A/BalsS
4.3
Ear.
BIOLOGIA
CENTRALI-AMERICANA. |
INSECTA.
HYMENOPTERA. Voz. III.
(FORMICIDZ.)
BY
Proressorn AUGUSTE FOREL, M.D.
1899-1900.
\THSONAA
FEA 1 4 1979
LIBRARIES
BIOLOGIA CENTRALI-AMERICANA.
ZOOLOGIA.
Class INSECTA.
Order HYMENOPTERA.
ACULEATA (continued).
Section HETEROGYNA.
Fam. FORMICIDA *.
Les descriptions des fourmis de l’Amérique centrale se trouvent dispersées dans une
foule de monographies égrenées des divers auteurs. Dans mes “ Etudes myrmécolo-
giques,” en 1884 (Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. xx. p. 91), j'ai décrit les espéces récoltées
par le Dr. O. Stoll en Guatémala. Dans le ‘ Bullettino della Societa Entomologica
Italiana,’ 1890, p. 38, et 1896 (1 trim.), M. le Prof. Emery a décrit, sous le titre de
“Fauna Neotropica,” de nombreuses espéces récoltées A Costa Rica par M. Alfaro.
Diverses espéces du Mexique ont été décrites par M. Pergande dans les ‘ Proceedings
of the California Academy of Sciences,’ vols. iv. et v. 1894 et 1895. Dans la « Revue
d’Entomologie,’ 1893, p. 148, et dans le ‘Bulletin de la Société Entomologique de
France,’ 1898, p. 244, M. André a décrit quatre espéces nouvelles du Mexique. Mais
une grande quantité d’espéces de l’Amérique centrale sont les mémes que celles de
Amérique du sud et sont décrites dans les ouvrages qui traitent de cette derniére
faune.
Je tiens a remercier les personnes qui m’ont encouragé et aidé dans ce travail,
avant tout M. Godman, le regretté M. Salvin, et M. Champion, a Vinépuisable
obligeance desquels je suis redevable d’autant d’aide que de matériel, et surtout de
la patience avec laquelle ils ont supporté les retards dont le surmenage auquel j’ai
été soumis d’autre part a été la cause.
Je suis trés particuliérement redevable 4 M. H. Pittier de Fahega et 4 M. Ad. Tonduz,
mes compatriotes, vivant 4 Costa Rica, de lobligeance qu’ils ont mise 4 me procurer
le produit de leurs chasses, ainsi qu’ M. Henri de Saussure, qui m/avait déja autrefois
* Par A. Foret.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., April 1899, BB
2 HYMENOPTERA.
soumis le produit des siennes au Mexique, et 4 mon ami M. le Prof. Emery, qui m’a
laissé plusieurs espéces de Costa Rica et du Mexique a décrire.
Mes propres recherches dans un court voyage en Colombie m’ont fourni de nom-
breuses comparaisons et des remarques biologiques.
1° Sous-fam. PONERINAL.
[Lepeletier, Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 185 (1836). ]
La sous-famille des Amblyoponine, un peu insuffisamment assise, j'en conviens, que
jai instituée en 1893, dans le vol. xxxvii. des ‘ Annales de la Société Entomologique de
Belgique,’ p. 162, n’est pas connue encore dans Amérique centrale. Cependant j’ai
découvert moi-méme une Prionopelta en Venezuela; il est donc trés probable que
ce genre est répandu jusqu’au Mexique et qu’on le trouvera bientdt dans ]’Amérique
centrale.
Les tribus Myrmecii et Cerapachyi des Ponerine (Forel, J. c.) ne sont pas représentées
dans l’Amérique centrale, car je crois devoir séparer le genre Cylindromyrmex de la
premiére et le rattacher avec M. Emery aux Ponerii. Par contre je ne puis absolument
pas accepter la fusion des autres Cerapachyi avec les Doryline, comme la propose
M. Emery. A mon avis ce sont des Ponerine, et je crois devoir maintenir ce groupe,
tel que je lai défini. Le genre Acanthostichus se trouvera peut-étre encore dans_
lAmérique centrale.
1 Tribu PONERII.
CENTROMYRMEX.
Centromyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xvi. p. 894 (1866) ; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 15.
Spalacomyrmex, Emery, Ann. Mus. Genova, xxvii. p. 489 (1889).
1. Centromyrmex alfaroi.
Centromyrmex alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 40 (%) (1890)*; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 15°.
Hab. Costa Rica2, Alajuela (Alfaro 4).
TYPHLOMYRMEX.
Typhlomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 736 (1862); Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 16.
1. Typhlomyrmex rogenhoferi.
Typhlomyrmex rogenhoferi, Mayr, Verh. zool. bot. Ges. Wien, xii. p. 737 (%) (1862) °; xxxvii.
p. 538 (? et 3) (1887) *
Hab. Costa Rica, Alajuela, Atirro (Alfaro } ?).
oy
TYPHLOMYRMEX.PLATYTHYREA.
Race robustus. (Tab. I. figg.1, 1a, 2 )
Typhlomyrmex rogenhoferi (Mayr), r. robustus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 40 ( 8 ) (1890) °.
Typhlomyrmex robustus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 16%.
@. Long. 6:5 millim. Téte plus allongée que chez Vouvriére, rétrécie devant. Articles 335 du funicule
plus longs, aussi longs que larges. Thorax aussi étroit que la téte, déprimé en dessus. Pronotum avec
des épaules subanguleuses, distinctes. Métanotum convexe ; face déclive deux fois plus longue que la
face basale. Abdomen allongé, étroit, sans rétrécissement aprés le 1* segment. Mésonotum longitu-
dinalement ridé au milieu. Scutellum luisant, avec des points espacés. Sculpture du reste comme chez
Pouvriére, mais plus forte et plus mate; métanotum, pédicule et abdomen lisses et luisants sauf les
points piligéres. Pilosité et pubescence comme chez l’ouvriére. D’un brun foncé, plus jaundtre sur
Yabdomen ; épistome, mandibules, arétes frontales et deux bandes longitudinales sur le mésonotum dun
rouge brunatre terne; funicules, pattes, bord postérieur des segments et extrémité de abdomen d’un
jaune roussatre testacé, plus ou moins clair.
L’ouvriére n’ayant pas été prise avec cette ?,ce nest pas sans un certain doute que je la rapporte au
L. rogenhoferi, r. robustus. Un Ponéride ¢ d’Orizaba (H. H. Smith) pourrait bien étre un Typhlomyrmex ;
ila 3°5 millim., des ailes avec une cellule cubitale, une discoidale et une radiale fermée; la nervure
transverse s’unit au rameau cubital externe. Les mandibules assez longues ont un long bord terminal
oblique et tranchant. Le 1* article du funicule est presque globuleux. L’épistome est comme chez la 9.
Le mésonotum a deux sillons convergents; il est Iuisant avec des points épars assez gros. Le scutellum
est strié en long, le métanotum rugueux. Pétiole semblable & celui de la @, mais la dent de dessous
comprimée, transparente. L’abdomen est faiblement rétréci aprés le 1° segment, comme chez l’ouvriére.
La couleur est d’un brun presque noir, avec les pattes et les antennes brunes, les mandibules jaune
Toussatre et les ailes assez enfumées de brun. Je rapporte ce ¢ avec doute au genre, mais non pas a une
espéce déterminable.
Hab. Muxique, Orizaba (H. H. Smith) [3]; Guarimata, Purula en Vera Paz
(Champion) [ 2]; Costa Rica 4, Alajuela (Alfaro 8) [ ¥ }.
ALFARIA.
Alfaria, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 41 (1896).
1. Alfaria simulans.
Alfaria simulans, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 42, t. 1. fig. 5 (Se g)*
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).
Vit dans Ja terre et fait la morte quand on ouvre le nid. C'est aussi le cas dune
espéce du méme genre que j’ai trouvée en Colombie. Ce sont des fourmis hypogées,
craintives et lentes d’allure.
PLATYTHYREA.
Platythyrea, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 172 (1863) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p.' 27.
Les Platythyrea vivent sous l’écorce séche des arbres, ot elles font des nids analogues
a ceux des Leptothorax, mais en plus grand. Elles courent extrémement vite. Les
colonies de la P, punctata que j’ai observées moi-méme A la Barbade comprennent
un petit nombre d’individus, de 30 4 60 peut-étre. On y voit des individus noirs
et d'autres ferrugineux. [Js montent et descendent rapidement le long des trons
d’arbres.
BB 2
4 HYMENOPTERA.
1. Platythyrea cineracea. | .
Platythyrea cineracea, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xxx1 (3) (1886) ; Emery,
Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (8) (1890) 7; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 27°.
Hab. Cosra Rica, Liberia (Alfaro 2); Guarimata, Retalhuleu (Stoll *).
A la description de cette espéce il faut ajouter que les dents du métanotum sont
plus étroites que chez la P. pruinosa (P. punctata?), mais plus distinctes et un peu
recourbées en avant.
Un 3, long de 5'9 millim., aux ailes entiérement hyalines et avec le métanotum, le
pétiole et la base de l’abdomen fortement rugueux (fossettes longitudinales sinueuses),
récolté 4 Atoyac, Vera Cruz, Mexique, par M. H. H. Smith en mai, et un autre presque
semblable, mais un peu plus grande et aux ailes subhyalines, récolté en avril au
méme endroit me paraissent se rapporter a cette espéce. Mais c’est avec doute ;
le métanotum est bordé d’élévations lamelleuses.
2. Platythyrea inconspicua.
Platythyrea inconspicua, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 961 (¢) (1870)* ; Emery, Ann.
Soc. Ent. Fr. 1890, p. 56 (3 )°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 27’.
Hab. PANAMA *.— AMERIQUE MERIDIONALE, Cayenne 23, Amazones 2.
3. Platythyrea pruinosa.
Platythyrea pruinosa, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 962 ( %) (1870) ';. Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 277.
Hab. Mrxique!?; Guar&mata, Torola (Champion) [ ¥ ].
Un male récolté 4 Bugaba, Panama, par M. Champion me parait devoir se rapporter
a cette espéce. Il est trés voisin de celui de la P. punctata, mais un peu plus grand.
Les ailes sont enfumeées.
Je soupconne fortement que la P. pruinosa, Mayr, est synonyme de la P. punctata,
Smith, des Antilles.
CYLINDROMYRMEX.
Cylindromyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 967 (1870).
Holcoponera, Cameron, Whymper’s Great Andes, Suppl. Append. p. 92 (1891) (nec Mayr).
1. Cylindromyrmex godmani, sp.n. (Tab. I. figg. 2, 2a-c, 2.)
Q. Long. 12°5 millim: Mandibules lisses, luisantes, avec quelques stries Jatérales et terminales et trois ou
quatre dents obtuses, irréguliéres & leur bord terminal.
Epistome subvertical, sans caréne, avec une
impression médiane.
Les arétes frontales presque paralléles, trés élevées, proéminent chacune en avant,
en lobe arrondi, laissant entre elles deux, au milieu, une profonde et large échancrure. Elles se pro-
longent en arriére, par une strie élevée, j usqu’é Vocciput. La téte est une fois et demie plus longue que
large, rectangulaire, échancrée derriére, avec les cotés faiblement concaves au milieu. Les scapes sont
tres courts, fortement atténués & leur base, et renflés sur leurs = terminaux en forme de large massue,
presque aussi large que longue et trois fois plus épaisse que la base. Les articles 2 4 6 des funicules sont
CYLINDROMYRMEX.—ECTATOMMA. 5
trois fois plus épais que longs. Les yeuxsont situés en arriére du milieu des cétés de la téte. Dos du
pronotum presque horizontal, plus large que long, plus large derriére que devant; son bord postérieur
forme une forte concavité en arc de cercle.
Mésonotum et scutellum horizontaux. Métanotum & face basale un peu plus longue que la face déclive,
presque horizontale. La face déclive est subverticalement tronquée et finement bordée. Le thorax entier
est allongé, subcylindrique, 4 cdtés un peu comprimés.
Le noeud du pédicule est. en parallélipipéde droit, d’un bon tiers plus long que large, un peu plus étroit
devant que derriére, verticalement tronqué et bordé devant, avec une dent lamelliforme 4 chaque angle
antérieur inférieur. Derriére il est largement articulé & la moitié supérieure du 1* segment abdominal.
Abdomen allongé, cylindrique, tronqué devant, avec les angles antérieurs arrondis, faiblement échancré entre
chacun de ses quatre premiers segments, dont le 1° n’est qu’un peu plus long que les suivants. Cinquiéme
segment (pygidium) tronqué derriére, fortement bidenté 4 l’extrémité (longues dents), et bordé de quelques
denticules vers le bas, de chaque cété des dents. Pattes courtes; cuisses renflées ; tibias 4 peine deux
fois plus longs que larges.
Les pattes médianes et postérieures ont chacune deux éperons pectinés. Crochets des tarses simples.
Ailes d’un brun violacé, comme celles de la Xylocopa viclacea, Nervures et tache d'un brun foncé. Cellule
radiale fortement fermée, concentrée autour de la tache marginale.
Téte, pronotum, métanotum et pédicule fortement striés en long. Les stries sont irréguliéres, c. & d. qu’entre
les grosses stries et en partie sur les cétes qui les séparent, il y a des stries plus fines qui ne se continuent
pas toujours tout du long; parfois aussi une strie se partage ; cela donne aux parties striées aspect de
surfaces dont on a arraché des fibres. Quelques stries faibles ou éparses sur le mésonotum et le 1*
segment de l'abdomen. Pygidium, tibias et scapes finement réticulés et subopaques; ces derniers avec le
tiers antérieur terminal (obliquement et nettement délimité) grossiérement strié. Quelques rides arquées
en haut de la face déclive du métanotum qui est du reste lisse et luisante comme la face antérieure du
neeud du pédicule. Le reste de abdomen et du mésonotum, le dessous du corps, les cuisses et le scutellum
lisses et luisants avec des points épars.
Une pilosité brunatre assez courte, éparse sur le corps, les pattes et les antennes. Pubescence brunatre
médiocrement abondante sous l’abdomen et sur son extrémité, éparse ailleurs.
Noir; antennes, mandibules et cuisses d’un noir rougedatre ou d’un brun trés foneé. Tarses, surface tronquée
du pygidium et extrémité des scapes brunatres. Tibias et extrémité des funicules d’un jaune testacé.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui 2000! & 3000! (Champion).
>
Différe nettement des autres espéces par sa taille, la forme des scapes et des pattes,
la sculpture, des dents des mandibules, |’échancrure entre les arétes frontales, etc. Ces
différences ne peuvent tenir au sexe seulement.
ECTATOMMA.
Ectatomma, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 102, t. 6 (1858) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 23.
Subgen. Acanthoponera, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 732 (1862).
Subgen. Gnamptogenys, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 173 (1868).
Subgen. Holcoponera, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii, p. 540 (1887) (nec Cameron),
Soussgen. EcratomMa, sensu strictiore.
1. Kctatomma tuberculatum.
Formica tuberculata, Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 498 (%) (1791)*; Latr. Hist. nat. des
Fourmis, p. 210, t. 8. figg. 46.4 (%), ¢ (2) (1802) %.
Ponera tuberculata, Lepel, Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 192 (8 ?)°*
6 | HYMENOPTERA.
Ectatomma tuberculatum, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 102 (3), t. 7. figg. 10-13 (1858) ‘; Mayr,
Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 732°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 40 (1890) °;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26’.
Ponera (Ectatomma) tuberculata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1860, p. 306°.
Formica tridentata, Fabr. Syst. Piez. p. 42 (%) (1804) *.
Ectatomma ferrugineum, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 5 (8 $) fig. (1868) ° ; Amer.
Nat. ii. p. 61, t. 2. fig. 4".
Hab. Mexiqun™!911, Teapa en Tabasco (H. H. Smith), Temax et Valladolid en
Yucatan (Gaumer); Guatimata, Retalhuleu (Stol/), Teleman et Lanquin en Vera Paz,
Paraiso (Champion); Costa Rica, Jiménez, Pozo Azul (Alfaro®); Panama, Bugaba,
Caldera, David (Champion) [8 9 }.—AMERIQUE MERIDIONALE * °, jusqu’a Brésil* et
Pérou ”.
Vit en Colombie dans les foréts de la “tierra caliente,” ot on la prend surtout sur
le feuillage au contraire de l’espéce suivante (Fore/).
Commun sur les savanes de la “ tierra caliente” en Chiriqui (Champion).
2. Ectatomma ruidum. (Tab. I. figg. 3, 3a, %.)
Ponera (Ectatomma) ruida, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1860, p. 306 (8 9).
Ectatomma ruidum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 1862, p. 7327; xxxvii. p. 589°; Emery,.
. Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 14 (1890) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26°.
Ectatomma scabrosa, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (8) i. p. 31 (8) (1862) °; Roger, Berl. ent.
Zeitschr. 1862, p. 2927.
Hab. Mexique, Dos Arroyos en Guerrero, Vera Cruz (1. H. Smith); Nicaragua,
Chontales (Janson); Costa Rica, Alajuela (A/faro*) et Buenos Aires (Pittier)
[8 @ 3] (Tonduz); Panama (Stretch °), Caldera, David, Volcan de Ohiriqui
(Champion) [ % ].—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie!, Cayenne ', Brésil!.
J’ai observé cette espéce qui est trés commune en Colombie. Elle mine son nid dans
la terre, sans faire le moindre déme ni cratére. Les ouvertures sont étroites, A ras de
terre et difficiles 4 trouver. Les fourmiliéres ne paraissent pas étre trés peuplées, mais
il y en a beaucoup, surtout dans les foréts, les clairiéres et dans les terrains cultivés,
ainsi que dans les buissons.
3. Ectatomma bispinosum.
Ectatomma (Holcoponera?) bispinosum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 40 (3) (1890)';
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 23’.
Ectatomma (subgen. Ectatomma, sens. strict.) bispinosum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 5
(1896) *,
Hab. Costa Rica 23, Jiménez (Alfaro ').
ECTATOMMA. 7
Sous-gen. HoLcoPoNngeRA.
Les espéces de ce sous-genre vivent dans le bois pourri ou sous les pierres.
4, Ectatomma (Holcoponera) strigatum.
Ponera strigata, Norton, Amer. Naturalist, ii. p. 61 (1868) (sine descr.) '.
Polyrhachis strigata, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 4 (8%) (1868) *.
Ectatomma (Holcoponera) strigata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxiii. p. 167 (1891) °.
Gnamptogenys concentrica, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 1870, p. 963 (%)*.
Ectatomma (Holcoponera) concentricum, Mayr, op. cit. xvii. p. 540 (1887) *.
Hab. Mexique!~* (Norton, Bilimek).
5, Ectatomma (Holcoponera) curtulum.
Ectatomma (Holcoponera) curtulum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 15 (¥%) (1896) *.
@. Long. 5:1 millim. Un peu plus foneée que Vouvriére. Du reste mémes caractéres. Ailes enfumées de
brunatre.
Hab. Guarimata, environs de la Ville ( Champion) [| %]|; Nicaracua, Chontales
(Janson) [ 8 2]; Costa Rica, Alajuela (Alfaro) [ 8 }.
Var. stolli, n.
%. Differe de la forme typique par sa téte un peu plus rétrécie 4 occiput, ot elle est un peu plus étroite, et
par l’absence d’impression transversale distincte sur le métanotum. Couleur d’un brun plus foncé.
d. Long. 4 millim, Tibias d’un brun jaunatre (d’un brun foncé chez V’E. striatulum). Plus petit et plus gréle
que celui de I’. striatulum. Du reste & peine distinct. Ailes enfumées de brun.
Hab. GuatTimata, Retalhuleu (Stoll).
6. Ectatomma (Holcoponera) simplex. |
Ectatomma (Holcoponera) simplex, Kmery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 14 (% 9) (1896) '.
Hab. Costa Rica (Tonduz), Alajuela (Alfaro 3).
7. Ectatomma (Holcoponera) porcatum.
Ectatomma (Holcoponera) porcatum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 15 (¥) (1896) *.
Hab. Costa Rica, Alajuela (Alfaro ').
Sous-gen. GNAMPTOGENYS, Roger.
8. Ectatomma (Gnamptogenys) concinnum, (Tab. I. fig. 4, 3.)
Ectutomma concinna, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 103 ( 2?) (1858) ’.
Gnamptogenys concinna, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xvi. p. 892, t. 20. fig. 5 ($) (1866) ?;
XX, p. 963°; xxvii. p. 541°; xxxvi. p. 858°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 23°.
Ectatomma (Gnamptogenys) concinnum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 41 (8) (1890) ”.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro’); Panama, Bugaba (Champion) [ % ].—AMERIQUE
MERIDIONALE, Brésil ! ®, Pérou °,
8 HYMENOPTERA.
9. Ectatomma (Gnamptogenys) annulatum. (Tab. I. figg. 5, 5a, §.)
Ectatomma rimulosum (Roger), var. annulatum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil. p. 543
(8 g¢) (1887)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26’.
Ectatomma (Gnamptogenys) annulatum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 41 (¥% ¢) (1890)°;
XXviii. p. 20 (1896) *.
Hab. Costa Rica, Alajuela, Jiménez (Alfaro *); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui
(Champion) | % 2 |.—Brisii} 2. |
10. Ectatomma (Gnamptogenys) sulcatum. (Tab. I. figg. 6, 6a, ¥; 7, 2;
8, 8a, 3.)
Ponera sulcata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 99 (3) (1858) °.
Gnamptogenys sulcata, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 358 °.
Ectatomma sulcatum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26°.
@. Long. 6-5 millim. Ailes enfumées de brun. Durestecommel’ouvriére. Stries du métanotum longitudinales,
comme partout ailleurs. .
do. Long. 55 millim. Sculpture plus fine, mais du reste comme chez 1’ 8 ; couleur plus terne. Mandibules
triangulaires, brunes, & bord terminal denté. ‘Téte, abdomen, pédicule, métapleures, scutellum, funicules
et pattes, sauf les cuisses antérieures, bruns. Le reste du thorax, les cuisses antérieures, les scapes et le
premier article des funicules d’un jaune rougedtre moins brillant que chez la 2? et l’8 ; les deux faces
du métanotum subégales, la déclive obliquement tronquée.
Hab. Costa Rica, Alajuela, Jiménez (Alfaro 3); Panama, Bugaba (Champion) [ 8 2 ].
11. Ectatomma (Gnamptogenys) tornatum. (Tab. I. fige. 9,9, ¥.)
Ponera tornata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 15 (8 2? 3)".
Gnamptogenys tornata, Roger, op. cit. 1863, p. 174°; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx.
p- 964°.
Ectatomma tornatum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26 *.
Hab. Mexiqus, Vera Cruz14, Teapa en Tabasco (H. AH. Smith) [ 8], Orizaba
aussure); GUATEMALA, Retalhuleu (Stoll) [ ¥ ¢ ), Pantaleon (Champion).
12. Kctatomma (Gnamptogenys) splendidum.
Ectatomma (Gnamptogenys) rimulosum, Roger, var. splendidum, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci.
(2) v. p. 871 (8) (1895) *.
Hab. Mexiqur, Tepic (Eisen & Vaslit }).
Ce n’est point du tout une variété de VE. rimulosum, comme |’écrit M. Pergande.
Cette espéce est trés rapprochée de |’. continuum, Mayr (sec. ex type).
13. Ectatomma (Gnamptogenys) regulare.
Gnamptogenys regularis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 963, 964 (8 ¢) (1870) *.
Ectatomma (Gnamptogenys) regulare, Mayr, op. cit. xxxvil. p. 541 (1887) ’.
Ectatomma regulare, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 26°.
Hab. Mexique!?*; Panama, Bugaba (Champion) [ 8 ].
ECTATOMMA. 9
14. Ectatomma (Gnamptogenys) mordax.
Ponera mordaz, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 98 (¢ 3) (1858) *.
Ectatomma (Gnamptogenys) mordax, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 9 (1894)*; xxvii. p. 17
(1896) *.
Hab. Costa Rica (Alfaro } 2 *).—Brési..
15. Ectatomma (Gnamptogenys) alfaroi.
Ectatomma (Gnamptogenys) alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 145 (2) (1894) °.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).
16. Ectatomma (Gnamptogenys) rastratum.
Ectatomma rastratum, Mayr, Ver. zool.-bot. Ges. Wien, xvi. p. 890 (%) (1866) *; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 25°.
Ectatomma (Rhytidoponera?) rastratum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil. p. 539°.
Ectatomma (Gnamptogenys) rastratum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 41°.
Hab. Costa Rica?, Alajuela (Alfaro +).—Br&sit ?.
Sous-gen. ACANTHOPONERA.
17. Ectatomma (Acanthoponera) dentinode.
Ectatomma (Acanthoponera) dentinode, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 541 (3 2? 3)
(1887); Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 1437; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 24°.
Hab. Boutvie?; Brisii1 3.
Var. panamense, 0.
C’est une variété & sculpture plus dense, 4 pubescence plus abondante et 4 couleur d'un brun plus foncé.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui 3000! (Champion) [ & ].
18. Ectatomma (Acanthoponera) mucronatum.
Ponera mucronata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. iv. p. 299 (9) (1860) °.
Ectatomma (Acanthoponera) mucronatum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 733 ( ¥ ) (1862) *.
Hab. Bresit}?.
Var. minor, 0.
%. Long. 5°3 millim. Epine de V’écaille un peu plus relevée, formant moins d’angle avec Vécaille. Taille
plus petite.
Hab. Mzxiqun, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [ ¥ }.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., April 1899. cc
10 HYMENOPTERA.
PARAPONERA.
Paraponera, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 100, t. 7 (1858) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 18.
1. Paraponera clavata.
Formica clavata, Fabr. Syst. Ent. p. 394 (3) (1775) *.
Ponera clavata, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 188 ( ?) (1886) °.
Paraponera clavata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 100 (4), t. 7. fig. 6 (1858) *; Emery, Bull. Soc.
Ent. Ital. xxii. p. 42 (3 2) (1890)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 18°.
Formica aculeata, Oliv. Encycl. Méthod. Ins. vi. p. 498 (2?) (1791) °.
Ponera aculeata, Lepel. Encycl. Méthod. Ins. x. p. 184 (?)”.
Formica spininoda, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 207 (% ?), t. 7. fig. 45 (1802) °.
Ponera tarsalis, Perty, Del. Anim. Artic. Brasil. p. 185, t. 27. fig. 2 (2) (1833) °.
Hab. Nicaragua, Chontales (Janson) ; Costa Rica, Jiménez, Sarapiqui (Alfaro +).—
AMERIQUE MERIDIONALE, Jusqu’a Paraguay.
PACHYCONDYLA.
Pachycondyla, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 105, t. 7 (1858) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 382.
1. Pachycondyla enescens. 7
Pachycondyla enescens, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. pp. 396, 397 (8) (1870);
Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 72°; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (2) (1890)*;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 32%.
d. Long.9410 millim. Gréle. Epistome avec une impression médiane devant. Yeux relativement petits.
Téte convexe derriére. Scape plus long qu’épais. Face basale du métanotum plus longue que la face
déclive. Cette derni¢re obliquement tronquée et grossi¢rement ridée en travers, Noeud du pédicule en
cone arrondi et élevé, beaucoup plus haut qu’épais 4 la base. Abdomen allongé. Pygidium en pointe
longue et aigué. Hypopygium en lamelle allongée, acuminée, assez plate. Valvules génitales extérieures
grandes, arrondies & l’extrémité.
Subopaque, finement ponctué ; métanotum avec des rides et rugosités grossiéres.
Pilosité dressée brundtre espacée sur le corps, nulle sur les tibias et les tarses. Pubescence roussatre abondante
sur les membres, plus espacée sur le corps.
Noir. Antennes et pattes brun foncé. Mandibules et tarses brundtres. Ailes teintes de brunatre, mais
encore transparentes. A la base des segments abdominaux un léger reflet métallique peu apparent.
Hab. Costa Rica ?4 (Pittier) [8 3], Alajuela (Alfaro ?).—Cotomsrn 2 4.
2. Pachycondyla flavicornis.
Formica flavicornis, Fabr. Ent. Syst., Suppl. p. 280 (%) (1789); Latr. Hist. nat. des Fourmis,
p. 202, t. 7. figg. 42 B (2 ?), 43 (¥) (1802) ?.
Ponera flavicornis, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 190 (u 9) (1836) °; Smith, Cat. Hymen.
vi. p. 95 *.
Pachycondyla flavicornis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xiii. p. 439°; Emery, Ann. Soc. Ent.
Fr. 1890, pp. 58, 73°; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890)7; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 33°.
Hab. Guatimata®, El Reposo (Champion); Costa Rica °, Alajuela, Jiménez
PACHYCONDYLA. 11
(Alfaro1); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ 3 ].—AMERIQUE
MERIDIONALE, Colombie 8, Guyane 8, Brésil’, Pérou ®.
Commune dans la forét vierge de Colombie, courant surtout par terre (Lore/).
Var. obscuricorms.
Pachycondyla flavicornis (Fabr.), var. obscuricornis, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, pp. 58, 73
(%)°; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890) ”.
Hab. Costa Rica®, Alajuela (Alfaro !°).—AMERIQUE MERIDIONALE, Para ?.
3. Pachycondyla apicalis,
Formica apicalis, Latr. Hist. nat. des Fourmis, p. 204, t. 7. fig. 42 a (8) (1802) *.
Ponera (Myrmecia) apicalis, Latr. Gen. Crust. et Ins, iv. p. 128°.
Ponera apicalis, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 97°.
Pachycondyla apicalis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xiii. p. 439°; Emery, Ann. Soc. Ent.
Fr. 1890, p. 73 (%)*; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 827.
Hab. Costa Rica? (Tonduz) [% 2], Alajuela, Pozo Azul, Juan Vifias (Alfaro °) ;
Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ ¥].—AMERIQUE MERIDIONALE®,
Guyane ®, Brésil 3.
Commune dans la forét vierge de Colombie, courant surtout par terre (Forel).
4. Pachycondyla carinulata.
Ponera carinulata, Roger, Berl. ent. Zeitschr, v. p. 4 (9) (1861) °.
Pachycondyla carinulata, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 397 >; Emery, Ann. Soc.
Ent. Fr. 1890, p. 73 (3)°.
Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Guyane 2, Brésil! °.
Race azteca, 0.
%. Long. 7 millim. Labdomen n’est pas tronqué, mais arrondi devant. Le nceud du pédicule est beaucoup
plus haut derriére que devant. Sa face supérieure est fortement déclive d’arriére en avant. Sa face
postérieure est convexe et presque deux fois plus haute que la face antérieure; cette derniére est plane.
Abdomen plutét court, peu échaneré aprés le 1° segment. Téte tronquée derriére. Correspond du reste
& la description de Roger. Liespéce typique est de Cayenne.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) [ 8 |.
5. Pachycondyla fetida.
Formica fetida (? Linn.), Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 502 (1791); Latr. Hist. nat. des
Fourmis, p. 206 (2?) (1802) °*. I
Ponera fotida, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 95 (1858) * ; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1860, p. 812 (2 )*.
Pachycondyla fetida, Roger, Verz. Formicid.. p. 18 (1863) >; Emery, Ann. Soe. Ent. Fr. 1890,,
p. 74 (8) °; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43 (1890) 7; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 33°.
Hab. Costa Rica®8, Alajuela, Jiménez (Alfaro’); Panama, Bugaba, Volcan de
Chiriqui (Champion) [ 3 2 ].—AmiRique MERIDIONALE*, Guyane 46)
ce 2
12 HYMENOPTERA.
6. Pachycondyla fuscoatra.
Ponera (Pachycondyla) fuscoatra, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p.- 8 (8)’.
Pachycondyla fuscoatra, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xiii. p. 439 *; Emery, Ann. Soc. Ent.
Fr. 1890, pp. 58, 71 (%)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 34‘.
Hab. Costa Rica?4; Panama, Bugaba (Champion) [ 9 ].—AMERIQUE MERIDIONALE,
Colombie 134, Venezuela 13 4,
as
Race transversa.
Pachycondyla fuscoatra (Roger), st. transversa, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890)°;
Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 58 (8 2)°*
Pachycondyla transversa, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 857.
Hab. Costa Rica 67, Alajuela, Juan Vifias (Alfaro ®).—Coomsts (Forel).
Niche dans la terre des foréts, tierra caliente (Forel).
7. Pachycondyla purpurascens, sp. n. (Tab. I. fig. 10, 9.)
%. Long. 17 millim. Bien plus grande et plus robuste que la précédente, dont elle différe par le noeud du
pédicule aussi large devant que derriére (plus large derriére chez la P. transversa), par sa téte plus grande,
plus striée et moins densément ponctuée (chez la P. transversa il y a devant plutét des rides que des
stries). Pubescence plus diluée. Mandibules plus lisses. Fosses antennaires plus profondes, a bord
antérieur plus relevé. La téte est aussi un peu plus large derriére.
D’un noir & beau reflet métallique pourpre foncé. Pattes et antennes brunes, Mandibules, extrémité de
Vabdomen et tarses roussatres.
Hab. Costa Rica, Caché (Rogers).
8. Pachycondyla harpax.
Formica harpax, Fabr. Syst. Piez. p. 401 (1804) ?.
Pachycondyla harpax, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 897 (¢2)?.
Hab. AMERIQUE MERIDIONALE! 2, jusqu’A Paraguay.
Race montezumia.
Pachycondyla montezumia, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 108 (¢ 3) (1858) *.
Pachycondyla orizabana, Norton, Amer. Nat. ii. p. 64 (%) (1868) *; Proc. Essex Institute, Vi.,
Comm. p. 8°.
%. Différe de la forme typique par sa taille un peu plus faible, mais surtout par son pronotum et son mésonotum
beaucoup moins convexes, le pronotum bien plus fortement bordé, par son abdomen et son pédicule subopaques,
densément ponctués, par sa pubescence plus dense et plus longue.
Hab. Mrxique*~, Tepic (Hisen), Huaztec (Saussure), Orizaba (Norton, Saussure),
Teapa en Tabasco (H. Z. Smith) ; GUATEMALA, environs de la ville, Mirandilla
(Champion), Retalhuleu (Stoll); Nicaragua, Chontales (Janson) [¥ 9]; Costa Rica
(Tonduz).—CoLomBIE; VENEZUELA.
Niche dans la terre, dans les tiges séches et creuses et dans le bois pourri
(Forel).
PACHYCONDYLA. 13
9. Pachycondyla levigata.
Ponera laevigata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 98 (% ) (1858) *.
Pachycondyla levigata, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 358 (1886) *; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 34°.
Pachycondyla gagatina, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, pp. 71, 75 (3 )*.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro ? 4).—AMERIQUE MERIDIONALE, ga '.
10. Pachycondyla lineaticeps.
Pachycondyla lineaticeps, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lili. p. 502 (% ) (1866) +; Emery,
Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 73 (%)?; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890) °; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 34°.
Hab. Muxique?%, Cordova (Sallé); Costa Rica?4, Jiménez (Alfaro*); Panama,
Bugaba (Champion) [ 8 |.
11. Pachycondyla pallipes.
Ponera pallipes, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 98 ( 2) (1858) * (nec p. 87. no. 16).
Pachycondyla pallipes, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 858°; Emery, Ann. Soc. Ent.
Fr. 1890, p. 73°.
Ponera crenata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 3 (¢ )*.
Pachycondyla crenata, Mayr, Reise Novara, Formicid. p. 65°; Verh. zool.-bot. Ges. Wien, XXXVIl.
p. 524 (8 2)”. |
Pachycondyla pallidipes, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 34".
Hab. AMf#RiQUE CENTRALE? 7,—CoLomBIE 47; GuyaNE’; Brésiu’, Pard!.
Var. mesta.
Pachycondyla mesta, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. pp. 395, 397 (%) (1870) *,
Pachycondyla crenata (Mayr), var.? masta, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, EXXvil. p. 534 (% )
(1887) °.
Pachycondyla pallipes (Smith), var. mesta, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890)
Pachycondyla pallidipes, var. mesta, Dalla Torre, Cat. Hymen, vii. p. 34".
Had. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1°).—Co.omstx ® 9 11 (Foreé).
lo
Niche dans les tiges séches et creuses des buissons (Fore/).
12. Pachycondyla striatinodis.
Pachycondyla striatinodis, Emery, Aun. Soc. Ent. Fr. 1890, pp. 74, 75 (%)’; Bull. Soc. Ent. Ital.
xxii. p. 43 (1890)?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 35°.
Hab. Guatéimauta, Pantaleon (Champion); Costa Rica®, Alajuela et Jiménez
(Alfaro}?); Panama, Bugaba (Champion) [x }.
13. Pachycondyla theresiz, sp.n. (Tab. I. fig. 11, 3.)
%. Long. 11:54 12:5 millim. Plus petite que la P. villosa, avec laquelle on la confond 4 premicre vue, et
dont elle différe par les caractéres suivants :—
14 HYMENOPTERA.
Mandibules plus courtes, armées de 13 dents moins distinctes, plus larges & la base, bien plus luisantes, avec
des stries plus grossiéres, moins serrées. La téte n’est pas ou est & peine échancrée derriére et a les cétés
bien plus convexes. L/’épistome n’a pas d’impression au milieu de son bord antérieur. Le 2™° article du
funicule n’est pas plus long que le premier. Le pronotum est beaucoup moins fortement bordé ; le bord
est plus obtus et ne surplombe pas de cété. Le pronotum est plus étroit, pas beaucoup plus large que le
mésonotum. La face déclive du métanotum est & peine obtusément subbordée. Le noeud du pédicule
est plus long que large. La pubescence est d’un jaune doré plus foncé. A part cela, la sculpture, la
pubescence, la pilosité, la couleur et la forme sont identiques A celles de la P. villosa, avec laquelle cette
forme parait avoir été confondue.
Hab. Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ ¥ ].
Je dédie cette espéce 4 Son Altesse Royale la Princesse Thérese de Baviére.
Var. bugabensis, n.
%. Long. 10411 millim. Encore plus petite.
Mandibules lisses, luisantes, avec des points épars, légérement et trés finement striolées vers la base, avec le
bord externe plus fortement concave. Téte plus longue que large; du reste identique.
Hab. Panama, Bugaba (Champion) [ % }.
14. Pachycondyla unidentata.
Pachycondyla unidentata, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 720 (% 2?) (1862)'; Emery,
Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 73 (¥)?; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 42 (1890) *; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 35%.
Hab. Mexique*, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) ; Costa Rica 24, Alajuela, Jiménez
(Alfaro*); PanaMa, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [% 9 ].—Am#RIQUE
MERIDIONALE, juxqu’a Brésil.
15. Pachycondyla villosa.
Formica villosa, Fabr. Syst. Piez. p. 409 (%) (1804)’; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 288 *.
Ponera villosa, lig. Mag. Ins. vi. p. 194 (8) (1807)°; Lepel. Hist. Ins. Hymén. i. p. 192 (2?)
(1836) “; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p.1 (9 g)°.
Pachycondyla villosa, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 720°; Sitzungsb. Akad. Wiss.
Wien, Ixi. p. 397 (?) 7; Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. (6) x. p. 74°; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii.
p. 43 (1890) °; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 35”.
Ponera bicolor, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 242 (8) (1845) ™.
Ponera pilosa, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 95 (@) (1858) ”.
Ponera pedunculata, Smith, loc. cit. p. 96, t. 6. fig. 25 (8); Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 81
(1862) “; Norton, Amer. Nat. ii. p. 61 (3).
? Ponera amplinoda, Buckley, Proc. Ent. Soc. Phil. vi. p. 171 (1866) **.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas 16,—Mexiqur 89 15. Presidio de Mazatlan
(Horrer), Tepic (Eisen), Teapa en Tabasco (H. H. Smith), 'Temax en Yucatan (Gaumer) ;
GuaTEmaLa, Pantaleon, San Gerénimo (Champion); Costa Rica, Alajuela, Jiménez
(Alfaro®); Panama (Stretch 4) [9 2 3 ].—AMBRIQUE MERIDIONALE, Jusqu’a Paraguay 8.
Commune dans les foréts, oti elle court rapidement le long des arbres (Forel).
PACHYCONDYLA.—PONERA. 15
Race curvinodis, n. (Tab. I. fig. 12, 8.)
%. Long. 13.418 millim. Mandibules lisses et luisantes, plus longues et 4 dents plus larges que chez la
forme typique. La face déclive du métanotum a un bord relevé en aréte proéminente. L’écaille,
fortement bordée, a une extrémité antérieure supérieure (ou un sommet) prolongée en avant, et surplombant
en cap la surface antérieure qui est distinctement concave, vue de profil (verticale chez la forme typique).
Du reste comme le type, mais plus grande.
Hab. Guaréimata, Las Mercedes, Torola (Champion); Panama, Bugaba, Volcan de
Chiriqui (Champion) | & ]}.
PONERA.
Ponera, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iv. p. 128 (1802); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 37.
Ponera, sensu strictiore, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 1862, p. 713.
1. Ponera ferruginea.
Ponera ferruginea, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 100 (¢) (1858)*; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, xxxvi. p. 358 (1886) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 39°.
Hab. Mexique!-3.
Var.? panamensis, n.
2. Long. 6°5 millim. Correspond assez & la description de Smith, mais plus grande. Téte rectangulaire
arrondie, plus longue que large. Mandibules avec environ 9 dents en partie larges, en partie petites, a
bord terminal long; elles sont lisses, luisantes, avec des points épars. Ailes teintées de jaunatre, avec les
nervures et la tache d’un brun clair.
Différe de la P. leveillet, Emery (% ), par sa taille plutot plus faible, par la présence d’un sillon oblique 4 la
base des mandibules, par la téte et le thorax qui sont densément réticulés-ponctués et presque mats, par
les scapes qui ont quelques poils dressés et par la face déclive du métanotum qui a quelques gros points
enfoncés plus ou moins réticulaires au pourtour. Eeaille concave derriére, de V’épaisseur de celle de la
P. sakalava, mais aussi épaisse en haut qu’en bas.
Hab. Panama, Bugaba (Champion) [ 2 ].
