Салса š Museum National D!Histoire Naturelle
SYSTEMATICAE
NOTULAE
16
Fasc. 1-4
1960
MISSOURI BOTANICAL
GARDEN LIBRARY
DÉDIÉS A LA MÉMOIRE -
DE
x men
V HENRI PERRIER DE LA BÁTHIE
2:6
NOTULAE SYSTEMATICAE
Tome XVI Lei Š
FASCICULES 1-2
Éditions du Muséum National d'Histoire Naturelle
Archives du Muséum national d'Histoire naturelle (commencées en 1802
comme Annales du Muséum national d'Histoire naturelle). (Sans pério-
dicité; prix variable suivant volume.)
Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (commencé en 1895). (Six
fascicules par an, en 1 volume.)
Mémoires du Muséum national d'Hisioire naturelle, nouvelle série. (Sans pé-
riodicité; prix variable suivant volume.)
Indez Seminum Musaei parisiensis. (Laboratoire de culture; paraît depuis
1822; échange.)
Notulae Systematicae. Directeurs : MM. H. Hümbert et A. Aubréville,
Laboratoire de T ssneroganiio, 16, eg as Bumn, Paris ye (parait depuis
1909). Ab e de France,
15 nr; Etranger, 20 nr; PRSES séparés : 12 NF 50.
Revue française d'Entomologie. (Directeur : M. le Dr R. Jeannel, Laboratoire
d'Entomologie; ре depuis 4934;abonnement annuel: France, 20 NF;
Etranger : 30 N
Journal Pun tropicale et de Botanique appliquée. (Rédacteurs en
chef : P. Vayssiére et R. Portéres); parait depuis 1954; схове
Revue de Botanique appliquée et d' Agriculture coloniale.
Revue Algologique. (Directeurs : MM. P. Bourrelly et R. Lami, Laboratoire
de Cryptogamie; parait depuis 1924. Prix variable suivant fascicule. у^
Revue Bryologique et Lichénologique. (Directeur : Mme P. Allorge, Laboratoire
de Cryptogamie; paratt depuis 1874. Prix variable suivant fascicule.)
Revue de Mycologie (anciennement Annales de Стуріодатіе exotique). ( Direc-
teur : M. R. Heim, Laboratoire de Cryptogamie; parait depuis 1928.
Prix variable nem fascicule.)
Mammalia. (Di d E Bourdelle, Laboratoire d Zoologie, M iféres
et Oiseaux; parait depuis 1936; abonnement : France et Union Fran-
çaise, 20 wr; Étranger : 25 wr, pour пов et vol. séparés, s'adresser au
Directeur.)
Bulletin du Labcraïoire maritime du Muséum national d'Histoire naturelle à
Dinard (suite du méme Bullelin à Saini-Servan ; pere depuis 19.
Prix variable par fascicule).
Bulletin du Musée de l'Homme, place du Trocadéro; paraît depuis 1931
(publication suspendue).
Recueil des iravauz du Laboratoire de Physique végétale. (Laboratoire de
chimie, section. de Physique végétale; parait depuis 1927, échange.)
Publications du Muséum nalional d'Histoire naturelle (sans périodicité fixe;
parait depuis 1933). |
Ce volume
est dédié à la mémoire | ,
de Henri PERRIER DE LA BATHIE
(1873-1958)
H. Perrier de la Bâthie (à gauche) conférant en 1932 avec le Professeur
. Humbert dans son cabinet de travail
ancienne galerie de botanique du Muséum).
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
NOTULAE SYSTEMATICAE
FoNpÉEs EN 1909 PAR Асн, FiNET ET H. LECOMTE
PUBLIÉES AVEC LE CONCOURS
DU CENTRE NATIONAL DE LA HECHERCHE SCIENTIFIQUE
SOUS LA DIRECTION DE
H. HUMBERT A. AUBRÉVILLE
Membre de l'Institut Professeur au Muséum
Professeur honor d au Muséum
Томе XVI
FASCICULES 1-2
Si
p
АС)
PARIS
LABORATOIRE DE PHANÉROGAMIE
DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
16, rue Buffon (5*)
Octobre 1960
-MISSOURI BoTANIGAU
ARDEN LIBRARY.
NOTULAE SYSTEMATICAE
Tome XVI. FascircuLEs 1-2 (Octobre 1960).
HENRI PERRIER DE LA BATHIE (1873-1958)
M. Henri PERRIER DE LA BÂTHIE, né à Chambéry le 11 août 1873,
est décédé dans cette même ville dans la nuit du 2 au 3 octobre 1958,
Savoyard de vieille souche 1, neveu du baron Eugène PERRIER DE LA
BÂTHIE, auteur d'un Catalogue raisonné des Plantes vasculaires de
Savoie, ouvrage qui à l'époque où il a paru marquait un progrès impor-
tant pour la phytogéographie des Alpes, Henri PERRIER DE LA BÂTHIE
fut initié dés son enfance aux sciences naturelles par son oncle qu'il
accompagnait dans ses excursions en montagne
Sa famille lui fit donner une instruction générale correspondant
aux programmes de l'enseignement secondaire classique, mais sans
l'astreindre à se présenter à des examens sanctionnant ces études, et,
dès l’âge de dix-huit ans, Henri PERRIER DE LA BÁTHIE, poussé par le
désir de connaître la nature tropicale et par la vocation de l'exploration
et de la recherche, s'engagea dans le corps expéditionnaire d'Indo-
chine oü il prit part à la campagne contre les Pavillons-Noirs.
Dès qu'il lui fut possible de se livrer à des investigations botaniques,
il constitua un herbier important dans des territoires restés jusqu'alors
inexplorés à cet égard. Malheureusement cette collection disparut dans
un naufrage.
L'année 1896 marque le début de son ceuvre scientifique et des efforts
qu'il allait poursuivre inlassablement durant les trente-cinq années
pendant lesquelles il vécut à Madagascar, ne revenant en France que
pour de brefs séjours, mis à profit pour travailler au Muséum ou à la
Faculté des Sciences de Marseille, oü il avait au début de ses investigations,
trouvé un excellent correspondant, à la fois guide et collaborateur,
le Pr Henri JUMELLE, avec qui il publia dans les Annales du Musée Colo-
l. Famille PERRIER DE LA BÂTHIE, originaire du Beaufortin. Installée à Conflans
près d' psi oig vers 1700. Grand-père officier de l'Empire. Père avocat à Chambéry.
Famille maternelle, les PERRET, également originaire de la Savoie, Saint-Pierre d'At:
bigny. Toms dec et arrière-grand-père m médecin
2. En compagnie de son pére, avocat à Chambéry et de ve uns de ses
frères; il était le 4° enfant d'une famille qui en a compté 7 (Eugène, ingénieur de
l'École Centrale; Paul, ancien élève de l'Ecole Polytechnique; densis — Mme Albert
B EA Henri; Lucie; Thérése; Vo avocat). Un frère et une sœur aînée lui
survivent : le Général Paul PERRIER DE LA BÂTHIE et Mme Albert BORDE
A m
nial quelques-uns de ses premiers et plus importants travaux sur les
Palmiers, les Orchidées, diverses plantes utiles, etc...
Dès les premières années de sa présence à Madagascar, au cours de
multiples itinéraires de prospections géologiques et d'investigations
botaniques, il avait été frappé par le caractère artificiel de la végétation
dans la plus grande partie des territoires du Nord-Ouest de l'ile et du
Centre. Jusqu'alors il était admis que les immenses еі monotones éten-
dues d'herbages incendiées annuellement par les pasteurs indigènes,
correspondaient, sous forme de savanes dans les plaines à l'Ouest, ou de
steppes sur les « Hauts plateaux », aux conditions climatiques imposées
par le jeu des saisons aux diverses altitudes. А la fin du xix? siècle, ces
territoires avaient déjà été visités par plusieurs botanistes et des publi-
cations telles que celles du Révérend R. Banow, pouvaient laisser supposer
que, dans ces territoires tout au moins, l'inventaire floristique et le
tableau Ко a ue de la végétation étaient assez avancés.
Еп , PERRIER publia (dans les Annales du Musée Colonial) sous
le titre « Ge "Végétation malgache », un ouvrage fondamental, synthèse
de ses observations étendues à la plus grande partie de l'ile
Il démontra, d'une facon claire, lumineuse méme, et dans un style
d'une haute tenue littéraire, en se basant sur des observations irréfu-
Lables, l'importance jusqu'alors insoupconnée des processus de dégra-
dation puis d'extinction des divers types de la végétation native sous
vrai visage méconnu de la végétation malgache avant l
l'Homme, et il mit en relief les conséquences incalculables des perturba-
lions consécutives : érosion des sols, modification des climats locaux,
etc... Ses vues se révélèrent ensuite valables pour de trés vastes surfaces
des pays intertropicaux, et de ce fait conduisirent à la solution de pro-
blémes de la plus haute importance quant à l'économie de ces territoires.
Dans cet ordre d'idées, il fut l'un des promoteurs de l'eeuvre de la
Protection de la Nature à Madagascar, et il eut la satisfaction, avec
quelques-uns de ses collaborateurs parmi lesquels s'honore de compter
l'auteur de cette notice, et grâce à la compréhension du Gouverneur
Général Marcel OLIVIER, de voir ses ‘efforts couronnés par la création de
dix grandes Réserves naturelles intégrales (nombre porté depuis à douze).
Ces Réserves totalisent plus de 500 000 ha. de surfaces effectivement pro-
les plus variés de la grande île, où sont sauvegardés la flore et la faune
Е des territoires correspondants.
s lors il a publié un grand nombre de notes biologiques et
Ыйын. œuvres se rapportant à des études de détail sur la phytogéo-
graphie malgache. A citer en particulier la « Biogéographie des plantes
de Madagascar », parue en 1936 (156 p., 40 pl.) à la Société d' Éditions
Géographiques (Challamel); le mémoire intitulé : « Le Tsaratanana,
l'Ankaratra et l'Andringitra » paru à l'Académie malgache en 1927
= р.); « Les Réserves naturelles à Madagascar > (La Terre et la Vie,
31), etc...
St ez
Les questions touchant aux applications de la Botanique ne l'ont
jamais laissé indifférent. Il a publié, principalement à Marseille, dans
les Annales du Musée Colonial, et à Paris dans la Revue de Bolanique
appliquée el d' A gricullure Tropicale dirigée par le regretté A. CHEVALIER,
un grand nombre de travaux relatifs à des plantes intéressantes du
point de vue de l'Agriculture et de l'Élevage (prairies), des matières
premiéres d'origine végétale, etc... Maintes fois il a été consulté par les
gouverneurs généraux à titre d'expert technique dans des problèmes
d'une grande importance économique régionale eege eg au sujet
des famines périodiques dans le Sud, de 1а riziculture, etc.
Quant à l'eeuvre botanique de PERRIER DE LA BÁTHIE au litre des
investigations d'ordre floristique, elle peut se résumer ainsi :
S' attachant à l’exploration minutieuse de la végétation autochtone,
depuis les forêts du versant oriental humide jusqu'aux formations buis-
sonnantes du Sud semi-aride et aux reliefs les plus élevés de l'ile, il a
réuni un herbier d'environ 20 000 numéros admirablement préparés et
annotés, qu'il a donné au Muséum en 1932; c'est l'une des plus précieuses
collections de cet établissement par l'énorme proportion de spécimens-
types d'espèces nouvelles pour la science. Sans cette collection, le soussigné
n'aurait pas osé entreprendre la publication de la Flore de Madagascar
et des Comores, dont H. PERRIER était depuis 1936 le principal collabo-
rateur : il en a rédigé 76 familles sur 190, comportant plus de 4 000 pages
de texte avec plusieurs centaines de planches, soit à peu prés les 3/5,
parmi lesquelles quelques-unes des plus importantes (Orchidées, en 2 tomes
totalisant 864 p. et 77 pl. de dessins; Mélastomacées, 326 p., 48 pl.; Lilia-
cées, Gulliféres, Ebénacées, chacune à peu prés 150 p., et 20 à 30 pl., etc...).
'élaboration de chacune de ces familles a fait l'objet d'une « Révi-
sion » préliminaire ou de notes dans lesquelles sont décrites et discutées
les espèces nouvelles ou peu connues, leur distribution géographique,
etc, révisions ou notes parues dans diverses publications telles que les
Mémoires et le Bulletin de l'Académie malgache, les Archives de Botanique,
éditées à Caen de 1927 à 1936, et dont il fut l'un des fondateurs et direc-
teurs avec R. Vicuier et H. CHERMEZON, le Bullelin de la Sociélé Bota-
nique de France, les Comples rendus et Mémoires de l'Académie des
Sciences, les travaux de Г Institut de Recherche scientifique de Madagascar,
les Nolulae Syslemalicae, etc...
Cet apercu, déjà long, ne donne cependant qu'une idée incomplete
de l'étendue et de la valeur de l’œuvre de PERRIER DE LA BÂTHIE dans le
seul domaine de la Botanique, auquel se réfèrent plus de 300 numéros
de travaux parus sous sa signature
B
# Ж
Sa contribution à la Zoologie, surtout à l'Entomologie, est loin d'étre
négligeable : dans ce domaine il s'est surtout appliqué à procurer du
matériel d'étude à divers spécialistes, matériel accompagné, comme il
— үс
l'a toujours fait par ailleurs, de notes manuscrites consignant les obser-
vations indispensables pour permettre à ceux-ci d'en tirer le meilleur
parti.
*
* +
Il convient maintenant d'évoquer rapidement tout ce que lui doivent
les sciences de la terre, en mentionnant quelques-uns de ses travaux les
plus marquants en Géologie, et en rappelant, d’après le témoignage
d'Alfred Lacroix, ce que lui doit la Minéralogie de Madagascar.
Dans la « Bibliographie de Madagascar » publiée par Guillaume GRAN-
DIDIER, une vingtaine de notes de géologie figurent sous sa signature,
entre 1904 et 1927. Elles se rapportent en particulier à la tectonique des
terrains anciens (précambrien et série dévonienne) et aux problémes
soulevés par les rapports de contact entre les terrains sédimentaires
les plus anciens (permo-trias) et le socle cristallin. C'est lui qui, à la
suite de la découverte par le Capitaine Согслмар, en 1916, de minces
lits de charbon au-dessous de la série du Karroo, orienta les recherches
du prospecteur Jamet, lesquelles aboutirent à la découverte du bassin
charbonnier de la Sakoa. Ce gisement, étudié ensuite par le service géolo-
gique de la colonie sous la direction de H. BESAIRIE, s'est révélé l'un des
plus importants du monde. Il y a lieu de souligner ici le désintéressement
absolu de Perrier, qui, en ce cas comme en divers autres, n'a jamais cher-
ché à tirer un profit personnel de ses propres découvertes ou de ses conseils
toujours bénévoles, alors que ses ressources étaient des plus modestes.
Relevons, en outre, parmi ces travaux, ceux qui se rapportent aux
sources thermales, en particulier à ses recherches pour la captation des
eaux d'Antsirabé, devenu le < Vichy malgache »; aux tourbières et à leurs
subfossiles célébres; aux plages soulevées de la cóte Ouest prés de Majunga,
ой il a mis en relief l'importance des mouvements épeirogéniques récents;
à la capture de la Mahajamba par un affluent de la Betsiboka, exemple
devenu classique, cité dans le Traité de Géographie physique de ре MAR-
TONNE; aux dépressions lacustres et aux mouvements récents du versant
Nord-Est de l'ile, etc.
Au cours de ces recherches géologiques, il n'a pas manqué de recueillir
des collections paléontologiques de la plus haute valeur scientifique, qui
ont fait l'objet de nombreux travaux de la part des spécialistes, et dont
l'étude est encore loin d’être achevée, comme celle de ses collections
botaniques, tant est grande leur richesse
uant à ses collections minéralogiques, données, comme les autres,
à notre Muséum national, elles ont fourni le plus fort contingent dans
l'ensemble des matériaux réunis par le Pr Alfred Lacroix au cours de
l'élaboration de sa Minéralogie de Madagascar, ceuvre maitresse de l'illus-
tre savant, en trois forts volumes, dans laquelle le nom de Henri Perrier de
la Bàthie revient constamment. Voilà ce que disait l'auteur à son sujet :
« Depuis vingt ans, M. PERRIER DE LA BárHiE, essentiellement botaniste,
mais devenu plus tard géologue, a sillonné la Colonie de ses itinéraires.
een s.s
Non seulement il m'a communiqué les roches recueillies au cours de ses
explorations, mais il a entrepris toutes les recherches qui m'étaient
nécessaires pour élucider bien des problémes soulevés par l'étude d'échan-
tillons qui m'avaient été communiqués par ailleurs. On trouvera souvent
son nom cité dans les pages qui suivent, il est sous-entendu dans un plus
grand nombre encore. »
Autodidacte d'une classe exceptionnelle, naturaliste complet dans le
sens le plus large du terme, les travaux de H. PERRIER DE LA BÂTHIE, en
botanique systématique et phytogéographique comme en géologie, ont
marqué une époque dans l'exploration scientifique de Madagascar, et
sont universellement connus et appréciés des spécialistes.
Lors de la création de la Caisse nationale des Sciences, le Pr Alfred
Lacroix, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, lui faisait
ctroyer une allocation de chercheur, qu'il n'avait pas sollicitée; et le
pules : il craignait, en acceptant, d'óter une chance à un jeune chercheur
< plus digne que lui-même » de cette sollicitude !
Lorsque le Centre National de la Recherche Scientifique fut constitué,
il y entra comme Maitre de Recherches, et bientót aprés il fut nommé
Directeur de Recherches. Nul mieux que lui ne méritait ce titre, tant
sont nombreux les disciples, éléves et chercheurs de tout àge auxquels
il a toujours prodigué avis, conseils, et directives, avec une inlassable
obligeance.
Lorsqu'il fut atteint par la limite d'àge, son activité ne se ralentit
pas, car il fut attaché au Centre National de la Recherche Scientifique
par un Contrat de travail, [че au jour ой il dut, en raison de son état
de santé, renoncer, en 1957, à poursuivre ses travaux
ERRIER DE LA B&THIE était chevalier de la Légion d'Honneur
depuis 1923; membre correspondant de l'Académie des Sciences depuis
1932; membre de l'Académie malgache ; membre fondateur de l'Académie
des Sciences istic (actuellement Académie des Sciences d'Outre-
l'Académie des „йы portait à ses travaux : Prix E
(1919), Prix Le Conte (1940), Prix Carriére (1946); Prix du Général
Muteau (1947) 1
H. HUMBERT.
ERRIER DE LA orina s'était marié le 9 mars 1929 avec Мпе DROUHARD,
fille i воре. Jean Dr np, qui lui a donné deux enfants : Andrée, née le 12 décem-
bre 1930, et René, né озен } 1934.
мг 2
PUBLICATIONS LES PLUS IMPORTANTES DE M. PERRIER DE LA BÂTHIE
CORRESPONDANT DE L'INSTITUT
La — malgache. Annales du Musée colonial, Marseille, 1921, 273 pages, 116 fig.,
, tableaux; 1 carte hors-texte.
Biogĉographie des plante es de о йиш Paris, Société d'Éditions géographiques,
19 56 p., 40 pl. hors-tex
Orchidées, in H. HUMBERT, ee de Madagascar et des Comores, Tananarive, 1939-
2 volumes, 864 p., 80 b
Mélastomacées, ibid., Paris, 1951, , 48 pl.
Les Mélastomacées de Madagascar. aided de l'Académie malgache. ХІІ, Toulouse,
932, 202 p., 10 pl. h.-t.
Catalogue ES I da Madagascar, publié par l'Académie malgache (inachevé)
PE DE LA BATHIE a organisé la publication et élaboré 34 familles).
енна "1930- 1939.
Le s ——— et l'Andringitra. Mémoires de l'Académie malgache, I,
ve, 1927, 72 p.
Les нечен bare à Madagascar. La Terre et la Vie, 1931, p. 427-442, fig.
Les plantes introduites à Madagascar. Toulouse, 1933, 80 р.
Les [элее de la Région vu À variation, biologie et évolution. Mémoires du
Muséum, X-5, Paris, 1939, 60 p., 3 fig
A PROPOS DE QUELQUES GENRES MALGACHES
DE RUBIACÉES
Г. et Сагаёпіёеѕ)
rT J. ARENES
La famille des Rubiacées est l'une des plus importantes de la flore
malgache. Son étude fut entreprise par Mile А. M. Homolle qui, de 1936 à
1950, a publié une dizaine de notes relatives à des genres divers, avant
d'abandonner définitivement ce travail en 1950, non sans avoir accompli à
cette époque une énorme tàche, tant par la mise en ordre du matériel
existant alors au Muséum de Paris que par la révision de quelques groupes,
dd de quelques genres nouveaux et la rédaction préparatoire
d'un volumineux manuscrit. Pressenti à ce moment par le Professeur
H. Hubert, directeur dé la Flore de q tua le Professeur Bremekamp
acceptait de prendre en main la seule tribu des Psychotriées. Il vient
de se récuser aprés avoir seulement réalisé en partie la révision de cette
importante tribu. C'est à la demande du Professeur Humbert que nous
acceptons de poursuivre la révision et d'entreprendre la rédaction d'une
énorme famille précédemment étudiée par deux spécialistes successifs.
A vrai dire, la tâche s'annonce des plus ardues; il y a d'une part un travail
positif dont il faut tenir compte : le matériel mis en ordre dans l'herbier
de Paris par Ме Homolle, les contributions qu'elle a publiées, les notes
ou monographies rédigées par Bremekamp; il y a d'autre part toute
une œuvre ébauchée dont il faut examiner les conclusions dans le manus-
erit laissé par Mile Homolle, en particulier ses conceptions nouvelles sur la
position systématique de certains genres, ses genres nouveaux et espèces
MS =>
nouvelles non publiés, ҮР consécutifs à de longues recherches qu'il
faut utiliser en en laissant, dans la mesure du possible, l'entier bénéfice
à leur auteur; il y a enfin l'imposant matériel entré dans les collections
du Muséum deri Pedes l'abandon de M!!* Homolle, échantillons
multiples réc oltés par Cours, par Decary, par Humbert, par le Service
Forestier et par celui des Réserv es Naturelles, par Mile Homolle, qui sont
venus plus que doubler le lot primitivement inventorié et qu'il faut utiliser.
La fusion des collections, l'utilisation et l'appréciation des résultats
antérieurement acquis, l'élaboration d'un texte définitif, tant pour les
révisions que pour la flore, représentent un travail considérable et de
longue SN auquel le présent article apporte la premiëre contribution.
y présentons certains compléments à la connaissance du genre
ане. 7, créé jadis par ВаШоп d'aprés un matériel insuffisant, et
du genre Peponidium initialement envisagé et décrit sommairement
comme section du genre Canthium par le méme auteur. Nous y donnons
la description de 5 genres nouveaux identifiés il y a quelques années par
Mile Homolle, mais non publiés : Schizenlerospermum, Homollea, Homol-
liela, Thouarsiora et Pseudopeponidium. Nous y publions la diagnose
hi
princeps de 30 espéces inédites appartenant à ces genres.
I. Paracephaelis H. Вп.
in Adansonia, XII (1879), 315.
Ce genre fut créé en 1879, sur des données trés sommaires : inflores-
cences en cymes globuleuses terminales; fleurs accompagnées chacune
d'une bractée ep de 2 bractéoles; calice persistant, 5-lobé; corolle valvaire,
o-lobée; ovaire 2-loculaire; ovules, 6-8 par loge, suborbiculaires, insérés
presque en s sur un placenta pelté. Ces caractères étaient empruntés
au n° 633 de Pervillé. L'étude d'un matériel complémentaire nous permet
de présenter une diagnose plus complete :
rutex. Folia petiolata, caduca; stipulae interpetiolares, valde coriaceae.
Inflorescentiae : cymae globosae, valde contracteae, terminales, brevissimae,
in statu juveni foliis 2 celeriter caducis basi instructae. Flores hermaphroditi,
subsessiles, omnes bractea I et bracteolis 2 muniti. Calyx 5-lobatus, persistens.
Corolla 5-lobata, extra dense villosa,lobis imbricatis, cucullatis, erectis, tubo
brevissimo intus pilis sparsis instructo, quam lobi valde breviore. je lc
inclusa, in fauce inserta, antheris е breviter acuminati is, filam
brevibus. Ovarium 2-loculare, loculis 6-8-ovula E: оу subo culis
compressis in placenta peltata gei medio affixa id insertis;
inclusus; stigma fusiforme, profunde bilobatum, "lobis lanceolatis erectis
E
quam columna stylaris longioribus terminatum. Fructus LE script.
in sched. Hb. P) bilocularis, loculis polyspermis, seminibus alatis
Spec. typ. et unica : Paracephaelis liliacea H. Bn. in Hb. P.
Fig. I.
Paracephaelis liliacea : b rameau dg x 2/3; 2, fleur x 3; 3, pétale
isolé (face interne) avec étam ne Жа 9) st X9; 5, coupe transversale de
l'ovaire x 6; coupe longitudinale de l'ovair M x 5; lacenta isolé montrant
a disposition des ovules х — Schizenterospermum rolundifo ium : 8, rameau
re ag x 93; 9, st ipules e d; 10, in UA x fleur x 6; 12,
coupe transversale de l'ovaire x 8; соп ongitu tudinale de Povaire x 8;
14, fruit x 2; 15, graine 24 face et de profil солна le Һе) x 3.
РИТ ЖЕ
Paracephaelis tiliacea H. Bn., in Adansonia, XII (1879), 316.
Frutex 3-4 m altus, ramis cylindricis, novellis dense breviterque villoso-
ferrugineis, vetustis cortice griseo glabro. Folia ovato-suborbiculata vel
ovato- elliptica, apice rotundata vel obtusa vel breviter acuminata, supra
КО їп nervis pubescentibus glabra et lucida, subtus velutino-brunnes-
ntia; nervi subtus prominulissimi, laterales utroque latere 4-6; petiolus
dica iu ducas et ferrugineus, 1, 5-2 ст longus; stipulae ovatae
attenuato-acutae, extus villosae, intus glabrae, 5-6 mm longae. Flores in
corymbis densis subglobosis ramos vel ramusculos axillares + longos termi-
nantibus, parvi, 7-7,5 mm longi, bracteolis 1 mm longis triangularibus
acutis et bractea 2 mm longa triangulari acuta instructi. Calyx extra villosus,
4 mm altus, tubo 2 mm longo, lobos 5 ovatos erectos vel suberectos aequante.
Corolla 5 mm alta, tubo brevi (1 mm), lobis 5, cucullatis, erectis, 4 mm
longis et 3 mm latis, extra velutinis, intus glabris. Stamina 5, erecta, inclusa,
antheris 3,5 mm altis, "won 1.5 mm ho e = losses 2-locu-
lare, 1 mm altum; columna stylaris circ. 2 alta; stigmatis lobi cire
4 mm longi. — Holotypus (Роше 633) ‹ еї сон (Perrier 13452) in Hb.
P. — PI. I, 1-7.
MADAGASCAR. — Ouest : Ambongo, Pervillé 633, d' Alleizelle 1472 N;
Majunga, dunes, bois, Perrier 13452.
II. Schizenterospermum А. M. Hom. ex J. Аг. gen. nov.
Arbor vel frutex, ramis apice folia 2 opposita petiolata caduca gerentibus:
Sta interpetiolares, magnae, durae, lignosae, + persistentes, basi bre-
a
hermaphroditi, brevissime pedicellati, bracteati et 2-bracteolati. Calyx
parvus, 5-lobatus. Corolla parva, tubo extra glabro vel laxissime hispido,
intus puberulo, lobis 5, valvatis. Stamina 6, corollae ore inserta, antheris
ovatis vel oblongis, acuminatis basi sagittatis, exsertis, filamentis compla-
natis. Ovarium 2-loculare, loculis 1-3-ovulatis, ovulis in placenta lenticulari
ad septi medium affixa insertis; stylus exsertus; stigma inflatum, oblongum,
longe bifidum. Fructus pe vel subellipsoidalis, calycis lobis coronatus,
nospermus. Semen albumine e ruminato, embryone parvo, cotyledonis
foliaceis, radicula tereti, vaga.
Spec. typ. : Schizenlerospermum rolundifolium A. M. Hom. ex J. Ar.,
in Hb. P.
4 espèces habitant Madagascar.
1. Limbes foliaires non ou à peine cordés à la base. Stipules carénées ou
canaliculées.
2. Lobes corollins longs de 2,5-3 mm, étalés, égalant le tube. Feuil-
: 5-7 nervures secondaires de chaque cóté de la principale:
stipules elliptiques, arrondies au sommet, canaliculées... I. S. Grevei.
10 —
2'. Lobes corollins SC " 7 mm, + réfléchis, bien plus longs
que le tube. Feuilles : 7-10 nervures secondaires de chaque
cóté dela ix: is ] ales, obtuses au sommet, pliées-
CURIOSE e Аш танк vs Ra e кам ашла analamerense.
. Limbes эче profondément cordés а la base. Stipules planes
ou subpla
3. Braetéoles et bractées ovales, longuement acuminées, attei-
2-4 mm. Fruit pisiforme (4-5 mm. de diam.). Feuilles :
5- en nervures secondaires de chaque cóté de la principale..
PEU ea ub ass Fas Blades s phi fa ei cat ваа 1 жыйн.
3'. Bractéoles et bractées oblongues à T longues de 1, E 2mm
Fruit subellipsoidal, long de 7-8 mm. Feuilles : 4 nervures
secondaires au plus de chaque cóté EN la principale..........
Y. esa su SY S КГ СШ y nt СОГЫС, . Š. rotundifolium.
1. Schizenterospermum Grevei А. М. Hom. ex J. Ar. spec. nov.
Frutex ramis in statu Juveni velutinis et valde angulatis, vetustis tere-
tibus cortice laevi brunneo-subgriseo glaberrimo. Folia herbacea, utraque
pagina in nervis pubescentia subtus magis; limbus late ovatus ad suborbicu-
larem, subinteger. apice obtusus vel in acumen oat obtusum
abrupte contractus, basi haud cordatus vel vix cordatus, 5-9 cm longus
latusque; nervi subtus prominentissimi, laterales utroque wa 5-1; petiolus
velutina, cylindricus, 1,5-2 cm longus; stipulae ellipticae, apice rotundatae,
canaliculatae, De mm Мы. 5 mm 1аїае, intus €— extra villosae.
аара пае сутае densae, multiflorae, ramosa jams rarius
musculos su ns, terminantes, Flores parvi, pediaellis jouir nullis,
aie 2 oblongis et + cucullatis (1-1,5 mm longis) e Ci ovata
2 mm longa instructis, hispidis. Calyx parvus, extra + ые tubo bre-
vissimo (0.5 mm), 5-lobatus, lobis ovatis brevissimis (0,5 mm). Corolla
alba, tubo extra райы hispido, 2 mm longo, lobis 5, oblongis, patulis,
2,5-3 m m longis, margin SES ciliatis. Stamina 5. corollae ore insertis, a-
mentis compressis, antheris oblongis, acuminatis, exsertis mm longis.
Ovarium 2-loculare, loculis 1-3-ovulatis; stylus longe SC es glaber;
stigma crassum, bifidum. — Holotypus in Hb. P. : Grevé 9
MADAGASCAR. — Grevé 9 (sans localité). — PI. 2, 1-3.
2. Schizenterospermum analamerense J. Ar. spec. nov.
Arbor ramis juvenibus pubescentibus et + compressis, vetustis teretibus
cortice nid, glabro. Folia herbacea, mollia, utraque pagina praesertim
in nervis pubesc centia; limbus ovato-suborbicularis, integer, apice in acu-
rotundatus vel truncatus vel (perraro) leviter cordatus, supra lu lucidus, subtus
pallidior, 8-10 em longus latusque; nervi subtus conspicui, supra vix di-
stincti, laterales utroque latere 7-10; petiolus cylindricus, pubescens, 2-3 cm
longus; stipulae ovatae, plicato-carinatae, obtusae, pubescentes, 8-0 mm
Пе
6, Së x ‘2; 2: 7, calice
= Gees Grevei : 1, 2 ameau florifère x
9, coupe E d' une xd тан nt l'insertion de 1
+
avec feuille x ET?
ап meau florifére х
Schiz аблі тајипдепѕе : 13,
8; 14, stipule x 1; 15, bractée x 1; 16, fru
s
A. Sau 5016 /
2/3; ti
Thouarsiora littoralis WI ‚ rameau florifère x 2/3; 5, stlpules . x 1:
x 1; 8, coupe transversale schématique de l'ovaire x 4;
rule 12. Schi-
[3; 11, stipules x
vigor ent de rameau
y^
-— | L.
longae et 4 mm 1аїае. Inflorescentiae : сушае densae, ramosae, Drevite-
(6 mm) ege нөм ramos axillares breves terminantes; pedunculi secun-
darii breves (4 m lores usque 1 сш longi; pedicelli breves vel nulli.
bracteolas 2 Mines acutas 1,5 mm longas et bracteam ovatam acumina
ta m gerentes. Calyx extus — villosus, tubo 2,5 mm
longo, lobis 5, ovatis, acuminatis, 0,5 mm longis. Corolla alba, tubo 3,5 mm
longo, extus glabro, fauce pubescenti, lobis 5, oblongis, e mm longis, gla-
ris, + reflexis marginibus haud ciliatis. Stamina 5, ore corollae inserta,
basi bifidis 7 mm longis. Ovarium biloculare, loculis 1-ovulatis; stylus cras-
sus, longe villosus; stigma crassum, elongatum, bifidum. — Holotypus in
Hb. P. : Humbert 19139. — PI. 2, 10-12
MADAGASCAR. — Ouest (Secteur Nord) : province de Diego-Suarez,
collines et coteaux calcaires de !' Analamera, forêt tropophile, alt. 50-
400 m, Humbert 19139.
3. Schizenterospermum majungense A. M. Hom. ex J. Ar. spec.
nov.
Frutex ramis novellis glabrescentibus et quadrangularibus, vetustis +
teretibus co ortice griseo glaberrimo. Folia erbacea, u utraque pagina in nervis
in acumen triangulare 8-10 mm longum obtusum abrupte contractus,
basi profunde cordatus, 11 cm longus latusque; nervi subtus prominulissimi,
laterales utroque latere 5-6; petiolus cylindricus, usque 3 ст longus, tenuiter
pubescens; stipulae ellipticae, apice rotundatae, planae, 9-10 mm longae,
4-5 mm. latae, extra pubescentes, intus glabrae. Inflorescentiae : cymae
densae ramosae breviter (1-2 cm) pedunculatae, terminales, velutinae.
Flores pedicello brevissimo vel nullo; bracteolae 2, ovatae, longe acuminatae,
2-3 mm longae, 1 mm latae, pubescentes; bractea ovata, M acumi-
nata, 3-4 mm longa, 2 mm lata, pubescens. Calyx parvus, extu - villosus,
tubo 1 mm alto, lobis 5, ier crassis, quam tubus vix "re ee Corolla...
Ovarium 2-loculare, loc -ovulatis. Fructus pisiformis (4-5 mm diam.).
puberulus, calycis lobis og eos coronatus, 1-spermus, semine globoso.
— Holotypus in Hb. P : Perrier 13441. — PI. 2, 13-1
MApAGASCAR. — Ouest ` Majunga, dunes, Perrier 13441.
4. Schizenterospermum rotundifolium A. M. Hom. ex J. Ar.
Spec. nov
Var. rotundifolium.
Arbor usque 10 m alta vel frutex, ramis novellis pubescentibus, + c
planatis, vetustis cylindricis vel -- angulosis, cortice griseo striato [Л
bro. Folia chartacea, utraque pagina praesertim in juventa ub
ervis pubescentia; limbus suborbiculatus, integer vel obscure Бана,
арісе rotundatus vel obtusus vel obscure acuminatus, basi profunde cordatus.
5-7 em longus latusque, marginibus + decoloratis; nervi utraque pagina
18 —
prominuli subtus magis, pubescentes, laterales utroque latere usque 4;
petiolus 2,5-3 cm longus, velutino-subgriseus, cylindricus, gracilis; sti-
pulae ellipticae, apice obtusae, subplanae, extra pubescentes, intus gla-
berrimae, 9-11 mm longae, 6-7 mm latae. Inflorescentiae : cymae densae,
ramosae, breviter (usque 3 mim) pedunculatae, terminales, velutino-sub-
griseae, pedunculis secundariis brevibus: bractea oblonga, mm. longa:
bracteolae oblongae, 1-1,5 mm longae, pubescentes. Flores parvi, pedicellis
revissimis vel nullis. Calyx extra + villosus, tubo 1 mm longo, lobis 5,
ovatis, 0,5 mm longis. Corolla aia. tubo 2-2,5 mm longo, extra laxissime
mucronulatis, + refractis. Stamina 5, exserta, reflexa, corollae ore inserta,
antheris lanceolatis, acuminatis, 1,5-2 mm longis, filamentis 0,5 mm longis,
compressis, glabris. Ovarium 2-loculare, loculis 1-ovulatis; bars longe
exsertus, usque 4,5-5 mm longus; stigma crassum, oblongum, longe bifidum.
Fructus subellipsoidalis, 7-8 mm longus, calycis lobis coronatus. — Holotypus
(Perrier 1333) et Paratypus (Perrier 3641) in Hb. P. — PI. I, 8-14
MADAGASCAR. — Ouest : entre le Mahazamba et le Bemarivo (Boina),
bois sablonneux, Perrier 3641; Anjiafitatra, prés du mont Tsitondroina
(Boina), bois sablonneux (anciennes dunes), dean 1333; Manongarivo
Ambongo), bois sablonneux secs, Perrier 1333 b
Var. glaberrimum J. Ar. var. nov.
A typo differt : foliorum limbo SA S Lm et petiolo glaberrimo, stipulis
utraque pagina glaberrimis, ovatis, apic rotundatis, planis vel vix cana-
liculatis. — Holotypus in Hb. P : Service к, orestier 27.
MADAGASCAR. — Ouest : Réserve Naturelle по 7, plateau sablonneux
à 100-150 m d'alt., ан de Bepilo, Service Foreslier 27.
Nom malg. : SOFINDAMBO
III. Homollea! : J. Ar. gen. nov.
Frutex. Folia petiolata, caduca, stipulis interpetiolaribus in vagina
+ connatis. Inflorescentiae : cymae terminales vel axillares, + pedunculatae,
basi foliis floralibus 2 breviter petiolatis vel subsessilibus instructae. Flores
hermaphroditi, + breviter pedicellati. Calyx 5-lobatus, lobis anguste spa-
thuliformibus, pers rsistentibus, quam ovarium valde longioribus. Corolla
infundibuliform “pl elongata, tubo gracili i in fauce + inflato, lobis 5, angustis
elongatis acutis contortis. Stamina 5, in fauce inserta, filamentis brevissimis
gracilibus, Mirta + exsertis. Ovarium costulatum, costulae 10-12 inter-
vix conspicuae, ome loculis 3-4 ovulatis, ovulis in placenta ad
basin loculae affixa erectis; stylus exsertus; stigma gracile indivisum cla-
viforme acutum. Fructus carnosus dein siccus, epicarpio membranaceo
valde costulato-rugoso, calycis tubo et lobis coronatus, 2-locularis. Semina
2-3, obovoideo-subglobosa, testa membranacea lucida, albumine corneo
Mie HoMOLLE avait donné à ce genre le nom de Pervillea. Or, Decaisne a créé
en oye un genre Pervillaea dans la famille des Asclépiadacées. Nous ne pouvions donc
conserver le nom proposé par Mue HoMOLLE.
1b —
laevi, embryone parvo tereti, cotyledonibus foliaceis parvis, radicula brevi
tereti infera curvata.
Spec. typ. : Homollea longiflora J. Ат. in Hb. P.
3 espèces propres à Madagascar.
1. Calice et tube corollin velus-hispides en dehors ainsi que le fruit.
A Perrieri.
1'. Calice et tube corollin très glabres en dehors ainsi que le fr
Lobes corollins plus longs que le tube. Corolle dépassant peu
les lobes calicinaux longs (12-13 mm)............... 2. H. Leandrii.
2'. Lobes corollins plus courts que le tube, Corolle dépassant
trés longuement les lobes calicinaux courts (7-8 mm.)......
9
uit.
=.
8 o£ MS € sp ага Wow ага оч . RC 99 9^9 A € $ 9 48-8 3-9 W$ ЖЮ а dose de 2e
1. Homollea Perrieri J. ^r. spec. nov.
Frutex 1-4 m altus, ramis novellis angulatis E villoso-hispidis,
vetustis teretibus vel -- costulatis, cortice glabro vallide brunneo. Folia
adulta subcoriacea, subtus praesertim in nervis Sirna villoso-hispida et
scentia vel glabra et + lucida; limbus oblongo-ellipticus
o
scabra, s
tusus vel
"upae pose
vel o е vel lanceolatus, арісе attenuatus уе
obtuse acuminatu uneiformis et in petiolum + decurrens, 6-15 em
longus, 1-4 сш тн nervi supra paulum distincti, ты prominuli, secun-
darii utroque latere n, medii plerumque valde prominentiores; petiolus bre-
viter denseque villoso- -hispidus, teres, 3- ч mm longus; stipulae late ova-
tae, acuminatae, acutae, vix connatae, 7 mm altae, 5 n latae. Inflo-
rescentiae : cymae 3-5-florae, pedunculo -- longo, pubescenti-hispido, angu-
lato. Flores brevissime p pedicellis villoso- -hispidis, Calyx extra
villoso-hispidus, supra ovarium paulum Weieen tubo mm longo,
lobis 5, 5 mm longis. Corolla alba, tubo 11 mm longo, extra villoso- -hispido,
fauce paulum inflata, lobis 5 acutis 8 mm longis. Stamina 5, antheris oblongis
acuminatis semi-exsertis 2 mm altis, filamentis Aem ibus brevissimis.
Ovarium globosum, 10- ey ripe gie vix conspicuae, 1,5 mm. altum;
stylus gracilis, longe (+ 6 mm) exsertus. Fructus globosus, valde ere:
rugis villoso-hispidis. — т Perret 3633) et Paratypus (Perrier
3504) in Hb. P. — РІ. 3,
MADAGASCAR. Oue Ambongo, Pervillé 680; Manongarivo, bois
sablonneux, Perrier 3633; e dunes, Perrier 350
2. Homollea Leandrii J. Ar. spec. nov.
Frutex glaber. Folia coriacea, limbo elliptico, apice fortiter acuminato
et obtuso, basi cuneato et in petiolum decurrenti (interdum —
6-9 cm longo, 2,5-4 em lato, petiolo 1-2 cm longo: stipulae in vagina m
acuminatae. Inflorescentiae cymae 3-5- aude
йрн, Flores breviter pedicellati. Calyx
mm
alta connatae, ovatae,
i
longis. Corolla glabra, tubo 5-6 mm longo, lobis 5, obtusis, 10 mm longis
"^ —
Stamina 5, antheris oblongis acuminatis semi-exsertis, 3-3,5 mm altis,
filamentis gracilibu КЕЯ Ovarium globosum, 10-costulatum, cos-
tulae paulum conspicuae, 1,5 mm altum; stylus gracilis, longe (9 mm
xsertus. Fructus late ку бив valde rugosus, glaberrimus. — эшк” ui
(seres Naturelles 4680) et Paratypus (Leandri 884) in Hb. P.
PL 3, 9-1
weg CAR. — Ой : Tsingy du Bemaraha, rochers calcaires,
Leandri 884; Antsalova, ни Nalurelles 4680.
3. Homollea longiflora Ј. Аг. spec. nov.
Frutex glaberrimus. Folia coriacea, limbo elliptico ad lanceolatum,
tipulae ovata
Inflorescentiae : cymae 4-7-florae, pedunculo usque 13 cm longo, compresso
et angulato. Flores breviter pedicellati. Calyx glaber, supra ovarium hau
contractus, tubo 2-2.5 mm alto, lobis 5, 7-8 mm longis. Corolla alba, glabra,
tubo 26 mm longo, lobis 5 acutis acutiusculisve 9-10 mm longis. Stamina 5,
vig oblongis. acuminatis, paulum exsertis, 3 mm altis, filamentis gra-
s brevissimis. Ovarium 10-12-costulatum, costulae valde distinctae,
деа. 1.5 mm. altum; stylus gracilis, longe (8-9 mm) exsertus. Fructus
subglobosus, valde rugosus, glaberrimus. — Holotypus (Saboureau 7) et
Paratypus (Service Forestier 4952) in Hb. P. — РІ. 3,
MADAGASCAR. — Ouest : Ambato-Boeni, Bevazaha, Héserves Nalurelles
857; Majunga, Service Foreslier 4952; Mana-
samody, plateau sablonneux, Saboureau 7.
IV. Homolliella 1 J. Ar. gen. nov.
Frutex. Folia petiolata, persistentia; stipulae interpetiolares, + mem-
branaceae. аы. : cymae terminales, basi foliis floralibus
tructae; flores hermaphroditi, — pedicellati. Calyx 5-lobatus, lobis
ovatis, е persistentibus et 4+ acerescentibus. Corolla infundibuli-
ormis, о intus satis gs vilisie: -hispido, lobis 5, imbricatis, quam tubus
berries Stamina 5, corollae ore inserta, filamentis brevibus, antheris
semi-exsertis bicis bud. bifidis. Ovarium 2-loculare, loculis 4-6-ovulatis,
ovulis in placenta peltata orbiculata vel cordiformi septo medio affixa insertis;
stylus longe exsertus, in 1/3 medio longe villosus; stigma indivisum, clavi-
orme. Fructus ovoideus, costulatus, calyce persistente et + accrescente
coronatus, 2-locularis. Semina in quoque loculo 5-6, parva, angulata, testa
nitida, tenuiter granosa, albumine carnoso laevi, embryone parvo recto
claviform
Soen typ. et unica : Homolliella sericea J. Ar. in Hb. P.
1. Mie HoMOoLLE avait donné à ce genre le nom de Maireana. Or, Moquin-Tandon
a créé en 1840, dans la famille des Chénopodiacées, un genre таче Lon Aide? aa
synonyme de N П est done impossible de conserver ce nom pour genre
veau de Rubia
17 —
Homolliella sericea J. Ar. spec. nov.
ex, ramis novellis puberulentis et quadrangularibus, vetustis +
teretibus, cortice subgriseo glabro. Folia coriacea, crass ovato,
integro, 9-20 em longo, 5-12 ст lato, inferne attenuato- disp vor apice
in acumen triangulare acutum 2 em attingens abrupte contracto,
supra scaberrimo, subtus pilis brevibus densis obtecto, petiolo puberulento
supra canaliculato, 5-20 mm longo ; stipulae interpetiolares, amplae, +- mem-
branaceae, puberulentae, ellipticae, carinatae, acuminatae, 15 mm altae.
Inflorescentiae : cymae паа amplae (usque 10 сш latae), dense
e T. s primariis et secundariis crassis compressis
ongis, pedicellis crassis pes са bracteis (3-5 mm longis) et brac-
teolis (2 mm longis) ovatis acutis. Calyx tubo fortiter 5-costato, З m
alto, limbo cupuliformi 4,5 mm alto, lobis 5 late ovatis d ii t Corolla
pe extra villoso-sericea subbrunnea, tubo intus praesertim
n fauce villoso 9 mm em d E 5, oblongis, emarginatis intus g abris,
abeng, patulis vel + reflexis, 5-6 mm lo 3 mm latis. Sta
antheris linearibus 5 mm altis, gaer (gent (1,5 me Stylus 1,5-2 ст
longus, longe (8 mm) exsertus. Fructus ovoideus, costatus, puberulentus
cm altus, 1 cm latus. — Holotypus Geer 122) et Paratypus (Herb.
Jard. bot. Tanan. 2939) in Hb. P. — РІ. 4, 1
MADAGASCAR. — Centre et confins xA UR : Nord du pays Siha-
naka, forét d'Anony, Herb. Jard. bol. Tanan. 2939; forét d'Analamazao-
tra, Perrier 122 et 8621; Nonokambo, forét aux confins du pays Sihanaka,
Herb. Jard. bot. Tanan. 2791.
Les 4 genres Paracephaelis, Schizenlerospermum, Ет el Homol-
liella appartiennent à à la tribu des Gardéniées et, dans celle-ci, au groupe
des genres à inflorescences au moins en partie cenata Provisoirement,
la clé des genres nee ce groupe à Madagascar peut s'établir de
la facon suivante
1. Corolle à préfloraison valvaire. Stipules dures, ligneuses
PR Re SAT LS PISTE NAT CRIS . Schizenterospermum.
1’. Corolle à préfloraison imbriquée ou tordue. Stipules non comme
ci-dessus.
2. Corolle à préfloraison imbriquée.
D: чыдын indivis, claviforme. Graines, 5-6 par loge, angu-
mg, Nd EE T LINE КЛЫ 2. Homalliella.
3. SE bilobé. Loges Él graines ailées 3. Paracephaelis
E DUM VENERE, E E д» CN ENER E AE AER ER AER 4. Gardenia.
9. Stigraate entier.
. Albumen lisse.
7. Fruit charnu puis sec, couronné par le calice persis-
tant (en particulier, par les lobes calicinaux étroite-
ment spatuliformes, longs de 5-13 mm) à épicarpe
NOT. SYS,
— 18
membraneux, fortement ridé. Graine non anguleuse;
NEUE QUEE. et u яда жезден дына. ярый 5. Homollea.
. Fruit non comme ci-dessus : һе каан оп coriace.
à épicarpe non ridé; lobes calicinaux caducs ou rare-
ment persistants et, dans ee dernier cas, non étroite-
ment spatuliformes. Graine anguleuse; albumen
rnu ou carti eg SE E ТИТР . Tarenna.
E
us Alb
'. Stigmate bifide ou bilobé.
"a Graines petites, —À dapi А ARE Г
T— — К ten Kg POPE E .. 8. Bertiera.
8'. Graines variables, à à testa pm ou Qn
9. Alemen Hie. ao soumises seratanna Du Tarnat,
9/. Albumen ruminé................... 7. Enterospermum *.
Les genres précédemment étudiés appellent quelques remarques.
l. Chez les genres Schizenlerospermum et а оп учы
des inflorescences indubitablement terminales, insérées à l'aisselle de
2 ramuscules latéraux; cependant, fréquemment, l'un de ces ramuscules
SE ce qui donne à T inflorescence l'apparence d'étre axillair
: Chez les оен аа le stigmate semble paroi i indivi
parce que les 2 branches stigmatiques sont “faiblement adhérentes: il est
aisé de les séparer. On remarquera d’ailleurs que les auteurs, SCHUMANN,
Hooker, HIERN et autres, accordent au stigmate, indivis ou bifide ou
bilobé, une importance exagérée. Ce caractère est loin d'avoir la constance
que l'on lui attribue : chez les Tarenna et les Enlerospermum, par exemple,
le stigmate peut étre exceptionnellement bifide ou bilobé.
. Les genres Paracephaelis et Homolliella, bien que trés voisins.
s 'opposent l'un à l'autre par les caractères ci-après :
Paracephaelis Homolliella
Feuilles caduques; stipules trés Feuilles persistantes; stipules -+
GE es. membraneuses.
glob trè tracté mes non E amples.
Lobes vorollina vaches. dressés, Lobes corollins étalés ou + réflé-
bien plus longs que le tube, celui-ci chis, plus courts que le abs celui-ci
pourvu intérieurement de poils épars. ourvu en OMS de poils hirsutes
assez dense
Étamines incluses; anthères briève- Ant kind semi-exsertes, apiculées,
ment acuminées. bifides à la
s ovariennes 6-8-ovulées; style Loges ovariennes 4-6-ovulées: style
inclus; stigmate fusiforme, profondé- longuement exsert; stigmate clavi-
ment Bess, à Jabes bien plus longs forme, indivis.
que la col tylaire.
Graines aiios. Graines anguleuses, non ailées.
1. Tarenna cinerea, езрёсе ma lgache présentant parfois un stigmate bifide.
2. Enlerospermum littorale, espèce d'Afrique tropicale à stigmate bilobé.
10 ы.
V. Thouarsiora А. M. Homolle ex J. Аг. gen. nov.
Frutex. Folia — persistentia, coriacea; stipulae interpetiolares,
coriaceae, tarde caducae. Inflorescentiae : flores hermaphroditi е
solitarii, sessiles, сон basi bracteis 2 еї ү li
2 instucti; bracteae ovatae, [in acumen lineare abrupte Vae an inferne
in eupula connatae; cupula intus villosa, lobis magnis 2, linearibus, sinu-
bus profundis marginibus integris vel + denticulatis bere AC 4-lobatus,
lobis inaequalibus et dissimilibus, tubulosus, inferne costatus, Corolla longe
tubulosa, tubo intus Gäng nti, fauce nuda, lobis 4, imbricatis. Stamina 4,
corollae ore inserta, filamentis latis brevibusque, antheris semi-exsertis,
dorsifixis. Ovarium шде, loculis 1-ovulatis, ovulis pendulis; stylus
glaber, exsertus, ramulis 4, brevibus. Fructus ignotus.
Spec. typ. et unica : Thouarsiora lilloralis А. M. Hom. ex J. Ar.
Thouarsiora littoralis A. M. Hom. ex J. Ar. spec. nov.
Frutex 2-4 m altus, glaber ramis novellis + complanatis, vetustis
teretibus cortice fulvo vel brunneo. Folia limbo lanceolato vel oblongo-
lanceolato vel obovato, 5-10 cm longo, 1-3 cm lato, inferne cuneato et in
petiolum decurrente, apice gedoe vel obtuso (rarissime emarginato),
marginibus revolutis, discolore et subtus pallidiore, costa subtus sola conspi-
cua et prominula, Lgs trigono, supra concavo-subcanaliculato, 0.2-1 cm
longo, sesama end stipulae coriaceae, parvae, basi we longe vel longissime
acuminatae, intus — villosae et glandulosae. Flores terminales, solitarii,
sessiles: cupula 3 mm alta, intus osa, lobis magnis linearibus 3 mm
altis. Calyx 15 mm longus, inferne 10-costulatus, Wl è elongato (6 mm)
tubuloso intus glanduloso, lobis 4 и inaequalibus magnis 2 (8 mm
longis) et parvis 2 (6 mm longis). Corolla alba odorata, magna, tubo
3-4 em longo, lobis 4, oblongis, acutiusculis, 2-2,5 cm longis. Stamina 4,
antheris ovatis vel ovato-oblongis, 4 mm altis, connectivo crasso, apiculatis,
semi-exsertis, filamentis te? (1 mm). Stylus 4 cm longus; stigmatis
lobi inaequales, 2-3 mm longi.
Typus : du Petit-Thouars, s. n° in Hb. P. — PI. 2, 4-9.
MADAGASCAR. — Est : forét pusa orientale, Tampina, Perrier
13299; prës de Mahanoro, Perrier 1418
Sans localité : du Petit-Thouars s. il
VI. Pseudopeponidium A. M. Hom. ex J. Ar. gen. nov.
Planta (frutex vel arbor) monoica! vel dioica? Folia petiolata, persis-
tentia, crassa, -+ coriacea; stipula ae interpetiolares, inferne connatae, Flores
abortu unisexuales. Flores 5 in fasciculis involucratis axillaribus: involucrum
spathiforme, longissime acuminatum, intus villosum et glandu losum, extra
glabrum, bracteis 2 plerumque omnino connatis interdum apice liberis com-
positum. Flores 5 : calyx glaber, tubo nullo, limbo cupuliformi 4-6-dentato
vel 4-6-lobato; corolla Copa cylindracea, intus ad tubi basin pilorum
annulo instructa, fauce hispida, lobis 4-5 valvatis; stamina 4-5 corollae
'
Í
À
di
tifère x 2/3; 2, graine X 2;
А юг
еуёе)
e longi-
ment de corolle (face interne) et style x 2; 22, coupe transversale de l'ovaire X 4;
23, coupe longitudinale de l'ovaire x 4; 24, placenta isolé montrant la dispo-
sition des ovules x 10; 25, graine ouverte montrant l'embryon x 4
—- ре
ore inserta, sessilia vel subsessilia, antheris + exsertis: ovarium abortu
nullum; stylus glaber; stigma capitatum 4-5-lobatum. Flores 9 solitarii,
involucrati, axillares; involucrum usque sub fructu persistens, nunc sp
me acumina tum, bracteis 2 longissime acuminatis vel
e
um coalitis compositum. Flores ? : calyx glaber, globosus, lobis 8 del-
tollas corolla tubo pens fauce glabra, lobis 8 valvatis; stamina 8, sessilia,
corollae ore inserta. Ovarium 5-12-loculare, loculis 1-ovulatis, ovulis egen
stylus in stigma E 8-lobatum superne dilatatus. Fructus : drupa
pedune culata, bractearum persistentium basi solitaria, 5-12- Wa pyrenis
onosper mis. Semina pendula, testa membranacea, tenuiter granosa, surda,
albumine gelifacto, irregulariter sulcato subruminato,
recto, cotyledonibus foliaceis, radicula tereti supera.
Spec. typ. -Holoty pus (fl. 5 et fruct.) : Pseudopeponidium neriifolium
A. M. Hom. ex J. Ar. ` g (fl. 9) : Pseudopeponidium ixorifolium
A. M. Hom. beg Ar.; „Р
embryone longo,
6 espëces habitant. Madagascar.
1. Feuille à limbe jusqu'à 5 fois plus long que large, lancéolé ou
oblong-lancéolé. рн à nervure médiane поп saillante еп
ehors, ni excu
2. Stipules Rad 2- ^ fois plus longues que larges, longuement
ou trés longuement acuminées, pliées. euilles oblongues-
lancéolées, à marges planes ou à peine révolutées. Bractées
florales non soudées en une seule pièce spathiform
Feuilles grandes (jusqu'à 26 cm de long), coriaces, à mar-
ges planes. Bractées florales (3) carénées-naviculiformes,
atténuées-acuminées, soudées seulement à la base. Stipules
inées (7 mm x З mm). ...... 1. P. pnm
фә
m
g:
(9:29
EE
°
e
м
Ф
un
°
.8
us de long),
coriaces, à marges à peine révolutées. Bractées florales (3)
ovales trés longuement acuminées, soudées dans le 1/3
ne. Stipules très longuement acuminées (15 mm
X ФИ Ces a t ERA ER A ER онер ee A q ss 2. P. Asosa.
2/. Stipules largement ovales, à peine plus longues que larges
-5 mm), acuminées. Feuilles lancéolées, médiocres (au
plus 15 em de long), coriaces, à marges révolutées. Bractées
vias e soudées en une seule pièce spathiforme, longue-
uminée, souvent bifide au sommet.. 3. P. neriifolium.
| Feuilles à à үтте 2-3 fois plus long que large, elliptique ovale
ou obovale. Stipules triangulaires, à пегупге médiane forte, sail-
lante en dehors, souvent excurrente.
Bractées florales (5) soudées en une seule pièce spathi-
forme, longuement acuminée, toujours bifide (+ longue-
ment) au sommet. Feuilles менни (9-11 х 3-5,5 cm),
— 99 —
coriaces, à marges un peu révolutées. Stipules oe mm
haut х 4 mm) à nervure excurrente........ .. 4. P. ambongense.
4'. Bractées florales (2) non soudées en une € pièce spathi-
forme, soudées seulement au-dessous du m
5. Bractées florales (£) carénées vote, hautes de
e non onguement acuminées. Feuilles obovales ou
ues, trés coriaces, à marges trés чороң тёуо-
e Stipules (2 x 2 RI à nervure excurrente
"m PE DS UT D De E 5, P. "bien
, Brostées Bolo (5) concaves, кеп wevlin, lon
ment acuminées, haut e 55 mm. Feuilles айра»
л
parfois ve coriaces, à marges а реше
ovales,
siwinta Stipules (2 mm de haut X 3-4 mm), à nervure
non excurrente..... ——— 5 e ëmt . P. ampijoroense.
1. Pseudepoponidium ixorifolium A. M. Hom. ex. J. Ar. spec.
nov.
Frutex glaber, dioicus?, ramis novellis + compressis, vetustis cortice
brunneo sulcato. Folia integra, coriacea, limbo jen, aic ri usque
26 em longo et 5 cm lato, superne attenuato-acuminato et obtuso, basi
cuneiformi et in ges decurrenti, glaberrimo, subconcolore, marginibus
planis; costa subtus prominula, supra vix depressa, utroque latere nervis
secondariis han ай agina conspicuis subpatulis instructa; petio-
lus crassus, supra depressus, usque 15 mm longus; stipulae ovatae, longe
acuminatae, plicatae, 7 mm longae, З mm latae. Flores © parvi, breviter
pedunculati, involucrati; involucrum bracteis 2, carinato-naviculiformibus,
haud longe acuminatis, infra medium connatis, usque sub fructu persis-
tubo recto, fauce glabra, lobis 8, acutis, apiculatis. Stamina 8, sessilia, antheris
oblongis. Ovarium 12-loculare; stylus glaber; stigma coroniforme, superne
ilatatum et 8-lobatum. — Typus in Hb. P Baron 6619. — PI, 4-12.
MADAGASCAR. — Sans localité, Baron 6619.
2. Pseudopeponidium Asosa J. Аг. spec. nov.
rutex glaberrimums, dioicus, ramis novellis 4- -n-angulatis, vetustis
o tp cortice brunneo paulum striato. Folia vix coriacea, indivisa,
limbo ongo- -lanceolato, usque 13 cm longo et 35 mm lato, utrinque longe
ан s apice acuminato obtuso, basi cuneato et in petiolum decurenti,
discolore, subtus pallidiore, marginibus vix revolutis; costa subtus sola
prominula, supra de ергезва, utroque latere nervos secundarios patulo-erectos
c
ata m
Flores 3 in fasciculis paucifloris axillaribu tante. involucrum bracteis 2,
coriaceis, ovatis, longissime acuminatis, 12 mm longis, in 1/3 inferiore
connatis, sessilibus, extra glabris, intus villoso-glandulosis compositum.
Ge MES
Calyx cupuliforme, 5-dentatus, dentibus pe subpatulis brevissi-
mis. Corolla tubo 2,5 mm longo, lobis erectis ato-acuminatis, 2,5 mm
longis. Stamina 5, antheris ovatis, acutis, basi weieng 9 mm altis. Оуа-
rium nullum; stylus 2 mm longus; stigma GEN dilatatum, 5-lobatum.
— Typus in Hb. P. Réserves Naturelles 6741
MADAGASCAR. — Sud-Est : Haniliha-Fort-Dauphin, Réserves Nalu-
relles 6741.
3. Pseudopeponidium neriifolium А. M. Hom. ex J. Ar. spec.
nov.
Frutex 2-3 m altus, glaber, monoicus, ramis vetustis + nodosis, cortice
subgriseo in longitudinem + sulcato. Folia integra, coriacea, limbo lanceolato,
usque 10-15 cm longo et 2-2,5 cm lato, utrinque longe attenuato, apice obtuso,
basi paulum inaequilatero et in petiolum decurrenti, utraque pagina glaber-
rimo, discolore et subtus pallidiore, marginibus revolutis; costa subtus valde
prominula, supra depressa, utroque latere nervis secundariis + 8 subpatulis
vix conspicuis instructa; petiolus usque 15 mm longus, supra canaliculatus;
stipulae late ovatae, acuminatae, 4-5 mm latae, 6 mm longae, extra glabrae,
intus basi poesis Flores š rs o ни —
longissime acuminatum, coriac nino coalitis vel saepe
apice ы: чение itu i IHE. E " 12 mm), glabri. graciles.
Calyx limbo obscure 4- e га АКЕ lobis patulis. Corolla luteo-virescens. tubo
7-8 mm daer: 3-5 mm lato, fauce паа gen lobis 5, late ovatis, breviter
acuminato-appendiculatis, - patulis, 1,5 mm longis. Stamina 5, antheris
oblongis, 1,5-2 mm longis, exsertis. Dates nullum; stylus tubi apicem attin-
gens, e basi ad apicem attenuatus; stigma capitatum 5-lobatum. Fructus :
drupa solitaria, pedunculata, pedunculo usque 1 cm longo, basi involucrato,
— late globosa (usque 15 mm diam.), puberula, calycis lobis persistentibus
буе. 10-pyrena, pyrenis a sea ie gen involucrum spathiforme, longis-
sime acuminatum, жогу, bract omnino coalitis vel apice liberis
compositum. — Typus in Hb. Р, Perrier 1661. — PI. 4, 13-18
sCAR. — Ouest : Majunga, bois sablonneux, Perrier 1661;
ADAG
E Enr ИНЕ Héservé Naturelle n° 8, Réserves Naturelles 4611.
4. Pseudopeponidium ambongense A. M. Hom. ex J. Ar. spec.
nov
Frutex 4-5-metralis, glaber, dioicus? ramis novellis + anguloso-cana-
liculatis, vetustis teretibus cortice griseo vel fulvo valde sulcato. Folia glabra,
coriacea, indivisa, limbo PN apice rotundato vel breviter acuminato-
obtuso, basi cuneato + inaequilatero et in petiolum decurrenti, 9-11 cm longo,
3-5,5 em lato, disc 2 be pallidiore, marginibus paulum revolutis;
costa ba sola elevata, utroque latere nervis secundariis 6-9 subpatulis
cis margines anastomosantibus supra conspicuis subtus vix distinctis in-
structa; petiolus crassus, supra canaliculatus, 10-15 mm longus; stipulae late
triangulares, 5 mm longae, 4 mm latae, nervo medio robusto extus prominulo
ME I
apice excurrente. Flores 5 in fasciculis involucratis; involucrum spathiforme,
coriaceum, е acuminatum, apice semper + longe bifidum, sessile,
-18 mm longum, intus villoso-glandulosum, extus glabrum; E
subaequales (4-5 mm m), glabri. Calyx limbo 5-lobato, lobis erectis, 0.5 m
longis. Corolla alba, tubo 3-5 mm longo, fauc e haud angustiore, lobis 5,
ovatis, 3-4 mm longis. Stamina 5, antheris mmh 2 mm longis, exsertis.
Stylus tubi apicem attingens, e basi ad apicem attenuatus; stigma capitatum,
dilatatum, 5-lobatum. Fructus : drupa solitaria, involucrata, breviter pedun-
culata (usque 5 mm), subglobosa nih 18 mm дин puberula, calycis
lobis persistentibus coronata, 10-pyrena, pyrenis monospermis; involucrum
ut ante dictum est (fl. 5). — ovi dum (Perrier 3519) et paratypus (Perrier
1699) in Hb. P
MADAGASCAR. — Ouest : Andranomavo, rochers boisés et calcaires,
Perrier 1699; Soahanina, sous-bois calcaire, Perrier 3519
5. Pseudopeponidium oleifolium А. M. Hom. ex J. Ar. spec. nov.
or elata, glaberrima, dioica?, ramis novellis + complanatis, sulcatis.
vetustis venies cortice subgriseo sulcato. Folia glaberrima, valde coriacea,
indivisa, limbo obovato vel elliptico, usque 6 cm longo et 12 mm lato, apice
rotundato vel obtusissimo, basi paulum attenuato et in petiolum decurrenti,
utraque pagina lucido, discolore, subtus pallidiore, marginibus fortissime
ongus, supra canaliculatus; stipulae parvae (2 mm latae altaeque).
triangulares, nervo medio robusto, extra prominulo, excurrenti. Fructus :
drupa solitaria, breviter pedunculata, pedunculo 8 mm haud excedente basi
involucrato, subglobosa (circ. 15 mm diam.) sed angulata, glaberrima, 5-py-
rena, enis monospermis; involucrum bracteis 2, brevibus (6 mm altis).
carinatis, naviculiformibus, solum infra medium connatis compositum. —
Typus in Hb. P, Humbert 19146. — Pl. 4,
ADAGASCAR. — Ouest (Secteur мога): : province de Diego-Suarez,
collines et coteaux calcaires de l'Analamera, forét tropophile, alt. 50-
400 m, Humbert 19146.
6. deeg ode ampijoroense J. Ar. spec. nov.
Li a, glaberrima, dioica?, ramis novellis + angulosis valde striatis,
vetustis por am + nodosis, cortice griseo + striato. Folia coriacea, indivi
bo elliptico vel ovato, interdum obovato vel obscure subrhombo idali.
apice obtusissimo, basi cuneato et in petiolum decurrenti, boc wn 1.5 ст longo
et 3 em lato, discolore, subtus pallidiore, supra lucido, marginibus vix revo-
pes costa subtus sola valde prominula, supra depressa, аи latere nervis
ecundariis 4-6 munita, nervi alii inconspicui; petiolus supra valde canalicu-
bes 5-40 mm longus; stipulae latissime ovatae, coriaceae, 3-4 mm longae.
2 mm altae, nervo medio extus prominulo, acutissimae. Flores £ in fasciculis
axillaribus involucratis; involucrum bracteis 2, coriaceis, concavis, late ovatis,
longissime acuminatis, 15 mm longis, in 6 mm inferioribus coalitis compositum,
sessile, extus glabrum, intus villoso-glandulosum. Calyx cupuliformis 5-den-
tatus, dentibus triangularibus subpatulis 1 mm longis. Corolla tubo 4 mm
longo, lobis 5, erectis, ovatis, acuminatis, 2 mm longis. Stamina 5, antheris
obovatis, 2 mm altis, apice rotundatis, basi cordatis. Ovarium nullum: stylus
4 mm longus; stigma capitatum, dilatatum, 5-lobatum. — Holotypus in
Hb P, Service Forestier 7871.
MADAGASCAR. — Ouest : Ampijoroa-Marovoay, Service Forestier
7877
BSERVATIONS, — 1. Les 2 genres nouveaux précédents, T'houarsiora
et —— cu, appartiennent à la tribu des Vanguériées.
2. Le genre Thouarsiora se distingue des autres genres de la tribu
par la heh oid imbriquée de ses lobes corollins, par ses grandes fleurs
hermaphrodites 4-mères toujours solitaires, par ses bractées florales sou-
dées en cupule présentant 2 grands lobes linéaires séparés par 2 sinus
profonds, par son calice à 4 lobes profonds inégaux et dissemblables.
. Le genre Pseudopeponidium est remarquable par le dimorphisme
de ses inflorescences, les fleurs £ fasciculées, les fleurs Ф solitaires, les
unes et les autres involucrées par? 2 bractées + soudées et persistant jusque
sous le SR Sg son ovaire 5-F2-loculaire, par ses drupes à 5-12 noyaux
monosper
Divers auteurs substituent Canthium à Pleclronia ; les 2 noms sont
synonymes, mais Plectronia L. (Mant., I, 1767, 16) a la priorité sur Can-
thium Lam. (Encycl., I, 1783, 60 2).
5. Nous considérons, jusqu'à plus ample informé, les groupes Plectro-
nia L., Peponidium (H. Bn., Adansonia, XII, 1878, 197; pro sect.) e
Pyr osiria Juss, Gen., 1789, 900, d'ailleurs étroitement alfines, comme
З genres absolument distincts.
VII. Peponidium (Н. Bn.) J. Ar., comb. nov. — Gen. Canthium
sect. Peponidium H. Bn., in Adansonia, XII (1878), 197.
Ce taxon, créé avec rang de section dans le genre Canlhium par
Baillon, n'est jusqu'à présent connu que par quelques caractères, initiale-
ment tirés d'un matériel sommaire. En voici une diagnose plus complète.
Planta (arbor parva vel frutex) monoica vel dioica. Folia petiolata,
raro subsessilia, persistentia ; stipulae interpetiolares, basi inter se vel cum
petiolis connatae, intus basi villoso-glandulosae, Inflorescentiae axillares
vel subterminales, aut sine bracteis infrapedicellaribus, aut bracteis infrape-
dicellaribus omnino liberis instructae, involucro falso infrapedunculari extra
stipulis adjacentibus saepissime usque sub fructu persistentibus intus glan-
dulis -- multis parvis et pilis hirsutis (interdum nullis) composito basi cinctae.
Flores abortu unisexuales. Flores 5 in cymis parvis, + contractis, paucifloris;
calyx cupuliformis, integer vel subinteger vel 4-5-lobatus vel 4-5-dentatus;
corolla hypocrateriformis, tubo recto, fauce hispida. lobis 5, + refractis,
valvatis; stamina 5, filamentis brevissimis vel Spes antheris subexsertis
mucronatis; ovarium nullum, vel 1-9-loculare et ovulis abortivis; stylus
EE glaber; stigma capitatum, 2-5-lobatum. Flore es Ф solitarii vel
cymis parvis vel in umbellis; Ges unie. obscure crenulatus;
x. SE
ër eria : 3. korrent de rameau avec feuille x 2/3; 4, fruit к 2/3; 5, e X I.
Peponidium horridum: 6, rameau florifére X 2/3; 7, fleu 2; 8, calice х 2;
9, fragment de corolle (face interne) x 2; 10, anthère (face dorsale et filet x 4;
‚ fruit x 1; 12, graine ouverte montrant l'embryon
m EE Ee
corollae deciduae; stamina ignota; ovarium 4 (3-9)-loculare, loculis I-ovu-
latis, ovulis pendentibus; stylus ignotus; stigma ignotum. Drupae e peduncu-
latae vel sessiles, plerumque solitariae, raro geminatae, perraro in cymis vel
umbellis, 3-9- Lies ae, a monospermis. Semina pendula, testa
coriacea. albumi arnoso vi, pauco, embryone magno, recto, cotyle-
donibus magnis, foliaceis, Ger ech tereti, supera.
Spec. typ. — Holotypus (fl. £ et fruct.) : Peponidium horridum (H. Bn.)
; paratypus (fl. Ф) : Peponidium montanum J.
Les feuilles des Peponidium sont souvent pourvues, en dessous, de
domaties aux aisselles des nervures latérales. Le matériel dont nous dis-
posons nous a montré que ces organes existent chez P. pallidum, P. nossi-
beense, P. Homolleae, P. lsaralananense, P. cuspidalum, P. ihosyense.
Ils manquent au contraire chez P. occidentale, P. flavum, P. horridum,
P. velulinum, P. pervilleanum, P. comorense, P. monlanum, P. Humberlii,
P. pallens var. pallens. Leur présence est facultative chez P. parvifolium,
P. Perrieri, P. pallens var. boivinianum, P. pervilleanoides, P. calcaralum.
Ces domaties ont l'aspect de pustules + circulaires, rarement triangu-
laires (P. Isaralananense), hypophylles, situées aux aisselles des
nervures secondaires, trés peu saillantes seulement en dessous, pourvues
d'un orifice central ed? hypophylle BE orbiculaire ou
elliptique, glabre chez P. Homolleae, P. Perrieri, P. pallens = boivinia-
num, P. pervilléanides, P. calcaralum, au contraire -- mas ar une
pilosité + abondante chez P. pallidum, P. nossibeense, Р. eska otaq
P. cuspudalum, P. ihosyense, P. parvifolium, P. pallens |а orientale.
Ces organes n'ont aucune valeur spécifique discriminative.
Les fleurs sont inconnues chez un certain nombre des espéces que
nous avons admises. Mais on trouve sur la tige, dans les feuilles, chez les
stipules et les drupes suffisamment de caracteres discriminatifs valables
pour l'identification du genre et d'espèces bien distinctes. Sauf pour le
P. calcaralum dont les fruits nous sont inconnus, nous avons fondé nos clés
sur 3 séries parallèles de caractères empruntés aux feuilles, aux stipules
et aux fruits.
Le genre réunit 19 espéces habitant toutes Madagascar.
H
1. Plantes non entiërement glabres; rameaux et р, velus-
hispides au moins à létat jeune..... tion Sasa
2. Stipules petites (5-6 mm de haut et 2 mm de LS à la bas
soit étroitement triangulaires et longuement atténuées- Sa
soit à base triangulaire brusquement contractée en acumen
subulé comprimé latéralement.
3. Limbes foliaires arrondis et inéquilatéraux à la base. Stipules
à base triangulaire brusquement contractée en acumen
subulé comprimé latéralement. Drupes abondammen
fortement et irrégulièrement ы, hispides. 1. P. аа зан
. Limbes foliaires cunéiformes, + asymétriques et décurr
sur le pétiole à la base. Bee А étroitement mpi inus
ET, S.
et longuement atténuées-aiguës, pliées-carénées. Drupes
non cristées, portant seulement des poils was courts,
BI ОРУРЕГРУТТУРСРТУРГТТТТТТТУТГТТТУ P polidan.
Stipules non comme ci-dessus, ovales, ovales- “leds.
oblongues ou ovales-elliptiques.
4. Stipules ovales ou ovales-suborbiculaires, aussi hautes que
larges ou seulement un peu plus hautes que larges
5. Limbes foliaires ovales (4-6 em de long et 2-3 cm de large)
à 3-4 paires de nervures secondaires, environ 2 fois plus
longs que larges. Drupes glabres, n’excédant pas 8-10 mm
de diam 3. P. occidentale.
. Limbes foliaires à 6-12 paires de nervures secondaires,
2-3 fois plus longs que larges. Drupes velues-hispides,
atteignant 15-20 mm de diam.
imbes foliaires à 6-7 paires de nervures secondaires,
n’excédant pas 9 сш de long ni 4 cm de large, arrondis
à la base. Stipules ovales (6-7 mm de haut et 4-5 mm
ET E Pr 4. P. flavum.
. Limbes foliaires à 6-12 paires de nervures secondaires,
longs de 7-20 cm, larges de 3-7 em, trés inéquilatéraux
et obliquement cordés à la base. Stipules ovales-suborbi-
culaires (7-10 mm de haut et 5-11 mm de large). 5. P. horridum.
4'. Stipules oblongues ou € pne 2-4 fois plus
hautes que larges ou à peu
7. Stipules ovales-elliptiques (10-11 mm de long et 6 mm de
large), + carénées, pubescentes puis glabres. Pétiole
d'abord brièvement velu-hispide, finalement glabrescent
ou glabre. Drapes раев. оськен: 6. P. Perrieri.
. es es oblongues (12 mm de long et 3 mm de large),
n ¿diane saillante. Pétiole longuement velu-
hispide. Drupes portant un indument velouté double
formé de poils étoilés courts trés denses entremélés de
longs poils simples hirsutes.............. T se
1'. Plantes entièrement glabres, méme à l'état jeune. Section сн ан
8. Limbes foliaires grands, atteignant 18-22 cm de long et
6-8 cm de large.
9. Limbes foliaires ovales-elliptiques, à 12-20 paires de ner-
vures secondaires inégales, d'inégale grosseur, non parallèles.
Stipules + largement triangulaires (7-12 mm X 6-8 mm),
obtuses. Drupes solitaires sur des pédoncules épais, dilatés
de la base au sommet, atteignant 2 em....... . P. pervilleanoides.
9'. Limbes foliaires ovales, ovales-oblongs, oblongs ou elliptiques,
à 6-12 paires de nervures secondaires d'égale longueur et
d'égale grosseur, parallèles. Pédoncules fructifères longs
de 5-15 mm, non dilatés de la base au sommet.
10. Limbes prm coriaces, oblongs ou ovales-oblongs,
3-3,5 fois plus longs que larges (19-22 em sur 6-6,5 cm).
ki
е
K-
velutinum.
-O
Drupes atteignant 20-25 mm de diam., solitaires; pédon-
cules fructifères longs de 10-15 mm.
11. Limbes foliaires à 12 paires de nervures secondaires.
jx
E
Hr,
Stipules largement ovales (14-15 mm X 10-12 mm),
obtuses. Drupes à 10-12 noyaux....... 9. P. pervilleanum.
. Limbes foliaires à 7-10 paires de nervures secondaires.
Stipules ovales-oblongues (jusqu'à 25 mm de long et
0 mm de large), pliées-carénées, aigués. Drupe à
M WEE, Elea Vw EN er sa . P. nossibeense.
Limbes foliaires non coriaces, ovales ou elliptiques,
environ 2 fois plus longs que larges (18 cm x 8 сш).
Drupes atteignant 12 mm de diam., solitaires ou en
cymes 2-5-fructifères; pédoncules fructifères (et pédi-
celles) longs de 5 mm. veg largement ovales (5-
8 mm x 5-7 mm), très obtuses............ . P. comorense.
. Limbes are médiocres ou ee au plus 13 cm ds long
et 5,5 cm r
12. Limbes foliniree 2,5-3 fois plus longs que larges (8,5-9,5 cm de
long et 2,5-3,5 ст de large).
13.
uw
bci
Limbes foliaires АРРА а 8-9 раігеѕ de
nervures secondaires. Stipules largement ovales (4-5 mm
x 4-5 mm). Drupes subglobuleuses, à 6-7 noyaux (20-
24 nn de dia... ees rni mr ж. 12. P. Homolleae.
. Limbes foliaires oblongs-lancéolés ou oblongs, à 5-6 paires
de nervures secondaires. Stipules triangulaires, aiguës
(2-3 mm de haut X 2 mm), ou acuminées- A
(7 mm de haut). Drupes obconiques, à 4 noyaux (8 m
de Чата.) age EN ed des wie dh due 13. P.tsaratananense.
12'. Limbes foliaires 1,5-2 fois plus longs que larges (6-13 mm
de long et 3,5-5,5 mm de large).
14.
Stipules bien plus hautes que larges (plus de 2 fois).
15. Stipules à base semi-orbiculaire, large de 3 mm,
brusquement contractée en acumen subulé long de
5 mm. Drupe obconique (diam. 1 cm) sur des pédi-
celles gréles, longs de 15-18 mm, m, solitaires ou géminés
au sommet de pédoncules gréles longs de 8-9 mm
14. P. cuspidatum.
dés 4-44 «943949499999 4925-5999 9959-9
15'. Stipules à base triangulaire, large de 2 mm, brusque-
14’.
16.
ment atténuée en acumen étroitement triangulaire
long de 3 mm, pliées-carénées dans toute leur longueur.
Drupe subglobuleuse (diam. 2 cm), solitaire, sessile.
jet. du De CURE WA ES ice $ Ee ER s Q ihosyense.
Stipules à peu prés aussi longues que larges.
Stipules assez grandes (10 X 10 mm), largement
ovales, arrondies au sommet. Limbes foliaires à base
tube ie. V Ius e hm honor e . P. calcaratum.
s= ТЩ «==
19. Stipules petites (3-6 mm de haut). Limbes foliaires en
oin et décurrents sur le pétiole à la base.
17. Stipules largement obovales (6 X 6 mm). Drupes
largement ellipsoidales (au plus 7 mm de diam.),
par 8-10 en ombelles pédonculées..... 17. P. montanum.
17’. Stipules largement ovales (3-5 X 3-5 mm). Drupes
у очай ou géminées, atteignant 10-17 mm de
iam.
18. Limbes foliaires trés coriaces, ss à
biculaires (au plus cm de 1 et 3,5 cm de
large), à 3-4 жөн de nervures ‚йай, Drupes
sessiles, solitaires................ 18. P. Humbertii.
. Limbes foliaires | non ou à peine coriaces, ellip-
tiques, ovales- -elliptiques lancéolés ou elliptiques-
lancéolés w w à 9-12 сш de long et 4-5.5 cm
de dag: 5-6 paires de nervures latérales.
es non sessiles, solitaires ou géminées
slices longs de 5-10 mm........ 19. P. pallens.
>
e
Section I. — Peponidium
Plantae haud omnino glabrae, ramis petiolisque saltem in statu juveni
dis.
villoso-hispi
1. Peponidium parvifolium J. Ar., spec. nov.
Planta lignosa, ramis juvenibus bout s indumentum subluteum
uplum pilis simplicibus hirsutis aliis brevibus et densis aliis + longis et
robustioribus compositum gerentibus, ramis vetustis teretibus paulum
nodosis cortice brunneo ruguloso demum glaberrimo. Folia indivisa. limbo
ovato vel ovato-elliptico vel ovato- -oblongo, 65 mm longo et 25 mm lato haud
excedente, superne attenuato, apice su acuminato, basi rotundato et
inaequilatero, subtus domatias axillares villosas gerente vel haud gerente.
in statu juveni pilos simplices hirsutos xiij costa utraque pagina valde
9-6 areuatos patulo-erectos gerens, ктү nervi раза distincti; petiolus
brevissimus vel subnullus (summum 2 mm), hispidu us; stipulae villoso-hispi-
dae, basi triangulari (2 mm lata et 1 mm alta) in acumen subulatum 4 mm
longum lateraliter complanatum contracta. Drupae Miri parvae
solitariae, 5- — subsessiles vel breviter pedunculatae pedicellataeque,
pedunculis et pedicellis gracilibus 3-4 mm longis. — Holotypus in НЬ P.
Service jun 8260.
MADAGASCAR. — Ouest : Tsimembo-Antsalova, Service Forestier 8260.
Nom malg. : MasoMKARY
2. Peponidium pallidum J. Ar., nom. nov. — Canthium pallens:
Se ee
H. Bn., in Hb. P {Boivin 1765 b,), non in Adansonia, XII (1879), 226.
П ne We aucun doute que Baillon a groupé spécifiquement, en herbier
(in Hb. P) et dans ses publications (in Adansonia, XII, 1879, 226),
Lrois plantes. pex B.
Sa diagnose (in Adansonia) se rapporte à une plante trés glabre,
er omni parle glabra, dont les fruits 4-8- -gones, angulalo 4-8-gonus, attei-
gnent 1,5 cm de long et de large, ad 1 1/2 cent. longus lalusque, et qu
a annotée (in sc hed.) dans l'herbier de Paris, Canthium (Boivin Ke
Madagascar) et Canlhium (Vangueria) (Boivin, sans numéro; Nossi-be).
2. Dans le méme herbier, la plante nommée par Baillon « Canlhium
pallens Н. Вп. (Vangueria) in Adansonia, XII > est velue-hispide, à fruits
subglobuleux, trés lâchement velus-hispides, non costés, n'excédant pas
cm de diamètre.
3. Deux autres récoltes de Boivin (n9 2051/5; Nossi-be) ont été appe-
lées par Baillon < Canthium (Vangueria) macrocarpum Bvn ». Or Baillon
a réuni (Adansonia, XH, 226) sous le binóme Canthium pallens diverses
récoltes de Boivin : > ..... ubi le git Boivin (n° 1765) in Sancta-Maria et ad
Nossi-be, secundum littora, à la pointe du cratère (Herb. Mus. paris.) ».
Il a de plus admis (loc. cit.), pour synonyme de Canthium Zeie C anlhium
gece Boivin « (a b. Boivin in Ass herbario sub nomine C. ma-
crocarpi nuncupata; nomen autem mutandum ob C. mac Rens Thw.,
e flora zeylanica, nonnullis abhinc annis descriptum) » non C. macro-
carpum
Cet meae Dy de faits révele diverses Ph ay ant engendré une
triple erreur, et conduit aux conclusions suiv
n° 1765 de Boivin est une récolte hétérogé пе.
2. G binóme Peponidium pallens (H. Bn.) J. Ar. doit étre attribué
à la seule plante répondant à la diagnose princeps, à celle de Sainte-Marie
que Baillon a déterminée Canlhium et portant sur l'étiquette Muséum
une mention manuscrite complémentaire de Spach < Madagascar, Hb
Boivin no Mone »:ce sera l’ holotype de l’espèce P. pallens, Boivin 1765 (a (а)
a pas synonymie entre Canthium pallens Н. Bn. et Canthium
кее. Bvn (поп Thw.). Le binôme C. pallens Н. Bn. doit s'appli-
quer, on vient de le voir, au n° 1765 (a) de Boivin. Le binóme C. macro-
carpum Bvn correspond au по 2051/5 du méme collecteur : c'est une
race distincte du C. pallens type (var. pallens) par sa morphologie foliaire;
l’épithète macrocarpum, déjà utilisée par Thwaites, ne peut lui rester
et nous lui substituerons celle de boivinianum.
Quant aux 2 autres récoltes de Boivin à Sainte-Marie, ses numéros
1765(b,) et 1765 (bj), elles sont conspécifiques et constituent une autre
espèce; bien que = (b,) soit accompagnée, dans l'herbier de Paris,
d'observations manuscrites (avec croquis) de Baillon, avec la détermi-
nation « Canlhium in H. Bn. (Vangueria) in Adansonia, XII », ce
binóme ne peut lui rester parce qu'il concerne une autre plante, 1765 (a),
correspondant seule à la diagnose princeps publiée par Baillon, parce
que, d'autre part, tous les caractè res de 1765 (b,) et 1765 (b,) les séparent
de 1765 (a) : nous les réunissons sous le nom de Peponidium pallidum.
— H —
Diagnose complétive.
Arbor parva, dioica, ramis juvenibus valde complanatis et 2-canalicu-
latis, pilos parvos hirsutos satis densos gerentibus, ramis vetustis cylindricis,
cortice fulvo glabro. Folia indivisa, limbo lanceolato vel oblongo-lanceolato
vel elliptico-lanceolato, usque 10 ст longo et 4 ст lato, utraque extremitate
attenuato, apice acuminato et obtuso, basi cuneato + asymmetro et in petio-
um decurrenti, subtus domatias axillares villosas gerente, subcoriaceo,
marginibus planis vel vix revolutis, utraque pagina in nervis praecipue
subtus pilos parvos hirsutos lutescentes + numerosos gerente; costa subtus
prominula, utroque latere nervis secundariis 6-8 subtus prominentibus
instructa, nervulis in reticulo polygonali utraque pagina conspicuo; petiolus
supra canaliculatus, pilis subluteis densis hirsutis obtectus, 5-15 mm longus;
stipulae anguste triangulares, longe attenuato-acutae, plicato-carinatae,
5-6 mm longae, basi 2 mm latae. Drupae solitariae vel geminatae, sub-
globosae, usque 1 cm diam., obtuse 4-8-costatae, 4-8-pyrenae, pilos sparsos
breves hirsutos gerentes, ина im S gracilibus 2,5 mm
longis. — Holotypus in Hb. P. Boivin 1765
MADAGASCAR. — Est : Bebe Maie dol ойнак, sur les hauteurs
de Lohambo, Boivin 1765 (b,) et 1765 (b,).
3. Peponidium occidentale A. M. Hom. ex J. Ar., spec. nov.
Frutex 2-3-metralis, monoicus, ramis novellis teretibus, breviter villoso-
hispidis, ramis vetustis + nodosis, cortice fulvo vel subbrunneo, glabro.
Folia indivisa, sine domatiis axillaribus, limbo ovato, usque 4-6 em longo et
2-3 cm lato, apice breviter acuminato et obtuso, basi rotundato et
inaequilatero, coriaceo, utraque pagina in nervis breviter villoso-hispido,
i glabro, ee awa subtus pallidiore, marginibus paulum revolutis;
costa subtus ola prominula, utroque latere nervis secundariis 3-4 patulo-
apice rotundatae, breviter villosae. Flores £ in cymis axillaribus parvis.
paucifloris, pubescentibus, breviter (1-2 mm) pedunculatis, pedunculis
summum 1 cm longis; —— infrapedicellares polymorphae ovatae ad
semiorbiculares. Calyx parvus, tubo subnullo, limbo cupuliforme, subintegro
vel obscure lobato. Corolla kypocrateriformis, tubo recto usque 2,5-3 m
ongo, basi intusque pilis reflexis munito, fauce nas p” lobis 5, ovatis,
erectis, acutis, quam tubo brevioribus (1,5-2 mm), marginibus + crispatis.
Stamina 5, antheris E 1 mm altis. Ovarium ili m; stylus 3-4 mm
longus; stigma 2-lobat m. Drupae solitariae, glabrae, subglobosae, 8-10 mm
diam., obtuse (Eege 4- -pyrenae, pedunculatae, pedunculo breviter villoso-
bide, usque 1 cm longo. — Holotypus in Hb. Р, Perrier
TADAGASCAR. — Ouest ` Ambongo, bois sablonneux à Manongarivo,
Perrier 3621, 3856 '
4. Peponidium flavum А. M. Hom. ex J. Ar., spec. nov.
Arbor dioica, ex fere omnibus partibus pilis flavis longis hirsutis obtecta,
ramis teretibus, novellis dense hispidis, vetustis cortice subgriseo glabro.
CM а
olia indivisa, subtus sine domatiis axillaribus, limbo elliptico vel ovato-
elliptico vel ovato-oblongo, usque 9 cm longo et 4 cm lato, apice breviter
acuminato et acuto, basi rotundato, supra obscure viridi, subtus pallidiore,
coriaceo, marginibus + revolutis, utraque pagina villoso-hispido, subtus
praecipue in nervis densius villoso-hispido; costa crassa, subtus elevatissima,
utroque latere nervis secundariis 6-7 patulo-erectis paulum prominulis in-
structa, alii nervi inconspicui; petiolus supra canaliculatus, 1-1,5 cm longus,
villoso-hispidus; stipulae ovatae (6-7 mm longae x 4-5 mm), obtusae, villoso-
hispidae. Flores ignoti, Drupae subglobosae, usque 15 mm diam., villoso-
hispidae, axillares, solitariae vel geminatae, obtuse 4-5-costatae, 4-5-pyrenae
breviter pedunculatae, pedunculo 0,5-1 cm longo, e basi ad apicem dilatato,
villoso-hispido. — Holotypus in Hb. P, Humbert 19227.
MADAGASCAR. — Ouest (sect. Nord) : collines et coteaux calcaires de
l'Analamera, vallée de l'Analabe sous-affluent du Rodo, forêt tropophile,
alt. 50 m, Humbert 19227.
5. Peponidium horridum (Н. Вп.) J. Ar., comb. nov. — Canthium
(Sect. Peponidium) horridum H. Bn., in Adansonia, XII (1878), 197.
La description donnée par Baillon au sujet de cette espéce concerne
à peu prés exclusivement le fruit. Voici une diagnose complétive de ce
taxon
Frutex 3-5-metralis, dioicus, ex fere omnibus partibus pilis rufis vel
fulvis bul hirsutis obtectus, ramis juvenibus complanatis dense hispidis,
ramis vetustis cylindricis cortice subgriseo vel fulvo, omnino vel partim
hispido, demum glaberrimo. Folia indivisa, sine domatiis axillaribus, limbo
ovato-elliptico vel ovato-oblongo, 7-20 cm longo, 3-7 em lato, superne atte-
nuato, apice obtuse acuminato, basi valde inaequilatero et oblique cordato,
aulum coriaceo vel haud coriaceo, utraque pagina Е In пегуіѕ
et subtus villoso, marginibus planis; costa subtus prominula, u ue latere
nervis secundariis 6-12 patulo-erectis subtus paulum elevatis instructa, alii
nervi inconspicui; petiolus supra canaliculatus, d (circ. 5 mm),
villoso-hispidus; stipulae ovato-suborbiculares, obtus -10 mm altae,
5-11 mm latae, hispidae. Flores 5 in cymis axillaribus p subterminalibus,
paucifloris, brevissime pedunculatis, villoso- -hispidis; bracteae E MEN cella-
res ovato-acuminatae. Calyx extra rue tubo obconico, 3- ongo,
lobis 5, triangularibus, acutis, 2-3 mm longis. Corolla albo- viridis, tubo
5-6 mm longo, lobis 5, 5-6 mm longis, ovatis, acutis, extus appendice 2 mm
A ornatis, Stamina 5, antheris ellipticis, 1 mm altis. Ovarium -- inchoa-
tum, 0-2-loculare, ovulis abortivis; stylus 5 mm longus; stigma capitatum,
herpes: 5-lobatum. Drupae subglobosae, usque 25 mm diam., solitariae,
See -hispidae, 5-9-costatae, 5-9-pyrenae, pedunculatae, pedunculo circ.
2 em longo, villoso-hispido. — Holotypus (Boivin 2449) et Paratypus (Perrier
18828) in Hb. P. — PI. 5, 6-12
MADAGASCAR. — Ouest : province de Diego-Suarez, aux Houssettes,
Service Foreslier 11018, Homolle 127; montagne d'Ambre, sur basalte,
Perrier 17540; Port Leven, près de la mer, sous les grands arbres, Boivin
3
NOT. SYS.
— ЖЫЙ сез
2449; rivière des Makys, près du cap d'Ambre, bois vers 800 m d'alt.,
Perrier 18828; plateau d'Antanimena, entre la Mahavavy et la Betsiboka,
Perrier 3868; Trano Passage, forét tropophile sur calcaire, Leandri 672 а;
forêt à feuilles caduques sur calcaires de l'Antsingy, vers Ambodiriana
(E. d'Antsalova), Leandri 2718.
Sambirano : Ankify, bois, Perrier 3569; Nossi-be, Pervillé 435 et s.
Boivin s. n°; Amporaha-Ambanja, Service Foreslier 4480.
Noms malg. : MAPINGO, FAMALIONGOTRO
°
no,
6. Peponidium Реггіегі J. Ar., spec. nov.
Frutex 2-4-metralis, dioicus, ramis cylindricis pilos parvos rigidos
hirsutos paulum densos persistentes vel caducos gerentibus. Folia indivisa,
subtus domatias axillares glabras gerentia vel haud gerentia, limbo ovato-
oblongo, mg zem 20 cm longo et 8 cm lato, superne attenuato, apice acuminato
et obtuso, basi rotundato vel leviter cuneato, percoriaceo, marginibus SÉ
tege, жарый glaberrimo et lucido, subtus pallidiore et pilis parvis rigidis
hirsutis paulum densis і in nervis instructo; costa subtus elevatissima utroque
viet nervis secundariis 10-14 subpatulis paulum prominulis munita, alii
rvi inconspicui; petiolus crassus, supra canaliculatus, breviter villoso-
nete iim 10-18 mm longus; stipulae ovato-ellipticae (10-11 mm longae X
6 mm), + carinatae, actuae. Flores £ in cymis parvis, subterminalibus,
paucifloris, valde contractis. Calyx cupuliformis, 0.5 mm altus, subinteger.
marginibus scariosis. Corolla tubo 3 mm alto, lobis 5, 2 mm longis, ovatis,
acutis, patulis. Stamina 5, antheris р неча semiexsertis, 1 mm altis.
Stylus 2 mm longus; stigma capitatum, 5-lobatum. Drupae solitariae, late
subglobosae, axillares, glabrae, obtuse 3-5- DIS 3-5-pyrenae, usque 2 cm
diam. et 1,5 cm altae, pedunculatae, pedunculo demum glabro EE
12-20 mm longo, e basi ad "i 2e — Holotypus (Perrier 17818) et
Paratypus (Perrier 3980) in Hb.
MADAGASCAR. — i : TNT rocailles calcaires, Perrier
17818; entre Soahanina et le Manambolo, bois sur calcaires Perrier 3518;
Ankarafantsika, bois sablonneux, Perrier 3980.
7. Peponidium velutinum J. Ar., spec. nov.
Arbor, ramis novellis complanatis et valde. sulcatis, d laxum
subluteum duplum pilis simplicibus sitim aliis brevibus aliis robustioribus
et valde longioribus compositum gerentibus, ramis vetustis ўзан cortice
aulum rugoso griseo demum Staten, Folia indivisa. limbo oblongo vel
ovato-oblongo, usque 18 cm longo et 7 em lato, superne Jonge attenuato,
арїсе acuminato-acuto, basi rotundato, aequilat ero vel inaequilatero, subtus
sine domatiis, paulum coriaceo, marginibus subplanis, utraque pagina pilos
—«— hirsutos in nervis densos alibi sparsos gerente; costa subtus valde
la, utroque latere im secundariis 11-12 subtus elevatis patulo-
erectis instructa, alii nervi paulum distincti; petiolus cylindricus, valde his-
pidus, 1 cm longus; stipulae die obtuse acuminatae, 12 mm longae,
З mm latae, villosae. Drupae subglobosae, mediocres (12 mm diam.), obtuse
D 2
4-5-costatae, 4-5-pyrenae, solitariae geminataeve, indumentum fulvum
velutinum duplum pilis stellatis brevibus densissimis et pilis dg gei
longis laxis hirsutis compositum gerentes, pedunculatae pedunculis (et pedi-
d brevibus hispidis 4-5 mm longis. — Holotypus in Hb. P, Service Fores-
tier 9261.
MADAGASCAR. — Sambirano : Bekaka-Ambanja, Service Foreslier
Section 2. — Glabrae J. Ar., sect. nov.
Plantae etiam in statu juveni omnino glabrae.
8. Peponidium pervilleanoides J. Ar., spec. nov.
Arbor parva, dioica, etiam in statu juveni glaberrima, ramis novellis
Я et suleatis, vetustis cylindricis cortice brunneo. Folia indivisa,
glaberrima, paulum coriacea, subtus domatiis axillaribus glabris instructa
vel haud gien, limbo ovato-elliptico, 2- -3-plo ongiore quam lato (usque
gerente, alii nervi paulum distincti; petiolus crassus, supra canaliculatus,
15-18 mm longus; stipulae + late triangulares, obtusae, 7-12 mm longae,
6-8 mm latae. Drupae ri, Ze? pas н епае, чач, онр axillares
et solitariae, a 3 cm diam., pedunculatae pedunculo asi apicem
bis
dilatato usque 2 cm longo. — jp noni in Hb. P, Boivin 2063
MADAGASCAR. — Sambirano : Nossi-be, bords de la rivière de » Djabal,
Boivin, 2063 bis
uest : forêt et savoka sur sables et grès de Tsimembo vers Ankili-
mioky (SW d'Antsalova), Leandri 2297; restes de forét à feuilles caduques
sur butte calcaire aux environs de Tsiandro, sous-bois à Behandrao,
Leandri 1975.
Les plantes récoltées par Boivin à Nossi-be et distinguées ici sous les
vocables de P. pervilleanum, P. pervilleanoides et Р. nossibeense, étaient
jusqu'à ce jour considérées par les botanistes successifs, Baillon, een
Homolle, comme conspécifiques sous le nom de P. pervilleanum. Seul,
examen trop superficiel, portant sur certains caractères foliaires, a -
permettre un tel rapprochement; il devient impossible si l'on fait inter-
venir d'autres caractéres; bien que ces plantes soient imparfaitement
connues (les fleurs manquent), feuilles stipules et fruits différent suffi-
samment pour justifier le concept d'espèces distinctes. L'examen ultérieur
des organes floraux ne pourra, pensons-nous, que confirmer notre point
de vue. Suit un tableau comparatif des caractères actuellement connus.
P. pervilleanum
limbe "S ou ovale-
oblong, fois plus
long que vs arge.
nervures secondaires :
Feuilles |
lées-dressées, paral-
lèles.
— HB LL
P. pervilleanoides
limbe ovale-elliptique,
2-3 fois plus long que
arge.
nervures secondaires :
pale, inégales, d'iné-
gale grosseur, subéta-
lées, non parallèles,
P. nossibeense
limbe oblong ou ovale-
oblong, 3-3,5 fois plus
Es.
ng que la -
ervures secondai
тө de chaque ES
la nervure
cipale, ^ Ча
talées-
bed et Perses
parallèles
+ largement ovales, | + largement triangu- less
Stipules obtuses (14-15 mm laires, obtuses (7- pliées-carénées, ai -
10- 2 mm x 6-8 mm). gués (25 mm X 10
mm).
diam : 1,5-2 e diam. : jusqu "à 3 em Ke f жш 2,5 сш
à 10- 12 — jusqu'à 7 sayas, 5-6
Drupes sus š MM ule jusqu qu'à еей: 10-
cm, épai issi de la non dilaté de la bs
ule : 10-15 mm,
non — - la base
u Kat au sommet. au sommet,
9. Peponidium pervileanum (H. Вп.) ^. M. Hom d, АТ,
comb. nov. — Clusiophyllea pervilleana H. Bn. et Canthium pervilleanum
H. Ba., in Adansonia, XII (1878), 197.
Diagnose complélive.
Frutex, vel arbor usque 7 m alta; planta dioica, etiam in statu juveni
glaberrima, ramis novellis + complanatis et canaliculatis, ramis vetustis
teretibus cortice fulvo + striato. Folia indivisa, glaberrima, coriacea, subtus
sine domatiis axillaribus, limbo oblongo. vel ovato-oblongo, magno, 3-plo
longiore quam lato, apice obscure acuminato-obtuso, basi + cuneato +
inaequilatero et in petiolum decurrenti, subtus pallidiore, marginibus vix
revolutis; costa subtus sola prominulissima, utroque latere nervos secunda-
rios usque 12 aequales, aequaliter crassos, patulo-erectos, parallelos gerente,
alii nervi inconspicui; petiolus crassus, supra valde canaliculatus, 1,5-2 cm
mm. longae, 10-12 mm latae,
obtusae. Flores (fide H. Bn.) £ in cymis paucifloris, gracilibus, axillaribus,
glabris, brevibus et + contractis. Calyx cupuliformis, breviter obtuseque
4-5-dentatus. Corolla 5-lobata, tubo lato et brevi, lobis triangularibus, acutis.
Stamina 5, in fauce inserta, antheris oblongis — Ovarium sterile
et plenum, vel loculis inchoatis et ovulis DM vis. GER bao 15-20 mm
diam., axillares et solitariae, 10-12-pyrenae, "dcn culatae, pedunculo 10-
15 mm longo. — pre ( Pervillé 401) et anc (Homolle 236) in
Hb. P. — PL 5,
MADAGASCAR
thique,
Sambirano
Nom malg.
— Centre/Ouest : plateau d'Ankara, calcaire ooli-
Homolle 256.
Nossi-be, Pervillé 407.
TSIMAGNOTA.
-— а.
Baillon a rapporté (in Hb. P) le no 2063/3 de Boivin au Clusiophyllea
pervilleana, mais la conformation des stipules [+ largement ovales (14-
de long x 10-12 mm) planes et obtuses chez P. m
(type de Bn. : Pervillé 407), ovales-oblongues (25 mm de long x 10 т
pliées-carénées et aigués chez le n9 2063/3 de Boivin] s'oppose à cette
détermination. Il en résulte que le fruit décrit par Baillon n'appartient
pas au P. pervilleanum, mais à une autre espèce, notre P. nossibeense.
10. Peponidium nossibeense J. Ar., spec. nov.
Planta lignosa, dioica, etiam in statu juveni glaberrima, ramis juvenibus
complanati is et + striatis, ramis vetustis cylindricis, cortice fulvo striato.
olia indivisa, coriacea, glaberrima, domatiis EN us magnis villosis
sed paulum conspicuis subtus instructa limbo ongo vel ovato-oblongo,
magno usque 22 cm longo et 65 mm lato), apice oen. Ph vel obtuso, basi
+ inaequilatero subrotundato vel paulum cuneato et in petiolum decurrenti,
subconcolore, marginibus planis vel vix revolutis; costa subtus sola prominu-
lissima utroque latere nervos secundarios 7-10 subtus paulum elevatos, aequa-
les, aeque crassos, patulo-erectos, arcuatos, parallelos gerente, alii nervi
STEE petiolus crassus, supra valde canaliculatus, 1,5-2 cm longus;
stipulae asie ngae, plicato-carinatae, acutae, usque 25 mm longae
et 10 mm latae. Drupae subglobosae, SS Sa valde verrucosae. axillares
et solitariae, mg 25 mm diam., 5-6-pyrenae, pedunculatae, pedunculo
brevi (1-1,5 cm). — Holotypus in Hb. P, Boivin 2063 /3. — РІ. 5
forêt de Loucoube, Boivin 2063/3.
MADAGASCAR.
11. Peponidium comorense J. Ar., spec. nov.
Lignosa, glaberrima, dioica, ramis novellis complanatis valde angulosis
et canaliculatis, ramis vetustis cylindricis cortice brunneo laevi. Folia in-
ribus, limbo
visa, subtus sine domatiis axillaribus, limbo ovato vel elliptico, usque
18 em longo et 8 cm lato, Dees attenuato, apice acuminato obtusoque,
basi subrotundato vel subcuneato asymmetro et in petiolum + decurrenti,
haud coriaceo, marginibus planis vel subplanis; costa subtus prominula,
utroque latere nervis secundariis 6-8 subtus paulum prominulis, patulo-erectis
instructa, alii nervi gr obse petiolus 2-3 em longus, supra canaliculatus;
stipulae late ovatae (5-8 mm altae X 5-7 mm), obtusissimae. Flores 3 in
ymis parvis 7-floris, баннер Calyx cupuliformis, 2 mm altus,
margine integro vel subintegro scarioso. Corolla tubo 3 mm alto, lobis 5, trian-
gularibus, obtusiusculis, 1,5-2 mm longis, refractis. Stamina 5, antheris
ovatis, 1 mm altis. Ovarium nullum; stylus 2 mm altus; stigma capitatum,
2-lobatum. Drupae glabrae, laeves, solitariae et pedunculatae vel in cymis
axillaribus 2-5-fructis, usque 12 mm diam. et 9 mm altae, 3-4-pyrenae, valde
obtuseque 3-4-costatae, pedunculis (et pedicellis) brevibus (summum 5 mm).
— Holotypus (Boivin s. n?) et Paratypus (Boivin s. n?), in Hb. P
Comores : Mayotte, Boivin, s. numéro.
EE ` äi
12. Peponidium Homolleae J. Ar., spec. nov.
Frutex 5-metralis, etiam in statu juveni роет ramis fructiferis
crassis, teretibus sed чере cortice brunneo lucido laevi vel vix striato
glaberrimo. Folia indivisa, glaberrima, subtus domatiis cute parvis
brunneis glabris deii! mbas elliptico-lanceolatus, usque 85 mm longus
et 35 mm latus, utraque extremitate attenuatus, apice obtuse acuminatus,
basi cuneatus et in petiolum longe decurrens, subconcolor sed solum supra +
lucidus, valde coriaceus et fragilis, margini us valde revolutis; costa sub-
tus sola prominens, utroque latere nervis secundariis 8-9 patulo-erectis ins-
tructa; petiolus supra canaliculatus, 7-10 mm longus; stipulae late ovatae,
4-5 mm longae lataeque. Drupae subglobosae, virides, usque 22-24 mm diam.,
obtuse 6-7-costatae, solitariae, pulpa alba, 6-7-ругепае, pedunculatae,
pedunculo 15-20 mm longo. — Holotypus in Hb. P. Homolle 223
| MADAGASCAR. — Centre : massif de l'Andringitra, forêt d'Ambodi-
paiso prés d'Antsevabe, canton de Manaka-Ouest, alt. v. 1 100 m.,
Homolle 2239, Cours 2239.
15. Peponidium tsaratananense J. Ar., spec. nov.
Subsp. tsaratananense.
Frutex glaberrimus, dioicus, ramis novellis + complanatis, ramis vetustis
cylindricis cortice griseo. Folia indivisa, domatiis axillaribus villosis subtus
instructa, limbo oblongo-lanceolato vel oblongo, usque 9,5 cm longo et 3.5 cm
lato, superne + attenuato, apice acuminato- obtuso, basi rotundato, haud
со
lum (€ instructa, alii nervi inconspicui; petiolus supra canaliculatus,
3-6 mm longus; гел te triangulares, acutae, 2-3 mm longae, 2 mm latae.
Flores 2 : calyx cupuliformis, obscure 5-dentatus. Drupae obconicae (8
8 mm), rds solitariae, 4-costatae, 4-pyrenae, pedunculatae, pedunculo
gracili usque 22 mm longo. — Holotypus in Hb. P, Perrier 15361. — РІ. 5, 1.
`
ADAGASCAR. — Centre : Tsaratanana, forét à sous-bois herbacé
vers 1 500 m d'alt., Perrier 15361.
Subsp. Ankahitra J. Аг., subsp. nov.
Arbor, a typo differt : foliis minoribus, limbo 65 mm longo et 25 mm lato
haud superante, apice brevius et obtusius acuminato, basi cuneato et in petio-
lum decurrenti, marginibus paulum revolutis, petiolo brevissimo (3-4 mm),
stipulis acuminato-subulatis 7 mm longis basi vix latioribus, drupis brevissime
(5-6 mm) pedunculatis. — Holotypus in Hb. P, Réserves Naturelles 5924.
MADAGASCAR. — Est : Tamatave-Ambodiriana, Réserve Naturelle
n° 1, sommet, Réserves Nalurelles 5924.
Nom malg. : ANKAHITRA.
14. Peponidium cuspidatum J. Ar., spec. nov.
Planta lignosa, etiam in statu juveni glaberrima, ramis novellis compla-
natis, ramis vetustis cylindricis, cortice brunneo laevi + lucido. Folia indi-
— 39 —
visa, limbo elliptico vel oblongo-elliptico, usque 9 cm longo et 4 cm lato,
cuneato et in petiolum “+ — discolore, subtus pallidiore, supra
paulum lucido, haud coriaceo, mar us paulum revolutis vel planis, subtus
domatiis axillaribus villosis instructo; costa subtus prominulissima utroque
latere nervos secundarios 7-9 prominentes gerens, ali nervi inconspicui;
petiolus supra valde canaliculatus, 8-12 mm longus: stipulae semiorbiculatae,
кае, apice in acumen longum subulatum 5 mm altum abrupte contrac-
tae. Drupae obconicae (cire. 10 mm x 10 mm), obtuse 3-4-costatae, 3-4-pyre
nae, pedunculatae et ее pedunculo gracili 15-18 mm longo, die
tariae vel geminatae, pedi ellos graciles 8-9 mm longos terminantes. — Holo-
typus in Hb. P, Service “ew, r 2609.
