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Montagne ».
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No 4. = 37e ANNÉE 4910
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 1
Muscinées de l'Asie Orientale (11e article). PARIS. — Diagnoses préliminaires
de mousses mexicaines (4 article). GARDOT. — Bryological notes.
KINDBERG. — Quelques jours d’herborisation dans les Pyrénées Basques.
DiSMIER. — À new hybrid moss. NICHOLSON. — Petites notes. HAGEN,
HusNoT. — Bibliographie. — Nouvelles.
Muscinées de l’Asie Orientale
(11e article)
Suite des récoltes des R. P. Courtois et Henry dans les provinces
de Kan Sou et de Tche Kiang.
+ Fissinens /Serridium) NANkINGENSIS Broth. et Par. spec. nov. -—
Dioïcus ? Caespites laxi, laete virides, aetate fuscescentes. Caulis
erectus, simplex vel e basi divisus, valde radiculosus, 5-6 cm.
altus, cum foliis 2 mm. latus. Folia erecta, conferta, 2 1/4 mm.
longa, 1/3 mm. lata, late lanceolata, integra, apiculata, nervo
pereurrente, lamina apicali lamina vera brevior, lamina dorsali e
nervo rotundate oriunda ibidem lamina vera 2-3-plo angustior ;
cellulis rotundatis, papillosis, perobscuris. Caetera desunt.
Tchenkiang, Nanking. Febr. 1909.
Voisine du F. nagasakinus Besch., cette espèce s'en distingue
par ses proportions moindres, ses feuilles plus larges acuminées
par le prolongement de la nervure, etc.
Hymenostomum exsertum Broth. c. fr. — Zika Weï, Xbri 1908.
Hymenosryzium Courrotst Broth. et Par. spec. nov. — Caespites “
percompacti, inferne flavescentes, superne sordide virides vel
olivacei. Caulis erectus, ruber, 4 1/2-2 cm. altus, simplex vel
innovationibns brevibus pinnatus. Folia remota, sicca erecto-
patentia, madida recurva, comalia erecta, 1 1/4 mm. longa, "x.
1/4 mm. lata, lanceolata, canaliculata, integra, acuta, nervo
_ crassiusculo sub apice dissoluto, cellulis inferioribus rectangula-
_ ribus hyalinis, superioribus minutis, quadralis, papillosis. Plura
_ inquirenda. | es
Zi ka Weï, Xbri 1908.
ÿ. à REVUE BRYOLOGIQUE
x
Se distingue à première vue de l'A. anoectangioides C.M. par
ses liges moins filiformes et délicates, ses feuilles recourbées à
l'état humide et dans lesquelles la nervure disparait avant le
sommet, les cellules supérieures papilleuses.
Orruorricuum Courroist Broth. et Par. spec. nov. — Corticola,
sordide vel atro-virescens, pulvinulos densos efformans. Caulis
ereclus, crassus, simplex vel apice 2-3 furcatus, e basi confertim
foliosus, 2-4 mm. altus. Folia sicca laeviter torta, madida crecta,
2 1/4 mm. longa, 3/4 mm. lata, lanceolata, integra, apiculata,
comalia angustiora ; nervo crasso sub apice dissoluto ; cellulis
inferioribus rectangularibus parvis et marginalibus quadratis
incrassatis, superioribus minutissimis rotundatis papillosis.
Capsula (junior) subsessilis, oblonga cum operculo altiuscule
Oobtusateque rostrato 1 mm. longa, 2/5 mm. crassa ; vaginula
paraphysibus permultis pilosa. Calyptra straminea, laevis vel
scabriuscula, apice ustulata, plicata, basi lacerata, capsulam
totam obtegens. Sporae ?
Zika Weï, Xbri 1908.
Autant qu'on en peut juger en l'absence d’une comparaison
possible entre des capsules mûres, cette espèce se rapproche de
l'O affine Schrad. ; mais elle en diffère par les cellules basilaires
plus petites et non transparentes, la coiffe nue ou à peine scabre,
la vaginule hérissée de paraphyses.
” MACROMITRIUM OUSIENSE Broth. et Par, spec. nov. — Dioïcum ?
Corticola, caespites sordide virescentes. Caulis repens, crassus,
divisus, pinnatus ; ramis confertis ©. 4 m.m. longis. Folia sicca
crispato-contorta, madida erecta vel ereclo-patentia, anguste lan-
ceolata, c. 2 1/2 mm. longa, vix 1/2 m.m. lata, integerrima, acu-
Minata, nervo basi crasso superne tenuiore longe ante apicem
evanido ; cellulis basilaribus rectangularibus parvis punctulatis
vel nonnullis ad costam majoribus et hyalinis, coeteris minutis
rotundis vel quadrato-rotundatis papillosis. Capsula (vetusta)
&8ymnostoma (?) oblonga, 2 m.m. longa, 2/3 mm. crassa, castanea,
in pedicello erassiuseulo rubro 4 1 /2 mm. alto erecta ; vaginula
paraphysibus multis tenuibus pilosa. Calyptra pallide straminea,
basi lacerata, pilis longis erectis hirsuta. Sporae luteae, laeves.
Ou Si, 46.2.09.
Se distingue immédiatement du M. Courtoisi Broth, et Par. par
la forme, la longueur et la couleur de ses rameaux, la longueur
du pédicelle, ete.
_ Brium capillare L. — Nanking, Febr. 1909.
Philonotis Turneriana (Schwaegr.) Mit. forma, eapsulis de-
… lapsis. — Ou Si, 10.2.08. — Hab. ant. : N. W. Himalaya, Nepal,
_ Sikkim, Khasia, Java ; ins. Hawaï. He
dd descit nl és
REVUE BRYOLOGIQUE 3
‘Atrichum parvirosula (CG. M.) Par, c. fr. — Zi ka Weï, Febr.
1909.
.— LEUCODON SQUARRICUSPES Broth. et Par. spec. nov. — Caespites
extensi, fastigiali, olivacei vel fusco-virides, haud nitentes. Cau-
les secundarii a primerio repente erecti, ex apice breviter flagel-
liformes, sciuroidei, 3-3 1/2 em. alti, simplices vel e medio bipar-
titi, ramulis rarioribus 4-2 erecto-patentibus 1-2 mm. longis.
Folia confertissima, sicca erecta acumine patenti, madida erecto-
_patentia vel subpatula, 2 mm. longa fere { mm. lata, e basi vix
angustiore late lanceolata, longiuscule obtuseque acuminata, con-
cava, haud plicata, enervia, integerrima, cellulis inferioribus
fusiformibus, mediis basilaribus aurantiacis, caeteris ovoideis
minutis, omnibus incrassatis. Plura carent.
Cheï Tong, Majo 1908.
Espèce voisine des L. dozyoides Broth. et Par. et Z. luteus Besch.
du Japon ; elle se distingue du premier par ses tiges plus grosses,
plus courtes; du second par ses feuilles entières et non dentées
au sommet ; de l’un et de l’autre par l'acumen étalé et l'absence
des plis dans les feuilles. ”
Claopodium acicula Broth. — Cheï Tong. 4-V-08.— ab. ant. :
Japon. À
7 CTENIDIUM LESKEOIDES Broth. et Par. spec. nov.— Dioïcum, corti-
cola. Caespites depressi, intricati, olivacei vel sordide virescentes.
Caulis usque 7-8 cm. longus, divisus, repens, hicillic et parce
radiculosus, irregulariter et dense pinnatus; ramis secundis
patulis, 3-4 mm. longis. Folia sicca appressa, madida ereclo-
patentia vel patentia, caulina remotiuscula, lanceolata, longe
acuminata, acutissima, 34 mm. longa, 1/4 m.m. lata, integra,
margine uno vel binis basi involutis, nervo percurrente ; cellulis
omnibus rectangularibus parvis papillosis. Caetera desunt,.
Zi ka Weï, Xbri 1908.
Voisin du précédent, dont il se sépare par ses rameaux beau-
coup plus courts, seconds, par ses feuilles entières el ses cellules
rectangulaires et non elliptiques, etc. :
L CTENIDIUM ROBUSTICAULE Broth. et Par. spec. nov. — Dioïcum.
Caespites compacti, lutescentes, haud nitentes. Caulis crassus
repens, pro more apice ineurvalus, dense pinnatus, ramis erecto-
patentibus 10-12 mm. longis superne decrescentibus, ramulis
_ confertis patulis vel subpatulis, 3-4 mm. longis. Folia tam sicea
quam madida erecto-patentia, 1 1/2—1 3/4 mm. longa, 1/2 mm.
_ Jata, falcatula, e basi angustiore cordiformi ovata longe tenuis-
simeque acuminata, toto ambitu subinconspicue denticulata,
_ nervis 1-2 brevissimis vel obsoletis; cellulis alaribus rectangula-
Fe: _ REVUE BRYOLOGIQUE
ribus vel ovoideis, parvis, obscuris, caeteris elongatis angustis-
simis laevibus. Plura inquirenda.
Ou Si, 16-II-09. |
Ressemblé aux formes compactes du C4. hastile (Mitt.) Broth,
du Japon, mais s'en distingue par ses feuillés legèrement falci-
formes et moins longuëément subulées, les céllules alaires rectan-
guülairés ou ovoides, et non étroites-allongées, ete.
Amblystégium riparium (L.) Bryol. eur., uberr fr.=—Tehenkiang,
in humidis stagnosis, 27,HIL.08. — ab ant. in Asia : Japon, Ton:
king, Tibet occid: |
Hépatiques (4).
Frullania squarrosa Nees, — Ou Si, 16.11.09.
PraGrocuiLa SnanGarcA SE, spec, nov, — Zi ka Weï, Xbri 1908.
Général Paris.
Diagnoses préliminaires de Mousses mexicaines
par J. Carpor
(4° article)
, Anacoliu subsessilis (Tayl.) Broth. var. nicrovirints Card. —
À forma typica cespitibus intus nigricantibus, superne atroviri-
dibus, foliisque brevioribus et rigidioribus diversa.
District fédéral : Cima, 1908 (Pringle, n. 10547 in parte, 15207).
M. Pringle a récolté également la forme typique de l'espèce
… dans la même localité {n. 10513).
. Bartramia GLaUGuLA Card, — À Z. glauca Lor. statura multé
minore, foliisque minoribus, brevioribus, breviter subulatis pri-
mo visu dislincta. Planta glauco-viridis, dioica. Planta mascula
_ femineae intermixta, antheridiis numerosis, paraphysibus longio-
ribus, aurantiis. Capsula in pedicello brevi (5-7 millim.) minuta
erecta, subglobosa, peristomio ignoto (Sporôgoniis junioribus),
District fédéral : Cima, 1908 (Pringle, n, 15193).
_ Parmi les espèces de la section Vaginella, celle-ci se reconnai-
tra facilement à sa petite taille, sa teinte glauque, ses feuilles
courtes, raides, Son pédicelle court, sa capsule petite et son inflo-
_rescence dioïqué.
_ BREVTELIA DÉFLExIFOLIA Card. — Species éectionis Zubreutelia,
2 D giganteae (Brid.) Br. jav. comparanda sed statura minore,
_Caulibus gracilioribus, colore magis viridi, foliisque minus pr
. funde sulcatis et margine inféro valde revolulis statim disc
nenda. Cespites laxi, 8-10 centim. alti. Caulis üubique, innoval
(De Stephani in lite. = PA A.
REVUE BRYOLOGIQUE . 5
n'bus junioribus exceptis, dense fusco-tomentosus, irregulariter
divisus, ramis elongatis simplicibus vel parcissime et bréviter
ramulosis. Folia patentissima, plerumque reflexa. Fructificatio
desideratur, :
District fédéral : vallée de Mexico, 1907, (Pringle, n. 10429),
Etat de Puebla : mt. Malintzi (A. Hecquet, 4904; herb, 1. Thériot).
D'après deux brins collés dans l’exemplaire du Prodomus du
_ Museum, il faudrait rapporter aussi à cette espèce le Z. arcuata
È var, major Besch., récolté à Pedregal par Boutgeau: c'est une
forme à feuilles simplement étalées, non réfléchies :. Bescherelle Ja
ramification, le 2, deflexifolia se rapproche beaucoup plus du
B. gigantea que du B, arcuata,
ATRICHUM CONTERMINUM Card. — Habitu, inflorescentia dioica,
Ren. et Card. proyimum, a primo autem foliis latioribus, obtusis,
nec cuspidatis, lamellis minus numeérosis (4 vel 5) et minus elatis, ml
in sectione transversali e cellulis 4-5-$eriatis compositis, a secundo
lamellis altioribus, ab utroque limbo foliorum minus distineto, in
foliis perichaetialibus saepe nullo, in caulinis dentibus minus var.
lidis nunquam geminatis instruclo facile dignoscitur, Pedicelli
nune solitarii, nunc aggregali (2 vel 3), inferne rubentes, superne
pallidiores, aetate intensius colorati, |
District fédéral : Canada, vallée de Mexico, 1908 (Pringle, n.
10551, 15104). Maltrata (W. Trelease, 1905).
POGONATUM ClHAPENSE Brolh, ms, — P, tolucensi (Hpe) Besch.
perafline, Lamen statura minore, foliis brevioribus et pro longitu-
dine latioribus pedicelloque breviore diversum. Ée
Etat de Las Chiapas : mt. Guey-Tepec, près San Cristobal 4 +
Münch, 1907; comm. D' E. Levier), Etat de Mexico: Amecameca,
1908 ( Pringle, n. 10698).
Soupconnait déjà d'être une espèce distincte, Par son mode de
calyptraque apice ciliis hirta A. Schimperi Jaeg. et A: hirtelo
POGONATUM SINUATODENTATUM Card. — Dioicum, 4,5-5 centim.,
altum, caule simplici, sat regulariter folioso. Folia sicca erecto- 7
incurva, iuterdum crispatula, madida patenti-erecta, e basi brevi
parum dilatata breviter lanceolata, obtusa suboblusave, margini- :
= bus superne sinuato-dentatis, nonnunquam subintegris, lamellis
= 35-40, in sectione transversali e 3-6 cellulis compositis, cellula
interdum geminali, cirea 2 cenlim. longi. Capsula magna,
oblonga, inclinata vel subhorizontalis, valde tubereulosa, 3,5-4
millim. longa, 1-2 crassa, , nu
_ Etat de Vera Cruz: Zacuapan, talus humides, 1907 (C. A. Purpus,
n. 5) ; près de Jalapa, 1908 (Pringle, n 10700).
: apicali paululum dilatata, ovata, apice rotundata. Pedicelli crassi, i
6 : REVUE BRYOLOGIQUE
Les feuilles courtes, sinuées-dentées, différencient cette mousse
du ?. tortile (Sw.) Pal.-Beauv. et des espèces voisines. Elle paraît
se rapprocher beaucoup du P. subgracile (Hpe) Besch. de la même
région, mais, d'après la description qu’en donne Hampe, cette
espèce serait plus petite dans toutes ses parties.
PoGonarum Lozaxor Card. — Lamellarum structura ?. barbano
Ren. et Card. costaricensi affine, sed caulibus et pedicellis longio-
ribus, foliis brevioribus siccitate magis erectis, nec flexuosis, cellu- ‘
_lisque marginalibus lamellarum in sectione transversali plerumque
angustioribus et altioribus.
Etat de Puebla : Honey-station, 1908 (Pringle, n. 15117).
On peut encore rapprocher cette espèce du 2. ericifolium Besch.,
mais on l'en distinguera aisément par sa taille moins élevée, ses
pédicelles plus courts et ses lamelles plus hautes, formées de 4 à
D 6 rangées de cellules, au lieu de 3 ou 4, à cellules marginales
= brevibus, obtusis, aliis elongatis, flexuosis,'attenuatis. Folia paten-
plus étroites et plus élevées en section transversale.
POLYTRICHUM ALPINIFORME Card. — Habitu, statura, foliorum
forma, denticulatione et areolatione formis genuinis P, alpini Linn.
omnino simile, lamellis autem mMmargine distincte crenulatis, cel-
lulisque marginalibus in sectione transversali vix dilatatis, an-
guste conicis certe diversum. Fructus in speciminibus nostris
juniores.
District fédéral: Cima, 1908 (Pringle, n. 15187). Élat de Pue-
bla : mt Maliatzi (Hecquet, 1904 : herb. 1. Thériot). 2
ERPODIUM OPUNTIAE Card. — Species sectionis Tricherpodium,
E. paraguensi Besch. et Æ. Lorentziano C. Müll. austro-americanis 4
proxima, sed statura robustiore, areolatione e cellulis majoribus
et minus obscuris composita, piloque foliorium leviter denticulato
distincta. Le
Etat de Oaxaca: environs de Oaxaca, sur Opuntia, 1894 (Pringle
n. 34 à).
Leucodon curvirostris Hpe. var. axrirrientomnEs Card. — Habi-
tu Antitrichiae curtipendulae Brid. similis, Caulis longe repens
pendulusve, laxe irregulariter pinnatus, ramis inaequälibus, aliis
tia, nec homomalla. Sterilis.
= Etat de Puebla : Honey-station, 1908 (Pringle, n. 15140,
15142). .
FORSSTROEMIA MEXICANA Card, — Habitu capsulaque omnino
. immersae species #. trichomitriae var. immersue (Sulliv.) Lindb.
__ Simillima, tamen statura majore, foliisque majoribus, late lanceo-
_ latis et longius acuminatis diversa, a
Etat de Nuevo-Leon : Monterey, Sierra de la Sila, 1889
Pringle, n. 734). oo 5
5
REVUE BRYOLOGIQUE 7
PRIONODON SoLorzanor Card. — P. fuscolutescenti Hpe. Bogo-
tensi peraffine, sed habitu robustiore, foliis majoribus, basi latio-
ribus et marginibus e medio dentibus robustissimis et inaequa-
libus ornatis distinetum.
Etat de Michoacan : San Miguel del Monte, Morelia, 1908,
(D° Manuel Martinez Solorzano, n. 8; Dr Pringle comm.). Etat de
Puebla : Honey-station, 1908 (Pringle, n. 10489).
PRIONODON OTIOPHYLLUS Card. — Caulis primarius repens, secun-
darius erectus, 5-10 centim. longus, pinnatus, ramis inaequalibus
patulis. Folia subcompressa, siccitate distinète triplicata, e basi
ovata vel oblonga, auriculis minutis sed pulchre distinctis, crenu-
latis denticulatisve praedita, in acumen elongatum, subcultriforme,
acutum, siccitate undulatulum producta, marginibus ubique inae-
qualiter serratis, costa sat procul ab apice evanida, cellulis
inferioribus linearibus, caeteris lineari-rhomboidalibus oblongisve,
parietibus parum incrassatis, nonnullis tantum juxta basin aliquid
porosis, omnibus in pagina dorsali papilla singula prominente
medio notalis, alaribus perpaucis et parum distincetis, nec incras-
satis, nec seriatis, nonnullis infra auriculas, ad insertionem folii,
_ majusculis, laxiuseulis, subhyalinis. Caetera desiderantur.
Etat de Morelos : près de Cuernavaca, 1908 (Pringle, n. 15184).
Espèce très remarquable par ses feuilles auriculées. La seule
autre espèce du genre présentant ce caractère est le P. auriculatus
Angstr. du Brésil, dont l'espèce nouvelle diffère d’ailleurs par ses
tiges pennées, par ses feuilles dentées dès la base et par les cellu-
les alaires peu nombrenses et peu différenciées ; ce dernier
caractère la distingue de toutes les autres espèces décrites
jusqu'ici. ,
PIREA PAPILLOSULA Ren. et Card. — À P. cymbifolia (Sulliv.)
Broth. et P. Pohli (Schw.) Broth. statura pygmaea (caule secun-
dario 1-2 centim. alto), foliis brevioribus, triangulari-lanceolatis,
marginibus e basi leviter sed sat distincte serrulatis, cellulisque
in pagina dorsali papilla minuta prominula apice notatis facile
distinguitur, Fructus ignotus.
Mexique, sans indication de localité (Maury ; herb.F. Renauld).
Le Nekera floridana Aust., qui se rapproche de notre espèce par
ses feuilles papilleuses, semble, à en juger du moins d'après la
description, s'en distinguer par ses feuilles plus étroites (« narrowly
_ oblong-lanceolate »), largement révolutées aux bords, et par sa
_ nervure plus courte, disparaissant au delà du milieu. |
. Pterobryum densum (Schw.) Hsch. var. PERACUMINATUM Card, —
À forma typica foliis magis sensim angustatis, acumine longiore
_et'angustiore distinctum. sd mers
Ÿ
8 | REVUE BRYOLOGIQUE
Etat de Hidalgo: Honey-station, 1904 (Pringle, n. 15070).
Prerogryorsis PRiNGLEr Card. — Caulis primarius repens, slo-
loniformis, secundarius frondem anguste oblongam, pinnatam,
viridem sistens, ramis plus minus confertis, inaequalibus, subob-
—tusis, patenti-erectis. Folia subcompressa, concava, ovalo-
oblonga, breviter acuminala, apicem versus obsolete denticulata,
costa tenui, ultra medium vel ad 3/4 evanida, cellulis chlorophyl-
- losis, linearibus, parietibus crassiusculis, alaribus numerosis,
quadralis, internis fuscis, Cætera desiderantur. 4
Etat de Vera Cruz: près de Jalapa, 1908 (Pringle,-n. 45150 in
parte). |
_ Voisine du P. mexicana (Sch.) Fléisch., cette espèce nouvelle
s'en distingue par sa teinte verte, sa fronde plus allongée, ses
_ rameaux non julacés, ses feuilles un peu comprimées, moins
larges et moins concaves, ovales-oblongues, et son tissu chloro-
_phylleux. 3
… PILOTRICHELLA RIGEXS Card, — A p. turgescenti (GC. Müll.) Besch.
Caule secundario breviore, haud pendulo, siccitate rigido, subre-
gulariter pinnato, ramis minus crassis, longioribus, attenuatis
_ vel subeuspidatis, gtriclis, palentissimis, cellulisque alaribus
Aumerosioribus, minus fuscis, sublutescentibus facile distinguitur.
_Habitu P. Araucarieti CG. Müll. brasiliensi similis, cellulis autem
alaribus multo magis numerosis, in maculam duplo latiorem con-
_ geslis. Caulis secundarius 4-8 centim. longus ; folia patenti-
| Squarrosa.
Etat de Hidalgo : Honey-station, 1904 (Pringle, n, 15061),
AEROBRYOPSIS MEXICANA Card, — Ae. longissimae (Doz, et Molk.)
Fleisch. sundaicae et oceanicae peraflinis et forsan hujus tantum
proles regionalis,cellulis tamen latioribus, magis distinctis, parie-
tibus angustis vel vix subincrassatis, haud porosis, Fructus deest.
Etat de Hidalgo: Honey-station, 1907 (Pringle, n. 15044 in
_ parte, 15052).
C'est la première espèce du genre signalée en Amérique.
_ PororRICHUM PRINGLEr Card. — P. mexicano Sch. valde affine,
a quo differt habitu aliquanto robustiore, colore magis viridi,
caulibus secundariis basi minus longe denudalis, foliis angustiori-
bus et longioribus, retique densiore, magis chlorophylloso, cellulis
_ angustioribus composito. Fructus desideratur. 1
he . Etat de Vera Cruz : près de Jalapa, 1908 (Pringle, n, 14515
An parte), f 1.
_ POROTHAMNIUM (?) NEOMExICANUM Card. — Molle, delicatulum
viride, nitore destitutum, Caulis primarius repens, secundariu:
3 centim. longus, usque fere ad basin laxe irregulariter
{ Ÿ
REVUE BRYOLOGIQUE 9
natus ramis compressis, palulis, obtusis vel attenuatis. Folia
hexasticha, mollicula, complanata, aliquid asymmetrica, oblonga,
late breviterque acuminata, acuta subobtusave, apicem versus
minute dentieulata vel subintegra, marginibusinfernesubundulatis
et late reflexis deinde plus minus longe revolutis, interdum uno
latere subplanis, costa viridi, tenui, medio vel paulo ultra evanida,
cellulis inaequalibus, ovatis, oblongis et linearibus, superioribus
brevioribus. rhomboiïidalibus, alaribus minutis, quadratis vel
subrotundatis. Folia perichaetialia convoluta, longe acuminata,
enervia, integra, reti basilari hyalino. Fruelus desideratur,
Etats-Unis : New Mexico : Socorro County, mt, Mogallan, près
_ de la branche occidentale de la Gila (0. B. Melcalfe, 1903, comm,
_ À. J. Groult)
Les affinités de cette espèce sont très obscures. Je l'avais d'abord
placée, avec quelque doute, dans le’genre Weckera ; je me suis
ensuite rangé à l'opinion de M, Brotherus, qui pense que c'est
plutôt un Porothamnium; cependant on ne pourra être définitive-
1 ment fixé sur la place qu'il convient d’assigner à cette mousse que
à. lorsque la fruetification en sera connue, En tout cas, elle diffère
__ considérablement du P. Bigelowü (Sulliv.) Fleisch., des Etats-Unis
de l'Ouest, par son port, ses dimensions plus faibles, sa coloration
? verte et terne, ses feuilles molles, courtes et larges, faiblement
denticulées ou subentières, son tissu basilaire plus lâche, ete,
L'inflorescence paraît dioïque, J'ai bien vu, sur les liges portant
des périchèzes, de très pelits bourgeons gemmiformes, ayant
l'aspect de fleurs mâles, mais il m'a été impossible, à la dissection,
és d'y trouver aucune trace d'anthéridies,
à CLASTOBRYUM AMERICANUM Card, — €, planulo (Mitt.) Broth. hima-
layano proximum, foliis caulinis latioribus, magis concavis, plica-
_ tulis, costa gemella distinetiore, interdum ad 1/4 folii produecta,
PS PS TR AT SE PAT
propagulisque brevioribus, subfusiformibus, inextremitate caulis
et ramorum eonglomeratis diversum, Fructus ignotus,
Etat de Puebla : Honey-station, 1908 (Pringle, n. 45640),
. Malgré l’absenee du sporogone, il n’est guère douteux que celte
plante ne doive prendre place dans le genre Clastobryum, les ca-
ractères d'ordre végétatifla rapprochant étroitement duc, planulum +
Amérique.
: PLATYGYRIELLA Card. gen, nov. fam. Entodontacearum. . à
_ Generi Platygyrio gamelophyto proximum, sed exoslomii denti-
bus latioribus, iptus elamellosis, articulis dorsalibus dense et dis
_tinctissime transversim slrialis certe diversum, Fe
4e à HELIGODONFIOIPES Card, — Mofoica, gracilis, corticicola, ha- .
(Mitt,) Broth, C'est la première espèce du genre observée ep Fe
10 REVUE BRYOLOGIQUE
bitu et magnitudine Helicodontio tenuirostri vel capillari simil-
lima. Caulis appressus, repens, pinnatus, ramis numerosis, fili-
formibus, attenuatis. Folia minuta, ovato-lanceolata, patenti-erec-
ta, acuminata, integra, costa gemella obsoleta vel subnulla,
cellulis linearibus, alaribus numerosis, quadratis, magis viridibus,
omnibus laevibus. Capsula in pedicello rubente, 7-10 millim.
longo, erecta, lutescens, subeylindrica, operculo oblique et lon-
giuscule rostrato. Peristomium duplex : exostomii dentes latius-
_ Culi, lanceolato-subulati, elamellosi, articulis dorsalibus multo
= Jatioribus quam ventralibus et valde transverse striatis ; endos-
tomii membrana brevis sed distincta, processibus lineari-filifor-
mibus, imperforatis, dentibus subaequilongis. ;
Etat de Michoacan : près de Patzcuaro, en mélange avec un
Rhaphidostegium, 1890 (Pringle, n. 754). District fédéral : Canada,
vallée de Mexico, 1908 (n. 15113). Etat de Mexico : Amecameca,
associéà Æntodonabbreviatus Br. Eur. et à Pylaisia subfalcata Sehp.
1908 (n. 15256).
_ PYLAISIA RHAPHIDOSTEGIOIDES Card. — Intricato-repens, caule
pinnalo, ramis numerosis, gracilibus, ascendentibus erectisve, :
apice hamatulis. Folia parva, secunda, subfalcata, caviuseula,
Oblongo-lanceolata, in acumen longum, tenue sensim augustata,
enervia, marginibus in dimidio inferiore plerumque reflexis vel
subrevolutis, superne minute serrulatis, cellulis anguste lineari-
_ bus, attenuatis, acutis, alaribus paucis, sed 3 vel 4 infimis perdis-
_ tinctis; magnis, lutescentibus, ovatis oblongisve, vesiculosis,
Capsula in pedicello tenui rubello, 7-10 millim. longo, siccitate …
_Sinistrorsum torto erecta subinclinatave, symmetrica, cylindrica,
operculo adhuc ignoto. Exostomii dentes intus lamelliferi, dorso
dense et minute transversim striatuli, apice grosse papillosi,
endostomii membrana brevis, parum distincta, processibus libe-_
ris, papillosis, in carina fissis, interdum bifidis.
Etat de Puebla : Honey-station, troncs de pins, 1908 (Pringle,
n. 15120, 15121). é
Cette espèce se distingue de toutes ses congénères par S3S.
cellules alaires inférieures très différenciées, vésiculeuses, sem:
blables à celles des Rhaphidosteqium : mais la stracture du péris-
tome ne permet pas de la placer ailleurs que dans le genre
_ Pylaisia. k
_ PyLaisra MacRoTIS Card. — Habitu et magnitudine præceden
Similis, foliis autem majoribus, latioribus, minus secundis, int
_Serrimis, acumine breviore et latiore, cellulisque alaribus magis
numerosis, externis hyalinis, internis fuscis, omnibus subæqua-
libus, infimis non vesiculosis facile discernenda. À P. faleata Se
ER
REVUE BRYOLOGIQUE il
et subfalcata Sch. statura minore, ramis gracilibus, cellulisque
alaribus multo majoribus prima scrutatione distinguitur, Fructus
| des'deratur.
L Etat de Las Chiapas ; district de San Cristobal, surtronces de
chênes (G. Münch, 1907 ; comm. D" E, Levier). ;
Entodon erythropus Mitt. var. MExIcANUS Card.—A forma typica
austro-americana capsula longiore, anguste cylindrica diversa.
Planta sat polymorpha, foliis nunc obtusis, nunc breviter acumi-
natis, acumine latiore vel angustiore, plerumque denticulato,
rarius integro.
_ Etat de Jalisco: près de Guadalajara, 1888 (Pringle, n. 540) ;
Rio Blanco, 1908 (n, 10572). Etat de Hidalgo : Cuzamaloza, 1904
et 1908 (n. 10622, 15077). Etat de Puebla : Honey-station, 1908
(n. 10652). Etat de Michoacan : Tarascon, 1905 (n. 15084). Etat de
Morelos : près de Cuernavaca, 1908 (n. 10502, 15303, 15307). Ad
montes prope Santa-Fé, in valle mexicensi (Bourgeau, n. 1346).
Orizaba (F. Müller).
_ D'après les échantillons collés dans l'exemplaire du Prodromus
du Museum, Bescherelle a pris cette variété pour l'Z. subsecundus
(Sch.) Jaeg., qui est une plante plus lâche, plus verte, à feuilles
moins ecucullées, et pour l’'£. aurescens Sch., qui a le pédicelle
| jaune.
:. Entodon erythropus Mitt. var. Muexcan (Broth,) Card. (E. Muen-
Fe chi Broth. in sched, — À præcedente caule pedicellisque brevio-
ribus distincta.
Etat de Las Chiapas : los Llanos près San Cristobal (G. Münch,
1907 ; comm. D° E. Levier). District fédéral: Canada, vallée de
Mexico, 1908 (Pringle, n. 15107, 15279). Etat de Jalisco : Etzatlan,
1908 (n. 15220). |
Entoclon erythropus Mitt. var. curvaruLus Card. — Capsula
leniter areuata, subfalciformis.
Etat de Michoacan : près de Patzeuaro, 1891 (Pringle, n, 768).
ERYTHRODONTIUM MINUS Card. — Ab £:cylindricauli C. Müll. et
affinibus statura dimidio minore, foliis laxioribus, patentibus, :
_cellulis alaribus minus numerosis, pedicello breviore (5-7 millim.),
capsulaque multo minore et breviore, ovata facile distinguitur.
Orizaba (W. Trelease, 1905). à
- = ErYrnRoDoNTIUN Prier Card. — Dioicum, nitidum, pulchre
aurco-fulvum vel fuscescens. Caulis brevis, robustulus, ramis
_brevibus, inaequalibus, julaceis, curvatulis, Folia tam sicca quam
_ terque acuminata, marginibus integris, usque apicem versus
_ reflexis vel revolutis, nervis binis, brevibus, plerumque distinetis,
__ madida dense imbricata, perconcava, late ovalta, abrupte brevi-
. 42 REVUE BRYOLOGIQUE
cellulis alaribus sat numerosis, quadratis, caeteris linearibus,
_angustis. Capsula in pedicello 45-18 millim. longo rubello, erecta,
anguste cylindrica, operculo conico oblique rostrato.
Etat de Jalisco: Etzatlan, 1908 (Pringle, n. 15222 in par le). Etat
_ de Michoacan : Coru, 1907 (n. 10438 in parte).
L'inflorescence dioïque sépare déjà cette espèce de l’Z. teres (C.
Müll.) Par. ; elle difière de l'£. densum (Hook ) Par. par son port
plus robuste, ses rameaux plus épais, ses feuilles plus grandes,
plus concaves, plus brusquement et brièvement acuminées, en-
tières, à bords réfléchis ou révolutés, ses cellules alaires moins
e nombreuses, et sa capsule cylindrique, plus allongée. L'ÆZ. imbri-
catifolium Williams ms. se rapproche beaucoup de notre Mousse
par son aspect général, mais s’en distingue par ses feuilies encore
plus étroitement imbriquées, plus apprimées, moins concaves,
__ plus graduellement rétrécies-acuminées, à bords plans, ordinai-
_rement un peu denticulés dans le haut, et par ses cellules alaires
plus nombreuses, dilatées transversalement. (Etat de Jalisco:
Barranca de Guadalajara (Pringle, n, 709).
= Erythrodontium densum (Hook.) Par. var. BREVIFOLIUM Card. —
A forma typica differt foliis magis concavis, brevioribus, suborbi-
__ culari-ovatis, brevius et magis abrupte acuminatis.
Etat de Michoacan ; Coru, 1907 (Pringle, n. 10438 in parte).
ENroponroprsis RHABDODONTA Card. — Monoica, depressa, viridis.
Caulis brevis, laxiuscule complanato-foliosus. Folia compressa,
leviter asymmetrica, oblongo-lanceolata, sensim angustata,acumi-
nata, apice acuto vel subobtuso minute denticulata, caeterum
integra et marginibus planis, costa medium versus evanida, cel-
lulis viridibus, linearibus, attenuatis, alaribus quadratis, paucis.
= Capsula in pedicello tenui, rubello, 8-10 millim. longo erecta,
symmetrica, anguste cylindrica, operculo conico-curvirostro.
Exostomii dentes usque longe ultra medium dorso dense et
distinctissime transversim striati, apice papillosuli ; endostomii
processus subulati, in carina anguste rimosi, papillosi, dentibus
æquilongi.
Etat de Jalisco : Etzatlan, 1908 (Pringle, n. 15221).
Se distingue de l£, contorteopereculata (CG. Müll.) Broth., du
_ Costarica, par ses feuilles denticulées au sommet et par son péris-
_ tame à dents fortement striées sur la face dorsale, et à processus
de même longueur que les dents. Ces caractères du péristom
__ font disparaître une partie des différences séparant le genre
_ Entodontopsis, tel que le caractérisait M. Brotherus, des Stereo-
… phyllum ; ils rapprochent l'espèce nouvelle de ce dernier genr
dont | éloignent par _. la in la page et . tissu de!
“M :
REVUE BRYOLOGIQUE 15
STEREOPHYLLUM TURGIDULUM Card. —- Monoicum, viridissimum et
fusco-variegatum. Caulis repens, ramis obtusis, turgidulis, parum
compressis. Folia madida patentia, siéca laxe imbritata, oblongo-
lingulata, rotundato-oblusata vel abrupte et obtuse acuminata,
marginibus planis, apicem versus crenato-denticulatis, costa basi
valida, superne atlenuata et sat procul ab apice evanida, cellulis
brevibus, inferioribus oblongo-ellipticis, mediis ovoideis, superio-
ribus breviter ovatis et dorso papilla crassa singula medio notatis,
alaribus numerosis, parvis, quadratis, obscuris. Capsula in pedi-
cello rubello, 8-10 millim. longo, erecta vel inclinatula, ovato-
oblonga, siccitate sub ore conslricta, aliquid asymmetrica, Exos-
tomii dentes pallide lutescentes ; endostomii processus in carina
rimosi, ceiliis interpositis geminatis, longiuseulis, plus minus
cohaerentibus.
Etat de Morelos : près de Cuernavaca, 1908 (Pringle, n. 10665).
Etat de Jalisco : Guadalajara, 1908 (n. 15236, 15240 b).
Cette espèce se reconnaitra facilement à ses feuilles obtuses et
à ses cellules supérieures courtes, fortement papilleuses sur le
dos. Cependant, le S. affizum C. Müll., du Guatemala, parait très
voisin de notre plante ; il semble toutefois en différer, d'après la :
description, par ses feuilles tout à fait entières, et par son péris-
tome à dents rougeâtres, à segments entiers sur la éarène, et à
cils solitaires, courts.
| Observation. — Dans mon troisième article sur les Mousses
mexicaines, j'ai décrit un Macromitrium densifolium (Rev. bryol.
1909, p. 108) ; mais je viens de m’apercevoir que mon ami Thériot
avait déjà donné ce nom, en 1908, à une espèce de la Nouvelle-
Calédonie. En conséquence, l'espèce mexicaine devra prendre le
nom de M. PYCNOPHYLLUM Card.
(A suivre).
Bryological notes
by N. C. KINDBERG.
Dicranum (Orthodicranum) subsubulifolium Kindb., n. sp.
yellow, 1-1,4 cm. long. Leaves curved, also when dry, from nar-
upper denticulate at acumen ; inner basal cells pellucid and short-
rowly ovate- -oblong base nearly gradually tapering to a longer,
Capsule straight cylindric ; teeth cleft to middle ; : pedicel Séritetit |
FO
subulate acumen, convolute, sometimes brittle, 0,4 em. long; the
_rectangular, thé alar somewhat larger and sometimes brown, the
others sr: short and SE more or less oblique ; costa
_ nuale,entireand smooth, subcanaliculate not recurved; cells narrow
a costa is indistinct or very shortand double. — The paraphyllia are
14 REVUE BRYOLOGIQUE
percurrent, not distinctly rough, occupying 1/# of the leaf-base.
Dioecious. Tufts greenish,radiculose at base, scarcely1 cm. high.
N. Amer., N. Carolina, Hendersonville, 2200 f. a sea: D'N. LT,
Nelson 1909.
D. subulifolium differs in leaves generally not convolute, D.
- rhabdocarpum in capsule not wholly straight; both differ in leaf-
cells generally narrow-linear. F
. Ditrichum rhynchesteqium Kindb., n. sp. f
Capsule oblong asymmetrie, not striate ; teeth long filiform-su-
_bulate papillose, partite nearly to the base, not nodose ; lid
subulate, much longer than the capsule; pedicel red, 2-3 em. long;
_ spores scarcely 0,01 mm. Leaves narrow, broader at base, atte-
_ costa long-ercurrent. Perichetialleaves fromsuboblong baseabruptly
narrowed. Stem short. Dioecious. É
_ N. Amer., West Virginia, Pocahontas C° : N. L. T, Nelson 1909.
Rhamphidium macrostegium(TrichostomummacrostegiumSull.,
icon, muscor.) Mitt. is quite agreeing in capsule, lid and peristome.
Æontinalis maritima C. M, quite agreeing with the original
specimen, communicated by the author, in leaves concave, not.
_ conduplicate, etc. It'is therefore notalliedto Fontinalis neomexicana
but to F, mollis C. M. The leaves areentire and sometimes obtuse,
as in F. mollis, but generally longer and often distinctly acumi-
_ nate. The capsule is a little emergent above the obtusate peri-
chetial leaves ; peristome not seen.
N. Amer., Massachusetts, Fall river : Mrs Handy 1909, com.
Nelson. :
_Stereodon (vel Hypnum) crassicostatus Kindb. n. sp.
Differs from Hypnum Lindbergii (Stereodon arcuatus Lindb.) :
leaves long-deccurent, not densely crowded, insertion always pale;
alar cells large, often inflated and suboval; costa thick, often rea-
ching to the middle, cleft below into two, mostly inequally long
branches. The leaves are bright green, much curved ; paraphyllia
large, broad, acuminate and entire. Only male plants seen.
Canada, Brit.-Columbia : Mr. A. Brinkman, com. J. Macoun 1909.
| In my specimen of Hypnum Lindbergii, com. by Prof. S. 0.
= Lindberg, leaves are densely crowded and short-decurrent : their
= described by Limprichtas sparingly occurring, short and hairlik
= Orthotrichum Hendersoni Ren. et Card. in Bot. Gazette 1890.
… Calyptra (hitherto unknown) pale, glabrous, wide and cam
nulate, — Nearly allied to O. stramineum. AR CR
= Canada, Quebec, Montmorency, on trees : J, Macoun 1905. -
ew to Canada, only before found in Oregon. .
REVUE BRYOLOGIQUE 45
- Brachythecium erythrorhizon Schimp. — N. Aimer, Colorado, mt
Carbon, fruiting : Nelson.
Dicranoweisia subcompacta Card. et Thér. — N. Amer, Colorado,
mt Carbon, 11000 f, a. sea, growing on old logs, fruiting, July
1908 : Nelson.
Andreæa frigida Hueb. — N. Amer., Massachusetts, Mulden,
Granite rock : com. by Dr Nelson.
Hyprum (Drepanocladus) capillifolium Warnst. — N. Amer,
Wisconsin, Milwaukee : Nelson.
Bryum (Caespitibryum) Manitobae Kindb. n. sp.
Synoecious. Capsule narrow, subeylindric and slightly stran-
gulate, inelined or pendent ; lid convex, mamillate; teeth yellow,
narrowly limbate, their base reddish orange ; endostomial
segments fenestrate ; cilia long-appendiculate ; pedicel thin, 3-5
em. long ; spores 0,01 m.m. Leaves narrow, long-attenuate,
somewhat narrowly limbate, often deuticulate near apex, not
distinetly decurrent: insertion red ; costa long-exeurrent. Tufts
green and low, less than 1 cm. ; fruiting stem 2-3 m. m. |
Canada, Manitoba, Macgregor : J. Macoon 1906.
B. affine differs in thick capsule and decurrent leaves, B.
bimum in short-excurrent costa, B. revelstokense (resembling in
habit) in dioecious inflorescence. B, cirratum and B. pallescens
have leaves broader-limbate and mostly larger spores. The tufts
are lower than in the mentionned species.
Stereodon subhamulosus Kindb., n. sp.
… Differs from (the also dioecious) S. hamulosus : leaves smaller,
abruptly acuminate, not recurved ; alar cells distinct, 4-5; para-
phyllia narrow ; from S. dolomiticus : leaves not recurved.
Canada, Brit. Col., 7300 f. a. sea : J. Macoun 1904. — Approved
by Dr Brotherus. Ù |
Neckera pumila and Leucodon brachypus : West Virginia :
Dr Nelson.
New to Germany :
Rhabdoweisia crenulata (Mitt.) Jameson. Eisenach : À. Grimme,
com. by « Berliner Tauschverein » 1909. — This species was
described 1859 by Mitten, found already 1855 by myself in the
_Pyrenées, cascade d’Enfer near Bagnères-de-Luchon, but also by
S. O. Lindberg and T. Husnot named « Weisia denticulata ».
Correction. —The both « Forsstroemiæ » from Vancouver island
= (Rev. Bryol. 1909,-p. 43-44) are Asia californica Sull. The para- |
phyllia are numerous. Theleaves (described by Lesq. and James as
_ «serrulate ») are in the female plant entire ; their costa is either
_ simple or divided in 2 or 3 branches as in Antitrichia. The peris-
_ tomeis double.— I have also received a specimen found 7 Dr Jul. ..
Räüll in the mass __ near ae 1888. ue
146 REVUE BRYOLOGIQUE
Quelques jours d’herborisations bryologiques
dans les Pyrénées basques
par M. G. DISMIER
Dans les premières pages de l'excellent ouvrage de MM. Jean-
bernat et Renauld(1) sur la Bryo-géographie des Pyrenées, il est
dit ceci : 1°..., « 20 les Pyrénées basques qne nous avons à peine
entrevues, et qui mériteraient d'être soigneusement explorées ».
Puis vers la fin de ce même travail : « Nous recommanderons
particulièrement à l'attention des bryologues la chaine basque que
nous connaissons mal et qui paraît riche, »
Ces lignes jointes aux encouragements dé M. Renauld lui-même
m'ont décidé à passer quelques jours dans les Pyrénées basques.
J'ai choisi comme but d'herborisations la vallée ou coule la Nive
_… des Aldudes, limitant mes recherches à la partie comprise entre
_St-Etienne-de-Baïgorry, Banca et les Aldudes, soit une étendue
d'environ seize kilomètres. Ces deux localités, qui dépendent de
l'ar rondissement de Mauléon (Basses-Pyrénées), sonttrès proches
de l'Espagne et à moins de 50 k. en ligne droite du golfe de
Gascogne.
Les hauteurs qui dominent directement la Nive ne dépassent
guère 1000 mètres et sont relativement peu boisées, plusieurs
petits cours d'eau plus ou moins torrentueux descendent dans la
vallée, tout en formant sur leur parcours d'assez nombreux maré-
Cages qui donnent asile à beaucoup d'espèces intéressantes.
Au point de vue géologique, cette vallée, comme d'ailleurs
toute la chaîne-des Pyrénées, est de composition très complexe.
Les roches calcaires et siliceuses alternent de telle facon que les
espèces à tendances marquées sont pour ainsi dire en mélange
- intime et continuel. Cependant, d'une manière générale, on peut
dire que dans la région comprise entre St-Etienne-de-Baïgorry et.
_Banca la silice domine, tandis que de Banca aux Aldudes les
roches calcaires semblent plus fréquentes.
Ainsi qu'on le verra par l'énuméraltion qui termine la présente
. Note, cette vallée est riche en Muscinées. La présence de 10 espèces
non encore constatées dans le massif pyrénéen et l'abondance de
_ quelques autres considérées comme exceptionnelles viennent
_ apporter une contribution intéressante à la connaissance de la
flore brologique de cette chaîne de montagnes.
(1). Jeanbernat et Renauld, Bryo-géographie des Pyrenées, Mém. de
la Soc. des Sc. nat. et math. de Cherbourg. T. xxv, 1885 pp. 11 et 173.
*
REVUE BRYOLOGIQUE
Campylopus polytrichoides De Not. — Avec de nombreuses
capsules, entre Saint-Etienne-de-Baigorry et Banca.