2, Ponera constricta.
Ponera constricta, Mayr, Hore Ent. Ross. xviii. p. 31 (% ) (1884) '; Dalla Torre, Cat. Hymen. vil.
p. 39°.
Ponera josephi, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xl (3) (1886) °.
Hab. Panama, Bugaba (Champion) [ 2 ].—AMERIQUE MERIDIONALE, Cayenne’, Brésil? *.
Commune partout, rodant dans les broussailles et le long des chemins, en Venezuela
et en Colombie (Forel).
3. Ponera stigma.
Formica stigma, Fabr. Syst. Piez. p. 400 (?) (1804)*; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 288’.
Ponera stigma, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 434 (g) (1887) °; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii.
p. 43 (1890) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 42°.
Ponera quadridentata, Smith, Journ. Linn. Soc., Zool. iii. p. 143 (-¢ ) (1858) °.
16 HYMENOPTERA.
Ponera americana, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 722 (8) (1862) "; xxvii. p. 663
(3 o)*. |
Hab. MeExique*; Costa Rica (Tonduz), Alajuela (Alfaro *).— AMERIQUE MERIDIONALE 4.
—ARrv Is. 35 6,
Trés commune, dans le bois pourri des foréts et dans les tiges creuses en Colombie et
en Venezuela (Forel).
Var. attrita.
Ponera stigma, var. attrita, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 362°.
Hab. Guarimats, Las Mercedes (Champion) [ §]; Panama, Bugaba (Champion) [ @ ].
—ANTILLEs, St. Vincent [ ¥ 2 ]°.
4, Ponera nitidula.
Ponera nitidula, Emery, Bull. Soc. Ent, Ital. xxii. p. 43 (¥ ) (1890)'; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vii. p. 40 ?.
Hab. Costa Rica! 2,
5. Ponera ergatandria.
Ponera ergatandria, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 365%.
Hab. Costa Rica (Pittier) { ¥ ]—Antruuzs, St. Vincent! [8 9 ¢ ].
6. Ponera cognata.
Ponera cognata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 24 (%) (1896) *.
Hab. Costa Rica, Jiménez, Suerre (Alfaro !).
7. Ponera foda.
Ponera feda, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 364°.
Hab. GuaT&MaLa, environs de la ville (Champion).— ANTILLES, St. Vincent !. |
Un peu plus grande que la forme typique de St. Vincent.
8. Ponera ochracea.
Ponera ochracea, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 390, nota ( 9) (1855) *.
Hab. EvRoPe MERIDIONALE!,
Race guatemalensis, n.
%. Differe de la forme typique d’Italie par ses yeux distincts, quoique trés petits, par sa taille un peu plus
petite et ses antennes plus gréles. La téte est trés mate et trés densément ponctuée.
Malgré la grande différence de l’habitat, je n’ose en faire qu’une race.
Hab. Guatéma.a, Aceituno (Champion); Nicaragua, Chontales (Janson).
LEPTOGENYS. 17
2” Tribu LEPTOGENYI.
LEPTOGENYS.
Leptogenys, Roger, Berl. ent. Zeitschr. v. p. 41 (1861) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 46.
Subgen. Lobopelta, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges, Wien, xii. p. 783 (1862) ; Jahrb. des Hamb. Wiss.
Anstalt, x. 2, p. 198 (1893).
Les Leptogenys vivent en Colombie dans les trones pourris des foréts (Forel). Leurs
? sont encore inconnues, probablement aptéres.
Sous-gen. LEPTOGENYS, sensu strictiore.
1. Leptogenys punctaticeps.
Leptogenys punctaticeps, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 62, nota (%)*; Bull. Soc. Ent. Ital.
xxi. p. 437; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 46°.
Hab. Costa Rica 3, Jiménez (Alfaro 1*).
2. Leptogenys rita, sp. n.
%. Long. 4 millim. Trés étroite et gréle. Mandibules longues comme a peu prés les $ de la téte, assez
étroites, presque droites (faiblement courbées vers l’extrémité), avec le bord interne presque paralléle au
bord externe et avec un bord terminal oblique, court et tranchant. Epistome avancé en triangle trés
étroit et trés allongé, avec une caréne trés élevée et trés aigué. Les yeux trés petits, n’ayant guére plus
de 8 4 10 facettes, ne sont éloignés du bord antérieur de la téte que de Ja largeur de leur diamétre. Téte
rectangulaire, 4 bord postérieur assez distinct, un peu plus large devant que derriére, une fois et 3 plus
longue que large (sans le triangle de l’épistome). Les scapes dépassent l’occiput. Articles 9 et 10 des
funicules légérement plus larges que longs (2 4 6 plus longs que larges). A part les courbes subégales du
devant du pronotum et de la face déclive du métanotum, le profil du thorax est subrectiligne. La face
basale du métanotum est plus longue que le pronotum et le mésonotum réunis; ce dernier trés petit,
transversal. Face déclive basse, longue comme les 2 de la basale. Nceud du pédicule bien plus long que
large, rétréci devant, vu de profil presque carré, mais avec le bord supérieur (c. 4 d. la face supérieure)
distinctement incliné en avant et faiblement convexe, de sorte que son pan avtérieur vertical est plus
court que le postérieur qui est vertical aussi. Abdomen trés allongé, distinctement, mais faiblement,
rétréci aprés le premier segment. Pattes gréles.
Lisse et luisante avec des points petits et trés épars (un peu moins épars vers le devant de la téte). Quelques
rides sur le triangle de l’épistome ; quelques réticulations sur le bas des cétés du métanotum. Pilosité
éparse, fine, jaundtre, pointue, plus abondante, mais oblique sur les pattes et les antennes. Pubescence
éparse, passant a la pilosité.
Roussatre. Abdomen et scapes d’un roux jaunatre. Pattes jaunatres.
Hab. Panama, Colon (reeu par M. le Prof. Emery).
Je dédie cette espéce 4 Mme. Rita Emery.
Se distingue par sa forme svelte et gréle.
8. Leptogenys venatrix, sp. n.
%. Long. 4:24 4:4 millim. Plus robuste que la précédente. Mandibules, épistome et antennes comme chez
la LZ. rite, mais les art. 9 et 10 du funicule sont au moins aussi longs que larges. Les yeux sont places
de méme, mais ont 32 4 35 facettes. La téte plus large et plus courte, seulement d’ + plus longue que
large, a un bord postérieur rectiligne, 4 rebord légérement relevé. Le pronotum et le mésonotum réunis
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. I1I., Aprid 1899. DD
18 HYMENOPTERA.
sont aussi longs que le métanotum. Ce dernier a une face basale convexe, s’‘inclinant en arriére, et’ une
face déclive courte. Noeud presque squamiforme, bien plus large que long, rapidement et fortement
rétréci devant, haut, légérement concave sur sa large face postérieure. Vu de cété, il a deux pans
verticaux, dont l’antérieur plus court, et une courte face supérieure un peu inclinée en avant. Abdomen
bien plus court que chez la L. rite, légérement rétréci aprés le 1°° segment.
Sculpture comme chez la ZL. rite, mais la pilosité est plus abondante et assez dressée sur les pattes et les
antennes. D’un brun un peu roussdtre ou rougedtre. Pattes, antennes, mandibules et extrémité des
segments abdominaux d’un rouge jaunatre.
Hab. Panama, Colon (recu par M. le Prof. Emery).
Parente de la précédente, mais distincte par sa forme plus robuste, son pédicule, ses
yeux et sa couleur. |
Sous-gen. LoBOPELTA.
4. Leptogenys (Lobopelta) famelica.
Leptogenys famelica, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 59 (1896) }.
Hab. Costa Rica, Suerre, Jiménez (Alfaro 1).
5. Leptogenys (Lobopelta) mexicana.
Lobopelta mexicana, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 966 (3) (1870) *; xxvii. p. 6657;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 45°.
Hab. Muxique?? (Bilimek!), Moyoapam (Saussure).
6. Leptogenys (Lobopelta) pusilla.
Lobopelta pusilla, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43 (8) (1890)'; Dalla Torre, Cat. Hymen.
Vil. p. 45°,
Hab. Costa Rica?, Jiménez (Alfaro 1).
3™¢ Tribu ODONTOMACHII.
ANOCHETUS.
Anochetus, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 58 (1861); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 47. -
Stenomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 711 (1862).
Sous-gen, STENOMYRMEX.
{Mayr, loc. cit.; Forel, Mittheil. Schweiz. ent. Ges. vii. p. 882 (Fourmis Madag., Keller). ]
1. Anochetus (Stenomyrmex) emarginatus.
Myrmecia emarginata, Fabr. Syst. Piez. p. 426 (1804)'. :
Anochetus emarginatus, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890, p. 63*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p- 47°.
Hab. AMERIQUE MERIDIONALE !, Colombie 23.
ANOCHETUS.—ODONTOMACHUS. 19
Race striatulus.
Anochetus (Stenomyrmex) emarginatus (Fabr.), r. striatulus, Emery, Ann. Soc. Ent. Fr. 1890,
p. 64(%) 4; Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 43°; ibid. xxvi. p. 186°.
Anochetus striatulus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 48”.
Hab. Costa Rica 4 ®?, Jiménez, Alajuela (Alfaro °).
ODONTOMACHUS.
Odontomachus, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iv. p. 128 (1802), xili, p. 257 (1805); Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 49. .
Pedetes, Bernstein, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xi., Sitzungsb. p. 7 (1861).
1. Odontomachus affinis.
Odontomachus affinis, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 423 (1845); Roger, Berl. ent. Zeitschr.
v. p. 277; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 49°.
Hab. Briésit 123,
Race panamensis, n. (Tab. I. figg. 18, 184, &.)
%. Long. (étendu, avec les mandibules) 8:3 410 millim. Beaucoup plus petit et un peu plus gréle que la
forme typique, mais avec les funicules des antennes bien moins gréles, a articles moins clavés, couleur d'un
brun jaundtre ou d’un jaune brunatre plus pale. Stries du pronotum circulaires. Pubescence plus
longue, plus fine et plus abondante. Pilosité bien plus fine, d’un jaune pale (brunatre et assez grossiére
chez le type). Du reste comme la forme typique, mais plus de poils sur le thorax et sur la téte.
@. Long. 12 millim. Sauf les stries du pronotum qui sont transversales, mémes différences que 3.
3. Long. 7-2 millim. Plus luisant, bien moins pubescent et 4 sculpture moins serrée que 1'0. hematodes.
Ecaille plus obtuse, moins acuminée. Jaunatre, varié de brun; trois taches brunes sur le mésonotum.
Ailes hyalines, 4 tache marginale brune et nervures pales.
Hab. Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [| § 2 ¢ ]. |
2. Odontomachus chelifer.
Formica chelifera, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 188, t. 8. figg. 51, 52 (3) (1802) °.
Ponera (Odontomachus) chelifera, Latr. Gen. Crust. et Ins. iv. p. 128’.
Odontomachus chelifer, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 186 (%) (1836)°; Roger, Berl. ent.
Zeitschr. 1861, p. 274; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (1890) °; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 49°.
Odontomachus cheliferus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 77 (1858)"; Lucas, Bull. Soc. Ent. Fr. 1859,
p. clx®.
Odontomachus hematodes, r. theresie, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. 1895, p. 41”.
Hab. Mexiqus, Colorado, prés de Vera Cruz (S.A. Roy. Princesse Thérége de Baviére ®) ;
Cosra Rica, Jiménez, Alajuela, Palmares (Alfaro®); Panama, David (Champion) [ § ].
—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie®, Cayenne 8, Pérou °, Brésil ®.
On le trouve en général isolé dans les foréts et les broussailles (Fore?).
3. Odontomachus hastatus.
Myrmecia hastata, Fabr. Syst. Piez. p. 426 (%) (1804) °; Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vii. p. 114’.
Odontomachus hastatus, lig. Mag. Ins. vi. p. 194 (1807)°; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861,
DD 2
20 HYMENOPTERA.
p. 31 (%)‘; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (1890)*°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
.51°, -
Odontymachus maxillaris, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 77 (8 @), t. 5. figg. 12-14 (1858)"; Roger,
Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 27 (2) °.
Hab. Costa Rica®, Jiménez (Alfaro *), Tuis (Pittier); Panama, Bugaba, Volcan de
Chiriqui (Champion) [ % 2 ).—AmMiRIQUE MERIDIONALE, Colombie ®, Pérou®, Brésil ¢,
Amazones’.
4. Odontomachus hematodes.
Formica hematoda, Linn. Syst. Nat. 10™* édit. i. p. 582 (8) (1758) ’.
Myrmecia hematoda, Fabr. Syst. Piez. p. 425 (1804) ”.
Odontomachus hematodes, Latr. Gen. Crust. et Ins. xiii. p. 257 (1805)*; Smith, Cat. Hymen. vi.
p. 76 (8 2 g),t. 5. figg. 4-7 (1858) *; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 24°; Emery, Bull.
Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (1890) °; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 507 *.
Ponera (Odontomachus) hematodes, Latr. Gen. Crust. et Ins. iv. p. 128 (1809) °.
Odontomachus hematodes (Linn.), var.? microcephalus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 45 (8),
fig. 1°.
Hab. Mrxiqus *, Presidio de Mazatlan (Forrer), Atoyac en Vera Cruz (Schumann),
Temax en Yucatan (Gawmer); GUATEMALA, environs de la ville, Cerro Zunil, Panajachel
(Champion); Nicaraeva, Chontales (Janson); Costa Rica, Alajuela, Jiménez (Alfaro *),
Buenos Aires (Péttier); Panama, David, Caldera, Bugaba (Champion) [% 9 ¢ |.—
ZONA TORRIDA ORBIS TERRARUM 7,
‘Lrés commun dans toute l’Amérique tropicale (centrale et méridionale). En Colombie
on l’appelle “ Fourmi tac,” 4 cause du bruit qu’il fait en refermant brusquement ses
mandibules. Par le méme mouvement il ressaute en arriére lorsqu’il les referme contre
un objet, ce qui lui a fait attribuer 4 tort la propriété de sauter. Carnivore. Vit en
assez grandes fourmiliéres dans le bois pourri ou sous les pierres, selon les races, dont
Yhabitat différe. Pique trés fort et se défend vaillamment. La var. microcephalus,
Emery, n’est qu’une femelle ergatomorphe anormale de l’0. hematodes.
Race insularis, var. hirsutiusculus.
Odontomachus hirsutiusculus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 78 (8) (1858) ©.
Odontomachus hematodes (Linn.), var. hirsutiusculus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 24";
Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44, nota (1890) *.
Odontomachus insularis (Guér.), var. hirsutiusculus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 51™.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Florida 13,—Panama, Volcan de Chiriqui (Cham-
pion) {| 2 |.—AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil !° 13, Paraguay 13.
La race msularis et surtout sa var. hirsutiusculus vivent sous les pierres, dans les
jardins et les broussailles, aux environs des villes et méme dans les murs des villes de
* Pour la synonymie voir le catalogue de Dalla Torre.
ODONTOMACHUS. 21
toutes les Antilles, ce qui n’est nullement le cas des autres races de 1'0. hematodes. On
ne les trouve pas dans la forét (Forel).
Race pubescens.
Odontomachus hematodes (Linn.), var. pubescens, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 25 (9 y™.
Odontomachus hematodes (Linn.), race pubescens, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44, nota
(1890)**; ibid. xxvi. p. 146°; Ann. Soc. Ent. Fr. 1893, p. 91, nota an
Odontomachus pubescens, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 52”.
Hab. Panama, Chiriqui 17 8.—Am#rique MERIDIONALE, Brésil **.
Race opaciventris, n. (Tab. I. figg. 14, 14a, § .)
%. Long. 13:5 415 millim. Trés semblable 4 la r. laticeps, Roger, mais encore plus grand et plus robuste,
avec les deux premiers segments de l’abdomen au moins densément réticulés-ponctués et mats. Stries
du pronotum variables, parfois disposées autour de deux centres. La sculpture de la téte et du thorax plus
forte et moins fine que chez les autres races. Des denticules mousses distincts au bord interne des
mandibules.
@. Long. 16 316-7 millim. Sauf les stries du pronotum, mémes caractéres que l’ouvriére, mais l’abdomen
est seulement reticulé, subopaque ou assez luisant. Ailes brunes 4 nervures et tache d’un brun foncé.
Hab. Mauxique, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Guarimana, Cerro Zunil, San
Isidro, Pantaleon, Mirandilla (Champion); Costa Rica, Tuis (Pittier); Panama,
Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ 9 2 }-—Cotomsiz, San Antonio, Don Diego
(Forel).
Ce géant des races de 10. hamatodes vit dans la grande forét vierge, et niche dans les
troncs d’arbres vivants ou morts (Champion, Foret).
Race erythrocephalus.
Odontomachus hematodes (Linn.), st. erythrocephalus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (3)
(1890) **.
Odontomachus erythrocephalus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 50”.
Hab. Costa Rica 2°, Alajuela, Jiménez (Alfaro 1°), Tuis (Pittier ).—CoLoMBiE 20,
Race laticeps.
Odontomachus hematodes (Linn.), var. laticeps, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 25 (%)”;
Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (1890) ”.
Odontomachus laticeps, Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 51 *
Hab. Mexiqus, Cordova (Sallé 21); Costa Rica 23, Alajuela, Jiménez (Alfaro *?).—
CoLomBIE 7°, . 7 |
Race striativentris.
Odontomachus hematodes (Linn.), st. striativentris, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 44 (9)
(1890) *. —
Odontomachus striativentris, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 52”.
Hab. GuarTimata, Teleman en Vera Paz (Champion); Costa Rica, Jiménez
(Alfaro *).
22 HYMENOPTERA.
2™ Sous-fam. DORYLINZA..
[Shuckard, Ann. & Mag. Nat. Hist. v. p. 188 (1840).]
La tribu des Dorylii n’est pas représentée en Amérique. Jai déja dit ne pouvoir me
ranger a4 l’opinion de M. le Prof. Emery qui fait rentrer depuis peu dans les Dorylinze
des genres qui, 4 mon avis, sont des Ponerine. M. Emery me reproche d’attacher trop
d'importance aux caractéres biologiques. Je répondrai qu’a mon avis leur importance
est toute aussi grande que celle des caractéres morphologiques. Force et matiére
expriment le méme principe moniste. Tout dépend seulement pour la classification
de l'ancienneté et de la fixité des caractéres. Nous avons des formes trompeuses et
passagéres, et la morphologie nous offre autant de convergences que la biologie. Le
tout est de ne pas confondre la convergence pour raison physiologique ou biologique
avec les signes de parenté phylogénétique réelle. Lesclavagisme des Polyergus et des
Strongylognathus est un fait de convergence, comme la forme de leurs mandibules. La
biologie mycophage des Aftii est par contre un grand fait phylogénétique. Et, en
attendant du plus str, je considére les mceurs si spéciales des Dorylus (avec sous-genres),
Rhogmus, Enictus, et Eciton, comme expression d’une vraie parenté.
En Amérique centrale, la tribu des Ecitéi est seule représentée avec le genre
Cheliomyrmex.
ECITON.
Eciton, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iv. p. 180 (1802), xiii. p. 258 (1805) ; Mayr, Wien. ent.
Zeit. v. p. 83 (1886) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1 (3).
. Labidus, Jurine, Nouv. Méth. class, Hymén. p. 282 (1807) (¢).
- Ancylognathus, Lund, Ann. Sci. Nat. xxiii. p. 121 (1831). .
. Camptognatha, Westwood, dans Griffith’s Anim. Kingd. xv. p. 16, t. 76. fig. 4 (1832).
. Nycteresia, Roger, Berl. ent. Zeitschr. v. p. 21 (1861).
1 4K 40K
Les Hciton sont bien connus par leurs rapines faites en colonnes (“ Army-Ants,”
Bates, Belt, &c.). Belt a découvert leurs nids temporaires, mais c’est 4 Wilh. Miiller
qu'on doit d’avoir élucidé en partie la question de leurs mccurs intimes, Leur nymphes
ont un cocon. Les “ Labidus” sont leurs 3 (W. Miiller, Hetschko). | Les espéces
jaune rouge qui sont aveugles ou presque aveugles chassent sous terre, comme les
Dorylus. J'ai observé les chasses souterraines de l’E. cwcum. Les Eciton envahissent
les maisons comme les Dorylus, et y font la chasse aux Blattes, Araignées, Souris, ete.
Cependant j’ai vu l’armée de |’E. hamatum en Colombie fuir devant Vattaque furieuse
de l’ Azteca instabilis qui dérouta les Eciton avec la sécrétion de ses glandes anales.
1. Eciton hamatum.
Formica hamata, Fabr. Spec. Ins. i. p. 494 (%) (1781)'; Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 242,
t. 8. fig. 54 (%) (1802)”.
Myrmecia hamata, Fabr. Syst. Piez. p. 425 (1804) *.
ECITON. 23
Eciton hamatum, Latr. Hist. Nat. Crust. et Ins. xiii. p. 258 (1805) ‘; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond.
(2) ii. p. 161, t. 13. fig. 6 (part.) (%)°; Cat. Hymen. vi. p. 148, t. 6. fige. 5, 6, 8 (part.) °;
Norton, Amer. Nat. ii. p. 617; Trans. Am. Ent. Soc. ii. p. 45°; Belt, Nat. in Nicaragua,
pp. 17-29 (1874) °; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, pp. 117,121; Emery, Bull. Soc, Ent. Ital.
XXxil. p. 88"; ibid. xxvi. p. 176, t. 2. figg. 2 a-g'?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 38".
Formica curvidentata, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 269, t. 8. fig. 55 (3) (1802) “.
Eciton curvidentatum, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 179 (8) (1886) °; Smith, Trans. Ent.
Soc. Lond. (2) ii. p. 162, t. 18. fig. 5 (3) (1855) "*.
Eciton drepanophorum, Smith, Cat. Hymen. vi. p..149 (%) (1858) ””.
Eciton hamaitum, $?, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 7 (1896) **.
Hab. Mexique’®; Nicaraeua®; Costa Rica 3, Jiménez (Alfaro™), Buenos
Aires (Pittier); Panama ® 18, Bugaba et Caldera (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE,
jusqu’a Brésil § 1,
Les armées de cette espéce sont plus étroites et plus ramifiées que celles de
VE. burchelli.
2. Eciton burchelli.
Labidus burchelli, Westw. Arcana Ent. i. p. 74, t. 20. fig. 1(¢) (1842) °; Smith, Cat. Hymen. vii.
p. 5, t. 1. fig. 3g) (1859)*; Forel, Mittheil. Schweiz. ent. Ges. vii. p. 217 (¢) *.
Eeiton (Labidus) burchelli, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 39‘; Forel, Mittheil. Schweiz. ent.
Ges. vil. p. 217°.
Eciton hamata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 161, t. 13. figg. 6-8 (8) (1855) (nec Fabr.,
Latr.)*; Cat. Hymen. vi. p. 148, t. 6. figg. 5-8 (8 ) (1858)7; W. Miiller, Kosmos, i. p- 81
(1886) *.
Eciton rapax, Smith, Trans, Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 163 (part.)®; Norton, Trans. Am. Ent.
Soe. ii. p. 45 7°.
Eciton mexicana (Guér.), Norton, Amer, Nat. ii. p. 62, t. 1. figg. 5, 6 (%) (nec Smith, Roger) " ;
Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 7, fig.*; de la Llave, La Naturaleza, iii. p. 247”.
Eciton brunnea, Norton, Amer. Nat. ii. p. 62 (3%) (1868) *; Proc. Essex Institute, vi., Comm. p.6”.
Eciton burcheli=foreli (hamatum), W. Miiller, Kosmos, i. pp. 81-93 (1886) *.
Eciton foreli, Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, pp. 116, 122 (4); Emery, Bull, Soc. Ent. Ital. xxii.
p. 88"; ibid. xxvi. p. 177, t. 2. figg. 3 af ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p- 2”.
Hab. Mexiqus 1 1215 1720, Cordova 18 (Sumichrast }°); GuarkMata, Chacoj en Vera
Paz, San Isidro (Champion) ; Nicaragua, Chontales (Belt); Costa Rica 2°, Jiménez, San
Carlos, Pozo Azul, Alajuela (Alfaro'*) [¥], Tuis (Pittier); Panama!’ 20, Bugaba,
Caldera, Volcan de Chiriqui (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a Uruguay 27 20,
Une des espéces les plus communes de |’Amérique du sud et du centre. L’identifi-
cation du ¢ et de l’ouvriére est due aux belles observations du Dr. Wilh. Miiller.
Var. parvispina, n.
Variété peu caractérisée dont les épines du métanotum sont réduites 4 deux petites lamelles peu développées.
Hab. Guatémata, Retalhuleu (StoZ/).
24 HYMENOPTERA.
[Race urichi, n.
Je fonde cette race sur des exemplaires récoltés & Trinidad par M. Urich, et qui se distinguent par leur taille
peu variable (3°8 & 8:2 millim.), petite, et par leur couleur. Ils sont d’un brun noir, avec le pédicule et
abdomen ainsi que les tibias et les tarses postérieurs d’un jaune d’ocre. Le métanotum, les funicules,
les cuisses postérieures et les autres pattes sont d’un brun plus ou moins roussatre.
Hab. Trinrvap (Urich). |
8. Eciton vagans.
Formica vagans, Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 501 (8) (1791) *; Latr. Hist. Nat. des Fourmis,
p. 243 (1802)°.
Eciton vagans, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 162 ( % ) (1855) °; Cat. Hymen. vi. p. 151°;
Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, pp. 118, 122 (%)°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxi. p. 38 *;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 38”. .
Eciton simillima, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 164 (%) (1855) °.
Hab. Honpuras Britannique, Rio Hondo (Blancaneausx); Guarema.a, San Geronimo,
Chacoj et Teleman en Vera Paz, El Tumbador, Mirandilla (Champion), Retalhuleu
(Stoll); Costa Rica, Alajuela (Alfaro®); Panama, Bugaba (Champion).—AMERIQUE
MERIDIONALE, jusqu’a Brésil’.
4, Eciton crassicorne.
Eciton crassicornis, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ili. p. 163, t. 18. figg. 1, 2 (8) (1855) °;
Cat. Hymen. vi. p. 151, t. 6. figg. 1-4. (3) (1858)*; Norton, Trans. Am. Ent. Soc. il. p. 45
(1868) °; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 115‘; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 38°;
ibid. xxvi. p. 179, t. 2. figg. 8a-d° ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 2’.
Hab. Mexique*’, Orizaba (Sumichrast *, Saussure); GuaTEMALA *, San Gerénimo
(Chan pion), Retalhuleu (Stoll); Costa Rica (Tonduz), Alajuela (Al/faro®); Panama,
Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).— AMERIQUE MERIDIONALE !~*7,
5. Kciton pittierl, sp.n. (Tab. I. fig. 15, g .)
%. Onglets des tarses bidentés. Articles 3.410 du funicule plus larges que longs (articles 7 et 8 presque
deux fois plus larges que longs). Téte non excavée derriére. Tibias postérieurs sans aplatissement
distinct. Par ces caractéres cette espéce se distingue a la fois de l’E. crassicorne et de toutes les autres.
Long. 4°5 45 millim. Voisin de l’Z. crassicorne et de PE. rogert. Les § que je posséde ne varient presque
pas. Mandibules triangulaires 4 bord terminal trés finement denticulé, & bord externe concave, mates,
trés finement et densément ridées en long. Les arétes frontales trés rapprochées ne sont cependant pas
soudées derriére. Epistome avec une caréne obtuse ou élévation médiane. Yeux fort gros, bien plus
gros que chez l’E. crassicorne, mais sans facettes, en arriére du milieu des cétés. Les scapes, moins
épais que chez I’Z. crassicorne, sont loin d’atteindre Vocciput. Téte ovale-rectangulaire, allongée, aussi
large derriére que devant, a bord postérieur faiblement convexe et avec une faible impression longitudinale
médiane assez large et peu distincte. Les angles postérieurs de la téte ont une petite dent courte et assez
obtuse, bien plus petite que chez l’#. royeri.
Le dos du thorax, étroit, presque subbordé, ressemble beaucoup a celui de l’E. roger? et forme entre le méso-
notum et le métanotum un léger escalier en talus bien moins haut que chez |’H. cecum, mais bien plus
distinct que chez YH. rogerit. A part cela, le dos du thorax, vu de cété, est presque rectiligne, saut le
devant du pronotum. Face basale du métanotum allongée et bordée sur toute sa longueur de deux petites
arétes paralliles qui continuent les épines. Ces dernicres sont tout 4 fait horizontales, triangulaires
ECITON. 25
lamelliformes, mais fortement proéminentes en arriére en triangle allongé. Elles sont nettement séparées
Pune de l’autre et non pas soudées comme chez l’E. rogeri.
Les deux nceuds du pédicule sont plus longs que larges et pourvus chacun d’une dent en dessous. Vu de
dessus, le premier est rectangulaire, une fois et demie plus long que large, le second trapeziforme, plus
étroit devant que derriére, 4 peine plus long que sa largeur postérieure. Les noeuds sont done bien plus
étroits et plus allongés que chez IZ. crassicorne et bien moins que chez I’. rogert et PE. angustatum.
Entiérement, densément et finement réticulé-ponctué et mat, sauf les segments postérieurs de l’abdomen, qui
sont subopaques et réticulés. La sculpture du thorax est aussi fine que celle de la téte. Scapes en outre
finement ridés.
Corps et membres avec une pilosité brunatre assez éparse. Pubescence extrémement espacée.
Entiérement d’un roux ferrugineux terne. Mandibules, antennes et devant de la téte plus foncés, plus
brunatres. Abdomen au contraire un peu plus clair (plus jaunatre). Mais les différences de nuances sont
peu accentuées.
Hab. Costa Rica, Buenos Aires (Pittier).
Cette espéce parait se rapprocher de l’#. angustatum, Roger, mais elle s’en distingue
par ses funicules presque aussi épais que chez l’£. crassicorne, ses nceuds moins longs,
sa taille plus petite, ses dents métanotales plus grandes, l’'absence de caréne médiane
sur la face déclive assez large du métanotum, les arétes frontales arquées devant, ete.
6. Eciton angustatum.
Eciton angustatum, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vi. p. 204 (%) (1863)*; Wien. ent. Zeit. 1886,
p- 116’; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1°.
Hab. MeExiquz, Baie de Campéche, Yucatan 1°,
7. Eciton rogeri.
Eciton mexicanum, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p. 205 (3) (nec Smith, Norton)'; Mayr,
Wien. ent. Zeit. 1886, p.117(%)?; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 38°.
Eciton rogeri, Dalla Torre, Wien. ent. Zeit. 1892, p. 89°; Cat. Hymen. vii. p.6°; Emery, Bull.
Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 178, t. 2. figg. 6, a, b°.
Hab. Mexiqun 12456; Guarkmata 2, Retalhuleu (Stoll); Costa Rica, Liberia
(Alfaro *); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a
Paraguay °°
8. Eciton esenbecki.
Labidus esenbeckiit, Westw. Arcana Ent. 1. p. 75, t. 20. fig. 4 (¢) (1842)'; Smith, Cat. Hymen.
vii. p. 7”.
Eciton (Labidus) esenbecki, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 39°.
Hab. Mexique, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Costa Rica, Alajuela (Alfaro %)[ 3 }.
—Brésiu ! 2,
9. Eciton cecum.
Formica omnivora, Oliv. (nec Linn.), Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 496 (%) (1791) (excl.
syn.) ’.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., June 1899. EE
26 HYMENOPTERA.
Eciton omnivorum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxiii. p. 163°; ibid. xxvi. p. 179, t. 2. figg. 9 a-d*;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 5 *.
Formica ceca, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 270, t. 9. fig. 56 (%) (1802) °.
Nycteresia ceca, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1861, p. 22 (8) °.
Eciton cecum, Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 119 (%)"; Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil.
p. 553°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 38, 39, nota’.
Eciton vastator, Smith, Journ. Ent. 1. p. 71 (% ) (1860) ™.
Eciton erratica, Smith, loc. cit. p. 71 (¥)"; Bates, Nat. Amazons, ii. p. 358 (1868) ”.
Labidus servillei, Westw. Arcana Ent. i. p. 75, t. 20. figg. 2, 2a (g) (1842) ”.
Eciton (Labidus) servillei (Westw.), var. sayi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 89 (¢) (1890) ™.
Eciton latreillei (Jurine), var. servillei, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 4”.
Eciton cecum = servillei = latreillei, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 4 (1896).
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas ? 4. —MEXIQUE 4, Presidio de Mazatlan, Ventanas
(Forrer), Moyoapam (Saussure); Honpuras Britannique (Blancaneaur); Guatémana,
Panima et Purula en Vera Paz, Totonicapam, Las Mercedes, Paso Antonio, Capetillo
(Champion) [3 %], Tecpam (Stoll); Nicaracua, Chontales (Janson); Costa Rica 3,
Alajuela, Jiménez (A/faro®) [3 § ], Volcan de Irazu (Rogers), San José (Pittier);
Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).— AMERIQUE MERIDIONALE 4, Ega 1 12, Pard 13, _
Cette espéce trés commune vit dans la terre et chasse sous terre, comme le Dorylus
juvenculus (Forel).
10. Eciton predator.
Formica omnivora, Koll. dans Pohl’s Reise Brasil. i. p. 114, fig. 11 (%) (1832) (nec Oliv.) *.
Eciton omnivorum, Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 118 (8)*; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii.
p-. 38°.
Eciton predator, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 152 (8) (1858) *; Belt, Nat. Nicaragua, pp. 17-29
(1874) °; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 180, t. 2. figg. 10a-d*; Dalla Torre, Cat.
Hymen, vii. p. 5”.
Eciton tepeguas, Norton, Trans. Am. Ent. Soc. ii. p. 46 (%) (1868) *.
Hab. Mexique?", Cordova (Sumichrast®, Saussure), Orizaba (Sumichrast, H. H.
Smith); GuaTimaua, Retalhuleu etc. (Stoll), Las Mercedes, Mirandilla (Champion) ;
Nicaracua’, Chontales (Belt); Costa Rica, Jiménez, Alajuela (Alfaro®); Panama,
Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE’, Ega 4.
Cette espéce trés commune chasse hors de terre, mais en se cachant autant que
possible sous les feuilles, sous les troncs couchés etc. en Colombie (Forel).
Var. ferrugineum.
Eciton tepeguas, var. ferruginea, Norton, Trans. Am. Ent. Soe. ii. p. 46 (%)°; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 5°.
Hab. Mexique 1°, Cordova (Sumichrast °).
ECITON. 7
11. Eciton alfaroi.
Eciton alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 39 (8) (1890)*; ibid. xxvi. p. 183°.
Hab. Costa Rica ?, San José (Alfaro 3).
12. Kciton pilosum.
Eciton pilosum, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 151 (¥) (1858) *; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 120’;
Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 39°; ibid. xxvi. p. 183*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 5°.
Eciton clavicornis, Norton, Trans. Am. Ent. Soe. ii. p. 46 (3) (1868) °.
Hab. Mexiqun 2 45, Cordova (Sumichrast *) ; GuaTimata? 5, Retalhuleu (Stol/) ; Costa
Rica, San Carlos (Alfaro *).— AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’d Paraguay * °.
13. Eciton sumichrasti.
Eciton sumichrasti, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 6, fig. () (1868)’; Amer. Nat.
ii. p. 62, t. 1. fig. 7°; Trans. Am. Ent. Soc. ii. p.45°; Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 120°;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 6°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 183°.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas+.— Mexique!®, Orizaba (Sumichrast ,
Saussure) ; Guatimata‘ > 6, Cerro Zunil, Quezaltenango (Champion), Antigua (Stoll) ;
Nicaraaua‘ ®, Chontales (Belt).
14, Eciton morosum.
Labidus morosus, Smith, Cat. Hymen. vii. p. 6 (4) (1859) *.
Eciton morosum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vil. p. 4”.
Hab. Mexique!?, Atoyac en Vera Cruz (Schumann) ; Honpuras 2.
Var. payarum, 0.
g. Différe du type par son pédicule beaucoup moins concave et 4 bord latéral bien plus obtus, moins
proéminent, ne formant pas d’angle postérieur latéral distinct. Je ne trouve pas d’autre différence avec
les exemplaires d’Atoyac et ce sont ces derniers que je dois considérer comme typiques, le type de Smith
étant de Mexique, et la forme du pédicule correspondant bien 4 la description de Smith.
Hab. Honvuras (Staudinger).
Recu par M. le Prof. Emery.
15. Eciton mexicanum.
Labidus mexicanus, Smith, Cat. Hymen. vii. p. 7 (3) (1859) *.
Eciton mexicanum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 4”.
Eciton (Labidus) subsulcatum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 440 (1) (1886) °.
Hab. AmfriquE SEPTENTRIONALE, Texas 2,—Mexique?, Orizaba!, Atoyac en Vera
Cruz (H. H. Smith).
EE 2
28 HYMENOPTERA.
16. Eciton harrisi.
Dorylus (Labidus) harrisii, Haldeman, dans Stanbury’s Explor. & Surv. Great Salt Lake, p. 366 ( 3)
(1852) *.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Great Salt Lake !.—Mexiquz, Sonora sept. (Morrison),
Presidio de Mazatlan, Ventanas (Forrer).
17. Eciton halidayi.
Labidus latreillei, Haliday, Trans. Linn. Soe. xvii. (3) p. 8328 (¢) (1836) (nec Jurine) '.
Labidus halidayi, Shuckard, Ann. Nat. Hist. v. p. 200 (g) (1840)?; Westw. Arcana Ent. i. p. 76
(od) (1842) *.
Hab. Muxiqur, Atoyac en Vera Cruz (Schumann), Cordova (Hége), Veapa en Tabasco
(H. H. Smith).—Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).—Brisn, S. Paulo 2 3.
18. Eciton spininode.
Eiciton spininode, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 38 (¥) (1890) *; Dalla Torre, Cat. Hymen.
Vil. p. 6%.
Hab. Costa Rica®, Alajuela (Alfaro 4).
19. Eciton melanocephalum.
Eciton melanocephalum, Emery, Zool. Jahrb. viii. p. 260 (3) (1895) *.
Hab. Muxique, Tepic ! (Eisen et Vaslit).
20. Eciton melsheimeri.
Dorylus (Labidus) melsheimeri, Haldeman, dans Stanbury’s Explor. & Surv. Great Salt Lake, p. 367
(3) (1852) *.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Great Salt Lake 1 —GuatEmaLa, Capetillo (Cham-
pton); Costa Rica, Volcan de Irazu (Rogers).
[21. Eciton californicum.
Eciton californicum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 969 (3) (1870) °.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Californie !,
Race opacithorax..
Eciton californicum, Mayr, subsp. opacithorax, Emery, Zool. Jahrb. viii. p- 260 (1894) *.
Hab. Basse Cautrorniz, San José del Cabo (Eisen et Vaslit). |
22. Eciton schmitti. | |
Eciton schmitti, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 183 (1894) *; Zool. Jahrb. viii. p. 258 (1894) *.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Missouri } *,—MExiqQuE, Tepic (Eisen et Vaslit).
ECITON. 29
23. Eciton minus.
Labidus minor, Cress. Trans. Am. Ent. Soc. iv. p. 195 (¢) (1872)'.
Eciton (Labidus) minor, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 441 (¢) (1886) ’.
Eciton minus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 4°.
Hab, AMBRIQUE SEPTENTRIONALE, Texas !.—MEXIQUE.
[24. Eciton nitens.
Eciton nitens, Mayr, Ann. Soc. Nat. Modena, iii. p. 168 (1868) *; Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien,
Ixi, p. 398 (1870) *.
Hab. Basse Cauirornis, San Lazaro (Hisen et Vaslit 1)—CoLomBiz; ARGENTINE. |
25. Kciton swainsoni.
Labidus swainsoni, Shuck. Ann. Nat. Hist. v. p. 201 (¢) (1840)'; Westw. Arcana Ent. i. p. 76°;
Smith, Cat. Hymen. vii. p. 8°. .
Eciton swainsoni, Mayr, Wien. ent. Zeit. 1886, p. 833‘; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 6’.
Hab. Mexique 3 5,—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a Paraguay °.
26. Kciton spoliator, sp. n.
é. Long. 85 millim. Aspect de ’E. melsheimeri, Hald., mais les mandibules sont bien plus grandes et la téte a
une autre forme. Les mandibules, longues, arquées et luisantes, laissent eutre elles, lorsque leurs
extrémités se touchent, un espace qui est bien plus long que la téte et forme environ les ? d’un cerele.
Elles sont lisses, luissantes et ponctuées, trés étroites et pointues vers lextrémité. Labre longuement
bifide. Arétes frontales assez distantes, prolongées en divergeant en un bourrelet qui sépare les ocelles
des fossettes antennaires prolongées en arriére et s’évanouit vers les yeux. Ceux-ci sont plutdt petits,
n’occupant pas en tout les deux tiers du cété de la téte. La téte est en rectangle transversal, une fois et
demie plus large que long. Son bord postérieur est faiblement et largement concave, avec des angles
postérieurs arrondis, mais trés nets. Yeux ovales. Mésonotum en ellipse allongée, un peu fusiforme,
élargi au milieu, rétréci devant et derriére. Métanotum 4 face basale courte et horizontale, 4 face
déclive subverticale. Le pédicule, vu de dessus, est rectangulaire, transversal, avec les bords latéraux
rectilignes et paralléles, le bord postérieur largement, mais peu profondément concave, les angles
postérieurs proéminents, les antérieurs arrondis, et le milieu du bord antérieur échancré. Vu de cété, il
montre une forte convexité transversale médiane, d’ou partent deux surfaces inclinées, ’une antérieure,
Vautre postérieure, toutes deux avec une légére concavité transversale vers le bas. Un léger rétrécissement
aprés chaque segment abdominal. Hypopygium avec deux longues pointes latérales trés aigués et
une courte pointe médiane aigué qui n’existe pas chez lH. melshewmert. Les scapes atteignent l’ocelle
latéral. Antennes et pattes médiocres.