MADAGASCAR. — Sans localité, Service Forestier 2609,
15. Peponidium ihosyense J. Ar., spec. nov.
Planta lignosa etiam in statu jeveni glaberrima, ramis novellis valde
complanatis, ramis vetustis cylindricis, cortice fulvo subgriseove. Folia
indivisa, = elliptico (raro ovato- elliptico) ad oblongum, Ze
longo et 3, ato, superne attenuato, apice breviter obtuseque acuminato,
basi rie ee аз vel vix cuneato, concolore, coriaceo, subplano, subtus
domatiis axillaribus villosis valde co acc instructo; costa SN sola
minula, utroque latere nervos secundarios 7-10 patulo-erectos gerens,
alii nervi paulum conspicui; petiolus supra гое ами 0-8 mm longus;
stipulae anguste triangulares, in 2/3 сө longe acuminato-plicatae,
e 2
acutae, 4,5 mm longae. Drupae subglobosae, usque 2 cm diam., obtuse
4-5-costatae, solitariae, 4-5-pyrenae, sessiles. — Holotypus in Hb. P, Service
Forestier 13781
MapaAGAsCAR. — Centre : Ihosy, Kalambatsitra, Service Forestier
13781
16. Peponidium calcaratum А. M. Hom. ex J. Ar., spec. nov.
utex 0,6-1 m altus, dioicus?, etiam in statu juveni glaberrimus, ramis
novellis crassis, + sulcatis, ramis vetustis cylindricis, cortice fulvo brunneov
striato, glaberrimo. Folia indivisa, glabra, subtus domatiis axillaribus glabris
ornata vel haud ornata, limbo ovato-oblongo, 7-13 cm longo, 3-6 cm lato,
reviter acuminato et dirae. basi subrotundato et + aequ uilatero,
Q б. subtus paulo pallidiore, marginibus vix revolutis; nervi utraque
pagina conspicui, subtus prominuli; costa supra vix prominula, valde crassior,
utroque latere nervos secundarios 3-5 subpatulos gerens; petiolus supra
valde canaliculatus, 1 cm longus; stipulae late ovatae, 1 cm longae lataeque,
glabrae, obtusae. Flores 5 in cymis parvis, paucifloris, glabris, valde contractis,
pedunculo crasso, brevissimo (1-5 mm), pedicellis crassis, 2,5 mm longis.
Calyx parvus, tubo subnullo, limbo cupuliformi, crenato. Corolla hypo-
crateriformis, tubo recto, 2 mm longo, intus puhescenti, fauce hispida,
obis 5, ovatis, erectis refractisve, acuminatis, tubum aequantibus. Stamina 5,
antheris ellipticis, 0,7-0,8 mm altis. Ovarium nullum; stylus 3.5 mm altus;
— И)
stigma 2-lobatum. Fructus ignotus. — Holotypus in Hb. P, Perrier 1362.
MADAGASCAR. — Ouest : plateau d'Ankara, bois rocailleux sur cal-
caire, Perrier 1362; plateau du Tampoketsa, bois rocailleux, Perrier 3871.
17. Peponidium montanum J. Ar., spec. nov.
Arbor parva, 3-metralis, patula, etiam in statu juveni glaberrima,
ramis novellis cylindricis, ramis vetustis nodosis, cortice brunneo valde sul-
cato-anguloso. Folia indivisa, limbo elliptico vel obovato-elliptico, usque
1,5 em longo et 5 сш lato, apice rotundato, basi cuneato et in petiolum
decurrenti, vg e supra obscure viridi, subtus pallide viridi, crasso.
valde coriaceo et fragili, marginibus valde revolutis, subtus sine domatiis
axillaribus; costa subtus paulum prominula: nervi secundarii (utroque latere
4-5) utraque pagina paulum “w ag alii nervi inconspicui; petiolus supra
vix canaliculatus, 10-14 mm longus; stipulae late obovatae, apice brevissime
acuminatae et plicatae, acutae, 6 mm. longae lataeque. Flores © in umbel-
lis 8-10-floris pedunculatis, bracteis infrapedicellaribus late ovatis acutis 4 mm
longis 5 mm latis caducis instructis dispositae, pedunculo crasso, 10-15 mm
longo, pedicellis inaequalibus (5-12 mm) crassis. Calyx cupuliformis, obscure
irregulariterque crenulatus. Corolla decidua. Stamina ignota. Ovarium 4-locu-
lare, loculis 1-ovulatis, ovulis pendulis in septo medio supra medium inser-
tis; stylus ignotus. Drupae hie picem ts (9 mm altae x 7 mm), obtuse
aser 3-4-pyrenae, umbellatae, umbellis pedunculatis, 8-10-fructi-
feris. — Holotypus in Hb. P, Cours 3802.
nie — Centre : Anjanaharibe, à 1.750 m d'alt., Cours 3802.
18. Peponidium Humbertii A. M. Hom. ex J. Ar., spec. nov.
r glaberrima, dioica, ramis novellis er een s, ramis vetustis
iaie. cortice subgriseo. F KN pi glaberrima, subtus sine domatiis
axillaribus, limbo p mend ad suborbicularem vato-suborbicularem,
mediocri, 6 em Ge et 3,5 cm lato attingente, apice enge vel obscure
brevissimeque acuminato, basi cuneato et in petiolum decurrenti, subcon-
colore, valde coriaceo, marginibus + revolutis; costa subtus sola prominula
utroque latere nervos secundarios 3-4, patulo-erectos, paulum distinctos
gerens, nervi inconspicui; petiolus supra canaliculatus, 5-10 mm longus:
stipulae late ovatae (4 mm longae X 5 mm), obtasae. Drupae glabrae, soli-
tariae et axillares, sessiles, usque 15 mm diam, 3-4-costatae, 3-4-pyrenae. —
Holotypus in Hb. P, Humbert 19169.
MADAGASCAR. — Ouest (Secteur Nord) : collines et coteaux calcaires
de l'Analamera, foret tropophile, o vai 19109, 19169, 19212.
Noms malg. : Pinco, Lokom
19. Peponidium pallens H. Bn., in Adansonia, XII (1879), 226,
non m Hb. P.
Var. pallens.
Diagnose rectificative el complétive.
— 41
Planta lignosa, glaberrima, dioica, ramis novellis complanatis, ramis
vetustis cylindricis, cortice fulvo, striato. Folia indivisa, subtus sine doma-
tiis, limbo lanceolato vel elliptico-lanceolato, utraque e extremitate attenuato,
ir
subplanis; costa subtus sola prominula utroque latere nervis secundariis
5-6 patulo-erectis vix gm iae “weer alii nervi indistincti; petiolus
supra canaliculatus, 1-2 cm longus; stipulae late ovatae (3-4 mm altae X
J mm), obtusae. Drupae glabrae, EL axillares, solitariae vel gemi-
natae, fortiter 4-5-costatae, usque 1,5 cm diam., 4-5-pyrenae, breviter pedun-
culatae pedunculis et pedicellis 5 mm longis. — Holotypus in Hb. P,
Boivin
MADAGASC AR. — кез ie : Nossi-be, bords de la mer à la pointe
du cratère, Boivin, s.
Est Sainte- Marie- e DEM sur les hauteurs boisées de
Lanambo, Pulvis 1765
Var. boivinianum J. Ar., var. nov.
Fa boivinianum.
А typo differt : foliorum limbi elliptiei vel ovato-elliptici usque 11-12 em
longi et 5,5 cm lati, subtus sine domatiis vel domatiis axillaribus glabris
ornati. — Holotypus in Hb. Р, Boivin 2051 /5.
MADAGASCAR, — ^P apu : Nossi-be, bords de la mer à la pointe
du cratére, Boivin 205
Sans localité : Esposilim col. Marseille, s. n9.
Noms malg. : VoANTALA
F? orientale J. Ar., f? nov.
A forma boiviniano differt : foliorum limbi subtus domatiis axillaribus
villosis instructi. — pode in Hb. Р, Réserves Naturelles 6185.
MADAGASCA : Tamatave-Ambodiriana, Réserve Naturelle
n? 1, Réserves Naturelles '6185.
: VOANTALANINA.
LES « PSYCHOTRIA » BACTÉRIOPHILES
DE MADAGASCAR
a E. B. BREMEKAMP
(Musée botanique de l'Université d'Utrecht)
On sait depuis longtemps que les racines des Légumineuses sont
assez régulièrement pourvues de tubercules; en effet, ce phénomène avait
éveillé déjà la curiosité de Malpighi. Cependant, la conviction que ces
tubercules contiennent des microbes, date seulement d'une centaine
d'années, car elle fut énoncée pour la première fois en 1858 par Lach-
=. Nem
mann. En 1866 Woronin jugea que ces microbes devaient être des bacté-
ries, et en 1888 Beyerinck réussit à isoler ces bactéries et à infecter avec
ses cultures les racines de Légumineuses cultivées dans un sol stérilisé.
Le développement de tubercules sur les racines qu'il avait infectées arti-
"€ prouva que ces structures sont en effet des bactériocécidies.
Lubercules plus ou moins semblables à ceux des Légumineuses
ont été rencontrés sur les racines de plantes appartenant à d'autres
familles. Comme les tubercules des Légumineuses, la plupart de ces
déformations ne sont apparemment pas nuisibles à leurs hótes. 11 parait
méme que leur présence, au moins dans certaines circonstances, peut
étre avantageuse pour eux, et pour cela cette forme Ие езі
maintenant généralement regardée comme une symbios
Cependant, ces tubercules radicaux ne sont pas les "má exemples
de symbiose bactérienne qu'on connaisse chez les Angiospermes. En 1902,
A. Zimmermann découvrit que les petits épaississements de forme semi-
globuleuse qu'il trouva régulièrement sur les feuilles de quelques espèces
de Pavella cultivées dans le Jardin Botanique de Buitenzorg, contiennent
des bactéries et que ces épaississements montrent une structure tout à fait
semblable à celle des tubercules radicaux des Légumineuses. Il décrivit
aussi les bactériocécidies foliaires d'une autre plante cultivée sous le
nom de Grumilea micrantha Hiern, mais c'était une identification fausse;
cette espéce a été reconnue depuis par Valeton comme un autre Pavella.
Nous savons maintenant que le genre Grumilea ne contient pas d'espèces
bactériophiles. Cela s'applique aussi au genre Tarenna dont une des
espèces a été citée en 1923 par Rao comme pourvue de bactériocécidies,
mais comme l'espèce citée par lui n'en contient pas, il faut que la plante
ait été mal identifiée; elle appartenait sans doute à une espèce de Pavella.
Qu'un genre trés voisin de Grumilea, savoir Psychotria, contient une
espèce bactériophile, fut démontré en 190 par Valeton quand il décrivit
sous le nom de Psycholria bacleriophila une pos espèce cultivée dans le
Jardin Botanique de Buitenzorg. On supposait là que cette plante avait
été importée des îles Comores, mais c’est apparemment une erreur, car il
fut établi plus tard que le Ps. bacleriophila est identique au Ps. | punctala
A
a
Ps. punclala n'est représenté dans aucune des collections provenant des
iles Comores, il est trés improbable que la plante cultivée jadis dans le
Jardin €— de Buitenzorg ait été importée d'une de ces iles.
Dans sa publication sur les Pavella bactériophiles Zimmermann а
aussi discuté les pustules dont les tiges et les feuilles d'une Rubiacée de
l'Amérique du Sud, Helerophyllaea риѕішаіа Hook. f., sont couvertes.
Il a fait ressortir que ces pustules ont la méme structure que celles des
Pavella et qu'il est donc trés probable que ce sont aussi des bactériocé-
cidies. Des pustules semblables se trouvent chez un des proches parents
de cette espèce, le H. lycioides (Rusby) Sandwith (Lecanospermum lycioides
Rusby).
Dans les années suivantes plusieurs botanistes, inspirés par les résul-
tats intéressants obtenus par Zimmermann, ont tourné leur attention
vers les bactériocécidies foliaires, E éi ge bientôt que celles-ci ne sont
pas spéciales à la famille des Rubi
La seconde famille où on en ени fut celle des Myrsinacées. Chez
les espèces d'Ardisia appartenant au sous-genre Crispardisia et chez les
genres voisins Amblyanthus а Amblyanthopsis, les feuilles sont crénelées
et, au fond des crénelures, on trouve de petites tumeurs dont on savait
déjà qu'elles sont riches en albumen. En 1911 Miehe put démontrer que
ces < glandes albumineuses > sont des bactériocécidies. Miche, en outre,
découvrit que les bactéries couvrent les points de végétation d'une couche
mucilagineuse et que c'est par l'intermédiaire de cette couche que non
seulement les feuilles mais aussi les ovules sont infectés. Par l'infection
de l'ovule, la plantule est infectée à son tour et, de cette manière, les
bactéries sont transférées de génération en génération. Ceci explique qu'on
ne trouve que trés rarement des individus dont les feuilles ne sont pas
pourvues de bactériocécidies, tandis que chez les plantes à bactériocé-
cidies radicales, où linfection s'accomplit dans le sol et où elle reste
donc plus ou moins accidentelle, les К dont les racines ne portent
pas de tubercules, sont assez commun
Que les espéces de Pavella, Psycholria et Ardisia qui montrent cette
symbiose « héréditaire », forment L des groupes naturels, c'est-à-dire des
groupes dont les constituants se ressemblent aussi par d'autres caractères,
pourrait étre attribué à une descendance d'ancétres qui vivaient déjà de
la méme maniére. Néanmoins, cette conclusion, quoique plausible, est
un peu prématurée. Quand nous constatons que les espèces qui vivent en
symbiose avec des bactéries radicicoles, c'est-à-dire les espéces qui
montrent une forme de symbiose qui n’est pas transmise d'une manière
aussi effective, forment aussi des groupes naturels, il parait que la seule
conclusion réellement justifiée est que ces groupes d'espéces possèdent,
outre les caractéres par lesquels elles se ressemblent, l'aptitude d'entrer
en E CU ii avec certaines espèces de bactéries
s bactériocécidies d'une structure assez différente de celle qu'on
frees chez les bactériocécidies des Rubiacées et des Myrsinacées ont
été découvertes en 1923 par Matthew E Orr dans la pointe allongée
des ege: de Dioscorea macroura Harm
s plantes énumérées ci-dessus ne "ink ресоре раз les seules
ой l'on trouve des bactériocécidies foliaires. Il est à peu près certain
que les pointes gonflées des folioles de la Simarubacée Simaba cedron
Planch. appartiennent aussi à cette catégorie, et il n'est pas improbable
que cela s'applique aussi aux petites < glandes » qu'on trouve au sommet
des folioles de quelques espéces du genre voisin Simaruba. Les « glandes »
trés curieuses qu'on remarque chez les Henriqueziacées à l'extérieur des
pétioles pourraient bien appartenir aussi à ce groupe.
| serait trop long d'aborder iei la question trés intéressante de la
signification biologique de cette symbiose entre Angiospermes et bactéries.
Elle est assez bien connue dans le cas des bactéries radicicoles des Légu-
mineuses, mais encore un peu incertaine dans celui des bactéries endo-
phylles. Cependant, pour les Rubiacées bactériophiles une fixation
= dd 2
d'azote à l'aide des bactéries est assez vraisemblable, tandis que pour
les Myrsinacées bactériophiles certaines indications paraissent prouver
que les bactéries fournissent à leurs hótes l'auxine qui leur manquerait
pour un développement normal.
гёз ces remarques préliminaires nous pouvons aborder notre sujet
propre, A Psycholria bactériophiles et spécialement ceux de Madagascar.
Dans ma révision des Psychotria bactériophiles parue en 1933 dans
le ee of Bołany, où 42 espèces ont été énumérées, j'ai dit que c'est
seulement sur le Continent Africain qu'on trouve ces espèces. Depuis
ce temps, j'ai découvert que ce n'est pas vrai et qu'il y a aussi un groupe
de ces espèces à Madagascar. Un exposé provisoire de mes recherches
sur ce groupe a été donné dans une séance de l'Académie Hoyale des
Sciences d'Amsterdam et un résumé de cet exposé a été incorporé au
« Verslag » (Vol. LXI : 128-129, 1952). La conclusion la plus importante
est que les espéces bactériophiles de Madagascar appartiennent à un autre
groupe taxinomique que les espéces bactériophiles du Continent Africain.
espèces bactériophiles du Continent Africain ont été décrites
par moi comme des arbustes petits, hauts de 0,2 à 0,5 m, avec des feuilles
assez minces, de grandeur moyenne, contractées à la base, dépourvues
d'acarodomaties et de touffes de poils à l'aisselle des nervures latérales,
munies d'un trés petit nombre de nervures tertiaires qui de plus sont
difficiles à reconnaitre, avec des stipules bicuspidées ou bifides et géné-
ralement caduques, avec des inflorescences terminales, pédonculées et
paniculiformes ou, plus souvent, corymbiformes ou plus ou moins capi-
tuliformes, munies de bractées trés petites et caduques, avec des fleurs
petites, brièvement pédicellées, 4-mères ou, plus souvent, 5-mères et
dimorphes, munies d'un calice denticulé ou divisé en lobes triangulaires,
d'une corolle blanche ou d'un blanc verdâtre avec des touffes de poils
blancs à mi-hauteur du tube, d'étamines insérées entre ces touffes de poils
et composées de filets glabres et d’anthères dorsifixes, d'un style glabre
divisé en deux stigmates filiformes, avec une drupe rouge munie d une
ou deux pyrënes à paroi mince, généralement lisse, rarement plus ou
moins costulée et contenant une graine lisse ou rétic ulée qui à la face
ventrale est pourvue d'une intrusion pénétrant jusqu'en son centre
où elle se dilate en forme de disque. Dans un petit groupe de ces espèces
les bactériocécidies sont linéaires et suivent alors la nervure médiane,
mais dans la plupart des espèces elles sont orbiculaires et tout à fait indé-
pendantes des nervures
d on compare les espèces bactériophiles de Madagascar à celles
du Continent Africain, on constate qu'elles leur ressemblent par leur
port, quoique leurs feuilles soient généralement plus grandes, par le
petit nombre des nervures tertiaires et par le fait que ces nervures sont
à peu prés invisibles, par l'absence d'acarodomaties et de touffes de
poils à l'aisselle des nervures latérales, par les stipules bifides et caduques,
par l'inflorescence terminale et pédonculée, parles bractées trés petites et
caduques, par les fleurs petites, 4 ou 5-mëres et probablement toujours
dimorphes, à corolle blanche ou d'un blanc verdátre, par les touffes de
КШ Ai E
poils blancs à mi-hauteur du tube, par les étamines insérées entre ces
touffes de poils, par les filets glabres et les anthères subbasi- ou dorsi-
fixes, par le style glabre divisé en deux stigmates filiformes, par la drupe
rouge munie de pyrènes lisses à paroi mince et contenant une graine lisse.
Parmi les caractéres communs énumérés ci-dessus quelques-uns se
retrouvent chez plusieurs autres groupes d'espéces appartenant au genre
Psychotria. Néanmoins, il à parmi eux quelques caractères qui sont d'une
importance plus grande au point de vue taxinomique. Ce sont le petit
nombre des nervures tertiaires et le fait que ces nervures sont assez
difficiles à voir, l'absence d'acarodomaties et de touffes de poils à l'aisselle
des nervures latérales, les stipules caduques, les bractées trés petites et
la drupe rouge.
Les caractères par lesquels les espèces de Madagascar diffèrent de
celles du Continent Africain sont les feuilles plus grandes, la forme des
bactériocécidies qui sont Loujours lobées ou ramifiées et dans le dernier
cas quelquefois réunies en un réseau fin, le calice presque К et surtout
l'absence de l'intrusion à la face ventrale de la graine. Les graines des
espèces bactériophiles de Madagascar possédent à à la face ventrale, au
lieu de cette intrusion кү jusqu'en leur centre, une excavation
peu profonde divisée en deux par une petite crête médiane
La différence dans la structure de la graine mérite une attention
spéciale, parce que des différences de cette nature sont de premiere
importance pour la distinction des genres dans la tribu des Psychotriées
i, quand nous restreignons notre attention aux Psychotria, pour la
distinction de groupes d'un rang plus modeste. En effet, même quand nous
excluons Chazalia, Grumilea, Caryniha et plusieurs groupes Барне
comme Mapouria, Palicourea, Cephaélis, Ronabea, Nonalelia, etc., ce qu
reste du genre Psychotria comprend encore plusieurs groupes bien а
tincts par les caractëres de leurs pyrënes et de leurs graines, et quand on
trouvera le temps de réviser les espèces du monde entier, il sera sans doute
reconnu que quelques-uns au moins de ces groupes méritent d'étre élevés
au rang de genre. Pour le moment, notre connaissance de cette agglomé-
ration énorme d'espéces n'est pas encore suffisante pour mettre en exé-
cution une subdivision de cette nature. Cependant, il faut faire remarquer
que pour maintenir le genre Psycholria dans la délimitation provisoire
indiquée ci-dessus il est impossible de retenir l'espéce-type choisie par
Hitchcock et Green, parce que celle-ci, Ps. asiatica L., est à présent géné-
ralement identifiée avec une espéce américaine appartenant au genre
Mapouria ; l'acceptation de cette espëce-type пёс essiterait donc l'intro-
duction d' ^ autre nom générique pour des centaines d'espéces dont une
très grande partie, en outre, sera trans férée plus tard dans des genres
nouveaux. Comme le genre Psycholria, dans sa délimitation présente, ne
peut pas étre regardé comme un groupe n naturel, il est recommandable de
reporter le choix d'une espèce-type nouvelle à un temps futur. Pour le
moment nous retiendrons le nom générique Psycholria pour les Psycho-
triées à stipules divisées en deux, non munies à l'extérieur d'apper ndices
subulés, à inflorescences terminales, non entourées d'un involucre commun,
2. Аб —
à calice non muni d'un tube élargi, à согоПе non munie à la base d'une
dilatation unilatérale, séparée du reste du tube par un anneau de poils,
à pyrenes uniloculaires à face ventrale non concave et à endosperme non
profondément ruminé. Il ne peut étre nié qu'à l'exception des stipules
divisées en deux, l'inflorescence terminale et la pyréne uniloculaire,
caracteres quise retrouvent chez un grand nombre des genres appartenant
à la tribu des Psychotriées, tous les traits distinctifs sont d'un caractere
s ce qui est une preuve irréfutable de la nature artificielle de ce
“En discutant les affinités des Psychotria bactériophiles du Continent
Africain j'ai fait remarquer qu'on trouve dans cette régio on un groupe
d'espèces non-bactériophiles dont les pyrènes et eg graines montrent la
mëme structure que celles des espëces bactériophiles mais qui diffèrent
de celles-là par la présence d'acarodomaties et de touffes de poils à l'ais-
selle des nervures latérales. Le méme type de graines et de pyrènes se
с aussi chez ип groupe d'espèces non-bactériophiles de Madagascar,
ais ces espèces ne sont jamais munies d'acarodomaties. A cet égard, elles
жанаа. done aux espéces bactériophiles du Continent Africain, dont
elles se distinguent cependant par d'autres caractéres, entre autres, par
les nervures tertiaires plus distinctes.
yrénes et graines plus ou moins semblables à celles des espèces
bactériophiles de Madagascar se trouvent aussi chez des espèces non-
bactériophiles croissant dans cette région, mais ces espèces différent des
espëces bactériophiles par leur port, par la forme triangulaire que leurs
pyrënes montrent en section transversale, et par la pr ésence d'une paire
de fissures plus profondes à la face ventrale de la graine. Il ne peut donc
pas étre nié que les espéces bactériophiles de Madagascar forment un
groupe bien distinct du groupe d'espèces non- -bactériophiles qui leur
ressemblent le plus par la structure de la pyrène et de la graine. Cepen-
dant, méme quand le genre Psychotria sera divisé en plusieurs genres
il est peu probable que les différences entre ces deux groupes soient consi-
dérées comme suffisantes pour justifier la distinction de deux genres.
Le groupe des espéces bactériophiles de Madagascar, dont la nature
particulière fut reconnue déjà par Boivin qui proposa pour elles sur les
étiquettes de ses échantillons, les noms génériques Xanthocodon et Gra-
phophyllum, peut être défini comme suit.
Ce sont, avec deux exceptions, des sous-arbustes croissant dans les
forêts, simples ou peu ramifiés et tout à fait glabres ou avec des stipules
pubescentes. La tige a une structure sympodiale, l'inflorescence terminale
étant remplacée par un rameau axillaire. Les feuilles sont assez grandes
et le nombre des nervures latérales est généralement assez considérable;
uses part le nombre des nervures tertiaires est très petit et celles-ci
sont à peine visibles; acarodomaties et touffes de poils à l'aisselle des
nervures latérales sont toujours absentes et les bactériocécidies sont
t
jusqu'à mi-hauteur en deux lobes aigus; elles sont généralement rejetées.
47 —
aprés que les feuilles auxquelles elles appartiennent, se sont déployées.
L'inflorescence est terminale, mais après la floraison elle est poussée
dans une position latérale par une tige axillaire qui se développe d'un
bourgeon à sa base et qui se pose dans le prolongement, de la tige prin-
cipale; l'inflorescence elle-même est munie d'un pédoncule assez long et
elle est paniculiforme; les bractées sont très petites et caduques. Les
fleurs sont petites, munies d'un pédicelle court, 4- ou b-méres et proba-
blement dimorphes. Le calice est urcéolaire et à peu près entier. La
corolle est blanche ou blanc verdâtre et, à mi-hauteur, le tube est muni
de touffes de poils blanes; les lobes sont papilleux à la face ventrale. Les
élamines sont composées d'un filet glabre et d'une anthére subbasifixe,
obtuse aux deux extrémités. Le disque est annulaire. Le style est. glabre
et divisé en deux lobes stigmatiques filiformes. La drupe est rouge et
contient normalement deux pyrènes lisses à paroi mince; la graine aussi
a une surface lisse; sa face ventrale o" une excavation peu profonde
divisée en deux par une créte médian
Ce groupe d'espéces se trouve iac AR à Madagascar, ой 1] est
apparemment distribué sur toute l'étendue de l'ile. Cependant. comme
ces espèces croissent seulement dans les forêts, le groupe n’est pas repré-
senté dans les régions arides de l'Ouest
CLEF DES ESPECES.
1. Bactériocécidies trés distinctement ramifiées.
ques ou Segen gë ile rapprochées
l'une de l'autre et formant souvent un réseau s'étendant sur
presque toute l'étendue de la feuille; lobes а мр
de 3 à 5 mm; inflorescence plus longue Vm les feui
Vu Wu VA NTI а: pea e o a š. nes aa K. Sch.
E аа: munis de deux cótes Ké feuilles linéaires-
и bactériocécidies réunies еп un réseau vers le som-
met de la feuille, ailleurs libres et vers la base séparées l'une
de l'autre par d'assez longs intervalles; lobes stipulaires
longs pute 2 mm: inflorescence pas plus е que les
geg: PVP DEE S EEN EE Ee wé 2, Ps. tsiandrensis Brem.
2'. Fleu donis stipolos нефе entrenœuds sans côtes sail-
Zeng feuilles elliptiques ou lancéolées-elliptiques à nervures
latérales blanchàtres: bactériocécidies toutes libres; lobes
stipulaires ne dépassant pas 1.5 mm de longueur: dadlores
cence à peu prés aussi act que les feuilles... ,:.,,.4,,..:.
jura Wr alg nac EE Ps. poly ә nio Brem.
: Bactériocécidies munies de quelques ту courts et séparée
l'une de l'autre par d'assez grands interva
4. Feuilles ue wei найн : ou linéaires-lancéo-
lées
5. Fleurs 4-mè
6. ñukaka: entrenœuds long de 1,5 à 6 cm; feuilles
elliptiques ou lancéolées-elliptiques, longues de 7,5à 14 cm,
acuminées, munies de 9 à 16 paires de nervures TEM
——————— —"—— S" 4. Ps. lokohensis Brem.
6'. Frutescent; entrenœuds ne dépassant pas 1,5 cm de
longueur; feuilles linéaires-lancéolées, ne dépassant pas
cm de longueur, subobtuses, munies de 7 à 9 paires de
nervures latérales............... . PS. pope Brem.
5'. Fleurs 5-méres; arbuste ou arbrisseau; feuilles linéaires-
lancéolées, longues de 7,5 à 22 cm et larges de 2 à Sha cm,
munies de 9 à 20 paires de nervures latérales.............
——— — ——À 6. Ps. pachygrammata Brem.
4'. Feuilles linéaires, longues de 13 à 18 cm et larges de 1 à 1,4 cm
munies de 16 à 20 paires de nervures latérales; сае
munie d'un pédoncule long de 4 à 5 cm et d'un axe beaucoup
plus court que le pédoncule........... T. ИЗ; wees di Вгет.
DESCRIPTION DES ESPECES.
l. Psychotria expansissima K. Sch. in Bol. Jahrb. 33 : 365.
1903. — Ps. Henschii Vatke in herb. Par. inedit. — Xanthocodon macro-
phyllum Boiv. in herb. Par. inedit.
nter species bacteriophilas madagascarienses foliis latioribus,
bacteriocecidiis minime pro parte in watinacalum gracile confluentibus,
stipulis magnis, inflorescentia laxa foliis longiore cognoscenda.
Suffrutex 0,5-1,0 m altus, subsimplex, glaber. Caulis pars novella
complanata vel obtuse quadrangularis, 1,5-3,0 mm diam., sicc. nigres-
cens; pars veterior subteres, usque ad 4 mm diam.; internodia 1,5-6 cm
longa. Folia opposita, in petiolum 1-3 cm Men contracta; lamina elliptica
sice. supra saturate brunnea, subtus dilute brunnea vel grisea, costa subtus
rominula, nervis utroque latere costae 10-17 sicc. subtus colore saturatiore
е venulis inconspicuis, bacteriocecidiis in reticuleum gracile, hic
in interruptum, vivo colore saturatiore conspicuum, sicc. nigrescens
pee e SE e basi ovato-triangulari in lobos anguste giten
sque m longos fissae. Inflorescentia primum terminalis, postea a
ramulo axillari in positionem Jeta ralem coacta, pedunculo ecostato ech
5-15 сш longo elata, laxe paniculiformis, rachide pedunculo breviore vel
subaequilonga, Am infimis patentibus rachide semper multo brevioribus,
че cteis minutissimis. Flores subsessiles vel breviter pedicellati, 4-meri,
probabiliter лешен sed casu quo specimina examinata omnia rachy-
styla. Ovarium 0,8 mm altum. Calyx urceolaris 0.7 mm altus, margine in
lobos late triangulares vix 0,2 mm longos productus. Corolla alba, tubo 3 mm
longo, intus ad medium fasciculis 4 pilorum alborum instructo, lobis 1,2 mm
longis. Stamina in floribus examinatis ad medium tubum inserta, filamentis
glabris 0,5 mm longis instructa; antherae lineares 1,3 mm longae, subbasifixae,
ne pe
utroque extremo be apicibus exsertae. Granula pollinis 3-pora, detresse
globosa, 38 y. diam., 32 u alta. Discus 0,7 mm altus, glaber. Stylus in floribus
examinatis 0.5 mm Se stigmata 2 filiformia 1 mm longa. Drupa rubra,
subglobosa, 2-pyrena; pyrenae facie ventrali planae, facie dorsali ecostatae.
Semina testa -= ventrali fissuris 2 vix notabile excavata, albumine non
ruminato instru
Habitat ap objectas contra partem Madagascaris inter septentrio-
nes et occidentem spectantem
ADAGASCAR. — Nosi- Komba, Hildebrandt 3252, typus; isotypi P,
x (Psychołria Renschii Vatke in sched. ); Nosi-Bé : forêt de Lokobe, alt.
-300 m, Humbert 4011 P, Lam et Meeuse 6086 L, bords de la rivière des
Tena Boivin 2056 Р; s .1., Bernier 8. n. P (Xanihocodon macrophyl-
lum Bvn in sched.), Pervillé 402 et 444 p. p. P (p. p. Chazalia Richardii
Brem. inédit.).
En décrivant les feuilles, Schumann a dit penulis quasi exaralis, ce
qui prouve qu'il a pris le réseau de bactériocécidies pour des veinules
Lertiaires réticulées. Que ces structures ne sont pas des veinules, résulte
de l'absence complète d'éléments vasculaires et aussi du fait qu'aucune
d'elles n'est unie aux nervures latérales. Que ce sont vraiment des bacté-
riocécidies résulte de leur contenu granuleux et du fait qu'elles se gonflent
quand on fait bouillir les feuilles dans l'eau. 5i le contenu consistait
seulement en albumen, il n'y aurait pas de gonflement.
2. Psychotria tsiandrensis Brem. spec. nov. — Typus Capuron,
Leandri et. Razafindrakolo 2025 P.
Forma bacteriocecidiorum ad Ps. expansissimam K. Sch. et ad Ps.
polygrammatam Brem v. infra accedens, foliis angustioribus ab ambabus
diversa, floribus 4-meris insuper a Ps. polygrammata, stipulis minoribus et
inflorescentia breviore a Ps. expansissima recedens.
Suffrutex circ. 0.5 m altus, sinpi glaber. Caulis pars arima vix "paq
ubnigresc 2
Folia opposita, in petiolum 1,5-3 cm longum contracta; lamina lineari-lanceo-
lata, 9-17 cm longa et 2,4-3.2 cm, rarius usque ad 3,8 cm lata, apicem versus
contracta, subcoriacea, sicc. supra grisea et subtus griseo-viridis, costa
subtus prominula, nervis utroque latere costae 12-16, вісе, utrimque promi-
nulis, venulis vix distinguendis, bacteriocecidiis valde ramificatis et in parte
apicali laminae interdum in reticulu uentibus, sicc. saturate viridibus.
Stipulae e vagina ovata circ. 4 mm longa in lobos triangulares 2 mm longos
fissae. Inflorescentia paniculiformis pedunculo bicostato circ. 3,5 cm longo
elata, rachide pedunculo subaequilonga, ramulis infimis rachide multo bre-
vioribus. Bracteae minutissimae. Flores 4-meri, pedicello 1 mm longo in-
structi, Ovarium 0,5 mm altum. Calyx urceolaris 0,4 mm altus, subinteger.
Corolla colore ignoto, tubo (immaturo) ad medium barbato, lobis 1 mm longis.
Stamina antheris subbasifixis 1 mm longis, utroque extremo obtusis in-
,
NOT. SYS. a
— 50 —
structa. Discus 0.2 mm altus. Stylus in stigmata 2 filiformia exeuns. Drupa
Habitat partem Madagascaris occidentalem.
MapacGaAscAR (Ouest) : Environs de Tsiandro, Antanimbaribe, alt.
500-600 m, restes de forét à feuilles nm sur buttes calcaires, Capuron,
Leandri et Razafindrakolo 2025 P, typu
Comme les fleurs sont encore peu développées, il est incertain que
l'échantillon examiné appartienne à la forme dolichostyle ou à la forme
brachystyle ou méme qu'il appartienne à une espèce dimorphe.
3. Psychotria polygrammata Brem. spec. nov. — ro
NP аибан Bvn in herb. Par. inedit; typus Bernier 2416 P.
Forma bacteriocecidiorum ad Ps. expansissimam K. Sch. et ad Ps.
tsiandrensem Brem. accedens, floribus 5-meris, nervis lateralibus supra albidis,
stipulis extus hirsutis et lobis minoribus instructis ab ambabus diversa.
ffrutex usque ad 0,6 m altus, stipulis exceptis glaber. Caulis pars
novella complanata, circ. 1.5 mm dam. sice. nigrescens; pars veterior
subteres, usque ad 3 mm diam.; internodia 0,6-4 cm longa. Folia opposita,
in petiolum 1,2-3 cm longum contracta; lamina elliptica, ellliptico-lanceolata
vel oblanceolata, 7,5-16 cm longa et 2-5,2 cm lata, acuminata, tenuis, sicc.
supra saturate et subtus dilute brunnea, costa subtus minula, nervis
utroque latere costae 11-13 supra albidis, subtus colore paulo saturatiore
distinguendis, venulis inconspicuis, bacteriodomatiis ramificatis, numerosis,
vivo pellucidis, sicc. subtus conspicue nigrescentibus. Stipulae extus hirsutae,
a
pauciflora, rachide pedunculo breviore vel subaequilonga, ramulis patentibus.
bracteis minutissimis. Flores 5-meri dicti, nondum visi. Drupa subglobosa.
2-pyrena; pyrenae ecostatae; semina facie ventrali fissuris 2 haud profunde
excavata
Habitat partem Madagascaris septentrionalem.
MapaGAsCAR (Nord) : Diego-Suarez, Bernier 2416 P (Graphophyl-
lum madagascariense Bvn in sched.) typus; ibidem, Mont. des Francais,
Service Forestier 5653 P (nom vern. « VoaNTAMBORO »); Ambouitch,
Bernier 2€ envoi 308 P; Montagne d'Ambre, vers 500 m, Perrier 17676 P.
Je n'ai pas vu les fleurs de cette espéce, mais Boivin a attaché une
description à un des échantillons de Bernier oü il dit < corolle à 5 lobes;
5 éLam. incluses > de sorte qu'on ne peut guère douter que les fleurs soient
b-méres,
4. Psychotria lokohensis Brem. spec. nov.; typus Humberl 23259 P.
Bacteriocecidiis breviter lobatis a speciebus precedentibus recedens et
cum speciebus sequ uentibus congruens, foliis latioribus et inflorescentiis laxio-
ribus tamen ad eis diversa et Ps. expansissimae K. Sch. similior, a qua non
— 51
solum forma bacteriocecidiorum sed etiam inflorescentiae ramulis infimis
— subaequilongis faciliter distinguenda.
rutex circ. 30 cm altus, simplex, glaber. Caulis pars novella vix
каа, 1,2-2,2 mm diam., sicc. rubrescens vel plus minusve nigrescens;
pars veterior circ. 3 mm diam.; internodia 1,5-6,5 cm longa, Maes,
Folia opposita, in petiolum 0,5-3 em longum contracta; lamina elliptica vel
elliptico-lanceolata, 7,5-14 em longa et 3-6 em lata, acuminata, tenuis, sice.
supra saturate brunnea, subtus rubro-brunnea vel purpurascens, costa subtus
prominula, nervis utroque latere costae 9-16 sice. subtus colore saturatiore
conspicuis, venulis paucis et difficiliter distinguendis, bacteriocecidiis parvis,
breviter lobatis, haud raro cruciformibus, remotis, sice. nigrescentibus.
Stipulae e basi ovato-triangulari in lobos anguste tristigularos 3-4 mm longos
fissae. Inflorescentia pedunculo subalato 4-8 cm longo elata, laxe paniculifor-
mis, rachide alba pedunculo breviore, ramulis patentibus infimis rachidi
subaequ uilongis, bracteis minutissimis. Flores 4-meri, pedicello 0,5 mm longo
instructi. Ovarium 0,5 mm altum. Calyx urceolaris 0,3 mm altus, subinteger.
Corolla alba, tubo 2 mm longo, intus ad medium fasciculis 4 pilorum alborum
instructo, lobis 1 mm longis, intus albo-papillatis. Stamina
tubum inserta, filamentis glabris 0,7 mm longis instructa; antherae lineares
1.5 mm longae, subbasifixae utroque extremo obtusae, apicibus exsertae.
Discus 0,2 mm altus. Stylus in floribus examinatis 0,5 mm longus; stigmata
2 filiformia etiam 0,5 mm longa. Drupa nondum nota.
Habitat partem Madagascaris inter septentriones eL orientem spec-
tantem
MapaGascar (Nord-Est) : Vallée de la Lokoho, Mont Ambodilaitra,
au nord d'Andranomiforitra et de Belambo, alt. 400-1.000 m, Humbert
23259 P, typus; contreforts occidentaux du Massif de Marojejy, près du
col de Doanyanala (limite des bassins de la Lokoho et de l'Andraronga,
alt. 800-1.200 m), Humberl 23115, co-typus, forét ombrophile sur latérite
de gneiss.
Nonobstant la forme tout à fait différente des bactériocécidies, il
ne peut guère être douté que le Ps. lokohensis et le Ps. erpansissima soient
de très proches parents. Les autres différences entre ces deux espèces se
réduisent à la structure de l'inflorescence et aux dimensions des fleurs.
5. Psychotria microgrammata Brem. spec. nov. — Typus Perrier
15151 P
A speciebus bacteriophilis madagascariensibus aliis internodiis brevibus,
foliis parvis subobtusis utroque latere costae nervis 7-9 instructis distinguenda,
bacteriocecidiorum forma Ps. lokohensi Brem. et speciebus duabus sequen-
tibus similis.
Frutex glaber. Rami novelli 1,5-1,8 mm diam., sice. brunnescentes;
veteriores subteretes; internodia 0,6-1,6 cm longa, primum bicostata. Folia
opposita, in petiolum 0,5-1,2 em longum contracta, lamina lineari-lanceolata,
4,5-7 cm longa et 1-4,8 cm lata, apicem subobtusum sed mucronulatum
versus interdum paulum contracta, tenuis, sicc. supra saturate brunnea
vel subnigra, subtus olivacea, costa subtus prominula, nervis utrogue latere
costae 7-9 supra vix conspicuis, subtus colore rubro-brunneo distinguendis,
venulis inconspicuis, ciini AO parvis, plerumque breviter lobatis,
interdum tamen iqui ambitu integro, supra prominentibus, subtus sicc.
colore nigro conspicuis. Stipulae e basi ovata in lobos triangulares circ. 2,5 m
longos fissae. Inflorescentia pedunculo subalato 1,5-2.5 cm longo e vain
paniculiformis, rachide pedunculo plerumque breviore, ramulis infimis rachide
brevioribus, patentibus, bracteis minutissimis. Flores 4-meri, heterostyli,
subsessiles vel breviter pedicellati. Ovarium 0.8 mm altum. Calyx urceolaris
5 mm altus, integer. Corolla colore ignoto, tubo 1-1.5 mm longo, intus fere
glabro, lobis 1 mm longis. Stamina in flore dolichostylo filamentis glabris
0,3 mm longis ad medium tubum inserta; antherae 0,3 mm longae, utroque
extremo obtusae, subbasifixae. Granula pollinis male evoluta. Discus 0,3 mm
altus. Stylus pow 1.5 mm э n stigmata 2 filiformia 0.6 mm longa,
apice recurvata. Drupa nondum visa
Habitat partem армии centralem.
MADAGASCAR (Centre) : Plateau de Mrangaka, alt. 1.600 m, Perrier
15151 P, typus.
La stérilité du pollen pourrait suggérer que le dimorphisme de cette
espèce est accompagné d'une différenciation sexuelle, les fleurs dolicho-
styles étant femelles et les fleurs brac hystyles mâles, mais le fait que chez
le Ps. erpansissima les échantillons que je regarde comme brachystyles,
sont munis de fruits, n'est pas favorable à cette idée
6. Psychotria pachygrammata Brem. spec. nov. — Typus Cha-
pelier s. Р,
For пни Ps. pusaq: gré Ps microgrammatae Brem.
et Ps. тапири em. similis, . lokohensi et Ps. microgrammata
floribus 5-meris, a Ps. him кла cuius JM nondum noti sunt foliis
latioribus se ы. a Ps. polygrammata Brem. ad quem floribus 5-meris
accedit non solum forma bacteriocecidiorum sed etiam stipulis extus glabris
et foliis angustioribus diversa.
u usque ad 5 m altus, glaber. Rami поуеШ 2-3,5 mm diam., com-
planati, sicc. saturate brunnei; veteriores subteretes; internodia 1-2 cm,
raro usque ad 6 cm longa. Folia opposita in petiolum 0,8-2 cm longum contrac-
a; lamina lineari-lanceolata vel lineari-oblanceolata, 7,5-16 cm, rarius
usque ad 22 cm longa et 2-3,5 cm, rarius usque ad 5,2 cm lata, longius
acuminata, tenuis, sicc. supra saturate, subtus dilute brunnea, costa subtus
prominula, nervis utroque latere costae 9-15, rarius usque ad 20, sicc. subtus
interdum colore saturatiore conspicuis, venulis paucis vix conspicuis, bacte-
riocecidiis breviter ramificatis vel lobatis, vivo saturate viridibus et pellucidis.
sicc. subtus conspicue sonde numerosis. Stipulae e basi ovata in
lobos anguste triangulares 3-5 mm longos fissae. Inflorescentia pedunculo
subalato 4-9 cm longo ia laxe paniculiformis, rachide subalata pedunculo
longiore vel ei subaequilonga, ramulis infimis etiam subalatis rachide paulo
breviorilus, patentibus, bracteis minutissimis. Flores 5-meri, heterostyli,
— ` uns
breviter pedicellati. Ovarium 0.8 mm altum. Calyx urceolaris 0,3 mm altus,
margine vix notabile 5-lobato. Corolla colore ignoto, tubo 3 mm longo, ad
medium fasciculis 5 pilorum alborum instructo, lobis 1,2 mm longis. Stamina
n flore dolichostylo ad medium tubum inserta; antherae subsessiles, 1 mm
longae, subbasifixae, т extremo obtusae. Granula pollinis 3-pora
depresse globosa, 38 2 diam., 32 џ alta. Discus 0,5 mm altus, glaber. IM
in flore qallshastyla 2,5 mm longus glaber; stigmata 2 filiformia 0,9 mm lon
Drupa globosa, rubra, 2-pyrena; pyrenae facie ventrali planae, facie dorsali
ecostatae. Semina testa jam ventrali fissuris 2 vix notabile excavata et
albumine non ruminato instructa.
Habitat partem Madagascaris orientalem,
DAGASCAR. — Côte Est, s. l. Chapelier s. n. P, f. dolichoslyla,
typus, « petit arbrisseau, nom. vern. « AMALON-MANTA »; Baie d'Antongril,
Mazoa, Mocquerys 344 G; Forêt de Didy, Calal 1784 et 1796 P, < arbre >;
Sainte-Marie, Tafondrou, Boivin 1760 P; Distr. de Brickaville, canton
d'Ambalozondra, Andranampony, vers 350 m, Cours 4531 P, < arbuste
э m ». Prov. d'Andovoranto, distr. d'Anivorano, pie de Volilongo, près
Fetromby, vers 400 m, Viguier et Humbert 538 P; Réserve по 1, Betam-
pona, poste Hendrirendry, sommet de Vohimarangitra, alt. 1.200 m,
Cours 2555 P, f. оке « 1-2 m, inflorescences tombantes >, пот
vern. < TAOLON AMALO »; distr. Tamatave, canton Ambodiriana,
Réserve n° 1, Pere 2884 P, « arbre >; ibidem, Alfred Martin 6455 Р;
distr. de Moramanga, Lakato, Decary 18232 et 18249 P, < arbuste »;
sud de Moramanga, id. 18185 P, « buisson »; sud de Mangabe, alt. 1.200 m,
Cours 2511 P, « arbuste 1,50 m, inflorescences tombantes », nom vern.
« AMALOMANTA », « pour les maux de ventre des enfants »; de Nonokambo
à Varaina, alt. 1.200 m, Cours 2374 P.
e matériel est assez variable dans les dimensions des feuilles et des
ы ces et je ne suis pas tout à fait convaincu que tous les échantil-
lons cités ci-dessus appartiennent à une seule espéce. Malheureusement
comme la plupart des échantillons ne sont pas it cag il est pour le
moment impossible d'arriver à une décision définitiv
Le Ps. pachygrammala et le Ps. microgrammala out été décrits dans
les annotations sur les étiquettes des collecteurs comme des arbustes et
des arbrisseaux, méme comme des « arbres » et ils différent donc dans leur
port de toutes les autres espéces de ce groupe.
7. Psychotria himanthophylla Brem. spec. nov. — Typus Decary
10087 P
Inter species bacteriophilas madagascarienses foliis longis et angustis
faciliter noscenda.
uffrutex circ. 0.5 mm altus, simplex vel parce ramosis, glaber. Caulis
pars novella paulum complanata, 1.2-1,5 mm diam., sicc. fucescens vel ni-
grescens; pars veterior subteres; internodia 1,5-3 cm longa. Folia opposita,
in petiolum 1-1,5 cm longum contracta; lamina linearis, 13-18 cm longa et
1-1,4 cm lata, apicem et basin versus sensim contracta, subcoriacea, sicc.
= 7 —
supra fusca, subtus dilute brunnea, costa utrimque —2 subtus colore
saturatiore distincta, nervis utroque latere costae 16-20, —
paucis et parvis, breviter lobatis, subtus sicc. nigris. Stipulae e basi ovata in
lobos anguste triangulares circ. 2 mm longos fissae. Inflorescentia nid
subalato 4- 5 em longo elata, paniculiformis, rachide subalata pedunculo plus
quam bis breviore, ramulis infimis etiam subalatis rachidi subaequilongis,
patentibus, bracteis caducis non visis. Flores non visi. Drupa rubra, sicc
circ. 5 mm alta et diam., bipyrena; pyrenae facie ventrali planae, facie dorsali
ecostatae. Semina testa facie ventrali fissuris 2 vix notabile excavata, albu-
mine non ruminato instructa.
Habitat partem Madagascaris australem.
MADAGASCAR (Sud) : Distr. de Fort Dauphin, Ivoro, alt. 400 m,
Decary 10087 P, typus, < forêt humide >; ibidem, Col du Manangotry,
alt. 500-700 m, id. 10466 P; Vallée du Mandrare, affluent de la Manam-
panihy, montagne au sud de Tamandava, alt. 300 m, Humbert 20481 P;
l. Du Petit-Thouars, s. n.
L'échantillon de l'herbier de Du Petit-Thouars diffère des autres
par les entrenceuds assez distinctement bicostulés, par ses feuilles plus
ou moins bulleuses avec les nervures latérales dirigées presque perpendi-
culairement à la nervure médiane et par la présence d'un plus grand nom-
bre de bactériocécidies.
Le 9 juillet. 1959.
LES GRAMINÉES
DANS L'ŒUVRE DE PERRIER DE LA BATHIE
par Aimée CAMUS
PERRIER DE LA BÁTHIE a certainement porté une attention particulière
sur les Bambous dont il a recueilli un grand nombre, qui sont bien repré-
sentés, le plus souvent fleuris; la floraison n'a pourtant lieu le plus souvent
qu'à intervalles assez longs.
I. Sous-famille des Bambusoideae.
Naslus Perrieri А. Cam., à chaumes grêles, diffus, feuilles petites,
épis formés de 3-4 épillets er ug à fleur terminale rudimentaire
caractérisée, comme dans tout le genre. A été découvert, par Perrier,
au Mt Tsaratanana, dans la silve à lichens, puis trouvé, par le Profes-
seur Humbert, dans la vallée de la Loko ho.
N. ambrensis A. Cam., que Perrier a découvert, dans la forêt d'Ambre,
vers 1.000 m, pouvant atteindre 15 m, s'appuyant sur les arbres et
arbustes, à faux-épis de 8-10 cm, terminant un rameau feuillé de 30 à
40 cm, densément tomenteux.
Du méme genre, Perrier a récolté le premier le N. manongarivensis
— 55 —
A. Cam., qui forme des fourrés épais, ne dépassant pas 2 m de haut, à
chaumes dressés, puis très rameux, à rameaux florifères inégaux dans le
méme verticille, le N. madagascariensis A. bag, bambou-liane, à ramili-
cation indéfinie, monocarpique, le N. elor plus A. Cam., de l'Andrin-
gitra, bambou-liane, atteignant 100-200 m gem long, d’après ir por-
tant des rameaux assez longs, subverticillés, s'appuyant sur les a
Le N. arislalus А. Cam., à chaumes gréles, longs de 1-2 m, à rameaux
florifères nombreux, verticillés, portant 1 à 2 épillets, monocarpique,
mais dont la floraison sur un pied dure parfois plus d'un an, a été décou-
vert, d'abord dans le massif de Manongarivo et de l'Analamazaotra, le
'. {saralananensis de la silve à lichens du Mt Tsaratanana.
Arundinaria Perrieri A. Cam., des cimes du massif de Manongarivo,
vers 1.000 m, à chaumes de 4-7 m, portant des feuilles étroites, hirsutes
vers la base, à nervures transversales trés visibles. A. madagascariensis
A. Cam., de la silve à lichens du Tsaratanana, alt. 2.000-2.800 m, à épillets
assez longs, fleurs espacées, feuilles étroites et poilues.
Hickelia madagascariensis C Bambou grimpant, atteignant
parfois 50 m, faible, à chaumes retombant de tous cótés, à capitules
denses, terminaux, ou espacés sur le même rameau, épillets à 3 fleurs,
les inférieures stériles, la supérieure fertile, à 3-5 glumes stériles à la
base, persistantes, à glumelle de la fleur fertile ventrue, à la fin indurée,
multinervée, à paléa dure, sans carène, ressemblant à la glumelle, à 6 éta-
mines libres, à ovaire ovoide, sillonné longitudinalement, rostré, à styles
allongés, dilatés, presque en calyptre à la base, découvert par Perrier,
au sud d'Ambositra, alt. 1.600 m
Cephalostachgum Perriert A. Cam bambou-liane, très rampant à
la base, grimpant, très tortueux, à feuilles tessellées, capitules foncés, à
épillets raides. non plumeux, stériles ou fertiles, feuilles involucrales courtes,
de la forêt ombrophile orientale
D l'Analamazaotra, Perrier a découvert le C. madagascariense,
qui, d’après lui, a un port intermédiaire entre l'Ochlandra et les Bambous-
lianes, le plus gros des Bambous malgaches, atteignant 18 à 22 m, à
chaumes de 15-20 cm de diam. à la base, très rameux, à rameaux grêles,
pendants à l'extrémité, capitules en oursins de 3-4 cm de diam., non
plumeux, entourés à la base de feuilles cordées, glumelle de la fleur
fertile subspinescente. D'aprés Perrier, si chaque chaume ne fleurit qu'une
fois, l'espéce semble durer ds ips par rejet.
Schizoslachjyum Perrieri А. Cam. Ce bambou, à chaumes dressés,
rigides, hauts de 2-8 m, muni de E verticilles de rameaux pen-
dants, à limbe sétacé-cuspidé, à veinules transversales visibles, à gaines
caulinaires couvertes en partie de poils piquants, à creillettes linéaires,
allongées, longuement fimbriées, a été découvert, par Perrier, sur le M
Tsaratanana. Les échantillons ont été récoltés sur un pied unique qui
donnait déjà des rejets.
Ochlandra Perrieri А. Cam., assez rare, proche de ГО. capilala G. Cam.,
mais du N.-O. de "ri gat alors que le second est répandu dans le
r B
H
Sambirano et à
4
Pseudocoiz Perrieri A. Cam., bambou-liane presque grimpant,
pouvant atteindre 50-60 m et plus de long, à chaumes gros, durs, feuilles
non tessellées, à gros épillets entourés de gaines, formant une sorte de
faux-fruit luisant, muni de poils raides, foncés, à péricarpe peu épais,
séparable, découvert dans le sous-bois brûlé du Mt Tsaratanana, entre
2 t 2.400 m d'alt
Le genre Perrierbambus, que j'ai eu l'honneur de dédier à Perrier,
a été créé pour l'un des bambous les plus curieux de l'ile, trés caractéris-
tique de « la flore sous le Vent » de Perrier. Ce genre comprend deux espèces
qui présentent le caractère commun d’être “dépouillées de leurs feuilles
pendant 6 à 7 mois de l’année, correspondant à la saison sèche de la
région. Les inflorescences sont formées de ramules fasciculés portant
de petits épillets entourés de feuilles bractéales à limbe très réduit, très
caduc, les épillets sont à une seule fleur fertile, à paléa arrondie dorsale-
ment, non carénée, les styles distincts de la base, les fruits à péricarpe
séparable.
Le P. isarasaotrensis, récolté par Perrier, prés d'un village hova qui
n'existe plus, les bois ayant été incendiés, d'aprés Perrier, qui n'a pu
retrouver cette espèce en fleurs. Il est répandu dans la région du Sambirano
jusqu'à la région S.-W. et au 3. (lettre de Perrier).
Le P. madagascarieneis A. Cam., bambou haut de 5 à 6 m, recourbé
au sommet en forme de plume d'autruche, a d'abord été découvert
dans le bassin de la Loky, par Perrier, puis de la Mahavavy du N. et de la
Manankolala. Il est localisé dans la région occidentale située au N. du
Sambirano.
II. Sous-famille des Pooideae.
En dehors des Bambusoideae et pour ne pas trop étendre cette note,
dans les autres sous-familles je citerai seulement les espèces les plus remar-
quables qui sans avoir été dédiées à Perrier ont été récoltées par lui pour
is.
Poa Perrieri A. Cam., de B Vice alt. 2.000 m, qui rappelle
un peu le P. borbonica et le P. ankaralrensis A. Cam. et Perr., assez ré-
pandu dans l'Ankaratra, le P. Senger A. Cam., plante gazonnante
le P. madagascariensis A. Cam., à stolons courts.
Fesluca Perrieri A. Cam., des sols tourbeux de l'Andringitra.
Brachypodium Perrieri A. Cam., du Mt Tsiafajavona, alt. 2. 000 m,
assez riche en endémiques
romus andringitrensis A. Cam., à longs épillets très fragiles, vivant
d alt.
Pseudobromus biflorus &. Cam., du sous-bois herbacé du Tsaratanana,
alt. 2.000 m, et P. breviligulatus Stapf dont le type provenant de l'Andrin-
gitra a été récolté par Perrier et décrit par Stapf.
Viguierella madagascariensis A. Cam. et Stapf, genre nouveau, trës
curieux, récolté d'abord par Perrier à Majunga, puis en plusieurs localités.
ragroslis Perrieri A. Cam., découvert sur les pentes du Mt Tsiton-
droina, à épillets subsessiles et glumes très étroites.
E. ambohibengensis À. Cam., des rochers granitiques du Mt Ambohi-
benga, Dom.
E. ciliaris R. Br. subsp. Balhiei А. Cam., à rege ence dense,
contractée, des iles Europa, Juan de Nova et Barren.
. boinensis A. Cam., de l'Ouest, proche de Г Е, Chapelier
E. ambrensis A. Cam., des bords du lac Maudit, dans le massif
d'Ambre, à rameaux de la panicule couverts d'épillets jusqu'à la base.
. bemarivensis A. Cam. de l'Ouest et E. slolonifera A. Cam., du
Centre, alt. 1.500-2.000 m.
Eben Perrieri ые eg > découvert раг Perrier dans les
dunes des environs de Maj
Tripogon calcicolus А. Dei. vivant dans le Sud-Ouest, sur le cal-
caire de Manampetsa, à racines nombreuses et allongées, à épillets infé-
rieurs bien plus espacés que les supérieurs.
Agroslis lsaralananensis А. Cam., du Mt Tsaratanana, alt. 2.000 m
et À. trachyphylla жч subsp. madecassa A. Camus, à souche vivace,
des environs d'Antsirabé, alt. 2.000 m.
Sporobolus usis. A. Cam., plante trës densément cespiteuse,
des environs d'Antsirabé, alt. 1.500 m.
Arislida Perrieri A. Cam., rare, des sources thermales d'Antsirabé,
alt. KÉ m, en grosses touffes, à inflorescence courte et. compacte.
A. ambongensis A. Cam., plante très cassante, vivace, à panicule
effuse, "rs épillets longs de 6- 6,6 cm, iion inégales; et A. lenuissima
A. Cam., du Mt Belamboamy, alt. 1.
Loudelia Perrieri А. Cam. ' plante à panicule très lâche, étroite, épillets
plus grands que dans le L. slipoides, à fleur supérieure plus allongée,
d'Antsirabé, alt. 1.500 m; peu répandu.
Danthonia isaralananensis A. Cam., formant des touffes de plus de
1 m en tous sens, de la brousse éricoïde des cimes, alt. 2.200-2.880 m.
Penlaschislis Perrieri A. Cam., du massif de l'Ankaratra, fentes des
rocailles et P. andringilrensis A. "Сат du massif de l'Andringitra.
Chloris Perrieri A. Cam., des sables du Sud-Ouest (Manampetsa,
Mahafaly) et C. ramosissima A. Cam., à chaumes trés rameux, des
rocailles calcaires du Sud-Ouest.
Neostapfiella. Genre de Chlorideae, à I biflores, glumes persis-
Lantes, à rachéole articulée au-dessus des glumes et poilue-ciliée sous la
Les deux premières espèces ph tante connues,
récoltées par Perrier, sont le N. Perrieri А. Cam. de l'Ankarafantsika,
pr. Marovoay et le N. chloridantha A. Cam. découvert dans les marais
salants de Bombetoke.
III. Sous-famille des Oryzoideae.
oupe aberrant, hygrophile, ayant certains caractères primitifs
(вршен 1-Погеѕ), parfois monoiques, parfois aussi à 6 étami
ryza Perrieri A. Cam., riz haut de 8-12 cm, découvert, par Perrier,
au bord d'un lac près de Majunga, à inflorescence trés grêle, presque
ы BR uL
simple, à épillets longs de 4 mm; glumelle à aristule de 1,5 mm, caryopse
(jeune) ruguleux.
IV. Sous-famille des Panicoideae.
Yvesia madagascariensis А. Cam. Genre découvert par Perrier à
Majunga et Bombetoke. Petite Graminée à chaumes très fragiles, munie
au sommet de 3 à 4 grappes spiciformes, et, à la base, de feuilles rappro-
chées en rosette rigide. `
Digitaria Perrieri А. Cam., plante en touffes annuelles, naines, molles,
trés ténues, à chaumes rampants, des endroits tourbeux de l'Andrin-
gitra.
муу урани A. Cam., plante vivace, еп touffes denses, à chaumes
subligneux à à la base, grappes spiciformes isolées, deis courtes, des rocailles
de la brousse éricoide de l'Ankaratra, enva Le.
D. andringilrensis A. Cam., à chaumes ergi rampants à la
base, à i dti inégalement pédicellés, de l'Andringitra.
D. glauca A. Cam., plante glauque, pruineuse, de l'Ouest.
d calcicolum A. Cam., de Manampetsa, Sud-Ouest et А. ma-
nongarivense, curieuse espéce du sous- -bois herbacé du massif de Manon-
garivo, alt. 800-1. m.
Ps seudechinolaena Perrieri А. Cam., très localisé dans le Dom. de
l'Ouest, alors que le P. polystachya Stapf est trés disséminé et peu rare.
Brachiaria Perrieri À. Cam., à épillets munis d
sale de poils pourpres, i e dans le Centre (Ouest), à Ambalavao, le
B. subrosiraia А. Cam., créte transversale et épillets subrostrés, le
B. anlsirabensis А. Cam., du Centre, le B. Isiafajavonensis du Mt Tsiafa-
javona, vers 2.100 m, le B. dimorpha А. Cam., des tourbières de l'An-
dringitra
| Paspalidium ankarense A. Cam., du plateau de (Ankara (Dom. de
"Опе
DEE E Perrieri А. Cam. et. P. manongarivensis, Lous deux du
massif de Manongarivo, le premier du sous-bois herbacé, vers 1.600 m,
le second qui forme de 800 à 2.000 m des fourrés hauts de 2 m, trés épais
et trés inflammables. — P. Viguieri A. Cam., espèce humicole de F Anala-
mazoatra, vers 800 m
Panicum Perrieri A. Cam X espëce décombante, à feuilles basales
rapprochées en rosette rigide, à panicule courte, de l'Andringitra, а
2.200 m.
P. Flacourlii A. Cam., trés gréle, du massif du Tsaratanana, parait
rare.
manongarivense A. Cam., plante des rocailles ombragées, à pani-
cules ne pédicelles très gréles, munis au sommet de cils hyalins
dépassant le très petit épillet.
P. spergulifolium, vivace, formant des fourrés épais de 1 m de haut
et de diam., à feuilles étroites, souvent fasciculées, à panicule très lâche,
— 59 —
à la fin étalée, vivant dans les anfractuosités des rocailles de l'Andrin-
gitra, entre 2.200 et 2.500 m
P. andringilrense А. Cam., vivace, sarmenteux, grégaire, formant des
fourrés épais, hauts de 3 m, entre 1.500 et 2.400 m et. P. ambosilrense
А. Cam., plante grimpante, du sous-bois herbacé, atteignant 2 m et le
{гёз curieux P. decani tumpaq A. Cam., de la brousse éricoide vers 2.500 m,
à port raide, chaumes ligneux, trés rameux, à petites feuilles rappelant
comme forme celles Ki Сургёз, à inflorescence réduite à un épillet.
rattachant au бу Panicum les espéces suivantes du sous-genre
Putin A. : Panicum neoperrieri А. Cam., sous-frutescent
à la base, se Toni ra sur les buissons, de l'Andringitra, vers 1.600 m;
P. Balhiei A. Cam. à chaumes sarmenteux. s'allongeant sur les taillis
du Firingalava et du Bemarivo; P. neobalhiei A. Cam., à panicule ic re,
pédicelles longuement ciliés, du Mt Tsaratanana; P. ihosyense A. Ca
à chaumes sous-frutescents, épillets courts, ventrus, fleurs fertiles bens
foncé,
parue Zei anlsirabensis A. Cam., à épillets glabres, plus gros que
dans le S. evalieri, croissant vers 1.500 m, aux environs d'Antsirabé.
ech SC A. Cam., curieuse — ч panicule assez large,
poilue, récoltée à Itremo, alt. 1.200 m, par Per
S. Balhiei. — De la sect. Eu- Selaria, à épillets longuement ciliés, pro-
venant d'Itremo, alt. 2.000 m.
ouarea Perrieri А. Cam. — Remarquable par son axe floral dorsi-
ventral assez large, de 2,5-3 mm, se repliant aprés la fécondation, à faux-
fruit trés anguleux, muni de crêtes ailées, à enveloppe accrescente, durcie,
lignifiée 1, décrit d’après des échantillons de Perrier (Ouest et Nord).
Lecomlella madagascariensis A. Cam., découvert par Perrier, dans
l'Andringitra, qui est le type unique de la tribu aberrante des Lecomlellae.
à
V. Sous-famille des Andropogonoideae.
Dimeria Perrieri A. Cam., des chutes de l'Tkopa, lieux humides
rochers du Mt Ambohibenga; D. manongarivensis À. Cam., des rocailles
humides des montagnes du Manongarivo, vers 1.000 m.
Andropogon Perrieri A. Cam., de l'Ouest, au-dessous de 400 m
нарин ivohibense À. Cam., du Centre (5.), А. ны
А. ‚ де Іа savoka à Philippia; A. D? A. Cam., du Mt. Ibity,
ben? d' Antsirabé, ces derniers du Dom. central, déc ouverts par Perrier.
Schizachyrium ambalavense А. Cam., à ailes du rachis plus larges
que les épillets sessiles, récolté par Perrier, aux environs d'Ambalavao
(Betsileo), et sur les pentes de l'Andringitra; S. bemarivense А. Cam.,
des prairies humides de l'Ouest.
Dichanthium andringilrense А. Cam. récolté dans le massif de l'An-
dringitra, entre 1.800 et 2.400 m
1. A. Camus in Bull. Soc. bol. Fr., 75 (1928) 912.
— B9 —
Arlhrazon anlsirabensis A. Cam., découvert par Perrier aux envi-
rons d'Antsirabé, alt. 1.500 m
Urelytrum madagascariense А. Cam., dont le type, à deux grappes
contigués, a été découvert par Perrier dans le Centre et l'Ouest de la grande
ile.
Ce travail montre quelle importance ont eue les explorations de Perrier
à Madagascar pour la connaissance de cette grande famille et les obser-
vations précieuses qu'il a fait connaitre.
CONTRIBUTIONS A L'ÉTUDE DE LA FLORE
FORESTIERE DE MADAGASCAR
par R. CAPURON
1. IDENTITÉ DU GENRE « LEIOCLUSIA » H. BAILLON.
Dans le Bulletin de la Société Linnéenne de Paris (T. I (1880) 244)
Baillon décrivait le Leioclusia boiriniana. Le type de ce genre nouveau
et de cette espèce nouvelle est constitué par deux parts d'un échantillon
récolté par Boivin à l'Ile Sainte-Marie en avril 1851. Ces deux parts
sont conservées au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Plus
tard, Baillon faisait figurer cette espéce par d'Apreval dans l'Histoire
Naturelle des Plantes de Madagascar, à la planche 346.
Dans la description précitée, Baillon attribuait cette plante « avec
quelques doutes aux Clusiacées >x. Perrier de la Bàthie dans ses publi-
cations sur les Guttiferes malgaches excluait ce genre de celte famille
sans lui attribuer d'autre place. Nous avons pu examiner les échantillons
de Boivin et cet examen nous a convaincu qu'il s'agit d'une Apocynacée
appartenant au genre Carissa. Les caractères de cette plante sont tout à
fait ceux de plusieurs représentants de ce genre de la Région malgache :
rameaux légérement renflés au niveau d'insertion des feuilles, "aspect
caractéristique du limbe à sa face inférieure, enfin caracteres donnés
par Baillon dans sa description, ou déduits de l'examen de la planche de
d'Apreval. Il est curieux de noter d'ailleurs que d'Apreval a figuré la
corolle de cette plante alors que dans la description du genre Baillon
notait que « ce qu'il présente de plus remarquable est l'absence de corolle;
mais celle-ci n'existe pas dans des boutons qui semblent ne s'étre jamais
ouverts ». En réalité, les échantillons sont en fleurs passées, certaines
viennent de perdre leur corolle depuis trés peu de temps, d'autres ont un
ovaire qui a subi un début de développement en fruit. Pour ce qui est
de lattribution spécifique de ce Carissa, nous pensons qu'il pourrait
s'agir d'une des nombreuses formes du Carissa edulis Vahl.
— 61
2. SUR DEUX PLANTES RAPPORTÉES А ТОВТ А LA FAMILLE DES
SAPINDACÉES.
С
En effectuant, pour la Flore de Madagascar publiée sous la direction
du Professeur Humbert, la révision de la famille des Sapindacées, nous
avons été amené à examiner deux plantes rapportées à tort à cette
famille. La première a été décrite par Poiret comme Nephelium, l'autre
l'a été par Baillon sous le nom de Stelechanleria lhouarsiana.
a) Identité du Nephelium malgache de Poiret.
Dans l'Encyclopédie Méthodique, Botanique, du citoyen Lamarck,
Poiret, dans le tome IV de cet ouvrage (p. 461), décrit une plante qu'il
rapproche, avec un point de doute, des Nephelium. L'auteur s'exprime
« А la suite de cette plante (Nephelium lappaceum) j'ai observé dans
l'herbier du citoyen Lamarck une autre plante qui approche singulière-
ment de celle que je viens de décrire; mais comme elle ne se trouve qu'en
fruits, je n'ai pas pu prononcer définitivement. Je me bornerai donc ici
à la faire connaitre, telle qu'elle se trouve, réservant à d'autres observa-
Leurs le soin de nous en donner des détails plus étendus, s'ils peuvent la
rencontrer en fleurs. »
«C’est un arbre ou un arbrisseau dont l'écorce des branches est grisâtre,
un peu velue : ces rameaux sont alternes, chargés de feuilles simples,
,
opposées, lancéolées, terminées par une trés longue pointe, portées
sur des pétioles courts, tomenteux, comme pulvérulents. Les fleurs
sont axillaires, meer portées sur des pédoncules simples, longs, velus,
les fruits sont s t deux réunis. C'est une drupe, l'enveloppe est une
coque coriace hérissée de pointes assez roides, droites, en épingles, velues
et éparses sans ordre. Il n'y a qu'une seule loge qui renferme une amande
arrondie. »
« Il est aisé de sentir les différences de cette plante d'avec la précédente.
Ses fruits deux fois plus petits, hérissés de pointes droites, velues et non
та comme dans Іа d D'ailleurs ses feuilles sont simples,
rameau au citoyen EAE »
En examinant les Sapindacées de l'Herbier Lamarck conservé dans
les collections du Muséum d'Histoire Naturelle, nous n'avons pas retrouvé
cette plante. Nous nous demandions quelle pouvait étre cette Néphéliée
lorsque, par hasard, parcourant cet herbier, nous avons retrouvé l'échan-
tillon de Sonnerat classé parmi les Sterculiacées, au voisinage des Buellne-
ria. Il s'agit en fait d'une Euphorbiacée, largement répandue dans la
région orientale de Madagascar, le Deuteromallotus acuminalus (H. Bail-
Pax et
long des cours d'eau, vers les basses et moyennes altitudes; elle est connue
ü m `
sous les noms vernaculaires de T'sinoronoro, Hafokalalao, Tavarandriana,
elec...
b) Le Slelechanleria thouarsiana H. Baillon.
Non signalé, sauf erreur de notre part, dans l'Index de Kew, le Stele-
chanteria lhouarsiana a été décrit dans le tome IV de la revue Adansonia
(1863-4, p. 147) et classé par son auteur, avec un point de doute, parmi
les Euphorbiacées. Dans le tome V de son Histoire des Plantes (1874,
p. 153, note 18) Baillon reprenait la description du genre en ces termes :
« leria (Dup. Th., ex. Н. Bn, in Adansonia, IV, 147. Fleurs màles
disposées en petite bouquets sur les tiges. Calice 3-mére imbriqué. Éta-
mines 4,5 à anthères introrses, à filets insérés en dehors d'un grand disque
monophylle, urcéolé, aussi haut que le calice, rétréci vers son ouverture
supérieure et à bords inégalement découpés. Fleurs femelles... ? Plante
de Madagascar (Euphorbiacée? biovulée?). ». Une vingtaine d'années
plus tard, dans une < Note sur un Didierea > Baillon assimilait sa plante à
une Sapindacée; dans le Bulletin de la Société Linnéenne de Paris (T. П,
1895, 1184) il écrivait en effet : « Les Didierea sont des Sapindacées dans
lesquelles elles vont représenter une série anormale; ils offrent plus d'une
analogie avec les S ia de Dupetit- -Thouars (qui sont les Colylo-
discus. de M. Radlkofer). »
Effe ectuant la révision des Sapindacées malgaches, nous avons été
amené à examiner l'échantillon de Du Petit-Thouars dont il existe deux
parts dans l'Herbier du Muséum de Paris; une faible part se trouve dans
la collection des types de Baillon, l'autre dans les collections de Г Herbier
de Madagascar. Cette derniére consiste en un petit sachet oü seules des
fleurs sont conservées. La feuille d'herbier sur laquelle est fixé le sachet
porte un dessin, probablement de la main de Baillon, qui figure un pétale
Ce pétale est own d'un Cotylodiscus dies specu Radlk., c'est-à-dire
d'une Sapindacée et n'a aucun rapport avec la description du Stelechan-
leria. L'examen de ces fleurs nous porte à croire que la première opinion
de Baillon était la bonne et que la plante appartient bien aux Euphor-
biacées, et probablement au genre Drypeles. Ce genre est représenté à
Madagascar par plusieurs espéces, de types trés variés, à feuilles alternes ou
opposées, entières ou dentées, à fleurs axillaires ou insérées sur le tronc ou
les branches. C'est parmi ges dernières, dont le plan d'organisation
correspond à celui du S leria qu'il conviendrait de rechercher sa
place exacte.
3. OBSERVATIONS SUR LES ÍCACINACÉES.
a) Identité de l'Apodyles thouarsiana Н. Baillon.
L’A podytes thouarsiana а été figuré pour la première fois par Baillon
dans l'Atlas de l'Histoire Naturelle des Plantes de Madagascar. Perrier
de la Bàthie dans ses publications sur les Icacinacées malgaches a signalé
les caractères de cette plante insolite pour un Apodyles (fleurs tétrameres
eg, ilb.
et style presque apical). Il considérait cette espéce comme « énigmatique »
et suggérant qu'elle pouvait peut-être provenir de l'Ile Maurice.
Ayant pu examiner l'échantillon de Du Petit-Thouars qui a servi de
type à Baillon nous y avons reconnu une Lauracée et plus exactement
un Polameia.
Cette plante ne diffère pes spécifiquement selon nous du Polameia
obovala Kostermans, espéce assez largement répandue dans la Région
Orientale. Le statut de "эче s'établit donc ainsi
Potameia thouarsiana (Н. Вп.) Н. Capuron comb. nov. - Apodyles
thouarsiana H. Bn. ex. Grandidier, Hist. Nat Madag., Bot., Atlas, ТУ
(1892), t. 237; H. Perrier de la Bâthie in Mém. Mus., XVIII (1944), 293 et
in Humbert, Flore de Madag. 119* fam. (1952), 15. — Polameia obovala
Kosterm. in Not. Syst. VIII (1939), 76.
b) Apodytes macrocarpa Н. Capuron spec. nov.
Arbor 20-25 m alta, ramulis glabris, robustis (5- -7 mm diam.). angulosis,
in sicco statu nigricantibus. Folia alterna apicem versus - conferta,
glabra. Petioli robusti (4-16 mm longi, 4-5 mm lati) supra plani vel dos
"Popes qa basi laminae decurrentis marginati. а [(9-) 13-31 х (4-)
5-1 . + longe obovata, basin versus longe attenuata, basi acuta vel
“watay piden. apice rotundata vel obtusa vel ны marginibus
integris subrevolutis, nervo mediano supra plano, infra valde prominente,
costis utrinque 9-15 prominentibus, obliquis, praeter marginem arcuatis.
iculae terminales amplae, ramosissimae, pyramidales (ad 20-25 x 15-
20 сш) axibus + dense adpresseque fulvo-sericeis. Bracteae inferiores food
lanceolatae, 6-8 mm longae, sericeo-pubescentes, mox deciduae, superiores
triangulares, acutae, minores (circa mm longae), caducae. eco sedi
iculares, minutae. Flores sessiles, alabastro cylindraceo 4,5 mm longo;
calyx кынасы дун articulatus, glabrescens vel glaber, s mm altus,
obis 5 triangulari rvis breviter ciliatis, per anthesin - patentibus;
petala 5, oblongo- q unata (4.5 >x 0,8 mm), per anthesin patentia, apicem
versus marginibus revolutis, mox decidua, glabra; stamina filamentis
apice M xr eias (3 mm longas) aequantibus; antherae oscillantes
2-loculares, и inter se subliberis, parallelis. Ovarium lageniforme, pilis
densissime vestitum, 3,5 mm longum, stylo glabro. Fructus drupaceus,
carnosus, in vivo pui aurantiacus, subglobosus vel leviter cylindraceo-
transversus, parum lateraliter compressus, magnus (in vivo statu ad 42 mm
longus et 30 mm altus, in sicco statu ad 30 х 24 mm); exocarpio carnoso
5-7 mm (in vivo) crasso, stylo persistente lateraliter disposito, disco (a
pericarpio colore indistincto) 13 mm crasso; endocarpio osseo (25 20 mm);
— ne minimo (2 mm longo).
T. — Betaindrafia, Andapa, 9284-5 F (Fr., 14-11-1954, Fotatrala) ;
environs de la Baie d'Antongil, bassin de la Fananehana, bords d'un
cours d'eau entre Anena et “Aditavolo, 8949-SF (Fl. Fr., 28-1-1954)
(Type); Soanierana-Ivongo, 2331-SF (Fr., 27-12-1949, Lengolrozona);
- Ш
environs d'Anivoranokely et d'Andrambolahy kely, Ambalarondra,
Brickaville, Cours 4490 (FL, 20-4-1951); Adibongo, près de Beforona
ct. de Moramanga, 6591-SF (F1., 9-9-1952, Lengo).
Cette espéce est remarquable par ses grandes feuilles et surtout ses
trés gros fruits qui s'éloignent assez par leur forme de ceux des autres
espèces du même genre. Dans les autres Apodyles en effet, le disque, qui
s'accroît considérable ment aprés l'anthése, forme une excroissance
parfaitement distincte du reste du fruit par sa consistance et sa couleur
(le disque est rouge sur le frais tandis que le reste du fruit est noir).
Dans Г A podyles macrocarpa, il n'y a aucune séparation nette entre les
deux parties qui sont toutes deux d'une belle couleur jaune orangé. Sur
le frais, le fruit a une odeur trés fine, rappelant celle des brugnons.
A Madagascar, le genre Apodyles est donc représenté par deux espèces,
celle que nous venons de décrire et l Apodyles dimidiala E. Mey. Perrier
de la Bâthie a distingué dans cette espèce plusieurs variétés et formes et,
en particulier, il a ramené au rang variétal l'espéece que Danguy avait
distinguée sous le nom d’ Apodyles Thouvenolii. Nous avons observé
dans les collections du Service Forestier de nombreux exemplaires qui
`
peuvent étre rattachés à ce dernier; tous ont des feuilles assez coriaces,
qu'ils sont plus gros également que dans cette dernière. De nouveaux
лты еп T seraient nécessaires pour pouvoir juger de la valeur
de ce caractère, qui, s'il s'avérait constant, pourrait à notre avis autoriser
le eder zerek gé l'Apodyles Thouvenolii Danguy comme espéce ou tout
au moins comme sous-espèce.
c) Au sujet du Grisollea myrianthea Н. Baillon.
Les fleurs de cette espèce sont unisexuées dioiques ` les fleurs femelles
y sont dites munies de pétales alors que les fleurs mâles n'en posséderaient
pas. Ayant été amené à vérifier cette assertion, nous avons pu constater
mâles sont (4-) 5-7-méres. Le calice est cupuliforme, plus ou moins pro-
fondément denté sur les bords; assez fréquemment on peut observer une
concrescence partielle entre les calices de deux fleurs voisines. Toutes les
fleurs que nous avons observées nous ont montré une corolle plus ou moins
développée. Dans certains échantillons il y a, d'une facon normale, autant
de pétales que de sépales; dans quelques fleurs cependant, un pétale
(plus rarement deux) peut manquer; ces pétales sont étroitement lancéo-
lés, pubescents, un peu plus longs que le calice, libres entre eux
Dans d'autres échantillons le nombre des pétales est, plus faible que le
nombre des lobes du calice et fréquemment s'abaisse à deux ou même
une seule unité; alors que certains pétales sont normaux, d'autres sont
réduits à de sim ples bàtonnets ou avortent c complàtement. Dans la pre-
mière catégorie se placent les échantillons provenant de la Montagne
d'Ambre, l'échantillon 5955-SF des Comores et un seul échantillon pro-
EM QM
venant de la Région de Fort Carnot (15309-S Е). П convient de noter que
toutes ces plantes, à l'exception de la dernière, présentent un ensemble de
caractères communs qui ne se rencontreront pas dans la deuxième caté-
gorie : les filets staminaux sont glabres, les feuilles sont assez nettement
obovales et en général trés atténuées-aigués à la base; il semble s'agir en
outre d'arbres atteignant d'assez fortes dimensions (jusqu'à 20 m de
hauteur) et non inféodés aux stations humides. Dans la deuxieme caté-
gorie viennent se placer les plantes provenant de la région orientale de
Madagascar (y compris l'échantillon 15309-SF qui, à part sa corolle
isomère, en présente tous les caractères) : ici les filets staminaux sont
pubescents, les feuilles sont plus nettement ovales, moins aiguës à la
base; il s'agirait enfin de simples arbustes croissant le long des ruisseaux.
Faute d'échantillons plus complets (fleurs femelles en particulier)
nous nous contenterons, pour le moment, de signaler ces différences
sans leur attribuer de valeur taxonomi
Voici l'énumération des localités d'où proviennent les échantillons
que nous avons observés
CENTRE (Nord). — Massif de la Montagne d'Ambre, versant, Nord-
Ouest, vers 500 m d'altitude, Service Forestier 8133-SF (Fl. mâles,
15-10- 1953); id., forêt d'Ankorefo (Ankazobe) 11356-SF (Fl. mâles,
20-10-1954), 113557-SF (Fl. femelles et Fr. imm., méme date), 14875-SF
(Fl. SE Bois, 7-10-1955, Masalama).
AMBIRANO. — Massif du Maromiandra, à l'Est d'Ankaramibe, Det.
d'Ambanja, 171-R. 246 (F., 7-10-1954, Hompa à grandes feuilles).
ET CENTRE. — Bandabe Atora, Dct. de Mananara, 13-R. 107 (F.,
16-1- 1959); forêt de Didy, Det. d Atondrazaka, 9-R. 175 (F., 5-7-1952,
Nalonjerika) ; forêt d'Analamazaotra, Périnet, 573-SF (Fr., 22-3-1949);
Andriantantely Lohariandava, Det. de Brickaville, 763-R. 182 (F., 16-6-
1954, Tsilavopasina); Tsaratanana, Сіп d'Androrangavola Det. de
Marolambo 15035-SF (Fl. mâles, 21-9-1955, Bemafaitra); Marofatsy,
prés de Marolambo, 8013-SF (Fl. mâles, 13-12-1953, Mavoravina);
environs d'Anivorano, prés d'Ampasinambo, Det. de Nosy-Varika,
14748-S F (Fl. mâles, 12-10-1954, Hazompanamba); Antanjaomanga, au
nord d'Asimadinika, Poste d'Ahimanga du Sud, 51-R. 214 (F. 16-3-1954,
Henlona) ; Andakana, près d'Antsindra, Poste d'Ahimanga du Sud16295-S F
(Fl. mâles, 17-10-1955, Mafaikaly); Kianjavato, Poste d'Antsenavolo,
Dct. de Mananjary, 14439-SF (Fl. màles 26-7-1954, Odimamo); Forét
d'Ahimiera, Det. d'Ifanadiana, 14567-S F (Fl. mâles, 20-5-1954, Mafaikaly) ;
Madiorano, à l’ouest de Tolongoina, Det. de Fort-Carnot, 7128-5 F (Fl.
mâles, 19-10-1952, Mainlsoririna); environs de Fort-Carnot, 5897-5 F (FI.
mâles, 26-9-1952, Mahasalama); environs de Tambanihara, Cton d'Ifana-
diana, Fort-Carnot, 15309-S F (Fl. mâles, 4-11-1955, AkKohofolsy); vallée
de l'Iantara, Poste d'Ivohibe, 1487-SF (Fl. femelles, 11-11-1950, Vako).
COMORES. — Anjouan : forêt de M'rochidza, près de Jimilime, (ton
d'Oini, 12349-SF (Fr., 4-12-1954, Boun'ga); forêt de Bejamoudou,
5995-SF (Fl. mâles, 16-12-1952, M'Barabai).
NOT. SYS.
5
— 66
4. UN BAOBAB NOUVEAU DU NORD DE MADAGASCAR, Adansonia
Perrieri.
Dans ses plus récentes études sur les Adansonia de Madagascar, Perrier
de la Bâthie a retenu sept espèces comme habitant la Grande Пе; six de
celles-ci sont endémiques, la huitième, A. digilala L. étant considérée
comme une introduction d'origine africaine. Au cours de tournées déjà
anciennes dans la région de Diégo-Suarez nous avions observé, sur le
plateau karstique de l'Ankara, plusieurs individus d'un baobab qui
nous paraissait différer de ceux décrits jusqu'à ce jour par ses caracteres
foliaires. Faute de fleurs nous ne pouvions nous prononcer en toute cer-
titude. Nous avons eu la chance, lors d'une tournée en octobre 1958,
dans la méme région, de rencontrer ces arbres en pleine floraison. Par
plusieurs de ses caractères, cet Adansonia nous parait distinct des espèces
déjà connues et, en le décrivant comme nouveau, nous sommes heureux
de le dédier au savant botaniste qu'était Perrier de la Bàthie, savant
auquel la botanique forestiére malgache doit la majeure partie des travaux
publiés jusqu'à ce jour. Voici la description de cette espèce :
Adansonia Perrieri H. Capuron spec. nov.
Arbor excelsa, ad 20-25 m-30 m alta, trunco e basi ad ramos saepe parum
attenuato. nt crassi (1-2 cm diam.) cicatricibus delapsorum foliorum
ati. ia apice ramulorum congesta, longe (ad 13 cm) petiolata, petiolo
bee foliola (1-) 9, integra, sessilia vel perbreviter petiolulata; lamina
obovata vel obovato nasi (8- -12 x 3-4,5 ст), basi longe cuneato-attenuata,
apice plus minusve acuta, coriacea, supra pilis stellatis sparse effoeta, infra
m t
triangulares, ad 1,5 cm longae, utrinque pubescentes, tonte. Flores
erecti, circa 20 cm longi; pedunculus crassus, 2-3 em longus; bracteolae tres
ovato-triangulares, caducae; alabastrum digitiforme ante anthesim 15 cm
longum. Sepala angusta, 1-1,5 em lata, post anthesim reflexa et spiraliter con-
torta, extra densissime pilis rufis stellatis, intus pilis argenteis adpressis obtecta.
Petala (circa 17 x 3-4,5 cm), primo erecta dein reflexa utrinque adpresse
pilosa, vivo insigniter lutea. Androceum petalis subaequilongum, tubo longo
et angusto (cirea 12 x 0,4 em), filamentis multo brevioribus (circa 1,5-2,5 em).
Ovarium ovoideum, hirsutum, stylo tubum staminalem superante. Fructus
oblongus (16-22 x 8-14 cm) E e subcuspidatus, nigro-tomentosus.
pem crasso, p wes Semina generis
EST (Nord). — Plateau de Hesse vallon calcaire avec éboulis
de basaltes à l’est d'Ambondromifehy, Service Forestier 3038-SF (Folioles
et fruits recueillis sur le sol, 6-3-1951); id., quelques centaines de metres
en aval de l'exemplaire précédent, vallée, sur marnes et calcaires, 19. 000-
SF (Fl. et feuilles, fruits récoltés au sol, 13-11-1958, Type); Massif de la
Montagne d'Ambre, rive gauche de la Riviëre des Makis un peu en ava
а. р
2 Godor ge Mauroy
bouton
,
Fig. 1. — Adansonia Perrieri :
1, rameau fleuri x 1/2; 2, foliole adulte x 2/3; 3
floral x 1/2; 4, ovaire x 2/3; 5, fruit x 1/3; 6, section longitudinale d'une
graine X 1,5; 7, embryon x 1,5.
— 68 —
de la traversée de cette rivière par la piste Joffreville-Andranofanjava
vers 600 m d'alt., sur basalte, 20.076- SF (Fl. et feuilles, fruits au sol,
21-11-1958).
Мом VERNAC. : Bozy.
L'Adansonia Perrieri est un trés bel arbre que nous n'avons encore
rencontré à ce jour que dans le secteur Nord du Domaine de l'Ouest. Les
plus beaux exemplaires que nous ayons vus ne mesuraient pas loin de
25-30 m de hauteur et prés de 3 m de diamètre. D'une facon générale, leur
tronc est presque cylindrique, faiblement atténué vers le haut. Nous en
avons cependant observé un ayant un peu la forme d'une bouteille, avec
une moitié inférieure fortement renflée par rapport à la supérieure.
u
ж relativement courtes, plus ou moins étalées en forme de parasol.
euilles sont caduques et l'arbre passe la majeure partie de la
saison gie défeuillé. Les jeunes feuilles se développent un peu avant
le début de la saison des pluies et apparaissent à peu prés en méme
temps que les fleurs. C'est ainsi que certains arbres sont en fleurs alors
illeurs présenter les deux types sur des branches différentes. Les ra-
mules terminales, portant les feuilles, sont trés robustes et ont 1-2 cm
de diamètre; leur surface est marquée par les cicatrices très saillantes,
atteignent 13 à 23 cm de longeur, dont 6-12 cm pour le pétiole. Celui-ci
est robuste, rigide, cylindrique ou un peu aplati, plus ou moins striolé en
eka il est recouvert d'une pubescence courte mais dense constituée par
des poils stellés, d'un fauve-grisâtre sur le sec. Les folioles sont au nombre
de (7-) 9; elles sont sessiles (19.000-S F) ou trés brièvement pétiolulées
(20. 076-SF ). Le limbe est assez étroitement obovale ou obovale ellip-
tique, à plus grande largeur généralement vers le tiers supérieur ou un
peu au-dessous; la base du limbe est en coin trés aigu et elle est pratique-
ment décurrente jusqu'à la base du pétiolule lorsque celui- ci existe; le
sommet est plus brusquement atténué et se termine presque tojours en
pointe aigué. Adulte, le limbe est coriace et souvent un peu plié vers le
haut le long de la nervure médiane, disposition plus marquée encore sur
les feuilles jeunes. La face supérieure du limbe est munie de nombreux
poils stellés, assez longs, plus abondants sur la nervure principale et les
nervures secondaires; ces poils donnent au limbe un toucher velouté,
mais KR ne sont pas assez abondants pour cacher А simon la face infé-
fines, à peu près de niveau au-dessus, mais cependant bien visibles; en
dessous elles sont très nettement saillantes. Le réseau de nervilles est
— 89 —
saillant à la face inférieure mais il est masqué par la pubescence. Chaque
feuille est munie de deux stipules latérales, triangulaires-lancéolées,
atteignant 1-1,5 cm de long, pubescentes sur les deux faces, surtout
extérieurement; ces stipules persistent, assez longtemps après la chute
des feuilles et paraissent demeurer sur le rameau, au moins en partie,
pendant un an, peut-être même deux
Les fleurs sont isolées et naissent à T aisselle des feuilles inférieures,
plus souvent immédiatement au-dessous. Elles sont de trés grande taille,
atteignant environ 20 cm de longueur totale. Les pétales sont d’un très
beau jaune alors que les sépales sont légèrement rougeâtres sur leur face
interne. Il y a deux bractées (peut-être plus?) à la base des pédoncules.
Ceux-ci, de 2-3 cm de long, se désarticulant aisément à leur base, sont
trés épais (1-1,5 cm de diam.) et recouverts de la méme pubescence que
a base du calice; trois ns Lriangulaires-aigués (6-10 x 5-7 mm
des insérées sur le pédoncule à des niveaux assez variables entre son
cinquième inférieur et son tiers supérieur; ces bractéoles, pubescentes
sur les deux faces, carénées en long sur la face dorsale, sont. caduques
mba
x
digitiforme, sensiblement cylindracé (11 est très légèrement renflé dans
le cinquième supérieur et un peu dilaté annulairement au niveau d'in-
sertion des pièces du périanthe), et atteint environ 15 cm de longueur
sur l5 cm de diamétre avant l'épanouissement. L'ouverture du calice se
fait à partir de son extrémité supérieure par cinq fentes radiales qui
en s'étendant vers le bas séparent les cinq sépales en forme de languette.
La séparation des divers sépales ne se fait d'ailleurs pas toujours entière-
ment et plusieurs peuvent rester soudés entre eux sur une plus ou moins
grande longueur; les languettes calicinales ont environ 8-10 mm de
pubescence constituée de poils stellés, entremélée de poils, également
stellés, mais plus longs; sa face interne est munie d'une trés dense pubes-
cence soyeuse apprimée, constituée de longs poils simples dirigés vers le
haut. Pendant l’anthèse, et surtout vers sa fin, les sépales s'enroulent
fortement vers l'extérieur. Ils tombent souvent ensemble, se détachant
circulairement à leur base, en entraînant parfois la corolle et l'androcée.
La corolle, d'un trés beau jaune sur le vif, est constituée de cinq pétales,
fortement tordus dans le bouton (à droite ou à gauche indifléremment);
ces pétales, dont la base est en partie soudée avec celle du tube terminal,
sont oblongs lancéolés un peu dissymétriques (bord recouvrant plus
large) et mesurent environ 16-17 ст de longueur sur 3-4,5 cm de largeur;
leur sommet est arrondi; le limbe pétalaire, parcouru par de nombreuses
nervures longitudinales, est muni sur ses deux faces, surtout dans la
moitié supérieure, de longs poils simples apprimés; ces poils sont beaucoup
plus abondants sur la face externe. Durant la floraison les pétales s'étalent
Memes cependant que leur extrémité se récurve plus ou moins.
tube staminal, long d'environ 14 cm, est entierement glabre; son
Foie extérieur qui est. d'environ 13 mm à sa base, dans la partie
qui coiffe l'ovaire, s'atténue rapidement et n'est plus que de 4 mm à
ыс В =
son sommet; à sa base ses parois n'ont pas moins de 2 mm d'épaisseur.
La partie libre des filets staminaux, entièrement glabre, ne dépasse
pas 2,5 ст, soit moins du cinquième de la longueur du tube. Les anthéres
glabres également, en forme de fer à cheval, forment dans le bouton une
masse ovoide à peu prés deux fois plus longue que large, couronnée à son
sommet par les branches stigmatiques qui affleurent à sa surface.
L'ovaire a son extrême base un peu infére; il est conique et mesure à
peu prés 18-20 mm de hauteur pour une largeur à la base de 8-9 mm. 3a
surface est recouverte d'une épaisse couche de poils simples apprimés et
dirigés vers le haut. Il contient 7-8 loges (peut-étre parfois davantage).
Ces loges ne sont complétes que dans le tiers inférieur et il n'y a pas, dans
cette zone, de placenta. Au-dessus les cloisons sont libres au centre, bien
que contigués ; les placentas sont disposés de part et d'autre de l'extrémité
libre des cloisons; ils portent un grand nombre d'ovules insérés à l'extré-
mité de trés longs funicules, qui sont souvent ramifiés non loin de leur
base. Une partie des funicules est dirigée vers le bas et leurs ovules vien-
nent combler la cavité inférieure des loges; vers le quart supérieur des
loges les cloisons, toujours libres, ne portent plus de funicules. Les ovules
sont anatropes.
L'ovaire se prolonge en un style gréle, glabre (sauf vers sa base qui est
poilue sur environ 2,5 cm de hauteur), qui dépasse le haut du tube sta-
minal de 4 ou 5 cm. Le stigmate est constitué par 7-8 languettes longues
de 2-3 mm et recouvertes de longues papilles.
Après la floraison, la corolle et le tube staminal se détachent à leur base
et tombent d'une seule piéce qui reste parfois suspendue pendant quelque
temps par le style jusqu'à la rupture de celui-ci.
Le fruit, porté par le pédoncule épaissi, est plus ou moins oblong et
mesure en général 16-22 cm de longueur et 8-14 cm de diamétre; son
sommet est généralement arrondi ou obtus, parfois un peu mamelonné.
Son péricarpe, coriace-ligneux, est trés pubescent; cette pubescence fauve
roussâtre sur les jeunes fruits devient noire sur les fruits mürs tombés au
sol. L'intérieur du fruit mür est occupé par une masse blanchátre, de
acerus en longueur tout en se lignifiant. L'ensemble des funicules présente
un aspect de petit arbre; les funicules viennent s'insérer sur 7-8 branches
(autant qu'il y avait de loges à l'ovaire) libres l'une de l'autre; en dessous,
ces branches sont soudées entre elles pour former un tronc de 5-6 cm
de long et 5-6 mm de diamétre correspondant à l'axe de l'ovaire dans sa
partie inférieure stérile.
s graines sont courbées sur elles-mémes en forme de fer à cheval,
leurs extrémités venant en contact; l'extrémité correspondant au hile,
au micropyle et à la radicule est un peu plus mince que celle qui corres-
pond à la chalaze; elles ont environ 11-13 mm dans leur plus grand dia-
mètre. Le tégument externe de la graine, celluleux, se décompose plus
а m
ou moins en poils courts sur les vieilles graines; le tégument sous-jacent
est constitué de deux couches distinctes, l'une externe, plus mince et
blanchâtre, l'autre interne, noirâtre, trés dures toutes les deux, d'aspect
corné et strié perpendiculairement à leur surface; ce tégument dur a
une petite ouverture circulaire au niveau de la chalaze (il est également
traversé par un canal filiforme au niveau du micropyle). Intérieurement
ce tégument est tapissé par un tissu rougeâtre, de consistance assez molle,
beaucoup plus épais dans la région chalazique; enfin une derniére mem-
brane, qui contient beaucoup de mucilages, enveloppe directement l'al-
bumen et l'embryon (une structure analogue se retrouve dans les graines
de Rho opalocarpacées, de Bixacées, ete...). L'embryon est courbe. La
radicule, cylindrique, un peu courbée, a 7-8 mm de long et dépasse nette-
ment les auricules basales des cotylédons. Ceux-ci sont. minces, appliqués
l'un contre l'autre, fortement cordés à leur base, contortupliqués (ils sont
pliés plusieurs fois en long au niveau de la Saser pliés plus ou moins
transversalement vers leur apex). H y a un petit peu d'albumen sous
forme de feuillets qui s'insinuent dans les нант des cotylédons et autour
de la ra parsa:
Nous comparerons maintenant A. Perrieri avec les autres Adansonia.
On sait atis Perrier a divisé le genre en deux groupes d
n
filets staminaux et du tube la distingue de toutes ces espèces; dans A.
Perrieri nous avons vu en effet que les plus longs filets staminaux étaient
5-6 fois plus courts que le tube.
Dans A. Fony, à fleurs diee également, le tube staminal est à peu
prés de la méme longueur que les filets; de plus les folioles sont glabres et
dentées sur les bords; dans la variété rubrostipa de la méme espèce le tube
staminal est 6 fois plus court que les filets; dans les deux formes les pétales
sont glabres à la face supérieure.
Les fleurs de Г А. madagascariensis sont d'un rouge cerise, à pétales
glabres en dessus; le tube staminal est toujours plus court que les filets;
le fruit est plus ou moins sphérique; enfin les folioles ne portent que
TEE gs étoilés et la nervation est très différente.
Dan a les fleurs sont jaunes, les pétales glabres en dessus, le tube
‚зей un peu plus court еп général que les filets; les folioles sont,
glabres et longuement pétiolulées.
La quatriéme espëce enfin A. alba Jum. et Perr. est seulement, connue
par ses fleurs et ses fruits; ses feuilles de jeunesse, les seules connues,
sont dites glabres; les pétales sont blancs (ils présentent quelques poils
sur la face supérieure); enfin les filets sont quatre fois plus longs que le
tube
D. TRois BIGNONIACÉES NOUVELLES.
A. Un Slereospermum du nord de Madagascar.
sa I
414 2 Godorde Mauroy
Fig. 2. — Stereospermum longiflorum : 1, inflorescence et jeune feuille X 2/3; 2, foliole
adulte x 2/3; 3, fruit x 2/3; 4, anthére, face interne x 3;5, id., face externe
x 3; 6, graine, face externe x 1; 7, graine vue de trois quarts x 1.
ES ` 2
Stereospermum longiflorum R. Capuron spec. nov.
Arbor 15-20 m alta, cortice brunneo, rugoso. Ramuli novelli, foliae, inflo-
rescentiae et calyx pilis longis glandulosis obtectis. Folia opposita, 40-75 cm
longa, 5-9-foliolata; foliolis sessilibus vel subsessilibus ovatis vel oblongis
(10-30 х 8-12 ст), basi rotundatis vel subcordatis, apice plus minusve
abrupte cuspidatis (cuspis 1-5 ст longa). Paniculae cymis oppositis, paucis,
poser seen bracteis caducis linearibus 3-5 em longis. Calyx tubulosus circa
m longus apice bilabiatus. Corolla albida, tubo (9-) 12-17 em ed extra
di intus glandulis minimis — lobis supra glandulis minimis sub-
sessilibus effoetis. Stamina subexerta, filamentis 1 em longis; Per mers de
subliberis divaricatis, fauce corollae da Discus glaber, 1,5 mm altus,
margine crenatus. Ovarium glandulis minimis obtectum in stylum corollam
superantem attenuatum; stylum pilis simplicibus rarissimis et glandulis
minutissimis numerosis eem Capsula circa 30 cm elongata, ES minusve
torta, valvis coriaceis; septum 10 mm crassum fragile; seminibus 8 mm latis,
mm altis; alis albidis apice laciniatis 15 mm longis.
OuEsT (Nord). — Plateau calcaire de l’ Ankarana, aux environs d'Am-
bondromifehy, Service Foreslier 3046-SF et Humbert 25550 (Fr., 8-3-
1951), 4857-5 F (Fl., 28-11-1951, Mafay), 20.003-S F (Fl., Fr., 13-11-1958,
Majay) ; Massif calcaire de E Mon ntagne des Francais, à l'est de Diégo-
Suarez, 20.100-SF (Fl. Fr., 26-11-1958, Type).
Le Slereospermum longiflorum est un arbre dont les plus beaux exem-
plaires que nous ayons observés atteignaient 15-20 m de hauteur et
0,50 m à 0,60 m de diamètre. L'écorce du нан est brune et plus ou moins
profondément crevassée. Les rameaux jeunes sont, sur le frais, d'une
couleur brun chocolat et portent des lentic elles allongées de teinte plus
claire; ils sont couverts d'une dense pubescence constituée de poils
glanduleux; les vieux rameaux deviennent glabres et portent les grosses
cicatrices d'insertion des feuilles tombées. Il y a généralement 2 à 4 paires
de feuilles sur chaque rameau de l'année. Ces feuilles sont, caduques et
les nouvelles se développent au moment de la floraison; elles n'atteignent
leurs dimensions définitives qu'au moment de la fructification. Ces
feuilles, opposées-décussées, atteignent de grandes dimensions (jusqu'à
75 cm de longueur); elles sont recouvertes d'une abondante pubescence
constituée de trés nombreux poils allongés, les uns si imples, les autres
terminés par une glande sphérique; sur le frais, surtout à l'état jeune,
ces feuilles sont trés glutineuses au toucher (il en est de méme des jeunes
rameaux, des axes d'inflorescence et de la face externe du calice). A la
densicention la plupart des glandes se détachent de l'extrémité des poils.
Le rachis qui peut dépasser HO em de longueur (dont 10-15 cm pour le
pétiole proprement dit) est, sur le vif, trés légèrement comprimé, surtout
au sommet, et présente dans la partie pétiolaire deux fines carènes laté-
rales; sur le sec tout le rachis est muni de nombreuses stries longitudi-
nales parallèles entre elles. Les folioles sont au nombre de 5 à 9, les laté-
rales opposées par paires. Les feuilles d'un beau vert à l’état vivant,
— 74 —-
s’assombrissent fortement en séchant et deviennent presque noires.
Les folioles, molles et souples, deviennent membraneuses à la dessiccation.
Le limbe est sessile ou presque sur le rachis (sauf la foliole terminale)
généralement de forme ovale ou oblongue; il est parfois, sur les folioles
inférieures, très largement ovale ou sub- arrondi. La base du limbe est,
trés largement arrondie, parfois méme un peu cordée. L'apex, arrondi
ou obtus est toujours muni d'une cuspide étroite et trés aiguë à son extré-
mité, pouvant atteindre 5 em de longueur. Les deux faces du limbe sont
densément recouvertes de la pubescence signalée plus haut; cette pubes-
сепсе est plus particulièrement dense à la face inférieure des folioles et lui
donne un aspect blanchàtre. Au toucher le limbe est glutineux sur le frais,
velouté sur le sec. ll y a environ une douzaine de paires de nervures par
foliole, bien marquées quoique à peine saillantes à la face supérieure. La
réticulation est trés dense et visible en dessous. Notons que sur chaque
rameau la paire inférieure de folioles de la paire de feuilles la plus infé-
rieure est réduite dans des proportions considérables (4,5 cm de long par
exemple alors que, dans la méme feuille, les folioles supérieures atteignent
16 cm
Les inflorescences sont terminales et naissent entre les bases des
deux entres feuilles; ce sont des panicules de cymes, à axe général
très court (0,5-1 cm); les ramifications florifères qui naissent sur cet axe
sont opposées-décussées et ont de 4 à 6 cm de longueur jusqu'à la base
es pédoncules; il y a généralement 1-3 fleurs au sommet de chaque
ramification. Les bractées de l'inflorescence sont trés étroitement lan-
céolées, presque linéaires (de 2,5 à 7 cm de long sur 2-3 mm de large),
très rétrécies-aigués vers le sommet et sont recouvertes sur les deux
faces de la méme pubescence que les axes; elles sont trés caduques. Les
pédoncules floraux mesurent de 1 à 3 em de long et sont bibractéolés
vers leur milieu ou au-dessous; les bractéoles, plus petites que les bractées,
sont très tòt caduques. Les fleurs sont de grande taille et dépassent de
loin, sous ce rapport, celles des autres Slereospermum malgaches puis-
qu'elles atteignent parfois prés de 20 cm de longueur. Le calice, étroite-
ment ovoide-aigu dans le bouton, est atténué à sa base en un court pédi-
celle plus ou moins nettement articulé sur le pédoncule; à la floraison le
calice est cylindracé et, mesure environ 5 cm de longueur; il est plus ou
moins nettement ouvert en deux lèvres à son extrémité; glabre intérieu-
rement il est brièvement mais densément pubescent-glanduleux exté-
rieurement. La corolle, qui dépasse trés longuement le calice, est d'un
blanc légèrement grisâtre à la floraison et noircit à la dessiccation. Son
tube qui varie de 12 à 17 em de longueur (rarement 9 em de long seule-
ment) est très étroit; il S évase trés. faiblement depuis sa base (environ
4 mm de diamètre) jusqu'à son extrémité (environ 8-10 mm de diamètre).
Sa face externe est presque glabre, ne portant que quelques très rares poils
simples, courts; sa face interne, en revanche, porte de trés nombreuses
petites glandes кин presque sessiles, glande s que l'on retrouve,
trés abondantes, à la face supérieure des lobes corollins. Les lobes, subé-
gaux entre eux, étalés dans un plan perpendiculaire au tube, sont de
US. чы.
forme arrondie et mesurent environ 2-25 em dans toutes leurs dimen-
sions; sur les bords, près de leur base, ces lobes portent quelques poils
simples, assez longs, grisâtres. Les étamines fertiles, au nombre de 4,
arrivent au niveau de la gorge de la corolle; les filets, glabres, ont une
partie libre de 10-12 mm de longueur qui se détache du tube corollin
à cette même distance de la gorge; les anthères ont 5-6 mm de longueur
et leurs deux loges, très divergentes, sont presque entièrement libres
l'une de l'autre; au moment de la floraison, les loges anthériennes for-
ment une sorte d'octogone régulier inscrit dans la gorge de la fleur;
la 5° EE est réduite à un simple filet long de 2-4 mm
n disque annuliforme, glabre, un peu ondulé sur son bord libre,
haut £ 2 mm environ, entoure la base de l'ovaire. Celui-ci est hau L
de 3-4 mm et densément couvert de petites glandes presque sessiles;
l'ovaire s'atténue en un style E gréle, un peu plus long que
le tube corollin, muni dans sa moitié inférieure de glandes analogues
à celles de l'ovaire avec en outre clins très rares cils. Le fruit atteint
environ 25-30 cm de long et 1,2 cm de diamètre et est tordu en spirale;
les valves assez densément pubescentes ске sont coriaces,
quoique minces, et le milieu de leur face externe est. parcouru par une
légère carène longitudinale. La cloison interne Eh fruits est fragile et
se décompose en articles successifs. Les graines ont environ 35
d'une extrémité d'aile à l'autre; trés fréquemment les extrémités des
ailes sont, fimbriées.
r ses caractères foliaires, par ceux de sa pubescence et surtou
` la
Lous les autres Stereospermum malgaches déerits jusqu'à ce jour. Elle
n'a encore été trouvée que dans les causses calcaires (Ankara, Montagne
des Francais) du Secteur Nord du Domaine de l'Ouest, dont c'est peut-
être un élément caractéristique. Dans ce secteur, outre cette espèce, se
rencontrent encore Slereospermum Boivini (à feui les 3-5 foliolées, à
folioles nettement pétiolulées, trés coriaces, non cuspidées, à pubescence
non glanduleuse et à fleurs beaucoup е petites) et un Slereospermum
qui parait affine du St. undalum mais que, faute de feuilles, nous ne
pouvons déterminer avec précision.
B. Deux Phyllarthron nouveaux.
Phyllarthron antongiliense R. Capuron, spec. nov.
Arbuscula 3-5 m alta. Folia opposita, biarticulata; articulo basilari sessili
obtriangulari-cuneiformi (40-53 X 15-18 ст) ex apice truncato basin versus
acutissime attenuato; articulo superiore ovoideo (25-33 x 14-16 cm), basi
rotundato, e tertia parte inferiore versus rotundatum SÉ ée attenuato.
Inflorescentiae racemosae, axillares vel e trunco ortae; bracteis parvis (1-
1.5 mm). Pedicelli ca. 1 cm longi, ad medium bibracteolati, bracteolis minu-
tissimis. Flores ca. 5-6 cm longi. Calyx 3-3,5 cm longus, ante anthesin integer,
apice clausus acutusque, longitudinaliter 5-costatus, per anthesin anteriore
EE gere
\
Б СА Соо ы Аад
l'ig. 3. — Phyllarthron megaphyllum : 1, feuille x 1/5; 2, inflorescence х 2/3; 3, ovaire et
disque x 4; 4, sigmate x 4. — Phyllarthron antongiliense : 5, feuille x 1/5;
6, поми ат х 2/3; 7, fleur vue de profil x 2/3; 8, ovaire et disque х 4.
ow. —
parte fissus, spathaceus, apice vix dentatus. Corolla ca. 5 cm longa, e calyce
parum exserta, profunde bilabiata, tubo inferiore cylindrico brevi (1,4 cm);
labio an ntico obtriangulari, apice rotundato vel subemarginato basin versus
u
o,
lobo intermedio apice emarginato, marginibus xeburvatix, lobis lateralibus
longitudinaliter plicatis dorsum corollae versus recurvatis; corolla intus
glandulis capitatis ET eer I lobis extra "empusa эб оед tibus.
Stamina fertilia, 4, subaequalia (anteriora vix breviora), filam us sub-
parallelis, basi ысул айі та са. 4 ст “ae MATE w loculi
3-4 mm longi; staminodium aciculare 8 mm longum, pilis glandulosis in-
structum. Discus annularis 1 mm altus. Ovarium cylindricum 5-6 mm longum,
apice conico-attenuato, glandulis minutissimis tectum, 2-loculare; ovula in
quoque loculo numerosa 4-seriata; stylo 4-4,5 cm longo. Fructus ignotus.
Esr. — Environs de la Baie d'Antongil, "eege inférieures du massif
de lAbiteitondroina de Mahavelona, vers 400-300 m. d'alt., Service
Forestier 8876-5 Е (HL. 1-1954, Type).
e Phyllarthron présente des caractères remarquables surtout dans
son мебел A florale. C'est un arbuste à tige simple dont nous n'avons
observé que quelques trés rares exemplaires. Les feuilles sont de très
grande Piin et atteignent 70 à em de longueur. L'article inférieur
a sa plus grande largeur tout au sommet; les angles latéro-supérieurs
sont trés Melun arrondis, le bord supérieur droit ou légèrement
concave; les marges latérales, récurvées, sont droites ou très légère-
ment concaves. L'article supérieur, ovoide, a sa plus grande largeur
vers le tiers inférieur ; sa base est en coin très obtus ou largement arrondie;
le limbe se rétrécit légèrement vers son apex qui est arrondi ou légèrement
émarginé. Le limbe des deux articles est glabre, coriace, plus pâle dessous.
