-7 cellules et sont plus
longs que ceux du Zyg.viridissimus f* borealis qui n’ont que 4-5 cel
lules, En outre, chez le Zyg.conoideus les propagules ont leur plus
grande largeur au milieu ou près de la base, tandis que chez le
Zyg. viridissimus f* borealis la plus grande largeur se trouve
entre le milieu et le sommet supérieur. Quant à la f* ausiralis
_ du Zig.viridissimus elle se distingue du Zyg. conoideus par ses
_propagules bruns et munis d’une cloison transversale dans les
cellules, À 6 LORS
M. Malta fait aussi remarquer qu’il possède de Rome, Florence,
Pola et Raguse une forme de Zyg. viridissimus qu'il nomme f* me-
diterranea. Cette forme a des propagules à peu près semblables à
ceux du Zyg. conoideus comme largeur et comme nombre de. cel-
lules ce qui fait qu’on pourrait confondre cette forme mediler-
ranea avec le Zyg-. conoideus. Cependant il y a lieu de remarque
que la forme medilerranea se rencontre exclusivement dans une
région où manque, jusqu'ici tout au moins, le Zyg, conoideus
REVUE BRYOLOGIQUE
que jusqu’à présent tous les échantillons que M. Malta a vu
sont fructifiés, ce qui empêche toute confusion avec le Zyg. conoi-
deus.
Malgré les excellentes figures et les descriptions de Correns
(1899), les propagules ont été presque complètement négligés
comme caractère distinctif d’espèce. D’après Brotherus (1902)
le Zig. conoideus figure même parmi les espèces qui en sont gé-
* néralement dépourvues.
: La conclusion du travail de M. Malta se résume en ce que les
propagules par leur forme, leur structure et leur coloration cons
tituent le caractère différentiel par excellence entre le Zyg. conoi-
deus et le Zyg. viridissimus. 5
l G. DismiEr.
_ Deux Funariacées nouvelles
PHYSCOMITRIUM LONGICOLLUM Sp. nov.
Ph. acuminalum Besch. Cat. non Schl.
Tige simple à l'exception d’un rameau mâle et souvent d’un
petit rameau stérile couché ; feuilles réunies au sommet, les
inférieures oblongues lancéolées ; ; les supérieures étalées beau
coup plus grandes, oblongues elliptiques, aiguës, entières avec
“une nervure mince prolongée en acumen au sommet, cellules
basilaires grandes rectangulaires hyalines, les supérieures moins
longues, cellules marginales courtes ne formant pas une marge
| dishinete, 13-14 rangées entre la nervure et la marge ; pédicelle
pâle un peu rougeâtre,
mou, dressé long de
15 mm., capsule dres-
sée, légèrement rétrécie
à Fentrée, sporange
subglobuleux, n’occu-
pant que la moitié de
Ja capsule qui est ré-
trécie en un long col,
opercule convexe, coiffe
grande longuement ros-
trée, divisée en quatre
es: Voirie de la capsule est bordée de cinq rangs ds
cellules épaisses, applaties, stomates nombreux, arrondis, bor
dés de onze cellules, spores subglobuleuses avec papilles courtes
14 dans le diamètre, 40 FA | 4
Dans les Canions de l’Oued et Abiod à Mechouneche.
Le Ph. longicollum se distingue du Ph. cuminalum pa
. forme de la capsule et par les feuilles à marge constituée par
des cellules courtes. Ç dpe
FUNARIA DESERTICOLA Sp. nov.
a {
ENTOSTHODON DESERTICOLUM.