Luisant, avec une ponctuation espacée réguliére, profonde et grossi¢re sur la téte et le thorax, plus fine et plus
abondante sur le pédicule et l’abdomen. De longs poils jaunes abondants sous le pédicule, sous lextrémité
de ’abdomen et aux mandibules. Le reste du corps, les pattes et-les scapes sont couverts d’une pubescence
jaune soulevée, oblique, fort abondante sur abdomen, moins sur le thorax, éparse sur la téte, passant gd
et 14 4 la pilosité. Au bord postérieur du pédicule, une brosse assez serrée de poils raides et assez courts.
Entiérement d’un roux jaunatre, avec la téte (sauf les antennes et les mandibules) brune. Ailes poilues,
enfumées de brun, avec les nervures et Ja tache brunes.
Hab. Costa Rica (Alfaro).
Recu par M. le Prof. Emery.
‘30 HYMENOPTERA.
PSEUDODICHTHADIA.
Pseudodichthadia, Er. André, Suppl. aux Fourmis, p. 6 (1885); Spéc. Hymén. Europ. ii. p. 838
(1886) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 7.
1. Pseudodichthadia incerta.
Pseudodichthadia incerta, Er. André, Suppl. aux Fourmis, p. 8, fig. (?)*; Spéc. Hymén. Europ.
ii. p. 840, fig. (?)?.
Hab. Mexiqur ! 2.
Cet insecte est trés probablement la femelle d’une espéce d’Eeiton.
CHELIOMYRMEX.
Cheliomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 968 (1870); Dalla Torre, Cat. Hymen.
Vil. p. 7.
1. Cheliomyrmex nortoni. |
Cheliomyrmex nortoni, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 969 (¥)*; Er. André, Rev. d’Ent.
vi. p. 294 (8) ?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 7°.
Hab. Mexique !-3,
3™° Sous-fam. MY RMICINA.
[Lepeletier de St.-Fargeau, Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 169 (1836).]
Je reconnais que M. le Prof. Emery a raison en condamnant la tribu Formicoxenii
que javais instituée sans raisons suffisantes. Je la supprime, la rattachant aux
Myrmiciit. Les autres tribus par contre me paraissent devoir étre conservées. Elles
sont toutes représentées dans l’Amérique centrale.
1@e Tribu ATTIT.
Tous les genres de cette tribu exclusivement néotropique cultivent des jardins de
champignons et sont mycophages, sauf quelques espéces du genre Cyphomyrmex. Les
belles recherches de Moeller ont mis au clair toute cette singuliére horticulture qui
dépasse comme symbiose et curiosité sociale biologique tout ce qui a été observé chez
lesfourmis. V. Ihering a découvert plus tard que les 9 emportent une petite portion du
jardin de champignons dans leur bouche et forment ainsi la base du jardin de la
nouvelle colonie qu’elles fondent. |
ATTA.
Atta, Fabricius, Syst. Piez. p. 421 (1804) (nec Latr.) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 150.
Cephalotes, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iii. p. 8357 (1802).
Gicodoma, Latreille, Nouv. Dict. Hist. Nat. xxiii. p. 50 (1818).
Subgen. Acromyrmex, Mayr, Reise der Novara, Formicid. p. 83 (1865).
Subgen. Trachymyrmez, Forel, Ann, Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 600 (1893).
ATTA, 31
Subgen. Moellerius, Forel, loc. cit. p. 589 *.
Subgen. Mycocepurus, Forel, loc. cit. p. 602.
1. Sous-gen. ATTA, sensu strictiore.
Les Atta proprement dites font des nids trés considérables dans la terre. Elles
cultivent leurs jardins de champignons (Rhozites gongylophora, Moeller) sur de la
bouillie des feuilles vertes qu’elles vont couper sur les arbres. Eiles établissent de trés
nombreux jardins de champignons dans chaque nid, chacun gros comme une noix de
coco. J’ai observé ceux des A. cephalotes et A. sewdens en Colombie. Je les ai
rapportés et M. de Dr. Moeller a déterminé le champignon qui est le méme que celui
des Acromyrmex qu il avait étudiés. Les % maxima (soldats) triturent les feuilles et
défendent le nid. Elles mordent jusqu’au sang. Les indigénes se servent dit-on de ces
insectes pour recoudre les plaies dont ils leur font mordre les deux lévres, aprés quoi
ils séparent le corps de la téte qui sert de suture. Les % moyennes vont couper les
feuilles sur les arbres et les § minima coupent dans le nid perpétuellement les fils
du mycelium du Rhozites qui alors développes ses “ choux raves” dont les fourmis se
nourrissent.
1. Atta sexdens,
Formica seadens, Linn. Syst. Nat. 10” édit. i. p. 581 (1758) *.
Formica sexdentata, Latr. Hist. Nat. Fourmis, p. 228, t. 9. figg. 59, 60 (3 ¢) (1802)”.
Atta sexdens, Fabr. Syst. Piez. p. 422°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 154°.
* Atta (Moellerius) heyeri, sp. n.
B major. Long.6:547 millim. Se distingue de lA. landolti, For., par les caractéres suivants :— Yeux convexes,
comme chez les Atta sens. strict. Epines de Vocciput plus longues, assez longues. Le pronotum a
en dessus, latéralement, deux épines trés longues, gréles, pointues, droites, assez divergentes ; entre ces
deux épines seulement deux dents 4 peine visibles (chez l'A. landolti il y a 4 épines courtes, presque de
méme longueur). Le mésonotum a devant deux épines plus fortes, derriére deux plus courtes, toutes
quatre pointues. Epines métanotales trés longues, gréles, divergentes, un peu courbées en bas. Le
premier nceud du pédicule a deux dents derriére, le second quatre en dessus. L’abdomen a quatre séries
longitudinales de tubercules obtus qui disparaissent derriére.
Toutes les épines sont simples, sans trace de tubercules latéraux et ont une longue pointe luisante (chez
VA. landolti elles sont courtes, obtuses et tuberculées).
Mate, densément et finement réticulée ponctuée, sans le systéme de petits tubercules qu’a l’.A. landoltt. Pilosité
dressée brune ; pubescence brune, trés éparse.
D’un brun rougeatre ; abdomen brun.
% minima. Long. 2-3 millim. Arétes frontales prolongées presque jusqu’é l’occiput. Téte en trapéze
allongé. Occiput avec deux dents trés pointues. Le pronotum a devant deux épines assez longues
dirigées en avant et en dehors (comme chez les Polyrhachis mayri etc.). Le mésonotum a deux dents
pointues et le métanotum deux longues épines gréles. Le pédicule a des tubercules faibles et obtus.
Faiblement luisante; abdomen luisant, sans tubercules. Finement réticulée. Du reste comme la grande 8.
Hab. Bréstt, Sao Leopoldo, Rio Grande do Sul (Heyer).
Recue par M. Wasmann. Cette espéce fait le passage du s.g. Moellerius au s.g. Atta sens. strict. Elle se
distingue de l’A. balzani par les mémes caractéres que de lA. landolti. La téte de la 9 major est aussi grande
et aussi forte que chez l’A. landolti, Elle se distingue des Atta sens. strict. par les tubercules de l’abdomen,
ses petites mandibules et sa petite taille.
39 HYMENOPTERA.
(Ecodoma sexdentata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 183, t. 10. fig. 19 (1858)°; Trans. Ent. Soc. Lond.
(3) i. p. 34°.
Formica salomonis, Christ, Naturg. d. Ins. p. 507, t. 60. fig. 2 (¢) (1791)’.
Atta coptophylia, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 422 (8) (1845) ®.
Cicodoma abdominalis, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 184, t. 10. fig. 22 (2) (1858) *.
Hab. Costa Rica (Tonduz); Panama (Stretch®), Bugaba (Champion).—AMERIQUE
MERIDIONALE ¢ 8,
Costa Rica est Ja limite nord de cette espéce de la plaine tropicale qui va jusqu’au
sud de Rio Janeiro. Les 8 moyennes-grandes sortent aussi pour couper des feuilles,
sinon les plus grosses, de sorte que si on ne voit cette espéce que dehors elle parait
plus grande que 1’A. cephalotes. Nids élevés. Jardins de champignons peu profonds.
% maxima et media moins distinctes que chez 1’A. cephalotes.
J’ai demoli en Colombie un nid d’ Atta sexdens de 6 & 6 métres de diamétre et d’un
métre de haut, s’ouvrant par 12 4 20 cratéres agglomérés. Le plus grand cratére avait
60 cm. de diamétre et l’ouverture du fond 34 centimétres. Je mis a découvert au
moins 20 jardins de champignons disposés dans des cavités de 15 4 20 cm. de longueur
et de largeur et de 8 412 cm. de hauteur. Les grosses § m’attaquérent furieusement,
me faisant aux doigts des morsures saignantes qui avaient jusqu’a 4 mill. de long.
M. Bradbury 4 Rio Frio, ot se trouvait le nid, m’aida a Youvrir avec un domestique.
Les § de l’A. sexdens se transportent les unes les autres, les & transportées se roulant
en dessous de la 1éte de la porteuse, comme chez nos Formica d’Europe et non pas &
la renverse comme chez les Myrmica et comme chez les Acromyrmex (du moins comme
chez I’A. octospinosa). Les grosses larves des @ sont complétement entourées d’une
couche d’ § moyennes et petites accrochées immobiles autour d’elles, comme une fourrure,
et si bien attachées par leurs épines et crochets qu’on peut mettre le tout dans un tube
d’alcool sans qu’elles se détachent. Je me demande, si ces % Iéchent ou nourissent
ainsi ces grosses Jarves. Le jardin des champignon des A. seadens est gris brunatre,
et non beau blanc comme celui de l’Acromyrmex octospinosa.
En Colombie l’A. seadens est l’espéce de la plaine, des foréts basses et humides, tandis
que lA. cephalotes s’éléve plus haut dans la montagne et que IA. levigata est tout-a-
fait alpine.
2. Atta cephalotes.
Formica cephalotes, Linn. Syst. Nat. 10° édit. i. p. 581 (1758) °.
Atta cephalotes, Fabr. Syst. Piez. p. 421°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 151°.
Cicodoma cephalotes, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 176 (8 2 3) (1836) *.
Formica migrator, De Geer, Mém. Hist. Ins. iii. p. 604, t. 18. figg. 11-18 (1778) *.
Formica fervens, Drury, Ilustr, Nat. Hist. iii. p. 58, t. 42. fig. 3 (1782) °.
Formica migratorius, Retz. Gen. et Spec. Ins. p. 76 (1783) *.
Formica grossa, Fabr. Mant. Ins. i. p. 309 (1787) °.
Formica visitatriz, Christ, Naturg. d. Ins. p. 517 (1791) °.
Atta lebasi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 54 (3 9 3) (1890) (nec Guérin) *°,
ATTA. 33
Hab. Muxiquz, Presidio de Mazatlan (Forrer), Atoyac en Vera Cruz (Schumann) ;
Honpuras Brrrannique (Blancaneaux); Guaréimata, Panzos en Vera Paz, Zapote,
Pantaleon (Champion); Honpuras, Ruatan I. (Gauwmer); Costa Rica (Van Patten),
Volcan de Irazu (Rogers), Alajuela, Jiménez (Alfaro); Panama (Boucard), Volcan de
Chiriqui, Bugaba (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, mais seulement dans le nord,
jusqu’a Amazone.
Cette espéce fait de vastes nids plats, peu apparents. On ne voit guére sortir
que les petites ouvriéres moyennes de 547 millim. Les grosses sont fort distinctes
et toujours cachées au fond du nid. Mais les jardins de champignons ne sont pas
profonds et semblables 4 ceux de lA. sexdens.
3. Atta columbica.
Atta columbica, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 422 (¢) (1845)'; Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci.
Nat. (2) xx. p. 3627; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 152°. |
CGicodoma columbica, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 184°.
Atta lebasii, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 422 (2) (nec Emery) *.
C£codoma lebasii, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 184°.
Atta lebasi, var. columbica, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 55”.
Hab. Guarimata, Teleman et Chacoj en Vera Paz (Champion) ; Costa Rica, Alajuela
(Alfaro’); Panama ?.—CoLoMBIE °.
Cette insecte est trés voisine de 1’A. cephalotes et n’en est probablement qu’une race
ou variété.
4. Atta fervens.
Atta fervens, Say, Bost. Journ. Nat. Hist. i. p. 290 (1836); Complete Writings, ii. p. 734’;
Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 362°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 152°.
(codoma mexicana, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 185, t. 10. fig. 20 ( ?) (1858); Norton, Amer.
Nat. ii. p. 66, t. 1. figg. 9, 10 (8 ?)°; Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 9, fig.”; Moreno,
La Naturaleza, iii. pp. 189, 190 (1876) °.
Myrmica (Atta) texana, Buckl. Proc. Acad. Phil. 1860, p. 233 (8 9g)’.
(codoma texana, Lincecum, Proc. Acad. Phil. 1867, pp. 24-31 °°.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas 34 9 10—_Mexiqug! 2457, Presidio de Mazatlan,
Ventanas en Durango, et environs de la ville de Mexique (Forrer), ?Tepic (Hisen et
Vaslit), Cuernavaca en Morelos, Orizaba® (H. H. Smith); Honpuras Brirann1Que,
R. Sarstoon (Blancaneaux); Guarimata (Stoll), San Isidro (Champion); Panama,
Volcan de Chiriqui 2000’ & 3000’ (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie 34,
Surinam °.
M. Pergande indique |’ Atta levigata, Smith, comme trouvée 4 Tepic; mais je suis
persuadé qu’il a confondu cette forme avec les 3 major de I’A. fervens, qui ont aussi
la téte luisante.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., June 1899. FF
34 HYMENOPTERA.
2. Sous-gen. ACROMYRMEX, Mayr.
Les Acromyrmex vivent en fourmiliéres moins nombreuses que les grandes Atta et
ne font qu’un seul jardin de champignons.
5. Atta (Acromyrmex) octospinosa.
Formica octospinosa, Reich. Magaz. d. Thierr. i. p. 182 (1798) *.
Atta (Acromyrmex) octospinosa, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxiii. p. 163 (1892) (nec Forel) ’.
Formica hystriz, Latr. Hist. Nat. Fourmis, p. 230 (¥), t. 10. f. 61 (1802) °; Fabr. Syst. Piez.
p- 414 (1804) *,
(icodoma hystrix, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 178 (1836)°; Smith, Cat. Hymen. vi.
p. 186, t. 10. f. 18°.
Atta (Acromyrmex) hystrix, Mayr, Reise Novara, Formic. p. 79"; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital.
xix. p. 857 (¢) (1887) *.
Atta hystrix, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 153°.
Cicodoma aspersa, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 185, t. 10. £. 17 (1858) ©.
Alta (Acromyrmez) giintheri, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 594 (8 9g)".
Hab. AMBRIQUE MERIDIONALE, Colombie et Venezuela}! jusqu’d Brésil, Trinidad 1.
Var. echinatior, n.
%. Différe de la forme typique qui se trouve de Cayenne & la Colombie par sa couleur d’un roux plus vif, plus
rouge, par ses épines et tubercules plus élevés et plus pointus sur tout le corps, surtout sur l’abdomen
et le derriére de la téte, ayant moins de petits tubercules secondaires, par la seconde paire d’épines
mésonotales plus longue et plus mince, enfin par sa téte plus large derriére et & cétés moins convexes
(a peine convexes). La forme typique, qui varie du reste, mais que j’ai observée moi-méme & Trinidad, en
Venezuela et en Colombie, se distingue par sa couleur d’un roux jaunatre souvent pale, ocreux, par ses
épines et tubercules plus courts et plus mousses. Les angles postérieurs de la téte y sont distinctement
rétrécis, ce qui rend les cétés plus convexes. Les arétes frontales de l’echinatior sont aussi plus écartées.
Il y aurait encore d’autres petites différences & énumérer, mais c’est le principal. Cependant ces formes
sont trop variables pour que j’ose en faire plus qu’une variété locale. Si elle se montre plus constante,
ou pourra l’élever au rang de race ou sous-espéce. .
Q. Mémes différences que pour l’ouvriére. Les ailes sont fortement enfumées de brun (un peu plus que chez
la forme typique). Le corps est d’un roux ferrugineux plus foneé que chez l’ouvriére. Surtout le
ler segment abdominal ne montre pas trace de la bande noiratre longitudinale médiane qui se voit chez la
Q de la forme typique, sauf une légére teinte chez la 2 du Guatémala.
fab. Mexique, Montezuma en Chihuahua (Cockerell); GuatimMaua, Senahu en Vera
Paz, El Reposo, Zapote (Champion) [ ¥ 2]; Costa Rica, Volcan de Irazu (Rogers) [ 8];
Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).
Une 2 de Zapote, Guatémala, récoltée par M. Champion, différe un peu moins de
la forme typique, mais en somme il semble bien qu’il s’agisse d’une variation locale
de l’Amérique centrale. M. Champion a noté sur étiquette d’une 2 “stridulates
loudly.”
L’A. octospinosa fait un seul jardin de champignons, soit dans un tronc creux, soit dans
quelque autre cavité peu profonde. Les % qui vont Couper des feuilles ne forment
pas de files compactes. Elles vont une a une, suivant plus ou moins la méme ligne,
ATTA. . 30
mais fort espacées, de sorte qu’il est fort difficile de les suivre et de trouver leur nid.
Elles font de grandes enjambées et sont timides.
Avant mon voyage en Colombie je regus une fourmiliére vivante de cette espéce que
M. Urich voulut bien m’envoyer de Trinidad 4 Zurich. Je les placai dans une
jardiniére entourée d’eau. La je pus refaire quelques unes des observations de Moeller.
Je vis les soins jaloux donnés au jardin de champignons sur lequel se tient toute la
couvée, Les § minima passaient leur journée sur le jardin de champignons occupées
a couper les mycelium. Les % se transportent les unes les autres 4 la renverse,
comme le font les Tetramorium cespitum et les Myrmica en Europe. La portée est
donc renversée sur le dos de la porteuse et non pas sous son ventre comme chez |’ Atta
sexdens.
J’avais placé une soucoupe sur la terre de la jardiniére et j’y avais planté un rosier.
Les Atta creusérent en deux ou trois jours une belle cavité sphérique dans la terre
sous le milieu de la soucoupe, avec des canaux qui s’y rendaient en forme de rayons.
Elles défirent leur jardin de champignons et le transportérent morceau par morceau
dans cette cavité. Ce jardin était d’un beau blanc. Les % major et media firent
seules le transport, les minima ne quittant pas le jardin et se laissant méme porter sur
les morceaux de jardin défait. Les Atta coupérent une ou deux feuilles de roses, mais
elles périrent bientét, le climat étant trop froid.
6. Atta (Acromyrmex) moelleri.
Atta (Acromyrmex) moelleri, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 596 (8% ¢ 3d) (1893) 1.
Hab. Brésiu},
Var. panamensis,n. (Tab. I. figg. 16, 3; 17, 2.)
%. Différe 4 peine de la forme typique du Brésil méridional. Les épines mésonotales antérieures sont plus
robustes, les postérieures plus longues. Le premier neeud du péddicule a derriére, en haut quatre spinules
ou dents, dont les postérieures (situées prés de l’articulation) sont les plus longues; chez la forme typique
ce sont au contraire les antérieures qui sont les plus longues, les postérieures étant méme plus ou moins
obsolétes. Par antérieures, j’entends la paire antérieure des quatre postérieures. Les couleurs sont
aussi plus fondues, et un peu plus foncées que chez la forme typique.
x
Q. Le premier article du pédicule a derriére & peine deux dents (chez le type deux épines assez longues).
Les couleurs sont plus foncées, mais presque aussi tranchées que chez la forme typique, avec les mémes
beaux dessins juune et noir velouté. .
Hab. GuaTémata, Sinanja en Vera Paz (Champion) [ 2]; Costa Rica, La Palma
(Alfaro, coll. Emery); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) [3 9 ].
L’ Atta (Acromyrmex) moelleri, dont les mceurs ont été si admirablement décrites
par Moeller sous le nom d’dtéa 1V. ou “ spinnbeinige Atta,” dans ses ‘ Pilzgarten
einiger sudamericanischer Ameisen’ (Jena: Fischer, 1893), ne fait pas son jardin
de champignons unique, dans la terre, mais dans quelque cavité naturelle, telle que le
dessous d’une écorce, ou dans les feuilles séches, et ne creuse ni cases, ni galeries
FF 2
36 HYMENOPTERA.
7. Atta (Acromyrmex) coronata ?
Formica coronata, Fabr. Syst. Piez. p. 413 (1804) *.
Atta (Acromyrmex) hystrix, st. coronata, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. 1884, p. 355 -
Atta (Acromyrmex) coronata, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 600 (1898) *.
Atta (Acromyrmex) coronata, var.?, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 69 (1896) *.
Cicodoma rugosa, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 186 (1858) °.
Gicodoma pallida, Smith, loc. cit. p. 187 °.
Hab. Costa Rica, La Palma (Alfaro*) [ 2 }.
C'est avec doute que M. Emery rapporte cette ? a l’'A. coronata. Serait-ce une 2
a’A. moelleri?
(8. Atta (Acromyrmex) versicolor.
Atta versicolor, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 31 (%) (1894) *.
Hab. Basse Catirorniz, Calamujuet (Kisen e¢ Haines ').|
3. Sous-gen. TRACHYMYRMEX, Forel.
Les Trachymyrmesz font souvent les morts, comme les Cyphomyrmesx ; ils font des jardins
de champignons différents de ceux des Atta et des Acromyrmex, moins développés, plus
semblables 4 ceux des Apterostigma et des Cyphomyrmex. Le champignon n’est pas le
Rhozites gongylophora, mais une autre espéce que j’ai envoyée au Dr. Moeller, mais
qu'il n’a pu déterminer, le matériel ne suffisant pas. J’ai observé les nids souterrains,
simplement minés, de ce sous-genre en Colombie, et j’ai rapporté pour la premiére fois ses
jardins de champignons ainsi que ceux du s. g. Mycocepurus qu'on découvrira sans doute
encore dans l Amérique centrale. Les Zrachymyrmex et les Mycocepurus ne coupent
pas de feuilles. Ils ramassent des débris végétaux divers pour en faire le fumier
de leurs champignons. Quelquefois je leur ai vu apporter cependant des débris de
feuilles.
9. Atta (Trachymyrmex) saussurei.
Atta tardigrada (Buckl.), st. saussurei, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 861 (3) (1884) '.
Atta saussurei, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 154’.
Atta (Trachymyrmex) saussurei, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxxvii. p. 601 (1893) *.
Hab. Mexique? °, Tepic (Hisen et Vaslit), Orizaba (Saussure 1).
10. Atta (Trachymyrmex) squamulifera.
Atta (Trachymyrmex) squamulifera, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 68 (1896) °.
Hab. Costa Rica, Monte Rotondo prés San José (Alfaro !).
SERICOMYRMEX.APTEROSTIGMA. 37
SERICOMYRMEX.
Sericomyrmex, Mayr, Reise der Novara, Formicid. p. 83 (1865); Dalla Torre, Cat. Hymen. vil.
p- 150.
J’ai observé en Colombie, dans une forét 4 Don Diego, un nid de Sericomyrmex situé
dans la terre. Ils font les morts, comme les Cyphomyrmez, et ont les mouvements
lents, comme ce genre. J’ai trouvé leur jardin de champignons a deux décimétres de
profondeur. Les % portaient & leur nid de petits débris végétaux verdatres paraissant
provenir d’une algue, ainsi que d’autres débris. L’entrée du nid avait d’assez gros
grains de terre. Le Dr. Moeller n’a pas pu déterminer la nature de ce jardin de
champignons. La mycologie exige des cultures et des matériaux frais ce que je nai
pu rapporter.
1. Sericomyrmex aztecus.
Sericomyrmex aztecus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. xx. p. 363 (3) (1884) '; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 150”.
Hab. Mexiqux ?, Orizaba (Saussure ').
APTEROSTIGMA.
Apterostigma, Mayr, Reise der Novara, Formicid. pp. 25, 111 (1865); Dalla Torre, Cat. Hymen.
vii. p. 149.
Les Apterostigma vivent dans les troncs pourris et au pied des arbres, entre les racines.
Leurs nids, découverts et décrits par Mme. Brockes et le Dr. Moeller, ont 4 4 6 cm.
cubes environ; les % sont craintives et font les mortes. Elles font des jardins de
champignons trés soignés, mais sans couper de feuilles, avec des débris organiques,
surtout des excréments de larves lignicoles, des débris de fruits, de racines de manioc,
etc. Le Dr. Moeller a admirablement décrit les mceurs des Apterostigma. Leurs
jardins de champignons sont suspendus et entourés d’une coque faite avec le mycelium
du champignon. Ce dernier est une autre espéce que celui des Atta, mais Moeller n’a
pu le déterminer, n’ayant pu obtenir sa forme définitive.
1. Apterostigma scutellare.
Apterostigma pilosum (Mayr), st. scutellare, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 364 (3)
(1884) *.
Apterostigma scutellare, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 149 *.
Hab. Mexiqur 2, Cordova (Saussure ').
2. Apterostigma pilosum. |
Apterostigma pilosum, Mayr. Reise der Novara, Formicid, p. 113 (¢ ¢), t. 4. fig. 35 (1865) '; Verh.
zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 554 (%) (1887) *.
38 HYMENOPTERA.
Hab. Mexiqur, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [ ¢ ]—AMERIQUE MERIDIONALE,
Brésil ! 2,
8. Apterostigma collare. (Tab. I. figg. 18,3; 19, ¢.)
Apterostigma collare, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 67 (8 2) (1896) *.
3. Long. 5 millim. Noir. Cou et collerette relevée encore plus marqués que chez la 9. Scape et articles
du funicule beaucoup plus longs et gréles que chez le pilosum. Poils du corps fort longs, plus longs que
chez le pilosum, d’un brun foncé, presque sans poils courts entre deux. Premier article du pédicule long
et étroit, mais avec un neeud trés distinct derriére, et non pas cylindrique, sans noeud, comme chez
YA. scutellare. Les pattes sont beaucoup gréles que chez I’.A. scutellare et VA. pilosum.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro1); Panama, Bugaba et Volcan de Chiriqui
(Champion)[ 3 9 3}. |
4. Apterostigma robustum.
Apterostigma robustum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 66 (3 ) (1896) *.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).
MYRMICOCRYPTA.
Myrmicocrypta, Smith, Journ. Ent. i. p. 78, t. 4. figg. 14-17 (1860) ; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 150 (2).
Glyptomyrmex, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 365 (1884) (2).
Les Myrmicocrypta vivent dans la terre, comme les Trachymyrmea, et font probable-
ment des jardins de champignons. J’ai trouvé le nid d’une espéce de ce genre a Ciénaga
(Colombie) entre les briques du pas de porte d’une auberge (Ariano) de la ville.
1. Myrmicocrypta dilacerata, (Tab. III. fig. 1, 3.)
Glyptomyrmex dilaceratus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 865 (3) °*; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 149’.
Hab. MeExiqve*, Orizaba (coll. Saussure1), Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [ 3 |;
Panama, Bugaba (Champion) [ ¢ ].
Race cornuta, n.
3. Long. 4-7 millim., done plus grande que la forme typique et ressemblant au premier coup d’eil a la
M. godmani. Mais la forme de la téte (troncature etc.) est 4 peu prés celle de la MV. dilacerata, ainsi que
les épines gréles du métanotum. Cependant les dents du pronotum sont beaucoup plus petites que chez
la dilacerata type, presque aussi courtes que chez la M. godmani. Mais ce sont surtout les angles
postérieurs de la téte, entre les yeux et les ocelles, qui sont caractéristiques, prolongés en deux fortes cornes
ou oreilles triangulaires, beaucoup plus élevées que chez la M. dilacerata typique, laissant entre elles et
Vélévation ocellaire du vertex une profonde échancrure sémilunaire. La dent postocellaire est au contraire
plus courte que chez la M. dilacerata, tandis que les dents et élévations du mésothorax sont encore plus
élevées (plus grandes).
Hab. Mxxiqus, San Blas en Jalisco (Schumann).
MYRMICOCRYPTA. 39
2. Myrmicocrypta subnitida, sp. n.
3. Long. 3:8 millim. Les arétes de la téte moins élevées que chez la M. dilacerata, en particulier la dentelure
située en dedans des ocelles latéraux. Une dent élevée et pointue derriére V’ocelle latéral, comme chez
la M. dilacerata. Les arétes frontales sont plus rapprochées. La téte est subverticalement tronquée
derriére, mais la troncature, dont les bords ne sont pas aigus comme chez la M. dilaceruta, se termine
& Particulation occipitale, c’est & dire qu’elle ne forme pas de concavité et ne passe pas & une surface
postérieure horizontale (cette derniére n’existe pas) comme chez la M. dilacerata. Une petite dent aux
angles postérieurs de la téte.
Le pronotum n’a que deux trés petites dents latérales au lieu des larges dents de la M. dilaceratu. Les dents
du mésonotum et du scutellum sont moins larges et plus pointues, plus relevées que chez la M. dilacerata.
La dent mésonotale antérieure est dirigée en dehors et non pas en arriére comme chez la M. dilacerata.
Métanotum comme chez la M. dilacerata. Premier article du pédicule sans noeud distinct, comme chez
PApterostigma urichi, mais encore plus allongé, 33 44 fois plus long que large, cylindrique, lentement
épaissi derriére. Second nosud en trapéze plus large que long, mais moins large que chez la
M. dilacerata.
La téte et le thorax ont entre les arétes et dents des rugosités et de trés petits tubercules irréguliers et
espacés plus marqués que chez la M. dilacerata. Mais la sculpture fonciére, extraordinairement fine est
moins profonde et moins dense que chez la M. dilacerata, ce qui rend V’insecte subopaque. Cette sculpture
est plut6t microscopiquement raboteuse que granulée. Sur Vabdomen, elle se décompose en points trés
fins et en strioles extrémement fines qui sont trés denses chez la M. dilacerata (ce qui rend son abdomen
d'un soyeux mat), trés faibles et assez diluées chez la M. subnitida, ce qui rend l’abdomen assez luisant.
La pilosité est trés éparse, recourbée et semiadjacente. Chez la M. dilacerata elle est aussi crochue, mais plus
courte et plus adjacente. ‘Tibias et scapes sans poils dressés.
D’un brun sale, uniforme, un peu jaunatre aux pattes, aux antennes et aux articulations.
Ailes d’un brunatre un peu plus clair que chez la M. dilacerata.
Hab. Panama, Bugaba (Champion).
Je me suis hazardé a décrire ce ¢, parce que la forme de la téte et du pédicule le
rendent trés distinct des espéces décrites. La pilosité et la sculpture le distinguent de
la MZ. squamosa (uncinata), dont la forme de la téte et du thorax le rapprochent plus.
3. Myrmicocrypta godmani, sp. n.
3. Long. 4:7 millim. Forme de la téte de la WM. subnitida (chez la M. uncinata la téte a une troncature
concave derriére, comme chez la M. dilacerata, quoique moins forte). Mais pas de dent derriére les
ocelles latéraux et surtout pas trace de dent aux angles postérieurs de la téte, entre les yeux et les ocelles.
Les dents du thorax sont disposées comme chez la M. subnitida et la M. Squamosa, mais celles du méta-
notum sont bien plus robustes. Le premier article du pédicule est comme chez la M. squamosa et la
M. dilacerata, épaissi en nooud derriére.
Liinsecte est entiérement mat, sculpture fonciére de la M. dilacerata, mais encore plus forte.
et dents d’abondantes rides et de nombreux petits tubercules.
Pubescence (ou pilosité) tout-a-fait crochue, assez abondante, plus abondante que chez la
non squameuse, bien plus courte que chez la M. subnitida.
Noire. Pattes, antennes, mandibules et ailes brunes, comme chez la M. dilacerata.
Hab. Nicaragua, Chontales (Janson).
Entre les arétes
M., dilacerata, mais
Cette forme est trés embarrassante et j’ai hésité a la décrire. Toute différente de la
M. dilacerata par sa forme, elle lui ressemble d’autant plus par sa couleur, sa sculpture
et sa pilosité.
40 HYMENOPTERA.
CYPHOMYRMEX.
Cyphomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 690 (1862); Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci.
Nat. (2) xx. p. 367; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 149.
Les Cyphomyrmes sont lents, craintifs, font les morts dés qu’on les effraie et rappellent
par leur allure de petits charangons. Ils font leurs nids dans le bois pourri et parfois
(du moins le C. rimosus) dans la terre. Le C. rimosus ne fait pas de jardins de cham-
pignons. D’autres espéces telles que le C. olitor, le C. auritus, le C. strigatus, font des
jardins de champignons trés primitifs, non suspendus et sans coque de mycelium, du
reste parents de ceux des Apterostigma et, comme eux, admirablement décrits par le
Dr. Moeller qui les a découverts le premier.
1. Cyphomyrmex rimosus. 3
Cryptocerus rimosus, Spinola, Mem. Accad. Sci. Torino, (2) xiii. p. 65 (¥% g) (1851)*; Smith,
Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 223 (1854); ibid. (8) i. p. 409°; Della Torre, Cat. Hymen. —
vii. p. 150°.
Meranoplus difformis, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 195 (3) (1858) *; Trans. Ent. Soc. Lond. (8) 1.
p- 413°.
Cyphomyrmex minutus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 691 (8) (1862) °.
Cataulacus deformis, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p.210 (? d) "3 Mayr, Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, xxxvii. p. 558 (3 2 o)°.
Cyphomyrmex deformis, Forel, Bull. Soc. Ent. Ital. (2) xx. p. 55 (1890) *.
Cyphomyrmezx steinheili, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 368 (8) (1884)”.
Hab. Mexiquz, Orizaba (Saussure}°), Atoyac en Vera Cruz (H. H. Smith);
Guatémata, Pantaleon (Champion); Costa Rica, Jiménez (Alfaro®); Panama, Volcan
de Chiriqui (Champion).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a Argentine 3, Cuba %, Antilles.
Race salvini, n. (Tab. IIT. fig. 2, 2.)
@. Long. 3°7 millim, Lobe antérieur des arétes frontales fort grand, plus grand que chez le C. rimosus.
Angles postérieurs de la téte prolongés en oreilles recourbées plus longues que chez le C. strigatus, mais
bien plus courtes que chez le C. auritus. Le bord médian des arétes frontales forme deux arétes qui
bordent l’épistome et l’aire frontale en forme de triangle. Chaque ocelle est placé sur une élévation ;
celle des deux latéraux se prolonge en aréie arquée vers l’angle postérieur de la téte. Le pronotum a
devant, en haut, de chaque cété une forte dent triangulaire. Le mésonotum a devant, en haut, au milieu
un disque arrondi et bordé ; au milieu, en arriére de ce disque, deux arétes longitudinales trés obtuses, de
cété un large feston. Le proscutellum a un feston de cété. Le scutellum est profondément échancré et
bidenté. Le métanotum a deux trés petites dents. Les deux neuds du pédicule rectangulaires, plus
larges que longs, le 2™° beaucoup plus large. Abdomen trés convexe, a peine subbordé, sans trace
d’élévations ni de dépressions a sa surface.
Mat. Microscopiquement raboteux; finement tuberculeux et rugueux.
Tout le corps couvert, comme chez le C. rimosus, i. sp., d’une pubescence espacée, courte, épaisse, brillante
et squameuse.
D’un brun roussatre ferrugineux. Téte et abdomen bruns foncés.
Hab. Panama, Bugaba (Champion).
Différe du C. rimosus surtout par ses oreilles et ses arétes beaucoup plus fortes.
CYPHOMYRMEX.—RHOPALOTHRIX. Al
2. Cyphomyrmex championi, sp. n. (Tab. III. fig. 3, ¢ .)
&. Long. 3-5 millim. Les arétes entre les deux ocelles latéraux fort élevées. A chaque angle postérieur de la
téte, une épine recourbée en avant, pointue, bien plus longue que Ja largeur de sa base et que celles du
C. auritus 3. Pronotum armé devant, de chaque cdté, d’une épine triangulaire, aigué, un peu plus
longue que la largeur de sa base, bien plus grande que chez le C. auritus. Scapes avec un renflement
fusiforme & leur 2™¢ moitié, dépassant l’occiput de plus d’un tiers de leur longueur. Du reste semblable
au C. rimosus, mais bien plus grand. Métanotum inerme; face basale plus longue que la face déclive.
Mat. Abdomen subopaque. Sculpture et pubescence squameuse, comme chez le C. remosus. D’un noir
brunatre ; antennes, pattes et ailes brunes; mandibules d’un brun jaunatre.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).
3. Cyphomyrmex flavidus.
Cyphomyrmex flavidus, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 895 (8 ) (1895) *.
Hab. Muxiaun, Santiago Ixcuintla, Tepic (Hisen et Vaslit').
2” Tribu DACETII.
Les Dacetii vivent en général dans les troncs pourris. Ils sont lents, font les morts,
comme les derniers genres des Attii, avec lesquels ils ont diverses affinités. Mais ils ne
font pas de jardins de champignons, et la tribu est répandue dans tous les continents.
RHOPALOTHRIX.
Rhopalothrix, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p. 415 (1870).
1. Rhopalothrix godmani, sp. n. (Tab. III. fig. 4, 2 .)
Q. Long. 3°3 millim. Antennes de 8 articles. Téte assez déprimée, nullement convexe, ni tronquée devant
(ce qui la distingue de toutes des autres espéces) ; mais, vu de cété, le front est faiblement concave. La
téte est en trapeze, fortement élargie derriére, avec les cétés presque droits, trés divergents et le bord
postérieur presque droit aussi, faiblement et largement concave. Un cété de la téte est plutot plus long
que son bord postérieur. Mandibules triangulaires, 4X bord externe rectiligne, armées de 7 dents longues,
pointues et serrées ; les mandibules sont réguli¢rement ponctuées. Bord antérieur de l’épistome déprimé,
rectiligne. Scapes avec une rangée d’assez longs poils-massues. Thorax presque aussi large que la téte.
Les épines du métanotum sont larges et comprimées, en partie translucides, mais triangulaires et assez
pointues (pas en lobe comme chez le 2. ihering?). Les noeuds du pédicule sont plus larges que longs, le
premier cubique et plan dessus, comme chez le R. theringi, & peine moins anguleux. Abdomen ovale.
Abdomen finement, mais abondamment et réguliérement ponctué, assez luisant. Téte subopaque, grossi¢rement
ponctuée derriére ; devant, les points passent 4 des rides longitudinales; téte luisante entre les points,
Derriére de l’occiput lisse et luisant. Pronotum ridé en travers ; mésonotum ridé en long; cétés en partie
lisses. Comme la téte, le thorax est luisant entre la sculpture, en somme subopaque. Nouds du
pédicule densément ponctués et subopaques.
Quelques poils-massues dressés, extrémement épars sur le corps et jaundtres. Pubescence trés éparse, visible
sur la téte, jaundtre, de forme ordinaire, mais assez épaisse. Pattes avec des poils adjacents seulement.
D’un roux clair assez vif; pattes, antennes et mandibules d’un roux jaunatre.
Ailes poilues, teintées de roussatre.
Hab. Panama, David en Chiriqui (Champion).
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., June 1899. aG
42 HYMENOPTERA.
STRUMIGENYS.
Strumigenys, Smith, Journ. Ent. i. p. 71, t. 4. figg. 6, 7 (1860); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 145.
Labidogenys, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vi. p. 249, t. 1. fig. 17 (1862).
Pyramica, Roger, loc. cit. p. 251, t. 1. fig. 18 (1862).
Cephaloxys, Smith, Journ. Linn. Soc., Zool. viii. p. 76, t. 4. fig. 5 (1864).
Trichoscapa, Emery, Ann. Accad. Nat. Napoli (2) ii. p. 24 (1869).
1. Strumigenys cordovensis.
Strumigenys cordovensis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 569, 573 (8) (1887)°;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1467.
Hab. Mexiaus ! 2,
2. Strumigenys elongata.
Strumigenys elongata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1868, p. 212 (8 )?; Forel, Mittheil. Schweiz. ent.
Ges. vil. p. 2177; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 146°.
Hab. Panama 128,
3. Strumigenys unispinulosa.
Strumigenys unispinulosa, Emery, Bull. Soc. Ent. Tial. xxii. pp. 55, 67 (¥ 2), t. 7. fig. 5 (1890) ';
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 147.
Hab. Costa Rica*, Alajuela (Alfaro 1).
4. Strumigenys godmani, sp.n. (Tab. III. fig. 5, ¢.)
Q. Long. 5-4 millim. Mandibules longues comme la moitié de la téte, n’ayant qu’un bord externe et un bord
interne (type de la S. smithi), mais larges, un peu déprimées, arquées, avec le bord externe trés convexe,
surtout vers l’extrémité, et le bord interne concave, ayant vers son milieu deux longues dents pointues,
dont celle de derriére se continue en arriére par un mince rebord, un peu translucide. Les mandibules se
terminent en outre par deux longues dents, dont Vinférieure est bifide. La téte, assez déprimée, est
extrémement élargie et trés profondément échancrée derriére, comme chez les S. chyzeri et S. grandidieri,
c’est & dire, comme bilobée, mais il n’y a pas d’incisure latérale comme chez la JS. grandidiert. Les deux
lobes postérieurs de la téte sont fortement dépriméds, le vertex et le front seuls formant une convexité
médiocre. Le sillon frontal s’étend jusque derriére les ocelles. Thorax court. Mésonotum fort élevé,
plus large que long, sans le scutellum. Face basale du métanotum subbordée, & peine plus longue que
large, presque carrée, plus longue que la face déclive. Cette derniére est bordée de quatre épines de méme
longueur, dont les deux métasternales sont plus gréles et plus pointues que les métanotales.
sont reli¢es par une aréte, mais n’ont pas de membrane.