La nervure principale, plane ou en léger creux dessus, est trés saillante-
aigué dessous, renflée à l'articulation entre les deux piéces de la feuille.
Les nervures secondaires sont étalées, faiblement marquées dessus, à
peine visibles dessous.
Les inflorescences, мае ou axillaires, sont des grappes sim-
ples à axe long de 2-5 cm; l'axe, plus ou moins lignifié à la base, est
peut-étre persistant ; il est ONT dans la partie pce par les cica-
trices très saillantes laissées par les fleurs tombées. Les parties jeunes
de l’axe ainsi que les boutons sont plus ou moins. ess x. Les fleurs,
d'aspect remarquable, sont d'une teinte vive sur le frais, tirant sur
l'orange. Le calice, cylindro- conique, aigu au sommet dans le bouton,
s'ouvre par une fente antérieure qui occupe environ les deux tiers de sa
longueur; il est muni de cinq carènes longitudinales bien marquées;
les dents terminales se séparent à peine, parfois pas du tout, au moment
de l'anthése; il est glabre sur les deux faces mais recouvert, sur sa face
externe, d'un enduit résineux qui se résout en petites granulations sur
le calice adulte. La corolle, trés zygomorphe, dépasse relativement peu le
calice; vue de profil elle présente, depuis sa base, une courbure régulière
vers |’ avanti. Le tube basilaire ne dépasse pas 1,5 cm de long (dont 5 mm
— 78
environ pour la partie infrastaminale) ; le reste de la corolle est très pro-
fondément bilabié, presque jusqu'au tube basilaire; la lèvre antérieure,
d'environ 25 mm de longueur est étroitement obtriangulaire, à plus
grande largeur (9 mm environ) vers son sommet qui est arrondi ou légè-
rement émarginé; les bords de cette lèvre se rétrécissent graduellement
jusqu'à la base; à l'anthése la lèvre est parfois rabattue vers le bas, mais
beaucoup plus souvent elle se rabat, dès sa base, vers Гаггіёге de la fleur;
cette lévre provient de la soudure des deux lobes antérieurs normaux de
la fleur; la lévre postérieure est formée par la soudure partielle des
trois lobes postérieurs; le lobe médian, long de 18-20 mm est échancré
au sommet, et ses bords latéraux se replient vers l'arriére de la fleur;
les lobes latéraux longs de 20-25 mm ont des bords paralléles et sont arron-
dis au sommet; ces lobes, plus ou moins repliés en long sur eux-mêmes,
ont une trés nette tendance à se rabattre, - leur base, vers le haut,
c'est-à-dire vers la partie postérieure de la fleu
La corolle est munie, dans le tube, ainsi m dans la partie interne
médiane de la lévre supérieure, de nombreux poils courts capités; les
lobes sont eux-mémes, sur leurs deux faces et dans la moitié apicale seu-
lement, hérissés de poils multicellullaires.
Les étamines (à base des filets, ainsi que le staminode, munie de
nombreux poils courts capités) ont les filets presque parallèles et appli-
qués contre le dos de la lévre supérieure qu'elles ne dépassent pas à
l'extrémité.
L'ovaire, ceint à sa base par un disque épais, annuliforme, est cylin-
drique et couvert de très petites glandes contigués; il est à deux loges,
ne antérieure, une postérieure, complétes jusqu'au sommet. Le style
se termine par un stigmate bilamellé, ovale-losangique.
zette espèce par les caractères de son calice spathacé, par sa corolle
trés zygomorphe, trés profondément bilabiée et à lobes présentant la
curieuse tendance à se rabattre vers l’arrière de la fleur, ne se rapproche
d'aucune des espèces connues du genre Phyllarthron. Bien que les carac-
tères fondamentaux de cette espèce soient ceux de ce genre, l'aspect des
fleurs en est cependant bien différent. La connaissance des fruits appor-
tera peut-étre des éléments permettant de confirmer ou d'infirmer notre
attribution générique
Phyllarthron megaphyllum R. Capuron, spec. nov.
Arbuscula 3-5 m alta (vel arbor ad 20 m alta?). Folia 3-4-natim verticillata.
apice ramorum dense congesta, uni-articulata; articulo magno (54-70 x 16-
20 cm), obtriangulari, ex apice truncato vel rotundato basin versus acutissime
cuneato. Inflorescentiae simplices breves, racemosae, axillares vel e trunco
ortae; gedefft s 6-10 mm longis. Flores generis; calyx 1,5-2 em altus, verni-
cosus, plus minusve bilabiatus merde, antice irregulariter fissus).
apice costatus; corolla 5-7 cm alta, extr a papillosa, intus glabra sed ad
staminorum insertionem glandulis pedicellatis praedita. Stamina 1.5- 2 cm
longa, inclusa. Ovarium ovoideo-fusiforme, disco 1,5-1,8 mm p cinctum;
79 —
stylo 2,5-3,5 em longo; loculis 2, incompletis, ovulis in quoque loculis ca. 80.
Bacca magna, ad 20 ст longa. Semina 17 mm longa et lata, compressa, apice
emarginata.
SAMBIRANO (aux confins du Domaine du CENTRE) : Massif de
l'Antsatrotro (Manongarivo), vallon frais vers 700 m d'alt., arbuste à
tige simple, Service Forestier 11488- SF. (Fl. 11-1954, Tahila, Type);
sources de l'Antsahalava, vers 650 m d'alt., arbre de 20 m, Service Fores-
lier 10453-SF (Fr., 19-7-1954, Anlohiravibe).
euilles groupées en bouquets denses au sommet des tiges ou des
rameaux, verticillées par 3 ou 4. Rameaux élongation tri- ou quadran-
gulaires. Feuilles sessiles, constituées d'un seul article obtriangulaire,
atteignant 50-70 x 16-20 ст, à plus Mn pesca au sommet ou tout
гёз du sommet, de ce point régulièrement atténuées en coin aigu sur
la base, tronquées ou légèrement et largement émarginées au sommet,
celui-ci muni d'un court et étroit acumen, les angles du sommet trés
arrondis. Limbe coriace, glabre, à marges entières ‘finement involutées,
Nervure principale plane dessus, Lrës saillante dessous. Nervures secon-
daires nombreuses, peu obliques, plus saillantes à la face supérieure qu'à
la face inférieure, se réunissant par des ares à environ 5-6 mm des marges.
Héseau de nervilles peu dense, visible seulement à la face supérieure.
Fleurs en courtes grappes insérées sur l'écorce à la partie supérieure
du tronc, ou à l'aisselle des feuilles et alors plus ou moins cachées par les
détritus qui s'y accumulent. Axe de inflorescence court (1-2 cm),
robuste, densément recouvert des cicatrices des fleurs tombées, plus
ou moins résineux dans la partie terminale.
ractées très petites, aiguës. Fleurs pédicellées (6-10 mm), à pédi-
celle e calice enduit d'une substance résineuse dans leur jeune àge.
Fleurs grandes atteignant 5,5-7 cm de longueur. Calice plus ou moins
cylindrique, légérement évasé vers le haut, long de 1,5-2 cm, générale-
ment bilabié à son sommet, la lèvre supérieure finement et brièvement
carénée sur le dos, la lévre inférieure courtement bidentée, chaque dent
légèrement carénée; calice parfois simplement fendu en long à sa partie
inférieure.
Corolle de 5-7 cm de longueur, à partie inférieure (cachée dans le
calice) tubuleuse et cylindracée, phan au-dessus du calice et légére-
ment aplatie dorso-ventralement, à lobes étalés ou plus ou moins réflé-
chis, plus ou moins largement dirette obtus ou un peu émarginés
au sommet; corolle pubérulente- papilleuse extérieurement, munie inté-
rieurement de quelques poils capités près de l'insertion des étamines.
Étamines fertiles 4, insérées au niveau de l'élargissement du tube corollin,
incluses, didynames, les postérieures plus courtes (1,5 ст environ) que
les antérieures (2 cm environ), à filets fortement arqués, à anthéres conni-
ventes autour du style; base des filets staminaux et staminode (acicu-
laire, long de 2,5 mm) munis de nombreux poils glanduleux capités.
Disque en cupule, haut de 1,5-1,8 mm. Ovaire ovoïde-fusiforme à surface
— 80
finement et trés densément papilleuse-glanduleuse; style glabre, long
25 cm, inclus, s'accroissant. durant l’anthèse, et atteignant 3,5 cm
de longueur; stigmate bilabié, plus ou moins losangique; deux loges,
incomplàtes dans les deux tiers supérieurs ; ; ovules environ 80 par loge,
en deux groupes, irrégulièrement 4-5-sériés dans chaque groupe. Fruit
(non vu en bon état) atteignant une vingtaine de centimètres de longueur
et ayant la forme d’une cabosse de cacaoyer. Graines de forme orbiculaire-
cordiforme (17 mm de diamètre), comprimées (1 cm d' épaisseur), très
émarginées au sommet, avec un petit apicule à la base, près du hile, à
téguments lisses et minces; cotylédons épais, émarginés au sommet,
sillonnés en long au milieu de leur face externe, légèrement émarginés,
cordiformes à la base (près de la radicule); radicule cylindrique (3 mm de
longueur) et robuste, plus ou moins cachée entre les bases des cotylédons.
e seule autre espèce présente des feuilles réduites à un seul arti-
cle, le P. ilicifolium (Pers.) H. Perrier; mais celui-ci a les feuilles opposées
et beaucoup plus petites; ses inflorescences sont toujours axillaires et
ses fruits beaucoup plus petits. Les deux espèces ne sauraient être confon-
dues
6. Un « BUXUS » NOUVEAU.
Buxus macrocarpa R. Capuron, spec. nov.
Arbor ad 15 m alta, glabra. Folia opposita, sessilia, integerrima, exstipu-
lata; pe ovato тне (6-9,5 х 2,3-4 ст), basi acute cuneato, apice
acuminato acumi utissimo vel strictissime emarginato, coriaceo, supra
lucido, ers sas he ang costa supra plana infra prominula; nervis
— numerosis, leviter prominulis, subrectis, parum obliquis, prope
ines € reticulatione densa vix visibili. Flores ignoti. Fructus
axillares. pedice robusto 4 mm longo bracteato, capsulares, subglobosi
ongi, 2,5 cm lati), basi sepalis 4 persistentibus, apice stylis robustis
4 mm longis praediti; valvis post dehiscentiam ad 3,5 cm longis et 3 cm
latis; meso carpio crasso (8 иша) subsuberoso endocarpio pergaminaceo ab
cavo triangulari (2,5-3 mm ЕЯ intus агШо fulvo spongioso vestito; endo-
spermo carnoso, oleoso; embryone erecto, cylindrico, ad 9-11 ongo;
radicula supera ca 8-9 mm longa.
sr. — Environs de la Baie d'Antongil, erëte à l'Est de Sahajinja
entre les bassins de la Minonga et de la Vohilava, vers 800 m d'altitude,
Service Forestier 9093-5 Е (Fr., Bois, 2-1954, Taolanosy, Type).
Le genre Витиѕ était connu à Madagascar par une espèce, le Buxus
madagascarica H. Baillon. Cette espéce, largement répandue dans l'Ile
a des caractères foliaires extrêmement variables. Ses fruits, beaucoup
plus petits que ceux de l'espèce que nous venons de décrire, ne dépassant
guère 5-6 mm de longueur et ont un mésocarpe relativement beaucoup
plus mince et de texture moins liégeuse.
= ` =
LES « PANDIAKA » ET < ACHYROPSIS » (AMARANTHACEAE)
U CONTINENT AFRICAIN
par À. CAVACO
I. PANDIAKA
Pandiaka (Moq.) Hook f. in Benth. et Hook., Gen. III (1880), 35;
Schinz in Engl., Pflanzefam. 16c (1934), 63; C. B. Clarke in Fl. Trop. Afr.
VI, 1 (1909), 67-69; K. Suessenguth in Bull. Jard. Bol. Etat, Bruxelles,
Av І (1938), 64-68; K. Suessenguth in Feddes Reperi. XLIV (1938),
5-47; K. Suessenguth in Bol. Archiv, XLI (1940), 72-85; L. Hauman in
FI. Congo Belge, II (1951), 42-51. Achyranthes sect. Pandiaka Moq.
in DC., Prodr. XIII, 2 (1849), 310. — — Centrostachys Wall. em. Standley
in Journ. Wash. Acad. Se. (1915), 75.
Lectotype : P. involucrala.
Herbes annuelles, vivaces ou sous-arbustes. Feuilles opposées,
Inflorescences en épis ou subcapitées. Fleurs hermaphrodites, entourées
de 2 bractéoles et solitaires à l’aisselle d’une bractée persistante sur le
rachis. Périanthe à 4-5 tépales, dressés, coriaces ou scarieux, devenant
épineux après l’anthèse ainsi que les bractées, glabres ou poilus. Etamines
soudées à la base comme dans les Achyropsis ; pseudostaminodes ordi-
nairement carrés, membraneux, courts, ciliés, le plus souvent appendiculés
ou fimbriés au sommet; anthères 2-loculaires, introrses. Ovaire générale-
sant les anthéres. Fruit membraneux, indéhiscent, oblong-obovoide;
graine SEH ou ipibodbicaltra, plus ou moins aplatie, à embryon
reco
19 espèces et 3 variétés d'Afrique.
Deux seuls Pandiaka (P. lanuginosa et P. fasciculala) montrent des
feuilles pétiolées. Par ailleurs, les fleurs de ces 2 espéces ont tendance
à se réfléchir vers le bas comme celles des Achyranthes. Mais, à part ces
caractères singuliers, ces plantes coincident si bien avec le genre Pandiaka
que, placées ailleurs, elles paraîtraient hétérogènes. Elles différent des
Achyranthes parce que le périanthe devient épineux à l'anthése et les
fleurs ne sont pas complétement renversées et accolées contre le rachis
de l'inflorescence aprés l'anthése. C'est pourquoi, en définitive, je les ai
rattachées, comme sous-genre, aux Pandiaka.
Pandial b Acl {1 1 — Ha bitus generis Pandiakae
sed differt foliis petiolatis, ñoribus paulum reclinatis. Species typica ` Pan-
diaka lanuginosa.
Le genre est ainsi subdivisé en 2 sous-genres bien distincts.
1. Fleurs ne présentant aucune tendance à se recourber vers le
Бай КОШЕР ЦЬ 26 съез ae suyus eos awa ubg. A. Оа
МОТ. SYS.
-— B
. Fleurs présentant une tendance à se recourber vers le ba
fouilles pétiolées.. (€ Subg. B. Arapi
Subg. A. — Pandiaka
Lectotype : P. involucrata.
1. Bractéoles garnies de и poils raides, dressés, de 2-4 mm de
long, à parois échinulée
Épis solitaires (3,5-8 cm X 3 cm); bractées recouvertes de
poils semblables à ceux des bractéoles; tleurs de 14 mm de
long; feuilles oblongo-lancéolées.............. 1. P. trichinioides.
'. Épis par 3 (2-3,5 cm x 1.5 em); bractées glabres ou à quelques
poils épars, courts; fleurs de 7 mm de long; feuilles oblongues.
——— den ia vert Ө кеа наан s 2. P. cylindrica.
1'. Bractéoles à poils morphologiquement différents ou glabres
3. Inflorescences entourées à la base de 4 feuilles bractéales
ovales de plus ou moins 1 cm de long........... . involucrata.
Я, Inflorescences non entourées de 4 feuilles bractéales —
s ovale-oblongues, cuspidées au sommet, atténuées à
kei us pee Dp FERREA A CERE RERO 4. P. ramulosa.
. Feuilles morphologiquement distinctes
£^ euilles linéaires ou étroitement elliptiques
6. Épis toujours entourés à la base de 2-4 feuilles linéaires.
Vos Wa AURIBUS WIEN € ER ERE CREE RES 5. P. Heudelotii.
6'. Épis non entourés de 2-4 feuilles linéaires à la base :
T. act recouvert de poils denses, longs, mous et
тё Ee E Ee 6. P. Richardsiae.
ractéoles ov
Herbe dcin bractées de moins de 1 du
T.
See see aga s nia жийи жуз аана mem . Carsonii.
9'. тда glabre; bractée dépassant le !5 du pé-
NN Ae ek PR PTE ашкан var. Milnei.
8", he lancéo |1 s iv See 8. P. porphyr-argyrea.
5'. Feuilles non linéaires ni étroitement elliptiques :
es
12. Bractées phos et apiculées :
19 Herbo SENE... ek La tal dE res 9. P. Welwitschii.
13'. Herbe beni à la base émettant des racines
aux nouds inférieurs... r. debilis.
12'.. Bractées lancéoléea. Sue A 10. P. Schweinfurthii
11'. Périanthe glabr
14 actées ovales et apiculées......... 11. P. obovata.
14. Bractées Тапсбо!ёев.................. 12. P. glabra.
10'. Feuilles non obovales :
15. Feuilles spatulées ou oblancéolées
= —
16. Bractées ovales, petites, hem, ee pas 15 de
DP "WEST 18, P. ки
16'. Bractées езер рый dépassant Г moitié de
u a
17. Tige Cu eg recouverte de poils denses:
rameaux be inflorescences coniques à
cylindrique .... 14. P. andongensis.
17. Tige non Gen druugaluire, à poils 6 épars; rameaux
étalés; inflorescences globuleuses... 15. P. aristata.
15'. Feuilles non spatulées ni oblancéolées
18. Épis kgs ie en 22 grappe
ou en panicule... ss. 16. P. Kassneri.
18'. Épis terminaux sur tous des rameaux :
19. Feuilles unicolores couvertes de poils grisátres,
1
pou A . P. polystachya.
19'. Feuilles à bord rouge-pourpre, ы»
TOR PER
tomenteuses à poils blanes......... var. incana.
Sube. В. — Achyranthopsis
Type : P. lanuginosa.
1 Épis Simplese ereere EE ER ma bm e ep an une we 106 P. lanuginosa:
i. Epis eebe, vg SEENEN KEEN KEES Sun e run E P. fascieudata.
1. Pandiaka trichinioides Suessenguth in Bull. Jard. Bol. Etal
Bruxelles, XV (1938), 68; Hauman in Fl. Congo Belge, II (1951), 51. —
PL. I, 20-21.
Herbe cespiteuse, de 1 m de haut. Tige recouverte de poils plus
denses dans les parties les plus jeunes, jaune clair, les uns couchés, courts,
les autres dressés assez longs, ramifiée, renflée aux nœuds, de 1 cm de
diamètre à la base, à rameaux 4-anguleux; entrenœuds de 5-8 cm de
long. Feuilles sessiles, oblongues, atténuées en pointe au sommet ou
lancéolées, tronquées et subcordées à la base, entièrement recouvertes
de poils longs et denses, blanchátres, qui cachent les nervures, de 2-4 cm
de long et de 6-12 mm de large. Epis solitaires, densiflores, d
arrondis au sommet, sessiles au sommet des rameaux, entourés de 2-3 feu
les à la base, atteignant 8 cm de long et 3 ст de large, plumeux, blanchà-
tres, brillants. Fleurs à l'aisselle d'une bractée lancéolée, acuminée et
brièvement mucronulée, papyracée, blanche, sans nervures apparentes,
poilue sur l'acumen, de 12-14 mm de long et de 2 mm de large à la base;
bractéoles de 11-13 mm de long et de 1,5 mm de large, carénées, longue-
ment ac uminées, garnies de longs poils blancs, dressés, sur les 2/3 supérieurs,
glabres à la base, plus longues que le périanthe. Tépales, étroitement
"ere? aigus, de 10-12 mm de long et de 1 mm de large à la base,
subégaux, les 3 intérieurs légèrement plus courts, parcourus par 3 grosses
nervures dont les latérales n'atteignent pas le sommet, recouvertes de
„22 И ыз
poils blanchâtres, glabres sur les bords papyracés et sur la face interne;
étamines de 6 mm. de long, à anthéres oblongues ne serus pas le
stigmate; staminodes rectangulaires, ondulés au sommet, ciliés sur les
bords verticaux, de 1 mm de long, émettant au dos, un peu plus bas que
le bord supérieur, 4-6 filaments aussi longs qu'eux, blanchâtres; ovaire
obovoide-allongé, arrondi au sommet, de 2 mm de long, glabre; style
anguleux, de 7 mm de long, glabre; stigmate petit, capité.
Conco BELGE. — Forestier Central, Bambesa, Pillery 136, type;
Ubangi- Uele, Tukpwo, Gilbert 360.
La bractée et les bractéoles ne sont pas de la même longueur, ce qui
ne s'accorde раз avec la description de Hauman. La bractée est un peu
plus longue. En ce qui concerne les pseudostaminodes, cet auteur a raison
lorsqu'il observe que la description de SUESSENGUTH est incompréhensible,
les pseudostaminodes dans leur partie libre ayant à peine 1 mm de long.
2. Pandiaka cylindrica Hook. f. in Benth. & Hook. f., Gen. III
(1880), 36; Bak. & Clarke in Fl. Trop. Afr. VI, 1 (1909), 68. — Achyran-
lhes eleganiissira Schinz in Engl, Bol. Jahrb., XXI (1895), 186. —
“apa oe ` eleganlissima Standl. in Journ. Wash. Acad. 5с. (1915), 75,
obs. — PI. I, 18-19.
Herbe trés ramifiée au sommet, à tige finement striée dans le sens
longitudinal, recouverte de poils raides plus denses vers le sommet;
entre-nœuds de 2,5-7 cm de long. Feuilles oblongues, obtuses à la base,
atténuées au sommet, de 2,5-3 cm de long et de 6-10 mm de large, recou-
vertes de poils raides, élargis à la base, grisâtres, sur les deux faces;
nervures ascendantes recourbées vers le sommet, s'anastomosant avant
d'atteindre le bord. Epis groupés par 3 au sommet des rameaux, l'épi
Lerminal de plus ou moins 3 cm de long et de 12 mm de large en moyenne,
les épis latéraux plus courts, de 1 cm de long et de 7 mm de large, jau-
nâtres, arrondis et plumeux au sommet; axe tomenteux. Fleurs de 7 mm
de long, à l'aisselle d'une bractée lancéolée, acuminée, de 6 mm de long
et de 2 mm de large à la base, concave, glabre ou à quelques poils épars;
bractéoles dépassant le périanthe, carénées, longuement acuminées,
garnies de longs poils dressés de 2 mm de long sur l'acumen de 4 mm
de long et sur la carène, à limbe ovale, de 3 mm de long, membraneux,
hyalin, glabre. Tépales lancéolés, briévement apiculés, de 6 mm de long,
1-пегуёѕ, pubescents à poils blancs trés courts, glabres sur les bords
papyracés et sur la face interne; étamines de 5 mm de long, soudées vers
le 1/5 inférieur, à filets linéaires, n anthères oblongues de 0,8 mm de ше
staminodes rectangulaires, légèrement émarginés au sommet, de 1 m
de long, garnis sur la face externe d’une touffe de plus ou moins 10 fila-
ments de 1 mm de long, insérés un peu plus bas que le bord supérieur;
ovaire obovale, de 1,5 mm de long, glabre; style dépassant à peine les
anthéres, glabre; stigmate minuscule.
SoupaAN : Bahr el Ghazal : entre Limbo's et Abu Shakka' s Brown
58 (K); Jur. : Majob, Schweinfurth 1542 (K).
— `" с
Var. macrantha Cavaco, var. nov.
anta 1 m. alta, inflorescentiae (er. 8 cm longae) et flores (er. 8 mm)
longiores quam in typo; tepala trinervia, non uninervia ut in typo.
Type : Tisserant 3656 (Р).
Herbe de 1 m de haut, cespiteuse, à feuilles petites dés le bas de la
tige, à inflorescences argentées, à fleurs blanchâtres et anthères rose foncé.
Champs de latérite.
Havur-OunBANGUI. — Région de Yalinga, Le Testu 2785 (P), 4047 (P).
OvBANGUI. — Région de Mbaizi, latérite près de Bangasson, Tisserant
3656 (P); Kaga Gumbiya, T'issenant 1161 (P).
BSERVATION. — Je n'ai pas pu disposer d'un matériel abondant pour
effectuer l'étude de » variabilité du P. Cette étude permettra
peut-être d'élever cette variété au rang d’espèc
З. Pandiaka involucrata (Moq.) Hook, f. in Benth. & Hook. f.,
Gen. И] (1880), SEN & Clarke in Fl. Trop. Afr. VI, 1 (1909), 67. —
Achyranthes involucrala Moq. in DC., Prodr. XIII, 2 (1849), 310. —
анна г: sien À Standl. in Journ. Wash. Acad. Sc. (1915),
75, in
Weite dressée d'environ 75 ст de haut, en touffes, assez commune
dans les savanes boisées. Tige Ee, striée, recouverte de poils
couchés, grisátres; entre-nœuds atteignant 14,5 cm de long. Feuilles ovales,
oblongues, ovales-oblongues, ovales- lancéolées ou lancéolées, sessiles,
arrondies à la base et parfois subauriculées, subaigués à obtuses et mucro-
nulées au sommet, les inférieures plus longues que les supérieures, attei-
gnant 7 cm de long et 3 cm de large, noircissant à la dessiccation, plus
foncées au-dessus qu'en dessous, recouvertes de poils sur les 2 faces,
rugueuses sur la face supérieure; nervure principale saillante en dessous;
8-10 paires de nervures secondaires, ascendantes, fp au-dessus.
Épis subglobuleux à oblongs, terminaux et axillaires, groupés par 3 ou
solitaires, de 1,5-2,5 cm de long et de 1,5-2 ст de large, accompagnés
de 4 feuilles bractéales ovales -acuminées, densément tomenteuses, de
10-12 mm. de long. Fleurs denses, de 9-10 mm de long; bractée membra-
neuse, ovale-lancéolée, acuminée, plus large que les bractéoles, de 6 mm
de long et de 2,5 mm de large à la base, jaune pâle, poilue à l'extérieur
surtout sur la nervure; bractéoles plus étroites que la bractée, très
concaves, carénées, de 7,5 mm de long, 1-nervées, à poils raides sur la
nervure et couchés ailleurs, aiguës. Tépales rigides, très étroitement lan-
céolés, aigus, subégaux, 2 extérieurs, de 9 mm de long à peine plus longs
et plus larges que ere intérieurs, poilus à poils longs sur les 2/3, à poils
épars et courts au sommet, glabres sur la face interne; étamines de
6 mm de long soudées dans le 1/3 inférieur; filets aplatis de 3 mm de
long anthères oblongues et étroites, de mm de long; staminodes
ien bord supérieur ondulé, ciliolulés sur les bords verticaux
= Р
et portant sur la face externe une écaille très petite, brièvement cilio-
lulée; ovaire obovoide-allongé, glabre, de 1,5 mm de long; style filiforme,
de 5 mm de long, à stigmate tout petit.
Champs latéritiques.
SÉNÉGAL. — Kaolak, Berhaul 2086 (P), 2273 (P); presqu'ile du Cap-
Vert, Berhaul 482 (P).
SoupAN. — Dans la partie méridionale, sans autre indication,
Scaélla zeg E
№с — Nupe, Barler 944 (К, P); Abadan Awurabe, Foster 320
(K, P).
GUINÉE FRANÇAISE. — Soarella, Pobéguin 1007, 1879 (Р).
Toco. — Route de Talemi, Маћоих 551 (P); s. localité, Spire 216
(P); prés de Lomé, Warnecke 470 (K, P).
DaAnoMEY. — Cercle de Zagnanado, entre Massé et Kétou, Chevalier
22993 (P); environs de la gare d Agouagou, Chevalier 23537 (P ); poste de
Zagnanado, Chevalier 23063 (P); Adja Ouéré, Le Теѕіи 14, 15 (P).
CAMEROUN. — Plateau du Ht. Logone, "x 1004 (P).
OvBANGUI-CHARI. — Oubangui, 30 km. N.-E. Bambari, Tisserant
305 (P); Bozoune, Tisserant 2918 (P); Ovbsngui et Bocanga, forét de
Baiki, Fidao s. n. (P); Chari, entre le Кето et le Tom, Chevalier 5514 (Р);
Chari, Baguirmi Nord, Dar-el-Hadjer, Kolkélé et Morto, Chevalier 9738
(P)
Se trouve au Nigeria britannique, Gambie et Ghan
Les dimensions des feuilles et des inflorescences vei variables. En
ce qui concerne la pilosité on observe des fleurs à poils plus denses et
longs sur les bractée et bractéoles (Chevalier 5514, par exemple) et d'autres
à poils moins denses et plus courts (Chevalier 9738, par exemple). Les
premières ont des poils épars sur les tépales et les secondes ont des poils
plus denses sur les tépales.
ERVATION La var. megaslachya Suessenguth (in Feddes
esas 1938, р. 46) dont le type est l'échantillon récolté au Nigeria
du Nord, à Naraguta, par M. Lely (H. V. Lely 239, K), n'est qu'une forme
du Pandiaka cylindri ca.
4. Pandiaka ramulosa Hiern in Cat. Afr. Pl. Welw IV (1900)
894; Bak. & Clarke in Fl. Trop. Afr. VI, 1 (1909), 68.
Herbe rhizomateuse d'environ 12 em, émettant plusieurs tiges
ramifiées, poilues; nœuds renflés; entre-nœuds de 1-3 cm de long. Feuilles
ovale-oblongues, atténuées à la base, cuspidées au sommet, sessiles,
" k. Mi ‚5 ст ER long et de 7-10 mm de large, pubescentes sur les deux
faces; 2 paires de nervures secondaires, ascendantes. Épis terminaux
et pre а hoan de feuilles bractéales, les premiers eege:
de 5-6 em de long et d'environ 12 mm de large à pédoncule de 1-1,5
de long, poilu, les épis axillaires plus courts, ovoides, de 1,5 cm de Joni
et de і ст de large, à pédoncule flexueux, atteignant 1 em de long, poilu.
Bractées et bractéoles similaires, d'environ 6 mm de long, ovales-acumi-
E. Pun
nées, les bractéoles plus -— aristées, poilues. Tépales oblongs-acu-
minés, d'environ 6 mm e long, recouverts de poils denses, à 3 nervures
en relief. Étamines de 2 o mm de yasta à filets élargis à la base, soudés
dans le 1/3 inférieur; anthères ovales, de 0,5 mm de long; pseudosta-
minodes rectangulaires, tronqués au sommet, de 1,5 mm de long; ovaire
ovoïde, tronqué au sommet, de 3,5 mm de long; style court, de 1,5 mm
de long, glabre, à stigmate minuscule.
ANGOLA. — Huila, près de Mumpala, Welwilsch 6489 (LISU).
andiaka Heudelotti (Moq.) Benth. & Hook. f., Gen. III (1880),
36 ; Bak. p Clarke in Fl. Trop. Afr. VI, 1 (1909), 68; Hauman in FI.
Congo Belge II (1951), 45; Keay in Fl. W. Trop. Atr. ed. 2, I (1954),
51. — Achyranthes Heudelolii Mog- in DC., Prodr. XIII, 2 (1849), 310;
Benth & Hook., Niger. FI. (1849), 493. — эс que angustifolia
Benth. in Hook., 'Niger Fl. (1849), 492, non Vahl. . Benthami Lopr.
in Engl. Bol. Jahrb. XXX (1901), 108. — P. Fer Sc hinz, Pflanzenf.
ed. 2 (1934), 64.
Herbe lignifiée à la base, de 30-90 cm de haut, souvent trés ramifiée,
à rameaux écartés en tous sens, à racine pivotante, pubescente. Tige
subanguleuse, striée longitudinalement, rouge brunâtre, recouverte de
poils couchés, grisâtres, à sillons longitudinaux bien marqués, à entre-
nceuds de longueur variable, atteignant 8 cm de long. Feuilles étroite-
ment elliptiques ou linéaires, subsessiles ou sessiles, atténuées à la base
au sommet aigu, de 3-8 cm de long et de 2-10 mm de large, plus foncées
au dessus qu'en dessous, pubescentes à poils plus denses sur la face infé-
rieure; nervure principale saillante en dessous; nervures secondaires
en nombre variable, ascendantes, imperceptibles au-dessus. Épis cylin-
driques ou subglobuleux, terminaux ou axillaires, les cylindriques de
3-4 cm de long et de 1-1,5 cm de large, les subglobuleux de 1-1,5 cm de
diamètre (ces 2 formes coexistent dans le même individu), entourés de
2-4 feuilles. Fleurs denses, de 6 mm de long; bractée ovale-oblongue,
brusquement rétrécie au sommet, acuminée, de 4 mm de long et 1,5 mm
de large, glabre, jaune pâle; bractéoles de même forme mais ciliées sur
la carène, à pointe recourbée vers l'extérieur de 4,5 mm de long. Tépales
rigides, étroitement elliptiques, subulés, de 5-6 mm de long, subégaux,
3 extérieurs recouverts de poils longs sur les 2/3, à poils épars et courts
vers le sommet, dépassant à peine les 2 intérieurs qui sont glabres; éta-
mines de З mm de long soudées dans le 1/3 inférieur; anthéres oblongues,
de 0,5 mm de long; staminodes rectangulaires, n'atteignant pas la 1/2 des
filets, échancrés au sommet, dépourvus d' appendices; ovaire obovoide,
tronqué et un peu concave au sommet, n'atteignant pas le sommet du
tube staminal, glabre; style aplati, dépassant les étamines, à stigmate
tout —
ÉGAL. — Environs de Bakel, Heudelol 280 (type, P); Messira,
Berhaut 2088 (Р); presqu'ile du Cap-Vert, Berhaul 2087; Ouassadou,
Berhaul 2089 (P); Kaolak, Chevalier s. n. (P), Berhaul 463 (P).
x
S ЗЕРРЕ
SoupAN Français. — Cercle de Bamako, Walerlol 1275 (P); Nara,
Chudeau s. n. (P); entre уне бизе 4 et Niger, Bellamy s. n. (Р).
GuiNÉE FRANÇAISE ercle de Zerékoré, Adam 6238 (P); Kourou-
sea, Pobéguin 324 (P), берей 388 (Р); sans indication précise, Scaëlla
3143 bis (P).
SIERRA LEONE. — Bumbwa Thomas 3741 (K, P).
OTE D'IvornE. — Cercle de Mankono, entre Nandala et Mankono,
C
Chevalier 21861 (P); plaine à savanes, au confluent du Sassandra et du
Bafing, Chevalier 21774 (P); cercle du Baoulé-Nord, vallée du Nzi moyen,
entre Bouakro et Alangouassou, Chevalier 22223 (P); sans indication
du lieu de récolte, Scaëlla 3071 (P).
Toco. — Proche de Lomé, Warnecke 182 (P).
NicER. — Nupe, Barter 1724 (6, Р).
OvBANGUI-CHARI. — Haut найн, région de Yalinga, Le Teslu
3223 (P); région de Bambari, Tisserant 794, 795 (P); région de Bozoum,
Tisserant 3605 (P); Chani, Baguirmi et région du lac Fittri, bar Erguiz
Nigui, Chevalier 9405 (P); Chari, Mbougon Griko, poste de la moyenne
Кето, Chevalier 5534 (Р); Chari, Krebedjé (Fort-Sibut), vallée de la
moyenne Torni, Chevalier 5677 (P); Chari central, entre Bousso et Fort-
Mig m Chevalier 10481 (P).
Goma, Непз 350-А (Р).
A — Pungo Andongo, Pedras de Guinga, Welwilsch 6565
(LISU); неее, fleuve Cuanza, Welwilsch 6568, 6568 b (LISU).
Cette espèce se retrouve sur la cóte orientale, du Soudan au Mozam-
bique.
Herbe des savanes et des prairies.
Les feuilles renferment une matière colorante.
Espéce assez polymorphe par la longueur des épis et des feuilles,
sans que l'on puisse distinguer des formes bien tranchées en raison des
nombreux états intermédiaires. En se basant sur ces caractères, SUES-
SENGUTH (in Bull. Jard. Bol. Brux., XV, 1938, pp. 65-66) a décrit deux
variétés : subglobosa et spicala.
1 y aurait lieu, peut-étre, de décrire une f. nana pour le specimen
Chevalier 388. Il s'agit d'une petite plante de 6 cm de haut oü l'on reconnait
facilement l'espéce à la forme des feuilles et des inflorescences.
MoourN (DC., Prodr. XIII, 2, 1849, p. 310), SuessenGuTH (Bull.
Jard. Bol. Etat, Brux., XV, 1938, pp. 65-66) et Hauman (Fl. Congo
Belge II, 1951, p. 45) séparent le P. Heudelolii du P. Benlhami en se
Баал sur la présence de fossettes à la base du périgone dans la premiere,
caractère qui manquerait chez P. Benthami. Par contre, nous avons observé
des fossettes dans les deux espèces qui doivent ainsi étre considérées
comme synonymes. Ce caractère se retrouve d’ailleurs dans deux
autres espèces, à savoir : P. involucrata et P. polystachya. Пу а néanmoins
une particularité constante mais non spécifique qui nous est fournie par
l'aréte des bractéoles. Elle est toujours plus longue dans tous les échan-
tillons attribués au P. Benlhami.
SS Ge
6. Pandiaka Richardsiae Suessenguth in Mill. Bol. Slaalssam.
München, 6 (1953), 192
Herbe lignifiée à la base, d'environ 15 em de haut; souche épaisse,
de 4 mm de diamètre, émettant plusieurs tiges le plus souvent non
ramifiées, quadrangulaires, pubescentes; nœuds renflés; entre-nœuds
de 1-3,5 em de long. Feuilles linéaires, aiguës au sommet, de 2 ст de
long et de 3 mm de large en moyenne, sessiles, glabresc entes au-dessus,
pubescentes à poils épars en dessous, brunâtres à la dessiccation. Épis
terminaux, de plus ou moins 2,5 em de long et de 1,5 em de large, densi-
flores, au sommet d'un pédoncule de 1,5-3 em de long densément tomen-
teux ainsi que l'axe, à poils blancs. Fleurs rougeâtres (in vivo, teste
Mrs. Richards); bractées ovales, aigués, d'environ 5 mm de long, pubes-
centes, І-пегуёеѕ, avec une zone médiane brunâtre. bordée de jaune
clair ailleurs: bractéoles similaires, mais membraneuses, hyalines et
acuminées au sommet. Tépales de 8 mm de long, Je a lancéolés,
recouverts de poils denses, longs, mous, blanchâtres. Étamines de 3 mm
de long à filets linéaires légèrement élargis à la base; anthères oblongues,
de 1,3 mm de long; pseudostaminodes rectangulaires de 1 mm de long,
à bords ciliés, pubescents sur la face externe et émettant une touffe
de filaments insérés sur une émergence en dessous du bord supérieur qui
atteignent le sommet des anthères. Ovaire obconique, glabre, de 1 mm
e long, tronqué au sommet; style linéaire, élargi à la base, glabre, à
stigmate minuscu
RHopesiA pu Nonp. — District d'Abercron, < by old Katwe Road
above Inono Valley Escarpment, above Chilongowelo, in sandy soil, in
open >, Mrs. Richards 65 (K).
7. Pandiaka Carsonii (Bak.) C. B. Clarke in Fl. Trop. Afr. VI, 1
(1909), 70; Hauman in Fl. Congo Belge II (1951), 48. — Achyranthes
Carsoni Bak. in Kew Bull. (1897), 280. — Argyroslachys splendens Lopr.
in Engl. Bol. Jahrb. XXX (1901), 109, fig. 2, et in Malpighia XIV (1900),
346 (type : Goelze 1391). — Lectotype : Carson 50 (K). — Pl. I, 10-11.
Herbe de 30-40 cm, à racine tubérisée, rhizomateuse ; tiges nombreuses
dressées, profondément sillonnées, pubescentes à poils blancs aux nœuds,
ailleurs glabrescentes, simples ou bifurquées, tantôt brun rougeàtre,
tantôt jaunâtres (in sicco); entre-nceuds de 5-10 ст de long et de 1,3 mm
de diamètre. Feuilles sessiles, étroitement elliptiques ou linéaires, plus
rarement présence de quelques feuilles oblancéolées, de 2-5 cm de long
et de 3-10 mm de large, atténuées à la base et au sommet aigu et souvent
mucronulé, subcoriaces; nervures assez distinctes en dessous à peine
perceptibles au-dessus. Épis terminaux, solitaires, avec des reflets argentés,
densiflores, longuement pédonculés, cylindriques, de 2-7 em de long et
de 1,2 cm de large, dépourvus de feuilles bractéales, à pédoncule atteignant
20 ст de long, pubescent. Fleurs de 7-8 mm de long; bractées large-
ment triangulaires, mucronulées au sommet, de 3 mm de long et de
2 mm de large à la base, glabres; bractéoles concaves, ovales, carénées,
-—-
brièvement aristées au sommet, membraneuses, hyalines, de 2-3 mm de
long. Tépales ovales-lancéolés, obtus au sommet, l-nervés, à nervure
en relief, de 7-8 mm de long, glabres, membraneux. Étamines de 5 mm
de long, à filets subulés soudés dans le 1/5 inférieur, à anthères m
ment elliptiques, de 1 mm de long; pseudostaminodes carrés, à bor
ciliés, portant au dos un appendice découpé en fines lanières а
à peine le milieu des filets; ovaire obovoide, déprimé à la base et au som-
met, de 3 mm de long et de 2 mm de large; style filiforme, de 4-5 mm de
long, à stigmate petit, capité.
NYASSALAND. — Luembo, prairies humides, 1.500 m d'alt., Goelze
1391 (B).
RHODESIA. — Fwambo, Urungu, au S. du Lac Tanganyika, Carson
8,15 (K).
Сохсо BELGE. — Haut-Katanga, Katentania, Homblé 748 (BR).
Var. Milnei (Sussenguth) Cavaco, stat. nov. — Pandiaka Milnei
Suessenguth & Overk. in Bol. Arch. 41 (1940), 76; in Mill. Bol. Staats.
München, 8 (1953), 341. — Pandiaka Carsoni (Bak.) Clarke var. lineari-
[olia Hauman in Fl. Congo Belge II (1951), 49. — РІ. 14-15
Herbe glabre, d'environ 40 em de haut, à souche épaisse et profonde,
d'environ 7 mm d'épaisseur et de plus ou moins 8 cm de long produisant
de gros rhizomes horizontaux superficiels d'environ 4 cm de long. de
finement striée, ramifiée, à nœuds non renflés, à entre-nœuds de 4- 8,5
de long. Feuilles sessiles, linéaires, de 3-45 cm de long et de 1-3 mm de
large, atténuées à la base, aiguës et mucronulées au sommet, parfois
prenant une teinte pourpre foncé (in sicco). Épis terminaux, solitaires, de
1-2 cm de long, arrondis au sommet, de 1-1,2 cm de large, parfois accom-
pagnés de 2 feuilles bractéales de 1 ст de long, pédoncule de 1-5,5 ст
de long, strié dans le sens longitudinal; axe de l'inflorescence pubescent
à poils blancs. Fleurs scarieuses; bractées de 5,5 mm de long et de 2 mm
de large à la base, oblongues, concaves, acuminées au sommet: giai
bractéoles plus petites, à peine 1/2 de la longueur des bractées, de 2,5 mm
de long et 1,5 mm de large, trés concaves, arrondies et subcordées à la
base, acuminées au sommet, glabres, membraneuses, 1-пегуёеѕ. Tépales
oblongo-lancéolés, de 6 mm de long et de 1,5 mm de large, à nervure
médiane en relief bordée de 2 zones brunâtres (in sicco), sans nervures
latérales, scarieux, un peu repliés à la base; étamines de 3 mm de long,
soudées dans le 1/5 inférieur, à filets aplatis, élargis vers la base, à anthères
oblongues de près de 1,5 mm de long; staminodes rectangulaires, légère-
ment échancrés au sommet, atteignant 1/3 il filets, glabres, portant au
dos une écaille en forme d'éventail se terminant en un nombre variable
de filaments qui atteignent la base des anthéres ` ovaire obovoide, arrondi
au sommet ; style de 5 mm de long, filiforme, glabre, à à stigmate tout petit.
Сохсо BELGE. — Haut-Katanga, mines de Luiswishi, Quarré 0213
(BR, P)
E ` беле
3. Pandiaka Wehr a Suessenguth & Overk. in Bot.
Arch. 41 (1940), 77. — РІ. I, 12-13.
Herbe vivace de 30 em de haut à racine tubérisée, cylindrique,
de 8 em de long et plus, de 7 mm de diamétre, émettant 1 ou 2 tiges un
peu décombantes, simples ou bifurquées, nettement striées, jaune
verdâtre, densément poilues à poils dressés dans leurs parties supérieures
et aux nœuds, à poils épars ailleurs; entre-nœuds d'environ 2 em vers
la base, de plus ou moins 8 ст au milieu et de 4-6 em vers lesommet.
Feuilles étroitement elliptiques ou linéaires accompagnées de quelques
rares feuilles étroitement lancéolées, sessiles, atténuées à la base et au
sommet aigu, atteignant 7 cm de long et 6 mm de large, pubescentes, à
poils épars, subcoriaces, vert foncé; nervure médiane un peu saillante en
dessous, enfoncée au-dessu 8; nervures secondaires us seulement
au-dessus. Epis terminaux, solitaires ou par 3, de 1,5-3 cm de long, et
de 10-12 mm de large, blanchâtres, dépourvus de feuilles рент а
pédoncule et axe densément poilus. Fleurs denses; braetée ovale, concave,
de 6 mm de long et de 3 mm de large, aussi longue que les tépales ou à
peine plus longue, portant iei poils trés courts et trés épars sur
la nervure m médiane, membra e, transparente, mucronulée; bractéoles
plus courtes que les Apre lem carénées, apiculées au sommet,
de 3 mm de long et de 1 mm de large, densément poilues sur la carène,
hvalines, argentées. Tépales de 5 mm de long et de 1,5 mm de large,
aigus, à nervure médiane en relief, poilue, bordée de 2 zones verdâtres
ou pourpres, avec 2 nervures latérales, blancs aux bords hyalins et zlabres.
Étamines à filets de 4 mm de Tong, soudés dans le 1/5 inférieur, à anthëres
E aug eie de 1 mm de long; pseudostaminodes munis, de chaque côté,
appendice se terminant par des filaments qui ne dépassent pas le
14 pe filets. Ovaire obovoide tronqué au sommet ou subglobuleux,
m de long; style filiforme de 4 mm de long à stigmate minuscule.
Sur sols latéritiques.
ANGOLA, — Moxico, entre Mundamba et Nkoki, Milne-Redhead
3985 (Type K), 3986 (K), 3987 (1 <].
Par réduction de la longueur des bractées, des bractéoles et de l'aréte
terminale de ces dernières, on passe du P. porphyr-argyrea au P. Milnei
et au P. Carsonii, З taxa affines. Chez P. porphyr-argyrea la bractée est
aussi longue ou méme un peu plus longue que le périanthe. P. Milnei
(= P. Car sonii var. Milnei) montre des bractées un peu moins longues
que le périanthe. Chez P. Carsonii, les bractées n'atteignent pas la moitié
de la longueur du périanthe.
9. Pandiaka Welwitschii (Schinz) Hiern in va Afr. Pl. Welw. IV
(1900), 894; Bak. & Clarke in Fl. Trop. Afr. VI, 1 (1909), 69. — Achy-
ranthes Welwilschii Schinz in Engl., Bol. Jahrb. XXI (1892), 187.
Herbe dressée, de 30-60 ст de haut, à tige ramifiée, recouverte de
poils denses, courts, dressés; entre-nœuds de 2,5-5 cm de long. Feuilles
sessiles, obovales à oblancéolées, arrondies au sommet et mucronulées,
SE DUE Wäi
cunéiformes à la base, de 2,5-4,5 ст de long et de 1,8-2,5 cm de large
au-dessus du milieu, recouvertes de poils sur les 2 faces; 3-4 paires de
nervures secondaires, ascendantes, nettes en dessous, presque imper-
ceptibles au-dessus. Épis solitaires ou par 3, atteignant 5,5 cm de long
et 15 mm de large, atténués au sommet, densiflores, accompagnés de
2 feuilles à la base. Fleurs jaunes (in sicco); bractées ovales-acuminées,
apiculées, poilues, de 4 mm de long et de 1,8 mm de large; bractéoles
étroitement lancéolées, acuminées en pointe au sommet, de 3 mm de long,
poilues. Tépales de plus ou moins 6 mm de long et de 1,5 mm de large,
lancéolés, acuminés et apiculés au sommet, à 2 nervures saillantes, recou-
verts de poils blanchátres. Étamines de 4 mm de long, soudées dans le
1/5 inférieur, à anthéres étroitement oblongues; pseudostaminodes rec-
tangulaires, légèrement échancrés au sommet, de 1 mm de haut, émettant
au dos, un peu plus bas que le bord supérieur, 8 filaments qui atteignent
le sommet de l'ovaire, blanchátres; ovaire obovoide, tronqué au sommet
de 1,5 mm de long, glabre; style de 2,5 mm de long, glabre, à stigmate
capité.
ANGOLA. — Huila, Loppolo, Welwitsch 6488 (lectotype, LISU),
6491 (LISU). Welwilsch 6491 est une forme monstrueuse comme il arrive
souvent chez Achyranthes aspera.
Dans la diagnose de cette espèce, BAKER & CLARKE n'ont pas indiqué
l'existence de filaments qui ornent les pseudostaminodes. Ces mêmes
auteurs ont décrit à tort les pseudostaminodes comme étant dentés au
sommet.
"аг. debilis (Вак.) Cavaco, comb. nov. — P. debilis (Bak.) Hiern
in Cat. Afr. Pl. Welw. IV (1900), 894; Bak. & Clarke in Fl. Trop. Afr. VI,
1 (1909), 69. — Psilotrichum debile Bak. in Kew Bull. (1897), 279.
Herbe couchée à la base puis ascendante, de 65 cm de haut, émettant
des racines aux nœuds inférieurs. Se distingue de la var. Welwilschii
par son habitat, par ses bractées glabres et enfin par ses fleurs un peu
plus longues.
ANGOLA. — Pungo Andongo, Pedras de Guinga, Welwilsch 6570
(LISU, type).
10. Pandiaka Schweinfurthii (Schinz) C. B. Clarke in Fl. Trop.
Afr. VI, 1 (19001, 69, — p ppm Schweinfurlhii Schinz in Bull.
Herb. Boiss. IV (1896), 421. — Р],
Herbe de 30 cm de hauteur. Feuilles comme P. Welwilschii. Fe
terminaux et axillaires comme P. Welwitschii, ou solitaires au som
des rameaux. Fleurs à l'aisselle de bractées lancétées, acuminées, x.
6-7 mm de long, poilues; bractéoles similaires, de 5 mm de long; pétales
épais, de 7 mm de long, lancéolés, à 3 grosses nervures, poilus. Étamines
de 3 mm de long, soudées dans le 1/3 inférieur, à filets linéaires et anthères
oblongues de 0 2 mm de long; pseudostaminodes rectangulaires de 1 mm
Se Ea
de long portant au dos une écaille se terminant par 8-12 filaments qui
dépassent la 1/2 de la longueur des filets; ovaire obovoide, de 1,5 mm
de long, tronqué au sommet, glabre; style filiforme de 4 mm de long à
stigmate petit, capité.
CAMEROUN. — Ht-Logone, Lenfant 1135 (P).
OUBANGUI-CHARI. — Banbari, Tisserant 618; Ht-Oubangui, région
de Yalinga, Le Testu 2887 (P). |
SOUDAN. — Dar Fertit, Schweinfurth III. 66 (E
Signalée aussi au Congo Belge et en Rhodésie du Nord.
SUESSENGUTH (in Bol. Arch. 41 (1940), 78) distingue 2 variétés et
1 forme de peu de valeur systématique en raison des nombreux états
intermédiaires, ou formes, qui les relient.
11. Pandiaka obovata Suessenguth in Bull. Jard. Bol. Elal, Brux.,
XV (1938), 67; Hauman in Fl. Congo Belge II (1951), 49.
Herbe d'environ 40 cm de haut, à souche pivotante, épaisse, couverte
de fibrilles, à écorce ridée, de plus ou moins 10 cm de long et 3 c
de diamétre, émettant plusieurs tiges peu ou pas ramifiées, anguleuses,
à sillons longitudinaux bien marqués, pubescentes, dressées; entre-
nœuds atteignant 15 em de long. Feuilles sessiles, obovales, mucronulées
au sommet, de 2,5-5 cm de long et de plus ou moins 2 cm de large, pubes-
centes sur les 2 faces, à poils assez longs, à nervures peu visibles au-dessus,
bien marquées en dessous; plus ou moins 8 paires de nervures secondaires,
ascendantes, se réunissant avant d'atteindre les bords. Épis terminaux,
solitaires, plus ou moins coniques, de 2,5-5,5 cm de long et de 1-1,5 c
e large, non accompagnés de feuilles à la base; axe poilu. Fleurs
jaune clair, brillantes; bractées lancéolées, apiculées, de 5 mm de long
et de 2 mm de large à la base, membraneuses, glabres ; bractéoles lancéolées,
apiculées, de 2-2,5 mm de long, membraneuses, ciliolulées sur la nervure et
sur les bords; tépales lancéolés, apiculés, glabrescents, à zone médiane
3-nervée, verte, à contour membraneux, blanc, de 6 mm de long et de
1,5 mm de large. Étamines de 4 mm de long, soudées au 1/4 inférieur;
anthères oblongues, à loges bien séparées, de 1 mm de long; staminodes
rectangulaires, évasés au sommet, émettant une touffe de таре dressées,
dépassant de peu la 1/2 des filets; ovaire obovoide, de 1,5 mm de long,
glabre; style de 3,5 mm de long, dépassant les anthëres, glabre, à stigmate
capité bien visible.
Conco BELGE. — Haut-Katanga, Katuba, Quarré 4316 (Type, BR).
Hauman (loc. cil.) a décrit une var. angusla d’après le spécimen
de Wille 558 récolté au Congo Belge. Cet échantillon a été rapporté
au P. Carsonii par SUEssENGUTH. Nous n'avons pas examiné ce spécimen,
dont les feuilles sont linéaires ou presque, d’après la description de Hau-
MAN
— 94
12. Pandiaka glabra (Schinz ex Suessenguth) Hauman in Bull.
Jard. Bot. Etat, Bruz., XVIII (1946), 113; in Fl. Congo Belge II (1951),
. Schweinfurlhii (Schinz) Clarke var. glabra Schinz ex Suessenguth
in Bull. Jard. Bol. Elat, Brux., XV (1938), 68.
erbe peu ramifiée, à souche couverte de fibrilles; tige de 0-40 cm
de han: recouverte de эм denses, jaunâtres, striée longitudinalement,
à nœuds peu renflés, à entre- nœuds de 3-8 cm de long. Feuilles sessiles,
obovales ou spatulées, tronquées à la base, aiguës et apiculées au sommet,
de 3-5,5 cm de long et de 1-2 cm de large, recouvertes de poils sur les
deux faces; nervures à peine perceptibles. Épis cylindriques, terminaux,
généralement solitaires, atténués vers le sommet, jaune clair, brillants,
ceux des branches latérales de 2 ст de long et de 1 cm de large, les termi-
naux de 6,5 cm de long et de 16 mm de large; pédoncule de plus ou moins
2 cm de long, poilu ainsi que l'axe. Fleurs assez denses ` bractées lancéolées,
membraneuses, 1-пегуёеѕ, pubescentes à poils épars assez longs et blanchà-
tres, celles de la base de l'inflorescence d'environ 5 mm de long, les supé-
rieures plus petites; bractéoles plus petites, de 2 mm de long, et plus
étroites, de méme forme effilées au sommet, pubescentes, ciliées aux bords.
Tépales scarieux, lancéolés, 1-3-nervés, de 7 mm de long, pubérulents, à
nervure médiane en relief, bordée de 2 zones verdâtres, avec ou sans
nervures latérales, à contour membraneux; étamines de 5 mm de long,
soudées à la base vers le 1/3 inférieur, à anthéres oblongues; staminodes
carrés, ondulés, portant au sommet une écaille se divisant en un nombre
variable de franges qui n'atteignent pas le milieu des filets; ovaire oblong,
arrondi au sommet, brunâtre, beaucoup plus petit que le style, de 1,5 mm
de long; style de 4,5 mm de long, glabre, à stigmate tout petit.
Conco BELGE. — Haut-Katanga, Katuba, Quarré 691 (type, BR).
13. diaka lindiensis Suesseng. et Beyerl. іп Feddes Reperi.
XLVI Term 46. — PI. i
Herbe annuelle de 20-50 cm de haut, trés ramifiée, à rameaux diva-
riqués. Tige anguleuse, brune, teintée de pourpre par places, recouverte
de poils couchés, denses, renflée aux nœuds, à entre-nœuds de 2-8 cm de
long. Feuilles sessiles, oblongo-lancéolées, aigués au sommet, tronquées
et subcordées à la base, de 3-5 cm de long et de 7-12 mm de large, recou-
vertes de poils épars sur les deux faces surtout sur les nervures. Épis
à
H
terminaux et axillaires, accompagnés de 2 feuilles à la base, globuleux à
coniques, les terminaux, plus longs, de 1,5 cm de long et de 1 cm de large.
Fleurs brièvement pédicellées ; ‚еы ovale-acuminée, trés concave,
Lerminée en pointe rigide, papyracée, pubescente sur la face externe,
garnie de poils denses, blancs et assez denses à la base, de 2,5 mm de long
et de 1,5 mm de large à la base; bractéoles lancéolées, acuminées, de 3 mm
de long, pubescentes ; fleur reliée à la bractée par un socle globuleux.
Tépales de 5,5 mm de long, 3 intérieurs à peine plus courts, "lancéolés,
acuminés, coriaces, recouverts de poils courts, blancs, 3-nervés à nervures
— 95 —
non Eet souvent teintés de pourpre au sommet, Étamines de
3 mm de long, soudées au 1/3 inférieur, à filets aplatis, pubescents, à
"esia trës petites, suborbiculaires ; staminodes rectangulaires, tronqués
et denticulés au sommet, glabres, émettant au dos, un peu plus bas que
le bord supérieur, 3-5 filaments aussi longs qu'eux. Ovaire obovoide,
épaissi au sommet, de 1 mm de long, glabre; style cylindrique, de 0,8 mm
de long, glabre, à stigmate petit.
“aswaa sableux.
`
r
GANYIKA. — District de Songea à 1 km au sud de Gumbiro,
Milne- "Redhead & Taylor 9422, 9422 А (К); à 40 km de Lindi, Schlieben
6083 (neo-type P).
HODÉSIE DU wonn, — Shiwa Nganda, Segen 1610 (K); Old
road between Pans Abercorn, Richards 5054 (К igola, Fanshawe
2811 (K); district de Kawanbwa, Nchelenge, eh Bee 007 K
RHODÉSIE pu Sup. — District de Shangani, Goldsmith 102/55 (K).
bus Pandiaka andongensis Hiern in Cat. Afr. Pl. Welw. IV (1900),
895; Suessenguth in Bull. Jard. Bol. Elal, Bruz. ., ХУ (1938), 64; Hauman
in FI. Congo Belge II (1951), 43. — РІ. I, 8-9.
Herbe procombante à la base atteignant 1 m, à racine pivotante;
tiges anguleuses, striées longitudinalement, très ramifiées, recouvertes
de poils denses, blanchâtres, assez longs, à nœuds plus ou moins renflés
et entre-nœuds de 4,5-12 cm de long. Feuilles sessiles, oblancéolées à spa-
Lulées, atténuées vers la base tronquée et vers le sommet aigu, de 3-6 cm
de long et de 0,8-2 cm de large, foncées et presque noirâtres au-dessus,
pubescentes à poils épars et plus ou moins longs sur les deux faces;
nervure principale bien marquée en dessous émettant un nombre variable
de nervures secondaires, ascendantes, imperceptibles au-dessus. Épis
coniques, terminaux, généralement solitaires plus rarement par 3 dont les
latéraux très courts, entourés de 2 feuilles, jaune pâle, brillants, de
1-4 cm de long et de plus ou moins 8 mm de large à la base; pédoncule
et axe densément poilus. Fleurs pourpres in vivo; bractée ovale, concave,
acuminée en pointe rigide au sommet, membraneuse, glabre, carénée,
de 5 mm de long et de 2 mm de large à la base; bractéoles plus étroites,
subulées, de 3,5 mm de long, — un peu la moitié de la fleur, garnies
de poils blanchâtres assez longs sur la carène. Tépales rigides, lancéolés-
aigus, à 3 nervures saillantes recouvertes de poils longs sur les 2/3, sans
nervures apparentes et à poils très courts au sommet, subégaux, les
intérieurs (3) un peu plus courts et étroits que les extérieurs, ceux-ci de
0-6 mm de long; étamines de 2 mm de long à filets élargis vers la base et
sint vers le 1/3 inférieur, à anthères linéaires ; staminodes carrés, mem-
braneux, ciliés sur les bords verticaux, échancrés au sommet, portant sur
la face externe, en dessous du bord supérieur, un rebord qui émet des
franges assez longues qui n'atteignent pas la base des anthéres mais
dépassent la moitié des filets ; ovaire obovoide, épaissi au sommet, de 1 mm
= В
de long, pubérulent; style de 2,5 mm de long à stigmate imperceptible.
Dans les savanes.
Cowco BELGE. — Haut-Katanga, Kasenga, rive du Luapula, alt.
970 m, Robyns 1916 (BR).
ANGOLA. — Pungo Andongo, Welwilsch 6567 (LISU, type).
Se retrouve dans le territoire du Tanganyika et en Rhodésie du Nord.
Dans les fleurs examinées les franges des pseudostaminodes n'attei-
gnent pas la base des anthéres, ce qui n'est pas d'accord avec la descrip-
tion de Hauman. Il n'est pas certain que ce caractère soit d'une constance
absolue. Les fleurs de cette espèce sont proches de celles du P. involucrala.
Le P. andongensis est affine du P. lindiensis et du P. Kassneri. Ces
trois espèces présentent une sorte de socle ou gros pédicelle qui relie la
fleur à la bractée axillaire.
15. Pandiaka aristata Suessenguth in Bull. Jard. Bol. Elat, Bruz.,
XV (1938), 64.
Herbe annuelle trés ramifiée, d'environ 30 cm de haut, à rameaux
étalés. Tige anguleuse, pubescente à poils épars, à entre-nœuds d'environ
5 em de long. Feuilles sessiles, oblancéolées, atténuées vers la base tron-
quée et vers le sommet, de 2-6 cm de long et de plus ou moins 1 cm de large
au milieu, pubescentes, à poils épars, blancs; 8 paires de nervures secon-
daires, ascendantes, s'anastomosant avant d'atteindre les bords. Inflo-
rescences globuleuses ou ovales-globuleuses, de 10-14 mm de long et de
large, terminales, accompagnées de 2 feuilles bractéales, solitaires ou
par 3 (les latérales très courtes), jaune verdâtre; pédoncule grêle, poilu.
Bractée lancéolée, aristée au sommet, de 4 mm de long, 1-nervée, glabre,
à limbe membraneux; bractéoles de 4 mm de long à limbe réduit, à
nervure médiane épaisse se terminant en une arête pointue 2-3-fois plus
longue que le limbe, pubescentes. Tépales lancéolés-acuminés, de 6 mm
de long, à nervure médiane saillante bordée de 2 zones verdâtres, recou-
vertes de poils blanes, glabres et jaune clair à la périphérie. Étamines
de 3-4 mm de long, soudées à la base; pseudostaminodes rectangulaires,
atteignant à peine la 1/2 des filets, échancrés au sommet, émettant
sur la face interne 2-3 filaments ou 0; ovaire tronqué; style dépassant les
anthéres, à stigmate minuscule.
TANGANYIKA. — Iringa, sur granite, H. Lynes I. h. 215e (К), Types
. Pandiaka Kassneri Suessenguth in Bull. Jard. Bol. Elal,
Bruz., XV (1938), 66; Hauman in Fl. Cong. Belge II (1951), 46. — Pl. 1,
6-17.
Herbe robuste de 1 m et plus de haut et d'environ 4 mm de dia-
mètre, peu ramifiée. Tige anguleuse, striée longitudinalement; entre-
nœuds atteignant 10 em de long, pubescents, prenant une teinte brune
rougeàtre sur le sec. Feuilles sessiles, ovales ou obovales, arrondies à
subcordées à la base, obtuses à aiguës au sommet et souvent mucronulées.
be
de 3-6 em de long et de 2-3,5 em de large, pubescentes sur les deux faces,
à nervures ascendantes, arquées, bien marquées en dessous. Épis axillaires
et terminaux disposés en une inflorescence racémiforme ou paniculiforme
d'environ 20 cm de long, à 4-5 rameaux de 3-15 ст de long diminuant
vers le sommet, à entre- nœuds de 7-1,5 em de long; épis de 3 à 6 cm de
long, atteignant parfois 10 cm et de 1,5- 2 cm de large, les axillaires très
courts. Fleurs jaune clair, brillantes; bractée ovale-lancéolée, acuminée,
de 6 mm de long et de 2,5 mm de large, pubescente à poils épars, blancs,
à bords ciliolulés, membraneuse:; rut oles lancéolées, longuement
acuminées, de 4 mm de long, carénées, densément pubescentes, Tépales
lancéolés-aigus, de 7 mm de long, couverts de poils denses, couchés,
blanchâtres; étamines de 4-5 mm de long, soudées dans le 1/7 inférieur,
aplaties, à anthéres de 1 mm de long, oblongues; staminodes rectangu-
laires, atteignant presque 1 mm de long, ciliolulés aux bords latéraux,
légérement concaves au sommet, portant sur la face externe une petite
écaille frangée dont les viene mesurent 3 mm de long; ovaire obovoide
de 2 mm de long, creusé au sommet, glabre; style de 5 mm de long, fili-
forme, glabre, se terminant hem un petit stigmate.
Dans les savanes.
Conco BELGE - Haut-Katanga, rivière Kasanga, Kassner 2665
(type BR, P)
Cette espèce est entièrement distincte du P. Welwilschii. И ne s'agit
ment pas d'un synonyme, comme semble admettre HAUMAN (loe. cil.).
17. Pandiaka p Suessenguth in Bull. Jard. Bol. Elal,
Brux. XV (1938),
Herbe de 15-25 cm au-dessus du sol, à racine pivotante et tuberculi-
forme de 1,5-2 cm de diamètre et de 6,5 cm de long. Tiges nombreuses,
finement striées dans le sens longitudinal, grêles, peu ou pas ramifiées,
recouvertes de poils grisátres, de 11-20 cm de long; entre-nœuds de 2-8 cm
de long. Feuilles subsessiles, ovale-lancéolées, subarrondies à la base,
mucronées au sommet, souvent recourbées et réfléchies, de 1-3 cm de
long et de 4-10 mm de large, prenant une teinte foncée sur la face supé-
rieure à la dessiccation, densément pubescentes, à nervures peu marquées
mais visibles. Épis terminaux sur toutes les tiges, cylindriques, de 1-3 cm
de long et de 1-1,4 cm de large, accompagnées de 2-4 feuilles à la base.
Fleurs assez denses, d'un jaune brillant; bractées ovale-acuminées, à
pointe souvent сового vers l'extérieur, comme chez Р. Heudelolii,
recouvertes de poils sur la carëne, ciliées sur les bords, membraneuses,
de 5 mm de long dont 2 pour l'acumen, et de 3 mm de large à la base;
bractéoles semblables. Tépales de 6 mm de long et de 1,5 mm de large,
subaigus au sommet, membraneux sur les bords, 3-nervés dans la zone
médiane, pubescents sur les nervures, à poils peu denses, glabres laté-
ralement ; étamines de 4 mm de long, soudées dans le 1/3 inférieur à
anthéres oblongues; staminodes hyalins, rectangulaires, ondulés au
sommet, de 1,5 mm de haut, dépourvus d' appendices; ovaire oblong,
NOT. SYS. °
— —
allongé, de 3,5 mm de long, glabre; style anguleux, de 2,5 mm de long à
stigmate tout petit, glabre.
Sur sol sablonneux. Plaines non boisées.
Сохсо BELGE. — Haut-Katanga, Katentania, Homblé 755 (Type)
Var. incana (Suesseng. & Overk.) Cavaco, stat. nov. — P. incana
Suesseng. & Overk. in Bol. Arch. 41 (1940), 75. Туре : Milne- Redhead 2738.
Herbe à racine pivotante tuberculiforme, jusqu'à 2,5 cm de diamètre,
rhizomateuse, à rhizomes superficiels, d'environ З cm de long et de 5 mm
de diamètre, émettant au-dessus du sol de nombreuses tiges dressées, her-
bacées, de 15 cm de long, cylindriques, pubescentes à poils ascendants
et dressés, blancs; entre-nœuds de 3 cm de long. Feuilles sessiles, lan-
céolées, souvent recourbées et réfléchies, de 1,5 cm de long et de 7 mm de
large, tomenteuses sur les deux faces, à poils blancs, à bords rouge pourpre.
Épis terminaux, subcylindriques, de 1,5-2 ст de long et de 11 mm de
large, entourés de 2 feuilles bractéales. Bractée de plus ou moins 5 mm
de long, poilue sur la face externe, ciliée sur les bords, carénée, acuminée,
à pointe souvent recourbée vers l'extérieur; bractéoles similaires. Tépales
de 5 mm de long, poilus sur la face externe, les poils les plus longs au
sommet, à nervure médiane rougeâtre; pseudostaminodes rectangulaires,
dépourvus d'appendices, entiers. Pistil typique du P. polyslachya.
HODESIA DU SUD. — Mwinilunga (3. W. Dobeka bridge), Milne-
hedhead 2738 (K). Termitières.
A Pandiaka lanuginosa (Schinz) Schinz in Engl., Pflanzenfam.
ed. 2, XVI c (1934), 64. — Achyranthes lanuginosa Schinz in Engl., Bol.
Jahrb. XXI (1895), 186, non Nutt. — A. Schinzii (Standl.) Cuf. in Bull.
Jard. Bol. Elal, Bruz., XXIII Suppl. (1953), 73. — Cenlroslachys Schinzii
Standl. in Journ. Wash. Acad. Sc., V (1915), 75
Plante vivace à nœuds un peu renflés; tige deg mais arrondie
à la base, à poils épars. Feuilles opposées, à pétiole de 5 mm de long.
elliptiques à lancéolées, aiguës à très aiguës, de 7 cm de long et de 3 cm
de large, pubescentes à poils gris de cendre puis glabrescentes, à nervure
médiane nettement saillante en dessous. Inflorescence de 30 cm de long.
terminale, s'effilant vers le sommet, densiflore; bractées ovales, acuminées,
sessiles et larges à la base, se réfléchissant après l'anthése, couvertes de
poils laineux ainsi que le rachis et les bractéoles; bractéoles ovales,
rigides, aigués à trés aigués, de 3-4 mm de long, épaisses à la base. Tépales
ч de plus ou moins 5 mm de long, зе Lerminant par un court
сгоп rigide et glabre, couvert de poils laineux sur la face externe.
азайа 5, alternant ауес des pseudostaminodes rectangulaires laciniés
au sommet. Ovaire inia glabre, à style de 3 mm de long et stigmate
peu apparent, capité
UGANDA. — lésions Sluhlmann 335 (B, lectotype, K).
^. — Ngong, Someren 9160 (K); fleuve Athi, Bally B 5245 (K);
— Telek, Bally 5323 (K).
ANGANYIKA. — Schinyanga, fleuve Manyanga, Burll 3447 (K);
а --
Singida, fleuve Ugwandi, Burll 734 (K); Masai, à environ 1,5 km au N.
de Kwakichinja, Milne-Hedhead & Taylor 11191 (K); Dodoma, Hornby
788 (K); Schinyanga, Korilschoner 2097
19. Pandiaka fasciculata Suessenguth in Kew Bull. (1949), 477.
Herbe robuste, grimpante. Tige anguleuse, striée, ramifiée, Lomen-
teuse à poils courts, ascendants; nœuds renflés; entre-nœuds de longueur
variable atteignant 12,5 ст. Feuilles pétiolées, ovales, aiguës, pubes-
centes au-dessus, tomenteuses à poils gris clair en dessous, de 4-5 cm de
long et de 2-5 em de large, à pétiole de 8 mm de long, poilu. Inflorescences
globales en ample panicule d'environ 20 cm de long, à rachis tomenteux ;
rameaux inférieurs d'environ 15 em de long; épis fasciculés au sommet
des rameaux, 1 terminal d'environ 5 cm de long et 2-4 latéraux plus courts.
Fleurs argentées teintées de rouge; bractées lancéolées, scarieuses, I-ner-
vées, de 2-2,5 mm de long; bractéoles 1-пегуёеѕ, de 3-4 mm de long, se
terminant en une aréte pointue presque aussi longue que la fleur. Tépales
1-пегуёѕ, de 6-7 mm de long, acuminés, membraneux, glabres. Étamines
de 2,5 em de long; anthères de 0,8 mm de long; pseudostaminodes rec-
tangulaires, un peu évasés au sommet eL y émettant une touffe de fila-
ments qui atteignent la moitié de la longueur des filets; ovaire subglobu-
leux, présentant une constriction au milieu, de 1 mm de long; style de
4 mm de long à stigmate amapis.
TANGANYIKA. — Š. Mbulu district, 3. E. Slopes of Mt. Hanang,
Nangwa, c. 2.700 m, Greenway 7620 eh K); sans localité précise,
Tanner 857 (K).
EspECE DOUTEUSE
Pandiaka lanata (Schinz) Hauman in Bull. Jard. Bol. Etat, Bruz.,
XVIII (1946), 113. — Achyranthes lanala Schinz in Vierteljahrschr.
Nat. Gesell. Zürich LXXVI (1931), 141.
Cette espèce n'est connue que par deux fragments de la partie supérieure
de deux tiges fleuries. Hauman (loc. cil.) en donne la description suivante :
Herbe pubescente, souche et partie inférieure de tiges inconnues,
entre-nœuds supérieurs de plus ou moins 5 cm de long, couverts de poils
blanes denses, ainsi que le rachis. Feuilles supérieures sessiles, subauri-
culées, oblongues, briévement atténuées vers le sommet aigu, de 2,5-
3,5 em de long et de 8-10 mm de large. Épi argenté brillant, de 7-10 cm
de long et de 15 em de large, à fleurs fructifiées nullement réfléchies ;
bractée ovale-lancéolée, de 7 mm delong, bractéoles membraneuses, ovales,
acuminées, ciliolulées, de 2,5 mm de long. Périgone à segments 1-3- nervés,
largement membraneux sur les bords, de 7-8 mm de long; étamines
de 5 mm de long; staminodes ont. un peu évasés au sommet,
émettant sur le côté externe, un peu en dessous du bord supérieur, une
touffe de plus ou moins 20 filaments dressés qui atteignent la 1/2 de
la longueur des filets; ovaire de 2,5 mm de long; style de 4,5 mm de long.
Conco BELGE. — Haut-Katanga, Lukafu, Verdick 204 (Type).
— 100 —
II. ACHYROPSIS
Achyropsis (Moq.) Hook. f. in Benth. & Hook., Gen. III (1880),
36 (lectotype ` А. leptostachya); Moq. in DC., Prodr. XIII, 2 (1849), 310
( Achyranthes sect. Achyropsis p. p. excl. A. arborescens). — Centrostachys
Wall. em. Standley in Journ. Wash. Acad. Sc., V (1915), 75 p. p.
Herbes ou sous-arbustes à tige dressée, ба. а rameaux angu-
leux, striés. Feuilles opposées ou fasciculées, entiëres, linéaires, linéaires-
obovales ou elliptiques, à nervures imperceptibles. Inflorescences termi-
nales et latérales en épis pédonculés formant dans l'ensemble une ample
panicule. Fleurs hermaphrodites, petites, souvent blanchátres, entourées
d'une bractée membraneuse persistante et de 2 bractéoles petites, aristées
ou non; fleurs non réfléchies à l'anthése ni à la maturité du fruit. Périanthe
rigide, parcheminé ou coriace, ovoïde, glabre, 4-5-mére; tépales oblongs,
concaves, 1-пегуёѕ. Étamines 4-5, soudées en cupule à la base, à filets
linéaires, alternant avec les staminodes carrés ou obovales, fimbriés ou
n au sommet, quelquefois pourvus sur la face externe d'un appendice
parfois denté au sommet; anthères globuleuses, ovales ou oblongues,
2-loculaires. Ovaire largement ovoide, oblong ou obconique, comprimé,
glabre, l-ovulé à ovule pendant du sommet d'un long funicule; style
filiforme, court ou un peu allongé; stigmate petit, capité. Akène très
mince à péricarpe presque membraneux, renfermé dans le périanthe,
rique entourant l'albumen charnu; cotylédons plats un peu plus larges
que la radicule ascendante.
Six espèces d'Afrique, réparties en deux sections.
Les Achyropsis se distinguent des Pandiaka, leurs voisins immédiats,
par leurs fleurs trés petites, ne dépassant pas 4 mm de long et par leur
périanthe obtus, et des Achyranthes par leurs fleurs constamment dres-
sées.
Nous subdivisons le genre en deux sections bien tranchées.
1. Bractéoles inermes, n'atteignant pas la moitié de la longueur
des DEDERE o a soa ana VO OI S EEN Sect. a. Achyropsis.
1'. Bractéoles aristées atteignant ou dépassant la moitié de la
PORN dee OURS лл ul. EEN s a pasa AN Sect. b. Aristata.
Sect. a. Achyropsis
Lectotype : А. leploslachua.
Trois espèces
P Épis non recouverts de poils.
2. Périanthe 4-mére; staminodes поп fimbriés
"i арр инс s u Sa PPS cite er peq 4. A. ые -
Pe Périanthe 5-mére; staminodes fimbriés au sommet. 2. A. avicularis.
^ Жр» morate de рай. edis eer iere des 8. A eeh"
— 100 —
П. ACHYROPSIS
Achyropsis (Moq.) Hook. f. in Benth. & Hook., Gen. III (1880),
36 (lectotype : A. leptostachya); Moq. in DC., Prodr. XIII, 2 2 (1849), 310
(Achyranthes sect. Achyropsis p. p. excl. A. arborescens). — _Centroslachys
Wall. em. Standley in Journ. Wash. Acad. Sc., V (1915), 79 p. p.
Herbes ou sous-arbustes à tige dressée, trichotome, à rameaux angu-
leux, striés. Feuilles opposées ou fasciculées, entières, linéaires, linéaires-
obovales ou elliptiques, à nervures imperceptibles. Inflorescences termi-
nales et latérales en épis pédonculés formant dans l'ensemble une ample
panicule. Fleurs hermaphrodites, petites, souvent blanchâtres, entourées
d’une bractée membraneuse persistante et de 2 bractéoles petites, aristées
ou non; fleurs non réfléchies à l’anthèse ni à la maturité du fruit. Périanthe
rigide, parcheminé ou coriace, ovoide, glabre, 4-5-mére; tépales oblongs,
concaves, l-nervés. Étamines 4-5, soudées en cupule à la base, à filets
linéaires, Meus avec les staminodes carrés ou obovales, fimbriés ou
non au sommet, quelquefois pourvus sur la face externe d'un appendice
parfois denté au sommet; anthères globuleuses, ovales ou oblongues,
2-loculaires. Ovaire largement ovoide, oblong ou obconique, comprimé,
glabre, 1-ovulé à ovule pendant du sommet d'un long funicule; style
filiforme, court ou un peu allongé; stigmate petit, capité. Akène très
mince à péricarpe presque membraneux, renfermé dans le périanthe,
largement ovoide ou oblong, comprimé; graine ovoide, globuleuse ou
lenticulaire à testa brun ou presque noire à maturité; embryon périphé-
rique entourant l'albumen charnu; cotylédons plats un peu plus larges
que la radicule ascendante.
Six espèces d'Afrique, réparties en deux sections.
Les Achyropsis se distinguent des Pandiaka, leurs voisins immédiats,
par leurs fleurs trés petites, ne dépassant pas 4 mm de long et par leur
ре obtus, et des Achyranthes par leurs fleurs constamment dres-
без.
Nous subdivisons le genre en deux sections bien tranchées.
1. Bractéoles inermes, n'atteignant pas la moitié de la longueur
edu. ce e EET T LETT TII TT ETT I TIE TET Sect. a. Achyropsis.
1'. Bractéoles aristées atteignant ou dépassant la moitié de la
longucas deg DORIA с ul. A re Ka pasaq RARE ect. b. Aristata.
Sect. a. Achyropsis
Lectotype : А. leptostachya.
Trois espèces.
1. Épis non recouverts de poils.
2. Périanthe 4-mëre; staminodes поп fimbriés
wi appen u e E 1. A. leptostachya.
Be Périanthe 5-mëre; € fimbriés au sommet. 2. A. avicularis.
'„ pis recouverts de UN. Eeer 3. A. laniceps.
Fig. I
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à: Saunt
FE een C
Achyropsis lepostaehga (E. Mey.) Hook. f. : 1, extrémité de tige flori-
fère x x 2/3; 2, bra X 8; 3, fragment d'inflorescence montrant les bractées
persistantes x 6; ier x 6. — Zeng Schweinfurthii (Schinz) Clarke : 5,
extrémité de е florifère x 2/3; 6, fleur ouverte, 2 tépales enlevés: x 3; 7, pseu-
dostaminoide x nie Hiern : 8, bractée x 3;9,fleur x 3. — Р. Car-
sonii (Bak.) e :10, bractée x 3; 11, fleur x 3. — P. porphyr- — Suess:
bractée x 3; 13, fleur x 3. — P. Milnei Suess. : 14, bractée x 3; 15, fleur x 3. —
. Kassneri Suess. : 16, bractée х 3; 17, fleur -—- cylindrica "Hook. t. :
18, bractéol 3; 19, bractée x 3. — P.
richinioides Suess. : 20, fleur x 3; 21,
fragment d'un poil, trés grossi. — P. lindiensis Suess. : 22, fleur x 3.
— 108 —
carrés, plus courts que les filets, à peine denticulés au sommet, non
fimbriés et dépourvus d'appendices. Ovaire ovoide; style court à stigmate
subcapité. Akène subloguleux ou suborbiculaire, Kee graine sublenti-
culaire, noire, un peu comprimée comme le frui
RHODÉSIE. — Ge fleuve Shasha, s sss 8, His (F).
ПОМ SUD-AFRICAINE. — Transvaal, Linokama, Holub s. n. (K),
Streyd Poort, Hehmann 5719 (K), Lydenburg, Wilms 1956 (К); Natal,
Uvonoo, cóte sud, proche du Pont Shepstone, Mogg 13226 (P); district
d'Ale xandra, station Dumisa, alt. 500 m, Rudatis 1072 (P); région orien-
tale, env ss de Clydesdale, Tyson 2780 (K) et in Bolus & Mac Owan,
Herb. Austr. - Afr. 1225 (P); Pondoland, Isunka, Port St-John, alt.
30 m, e 2865 (K); Natal, Durban, Groni в n. (K), région cótiëre,
Sulherland s. n. (K), sans indication de localité, Gerrard 604 (K); province
du Cap, Uitenhage, Zwartkospsriver, Zeyher 56, 3612 (K), Prior s. n. (K),
environs de la ville de Paul Maré, Zeyher & Ecklon s. n. (P); Bathurst,
prés de Port Alfred, Burchell 4031 (K), Galpin 2965 (K); Komgha, bordure
du fleuve, vers 50 m d'alt., Drége s. n. (К); gie Cooper 3049 bis (K);
Cap de ves Espérance, Verreaux s. n. (P); sans indication de localité,
Неппесагі s. n. (P); Swaziland, Wilms 1256 (PRE): district de Barbeton,
Rogers 14137, 2690 (PRE); district de Lydenburg, Rehmann 5419 (PRE);
шо de Pietersburg, Poll 4547 (PRE); district de Waterberg, Holub
s. n. (PRE); district de Marico, Bolus 12257 (PRE).
2. Achyropsis avicularis (E. Mey.) Hook. f. in Benth. et Hook.,
Gen. III (1880), 36 (acicularem); Cooke et Wright in Fl. Cap. V, 1 (1910),
430; Schinz in Engl., Pflanzenf. ed. 2 (1934), 63. Achyranthes avicularis
E. Meyer i in Drège, Zwei РЇ. Documente (1844), 159 (type ` Drëge s. n.);
Moq. in DC. , Prodr. XIII, 2 (1849), 311; Schinz in Engl., Pflanzenf. III,
l a (1893), 113. — Achyropsis fruticulosa C. B. Cl. in Dyer, ЕІ. Trop. Аїт.
VI, 1 (1909), 66 (type : Kässner 1011). Achyropsis greenwayi Suess.
in Kew Bull. (1949), 475 (type : Greenway 6740).
Herbe dressée sous-frutescente d'environ 50 cm de haut; tige cylin-
drique, striée, anguleuse, pubérulente, brunàtre un sicco); rameaux courts,
Striés, ascendants, pubescents ; entre- nceuds de 3,5-8 em de long. Feuilles
subsessiles, оноос oblongues, atténuées а la base, aiguës au sommet,
les supérieures lancéolées-linéaires, trés brièvement mucronulées, pubes-
et de 5-6,5 mm de large, ondulées, subcharnues (in vivo), vertes à la face
supérieure, pàles à la face inférieure; nervure médiane bien marquée en
dessous. Épis terminaux et axillaires accompagnés de feuilles bractéales
(comme chez A. leploslachya), courts, solitaires ou par 3 (les latéraux
plus courts), jaune clair (in sicco), brillants, de 2-4 cm de long et de
7-8 mm de large, ascendants, flexueux, aigus au sommet ; rachis tomen-
teux à poils denses; bractées largement ovales, carénées, aiguës au
sommet et mucronulées: bractéoles “ovales, subcarénées, mutiques, aussi
longues que les bractées, 1-nervées comme chez А. leptostachya. Fleurs
petites, de 4 mm de long, vertes jaunissant en séchant, lancéolées. Pé-
— 104 —
rianthe formé de D tépales lancéolés, de 3,7 mm de long, presque 3 fois
plus longs que les bractéoles, aigus au sommet, sans nervures apparentes,
glabres, luisants, trés concaves, rigides. Étamines 5, filiformes, à anthères
oblongues, alternant ауес des staminodes subcarrés plus courts que les
filets, fimbriés au sommet mais non appendiculés. Ovaire typique du genre;
style effilé, atteignant presque le sommet des tépales à stigmate capité.
Akène oblong, glabre, vert; graine ovoide, à bord obtus, noire, luisante.
AFRIQUE ORIENTALE ANGLAISE. — Kukui, Kässner 1011 (K).
KENYA. — Environs de Nairobi, Bally 1451 (K).
TANGANYIKA. — Kilimandjaro, plaine de Ngari Rongi, Greenway
(6740, type de ГА. greenwayi Suesseng.); Kilimandjaro, à Olmslog,
Endlich 167 (M).
UNION Sup AFRICAINE. — Natal, prés de Durban, Drège s. n. (P);
Cap de Bonne-Espérance, Drège, s. n. (P).
L'A. fruliculosa C. B. Cl. n'est qu'une forme plus robuste de ГА.
avicularis.
3. Achyropsis laniceps C. B. Cl. in Dyer, Fl. Trop. Afr. VI, 1
(1909), 66 (type : While s. n.); Schinz in Engl, Pflanzenf. 16c, ed. 2-
(1934)
Herbe de plus de 60 ст de haut, à racine pivotante, peu ramifiée.
Tige dressée, quadrangulaire, striée, renflée aux nœuds, couverte de poils
couchés épars vers la base et denses vers le sommet; rameaux gréles,
opposés, dressés; entre-nceuds de 3-10 cm de long. Feuilles opposées ou
verticillées, linéaires, de 2-5 cm de long et de 3-7 mm de large, insensible-
ment atténuées à la base en un court pétiole et légèrement atténuées au
sommet, recouvertes de poils courts élargis à la base, apprimés, au-dessus,
et de poils couchés plus longs, denses et blanchâtres, en dessous. Inflo-
rescences terminales et latérales formant dans l'ensemble une ample
panicule; épis pédonculés, solitaires, denses, coniques, flexueux, blancs,
de 1-1,7 em de long et de 6-7 mm de large, à pédoncule de 1,5-5,5 ст de
long, tomenteux, à poils denses, blancs; rachis couvert de longs poils
blancs recouvrant entièrement les fleurs, persistants; bractées ovales-
lancéolées, acuminées, persistantes, membraneuses, translucides, glabres,
de 2-2,5 mm de long, 1-nervées, à peine plus longues que les fleurs;
bractéoles ovales, obtuses, mutiques, dépassant à peine 1/3 de la longueur
du périanthe, à bord hyalin, membraneux, à partie médiane épaisse,
rigide. Périanthe ovoide atteignant à peine 2 mm de long; tépales 5
elliptiques, obtus trés concaves, parcheminés, sans nervures apparentes.
Étamines 5, de 1,2 mm de long, alternant avec 5 staminodes obovales,
membraneux, glabre, de 2 mm de long, renfermé dans le périanthe;
graine subglobuleuse, de 1 mm de diamétre, brune à noire, luisante.
— 105 —
NYASSALAND. — Plateau Tanganyika, alt. 1.000-1.200 m, Fort Hill,
While s. n. (K).
TANGANYIKA. — Environs de Lindi, Schlieben 6434 (P).
Fe Robynsii (Schinz) Cavaco, stat. nov Achyropsis Robynsii
Schinz in Vierleljahrschr. Nat. Gesell. Zürich, LXXVI (1931), 143 et
fig.; in Engl., Pflanzenf. ed. 2, 16 c (1934), 63, fig. 36 (inexacte); Suessen-
guth i in Bull. "Jard: Bot. Etat, Brux., ХУ (1938), 56; Hauman in Fl. Congo
Belge II (1951), 41 (type : Robijns. 1812).
CONGO BELGE. — Haut-Katanga, Kipushi, Robyns 1812 (P); Kambi-
kila, Ouarré 294.
e peut étre distingué de la forme typique que par ses épis plus larges
à poils plus abondants et longs.
. Achyropsis conferta (Schinz) Schinz in Engl., Pflanzenf. ed. 2
(1934), 63 (néotype : Schlieben 2320). — Achyranthes conferta Schinz in
Bull. Herb. Boiss. IV (1896), 420 non Ruiz ex Seub. — Centrostachys
conferla Standl. in Journ. Wash. Acad. Sc., V (1915), 75 in obs.
Plante herbacée d'environ 85 cm de haut, grêle, dressée; nœuds
un peu saillants: entre-nceuds s'allongeant vers le sommet op ils atteignent
17,5 cm de long. Tige anguleuse, nettement striée, à poils épars, courts,
crépus, puis glabre. Feuilles opposées ou verticillées, sessiles, linéaires,
acuminées, à bords révolutés, atteignant 8,5 cm de long et 2,5 mm de
large, à poils épars, scabreux; nervure principale enfoncée au-dessus,
saillante en dessous; nervures secondaires imperceptibles. Inflorescence
terminale, en épi, strobiliforme, solitaire, accompagnée de 2 feuilles
bractéales, cylindrique, jaune clair, de 4,5 cm de long et de 7 mm de
diamétre, à fleurs épaisses; feuilles bractéales lancéolées, acuminées, de
5 mm de long. Bractées disposées comme les écailles d'un cóne, concaves,
lancéolées, eflilées en pointe fine au sommet, un peu rigides, 1-nervées,
de 5 mm de long et de 1,5 mm de large, ciliées aux bords; bractéoles
carénées, trés concaves, à limbe membraneux, se terminant en une
aréte pointue recourbée vers l'intérieur, de 3,5 mm de long. Tépales 5
dont 3 extérieurs de 4 mm de long et 2 intérieurs de 3 mm de long, étroi-
tement oblongs-acuminés, чое mais membraneux aux bords, brun
rougeàtre, parcourus par 3-5 grosses nervures saillantes sur la face
externe, invisibles sur la face S bts celle-ci lisse, brillante. Étamines
soudées à la base, de 2,5 mm de long; filets linéaires, un peu aplatis;
anthères 2-loculaires : pseudostaminodes beaucoup plus petits que les
filets, de 1 mm de haut, rectangulaires, subarrondis au sommet, membra-
neux, laciniés au sommet. Ovaire ovoïde-allongé, à paroi membraneuse
S'épaississant au sommet, de 1,5 mm de long, atténué au sommet; style
de 1,5 mm de long; stigmate petit, capité.
ANGANYIKA enge-Plateau, Schlieben 2320 (néotype, Р);
Victoria ite? ан 4502; Tabors, Stuhlmann 606.
106 —
OBSERVATION. — Je n'ai pas pu voir les syntypes qui se cage
à Berlin avant la dernière guerre. Par ailleurs, Schinz n'indique pas le
Lype.
. Achyropsis graminea Suesseng. et Overk. in Bol. Arch. 4l
Ө ГА.
Herbe vivace, rhizomateuse. Tiges nombreuses, dressées, peu rami-
fiées, de plus ou moins 22 cm de long et de 1 mm de large, peu striées,
glabres; entre-nœuds de 2-7,5 em de long. Feuilles opposées, étroitement
linéaires, mucronulées, de 1-2,5 ст de long et de 9 mm de large, glabres.
Inflorescences terminales, non entourées de feuilles bractéales, cylin-
driques, d'environ 1,5 ст de long et d'environ 0,8 cm de large, jaunâtres,
à rachis laineux. Fleurs solitaires à l'aisselle des bractées, de 4 mm de
long, mauve clair au sommet et blanc verdâtre à la base in vivo. Bractées
étroitement lancéolées, trés aiguës, de 2 mm de long. Bractéoles convexes,
largement lancéolées, acuminées, d'environ 2 mm de long, à poils épars
sur les bords. Tépales 5, de 4 mm de long et de 2 mm de large, à zone
médiane épaisse, triangulaire-lancéolée, I-nervée, et à bords membraneux.
Pseudostaminodes rectangulaires, fimbriés au sommet, alternant avec les
éLamines, Ovaire ovoide, entouré d'un anneau de poils vers le milieu.
Style filiforme, de 3,5 mm de long, dépassant un peu les tépales; stigmate
petit, trilobé.
ANGOLA. — Moxico, entre R. Mumbala et R. Namavumba, Milne-
Redhead 4005 (K).
Sur sol latéritique.
ESPECE EXCLUE
Achyropsis ozguris Suesseng. et Overk. in Bot Arch. 41 (1940), 74
(Type : Milne-Hedhead 3896, K) = Centemopsis gracilenta (Hiern)
Schinz.
CARTE DES PRINCIPAUX DM
DE R. DECARY A MAD
(Voir p. 108)
)u 13 septembre au 26 novembre 192 ed ee
)u 25 mai au Ler novembre 1926 : + — L + — +
Ju 20 mai au 26 juillet 1930 : ............
Ju 15 août au 9 octobre 1930 : — ... —... t
Ju 14 au 25 novembre 1938 : +. +. + . + . +.
u m n 9: + -
)u 17 juillet au 11 aoüt 1939 : + -
u 5 au 22 septembre 1940 : —. —.—. ——,
)u 19 octobre au 5 novembre 1940 : . Een
Du 18 mars au 13 avril 1041 e 4. 5 y = à
)u 2 au IO février 1942 : es Lee Lee Las
1948:
Zones parcourues en Lous sens : trait continu bordé de hachures.
— 107 —
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RECHERCHES BOTANIQUES A MADAGASCAR
par R. DECARY
S'il est toujours délicat de parler de soi-méme comme je vais étre
obligé de le faire dans cet apercu de mes courses botaniques à travers
la Grande Ile, j'ai le devoir de souligner tout d'abord combien Henri Per-
rier de la Bàthie fut toujours pour moi à la fois un ami et un guide pré-
cieux. J'avais fait sa connaissance en 1917, et, tout jeune arrivé à Mada-
gascar, je trouvai en lui le meilleur des initiateurs en botanique malgache.
Je suis heureux de trouver ici une occasion de rendre hommage à la
mémoire de ce savant qui a $ чер. sa vie à l'étude passionnante des
richesses floristiques de Madagas
lest au cours d'une carrière EEN administrative, entre les
années 1916 et 1943, que je pus, sans négliger pour autant mes fonctions,
profiter des déplacements qu'elles nécessitaient pour collecter des plantes
dans les divers domaines botaniques de l'ile. Quelques missions spéciales
me permirent aussi de longs voyages à travers le pays. Enfin, à partir
de 1937, comme chef du Service de la Recherche scientifique, il me fut
possible de faire quelques recherches particuliérement intéressantes.
Le total des récoltes, qui sont toutes déposées au Laboratoire de
Phanérogamie du Muséum, se monte à 19.390 numéros 1.
e toutes les tournées effectuées au cours de mes vingt-sept années
de vie malgache, les principales vont étre indiquées ici, et la carte ci-
jointe permettra de reconstituer les grandes lignes des itinéraires suivis;
elle comporte aussi l'indication des zones parcourues en tous sens, ou dans
lesquelles j'ai effectué des séjours plus ou moins prolongés, au cours de
commandements territoriaux
Les années 1916 à 1919 (Diégo, Tananarive et surtout Beloha prés
du cap Sainte-Marie), ont permis la récolte d'environ 1.500 exemplaires en
provenance surtout de l'Imerina et de l'Androy, mais que je négligeai
malheureusement de numéroter.
1920, — District de Mananara; région côtière et intermédiaire orien-
tale. Tananarive et Imerina. No 1 à 200 environ ?.
1921. — Imerina et Antsihanaka : région du lac Alaotra, Ambaton-
drazaka, Imerimandroso, Andilamena. № 201 à 900.
1922-1923. — District de Maromandia dans la région Nord-occiden-
tale; Ankaizinana et massif de l'Andrevorevo, limite sud du Domaine du
Sambirano, flore de la mangrove. № 901 à 2150
1. Dans la série commencant à 15 000 et qui concerne ren 1940, deux ub
trois cents exemplaires ne sont pas parvenus au Muséum. En s au cours du blocu
oe sur un bateau qui fut intercepté, ils ne ыш. ye retrouvés une fois
paix reven
. Les indios tioni des numéros ne sont exactes qu'à quelques unités prés et je
Pes de ne pouvoir donner plus de précision.
— 109 —
13 septembre au 26 novembre 1923. — Partie médiane du pays
Sakalava ` Ambongo, Morafenobé, vallée de la Mitsiotaka et du moyen
Ranobé, Bekodoka, Sitampiky (domaine occidental). No 2151 à 2350.
Hécoltes de plantes peu nombreuses, la presque totalité de mon temps
étant alors absorbée par la recherche des gisements bitumineux, à laquelle
se livrait la mission dont je faisais partie. A signaler la récolte, prés
de Morafenobé, dans une forét séche et rocailleuse, du Musa Perrieri
Clav. (n9 2337).
26 mars 1924 au 2 juin 1925. — Séjour dans l'Extrême-Sud. Récoltes
en Androy central et oriental dans le bush à xérophytes; confins de
l'Androy et de l'Anosy. N98 2450 à 4700. Quelques plantes sont à signaler
parmi les plus intéressantes ` Androya Decaryi Perrier, petit arbre attribué
par Perrier comme genre nouveau aux Oléacées (Ambovombé, 3358,
octobre 1924); quatre espèces de Ceropegia: C. viridis (2867), helocoidea
(2868), verrucosa (2869), Decaryi (2866), décrites par Choux, et, au total,
24 espèces d'Asclépiadacées, dont 12 dépourvues de feuilles. Aloe Suzan-
nae Decary, magnifique et grande espèce presque totalement disparue
aujourd'hui, et dont la plupart des exemplaires vivaient alors au milieu
des cultures (2913, 2983, 3153, 4562). Aloe Helenae Danguy, belle espèce
de la région du Mandraré, dont le stipe peut atteindre 4 mètres de haut
(3325, 3372, 3397, etc.). Decaryella madagascariensis Camus (2704),
Graminée d'Ambovombé, retrouvée ultérieurement par H. Humbert
dans le Domaine oriental. Vanilla Decaryana Perrier, liane aphylle récoltée
en janvier 1925 en Androy central oü elle n'est pas rare (3531); ses fleurs
et ses fruits sont plus petits que ceux de V. madagascariensis, et son
hybridation avec l'espéce cultivée donnerait peut-étre si elle réussissait,
une valeur économique aux régions séches dans lesquelles la culture de
l'hybride nouveau serait introduite. Poinciana Decaryi Viguier, belle
Légumineuse arborescente, Ambovombé (3439). Senecio Decaryi Humbert,
dont les feuilles crassulantes possèdent une structure unifaciale résultant
d'un aplatissement dorsiventral perpendiculaire au plan de symétrie 1;
les échantillons ont été recueillis à Vohibato (2742, 3416). Enfin, Decaryia
madagascariensis Choux, petit arbre de la curieuse famille des Didierea-
cées, caractérisé par Г agencement tout particulier de ses rameaux ultimes
disposés en zig-zag et portant des épines géminées; recueilli d'abord à
Beloha en 1916, je l'ai ensuite retrouvé à Ambovombé (2609), Behara
(3161), dans le EE de l'Angavo au nord de l'Androy (4354), etc.
Du mai au 1е novembre 1926, mission de recherche dans le Sud-
Est de l'ile, confiée par le Muséum d' Histoire naturelle et la Société de
Géographie. Itinéraire : Fort- Dauphin eL pays Antanosy, région d'Anta-
nimora (Androy du Nord); puis forét orientale : Befotaka, Midongy du
Sud, Ambohitrampanefy, Fangidraty et vallée de la haute Mananara,
régions de Vondrozo et d'Ifandana, massif d'Ivohibé avec sa flore éri-
coïde, Karianga, Fort-Carnot et massif de l'Ikongo, Ifanadiana. Près
Н. HuwBERT. Sur deux types de structure veu de la feuille des Senecio
а С. R. Acad. Sc., 27 décembre 1926, T. 184, р. :
— 110 —
pie d'Ivohibé (5931), ete. H a été rassemblé aussi, au cours de cette
mission, 225 échantillons de bois, tous accompagnés de rameaux fleuris
ou fructifiés.
Enfin, l'itinéraire suivi a permis de retrouver la flore xérophytique
du Sud, à l'état sporadique, dans la chaine de l'Ambinda à l'ouest d'Ivo-
hibé, oü des Euphorbia leucodendron Drake et Kalanchoe beharensis
Drake, des Asclépiadacées aphylles, vivent à une altitude supérieure à 1000
mètres, associées à des Euphorbes du groupe de ГЕ. splendens Bojer. Déjà
antérieurement, il m'avait été donné de constater l'existence d'une
association de ce genre à Zazafotsy, entre Ihosy et Ambalavao
1927-1929. — Tananarive et Imerina; limite occidentale de la forêt
de l'Est; Ambatolaona; Manjakatompo (5981 à 6900). Dans cette période
a été effectué un séjour à Ambila au Sud de Tamatave, du 29 avril au
20 mai 1928, oü la végétation littorale des dunes cótiéres et des environs
des pangalana a fourni les поѕ 6300 à 6600 environ.
19 3 au 21 février ` Moramanga et Anosibé, vallée moyenne
du Mangoro; forêt orientale. Du 8 au 27 mars : Ankazobé et le Tampoketsa,
chaine de l'Angavo, Miarinarivo, partie occidentale des Hauts Plateaux
(6901 à 7705).
Du 20 mai au 9 octobre, deux voyages en pays Sakalava :
a) Du 20 mai au 26 juillet : Tsitampiky, lae Kinkony, Soalala, pointe
Sada, baie de Baly, Bokarano, cap Saint-André, Besalampy, ile de Nosy
Vao devant Tambohorano, Maintirano, massif du Bemaraha, Antsalova,
P vs gorges du Manambolo, Antsingy, Ankavandra, Tsiroanoman-
didy !.
) Du 25 août au 9 octobre : Ankavandra, Bebao, Morafenobé,
Andrafiavelo, région de Bekodoka, forêt de Kipatso, massif de l'Ambohi-
trosy, Bokarafo, Tsitampiky, Ambato.
s échantillons recueillis au cours de ces deux longues tournées
portent les n°5 7800 à 8350. En fait, les itinéraires suivis ont été dictés
non par des recherches purement botaniques, mais, pour le premier,
par des questions ornithologiques (mission franco-anglo-américaine
Delacour, dont je faisais partie), et, pour le second, par des études géolo-
giques et recherches de gisements bitumineux pour le compte du service
des mines de Madagascar.
Entre le 6 novembre 1930 et le 18 décembre 1932, je séjourne de
nouveau en Androy (Ambovombé), puis en Anosy (Fort-Dauphin).
effectuant de nombreux déplacements administratifs dans les territoires
dont j'ai la charge. Les plantes qu'ils m'ont permis de rassembler portent
les nos 8400 à 11010, et appartiennent par conséquent en partie au Domaine
l. Cette mission valut au préparateur et au cuisinier qui m'aecompagnaient de
pnl tous deux atteints de fiévre récurrente, conséquence de piqûres de tiques
à Soalala.
— 111 —
du Sud-Ouest (bush à xérophytes), eL à celui du Sud-Est à feuilles per-
sistantes, Une des espèces les plus intéressantes recueillies alors est le
Neodypsis Decaryi Jumelle, remarquable palmier endémique de З à 6 mè-
tres de haut, et dont les feuilles sont disposées sur trois rangs, ce qui
permet de le dis stinguer au premier coup d'œil de tous les autres Neodypsis
(10294, 10295, 10299). П forme un peuplement peu dense de Bevilany
à Analamatsaka et au col de Mahatsinjo, sur les confins de l'Anosy et
de l'Androy ; le territoire qu'il occupe a été constitué en réserve naturelle
annexe. А signaler aussi, dans la flore de l'Androy, deux Céropégiées
cactiformes représentant les premiers types signalés dans la Grande lle :
Slapeliopsis madagascariensis Choux, vivant en touffes serrées et dont
chacune se compose de 300 à 400 tiges hautes d'une dizaine de centi-
mètres; Trichocaulon Decaryi Choux, du mont Angavo (8820) et de
Tranomaro (9033).
Enfin, aux environs immédiats de Fort-Dauphin, il a été recueilli
de nombreux spécimens de Nepenthes madagascariensis Poiret, dont les
ascidies présentent de curieuses variations suivant les habitats plus ou
moins humides et parfois même soumis au régime des feux périodiques 1.
De la fin de 1933 à 1937, une affectation au Cabinet civil du Gou-
verneur général m'impose des fonctions sédentaires qui s ‘opposent évi-
demment aux recherches sur le terrain. Il ne peut être alors recueilli
que des plantes des Hauts Plateaux, dans un rayon d’une cinquantaine
de kilomètres de Tananarive, avec une échappée cependant à Ambila,
sur la côte orientale, entre le 15 et le 24 avril 1935.
En 1937, sur l'initiative du Professeur Perrin, avait été créée la
Recherche scientifique coloniale, et j'avais été nommé pour Madagascar
chef du nouveau service, avec le titre pompeux de Secrétaire général du
Comité permanent des Études scientifiques et économiques et de la Sta-
tistique. Dans ce service, aux buts quelque peu hétérogènes, et qui était
loin de recueillir l'approbation générale (il fut plus tard transformé
en simple « Hecherche scientifique »), le travail de bureau dominait de
beaucoup, et je ne pus qu'à grand-peine faire quelques tournées de recher-
che сци
Da 13 au 28 février ` quartzites d'Ambatofinandrahana et
чом du Betsileo (12800 à 13300). Du 14 au 25 novembre : Ambositra
et région orientale du Betsileo; traversée de la forêt orientale; zone litto-
rale de Mananja ry à Ambohitsara; remontée sur les Plateaux m environs
de sites (€ à 14100).
n juin, j'eus à faire une tournée complète dans le Sud,
via es et Fort-Dauphin, mais c'est seulement dans la dernière partie
de ce voyage, entre Mananjary et Ambositra, par Ampasinambo et les
chutes du Sakaleona qui sont les plus hautes de Madagascar, que je pus
rassembler quelques plantes du domaine forestier oriental (14101 à 14250).
La même année, entre le 17 juillet et le 11 août, recherches dans le
R. Decary. Sur le Nepenthes de Madagascar. Bull. Mus. Hist. Nat., 2° série,
t. XXIX, 2 1957, p. 267.
— 112 —
Nord de l'ile, par l'itinéraire suivant ` Maevatanana, Port-Bergé, Mandrit-
sara, Sambirano, Ambilobé, falaise et calcaires de Г Апкага, Vohémar,
Milanoa, haute vallée de la Mahavavy au nord du Tsaratanana, Ambanja,
iles Ambariotelo, Analalava, ile de Nosy Lava, vallée de la basse Sofia
et forêt d Ambohitantely sur les Plateaux (14200 à 14800).
Cette tournée me permit de rapporter des plantes vivantes au Jardin
botanique de Tsimbazaza, parmi lesquelles Pachypodium Baroni Cost.
et Bois, et une Euphorbe nouvelle qui fut cultivée et fleurit l’année
suivante; elle fut décrite par Boiteau sous le nom d' Euphorbia Guillau-
miniana ; elle porte, dans l'herbier du Jardin botanique le n° 16436, et
son port trés curieux justifierait son introduction dans les cultures du
Muséum. Je ne connais à cette plante qu'un seul habitat : les basaltes
à demi décomposés d'Ambarijeby prés d'Analalava
En 1940, année d'incertitude oü les événements se succédaient aussi
vite que variaient les postes des fonctionnaires, je fus pendant quelques
mois chef de la Région de Majunga, ce qui me permit de parcourir le
pays dans un rayon de 200 kilomètres de cette ville, mais la botanique
ne pouvait plus alors que passer à l'arrière-plan.
n septembre, j'étais redevenu Directeur du service de la Recherche
scientifique. Au cours d'une tournée sur les Plateaux et dans le Centre-
Sud du pays Sakalava, je parcourus le massif des Vavavato, à la végéta-
Lion presque entièrement détruite, dans le Vakinankaratra, la vallée du
Mahajilo, les gorges de la Tsiribihina, Serinam, Belo, Andrafiavelo,
les łsingy calcaires d'Antsingimavo, Besalampy, Soalala, la réserve n° 8
de Namoroka, la pointe 3ada et Marovoay (15600 à 15900).
Nouvelle tournée entre le 19 octobre et le 5 novembre, dans le Do-
maine du Sud-Ouest et le massif de l'Isalo : Ranohira, Sakoa, Betioky,
région du lac Tsinamampetsotsa, Tulear, Befandriana du Sud, ае Ihotry,
massif de l'Isalo et environs de Sahanafo (15950 à 16400). Outre les
échantillons d'herbier, un certain nombre de végétaux vivants furent
rapportés pour le Jardin botanique : le beau et rare Kalanchoe orgyalis
Bak., des tubercules de Dioscorea macabiha Jum. et Perr.!, des tubercules
d'Amorphophallus Hildebrandlii Bak., plusieurs specimens d'un Ceropegia
nouveau de l'Isalo, ultérieurement décrit sous le nom de Ceropegia
dimorpha Humbert. Ces deux derniéres espéces, trés ornementales,
mériteraient d'étre répandues chez les horticulteurs ?
— 18 mars au 13 avril, recherches en pays Sihanaka : dépres-
sion du lac Alaotra, puis forét orientale; Réserve naturelle no 3 (Zaka-
mena); traversée de la forêt et région littorale, Foulpointe, Réserve
naturelle n° 1 (Betampona), Ambodisiny (16400 à 17000).
42. — Du 2 au 10 février : région d'Ambatofinandrahana, d'Ambo-
himahasoa et de Valozoro en Betsileo. Tournée à l'époque de la pleine
Espèce considérée depuis par BURKILL et PERRIER (Flore de Mad., fam.
44, 1950 comme synonyme de D. sambiranensis Pax
R. Decary. Rapport de tournée dans le Sud- Sud- Ouest de Madagascar (19 octo-
bre-5 novemb ° 1940). Extrait du Rapport annuel 1940 de la Société des Amis du Parc
не el кылын de Tananarive, 32 p.
— 118 —
floraison et riche en résultats, surtout sur les cipolins et quartzites (17300 à
17650
Du 1er au 11 septembre : District de Moramanga; Anosibé, Lakato
et vallée du moyen Mangoro (18150 à 18450). Dans cette région fut
recueilli à plusieurs reprises un bambou-liane en pleine floraison, Decaryo-
chloa diadelpha A. Camus. Cette plante du Domaine oriental est héliophile,
vit en bordure des restes de forét en voie de destruction, et ne fleurit
que rarement (Lakato, 18201, 18326; Anosibé, 18375; Mangoro, 18405).
aravant, je l'avais déjà recueillie en 1939 plus au Sud, dans la vallée
du Sakaleona (14218).
En 1943 avaient lieu mes dernières grandes tournées; je les fis en
qualité d'Inspecteur des affaires administratives. Le Sud-Ouest fut
parcouru une nouvelle fois, du 15 février au 7 mars : Betioky, Tulear, baie
de Saint-Augustin, Morombé, Befandriana, Tulear, Beroroha, Ankazoabo,
Lambomakandro, Ranohira et contreforts de l’ Isalo. Les plantes recueillies
dans ce voyage portent les no 18700 à 18950. La deuxième mission eut
lieu en pays Sakalava, du 12 au 29 avril, par Ambato-Boéni, Majunga,
Mitsinjo, Soalala, Marovoay (18951 à 19200).
Mobilisé à ce moment dans les Forces francaises libres, il ne me
fut plus possible alors que de récolter cà et là un petit nombre de plantes,
avant de quitter Madagascar en fin 1944.