Jusqu'à présent cette Mousse n'était connue en France qu'à
l'état stérile. Les seules régions du globe où elle ait été recueillie
en fruits sont le Portugal, où l’on en connaît plusieurs localités,
et l'Espagne. J'ai d'ailleurs publié dans le Bull. de la Soc. bot. de
France (1), une assez longue Note au sujet de cette découverte.
J'ajouterai, par suite d'observations récentes, que cette plante
ne doit fructifier que dans des conditions exceptionnelles, L'année
dernière, au mois d'août, j'avais recueilli tous les coussinets
munis de capsules que j'avais pu trouver. Or. cette année, à la
même époque et dans la même localité il me fut impossible de
recueillir un seul fruit.
_ Fissidens algarvicus Solms-Laub. — En fruits, sur un talus
_argileux à Banca. Mousse, fort rare et nouvelle pour la chaine
pyrénéenne. me
Dans un Mémoire très documenté, M. Dixon (2) a donné sur
cette plante d'excellentes indications historiques eta appelé l’atten- .
tion sur les caractères qui la distinguent de ses congénères les
plus voisins. En outre cet auteur établit que le #. Sardagnai
Vent. (in Rev. bryol. 1883, p. 93) recueilli en Sardaigne par M. de
Sardagna n'est pas autre chose que le #. algarvicus. |
Il résulte du travail de M. Dixon ainsi que d'une Note (3) que
M. Thériot a eu l'obligeance de m'envoyer, qu'il y a lieu d'ajouter
les localités suivantes à la liste que j'ai dressée dans cette Revue
(1908, p. 139), au sujet de la distribution du F, algarvicus en
Europe. Angleterre : Devonshire à Exeter (leg. G. B. Savery).
Seine-Inf, : S-Romain (leg. Thériot). Sardaigne : Cagliari (leg. de
Sardagna.)
Fissidens Curnowii Mitt. (F. bryoides Hedw. var. cæspilans
Schpr.). — Près de Banca sur plusieurs points et en bel état de
fructification.
L'unique localité française, où cette Mousse ait été indiquée,
figure dans le Muse. gall. de M. Husnot. En effet on lit dans cet
ouvrage, page 47: F. bryoïdes var. cæspitans, Brest (Le Dantec).
J'ai encore reconnu ce Fissidens sur des échantillons trouvés
(1) Dismier, Première localité française de Campyl. polytrichoides :
_ fructifié. (Bull. de la Soc. bot. de France, 1909, p. 173). .
(2) H. N Dixon, A New British Moos (Fissidens algarvicus Solms.
Journ. of Bot. 1907, p. 237. e
- (3) Thériot, Herb. bryol. dans les vallées de St-Aubin, Routot et
_ d’Oudalle (Bull. de —_. Linn. de gs 4e ren he vol., 3e fasc. 1890, ù
P. ie ”
48 : REVUE BRYOLOGIQUE
dans la Haute-Vienne et le Maine-et-Loire (1). Tout dernièrement
= M. Potier de la Varde, vient de le signaler dans les Côtes-du-
Nord, la Manche et de nouveau dans le Finistère (2).
Didymodon spadiceus (Mitt.) Limpr. — Bord d’un torrent à
Banca. — St. — Mousse nouvelle pour les Pyrénées.
Si le D. rgidulus est considéré comme répandu dans les
Pyrénées, par contre je n'ai vu le D. spadiceus indiqué dans
_ aucune localité pyrénéenne. Peut-être cette espèce a-t-elle été
_ confondue avec le D. rigidulus. Elle s'en distingue cependant
- facilement par ses feuilles plus larges, son tissu à cellules arron-
dies et à parois épaisses, sa nervure brun fauve, forte et élargie
_à la base. De plus les propagules, qui sont presque toujours
présentes chez le D. rigidulus, font complètement défaut chez le
D. spadiceus.
ï Ulota Bruchii Brid. et U. crispula Brid. — Saint-Elienne-de
_ Baïgorry, rochers siliceux !
_ Pohlia annotina (Hedw.) Lske et sa var. decipiens Lske.
Fleurs g. — Dans aucune région de la France je n'ai vu le
P. annotina aussi abondant et présentant des formes plus variées
qu'entre Saint-Etienne-de-Baïgorry et Banca. La var. decipiens
qu'il ne faut pas confondre avec le P. Proligera, se rencontre çà
- éL.Ià,
Philonotis rigida Brid. — Commun sur les rochers humides, au
bord de la route de Saint-Etienne-de-Baïgorry à Banca où il fruc-
tifie abondamment. C'est d'ailleurs l'espèce la plus fertile du
genre. Mousse non encore signaiée dans les Pyrénées.
La vallée de la Nive des Aldudes est incontestablement privi-
légiée sous le rapport des Philonotis, car surles 8 espèces consta-
tées en France, 6 s’y trouvent : Ph. rigida, Ph. marchica, Ph.
capillaris, Ph. cœæspitosæ. Ph. fontana et Ph. calcarea. Les 2
espèces qui font défaut, mais dont la présence est probable sont
les Ph. tomentella et Ph. seriata.
Philonotis Marchica (Wild). Brid. et sa var. laxa (Limpr.)
Le Ph. marchica s'observe cà et là de St-Etienne-de-Baïgorry |
_ aux Aldudes, sur les rochers et les talus humides, aux bords des
_ Sources, des ruisseaux, des cascades, ele., mais toujours en petite
_ quantitéet stérile. La var. laxa y semble rare, car je nel’airecueillie
_ qu'à Banca. L'aspect de cette variété est parfois si différent du
(1) Dismier, Une Mousse nouvelle pour Maine-et-Loire : F. Curnowii
Mitt. (Bull. de la Soc. d’Et. sc. d'Angers, 1908, p. 29). :
(2) Potier de la Varde, Contribution à la Flore bryol. des Côtes-du-
_ Nord (Bull. de la Soc. des sc. nat. de l’Ouest de la France, 1909, p.189.
REVUE BRYOLOGIQUE 19
type, qu'on croirait avoir sous les yeux une toute autre espècé !
aussi Limpricht trompé par cet aspect particulier avait cru devoir
faire de cette variété un Philonotis nouveau, sous le nom de Ph.
laxa Limpr. |
Thuidium delicatulum Limpr. — St-Etienne-de-Baïgorry, bien
fructifié. — Mousse nouvelle pour les Pyrénées.— Espèce considérée
il y à peu de temps encore comme une grande rareté française. À
mon avis le 7h. delicatulum doit être beaucoup plus répandu dans
nos montagnes qu'on ne le suppose.
Lejeunea ulicina (Tayl.). — St-Etienne-de-Baïgorry, sur un
tronc d'arbre, -- Stérile. Re
Dans le Mémoire que M. F. Camus (1) a consacré aux espèces
francaises du genre Lejeunea, il n'est fait mention, pour le
L. ulicina, d'aucune localité pyrénéenne. De plus, je ne l'ai vu
cité nulle part dans les travaux qui ont été publiés récemment
sur cette région. ès
Le ZL. ulicina, ainsi que le dit M. F. Camus, est surtout abon-
dant sur la côte occidentale de l'Atlantique. Cette Hépathique a en
effet été observée dans tous les départements qui bordent l'Océan,
du Calvados à la Vendée, mais elléne semblait guère, jusqu à
présent, dépasser beaucoup la Loire. Sa présence à St-Etienne-
de-Baïgorry montre qu'elle descend plus au sud. On peut donc
supposer que de nouvelles recherches feront trouver cette plante
dans les départements qui relient la Vendée aux Basses-Pyrénées.
_Odontoschisma denudatum Dum. — Aldudes : bruyères hu-
mides. — Stérile. — Cette Hépatique qui n'est très probablement
qu'une variété de l'O. Sphagni est nouvelle pour les Pyrénées.
Saccogyna viticulosa Dum. — St-Etienne-de-Baïgorry : dans un
marécage formé par le cours d’eau qui descend du cold Ispeguy.
— Stérile, — Cette espèce, non encore signalée dans la chaîne
des Pyrénées, est particulièrement répandue en Normandie et en
Bretagne. Elle a cependant été indiquée dans le S. O. dela France
aux environs de Dax (Landes) par Grateloup (1).
_ Lophozia exsectiformis Breidl. — Sur un talus aux Aldudes.
— Stérile. :
= Hépatique nouvelle pour les Pyrénées. ne
_ Les Z. exsecta et L. exsectiformis ont été longtemps confondus.
_ J'ai examiné au Muséum de Paris l'échantillon de Z. exsecta Lee
_ (1) F. Camus. Présence en France du Lejeunea Rosettiana et
remarques sur les espèces françaises du genre Lejeunea (Ball. de la
Soc. bot. de France, 1900, p. 199). A à
. (2) Grateloup, Actes de la Soc. Linn. de Bordeaux, Vol. VII, 1835.
Gryptogamie tabellienne.
REVÜE BRYOLOGIQUE
5 à :
_ recueilli au Pic de Ger (Basses-Pyrénées) par Spruce (Hep. Pyr.
n°17); ce Lophozia est en eflet bien nommé. En outre M. Douin
(in, Rev. bryol. 1903, p. 12) qui a herborisé à différentes reprises
_ dans les Pyrénées a été amené à faire l'observation suivante :
___« Si dans la flore parisienne le L. exsectiformis domine à peu
es près exclusivement par contre dans les Pyrénées, il m'a semblé
__ tout le contraire puisque je n'en ai rapporté que le Z. ersecta »,
En terminant je ferai remarquer que la distinction de ces deux
espèces n'offre pas de difficulté : les propagules sont tellement
différentes par leur grosseur et leur structure qu'il ne subsiste
aucun doute à l'examen microscopique. Je n'ai jusqu'à présent
jamais trouvé d'intermédiaire.
. Aplozia pumila (With) Dum. — Rochers humides ; sur plu-
sieurs points entre Saint-Etienne-de-Baïgory et les Aldudes.— Pér.
— Cette Hépatique n'est pas toujours facile à distinguer des
espèces voisines, notamment de l'A. riparia. Il est vrai que l'A.
_pumila est monoïque et l'A. riparia dioïque, mais il arrive fré-
quemment, chez l'A. pumila, que les anthéridies disparaissent de
= bonne heure. Il en résulte que la plante prend l'apparence de l'A,
_ riparia. Cependant lorsque les périanthes sont en bon état, c'est-
_ à-dire quand ils sont terminés en une sorte de bec oblique, on
peut encore reconnaitre l'A. pumila de ses congénères les plus
voisins. ;
Mesophylla stillicidiorum (Radd.) Boul. — T, C.sur les talus, sur-
tout de Banca aux Aldudes. Cette plante paraît ôtre commune
dans les Basses-Pyrénées car je l'ai aussi observée à Larrau,
Licq-Atherey et St-Engrace, — Je suis complètement d'accord
avec M. Douin (in Rev, bryol. 1904, p. 3) lorsqu'il dit qu'à l'état
stérile, il est impossible de reconnaitre le M. stillicidiorum du
Calypogeia ericetorum, — L'abbé Boulay (1) a donné quelques
détails relatifs à la structure des feuilles permettant de dis-
_ tinguer ces 2 plantes l'une de l’autre, À mon avis, ils sont
_. Sans valeur. — Cependantlorsqu'on peut se rendre compte de la
_ £ompositon chimique du sol, il est encore possible de ge faire une
Opinion ; le M. stillicidiorum élant calcicole, tandis que le Caly-
Pogeia ericetorum est silicicele,
SphagnummolleSull.— Bruyères humides, aux Aldudes, Sphaigne
non encore signalée dans les Pyrénées.
Dans une Note (2) que j'ai présentée dans le courant de cette
_ (1) Boulay, Musc. de la France, Hépatiques, 4904. p. 45. - 8
(2) Dismier, Le S. molle dans les Pyrénées basques (Bull Soc bot.
de France, 1908, p- 60). TS ee ne De La
environs de Revin.
Gymnostomum calcareum N, et H.
Eucladium verticillatum Br. eur.
Weissia viridula Brid. — efr.
. Rhabdoweïsia fugax Br. eur, — efr,
_ Oncophorus Bruntoni Lind, — cefr.
Dichodontium pellucidum Schpr,
Dicranella Schreberi Schpr.
D. squarrosa Schpr,
_ D. rufescens Schpr. — wo.
D. heteromalla Schpr. — efr, et sa
Var. sericea Schpr.
Dicranum montanum Hedw.
D. flagellare Hedw.
D. scoparium Hedw. — fr,
D. spurium Hedw,
Leucobryum glaucum Hpe.
. Campylopus flexuosus Br. eur,
GC fragilis Br. eur.
©. polytrichoides De Not. — cfr.
_ CG. atrovirens De Not.
_ Fissidens bryoides Hedw. — cfr,
F: Curnowii Mitt. — cfr.
F. rivularis Spr,
F. pusillus Wils. — efr.
_F. algarvicus S. Laub. — efr.
F. decipiens De Not.
F. polyphyllus Wils.
grandifrons Brid,
Fa l saxicola Br..e eur, —
“br, ? :
. H. imberbis Spr,
(1) 3. Cardot, Bull. de la Soc. d'Hist. nat. des Ardennes, t. VII 1900. à
rocès-verbaux des ” RS
REVUE BRYOLOGIQUE 21
année à la Soc. bot. de France je faisais observer que cette plante
n'élail connue que dans le Finistère, la Sarthe et les Vosges. Il y
a lieu d'ajouter à cette liste, le dép. des Ardennes. M. J, Cardot(1)
ayant trouvé cette espèce dès 1900 à Monthermé ainsi qu ‘aux
S. Gravetii Russ., S, rigidum Schpr, S. molluscum Bruch. — :
Bruyères humides, aux Aldudes — Ces trois espèces n'ont pas
encore été signalées dans les Basses-P yrénées,
Liste des Muscinées recueillies de Saint-Étienne-de-Baïqorry .
à Banca et aux Aldudes "A
Ceratodon purpureus Brid. — efr.
Didymodon rigidulus Hedw, — efr
D. spadiceus (Mitt.) Limpr.
D. rubellus Br. eur. — cfr, :
Trichostomum mutabile Bruch, —
T. crispulum Bruch. — cfr,
Barbula muralis Hedw, — cle,
B. fallax Hedw.
B. tortuosa W. et M.
B. subulata P. B, — efr,
B. Brebissonii Brid. L.
Cinclidotus fontinaloides P, B. +
Grimmia apocarpa Hedw. — cfr.
G. leucophæa Grev.
-G. ovata W. et M. — cfr,
G. Hartmani Schpr.
G Schultzii Wils. — cfr. .
Rhacomitrium aciculare Brid,— fr.
R. protensum Braun. Et
R. heterostichum Brid. — cfr.etsa
var alopecurum Hüb. de.
R. canescens Brid.
R. lanuginosum Brid,.
Hedwigia ciliata Ehr. — cfr.
Ptychomitriam poly phyllum Br, eur.
cfr. :
Zigodon viridissimus Brid,
Ulota Bruchii Brid, — cfr,
U. crispula Brid, — cfr,
29 : REVUE BRYOLOGIQUE
U: Hutchinsiæ Sehpr. — cfr.
Orthotrichum Sturmii H. et H.— cfr.
O. Lyellii H. et T. — cfr.
Eucalypta streptocarpa Hedw.
Entosthodon ericetorum Schpr. —
cfr.
E. Templetoni Schw. — cfr.
Funaria hygrometrica Hedw. — efr.
= Leptobryum pyriforme Schpr.— cfr.
. Anomobryum filiforme Hpe.
Pohlia elongata Hedw. — efr,
_ P. annotina (Hedw.) Lske, — et
Sa var. decipiens Lske,
Webera Tozeri Schpr.
W. albicans Schpr. — &
Bryum argentum L.
= B. alpinum Br. eur.
B. gemmiparum D. N.
Mnium undulatum Hedw.
M. hornnm L,
M. orthorrhynchum Br. eur.
Bartramia pomiformis Hedw. —- cfr.
. Philonotis rigida Brid. — efr.
_ P. marchica Brid, et sa var, laxa
(Limpr.).
P. capillaris Lindb.
P. cœspitosa Wills.
P. fontana Brid.
P. calcarea Schpr.
Diph;scium foliosum W. et M. — cfr.
= Atrichum undulatum P. B. — efr.
= Polÿtrichum piliferum. Schreb.
P. juniperinum Hedw.
P. formosum Hedw.
P. commune L,
Fontinalis antipyretica L.
F. squamosa L.
= Neckera crispa Hedw. — efr.
. N. pumi'a Hedw.
Leucodon sciuroides Schw.— cfr.
Pterogonium ornithopodioidesLindb
Antitrichia cartipendula Brid,
Habrodon Notarisii Schpr.
Anomodon viticulosus H. et T.
Hylocomium brevirostre Br. eur.
Heterocladium heteropterum Br. eur,
Thuidium delicatulum Lindb. — cfr.
T. tamariscinum Br. eur.
Pterigynandrum filiforme Hedw.
Climacium dendroides W. et M.
Isothecium myurum Brid.
Brachythecium rivulare Br. eur.
B. rutabulum Br. eur.
Scleropodium illecebrum Br. eur.
Hyocomium flagellare Br. eur.
Earhynchium crassinervium Br, eur.
E. piliferum Br. eur.
E. pumilum Schpr.
E. tenellum Milde. — cfr.
E. rusciforme Milde. .
Thuidium alopecurum Br. eur.
Plagiothecium undulatum Br. eur.
Amblystegium serpens Br. eur. —
cfr.
A filicinum De Not.
Hypoum commutatum Hedw.
H. cupressiforme L. — cfr,
H. patientiæ Ldb.
H. palustre L.
H. eugyrium Schpr.
H. cuspidatum L.
H. Schreberi Wild.
H purum L.
H. triquetrum Br. eur.
H. loreum Br. eur.
Frullania dilalata Dum.
F. Tamarisci Dum.
F. fragilifolia Tayl.
Lejeunea serpillifolia Lib.
L. ulicina (Tayl ).
Madotheca lævigata Dum.
Radula complanata Dum.
Scapania compacta Dum.
S. undulata Dum.
S. nemorosa Dum.
Diplophyllum albicans Dum.
Trichocolea tomentella Dum.
Lepidozia reptans Dum.
L. setacea Mitt,
Pleuridium trilobatum Dum.
Odontoschima sphagni Dum.
0. denudatum Dum.
- Cephalozia bicuspidata (L.) Dum.
C. connivens (Dicks.) Spr.
C. byssacea (Roth) Heeg.
C. Turneri Lindb.
Saccogyna viticulosa Dum.
Lophocolea cuspidata Limpr.
Plagiochila asplenioides Dam.
Lophozia exsectiformis (Breidl.)
L. minuta (Cr.) Schiff.
L. inflata (Huds.) Howe.
Aplozia riparia (Tayl.) Dum.
A. pumila (With.)Dum.
Mesophylla crenulata (Sw.) Corb.
M. hyalina (Lyell) Corb.
M. obovata (Nees) Corb.
M. stillicidiorum (Radd.) Boul.
M. scalaris Dum.
REVUE BRYOLOGIQUE 93
Marsupella emarginata Dum.
Fossombronia Wondraczkii (Cord.)
Dum. — cfr.
Metzgeria furcata (L ) Dum.
M. conjugata Lindpb.
Aneura pinguis Dum.
A. multifida Dum.
Marchantia polymorpha L.
Lunularia cruciata (L.) Dum.
Fegatella conica Cord.
Reboulia hemisphærica Raddi.
Riceia glauca L.
Anthoceros lævis L. —cfr.
A. punctatus L. — cfr.
Sphagnum cymbifolium (Ehrh.) R.
et W.
. tenellum (Schpr.) Kling.
. quinquefarium (Lindb.) W.
. Subnitens R. et W.
. molle Sull.
. molluseum Bruch.
. rigidum Schpr.
. Gravelii R.
nn nannnn nn
A new hybrid moss
by W.E. Nicuozson.
When botanizing on the chalk downs of our Sussex coast
between Seaford and Easthourne on the 304 of January 1909 I came
across a tuft of Zrichostomum flavovirens Bruch with several
Capsules. As this moss fruits very rarely in the British Isles and
has never been so found in south eastern England my attention
Was nalurally drawn at once. The capsules were remarkable in
form, being rather stout, on very short selae and surmounted by
Calyptrae which appeared 100 large for them. I was at first incli-
ned to refer the plant to the var : viridiflavum Jäger of T!. flavo-
virens, but a closer examination and a comparison with a plant
Of the true viridiflavum, which I owed to the kindness of D' Levier
_ COnvinced me that this explanation would not suit the facts. The
Capsules at the time of gathering were rather immature, but:
_ Managed Lo ripen some in a greenhouse, when I found that they ee
had à tendency to be partially cleistocarpous and that the peris-
2 REVUE BRYOLOGIQUE
tome was very imperfectly developed. On tearing a portion of the.
tuft to pieces I then discovered several plants of Weisia crispa
Mit. imbedded in it and I think that there can be but little doubt
that the capsules are the result of the fertilization of the arche-
gones of the 7richostomum by the antherozoids of the Weisia and
that T had before me another example of a hybrid moss capsule,
of which the following is a description :
_ Seta 2,80 to 3,15 mm, long, 11 to 44 mm, broad. Capsule ovate
to ovate-cylindrival, brownish when mature, 2 to 2,15 mm, long
with the lid, about 0,75 mm. broad:; lid very variable in length,
0,35 to 0,84 long, straight or slightly beaked, cells straight or
_ Slightly turned to the right; cells ofthe exothecium elongate, thin-
walled, mostly rectangular 0,080 to 0,120 min. long, 0,024 to 0,040
_ broad, threé or four rows of small, roundish, thicker-walled cells
where the mouth should be, indehiscént except under pressure.
_Stomäta few, large and indistinct at the base of the capsule about
0,040 mm. long and 0.035 mm. broad, Columella rather large and
_ thick, even when the capsule is mature, Peristomevery imperfect,
_ consisting of a few, broken, highly papillose orange threads to
about 0,16 mm. high. Spores 0,012 to 0,016 mm. rather irregular
_ and papillose, not infrequently adhering together in the original
_ letrads. Calÿptra brownish-yellow, long, up to 3,5 mm. and con-
sequently extending far below the capsule. à
The fact that the spores still occasionally adhere together in the
__ original tetrads at mMmaturity, a condition altogether abnormal
among the true mosses, may, Lthink, be regarded as addilional
= evidence in favour of the hybrid origin of the capsules and {he
large size of the calyptra which is, of course, a development of
the vegetative plant of 7°. flavovirens and was intended for a
= longer capsule points in the same direction.
This is the third example from our Sussex downs, where the
male plant of Weisia crispa has formed hybrid capsules with
other mosses. In the other cases the female plants were Weisia
crispata Lindb. (Rev. Bryol. 1905, p. 19 et seq.) and Weisia
_ microsloma G. M, (Rev. Bryol, 1906, pp. 1-2). In the present case
the aflinities between the two parents are more remote, but the
facts, Ithink, help to strengthen the remarks of Venturi apropos
Of à hybrid between Leptotrichum subulatum and Pleuridium
subulatum (Rev. Bryol. 1881, P. 21), where he shows how such
hybrids tend Lo prove the wholly artificial classification of the Mus.
cleistocarpi, a classification still unfortunately relained in man
Lewes, 214 Noveraber 1909. WE, NIGHoLSON..
REVUE BRYOLOGIQUE a
Petites notes.
1. ORTHOTHECIUM STRICTUM OÙ ORTHOTHECIUM RUBELLUM ?
Dans le numéro 5 de cette revue, p. 128, M. Husnot a donné ses
raisons pour préférer le premier de ces noms au dernier, les deux
noms étant publiés, l'un et l'autre, en 1864. M. Husnot rejette le
dernier parce qu'il a lrouvé des exemplaires dont la couleur ne
correspond pas au mot rubellum.
ment le problème de priorilé ainsi posé comme insoluble, je pense
du moins avec un certain degré de probabilité. tie
-La date de la publication du Stereodon rubellus Mitt. peut être
fixée, c'est le 30 juin 1864. L'ouvrage de Lorentz, « Moosstudien », |
dans lequel il décrit le Æolmgrenia stricta, parut au même temps
énviron, mais il a certainement quelque avance sur le travail de
Mitten, Je tire celté conclusion de la circonstance qu'il est men-
iünné, parmi lés nouveautés, dans le journal « Florà », le
4 juillet 1864. Les « Moosstudien », furent publiés à Leipzig
tandis que la « Flora » fut imprimée à Ratisbonne; il ést peu pro-
bable qu'un livre paru à Leipzig aussi tard que le 30 juin 1864,
serait annoncé dans un journal scientifique à Ratisbonne déjà
dernière, le titre élait à insérer dans la liste des nouveautés, cette
listé devait être travaillée à la case, corrigée, imprimée; il est
fort vraisemblable que tous ces procédés ont requis plus de 4-5 jours.
don rubellus Mitt.
D'après cela, le nom spécifique striclum est à retenir parce qu'il
est, selon toute-probabilité, le plus ancien. S'il n'avait pas été pos-
Siblé de $e fairé une idée sur la question de priorité, nous aurions,
_ Congrès de Viénne 1905, à nous én tenir au nom employé le plus
Souvent, c'est-à-dire égalément lé nom strictum. Ce n'est que
recourir à des raisonnements d'autre sorte, comme à l’apprécialion
Subjective des avantages ou des inconvénients attachés à l'un
d'eux et à l’autre. Dronthéim, le 18 septembre 1909.
sh : ep I. HAGEN.
entre 9, Bryum MisoEaNux Jur.
J'ai récolté, le 21 septembre à Jurques (Calvados), le Bryum
Mildeanum sur la terre siliceuse dans un chemin humide, à une
altitude d'environ 320 m.— Ce Bryum, très voisin du Z, alpinum,
à
Quoique l'excellent éditeur de la Rev. bryol. regarde évidem-
que néanmoins il sera possible de le décider, sinon avec sûreté, ..
le 4 juillet ; le livre devait être envoyé de la première ville à la
Mais alors le Holmgrenia stricta Lor. a été publié avant le Stereo-
_ Selon les règlés internationales de nomenclature adoptées parle
lorsque deux noms sont en parité sous cé rapport aussi,qu'ondoit
26 : REVUE BRYOLOGIQUE
s'en distingue par son aspect soyeux, ses feuilles plus espacées,
moins dressées et moins raides, souvent plus étroites, fortement
revolutées aux bords jusqu'au dessous du sommet, assez longue-
ment mucronées par l'excurrence de la nervure, composées de
cellules moins longues. Ces caractères sont variables: ses touffes,
vertes à la surface et brunes dans la partie inférieure, sont quel-
quefois rouges comme celles du B.alpinum et ce dernier, ordinai-
rement rouge, à une forme verte (var. viridis); on trouve des
feuilles peu révolutées ou seulement dans la partie inférieure ou
d'un seul côté ; le mucron est quelquefois très court, etc. Le port
de la plante permet ordinairement de la distinguer facilement
de l'espèce voisine.
3. CERATODON PURPUREUS Var. LONGIFOLIUS,
. J'ai trouvé dans les bruyères de cette localité de Jurques une
variété de C. purpureus différant du type par ses feuilles beaucoup
plus longues, longuement et insensiblement acuminées et mucro-
nées par l'excurrence de la nervure. — La var. aristatus Corb.
qui est également mucronée, s'en distingue par ses feuilles beau-
coup plus courtes et brusquement acuminées,
T. Husxor,
Bibliographie
Max Freiscuer, Die Musci der Flora von Buitenzorg. Dritter
Band. — Le troisième volume de cette superbe publication, qui
vient de paraitre, est digne en tous points des précédents. II com-
prend les familles des Pleurocarpes depuis les Erpodiacées jusqu'aux
Hypoptérygiacées. La classification des Pleurocarpes ayant été pro-
fondément remaniée depuis quelques années, soit par l'auteur lui-
même, soit par M. Brotherus, M. Fleischer ne s’est pas contenté,
dans ce volume, de traiter les genres de la flore malaise : il ya
ajouté les descriptions de tous les autres genres qui ne sont pas
représentés dans cette flore. Comme dans les volumes précédents,
on trouve encore dans celui-ci des notes sur beaucoup d'espèces
océaniennes, indiennes, etc., étrangères à la flore javanaise.
On sait que M. Fleischer, qui est un peintre de grand talent,
illustre lui-même ses publications scientifiques. Ses figures, au
nombre de 62 dans le présent volume, ont un cachet très person-
nel et sont toujours d'une scrupuleuse exactitude. :
M. Fleischer est de nouveau reparti à Java. Tout en lui souhaitant
un heureux voyage et de fructueuses récoltes, qu'il nous soit
_ permis d'exprimer l'espoir que son absence n'apporte pas un trop
long délai à la publication du dernier volume de sa Flore, attendu
2
REVUE BRYOLOGIQUE 27
avec la plus vive impatience par tous ceux qui s'occupent de bryo-
logie exotique.
J. CARDOT.
K: MÜLLER-FREBURG. — Die Lebermoose (Musci hepatici). 96 li-
vraison, prix : 2 Mark 40 (3 francs), Librairie Eduard Kummer
à Leipzig).— Cette 9% livraison (p. 513-576 et fig. 267-286 contient
la fin du genre Alicularia, les genres Eucaälyx, Haplozia et Jame-
soniella. Nous avons fait, dans cette Revue, l'analyse des livrai-
sons précédentes et nous avons indiqué que cet excellent ouvrage
fait partie du Kryptogamen-Flora de Rabenhorst. \
H. N. Dixon. — Contributions to the Moss-Flora of the atlantic
Islands (Journal of Bot. 1909, pp. 365-374 et T. 499). — L'auteur
à étudié une collection de mousses récoltées, par Miss El. Armitage,
à Madère pendant les moisde janvier, février et mars 1909 et une
collection faite aux Acores en 1909 par M" G.C. Druce. Desnotesrela-
tives à un certain nombre d'espèces et variétés, description et figures
du Bryum clavatulum n. sp. ; la planche contient aussi des figures
de feuilles du Tortula aciphylla et d'une variété bulbifère du
Dicranella heteromalla.
W. WoLzLny. — Ein neues Lebermoos (Hediwigia, Band XI. VIII,
PP. 345-46 et T. XVI). — Le D' Wollny décrit et figure, sous le
nom de Sphenolobus filiformis, une espèce nouvelle.
D. KErx.— fie Moosflora der karnischen A lpen (Jahr. der Schles.
_ Gesellsehaft für vaterl. Cultur. 1908). Tirage à part de 17 p. —
Catalogue de nombreuses espèces (mousses et hépatiques) récol-
tées dans les Alpes carniques avec indication des localités et
: quelques notes.
+ À. Guiner. — Herborisations bryologiques à la montagne de
; Veyrier et au roc de Chère (Alpes d'Annecy). In-8 de 14 p. extrait
de l'Annuaire du Conserv.et du Jardin Bot. de Genève, août 1909.
__ — Catalogue des Hépatiques et des Mousses récoltées jusqu'à ce
| jour dans ces montagnes.
À. Coppey. — Deuxième Contribution à l'étude des Muscinées
de la Grèce. In-8 de 50 p. et 2 pl., 1909. LE C'est l'étude des
récoltes faites par M. Maire pendant son troisième voyage en
Grèce, l'auteur y a ajouté les espèces mentionnées par Greville en
1826 dont il ne connaissait pas l'ouvrage quand il a publié sa
première contribution. On y trouve la description du Madotheca
Levieri et du Mielichhoferia Coppeyi, des observations sur beaucoup
d'espèces, etc. Cette brochure se termine par un aperçu complè-
_Mentaire sur la répartition géographique des Muscinées en Grèce
avec une carte de la Grèce et des remarques sur l’origine de
\
98 ne REYUE BRYOLOGIQUE
quelques espèces méditerranéennes. Les 2 planches contiennent
des figures du Cheilothela (Ceratodon) chloropoda et du Mielichho-
feria nitida.
BROTHERUS. — Muci novi philippinenses 1 (Leaflets of Philippine
Botany, vol. Il, 1909, pp. 651-658). — Description de 11 mousses
nouvelles.
Hans Bucu. — Uber einige im finnischen Florengebiete seltene
oder wenig gekannte Leber-und Laubmoose (Meddelanden of Soc.
pro Fauna et Flora Fennica, pp. 227-234). — Description et figures
du Lophozia Baueriana et notes sur quelques autres espèces.
C. GREBE. — Ditrichum julifiiforme und Tortula caléicola, zwei
_neue Laubmoose (Hedwigia, Band XLIX, pp. 66-77). — La des-
_ cription de ces espèces est suivie d'une étude sur les Tortula
rurales avec une clef analytique des espèces de ce groupe.
_- C. Barnes et G. Lan. — Bryological papers. I, the origin of air
_hambers (Botan. Gazette, vol. 44, 1907, pp. 193-213 et 22 figures).
_— I, the origin of the cupule of Marchantia (Bot. Gaz. vol. 46,
1908, pp. 401-409 et 14 fig.).
Nouvelles (1)
M. CuLmaxx m'écrit que, d’après leurs descriptions, le Phascum
mitraeforme (Limpr.) Warnst. et le Phascum Lotharingicum
Coppey semblent absolument identiques, tous les caractèfès prin-
cipaux étant les mêmes. Il profite de la même occasion pour
annoncer qu'il à trouvé sur le sommet du Männlichen, dans le
canton de Berne, deux mousses probablement nouvelles pour la
Suisse : le Grimmia andreaeoides Limpr. et le Barbula Kneuckeri
Loeske.
W. H. PEARSON. — Z/epalicæ britannicæ exsiccatæ, being a col-
many rare species carefully prepared. Cette collection de cent
lection of one hundred specimens of British Hepaticæ, including
espèces est en vente au prix de L. £. 1 (25 fr.), chez l'auteur, -
10 Palatine Road, Manchester et chez le libraire Weigel, Kônigs-
trasse, 1 Leipzig.
“. Changement d'adresse. — M. H.-N. Dixon, 17, St. Matthews
_ Parade, Northampton (England). ve
(1) Les annonces de la Revue sont gratuites.
Caen, Imprimerie-Reliure E. DOMIN ;
No 2. Te ANNÉE 1910
REVUE BRYOLOGIQUE.
PaARAISSANT Tous Les Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 2
Notes sur quelques Drepanocladus (Harpidia). RENAULD. — Florule bryo-
logique et hépaticologique de l’Ile des Pins. PARIS. — Weisia rutilans
var. Hillieri et Fissidens Monguilloni. MEYLAN. — Bryological notes.
KINDBERG. — Fontinalis maritima et F. mollis. CARDOT. — Espèces et
variétés nouvelles pour la flore de France. THÉRIOT. — Nécrologie. —
Nouvelles. ;
Notes sur quelques Drepanocladus (Harpidia)
(2e Article)
par F. RENAULD
Les formes décrites dans ces notes, de patries très diverses,
proviennent de matériaux dont quelques-uns anciens déjà, soit
envoyés par mes correspondants dont je ne manquerai pas de
citer les noms à la fin de ces notes, soit trouvés dans les collec-
tions du. Museum de Paris dont Mr le Professeur Mangin et
M: Hariot ont bien voulu me confier la révision, ainsi que dans
lherbier particulier du Docteur F. Camus.
Les meilleures descriptions restant insuffisantes si elles ne sont
pas accompagnées de figures, j'ai commencé à préparer un
album de planches où sont représentés les caractères principaux
de toutes les formes décrites. Cet album sera joint à mon her-
bier des Harpidia qui fait actuellement partie des collections
du Museum de Paris.Pour faciliter les comparaisons, les grossis-
sements employés sont uniformes et les mêmes que ceux du
Muscologia Gallica. Feuilles x 24. Sommet de la feuille x 170.
Tissu basilaire et nervure x 170. Groupes isolés de cellules x 300.
Formes européennes et nord-américaines.
DREPANOCLADUS ADUNCUS (Hdw.)
te, 1° Groupe {ypicum.
. Var Wheldoni Ren. — Diffère de la variété falcalus R. par le
dimorphisme très-accusé des feuilles, les caulinaires dressées,
30? | REVUE BRYOLOGIQUE
étroites, lancéolées, très longuement subulées, (long 3-4 mill.), .
les raméales petites (1 1/2 à 2 mill.), nettement falciformes.
Hab. Angleterre : Selby ; dunes de Southport (leg. Wheldon).
Var. falcatus R. f. subpiliger…a R. — Feuilles caulinaires plus
étroites terminées par une subule piliforme ; tissu un peu plus
dense, cellules moyennes un peu plus courtes, légèrement
flexueuses. Forme peu importante.
Hab. Amérique Nord, Canada, parait répandu aux envi-
rons de Montréal par ex. à Oka (leg. Dupret).
Var. falcalus R. f. lilloralis R. — Ne diffère de la variété
… falcalus que par les cellules alaires, souvent obscures, remplies de
granulations et ne formant pas toujours d’oreillettes bien déli-
_ mitées. Cette modification semble produite par l’action du sub-
stratum salé ou subsalé. C’est la forme ordinaire des dunes du
_ littoral de la Manche à Dunkerque (Bouly de Lesdain) et de
Belgique (V. d. Broeck), dunes de Southport (Wheldon). Quand
_les feuilles caulinaires deviennent plus étroites et plus longue-
ment subulées, cette forme passe facilement à la var. Wheldoni
- _ Qui habite aussi les dunes.
‘milieu. Tissu du tiers inférieur un peu lâche, parenchymateux,
Var. pseudo-Sendineri Ren. et Langeron in Bulletin Société
Botanique de France. — Forme intermédiaire entre la var. …
lenuis Sch. et les petites formes du Drep. Sendineri. Feuilles lar-
gement ovales, brusquement contractées en un acumen forte- É
ment recourbé en hameçon, souvent plissées. Nervure un peu
plus forte et un peu plus longue que dans la var. lenuis Sch. 1
(40-53 ») et feuilles plus grandes. Se distingue d’autre part des …
petites formes du D. Sendineri, par le tissu plus délicat et la
nervure plus étroite ; celle-ci varie de 50 à 100 x dans le
D. Sendineri.
. Hab. Allemagne dans la vallée du Rhin à Ludwigshafen
(D' Langeron), Gautsch près Leipzig (Münkemeyer), Bavière
(sine loco), Angleterre à Ilowcester (H. N. Dixon), Italie, près
du lac de Come (Artaria). Cette dernière forme robuste à feuilles #1
nettement plissées se confondrait facilement avec D. Sendineri,
mais la nervure reste étroite (45 —50 y). Mexique aux environs
de Puebla (Frère Arsène, Hb. Héribaud) à une altitude 2.200 m.).
Var. filiforme Berggren. — Petite forme à tiges dressées,
grêles, raides, pointues à l'extrémité, munie de nombreux petits
_lameaux courts, raides, pointus. Feuilles imbriquées, petites
_ (long. 1 1/2 mill.), brièvement acuminées, légèrement courbées
_ à la pointe seulement. Nervure étroite (35 x) dépassant peu le
_ comprenant beaucoup de cellules subrectangulaires tronquées.
REVUE BRYOLOGIQUE SE
Hab. Groenland boréal (Hb. Museum Paris). Forme identique
à la plante originale rapportée par Berggren du Spitzberg et à
celle de Sibérie (Yenisei) collectée par le D' Arnell..
Var. filipolaris Ren. — Touffes d’un jaune pâle; tiges fasti-
giées, dressées, extrêmement grêles, capillaires, simples, longues
de 6-8 cent. Feuilles peu serrées, étroitement appliquées, petites
(1 1/2 mill.), largement ovales, subdeltoïdes, brièvement acu-
minées ou le plus souvent contractées brusquement en un api-
cule droit, très fin et a:sez long, quelquefois canaliculé par
l’inflexion des bords. Nervure large de 40 x à la base, atteignant
le milieu, parfois bifurquée et plus courte. Tissu pâle, hyalin,
lâche; cellules courtes ; les moyennes subhexagonales 2 à 2 1/2
fois plus longues que larges; les marginales plus étroites, à
parois épaissies; les inférieures parenchymateuses, brièvement
souvent mal délimitées.
= Hab. Terre de François Joseph, lat. bor. 800 6 In front of
Jackson’s hut, Cape Flora, leg. Ralph L. Schaiïwald, août 1901.
Radwin Ziegler Polar expedition. Hb. du Botanical Garden de
New-York. Communiqué par M'S E. G. Britton. Diffère de la
var. filiforme Berg. par son port élevé, par ses tiges capillaires,
allongées, simples, les feuilles eontractées en apicule, le tissu
beaucoup plus lâche, etc.
Var. rufoalaris Ren. — Tige dressée courte (2 1/2 à 3 cent.),
peu rameuse. Feuilles larges, ovales à la base puis rapidement
rétrécies en un acumen canaliculé, nettement falciforme, un peu
_ plissées. Nervure (30-45 y) dépassant un peu le milieu. Cellules
moyennes (60-66 z), 8 à 10 fois plus 1. quel.; les alaires à parois
épaissies et colorées en brun pourpre dans quelques feuilles ; dans
d’autres, remplies de granulations brunes. — Peut-être simple
forme stationnelle de la var. falcalus; elle n’est indiquée ici que
pour noter l’action sur les cellules basilaires et surtout alaires
de la minéralisation du substratum.
Hab. Amérique du Nord. Washington Territory, base du mont
Rainier (chaîne des Cascades) dans des prairies saturées d’eau
minérale. ; ;
Var. cyrlopleron Ren. — Plus robuste que la var. lfalcalus et
rappelant les formes mineures du Dr. exannulalus. Feuilles plus
grandes (3 1/2 mill.), longuement subulées, flexueuses, canali-
culées. Nervure 47-53 y. Cellules plus longues, 12 fois aussi L
que l; les moyennes 72 u, les supérieures 78 p. Oreillettes très-
grandes, très-convexes, hémisphériques, brusquement saillantes ;
Variété bien caractérisée.
rectangulaires; les allaires plus allongées, formant des oreillettes É
Er - REVUE BRYOLOGIQUE
Hab. Amérique du Nord. Washington Territory, Roslyn Dr J.
Rœæll, n°5 761, 762, 764.
Var. gracilescens Sch. |
Hab. Amérique du Nord. Idaho. Pend oreille Lake. Roell
n° 1231.
F. fasligiala Ren.— Touffes très denses; tige dressée (10 cent),
très ramifiée à rameaux grêles, fastigiés, crochus à l'extrémité.
Feuilles inférieures ovales, deltoïdes, brièvement acuminées: les
supérieures contraclées en un court acumen homotrope. Ner-
vure 29-39 y. Tissu basilaire lâche; grandes oreillettes peu
convexes.
Hab. Amérique du Nord. Washington Ter. Nesqually Valley;
(J. A. Allen 1898.) Dans cette variété gracilescens Sch., qui est
souvent confondue avec la var. /enuis Sch. la brièveté de l’acu-
men et la forme des feuilles rendent celles-ci singulièrement
semblables à celles des formes grêles de la var. polycarpon ;
aussi s’explique-t-on que Limpricht ait rattaché cette var.
gracilescens à son Drep. polycarpus. En réalité il n’y a pas de
limite (1) absolument tranchée entre le groupe lypicum et le
groupe Kneiffii et c’est ce qui m'a empêché de considérer ce
dernier comme une sous-espèce de Drep. aduncus Hedw. La
résurrection comme espèce du Drep. Kneifii après que son
auteur lui-même Sch. l'avait supprimé en rétablissant le Drep.
aduncus d'Hedw. ne me semble pas de nature à faciliter la
. compréhension du Drep. aduncus. Si la diagnose du groupe
… lypicum dans le Musc. gallica page 368, n’est, pas plus précise
relativement au groupe Kneiffii, la faute n’en est pas au classi-
ficateur qui n’est pas tenu d'indiquer les limites là où la nature
n’en a pas marqué. J'avoue n’avoir pas réussi malgré de mul-
tiples essais à utiliser pratiquement le caractère tiré par quelques
auteurs du développement des oreillettes, qui, dans le groupe
Kneffii s’étendraient jusqu’à la nervure tandis qu’elles n’occu-
ee peraient que l’angle externe dans le groupe lypicum. Comme
l’indique Sch., le tissu basilaire est ordinairement plus lâche
dans la var. Knefjii que dans le Drep. aduncus type d'Hedw.;
_ilen résulte que l'oreillette est moins bien délimitée du côté de
_ la nervure sans que les cellules dilatées qui la composent
(1) C’est le cas en particulier de 2 éch. collectés par Brotherus dans les
hautes régions de l'Ala Taou (Turkestan) qui ont la forme des feuilles de la
_V. gracilescens, mais la tige dressée, peu élevée. Feuilles brusquement
contractées en un apicule court. Sur quelques tiges de l’un d’eux on
trouve même quelques feuilles apiculées presque aussi distinctement qu
dans la var. filipolare R. CR end Eee MI La
REVUE BRYOLOGIQUE -
occupent beaucoup plus que la moitié de l’espace compris entre
celle-ci et l'angle externe et, d’ailleurs ce fait se reproduit
aussi bien dans quelques formes ou individus du groupe 4ypi-
cum quand, accidentellement, leur tissu basilaire est plus lâche.
En réalité c’est seulement dans le groupe pseudo-fluitans que les
oreillettes s'étendent jusqu'à la nervure ; la contraction de la
feuille à la base entraîne la suppression ou la réduction à de
rares séries des cellules plus étroites et plus allongées juxtacos-
tales, de sorte que les cellules dilatées des oreillettes constituent
toute cette lame décurrente et arrivent presque au contact de
la nervure. Encore cette contraction des feuilles à la base se
polycarpon la mieux caractérisée, souvent aussi dans les exem-
_plaires robustes de la var. inlermedium Sch. Je l’ai constatée
Sanio à feuilles falciformes qui restent ainsi indécis entre le o
groupe {ypicum et le groupe pseudo-fluilans (M. Münkemeyer a
fluilans). |
Tous ces faits m'ont confirmé dans l’opinion déjà plusieurs
_ fois émise que toutes les variations du Drep. aduncus (Hedw.)
tout en se groupant assez naturellement autour de trois types
Principaux correspondant respectivement aux groupes lypiceum,
Kneifjii et pseudo-fluitans,ne forment qu'une chaîne continue de EL
transitions. Ce Drep. aduncus reste toujours selon l'expression
de Sch. « Species vix extricanda », malgré les tentatives faites
pour le scinder en espèces ou sous-espèces qui ne peuvent être
que des coupes artificielles n'ayant pas de limites précises. ë
Quant au changement, sous le prétexte de priorité dans l’in-
terprétation schimpérienne du Drep. aduncus Hedw., le besoin
ne s’en faisait pas sentir. Hedwig a pu confondre sous le nom
de Hynum aduncum notamment Drep. uncinalus ; mais ce qui
est certain, c'est que l'échantillon original d'Hedwig (Chemnitz) |
que j'ai décrit et figuré dans le Musc. Gall. représente bien le
type de Hypnum aduncum et je ne vois aucune raison sérieuse
de modifier l'interprétation de Schimper à laquelle les Bryolo-
gues sont habitués depuis un demi siècle.