Premier noeud du pédicule arrondi, rétréci et trés longuement pétiolé devant. Second neeud trés large, presque
comme la moitié de l’'abdomen, & peine plus long que large. Les deux neeuds entourés de membranes
spongieuses, comme chez les autres espéces. Abdomen ovale, pointu 4 Vextrémité, Pattes et antennes
longues et gréles.
Mandibules coriaces 4 la base, du reste lisses et luisantes, ainsi que abdomen. Tout le reste du corps, y
compris les pattes et les scapes, fortement et densément réticulé-ponctué et mat. La téte et le thorax
ont en outre des rides ou rugosités assez grossiéres et irréguliéres.
Pilosité dressée éparse, jaundtre, longue et pointue, sauf sur la téte et le thorax, ot les quelques soies sont raides’
et obtuses; elle est nulle sur les scapes et les tibias. Pubescence Jaunatre, espacée, pointue et assez
Les épines
STRUMIGENYS.— PROCRYPTOCERUS., — 43
longue sur les membres et sur les mandibules, squamiforme sur la téte et le thorax, nulle sur ’abdomen
et le pédicule.
D’un roux ferrugineux foncé ; vertex et abdomen brunAtres.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).
3™ Tribu CRYPTOCERII.
PROCRYPTOCERUS.
Procryptocerus, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 470, nota (1887); Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 139.
Les Procryptocerus vivent dans des cavités végétales. M. Urich m’a envoyé un
charmant nid du P. spiniperdus, sp. n.*, sculpté dans la large base d’une épine
* Description de quelques nouvelles espéces de Procryptocerus d’autres régions :—
Procryptocerus mayri, sp. n.
&. Long. 75 & 7-7 millim. Mandibules luisantes, ponctuées et ridées ou striées, avec quelques dents.
Epistome échaneré devant, au milieu, avec la strie médiane un peu plus forte. Aire frontale visible,
striée. Les coins postérieurs de la téte n’ont qu’un angle, qui n’est pas ou est 4 peine dentiforme. La
troncature occipitale n’est pas concave; elle n’est pas trés distinctement bordée, mais obliquement striée ;
les stries de l’occiput s’y continuent en partie au milieu. Le pronotuma des épaules anguleuses, sans dent.
Suture pro-mésonotale assez nette. Le mésonotum forme de cété une dent obtuse. Les épines du métanotum
sont horizontales, trés longues, aussi longues que la face basale, légérement sinueuses, 4 peine divergentes.
Premier neud du pédicule une fois et demie plus long que large, au moins aussi large derriére que devant ;
second noeud aussi long que large, élargi derriére. Abdomen ovale, Une impression longitudinale, large
sur occiput. Cuisses renflées.
Téte, thorax et pédicule luisants, grossiérement ridés-réticulés longitudinalement en dessus, et fortement striés
en long sur les cétés (sauf le pédicule, qui est aussi rugueux sur les cétés). L’épistome, Vaire frontale, le
front et les joues sont seulement striés-ridés en long. La face déclive du métanotum est ridée en long.
Abdomen luisant, extrémement finement et faiblement réticulé avec des points épars piligéres, sans trace
de stries ni de rides.
Tout le corps et les membres hérissés d’une pilosité dressdée trés fine et pointue, d’un jaunatre pale.
Noir. Cuisses, tibias (sauf la base) et scapes rouges. Tarses et extrémité des funicules brunatres.
Hab. Cotomsre (Landolt, coll. Forel).
Procryptocerus batesi, sp. n.
%. Long. 5°6 millim. Mandibules comme le précédent, mais V’aire frontale n’est pas visible, l’épistome n’est
pas délimité en arriére et trés convexe. La troncature occipitale est tout-a-fait indistincte et grossiérement
réticulée-ponctuée, comme le reste de Vocciput. Les angles postérieurs de la téte ont une forte dent
recourbée en dehors, et, devant cette dent, un feston. Le thorax est comme chez le P. carbonarius. Le
premier neeud du pédicule est au moins aussi large que long, le second seulement un peu plus large que
long. L’abdomen est entiérement lisse et luisant, ovale (elliptique chez le P. carbonarwus). Du reste,
sculpture, pilosité, forme et couleur du P. carbonarius. Mais il est bien plus grand et se distingue par la
troncature occipitale qui, chez le P. carbonarius, est trés distinctement bordée et presque lisse et luisante
(avec de faibles rides longitudinales), contrastant fortement avec les profondes rugosités du reste de
Pocciput. Les cétés du thorax sont ridés-réticulés et non pas striés comme chez le P. mayri.
Hab. Cotomste (Landolt, coll. Forel).
Procryptocerus spiniperdus, sp. n.
%. Long. 5°84 7-0 millim, Mandibules subopaques, strides et trés finement réticulées-ponctuées, armées de
ag 2
44
d’Erythrina umbrosa & Trinidad. Les % sortaient par un petit trou rond, mais
HYMENOPTERA.
ig
l’intérieur elles avaient sculpté quelques belles cases spacieuses. (Tab. II. fig. 8.)
1. Procryptocerus pictipes.
Procryptocerus pictipes, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 66 (%) (1896).
Pr
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro !).
2. Procryptocerus paleatus.
ocryptocerus paleatus, Kmery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 65 (%) (1896) °.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro ').
3. Procryptocerus striatus.
Meranoplus striatus, Smith, Journ. Ent. i. p. 77, t. 4. fig. 1 (8) (1860) *.
De
5 4 6 dents peu distinctes. Epistome largement échancré devant, & limite postérieure visible, faiblement
convexe. Aire frontale indistincte. Articles du funicule un peu plus longs que larges, sauf le second.
Angles postérieurs de la téte avec une petite dent recourbée. Troncature occipitale fortement concave,
lisse et luisante, avec un fort rebord antérieur qui forme le bord occipital de la téte et qui est erénelé.
La téte est moins convexe que chez le P. puncticeps. Le pronotum est fortement élargi devant et
subdéprimé, moins convexe et plus large que chez les autres espéces, méme que chez le P. striatus, i. sp.
Le dos du thorax est bordé d’un rebord aigu et surplombant les cétés bien plus fort que chez les autres
espéces. Les épaules trés marquées du pronotum forment de chaque cété deux petits angles dentiformes
rapprochés, Le pronotum est en trapéze, plus de deux fois plus large que long, terminé de cété, derriére,
par un angle droit. Suture pro-mésonotale assez nette. Mésonotum avec une forte dent latérale faisant
marche d’escalier avec langle postérieur du pronotum. Le bord latéral du métanotum a deux dents
recourbées en arriére. Les épines métanotales sont assez longues, peu divergentes, dirigées en arriére et
un peu en haut. Suture meso-métanotale trés profonde, formant de cété une profonde incision du bord.
Le dos du métanotum est plus bas que celui du mésonotum. Premier nooud du pédicule a cétés paralléles,
une fois et demie plus long que large. Second nceud une fois et un tiers plus large que long. Abdomen
ovale. Cuisses renflées.
ssus de la téte subopaque, groxssiérement, mais assez superficiellement réticulé-ridé en long, avec de larges
mailles, dont le fond est trés finement réticulé. Cdtés et devant de la téte longitudinalement ridés, Dos
du thorax, abdomen, cuisses antérieures et cdtés du pronotum ainsi que le bas des cétés du métanotum
longitudinalement stri¢s, avec le fond des stries finement réticulé et plus ou moins subopaque ; sur
Yabdomen, cette sculpture est plus fine et plus serrée, les fines réticulations plus fortes. Scapes trés
finement réticulés-ponctués et mats. Noeuds du pédicule et tibias grossiérement: rugueux. Cuisses
postérieures, reste des cétés du thorax, face déclive du métanotum et troncature occipitale lisses et
luisants.
Tout le corps et les membres recouverts d’une pilosité jaunatre pale, épaisse, raide, assez abondante, sétiforme,
No
brillante qui, sur abdomen, devient adjacente, ce qui, avec la sculpture, donne 4 l’insecte un aspect gris
soyeux.
ir; extrémité des tarses, des funicules et de l’abdomen & peine brunatres.
¢. Long. 8 millim. Etroit et allongé. Antennes filiformes. Scapes de la longueur du 2™ article du
funicule. Premier article du funicule trés court, presque globuleux. Mandibules perpendiculairement
tronquées & l’extrémité, coudées & angle droit au milieu, aussi larges 4 lextrémité qu’a la base, 4 bord
terminal 4 peine denticulé. Epistome convexe, subcaréné. Téte plus large que longue, arrondie derri¢re,
Pronotum avec deux épaules anguleuses. Métanotum avec deux dents épaisses. Les deux nosuds du
pédicule trés allongés, lentement élargis en arriére, le premier trois fois plus long que large. Abdomen
trés allongé, presque cylindrique, attenué & sa base. Cuisses un peu renflées au milieu. Valvules
PROCRYPTOCERUS. 45
Procryptocerus striatus, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 470, nota (1887)*; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 140°.
Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Amazones !~%,
Race scabriusculus.
Procryptocerus adlerzi, Mayr, var., Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 55 (1890) *.
Procryptocerus striatus (Fabr.), subsp. schmalzi, var. scabriusculus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital.
xxvi. p. 198 (%) (1894) °.
Hab. Mexiquz, Orizaba (Saussure); GuaTimata, Mirandilla, Pantaleon (Champion) ;
Costa Rica ®, Palmares ( Alfaro‘); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).
A mon avis cette forme est une race spéciale du P. striatus et ne se rattache pas
plus au P. schmalzi qu’au P. adlerzt.
génitales extérieures grandes, longues, déprimées, formant, vues de dessus, deux grands lobes triangulaires
arrondis en forme de palette et garnis de longs poils courbés. Cuisses un peu renflées.
Téte et thorax irréguliérement striés-ridés et subopaques. Pédicule et abdomen lisses et trés luisants.
Pilosité jaune pale, beaucoup plus fine et plus longue que chez louvriére, courbée, un peu laineuse.
Noir; pattes, antennes et valvules génitales brunes; tibias rougeatres.
Ailes teintées de brunatre. Cellule radiale fermée, trés étroite. la nervure transverse s’unit au rameau
cubital externe. Une seule cellule cubitale.
Pris avec les 8 dans un nid sculpté dans une épine @’Erythrina wmbrosa par M. Urich. (Tab. II. fig. 8.)
Hab, Anvitxes, Trinidad (Urich, coll. Forel).
Procryptocerus goldii, sp. n.
%. Long. 3°744°5 millim. Mandibules sillonnées dans leur longueur @’un canal longitudinal, subopaques, ridées
et trés finement réticulées-ponctuées, Epistome largement échancré devant, trés fortement convexe, sans
limite postérieure nette, sans aire frontale distincte. Téte trés convexe; troncature occipitale tres
distincte, subopaque, avec des stries obliques, perpendiculaire, sans rebord surplombant, a peine concave.
Bord postérieur de la téte non crénelé. Angles postérieurs faiblement subdentés. Dos du thorax trés
fortement bordé. Pronotum 4 cétés (bord) convexes, subdenté devant, aussi large derri¢re que devant.
Suture pro-mésonotale obsoléte. Le mésonotum forme de cété un angle droit & peine subdentiforme.
Suture méso-métanotale profondément incisée, tant de cdté qu’en profondeur. Le métanotum forme de
coté un feston trés proéminent. Epines métanotales horizontales, assez longues, 4 peine divergentes.
Neeuds du pédicule comme chez le P. carbonarius, v. leviventris, ou plus courts et plus larges (exemplaire
du Corcovado). Abdomen elliptique. Cuisses un peu renfiées.
Dessus de la téte et joues trés finement réticulés et subopaques, parsemés de grosses fossettes (points) luisantes,
réguliérement espacées et rondes. Epistome et cétés de la téte ridés en long. Cédtés du thorax striés en
long. Pronotum et pédicule grossiérement réticulés et assez luisants, ainsi que le mésonotum et le
métanotum, qui sont ridés en long. Cuisses et face déclive du métanotum lisses et luisantes. Abdomen
densément et trés finement réticulé-ponctué et en outre trés finement strié, d’éclat soyeux. Tibias ridés
et finement réticulés-ponctués, subopaques.
De petites soies jaundtres, trés courtes, éparses, obtuses et raides, dispersées sur tout le corps et sur les
membres.
Noir; moitié inférieure des tibias et des tarses, extrémité des scapes et des cuisses et premier article des
funicules rougeatres.
Hab. Bréstn, Blumenau, Prov. St. Catharina (Dr. Moeller), pied du Corcovado, Prov. Rio de Janeiro
(Prof. E. Géldi).
46 HYMENOPTERA.
4. Procryptocerus belti, sp. n. (Tab. III. fig. 6, ¥ .)
%. Long. 3°7 43:8 millim. Mandibules finement et densément strides-ridées. Epistome avec une fine caréne
médiane, échancré au milieu de son bord antérieur. Articles 2 4 7 des funicules aussi larges que longs.
Téte convexe, avec une trés petite dent assez cachée 4 l’angle postérieur. La troncature occipitale est
assez lisse et luisante, non concave. Thorax assez fortement étranglé et incisé entre le mésonotum et le
métanotum. Sauf au métanotum, le dos du thorax n’est qu’obtusément bordé. Le pronotum a de chaque
cété, devant, et le mésonotum de cété, une trés petite dent semblable 4 celle du derriére de la téte. Le
métanotum n’a devant qu’un feston. Les épines du métanotum sont longues, gréles, médiocrement
divergentes, dirigées en arriére et en haut. Premier noeud du pédicule plus long que large, un peu élargi
devant ; second neud deux fois plus large que long. Abdomen elliptique comme chez les autres espéces.
Cuisses assez renfides.
Epistome et front faiblement ridés en long, subopaques. Dessus de la téte, du thorax et des noeuds du pédicule
profondément et grossiérement réticulés-ponctués, avec le fond des mailles luisant. Sur le métanotum et
un peu sur le derriére du mésonotum, les mailles se transforment en rides longitudinales. Cétés du thorax
et dessous de la téte longitudinalement stri¢s. Abdomen et scapes finement et densément réticulés-
ponctués et mats. Pattes faiblement réticulées et luisantes,
Téte, thorax, pattes et scapes assez abondamment couverts d’une pilosité dressée obtuse (comme coupée a
Vextrémité), assez fine, raide, d’un jaune pale et assez courte. Sur le pédicule et l’abdomen la pilosité
devient bien plus longue et plus pointue; sur abdomen elle est presque adjacente, légérement dorée ou
argentée (entre deux).
Noir. Pattes, sauf les hanches, scapes et extrémité des mandibules, d’un rouge jaunétre. Funicules, genoux
et 1° article des tarses brundtres:
Les exemplaires de Nicoya, Costa Rica, sont un peu plus grands (3-7 millim.), ont les poils couchés de l’abdomen
plus longs et plus marqués, et les épines du métanotum un peu plus longues. La troncature de l’occiput
a aussi chez eux des stries longitudinales.
©. Long. 4°5 millim. Thorax plus étroit que la téte. Le mésonotum et le scutellum sont grossiérement et
densément réticulés, en partie réticulés-ponctués avec direction longitudinale. Les épines du métanotum
sont un peu plus courtes et plus obtuses que chez l’ouvriére. L’abdomen est plus allongé que chez
Vouvriére. Du reste comme JVouvriére. Ailes brundtres; tache marginale grande et brune; cellule
radiale courte.
3. Long. 5 4 5°5 millim. Mandibules grandes, triangulaires, larges, 4 bord externe convexe, & bord interne
droit, tranchant, un peu translucide, avec une petite dent terminale pointue. Epistome fortement
échancré au milieu de son bord antérieur et peu convexe. Les yeux—plutét petits—sont un peu en avant
du milieu des cétés. A leur bord interne se trouve une rainure un peu effacée, mais pourtant fort visible
pour les scapes. Téte (sans les mandibules) aussi large que longue, & bord postérieur un peu marqué (pas
tout-a-fait arrondi). Scapes courts. Les articles du funicule sont épais, renflés au milieu, au moins deux
fois plus longs que larges. Le thorax est étroit. Le métanotum a deux petites épines gréles, presque
paralléles, beaucoup plus courtes que l’intervalle de leurs bases. Premier article du pédicule subcylindrique,
deux fois plus long que large. Second article assez rectangulaire, 14 fois plus long que large. Abdomen
moins étroit et moins allongé que chez le P. spiniperdus.
Grossiérement ponctué, avec les points serrés sur la téte et espacés sur le thorax. Abdomen, pédicule et cétés
du thorax lisses et luisants. Face basale du métanotum ridée en long. La téte est subopaque, finement
réticulée-ponctuée entre les gros points.
Corps assez abondamment recouvert d’une pilosité pointue, fine, d’un roux jaundtre. Les tibias et les antennes
n’ont guére qu'une pubescence adjacente et quelques poils obliques.
Noir. Antennes, mandibules et extrémité de Pabdomen brunes. Pattes d’un brun jaundtre. Ailes comme
chez la ?.
Hab, Costa Rica, Nicoya (Alfaro) [8 @ 3]; Panama, Bugaba (Champion) [ 8 ].
Cette charmante petite espéce est trés distincte de toutes les autres, tant par sa forme
que par sa sculpture ete.
PROCRYPTOCERUS. 47
5. Procryptocerus carbonarius. |
Cataulacus carbonarius, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 413 (%) (1870)'.
Procryptocerus carbonarius, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 470, nota (1887) ”.
Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie, Brésil 12.
Var. leviventris, n.
%. Long. 4:5 millim. Mandibules avec quelques rides et points assez grossiers, du reste assez luisantes.
Epistome trés largement ou 4 peine échaneré & son bord antérieur, avec une trés faible caréne médiane.
Comme chez le précédent, la téte est fort convexe et la troneature occipitale non concave ; cette derniére
est luisante, avec des rides longitudinales espacées. Une trés petite dent aux angles postérieurs de la
téte. Dos du thorax un peu plus nettement bordé que chez le P. belti, angles antérieurs du pronotum
presque sans dent. Pas d’étranglement entre le mésonotum et le métanotum; la suture est seulement
fortement imprimée, comme chez les autres espéces, sauf le P. belti, et le bord du dos du thorax y a une
profonde échancrure. Le mésonotum a de cété une petite dent, le métanotum devant 4 peine un feston.
Epines métanotales fortes, assez longues, presque horizontales, un peu divergentes, trés légérement
sinueuses. Premier nceud du pédicule un peu plus long que large, également rétréci devant et derriére ;
second neeud distinctement plus large que long; les deux noeuds ont les cétés convexes. Abdomen
elliptique ; cuisses renflées.
Devant de la téte, cétés de la téte et dos du métanotum longitudinalement et grossiérement ridés. Derriére
de la téte, nceuds du pédicule, dos du métanotum et du pronotum grossiérement réticulés. Mais il y a du
mélange entre la sculpture ridée et la sculpture réticulée, tant sur la téte que sur le thorax; le fond des
rides et des mailles est luisant. Cdtés du thorax striés en long. Les scapes sont densément réticulés-
ponctués, mats, et en outre grossiérement ridés en long. L’abdomen est: lisse et luisant, gai et 14 avec des
vestiges de réticulations ; seulement sa base a des rides longitudinales.
Sur tout le corps et sur tous les membres une pilosité dressée jaunatre, fine, pointue, qui est un peu plus courte
sur le dos de l’abdomen, du reste de longueur moyenne.
Noir. Extrémité des mandibules, des funicules et des tarses, ainsi que les articulations, brunatres.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).
Les é6pines du métanotum sont paralléles chez la forme typique de Colombie, et la
moitié antérieure de l’abdomen est striée. Elle est aussi un peu plus petite.
Le P. carbonarius ayant été assez insuffisamment décrit, et M. Emery layant dans le
temps confondu avec son P. clathratus, notre description de cette variété ne sera pas
de trop.
6. Procryptocerus puncticeps.
_ Meranoplus puncticeps, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 610, t. 11. fig. 10 (3 )*.
Procryptocerus puncticeps, Emery, Ann. Mus. Genova, xxv. p. 470, nota (1887).
Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil } 2.
Race impressus, 0.
%. Long. 5°5 millim. Plus grand que la forme typique de Para. La téte est plus luisante et a des rides
beaucoup plus accentuées sur toute sa surface entre les points, qui sont un peu moins apparents, tout en
étant espacés et fort distincts. Le mésonotum est fortement imprimé en soucoupe sur toute sa partie
médiane jusqu’a la suture méso-métanotale. Le second nooud du pédicule est plus large, beaucoup plus
large que long. lL’abdomen est densément réticulé-ponctué et seulement faiblement strié en outre, tandis
que chez le P. puncticeps il est surtout densément strié. La grossiére et longue pubescence sétiforme
dorée qui recouvre l'abdomen, le pédicule et le métanotum, est plus abondants. Enfin le bord postérieur
de la téte est distinctement crénelé, ce qui n’est pas le cas chez le P. puncticeps. La patrie des deux
formes étant en outre fort différente, je crois l’établissement de cette race justifié.
48 HYMENOPTERA.
“17° A . . ° ? ,
©. Long. 6°8 millim. Téte presque sans rides, comme chez le P. puncticeps typique, crénelée au bord
postérieur. Le pédicule a de gros points espacés et peu de rugosités. Ailes brundtres. Du reste comme
Vouvriére avec les différences du sexe.
Hab. Panama, Bugaba (Champion).
CRYPTOCERUS.
Cryptocerus, Latreille, Hist. Nat. Ins. xiii. p. 260 (1805); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 140.
Les Cryptocerus vivent sur les arbres et dans les arbres et buissons, dont ils utilisent
les cavités pour y établir leurs nids. J’en ai trouvé par exemple un nid dans le vide
intérieur du sommet d’une grande graminée desséchée; les § et ¥% y étaient empilés
comme des anchois. Chez la plupart des espéces, les ¥ major se sont différenciées en
soldats (4 ) distincts, comme l’a montré surtout M. le Prof. Emery. Cela rend l'étude
des espéces difficile. On les trouve surtout courant sur l’écorce des arbres, mélés aux
petits Camponotus et aux Pseudomyrma, J'ai trouvé & Trinidad un immense nid du
C. atratus établi dans un gros arbre mort. Ayant excité les % en frappant V’arbre, je
les fis sortir en masse, de sorte qu’elles attaquérent le nid d’une petite guépe placé sur
une branche et détruisirent ses habitants en peu d’instants.
1. Cryptocerus atratus.
Formica atrata, Linn, Syst. Nat. 12™° edit. 1. 2, p. 581 (1758) ’.
Cryptocerus atratus, Fabr. Syst. Piez. p. 418 (1804)*; Latr. Hist. Nat. Ins. xiii. p. 260, t. 102.
fig. 1 (1805) °; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 215, t. 19. figg. 1, laf (9), 2(%)
(1854)*; ibid. (3) i. pp. 35, 408°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 141°.
Formica quadridens, De Geer, Mém. Hist. Ins. iii. p. 609, t. 31. figg. 17-20 (1778).
Cryptocerus marginatus, Fabr. Syst. Piez. p. 419 (1804) °.
Cryptocerus dubitatus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) 11. p. 216, t. 20. fig. 1 ($) (1854) *.
Hab. Panama (Stretch °), Tolé (Champion)—AMERIQUE MERIDIONALE ®, jusqu’d
Brésil 9.
2. Cryptocerus alfaroi. (Tab. III. figg. 7,4; 8, .)
Cryptocerus alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxi. pp. 55, 76 (%) (1890)’; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 140’.
Hab. Costa Rica ?, Alajuela (Alfaro); Panama, Bugaba [ 8 ] (Champion).
L’ouvriére trouvée en abondance par M. Champion en Chiriqui.
3. Cryptocerus angulosus.
Cryptocerus angulosus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) v. p. 525, t. 26. fig. 7 (8) (1867)';
Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 55, 76, t. 9. fig. 9 (%) (1890)’; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 140°.
Cryptocerus jucundus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 606, t. 11. fig. 2 (nec 8) (¥ y4,
Hab. Mexique!?4; Costa Rica, Jiménez (Alfaro?); AMERIQUE CENTRALE 2,
CRYPTOCERUS. 49,
4. Cryptocerus angulatus.
Cryptocerus angulatus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 194, t. 12. fig. 4 (1858)*; Trans. Ent. Soc.
Lond. (8) i. p. 409, t. 12. fig. 1 (%) (1862)
Hab. Guatimata, Chacoj et San Gerédnimo en Vera Paz (Champion); Panama,
Bugaba (Champion) [ 3 ¥ 9? ].—BréstL, Tunantins 1 2. |
5. Cryptocerus argentatus.
Cryptocerus argentatus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 218, t. 19. fig. 7 (2) (1854)';
ibid. (3) i. p. 409 (1862); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 141°.
Hab, Mexique? *.—Co.omBiE!; Br&stu 2 3,
6. Cryptocerus basalis.
Cryptocerus basalis, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 608 (?)*; Dalla Torre, Cat. Hymen.
7" vii. p. 1417.
Hab. Nicaraava 2, Chontales 1,
7. Cryptocerus multispinus. (Tab. III. figg. 9,%; 10,¥; 11, ¢.)
Cryptocerus cordatus (Smith), st. multispinus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 55, 75, t. 9.
fig. 5 (8) (1890).
Cryptocerus multispinus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 201, t. 3. fig. 1 (%) (1894)*; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 143°. ,
Hab. Guarimata, Las Mercedes, Pantaleon, Rio Maria Linda, Zapote (Champion) | 9 ];
Nicaragua, Chontales (Janson); Costa Rica? , Alajuela, Jiménez (Alfaro 1); Panama,
Bugaba (Champion) [ 3 ¥ |.
8. Cryptocerus bimaculatus.
Cryptocerus bimaculatus, Smith, Journ. Ent. i. p. 77, t. 4. fig. 4 (2) (1860)*; Trans. Ent. Soc.
Lond. (3) i. p. 411 (1862) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 142°.
Hab. MExiqQueE !73,
9. Cryptocerus cristatus.
Cryptocerus cristatus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 55,72 (8 ?),t. 9. figg. 2, 2 a—d (1890) *;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 142”.
Hab. Costa Rica ?, Alajuela, Jiménez (Alfaro }).
10. Cryptocerus exiguus.
Cryptocerus exiguus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) v. p. 524, t. 26. fig. 4 (%) (1867)*; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1427.
Hab. Mexique! 2.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. IIT., June 1899. HH
50 | HYMENOPTERA.
11. Cryptocerus maculatus.
Cryptocerus maculatus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 607, t. 11. fig. 6 (2)*; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 143°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. pp. 207, 208, t. 4. figg. 18-21
(% 2) (1894) *
Cryptocerus grandinosus, Smith (8 minor), Journ. Ent. i. p. 77 (1860)*.
Hab. Costa Rica? (Alfaro).— AME&RIQUE MERIDIONALE °, Trinidad 3, Ega 4, Bahia 1.
12. Cryptocerus grandinosus. (Tab. III. fig. 12, ¥.)
Cryptocerus grandinosus, Smith, Journ. Ent. i. p. 76, t. 4. fig. 5 ( 8) (1860) (excl. 3 minor)’.
Hab. Panama, Bugaba et David en Chiriqui (Champion) [ % 9 ].—Amazonzs, Ega 1,
13. Cryptocerus minutus.
Cryptocerus minutus, Fabr. Syst. Piez. p. 420 (¥) (1804)*; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii, .
p. 221 (1854) ?; ibid. (3) i. pp. 35, 409, t. 12. fig. 6 (%) (1862)°; Emery, Bull. Soe.
Ent. Ital. xxii. pp. 55, 74 (8 2), t. 9. figg. 7, 7a-d (1890)*; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 143°,
Cryptocerus quadrimaculatus, Klug, Entom. Monogr. p. 215 (2?) (1824) °; Smith, Trans. Ent. Soc,
Lond. (2) ii. p. 219 (¢) (1854)7; Journ. Ent. i. p. 75 (8 2) (1860) *°; Trans. Ent. Soc. Lond.
(3) i. p. 409, t. 12. fig. 2 (8) °* |
Formica caustica, Koll. Reise Brasil. i. p. 115, fig. 12 ( 8 ) (1882) *°.
Cryptocerus causticus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 222 (1854) ™; ibid. (3) i. p. 410
(1862) »*.
Cryptocerus volxemi, Emery, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. 1878, p. ix (3)™.
Hab. Mexiqur, Amula en Guerrero, Atoyac in Vera Cruz, Teapa in Tabasco
(H. H. Smith); Guatimata, Chacoj en Vera Paz, El Reposo, Pantaleon, Mirandilla,
San José (Champion); Nicaracua, Chontales (Janson); Costa Rica, Alajuela, Jiménez
(Alfaro*); Panama (Stretch *), Bugaba, Volean de Chiriqui, David, Caldera (Champion)
[% 2 ¥%].—AmsRIQUE MERIDIONALE !—3 5718,
14. Cryptocerus multispinosus.
Cryptocerus multispinosus, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 6, fig. ( 3 ) (1868) ?; Amer.
Nat. ii. p. 72, t. 1. fig. 11 (%)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 143°.
Cryptocerus gibbosus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 605, t. 11. fig. 3 (nec 2) (¥) (1876) *;
Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 73, t. 9. fig. 4 (1890) °.
Hab. Mrxiquit, Orizaba, Cordova (Saussure).
Stirps biguttatus.
Cryptocerus gibbosus (Smith), st. diguttatus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 55, 73 (3 2),
t. 9. figg. 3, 3.a—c (1890) °.
Hab. Mexique, Temax en Yucatan (Gauwmer) ; Guatimana, Cubilguitz et Chacoj en
Vera Paz, Rio Maria Linda (Champion); Costa Rica, Jiménez (Alfaro ®),
CRYPTOCERUS. 51
Quelques males de Teapa en Tabasco (H. H. Smith) appartenaient peut-étre a cette
forme du C. multispinosus ?
15. Cryptocerus pallens,
Cryptocerus pallens, Klug, Entom. Monogr. p. 206 (2) (1824)*; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond.
(2) il. p. 218 (1854) *; ibid. (3) i. p. 411°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 143‘; Emery,
Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 212, t. 4. figg. 29-82 (3 2) (1894) °.
Cryptocerus discocephalus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 222, t. 20. fig. 2 (¥%) (1854) °;
ibid. (3) i. p. 410 (8 S), t. 11. figg. 1-87; ibid. 1876, p. 608 (3 2 ¢)°; Cat. Hymen. vi.
p- 191, t. ll. figg. 1 (¢),2,3 (8 Y)*
Var. Cryptocerus araneolus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 228, t. 19. fig. 4 ( %) (1854) *°;
(3) 1. p. 411".
Hab. Mexique!4; Guatimata, El Reposo, Pantaleon (Champion); Costa Rica ‘4 1°.—
AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil!~9; Anrities, Cuba‘, Jamaique (Forel), St. Vincent § 1°11,
N.B. La variété C. araneolus est celle des Antilles.
16. Cryptocerus pallidicephalus.
Cryptocerus pallidicephalus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1876, p. 606, t. 11. fig. 5 (2? )*; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 1437.
Hab. MExIQuE ! 2,
17. Cryptocerus scutulatus.
Cryptocerus scutulatus, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (8) v. p. 524, t. 26. figg. 3, 3a (%) 1867)’;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 144’.
Hab. MeExique ! 2.
18. Cryptocerus setulifer.
Cryptocerus setulifer, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 211, t. 4. figg. 34-87 (8 9) (1894)".
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro) }.
19. Cryptocerus umbraculatus. (Tab. III. figg. 13, 13a, 3; 14, ¥; 15, 9;
16,3.)
Cryptocerus umbraculatus, Fabr. Syst. Piez. p. 420 (%) (1804) *; Klug, Entom. Monogr. p. 210
(3% 2) (1824)?; Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 219 (1854) °; ibid. (3) i. p. 411°;
Emery, Bull. Soc, Ent. Ital. xxii. pp. 55, 72 (8 2), t. 9. figg. 1, 1 a-e (1890) °; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 144°.
Cryptocerus quadriguttatus, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 425 (8) (1845)’; Smith, Trans,
_-_ Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 217 (8) (1854)°; ibid. (3) i. p. 409°.
Cryptocerus elegans, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 222, t. 19, fig. 8 ( ¥) (1854) °; (8) i.
p. 410 (1862)”.
Cryptocerus flavomaculatus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 757 (¢) (1862) ™.
Hab. Mexiquz, Acapulco en Guerrero (H. H. Smith); Guatimata, El Reposo,
HH 2
52 HYMENOPTERA.
Pantaleon, Paso Antonio (Champion); Costa Rica, Alajuela, Bagaces (Alfaro *) ;
Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui, Caldera, Tolé (Champion) [ % |.—AMERIQUE
MERIDIONALE ®, Trinidad [% ¥ o @ |.
Nous avons dessiné les quatre formes sur des exemplaires d’un méme nid de Trinidad,
20. Cryptocerus curvistriatus, sp. n.
%. Long. 3°5 millim. Trés voisin du C. striativentris, Emery, dont il différe par les caractéres suivants :—
Le dessous de l’abdomen est densément et plus finement strié ; les stries, longitudinales devant, convergent et
confluent en arcs derriére, ou elles deviennent transversales tout en arriére et sont disposées concentrique-
ment autour du milieu du dessous de l’abdomen (1% segment). Téte comme le C. striativentris, arétes
frontales peut-étre un peu plus larges. Thorax beaucoup plus étroit, plus d’une fois et demie plus long
que large, avec trois petites dents au bord du pronotum, une au bord du mésonotum et trois au bord du
métanotum. Chaque neud du pédicule avec une épine latérale recourbée en arriére, cella du 2™° noeud
plus longue que celle du premier et que celle du C. striativentris. Abdomen ovale, un peu plus allongé
que chez le C. striativentris.
La téte est réticulée, les points étant contigus (chez le O. striativentris les points sont espacés et allongés). Le
thorax est fortement ridé longitudinalement, plutét réticulé sur le devant du pronotum. Le pedicule est
rugueux, l’abdomen ridé longitudinalement vers sa base, irréguliérement réticulé et ridé vers son
extrémité, Tout Vinsecte est mat et couvert de petits poils écailles, brillants, adjacents, situés un au
fond de chaque réticulation, ou bien traversant lV’intervalle des rides. Ils sont plus abondants que chez
le C. striativentris, et font défaut &la face déclive du métanotum, qui est ridée en long.
Couleur du C. striativentris, mais les cuisses et les tarses sont entiérement bruns (tibias et moitié des hanches
seuls jaundtres, avec les arétes frontales, le bord de l’abdomen devant et derriére, puis l’extrémité des
dents ou épines du thorax et du pédicule).
Hab. Costa Rica, Turrialba (Alfaro).
Regu par M. le Prof. Emery.
4~e Tribu MYRMICII.
XENOMYRMEX.
Xenomyrmex, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 369 (1884); Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 64.
1. Xenomyrmex stolli.
Xenomyrmex stollii, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 370 (%)'; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 64’.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Florida ?.—GuaTéMaLa, environs de la ville (Sold 1).
Trouvé dans le nid du Camponotus abscisus, Roger, par M. le Prof. Stoll.
TETRAMORIUM.
Tetramorium, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 423 (1855); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p- 1380.
Tetrogmus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. i. p. 10 (1857).
Subgen. Xiphomyrmez, Forel, Mittheil. Schweiz, ent. Ges. vii. p. 385 (1887).
TETRAMORIUM.ROGERIA. 53
1. Tetramorium guineense.
_ Formica guineensis, Fabr. Ent. Syst. ii. p. 857 (8%) (1793)?.
Tetramorium guineense, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 133°.
Myrmica reticulata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 33 (%) (1862) °.
Hab. Mexique (Sallé) [% ]; Panama (Stretch ?).—ZoNA TORRIDA? ORBIS TERRARUM.
[Sous-gen. XIPHOMYRMEX, Forel.
2. Tetramorium (Xiphomyrmex) spinosum.
Xiphomyrmex spinosus, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 894 ( % ) (1895) '.
Hab. Bass Cauirorntg, Sierra de San Lazaro, région du Cap (Eisen e¢ Vaslit 1).]
ROGERIA.
Rogeria, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 52 (1894).
1. Rogeria tonduzi, sp. n.
%. Long. 2:6-2-7 millim. Mandibules lisses, luisantes, 4 points épars, & bord terminal oblique, peu distinct
de Vinterne et muni de 6 dents, dont la postérieure peu distincte; bord externe peu convexe. Téte
rectangulaire-arrondie, presque aussi large que longue. Epistome subtronqué devant, fortement convexe ;
le bord postérieur de ses cétés, sans étre aussi fortement relevé que chez les Tetramorium, forme une
aréte distincte qui borne devant la fossette antennaire. Les arétes frontales sont bien plus écartées que
chez la R. fore, seulement un peu plus pres l’une de l’autre que du bord de la téte. Yeux assez petits,
situés un peu en avant du milieu des cdtés. Antennes comme chez les autres espéces, scapes courts, etc.
Aire frontale distincte, pointue derriére.
Thorax sans trace de sutures, trés convexe d’avant en arriére et de droite 4 gauche, bien plus court que chez la
Rk. procera (d’aprés la figure), Le pronotum a tout en bas, devant, deux angles distincts, subdentiformes,
tandis quwil est trés arrondi dessus. Les épines du métanotum sont longues comme la distance de leurs
bases, pointues, peu divergentes, dirigées en arriére et en haut. Deux petites dents métasternales obtuses.
Premier article du pédicule trés allongé, comprimé, sans limite distincte entre le pétiole et le neud. Il s’éléve
insensiblement d’avant en arriére en ne s’élargissant que trés peu et en s’atténuant au sommet, qui est trés
étroit et prés de l’extrémité postérieure. L’article entier est au moins 34 fois plus long que large. Le
2™° article est trés court, presque arrondi, aussi étroit que le premier, un peu plus long que large, rétréci
devant. Abdomen trés convexe, 4 face inférieure sinueuse. Pattes assez longues.
Abdomen, pattes, hanches, face déclive du métanotum, second noeud du pédicule, sommet du premier neud,
épistome et aire frontale lisses et luisants. Partie antérieure du premier nceud du pédicule faiblement
réticulée, luisante. Le reste du corps grossiérement ridé, et réticulé entre les rides. Les réticulations se
réduisent parfois 4 de simples inégalités ; d’autres fois elles forment des mailles; les parties ridées ont un
éclat médiocre. Sur le front et les joues, les rides sont longitudinales et plus serrées; sur l’occiput et sur
la face basale du métanotum elles sont plus ou moins transversales, sur le mésonotum et le pronotum
longitudinales, sur les cétés du thorax plus ou moins obliques, sur les cétés du premier nosud du pédicule
longitudinales, bifurquées, divergeant en arricre. Quelques rides 4 la base des scapes.
Une pilosité dressée jaunatre, trés fine et pointue, médiocrement longue et médiocrement abondante est répandue
sur tout le corps et sur tous les membres (aussi sur les scapes et les tibias).
D’un brun foneé, noiratre. Mandibules, antennes et pattes d’un brun rougeatre ou jaunatre.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Par son épistome et ses arétes frontales, cette espéce se rapproche bien du genre
Tetramorium. Elle est parente des R. germaini, Em., et BR. procera, Em.
54 HYMENOPTERA.
WASMANNIA.
Wasmannia, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 383.
1. Wasmannia auropunctata.
Tetramorium (?) auropunctatum, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 182 (3 ¢ g) (1863) *; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 180°; Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 383°.
Hab. AMé&RIQUE MERIDIONALE !2; ANTILLES, St. Vincent °.
Var. rugosa.
Ochetomyrmex auropunctatus (Roger), var. rugosus, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlix
(3%) (1866) *.
Tetramorium auropunctatum (Roger), var. rugosum, Forel, Mittheil. Schweiz. ent. Ges. vil. p. 385°.
Hab. Mexiquz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Guarimata (Stoll *); Cosra Rica
(Pittier, Tonduz).
LEPTOTHORAX.
Leptothorax, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 431 (1855); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 122.
Subg. Temnothorax, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 68 (1861).
Les Leptothorax américains* vivent sur les buissons et sur les arbres tout-d-fait
comme ceux d’Europe, et avec les mémes allures. Je les ai observés en Colombie.
Mais, 4 en juger d’aprés quelques nids que j’ai trouvés, ils vivent dans lintérieur des
tiges creuses et séches des broussailles et non sous lécorce. Le ZL. stolli, espéce de
haute montagne vivant, fait exception et vit dans la terre.
1. Leptothorax stolli. (Tab. III. fig. 17, ¥ .)
Leptothorax stollii, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 352 (% ¢) (1894)*; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 127’.
9. Long. 5°6 millim, Thorax plus large que la téte. Joues et front assez fortement ridés en long,
Mésonotum et scutellum lisses et trés luisants. Métanotum fortement ridé en travers. Du reste
identique 4 ’ouvriére. Les ailes manquent.
Hab. Guatimata?, Volcan de Agua, au sommet du cratére, a 13,000 (Stoll};
Champion) [3% 2 é]. |
Cette espéce, qui se trouve au sommet du Volcan de |’Agua, parait y vivre sous les
pierres, comme les Leptothorax de nos Alpes suisses.
* Leptothorax sculptiventris, Mayr, var. major, n.
Long. 4°5 millim. Tous les articles des funicules au moins un peu plus longs que larges. Les scapes dépassent
légérement le bord occipital. Une forte épine sous le premier article du pédicule, devant.
Hab. Briésrt, Botucatu, Prov. Sao Paulo (Prof. Gold).
LEPTOTHORAX. 55
2. Leptothorax echinatinodis.
Leptothorax echinatinodis, Forel, Compt. read. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlviii (1886) '.
Hab. Brésiu, Rio Janeiro }.
Lespéce typique est de Rio Janeiro et n’a pas été ftrouvée dans |’Amérique
centrale. Dans ma description j’ai oublié de dire que l’occiput est aussi lisse et luisant.