UN GENRE MÉCONNU DE VITACÉES : COMPRÉHENSION
ET DISTINCTION DES GENRES « CISSUS » L.
ET « GYPHOSTEMMA « (PLANCH.) ALSTON
par B. DEscoINGs
Tel qu'il était défini par Planchon ! dans $a remarquable monogra-
phie, le genre Cissus L. comprenait trois sections : Eucissus Planch.,
Cayratia (Juss.) Planch. et Cyphostemma Planch.
début de ce siècle, Gagnepain 2 ramena fort justement la seconde
section de Planchon à son rang primitif et rendit de la sorte son auto-
nomie au genre Cayratia Jus
Et depuis 1911 tous les auteurs se sont accordés pour conserver
les deux divisions du genre Cissus maintenues par Gagnepain. Seul
Alston ? a fait exception lorsque en 1931 il a élevé la section Cyphoslemma
Planch. au rang de genre. Mais il n'a été suivi par personne et Suessen-
guth dans la dernière édition des Pflanzenfamilien a mis le genre Cyphos-
lemma Alston dans la synonymie. Cependant l'étude niinubicuse des
espéces malgaches de Cissus nous a conv aincu de la nécessité de séparer
1. NCHON J. E. 1887. — Monographie des Ampélidées vraies in D. C. Monogr.
Phanér. Y: ў Zeie e E | ; S
GAG F. — Un genre méconnu : classification des Cissus et des
C "nra Nou. Syst. і: Se 362.
ALsTON A. H. G. 1931. — In Trimen Handb. Flor. Ceylon VI Geen 53.
NOT. SYS.
— 114 —
totalement, au niveau du genre, les deux groupes d'espéces correspondant
aux sections Eucissus et Cyphoslemma. Cette conclusion a été confirmée
par le contrôle de la valeur des caractères que nous avons pu faire, dans
l'Herbier général du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris,
sur pres de 150 espéces du monde entier.
Nous proposons en conséquence de réaliser une dernière coupure
dans le genre Cissus, ainsi réduit à la section Eucissus Planchon et de
maintenir le genre Cyphoslemma (Planch.) Alston qui comprendra toutes
les espèces classées jusqu'ici dans la section Cyphoslemma Planchon
lais il sera également indispensable de donner de ces deux genres
une définition nouvelle, basée sur des caractéres stables e distinctif
la comparaison des diagnoses et des descriptions ne peut fournir aucune
idée valable sur les caractères communs et différentiels des deux taxa.
En effet, tant que, dans des groupes aussi homogènes, au moins en appa-
rence, que les Vitacées, les auteurs descripteurs ne s'astreindront pas à
faire de longues descriptions complètes et normalisées, donc comparables,
il ne sera pas possible d'y voir réellement clair sans de grandes difficultés.
Considérons les descriptions données par Planchon des Sections
Eucissus et Cyphostemma: en les comparant terme à terme une seule
différence € apparait, celle de la corolle, de forme ovale conique
non contractée chez les espéces de la premiére section et « en forme de
bouteille » pe чы contractée au milieu chez les espèces de la seconde
section, Cette différence est bien faible et Planchon le reconnait quand
il écrit : « la constriction de la corolle, caractère qui par lui-même semble
bien léger s'y с uenis is Cyphosiemma) par le fait constant de la
e CA des
e dernier а пе peut ëtre retenu саг les deux sections
еа des baies monospermes. Et Planchon ne dit pas le contraire
puisqu'il indique < baccae saepius monospermae » pour Cyphostemma
mais ne parle pas des fruits pour Eucissus
Suessenguth en 1953 s'il améliore la description de la Section Eucissus
en particulier en ce qui concerne le fruit et la graine ne fait pour Cyphos-
lemma que traduire la diagnose de Planchon.
Alston enfin en créant le genre Cyphoslemma recopie la diagnose
de ` Së ce qui lui a sans doute valu de ne pas étre suivi dans “cette
voie
Signalons maintenant quelques points de nomenclature :
1° Le nom de Section Eucissus donné par Planchon est illégitime
et l’on devrait écrire : Cissus (Cissus) et non : Cissus ( Eucissus) Planc
20 Planchon a divisé le genre Cissus en trois sections, mais ses
successeurs ont toujours considéré ces divisions comme des sous-genres,
à commencer раг Gilg, et l'on devrait écrire ` Cissus subg. Cissus, “Cissus
subg. Cuyphoslemma (Planch.) Gilg, Cissus subg. Cayratia (Juss.) Gilg,
au lieu de : Cissus (subg. Eucissus) Planch., Cissus (subg. Cyphoslemma)
Planch., Cissus (subg. Cayratia) Planch.
3° Enfin Planchon indique à la suite de la description de sa section
— 115 —
Cyphoslemma deux noms de genre qu'il considére comme synonymes et
dont il y a lieu d'envisager la valeur en face du nom Cyphostemma (Planch.)
Alston
Le premier Aimenia Commers. a été relevé par Planchon dans des
notes manuscrites et n'est pas valable.
second Saelanthus est de Forskal; lorsqu'il a été créé, son auteur,
sans désigner de type, a donné la d de 5 espèces qui actuelle-
ment se classent dans les genres Cissus et Cyphostemma. Bien qu'antérieur
à Cyphoslemma ce nom semble devoir étre à rejeter comme source de
confusions.
Nous allons à présent passer en revue les différences réelles existant
entre les deux genres
ConoLLE. — La forme de la corolle est certainement le caractère
le plus facile à voir pour la distinction des genres et sa valeur est assurée
par la présence rigoureusement concomitante de plusieurs autres carac-
Léres plus intimes. La corolle des Cissus est ovale ou conique,
ou arrondie mais jamais contractée en son milieu; celle des Cyphoslemma
est subcylindrique, toujours + fortement contractée dans la partie
médiane, к corniculée à son sommet et toujours nettement cucullée
intérieuremen Une remarque est à faire sur le terme lageniformis
souvent sas par « en forme de bouteille >, usité pour désigner la forme
de la corolle de Cyphostemma et qui semble tout à fait impropre. La
« “= » е est un récipient assez semblable à une eruche et présentant
on ement maximum dans la partie médiane; d'autre part les
tailles actuelles sont généralement cylindriques à goulot resserré
au sommet ou d'une forme se rapprochant diversement de celle d'une
eruche Stee Il e donc préférable d'employer des termes comme
« en forme de sablier » ou toute autre locution indiquant la présence d'une
contraction vers le milieu
ISQUE. — Chez Cissus le disque se présente comme un anneau
complet entourant entiérement l'ovaire presque jusqu'à la base du style.
Cet anneau montre quatre échancrures peu profondes dans lesquelles
se logent les filets staminaux; son bord supérieur est épais et limite vers
l'intérieur le nectaire qui forme lui aussi un anneau irrégulier mais complet.
Vu de dessus le disque dessine généralement une croix de Saint-André
arrondie aux angles. Chez Cyphostemma par contre le disque est formé
de quatre glandes libres, l'ovaire demeurant visible entre elles. Chaque
glande a la Torme d'un tronc de cône à section subelliptique : la face supé-
rieure horizontale ou plus ou moins fortement oblique vers le centre
m
elliptique. Notons en passant que ces nectaires sécrétent dans l'un et
'autre genre un liquide clair, limpide et incolore, nettement visible
sur les fleurs fraiches et parfois trés recherché par les insectes. Il semble
cependant que, en ce qui concerne les espéces malgaches, les nectaires
soient plus actifs chez les Cyphoslemma que chez les Cissus.
OvAIRE. — Là aussi nous trouvons de nettes différences mais qui
sont bien visibles surtout sur les fleurs едн Chez Cissus l'ovaire
— 116 —
comprend deux loges séparées complëtement par une cloison entière
d'épaisseur variable. Chez Cyphoslemma cette cloison est réduite à deux
dissépiments latéraux minces, égalant au plus, en largeur, le tiers du
diamètre intérieur de l'ovaire. Il n'y a donc plus en quelque sorte qu'une
seule loge incomplétement compartimentée.
STIGMATE. — Les Cissus possèdent un stigmate entier, discoide,
lan et peu épais tandis que les Cyphoslemma montrent un stigmate
bifide formé de deux lames stigmatifères oblongues étroites ne s'écar-
tant complètement qu'un certain temps après l'anthése.
deux types de stigmates, distincts sans équivoque, sont faci-
lement visibles sur des fleurs fraiches mais extrémement délicats à obser-
ver sur un matériel sec. Et ceci d'autant plus que, chez ces deux genres,
le style et le stigmate offrent un phénomène assez poussé de postcroissance.
Au moment de l'anthése, lorsque les pétales se révolutent et tombent,
ces organes n'ont pas terminé leur croissance. Mais aprés la fécondation,
style et stigmate continuant à croître, voient leur taille augmenter par-
fois dans des proportions considérables. Et les stigmates ne présentent
leur forme et leur taille définitives que relativement longtemps après
l'anthése, sur des ovaires ágés en train de devenir de jeunes fruits.
RAINE. — Pendant trés longtemps on a négligé l'importance de
la graine dans la systématique des Vitacées. Gagnepain a montré que les
coupures entre les genres pouvaient solidement s'appuyer sur les carac-
{егез de la graine Nous n'avons eu qu'à reprendre son idée pour séparer
très aisément Cissus et Cyphoslemma. Et dans cette voie nous irons méme
plus loin affirmant que, au moins en ce qui concerne ces deux genres,
la graine constitue un élément essentiel de la distinction des espèces et
qu'une seule graine suffit pour déterminer une espèce tant sont variables
d'une espéce à l'autre et fidéles dans une espéce donnée les nombreux
petits caractéres du test et de l'albumen.
SE Considérons un fruit à l'extrémité de son pédicelle dressé : la graine
unique est dressée à l'intérieur du fruit, le hile vers le bas, du cóté du
ou ventre qui correspond sur l'ovule à la face qui regarde vers le centre
de l'ovaire; une face dorsale ou dos; et entre les deux précédentes deux
faces latérales comprimées ou convexes; le raphé qui est représenté
par une ligne saillante et large faisant le tour de la graine dans un plan
dorso-ventral. Les graines de Cissus se reconnaissent à la présence d'un
rostre et de fossettes basales. Le rostre (rostrum) est constitué par la base
fortement atténuée en forme de cône obtus + long. Les fossettes (foveae)
sont deux cavités étroites, + profondes, s'étendant dans la partie basale
ventrale de la graine, parallèles entre elles ou un peu divergentes vers le
sommet. A chacune de ces fossettes correspond intérieurement une
intrusion du test dans l'albumen : celui-ci de ce fait présente également
deux profondes fossettes et apparait en coupe transversale comme découpé
en 3 lobes ventraux. Par suite de cette formation les graines de Cissus
— 117 —
sont généralement obovales ou ovales, nettement atténuées dans la partie
basale, creusées et, déprimées dans la partie ventrale basale.
graines de Cyphoslemma, bien différentes, ont au contraire
une forme кузы subcylindr rique, ellipsoidale ou subglobuleuse, ni
atténuée à la base, ni déprimée dans la partie ventrale dorsale. Le
rostre est soit nul soit pepeg ce qui donne une forme arrondie ou
obtuse à la base de la graine. Les fossettes absentes sont remplacées
par une « empreinte GEN » qui s'offre sous l'aspect d'une sorte de
mamelon saillant + allongé, limité latéralement par deux fines lignes
en creux et toujours situé dans la partie ventrale médiane. Perpendicu-
lairement à l'empreinte fovéale ou rayonnant à partir d'elle peuvent
s'observer sur les faces latérales des stries diversement marquées que nous
appellerons < stries fovéales ». А l'empreinte s correspondent inté-
rieurement deux intrusions du test dans l'albumen tout à fait compa-
rables à celles qui prolongent les fossettes dans ie graines de Cissus. Par
ailleurs, aux stries fovéales correspondent autant d'intrusions du test
dans l'albumen y reproduisant le dessin des stries visibles sur le test.
Un albumen de Cyphoslemma montre donc sur sa face ventrale
médiane (et non ventrale basale) deux fossettes paralléles ou divergentes
vers le sommet et sur les faces latérales dans la partie piri médiane
des « fossettes latérales » en nombre, forme et disposition v
Le tableau ci-dessous résume en comparaison les Ves Ma distinetifs
des graines des deux genres.
Cissus Cyphoslemma
Graine de forme générale oblongue Graine généralement réniforme ou
ou ovale, fortement atténuée en ellipsoïdale ou subcylindrique non
pointe à la base. atténuée à la base.
Rostre conique, fort, assez long. Rostre subnul ou très court.
2 fossettes parallèles + profondes Pas de fossettes.
situées dans la partie inférieure de
la graine et ventralemen
Pas d'empreinte fovéale. Une empreinte fovéale en relief
arrondi et allongé, située dans la
partie médiane de la graine et
ventralement.
Intrusions du test s'enfoncant en Intrusions du test s'enfoncant per-
général obliquement de la base de pendiculairement du milieu de la
la graine à l'intérieur de l'albumen. graine à l'intérieur de l'albumen.
Pas de stries fovéales. Stries fovéales nombreuses rayon-
intrusions du test anastomosées à
l’intérieur de l'albumen
Albumen présentant seulement Albumen présentant deux fossettes
— 118 —
deux fossettes basales. ventrales et plusieurs petites fosset-
tes latérales 4+ perpendiculaires
aux précédentes.
ES. — Elles jd sure dans de nombreux cas un excellent
caractere trés facile à voir. Toutes les plantes à feuilles simples appar-
tiennent au genre Cissus. un les plantes possédant des feuilles com-
posées pennées ou ternées appartiennent au genre Cyphoslemma. Par
contre les deux genres comprennent des espéces ayant des feuilles digitées
ou 3 et 5- -foliolées, et dans ce cas on doit avoir recours aux caractères
préc аду
ESCENCE. — Еп ce qui concerne cet organe il est également
difficile de trancher d'une facon rigoureuse. D'une manière générale,
es Cissus ont des inflorescences plus réduites et nettement oppositi-
foliées tandis que trés souvent chez les Cyphoslemma les inflorescences
sont plus riches et paraissent subaxillaires ou subterminales. En fait
il semble que dans ce cas les inflorescences soient opposées à des feuilles
situées sur de trés jeunes rameaux axillaires du rameau EE et qui
ne se développent que trés peu ou seulement aprés la floraison
Ces distinctions étant établies, il peut être utile de dios des deux
genres qui nous occupent une nouvelle description basée sur les caractères
qui viennent d’être vus.
issus L.
Cissus (Sect. Cissus).
Frutices scandentes, herbacei vel lignosi cirris bracteatis. Folia alterna,
stipulata, c cirris opposita, xem integra vel lobata rare 3-5-foliolata vel
re nervis Sech 18 palmato-pinnatis. Inflorescentia oppositifolia
согу vel umbellata, о. ores tetrameri herma phrodi iti pedi-
cellati. Eech cupuliformis integer vel + dentatus. Corolla ovata, apice didt
vel rotundata, non in media parte contracta. Petala valvata + apice intus
esten anthesi extra deflexa deinde caduca. Stamina petalis opposita
ad basin circum in disco inserta; antherae introrsae, loculis 2. Discus integer,
cum ovario adnatus + lobatus, margine crassus. Ovarium 2-loculare, loculis
septo integro separatis 2 ovulatis, ovulis anatropis apotropis; stylus subulatus;
stigma minutum disciforme integrum. Bacca monosperma. Semen oblongum,
ovoideum vel subsphaericum, basi in rostro conico valde attenuatum; in
parte inferiore ventrali foveas duas productas inter se paralleloneas — pro-
fundas, praebens; albumen fronte ventrali foveas duas latas profundasque
eodem modo praebens, ita ut in sectione еа trilobatum videatur.
Cyphostemma (Planch.) Alston
in Trimen Handb. Flor. Ceylon, VII, Suppl., 53 (1931).
Cissus (Sect. Cyphoslemma) Planch. et Auct. numer.
Frutices scandentes herbacei vel lignosi, cirris — Folia alterna
stipulata, cirris opposita, composita, pinnata vel ternata rare 3-5-foliolata
vel digitata, nervis pinnatis rare palmato-pinnatis. Gaange saepe pseudo-
119 —
axillaris corymbosa vel umbellata, bracteata. Flores tetrameri hermaphroditi
pedicellati. Calyx cupuliformis integer vel + dentatus. Corolla + cylindrata
apice rotundata et profunde 4 lobata, in media parte distincte contracta.
Petala valvata apice intus cucullata, anthesi extra deflexa deinde caduca.
Stamina petalis opposita ad basin circum in disco inserta; antherae introrsae,
loculis 2. Glandulae liberae, trunco-conicae, cum ovario adnatae margine
crassae. Ovarium 2-loculare, loculis septis duabus залын artis маони
2-ovulatis, ovulis anatropis ТЕ stylus subulatus; stig
fidum. Bacca m ma. Se
distincte bi
minutu
emen “wawana ыан vel
ellipsoideum, basi haud бы ae fronte geben? те media umbon
productum + prominentem praebens simul ac
s + distinctas circum
d
umbonem radiatas; albumen fronte ventrali foveas p latas profundasque
praebens
; lateribus foveas multas breves, ad priores angulo recto dispositas;
sectione transversali ut videtur trilobatum
Planchon n'a pas indiqué d'espéce type pour sa section Cypho-
slemma. Par contre Alston lors de la création du genre a
espèce Gelee selosa (Wall) Alston (=
n peut considérer de ce fait comme le type du genre.
selosa Roxb.) que
nommé une seule
Vilis selosa Wall = Cissus
Le tableau cóniparitit suivant fait mieux ressortir les différences
entre les deux genres.
Cissus L.
Cissus (Cissus)
Feuilles simples entières ou lobées,
rarement 3-5-foliolées ou digitées.
Inflorescences oppositifoliées.
Corolle ovale ou conique non con-
tractée dans la partie médiane.
Disque entier, en anneau à 4 lobes.
Ovaire à 2 loges séparées par une
cloison entière,
Stigmate entier disciforme.
Graine nettement atténuée à la base
et montrant 2 fossettes ventrales
dans la partie basale.
Albumen à 2 fossettes simples.
Cyphoslemma (Planch.) Alston
Cissus ( Cyphoslemma) Planch.
Feuilles composées pennées ou ter-
nées, rarement 3-b-foliolées ou di-
gitées
Inflorescences généralement pseudo-
axillaires ou pseudo-terminales.
Corolle subcylindrique toujours
contractée dans la partie médiane.
4 glandes libres entre elles.
Ovaire à 2 loges séparées par deux
dissépiments latéraux étroits ne
formant pas une cloison vraie et
complete.
Stigmate bifide.
Graine non atténuée à la base, sans
fossette, montrant une empreinte
- et des stries fovéales dans la partie
médiane ventrale.
Albumen présentant plusieurs fos-
settes parallèles médianes et
d’autres + anastomosées latérales.
n on trouvera ci-dessous une liste des espèces classées dans la
section Cissus ( Cyphoslemma) Planch. et appartenant au genre Cyphos-
lemma (Planch.) Alston
Cyphoslemma adenantha (Fresen) comb. nov. =
. adenocarpa (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus adenocarpa Gilg
t.
C
o. пе
dic e
f» Enn EE га
de е 0 moscomam
— 120 —
Cissus adenantha Fresen.
et Brand
. adenocaulis (Steud.) comb. nov. = Cissus adenocaulis Steud.
adenocaulis (Steud.) B. Desc. var. алаша (Dewit) comb. nov. =
Cissus adenocaulis Steud. var. eglandulosa Dewit
adenocaulis (Steud.) B. Desc. var. eglandulosa- pubescens (Dewit) comb.
nov. = Cissus adenocaulis (Steud.) B. Desc. var. eglandulosa-pubes-
cens Dewit.
pre (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus adenocephala Gilg
et Bra
айе га (Sprague) comb. nov. = Cissus adenopoda Sprague.
agnus castus (Planch.) comb. nov. = Cissus agnus caslus Planch.
allophyloides (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus allophyloides Gilg
t Brandt.
alioa (Schweinf.) comb. nov. = Cissus alnifolia Schweinf. ex.
Planch.
amplera (Bak.) comb. nov. = Cissus amplexa (Bak.) Planch.
andongensis (Welw.) comb. nov. — Cissus andongensis (Welw.) Planch.
bainesii (Hook. f.) comb. nov. = Cissus currori Planch. p. p. = Cissus
bainesii (Hook. f.) Gilg ai ierg
bakeriana (Planch.) comb. = Cissus bakeriana Planch.
bambuseli (Gilg et Brandt) Е nov. = Cissus bambuseli Gilg et
randt.
bambuseli IE et Brandt) B. Desc. var. glandulosissima (Dewit)
comb. nov. — Cissus bambuseli Gilg et Brandt var. glandulosissima
bilernata (Bak.) comb. nov. = Cissus bilernala (Bak.) Planch.
bororensis (Klotz.) comb. nov. = Cissus bororensis Klotz.
braunii (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus braunii nt et Brandt.
buchananii (Planch.) comb. nov. = Cissus buchananii Plan
bullala (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus bullata Gilg Se Brandt.
саби: (Dewit) comb. nov. = Cissus cabui Dewit.
centrali-africana (Gilg et R. E. Fries) comb. nov. = Cissus centrali-
africana Gilg et R. E. Fries.
chevalieri (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus chevalieri Gilg et
Brandt.
chloroleuca (Welw.) comb. nov. — Cissus chloroleuca (Welw.) Planch.
chrysadenia (Gilg) comb. nov. = бш chrysadenia Gilg.
cirrhosa (Thunb.) comb. nov. = Cissus cirrhosa Thunb.
congesla (Bak.) comb. nov. = Cissus congesta (Bak.) Planch.
congoënsis (Hort.) comb. nov. = Cissus congoënsis Hort.
чти (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus conradsii Gilg et
randt
"rameriana (Schinz.) comb. nov. = Cissus crameriana Schin
crassiuscula (Bak.) comb. nov. = Cissus crassiuscula (Вак) Planch.
crinila (Planch.) comb. nov. = Cissus єгїпйа Planch.
шү сы)
Cyphoslemma crilhmifolia (Chiov.) ec nov. = Cissus crilhmifolia Chiov.
ey АЙ cs t
>и че же m
сз
Ed еее
C
п à DON 5 noonoon
. erolalarioides (Planch.) comb. = Cissus crolalarioides Planch.
. cuneala (Gilg et fi comb. nov. — Cissus cuneala Gilg et Brandt.
. currori (Hook. f.) comb. nov. = Cissus currori Hook. f
. curvipoda (Bak.) Dee nov. = ен d (Bak.) Planch.
cymosa (Schum. et Thonn.) comb. = Cissus cymosa Schum. et
Thonn. 4
cyphopelala (Fresen.) comb. nov. = V эз cyphopelala Fresen.
decurrens (Gilg et Brandt) GE nov. = Cissus decurrens Gilg et
Brandt. :
degraerii (Dewit) comb. nov. = Cissus degraerii Dewit.
desenfansii (Dewit) comb. nov. = Cissus desenfansii Dewit.
digilala (Forsk.) comb. nov. = Cissus digilala (Forsk.) Lam.
duparquelii (Planch.) comb. nov. = Cissus duparquelii Plane
dysocarpa (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus dysocarpa Gilg et
randt.
egregia (Gilg) comb. nov. = Oe са Gilg.
elisabelhvilleana (Dewit) comb. nov. — Cissus elisabelhvilleana Dewit.
eminii (Gilg) comb. nov. — Siris eminii Gilg.
engleri (Gilg) comb. nov. = Cissus engleri Gilg.
erythreae (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus erythreae Gilg et Brandt.
erylhrocephala (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus erythrocephala
Gilg et Brandt
feddeana (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus feddeana Gilg et
Brandt.
fleckii (Schinz.) comb. nov. = Cissus fleckii (Schinz.).
flavicans (Bak.) comb. nov. = Cissus flavicans (Bak.) Planch.
. flaviflora (Sprague) comb. nov. = Cissus flaviflora Sprague.
fugosioides (Gilg) comb. nov. = Cissus fugosioides Gilg.
gallaënsis (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus gallaënsis Gilg et
Brandt.
giganlophylla (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus giganlophylla
Gilg et Brandt. 3
gilletii (De Wild. et Dur.) comb. nov. = Cissus gillelii De Wild. et
Dur
glandulosissima (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus glandulosissima
Gilg
ы EE comb. nov. = Cissus fugosioides Werderm.
gracillimoides (Dewit) comb. = Cissus gracillimoides Dewit.
grandislipulala (Gilg et Brandt) CH nov. = Cissus grandislipulala
Gilg et Brandt. :
griseo-rubra (Gilg et Brandt) = Cissus griseo-rubra ^s et Brandt.
haumanii (Dewit) comb. nov. = Cissus haumanii Dew DE
helenae (Buscal. et Muschl.) comb. nov. — Cissus mex Buscalioni
et Muschler dis
. hereroensis (Schinz.) comb. nov. — Cissus hereroensis Schinz.
— 1m —-
~
ee helerolricha (Gilg et R. E. Fries) comb. nov. = Cissus
a Gilg et R. E. Fries.
C. hildebrandtii (Gilg) comb. nov. = Cissus hildebrandtii Gilg.
C. homblei (De Wild.) comb. nov. = Cissus homblei De W ild.
C. humilis (N. E. Br.) comb. nov. = Cissus humilis (N. E. Br.) Planch.
C. hypargyrea (Gilg) comb. nov. = Cinw hypargyrea Gilg.
C. hypoleuca (Harv.) comb. == Cissus hypoleuca Harvey.
C. jaegeri (Gilg et Brandt) min nov. = Cissus jaegeri Gilg et Brandt.
C. jalrophoides (Welw.) comb. nov. = Vilis jairophoides Welw. ex
ak. p.
C. johannis (Exell et Mendonca) comb. nov. = Cissus johannis Exell
et Mendonca.
C. juncea (Bak.) comb. nov. = Cissus juncea Webb.
C. jullae (Dinter et Gilg) comb. nov. = Cissus jullae Dinter et Gilg.
C. kaessneri (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus kaessneri Gilg et
randt.
C. kaniamae (Mullenders) comb. nov. = Cissus kaniamae Mullenders.
C. kapiriensis (Dewit) comb. nov. — S Pues us kapiriensis Dewit.
C. keilii (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus keilii Gilg et Вань
C. keniensis (Th. Fries) comb. nov. = Cissus keniensis Th. i
C. kervoordei (Dewit) comb. nov. — на kervoordei Dew
C. kilimandscharica (Gilg) comb. nov. = Cissus DE Gilg.
C. kirkiana (Planch.) comb. nov. = Cissus kirkiana Planch
C. kiwakishiensis (Dewit) comb. nov. — Cissus kiwakishiensis Dewit.
C.
knillelii (Gilg) comb. nov. — Cissus knillelii Gilg.
C. lageniflora (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus lageniflora Gilg et
Brandt.
C. lanigera (Harv.) comb. nov. == Cissus lanigera Harvey.
C. пае (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus ledermannii Gilg
et Bra
7. lelyi (Hutch. ) comb. nov. — Cissus lelyi Hutch.
C. lenliana (Volkens et Gilg) comb. nov. = Cissus lentiana Volkens et
Gilg.
C. leucolricha (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus leucolricha Gilg et
ndt.
C. libenii (Dewit) comb. nov. — Cissus libenii Dew
C. eod (Gilg et Brandt) comb. nov. an eum loandensis Gilg et
ran
C. lulea (Exel et Mendonca) comb. nov. = Cissus lulea Exell et Men-
donca.
C. lynesii (Dewit) comb. nov. = Cissus lynesii Dewit.
C. macropus (Welw.) comb. nov. = Cissus macropus Welw.
C. macrothyrsa (Gilg) comb. nov. = Cissus е ide Бо M Gilg.
C. mainkensis (De Wild.) comb. nov. = Cissus mainkensis De Wild.
C. mannii (Bak.) comb. nov. — Cissus mannii (Bak.) Planch.
C. marionae (Exell et Mendonça) comb. nov. = Cissus marionae Exell
et Mendonca.
E s
Cyphoslemma maranguensis (Gilg) comb. nov. = Cissus maranguensis Gilg.
C. marlothii (Dinter et Gilg) comb. nov. = Cissus marlothii Dinter et
C. marunguensis (Dewit) comb. nov. = Cissus marunguensis Dewit.
C. masukuensis (Bak.) comb. nov. = Cissus masukuensis (Bak.) Gilg
et Brandt.
C. michelii (Dewit) comb. nov. = Cissus michelii Dewit.
C. micradenia (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus micradenia Gilg et
C. migiurlinorum (Chiov.) comb. nov. = Cissus migiurlinorum Chiov.
C. mildbraedii (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus mildbraedii Gilg
et Brandt.
C. mollis (Steud.) comb. nov. = Cissus mollis Steud.
C. muhuluensis (Mildbr.) comb. nov. = Cissus muhuluensis Mildbr.
C. nanella (Gilg et R. E. Fries) comb. nov. = Cissus nanella Gilg et
R ries
C. nieriensis (Th. Fries) comb. nov. = Cissus nieriensis Th. Fri
C. nigroglandulosa (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus GE
Gilg et Brandt
C. nivea (Hochst.) comb. nov. = Cissus nivea Hochst.
C. njegerre (Gilg) comb. nov. — Cissus njegerre Gilg.
C. nodiglandulosa (Th. Fries) comb. nov. = Cissus nodiglandulosa Th.
Fries
C. рыб. -oblonga (De Wild) comb. nov. = Cissus obovalo-oblonga De
Wild.
C. odontadenia (Gilg) comb. nov. = Cissus odonladenia Gilg.
C. omburensis (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus omburensis Gilg
et Brandt
C. ornala (A. Chev.) comb. nov. = Cissus ornala A. Chev
C. orondo (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus orondo Gilg et Brandt.
C. overlaelii (Dewit) comb. nov. — Cissus NEA Dewit.
C. dvd cien (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus pachyantha Gilg
andt.
C. DN acha, (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus pachurrhachis
Gilg et Brandt
C. passargei (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus passargei Gilg et
Brandt.
C. paucidentata (Klotz.) comb. nov. — Cissus paucidentala Klotz.
C. pendula (Welw.) comb. nov. = Cissus pendula (Welw.) Planch.
C. penduloides (Dewit) comb. nov. — Cissus penduloides Dewit.
C. perforata (Louis) comb. nov. = Ee perforala Louis. |
С phyllomicron (Chiov.) comb. = s ssus phyllomicron Chiov.
C. princeae (Gilg et Brandt) comb. 1 nov. = Cissus princeae Gilg et Brandt.
C. pruriens (Welw.) comb. = Cissus ten (Welw.) Planch.
C. psammophila (Gilg et Brandt) comb. = Cissus psammophila
Gilg et Brandt.
— 124 —
Cyphostemma ани (Dewit) comb. nov. = Cissus pseu-
C.
C.
Cs oy CS OS ESSEN DS
C E
^n à 55505050550 pp п оппо 5
domanikensis Dew | $
pseudonivea (Gilg ^ Brandt) comb. nov. = Cissus pseudonivea Gilg
et Brandt.
pseudonjegerre (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus pseudonjegerre
Gilg et Brand
Я pseudorhodesiae (Dewit) comb. = Cissus pseudorhodesiae Dewit.
. pseudoupembaensis (Dewit) sivi nov. = Cissus pseudoupembaensis
Dewit.
. quinala (Ait.) comb. nov. — Cissus quinala Ait.
reedii (Dewit) comb. nov. — Cissus reedii Dewit
!. rhodesiae (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus rhodesiae Gilg et Brandt.
ringoeli (De Wild.) comb. nov. = Cissus ringoeli De Wild
rivae (Gilg) comb. nov. — iren rivae Gilg.
. robynsit (Dewit) comb. = Cissus robynsit Dewit.
. rowlandii (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus rowlandii Gilg et
Brandt.
ruacanensis (Exell et Mendonca) comb. nov. = Cissus ruacanensis
Exe
. rubromarginala (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus rubromarginata
Gilg et Brandt
. rubroselosa (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus rubroselosa Gilg
t Brandt.
rupicola (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus rupicola Gilg et Brandt.
sandersonii (Harvey) comb. nov. = Cissus sandersonii Harvey.
sarcospalhula (Chiov.) comb. nov. = Cissus sarcospathula Chiov.
sazicola (Gilg et R. E. Fries) comb. nov. = Cissus saxicola Gilg e
R ;
=
8.
scarlalina (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus scarlalina Gilg et
Brandt.
schimperi (Hochst.) comb. nov. = Cissus кар Hochst
schlechleri (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus schlechteri Gilg et
Brandt.
schliebenii (Mildbr.) comb. nov. = Cissus schliebenii Mildbr.
schweinfurthii (Planch.) comb. nov. = Cissus schweinfurthii Planch.
seilziana (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cindi seilziana Gilg et Brandt.
serjanioides (Planch.) comb. nov. = Cissus serjanioides Planch.
serpens (Hochst.) comb. nov. = Cissus serpens
sesquipedalis (Gilg) comb. nov. = Cissus sesquipedalis Gilg.
sessilifolia (Dewit) comb. nov. = es Ce sessilifolia Dewit.
selosa (Wall.) Alston = Cissus selosa Rox
pregas (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus sokodensis Gilg et
r
—€— сүзөк (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus spinosopilosa
g et Brandt.
кка (С :hiov.) comb. nov. = Cissus slefaniniana Chiov.
slenoloba (Welw.) comb. nov. = Cissus slenoloba (Welw.) Planch.
= us
Cyphoslemma slenopoda (Gilg) comb. nov. = Cissus slenopoda Gilg.
ы че use СЭ
пп n
À
оов 99 sn
Eb б fam i 9
. slipulacea (Bak.) comb. nov. — Cissus stizudacea (Bak.) Planch.
. slipulaceoides (Dewit) comb. nov. = Cissus slipulaceoides Dewit.
. Strigosa (Dewit) comb. nov. =
. Subciliala (Bak.) comb. nov. = Cissus subciliala (Bak.) Plan
. Subglaucescens (Planch.) comb. nov. = Cissus subglaucescens да.
!. tenuipes (Gilg et R. E. Fries) comb. nov, = Cissus lenuipes Gilg et
R.
Cissus strigosa Dewit.
. lenuissima (Gilg et R. E. Fries) comb. nov. = Cissus lenuissima Gilg
H.
et . Fries.
lermelophila (De Wild.) comb. nov. — Cissus lermelophila De Wild.
lernala (Forsk.) comb. nov. — = СШ lernala (Forsk.) Gmelin.
come -mullifida (Chiov. comb. nov. — Cissus lernalo-mullifida
Chi
Veget St (Werderm.) comb. nov. — Sen eg db Le ide Werderm.
triumfelloides (Gilg et Brandt) comb. = Cissus lriumfelloides
ilg et Brandt.
ukerewensis (Gilg) comb. nov. маа ссе Gilg.
асы (С. А. Smith) жб. = Cissus unguiformifolius
ith.
Seine (Dewit) comb. nov. = Cissus upembaensis Dewit.
urophylla (Gilg et Brandt) comb; nov. = Cissus urophylla Gilg et
Bran
uler (Exell et Mendonca) comb. nov. = Cissus uler Exell et Mendonca.
vandenbrandeana (Dewit) comb. nov. = Cissus vandenbrandeana
Dewit.
vanderbenii (Dewit) comb. nov. — Cissus vanderbenii Dewit:
variifolia (Bak.) comb. nov. — Cissus variifolia (Bak.) Gilg et Brandt.
villosi-glandulosa (Werderm.) comb. nov. = Cissus villosi-glandulosa
Werderm.
violaceo-glandulosa (Gilg) comb. nov. = Cissus violaceo-glandulosa
lo
Р e D D .
viscosa (Gilg et R. E. Fries) comb. nov. = Cissus viscosa Gilg et
R. E. Fries.
vogelii (Hook. f.) comb. nov. — Cissus vogelii Hoo
wilmsii (Gilg et Brandt) comb. nov. = Cissus wilmsii Gilg et Brandt.
woodii (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus woodii Gilg et Brandt.
zechiana (Gilg et Brandt) comb. nov. — Cissus zechiana Gilg et Brandt.
zombensis (Bak.) comb. nov. = Cissus zombensis (Bak.) Gilg et Brandt.
126 —
UN NOUVEAU < XEROSICYOS > MALGACHE
par A. GuiLLAUMIN et M. KERAUDREN
adagascar n'a pas fini de nous révéler des plantes grasses méme
dans les familles les plus inattendues : HUMBERT a ainsi décrit e n 1939 !
un nouveau genre de Cucurbitacées, le genre Xerosicyos DERE
deux espèces différentes et qu'il a placé dans la tribu des Févillées, et
dans la sous-tribu des Xerosicyoinae. Cette dernière sous-tribu est carac-
Lérisée par un calice et une corolle tétraméres, 4 étamines à loges hori-
zontales, un ovaire à 2 placentas et 4 ovules pendants de la partie
supérieure du placenta; les fruits sont petits, uniloculaires, obconiques-
comprimés, et la déhiscence se fait par une fente supérieure.
Les deux espèces de Xerosicyos décrites en 1939 par Humbert, possè-
dent toutes les deux des feuilles charnues, le X. Danguyi Humb. a des
feuilles larges, discoides (3,5-5 cm de long sur 2,5-5 cm de large) pouvant
atteindre 5 mm d'épaisseur, quant au X. Perrieri Humb. ses feuilles sont
également discoides mais de dimensions plus réduites (2 cm de long sur
1,5-1,8 cm de large) et un peu moins charnues (1 mm environ d'épaisseur).
1946, GuiLLAUMIN a signalé dans la revue Cactus ? l'introduction
dans les serres du Muséum de la première de ces espèces.
En 1953, Montagnac (Ё. 159, 1953, plante по 228) a envoyé au Mu-
séum une troisième espèce qui paraît identique à un échantillon d'herbier
récolté par Decary (n° 15.791) en 1940 dans le district de Soalala, à Namo-
roka, dans la réserve n° 8, alors que les Xerosicyos Danguyi et Perrieri
ont été trouvés dans l'Ouest et le Sud-Ouest, au sud de Maintirano. Cet
échantillon de Decary possède des fruits et ceux-ci ne laissent aucun doute
sur son appartenance au genre Xerosicyos. Une bouture de l'échantillon
de Montagnac communiquée à Marnier-Lapostolle, a fleuri dans les serres
de ce dernier dans sa propriété du cap Ferrat. L'examen de ces fleurs dont
la morphologie est semblable à celle des deux Xerosicyos déjà connus,
vient confirmer l'appartenance de cette plante au genre Xerosicyos.
D'aprés Decary, c'est une liane, mais l'échantillon encore jeune,
cultivé au Muséum, est je Les rameaux assez gréles ne dépassant
pas 3 mm de diamètre, sont cylindriques, mais sur le sec, ils présentent
une dizaine de côtes longitudinales. Les vrilles (manquant sur l’échantillon
vivant) sont peu nombreuses et axillaires. Les feuilles alternes, portées
par un pétiole de 2 mm de long, ont un limbe elliptique d'environ 2,5 cm
de long et 1 cm de large, atténué à la base, arrondi au sommet, épais de
2 mm sur le frais, aplati en dessus, caréné en dessous; aucune nervure
n'est visible sur le frais, mais sur le sec, on en décèle 5 5 partant de la base.
Les fruits, en fascicules ombelliformes, à lextrémité d'un pédoncule
BEZ, С. R. Acad. Sc. 208, p. 200, 1939 et Bull. Soc. Bol. France, 91, p. 166, pl. 1
A
2. Cactus I, по 5-6, p. 19-20 pl. et fig. (1946).
long de 2-3 cm, à pédicelles longs de 2-5 mm, sont obconiques et atteignent
1,5 em de long sur 1 cm de large
Xerosicyos Decaryi Guillaumin ex Guillaumin et Keraudren. —
X. Decaryi, in Rose, Caclus n9 62 (1959), 1
Scandens, A: gracilibus, cirrhis paucis, foliis 2 mm viua a As Ae
(circa 2,5 cm x 1 cm), basi attenuatis, apice rotundatis, 2 mm c lo
masculi parvi solitarii vel 2-3-4-ni, axillares perianthio anthesi aka: Pedi-
cellus tenuis, glaber, ad 8 mm longus; calyx sepalis 4 oblongis, angustis, basi
ad commissuram рейс paulo dilatatis, glabris, 1,5 mm longis. Peta
carnosa, glabra, ovato vel elliptico-acuta, apice subacuminata, fere 3m
longa, 2 mm lata, nervis 5 (ad 1) subparallelis tenuibus vix conspicuis a wem
disjunctis. Stamina 4, alternipetala, jugis 2 ut videtur conjuncta; anthera
dorsifixa transversa, 0,8 mm longa, unilocularis; poses tenue fere 1,3 mm
ngum. Pistillodiu um. Fructus umbellatim fasciculati, pun
; m).
Holotype (feuilles) Decary 15.791 et Paratype (fleurs) Мотадпас 228,
in Hb. P.
HIPPOCRATÉACÉES NOUVELLES DU GABON
par N. HALLÉ
Lors de la révision des Hippocratéacées d'Afrique. Occidentale,
nous avions mis à part, au Muséum de Paris, quelques plantes du Gabon
qui n'ont pu étre rapportées à rien de connu. Voici donc les diagnoses de
quatre espèces et d'une variété nouvelles. Ces nouveautés sont un premier
pas de fait en vue d'une révision des Hippocratéacées de l'Afrique Fran-
çaise Équatoriale.
Le R. P. Klaine et G. Le Testu sont les récolteurs de nos matériaux
d'étude.
1. Simirestis klaineana N. Hallé spec. nov. (fig. 1).
Scandens, glaberrimus, filamentis resinosis d a sus rami teretes.
Stipulae parvulae, caducae. Petiolus canaliculatus 4-7 mm longus. Folia
орровїїа exstipulata. Lamina integra vel minutissimis ditata denticulis,
valde chartacea, 5-11 cm longa, 3-6 em lata; basis rotundata; acumen mm
I m; ultimus apex rotundatus. Nervi conspicui, laterales utrinque 5-7,
nervuli flabellati. Cymae axillares dichotomae, gracillimae; pedunculus usque
cm longus, gracilis; ramuli 3-6-plice ramosi, E oppositis 0.5-1 mm
llu
ovatus vel oblongus, 15-3 mm longus; praefloratio аа Н, Flores
2,5-4 mm diam. Sepala 5 rotundata, imbricata, margine integra, parce inae-
Ta, vix 0,8 mm longa, nunquam ad imum excurvata, Petala viridia vel
subflava, ovalia, basi arcta, convexa deinde pressula, 1,5-3 mm longa, 1-2 mm
диге 1
Fig. 1. — Simirestis klaineana N. Hallé (Klaine 2633 bis) : a, fleur dépouillée
de la corolle, avec sur le devant, un sépale co
floral, vue par la face externe;
e, pétale; f, sépale; g, nerv ation de la feuille et боген псе.
Fig. 2. — Simirestis е N. Hallé (Le ie 5136) : x: чн de profil, dépouillée
sur le davani. d'un sépale et de deux pétales; b, fleur no CN s aprës doen
transversale au niveau de l'ovaire; с, pétale: d, eot Ge Aum гү» pe longitu-
inale d'une loge d'ovaire montrant les ovules; g,n бано de la feuille et Чоло
гезсепсе; Л, bifurcations inférieures de l’ элге ¿aq et bouton floral
— 129 —
lata. Discus subteres, mediocriter carnosus inter basim staminorum et
corollam, paulum sinuosus inter basim petalorum. Stamina 3, filamentis
taeniatis, basi dilatatis, antheris 4-loculatis transverse dehiscentibus. Ova-
rium triloculare, ovulis biseriatis, 6 in quoque loeulo. Mericarpia 3 compla-
nata; florales in juveni fructu persistentes. — Species affinis S. dewildema-
nianae N. Hallé.
Holotype : Gabon, R. P. Klaine 2633 bis, au Muséum de Paris.
Matériel étudié provenant uniquement du Gabon : récoltes du
R. P. Klaine aux environs de Libreville, fév. 1896 (Valentin), n9 6451 de
l'herbier L. Pierre; 1729, 13 déc. 1899; 2051, 18 déc. 1900; 2103, 9 janv.
1901; 2633 bis, riv. Moudah, 31 déc. 1901; 2687, 29 janv. 1902; 3199,
8 janv. 1903. Tous ces échantillons sont au Muséum de Paris.
Floraison de décembre à février:; fleurs vertes ou jaunâtres.
REMARQUES : certains boutons galleux, fréquents sur l'échantillon
type, se distinguent par leur pédicelle épaissi et l’accroissement anormal
‘un ou deux des carpelles de leur ovaire.
Cette espèce ахан. E reconnue comme nouvelle par L. Pierre et
quelques notes in indiquent à juste titresa parenté avec le
Simireslis graciliflora ( Welw. ex Oliv. )N. Hallé, ainsi qu'avec le S. welwils-
chii (Oliv.) N. Hallé. Contrairement à ce qu'écrivait Pierre, nous avons
bien observé les étamines insérées entre le disque et l'ovaire : le faisceau
vasculaire de l'étamine peut être suivi en profondeur (fig. 1, c), et son
tracé SE de bien reconnaitre la position du disque qui est externe à
l'an
ка — Le pollen de S. klaineana est trés voisin de celui de
S. lisseranlii N. Hallé. Les grains sont bréviaxes, subtriangulaires en
vue polaire. Dimensions : Р = 16 - 184 ; E = 19-?lu ; і = Au, Les
mailles du réseau d'ectexine atteignent 0,5 - 0,8 u et sont assez régulières.
L'annulus est plus ou moins nettement interrompu de part et d'autre
du pore dans le plan équatorial. La parenté avec l'espéce type du genre
est confirmée par l'affinité au pollen de S. dewildemaniana.
2. Simirestis mouilensis N. Hallé spec. nov. (fig. 2).
Frutex sarmentosus, ramis laevibus teretibus, ultimis complanatis
olivaceis in sicco o, stipulae inconspicuae pluridentatae, in nodo separatae.
Folia opposita dardai, Petiolus canaliculatus subgracilis 9-11 mm longus.
Lamina chartacea concolora fulva in sicco, 6-9 cm longa, 3-4,5 cm lata;
basis cuneata; apex sublanceolatus acuminatus; acumen circ. . 5- -10 mm lon-
gum; laminae margo subdentata, mediocribus denticulis circ. 10.
conspicui, laterales utrinque 7-9 longe ascendentes, nervuli flabellati. Cymae
dichotomae axillares 3-4,5 cm longae. Pedunculus 2,5-3 cm longus quadran-
gulatus, brevibus ramis 3-5- -plice ramosis, ultimis perbrevibus. Bracteolae
deltoideae acutae vix 4 mm longae, denticulatis auriculis. Pedicelli vix 2-
3 mm longi. Alabaster ovatus 1,5 mm longus. Praefloratio quinconce cialis.
Calyx semper urceolatus 2 mm diam., sepalis ovatis subaequalibus carnosis
9
NOT. SYST.
— 131 —
integris. Flores virides, nigri in sicco. Petala erecta, ovato-elliptica, 2,5 mm
onga, stricte inserta. Discus pulvinatus depressus pentagonus marginatus.
ien 3, filamentis taeniatis; antherae extrorsae subreniformes, 4-locula-
tae, rimis transversis dehiscentes. Ovarium trilobatum haud immersum
3-loculatum; ovula 6-8 biseriata in quoque loculo; stylus erectus 1 mm
longus stigmate subcapitato. Fructus siccus tricarpellatus valvis caducis
in vetulo receptaculo observatus). Semina seminibus Simirestium similes :
ala membranacea fulva 35 X 17 mm, Herm ventrali valde convexa. — Spe-
cies affinis S. Ese ipsa us N. Hal
Holotype : Gabon, Haute аан Моша, 14 déc. 1924, Le Testu
5136, au Muséum de Paris. A l'échantillon en pleine floraison sont jointes
quelques graines.
— Le pollen de S. mouilensis est voisin de celui de S. dewil-
demaniana N. Hallé. Les grains sont bréviaxes, pectine ioo en MPs
polaire. Dimensions : P = 20 - 23 џ; E = 22 = d um. ву
mailles du réseau d'ectexine atteignent 0,5-1 ы. Le eh plus ou moins
ovale a D и de diam. et l'annulus est continu. Exine de 2-2,5 p d'épaisseur.
Genre < Thyrsosalacia > Loesener.
Le genre Thyrsosalacia а (1940), n'a été fondé que sur la
connaissance d'une seule espèce, le Тл. nemalobrachion Loes. Celle-ci est
rare dans les herbiers et De De? connue. Les inflorescences n'ont
été que sommairement décrites et figurées. Le fruit n'est pas connu à
maturité ; observé sur des échantillons juvéniles ne dépassant pas 8 mm
T hyrsosalacia, malgré ses rameaux opposés, est à rattacher à la sous-
famille des Salacioideae. Pourtant le Thyrsosalacia fait figure de jalon
Fig. 3. — Schémas comparatifs d' eben (la décussation des pièces арр
a été partiellement négligée) : Campyloslemon warne ckeanum, montra
partir des axes A, des cymes dichotomes à rameaux opposés; les fleurs sont ici
articulées au niveau des bifurcations; b, Loeseneriella rowlandii ne diffère cas
et la fleur est E à leur niveau; l'inflorescence est ici dépourvue de rami-
fications de 3*
pip — Se haer viciflora N. Hallé (Le Testu ded. : a, fragment d' inflores -
cence, on distingue les bractéoles opposées sur le rachis, les À her nr l'articu-
lation du pédicelle au niveau de celles-ci et le bouton floral; b, coupe ongitudinale
deux niveaux d'écailles qui surmontent les portions d'ancienn ed inflorescences
situées sous la perte actuellement florifère; j, nervation de la feui
c NE
entre cette sous-famille à rameaux alternes et celle des H ренин они
à rameaux opposés. Nous ауопз constaté que les caractëres Чи polle
s'accordent avec zette position intermédiaire
Une plante nouvelle qui nous semble devoir trouver place dans le
genre елена e décrite ci-aprës. Gràce à cette seconde espëce
peuvent étre délimités et complétés les caractéres proprement génériques
des Thyrsosalacia. Nous proposons, pour le genre, la nouvelle description
suivante.
Fleur hermaphrodite; boutons sphériques; 5 gg à préfloraison
quinconciale ; 5 pétales suborbiculaires nettement plus grands que les
sépales, à préfloraison quinconciale. Disque charnu séparant la corolle
de l'androcée; 3 étamines extrorses à filet aplati, à anthére nettement
plus large que le filet, avec deux fentes de déhiscence obliques. Pollen
simple tricolporé, faiblement bréviaxe, à annulus étroit médiocrement
distinct et interrompu de part et d'autre du pore dans le plan ele
à ectexine formant un réseau simplibaculé à mailles petites (1-1,5
Ovaire atténué en style étroit triloculé; 2 ovules superposés par loge, p
supérieur dressé, l'inférieur pendant. Jeune fruit charnu simple, à crois-
sance surtout longitudinale. Liane à feuilles opposées, à rameaux opposés,
dépourvue de caoutchouc. Inflorescences disposées en grappes. Rachis
des grappes susceptible de s'allonger et de donner des floraisons successives;
les grappes portent latéralement soit des fleurs simples, soit des cymes
dichotomes à rameaux alternes. Les fleurs sont portées par des axes allon-
gés munis de deux petites préfeuilles opposées ou alternes
La figure 3 permet de comparer entre elles les inflorescences des
deux Thyrsosalacia (e et d) et de les distinguer des cymes dichotomes de
Campyloslemon et de Loeseneriella rowlandii (a et b
3. Thyrsosalacia Mese: N. Hallé spec. nov. (fig. 4).
Scandens, lignosus, glaberrimus, ramis teretibus. Stipula ae obscurae,
in juvenis non observatae. Folia opposita filamentis resinosis destituta.
Petiolus subcrassus 4-5 mm longus, dnos а Беа іп vetulis. Lamina
in sicco olivacea chartacea, supra laevis, elliptica, ad саа attenuata, 10-
19 спа longa, 4,5-9 cm lata; basis subacuta; acumen 7-12 mm lon ngum. Nervi
conspicui, laterales 5-7 utrinque. “pansa suan 4-8 (102) floribus, in racemo
finito. Rachis к: Dracteolis vix 1 m m longis, oppositis decussatis,
cum pedunculis axi us 1- floriferis 9-13 mm longis; bracteolae minutae
сраза ad apicem peduneulorum. Racemorum incrementum terminale
per vices, unde inflorescentiarum longi et graciles rami, brevibus internodiis
foliis данае Pedicelli 5-7 mm longi. Alabastra globosa 6 mm diam. Praeflo-
ratio quinconcialis. Flores virides in vivo; sepala 5 orbicularia vel subovata,
integra vel microfimbriolata, paulum insbqualiá; 3 mm longa; petala 5 subor-
biculata 7 mm longa, 5 mm lata, integra, stricte inserta, Discus fuscus in
vivo, rotundatus 5-emarginatus, 5-7 mm diam. Stamina 3; filamenta gracilia
3-5 mm longa; antherae extrorsae 1-1,5 mm latae, duobus thecis, rimis sublon-
— 133 —
gitudinalibus; pollen simplex tricolporatum. Ovarium triloculare haud im-
mersum, stylo conico; ovula 2 in quoque loculo. Fructus Juvenilis carnosus
oblongo-conicus, floralibus pro parte perstantibus.
Holotype : Gabon, Lastoursville, 5 fév. 1930, Le Teslu 7897, au
Muséum de Paris. Récolte unique comprenant de nombreux isotypes.
PoLLEN. — Le pollen de Th. viciflora est trés voisin de celui de
Th. nemalobrachion Loes. Les grains sont faiblement bréviaxes, médio-
crement triangulaires en vue polaire. Dimensions : Р = 28-29 u; E =
30-32 u; 1 = 10-13 u. Les mailles du réseau d'ectexine atteignent 0,7-1 y;
elles sont un peu irrégulières. Le pore circulaire de 6-8 y présente un annu-
lus étroit et peu distinct; les replis de l'endoaperture, interrompus dans le
plan équatorial, sont arqués mais non sinueux de profil en vue méridienne.
4. Salacia chlorion N. Hallé spec. nov. (fig. 5).
Lignosus, "erneuten glaberrimus, ultimis ramis complanatis laevibus,
cortice mox griseo, filamentis resinosis destitutus. Stipulae inconspicuae vel
caducae. Folia urinis exstipulata. Petiolus 8-11 mm longus canaliculatus,
leviter undulato-marginatus. Lamina chartacea concolora olivacea in sicco,
ovata (7) 9-11 cm longa, (3.5) 4,5-7 cm lata. Laminae margo modice dentata
saltem 10 inconspicuis denticulis. Basis perbreviter cuneata; acumen 6-10 mm
longum. Mediana prominula supra et infra in sicco; nervi laterales utrinque
6-8 prominuli. Flores subsolitarii in axillari dense bracteolato glomerulo
1,5-4 mm longo. Flos flavus flammeus, glaber 5-6 mm diam. Pedicellus
1-2 mm longus. Alabaster oblongus; praefloratio quinconcialis. Calyx 1,5-2 mm
diam., brevibus obtusis imbricatis lobis. Petala 5 saepe erecta, oblonga,
5 mm longa, 1.5 mm lata. Discus subcylindricus, 1,5 mm diam., androgyno-
phorum formans. Stamina 3 extrorsa, haud connata. Ovarium trilenletum
immersum in disco. Ovula 6 biseriata in quoque loculo. Stylus conicus erectus,
circ. 3 mm supra receptaculum. Fructus е umm — Species affinis S. staud-
tianae Loes. sed androgynophoro valde diff
Holot : Gabon, région de Se Boundji, 16 juin 1931,
Le Teslu 3861. au Muséum de Par
D. Salacia staudtiana Loes. var. longuria N. Hallé var. nov. (fig. 6).
À specie, Wi ue longissime pedunculatis, pedunculo gracillimo
4-65 mm longo,
Holotype : me Lastoursville 20 mars 1930 Le Testu 7981, au
Muséum de Paris. Nous ne connaissons de cette belle variété que Г échan-
tillon type récolté en abondance par Le Testu.
Remarques. — Malgré l'originalité de cette plante quant à ses pédon-
cules d'inflorescences, sa conspécificité avec le Salacia slaudliana ne nous
parait pas douteuse. Des inflorescences de type habituel (pédoncules de
4-10 mm), ont été observées sur un rameau d'un isotype. Les feuilles
sont variables avec des caractères normaux pour l'espèce ; les dimensions
— 134 —
Figure 5.
— 135 —
du limbe sont les suivantes : longueur 5,5-14 em, largeur 2,4-6,5 cm. Le
fruit mûr, observé sur un rameau florifère, est sphérique, de 2-2,5 cm de
diam., à base étroite cerviciforme de 1 mm de long, et contient probablement
une seule graine. Les pédicelles floraux ne dépassent pas 6 mm, les pétales
sont étalés à l'anthése. Certaines des inflorescences observées ont un
pédoncule ramifié vers le sommet, jusqu'à former une petite grappe; les
bractéoles du sommet du pédoncule sont en outre parfois développées
en petites feuilles.
PorLEN. — Le pollen de S. slaudliana var. ei Dä est semblable à
celui de la forme typique, Nous avons noté les dimensions suivantes :
Р = 29 ш; E = 27-28 шр; і — 10 y. Les mailles dé réseau d'ectexine attei-
gnent 1-1,2 u et sont assez réguliéres.
HÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
M. VAN CAMPO et N. HALLÉ. — Les grains de pollen des Hippocratéacées
d'Afrique de l'Ouest, Palynologie Africaine III in Bull. I.F.A.N.
I A, по 3, 807 (1959).
N. HALLÉ. — Monographie des Hippocratéacées d'Afrique Occidentale,
Thése de Doctorat de l'Université, Faculté des Sciences de Paris,
manuscrit ronéotypé (juin 1958).
x Hippocratéacées nouvelles d'Afrique Occidentale in Bull. Mus.
Paris, 2? série, t. XXX, по 5, 464 (1958).
TH. LOESENER. ац 'ppocraleaceae africanae III, Salacia in Engl., Bot.
Jahrb. XLIV, 156 (1910).
— Hippocrateaceen-Studien іп Fedde Repert. XLIX, 226 (1940).
— Hippocrateaceae in Engl. et Prantl., Nat. Pflanzenfam. 20 b, 198
et fig. 69, p. 218 (1942)
Fig. 5. — Salacia chlorion N. Hallé. (Le Testu сита
te
E
=
Ф
£
ч
=
Ф
"d
E
©
P
©.
5
T
°
а:
e
Ф
le disque; d, Coupe santa agp de l'ovaire; e, le bo uton; f, la feuille; g, nœud
florifère d'un jeune rameau
E
7981) : a, rameau
. Salacia staudtiana Loes. v. longuria N. Hallé (Le Testu 7 a,
e See infir escences en boutons; 5, rameau fructifére; c, fruit et graine; d,
inflorescence
— 136 —
SUR UNE ESPÈCE ое D ANDOUNG :
« Monopetalanthus Dur » (Caesalpiniaceae)
раг Е. Hazzé et D. NORMAND
Monopetalanthus Durandii F. Hal. et Norm. spec. nov.
Ab omnibus speciebus adhuc notis, foliis 12-15-jugatis atque foliolis cum
costa obliqua et cum uno aut duobus nervis vergentibus ad posteriorem par-
tem (jugis proximalibus), species nova satis distincta.
Arbor magna, ramis griseo-fulvis glabris. Nodi cicatrice ramum cingente;
extremitates cicatricis folio oppositae non junctae. Folia composita pari-
pinnata, 12-15 (vulgo 12)-jugata; rhachis 10-20 em longa, supra canaliculata,
b
Foliola coriacea, nitida, glabra, oblique inserta supra rhachidem, 30-60 mm
(vulgo 55 mm) longa, 10-15 mm (vulgo 13 mm) lata; basis folioli asymmetrica,
parte anteriore rotundata et parte post eriore M vel nulla; apex
obtusus vel subemarginatus; margo anterior subconcava vel recta, margo
posterior convexa; costa valde i pedit diagonalis; duo nervi inferiores
palmati exiles, conspicui in part e posterio . Inflorescentiae pubescentes.
terminales, spicis in racemosis compositis, Pubeac entia fulva indutae; flores
stricti inserti. Bracteae caducae, concavae involventes, extra pubescentes,
intus glabrae, а mucronulatae. Bracteolae 2, sepaloideae, concavae
involventes, obtusae, carinatae, pubescentes, ad carinam et apicem valde
S
inferum, duo latero-supera. Petalum 1, superior, album, breviter unguicula-
tum et infra pubescens, mediocriter emarginatum et ciliatum ad apicem,
cire. 5 mm longum et 3 mm latum. Stamina 10; filamenta ad apicem attenuata,
A cm longa, unum liberum et 9 connata ad basim in tubo albo circ. 3 mm ongo
tra pubescente; dein ellipticae, dorsifixae-versatiles, violaceae, rimis
Ре дна Ovarium stipitatum hirsutum, 1-2-ovulatum. Stylus gracilis.
glaber in altum. Stigma capitatum. Legumen lignosum, compressum, 13 cm
longum et 6 em latum, costa recta prominula in longitudinem ornatum.
Semina ignota. — Holotypus : Saint-Aubin 2003 in Hb. P.
ABON. — Monts de Cristal, N'Kane, entre Etsam et, Méla, 6 sep-
tembre 1959, G. de Sainl- Aubin, exsiccata en fleurs n° 2003 CTFT/G,
déposé au Muséum de Paris, avec bois no D.N. 392 — no CTFT/N 12060.
*
— Fruits ramassés à terre, env. Atogfina, à l'ouest de P. K. 46 de la
route Kougouleu- Médouneu, 15 aoüt 1959, avec bois ne D. N. 357 —
n9 CTFT/N 12061.
NoM VERNACULAIRE : « Andoung », dialecte Fang.
Cette espèce gabonaise a été dédiée à M. Durand, ancien agent du
Service Forestier du Gabon, qui depuis plus de cinq ans en a souvent
signalé l'existence au cours de ses prospections forestières. L'Andoung
de Durand se rencontre dans les Monts de Cristal oü l'essence présente par-
— 137 —
fois un caractére grégaire avec des sujets de tout diamètre entre les bas-
sins inférieurs de la Mbei (Route Kougouleu-Médouneu) et du Como.
REMARQUES DESCRIPTIVES COMPLÉMENTAIRES.
1. Appareil végétatif, port. — Arbre de l'étage dominant de la forêt
primaire du Gabon, susceptible d'atteindre jusqu'à 1,40 m de diamètre,
Présence d'accotements peu élevés à la base du füt, en liaison avec les
TG x Ñ °
CH : ss
KOA Y « NN : SNS
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Pl. I. — Monopelalanthus Durandii (2003 CTFT/G, sauf le fruit) : à
a, rameau feuillé et inflorescence; b, nervation de la foliole; с, valve du fruit
en vue interne; d, valve du fruit en vue externe; e, bractée caduque enveloppant
la jeune inflorescence.
— 139 —
grosses racines qui peuvent s'étendre assez loin à la surface du sol. Jeunes
rameaux brun-grisätre portant, vers la base, les cicatrices des écailles
pérulaires. A l'insertion des feuilles, large cicatrice faisant le tour du
rameau avec un décroché à l'opposé de l'insertion. Folioles sessiles,
fixées sur le rachis par l'angle postérieur de leur base, de dimensions
V ariables, plus petites vers les extrémités fleuries (cas du type), atteignant
75 mm de long et 18 mm de large (Morel 100), ou même 95 mm de long
et 26 mm de large (G. de Saint-Aubin 1991). Chez les jeunes sujets, les
folioles ont des dimensions doubles de la normale (semis de l’arboretum
de Sibang, Groulez 1268 et Bernard 276 et 277).
Morphologiquement, les espèces du genre africain Monopeéalanthus
Harms se classent en deux groupes d’après la position d
principale des folioles. On distingue les espèces à nervure principale
marginale (10 espèces dont l'espéce-type M. pleridophyllus Harms)
et celles à nervure principale médiane ou oblique (4 espèces dont
M. Durandii).
Fleurs. — Pétale supérieur blanc. On peut trouver un pétale
supplémentaire atrophié de position variable. Collerette staminale blanche
intérieurement violacée au contact de la base de l'ovaire. Anthères vio-
Eh Fleurs odorantes; odeur rappelant celle des fleurs de tilleul.
. Pollen. — Grain simple, tricolporé, équiaxe ou légèrement bré-
viaxe. E : 40 2 à 44 u, Р: 36 à 40 u. Exine d'environ З u d'épaisseur au
milieu des intercolpus. Colpus de contours plus ou moins nets, parfois
presque indistincts. Ornementation ` exine striée. Stries sub-convergentes
en désordre dans le triangle polaire et prenant une direction méridienne
dans la région équatoriale.
L'étude du pollen du type (no 2003 CTFT/G) a été faite sur les
préparations 1734 G du Laboratoire de Palynologie du Muséum de Paris.
MATÉRIEL EXAMINÉ EN PLUS DU TYPE.
Gason. — Monts de Cristal, 30 janvier 1959, G. de Saint-Aubin :
exsiccata stériles по 1991 CTFT/G déposés au Muséum de Paris avec
bois n9 11644 CTFT [N ; Bassin inférieur de la Como-Mbei, environ Mfoa,
février 1950, J. Morel: exsiccata stériles, n° 100 SRF IG déposés au
Muséum de Paris, avec bois по 5634 CTFT IN.
D'après des exsiccata stériles conservés dans l'herbier du Centre
Technique Forestier Tropical à Libreville, l'espéce a été également
récoltée dans les localités suivantes du Gabon : Route CGC K. 100,
З août 1952, Guigonis, по 793 SRF /G. — Bokoué, 9 septembre 1952,
Corbel, по 944 SRF /G. — Environ Ndjolé, 5 juillet 1954, Durand, по 1369
"s 1370 SRF /G. — Chantier forestier СЕМ, avril 1956, Durand по 1655
F /G. — Chantiers forestiers BAC, Monts de Cristal, mars 1958, Durand,
кык sans по, avec bois 11752 CTFT/N. — Arboretum de Sibang
ler août 1953, Groulez, n° 1268 SRF/G et 29 octobre 1951, Bernard,
DS 276 et 277 SPE JG.
— 140 —
ABRÉVIATIONS UTILISÉES.
CTFT /G : Centre Technique Forestier Tropical, section Gabon.
CTFT /N : Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne.
SRF/G : Section des Recherches Forestiéres du Gabon.
N. : Collecteur D. Normand
E : Diamètre équatorial.
Р, : Distance entre les póles.
LE GENRE < PEPONIUM » NAUD. corr. ENGL.
A GASCAR
par Monique KERAUDREN
Cogniaux, dans sa première étude des Cucurbilacées publiée en 1581
dans les Monographiae Phanerogamorum (suite au Prodrome de De Can-
dolle), signalait pour la première fois la présence du genre Peponium à
Madagascar; il décrivait, d’après un échantillon récolté par Boivin à
Nosy Bé, une nouvelle espèce, endémique de l'Ile, le Peponia Boivini.
Le genre avait été établi par Ch. Naudin dans son travail sur les
Cucurbitacées cultivées au Muséum, publié en 1866 (Annales des Sciences
Nalurelles), d'aprés un spécimen provenant de graines rapportées par
Mac Ken d'Afrique du Sud. En 1871, Hooker avait signalé dans la « Flora
of Tropical Africa », trois nouvelles espéces africaines qui s'ajoutaient ainsi
à l'espéce de Naudin; il s'agissait de Peponia Vogelii de Fernando Po,
Peponia Cienkowskii du Mozambique et Peponia lagenarioides de Г Angola.
En 1897, Engler considérant la désinence donnée par Naudin comme
une faute, changeait le nom de Peponia en celui de Peponium. Et daus
la dernière monographie de cette famille, publiée par Cogniaux dans le
Pflanzenreich (1910), nous ne trouvons encore, à côté des 20 espèces de
Peponium africains, qu'une seule espèce malgache, le Peponium Boivini.
En revisant les Cucurbitacées malgaches en vue de l’élaboration de
la famille pour la « Flore de Madagascar et des Comores », nous avons eu
à étudier l'important matériel indéterminé des collections du Muséum,
provenant des récoltes faites depuis les derniers travaux de Cogniaux.
Grâce à ce matériel, nous pouvons distinguer, dans le genre Peponium,
neuf espéces et deux variétés nouvelles, endémiques de Madagascar; elles
s'ajoutent à l'unique espéce malgache connue jusqu'à се jour.
s Certaines de ces espèces sont représentées uniquement par un échan-
Шоп £, les fleurs 9 et les fruits manquent dans beaucoup de cas; mais
d’après Cogniaux, que nous suivons ici, les caractères des fleurs 5 suffisent
à affirmer l'appartenance des échantillons au genre Peponium. L'absence
de fleurs © et de fruits ne constitue donc pas un écueil véritable dans la
mise en place d'un essai de systématique du genre.
— 141 —
PLACE DU GENRE < PEPONIUM » DANS LA FAMILLE DES CUCURBITA-
CÉES,
Tribu des CUCURBITEAE : 3 étamines à anthères repliées sur elles-mêmes
ou dans tous les sens.
Sous-tribu : CUCUMERINAE : ovules nombreux, horizontaux, corolle rota-
`
cée, à 5 parties ou D pétales entiers.
PEPONIUM » Naupn. corr. ENGLER.
Plantes herbacées, rampantes ou grimpantes, le plus souvent pubes-
centes-hirsutes, à racines fibreuses ou tuberculées. Feuilles lobées ou
rarement entiéres, dentées, à pétiole sans glande. Vrilles bifides, à deux
ranches inégales, rarement simples. Fleurs grandes, jaunes ou blancháà-
tres, monoiques ou dioiques: fleurs £ solitaires ou en grappes. Coupe florale
sub-cylindrique, à base globuleuse ou atténuée; 5 sépales subulés, rare-
ment sublancéolés; 5 pétales contortés dans le bouton floral, libres,
obovales, entiers; 3 étamines insérées sur la coupe florale, à filets libres;
anthéres cohérentes en masse oblongue ou subcylindrique au milieu de
la coupe, l'une uniloculaire, les deux autres biloculaires, à loges longitu-
dinales, repliées trois fois, à connectifs non prolongés au sommet. Pistillode
glanduliforme ou nul. Fleurs Ф solitaires; périanthe peu différent du
périanthe des fleurs ӯ. Parfois présence de З staminodes. Ovaire oblong,
à 3 placentas. Style en colonne, stigmate à 3 lobes. Ovules nombreux,
horizontaux. Fruit ovoide ou cylindrique, charnu, à nombreuses graines.
Graines obovoides, comprimées avec une marge sur leurs bords.
CLÉ DES PEPONIUM MALGACHES.
1. Feuilles à limbe faiblement lobé sur leurs bords.
2. Tige assez grêle, ne dépassant pas 5 mm de diamètre, limbe
cheminé.
parc
. Limbe profondément échancré à sa base, sinus mm cor- S
diforme, pédicelles floraux longs (2-3 ст)..... 1. P. Humbert.
3'. Limbe peu échancré à la base, engen courts 6 8 nm
P. racemosum.
2": De épaisse pee ES $. mm “de дшге, Bebe Sie
tement scabre................. Perrieri.
тайне пакой PERS ER. Perrier var. glabrescens.
1. Fe bulles à à limbe deeg TER découpé en 3- 5 lobes, eux-même
lobulés.
5. Lobes très étroits dès leur base. d
Lobes et lobules des feuilles terminés en spatule. » P. Poissonii.
D. ect et lobules des feuilles ovales, plus ou moins aigus au
som
Ze Limbes trés scabres en dessous. ead 6. P. laceratum.
T'. Nervures de la face gene seules recouvertes de
poils raides en crochets
= Po e
Lobules assez grandes, formant un angle droit avec les
lobes principaux; feuilles pouvant atteindre 10 cm de
кеечке PPP titres 7. P. hirtellum.
8'. Lobules plus petits, formant un angle aigu avec les
lobes principaux; feuilles ne dépassant pas 5 cm de
long.
9. Lobes des feuilles larges de 5-6 mm à leur base...
IUE P db en А аы EE rad 8. Р. Seyrigii.
9'. Lobes des feuilles ne dépassant pas 2 mm d e à
lent base. nt Hier 9. P. Seyrigii var. linearilobum.
Zen plus larges à leur base ep de forme en général obovale
0. Feuilles scabres sur les deux faces.
och Axe des grappes de 6-8 cm de long........ 10. P. d
11'. Axe des grappes plus court, ne dépassant on 1-2 c
di DS INR EM PR pupas eq i Camp
0'. Feuilles glabrescentes à la face inférieure..... . Boivinii.
EsPECES ET VARIÉTÉS NOUVELLES DE « PEPONIUM ».
l. Peponium Humbertii M. Keraud. spec. nov.
Scandens, magna, herbacea, dioica (?), caulibus longitrorsus alte-costatis,
5 mm crassis, lineis 5 ipsis angulosis, pilis in costis sparsis, in sulcis densioribus.
Folia magna, petiolo 6-9 cm longo, 3 mm crasso, ad basim paulo crassiore.
tenuiter costulato, villoso; lamina chartacea, in sicco viridi palmatiloba,
10-16 cm longa lataque, lobis 5 plus minusve manifestis, acutis et apice suba-
cuminatis quibusque lobis 5 cm non excedentibus, lobis 2 inferioribus fere auri-
culas figurantibus, sinum basilarem constituentibus, sinu satis alto fere 2 cm
longo latoque, marginibus laminae dentatis, dentibus laxe triangulis, 2-3 mm
altis, basi 4-8 mm latis; utraque pagina scabra, supra pilis uniseriatis, sparsis.
basi rigidis, plurimis in laminam reclinatis, cicatrice pili decidui in lamina
tuberculum parvum figurante; nervis et pra ecipue de omnibus reticu-
latis subter pilis rigidis, spinosis densissimis munitis; folia basi trinervia,
nervis duobus lateralibus praeterea bifidis ramo сете ipso bifido et nervos
lobi inferioris folii formante, nervi secundarii 2-3 jugi. Cirrus satis robustus.
ifidus. Inflorescentia § racemosa, vel flores 5 solitarii, racemorum rachide
usque ad 22-26 cm longo, costulato, villoso: bracteis foliaceis basi cuneatis.
apice truncatis vel obovatis supra involutis; pedicello florum racemorum
2-3 cm longo, florum solitarium ad 10 cm longo, dense villoso; flore in vivo
citrino-flavo, cyatho floris vides ries basi leviter inflato, 2.5 cm
longo, apice 8 mm amplo, extra dense villoso; pilis 3 m m longis sepalis fere
linearibus, subulatis, villosis, 8 mm longis; petalis ovatis, fere 3-4 cm longis.
mm latis, basi trinerviis, utraque pagina pilis brevibus tectis, exceptis
antheris 8 mm longis. Flores 9 haud visi. Fructus carnosus, cylindricus, apice
paulo attenuatus, pedunculo 3 cm longo 5 mm lato, pericarpio satis crasso.
semina multa transversaria (in specimine inspecto locis seminum solis visis).
Forêt ombrophile sur gneiss.
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1. — Peponium Humberlii : 1, jeune feuille, face inférieure x 2/3. — P. Perrieri :
2, fleur cf, coupe longitudinale x 2/3; 3, androcée ; 4, fleur Q en bouton x 2/3
5 s Q ine tsili éri
кб; . — P. lle face i x 2
. Seyrigii : 8, feuille, face inférieure Poissonii : 9, feuille, fac
x 9n. — P. infé-
rieure x 2/3. — P. hirlellum : 10, feuille, face inférieure х 2/3.
— 144 —
CENTRE. — Massif de Marivorahona, au Sud-Ouest de Manambato
(haute Mahavavy du Nord, district d'Ambilobe), Humbert et Capuron
25808 (type)
Endémique.
2. Peponium racemosum M. Keraud., spec. nov.
lanta scandens, herbacea, dioica, caulibus costulatis, 2 mm crassis.
Folia тен longe "eu pada petiolo 4-6 cm longo alte costulato, 1,5 mm
crasso, basi dilatato, pilos flexiles caulinaribus similes gerente; lamina charta-
cea, in vivo pa e superiore fusce viridis, subter paulo pallidior, Me
pagina scabra 7-12 cm longa, 7-15 cm lata, lobis triangulis, m с
longo latoque, lateralibus multo minus Бсср еду, lobis 2 аана {ош
utroque latere petioli sinum vix depressum delineantibus, margine minute
dentato, pagina superiore pilis Deeg brevibus basi inflatis hirta,
ita ut lamina supra punctis albidis minutis notata videatur; paginae Mie
nervi nervulique pilis rigidis pluricellularibus uniseriatis dense tecti; nervi
asi laminae trinervii nervis lateralibus duobus ad 1 cm petioli summi bifidis,
jugis 1-2 nervorum secundariorum, reticulo nervulorum densissimo pagina
inferiore ubique scutulas 2-3 cm amplas delineante pilis rigidis hirto. Сїттї
ifidi del à ^ solae notae, racemis longis 8-10 floris, rachidibus ad
22 сш longis, 2 mm crassis; bracteis basi racemi et basi cujusque pedicelli
obovatis, petiolatis; lamina supra marginibus inv voluta, apice rotundata et
minute dentata, basi trinervia; florum pedicellis tenuissimis et pu ubescentia
brevi tectis, 6-8 m еен cyatho floris subeylindrico, 2,5 em longo, in
diametro 4 mm ia: calycis lobis triangulis acutis, 5 mm longis, pilis
ктун" flexilibus munitis; corollae lobis foliaceis, pubescentia tenui, brevi,
densa, oblongis proceris apice obtusis, 3-3,5 ст longis, 4-5 mm latis, nervis
manifeste prominentibus. Stamina super partem coarctatam cyathi inserta
filamentis brevibus, antheris 1 cm longis. Flores 9 fructusque non visi.
OvEsT. — Firingalava, rive droite de кора entre Maevatanana et
Andriba, Perrier 618 (type).
Endémique.
3. Peponium Perrieri M. Keraud., spec. nov.
Scandens, dioica, caulibus lignosis sed flexilibus e tuberculis subterraneis
ortis, ibi basi ad 6 cm crassis, parte nova fere 5 mm crassis, costulatis. Folia
petiolata, petiolo 3-10 em longo, 2,5-3 mm crasso, ad apicem alte semi-
cylindrice sulcato, basi complanato, pilis uniseriatis dilute castaneis basi
amina c
ripe Zeg Are lobis 5-7 plus minusve manifestis sinu basilari cordi-
10-14 cm longa, marginibus undulatis et minute dentatis, dentibus
ету acuto 2 mm longo productis, subter fusco-viridis, supra clarior utraque
pagina scaberrima; lamina basi tri-vel quadrinervia, quoque nervo primario
3-4 juga nervorum lateralium emittente, his ramosis ssimis, laminam in reti-
dariisque supra tenuiter prominentibus et pilis rigidis hirtis. Cirri bifidi,
rami inaequales. Inflorescentia mascula racemosa. floribus 3- 8 {низ pedi-
— 145 —
cellatis apice axis 5-11 em longi confertis vel flos 5 solitarius longe (8-10 cm
est i bractea in vivo subalbido-viridis, valide venosa, petiolata,
intra concava marginibus incurvis, tenuiter pubescens; pedicelli alii longi
(8-10 cm), alii breves (10-15 mm), sicut rachides racemorum, caule similes,
Sud et pilis longis тесп. Cyathus floris subcylindricus, basi inflatus,
rte globulosa fere 7 mm in diametro, parte coarctata 6 mm, supra usque
ad 14 mm latus, 15 mm sch dentibus calycis angustis acutis, 4 mm longis,
2,5 mm basi latis; lobis corollae obovatis in vivo flavis, tenuiter villosis,
3,5 em longis, basi 9 mm apice 25 mm latis, fauce cyathi floralis, ad inser-
tionem corollae pilis brevibus densis obstructa. Filamenta 6 mm longa, basi
villosa, vinim 2 em longae, 4 mm latae. Flos 9 woran merde pedi-
cello 2-3 cm longo eodem latere bracteis 2 munito, form regularibus;
interdum Бай tertia minor adest. Ovarium lanugine denso раи ]ongo-
rum confertissimorum flexilium tectum, oblongum, 3 cm longum, 2 cm latum,
cyathus floris super ovarium coangustatus, 3-4 cm longus, calycis dentes
peracuti, 8 mm longi; corollae lobi fere usque ad basim liberi, ediu
praesertim uno latere dilatati, basi apiceque angustati, 4-5 cm longi, 13 mm
lati, in vivo lurido flavi (scripsit H. Perrier de La Báthie). Staminodia 3,
laminulas triangulas 6-12 mm longas, 2 mm latas, figurantia fronte interno
pilos longos gerentia, paulo supra basim cyathi floris inserta. Stigmata 3,
cordiformia; stylus 2 cm longus, 1 mm crassus, glaber. Ovarium placentis
munitum, ovulis crebris transversariis. Fructus indehiscens baccatus cylin-
dricus, apice angustatus, basi rotundatus, in vivo maturo subviridi- flavus,
14 em longus, 5 em latus. Semina multa pulpa subluteola acida circumdata,
ovato-compressa, basi paulo angustata, ambitu marginata, 9-10 mm longa,
5 mm lata
Sables humides et boisés des bords de rivières.
Nom vernaculaire : TAKOTAKOKELY
CENTRE. — Bois des pentes occidentales vers 1.500 m d'alt. à Mane-
rinerina sur le tampoketsa entre l'Ikopa et la Betsiboka, Perrier 16750.
Svp. — Matsamainty, Befandriana, Herbier du Jardin Botanique
de Tananarive 5505.
JEST. — Haute Bemarivo, Perrier 6770 (type).
Endémique.
4. Peponium Perrieri var. glabrescens M. Keraud., var. nov.
Scandens, caulibus satis robustis, ad 8 cm in diametro, glabrescentibus.
Folia palmatiloba, pagina superiore laminae pilis uniseriatis brevissimis
M rigen pagina inferiore statu novello pubescenti, pilis uniseriatis prae-
ertim in nervis nervulisque sitis, sed in foliis magnis evolutis quasi glabres-
centi. Cyathus floris pilis brevissimis magis magisque dispersis ab alabastris
quoad floris pvointi statum.
— des pentes occidentales vers 1.300 m d'alt., tampo-
ketsa d Eeer entre la Betsiboka et la Mahazamba, Perrier
14841 (type); sans indication du lieu de récolte, Baron 5159.
Endémique.
NOT, SYS. 10
146 —
5. Peponium Poissonii M. Keraud., spec. nov.
Scandens, gracilis, caulibus sulcatis, lenticellis aliquibus albidis et pilis
sparsis ornatis. Folia alte perlobata; petiolo 1 ст longo, pilis hirsutis; lamina
ima basi triloba, lobo mediano 5-7 cm longo, basi 5 mm lato xe io spatulam
dilatato, margine dentato, ad mediam longitudinem lobulis 2 suboppositis,
ipsis spatulatis dentatisque munito; lobis lateralibus 1 cm a petiolo i in ramis
divisis ramo interiore lobo mediano simili, exteriore iterum in lobis duobus
diviso, 1,5 em longis, lobulis omnibus spatulatis et apice tenuiter dentatis:
lamina supra scabra, nervis nervu vulisque pilis brevibus hirtis; nervis praecipuis
in quoque lobo et nervis lateralibus in quoque lobulo ipsis ramosis, omnibus
in acumina dentium desinentibus. Cirri s SOEN vel ея satis пасо
glabri, interdum ramo uno quam alium bre . Inflorescentia ¿ sola
ecta, racemosa, racemis 4-5 floris, racemorum асга 13 ‹ cm bn PME
breviter (3 mm) pedicellatis; vel floribus 5 solitariis, pedicellis 2 cm longis:
bractea disces obovali vel cucullata, 4 mm longa, pubescenti, sicut dentata ;
cyatho floris cylindrico, basi inflato, 1,7-2 cm longo, fauce 8 mm lata; calycis
lobis triangulis, 5 mm longis; petalis 2 cm longis, ovatis; staminibus fere
tertia inferiore cyathi insertis, ubi cyathus contractus est; antheris 1 cm longis.
loculis pilis brevibus castaneo-fuscis marginatis, filamentis 3 mm longis.
lores 9 fructusque ignoti.
sess claire.
— Province de Tuléar, Poisson 387; Ambovombe, Decary
8473 ж
Endémique.
6. Peponium laceratum M. Keraud., spec. nov.
Scandens, dioica (?), caulibus cylindricis 2 mm crassis, costulatis. Folia
petiolata, petiolo complanato, 1-1,5 cm longo, pilis nonnullis sparsis ornato;
lamina membranacea, triloba lobis alte partitis, 6 cm longis, 4 cm latis,
lobo mediano 5 cm longo ipso GN Gap valde angustato, lobulo terminali
centrali oblongo apice acuto, basi i angustato, marginibus tenuiter den-
tatis, lobulis secundariis similibus; lobis lateralibus in 2 divisis, quoque lobo
3-4 cm longo, apice acutis, margin nibus dentatis; lamina utraque pagina
scabra. subtus pilis strictis, in nervis densioribus; nervis supra vix observa-
bilibus, subtus prominentibus; lamina basi trinervia, nervo mediano prae-
cipuo nervos secundarios 2 in lobis secundariis emittente; nervis lateralibus
2 in lobis 2 lateralibus bifurcatis; reticulo nervulorum subtus manifesto.
apice nervulorum in dentibus marginis desinente. Cirri bifidi, ramis inaequa-
libus. Flores $ soli inspecti, in racemis brevibus paucifloris dispositi vel soli-
tarii; bractea foliacea ovali 1 cm longa nervis exceptis glabrescenti; pedicellis
orum solitariorum 2-3 em longis, in floribus racemosis haud 1,5 cm exce-
dentibus, pubescentibus; cyatho floris s ubcylindrico exterius tomentoso.
-3 em longo; calycis lobis subulatis apice acutis; petalis solum in alabastro
inspectis, utraque pagina Vig fauce pilis confertis munita; sta-
minibus basi cyathi insertis, filamentis 1 mm lo ongis, satis latis, glabris:
antheris 1-2 cm longis, connectivo pilis nonnullis apice antherarum ornato.
147 —
CE E. — Bord d’un chemin en forêt, Antsihanaka, Herbier du
Jardin Botanique de Tananarive 2254 (Type).
Endémiqu
7. Peponium hirtellum M. Keraud., spec. nov.
Scandens, gracilis, caulibus 2,5 mm crassis, costis in longum 5, evolutis
glabrescentibus. Folia petiolis 1 cm longis pilis longis tenuibus hirtis, lamina
foliacea alte angusteque palmatiloba, 8-10 cm longa sicut lata supra scabra,
subtus nervis nervulisque pubescentibus, lobo mediano basi angustato, apice
ке, 7-8 em longo, 7-8 mm media parte lato, lobulos 2 angulo recto inser-
. 15-20 mm longos, 6-7 mm latos praebente; lobis lateralibus mediano
ыкы: lobulatis sed margine externo lobulum auriculiformem prae entibus,
ipsum lobulatum, petiolo ita medio sinus subquadrati inserto; cirri bifidi,
glabri. Inflorescentiae masculae solae inspectae, in racemos parvos 2- 2 floros
dispositae vel floribus solitariis; axi racemorum 1 cm non excedente; bractea
foliacea width 5 mm longa; pedicellis florum solitariorum 2,5 cm longis,
aliorum brevioribus, statu evoluto glabrescentibus in longum tenuiter striatis.
Cyathus floris infundibuli dimos 3 cm longus, fauce 8 mm latus basi paulo
inflatus. uc calicis trianguli, 5 mm longi, EE Petala obovata.
3,5-4 cm a, media parte 1,8-2 cm, basi 5 mm lata, utraque pagina tenuiter
Subescentia. Sage 5 mm longa, antherae 18 mm longae.
Sup. — Environs de Fort-Dauphin, Humberl et Swingle 5697 bis
(type)
Endémique.
8. Peponium Seyrigii M. Keraud., spec. nov.
Scandens, gracilis caulibus tenuiter costulatis, pilos sparsos nonnullos
gerentibus. Foliorum iocis 5-15 mm longus, costis tenuibus nonnunquam
ambitu generali palmatiloba, 3,5-5 cm longa lataque; lobo mediano marginibus
tenuiter dentatis, ad medium lobulis 2, dentatis, apice stem angulo acuto
insertis, suboppositis munito; lobis lateralibus angulo recto ad medianum
directis, marginibus dentatis, in ramis 2 ess divisis exteriore
lobulum auriculiforme ad insertionem petioli gerente; lamina nonnunquam
integra, ambitu pentagonali, margine tenuiter dentata, 3 em longa, 4 em
ata; vel etiam triloba. lobo mediano 3 cm longo, margine dentato, lobis
lateralibus 2, 1,5 cm in longum haud excedentibus, margine externo auricula-
to; cirri simplices vel bifidi. Inflorescentia j (sola inspecta) racemosa, race-
mis 3-6-floris anthesi sufflavis, axibus racemorum 3-4 cm longis, tenuiter
pubescentibus; pedicello 3-5 mm longo: vel floribus solitariis binis vel ternis
pedicello 1-2 cm longo dense pubescenti; eyatho floris cylindrico basi paulo
inflato, 2.5-3.2 cm longo, fauce 8 mm lato, anthesi glabro, in flore novello
pilis nonnullis longis munito. Sepia triangula. Petala elliptica utr raque
pagina breviter pubescentia. Stamina derer 8 mm longis, antheris
12 mm longis. Flos 9 fructusque haud inspect
— 148 —
Sup. — Ampandandrava, Seyrig 456 (Lype), Herbier du Jardin
Bolanique de Tananarive 5870
démique
9. Peponium Seyrigii var. linearilobum M. Keraud., var. nov.
Folia perdissecta quam speciei paulo majora, ad 6 cm longa, 7-8 cm lata
in ambitu generali, lobis sublinearibus basi haud magis quam 2 mm latis.
Lobi calycis lineares apice acuti, fere 6 mm longi; pili connectivorum anthe-
rarum crebriores et paulo longiores, apice antheras superantes.
OvrsT. — Forêt d'Analamarina, vallée de l'Hazoroa (affluent de la
Taheza, bassin de l'Onilahy) au sud de Sakaraha, Humbert 19613
(Lype).
10. Peponium betsiliense M. Keraud., spec. nov.
Scandens, caulibus 5 mm crassis, sulcis in longum bene insculptis, pilis
sparsis nonnullis ornatis. Folia petiolo 2 cm longo scabro; lamina pergamacea,
ambitu generali palmatiloba, 6-8 cm longa, 7-11 cm lata, lobis sinubus bene
ed rotundatis ee lobo mediano ovali 3,5-4.5 cm. longo, basi
1,3-2,5 em lato, apice acuminato, marginibus in lobulis 5-8,2 mm longis
dips d tenuiter dentatis sinuatis; lobis lateralibus intermediis mediano
similibus se rji a lobis lateralibus exterioribus margine externo
auriculatis, ita sinum 2,5 cm latum, 3 cm altum, petiolo intimo fundo inserto,
formantibus; utraque iu eed pagina valde scabra. Lamina basi trinervia
ramis 2 exterioribus ad quemque lobum lateralem divisis; nervis secundariis
in quoque lobo satis arcuatis; seri nervulorum satis denso; nervis nervu-
lisque colore clariore e lamina fusca procurrentibus; omnibus maxime =
minentibus ita pubescentibus, jeg pilis strictis ea pubescentia pagin
inferiori colorem cineraceum praebente. Cirri simplices vel bifidi. joi esci:
tia d racemosa, racemis 3-5-floris, pedicellis seabris, 5-8 mm longis; ve
extra pubescenti; calycis lobis dentiformibus, dentibus 4-5 mm longis;
petalis oblongo- D 18-20 mm longis, 5-6 mm latis, basi trinerviis utraque
pagina breviter tomentosis, in nervis dense; staminibus filamentis crassis.
E eyathi satis inerassatus. Flores 9 fructusque haud inspecti
Reste de forêt ombrophile sur argiles latéritiques. — :
CENTRE. — Environs d'Ambatofitorahana (Betsileo) au km. 300
de la route аа Ран илан, alt. 1550-1600 m, Humbert
30210 (type).
Endémique.
11. Peponium Grandidieri M. Keraud., APER nov.
ens, gracilis, caulibus sulcatis, 0.8 m s pilis nonnullis
Scand
brevibus proprie in sulcis et densius nodis sitis. Folia goma 2 cm longis.
gracilibus pilis nonnullis conspersis; lamina pergamacea, triloba, lobis
— 149 —
alte incisis; 4-7 cm longa, in ambitu generali 5-8 cm lata; lobo mediano
QW cm ipiis basi 8 mm lato, obovali, ipso trilobo, lobulo terminali apice
uto, a secundariis sinubus parvis rotundis diviso; aliis forma variabilibus,
SNCH vel bilobulatis; lobis lateralibus 2 em a bast folii in ramis duobus
divisis, ramo interiore lobo mediano simili, exteriore margine externo auri-
culato, auriculis duabus Wan margines delineantibus, ima parte cujus petiolus
adhaeret; lamina utraque pagina scabra nervis supra tenuiter conspicabilibus,
vibra prominentibus, nervis praecipuis in quoque lobulo nervum lateralem
emittentibus; reticulo nervulorum densissimo praesertim subtus conspicuo.
Cirri кей simplices vel ten glabri. Inflorescentia |j sola inspecta,
racemosa, racemis parvis 4- ‚ floribus in vivo flavis, racemorum axi
1.5 mm inlongum haud eodem sien foliacea oblonga, apice tridentata
5 mm longa, 2 mm lata, nervis pubescentibus. Cyathus floris infundibulifor-
mis, 5 mm longus tests "lobis calicis longe triangulis etiam sublinearibus;
petalis obovalibus, 2,5 cm longis, 8-10 mm. latis; m deeem fere basi cyathi
insertis, antheris 1 cm longis. Flos © fructusque haud inspecti.
OuEsr. — Morondava, Grandidier sans numéro (type).
Endémique.
Les sept espéces caractérisées par des feuilles à limbe trés découpé
sont plus ou moins affines de l’espèce africaine Peponium disseclum Cogn.
Le Peponium Seyrigii se rapprocherait le plus de cette espèce mais,
les lobes et lobules du limbe sont plus aigus chez le Peponium Seyrigii
et les fleurs $ ne sont pas en grappe comme elles le sont parfois chez
l'espèce africaine
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — En relevant les indications de
localités portées par les collecteurs sur les échantillons, et en utilisant
les notes prises sur le terrain par Perrier de la Bâthie, nous pouvons établir
que le genre Peponium se retrouve du Nord au Sud de Madagascar; mais
il est absent du domaine phytogéographique de l'Est; en outre il ne
dépasse pas l'altitude de 1.600 m et se trouve donc absent du domaine
des hautes montagnes. Nous donnons ci-dessous un tableau récapitulatif
du genre Peponium sur le territoire malgache.
Domaines phytogéographiques: Est Sambirano Centre Ouest Sud
PE DAT ol stans ap ORNA VS es +
РР; TCUBONUR NS UE PR RM RTE E E e EE +
P. Fia: да аа LN. ovi ua ire Mati rs + bre e
P. Perrieri var. glabrescens. ..................... -+
P. Polon ia Cm AA АНЕ ада i4 rale EE RATS +
PORT ER pO V otra EE, +
P NAE US СУШЫ, ила ЕС Ты ҮЧ ваа торлуу EES +
TT Оо EDR An КИСИ RARI ЫЕ rei rona ere epi ei E
P. Seyrigii var. linearilobum ............................ 4-
Po BH SEHE I ест UE n tri +
P: (mandi E uy. EP EAE rapa ore mime --
P doi i sem a EE +
— 150 —
GUTTIFËRES AFRICAINES NOUVELLES
par F. PELLEGRIN
1. Garcinia echirensis Pellegrin, spec. nov.
Arbor, ramulis novellis tetragonis, non alatis, primo breviter velutinis,
deinde glabris. Folia petiolata, elliptica, basi acutiuscula, apice breviter,
obtuse acuminata, subcoriacea, inter nervos leviter bullata, 9-10 cm longa,
4,5 cm lata, costa valida, nervis lateralibus 8-9, arcuatim adscendentibus,
procul a margine conjunctis, subtus prominentibus, venis vix conspicuis,
glandulis canaliformibus et nigris, nervos laterales transgredientibus. Petiolus
primo velutinus, vix glaber, supra canaliculatus, incrassato-plicatus, basi
breviter ligulato-vaginatus, eir. 1 cm longus. Racemi apice ramorum dispositi,
multiflori, tetraseriati, cir. 1-2 cm longi. Bracteolae scariosae, brevissimae
(1-2 mm) ovatae, decussatae. Pedicelli graciles, cir. 1 cm longi, dense breveque
velutini. Flores masculi albi. Calyx ad basin alte 5 partitus, sepalis subae-
qualibus, ovatis, plus minusve scariosis, glabris, cir. 1,5 mm longis. Petala 5,
imbricata, suborbicularia, concava, glabra, 5 mm diam. Staminum phalangae,
in flore masc. 5, lineares, cir. 3 mm longae, 3-(rarissime 5)-andrae, antheris
globosis, minutis, ad apicem phalangarum dispositis. Discus 5-lobatus,
crasse carnosus, ruguloso tuberculatus, glaber. Ovarii rudimentum nullum.
Flores fem. (?).
« Sege Arbre de 7-8 m. Fleurs màles blanc jaunátre. Phalanges
à 3 cie a
BON. — Haute Ngounyé, forét des Echiras. Guidouma, 30 no-
Aus 1924 (Le Tei 9130, type Mus. Paris).
Cette espèce est voisine de Garcinia bullala Staner, in Bull. Jard.
Bol. Elal Brux. 13, 1934, 157, de l'Angola. Mais elle en est facilement
distincte par ses ramules et inflorescences densément veloutés et les
phalanges des fleurs 5 qui ne portent chacune que З (trés exceptionnelle-
ment 5) anthéres au lieu de 6-8.
2. Allanblackia floribunda Oliv. var. gabonensis Pellegrin, var.
nov.
A typo foliis obovatis, oblanceolatis, apice rotundatis, breviter apiculatis,
basi attenuatis, floribusque validioribus diffe
.. GaBON. — Haute Ngounyé, entre кезда et Nzoundou, 9 juillet
1926, « Guttifére. Arbre de 10-15 m. Fleurs $ rose trés foncé, coriaces >
Le Teslu 6001 буре); Moucongo, 19 octobre 1926 (Le Теѕіи 6340); —
entre Toyengué et Epambwra, le 20 mars 1927, « Parait étre la plante
hermaphrodite du 6001 » (Le Teslu 6030) ; méme localité et méme date
que le numéro précédent < Guttifère voisine de 6001 et 6430, mais fleurs
blanc créme » (Le Teslu 6434).
Par la forme des feuilles et les fleurs souvent blanches ou roses, cette
variété se rapproche des espèces A. Mairenii Staner et A. monlicola
Mildbraed, mais il faudrait des fruits pour pouvoir juger définitivement.
— 151 —
LES FOUGÈRES DES MASCAREIGNES ET DES SEYCHELLES
par Mme TanpiEUv-Bror
Les Fougères de la Réunion ont été étudiées par DE ConpEMov
dans sa « Flore de l'Ile de la Réunion ». Celles de Maurice sont citées par
Boyer in < Hortus mauritianus > (1837) et par BAKER en 1877, dans sa
€ Flora of Mauritius and the Seychelles ». CHRISTENSEN donne, en 1912,
une liste des Fougères des Seychelles et décrit quelques espèces nou-
velles 1. Aucune étude d'ensemble des Ptéridophytes de ces régions n'a
été tentée depuis. Il était donc nécessaire de publier, parallèlement à
l'étude des Fougéres de Madagascar parue dans la « Flore de Madagascar
et des Comores ? >, une révision des Filicinées de ces Iles comprenant les
récoltes des voyageurs récents. Nous avons été amenés à mettre en
synonymie un grand nombre d'espéces de BAKER ou de Boyer. Les très
riches collections du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, Kew
et du British Museum, ont servi de base à cette étude 3. Malheureusement
les renseignements fournis par les anciens collecteurs sont presque nuls,
la рова ne signalant méme pas le lieu de récolte, ni l'altitude, et ne
зортар à plus [orte raison, aucune précision au point de vue écolo-
gique
lre FAMILLE : MARATTIACÉES
Genre Angiopteris
bod ose madagascariensis de Vries
ELLES : ss. loc. Barkly (ВМ), Horne, Pervillé ; Mahé, Boivin,
Een P (с
MADAGASCAR. і
Genre Marattia
Marallia poine Met
RÉUNIO ss. loc. PU
Marallia De Sm.
RÉUNION : ss. loc. Balfour (K, BM), Carles, Commerson, Gaudi-
1. CHRISTENSEN (С.). — On the ferns of the Seychelles and the Aldabra group
in ue? IE n. Soc., 2° sór., 7 um beo
. TARDIEU-BLOT (M. Li BER e de Madagascar et irs Comores,
1951: Моон аа, Ophioglossaeies, eigenen d 1952 : Parkériacées,
hd ea smondacées, зуф Чел Salviniacées. 1958 : Dennslaedtiacées- Aspi-
diacées, 1960 : SUE -Polypodiacée 7
3. Les chanti ns pro teg de en sont E ainsi (K), ceux du British
Museum sont «des lettres (BM). C'est Килер à une subvention du Centre National
de Beete p fique ге nous avons pu les étudie er sur place
L'ordre sot see? les ийи, les genres et les espëces/est celui qui a été mi
dias Е, « Flore de Madagascar ». Les espéces non signalées à Madagascar sont mises
tête de genre, менын d'une + :
\
— 152 —
chaud, Pappe 546, Polier, Richard; Ste Rose, Héribaud.
MAURICE : ss. loc. Boivin, Carmichael, Sieber 17; Pouce et Savane,
Bojer
MADAGASCAR, COMORES.
Marallia d Schrad.
RÉUNION ech
ос. ide Perrollet.
EAR COMORES
29e FAMILLE : OPHIOGLOSSACÉES
Genre Ophioglossum
Ophioglossum See eier ES
AURICE : $8. loc. Bory 44-24, Commerson, du Petit Thouars.
MADAGASCAR.
ren d reticulatum L.
ss. loc. Boivin, de l'Isle, Gaudichaud, Lepervanche in herb.
Dory.
Maurice : ss. loc. Barbier, Bory 44-17, Bouton, Carmichael (K),
Horne 44 (K), Sieber 19; plateau des hautes montagnes, plateau du
Pouce, plaine Wilhelms, Bory 44-16; Sainte-Suzanne, Bory 44-18;
dessous du Pavillon, Boivin.
MADAGASCAR, COMORES
Ophioglossum ovalum Bory (O. sarcophyllum Desv.).
RÉUNION : plaine ч Osmondes, Bory 44-11; Belouve, de l'Isle 94;
Salazie, Lepervanc
- MAURICE : ss. loc. Boidin 919, Commerson ; plateau des montagnes,
ojer.
MADAGASCAR, COMORES.
Ophioglossum pendulum L
RÉUN
N : ss. loc. Balfour (K); de l'Isle, Héribaud, Lepervanche,
Potier ; Bois blanc, Boivin ; Sainte-Suzanne, Gros Piton, Grand Brúlé,
de Canle ven Belouve, de l'Isle 94.
IAURICE : ss. loc. Carmichael (K), Commerson, 5 Petit Thouars,
Sieber 16; au pe de la Montagne Bonamour, Boje
SEYCHELLES; Mahé, de l'Isle, Gardiner (K); Cascada Estate, Tho-
massel 149 K).
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Cheiroglossa
Eeer ere? Pr., var. malgassica C. Chr.
: Brülé de Saint- Denis, Richard in herb. Bory 44-29.
ймы
— 153 —
3e FAMILLE : HYMENOPHYLLACÉES !
Genre Hymenophyllum
Hymenophyllum hygromelricum Desv
ó : loc. Balfour (K), ‘Bélanger, Bernier, Bédier 36, Bory
04-45, Boivin 903, Commerson, Delessert in herb. Leprieur, Geay
9. 193, Perrollel, Richard 717, 301, Vieillard et Deplanche; Sainte-
Agathe, de l'Isle 375.
MAURICE : ss. loc. Carmichael (K), du Pelil Thouars, Mac Gregor 75,
(BM), Sieber 78, Shullleworlh (BM); tous les endroits boisés au
centre de l'Ile, Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, de l'Isle, Horne 149 (K), Pervillé, Gardiner.
Hymenophyllum fumarioides Willd. (H. tenellum Kühn; H. ricciaefolium
Bory; H. Balfouri Bak.).
RÉUNION : ss. loc. Balfour, Boivin 900, Bory 4-35, de Cordemoy 39,
de l'Isle 282, du Pelil Thouars, Frappier, Gaudichaud, ересен,
Leprieur, Richard 3, 307; mare à Poule d'eau, Bernier.
MAURICE : ss. loc. Ayres (K); Gros Bois, Bory : Kanaka, Bijoux ;
Pouce, Bojer, Boulon; Quartier militaire, Bojer; Savane, Barkly.
SEYCHELLES : Mahé, de l'Isle, Horne 674, 678 e?
MADAGASCAR, COMORES.
ph m We ee Mett. (H. Lepervanchii de Cord.).
RÉUNION ` ss. loc. Bory 36-20, de Cordemoy, Frappier, Lepervanche-
Mézière ч. riviere de Est, Boivin; Boucan-Launay, Boivin 904;
Ravine sèche, de [Isle 356; Plaine des Palmistes, de Cordemoy.
Maurice : ss. loc. Leprieur, Bory 54-62; quartier du port, Boivin,
bois de la Savane, Ges Mare à poule d'e eau, du Рені Thouars.
MADAGASCAR, COMORE
lä эө sik ear Des
Hr г. Balfous (K), Barthe (BM), Bédier 23, 38, Bory,
Gegen Баео de l'Isle, Frappier, Lepervanche-; Mézière ^
Labillardière, Perrollel, Richard 306; ravine du Butor, Boivin 901,
2596; Brûlé, Bédier 38; Cilaos, Bédier 93; Hellbourg, van Alderbert
5243 (K); Bois de la Montagne, Vieillard el Deplanche.
Maurice : ss. loc. Ayres (К), Bernier, Boivin, Bory, Bréon in herb.
Desvaux 292, Labillardière. Mac Grégor 74 (BM), 120; Rawson (BM);
Kanaka, Bijoux 40, 57; Pouce, Quartier militaire, Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, Horne 146 (BM); Morne blanc, Thomassel 79
(K); Silhouette, Gardiner (K).
COMORES
1. TanpiEU-Bror (M. L.). — Étude E des Hyménophyllacées
africano-malgaches, in Mém. Inst. sc. Madag., 4 (1952),
— 154 —
Hymenophyllum hirsutum (L.) Sw. (H. ciliatum Sw.; H. Boryanum
Willd.; H. Boulonii Bak.).
Réunion : ss. loc., Balfour (K), de Cordemoy, de l'Isle, Goudol in
herb. Bory 54-37, 54- 62.
MAURICE : ss. loc. Boivin, Bojer, Commerson ; Kanaka, Bijoux 53;
Pouce, Quartier militaire, Bojer.
SEYCHELLES : ss. loc. Ward (К); Mahé, Gardiner.
MADAGASCAR, COMORES.
Hymenophyllum Eng unt Desv.
RÉUNION : . Baljour (K), Bélanger in herb. Bory, Boivin 902,
Bory, Bojer e de l'Isle 192, Frappier, Lepervanche 7, de Мопі-
brison, Richard.
Hymenophyllum pem Desv.
RÉUNION ` ss
, de Cordemoy, Lepervanche- Meziére in herb. Desv.,
Thouars ; us és neiges, Bory 54-34.
Genre Trichomanes
+ Trichomans fulgens €. Chr.
SEYCHELLES : 88, loc., Thomassel 80, 92 (K), Horne 147, 672 (К);
Silhouette, Gardiner (K).
Endémique
Du groupe di T. erosum, mais pas de nervure intramarginale; taille
plus élevée, base beaucoup plus large.
E ee Barklyanum Dak.
AURIC
: Tamarin river, Barkly.
CEA
Du groupe du T. erosum, mais fronde de Serie Laille, lancéolée,
sans fausses nervures ni nervure intramargina
+ Trichomanes parviflorum Poir. (T. lanceolatum Poir.; Т. foeniculaceum
Bor
RÉUNION : ss. loc. Balfour (К), Bélanger, Boivin 910, Bory 36-46,
Carmichael, Commerson, de l'Isle 279, du Petit Thouars, Garnier
126, Gaudichaud, Perrollel, "ciam 116, 297; Brülé, Bédier Al.
MAURICE : ss. loc, Bory, Bou
Trichomanes cuspidatum Willd. T Чын Hk. et Grev.).
RÉUNION : ss. loc. Balfour (K), Bernier, Boivin, de Cordemoy, Deles-
serl, Duncan (К), Hardwicke (BM), Richard 304; caverne de la
Ravine Sèche, de l'Isle; bois de la Savane, Grand Bassin, Bojer.
SC : ss. loc. Horne 373 (K); Mahé, Gardiner.
MADAGASCA
Trichomanes EE Sw.
HÉv
міом : 5, loc. Bélanger, Bory 36-18, Deans Cowan (BM), de
Cordemoy, Delessert, du Pelit Thouars, Frappier, Gaudichaud,
— 155 —
Lepervanche- Méziére З, Pervillé, Richard 303; Brülé, Bédier АЗ;
Boucan-Launay, Boivin 906; Belouve, de l'Isle 205: Plaine des
Palmistes, de l'Isle 354.
MAURICE : ss. loc. Boivin, du Рені Thouars, Sieber 81, 142; Pouce
et Savane, Bojer.
MADAGASCAR.
Trichomanes cupressoides Desv.
: 3
MAURICE : ss. loc. Ayres (BM), Forbes, Goudol in herb. Bory 36-51,
Labillardiére. ' 7
SEYCHELLES : ss. loc. in herb. Desv., Bouton (BM), de l'Isle, Horne
45 (K), Kirk; Mahé, Boivin, Gardiner (К), Pervillé 84, Thomassel
Wighl ; Cascade Estate, Barkly (BM); Kanaka, Bijoux 54 Silhouette,
Gardiner (K). ae
MADAGASCAR, COMORES.
Trichomanes erger? Poir. (T. Mannii Hk.; T. trinerve Bak.; T. Leper-
vanchii Cor
RÉUNION : ss. lo oc. Bernier, Boivin ; Saint-Benoît, de Г Isle.
MAURICE : ss. loc. Barkly (K), de Cordemoy, du Petit Thouars, Meller
(K
MADAGASCAR, COMORES.
Trichomanes lamarisciforme Jacq. (T. slylosum Poir.; T. achilleifolium
Bory; T. longiselum Bory).
BRÉUuUNION : ss. loc. Balfour 36-41, 35-10, 60-45 (K), Bélanger, Bréon,
Boivin, 909, Commerson, de l'Isle, Lepervanche, Pappe 126, Richard
298, Vieillard et Deplanche
Maurice : ss, loc. Boivin, Bouron 298 in herb. Desvaux, Hardwicke
(BM), Harvey (BM), Shullleworlh (BM), Rawson, Sieber 72; Savane,
Grand Port, Grand Bassin, Boj
SEYCHELLES : $8. loc. Mériau, Wight; Mahé, Brauer 3,
MADAGASCAR.
Trichomanes € Bory (T. ericoides Hedw. (nomen).
RÉUNION . Barthe, Bernier 33, Boivin, Bory 36-47, 36-48;
Bréon, de абы: E Delesserl 48-50, de l'Isle 102-358, Keller, Gau-
dichaud, cet Richard 114, 115, 299; Brülé, Bédier 39.
МАрАСА
Trichomanes Dec Poir.
N ` ss. loc. Balfour (K), Bédier 37, Bory 57-13, Gaudichaud,
Richard 24.
MAURICE : ss. loc. Ayres (К), Barkly (К), Boivin, Bojer, Bory 54-12,
Commerson, d Emmerez de Charmoy, Gardiner, Мас Grégor (ВМ),
Robillard, Sieber 136, 295; Boucan-Launay, Boivin; ravines humides
du Pouce, Bojer ; Sen Bijoux 60.
MADAGASCAR, COMORE
066 ——
Trichomanes borbonicum v. d. B. (T. pyxidiferum ex parte auct.).
RÉuNION : ss. loc. Boivin, Bory 36-14, de Cordemoy, Gaudichaud,
Richard; montagne du Brülé, Vieillard et Deplanche, Bédier 42.
MADAGASCAR.
Trichomanes qucm Bory
Ru ; Balfour, Barlhe (BM), Bédier 44, Bory 36-37,
Carmichael ( K " ege de Cordemoy, du Pelil Thouars, Gaudichaud,
Lepervanche-Mézière 4, Perrollel, Polier, Richard 11.300; Boucan-
Launay, Boivin 911.
MADAGASCAR, COMORES.
4° FAMILLE : CYATHÉACÉES
Genre Cyathea
+ Cyathea sasa Sw. (C. arborea Bory).
RÉUNIO s. loc. Armange, Balfour (K), Barlhe, Bernier 22, Boivin,
Bory 19- 10, Bréon, Carmichael (K), Gaudichaud, Lepervanche-
Mézière, Leprieur (BM), Pappe ; Plaine des Palmistes et des Osmondes,
de Cordemoy 14, 15.
MAURICE : ss. loc. Bojer, Gröndal, Sieber 58, 303, Rawson.
+ Cyalhea glauca Bory
RÉUNION : ss. loc. Balfour (K), Boivin, Bordas, Bory 19-20, de
l'Isle 578, Johnstone, Gardiner, Richard 219, 235, Telfair; Plaine
des Palmistes, de Cordemoy.