RER 20 Groupe Kneifjii
Var. polycarpon f.acanthoclada Monk. Forme probablement de
open très fréquente dans la région. parisienne (Hb.
amus). Fame rad ”
M Camusi Ren. — Toufles robustes, d’un vert foncé
nse; innovations dressées, fastigiées, munies de feuilles peu
Le
retrouve-t-elle parfois dans les feuilles inférieures de la var.
maintes fois encore dans des échantillons de la var. aqualicum é
déjà proposé de rattacher la var. aqualicum au groupe pseudo-
tentrionale de la Nouvelle-Calédonie, qu’il n’avait guère parcou-
-
34 REVUE BRYOLOGIQUE
_ serrées, étalées, largement ovales-triangulaires, formées de cel-
lules moyennes un peu lâches, remplies de chlorophylle et des
débris sinueux de l’utricule primordial; les basilaires lâches; les
alaires ne constituant pas des oreillettes convexes bien séparées;
les feuilles inférieures de la tige plus allongées contractées à la
base et auriculées comme dans le groupe pseudo-fluitans. Cette
variété qui donne plutôt l'impression d’un Amblystegium que
d’un Drep. montre un passage entre les deux genres.
Hab: environs de Paris à Jouy-en-Josas (DT Camus).
Florule bryologique et hépaticologique
: de
l'Ile des Pins (Kunié)
Grâce à une subvention qu’a bien voulu, sur ma demande, lui
accorder l’ancien ministre des colonies, M. Milliès-Lacroix,
M. Le Rat peut enfin réaliser le projet depuis si longtemps
caressé par lui, d’une exploration méthodique de la partie sep-
rue encore que jusqu’à la Negropo, ainsi que de ses dépendances.
Le champ étant vaste, sa vaillante femme et lui se le sont par-
tagés. Madame Le Rat est partie le 7 mai pour l’île des Pins, et
l’a battue dans toutes ses directions jusqu’au 6 juin. À peinede
retour, laissant à Nouméa son mari retenu par le devoir profes
sionnel, elle a abordé jusqu’à leurs sommets la dent de Saint- …
Vincent (1425 m.) et les autres pics de la chaîne centrale, égale- …
ment vierges de toute recherche botanique (1) et y a fait en
espèces nouvelles d’ hépatiques et de mousses les plus intéres-
santes découvertes. Quant à son mari, il s’est naturellement
réservé la partie la plus fatigante, l'exploration de la partie sep-
tentrionale (il la parcourt en ce moment) et surtout celle qui,
éventuellement, peut ne pas être sans quelques dangers : l’ex-
ploration des Nouvelles-Hébrides où se trouvent encore quelques
AUHEOPASS
(1) Bescherelle donne comme localité à l'Eucampiodon Balan-
_seanus et au Bryum laæijolium (pp. 196 et 216) : « M. Camboui,
_ loco dicto Dent de St-Vincent, 1200 m. alt.». Il y a là une inexac-
__ titude topographique due à l’ignorance à peu près complète dans |
laquelle on était alors (1873) de l’orographie néo-calédonienne. Le
_ pic Camboui est situé à 10 kil. à l'E. de la Dent de Saint-Vincent,
_ et en est séparé par une vallée dans laquelle coulent les ruisseaux
dont la réunion forme la rivière _. ris au 1 L 100,000 du
rvice ones _ l'ile
Gen re
\
Comme il fallait s’y attendre, le nombre des espéces de
mousses est, dans l’île des Pins, très inférieur à celui de sa
grande voisine. D'une part, elle n’a que 19 kil. sur 14, et son
point le plus élevé, le pic Nga, ne dépasse pas 266 m., tandis
que la longueur N.-$. de la Nouvelle-Calédonie est de 392 kil., la
largeur moyenne E.-W. de 43 kil., et que quelques-unes de ses
montagnes atteignent ou dépassent 1.800 m. De plus cette der-
nière, située entre les 20° et 23° de latitude S., est presque entiè-
rement comprise dans la zone intertropicale, tandis que son
satellite, à cheval sur 230 30’ est tout entier dans la zône tem-
pérée. Enfin, m'écrit M. Le Rat : « Partout où le sol n’est pas
ferrugineux, il est corallien; les forêts poussent sur des roches
madréporiques, les fougères arborescentes y sont très clairsemées,
celles des forêts sont demi-arborescentes et peu élevées ».
Les espèces nouvelles seront décrites, et celles déjà connues
donie. Mais comme les unes et les autres prendront nécessaire-
permettrait pas au lecteur d’embrasser d’un coup d'œil cette
végétation et de s’en faire une idée concrète, j'ai pensé qu'il ne
serait peut-être pas sans intérêt pour mes confrères de la Revue
d'y trouver, dans une notice spéciale, avec un aperçu Sur leurs
conditions biologiques et géographiques, l’'énumération de toutes
jour de cette île inhospitalière, dans laquelle Mme Le Rat n’a
guère vu pendant tout un mois d’autres visages humains que ceux
des Canaques qui portaient ses provisions et ses récoltes, dont
les herbiers du Museum et de Bescherelle sont à peu près les
_ seuls à posséder les quelques espèces récoltées par Pancher, et
qu’on doit d'autant moins s'attendre à voir avant longtemps,
pleins, la communication entre les deux îles n'étant que men-
suelle.
Le nom des espèces nouvelles est en caractères romains; celui
_néo-calédonien est précédé d’un astérisque, celui des endémiques
REVUE BRYOLOGIQUE 00
seront mentionnées par mon ami M. Brotherus dans sa pro- ee
chaine contribution à la flore bryologique de la Nouvelle-Calé-
ment place dans les genres auxquels elles appartiennent, et que :
cet éparpillement au milieu des autres espèces de l’Archipel ne
les espèces de mousses et d'hépatiques connues jusqu'à ce
“si jamais elle l’est, soumise à une exploration aussi complète et
_ qui mérite à son auteur la reconnaissance de tous les bryologues
_et les hépaticologues, que l’on est condamné à y passer 30 jours
des espèces qui n'avaient pas encore été signalées dans l'archipel
_de deux. Enfin, un point d'interrogation placé devant le nom
de quelques-unes d’entre elles indique que leur existence dans
l'ile, bien que signalée par Mitien ‘et admise, d’après lui, par
Ru _ REVUE BRYOLOGIQUE
Bescherelle, y est, pour des raisons que j’exposerai à la fin de
cette énumération, plus que suspecte.
Tremalodon Baïleyi Broth. c. fr. — Marais de Watchia.
- Tr. Ludoviciæ Broth. et Par. c. fr. — De la 3° à la 4° com-
mune par la Baie puante. 4
Dicranella glauca Besch. — De la 4 commune à Gadge par
la cascade Thopacédé.
Campylopodium Novæ Caledoniæ C. M. — Route de la 4
commune à Gadge. 4
* Campylopus introflexus (Hedw.) Mitt.— Marais de Watchia.
C. polyanthus Besch. — Uro, conduite d’eau.
Leucobryum conocladum Besch. — Placide.
L. serrifolium Par. el Broth. — Placide, c.fr.! — Forêt de
_Uapan à la baie de Oupi.
… L. subslenophyllum Broth et Par. — Vao, forêt au-dessus de L
la Mission. a 4
… Fissidens arboreus Broth. — Forêt de Gadge.
** F. arcualus Besch., c. fr.! — Pancher. De la 3e à la 4e
commune par la Baie puante ; Uro, conduite d’eau ; forêt de
Uapan à la baie de Oupi; cascade et ravin de Koumania;
route de Gadge à Uapan par la cascade.
F. (Helerocaulon) corallicola Par. et Broth., e. fr.! — Roches
_coralliennes. ne
F. (Crenularia) Pumicum Par. et Broth., c. fr.! — Sur les
pierres ponces dans la forêt de Condo.
ie F. (Crenularia) sparsus Par. el Broth., c. fr.! — Bois pourris
dans la forêt de Gadge. ; É
? Syrrhopodon albo-vaginalus Schwægr. — Strange (fid. Mitt.).
S. ciliolatus Par. el Brolh. — Forêt de Gadge. “4
Calymperes exiguum Par.— Vao;forêt au-dessus de la mission ;
_Uro, conduite d’eau; route de Watchia à la mission.
GC. (Climacina) subaustrale Par. et Broth. — Rameaux des
arbres dans le bois de Kao et de la ferme.
_C. tenerum C. M. var. neo-caledonicum Broth. el Par. (C.
hepalicæcola Par. in sched.). — Placide, sur Eulejeunea con-
nalislipula SL.; forêt de Condo, sur les rameaux des arbres.
** Didymodon insularis Besch. — Pancher. à
? Ceralodon purpurens L.— Strange (fid. Mitt.)
Gymnostomum Ludoviciæ Broth. et Par. — Grotte de Uapa
Hymenoslomum edentulum (Mitt.) Besch. c. fr. !: Uro,condui
eau; Vao, forêt au-dessus de la Mission ; route de Gadge
$ Uapan par la cascade Thopacédé. te in ot
H. laticuspes Broth el Par, c. fr. jun! — Riviére de Gadge
REVUE BRYOLOGIQUE LT
route de la 3° commune à Uapan; plateau de Uapan; forêt
conduisant à la Baie pétrée. : rase
Hyophila Combæ.Broth.— Forêt de Uapan.
H. neo-caledonica Broth. et Par.— Forêt de Gadge; de Watchia
à la baie de Oupi ; forêt conduisant à la Baie pétrée ; Uro,
conduite d’eau. de
* Barbula comosa Doz. Mk. var. Novæ-Caledoniæ Broih. el
Par.— Forêt d'Omagne. La
_ Macromitrium Ludoviciæ Broth. el Par. c. fr.! — Forêts de.
Watchia et de Uapan; de la léproserie à la baie de Oupi; Vao
forêt au-dessus de la Mission. fe
M. villosum (Besch.) Broth. c. fr! — Pancher. De Uapan à la =
baie Weiman. .
Micromilrium brevicaule Besch. c. fr !— Forêt d'Omagne.
Id Var. latifolium Brolh. el Par.c. fr! — Cascade et
ravin de Koumania. Re
_ Funaria calvescens Schwægr. c. fr. jun. — Milne (fid. Mitt.).
Marais de Watchia. DS
Physcomitrium subminutulum Broth. el Par. c. fr! - Marais”
de Watchia.
= ? Cryphocarpus cymosus Mitt. — Milne (fid. Mitt.) A
Brachymenium coarclatum (C. M.) Dz. Mk. c. fr! — Pancher.
Bois pourris de la forêt de Uapan à la baie de Oupi. Le
. B. indicum Dz. MK. var. corrugalum Besch. e. fr | — Cour de :
la gendarmerie de Uapan ; Vao, forêt au-dessus de la Mission ;
Kuto ; Uro, conduite d’eau. © "A :
Bryum coronatum Schwægr. —
_gatiss. z eee
* Br. leplothecium Taÿl. — Placide. se
_ Br. (Areodictyon) Ludoviciæ Broth. et Par. — Grotte de i
Watchia.
© Br. (Apalodictyon) macroblastum Broth. e
duite d’eau.
Br. Pancheri Jäg. — Pancher. Uro conduite d’eau.
Br. subfasciculalum Hpe. __ Forêt de Gadge.
Br: vinosum Par-el:Broth: c: fr! — Placide. à
2 Webera nulans (Schreb.) Hedw. — Strange (fid. Mitt).
Ée Rhizogonium medium Besch. c. fr! — Pancher, Placide; re
‘ao, forêt au-dessus de la Mission. SNA ne.
_Rh. Novæ Caledoniæ Besch. c. fr! — Pancher. Grotte d’Aou-
ena; Vao, forêt au-dessus de la Mission. ee
Var. minor Besch. — Pancher.
anguslissima C. M. + De la
Terres, pierres, arbres; vuk
Par: = Uro;Con-
38 | REVUE BRYOLOGIQUE
Ph. cordifolia Par. — Forêt de Uapan à la baie de Oupi. 4
Enlodon pallidus Mitt. — Pancher, Placide, c. fr.! Forêts de
Gadge, de Condo, d’Omagne, de Uapan à la baie de Oupi. à
? Spiridens flagellosus W. P. Sch. — Strange (fid. Mitt.) à
Callicostella papillala (Mont.) Jäg.c. fr! — Grotte d'Aoupena;
forêts de Watchia à la baie de Oupi, de Condo; cour de la gen-
darmerie de Uapan. à
Rhacopilum pacificum Besch, var. gracilescens Besch. ce. fr! —
Strange et Galloray (fid. Mitt.). Forêt de Watchia à la baie de
Oupi, de Gadge, etc. — f. foliorum cellulis laxioribus.— Forêts
de Condo, de Gadge. 4
Hypoplerygium neo-caledonicum Besch. — Vao, forêt au- -
dessus de la Mission. :
Thuidium attenuatum Broth. et Par. — Vao, forêt au-dessus de
la Mission. 3
T. Ludoviciæ Broth. el Par. — Forêt conduisant à la Baie
puante; forêt de Condo. |
Ectropothecium corallicola Brolh. et Par. c. fr.! — Roches |
coralliennes. k
E. dislichellum C. M. — Vao, forêt au-dessus de la Mission;
forêts de Condo, de Gadge, etc.
— Var. — Cour de la gendarmerie de Uapan.
E. subobscurum Thér. — Forêt de Condo. “2
._ Æ. verrucosum (Hpe !) Jäg. e. fr! — Forêts de Gadge et de
Uapan à la baie de Oupi; Kuto; Vao, forêt au-dessus de la Mis- s
sion ; Koa, baie dela Ferme. | à
— Var. sericeum Broth. el Par. ce. fr.— Sur une noix de COCO ; à
mêmes localités que le type et plus abondant. :
Taxithelium Kuniense Broth. el Par. e. fr! — Forêts de
_Gadge et de Uapan. 1
Vesicularia lonchocormus Broth. el Par. c. fr! — Forêts de _
Watchia à la baie pétrée. :
— Var. cavernarum eor. — Grotte de Watchia.
V. subcalodictyon Broth. et Par. — Grotte d'Aoupena.
Raphidostegium elachistos (Dy.) Broth. c. fr! — Forêts de …
Gadge à la baie de Oupi, de Uapan à la baie Weiman, de Condo, …
d’Omagne; Uro, conduite d’eau. Excessivement abondant. à
— Var. — Route conduisant à la Baie puante. a
— f. foliis longius cuspidatis.— Cour du château de la Reine, |
Hortense. É F de
Fi Sematophyllum conliguum Mitt. — Strange et Galloray (fid. :
?S. rigidum (Hsch. et Reinw.) Mitt. — Strange (fid. Mitt
REVUE BRYOLOGIQUE 3 7
Rhynchostegium javanicum (Bel.) Besch. var. majus Besch. —
Forêt: d'Omagne, de Uapan, etc.
? Mniodendron divaricalum (Hsch. et Reinw.) Lindb. —
Milne (fid. Mitten).
De l'examen de cette liste se dégagent immédiatement quel-
ques observations :
1° Bien que l’île renferme plusieurs marais, entre autres celui
de Watchia qui paraît être d’une certaine étendue, Madame Le
Rat n’y a trouvé aucune trace de Sphagnum (1).
20 On y constate l'absence d'espèces appartenant aux genres
Dicranoloma, Euplychium, Synodonlia et Trichosteleum, plus ou
moins largement représentés aux environs mêmes de Nouméa.
C'est tout au plus si on peut considérer comme lui étant propre
jusqu’à ce jour le genre Gymnoslomum, dans lequel Bescherelle
avait autrefois placé le Hymenoslomum Pancherianum (Besch.)
Broth. J'ajoute que, si je n'ai pas hésité à m'incliner devant la
détermination du Maître, je. n’en considère pas moins l'espèce
de l'ile des Pins comme étant plutôt un Hymenoslylium. “
30 Sauf les trois espèces indiquées comme signalées pour la
première fois dans l’archipel néo-calédonien, toutes les autres
existent également dans la grande île, à la seule exceplion de
sept des dix (Bescherelle, p. 185, dit : quinze ; mais c’est un lapsus
calami où une faute d'impression) dont l'existence dans celle ile
est acceplée par Millen dans son Flora viliensis, et qui n'ont été
retrouvées ni par Pancher, ni par le canaque Placide, n1 par
Mme Le Rat. En ce qui concerne plus particulièrement le Spiri- :
dens flagellosus, sur lequel je m'étais permis d'appeler tout spé-
cialement son attention, elle l’a cherché avec autant de persé-
vérance que... d’insuccès; et comme le Sp. Vieillardi lui est
familier, si elle eût vu un seul individu de l’autre, elle ne leût
certainement pas ralé. Bescherelle déclare lui-même (p. one
lavoir point vu (2). “oi.
Mais la contre-partie est encore bien autrement suggestive :
Strange et Milne, qui n’ont pas dédaigné le Ceralodon purpureus;
n'ont pas fait le même honneur aux Bryum coronalum, Eciro-
ù jusqu’à ce jour on
n'avait signalé, autant que je le sache, la présence d'aucune
espèce de ce genre, Madame Le Rat en a découvert deux dans la
chaîne centrale: Sph. (Cymbifolia) Le Ratianum Par.et Warnst.,
et Sph. (Subsecunda) Novæ Caledoniæ Par. et Warnst.
(2) Dans je Flora von Buitenzorg, M. Max Fleischer fai
(1) Plus heureuse dans la grande ile, 0
t égale-
ment ressortir l'improbabilité de l'existence à Java d'espèces
qu'on y avait signalées. ner RUN Le
40 | REVUE BRYOLOGIQUE
polhecium verrucosum, Fissidens arcuatus, Hymenostomum eden-
lulum, Leucobryum serrifolium, Rhaphidostegium elachistos,
Rhizogonium medium, ete. qui y foisonnent et qui ont (qui
auraient ?) dû leur crever les yeux!
Que conclure de ce rapprochement ? Ces deux voyageurs
ayant recueilli des mousses dans d’autres îles du Pacifique,
comme en témoignent leurs noms donnés à quelques-unes d’entre
elles, le plus que l’on puisse leur concéder, me semble-t-il, c’est
qu’à supposer qu'ils en aient réellement fait autant dans l’île
= des Pins, ils ont confondu les récoltes faites dans les unes et les
autres (1). à
Quoi qu’il en soit, il ne paraît pas possible, après la si cons-
_ ciencieuse exploration de Mme Le Rat, de conserver à ces sept.
espèces le droit de bourgeoisie dans l'ile des Pins, dont le bilan
= bryologique à la date de cé jour est dès lors le suivant :
57 espèces, dont 24, soit 42,10 0/0 d’endémiques:
. La priorité pour leur découverte se répartit comme il suit :
Pancher : 8 espèces, dont 3 et 1 variété endémiques.
x Le canaque Placide : 6 espèces, dont 2 espèces et 1 variété
endémiques. >
Mme Le Rat : 43 espèces, dont 19 et 3 variétés endémiques.
Hépaliques (2)
Chiloscyphus acutus S/. — Grotte d’Aoupena: forêt de Condo.
Ch. argulus Nees. — Forêt de Gadge. :
Clasmatocolea planifolia S£. — De la 42 commune à la Baie
_ puante.
Cololejeunea cuspidata St. — Ravin de Koumania.
(1) A partir du genre Schisma, qui inaugure le 42 volume du
Species Hepaticarum, ouvrage auquel il ne manque que des Zcones
Le pans être le pendant de celui de M. Brotherus, et rivalise avec
ui d’'étendue et de haute valeur scientifique, le nom de la
patrie des espèces cesse d’être suivi de celui de leurs inventeurs.
Sans parler de la déconvenue bien naturelle qu’en ressentiront
ces derniers et du ralentissement probable dans le zèle des cher-
cheurs, se voyant privés à l'avenir de la notoriété qui était trop
souvent la seule récompense de leurs fatigues, la très impartiale
critique à laquelle je viens de soumettre quelques citations du
Flora viliensis prouve assez combien, à l’occasion, cette abstention
_ peut être préjudiciable à l’auteur lui-même. Si Mitten n'avait
Pas fait suivre le nom des pseudo-habitantes de l’île des Pins de
celui des collecteurs qui prétendent les y avoir recueillies, c’est lui
que les bryologues rendraient responsable de cette. erreur,
tandis que ces noms le couvrent. 2... ##.
(2) Dr Stephani in litt.
L
REVUE BRYOLOGIQUE Ar
Eulejeunea aloba S£. — Forêts de Uapan et de Watchia à la
baie Oupi.
ÆE. connalistipula St. — Placide.
Frullania bella S!. — Forêt de Condo.
Fr. contracta S{. — Kuto, Koa, bois de la Ferme.
_ Fr. Fauriana St.— Placide.
Fr. ligulifolia St. — Forêt de Gadge. a
F. papilliloba St. — Placide. | 3
Fr. spinislipula St. — Forêt de Gadge. è ”
Fr. squarrosa Nees. — Placide. ;
Fr, symmelrica St. — Forêt de Gadge. UE
Gongylanthus Ludoviciæ S£. — De la 3° à la 4° commune par
la Baie puante. |
… Lophocolea papulosa St. — Forêt de Uapan.
L. pilistipula S£ — Forêt de Watchia à la baie Oupi.
Masligobryum serrifolium St. — Marais de Watchia ; Vaor
forêt au-dessus de la Mission. sg
M. subintegrifolium St. — Placide.
_ Radula similis S. — Forêt de Gadge.
Riccia fluitans L. — Marais de Watchia.
Champignons déterminés par M. l’abbé Vouaux :
Rosellinia hypoxylina Ces. — Ad ligna putrida.
id. nilens Ces. id.
id. Calervaria ? (B. et B.) Sacc. (sporæ desunt).
Calomiella insularis Vouaux. A
Les Lichens seront décrits par le D' Bouly de Lesdain dans Le
Bulletin de la Société Botanique.
Aux hépatiques récoltées par Mada
me Le Rat, il faut joindre À
42 | REVUE BRYOLOGIQUE
fiant. On peut donc considérer, sinon comme d’une rigoureuse
exactitude, du moins comme en étant aussi voisin que possible,
le bilan hépaticologique suivant :
21 espèces, dont 9 ou 42, 85 °/, d’endémiques; la priorité pour |
leur découverte se répartit comme il suit : E.
Le canaque Placide : 5 espèces.
Madame Louise Le Rat : 16 espèces, dont 9 nouvelles.
Général Paris.
Errata.
1° Dans le n° 1 de la Revue, page 3, ligne 22, au lieu de :
CrenipiuM, lire CL. (Claopodium). ;
ci 29 Dans Collalio nominum Brotherianorum, p. 24, ligne 2, au …
lieu de PreroBRYA, lire PororTRIcHA.
Weisia rutilans (Hedwg.) var. Hillieri et Fissidens
| Monguilloni Thériot
par
CH. MEYLAN
Mon excellent ami, M. Hillier, m’ayant soumis quelques
muscinées critiques des environs de Besançon, j'ai eu le plaisir.
de constater que deux d’entre elles étaient : l’une une variété
nouvelle, l'autre une espèce encore fort peu connue. Ce sont :
19 WEISIA RUTILANS (Hedwg.) Ldbg. var. nov. HILLIERI. à
Dimensions et aspect général du type. Feuilles vert foncé ;
nervure très forte de 50 à 80 y (Chez W. rulilans 40 à 50 p).
Opercule court. Péristome formé de dents jaune pâle, irrégulières, …
dépassant le bord de l’urne de 20 à 40 y. Cellules de l’exothecium
20 à 50 y sur 15 à 25 y, la plupart en ayant 30 sur 20 (chez le
type 40 à 80 » sur 25 à 40). Inflorescence, coupes de feuilles,
_ cellules, spores, semblables à celles de W. rutilans type.
Habitat : Sur la terre argileuse au Bois d’Aglans, maturité
juin, leg. Hillier. :
Cette variété présente en outre constamment un caractère non
signalé chez W. rulilans et qui ne se rencontre d’ailleurs chez le
type que dans certaines capsules : c’est un épithécium réticulé,
_ des mailles ayant 2 à 5p. | “ot
= 29 FISSIDENS MONGUILLONI Thériot.
Ruisseau du Grand-Terreau au marais de Saône, 500 m., leg
- Hillier. user | 2
La description de cette espèce, soit dans le « Catalogue des
REVUE BRYOLOGIQUE : 43
Muscinées de la Sarthe » de Thériot et Monguillon, soit les
« Europ. Laubmoose » de Roth etc., étant incomplète, voici
d’après les exemplaires du Jura et celui du ruisseau de Glatigny
(loc. el.) que je dois à la grande amabilité de M. Thériot, la
diagnose complète de ce Fissidens.
Port de F. incurvus ou de F. rivularis.
Inflorescence monoïque, rarement polygame.
Fleurs mâles axillaires sur les tiges femelles élevées, ou formant
un petit bourgeon adhérent à la base des tiges courtes ou enfin
breuses, 3 à 6; paraphyses courtes. Folioles internes des bour-
geons axillaires ou basilaires larges et courtes, largement arron-
dies au sommet et mucronées. Coupes de feuilles et de tige de
F. rivularis. Frondes fertiles de 4 à 15 mm. de hauteur, portant
de 4 à 10 paires de feuilles; souvent divisées et portant des
‘innovations 9» ou stériles partant le plus fréquemment de la
base de la fleur femelle terminale. Feuilles longues de 1,5 à
2 mm., mucronées; lame dorsale atteignant le point d'insertion,
généralement au-dessus. Marges larges, formées de 2 couches de
3 à 5 rangs de cellules, tant aux ailes qu’à la lame dorsale,
atteignant le mucron qu’elles contribuent à former en se con-
fondant avec la nervure dilatée, ou finissant avant le sommet
de la feuille, surtout dans les feuilles inférieures. A la base des
ailes, la marge est très élargie et formée de 3 à 12 rangées de
cellules. Nervure de 30 à 50 y de largeur, tantôt finissant à la
base de l’acumen, tantôt, surtout dans les feuilles supérieures
et périchétiales, se confondant avec les marges et le tissu
_foliaire et paraissant former le mucron terminal. ze
Cellules irrégulières de 10 à 20 y à parois régulièrement mais
_ faiblement épaissies, devenant rectangulaires et atteignant 40 à
50 z de longueur à la base de la feuille, surtout chez les feuilles
_perichétiales. Ces dernières très longues (3 à 4 mm.), étroites et
longuement acuminées. me
= Capsule arquée dans l’exemplaire de la Sarthe, presque hori-
_ zontale dans ceux du Jura; rétrécie sous l’orifice à l’état sec ;
_ portée par un pédicelle de 5 à 8 mm. Opercule longuement coni-
_ Que apiculé. Dents péristomiales rouges, fendues jusqu'aux 215.
ou aux 3/5, papilleuses et à lamelles saillantes. Fe.
: Spores de 10 à 14 #, presque lisses (Ex. du Jura); maturité
La plante de la Sarthe a cru sur les pierres d’un ruisseau;
du Jura, d’après les observations de M. Hillier, tapisse les
situées au sommet de plantes spéciales. Anthéridies peu nom-
sauf dans les feuilles périchétiales chez lesquelles elle se termine -
Ê
A4 REVUE BRYOLOGIQUE
parois et le fond argileux d’un ruisseau, mais délaisse les por-
tions du ruisseau dont le lit est caillouteux.
C'est avec la forme plus ou moins arquée de la capsule (les
capsules de l’ex. sarthois sont encore trop jeunes et doivent être
surement plus fortement courbées à l’état de complète maturité)
la seule différence que j'ai pu constater entre les exemplaires du
Jura et ceux de la Sarthe, car bien que M. Thériot ne signale
pas de plantes © dans l’exemplaire original, j’en ai rencontré
= dans la portion qu’il a bien voulu m'adresser.
. L. Fissidens Monguilloni est certainement une excellente
= espèce, probablement méconnue et confondue avec les espèces
_ Voisines. C
Il diffère de F. incurvus par son inflorescence, ses cellules, ses
marges, ses dents péristomiales et du F. {amarindifolius par ses
fleurs S axillaires, ses cellules plus irrégulières, ses marges larges
et formées de deux couches de cellules. Comme le fait remar-
quer Thériot, il se distingue de F. bryoïdes par sa capsule arquée
et sa station ; du F. rivularis par ses cellules et son inflorescence.
Ses longues feuilles périchétiales lui donnent en outre un aspect
tout particulier. C’est en tout cas de F. rivularis qu’il est le plus
Voisin.
Il me reste encore à signaler un fait, J’ai rencontré dans un
des exemplaires du Jura, une fleur synoïque, mais malgré des
recherches subséquentes, il ne m’a pas été possible d'en trouver
une seconde. Le fait est-il isolé, anormal, ou le F. Monguilloni
est-il réellement polygame ? C’est encore à éclaircir, mais cer-
tainement les fleurs synoïques doivent représenter le cas le plus
rare dans l’inflorescence de cette espèce.
Bryological Notes II.
Columbia 1908.
. It is a true Homalotheciu
= therefore allied to H. sériceum. It differs indeed in the pedicel
_ Of the capsule smoo!h nearly
_ base faintly rough. Also the peristome is different, to the grea-
ter part hyaline and distantly arti n
-endostomial segments also hyaline; the teeth are shorter tha
n H:sericeum. In this species the pedicel is very rough, t
REVUE BRIOLOGIQUE 45
peristomial teeth yellow and only their uppermost short part
pale.
Bryum grandirele Kindb. — It was found 1909 by Dr N. L.T.
Nelson in Colorado, mount Carbon, 3.000 metr. above the se ,
with good capsules. The cilia are long-appendiculate, the spores
abqut 0,02 m.m. Hitherto were only sterile specimens found in
Canada.
Grimmia (Schistidium) atricha C. M. et Kindb. and Lescuræa
frigida are found by D" Nelson in the same station as the last.
Trichostomum alpinum Kindb., n. sp.
Also found by Dr Nelson in the same station as theboth pre-
ceeding.
It agrees with Trichostomum cylindricum (Bruch) C. M. in
shape of leaves. It differs indeed in leaves smaller, smooth (or
diversiform,. the inner one short with a short obtuse point.
The lid is mostly shorter than the half capsule, the pedicel
whoily yellow. In T. cylindricum leaves are very papillose, the
pedicel of the capsule is red in the lower part ; the perichetial
leaves are nearly uniform, long-acuminate.
_ Grimmia plagiopodia, G. plalyphylla, G. tenella, Coscinodon
_ cribrosus, Timmia bavarica, Cynodontlium polycarpum, Isopplery-
_gium pulchellum, Mnium decurrens, Oncophorus virens, Philo-
nolis aculiflora and Brachythecium ulakense are also found in mt
Carbon, Colorado, 3000 m. a. s. by D" Nelson.
Fontinalis maritima et F. mollis
par J. CARDOT
_ Dans le dernier n° de la Revue, M. Kindberg signale le F.
marilima C. Müll. dans le Massachusetts, d’après un spécimen
récolté par Mrs Handy, lequel, dit-il, concorde exactement avec
l'échantillon original de F. marilima qui lui a été communiqué
Par l’auteur de cette espèce. M. Kindberg ajoute que, par ses
euilles concaves, non condupliquées, cette plante est voisine du
”. mollis CG. Müll., et non du F. neomexicana Sulliv.
Comme c’est moi qui ai rapproché le F. marilima du F.
pren je désire m'expliquer à ce sujet. J'ai reçu jadis de
même des spécimens originaux, des spécimens types, : -
the capsule cylindric, the teeth short, straight, entire and |
orange-red without basal membrane and annulus, also in the
indistinctly papillose above); also in the perichetial leaves E
vel subobtusa, superne canaliculata, marginibus involutis, long.
__ rioribus quadrato-rotundis, papillosis, 6 y, inferioribus rectan
46 REVUE BRYOLOGIQUE
de F. maritima et de F. mollis, et je les aï décrits dans ma Mono-
graphie des Fonlinalacées, pp. 61 et 90. On peut affirmer qu'iln’y
a guère de Fontinales qui se ressemblent aussi peu que ces deux
espèces ; il suffit, d’ailleurs, de lire comparativement les diagno-
ses de Müller pour saisir immédiatement qu’il s’agit de deux
plantes tout à fait différentes, ce que confirme pleinement
l'examen des spécimens originaux.
Le F. mollis, qui appartient à la section des Lépidophyllées,
est une plante robuste, à rameaux très épais, lâchement feuillés,
garnis de grandes feuilles molles, lâchement imbriquées ou
étalées-dressées, largement ovales, obtuses, très concaves, non
carénées; il rappelle la forme latifolia du F. squamosa. Le F.
marilima, au contraire, a les rameaux très fins, grêles, allongés,
raides, triquètres, garnis de feuilles étroitement imbriquées, forte-
ment carénées-condupliquées, rigides, ovales-lancéolées, acumi-
nées, aiguës. Il est bien évident que c’est une Tropidophyllée,
extrêmement voisine du F. neomexicana Sulliv., dont elle n’est
peut-être même qu’une forme stationnelle, car elle ne paraît pas
avoir été jamais récoltée dans une autre localité que celle citée
par Müller, où elle croît dans des conditions très spéciales :
Neah-Bay, près du Cap Flattery, détroit de San Juan de Fuca
(Etat de Washington), sur le littoral, associé aux Polysiphonia
et autres algues maritimes.
Quant à la Fontinale du Massachusetts, j'ignore ce qu’elle …
peut être; il me paraît en tout cas peu probable qu’elle se rap-
porte soit au F. marilima, soit au F. mollis, qui sont l’une et
l’autre des formes occidentales très localisées. Je tenais seulement
à établir qu’aussi bien d’après les descriptions de Müller, que
d’après les échantillons originaux eux-mêmes, ces deux plantes
= n’ont absolument aucune ressemblance, et appartiennent à deux
_ sections différentes.— P.S. C’est une forme du F. Novæ-Angliæ.
Espèce et variétés nouvelles pour la flore de France
par I. THÉRIOT.
BARBULA Giropi1 Thér. sp. nov.
_ Gaulis 1-2 mm. altus. Folia sicca et madida patulo-squarrosa,
e basi vaginantia, ovato-lanceolata, breviter acuminata, obtusa
1,2 mm., lat. 0,3 ; costa ante apicem dissoluta ; cellulis supe-
gularibus, levibus, hyalinis vel flavidus. Folia perichaetialia
REVUE BRYOLOGIQUE
convoluta, vaginantia, apice late rotundata, enervia vel sube-
nervia, seta 10-15 mm. alta, atropurpurea. Capsula, annulus,
operculum, peristomium, sporae B. convolulae Hedw.
Hab. Ruffieu (Ain), au Vély, sur le sol ; alt. 1000m ; leg.
Girod, août 1903. :
J'ai hésité longtemps avant de distinguer spécifiquement
_ cette forme. Elle offre tant de caractères communs avec B. con-
voluta Hedw. que je ne voulais d’abord y voir qu’une variété
de celle-ci. Les différences essentielles qui les séparent se rédui-
sent en somme à deux : la direction des feuilles qui sont étalées-
squarreuses et non enroulées à l'état sec d’une part, et d’autre
part la couleur du pédicelle. Mais ces différences constituent des
caractères si importants qu’il me semble décidément déraison-
nable de n’en pas tenir compte.
THAMNIUM ALOPECURUM (L.) Br. eur. var. TORRENTIUM Thér
Caespites densi, inundati. Caulis plus minus dendroideus, ra-
mis numerosis, julaceis, elongatis, confertis, attenuatis. Folia
erecto-appressa. |
_ Hab. Ariège : Cascade du Castelet au-dessous d’Ax-les-
Thermes, 600m; ipse legi 1892 ; Basses-Pyrénées, roches cal-
caires à Eaux-Chaudes, 800" ; leg. Douin, 1906.
Cette forme croît sur des rochers à fleur d’eau dans les cou-
rants rapides. Elle rappelle par son port Scorpiurium deflexifo-
lium (Solms.). Elle est fort différente de la var. prolensum
Turn.(n° 958, Musci galliae) qui a des tiges très allongées, grêles,
dénudées, munies de rameaux espacés, courts, inégaux, à feuilles
_espacées, étalées.
. HYGROAMBLYSTEGIUM FLUVIATILE
Thér.
_ Caulis gracilis, elongatis ; folia minora, remota.
Hab. Haute-Vienne, près Saint-Priest. Ligoure,
à Villetelle ; leg. G. Lachenaud, mars 1901.
= CAMPYLIUM CHRYSOPHYLLUM (Brid.) Broth. var. PINNATIFIDUM
Thér.
Robustum. Caulis eleganter et regulariter pinnatis.
_ Cette belle forme a été récoltée par mon ami Girod, Direc-
“ra de l'Ecole normale dé Gap, à Aubenas (Ardèche), en mars
(Sw.) Lœsk. var. GRACILE
dans un puits
.
_ C. carysopayzLum (Brid.) Broth. f. capsula erecla.
… Hab. Gap, à Saint-Mens, pentes nord, alt. 850%; leg. Girod,
Forme bien curieuse ; les capsules bien développées sont régu-
‘ne rappelle en rien le Scleropodium illecebrum.Ses rameaux très
48 | REVUE BRYOLOGIQUE
lières, exactement dressées, le plus souvent sillonnées, et à
orifice élargi.
SCLEROPODIUM ILLECEBRUM (SchwϾgr.) Br. Eur. var. com-
PLANATUM Thér. .
Caulis et ramis complanatis, laxe foliosis; folia patula, haud
imbricata, minus concava.
Hab. Vendée : pierres de l’allée du parc de Châtenay ; leg.
Charrier, 1908 comm. Douin. ÿ
Sauf par la forme des feuilles et leur structure, cette plante
aplanis, ses feuilles très étalées lui donnent un faux air d'Ho-
malia ou de Neckera..
——————————
Nécrologie
John Henry Davies
Bryology in the North of Ireland has suffered a great loss by
the death of John Henry Davies of Lenaderg Co Down, which …
took place the 20th August at Belfast. In early life he studiedthe …
mosses of Yorkshire, where he lived, and was a contributor to
the Phylologist. He was well acquainted with the mosses of
Ulster and added a considerable number to the list, which were …
recorded in the pages of the Irish Naluralist.
C. H. WADDELL.
Nouvelles
Dr F. BROTHERUS. — Bryotheca fennica ; fasc. I (nos 1-100). …
Helsingfors 1910.— La collectionest enfermée dans une enve- e.
loppe en carton (27 X 42 cm.). — Pour les souscriptions
s’adresser à l’Auteur, à Helsingfors, Finlande.— Prix 31 fr, 25 c. É-
U Pour paraître en mars: L. LoEske, Sludien zur verglei- …
_chenden Morphologie und phylogenetischen Systematik der Laub-
| moose. — Chez l'Editeur Max Lande, Haendelstrasse, 3, Berlin.
4 Prix de souscription : 5 fr. 50 (en Allemagne 4 marks). L'ou
_ vrage est relié et envoyé franco si le montant est payé d'avance;
_ plus tard le prix sera augmenté.
Caen, — IMPRIMERIE-RELIURE E. DOMIN, I, rue de la Monnaie cn
No 3. Te ANNÉE | 1910
REVUE BRYOLOGIQUE
ParaissanT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
Sommaire du n° 3
Diagnoses préliminaires de Mousses mexicaines (5° article). J. CARDOT. —
La régénération chez les Hépatiques. A. COPPEY. — Heterocladium
Macounii. THÉRIOT.
Diagnoses préliminaires de Mousses mexicaines
Par J. CARDOT
(be Arlicle)
PLATYGYRIUM (?) FUSCOLUTEUM Card.— Cespites densi, nitidi,
fusco-lutescentes. Caulis repens, ramis numerosis, confertis,
erectis vel ascendentibus, crassis, obtusis. Folia patenti-erecta,
sæpe sursum leniter homomalla, concava, ovato-lanceolata
latiuscule acuminata, integerrima, marginibus plerumque fere e
basi usque ad basin acuminis reflexis vel revolutis, costa gemella,
brevi, tenui vel subobsoleta, cellulis mediis angustis, linearibus,
superioribus latioribus et brevioribus, alaribus sat numerosis,
in 4 vel 5 sericbus, quadratis, obseuris, chlorophyllosis. Cætera
ignota.
Etat de Chihuahua : environs de Madera (E. Palmer, 1908;
herb. New-York Bot. Gard.).
En l'absence de la fructification, la position générique de cette
ependant, la forme et le tissu
des feuilles semblent bien devoir la faire placer dans le genre
port plus robuste, ses rameaux p
lus grandes et plus longuement acuminées.
= FABRONIA PATENTIFOLIA Card. — Monoica, dense cespitulosa,
viridis, subsericea. Rami breviusculi, erecti, obtusi. Folia sicca
recta, madida patentissima, ovata, in acumen angustum, subu-
itum abrupte contracta, integra vel superne parce denticulata,
costa ultra medium evanida, reti laxo, chlorophylloso, cellulis
hombeis, alaribus multis, quadratis et secus Margines ultra
50 | REVUE BRYOLOGIQUE
tertiam partem fol assurgentibus. Capsula in pedicello pallido,
3-4 millim. longo, minuta, ovata, collo parvo instructa, aperta
late truncata, operculo apiculato. Peristomii dentes bigeminati,
brunnei, truncati.
Etat de Jalisco : Guadalajara, 1908 (n° 10575). Etat de Hidalgo:
Tula, 1908 (n° 10593); sur trones de Frênes dans les deux loca-
lités. 4
Cette espèce diffère du F. fiavinervis C. Müll. par ses feuilles …
plus étalées, plus brusquement acuminées, et par son tissu plus
chlorophylleux, formé de cellules plus larges et plus courtes: les
feuilles plus larges, plus brusquement acuminées et plus étalées
la distinguent aussi du F. polycarpa Hook., de l'Amérique du
5... Sud.
Fabronia ocloblepharis Schwaegr. var. AMERICANA Card. —
A forma typica europæa statura minore, cespitibus minus densis,
_ ramis gracilioribus, foliis minoribus, angustioribus, magis sensim
et longius acuminatis, cellulisque aliquanto minoribus et magis
chlorophyllosis diversa. Habitus F. pusillæ Raddi, foliis autem.
non ciliatis.
Etat de Mexico: Amecameca, 1908 (n° 15264). Etat de More
los : près de Cuernavaca, 1908 (n°5 15183, 15305). Etat de Hidalgo:
Cuzamaloza, 1908 (n°95 10624 in parte). Etat de Jalisco: Etzatlan
1908 (n° 10618). Toujours sur écorces. |
La plupart des spécimens des Etats-Unis appartiennent à
cette même variété.
CYCLODICTYON HUMECTATUM Card. — Robustulum, pallide
_virens. Caulis depressus, ramis numerosis elongatis, simplicibus
vel parce ramulosis, circiter ? millim. latis, complanatis, obtusis.
Folia sicca undulatula, oblonga, abrupte breviterque acute acu-
_, minata subapiculatave, superne obsolete denticulata, cellulis
Mmarginalibus linearibus inferne biseriatis, superne uniseriatis
angustissime limbata, nervis ad 3/4 evanidis, dorso lævibus, |
cellulis magnis, inferioribus oblongis, superioribus hexagonis
_Cætera desiderantur. |
Etat de Morelos : près de Cuernavaca, rochers humides, 1907
et 1908 (n°5 10528, 15090). Re
D’après un échantillon de C. albicans (Sw.) Broth. collé dans
= l’exemplaire du Prodromus du Muséum, et récolté à Chinantla
par Liebman,ainsi que d'après les figures de la pl. LIV du Species
Muscorum d'Hedwig, l’espèce nouvelle diffère de celle de Swartz
par ses feuilles moins dentées, son margo formé d’une seule série
de cellules dans le haut, ses nervures lisses sur le dos, et son tissu
composé de cellules plus grandes.
REVUE BRYOLOGIQUE 70
HooKERIOPSIS HETEROICA Card. -—— Heteroica, floribus in
_eodem caule aliis synoicis, aliis masculis vel femineis, tenella,
depressa, viridula, brunneo-variegata, ramis mollibus, compla-
natis, plumulosis. Folia mollia, patenti-compressa, nullo modo
homomalla, anguste lanceolata, longe acuminata, superne den-
tata, dorsalia lateraliaque nervis longis, tenuibus, fere parallelis
vel parum divergentibus, ad 2/3 folii abrupte evanidis, apice
plerumque spinulosis, dorso cristato-dentatis instructa, folia
ventralia nervis multo brevioribus et tenuioribus, ad vel infra
medium desinentibus, dorso lævibus; reti tenello, cellulis linea-
ribus, subuniformibus, pellucidis, ad extremitates parce et grosse
_granuloso-chlorophyllosis. Capsula in pedicello tenui, rubro,
Iævi, 10-12 millim. longo,. parva, oblonga, fusca, horizontalis
vel nutans, collo attenuato instructa, sicca ore dilatata, operculo
convexo, longe et tenuiter rostrato. Calyptra operculum tantum
obtegens.
_ Etat de Vera-Cruz: près de Jalapa, sur bois pourri, 1908
(n° 15145). as
Diffère de toutes les autres espèces de la section ÆEuhypnella
par son inflorescence hétéroïque.
= LerrpopiLum PRINGLEI Card. — Autoicum, nitide lutes-
_ centi-viride. Caulis secundarius 1-3 centim. longus, complanatus,
45 millim. latus. Folia valde compressa, haud plicata, cultri-
formi-oblonga, longiuscule acuminata, acutissima, lateralia
valde asymmetrica et exterius curvatula, marginibus planis vel
Versus evanidis, cellulis linearibus, superioribus rhombeis, mar-
ginalibus angustioribus, sed limbum distinctum nullo modo
“efformantibus. Capsula in pedicello tuberculis et spiculis hirto,
5-8 millim. longo erecta inclinatave, oblonga, sicca sub ore
_constricta, operculo longe et recte tenuirostrato. Calyptra plus
_minus piloso- squamosa. Peristomii dentes margine valde sinuosi,
sublobati, strato ventrali angustissimo, rubente, lamellis sat
rominentibus ornato.
Etat de Vera-Cruz: près de Jalapa, troncs d'arbres, 1908
n° 10499, 15167).
cules et d’aiguillons, mais, à en juger d’après la description, il
n diffère par ses feuilles symétriques el plus brièvement acumi-
Lindbergia mexicana (Besch.) Card. var. AGUMINATA Card. —
A forma typica foliis longius acuminatis, cellulisque minus bre-
parce et anguste revolutis, superne denticulatis, nervis medium
Le L. Mohrianum CG. Müll. se rapproche de cette espèce nou- |
velle par l’inflorescence monoïque, et le pédicelle hérissé de tuber-
._ sible d'observer des péristomes en bon état : les dents de l’exos-
_ des transitions entre le type et la.var. acuminala.
52 REVUE BRYOLOGIQUE
vibus, plerisque oblongis, lævibus vel sublævibus distinguitur.
District fédéral : environs de Santa-Fé, 1907 (n° 10416 in parte);
Cima, 1908 (n° 15197). Etat de Mexico : Amecameca, 1908 …
(n°515269 in parle, 15276). Etat de Hidalgo : Cuzamaloza, 1908
(n° 15251 in parte).