Mais elle se subdivise en races ou sous-espéces qui ne paraissent pas trés constantes,
dont une partie a été considérée 4 tort comme espéces et dont certaines formes se
trouvent dans l’Amérique centrale ; je suis obligé de réviser ici les descriptions de
ces races :—
[Race spininodis.
Leptothorax spininodis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 617 (% 3) (1887) *.
Différe de la race typique par sa téte mate, densément réticulée-ponctuée, son premier segment abdominal mat
et sculpté et sa couleur entiérement jaune orange, avec la massue des antennes et l’extrémité des cuisses
brunatres. Le thorax, les épines, tout le reste est identique 4 la race typique.
Hab. Bresiu 2).
Race aculeatinodis.
Leptothorax aculeatinodis, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 60 (3) (1896) °.
Différe par sa couleur plus foncée (téte noire), avec le pronotum jaune et le reste brundtre. Les autres
différences indiquées par M. Emery, sculpture de la téte et du 2™° neeud du pédicule, reposent sur une
inexactitude de ma description. La téte du type de L. echinatinodis est lisse et luisante, avec les joues
seulement ridées et réticulées. Le 2™° nceud du pédicule n’a que quelques rides irréguliéres, dont l’une est
& peu prés transversales et d’autres obliques ou longitudinales. Le fait que chez le L. aculeatinodis elles
sont longitudinales ne constitue done pas une différence sérieuse. Le L. aculeatinodis est évidemment plus
grand que le L. echinatinodis. M. Emery m’écrit que ses épines varient de longueur, de méme que celles
du L. spininodis, mais qu’elles ne sont pas aussi longues que celles du LZ. dalmasi (v. plus bas).
Hah. Costa Rica? (Tonduz), Jiménez (Alfaro *).—Brésiu.
Var. pungentinodis ?
Leptothorax pungentinodis, Emery, Bull. Mus. Zool. Torino, xi. p. 2 (?) (Mars 1896)’.
M. Emery ayant décrit cette forme sur une seule 9, il est trés naturel qu’il l’ait prise pour une autre espéce.
Mais les 2 de la race suivante que j’ai récoltées en Colombie et qui se trouvaient avec les § n’ont que
deux tubercules mousses au métanotum et ont la téte mate et fortement stride, lors méme que les 8 ont
de longues épines et la téte luisante avec de faibles rides seulement. Un cas analogue se voit chez le
L. tuberum, i. sp., d’Europe. La couleur étant identique a celle du ZL. aculeatinodis, j’en conclus qu'il ne
s’agit guére que d’une variété qui sera fixée lorsqu’on connaitra les 3.
Hab. Mexique, Atoyac en Vera Cruz (H. H. Smith); Panama, Colon (Festa *).
[Race dalmasi, n.
%. Long. 25 4 2°7 millim. Différe en outre du type de Vespéce et du L. aculeatinodis par sa téte vaguement
et faiblement, mais distinctement, striolée et réticulée partout, jusqu’s l’occiput, quoique assez luisante,
puis par ses épines aussi longues que la face basale du métanotum, courbées en bas (non en dedans) et trés
divergentes. Le thorax est entiérement d’un rouge brundtre sombre, mais le pronotum est souvent plus
pale. Du reste, couleur du L. acwleatinodis et sa sculpture; abdomen lisse et luisant.
2. Long. 3°6 43:8 millim. Entiérement réticulée-ponctuée et matte, y compris l’abdomen. Téte et mésonotum
en outre densément striés-ridés. Le métanotum n’a que deux tubercules mousses, parfois subdentiformes,
trés peu marqués. D’un brun foncé ; une tache sur le devant du mésonotum, les mandibules, les antennes
(sauf la massue) et les pattes (sauf les cuisses) jaundtres. Ailes subhyalines.
56 HYMENOPTERA.
Hab. Couomstr, Sierra Nevada de Sauta Marta (Forel). Les ? et § prises ensemble
dans un nid (tige creuse) 4 San Antonio].
8. Leptothorax pittieri, sp. n.
%. Long. 2°8 millim. Antennes de 12 articles. Mandibules subopaques, ridées et finement réticulées.
Epistome & forte caréne médiane, deux carénes latérales et de fines rides longitudinales et rugosités.
Les scapes sont éluignés du bord occipital de moins d’un tiers de leur longueur. Yeux situés en avant
du milieu des cétés de la téte. Forme du thorax identique & celle du LZ. echinatinodis, mais il est plus
convexe d’avant en arriére et les épines sont bien plus longues, plus gréles et moins courbées en dedans,
plutét de haut en bas, plus longues que Vintervalle de leurs bases. Le mésonotum et le métanotum ont
chacun un feston latéral. Le premier article du pédicule a un pétiole assez long et un neeud élevé, cubique,
tronqué et un peu rétréci devant, ayant en haut une denticule & chacun de ses quatre angles. Son pétiole
antérieur a de chaque cété une dent pointue et en dessous une épine recourbée. ‘Le second neeud est une
fois et demie plus large que long.
La sculpture de la téte est trés particuliére. Elle consiste en grosses fossettes assez denses, rondes, mais assez
distantes pour que leurs intervalles ne forment pas les réticulations usuelles. Ces intervalles, de méme
que le fond des fossettes, sont densément réticulés-ponctués et mats. Sur le front les fossettes s’allongent
et confluent parfois, ce qui fait que leurs intervalles y prennent en partie le caractére de vermiculations
longitudinales. Le thorax et le pédicule ont un fond mat, finement réticulé-ponctué. En outre le dos
du thorax est grossiérement réticulé-ridé, avec direction longitudinale peu accentuée (plus accentuée sur
les cétés).
Face déclive du métanotum transversalement ridée. Nceuds du pédicule grossiérement réticulés. Abdomen
lisse et luisant. Pattes et scapes finement réticulés, ces derniers mats.
Sur le corps des soies jaunatres courtes, raides, obtuses, comme rasées. Sur les scapes et les tibias seulement
une fine pubescence adjacente.
Couleur variant du jaune rougedtre au roux brunatre. Abdomen, cuisses, hanches et massue des antennes
brunatres.
Hab. Costa Rica (Pitter).
Cette espéce se distingue du L. vicinus et du L. costatus par la sculpture et la forme
du premier nceud du pédicule, qui est pétiolé devant. Les épines du L. vicinus sont
longues, plus longues que celles du L. echinatinodis et du L. spininodis, mais un peu
moins longues que celles du L. pittieri (d’aprés le type).
4, Leptothorax tristan. :
Leptothorax tristani, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 61 (3) (1896) °.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).
MACROMISCHA.
Macromischa, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 184 (1863) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 120.
1. Macromischa cressoni.
Macromischa cressoni, Er. André, Rev. d’Ent. vi. p. 296 (¥) (1887)'; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vii. p. 120°.
Hab. MeExiquE! ?.
MACROMISCHA.—-MEGALOMYRMEX. 57
2. Macromischa salvini, sp. n. (Tab. III. fig. 18, ¥.)
%. Long.444:2 millim. Mandibules striées, subopaques, armées de cing dents. Epistome fortement convexe,
faiblement caréné. Téte rectangulaire arrondie, légérement plus longue que large. Yeux assez gros,
ovales, situés au milieu des cétés. Les scapes atteignent le bord occipital ou le dépassent légérement.
Les articles 3 & 7 du funicule sont & peu prés aussi longs que larges. Massue de troisarticles. Thorax sans
sutures. Pronotum fort convexe devant. Le dos du thorax, a part cela, continu et peu convexe d’avant
en arriére. Epines métanotales assez écartées, dirigées en haut et en arriére, assez fortement divergentes,
longues comme TVintervalle de leurs bases. Premier article du pédicule avec un long petiole étroit et
derriére avec un neud élevé, comprimé d’avant en arriére, squamiforme, 4 bord supérieur presque
rectiligne. En bas, devant cette écaille, le pétiole est indistinctement renfié a la place des stigmates.
Le second nceud est ellipsoide transversal, mais plus large derriére que devant (un peu cupuliforme).
Abdomen ovale, tronqué devant. Pattes longues, les postérieures sans éperon; cuisses médiocrement
renflées.
Téte et thorax densément et assez grossiérement ridés-réticulés en long et subopaques. Les rides sont rugueuses
et le fond des mailles aussi. L’épistome et l’aire frontale sont aussi ridés en long. La face déclive du
métanotum a des rides transversales. Pédicule et abdomen lisses et trés luisants. Pattes et scapes
luisants, les premiéres finement réticulées, les seconds finement ponctués. .
Tout le corps, les pattes et les scapes couverts d'une pilosité dressée jaunatre, trés fine et pointue. Sur les tibias
et les scapes, elle est assez oblique, un peu plus épaisse et plus courte.
D’un brun rougeatre foncé. Pattes, antennes, pédicule et une large bande transversale derriére le premier
segment de abdomen ainsi qu’une bande étroite sur les segments suivants bruns. Le reste de l’abdomen
d’un jaune un peu sale. Mandibules et tarses roussdtres ou d’un brun jaunatre.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).
Var. obscurior, n.
%. Différe de la forme typique par ses scapes un peu plus longs, dépassant sensiblement V’occiput, par ses
pattes un peu plus gréles, ses cuisses un peu moins renflées, le pétiole antérieur du premier article du
pédicule sensiblement plus long et plus gréle (plus de quatre fois plus long que large; chez le type environ
trois fois), enfin par son abdomen entiérement brun.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) *.
MEGALOMYRMEX.
Megalomyrmez, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 871 (1884) ; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 71.
1. Megalomyrmex foreli. 7 |
Megalomyrmex foreli, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 47, nota, t. 5. fig. 3 (%) (1890)!; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 71’.
* Macromischa sallei.
Macromischa salle, Guérin, Rev. et Mag. Zool. (2) iv. p. 73 (9 8 ¢), t. 3. fig. 1 (1852).
Des exemplaires originaux (types) de St. Domingue, de la collection de M. de Saussure, montrent qu’il s’agit
non pas d’un Pogonomyrmex comme l’ont cru Mayr et Emery, mais d’une vraie Macromischa, bien caractérisée,
longue de 5 millim., & téte fort large, bien plus large que le thorax, & épines métanotales immenses et a
pronotum singuliérement conformé: élargi, déprimé de droite 4 gauche, légérement, mais distinctement
bordé devant, formant de cété un avancement arrondi. A part ce point, oublié par Guérin, sa description
correspond bien au type. La suture pro-mésonotale est marquée, et & sa place le thorax est legérement
déprimé par de passage de l’aplatissement.pronotal 4 la convexité mésonotale; c'est probablement ce: que
Guérin entend par “ étranglé avant le milieu.” La suture méso-métanotale n’est pas visible.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., August 1899. Il
58 HYMENOPTERA.
g. Long. 7:3 millim. Mandibules triangulaires, striées, luisantes, armées de 4 & 5 dents pointues. Téte
rétrécie derriére les yeux, mais avec un bord postérieur assez droit. Hpistome et aire frontale comme
chez Vouvriére. -Antennes de 13 articles. Le scape est long comme le 2” article du funicule, dont les
articles sont longs, gréles et subégaux, sauf le premier qui est & peine plus long que large. Le 2” article du
funicule est plus épais que les autres. Mésonotum sans lignes convergentes, Métanotum abaissé (comme
chez les Aphanogaster), absolument inerme, arrondi; la face basale & peu prés deux fois plus longue que
la face déclive, qui est faiblement imprimée ou concave au milieu. ’ Premier article du pédicule fort allongé ;
son pétiole passe insensiblement au nud. Second noud une fois et un tiers plus long que large, atténué
et abaissé devant. Abdomen en ovale trés allongé. Crochets des tarses simples. Ailes larges, avec
une seule cellule cubitale. Cellule radiale ouverte. Pas de cellule discoidale. La nervure cubitale ne se
bifurque pas, c'est & dire que son rameau inférieur manque.
Quelques rides sur les joues. Tout le reste du corps lisse et luisant, couvert d’une pilosité jaunatre, courte,
fine, pointue, ¢d et 14 oblique, tout-a-fait oblique et subadjacente sur les pattes et les antennes.
D’un roux jaunatre ; pattes et antennes testacées ; moitié postérieure de l’abdomen plus ou moins brunatre.
Hab. Costa Rica1?; Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) [8 ¢ |.
N.B.—Les parties italiques de la description doivent étre considérées comme
p
donnant provisoirement la caractéristique du genre, dont aucun ¢ n’avait été décrit
jusqu’ici.
2. Megalomyrmex modestus.
Megalomyrmex modestus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 62 (%) (1896) '.
Hab. Costa Rica, Jimenez (Alfaro ').
Dans un tronc pourri.
APHANOGASTER.
Aphenogaster, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, iii. p. 106 (1853) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p- 98.
Subgen. Ischnomyrmez, Mayr, op. cit. xii. p. 788 (1862).
Subgen. Messor, Forel, Compt. rend. Soc. Ent, Belg. xxxiv. p. lxx (1890).
[1. Sous-gen, APH&NOGASTER, sensu strictiore.]
(1. Apheznogaster patruelis.
' Aphenogaster patruelis, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xli (8) (1886)'.
Hab. Bassk Catirorniz, Ile de Guadalupe, vers la céte pacifique du Mexique
(McCook *).
Race carbonaria,
Aphenogaster carbonaria, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 163 (1894) *.
Hab. Basse Cauirornig, Sierra Laguna et El Chinche (Hisen 2).
Cette forme différe de l’A. patruelis par une nuance un peu plus foncée, une taille
un peu plus grande, les rides de la téte un peu plus fortes, la face basale du métanotum
moins convexe, les dents du métanotum encore plus obsolétes et le nceud du 1” article
du pédicule un peu plus mince et un peu plus élevé.
n pet Ce ne sont que des différences
graduelles qui justifient tout au plus une race.] .
APH ENOGASTER. 59:
[2. Aphenogaster mutica.
Aphenogaster mutica, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 891 (%) (1895) *.
Hab. Bassk Catirornig, San José del Cabo (Eisen et Vaslit).]
2. Sous-gen. Mzssor, Forel.
[3. Apheenogaster (Messor) juliana.
Aphenogaster juliana, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 164 (1894) +.
Hab. Basse Cairornig, San Julio (Eisen 1).
D’aprés la conformation des mandibules, cette espéce est évidemment granivore et
appartient au sous-genre Messor, comme les A. andrei et A. pergandei. | |
4. Aphznogaster (? Messor) sonore.
Aphenogaster (?) sonore, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 34 (1894) '.
Hab. MEXIQUE SEPTENTRIONALE, Hermosillo en Sonora}.
La position sous-générique de cette espéce ne me semble pas bien exactement établie.
3. Sous-gen. IsCHNOMYRMEX, Mayr.
5. Aphenogaster (Ischnomyrmex) phalangium.
Aphenogaster phalangium, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 47, t. 5. figg. 6, 7 (3 ) (1890) *;
Dalla Torre, Cat, Hymen. vii. p. 104°. 7
flab. Costa Rica 2, Alajuela, Jiménez (Alfaro !).
Var. brevicollis, n.
%. Long. 8:6 48-9 millim. La téte, plus courte derriére les yeux et moins rétrécie que chez l’A. phalungium
typique, se rétrécit plus brusquement en un cou extrémement court qui se reléve immédiatement en
collerette. Le pronotum, extrémement convexe (bossu) devant, descend en pente trés abrupte quoique
arrondie sur l’articulation occipitale, sans former de portion rétrécie prolongée au dela de ce qui s’articule
dans la collerette de l’occiput. Ces différences ne sont du reste probablement que graduelles, car d’aprés
les figures de M. Emery (il n’en parle pas dans le texte), le cou de lA. phalangium est déja moins allongé
que celui de l’A, araneoides. Les pattes sont assez luisantes (mates chez l’A. phalungium). Tout
Vinsecte est plus grand et plus robuste. Les pattes postérieures n’ont pas 10 millim. de long (9 millim.
A
chez lA. phalangium, dont le corps n’a que 63-7 millim.). Du reste parait étre identique a
VA. phalangium. |
3g. Long. 8-1-8°3 millim.; long. de Yaile antérieure 6°8 millim. Du reste mémes différences que pour
Vouvriére. La nervure cubitale se partage en deux rameaux. La nervure transverse s’unit au rameau
cubital externe seulement et il n’y a qu’une cellule cubitale (deux chez les Aphenogaster, sens. strict., et
chez les Messor). Ce caractére se retrouvant chez VA. longiceps, YA. swammerdami et YA. beccarii parait
étre constant pour le sous-genre Ischnomyrmex.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).
6. Aphenogaster (Ischnomyrmex) ensifera, sp. n.
%. Long.8 49 millim. Mandibules fortement striées et ponctuces, armées de trois dents aigués devant et de
dents indistinctes derriére. Jusque derriére les yeux, la téte forme & peu prés un carré. A partir de 1a
12
60 HYMENOPTERA. °
elle se rétrécit: insensiblement pour former 4 l’articulation occipitale un cou trés court et assez. large,
suivi d’une collerette relevée, articulaire. La partie postérieure, rétrécie de la téte a ses cétés presque
rectilignes (& peine convexes, mais convergents); le cou est plus large que chez l’A. phalangium. Yeux
trés convexes, en avant du milieu. Epistome sans échancrure ni caréne, peu convexe. Aire frontale
triangulaire. Arétes frontales convergentes. Les scapes dépassent l’articulation occipitale d’un quart de
leur longueur. Articles du funicule trés longs et cylindriques, vont en se raccourcissant vers Vextrémité qui
ne forme pas de massue appréciable. Pronotum trés faiblement convexe. De son bord postérieur aux
épines du métanotum, le profil du dos du thorax forme une seule large concavité un peu bosselée, assez
faible, mais trés distincte. Les sutures sont peu marquées, la suture méso-métanotale est presque obsolete.
Le métanotum est armé de deux longues et robustes épines divergentes, dirigées en arriére et en haut,
presque longues comme la face basale du métanotum et trés pointues. Premier neud du pédicule avec
un large pétiole devant, en céne obtus, dont le pan antérieur est de beaucoup le plus court. Second nceeud
pyriforme, plus long que large. Pattes et antennes trés longues et trés gréles.
Transversalement strié. Face déclive du métanotum et abdomen lisses et luisants, sauf la base de ce dernier,
qui est finement réticulée et subopaque ainsi que les deux nceuds du pédicule. Du vertex a la bouche, la
téte est longitudinalement ridée et finement réticulée-ponctuée entre les rides, subopaque. Les rides
transversales de l’occiput se contournent en avant de chaque cété du vertex et deviennent longitudinales.
Les rides de l’épistome sont arquées, avec leur concavité en arriére.
Sur le corps, des soies obtuses, raides, courtes, jaundtres, éparses, la plupart obliques. Sur les pattes et les
scapes, elles sont plus abondantes, mais tout-a-fait obliques, presque entiérement adjacentes.
D’un rouge ferrugineux terne ; abdomen noiratre.
Hab. Mexiquet, Michoacan.
Regue par M. le Prof. Emery.
7. Aphznogaster (Ischnomyrmex) araneoides.
Aphenogaster araneoides, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 48, t. 5. fig. 8 (%) (1890)'; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 982.
Hab. Costa Rica ®, Alajuela, Jiménez (Alfaro 1).
Var. inermis, n.
%. Long. 5°8 4 6°5 millim. Différe de la forme typique par l’absence totale de dents au métanotum, qui est
comme celui de l’A. phalangium, par sa téte moins rétrécie derriére (comme celle de I’A, phalangium d’aprés
‘la figure d@’Emery), par sa taille plus petite et par sa couleur d’un ferrugineux jaunatre-roussatre, plus
clair (plus rougeatre chez l’A. arancoides typique).
3. Mémes différences relatives. Long. 5-7 millim.
Hab. Costa Rica (Tonduz) [%]; Panama, Bugaba (Champion) [ % ¢ J].
Lexemplaire % de Bugaba est un peu plus grand que ceux de Costa Rica.
8. Aphzenogaster (Ischnomyrmex) cockerelli.
Aphenogaster (Ischnomyrmez) cockerelli, André, Rev. d’Ent. 1893, p- 150 (3)'.
Hab. MexiqueE, Montezuma, Etat de Chihuahua (Cockerell 1).
9, Aphznogaster (Ischnomyrmex) mexicana.
Ischnomyrmex mexicanum, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) p. 893 (1895) *.
- Hab. Mexico, Tepic (Eisen et Vaslit 1).
POGONOMYRMEX. 61
POGONOMYRMEX. |
Pogonomyrmer, Mayr, Ann. Soc. Nat. Modena, iii. p. 169 (1868) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 118.
1. Pogonomyrmex barbatus.
Myrmica barbata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 130 (2) (1858) °.
Pogonomyrmex barbatus, Mayr, Ann. Soc. Nat. Modena, iii. p. 170 (nec MacCook) * ; Verh.
zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 971 (%)*; ibid. xxxvii. pp. 610, 611 (&% $) (1887) *; Forel,
Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlii®; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 118° (ex part.).
Hab. Basse Cauirornig, Miraflores et Sierra de San Lazaro, région du Cap (Eisen et
Vaslit).—Mexiqur, Chihuahua (Montagu- Kerr) [ 3 ], Durango (coll. Brinkmann) [ 3 ],
Ventanas en Durango (Forrer).
Cette espéce fait ses nids carrelés de petites pierres, ce qui leur donne un aspect
extrémement curieux, observé par de Saussure et bien d’autres *.
* POGONOMYRMEX, Mayr, subgen. J ANETIA, Nov.
%. Pas de longs poils sous la téte. Sculpture grossiére. Poils courts et raides. Métathorax quadrispineux.
Mandibules peu courbées, pas robustes. Mceurs chasseuses, non granivores. Du reste comme les
Pogonomyrmex.
d. Une petite cellule discoidale. Cellule radiale assez petite, fermée. Une seule cellule cubitale. La
nervure transverse s’unit au rameau cubital externe seulement. Premier article du funicule presque
globuleux. Téte trés prolongée derriére les yeux qui sont petits. Mésonotum trés court, tout-d-fait
relégué & avant, avec une dent de chaque cété, derriére. Scutellum circulaire, avancé et entouré dans
sa moitié antérieure par les cétés du mésonotum. Métanotum abaissé et prolongé, inerme. Premier
article du pédicule cylindrique, allongé. Eperon des pattes postérieures court. Crochets des tarses
_ simples.
Je dédie ce sous-genre & l’excellent biologiste des fourmis, M. Charles Janet.
Pogonomyrmex (Janetia) mayri, sp. n.
%. Long. 7°6 4 8 millim. Mandibules presque mates, 3 bord terminal assez oblique, armé de 6 dents pointues,
trés densément et réguliérement striées. Téte fortement déprimée, presque carrée, un peu plus longue
que large, fortement échanerée derriére, & angles posterieurs arrondis, Epistome avec un lobe antérieur
trapeziforme, imprimé transversalement sur le bord antérieur de ce lobe. Bord postérieur des cétés de
lépistome fortement relevés devant la fosse articulaire des antennes. Arétes frontales distantes,
paralléles. Aire frontale petite, triangulaire. Yeux petits, situés aux 2 antérieurs. Les scapes
n’atteignent pas le bord occipital. Les quatre articles de la massue des antennes sont peu développés.
Les articles 3 & 7 des funicules sont assez convexes et aussi larges que longs. Le thorax n’est pas plus
long que la téte, n’a aucune suture et est peu convexe. Le métanotum a en haut deux épines trés droites,
trés pointues, plus longues que l’intervalle de leurs bases, dirigées en haut, en arriére et en dehors,
triangulaires. En bas il y a deux épines métasternales plus petites, plus gréles, mais aussi droites et
aussi pointues. Le premier article du pédicule a un pétiole assez court et un neeud deux fois plus long
que large qui s’éléve d’arriére en avant ot il se termine par un sommet acuminé dirigé en avant et
formant un lobe pointu, assez aplati verticalement et surplombant le pétiole. Une dent sous le pétiole du
premier article du pédicule. Le second neeud est arrondi, élargi derriére. Abdomen ovale. Pattes et
antennes plutét longues,
La sculpture est fort curieuse. Le fond est trés densément et trés finement réticulé-ponctué et mat, y compris
les pattes et les scapes, sauf la moitié postérieure de l’abdomen, qui est assez luisante et abondamment
ponctuée. Les parties mates (y compris pattes et scapes) sont en outre plus ou moins densément ridées-
62 HYMENOPTERA.
Race molefaciens.
Myrmica (Atta) molefaciens, Buckley, Proc. Acad. Phil. 1860, p. 445 (8) 7; 1861, pp. 9, 10 * 5.
Lincecum, Journ. Linn. Soc., Zool. vi. pp. 29-31 (1861) °.
Myrmica molefaciens, MacCook, Proc. Acad. Phil. 1877, pp. 135, 136 '° (nec Mayr, nec Smith) ;
ibid. pp. 299-304".
Pogonomyrmex molefaciens, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 365 (1886) **.
Atta barbata, Moggridge, Harvest Ants, p. 12 (1873) ™.
Pogonomyrmex barbatus, Ed. André, Spec. Hymén. Europ. ii. p. 17, t. 5. figg. 9-11 (1883) ™*.
Myrmica barbata, Smith, Proc. Ent. Soc. Lond. 1878, p. xii”.
Pogonomyrmesx barbatus, var. molefaciens, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlii (1886) **.
strides en long. Sur l’abdomen, les stries sont fines et serrées ainsi que sur le 2™° neud. Sur le thorax
et le 1° noeud, ce sont des rides assez grossiéres, réticulaires sur le L* noeud, contournées sur le thorax,
c. 4d. longitudinales au milieu et transversales devant le pronotum et derriére le métanotum. Sur la
téte les rides sont de nouveau plus serrées et plus fines, plus strides en long, mais elles sont soulevées par
une foule de tubercules ou élévations mousses disséminées sur toute sa surface qui en devient comme
vérolée. En partie se sont aussi de trés grosses rugosités allongées, dont la superficie est & la fois striée
et finement réticulée-ponctuée.
Tout le corps, y compris les scapes et les tibias, est abondamment pourvu d’une pilosité épaisse, raide, courte,
obtuse, dressée, d’un brun noiratre. Pubescence adjacente plus claire, diluée.
Entiérement noir. Mandibules, extrémité des antennes et des tarses, dent du dessous du 1° article du
pédicule brunes.
g. Long. 7 millim. Mandibules strides et dentées. Epistome avancé devant et arrondi. Ocelles éloignés
les uns des autres. Yeux petits, trés rapprochés du bord antérieur de la téte. Second article du funicule
trés long, plus long que Je scape. A partir des yeux, la téte, vue de dessus, forme un long trapéze, bien
plus long que large & sa grande base, qui est vers les yeux. Le bord postérieur est en méme temps le
bord articulaire, qui est relevé en rebord. L’occiput est done complétement déprimé et méme aplati.
Vue de profil, la téte est tout-a-fait plate et mince derriére, s’épaississant lentement en avant jusqu’au
vertex; du vertex au front, elle conserve la méme épaisseur. Vu de profil, l’occiput est légerement
concave. Pronotum trés court. Mésonotum, voir la description du genre; il est trés large et convexe
devant, avec deux larges dents relevées et obtuses 4 ses angles postérieurs. Métanotum bas, descendant
en talus 4 partir du scutellum. Face basale deux fois plus longue que la face déclive, qui est fort oblique.
Premier article du pédicule trois fois plus long que large. Second article épaissi et élargi graduellement
d’avant en arriére, 14 fois plus long que sa largeur postérieure. Abdomen court; hypopygium en lobe
assez allongé. Ailes assez faiblement brunatres; tache marginale large et courte. Sculpture analogue
& celle de Vouvriére, mais moins forte; abdomen et pattes entiérement luisants et presque lisses.
Pilosité plus fine, plus longue et plus abondante que chez l’ouvriére.
D’un brun foneé. Téte et devant du thorax en partie d’un ferrugineux rougeatre terne, avec le vertex brun
noiratre.
Hab. CoLomBig.
Cette singuliére espéce habite Santa Marta et Ciénega en Colombie, ainsi que tout le pied nord de la Sierra
Nevada de Sta. Marta, oi je l’ai observée, Elle fait la chasse aux insectes, marche lentement, va jusque
dans les rues de Santa Marta et fait son nid dans la terre, ot elle le mine assez profond et dans lequel
jai trouvé les g. lle n’est pas rare dans cette région, et il est assez curieux qu’une fourmi aussi grosse,
qui s’approche autant des habitations humaines, qui frappe dés l’abord par sa marche lente, qui se proméne sur le
sable et les terrains dénudés, n’ait encore jamais été découverte. Il faut que son domaine géographique soit trés
restreint, Cependant, comme elle habite les terrains bas, il n’est pas improbable qu’elle aille jusqu’a Panama.
Une question se pose, celle de savoir si le Pogonomyrmex neegeli, Forel, de ’ Amérique du sud (Rio J aneiro),
qui n’a pas non plus de barbe et qui a diverses affinités avec le P. mayri, appartient au sous-genre Junetia
oui ou non, malgré ses mandibules convexes et fortes qui peuvent faire supposer un régime granivore.
Cette question ne pourra étre résolue que lorsqu’on connaitra son male,
POGONOMYRMEX.—MYRMICA. 63
Hab, AM®RIQUE SEPTENTRIONALE, Texas 7~12 16, Florida 1°.—Muxiqus (Sallé), Guana-
juato (coll. Saussure) [3 2 ¢ ].
Cette forme doit étre considérée comme race locale et se distingue par sa sculpture
plus fine, sa taille un peu plus grande et sa couleur entiérement d’un roux jaunatre.
Elle habite surtout le Texas, tandis que le P. barbatus proprement dit habite surtout
le Mexique. Les mceurs de la race molefaciens (agricultural ant of Texas) ont été
décrites au long et au large par Lincecum, Buckley et surtout par McCook au remar-
quable ouvrage duquel nous renvoyons. Elle coupe les plantes autour du déme de
son nid et ne laisse subsister que l’ Aristida oligantha, de la graine de laquelle elle se
nourrit.
[2. Pogonomyrmex californicus.
Myrmica californica, Buckley, Proc. Ent. Soc. Phil. vi. p. 336 (1867)’.
Pogonomyrmesx californicus, Emery, Zool. Jahrb. viii. p. 311 (1894) %.
Pogonomyrmex badius, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 971 (1870)°; xxxvi. p. 450
(1886) *; xxxvil. p. 610 (1887) (nec Latr.) ’.
Pogonomyrmex badius, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 83 (1893) (nec Latr.) °.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Canada, Caroline, Californie '—Bassz CALIFORNIE,
San José del Cabo (Hisen et Vastlit ®).
Var. estebanius.
Pogonomyrmez badius, var. estebanius, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 38 (1894) *.
Hab. Bassz Cauirorniz, Minas de Calmalli, San Esteban (isen et Haines’).]
MYRMICA.
Myrmica, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. iv. p. 131 (1802).
Manica, Jurine, Nouv. méth. Class. Hymen. p. 276 (1807).
Myrmecium, Westwood, Quart. Journ. Geol. Soc. Lond. x. p. 390 (1854).
1. Myrmica rubra.
Formica rubra, Linn. Fauna Suecica, ed. 2, p. 427 (1761) °.
Myrmica lobicornis, Nyl. Act. Soc. Sci. Fenn. ii. 8, p. 82, t. 18. figg. 32, 83 (1846)
Myrmica rubra, st. lobicornis, Forel, Denkschr. Schw. naturf. Ges. xxvi. p. 75 (1874).
Myrmica denticornis, Curtis, Trans. Linn. Soc. Lond. xxi. p. 215, t, 23. figg. 18, 19, 20 (1854) *.
Hab. t Muxiqte (coll. Saussure).
L’exemplaire mexicain que j’ai sous les yeux est petit; les épines sont assez courtes,
et le nceud moins aigu que chez la M. lobicornis de nos Alpes. lle rappelle la var.
detritinodis d’Emery, mais le 2"° nceud n’a pas de bande lisse. Je ne puis me résoudre
& suivre M. Emery dans son assimilation de ces formes a la race scabrinodis. En outre
jai des doutes sur l’authenticite de Vétiquette, car jusqu’ici on n’a pas trouvé de
64 HYMENOPTERA.
Myrmica dans les Etats du sud des Etats Unis. I] n’y a qu'une possibilité, cest que
ce soit une forme de hautes montagnes propagée en Mexique par les Montagnes
Rocheuses. L’avenir le montrera.
PHEIDOLE.
Pheidole, Westwood, Ann. & Mag. Nat. Hist. vi. p. 87 (1841).
Leptomyrma, Motschulsky, Bull. Mosc. xxxvi. p. 17 (1863).
Gicophthora, Heer, Hausameise Madeiras, p. 15 (1852).
Les espéces de ce genre immense vivent partout, dans la forét, dans les savannes,
dans les jardins cultivés, méme dans les maisons (P. megacephaia), et nichent dans la
terre dont elles sortent par de petits cratéres, ou dans le bois (troncs pourris). On voit
surtout les 8 courir partout et s’attaquer 4 tout, tandis que les soldats a grosse téte
demeurent le plus souvent dans le nid, surtout ceux des espéces trés dimorphes, ot
le soldat a la téte particuliérement énorme. Toutes les Pheidole ont un soldat (2 )
tout-a-fait distinct de l’ouvriére.
1. Pheidole absurda. (Tab. IIT. fig. 19, %.) |
Pheidole absurda, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlvii (4%) (1886)'; Mayr,
Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p. 5947; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 48, t. 5.
figg. 9-11 (8 %)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 88‘.
Hab. Guatémaua, Retalhuleu (Stoll1), Torola (Champion) { ¥%]; Costa Rica, Alajuela,
San José, Liberia (Alfaro 3).
2. Pheidole biconstricta.
Pheidole biconstricta, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. lxi. p. 399 (8 3 ) (1870)'; Verh. zool.-bot.
Ges. Wien, xx. pp. 980, 983 (% %) (1870) *; ibid. xxxvii. pp. 589, 600 (% ¢) (1887) *.
Hab. Corompis 1-3,
Race bicolor.
Pheidole biconstricta (Mayr), r. bicolor, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 50 (Y %) (1890) *.
Pheidole bicolor, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 88°.
Hab. Costa Rica (Alfaro*), Tuis (Pittier).
Race rubicunda.
Pheidole biconstricta (Mayr), r. rubicunda, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p- 50 (8 Y%) (1890) *.
Pheidole rubicunda, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 967.
Hab. Costa Rica" (Tonduz) [ § ¥ ], Alajuela (Alfaro ®).
3. Pheidole gouldi.
Pheidole gouldi, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlii(¥ % 9 3) (1886) *, "; Mayr, Verh.
zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 588, 5997; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 91°.
Hab. Mexiqun, Temax en Yucatan (Gawmer); Guaréma.a3, Antigua (Stol/ 1),
environs de la ville de Guatémala (Champion).
PHEIDOLE. 65-
4, Pheidole susanne.
Pheidole susanne, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xliii (4% 3) (1886); Mayr, Verh.
zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil. pp. 589, 604?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 97°.
Hab. Guatémata 3, Retalhuleu (Stoll ').
Race obscurior.
Pheidole susanne, r. obscurior, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xliv (% 8) (1886) ‘;
Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 410 (? ¢)%.
Pheidole susanne, Forel, var. obscurior, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 97 °.
Hab. GuatTémata, Capetillo (Champion) [2]; Costa Rica, Alajuela (Alfaro).—
CoLoMBIE (Forel); Bréstu*; ANTILLES, St. Vincent ®.
Cette race est fort constante et ne doit pas étre considérée comme simple variété,
ainsi que l’ont fait MM. Mayr et Emery. Elle vit dans les troncs d’arbres pourris ot
je l’'ai observée moi-méme en Colombie. I] semble que la P. odscurior est la forme
généralement répandue dans l’Amérique du sud et que la P. susanne, i. sp., est une
race spécialement guatémalienne.
[5. Pheidole longipes.
Pheidole susanne, Forel, race longipes, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 885 (2% 3) (1895).
Hab. Bassk CaiFornig, Sierra de San Lazaro, région du Cap (Hisen et Vaslit*).
Cette singuliére espéce est complétement différente de la P. susanne. Les antennes
et les pattes sont démesurément longues et gréles chez le ¥ et la %. Chez le ¥ elles
dépassent de beaucoup l’occiput et les funicules ont les articles 2 4 9 plus de trois fois
plus longs que larges. |
6. Pheidole vasliti.
Pheidole vaslitii, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 883 (% %) (1895) ’.
Hab. Basse Cauirornis, Sierra de San Lazaro (Kisen et Vaslit').
Cette espéce est assez voisine de la P. fallax, Mayr, dont elle différe surtout par ses
antennes plus Jongues et plus gréles, lentement courbées vers leur base.
Var. hirtula, n.
¥. Long. 4545 millim. D’un brun de poix foncéd, avec les pattes et les antennes d’un brun rougeiatre.
Abondamment hérissée (corps et membres) de poils dressés, pointus, pas trés longs, d’un brun roussatre.
Les scapes atteignent presque les angles occipitaux. Les articles 2 4 8 du funicule sont presque deux
fois plus longs que larges. Un peu plus robuste et plus large que la forme typique, dont elle différe
surtout par sa taille, sa couleur et sa pilosité plus abondante. Mésonotum avec une forte impression
transversale et un bourrelet derriére.
%. Long. 2:83 millim. Couleur brun foncé du % (la forme typique est jaunatre, avec l’abdomen brun).
Téte lisse et luisante derriére, ainsi que le pronotum et le pédicule. Le reste du thorax plus ou moins
réticulé et subopaque. Chez la forme typique la téte, le thorax et le pédicule sont réticulés-ponctués.
Pilosité plus abondante. Du reste comme la forme typique.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. II1., August 1899. KK
66 HYMENOPTERA.
Hab. Mexique, Durango (Brinkmann, coll. Forel).
A premiére vue, j’ai cru avoir la P. hirsuta, Emery, mais les antennes, le 2™° article
du pédicule sans conules etc., la différencient fonciérement et la rattachent 4 la
P. vasliti.
7. Pheidole columbica,
Pheidole fallax, r. columbica, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xliv (% 8) (1886) *.
Hab. Panama, Colon (Janson) [| ¥ |.—CoLomBiz }.
L’étude trés considérable que j’ai pu faire de cette espéce en Colombie, ot elle est
extrémement commune, et au Venezuela, ainsi que sa comparaison avec la var. jelskii de
la P. fallax, Mayr, qui n’est guére moins commune aux Antilles, m’a montré qu'il
sagit de deux espéces différentes, quoique voisines, vivant toutes deux dans la terre.
Chose curieuse, c'est la P. columbica qu’on trouve & la Jamaique et la P. fallax a la
Trinidad. Le scape de la P. columbica est beaucoup plus court, et sa téte a une autre
forme. On en trouve en Colombie une variété claire, rouge, et une foncée. C'est
la premiére qui a été prise 4 Colon. Le variété claire est rougedtre avec la moitié
postérieure de l’abdomen seule brundtre (var. rudens, n. var.) ; la variété foncée (celle
que javais décrite) est noire avec la téte d’un rouge jaunatre et le thorax brundtre, plus
foncé (noirdtre) derriére, avec le pronotum toujours plus clair, parfois rougedtre. On
nd
observe ces deux variétés a cété l'une de l’autre en Colombie, mais toujours en
fourmiliéres différentes. On les prend d’abord pour des espéces différentes 4 cause -
de la couleur. Mais les mceurs, habitus et tout le reste est identique.
8. Pheidole deceptrix, sp. n. (Tab. III. fig. 20, » .)
Y. Long. 444-2 millim. Mandibules lisses, luisantes, ponctuées, avec 2 ou 8 grosses rides & la base.
Epistome entier & son bord antérieur, avec une petite élévation ou ombilic au milieu. Les scapes dépassent
& peine la moitié de la distance de l’origine des antennes aux angles occipitaux. Ils sont courbés & la
base, sans épaississement ni coude, logés sur une surface seulement réticulée-ponctuée (sans rides), mais
nullement enfoncée. Articles moyens du funicule environ aussi larges que longs. Arétes frontales courtes,
divergentes, ordinaires. Téte plutdt plus longue que large, ayant exactement la forme de celle de la
P. columbica, mais le sillon frontal se perd devant et les angles occipitaux sont un peu plus étroits. Le
pronotum arrondi n’a que des tubercules trés mousses, plus mousses encore que chez la P. columbica. Le
mésonotum n’a qu’une légére et étroite impression transversale suivie d’un tras faible bourrelet transversal
situé fort en avant et ne formant guére qu’une marche d’escalier éloignée de la suture méso-métanotale
qui est profonde. Face basale du métanotum assez convexe, un peu plus longue que large. Epines
longues comme les § de l’intervalle des bases, dirigées en haut et un peu en arriére et en dehors. Premier
neud étroit, élevé, squamiforme ; second nceud un peu plus large que long, formant de cété deux cénes
courts, mais bien anguleux, situés & son tiers antérieur.
Pate subopaque, plutét mate, finement réticulée-ponctuée partout, sauf l’épistome et Vaire frontale qui sont
lisses et luisants au milieu, avec des rides sur les cétés. En outre la téte a devant des rides peu serrées et
derriére de gros points en partie réticulaires avec des fragments de ridés—a peu prés comme la P. columbica.
Thorax presque mat, finement réticulé-ponctué, avec quelques grosses rides transversales devant. Pédicule
abdomen et pattes lisses et luisants. ,
PHEIDOLE. 67
Pilosité dressée assez abondante, longue, fine, pointue, d’un jaune brunatre, répandue sur tout le corps et tous
les membres.
Entiérement d’un brun jaunatre sale ; abdomen et devant de la téte brunatres.
Hab, GuatTéMaua, Purula in Vera Paz (Champion).
C'est 4 corps défendant que je décris cette espéce au milieu du dédale de ses voisines.