En touffes denses, feuilles très superficiellement denticulées,
nervures s’évanouissant au dessous du
sommet : cellules marginales courtes, tissu
lâche ; pédicelle portant une capsule allon-
gée, à col aussi long que le sporange
atténué, opercule convexe, péristome
16 dents courtes non divisées, à articula-
tions saillantes. Spore finement mais nette-
ment verruculeuses, D = 25 y ;
Régièn désertique du sud oranais à Beni
Oumi de Figuig. | tu
Ce Funaria a été confondu avec le
À F. allenuala dont il se distingue par la
A. Funaria attenuata texture très différente de la feuille.
B. F. deserticola D' L. TRABUT.
Sur l'extension vers l'Est, d’une bryacée d’allure méridionale
Conomitrium Julianum Montagne
Cette rare espèce à été signalée dans un certain nombre de
localités provençales et de l’ouest de la France (Boulay : p-532-
Husnot : p.53) ; elle s’avance même, disent ces auteurs, jusqu aux
environs de Paris, Mérat l’a récoltée autrefois dans les bassins
de Versailles et Bescherelle à Melun, sous le pont d’Almont.
D'autre part, MM.Dismieret Fournier (Catal. rais. des Mousses
et Hépatiques de la H*e Marne : Bul. soc. Hist. Nat. dela H®® Marne
1906, p.47) l'ont recueillie au creux Jeannin, près de Cusey, à
la limite S. du département de la Haute-Marne ; par contre,
_ M. Hillier ((Promenades bryologiques dans les Monts Jura
— Bul. Soc. His. Nat. du Doubs. N° 24, 1913) ne la mentionne nulle
a DU ?
de MM.
REVUE BRYOLOGIQUE
ét Moreau, professeurs à la Faculté) et il n’en parle pas-dans ses
notes de bryologie locale.
. En août 1921, M. Madiot et moi avons eu l’agréable surprise
d’en trouver une petite colonie dans une fontaine, près de l'Église
de Jussey (Hte-Saône) ; notre plante y végétait en compagnie
d’une forme étoilée de Fontinalis antipyrelica L., toutes deux
’accommodant mal d’être exondées une partie de la journée
var de fortes chaleurs. Depuis, M. Madiot a fouillé plusieurs
vieilles fontaines de sa résidence et est parvenu à constater la
présence certaine de C. Julianum dans la fontaine qui alimente
le lavoir, près de sa demeure et dans la fontaine-abreuvoir au
voisinage de la poste ; quant à la première station, elle vient
disparaître, Jussey ayant érigé, en septembre dernier, le
ument à ses Morts de la guerre, sur l'emplacement qu'elle
upait. S
Le 8 octobre 1921, j'ai retrouvé à Voisey (Hte-Marne), à 12 km.
u sud de Bourbonne-les-Bains, une nouvelle et importante
colonie de cette gracieuse plantule, dans une source-fontaine
située au niveau de la chaussée, au bord de la route de Neuvelle-
les-Voisey et presque au centre du village; ses tiges graciles, fixées
aux parois et au fond du puisard et de l’abreuvoir qui lui fait
suite, flottaient dans une eau surgissant au fond du thalweg,
rs la base du Muschelkalk calcaire, néanmoins peu minéraliée,
par comparaison avec les eaux sulfatées calciques et magné-
iennes des sources basses de la région bourbonnaise (mibi)
geant un peu plus hant, à la base de la Lettenkhole.
. Julianum, stérile dans les deux localités citées, me paraît :
ndifférent au support : à Voisey puisard et auge sont en grès
bigarré : à Jussey les matériaux utilisés pour la construction
de la vicille fontaine démolie en septembre provenaient sans
consteste des carrières bajociennes locales (calcaire à entroques)
et au Creux Jeannin le support est également calcaire ; par contre
1 me semble rechercher les eaux limpides, calcaires, assez tran-
uilles ou, du moins, à faible courant, et fuir les eaux polluées
car on ne le retrouve pas dans les lavoirs, en particulier, —
les eaux trop minéralisées (eaux d’origine keupérienne notam-
Jussey et Voisey paraissent être les limites de l’extention vers
, de cette mousse intéressante et rare, d’allure plutôt mér
let littorale. "HP 0 es En sue At
2 7 Nancy, 18 décembre 192
Le
Loue NOCPOIGMIO PE PET
Fernand CAMUS
De même que pour le général Paris, je n’ai eu aucun rens
gnement de la famille, j'ai rédigé cette notiçe d’après la nombreuse
correspondance que j'ai entretenue avec lui pendant prè
de 50 ans et principalement d’après les renseignements plu
précis que je dois à son ami le Dr Vauthier qui fit sa connaissance
en novembre 1877 au laboratoire de Lacaze-Duthiers.