J'ai pu m'assurer par l'examen des petits spécimens types
_ collés dans l’exemplaire du Prodromus laissé par Bescherelle |
_ au Muséum de Paris que le Leskea mexicana Besch. et l’Haplohy-
menium densum Sch. sont complètement. identiques. Comme
c’est l’espèce de Schimper qui est décrite en second lieu, elle doit
donc tomber en synonymie. Sur l’un des spécimens récoltés par le
D' Pringle (n° 10594, Dublan, Etat de Hidalgo) il m’a été pos-
_ tome portent des lamelles très peu élevées, et les processus de
_ l’endostome font défaut. Ces caractères obligent à transférer
cette plante dans le genre Lindbergia, auquel d’ailleurs elle se
rattache également par les caractères d'ordre végétatif. Plante
assez variable : rameaux plus ou moins épais, quelquefois grêles,
filiformes, courts ou allongés, droits ou courbés à l’état sec. Tissu
plus ou moins obscur, généralement un peu papilleux, parfois
lisse ou presque lisse; cellules à parois généralement assez épais-
sies, rarement minces. Capsule plus ou moins épaisse. Cette plante
parait assez répandue sur les troncs d'arbres dans la partie cen-
trale du Mexique; il y en a des spécimens provenant de plus de
10 localités différentes dans les récoltes du Dr Pringle. On observe
Thuidium Türckheimii C. Müll. var. ANGusraTuM Card. —
À forma typica guatemalensi differt capsula plerumque angus-
_ tiore, cylindrico-arcuata, caule laxius pinnato, foliisque majo-
_ ribus.
Etat de Morelos : près de Cuernavaca, 1895 (no 542).
TauipiuM RoBUSTUM Card. — Dioicum, robustum, caule
_ erecto, valido, dense bipinnato, 6-10 centim. longo, paraphylliüis
ramosis permultis obtecto. Folia caulina maxima,conferta,erecta,
latissime triangulari-cordata, profunde plicata, in acumen elon-
gatum, subulatum, apicem versus denticulatum sat subito cons-
tricta, marginibus inferne plus minus revolutis, papillis promi-
nulis crenulatis, costa in acumine desinente. Folia ramea et ramu-
= Jina ovato-lanceolata, valde concava, subacuta, cellula apicali
_ truncata et pluripapillata, marginibus argute denticulatis, costa
ad 2/3 vel 3/4 evanida, reti pellucido, cellulis ovalibus vel rotun-
datis, dorso papilla magna, singula, valde prominente et sursun
inclinata medio notatis. Folia pe ichaetialia intima cilüs ph
REVUE BRYOLOGIQUE
_ minus numerosis marginibus ornata. Capsula in pedicello pur-
pureo, 2-3 centim. longo inclinata vel subhorizontalis, cylindrico-
_ arcuata, operculo convexo, longirostri.
+ District fédéral : Cima, 1908 ( n°5 10537, 10579); Sierra de
Ajusco, 1907 (n° 10431 in parte). Mont Malintzi, près Puebla
(A. Hecquet, 1904; herb. I. Thériot). ,
Cette belle espèce se reconnaîtra facilement à son port robuste,
et à ses grandes feuilles caulinaires. La forme et le tissu des feuilles
raméales la rapprochent du Th. Schlumbergeri Sch., mais d’après
l'échantillon collé dans l’exemplaire du Prodromus du Muséum,
celui-ci est beaucoup moins robuste, ayant la taille et le port du
Th. miradoricum Jaeg., et les feuilles caulinaires beaucoup plus
petites ét moins longuement acuminées.
TauipiuM sUBRoOBUSTUM Card. — Præcedenti peraffine et
habitu simile, tamen paulo minus robustum, foliis caulinis fere
æqué magnis, sed minus longe acuminatis, foliis rameis quidem
magis concavis, late et brevissime ovatis, obtusis, reti minus
_pellucido, magis chlorophylloso, papillis plerumque minus pro-
minentibus. Folia perichaetialia ciliata. Fructificatio desideratur.
Etat de Michoacan: San Miguel del Monte, Morelia, 1908
(Dr Manuel Martinez Solorzano; comm. D' Pringle).
AMBLYSTEGIUM MEXICANUM Card. —- A.siphoni (Pal. Beauv.)
Card. (A. floridano Ren. et Card.) habitu et capsulæ forma simile,
_Statura aliquanto majore, foliis majoribus, latioribus, acumine
_breviore, costa latiore, retique laxiore diversum. Ab 4. Kochii
Br. eur. foliis magis sensim acuminatis, angustius lanceolatis,
_acumine latiore, pedicello brevioré, capsulaque multo minore et
breviore facile distinguitur. |
Etat de Morelos : près de Cuernavaca, 1899 (n° 10440).
Peut-être cette plante n'est-elle qu’une forme robuste, à feuilles
_ plus larges et à tissu plus lâche, de l'A. sipho (Pal. Beauv.) Card.,
_ Qui existe également au Mexique : j'en ai vu un petit spécimen
récolté en 1868 par Sumichrast aux environs de Cordova.
HoMoMALLIUM MEXICANUM Card. — Monoicum, robustulum,
pinnatus, ramis brevibus, ascendentibus. Folia conferta, sursum
aliquid homomalla, patenti-erecta, caviuscula, ovato-lanceolata,
longiuscule acuminata, marginibus planis, ubique integris vel
Superne sinuato-subdenticulatis, costa gemella, brevissima, obso-
leta vel nulla, cellulis angustis, linearibus, flexuosis, obtusis,
parietibus crassiusculis, alaribus multis, minute subquadratis
el subrotundatis, obscuris, chlorophyllosis. : Folia perichætialia
nge cuspidato-subulata, marginibus integris sinuatisve. Cap-
viride vel lutescenti-viride. Caulis repens, plus minus regulariter
54 REVUE BRYOLOGIQUE
sula in pedicello rubente, siccitate inferne sinistrorsum, superne
dextrorsum leviter torto, circa 10 millim. longo horizontalis,
ovato-oblonga, curvata, superne convexa, sicca sub ore contrac-
tula, operculo conico, brevirostro.
Etat de Hidalgo : Cuzamaloza, 1908 (n°5 10631, 15250).
Beaucoup plus robuste que l'H. adnalum (Hedw.) Broth., des
Etats-Unis, cette espèce se rapproche davantage del’H. loriforme
(Broth.) Broth., de l'Himalaya, dont elle diffère toutefois par
ses feuilles moins concaves, à acumen moins long et moins fin,
et par les cellules du tissu foliaire à parois plus épaisses, les alaires
plus petites. l
Var. LATIFOLIUM Card. — A forma typica differt : foliis late
__ ovatis, valde concavis et magis imbricatis, acumine latiore et
breviore, cellulis alaribus permultis aliquanto majoribus, capsu-
laque suberecta vel inclinata. "
Etats-Unis : New Mexico : Withe Mts, Lincoln County (Uoo-
tan et Standby, 1907; comm. A. J. Grout).
Drepanocladus exannulatus (Gümb.) Warnst. var. MExr-
CANUS (Mitt.) Card. (Hypnum mexicanum Mitt. nomen). —
Folia laxe patentia, ad apicem caulis et ramorum secunda, vel
magis conferta et ubique falcato-secunda, longe acuminato-subu-
lata, integra vel vix sinuolata, costa valida, in acumen longe pro-
ducta, reti denso. Planta adhuc sterilis nota. |
District fédéral : vallée de Mexico, lac Chalco, 1907 (Pringle, …
n° 10430) ; vallée d’Ajusco (Hahn) ; environs de Mexico (Andrieux).
Il me paraît impossible de séparer cette forme du D. exannu-
lalus, qui existe dans l'Amérique du Nord et dans le domaine
magellanique (H. fluilans var. australe Card.). Cette plante est
mentionnée dans l’Adumbralio de Jaeger et Sauerbeck, sous le
nom de « Hypnum mexicanum Mitt. in sched. »; dans l’exemplaire
du Prodromus du Muséum, il y a un échantillon étiqueté par.
- Bescherelle : « H. mericanum Hpe. in Mitt. ». Elle ne paraît
pas avoir été jamais décrite.
MITTENOTHAMNIUM PRINGLEL Card. (1) — M. Lehmanni et
* mexicano (Besch.) Card. affine, primo statura, habitu, colore, etc.
simillimum, sed capsula longiore, subcylindrica, operculoque.
rostro longiore curvulo prædito diversum ; a secundo colore lutes-
cente, foliis rameis angustioribus, marginibus ubique planis, e
(1) Le nom de Microïhamnium doit être abandonné par les bryologues,
ce nom ayant été imposé antérieurement à un genre d'Algues, lequel est
valable. Je ferai remarquer que, d’après les Règles de Vienne (1905), on
doit employer pour le genre de Mousses : Mitlenothamnium Hennings (1902)
et nom Sfereohypnum (Hpe.) Fleisch (1908).
REVUE BRYOLOGIQUE | 55.
capsula longiore et angustiore distinguitur. Autoicum. Capsula in
pedicello circa 2 centim. longo horizontalis nutans pendulave, sub-
cylindrica, arcuatula, sicca sub ore constricta, collo distineto
prædita, operculo conico-acuminato, longiuscule rostrato.
Etat de Oaxaca : Sierra de San Felipe, 1894 (n° 3 a).
La forme de la capsule, longue et étroite, surtout à l'état sec,
permet de distinguer facilement cette plante des espèces voisines;
mais à l’état stérile, elle ne diffère guère du M. Lehmanni (Besch.)
Card. ; elle a cependant les feuilles caulinaires un peu plus grandes,
les raméales plus larges et le tissu un peu moins serré, formé de
_ cellules un peu moins longues. Les feuilles caulinaires, largement
-triangulaires-lancéolées, sont nettement denticulées dans le haut,
et pourvues d’une nervure double distincte, parfois même assez
longue. Contrairement à la description de Bescherelle, il en est
spécimen du type qui m'a été donné jadis par l’auteur lui-même.
© MrTTENOTHAMNIUM IMBRICATULUM Card. — Autoicum, niti-
dulum, lutescendi-viride. Caulis intricato-repens, sæpe flagellis
longis, gracillimis præditus, plus minus regulariter pinnatus,
_ramis ascendentibus, haud complanatis, subteretibus, curvulis.
Folia laxe imbricata, plicatula, concava, caulina late breviterque
_ovata, in acumen angustum, acutum, breviusculum sat abrupte
constricta, ramea ovato-lanceolata, acuminata, marginibus pla-
_ nis vel basin versus acuminis parce reflexa, superne minute den-
_ticulata, costa gemella, ad tertiam partem folii producta, inter-
. dum simplici et medium versus evanida, cellulis angustis, linea-
_ribus, sat elongatis, extremitate superiore (præcipue in foliis
rameis) dorso papilloso-prominulis. Capsula in pedicello tenui,
_ flexuoso, rubente, 10-15 millim. longo, apice curvato nutans pen-
_duläve, ovata vel oblonga, basi rotundata, sicca sub ore cons-
_ tricta, operculo brevissime conico vel mamillato.
Etat de Morelos : près de Cuernavaca, 1908 (n° 15304).
Par son port, cette espèce rappelle assez l'Eurhyñchium præ-
coæ ou l'E. diversifolium. Elle est Voisine du M. elegantulum
(Hook.) Card., mais en diffère par sa capsule plus petite, son
Pédicelle moins long, et son opereule plus court, non rostré.
MITTENOTHAMNIUM SUBTHELISTEGUM Card. == M. ihelislego
(C. Müll.) Card. statura, habitu, foliorum forma et directione,
pedicelli longitudine, capsulæ et operculi forma simillimum,
foliis autem minus denticulatis, retique multo densiore, cellulis
angustis, linearibus, elongatis, dorso minus prominenti-papillo-
s composito diversum. Autoicum. HER a Re
Etat de Morelos : près dé Cuernavaca, 1908 (n°5 10697, 15182).
_ de même des feuilles caulinaires du M, Lehmanni, d'après un petit +
56 REVUE BRYOLOGIQUE
HYPNUM DEPLANATULUM Card.— Autoicum. Cespites depressi,
nitenti-virides. Caulis repens, parce radiculosus, subregulariter
pinnatus, ramis patulis, attenuatis, complanatis, siccitate sæpe
curvatulis, simplicibus vel ramulosis. Folia compressa, cavius-
cula, ovato vel oblongo-lanceolata, plus minus longe acuminata, À
acuta, Superne serrulata, marginibus inferne sæpius reflexis …
vel revolutis, costa gemella brevissima, parum distincta, obsoleta ;
vel nulla, cellulis anguste linearibus, attenuatis, alaribus 3-5,
perdistinctis, vesiculosis, ovatis oblongisve, lutescentibus vel
subhyalinis, supraalaribus paucis, quadratis vel breviter rectan-
gulis. Capsula in pedicello rubello, circa 20 millim. longo inelinata
vel suberecta, subeylindrica, arcuatula, operculo conico-rostrato.
Etat de Puebla : Honey-station, sur bois pourri, 1908 (n° 15292). :
Cette Mousse, qui ne me paraît avoir d’étroites affinités avec
aucune espèce américaine, appartient au sous-genre Pseudo- d
rhaphidoslegium Broth. (sub gen. Slereodonte) ; elle rappelle assez
l'A. Henoni Dub. du Japon, mais en diffère par son port moins
robuste, son pédicelle généralement plus court, sa capsule plus
allongée, ses feuilles plus petites et proportionnellement plus :
larges, pourvues de cellules alaires moins colorées et de cellules
supraalaires plus distinctes, ete. ï.
ISOPTERYGIUM CAVERNICOLA Card. — Tenellum, læte viride.
Caulis depressus, repens, parce radiculosus (rhizoidis remote
fasciculatis), in ramis plus minus elongatis, eleganter plumosis
inordinate divisus. Folia valde compressa, subdisticha, patentis-
sima, oblongo-lanceolata, haud plicata, sensim longe acuminata,
plerumque acuta, marginibus planis, jam e basi minute sed dis-
tincte et apicem versus magis denticulatis, costa gemella brevis-
sima vel nulla, cellulis angustis, linearibus. Cætera desiderantur.
Etat de Morelos : près de Cuernavaca, grottes humides, 1908
(n° 15179),
_ Diffère de l’Z. planissimum Mitt. par ses dimensions plus faibles,
ses frondes plus étroites, et ses feuilles plus petites, non plissées
distinctement denticulées dès la base. #
_ISOPTERYGIUM cyLiNDRICARPUM Card. — Autoicum. Cespites
virides, depressi. Caulis repens, ramis ascendentibus, obtusis vel
attenuatis, complanatis. Folia patenti-subdisticha, aliquid homo-
malla, lanceolata, in acumen plus minus elongatum, sæpe flexuo-
_Sum, acutissimum sensim angustata, marginibus planis jam €
basi minute eb apicem versus magis serrulatis, costa gemella
brevissima, sæpe vix distincta, cellulis angustis, linearibus, vald.
Chlorophyllosis, alaribus indistinctis. Capsula in pedicello_ tenui,
basi rubro, superne pallido, 10-15 millim. longo, erecta, angusta
REVUE BRYOLOGIQUE pe
-cylindrica, subsymmetrica, operculo altiuscule conico, obtuso.
Etat de Mexico : Amecameca, 1908 (n°5 10606, 15255).
Espèce facile à reconnaître à sa capsule étroite, cylindrique,
dressée, et à ses feuilles denticulées tout autour.
Plagiothecium lælum Br. eur. var. NEOMEXICANUM Card. —
Formæ typicæ europeæ habitu, statura, foliorum forma et
reticulatione, capsulæ indole omnino simile, a qua differt solum
peristomii dentibus dorso tantum inferne transversim striatulis,
intus lamellis minus numerosis et angustioribus prædibs, et
endostomii membrana brevi, ad 1/5 dentium tantum producta.
(E. O. Uootan, 1899; comm. A. J. Grout).
RHAPHIDOSTEGIUM CHRYSOCLADUM Card. Autoicum. Caulis
repens, appressus, ramis brevibus, curvatulis, pallide aureis.
vel oblongo-lanceolata, longe acuminata, acutissima, enervia,
bus fulvis, alaribus 2 vel 3, ovatis, vesiculosis, hyalinis vel pal- Les
lide lutescentibus, cæteris perpallidis, laxiusculis, linéari-rhom-
_ boïideis. Folia perichætialia ovato-lanceolata, in acumen elon-
gatum, serrulatum producta. Capsula in pedicello brevi, D-7 mil-
lim. longo, rubente, apicem versus aliquanto pallidiore, levi,
siccitate supérne leniter dextrorsum torto inclinata, oblonga,
_sicca sub ore constricta, basi collo parvulo, attenuato, sat dis-
tincto prædita. à ne
Etat de Nuevo Leon: Sierra Madre, Monterey, sur bois pourri,
1889 (n° 718). | 1
Cette espèce diffère du R. microcarpum (Brid.) Jaeg., des Etats
. Unis du Sud, par ses feuilles plus étroites, plus longuement acu-
_minées, à bords généralement plans, et du R. sericifolium (Mitt.)
Jaeg., des Antilles, par son tissu plus pâle, plus lâche, formé de
_ cellules plus larges et plus courtes. “
_ RaapmiposTecium Lozanor Card. — Autoicum, viride vel à
lutescenti-viride, subsericeum, ramis plerumque curvatulis. Folia
erecto-patentia vel sursum leviter homomalla, anguste oblongo-
lanceolata, sensim acuminata, acuta, caviuscula, enervia, Margi-
nibus integerrimis, plerumque usque ad acumen reflexis vel :
anguste revolutis, cellulis angustis, linearibus, superioribus ellip-
ticis, alaribus 3-5: magnis, oblongis, vesiculosis, lutescentibus
vel subhyalinis, supraalaribus quadratis. Folia perichætialia late
breviterque acuminata. Capsula in pedicello lævi, rubello, superne
lidiore, 7-11 millim. longo, inclinata vel subhorizontalis, |
majuscula, oblonga, plus minus arcuata, sicca sub ore constricla,
.
Etats-Unis. New Mexico : Sacramento Mts, Otero County hé
Folia pleraque sursum homomalla, concavä, e basi angusta ovato
marginibus integris, planis vel leviter reflexis, cellulis basilari-
À. denso Sch. foliis
08. REVUE BRYOLOGIQUE he
collo distincto attenuato prædita, operculo longissime et tenuiter
rostrato. ;
District fédéral : Cima, 1908 (n° 10830); Canada, 1908
(n° 15281); sur bois pourri.
Le R. semilorlulum (C. Müll.) Par., du Guatemala, semble très
voisin de notre espèce, mais paraît cependant en différer, d’après
la description, par la petitesse de la capsule, par l’acumen des
feuilles à demi tordu, et par les feuilles périchétiales longuement
acuminées.
SEMATOPHYLLUM MINUTIPES Card. — Autoicum. Caulis pri-
marius repens, secundarius sat gracilis, : erectus, 2-3 centim.,
longus, laxissime et valde irregulariter pinnatus vel subsimplex.
Folia stricta, patenti-erecta, sæpe curvatula, anguste lanceolata,
_ canaliculata, sensim longe angustata, acuminaäta, acutissima,
_ enervia, integerrima vel summo apice sinuolata, marginibus
_ plerumque € paulo supra basin usque apicem versus anguste
_ revolutis, cellulis scariosis, angustissimis, linearibus, lævibus,
_ parietibus incrassatis, basilaribus luteis, alaribus 3 vel 4 magnis,
. oblongis, hyalinis vel lutescentibus. Folia perichætialia e basi
subvaginante lanceolata, acuminata, superne sinuato-subden-
ticulata, marginibus usque ad acumen revolutis vel planis. Sporo-
phytum minimum. Capsula in pedicello lævi, rubello, 3-5 millim.
longo, minuta, ovato-oblonga, erecta, inclinata vel demum sub-
horizontalis, sicca sub ore constricta, opereulo ignoto.
Etat de Vera-Cruz : près de J alapa, sur branches d’arbrisseaux,
associé à Lindigia lenella Hpe., 1908 (n° 10480 in parte).
Cette espèce se distingue facilement des S. pungens (Sw.) Mitt.
et subpungens (C. Müll.) Jaeg. par son port grêle, ses feuilles très
étroites, et la petitesse de son sporogone. Il faudrait la comparer
_ aussi au S. ulicinum Mitt., qui paraît s’en rapprocher, mais dont
__ Je ne connais malheureusement que la diagnose, complètement
insuffisante. |
RHEGMATODON PRiNGLEL Card, — A R. filiformi Sch. ramis
crassioribus, minus flexuosis, foliis latioribus, cellulis superioribus
brevioribus, subrotundatis, foliüisque perichætialibus uno latere
acuminis dente. singulo magno præditis distinguitur ; a
in parte inferiore latioribus quam in media,
… Cellulisque superioribus brevioribus diversus ; denique a R. schlo-
_ theimioidei Spr. differt foliis minus latis, marginibus planis,
cellulisque brevioribus, superioribus subrotundatis.
Etat de Puebla : Tezuitlan, 1908 (n° 15285). rs *
__ RHeGmaropon CRASSIRAMEUS Card.— Autoicus, lurido-viridis,
ramis crassis, obtusis, curvatulis. Folia sicca laxe imbricata
Ce
REVUE BRYOLOGIQUE 59.
et leviter homomalla, madore patula, late ovato-lanceolata,
acute acuminata, 1,1-1,2 millim. longa, 0,6-0,7 lata, marginibus
integerrimis, planis vel uno latere basin versus leviter reflexis,
costa ultra medium evanida, cellulis brevibus, ovato-hexagonis,
chlorophyllosis, parietibus crassiusculis, alaribus multis, subqua-
dratis, secus margines alte assurgentibus. Folia perichætialia
scariosa, enervia vel subenervia, abrupte breviterque acuminata,
plerumque uno latere ad basin acuminis unidentata vel emar-
ginata. Capsula in pedicello crasso, purpureo, Iævi, 6-8 millim.
. longo, erecta; trasse oblongo-subcylindrica, sicca sub ore cons
tricta, operculo alte éonico. Exostomii dentes brevissimi, vix ad
tertiam partem: altitudinis endostomi attingentes. tu
Etat de Morelos : près de Cuernavaca, 1908 (nos 15283, 15310).
_Gette espèce diffère de toutes ses congénères mexicaines par
ses rameaux plus.épais, par ses feuilles plus grandes, plus larges,
lâchement imbriquées à l’état sec, et par le tissu foliaire formé de
cellules courtes, ovales. Le R. brasiliensis Lindb., qui semble
fort voisin de l’espèce nouvelle, en différerait cependant, à en
juger d’après la description, par ses feuilles raméales, à bords
‘largement réfléchis ou révolutés, par ses feuilles périchétiales
distinctement nerviées, et par les dents de l’exostome seulement
une fois et demi plus courtes que l'endostome.
La Régénération chez les Hépatiques
D'après les travaux de M. Wilhelm KREH
Par la place remarquable que les Muscinées occupent, entre les
plantes à thalle et les plantes vasculaires, elles paraissent pré-
destinées à fournir la matière de travaux extrêmement intéres-
sants à divers points de vue, mais, avant tout, au point de vue de
la multiplication et de la reproduction. .
Ces travaux s'adressent à tous les biologistes, mais ils ne
peuvent manquer d’intéresser d'une manière spéciale les lec-
eurs de la Revue bryologique. se N
C’est pourquoi j'ai pensé qu’une simple petite notice bibliogra-
phique ne suffirait pas pour faire connaître suffisamment une
publication de ce genre, fort importante, due à M.Wilhelm KREH,
et qui a pour titre : Uber die Regeneralion der Lebermoose (1).
_ L'auteur a étudié, à cet égard, à l'université de Tübingen, la
(1) Nova Acta — Abh. der Kaiserl. Leop. Carol. Deutschen Akademie a
Halle, 1909.
ler Naturforscher. — Band XC, n° 4, in/4, 89 p… 5 pl —
5: 00 REVUE BRYOLOGIQUE
plupart des Hépatiques croissant aux environs de cette ville et
dans le Schwarzwald. |
Les expériences ont consisté à cultiver au laboratoire, dans
diverses conditions, des fragments d’Hépatiques artificiellement
détachés. Des
Je résumerai ici les résultats connus d’après les divers obser-
_ vateurs qui se sont occupés de la question, et dont M. KrEH
rappelle les travaux dans un excellent exposé bibliographique.
- Il importe d'abord de définir ce qu'on entend par ce terme de
régénéralion : il s’agit du pouvoir d’engendrer de nouvelles pousses
Sur des parties de plantes isolées, pousses qui apparaissent sous
la forme d’un thalle où d’un bourgeon feuillé. Ces pousses, dans
la nature, seraient évidemment capables de propager indéfiniment
la plante, par le mode de croissance habituel à chaque espèce.
Dans aucun cas on n'a observé de régénéralion vraie, au sens étroit
du mot, c’est-à-dire de reconstitution d’un organe enlevé, par la
partie restante, pas plus que la production de tissus de cicatri-
sation.
La régénération est possible chez toutes les espèces étudiées,
soit par des fragments de thalle, ou d’écailles ventrales (chez cer-
taines Hépatiques à thalle), soit par des fragments de tige, feuil-
les, périanthes, archégones, soit par des poils ou rhizoïdes, ces.
derniers seulement à l’état très jeune.
Chez les Jongermanniacées acrogynes, les rameaux de régéné-
ration ont toujours une origine unicellulaire. Dans les autres
familles, il existe des formes où ils proviennent d’une cellule,
d’autres, de plusieurs, et d’autres encore où l’origine est tantôt
unicellulaire et tantôt pluricellulaire.
Lorsque l’origine de la pousse de régénération est pluricellu-
laire, le stade protonéma est constamment omis. Par contre, le
développement à partir d’une cellule unique a lieu comme celui
des spores de la même espèce, avec ou sans protonéma.
… Hépaliques à thalle. — Chez les Marchanliacées, la régénération
est possible par le thalle, les écailles ventrales, l’épiderme et, à
un moindre degré, les tissus assimilateurs.
Chez les Anthocerotacées, elle a lieu, de préférence, au sommet
végétatif.
k
pôle apical des fragments de thalle, à la face inférieure de pré
_férence et sur la nervure médiane, à peine indiquée ici. se
. Chez les Jongermanniacées anacrogynes, la régénération se pro-
| , à mesure que la différencia
encore surtout à la face mor-
ne M
REVUE BRYOLOGIQUE k ôf:: :
Hépaliques à feuilles. — Chez les Jongermanniacées acrogynes,
les fragments de tige produisent des rameaux, de préférence sur
la ligne médiane de la face inférieure, souvent à l’aisselle des
amphigastres (Bazzania, Kanlia, Chiloscyphus, Lophocolea, divers
Lophozia. etc.) :
Sur les feuilles, il n'apparaît jamais de pousses lorsqu'elles se
trouvent encore complètement réunies à la tige, par contre, la régé-
nération est très fréquente sur les feuilles détachées et les frag-
ments de feuilles. Chez la plupart, les nouveaux rameaux appa-
_raissentdisséminés sur toute la surface; maisil yatous les passages
vers celles qui n’en produisent qu’à leur base. Dans un petit groupe,
_ la régénération a lieu au bord des feuilles {Lophocolea heterophylla,
Chiloscyphus polyanthus ).
Sur les périanthes détachés, la régénération a lieu de préfé-
_ rence à la base. Elle a lieu au bord apical chez les espèces dont la
_ régénération par les feuilles se produit également au bord; si on
enlève les rameaux formés, une nouvelle série se développe à la
. base.
_ Seul Aplozia lanceolala fait exception en ce que les rameaux
apparaissent en des points quelconques du périanthe.
. Parmi les organes producteurs de propagules, on distingue deux
_ groupes. 1° Les feuilles détachées arrêtent leur production de
Propagules et forment des rameaux de régénération aux mêmes
_ endroits que les feuilles normales; 2° Les organes portant des
Propagules pluricellulaires discoïdes (Brutkuchen) n’interrom-
pent pas cette formation (Radula complanala); au contraire les
Propagules apparaissant comme des verrues sur les feuilles (Brut-
Warzen), se métamorphosent en rameaux {Frullania diletala).
Organes sexuels el sporogone. — Les anthéridies détachées
périssent rapidement. Par contre les archégones forment facile-
ment des rameaux, de préférence à leur base. Les meilleurs résul-
tats ont été obtenus avec des archégones contenant des sporogones
à demi développés. Certaines espèces, telles que Chiloscyphus
Polyanthus et Lophozia incisa, sont particulièrement favorables
à la réussite de ces expériences. ;
Dans aucun cas M. Kreu n'a réussi à obtenir même des rhi-
Zoïdes à partir du sporogone ou de pédicelles isolés. Ce résultat
10n surprenant, confirme les expériences antérieures de M. CAVERS.
Seul, jusqu’à présent, M. LANG, a pu faire développer des rhi-
Zoïdes, venant des cellules sous-épidermiques, sur des fragments
eune sporogone d’Anthoceros lævis. Il y a là des expériences
rendre par les botanistes qui sont à même de les faire.
arques. — Sur les différents organes, le pouvoir de régénéra-
88 7 REVUE BRYOLOGIQUE
tion n’est pas aussi étroitement localisé chez les Hépatiques que
chez les plantes plus élevées, et, notamment, l’on ne peut dis-
tinguer des autres les cellules susceptibles de produire la régéné- -
-ration, comme cela arrive fréquemment chez les Mousses (en
particulier par les némalogones de CORRENS).
Dans la nature,les Hépatiques utilisent, à n’en pas douter, ce
_ moyen de conservation et de propagation; les cas de régénération
s’y rencontrent assez fréquemment. Ils résultent le plus souvent
de l'isolement d’organes ou de portions d'organes, par la décom-
position irrégulière de vieilles plantes. Mais les expériences de
laboratoire y sont aussi remplacées par l'intervention d'animaux.
Les larves de Tipules, notamment, rongent fréquemment la base
des périanthes pour aller manger les jeunes sporogones. M.KREH
a trouvé un périanthe de Lophozia incisa ainsi détaché, et.
couvert de jeunes pousses. x
_ À. CoPPEY.
Heterocladium Macounii Best
existe-t-il en Europe ?
M. le Docteur Em. Levier, de Florence, m'avait il y a quelques
mois, confié en vue de leur détermination, une petite collection
de mousses recueillies par M. Pfleiderer dans la Forêt-Noire.
L'une d’elles m’ayant fort intrigué, je l’avais soumise à mon
excellent ami J. Cardot; il la rapporta à Helerocladium Macounit
_ Best, tout en me faisant remarquer qu'il conviendrait, pour plus
de certitude, de la comparer à un échantillon authentique de
l'espèce américaine.
Entre temps, M. Levier sollicitait, l'avis du distingué bryolo-
- gue de Drontheim, le Docteur I. Hagen, qui confirmait la
_ détermination de M. Cardot. |
La découverte au centre de l’Europe d’une espèce américaine
— très rare dans son pays d’origine — devenait un fait scienti-
_fique intéressant ; aussi M. Levier m’incita-t-il à ne dans
Ja Revue Bryologique.
Je me préparai donc à rédiger un article dans ce sens; mais
M. Cardot m’ayant déclaré qu "il avait dans son herbier des formes
analogues à celle de la Forêt-Noire et provenant de diverses
igions européennes, je pensai qu’il convenait de faire une étudi
us complète de la question avant de déclarer que le H
n Macounii existait en Europe et qu il y avait été trouvé
] ière fois par M. Pflei
x
M. l'abbé Dupret, de Montréal, un fragment du type de son
espèce, et d'autre part M. Hagen m'a envoyé les nombreux spéci-
mens d’Helerocladium heleroplerum B. E. de toutes provenances
- qui appartiennent au musée de Drontheim. Ces échantillons joints
à ceux de mon herbier ont constitué un ensemble de matériaux
suffisant pour l'étude de l’espèce et de ses variations, et m'ont
permis de me former une opinion définitive sur la plante de la
Forêt-Noire et les formes affines. ai.
HETEROCLADIUM HETEROPTERUM B. E., (sous ce nom j'en-
tends les formes les plus éloignées de H. Macounit Best) est carac-
_ovales-acuminées, à acumen large et court, à nervure bifurquée
et courte, à cellules le plus souvent unipapilleuses, les médianes
_ peu allongées, enfin par des feuilles raméales rarement secondes.
-- H. Macounu Best s’en distingue par des feuilles longuement
vure variable mais généralement simple et atteignant le milieu
_de la feuille, des cellules chargées de ? papilles, les médianes lon-
_gues et étroites (de 3 à 6 fois plus longues que larges) les mar-
_ginales carrées et en séries nombreuses (de 7 à 8).
L'Helerocladium de la Forêt-Noire possède la plupart de ces
caractères, sauf que la nervure est le plus souvent courte et dou-
ble, les cellules unipapilleuses et les séries de cellules marginales
moins nombreuses (4-5). Ces différences sont légères, et il semble
ogique, à première vue, de rattacher cette plante comme l'ont
fait MM. Cardot et Hagen au H. Macounii. Telle était aussi au
début mon opinion. Nu j;
L'examen de nombreux échantillons de A. heleroplerum l'a
omplètement modifiée. Si j'ai vu des formes analogues à la
lante de la Forêt-Noire, j'en ai vu d’autres qui n'étaient plus
xactement H. heleropterum, sans être identiques à la précédente
et qui constituaient à des titres divers des formes intermédiaires.
À Litre d'exemples :
Le n° 184 6 des « Musci galliæ » est à peu près identique à la
plante de la Forêt-Noire; il en est de même d’un spécimen de
unneberg (Suède) recueilli par Zetterstedt et nommé par lu-
H. heleroplerum var. robustum, et d’un autre provenant de Luïi
ur, Ardennes (lg. Dismier). : cas
Un échantillon italien (prov. Côme, Ig. Artaria) a les feuilles
noins finement acuminées, les raméales rarement secondes,
s en revanche les cellules ont souvent ? papilles.
n autré échantillon du même collecteur (Valgamma) a des
aulinaires brièvement acuminées, mais des feuilles
REVUE BRYOLOGIQUE Ho 68 : -
térisé essentiellement dans l'appareil végétatif par des feuilles
et finement acuminées, les raméales souvent secondes, une ner-
64 : er REVUE BRYOLOGIQUE
Je possède d’Ambert, Puy-de-Dôme,'(Ig. Gasilien) une planté
plus voisine du type: les cellules moyennes sont aïlangées, a
nervure quelquefois simple et assez longue, mais les feuilles sont
courtes à acumen large, et les feuilles raméales non secondes.
J'en pourrais citer d’autres, mais l’exposé deviendrait fasti-
dieux et inutile. J'arrive donc à la conclusion. Le
19 H. heleroplerum B. E. est une plante polymorphe : les
feuilles sont plus ou moins larges à la base, plus ou moins allongées,
à acumen plus ou moins fin, les cellules médianes sont plus ou
moins longues, les marginales carrées en séries plus ou moins
nombreuses, le tissu plus ou moins papilleux, la nervure tantôt
double, tantôt simple de longueur variable, enfin les feuilles
raméales sont secondes ou dirigées en tous sens.
2° La plante de la Forêt-Noire et quelques-uns des spécimens
cités plus haut représentent la forme la plus éloignée du type,
auquel elle se relie par des intermédiaires nombreux.
Je propose de conserver à cette forme le nom qui lui avait été
imposé autrefois par Zetterstedt et qui me paraît bien approprié,
celui de var. robuslum.
3° Reste à discuter la position de H. Macounii Best.
Doit-on le rattacher à H. heleroplerum B. E. à cause de ses affi-
nités avec la var. robuslum? Cette solution assez séduisante de
prime abord ne peut pas se soutenir aisément. Comment. explique-
rait-on alors qu’on ne rencontre pas H. Macounii en Europe où
le type et ses formes sont assez répandues ? Comment expli-
_ querait-on surtout qu’on n'ait pas trouvé en Amérique le H. hele-
_ roplerum ni ses autres formes?
__ J’entrevois de la question une solution élégante que je n'avance
pour l'instant qu’à titre d’hypothèse; elle consiste à envisager |
une sorte de parallélisme entre l’espèce européenne H. helerople-
rum el ses formes, d’une part, et l'espèce américaine, H. heterop-
leroides, d'autre part, parallélisme qui se résume dans le tableau
suivant :
var. robustum Heterocladium heteropterum var. fallax
H. Macounii _H. heteropteroides var. filescens
Je n’affirme pas aujourd’hui la dépendance de H. Macounii
par rapport à H. heleropleroides ; je me contente de dire qu’elle
est probable; à mes confrères américains de contrôler mon hypo-
thèse. M ue DRE es
= ie Havre, le 18 mars 1910. .
EL THÉRIO
No 4. | 37e ANNÉE _ _ 1910 à
_ REVUE BRYOLOGIQUE
ParaïssANT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
. Sommaire du n° 4
Diagnoses préliminaires ‘ de Mousses mexicaines (6e article). J. CARDOT. —
What is the true name of Cynodontium laxirete. DIXON. — Protonéma et
propagules chez les hépatiques. DOUIN. — Contributions à la bryologie
de la Hte-Saône. CopPpEY. — Bibliographie : La sexualité chez les Mous-.
ses, etc. — Nécrologie. — Erratum. — Nouvelles.
Diagnoses préliminaires de Mousses mexicaines
Par J. CarDoT
(6° Article) -
BRACHYTHECIUM TENUINERVE Card. — Dioicum, nitidulum,
pallide, læte vel lutescenti-viride. Caules intertexti, repentés,
Pinnati, ramis inæqualibus, ascendentibus, curvatulis flexuosisve
erecta, concava, tantum compressione plicata, e basi decurrente
aliquid constricta late ovato-lanceolata, in acumen plus minus
elongatum, acutissimum, sæpe curvatulum sat subito constricta,
Mmarginibus planis vel parce revolutis, nunc fere e basi, nunc
tantum in dimidio superiore leviter vel argute denticulatis,
Costa basi latiuscula, mox attenuata, Superne tenuissima et
ad medium vel paulo ultra evanida, rarius ad 2/3 producta,
cellulis angustis, linearibus, sat chlorophyllosis, basilaribus laxio-
ribus, alaribus haud paucis, quadratis vel breviter rectangulis.
elongatam constricta, intima enervia, cætera costa tenuissima
ævi, siccitate sinistrorsum torto, 8-10 millim. longo, erecta
nclinatave, symmetrica vel lenissime curvula, cylindrica,
operculo magno, alte conico, obtuso, subacuto apiculatove.
eristomii dentes lineari-lanceolati, subulati, lutescentes, mar-
&nati, apice subhyalini et grosse papillosi; endostomii mem-
ana sat elata, lutescens, granulosa, articulis crasse limitatis :
sus valde granulosi, late lanceolati, in carina aperti,
Jurassienne. MEYLAN. — Etudes phytogéographiques sur les Mousses
i
Sæpe longe attenuatis. Folia sicca imbricata, madida patenti-
Folia perichætialia integra, sat abrupte in subulam patentem,
plus minus distincta prædita. Capsula in pedicello atropurpuréo,
66 REVUE BRYOLOGIQUE
abrupte et longe subulati; cilia bina, longa, filiformia, fuga-
cissima. se Je
District fédéral : Canada, vallée de Mexico, 1908 (n. 10450,
15108, 15278). Etat de Mexico : Amecameca, #908 (n. 10585).
Etat de Hidalgo : Cuzamaloza, 1908 (n. 10624). Etat de Michoa-
can: Morelia (D' Manuel Martinez Solorzano, 1908; Pringle
comm.). F.
Par son port, ainsi que par la direction et la forme de la capsule,
cette espèce rappelle beaucoup le B. acuminalum (Hedw. ) Kindb.
des Etats-Unis, mais elle s’en distingue au premier examen par
ses feuilles plus longuement acuminées, son tissu plus serré, sa
nervure plus faible et plus courte, etc. Le B. trochalobasis C.
Müll. a la nervure plus longue, les feuilles plus fortement excavées
à la base, les dents du péristome moins grossièrement papilleuses
au sommet, l’endostome à membrane basilaire ne présentant
pas de lignes épaissies, les segments plus étroits, longuement et
. graduellement subulés.
BRACHYTHECIUM ALBULUM Besch. in sched. — Præcedenti cha-
racteribus sporogontïi, foliorum forma et costa tenui peraffine,
colore autem albicante, retique laxiore, hyalino diversum.
Environs de Mexico (Hahn; herb. Bescherelle).
BRACHYTHECIUM LANCEOLIFOLIUM Card. — Lutescenti-viride,
nitidulum. Folia siccitate laxe imbricata, madore erecto-patentia,
caviuscula, ovato-lanceolata, longe et tenuiter acuminata, mar-
ginibus planis vel ad basin acuminis parce reflexis, inferne inte-
gris, superne leviter denticulatis, costa crassiuscula, ad 2/3 eva-
nida, cellulis breviuscule linearibus, inferioribus et alaribus
quadratis vel breviter rectangulis. Cætera desiderantur.
. Etat de Nuevo Leon : Sierra Madre, Monterey, 1908 (n. 15098).
._ Var. GRACILE Card. — Planta gracilior, magis viridis, ramis
tenuioribus, laxius foliosis, subcomplanatis, foliis magis patulis,
angustioribus, vix Concavis, distinctiue serrulatis, minus tenuiter
acuminatis.
Même localité que le type (n: 10453, 10454, 15097).
Cette espèce paraît très voisine du-B. acurmninotumt (Hedw.)
Kindb. ; elle en diffère par ses feuilles lancéolées, plus longuement
et plus ‘finement acuminées; elle {se distingue du B. tenuinerve
_ Card. par ses feuilles plus étroites, nn d'une nervure plu
forte et plus longue. ”
_: BRACHYTHECIUM SERICEOLUM Card. — Diéioé, tenellum
lutescenti-viride, sericeolum. Caulis repens, plus minus regu
lariter pinnatus, ramis multis, gracilibus, inæqualibus, ascenden-
_ paululum attenuatis. béni sicca ___— ser
t
REVUE BRYOLOGIQUE | …@
patenti-erecta, lenissime concava, compressione leviter plicatula
vel subplana, anguste lanceolata, sensim et longe acuminata,
acutissima, marginibus planis vel parce leviter reflexis, basi
integris, mox denticulatis, acumine magis serrulato, costa paulo
ultra medium evanida, cellulis linéaribus, sat angustis, basila-
ribus laxioribus, alaribus paucis, quadratis vel breviter rectan-
gulis. Folia perichætialia enervia vel subenérvia, integra, in
cuspidem longissimam, patulam, apice subpiliformem abrupte
constricta. Capsula in pedicello purpureo, lævi, siccitate leviter
sinistrorsum torto; $2-14 millim. longo oblique erecta, majuscula,
subcylindrica, arcuatula, operculo alte conico, acuto, subros-
trato. |
Etat de Puebla : Tezuitlan, 1908 (n. 15318).
- Cette petite espèce appartient à la section Salebrosa; elle diffère
de toutes les autres espèces mexicaines du même groupe par ses
feuilles plus étroites, plus graduellement rétrécies-acuminées,
très peu concaves, à base non excavée.
BRACHYTHECIUM LAXIRETICULATUM Card. — Dioicum, pallide
lutescens. Caulis prostratus, ramis ascendentibus, mollibus, bre-
vibus vel longiusculis, obtusis attenuatisve, interdum complana-
tulis. Folia flaccida, patenti-erecta, caviuscula, compressione plus
minus plicata, caulina late ovata, in acumen angustum, elonga-
tum, peracutum, denticulatum abrupte constricta, ramea angus-
tiora, oblongo-lanceolata, marginibus planis, ad basin acuminis
_plerumque inflexis, inferne integris, superne denticulatis, costa
tenui, ad 2/3 evanida, reti laxissimo, cellulis magnis, mollibus,
_distincto, alaribus subrectangulis, parum distinctis. Folia peri-
_chætialia enervia, integra, in acumen elongatum, patulum, subu-
cello purpureo, demum hic illic nigricante, lævi, siccitate leviter
Sinistrorsum torto, 8:12 millim. longo erecta vel inclinata, ma-
_juscula, cylindrica, arcuatula, operculo obtuse conico, apiculato.
_geau, n. 1396). Pic d’Orizaba (Galeotti, n. 6966).
ar Bescherelle, peut être comparée au B. {rochalobasis C. Müll. ;
à bords plans, son tissu très lâche, formé de cellules plus grandes
et plus larges, son pédicelle plus court, et sa capsule plus épaisse,
BracayTHECIUM FLEXINERVE Card. — Dioicum, obscure vel
LA
rhomboideis, parietibus tenuibus, utriculo primordiali sæpius
latum, apice subpiliforme sat subito constricta. Capsula in pedi-
Vallée de Mexico (Bourgeau, n.1345); près de Santa-Fé (Bour-
Cette espèce, qui m'a été jadis communiquée indéterminée
elle s’en distingue par ses rameaux plus épais, ses feuilles molles,
lutescenti-viride. Caulis prostratus ascendensve, irregulariter pin- -
REVUE BRYOLOGIQUE
nabus, ramis inæqualibus, parum attenuatis. Folia tam sicca
quam madida erecto-patentia, caulina late ovato- vel triangulari-
lanceolata, longe et anguste acuminata, acutissima, basi utroque
costæ latere excavata, sæpius uno latere magis ventricosa, ramea
minora, angustiora, ovato-lanceolata, acuminata, marginibus
planis vel parce paululum reflexis, basi integris, superne remote
et minute, apicem versus distinctius denticulatis, costa plerum-
que curvato-flexuosa, ad 2/3 folii evanida, cellulis linearibus, sat
_ longis, viridibus vel pellucidis, basilaribus laxioribus, alaribus
Sat numerosis, quadratis vel breviter rectangulis. Folia perichæ-
tialia enervia, in acumen patulum, longissimum, perangustum;,
apice subpiliforme, integrum vel subintegrum fere sensim atte-
nuata. Capsula in pedicello purpureo, lævi, siccitate leviter sinis-
trorsum torto, 14-16 millim. longo inclinata vel subhorizontalis,
majuscula, cylindrico-arcuata, operculo alte conico-subrostrato,
obtuso vel apiculato. da
Etat de Hidalgo : Cuzamaloza, 1908 (n. 10620). Etat de Puebla:
Honey-station, 1908 (n. 15317 in parle). +
Paraît voisin du B. flexiventrosum C. Müll., connu seulement à
l’état stérile; mais, d’après la description, celui-ci a les feuilles
largement révolutées dans le bas, et le tissu formé de cellules
courtes.
BRACHYTHECIUM ALBOFLAVENS Card, — Dioicum, tenellum,
molle, sericeum, albo-flavens. Caules prostrati, intertexti, irre-
gulariter pinnati, ramis inæqualibus, aliis brevibus, aliis elon-
gatis, attenuatis. Folia sicca laxe erecta, madida imbricata,
caulina e basi aliquid decurrente late ovato- vel triangulari-lan-
ceolata, caviuscula, longissime et anguste acuminata, acutissima,
ramea angustiora, ovato-lanceolata, acuminata, marginibus
planis vel parce reflexulis, leviter def ticulatis (interdum fére e
_ basi), costa sat tenui, plerumque recta, interdum flexuosula,
_paulo ultra medium vel ad 2/3 folii evanida, cellulis pellucidis,
_ anguste linearibus, parietibus crassiusculis, alaribus quadratis
vel breviter rectangulis, parum numerosis. Folia perichætialia
enervia, integra, in cuspidem longissiman, capillarem, patulam
fere sensim attenuata. Capsula in pedicello purpureo, lævi, sicei-
tate leviter sinistrorsum torto, 12-15 millim. longo inclinata vel
subhorizontalis, crasse cylindrico-arcuata, operculo alte conico,
curvatulo, obtuso apiculatove.. 1 20 die
- État de Hidalgo : Cuzamaloza, 1908 (n. 15246). PPS
_ On peut rapprocher cette espèce de la précédente, dont ell
diffère par sa teinte blanchâtre, son aspect soyeux, ses feuilles
aoins excavées à la base, plus longuement acuminées, sa nervuré
ÿ
AA LR RR ei Fe = ns >
REVUE BRYOLOGIQUE 4 _ 69
généralement droite, plus rarement flexueuse, et ses cellules
alaires moins nombreuses. : ;
BRACHYHTECIUM ALBOVIRIDE Besch. in sched. — Præcedenti
affine, sed differt colore magis viridi, habitu gracillimo, ramis
tenuibus, laxe foliosis, foliis magis serratis, cellulisque utriculo
primordiali plerumque distincto. Fructus deest.