Mais ce n’est ni la P. vasliti, ni la P. columbica, ni la P. hirsuta, ni aucune des formes
voisines. Plus petite que la P. columbica, une de ses plus proches voisines, elle en
différe trop par ses scapes et son mésonotum pour pouvoir étre une simple race. La
P. hirsuta, Emery, est bien plus grande, a le métanotum ridé (chez la nétre seulement
réticulé) et canaliculé, de gros points sur l’abdomen et parait étre bien plus poilue.
9. Pheidole radoszkowskii.
Pheidole radoszkowskii, Mayr, Hore Soc. Ent. Ross. xviii. p. 35 (% 4) (1884) *.
Hab. Muxiqun, Cuernavaca en Morelos (H. H. Smith) [%]; Guavémata (Stoll) ;
Nicaracua, Chontales (Janson) [%]; Costa Rica (Zonduz).—Cotompie; Guyane!;
Brésiu },
Abondante en Colombie, ot elle vit surtout au pied des arbres, dans les lieux
humides.
Race pugnax.
Pheidole radoszkowskit (Mayr), r. militaris, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 49 (2 8) (1890) ?.
Pheidole radoszkowskit (Mayr), st. pugnaz, Dalla Torre, Wien. ent. Zeit. 1892, p. 91°.
Pheidole pugnaz, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 95 *.
Hab. Costa Rica 4, Alajuela (Alfaro ?).
Ce n’est pas une espéce, mais une race assez caracterisée.
10. Pheidole delecta, sp. n.
Parente de la race pugnaw et surtout de la race lallemandi de la P. radoszkowskii, mais encore plus grande.
y. Long. 6 millim. Comme la P. radoszkowskui, r. lallemandi, mais la téte est un peu plus allongée et moins
fortement échancrée. Thorax plus large, avec les tubercules du pronotum plus larges et plus obtus.
Suture pro-mésonotale faiblement imprimée. Le mésonotum a au milieu une impression transversale
bien moins grande et moins profonde, formant une gouttiére transversale rectiligne trés distincte; derriére
cette gouttiére, le mésonotum est bien moins fortement relevé, faiblement convexe. L’échancrure méso-
métanotale est aussi bien moins profonde, aussi faible que la précédente. La face basale du métanotum
large, longue et assez plane, ne forme ni gouttiére médiane, ni arétes. Epines du métanotum obtuses et
trés écartées, divergentes, plus longues que chez la P. lallemandi, moins longues que Vintervalle de leurs
bases. Noeuds du pédicule un peu plus larges que chez la P. lallemandi, mais le 2™¢ noeud ne forme pas
des conules aussi nets que chez la P. pugnaw. Les scapes atteignent 4 peu prés le bord occipital ; les
articles des funicules sont cylindriques, bien plus longs que chez la P. lallemandz.
Sculpture comme chez la P. lallemand etc., mais les réticulations grossiéres s’étendent jusqu’au quart postérieur
de la téte. Thorax, pédicule ef abdomen densément réticulés-ponctuds et mats ; cette sculpture est plus
forte et plus grossiére que chez les P. lallemandi et P. pugnax. Tout le corps, les pattes et les antennes
recouverts d’une pilosité dressée courte, roussatre et abondante.
Abdomen noiratre; thorax et pédicule d’un brun foneé ; pattes et antennes brunes; téte d’un roux ferrugineux.
Hab. MeExiqueE, Michoacan.
KK 2
68 . HYMENOPTERA.
Regue par M. le Prof. Emery. Différe surtout des formes lallemandi et pugnax par
ses antennes, son thorax et sa pilosité. Il ne me semble pas impossible qu’on ne
découvre des formes intermédiaires.
11. Pheidole plebecula, sp. n.
Voisine des plus petites variétés de la P. radoszkowskii (acuta, Em.).
¥. Long. 3°7 43-8 millim. Téte un peu moins échanerée, & cétés un peu moins convexes que chez la P. acuta.
Epistome imprimé derriére le bord antérieur avec un fragment de caréne au milieu. Les scapes atteignent
presque le bord occipital; les articles des funicules sont plus allongés et plus cylindriques que chez la
P. acuta. Thorax comme chez la P. acuta; mais la suture pro-mésonotale est plus faiblement imprimée.
Par contre I’échancrure du mésonotum, son élévation postérieure et V’échancrure méso-métanotale sont
plutét plus fortes que chez la P. acuta. La face basale du métanotum est plus large, presque plane, sans
gouttiére ni arétes. pines comme chez la P. acuta, mais plus inclinées en arriere.
Assez luisante, finement et faiblement réticulée, sauf le métanotum et le pédicule, qui sont plus fortement
réticulés et assez mats. Des rides et réticulations grossiéres sur les joues et sur la partie de la téte située
entre les yeux et les arétes frontales. Quelques longs poils épars sur le corps, le devant de la téte, les
scapes et les tibias. Pubescence trés éparse. .
D’un brun roussatre ou jaunatre sale. Moitié postérieure de l’abdomen d’un brun foncé. Téte, pattes et
mandibules plus fauves, plus claires.
Hab. Costa Rica, Alajuela (Alfaro).
Regue par M. le Prof. Emery. Différe surtout de la P. radoszkowskii, r. acuta, par
la forme de ses antennes, son métanotum et sa pilosité.
12. Pheidole ursus.
Pheidole ursus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 982, 986 (%) (1870) *; xxxvii. pp. 587,
598 (21)°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 97°.
Hab. Merxique? (Bilimek 1).
13. Pheidole striaticeps.,
Pheidole striaticeps, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 981, 983, 987 (8 %) (1870)°’;
XXxvii. pp. 586, 601°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 96°.
Hab. Mexique® (Norton }).
14. Pheidole picea.
Pheidole picea, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 981, 983, 988 (3 %) (1870)'; ibid.
XxXxvii. pp. 588, 6017; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 94°.
Hab. Mrxique® (Norton').
15. Pheidole rogeri.
Pheidole rogeri, Emery, Bull. Soc, Ent. Ital. xxviii. p. 64 (24) (1896) *.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1),
_ PHEIDOLE. 69
16. Pheidole exarata.
Pheidole exarata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 68 (% 3) (1896) °.
Hab.. Costa Rica, San José (Alfaro 1).
17. Pheidole alfaroi.
Pheidole alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 70 (% 8 ? 3) (1896) *.
Hab. Costa Rica (Pittier), La Palma 1500 métres, dans des troncs d’arbres
(Alfaro').
18. Pheidole pubiventris.
Pheidole pubiventris, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 595, 604, 607 (% 8 2) (1887)".
Hab. Bréstu !.
Race variegata.
Pheidole pubiventris, Mayr, subsp. variegata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 72 (4% 3 9?)
(1896) °. 7
Hab. Costa Rica, San José (Alfaro 2).
19. Pheidole scrobifera.
Pheidole scrobifera, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 78, figg. 14a, b (8 % 2 g) (1896)?
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).
20. Pheidole opaca.
Pheidole opaca, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 749 (3 ¢) (1862)’.
@. Long. 10 millim. Ailes enfumées de noiraétre. Téte et mésonotum finement striés enlong. Entiérement
opaque. Du reste comme le 2.
Hab. Mzxiqun, Atoyac en Vera Cruz (Schumann) [¢]; Guarémaza, Purula, Sinanja,
et Panima en Vera Paz, Las Mercedes (Champion) [ ¥ % 2]; Costa Rica, Tuis (Pittier)
[ % %]; Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).—Br&sit }.
21. Pheidole tepicana.
Pheidole tepicana, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 878 (4% 3) (1895) '.
Hab. Mexico, Tepic (Hisen et Vaslit ').
22. Pheidole rugifrons.
Pheidole rugifrons, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 880 (21) (1895) *.
Hab. Mexico, Tepic (Hisen e¢ Vaslit +).
23. Pheidole subdentata.
Pheidole subdentata, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 888 (%) (1895) *.
Hab. Mexico, Tepic (Eisen e¢ Vaslit').
70 HYMENOPTERA.
24. Pheidole obtusospinosa.
Pheidole obtusospinosa, Pergande, Proc. Calif, Acad. Sci. (2) v. p. 889 (2/) (1895) *.
Hab. Mexico, Tepic (Eisen et Vaslit 1), Durango (Brinkmann, en coll. Forel).
25. Pheidole townsendi.
Pheidole townsendi, André, Bull. Soc. Ent. Fr. 1898, p. 246 (1 %)’.
Hab. Mexiqve (Townsend ').
26. Pheidole fimbriata, (Tab. III. fig. 21,» .) |
Pheidole fimbriata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p. 196 (21 8 )*; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, xx. p. 981°; ibid. xxxvii. pp. 586, 598°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 90%.
Hab. Guatémaua, Chacoj en Vera Paz (Champion) [ 3 ¥ |; Costa Rica 4.—AMERIQUE
MERIDIONALE, Brésil 4, Paraguay ! 2 4.
27. Pheidole bilimeki,
Pheidole bilimeki, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 980, 985 (% 3 9) (1870)*; xxxvil.
p. 584°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 88°.
Hab. Mexique® (Bilimek 1).
28. Pheidole maja.
Pheidole maja, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xlvil (¥% 8 9) (1886) *; Mayr, Verh.
zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. pp. 594, 604°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 92°.
Hab. GuaTimata®, Ville de Guatémala et Tecpam 7000! (Stoll ').
29. Pheidole inermis.
Pheidole inermis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 979, 982, 984 (24 8) (1870)*; ibid.
xxxvil. pp. 587, 598°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 91°.
Hab. Merxique ? (Norton ').
30. Pheidole fiorii.
Pheidole fiorti, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 51 (%) (1890)*; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 90°.
@. Long. 6°5 millim. Brune. Trois taches sur le mésonotum, deux taches sur les cétés du thorax, parfois
de petites taches 4 la base de l’abdomen, pattes et antennes jaundtres. La téte souvent rougeatre avec le
vertex brun. Opaque. Parfois en partie subopaque. Ailes jaundtres, nervures pales. Thorax assez
large, arrondi.
Hab. Guatimaa, Cubilguitz en Vera Paz (Champion) ; Costa Rica? (Tonduz), Jiménez
(Alfaro 1), Tuis (Pittier); Panama, Bugaba (Champion).
PHEIDOLE. 71
31. Pheidole ajax, sp. n.
%. Long. 46 millim. Voisine de la P. Jiri, Em. Mandibules luisantes, ponctuées, lisses entre les points,
& bord externe 4 peine convexe, sauf vers l’extrémité. Epistome sans caréne, imprimé derriére son bord
antérieur qui est largement, mais trés faiblement échancré au milieu. Aire frontale profondément
imprimée. Téte étroitement et profondément échanerée derriére, avec deux lobes occipitaux trés convexes
et & peine divergents, presque aussi large que longue (sans les mandibules), plus large derriére que devant,
& cétés faiblement convexes et yeux situés au tiers antérieur. Les scapes n’atteignent pas tout-a-fait le
bord occipital ; ils sont gréles. Articles du funicule tous plus longs que larges. Thorax comme chez la
P. fiorvi. Mais la face basale du métanotum n’a pas trace d’arétes longitudinales; elle est élargie en
arri¢re et faiblement convexe en tout sens. Les épines sont encore plus grandes que chez la P. fiorit, plus
robustes, plus divergentes, dirigées en arriére, en haut et en dehors, au moins aussi longues que la face
basale du métanotum. Noouds du pédicule assez étroits, le premier un peu moins longuement pétiolé que
chez la P. fiortt, le second aussi long que large, presque carré. Pattes gréles.
Assez mate, sauf la moitié postérieure de abdomen qui est lisse et luisante, I’épistome qui n’a que quelques
rides, V’aire frontale et le dessous de la téte qui est luisant et gi et 14 ponctué. Front strié en long.
Joues et portion de la téte en dehors des arétes frontales grossiérement réticulés et raboteux dans les
mailles, en partie ridés. Vertex et lobes occipitaux densément strids et réticulés ou ponctués entre les
stries. Cétés du thorax ridés en long, mésonotum, pronotum et face déclive du métanotum en travers, face
basale obliquement. Premier nceud du pédicule avec quelques rides faibles; second nooud et moitié
basale de l’abdomen trés finement et densément striés, un peu soyeux.
Sur le thorax et abdomen une pilosité dressée jaundtre, médiocre, un peu oblique sur abdomen. Sur les
pattes elle est trés oblique et passe & la pubescence. Sur la téte et les scapes elle est presque entiérement
adjacente.
D’un brun foncé. Abdomen presque noir. Tarses, bord des mandibules et extrémité des antennes d’un roux
jaunatre.
%. Long. 3 millim. Téte ovale, un peu plus large que chez la P. fiorti, rétrécie derriére en cou articulaire,
comme chez cette espéce. Thorax comme chez la P. fiorii, mais ’échancrure du milieu du mésonotum est
plus forte, ce dernier plus élevé derriére. Les épines du métanotum sont dirigées plus en arriére, plus
divergentes, plus robustes, encore plus longues, au moins aussi longues que la face basale.
Lisse et luisante ; joues et cdtés de l’épistome ridés. Cétés du mésonotum et du métanotum grossiérement
ridés. Quelques rides transversales sur la face déclive du métanotum. Pilosité comme chez le {, mais
dressée partout, méme sur la téte et les scapes.
Noire ; tarses et mandibules jaun4tres; pattes et antennes brunes.
Hab. Costa Rica, San José (Alfaro).
Regue par M. le Prof. Emery.
P. guilelmi miilleri, var. heyeri, est une forme voisine *.
* Pheidole guilelmi miilleri, Forel, var. heyeri, n.
4. Téte distinctement plus longue que large, un peu plus étroite devant que derriére et plus aplatie que chez
Vespéce typique. Occiput avec des fossettes superficielles, irréguliéres, separées par des rides vagues et
irréguliéres. Rides du front un peu plus denses que chez la forme typique ; pilosité un peu plus fine et
plus courte, conules latéraux du 2™° noeud du pédicule un peu plus longs, plus spiniformes ; couleur un
peu plus foncée.
%. Long. 3:2 4 3:5 millim. Plus grande que celle de la forme typique, avec la téte relativement plus grande.
Tout le thorax irréguli¢rement et grossi¢rement ridé et mat. De vagues rides aussi 4 Vocciput. Téte
dun brun rougeatre ; abdomen d’un brun jaunétre; tarses et mandibules d’un jaune brunatre; thorax
d’un rouge brun. Pilosité comme chez le ¥. Du reste comme l’espéce typique.
Hab. Brisrt, Sao Leopoldo, Rio Grande do Sul (Heyer).
Regue par M. Wasmann.
72 HYMENOPTERA.
32. Pheidole anastasii.
Pheidole anastasii, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 76 (% 8) (1896) -
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro *).
33. Pheidole punctatissima.
Pheidole punctatissima, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 400 (%¥% g) (1870)*; Verb.
zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 980, 983°; ibid. xxxvii. pp. 583, 598°; Emery, Bull. Soc. Ent.
Ital. xxii. p. 51‘; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 95°.
Hab. Muxique2®; Guarimata, environs de la ville (Champion); Cosra Rica (Tonduz),
Alajuela, San José, Jiménez (Alfaro+), Buenos Aires (Pittier); Panama, Volcan de
Chiriqui (Champion).—CoLomBIE ? 4,
Trés commune en Colombie, fait son nid dans la terre, souvent le long des murs des
maisons.
34. Pheidole subarmata.
Pheidole subarmata, Mayr, Hore Ent. Ross. xviii. p. 36 (% 8) (1884)*; Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, xxxvii. pp. 595, 6067; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 51, t. 5. figg. 12, 13°;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 97 *.
Hab. Mexiqun, Atoyac en Vera Cruz (H. H. Smith); Costa Rica‘, Alajuela, San
José (Alfaro *).— AMERIQUE MERIDIONALE, Cayenne *.
Var. elongatula.
Pheidole subarmata, var. elongatula, Forel, Trans, Ent. Soc. Lond. 1893, p. 408 (% 2 ¢)’.
Hab. Mexiqus, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) —CotomBiz ; ANTILLES, St. Vincent®.
J’ai observé cette espéce et la variété elongatula en Colombie et aux Antilles, ot elle
est fort commune. Elle est trés souterraine, et mine ses nids, qui sont petits, dans la
terre. On la trouve dans la forét et dans les jardins des villes.
35. Pheidole hirsuta.
Pheidole hirsuta, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 65 (2) (1896) °.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro *).
Cette espéce parait étre trés voisine de la P. vasliti, Pergande, dont elle différe
surtout par ses antennes plus courtes et moins gréles. Chez la P. vasliti, les articles
moyens des funicules sont bien plus longs que larges.
36. Pheidole championi, sp. n. (Tab. III. fig. 22, ¥.)
¥%. Long. 4°7 millim. Mandibules lisses, luisantes, ponctuces, fortes, épaisses. Téte presque carrée, trés
grande, longue comme le thorax et le pédicule réunis, un peu plus longue que large, & cétés trés peu
convexes, & peine plus large derriére que devant, profondément incisée derriére, lincisure se continuant
par le sillon frontal sans interruption. Lobes occipitaux plutét étroits. Les scapes sont trés courts,
PHEIDOLE. 73
gréles, et atteignent la moitié de la distance de l’articulation de l’antenne 4 langle occipital. Les articles
2 & 8 des funicules sont au moins aussi larges que longs. Epistome déprimé, & peine convexe, sans trace
de caréne, entier et 4 peine imprimé au milieu de son bord antérieur. Aire frontale arrondie derriére.
Yeux petits, situés au quart antérieur des cétés de la téte. Arétes frontales longues, inclinées en dehors vers
Vhorizontale, bien plus encore que chez la P. germaini, divergentes, fort écartées, aussi écartées derriére
que du bord de la téte. La téte a de chaque cété une trés large impression oblique en dehors du front et
du vertex. Le pronotum a en haut deux forts tubercules saillants, mais trés arrondis, bien moins
proéminents que chez la P. germaini; entre les deux tubercules il est:convexe. Le mésonotum n’a qu’une
faible impression transversale et un faible bourrelet derriére. Face basale du métanotum subbordée ou
bordée, avec une gouttiére longitudinale. Epines gréles, médiocrement divergentes, plus courtes que
Pintervalle de leurs bases. Premier noeud étroit, squamiforme. Second neeud trois fois plus large que
le premier, plus large que long, avec deux conules latéraux situés au milieu et distinctement recourbés en
arriére. Pattes assez courtes et épaisses.
Epistome luisant, faiblement réticulé; joues subopaques, densément réticulées, avec des rides longitudinales.
Tout le reste du corps et les membres fort luisants, avec des points épars piligéres. Quelques rides faibles,
longitudinales sur le front, transversales sur le thorax, surtout sur le métanotum, ot elles sont fines.
Quelques gros points sur le 2" neeud.
Quelques poils dressés assez longs et adjacents, trés courts, roussatres, épars sur tout le corps, les tibias et les
scapes. D’un rouge brunatre foncé; devant de la téte, scapes et abdomen bruns. Funicules et pattes
d’un jaune brunatre.
Q. Long. 7 millim. Epistome, arétes frontales etc. comme chez le ¥. Les scapes atteignent le 4 postérieur
de la téte. Front trés faiblement et finement strié au milieu. Cétés de la téte et derriére de l’occiput
lisses et luisants. Vertex presque lisse. Les stries du devant de la téte et de l’occiput assez fines et peu
fortes. Milieu de l’épistome lisse et luisant. Mésonotum plus étroit que la téte, finement et faiblement
strié (stries effacées). Métanotum presque lisse en dessus, avec deux épines trés obtuses & l’extrémité et
de longueur médiocre. Second noeud du pédicule deux fois plus large que long, avec de forts cénes
latéraux.
D’un brun de poix. Pattes et antennes d’un brun jaunatre. Ailes brunes.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).
Voisine de la P. crassipes, Mayr, r. germaini, Emery.
87. Pheidole rhinoceros, sp. n. (Tab. III. figg. 23, 23 a, ¥ .)
Y%. Long. 4:2 millim. Premier aspect voisin de la P. megacephala, dont elle ale thorax et le pédicule, mais
trés différente en réalité. Téte bien plus petite en proportion du corps que chez la P. championi, mais de
méme forme ainsi que les antennes, dont les scapes sont aussi courts que la moitié de la distance de la
racine des antennes a l’angle occipital. Mandibules trés lisses, presque sans points. Epistome sans
échancrure, peu convexe, mais portant aw milieu, en place de caréne, une dent pointue, proéminente et
comprimée, ad peu pres triangulaire. Les arétes frontales sont courtes, relevées devant, ot elles sont fort
saillantes, presque triangulaires. Le sillon frontal est trés faible, presque obsoléte devant le vertex.
Yeux situés aux ? antérieurs des cétés de la téte. Pas le loge pour les scapes, pas de dépression latérale
sensible sur la téte.
Pronotum arrondi comme chez la P. megacephala. Le mésonotum a une apparence d’impression transversale.
Fave basale du métanotum plutét convexe. Epines trés courtes, subverticales; ce ne sont gueére que deux
dents. Second nceud un peu plus large que long, arrondi, sans dent dessous.
Sculpture, pilosité et couleur comme chez les exemplaires foncés de la P. megacephala, mais les rides du devant
de la téte sont plus fines et plus serrées.
%. Long. 24825 millim. Epistome distinctement caréné, mais sans dent. Les scapes dépassent 4 peine
Vocciput. La téte, plus carrée que chez la P. megacephala, a un bord postérieur distinct. Le métanotum
a deux dents encore visibles. D’un brun de poix, avec les mandibules, les pattes, les antennes et le
pédicule d’un jaunatre sale ou brunatre. Du reste comme la P. megacephala.
Hab. Panama, Bugaba (Champion).
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., August 1899. LL
74 HYMENOPTERA.
38. Pheidole bicornis, sp. n. (Tab. III. figg. 24, 24a, 5,2.)
4. Long. 3-2 4 3:3 millim. Mandibules lisses, luisantes, & points épars. Epistome caréné, transversalement
imprimé derriére son bord antéricur, qui est droit et entier au milieu. Arétes frontales fortement élevées
en cornes pointues, triangulaires et un peu recourbées A l’extrémité exactement comme chez la P. cornutula,
Emery. Téte rectangulaire allongée, longue au moins comme le thorax et le premier nceud du pédicule,
de + plus longue que large, & peine échancrée derriére (faiblement, au milieu), mais avec un fort sillon
occipital qui va jusqu’s la moitié de la distance de Pocciput & l’aire frontale. Sillon frontal nul. Yeux
au quart antérieur. Cdétés de la téte paralléles. Scapes courts, épais, n’atteignant pas la moitié de la
distance de l’origine de l’antenne au bord occipital.
Pronotum avec deux forts tubercules mousses, peu proéminents. Mésonotum assez allongé et peu convexe,
sans trace d’impression transversale, mais & dos subbordé. Incisure méso-métanotale trés profonde, en
encoche. Face basale du métanotum presque carrée, bordée de deux petites arétes, avec deux épines fort
divergentes, plus courtes que l’intervalle de leurs bases. Face déclive aussi longue que la basale. Premier
noeud squamiforme, légérement échancré au sommet. Second neeud avec deux conules latéraux extréme-
ment courts et obtus, peu distincts ; plus large que long. Pattes épaisses, assez courtes.
Kpistome luisant, vaguement ridé. Téte et thorax subopaques, trés grossiérement et densément sculptés. Téte
trés grossiérement et profondément réticulée devant et transversalement ridée (ridée-réticulée) derriére.
Le thorax est irréguliérement et grossi¢rement rugueux, avec un fond finement rugueux (comme du reste
aussi la téte), avec des rides transversales sur le pronotum et le métanotum. Pédicule subopaque,
finement réticulé, avec quelques rugosités grossiéres éparses, Abdomen, pattes et scapes lisses et luisants,
avec des points piligéres.
Tout le corps et les membres assez abondamment pourvus d’une pilosité fine, pointue, courte, jaune dorée,
oblique ou subadjacente partout, qui sur la téte et le thorax a un aspect un peu Jaineux.
D’un rouge jaundtre. Bords antérieur de Pépistome et terminal des mandibules bruns. Pattes jaunes.
Mandibules, abdomen et antennes d’un jaune brunatre sale.
Hab. Panama, Bugaba (Champion).
Semble parente de la P. cornutula, Emery, mais avec une tout autre forme de
Yocciput et une toute autre sculpture. P. distorta, Forel, de Colombie est une espéce
voisine *,
* Pheidole distorta, sp. n.
2. Long. 4°7 & 4-9 millim. Mandibules grossiérement ridées-striées. Epistome & peine échancré au milieu
du bord antérieur, avec un faible tubercule ou ombilic au milieu en guise de caréne. Arétes frontales
assez longues, peu divergentes. Téte de méme forme générale que la P. bicornis, mais un peu moins longue,
profondément et étroitement échanerée derriére, ot elle forme deux lobes arrondis dirigés exactement en
arriére & cété l’un de autre. De plus la téte a, un peu en arriére du milieu de sa face, une profonde
et large dépression transversale en forme de selle, qui lui donne un aspect tout-d-fait Singulier. Pas
de sillon frontal. Le sillon occipital s’arréte au fond de l’impression, dont le bord postérieur est le
plus abrupt. Scapes trés épais, trés courts, et fortement courbés en arc de la base & Vextrémité, mais la
courbe est plus faible du cédté de Pextrémité, qui n’atteint pas la moitié de la distance de leur base a
Pocciput (un peu plus des %). Le pronotum a deux forts tubercules saillants-coniques-obtus, mais il est
convexe entre deux. Le mésonotum s’éléve fortement en bosse au-dessus du pronotum, comme chez une @ .
Mais, 4 la place ot chez d’autres espéces se trouve souvent un bourrelet transversal, il est. subitement,
tronqué perpendiculairement jusqu’a la face basale du métanotum, avec laquelle cette troncature (qui est
aussi longue que ladite face basale) forme une concavité & peu prés 4 angle droit. Le métanotum a deux
larges dents courtes presque en angles droits. Face déclive un peu plus courte que la basale. Les deux
noeuds du pédicule sont trés larges, le premier squamiforme, le second avec deux forts
a Yextrémité. Abdomen grand, allongé, tronqué devant. Cuisses renflées.
Téte, thorax et pédicule subopaqnes, trés grossiérement et profondément réticulés, ru
la téte en partie réticulée-ridée.
cones latéraux obtus
gueux au fond des mailles ;
Abdomen densément strié 3 sa base, luisant et faiblement réticulé
PHEIDOLE. 7)
39. Pheidole indistincta, sp. n.
Y. Long. 4 millim. Mandibules et téte comme chez les P. pallidula et P. megacephala, mais plus petites ;
Vincisure postérieure est moins profonde, et le sillon frontal est effacé sur Je front, qui est lisse et luisant,
sans rides au milieu (seulement sur les cétés), comme chez la P. pubwentris, Mayr. Les antennes sont
plus longues ; les scapes arrivent jusque prés du bord occipital, et les articles 2 & 8 du funicule sunt tous
trés distinctement plus longs que larges. Les tubercules supérieurs du pronotum sont plus forts, plus
procminents, et l’extrémité antérieure du mésonotum proémine entre eux comme un 3™° tubercule médian.
du reste. Pattes lisses et luisantes. Scapes mats, densément réticulés-ponctués et grossiérement ridés
en long. .
Pilosité abondante sur le corps et les membres, brunatre, fine, dressée, plus longue que chez la P. bicornis et peu
ou pas oblique.
D’un rouge sombre, brundtre; abdomen presque noir. Tarses, funicules, mandibules et articulations d'un
rougeadtre moins foncé, sauf les scapes, qui sont noiratres. .
%. Long. 2:1 4 2:3 millim. Mandibules lisses, luisantes, & dents irréguliéres, Epistome convexe. Téte plus
large que longue, en rectangle transversal. Les scapes dépassent l’occiput de 4 environ de leur longueur,
Le pronotum, trés large, a une surface antérieure supérieure subaplatie, en rectangle transversal, deux
fois plus large que long, et dont les angles antérieurs sont arrondis et les postérieurs aigus. A partir de
ces angles postérieurs, le pronotum a une surface postérieure supérieure trés courte qui, du moins de
chaque cété, forme un angle avec la précédente et une échancrure avecle mésonotum. Le dos du pronotum
est bordé. Le mésonotum, beaucoup plus étroit, forme une éminence obtusément, mais distinctement,
quadridentée. J] est tronqué derriére, mais plus obliquement et moins hautement que chez le ¥.
Echancrure méso-métanotale forte. Face basale du métanotum courte, carrée, un peu plus large que
longue, un peu plus longue que la face déclive, n’ayant derriére que deux tubercules mousses au lieu
d’épines. Premier article du pédicule longuement pétiolé, & noeud trés étroit et squamiforme. Second
neeud, vu de cété, conique; vu de dessus, trés étroit, et si mince qu'il parait pourtant transversal. Abdomen
tronqué devant. Cuisses fortement renflées au milieu. Entiérement lisse et trés luisante, sauf deux ou
trois rides vers les arétes frontales. Pilusité beaucoup plus éparse que chez le Y%. D’un brun de poix,
mandibules et tarses jaundtres.
Hab. Cotomsts, pied de la Sierra Nevada de Santa Marta, de Santa Marta 4 Rio Hacha (Forel).
Race reclusi, n.
Y. Epistome sans élévation médiane. Long.5millim. Scapes encore plus courts et plus arqués. L’impression
du vertex est si forte que l’occiput de chaque lobe occipital la surplombe en protubérance. Les tubercules
du pronotum sont plus faibles, assez mousses. Le métanotum a deux fortes dents. Le 2™° noeud du
pédicule n’a que deux cones trés obtus et arrondis; il est bien moins large. La sculpture est plus
irréguliérement rugueuse, plus faible sur les lobes occipitaux, faible sur le métanotum. Entiérement noir,
avec la moitié basale des funicules, les tarses et les mandibules rougeatres.
%. Téte presque aussi longue que large. Les scapes ne dépassent pas l’occiput. Surface antérieure supérieure
du pronotum plus convexe, mais 4 angles postérieurs subdentiformes, Dents antérieures du mésonotum
obsolétes. Métanotum armé de deus fortes et longues épines au moins aussi longues que Vintervalle de leurs
bases. Entiérement noire et luisante ; pattes et antennes brunes; mandibules et tarses jaunatres,
Hab. Cotomsrn, Village Arhuaque de San Antonio, 4 1000 métres de hauteur, sur la Sierra Nevada de Santa
Marta, ou a habité le célébre géographe Elisée Reclus (Forel).
Cette singuliére fourmi pourrait bien s’étendre jusqu’a Panama. Je I’ai découverte en cherchant attentive-
ment sur le sol des chemins et des savannes. On ne la prend pas en fauchant, et ses nids sont si cachés que
cela explique pourquoi personne ne l’avait trouvée. En me couchant par terre, Jobservai les ¥ une & une, leur
forme m’ayant frappé. Enfin je les vis disparaitre dans de petits trous presque aussi minuscules que ceux des
Cardiocondyla. J’ai ouvert un certain nombre de ces nids découverts en suivant les %. Ls sont purement
minés en terre, et fort peu peuplés. Lorsqu’on les a enlevés en entier, en cherchant avec tout le soin possible,
on arrive & trouver une trentaine d’ouvriéres et un ou deux soldats ; c’est tout. J’ai noté une fois 1 9, mais
je ne puis la retrouver. Le % fait d’abord V’effet dune 9 féconde. . ;
LL 2
76 HYMENOPTERA.
Le mésonutum a une profonde incisure transversale, et derriére elle un bourrelet transversal. Echancrure
méso-métanotale profonde. ‘Face basale du métanotum trés large, plus large que longue, concave derriére,
terminée par deux épines pointues, peu divergentes, trés écartées, dirigées en arriére et en haut, longues -
comme la moitié de la face basale. Premier noeud squamiforme, échancré au bord supérieur, large,
seulement un peu plus étroit que le second. Ce dernier large aussi, deux fois plus large que long, tiré de
coté en deux conules épais, trés développés. Pattes plus courtes que chez la P. pubiventris.
Sculpture, pilosité, pubescence et couleur de la P. pubiventris, Mayr, dont cette espéce se rapproche beaucoup.
Mais la stature est plus robuste et Vouvriére différente. Premier segment de Yabdomen ponctué et
pronotum entiérement lisse et luisant. Devant de la téte rougedtre. Le reste noir brunatre. ,
&. Long. 2:1 4 2:2 millim. Téte carrée, & bord postérieur trés net (arrondie et rétrécie, sans bord postérieur
chez la P. pubiventris). Les scapes ne dépassent V’occiput que d’ 4 de leur longueur (de la moitié chez la
P. pubiventris). Thorax beaucoup plus court et plus trapu. Incisures mésonotale et méso-métanotale
fortes. Face basale du métanotum large et creusée, comme chez le %. Epines métanotales longues
comme leur intervalle, écartées. Second nceud arrondi.
Presque entiérement lisse et luisante, aussi le thorax (ce dernier mat et réticulé-ponctué chez la P. pubiventris).
Quelques rides sur le devant de la téte et quelques réticulations sur le métanotum. _Pilosité et pubescence
éparses. D’un noir brundtre. <Antennes, pattes et mandibules d’un brun un peu jaunatre.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Ne sachant que faire de cette espace, je la décris 8 tout hazard. Le ¥ ressemble
beaucoup a la P. pudiventris, ’ouvriére peu.
40. Pheidole kingi.
Pheidole kingi, André, Bull. Soc. Ent. Fr. 1898, p. 244 (4% 3)’.
Hab. Mexiqur, Tampico (Townsend 1).
Race insipida, n.
¥. Long. 3°3 millim. D’un brun noiratre. Pattes, antennes et mandibules d’un brun rougeatre. Lobes
occipitaux sans points enfoncés, lisses et trés luisants. Scapes assez longs, atteignant le quart postérieur
de la téte. Une profonde incisure transversale au milieu du mésonotum. Face basale du métanotum
large, & peine concave, terminée par deux dents longues et pointues. Pilosité assez abondante. Lisse et
luisante. Du reste assez conforme 4 la description d’André. Noeuds du pédicule étroits, le second sans
conules.
%. Long. 2 millim. Couleur du %. Mésonotum lisse et luisant, sans trace de sillon transversal. Du reste
comme la description.
Hab. Mexique (Sallé), Xucumanatlan en Guerrero (H. H. Smith).
41. Pheidole carbonaria.
Pheidole carbonaria, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 881 (2 § ) (1895) °.
Hab. Mexique, Tepic (Hisen et Vaslit 1).
42. Pheidole megacephala.
Formica megacephala, Fabr. Ent. Syst. ii. p. 361 (1793) (mec Smith) '; Syst. Piez. p. 411 (1804) *;
Latr. Hist. Nat. Fourm. p. 232 (1802) *.
Pheidole megacephala, Roger, Verz. d. Formic. p. 80 (1863) *.
Formica trinodis, Losana, Mem. Accad. Sci. Torino, xxxvii. p. 827 (1834) °.
(Ecophthora pusilla, Heer, Hausameise Madeira’s, p. 15 (¢ 3 Yd) (1852) *.
Pheidole pusilla, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 173 (1858) ’.
PHEIDOLE. 17
Myrmica (?) levigata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) ii. p. 130 (1855) *,
Pheidole janus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 175°.
Hab. Mexiquz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith), Temax en Yucatan (Gaumer) [ 3 ];
Hownpuras, Ile de Ruatan (Gawmer).—ZoNA TORRIDA ORBIS TERRARUM.
43. Pheidole dimidiata,
Pheidole dimidiata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 160°.
Hab. Boutvia}.
Var. nitidicollis. |
.Pheidole dimidiata, var. nitidicollis, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 79 (4 3) (1896) *.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro ”).
_. 44, Pheidole floridana.
Pheidole flavens, subsp. floridana, Emery, Zool. Jahrb. viii. p. 293 (1894) *.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Florida }.
Var. deplanata.
Pheidole floridana, Emery, var. deplanata, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 883 (% 8)
(1895) *.
Hab. Mexiqun, Tepic (Hisen et Vaslit *).
45. Pheidole flavens.
Pheidole flavens, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 198 (% %) (1868) °.
Hab. Costa Rica (Tonduz).— ANTILLES, Cuba '.
Var. breviscapa, n.
Y. Différe de la P. flavens, var. sculptior, Forel, & laquelle elle ressemble par sa sculpture aussi forte et sa
téte entiérement mate, en ce que ses scapes sont encore plus courts, n’atteignant que la moitié de la
distance de Vorigine des antennes & V’angle occipital. Le mésonotum est arrondi, sans trace d’impression
transversale (distincte chez la P. sculptior). Enfin les épines ou dents métanotales sont plus larges, un
peu plus courtes et presque horizontales, dirigées en arriére.
Hab. Guarimata, Retalhuleu (Szol/).
Sous-gen, CERATOPHEIDOLE, Pergande.
Pheidole, subgen. Ceratopheidole, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 889 (3? 4%?) (1895).
46. Pheidole (Ceratopheidole) granulata.
Pheidole (Ceratopheidole) granulata, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 890 (2/7) (1895) °.
Hab. Mexique, Tepic (Hisen et Vasilit ').
Il est impossible de juger de la valeur du sous-genre Ceratopheidole sur la simple
78 HYMENOPTERA.
description de Pergande. II existe en Inde une grande Pheidole (smythiesii, Forel, in
litt.), dont j’aile ¥, Is ,le g et la 9, et quia une massue de 4 articles distincts aux
antennes ; il y a des formes intermédiaires. Pergande peut donc avoir raison. Mais
il est aussi possible que ce soit une espéce se rattachant au genre Stenamma, sous-gen.
Messor, ce & quoi Pergande pense lui-méme. II était hasardé de fonder dans ce
groupe un sous-genre sur deux individus identiques, sans connaitre les autres formes
polymorphes de l’espéce.
MONOMORIUM.
Monomorium, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 452 (1855); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 65.
1. Monomorium carbonarium.
Myrmica (Monomorium) carbonaria, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 127 (8 ? 3) (1858)’.
Monomorium carbonarium, Forel, Mittheil. Miinch. ent. Ver. v. p.8 (3%)? ; Emery, Bull. Soc. Ent.
Ital. xxii. p. 48°.
Monomorium minutum (Mayr), var. carbonarium, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 67 *.
Hab. Mavpire 1-4,
Race ebeninum.
Monomorium minutum, yr. ebeninum, Forel, dans Grandidier’s Hist. Phys. Nat. et Pol. de
Madagascar, xx. part 2, p. 165°.
Hab. Muxique, Cuernavaca en Morelos, Orizaba, Teapa (H. H. Smith); Guarimaua ;
Costa Rica, San José (Alfaro *)—Anmiiizs 4, St: Thomas 25, Jamaique (Forel), St.
Vincent (i. H. Smith), ete.
Vit aux Antilles dans les tiges et branches creuses.
A mon avis, aprés les études faites sur les variétés exotiques du M. minutum, Mayr,
il faut en séparer le M. carbonarium de Madére, que j’ai regu en nombre de cette ile,
comme espéce distincte, et rattacher la forme américaine (MU. ebeninum, For.) comme
race au MM. carbonarium. Le M. ebeninum est commun dans toutes les Antilles ; son
métanotum est anguleux, celui du M. carbonarium arrondi.
2. Monomorium pharaonis.
Formica pharaonis, Linn. Syst. Nat. 10™ édit. i. p. 580 (1758) '.
Monomorium pharaonis, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 48°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 68°*, |
Hab. Costa Rica (Pittier) [ ¥ 2 ¢ ], Alajuela, Jiménez (Alfaro?) —Rueiones caLIDa
ET TEMPERAT ORBIS TERRARUM 3,
Espéce cosmopolite qui vit dans les murs des maisons, dans presque tous les navires,
dans les dépéts et magasins, et se nourrit de tous les débris organiques,
* Pour la synonymie, voyez le Catalogue de Dalla Torre.
MONOMORIUM.SOLENOPSIS, 79
8. Monomorium floricola.
Aita floricola, Jerdon, Madras Journ. of Lit. and Sci. xvii. p. 107 (1851) °.
Monomorium speculare, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, liii. p. 509 (1866) *.
Monomorium pacilum, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 199 (3 2) (1863) °.
Hab. Mexiquz, Vera Cruz (H. H. Smith). — Ayriuuus.— ZONA TORRIDA oRBIS
TERRARUM.
Trés commun aux Antilles, ow il niche réguliérement dans les tiges séches et creuses
des buissons et des arbustes en nombreuses fourmiliéres,
5” Tribu SOLENOPSIDII.
TRANOPELTA.
Tranopelta, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, liii. p. 514 (1866); Dalla Torre, Cat. Hymen.
vii. p. 74,
1. Tranopelta gilva.
Tranopelta gilva, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss, Wien, liti. p. 514 (2 $)'; Emery, Bull. Soe.
Ent. Ital. xxii. p. 53’; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 74°. .
Haé. Costa Rica, Alajuela, Juan Viiias (Alfaro?) [ 3]; Panama, Volcan de Chiriqui
(Champion).—Co.LomBin? ; VENEZUELA 3.
Les meeurs et les § des Tranopelta sont inconnues, mais, 4 en juger par leurs
affinités avec les Carebara et les Solenopsis, elles doivent avoir de tras petites ouvriéres
vivant en parasites assassins dans les nids de termites ou d’autres fourmis (voir Forel :
Meeurs du Solenopsis fugax, Mittheil. der Schw. ent. Ges, 1869, et Formic. de la Proy.
d’Oran, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. 1894). |
SOLENOPSIS.
Solenopsis, Westwood, Ann. & Mag. Nat. Hist. vi. p- 86 (1841),
Diplorhoptrum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 449 (1855).
Sauf la S. geminata, les Solenopsis vivent 4 Vordinaire en parasites assassins dans les
parois des nids de fourmis plus grosses, dans lesquelles elles construisent leur nid.
1. Solenopsis geminata.
Alta geminata, Fabr. Syst. Piez. p. 423 (8) (1804) *.
Solenopsis geminata, Mayr, Tijdschr. voor Ent. x. p. 109 (3 2) (1867)*; Emery, Bull. Soc,
Ent, Ital. xxii. p. 52°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 76**,
Myrmica polita, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 34 (8) (1862) °.