Né le 30 avril 1852 à Cholet où son père était négociant e
{oiles. Elève du lycée d'Angers. Après avoir obtenu les deu
baccalauréats, il se rendit à Nantes comme étudiant en méd
cine et devint externe des hopitaux de cette ville, I fit son vol
tariat à l'hopital militaire de Rennes du 9 novembre 1875 a
9 novembre 1876 et retourna à Nantes. } A à
Elève en licence à la Sorbonne en novembre 1877 au labor.
toire du professeur Lacaze-Duthiers, il passe les vacances di
1878 à Roscoff au laboratoire de la Sorbonne ; en 1879 nouv
année à la Sorbonne et vacances à Roscoff ; préparatet
Thése de doctorat en méde-
n 1882 ou 1883
rue Jean Lautier dé 1884 jusque vers 1 39
REVUE RRYOLOGIQUE
ce qui a durs trois mois, un geste d'impatience, un moment
_d’accablement, connaissant le sort qui l’attendait, il restait
calme et le sourire aux lèvres.
_ Boreau me recommanda, en 1873, un jeune homme qui vou-
lait faire de la bryologie, c'était Brin, le camarade de Camus:
ce fut l’origine de ma correspondance avec Camus.
_ Etudiant ensemble ils publièrent, dans la Revue Bryologique
de 1878, une notice bryologique sur les environs de Cholet,
c'était leur premier travail.
_ Brin, établi médecin à Saint-Macaire près de Cholet, mourut
le 29 novembre 1886 à l’âge de 34 ans. À partir de cette date,
mus travailla seul, excepté pour les sphaignes qui firent le
jet de deux mémoires en collaboration avec Bureau, le neveu
du professeur du Muséum.
Camus a publié dans la Revue bryclogique, dés le Bulletin.
la Soc. Bolan. de France et dans le Bull. de la Soc. des sciences
naturelles de l’ouest de la France, un très grand nombre de notes
| ge ou moins étendues qu’il serait trop long d’énumérer ici.
- Chercheur infatigable et très habile observateur et descripteur,
à il a enrichi la flore française, principalement par ses découvertes
en Bretagne, d’un certain nombre d'espèces dont on ne connais-
sait qu’un très petit nombre de localités en Irlande ou dans
ouest de l Angleterre. T. Husnor.
TABLE DES MATIÈRES DE LA 49° ANNÉE (1922)
PAR KOMS D'AUTEURS
AMANN. + Dee SCRISIPne 0 le 4-0 de
» Le Cinclitodus danubicus. . . DU AUS a
» Lè Fissidens Mnevidis . . . à
» Les nouvelles directions de la Hévotous moderne. . -
FE: La mesure des cellules par le spectre de ii PS
» Le Thamnium mediterraneum en France . .
25
49
51
7
51
44
Cars A ; ee "14, 32, 46
DismiEr. — Notes sur le Zygodon conoïideus. | 61
GARDET. — Sur l'extension du Conomitrium Julianum dans l'est. 65
NET. — Quelques Sphaignes des environs de Genève . . . 9
CROLOGIE. PU 16, 67.
ICHOLSON. Mosses ‘and Hepatics near ‘Aviemore, East ee
; CN ORNE 2 OR NE EE NID CR DE
LES . pris 416, 48
. — Une hépatique, nc is de. Tasmanie : MS MERE
__. Swiss Hepatics É r 59
DE LA VARDE. - _ nu sur quelques Fissidens 1
SOU Musci Hadiranees ”
6
3
64