Mexico (Hahn ; herb. Bescherelle).
BRACHYTHECIUM HASTIFOLIUM Card. — Viridi-lutescens, niti-
dulum. Caules intertexti, depressi, reulariter pinnati, ramis valde
patulis, elongatis, attenuatis. Folia sicca laxe erecta, madida
-erecto-patentia, caulina magna, concava, utroque costæ latere Le
-excavata, e basi decurrente late hastata, in acumen strictum,
angustum, elongatum, acutissimum, denticulatum sat subito
constricta, ramea minora et angustiora, marginibus inferne
_integris, superne denticulatis, hic illice et præsertim ad basin
_acuminis reflexis, costa ad 2/3 evanida, cellulis longe linearibus,
angustis, inferioribus brevioribus et laxioribus, utriculo primor-
diali plus minus distincto, alaribus multis, ‘quadratis vel bre-
viter rectangulis, subobscuris, chlorophyllosis. Cætera deside-
rantur.
État de Nuevo Leon : Sierra Madre, Monterey, 1889 (n. 723).
Une autre forme un peu plus grêle, verte, à feuilles généralement
planes aux bords, paraissant bien appartenir à la même espèce,
à Honey-station (Etat de Puebla), en mélange avec Enlodon
Jamesoni, 1908 (n. 10474 in parle). in
Par la forme de ses feuilles, cette espèce se rapproche du B. cos-
daricense Ren. et Card.: elle en diffère par sa teinte moins pâle,
ses tiges régulièrement pennées, ses rameaux plus longs, étalés,
ses cellules plus vertes, plus étroites et plus allongées, et ses cel-
lules alaires plus nomlféuses, chlorophylleuses, subobscures.
Elle rappelle aussi beaucoup certaines formes du B. lælum (Brid.)
Br.eur. , mais s’en distingue par ses feuilles caulinaires plus larges,
hastées, et par ses cellules alaires plus grandes. ei
BRAcHYTHECIUM HYLOCOMIOIDES Card. — Dioicum, viride,
habitu formas graciles Hylocomii umbrali (Ehrh.) Br. eur., in
memoriam referens. Caulis ascendens erectusve, pluries divisus,
regulariter pinnatus, ramis inæqualibus, aliis brevibus, aliis lon- en
giusculis, curvato-patulis, flexuosis, attenuatis. Folia caulina
sicca laxe erecta, madida cauli appressa, concava, compressione
plicatula, e basi decurrente latissime cordato-triangularia, in
acumen breviusculum, angustum, acutissimum subito constricta,
Marginibus planis vel parce reflexulis, integris sinuatisve, costa
2/3 evanida, reti laxiusculo, cellulis breviter lineari-rhom-
70 _ REVUE BRYOLOGIQUE
boideis vel lineari-subhexagonis, granuloso-chlorophyllosis,
_basilaribus et alaribus laxioribus, breviter subrectangulis. Folia
ramea multo minora, madida patentia, ovato-triangularia, magis
sensim et longius acuminata, basi integra, superne serrulata.
Folia perichætialia enervia vel subenervia, in cuspidem patulam,
elongatam, subulatam, integram vel remote et obsolete denti-
culatam subito constricta. Capsula in pedicello purpureo, lævi,
16-18 millim. longo, inclinata, horizontalis vel nutans, atrofusca,
oblongo-subcylindrica, arcuata, opereulo ignoto.
Etat de Puebla : Honey-station, pierres, 1908 (n. 10484).
La forme des feuilles caulinaires rapproche cette espèce du
B. Slarkei (Brid.) Br. eur., mais elle en diffère d’ailleurs considé-
rablement par son port beaucoup plus grêle, par son pédicelle
lisse, par sa capsule plus étroite et par son inflorescence dioique.
Brachylhecium plumosum Br. eur. var. sUBLævIPES Card. —
À forma typica pedicello sublævi diversum.
District fédéral : Canada, vallée de Mexico, 1908 (n. 10552,
15112). Etat de Puebla : Honey-station, 1908 (n. 15193), Mexico
(Hahn; comm. Bescherelle sub nom. B.camplocladum n. sp. ms.).
Plante d’ailleurs très variable, comme la forme ordinaire à
pédicelle scabre; feuilles plus ou moins larges, plus ou moins
longuement acuminées; nervure plus ou moins longue, parfois
double et courte; pédicelle tantôt court, tantôt allongé, présen-
tant seulement sous la capsule quelques larges aspérités très peu
_ saillantes et souvent à peine sensibles. Le n. 15123 des récoltes
du Dr Pringle est une forme à feuilles étroites, assez longuement
acuminées, à pédicelle flexueux, allongé, atteignant 2 centimètres;
le n. 10552 est au contraire une forme à feuilles larges, courtes,
brièvement acuminées, à pédicelle ne mesurant pas plus de 10 à
12 millimètres. Le B. camplocladum Besch. in sched. est une forme
_ grêle, à rameaux plus fins, courbés-flexueux, à feuilles assez lon-
_ Suement acuminées, à pédicelle long de 10 à 12 millimètres.
__ RayNcnosrecium Prince: Card. — Ex affinitate R. rusci-
formis (Neck.) Br. eur., sed multo gracilius, viride. Caulis appre-
sus, repens, stoloniformis, ramis ascendentibus, plus minus elon-
gatis, arcuatis vel flexuosis, laxissime et irregulariter pinnatis.
Folia patentia, interdum subhomomalla, concava, compressione
plicatula, e basi latiuscula late ovata vel ovato-oblonga, latissime
breviterque acuminata, lerumque acuta, sæpe subapiculata vel
Subobtusa, marginibus planis, fere e basi denticulatis, costa
crassa, viridi, sub apice desinente, cellulis angustis, linearibus
flongatis, chlorophyllosis, alaribus laxioribus, oblongis.
REVUE BRYOLOGIQUE 71
Etat de Jalisco : chutes du Rio Blanco, 1890 (n. 761). Etat de
de Morelos : près de Cuernavaca, 1907 et 1908 (n. 10434, 10525,
10536). |
Se distingue du À. rusciforme (Neck.) Br. eur. par ses dimen-
sions beaucoup plus faibles, son port plus grêle et ses feuilles de
_ moitié plus petites, de forme plus ovale, moins acuminées;
_ diffère de l’espèce suivante par ses feuilles plus aiguës et par sa
* nervure beaucoup plus forte.
RHYNCHOSTEGIUM OBTUSIFOLIUM Besch. in sched.— Præcedenti
_habitu staturaque simillimum, foliis autem obtusis, plerumque
minus denticulatis vel subintegris, costaque multo angustiore et
_ longe ab apice evanida facile ab illo distinguitur. Folia nunc apice
late rotundata, nune subacuminata, semper tamen obtusa, plus
minus distincte denticulata. Capsula in pedicello demum nigri-
_cante, lævi, siccitate lenissime sinistrorsum torto, brevi, 8-10
millim. longo inclinata vel suberecta, breviter ovata, sicca sub
ore constricta, operculo longe recti- vel curvulirostrato. Autoi-
. cum.
_ Mexico (Hahn, 1868; herb. Bescherelle). District fédéral :
Canada, vallée de Mexico, 1908 (Pringle, n. 15205, 15277).
_ On distinguera aisément cette espèce du R. rusciforme (Neck.)
_ Br. eur. par ses petites dimensions, ses feuilles ovales, obtuses,
sa nervure plus faible, disparaissant très loin du sommet, eb sa
capsule dressée ou subdressée. D'autre part, ce ne peut être le
- R. subrusciforme (CG. Müll.) Jæg. qui, d’après la description, a le
port du À. callistomum Besch., la capsule étroitement cylindrique
_et le pédicelle assez long.
RHYNCHOSTEGIUM MALACOCLADUM Card. — Polyoicum ?
Caulis prostratus, repens, ramis depressis vel ascendentibus, sæpe
Curvato-flexuosis, plus minus ramulosis, ramulis mollibus, sub-
Compressis. Folia concava, patenti-erecta, ovato- vel oblongo-
anceolata, acuminata, acuta subobtusave, marginibus planis,
in 2/3 vel 3/4 superioribus, interdum quidem fere e basi argute
serrulatis, costa tenui, extremitate sæpe dentiformi, longe ab
äpice desinente, cellulis chlorophyllosis vel lutescentibus, angus-
tis, linearibus, flexuosulis, basilaribus et alaribus laxioribus,
OVatis, oblongis vel breviter rectangulis. Folia perichætialia
enervia, e basi brevi, subvaginante in acumen plus minus elon-
tum, denticulatum abrupte constricta. Capsula in pedicello
igitudine valde variabili (8-17 millim.), lævi, demum atropur-
ureo, siccitate leniter sinistrorsum torto, inclinata vel suberecta,
longo-subeylindrica, lenissime arcuatula, operculo curvirostro.
District fédéral : Canada, vallée de Mexico, en mélange avec
72 REVUE BRYOLOGIQUE
R. oblusifolium Besch., 1908 (Pringle, n. 15277 in parte). Etat de
. Michoacan : Morelia, 1908 (D' Manuel Martinez Solozarno), en
mélange avec Brachythecium lenuinerve Card. Environs de Puebla
(Fr. Arsène, 1906; herb. F. Renauld).
Cette espèce peut être rapprochée du R. oblusifolium Besch.,
mais elle s’en distingue facilement par ses feuilles nettement
acuminées, généralement aiguës, ses rameaux un peu comprimés,
_ plus mous, sa capsule moins courte et moins épaisse. Elle ne me
. semble pas pouvoir être rapportée au R. subrusciforme (G. Müll.)
_ Jæg. qui, d’après la description, a les feuilles obtuses, la capsule
_ étroitement cylindrique, et le port du R. callistomum Besch.
L'inflorescence de cette espèce paraît polyoïque : le n. 15277
an parle du D" Pringle est certainement monoïque, tandis qu'il
_ m'a été impossible de trouver des fleurs mâles sur l’échanfillon
fertile récolté par M. Solorzano.
(A suivre).
WHAT IS THE TRUE NAME OF Cynodontium laxirete Grebe ?
* In theAnnals of Scottish Natural Historyfor 1906, p.106, Dr. Stir
ton pointed out that Cynodontium laxirele Grebe (C. polycarpum
var. laxirele Dixon) had already been described under the name
. Didymodon Jenneri by Schimper in the Transactions of the
= Botanical Soc. of Edinburgh, 1868. This identification has been
allowed Lo pass unnoticed, the name C. laxirele having been
_ maintained in several recent continental works, including Roth
die Europaïsche Laubmoose. 11.8
There can be no doubt, however, It hink, that Schimper’s
name must have priority, and it is well perhaps to recall the
facts and give the synonymy of this somewhat ill used plant.
The moss was fully and elaborately described, and very care-
- fully figured, in the volume of the Transactions quoted above,
under the name of Didymodon Jenneri, in an article by Howie
This name is sometimes cited (e. g. Limpr. Laubm. Deutschlands,
1, 290) as Did. Jenneri Schimp. Mss., Howié: but there seems n°
_ reason to adopt this form of reference. As [ understand it, the
latin description was drawn up by Schimper, and the Plate de
_neated by him, Howie only adding the English translation of
. the former.In this case the reference should be either Didymodon
Jenneri Schimper et Howie, or . D. Jenneri Schimper ex Hov
- In a subsequent issue of the :
Wilson has a note explaining that
ransactions (Vol. X, _p. 435
REVUE BRYOLOGIQUE 73
_ nized as Dicranum polycarpum (— Cynodonlium polycarpum
Schp.); and this determination being apparently generally
accepted, Did. Jenneri was allowed to lapse into oblivion; and
__itis treated as a mere synonyÿym of Cyn. polycarpum by Limpricht,
Roth, etc. The description and especially the excellent figures
however leave no doubt that the plant described did not belong
to C. polycarpum as now understood ; the leaves for example are
described as smooth, not papillose (« haud papillosa »), and the
figures of the cells and leaf apex are quite conclusive; —-this
apart from the fact Dr. Stirton has compared an original speci-
men of Howie’s and found it identical with the more recently
described C. laxirele Grebe. d 2
It follows therefore that if the plant be regarded as a distinct
specific name must be retained, and will stand as follows :
CyNoponTIUM JENNERI Stirton in Ann. of Scottish Nat. 1906,
p. 106. on
Syn. Didymodon Jenneri Schimper et Howie in Trans. Bot.
Soc. of Edin., IX, 198 ((1868).
Cynodontium polycarpum var. laxirele Dixon, Stud. Handb.
of Brit. Mosses, Ed. I, p. 73 (1896).
* Cyn. polycarpum Var. lævifolia Hagen Musc. Norveg. Bor.,
p. 8. (1899).
Cyn. laxirele Grebe in Hedwigia, 1901, p. 106. Fe
Oncophorus polycarpoides Stirton in Ann. of Scott. Nat. Hist.
Apr. 1902, p. 107.
| H. N. DixoN.
Protonéma et Propagules
chez
les Hépatiques
. — Le protonéma du Leioscyphus anomalus (Hook.) Step. et du
Cephaloziella striatula (C. Jensen). à
Tout, dernièrement, en E.-et-L., j'ai fait 2 découvertes au
du Boulay, m'a montré des andræcies avec feuilles périgoniales
arrondies, concaves, imbriquées et rouges du plus bel effet: la
seconde, à La Croix-du-Perche, près de Moulin Richer, m'a permis
‘examiner de très jeunes pousses de la même plante : c’est ce
ui va former le sujet de la présente note. Hu
En voyant ces jeunes pousses, je pensais tout d’abord à des
erminations d'Aneura; mais la vue de quelques plantules plus
22
species, and this is the view now generally held — the original :
sujet du L. anomalus Step. : la première, à Manou, dans le vallon
LEE À
74 REVUE BRYOLOGIQUE
avancées avec de véritables feuilles arrondies me fit voir immé-
= diatement à quelle espèce j'avais affaire. |
# Un propagule bicellulaire de L. anomalus donne d’abord une
file de 4 cellules : c’est un vrai prothalle ; ensuite on voit une petite
lame de 2 ou 3 couches de cellules, une sorte de tige plus ou moins
aplatie et sans feuilles et par suite mal différenciée : cela forme
un véritable thalle rudimentaire. L'ensemble des 2 parties pré-
cédentes forme le prolonéma du L. anomalus.
4 Au delà se voit une tige à diamètre variable et par conséquent
_ encore assez mal différenciée avec des feuilles rudimentaires for-
_ mées de 1 ou plusieurs cellules. Ces feuilles, situées à droite et à
_ gauche, ne sont pas d’abord accompagnées d’amphigastres.
Enfin, plus loin, on observe une tige nette avec la forme ordi-
naire des feuilles et des amphigastres peu développés par dessous.
Sur un très jeune Cephaloziella striatula (C. Jens.) de la même
localité, j'ai vu naître de la spore exactement la même succession
d'organes : un prothalle formé d’une file de cellules, un thallerudi-
mentaire sans feuilles, puis une tige avec feuilles aiguës d’abord
à 1 seul lobe et non accompagnées d’amphigastres, ensuite des
feuilles à 2 lobes inégaux et finalement des feuilles à 2 lobes égaux
et accompagnées d’amphigastres. Le fait me semble général chez
les Hépatiques à feuilles. J’ai vu ainsi le Calypogeia fissa Raddi, à
feuilles très nettement bifides, débuter par des feuilles entières.
On voit par ce qui précède que les Hépatiques débutent par
une phase thalliforme indiscutable, ce qui montre leur parenté
avec les Jongermanniées à thalle autrement que par leurs fruc-
tifications.
IT. — Importance des propagules.
Il résulte en outre des faits précédents que les propagules sont
_ déposilaires des caractères de l'espèce à légal des spores, puisqu'ils
= donnent exactement la même succession d'organes : de là leur
importance jusqu'ici fort négligée en classification. Leur emploi
exige cependant quelques précautions élémentaires.
Les propagules, comme l’inflorescence, constituent des carac-
_tères de premier ordre, soit pour distinguer les espèces, soit pour
former des groupes d'espèces, mais à la condition de savoir s’en
_ servir : c’est, il me sémble, ce que personne n’a encore su faire
_ convenablement jusqu'ici. SNÉR DORE
_ Ainsi, les propagules du Cephalozia lunulifolia Dumt, devien-
nent anguleux comme ceux du C. Francisci Dumt, tandis que ceux
des C. bicuspidata et connivens restent arrondis ou elliptiques.
Les propagules constituent pour cette raison un excellent carac:
tère permettant de distinguer le C. lunulifolia du C. conniven
REVUE :BRYOLOGIQUE. . * D
mais encore faut-il les examiner quand ils sont complètement
développés : c’est ce qui a lieu quand ils se détachent seuls du
sommet de la tige où ils se forment.
J'ai récolté récemment Cepbh. lunulifolia c. prop. sur un grès
de la forêt de Rambouillet, non loin de l’étang d’Angennes
(S.et O.), en compagnie de diverses espèces : Lophozia gracilis,
Lepidozia reptans, Tetraphis pellucida, Webera nulans, etc., et
surtout de Blepharostoma trichophyllum Duml. c. per. et de Har-
panthus sculalus 'R. Spr., ? espèces qui me semblent nouvelles
pour la flore parisienne. Per
Une autre preuve de l'importance des propagules, c’est que
la plante se met en frais pour eux comme pour les archégones.
En effet, pour les protéger, elle produit souvent des amphigastres
chez les plantes qui n’en ont pas habituellement. C’est ce que j'ai
vu chez plusieurs Cephaloziella, chez Cephalozia bicuspidata de
Ja forêt de Rambouillet (S. et O.) et d’un chemin creux près
Brion (Finistère). Fo
_. Ces propagules, dans le cas de plantes dioïques, sont sexués
comme les spores (1), ou tout au moins se conduisent comme de
véritables boutures. Ainsi le Cephaloziella dentata (Raddi) est
complètement stérile en Eure-et-Loir et se reproduit exclusi-
vement par propagules. Dans le bois de Dangeau et les bois voi-
:sins où la plante est assez commune, j'ai toujours vu chaque année
des plantes avec archégones; mais, la plante ne fructifie jamais
par suite de l’absence d’anthéridies. On voit ainsi que les propa-
gules très nombreux chez cette espèce ne reproduisent que lé: à
pied o.Il en est de même du C. dentata de la forêt de Senonches 1
qui ne donne que des archégones. Ce n’est que tout à fait
_exceptionnellement que la plante développe un vrai périanthe;
le plus souvent, ce dernier reste inclus dans l’involucre périan-
thiforme. Le vrai périanthe présente les plis et la denticulation
que l’on voit normalement chez tous les Cephaloziella (2). |
Dans la forêt de Rambouillet, entre La Croix Pater et les Pla-
nets, j'ai récolté une fois quelques pieds & ; malheureusement la he
plante o n’y existait pas. Cependant, puisque les organes 9 eo
(1) E. Strasturger, Zeitpunkt der Bestimmung des Geschlects,
Apogamie, Parthenogenesis und Reduktionsteilung, p-p. Let
Suivantes (1909). HR DR tu, A
Douin, Nouvelles observations sur Sphærocarpus, in Rev.
Eyol., 1909, p. 38. . se A) |.
Douin, Supplément aux Hépatiques d’'Eure-et-Loir, in Rev.
1, 1901. Les figures 1, 2 et 3 représentent l’involucre périan-
ne et non le vrai périanthe resté rudimentaire et caché.
existent dans notre région, Je
ne désespère pas de recueillir
un jour la plante c. fr., queje
n’ai encore pu examiner; et je
serais très heureux de pouvoir
le faire. :
Les propagules ont des for-
mes peu variées, et on peut
rencontrer ? ou 3 formes diffé-
rentes dans le même genre :
ils sont plus ou moins lenti-
culaires et formés d’un grand
nombre de cellules (Lunula-
ria, Marchantia, Blasia, R
dula), mais le cas est rare ;
tiques et formés de
cellules (Cephalozia bicuspi-
data, Marsupella, Aneura)
ou arrondis et d’une seule
cellule (Calypogeia) ;
(Lophozia, Cephalozia
Francisci) ete. Une form
spéciale et encore inédite es
celle des propagules du Gon
gylanthus ericelorum Nes qui
ontexactement la forme d’un
tétrade de spores vertes, mais
ces propagules sont fort rares
je ne les ai jamais rencon:
trés qu’une seule fois.
Explication des fiqures
Grossissement : 100 diam
1. Jeune protonéma de Leio:
cyphus anomalus (Hook.
Steph. ne
pr, propagule devenu hyal
et ayant donné nais
au protonéma;
pt, prothalle formé |
__ file de 4 cellules chlor
REVUE BRYOLOGIQUE Là
th, thalle formé par une sorte de lame ou de tige mal
différenciée, formée de plusieurs couches (2 ou 3) de
cellules et sans feuilles.
2. Protonéma de la même plante, mais plus âgé, formé des
3 parties précédentes pr, pt et th et d’une 4me Ti.
Ti, tige encore mal différenciée, à diamètre inégal, portant
des poils absorbants p, p, et des feuilles plus ou moins
développées f, f, f. 27 ee
RTE A Le
Contributions à la Bryologie jurassienne
par
CH. MEYLAN
- Ci-après je donne les résultats les plus importants seulement de
“mes recherches dans le Jura pendant les années 1908-1909.
Sont nouvelles pour la chaîne les espèces suivantes : :
Hymenostomum microslomum v. planifolium; Dicranum fut
vum, Pohlia Rothii; Thuidium abielinum var. hystricosum; Bra-
chythecium Geheebii; Eurhynchium diversifolium ; Riccia bifurca,
Haplozia Breidleri, Cephaloziella gracillima, Frullania Jackii,
Sphagnum riparium. FA 2.
Hymenosiomum microstomum. Hedwg. var. planifolium M. FL
— Vraconnaz 1100 m. station humide. LE
Dicranum fulvum Hook. — Sur les blocs erratiques, surtout
protogyne, du versant E. de Premier à Soleure, de 500 à 900 m.,
parfois abondant.
… D. viride Schpr. — Parfois abondant sur les blocs erratiques,
par ex. près de Rochefort, de Pierrabot, de Gaicht.
Campylopus subulatus Schpr. — Sèche des Amburnex, près du
Col du Marchairuz, 1300 m. - É ppepmins SRE
* Poltia latifolia C. M. $. pilifera Schpr. — Dôte.: 6760. 2°
© Barbula gracilis Schw. — Cette espèce monte ici à 1100 m.
: Schistidium terelinerve Limp. — Vallée de Joux, 1050 m.
Zygodon viridissimus Brid. var. rupesiris (Schpr.). — Surun
bloc erratique (protogyne) sur la montagne de Boudry, 1000 m.
Ulola americana (P. de B.). — Répandu sur les blocs erratiques
u versant E. de 600 à 900 m., parfois abondant. ee
Orthotrichum urnigerum Myrin. — Blocs erratiques près Bullet
t sur la montagne de Boudry, 900 à 1000 m.
O. Rogeri Brid. — Le Frambourg près Pontarlier : :
ncalypla commulala N. et H. — Dent de Vaulion, 1.400 m
Der et Miro! super "OR SRRROEnE ue
/ebera sphagnicola Schpr. — Tourbières du Gampe et des
baies dans 1 Vallée de Joux. 20 0
A | ne REVUE BRYOLOGIQUE
= W. Rothii Corr. — La Chaux et La Gittaz près Ste- Croix,
1100-1250 m. |
Meesea longisela Hedwg. — Tourbière des Rousses.
Caloscopium nigritum Brid. — Rochers humides à la Dent de
Vaulien, 1400 m. Curieuse station.
Thuidium abielinum Br. Eu. var: hystricosum (Mitten). —
Longeaigues dans le Val de Travers, 800 m.
Brachythecium campeslre Br. Eur. — Combe de La Vaux et
Prise-Bornand, près Ste-Croix, 1200 m.
B. Geheebii Milde. — Hasenmatt, sur calcaire, et près Bullet
sur erratique st. C’est M. le Dr P. Culmann qui a reconnu cette
espèce dans une mousse stérile, critique, que je lui avais soumise
sub. Camplothecium? La plante du Jura diffère de celle de la loca
= lité classique du Rhoen (leg. Geheeb) par une teinte jaunâtre.
__ Par son système végétatif,le B.Geheebii semble beaucoup mieux
placé dans le genre Camplothecium ainsi que l’a fait Kindberg-
À première vue, les exemplaires du Jura ne diffèrent des formes
julacées du Camplolhecium lutescens que par leurs dimensions
un peu moins fortes.
Eurhynchium diversifolium Br. Eu. — Sommet de la Dôle,
1670 m.
E. velulinoides Br. Eur. — Sur blocs erratiques au-dessus de
Mont-la-Ville et près Bullet, 900 m.
Hypnum polygamum Schpr. — Tourbière des Rousses.
H. sulcalum (Schpr.). — La Dôle, 1650 m.
SPHAIGNES
*S. fallax V. Klinggr. — Tourbières des environs de Ste-Croix,
des Rousses et de Praz-Rodet dans la Vallée de Joux.
*S. riparium Angst. — Tourbière des Rousses.
S. leres Angst. — Tourbière du Campe.
*S. plalyphyllum (Sull.). — Tourbière de la Bursine dans la
le de Joux, 1080 m.
HÉPATIQUES
Ë IBes bifurca Hoffm. — Etang de Bémont près La Brévine.
_ R. sorocarpa Bisch. — Sèche des Amburnex (Hillier et M.)
” Fossombronia Dumortieri Lindbg. cfr. — Tourbière de La Vra
connaz, 1100 m.
_ Haplozia Breidleri K. Müller. — Granges de Ste-Croix, Grand-
_, sonnaz et Grand Savagnier dans le Massif du Ghersaron: 1100
à 1500 m. (dét. K. Müller).
_ H. sphaerocarpa Dum. — “Marchairuz, Mont d'Or, Suchet
Lan Vallon de Noirvaux, Vraconnaz, Grenchenberg, 1050
| REVUE BRYOLOGIQUE 79
Lophozia oblusa (Lindbg.) Ewans. — Risoux et Aiguilles de -
Baulmes, 1300 m.
L. marchica (Nees) St. — Tourbière de La Chaux.
L. Floerkei Schffn. — Sèche des Amburnex, 1300 m.
Sphenolobus Hellerianus (Nees).— St. Côte-aux-Fées, Aiguilles
de Baulmes, Suchet.
_ - Geocalyx graveolens Lindbg. — Sur l’humus, Petits-Plats dans
la Vallée de Joux, 1350 m.
Cephaloziella myriantha Lindbg.— Suchet, Risoux, Amburnex.
(det. Schiffner).
C. gracillima Douin. — Vraconnaz (det. Douin). ne
Odontoschisma sphagni Dum.— Tourbière des Rousses. Dans
- cette station, il se transforme insensiblement en O. denudalum.
Je suis toujours plus convaincu que ce dernier n’est qu'une forme
du O. sphagni. ù :
Calypogeia succica (A et P) K.M. c.fr. — Dans plusieurs
stations du Jura central. > FRS
C. trichomanis Corda var. nov. compacla. — Sur la terre, Chalet
à Roc, dans la Vallée de Joux, 1400 m. Fee
Cette variété parallèle à la var. minor del’espèce suivante, forme
des touffes très denses. Les feuilles très concaves sont fortement
imbriquées; les amphigastres larges ne sont lobés que du 1/4 à
la moitié. Se rapprochant ainsi beaucoup de C. Neesiana cette
variété se reliait, dans la station ci-dessus, au C.{richomanis type,
avec lequel elle croissait, et se rencontrait au sommet de petites
éminences, au-dessus du sol humide environnant.
C. Neesiana (Car. et Mass. ). — Pendant l'été 1909 au cours de
nombreuses herborisations, j'ai eu le bonheur de mettre la main
sur plusieurs stations où les C. Trichomanis et Neesiana crois-
_saient ensemble, et j'ai pu me rendre compte exactement de leur
valeur respective. Si dans plusieurs de ces stations les deux espé-
ces,marchant très bien caractérisées à la rencontrel’une de l’autre,
paraissaient se confondre dans leur rencontre mutuelle, et cela
tant par l'aspect extérieur que par la forme de leurs divers orge: 7"
nes, par contre, la plupart de ces stations m'ont présenté les deux à
espèces mélangées à la limite de leurs domaines respectifs, mais
conservant chacune ses caractères distinctifs: couleur, amphigas-
tres, etc. k do
J'ai rencontré d’autre part plusieurs nouvelles stations où le
C. Neesiana croissait parmi Sphagnum quinquefarium et Jai
Pu confirmer les observations présentées précédemment à ce
Sujet, soit : que le C. Neesiana présente une forme ou var. laxa
bsolument parallèle à la var. Sprengelii du C. trichomanis.
_ REVUE BRYOLOGIQUE
En condensant les résultats des observations ci-dessus, je suis
actuellement convaincu que les C. {richomanis et C. Neesiana sont
de même valeur; que dérivées d’une même souche,ces espèces ne
sont pas encore assez séparées pour ne pas présenter ici et là des
points communs ; mais que, en tous cas, elles présentent par leurs
formes respectives deux séries parallèles : caractère le plus essen-
_biel, me semble-t-il, pour les considérer dores et déja comme deux
espèces distinctes. Le caractère morphologique essentiel permet-
ant de les distinguer est pour moi l’amphigastre; puis viennent
la forme des feuilles et le tissu.
Voici comment, d’après mes observations, j'établis le tableau
analytique de ces deux espèces, en y adjoignant C. suecica.
A. Amphigastres 2 à 3 fois plus larges que la tige decurrents,
_ entiers où émarginés; feuilles ovales, largement arrondies ou ‘
_ tronquées à l’extrémité.
4 AN 3
1 Amphigastre typique de C. suecica
2 » » » C. Trichomanis
3 » » :. » . C. Neesiana
_C. NEESIANA
Frondes longues de 3 à 6 cm., lâchement feuillées, à
amphigastres espacés, moins larges et fréquemment bifides
du 1/4 âu 1/3. var. laza
Frondes petites, longues de 1/2 à 1 em., larges de Là.
2 mm., à feuilles petites, fortement imbriquées; amphi-
gastres imbriqués, larges, entiers ou émarginés : :
+ var. minor
_ B. Amphigastres bifides, divisés du 1 /3 aux 5/6; feuilles rhom:
boïdales, triangulaires dans la moitié supérieure ;
_#. Cellules 15 à 30 x avec trigones nets et parois épaisses;
_ amphigastres à sinus aigu de 60 à 900 à lobes aigus souvent bifi-
des; spores 7 à 12», moyenne 9 #. Toujours sur bois pourrissant
AA C. SuEGICA …
ie … Frondes vert pâle, longues, dressées . var. erecla
6. Cellules 35 à 50 y, à parois minces, à trigones parfois nets
le plus souvent nuls; amphigastres à sinus généralement étroi
et obtus, à lobes arrondis; spores 10 à 158
ER LE C. TRiICHoMANIS
Frondes longues de 3 à 8 em., à feuilles lâches, souvent
REVUE BRYOLOGIQUE 81
espacées ; à amphigastres distants et profondément bifides,
cellules 40 à 70 & var. Sprengelii
Frondes petites, courtes, à feuilles fortement imbriquées,
à amphigastres larges, lobés du 1/4 à la 1/2 |
var. compacla
Feuilles fendues au sommet pour la plupart; amphigas-
tres divisés presque jusqu’à la base, à lobes très écartés,
souvent bifides; cellules 40 à 70 p à parois minces,
var. fissa
_ Scapania Barilingii Nees. — Sur rochers humides, Dent-de-
Vaulion, 1400 m. (Hikier et M.).
Frullania Jackii Gottsche.— Sur erratique au-dessus de Roche-
fort, 900 m. | |
F. fragilifolia Tay1.- Sur un grand nombre de blocs erratiques
sur le versant E. de la chaîne, de Mont-la-Ville à Neuchâtel,
700 à 1200 m. e
Etudes phytogéographiques
sur
les Mousses de la Haute-Saône
par
A. COPPEY ;
I. — INTRODUCTION. — BUT DE CE TRAVAIL rs #
J'ai publié antérieurement, dans cette Revue, une « Contribu
lion à l’élude des Hépatiques de la Haule-Saône » (1), pour laquelle
je me suis posé le problème suivant : étant donnée une région
assez vaste, comme celle qui forme le lien entre les massifs du
Jura et des Vosges, région non encore explorée au point de vue
d’un groupe de plantes, et dans laquelle on ne peut faire que des _
Séjours momentanés de temps à autre, comment peut-on, pour
cetle région, présenter cependant un travail d'ensemble qui ne
contienne que des documents rigoureusement exacts, et sur
esquels chacun puisse compter quand il sera nécessaire? Je n’ai
pas besoin d’insister sur la nécessité de ces travaux d'ensemble.
Chacun sait combien est pénible, pour l’auteur d'un ouvrage
important, comme une flore ou un ouvrage de phytogéographie,
recherche des innombrables petites notices, publiées çà et là, et
ont l’intérêt ne compense pas toujours la peine qu’on s’est don-
ée pour les avoir à sa disposition. J’ai donc voulu à la fois établir
e méthode et construire un cadre dans lequel pourraient pren-
re place les documents recueillis par ceux qui en auraient l'oc-
) Revue bryol., 1909, n°° 5 et 6.
82. REVUE BRIOLOGIQUE
. Tout autre est le but de ce nouveau travail, bien qu’il se rap-
_ porte à la même région : c’est un travail d'ensemble également,
mais qui est destiné à en compléter un aütre. C’esl une mise au
point. É
Dès 1873, M. RENAULD, qui s’est constitué, depuis, une belle
_ réputation de bryologue, publiait un « Aperçu phyloslatique sur
… le département de la Haule-Saône » qui devenait plus tard, après
quelques remaniements, le « Catalogue raisonné des plantes vascu-
laires el dés Mousses qui croissent spontanément dans la Haule-
Saône et les parties limitrophes du Doubs ». (Besançon, 1883).
« C’est, dit le savant auteur, une œuvre de début, faite à un
moment où c'était toute une affaire de distinguer un Barbula
d’un Hypnum et... n'ayant fait depuis que de rares apparitions
dans la Haute-Saône, je suis surpris qu’il n'y ait pas de plus fortes
lacunes.» (RENAUD, in. litt. 1907). A l’époque de la première
publication, la Revue bryologique n’était pas encore née et « toute
la bryologie française, sauf deux ou trois points connus, était
pour ainsi dire à fonder.» (REN. in litt. 1907). ee.
Malgré ces obstacles, que nous ne connaissons plus actuelle-
ment, cette œuvre mérite le renom qu’elle s’est acquis et la juste
place qu’elle s’est faite dans les grands ouvrages plus récents.
C’est que, si la Bryologie était encore une science bien peu fran-
çaise, malgré la publication récente des Muscinées de l'Est, de
Bouray,la géographie botanique était, par contre, très à la mode,
dans l'Est notamment, sans doute sous la vigoureuse influence de
THURMANN. C’est ainsi que,sans aucunement entrer dans la dis-
cussion interminable et, ajouterai-je, parfois quelque peu fati-
gante, des espèces, des variétés et des formes, M. RENAULD put
Cependant faire œuvre utile et tracer, lui aussi, un cadre qui
n'avait plus qu’à attendre d’être rempli un jour ou l’autre.
__ Toutefois, les Muscinées n’occupent qu'une assez faible partie
: du travail de l’auteur, et il a dû les faire rentrer dans le cadre
tracé pour les Phanérogames, comprenant fondamentalement une
_ division de la région en 3 zones : vosgienne, sous-vosgienne eb
_ Jurassique. Or ces seules distinctions ne peuvent suflire,en général,
_ pour caractériser la répartition des Mousses, influencée souvent
par des causes beaucoup plus minimes que celles qui agissent s
les plantes à fleurs : c’est là la raison principale qui nécessite une
révision de l'ouvrage, vu l'importance qui lui est attribuée. E!
cetle révision est bien plus nécessaire encore en ce qui concern
les plantes répandues qui ont été méconnues, que pour celles.
Le rares d'ordinaire, qui ont été découvertes depuis. Au total
65 espèces de Mousses sont actuellement connues dans la régio
REVUE BRYOLOGIQUE 83
_ sur lesquelles j'en aurai une centaine à ajouter au Catalogue pri-
mitif. Sur ce dernier nombre, j’en ai trouvé la moitié dans diverses
publications; l’autre moitié est le résultat de mes propres her-
borisations. ;
IL. — BigcioGRAPHiE el usage qu'il en sera fai
1845. _— Moucror cite assez souvent le Ballon de Servance
dans ses Considéralions générales sur la végélalion spontanée du
département des Vosges (in. H. LePace, Le département des Vosges,
statistique historique et administrative). Mais, au point de vue
phytogéographique, il n’inspire qu’une maigre confiance par suite
d’un fâcheux abus des généralisations. C’est ainsi, par exemple,
qu’il signale Sphagnum capillifolium, « partout, sur toutes les
formations géologiques », alors que son ouvrage comprend la
flore du calcaire jurassique de Neufchâteau ! æ
1872. — QuéLeT, dans son Calalogue des Mousses, Sphagnes
el Hépatiques des environs de Montbéliard (Mém. Soc. d’émul. de
Montbéliard, 2e série, 5e vol., 1871-72), a étudié le Ballon d'Alsace
et le plateau gréseux compris entre
catalogue a certainement de la valeur, bien qu’une révision en
soit utile si elle était possible.
_ 1872. — BouLay, pour rédiger sa Flore cryplogamique de l'Est,
_Muscinées, a peu visité la Haute-Saône. Il a surtout recueilli des
renseignements venant de M.RENAUTD et les a ajoutés aux addi-
lions de la fin de son livre. |
1873. —RenauLp publie son Aperçu phytoslalique sur le dépar-.
lement de la Haute-Saône, qui deviendra plus tard le Catalogue
raisonné des plantes vasculaires el des Mousses qui croisseni spon-
_lanément dans la Haute-Saône et parties limitrophes du Doubs.
Ainsi que je l'ai dit précédemment, c’est l'ouvrage qui servira de
; base au présent travail, destiné à le mettre au point. Et, comme
- M. RenauLp a rappelé les indications des précédents auteurs, cela
_me dispensera de le faire. Par contre, je rassemblerai les rensei-
_gnements épars dans les notices suivantes. >
1874. —— RENAULD, sans ajouter aucun nom aux listes publiées
antérieurement, étudie les rapports des Mousses avec le sol, au
point de vue chimique, dans sa |
sion des Mousses dans la Haule-Saône (Rev. bryol., 1re année,
pp. 10 à 13). Il montre notamment les différences entre la
t d roches douées de
ropriétés physiques pourtant analogues; pui
listes de Mousses calcicoles croissant, rs:
à ciment calcaire, 2° sur du grès permien, et une liste de
Mousses calcicoles et silicicoles vivant associées sur l'Oxfordien
Belfort et Montbéliard. Ce
Notice sur quelques faits de disper- _
84 REVUE BRYOLOGIQUE
1874. — REeNAULD donne, la même année, une liste de 12 espè-
ces nouvelles et de localités pour 16 autres dans ses Addilions à la
flore bryologique de la Haule- Saône (Rev. bryol., 1'€ année, n° 3,
pp. 36 à 39).
1879. — RenauLD publie de nouvelles Additions à la flore
bryologique de la Haute-Saône (Rev. bryol., 6€ année, n° 6, pp. 83
__ à 85) où il cite 14 espèces en partie Éonveleé
_ * 1883. — RENAULD, FLAGEY, VENDRELY et PAILLoT publient
en supplément au Calalogue (v. plus haut), une Lisle des plantes
_ rares ou nouvelles pour le département de la Haute-Saône et les par-
lies limitrophes du Doubs, où quelques nouveautés sont mélangées
_ à une partie des précédentes Addilions.
1884. — BouLay, dans ses Muscinées de la France, 1'e partie,
Mousses, ne fait que rappeler des observations antérieures sans
ajouter aucune contribution personnelle.
1885. — DEBAT dresse un Calalogue des Mousses croissant di
le bassin du Rhône (Ann. Soc. bot. de Lyon, 132 année, 1885, pp:
147 à 235) : C’est une compilation très incomplète et fort négligée,
qu'il est préférable de laisser complètement de côté ici, car elle
_ne renferme rien de nouveau, et, par contre, une Lune partie
seulement des documents antérieurs.
1896. — RenauLp publie une dernière Nole sur dublaud Mus-
cinées rares ou intéressantes constalées dans la Haute-Saône de
1893 à 1895. (Bull. Soc. d’études des Sc. nat. de la Hte-Saône,
n°1, Vesoul). -
1906. — Dismier signale d’intéressantes trouvailles dans sa
note sur Le Bruchia Vogesiaca dans la Haute-Saône et Muscinées
_ rares ou nouvelles pour ce département (Bull. Soc. bot. de France,
_ T.53, 1906, pp. 537 à 540), ainsi que dans les petites notices sui-
_ vantes :
1908. — Une Mousse nouvelle pour la flore française : Pohlia
bulbifera Warn. (Bull. Soc. bot. de France, 4 série, T. VIII,
_ p. 99), et Nouvelles observalions sur le groupe Pohlia annolina
(Rev. bryol., 358 année, n° 5), ainsi que dans son important Essai
_ monographique sur les Philonolis de France (Mém. Soc. des Sc
nat. et math. de Cherbourg, 1908).
1908. — Cx. Carpor cite quelques espèces qu’il récolta aux
environs de Melisey, en compagnie de M.HiLi1Er ou de moi-même:
_ Planies el Slalions botaniques nouvelles desVosges Saônoises (VILI®
_ es des Soc. Sav. se Franche-Comté. Bull. Soc. belfortain
1909. — = HiLLIER, qu qui avait précédemment étudié les Sphai nes
de la ane re son pre travail _. une Note c comp
l
menlaire sur les Sphaignes, Mousses el Hépaliques des Vosges
méridionales (Bull. Soc. hist. nat. du Doubs, n° 16); il cite là quel-
_ ques Mousses que je lui avais signalées, et donne ensuite d’in-
téressants compte-rendus d’exeursions.
J'ai reçu d'autre part quelques communications manuscrites
de MM. RenauLp et R. MAIRE.
III. -— CARACTÈRES GÉNÉRAUX DE LA RÉGION
ET MÉTHODE ADOPTÉE
_ Dans mon précédent travail, j'ai résumé les traits fondamen-
taux de la région étudiée, au point de vue topographique et géolo-
gique; je n’y reviendrai pas. Le Calalogue de M. RENAULD est
d’ailleurs très détaillé à ce point de vue. Le lecteur parcourra
avec fruit également la notice de M. HiLLIER qui donne une bonne
idée de l’aspect de quelques stations; j'ai moi-même cherché, dans
un précédent travail, à présenter un tableau des grands plateaux
du grès vosgien avec leur intéressante florule (1). Les différents
terrains de la région étant connus, chacun d'eux correspond à un
ensemble de conditions physiques el chimiques, el même lopogra-
_phiques que leur nom seul sufira à rappeler, A cet égard, il peut
être très utile d'indiquer la nature du sol, même pour la végétation
‘arboricole, qui n’est pas la même partout; par contre, il serait
superflu d'indiquer des altitudes au-dessous de 500 m. environ,
car chaque terrain occupe, en dessous de ce niveau, des altitudes
connues en gros et dont les variations n’ont pas d'intérêt ici. En
dehors des espèces très rares, la méthode consiste donc à indiquer
les types de stations occupées par chaque espèce sur les diverses
_ formalions géologiques; les noms de localités n’ont ici d'intérêt
que pour préciser par des exemples. Il serait parfaitement super-
flu d’en allonger la liste : que l’on retrouve, ailleurs, des stations
semblables, et les mêmes espèces réapparaîtront. Il est plus néces-
saire, par contre, de citer plusieurs fois une même localité pour
une plante, s’il y existe plusieurs types de station bien distincts.
J'ai adopté, sauf une minime restriction, la nomenclature du
grand ouvrage de BrormErus (2) récemment Lerminé. Le cata-
logue suivant comprendra : Ru TE
_ 1° Le nom des espèces communes dont la répartition est suf-
fisamment bien établie dans le Catalogue de M. RENAULD.
(1) A. Correy : Rapport sur ies Muscinées recueillies au cours de
: session de la Sociélé botanique à Nancy el dans les Vosges (Bull.
oc. bot. de France, 4° série, t. IX, 1909). Fou
2) in ExGzer und PranTz: Die nalurlichen Pflanzenfamilien.
k
dat 48 PP
US © san HALL ee, ie à
REVUE BRYOLOGIQUE D
86 REVUE BRYOLOGIQUE
29 Celui des espèces rares que je n’ai pas retrouvées moi-même, :
si ce n’est en des stations connues.
Pour ces deux groupes, je n’ajouterai, aux noms, que la syno-
nymie de ceux du Catalogue avec ceux adoptés.
39 Quelques nouvelles stations ou localités d'espèces rares.
49 Les espèces rares non citées dans le Catalogue et trouvées
depuis par d’autres ou par moi.
59 Les compléments importants et les corrections nécessaires
pour préciser la répartition de quelques espèces communes.
60 L'étude complète de la distribution de quelques autres
espèces communes qui avaient échappé primitivement,ou qui ont
été distinguées spécifiquement depuis. s
IV. — QUELQUES OBSERVATIONS PHYTOGÉOGRAPHIQUES
GÉNÉRALES
Le Calalogue de RENAULD est accompagné d'observations
phytogéographiques qui constituent une partie fort intéressante
de son ouvrage. Les lignes suivantes y apporteront quelques rec-
tifications et compléments. En ce qui concerne la fertilité de cer-
taines espèces, je crois qu’il y a avantage à supprimer tout ce
qui est dit à la page 32. Les plantes citées sont tout aussi fertiles
dans les stations basses analogues à celles où elles produisent
des capsules dans les altitudes élevées.
On a toujours trop abusé, dans les travaux de géographie bota-
nique, de la condition allilude qui n’est pas une condition écolo-
gique, mais un ensemble variant beaucoup, pour un chiffre déter-
miné, avec le climat, l'exposition, la nature du substratum. Sans
doute, c’est une donnée simple et commode et qu’on ne doit pas
négliger. Malheureusement cette commodité a été la cause dés
abus qu’on en a fait en négligeant les autres données plus utiles.
_ On a été conduit, de cette manière, à comparer des flores qui ne
sont pas comparables et à tirer des conclusions très mal étayées.