Cyalhea sechellarum Mett. (C. Hildebrandlii Kühn).
CHELLES : 85, loc. Pervillé 76a; Mahé, Barkly 4 (BM), Horne 203
(K), Thomassel (К); Silhouette, Gardiner (K).
MADAGASCAR.
C yathea borbonica Desv.
N : 88. loc. Balfour (K), Barlhe (BM), Boivin, Bréon, in
herb. Bory 19-9, de l'Isle, Gaudichaud, Frappier, Garnier 12, Héri-
baud, Richard 32.
Maurice ss. loc. Barkly, Bojer, Carmichael, Commerson, Duncan (ВМ),
Higgins (K), Lepervanche-Mézière 2; Sieber 59, 304, Telfair (K),
Richard 36; Quartier de la Savane et du Port, Bojer; Curepipe,
Rawson 22 (BM y
5° FAMILLE : POLYPODIACÉES (sensu lato)!
5 ,: DENNSTAEDTIACÉES
Genre Hypolepis
ne iens viscida (Thouars) Tard.
HÉv s. loc. Balfour (K), de Cordemoy, de Monlbrison ; Boucan-
"aic ine des Cafres, Boivin; sommet du rand Bénard,
Boivin 813; sommet des montagnes, Richard ; Saint- Ge Richard
348, 665
MADAGASCAR.
Гар sparsisora (Schrad.) Kühn (Adiantum altissimum Bojer).
N : ss. loc. Bernier, Boivin, de Cordemoy, Hombron, Richard
322. Sainte-Agathe, de P Isle 343, 429 bis; voyage de Güitdithoud
sur la Bonite; Kanaka, Bijoux.
Genre Microlepia
Microlepia speluncae (L.) Moore
RÉUNION : loc. Barlhe, Boivin, Carmichael (K), Gaudichaud,
Richard.
SEYCHELLES : 85. loc. Pervillé 148; Mahé, Boivin 39, 916, Boulon
(BM), Gardiner (K), Neville (К); Silhouette, de l'Isle; Cascade
Estate, Thomasset.
MADAGASCAR.
Genre Dennstaedtia
Dennslaedlia anthriscifolia (Bory) Moore; (Adiantum fragile Bory).
RÉUNIO ss. loc. сате, Вогу 52-35, Gaudichaud, Leprieur ;
ravine du Chaudron, Boivin
Maurice : ss. loc. Béla anger, Boivin, Bojer (K), Carmichael (K),
Duncan (BM), Mac Grégor (BM), Sieber 60; forét de la Savane et du
Grand Bassin, Bojer; forét de Curepipe, Boivin; Kanaka, Meller
36
MADAGASCAR, COMORES.
5, : LINDSAÉACÉES ?
Genre Lindsaea
Lindsaea repens (Bory) Bedd.; (L. macraena Cop.; Davallia Вогуапа Pr.).
RÉUNION : ss. loc. in herb. Desvauz ; forêt du quartier Saint-Joseph,
s auteurs actuels ont divisé dëse? famille des "ber rg en un
ici
grand nombre de familles plus naturelles. No еи
2. TARDIEU-Bror (M. L.). Sur les Lindssybida malgaches, avec description de
deux Sie nouveaux, in Mém. Inst. Sc. Madag. viria e B, 7 (1956) 33.
— 158 —
Bory ; Grand Brülé, de Cordemoy, de l'Isle 549.
MAURICE : ss. loc. Bojer, Boulon, Commerson, Parish ; Grand Bassin,
Bijoux 75; Trou aux Cerfs, Bojer.
pecie Kirkii Hk. PRES Hornei Bak.).
SEYCHELLES; ss. loc. Horne (BM), Wight; Mahé, Brauer 7, Pervillé
17. 147, Rawson (BM).
Lindsaea cullrala Sw.
MAURICE : ss. loc. Sieber.
Signalé à la Réunion, non vu.
Genre Sphenomeris
Sphenomeris chusana (L.) Cop. (Davallia lenuifolia Sw.).
ÉU ss. loc. Barlhe, Boivin 896, Héribaud, Hombron, Leprieur
207, Marie, Ретона. Potier, Vieillard et Deplanche; Brülé, Bédier ;
Saint-Denis, Boivin 8
Maurice : ss. loc. Bernier, Boivin 1492, Bojer, Bordas, Bouron,
Commerson, du Petit Thouars, Forbes (BM), Gaudichaud, Graleloup,
Mac Murray (K), Sieber 55, Vesco; Kanaka, Bijour; Plaine Cham-
pagne, Cooper 52 (K); Pouce, Bojer.
SEYCHELLES : ss. loc. Pervillé 204.
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Odontosoria
Odontosoria Melleri (Hk). С. Chr. (Sphenomeris Melleri С. Chr.).
MAURICE : ss. loc. Vesco.
MADAGASCAR.
Comme l'a déjà signalé Ballard en décrivant l'O. africana du Congo
Belge et d'Ouganda, le genre Odonlosoria (exc. Sphenomeris) n'est
donc pas exclusivement américain. I est représenté en Afrique
par 1 espèce, O. africana. L’ Odonlosoria Melleri existe à Madagascar
et à Maurice. Il est aussi grimpant, à rachis flexueux, s'appuyant
sur les buissons.
Genre Schizolegnia
Sehizolegnia ensifolia (Sw.) Alsto
AURICE : 88. loc. Car michel, Commerson (K), Néraud (K); Grand
Bassin, Trou aux Cerfs, Bojer; Curepipe, d' Emmerez.
SEYCHELLES : Mahé, Gardiner, Thomassel (K); Bois Rouge, Tho-
massel (K).
MADAGASCAR.
Schizolegnia helerophylla (Dryan.) Alston, var. cuneala (Willd.) Tard.;
(Schizolegnia cuneala Alston).
— 159 —
RÉUNION : Balfour (} d quartier Saint-Joseph, Bory; Grand Вгїїїё,
de Gordemoy, de Г Isle 550.
MAURICE : Grand Bassin, Bojer.
5з : DAVALLIACÉES
Genre Davallia 1
+ e denliculala (Burm.) Mett.
SEYCHELLES : ss. loc. Mériau; Silhouelle, de l'Isle, Pervillé, Ward.
Davallia chaerophylloides (Poir.) Steudel
SEYCHELLES : ss. loc. Horne; Mahé, Bouton 25 (BM); Mériau, Per-
villé, Rawson 1232 Ви. Silhouette, de l'Isle.
MADAGASCAR, Сомов
Davallia chaerophylloides var. mauritiana Tard. ( Davallia mauriliana Hk.).
loc. Boivin, Bojer (K), Carmichael (K), Duncan (BM),
Mac Grégor (BM); forêts de la Savane et du Grand bassin, Bojer.
MADAGASCAR.
Genre Humata
Humala repens (L. f.) Diels
ÉUNION : 85, loc. Balfou boi Boivin, Bory, de l'Isle 515, Saint-
Benoit, Grand Brûlé, de Ser y 22.
MAURICE : ss. loc. Bélanger, Bue. Bory, Boulon, re (K),
Commerson, Forbes 642 (BM), Hardwick (BM), Lepri Mac Grégor.
SEYCHELLES : ss. loc. Horne 29 (BM); Kersten 71, Thomasel 421 (K),
Wight (BM); Mahé, de l'Isle.
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Rumohra 1
Rumohra adiantiformis (Forst.) Ching
ÉUNION : ss. loc. Armange, Barthe, Bélanger, Bernier 6, Boivin
895, Bréon, de Monibrison, Frappier, Perrolel, Polier; Plaine des
Fougéres, Lepervanche- ge 29.
MAURICE : 88, loc. uron, Commerson, Labillardière, Meller 5,
Sieber 34 in herb. К parties élevées du Pouce, Boivin, Bojer,
Palissot.
SEYCHELLES : ss. loc. Pervillé 14; Mahé, Boulon ЗІ, de l'Isle, Horne
144, Gardiner ; Cascade Estate, Thomassel.
MADAGASCAR, COMORES.
TarpiEu-BLor (М. L.):Sur les Oleandra et les Davallia de Madagascar et des
маката іп Not. SE e (1956), 1
U-BLo L.) + Les s genres Polystichopsis et Rumohra à Madagascar et
168.
TARDIEU т (M
aux шемын їп Not. syst. 15 (1956), 1
— 160 —
Genre Oleandra
+ Gm dislenla Kze. var. Annelii Тага
SEYCHELLES : Mahé, Boivin, Pervillé 73, T homassel.
Mess kenapa Kze.
on : ss. loc. Bélanger, Bréon, Hombron, Lepervanche- Méziére,
Ee Richard 107, 308; montagne du Brülé, Bédier 98, Car-
Lea So ommerson, Duncan.
MAUR Ayres, Bojer, Bory 60-65, Labillardière, Mac Grégor (BM),
Sieber 32: bois du Pouce, Boivin ; Kanaka, Bijoux ; Boucan-Launay,
Boivin 882; Rivière Noire et quartier de la Savane, Palisot.
Signalé aux Seychelles, non vu.
Genre Arthropteris
Arthropleris monocarpa (Cord.) С. Chr.
Réunion : 88. loc., Balfour, Bojer, Boulon, Gaudichaud, Perrollel,
Richard.
MaURICE : Sur les sin du Butor, Boivin 881.
MADAGASCAR, COMORE
Buon eie ce ) €. Chr.
S SS. "s , Balfour, Bédier 4, Bréon, Bory, Hombron, Maigre,
Perrollel, Richar
MAURICE : Ga de la Montagne du Corps de garde, Boivin; Mon-
tagne pa Boulon; Montagne des Deux-Mamelles, Palisot.
MADAGAS
|
Var. к S Chr.
MAURICE . loc., Bréon, Bojer (К); Montagne Longue, Boulon.
Mati E š
Var. subbiaurila ee?
NIS , Bélanger, Bernier 89, Boru, Goudol, Frappier,
Richard 310; eti: Bédier 76, de Cordemoy 131.
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Nephrolepis
Nephrolepis idis nr Mett.
` ‚ Bernier, Boivin 879, xA cen de Cordemoy,
Delesserl, G ийй, асв Gaudicha ий, Рарре ег son
561 (BM), Polier, Richard; de Saint-Benoist à Saint-Philippe, Ar-
mange 93; Plaine des Osmondes ry.
MAURICE : 8$. loc. d Plaine Wilhelms, Barkly (К).
MADAGASCAR, COMORES
сч
Nephrolepis biserrala (Sw.) Schott (Nephrodium spinulosum Desv.).
¿UNION : ss. loc, Commerson, d'Urville, Lepervanche-Mézière,
— 161 —
Richard 317, 364; Saint-Paul, Boivin; Rivière de l'Est, Bory ; Plaine
des Cafres, de Cordemoy ; voyag e de la Bonite, du Pelil Thouars.
MAURICE : ss. loc., Bojer, Bory, ¿umn à Mac Grégor (BM), Sieber
25, 39 (var. mauriliana) Vesco; ravin du Butor, Boivin: Plaine
Wilhelms, pied de la Montagne des Calebasses, Bojer; quartier de
la Savane, и sj
SEYCHELLE loc. Pervillé 41; Mahé, Boivin, Horne 184 (K),
Filzgerald osi, "Peroillé 22; Silhouette, Gardiner ; Bois du Capucin
Filzgerald 54
ML A. т
Nephrolepsis luberosa Mss d Pr. (Nephrodium imbricalum Boj.).
Réu Armange, Balfour (K), Barthe, Boivin, Bory,
Commerson, abdicat Lepervanche-Méziére, Leprieur, Maigre;
Cilaos, Bédier 22; Brülé, Bédier 101; Plaine des Chicots, Bory;
Hellbourg, de l'Isle 21; Salazie, Keller
Maurice :ss. loc., Boje er (K), Carmichael, Sieber A1, 296 ; Bois Launay,
Boivin 878; он Boivin, Bijoux 44; Bois de Palma, Commerson.
SEYCHELLES : Mahé, Horne ; Morne Seychelloise, Fitzgerald 5415 (K).
Genre Isoloma
+ Isoloma lanuginosum J: Sm
RÉUNION : ss, loc., de Ple.
,: PTÉRIDACÉES
Genre Afropteris
+ Afropleris Pu (Bak.) Alston
SEYCHELLES : 88. loc., Ward et Neville (BM); Praslin, de l'Isle, Horne
DL (F: Маһе, Бок (K), Gardiner (K), Thomassel (K).
Genre Pteridium
Pleridium aquilinum (L.) Kühn var. lanuginosum Hen
ÉUNION : ss. loc., Barthe, Boivin 842, Bory, нож Crémazy, Deles-
serl, de Montbrison, Frappier, Lepervanche-Mezière 16; Brülé, Bédier
72
Maurice : ss. loc., Bélanger, Commerson, Sieber 76, Vesco ; Kanaka,
Bijoux ЗА; montagne du Pouce, Boivin ; entre Moka et l'Anse Courtois
Bojer.
MADAGASCAR, COMORES.
NOT. SYS.
— 162 —
Genre Histiopteris
Hisliopleris incisa (Thbg.) J. Sm.
ss. loc., Armange 135, de Montbrison, du Petit Thouars,
Hombron, тиын барран 11, Richard, 84, 264, Vieillard ;
Brülé, Bédier 73; bois des hauts de Saint-Paul, Boivin; Belouve,
Boivin 131; entrée du Coteau Maigre, Вогу
MAURICE : ss. loc., Bojer (К), Bory, Telfair.
SEYCHELLES : ss. loc., Boulon 186 (K), Horne (K), Pervillé ; Mahé,
Gardin
Ru ak. COMORES.
Genre Lonchitis
Lonchilis pubescens Willd. ez КЇЇ.
RÉUN : ss. loc., Armange 105, Balfour (K) Bélanger, Bory,
Commerson, Delesserl, Deplanche, du Petit Thouars, Goudol, Hom-
bron, Potier, Richard 221, 306, Vieillard et Deplanche; Brülé de
Saint-Denis, Bédier 47, Boivin 829; hauts de Saint-Paul, Boivin;
Hellbourg, Boivin 66; Plaine des Palmistes, de Cordemoy, de l'Isle
427, Sieber 60.
MAURICE : ss. loc., Boulon, Bréon, Commerson, Desjonlaines, Dumont
d'Urville 44, Sieber 62; Pouce, Grand Bassin, Quartier Militaire,
Nouvelle Découverte, Bojer; parties boisées du Pouce, Boivin;
Kanaka, Talbot.
SEYCHELLES : ss. loc., Kirk (K).
MADAGASCAR.
Lonchilis aud Bory
RÉUNION : ss. loc., Armange, Hombron, de Cordemoy 27, Grey (Kj;
Plaine des е, Boivin 887; Plaine des Chicots, Bory.
MADAGASCAR.
Genre Actiniopteris
аа EA (L. f.) Link
ÉUNION : ss. loc., Barthe, Boivin 870, 871, de Cordemoy, Gaudichaud,
Lepervanche NSS IA, Polier, Richard 245, 394; Riviëre des Pluies,
de Cordemoy ` Rochers de | Angevin, de l'Isle 517; Saint-Denis, de
l'Isle 112, 489, 490.
MAURICE : ss. loc., Bouton, Bory, Richard, Leprieur, Thouars ; Mon-
tagne des Signaux, Bélanger.
SEYCHELLES : Mahé, Реті 206.
MADAGASCAR, COMOR
Сепге Pteris
+ Pleris scabra Bory (P. mascarenensis Ѕрг.; P. angusta Willd).
RÉUNION : ss. loc. Barthe, Bélanger, Bernier 39, Bréon, Carles,
— 163 —
Commerson, de Monlbrison, Gaudichaud, Héribaud, adeant Ls
Richard ; Brülé, Bédier 74; hauts de Saint-Paul, plaine des Foug
Boivin ; Hellbourg, de P Isle 170; montagnes du Вга, Vieillard.
MAURICE : ss. loc., Bewsher (K), Üammerson; Duncan (BM), Sieber
73; Kanaka, Bijoux (K); quartier du Grand Port, bois du Pouce,
Boivin; Trou aux Cerfs, Bojer; bois de Minici, Bory.
+ Pleris croesus Bory
RÉUNIO s. loc., Bernier 37, Boivin, Bory, Crémazy, Commerson,
Delessert, du Pelil These Goudichaud, Richard 312; Salazie,
Barthe 4; Trou Caron, Boivin 840; Belouve, de l'Isle 186; Terre Plate,
de l'Isle 93, 194; plaine des Palmistes, de l'Isle 342; sommet des
montagnes, Richard 336.
MAURICE : ss. loc., Commerson.
Pleris ови L.
ÉUNION : ss. loc., Armange, Balfour, Barthe, Bernier 40, Bory,
Bréon, Comimerson, du Pelil Thouars, Hombron, Leprieur, Richard 82,
262; Saint-Paul, Boivin 836; Hellbourg, de l'Isle 173.
MAURICE : ss. loc. , Boivin, Mac Grégor (K), Neville (K), Richard 314,
Sieber 75 (K); Rivière Noire, Savane et Grand Port, Bojer; Jardin
des Pamplemousses, Meller 7; Bois Rouge, Palisot.
MADAGASCAR, COMORES
Pleris crelica L
ÉUNION : ss. loc., Balfour (K), Bernier 38, Lepervanche- Méziére 9,
Richard 88, 267; Cilaos, Bédier 16; plaine des Chicots, Bory; Hell-
bourg, Boivin 138; Grand Bassin, de l'Isle 464; Salazie, Keller.
MAURICE : signalé par Bojer aux quartiers de la Savane et du Grand-
Port (c'est le P. villala).
MADAGASCAR.
Pleris denlala Forsk.
RÉUNION : ss. loc. Balfour, Commerson, Carmichael (K), de Cordemoy,
Gaudichaud, Labillardière.
Maurice ` ss. loc. Bélanger, Bewsher (K), Bojer (К), de Cordemoy,
Desvaux, Fraser, Neville (К); Belouve, de l'Isle 93; plaine des Pal-
mistes, de Г Isle 34
MADAGASCAR.
Pleris pseudolonchifis Bory
Réunion : ss. loc. Bréon, de Hell; Boucan-Launay, Boivin 841;
plaine des Palmistes, de Cordemo И.
MAURICE : signalé par Bojer aux quartiers de la Savane et du Grand
Port, et dans les bois autour de l'Anse Courtois (c'est le P. tripartita).
SEYCHELLES : Mahé, Boivin.
MADAGASCAR, COMORES
Pleris quadriaurita Retz
ÉUNION : ss. loc., Boivin.
— 164 —
SEYCHELLES : Mahé, Boivin, Gardiner (K), Horne 189, 190 (BM),
651 (K), Mériau; Cascade Estate, Thomassel 148.
MADAGASCAR, COMORES.
Pleris linearis Poir.
RÉUNION : 58. loc., Bréon 838, btpercancse Mere; Saint-Benoit,
Boivin; Brülé de Saint-Denis, de l'Isle 568, Richard 317.
MAURICE : : ss. loc., Bewsher (K), Bojer (K), Commerson; bois du
Rocher de la Cascade de la Rivière Noire, Bojer
MADAGASCAR, COMORES.
Pleris woodwardioides Bory (P. pellucida КЇЇ. (non Bak.); P. borbonica
Boj.)
jJ.
RÉUNION : ss. loc., Commerson, du Petit Thouars, Hombron, Pappe
in herb. Rawson 665 (BM), Richard 83, 87, 263, 555; Brülé de Saint-
Denis, Bédier; bois de Boucan-Launay, Boivin 844; Trou Caron,
Bory; ravine du Butor, Saint-Denis, Saint-Benoît, Salazie, de Cor-
demoy ; voyage de la Bonite, Gaudichaud; Salazie, Lepervanche-
re.
Mézié
MAURICE : ss. loc., Sieber 74; Grand Port et Grand Bassin, Bojer.
MADAGASCAR.
Pleris lriparlila Sw.
RÉUNION : ss. loc., Barkly (K), Bernier 38, Bréon, Bory, Carmichael
(K), de Cordemoy, du Pelil Thouars, Hombron, Lepervanche-Mézière ;
Saint-Denis, Bédier 71, Boivin; Butor, Boivin 845; hauts du Brûlé,
Richard 81, 261, 313.
MAURICE : ss. loc. Barkly; quartiers de la Savane et du Grand Port,
vu).
SEYCHELLES : Silhouette, Gardiner (K), Horne 188 (K), Wighl (K);
Mahé, Pervillé 60.
MADAGASCAR, COMORES.
Pleris din ee Bak.
RÉUNI : ss. loc. Carles.
RER
Genre Ochropteris
Ochropleris ры" id J. Sm.
é o
Cordemoy, de l'Isle 166, 373.
AURICE : ss. loc., Bélanger, Bordas, Commerson, Duncan (BM),
Forbes 6611 (BM), “Labillardière: Parish, Telfair, Vaughan (BM);
Curepipe, Bijour 71; montagne du Pouce, Boivin; Quartier Mili-
taire, Grand Bassin, Bojer.
MADAGASCAR.
— 165 —
Genre Acrostichum
Acroslichum Ver Willd.
Boivin, Commerson, du Petit Thouars; rivière
des Remparts, pues ruisseau Saint-Lo ouis, Palisol.
SEYCHELLES : Silhouette, Gardiner (K), Pervillé (K), Ward (К);
Mahé, “л, Ногпе (ВМ).
MADAGASC
Genre Stenochlaena
Stenochlaena lenuifolia (Desv.) Moore (Lomaria lenuifolia Boj.; Lomaria
1.)
MAURICE : ss. loc., Commerson; Savane, Grand Port, Bojer.
SEYCHELLES : SS. loc., Pervillé 404 (non vu).
MADAGASCAR, COMORES
5, : ADIANTACÉES
Genre Goniogramme
Coniogramme madagascariensis С. Chr.
RÉUNION : ss. loc., Carles.
MADAGASCAR.
Genre Pityrogramma
Pilyrogramma | calomelanos (L.) Link
Introduit.
RÉUNION : ss. collecteur, herb. Kralik.
Maurice : ss. collecteur, herb. Kaulfuss.
SEYCHELLES : Mahé, Gardiner (non vu).
MADAGASCAR, COMORES.
Pilyrogramma Lë (Willd.) Domin
RÉUNION . loc., Barkly (K), Bojer, de Cordemoy ЗА, Delesserl,
Frappier, башкым. Gilberl, Maigre, Lepervanche-Mézière, Polier,
Richard 560; plaine des Fougères et Plaine des Cafres, Boivin 805;
Salazie, Bory; plaine des Chicots, Bory (avec la variété aurea),
Belouve, Bory 142, de l'Isle 66.
MADAGASCAR.
Var. aurea (Desv.) Mett. i
Réunion : ss. loc., Boivin, Bojer (K), Commerson, de Cordemoy 35,
du Pelil Thouars, Frappier; Belouve, Boivin 141, 806, de l'Isle 68;
Plaine des Chicots, Bory; hauts de la Grande Montée, de l'Isle 368,
393; plaine des Cafres, de Cordemoy ; Saint-Denis, Delleil in herb.
Desv.; Salazie, Boivin, Lepervanche.
MAURICE : ss. loc., Baschel, Commerson.
— 166 —
Genre Adiantum
Adianlum Pintforme (L.) var. asarifolium (Willd.) Sim
НЕ ss. loc., Armange 145, Balfour, Barthe, Bernier 104, Boivin
830, Bory, Commerson 62, Goudol, Hombron, Lepervanche-Méziére,
Richard 229: Brülé de Saint-Denis, Bédier 69, Borg; Cilaos, Bédier
11; plaine des Palmistes, cascade Biberon, de Cordemoy; Bras de
Caverne, de l'Isle 177; Grand Bassin, de l'Isle 457; Hellbourg, de
l'Isle
MAURICE : ss. loc., Carmichael (K), Labillardière, Mac Gregor (BM),
Sieber 177; Pouce ‚ Bojer ; montagne Saint-Pierre, Bijoux, d' Emmerez
de Charmoy ; montagne du Corps de Garde, Bojer, du Pelil Thouars
MADAGASCAR.
Adiantum rhisophoram Sw :
RÉUNION loc Balfour, Bélanger, Bory; rivière Saint-Denis,
de Cordemoy, SCH
MAURICE : ss. loc. Bor ory, Commerson, d' Emmerez de Charmoy, du
Pelil do ant Labillardiére, Mac Gregor (BM), Perrollel, Sieber 61,
306; Pouce, montagne du Corps de Garde, Bojer; Trois-Mamelles,
Vaughan 109 (BM).
Signalé aux Seychelles, non vu.
MADAGASCAR.
Adianlum hirsulum Bory
N : ss. loc. Bory, Polier, Richard 227; rivière Saint-Denis,
de Cordemo
MAURICE : 88. loc. Commerson, Mac Gregor (BM), Sieber 152; cascade
du Réduit, Bojer; montagne du Corps de Garde, Bory.
Signalé aux Seychelles par Baker, non vu.
Adiantum hispidulum Sw. (A. radicans Fée).
RÉUNION : ss. loc. Balfour (K), Commerson, de Cordemoy, de Mont
brison, Gaudichaud, Lépervanche-Mézière, Polier, Richard ; Brülé,
Bédier 67; Grand Bassin, de l'Isle 458.
MAURICE : ss. loc. Bouron, Commerson, Thouars, Sieber 152.
MADAGASCAR, COMORE
Adiantum capillus veneris L. (A. emarginalum Bory, A. fumarioides
Bory
RÉUNION : ss. loc. Bernier 16, Bory, Boivin 883, Commerson, Delesserl,
Gaudichaud, Houllel, Perrollel, Pervillé, Richard 100, 226; Cilaos,
Bédier 20; Brülé, Bédier 66; Salazie, de Cordemoy ; rivière de Saint-
Denis, Boivin 61, 64; Saint- Paul, de l'Isle 138 bis.
MAURICE : ss. loc. Borg: CGomimerion; Grande Rivière, Bijoux 33;
Pont Souillac, rivière de Moka, ravine du Réduit, Bojer.
MADAGASCAR, COMORES.
— 167 —
Adianlum thalictroides Willd.
RÉUNION : ss. loc., Boivin 867; Salazie, de Cordemoy ; Grand Bassin,
de l'Isle 446.
MADAGASCAR, COMORES.
Adianlum confine F
RÉUNION : ss. óc. , Barthe, de Montbrison.
Genre Cheilanthes
Cheilanthes hirla Sw. var. contracta Kze.
ÉUNION : Cilaos, Grand Bassin, Mafaté, de Cordemoy ; Cilaos, de
U Isle.
MADAGASCAR.
Cheilanihes farinosa (Forst.) KIf.
REUNION : ss. loc., Armange 94, Balfour, Barkly (K), Bory, Boivin,
de Cordemoy, du Pelil Thouars ; Cilaos, Bédier, de l'Isle 602 bis;
plaine des Fougères, Bernier ; grotte de la Plaine des Chicots, Вогу;
Terre Plate, de l'Isle.
MAURICE : ss. loc. EE
MADAGASCAR, COMOR
Genre Doryopteris
— pilosa (Poir.) Kühn (Cheilanthes polymorpha Poir.).
RÉUNION : ss. loc., Boivin, Bory, Commerson, Lepervanche- Méziére,
Potier; Orére, Boin; Saint- Paul, de l'Isle 130; entre Saint-Louis
et Saint- Pierre, de Г Isle 480 bis; riviére des Galets, de Cordemoy.
MAURICE : ss. collecteur, in hon: Desvaux, Commerson ; montagne
du Corps de Garde et des Trois-Mamelles, Bojer; rivière de Saint-
Etienne, du Pelil Thouars.
MADAGASCAR.
Doryopleris concolor (Langsd. et Fisch.) Kühn.
Signalé à Maurice par Bojer, non vu.
POMPE меи (Desv.) Kühn.
: , Boivin, du Pelil Thouars; Cilaos, Bédier; Piton
Sege Bee rivière des Galets, Orère, Cilaos, de Cordemoy ; Grand
Bassin, de l'Isle 445 (К).
MAURICE : Corps de Garde, Barkly, Commerson, Rawson 666 (BM);
montagne du Signal, Catlell.
MADAGASCAR.
Genre Pellaea
Pellaea Goudolii (Kze.) C. Chr. Ric
SEYCHELLES : Praslin, de l'Isle; Mahé, Gardiner; Félicité, Horne
— 168 —
187; cascade Estate, Thomassel 108.
MADAGASCAR, COMORES
Pellaea кон Hk.
MAURICE : ss. loc., d (K), Bojer, Boivin.
M а Сом
Pellaea dura (Willd.) Bak.
ÉUNION ` 88. loc., Armange, Lepervanche, Maigre, Potier; Ravine
des patates à Durand, Boivin 845; Piton Rond, Bory 59-45; rivière
des Galets, de Cordemoy.
Pellaea е (Вогу) Вак
NION : ss. loc., Baljour (K), Bory 62-21, ss. collecteur, in herb.
Desvau
Res ss. loc., Labillardiére, Parish, Sieber 77, Richard; cascade
du Réduit et du Tamarin, Bojer; quartier de Moka et plaine Wil-
helms, Palisot.
SEYCHELLES : Mahé, Boivin 156.
MADAGASCAR.
Pellaea viridis ee Prantl (Pleris adiantoides Bory).
ÉUNION : $8. loc., Carmichael (К), Potier, Richard 78; Brûlé, Bédier
76; Ravine des patates à Durand, Boivin 835; Grand Bénard, de
Cordemoy ; Grand Bassin, de l'Isle 465.
MAURICE : ss. loc., Ayres, Bojer (K), Bouron, Harwicke (BM), Mac
Grégor (BM), Sieber 80, Sonneral, Vesco ; lieux secs, de l'Isle, Bory ;
montagne du E de Garde, Commerson ; montagne des Signaux et
montagne Ory, Bojer
ADAGASCAR, COMORES. Signalé aux Seychelles, non vu.
Pellaea catomelánas aw Sw.) Link.
RÉUNION : ss ‚ Boivin 835, Bory, de Cordemoy, Lepervanche-
Mézière, Polier, Rihard 78; Cilaos, Eudel; Grand Bassin, de Г Isle
461.
MAURICE : ss. loc., Mac Grégor (BM); Savane, Barkly; dans les
savanes parmi les Graminées, dans tous les quartiers de l'Ile, Bojer.
MADAGASCAR, COMORES.
Pellaea striata (Desv.) С. Chr.
ÉUNION : ss. loc., ss. collecteur, in herb. Desv.
MADAGASCAR.
Pellaea quadripinnala (Forsk.) Prantl.
MAURICE : ss. loc., Labillardière, Mac Grégor (K).
MADAGASCAR, COMORES.
— 169 —
D, : VITTARIACÉES
Genre Monogramma
Monogramma graminea (Poir.) Schkuhr (Monogramma linearis KIf.).
ÉUNION : ss. loc., de Cordemoy, Frappier, Gaudichaud, Potier,
Richard 230, V ieillard et Deplanche, Boucan-Launay, Boivin 807;
Belouve, de l'Isle 67,433; plaine des Palmistes, de Cordemoy, dé
Р Isle 80; Ravine Sèche de l'Isle 280
MAURICE : ss. 105; Bélanger, Commerson, Sieber 51, ss. collecteur
in herb. Desv.; vers le haut de l'Anse Courtois, Boivin; Pouce,
Quartier Militaire, Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, Pervillé, 198.
MADAGASCAR.
Genre Antrophyum
Antrophyum immersum Mett.
, Bory, de Cordemoy, кеб: Brülé, Bédier ; ravine
du саа а) Salazie, Leperuan
MAURICE : ss. loc. ‚ Bouron, Carmichael (K), Мас Grégor (BM), Rawson
(BM); Pouce et Quartier Militaire, Bojer ; gorges de la Rivière Noire,
Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, Horne 208,683.
MADAGASCAR, COMORES
Antrophyum Duy (Willd. КЇЇ.
RÉUNION : ss. , Barthe (BM), Bory, Bernier, Bélanger, de Cordemoy,
Rawson 1879 (B M); Brülé, Bédier 95; Belouve, Boivin; Salazie,
Lepervanche.
MaunicE : ss. loc., Barthe in herb. Hance, Bélanger, Bory, Воигоп,
Carmichael, Commerson, Pappe, Sieber 66 (p. p.); partie supérieure
du Pouce, Boivin, Bojer; Trou aux Сегіѕ, Bojer; Belouve, Lam e
Meeuse 5249 (K).
Var. oblusum С. Chr. (Hemionilis oblusa Bory in Willd.; Anlrophyum
a agii Bory).
RÉUNION : ss. loc. Bélanger, Boivin 72, Bory, Bréon, Carles, Com-
Weg Gaudichaud, Lepervanche, Polier.
Maurice. ss. loc. Bojer (BM), Frappier, Sieber 64, Richard 217;
bois du Pouce, Bélanger, Bory; Bassin Blanc, Rawson (BM).
Genre Vittaria
Villaria scolopendrina (Bory) Thwai
RÉUNION :
: 88. Іос., Богу in herb. Richard; forêt de Sainte-Rose,
Bory; Bois Blanc, de Cordemoy.
— 170 —
SEYCHELLES : ss. loc., Boulon (BM), Horne 159, Kirk; Mahé, Boivin
54, de l'Isle, Pervillé, Rawson 999
MADAGASCAR
Villaria kii a Bory
RÉUNIO s. loc., Barlhe (BM), Bélanger, Hombron, Perrollel, Polier,
Richard oi 231: hauts de Saint-Paul, Boivin; Belouve, Boivin 10,
de l'Isle, Héribaud; plaine des Cafres, Bory, des Abbayes 2986.
MAURICE : ss. loc., Borg, Commerson; Boucan-Launay, Boivin 853;
Trou au Cerf, cascade du Tamarin, Bojer; plaine des Cafres, Com-
merson.
SEYCHELLES : ss. loc., Sieber 63, 307; bois de Palmes, Commerson.
MADAGASCAR, COMORES
Villaria zoslerifolia Willd.
RÉUNION ` ss. loc., Bory, de l'Isle 514, Lepervanche, Leprieur ; rivière
de Saint-Denis, de Cordemoy.
Maurice : ss. loc., Gardiner (K), Labillardière, Sieber 63 (К); au
Pouce et à l'Anse Courtois, Boivin; bois de la Savane, Quartier
Militaire, Bojer; bois du Bassin, Commerson
SEYCHELLES : Mahé, Pervillé 43, 44, Thomassel ; mare aux Cochons,
de l'Isle.
MADAGASCAR, COMORES.
Villaria ensiformis SW.
INION : ss. loc., Bernier, Boivin 852, Bory, Héribaud, Leprieur,
Potier, Richard 232: Brülé, Bédier ; Bois Blanc, Boivin; Saint-Denis,
Boivin ; bois de Sainte-Rose, Bory; bord de la rivière de l'Augeon,
Bory, de l'Isle 514.
MAURICE : ss, loc., Bouron, Bouton (K), Commerson, Labillardiere
28, Sonneral, Sieber 63, Wrighl (K); au Pouce et à l'Anse Courtois,
Boivin ; bois du Boucan-Launay, Boivin; cascade du Butor, Boivin;
Quartier Militaire, Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, Boivin, Gardiner, Horne 162, Rawson 1980
(BM) (signalé comme V. lineala Sw. par Baker).
», : ASPLÉNIACÉES
Genre Asplenium !
— “Asplenium: suoni nigrum L.
ÉUNION : ss. loc., Bernier, Boru; Cilaos, Bédier, de l'Isle 597; ca-
verne des Chicots, de Cordemoy.
+ Asplenium stoloniferam Bory; (A. Delislei Bak.; As. pygmeum Bory).
ÉUNION : Grand Bénard, Boivin; caverne Le Gentil, plaine des
К RDIEU-BLOT (M, L.). Sur le d Ple de certaines Asplenium malga-
ches, in M ém. Inst. Sc. Madag. 7, (1956), 4
l
E
БЕ
ics
171
Chicots, Bory 855; caverne Mussard, de l'Isle 592; plaine des Salazes,
Lepervanche.
MAURICE ` signalé par Bojer, non vu.
Asplenium caudalum Forst., var. minor €. Chr.
SEYCHELLES : Silhouelle, Gardiner, Horne
Est peut-étre une petite forme de l'A. Friesiorum var. nesophilum.
Asplenium Дөн Sw.
ÉUNION . loc., Armange 82, Balfour, Barthe, Bélanger, Boivin
860, Puch Bory; Bréon, Commerson, de Cordemoy, Frappier,
Gaudichaud, Lepervanche-Mézière, Leprieur, Pappe in herb. Rawson
305 (BM), Richard 253, 281; Brülé, Bédier 91; hauts de Saint-Paul,
Boivin 86, 88; Cilaos, Eudel.
MAURICE : ss. loc., Bory, Bouton, Commerson, Sieber 65, Vesco;
Curepipe, Bijoux 48; Grand Bassin, Bojer, Meller; Kanaka, d'Emme-
rez; régions élevées, Meller
*
Du groupe de ГА. adianloides, s'en distingue par sa fronde à pennes
inférieures trés décroissantes; pennes trés courtement pétiolées, nom-
breuses, à marges régulièrement dentées, bases inégales, mais la supé-
rieure non auriculée, à sores presque paralléles au costa, contre lui,
n'occupant pas plus de la moitié de la largeur du limbe. N'existe pas à
Madagascar, ni aux Comores, a souvent été appelé à tort А. falcatum.
Asplenium complanalum С. Chr.
SEYCHELLES : Silhouette, Gardiner.
Peut être forme pennée de l'Asplentum rulaefolium (Bory) Kze.
+ Asplenium гае Lam
RÉU
UNION : ss. loc., бойня: ss. collecteur, in herb. Desv.
Christensen a rapporté cette espèce à l'Asplenium auritum Sw. Il
s'agit là d'une erreur. L'échantillon de l'herbier Jussieu, et celui de
Г herbier Desvaux contenu dans l'herbier du Muséum, sont malheu-
reusement incomplets, le rhizome manquant; cependant les pennes
supérieures, entiéres, se rapprochent tout à fait, par leurs sores paral-
lèles au costa, de l Asplenium Friesiorum var. nesophilum. L'auricule
des pennes moyennes et inférieures est détachée, et les pennes elles-
mêmes + lobées, à extrémité trés effilée; on pourrait le rapprocher
aussi de ГА. affine, mais les sores presque parallèles au costa me
semblent caractéristiques. Le rhizome, longuement rampant chez
l'A. Friesiorum, nous permettrait de décider.
nue Soe Forst
SEYCHE : Mahé, Boivin, Horne 684; Silhouette, de l'Isle.
Asplenium nidus
L.
ÉUNION : ss. loc., Barlhe, Héribaud 9, Richard 90.
MAURICE : f 88. loc., Bélanger, Boivin 1488, Bory, Commerson, du
Pelil Thouars, Mac Grégor (BM), Sieber 57, Richard 64; Curepipe,
Bijoux. |
SEYCHELLES : Mahé, Gardiner, Thomassel; Silhouette, Gardiner.
Asplenium Men Lam. (А. resectum J. Sm.).
RÉUNI ss. loc., Balfour (K), Barlhe, Bélanger, Bernier, Boivin,
Bory, Bréon 57, Commerson, Crémazy, du Petit Thouars, Gaudichaud,
Garnier 19, Héribaud, Lepervanche-Mézière, Pappe, Richard 246,
286; bois du Butor, Boivin 867; plaine des Palmistes, de Cordemoy ;
Maurice : ss. loc., Bélanger, Bojer, Bouron, Bouton, Carmichael
(K), Mac Gregor (BM), Sieber (K); Grand Bassin, Bijoux 68, Sieber
70, Thou
ins : ss. loc., Kirk (K).
MapaAGASCAr, COMORES.
Asplenium ел С. Chr. var. nesophilum Ballard
RÉUNION . loc., Carles.
Ree Сомов ES.
Asplenium Kassneri Hier.
RÉUNION : ss. loc., Lepervanche-Mézière; Orère, Cilaos, Bédier 7;
Brülé, de Cordemoy.
MADAGASCAR.
Asplenium Sandersoni Hk.
RÉUNION : ss. loc., Carles, Gaudichaud.
MAURICE : Grand. ier Barkly.
MADAGASCAR, COMORE
Asplenium anisophyllum Kze.
RÉUNION : ss. loc., Balfour (K), Barthe, Bory, Bréon, Commerson,
Delessert, Сашок, Hombron, Lepervanche, Richard; Cilaos,
Bédier 6, de l'Isle 594; Belouve, Boivin 858.
MAURICE : Grand Bassin, Bijoux,
MADAGASCAR.
Asplenium prionilis Kze.
ION : 88. loc., Bory (ex Fée), non vu.
MAURICE : ss. loc., Bory.
MADASCAR, COMORES.
Asplenium monanthes L.
RÉUNION : Cilaos, Bédier 10.
MADAGASCAR.
Geesen petiolulatum Mett. ex Kühn
RÉUNION : ss. loc., eng Bory, de Cordemoy 145; Cilaos, Bédier 14.
Mate as A Сомов
L’ Asplenium peliolulalum Mett. ex Kühn a souvent été confondu
— 173 —
avec ГА. adiantoides (L.) C. Chr. Il s'en distingue par ses pennes
très longuement pétiolées, trapézoido-rhomboidales, trilobées, brus-
quement rétrécies en une pointe étroitement triangulaire, {гёз effilée.
Les sores sont irréguliers, des longs alternant avec des courts,
n'atteignant ni le costa ni la marge. Le type est de la Réunion.
Asplenium adianloides (L.) C. Chr. (A. intermedium КЇЇ).
ÉUNION : SS. loc. Frappier, Gaudichaud, Lepervanche- Mézière,
Richard 282; Saint- Benoît. Boivin; Brülé, er 90.
MAURICE : ss. loc., Boivin, Commerson, F'rappier, Gaudichaud, Sieber
68; montagne du Corps de Garde, Bory ; Quartier Militaire, Bojer.
MADAGASCAR, COMORES.
Asplenium macrophgllum Sw
Mau loc., Groendal (type) non vu.
Les échantillons cités par Kühn et Bojer sous ce nom sont l' As.
adianloides. Nous doutons du reste, comme Holttum!, que ces deux
espéces soient réellement distinctes. Il y a tous les passages entre les
deux espéces, dont les types sont de Maurice.
Asplenium prolensum Schrad.
RÉUNION : ss. loc., Balfour, Bory 80, de l'Isle 593; Belouve, Boivin
144; caverne de Bellecombe, Orère, de Cordemoy.
Maurice : эз. loc., Barkly, Bojer, Boivin, Boulon, Maille; Kanaka,
Barkly (K); sommet du Piton de la Rivière Noire, Boivin : Beau
Bassin, d Émmerez de Charmoy ; ss. collecteur, herb. Lambert (BM).
MADAGASCAR, COMORES.
Asplenium erectum Bory (А. pyramidalum Desv.).
Réu : ss. loc., Balfour, Bernier 73, Bory, Bouron, Commerson,
de- l'Isle. 179, Hombron, Frappier, Gaudichaud, Lepervanche-
Mézière, Richard 66, 247, 288; bois des hauts de Saint-Paul, Boivin 86;
Plaine des Fougéres, Boivin ; Rivière Saint-Étienne, Commerson ;
Belouve, Boivin 130, Bory 143; Cilaos, Eudel.
MAURICE 8з 065 Bojer, Sieber. 137; Grand Bassin et Grand Port,
Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, Horne 404 (non vu).
MADAGASCAR, COMORES.
+ Asplenium pellucidum Lam. (A. plumosum Bory).
Réunion : ss. loc., Bélanger, Boivin 150, Carmichael, Gaudichaud,
Lepervanche-Mézière 11, Maigre, Pappe in herb. Rawson (BM);
Polier, Richard 954, 255; Brulé, Bédier 83, 89, 110; Boucan-Launay,
vin
Boi
MAURICE : ss. loc., Bojer (K), Bory, Labillardière, Duncan (ВМ),
Carmichael, Commerson, Pappe, Sieber 316, Rawson ; Pouce, Bojer.
SEYCHELLES : ss. loc. Pervillé; Mahé, Boivin.
1. Holttum (R. E.) : Ferns of Malaya (1954), 432.
Ие
Var. Ke (Bory) Тага. (A. dareaefolium Bory; А. Boivini
Mett. ühn; A. caenopleroides Desv.).
rare : ss. loc., Commerson, Frappier, Gaudichaud, Potier, Ri-
chard 74, 280, 390, Boivin; Orère, cascade du Butor, Boivin; hauts
de la Rivière de Saint-Denis, Bory; Grand Bassin, de l'Isle 466;
Bras Rouge, Cilaos, de l'Isle 601.
Maurice : bois de l'Isle de France, Bory 36-61.
Asplenium | inaequilalerale Willd.
ÉUNION : ss. loc., Barthe, Bernier, Boivin, Bory, Carles, Perrollel,
Lepervanche, Richard 75, 550; rivière des Remparts, Bory
MADAGASCAR, COMORES
Asplenium lividum Kühn
RÉUNION : ss. loc. Lepervanche-Mézière; Orère, Cilaos, Bédier 7;
Brülé, de Cordemoy.
MADAGASCAR.
Asplenium Bener: Bory (Asplenium pygmeum dad
RÉUNION : ss. loc., Balfour (K), Bory, de Cordem
“ayasa š вв. loc ., Boivin, Bojer, Bory, Commerson, “Perret Sieber
65, 66; Pouce et Pieterboth, Bojer; Pouce, Boiv
MADAGASCAR.
Forme de A. tenerum?
чи aurilum Sw
NION ` 58. loc. ‚ Balfour (К), Barkly, de Cordemoy 146, eric (Kj,
de L'Isle 605, Gaudichaud, Lepervanche-Mézière, Richar 245.
MAURICE : $$, loc., de Limminghe; bois du Pouce et Bod de la Ri-
vière Noire, Boivin ; Grand Bassin et Riviere Noire, Bojer.
MADAGASCAR.
Asplenium pl нү уг, (Burm.) Bech. (А. furcatum Thbe.).
ÉUNION : ss, loc., Barthe, Bédier 18, Bernier 75, Bréon, Carles,
Gaudichaud, Hombron, Lepervanche- Méziére, Polier, Richard 65,
Rutherford (BM); Cilaos, Bédier; Boucan-Launay, Butor, Boivin;
plaine des Fougères, Boivin ғ Grand Launay, Boivin 862; Belouve,
de Cordemoy.
MAURICE : ss. loc., Bouton, Commerson, Labillardiére; piton de la
Rivière Noire, Boivin; montagne du Corps de Garde et des Trois-
Mamelles, Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, Pervillé.
Asplenium affine Sw. (A. dissectum Willd.; A. laceralum Desv.).
RÉUNION ` ss. loc., Balfour, Barthe, Bréon, Boivin 863, Bory 60-22,
Commerson, de Cordemoy 138, Delessert, de Г Isle 551, du Petit Thouars,
Garnier 26, 28, Goudol, Lepervanche- Mézière, Leprieur, Perrollel,
Polier, Richard 71; 283, 284.
о
MauniCE : ss. loc., Barkly 86 (K), Bojer (K), Commerson, Labillardière,
Sieber 71, 193, Ve esco; Kanaka, Bijoux 30; bois du Pit ton du Milieu
et isis GE 63- 47 (Signalé sous le nom de A. cunealum Lam.).
SEYCHE : Mahé, Gardiner (K), Horne 671 (K); Morne Blanc,
SENTE (BM).
Var. domat (Bak.) Tard. comb. nov. Bas. : Asplenium Balfourii
Bak. Ann. Bot., 5 (1891),
"e? : ss. loc. Balfour 81 (K).
MADAGASCAR, COMORES,
Asplenium ralaefohum (Berg.) Kze. (A. borbonicum Hk.).
RÉUNI ss. loc., Barthe, Bernier, Boivin 121, 808, Bory, Commerson,
de Cordemoy, Бейле. de l'Isle 107, 241, Frappier, Gaudichaud,
Hombron, Lepervanche-Mézière, Pappe, Perrollel, rn 237, 330;
plaine des Palmistes, de Cordemoy ; Salazie, de Cordem
MAURICE : ss. loc. Bélanger, Commerson ; quartier du "read Port,
Montagne des Dambous, Bojer.
MADAGASCAR, COMORES.
Asplenium viviparum (L.) Pr.
Var. or (Asplenium Montbrisonis Fée).
RÉUNION : ss. loc., Barthe, Bédier, Bory, Bouton, Bouron, Commerson,
Delessert, de Montbrison, Gaudichaud, Hombron, Lepervanche- Mézière,
Perrottet, Potier, Richard 327, 328, 329; Saint-Denis, Bory, de Cor-
demo
MAURICE : ss. loc., Ayres, Bélanger, Bojer, Boulon, Bouron, Commer-
son, Dumonl d'Urville 76, Koenig in herb. Reineek, Labillardiare,
Perrole, Eu Gregor (BM), Naumann, Sieber 140, Telfair, Vesco.
MADAGA
~
“аг, е. (Lam.) Тага. (Darea asplenioides Bory; Darea
cuneala Desv.; As. Boryanum Moore
RÉUNION : ss. loc., Armange 77, Bernier, Bory, Boivin 860, Bréon,
Commerson, de Cordemoy, Frappier, Lepervanche 59; Rivière de
Saint-Denis, Bory ; Saint-Benoît, Thiébaut.
Maurice :ss. loc. Bélanger, Bijoux 31, Commerson, Sieber 56, Thouars,
Vesco.
<
22
г. lineatum (Sw.) Тага. (Asplenium choenopleron Fée).
RÉUNION : 88. loc., Armange, Barthe, Bédier 87, Delesserl 77, ee
Gaudichaud, Leprieur, Perrotlet, Рош Belouve, Boivin 101, 112
Beau Bassin, voyage de < La Sémillante ».
Maurice :ss. loc., Bélanger, Bory, Bojer, Boulon, Commerson, dori
d'Urville, Duncan, Groendal, Meller, Frappier, Sieber 36, 69; Cure-
pipe, Bijoux 12.
MADAGASCAR.
Var. inaequale (Willd.) Тага. (Darea inaequalis Willd.; Asplenium
Cordemoyi €. Chr.; A. bulbiferum Bak. (non Forst.).
SS
RÉUNION : ss. loc., Carmichael (K), Goudol; mare à Poule d'eau,
de l'Isle 172 ; Grand Байыш, de l'Isle
MavunICE : ss. loc., Bijoux 82; de ardimay:
SEYCHELLES : ss. loc., Kirk.
5,: ATHYRIACÉES
Genre Gystopteris
Cystopterm fragilis (L.) Bernh.
RÉUNION : ss. loc., Barkly, de l'Isle 92; plaine des Chicots, Bory,
de Cordemoy 156; riviéte des Galets, Boivin 895.
MAURICE : signalé par Kühn (non vu), Thouars.
Genre Parathyrium
Parathyrium Вогуапит (Willd.) Holttum (Cornopleris Boryana Tard.;
Phegopleris elala Fée
RÉUNION : ss. loc., Bernier 91, Bory, de Cordemoy, Gaudichaud,
Lepervanche 17, de Monibrison, Richard 537; Ravin du Butor, Boivin
347, 873; Plaine des Palmistes, Bory, de l'Isle 428.
MAURICE : ss. loc., Barkly, Bojer.
COMORES.
Genre Athyrium
+ Athyrium asperum (Bl.) Milde (Diplazium sechellarum С. Chr.).
SEYCHELLES : Mahé, Barkly (BM), Boivin, Ward.
Athyrium pinnalum (Blanco) Cop.
AURICE : Piton du Milieu, Bory ; ss. loc., Boivin, Commerson, Sieber
29; Pouce, Boivin.
Athyrium ner (Fée) Tard.
RÉUNION : ss. loc., Bernier.
MAURICE : Piton dú Pouce, Boivin.
Athyrium алура i (Bory) Milde
ÉUNION : s$. loc., Armange, Balfour (K), Barthe, Bory, Gaudichaud,
Бунда M Polier, Richard 290, 715 (К), Vieillard et
Deplanche ; plaine des Palmistes, de Cordemoy ; Hellbourg, Boivin.
AURICE : 58. loc., Commerson, d'Urville; quartier de la Savane
et du Grand Port, Bojer (appelé Diplazium silvalicum par Bojer).
Athyrium scandinicum (Willd.) P x
ÉUNION : 88. loc., Barkly, ТА 873, Balfour (К), Bewsher (К),
Hombron, Lepervanche-Méz ière ; Saint- Denis, Bory ; Belouve, Boivin
— 177 —
182, 872, Lepervanche; Hellbourg, de Cordemoy; plaine des Саїгез,
Richard 609.
MADAGASCAR.
Athyrium aedi eg ) Milde
ÉUN ss. loc., Armange 92, Bélanger, Bernier, Bory, de Cordemoy,
de P Isle 150 bis. de Monlbrison, du Pelil Thouars, Hombron ; Saint-
Paul, Boivin ; Saint-Denis, Boivin, Keller.
Maurice : ss. loc., Béla anger, Boivin 1490, Commerson, Sieber 30,
298, Telfair ; quartier de la Savane et du Grand Port, Bojer ; Kanaka,
Bijoux 64; Pouce, Bory
Var. proliferoides (Bory) Tard. ( Digrammaria robusla Fée).
ÉUNION : ss. loc., Barkly, Boivin 875, 876, Bory, Gaudichaud,
Polier, Richard 958; plaine des Palmistes, Héribau d.
MAURICE : ss. loc., Balfour, Bélanger, Bojer (K), Gardiner (K);
Sieber 30 (K).
5,: THELYPTÉRIDACÉES
Genre Thelypteris
Thelypteris EE (Willd.) Тага. (Phegopleris Sieberianum Fée).
ÉUNION : ss. loc., Barkly, Bernier 99, Boivin 887, Bory, Bréon,
de non 4L 42, de l'Isle 331, 344, 360, Gaudichaud, Hombron,
Fraser, in herb. Barkly (BM), Pappe, Pervillé, Richard 287, 288,
384, 664; Brülé, Bédier 81; plaine des Palmistes, de Cordemoy.
MAURICE : ss. loc., Ayres (К), Barkly (BM), du Petit Thouars, Mac
Grégor (BM), Sieber 50; Royal Gardens Pamplemousses, Barkly,
Frésanges, Gardiner (K).
MADAGA SCAR.
Thelypleris tomentosa Mr) Ching (Polypodium nervosum Boj.).
RÉUNION ` ss. loc., Boivin 883a, Bory 70-92, Delesserl ; Brülé, Bédier
82, Vieillard et рена. plaine des Cafres, Boivin ; "Grand Bassin,
Bory, du Petit Thouars, Geay ; Orère, Lepervanche, Pot olier.
MAURICE : ss. loc., Commerson, Telfair (BM), Vesco; Grand Bassin
et Trou du Cerf, Bo ojer
SEYCHELLES : Mahé, Perville 155; ss. loc. Horne (K).
MADAGASCAR, COMOR
Thelypteris heteroptera M Tard. (Aspidium slipulaceum Mett.).
J : ss. loc., Boru, Delessert 87, Frappier, Gaudichaud, Richard
43, 329; plaine des Fougères, Boivin; Brûlé de Saint-Denis, Boivin
887; Sainte-Agathe, de l'Isle 360.
Maurice : ss. loc., Balfour (K), Carmichael (K), Gaudichaud, Meller
21
MADAGASCAR (?)
NOT. SYS.
Les E
T helypleris vrina (Schlecht.) O
RÉUNION : ss. loc., Johnstone, 1 in Kee? Barkly (BM), Pappe, in herb.
Rawson 60 (BM.
MADAGASCAR.
bur чины» d (Bak.) T
: plaine des Pilato. de Cordemoy.
"nasa : ss. loc., Boivin, Bojer; Grand Bassin, Barkly; Trou au
Cerf, Barkly.
ADAGASCAR, COMORES.
Thelypteris eos (Kze). Ching
RÉUNION : ss. loc., Baljour.
ТЕ
Thelypteris Мын (Willd.) Тага. E m siraminea Fée).
ÉUNION ss. loc., Balfour (K), Barlhe, Bréon, Carmichael, Crémazy,
de Соган 8, de Die Gaudichaud, Hombr on, Lepervanche,
Pappe in herb. Rawson 88, 108 (BM), Pervillé, Potier, Verlot; Brûlé
de Saint-Denis, Boivin 815, Richard, 350; plaine des Palmistes,
de l Isle 425.
Maurice : ss., loc., Barkly (BM), Bojer, Commerson, du Petit Thouars;
Piton du Milieu, Bory; коше de la Montagne Noire, Bojer; Fré-
sanges, Trou au Cerf,
SEYCHELLES : Mahé, Posté 195, Horne (BM).
MADAGASCAR.
Genre Cyclosorus
Cyclosorus goggilodus gongylodes (Schkuhr) Link, var. glabrus (Mett.) Ching
(Nephrodium unilum R. Br.
HÉUNION : $$. loc., Balfour (K), Gaudichaud, Lepervanche-Mezière.
MAURICE ` ss. loc., Ayres. Bélanger, Boivin, Bojer (K), Boulon (К),
Commerson, Carmichael, du Petit Thouars, Graleloup, Mac Grégor
(BM), Telfair (K), Sieber 43, 292; Frésanges, Barkly; quartier de
Moka, Savane, Bojer.
MADAGASCAR, COMORES.
Cyclosorus denlalus (Forsk.) Ching (Nephrodium molle Bojer).
ÉUNION : $$. loc., Barthe, Bélanger, Boivin 888, Bory, Bouron,
Delesserl, Frappier, Hombron, Lepervanche- Méziére, Perrollel, Polier,
Richard 33; Brülé, Vieillard et Deplanche.
Maurice : ss. loc., Barkly, Bélanger, Bewsher, Bojer (K), Doulon,
Воигоп, Labillardiére, Perrollel ; Montagne du Pouce, Boivin; riviére
du Rempart, Commerso on.
SEYCHELLES : ss. loc., Mériau, Pervillé 92, 155; Mahé, Boulon (ВМ),
Pervillé 202; Se de l'Isle; Cascade Estate, T homassel.
MADAGASCAR, COMORE
ad OS =
Cyclosorus E Bong illd.) Ching
RÉUNION : ss ., Balfour (K), Boivin 886, Bojer (K), de Cordemoy,
Leprieur, Potier, Richard 313; plaine des Fougéres, Lepervanche-
MAURICE : ss. loc., Bélanger, Bojer, Commerson, Mac Gregor, Sieber
45 (K), Rawson 130 (BM); rivière Мока, Bojer; Curepipe, Barkly ;
Saint-Denis, Boivin ; rivière de Minici, Labillardiére.
Cyclosorus € (L.) Ching
RÉUNION : ss. loc. Ва Barlhe (BM), Bédier, Bernier, Commerson,
см. Houllel, Meller, Polier, Pourrel, Richard 311; rivière
Saint-Denis, Boivin; Mare à Poule d'eau, de Cordemoy; voyage
de la Bonite, Gaudichaud ; Brülé, Vieillard et Deplanche.
MAURICE : ss. loc., Bojer (K), Siéber 45, Telfai
SEYCHELLES : 85. е? Boulon (BM), Wright (K, BM); Mahé, Boivin,
Pervillé 216, Sarpe Silhouette, Garde
MADAGASCAR, СОМОВ
Cyclosorus prismalicus irs Ching
AURICE ; 88. loc., Ayres, Barkly, Bojer, Boulon, Duncan (BM),
du Petit Thouars, Sieber 47, Telfair ; S Salazie, а Pouce, Boivin ;
bois du Piton du к Bory in herh. Desvaux
MADAGASCAR, COMOR
Cyclosorus mouran E Ching (Nephrodium elalum var. maurilia-
num Bojer; Nephrodium leuconeuron Fée
Biden: ss. loc., Armange, Balfour (K), Barkly (K), Barthe, Bewsher,
Bernier 49, Boivin, Bory, Bréon, Carmichael, Frappier, Gaudichaud
Olivier (non vu); Hellbourg, Boivin ; rivière de l'Est, de Cordemoy 23.
Maurice : ss. loc., Barkly (BM), Bewsher (K), Boivin, Bojer (K);
Mont du Pouce, Rivière Noire, Bojer.
SEYCHELLES : Silhouette, Gardiner; Mahé, Thomassel.
MADAGASCAR, COMORES.
Cyclosorus unilus (L.) Ching
ÉUNION : 58. loc. Ba rlhe, Bernier, Commerson, du Pelil Thouars,
Gaudichaud, Polier, Richard 703, Vieillard et Depla anche; Mare à
poule d'eau, de Cordemoy ; Cilaos, Bédier; Hellbourg, Boivin 22 bis;
Brülé de Saint-Denis, Boivin.
Maurice : ss. loc., Bélanger, Bojer, Boulon, Bréon, Carmichael,
Commerson, Leprieur, Sieber 43, Telfair, Vesco; Moka, Boivin.
SEYCHELLES : Mahé, Pervillé 216; Silhouette, Gardiner.
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Ampelopteris
SC pee d (Retz.) Cop.
RÉU , Barkly (BM).
Maes ss, gg Bojer.
MADAGASCAR.
— 180 —
5,9 ` ASPIDIACÉES
Genre Polystichopsis
+ dicam qo е (Вак.) Тага.
EYCHELLES .loc., Barkly (К), Horne 177, 178 (К), Neville,
SE (BM), "Ward. Mahé, Barkly (BM), Boivin 43, de l'Isle;
Silhouette, de l'Isle, Fitzgerald 5531, Gardiner.
Genre Dryopteris!
© Dryopler is aquilinoides (Desv.) C. Chr. ( Aspidium grande Fée; Dryople-
ris Helliana Fée; Nephrodium subglandulosum Bak.; Nephrodium
Bojeri Bak.).
RÉUNION : ss. loc., Balfour (К), Bory, Carmichael (K), de Cordemoy
76, 77, Delessert, de Montbrison, Garnier 52, Gaudichaud, Hombron,
Richard 97, 318, 668, 963; Belouve, Boivin 145, 668; plaine des
Fougères, Boivin 885; Salazie, Lepervanche.
AURICE : 88, loc. ‚ Barkly, Bijouz 20, Boivin, Bojer (K); Pouce,
Boivin ; Piton, Réduit, Barkly.
+ Dryopleris кшен Тага.
ÉUNION : 88. pecie: Bernier 96, Lepervanche- Meziére, Maigre ;
plaine des Cafres, Boivin
COMORES.
Dryopteris A mens (Hk.) Kze.
RÉUNION ` ss. loc., Balfour (K), Boivin, Delessert ; plaine des Chicots,
de Соати: 26; plaine des Cafres, de Г Isle 391.
MADAGASCAR
Dryopleris gege ов ) Кге.
RÉUNION . loc., de Cordemoy, du Petit Thouars, Garnier, Gaudi-
chaud
MADAGASCAR.
Var. gib Tard.
CE : ss. loc., Barkly (K), Bojer, Boivin, Bouton (K), Commerson ;
Moka, Bory.
COMORES.
Dryopleris Mei (Hoffm.) Gray
ÉUNION : 58. loc., Bernier, de Cordemoy 19, Richard 609; bois du
Centre de Г ll. Bory ; plaine des Cafres, de Cordemoy 41.
MADAGASCAR.
1. TanprEU-BLor (M. L.) : Sur les Dryopteris malgaches du groupe inaequalis
avec description d'espéces nouvelles, in Not. Syst., 45 (1956), 159.
а. 55
Genre Polystichum
сЕ ammifolium (Poir.) С. Chr. (Polystichum schizolobium Fée;
spidium stramineum KIf.).
XUNTA gs. loc., Вони 3, Bréon, Crémazy, Delesserl, de l'Isle
371, de Montbrison, Hombron, Gaudichaud, Lepervanche-Mezière,
Polier, Richard 360; Hellbourg, Boivin; hauts de Saint-Paul,
Boivin 82; Cilaos, Eudel; plaine des Cafres, de Cordemoy; plaine
des Palmistes, de l'Isle 371.
MAURICE : ss. loc., Ayres, Boivin 892, Commerson, Labillardière,
Sieber 34; Pouce, Boivin.
MADAGASCAR.
Genre Hypodematium
Ee crenalum oi Kühn
RÉUNION : ss. loc.,
MAURICE : ss. loc. He pee 786 (BM).
MADAGASCAR.
Genre Ctenitis !
+ SE pe: к е (Aspidium mascarenhense Fée).
RÉU Bory, de Cordemoy, de Montbrison, Gaudichaud,
Porvollel s. des чы табы de l'Isle; Pouce, mont Chaudos,
Barkly.
Maurice : ss. loc., Bélanger; quartier de la Savane, Bojer; dans
les grands bois, Bory.
+ Clenilis Desvauzii (Mett. in Kühn) Тага. ( Aspidium Desvauxzii Kühn
Polypodium oblusilobum Desv. (non Bak. Syn. (1867),
RÉuNION : ss. loc., ss. collecteur, in herb. Desv
MAURICE : ss. loc. Conimerkon: Labillardiére ; bois de l'Anse Courtois,
H
Boivin; le Pouce, Boivin 1491; bois de Camp du Masque, Bory
+ Clenilis мазар ее ) Тага.
RÉUNION : .,de Cordemoy, du Petit Thouars ; plaines des Cafres,
Boivin ; Saint- Benott, de l'Isle 234, 276; Brülé, Lepervanche-Mezière.
+ Clenilis borbonica (Bak.) Tard.
RÉUNION : ss. loc., Armange, de Cordemoy, Gaudichaud, Pappe
Richard 316; Brülé, Bédier; Oraire, Boivin ; Sainte-Agathe, de l'Isle
331; plaine des Cafres, de Cordemoy.
+ Emer biveslila (Tausch. ) Tard.
RÉUNION :
ÉU : Oraire, Boivin у
Маус * $$, loc. Ayres 838, Barkly, Sieber 7; Pouce, Boivin;
Frésanges, Barkly.
1. Cf. Tarpreu-BLor (M. L.). Sur les Ctenitis du groupe crinita de Madagascar
et des Mascareignes in Not. Syst., 15 (1954), 77.
SP —
+ Glenilis E (Desv.) C. Chr. |
M : ss. loc., Ayres, Bélanger, Duncan, du Pelit Thouars ;
Piton de milieu, Sieber 37; montagne du Pouce, Bojer.
+ Glenilis ptio HEX ) Tard.
MAURICE : 85 . Bélanger.
Mn
+ Clenilis lanala (Fée) Тага. (Phegopleris lanala Fée; Clenilis sub-
glandulosa ien ) Tard.).
RÉUNION : , Boivin 814, de Montbrison, Verlot ` Hellbourg,
Boivin, V ieillard. d Deplanche.
Clenilis Geer (C. Chr.) Tard.
RÉUNION ` ss. loc., Perrollel.
Mie ASCAR.
Clenilis crinobulbon (Hk.) Ching
RÉUNION : voyage de Gaudichaud sur la Bonite.
Clenilis criniia (Poir.) Tard.
N : ss. loc., du Рені Thouars.
MAUR : 88. loc., Bélanger, Boru, Duncan, Commerson, Perrollel,
Richárd, Sieber 44, 46 (type d' a sulcatum) ; Trou aux Cerfs, Curepipe,
Barkly.
Var. hispida Ge Тага. (Clenilis crinita var. strigosa Tard.).
RÉUNIO s. loc., Armange 131, Barthe, Bory, Bréon, de Cordemoy
135, geet Gaudichaud ; bois des Hauts de Saint- Paul, Boivin 89;
Richard 289; plaine des Palmistes, de l'Isle.
MAURICE : ss, loc. Buchanan ; Nouvelle Découverte, Meller.
MADAGASCAR.
Clenilis mascarenarum (Urban) Tard.
RÉUNION : ss. loc., Balfour (K), Potier.
MAURICE : ss. loc., Bojer (K), Sieber 36; Kanaka, Salazie, Barkly
BM); Ravin des Galets, Higgison (BM).
MADAGASCAR.
Clenilis M (Willd.) Cop.
ÉUNION : 88. loc., Balfour, Barthe, Bernier 98, 100, Bory, de Corde
moy, Duiesiert du Pelil Thouars 10, Gaudichaud, Richard 46, 283, 347
bois des hauts de Saint-Paul, Both 81; bb du Boucan-Launay,
Boivin 814; Plaine des Palmistes, Richar d 429.
MAURICE : ss. loc., Barkly (K), Bojer, Sieber 48; Escalier, Moka,
Barkly
MADAGASCAR, COMORES.
— 183 —
Genre Lastreopsis
Laslr чор Hornei (Bak.) Tindale
SEYCHELLES : Mahé, Horne 182; Silhouette, Horne 685.
Geh AGASCAR.
Genre Tectaria 1
+ Teclaria pleioloma (Bak.) C. Chr.
SEYCHELLES : 55. loc., Barkly 16, Horne 143 (BM), Ward (K), Wrighl
(K); Silhouette, de l'Isle, Gardiner; Cascade estate, T'homassel.
+ Teclar е Жы quB AMET 2 ы Mie т" Вогу).
RÉU : ss. loc., Balfour, Bernier 47, Boi de l'Isle 79,242,
du Petit Thouars, Richard 138, Sieber, Thiébaut Ti: : Saint- Benoît,
Boivin
MAURICE : ss. loc., Ayres (BM), Boivin, Bojer, Boru, Bouron, Carmi-
chael (K), Commerson, Sieber 40, Telfair (K); Kanaka, Bijoux 42;
Pouce, Boivin; Savane, d'Emmerez de Charmoy.
Teclaria puberula (Desv.) C. Chr.
ÉUNION : ss. loc., Armange, Bernier 894, Boivin 894 (p. p.), Commer-
son, Richard: Saint-Benoît, de l'Isle 252.
MAURICE : ss. loc., Bojer, Boulard, Commerson.
51 : BLECHNACÉES
Genre Blechnum
+ Blechnum ier x C. Chr.
: , Bory, de Cordemoy, Lepervanche 17, Richard 99,
113; Piton dés Ne. de l'Isle 606.
Caractérisé par la présence de grosses écailles pâles sur le pétiole,
le rachis, et le costa à la face inférieure. Pennes dimorphes, les
stériles subsessiles, à base inégale.
Blechnum tabulare (Thbg.) Kühn m ;
ÉUNION : ss. loc., Armange, Balfour, ode Bojer, Bory, Carles,
du Petit Thouars j Jardin des Pamplemousses, Bory; Plaine des
Osmondes, de Cordemoy; Plaine des Cafres, de Cordemoy, de l'Isle
381.
MAURICE : ss. loc., Bojer, Boulon, du Pelil Thouars ; Mare aux Vacoas
et Trou au Cerf, Bojer ; Jardin des Pamplemousses, Bory.
MADAGASCAR.
ARDIEU-BLor (M. L.) : Les Teclaroideae de Madagascar et des Comores avec
deseription d'un genre nouveau Pseudotectaria, in Mém. Inst. Sc. Mad., série В 5
(1954),
— 184 —
Blechnum n L., fa. glandulifera Schelpe
loc: ‚ Armange 104, de Cordemoy, Lepervanche-Mézière ;
Plaine des Chicots, Bernier 847; Plaine des Cafres, Boivin, de l'Isle
398; Belouve, de P Isle 191; Grand Bassin, de Cordemoy, de Г Isle 449;
Cilaos, Eudel.
MADAGASCAR.
Blechnum allenualum (Sw.) Mett.
: ss. loc., Bréon, Commerson, Boivin 848; du Petit Thoudré;
Brulé, Bédier o8, Hombron, Richard.
MAURIC Си; 88. loc. ., Bojer (K), Boivin, Commerson, Dumont Ф Urville,
Sieber 21, 184, + Curepipe, Bijoux 59; Le Pouce, Boivin, Bory,
Bouron, Comme erso
SEYCHELLES : Mahé, Pervillé 198.
MADAGASCAR, COMORE
Var. confine (de Cord.) Tard. comb. nov. (bas. : Lomaria confinis de
Cord., Fl. Réunion (1895), 58).
Réunion : ss. loc., Balfour, de l Isle 380; Plaine des Palmistes, de
Cordemoy 37.
Blechnum simillinum (Bak.) Diels
RÉUNION : ss. loc., Héribaud 158; Plaine des Fougères, Bois du
Boucan-Launay, Boivin, Potier; Hellbourg, Boivin; Cilaos, Eudel.
MAURICE : ss. loc. sans collecteur, n? 33 in herb. Dorfler.
5 : LOMARIOPSIDACÉES
Genre Elaphoglossum !
+ Elaphoglossum Hornei C. Chr. ( E. viscosum Sch. var. glabrescens Bak).
SEYCHELLES : Mahé, Horne 171, Rawson 1297 (BM), Gardiner (BM).
+ Elaphoglossum Lepervanchii (Fée) Moore
ÉUNION : 88. loc., Bo hs Bory 27, 14, Frappier, Gaudichaud,
Lepervanche-Mérière, Pot
MAURICE : ss. loc., on 1028 (BM).
+ < à falcatum (Fée) Moore ( Acrostichum inversum de Cord.).
ос., Boivin, Commerson, Gaudichaud, Richard ; Plaine
des Puede de Cordemoy ; Grande montée de la Plaine des Cafres,
de Cordemoy ; Salazie, de Cordemoy, Lepervanche-Mézière ; Piton des
Neiges, Bory 27-49.
-+ RE slipilalum (Fée) Moore (Acroslichum Richardii Bory).
UNION : ss. loc., Lepervanche-Mézière in herb. Bory 30-28, 30-29,
1. Cf. TARDIEU-BLOT (M. L.) Sur les Elaphoglossum de la région malgache,
avec description d'espéces nouvelles, in Not. Syst., 45 (1959), 425.
— 185 —
Frappier, Polier ; Brülé, Bédier 56; Salazie, Вогу 27-12, de Cordemoy ;
Hauts de Saint t-Paul, “Boivin 75; Boucan- -Launay, Boivin ; Plaine
des Cafres et des Palmistes, de Cordemoy ; Cratére Commerson,
de l'Isle 396 bis.
+ Elaphoglossum splendens (Bory) Brack. ( E.squamosum Bak. (non Sw.).
REUNION : ss. loc., Armange 113, Commerson, de Cordemoy, Gaudi-
chaud, Héribaud ; Cilaos: Bédier 29; Plaine des Fougères, Boivin
799; hauts de Saint-Paul, Boivin 74; Belouve, Bory 146; Plaine des
Chicots, Bory 27.25, 31.27; bois de la Grande Montée, de l'Isle
366; sommet des montagnes, Gaudichaud.
MAURICE : Grand Bassin, Bijoux 76; Pouce et Grand Bassin, Bojer.
+ еи obduclum (КЇЇ.) Moore (Acroslichum helerolepis Fée
(non
RÉUNION : ss. loc., Barthe, Bélanger, Commerson, de Cordemoy, de
l'Isle, Frappier, Gaudichaud, Labillardière, Lepervanche in herb.
Bory 27-15, 27-28, 37-18, 27-26, Richard 320, 270; Brulé, Bédier;
sommet du Grand Bénard, Boivin: Plaine de Fougères, Boivin;
Salazie, Keller.
MAURICE : ss. loc., Sieber 25, 39, Rawson 1032 (BM), Vesco ; Quartier
du Grand Port, Bojer; Kanaka, Bijoux 46, et d Emmerez de Charmoy ;
Partie supérieure du Pouce, Boivin.
Elaphoglossum didynamum (Fée) Moore
RÉUNION : ss. loc., Bory 27.13, Gaudichaud.
SEYCHEELLES : Mahé, Boivin 46
MADAGASCAR.
Elaphoglossum. gier Тага. (E. laurifolium Fée).
N . loc., Bory 27-15 et 27-16, Lepervanche-Méziére 14,
Sieber 27 Pes Fée); Plaine des Fougères, Boivin.
MADAGASCAR.
s. AN (Hk. et Grev.) Moor
Maunic loc., Boivin, Bojer, EE Sieber 26, Telfair ;
Parties Kë du Pouce, Boivin ; Gorges de la Rivière Noire, Bojer ;
Piton du milieu, Bory.
MADAGASCAR, COMORES.
Elaphoglossum үрк (Fée) Moore (E. conforme (Sw.) Schott, var.
Carmichaeli Ba
RÉUNION : ss. ee, Barthe, Bélanger, Boivin, Bory 30-12, de Cordemoy,
Frappier, Gaudichaud, Goudol, Hombron, Lepervanche 6, Richard
287; Brülé, Bédier 54; Saint-Paul, Grand Bénard, Boivin; Hell-
bourg, Boivin 113, de l'Isle ; Plaine des Fougères, Boivin.
MAURICE : ss. loc., Carmichael ; Curepipe, Kanaka, Bijoux 73.
SEYCHELLES : Mahé, Boivin 45, de l'Isle, Horne 172, Pervillé, Ward ;
Silhouette, Gardiner.
COMORES.
E de
Elaphoglossum Curlisii (Bak. С. Chr. өнен borbonicum B ak.)
RÉUNION : ss. loc., Balfour ; Brülé, Bédier 52.
MADAGASCAR.
Elaphoglossum age (Willd.) Alston (Acroslichum viscosum Sw.).
, Bélanger, Boivin, Bory 25-45, 27-46, de Cordemoy,
de l'Isle, Gaudichaud. Lepervanche, Potter, Richard 272; Salazie,
Plaine des Palmistes, de Cordemoi
MAURICE : ss. loc., Bory, Commiersoti, Sieber 28; Curepipe, Bijour 69;
Rivière Noire et Grand Bassin, Bojer ; bois du Quartier du Grand
Port, Boivin
SEYCHELLES: : ss. loc., Commerson, de l'Isle; Mahé, Boivin 47, Gardi-
ner.
MADAGASCAR, COMORES-.
Elaphoglossum spathulalum (Bory) Moore
RÉUNION : ss, loc., Baljour (K), Commerson, Goudol, Lepervanche,
Perrollel, Polier; Brülé, Bédier 56; Cascade du Butor, Boivin 796;
chemin d'Oraire, Boivin ; Riviére de Saint-Denis, Bory 27-34;
Rivière des Marsouins, de l'Isle 82.
Signalé par Bojer à Maurice (non vu), et par G. Christensen aux
Seychelles (non vu).
MADAGASCAR.
Wie bep (Desv.) Moore
s. loc., Armange, Bory 27.48, Carles, de Cordemoy, du
Pelil ТЇШ, Frappier, Gaudichaud, Lepervanche- Mézière, Polier,
Richard 2774; Brülé, Bédier 55; Belouve, Boivin, de l'Isle 424 bis;
Plaine des Fougéres, Boivin; Grand Bénard, Boivin 798; Boucan-
Launay, Дейин. 1798; SE des Cafres, de Cordemoy.
MADAGASCAR, COMOR
Elaphugloséum. paa ы Moore (Acrostichum cilialum Desv.).
RÉUNI s. loc., Armange, Balfour (K), Bory 37-17, 60-23, Commer-
son, de шн du Рені Thouars, Pappe, Polier, Richard 9, 273;
Brûlé, Cilaos, Bédier; Boucan- -Launay, Boivin 797; Hellbourg,
Bory 99; Bélouve, de l'Isle 103.
MAURICE : эз. loc. ‚ Bojer (К), Bory 27-6, Commerson, Duncan (ВМ),
Labillardière, Maris, Polier, Sieber 25 (K <), 280; partie supérieure
du Pouce, Boivin; Rochers de Crève-Cœur, Bojer; Brûlé, Bédier 48.
MADAGASCAR
Var. vulcani Fée.
RÉUNION ` ss. loc., Commerson, de Cordemoy, Gaudichaud, Lepervan-
che- Méziere ; sommet du Grand Bénard, Boivin; Salazie, Richar
in herb. Bory 27.7, 4.48; Cratère Commerson, de T Isle 255.
des н Deckenii (Kühn) G. Chr., var. rufidulum (Willd.) Tard.
: Plain? des Cafres, pas de Bellecombe, des Abbayes 2950.
RENE
— 187 —
Genre Bolbitis
+ Bolbilis bipinnalifidum (Mett.) Ching
SEYCHELLES : Mahé, Boivin, Gardiner, Mériau, Horne 166, Ward,
Wright: Silhouette, Gardiner.
Bolbilis auriculala RUN ) Alston
RÉUNION : ss . Balfour (К), Boivin, du Petit Thouars, Goudol,
Néraud, Бой; үт de la йы des Calebasses, Commerson ; bois
du Camp du Masque, ory.
MAURICE ` ss. loc., Boivin, Commerson, Rawson 1058 (BM), Sieber 24.
Genre Lomariopsis
Lomariopsis variabilis Fée (Lomariopsis cuspidala Fée; Lomaria acros-
lichoides KIf.).
RÉUNION ` Bois blanc, Boivi
MAURICE : ss. loc., den Sieber 22, Rawson 627; forét de
Minici, Bory.
кын dace Pervillei (Mett.) Kühn
SEYCHELLES : Mahé, Pervillé 96, Horne 167, 679 (K, BM), Boulon
in herb - Barkly (BM), Rawson (BM); Silhouette, Gardiner.
Сомо
Lomariopsis cordala er. Alston
RÉUNION : ss. , Commerson.
Lomariopsis s (Willem.) Mett. (Lomaria integrifolia Klf.; Lomaria
elliptica Boj
RÉUNION : ss. loc., Bernier, Boivin 802 (2); Bouron, Bory,Commerson,
Frappier; Gaudichaud; Grand Brülé, Boivin, de Г Isle 565.
MAURICE ` ss. loc., Bouron, Commerson 94, Mac Gregor 8, Rawson 626
"9
(ВМ), Sieber 23; Curepipe, Boivin, Bory, d Emmerez de Charmoy.
Ds : GRAMMITIDACÉES
Genre Grammitis !
SS Grammilis melanoloma (de Cord.) Tar
ÉUNION : Plaine des Cafres, de бао.
+ Grammilis pygmaea jene is
ÉUNION : ss. loc., Balfour (К
Cité par Copeland à Maurice E
Mus., non vu).
ı n° 60, in herb. U.S .A. Nat.
f. TanpiEU Bror (M. L.) : Les Grammilis de la région malgache in Nol. Syst. 15
Ç
(1959), 491.
— 188 —
4- Grammilis Pervillei (Mett.) Tard.
SEYCHELLES : ss. loc., Gardiner (K), Thomassel ` Mahé, Pervillé 217.
Grammilis bar balula (Bak.) Cop
ÉUNION : $8. loc. oes Barkly, Boivin, Bojer 33 (K), de Corde-
тоц, Potier; Plaine des Fougères, Boivin; Plaine des Cafres, Boivin,
de Cordemoy ; Plaine des Palmistes, de Cordemoy ; Grande Montée,
de l'Isle; Cratére Commerson, de l'Isle 401; Ravine Sèche, de l'Isle
367; Belouve, de l'Isle 435.
Grammitis oblusa Willd. (Polypodium furcalum Desv.; P. multifidum
Bory).
RÉUNION : ss. loc. , Balfour, Boivin, Bory, de Cordemoy 159, de l'Isle
176, Frappier ; Trou Caron, Bory ; Ravine sèche, Bory 35
MAURICE : ss. loc., Ayres, Thouars; Grand Bassin, Richard 666;
Rivière Noire, Morne Brabant. Bojer
MADAGASCAR.
Genre Xiphopteris
Xiphopleris mysuroides (Sw.) КЇЇ.
RÉUNION : Cratère Commerson, de Г Isle 400.
MADAGASCAR.
Xiphopleris wier. (Sw.) КЇЇ.
RÉUNION : ss. loc., Balfour (K); Bois blanc, NW. Grand Brülé, des
Abbayes 3014 bis.
Signalé à Maurice (non vu).
MADAGASCAR.
Genre Ctenopteris 1
+ сер argurala (Bory) Tard. (С. argyrata var. comploniae[olia
x Kühn
сн а ss. kee. Barlhe, Bernier 51, Bory, Carmichael, Commerson,
de Cordemoy, Gaudichaud, Hombron, Richard 49, 277, Verlol ; Brülé,
Bédier 61, Vieillard et Deplanche ; Saint-Paul, Bélanger, Boivin ;
Boucan Launay, Boivin 821; Plaine des Chicots, Bory 51-13; Belouve,
Boivin 108, de l Isle 63, 180; Plaine des Palmistes, Caverne Legentil,
de Cordemoy ; Salazie, Lepervanche-Mézière
MAURICE : ss. loc., Ares; montagnes ës Grand Port, Bojer (K);
Kanaka, Bijoux 41.
Clenopleris leucosora (Bojer) Tard. (Polgpodium crassifrons Cord. (non
Bak.); Polypodium Cordemoyi C. Chr.).
RÉUNION : ss, loc., Bernier 44, Carmichael (K), Commerson, de Corde-
moy, du Pelil Thouars, Frappier, Geay, 9205, 9206, Richard ; Plaine
DIEU-BLoT (M. L.) : Combinaisons et espèces nouvelles de dete eni
Syst.
A
T орел et Microsorium de Madagascar et des Mascareignes, in Not.
ә
— 189 —
des Fougéres, Boivin 816; Belouve, Boivin 708 bis, de l'Isle 62,
175
MAURICE : ss. loc., Balfour, Bojer, Carmichael, Mac Gregor.
Clenopleris pas J. S
: 88. loc. tr (K), Doru, Brenner, Commerson, de Corde-
moy, du Рей Thouars, Frappier, Gaudichaud, Richard, 359, 538;
Ravine du Butor, Boivin ; Belouve, Bory; Plaine des Palmistes,
de Cordemoy ; près de la Grande Montée, de l'Isle 367; Grand Bassin,
de l'Isle 473; Terre Plate, de l'Isle 152, 195.
MAURICE : ss. loc., Bélanger, Bojer, Bouton, Carmichael (K), Leper-
vanche, Mac Gregor (BM), Rawson (BM), Sieber 92; bois du Pouce,
Boivin ; агер militaire, Bojer; Kanaka, d Emmerez de Charmoy.
COMORES
+ pss aspas albobrunnea (ВаК.) Тага. (Polypodium sechellarum Bak.).
SEYCHELLES : Mahé, mare aux cochons, de l'Isle, Horne 125, 194,
681 ; Silhouette, Gardiner: Morne blanc, Thomasset.
Clenopleris rigescens (Bory) J. Sm.
Réunion : ss. loc., Armange 126, Balfour, Barthe, Bernier 811,
Boivin, Bory, Commerson, du Pelil Thouars, Gaudichaud, Lepervanche-
Mézière, Potier, Richard 278; Plaine des Palmistes, de Cordemoy ;
Caverne Legentil, de Cordemoij ; Belouve, de l'Isle 155, 181.
MADAGASCAR.
Clenopleris "pi (Bory) Cop. (Polypodium asplenifolium Boj. (non L.).
RÉUNIO Plaine des Chicots, Bory; hautes montagnes, Bory;
басеке: de Cordemoy.
MAURICE : ss. loc., Boivin, Bojer, Carmichael (K), Commerson, d' Em-
merez de Charmoy, du Pelil Thouars, Mac Gregor, Rawson, Sieber 54;
Kanaka, Bijoux 23; quartier militaire et Savane, Bojer
SEYCHELLES : Silhouette, Horne 680 (K); Morne Blanc, Thomassel
(K); Mahé, 160, ss. collecteur.
MADAGASCAR.
Clenopleris onus (Bak.) Tard.
RÉUNION : ss. loc., Potier, Belouve; Bébour, de Cordemoy, de l'Isle
153, 434.
MADAGASCAR.
5,,: POLYPODIACÉES (sensu stricto)
Genre Platycerium
Plalycerium alcicorne (Willem.) Тага.
RÉUNION ` ss. loc., Barthe (origine douteuse).
— 190 —
MAURICE : ss. loc., Sladimann, Bijoux 67, Duncan, Meller; mare aux
Vacouas, Boivin.
SEYCHELLES : ss. loc., Kirk (К).
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Drynaria
w
т. . (Bory) Moore.
RÉU s. loc., Gaudichaud, Potier.
trane 1 88. loo. ., Ayres, Bélanger, Bojer, Boivin, Bory 50-25, Com-
merson, du Petit Thouars, d'Urville, Sieber ; Pouce, Boivin; Kanaka,
d'Emmerez de Charmoy, Sieber 173, Vesco ; Royal Garden Pample-
mousses, Meller.
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Pyrrosia
Pyrrosia lanceolala (L.) Farwell (Cyclophorus helerophyllus Desv.).
RÉUNION : ss. loc., Barthe, Boivin 892, de Cordemoy, Hombron,
Lepervanche-Meziére, Gaudichaud, Richard 293, 378; Bras Mussard,
Bory ; Saint-Benoit, de l Isle 564.
MAURICE : ss. loc. , Bojer, Commersor
SEYCHELLES : ss. loc. , ni collecteur, in | herb. Desvaux.
MADAGASCAR.
Pyrrosia пее ави y, Chr.) Sehelpe
RÉUNIO oc., Carles
“келн R.
Genre Belvisia
Belvisia spicala Mirb.
RÉUNION :ss.loc., Balfour (K), Bouron, Bory 8, Frappier, Gaudichaud,
Polier, Hombron, Richard 233, 334; Hellbourg, de l'Isle 99; Brülé,
Bédier 50; bois du Boucan Launay, Boi
MAURICE : ss. loc., Bojer. Commerson, d'Urville, Pappe, Sieber 180;
Pouce, Boivin; quartier militaire, Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, de l'Isle, Horne 20; Cascade Estate, T homasset.
MADAGASCAR, COMORE ES.
Genre Microgramma
Microgramma mauritiana (Willd.) Gg (Polypodium sessile KIf.).
loc., Boru, Polie
MAURICE : ss. loc., Ayres, Bande. Bory, Bouron, Commerson ;
Pouce, Bory 48-22 : Crête de la Montagne Longue, Bojer ; Curepipe,
d'Emmerez de Charmoÿ:
MADAGASCAR, COMORES,
— 191 —
Genre Pleopeltis
Pleopellis lanceolala (L.) КЇЇ. (Polypodium marginale Bory; Polypodium
macrocarpum Willd.).
RÉUNION : ss. loc., Barthe, Bernier, Bory, Carmichael, Commerson,
Hombron, Polier, Richard 357, 541; Brülé de Sainte-Rose, Bory;
Plaine des Cafres, du Petit Thouars; Cilaos, Bédier 29.
MADAGASCAR, COMORES.
Pleopellis жеш, (Вогу) Мооге
. loc., Barthe, Bernier, Bédier 27, Bojer, Bory, Bréon,
Carles, Gre Соттегвоп, Frappier, Hombron, Lepervanche-
Mézière, Potier, Richard 54; Cilaos, Bédier ; Salazie, Boivin; үл
Launay, Boivin 817; Saint- Paul, Boivin 73: Belouve, de lIs le 17
MAURICE : ss. loc., Bory 48-6, Commerson.
Мардака Comores,
Genre Microsorium
Microsorium polycarpon (Cav.) Тага. (Polypodium allum Bojer; Poly-
podium lagopodioides Desv.).
RÉUNION ` ss. loc., Barthe, Bélanger, Bernier 105, de Cordemoy 20,
de Montbrison, Frappier, Gaudichaud, Hombron, Leprieur ; Rochers
du Butor, Boivin 819.
MAURICE : ss. loc., Boivin, Bouron, Bory, Mac Gregor (BM), Sieber
31, 38; Kanaka, Bijour 43; Pouce, Rivière Noire, ler.
SEYCHELLES : Mahé, Gardiner (K), Horne 196 (K), Thomassel.
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Loxogramme
Loxogramme ppap (Sw.) Pr.
RÉUNION c., Balfour, Bernier, Bory, Barlhe, Carles, Carmichael,
eet d ge geg Delesserl, de l'Isle 171, du Petit Thouars,
Frappier, Gaudichaud, Hombron, Lepervanche-Mézière, Polier, Per-
rollet, Richard 234; Cilaos, Bédier; Brülé de Saint-Denis, Bédier 65,
Keller; Belouve, Бейл» Heülibunt, Boivin 129; Salazie, join
114; Boucan- Launay, Boivin 806, 820.
MAURICE : ss. loc., Bory, Boulon, Commerson, Duncan (BM), Mac
Gregor (BM), Sieber 67; Kanaka, Bijoux 38; quartier de la Savane
et du Grand Port, Bojer.
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Phymatodes
Phymatodes scolopendria (Burm.) Ching (Polypodium acutifrons Boj.).
ÉUNION : Bernier, Bory, Commerson, Frappier, Lepervanche,
Leprieur, Perrollel, Vieillard et Deplanche.
— 192 —
MaunicE : ss. loc., Bélanger, Bojer, Bory, Bouton, d'Emmerez de
Charmoy, Gardiner, Horne 43, Sieber 42, Telfair ; Port Louis, Bijoux,
Filzegrald 5439 (BM), Mac Gregor (BM).
SEYCHELLES : Mahé, Boivin, Horne 192, Pervillé, Thomassel 94,
Wright (ВМ); Silhouette, Gardiner (K); Long Island, Gardiner.
MADAGASCAR, COMORES.
Ge FAMILLE ` PARKÉRIACÉES
Genre Ceratopteris
ren pres (Beauv.) Lepr.
HELL ahé, Boivin, Mériau, Pervillé ; lle aux Cerfs, de l'Isle.
NC?
Ze FAMILLE : GLEICHENIACÉES
Genre Gleichenia
+ Gleichenia Boryi Кге.
RÉUNION : ss. loc., Boivin, Gaudichaud, Heward in herb. Delessert
plaine des Cafres, ` Bory, Lepervanche, Richard 326, 542; plaine des
Palmistes, de Cordemoy.
Gleichenia е (L.) Sw
RÉUN : Belouve, 1650 m, de Abbayes 3009.
асв : Pétrin, Bijoux.
MADAGASCAR.
Genre Dicranopteris
Dicranopleris сени (Burm.) Und. (Gleichenia Hermannii R. Br.
Eu : ss. loc., Balfour, Lepervanche, Vieillard et Deplanche ;
Sainte- he de l'Isle 375 bis.
MAURICE : ss. loc. , Bory 55-34, 55-35, Commerson, Sieber 20; Pouce,
quartier militaire, Bojer.
SEYCHELLES : Mahé, Boivin, Gardiner, Horne 164, Rawson, Ward ;
Cascade Estate, Thomassel.
MADAGASCAR, COMORES.
Genre Sticherus
Slicherus flagellaris е Saint-John (Gleichenia muricala KIf.).
: Balfour, Bory 55-30, 55-35, Carles, de Cordemoy,
Frappier, Lepereanche, Vieillard et Deplanche.
AURICE : ss. loc., Boivin, Bory 55-31, Commerson, Sieber 18; Sa-
e et Rivière de Moka, Bojer ; Curepipe, Bijoux
МА idR COMORES.
— 198 —
Genre Sticherus
Sticherus flagellaris (Bory) Saint-John (Gleichenia muricala KIf.).
¿UNION : ss. loc., Balfour, Bory 55-30, 55-35, Carles, de Cordemoy,
Frappier, Lepervanche, Vieillard et Deplanche.
MAURICE : ss. loc., Boivin, Bory 55-31, Commerson, Sieber 18; Savane
et Rivière de Moka, Bojer; Curepipe, Bijoux.
MADAGASCAR, Сомов
8e FAMILLE : SCHIZAEACÉES
Genre Schizaea
Schizaea confusa Selling
SEYCHELLES : Mare aux cochons, Mahé, de l'Isle, Gardiner (K),
Horne 184 (K), Pervillé 150, Wright; Cascade Estate, Thomassel 144.
(Appelé S. digilala par Baker).
MADAGASCAR.
Schizaea SE Sw.
м: ‚ Boivin 915, Бору E 32, de l'Isle, Lebel, Richard
319; Brülé d Saint- Denis, de Cordem
MAURICE : ss. loc., Bouton, Coin du Pelil Thouars, Labillar-
dière, Sieber 227; quartier de Flacq et Grand Bassin, Bojer; Cure-
pipe, Bijoux 16.
MADAGASCAR.
Genre Lygodium
Lygodium lanceolalum Des
ÉUNION : ss. loc., V icillard (signalé par Kuhn, non vu).
MADAGASCAR.
Genre Mohria
Mohria caffrorum Desv. ў d
ÉUNION : ss. loc., Boivin, Bory 41-9, du Pelit Thouars, Polier;
Plaine des Cafres, de Cordemoy; Ravine Blanche, de l'Isle 392;
Cilaos, Eudel.
Signalé à Maurice (Commerson) par Kuhn, non vu.
MADAGASCAR.
9e FauiLLE ` OSMONDACÉES
Genre Osmunda
Osmunda regalis var. oblusifolia (Willd.) C. Chr.
J ss. loc., Balfour, Lepervanche-Méziére, Perrollel, Richard ;
Brülé de Saint- Denis, plaine des Palmistes, de Cordemoy.
NOT. SYS.
— 194 —
Maurice : ss. loc., Boivin, Bojer; mare aux Vacouas, Bojer.
MADAGASCAR.
ESPÈCES DOUTEUSES
Acroslichum ovalifolium Boj.
Adiantum frulicosum Noronha
Aspidium dasychlamys Fée
Aspidium frondulosum Fée
Aspidium inquinans Fée
Asplenium oblusum Desv.
Asplenium pleridis (Bory) Kühn.
Asplenium repenle Desv.
Asplenium relusum Poir.
Asplenium semidenlalum Fée
Davallia lenla (Poir.) Steudel
Dennslaedlia slenochlaena Fée
Elaphoglossum тагііпісепѕе var. oblusum С. Chr.
Pleris mauriliana Willem.
Trichomanes Frappieri Cord.
INDEX ALPHABÉTIQUE
: DES GENRES ET ESPÉCES
DES FOUGERES DES MASCAREIGNES ET DES SEYCHELLES. 1
A
AcROsTICHUM L.
— borbonicum Bak., p. 186.
— cilialum Desv., p; 186.
— helerolepis Fée (non Bak.), p.185.
— inversum Cord., p. 184.
— ovalifolium Boj., p. 194.
— Richardi Bory, p. 184.
— speciosum Willd., p.
— viscosum Sw., p. i
165.
AcTINIOPTERIS Link
— australis (L. f.) Link, p. 162.
ADIANTUM L.
— allissimum Boj., p. 157.
capillus veneris L., p. 166.
confine Fée, p. 167.
— emarginalum Bory, p. 166.
— fragile Bory; p. 157.
fruticosum Nor.. WO VR
fumarioides Bory, p. 166.
— hirsutum Bory, p. 166.
hispidulum Sw., p. 166.
radicans Fée, p. 166.
— reniforme var. asarifolium
(Willd.) Sim., p. 166
— rhizophorum Sw., p. 166.
— thalictroides Willd., p. 167.
| |
Ze
AFROPTERIS Alst
— Barkliae (Bak) Alston, p. 161.
AMPELOPTERIS
— prolifera (Retz) | Cop., p. 179.
ANGIOPTERIS Hoffm.
— madagascariensis de Vriese,
151.
ANTROPHYUM КЇЇ.
— Boryanum (Willd.) KIf., p. 169.
— var, obtusum C. chr., 9.
— giganleum Bory, p. 169.
— immersum Mett., p. 169.
AnTHROPTERIS J. Sm.
— monocarpa (Cord.) С. Chr.,
p. 160.
— orientalis (Gmel.) С. Chr.,
p. 160
— — var. Boutoniana C. Chr,
p. ;
var.subbiaurita Bon., р. 160.
Aspidium dasychlamys Fée, p. 194.
Desvauxii Kühn, р. 181.
— frondulosum Fée, p.
— grande Fée, p. 180.
— inquinans Fée, p. 194.
— mascarenhense Fée, р. 181.
— slipulaceum Mett., p. 177.
194.
Les noms de genres sont en petites capitales. Les synonymies sont en italique,
ce sont, en gén
sa ailes sont en caractères gras
néral, des e mër nouvellement mises en synonymie. Les combinaisons
|
siramineum KIf., p. 181.
ASPLENIUM L
adiantum nigrum L., p. 170.
adiantoides :) С. Chr.,
173.
(Burm.) Bech;
— 196 —
aethiopieum
1
р. ;
affine Sw., p. 174.
— var. Balfourii ied à Tard.
comb. nov., p.
anisophyllum Ke. "i
auritum Sw., p. 174.
Baljourii Bak., p. 175.
172.
bipartitum Bory, p A VIR
Boivini Mett., p. "m
borbonicum Hk., p. 175
Вогуапит Moore, p. 175.
du Las Bak. (non Forst.),
174.
Д “шал. р.
: var. minor С.
caudatum Fors
Chr F:
choenopleron Fée, p. 175.
complanatum C. Chr., p. 171.
Cordemoyi C. Chr., p. 175
dareaefolium Bory, p. 174.
Delislei Bak., p. 170.
disseclum Willd., p. 174.
erectum Bory, p. 173
Friesiorum €. Chr., var. neso-
philum Ball., p. 172
furcatum Thbg., p. 174.
inaequilaterale Willd., p. 174.
inlermedium KIf., p. 173.
bn, p. 174.
macrophyllum Sw., p. 173.
monanthes L., p. 172.
Monlbrisonis Fée, p. 175.
nidus p Du
E 194.
pellucidum Таш. р. 178.
dareaefolium (Bory)
+ 174.
— petiolulatum Mett., p. 172.
— plumosum Bory, p. 173.
— prionitis Kze., p. 172.
— protensum Schrad., p. 173.
— pteridis (Bory) Kühn, p. 194.
— pygmaeum Boj., p. 17
-— pygmaeum Bory p. 170
— pyramidalum Desv., p. 173.
— repente Desv., p. 194.
— reseclum J. Sm., p. 172.
— retusum Poir., p. 194.
— rutaefolium (Berg.) Kze., P 175.
— Sandersoni НК., p. 17
— semidentatum Fée, p.
— stoloniferum Bory, p.
tos
TP
— unilaterale Lam., p. 172.
— viviparum (L. f.) Pr., p. 175.
— —- var. daucifolium ` (Lam)
Tard., p. 1
— — — inaequale (Willd.) Tard.,
175.
ы Eë lineatum (Sw.) Tard.,
p. 175.
ATHYRIUM Roth.
— accedens (Bl. Milde, p. 177.
— —- Var. proliferoides ^ (Bory)
Таға pi 177:
— arborescens (Bory) Milde,
p. 176.
— asperum (Bl.) Milde, p. 176.
mohillense (Fée) Tard., p. 176.
— pinnatum (Blanco) Cop., p. 176.
— Scandinicum (Willd.) Pr
p. 176:
B
BELvisiA Mirbel.
— spicata Mirbel, p. 190.
BLECHNUM L.
(Sw.) Mett.,
— attenuatum
84
— — var. confine (Cord.) Тага.
comb. nov., p. 184.
— 197 —
— australe L. fa. glandulifera
Schelpe, p. 184.
— Montbrisonis Fée, p. 183.
— simillimum (Bak.), Diels, p. 184.
— tabulare (Thbg.) Kühn, p. 183.
BorBriris Schott.
— auriculata (Шат.) Alston,
p. 187.
— bipinnatifidum (Mett.) Ching,
p. 187.
C
CERATOPTERIS Brong.
— cornuta (Beauv.) Lepr., p. 192.
CHEILANTHES SW.
farinosa (Forst.) KIF, p. 167.
— hirta Sw. var. contracta Kze.,
р. е.
— polymorpha Poir., p. 167.
CHEIROGLOSSA Pr
Imata Pr. var. malgassica C.
Chro p m
CONIOGRAMME Fée.
— madagascariensis C. Chr., p. 165.
ConNoPTERIS Nakai;
Boryana Tard., p. 176.
CrENITIS C. Chr.
arthrothrix (Hk.) Tard., p. 182.
— bivestita (Tausch) Tard., p. 181.
borbonica (Bak.) Tard., p. 181.
— crinita (Poir. Tard., p. 182.
. hispida (Kühn) Tard.,
182.
|
— — — strigosa Tard., p. 182.
— crinobulbon (Hk.) Ching, p. 182.
— cyatheifolia (Desv.) C. Chr.
p. 494.
— Desvauxii (Mett.) Tard., p. 181.
— lanata (Fée) Tard., p. 182.
— lanuginosa (Willd.) Cop., p. 182.
— maritima (Cord.) Tard., p. 181.
— mascarenarum (Urban) Tard.,
18
`-
p- i
— nitida (Bory) Tard., p. 181.
— subglandulosa ` (Mett.) Tard.,
182.
— truncicola (C. Chr.) Tard., p. 182.
CTENOPTERIS В]
— albobrunnea (Bak.) Tard.,
e 100,
— argyrata (Bory) Tard., p. 188.
— — var. comploniae[olia Mett.,
p. 188.
— elastica (Bory) Cop., p. 189.
— leucosora (Boj.) Tard., p. 188.
ee pas vula J. Sm., 189.
р.
— rigescens (Bory) 7 Sm., p. 189.
— truncicola (C.Chr.) Tard., p. 182.
— torulosa (Bak.) Tard., p. 189.
СҮАТНЕА Sm.
— arborea Bory,- p.
— borbonica Desv., p.
— excelsa Sm., p. 156.
156.
156.
— glauca Bory, p. 156.
— Hildebrandiii Kühn, p. 156.
— sechellarum Mett., p. 156.
CvcLoPnonus Desv.
— helerophyllus Desv., p. 190.
CvcLosonus Link.
— arbusculus ( Willd.) Ching, p. 179.
— dentatus (Forsk.) Ching, p. 178.
— goggilodus (Schkühr) Link var.
glabrus (Mett.) Ching, p. 178.
— mauritianus (Fée) Ching, p. 179.
— prismaticus (Desv.) Ching,
179.
—- unitus (L.) Ching, p. 179.
CvsroPTERIS Bernh.
— fragilis (L.) Bernh., p. 176.
D
Darea QE AaS Bory, p. 175
— cuneala Desv., p. 175.
— санаш i Willd. p. 175.
DAvALLIA Sm
— Вогуапа 'Pr., p. 157.
Е chaerophylloides (Poir.) Steu-
del, p. 159.
— — var. mauritiana Tard., p. 159.
E MS =
— denticulata (Burm.) Mett., p. 159.
— Hornei Bak., 158.
— lenta (Poir.) Steudel, p. 194.
— mauriliana Hk., p. 159.
— lenuifolia de p. 158.
DENNSTAEDTIA Bernh:
— anthriscifolia (Bory) Moore,
157.
— stenochlaena (Fée) | Moore,
p.
DicnANoPTEnIS Bernh.
— linearis (Burm.) Und., p. 192.
Digrammaria robusia Fée, p. 177.
DiPLAziUM Sw.
— sechellarum С. Chr., p. 176.
— silvalicum Boj., p. 176.
DORYOPTERIS J. Sm.
— concolor (Langsd. et Fisch.)
Kühn, p. 167.
— pedatoides (Desv.) Kühn, p. 167.
— pilosa (Poir. Kühn, p. 167.
DRYNARIA (Bory) J. Sm.
— Willdenowii (Bory) Moore,
190
DRYOPTERIS Adanson
(Desv. C. Chr.
— aquilinoides
:: 3150.
— Bernieri Tard., p. 180.
— dilatata (Hoffm.) Gray, p. 180.
— Helliana Fée, p. 180.
— inaequalis (Schlecht.) Res
p. 180.
— — var. comorensis Tard., p. 180.
— squamiseta (Hk.) Kze., p. 180.
E
ELAPHOGLOSSUM Schott.
— Alstoni Tard.,
p. 185.
— Aubertii (Desv.) Moore, p. 186.
conforme (Sw.) Schott. var. Car-
— Curtisii (Bak.) C. Chr.,
=
c
e
=
Ф
Ë
“м
E en
E
B
CH
С
=
ke |
<
2
el
rufidulum (Willd.) Tard., p. 186.
— didynamum (Fée) Moore, p. 185.
— falcatum (Fée) Moore, p. 184.
— Hornei C. Chr.,
— hybridum (Bory) Moore,
p. 186.
— — var. vulcani Fée, р. 186.
— laurifolium Еёе, р. 185.
— Lepervanchii (Fée) Moore, p.184.
— macropodium (Fée) | Moore,
-— marlinicense Moore var. obtu-
sum С. Chr, p. R
— obductum (KIf.) Moore,
p. 185.
— salicifolium (Willd.) Alston,
p. 186.
— Sieberi (Hk. et Grev.) Moore,
p. 185.
— spathulatum Moore,
p. 186.
— splendens (Bory) Brack., p. 185.
— squamosum Bak. (non Sw.)
185.
(Bory)
р:
— stipitatum (Fée) Moore, p. 184.
— viscosum € var. glabre-
scens Bak., p.
G
GLEICHENIA Sm
— Boryi Kze., | GAN
— Hermannii R. Br., p. 192.
— muricala Klf., p. 193.
— polypodioides "EJ Sw., p. 192.
GRAMMITIS SW.
— barbatula (Bak.) Cop., p. 188.
— melanoloma (Согд) Tard.,
p. 187.
— obtusa Willd., p. 188.
— Pervillei (Mett.) Tard., p. 188.
— pygmaea (Mett.) Cop., p. 187.
H
Hemionitis L.
— oblusa Bory p. чар
HisrioPTEnis J.
— incisa (Thbg.) Es Sm., p. 162.
HuMATA Cav.
— 199 —
— repens (L. Í.) Diels,
HYMENOPHYLLUM Sm.
— ciliatum 154.
— fomarioidia W iid., p. 153.
— hirsutum (L.) Sw. р. 154.
— hygrometricum Пеғу., p. 153.
— inaequale Desv., p. 153.
— Lepervanchii Cord., p. 153.
— peltatum Desv., p. 154.
— ricciaefolium Bory, p. 153.
sibthorpioides Mett.,
— tenellum Kühn, p. 153.
|
Hv»orrris Bernh.
— Sparsisora(Schrad.) Kühn, p. 157.
— villoso-viscida (Thouars) Tard.,
p. 197
HYPODEMATIUM Кге.
— crenatum (Forsk.)
p. 181
IsoLoMA J. Sm.
— lanuginosum J.
L
LASTREOPsIS
Ching.
— Ногпеі (Bak.) Tindale, p. 183.
Se e op. p. 157. Š
— repens (Bory) Бей. p 1572;
— lenuifolia Boj., p. 165.
Lowanrorsis Fée
— cordata (Bon.) Alston, p. 187.
p 159.
p. 193.
Kühn,
мурч.
— cuspidala Fée, p. 187.
— Pervillei (Mett.) Kühn, p. 187.
— pollicina (Willem.) Mett., p. 187.
— variabilis Fée, p. 187
Lowcurris L.
— glabra Bory, p. 162.
— pubescens Willd., p. 162.
LOXOGRAMME Pr.
— lanceolata (Sw.) Pr., p. 191.
LvcopiuM Sw
— lanceolatum Desv., p. 193.
M
MARATTIA Sw.
— fraxinea Sm., p. 151.
— microcarpa Mett., p. Lot:
— salicifolia Sehrad., p. 152.
MICROGRAM Pe;
a (Willa. ) Tard., p.190.
MicnoLEPIA Pr.
— speluncae (L.) Moore, p. 157.
MicnosoniuwM Link
— polycarpon (Cav.) Tard., p. 191.
Monpta Sw.
— caffrorum Desv., p. 193.
MoNOGRAMMA Schkühr
— graminea (Poir.) Schkühr, p. 169.
— linearis KIf., p. 169.
N
Nephrodium Bojeri Bak., p. 180.
— elalum var. maurilianum Boj.,
p. 179.
— imbricalum Boj., p. 161.
— leuconeuron Fée, p. 179.
— molle Boj., p. 178.
— spinulosum Desv., p. 160.
— subglandulosum Bak., p. 180.
— Irifolialum Bory, p. 183.
— unilum R. Br., p. 178.
NEPHROLEPIS Schott.
— abrupta (Bory) Mett., p. 160.
— biserrata (Sw.) Schott., p. 160.
— tuberosa (Bory) Pr. p. 161.
— 200 —
о
OCHROPTERIS J. Sm.
— pallens (Sw.) J. Sm., p. 164.
OpoNrosonIA (Pr.) Fée
— Mellen (Hk.) C. Chr., p. 158.
OLEANDRA Сау.
— distenta Kze., 160.
— — var. Annetii Tard., p. 160.
OrniocLossuM L
— lancifolium Pr., p. 152.
— ovatum Bory, p. 152
— pendulum L., p. 152.
— reticulatum L., 153.
— sarcophyllum Desv., p. 152.
OsmuxpA L.
— regalis var. obtusifolia (Willd.)
C. Chr, p. 193.
P
ParaTHYRIUM Holttum
— Boryanum (Willd.) Holttum,
. 1/0.
PELLAEA Link
— angulosa (Bory) Bak., p. 168.
-—- Boivin Hk; p. 166.
— calomelanos (Sw. ) Link, p. 168.
— dura (Willd. Bak, p. 168.
— QGoudotii (Kze.) C. Chr., p. 167.
— quadripinnata (Forsk.) Prantl,
. 168.
— viridis (Forsk.) Prantl, p. 168.
— striata (Desv.) C. Chr., p. 168.
Phegopleris elala Fée, p. 176.
— [апаа Fée, 182.
— Sieberianum Fée, p. 177.
— slaminea Fée, p. 178.
PuvMaATODEsS Pr
— scolopendria
p. If. oo
PirynROGRAMMA Link
— argentea (Willd.) Domin, p.165.
— — var. aurea (Desv.) Mett.,
(Burm.) Ching,
p. 165.
— calomelanos (L.) Link, p. 165.
PLATYcERIUM Des
—- alcicorne (М Шет. ) Tard., p. 189.
PrEorELTIS Humb. et Вопр.
— excavata (Bory) Moore, p. 191.
— lanceolata (L.) Klf, p. 191.
PoLYPODIUM L.
— aculifrons Boj., p.
— allum Boj., p. 191.
— asplenifolium Boj., p. 189.
194.
— Cordemoyi С. Chr, p. 188.