Myrmica glaber, Smith, loc. cit. p. 84 (%)°.
* Pour la synonymie, voyez le Catalogue de Dalla Torre, Smith, & lui seul, a décrit cette espéce sous sept
noms divers et l’a placée dans quatre genres différents !
80 . HYMENOPTERA.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Les Fittats Unis du Sud.—Mexique, Durango
(Brinkmann, coll. Forel); Costa Rica (Alfaro *); PANAMA (Stretch } 2), AMERIQUE
MERIDIONALE, jusqu’a lArgentine ; ANTILLES.—ZONA TORRIDA ORBIS TERRARUM +, excl.
Afrique.
Cette fourmi est lespéce la plus commune de |’Amérique tropicale, ot elle ne fait
pas défaut, je crois, sur un seul kilometre carré des terres basses, de la Virginie au sud
de la République Argentine. Je renonce donc a indiquer les diverses localités ot elle
a été prise, car cela n’a pas de sens. Je l’ai trouvée moi-méme @ chaque pas, sur
chaque hectare de terrain en Colombie et aux Antilles. Elle pique fort, est trés
agressive, et fait, dans la terre des foréts, des savannes, des jardins, des nids 4 démes
maconnés.
La forme américaine est noire ou brunatre, avec la téte des ¥ maxima rougeatre.
C’est celle que Fabricius a décrite. La forme de |’Asie tropicale (S. geminata, F.,
r. rufa, Jerdon) est une race différente quia entre la mésosternum et le prosternum,
de chaque cété, une dent dirigée en bas et en dehors. Le 1* nceud du pédicule est
aussi plus épais, et la couleur est toujours d’un jaune rouge ou orange, avec la moitié
postérieure de l’abdomen seule brune. C'est cette race rufa qui seule est cosmopolite
et qui a aussi été transportée aux Antilles (et au Mexique, Durango, Brinkmann, ¢tc.),
tandis que la vraie geminata (foncée) est confinée 4 l’Amérique tropicale.
2. Solenopsis succinea.
Solenopsis succinea, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p.52 (% 2 g) (1890); Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 77’.
Hab, Costa Rica 2, Jiménez (Alfaro ').
3. Solenopsis picea. |
Solenopsis picea, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 89 (8 2) (1896) °.
Hab. Costa Rica (Pittier, Tonduz), Jiménez (Alfaro ').
4. Solenopsis corticalis,
Solenopsis corticalis, Forel, Mittheil. Miinchen. ent. Ver. v. p. 138 (? %) (1881) '.
Hab. Costa Rica (Tonduz).— ANTILLES, St. Thomas}.
e s e
5. Solenopsis picquarti, sp. n.
Long. 1:64 1-7 millim. Téte assez grosse, distinctement échancrée derriére, plus large derriére que devant,
& cétés faiblement convexes, assez déprimée. Mandibules lisses, luisantes. Yeux grands, ayant 7 a 8
facettes en une lignée dans leur plus grand diametre, situés légérement en avant du tiers antérieur de la
téte. Epistome avec un lobe médian antérieur échancré au milieu de son bord antérieur, fort avancé, et
terminé par deux dents courtes, larges, dirigées en dehors et légérement courbées en dehors. L’épistome.
est déprimé, peu convexe ; les deux carénes y sont presque obsolétes et les.dents ne forment guére que
les angles latéraux du lobe médian. De chaque cété de ce lobe, l’épistome est fortement échancré et a un
SOLENOPSIS,—CREMASTOGASTER. 81
angle assez proéminent au bord latéral de cette échancrure latérale. Aire frontale peu distincte, mais
visible. Les scapes dépassent un peu la moitié de la distance entre l’cil et le bord occipital (atteignent
presque la tiers postérieur de la téte). Le pronotum a presque des angles antérieurs arrondis; avec le
mésonotum il est assez déprimé sur le dos, avec un profil rectiligne. Echancrure méso-métanotale
profondément incisée. Métanotum trés court, en bosse subdéprimée dessus. Neeuds du pédicule petits
et étroits, le second aussi large que long. Cuisses assez fortement renfiées. Articles 2 4 7 du funicule
beaucoup plus larges que longs. Dernier article 3 fois plus long que le précédent.
Trés lisse et trés luisante, avec des points piligéres épars. Joues densément strides-ridées en long. Quelques
reticulations devant le pronotum et sur le métanotum et le pédicule. Quelques poils dressés épars
partout, jaunatres. D’un jaune brundtre sale. Tarses, antennes et mandibules plus clairs. Massue des
antennes et une bande sur l’abdomen brunatres.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
6™° Tribu CREMASTOGASTRII.
CREMASTOGASTER.
Crematogaster, Lund, Ann. Sci. Nat. xxiii. p. 182 (1831).
Cremastogaster, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 79.
Acrocelia, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, ii. p. 146 (1852).
Les Cremastogaster vivent du suc des pucerons, des Coccides et des Tettigométres.
Elles vont en files fourrager sur les arbres. Leurs nids sont faits en carton ou dans les
arbres creux, ou encore elles utilisent des nids de termites. Certaines espéces vivent
dans les tiges creuses et séches des buissons (ainsi la victime). D’autres se fabriquent
sur les branches des nids de carton. La C. stolli fait un nid tout particulier. Tous
relevent leur abdomen en marchant.
1. Cremastogaster quadrispinosa,
Cremastogaster quadrispinosa, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p. 208 (¢)'; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vil. p. 847.
Hab. MeExiqueE ! 2,
2, Cremastogaster formosa.
Cremastogaster formosa, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 991, 994 (8%) (1870)'; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 81’.
Hab. Mexique? (Bilimek et Sichel+).
3. Cremastogaster atra.
Cremastogaster atra, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 991, 994 (¥%) (1870)'; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 79’.
Hab. Mexique? (Bilimek et Norton").
4, Cremastogaster montezumia.
Crematogaster montezumia, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 189 (8 9 ¢), t. 1. fig. 1 (mid} (1858) '.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., September 1899. MM
82 HYMENOPTERA.
Cremastogaster montezumia, Mayr, Verh. zool.-bot, Ges. Wien, xx. p. 990°; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 83°.
Hab. MExique! 23,
Batit un nid en carton d’aprés Smith.
5. Cremastogaster corvina.
Cremastogaster corvina, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 991, 994 (3%) (1870); Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 80’.
Hab. Muxique? (Norton ').
6. Cremastogaster longispina.
Cremastogaster longispina, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 53 (8 ) (1890) *; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 83”.
Hab. Costa Rica ?, Jiménez (Alfaro ?).
7. Cremastogaster sumichrasti.
Cremastogaster sumichrasti, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. pp. 990, 993 (8) (1870)';
Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 53°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 87°.
Hab. Muxiquu® (Sumichrast'), Santiago Iscuintla, Tepic (Eisen et Vaslit), Atoyac
en Vera Cruz (H. H. Smith); Costa Rica, Alajuela (Alfaro 2).
Race surdior.
Cremastogaster sumichrasti (Mayr), st. surdior, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 3875
(8 2) (1870) *
Cremastogaster surdior, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 87°.
Hab. Guatémata®, Antigua (Stoll +).
La C. surdior est une race du C. sumichrasti et non une espéce différente.
8. Cremastogaster limata.
Crematogaster limatus, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 189 (8 2 g) (1858) *.
Cremastogaster limata, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p- 404 (8)*; Verh. zool.-bot.
Ges. Wien, xx. p. 990°; ibid. xxvii, p. 875°; ibid. xxxvii. p. 623 (8 $)°; Emery, Bull. Soc.
Ent. Ital. xxii. p. 53°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 837.
Hab. Costa Rica (Tonduz), Jiménez (Alfaro *).—AMERIQUE MERIDIONALE 3, Egal,
9. Cremastogaster sculpturata.
Cremastogaster sculpturata, Pergande, Proc. Calif, Acad. Sci. (2) v. p. 876 (1895) *.
Hab. Mexique, Tepic (Eisen et Vaslit 1).
-CREMASTOG ASTER. 83
10. Cremastogaster acuta.
Formica acuta, Fabr. Syst. Piez. p. 411 (1804) °.
Crematogaster quadriceps, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 140 (1858) ?.
Hab. Costa Rica (Pittier).—AMERIQUE MERIDIONALE, Ega!.
11. Cremastogaster nigropilosa.
Cremastogaster nigropilosa, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 405 (%) (1870)'.
- Hab. Costa Rica, Tuis (Pittier), Jiménez (Alfaro); Panama, Bugaba (Champion).—
AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie 1, Brésil 1.
12. Cremastogaster curvispinosa.
Cremastogaster curvispinosa, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 768 (% ) (1862) '.
Hab. Mexique, Amula en Guerrero, Atoyac en Vera Cruz (H. H. Smith); Costa
Rica, Tuis (Pittier)—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie, Brésil, ete.
13. Cremastogaster brasiliensis.
Cremastogaster brasiliensis, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxvii. p. 875 (3) (1877)’.
Hab. Guatémaua, Retalhuleu (Stoll). AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil }.
14. Cremastogaster stolli, (Tab. IV. figg. 1, 1a, 3; 2, 2.)
Cremastogaster stollii, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 873 (3) (1884)*; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 86 *.
@. Long. 11°5 millim. Caractéres dela § major. Ailes faiblement jaundtres, avec les nervures et la tache
marginale d’un brun jaunatre. Le thorax est lisse et luisant. Le métanotum n’a pas de face basale; il
forme un pan subvertical qui porte de chaque cété une trés petite dent vers son quart supérieur. Couleur
comme l’ouvrieére.
Hab. Guatémata?, Retalhuleu (Stol/ +1); Panama, Bugaba (Champion).—CoLomBIg,
Sierra Nevada de Santa Marta (ore/).
Cette curieuse espéce fait son nid avec un carton ligneux, qu’elle confectionne avec.
des débris de bois et d’écorce assez grossiers, fibreux ou arrondis, trés visibles 4 l’ceil
nu, mal amalgamés, de sorte quils hérissent en partie de leurs pointes la surface du
carton (voir Tab. IT. fig. 2). Mais ce quiest le plus caractéristique, et ce qu’a déja
observé M. Stoll, c’est que la C. stolli se sert surtout'de ce carton pour construire de
longues galeries voitées qui serpentent le long des troncs des arbres, et méme comme
j'ai observé moi-méme en Colombie, le long des petites branches des buissons. La
C. stolli circule dans ces galeries couvertes, ou on la trouve, dés qu’on les démolit.
On ne la trouve presque jamais 4 lair libre.
MM 2
84 HYMENOPTERA.
15. Cremastogaster sulcata. |
Cremastogaster sulcata, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p. 403 (8 ) (1870) *; Verh. z00l.-
bot. Ges. Wien, xx. p. 9917; ibid. xxxvii. p. 624°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 53°;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 87°.
©. Long. 4:5 millim. Etroite et gréle. Différe de l’ouvriére en ce qu’elle est entiérement lisse et luisante,
plus poilue. Le 2™e noeud du pédicule est trés large, deux fois plus large que long, échancré derriére et
de forme rectangulaire.
Hab. Muxiqur (Sallé); Costa Rica, Alajuela (Alfaro*) [8 2 3 ].—AMERIQUE
MERIDIONALE, Colombie 25, Brésil °.
D’aprés M. Emery (M. Alfaro) fait un nid papyracé sur les arbres, avec la moisissure
d’un champignon. |
Race arcuata,n. (Tab. IV. figg. 3, 3a, 8.)
%. Long. 3:5 33°7 millim. Téte et thorax encore plus mats et plus densément réticulés-ponctués que chez
la forme typique. De grosses rides partent des joues, et, se courbant en arc sur l’occiput et le vertex,
réjoignent celles de l'autre coté. La face basale du métanotum est longitudinalement ridée. Les épines
sont trés gréles et longues comme les ? de la face basale. Du reste comme la forme typique.—Cette
espéce a le métanotum renflé, comme les C. deformis et C. inflatus, quoique moins fortement *.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion).
16. Cremastogaster brevispinosa.
Cremastogaster brevispinosa, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p. 403 (8% ) (1870) *; Verh.
zool.-bot. Ges. Wien, p. 992°; ibid. xxxvii. p. 626°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii.
p. 53°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 80°.
Hab. GuarEMata, Coatepeque et Ville de Guatémala (Champion), San Felipe et
Vera Paz (Stoll); Nicaragua, Chontales (Belt); Costa Rica, Alajuela (Alfaro*), San
José (Pittier).—AMERIQUE MERIDIONALE, Colombie!? °°, Brésil, Antilles, etc.
La C. brevispinosa ¥ ainsi que la race suivante est remarquablement dimorphe en ce
sens que la taille des ¥ varie considérablement (2°3 4 4:2 millim.).
Var, tumulifera, n.
%. Long. 2544 millim. Téte et thorax d’un rouge brun; abdomen brun. La face basale du métanotum
est transformée en un bourrelet transversal élevé surtout au milieu et formant une sorte du tumulus
* Cremastogaster sulcata, var. ramulinida, n. var.
%. Long. 2°44 2°7 millim. Différe de l’espéce typique par sa taille un peu plus petite, son métanotum un
peu moins renflé, armé seulement de deux dents pointues, et par sa sculpture un peu plus faible (téte
luisante et assez lisse au milieu etc.).
Hab. Co.omsis, Sierra Nevada de Santa Marta, prés de San Antonio.
J’ai trouvé le nid de cette espéce fait en carton autour d’un petit rameau d’un arbuste, parmi le feuillage.
Ce nid n’est guére plus gros qu'une noix (voir Tab. II. fig.1). Les & le défendirent avec fureur. Je suppose
que le nid de lespéce typique et de la r. arcuata est analogue, et c’est pour cela que nous avons figuré celui
de cette variété, lors méme qu'elle ne provient pas de l’Amérique centrale, ot se trouve la forme typique.
CREMASTOGASTER. 85
arrondi derriére la suture méso-métanotale qu'il encaisse profondément et devant les épines, Chez la-
forme typique il y a un commencement de formation analogue, mais bien moins développée. La sculpture
est un peu plus faible que chez la C. brevispinosa, i. sp., et la face basale du métanotum (le tumulus) n’est
pas distinctement striée.
Hab. Nicaracva, Chontales (Janson); Costa Rica (Tonduz).
Les exemplaires de Costa Rica sont les plus caractéristiques.
17. Cremastogaster abstinens, sp. n.
%. Long. 23 millim. Mandibules lisses, luisantes, 4 5 dents, avec des points épars. Téte plus large que
longue, avec un bord postérieur distinct. Les scapes dépassent un peu l’occiput. Massue des antennes
distinctement de deux articles. Corps court, trapu. Le mésonotum et le pronotum ne forment qu’une
seule convexité plus large que longue (si lon excepte Ja portion articulaire du pronotum). Suture
pro-mésonotale & peine visible. Suture méso-métanotale peu profonde, interrompue par deux carénes
longitudinales trés courtes. Face basale du métanotum trés courte. Epines médiocres, gréles, pointues,
droites, divergentes, dirigées en arriére et un peu en haut, aussi longues que la face basale, mais plus
courtes que leur large intervalle. Premier article du pédicule bien plus large que long, en rectangle
transversal, avec les angles antérieurs arrondis, les cétés un peu convexes et un poil & chaque angle
postérieur. Second nceud transversal aussi, arrondi, sans trace de sillon longitudinal, ni d’impression,
mais assez rectiligne (& peine convexe) derriére. Abdomen tronqué devant, pointu derriére.
Entiérement lisse et luisante, sauf les joues jusqu’au milieu des yeux et le métanotum, qui sont reticulés et
subopaques. Les joues sont en outre ridées en long.
Sur le corps une pilosité d’un jaune brunatre assez longue, raide, épaisse et obtuse, comme coupée, fort éparse.
Sur les tibias et les tarses, seulement, quelques poils adjacents.
D’un brun de poix, avec le thorax et le pédicule d’un brun plus clair. Les mandibules, les pattes et les
antennes sont d’un brun plus jaunatre.
Hab. Panama, Pefia Blanca (Champion).
Voisine du groupe de la C. sordidula.
18. Cremastogaster virgula, sp.n. (Tab. IV. figg. 4,44, ¥.)
Long. 2:4 4 2°8 millim. Beaucoup moins dimorphe que la C. brevispinosa, dla petite § duquelle elle ressemble
beaucoup & premiére vue. Massue des antennes de 2 articles. Mandibules luisantes, étroites, avec
quelques points et peu de stries. _ Les scapes atteignent le bord occipital. Pronotum moins convexe que
chez la C. brevispinosa, mais assez convexe, subbordé, avec des angles antérieurs visibles, quoique fort
obtus. L’étranglement méso-métathoracique est beaucoup plus faible. Le mésonotum a derriére deux
petites carénes qui se continuent directement, en interrompant la suture méso-métanotale, dans les bords
distincts de la face basale du métanotum et, de 1A, dans les épines. Face basale du métanotum bordée,
plus large que longue. Epines trés écartées, longues comme les B de la face basale, dirigées en haut et
un peu en arriére, souvent légérement recourbées en avant vers leur extrémité. Premier article du
pédicule comme chez la C. brevispinosa, mais un peu plus court, un peu plus long que large, & angles
antérieurs trés arrondis et postéricurs droits, mais sans denticules. Le second neud est fortement
atténué devant, tant rétréci qu’abaissé, ce qui est le caractére le plus distinctif de cette espéce. Elle n’a
pas de sillon longitudinal, est d’une idée plus long que large, et a un bord postérieur supérieur droit ou &
peine imprimé au milieu. Abdomen allongé, formant derriére une longue pointe recourbée en dessus.
Trés luisante. Quelques faibles stries sur les joues. Pronotum faiblement ridé-strié. Métanotum finement
réticulé. La reste lisse. Quelques poils jaunatres, raides, dressés, trés épars sur le corps. Une faible
pubescence subadjacente sur les membres,
D’un noir parfois brunatre sur Je thorax et la téte. Tarses et articulations, ainsi que la base des funicules et
les mandibules bruns,
Hab. Costa Rica (Pittier, Tonduz); Panama, Bugaba (Champion).
86 HYMENOPTERA.
19. Cremastogaster opaca.
Cremastogaster opaca, Mayr, Verh. zool-bot. Ges. Wien, xx. pp. 989, 992 (8 ) (1870) *; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 84°.
Hab. Mexique? (Bilimek et Sichel +).
20. Cremastogaster saussurei, sp. n.
%. Long. 4:2 & 4:4 millim. Entiérement d’un brun & peine rougedtre. Abdomen d’un brun noiratre.
Premier article du pédicule presque deux fois plus large que long (sans les articulations). Téte et
thorax finement et assez densément réticulés ou réticulés-ponctués, subopaques ou mats. Thorax trés peu
ou pas ridé. Du reste absolument identique 4 la C. scutellaris, Oliv., d’Europe.
Hab. MeExique, Moyoapam (coll. Saussure).
x
Ressemble 4 une grosse C. scutellaris, race auberti, sauf Véclat. N’a pas la massue
jaune ni le 1* article du pétiole déprimé devant de la C. sanguinea. N’a pas le pronotum
bordé, ni le thorax rugueux comme dans la C. opaca. Voisine de C. lineolata, Say.
7me Trihu PSEUDOMYRMII.
PSEUDOMYRMA.
Pseudomyrma, Lund, Ann. Sci. Nat. xxiii. p. 1387 (1831); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 55.
?. Tetraponera, Smith, Ann. & Mag. Nat. Hist. (2) ix. p. 44 (1852).
%. Condylodon, Lund, Ann. Sci. Nat. xxiii. p. 131 (1831) (sine descr.).
?. Leptalea, Erichson, Arch. f. Naturg. v. p. 309 (183y).
%. Myrmex, Guérin, Icon. Régne Anim., Ins, p. 422 (1845).
1. Pseudomyrma filiformis.
Formica filiformis, Fabr. Syst. Piez. p. 405 (8 ) (1804)'; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 2897,
_ Leptalea filiformis, Erichs. Arch. f. Naturg. v. p. 309°.
Pseudomyrma filiformis, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 407‘; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 56°.
Pseudomyrma cephalica, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 168 (8 2 g), t. 13. figg. 12-17
(1855) °; ibid. (3) i. p. 82°; Cat. Hymen. vi. p. 155, t. 10. figg. 25, 26°.
Hab. Panama (Stretch), Bugaba et Caldera(Champion)[ 2 ].—AMERIQUE MERIDIONALE,
Brésil !~° 8,
Nid trouvé dans une tige creuse par Bates.
2. Pseudomyrma perbosci.
Pseudomyrma (Myrmez), perboscii, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 428 (2) (1845) ’.
Pseudomyrma perboscit, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 156°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 58°.
%. Long. 7 millim. Téte 14 fois plus longue que large. Mandibules lisses et luisantes. Les scapes atteignent
le milieu de la longueur de la téte, qui est rectangulaire et a trois ocelles trés distincts. Pronotum
subdéprimé, subrectangulaire, assez nettement bordé. Mésonotum presque aussi long que large.
PSEUDOMYRMA., 87
Echancrure méso-mésonotale trés distincte, courte, profonde, en gouttiére transversale. Face basale du
métanotum subdéprimée et subbordée, bien plus longue que large. Premier nooud du pédicule subbordé
en haut, élargi derriére, pétiolé devant. Second neud large, fort dlargi au milieu, beaucoup plus rétréci
devant que derriére. Cuisses fort renflées.
Lisse et luisante, & peine ca et 14 un peu chagrinée ou ponctuée. Pilosité presque nulle; pubescence espacée
et fine, plus abondante sur l’abdomen.
D’un jaune roussatre ou rougeatre. Abdomen et milieu des cuisses bruns.
Correspond assez bien & la description que Guérin a fait dela 9.
Hab. Mexiquz, Baie de Campeche 23 (Perbose 1); Costa RIcA (Alfaro).
Regue de Costa Rica par M. le Prof. Emery.
3. Pseudomyrma thoracica.
Pseudomyrma thoracica, Norton, Amer. Nat. ii. p. 66 (1868) '; Proc. Essex Institute, vi., Comm.
p.8(%)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 59°, |
Hab. MexiquE !-3,
4, Pseudomyrma belti.
Pseudomyrma belti, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital, xxii. pp. 46, 63, t. 6. figg. 1, af (8) (1890)’;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 56.
Hab. Muxiqus (coll. Forel), Orizaba (coll. Saussure); Guatémaa, Ville de Guatémala
(Champion); Nicaragua, Chontales (Belt); Costa Rrca2, Alajuela, Jiménez, Liberia
(Alfaro '). |
Cette espéce vit dans les épines d’acacias. Voir Tab. IT. fig. 9.
Race fulvescens.
Pseudomyrma belti, vr. fulvescens, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii, p- 64(3)*.
Pseudomyrma fulvescens, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 57 *.
Hab. Mexique*®; Guarémaxa 4 (Stoll '),
5. Pseudomyrma dolichopsis, sp. n.
%. Long. 45 45 millim. environ. Etroite et allongée. Mandibules plutét petites, & bord interne paralléle
au bord externe, & bord terminal assez oblique, muni de deux dents distinctes devant et de 3 ou 4
indistinctes derriére. Elles sont luisantes, finement striolées ou chagrinées. Bord antérieur de Pépistome
droit, avec un lobe rectangulaire au milieu. Téte rectangulaire, d’un bon tiers plus longue que large,
échancrée derriére, 4 cétés Iégérement convexes (un peu rétrécie devant et derriére). Yeux grands,
allongés, occupant au milieu la moitié des cdtés de la téte, finement et briévement poilus. Sillon frontal
indistinct. Les scapes atteignent la moitié de la longueur de leur origine au bord occipital. Les articles
3 & 9 des funicules sont & peu prés aussi longs que larges. Thorax & peu prés identique & celui de la
P. beliz, Em., mais le pronotum est moins arrondi, nettement subbordé, un peu plus prismatique. Neends
du pédicule plus élevés et plus larges que chez la P. belti. Premier nooud élevé, un peu plus long que
large derriére, avec une surface antérieure-supérieure subbordée fortement convexe et s‘élargissant d’avant
en arriére, subdéprimée transversalement. Derriére le 1¢™ nooud est tronqué verticalement. Second nceud
presque deux fois plus large que long, presque aussi large que l’abdomen, subtronqué devant. Abdomen
allongé et étroit. Pattes comme chez la P. belti.
Mate, finement et densément ponctudée et pubescente, comme la P. belti. Une pilosité fine, pointue, inégale,
jaunatre, plutét courte, abondante partout, aussi sur les tibias et les scapes.
88 HYMENOPTERA.
D’un brun clair; abdomen d’un brun plus foncé. Antennes, mandibules, tibias, tarses, articulations et bord
postérieur des segments abdominaux jaunatres.
Hab. Costa Rica, Suerre, Jiménez (Alfaro).
Recue par M. le Prof. Emery. M. Wasmann m’a envoyé de Rio Grande do Sul
une Pseudomyrma récoltée par M. Schupp et qui me parait étre une variété de la
P. dolichopsis.
Trés voisine de la P. belti, mais distincte par la forme de la téte, des yeux, du
pédicule, par ses antennes plus gréles et le sillon frontal indistinct.
6. Pseudomyrma elongata.
Pseudomyrma elongata, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien. lxi. p. 413 (%) (1879) °.
Hab. Costa Rica (Alfaro).
Regue par M. le Prof. Emery.
7. Pseudomyrma subtilissima.
Pseudomyrma subtilissima, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 46, 65 (3% 2), t.6. fig. 7 (1890) *;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 59’.
Hab. Costa Rica’, Alajuela (Alfaro ').
Vit dans les épines d’acacias.
8. Pseudomyrma spinicola.
Pseudomyrma spinicola, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 46, 64 (8 9), t. 6. fig. 2 (1890) ';
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 59”.
Hab. Mexique, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Nicaragua, Chontales (Janson) ;
Costa Rica?, Alajuela, Jiménez, Pozo Azul (Alfaro '),
Vit dans les épines d’acacias. Les exemplaires de Chontales ont sur le métanotum
une ligne imprimée concave devant et convexe derriére, qui déssine sur la surface
antérieure de la face basale un ovale un peu transverse et un peu plus petit que le
mésonotum, ovale qui parait correspondre a ce que j’ai désigné chez certaines Plagiolepis
sous le nom de segment intermédiaire.
9. Pseudomyrma nigropilosa.
Pseudomyrma nigropilosa, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxiii. pp. 46, 62, t. 5. fig. 24 (8) (1890)';
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 58’,
Hab. Costa Rica?, Liberia (Alfaro 1).
10. Pseudomyrma sericea.
Pseudomyrma sericea, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, 1xi. pp. 408, 412 ( 8 ) (1870)'; Emery, Bull
~ on ’ aon i) °
Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 46, 79, t. 6. fig. 6 (¥) (1890)?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 58°.
PSEUDOMYRMA. 89
Hab. Guarimata, Pantaleon (Champion); Costa Rica (Tonduz), Alajuela, Liberia
(Alfaro ?).—Cotomsrx (Lindig).
Les exemplaires de Costa Rica, de M. Tonduz, ont les nceuds du pédicule et le
pronotum largement bordés de jaunatre sur les cétés.
Var. fortis, n.
%. Long. 6 millim. Différe de la forme typique par sa forte taille, sa stature plus robuste et son métanotum
plus large, & face basale assez convexe, seulement subbordée et bien plus longue que la face déclive. Le
premier article du pédicule a une forte dent dessous. La face basale du métanotum n’est pas non plus
rétrécie devant comme chez la P. sericea typique.
Hab. Muxique, Atoyac en Vera Cruz (H. H. Smith).
11. Pseudomyrma kunckeli.
Pseudomyrma kiinckeli, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 46, 62 (3 9), t. 6. fig. 5 (1890)';
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 57’.
Hab. Guatimata, Torola, Pantaleon (Champion); Costa Rica2, Alajuela (Alfaro }).
—COLOMBIE.
J'ai observé cette espéce en Colombie, 4 Dibulla, au pied de la Sierra Nevada de
Santa Marta. Son nid se trouvait miné dans une forte branche séche d’un acacia, et
non pas dans les épines. La fourmiliére était considérable. Les % m’attaquérent avec
fureur. Leur piqtre est fort douloureuse.
12. Pseudomyrma caroli, sp. n.
8. Long. 4°6 & 5-7 millim. Robuste. Mandibules & bord externe presque droit, 4 bord terminal oblique,
grossiérement striées, plus ou moins lisses et luisantes vers la base. Epistome subcaréné, biéchancré,
briévement lobé. Téte faiblement trapéziforme, distinctement échancrée derriére, un peu plus large
derriére que devant, & cétés & peine convexes, une fois et un tiers plus longue que large. Les yeux
allongés sont sans poils et situés au milieu du cété, dont ils occupent un fort tiers. Les scapes n’atteignent
pas la moitié de la distance de leur origine au bord occipital. Funicule court et épais; ses articles 3 a 9
sont environ deux fois plus épais que longs. Sillon frontal indistinct.
Dos du thorax faiblement convexe d’avant en arriére, subdéprimé, & peine subbordé, sauf au pronotum, qui est
presque bordé et a les cétés comprimés. Entre le mésonotum et le métanotum, une faible et courte
incisure transversale, au fond de laquelle se trouve un bourrelet transversal qui constitue le segment inter-
médiaire avec un stigmate proéminent de chaque cété. La face basale du métanotum est longue 13 fois
comme la déclive, 4 laquelle elle passe par une courbe assez brusque. Les noouds du pédicule ont la
forme de ceux de la P. kiinckeli, Em., mais ils sont un peu moins courts et moins larges; le premier est
légérement plus long que large, le second presque deux fois plus large que long, moins en cloche, plus
transversal que chez la P. kunckeli. Pattes courtes ; cuisses renflées au milieu, un peu comprimées.
Luisante ; ponctuation assez forte, mais espacée, plus serrée sur le front; l’intervalle des points lisse et luisant.
Pilosité dressée fine, pointue, jaundtre, assez abondante partout, pattes et scapes inclusivement.
Pubescence d’un gris jaunatre, espacée sur la téte et le thorax, formant un duvet grisatre sur le pédicule
et l’abdomen, ou elle diverge en arriére A partir de la ligne médiane.
D’un brun foncé ; antennes, moitié antérieure et cétés de la téte, tarses, extrémités des tibias, des cuisses et des
hanches, bords des segments du thorax et du pédicule d’un roux jaunatre.
9. Long. 7-5 millim, Téte un peu plus d’une fois et demie plus longue que large, plus fortement échancrée
derriére que chez l’ouvriére. Thorax trés ¢troit et trés allongé. Premier noeud du pédicule bien plus
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., September 1899. NN
90 HYMENOPTERA.
long que large; le second 1} fois plus large que long. Ailes hyalines, légérement poilues, & nervures
jaunatres et tache marginale brune.
Hab. Costa Rica, Nicoya (I. R. Alfaro).
Recue par M. le Prof. Emery, auquel je la dédie. Rapprochée de la P. kiinckeli,
Em., par son pédicule, elle en différe entiérement par sa téte. Elle parait surtout
parente de la P. latinoda, Mayr, mais la téte et les yeux sont beaucoup plus allongés.
13. Pseudomyrma euryblemma, sp. n.
%. Long. 5 millim. Mandibules triangulaires, assez lisses et luisantes, avec quelques stries, 4 bord terminal
assez droit et peu distinctement denté. Bord antérieur de l’épistome fortement biéchaneré, briévement
lobé au milieu. Le bord antérieur du lobe est tridenté et dépasse & peine celui des portions latérales de
l’épistome, en dehors des échancrures. La téte est rectangulaire, large, au moins aussi large devant que
derriére, d’un cinquiéme plus longue que large, & cétés peu convexes et & bord postérieur faiblement et
largement échancré. Les yeux grands et longs, situés un peu en avant des cétés, en occupent une forte
moitié. Les scapes n’atteignent pas la moitié de la distance de leur origine un bord occipital. Articles
du funicule aussi longs que larges. Reste du corps étroit et allongé. Thorax 4 peu prés comme chez la
P. caroli, mais le pronotum n’est que subbordé; ses cdtés sont & peine comprimés, et la face basale du
métanotum passe par une courbe plus lente & la déclive. Premier neeud du pédicule deux fois plus long
que large; second nceud presque pyriforme, & peine plus large que long. Cuisses un peu renflées et
légérement comprimées.
Médiocrement luisante; téte plus luisante, plus finement et plus abondamment ponctuée que chez la P. caroli.
Pilosité presque nulle ; pubescence trés fine, jaundtre, plutét espacée, formant 4 peine un léger duvet sur
les cuisses et l’abdomen.
D’un roux brunatre sale; devant de la téte d’un jaunatre plutét pile. Abdomen et 2™° nooud du pédicule
bruns.
Hab. Costa Rica, Alajuela (Alfaro).
Recue par M. le Prof. Emery.
14. Pseudomyrma excavata, (Tab. IV. figg. 5, 5a, .)
Pseudomyrma excavata, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. pp. 407, 410 (3) (1870).
Hab. Mexiquz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Costa Rica (Tonduz); Panama,
Bugaba (Champion).—Co.ombie (Lindig, Forel).
15. Pseudomyrma gracilis.
Formica gracilis, Fabr. Syst. Piez. p.406 (%) (1804)'; Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 289°.
Leptalea gracilis, Erichs. Arch. f. Naturg. v. p. 309 (1839) °.
Pseudomyrma gracilis, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, Ixi. pp. 407, 408‘; Emery, Bull.
Soc. Ent. Ital. xxii. p. 59, t. 5. fig. 17°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 57°.
Pseudomyrma bicolor, Guér. Icon. Régne Anim., Ins. p. 427 (1845)7; Smith, Trans. Ent. Soc.
Lond. (2) iii. p. 157°; ibid. (3) i. p. 32°; Cat. Hymen. vi. p. 1587°; Norton, Amer. Nat. ii.
p. 65, t. 1. fig. 8 (3); Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 8, fig. ”. |
Hab. Mexique'!”, Jalisco (Schumann), Chilpancingo en Guerrero, Atoyac et Orizaba
en Vera Cruz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith), ‘Temax en Yucatan (Gaumer);
GuaTeMaLA, Pantaleon, Ville de Guatémala (Champion); Nicaragua, Chontales
PSEUDOMYRMA. 91
(Janson); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui, Caldera (Champion).— AMERIQUE
MERIDIONALE, jusqu’a Brésil ®. |
(Avec la variété bicolor, Guérin, qui n’est qu'une variété absolument inconstante de
couleur, sans autre importance.)
Cette espéce fait son nid dans les tiges creuses ot les % se trouvent Pune apres
l'autre, ainsi dans les tiges de graminées de la savanne. Trés commune sur les arbres de
toutes les foréts et les savannes de l’ Amérique tropicale, du Mexique au sud du Brésil.
La couleur varie du jaune par le rouge au noir avec tous les dessins imaginables.
Var. mexicana,
Pseudomyrma mexicana, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p. 178 (8) ™.
Pseudomyrma gracilis (Fabr.), var. mexicana, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 45, 60, t. 5.
fig. 16 (8%); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 57 ™.
Hab. Mexiquz 3-15, Chilpancingo et Tepetlapa in Guerrero (H. H. Smith), Cordova
(Sallé); Guarimata, San Geronimo, Ville de Guatémala (Champion); Costa Rica
(Londuz), Alajuela (Alfaro 4) ; Panama, Bugaba (Champion).
Chez cette variété, du moins chez les exemplaires de Chilpancingo, la pilosité est trés
éparse.
Var. major, n.
Long. 11 millim. Taille de la P. mutilloides, Emery, mais la forme est celle de la P. gracilis, tant pour le
petiole que pour le pronotum. Les scapes sont fort courts, comme chez la var. mexicana (n’atteignent,
que la moitié de la distance de leur origine au bord occipital), et la téte est un peu plus allongée que chez
le type. D’un rouge-jaune. Téte (sauf le bord antérieur) et abdomen noirs.
Hab. Muxiqus, Pinos Altos in Chihuahua (Buchan-Hepburn).
Var. dimidiata.
Pseudomyrma dimidiata, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 177 (3%) (1863) **.
Pseudomyrma gracilis, var. dimidiata, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 406 (1870) ”.
Hab. Mexique, Teapa et Frontera en Tabasco (H. H. Smith), Temax en Yucatan
(Gaumer); GuarEmaa, Las Mercedes (Champion).—Co.omBiE !6,
Les exemplaires des deux derniéres localités ne sont pas la P. dimidiata pure, car le
thorax est jaune et lextrémité de abdomen brune. Mais leur téte noire et la nuance
claire du reste les rapproche plutét de la P.. dimidiata.
16. Pseudomyrma, levigata.
Pseudomyrma levigata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1877, p. 62 (%)*.
Pseudomyrma gracilis, Fabr., st. levigata, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 61( % ), t. 5. fig. 22
(1890) *.
Hab. Costa Rica (Pittier, Tonduz).—Co.omaig, Sierra Nevada de Santa Marta (Forel) ;
Bresiz! 2,
NN 2
92 HYMENOPTERA.
Cette espéce se distingue de la P. gracilis non seulement par sa faible sculpture, son
éclat, ses poils foncés, son pronotum plus rélevé, son 2" segment pétiolaire, plus allongé
(plus long que large), mais encore par le lobe antérieur extr6mement court, presque nul,
mais plus large, de son épistome. L’exemplaire de Costa Rica a 7° millim., celui de
Colombie 9°5 millim.
17. Pseudomyrma nigrocincta.
Pseudomyrma nigrocincta, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. pp. 46,64(8 2), t. 6. fig. 8 (1890)';
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 58’.
Hab. Costa Rica 2, Alajuela, Jiménez }.
Vit dans les épines d’acacias.
18. Pseudomyrma pallida.
Pseudomyrma pallida, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (2) iii. p. 159 (1855) ’.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Florida—Mexique, Tepic (Hisen et Vaslit).—
Cotomsig, San Antonio, Sierra Nevada de Santa Marta, 1000 métres (Morel); TRintpap
(Urich). |
La P. pallens, Mayr, pourrait bien étre la méme espéce, car Smith appelle souvent
“‘ smooth” ce qui ne lest pas.
M. Pergande identifie les types d’Hisen a la P. pallida, Smith. Les exemplaires que
j'ai récoltés 4 San Antonio avaient leur nid dans les tiges creuses des graminées de la
savanne et correspondent exactement 4 la description de Smith. Le 1° nceud du
pédicule est distinctement bordé (un peu comme chez la P. elegans) ; Yabdomen est
plus pale que la téte, qui est rougeatre. Le dos du thorax est subbordé, assez déprimé,
le pronotum légérement épaulé. Certains exemplaires ont deux taches brunes plus ou
moins confluentes a la base de l’abdomen. Long. 3°84 4:2 millim. Du reste trés
semblable a la P. flavidula. Le lobe antérieur de l’épistome est un peu plus avancé et
plus étroit. Un exemplaire de Rio Grande do Sul, regu dans le temps de M. Emery
comme P. flavidula, se rapporte a cette espéce, quoique étant un peu moins luisant que
les autres.
19. Pseudomyrma flavidula.
Pseudomyrma flavidula, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 157 (8) (1858)*; Trans. Ent. Soc. Lond. (8)
i. p. 82°; Norton, Amer. Nat. ii. p. 65 (1868) °; Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, lxi.
p. 408°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 79, t. 6. fig. 4°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p- 57°.
Hab. MExique, Orizaba (Saussure, H. H. Smith), Atoyac en Vera Cruz, Teapa en
Tabasco (H. H. Smith); GuatEmaua, Ville de Guatémala (Champion); Costa Rica
(Tonduz); Panama (Stretch ?).—-AMERIQUE MERIDIONALE, Venezuela °, Brésil 16,
PSEUDOMYRMA. 93
Cette espéce, insuffisamment décrite par Smith, parait cependant bien se rapporter
au type décrit par Mayr. Le 1* neud est a peine subbordé.
20. Pseudomyrma, delicatula, sp. n. (Tab. IV. fig. 6, 8.)
Pseudomyrma flavidula, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1898, p. 8389 (%)* (nec Smith),
%. Long. 3:0 & 3:5 millim. Trés voisine de la P. flavidula, dont elle n’est peut-étre qu’une race. Elle s’en
distingue par sa petite taille, sa sculpture faiblement réticulée, partout trés luisante, la chitine transparente
de abdomen et du pédicule, mais surtout par le thorax assez fortement convexe d’avant en arriére, avec les
stigmates du segment intermédiaire et surtout ceux du métanotum tres proéminents, et par le premier
neeud beaucoup plus court du pédicule, lequel s’éléve @avant en arriére par une courbe plus rapide, assez
uniforme. Le premier article du pédicule n’est nullement bordé; il a devant, en dessous, une petite
dent distincte. La téte est un plus étroite derriére que devant. Couleur jaune un peu rougeatre de la
P. flavidula, avec deux taches brunes bien distinctes, oblongnes, éloignées l'une de l’autre, latérales, prés
de la base de 1°7 segment abdominal.
?. Long. 4°8 millim. Différe de la P. flavidula comme Vouvriére. La face basale du métanotum ne fait
qu’une forte convexité avec la face déclive, tandis que chez la P. flavidula, 9 ,les deux faces sont distinctes
(quoique passant par une courbe de l’une & l’autre).. Les deux taches de l’abdomen trés noires et trés
démarquées.
Hab. MeExiqve, Orizaba (H. H. Smith); Costa Rica (Zonduz).—ANTILLES, Jamaique
(Forel), St. Vincent. !.
J’ai trouvé cette espéce en masse 4 Kingston, Jamaique, ov elle fait son nid dans les
rameaux secs des arbres sur lesquels elle court.
Les §% de St. Vincent qui j'ai signalées ailleurs comme P. flavidula! se rapportent a
la P. delicatula, mais sont un peu plus grandes (3°6 millim.) et ont le thorax moins
convexe.
Var. panamensis, n.