L'élément descriptif de la phytogéographie doit être l'élage géolo-
gique, dans les limites restreintes, bien entendu, d’une étude
régionale. À chaque étage correspondent un ensemble de données
physiques, chimiques et topographiques que le nom seul suffira
à rappeler. La méthode, il est vrai, est beaucoup plus difficile
appliquer dans les régions montagneuses à couches sédimentaires
_ fortement plissées, où les cotes d’altitude prennent une impor-
tance plus grande. | . .
M. RenauLp a d’ailleurs bien senti cette nécessité. Dans ses
remarques générales (1) il a donné un tableau de la végétatio
(1) « Ces difficultés, écrit-il, ne font que mieux faire ressortir la
nécessité de décrire avec précision la flore, pauvre ou riche, des
À
REVUE BRYOLOGIQUE De
_ de quelques étages; mais, en ce qui concerne les Muscinées, un
tel travail demanderait une longue exploration d’une région
restreinte, nécessitant un séjour prolongé. C'est là le travail à
entreprendre par les auteurs de catalogues régionaux:
_ Dans cette mise au point, je me suis contenté de préciser la
répartition de quelques espèces, et je me garderai de dresser des
tableaux d'ensemble qui seraient trop imparfaits et, par consé-
quent, sans grande valeur. ’
(A suivre).
Bibliographie
LA SEXUALITÉ CHEZ LES MOUSSES, d'après les travaux de
MM. Marchal.
(Suile )
Nous avons analysé dans la Revue Bryologique de 1908, n° É
les remarquables travaux de MM. Marchal sur la sexualité des
Mousses, et indiqué sommairement les résultats si intéressants
obtenus par ces habiles expérimentateurs. Continuant leurs déli-
cates recherches, les deux savants belges sont arrivés à de nou-
veaux résultats, non moins importants que les précédents.
On sait que leurs premières expériences avaient montré que,
chez les Mousses dioïques (ou hétérothalliques), la régénération
du sporophyte produit des plantes sexifères présentant, au moins
virtuellement, le caractère hermaphrodite, et capables de se
reproduire indéfiniment avec ce caractère par voie asexuée. Il
restait à rechercher si les gamètes de cette forme hermaphrodite,
obtenue aux dépens d’une espèce strictement dioïque, pourraient
former un œuf, d’où naîtrait ainsi un sporogone tétraploïdique.
Mais les cultures des gonophytes diploïdiques, poursuivies pen-
dant deux ans, sont restées complètement stériles, bien que
l'étude histologique des organes sexuels n’ait rien décelé d’anor-
mal dans leur organisation, sauf cependant que les anthéro-
_ zoïdes sont rarement mobiles. MM. Marchal en concluent donc
que: chez les Mousses dioïques, les gonophyles aposporiques sont
_ frappés d’une stérililé absolue. Seule, une extension végélalive leur
| permel de transmelire leur biseæualité à de nouveaux individus.
Ici, nous croyons toutefois devoir faire quelques réserves sur
prématurées et trop absolues. Rien ne prouve que certaines
conditions mal définies, peut-être même insoupçonnées, où diffi-
dans la nature, et ne puissent provoquer la fertilité des gono-
hytes aposporiques. Il est possible aussi, nous semble-t-il,
les conclusions de MM. Marchal, lesquelles sont peut-être un peu a
ciles à réaliser dans les cultures, ne se présentent pas parfois +.
REVUE BRYOLOGIQUE
qu’une race diploïdiqne aposporique, après être demeurée long-
temps stérile, puisse devenir fertile à un moment donné. Peut-être
serait-il bon de prolonger les cultures pendant une plus longue
période d’années.
MM. Marchal ont ensuite porté leurs recherches sur les espèces
non dioïques (ou homothalliques), telles que: Amblystegium
serpens, À. sublile, Barbula muralis. Les gonophytes apospo-
riques qu'ils en ont obtenus ont présenté, comme on pouvait s’y
attendre, la même sexualité que celle des gonophytes normaux.
Mais, fait remarquable, ici l’élal diploïdique n'empêche nullement
la fécondation. Les cultures des gonophytes diploïdiques des
trois espèces citées ont produit des sporophytes, et l’étude cytolo-
_ gique de leurs éléments a prouvé que ces sporophytes sont tétra
_ ploïdiques, les chromosomes s’y montrant, à travers les diverses
phases de la sporogenèse, en nombre sensiblement double de
celui que l’on observe chez les sporophytes normaux. On aurait
pu supposer qu’au moment de la conjugaison synaptique, les élé-
ments chromatiques se seraient réunis par quatre, mais il n’en est.
rien, et la réduction est simple. Il en résulte que les spores des
capsules tétraploïdiques sont, elles, diploïdiques, et comme elles”
se sont montrées parfaitement fertiles, elles fixent définitivement
la nouvelle race, dite race bivalente. |
Enfin, la régénération de ces sporophytes tétraploïdiques à
fourni des gonophytes également tétraploïdiques, constituant une
race lélravalente. Cette race nouvelle ne s’est pas montrée fertile
jusqu'ici. Le deviendra-t-elle, lorsque les gazonnements seront
plus vigoureux, et pourra-t-on en obtenir des sporophytes octo-
ploïdiques? C’est là une des inconnues qui restent encore à éluci-
der, et qui devront être l’objet de recherches ultérieures; mais
on voit déjà toute l’importance des résultats acquis, qui sont.
vraiment des plus remarquables. é
_ Les observations cytologiques de MM. Marchal ont en outre mis
_ enévidence un fait fort intéressant : c’est que, dans les gonophytes
diploïdiques, les dimensions des cellules et des noyaux sont sen
siblement supérieures à celles que l’on constate dans les gon0-
phytes normaux, et cette différence est encore plus accentuée
pour les gonophytes tétraploïdiques.!l existe donc une proporlion
… nalilé directe entre le nombre des chromosomes et le volume du no0y
_el de la cellule. Cette augmentation du volume des cellules agit
par répercussion, sur les dimensions des organes reproducteurs
I résulte de ces faits que : les dimensions des cellules et des noy
nvisagés dans des parties bien comparables (folioles périgoni 116
éridies, cellules mères de spores) el celles des organes sexu
REVUE BRYOLOGIQUE M te
consliluent un crilérium sûr de différencialion entre Les individus
_ normaux el les produils de l’aposporie.
Enfin, MM. Marchal ont pu réaliser, dans quelques expériences
très simples, des cas de traumatismes analogues à ceux qui peu-
vent se produire fréquemment dans la nature, et ils ont prouvé
que les lésions qui en résultent sur de jeunes sporogones donnent
facilement naissance à des protonémas aposporiques. Il devient
par là bien évident que les systématiciens auront désormais à
tenir compte des cas possibles d’aposporie en étudiant la varia-
_ bilité des Mousses et les relations des espèces affines.
Charleville, 13 mai 1910. J. CARDOT..
_ Prodrome de la Flore bryologique de Madagascar, des Masca-
reignes et des Comores. Monaco, 1909. Un beau volume in-4° de
189 pages et 24 planches.
Dans la première partie de ce bel ouvrage (50 pages) l’auteur
_ expose en détails l’anatomie de la tige et de la feuille des Leuco-
_ loma. Se basant sur les caractères fournis par la structure de la
_ nervure et surtout par le tissu des feuilles, il divise cet ancien
_ genre en 3 nouveaux groupes génériques : Dicranoloma, Leuco-
_ loma et Dicnemoloma, et il établit avec une admirable clarté la
subdivision des deux premiers en sous-genres et en sections. Un
_ dernier chapitre, rempli de considérations intéressantes, est con-
_ sacré à la distribution géographique des différents groupes.
La seconde partie de l'ouvrage (139 pages) comprend le Sup-
_ plément au Prodrome de la Flore bryologique de Madagascar,
_ des Mascareignes et des Comores, paru en 1898, et se termine par
< l'explication des 163 planches actuellement publiées de l'Atlas
des Mousses de Madagascar. 24 belles planches, représentant de
_ nombreuses espèces, accompagnent ce Supplément qui, avec le
Prodrome qu’il complète, constitue l’un des travaux les plus con-
idérables qui aient été consacrés à la bryologie exotique.
J. CGARDoOT.
K. Müzer-FreigurG. — Die Lebermoose (Musci hepatici).
10€ livraison 1910, prix, 2 Mark 40 (3 francs). — L'auteur
décrit dans cette livraison (p. 577-640) les espèces de la fin du
genre Jamesoniella et celles des genres Anastrophyllum, Spheno-
0bus et Lophozia (une partie).
_ Moss ExcHance CLuB. — 15€ rapport annuel (1910) par le
Secrétaire M. W. Ingham, pp. 329-360. — Liste des membres et
cal Catalogue annoté des nombreuses espèces distribuées.
. WHELDON. — On some addition lo the Manx Épbogné 1
F. ReNAULD. — Essai sur les Leucoloma, ét Supplément au, ;
90 REVUE BRYOLOGIQUE
(The Lancashire Naturalist 1910, p. 7-10). — Catalogue des
Sphaignes trouvées jusqu’à ce jour dans l’île de Man.
V. F. BroTHERUS. — Neue Laubmoosgatlungen (Ofversigt af
Finska Vetenskaps-Societetens Fôrhandlingar, LIT, 1909-1910,
n° 7, 12 p. et 4 pl.). — Description et figures des 4 genres nou-
veaux : Türckheimia, Pseudoracelopus, Pylaisiobryum et Hage-
niella.
J. F. Couins. — Preliminary List of New England Planis. —
XIX. Addenda (Rhodora, p. 71-72).
C. MassALoNGo. — Le Specie ilaliane dei generi Acolea Dmt. e
Marsupella Dmt. (Atti del Reale Istituto Veneto di scienze, littere
ed arti, 1909-10. Tomo LXIX. Parte seconda, pp. 109-150 et
figures détaillées des Acolea concinnata et Marsupella Sprucei).—
Ce travail se compose d’un tableau analytique des espèces, des
descriptions en latin avec notes en italien de 6 Acolea et de 17
Marsupella.
N. C. KIND8ERG. — New contributions lo Canadian Bryology
(The Ottawa Naturalist, vol. XXIII. November 1909 and January
1910, pp. 137-155. — Cette liste de 104 mousses contient la des-
cription d’un certain nombre d’espèces nouvelles.
C. JENSEN. — Musci Asiæ borealis, Torfmoose (Kongl. SV.
Vetensk. Akad, Handlingar, Bd. 44, n° 5, 1909), Gr. in-4 de 18 p-
= — M. Jensen a étudié les Sphaignes récoltées dans l'Asie boréale
par Arnell, Brenner, Sahlberg et Martjanoff du 54° au 70° 30.
Ces diverses collections forment un total de 27 espèces.
L. Hier. — Les Sphaignes des lourbières des Basses-Vosges
(Bull. de la Soc. d’hist. nat. du Doubs 1905, pp. 42 à 54). —
Cette brochure contient : Aperçu géologique de la région, les
_ Sphaignes dans les Vosges et le Jura, considérations générales
sur les tourbières des Basses-Vosges, liste des espèces récoltées
dans divers étangs et tourbières et, comme appendice, une liste
des phanérogames intéressantes de la flore des marais.
L. HiLLier. — Note complémentaire sur les Sphaignes, Mousses
el Hépaliques des Vosges méridionales (Bull. dela Soc. d’Hist.natu-
_ relle du Doubs, n° 16, 1908, in-8° de 24 p.). — L'auteur fait une
… revue des tourbières desVosges méridionales, il rend compte ensuite
des excursions faites les 19 et 20 mai 1907 en compagnie de Ch.
Cardot pharmacien à Mélisey et il y joint une coupe géologique des”
= terrains de la lisière vosgienne. Pour rendre ce travail plus cc
_ plet, M. Hillier y a ajouté les récoltes faites par M. Dismier €
pue M. COpPPEY. EE ee Re an
___ Bouzy DE LESsDAIN. — Muscinées des environs de Dunkerque
REVUE BRYOLOGIQUE 91
_ (Mémoires de la Soc. des Sc. nat. de Cherbourg, 1910, pp. 277-320).
_ Les muscinées des environs de Dunkerque étaient jusqu’à ce
jour presque inconnues, on doit savoir gré à M. Bouly de Lesdain
d’avoir entrepris ce travail. La constitution géologique est peu
variée : Dunes, alluvions modernes et alluvions anciennes; de
ces stations, les dunes sont les plus intéressantes. Après des listes
_ des espèces calcicoles, calcifuges et spéciales aux dunes, vient
_ la Bibliographie. Le catalogue contient 134 mousses avec
_ 34 variétés (dont 2 nouvelles) et 13 formes (dont 2 nouvelles),
_ 20 hépatiques avec 2 variétés.
Nécrologie :
P. J.-F. Graver. — Voici ce qu’il m'écrivait le 25 mars 1907 :
« Ma santé est dans un état des plus déplorables. Depuis deux
ans et demi je ne suis pas sorti de la maison, étant atteint d’une
maladie douloureuse dans les pieds et les jambes. Deux jours
après la réception de votre lettre, j'ai été atteint d’une grave
bronchite et depuis lors j'ai dû garder le lit. Je commence à me
lever une heure et j'en profite pour vous écrire ces quelques mots,
Je n’ai du reste aucun espoir de revenir à la santé étant âgé de
80 ans. Voici quelques détails pour votre article nécrologique qui
me concernera :
_ Pierre-Joseph-Frédéric GRAvET, né le 2 août 1827 à Wavre en
Brabant (Belgique).
Vous connaissez mes travaux bryologiques. Quand, par suite
de maladie, j'ai dû abandonner l’étude des muscinées, je me Suis
_ appliqué à celle des Rubus, genre de plantes richement représen-
_tées ici et j'ai trouvé dans nos environs un grand nombre d’es-
_ pèces nouvelles pour la Flore Belge. » :
_ Depuis cette époque (1907) j'ai adressé à Gravet plusieurs let-
_ tres restées sans réponse et qui cependant ont dû être remises à
sa famille puisqu'elles ne m'ont pas été retournées par la poste.
ai demandé à M. Cardot s’il savait ce qu'était devenu Gravet,
il est l’auteur, en collaboration avec Delogue, des exsiccata dési-
sous les noms de mousses de l’Ardenne et d’hépatiques de
40 re REVUE BRYOLOGIQUE
l’Ardenne, il a publié seul le Sphagnotheca belgica. Son herbier
a été acheté, dit-on, par le jardin de Bruxelles. "5408
Gravet fut un très bon observateur et un travailleur infatiga-
ble, ses publications sont faites avec le plus grand soin. Je perds
en lui un collaborateur très dévoué, dont le concours m’a été fort
utile pendant près de 40 ans; je dois en dire autant de mon ami
Renauld décédé en mai, une notice biographique sera publiée
dans le prochain numéro.
= Des neuf rédacteurs de la première année je reste seul : Bes-
cherelle, Boulay, Duby, Gravet, Piré, Ravaud, Renauld et Roze
sont morts. — La seconde année vinrent se joindre à nous : De
__ Notaris, Jaeger, Lamy, Lindberg et Schimper qui ne sont plus, et
= Arnell qui est actuellement professeur à Upsala (Suède).
. ; T. Husnor.
__ GEORGES STABLER.— G. Sfabler est décédé à Levens (Angle-
terre) le 4 janvier. Né le 3 septembre 1839 à Craike, il alla habiter
Levens où il fut instituteur pendant un grand nombre d’années
_ Jusqu'à ce que l’état de sa vue le forçât à se retirer. Il a publié,
dans le Naturalist, une série de notes sur les mousses et princi-
_ palement les hépatiques du Westmoreland; plusieurs espèces
_d’hépatiques lui ont été dédiées par Pearson, Spruce-et Stephani.
CHARLES REID BARNES. — Ch.Barnes, né à Madison, Indiana,
le 7 septembre 1858, est décédé à Chicago, le 24 février 1910, à.
la suite d’une chute. Après avoir enseigné dans les écoles publiques
pendant quelques années, il devint professeur de botanique à
Purdue University en 1882, en 1887 à l’Université de Wisconsin
et en 1898 à l'Université de Chicago. Il s’associa avec le profes-
.seur Coulter pour éditer /he Bolanical Gazette, le journal de bota-
_ nique le plus important des Etats-Unis.
Je citerai, parmi ses publications : Analylic key lo the genera
of mosses (1886), Revision of the North American species of Fissi-
_ dens (1887), Artificial keys lo he genera and species of North
_ American mosses (1890), The origin of air chambers, The origi
of the cupule of Marchantia. Re
Erralum du n° 2
Page 36, ligne 29, au lieu de S. ciliolatus, lire : S. kuniensis
_ (ily a déjà unS. ciliolatus Geh. et Hpe du Brésil austro orientale,
liés IV, :p. 338). rspuo e | ee sn emlre
| Nouvelles ne
Changement d'adresse. — F. Srepnant, Städtner
paig-Œlsch (Allemagne).
trasse,
Caen, Imprimerie-Rellure E. DOMIN, 10, rue de la Monnaie.
No 5. 1 Me RE 2 AIO
REVUE BRVOLOGIQUE
ParaissanT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais
> Sommaire du n° 5
Contribution à la flore bryologique de la Suisse. CULMANN. — Études phyto-
géographiques sur les Mousses de la H-Saône. CoPPEY. — À propos du
nom de genre Dicranoloma. CARDOT. — Notice biographique sur
F. Renauld. THÉr1OT. — Bibliographi. — Nouvelles.
Contribution à la flore bryologique de la Suisse
par P. CULMANN
A. — FORMES NOUVELLES
Orthotrichum anomalum Hedw. var. opacum.
Variété remarquable ou sous-espèce (Orthotrichum opaco-ano-
malum mihi) distinguée du type de l'O. anomalum par le péristome
qui est plus semblable pour son dessin à celui de l'O. alpéstre qu’à
célui de l'O. anomalum type. En effet, dans les formes extrêmes
(de la Sefinenfurka par exemple), les dents sont réunies par paires,
opaques et recouvertes de papilles nombreuses vers le bas, légère-
ment striées vers le sommet, absolument comme celles dé PO.
alpestre (mais jamais appliquées contre la membrane de la cap-
sule). ,
Les sutures des articles du péristome sont généralement peu proé-
minentes, mais ce caractère est variable. Le prépéristome dépasse
l'orifice de la capsule de 0,022 mm. environ, il est plus ou moins
bien développé. La vaginule et la coiffe sont recouvertes de poils
assez nombreux. Huit cils bien développés.
_ Sur les rochers dans la région alpine. Sefinenfurka du côté du
Kiental à 1700 m. — Entre Grindelwald et la petite Scheidegg à
1800 m. — Gasterental 1360 m. avec des formes moins bien
caractérisées, — Ebenalp, canton d’ Appenzell.— Bundstock, Kien-
tal 2400 m.., forme à capsule plus courte, assez différente des autres
En étudiant ces diverses formes, j'ai de nouveau été frappé de
rême variabilité du péristome dans le groupe des cupulata.
Dans certaines formes de l'O. anomalum, les papilles sont pres-
aussi denses que dans l'O. stramineum, tandis que, dans la
94 Fe REVUE BRYOLOGIQUE
plante des plaines, elles font quelquefois entièrement défaut. Les
sutures des articles du péristome sont souvent fortement proémi-
nentes, d’autres fois elles ne ressortent pas du tout.
Pseudoleskea filamentosa (Dicks ) var. lenutrelis.
Forme semblant à première vue intermédiaire entre le P. patens
et le P. filamentosa, mais bien distincte, à mon avis, du premier,
auquel la rattache M. Hagen, par ses papilles qui sont toujours
terminales et inclinées vers le sommet de la feuille, tandis que
dans le P. patens les papilles sont médianes et perpendiculaires
au plan de la feuille. La nouvelle forme diffère du type du P. fila-
mentosa par ses feuilles à peine homotropes, son tissu cellulaire
plus délicat, ses cellules plus courtes, souvent carrées et presque
toujours anguleuses, ses papilles plus prononcées.
J'avais d’abord vu dans cette forme la variété brachyclados de
Limpricht, mais Limpricht semble dire que les cellules sont plus
longues dans sa variété que dans le type, tandis que ma plante est
au contraire caractérisée par ses cellules très courtes. En outre
le nom de brachyclados doit, à mon avis, être complètement aban-
donné. La plante qu’on trouve actuellement dans l’herbier de
Schwägrichen appartient au P. radicosa (Pfundtneri Limpr.), mais
rien ne garantit son authenticité. Schimper a certainement dési-
gné par sa var. brachyclados des formes du P. radicosa, Lim-
pricht fait du P. brachyclados une variété du filamentosa. Le
premier devoir d’un nom étant de désigner clairement la plante
et non de servir de monument funéraire, il faut rejeter le nom de
brachyclados qui n’a jamais servi qu’à créer des confusions €
continuerait à en créer si on voulait le substituer aura dicosa Mit
Dans une dépression humide entre le col de la Grimsel et I
Siedelhorn à 2300 m. avec le P. patens sur terrain siliceux (gneiss
— Cette variété sera distribuée dans la Bryotheca europæa de
M. Bauer. .
B. — NouvVELLES LOCALITÉS SUISSES
1. Des Grisons.
Orthotrichum paradozum Grônv.
J'ai récolté cette rare espèce en 1880 déjà, entre Vals et Zer
vreila à 1700 m. d'altitude. M. Warnstorf auquel je l'avais alors
* envoyée y avait vu l'O. stramineum. Le paradoxum, qui à cette
_ époque n'avait pas encore été créé, diffère du stramineum pa
_sa coiffe plus courte et dépourvue de poils. Plus voisin du pall
_ que de toutes les autres espèces, il présente cependant des affini-
tés intéressantes avec le leucomitrium et le stramineum.
nd Du Jui: mine on on 22
M. Ch. Meylan m'ay
examiner quelques mous
ant prié d’
REVUE BRYOLOGIQUE 9%
_ récoltées par lui dans le Jura, je donne ici les résultats de mes
déterminations.
Grimmia andraeoides Limpr. — Suchet 1500 m.
Orthotrichum rivulare Turn. — Dans son catalogue des mousses
du Jura, M. Meylan indique cette mousse «au bord de l’Orbe près
du Brassus, dans la vallée de Joux ». Il m'avait communiqué des
exemplaires de sa récolte et j'avais, je crois, confirmé sa détermi-
nation. Ayant dernièrement réétudié les Orthotrichs du groupe
du pallens, je me suis aperçu que la plante de M. Meylan apparte-
nait à l'O. pallens. L’O. rivulare semble donc manquer au Jura.
: Brachythecium collinum (Schleich.) — Mont-Tendre 1670 m.
au bord du Schneethälchen. Forme intéressante, présentant, à
_ côté de pédicelles presque lisses, d’autres qui sont rugueux sur
toute leur longueur. La nervure des feuilles est aussi très variable.
3. De l'Oberland Bernois (j'ai récolté moi-même toutes les
muscinées suivantes).
HÉPATIQUES
Moerkia Flotowiana (Nees). — Sur le tuf, 1780 m. Kalten-
brunnen au-dessus de Zweisimmen. Malgré la grande altitude de
la station, cette espèce est encore parfaitement distincte du Moer-
kia Blyttii qui descend à la Grimsel jusqu’à 1500 m. Je suis per-
suadé qu’il n'existe pas (comme semble le supposer l'Abbé Boulay,
p. 168 de ses Hépatiques) de formes de transition entre ces deux
espèces. -
Gymnomitrium corallioides Nees. — Au Lütschenpass de 2600
à 2680 m. c. fr.
_ J'ai trouvé, au même endroit, des formes du G. concinnatum
(Lighf.) dans lesquelles les « folia calyptralia » de Stephani sou-
dées jusque près du sommet, formaient un faux calice à bord
lobulé. La texture de ces feuilles (cellules supérieures courtes)
permettait cependant de reconnaître le genre Gymnomitrium. :
Le professeur Schiffner auquel j'ai communiqué ma plante m'écrit
qu'il a aussi déjà observé des cas semblables, par exemple sur les
exemplaires du N° 35 de ses Hepaticæ Europææ exsiccatæ.
Gymnomilium revolutum (Nees). — Lôtschenpass, versant
rnois, 2600 m. avec le précédent. 2
Alicularia Breidleri Limpr. — Sur le grès, Daube, Gemmi
DIR er : En se
ardia subelliptica Lindb. — Sur les talus d’un chemin creux
du Arnensee, 1530 m. c. per. — Dans le Farnital près de
tal à 1730 m..c. per. o .
y Schiffner.
phozia confertifolia — Montée de Grindelwald au”
ch dant _ REVUE BRYOLOGIQUE
Faulhorn, 1600 m. — Unteraarboden, Grimsel, 1850 m. sur les
sables de l’Aar. — Au-dessous du Steingletscher, 1900 m. sur le
sable. Partout en fruits. (Je dois à M. C. Müller la détermination
de ces plantes).
Lophozia oblusa (Lindb.). — Hahnenmoospass 1760 m. vers
Lenk.
: Pedinophyllum inlerruplum (Nees).— Schattwald près d’Ae-
schi, 1200 m. c. fr.
Mylia anomala (Hook.). — Entre les Sphaignes, près de la
Petite Scheidegg, 2150 m.
Lophocolea minor Nees. — Kaltenbrunnen, au-dessus de
Zweisimmen, sur les rochers, à 1500 m. c. per.
_ Cephaloziella bifida (Schreb.). — Sur les talus de la route au
_ Susten, 840 m., entre les gazons de Pogonatum urnigerum, c. fr.
Déterminé par M. Douin (1909). | ;
Cephaloziella gracillima Douin var. viridis Douin.— Hubelwald,
_ près de Thun 750 m. c. per. Déterminé par M. Douin. re
. Cephaloziella Jackit (Limpr.). — Kurzenberg au-dessus de
_ Gummen 790 m.— Talus de la route au Susten 880 m. — Sables
au-dessous du Steingletscher 1900 m. Vérifié par M. Douin.
Eremonolus myriocarpus (Carr ). — Germi au-dessus de Kan-
dersteg 1500 m. c, per. — Brünnli au-dessus de Mürren 2050 m., :
vers la Griesalp dans le Kiental, 1400 m. < ;
Odontoschisma denudatum (Nees). — Près de Reutigen à plu-
sieurs endroits 610 à 650 m. — Kohlgrubenwald près de Därligen
660 m. — Kiental 1070 m., toujours sur les troncs pourris.
Odontoschisma Mücounii (Aust. ). —— Chute d’eau au-desso
du Tschingelgletscher 1950 m. — Sur les rochers à la Gemmi
au-dessus de Kandersteg, 1500 m. | 2.
. Scapania Bartlingii ( Hampe). — Sur les rochers près de Gas
__ teren 1600 m. c. per. — J’attribue aussi à cette espèce des plan
Stériles récoltées au sommet du Schilthorn à 2970 m.
… Scapania Massalongii C. Müller. — Sur un tronc pourri avec
l’Aneura palmata près de l’Arnensee 1540 m. Déterminé par l’au
teur lui-même. : Ps
Scapania paludosa €. Müller. — Engelalp, Kiental, 1780.
1800 m.— Près de la Handegg, 1380 m. pores :
… Scapania irrigua (Nees). — Semble rare dans l’Oberl
Bernois, je ne l’ai encore
urbière, 910 m. ee
Radula Lindbergit Got.
M. sur une pierre, pl
REVUE BRYOLOGIQUE a 97
Frullania Jackii Gott. — Près de la Kander à 1130 m. — Che-
min de la Gemmi au-dessus de Kandersteg à 1550 m.
Mousses
Weisia crispala (Bryol. germ.). — Rôochers calcaires de la
Simmenfluh près de Porte, 640 m. c. fr. Déjà récolté au même
endroit pañ Bamberger qui l’avait rapporté à l’Hymenostomum
_ tortile, espèce qui me semble extrêmement voisine du Weisia
crispata. Le péristome de ma plante est assez distinct.
J’ai trouvé au même endroit un Grimmia stérile qui semble se
rattacher au G. tergestina, mais en diffère par un tissu foliaire plus
lâche, une nervure non dilatée à la base et par ses feuilles plus
- étroites surtout vers le sommet. J'espère réétudier cette plante
_ cette année. Si elle appartient réellement au G. tergestina, elle
_ pourrait, avec le Weisia crispata figurer au nombre des espèces
méridionales signalées dans la vallée de la Simme par Christ.
Dicranoweisia compacta (Schleich.). — Lôtschenpass 2700 m.
vers le Hockenhorn. — Sefinenfurgge, 2600 m. <
Dicranum striclum Schleich. — Sur un tronc renversé, près des
_ sources de la Simme, 1430 m.
_ Dicranum viride (Sull. et Lesqu.). — Sur le hêtre, Kiental
1080 m.
Campylostelium saxicola (W et M).— Sur le grès, Obersuldtal
1160 m.
Brachydontium trichodes (Web. f.). — Sur de petites pierres,
_ Bannhalde, près de Kreuzweg dans les environs de Schwarzenegg
930 m. |
= Plerygoneurum cavifolium (Ehrh.). — Sur le mur de la rou
entre Reichenbach et Frutigen, avec l'Aloina rigida, c. fr., 760 m.
(vérifié par M. Loeske). Les feuilles sont moins recourbées que sur
plante originale, ce qui diminue encore les différences qui sépa-
rent cette espèce du Didymodon rufus. — Sommet du Niesen
es nr |
* Trichostomum cylindricum (Bruch). — Kienschlucht, 850 m.
st. —— Fankhausgraben, 930 m. c. fr.
© Grimmia anodon Bryol. eur. — Hohkien vers la Hohmaad,
2900 m. ce. fr. — Schilthorn 2400 m.c. fr. — Sefinenfurgge 1700 m.
versant du Kiental c. fr. —Männlichen 2340 m. c. fr. — Gasterental
Fe idee Hüb. — Sur un bloc au-dessus de Kiental,
| REVUE BRYOLOGIQUE
Grimmia andraeoides Limpr. — Rochers au sommet du Männ
lichen 2340 m. — Klus près de Kandersteg 1360 m.
. Grimmia caespilicia {Brid.). — Rochers au Sud de la Petite
Scheidegg, 2100 m. c. fr.
Amphidium lapponicum (Hedw.). — Assez fréquent aux envi-
rons de la Petite Scheidegg de 1780 à 2050 m. sur les schistes, c.
fr. — Lôtschenpass, versant Bernois, 2600 m. c. fr.
Amphidium Mougeolii (Br. eur.). — Sur le schiste entre Grin-
_delwald et la petite Scheidegg, avec le précédent, les deux espèces
fructifiées, 1780 m. Descend jusqu'à 1000 m. au Bochtenfall
dans le Kiental.
__ Zygodon viridissimus (Dicks). — Sur un hêtre au Kiental près
de la Kien 1080 m. LS
Ulola Bruchii (Hornsch). — Sapin blanc près de Rohrimoos
= dans les environs de Schwarzenegg, 925 m. — Versant Nord du
_Napf, 1300 m. à
Orthotrichum leucomitrium Bryol. eur. — Près des chutes de la
Simme 1125 m.
Orthotrichum paradozum Grônv. var. leucomitrioides Limpr.—
… Gasterental 1420 m. sur les arbres.
Ma plante appartient certainement au paradoxum dont je
possède des exemplaires originaux, elle s'en éloigne par sa cap-
sule munie de stries plus étroites, la paroi capsulaire moins
_ épaisse et la coiffe blanchâtre. Ce sont ces deux derniers caractè-
res qui m'ont fait rapporter la mousse du Gasterental à la variété
leucomitrioides Limpr, dont je n’ai pas vu d'exemplaires authen-
_ tiques. Le paradoxum type semble provenir d’une localité très
sèche, exposée au soleil, et il serait possible que les différences qui
existent entre la plante récoltée par M. Amann et la mienne
soient uniquement dues à une année plus humide ou une station
moins sèche. ne
= Orthoirichum pallidum Grônv. — Sur les arbres au bord du.
chemin montant à l’Arnensee 1360 m. en petite quantité. N'ayant
pu Comparer ma plante avec des exemplaires originaux, je ne puis
Sarantir sa détermination. Les différences qui séparent l'O.
pallidum de l'O. pallens me semblent d’ailleurs bien légères.
… Tayloria Rudolphiana (Hornsch). — Sur un érable à 1450 m
d'altitude dans le Farnital au-dessus du village de Kiental. —
)ne seule touffe mêlée au Mnium spinosum sur un rocher au-des-
s de Gasteren 1590 m.— Le T. Rudolphiana n'avait, je cr
pas encore été indiqué sur les rochers, mais l’épaisse couc
REVUE BRYOLOGIQUE En D".
Teiraplodon angustalus (L. f.). — Sur un tronc renversé
avec le Dicranum strictum près des sources de la Simme 1430 m.
Webera Ludwigii (Sprengl.). — Entre la Petite Scheidegg et
le Männlichen 2150 m.
Bryum Blindii Bryol. eur. — Au bord de la Kander 1550 m. c.
fr.
Bryum versisporum Bom. — Au même endroit. L’extrême
petitesse d’une partie des spores ne serait-elle pas due à un effet,
pathologique ?
Mnium serratum Schrad. — Bien fructifié au sommet du Männ-
_ lichen à 2340 m.
Conoslomum boreale Sw. — Entre la Petite Scheidegg et le
Männlichen 2150 m. st. — Lôtschenpass 2680 m. st.
Diphyscium sessile {Schmid.).— À 2430 m. au Lauberhorn st.
_ Piychodium decipiens Limpr. — Au Sud de la Petite Scheaidegg
2100 m. +
_ Cylindrothecium Schleicheri Bryol. eur. — Sur un bloc de rocher
_ au-dessus de Zweisimmen 1100 m.
Brachythecium lromsoeense Kaurin. — C. fr. Entre la Petite
Scheidegg et le Männlichen 2150 m. N'ayant pas pu comparer ma
_ plante avec des exemplaires authentiques du B. tromsoeense, Je
ne saurais garantir ma détermination.
Brachythecium Geheebii Milde. — Sur les pierres au-dessous
des Rhododendrons, Farnital, Kienthal 1700 m. st.
- Eurhynchium strialulum Spruce). — Entre Kiental et l’'En-
gelalp 1500 m. et près du Bochtenfall 1000 m. st.
Hypnum dolomiticum Müilde. — En grande quantité sur un
rocher et sur un tronc d'arbre près des sources de la Simme
1400 m. — Lôtschenpass, versant Bernois 2180 m.
_ Hylocomium pyrenaicum (Spruce). — Gfällalp, Gasterental
1900 m. c. fr. :
Etudes phytogéographiques
sur
les Mousses de la Haute-Saône (suile)
par
A. COPPEY
L'exemple suivant montrera combien la distinction des zones.
altitude est insuffisante. La zone vosgienne, de M. RENAULD
comprend, comme étage inférieur, le grès à poudingue, dit grès
vosgien, c’est-à-dire le premier dépôt triasique en France. Au-
dessus, géologiquement, vient le grès bigarré, dont l'altitude est
e :
PES L : ER
100 : REVUE BRYOLOGIQUE
plus faible et varie entre 300 et 450 m., et que M. RENAULD place
dans une 2M€ zone, dite sous-vosgienne. Ce grès est généralement
une psammite,riche en mica, perméable et poreuse, donnant beau-
coup d'argile et de minéraux divers par sa décomposition. La
_flore en est naturellement très différente de celle des poudingues
vosgiens, purement quartzeux.
Or, suivant certaines bandes, ce grès a été fortement silicifié;
c’est une vraie quartzite, à grain fin, il est vrai, mais tout à fait
dure et imperméable. M. RENAULD l'avait déjà bien remarqué et
en avait noté la florule très curieuse aux environs de Belmont
et de La Lanterne (loc.cit. p.358). En ce point, son altitude atteint
encore 400 à 450 m. et l’on se trouve à proximité des plateaux
du grès vosgien. Personnellement, je l'ai étudié en un point beau-
coup plus intéressant, suivant une faille qui fait affleurer cette
roche quartzeuse comme un véritable coin, pénétrant profon-
dément dans les terrains du Lias (sur une quinzaine de km.).
Là, entre les localités de Fontaine-les-Luxeuil, Le Beuchot, Or-
moiche, Briaucourt, Conflans, l'étage est certainement à son alti-
tude la plus inférieure, c’est-à-dire 250 à 300 m., et à une distance
d'au moins 30 à 40 km. de la zone vosgienne. Il suffit cependant
qu'il y ait un Lalus rocheux, un bloc isolé, une borne de tranchée
dans les bois, pour voir apparaître des plantes telles que Dicranum
longifolium, Dic. fuloum, Grimmia Hartmani, Rhacomitrium
aciculare, Hedwigia albicans, Helerocladium heleroplerum, Hygro-
hypnum ochraceum, Isothecium myosuroides, Isoplerygium elegans,
Trichoslomum cylindricum, Brachychecium plumosum et, comme
Hépatiques, Pleuroschisma trilobalum, Blepharosloma tricho-
Phyllum, Lepidozia reptans, Trichocolea lomentella, toutes espèces
qui sont, dans là région, spéciales à la zone vosgienne et, par COn-
_ séquent montagnardes. Et, ainsi, si l’on supposait substitués les
_lerrains des hauteurs et ceux des basses altitudes, il y “aurait
substitution d’une bonne partie de la végétation, et l’on pourrait
attribuer à l’altitude une action exactement inverse de celle
qu’on lui accorde. ‘
D'ailleurs, dans la liste des plantes spéciales à la zone vosgienne
dressée par M. RENAULD, il faut encore éliminer : Dichodontium
pellucidum, Leplotrichum homomallum, Webera nulans, Pogo-
_nalum urnigerum, Camplolhecium nilens, qui s’avancent sur les
grès bigarrés et rhétiens ; et, d'autre part: Fissidens adianthoides
Polytrichum formosum, Neckera complanata, Anomodon allenualu
achythecium rivulare, Hypnum aduncum et Hyp. palustre qu
t dans les autres zones. en
a, par contre, le plus grand intérêt, dans les : à roi
REVUE BRYOLOGIQUE 101
très diverses, c’est-à-dire surtout dans les massifs crislallins, à
chercher à s’assurer de la nature exacte du substratum des espèces
saxicoles. Ce qui semble dominer, dans les causes de répartition
des Mousses, c’est la constitution chimique du substratum. Il est
vrai que celle-ci n’est pas toujours facile à connaître, même à
l’aide de la carte géologique. Mais, à condition d’y apporter quel-
que peu d’esprit critique, je prétends que l’étude des Mousses,
faite de manière convenable, peut précisément donner de précieux
éléments de détermination de ces roches, qu'il est facile de véri-
fier ensuite. Les roches grenues, c’est-à-dire à texture granitoide,
sont particulièrement favorables à ces observations. Selon les
facilités de leur décomposition, elles abritent une flore plus ou
moins riche, mais caractéristique de leur constitution chimique.
_ Et,la même roche qui porte une végélalion nellement silicicole sur
ses parlies sèches, peu ou pas décomposées, produit une florule
abondante et non moins nellement calcicole de réputation là où sa
décomposition est rapide sous l’influence d’une humidité suffisante.
On serait tenté, en voyant le fait se répéter fréquemment, d’ad
mettre qu’il y a lieu de corriger l’opinion admise relativement à
ces dernières. Peut-être serait-ce utile, mais non, certes, pour les
remettre à côté des premières.
On est tenté aussi de chercher une explication dans l’analyse
_de la terre des touffes : une telle méthode n’a jamais rien donné
et ceci est facile à concevoir. Les produits de la décomposition
ne s'accumulent pas au point où ils se forment; il n’en reste que
des traces imperceptibles pour le plus grand nombre. L'analyse
tendra même à apporter un élément d'erreur, en faisant attribuer
un rôle prépondérant au résidu qui reste en place parce qu'il est
moins soluble. |
Mais à côté du chimiste et de ses méthodes très perfectionnées,
il existe des êtres qui sont d’une sensibilité autrement délicate
vis-à-vis des réactifs de la nature : ce sont les végétaux et l'étude
des infiniment petits devrait, semble-t-il, Pavoir suffisamment ?
démontré. A côté de l’analyse du chimiste, il y a l’analysè biolo- Fa
gique, par les êtres qui, trouvant quelque part ce qu'il leur faut,
s’y installent et y prospèrent.
_ En attendant que des méthodes de culture rigoureusement
définies nous renseignent sur les appétences de chaque plante, ne -
est nécessaire de les observer dans la nature et de relever avec
beaucoup de soin les groupements (1) qu’elles forment dans leurs
diverses stations. Je ne donnerai ici que quelques exemples de
1) Voir A CoPPEY. Les Muscinées des environs de Nancy ; ? partie
ul. de la Soc. des Sc. de Nancy). Per
10 | REVUE BRYOLOGIQUE
ces groupements pour des roches siliceuses, en me bornant aux
espèces qui ne sont pas réputées silicicoles.
Le grès vosgien, sorte de poudingue purement quartzeux, a
une végétation non mélangée; mais il n’en est pas de même des
schistes, diabases, porphyres ou syénites, riches en éléments
feldspathiques ou colorés et très altérables.
_ Le Fissidens crislalus est d’ordinaire la première espèce qui
_ apparaît dans les fissures un peu fraîches; quelquefois c’est le
Torlella lortuosa; mais le plus souvent l’une et l’autre, par exem-
ple sur les schistes carbonifères de Mourières qui donnent peu
de minéraux, ou sur les syénites des cascades de la. Goutte des
Saules, à Plancher-les-Mines, Mais l’une ou l’autre de ces espèces
… Goit éveiller l'attention.
… Ils”y associe, sur les porphyres de Servance, le Dislichium capil-
laceum; sur ceux, très ombragés, des bois du Mt de Vannes, dans
les gorges du Raddon : Encalypta contorta et Trichostomum bra- ;
chydontium. Les mêmes roches portent également, à quelques
pas de là, au bord de la rivière : Barbula cylindrica et Hygrohyp-
- num palustre.
Imaginons alors un endroit où des roches semblables soient
exposées à une décomposition rapide et où toutes sortes de con-
ditions de station favorable aux Muscinées soient réalisées. Nous
aurons alors un exemple magnifique de colonie hétérotopique :
c’est ce qui arrive dans la vallée très encaissée du Rahin, entr
deux alignements de ballons syénitiques et porphyriques, dans
= les gorges profondes, obscures et toujours humides situées en
_ aval des cascades des scieries de Plancher-les-Mines. On peut
observer alors, sur ces rochers essentiellement siliceux : Fissidens
_Crislalus, Torlella lorluosa, Encalypta contorla, Gymnoslomum
calcareum, Trichostomum crispulum, Mnium orthorhynchum,
Plagiopus Œderi, Hygrohypnum palustre, Craloneuron commulæ
lum, à quoi l’on peut ajouter deux Hépatiques : Lophozia Horns-
chuchiana Schiff. et Scapania æquiloba Schw., ainsi qu’un Lichen:
Solorina Saccala Ach. — À côté de ces plantes spéciales d’ord
naire aux pays. calcaires, on observe d’ailleurs la végétatio
des rochers siliceux, p. ex. : Dichodontium pellucidum, Di
: flavescens, Blindia acula, Trichostomum cylindricum, Grimnua
arimani, Amphidium Mougeotii, Rhacomitrium aciculare, Mniu
hornum, Bartramia Norvegica, Helerocladium heleroplerum, Is
ectum myosuroides, Isoplerygium elegans, Brachythecium p
mosum, et, parmi les Hépatiques : Lophozia exsecla Dum., S
anta nemorosa Dum., Blepharostoma lrichophyllum Dum., M
a Dum., Pellia epiphylla Co:
REVUE BRYOLOGIQUE Mic OR
Enfin, je ferai remarquer que les psammites micacées, dites |
grès bigarré, exposées à un ruissellement permanent qui les
décompose activement, présentent également un certain nombre
d’espèces étrangères aux grès d'habitude, telles que : Gyroweisia
lenuis, Didymodon spadiceus, Philonolis calcarea, Hygrohypnum
palustre, Craloneuron commulalum (Fontaine-les-Luxeuil) ainsi
parfois que Gymnoslomum calcareum (Le Beuchot).
V. — FLORISTIQUE. — CATALOGUE, SYSTÉMATIQUE
Je tiens, en commençant ce catalogue, à témoigner toute ma
gratitude aux aimables confrères qui ont bien voulu me venir
en aide pour vérifier quelques-unes de mes déterminations, c’est-
A-dire MM. J. Carnot, RENAULD, DisMiEr, HILLIER, ainsi
qu'aux amis dévoués qui ont bien voulu guider quelques-unes de
mes excursions : MM. Boxari, père et fils, Ch. CARDOT, BRON, .
JoBcor, Mazcurr et FOLLEY. as &
Andreæa petrophila. Ehrh. (REN. Cat. 350). — Semble spé-
cial aux syénites et porphyres; A. C. sur les rochers ensoleillés
ou ombragés, mais non humides ; très fertile en été. Fr
__ Ballon de Servance (1200 m.). — Planche des Belles filles
(900 à 1100 m.). Le Plain des Bœufs (900 m.). — Plancher les
Mines, éboulis ombragés, dans la vallée du Rahin. — Route de
Servance à Belfahy. —— Les Moussières, au Saut de l'Ognon.
Andreæa Rothii Web. et Mohr. (REN. Cat. 350). — R.; même
_substratum que le précédent. Signalé par QUÉLET sur les rochers
_granitiques (syénite) ombragés de la vallée du Rahin sous le nom
d’A.rupestris L., par Carpor sur les rochers porphyriques du Saut
de l'Ognon, aux Moussières, sous le nom d’A. rupesiris Er
Rochers porphyriques à Servance (600 m.). :
* (1) Archidium allernifolium (Dicks.) Schpr. — A. phascoides
Brid. —— Sur la vase desséchée, étang de la Maugenotte, près
Franchevelle(ReNAuLD, 2ème add.).— Surles marnes oxfordiennes
à Larret et Fouvent (RenauLn, Suppl.).— Sol tourbeux dans les”
_ bois, près du grand étang des Monts Revaux, à Lure. — Sentiers
dans les bois du grès infraliasique à Bourguignon-les-Conflans. —
Le long des fossés dans les bois des marnes triasiques à Jasney.
— Fertile en été. US
_ Bruchia palusiris (Br. E). Hamp. (Ren. Cat. 295; Sporledera
(1) Les espèces non citées dans le catalogue de RenauLD sont désignées
t par ** celles que j'ai découvertes moi-même. :
M. Dismier a observé cette plante en cet endroit deux années con-
sutives, mais nous n’avons pu la retrouver ensemble vers la fin du mois
ÿ
| REVUE BRYOLOGIQUE
104
_ Tremalodon ambiguus (Hedw.) Hornsch. (REN. Cat. 297). —
: Bords de l'étang d’Arfin, près de Servance (RENAULD, communi-
cation 1907, leg. VENDRELY). À
* Pleuridium nilidum (Hedw.) Rabenh.— Autour de l'étang
de la Maugenotte, près de Franchevelle (RENAULD, Suppl.). —
Revers d’un fossé, sur alluvions siliceuses, à Port d’Atelier
(REnauL»D, Bull.).