— crassijrons Cord. (non Bak.),
. 188.
— furealum Desv., p. 188.
— lagopodioides Desv., р. 191.
— macrocarpum Willd., p. 191.
— marginale Bory, p. 191.
— multifidum Bory, p. 188.
— nervosum Boj., p. 177.
— oblusilobum Desv., p. 181.
— sechellarum Bak., p. 189.
— sessile RI, p. 190.
buses C. Chr.
— Wardii (Bak.) Tard., p. 180.
PorvysricHuM Roth.
— ammifolium (Роіг.) €. Chr.,
p. 181.
— schizolobium Fée, p. 181.
PrERIDIUM Gled.
== D (L.) Kühn var. lanu-
sum Henr., p. 161.
Se :
— adianloides Bory, p. 168.
— angusta Willd., p. 162.
— borbonica Boj., p. 164.
63.
р.
— mascarenensis Sür. p.
— mauritiana Willem., p.
— pellucida КЇЇ. (non Bak.), p. 164.
— pseudolonchitis Bory, p. 163.
— quadriaurita Retz, p. 163.
— remotifolia Bak., p. 16
— scabra Bory, p. 162.
ms tous
— tripartita Sw., p. 164.
— vittata ы; 163
—- woodwardioides Bory, p. 164.
PvnnosiA Mirb.
— lanceolata (L.) Farw., p. 190
— madagascariensis (С. Chr.)
Schelpe,
RumoHrAa Raddi
— adiantiformis (Forst.) Ching,
159.
S
SCHIZAEA Sm.
— confusa Selling, p. 193.
— dichotoma Sw., p. 193
— cuneata Alston, p. 158.
— ensifolia (Sw.) Alston, p. 158.
— heterophylla (Dryand.) Alston
var. cuneata (Willd), Тага.
o8.
SPHENOMERIS Maxon.
— chusana (L.) 158.
— tenuifolia (Desv.) Moore, p. 165.
STICHERUS Pr.
flagellaris (Bory) St-John,
193
ч.
TEcTARIA Cav.
—Pa (LOL) Or Chro D I
— pleiotoma (Вак.) CG Chr,
183.
— GEES (Desy.) Gers br
„188.
THELYPTERIS Schmid.
Kze.,
Bergiana (Schlecht.) O.
178.
— cruciata (Willd.) Tard., p. 178.
— heteroptera (Desv.) Tard., p.177.
— strigosa (Willd.) Tard., p. 177.
— tomentosa (Thouars) Ching,
m T.
— uliginosa (Kze.) Ching, p. 178.
— zambesiaca (Bak.) Tard.,
178
TRICHOMANES L.
— achilleifolium Bory, p. 155.
— Barklyanum Bak.,
— bipunctatum Poir., р:
— Bojeri Hk. et Grev., p
— borbonicum v. d. B., p. 156.
— cupressoides Desv., p. 155.
— cuspidatum Willd., p. 154.
— digitatum Sw., p. 154
— ericoides Hedw., p. 155
— foeniculaceum Bory, p. 154.
— fulgens CG Chr, p. 154.
— giganteum Bory, p. 156.
— lanceolatum Poir., p. 154.
— Mannii Hk., p. 155.
— Lepervanchii "Cord., p. 155.
— longiselum Bory, p. 155.
eifolium Bory, p. 155.
— parviflorum Poir., p. 154.
— parvulum Poir., p. 155.
— pyzidiferum auct., p. 156.
— slylosum Poir., p. 155.
—- tamarisciforme Jacq., p. 155.
— irinerve Bak., 155.
у
VITTARIA J. Sm.
— ensiformis Sw., p. 170.
— jsoelifolia Bory, p. 170
— scolopendrina (Bory) Thw.,
р. А
— zosterifolia Willd., p. 170.
x
NIPHOPTERIS КЇЇ.
— mysuroides (Sw.), p. 188.
— serrulata (Sw. КӢ., p. 188.
NOT. SYS.
— NE а
UN « ABACOPTERIS » NOUVEAU D'AFRIQUE
ET UN « CTENITIS » NOUVEAU DE MADAGASCAR
par Mme TARDIEU-BLOT
Nous décrivons ici une fougère nouvelle récoltée au Cameroun par
Letouzey et qui appartient à un genre de Thelypteridacées inconnu
jusqu'alors en Afrique, le genre Abacopleris.
Voici la diagnose de Г. {бдр Lelouzegi Тага.
Abacopteris Letouzeyi Tard., spec. nov. — Pl. I, 5-6.
Rhizomate brevi repente, nudo (?), cdi approximatis ; es
30-35 em. longo, nudo, basi castanea, sursum stramineo, glanduloso: 1
lanceolata, 30-45 em. longa, 20- 30 c m lata, iiu viridi, minute Eeer
imparipinnata; pinnis 6-10 ju ; 4 cm. inter se remotis, lineari-lanceolatis,
12-15 em. longis, 3-4 latis, авва, longe acuminatis, basi truncatis vd
late cuneatis, marginibus undulato-serratis; pinna terminali simillima sed
lobata; costa canaliculata, venis secundariis pinnatis, 5-6 jugis, more Meni-
sciorum anastomosantibus soris parvis, rotundatis, exindusiatis, subcontiguis.
CAMEROUN : Versant sud du Mont Koupé, vers 1.200 m, Lelouzey,
по 405 (type in herb. Mus. Paris).
D'après le collecteur : longue de 60-100 cm; trois frondes groupées
à l'extrémité du rhizome. Le rhizome de notre échantillon ne portait pas
d'écailles. Les 2 frondes que nous possédons ont des pennes un peu diffé-
rentés de forme, la base étant soit nettement tronquée, légèrement inégale
(la base supérieure plus oblique), soit largement cunéiforme. L'extrémité
est brusquement caudée-effilée sur 3-4 cm. La penne terminale porte un
bourgeon à sa base, elle est probablement aussi prolongée au sommet,
ses marges sont nettement lobées, à lobes arrondis, sa base porte un court
lobe détaché. Les pennes fertiles et stériles sont semblables, les rachis
et costae sont canaliculés, glanduleux à la face supérieure, le sillon du
costa ne communiquant pas avec celui du rachis. La nervation est nette-
ment celle des А расоріегіѕ : les nervilles au nombre de 5-6 paires, naissant
du costula à angle presque droit, réunies par paires opposées, la nervure
excurrente presque toujours unie à celle de la paire aussitôt supérieure.
Les sores, tout petits (jeunes) exindusiés, arrondis, occupent l'extrémité
des nervures ou sont rapprochés et situés à la base de la nervure
décurrente.
Voisin de Г Арасоріегіѕ multilineata | d'Asie, Philippines, Fidji,
mais en diffère par sa plus petite taille, son moins grand nombre
de pennes, ses surfaces non brillantes, le moins grand nombre de nervilles
anastomosées (14-15 paires dans Г Abacopleris mullilineaia), par ses sores
non médians sur la nerville.
est particulièrement intéressant de trouver en Afrique pour la
première fois ce genre jusqu'à maintenant uniquement oriental, repré-
S Ku i
ne At —
Clenilis anjenabensis Tard. : I, aspect лайы X 1/3; 2, rachis et base d'une penne
X 2; 3, nervation et sores x E 8; 4, spores, — Abacopleris Lelouzeyi Tard. : 5, aspect
général x 1/3; 6, nervation x 5.
LEA —
senté en Asie tropicale et subtropicale, Malaisie, Philippines, Japon,
Australie, Polynésie.
Le genre Abacopleris a été créé par Fée (Congrés sc. de Fr. X* sess.
I (1843), 178 et Gen., 1850, 52, 509) pour lA bacopleris D Epirum
(type Cuming 16 — A bacopleris Presliana Ching). Ching! l'a défini en
lenvisageant d'abord au sens large, — le genre Haplodiclyum,
puis il a ensuite séparé les Haplodictyum 2 (avec une vingtaine d'espèces)
qu'il a mis dans les Aspidiacées, alors qu'il change les A bacopteris à à cóté
des Cyclosorus et Goniopleris dans les Blechnacées. Contrairement à l'avis
de Copeland qui met le genre Abacopleris en synonymie avec Cyclosorus š,
nous pensons que le genre ainsi réduit (cf. Holttum, Flora of Malaya, П
(1954), 285) est très valable. Il est caractérisé par sa fronde de grande
taille, imparipennée, à pennes entiéres, serrulées ou à peine lobées,
non dimorphes, à face inférieure verruqueuse, à nervilles pennées, celles
de 2 groupes adjacents réunies par paires et formant des nervilles excur-
rentes libres ou unies à la paire de nervilles venant immédiatement au
dessus. Les sores sont arrondis, situés souvent à l'extrémité des nervilles
et + confluents, à indusie de petite taille ou souvent absente.
En méme temps que cette Fougére africaine nous avons à décrire
une Fougère malgache qui nous semble aussi être voisine des S donet cup
| s’agit du "Glenitis anjenabensis dont voici la diagnose
Ctenitis anjenabensis Tard. spec. nov. — Pl. I, 1-4.
Rhizomate erecto, brevi, stipitibus fasciculatis, paleis rufis, angustis
integris, onusto; stipite 35-60 cm longo, canaliculato, stramineo, dense palea-
ceo; lamina anceolata, а е 30-45 em. longa, 25 lata, pinnis 4-jugis.
4-5 ст. inter se remotis, maxi 10-15 cm. longis, 3-4 latis, subalternis, infe-
ni brevi petiolatis, superioribus sessilibus, oblongis, basi ib siib: apice
acutis, marginibus undulatis; pinna termin eari-lanceolata, 15 cm. longa.
4 lata, basibus inaequalibus, cuneatis, margine lobata, venulis pinnatis,
5-6 jugis, inferioribus 2-paribus alternatim gis soris rotundatis, exindu-
siatis, basalibus contiguis vel confluentibu
MADAGASCAR : Vallée de l'Androranga, aux environs d'Antongon-
driha, mont Anjenabe, 600 m, Humbert et Capuron 24.023 (type in
herb. Mus. Paris).
Le rhizome de cette espéce est densément couvert d'étroites écailles
rousses, lancéolées, trés effilées, à bords entiers, formées de cellules à parois
minces, lumière incolore. Le pétiole porte des écailles rousses, munies de
poils, portées par un point d'attache surélevé qui laisse, aprés sa chute, un
aspect muriculé au pétiole ; le rachis est canaliculé, portant encore quelques
écailles trés étroites, et les poils roux caractéristiques des Clenilis. Les
surfaces sont nues, il n'y a pas de bourgeon àla base dela penne terminale
1. Bull. Mém. ли. 8 (1938), 231.
2. Sunyatsenia, 5, 1940,
3. CO AND : Genera зый (1947), 140.
— 205 —
qui est nettement lobée, légèrement décurrente sur le rachis, à bases inégales,
analogues, la coloration vert foncé, la texture subcoriace; la nervation
est assez instable mais toujours anastomosée en partie, la paire inférieure
(au moins) de deux groupes voisins de nervilles se réunissant pour donner
une nerville excurrente à la facon des menter? parfois presque toutes
les nervures sont unies et les nervures excurrentes peuvent étre aussi
unies, mais irrégulièrement, à la paire imm ren supérieure. Les
sores sont arrondis, узан les sores basaux voisins de 2 groupes
fusionnés en un seul ^e sore, ou contigus; les autres situés environ à
moitié de la nervu
Cette Fougère eg donc {гёз aberrante et nous avons hésité à la
classer dans le genre Abacopleris ou le genre Ctenitis. La présence de poils
roux, courts, dressés, multicellulaires, sur le rachis et les costae, à la face
supérieure, nous fait pencher pour cette derniére solution. Le costa est
bien celui des Teclarioideae, surélevé à la face supérieure, cependant la
et notre espèce,
groupe de Clenilis aberrants ou archaiques. A noter que le Püeidotectaria
Decaryana a une nervation un peu analogue.
un
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IDACEAE)\ DE МАРАС.
par Mme J. TorLLIEZ-GENOUD, E. Unscu et J. BOSSER
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES « AERANTHES »
(ORCH ASCAR
Créé par LixpLEv en 1827, le genre Aeranthes est endémique de la
région malgache. П comptait à ce jour 28 espéces de duce et 3
des Mascareignes. Il en existe vraisemblablement une aux iles Comores,
qui, représentée par un matériel insuffisant, n'a pu jusqu'ici être déter-
minée. Un certain nombre de plantes, venant de différents points de
u
botanique de Tananarive. Parmi elles se trouvaient 6 espëces inédites
dont nous donnons ici la description.
E ordre albidiflora spec. nov.
dec eem. foliis 6-7, subdisticis, ligulatis (17- -20cm x 1,4-1 6 cm)
1 obtuse bilobulatis, paullum coriaceis, basin versus sensim
i i ilis, dens, 30 cm longa, simplex, 1-flora;
uli vaginulis internodiis brevioribus; bracteis ca 5-6 mm longis, late
ovatis, acutis. Floribus albidis. Sepalum posticum ovato-lanceolatum 26-
6-7 mm, longe acuminatum, 5-nervium; lateralia 29-30 mm /10 mm,
— 206 —
longe acuminata, antice supra basin paullum dilatata, 5 nervia. Petala
sepalis ra. 16-17 mm longa, 7 mm lata, e lamina suborbiculari (5 mm /
7 mm), longe acuminata. Labellum late obovatum, 21-24 mm longum, 14-
15 mm latum, ad apicem breviter (6-7 mm) acuminatum, multinervium;
caleare 12-13 mm longo, incurvato, clavato; pede late naviculari, 9-10 mm
longo. Columna 4,5-5 mm alta, auriculis deltoideis, acutis, 1,5 mm longis.
Ovarium pedicellatum 15 mm longum.
MADAGASCAR. — Domaine de l'Est : Fatihita, district d'Ifanadiana,
forét ombrophile, leg. J. Toilliez. Type in Jard. bot. Tanan., n9 81.
Fig. I. SR аот. s: fleur vue de face x 1; 2, sépale médian x 1; 3, sépale
Jatéra al x 1; 4, pétale x labelle e e 6, détail de la colonne et du pied x 2;
ère x 4; 8, port d = plante
auc MES.
Cette espèce est trés caractéristique. Les feuilles sont un peu rétrécies,
ntractées pliées vers la base, et régulièrement rétrécies vers le sommet
maiaa bilobulé. Le pédoncule porte de 7 à 10 gaines brunátres,
striées nervées, igda 15 mm de long pour celles de la base, plus
courtes que les entre-nœuds. Le périanthe est à divisions minces et trans-
parentes, pàles. Les ieia et les pétales sont très longuement acuminés,
les acumens étant fortement réfléchis vers l'arriére de “la fleur. Le labelle
est rétréci, non auriculé à la base, la plus grande largeur se situe au som-
met largement arrondi et courtement acuminé, L'éperon est très fortement
incurvé sous le labelle, à extrémité globuleuse, brusquement renflée, et
trilobulée. L'anthére, brunátre, de 2 mm de large, est largement échancrée
en avant.
Cette espèce se place prés de Aeranthes sambiranoensis Schltr. dont
elle se distingue aisément par son inflorescence pendante, uniflore, à
pédoncule gréle, son labelle plus grand et de forme différente, son éperon
plus court, fortement incurvé, épaissi globuleux au sommet.
2. Aeranthes denticulata spec. nov.
Epiphytica acaulis. Folia 4-5, lamina coriacea, ligulato-oblonga, 16-22 em
longa, 3.5 -4 em lata, apice inaequaliter rotundate bilobulata, lobulo longiore
8-10 mm longo. Inflorescentiae graciles, eje genie simplices vel pauciramosae,
usque ad 1,30 m longae, uniflorae vel 4-5- . Pedunculi vaginulis inter-
nodiis brevioribus, acuto-ovatis, 7-8 mm ойша, "Broctese late ovatae, suba
cutae, 5-6 mm longae, ovario pedicellato multo breviores. Flores virides, cum
um, s umin
etala e basi late ovata, apice acuminata, subobtusa, 22-24 mm longa,
11-12 mm lata, 7-nervia. Labellum acuto-ovatum, 22-28 mm longum, 18-
20 mm latum, concavum, apice recurvatum, ad basin үүө седане.
plurinervium, marginibus denticulatis, supra carinulis antice pale ore i
2 ornatum. Pede naviculari, 15-18 mm longo. 7e clavato, 8-10 m
longo, mey versus angustato (2 mm), supra medium 3 mm lato. ПЕ as
subquadrata, 3,5 mm /3 mm, antice apiculata. Columna crassa, rostelli lobis
filifo хийн, acutis, 3 4 mm longis, oblique incurvatis; ovarium (cum pedicello)
18-20 m
gu peer — Domaine de l'Est : Périnet, forêt de moyenne
altitude, leg. E. Ursch. Type in Jard. bot. Tanan., n° 322
Espéce à feuilles coriaces, à nervure médiane saillante sur la face
inférieure, inflorescence trés longue, à pédoncule grêle, de)0,7-0,9 mm de
diamètre, portant 13-16 gaines noirâtres. Les fleurs sont vertes, avec les
extrémités des sépales et des pétales, parfois du labelle, jaunes. Le labelle
est caractérisé par ses bords finement denticulés, et deux carènes diver-
gentes qui ornent la base. L'éperon est droit, claviforme, prolongeant
horizontalement le pied. L'anthére est apiculée à l'avant, ce qui est un
6
?
Fig. II. — Aeranthes side? E fleur x 2/3; 2, sépale médian x 313; 3, pétale x 2/3;
4, sépale latéral x 2/3; 5 elle x 1;5 x labelle, vue т же e “anthèrs
x 4; 7, détail de la se et du pied x 1; 8, por rt de la plante x 1/3.
— NO Aa
caractère peu fréquent dans le genre. Les auricules filiformes très longues
et incurvées vers le bas sont aussi très caractéristiques.
3. Aeranthes carnosa spec. nov.
Epiphytica, subacaulis, folis 4, coriaceis, elongatis, 15-32 cm longis,
20-30 mm latis, valde inaequaliter obtuse bilobulatis. Inflorescentiae pen-
dulae, simplices vel pauciramosae, uniflorae vel 2-3- florae; pedunculi vaginulis
internodiis brevioribus, 7-9 mm longis. Pedunculo 1-1,2 mm diam. Bracteis,
late ovatis 5-6 mm longis, obtusis. Floribus carnosis, virescentibus pedicellatis,
pedicello (cum ovario) 2 em longo. Sepalum posticum ovato-lanceolatum,
21-24 mm longum, 9-10 mm latum, e basi subcordatum, 7-9-nervium; lateralia
pnn maa (23-30 mm longa, 15 mm lata) antice supra basin valde dilatata,
m
9-nervia. Petala ovato-lanceolata, sepalis breviora (20-22 mm longa,
lata) e pr subquadrata, acuminata, 7-nervia. Labellum late obovatum
23-30 mm longum, in tertia parte superiore 13-18 mm latum, apice rotun-
datum, subapiculatum, ad basin subcordatum, 9-nervium. Pede naviculari,
17-20 mm longo, 7-9 nervio. Calcare 10-12 mm longo, e basi constricta (2 mm
diam.) superne geriet cipe globoso. Columna crassa, 4 mm alta, auriculis
deltoideis, 2-2,5 mm
MADAGASCAR. — Domaine de l'Est : Maroantsetra, forêt ombrophile,
leg. Lambert. Type in Jard. bot. Tanan., n° 485.
L'inflorescence est de taille variable, elle atteint de 20 à 70 cm; le
pédoncule, assez rigide, porte 3 à plusieurs gaines brunâtres. Les fleurs,
de couleur verte, sont à périanthe épais charnu. Le sépale médian est un
peu panduré, les sépales latéraux sont un peu rétrécis vers le sommet et
sont terminés par un acumen épais obtus. L'acumen des pétales est
un peu plus prononcé, il est aussi épais et obtus. La base du labelle à
l'insertion surle pied est un peu pubescente, la pubescence se prolongeant à
l'intérieur du pied. L'éperon est caractéristique, avec une base courte et
étroite et un sommet trés fortement dilaté globuleux, atteignant 7-8 mm
de long sur 4-4,5 mm de large. L'anthére orbiculaire, excisée en avant,
atteint 4 mm de diamètre. Les pollinies sont ovales, de 2-2,5 mm de long.
4. Aeranthes ambrensis spec. nov.
Epiphytica acaulis, 15 cm alta. Folia 5, ligulata 10-12 cm longa, 10-11 mm
lata, apice inaequaliter bilobulata, obtusa. Inflorescentiae simplices vel
pauciramosae, pendulae, 20-25 em longae; pedunculo complanato, аа
imbricatis qid эрен valde nervosis usque 2,5 cm longis 13-14 obtecto. Bractea
ampla, ovata, acuta, 6-7/3-4 mm. Floribus 7-9, in genere inter minores,
hyalinis. Sepalum posticum lanceolatum, subacutum (8-3 mm), 5-nervium;
lateralia postico subaequilonga (7,5-8 mm longa, 3,5-4 mm lata), antice infra
medium paullum dilatata et superne acuminata, nervis 5. Petala ovata, acuta,
sepalis breviora, 6-6.5 mm longa, 3 mm lata, ps nervia. Labellum late ovatum
7 mm longum, 4 mm latum, concavum, 9-nervium, apice acutum, recurva-
tum, medio carina deltoidei humili instructum. „ Pede 3,5-4 mm longo: calcare
BEA
Fig. dot — Aeranthes gie l, fleur X 1; 2, sépale médian x 1; 3, sépale latéral х 1:
4, pétale х Se? labelle x 1; 6, colonne et pied x 1; 7, anthère x 3;8, por ort
de la plante aja.
— "11 —
minutissimo vix 1,5 mm, obtuso; columna brevis 1/1 mm, rostelli lobis
obtusis vel truncatis; ovarium pedicellatum 3-4 mm longum.
MADAGASCAR. — Domaine du Centre : forêt d'Ambre, Diego-Suarez,
° 946
leg. Bégué. Type in Jard. bot. Tanan. no 246.
Espéce trés caractéristique, à feuilles ligulées, minces et souples
à nervure dorsale un peu saillante. Le pédoncule est rigide entiérement
4
Fig. IV, — Aeranihes ambrensis : l,fleur x 2; 2, sépale médian x 2; 3, sépale laté-
ral x 2; 4, pétale x 2; 5, labelle x 3; 6, colonne et pied x 3; 7, anthére x 8;
8, port de la plante x 1/3.
caché par les gaines linéaires lancéolées aigués, plus longues que les entre-
nœuds, chaque gaine recouvrant la moitié de la gaine suivante. Les
bractées sont grandes, largement ovales aigués, dépassant de beaucoup
l'ovaire pédicellé. Les fleurs blanc-verdâtres sont groupées en faux épis
terminaux. Le labelle n'est pas cordé à la base et porte vers la base un
callus médian, conique. L'insertion avec le pied est un peu pubescente
(pubescence fugace, difficile à retrouver sur le sec). Le pied horizontal,
— 212 —
est prolongé par un éperon trés court de forme conique. Les pollinies sont
ovoides et atteignent 0,6 mm de long. Les auricules du rostelle sont trés
courtes, 0,2-0,3 mm, tronquées. La dent médiane est à peine marquée.
5. Aeranthes orthopoda spec. nov.
Epiphytica acaulis vel subacaulis. Folia 11-12, coriacea, lineari-oblonga
vel ligulata, 18-22 cm longa, 2,2-2,9 em lata, apice inaequaliter bilobulata,
obtusa. Inflorescentiae pendentes, simplices vel pauciramosae, 30-70 cm
longae; pedunculo gracili, vaginulis brevibus (5-6 mm) distantibus vestito.
Floribus virescentibus pedicellatis, pedicello (cum ovario) 17-18 mm longo.
Sepalum posticum ovatum, 18 mm longum, 10-11 mm latum, 7-9-nervium,
e tertia parte superiore attenuatum, subacuminatum; lateralia postico
majora, oblique ovata, 22 mm longa, 12 mm lata, apice subacuminata.
Petala ovato-lanceolata, subacuminata, 18-20 mm longa, 8-9 mm lata,
1-9 nervia. Labellum fere orbiculare, 15-20 mm longum, 16-21 mm latum.
antice late rotundatum medio apiculo circiter 3,5-4 mm longo interjecto,
plurinervium, basin versus attenuatum. Pede infundibulariformi, 10 mm
longo; calcar fere rectum obtuso-clavatum, 10-12 mm longum. Columna
5 mm alta, auriculis 1,5-2 mm longis, obtusis. Anthera 3 mm lata, antice
paullum emarginata. Pollinia ovoidea, 1,5 mm longa.
/ ASCAR. — Domaine du Centre : La Mandraka, forét ombro-
phile d'altitude, leg. Rakolovazaha. Type in Jard. bot. Tanan., по 810.
Le labelle est arrondi suborbiculaire, un peu plus large que haut, à
base étroite non auriculée. Le pied est en entonnoir, large au sommet de
10 mm et profond de 10 mm, prolongé à sa base, verticalement par l'épe-
ron claviforme de 1-12 mm de long, qui, par suite, est paralléle à l'ovaire
Autre caractére particulier, les auricules sont tronquées obtuses au
sommet.
6. Aeranthes neoperrieri spec. nov.
Epiphytica, subacaulis. Folia 9-10, crassa, oblongo-linearia, 9-10 cm
longa, 2,5 cm lata, valde inaequaliter obtuse bilobulata. Inflorescentia
gracilis, longissime pendens (50-70 cm), laxissime 3-4 composita; pedunculo
0,6-0,7 mm diam. ; ramulis 40 cm longis, 1-5-floris, vaginulis brevibus (5-6 mm);
floribus virescentibus breviter pedicellatis. Sepalum posticum, ovatum,
subacuminatum, 1,5 cm longum, 1 em latum, 7-nervium; lateralia postico
subaequilonga, antice infra medium valde dilatata (17 mm lata) et superne
abrupte acuminata, nervis 7, in lobum anticum valde curvatis. Petala e
basi subquadrata, obtuse acuminata (12-13 mm longa, 8 mm lata). Labellum
subquadratum, 1,5 cm longum, 1,4-1,5 cm latum, multinervium, ad basin
moea et ad apicem late deltoideum, breviter acuminatum, supra cari-
nulis 3 ornatum, concavum. Pede 1 cm longo, naviculari, 9-nervio. Calcare
субашы subclavato, 10 mm longo. Columna crassa (3 mm/3 mm), rostelli
lobis acuto-deltoideis, 1,5 mm longis. Anthera hemisphaerica, 3,5 mm lata,
antice emarginata, polliniis ovoideis 1 mm longis.
— 213 —
R]
n Ду
Tui,
Aa
Fig. V.— Aeranthes orthopoda : 1, fleur x 2; 2, г peti X i: 3, sépalelatéral x 1;
4, pétale x 1;5,labelle x Г; 6, anthëre 3; met de la 'colonne trés grossi ;
7 bis, colonne et pied х 2; 8, port de Ta OS. x 1/3.
— 214 —
MapacascaR. — Domaine de l'Est : Sandrangato, route Moramanga-
Anosibe, forêt ombrophile, Bosser 13274 (Type).
Les lobes du sommet de la feuille sont parfois presque égaux. Le
pédoneule est filiforme, vert sombre, à 3-4 ramifications, et porte des
gaines brunâtres de 0,5-0,6 mm de long, beaucoup plus courtes que les
entre-nœuds. L'acumen des sépales latéraux, court et épais, est un peu
réfléchi. Les bords du labelle sont un peu ondulés, le sommet est large-
ment triangulaire aigu, terminé par une courte pointe infléchie; la base
est, cordée, à deux lobes arrondis. La partie centrale est largement dépri-
mée prés de la base, et est ornée de 2 côtes latérales divergentes et d'une
cóte médiane plus courte (visible sur le frais). L'éperon est droit, d'un
vert plus foncé que la fleur, un peu élargi vers le sommet.
š
4
H
Fig. Mop Aeranthes E 1, fleur x 2/3; 2, sépale médian x 3/2; 3, sépale laté-
'al x 3/2; 4, pétale х d >, labelle x 3/2; 6, peiora et pied x 3/2; 7, anthére x 4;
1/3.
S, port de la plante x
-= Imprimé en France
TYPOGRAPHIE FIRMIN-DIDOT FT C!e, — MESNIL (EURE). 7035
Dépót légal: 4* trimestre 1960.
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TRAVAUX
BOTANIQUES
DÉDIÉS A LA MÉMOIRE
DE
JEAN ARÈNES
1898-1960
NOTULAE SYSTEMATICAE
Томе XVI
FASCICULES 3-4
PARIS
Décembre 1960
тарайт publiés avec le concours :
a ere de la Recherche scientifique.
Les Notulae Systematicae sont réservées en principe aux travaux
de Systématique des Plantes vasculaires, élaborés, au moins en partie,
d'aprés le matériel de l'Herbier du Muséum National d'Histoire Naturelle.
Elles paraissent sans périodicité régulière, par fascicules d’une centaine
de pages en moyenne
Les articles destinés aux Notulae Systematicae doivent être adressés
en double exemplaire, correctement dactylographiés, avec double inter-
ligne ou très lisiblement écrits, au Professeur А. AUBRÉVILLE, Labora-
toire de Phanérogamie du Muséum, 16, rue de Buffon (Paris 59). Les figures
doivent étre prétes à reproduire directement es ou sans réduction),
par cédés usuels (photogravure ou simili-gravure). Les auteurs
recoivent Geesen ement 25 tirés à part de leurs actis sans réimposition
ni remise en pages et sans = Sur demande expresse, ils peuvent
recevoir des tirés à réimposés et remis en pages, mais à titre onéreux.
La couverture et le brochage P comptés en supplément.
Le demandes d'échanges ou souscriptions (France et Union Française:
30 wr français par volume; étranger : 40 wr francais) doivent être
adressées également au Professeur A. AUBRÉ-VILLE.
PELLEGRIN (F.). — Flore du Mayombe. 3 Tomes (321 p., 22 pl.,
tes). Caen, Société Linnéenne de Normandie, Faculté des dene
GUILLAUMIN ue ). — Flore analytique et synoptique de la Nouvelle-
Calédonie, éditée par l'Office de la Recherche Scientifique Coloniale.
En vente à la Librairie Larose, 11, rue Victor-Cousin, Paris Ve.
LEMÉE (A) — Dictionnaire descriptif et synonymique des genres
de plantes phanérogames. Chez l'auteur : 3 bis, avenue de Grignon,
à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Encyclopédie Biogéographique et Écologique, Раш 1кснкулиЕв
12, rue de Tournon, Paris VIe ;
Vol. I. + P. ALLORGE. Essai ds итере de la Péninsule
rique. 106 pages, ы planches, 2 cartes. — Vol. H. R. PAULIAN.
Observations éco. es "Ivoire.
: Les
Associations e de iocis Forét de Beine. 163 p., 11 fig.,
{ (Phanéro-
Les conditions Киме уе i et le ent des vases d'e
douce. 1951. 8 pl. en héliogr., 31 fig., 21 сез: — Vol VI. R.
NÈGRE. Les Associations vi te-
(Provence occidentale). 87 p., 6 fig., 1 carte, 4 pL, 16tabl. — Vol. VIII.
C. DELAMARRE DE BOUTTEVILLE et R erches sur la
faune des Nids et des Terriers en Basse Côte d'Ivoire. 1951. 32 fig.
Encyclopédie Lëtze er de Sylviculture, Paul Lecuevauier, 12,
rue de Tournon, Paris VIe
Vol. VIII. A. Camus. Les chênes. Monographie du G. Quercus (Suite
et fin) et du G. Lithocarpus. Ada T. 1H, 325 Pl, 165p. `
Се volume
est dédié à la mémoire
de Jean ARENES
(1898-1960 )
Jean ARÈNES en 195:
NOTULAE SYSTEMATICAE
Tome XVI. FaAscrcuLES 3-4 (Décembre 1960).
JEAN ARÈNES
1898-1960
Le Laboratoire de Phanérogamie du Muséum de Paris, déjà durement
PAIN, de Marcel PicHon, de Henri PERRIER DE LA BATHIE, vient encore
de perdre un de ses meilleurs botanistes : Jean ARÈNES, secrétaire de
rédaction des /Volulae Syslemalicae, et auteur d'importants travaux de
phytosociologie, de taxinomie et de floristique.
ean ARÈNES avait commencé sa carrière dans l'enseignement du
premier degré, et c'est seulement en 1943 qu'il fut nommé à un poste
officiel au Muséum. Mais sa vocation botanique datait de beaucoup plus
loin. Dès 1922, il avait publié un travail de botanique consacré à la végé-
tation des vallées en Provence. Il y décrivait les associations successives
des « ceintures » de plusieurs cours d'eau de la région toulonnaise.
La première période de sa carrière scientifique a été ainsi consacrée
à la phytogéographie, sous ses aspects écologiques (études sur la végéta-
tion des terrains basaltiques, des zones halophiles, ou littorales, des vases,
des marais tourbeux); phytosociologique (étude de la chaine de la Sainte-
Baume en Provence, de la chénaie siliceuse, des vases marines du marais
breton, des marais tourbeux de Basse-Auvergne); chorologique, choro-
phylogénique et choro-paléogéographique (flore de Provence, Malpighia-
cées du globe, Centaurées d'Europe et d'Afrique, connexions ibéro-maro-
caines et siculo-tunisiennes, frontiéres biogéographiques en Indo-Malaisie,
de plantes exotiques (1924, étude des Dipsacées et Valérianacées d'Indo-
chine), et en 1943, il donnait à cette Revue une première et importante
contribution à l'étude des Malpighiacées. П devait poursuivre pendant de
longues années l'étude systématique et floristique de cette famille, qu'il
allait élaborer pour trois des plus grandes Flores tropicales : le Supplémenl
à la Flore générale de l Indochine, la Flore de Madagascar el des Comores,
et la Flora Malesiana. Les travaux de Jean ARÈNES sur les Malpighiacées
ne comprennent pas moins de 23 notes ou mémoires.
Il se consacrait ensuite aux Rhizophoracées et aux Sterculiacées, et
rédigeait pour la Flore de Madagascar el des Comores ces deux importantes
familles. Les Sterculiacées malgaches, comprennent 18 genres et 280 espé-
NOT. SYS. ә
E с
ces, dont 187 pour le grand genre Dombeya. Le volume qui leur est consacré
dans louvrage est le plus important publié en une seule livraison
540 pages et 117 planches!
RENES venait d'entreprendre le travail qui devait couronner sa
carriére, la révision des Rubiacées malgaches, une des familles les plus
importantes et les plus difficiles de la Grande Ile, lorsque la mort est
venue l'enlever à la science. Malgré cette fin prématurée, les résultats
taxinomiques de ses travaux comprennent une dizaine de genres nouveaux
et plus de 200 espéces nouvelles. Certains de ces résultats sont trés impor-
tants, comme la découverte du genre Helmiopsiella, qui constitue avec
les Helmiopsis et Nesogordonia le chainon reliant les Sterculiacées aux
Ternstroemiacées et aux Tiliacées; ou celle du genre de Malpighiacées
Rhynchophora, qui forme une tribu monotypique reliant curieusement la
flore brésilienne à la flore malgache, par ses affinités avec les Echinoplerys
de son œuvre consiste dans les efforts qu'il a consacrés à l'étude minu-
tieuse d'un groupe difficile de Composées-Cynarocéphales. Il est l'auteur,
entre 1939 et 1958, de 37 notes ou mémoires sur les genres Cenlaurea,
consacrée aux races de Centaurées de la sous-section Jacea. Il se base sur
la distribution géographique actuelle et fossile, et en particulier sur les
« relictes » insulaires, pour reconstituer l'évolution des deux séries phylé-
tiques, séparées dés le Miocène supérieur, et fixer le berceau de la sous-
section sur le pourtour Nord de la « mésogée ».
ARÈNES a publié également des travaux sur d'autres groupes des
flores européennes, donnant aussi son enseignement sur le terrain méme
où il a dirigé pendant plusieurs années, en collaboration avec Paul JOVET,
les excursions botaniques du Muséum.
En paléontologie végétale, ARÈNES est l'auteur de plusieurs notes et
méme de quelques travaux plus importants sur diverses questions : flore
fossile des Baléares, d'Afrique du Nord, d'Asie mineure, Picea fossiles du
Massif central, distribution des Malpighiacées fossiles, ой il a été le colla-
borateur de savants aussi éminents que Ph. GUINIER, C. ARAMBOURG et
G. DEPAPE.
Outre la recherche et l'enseignement, il a contribué au progrës de
notre science par son rôle dans l'édition de cette Revue, les Nolulae
Syslemalicae, dont il était secrétaire-rédacteur depuis 1945, et dans celle
du Bullelin de la Société de Biogéographie, société dont il a été le secré-
taire général de 1950 à 1953, avec la grosse somme de travail que repré-
sentent la préparation des séances, l'analyse et la présentation des ouvrages
— w
les relations avec les auteurs et les conférenciers. C’est à ce titre qu'il a
présidé en particulier à l'élaboration du IX? volume hors série des Mémoires
de la Société de Biogéographie, volume traitant de l'influence des glacia-
tions sur la PRE des flores et des faunes. Il a pris aussi une part
acitve aux congrès, en particulier au Congrès du Pacifique de 1953, et au
VIIe Congrès усы уа de Botanique (Paris, 1954) op il était chargé
de l'organisation de la sous-section de Chorologie.
s un ordre plus modeste, mais non moins utile, ARENES a aussi
grandement contribué à la mise en ordre de l'herbier du Muséum, oü il a
dirigé le reclassement de l'herbier général aprés l'incorporation de certaines
grandes collections, et l'intercalation de diverses collections d'Afrique
australe (Ericacées de DRÈGE, ZEYHER, ECKLON, etc...
Il a enfin fait don au Muséum d'un herbier trés important comprenant
environ 30.000 spécimens et en particulier une intéressante collection de
6.000 Composées-Cynarocéphales.
n dehors de la bot tanique, ARÈNES est aussi l’auteur de travaux sur
la géologie du quaternaire, en particulier sur l’ancien cours de la Marne
et les —Ó— lithologiques des alluvions de ses terrasses.
H é entre autres titres, Docteur de l'Université de Paris, ancien
secréLaire с. de la Société de Biogéographie, Membre fondateur et,
vice-président de la Société archéologique de Saint-Maur, Officier de
l'Instruction publique. Il avait eu l'honneur de figurer parmi les candidats
présentés pour la chaire de Phanérogamie au Muséum, et obtenu un des
prix de l'Institut les plus recherchés, le prix Fourow. Il pouvait légitime-
ment espérer voir son talent récompensé par d'autres honneurs quand la
mort est venue interrompre brutalement une vie toute consacrée à la
science.
Nous présentons aux siens, durement touchés par une perte aussi
imprévue, nos plus vives condoléances avec l'expression de toute l'estime
que laissent parmi les botanistes sa persévérance, son labeur opiniâtre et
ses grandes aptitudes scientifiques.
J. LEANDRI.
fen M —
L'HERBIER JEAN ARENES
par G. AYMONIN
En 1947, Jean ARÈNES léguait au Laboratoire de Phanérogamie
du Muséum National d'Histoire Naturelle l'ensemble de son Herbier.
ette collection comprend près de 30 000 parts, dont plus de 20 000 parts
concernent la Flore de la France métropolitaine.
En effet, si J. ARÈNES a élaboré, pour de grands ouvrages descrip-
tifs des Flores intertropicales, l'étude systématique de plusieurs impor-
tantes familles, jamais, au cours de sa carrière, ne lui fut donnée l'occa-
sion de prendre contact avec la végétation des Pays d'Outre-Mer. Il ne
faudrait cependant pas en déduire que J. ARÈNES ne fut pas un bota-
niste de terrain; la réalité est tout autre car, durant sa carrière d'ensei-
gnant, il avait parcouru, entre 1917 et 1943, plusieurs régions de France,
accordant une large place aux recherches de floristique, de phytosocio-
logie, de phytogéographie (Provence, Marais breton, région de Paris,
Ainsi, pendant quarante années, eut-il l'occasion d'effectuer de nom-
breuses récoltes.
urtant, c'est à un autre aspect du travail du botaniste que s'inté-
ressait J. ARÈNES bien avant méme son entrée officielle au Laboratoire :
il s'attacha aux « collections », connaissant leur intérét et leur valeur
documentaire, Dans ce domaine de la « révision des viai », ARENES
avait fourni pour le Luo un effort considérable. Dès 1943, il orga-
nisait le reclassement d'une partie des collections nationales, eoordonnant
l'interealation de nombreux échantillons d'Afrique et de Madagascar.
Méme si l'on doit revenir ensuite sur certains points de nomenclature
ou de systématique, personne ne peut contester l'utilité des rangements
et des tris rm e par J. ARÈNES pour les Sterculiacées ou les Rubia-
cées de Madagascar.
П avait, e aileurs, procédé à la révision de plusieurs groupes
Laxinomiques pour de grands herbiers étrangers di British Museum,
herbiers de Singapour, Lisbonne, Coimbra, Floren
Ainsi comprend-t-on tout l'intérêt que Jean Kien portait à son
Herbier personnel; jusqu'aux derniers jours oü il put travailler, il consa-
cra les quelques instants de loisir que lui laissaient ses charges profes-
sionnelles, demeurées trés lourdes, à parfaire son Herbier, à le compléter,
à le préparer pour le rendre accessible à tous
'Herbier ARÈNES comprend un important catalogue que son auleur ne ter-
mina malheureusement pas. Un gros travail technique reste à poursuivre sur cet
Herbier, car la majorité des specimens n ër pas attachée; c'est infiniment regretta-
e si Ton co nsidére que l'étiquetage, avec fréquemment une détermination jusqu'au
es types ou verdee: s des taxa que J. Arénes décrivit, taxa dont nous ne pouvons
donner la liste
— 221
Nous devons rendre hommage aujourd'hui а ce travail poursuivi
avec opiniàtreté, саг la collection léguée au Museum représente un
эпосе remarquable.
effet, si l'on songe que l'actuel Herbier de France consultable
debis certainement moins de 100 000 spécimens (souvent anciens
1800-1900), classés selon la Flore de Grenier et Godron, datant d'un
siècle, on comprendra aisément que 20 000 spécimens de l’ Herbier Ant
NEs, rangés selon la Flore de Rouy (ouvrage floristique le plus détaillé
pour la Flore de France, publié dans les premières décades du xxe siècle),
spécimens dont beaucoup ont été récoltés postérieurement à 1920, soient
une e т EE précieuse pour le travail des floristes fran-
саїз et européen
« Herbier Général > (84 cartons) de Jean AnENEs comprend des
récoltes personnelles et de nombreux exsiccata de la Société Francaise
d'Echanges de plantes (jusqu'en 1960), de l'Herbier de Litardiére, des
Herbiers Jeanjean, L. Bec, etc., de « Flora Moraviae », de « Flora von
Mähren », de la Société cénomane, ete. Les plantes d' Espagne, Afrique
du Nord, Italie, Europe centrale, occupent une place assez importante.
ENES correspondait constamment et personnellement avec
de nombreux botanistes; aussi a-t-il pu constituer également des herbiers
spécialisés, étiquetés et classés, dont plusieurs sont d'une grande richesse :
Rubus (12 cartons, nombreux exsic. de < Ronces Gauloises > de DIDIER),
Salix (7 cartons, exsic. de « Herbarium Salicum > de CHASSAGNE), Rosa
(9 cartons), Hieracium (2 cartons, exsic. DE RETZ).
Ces Herbiers de genres sont pratiquement les seuls modernes qui
existent au Museum pour la Flore francaise.
Mais le nom de Jean ARÈNES restera lié à ses nombreuses publica-
Lions sur les Composées-Cynarocéphales dont il fut sans aucun doute
l'un des meilleurs spécialistes. Pour arriver à une connaissance satisfai-
sante de ce groupe délicat, AnENES s'était donné pour mission de pour-
suivre avec ferveur l'étude scrupuleuse des plus petites variations déce-
lables, afin de tenter de comprendre l'évolution des espèces malgré
l'existence d'unités taxinomiques pude pour essayer également
de retracer l'histoire chorologique des s gen
Dans 1
domaine des Carduacées, ARÈNES innova : il créa et compléta
jusqu'à sa mort l'Herbarium Normale Cgnlésiephalarum. Au Museum,
sa eos comprend au moins 6 000 parts d'Europe et du bassin
méditerranéen, presque toutes déterminées ou revues par lui-même.
Il est assez difficile de se faire une idée du nombre exact d'unités
Laxinomiques représentées, mais il semble qu'il y ait environ 150 Cen-
laurea, 120 Cirsium, 80 Carduus, etc. Gràce à cet important matériel,
souvent obtenu d'échanges, J. ARÈNES réussit à trouver une conception
originale sur certains regroupements de sous-espéces en « grex », unités
fort proches de « l'espèce linnéenne », délimitant aussi des lots de multi-
ples races.
$05
L'Herbier Jean ARENEs, par quelques-uns de ses exsiccata (par
ex. de CosrE ou de SENNEN) apporte certainement une documentation
floristique de premier ordre; pourtant, méme en France, il reste beau:
coup à faire : bon nombre d'unités taxinomiques francaises, reconnues
à tort ou à raison, ne figurent pas encore dans les herbiers de Paris. La
mise sur pied d'une nouvelle flore demanderait que l'on s’attachât surtout
à rechercher, à mettre en valeur et à incorporer ces taxa. Souhaitons
que se poursuive une ceuvre à laquelle, gráce au matériel qu'il obtint
d'échanges, aura notablement participé le regretté Jean ARÈNES.
-— ы
NOTES SUR LES SAPOTACÉES
DE L'AFRIQUE ÉQUATORIALE
par A. AUBRÉVILLE
SOMMAIHE
I. — Les Manilkara
II. — Tieghemella ou Dumor
111. — Considérations sur la aud mie des с et отии africaines.
IV. — Chrysophyllum américains, Donella et Gambeya
V. — Wildemaniodoza Aubr. et Pellegr., isa nouveau.
VI. — Le genre Englerophylum Krause.
VII. — Le genre Zeyherella (Pierre mss.) Aubr. et Pellegr.
VIII. — Neoboivinella et Pseudoboivinella genre nouveau Aubr. et Pellegr.
IX. — Le genre Synsepalum (A. .) Baill.
X. — Tuleslea Aubr. et deii, dais nouveau.
XI. — Le genre Vincentella Pier
XII. Les Omphalocarpum.
ХПІ. — Gluema ivorensis Aubr. et Pelle
XIV. — Pachystela Pierre et “ae fos sani genre nouveau Aubr. et Pellegr.
ХУ, — Le genre Pouteria Aublet (s. s.) n'existe pas en Afrique.
I. LES MANILKARA
Le genre Manilkara est défini sans confusion possible par un type
floral : 6 sépales en deux verticilles, 3 externes, 3 internes, tomenteux
extérieurement chez toutes nos espéces;
étales soudés à la base en un tube plus ou moins long. Chaque
lobe de la corolle est muni latéralement de deux appendices généralement
aussi longs que les lobes, rarement nettement plus courts;
étamines épipétales; 6 staminodes de formes spécifiques diverses,
généralement dentés ou laciniés;
Ovaire à + 12 loges ou + 6 loge
Les fruits connus sont des petites inn ellipsoides contenant 1-2 petites
graines. Les graines sont marquées d'une étroite cicatrice basi-ventrale.
Les Manilkara des régions humides de l'Afrique équatoriale de
l'Ouest correspondant aux anciens territoires politiques de l'A. E. F. et
du Cameroun peuvent, quant aux types foliaires, étre réunis en trois grou-
pes différents : type à trés petites feuilles; type à feuilles aux nombreuses
et fines nervures latérales parallèles trés peu apparentes; type à grandes
feuilles aux nervures secondaires espacées et, saillantes en dessous.
En considération des fleurs, on pourrait distinguer en vue de l'iden-
tification deux groupes : le premier à fleurs subsessiles ou trés courtement
pédicellées comptant les Manilkara Aubrevillei, Zenkeri, Koechlinit ; le
second comprend toutes les autres espéces à fleurs longuement pédicellées
— 224 —
Deux autres groupements pourraient, ё{те faits d'aprës la hauteur du
tube de la corolle. Chez la plupart des espëces ces tubes sont courts ou
trés courts. Deux espëces à tubes longs font exception, M. Aubrevillei et
M. Koechlinii.
types de staminodes permettent également des distinctions.
Chez de nombreuses espèces, les staminodes sont aussi longs ou un peu
plus longs que les filets des étamines, et sont généralement dentés ou
laciniés au sommet; plus rarement ils se réduisent à des pointes subulées,
cas des M. Aubrevillei el Koechlinii ; au contraire chez M. Le Teslui ces
staminodes sont larges et trés laciniés.
Le plus souvent le nombre des loges est de + 12. Fait exception
M. Le Teslui à 4- 6 loges.
CLÉ DES ESPÈCES
D'après les feuilles :
А . Feuilles nettement petites, lancéolées ou obovées allongées.
o
экенн et fines nervures latérales paralléles peu apparen-
es
Feuille es obovées, non ou obtusément acuminées M. Welwitschii Engl.
Feuilles lancéolées et acuminées, ou obovées goes trés
coriaces. Nervures et nervilles profondément imprimées dan
ELI LE ala dowd e hae M. bats ды et Pellegr.
Feuilles obovées elliptiques, émarginées au sommet.
RS AR EE M. lacera (Bak.) Dubard (forme rabougrie)
P:
Feuilles à nervation latérale paralléle nombreuse, fine et peu ou
non apparente. MS gris blanc, glabre ou finement tomenteux
en dessous, coria
Feuilles oin Gre RE CR WES C ais M. lacera.
Feuilles oblongues, бан aux deux extrémités. M. multinervis
Bak.
Dubard (f. ripicole de zone humide).
Feuilles obovées oblongues allongées, stipniées.. "s Pellegriniana
illans et Tisser
euilles obovées oblongues..... M. Fouilloyana reri et t. Pellegr.
A". Grandes feuilles allongées, aux nervures secondaires saillantes en dessous :
Nervilles et veinules sa apparentes :
we es mucronées........ M. Koechlinii Aubr. et Pellegr.
uilles à acumen vet et ses M. Zenkeri Aubr. et Pellegr.
Nervilles et veinules netteme arqué
Réseau net de nervilles paralléles bee ады E aux
nervures secondaires. Veinules apparentes........ M. Le Тезїиї
маў et Pellegr.
Réseau de nervilles sans orientation nette. Veinules
sppareutes ii ids u u s i M. Aubrevillei Sillans.
E x
D'aprés les fleurs
A . Fleurs subsessiles ou trés courtement pédicellées. Tube corol-
laire a
B. Appii de la corolle entiers :
C. Staminodes courts et subulés. EE de la corolle net-
tement plus courts que les lobes.. М. Koechlinii Aubr. et Pellegr.
С’. Staminodes subulés aussi longs фе les étamines. Appendi-
ces de la corolle aussi longs que les lobes. Tube de la corolle
plus long que les lobes................. M. Aubrevillei Sillans.
А Appendices de la corolle divisés ; Staminodes aussi longs que
étamines, à sommet bidenté.......... M. Zenkeri Aubr. et Pellegr.
A'. Fleurs pédicellées, parfois Teom Tube corollaire court.
Appendices de la corolle entier
D. Staminodes larges, très Ge pubescents. Anthéres lon-
gues et un peu onte. entes. Fleurs longuement pédicellées.
Ovaire à. Б 6 Тойво cesa cor M. Le Testui rail et iani
D'. Staminodes SC étroits, dentés au sommet, glabre
Ovaire à + 12
E. Fleurs trés Rogo ee pédicellées. Staminodes multi-
Дей ба, uy ey as EE M. Pellegriniana Sillans et Tisserant.
E'. Fleurs pédicellées.
Staminodes multidentés :
Feuilles obovées oblongues. M. Mer cciam Aubr. et Pellegr.
Feuilles E E EE M. lacera (Bak.) Dubard.
Staminodes bident
Feuilles dengen oblamms ou oblongues atténuées
aux extrémités......... M. multinervis eae e Dubard.
Petites feuilles Men trés coriaces, à nervatio
profondément imprimée.. M. microphylla Aubr. et Pellegr.
E". Fleurs courtement pédicellécs, en мосу peu dens
petites feuilles obovées oblongues...... M. Welwitschii Engl.
Les fruits de la plupart de ces espèces sont inconnus.
On ne connait rien non plus de l'écologie de certaines espéces. Celles
que l'on connait sont des arbustes ou petits arbres des fourrés littoraux,
M. lacera, M. Welwitschii; M. mullinervis est, dans la zone de la forêt
dense humide, un grand arbre du bord des rivières et de la forêt périodi-
quement inondée. M. Fouilloyana est au contraire un grand arbre de la
forét de terre ferme.
Parmi les espèces citées ici, deux n'ont été jusqu'à présent rencon-
trées que dans la forét de l'Oubangui, région de Boukoko, M. A ubrevillei
et M. Pellegriniana, une troisiéme n'a été signalée que dans la région de
Brazzaville; M. Koechlinii, et une quatrième est une espèce du Sud Came-
roun, M. Zenker
Av ec dix espèces connues, l'Afrique équatoriale dans sa partie ouest
Sur Е Án
Fic. 1. — Manilkara mullinervis (Bak.) Dubard : 1, rameau florifére x 2/3; 2, fleur
X 4; 3, fragment de corolle x 6; 4, pistil x 4. — Manilkara Koechlini Aubr. et
Pellegr. : 5, feuille x 2/3; 6, deux inflorescences x 2/3; 7, fleur x 6; 8, fragment
de corolle x 6; 9, pistil x 6.
= Ho
est nettement la plus riche en Manilkara de toute la forët guinéo-congo-
laise
ET s espèces du groupe à nervation foliaire latérale мс fine,
parallële, peu visible, à la face inférieure gris blanc reste d'un tomentum
de la forme juvénile qui est usé dans la forme adulte, posent des Sieg
de discrimination spécifique délicats. A l'exception au moins provisoire
du Manilkara Pellegriniana, espéce mal connue dont nous ignorons
l'écologie 1, les autres espèces sont un exemple de ces suites d'espéces
écophylétiques qui sont fréquentes dans la flore africaine tropicale. Ce
sont des formes végétales qui par la morphologie de la feuille, de la fleur
et du fruit ne se séparent que par des caractères secondaires, mais cepen-
dant p bien qu'il y ait de l'une à l'autre des transitions indivi-
duelles. En t de ces dernières les ty uh ir dues іо sss de chacune
de ces espèces yen nettement distincts. Au contraire, au point de vue "s
port des plantes et de leur echten les distinctions sont évidentes. Il
une corrélation entre port et écologie d'une part et morphologie foliaire
d'autre part
Dans le cas de ce groupe de trois Manilkara, M. lacera, M. mulli-
nervis el M. Fouilloyana, le premier est un arbuste ou petit arbre du fourré
des plages, précédé parfois de formes buissonnantes inextricables incontes-
tablement de la méme espèce. La forme obovée suborbiculaire des feuilles
est spécialement remarquable
A l'intérieur des terres, le long des fleuves et riviéres, dans la forét
périodiquement inondée aussi, on peut rencontrer des peuplements d'un
grand arbre, au füt parfaitement droit, qui contraste par sa haute stature
rectiligne, son feuillage au couvert léger, avec les trones généralement
ou tortueux, les cimes très feuillues des arbres de la forêt ripicole
ou inondable par les crues. La feuille est oblongue, atténuée aux deux
extrémités, différente évidemment de celle du M. lacera des plages. Cette
espèce est le Manilkara mullinervis. On constate cependant une variabilité
dans la forme des feuilles. Celles-ci sont parfois plus ou moins obovées,
sans toutefois ressembler à celles du M. lacera. Cet arbre remonte les
rivières jusqu'aux lisiéres de la forêt, et méme suit dans les régions de
savanes les galeries forestiéres. La forme des feuilles devient de plus en
plus nettement, oblongue, parfois étroitement oblongue. Mais curieuse-
ment, dans ces pays de savanes boisées et de forêts sèches denses ou claires
au climat semi-aride, cette espèce dont la présence est incontestablement
liée à la proximité de l’eau courante, quitte parfois les galeries forestières
et essaime en terrain sec. On la rencontre en abondance avec le port d’un
arbre ou d’un arbuste dans des forêts sèches sur plateaux, ou dans des
rs en montagne. Comme d'autre part ce Manilkara existe dans une
encore que l'action des feux de brousse provoqu
duelles chez les individus vivant dans les savanes boisées, le systématicien
Le пе 3149 Letouzey а été ае au Cameroun, en forét périodiquement inondée
à ser prës de la riv. Dou
UR
a
2. — Manilkara Aubrevillei Sillans : 1, rameau florifère flet 4;
4; 4, fragment de corolle vu de l'extérieur (e Si ке» abattu
gment de corolle vu de l'intérieur (lobes e PA re rabattus) X 6;
X 6. — Manilkara Zenkeri Aubr. et Pellegr. : 7, feuille x 2/3; 8, fleur
; 9, gr зи согоПе vu de l'extérieur x 6; 10, fragment de corolle vu de
l'intérieur x 6; isti š;
йд 22
constate dans les abondants herbiers de l'espéce la présence de formes
foliaires trés variables. Aussi de nombreuses espéces ont-elles été déjà
décrites ou simplement nommées : M. vie: 3 A. Chev., M. alacorensis
A. Chev., M. Poissoni Pierre, M. Maclaudi Pierre, M. argenlea (Pierre)
Dubard, M. remolifolia Pierre, ig Schweinfurlhii (Engl. Dubard, M
dahomeyensis Pierre, M. sublac . Chev. П est difficile de les séparer
spécifiquement du M. ay cuc espèce la pub anciennement décrite
(1877), dont le type est du Niger (Nupe. ВліктЕ'ѕ Nig. Exped.). Seule
l'étude des germinations et des semis permettrait peut-étre de séparer
avec certitude des formes taxinomiques parmi toutes ces formes écolo-
giques ou géographiques. Il demeure évidemment étonnant de donner le
méme nom spécifique à un grand arbre au füt droit poussant en Pre
ment dans la forêt inondable en pleine zone de forêt équatoriale et à
arbre de forêt sèche en pays semi-aride. En tout cas, ces variations Se
port et de morphologie foliaire en rapport avec le milieu méritent d'étre
mises en évidence et étudiées plus à fond
La troisième espèce, M. Fouilloyana se distingue assez bien des deux
précédentes par ses fleurs plus grosses, portées par de pédicelles plus épais.
Les feuilles trés coriaces sont obovées-opblongues, plus grandes en général
que celles des autres Manilkara du méme groupe. Leur type le plus accusé
est alors trés distinct de celui du M. lacera et du M. multinervis. Mais là
aussi 1 y a des cas douteux. Le M. Fouilloyana est un très grand arbre,
au fût droit, assez commun au Gabon dans la forêt primaire des Monts de
Cristal. Espèce de terre ferme donc, mais de région trés humide et très
pluvieuse. En Cóte d'Ivoire, en forét de terre ferme, nous avons également
séparé un M. sylveslris Aubr. et о distinct mais écologiquement
ни mt au M. Fouilloyana gabona
mme le montrent les dessins der trois espèces, Pellegriniana, mulli-
nervis, Башшар, dies de la structure florale ne permet guére une
séparation sûre des espèces. Pour ces trois espéces, ce sont les pédicelles
qui donnent des деч: де séparatifs assez précis
Manilkara Koechlini AUBREVILLE ET PELLEGRIN sp. nov. 1
Arbre. Bourgeons glutineux.
Grandes feuilles oblongues allongées, acuminées mucronées, cunéi-
formes à la base; limbe 18-21 cm long. ., 4-6 cm large, glabre, coriace, gris
en dessous; nervure médiane trés saillante dessous; env. 15 paires de ner-
vures secondaires saillantes dessous réunies en arceaux à 3 mm env. de la
1. Arbor. ege anguste oblonga, apice ac cuminata, mucronata, basi attenuata,
coriacea, нее ‚ 18-21 em longa, 4-6 em lata, nervis lateralibus utrinque 15, arcuatis,
subtus ck? Petiolus 1,5-3 e э еа glaber. Stipulae... Flores numerosi, sub-
sessiles, faseieulati, in trunco siti. Sepala 6, oblonga, circiter B mm longa, extra tomen-
tosa, int basi coalita. Corolla 6-lobata : tubus cylindricus, 2,5 mm altus;
lobi la nena, abr, bk tripartiti, 7-5 mm longi. Stamina 6, Сеет fauce
insertis, circit s; staminodia 6, gie glabra, 1,5 mm longa. Ovarium
tomentosum, 12- ees A ongus. Егис
F
à
1 балау
16. З. — Manilkara Le Testui Aubr. et Pellegr. : 1, rameau florifère x 2/3: 2, feuille
x 1/2; 3, corolle (fleur jeune) x 3; 4, fragment de corolle x 5; 5, anthère X
6, pistil x 5. — Manilkara Fouilloyana Aubr. et Pellegr. : 7, feuille x 2/3; 8,
fragment de corolle x 5; 9, pistil x 5.
ic. e
marge; entre deux nervures d une nervure latérale parallèle ;
nerv illes peu apparentes; pétiole 1, 5-
Inflorescences en fascicules Peur sur eh vieux bois. Fleurs subsessiles.
ment, longs de 5 mm iron. Corolle tubulaire à la base, tube long de
2,0 mm env. Pétales 6. 59. 0165, 7,5 mm епу. long., chacun muni de
2 courts lobes, 2 mm env. long. Étamines 6 à filets de 3 mm env., insérées à
hauteur de l'insertion des pétales sur le tube. Staminodes subulés, très
courts, env. 1,5 mm. Ovaire tomenteux surmonté d'un long style glabre;
12 loges У
Fruit inconnu.
Type de l'espèce : Koechlin 1293. Forêt de Mutampu. District de
Kiska n sept.).
Espéce trés remarquable et trés distincte, comme le montrent les
dessins des espèces lointainement affines, M. Aubrevillei Sillans et
M. Zenkeri Aubr. et Pellegr
Espèce encore trés mal connue, découverte dans la région de Brazza-
ville.
Manilkara Zenkeri (LECOMTE Mss DANS H. P.) AUBREVILLE ET
PELLEGRIN. sp. nov.
Feuilles obovées oblongues, coriaces; acumen obtus et émarginé;
12-22 cm long, 5-8 cm large, grisâtres et apparemment glabres dessous.
Pétiole 1, 5-2 cm long. Env. 15 paires de nervures secondaires peu saillantes
dessous, réunies prés de la marge; nervilles peu apparentes
ascicules de fleurs sur le vieux bois.
Fleurs trés courtement pédicellées. Sépales 6, longs de 5-6 mm, sou-
dés à la base en un tube subconique, tomenteux. Pétales 6, oblongs, env.
4,5 mm long, à bords repliés intérieurement, chacun muni de 2 lobes biden-
tés aussi longs que les pétales, à dents inégales ; parfois 3 ou 1 seul lobe.
Étamines 6; staminodes 6 bi- ou tri-dentés, soudés à la base en un tube
épais, soudé lui-même sur une partie de sa longueur au tube de la corolle.
Ovaire tomenteux prolongé d'un long style glabre.
Fruit inconnu.
Type : Zenker 3708. Bipinde, Cameroun (1908).
1. Arbor vel frutex. Folia obovata, oblonga, apice obtusa, acuminata,
12-22 cm longa, 5-8 em lata, glabra, coriacea, nervis later ralibus utrinque 15,
gracilibus. Petiolus 1,5-2 cm longus. Stipulae... Flores breviter pedicellati,
fasciculati, in trunco siti. Sepala 6, оч, 5-6 mm longa, tomentosa, а
basin coalita. Corolla 6-lobata, lobis 5-dentatis, circiter 4,5 mm longis, villosis.
tamina 6, staminodia 6, bi- vel tridentata basi in tubum crassum coalita.
Ovarium ds Stylus filiformis glaber. Fructus...
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Fic. 4. — Manilkara Pellegriniana Tisserant et Sillans : 1, rameau florifére x 2/3;
2, fragment de corolle vu de l'extérieur x 6; 3, fragment de corolle vu de l'inté-
rieur x 6; 4, pistil x 6; — Manilkara microphylla Aubr. et Pellgr i
х 2/3; 6, détail de la nervation; 7, fragment de corolle vu de l'extérieur x 6;
8, fragment de corolle vu de l'intérieur x 6; 9, pistil: x 6.
— 238 —
Espéce trés imparfaitement connue par un unique specimen de Zenker,
étiqueté « Mimusops nov. spec. > et annoté par H. LECOMTE Manilkara
Zenkeri.
Manilkara Le Testui AUBRÉVILLE el. PELLEGRIN, sp. nov.!,
Feuilles oblongues ik atténuées au sommet, cunéiformes
à la base, 25-30 cm long, 6, 5-8,5 em large, coriaces, glabres. Une ving-
taine de nervures eps cas ы {тёз saillantes dessous, se réunissant trés
prés de la marge. Réseau très apparent de nervilles parallèles perpendi-
culaires aux nervures secondaires, et de veinules. Feuilles longuement
pétiolées, env
eurs en gece sur les rameaux àgés. Pédicelles longs, env. 2 cm,
tomenteux
Sépales 6, tomenteux extérieurement, env. 7 mm lon
Corolle à tube court de 1,7 mm long. Pétales 6, chacun muni de
2 lobes aussi longs que les pétales, 6-7 mm long. Étamines 6 et staminodes
6 (parfois 4-5), insérés à hauteur de l'insertion des pétales. Étamines à
courts filets un peu pubescents, portant de longues anthéres un peu
pubescentes. Staminodes triangulaires, nasa sur les bords et pubescents.
vaire hirsute, loges 6 (4-5). Fruit inconnu.
Type : Le Tesiu "9322. Ngon, entre l'Ogooué et le Cameroun (fl.
Espéce remarquable, mais trés imparfaitement connue par un seul
spécimen de Le Testu
Manilkara microphylla AUBRÉVILLE et PELLEGRIN, sp. nov.
rbuste. жыш. Anm glutineux. Rameaux glabres, marqués de lenti-
celles trés appare
Petites feuilles Шаш, trés coriaces, lancéolées ou obovées oblongues
ou oblongues-obtuses, ou atténuées ou nettement acuminées au sommet,
cunéiformes à la base; limbe, 5-7 cm long, 15-28 mm large; pétiole env.
? mm; trés nombreuses nervures latérales paralléles dessinées jusqu'à
la marge, profondément imprimées dans le limbe épais, ce qui donne à
celui-ci un aspect trés particulier.
ites fleurs en fascicules axillaires. Pédicelle 5-7 mm, tomenteux
бсре. Sépales 6, env. 5 mm, pubescents extérieurement, glabres
intérieurement ou finement tomenteux sur les bords. Corolle env. 5-6 mm,
l. Arbor vel frutex. i оса oblonga, apice basique attenuata, glabra,
coriacea, 25-30 em long à
on C a
villosi. Stamina 6, staminodiaque 6, Tm ad faucem inserta, villosa. Ova-
rium hirsutum KH -5) loculare Fruet 7
n4 —
à tube trés court, env. 1 mm. Pétales 6, chacun muni de 2 lobes aussi
longs que le pétale. Pétale oblong, env. 1,5 mm large, mais à bordsrepliés
intérieurement. Etamines 6; filet court, 2 mm, anthère 2 mm. Stami-
nodes 2,5 mm, bi-dentés. Étamines et staminodes sont soudés à la
base en un anneau pes eria de 2 mm env., lui-même adhérent à la base
de la corolle sur 1 m
Ovaire pubescent TA d'un long style; 10-12 loges.
Fruit inconnu.
Type de lespèce : Le Teslu 8408. Poupa, région de Lastoursville1.
Cette espèce est e бай? au premier aspect par ses petites feuilles
trés épaisses ой d mbreuses et fines nervures latérales et nervilles sont
imprimées. Il existe en Afrique es de Manilkara
à petites feuilles. M. angolensis (Engl.) H. Lec. ex Pellegrin, découvert
dans les fourrés littoraux de l'embouchure du Congo, est selon moi d'aprés
les dessins d'Engler une forme du M. lacera ( Bak.) Dub., arbuste des
plages dont les feuilles largement obovées sont parfois petites et nette-
ent émarginées au sommet. La plus ancienne espèce à petites feuilles
décrite (1877) est M. cuneifolia (Bak.) Dub., dont je ne connais pas le
type, et qui d’après la description dans OLIVER pourrait être également
une forme du M. lacera. DUBARD avait mis en synonymie M. cuneifolia
et M. angolensis.
La troisième espèce, M. Welwilschii (Engl.) Dubard, la plus proche
du M. microphylla, s'en distingue par l'absence de ce réseau fortement
imprimé de la nervation latérale, par les feuilles plus nettement obovées,
et par les étamines et staminodes directement soudés sur le tube de la
corolle, et non soudés à la base en un anneau distinct.
M. microphylla est une espèce mal connue, signalée seulement
à présent au bord d'un étang à Brazzaville, et à l'intérieur du
Gabon dans la région de Lastoursville.
GABON : Le Testu 8408 (holotype), Poupa (fl. oct.); 8377, Lindémé
(fl. sept.).
ҢЕР. CoNGo ` Koechlin 6043, Brazzaville (fl. sept.).
Sage nisi Bequaerti (DE Wirp.) App et PELLEGR., Comb.
= Mimusops Bequaerli De Wild. dans Rev. Zool. Afr., vol. VII,
Sup Bol. : 26 (1919).
Cette espèce du Congo belge dont nous avons examiné le type nous
parait distincte des précédentes.
1. Arbuseula, ramulis glabris, үе иа си. Folia er
vel obovato-oblonga, 5-7 cm longa, 1,5-2,8 c vel dtm ves basi
uata, coriacea, glabra, nervis lateralibus sie ec? nume нон paral Lee
impressis. Petiolus 10-12 mm суыра glaber E гарт ың асай, axillares.
epala 6, longa, extra tomen ‚ 6 mm longa. Corolla 5-6 m longa, 6-lobata :
tubus 1 mm longus; lobi tripartiti, KE коя wast un mina P filamentis 2 mm
longis; staminodia 6, apice bidentata 2,5 mm Ge ad basin coalita. Ovarium
tomentosum, 10-12-loculare ; ne fa Fructu
— 235 —
П. TIEGHEMELLA OU DUMORIA
Le botaniste PIERRE dans ses < Notes botaniques « sur les Sapotacées,
en 1890 a décrit (p. 18) un genre Tieghemella uniquement d'aprés les
graines apportées du Gabon par Aubry le Comte en 1853 et déposées dans
la collection du Muséum de Paris sous le n? 3604. Une planche de dessins
fut tirée et répandue dans les herbiers. D’après la description et les dessins
aucun doute n'est possible, l'espéce et le genre sont parfaitement définis.
Aujourd'hui que la flore gabonaise et plus généralement celle de l'Afrique
guinéo-congolaise sont mieux connues, on sait qu'il y a quatre espéces de
Mimusopées ayant de trés grosses graines marquées de trés larges cica-
trices, graines bien diflérenciées. Aucune confusion n’est possible pour les
reconnaître. A. CHEVALIER, à une époque où pouvaient subsister des
doutes, avait considéré que les graines décrites par PIERRE pour le genre
Tieghemella pouvaient être aussi des graines de Baillonella. Aussi, il
avait rejeté dans ses < Bois du Gabon », p. 250, 1917, le nom générique de
Tieghemella pour le nouveau nom < Dumoria >. ЇЇ est évident aujourd’hui
que Dumoria doit être mis en synonymie.
Un autre Dumoria a été décrit par А. CHEVALIER pour une autre
espèce de la Côte d'Ivoire, D. Heckeli A. Chev. A. CHEVALIER estimait,
que les deux espèces, très différentes l’une de l’autre, celle de la Côte
d'Ivoire et celle du Gabon, appartenaient au méme genre. C'est aussi mon
avis. Il y a sans doute des différences dans les fleurs. Les lobes de la corolle
dans l'espèce ivorienne sont trés petits, lancéolés, beaucoup plus petits
que leurs appendices latéraux. Ceux de l'espéce gabonaise se réduisent
à un simple fil. Différences aussi dans la grandeur des staminodes. Les
graines sont caractéristiques de l'une et de l'autre espéce. Néanmoins
nous pensons qu'il s'agit de différences à l'échelle des espèces et non des
genres,
Nous reprendrons donc le nom de Tieghemella Heckeli Pierre pour
Геѕрёсе de Côte d'Ivoire bien connue comme « makoré «et celui de Tieghe-
mella africana pour l'espèce de l'Afrique équatoriale, connue sous le
nom de « douka ».
III. CONSIDÉRATIONS SUR LA TAXINOMIE
DES LUCUMÉES ET CHRYSOPHYLLÉES AFRICAINES
a séparation générique des Sapotacées appartenant aux deux tribus
des Lucumées et Chrysophyllées a toujours été et demeure un probléme
des plus difficiles. Les botanistes qui depuis PIERRE en 1890 ont tenté
de classifier des genres dans la flore africaine des Sapotacées ont eu des
conceptions trés diverses.
— 236 —
Pierre, en 1890 et 18911 avait créé pour l'Afrique les genres
Vincenlella, Malacantha, Gambeya | séparé de erer genre
(mss.). ENGLER en 1904, dans sa Révision des Sapotacées аы e
avait admis : Sersalisia R. Br. (1810), Synsepalum (A. DC) Ваш. (1891),
Bakerisideroxylon Engl. (= Vincentella Pierre, nom prioritaire), Pachys-
lela Pierre; Chrysophyllum L. avec des sections Donella, Gambeia, Zeyhe-
rella "ae? de PrEnnE ; Malacantha.
ARD en 1912, dans une révision générale du groupe des Side-
нн? , en présence de la difficulté de trouver des caractéres ied
tinctifs clairs entre certains genres de PIERRE et d'ENGLER, créait u
genre nouveau Bakeriella, regroupant les genres d'ENGLER : Ру он
Synsepalum, Bakerisideroxylon, Pachystela.
et essai de monographie fut le dernier jusqu'à celui de BAEHNI
our les espèces africaines. HUTCHINSON et DALZIEL, dans la première
édition de la Flora of West Tropical Africa (1931) ont admis les genres
adoptés par ENGLER : Chrysophyllum, Pachyslela, Sersalisia, Bañeriside-
roxylon, Synsepalum, Malacantha.
En dehors de ces der d'autres genres étaient créés dans
ce groupe de Sapotacées ` Englerophylum Krause (1914); Bequaerlioden-
dron De Wild. (1919); Breviea Aubr. et Pellegr. (1934); ÆEndoltricha
Aubr. et Pellegr. (1934); Aningueria Aubr. et Pellegr. (1934); Afroser-
salisia A. Chev. (pour les Sersalisia africains cités par Engler; = Rogeo-
nella A. Chev. (1943) ; Tisserantiodoxa Aubr. et Pellegr. (1957); Neoboi-
vinella Aubr. et Pellegr. (1958); Zeyherella (Pierre) Aubr. et Pellegr. (1958).
récente révision générale des genres de la famille est celle
de BAEHNI (1938) 5. Il rapporte la plupart des genres africains alors décrits
dans ce groupe objet de la présente étude au genre américain Pouleria
Aublet (type de la Guyane francaise, 1775), qui englobe ainsi les genres :
Aningueria Aubr. et Pellegr., Bakeriella Dubard, Bakerisideroxylon
Engl. (= Vincentella); Breviea Aubr. et Pellegr., Endolricha Aubr. et
Pellegr., Pachystela Pierre, Vincentella Pierre, Sersalisia R. Br.
Sont maintenus finalement par BAEHNI : Chrysophyllum L., Bequaer-
liodendron De Wild. et le genre voisin Englerophytum Krause, Mala-
cantha Pierre, Synsepalum (X. DC.) Baill., Pouleria Aubl.
]. Notes “sep cie e enter — La note publiée à la date du : d ped
ne contenait que 68 pages. Les pages suivantes dont les мнага imprim
du 24 janvier 1891, sont numérotées de ade ds Elles n'ont pas жор римде Se Ser
retrouvées plus tard dans les papiers de E. (Note РУ H: TE).
2. Monographieen uA ride fangen Familien und- Ge VIII. Sapo-
laceae.
3. Les Sapotacées du groupe des Sideroxylinées. Ann. Mus. Col. Marseille
1-90 (1912).
1 4. Dans la p note sont repris deux genres : Gambeya, Donella,
et plusieurs nouveaux genres sont décrits : tps D LUE Wi ЭШ йе ын Tuleslea,
Pseudopachy eg? D autres genres sont placés en synonymie : Bequaerliodendron,
Tisserantiodoz
5. Mémoires sur les Sapotacées Systéme de classification. Candollea VII
(oct. 1938 et II. Le genre Pouteria. tacet IX (déc. 1942).
Lu.
La conception de BAERNI a l'avantage de simplifier considérablement
la classification par genres.
Malacantha et ues auraient pu aussi ne pas être épargnés.
Malacantha (très proche d'Ar ni as rapporté à Pouleria), per ses
graines ellipsoides à trés I
le décrit ENGLER cité par nee — pourrait être aussi ои dans
Pouteria, aussi bien que les autres genres y rapportés. Le calice est indiqué
comme composé de 7-8 sépales, mais en réalité les piéces les plus exté-
rieures au calice sont des bractées plutót que des sépales. Les fleurs n'ont
pas de staminodes, mais d'autres genres aussi ramenés à Pouleria n'ont
également pas de staminodes : Pachyslela (p. p.); ou ont des staminodes
trés rudimentaires : Afrosersalisia A. Chev. ‚ Pachyslela (p.
la moitié de leur longueur, mais chez certains genres rapportés à Pouleria,
il y a des formes de transition oü les sépales sont plus ou moins fortement
soudés entre eux à la base (Pachyslela, br р Il pourrait aussi
se confondre avec ee (sensu BAEHNI) 1.
Le principe de la classification en BAEHNI devrait pratiquement
conduire dans ce groupe de Sapotacées à ne plus considérer que deux
grands genres, Chrysophyllum et Pouleria; les genres voisins Bequaer-
liodendron et Englerophytum étant provisoirement mis à part, comme étant
pus up ent connus
‘attribution des genres soit au genre Pouleria, soit au genre
Chri угор) yllum, les EE peuvent étre trës diverses, car leur sépa-
ratio est pas ne Le а parfaite
налы x t mple, adopte Po uleria dans lequel : inclut
Aningueria, Malaca Gre Cette Sersalisia, mais il rapporte plutót
Breviea à à Chrysophyllum, So conserve V incentella, Endotricha, deese s
ans Pouleria selon BAEH
Toutes ces vade sil le signe de la difficulté majeure d'adopter
un bon système de classification générique dans ce groupe de Sapotacées.
Les coupures entre genres ou groupements de genres ne sont pas immé-
diatement évidentes. La simplification apportée par BAEHNI n'est qu'appa-
rente pour la nomenclature des espéces, car en réalité les genres supprimés
subsistent en tant que subdivisions des grands genres. Son inconvénient
du point de vue pratique est que ces sous-groupes réduits à l'état de sec-
tions de genres n’ont pas d'état civil dans la nomenclature binaire qui ne
connaît que les genres et espèces. Le genre Pouleria chez BAEHNI, devient
quelque chose d'excessif avec 318 espèces et une clef des espèces de
29 pages composées en petits caractères d'imprimerie. Ce fait d'intérêt
1. Effectivement, si dans sa revision des genres de la famille, BAEHNI, avait
iius Synsepalum Sess deep egens son mémoire sur le genre Pouteria (1942), il
le dep à une section du genre Pouleri
2. Petite flore de l'Ouest г беч 1954.
— M IL
pratique que nous signalons ne peut évidemment р, être retenu comme un
argument scientifique contre le genre étendu Pouler
Nous avons adopté pour les Sapotacées улай un autre concept
de classification. Il est certain que les variations dans l'organisation flo-
rale sont faibles à l'intérieur du groupe que nous étudions, c'est ce qui a
conduit naturellement DuBAnD avec son genre Bakeriella et BAEHNI
avec le sens trés large quil donne au genre Pouleria, à faire des regrou-
pements étendus parmi les genres habituellement adoptés. Les diffi-
cultés à grouper les espèces et à les faire entrer dans le cadre des genres
établis, qu'ont connues les premiers monographes des Sapotacées, augmen-
tent d'ailleurs aujourd'hui avec le développement de l'inventaire de la
les formes de passage possibles d'un genre à un autre. Il existe donc deux
conceptions taxinomiques logiques opposées qui se manifestent chez les
spécialistes, l'une de large regroupement dans de trés grands genres, celle
Вленмі, l'autre vers la définition de genres de plus en plus nombreux,
mais bien individualisés. Cette dernière qui fut celle de PIERRE est aussi
celle que M. PELLEGRIN et moi-méme avons suivie depuis quelques années
en décrivant des genres nouveaux à mesure de la mise à jour de nouvelles
espèces difficiles à à à placer dans les genres les plus anciens
L'étude minutieuse de toutes les espëces, si l'on fait temporairement
ix cos des divisions génériques déjà admises, comme si celles-ci
n'existaient pas encore, montre qu'elles Miedo y ёге groupées en séries
assez homogènes distinctes les unes des s. Quelques espèces cepen-
dant se singularisent, elles ont une ses riae plus marquée, de sorte
que l'on hésite sur la place à leur donner, prés d'un groupe ou prés d'un
autre. Elles constituent les embarrassantes exceptions. Mais n'est-ce
pas le fait d'une évolution non terminée d'un groupe végétal?
L'existence de ces formes de passage, ne peut faire oublier l'existence
de ces formes spécifiques naturellement déjà groupées. Nous pensons
que l'objet d'une classification naturelle doit étre de faire le mieux possible
apparaitre des groupements manifestes d'espéces, en leur donnant le
rang supérieur à l'espéce, celui de genre. Le cadre des tribus et sous-
tribus permet au delà de faire d'autres rapprochements entre genres
affines.
Les es péces че transition peuvent être réunies à tel groupe générique
plutót qu'à tel autre. C'est une question d' appréciation du taxinomiste
qui doit, peser Ge les arguments tirés des comparaisons morphologiques
et autres. Parfois il y a des caractères séparatifs si distincts qu'il pourra
ype d'un genre nouveau, plutót que de l'incorporer avec doute dans un
genre établi. Ce cas est remarquablement fréquent dans la famille des
Sapotacées, mais surtout dans les Mimusopées. C'est celui de ces dee de
la forét africaine équatoriale, qui appartiennent à des genres m typiques
pose distincts : Tieghemella (2 esp.), Lelestua, Baillonella, аала.
anlou...
`
On aboutit alors à une multiplication des genres. Si celle-ci est
-— 989..—
regrettable d'un point de vue pratique par sa complication, en revanche
elle me parait conforme à l'ordre naturel chez les Sapotacées. Il est bien
certain que beaucoup de ces genres sont issus des mémes branches. Il n'en
est pas moins exact que des ramifications divergentes multiples se sont
produites. Elles correspondent à ces groupes actuels distincts, isolés bien
que non loin les uns des autres, que sont les genres suivant notre conception.
La difficulté chez nos Sapotacées est que la constitution de ces grou-
pements n apparaît qu'après des analyses fines de la fleur, complétées
par l'étude des graines. Disons tout de suite que dans nos herbiers les
d'insuffisance ou d'erreur dont souffrent toutes les classifications. Celle
que nous proposons nous semble marquer un progrés sur les précédentes,
mais elle n'est certainement pas définitive au moins pour cette raison que
je viens d'exposer
Le reproche que l'on pourrait faire à notre méthode de découpage
générique chez les Sapotacées est qu'elle fonde la reconnaissance des
affinités et des distinctions entre genres sur des comparaisons d'organisa-
éthode ne serait-elle pas valable pour toutes les familles, surtout celles
ü les divergences évolutives dans l'organisation florale ont été trés
de certains groupes d'espéces. La hiérarchie des caractères aiuto
n'est pas quelque chose de fixe, valable pour toutes les familles de plantes,
car sans doute l'évolution ne s'y est pas manifestée par les mémes voies,
ni dans les mémes temps. Peut étre chez nos Sapotacées, la tendance évo-
lutive vers la séparation de genres bien distincts n'est-elle qu'amorcée,
mais cette tendance est marquée cependant et il nous parait utile de la
montrer dans une classification générique, plutót Voie de la laisser inapercue
dans de vastes groupes génériques peu homogene
Dans ce groupement de Lucumées et de Chaypis Ae objet de
notre étude, au premier examen les fleurs sont des plus semblables. Elles
sont toutes pentaméres, à l'unique exception du nouveau genre monoty-
pique Wildemaniodoxa où les pétales, étamines et staminodes sont au
nombre de 10. II n'y a aucune espèce lélramére. Ceci est une différence
notable avec les mêmes tribus américaines où des espèces affines pentamères
et tétramères sont nombreuses. Le genre Pouleria Aublet auquel BAEHNI
a rapporté de nombreux genres VER ANE et asiatiques, a des fleurs tétra-
mères selon la diagnose origina
Les fleurs sont en Afrique "v. sauf de rares exceptions! chez des
1. Gambeya gigantea (A. Chev.) Aubr. et Pellegr. a aussi des fleurs femelles.
— 240 —
espèces de Zeyherella, Aningueria, Endolricha, qui ont avec des fleurs ©
des fleurs 9 avec des staminodes épipétales et alternipétales. En Amé-
rique au contraire, dans les tribus correspondantes, la présence de fleurs
sans étamines fertiles est fréquente.
Autre différence générale entre plantes américaines et africaines
même groupe : le nombre des loges de l’ovaire chez les africaines est de
avec des exceptions très peu nombreuses (Wildemaniodoxa 10, Endolricha
8, Breviea 8). Les variations sont beaucoup plus grandes chez les améri-
caines, notamment à l'intérieur méme du genre Pouleria sensu Baehni
Nous constatons donc à cet égard une plus grande homogénéité
relative chez les africaines que chez les américaines. Cette différence nous
parait mériter d'étre signa
es fleurs ont, sauf les rares exceptions EE ci-dessus, la méme
structure : 5 sépales, corolle gamopétale à 5 lobes, 5 étamines fertiles
épipétales, à filets soudés sur le tube de la уште аһзепсе оп ргёзепсе
de 5 staminodes insérés au niveau de la commissure des lobes de la
corolle
Les différences possibles dans la morphologie florale entre les groupes
génériques ne peuvent porter que sur des corrélations de caractéres tenant
à la disposition relative, à la soudure, et aux dimensions respectives de
toutes ces pièces florales, c'est-à-dire à des différences rn dans d'autres
groupes floristiques on pourrait considérer comme min
es sépales sont en général libres et imbriqués. Ils Sch un peu et plus
ou moins soudés à la base chez Pachystela et Afrosersalisia. Ce n'est que
dans le genre Synsepalum que la soudure est nettement apparente, portant
sur environ la moitié de la longueur des sépales, et que ce caractère a été
généralement considéré comme générique par tous les monographes, en
corrélation d'ailleurs avec la présence de staminodes trés développés
(différence avec les deux genres sus-nommés).
Les sépales sont extérieurement + pubescents. Le genre monoty-
`
a
ent. Petits caractëres qui ajoutés à d'autres donnent son individualité
à ce genre.
ans le type de la corolle, des variations apparaissent qui se mani-
festent surtout dans la proportion relative de la longueur des lobes et du
tube. Il y a des genres oü les lobes sont oblongs, égaux ou plus longs que
le tube. C'est une forme fréquente ( Pachyslela, 2 egherelia, EÉnglerophitum,
Synsepalum, Afrosersalisia, Wildemaniodoxa ). D'autres où au contrair
d s lobes gar j ourts, + ovés че subqua drangulaires Sid е тоза
ѕ.), Aningu сл Gambeya, Donella, Neoboiv soie eudoboivinella.
Endlich, Breviea, MUR dn tube chez Brev ең remarquable-
ment long, cas unique. Les pétales sont libres chez V “yam yas le tube a
көйү: гул. att disparu. Ce sont les deux seules exceptions ou l’ exagération
du rapport de longueur entre lobes et tube, jointe à d'autres caractéres,
prend une valeur générique unanimement reconnue (pour Vincentella par
PIERRE, ENGLER, DUBARD, LECOMTE, non par BAEHN!).
— 941
Un petit caractère qui n'a pas de being générique propre, mais qui,
parce qu'il en accompagne d'autres, est commode à reconnaitre pour les
identifications de genres, tient à la bordure шее des lobes de la corolle.
П est valable pour les Gambeya 1, Donella, on Aningueria.
Le niveau de l'insertion des filets des étamin pre end chez les
espèces africaines une importance de différenciation générique. On peut
dire qu'il y a des groupes oü les filets sont toujours insérés au niveau de
la soudure des lobes de la corolle, d'autres oü au contraire ils sont soudés
sur le tube nettement en dessous de la soudure des lobes. Ce caractére
séparatif est net entre deux groupements de genres. Dans le premier se
rangent ` Chrysophyllum (s. s.) américains, Englerophytum, Wildemanio-
doxa, Zeyherella, Neoboivinella, Afrosersalisia, Tuleslea, Pseudoboivinella,
Pachyslela, Pseudopachyslela, Synsepalum ; dans le deuxième : Gam beya,
Donella, Malacantha, Breviea, Endolricha, Aningueria. Vincentella est à
part avec ses étamines à filets pratiquement libres.
Le genre Englerophylum offre le seul cas dans le groupe, de filets
courts qui sont soudés entre eux en un anneau épais soudé lui-méme à
l'entrée de la gorge de la corolle
Les spécialistes de la famille des Sapotacées ont toujours attaché
une importance très grande à l'absence ou à la présence de staminodes.
Il y a effectivement des espèces avec staminodes développés, d'autres
sans la moindre trace de staminodes. BAEHNI dans la clé des genres qu'il
conserve en fait en particulier la distinction essentielle entre les deux
grands genres (s. BAEHNI) Chrysophyllum et Pouteria
stamihodes présents... lesser уз. POUTERIA
staminodes absents. vie KEEN A e CHRYSOPHYLLUM
» » $6 Se à + Nw «S е
La distinction ainsi établie n'a cependant pas le caractere absolu qui
lui est attribué par cette clef. Parmi les Chrysophyllum africains (s. BAEHN1)
plusieurs espèces ont parfois des staminodes rudimentaires {Gambeya
africana, G. giganlea). Les Brevia, Endolricha, Pseudoboivinella, que l'on
pourrait inclure dans un grand genre Chrysophyllum parce que certaine-
ment plus proches des Chrysophyllum que des Pouleria, ont des staminodes
courts, mais cependant trés nets. Ce qui reste exact, c'est la tendance à
la disparition des staminodes chez les Chrysophyllées. Elle parait acquise
chez les Chrysophyllum vrais américains et chez la plupart des Gambeya,
Donella et, Neoboivinella africains (gcnres séparés de ерин SC e
Inversement, chez des genres africains réunis par BAEHNI à Pouler
les staminodes existent mais ils sont trés rudimentaires Асмана.
e (partie).
le caractère de la présence ou de l'absence de staminodes conserve
une elle valsti pour certains genres. Il en est qui ont toujours des stami-
nódes très développés (Synsepalum, Vincentella), d'autres encore nets
mais subulés courts (Pseudoboivinella, Breviea, Endolricha, Aningueria),
ception chez Gambeya gigantea (A. Chev.) Aubr. et Pellegr., espèce remar-
Gn = ailleurs par ses inflorescences en petits racëmes
= S —
d'autres enfin, encore constants mais trës rudimentaires (Wildemaniodoza,
Afrosersalisia, Tulestea), d'autres où ils n'existent plus mais où ils peuvent
assez exceptionnellement et irréguliérement кыне! ( Gambeya, Chrysc-
ans la forme de l'ovaire et du style nous SE aucun carac-
tère distinctif générique ou même ен remarquable. Le style pris-
matique, le stigmate épais, à 5 pores, de iane espèces de Расіні
et Pseudopachystela est cependant à signaler. La présence de disque
glabres assez nets sous l’ovaire est aussi un caractère qui peut être w
mais qui n'est décelable que sur les fleurs fraiches ( Breviea, Endolricha,
Pseudoboivinella ).
s les graines, nous trouverons opportunément d'autres carac-
Léres de classification générique trés importants, déjà signalés par les
monographes de la famille, notamment par BAEHNI. Les graines ont un
test lisse très brillant, brun plus ou moins clair foncé, sauf sur une partie
de leur face ventrale ou basale qui est rugueuse et mate, à laquelle on
donne habituellement le nom de cicatrice. Celle-ci correspond à la sou-
dure de l'ovule sur le placenta. Elle est pare petite, basilaire, circulaire ;
chez notre groupe de Sapotacées elle est toujours ventrale, trè s longue,
étroite ou au contraire très large. BAEHNI a établi son système général
de classification de la famille d'aprës des caractëres tirés de la position
de la cicatrice. C'est ainsi que les genres de notre groupe rentrent dans la
sous-famille des PLEUROTRAUMAE, dont les graines ont des cicatrices
lated étroites ou larges ou trés larges.
Une importante distinction peut étre faite entre ane plates ou rela-
rent plates et graines subellipsoïdes, épais es ou relativement
épaisses. Les ее ио correspondent en SOEN aux Chrysophyllées,
les secondes aux Lucumées.
Une troisiëme ordre de caractères, qui n'a pas retenu jusqu'à présent
Г attention, est а rechercher dans le nombre des graines par fruit. En eflet,
ma connaissance toutes les POL accen africaires étudiées ici se rangent
à ce point de vue en trois catégories
‚ 1. Espèces à ovaire à 8 loges, ayant de gros fruits à 8 graines ou
ns par avortement (Breviea, Endolricha); graines plates à cicatrice
Sec, très étroite.
spëces à ovaire à 5 loges, ayant des fruits de dimensions diverses,
mais à D graines, ou moins par avortement; graines plates à cicatrice
ventrale кон ou pes et assez large (Gambeya, Donella).
èces à ovair à 5 loges; fruits divers mais n'ayant jamais
qu'une ms graine ee SE cicatrices ventrales Lrës
arges occupant une grande partie de la surface de la graine ( Pachyslela,
Malacantha, Afrosersalisia, Aningueria, Englerophytum, Neoboivinella,
seudoboivinella), ou au contraire de courtes et étroites cicatrices (Zeyhe-
rella).
omme je l'ai écrit plus haut, malheureusement à ce jour les graines
de toutes les espèces africaines ne sont pas connues, mais toutes les
— 243 —
observations déjà faites confirment cette Séparation en trois catégories,
Les espéces du 3° gro upe ont un ovaire à 5 loges comme celles du
Зе groupe, néanmoins elles n'ont jamais qu'une seule graine, alors que
celles des deux premiers ont toujours plusieurs (5 ou 8) graines, ou un peu
moins par avortement. L'avortement de quelques ovules dans ce second
cas est un fait individuel; dans le premier cas sa généralité permet, à mon
avis, de le considérer comme un caractère évolutif ayant une valeur taxi-
nomique.
Des caractéres secondaires de la cicatrice aident encore pour des
distinctions génériques, par exemple :
8 graines plates; cicatrice étroite à la fois latérale et basale. Bre
a.
э graines plates; cicatrice étroite à la fois latérale et basale. “Авика bea.
Les types de nervation peuvent apporter aussi quelques éléments
utiles pour les identifications, car si un type défini n’est pas lié à un genre
unique, du moins souvent à un genre est associé un type déterminé.
De méme l'absence ou la présence habituelle de е L'exemple le
plus remarquable est celui des feuilles, finement multinerviées, des
Donella. On peut discerner deux autres types adiit multinerviés, à
limbe densément pubescent dessous. L'un d'eux est commun à plusieurs
genres : rl reine Wildemaniodoxa, Englerophylum; l'autre, moins
eL eL constant, aux genres Pseudoboivinella et Neoboivinella. Les Anin-
gueria Ba Malacaniha ont des nervures saillantes dessous, espacées cl
tracées jusqu'à la marge; le limbe est criblé de points translucides. Ceci
les р mais d'autres сагасіёгеѕ floraux les séparent.
CLÉ DES LUCUMÉES ET CHRYSOPHYLLÉES AFRICAINES
A. Etamines à filets insérés à la gorge de la corolle. Lobes de la
corolle non ciliés :
B. Staminodes nuls ou rudimentaires ou subulés courts :
1. Étamines à courts filets soudés en un anneau soudé au niveau
de la commissure des lobes de la corolle. Staminodes O ou
très rudimentaires. 1 graine par fruit, à large cicatrice ven-
tr Feuilles tomenteuses dessous, à vas fine ti-
... ENGLEROPHYTUM.
1'. Étamines à filets non soudés :
2. Étamines аф anthéres sen DR aigués. Staminodes trés
rudimentair LEE ee ST RUN S 147 ИВШИНА.
PB Éta
mines
3. Ovaire à 11 loges. Plusieurs graines par fruit. Graines
plates à cicatrice ventrale linéaire-oblongue. Étamines
à trés courts filets. Staminodes O...... CHRYSOPHYLLUM
(s. s.) (genre américain).
'. Ovaire à 5 loges. 1 graine par fruit
4. ejns (plates) à étroite cicatrice ventrale.
s parfois polygames, parfois cauliflores, parfois
пова. Staminodes О ou irréguliers et trës rudimen-
c2
— 944 1
taires. Feuilles tomenteuses dessous, à nervation fine
multinerviée parallèle ; stipulées ........ ns ZEYHERELLA.
4'. Graines ellipsoïdes, à large cicatrice ër Fleurs
5. Étamines nettement introrses. Staminodes O.
Feuilles tomenteuses dessous, à nervation fine mul-
tinerviée parallèle; stipulées........ NEOBOIVINELLA.
tamines extrorses :
6. Trés courts filets, anthéres pubescentes sur le
os. Staminodes trés rudimentaires...... .. TULESTEA.
D. Filets assez Apis anthéres non pubescentes ar-
salement :
7. Staminodes en écailles. Sépales un peu oe
à la base. formant une Tm Pu à la bas
du iE. РИСА ежет
7'. Staminodes кезен et courts. Fouilles stipu-
кы. WE SE EUDOBOIVINELLA.
f EE D nuls ou trés pb Sépa-
les libres. Lobes de la corolle oblongs. Stigma-
tes épais à 5 pores, Feuilles à nervures espacées,
saillantes dessous; stipulées .......... PACHYSTELA.
B'. Staminodes trés Chua sd :
8. E soudés sur environ la moitié de leur longueur. Sta-
inodes Hen CNN dentés. Étamines à filets assez longs.
cux eli аал YE с ч жс ын KU eri ae FAC S Sv NSEPALUM.
H. ае ibre
9. Pétales deeg presque libres. Étamines à filets presque
ee сеня odes linéaires aussi longs ou presque que les
pétales: eios SPONTE INCENTELLA.
x Corolle hat. et kee: SE Staminodes linéaires
aussi longs que les lobes. Stigmate épais à 5 pores. Feuil-
es stipulées..iii dee ero ne dei e Rr PREUDOPACHYSTELA,
A'. Étamines à filets insérés en dessous de la commissure des lobes
et souvent vers la base de la corolle :
C. Staminodes nuls. ou trés rudimentaires. Lobes de la corolle
ve
n
10. Plusieurs graines (5) par fruit. сие рибо а сісаїгісе
ventrale linéaire oblongue. Étamines extrorses :
euilles à nervures оета Grace et saillantes
EE ке .. САМВЕҮА.
11’. Feuilles k; nervures “sess e trës эрак ee et
Megi o C or vip Malte 0): RS SRE med er DoNELLA.
10'. Une seule graine pes fruit, сушы а cicatrice ventrale
trés AS Étamines introrses. Feuilles tpe translu-
MALACANTHA.
edes Di axe (essi а a Led ac 25
C'. Des Be жайа a оп нени. courts mais nets et cons-
tants :
— 945 es
12. Ovaire à 8 loges. Fruits à 8 graines. Lobes de la corolle non
ciliés :
13. Graines plates à cicatrice linéaire, ventrale et basa
Trés x. tube de la corolle. Sépales pubescents exté-
rieuretieént $5 us VU dS vy WE NE BREVIEA.
137. Graines еы à trës étroite cicatrice ventrale. телде
de fleurs ©. Sépales glabres extérieurement, pubescents
intérieurement; edili oco PRET ЫА NDOTRICHA !,
12'. Ovaire à 5 loges. Fruit à 1 p ellipsoide à trés large
cicatrice ventrale. Lobes de la corolle ciliés. Étamines
insérées un peu en dessous de la commissure des lobes.
Stigmate 5-lobé. Feuilles à points translucides... ^ ANINGUERIA.
IV. — CHRYSOPHYLLUM AMÉRICAINS, DONELLA
ET GAMBEYA AFRICAINS
Le genre Chrysophyllum a pris une considérable extension, tant en
nombre d'espèces qu'au point de vue géographique. Cependant, un
grand nombre de ces espèces s'éloignent morphologiquement beaucoup
du type du genre créé par Linné, C. cainilo espèce américaine. Ce genre est
devenu, avec la multiplication des espèces, un genre fourretout, qui n'a
plus d'homogénéité. Il est alors naturel de ressentir la nécessité de décou-
per à l'intérieur de ce vaste ensemble des groupements plus homogènes
se séparant les uns des autres. Le botaniste PIERRE, en 1890-1891, avait
déjà éprouvé ce besoin d'un démembrement, bien qu'alors les espéces
décrites fussent peu nombreuses relativement à leur nombre actuel.
avait proposé plusieurs genres nouveaux : Gambeya, Donella (mss.),
Zeyherella (mss.), Boivinella (mss.). ENGLER a retenu les 3 premiers
mme sections du genre Chrysophyllum dans sa monographie des Sapo-
tacées africaines, classant l'espéce type C. caïnilo dans une section Gym-
nanthera. La connaissance de plus en plus étendue que nous prenons des
,:
а été un précurseur lucide et bien inspiré. Déjà nous avons fait revivre
deux genres, Zeyherella et Neoboivinella, et créé trois genres de Chryso-
phyllées : Breviea, Endotricha et Tisserantiodoxa (= Englerophylum).
гепі de Wild. me paraît être le type e ag genre spécial. En Amérique
d'autres genres se sont imposés égalem : Ecclinusa voisin des Chryso-
phyllum africains, “espa sbg éen Sarcaulus, Micropholis
affine des Donella afric . ;
Les Срам pude cainilo ont des étamines à courts filets
insérés au niveau de la soudure des lobes. Les omiiia Lype afri-
cain ont des étamines ne dépassant pas ou peu la corolle, mais à filets
longs insérés vers la base du lube. Ce dernier caractère est constant chez
1. = AUBREGRINIA Heine.
ИВ —
les espëces africaines et les oppose nettement aux espëces américaines
type cainilo. PIERRE l'avait remarqué déjà chez le petit nombre d'espëces
africaines qu'il pouvait connaître, et il en avait fait un des caractères
principaux de son genre Gambeya. Nous pensons qu'il est nécessaire, pour
constituer un groupement naturel homogène, d'en revenir à la conception
u genre Gambeya Pierre, et que si nous l’adoptons il n’y a plus de Chry-
était allé au delà et avait décrit en 1891 dans des notes
ont pas été publiées un genre Donella. Dans les Chrysophyllum
coins décrits à ce jour, il y a des Gambeya et des Donella au sens de
PIERRE. Ils se séparent très aisément par le type de la nervation. Les pre-
miers ont des nervures secondaires saillantes en dessous du limbe et
nettement espacées, les seconds ont des nervures secondaires nombreuses,
fines, parallèles, peu apparentes parfois, entre lesquelles s'intercalent
ces Donella africains correspondent par la nervation des Micropholis
américains proches des vrais C hrysophyllum
endant ni la fleur, ni les graines des Donella africains ne se dis-
FE de celles des Gambeya.
J'ai donc hésité jusqu'à présent à séparer Donella et Gambeya.
Mais il y a des différences dans l'anatomie des bois qui d’après M. Non-
MAND sont constantes et ere Un bois de Donella se yip dy de
toujours d'un bois de Gambeya. Je remercie M. NonMAND d'avoir bien
voulu me communiquer les distinctions suivantes qu'il a établies ' :
GAMBEYA :
— Bois souvent brun clair, tendre à mi-dur.
— Pores isolés ou accolés radialement, assez uniformément répartis.
— Parenchyme en lignes concentriques plus ou moins continues
et, visibles ou onduleuses, discontinues et peu visibles à la loupe,
larges de 1а 3 cellules, 4 à 7 lignes par mm radialement. Souvent
présence de cristaux d'oxalate de calcium en chaines verticales.
— Pas de corpuscules siliceux observés dans les rayons.
DoNELLA
— Bois blanc jaunátre, dureté variable.
— Pores isolés ou accolés, groupés en séries radiales ou plages
obliques.
— Parenchyme dispersé en trés nombreuses chainettes tangen-
tielles, 1-2 sériées, peu OMS à la loupe. Pas de cristaux
d'oxalate de calcium obser
Corpuscules siliceux D "du visibles microscopiquement
ans certaines cellules des rayons
|
Dans ces conditions, je crois pouvoir m'autoriser à reprendre la dis-
tinction déjà établie par PIERRE entre Donella et Gambeya à l'échelon
générique. Dr WILDEMAN avait aussi pensé qu'il serait correct de rétablir
cette distinction
n bon caractére secondaire, mais commode à reconnaitre, des
Gambia et Donella est, constituée par les lobes ciliés de la corolle. Се
caractëre n'est pas exclusif aux Zeiten el Donella mais il existe chez
presque toutes les espéces des 2 genre
Le Chrysophyllum Cainilo L. a des pee de la corolle non ciliés.
Cette conception du genre Gambeya Pierre oblige à reprendre
d'anciens noms des actuels Chrysophyllum africains ou à faire de nouvelles
combinaisons :
Gambeya albida (G. Don) Aubr. et Pellegr., comb. nov. = Chry-
sophyllum albidum G. Don, dans F. T. A. 3 : 500.
Gambeya subnuda (Bak.) Pierre.
Gambeya Boiviniana (Hartog) Pierre.
Gambeya boukokoensis Aubr. et Pellegr.
er africana (Don ex Baker) Pierre.
Ga a Lacourtiana (De Wild.) Aubr. et Pellegr., comb. nov. =
habile Lacourlianum De Wild. dans Miss. E. Laurent, м we
(1907).
Gambeya Lungi (De Wild.) Aubr. et Pellegr., comb. nov. =
Sarapa Lungi De Wild. dans Fl. Bequaert : 134 (1926).
Gambeya gigantea (A. Chev.) Aubr. et Pellegr., comb. nov. =
Спорни giganleum (А. Chev.) dans < Bull. Soc. Bot. Fr. >, LXI,
(1914) et Mém. 8 : 268 (1917).
Gambeya Кай Aubr. et Pellegr.
ambeya perpulchra (Mildbr.) Aubr. et Pellegr. comb, nov. —
Chrysophyllum perpulchrum (Mildbr. ex Hutch. et Dalz.) F. W. T. A.
(1931). :
Gambeya Beguei (Aubr. et Pellegr.) Aubr. et Pellegr., comb.
nov. = Chrysophyllum Beguei (Aubr. et Pellegr.) dans < Bull. Soc. Bot.
Fr. » (1935).
Gambeya prunifolia (Bak.) Aubr. et Pellegr., com. nov. = Chry-
sophyllum prunifolium (Baker) dans Oliv. F. T. A. ПІ: 499.
ambeya taiensis (Aubr. et Pellegr.) Aubr. et Pellegr., comb. nov. =
Chrysophyllum laiense (Aubr. et Pellegr.) dans < Bull. Soc. Bot. Fr. »
104 : 279 (1957).
mbeya azaguieana (Miége) Aubr. et Pellegr. comb. nov. = Chryso-
phyllum azaguieanum Miège dans < Bull. Soc. Bot. Fr. > 103 : 145 (1956).
et dans le genre Donella :
Donella pruniformis Pierre.
Donella ogoouensis (A. Chev.) Aubr. et Pellegr., comb. =
as ogoouense À. Chev., dans Mém. 8 Soc. Bot. Fr. : 206 (1917.
1 Gambeya nyangensis Pellegrin, qui n'est pas un Gambeya mais
dont Ce eegen systématique demeure encore moi indéterminée; Gambeya
ario (A. Chev.) Aubr. et Pellegr., espéce xceptionnelle dans le genre par
es inflorescences racémiformes et le limbe de feuilles criblé de minuscules рене
сонца.
ceptions :
ы 22
+ здар p pentegesncarpe (Engl. et Krause) Aubr. et Pellegr.,
comb. n — Chrysophyllum pentagonocarpum Engler et Krause, dans
Engl. Fera FXX: : 387 (1913) — Donella Le Tesluana A. Chev. dans
Pellegrin, Mém. Soc. Linn. Norm, 1, 3 : 15 (1928) = Chrysophyllum Le
Tesluanum dans Aubréville, Flore Gemeng de la Côte d'Ivoire, 2e éd.,
III : 146; pl. CCIII, p. 143 (1959).
Done ella viridifolia (Wood et Franks) Aubr. et Pellegr., comb.
nov. = Chrysophyllum viridifolium Wood et Franks, dans Natal Plants,
VI, 569 e
Donella Welwitschii (Engl. Aubr. et Pellegr., comb. nov. =
on welwitschii Engl. dans Bol. Jahr., XII : 521 (1890).
Si les Chrysophyllum vrais n'existent pas en Afrique, les Gambeya
existent en Amérique tropicale. J'ai pu étudier sur le terrain, fleurs et
fruits du Chrysophyllum excelsum en Amazonie. Par sa corolle ciliée,
ses étamines soudées à la base du tube, ses fruits à 5 graines plates, c'est
incontestablement un Gambeya, G. excelsa (Huber. Aubr., comb.
nov. = Chrysophyllum excelsum Huber dans Bol. Mus. Para., LI :
o8 (1900)
Gambeya boukokoensis Aunn. et PELLEGR. sp. nov.!
+. pouvant atteindre 50 cm de diamètre.
s jeunes rameaux et limbe des ав. jeunes feuilles еп dessous
eatenus roux, devenant trés rapidement tomenteux gris blanc.
Feuilles oblongues, arrondies au sommet, courtement acuminées,
cunéiformes à la base; ordinairement 15 à 20 cm long, 5-7 cm large,
12-15 paires de nervures etia ci. saillantes dessous, tracées presque
jusqu'à la marge. Fin réseau de nervilles paralléles, sensiblement per-
pendiculaires à la nervure médiane, peu apparentes sous le tomentum
apprimé gris du limbe en dessous. Pétiole, 1,5-2 cm long, tomenteux.
Petites fleurs blanc verdâtre tomenteuses grises en fascicules denses à
l'aisselle des feuilles ou sur les rameaux plus âgés défeuillés, env. 4 mm
"urn Pédicelles courts, env. 5 mm. Sépales tomenteux sur les deux
pe lle à 5 lobes fortement ciliés; lobe env. 2 mm, de env. 3 mm.
Étamines insérées vers la base du tube. Ovaire velu, 5 log
Petits fruits globuleux, env. 2 cm diamétre, trés eis in pédon-
rbor, ramulis teretibus, tomentosis. Folia src ue) м obtusa et abrupte
b reviter pp sis basi attenuata, 15-20 em longa, 5-7 с e a primo =:
gineolanata deinde griseoto ge Ды nervis lateralibus a m 121 subtus pro
nulis. "Peto us 1,5-2 em long s, tomentosus. Flores tomentosi dense faseieulati, iens
lares vel ad axillam foliorum delapsorum sn. Реасе graciles, circiter 5 mm longi.
Sepala 5 5, extra ане tomentosa. Corolla SECH tubus cire. 3 mm Biere: lobi
longe ciliati, glabri, cire. 3 mm longi. Staminodia : Stamina 5, glabra, ad basin
ins "n villosum, 5-loculare, poculis uniov Чана. Fructus globosus, я mn
latus, breviter pedunculatus, circ. 2 em diam., pri omentosus, deinde glaber
Semina 5, Gre, oidea, 15 mm longa, < mm lata, 5 mm merci hilo line ari.
— 249 —
culés, à tomentum roussátre caduc, surmontés à l'état i jeune par la pointe
persistante du style. 5 petites graines, 15 mm long, 8 mm large, 5 mm
épaisseur.
Type : R. P. Tisseranl 756, Boukoko (Oubangui).
Cette espèce est du groupe du Gambeya africana A. DC. dont elle
se sépare immédiatement par l'aspect, par les feuilles à tomentum gris
en dessous et non ferrugineux. Les j (ese feuilles sont déjà gris blanc hátre.
Les variétés les plus communes du G. africana ont aussi des feuilles
plus grandes avec beaucoup plus de nervures. Aucune distinction par les
fleurs ne peut étre retenue entre les deux espéces. C'est par les fruits et
graines que la séparation est la plus évidente. Les gros fruils du G. africana
ayant 5-6 em de diamètre s'opposent aux petits fruits de 9-9 5 cm de dia-
mélre du G. boukokoensis.
Cette espéce a été récoltée dans la forét de l'Oubangui (Berbérati,
Boukoko prés de Mbaiki), dans Г | at du Gabon (Bitam, Lastourville)
et dans la forét du plateau camerounais (Yaoundé, Makak), jusqu'aux
avancées forestières les plus на (Bertoua).
La floraison se fait en mars-avril et les fruits sont mûrs en août.
Cependant des fleurs ont été récoltées au mois de novembre à Lastourville.
Joms vernaculaires : Oubangui — mbaleke, mobambue en lissongo
(Boukoko).
CAMEROUN. — Lelouzey : 1140 Makak — Mpom; 221 Yaoundé
(fl. mars) — Nana; 121 Dengdeng prés Bertoua (j. fr. juin); 3007 Letta-
Viali ep. Bertoua.
BANGUI. — R. P. Tisseranl : Boukoko : 756 (holotype) fl. mars,
835 1. ‹ avr., 1082 fr. août, 1557 j. fr. août, 2135 fl. juin, 2558 j. fr. juil.;
3484 Berbérati (fl. mars).
GABON. — Le Teslu : 8498 Lastourville (fl. nov.); Bitam (fl. avr.).
Gambeya kali AuBr. et PELLEGR. sp. nov.1,
Arbre de belle forme mais ne dépassant pas 60 cm de diamétre.
Jeunes rameaux tomenteux brun rougeâtre
Feuilles lancéolées, acuminées aiguës, cunéiformes à la base, Limbe
9-13 cm long, 2,5-3,5 cm large, glabre dessus, pubescenl apprimé ferrugi-
neuz dessous. 12 paires de nervures secondaires finement saillantes des-
sous. Nervilles inapparentes. Pétiole tomenteux ferrugineux, env. 1 cm
long
. Arbor formosa sed trunco non ue ei em puse eR ramulis tomentosis fusco-
rubeseentibus. Folia lanceolata, acute acuminata, basi attenuata, 9-13 em longa, 2,5-
3,5 em lata, supra glabra, subtus a элке ом scentia, nervis lateralibus
utrinque го саса. yenulisque subinconspicuis. Petiolus ferrugineotomentosus,
cir
"pactus qo sie basi rotundatus, geg : em longus, 2,5 em latus ferru-
gineotomentosus. Semina 5, sentito, 18,20 mm longa, 9-10 mm lata, 6-7 mm diam.,
hilo мет pente circ. 10 mm longo, 2 mm lato.
NOT. SYS
E
3
Fic. 5. — Wildemaniodora Laurentii (De Wild.) Aubr. et Pellgr. : 1, feuille x 2/
2, inflorescence x 2/3; 3, corolle x 6; 4, fragment de corolle (vu de l'intérieur
6; 5, pistil x 6. — Gambeya boukokoensis Aubr. et Pellegr. : 6, feuille x 2/3;
7, inflorescences x 2/3; 8, fleur х 6; 9, fragment de corolle x 6; 10, pistil x 6;
IT, fruits x 213.
ш
Fleurs inconnues.
Petits fruits globuleux-ovoides, arrondis à la base, sessiles, 3 cm
long, 2,5 em diamètre, tomenteux ferrugineux. 5 graines noirátres lui-
santes, 18-20 mm long, 9-10 mm large, 6-7 mm épaisseur. Hile linéaire
n'occupant qu'une partie de la longueur de la face ventrale, env. 10 x
2 mm
Holotype : Normand n° 14, Mayombé : « longui ».
Autres spécimens étudiés : S. F. M. C. 37, Mayombé, Hte Loukénéné,
« kali » en dialecte yombé.
Cette espéce du Mayombé, appartient au groupe du Gambeya afri-
cana (G. Don) Pierre aux feuilles pubescentes ferrugineuses en dessous.
Elle est remarquable par ses feuilles lancéolées et ses petits fruits tomen-
teux ferrugineux. Elle se sépare par là très distinctement du G. africana
aux feuilles oblongues, plus ou moins grandes, et aux gros fruits. Par les
feuilles, elle peut se rapprocher d'une variété à feuilles de moyennes
dimensions du G. africana : var. oblongifolia H. Lecomte. Les feuilles
oblongues de cette variété, sont cependant distinctes de celles du G. kali.
V. WILDEMANIODOXA AUBRÉVILLE ET PELLEGRIN
Le type de ce genre nouveau est Chrysophyllum Laurentii, espëce
que DE WILDEMAN a décrite dans < Mission Émile Laurent >, vol. I :
429 (1905-1097), et dessinée dans le vol. II, pl. CXXXIII.
Ок WILDEMAN avait rapporté cette plante au genre Chrysophyllum
bien qu'il eût reconnu que par certains caractères elle s'en écartait.
C'est la seule Sapotacée africaine dont les fleurs ont 10 pétales, 10 éta-
mines épipétales remarquables par leur connectif effilé, insérées au niveau
la commissure des lobes, et un ovaire à 10 loges uniovulées. Il existe
des staminodes rudimentaires en nombre irrégulier. Le fruit malheureu-
sement n'a pas encore été décrit.
Cette espèce ne peut être rapportée ni aux Gambeya africains, ni
aux Chrysophyllum américains. Le type de la fleur la rapprocherait
plutót des Zegherella à feuilles ayant une abondante et fine nervation
latérale paralléle. Mais le nombre des piéces florales et les étamines si
particuliéres semblent autoriser, méme en l'absence de fruits la création
d'un genre nouveau actuellement monotypique que nous dédions à
DE WILDEMAN. :
Type du genre ` Wildemaniodoxa Laurentii (Че Wild.) Aubr. et
Pellegr. comb. nov. = Chrysophyllum Laurentii De Wild.
Type de l’espèce : Banania, aux environs d'Eala sur le Congo,
aoüt 1903 (Mission E. Laurent). m
Cette espéce si facile à identifier par ses fleurs, se distingue mal au
contraire par ses feuilles de Englerophylum oubanguiensis, de Zeghe-
rella longipedicellala et d'autres espèces ayant des feuilles oblongues
c 908 e
allongées, tomenteuses fauves en dessous et à nombreuses nervures paral-
lèles serrées, peu saillantes dessous.
i des spécimens stériles récoltés en Afrique occidentale lui ont
été Мез attribués à tort. Par exemple dans la < Flora of West Tropical
Africa « Chrysophyllum farannense A. Chev. de la haute Guinée a été
rapporté à tort à ce C. Laurentii. Le manque de fleurs en bon état ne
permet pas de savoir à quel genre il faut attribuer définitivement l'espèce
d'A. CHEVALIER. Elles sont du Lype des Zeyherella.
Le Laurenlii a été rencontré jusqu'à présent d'une facon cer-
Laine au Gabon, au Congo belge et dans le Nord-Est de l'Angola. Il est
signalé par GosswEILER comme un petit arbre de 10 т très ramifié
depuis la base, dans les galeries forestières
BON : Le Teslu : Pus Evorombil (ft juil.).
ANGOLA : Gossweiler : AS 785, Lype de la variété lundense Cavaco.
Nord-Est de Lunda (fl. oc
Rappel des principaux E du genre nouveau ` WILDEMANIODOXA.
Feuilles tomenteuses à nervation paralléle, abondante, peu accusée.
Fleurs fasciculées pédicellées. Calice à 5 sépales. Corolle à 10 lobes aussi
longs que le tube. Étamines 10, épipétales. extrorses, aussi longues que
les lobes.insérées au niveau de la commissure des lobes. Staminodes rudi-
See, en nombre irrégulier. Ovaire à 10 loges uniovulées. Fruit
inconn
VI. LE GENRE ENGLEROPHY TUM KRAUSE
. PELLEGRIN et moi avons créé en 1957 un genre Boss oen qu
pour une espéce de l'Oubangui dont les fleurs sont curieuses par leurs
anthéres à trés courts filets, soudés à hauteur de la commissure des lobes
de la corolle en une collerette courte mais nette. Ces anthères sont conni-
ventes au moins dans le bouton, formant un capuchon conique au-dessus
de lovaire.
De WILDEMAN, insistant sur ces caractères remarquables, avait
déjà décrit en 1919 un genre Bequaerliodendron (Rev. Zool. Afr., VII,
suppl. Bol., 21) pour une espèce trouvée au Congo belge. Nous n'avions
pas eu connaissance de ce genre dont la diagnose était publiée dans
une revue de zoologie. BAEHNI dans ses < Mémoires sur les Sapotacées > a
conservé ce genre, défini par ses filets formant un tube. Il a cependant
au surplus fait un rapprochement entre Bequaerliodendron et le genre
monotypique leiere ec Krause (in Bol. Jahrb. Suppl., 343 (1914),
qui a les mémes caractëres remarquables de la soudure des filets et la
méme Ser: typique des feuilles. Nous pensons que cela suffit à
a tomentosa nervis egen? rege parum prominentibus. Flores umasa
lati pedicellati Calyx 5-sepal огоПа 10-loba, lobis tu за aequi oe = : Geng
10, epipetala, extrorsa, lobis as Cer Pus libra cum labor co si.
Staminodia inchoata, numero inconstantia. Ovarium 1O loeutare; loculis енин
Fructus ignotus.
— 253 —
prouver l'identité des deux genres et qu'en conséquence Bequaerlioden-
dron comme Tisseranliodora doivent être mis en synonymie d'Engle-
rophylum plus ancien. Nous ne connaissons pas le type de l'espèce E. ste-
lechantha Krause, petit arbre du Cameroun. La description de KRAUSE
s'applique trés bien à un petit arbre du sous-bois des foréts primaires des
Monts de Cristal au Gabon, proches du Cameroun, que M. HALLÉ a trouvé
en fleurs. Toutefois dans l'impossibilité de voir le type de l'espéce de
Krause nous dédions cette espèce gabonaise à M. HALLÉ.
Ces espèces décrites d'Englerophylum, Bequaertiodendron, Tisse-
гапігойоха ont le remarquable caractère commun d'avoir des feuilles tomen-
Leuses dessous, à nervures lalérales très nombreuses, parallèles, réunies en
rosettes à l'extrémité des rameaux. Ce type de feuilles n'est d'ailleurs
pas particulier à ce genre, mais il est commun aux genres Zeyherella,
Wildemaniodoxa, Neoboivinella et Pseudoboivinella.
Englerophytum congoense (De Wild.) Aubr. et Pellegr., comb.
nov
Begunerliódendron congoense De Wild., dans Rev. Zool. Afr., VII,
suppl. Bot. : 21 (1919).
ENGLER a décrit d’après les feuilles et de trés jeunes fruits un Chry-
sophyllum ilurense (Deutsch. Zentral. Afr. Exped., 521 et tab. LXXI
(1914) trouvé au Congo belge dans l'Ituri, qui pourrait étre la méme
espèce que Bequaerliodendron congoense De Wild. Mais comme plusieurs
Sapotacées appartenant à des espèces et méme des genres différents ont
ce méme type de feuilles, il est impossible de tirer une conclusion des
dessins d'ENGLER.
Englerophytum Hallei Aubr. et Pellegr., sp. nov.
Petit arbre. Feuilles en rosettes aux extrémités des rameaux; sti-
pules subulées, rigides, pubescentes, persistantes. Feuilles obovées allon-
gées, acuminées (acumen légèrement émarginé), cunéiformes trés aiguës
à la base. Limbe, 12-18 cm long, pubescent apprimé gris ou roussâtre
dessous. Trés nombreuses nervures latérales paralléles, peu apparentes.
Pétioles env. 1 em, pubescent apprimé.
Fleurs en fascicules cauliflores à la base du tronc (jusqu'à 1,5 m de
haut dans le type). Pédicelles env. 1 cm. Boutons floraux ovoides un peu
rougeâtres, laissant apercevoir le sommet jaune et rouge de la corolle.
Calice à 5 lobes un peu connés à la base, trés épais, pubescent. Corolle
7-8 mm, à tube plus court que les lobes. Anthéres extrorses, cordées
à la base, sessiles, env. 3 mm long, insérées au bord d'un lube dépassant
de 2,5 mm env. le niveau de la soudure des lobes de la corolle. Ces anthères
sont connivenles autour du slyle.
Ovaire pubescent, 5 loges uniovulées. Style glabre. Stigmate penta-
gonal.
OM)
ИШИ,
| ШУ,
|,
Ge
A
j
5 jg 1
| ;
Fic. => SE TM Hallei Aubr. et Pell Норт. : 1, rameau feuille x 2/3; nflo-
ge" 2 [3; 3, fleur x 4; 4, corolle x 4; 5, fragment de corolle vu de ere
6. оеш X 5; к détail de l'androcée.
— 295 —
Fruit inconnu.
Type de l'espéce : GABoN, по 868 Hallé, Monts de Cristal (fl. août)1.
Englerophytum oubanguiense (Aubr. = Pellegr.) Aubr. et
Pellegr., comb. nov. = Tisserantiodoxa oubanguiensis Aubr. et Pellegr.
dans Bull. Soc. Bol. Fr., 104 : 278 (1957); Flore persen de la Cóte
d'Ivoire, де éd. III : pl. CCCIV, p. 147 (1957).
Cette espèce est nettement différente d'Englerophylum congoense.
Englerophytura Vermoesenii (De Wild.) Aubr. et Pellegr.,
comb. nov. = Chrysophyllum Vermoeseni De Wild. dans PI. Bequaert. :
140 (1926).
Englerophytum konloungense Aubr. et Pellegr. nom. nud.
interim. Type : Aubréville : G. 116, Koulounga (environs de Libreville,
Gabon), échantillon stérile d'un arbre de 30 cm diamètre, sur une colline
sableuse.
Ce type de feuilles ressemble beaucoup à celui de E. Vermoesenii.
Englerophytum Le Testui AUBR. et PELLEGR. nom, nud. interim.
Type N° 5801 Le Teslu. Arbuste de 4 m. Fruits orangés en décembre.
Une seule graine par fruit, ellipsoïde aplatie, 2,5 cm long, 1,8 cm large,
1,2 cm épaisseur. Large cicatrice ventrale, occupant presque toute la face
ventrale, 2,4 cm long, 1,1 cm large, plus étroite à hauteur du hile, ayant
sa largeur maximum à l'extrémité opposée.
Trés grandes feuilles atteignant 60 em long, 11 em large, obtusément
acuminées, longuement pétiolées (5-6 cm), pubescentes apprimées gri-
sâtres- roussátres dessous, multinerviées,
VII. LE GENRE ZEYHERELLA
(PIERRE MSC.) AUBR. ET PELLEGR.
PIERRE avait défini un genre Zeyherella proche des Chrysophyllum
our une espèce de l'Afrique australe, déjà nommée Chrysophyllum maga-
Zeyherella, mais seulement comme section du genre Chrysophyllum.
1. Arbuscula. Folia ad apicem ramorum congesta, anguste obovata, acuminata,
acumine breviter emarginato, basi sensim attenuata, 12-18 em longa, subtus adpresse
tentes, Flores fasciculati, e trunco nascentes. Pedicelli circ, 1 c
deae, subglabrae, apice breviter dentata. ner 5, ad basin breviter connata, crassa,
pubescentia. Coro lla <s mm longa, tubo brevi. See monadelpha; tubus circ.
2,5 altus; antherae extrorsae, basi cordatae . 3 mm. longae, conniventes,
Ovarium 5-loculare, lobulis uniovulatis, рор: еа glaber; stigma pentagonum,
Fructu
ix URB.
M. PELLEGRIN et moi-même avons estimé que l’espèce C. magalismon-
lanum n'avait pas vraiment sa place dans le genre Chrysophyllum et nous
avons repris le genre de PIERRE avec l’espèce-type Zeyherella magalis-
monlana. Elle est trés largement répandue en Afrique australe : Transvaal,
N. Rhodesia, S. Rhodesia, Nyasaland. Il faut lui rapporter une espéce
décrite d’après des échantillons de Welwitsch de l'Angola, Chrysophyllum
argyrophyllum Hiern, de méme le Chrysophyllum Lujai De Wild
Le Zeyherella magalismontana est un arbrisseau commun qui pousse
généralement au bord des rivières, mais que l'on trouve également sous
forme d'un arbre dans les forêts sèches denses (N. Rhodesia). Les fleurs
sont immédiatement remarquables par leur corolle rouge, ce qui est
exceptionnel chez les Sapotacées. L'espéce est cauliflore. Le petit fruit
ne porte qu'une petite graine marquée d'une étroite cicatrice en forme de
larme ne s'étendant que sur la moitié environ de la face ventrale. Le carac-
tère le plus remarquable de l'espéce est sans doute son caractère polygame.
Elle présente des fleurs femelles remarquables par le remplacement des
habituelles étamines épipétales par des staminodes pétaloides oblongs
presque aussi longs que les lobes de la corolle. Il n'y a pas de staminodes
alternipétales.
Les feuilles sont stipulées, oblongues allongées, ordinairement émar-
ginées au sommet, Elles sont caractérisées par leur abondante et fine
nervation parallèle serrée + dissimulée sous un épais tomentum, tantôt
roussâtre, tantôt grisàtre.
Ce type de feuille n’est pas rare chez les Sapotacées africaines. Il est
représentatif des genres Englerophylum, Neoboivinella et Wildemanio-
dora. Mais il y a un groupe d'autres espèces ordinairement rapportées au
genre Chrysophyllum, ayant ce type de feuille, et qui à notre avis ne sont
ni de vrais Chrysophyllum, ni des Gambeya. Nous croyons devoir les pla-
r, au moins provisoirement car les fruits manquent encore, dans ce
genre Zeyherella. Quels caractères ont-elles en commun, en dehors du
type foliaire Les corolles ont des tubes courts, plus courts que les lobes;
ceux-ci sont ovés triangulaires, non ciliés sur les bords. Les filets des éta-
mines sont plutôt courts, larges à la base, sensiblement de même longueur
que les anthères, L'insertion se fait au niveau de la soudure des lobes de
la corolle. Le Z. magalismonlana a toutefois des filets relativement longs,
plus longs que les anthères. :
Les staminodes sont absents ou trés rudimentaires.
‚ Les ovaires ont cinq loges uniovulées. Il semble qu'il n'y ait qu'une
graine (ou deux) par fruit. Ce groupe d'espéces, par ses fleurs pourrait
être également rapproché du genre Pachystela. Cependant il s'en éloigne
par le type des feuilles. D'autre part, la graine des Pachyslela est trés
différente de celle du Zeyherella magalismonlana. Ce n'est donc que lorsque
les graines des espèces du groupe cité ci-dessus seront connues qu'il sera
possible de décider définitivement. Mais dans l'état actuel de la connais-
sance de ce groupe, il peut étre rapporté le plus vraisemblablement au
genre Zeyherella à cicatrice linéaire ou étroite.
E, s
Nous incorporons à ce genre cinq езрёсез :
1. Zeyherella longepedicellata (De Wild.) Aubr. et Pellegr.,
comb. nov. = Chrysophyllum longepedicellalum De Wild. — = Pachyslela
longepediseliata (De Wild.) Léonard. — tn EE longifolium De
Wil WA ru Sapini De Wild. Syn. nov
Cette espèce est un arbrisseau du bord des rivières, porté par des
racines aériennes, constituant parfois des communa utés ripicoles que
LÉONARD a décrites dans la région Каја au Congo Belge prés de Coqui-
Ihatville.
2. Zeyherella Le Testui Aubr. et Pellegr.! Espèce nouvelle du
Gabon
Arbre. Jeunes rameaux tomenteux bruns. Slipules persislanles,
linéaires, 1 cm long, tomenteuses. Feuilles obovées oblongues, émargi-
e
rales serrées, déprimées dessus, saillantes dessous, réunies prés de la marge.
Face inférieure du limbe lomenleuse brune. Pétiole canaliculé, tomenteux
brun, 2,5 cm
Inflorescences sur le vieux bois en fascicules denses de fleurs pédi-
cellées. Pédicelles 8 mm. Sépales 5, tomenteux bruns, 5 mm long. Corolle
glabre. Pétales unis en un court tube de 2,5 mm. Lobes ovés, 4,5 mm long.
Etamines épipétales, égalant ou dépassant légèrement la corolle. Filets
insérés au niveau de la soudure des lobes, très larges à la base, 2 mm long.
Anthères 2,5 mm
Ovaire velu, 5 loges uniovulées.
Fruit inconnu.
: GABON. — Le Teslu : 8806, Région Wi е
Ngongo (fl. rouges, mai). L'a arbre mesurait 12 à 15 m de
3. Zeyherella farannensis (A. Chev.) Aubr. et s sen R Chrys 80-
phyllum nes A. Chevalier. nomen, de la Guinée ex-francaise, espèce
trés mal connue, proche de Z. longepedicellala.
4. Zeyherella Gossweileri (De Wild.) Aubr. et Pellegr., comb.
nov. = Chrysophyllum Geet De Wild. dans Pl. Bequaert. : 130
(1926).
Cette espèce de l'Angola, trés voisine de Zeyherella magalismonlana,
s'en distingue par ses fleurs sessiles et ses anthéres presque sessiles.
I. Arbor, ramis novellis bruneo-tomentosis, Stipulae ed lineares, 1 em
longae, tomentosae. Folia obovato-oblonga, apice emargina basi a EE a, acuta,
9-20 ст longa, 2,5-5,5 em lata, е subtus bruneotomentozo, costa supra impressa,
subtus valde prominente, nervis utrinque numerosis, supra mpressis, subtus promi-
nentibus, ad marginem anastomosantibus D ‚ 2,9 cm longus, irch
tosus. Flores fasciculati a orum vetustior rum pulvinis ec, Pedic elli 8 m
longi. Sepala 5, ка соборы. 5 mm longa. Corolla glabra, tubo 2,5 mm longo, iii
i ngis ve i ila m
ov , 4,5 `
longis, anther ris 2,5 mm longis. Ovarium villosum, 5 loculare. loculis uniovulatis.
NN
y
T
KE
A
À.
A
IG. 7
Zeyherella Le Testui Aubr. et Pellegr.
rescence x 2/3;3, fl
[9; 9, fleur x 4; 4, fragment de corolle x 6;5, pis
longepedicellata (De
escences x 2/3
Wild.) Aubr. et Pellegr. : 6, rameau feuillé x 2/3; 7, inflo-
; 8, fragment de corolle x 6.
: 1, rameau feuillé x 2/3; 2, infl
istil x 6. — Zeyherella-
— 259 —
5. Zeyherella mayumbensis (Greves) Aubr. et Pellegr., comb.
nov. = Sideroxylon mayumbense Greves dans Journ. of Bol., vol. LXV :
71 (1927).
Arbuste ripicole découvert au Mayumbe portugais. Je l'ai rencontré
dans l'estuaire du Gabon près de Libreville.
Espèce cauliflore. Présence de staminodes en écailles. Anthéres
apiculées.
VIII. PSEUDOBOIVINELLA ET NEOBOIVINELLA
AUBR. ЕТ PELLEGR.
Frappés, après PIERRE, Gei la ressemblance entre les feuilles du
Chrysophyllum natalense Sond. et celles d'un arbuste de l'Afrique occi-
dentale nommé dans la « Flore of West Tropical Africa « par HUTCHISON
et DALZIEL Chrysophyllum glomeruliferum, ainsi que par une certaine
organisation commune de leurs fleurs, nous avons réuni ces deux espèces
dans un méme genre Boivinella, repris d'un manuscrit de PIERRE; puis nous
étant aperçus que ce nom de Boivinella avait déjà été donné antérieure-
ment à une graminée, nous l'avons modifié en Neoboivinella.
L'espèce type de ce genre est le Neoboivinella natalensis (Ѕопа.)
Aubr. et Pellegr., dont le type est de l'herbier Boivin H. P., Zanzibar
(1848
| Node avions inclus dans ce nouveau genre 3 autres espéces d'Afrique
australe et orientale.
Nous avions cependant déjà noté qu'il y avait entre le N. nalalensis
et le N. glomerulijera d'Afrique occidentale, une importante différence
dans les fleurs; les étamines de la première espèce sont nettement introrses,
ce qui est un cas rare chez les Sapotacées, elles sont subsessiles, la corolle
a une forme tubulaire, tandis que dans la seconde espéce, les étamines
sont nettement extrorses, à filets aussi longs ou presque que les lobes de
la corolle, celle-ci étant campanulée. Il n'y а pas de staminodes, ou très
irrégulièrement et trés rudimentaires chez N. nalalensis, tandis que chez
N. glomerulifera, ils sont toujours présents, et subulés. Il nous avait
semblé noter des types intermédiaires chez une autre espéce de l'Angola,
N. argyrophylla (Hiern.) Aubr. et Pellegr.
L'étude plus compléte de ces genres austro-africains, qui détachent
quelques espéces en Afrique équatoriale, nous a conduit à réviser notre
conception. à `
N. argyrophylla est identique au type du genre Zeyherella, Z. maga-
lismonłana (Sond.) Aubr. et Pellegr. Les distinctions signalées déjà entre
les deux espèces de Neoboivinella reprennent une importance générique,
puisque les types intermédiaires сарана et сесі en dépit de la
decet ressemblance des feuilles
N mes donc conduits à créer un nouveau genre pour l'ancien
Ser ve glomerulijerum Hutch. et Dalz.; pour s signaler son alfinité
Ls BO =.
avec le type de Boivin de Zanzibar, nous l'appelons Pseudoboivinella !.
e genre Neoboivinella se réduit donc maintenant à 3 espèces
voisines.
3 Neoboivinella ont des anthères subsessiles ¿nlrorses, des slami-
nodes nuls ou très rudimenlaires.
Il y a également 3 espèces de Pseudoboivinella :
1) Pseudoboivinella oblanceolata (5. Moore) Aubr. et Pellegr.,
comb. nov. = Sideroxylon oblanceolalum S. Moore in Journ. of Bol.,
XLC : 47 Via = Sersalisia Malchairi De Wild. dans Rev. Zoo. Afr. VII,
Suppl. Bol. : 16 (1919) Syn. nov. = Neobotvinella poe (Hutch.
et Dalz. ) Aubr. et Pellegr. dans Bull. Soc. Bol. Fr. : 106 (195 ive: = Chryso-
phyllum glomeruliferum Hutch. et Dalz. dans F. W. T. As 2 9 (1931).
2) Dans le bassin de l'Oubangui, on trouve au bord d rivières un
arbrisseau sarmenteux que j'ai attribué dans la Flore forestière soudano-
guinéenne (p. 427) au genre Synsepalum. Il nous parait aujourd'hui
qu'il est préférable de le rapprocher plutót du genre Pseudoboivinella,
en raison notamment de ses staminodes subulés. La synonymie se déve-
loppe ainsi :
Pseudoboivinella Laurentii (De Wild.) Aubr. et Pellegr., comb.
nov. = Sersalisia Laurentii De Wild. dans Miss. Em. Laurent, I : 432
(1907) = Bakeriella kemoensis Dubard dans Lecomte, Nol. Syst., П:
90 (1912) = = Synsepalum kemoensis (Dubard) Aubr. dans Fl. for. soud.-
guin. : 427 (1950).
Matériel étudié :
UBANGUI : Dybowski : 676 Riv. Кёто (fl. fév.). R. P. Tisseranl :
578 Riv. Waka, Bambari (fl. mars). A. Chevalier : 5290 Rives de l'Ouban-
gui, près des rapides de Longo.
3) Le Pachyslela verlicillala E. A. Bruce du Kenya ressemble beau-
coup à l'espéce précédente, c'est pourquoi nous croyons pouvoir l'attri-
buer plutót au genre Pseudoboivinella.
Pseudoboivinella verticillata (E. A. Bruce) Aubr. et Pellegr.
comb. nov. = Pachystela verticillata E. А. Bruce, in Kew. Bull. : 476
(1936).
IX. LE GENRE SYNSEPALUM (A. DC.) BAILL
Les Synsepalum se différencient par leurs sépales nettement soudés
sur environ la moitié de leur longueur. Les fleurs sont petites, groupées
en fascicules denses, à calice pubescent apprimé, d'oü divergent les lobes
oblongs et glabres de la corolle, les étamines, les staminodes et un long
l. Pseudos)oivinella Aubr. et Pellegr. gen. nov.
Neoboivinella differt staminibus manifes
gen. anifeste extrorsis, filamentis lobis €
aequilongis vel vibes quib pie. corolla campanulata, st
staminodiis constantibus subulat
Spe ypica : Pseudoboivinella oblanceolata (S. Moore) Aubr. et Pellegr. = Side-
rozylon улуган S. Moore in Journ. of Bot., XLV, 47 (1907).
— 261 —
style. Elles sont sessiles ou courtement pédicellées. Les étamines sont
environ aussi longues que les lobes. Les staminodes ont des formes péta-
loides typiques, avec des bords dentés et un sommet aigu, parfois lui-
e
filets des étamines. Les fruits sont ovoides, petits; ils contiennent. une
graine oblongue, à large cicatrice ventrale occupant la moitié ou presque
de la surface de la graine. Ces graines sont enfermées dans une pulpe
douceâtre, comestible, qui, en ce qui concerne plus spécialement S. dulei-
ficum (Schum.) Baill., a la propriété, aprés l'avoir goûtée, de donner
une saveur sucrée à ce que l'on mange.
Ce sont des sous-arbrisseaux, des arbustes ou méme des petits arbres.
Si ce genre Synsepalum groupe naturellement plusieurs espèces ayant un
ensemble de caractères communs, et se différencie donc assez facilement
d'autres genres voisins, il est en revanche assez difficile de séparer les
espèces par les fleurs. Elles se distinguent surtout par les feuilles. Certaines
se ressemblent à première vue de sorte que leur distinction devient
délicate, et peut-être aussi, quand elles seront mieux connues quelques-
unes devront-elles être mises en synonymie.
CLÉ DES ESPÈCES DE LA FORÊT ÉQUATORIALE
A. Feuille à base arrondie, auriculée ou cordée :
а
Grandes feuilles obovées oblongues allongées subsessiles,
cordées à la base. Plus de 20 paires de nervures secondaires,
réunies par un réseau marqué de nervilles paralléles. Fleurs
sur le vieux bois. Bourgeons terminaux hirsutes. Corolle à lobes
de 2,5-3 mm. Petit arbre.. S. subcordatum De Wild. Oubangui,
Congo.
2
Grandes feuilles oblongues, subsessiles, cordées оп auriculées
à la base. 12-15 paires de nervures secondaires. Réseau lâche
de nervilles. Fleurs à l'aisselle des feuilles. Corolle à lobes de
5 mm long. Sous-arbrisseau. S. Aubrevillei (Pellegr.) Aubr. et Pellegr.
Cóte d'Ivoire.
2
. Petites feuilles elliptiques à obovées oblongues, plus ou moins
atténuées à la base dont l'extrémité est arrondie. 5. duleificum (Schum.)
aill. du Ghana au Congo.
A'. Feuille à base cunéiforme aigué et légérement décurrente sur le
pétiole :
B. Feuille longuement pétiolée, 2-4 cm long et parfois plus :
C. Trés longs pétioles, ordinairement 5-6 cm. Feuilles oblongues,
atténuées au sommet, base asymétrique. 10 paires de ner-
vures secondaires............... S. Le Testui Aubr. et Pellegr.
abon.
C'. Pétioles 2-4 em :
D. Feuilles obovées oblongues ou oblongues, atténuées au
sommet, mesurant jusqu'à 20 em long ou plus et 8 cm
large :
4c Ugo. —
E. Feuilles glabres. 12-14 paires de nervures secondai-
тет ns su S. Tsounkpe Aubr. et Pellegr.
Cóte d'Ivoire.
E'. Feuilles pubescentes dessous (traces sur les vieilles
feuilles) :
20-25 paires de nervures secondaires. Pétiole velu. Bour-
geons terminaux hirsutes. Tube de la corolle 3 mm long.
OT RS E EE S. Bequaertii De Wild
Congo.
10-12 paires de nervures secondaires. Tube de la corolle
2 mm long, lobes 3 mm.. S. Zenkeri (Engl. mss.) Aubr. et Pellegr.
Cameroun.
12 paires environ de nervures secondaires. Limbe velu
apprimé en dessous. Tube de la corolle de 3 mm, lobes 3,5-
А ЖАЙ К Vat S PSU ERRORS S. Batesii (А. Chev.) Aubr. et Pellegr.
Sud-Nigeria.
D'. Feuilles oblongues lancéolées, longuement cunéiformes
aigués, mesurant jusqu'à 20 cm long, mais au plus 5 cm
large, glabres........ S. longecuneatum De Wild. de la Nigeria
du Sud au Congo.
B'. Feuille . ou courtement pétiolée (ordinairement
pétiole de moins de 2
Feuilles oblongues assez ИА pétiolées. Тгасеѕ еп dessous
d'une pubescence apprimée. Tube de la corolle plus long que dans
Гевребе oi deskus e S. congolense H. Lecomte.
abon.
Petites feuilles lancéolées, pubescentes apprimées, grises dessous,
stipulées. Espèce mal connue............... . Fleuryanum A. Chev.
Ga
bon
Espèce imparfaitement connue. Stipules!..... S. stipulatum (Radlk.) Engl.
ubangui, Congo.
S. longecunealum De Wild. est un arbuste trés répandu au Gabon,
au Cameroun, dans l'Oubangui, en Nigeria du Sud et au Congo. Cette
espèce est distincte de S. dreien, (Radlk. Engl. de l'Oubangui et
du Congo Belge. S. allenualum Hut t Dalz.,
nomen, de la Nigeria
du Sud, doit étre mis en synonymie avec e longecunealum.
5. congolense H. Lecomte, arbuste des fourrés littoraux du sud du
Gabon est trés voisin de l'espèce précédente. Il s’en distingue par des
feuilles т en dessous des traces d'une pubescence apprimée, et par
le tube de la corolle plus long.
S. dulci ficum (Schum.) Baill. est un arbuste du bord des rivières, très
connu aussi dans toute l'Afrique occidentale, du Ghana au Congo.
S. Fleuryanum A. Chev. est une espéce du Gabon mal connue.
S. subcordalum De Wild. du Congo existe aussi dans l'Oubangu
Un certain nombre de combinaisons et d'espéces nouvelles dit à
ajouter.
— 263 —
En CÔTE D'IVOIRE :
Synsepalum Aubrevillei CO) Aubr. et Pellegr. comb. nov.
EE e Aubrevillei Pellegr
;elte espèce a des affinités. avec Synsepalum subcordalum De Wild.
Elle s'en distingue par des nervures latérales moins nombreuses, et par un
réseau de nervilles parallèles lâche et non pas régulier et assez serré comme
dans S. subcordatum de l’ Oubangui. Les lobes de la corolle de ce dernier
sont deux fois plus petits (2,5 mm) que ceux de S. Aubrevillei (5 mm).
Au аа :
s alum Batesii (A. Chev.) Aubr. et Pellegr., comb. nov.
роле е Balesii А. Chev., dans Rev. Bol. Appl., XXIII: 290 (1943).
Cette espèce est proche du Synsepalum Bequaerlii De Wild. dont le
type a été récolté au bord de l'Ituri au Congo Belge.
Synsepalum Le Testui Aubr. et Pellegr. 1.
Sous-arbrisseau, 2-3 m
Bourgeons terminaux eL jeunes rameaux velus.
Feuilles oblongues, atténuées au sommet, cunéiformes à la ba
asymétrique et légèrement décurrentes sur le pétiole. Limbe 15-27 ст
long, 6-10 cm large, à bords + ondulés, glabre; env. 10 paires de nervures
secondaires, saillantes dessous, dessinées presque jusqu'à la marge. Ner-
villes peu apparaten
Longs pélioles, 2,5-7 cm.
Fascicules de petites fleurs à l'aisselle des feuilles. Pédicelles très
courts, env. 2,5 mm. Calice env. 3,5 mm pubesc ent apprimé; 5 sépales
soudés à la base. Corolle 8 mm; tube aussi long que les lobes oblongs.
Etamines 5, aussi longues que les lobes, insérées à la gorge. Staminodes
pétaloides, terminés par une pointe aigué, aussi IM que les filets des
étamines, Ovaire velu terminé par un long style
Fruit inconnu
Holotype du Gabon : n? 8455 Le Teslu, Mangani prés de Koulamoutou
oct.).
Synsepalum se distingue des espéces voisines surtout par les longs
pétioles des feuilles oblongues.
Synsepalum Zenkeri Aubr. et Pellegr.? = Mimusops Zenkeri Engl.
s
. Frutex, ramulis меа Мар villosa. Кача. Geier? apice basique atle-
nuata, asymetrica, 15-27 em ga, 6-10 cm lata, таг undulata, glabra, nervis
utrinque 10 subtus Ps етан venulisque subinconspicuis. Petiolus ,5-7 em lon-
tructa, basi adnata, 3,5 mm DN. о а is nn л tubo 4 mm longo, lobis 5, oblon-
gis. Stamina 5, circ. 4 mm lon auce ыр р о. е acuta.
кы d m, 5-loculare, Ca uniovulatis; шк uctus
2. Alabastra villosa. Folia longa, apic 'obtus ны, basi attenuata,
14-20 em KE 5-7 em lata, subtus mam: Nestes Steeg, mox glabra, nervis ut rin-
кт. же як risa ech marginem anasto E EAG venulisque ссе Petio-
lus m longus. Fl bre. pos dicelli 1 mm longi. Calyx altus, 5-
lobatus, ани S locus. Petala 5 , oblonga, ad basin perd бым. Sg inserta
Staminodia apice acuta, margine de ntata. Froe tu
Fic.
d'Saussott
. — Synsepalum ee Testui Aubr. e
3, corolle x 6; 4, fra
palum Zenkeri kobe. et
еПе@
ment de corolle vu de l’ bios i >
SH de coro
et Pellegr. : > feuille x 2/8; 2, Ce alice x 6;
olle vu de l'intérieur x 6; :5, pistil x 6. — Synse-
7065 E florifère x 23;
calice x 6; 8, frag-
— 265 —
Bourgeons terminaux velus.
Feuilles oblongues, atténuées au sommet, obtusément acuminées,
cunéiformes à la base. Limbe 14-20 cm long, 5- 7cm large, glabre à l'état
adulte mais avec des traces très visibles d'une pubescence apprimée. Une
douzaine de nervures latérales bien marquées en dessous, se réunissant
en arceaux près de la marge. Nervilles parallèles.
Long pétiole, 2,5-4 cm.
Petites fleurs à l'aisselle des feuilles. Pédicelle 1 mm. Calice long
de 2,5 mm, pubescent apprimé, à 5 lobes courts.
Corolle, lobes oblongs un peu plus longs que le tube. Étamines plus
courtes que les lobes, insérées à la gorge.
Staminodes aussi longs que les étaminos, à bords dentés, à sommet aigu.
Fruit inconnu.
Holotype du Cameroun : по 485 Zenker, Mbiave (fl. déc.).
Espèce voisine de S. Balesii (A. Chev.) Aubr. et Pellegrin, également
du Cameroun, dont le type est le no 1742 Bales de Bitya près de la rivière
Ja. Les feuilles du S. Balesii sont pubescentes en dessous (poils grossiers
apprimés) et les fleurs sont nettement plus grandes.
Synsepalum Tsounkpe Aubr. et Pellegr. sp. nov.!; — Synsepa-
lum all. congolense H. Lecomte in Aubréville, Fl. Forest. Cóte d'Ivoire,
2e éd., III, 128, pl. 306.
Arbuste du fourré littoral.
Jeunes feuilles pubescentes dessous, mais bientót glabres. Jeunes
rameaux pubescents.
Feuilles obovées-oblongues allongées, courtement acuminées, cunéi-
formes à la base, atteignant 24 cm long et 8 cm large, coriaces, glabres.
De 12 à 15 paires de nervures secondaires proéminentes dessous. Nervilles
paralléles peu apparentes. Pétiole 2-4 cm long.
Fleurs en fascicules axillaires, subsessiles. Calice pubescent apprimé
extérieurement, 3 mm long, à 5 courts lobes. Corolle 5-6 mm long. La lon-
gueur du tube est égale à celle des lobes. Étamines aussi longues que les
lobes. Staminodes lancéolés aigus, presque aussi longs que les lobes.
Ovaire pubescent. Long style.
Fruit inconnu.
Holotype de la Côte d'Ivoire : по 1577 Aubréville; Port Bouët
(0. sept.).
Cette espèce est différente du S. congolense par le tube plus court
de la corolle, les staminodes plus longs et effilés, la grandeur des feuilles.
Elle est voisine des S. Zenkeri et S. Balesii dont elle se sépare par les
feuilles glabres dessous et par des détails de la fleur.
breviter
acuminata, basi attenuata, coriacea, primo villosula, deinde glabra, 24 cm longa
8 em lata, nervis lateralibus utrinque 12-15, subtus prominentibus, venulisque paral-
lelis, subinconspicuis. Petiolus 2-4 cm longus. Flores fasciculati, subsessiles, axillares.
Calyx exterius adpresse villosus, 3 mm altus, breviter 5-lobatus. Corolla 5-6 mm longa
lobi 2, 5-3 mm longi. Stamina 2,5-3 mm longa. Staminodia lanceolata, acuta, 2-2,5 mm
longa. Ovarium villosum, apice attenuatum; stylus longus. Fructus...
NOT. SYS 18
— 266 —
Spécimens étudiés :
Côre p'IvornE : Aubréville : 1577, holotype, Port qv E sept, 1:
4055 Tabou. — Service Foreslier : 3034 Bassam; 3031 Ban
X. TULESTEA AUBR. ET PELLEGR. 1
Arbrisseaux. Fleurs fasciculées à l'aisselle des feuilles. Sépales libres
ou presque. Corolle à lube très court, à lobes oblongs. Elamines à très
courts filets insérés sensiblement à hauteur de la soudure des lobes.
Anthéres extrorses plus longues que les filets, à connectif plus ou moins
apiculé aigu, pubescentes. Staminodes rudimentaires en écailles. Ovaire
hirsute à 5 loges uniovulées ?.
Espéce type du genre : Tuleslea gabonensis.
Le genre le plus proche est, Afrosersalisia. Celui-ci s'en distingue par
ses sépales nettement soudés à la base, Sa étamines à longs filets, les
anthéres non pubescentes et non apiculée
Trois espèces existent au Gabon, et ent une quatrième
encore mal connue.
CLÉ DES ESPÈCES
Feuilles lancéolées, longuement acuminées, longuement cunéiformes
aiguës, pubescentes sur Lobes de la corolle ovés. Anthères plus
courtes que les lo un peu :apiculées........1:..... T. tomentosa.
Feuilles glabres. ue aussi longues que les lobes de la corolle,
p uim trés aigués au sommet :
oblongues, à marge ondulée. Une douzaine de nervures
secondaires réunies à une nervure marginale suivant les sinuosités
T
BENE Ty ay s apo XY o ER ЖАП . koulamoutouensis .
Feuilles а forme rubis à marge non ondulée. 6-10 paires de
pervures Becomdaipéti, uu yu ek er e EE T T. gabonensis.
Tulestea gabonensis Aubr. et Pellegr. sp. nov.
Bourgeons eje uu peu pubescents. “ana saa jeunes rapide-
ment glabres, rougeâtre
Feuilles de forme variable, oblancéolées (holotype) à oblongues à
ce, atténuées à acuminées obtuses au met, cunéiformes
aigués à la base; limbe енна ип реп тран з sur SH pétiole. Limbe
А
1. eie; ае de LE Мын
ет а Aubr. et Pel
Fructices. Flores ec, е dn Бере libera vel eg? libera. Corolla lobata, lobis
общие. ec bréviter connatis. Stamina fauce inserta, filamentis brevibus, antheris extror-
sis, apice acutis, ap spicis, och е Staminodia pates, sqamiformia. Ovarium
hirsutum, 5 сне т uniovulat
ир in du A еке йазы is Aubrév. et Pell
& (7) Y mox glabris, subrubris. Doder, Ge, Folia oblans
ceolata (vel profe ШОШ. арїсе о tuse acuminata, basi acuta, 10-22 cm longa-
3,5-5,5 lata, glabra, coriacea, nervis utrin 6-10, supra impressis, subt inen
b i us n-
tibus, venulisque subinconspicuis. Petiolus 0,5-1 cm longus. Flores dense fasciculati,
€ res. Pedicelli 4 mm ge? Calyx 5-lobatus ge е nasi. lobis ad basin breviter
dnatis. Corolla 4 mm longa; tubus brevis; lobi oblongi, apice attenuati. Stamina
fauco inserta, filamentis пе над ап ntheris сенсу apiculatis, 3,5 mm longis,
xtra ne nr агы Staminodia squamiformia. Ovarium villosum, 5-loculare; stylus
side scens. Егис
— 267 —
10-22 cm long, 3,5-5,5 ст large, glabre, coriace. 8-10 paires de nervures
secondaires, déprimées en dessus, saillantes dessous. Nervilles inappré-
ciables. Pétiole, 0,5 à 1 cm lon
Fleurs verdátres en fascicules denses à l'aisselle des feuilles.
outons ovoides apiculés. Pédicelles 4 mm. Calice à 9 lobes un peu
soudés à la base, glabres ou peu pubescents. Corolle env. 4 mm: tube
très court, lobes oblongs atténués au sommet. Étamines à trés courts
3,5 mm, pubescenles sur le dos. Staminodes rudimentaires, en écailles.
Ovaire pubescent, à 5 loges. Style un peu pubescent.
Fruit inconnu.
Holotype : по 8680 Le Teslu, Mogonzo (fl. janv.), prés de l'Offoué,
ouest de Lastoursville.
tres spécimens étudiés du Gabon : Le Teslu : 9604 Oyem (fl.
juin); 8831 Mozaba (fl. mai).
Tulestea tomentosa Aubr. et Pellegr., sp. nov.1.
Sous-arbrisseau, 3 m.
Bourgeons terminaux et rameaux jeunes velus roux.
Feuilles lancéolées, longuemenl acuminées, longuemenl cunéiformes
Fleurs fasciculées à l'aisselle des feuilles. Pédicelle 2 mm, velu.
Calice à 5 sépales libres, velus. Corolle environ 2-2,5 mm, glabre. Tube
très court. Lobes ovés. Étamines plus petites que les lobes, env. 1,5 mm;
filets trés courts; anthéres garnies de quelques poils extérieurement.
Staminodes en écailles. Ovaire hirsute; 5 loges. Fruit inconnu.
Holotype : n° 8246 Le Teslu, Louba, région de Lastourville (Gabon)
(fl. août).
Tulestea koulamoutouensis Aubr. et Pellegr., sp. nov.?.
Feuilles oblongues, acuminées (1,5-2 cm), cunéiformes à la base, à
marge ondulée, glabres, jusqu'à 30 cm long et 12 cm large. Une douzaine
l. Frutex, ramulis tomentosis. Alabastra tomentosa. Folia lanceolata, longe
acuminata, basi sensim attenuata, 10-20 cm longa, 3-4 em lata, subtus tomentosa,
costa valida, nervis utrinque 8-10. Flores fasciculati, axillares. Pedicelli 2 mm longi,
villosi. Sepala 5, libera, villosa. Corolla 2-2,5 mm longa, glabra, tubo brevissimo, lobis
ovatis. Stamina circ. 1,5 mm longa, filamentis brevibus, antheris extra parce pilosis.
Staminodia squamiformia. Ovarium hirsutum, 5-loculare. Fru us...
2. Frutex. Folia oblonga, longe (1,5-2 ст) acuminata, basi attenuata, margine
undulata, glabra, usque 30 cm longa, 12 cm lata, wee iei: circiter 12, arcuatis,
a argi А ѕ де
batus e
9-lobata, 5 mm longa, lobis oblongis, apiculatis, tubo brevissimo. Stamina 9, filamen-
lis brevibus, antheris lanceolatis, apiculatis, intus pubescentibus. Staminodia squami-
formia. Ovarium 5-loculare, villosum. Fructus...
Fic, 9. — Tulestea I Aubr. et Pellgr. : 1, rameau RAT x Sc 2, fleur x 6;
2, fleur corolle ‚ап
et Pellegr. :
Gr x et — Tulestae gabonensis Rubr. et Pellegr. deg feuille x 2/3;
6;
9, fragment de corolle x 6; — Tuleslea koulamoutouensis Aubr.
10, rameau үте x 2/3; 11, fragment de corolle x 6; 12, pistil x 6.
— 269 —
de nervures secondaires, réunies d une nervure marginale suivant les
sinuosités de la marge. Des nervilles paralléles.
eurs en fascicules denses à l'aisselle des feuilles. Pédicelle, 4 mm
pubescent. Calice à 5 lobes pubescents. Ze glabre, 5 mm long. Lobes
oblongs apiculés. Tube trés court. Étamines aussi longues que les lobes.
Filets trés courts. Anlhéres lancéolées арышы. pubescenles sur la face
inlerne. Staminodes en écailles.
Ovaire pubescent, 5 loges. Fruit inconnu.
Holotype : по 8750 Le Testu, угат (fl. avril).
s fleurs ressemblent à celles du Tulestea gabonensis, mais les feuilles
sont s différentes.
Tulestea Sereti (De Wild.) Aubr. et Pellegr., comb. nov. = Pachys-
lela Sereli de Wild. dans Plant. Bequaerl., IV : 110 (1926).
Le type de l'espéce a été dis dans les environs d'Eala (Congo
belge). Fleur incomplètement co
Spécimen étudié : Le Teslu, nf 6023, Idoumi Issogho,
XI. LE GENRE VINCENTELLA PIERRE
Ce genre comprend plusieurs espéces toujours ripicoles, d'arbres
et d'arbustes. La plus répandue en Afrique soudanienne est V. Passargei
(Engl. ) Aubr., arbuste fréquent au bord des chutes d'eau depuis la Guinée
jusqu'au Nord- Cameroun, Oubangui et peut-être jusqu'en Afrique orien-
tale. V. revoluta Pierre est également commun de la Cóte d'Ivoire au
Cameroun et à l'Oubangui. Au Gabon, Le Ткзти a découvert dans la
région de Lastourville une espèce que nous croyons nouvelle : Vincentella
ogouensis Aubr. et Pellegr.
Enfin, du Congo belge a été décrit V. Sapini (De Wild.) Brenan.
Nous pensons aussi pouvoir rapporter à ce genre une espèce, assez diffé-
rente des précédentes, décrite par DE WirpEMAN sous le nom de Pachys-
lela ovaloslipulala.
Tous ces Vincenlella, à l'exception de la dernière espèce, ont des
fleurs remarquables par leurs longs pédicelles gréles, les lobes de la corolle
presque libres, les staminodes presque aussi longs que ces lobes, les
étamines presque libres. Le V. ogouensis a ces caractères, mais contrai-
rement aux autres espèces sus-nommées, les étamines sont à très courts
filets, et sont nettement plus courtes que les staminodes.
Vincentella ovalostipulata (De Wild) Aubr. nous semble pouvoir
être rangé dans ce genre plutôt que dans Pachystela, bien qu il soit
assez différent du type commun des autres Vincentella. Des Vincen-
tella 1 a : des feuilles stipulées (remarquablement ovées aiguës el persis-
lantes), des lobes dela corolle, des étamines et des staminodes aussi longs
que les lobes, tous presque libres. Il se distingue catégoriquement des
autres espèces à fleurs longuement pédicellées par ses fleurs sessiles. Les
egr.: 1, rameau Le x 2/3; 2, corolle
X 4; 3, calice et pistil x 10; 4, fragment de corolle — Mr ovato-
и (De Wild.) РАЙ et Pell legr.: 5, rameau ойы» P 2/3; 6, fleur x 10;
7, fragment de eres vu de l'extérieur x 10; 8, fragment de corolle vu K l'inté-
rieur X 10; 9, pistil x 10.
Fic. 10. — Vincentella ogouensis Eur et Pelle
ie
graines ne sont pas connues. Lorsqu'elles le seront, peut-être cette espèce
ne devra-t-elle pas être maintenue dans le genre Vincentella.
Vincentella ogouensis Aubr. et Pellegr., sp. nov.!.
Stipules pubescentes, subpersistan tes.
Feuilles oblongues, acuminées, cunéiformes aiguës à la base, le
limbe étant décurrent sur le pétiole. Limbe de 8-13 cm long, sur 2-4 cm
large, glabre, {гёз coriace.
Lan nervure médiane est saillante sur les deux faces. Les nervures
latérales, env. 7 paires, sont tracées jusqu'à la marge. Réseau de nervilles
parallèles, perpendiculaires à l’axe de la feuille. " Nervures el nervilles
paraissent en dessous imprimées dans le limbe.
Pétioles 1-2 cm long, canaliculé, épaissi et écailleux (sec) à l'insertion
sur le rameau
Trés etites fleurs en fascicules, peu nombreuses, à l'aisselle des
feuilles. Longs pédicelles gréles, 15-17 mm. Sépales 5, De. ovés un peu
pubescents а СогоПе епу. З тт long, t tube trës SE
0,75 mm. Étam à trés courts filets, presque subsessiles, env. 1 m
recourbées vers е po Slaminodes presque aussi longs que les itn.
repliés en goulliére. Ovaire à 5 loges uniovulées, hirsute. Fruit inconnu.
type : GABON, Le Testu 7575, Lastoursville (fl. oct., fleurs
nuancées de violet).
Vincentella ovatostipulata (De Wild.) Aubr. et Pellegr., comb.
nov. = Pachyslela ovalostipulata De Wild. dans РІ. Bequaert., IV : 108
(1926).
Espéce d'arbuste à fleurs blanches découverte dans une galerie
forestière prés de Léopoldville, trés remarquable par ses stipules ovées
persistantes. DE WILDEMAN avait déjà noté qu'il faudrait ded -étre
faire passer cette espéce dans un autre genre. Il n'est méme pas encore
absolument certain qu'elle doive demeurer dans le genre V incenlella,
lorsque l'on connaitra les fruits.
XII. LES OMPHALOCARPUM
Ce genre typiquement de forét dense humide, trés facile à reconnaitre
par ses inflorescences cauliflores, ses gros fruits subglobuleux fixés sur
l. Arbor vel arbuscula. keg im р» acuminata, basi sensim attenuata,
acuta, glabra, coriacea, 8-14 cm ga, 2-4 em lata, costa valida, nervis lateralibus
i i а. marginem bbs venu е eine subtus impressis. Petio-
и 7
lus 1-2 ст longus, ZEN us, See Epiri der ée sque. Stipulae pubescentes,
e Flor nimi, fasciculati, umerosi, axillares, Pedicelli си
я ie SE bo
15-17 mm longi. Bepála 5, "Moe: ovis, iiri барона? p Ee
Drevissimo, 0,75 mm ug Aë Stamina subsessilia, circ. ee , m recur-
va longa, in ОРГ ае. Сакы. 5- loculare,
ta. Staminodia . 3 mm
loculis uniov ulatis, ha eq Fructus
FiG. i: -— Mosel Le Teslui Aubr. et Pellegr. : 1, feuille x 2 /3; 2, inflorescence
2/3; 3, fleur ; 4, fleur ë fragment de corolle vu de l'intérieur x 2; b, fleur
fra agment de sn vuder е8 rieur х 2; 6, fleur O fragment de corolle vu de
l'intérieur x 2; 7, pistil x Ў
D os
les troncs, contenant de nombreuses graines plates, à cicatrice ventrale
linéaire, a fait l’objet de nombreuses descriptions d’espèces, environ 35
pour la forêt dense humide africaine, dont vraisemblablement la plupart
devront être mises en synonymie, quand une révision du genre sera faite.
connues que par des graines; or ces graines se ressemblent beaucoup
d'une espèce à l’autre. En attendant cette révision nécessaire, nous
donnons la diagnose d'une espèce gabonaise qui semble distincte de celles
qui y ont été décrites.
Omphalocarpum Le Testui Aubr. et Pellegr., sp. nov.!.
Rameaux jeunes rougeâtres-noirâtres, glabres.
Limbe 9-19 cm long, 4-10 ст large, glabre, brillant dessus. Nervures
latérales 8-10 paires. Réseau de nervilles parallèles et de veinules, fine-
ment saillant sur les 2 faces (feuilles sèches).
Pétiole 1-1,8 cm, fort, plan-convexe.
Fleurs en fascicules sur le tronc. Pédicelles env. 1,5 cm
Sépales elliptiques, les extérieurs glabres ou presque, les intérieurs
finement tomenteux extérieurement et intérieurement, env. 1,2 cm ong.
Fleurs & : corolle à 6 lobes ciliés, longue de 25 mm : lobes oblongs 15 mm,
tube 10 mm. Étamines par faisceaux de 6 opposés aux pétales, insérés à
hauteur de la soudure des lobes. Filets de 15 à 18 mm long, plus ou moins
soudés entre eux à la base. Anthères oblongues, apiculées, longues de
4,5-5 mm. Staminodes courts, env. 4 mm long, dentelés, parfois apiculés.
Ovaire glabre à 18 loges uniovulées.
leurs 9 : plus petites que les précédentes, env. 20 mm long; lobe
14 mm, tube 6 mm. Sépales 5-6. Lobes de la corolle 6-7. Elamines
réduiles à des filets de 8-12 mm, par faisceaux de 6. Staminodes plus
développés que dans la fleur $, env. 10-12 mm, dentelés et apiculés,
parfois bilobés au sommet.
Fruit inconnu.
Type de l'espéce : по 9606, Le Teslu, Oyem (fl. juin).
1. Frutex vel arbor, ramulis atrorubris, glabris. Folia oblonga, glabra, 9-19 em
longa, 4-10 em lata, supra cerata, nervis lateralibus utrinque 8-10, venulisque paral-
lelis, supra-subtusque prominulis. Petiolus validus, supra complanatus, 1-1,8 em lon-
gus. Flores fasciculati e trunco nascentes. Pedicelli gracile
tica, externa subglabra, interna delicatule tomentosa, circ. 1,2 em longa. Flores her-
maphroditi : corolla 6-lobata, 25 em longa, lobis oblongis, ciliatis, 15 mm longis,
tubo 10 mm longo. Stamina numerosa, fauce inserta; filamenta 15-18 mm dre plus
1 D LT. +. 3241 Ketti Jit + LI e A lat / 5-! mm
minneva i nee
longae. Staminodia denticulata, nonnunquam apiculata, circ.
glabrum, 18-loculare, in quoque loculo uniovulatum. Fructus..
. Flore inei : solum 20 mm longi; lobi 14 mm longi; tubus 6 mm altus. Sepala
5-6. Corolla 6-7-lobata. Stamina + abortiva. Staminodia 10-12 mm longa, valide den-
liculata, apieulata vel biloba. Fructus...
d , ,
4 mm longa. Ovarium
X. Жаш
ette espëce se caractérise par ses feuilles non acuminées et non
cunéiformes-aigués à la base, distinctement pétiolées, et ses fleurs pédi-
cellées.
Spécimens étudiés : GaABoN, Le Teslu 9609, holotype, Oyem (fl.
juin); 8119, Monzoumana Itemba (fl. juin); 9472, Endama (fl. janv.).
XIII. GLUEMA IVORENSIS AUBR. ET PELLEGR.!
Cette Sapotacée, à la disposition florale unique parmi les Sapotacées
alricaines, par ses staminodes opposés aux étamines, fut découverte
dans l'Est de la Cóte d'Ivoire. Reconnue ensuite au Ghana, j je viens encore
de la retrouver dans l'herbier du Gabon.
Le fruit était demeuré inconnu. Mr. €. BAssAw, du Ghana, а bien
voulu en donner un spécimen au Muséum national d'Histoire Naturelle,
ermet de compléter la diagnose. Ce fruil à une seule graine esl
curieusemenl Streng Jusqu'à présent ce caractére remarquable n'avait
été signalé parmi les Sapotacées africaines que chez le genre Lecomledoxa
(= Walkeria).
3 4
t ET
Ес. 12. — Gluema ivorensis Aubr. et Pellegr. :
face; 3, graine de profil (x 2/3); 4, graine def
1, bg de profil (х 2/3); 2, fruit de
"ruit turbiné, apiculé, tomenteux, env. 6 ст TE: 3,5 cm diamètre.
Déhiscent latéralement. Une seule graine, oblong ‚З cm longueur,
2,3 em largeur, 1,7 cm ee zé Cicatrice bes е oblongue,
env. 4,5 em long, 0,6 em largeu
Matériel examiné : GHANA, c Bassaw
Neung Reserve (fr. janv
^J.
(d GABON : Le Teslu 6316, Dépouyé (fl. oct.). S. R. F. : 1131 Zonangué
fl. sept.).
: 4842, Western Province,
. Gluema ivorensis Aubr. et Pellegr., Bull. Soc. Bol. Fr.,
Es compl.
Fructus MEME EH tomentosus, circ. 6 cm longus, 3,5 cm diam.,
, Oblo wes.
a latere dehiscens. Sem um, 4,8 em longum, 2,3 em latum, 1,7 em
diam., hilo Ge ee circ. We 5 em longo, 0,6 cm lato.
LXXXI, 798 (1934),
— 275 —
XIV. PACHYSTELA PIERRE ET PSEUDOPACHYSTELA
AUBR. ET PELLEGR.
Le genre Pachyslela Pierre ex Engl. a pour type l'espèce P. brevipes
(Bak.) Engl., petit arbre ou arbuste trés largement répandu en Afrique
Lropicale au bord des cours d'eau. A cette grande extension est imputable
l’abondante synonymie qui affecte cette espèce. Celle-ci caractérise le genre
par les lobes de la corolle oblongs, plus longs que le tube, les étamines à
filets aussi longs que les lobes insérés au niveau de la soudure des lobes,
l'absence de slaminodes, un ovaire à 5 loges, un style terminé par un slig-
male épais, un fruit à une seule graine ellipsoïde marqué d’une cicatrice
occupant toute la face ventrale. Les feuilles sont garnies de stipules per-
sistantes.
L'absence de staminodes est admise comme un caractère générique
typique du genre. Cependant chez certains spécimens de ce P. brevipes,
on peut observer des rudiments de staminodes, tandis que chez d’autres
ils sont absolument invisibles. Rentrent incontestablement dans ce genre
quelques autres espèces : P. Pobeguiniana Pierre ex Dubard des savanes
boisées de l'Afrique occidentale, P. Bequaerlii De Wild. (1926) des forêts
de l'Ituri au Congo, P. msolo Engl. (1904) des forêts de |l Usambara au
langanyika, voisin du précédent. A cette dernière espèce peut être
probablement rapportée P. argenlea А. Chev. (1914), du Ghana et du
Dahomey.
Je rapporte également, au moins provisoirement, au genre Pachys-
lela une espéce d'arbre de taille moyenne, du Mayumbé et du Gabon,
encore imparfaitement connue, aux feuilles ayant une nervation caracté-
ristique, Pachystela buluensis (Greves) Aubr. et Pellegr. comb. nouv. —
Sersalisia buluensis Greves dans Journ. of Bol., vol. LXV : 72 (1927).
Ont été trouvées au Gabon deux autres espèces qui par la nervation
des feuilles et le type de la fleur, notamment les stigmates trés épais,
se rapprochent du genre Pachyslela, mais s'en éloignent par la présence
de slaminodes très développés, aussi longs que les lobes et les étamines.
П m'a semblé impossible, à cause de ces staminodes, de les ranger dans le
genre Pachyslela, ой la nécessité de définir un nouveau genre :
Pseudopachystela Aubr. et Pellegr., gen. поу.1.
Sépales 5, épais, tomenteux. Corolle à 5 lobes oblongs, à tube plus
court. 5 étamines épipétales à filets presque aussi longs que les lobes,
insérés au niveau de la soudure des lobes. 5 staminodes aussi longs que les
lobes. Ovaire à 5 loges uniovulées. Style épais terminé par un stigmate
renflé oü s'ouvrent 5 pores. Fruit inconnu.
Type du genre : Pseudopachyslela lasloursvillensis Aubr. et Pellegr.
connati. Stamina 5, epipetal
i i arium 5-loculare, loculis uniovulatis. Stylus crassus;
stigma crassum, 5-poricidum. Fructus...
FIG.
2, inflores
Éent. p eh ааа Aubr. et die e
scence x 2/3; 3,1 ragment de
ogemensis Aubr. do egr. : 5, fer
7, fragment de Cond x 5; 8, pisti
corolle x 5;4, pistil x
KO ON
GL E "ad DN
D
NUN
1, feuille x 2/3
aille et boutons horats s 2/3; 6, fleu
5.
eg oan patel
— 277 —
P. lastoursvillensis Aubr. et Pellegr. 1,
Arbuste. Grandes feuilles ge allongées, stipulées, acuminées-
aigués, longuement cunéiformes à la base, mesurant jusqu'à 70 cm long
et 16 cm large, d'abord pubescentes roussâtre dessous puis trés courte-
ment pubescentes apprimées grisâtre dans la forme adulte. 15-20 paires
de fortes nervures secondaires ‘saillantes dessous. Réseau de fines nervilles
transversales parallèles. Court pétiole très épais, env. de 5 em lon
Stipules linéaires persistantes, 2 cm long et
Espéce cauliflore. Glomérules de fleurs ei waq subsessiles sur le
vieux bois. Calice à 5 sépales épais, velu sur les 2 faces. Corolle à 5 lobes
oblongs, un peu plus longs que le tube, 6 à 7 mm hauteur totale : tube
2,0 mm, lobes 3,5-4,5 mm, un peu ciliés à l'extrémité. 5 étamines à déhis-
cence latérale; filets aussi longs que les lobes, 3,5-4,5 mm long, insérés au
niveau de la soudure des lobes. Staminodes linéaires lancéolés, 3-5-4 mm.
Ovaire velu à 5 loges uniovulées. Style épais, glabre, terminé par un
stigmate renflé, à ` pores.
Fruit inconn
Matéri tudié : GABON, Le Testu 8280 holotype, Macoucou (fl. août) ;
8271, en Wë? (fl. août); 8371, Moupata (fl. sept.
Сен te espéce, par les feuilles, ressemble au Pachyslela Msolo (P.
argentea! ).
Pseudopachystela oyemensis Aubr. et Pellegr.
Rameaux noirâtres. Feuilles oblongues trés coriaces, obtuses au
sommet, cunéiformes à la base, glabres à l'état adulte, 10-16 cm long sur
6-7 cm large env., gaufrées. 10-12 paires de nervures secondaires, déprimées
dessus. proéminentes dessous. Entre deux nervures consécutives, se pré-
sente généralement une nervure latérale qui n'est pas tracée jusqu'à la
marge
Fleurs groupées en fascicules axillaires, de couleur presque jaune
soufre (Le Ткзти). Pédicelle tomenteux, env. 1 cm long. Calice env.
7,5 mm de long, à 5 sépales tomenteux. Corolle, 8,5 mm long; lobes ovés
à bords repliés intérieurement, 6 mm long; tube 2,5 mm. Étamines 5,
à filets de 2 mm insérés légèrement au-dessus du niveau de la soudure
1. Pseudopachystela lastoursvillensis Aubr. et Pellegr., Kad nov
Arbuscula vel frutex. Folia magna obovato-oblonga, apice a minata basi sensim
attenuata usque 70 em longa, жн че Se € subtus primo fesrogineopuberula, deinde
adpresse breviter griseopilosa, lida, nervis lateralibus utrinque 15-20, D. 0-
minentibus, venulisque tran pidas н ipe Petiolus brevis, incrassatus, cire. 1,5 em
ineares, сїг m longae, re Flores glomerulati, superan
ramis vetustis na ascentes. jd 5, oblonga, obtusa, erassa, utrinque villos lla
subglabra, 6-7 mm lon = lobis 5, oe мечу арі ciliatulis, бөзү connatis 35. 1
longis, tubo 2,5 go. Stamina 5, filamentis 3,5-4 ngis, fauce ка.
uge latere dehiscent ibus. Stan gece ни е Іапсе а 3,5- а т longa. Ovarium
villos eg: ulare, loculis uniovulatis. Stylus crassus. Stigma ventricosum, 5-pori-
citis "тое
ER
des lobes; anthëres à déhiscence latérale. iced lancéolés, 3 mm
long. Ovair e to pe à D loges uniovulées. Style épai
con
Holotype : esee Le Teslu 9091, Oyem (fl. avril) !.
XV. LE GENRE POUTERIA AUBLET (5.5.)
N'EXISTE PAS EN AFRIQUE
En dépit de l'erreur commise par AUBLET dans la description et
les dessins du Pouteria guianensis de sa magnifique < Histoire des Plantes
de la Guyane francaise « (1775), oü le fruit n'est pas de ce Pouleria
mais d'une Tiliacée (Sloanea), tous les botanistes reconnaissent aujour-
d'hui la validité du genre Pouteria, parfaitement caractérisé par les des-
sins et descriptions d'AuBLEr de la feuille et de la fleur, et dont le type
est conservé dans les herbiers de Kew et de Paris. Le genre a méme pris
une large extension chez certains taxinomistes, dépassant de beaucoup
le sens qu'il avait d’après le type d'AUBLET. BAEHNI dans son mémoire
de 1942 (Candollea, vol. ІХ) lui a rapporté de nombreux genres, de sorte
qu'avec 318 espèces décrites, il s'étendrait dans toute la zone ‘tropicale
de l'Amérique à l'Afrique, l'Asie et l'Océanie. En ce qui concerne l'Afrique
équatoriale, en dehors des espéces à pétales munis d'appendices dorsaux
et des Omphalocarpées, il ne subsisterait d’après BAEHNI plus que
trois genres : Chrysophyllum, Malacantha et Pouleria, alors que nous
séparons 17 genres en conclusion des notes ci-dessus, le genre Pouleria
étant exclu. La nécessité m'est done imposée d'une comparaison minu-
tieuse du genre Pouteria d'AuBLET avec les genres africains.
Ce genre Pouleria (s. s.) me semble avoir une individualité accusée
par les fleurs et les feuilles. Les fleurs sont toujours létramères. La corolle
est tubulaire, à lobes courts. Les étamines à assez longs filets sont insérées
vers la base du tube. Les staminodes sont subulées et courtes, mais tou-
jours nettes. L'ovaire a 4 loges
es feuilles ont une nervalion très caractéristique. Les nervures secon-
daires sont saillantes dessous et espacées. Entre elles, nervilles et veinules
forment un réseau entremélé saillant. A l'état sec, les feuilles prennent
en dessus une teinte noirátre et en erri une teinte brunâtre sur le fond
duquel la nervation apparait en clai
Les espéces de Pouleria (s. s.) ad sont représentées dans l'herbier
de Paris, sont les suivantes :
P. guianensis Aublet, Guyane francaise et Surinam.
1. Arbor vel aea. ramulis nigrescentibus. Folia oblonga, coriacea, apice obtusa,
basi attenuata, glabra, 10-16 em longa, 6-7 em lata, clathr vs «aede gra? b
utrinque 10-12, supra A be prominentibus, haud pro arginem des
tibus, nervis lateralibus II, 10-12 brevibus, Flores axillares, ct, "зир
(LE TEsru). Pedicelli tomentosi, circ. 1 em longi. Sepala 5, tomen tosa, 7,5 mm longa.
Stamin nodia lanceolata, 3 mm longa. Ovarium tomentosum, 5-loculare, loculis unio-
vulatis. Stylus crassus. Fructus...
— 279 —
P. Caimilo (Ruiz et Pavon) Radlk. l'abiu des brésiliens, arbre fruitier
probablement originaire de l'Amazonie occidentale, mais aujourd'hui
planté et répandu dans toute l'Amérique tropicale.
P. laurifolia Radlk. Arbuste des formations littorales, semble
commun à Rio de Janeiro. Espèce proche de P. Caimilo avec laquelle on
la confond parfois.
P. gulla (Ducke) Baehni, Amazonie (Rio Purus, Rio Tapajoz).
P. lorla (Mart.) Radlk,, parait trés répandu en Amérique tropicale
(Amazonie, Bolivie, Paraguay).
P. semecarpifolia Pierre, Antilles (Martinique, Dominique).
P. Jenmanii (Pittier) Sandwith, Guyane anglaise.
P. Melinonii H. Lec., Guyane francaise.
Les fruits et graines de ces espéces ne sont pas tous connus. Il semble
marquées d'une cicatrice ventrale sur toute la longueur de la graine,
elliptique (P. guianensis), oblongue, plutôt étroitement oblongue
( P. Caimilo) et parfois presque linéaire (P. Melinonii).
En Afrique équatoriale, il n'y a aucune espèce létramère. Il y a З genres
chez qui, comme chez Pouleria (s. s.), les filels des élamines sonl insérés
vers la base du lube de la corolle et dont les staminodes sont nettement
développés bien que courts : Breviea, Endolricha et. Aningueria. Les deux
premiers, à ovaire à 8 loges, ont des graines plates du type des Gambeya
et Donella, et sont done nettement différents de Pouteria. Le troisième,
Aningueria, a un type foliaire bien distinct de celui des Pouteria (s. s.)
et la graine unique a une cicatrice ventrale qui occupe presque la moitié
de la surface de la graine.
Il n'y a ainsi en Afrique équatoriale aucun genre qui puisse étre
confondu avec le genre Pouleria d'Aublet. Nous croyons d'autre part
qu'il est possible de limiter en Amérique la compréhension du genre
Pouleria en conformité avec le type qui est l'espéce Pouleria guianensis
Aublet. Ce sera l'objet d'une note ultérieure.
Une espéce aberrante parmi les Sapotacées africaines, a été décrite
du Cameroun, Pouteria hezastemon Baehni (Candollea, 1. c. : 405). BAEHNI
l'a placée dans sa section Rivicoa du genre Pouteria qui, a l'exception de
cette unique espèce africaine compte 14 espèces américaines. Grâce à
l'obligeance de M. le Dr MERXMGLLER directeur de l'herbier de Munich ой
est conservé le type n° 302 Ludwigs récolté à Victoria, j'ai pu examiner cette
espèce. Elle ne ressemble à aucune espèce africaine. La fleur a constam-
ment 6 pétales, 6 étamines, 6 staminodes, un ovaire à 6 loges. Les lobes
de la corolle sont beaucoup plus longs que le tube. Cette espèce, par la
fleur comme par le type de nervation de la feuille, se rapproche beaucoup
de l’espèce américaine Pouleria ( Radlkoferella) venosa "Mart Baehni.
D'autres récoltes au Cameroun seraient intéressantes pour savoir
s'il s'agit d'une espéce américaine importée ou d'une espéce africaine
autochtone.
2 p.
SUR LES « BERTIERA » (RUBIACEAE) D'AFRIQUE.
NOUVEAUTÉS TAXINOMIQUES ET ÉTUDE
DE QUELQUES CARACTERES DE LA FLEUR ET DU FRUIT
par N. HALLÉ
Le genre Berliera a ‘‘é divisé en quatre sections par WERNHAM en
1912. Ces sections étaient fo»dées sur l'aspect des inflorescences. Celles-ci
sont en effet variables, mais dans tous les cas oü il est possible d'en inter-
préter la structure, on constate une grande unité morphologique. Toutes
les inflorescences paraissent dériver, de facon plus ou moins appauvrie
ou prolifère, du schéma suivant : grappe terminale de cymes latérales
primaires composées de deux cymes secondaires unipares scorpioides;
rachis comportant une fleur terminale (cf. fig. 1, e et g).
Or les variations de l'inflorescence ne nous ont paru porter que sur
des caractères de valeur spécifique et nous n'avons pu trouver aucune
corrélation permettant d'appuyer les vues de WEnNHAM. Certains rappro-
chements spécifiques auxquels cet auteur aboutit nous ont mëme paru
inacceptables : Berliera dewevrei, plante très voisine et probablement
synonyme de B. montana, est placée par WERNHAM avec В. breviflora
dans ses Divaricalae; В. cinereoviridis et B. aelhiopica au voisinage de
D. subsessilis parmi les Spicalae : ces dispositions contredisent des faits
nouveaux présentés ci-dessous et dont l'importance nous semble prépon-
dérante. Nous étudierons les caractéres de la pilosité interne de la corolle
et SL vM les corrélations qui existent avec certains caractéres tirés
du fruit.
Nous avons donc été amené à rejeter les sections de WERNHAM,
et à distinguer deux sous-genres dont nous préciserons les caractères.
Nos sous-genres avaient déjà été entrevus, mais non décrits ni précisés,
par DE WILDEMAN en 1910. Cet auteur signale en effet le B. bosscheana
comme faisant partie < d'un premier groupe d'espéces », et le B. lujae
e appartenant < à un autre groupement du méme genre; les
caractéres diflérentiels de ces deux groupements sur lesquels nous ne
pouvons insister, écrit DE WILDEMAN, sont nettement visibles par la
comparaison des deux planches (figurant les espèces indiquées ci-dessus),
très typiques à ce point de vue ».
— 281 —
s ferons suivre la description des nouveaux sous-genres d'une
clef limitée aux espëces pour lesquelles nous avons consulté du matériel
d'herbier. Nos sous-genres seront divisés en sections qui reprendront
partiellement, avec de nouvelles délimitations, les conceptions de WERN-
HAM. Trois espéces ont pu étre reconnues
décrivons ci-aprés;
insuffisance du matériel étudié, soit faute d'avoir pu comparer
En dernier lieu nous présenterons, plus en détails, les
caractères sur lesquels sont fondés nos deux sous-genres.
Bertiera sensu striclo, N. Hallé sub. gen. nov.
Flores saepe parvi. Corolla intus plagis pilorum in amplitudinem varia-
bilibus, pilis erectis inter vel supra antheras, pilis inflexis infra anther
accrescens in longum, raro in latitudinem. Inflorescentiae sepe
laxae vel seier
Spec typica : B. guyanensis Aubl. 1775, et in africa rectrix :
B. BS We se Hiern. Species circ. 13 in Africa tropicali incolae.
CLEF DES ESPÈCES
І. Inflorescence étroite et allongée, à rachis droit ou sinueux jamais
brisé, à ramifications latérales non láches et ne dépassant pas
1 cm de long (ЅРІСАТАЕ).
A. Fleurs toutes isolément insérées de facon régulière le long du
Mer eere . chevalieri Hutch. et Dalz. 1931 nom. bon. sp.
B. Fleurs groupées en glomérules ou en petites cymes.
. Bouquets floraux subsessiles ou petites cymes latérales nom-
breuses.
Petites cymes latérales pluriflores pédonculées; tube de la
corolle pubérulent extérieurement; boutons aigus.........
B. bracteolata Hiern 1877.
Bouquets floraux sans pédoncule et trés бл. nt ramifiés ;
tube de la corolle glabre; boutons peu aigus............
3. B. spicata y one 1807) Wernh. 1912
- Glomérules floraux parfaitement aab inégalement distri-
ués sur un rachis gréle d'aspect sinueux
Dents du calice réduites à nulles; pdositk interne de la corolle
continue entre les étamines; disque présentant un rebord.
жый; Hiern 1877.
Dents du calice atteignant pràs de 0,5 mm; pilotë interne de
la corolle interrompue entre les étamines; disque sans r
5. В
SN rd.
Teese hin t SER EEN d . lujae De bre 1910.
t3
— 282 —
II. Inflorescence làche à ramifications latérales de plus de 1 cm de
long; rachis parfois s au niveau de certains rameaux secon-
daires alternes (LAXA
. Inflorescence crum A calice moyennement ou faiblement
échancré à dents moins de deux fois plus longues que larges.
a) Fleurs brièvement ou nettement pédicellées.
Bouton étroitement acuminé aigu; dents du calice très aiguës;
corolle d’environ 12 mm de long.
Anneau pubescent infrastaminal ois de 3 mm env. ; feuilles
nettement étroites lauriformes.......................
6. B. nine (Hiern nA Kë 1912.
Anneau pubescent семе аи large de 1 mm епу. ;
TES laxissima К. оа .1903.
де re pré SS UE
Bouton aigu non acuminé; dents du Kë courtes et subob-
tuses; pe, d serium 15-20 mm de long.. . 8. B. laxa Benth. 1849.
b) Fleurs sessiles; corolle de 12 mm environ.
Corolle très finement pubescente extérieurement sur toute sa
longueur; intérieur presque entièrement glabre, à pilosité
infra-staminale nulle........... 9. B. thollonii N. Hallé sp. nov.
Corolle partiellement pubescente, la partie étroite du tube est
glabre extérieurement ; l'intérieur est orné d'un anneau pubes
cont dfbatammal....,2...l.... 10. B. batesii Wernh. 1912.
B. liiis érigée; calice profondément échancré à dents ou
du limbe formant un remarquable réseau striolé (existant par-
fois aussi mais moins nettement chez les espéces vost ani
nos 9 et
1. Bouton floral igu; sépales plutót laminés; pilosité
u
interne de la ее nulle dans Іа E en Bees IQ
B. breviflora Hiern 1877.
2. Bouton floral acuminé trés aigu; sépales nut subulés; pilo-
sité interne de la corolle em jusque s la base des
TOD САРЕ АТОО 2. В. нао №. Halle sp. nov.
Bertierella N. Hallé sub. gen. nov.
Flores saepe magni. Corolla intus pilis erectis saepe densis ad basim
petalorum, papillis raro absentibus infra antheras, nunquam pilis inflexis.
Calyx saepe eupulatus, semper accrescens in fructu. Inflorescentiae saepe
densae vel robustae.
Species typica : B. monlana Hiern. Species circ. 21, unice in Africa
tropicali incolae.
vil A
4 | Bh e
Fic. 1. — a, Bertiera pecie N. Hallé sp. nov. “Кү dont le rachis mesure
30 cm de long; b, aspec t du bouton long de ; €, B. lisseranlii N. Hallé sp.
nov., inforescence dont le rachis mesure 6, Rs SC gen long; d, aspect du bouton long
de 15 mm; e, B. aequatorialis N. Hallé sp. nov., inflorescence schématisée sans les
corolles; e spect du Hsec long de 8 mm; g, B. breviflora Hiern, inflorescence
schéma sans les corolles; on сте que la Peonuiescende des b waaka
est nettem oin e dans l'espéce précédente; dans ces deux figures
t nt m ndis e que
distingue la fleur isolée qui "eech morpholo ogiquement le rachis; h, fin rét iesto
du limbe foliaire de B. aequatorialis [pilosité non figurée).
— 284 —
CLEF DES EsPECES
I. Inflorescence non capitée (INCRASSATAE sect.
A. Ova
My sur la marge du calice). ...........
ov.).
vaire glabre, fruit RU e glabre et gie (urhis quelques
13. B m
ntana Hiern 1877.
B. Ovaire pubescent (la “su pan est ordinairement Keesen
1.
2. С
sur le
Cupule glabre; inflorescence dense et courte terminant des
rameaux latéraux gréles........ 14. B. laurentii De Wild. 1906.
upule plus ou moins pubescente; inflorescence allongée
terminant des rameaux souvent robustes.
a) Tube de la corolle de plus de 2 mm de diam. dans sa partie
la plus étroite; fruit développé ayant un court pédoncule.
Pilosité interne de la corolle non en contact vers le bas avec
les E infrastaminales. Limbe brun roux dessous
MERE IIa eue PER E Ae 15. B. racemosa K. dun. 1892.
Pilosité interne de la corolle en contact entre les étamines
avec les papilles infrastaminales. Limbe ochracé dessous
en. ВИИИ лашы Корен бык же eeh e RF va Vs 16. B. sp. A.
b) Tube de la corolle de moins de 2 mm de diam. dans sa partie
la plus étroite.
Bouton à sommet courtement obtus, lobes de la corolle de
moins de 2 mm de long; étamines de moins de 4 mm de
long; pilosité interne de la corolle formant sur les lobes
une plage trés réduite de poils courts et drus; fruits
petits, subephériques,, певане о.е. rrr
17. B. tisserantii N. Hallé sp. nov.
à la fois les
Bouton à sommet aigu; plante n'ayant pas à
caractëres ci-dessus.
Fleur de plus de 17 mm de long; étamines de plus de
4 mm
Pétales courtement aigus; pubescence interne de la
corolle courte et éparse entre les étamines.....
ML EE 18. B. thonneri De Wild. et t Dux 1900.
Pétales longuement aigus; pubescence interne sm e
corolle formée de poils E et fins situés au niv
des }оһев.......... 19. B. retrofracta K. AE 4897.
Fleur de moins de 15 mm de long; étamines de 4 mm de
long ou moins.
Pas de papilles internes au-dessous des étamines;
feuille atteignant 18,5 cm de long sur 6 cm de large..
«dn s qaw wawas X Ds xc н Wis goce A Mord ede 20. B. sp. B.
Anneau interne de papilles au-dessous des étamines;
feuilles atteignant 16 cm de long sur 5 ст de large
mais d'ordinaire nettement moins grandes que chez
l'espèce précédente.
— 285 —
die toujours sessile; papilles disposées en annea
UNE жле E EE 21. В. ун mein Hiern 1877.
Pédioclle accrescent sur le fruit méme jeune; pap
disposées en anneau large. 22. B. congolana De Wild. 1900.
П. Inflorescences densément capitées (CAPrTATAE).
A. Lobes de la corolle trés densément pubescents extérieurement ;
pétioles de moins de 1 cm de long; fruits sessiles............
die IM сы се IEEE HORA Qn 23. B. globiceps K. Schum. 1897.
B. Lobes de la corolle presque glabres extérieurement; pétioles
de plus de 1 cm de long; pédicelles longuement accrescents
sous les fruite. Aë Ze EVA 24. B. capitata De Wild. 1907.
ESPÈCES NON VUES OU INSUFFISAMMENT CONNUES
Sous-genre BERTIERA s.
. annobonensis G. Tayl. ex Mildbr. 1938. Cette espéce serait voi-
sine de В. pedicellala (sect. Laxae).
Sous-genre BERTIERELLA.
a) Sect. Incrassalae : B. GE De Wild. 1923; B. bosscheana
De Wild. 1910; B. elabensis K. Krause 1912; В. iluriensis K. Krause
I911; B. ledermannii K. Krause 1912; В. longiloba K. Krause 1917;
B. mildbraedii K. Krause 1911; B. tessmannii K. Krause 1912,
b) Sect. Capilalae : = Aren Wernh. 1919.
еа поп ргёс
uloi Verdcourt t 1° 957 : par son aspect général, cette plante
parait être un Berlierella е cependant les fruits, quoiqu'u n
peu oblongs, rappellent c x de B. spicata. Les boutons trop jeunes
du spécimen examiné n TUA =й permis d'étudier la pilosité interne de la
corolle.
SYNONYMIE.
В. africana Rich. 1830 = B. spicata (Gaert. 1807) Wernh. 1912.
B. cinereoviridis K. Schum. ex Wernh. 1912 pro syn. = B. aethio-
pica Hiern 1877 : synonymie fondée sur la description originale de
HIERN qui nous a paru utilisable bien qu'incompléte quant aux fleurs.
Ceci nous met en accord avec les сере des échantillons de Jean-
Louis 4099 et 12138 (ex herb. hort.
B. dewevrei De Wild. 1901, synonyme et forme variétale probable
e B. montana Hiern 1877 : opinion fondée sur la bie rimes des
hat Ы de F. Serel 786 et Germain 1788 (ex herb. horl. Bru
B. glabrata K. Schum. 1897 = B. racemosa var. glabra a (K.
B. gr oo De Wild. 1906, synonyme probable de B. aethiopica
Hiern 1877 : opinion fondée sur la comparaison de Bonnivoir 32 (ex herb.
horl. Brux.).
ie MS ue
B. labiala Wernh. 1912 nom. nud. in clave — B. spic
B. laza var. pedicellata Hiern 1877 = В. сна (Hiern)
Wernh. 1912.
B. macrocarpa Benth. 1849 — B. racemosa (G. Don 1837) K. Schum.
1892 : synonyme indiqué par WERNHAM en 1912.
B. maillandii Hutch. et Dalz. 1931 nomen, nov. syn. = B. laxa
Benth. 1849. Synonymie fondée sur la comparaison du type avec les spéci-
mens de Preuss 1248 et 1367, Zenker 14 et 4090, et Slaudl 579 (ex Mus.
bol. Berol.).
versa K. Krause 1917 — B. retrofracta K. Schum. 1897 :
synonymie établie par HurcniNsoN et DALZIEL, 1931
ESPÈCES IMPARFAITEMENT CONNUES A REJ
B. grandis Mildbr. 1922, nomen; B. beri Mildbr. 1922, nomen.
Bertiera (s.-g. BERTIERA) thollonii №. Hallé sp. nov. (fig. 1, a et Б).
Frutex 3 m altus, ramis fulvo-pubescentibus. Stipulae foliaceae lanceo-
latae acuteae 20-38 mm longae, 7-11 mm latae, extra parce pubescentes.
Petiolus 5-9 mm longus, pubescens. Folia oblonga cuneata, subacuminata
lanceolata, 9-18 cm х 2,3-5,3 em. Lamina discolor, solum super nervos et
margines pubescens. Nervi laterales utrinque 6, longe ascendentes.
Inflorescentiae laxae racemosae, terminales pendentes, 30 cm longae.
puberulentes, rhachide vix vel non fracto, bracteolis linearibus 10-14 mm
longis, 20-25 ramis lateralibus, raro oppositis, laxis, quibusque 3-12-floribus.
Flores virides sessiles 10-13 mm longi. Ovarium pubescens; calyx pubescens
cupulatus 1,2 mm altus, 5 dentibus acutis 0,5 mm longis. Corolla in totum
extra puberula, intus fere glabra, aliquibus pilis inconspicuis basi petalorum.
Discus cylindricus 0,6 mm altus. Fructus ignotus
Species affinis B. batesii Wernh., sed pubescentia corollae, forma et
amplitudine inflorescentiae et disci differt. À B. laxissima K. Schum., pubes-
centia appressa, floribus, sessilis et rhachide vix fracto differt.
Holotypus in herb. Mus. Paris : Thollon 4045, route de Brazzaville,
forêt du Mayombe, janv. 1891, fl.
Bertiera (s.-g. BERTIERA) aequatorialis N. Hallé sp. nov. (fig. 1,
e et f).
Frutex parvus gracilis erectus 1,20 m altus, ramis pubescentibus. Stipulae
extra pubescentes, 10-15 longae, in tubum basalem arctum 3-5 mm longum
connatae, deinde foliaceae acutissimae. Petiolus pubescens 3-5 mm longus
Folia ovalia, acuminata, basi cuneata vel rotundata, 6-12 cm x 2,7 -5,8 cm.
Lamina in sicco olivacea subconcolora nitida, supra pilis sparsis, marginibus
et nervis pilosis maxime infra. Nervi laterales ascendentes arcuati utrinque
6-1. Nervuli minimi in reticulum striolatum dispositi, in sicco conspicui.
Inflorescentiae pubescentes terminales erectae, 3-6 cm longae. Rhachis
diffractus bracteolis destitutus. Rami laterales alternati; inferiores resupinati,
superiores divaricati. Flores albi sessiles, 6-9 mm m longi, in cymis gracilibus
scorpioideis siti. Ovarium hirsutum; calyx pubescens, dentibus 5 subulatis,
~
G. ché
соте pim
A /
émas figurant la variation e l'étendue de la pubescence interne de
Berliera du sous-genre type. La por tion de с стое fendue еп long “tons
deux autres -— éduites à ] ourt filet, les anthéres
ntes sont figuré es en noir. Les dimensions
Les
une étamine en place;
été détachées. Les régions pubesce
respectives des corolles ont été modifiées
ayant
ponr faciliter les comparaisons.
comparés sur cette fig ure.
; d, B. aequatorialis ; e, B. laza ; f, B. pedicellata ;
g, B. lazissima ; h: B. spicata; i, B. bracteolata; j. В. anll К. B. lujae; l, B.
aethiopica.
88-2
circ. 1,5 mm longis paulum inaequalibus. Corolla in alabastro acutissima, extra
pubescens, intus pilis erectis intra staminas, in annulum inflexis infra antheras.
Discus cylindricus 0,6 mm altus.
Fructus subsphaericus baccatus pilosus, in sicco 10-costatus 5 mm diam.
Semina angulata 1 mm longa.
Species affinis B. breviflorae Hiern, sed petalis acutissimis, staminis
2,2 mm longis acutissimis, pilis intra staminas ad lobos exspatientibus, sepalis
subulatis, bracteolis recaulescentibus, differt.
Holotypus in herb. Mus. Paris. : N. Hallé 794, Ekouk ou La Bokoué,
Gabo n, 27 juill. 1959, fl. et fr. La localité se trouve prés de la route de
Lambaréné, à faible distance de l'équateur.
Paratypus (MP) : Jacques-Féliz 4680, Dengdeng, Cameroun, juill.
1939, fl. et fr.
o
се
Bertiera (s.-g. BERTIERELLA) tisserantii N. Hallé sp. nov. (fig. 1,
d).
Frutex ramis pubescentibus. Stipulae lanceolatae acutae 15-20 mm longae
4,5-1 mm latae, extra pubescentes praesertim in carina. Petiolus 5-6 mm
longus, pubescens. Folia elliptica lanceolata, subacuminata, basi cuneata,
8-18 em x 2,5-6,5 cm. Lamina supra glabra, infra pubescens, praesertim in
nervis et marginibus. Nervi laterales utrinque 5-6, longe ascendentes.
Inflorescentiae terminales pendentes, 6-8 cm longae, puberulentes, rha-
chide sinuato, pedunculo 10-25 mm longo, bracteolis 5-10 mm supra basim
oppositis. Flores albi sessiles in cymis scorpioideis lateralibus sessilibus densis
siti. Ovarium pubescens breve, vix 0.9 mm longum. Calyx breviter cupulatus
vix 0,7 mm longus, 1,8 mm latus, dentibus 5 minimis. Corolla extra breviter
pubescens, arctissima, 13-14 mm longa, tubo in parte arcta 10 mm longo
faucibus et lobis brevibus, pilis internis brevibus in plaga parva lobi spisse
erectis, papillis infrastaminalibus exilibus late sparsis. Antherae 3,2 mm
longae. Discus depressus. Fructus subsphaericus, pubescens, 4-5 mm diam.,
calyce accrescenti tubulato 2-3 mm lato, 1 mm longo. Semina angulata.
Species affinis B. retrofractae K. Schum., sed floribus minoribus, staminis
et corollae lobis brevioribus, tubo graciliore, pubescentia interna perbreviore,
foliis modice protentis, differt. A B. thonneri De Wild. et Dur., florum habitu
minore, foliis minoribus et cuneatis differt.
Holotypus in herb. Mus. Paris. : R. P. Tisserant 873, Boukoko,
Oubangui, 21 avr. 1948, fl. et fr.
Paratypus (Kew) : Zenker 3528, Bipinde, Cameroun, 26 oct. 1908, fr.
BERTIERA sP. А (in clave n? 16).
La teinte et la longueur des feuilles rappelle B. retrofracta, mais la
base du limbe est arrondie; les fleurs ressemblent extérieurement à celles
de B. racemosa, mais la pubescence interne est différente (fig. 3, 1).
P Matériel observé (MP) : Aubréville 8, Cameroun; A. Chevalier 27159,
1xabDon.
— BB
d Á {
Fig. 3. — Schémas figurant la variation de la pubescence (en noir) et des papilles
internes (en pointillé) de la corolle des Bertier E ee Bertierella (mêmes
Mas des pour la figure 2). a, B. c capitata ; ‚ B. globiceps ; c. B. retrofracta ;
" sp. (n° 20) e, B. ihonneri; f, B. tisserantii; 0, В. subsessilis; h B. congolana;
; B. cst j, B. montana; К. B. racemosa; 1, B. sp. A (n° 16).
ао. es
BERTIERA SP. В (in clave, n° 20).
Ressemble, avec des feuilles plus grandes, à B. subsessilis, mais les
boutons sont moins aigus, les stipules plus largement foliacées, la corolle
est, dépourvue d'anneau de papilles internes (fig. 3, d), le disque est beau-
coup plus déprimé.
Matériel étudié (Kew) : Mildbread 8734, Cameroun, fl.
PILOSITÉ INTERNE DE LA FLEUR (fig. 2 et З)
Technique : la corolle est ramollie par ébullition puis fendue en long;
le style est écarté et une partie des anthéres est détachée; la corolle est
alors rincée afin de bien éliminer les grains de pollen dispersés, puis
ressuyée au contact d'un papier poreux ne perdant pas ses fibres, enfin
légèrement maintenue ouverte sous une lame de verre et observée à sec
du cóté interne.
Localisalion el nalure de la pilosilé : Trois régions sont à considérer :
a. La région supérieure qui intéresse les lobes ou leur base; les
poils y sont toujours dressés, parfois longs et touffus (bien apparents dans
la fleur épanouie) comme chez B. aelhiopica, lujae et spicala; ils sont
longs et fins chez B. relrofracta, longs et raides chez B. racemosa et montana,
lins et enchevétrés chez B. capilala et bracleolala ; ils sont rares et localisés
à la base des lobes chez B. thollonii, denses et localisés chez В. tisseranlii ;
ils sont nuls chez B. breviflora et laza.
La région moyenne est divisée en bandes verticales intrastaminales
oü s'étendent plus ou moins des poils de méme nature que dans la région
supérieure; ils sont abondants chez B. capilala, aequalorialis, chevalieri,
aelhiopica etc.; ils sont réduits à une ligne grêle chez B. batesii, pedicellata
et congolana; ils sont limités vers le haut chez B. breviflora, vers le bas
chez B. lujae, montana et racemosa; ils sont absents enfin chez B. thollonii,
laxa, retrofracla et tisserantii.
i a région inférieure forme un anneau infrastaminal plus ou moins
distinct de la région située plus haut, mais cependant dissemblable :
dans tout un groupe d'espèce que nous considérons comme Bertiera sensu
striclo, les poils de cette région sont toujours infléchis (sauf chez B. thollonii
où cette région est glabre). Chez B. laxa et pedicellata l'anneau pubescent
atteint З mm de large. Dans un autre groupe d'espèces dont nous faisons
les Berlierella, la pubescence de cette région est d'une autre nature :
elle se compose de trés fines papilles ayant, dans les conditions d'obser-
vation ci-dessus indiquées, l'aspect de petites écailles circulaires convexes
de moins de 50 microns de diam
Valeur de ces caracléres : ils nous ont paru tout d'abord de
très bonne valeur spécifique, par leur diversité dans le genre et leur
constance dans les espèces. Une centaine de fleurs étudiées ont fait l'objet
de plus de 60 croquis; de 5 à 8 croquis basés sur une dizaine d'observations,
ont été faits pour les espèces dont le matériel était abondant. Une cer-
Laine variation а été remarquée chez les espèces suivantes : chez B. batesii
№.
: a, B. Serbien diam, en herbier 4,5 mm;
Fic. 4. —
‚ fruits т еар 8. 8.
.5mm;c
`
SÀ age
5 mm; А Же spicata profil et vue зае, ; de i à p, fruit
А сата, diam. 9,5 mm, le pédoncule atteint jusqu’
on сопи mm, pédoncule 5 mm; k, В. EECH i
1, B. tisserantii, diam. 41 mm; m, B. racemosa, diam. 9 m
7,5 mm; o, B. relrofracta, Pg 51 mm; p, B. subsessilis, "Wal 5
. 7,5 mm;
отапа, diam.
— 292 —
la pubescence de la région moyenne s'amenuise jusqu'à disparaitre chez
certains spécimens. Chez B. lazissima la zone pubescente moyenne varie
de large à étroite. Chez B. monlana la densité des papilles de la région
inférieure varie de trés faible à nulle. Enfin la présence de deux Lypes
bien différents de pilosité infrastaminale et la corrélation remarquable
entre ces caractéres et certains autres tirés des fruits, nous ont amené
à créer deux sous-genres solidement fondés
CARACTÈRES DES FRUITS (fig. 4)
Dans le sous-genre Berliera, à pilosité infrastaminale réfléchie, les
fruits sont uniformément petits et ornés, à sec, de 10 côtes sauf chez
B. spicala; le calice est persistant mais non accrescent si ce n'est en dia-
mètre chez B. spicata. Chez B. balesii, laxa et bracleolola, le disque un peu
plus long que le calice est apparent (fig. 4, e, f et g). Le fruit de plusieurs
espèces de ce sous-genre a été observé comme étant à maturité une baie
charnue et juteuse, rouge, bleue et violacée. Les fruits mürs tombent
rapidement et, presque tous ceux que l'on peut observer en herbier sont des
fruits verts n'ayant jamais atteint leur taille maximum. B. spicala parait
avoir quelques caractéres de transition vers l'autre sous-genre, malheu-
reusement les caractéristiques de son fruit mûr ne nous sont pas connues.
Chez les Berlierella, à papilles infrastaminales, la taille du fruit est
plus variable, il n'y a que rarement des cótes en relief comme chez B. glo-
biceps ; le calice est nettement et toujours accrescent en long et en large.
ans certains cas, le pédicelle floral est aussi accrescent sous le fruit :
sensiblement chez B. racemosa, trés nettement chez B. congolana, trés
longuement chez B. capilata. Dans ce sous-genre, le fruit ne devient jamais
une baie à maturité, ses téguments restent verts, coriaces et indéhiscents.
REMARQUES SUR LE POLLEN
‚ Des grains de pollen de 12 espéces ont été examinés de facon trés
rapide. Nous n'y avons trouvé ni accord ni contradiction avec nos divisions
du genre. Les grains sont Ze ës chez B. aethiopica, bracteolata, che-
valieri et larissima comme chez B. capitata, laurenlii, montana, racemosa,
геігојгасіа et subsessilis, арон du premier el du second sous-
genre. Ils ont quadricolporés chez B. guyanensis, espéce type du genre, et
B. spicata. Ils sont, dans tous les cas, angulaperturés et équiaxes ou faible-
ment bréviaxes. L'ornementation d'aspect réticulé paraît uniforme dans
Lout le genre.
PRINCIPAUX OUVRAGES CONSULTÉS
Dr ошата E Ani Herb. Ногі. Then., п, 11, 107, t. XCIII et ege 0).
. DURAND, Plantae Thonner rianae Congol., М XIII (1900).
- Mus. Congo, 11, 1, ы SCH 00).
K. кейн in Bol. Jiki XLVIII, p (1912).
K. SCHUMANN in Bot. Ja hrb., ххїп, 450 (1897).
H. F. WERNHAM, А revision ot the genus Bertiera, Journ. Bot., 1, 110 et 156 (1912).
Remarque :
Les dates de Ms з des différents е cités sont indiquées dans le tex
les clefs ou la synonymie; elles permettent de trouver rapidement la référence biblio:
graphique seres Donde à l'aide de P Index оов et de ses supplémen
— 293 —
« SEYRIGIA »
GENRE DE CUCURBITACÉES CRASSULESCENTES
DU SUD DE MADAGASCAR
par Monique KERAUDREN
La famille des Cucurbitacées présente à Madagascar des genres à
caractères trés particuliers et qui ne semblent pas exister sur le continent
africain. En 1939, le professeur Humbert (7) décrivait deux genres de
Cucurbitacées primitives endémiques, à feuilles charnues, et localisées
dans les formations xérophytiques du Sud de la Grande Ile. Dans les
mêmes biotopes que ces deux genres (Xerosicyos et. Zygosicyos), se déve-
loppent des lianes aphylles dont les caractéres morphologiques floraux,
la structure des fruits et l'anatomie des rameaux, non seulement déter-
minent leur appartenance à la famille des Cucurbitacées mais encore
en font un genre nouveau. Ce genre a pris le nom de Seyrigia (9) en
souvenir de A. Seyrig, ingénieur des mines, qui avait récolté au cours
des années 1942-1943 un herbier complet des environs d'Ampandan-
drava (district de Bekily, province de Tuléar), herbier que possède le
Muséum de Paris.
DESCRIPTION DU GENRE Seyrigia M. Keraud,
Dans leur milieu naturel comme sur les échantillons d'herbier,
les З espèces qui constituent ce nouveau genre (Seyrigia gracilis, type
du genre; Seyrigia Humbertit et Seyrigia mulliflora) se distinguent par
des caractéres externes bien précis.
Appareil végélalif.
Il s'agit de lianes dioiques, à rameaux assez gréles plus ou moins
pubescents selon les espéces ou sur le méme individu suivant l'exposi-
tion des rameaux vis à vis de la lumière. In situ ces lianes sont .complè-
tement aphylles; cependant il faut signaler que des essais de germination
ont été effectués dans les serres du Muséum; ainsi a-t-on pu voir appa-
raître sur les nœuds, au-dessus des feuilles cotylédonnaires et tombant
en méme temps qu'elles, de minuscules feuilles 3-5 lobées, de 2-3 mm de
long. Selon les espéces, les rameaux toujours crassulescents et cótelés,
sont plus ou moins ramifiés et peuvent atteindre jusqu'à 4 métres de
haut dans les différents supports sur lesquels ils s’accrochent à l'aide
de leurs vrilles. Une espèce, le Seyrigia Humberlii, localisée sur les bords
du fleuve Fiherenana (à quelques kilométres en amont de son embou-
plante devient vraiment lianescente. Quand il n'y a pas de ramification
les nœuds portent une vrille et une inflorescence $ ou des fleurs 9. Les
qu |
Fig. 1. — Seyrigia gracilis : b rameau ў x 2/3; 2, fleur ў x 10; 3 fleur c", coupe
longitudinale, x 10; ur сў, coupe transversale schématique; 5, fleur 9,
coupe gr cnc x 10: e fruit x 2. — S. multiflora: 7, inflorescence х 2;
, fruit x 2; — S. Humberlii : 10, rameau Q x 2/3; 11,
fleur g, x 10; i fleur о х 10; ; 13 fruit x 2 14 graine x 2
— 295 —
vrilles sont simples et assez courtes (20 cm de long au maximum), pubes-
centes dans leur partie inférieure,
e système radiculaire est constitué par de nombreuses racines
fines, fasciculées, mais renflées de part en part en tubercules allongés,
atteignant 15 cm de long et 5 cm de diamètre.
Fleurs $ :
de 2 diamétralement opposées, s’insèrent au bord de cette coupe, l’une
épipétale, l’autre épisépale. Les filets assez courts et épais sont, selon
dorsifixes, jaune vif, de forme allongée chez l'espèce S. gracilis, plus
globuleuse chez les Seyrigia mulliflora et S. Humberlii. Le connectit
quelquefois parsemé de petits poils glanduleux ne posséde jamais d'appen-
dice le prolongeant. Une couronne de poils fins et blanchátres orne le
bord de la coupe florale et le fond de celle-ci est occupée par un pistillode
cupuliforme.
Fleurs 9 :
Plus ou moins longuement pédicellées, elles se développent soli-
Laires ou par deux sur les nceuds des rameaux 9. Le périanthe est sem-
blable à celui de la fleur 4, mais deux staminodes peltés occupent, au
bord de la coupe florale, la place correspondant à celle des étamines de
la fleur £ et portent de longs poils blanchátres identiques à ceux qui
bordent la coupe. Le style rectiligne se termine par deux stigmates
élargis, lobés et papilleux. L'ovaire de forme allongée, de couleur jaune-
verdâtre sur le frais, est entièrement glabre. L'organogénése de l'ovaire
et du fruit est complexe comme d'ailleurs, semble-t-il, chez beaucoup de
Cucurbitacées. A l'origine, l'ovaire trés jeune parait uniloculaire, mais
deux lames placentaires se développent chacune portant deux ovules;
celles-ci s'unissent trés tót si bien qu'au cours de sa croissance l'ovaire
devient biloculaire. Sa structure se complique encore jusqu'à maturité,
les lames placentaires s'étendant jusqu'aux parois si bien que finalement
chaque graine occupe une petite loge au milieu de la pulpe. Malgré cette
complexité de développement, les ovules sont toujours horizontaux.
Le fruit est une baie charnue, glabre, de 1,5 à 4 em de long environ
et 8 à I2 mm d'épaisseur, portée par un pédoncule de 1-2 cm de long,
glabre également. Gris verdâtre pendant sa formation, il devient. rouge
vermillon vif à maturité; sa forme varie : chez le Seyrigia gracilis il se
6
présente sous l'aspect de deux toupies accolées par leur base, assez longue-
ment rostré au sommet. Chez les deux autres espèces, le fruit est plus
globuleux, presque ovoïde et courtement apiculé. Il contient en général
quatre graines entourées d’une pulpe épaisse et de couleur rouge, mais
2 ou 3 peuvent avorter. Ces graines, petites (5 mm de long), globuleuses
mais légèrement comprimées, bilobées au sommet, sont enveloppées
dans une fine pellicule transparente, le tégument externe proprement
dit de la graine est de couleur brun clair, à surface finement chagrinée;
une mince enveloppe verte renferme la plantule et les cotylédons; il n'y
a pas d'albumen.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Les 3 espèces du genre Seyrigia sont localisées dans le Sud-Ouest
de Madagascar et font partie de la végétation xérophytique qui carac-
térise cette région (6). Le Seyrigia Humberlii a, jusqu'à ce jour, été
récolté uniquement dans la petite forét tropophile sur des rocailles cal-
caires qui couvrent les berges du bas Fiherenana entre 5 et 30 km de l'embou-
chure du fleuve. D'aprés des malgaches des environs de Tuléar, cette
liane blanchâtre et plus ou moins touffue dans son jeune âge, se retrou-
verait dans les formations végétales homologues à l'embouchure de
l’Onilahy au sud de Tuléar. Les deux autres espèces existent au sud
d'une ligne partant de Manombo (nord de l'embouchure du Fiherenana),
passant par Betioky et la vallée de la Manambolo (bassin du Mandrare);
leur limite est ne dépasse pas celle de la végétation xérophytique à l'est
d'Amboasary (bas Mandrare).
DIFFÉRENTS LIEUX DE RÉCOLTE (Spécimens in H. P.)
Seyrigia gracilis M. Keraud.
Environs de Manombo (S. W.), forêt d'Isonto à l’ouest d'Ankililoaka,
Humbert 20039, Decary 16232. — Belalana, embouchure du Fiherenana,
Bosser 10597. — Dunes du delta du Fiherenana, Humberl 2537, M. Kerau-
dren 683. — Environs de Belemboka, Dequaire 27349. — Environs de
Tuléar, Perrier de la Bâthie 527, 6746, 12832 (type). — Environs de Tuléar,
la < table », M. Keraudren 547. — Sarondrano, route de Saint-Augustin,
M. Keraudren 624, — Ankilibe, M. Keraudren 604; Descoings 2318. —
Baie de Saint-Augustin, Decary 14115. — Vallée de l'Onilahy, Decary
10951. Itampolo, M. Keraudren 877. — Androka, delta de la Linta,
Humberl 5472, M. Keraudren 894. — Piste d'Ampanihy à Ampotaka,
basse Menarandra, M. Keraudren 912, 938. — A 30 km de Beloha, piste
du Cap Sainte-Marie, M. Keraudren 953. — Environs d'Antanimora,
Humberl 28799. — Nord d'Ambovombe, étang Lefonjavy, M. Kerau-
dren 974. — Ambovombe, Bosser 10321, Decary 2638, 3758, 8505, 9079,
9261. — A 10 km d'Ambovombe, sur la route de Tsihombe, M. Kerau-
dren 991. — Bassin du Mandrare, nord de Befotaka, M. Keraudren 1092;
— 297 —
Anarafaly, M. Keraudren 1019, — Bevilany (limites Androy-Anosy),
Decary 10951.
Seyrigia Humbertii M. Keraud.
Gorges du Fiherenana, entre Beantsy et Anjamala, Humbert 19947 (type).
—- А 30 km de Miary, gorges du Fiherenana, Bosser 13569, Humberl 5148,
M. Keraudren 766; entre 5 et 10 km de Miary, M. Keraudren 640, 671.
Seyrigia multiflora M. Keraud.
Nord-est de Bétioky, piste de Tongobory, Humbert 29436. — Vallée de
la Sakoa (Bétioky), Humberl 29436. — Mont Vohipolaka, nord de Betroka,
Humberl 11619. — Am "uec obi iue RE 344, Herbier du Jardin
Botanique de Tananarive 5358. e de la Manambolo, environs
d'Isomonony от de la ado bassin du Mandrare), Hum-
berl 12978. Vallée moyenne du Mandrare, Anadabolava, Humbert
12553. — Ааваа. bas Mandrare, M. K'eraadeen 1083 (type). —
Route de Beloha а Ambovombe, à 10 km de Beloha, M. Keraudren 941.
— Basse Menarandra, route d' Ampanihy à Bevontaka au sud d'Evasy,
‚ Keraudren 917. — Route d'Androka à Ampanihy, à 50 km d'Androka,
M. Keraudren 897, Bosser 13560.
>
a
BIBLIOGRAPHIE
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NOT. SYS.
20
— 298 —
MATÉRIAUX POUR LA < FLORE DU CAMBODGE,
DU LAOS, ET DU VIETNAM »
DIOSPY ROS BRANDISIANA Kunz
par J. E. VIDAL
Kurz, Journ. As. Soc. Beng. 40 (2) : 72.1871 et For. Fl. Brit. Burma
2 : 138.1877; Hiern, Monogr. Ebenac., Trans. Camb. Phil. Soc. 12 (1) :
184.1873; Hook. f., Fl. Bril. Ind. 3 : 570.1882.
AnBRE debà7m
FEUILLES alternes; pétiole long de 6 à 10 mm, pubérulent; limbe
oblong-elliptique, papyracé, entier, acuminé sur 2 cm au sommet, arrondi
à la base, env. 3 fois plus long que large, ayant en moyenne 23 X 7 cm
glabre sauf sur les nervures; ces dernières au nombre de 16 à 18 paires;
veines transversales parallèles.
FLEURS 4 en cymes 3-flores fasciculées sur le vieux vois ou à l'aisselle
des feuilles. Calice 5-mère, velu extérieurement, à lobes obtus égalant
le tube, haut de 3,5 mm. Corolle 5-mère, hypocratériforme ; préfloraison
contournée (pétales recouvrant à droite); tube renflé à la base, velu exté-
rieurement, long de 12 mm; lobes obtus de même longueur. Étamines 16-
18, linéaires, à filet velu, insérées par 2, l'intérieure plus courte, longues de
5 mm dont 1 mm pour le filet. Pistillode velu.
FLEURS 9 en cymes 3-flores fasciculées sur le vieux bois. Calice et
corolle comme dans les £. Staminodes 5, alternipétales, ressemblant aux
étamines. Ovaire ovoide, velu, long de 3 à 4 mm; style cylindrique de
eon longueur terminé par 5-6 stigmates papilleux; 10-12 loges 1-ovu-
ées.
Frurrs vaguement tronconiques, 2-3 cm de haut et autant de diamè-
tre, verruqueux-veloutés ; calice persistant à la base peu accrescent ` pédon-
-— long de 10-12 mm; 10 loges 1-séminées ; graines à albumen non ruminé.
— Fic. 1, 99.
BIRMANIE (Nord du Tenasserim) : Forêts de Domdamee, Brandis
(type); monts Kakhyen, Kurz.