Cette espèce, qui semblait rare dans la région d’après les docu- à
ments précédents, est cependant très répandue sur les terrains
sablonneux et argilo-sablonneux de la plaine et des plateaux peu
élevés, très fertile en été et automne. Bois, (après les coupes),
friches, chaumes, prairies à Lyoffans, La Côte, Frotey-les-Lure,
_ Roye, Creveney, Briaucourt. — Bois du Marais à Vouhenans,CC.
— Bois de Velotte à Amblans. à
_ * Pleuridium alternifolium (Dicks.) Rabenh. Abondant sur.
les collines oxfordiennes à Fouvent et Larret (RENAULD, Add.)
— Bois argilo-sablonneux à Jasney, Athesans. é
Pleuridium subulalum (Huds.) Rabenh. (Ren. Cat. 295). —
.
Bois sablonneux et argilo-sablonneux à Frotey-les-Lure, Roye,
Jasney, Fontenois-la-Ville. 5 :
Je signale ces deux espèces tout particulièrement à l'attention
des botanistes : leur répartition exacte et l’importance relative
de chacune ne semblent pas connues. De fréquentes erreurs ont
été commises à leur sujet, par suite de leur ressemblance à l'œil nu.
_" Trichodon cylindricus (Hedw.) Schpr. — Sur un grès désa-
_ grégé au Pied de la Côte, près de Servance (Dismier, 1906). —
Sur grès bigarré humide, dans les vieilles carrières de Conflans-
sur-Lanterne. ; :
Dilrichum flexicaule (Schleich.) Hamp. (REN. Cat. 307).
Ditrichum homomallum (Hedw.) Hamp. (REN. Cat. 307).
. Bois de la Planche des Belles Filles (900 à 1000 m.) et de Belfahy
(800 à 900 m.) sur syénite. — Chemins des bois d’alluvions sili-
_ Ceuses à Roye, C. — Vieilles carrières de grès bigarré à Briau
Court ét Conflans-sur-Lanterne.
-"* Dülrichum vaginans (Sull.) Hamp.
: Var. OBTUSIFOLIUM Card. et Copp., nov. var. (fig.e.).— Densi-
Cæspiles mullis slerilibus el gracilibus caulibus inlexli, rigidt,
brevibus foliis, oblusis, ad caulem affixis operli, longæ, 0m
læ 0 m0 29 ad inferam parlem. —
Cette plante est très voisine de la var. Lamyi (Boul.)
mais elle possède des feuilles plus larges à la base, obtuses au
; à tissu basilaire presque vert, à bords plus révolutés.
en compagnie de M. Dismier, autour de ce même é
REVUE BRYOLOGIQUE 105
à Servance, où ce botaniste a observé récemment Bruchia voge-
_ siaca et plusieurs espèces très rares dans la région. Elle forme un
tapis compact sur le sol siliceux provenant de la désagrégation
des porphyres.
Dütrichum tortile (Schrad.) Lindb. (REN. Cat. 307, Leptotrichum
lortile Schrad.).
Dülrichum pallidum (Schrad.) Hamp. (Re. Cat. 308. Leplotri-
chum pallidum Hamp.). — Jussey (RENAULD, Suppl.,leg.Mapror).
Espèce commune dans les jeunés coupes des bois, sur le grès
bigarré ou infra-liasique et les alluvions sablonneuses, très fertile
.€n été. — Froideterre, Frotey-les-Lure CC., Bourguignon-les-Con-
flans.
Ceralodon purpureus (L.) Brid. (REN. Cat. 307).
“* Dislichium capillaceum (Sw.) Br. E. — Fissures des rochers
_porphyriques à Servance (550) cfr. — Sur le mortier d’un viaduc
du chemin de fer à Roye.
Brachyodontium trichodes (Web.) Bruch. (REN. Cat. 305, Bra-
chyodus trichodes Nees et Hornsch.). — Cette plante qui passait
pour rare dans la région est au contraire très abondante sur les
parois verticales, fraîches ou ombragées, du grès bigarré, surtout
dans les carrières abandonnées : — Lomontot, Moffans, Conflans-
sur-Lanterne, Briaucourt CCC. aux carrières de la Gabiote). —
Plus rare sur la syénite : — Cascades du Rahin à Plancher-les-
Mines; pentes boisées N. 0. du Ballon de Servance, sur les pierres
des sentiers (800 à 1.000 m.). Toujours très fertile en été.
Seligeria selacea (Wulf.) Lindb. (REN. Cat. 304; Seligeria recur-
vala Schpr.).
Seligeria pusilla (Ehr.) Br. E. (REN. Cat. 304, 387.)
Blindia acula (Huds.) Br. E. (REN. Cat. 305). — Plancher-
les-Minés, cascades du Rahin, sur les rochers de syénite.
Dicranella curvata (Hedw.) Schpr. (REN. Cat. 299). |
Dicranella cerviculala (Hedw.) Schpr. (REN. Cat. 298). Tour-
bière de la Pile, à Saint-Germain; abondant sur le plateau tour-
beux entre l’Ognon et le Breuchin; tourbière de la Bravouse (leg. , a
VENDRELY) (REeNAULD, Add). Bords d’un fossé sablonneux à
Mourières, c. fr. ;
Dicranella heleromalla (Dill., L.) Schpr. (REN., Cat. 299).
. LS _ (A suivre).
_ À propos du nom de genre Dicranoloma Rex.
es par J. CARDOT
Dans un très intéressant article sur la nomenclature des Mous-
ses, récemment publié à l’occasion du Congrès de botanique de
Bruxelles, notre érudit confrère, M. I. Hagen indique un assez
106 | REVUE BRYOLOGIQUE
grand nombre de corrections orthographiques qu’il conviendrait
d'apporter à des noms de genres ou de sous-genres d’un usage
courant. La plupart de ces corrections paraissent tout à fait
fondées. Il est évident, par exemple, que c’est par suite d’un regret
table lapsus que Renuld et moi avons écrit Leucodoniopsis au
lieu de Leucodontopsis.
Mais je tiens à protester contre la critique un peu vive et très
_ injustifiée qu’a faite M. Hagen du nom de genre Dicranoloma.
« De deux choses l’une, dit-il: ou bien ce nom indiquerait la pré-
sence sur les feuilles d’une bordure bifurquée ou bifide, mais
_ tout bryologue sait que cette explication ne correspond pas à la
réalité; ou bien il signifierait que les feuilles ont une bordure
_ comme celles du genre Dicranum, mais cela constitue également
une absurdité, parce que les feuilles de ce dernier genre sont par-
faitement dépourvues de « loma ». Dans les deux alternatives,
le nom Dicranoloma ne signifie rien ».
Ici, M. Hagen se trompe; mon ami Renauld n’avait pas l’ha-
bitude d'employer des noms qui ne signifient rien. En créant
Dicranoloma, il entendait faire allusion à la ressemblance des
plantes de ce groupe avec les Dicranum, et en même temps à
l'existence d’une bordure aux feuilles; ce nom signifie donc:
Dicranum à feuilles bordées. De même Dicnemoloma signifie :
Dicnemos à feuilles bordées, mais ce dernier nom devra pro-
= bablement disparaître devant celui, beaucoup plus ancien, de
_ Sclerodontium Schwaegr.
SJ: ae
Notice biographique sur F. Renauld
= Ferdinand Renauld naquit à Vesoul le 18 novembre 1837. Il
_fit ses études au collège de Vesoul et au lycée de Dijon. Le 27
décembre 1856, il s'engagea aux spahis et fit tous ses grades dans
_ divers régiments de cavalerie. Mais les fièvres, contractées en
Algérie, altérèrent gravement sa santé et l'arrêtérent dans Sa
carrière. Il prit sa retraite comme capitaine en 1887 et fut nommé
l’année suivante commandant du palais de Monaco, fonction
qu’il abandonna en 1892.
F. Renauld obtint diverses récompenses et distinctions hono-
rifiques: Chevalier de la Légion d'Honneur en 1884, officier d’Ac:
démie en 1881, officier de l’Instruction publique en 51888. En 189!
Académie des Sciences lai décerna le prix Montagne pour s0
me de la flore bryologique de Madagascar, et en 1905
Desmazières pour son Je sur les Leucoloma. I Il était
%
REVUE BRYOLOGIQUE 107.
respondant du Museum et membre de nombreuses sociétés
savantes.
Il est mort à Paris le 6 mai 1910, après une longue et doulou-
reuse maladie qu’il a supportée avec un courage admirable.
Son souvenir sera perpétué dans la science bryologique par
le genre Renauldia que lui a dédié C. Müller en 1891.
La mort de F. Renauld est une grande perte pour le monde
bryologique dans lequel il occupait une très large place. Il a con-
sacré près de 40 années de sa vie à la bryologie qu’il aimait avec
passion. C’est en effet à 1873 que remonte sa première publica-
tion “* Aperçu phylostatique sur le département de la Haute-Saône”.
L'année suivante, il donnait son premier article à la Revue bryolo-
gique qui venait de naître, et il lui a toujours continué avec le
plus grand zèle sa précieuse collaboration que la mort seule à pu
interrompre.
Quand on parcourt l’œuvre si considérable de F. Renauld, on
est étonné de la variété des sujets qu’il a traités et de l’impor-
_ tance des études dont il a enrichi le patrimoine bryologique.
_ Ila tout d’abord étudié la flore des pays qu’il habitait ou qu’il
fréquentait, la Haute-Saône, les Pyrénées; mais ce champ était
_ Crop restreint pour sa puissante activité; aussi dès 1885, soit seul,
soit avec son collaborateur J. Cardot, il aborde l’étude de la flore
exotique. Ses recherches ont particulièrement porté sur l’Améri-
que du Nord, sur l'Afrique (Madagascar et îles voisines, Congo,
Canaries), et les résultats de ces recherches ont été consignés
dans des travaux qui font l’admiration de tous ceux que la science
bryologique intéresse.
Je parlerai peu des travaux qui ont été préparés en collabora-
tion avec J. Cardot, non pas que leur valeur soit moindre, mais
parce que mon ami J.Cardot— qui, mû par un sentiment de déli-
catesse que tous comprendront, n’a pas voulu se charger de rédi-
ger cet éloge du disparu — me blâmerait de ne pas insister sur
collaboration, sans partage. Je m’en voudrais cependant de ne pas
souligner les résultats heureux de cette collaboration de près d’un
quart de siècle: car lorsque ce projet de travail en commun de
deux savants, éloignés de plusieurs centaines de kilomètres, fut
connu, un illustre confrère ne put s'empêcher de témoigner de sa
on. Or, contrairement à ces prévisions pessimistes, la collabora- À
ion Renauld-Cardot est devenue une raison sociale... disons
cientifique, qui a mis au jour un nombre considérable d'espèces,
: bonnes espèces qui n’offriront au crible de la critique qu'un
ceux des travaux de Renauld qui ont été conçus et mûris sans 4
surprise et d'exprimer ses doutes sur le succès d’une telle associa-
108 REVUE BRYOLOGIQUE
déchet insignifiant, bien au-dessous de celui que l’on trouve dans
l’œuvre des bryologues les plus réputés. Il convient de dire qu’en
s’associant-J.-Cardot, Renauld avait eu la main heureuse, et que
l'élève qu’il à formé est devenu un des maîtres incontestés de la
_ science bryologique.
Renauld et Cardot ont apporté à la connaissance de la flore
nord-américaine un contingent très appréciable de nouveautés;
_ ils ont signé ensemble des travaux importants sur la flore de
Costa-Rica, du Congo, des Canaries, de Java, sans parler des docu-
ments précieux contenus dans les ‘*Musci exotici novi”?, publiés de
1890 à 1903 (en dix fascicules), et qui intéressent la flore entière
_ du globe. Sept genres et plus de quatre cents espèces portent
_ la signature Ren. et Cord.; ce chiffre considérable est la
_ meiïlleure preuve de l'excellence de cette collaboration.
= Ceux qui chercheront la marque personnelle de l'esprit scien-
tüifique de F. Renauld la trouveront dans le Prodrome de la flore
_ bryologique de Madagascar, des Mascareignes el des Comores (1897),
suivi d’un Supplément paru en 1909, et dans son Essai sur les
_ Leucoloma. | <.
La première étude constitue un travail d'ensemble sur la flore
des îles austro-africaines de la plus haute importance. Il existait
déjà une ébauche de cette flore que Bescherelle avait publiée en
1880 sous le titre “ Flore bryologique de la Réunion”; mais les
documents et les matériaux que F. Renauld à pu se procurer lui |
ont permis d’élever à la flore bryologique de cette région un monu-
ment impérissable, une œuvre d’une valeur scientifique indiscu-
table que les bryologues consulteront toujours avec profit el.
intérêt.
L'étude sur le genre Leucoloma que notre ami intitule trop
modestement ‘ Essai” nous révèle sa méthode de travail, sa hau-
_ teur de vues, sa conception éclairée des faits naturels. Le genre
… Leucoloma, qui n’était avant lui qu’un groupement factice d’un
petit nombre d’espèces, est devenu, grâce à ses recherches réflé-
chies, à son jugement sûr, un groupe naturel dans lequel le bryolo-
_ gue se meut avec aisance,se reconnaît avec facilité,malgré l’impor-
Lance que F, Renauld a pu lui donner. Si son Essai n’a pu, faute
de matériaux et de temps sans doute, devenir une monographie
complète, il rend tout au moins aisé pour l’avenir la préparation
de cette monographie. Je suis sûr d’ailleurs que les monographes
consulteront souvent cet Essai pour y rechercher les judicieux
conseils que la longue expérience de Renauld y a introduits et la
thode scientifique qui l'a inspiré.
Il me paraît bon de rappeler ici que la publication de cestrav
Eee > SE Es re
REVUE BRYOLOGIQUE 109
de Renauld, Prodrome, Supplément, Essai sur les Leucoloma, a
été assurée par la haute générosité de S. A. S. le Prince de Monaco.
F. Renauld a complété ses études bryologiques par des illus-
trations précieuses. Comme tous ceux qui pratiquent la science
descriptive, il avait constaté maintes fois que les descriptions,
même les plus complètes et les plus précises — et combien
y en a-t-il qui ne sont ni précises ni complètes ! — laissent sou-
vent perplexe le chercheur sur le sens exact des termes employés,
et il avait acquis la conviction que rien n’éclaire un texte comme
une figure même sommaire, même dénuée de caractère artistique,
pourvu qu’elle soit exacte. C’est pourquoi il s’est associé avec le
plus grand empressément au travail gigantesque entrepris sous
la direction de M. Grandidier ‘ Hisloire physique, naturelle et
politique de Madagascar”, et accepté de dessiner pour cet ouvrage
les Mousses de Madagascar. L'œuvre n’a pas été achevée, mais
telle quelle elle représente une partie importante de la flore bryo-
logique malgache. 163 planches in-4° ont paru, dont 130 sont
l'œuvre exclusive de F. Renauld. Ceux qui ont parcouru cet atlas
ont pu se convaincre de la valeur scientifique des dessins, de leur
. précision, de l'intérêt considérable qu'ils présentent pour l'étude
de certains genres dans lesquels le bryologue ne s’aventure qu'avec
hésitation, mentionnons encore les 24 belles planches qui accom-
_ pagnent le Supplément au Prodrome et l'Essaï sur les Leucoloma.
Voilà le savant. Il a su, tout en remplissant scrupuleusement
ses obligations professionnelles, tout en restant un chef de famille
_ affectueux et dévoué, produire l’œuvre dont nous avons fait une
_ rapide esquisse,
= La physionomie et le caractère de l'homme ne sont pas moins
intéressants à évoquer que l’œuvre du savant.
. On ne pouvait pas approcher F. Renauld sans être attiré par
sa belle et noble figure, par son accueil souriant et sympathique,
sans éprouver pour lui une vive affection et une respectueuse
admiration. Tout en lui respirait la bonté et la délicatesse des
sentiments; cette bonté rayonnait jusque dans sa correspondance.
Pendant de longues années, je ne l'ai connu que par ses lettres;
elles m’avaient suffi pour le deviner accueillant et indulgent; et
quand, plus tard, j'ai eu la bonne fortune de le rencontrer à Paris,
je n’ai éprouvé aucune surprise, je l’ai trouvé tel. que je me le
figurais ; il m’a semblé ce jour-là que Je le connaissais depuis long-
temps, que je retrouvais un vieil ami. ns. |
_ Sa passion pour la bryologie, jointe à sa bonté naturelle, le
portait à s'intéresser aux jeunes, aux débutants. Alors que des
sprits chagrins ou égoïstes voient avec peine travailler à côté
PES
110 | - REVUE BRYOLOGIQUE
d’eux dans le champ de la science de jeunes volontaires et vou-
draient faire de celle-ci leur patrimoine propre, il allait au devant
de ces jeunes, il les aidait, les encourageait, leur donnait des con-
seils, leur ouvrait son herbier, leur trouvait un domaine inexploré,
une mine à exploiter, et il se réjouissait de leurs succès. Je puis
citer l’exemple de J. Cardot qui m’écrivait récemment : « J’ai
profité de toute l'expérience que Renauld possédait déja comme
bryologue, Sans son concours, sans ses encouragements, je n’au-
rais jamais osé me lancer dans l’étude de la bryologie exotique. »
Je considère aussi, comme un pieux devoir de rappeler à cette
occasion, ce que je dois à Renauld; c’est lui qui m'a suggéré
l'idée de préparer la Revision de la Flore bryologique de la Nou-
_velle Calédonie; c’est lui qui m’a mis en rapport avec un collec- |
teur avisé et ardent, M. Franc; je sais aussi que pour faciliter
_ ma tâche, il a profité de ses relations scientifiques, de la haute
considération dont il jouissait pour prier ses confrères de m’accor-
der leur bienveillant concours et de me communiquer des maté-
riaux d'étude. Ce souci de préparer, de recruter à la science des
adeptes, n'est-il pas le propre du véritable esprit scientifique?
Son beau caractère, la rectitude de son jugement, son esprit
ouvert et tolérant, l’affabilité et la sûreté de ses relations, étaient
unanimement appréciés. Aucune voix discordante ne s’élèvera
autour de la tombe de notre ami regretté. ;
Tous ceux qui l’ont approché, tous ses confrères applaudiront
au jugement que portait dernièrement sur lui Brotherus : « Notre
ami F. Renauld est un des hommes les plus nobles que j'aie
jamais connus. »
Cette appréciation du grand maître de la bryologie contempo
raine résume avec force et vérité la personnalité de l'ami dont
I. THÉRIOT.
Liste des publications de M. F. Renauld
1° Travaux publiés par M. Renauld seul.
= 1. Aperçu phytostatique sur le département de la Haute
_ Saône (1873). :
.. 2. Notice sur quelques faits de dispersion des Mousses dan
Ja Haute-Saône. (Rev. bryol., 1, 1874, p. 10-13). res
3. Additions à la flore bryologique de la Haute-Saône.
bxyol., I, 1874, p. 36-39; VI, 1879, p. 83-85), a
æ ... sur l’Hypnum Vaucheri Lesq. (Rev. bryol., III, 1876
(R
REVUE BRYOLOGIQUE [— Hi
5. Note sur le Neckera Menziesii Hook. (Rev. bryol., III, 1876,
p. 41-42).
|
; 6. Note sur l’Antitrichia californica Sull. (Rev. bryol. IT,
1876, p. 56-57).
L 7. Notice sur quelques Mousses des Pyrénées. (Rev. bryol.,
IV, 1877, p. 65-68, 81-85; V, 1878, p. 3-7, 22-26, 72-76, 81-84;
VI, 1879, p. 26-29, 40-47, 69-73; VII, 1880, p. 2-5, 78-79, 103-106;
_ VIII, 1881, p. 32-36; IX, 1882, p. 20-24, 90-94; X, 1883, p. 80-82;
| XI, 1884, p. 37-41, 52-54; XII, 1885, p. 31-32, 59-58.
4 8. Recherches sur la distribution géographique des Muscinées
dans l'arrondissement de Forcalquier et la chaîne de Lure (Basses-
Alpes), suivies d’un Catalogue des Muscinées du bassin principal
de la Durance. (Extrait des Mémoires de la Société d'Emulation
du Doubs), in-80, 87 p. Besançon, 1877.
= 9, Une excursion bryologique dans les Pyrénées-Orientales.
(Rev. bryol. V, 1878, p. 49-57).
10. Révision de la section Harpidium du genre Hypnum de
la flore française (Extrait des Mémoires de la Société d’Emula-
tion du Doubs) 24 p. Besançon, 1879.
11. Classification systématique de la section Harpidium du
genre Hypnum de la flore française (Rev. bryol. VIII, 1881,
p. 73-82).
12. Notice sur la section Limnobium du genre Hypnum. (Rev.
bryol. X, 1883, p. 41-52).
13. Les Sphagnum des Pyrénées. (Rev. bryol. X, 1833, p. 97-
102).
_ 14. Catalogue raisonné des plantes vasculaires et des Mousses
_ qui croissent spontanément dans la Haute-Saône et parties limi-
trophes du Doubs. in-8°, 398 p. Besançon, 1885. (1e
= 15. Notice sur une Fontinale d'Auvergne. (Rev. bryol. AN,
1888, p. 69).
16. Note sur une collection de Mousses de l’île Maurice. (Rev.
bryol. XV, 1888, p. 87-90; XVI, 1889, p. 81-87).
= 17. Documents nouveaux sur les Muscinées des îles austro-
africaines de l'Océan Indien. (Revue de botanique, IX, 1891,
p. 209-229).
de botanique, IX, 1891, p. 289-291, 393-401).
19. Influence du terrain sur la distribution des plantes. (Mém.
de la Société d’Emulation du Doubs, 1893, p. 202-213).
() Un Supplément à ce Catalogue, de 40 p., a été publié en 1883 par 3
M. Renauld, Flagey, Vendrely et Paillot. ne Re
AR EN SE ie de PSS SN LP
A NE
18. Notes bryologiques sur les îles Austro-Africaines. (Revue #
ST PE TES de
112 REVUE BRYOLOGIQUE
20. La section Harpidium du genre Hypnum (in Husnot,
Muscologia gallica, p. 367-395, pl. GV-CXIIT). 1894.
21. Note sur quelques Muscinées rares ou intéressantes cons-
tatées dans la Haute-Saône de 1893 à 1895. (Bull. Soc. études
sc. nat. de la Haute-Saône, n° 1. Vesoul).
22. Prodrome de la Flore bryologique de Madagascar, des
Mascareignes et des Comores. in-49, VIII et 300 p. Monaco, 1897.
23. Contributions à la flore bryologique de Madagascar. (Act.
Soc. Linn. Bordeaux, LIII, 1898, 10 p. et 1 pl.).
24. Notice nécrologique sur Flagey. (Rev. bryol. XXV, 1898,
p. 56).
25. Notice sur un Limnobium de l'Amérique du Nord et une
forme analogue des Pyrénées. (Rev. bryol. XXVIII, 1901, p. 8).
26. Nouvelleclassification des Leucoloma. (Rev.bryol.XX VIII,
1901, p. 66-70, 85-87).
27. Pseudocaliergon a new subgenus of Hypnum. (Bryologist,
IV, 1901, p. 63-67, pl. VII et VIII). .
28. Causerie sur les Harpidia. (Rev. bryol. XXXIII, 1906,
p. 89-100; XXXIV, 1907, p. 7-14).
29. Notes sur quelques Drepanocladus. (Rev. bryol. XXXVI,
1909, p. 129-138; XXXVII, 1910, p. 29-34).
30. Essai sur les Leucoloma.
31. Prodrome de la Flore bryologique de Madagascar, des
Mascareignes et des Comores. Supplément (in-4°, X, 50 et 139 p.
avec XXIV pl. Monaco, 1909,
32. De la notion de l'espèce au point de vue de la nomencla-
ture (Journal de Botanique de Morot, XXII, n° 6, juin 1909,
pp. 135-146).
29 Travaux publiés par M. Renauld en collaboration .
33. Guide du bryologue dans la chaîne des Pyrénées et le Sud-
_ Ouest de la France. 1re partie. Bassin sous-pyrénéen. (Rev. de …
bot, IT, 1884, 40p.). IIme partie. Pyrénées. Exploration. Départe-
ment des Hautes-Pyrénées. (Rev. de bot., IIT, 1885, 34 p.).
=. [me partie. Bryo-géographie des Pyrénées. Mém. Soc. Nat. Sc.
nat. et math. Cherbourg, .XXV, 1889, 194 p.). En collaboration
avec M. le Dr Jeanbernat. a. Re
34. Notice sur quelques Mousses de l'Amérique du Nord.
(Rev. bryol. XIT, 1885, p. 11-12, 44-47: XV, 1888, p. 69-72; XVI,
1889, p. 10-11). En collaboration avec M. J. Cardot. ie
35. Enumération des Muscinées récoltées par le Dr Delamare
à l’île Miquelon (Amérique septentrionale). (Rev: bryol. XIV,
188 Lo En collaboration avec M. J. Cardot.
1887,
36- La fructification de l'Ulota phyllantha Brid. (Rev. bryol.
XV, 1888, P- 36-37). En collaboration avec M. J. Can”
_ REVUE BRYOLOGIQUE 113.
37. Florule de l'ile Miquelon (Amérique du Nord). Enuméra-
_ tion systématique avec notes descriptives des Phanérogames,
Cryptogames vasculaires, Mousses, Sphaignes, Hépatiques et
Lichens, in-80,79 p. Lyon, 1888. En collaboration avec MM. E.
Delamare et J. Cardot.
38. New Mosses of North America. (Bot. Gaz. XIII, 1888,
p. 197-203, pl. XIII-XX;: XIV, 1889, p. 91-100, pl, XII-XIV;
XV; 1890, p. 39-45, pl. V-VIT; p. 57-62, pl. VIILet IX; XIX,
1894, p. 237-240, pl. XXI et XXII: XXII, 1896. p. 48-53, pl
_ITI-V). En collaboration avec M. J. Cardot.
39. Mousses nouvelles de l'Amérique du Nord. (Bull. Soc. bot.
de Belg. XXVII, part. I, (1888), p. 127-137, pl. III-X; XXVIIT,
part. I, 1889, p. 121-134, pl. VII-IX ; XXIX, part. I, 1890, p. 145-
160, pl. II-VI; XXXV, part. I, 1896, p. 119-125, pl., I et I
XXXVI, part. II, 1897, p. 173-180, pl. X-XII). En collabora-
tion avec M. J. Cardot. ELA
40. Musci exotici novi vel minus cogniti.(Bull. Soc. bot. de Belg.
XXIX, part. I, 1890, p. 161-186; XXX, part. II, 1891, p. 181-
207; XXXI, part. IT, 1892, p. 100-123; XXXII, part. IT, 1893,
p. 8-40; XXXII, part. I, 1893, p. 101-121; XXXIII, part. IT,
1894, p. 109-137; XXXIV, part. II, 1895, p. 57-78; XXXV,
_ part I, 1896, p. 299-3%5; XX XVIII, part. I, 1899, p. 7-48; XLI,
part. 1, 1902-1903, p. 7-122). En collaboration avec M. J. Cardot,
et avec M. Stephani pour les Hépatiques. :
A1. Contributions à la flore des Muscinées des îles Austro-Afri-
. caines de l'Océan Indien. I Hépatiques. (Rev. bryol. XVIII, 1891,
__ p. 55-60). En collaboration avec M. J. Cardot et M. Stephani.
42, Musci costaricenses. (Bull. Soc. bot. de Belg. XXXI, part. I,
1892, p. 145-173; XXXI, part. I, 1893, p. 174-201; XLI, part. 1
1902-1903, p. 123-148). En collaboration avec M. J. Cardot.
43. Enumeration of the Kansas Mosses. (Bot. Gaz. XVII,
1892, p. 81-85). En tollaboration avec M. J. Cardot. :
A4. Musci Americæ septentrionalis, ex operibus novissimis
” recensiti et methodice dispositi. (Rev. bryol. XIX, 1892, p. 65-96;
XX, 1893, p. 1-32). En collaboration avec M. J. Cardot.
45. Pleurocarpæ, in Rüll, Nordamerikanische Laubmoose,
Torfmoose und Lebermoose. (Hedwigia, 1893, Hft. IV, p. 241-
279). En collaboration avec M. J. Cardot.
46. Musci Americæ septentrionalis exsiccati. Observations et
_ rectifications sur les espèces distribuées. in-8°, 18 p.autographiées.
Stenay, 1894. En collaboration avec M. J. Cardot.
47. Mousses nouvelles de l’herbier Boissier. (Bull. Herb. Bois
sier, II, 1894, p. 32-33; LIT, 1895, p. 240-241). En collaboration
ivec M. J. Cardot. a sn.
D, oz
114 | REVUE BRYOLOGIQUE
48. Diaphanodon Ren. et Card. gen. nov. (Rev. bryol. XXII,
1895, p. 33-34). En collaboration avec M. J. Cardot. Le
49. Musci Americæ septentrionalis exsiccati. Notes sur quel-
ques espèces distribuées dans cette collection. (Bull. Herb. Bois-
sier, IV, 1896, p. 1-19). En collaboration avec M. J. Cardot.
50. Ergänzende Bemerkungen über die von Herrn Dr Julius
Rüll in Nord Amerika im Jahre 1888 gesrammelten pleurocarpen
Moose. (Hediwigia, XXXV, 1896, p. 306-311). En collaboration
_ avec M. J. Cardot. |
51. Mousses récoltées à Java par M. J. Massart. (Rev. bryol., |
XXII, 1896, p. 97-108). En collaboration avec M. J. Cardot.
52. Mousses de Madagascar, in : Grandidier, Histoire physique,
naturelle et politique de Madagascar. Atlas. 163 pl. 1898-1905.
En collaboration avec M. J. Cardot, mais les 130 premières plan-
_ches sont l’œuvre exclusive de M. Renauld. L’explication des
163 planches actuellement publiées se trouve à la fin du Supplé-
ment au Prodrome de la Flore bryologique de Madagascar, des
= Mascareignes et des Comores (voir n° 31).
53. Matériaux pour la flore du Congo. Muscineæ. (Bull. Soc.
bot. de Belg. XXXVIII, part. II, 1899, p. 72-74). En collabora-
tion avec M. J. Cardot.
= 54. Rhacopilopsis Ren. et Card. nov. gen. (Rev. bryol. XXVIH,
P+ 47). En collaboration avec M. J. Cardot.
95. Matériaux pour la flore du Congo. Musei. (Bull. Soc. bot.
de Belg. XXXIX, part. IF, 1900, p. 106-112). En collaboration
avec M. J. Cardot. é.
= 56. Note sur le genre Taxithelium R. Spr.(Rev.bryol. XX VIII,
1901, p. 109-112). En collaboration avec M. J. Cardot. +4
27. Mousses des Canaries, récoltées par M. A. Tullgren, et Goup
d'œil sur la flore bryologique des îles atlantiques. (Bull. Herb._
Boissier, 2fle sér., LI, P. 433-453, pl. VI et VII). En collaboration
avec M. J. Cardot. .
“
Exsiccala
1. Musci Marcareno-madagascarienses, 250 n°5.
2. Musci Americæ septentrionalis exsiccati, 400 nos.
3. Musci europæi exsiccati. 300 nos. -
Les deux derniers en collaboration avec M. J. Cardot.
Bibliographie |
LH. Herzoc. — Beiträge zur Ladbicoetorà von Boliv
Beihefte zum Bot. Centralblatt, XXVI (1909). Abt. IL, p. 45-
3 pl. et 16 figures dans le texte. es
| REVUE BRYOLOGIQUE : 115
Cet intéressant mémoire comprend la description de 73 espè-
ces nouvelles découvertes par l’auteur au cours d’un voyage en
Bolivie. Trois de ces espèces constituent des genres nouveaux :
Simplicidens, voisin de Fissidens; Polymerodon, voisin de Dicra-
nella et d’'Angstroemia; et Wollnya, que l’auteur place avec doute
dans les Bryacées, mais qui devra peut-être constituer une famille
spéciale. Le mémoire se termine par un intéressant aperçu de
la répartition des espèces boliviennes entre les différentes zones
d'altitude.
J. CARDOT.
T. C. Frvye. — The Polylrichaceæ of Western North America
(Proceed. of the Washington Acad. of Sciences, vol. XIT, 1910,
_ pp. 271-328, and fig.).
L'auteur commence par une description de la famille des Poly-
trichaceæ suivie d’un synopsis des genres du monde et d’une
clef des 7 genres de l'Amérique du Nord. On trouve pour chaque
genre une description et une clef des espèces. Les 37 espèces du
West North American sont décrites avec soin et figurées avec
beaucoup de détails.
S. M. Macvicar. — The distribution of Hepalicæ in Scotland
(Trans. and Proceed. of the Bot. Soc. of Edinburgh, vol. XXV,
1910, 336 p.)
Cet ouvrage a nécessité beaucoup de recherches et d’études.
Il se compose de: — L'historique comprenant les noms des auteurs
avec la date de leur naissance et de leur décès et l’énumération de
leurs découvertes. — Notes générales sur la flore. — Climat. —
_ Altitude. — Espèces atlantiques. — Espèces occidentales autres
que les atlantiques. — Espèces orientales. — Habitats. — Com-
_ paraison avec les autres contrées. — Aperçu de la flore des pro-
_ vinces : plaines occidentales, plaines orientales, montagnes occi-
dentales, montagnes orientales, Hébrides, montagnes septentrio-
nales, Orkney et Shetland. — Arrangement méthodique des
_sous-provinces et vice-contés. — La distribution des espèces
commence à la page 51. M. Macvicar indique pour chaque espèce
- l'habitat, sa fréquence ou son degré de rareté, l'abondance ou :
la rareté des fructifications et toutes les localités connues avec
_les noms des botanistes qui l'ont trouvée.
à une profondeur de 25 pieds. On y trouve réunies des espèces
des marais et des espèces des rochers et des arbres. Le
J. A. WHELDON and A. Wizson. — Inverness and Banff Cryp-
H. N. Dixon. — Some « neolilhic » moss remains from Fort ss
William (The Ann. of Scott. Nat. History, April 1909, pp. 102
111). — Cette collection d'une quarantaine d'espèces a été extraite
tu à:
*.
116 + REVUE BRYOLOGIQUE
togams (Journ. of Botany, May 1910, pp. 123-129). — Les auteurs
ont visité de nouveau, en juillet 1909, cette contrée où ils avaient
déjà fait d’abondantes récoltes. Cette notice est le complément
_ de celle qu'ils ont publiée en 1908; elle comprend, comme la pré-
cédente, les mousses, les hépatiques et les lichens. Le sommet le
_ plus élevé atteint une hauteur de 3250 pieds anglais.
Dr RüL£L. —Die forma typica und die Formenreihen (Allgemeine
Bot. Zeits., 1910, n° 4,3 p.).
Dr RôLz. — Die Benennung der Sphagna-Arten nach den
Regeln des intern. bot. Kongress von Wien 1905. (Ibid., n°5, 1 p.).
Dr Rôüzz. — Kurse Mitteilung der Beschlüsse des int. bot.
Kongress in Brüssel, besonders über die Nomenklatur der Moose
: Ibid, n°6, 2 p.). ‘
Te BrYoLoGisr. — No 1 de 1909 : TC. Frye, a few lichens
_ and bryophytes from Mount Hood (excursion ä+cette montagne 1
jusqu’à une hauteur de 9000-1000 pieds).— B. Davis, Farrants
Medium for mounting mosses. — Louise Holmes Handy, a secund
station for Fissidens Closteri. — J. M. Holzinger, a plea against
abbreviations. — Georgia geniculata in New Hampshire.
THE BryoLoGisr. — N° 2: À. Lorenz, notes on Cephaloziella.
— E. G. Brillon, Notes on the nomenclature X. — Grout, Review,
_ the bryophytes of Connecticut by Evans and Nichols. — J. D.
Lowe, hepatics and lichens collected in Nova Scotia.
THE BryYoLocisr. = No 3: W. B. Davis, method of making
photo-micrographs ,of mosses and hepatics. — H. N. Dixon, 4"
_remarkable form of Funaria hygrometrica avec fig. — C. Frÿe; 2
peculiarity in Neckera Menziesii. — Leroy Andrews, spore dis
persal in Sphagnum. — Groul, notes on North Carolina bryophy-
tes. — J. Hill, sequence of moss growths. î
THE BryoLocisr. — N°4: E. G. Brillon, notes on nomencla-
ture XI. — A. Lorenz, hepatics in fiction. — A. S. Foster, bryo-
_ phytes from Mount Hood region, Oregon. — C. C. Haynes, an
_ enumeration of the Washington and Oregon hepaticæ ‘colleeted
by Mr A.S$. Foster. LA jai |
Nouvelles
M. I. Thériot, au Hâvre, 1, rue Dicquemare, continue la
publication de ses Musci el Hepaticæ Novæ-Caledoniæ exsiccali.
rois fascicules de 25 espèces chacun ont déjà paru. Le
4° fascicule ( Nos 76-100) est distribué actuellement aux sous-
cripteurs et il sera suivi de près par le 5e fascicule.
… Caen. — Imprimerie-Reliure E. Doux, 10, rue de la M
No_6. > Ji anne 1910
REVUE BRYOLOGIQUE
PARAISSANT Tous LES Deux Mois
Les manuscrits doivent être écrits en français, en latin ou en anglais ;
Sommaire du n° 6
Diagnoses préliminaires de mousses mexicaines. CARDOT. — Hépatiques
de la nouvelle Calédonie. PARIS. — A propos du nom de genre Dicrano-
loma. HAGEN. -— Sur l'anneau du Eynodontium alpestre. HAGEN. — Biblio-
graphie. — Table des matières.
Diagnoses préliminaires de Mousses mexicaines
s Par J. CARDOT ER
(7° Article)
Avec les espèces décrites dans l’avant-dernier n° de la Revue,
se terminait l'étude de la première série des récoltes de M. le.
Dr Pringle, c’est-à-dire des espèces récoltées jusqu’en 1908 inelu-
sivement. Les nouveautés que je vais décrire maintenant provien-
nent : 1° des récoltes de M. Pringle en 1909; 29 d’une importante
collection faite en 1906 et en 1908 par MM. C.-R. Barnes et W. J.
G. Land, et dont je dois la communication à notre regretté con-
frère Barnes, mort si malheureusement l’hiver dernier d’une
chute occasionnée par le verglas; MM. Barnes et Land ayant
accompagné M. Pringle dans une partie de son voyage de 1908; -
beaucoup des espèces nouvelles décrites précédemment se sont
retrouvées dans leur collection; 3° des récoltes de M. Purpus en
1908 et 1909, communiquées par M. le professeur W. À. Setchell;
49 enfin d’un certain nombre d’autres espèces provenant de
divers collecteurs, et dont je suis redevable à l’obligeance de
MM. Farlow, Herzog et Levier. Je prie tous ces Messieurs d’agréer
l'expression de ma vive gratitude. J'ai à remercier aussi Madame
E. G. Britton et M. R.S. Williams pour la communication de
précieux matériaux de comparaison provenant de l’herbier de
_ Mitten.
Les nouveaux matériaux étudiés témoignent, comme les pré-
_ cédents, de la richesse extraordinaire de la flore bryologique
mexicaine; trois genres nouveaux viennent encore s'ajouter aux
sept déjà décrits. os is
118 à REVUE BRYOLOGIQUE
Je tiens à signaler ici que la plupart des espèces nouvelles des
récoltes de M. Pringle figurent dans les Musci mexicani distribués
_ par ce zélé botaniste, et dont 2 centuries sont actuellement en
vente. Les récoltes de MM. Barnes et Land comprennent 3 parts
de presque toutes les espèces; selon le désir que m’a exprimé
M. Barnes dans la dernière lettre que j'ai reçue de lui, une série
doit rester dans mon herbier; une autre sera .déposée dans les
collections du Jardin botanique de New-York ; la troisième
enfin, est destinée au Field Natural History Museum de Chicago.
PLEURIDIUM MEXICANUM Card. — Species sectionis Scleras-
lomum; à P. Sullivantii Aust. proximo foliis perichaetialibus
longius cuspidatis et capsula apiculo acuto et magis prominente
lrædita diversa videtur.
_ Etat de Morelos : Tres Marias, près Cuernavaca (Pringle, 1909,
n° 10857 in parte).
Je n’ai vu que quatre tiges fertiles de cette espèce dans une
touffe de Pogonatum cuspidatum Besch. .
Dicranella pseudolongirostris Card. Rev. bryol. 1909, p. 68. —
Cette espèce est fort voisine du D. alpina (C. Müll.) Broth., du
Guatemala, à en juger d’après un spécimen de ce dernier, déter-
miné par M. Brotherus et communiqué par le Dr. Levier; elle s’en
_ distingue toutefois par ses feuilles plus étalées, à base plus large,
formée de cellules à parois notablement moins épaisses, à contenu
plus chlorophylleux. mes
DicRANELLA BARNESI Card. — D. slenocarpæ Besch. guada-
__ lupensi proxima, pedicello autem pallide flavescente primo visu
= jam distincta. Peristomii dentes longitudinaliter striatuli, usque
fere ad basin in 2 crura longe subulata subæquilonga sed lati-
_ tudine inæqualia divisi.
# … Etat de Hidalgo : Honey-station, bords des fossés, en mélange
avec Ditrichum mexicanum (Barnes et Land, 1908, n°513 in parle).
. DicraneLLa GRaciricauzis Card. — Dioica. Cespites laxius-
_culi, elati, virides. Caulis gracilis, simplex, erectus, 10-15 millim.
altus. Folia remota, erecta, e basi lanceolata breviuscule subulata,
_acuta, marginibus ubique planis et integris, costa angusta, viridi,
_bene limitata, continua vel breviter excurrente, cellulis elongate
rectangulis, parietibus firmis, crassiusculis. Folia perichætialia
pedicello pallide stramineo, 7-12 millim. longo erecta, subsym-
_metrica, oblonga vel subcylindrica, operculo longe subulirostrato.
eristomii dentes longitudinaliter striatuli, usque ad medium
elinfr a longe bifidi. Fos
itat de Vera-Cruz : cascade de Texolo, près de Xico, rochers
umides (Barnes et Land, 1908, n° 624).
; $
se 9 pt gs Me: 3
€ basi oblonga subvaginante sat abrupte cuspidata. Capsula in
SR
P: dr
Le tr asnst lisses pésiis EDR
REVUE BRYOLOGIQUE 119
- Par son port grêle, élancé, cette espèce rappelle leD. elalaSch.,
de l'Amérique du Sud, mais s’en distingue très facilement par
sa nervure plus étroite, nettement délimitée, par son tissu plus
lâche, et par sa capsule plus étroite et plus allongée. Les carac-
tères de la nervure et du tissu doivent la faire placer dans le
sous-genre Anisothecium, tandis que le D. elala est un Eudicra-
nella.
Leucoloma serrulatum Brid. var. viRIDE Besch. ms. — A for-
ma typica. antillana differt : colore viridi, cellulis internis magis
chlorophyllosis, reti basilari minus scarioso, parietibus minus
incrassatis, subulaque breviore, obtusula.
Etat de Vera-Cruz : Jalapa, troncs d’arbres (Barnes et Land,
1908, n° 578 in parte); Zacuapan (Purpus, 1908, n° 4509). Guate-
mala: Alta Véra Paz, Coban (H. von Türckheim, 1908; her-
bier Levier). re
CAMPYLOPUS SUBTURFACEUS Card. — Species C. lurfaceo
Br. eur. peraffinis, solummodo foliis e basi longiore magis sensim
in subulam attenuatis, costaque latissima, 1/2-2/3 basis occu-
pante diversa. Caulis brevissimus, vix 4-5 millim. altus; capsula
subregularis; calypta fimbriata. | E
… Etat de Las Chiapas : distr. San Cristobal, los Llanos, in trunco
Arbuti (G. Münch, 1907; comm. E. Levier).
LEucoBRYUM FLACCIDULUM Card. — À L. Polakowskyi Card.
costaricensi foliis mollioribus, multo longius acuminatis, cauli-
busque ad apicem folia minuta, dense aggregata, angustissima,
facillime decidua ferentibus diversum. oe:
Guatemala : Coban, Alta Verapaz (H. Von Türckheim, 1891;
herb. E. Levier). Panama : prov. Chirique, in silva Boquette,
prope David (fr. Helion, 1906; herb. Paris). “ge. ;
. J'avais d’abord considéré cette plante comme une forme lon-
gifolia du L. Polakowskyi, mais elle m'en paraît maintenant spé-
cifiquement distincte, surtout par la présence au sommet des
tiges de paquets de petites feuilles très caduques (Brutblätter).
Leucobryum glaucovirens Card. Rev. bryol. 1909, p. 69. 2
Etat de Hidalgo : Honey, bois de pins (Barnes et Land,:1908,;
n°523). Etat de Vera-Cruz : Zacuapan, troncs d’arbres et vieilles
souches, dans les forêts humides, au milieu de ÆRhizogonium
_spiniforme (Purpus, 1907, n° 1 an parle). ee
On distinguera facilement cette espèce du L. glaucum (L.) Sch.
ar sa nervure fortement amincie à la base dans la partie médiane,
les leucocystes sont en deux couches sur 5 à 10 séries. a
Fissipens (Serridium) INCRASSATOLIMBATUS Card. — z, poly-
podioidei (Sw.) Hedw. habitu, statura et fructificatione persi-
120 REVUE BRYOLOGIQUE TR OR
milis, foliis autem ubique incrassato-limbatis, breviter acumi-
natis, plerumque apice serrato acutis statim dignoscitur, À F. cal
Bourgaeano Besch. habitu robustiore, foliis majoribus, duplo il
_ Jlongioribus et triplo latioribus distinctus. Ala dorsalis basi rotun- :
_ data.
Guatemala : Alta Vera Paz, in silva primæva prope Coban.
(H. von Türckheim, 1908; comm. Dx Levier sub nomine F. poly-
_ podioides). #0
La structure des feuilles rapproche cette belle espèce du groupe 2
_ asiatique des F. nobilis Griff., aculifolius Mitk. et japonicus Doz.
et Molk.; le F. Bourgaeanus Besch., du Mexique, appartient au
_ même groupe, ayant également le bord des feuilles épaissi, mais
il est moins robuste.
Fissipens (Crenularia) LEPropoDus Card. — Autoicus, pusil-
lus, fusco-viridis. Caulis simplex vel parce divisus, 3-7 millim.
longus. Folia 8-20-juga, sicca crispata, lHineari-ligulata, acute
acuminata, ubique immarginata et cellulis prominulis magno
augmento minute crenulata, parte vaginante ultra medium
_ producta, ala dorsali inferne angusta, haud decurrente, subtrun-
_- cata, costa lutescente, superne subflexuosa, continua vel sub
summo apice evanida, cellulis uniformibus, minute hexagonis
vel subrotundatis, valde chorophyllosis et papillosis. Capsula in
_ pedicello terminal, pallido, tenuissimo, basi geniculato, 3-4
_ millim. longo inclinata vel suberecta, minuta, oblonga, sicca
sub ore valde constricta, operculo longe tenuirostro. Peristo-
_ mi dentes in ? crura longe subulata, fiiformia, spiraliter incras-
_ sata divisi. Calyptra mitriformis, angusta, rostrum operculi tan-
tum obtegens. Flores masculi nunc ad basin caulis axillares,
nunc in ramulis propris terminales. ;
_ Etat de Vera-Cruz : J gps: souches pourries (Barnes et Land,
__ 1906 et 1908, n° 558).
M. Brotherus n'indique que trois espèces de Crenularia pour
l'Amérique Centrale. L'espèce nouvelle est bien différente des
deux espèces des Antilles, F. slenopleryx Besch. et nigrieans Sch.,
et ne ressemble pas non plus à la mousse mexicaine que j'ai décrite
précédemmenñt sous le nom de F. crenaloserrulalus. Elle se rap-
proche probablement davantage du F. Bernoulli ©. Müll., du
Guatemala, mais la description de cette espèce ne semble pas
toutefois lui convenir. — Le port de cette plante la rapproche
des espèces de la section Crispidium. .
FissiDeNs (Semilimbidium ) HEMICRASPEDOPHYLLUS Card. —
sillus, viridis. Caulis brevis, simplex, 2-4 millim. longus, e basi
LEA TR PE Lear Ligne ei ec ae
ML re $
REVUE BRYOLOGIQUE a
obtusulave, alis vaginantibus e basi ad apicem limbolato pellucido,
: lutescente, distinctissimo, integro vel sinuato, e 3 vel 4 seriebus
_ cellularum angustarum composito marginatis, laminis apicali
et dorsali elimbatis, papillis prominulis magno augmento minu-
tissime crenulatis, lamina dorsali usque ad caulem continua,
non decurrente, sæpe rotundata, inferne angusta, costa pellucida,
lutescente, sub apice evanida, reti perobscuro, cellulis minutissi-
mis, uniformibus, hexagono-rotundatis, valde chlorophyllosis,
papillosis, vix distinctis. Cætera ignota.
Etat de Vera Cruz : Jalapa, souches pourries, en mélange avec
l'espèce précédente (Barnes et Land, 1906). à
Espèce facile à reconnaître à Son tissu très obseur, sur lequel
tranchent vivement la nervure et le margo pellucides de la partie
engaînante. Difière du F. densirelis Sulliv. par son margo marginal,
et non intramarginal, atteignant le sommet des ailes, très appa-
rent, et du F. Nicholsoni Salm. par ses feuilles plus étroites, son
tissu plus obscur, ses cellules marginales tronquées, non aiguës,
etc.
FissibENs (Aloma) PYRENocysTis Card. — A F. exili Hedw.
europæo foliis magis numerosis, 4-6-jugis, lamina dorsali usque
ad basin producta, retique chlorophylloso, a F. subcrenalo Sch.
mexicano statura majore, foliis latioribus, apice partis vagi-
nantis ad vel propre costam nec in margine sito, cellulisque
duplo majoribus, marginalibus minus prominentibus, ab utro-
que tandem cellulis fere omnibus nucleo lucente centrali præditis
distinguitur.
Etat de Vera Cruz : Jalapa, sol argileux (Barnes et Land, 1906
et 1908, n° 599). nee
HUSNOTIELLA PALMERI Card. — Ab A. revolula Card. folis
_angustioribus, longioribus, linéali-lingulatis, subacuminatis, api
culatis, acutis obtusisve, siccitate crispatis primo visu distin-
guitur. ne
Etat de Durango : Durango, en compagnie de H. revolula
(E. Palmer, 1896, n° 761 ; comm. W. G. Farlow).
HyopxiLa (?) LINGULATA Card. — Habitu Hyophilæ subdenli-
culalæ Card. similis. Caulis brevis, 3-4 millim. altus. Folia sicea
crispata, difficillime emollienda, madida patula, subrosulata, e
_ basi angustiore longe lingulato-spathulata, interdum supra basin
_ constricta et inde subpanduriformia, apice obtuso-rotundata,
marginibus siccitate valde incurvis, madore planis, cellulis pro-
minentibus minute crenulätis, cæterum ubique integris, costa
valida, sub summo apice débinente, stereidis ventralibus carente,
cellulis parvis, viridibus, hexagonis, in pagina ventrali valde
123: REVUE BRYOLOGIQUE
_ tuberculoso-mamillosis, in pagina dorsali papillis minutis, rotun-
_ datis, parum prominulis inspersis, cellulis inferioribus paulo
majoribus, quadratis vel breviter rectangulis, lævibus. Cætera
desiderantur.
_ , Etat de Jalisco: Etzatlan, berges d'un ruisseau (armes et 4
s Land, 1908; n° 260). É
Espèce facile à reconnaître à ses feuilles étroitement lingulées-
spathulées, obtuses, entières, se ramollissant très difficilement,
ce qui est dû à ce que, lorsqu'on les plonge dans l’eau, de l'air
reste emprisonné entre les fortes saillies des cellules sur la face
ventrale de la feuille. La nervure paraît s’écarter du type ordi-
naire des Hyophila par l’absencé de stéréides du côté de la face
ventrale:; il en résulte qu’en l'absence de la fructification, la posi-
tion générique de cette espèce demeure quelque peu douteuse.
TRICHOSTOMUM ANGUSTINERVE Card. — Dioicum, dense ces-
pitosum, superne pallide lutescens, inferne fuscescens. Caulis
- gracilis, 5-7 millim. longus, laxiuscule foliosus. Folia madida
patula, sicca valde crispata, e basi ovato-oblonga longe et anguste
_ lineari-acuminata, acuta, mucronata, marginibus integerrimis,
_ ubique planis vel apicem versus leviter inflexis, costa angusta,
_breviter excedente, cellulis inferioribus hyalinis vel lutescentibus,
lævibus, lineari-rectangulis, sequentibus quadratis, cæteris minu-
Lis, obscuris, papillosis, subrotundatis. Capsula in pedicello in-
= ferne rubente, superne pallide luteo, 8-13 millim. longo erecta,
pallida, nitida, oblongo-subcylindrica, pro statura plantæ magna,
operculo rubente, alte et oblique conico-rostrato, spiraliter reti-
culato. Peristomii dentes inclinati vel erecti.
__ Etat de Vera Cruz : près d’Orizaba, associé à Timmiella suba-
… nomala (Pringle, 1895, n° 8 in parte). .
Voisin du T. lineare (Sw.) Broth., de Haïti, mais s’en distin-
guant aisément par ses feuilles plus étroiternent linéaires dans le
haut, par sa nervure ? ou 3 fois moins large, par son pédicelle plus
long, et par sa capsule plus grosse.
: : Trichostomum Purpusii Card. Rev. bryol. 1909, p.73.-— D’après |
un spécimen de T. jamaicense (Mit) Jaeg. communiqué. par
ad. Britton et récolté par elle à la Jamaïque, cette plante est
à peu près identique au T. Purpusii en ce qui concerne le système
égétatif, mais en diffère par sa capsule plus courte, plus épaisse
et plus foncée, et par son pédicelle d’une coloration également
lus foncée et à peu près uniforme sur toute sa longueur.
Tru Card. gen nov. tam Pottiaéearurn, trib. _Trichosto-
REVUE BRYOLOGIQUE
que obtusa, marginibus planis, costa sub summo apice evanida
vel fere percurrente, stereidis ventralibus carente, cellulis infe-
rioribus laxis, teneris, hyalinis, lævibus, illis laminéæ viridis hexa-
gonis vel subrotundatis, papillosis, marginalibus anguste lineari-
bus, lævibus, limbum perangustum, superne uniseriatum, apicem
versus evanidum efformantibus. Inflorescentia dioica. Capsula
in pedicello longiusculo erecta, cylindrica, operculo alte conico-
rostrato, recte reticulato. Añnulus distinctus. Peristomium pur-
pureum, membrana basilari humili, dentibus erectis, usque ad
basin in ? crura filiforria valde papillosa divisis. k
B. TORTELLOIDES Card. — Dioica, viridula, laxe cespitosa.
Caulis brevis, erectus, vix 2 millim. altus. Folia rosulata, siccitate :
crispata, madida mollia, patula, lingulata, superne parum angus-
tata, obtusa, rarius acuta, marginibus ubique planis, costa sub
summo apice desinente vel fere percurrente, cellulis laminæ viri-
dis hexagonis vel subrotundatis, dense et minute papillosis, reti
basilari distinctissimo, a reti chlorophylloso abrupte limitato, e
cellulis laxis, teneris, perfecte hyalinis, lævibus, rectangularibus,
secus marginés ascendentibus composito, cellulis marginalibus
anguste linearibus, limbum pellucidum, perangustum, superne
uniseriatum sed bene distinctum, remote et obsolete denticula-
cum, apicem versus evanidum efformantibus. Folia perichæ-
tialia externa caulinis fere similia, intima 2 minora, ovato-vel
oblongo-lanceolata, minute apiculata, limbo distinctius SerTU-
lato. Capsula in pedicello stricto, altiusculo, 8-10 millim. longo,
flavo-rubente erecta, cylindrica, operculo alte conico-rostrato,
tertiam vel fere dimidiam partem capsulæ æquante, recte reti-
culato. Annulus distinctus, simplex, persistens vel particulatim
solutus. Peristomium purpureum, ad orificium insertum,membra-
na basilari humillima, dentibus erectis, usque ad basin in 2 crura
longe filiformia, valde papillosa divisis.
Etat de Jalisco : Etzatlan, talus secs (Barnes et Land, 1908,
n° 266). |
= Ce genre nouveau, que je dédie à la mémoire de M. le professeur
Ch. R. Barnes, qui vient d’être enlevé si prématurément à la
science, présente, comme le genre suivant, des caractères en
quelque sorte indécis entre ceux des Trichostomées et des Pot-
tiées. S'il se rapproche des premières, et particulièrement des
- Tortella, par la forme et le tissu des feuilles, la structure anatomi-
que de la nervure présente, en revanche, les caractères des Pot-
tiées. Sur une section transversale, on observe un are médian de
4 à 6 eurycystes, recouvert sur la face dorsale par une large bande
de stéréïdes et de a avec des cellules pu
KE A TITES
* : a ï Î
REVUE BRYOLOGIQUE
assez différenciées; du côté de la face ventrale, il n’y a aucune ce
_ trace de stéréïdes, ni même de substéréïdes : on ne voit que des
cellules assez lâches, en 3 ou 4 couches, les plus internes ayant
presque les mêmes dimensions que les eurycystes. Tantôt les
sténocystes font complètement défaut; tantôt on observe, en
dessous des eurycystes, quelques cellules (substéréïdes) qui, par
leur forme un peu anguleuse, se rapprochent des sténocystes.
_ ! Par son port, le Barnesia tortelloides rappelle assez les formes
… courtes du Tortella flavovirens (Bruch.) Broth., dont le rapprochent
aussi le tissu des feuilles et le péristome dressé; mais il s’en dis-
tingue facilement par ses feuilles planes, pourvues d’un margo
denticulé et prolongé jusque dans le voisinage du sommet, et
par la structure toute différente de sa nervure. L’inflorescence
_ ma paru dioïque; je n’ai pas pu découvrir de fleurs mâles.
. Moriia Card. gen. nov. fam. Pottiacearum, trib. Trichosto-
__ Mmearum.— Planta dioica, laxe cespitosa, elata, 3-4 centim. alta,
= Folia sicca erecto-flexuosa, madida recurvo-squarrosa, Carinata,
_ anguste lanceolata, sensim acuminata, acuta, rarius subobtusa,
marginibus fere e basi valde et longe revolutis, superne incras-
satis, 2-3-stratosis, denticulatis, costa valida, rufa, percurrente
vel subexcurrente, dorso rotundata, in sectione transversali ab
eurycystis (sæpius 4) stenocystis comitatis, stereidis ventralibus
_€t dorsalibus et cellulis epidermicis (substereidis) composita; 4
cellulis mediis et superioribus minutis, obscuris, subquadratis
vel irregulariter angulosis, dense papillosis, inferioribus elongate
_ rectangulis, lævibus, pellucidis, hyalinis vel lutescentibus. Cap-
_ Sula in pedicello elongato erecta vel inclinata, longe et anguste
cylindrica, arcuatula, operculo alte conico, recto, valde spiraliter
reticulato. Annulus simplex, distinctus, persistens. Peristomium
_elatum, pluries contortum, membrana basilari brevissima, den-
Libus 16, usque ad basin in 2 crura longissima, filiformia, papillosa
_ divisis.
M. irichoslomoides (Besch.) Card. comb. nova. (Barbula tri-
choslomoides Besch. Prod. Bryol. mex. p. 38). — In valle Mexi-
censi, silva della Deserta Vieja (Bourgeau, n° 1335). District
fédéral : Cima, talus (Pringle, 1908, n° 15201 : Barnes et Land,
1908, n° 409); Ixtaccihuatl (Purpus, 1909, n° 3721 in parle).
Par ses feuilles à bords épaissis et par la structure anatomique
? Sa nervure, ce nouveau genre — que je dédie à la mémoire de
‘abbé Morin, auteur d’une remarquable thèse sur l’histologie de
nervure des Mousses -— diffère des Barbula, et se relie étroite-
nt aux Dialytrichia, mais s’en sépare d’ailleurs nettement par
» qui est tout à fait celui d’un Torlula, ainsi que
REVUE BRYOLOGIQUE 125
par les feuilles carénées et acuminées. M. Brotherus à décrit, sous
le nom de Barbula pachyloma, une Mousse stérile de la Nouvelle-
Guinée, qui a également le bord des feuilles épaissi, mais dont la
nervure est dépourvue de sténocystes. Par la présence de ce der-
_nier type de cellules dans la nervure, les genres Dialytrichia et
Morinia établissent le passage entre les Trichostomées et les
Pottiées. Limpricht classe le genre Dialytrichia dans cette der-
nière tribu, tandis que M. Brotherus le place à la fin des Tri-
chostomées, ce qui me paraît préférable. mia
Dans l’exemplaire du Prodromus laissé par Bescherelle au
Museum, une note manuscrite de l’auteur rapporte le Barbula
trichostomoides au Tortula subnigra Mitt., mais bien à tort,car,
d’après un petit spécimen authentique, provenant de l’herbier
même de Mitten, et collé à côté de la note en question, cette
espèce se différencie nettement de celle de Bescherelle par ses
feuilles à bords non épaissis, et par sa nervure dépourvue de
sténocystes; elle semble très voisine du T: serrulala Hook. et
Grév. et des espèces affines de la région magellanique. Le Mori-
nia trichostomoides rappelle d’ailleurs beaucoup ce groupe de
Tortula par le port et la forme des feuilles. pe
DipYMODON DIAPHANOBASIS Card. — Cespites densi, intus
decolorati, superne olivaceo-virides, 3-4 centim. alti. Caulis
gracilis, pluries divisus, laxe foliosus. Folia sicca flexuosa.
madida erecto-patentia, anguste lanceolata vel sublingulata, sen-
sim angustata,apice obtuso vel subobtuso, marginibus ubique inte-
gerrimis, medium versus reflexis vel revolutis, superne sæpe
anguste incrassatis, costa valida subcontinua, cellulis superiori-
bus minutis, subhexagonis vel subrotundato-quadratis, papillo-
sis, inferioribus laxis, pellucidis, inanibus, elongate rectangulis,
hyalinis vel lutescentibus, parietibus tenuibus. Cætera deside-
_ rantur.
Etat de Mexico : Ixtaccihuatl (Purpus, 1909, n° 3721 in parle).
On peut rapprocher cette espèce du D. mexicanus Besch., dont
elle diffère par les cellules inférieures des feuilles plus allongées, les
supérieures monostrates (sauf sur les bords), et par les tiges beau-
coup plus élevées; elle se distingue également du D. ramulosus
(Sch.) Card. par ses tiges plus longues et par ses feuilles plus étroi-
tes, à tissu basilaire beaucoup plus différencié. Ce dernier carac-
tère la rapproche des espèces du sous-genre Erythrophyllum,
_ mais la forme générale des feuilles paraît devoir la faire placer
de préférence parmi les Eudidymodon; enfin, les cellules margi-
nales souvent bistrates dans la partie supérieure de la feuille la
relient aux espèces du sous-genre Craspedophyllum (voir Revue
ns
£ nr : Ÿ
Gr | REVUE BRYOLOGIQUE
-bryologique, 1909, p. 81), dont elle s’éloigne par son tissu basi-
laire bien différencié.
DipYMoponN FILICAULIS Card. — Cespites densi, intus fus-
cescentes, superne olivaceo- vel fusco-virides. Caulis gracillimus,
filiformis, parum divisus, 2-4 centim. altus. Folia sicca subim-
bricata, madida erecto-patentia, basi subappressa, minuta, late
ovato-lanceolata, breviter acuminata, obtusula, marginibus
_ubique integerrimis, medio revolutis, costa valida continua vel
breviter excedente, reti subuniformi, cellulis distinctis, lævibus
vel sublævibus, minute subrotundato-quadratis, inferioribus
aliquid majoribus, quadratis et breviter rectangulis. Cætera
desunt.
Etat de Mexico: Ixtaccihuatl, associé à D. diaphanobasis,
. Morinia trichostomoides et Haplodontium Purpusii (Purpus, 1909,
_ n°3721 in parte).
Espèce facile à reconnaître à ses tiges élancées, très grêles,
filiformes, et à ses petites feuilles larges et courtes, très briève-
ment acuminées. Rappelle un peu le Barbula olivacea Besch.,
mais s’en distingue facilement par.ses tiges plus grêles, et par
son tissu foliaire moins obscur dans la partie supérieure de la
| ce plus uniforme, et à peine différencié dans la pattie basi-
laire. y
Didymodon pusillus Card. Rev. bryol.:1909, p. 82. — Très ”
_ voisin du D. ramulosus (Sch.) Card.; en diffère par ses feuilles
plus brièvement acuminées, et par son tissu plus uniforme, moins
_ différencié vers la base. ;
Didymodon fuscoviridis Card. Rev. bryol. 1909, p. 83. — On
trouve fréquemment sur les feuilles de cette espèce, principale-
ment vers l’aisselle, des propagules bruns, sporiformes, sphéri-
ques, ce qui la rapproche des D. maschalogenus (Ren. et Card.)
Broth. et gemmiferus Card., de l'Inde. MM. Barnes et Land ont
récolté dans les environs de Cuernavaca (n° 488), en même temps
que le type, une forme à feuilles plus étroites à la base, obtuses
au sommet, à nervure non excurrente, produisant à l’aisselle
des feuilles des propagules extrêmement nombreux. LÉ
Barbula Bescherellei Sauerb. var. srenocarpa Card. -— À
forma typica capsula longiore, angustissime cylindrica, foliisque
Jongius cuspidatis, siccitate flexuosis diversa.
. Etat de Mexico : Ixtaccihualt, associé à Ceralodon stenocarpus
(Purpus, 1909, n° 3716 in parle). District fédéral : Cima (Barnes
t Land, 1908, n° 390); Canada San Magdelena (Barnes et Land,
908, n° 461). PONS eee ren ce
| ‘ STILLICIDIORUM Card. — Species B. setifoliæ (C. Müll.)
REVUE BRYOLOGIQUE ae ee CE a
Broth. portoricensi proxima, foliis autem siccitate minus flexuo-
sis, apice obtuso crenulato vel subintegro diversa. Folia siéca
erecto-flexuosa, madida erecto-patentia, stricta, anguste lanceo-
lata, fere e basi sensim angustata, longe lineari-sublingulata,
obtusa, marginibus integris, planis vel plus minus anguste reflexis,
costa crassa, sub apice evanida, cellulis inferioribus rectangulis,
pellucidis vel subhyalinis, cæteris quadratis, lævibus vel vix
papillosis. Capsula in pedicello rubello, 12-14 millim. longo
erecta vel inclinatula, cylindrica, operculo longe conico, 2/3 capsu-
læ æquante. Peristomium elatum, contortum.
Etat de Vera Cruz: Xico, rochers suintants, en compagnie a.
de Tortula mniifolia (Barnes et Land, 1906).
On peut aussi comparer cette espèce au B. subulifolia Sulliv.
de Cuba et de l'Amérique du Sud, qui en diffère par ses feuilles
subulées, aiguës. M. le D' Levier m’a encore communiqué, sous
le nom de B. Godmaniana GC. Müll., d’après une détermination
de M. Brotherus, une Mousse du Guatemala qui ne répond pas
bien à la description de la plante de Müller, et se rapproche
beaucoup de l’espèce nouvelle, mais en diffère cependant par ses
feuilles plus courtes, non crénelées au sommet, à nervure moins
forte. ; "
TOoRTULA HETEROLOMA Card. — Dioica, humilis, cespitosa,
rufo-viridis. Caulis brevis, erectus, simplex, 3-4 millim. altus.
Folia sicca undulato-crispata, madida laxe patentia, superiora
majora subrosulata, late oblongo-lingulata vel subspathulata,
_apice vix angustata, obtusa, limbo rufescente, in parte inferiore et
apicem versus indistincto prædita, marginibus ubique planis et
_integerrimis, costa rufa, infra summun apicem evanida vel subcon-
tinua, cellulis inferioribus laxis, magnis, subrectangulis, lævibus,
subhyalinis vel lutescentibus, superioribus hexagonis, dense et
_ minute papillosis, parietibus angustis, marginalibus distinctis,
3-4-seriatis, unistratosis, internis 2-3-seriatis, linearibus, rufes-
centibus, lævibus, parietibus incrassatis, externis uniseriatis,
brevioribus, minute papillosis, illis laminæ subsimilibus. Folia à
perichætialia caulinis similia. Capsula in pedicello rubente,
stricto vel subflexuoso, 10-15 millim. longo erecta, anguste
cylindrica, fusca, operculo alte conico-rostrato, tertiam vel
dimidiam partem capsulæ æquante, subspiraliter reticulato.
: Annulus latus, simplex. Peristomium elatum, membrana basilari,
brevi, dentibus parum vel vix contortis. | D an
_ Etat de Jalisco : Etzatlan, talus secs, en mélange avecBarnesia
dortelloides (Barnes et Land, 1908, n° 266 in parte). Re
Cette curieuse espèce peut être rapprochée du T. mniifolia
k
_ 128 REVUE BRYOLOGIQUE
: (Sulliv.) Mitt. (que MM. Barnes et Land ont également récolté
à Xico, dans l'Etat de Vera Cruz), mais elle s’en distingue très
facilement par son margo unistrate, d’une structure toute par-
ticulière, et par ses cellules de moitié plus petites. La rangée de
cellules externes fort semblables à celles de la partie verte de la
feuille rend presque le margo intramarginal; je ne connais aucun
autre: T'orlula présentant une semblable structure de la feuille.
(A suivre).
Hépatiques de la Nouvelle Calédonie
, (3 Arlicle) ” à
La plus grande partie des hépatiques recueillies par M. et Mme
Le Rat pendant leur laborieuse exploration (1) ne pourront Se
_ désormais être décrites ou mentionnées, étant donné l’état d’a-
_ vancement du Species Hepalicarum, que dans le Supplément de
cet ouvrage, c’est-à-dire. vraisemblablement pas avant deux
ou trois ans. J'ai donc pensé qu’il serait utile d’en donner l’énu-
. mération, en indiquant pour chacune d’elles les localités où elles
ont été récoltées, d’abord pour éviter qu’un hépaticographe
donne à une espèce le nom qui a déjà été assigné à une autre par
M. le Dr Stephani, ensuite pour guider les hépaticologues dans |
leurs recherches.
Le nom des espèces nouvelles et celui des inédites (c’est-à-dire
= qui n’ont été connues de l’auteur qu'après la publication du genre
auquel elles appartiennent) est imprimé en caractères romains.
_ Celui des secondes est en outre précédé d’un astérique.
Anacrogynæ
Ameura costata S/, Mont Mou (2). — A. coriacea S/. Pembai.
— À. elegans Si. Dogny, Pembai. — A. fuscescens St. Dogny. —
À. Le Rai St. St Vincent; Panié. — A. plana SE. Dogny; Mont
= Mou, Panié. — A. valida St. Dogny. — A. venosa S. Dogny. —
_ À. virens S/. Pembai.
= Dumortiera frichocephala Nees. Commun, presque toujours
_ stérile.
(1) Tout à fait écourtée, quant à la pointe septentrionale de
l’île, par des orages journaliers et des pluies torrentielles qui ne
leur ont pas permis, pendant plus d’un mois qu’ils ont séjourné à
Hienghene, de faire plus d’une demie douzaines d’excursions et
de dépasser l’altitude de 600 m. dans l'ascension du mont Panié.
(2) Altitude des montagnes explorées d’après là carte de l'Etat
Major : Malaoni, 644 m.; pie des Sources, 1025 m.; pie Pembai,
950 m.; Table Unio, 1026 m.; plateau de Dogny, 1072.; Mé Areinbo,
88 m.; mont Mou, 1220 m.; dent de St-Vincent, 1425 m,; mont
1630 m.
REVUE BRYOLOGIQUE Rs 129
*Fimbriaria heteroflora S4 Mont Mou, — F. umbonata SE.
Dogny.
Hymenophytum Phyllanthus Dum. Dogny.
Marchantia Lecordiana St. Dogny, Pembai. — M. polymorpha
L. St-Vincent (1).
Metzgeria caledonica S£. Dogny. —*M. clavipila Sz Dogny;
entre Farino et Table Unio; Poindimié., — M. comala St. Dogny;
montagne de Cremon. — M. consanguinea Ldb. Pembai ; Panié.
— M. Lindbergii. Schiffn Mé Areinbo.— M. marginata St. Entre
Farino et Sendea ; Mé Areinbo. — M. nudifrons $/ (2). Mé Areinbo.
Reboulia hemisphaerica Raddi. Pembai; Mé Areinbo.
Acrogyneae
_ Acrobolbus dubins S{. Dogny.
Adelanthus humilis S{. Dogny.
Anastrophyllum fissum St. Mont Mou. — A. piligerum (Nes
Pembai.
Anthoceros autoicus St. Entre Farino et Table Unio. — A.
caledonicus St. Pembai. — A. elegans St. Panié. A. monospirus
St. Panié. — A. muriculalus G. Mé Areinbo.— A. tener S/. Table
_ Unio, — A. vesiculosus Aust. Dogny.
Archilejeunea denticulata S!. Panié. — A. Novae Caledoniae
_ St. Poindimié.
Balantiopsis corticola SZ. Mé Areinbo.
Cephalozia aspera S4. Dogny. — C. caledonica S£. St-Vincent.
Chandonanthus hamalus St Mont Mou. C. hirlellus (Web).
Commun.
Cheilolejeunea Ludoviciæ St. Dogny.
Chiloscyphus argutus Nees. Table Unio, etc; commun. — C.
_ caledonicus G. Mé Areinbo; Panié. — C. cymbaliferus Tayl. Mont
- Mou; Pembai. — C. Deplanchei G. Pic des Sources ; Mont Mou, —
C. grandiflorus St. Pic des Sources; mont Mou. — C grossitextus
St. Pic des Sources. — C. latistipus St. Dogny ; Mé Areinbo. —
C. Le Rati, Si. Entre Farino et Table Unio. — *C. longifissus S£.
_ Dogny; de Panié à Hienghene. — C. trigonifolius S, St-Vincent.
Cololejeunea decliviloba St. Panié.
Dendroceros caledonicus S. Dogny.— D. pusillus S£. Dogar:
a) Cette fs n avait pas encore été signalée dans l'Océan
Pacifique.
(2) Cf. Species Hepalicarum 1, p.303. Ce nom, appliqué dans le
principe à une plante qui s’est trouvée n'être qu'une forme du
M. muscicolaSt., a dû être abandonné. M. le Dr Stephani(in litL. ) l'a
ne à cette nouvelle re : a
40 REVUE BRYOLOGIQUE
. Eulejeunea connalistipula St. Dogny; Mé Areinbo; Pembaï.
E. ordinaria St.Dogny; Mont Mou.— E. Palersoni St. Mé Areinbo.
Euosmolejeunea trifaria St. Creek de Tao.
Frullania (2) angustala Mitt. Panié. — F. apiculala Nees.
St-Vincent. — F. Bescherellei St. Ouaoueoue. — F. bella St. Panié.
- —F, bicornuta S£. Pic des Sources; mont Mou. — F. caledonica
- G. Ouaoueoue; Dogny. — F. capillaris S£ Table Unio.— F. cor-
dislipula Nees. Dogny: — F. cornula St. Dogny. — F. deflexa
. Mit. Panié. — F. Fauriana St. Ouaoueoue.— F. Fleischeri St.
_ Dogny.— F. Graeffeana St. Malaoni.— F.grandiclada S/. Entre
Farino et Table Unio.— F. ligulifolia St. Poindimié; mont. de
_ Crêmon. — F. longispica St Dogny. — F. Ludoviciæ St. Mé
_ Areinbo. — F. Pancheri St. Pic des Sources. — F. philippinensis
St. Panié. — F. Powelliana Mitt Panié. — F. replicata Nees. Mé
Areinbo. — F. silvestris St. St-Vincent. — F. squarrosa Nees.
Wagap; Lifou. — F. symmetrica St. Dogny. — F. utriculala S&.
. Mé Areinbo.
_. Hygrolejeunea amboinensis Schiffn. Panié. — H. latistipula
SI, Poindimié.
Isotachis rupicola S4. Mt Mou.
Jamesoniella Balansae G. Mt Mou; Dogny; Pembai., — * J.
4e cordifolia Si. Mé Areinbo; St-Vincent ; Dogny. — J. cucullata
SE. Dogny. — J. navicularis St. Dogny; St-Vincent; Lifou.
_ Lepidozia adaplala St. Dogny. — L. autoica St. Panié. — *L.
bisetula S£. Dogny. — * L. fissa St. Mé Areinbo. — L. fissifolia
SE. Mt Mou. — L.. heterotexta S4. Dogny. — L. gonyotricha S. Lac.
Wagap. — L. Kajana St. Mé Areinbo; Pembai, creek Maritina;
. Poindimié. — L. Lawesii St. Pic des Sources. — L. Le Ralii St.
Si-Vincent; mont Mou. —— * L. Newtoni S4 Table Unio. — L.
parvifolia St. Mé Areinbo; Pembai; Dogny: creek de Tao. —
EL. simplex S/. Dogny. — L. supradecomposita Ldbg. St-Vincent.
L. tenera St. Panié. — L, trifida St. Mé Areinbo; Dogny. = Le
_triselosa SL. Entre Farino et Table Unio.
= Leptolejeunea filicaulis St. Panié. — L. Schiffneri Si. Panié
_ Lophocolea caledonica S4 Mt Mou. —— L,. defectlistipula St
Dogny.— *L. heteroflora S. Dogny.— L. papulosa St. Mt Mou:.
—— L. pilislipula St. Mé Areinbo; Dogny. — L. purpurea S£.
Dogny.— *L. Savesiana S4. Malaoui. — L. subcostata S1. Dogny.
. Madotheca maxima St. Malaoui; Table Unio; Cointio; entre
Boulouparis et Thio; ete. ie +
Mastigobryum angustatum St. Mé Areinbo; Dogny. — M. Bes-
Li
REVUE BRYOLOGIQUE ae EN
cherellei SL. Pic des Sources; mont Mou; Dogny. — M. capillare
St. Dogny ; Pembai. — M. Colensoi Mitt. Mé Areinbo; Dogny. —
M. dognyanum S£. Dogny. — M. echinalum G. Dogny. — M. filum
St. Pic des Sources. — *M. integristipulum S£. Dogny. — M.
Lenormandi St. Mt Mou; Pembai .— M. luxurians Si. Dogny;
mont Mou; St-Vincent. — M. marginalum; St. Mt Mou; St-Vin-
cent. — M. Pancheri.G. Pembai. — M. paucidens St. Mt Mou;
Panié. — M. pulchellum St. Entre Panié et Hienghene. —
*M. quadratum SE Mt Mou. — M. serrifolium St.Malaou,
mont Mou; Mé Areinbo; Dogny. — *M. subtile S. Lac.
Dogny; Panié. — M. tenax S/. Pic des Sources; mont Mou. —
M. varians Si. Pic des Sources. — M. villalum St. Dogny.
Mastigolejeunea Pancheri G. Pembai; Panié.
Mastigophora æquifolia St. St-Vincent. — M. caledonica St.
Pic des Sources. — M. diclados Endi. Table Unio.
Notoscyphus lulescens Mitt. Pembai; riv. d'Uaieme; Panié,
Nowellia caladonica Si. Dogny.
Odontolejèunea caledonica S£. Poindimié. — O. octoplicata
St. Poindimié. : |
Plagiochila aspera. S£. St-Vincent. — P. bialala Mitt. Dogny. —
P. bicornutla St. Mt Mou. — P. caledonica S£. St-Vincent. — P.
colonialis St. Dogny. — P. curvula S£. Mt-Mou. — P. dognyensis
St. Dogny. — P. erectifolia S/. Montagne de Cremon. — P. For-
mosæ St. Mé Areinbo. — P. grossitexta S1. Mt Mou. — P. incurva
Si. St-Vincent. — P. koghiensis St. Pembai. — P. Megeniana St.
. Panié.— P. minutifolia St. Pembai. — P. nigrescens St. Dogny.
— P. nulans St. Dogny. — P. opposila Nees. Mé Areinbo. —
P. Parisi St. Dogyn; Pembai. — P. paucidens St. Dogny. —
P. Pembeyana Si. Pembai. — * P. pulchra S4 Dogny, Pembai.
—— * P. rigidissima S/. Pic des Sources. — P. spathulæflora Mitt.
Mé Areinbo. —4P. subangulata Si. Dogny. P. subopposita
St. Pembai.- P. taeterea S/. St-Vincent; Mé Areinbo; mont
Mou. — P. {ahilensis Aongstr. Malaoui.— P. laona St. Montagne ,
de Cremon; Dogny.— P.lenuicaulis St. St-Vincent; Dogny; Mé
Areinbo. — P. viridissima S/ Mé Areinbo; mont Mou. —
_P. vulgarifolia S£. St-Vincent. ne
_ Pleurozia caledonica G. Mt Mou. — PI. gigantea St. Mt Mou.
Ptiloclada clandestina Mitt. Dogny. us
_ Radula anceps S. Lac. Dogny; Table Unio; Mè Areinbo. —
*R. calliculosa Mitt. Malaoui. — R. fissifolia SE Dogny. —
R. javanica G. Montagne de Cremon.— R. lacerala St. Mé Areinbo;
Pembai; Panié. — R. prolensa Ldbg. Dogny, Poindimié. — R._
flexa Nees et Mont. Entre Farino et Table Unio. — R. retroflexa
FNCNRPEERT utero le
CR REVUE BRYOLOGIQUE
Tayl. Creek Maritina. — R. similis St. Dogny ; Malaoui.— R. tri-
dens SE Dogny. — R. Vieillardi G. Dogny; Mé Areinbo.
“Scapania grandiloba Sf. Dogny.
Schisma edentatum S. Mt Mou. — S. Parisi St. Dogny; Mé
Areinbo. —S. piligerum Si. Mt Mou.
Schistochila caledonica St. Panié. — S. flavicans St. Pembai.
S. Gaudichaudi G. Pic des Sources. — S. incrassata Si Mt Mou.
Trichocolea laevifolia St. Dogny.
Thysananthus renilobus G. Poindimié. — T. spathulistipa
_ Tylimanthus actidens S/. Dogny. — T. bisezulus St. Dogny.
= —T. caledonicus G. Mé Areinbo.
Soit 74, et en comptant celles de l’île des Pins, dont trois d’ail-
… leurs (Frullania bella, Lophocolea pilistipula et Radula similis)
figurent dans la présente liste, mais non plus comme nouveautés,
83 espèces nouvelles, et au moins 16 espèces inédites. Je dis : au
_ Moins, parce que je n’ai pu naturellement donner ce renseigne-
ment que par les espèces appartenant à des genres déjà publiés
dans le Species Hepalicarum.
Les mousses (69 nouvelles, dont 2 Shagnum, et 34 dont la
_ présence est constatée pourla première fois dans l'île) récol-
_… tées au cours de cette exploration et de celles de File des
Pins seront, comme précédemment, décrites et mentionnées
par mon ami M. Brotherus dans la troisième Contribution à
la flore bryologique de la Nouvelle Calédonie, dont la publi-
cation est imminente, :
Général Paris
À,propos du nom du genre Dicranoloma
H eût été désirable que M. Cardot se fût renseigné un peu
avant de stigmatiser ma critique de ce nom « fort injustifiée ».
_: Alors notre honoré confrère serait, arrivé à savoir qu'il existe,
dans toutes les langues agglutinées, les classiques aussi bien que
les modernes, une loi sans exception selon laquelle, dans les mots
composés, la dernière partie constitue le membre principal, la
première ne servant qu’à déterminer celui-ci de plus près en lui
attribuant des propriétés non contenues dans sa propre notion ;
aussi qui se donnera la peine d’étudier la nomenclature bryolo-
8ique, trouvera-t-il sans difficulté, en tenant compte de cette
régle, une interprétation raisonnable de tous les noms généri-
ques (excl. Dicranoloma). Mais cela n’est pas le cas si on veut
arder le premier membre de la composition comme le principal
REVUEiBRYOLOGIQUE | 133
Aulacopilum, par exemple, signifie-t-il un sillon pourvu d’une
coiffe? Ou Rhabdoweisia, est-il un bâton ayant quelque relation
au genre Weisia? Certainement, personne ne songera jamais à
de telles traductions. Mais alors, il n’est pas non plus permis de
rendre le nom Dicranoloma par un Dicranum à bordure.
La langue grecque est bien capable d'exprimer cette dernière
notion, il existe déjà dans la nomenclature botanique des para-
digmes illustrants. Afin d’énoncer le caractère des feuilles bor-
dées Willdenow créa le nom Lomalophyllum, et Cassini, dans un
but semblable, Lomatolepis, or le mot Lomalodicranum désignerait
un Dicranum pourvu de bordure. Ç
Mais Dicranoloma ne peut signifier aucune autre chose qu’un
« loma dicrane», ce qui est une absurdité, soit que cet adjectif est
à prendre dans son acception originale, soit qu’il représente le
nom générique Dicranum. ee
L’anticritique de M. Cardot est tout-à-fait manquée. : Le
J. HAGEN. ne
Sur l’anneau du Cynodontium alpestre
En m'occupant de cette espèce, j'ai rencontré une structure
qui n’a pas été auparavant, à ma connaissance, observée dans le
règne des mousses.
L’anneau est placé ici d’une manière toute singulière.
Nous sommes habitués à voir cet organe séparer parfaitement
l’opercule du sporange, ces deux parties ne se touchant pas parce
que l’anneau atteint la surface d’un côté et pénètre, de l’autre,
jusqu’au péristome. k
Le seul auteur qui a étudié de plus près le Cynodontium alpes-
tre, Limpricht, indique que cette espèce manque d’un anneau
différencié, opinion en réalité bien facile à comprendre parce
qu’on voit, en détachant l’opercule pendant la préparation, que
le contour de l’opercule touche immédiatement à l'orifice du
sporange. Pourtant, en regardant un fruit venant d’être déoper-
culé, on aperçoit, autour de la base du péristome, un anneau
bien développé, composé d’une seule série de cellules à noyau
_ très distinct, hyalines et minces, sans aucune incrassation de leur
_ paroi externe. Il a donc, chez cette espèce, une position anor-
| male en ce que, sans atteindre la surface, il est tout situé dans un
sillon creusé le long de la marge intérieure de l'opercule et, par
conséquent, couvert parfaitement par la marge extérieure de cet
organe. | 3e. HR a.
La question se présente : Un anneau de telle construction peut-
#]
134 Lys REVUE BRYOLOGIQUE
il accomplir la même fonction qu’un anneau à position normale?
Sans doute il le peut. Si l'humidité, indispensable pour que son
contenu muqueux se gonfle et cause une rupture soit entre l’an-
neau et la capsule, soit entre le premier et l’opercule, peut trou-
_ ver accès à travers la partie superficielle endurcie d’un anneau
ordinaire, elle le peut certainement aussi à travers les cellules
_ operculaires qui le couvrent chez le Cynodontium alpestre.
J. HAGEN.
4
Bibliographie
HN. Dixon. — On some irish forms of Fissidens (Journal of
Botany, 1910, p.p. 145-149 et 1 pl.). — L'auteur décrit et figure,
sous le nom de Fissidens exsul, un Fissidens trouvé par M. Mc-
Ardle dans le jardin botanique de Dublin. Il est voisin du F. algar-
_ vicus et.du F. tequendamensis, espèce exotique (décrite dans la
Revue de 1880 par Lindberg sous le nom de F. Orrii) trouvée
aussi aux environs de Dublin dont elle paraît avoir disparu.
M. Mc-Ardle a trouvé aussi aux environs de Dublin une forme
remarquable de F. rufulus que M. Dixon décrit et figure.
._ G. Dismier. — Révision des Philonolis de l Amérique (Mémoi-
res de la Soc.Botanique de France, 1910, tirage à part de 37 p.)..
— M. Dismier divise les Philonotis en 4 sections dont il donne |
un tableau analytique ainsi que pour les espèces de chaque séc-
tion. Il réduit beaucoup le nombre des espèces, la même espèce
ayant été souvent décrite sous divers noms. On y trouve la des-
cription de deux sous-espèces nouvelles, l’une est la variété
serrata Kindb. du P. fontana sous le nom de P. americana et la
seconde, appelée P. fallax, est voisine du P. fontana.
I. THÉRIOT. — Diagnoses d'espèces et de variétés nouvelles
de’ mousses, 7€ article (Acad. de Géographie botanique, 1910,
p-p. 96-104). — Les espèces et variétés décrites ont été récoltées
par M. Franc à la Nouvelle-Calédonie. Cette note se termine par
une liste de 17 hépatiques.
- V. F. BrorTHERUS. — Contributions to the bryological flora
Of the Philippines, IL (The Philippine Journal of Science, 1910,
p-p- 137-162). Dans ce troisième fascicule sont décrits 29 espèces
nouvelles et un genre nouveau désigné sous le nom de Pseudora-
elopus. «Genus insigne, inter Racelopus Doz. et Molk. et Pogo-
nalum Brid: ponendum, ab hoc foliis lamellis omnino destitutis
ue papillosa, ab illo foliorum structura dignoscendum ».
REVUE BRYOLOGIQUE 7 5
TH. HERZOG. — Beiträge zur Laubmoosflora von Ceylon
(Hedwigia 1910, p.p. 115-145. —_ Le Catalogue est précédé d’une
étude sur la distribution géographique des mousses de cette île.
Cette collection a été déterminée par M. Brotherus qui décrit
un certain nombre d’espèces nouvelles.
E. VIoLLEAU. — Muscinées du Thouarsais (Deux-Sèvres) et
du Montmorillonnais (Vienne). Extrait du Bull. de la Soc. botan. a
des Deux-Sèvres, 1909-1910, p.p. 263-274.— Catalogue de mousses
et d’hépatiques avec indication des localités. +4
GYoRFFY ISTVAN. — Ueber die Pohlia carnea aus Sieben-
bürgen (Separat-Abdruck aus n° 3/4 IX. J ahrganses der Unga-
rischen Bot. Blätter, p.p. 121-126 et 1 pl.). — L'auteur décrit -
et figure dans une planche double, avec beaucoup de détails, le Re
Pohlia carnea. De.
THE BrRYoLoGisr. — Le n° 5 de 1909 contient : A. M. Smith,
Les Lesquereux (notice biographique). — C. Plitt, asexual repro-
duction of Leucobryum glaucum avec figures. — EÆ. G. Brillon, -
musci mexicani. — J. Hagen, à blunder in nomenclature, — L*
H. H. Barllett, the type locality of Sphagnum Faxonii. FA
— N°6: J. Grout, notes on Amblystegium, avec fig. et des-
cription d’une espèce nouvelle appelée A. Holzingeri. — W. €.
Coker, some rare abnormalities in liverworts, avec fig. — E. G.
Brillon, arctic mosses.— J. Hill, note on Amblystegium notero-.
philum.
— N°1 de 1910: E. G. Brition, Coe Finch Austin (biographie
avec portrait). — H:Æ. Greenwood, preliminary list of hepatics
collected in Worcester, Massachusetts. — A. Grout, further note
on Vermont bryophytes. V.
— N02:E. G. Brillon, a Plea for More and Better local
Work.— A.J. Grout, Amblystegium Holzingeri (a correction).
Le nom de A. Holzingeri ayant déjà été donné à une mousse
des Etats-Unis par Renauld et Cardot, ce nom doit être aban-
donné; M. Grout propose de le remplacer par celui de A. ame-
ricanum. — A. W. Evans, notes on North American hepaticæ,
— À. Lorenz, some Lophozias of the ventricosa group, avec 3pl
_ représentant avec beaucoup de détails ‘les L. longidens, longi- |
_ flora et confertifolia. à
k — N03:C.C. Haynes, Pleuroclada albescens found in united
_ States of America, avec 1 pl. contenant 6 fig. — J.-M. Holzin-
__ger, moss flora of the north shore of Lake Superior in Minne- à
sota. — R.S. Williams, on collecting mosses. — T. C. Frye,
Grimmia olympica E. G. Britton, n. sp. avec 1 pl. — J. L. She
don, additional localities for Connecticut hepaticæ and addi-
tional West Virginia hepaticæ. . Le
PTT PERS MOSS ON A EL TETE RE MERUE TE OS re PO
D OP
_ TABLE DES MATIÈRES DE LA 37° ANNÉE (1910)
PAR NOMS D'AUTEURS
Pages _
ES dope de Ve cute Ce fo RE OR
(ARDOT. — Diagnoses apr de mousses mexi-
Caines : >... TN LU A OIL
& Fontinalis maritima et F. molis. 4 Vos CRD
A propos du nom de genre Dicranoloma . ; 400
C PPEY _— La régénération chez les hépatiques. . . . . 59
Etudes phytogéographiques sur les mousses ee Le
de la ‘Haute-Shône. . :;: . "+", os 81, 99
ULMANN. — Contribution à la flore bryologique de la
DIRES x. re : 94
SMIER. — Quelques jours d’ herborisations dans les Pré.
nées basques . . . ; NE ns |
ON, — What is the true name of Cynodontium laxirete. PE
EN. — Protonéma et propagules chez les hépatiques. C7
AGEN. — Orthothecium _striétum : . . . 7. : . . . . 25
A propos du nom de genre Dicranoloma . L0.199
#» Sur l’anneau du Cynodontium alpestre. . y LT
JSNOT. — Bryum Mildeanum et Ceratodon purpureus
nd vtr en seed
DBERG. — Bryological notes . . . . Ps
EYLAN. — Weisia rutilans var. Hillieri et Fissidens Mon-
BUMIONT 4 ee vient à ge
y Contribution à la flore jurassienne. . …
ÉCROLOGIE. — Davies (p. 48). Gravet (p. 91). Stabler (p
: 92). Barnes (p. 92). Renauld (p. jte - SE os
ICHOLSON. — A new hybrid moss. : . . . Me
DYRRBER: Ex rc us RER 28,48, 92, 116
'ARIS. — Muscinées de l'Asie Orientale ent
Florule bryologique et hépaticologique de lle. =
des Pins. . Le
_ Hépatiques de la Nouvelle-Caléäonie ee ne
auLD. — Notes sur quelques Drepanocladus (Harpidia
HOT. — Espèces et verts nouvelles pour la pa
de France . .
. ue .