VIETNAM (Sud) : région de la Da Houai (Ниё), 152 km au N.-E. de
Saigon, Barry et Boulbet, fév. 1960.
ECOLOGIE. — Essence dispersée en sous-bois de forét dense entre
300 et 800 m d'altitude. Fleurs et fruits de novembre à février.
N. vERNAC. — Protoindochinois (та): Douin (Dóin).
OBSERVATIONS. — Cette espéce, nouvelle pour le Vietnam et l'Indo-
chine orientale, ne peut étre déterminée aisément à l'aide des monogra-
phies existantes.
9 sur le
inflorescence
D
1
Frc. 1. — Diospyros Brandisiana Kurz :
01;
9 X 4;
13, fruit en coupe transversale
H
3
— 300 —
Hier (I. с.) la situe dans la section Nollia Hiern, mais la clé des sec-
tions de cet auteur ne permet pas cette détermination. Pour la rendre
applicable à ce cas particulier ainsi g шз qu'à Diospyros fuliginea
Hiern, il faudrait la modifier comme suit
gi conique [ou tronconique]; ovaire Babituellément à 4loges[ou à À 10 Be >=.
t:ovutés MAT E MURUS rU NO EE RE . Nollia.
Bind et Hooker (2), ainsi que GÜRKE (3), s: sans
changement les divisions de HIERN
Hooker F. (l. c.) range D. Brandisiana dans la section Horsfieldia
Hook. caractérisée par les fleurs femelles en cymes; mais l'absence de clé
rend difficile l'utilisation de cette Flore.
La monographie de BAKHUIZEN VAN DEN BRINK (1) pour la région
malaise ne la mentionne pas
L'Herbier Général du Muséum de Paris ne contient de cette espéce
u'une esquisse au crayon qui a permis cependant d'orienter la recherche.
Les descriptions de Kunz et de Hooker ont confirmé cette détermina-
tion.
Dans la clé de la Flore de l'Indochine de е (4) on pourrait
la situer à cóté de D. pilosella de la facon suivan
B. Graine à albumen non ruminé.
b. Pédicelles fructiféres de 12 mm au plus.
x. Pédicelles fructifères de 6-12 mm.
* Fruit velu globuleux; "ve tétramère ou pentamère.
$ Plante plus ou moins v
— Poils d'une sorte; Мизин pentaméres sur le vieux
BH CU CPU e cU EE EE 1 .. D. Brandisiana.
— Poils de dos sortes entremélés; fleurs sur dà rameaux
jeunes.
+ Fleurs habituellement pentaméres........... D. pilosella.
+ Fleurs habituellement tétraméres............. D. pilosula.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAQHIQUES
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> te o
NOTES SUR QUELQUES « MELIOSMA » ASIATIQUES
par J.-E. УтрАт,
La révision de la famille des Sabiacées pour la Flore du Cambodge,
du Laos et du Vietnam (9) m'a conduit à décrire quelques espëces nou-
velles de Meliosma et à apporter certaines modifications aux détermina-
— 301 —
Lions déjà proposées par d'autres auteurs pour des spécimens récoltés soit
dans les territoires de la Flore, soit dans des territoires voisins. Le cadre
d'une Flore ne permettant pas de présenter synthétiquement toutes les
observations faites sur ce sujet, je les ai groupées dans cet article
l m'a paru nécessaire de rappeler d'abord brièvement les caractères
floraux du genre Meliosma dont la description en termes différents
suivant les auteurs risque d'étre mal interprétée. Les remarques parti-
culières à chaque espèce viennent ensuite. Enfin, une clé générale groupe
les espéces de l'Indochine orientale (Cambodge, Laos, Vietnam) et les
espéces affines présentant des caractéres morphologiques voisins, mais
étrangères jusqu'à présent à cette région 1.
10 STRUCTURE FLORALE DU GENRE MELIOSMA
L'espéce type du genre, Meliosma simplicifolia (Roxb.) Walp.
est décrite, sous le nom de Millinglonia simplicifolia, par ROXBURGH
(17) de la facon suivante :
« Calice à 3 sépales + bractéoles; corolle à 3 pétales avec chacun
un « nectaire » à la base; 2 filets opposés ayant chacun 2 parties, l'interne
supportant l’anthère, l'externe bifide à segments subulés dépassant
Se RE »
WiauT et Авхотт (21) modifient comme suit la description du genre
Millinglonia basée sur la méme espèce :
« Calice à 5 sépales inégaux en double série, imbriqués; corolle à
5 ае de deux sortes; 3 externes normaux orbiculaires, 2 internes
petits bifides ressemblant à des écailles; 5 étamines dont 3 externes
stériles (staminodes) soudées aux pétales externes et 2 fertiles soudées aux
pétales internes 3. >
Le créateur du genre Meliosma, BLUME (3) en note ainsi les carac-
« Calice à 3 piéces bractéolé; corolle à 3 pétales accompagnée d'une
coronule (corona) formée de 3 écailles soudées aux pétales et couvrant
le pistil. Étamines 2 opposées, à filets appendiculés 4. >
1. Des clés ou Gen ipsi doten, d'espéces asiatiques peuvent étre — dans
les Flores ou monographies antes : Соғоромтіѕ (7) et How (11) p a Chine;
Hookrn (10) pour l'Inde; nam (5) pourla Thailande; RIDLEY (16) mg es ro sr
KoonpEns 29) pour Jav
relie independently of two or three minute villous 6 like
a Hyde Beian three... Nectary a variously lobed, smooth scale from base of
i үй...
supporting оп its apex a patelliform receptacle in wich the two
lobed yellow vod See exterior lamina bifid, segments subulate, rising rather higher
than the anthe
Е
ee
=
Ф
ы
ч
3
er.
. als 5 ш somewhat їп а double series . V Parais 5. ... alternating with
the sepals ont two kinds; three a ones orbicular, entire. WS int,
acutely bifid NE scales. Stamens 5, opposite to the e petals, Si slightly united
to them at t ery base: three V perti opposite to the larger petals; two interior
fertile, opposite > the bifid pet ч
iriphyllus, bractea . CoR
la, Бө get utrinque ege эшн,
OLLA. Petala iria... CORONA. Parva, cuculla-
constans е squamulis tribus, petalis
е
Le méme auteur s'est rallié plus tard à la terminologie de Мснт et
ARNOTT (4).
WarrEns (19) en transférant les espèces du genre Millinglonia
dans celui de Meliosma reproduit textuellement la description de WIGHT
et AnNOTT qui est suivie aussi par BENTHAM et Ноокен (2) et la majorité
des auteurs anglais, américains et allemands (6, 7, 10, 11, 16, 18, 20).
Cette conception permet d'interpréter les divers organes de la fleur en la
supposant bátie sur le type 5.
Влпл.ом (1) suivi par Pierre (15), Lecomte (13, 14) et GAGNE-
Fic. 2. — Meliosma buchananifolia : 1, fleur en bouton x 15; 2, fleur ouverte x 15
(d'aprés How, 1. c. pl. 56, fig. 1); 3, pétale externe avec staminode ou écaille intra
pétalaire x 15 (d'aprés le méme auteur): 4, étamine avec pétale interne ou écaille
staminale х 15 (d'après le même auteur). — Meliosma cinerea : 5, étamine avec
pétale interne vue par la face externe x 15. — Meliosma Pelelolii : 6, étamine
avec pétale interne vue par la face externe x 15. — Meliosma augustifolia :
,
2; étamine avec pétale interne vue par la faee externe x 15. — Meliosma bucha-
nanifolia : 8, diagramme : 5S + 5P (3 + 2) + 5E (2 + 3) + 2C.
PAIN (8) restent fidèles dans l'ensemble à la terminologie de ROXBURGH
et de BLUME (1823). Pour eux, la fleur est constituée de 3 sépales, les
autres pièces externes étant des bractées ou des bractéoles, de 3 pétales
portant à leur base interne une écaille enveloppant les anthéres, sorte de
coronule, et de 2 étamines au filet desquelles est soudé un appendice entier,
bifide ou bilobé. Cette facon de voir se contente de décrire les piéces obser-
vées sans référence nette à un type floral.
Bien qu'il n'y ait pas de raison péremptoire d'adopter une termi-
nologie plutót que l'autre, il est plus satisfaisant de rapporter les obser-
enatis, coadunatis in galeam, pistillum arcte oblegens. STAMINA. Filamenta duo, opposita,
epigyna, clavata, appendiculala ex coronae foveolis antrorsum versus progredienlia... »
— 303 —
vations à un type défini, en l'occurrence au type 5 qui est celui de la
famille = Sabiacées et qui se vérifie aussi le plus souvent sur le disque
à 5'den Pour rendre les diagnoses intelligibles à tous, il suffit de
| ipe entre parenthëses les termes utilisés par d' autres auteurs. La
description est alors la suivante :
« Calice à 5 sépales (ou 3 sépales + bractéoles); corolle à 5 pétales,
3 normaux externes, 2 réduits internes (appendices staminaux); androcée
à 2 étamines fertiles dont le filet adhère au pétale interne correspondant
t à 3 staminodes adhérents à la base des pétales externes (écailles intra-
pétalaires)... > — Fig. 2 p. 302
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20 NOTES PARTICULIERES (SYNONYMIES, ESPECES ET LOCALITÉS NOUVELLES)
А. Ѕестох SIMPLICES WARBURG (FEUILLES SIMPLES).
eliosma affinis Merrill, Journ. Arn. Arb. 21 : 375. 1940; Gagn.
et Vid. in Aubréville, F1. Cambodge, Laos, Vietnam 1 : 44. 1960.
Les spécimens du N. Vietnam, Pélelol 2125 et 7603, décrits sous ce
nom par MERRILL doivent être rapportés à M. Thorelii Lec. avec
lequel il devient synonyme.
E s dents sont cependant parfois groupées (2 + 2 + 1) et le disque pourrait
alors Ze considéré comme ayant 3 pièces dont 2 bifides.
— 304 —
Meliosma angulata Blume, Rumphia 3 : 196. 1847.
Synonyme de Meliosma simplicifolia (Roxb.) Walp. Voir ci-dessous.
Meliosma buchananifolia Merrill, Philip. Journ. Sc. 23 : 250.
1923; Gagn. et Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vielnam 1 : 40.
1960 (localités nouvelles).
Meliosma cambodiana Pierre, Fl. For. Coch. 5 : pl. 360. 1897;
Gagn. et Vid. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vietnam 1 : 42. 1960
(localités nouvelles).
Le spécimen de Luzon, Ramos 1019 (P), distribué sous le nom de
M. monophylla Merr. doit étre rapporté à M. cambodiana.
Meliosma cinerea J.-E. Vidal in Aubréville, FI. Cambodge, Laos,
Vielnam 1 : 31. 1960. — Espèce nouvelle (Cf. clé).
Meliosma costata Cufodontis, Oesler. Bol. Zeils. 88 : 266. 1939;
Gagn. et Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vielnam 1 : 45. 1960.
Synonyme de M. Harmandiana Pierre, Fl. For. Coch. 5 : pl. 360.
1897.
Meliosma dolichomischa J.-E. Vidal (nom. nov.).
e nom remplace celui de M. monophylla Ridley (1910) déjà aes
par MERRILL (1909) pour une espèce de Luzon (cf. ci-dessous). Il es
dérivé du grec dolichos = long, mischos = pétiole.
Meliosma donnaiensis Gagn., Nol. Sysl. 14 : 272. 1952; Gagn.
et Vid. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vielnam 1 : 44. 1960.
Le type de cette espèce est l'échantillon Poilane 22239 récolté
dans la région de Blao (Haut Donnai, S. Vietnam); à la méme espèce
appartiennent les spécimens de la méme région Poilane 21917 et 22193
(paratypes). Par contre les spécimens Poilane 23472 récolté entre Dangkia
et Danglé (Haut Donnai, S. Vietnam) et Eberhardt 2715 (haut cours du
Bo Giang, Thua Thien, S. Vietnam) classés par GAGNEPAIN sous la méme
étiquette doivent étre considérés comme des espéces diflérentes : la
première est nouvelle (cf. ci-dessous M. ochracea); la deuxième est M.
age Hand. - Mazz., déjà connue en Chine (Kouangtoung, Kouan-
gsi i, Koueitchéou). Le spécimen Poilane 24925 mentionné comme para-
bye n'a pas été retrouvé.
liosma dumicola W. W. Smith, var. dumicola, Not. Roy. Bol.
Gard. Edinb. 13 : 170. 1921; Gagn. et Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge.
Laos, Vielnam 1 : 34. 1960 (localités nouvelles).
Meliosma крае ms W. W. Smith var. serrata J.-E. Vidal.
Margine t nescente in parte superiore laminae a var. dumicola differt.
Yunnan, Рон 26 662 (type м isotype E).
L'espëce M. dumicola W. W. Smith a été décrite par cet auteur
comme ayant des feuilles très dir Le spécimen examiné présentant
des dents spinescentes espacées de 1 à 1,5 cm sur la moitié supérieure
с
du limbe a donc été classé comme variété. Mais l'absence de pétales et
d'étamines ne permet pas une identification absolument certaine.!
Meliosma elliptica Hook. f., РІ. Brit. Ind. 2 : 5. 1876; Gagn. et
Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vietnam 1 : 42. 1960.
e synonyme indiqué par Hooker, Sabia? floribunda Miq., Fl.
Ind. Bat. Suppl. 1 : 521. 1860, n'est pas à retenir, le type correspondant
récolté par DrgPENHonsT dans la partie occidentale de Sumatra étant
rapporté par KoonpEns et VALETON, Meded. Lands РІ. 61 : 131. 1903,
à Meliosma angulala Bl., espèce synonyme de M. simplicifolia (Roxb.)
Walp.
Meliosma elliptica Gagn., Bull. Soc. Bot. Fr. 99 : 11. 1952 ;Gagn.
et Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vielnam 1 : 27. 1960.
Synonyme de M. pakhaensis Gagn., Not. Syst. 14 : 274. 1952.
` Meliosma Evrardii Gagn., Nol. Syst. 14 : 273. 1952; Сарп. et
Vid. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vielnam À : 49. 1960.
Le type de cette espèce, Evrard 2186 (Dalat, S. Vietnam), pas plus
que le paratype, Poilane 24 776, ne présentent des caractères les distin-
guant nettement de M. Laui Merr. Le paratype Poilane 29 983 est nette-
ment différent des deux autres par la couleur bistre et non rouille du
tomentum de la face inférieure de la feuille et par le pétiole 8 fois plus court
que le limbe au lieu de 5-6 fois chez les deux autres spécimens. Il a été
rapporté à M. Harmandiana Pierre.
Meliosma Fischeriana Rehd. et Wils. in Sargent, Pl. Wils. 2 :
203. 1914. Voir ci-dessous M. yunnanensis.
Meliosma Fordii auct. (Merrill, Journ. Arn. Arb. 19 : 49. 1935)
non Hemsley.
Le spécimen Pélelot 5453 de Chapa (N. Vietnam) attribué à M. Когай
Hemsley par MERRILL a été rapporté à une espèce nouvelle, M. lonki-
nensis J.-E. Vidal (cf. ci-dessous).
Meliosma Forrestii W. W. Smith, Nol. Bol. Gard. Edinb. 10 :
52. 1917; барп. et Vid. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vielnam 1:
47. 1960 (localité nouvelle).
Meliosma Harmandiana Pierre, Fl. For. Coch. 5 : РІ. 360. 1897;
Gagn. et Vid. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vielnam 1 : 45. 1960
(syn. et loc. nouv.).
Meliosma kontumensis J.-E. Vidal in Aubréville, FI. Cambodge,
Laos, Vietnam 4 : 41. 1960.
Espèce nouvelle trés proche de M. simplicifolia (Roxb.) Walp. Elle
s'en distingue par la forme et la taille des feuilles qui sont ici beaucoup
l. Cette variété a été retrouvée depuis au N. Vietnam, eh Pételot 8594 (cf.
Gagn. et Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vietnam 1 : 1960.
— 306 —
plus étroites et plus courtes ainsi que par les inflorescences feuillées à
rachis presque glabre. Elle est. également trés voisine de M. cambodiana
Pierre; elle en diffère principalement par l'absence de poils sur la partie
supérieure du pétiole et de la nervure médiane ainsi qu'à l'aisselle des
nervures à la face inférieure (cf. clé).
Meliosma Laui Merrill, Lingn. Sc. Journ. 14 : 32. 1935; Vidal in
Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vielnam 1 : 49. 1960 (syn. et loc. nouv.).
Meliosma monophylla Merrill, Philip. Journ. Sc. A : 286. 1909.
Un spécimen de Luzon, Ramos 1019 (P), distribué sous ce nom a été
rapporté à Meliosma cambodiana Pierre.
Le type de cette espéce (Merrill 2339, Luzon) n'ayant pas encore
pu étre examiné, il n'est pas possible de se prononcer définitivement
sur son invalidité et sa synonymie.
Meliosma monophylla Ridley, Journ. As. Soc., Sir. Br. 54 :
40. 1910. Voir M. dolichomischa.
Meliosma папа. J.-E. Vidal in Aubréville, FI. Cambodge, Laos,
Vielnam 1 : 37. 1960.
Espèce nouvelle ayant des caractères voisins de M. lepidola Bl. de
Sumatra et de M. depauperala Chun du N. Vietnam (cf. clé).
Meliosma ochracea J.-E. Vidal in Aubréville, Fl. Cambodge,
Laos, Vielnam 1 : 42. 1960.
spéce nouvelle voisine de M. cambodiana Pierre et de M. konlumen-
sis J.-E. Vidal (cf. clé).
Meliosma pungens (Wall. ex Wight et Arn.) Walp., Repert. 1:
423. 1842.
.. Basonyme : Millinglonia pungens Wall., Cat. 8114 G (pro parte);
Wight et Arn., Edinb. Phil. Journ. 15 : 178. 1833 et Prod. Fl. Penins.
nd. Or. À : 115. 1834.
Sg YN. — Meliosma Wighlii Planch. ex Hook. f., FI. Brit. Ind. 2: 4.
1876.
MATÉRIEL EXAMINÉ (P). — INDE PÉNINSULAIRE (Mts Nilghiris) :
Hooker el Thomson (Mts Nilghiris et Kurg); King, 12 et 31 août 1878;
Leschenaull 72; Mel: 1542 (1854) ; Perrollel 344 (1838) ; Pierre déc. 1877;
Wight 545, 945. — INDE PÉNINSULAIRE (Konkan) : Stocks s. n. —
yunnanensis d'après des échantillons du Yunnan. La diagnose originale
de Wien et AnNorr indique expressément des feuilles toul à fail entières
е que la description de Ноокев mentionne uniquement des feuilles
dentées..
— 307 —
L'espéce décrite par ce dernier sous le nom de M. Wighlii correspond
en fait à la diagnose originale de M. pungens.
Meliosma simplicifolia (Roxb.) Walp. var. simplicifolia, Wal-
pers, Repert. 1 : 423. 1842; Gagn. et Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge,
Laos, Vielnam 1 : 41. 1960.
BASONYME : Millinglonia simplicifolia Roxb., РІ. Согот. З : 1. 254.
1819 et Fl. Ind. 1 : 103. 1832; Wight et Arn., Pr od. Fl. Penins. Ind.
Or. 4 : 115. 1834; Griffith, Ic. PL As. : 1. 449. 1854.
SYN. — Meliosma angulala Blume, Rumphia 3 : 197.1847.
La planche et la diagnose originales de RoxpunGH indiquent des
pétales internes bifides à segments subulés dépassant l’anthère. WIGHT
et ARNOTT décrivent ces pétales comme étant deux fois plus courts que le
filet et notent
« La description et la figure données par ROXBURGH ne correspondent
pas aux dissections ainsi que nous l'avons vérifié sur un spécimen de
WarLicH dans l'Herbier du Dr HOOKER. >
WaALPERS, en transférant Геѕрёсе du genre Millinglonia dans celui
de Meliosma a retenu la description de Wicnur et AnNorrT. Mais dans la
planche de GRIFFITH (l. c.) les pétales internes sont figurées à peu prés
égaux au filet, “waka aa que j'ai retrouvée sur un échantillon Griffith
des Mts Khas
Il résulte + ces remarques que la variabilité de Meliosma simplici-
folia, déjà très marquée dans les feuilles, l’est aussi dans la structure
florale et que la description de l’espèce doit être assez large pour en tenir
compte (cf. GAGNEPAIN et VIDAL, l. c
Meliosma spathulata J.-E. Vidal in Aubréville, FI. Cambodge,
Laos, Vietnam 1 : 29. 1960. — Espèce nouvelle (cf. clé).
Meliosma Thorelii Lecomte, Fl. Gén. Indoch. 2 : 4. fig. 2. 1908;
Gagn. et Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vielnam 1 : a 1960.
(Syn. et loc. nouv.
Meliosma tonkinensis J.-E. Vidal in Aubréville, FI. Cambodge,
Laos, Vielnam 1 : 34. 1960. — Espéce nouvelle (cf. clé).
Meliosma velutina Rehd. et Wils. in Sargent, PI. Wils. 2 : 202,
1914; Gagn. et Vid. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vielnam 1 :
49. 1960 (localités nouvelles).
Meliosma Wightii Planch. ex Hook. f. (Cf. ci-dessus M. pungens).
Meliosma yunnanensis Franchet, Bull. Soc. Bol. Fr. 33 : 465.
1886; дынын tora Bol. Zeils. 88 : 262. 1939; How, Acta Phylolaz.
Sin. 3 (4) : 430.
SYN. — Mods pungens auct. (Hook, f., ЕІ. Brit. Ind. 2 : 4. 1876,
pro parle, el alior. mullor.), non (Wall ex W. et A.) Walp.
MATÉRIEL EXAMINÉ (P). — YUNNAN : Delavay 877, 22 mai 1884
(lype) ; Delavay s. n., bois de Ta Long Tan; Forrest 13 860 el 95 650
— 308 —
distribués par Е sous le nom de M. pungens Wall. — RÉGION Ourxsr-
HIMALAYENNE (spécimens distribués sous M. pungens) : Ashgar Hosain 45,
Siwalik; Duthie 23 091, Mussoorie; Hooker f. el Thomson s. n., Kumaon;
Jacquemonl s. n., Saharampore; King s. n. (1869), Mussoorie; Lindley
8. n. et s. l. (1836); Strachey el Winlerbollom 1, Kumaon.
Ons. — 10 J'ai déjà signalé à propos de M. pungens la confusion
introduite par Hooker entre les véritables M. pungens à feuilles entières
du Sud de l'Inde et de Ceylan et les spécimens à feuilles dentées de l'Hima-
laya et du Yunnan devant être rapportés à M. yunnanensis.
29 Comme l'ont déjà remarqué Соғоромтіѕ et How (Lei, bien que
la description de FRANcHET ne mentionne que des feuilles entières, l'espéce
a en réalité des feuilles plus ou moins dentées, même le type Delavay
7
39 Certains caractères indiqués par CuropowTis et How pour dis-
tinguer M. yunnanensis de M. Fischeriana Rehd. et Wils. ne paraissent
pas constants. Entre autres, les inflorescences décrites comme termi-
nales chez M. yunnanensis et axillaires chez M. Fischeriana sont en fait
à la fois terminales et axillaires dans les deux espéces; le seul caractére
différentiel réside dans le pétiole : robuste, long de 6-10 mm chez M. yunna-
nensis, grêle, long de 10-20 mm chez M. Fischeriana. ЇЇ en résulte que ces
deux espèces < extraordinairement voisines >, comme l'a noté Curo-
Dowris, ne sont pas toujours faciles à distinguer l'une de l'autre.
B. — SEcrioN PINNATAE WARBURG (FEUILLES COMPOSÉES).
Meliosma angustifolia Merrill, Philip. Journ. Sc. 21 : 348. 1922;
Gagn. et Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vielnam 4 : 50. 1960
(Syn. et loc. nouv.).
osma annamensis Gagn., Nol Syst. 14 : 274. 1952; барп.
et Vid. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vietnam 1 : 53. 1960
Synonyme de M. microcarpa (W. et A.) Craib var. microcarpa.
Meliosma Beaniana Rehd. et Wils. in Sargent, PI. Wils. 2 : 205.
1914; Cufodontis, Oester. Bol. Zeils. 88 : 252. 1939; How, Acla Phylolax.
Sin. 3 (4 ) : 447. 1955
Loc. Novv. — SETCHOUAN : Tchen Kéou Tin, Farges 440 bis (Р);
Ma Pien Hsien, F. T. Wang 23 040, 28 mai 1931 (A, P).
Meliosma chapaensis Gagn., Nol. Sysi. 44 : 274. 1952; Gagn.
et Vid. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vielnam 4 : 54. 1960.
Les spécimens du N. Vietnam attribués par GAGNEPAIN à cette
espèce se rattachent étroitement à M. microcarpa (W. et A.) Craib. La
seule différence notable est la réduction ou l'absence de lobule médian
dans les pétales internes. En conséquence cette espéce a été réduite au
ie ere : M. microcarpa (W. et A.) Craib var. chapaensis (Gagn.)
.-E. Vidal.
— 309 —
Meliosma lanceolata auct. (Lecomte, Bois Indoch. : 142 et pl. 45.
1926), non Blume.
Le spécimen Chevalier 30 087 dont LECOMTE a étudié l'anatomie du
bois doit étre rapporté à M. angustifolia Merr.
Meliosma pop LA (Wight et Arn.) Craib var. microcarpa,
Craib, Fl. Siam. Enum. 1 : 340. 1931; Gagn. et Vid. in Aubréville, FI.
Cambodge, Laos, Vietnam ч! :51. 1960 (Syn. ‘et loc. nouv.).
Meliosma microcarpa (Wight et Arn.) Craib var. angustata
J.-E. Vidal in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Vietnam 4 : 53. 1960. —
Variété nouvelle (cf. clé).
Meliosma microcarpa (Wight et Arn.) Craib var. chapaensis
(Gagn.) J.-E. Vidal slal. nov. in Aubréville, FI. Cambodge, Laos, Viet-
nam 1 : 54. 1960. Voir ci-dessus M. chapaensis.
Meliosma Oldhami Miq. var. Oldhami, Ann. Mus. Bol. Lugd.
Bal. 3 : 94. 1867; Cufodontis, Oester. Bol. Zeils. 88 : 253. 1939; How,
Acla Phylolax. Sin. З (4) : 449. 1955.
ос. uv. — KiriANGsou : Paohwashan, W. C. Cheng 4418,
28 mai 1933 (N, P); prés Nanking, F. N. Meyer 1452, 6 juin 1915 (P).
Meliosma Oldhami Miq. var. sinensis (Nakai) Cufodontis, Oester.
Bol. Zeils. 88: 253. 1939; How, Acla Phylotax. Sin З (4) : 449. 1955.
Loc. Nouv. — Houer : Ma Pan Shian, Silvestri 3355, mai 1907
(FI, P); KIANGSI : Hong Sang, Linsley Gressil 1506, juin- -juillet 1936 (G);
KOUEITCHEOU : Cavalerie 3086, n. vernac. Mao lchouen tchai (P); SET-
CHOUAN : Tchen Kéou Tin, Farges 870, 10 mai 1892, n. vernac. Kao icha
chou, et 2501 (P).
Meliosma Poilanei Gagn., Nol. Syst. 14 : 275. 1952; Gagn. et
Vid. in Aubréville, Fl. Cambodge, Laos, Vielnam 1 : 50. 1960.
Synonyme de M. auguslifolia Merr.
Meliosma rhoifolia Maxim., Mel. Biol. 6 : 262. 1868; еа,
Oesler. Bol. Zeils. 88 : 254. 1939; How, Acla Phylolarz. Sin. З (4
447. 1955.
Loc. Nouv. — Formose, Linsley Gressil 369 ou 362 (G).
Meliosma Veitchiorum Hemsley, Kew Bull. 1906 : 155. 1906;
Cufodontis, geg Bol. Zeils. 88 : 252. 1939; How, Acla Phylolaz.
Sin. 3 (4) : 446. 1955.
Loc. Nouv. — SEgTCHOUAN : Tchen Kéou Tin, Farges 1223, 12 juin 1893,
n. vernac. Та Kao Icha chou, (P); localité déjà signalée par LECOMTE sous
le nom de M. longicaliz Lec., in Bull. Soc. Bol. Fr. 54 : 675, 1908, mais
non reportée dans la monographie des Meliosma chinois de How (I. c.);
Номам : San Kuan Miao, Hers 555, 24 mai 1919, n. vernac. Nuan mu (А,
P
— 310 —
30 CLÉ DES ESPÈCES DE L'INDOCHINE ORIENTALE (CAMBODGE, LAOS,
VIETNAM) ET DES ESPÈCES AFFINES
1. Feuilles simples (Sect. Simplices Warburg).
Pétiole long de plus de 3 ст, dépassant le 1 /3 du limbe.
3. Limbe Ve VESTE ovale ou elliptique au maximum 3 fois plus
long que lar
4. Limbe dlliplique 1 fois 1/2 à 2 fois plus long que large;
pétales internes entiers lancéolés dépassant l'anthére.
5. Limbe 10 x 7 em en moyenne à face inférieure prui-
neuse blanchátre; inflorescences velues;
(N VA r EE M. к Gagn.
5'. Limbe 16 X 8 cm en moyenne; inflorescences glabre
(Malaisie s eare i ынс ET M. Bëttel E. Vid.
4'. Limbe ovale 2-3 fois plus long d large; pétales internes
bifides ne dépassant pas l’anthèr
6. Limbe 24 x 12 cm en Sg 10 paires de nervures;
Po MERI u u nm . longipes Merr.
7. Limbe obtus non acuminé; 6-8 paires de nervur
inflorescences glabres; (S. Тышы). М. spothulaia |. E. Vid.
T. Limbe étroitement acuminé sur 1 cm; 4-6 paires de
"gine inflorescences velues ;
EE Saa E M. sguamulata Hance.
3'. Limbe keen plus de 3 fois plus long que large.
8. Longueur totale de la feuille inférieure à 15 em.
9. Limbe acuminé sur 1 cm, guère plus de 3 fois plus long
que large; 4-6 paires de nervures;
РУ cuu Fe rs ero V. diee M. squamulata Hance.
9'. Limbe acuminé-caudé sur 1,5 à 2 cm, 4 fois plus long
que large; 8-10 paires de nervures;
(М ушай г Ун игу улл... M. caudata Merr.
8'. Longueur totale de la feuille supérieure à 15 cm
10. Face inférieure du limbe gris-cendré sur le sec;
10-12 paires de nervures; inflorescences corymboides
compactes très fournies; pétales internes échancrés ou
tronqués au sommet; (N. Vietnam)..... M. cinerea J. E. Vid.
10’. Face inférieure du limbe bistre sur le sec; 12-14 paires
de nervures; inflorescences lâches, peu fournies;
(Noi CT 5 ruse M. tonkinensis J. E. Vid.
Eé SR n'atteignant pas ou dépassant trés peu le 1/3 du
imbe
11. Limbe étroitement acuminé caudé sur 1,5 à 2 cm, 4 fois
plus long que large; 8-10 paires de nervures; face inférieure
gabre; (X. ТВ сооз EE M. caudata Merr.
11'. Limbe ne présentant pas les caractères pom
12. Face inférieure glabre ou à poils épar
— 311 —
13. Face inférieure à poils épars parfois visibles seulement
à la loupe
14. Limbe lancéolé ne dépassant guére 12 cm; pétiole
long de 1 ст, 10 fois plus court que le limbe; 8 paires
de nervures; pétales internes subbilobés à lobes
arrondis; (S. Vietnam, S. Chine). M. paupera Hand.-Mazz.
14'. Limbe ovale ou lancéolé dépassant en général 12 ст;
pétiole 3 à 6 fois plus court que le limbe.
15. Limbe 3 à 4 fois plus long que large, plus ou moins
longuement acuminé; inflorescences plus longues
que larges
16. Inflorescences dépassant nettement les feuilles
supérieures; pétales internes bifides; 10-14 pai-
res de nervures.
17. Inflorescences à poils courts apprimés; fleurs
ayant 1 mm de diamétre;
(9. „ОША ишн Ee M. Когай Hemsley.
17'. Inflorescences à poils assez longs plus ou
moins dressés; fleurs ayant 2 mm de diamétre.
18. Pétiole long de 1 à 2,5 cm; limbe le plus sou-
vent denté à acumen court de 0,5 cm;
M. hiisahansis How.
. Pétiole long de 3 à 5 cm; limbe entier ou à
peine denticulé vers le sommet, à acumen
étroit bien marqué long de 1 cm; (N. Viet-
OTI Qa EVE TAE i M. tonkinensis J. E. Vid.
16'. Inflorescences ne dépassant pas ou dépassant
peu les feuilles supérieures.
19. Inflorescences corymboides; pétiole long de
3à face inférieure du limbe cendrée
sur le sec; 10-12 paires de nervures; pore
internes largement échancrés ou tronqués
M. cinerea J. E. Vid.
19’. Inflorescences non corymboides; pétiole long
de 2 à 3 ст; face inférieure du limbe bistre sur
le sec; 8-10 paires de nervures; pétales inter-
nes entiers ou subbilobés lancéolés.
20. Poils courts sur les nervures de la face
inférieure du limbe; pétales internes obtus
ne recouvrant pas l’anthère.
21. Limbe entier; (N. Vietnam, Yunnan)
M. dumicola W. W. Smith, v. dumicola.
21'. Limbe denté; (N. Vietnam, Yunn
M. dumicola W. W. Smith, v. redd E. Vid.
20'. Poils longs sur les nervures de la face infé-
=>
ee
......
— 312 —
rieure du limbe; pétales internes aigus
recouvrant l'anthére;
(Haïnan)....:ss......s.ee M. Tsangtakii Merr.
15'. Limbe 2 fois 1 /2 plus long que large, aigu ou obtus
mais non acuminé, 15-20 x 6-8 cm; pétiole long
de 2,5 à 3,5 cm; 12-14 paires de nervures; Pow
cences diffuses aussi larges que longues; (N. V
na M. EE Merr.
137. Face inférieure glabre ou seulement avec quelques
poils sur les nervures principales et à leur aisselle.
22. Inflorescences gréles trés longues, jusqu'à 60 ст, à
poils courts apprimés ne cachant pas l'épiderme;
fleurs nettement pédicellées; limbe 16 X 8 cm;
pétiole long de 3 à 4 cm; 10 paires de nervures;
(SN. Vielnami erasa rn xh arn M. longepaniculata Gagn.
22'. Inflorescences ne dépassant pas 30 cm.
23. Limbe non ou peu denté, 2,5 à м fois plus long que
arge.
24. Nervures 10-18 paires.
25. Limbe brusquement acuminé-caudé sur 1,5 à
2 em; inflorescences trës làches peu fournies
presque glabres.
26. . 10-12 paires de nervures; (Suma-
Anco aee wr o E PIE pM lepidota Ві.
26/. Mu ou arbuste sarmenteu
21. Feuilles irre atteindre 35 э; 10 cm;
12-15 paires de nervures;
(S. Sitten) ed Бр M. nana J. E. Vid.
27'. Feuilles pouvant atteindre 25 x : Leg
10-18 paires de nervures; (N. Vie
EE M. Жерш Chun.
25'. Limbe plus ou moins acuminé, mais non
caudé; inflorescences à fleurs nombreuses,
abondamment velues
28. Ovaire pubescent; pétales internes mo
lancéolés; (N. Laos, N. Vietnam, S. Chin
Кине АСУ БЕК s ed E E x d M. не Merr.
28'. Ovaire glabre; pétales internes bifides
29. Limbe à faces discolores, теше
brun fauve sur le sec.
30. Limbe 2,5 à 3,5 fois plus long que
large: (N.-E. Inde, Birmanie, Yunnan,
Thailande, Indonésie)..............
M. simplicifolia (Roxb.) Walp. v. simplicifolia.
. Limbe 4 à 5 fois plus long que large
pouvant atteindre 34 X 7 ст; (Thai-
Май ut soie TUERI TERTII
9
Ф
NOT, SYS.
— 313 —
M. simplicifolia (Roxb.) Walp. v. sootepensis
raib.
29', Limbe à faces non nettement discolores.
31. Limbe coriace à face supérieure bril-
lante, 3 à 4 fois plus long que large.
32. Pas de touffes de poils à l'aisselle des
nervures; (S. Vietnam)... vss.
UMP EM M. kontumensis J. E. Vid.
32'. Toufles de poils à l'aisselle des ner-
vures; (Cambodge, Luzon).......
«Ed ebore CRINE . cambodiana Pierre.
31'. Limbe non coriace, papyracé, vert-
jaune clair à l’état frais, uniformé-
ment ocracé sur le sec, à face supé-
rieure mate; (S. diss E
EE M. ochracea J. E. Vid.
24'. Nervures 8-10 paires (parfois 12 däs М. sterro-
hyll
33. Pétiole long de 3 à 4 cm; limbe 12-15 x 4-
34. о 8 paires non imprimées à la face
мє
supérieure; fleurs nombreuses disposées еп
glomérules sur les axes terminaux; (N.
Vietnam). Шы u p Se и Van es M. coriacea Merr.
Nervures 10-12 paires fortement imprimées
à la face supérieure; fleurs peu nombreuses
disposées isolément sur les axes terminaux;
(N. Vietnam): кыли s M. sterrophylla Merr.
33'. Pétiole long de 1 à 2 cm.
35.
[29]
KA
Inflorescences axillaires diffuses; fleurs
ayant 1 mm de diamètre; pétales internes
bifides; connectif sans bordure membra-
neuse; limbe 8-10 X 2-3 cm; pétiole iong de
1,5 em; (S. Vietnam).. . donnaiensis Gagn.
. Inflorescences oe АЙ ou axillaires
compactes; fleurs ayant 2 à 3 mm de dia-
màtre; pétales internes bilobés; connectif
à bordure membraneuse.
36. Limbe ne dépassant pas 12 X 3 cm en
moyenne, acuminé caudé au sommet,
longuement atténué vers la base; Шш
robuste, long de 6-10 mm; (W. Hima-
laya, Yunnan).. M. eg Franch.
EN
36'. Limbe dépassant 12 X 3 cm, non caudé
et non longuement atténué vers la base;
pétiole long de 1,5 cm; (S. Inde, Cey-
lan).. M. pungens (Wall. ex W. & A.) Walp.
— 314 —
23:. Limbe le plus souvent denté, 3 à 5 fois plus long
que large.
31. Pétiole 15 à 20 fois plus court que le limbe, long
de 1 à 1,5 cm; pétales internes entiers lancéolés ;
(N. Laos, N. Vietnam)......... M. Thorelii Lec.
31'. Pétiole 10 fois plus court que le limbe, long de
0,8 à 2 em; pétales internes bilobés à segments
larges et obtus.
38. Pétiole long de 1,5 à 2 cm.
Limbe dépassant 15 cm; 16-20 paires de
nervures; (N. Vietnam).... . Petelotii Merr.
39”. аж inférieur à 15 cm; 6-8 paires де пег-
; (Chine). М. Fischeriana Rehd. & Wils.
38'. pli long de 0,8 à 1 cm; limbe inférieur à
m; 6-8 paires de nervures; (W. Himalaya,
ana) ане снаа M. yunnanensis Franch.
12'. Face inférieure du limbe à poils plus ou moins longs,
abondants, parfois crépus.
40. Poils de la face inférieure non très denses ni feutrés,
de couleur gris-brun ou bistre.
41. Limbe 3 à 5 fois plus long que la lar
42. Pétales internes bilobés à к tege et obtus;
feuilles dentées plus ou moins verticillées à l'extré-
mité des rameaux; (Chine)...................
GEES M. subverticillaris Rehd. & Wils.
42'. € internes bifides ida aigus.
43 m de l'inflorescence de couleur fauve;
era sessiles glomérulées ou isolées.
44. Limbe entier ou avec quelques dents vers le
sommet, en général 3 fois, rarement jusqu'à
4 fois plus long que large; pétales internes
égalant ou MNA le filet.
45. Limbe en
46. Limbe лы. 10-22 >x 3-7 сш; 10-
12 paires de nervures; (Malaisie).......
SÉPARER . elliptica Hook.
46'. Limbe lancéolé longuement atténué vers
la base, 30-45 x 8-10 cm; 20-24 paires de
nervures; (Malaisie). M. lancifolia Hook. f.
45'. Limbe plus ou moins denticulé.
47 e de l'inflorescence entiërement cou-
vert de poils; inflorescences non feuillées ;
pétiole 8 fois plus court que le limbe;
nervures 16-18 paires; (S. Chine, S. Laos
N.et S. Vietnam).... M. Hace ina Pierre.
4T'. Axe de l'inflorescence à poils épars.
48. Inflorescences feuillées; pétiole 10 fois
lena]
D
=.
plus court que le limbe; (S. Chine).
Wa us dle curd ban ART Sa M. Sinu Diels.
48'. Inflorescences non feuillées; pétiole
я fois plus court que le limbe; (Yun-
РИ M. glomerulata Rehd. & Wils.
. Limbe de plus souvent denté, plus de 3 fois
et souvent plus de 4 fois plus long que large;
pétales internes en général plus courts que le
filet; (Japon, Formose, Chine).............
Wake (d is dan e M. rigida Sieb. & Zucc.
43'. Tomentum de l'inflorescence et des feuilles de
couleur grisátre-cendrée; fleurs courtement
pédicellées lâchement disposées; pétales inter-
nes égalant les étamines; (N. Vietnam, Yunnan).
ee AE асоеи velutina Rehd. & Wils.
41'. Limbe 2,5 à 3 fois plus long que large.
49. Limbe non denté, 9-24 x 3-8 cm; tomentum de
l'inflorescence et des feuilles de couleur grisâtre-
cendrée; (N. Vietnam, Yunnan). М. velutina Rehd. & Wil.
49'. Limbe à dents espacées courtes et spinescentes,
12-35 x 5-15 cm.
50. Ovaire et fruit glabres; (N. Vietnam, Yunnan).
| Padi «y oae d cao « c3 M. Forrestii W. W. Smith.
50’. Ovaire et fruit velus; (S. Chine). ............
FRS ANS TS ET ERE EEN M. trichocarpa Hand.-Mazz.
40. ie: ve la face inférieure crépus, feutrés, de couleur
51. "Рено 5 à 6 fois plus court que le limbe, long de 2 à
2,5 em; limbe entier, coriace, à peu prés également
atténué vers le sommet et vers la base; fruit large
de 8-10 mm; (S. Chine, S. Vietnam) M. Laui Merr. .......
. Pétiole 10 fois plus court que le limbe, long de 1 à
1,5 em; limbe souvent denticulé, papyracé, longue-
ment atténué vers la base et à sommet obtus ou peu
aigu; fruit large de moins de 5 mm; (S. Chine).
M. pannosa Hand.-Mazz.
e
F.
1'. Feuilles composées (Sect. Pinnatae Warburg).
32. Folioles entières.
53. Folioles glabres dessus et dessous; nervures 6-10 paires peu
distinctes des veines; pétales internes à 2 lobes arrondis
ciliolés; (S. Chine, Vietnam)......... M. angustifolia Merr.
537. Folioles plus ou moins velues dessus et dessous; nervures
bien distinctes des veines.
54. Pilosité non feutrée-dense ni nettement de couleur
rouille.
55. Pétales internes à 2 lobes latéraux larges obtus et
1 lobule médian plus ou moins développé.
— 316 —
56. Folioles 2 à 3 fois plus longues que larges, 7-12 x 3-
m; (S. Inde, Ceylan, Birmanie, Yunnan, N. Thai-
lande No bas S: Vietnam), ZER CN d Nees e Nees
SE M. microcarpa (W. & А.) Craib v. microcarpa
56. Folioles 4 fois plus longues que larges, 8-12 X 2-
2,5 cm; (S. Vietnam)..... M. microcarpa (W. & A.) Craib
v. angustata J. E. Vid
55'. Pétales internes à lobule médian peu marqué ou inexis-
tant ou inconnu.
57. Folioles 8-10 X 2-5 cm; 6-8 paires de nervures;
fleurs pédicellées groupées; (N. Vietnam)........
... M. microcarpa (W. & A.) Craib v. chapaensis (Gagn.)
J. E. Vid.
51'. Folioles 9-17 x 4-7 cm; 10-15 paires de nervures;
fleurs sessiles non groupées; (S. Vietnam).........
E es MON SINT MUS a Tr M. Clemensiorum Merr.
54'. Pilosité feutrée-dense, molle, de couleur rouille; (Sin-
NET EIS 13A ЛА. Sumu s M. Ridleyi King.
52'. Folioles plus ou moins dentées.
58. Folioles avec 1 ou 2 dents seulement vers le sommet;
pilosité rouille, feutrée-dense; 7-10 paires de nervures;
Милаш os ss Leoni M. quangnamensis Gagn.
58'. Folioles à dents plus nombreuses; pilosité fauve non
feutrée-dense; 10-13 paires de nervures; (S. Vietnam)....
M. Simang Gagn.
om Га: Өө ЖООИ 9» » o» ? o? 9» 9 9 » » » » 9 » өле 9 9 d | W £1 1: À 0|)» os
ÉLÉMENTS POUR L'ÉTABLISSEMENT D'UNE CARTE
DES GROUPEMENTS VÉGÉTAUX DE LA PRESQU'ILE
U CAP VERT (DAKAR, SÉNÉGAL)
par J.-G. ApAM et A. NAEGELÉ
Présence de « Cladium mariscus » (L.) R. Br. et « Scirpus lacus-
tris » L. dans la presqu'ile du Cap Vert
par J.-G. ADAM.
Au cours de quelques prospections effectuées en avril-mai dans la
presqu'île du Cap-Vert en vue de recueillir des notes pour l'établissement
d'une carte des groupements végétaux, nous avons été obligés, M. NAE-
GELÉ et moi-méme, d'inventorier un peu plus en détail la flore de cette
région et de parcourir des zones situées hors des itinéraires routiers
habituels.
Entre autres plantes nouvelles pour le Sénégal et méme pour l'Afrique
occidentale, nous avons remarqué les deux Cypéracées qui font le titre
de cette note et dont la présence au Sénégal permet d'ajouter une maille
à la chaine jusqu'ici discontinue de leur répartition.
CLADIUM MaARISCUS (L. (1753) R. Br. (1810), Schoenus maris-
cus L. (1753). C. durandii Chabert; C. effusum Torr.; C. germani-
cum Schrad.; C. jamaicense Crantz; C. occidentale Schrad.; Mariscus
jamaicensis Britton; M. serralus Gilib; Scirpus sylvalicus Poiret.
Échantillon d'herbier J.-G. Adam 17635 (en fleurs mai 1960) — Lac
M'Beubeussé 1 17679 et 17699 (en fleurs en mai) — Lac Tamna
Dans la Flore de l'Égypte, Vivi TACKHoLM attribue le générisme du
Cladium à Pohl et non à Brown
Dans la Flore de l'Afrique du Nord, cette espéce est décrite avec
2-3 stigmates et AuMED Pansa dans la Flore de l'Iran lui en donne З et
souvent 4. Les spécimens de la presqu'ile en ont généralement 4, rare-
ment 3. Il s’agit vraisemblablement de la division en 2 du Зе аа
Les panicules, en Afrique du Nord, auraient jusqu'à 25 ст de largeu
Elles ne dépassent pas 15 cm dans la presqu'ile. En Iran, la plante atteint
au plus 2 m. Les hampes florales des exemplaires de la forêt marécageuse
du Lac Tamna ont jusqu'à 2,75 m.
Ces différences mineures ne peuvent en faire une variété locale et
nous pensons, les autres caractéres étant concordants, qu'il s 'agit bien de
la même espèce au sens étroit.
. Nous remercions MM. Нл et Коєснілм, du Muséum et de l'Université
ris, d’avoir bien voulu confirmer cette identification, Se par M. A. NAEGELÉ
d'après la < Flore de l'Afrique du Nord > de MAIRE, mais sans pouvoir être vérifiée à
Dakar faute de matériel de comparaison. Il s’agit pertes e ei du Cladium ma-
riscus (L.) Pohl. ssp. jamaicense (Crantz) Rük. ex Peter. au sens striet.
ER c.
RÉPARTITION.
C'est une espéce cosmopolite qui existe dans certains marécages
de presque tout le globe, des régions tempérées aux tropicales. En Afrique,
d’après Оуен (Flora of Tropical Africa), elle est rare et n'a été signalée
à ce jour que dans les iles du Cap-Vert, en Angola et au Congo ex-Belge.
résence aux environs de Dakar est donc intéressante, et il est
vraisemblable qu'elle se trouve dans d'autres régions africaines.
ÉCOLOGIE ET FORMATIONS VÉGÉTALES OU ON LA RENCONTRE.
Elle a été observée dans deux biotopes d'origine et de substrat iden-
tiques, mais qui se sont différenciés par suite de la dégradation de la
végétation de l'un d'eux.
19 Forél marécageuse au nord du Lac Tamna (voir croquis).
L'essence dominante est le Ficus congensis avec un mélange d’ Elaeis
guineensis, Phoenix reclinala. Le sous-bois est envahi par trois espéces de
Cyclosorus dont le plus commun est le C. goggilodus.
Le Cladium croit aussi bien dans les parties spongieuses et méme
dans les marécages à eau permanente que dans ceux s'asséchant super-
ficiellement pendant quelques mois. La saturation existe cependant
Loujours dans la rhizosphére. Quoique se développant trés vigoureusement
à lombre (peu épaisse) des grands arbres, il est plus abondant dans les
parties clairiérées oü il forme des peuplements monophytiques peu étendus.
Il est assez localisé dans la partie la plus lacustre de ce boqueteau
dont le sol est alimenté en eau par des résurgences qui apparaissent au
pied des dunes littorales qui le bordent au nord. Ce sont uniquement
les pluies d'été qui fournissent cette eau douce. Elle s'est infiltrée dans
les sables et ressort lorsqu'elle rencontre la couche imperméable qui,
ici, est une couche d'eau salée et des marnes lacustres. En année séche,
comme en 1959, l'évaporation de la mince couche d'eau douce provoque
des remontées salines et une légère halomorphie se fait sentir. Le Cladium
semble bien y résister.
29 Prairies à Paspalum vaginatum el Typhaies de l'Est du Lac
M' Beubeussé.
Une tache compacte de Cladium de 100 m 2 environ est isolée dans
une Typhaie en station relativement séche. Elle est exondée pendant
quelques mois, mais la rhizosphére est constamment saturée d'eau. Le
tapis herbacé inférieur est presque exclusivement constitué par Paspa-
lum vaginalum avec quelques Philozerus vermiculalus et Scirpus ssp.
La Typhaie, qui est assez claire, est composée de deux espèces : le Т. aus-
tralis et le T. elephanlina, ce dernier semblant dominer quantitativement
dans le peuplement de Cladium. Parfois le Cladium élimine les Typha
et forme des taches pures.
L'insolation est compléte et aucun arbre ou arbuste n'existe ici,
contrairement à la station du Lac Tamna.
est l'humidité permanente qui a permis à cette plante de se déve-
lopper vigoureusement et l'ensoleillement ne semble provoquer qu'une
319...
légère contraction des dimensions des panicules et de la hampe florale.
Les plus hautes atteignant 2,25 m au Lace M'Beubeussé (soleil)
et 2,75 au Lac Tamna (ombre).
П est curieux de constater que ce Cladium, trés largement répandu
sur le globe, reste excessivement localisé dans la presqu'ile du Cap Vert.
| n'a pas encore été observé soit dans d'autres forêts marécageuses
FORET MARECAGEUSE DU
hi
=й,
2 r,
S `<
be dt Б
ELAEIS FICUS CLADIUM MARISCUS PHOENIX RECLINATA
GUINEENSIS CONGENSIS
—————
CYCLOSURUS GOGGILODUS , PROLIFERUS ET STRIATUS
TYPHO]^ P AP A LE ТОИ
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NCLADIUM
MARISCUS
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J. G.A.
IL
——CLADIUM——————
PASPALEM VAGINATUM (4/4 ) et PHILOXERUS VERMICULATUS ( 2/2)
TYPHA AUSTRALIS ET ELEPHANTINA
à Ficus congensis, soit dans d'autres prairies herbeuses à Paspalum et
Typhaie si communes autour des lagunes. l
Cette robuste plante vivace doit être longue à s'installer et il est pro-
bable que les défrichements l'éliminent facilement. Elle ne peut à nouveau
se répandre que dans les jachères de très longue durée si celles-ci n'ont
— 320 —
pas été envahies auparavant par des plantes à pouvoir colonisateur plus
rapide (Typha-Paspalum). La forét marécageuse à Ficus congensis est
apparemment climacique et la présence du Cladium, en abondance,
s'expliquerait par l'absence des défrichements.
SCIRPUS LACUSTRIS L. (1753) =. S. labernaemonlani Gmel.
(1805), = S. lacustris var. digynus Godr. (1844), = S. validus Vahl., =
S. carinalus Sowerby = S. duvallii Hoppe, = S. glaucus Engl., = S. meyenii
Nees, = S. subulalus Aitch., = Schoenoplectus lacustris Palla (1888), =
Juncus zebrinus Aitch.
L'espèce linéenne a été souvent divisée en deux groupes. 10 Style
à trois stigmates qui est le type de l'espèce = 5. ssp. eulacuslris Syme
(1870) = S. lacustris ssp. lacustris Hook. (1870). 2° Style à deux stig-
mates = S. lacustris ssp. glaucus (8m.) Hartum, (1846) = S. lacustris
ssp. labernaemontani (Gm.) Sme (1870) = S. lacustris var. digynus Godr.,
= 4. glaucus Engl.
Les échantillons Adam 17642 récoltés à l'est du lac M’Beubeussé
sont à deux stigmates et appartiendraient donc au S. lacusiris var.
glaucus, si l'on suit la division adoptée par R. Marre en Afrique du Nord
ou par AHMED Pansa en Iran.
OLIVER, dans la Flore de l'Afrique tropicale, simplifie et ne cite
que le Seirpus lacustris au sens Linnéen puisqu'il écrit que le style peut
avoir 2 ou З branches!.
RÉPARTITION.
Au sens large, le Scirpus lacustris L. est répandu en Europe, dans
toute l'Asie sauf vers le Nord et sur presque tout le globe sauf en Amérique
du Sud. En Afrique il est trés rare et est seulement signalé en Sierra Leone
par un échantillon d'Arzerrus et par quelques spécimens d'Afrique du Sud.
Sa présence à Dakar est donc intéressante puisqu'elle étend son aire
tropico-occidentale.
Si l'on suit R. Marre et Анмер Pansa dans leur classification il est
Les nombreuses fleurs analysées n’ont toujours montré que 2 stig-
mates et même, si quelques-unes aberrantes montraient 3 stigmates, le
Scirpus de la presqu'ile devrait être considéré comme ayant 2 stigmates.
Le probléme pourrait étre résolu ainsi avec les seules observations
des styles, mais des différences contradictoires sont apparues à l'examen
de détails floraux ou végétatifs qui font que certains caractéres appar-
tiennent au. Seirpus à 2 stigmates et d'autres au Scirpus à 3 stigmates.
Sa? Il s'agit, d’après M. RavsaL, de l'O.R.S.T.O.M., du Scirpus subulatus Wahl.
trés proche du S. littoralis déjà signalé dans la presqu'ile.
— 821
D’après la description de R. MAIRE,ona:
d
eu-lacuslris
3 styles
S.
glaucus
2 styles
S.
presqu'ile
3 styles
Scirpus de la
d'en ke avec
actëres
us
Tige vert sombre
Gaine sans limbe
ou à limbe court
et scabre sur les
marges
Glumes lisses et
glabres sur la
face dorsale
Anthères à appen-
dices trés courts,
{тёз obtus, his-
pidules- -spinuleux
Akéne luisant
vexe trés élevée,
trigone
Akéne 2,5-3 long
1,5-2large
glauque
à limbe plus ou
moins allongé à
marges lisses
ponctuées ver-
pubescentes sur
la face dorsale
appendice al-
longé, aigu, à
peine et papil-
leux
mat
plan convexe à
convexe
élevée, obscu-
BER carénée
plutôt vert sombre
gaine à limbe peu
allongé à marges
lisses
à peine verruqueuses
ou lisses, glabres
sur la face dorsale
mais plus ou moins
poilues vers
sommet
appendices courts
très longuemen
hispidules
plutôt mat
plan convexe à
face convexe peu
car énée peu éle-
eu-lacustris
glaucus
e eL eu-
lacust
eu-lacustris
plutôt glaucus
glaucus
eu-lacustris
tableau montre, pour les quelques caractères choisis, qu'il y a
le Werth lacusiris de la presqu'ile du Cap Vert
e
plus de raisons que
à la va
appartienne à
r. glaucu
mais par
r sa teinte générale non glauque,
par l'appendice du conbectit ‘court et nettement poilu, il dérive de la
var. eu-lacustris
Provisoirement nous le laisserons avec le groupe des S. lacustris
var. glaucus et on doit alors sa présence à Dakar, à
`
une irradiation de
l'Europe méridionale par l'Afrique du Nord gràce à la présence des alizés
canariens qui tempérent le climat tropical de cette région pendant prés
de six mois
ÉCOLOGIE ET GROUPEMENT VÉGÉTAL OU ON LE RENCONTRE.
ne seule localité a été décelée jusqu'à ce jour dans la presqu'ile
Un
du Cap Vert. Elle est située à
l'extrémité orientale du lac M'Beubeussé
(voir croquis), au bord d'une Typhaie de T. australis. Le tapis herbacé
est prédominance de Paspalum vaginalum. Le sol sablo-marneux
humifère est spongieux toute l'année mais exondé au moins pendant
quelques mois. Il bénéficie d'une résurgence d'eau douce continuelle qui
Localités reconnues du Clad
et d
Cladium _ mariscus
t du Scirpus dans la Get?
Kayar 4
Scirpus lacustris
var. ncus
у
2% LAC M
Songalkam Pour
c
EMT
^ QE
2
Z RUFISQUE
DAKAR E
à BARGhPy
N
N
provient de la base des dunes voisines. Ce lac ые; inondé pendant
six et sept mois d'aoüt à janvier, commence i
à s'assécher, suivant les
années, vers février jusqu'à fin juillet. La partie ou pen 1а tache de
Scirpus est exceptionnellement humide toute l'année. A quelques mètres
d'elle, le sol est mou, et en marchant, son élasticité fait comprendre qu'il
repose sur une couche de vase semi-li uide.
Le Scirpus fait partie de cette formation des étangs appelée < Rose-
lière > en Europe. Il se situe en avant de la Typho-Phragmitaie, vers la
lagune, mais un tapis herbacé de plusieurs métres de Paspalum vaginalum
le sépare de la partie salino-stérile qui représente le fond lagunaire.
Comme pour toutes les espéces périlagunaires, il résiste à
à une certaine
salinité du sol.
ESPËCES ET VARIÉTÉS NOUVELLES
DU GENRE « CYNODON »
par Aimée CAMUS
Cynodon Coursii A. Camus, spec. nov.
Gramen perenne, longe rhizomatosum, stoloniferum; rhizoma repens,
crassum, elongatum; radix fibrae satis longae, crassae. Culmi basi repentes,
deinde adscendentes, erecti, 35-50 cm alti, multinodes, ramosi; rami erecti,
subfasciculati, superne graciles, infra paniculam longe nudi. Vaginae angustae
striatae, glabrae, plerumque internodiis breviores, inferiores confertae.
Ligulae subnullae. Laminae rigidae, lineares, acutae, 2,5-4 cm longae, basi
еа et оге longe pilosae, ceterum glabrae vel puberulae, nervis pro-
ninulis, scaberulae. Racemi 4-6, suberecti, compressi, graciles, 4,5-6 cm
eem axis glaber, angulatus. Pedicellus 0,1-0,3 mm longus. Spiwulse omnes
quam pedicelli longiores, 3 mm longae, imbricatae, pallidae, sessiles vel
subsessiles, a latere visae oblique ovatae, compressae, confertae. Glumae 2,
inaequales, angustae, a latere visae acuminatae, carinatae, glabrae, 1-nervis,
inf. 1.5 mm longa, sup. 1, 6- 2 mm longa. Glumella 2,5-2,8 mm longa, e glumis
exserta, spiculam aequans, lateraliter compressa, a latere visa oblique late
lanceolata, apiculata, apice obtusiuscula, 1-nervis, dorso carinata, mutica,
margine ciliolata; palea 2,3-2,4 mm longa, glumella subaequans, lateraliter
compressa, 2-dentata, 2-nervia. Antherae albae.
Centre (N.) : plante de tanety, Cours 2723, type; montagnes entre la
haute Andramonta (bassin de la Lokoho) et la Mafaika (bassin de l'Anta-
nambalana), alt. 1 400 m, Humbert 24858; Tananarive : Boileau, 324-152.
Cette espèc e se distingue surtout par le port de ses chaumes très
dressés, serrés nombreux, rapprochés, plurinodes, très rameux; ses
feuilles à limbe linéaire, acuminé, rigide.
Ce Cynodon donne de bons pâturages, d’après Boiteau, et croît
en peuplements denses et très envahissants.
2. Cynodon Dactylon (L.) Pers. var. alaotrensis A. Camus, var.
nov.
Gramen perenne, validum, ad 25-30 cm altum, longe rhizomatosum ;
rhizoma crassum. Culmi basi longe repentes, ramosis pres striati, superne
graciles, nudi. Vaginae sup. elongatae, glabrae, inf. confertae, internodiis
longiores, plerumque dense bulboso pilosae. Laminae berries lineares vel
"Hee 12-15 mm longae, angustae, 1 mm latae pilis patentibus e tuberculis
minu artis bir sutae. Racemi 4-5, 3-4 cm longi, erecti. Spiculae 3 mm longae,
pallidae, ds ovatae, sparse puberulae. Gluma super. acuminata, 2,5 mm
onga. Glumella 3 mm longa, acuminata, apice mucronata, carina pilosa,
margine ilii
— 324 —
Alluvions lacustres, terrains Ce des p situées aux alen-
tours du lac d'Alaotra, Perrier 10786, type H. P. Ce Cynodon reste vert
pendant toute la saison sèche. C'est Si Es plantes. je fait apprécier
les qualités des pàturages de l'Alaotra.
3. Gynodon Dactylon (L.) Pers. var. imerinensis А. Camus, var.
nov. | :
Gramen perenne, humile. Culmi 8-12 cm alti, graciles, erecti vel adscen-
dentes, superne longe nudi, paucinodes, nodis glabris. Folia inf. conferta.
Vaginae inf. latae, basi longe pilosae, pilis albis elongatis. Laminae angustae.
1,5-3 em longae, basi contractae, apice acutae, „pilis sparsis albis elongatis
basi tuberculatis. Racemi 3-5, 13-15 mm longi. Sñiculae 3 mm longae; glumae
subinaequales, inf. patula, angusta, glumella spiculam aequans, 2,8 mm longa,
lata, 1-nervia.
Imerina, Hildebrandi 3785, type; Betafo, endroits humides, alt.
1200 m, Perrier 10795; prov. de l'Itasy, distr. de Mamolakazo; berges
du lac d'Itasy ; alt. 1 250-1 300 m, Viguier el Humbert 1955.
Cette plante est basse et vit en touffes, les chaumes ne dépassent
guère 12 à 13 cm, les rhizomes sont peu épais, les stolons gréles, les chau-
mes sont longuement n nus au sommet ou à 1-2 feuilles courtes, la base
de la plante porte des poils épars, plus nombreux sur la face supérieure
que sur la face inférieure du limbe
« SENECIO » ET < NOTONIA »
NOUVEAUX DE MADAGASCAR
par H. HUMBERT
Au moment oü s'achéve la derniére mise au point du texte de la
famille des Composées pour la Flore de Madagascar el des Comores !,
la courte note insérée dans ce fascicule est destinée à la publication
des diagnoses de trois espéces de Sénécionées dont deux assez pauvrement
représentées dans l'Herbier quoique récoltées depuis longtemps, et une
découverte tout récemment.
Senecio Bathiaei H. Humb. spec. nov.
Frutex ramis erectis, fere omnino glaber, praeter ramulos novellos
tenuiter costulatos, primo aetete pilis minutissimis papillosis crispis laxe
praeditos, mox glabrescentes. Folia alterna, usque ad corymbos conferta
(internodiis 3-10 mm longis discreta), coriacea, limbo Weser gp tera e
parte media ad apicem acutum et ad petiolum sensim attenuato (5-6 cm longo,
1-1,5 cm lato), praeter tertiam partem longitudinis serrulato, dentibus
10-18 utroque latere aequalibus obliquis (2-4 mm latis, ca. 1 mm altis),
obtusis, apice leviter callosis, utraque pagina glabro, pinnatinervio, nervo
medio supra impresso, subtus valde prominente, nervis lateralibus 8-10 utroque
latere, obliquis (sub angulo + 309 diductis), inter se et reticulo tertiario cre-
berrimo, subtus distinctissimo, anastomosatis, petiolo breve (0.4- -1 cm longo)
supra canaliculato. Capitula homogama discoidea numerosissima, parva,
pedunculata (pedonculis longitudinem involucrorum circiter aequantia), in
corymbos compositos terminales dense aggregata; corymborum ramuli
bracteis foliaceis axillantibus lanceolato-acutis sensim diminutis praediti;
peduneuli ultimi bracteolis nonnullis, bracteolis involucri similibus, secus
margines minutissime ciliolatis onusti. Involucri bracteae precipuae 5, lineares,
apice deltoideae, marginibus late scariosis, glabrae, disco breviores (4-5 mm
ongae). Flores lutei saepius 8, omnes tubulosi 9. Achaenia glabra.
Dans la sylve à Lichens et la végétation éricoide des sommets rocheux
(basalte) du Tsaratanana, non loin de la cime culminante, Perrier de la
Báthie 7330 (jeunes capitules), décembre 1912, et 16404 (Holotype Р),
avril 1924, de 2500 à 2 800 m alt
1. Le tome I (Vernoniées, Eupatoriées, Astérées) est paru en novembre 1960; les
manuscrits des Tomes II (Inulées), et III (Hélianthées à Cichoriées) epe préts pour
l'impression dans quelques semaines, totalisant plus de 900 pages dont 150 planches de
dessins pour cette seule famille. — Cf. les références bibliographiques insérées aux
Notulae Systematicae XV-2 : 113 (1956); XV-3 : 245 (1958); XV-4 : 359 (1959).
— 326 —
Ce Senecio fait partie d'un groupe d'espëces affines qui compte à
Madagascar, dans l'état actuel de nos connaissances, une douzaine d'espé-
ces arbustives ou méme arborescentes (pouvant atteindre 15 mètres,)
pde souvent de prés à des espèces de la Réunion du groupe Hubertia
Bory, Une révision toute récente de l’ensemble du matériel reçu, en
л, depuis peu de temps, relatif aux espèces malgaches ligneuses du
enre, m'a conduit à rectifier quelques citations de по de collecteurs et
à modifier le statut de quelques espéces et unités subordonnées. C'est
ainsi que j'ai été amené à considérer le n? ci-dessus cité de rrier
de la Bathie comme représentant une espéce distincte de S. Alleizellei
H. Humb. (diagn. emend. in Nol. Syst., XV, 4 (369), ce que j'avais
hésité à faire en raison de la mention manuscrite du collecteur sur
l'étiquette originale : « sur souche brûlée >, dont il se distingue en
particulier par les capitules homogames (ils sont hétérogames chez S. Allei-
zellei), par la nervation foliaire (nervures latérales non ou à peine dis-
Linctes, réseau tertiaire indistinct, chez S. Alleizellei), et par l'aspect
général.
Une double modification de la diagnose de S. Alleizellei citée ci-
dessus résulte du fait de la reconnaissance de S. Balhiaei comme espèce
distincte. Elle doit étre corrigée ainsi
S. Alleizellei H. Humb. diagn. emend : … denlibus 6-9 utroque latere.
EE s radiala.
utre, la mention (loc. cit. p. 370) du massif du Tsaratanana
avec a SER aux n°s Perrier de la Bálhie 7330, 16404, Humbert 18447
est à supprimer
enecio pleianthus (H. Humb.) H. Humb. stat. nov. Je
emend.). — S. Alleizellei H. Humb. subsp. pleianthus Н. Humb. Not,
Sysl. Paris., XV-4 : 371 (1959)
Frutex (2-4 m altus) ramis . n angulosis, internodiis secus totam
longitudinem decurrentia laterum cicatricium foliorum anguste alatis, et
decurrentia nervi medii G G led: primo aetate ut corymborum ramuli
pilis crispis minutissimis bag? sparse praediti, mox glabrescentes. Folia
alterna usque ad corymbos terminales conferta (internodiis 3-8 mm longis
discreta), sublauriformia, Jun, utraque pagina luce reflexa opaca, limbo
anguste lanceolato vel oblanceolato (1,5-3,5 cm longo, 0,4-1 cm lato) obtuso, ad
petiolum (0,2-0,6 cm longum) supra canaliculato, longe attenuato, supra
tertiam partem longitudinis serrulato, dentibus aequalibus valde obliquis
(3-5 mm latis, ca 1 mm altis, nonn nunquam vix gege obtusis, parum
numerosis (4-6 utroque latere), pinnat inervio, nervo medio supra anguste
ptt: € s valde Lien nervis lateralibus 5- 8 utroque latere, obliquis
(sub angulo + 409 diductis), tenuissimis, supra leviter impressis, subtus
sicut reticulum tertiarium haud distinctis. Capitula heterogama radiata, nume-
E H. Humbert. Les Com
XV Gef n posées de Madagascar, Mém, Soc. Linn. Norm.
— Origines aee sg et affinités de la Flore de Madagascar, Mém. Inst. Sci. de
масак: Série B, IX : 149-187 (1959).
a
rosa, parva, рен (pedunculis longitudinum milicia bros circiter
aequantia), in corymbos terminales densos aggregata; corymborum ramuli
valde оме) subalati, bracteis axillantibus besoins -acutis, minimis,
basi dilatatis, carinatis, marginibus minute ciliolatis, bracteolis inferis
involucri similibus onusti. Involucri glabri bracteae praecipuae 8, lineares,
apice deltoideae, 3-costatae, marginibus scariosis, longitudinem disci circiter
aequantes (4-5 mm longae). Flores 15-20, quarum 4-8 9 ligula angusta
(4-5 mm longa). sulfurea; flores © citrina. Achaenia ы
Dans la végétation éricoide et la sylve à lichens des ‘sommets rocheux
(granite) : sous le sommet de l'Ambondrombe (SE du Betsileo) vers
1700 m alt., P. Boileau 4668, avril 1941; sommet de l'Andohahelo
(extrême SE), entre 1 800 et 1 950 m alt., H. Humbert 6176, octobre 1928
et 13651 (Holotype P), janvier 1934.
Notonia Descoingsii H. Humb. spec. nov.
Carnosus, чере apos glaberrimus, caudice verticali, caule erecto (12-
30 cm alto, 0,4-0,5 cm diam.) simplici vel parum ramoso, ramis erectis vel
paulo реши; ere et ramis transverse orbiculatis, nire sulcatis (sulcis
parum profundis, ca. 15-20 in orbem). Folia caduca, ut videter parva, subli-
nearia, tempore florum delapsa, internodiis 1-2 cm discreta. Capitula homo-
gama discoidea multiflora pro rata magna, erecta, apice caulis et ramorum
solitaria vel 2-3-nata, nonnulla axillaria, omnia pedunculata, pedunculi
Ш
са. 8, infra apicem lineares (са 1,5 ст longae, 0,2-0,3 em latae), apice deltoideae,
5-costatae, secus margines late scariosae, disco breviores. Receptaculum
scrobiculatum, leviter foveolatum. Flores 40-50, pallide sulfurei vel albidi
(ca. 2 cm longi). omnes . Achaenia anguste fusiformia, 10-costata, glabra
(0.6 cm longa), pappi setae filiformes, ad apicem attenuatae, liberae, albo-
nitidae (maximae 3 cm longae
Allié de trés prés à N. madagascariensis H. Humb. in Mém. Soc.
Linn. Norm., XXV : 302 (1923), dont il diffère au premier coup d'œil
par le port grêle, la taille moins élevée, et surtout par l'aspect de la tige
et des rameaux, à section circulaire (de 4-6 mm de diamétre) entrecoupée
de sillons étroits E peu profonds au nombre de 15 à 20, tandis que chez
N. madagascariensis, plus robuste, plus rameux, la tige et les rameaux
offrent une section étoilée (de 8-10 mm de diamètre) du fait de la présence
de fortes cótes trés saillantes au nombre de 81 séparées par des sillons
vom et profonds. De plus la teinte de l'écorce diffère, elle est vert grisâtre
z N. Descoingsii, olivàtre ou brunàtre chez N. madagascariensis, et
ена diflérence s'accentue sur le sec.
la decurrence des cicatrices foliaires, à raison de
cótes proviennent de
e médiane correspondant
Е;
trois red ascularisées par Re E deux latérales et un
à la vascularisation propre de la feuille.
E P
Lorsque jai établi la diagnose de ce dernier, je ne disposais que de
deux spécimens d'herbier trés déformés par la dessiccation et je n'avais
pas vu la plante vivante, ce qui ne m'avait pas permis de discerner le
caractère рейн de cette particularité de la tige et des rameaux.
Par suite, la diagnose originale de N. madagascariensis com
erreur qu'il convient de corriger ainsi : à l'indication ramis гена
il faut substituer celle-ci :
Nolonia madagascariensis Н. Humb., Mém. Soc. Linn. Norm.,
XXV (1923), diagn. emend. : Carnosus, subaphyllus, glaberrimus, ramis
coslalis, coslis validis (8 in or Фет seclionis). La suite sans changement.
Tandis que N. madagascariensis est assez fréquent dans le bush
xérophile du Sud dont il déborde largement l'aire vers le Nord puisqu'il
a été retrouvé jusque dans l'Ankarafantsika (Boina), au Sud-Ouest de
Majunga, et dans la vallée de l'Itomampy (Sud-Est), N. Descoingsii
n'a été découvert que récemment par B. Descoings (n° 3683) prés d'Ihosy
(pays bara), en station ombragée, sous bois. Un autre specimen identique
m'a été remis par M. J. Bosser lors de mon dernier passage à Tananarive
(mars 1960), avec l'indication ` Fiherenana, sans autre précision de loca-
lité (en tout cas au Sud-Ouest d'Ihosy). La première espèce est cultivée
depuis longtemps au Parc botanique de Tsimbazaza (Institut de Recherche
scientifique de Madagascar), la seconde vient d'y prendre place à son
Lour; elle y a fleuri en aoüt-septembre 1960 et donné en décembre de
jeunes pousses présentant des feuilles (caduques en saison sèche).
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES UNITÉS TAXINOMIQUES
ÉTUDIÉES DANS LE VOLUME XVI
Les noms de GENRE et sous-GENRES sont en petites capitales; les
poms d’espèces, sous-espèces et nos éi: en caractéres courants romains;
les noms de genres nouveaux
tiennes; les synonymes sont en ilaligne.
espéces nouvelles sont en égyp-
A
ABACOPTERIS Fée.
Letouzeyi Tard., p. 202.
mutilineata, p. 203.
philippinarum Fée, p. 204.
Presliana Ching, p. 204.
ACHROUTERIA. p. 245.
ACHYRANTHES L.
angustifolia Benth. non Vahl.,
aspera, p. 92.
avicularis E. Meyer, p. 103.
benthami Lopr., p. 87.
Carsoni Bak., p. 89.
conferta Séhinz.; p. 105.
elegantissima Schinz., p. 84.
Heudeloti Moq., p. 87.
involucrata Moq., p. 85.
lanata Schinz., p. 99.
lanuginosa Schiáz;; à
leptostachya E. Mey. ex Meissn.,
101.
Баай (Standl.) Cuf., p. 98.
Schweinfurthii Schinz., p. 92.
Welwitschii Schinz., p. 91.
AGHYRANTHOPSIS Cavaco sub.
gen. nov., p. 81.
AcuvnoPsis (Moq.) Hook. f.
alba (Eckl. es ma ex Moq.)
Hook. f.,
avicularis (E. Ke Hook., p.
conferta (Schinz.) Schinz., p. 105.
fruticulosa C.B.Cl., 03.
graminea Suess, et Overk. , p. 106.
Greenwagi Suess., p. 103.
laniceps С.В.СІ., p. 104.
— fa. Robynsii (Schinz.) Cava-
co, p. 105,
leptostachya (E. Mey.) Hook. f.,
p. 101
ACROCERAS Stapf.
caleicolum A. Cam., p.
manongarivense A. Саш p. 58,
ADANSONIA L
alba Jum. et Perrier, p. 71.
digitata, p. 66.
Fony Baill., p. 71.
var. rubrostipa, p. 71.
madagascariensis, p. 71.
Perrieri D. o dae p. 66.
Za Baill., p.
AERANTHES Lindle
ey.
albiflora SOMMA Ursch et Bos-
ser, p.
сааи тоет,
Dosser, р. 209.
Ursch et
22
— 330 —
carnosa Toilliez, Urseh et Bos-
ser, p. 209.
denticulata Toilliez, Ursch et
Bosser, p. 207.
neoperrieri Toilliez, Ursch et
Bosser, p. 212
orthopoda Toilliez, Ursch et
Bosser 2.
sambiranensis Schltr., p. 207.
AFROSERSALISIA À. Ch., p. 237.
AGROSTIS L.
irachyphylla Pilger subsp. made-
ssa A. Cam., "
Toss ^. Cann, p. 57.
AIMENIA Commers. nom. rej., р. 115.
ALLANBLACKIA Oliv.
d Oliv
ar. gabonensis Pellegr., p.150.
mairenii Staner, p. 150.
monticola Mildbr., p. 150.
Helenae Danguy, p. 109.
Suzanae Decary, p. 109.
AMBLYANTHOPSIS, p. 43.
AMBLYANTHUS DC., p. 43.
AMORPHOPHALLUS Bl.
Hildebrandtii Bak., p. 112.
ANDROPOGON L.
ibithyense A. Cam., p. 59.
tsaratananense A, Cam., p. 59.
ANDROYA Perrier.
Decaryi Perrier, p. 109.
ANINGUERIA Aubr.
in cl. p
APODYTES E. Mey.
imer E. Mey., p. 64.
acrocarpa H. Capuron, p. 63.
азаб. Baill., p. 62.
Thouvenotii Danguy, p. 64.
ARDISIA Sw., p. 43.
ARGYROSTACHYS Lopr.
splendens Lopr., p. 89.
et Pellegr.
AnISTIDA L.
ambongensis A. Cam., p. 5
Perrieri A. Cam., p. 57.
tenuissima A. Cam., p. 57.
ARTHRAXON Beauv.
antsirabense A. Cam., p. 60.
ARUNDINARIA Michx.
Perrieri A. Cam., p. 55.
AUBREGRINIA Heine, p. 245.
B
BAILLONELLA Pierre.
Kemoensis Dub. p. 260.
BAKERIELLA Dubard, p. 236.
BAKERISIDEROXYLON Engl.
p.
BEQUAERTIODENDRON De
Wild.
congoense De Wild., p. 253.
BERTIERA, p.
BERTIEHRA N. | Hallé sub. gen.
aethiopica Sie p. 281.
aequato s N. Hallé, p. 286,
africana "Rich, p. 285.
anobonensis G. Tayl. ex Mildbr.,
285.
р.
batesii Wernh., p. 282.
bequaerti De Wila. ‚р. 285.
bityensis Wernh., o 285
Dreviflora Hiern,
capitata De Wild., p. 285.
chevalieri Hutch. et Dalz., p. 281.
cinereouiridis К. Behr; ex
; ernh., p. 285.
congolana De Wild., p. 285.
dewevrei De Wild., p. 285.
elabensis K. Krause, p. 285.
glabrata K. Schum., p. 285.
grandis Mildbr.,
guyanensis ubt, p. 281
ituriensis K. Бш, р. 285.
labiata Wernh., p. 286.
— 331 —
laurentii De Wild., p. 284.
laxa Benth., p. 282,
var. pedicellala (Hiern) Wernh.,
p. Я
laxissima К. Schum., p. 282.
ledermanii K. Krause, p. 285.
longiloba K. Krause p. 285.
lujae De Wild., p. 282.
macrocarpa Benth., p. 286.
maillandii Hitch. et Dalz., p. SC
mildbraedii K. Krause, p. 28
montana Hiern., p. 282. 284.
obversa K. Krause, p. 286.
pauloi Verdcourt, p. 2
pedicellata ( Hiern) Wernh., p. 285.
84
retrofracta K. Schum., p. 284.
Sp. A. N. Hallé, p, 284, 288.
. B. N. Hallé, p. 284, 290.
spicata (Gaert.) M pes un 281.
subsessilis Hiern.,
tessmanii K. Krauss, e 285.
tholloni N. Hallé, p. 282, 286.
thonneri De Wild., p. 284.
п. nov., p. 2832.
BRACHIARIA Griseb. ex Led.
antsirabensis A. Cam., p. 58.
dimorpha A. Сат., p. 58.
Perrieri A. Сат., p. 58.
subrostrata A. Cam., p. 58.
tsiafajavonensis A. Cam., p. 58.
BRACHYPODIUM Beauv.
Perrieri A. Cam., p. 56.
BREVIEA Aubr. et Pell.
in cl. p. 245.
BROMUS Dill. ex L.
andringitrensis A. Cam., p. 56.
Buxus L
macrocarpa R. Capuron, p. 80.
80.
madagascariensis Baill., p.
G
CAMPYLOSTEMON Welw.
warneckeanum Loes., p. 131.
CANTHIUM Lmk.
horridum Baill., p. 33.
macrocarpum Bo oiv. non Thw.,
| Ji
pallens Baill., pp. 31, 41.
pervilleanum Baill., p: 36.
CARYNTHA, p. 45.
p. 113.
CENTROSTACHYS Wall. ex Standley.
alba Standl., p. 101.
conferta Standl., p. 105.
CAYRATIA Juss.,
elegantissima Standl., p. 84.
involucrata,
schinzii Standl., E '98.
CEPHAELIS Sw., p. 45.
CEPHALOSTACHYUM Munro,
Perrieri A. Cam., p. 55.
CEROPEGIA L
Decaryi Choux, p. 109.
viridis Choux, p. 109.
CHnaAssALIA Commers. ex Poir., p. 45.
CHAZALIA Voir Chassalia.
CHLORIS.
Perrieri A. Cam., p. 57.
ramosissima A. Cam., p. 57.
CHROMOLUCUMA Ducke, p. 245.
CHRYSOPHYLLÉES, 235.
CHRYSOPHYLLUM L.
albidum G. Don., p. 247.
argyrophyllum Hiern: ‚р. 259.
azaguianum Miège, p. 247
beguei Aubr. et Pellegr.,
caïnito L., p. 245.
excelsum Huber, p. 248.
pb. 247.
glomeruliferum Hutch. et Dalz.,
260.
—— De pes
iturense Engl.,
lacourtianum De Wild., p. 247.
p. 257.
253.
laurentii De Wild; p. 251.
Le Testuanum Aubr., p. 948.
longifolium De Wild., p. 257.
longipedicellatum De Wild, p. 257.
magalismonlanum Sonder, p. 256.
natalense Sonder, e 259.
ogoouense A. Chev., p. 247.
pentagonocarpum Engl. et Krause,
248.
perpulchrum Mildbr. ex Hutch et
Dalz
., р. 247.
prunifolium Baker,
laiense Aubr. et Pell.,
vermoesenii De Wild.
M Wood et - Franks.,
p.
E Engl., p. 248.
Cissus L.
cf. liste alphabétique, pp.
125.
CLADIUM R. Br.
durandii Chabert,
120-
p. 317.
17
E 317.
a ZEN p. 917.
CLUSIOPHYLLEA H. Bn.
pervilleana H. Bn., p. 36.
CorvLopiscus Radlk.
stelechanthus Radik., p. 62.
CrENrITIS C. Chr.
anjenabensis Tard., p. 204.
arthrothrix (Hk.) Tard. pp. 182,
205.
warburii Tard., p. 205.
CvcLosonus Link., pp. 178, 179,
ә
CYNANCHUM L.
еггіегі Choux, p. 110.
CYNODON L.
Coursii А. Cam., р. 323.
dactylon (L.) Pers.
alaotrensis A.
p. 323.
var. imerinensis А, Cam.
p. 324.
CYPHOSTEMMA (Planch.) Alston.
cf. liste alphabétique, pp. 120-125.
D
Cam.,
DACTYLOCTENIUM.
Perrieri A. Cam., p. 57.
DANTHONIA DC
tsaratananensis A. Cam., p. 57.
DECARYELLA А
madagascariensis A. Cam. p. 109.
DECARYIA Choux.
madagascariensis Choux, p. 109.
DECARYOCHLOA A. Cam.
diadelpha A. Cam., p. 113.
DEUTEROMALLOTUS Pax et Hoffm.
acuminatus (Baill.) Pax et Hoffm.,
p. 61.
DicHANTHIUM Willem.
andringitrensis A. Cam., p. 99.
p. 62.
DiGrrTARIA Heist ех Adans.
andringitrensis A. Cam., p. 58.
ankaratrensis A. Cam., p. 58.
glauca A. Cam., p. 58
Perrieri А. Cam., p. 58.
DIMERIA R.
manongarivensis A. See p. 59.
i A. Cam., p.
DiprEnEA Baill.,
Perrie
DIOSCOREA Plum.) L.
acabiha Jum. et Perrier, p. 112.
macroura Harms, p. 43.
sambiranensis Pax, p.
DiosPvnos
brandisiana Kurz., p. 298.
fuliginea Hiern, p. 300.
pilosella H. Lec.,
pilosula Wall.,
DoNELLaA (Pierre) Baill.
Le Testuana A. Chev., p. 248.
112.
— 333 —
ogoouensis (A. Chev.) Aubr. et
Pell., p. 247
pentagonocarpa (Engl. et Krause)
Aubr. et Рен, р, 2
pruniformis Pierre, p. 247.
viridiflora (Wood. et Franks)
Aubr. et Pell, p. 248.
Welwitschii (Engl.) Aubr. et Pell.,
DUMORIA A. Chev.
Heckeli A. Chev., p. 235.
E
EccrivUsA Mart., p. 245.
оке Aubr. et Pell.
cl., p. 245.
ENGLEROPHYTUM Krause.
in cl., p. 243.
congoense (De Wild.) Aubr. et
Pell, p.
Hallei Aubr. et PelL, p. 253.
Le-Testui Aubr. e "Pell, п,
inter., p. 255.
koulougense Aubr. et Pell.,
inter,, p. 255.
oubanguiense (Aubr. et Реп.)
et Pell, p. 255.
vermoesenii (De Wild.) Aubr. et
PelL, p. 255.
ENTEROSPERMUM Hiern.
in cl., p
ERAGROSTIS Host.
ambohibengensis A. Cam., p. 57.
ambrensis A. Cam., p. 57.
bemarivensis A. Cam. Sp. 90.
chapelieri A. Cam., p. 57.
ciliaris RH. Br.,
ssp. вае А. Cam; р. 57.
stolonifera A. Cam., p. 57.
EUPHORBIA L.
Guillauminiana Boiteau, p. 112.
leucodendron Drake, p. 110.
splendens Bojer, p.
F
FEsTUCA І.
Perrieri A. Cam., p. 56.
FOUGÈRES.
des Mascareignes et des Seychelles,
cf. liste alphabétique, pp. 195-
201;
G
GAMBEYA Pierre.
africana (G. Don) Pierre., p. 247.
var. oblongifolia H. Lec. p. 251.
(G. Don) Aubr. et Pell,
47.
azaguieana (Miège) Aubr. et Pell.,
p. 247.
beguei (Aubr. et Pell.) Aubr. et
Pell., p. 247.
boiviniana (Hartog) Pierre, p. 247.
excelsa (Huber) Aubr., p. 247.
boukokoensis Aubr. et Pell.,
p. 247, 248
gigantea (A. Chev.) Aubr. et
Pell., p. 247.
kali Aubr. et Pell, p. 247, 249.
lacourtiana (De Wild.) Aubr. et
Pell., p. 247.
lungi (De Wild.) Aubr.
et Pell.
p. 247.
nyangensis Pell, p. 247.
perpulchra (Mildbr.) Aubr. et
Pell, p. 247.
prunifolia (Bak.) Aubr. et Pell.,
. 947.
subnuda (Bak.) Pierre, p. 247.
taiensis (Aubr. et Pell.) Aubr. et
Pell., p. 247
in cl, p. 244.
GARCINIA L
bullata Staner, p. 150.
echirensis Pell., p. 150.
GARDENIA Ellis.
in cL;
GLUEMA Aubr. et Pell.
ivorensis Aubr. et Pell., p. 274.
GowrioPTERIS Presl,. p. 204.
zac ME es
GRAPHOPHYLLUM Boiv.
madagascariense Boiv., p. 50.
GRISOLLEA Baill.
myriantha Baill.,
GRUMILEA Gaertn., pp. 42, 45.
micrantha Hiern, p. 42.
H
HAPLODICTIUM Presl., p. 204.
HETEROPHYLLEA Hook. f.
lycioides (Rusby) Sandwith, p. 42.
pustulata Hook. f., p. 42.
HicKELIA А. Cam.
madagascariensis A. Cam., p.
О
Perrien J. Ar, p. 15.
HOMOLLIELLA J. Ar.
sericea J. Ar.,
J
Juncus L,
zebrinus Aitch., p. 320.
K
KALANCHOE Adans.
beharensis Drake, p. 110.
orgyalis Bak., p. 112.
L
LECANOSPERMUM Rusby.
lycioides Rusby, p. 49,
LECOMTEDOXA (Pierre)
p. 274.
LECOMTELLA A. Cam.
madagascariensis A. Cam., p. 59.
LerocLUsIA Baill.
boiviniana, p. 60,
LOESENERIELLA А. C. S
rowlandii (Loes.) N.
131, 132;
LOUDETIA Hochst.
Perrieri A. Cam., p. 57
Dubard.,
Hallé., pp.
LucuMÉEs, p. 235.
M
MALACANTHA Pierre.
in clé p. 21
MANILKARA Adans.
angolensis (Eugl.) H. Lec., p. 234.
argentea (Pierre) Dubard., p. 229.
Aubrevillei 4.
cuneifolia (Back.) Dub., p. 234.
dahomeyensis Pierre., p. 229.
djalonensis A. Chev., p. 229.
Fouilloyana Aubr. et Pell., p. 224,
estui Aubr. et Pell.,
Maclaudi Pierre., p. 229.
microphylla Aubr. et
‚293,
multinervis (Back.) Dubard., p.
Pellegriniana Sillans et Tisserant.,
224
p. š
Poissoni Pierre., p. 229.
remotifolia Pierre., p. 229.
Schweinfurthii (Engl) Dubard.,
. 229,
süblacóra А. Chev., p. 229.
Sylvestris Aubr. et Pell.,
Welwitschii Engl, p. 229.
Zenkeri Aubr. et Pell.,
MAPOURIA Aubl., p. 45.,
Maniscus Gaertn., p. 317.
jamaicensis Britton., p. 317.
serratus Gilib., p. 317.
MELIOsMA Blume.
affinis Merrill, p. 303.
angulata Blume, p. 303.
angustifolia Merrill,
annamensis Gagn., p. 308.
beaniana Rehd. & Wils., p. 308.
buchananifolia Merr., p. 312.
cambodiana Pierre, p. 304.
caudata Merr., p. 310.
p. 229
p. 231.
EM уж
chapaensis Gagn., p. 308.
cinerea J. E. Vidal., p. 304.
clemensiorum Merr., p. 316.
соѕіаіа Cufod., p. 304.
coriacea Merr., p. 313.
depauperata Chun, p. 312.
dolichobotrys Merr., p. 312.
dolichomischa J. E. Vi
donnaiensis Gagn.,
var. dumicola., p. 304.
var. serrata J. È Vid., p. 304.
elliplica Gagn. p. 305.
elliptica Hook. f., p. 305.
Evrardii Gagn., p. 305.
Fischeriana Rehd. et Wils., p. 305.
Fordii auct. non Hemsl., p. 305.
Fordii Hemsley., p. 305.
Forrestii W. W. Smith., p. 305.
glomerulata Hehd. et Wils.,
hainanensis How, p. 311.
d
kontumensis J. E. Vid.,
lanceolata auct. n. Blume.,
lancifolia Hook. f., p. 314
6
2.
longepaniculata Gagn., p. 312.
longicalyx Lec., p. 309.
longipes Merr., p. 310.
microcarpa (W. & А.) Craib..
. 309.
var. angustata J. E. Vid.,
p. 309.
var. chapaensis (Gagn.) J. E.
Vid., p. 309.
var. microcarpa
monophylla Merr., p. 306.
monophylla Riddley, p. 306.
nana J. E. Vid., p. 306
ochracea J.E. Vid., р. 306.
Oldhami Miq., p. '309.
lhami., p. 309.
var. sinensis (Nakai) Cuf.,
. 309.
pakhaensis Gagn., p. 310.
pannosa Hand. — Mazz.,
paupera Hand. — Mazz.,
Petelotii Merr., p. 314.
Poilanei Gagn., p. 309.
pungens auct. non (Wall.) Walp.
p. 315.
p. 311.
p. à
pungens (Wall. Walp., p. 313.
quangnamensis Gagn., p. 316.
rhoifolia Maxim., p. 309
Ridleyi King, p. 316.
rigida Sieb. et Zucc., p. 315.
16.
Simang G p.
simplicifolia (Bech, ) Walp.,
var. simplicifolia Walp., p. 312.
var. sootepensis Craib, p. 313.
sinii Diels., p. 314
spathulata- J. E. vid.
squamulata Hance. CR 310
sterrophylla Merr., p. 313.
subverticillaris Rehd. et
314
s De 9075
Wils.,
Thorelii Lec., p. 307.
tonkinensis J. E. Vid., p. 307.
trichocarpa Hand. — Mazz, p. 315.
Tsangtakii Merr., p. 312.
Veitchiorum Hemsley, p. 309.
velutina Rehd. et Wils., p. 307.
Wightii Planch. ex Hook., p. 307.
yunnanensis Franch., p. 307.
MicRoPHOLIS Pierre, p. 245
MILLINGTONIA
E:
pungens Wall., p. 306
simplicifolia Roxb., p. 301, 307.
MiMUsoPs L.
bequaerti De Wild., p. 234.
zenkeri Engl., p. 263
MoNOPETALANTHUS Harms.
F. Hallé et Norm.,
p. 136.
pteridophyllum Harms, p. 139.
N
NasTUS Juss
ambrensis A. Cam., p. 54.
— 336 —
aristatus A. Cam., p. 55.
еггїегї A. Cam., p. 54.
tsatananensis А. Сат., р. 55.
NEOBOIVINELLA Aubr. et Pell.
in cl. š
argyrophylla (Hiern) Aubr. et Pell.,
glomerulifera (Hutch et Dalz.)
Aubr. et Pell., p. à
natalensis (Sond.) Aubr. et Pell.,
p. 259.
NgopvPsis Baill.
decaryi Jumelle, p. 111.
NEOSTAPFELIA А. Cam.
chloridantha A. Cam., p. 57.
Perrieri A. Cam., p. 57.
NEPENTHES
madagascariensis Poir., p. 111.
NEPHELIUM L.
lappaceum 61.
NONATELIA Aubl. 45.
М№отоміл DC.
Descoingsii H. Humb. p. 327.
madagascariensis H. Humb. p. 327.
о
OCHLANDRA Thw.
capitata A. Cam., p. 5
Perrieri A. Cam., p. 5
о б
OMPHALOCARPUM Beauv.
Le Testui Aubr. et Pell.,
OnvzA L.
Perrieri A. Cam., p. 57.
p. 273.
P
PaAcuvPODIUM Lindl.
Baroni Cost. et Bois., p. 112.
PACHYSTELLA Pierre.
. 263.
Bequaertii De Wild., p. 275.
brevipes (Bak.) Engl, p
EEN (Greve) Aübr.
070;
et Pell.,
SE (De Wild.) Léo-
27.
msolo, Engl., p. 275.
ovalostipulata De Wild., p. 271.
Pobeguiniana Pierre ex Dubard,
275.
p. 2
Sereli De Wild., p. 269.
verlicillata E. A. Bruce, p. 260.
PALICOUREA Aubl, p. 45.
PANDIAKA (Moq.) Hook. f.
ongensis Hiern, p. 95.
aristata Suessenguth, p. 96.
benthami Schinz, p. 87.
carsonii (Bal.) C. B. Clarke, p.89.
var. linearifolia Hauman, p. 90.
var. Milnei (Suess.) Cavaco,
. 90
cylindrica Hook, p.84.
var. macrantha Cavaco, p. 85.
debilis (Bak.) Hiern, p. 92.
fasciculata Suess., š
glabra (Schinz ex Suess.) Hauman,
p. 94.
Heudelotii (Moq.) Benth. et Hook.
15 p.87.
var. spicata Suess., p. 88.
var. subglobosa Suess., p. 88.
var. megastachya Suess., p. 86.
involucrata (Moq.) Hook. f., p. 85.
a
lanata (Schinz) Haumtfi, p. 99:
lanuginosa (Schinz) Schinz, p. 98.
lindensis Suess. & Beyel, p. 94.
Milnei Suess. et c e p.90,
obovata Suess., p. 9
polystachya Suess., is 97.
var. incana (Suess & Overk)
Cavac
esas сщ Suess.,
ramulosa Hiern, p 86.
richardsiae Suess., p. 89.
Schweinfurthii (Schinz). €. B.
Clarke, p. 92
pa: 9k.
— 337 —
var. glabra Schinz ex Suess.,
94
trichinioides Suess., p. 83.
welwitschii (Schinz) Hiern, p. 91. '
Cavaco,
var. debilis
p. 92.
PANICUM L.
andringitrense A. Cam., p. 59.
Bathiei A. Cam., p. 59.
cupressifolium A. Con. гр: 99.
Flacourtii A. Cam., p. 58.
(Bak.)
nongarivense A.
Sieg A. Cam., p. 59.
neoperrieri A. Cam. D. 59.
Perrieri A. Cam., p. 58
spergulifolium A. Cam., p. 58
PARAGEPHAELIS Baill.
tiliacea Baill,- p. 9.
PASPALIDIUM Stapf.
ankarense A. Cam., p. 58.
PAvETrA L., 442.
PENTASCHISTIS Stapf.
Perrieri A. Cam., p. 57
andringitrensis A. Cam., p. 57.
PEPONIA Naud. nom. rej.
Boivini Naud., p. 140.
Cienkowskii Hook., p. 140.
lagenarioides Hook., p. 140.
Vogelii Hook., p. 140
PEPONIDIUM (H. Bn.) J. Ar.
calcaratum
Ar., p. 39.
comorense J. Ar.,
cuspidatum J. Ar. p. 38.
flavum A. M. Ho
p. 32.
Homollea J. Ar., p. 38.
horridum (H. Bn.) J. Ar.,
p. 40.
ihosyense J. Ar., p. 39.
montanum. J. Ar., p. 40.
nossibeense J. Ar., p. 37.
A. M. Hom. ex J.
ont E p AP
p. 99.
Humberti А. M. Hom. ex J. Ar.,
40
occidentale A. M. Hom. ex J. Ar.,
32
pallens H. Bn., p. 40.
var. boivinianum J. Ar., p. 4l.
fa. boivinianum J. Ar., p. 41.
fa. orientale J. Ar., p. 41.
10.
velutinum J. Ar.,
PEPONIUM Naud. corr. Engl.
betsiliense M. Keraud., p. 148.
boivini Cogn., p. 142.
grandidieri M. Keraud., p. 148.
irte M. Keraud., p. 147.
humbertii M. Кае, р. 142.
laceratum М. Keraud., p. 146.
MER Keraud., p. 144.
ar. T eec м. Keraud.,
14
Шен M. Keraud., p. 146.
racemosum M. Keraod. p. 144.
Seyrigii M. Keraud., p. 147.
var. linearilobum M. Keraud.,
p. 148.
PERRIERBAMBUS A. Cam.
madagascariensis A. Cam., p. 56.
tsarasaotrensis A. Cam., p. 56.
PHYLLARTHRON DC.
antongiliense Н. Capuron, p. 75.
ilicifolium (Pers.) Н. Perr., p. 80.
megaphyllum H. Capuron, p. 78.
PLECTRONIA L., p. 25.
OA. Т.
Perrieri A. Cam., p. 56.
PoEciLosrTAcuvs Hack.
manongarivensis A. DM p. 58.
Perrieri A. Cam., p.
— 338 —
Viguieri A, Cam., 58.
PoiNCIANA (Tourn.) L.
Decaryi Vigier 109.
POTAMEIA Thou.
thoursiana (H. Bn.) R. Capuron,
p. 63.
obovota Kosterm., p. 63.
POUTERIA Aublet
caimito (Ruiz. & Pav.) Radik.,
p. 279.
guianensis Aubl., p. 279.
gutta (Duke) Baehni. ; D. 479.
hexastemon Baehni., k: 279.
(Pittier) Sandwith.,
Jaurifolis Radlk., p. 279.
melinonii H. Lev. p. 279.
semicarpifolia Pierre., p. 279.
torta (Mart.) Radlk., p. 279.
Venosa (Mart.) Baehni., p. 279.
PSEUDOBOIVINELLA Aubr. et
Pell.
in cl., p. 244.
Laurentii (De Wild.) Aubr. et Pell.,
p. 260.
oblanceolata (S. Moore) Aubr. et
Pell, p. 260.
verticillata (E. A. Bruce) Aubr.
et Pell, p. 260.
PSEUDOBROMUS V. Schum.
biflorus A. Cam., p. 56.
breviligulatus Stapf, p. 56.
PsEUDOCOIX A. Cam.
Perrieri A. Cam., p. 56.
PSEUDOECHINOLAENA A. Cam.
Perrieri A. Cam., p. 58.
polystachya Stapt, p. 58.
PSEUDOPAC Aubr. et
TELA
latoursvillensis Aubr. et
Pell, p. 277.
oyemensis Aubr. et Pell, p. 277.
in cL, p.
PSEUDOPEPONIDIUM A. M.
Hom. ex J. Af, p. 19.
ambongensis A. M. Hom. ex
J. Ar., p. 23.
geg Séi Ar, p. 94.
asosa Gs
eme A. "M. Hom. ex J.
Ат., p. 22,
neriifolium А. М. Hom. ex J. Ar.,
р 23;
oleifolium ^. M. Hom. ex J. Ar.,
p. 24.
PSEUDO-TECTARIA Тага.
decaryana Тага, p. 205.
PSILOTRICHUM Blume,
densiflorum Lopr., p. 101.
debile Bak, p. 92.
PsycHoTRiA L.
asiatica L., p. 45
bacteriophila Vv aletos; p.42
expansissima K. Schum, p. 48.
anthophylla Brem., p. 53.
lokohensis Brem., p. 50.
oiygramm
аа Vatke, p. 42.
tsiandrensis Brem., p. 49.
PTERIDOPHYTES,
des Mascareignes et des Seychelles,
cf. liste alph., pp. 195-201.
PYROSTRIA Juss., p. 25.
R
RoNABEA Aubl., p.
45
ROGEONELLA A, Chev. p. 236.
S
SABIA Colebr.
floribunda Miq., p. 305.
SACCIOLEPIS Nash.
antsirabensis A. Chev., p. 59.
chevalieri A. Cam., p. 59.
SAELANTHUS Forskal, nom. rej.,
115
SALACIA L.
chlorion N. Hallé, p. 113.
— 339 —
Staudtiana Loes., p.
var. longuria N. Hallé, p. 133.
SARCAULUS Radlk.
SCHIZACHYRIUM Nees.
ambalavensis A. Cam., p. 59.
bemarivense A. Cam., p. 59.
SCHIZENTEROSPEHMUM. A.
M. Hori, ex: J. Ar
analamerense J. Ar., p. 10.
grevei А. М. Hom. ex J. Ar., p.10.
Hom. ex J.,
majungense A. M.
p. 12.
rotundifolium A. M. Hom. ex J.
Ar., p. 12.
var. rotundifolium, p. 12.
var. glaberrimum J. Ar., p. 13
ScHIZOSTACHYUM Nees.
Perrieri A. Cam., p. 55.
ScHOENOPLECTUS Palla.
lacusiris Palla, p. 320.
ScHOEN L.
кыс L. 317.
SCIRPUS L.
carinatus Sw., p. 320.
Duuallii Hoppe., p. 320.
glaucus Engl., p. 320.
lacustris L., p. 320.
ssp. eu-lacustris Syme, p. 320.
ssp. glaucus (Sm.) Hartm., p. 320.
ssp. lacusiris Hook., p. 320.
spp. faternaemontanus (Sm.)
Sme.
var. digynus Godr.,
meyenii Nees., р.
subulatus Aitch., p. 320.
subulatus Wahl. p. 320.
labernaemoniani Gmel, p. 320.
silvalicus Poiret., p. 320.
SENECIO L.
Alleizettei H. Humb., p. 326.
Bathiaei H. Humb., p. 325.
Decaryi H. Humb., p. 109.
pleianthus (H. Humb.) H. Humb.,
p. 326.
p. 320.
SERSALISIA R. Br.
buluensis Greves., p. 275.
malchairi De Wild., p. 260.
laurentii de Wild., p. 260
SEYRIGIA M. Keraud.
gracilis M. Keraud., p. 296.
Humbertii M. Keraud., p. 297.
multiflora M. Keraud., p. 297.
SETARIA Beauv.
Bathiei A. Cam., p. 59.
Perrieri A. Cam., p. 59.
SIDEROXYLON L.
Aubrevillei Pellegr., p. 263.
mayumbensis Greves., p. 259.
oblanceolatum S. Moore., p. 260.
SIMABA Aubl.
cedron Planch., p. 43.
SIMARUBA Aubl, p. 43.
SIMIRESTIS N. Hallé.
dewildemaniana (Welw. ex Oliv.)
N. Hallé, p. 129.
кор: N. Hallé, р. 129.
ana N. Hallé, p. 127.
змія М. Hallé, р. 129.
tisserantii N. Hallé, p. 129.
Welwitschii (Oliv.) N. Hallé,
p. 129
SLOANEA L. p. 278.
SronoBoLus R. Br.
Perrieri A. Cam., p. 57.
STAPELIOSIS Pillans.
madagascariensis Choux, p. 111.
STELECHANTHERIA Dup. Th. ex Baill.
thouarsiana Baill, p. 6
Boivini (Baill.) H. hr p. 75.
me gung R. Capur
m H. Perrier, p. - 7b.
maps (A. DC.) Baill.
in cl., p. 244.
attenuatum Hutch. et Dalz., p. 262.
Aubrevillei (Pellegr.) Aubr. et
Pell., p. 263.
Batesii (A. Chev.) Aubr. et Pell.,
p. 263.
— 340 —
Bequaertii De Wild., p. 262.
congolense H. Lec., p. 262.
duleificium (Schum.) Baill., p. 262.
2
Fleuryanum,
kemoensis (Dubard) Aubr., p. 260.
Le Testui Aubr. et Pell., p.
longecuneatum De Wild., p.
stipulatum (Radik.) Engl., p. 262.
subeordatum De Wild., p.
Tsounkpe Aubr. et Pell., p. 265.
zenkeri (Engl. mss.) Aubr. et
Pell, p. 263.
T
TARENNA Gaertn.
in cL, p. 18
cinerea Brem., p. 18.
THoOUAREA Kunth.
Perrieri A. Cam., p. 59.
Mobi npo aio A. M. Hom. ex
<Ar, D. 19.
od A. M. Hom. ex J. Ar.,
THYRSOSALACIA Loes.
nematobrachion Loes., 131, 132.
viciflora N. Hallé, p. 132.
TIEGHEMELLA Pierre.
africana Pierre., p. 235.
Heckeli Pierre., p. 235.
TISSERANTIODOXA Aubr. et
Pellegr.,
oubanguiensts Aubr. et Dell. p. 255.
TRICHOCAULON N. E. Brown.
Decaryi Choux, p. 111.
TniPocoN Roth.
ealeicolus A, Cam., p. 57.
TULESTEA Аш et Pell.
gabonensis Aubr. et Pell., p. 266.
koulamoutouensis Aubr. et Pell.,
p. 267.
Sereti Aubr. et Pell, p. 269.
tomentosa Aubr. et Pell., p. 267.
U
URELYTRUM Hack.
madagascariense A. Cam., p. 60.
V
VANILLA SW.
Decaryana Perrier p. 109.
madagascariensis, p. 109.
VIGUIERELLA A. Cam
Usus dn POEM Cam. et Stapf.
P.
VINCENTELLA Pierre.
in cl,
ogoou ensis Aubr. et Pell., p. 271.
ovatostipulata (De Wild.) Aubr.
et Pell, p. 271.
Passargei (Engl.) Aubr.,
revoluta Pierre., p. 269.
Sapini (De Wild.) Brenan., p. 269.
p. 269.
1ITIS І.
selosa Wall., p. 119.
W
WALKERIA A. Chev. (non Mill.).
WILDEMANIODOXA Aubr, et
Pell.
laurenti (De Wild.) Aubr. et Pell.,
p. 251.
var. lundense Cavaco., p. 252.
X
XANTHOCODON Boiv.
macrophyllum Boiv., p. 48.
XEROsICYOS H. Humb.
Danguyi H. Humb., p. 126.
Decaryi Guillaum. ex Guillaum.
et Keraud., p. 127.
Perrieri H. Humb. p. 126.
Ү
YVESIA
madagascariensis A. Cam.. p. 58.
— 341 —
Z
ZEYHERELLA (Pierre) Aubr. et
Pell.
in cl., p 244,
farannensis (A. Chev.) Aubr.
Gossweileri
p.
(
25
$s
De Wild.) Aubr. et
7
Le Testui Aubr. et Pell., p. 257.
Ue poca (De Wild. ) Aubr.
y p: 297.
e Pierre, p. 256.
mayumbensis (Greves) Aubr.
et Pell, p. 259.
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS D'AUTEURS DU TOME XVI
x
ADAM (J.) et NAEGELÉ (А.). — Eléments Lie E établissement d'une
carte des groupements végétaux de la presqu'ile du Cap Vert
(Dakar, Sénégal). Présence de Cladium mariscus (L.) H. Br. et
Scripus lacustris L, dans la presqu'île du Cap Vert.............
ARENES (J.) T. — A propos de quelques genres malgaches de Rubia-
sera et 09$ £4 € W- 9 ow 5. € 8 6 5 W. € 9. 6)8 LS d P WE QY En әле вео ж ӨЛӨ 9 8 € e ee
унын (А.). — Notes sur les Sapotacées de l'Afrique Equato-
Ра (G.). — L'Herbier Jean ARENES. г...
BossER (J.). — Voir TOILLIEZ
BREMEKAMP (C. E. B.). — Les Psychotria v pe doce de Madagascar.
Camus (Mile A.). Les Graminées dans l’œuvre de Perrier de la
Ваще 5,3, n К Ee ee E ee
Camus (Mlle A.). — Espèce et variétés nouvelles du genre Cynodon..
CAPURON (H.). — Contribution à l'étude de la Flore Forestière de
MüdagascHE - in C a SE SS EE S у ЕЙ v» Ras
Cavaco (A.) — Les Pandiaka et Achyropsis (Amaranthaceae) du
continent ВОИС ооо рона AEO FR. рео E
DECARY (R.). — Recherches botaniques à Madagascar.............
Un
DEscoin&Gs (B.). — Un genre méconnu de Vitacées : compréhension et
distinction des genres Cissus L. et a+ de ces (Planch.) Alston.
GUILLAUMIN (A.) et KERAUDREN (Mie M.). — Un nouveau Xerosi-
egos malgacha- uu ous сокчу тури en Mr eg err n
HALLÉ (F.) et Normann (D.). — Sur une espèce nouvelle d'Andoung,
Monopelalanihus. ege (Cesalpiniaceae)...."....,.,....4,.
HALLÉ (N.). — Hippocratéacées nouvelles du Gabon...............
HALLÉ (N.). — Sur les Bertiera d'Afrique; nouveautés taxinomiques
et étude de quelques caractères de la fleur et du fruit........
HUMBERT ) nri Perrier de la Bâthie (1873-1958)...........
HuMBEnT (H.). — Senecio et Nolonia nouveaux de Madagascar.....
KERAUDREN (Mile M.). — Le genre Peponium Naud. corr. Engl. à
Madagascar ` Dee keen ее uy suu erano ot E ER
KERAUDREN (Mie М.). — Seyrigia, genre de Cucurbitacées crassu-
lescentes du sud de Madagascar ......................... -e
KERAUDREN (Mtle M.). — Voir GUILLAUMIN (A.).
LEANDRI (J.). — Jean ARÈNES (1898-1960).......................
NAEGELÉ (A.). — Voir ADAM 2
Normann (D.). — Voir HALLÉ (F.).
PELLEGRIN (F.). — Guttifères africaines nouvelles................
TanDprEU-BLor (Mme M.-L.). Les Fougères des Mascareignes et des
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Ta^npiEUC-Bror (Mme M.-L.). — Un Abacopleris nouveau d'Afrique et
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ТопллЕ7- GENoup (Mme J.), Uns E.) et BossER (J.). — Contribution
ude des е (Orchidaceae) de Madagascar. .........
Овѕсн (E.) — Voir Топи.
VIDAL (J.-E.). — Matériau SCH la Flore du Laos, du Cambodge et
Qu P 5 DONNER e oru. mS X LINT
VIDAL (Ј.-Е.). — Notes sur quelques Meliosma asiatiques. ..........
La préparation du Tome XVI a été assurée par:
T Jean Arènes et Jacques LÉANDRI (Fasc. 1-2).
J. LéANDRI et G. AvwowiN (Fasc. 3-4 et tables).
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TYPOGRAPHIE PÍRMIN-D ` Cas E E. -
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