%. Long. 4:2 millim. Fait un peu passage & la P. flavidula. Premier article du pédicule un peu moins
court. Thorax un peu moins convexe. Du reste comme le type.
Hab. Guatéma.a, Pantaleon (Champion) [ ¥ ].
[Var. capper, n.
%. De la taille de la forme typique, dont elle ne différe que par son 1° article du pédicule assez distinctement
bordé, un peu moins cependant que chez la P. pallida. Les segments abdominaux sont légérement bordés
de brun derriére. Du reste le ler article du pédicule est court, comme chez la forme typique.
Hab. Jamaique (M. 8. H. Capper).]
21. Pseudomyrma distincta.
Pseudomyrma distincta, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1877, p. 63 ( ¥)?; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 56”.
Hab. Mexique !2.
Trés rapprochée de la P. ejecta, mais la téte est noire, l’échancrure méso-méta-
thoracique plus forte et la téte plus large. Les yeux se rapprochent plus du bord
postérieur de la téte.
94 HYMENOPTERA.
Var. pulchella, n. (Tab. IV. fig. 7, %.)
Je ne crois pas faire erreur en déterminant comme varidté de cette espéce une charmante petite Pseudomyrma
qui correspond assez bien & la description de P, distincta de Smith. Mais le mésonotum de Vouvriére est
aussi noir et le thorax a une échancrure assez forte entre le mésonotum et le métanotum. La téte est
rétrécie derriére et devant, un peu plus longue que large devant les yeux. Lobe de l’épistome presque nul.
Luisante; thorax, téte et pattes faiblement réticulés. Pilosité et pubescence & peu prés nulles, Long.
8°8 millim.
2. Long. 5 millim. Le noir est plus brunatre. Les cuisses postérieures sont aussi un peu brundtres (chez
Vouvriére elles ont aussi quelques nuages un peu brundtres). La sculpture est plus forte, surtout sur
Vabdomen, et l’insecte est plus terne ; du reste comme I’ouvriere.
Chez la & et la 2 de Teapa, le pétiole du 1 article du pédicule est. un peu plus long et la sculpture est plus
forte (moins luisante).
Hab. Mexique, Orizaba (coll. Forel), Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [8 @ ].
22. Pseudomyrma salvini, sp.n. (Tab. IV. fig. 8, 8.)
&%. Long. 5°5 4 6:3 millim. Mandibules subopaques, extrémement finement ponctuées et ridées, comme la
téte, et munies de 3 dents distinctes devant. Epistome fortement convexe transversalement, distincte-
ment lobé. Téte rectangulaire-ovale, fort couvexe, 4 cétés convexes, rétrécie devant et derriére. Articles
3 et 4 du funicule un peu plus longs que larges. Les scapes atteignent la moitié de la distance de leur
origine au bord occipital. Thorax échancré entre le pronotum et le mésonotum, mais nullement entre
le mésonotum et le métanotum. Le pronotum est comme chez la Sima grandidieri, bordé, aussi long que
large, presque aussi large derriére que devant, avec les angles antérieurs fort arrondis, presque plan ou a
peine concave de droite & gauche, médiocrement convexe d’avant en arriére. Mésonotum plus long que
large, subbordé, 4 cétés presque paralléles. Suture méso-métanotale & peine visible, presque nulle.
Stigmates situés sur les pans latéraux du thorax. Métanotum étroit; son dos forme une convexité d’avant
en arriére, tandis qu'il est presque plan transversalement. I] est subbordé; la face basale est de la méme
longueur que la face déclive. Le premier article du pédicule est courbé, c’est & dire fortement concave
en dessous et longuement pétiolé. C’est surtout le pétiole antérieur qui est courbé, et il porte dessous,
devant, une petite dent pointue. Le nveud est pyriforme, comme celui du second article, fortement rétréci
devant et élargi derriére, avec les cétés comprimés dans sa partie antérieure inférieure et la surface dorsale
légérement déprimée ; il est cependant a peine subbordé.
Sculpture finement ponctuée des Pseudomyrma. Thorax et téte (sauf occiput) subopaques. Occiput luisant,
plus éparsement ponctué. Abdomen et pédicule luisants, faiblement réticulds.
Pilosité presque nulle; quelques poils jaundtres 4 V’extrémité de abdomen. Pubescence assez éparse, plus
abondante sur l’abdomen et les pattes, mais courte.
D’un jaune plus ou moins rougedtre. Téte noire, sauf les mandibules, les antennes et le bord antérieur de
Vépistome, qui sont d’un jaune pale. Des nuages brundtres plus ou moins accentués et transversaux sur
Vabdomen, parfois aussi sur le pédicule.
@. Long. 7:2 4 7°5 millim. Bord antérieur de l’épistome & peine brunatre. Ailes jaune pile. Pétiole du
premier article du pédicule seul, mais fortement courbé. Du reste comme V’ouvriére. Le pronotum forme
aussi un angle ou une échancrure avec le mésonotum ; il est bordé, plus large que long.
gd. Long. 7:5 millim. Second article des funicules 23 fois plus grand que le 1¢, de la longueur du scape.
Mandibules larges, grandes, dentées. Téte ovale, plus longue que large. Pronotum arrondi, non bordé.
Pénicilles longs. Pygidium, hypopygium et valvules génitales extérieures arrondis. Du reste extrémement
semblable 4 la 2 et de méme couleur, c’est a dire aussi comme l’ouvriére ou avec le dos du thorax brunatre.
Le premier article du pédicule est aussi courbé, mais le noeud est moins élevé, moins distinct du pétiole.
Hab. Mexiquz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [8 2 ¢ |.
Je ne puis garantir que ce ne soit l’une des espéces indéchiffrables de F. Smith, mais
il vaut mieux risquer un synonyme que de faire de fausses identifications. Cette
remarque s applique aussi aux espéces qui suivent.
PSEUDOMYRMA. 95
23. Pseudomyrma decipiens, sp. n. (Tab. IV. fig. 9, ¥.)
%. Long. 5-7 millim. Mandibules et épistome comme chez la précédente, mais l’épistome n’a qu’un lobe trés
court. Second article des funicules plus long que large; troisiéme aussi large que long. Scapes plus
courts. Téte fort allongée, 13 fois plus longue que large (sans les mandibules, comme il s’entend toujours).
Les yeux sont seulement un peu plus longs que l’espace qui les sépare de l’angle occipital. Téte
rectangulaire-ovale & cétés peu convexes. Thorax largement et peu profondément échancré entre le
mésonotum et le métanotum, long et étroit. Pronotum rectangulaire, plus long que large, subdéprimé,
faiblement subbordé, sans épaules. Mésonotum arrondi, aussi long que large. Métanotum étroit, convexe
en tout sens, 4 face basale un peu plus longue que la déclive. Premier article du pédicule entre celui de
la P. salvini et celui de la P. gracilis, moins courbé, moins comprimé devant, moins renflé derriére et
moins subbordé que chez la P. salvini. Abdomen allongé. Second nud du pédicule presque aussi large
que long. Une dent presque imperceptible sous le pétiole du premier nceud.
Trés finement ponctuée, subopaque ou relativement luisante, partout & peu prés de méme. Pilosité presque
nulle. Une pubescence trés fine et jaunatre fait un fin duvet grisdtre sur l’abdomen ; ailleurs elle est trés
courte et diluée.
D’un jaune-rougedtre. Base de l’abdomen et une bande sur les segments brundtres. Mandibules et bord
antérieur de la téte d’un jaune trés pale.
Q@. Long. 7 millim. Comme l’ouvriére, sauf les différences du polymorphisme. Téte 12 fois plus longue que
large. Les yeux sont longs comme la distance de leur bord postérieur au bord occipital.
Hab. Mexiqur, Teapa en Tabasco (H. H. Smith).
24. Pseudomyrma biconvexa, sp.n. (Tab. IV. fig. 10, 8.)
3%. Long. 4:0 & 5°6 millim. Mandibules avec deux dents pointues seules distinctes. Epistome extrémement
court, sans lobe ni échancrure. Arétes frontales trés rapprochées, Scapes longs comme un peu plus
d’3 de la distance de son origine au bord occipital. Second article du funicule aussi large que long. Pas
trace de sillon frontal. Téte 13 4 14 fois plus longue que large (sans les mandibules), ovalo-rectiangulaire.
Les yeux sont & peine plus longs que leur distance du bord occipital. Le thorax, fortement échancré entre
le mésonotum et le métanotum et fort allongé, forme deux convexités & peu prés de méme longueur et
qui, chacune, sont fortement convexes transversalement aussi bien que longitudinalement. Il n’y a pas
trace de dépression du dos du thorax. Le pronotum, plus long que large, sans trace de bord ni d’épaules,
forme la premiére convexité avec le mésonotum, qui est circulaire. Le métanotum forme la seconde; sa
face basale est bien plus longue que la déclive. Le premier article du pédicule n’a qu’un pétiole trés
court ; il est allongé, 2 fois plus long que large, faiblement élargi derriére, comprimé. Le second neeud
est pyriforme, & peine plus long que large.
Luisante (surtout la téte), et trés finement ponctuée. Une pilosité dressée, extrémement fine et pointue, courte,
assez éparse, se voit partout, sur le corps et sur les membres, La pubescence adjacente, éparse sur la téte,
va en s’épaississant graduellement d’avant en arriére et forme sur l’abdomen un duvet dense et grisatre
qui cache entiérement J’éclat.
Téte d’un jaune rouge ; de 14 la couleur devient graduellement de plus en plus foncée et plus terne d’avant en
arriére. L’abdomen est brun. Les exemplaires de Pantaleon sont un peu plus grands et plus clairs.
Mandibules et épistome d’un jaune pale, presque blanchatre. Antennes et tarses d’un jaune sale. Cuisses
et tibias plus on moins brunatres.
Hab. Guatémata (Stoll), Pantaleon (Champion); Costa Rica (Tonduz).
25. Pseudomyrma godmani, sp.n. (Tab. IV. figg. 11, 11a, ¥.)
%. Long. 6°5 millim. Téte large de 1°6 millim., pronotum de 0-85 millim. Mandibules & bord externe pen
convexe, & bord terminal tranchant, avec deux dents vers l’extrémité. Elles sont luisantes, avec de trés
gros points enfoncés, allongés, abondants. Epistome caréné, faiblement lobé, biéshancré, peu convexe.
Téte déprimée, plus large que longue, avec les yeux encore plns proéminents latéralement que chez la
P. gracilis. Bord postérieur de la téte droit ou un peu convexe. La téte est large derriére, fortement
96: HYMENOPTEBA.
rétrécie devant, en somme (avec les mandibules) assez triangulaire-arrondie. Les scapes atteignent les §
de la distance entre leur origine et le bord occipital. Tous les articles du funicule plus longs que larges.
Les yeux sont énormes et occupent plus de la moitié des cétés de la téte. Thorax court, & dos large, et
fortement bordé d’un bord aigu sur toute sa longueur. Pronotum 22 fois plus large que long, plan, bordé
aussi 4 son bord antérieur et avec deux angles antérieurs légérement obtus, mais vifs. Mésonotum
23 fois plus large que long. Sutures profondes, mais pas d’étranglement du thorax. Le métanotum, fort
large, ne forme guére qu'une convexité d’avant en arriére; sa face déclive plus longue que la basale. Il
n’est que,trés faiblement rétréci en arriére. Premier article du pédicule avec un court pétiole et un nooud
élevé, transversal ou subsquamiforme, arrondi en haut, presque deux fois plus large que long. Second
article cupuliforme, derriére presque deux fois plus large que long.
Téte et thorax densément et profondément réticulés-ponctués et & peu prés mats. Epistome peu sculpté, assez
luisant. Sur le vertex et surtout sur le métanotum, les réticulations se transforment en partie en rides
longitudinales serrées. Les cétés du thorax sont subopaques, glabres et moins fortement réticulés.
Pédicule et abdomen assez luisants, bien plus faiblement réticulés, avec une ponctuation fine, comme
celle des autres Pseudomyrma. Pattes luisantes, réticulées.
Une pilosité dressée, pointue, d’un brun noiratre, assez abondante sur le corps et sur les membres (y compris
scapes et tibias). Pubescence grisatre assez diluée, ne cache pas la sculpture de l’abdomen, ot elle est
plus abondante.
Noire. Abdomen et pédicule d’un brun foneé, noiratre. Pattes, antennes et mandibules brunes.
Hab. Panama, Bugaba (Champion).
Cette curieuse espéce ressemble un peu a la P. kiinckeli, dont elle différe du reste
énormément.
26. Pseudomyrma championi, sp. n.
%. Long. 4°7 millim. Le premier aspect rappelle la P. elegans, dont elle est: du reste absolument différente.
Forme de la téte et longueur des scapes comme chez la P. decipiens, mais les yeux sont plus petits, plus
courts que leur distance au bord occipital, et les articles du funicule sont tous plus larges que longs, sauf
le premier. Mandibules avec deux dents devant et des denticules irréguliéres derriére; elles sont strides
et finement réticulées-ponctuées entre les stries. Une apparence de sillon frontal jusqu’a la hauteur du
bord postérieur des yeux. Dos du thorax étroit, A peine subdéprimé, assez convexe transversalement,
rectiligne ou subrectiligne longitudinalement, sauf le devant, un peu convexe, du pronotum. Ce dos
étroit n’est subbordé qu’au pronotum et n’a aucune échancrure. Les angles antérieurs du pronotum sont
arrondis. Le pronotum et la face basale du métanotum, surtout celle-ci, sont bien plus longs que larges.
Le mésonotum est & peine plus large que long. Le pronotum est A peine plus large devant que derriére,
et seulement un peu plus large que le métanotum. La face basale du métanotum est 12 fois plus longue
que la déclive, & laquelle elle passe par une courbe assez brusque. Premier noeud du pédicule un peu
courbé, avec un pétiole médiocre qui passe peu & pen au need sans limite nette. Ce dernier s‘élargit et
s’éléve graduellement et atteint son maximum de largeur et de hauteur & son tiers postérieur ; il est de
nouveau rétréci derriére. Un peu subdéprimé dessus, il n’esé nullement bordé ni subbordé. Second
neeud pyriforme, large derriére.
Téte et thorax densément et fortement ponctuds et mats ou subopaques. Pédicule et abdomen faiblement
réticulés et luisants. Quelques poils courts, trés fins, jaunatres, trés épars sur le corps et sur les membres.
Pubescence pruineuse, jaundtre, formant sur l’abdomen un trés léger duvet, fort éparse ailleurs.
Thorax et premier nceud du pédicule rougeatres. Téte et abdomen d’un noir brunatre.
premier nceud du pédicule brunatres.
moins brunatre.
Pattes, antennes et
Mandibules, épistome, antennes et tarses d’un jaune plus ou
Hab. Mexiqut, Amula en Guerrero (1. H, Sinith), Guanajuato (£. Dugés).
PSEUDOMYRMA. 97
27. Pseudomyrma elongatula.
Pseudomyrma elongata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1877, p. 67 (8) (nec Mayr) '.
Pseudomyrma elongatula, Dalla Torre, Wien. ent. Zeit. 1892, p. 89°; Cat. Hymen. vii. p. 56°.
Hab. Mexique !-3,
Espéce insuffisamment décrite.
28. Pseudomyrma modesta.
Pseudomyrma modesta, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 82 ( ¥) (1862) (nec 1860)"; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 587.
Pseudomyrma boopis, Roger, Verz. Formicid. p. 25 (1863) °.
Hab. Panama? 3 (Stretch). .
Espéce insuffisamment décrite.
29. Pseudomyrma brunnea.
Pseudomyrma brunnea, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1877, p.63 (%)*; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 567.
Hab. Muxiqus ! 2.
Kspéce insuffisamment décrite.
30. Pseudomyrma ferruginea.
Pseudomyrma ferruginea, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1877, p. 64 (%)'; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 567,
Hab. Mexiqur 1 2,
Espéce insuffisamment décrite.
31. Pseudomyrma fervida.
Pseudomyrma fervida, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1877 »p 65 (%)'; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vii. p. 56°.
Hab. MuxiqueE }2,
Espéce insuffisamment décrite.
32. Pseudomyrma, flavicornis. -
Pseudomyrma flavicornis, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. ‘1877, p. 67 (8)'; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 567. _ -
Hab. Nicaragua? 2,
Espéce insuffisamment décrite; peut-€tre voisine du P. salvint, mais il n’est pourtant
pas admissible que Smith n’ait rien vu de la singuliére forme du pronotum de cette
espéce. |
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., September 1899. 00
98 HYMENOPTERA.
33. Pseudomyrma rufomedia.
Pseudomyrma rufomedia, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1877, p. 66 (¢)'; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 58°.
Hab. Guatimata? (Mus. Brit.*).
Espéce insuffisamment décrite sur une @.
34. Pseudomyrma volatilis.
Pseudomyrma volatilis, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. 1877, p. 65 (¢)*; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vii. p. 597.
Hab. Mexiqur ! 2.
Espéce insuffisamment décrite sur un ¢. Les ¢ de Pseudomyrma sont a peine connus,
impossibles & utiliser pour former des espéces. I] faut donc s’attendre 4 ce que cette
espéce demeure toujours une énigme.
4™ Sous-fam. DOLICHODERINA.
[Fore], Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xv. p. 8364 (1878).]
Les Dolichoderine ne se filent jamais de cocon, au contraire des Ponerine, des
Doryline et de presque tous les Camponotine. J’ai pu confirmer le fait.chez les
Azteca, les Dorymyrmex, les Iridomyrmex et les Dolichoderus dans mon voyage en
Colombie. La plupart d’entre eux exhalent, dés qu’on les inquiéte, une odeur volatile
trés forte, provenant des glandes anales qui remplacent chez eux presque entiérement
les glandes & venin. Lodeur correspond a la décomposition chimique du contenu des
vessies anales, décomposition qui a lieu au contact de lair. Il en résulte aprés un
produit résineux, gluant, lequel met l’ennemi qui en a été inondé hors de combat. C'est
une arme terrible, dont les Azteca, les Liometopum, les Tapinoma, les Dolichoderus, etc.
font un large usage [voir Forel, Fourm. de la Suisse (1874), et Giftapp. der Am., Zeitschr.
f. wiss. Zool. (1877) ].
DOLICHODERUS.
Dolichoderus, Lund, Aun. Sci. Nat. xxiii. p. 130 (1831) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 156.
Hypociinea, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 377 (1855).
Monacis, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vi. p. 233 (1862).
Subgen. Monacis, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxvi. p. 95 (1894).
Subgen. Hypoclinea, Emery, loc. cit. p. 98.
1. Dolichoderus bispinosus.
Formica bispinosa, Oliv. Encycl. Méthod., Ins. vi. p. 502 (%) (1791)'; Latr. Hist. Nat. des
Fourmis, p. 133, t. 4. fig. 20 ( %) (1802) *.
Hypoclinea bispinosa, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 708°.
Monacis bispinosa, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 235 (9 8)*.
DOLICHODERUS. 99
Dolichoderus bispinosus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xv. p. 886 (1878) °; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 158°.
Formica fungosa, Fabr. Ent. Syst., Suppl. p. 281 (1798) 7; Coqueb. Illustr. Icon. Ins. iii. p. 99,
t. 22. fig. 10 (1804) °,
Polyrhachis arboricola, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 4, fig. (3) (1868) *; Amer.
Nat. ii. p. 60, t. 2. fig. 3
Hypoclinea vestita, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 707 (2) (1862).
Hab. Muxique®® 1, Atoyac en Vera Cruz (Schumann), Orizaba (coll. Saussure),
Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Honpuras srivanniquz, R. Hondo (Blancaneauz) ;
Panama, Bugaba, San Miguel en les iles des Perles (Champion) [9 ¥ ]-—AMERIQUE
MERIDIONALE °, Trinidad (Forel); AntiLues, St. Thomas 1.
Extrémement commun dans toute l Amérique tropicale, ow il fait son nid en papier
sur les arbres ou dans les arbres. Il fait des fourmiliéres considérables et il est trés
agressif. Dés qu’on l’inquiéte, il répand une trés forte odeur volatile analogue a celle
du Lapinoma erraticum d'Europe, odeur que je désignerai pour abréger par le nom
x
d’“ odeur de Tapinoma.” J'ai observé cette espéce & Trinidad et en Colombie.
2. Dolichoderus laminatus. (Tab. IV. figg. 12, 12a, 2.)
Hypoctinea laminaia, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 389 (% ), tab. fig. 8 (1870) *.
Dolichoderus laminatus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xv. p. 886 (1878) ”.
Hab. Panama, David et Tolé en Chiriqui (Champion).—Co.omatx (Lindig, Forel).
Fait son nid sous l’écorce des arbres, vers le pied desquels je l’ai trouvé plusieurs
fois en Colombie. Ne répand pas d’odeur.
8. Dolichoderus lamellosus.
Hypoclinea lamellosa, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 890 (?) (1870) *.
Dolichoderus lamellosus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xv. p. 386 (1878)?; Dalla Torre
Cat. Hymen. vii. p. 159°; Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. 1894, p. 97 (8 ¢)*
Hab. Costa Rica 4.—Cotomatizg ! 2 3,
,
4. Dolichoderus lutosus.
Formica lutosa, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 42 (8) (1838) *.
Dolichoderus lutosus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 3567; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vii. p. 159°.
Hypoclinea cingulata, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 705 (%) (1862); xx. p. 957°.
Hab. Mexique, Teapa en Tabasco (H. H. Smith), Orizaba (coll. Saussure); Guats-
MaLA, Torola (Champion); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [@ ¥ ].—
CoLomBigE*; Bresiu?; TRINipaD.
x
Cette espéce, fréquente a Trinidad et en Colombie, vit sous l’écorce des arbres.
00 2
100 HYMENOPTERA.
Eile est trés pusillanime, se cache et s’enfuit, méme lorsqu’on détruit son nid. Elle ne
répand pas d’odeur et vit en fourmiliéres peu considérables.
Var. nigriventris.
Dolichoderus lutosus, Smith, var. nigriventris, Forel, Trans. Eut. Soc. Lond. 1893, p. 351°.
Hab. Guarémata, Torola, Zapote (Champion) [ ¥ ].—ANTILLES, St. Vincent °.
5. Dolichoderus championi, sp. n.
%. Long.6 millim. Trés semblable au D. lutosus, mais plus grand, et poilu. Mandibules plus longues, & bord
externe distinctement concave. Téte ovale, plus rétrécie derriére ow elle n’est que faiblement échancrée.
Mésonotum presque d’4 plus long que large, subbordé (aussi large que long et bordé chez le D. lutosus).
Profil du pronotum et du mésonotum réunis assez fortement convexe (4 peine convexe chez le D. lutosus).
Métanotum comme chez D. lutosus, mais tronqué devant presque & angle droit par un pan qui tombe verticale-
ment sur ’échancrure, tandis que le mésonotum s’y abaisse par une courbe (chez le D. lutosus c’est pariois
plutét le contraire). Ecaille comme chez le D. lutosus, mais plus large en haut, quoique courbée de méme
fagon. Les seapes dépassent l'occiput d’un quart de leur longueur (le dépassent & peine chez le D. lutosus).
Pattes plus longues.
Sculpture comme chez le D. lutosus, mais les points de l’abdomen sont piligéres et les points réticulaires du thorax
sont plus luisants et un peu plus grossiers.
Tout le corps, les pattes et les antennes abondamment couverts d’une pilosité dressée trés fine, jaunatre et pointue.
Pubescence trés diluée.
D’un rouge brunatre terne. Abdomen noir, sans tache, avec l’extrémité parfois brune.
@. Long. 8°5 millim. Comme louvriére; téte plus échancrée derriére. Sculpture un peu plus forte. Téte
et thorax variés de rougedtre et de brundtre. Hanches et base des cuisses d’un jaunatre sale; tibias
bruns. Abdomen noir, avec les deux derniers segments rouges. Ailes teintes de brunatre; nervures
d’un brun jaunatre ; tache marginale brune.
3. Long. 5°5 millim. D’un roux jaundtre; hanches, cuisses et les deux derniers segments de l’abdomen
jaunatres ; reste de ’abdomen noir. Métanotum arrondi et fort convexe, sans arétes ni bords. Eeaille
comme chez Ia ? et l’ouvriére, mais moins courbée et plus épaissio & sa base. Ailes plus pales que chez
la 2. Sculpture plus faible que chez louvriére; pilosité plus courte et moins abondante; du reste
semblables,
Hab. Mexiquz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Costa Rica (Tonduz) [8 2 |;
Panama, Caldera en Chiriqui (Champion) [ 2 ¢ |.
[Race trinidadensis, n. st. |
%. Long. 5345:5 millim. Bien plus svelte que le type. Téte bien plus étrotte, beaucoup plus longue que
large, & peine échancrée au milieu de son bord postérieur. Pronotum et mésonotum bordés et 4 profil a
peine voité (comme chez le D. lutosus), mais le mésonotum est presque deux fois plus long que large.
Téte et thorax assez luisants; téte seulement réticulée, avec des rides longitudimales assez grossiéres sur
Vépistome (ces rides sont & peine marquées chez le D, champions typique).
Brunatre; abdomen d’un brun fonedé; écaille, pronotum, mésonotum, épistome, extrémité des mandibules,
funicnles, hanches et une partie des cuisses et des tarses d’un jaunatre terne, plus ou moins roussatre ou
brunatre. Bord postérieur des segments abdominaux jaunatre. Pilosité et le reste comme le type.
Hab. AMBRIQUE MERIDIONALE, ‘Trinidad (Urich).
Cette race du D. championt vit en fourmiliéres plus considérables que le D. lutosus,
dans le bois; elle est aussi fort timide, quoique un peu moins et ne répand pas d’odeur.
J’en ai trouvé une fourmiliére habitant un poteau de bois, dans une plantation de
bananes, au milieu de la forét, prés de Rio Frio, en Colombie (Sierra Nevada de Santa
Marta), mais c’est une variété un peu différente que j'appelle D. teniatus |
DOLICHODERUS.—TAPINOMA. 101
[Race trinidadensis, var. teniatus, n.
%. Jaune vif, avec la téte un peu plus rougeatre. Une bande transversale brune & Vextrémité de chaque
segment abdominal.
¢- Long. 7-5 4 8 millim. Ailes fort poilues, faiblement teintées de brunatre. Couleur de Pouvriére. Du
reste comme le 2 du D. championi typique.
Hab. Couomstr, Ouriheka, prés Rio Frio, et Naranjo, pied de la Sierra Nevada ( Forel). |
TAPINOMA.
Tapinoma, Forster, Hymen. Stud. i. p. 43 (1850) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 164.
Les Zapinoma répandent pour Ja plupart une odeur volatile spéciale, due a la
sécrét:on de leurs glandes anales. (Voir Forel, “ Fourmis de la Suisse,” Nouv. Mém.
Soc. helv. des Sci. Nat. 1874.)
[1. Tapinoma sessile.
Formica sessilis, Say, Boston Journ. Nat. Hist. i. p. 287 (?) (1836)'; Complete Writings, ii.
p. 782°.
Toptnoma sessilis, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 57 (1858) *.
Tapinoma sessile, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 434 (1886) *.
Formica parva, Buckley, Proc. Ent. Soc. Phil. vi. p. 159 (1866) °.
¢ . nd
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Etats Unis du Sud!235; Basse Canirornig, Ie de
Margarita et San Jorge (Kisen et Haines). ]
2. Tapinoma melanocephalum.
Fornaca melanocephala, Fabr. Ent. Syst. ii. p. 853 (1793) '.
Lasius melanocephalus, Fabr. Syst. Piez. p. 417 (1804) *.
Myrmica melanocephala, Lepel. Hist. Nat. Ins. Hymén. i. p. 185 (1836) °.
Tapinoma melanocephalum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 651 (1862) *; Pergande, Proc.
Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 870’.
Micromyrma melanocephala, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vi. p. 258 (% ¢ ) (1862) °.
Formica nana, Jerdon, Madras Journ. of Lit. & Sci. xvii. p. 125 (1851).
Myrmica pellucida, Smith, Journ. Linn. Soc., Zool. ii. p. 71 (1857) *.
Myrmica (Monomorium) pellucida, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 124 (1858) °.
Formica familiaris, Smith, Journ. Linn, Soc., Zool. iv., Suppl. p. 96 (1860) ®.
Hab. Mexique, San Blas (Hisen et Haines *).—ZoNA TORRIDA ORBIS TERRARUM.
3. Tapinoma anale.
Tapinoma anale, André, Rev. d’Ent. 1898, p. 148 (3).
fab. Basse Cauirornig, San Julio (Hisen).—Mexiqun, Terraras, Etat de Chihuahua].
Pergande considére cette espéce comme variété du Tapinoma pruinosum, Roger, de
Cuba, mais sans en donner les raisons.
102 HYMENOPTERA.
4, Tapinoma ramulorum.
Tapinoma ramulorum, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 101 (8 2 d) (1896) '.
Hab. Costa Rica, San José (Alfaro ').
Trouvée dans les rameaux secs d’un arbre (Vernonia brachiata, Benth.).
5. Tapinoma piceatum.
Camponotus (Tapinoma) piceatus, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 3 (8) (1868) '.
Tapinoma piceata, Norton, Amer. Nat. ii. p. 60’.
Tapinoma piceatum, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 166°.
Hab. MexiqueE !-3,
Espéce douteuse.
IRIDOMYRMEX.
Iridomyrmex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 702 (1862); Dalla Torre, Cat. Hymen
vil. p. 168.
1. Iridomyrmex dispertitus.
Iridomyrmex dispertitus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 851 (8 ¢) (1884)'; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 168’.
Hab. Guatémaua?, Tecpam 7000! (Stol/1); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion)
[xo].
2. Iridomyrmex iniquus.
Hypoclinea iniqua, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p. 392 (8), tab. fig. 10 (1870) ’.
Hypoclinea (Iridomyrmex) iniqua, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 958°.
Hab.. Cotomsig ! 2,
Var, nigellus.
Iridomyrmex iniquus (Mayr), var. nigellus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 56 (8) (1890) °;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 169%.
Hab. Costa Rica * 4 (Tonduz).
L'. iniguus, que j’ai observé souvent en Colombie, fait son nid dans la terre, a la facon
des Dorymyrmex. Nymphes nues, comme chez tous les Dolichoderine.
FORELIUS.
Forelius, Emery, Zeitschr. f. wiss. Zool. xlvi. p. 889 (1888) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 168.
1. Forelius mac-cooki.
Iridomyrmex mac-cooki, Forel, Buil. Soc. Vaud. Sci. Nat. xv. p. 882 (1878) (sine descr.) *; MacCook,
Comstock’s Report on Cotton-insects, p. 187, fig. 36 (1879)*; Forel, Compt. rend. Soc. Ent.
FORELIUS.—DORYMYRMEX. 103
- Belg: 1886, p. xxxix (¥%)*; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 1886, p. 432 (2? 3)*; Emery,
Zeitschr. f. wiss. Zool. 1888, p. 389, t. 28. figg. 29-81°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 168°.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas °,—MExIQUE °.—Br&sIL © ; ANTILLES, Jamaique.
J’ai en loccasion, en 1896, d’observer une fourmiliére de cette espéce 4 Kingston, en
Jamaique. Les § grimpaient sur un petit arbre ot elles fourrageaient, mais j’y
cherchai le nid en vain. Je découvris ce dernier avec beaucoup de peine a quelques
métres de 1a, parmi Vherbe, miné dans la terre, et s’ouvrant par un trou presque
imperceptible. Pas d’odeur particuliére. Trés craintif—Ce genre est extrémement
Voisin, sinon synonyme d’Jridomyrmex. Seule la texture du gésier différe un peu.
DORYMYRMEX.
Dorymyrmezx, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, liii. p. 494 (1866) ; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vii. p. 167, .
1. Dorymyrmex pyramicus.
Prenolepis pyramica, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 160 (3) (1863) *.
Dorymyrmez pyramicus, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p. 3947; Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, xxxvi. pp. 365, 483 (9 %)*°; Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xv. p. 357, t. 23.
fig. 15 (8) (1878)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 167°.
Formica insana, Buckl. Proc. Ent. Soc. Phil. vi. p. 165 (2 ¥%) (1866)*.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Texas®; Basse CaLirorniz, Ile de Magdalena
(Eisen).—MeExique®, Durango (Brinkmann), Chilpancingo en Guerrero, environs de
Ja Ville de Mexique (H. H. Smith), Orizaba (H. H. Smith et F. D. Godman) [ 8];
Guatéma.a (Stoll); Costa Rica (Tonduz).—AMERIQUE MERIDIONALE, jusqu’a l’Argentine.
Cette espéce, qui abonde du Texas 4 la Republique Argentine, varie du rouge au
brun-noir dans la méme localité. Elle court extrémement vite. Son odeur ne m’a pas
frappé. Elle niche dans la terre, dans les lieux dénudés. Son nid s’ouvre par de petits
cratéres. Elle chasse comme les Zapinoma d’Europe, grace a son agilité, comme I’a fort
bien décrit MacCook (agricultural ant of Texas). Je lai vu combattre des Cremas-
togaster et l’emporter grace 4 son agilité. Les fourmiliéres sont peu considérables.
[Race flavus.
Dorymyrmezx flavus, MacCook, dans Comstock’s Rep. Cotton-worm, p. 188 (8) (1879) ’.
Dorymyrmez pyramicus, var. flavus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 433 (1886) *; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 167 °.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Etats Unis’~®; Basse CaLirornix, San José del Cabo
et Sierra San Lazaro, Région du Cap (Lisen et Vaslit).
Cette forme doit au moins constituer une race. Elle différe par le céne métanotal
bien plus élevé et par sa taille plus grande. |
104 HYMENOPTERA.
Var. niger.
Dorymyrmex pyramicus, var. nigra, Pergaude, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 871 (3) (1895) ”.
Hab. Mexiquz, Tepic (Eisen e¢ Vaslit ').
Cette variété ne différe guére du type, et M. Pergande ne l’aurait probablement pas
instituée s'il avait vu toutes les variations de couleur, de taille et de forme que subit
cette espéce dans l’Amérique du sud. Le mésonotum est trés plat, comme chez le
D. flavus. Mais il varie aussi 6normément chez les individus de Colombie et du Brésil,
qui sont souvent tout aussi grands et aussi robustes.
LIOMETOPUM.
Liometopum, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 88 (1861); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 163.
1, Liometopum apiculatum.
Liometopum apiculatum, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xx. p. 961 (% ) (1870)*; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 163°.
Hab. Mexique ! 2, Pinos Altos en Chihuahua (Buchan-Hepburn), Ciudad en Durango
8100! (Forrer) [ @ ]. )
AZTECA.
Azteca, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xv. p. 384 (1878) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 163.
L’examen d’un grand nombre de ¢ et de @ d’ Azteca me permet de déclarer constant
et définitif le type de leur aile que j’ai indiqué sur celui d’un hermaphrodite de
VA. mitllert. Elles n’ont qu'une cellule cubitale. La nervure transverse s’unit a la
nervure cubitale 4 son point de partage. La cellule radiale est fermée. Cela distingue
ce genre des Liometopum et de presque tous les Dolichoderine.
Il est fort singulier que jusqu’a ces derniéres années, spécialement jusqu’a la belle
monographie d’Emery [Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. pp. 119-152 (1893), Monogr.
Gen. Azteca, Forel], ce genre si considérable et si abondant dans les foréts tropicales
de l’Amérique n’ait été connu que par deux ou trois espéces, dont on ignorait méme
les ¢. Fritz Miiller a rendu ces fourmis célébres par sa découverte de la symbiose de
V Azteca miillert, Emery, avec le Cecropia peltata 4 Blumenau, arbre qui donne 4
) Azteca sa nourriture, tandis que celle-ci le défend contre la destruction de ses feuilles
par les Atta.
En Colombie j’ai eu J’occasion d’observer beaucoup d’ Azteca, car la forét en est
remplie. Leurs moeurs—étudiées malheureusement seulement 4 la course, pendant un
court voyage—offrent beaucoup de points communs :
Les Azteca sont (sauf une seule espéce parmi celles que j’ai observées) toutes trés
guerriéres, vivent exclusivement sur les arbres, ou peu sen faut, marchent en relevant
Yabdomen qu'elles font pirouetter en tout sens, comme les Tapinoma, ce qui correspond
a la forme de cet organe et du pédicule. Sans exception, elles répandent toutes une
AZTECA. 105
forte odeur de Tapinoma dés qu’on les inquiéte, et c’est cette sécrétion de leurs glandes
anales qui les rend si redoutables. Je les ai vu mettre ainsi en désarroi et en fuite une
armée d’Eciton hamatum bien plus gros qu elles et armé d'un aiguillon.
Les Azteca font leur nid soit dans des arbres creux, soit en carton, sur les troncs ou
les branches d’arbres. Leurs nids de carton sont trés élégants, suspendus autour des
derniers rameaux, parmi les feuilles (voir Tab. II. fig. 3) (Azteca chartifex), ou a
des branches plus fortes en forme de céne renversé ou de stalactite, ou encore adossés
a un tronc ou a une branche en forme d’outre, avec le bas renflé et le haut plus ou moins
raminci. Ces nids, surtout les grands, adossés aux troncs ou 4 de grosses branches,
ont une surface curieusement sculptée, c’est & dire que le carton y forme des bas reliefs
en forme de larmes géantes et aplaties. Les nids sont en général élargis et arrondis en
bas, atténués en haut. On distingue par cet aspect les nids d’Azteca des nids de ter-
mites dans la forét. Souvent ils sont 4 une grande hauteur qui empéche de les atteindre.
Pour m’en procurer un pareil, j’ai di faire abattre au machéte un grand Cecropia, par
notre guide. Quelques-uns Ctaient assez bas pour étre atteints. Le carton de ces
nids est délicat et friable, varie du reste selon les espéces. Tandis que 1A. chartifex,
r. multinida, fait des nids gros comme le poing, d’autres espéces en forment de fort
grands. J’en ai mesuré un (Azteca lacrymosa) de 70 centimétres de hauteur sur
40 cm. de largeur et 20 cm. d’épaisseur, adossé au tronc d’un arbre.
Les Azteca forment souvent des colonies sur le méme arbre, c’est & dire que la méme
fourmiliére y construit plusieurs nids qui demeurent en relations constantes d’amitié
les uns avec les autres. Des observateurs superficiels ont pris ces nids pour des nids
de termites envahis par des fourmis. I] n’est cependant pas difficile de les distinguer
de ceux des termites arboricoles qui sont beaucoup plus durs et ont une autre
architecture interne et externe. L’enveloppe lacrymiforme des nids d’Azteca carton-
niéres est formée d’une mince couche de carton qui ménage de nombreuses ouvertures
cachées comme des meurtriéres sous les ‘‘larmes” citées plus haut, de sorte qu’on ne
les voit qu’en regardant obliquement. Les cases et galeries périfériques du nid sont
plus ou moins aplaties et cette partie est trés fragile. Au centre par contre, les cases
sont plus arrondies et le carton est plus consistant.
Un grand nombre d’autres Azteca vivent dans les arbres creux. Il] m’a été en somme
impossible, faute de temps et d'instruments, de constater si ces derniéres font oui ou
non un nid en carton dans lintérieur de l’arbre, comme le Lasius fuliginosus et le
Liometopum microcephalum d’Europe. Cela ne parait pas étre le cas de l’Azteca
miilleri, observée par Fritz Miiller, mais Azteca constructor, Emery, construit un
nid de carton dans les cavités de son Cecropia. Je considére la chose comme probable
pour les espéces qui n’offrent pas de symbiose ou d’adaptation spéciale. Dans un
arbre creux 4 S. Antonio, j’ai pu sortir un peu de carton du nid d’une Azteca. Crest la
seule fois que cela m’a été possible. J’ai enfin observé deux espéces d’ Azteca dont
lune habite sur les rochers de la forét dans des galeries de carton qui serpentent sur
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., November 1899. PP
106 HYMENOPTERA.
ces rochers comme celles du Cremastogaster stollit sur les arbres, tandis que l'autre
(A. hypophylla, n. sp.) vit sous les feuilles d’une plante grimpante. Les feuilles de
cette plante s’appliquent trés exactement, plus encore que celles du lierre, contre
lécorce de Yarbre. L’Azteca se borne & coller entiérement le bord de la feuille a
lécorce avec son carton et vit avec sa famille sous les feuilles ainsi transformées en
loges trés aplaties. Le corps de cette Azteca est aussi trés aplati. D’autres espéces
sont adaptées 4 certaines plantes d’une facon ou de l'autre.
Sauf cette derniére espéce, toutes les Azteca que j’ai vues, tant les cartonniéres que
celles qui vivent dans le creux des arbres, sortent en masse et avec fureur, dés qu’on
approche de leur arbre. Lorsqu’on frappe l’arbre avec force, c’est une légion de ces
petits défenseurs qui sort de partout et se jette avec rage sur l’agresseur. Il n’est pas
commode de prendre un nid d’ Azteca en carton. En un instant on est couvert de
fourmis de la téte aux pieds. N’ayant pas d’aiguillon, elles ne peuvent cependant que
mordre, chatouiller et répandre la sécrétion odorante de leurs glandes anales.
Autant que j’ai pu en juger, les Azteca paraissent étre surtout carnivores et vivre de
rapines. Elles considérent leur arbre comme leur domaine qu’elles se disputent avec
les Pseudomyrma. Mais il est probable qu'il y en a d’autres qui se nourrissent plutot
de substances végétales, comme |'A. miilleri. Ce sont surtout les Azteca qui sont les
reines des arbres de la forét vierge américaine, et je commence A croire que les épines
et les poils laineux des Atta leur servent surtout & se protéger contre les Azteca.
Quant on ne visite que les ports et les lieux cultivés, on ne se doute pas de la présence
des Azteca dans la faune américaine. II faut entrer dans la véritable forét vierge ou
au moins sur ses confins pour les trouver et observer leur réle.
La symbiose de l’ Azteca miilleri avec le Cecropia peltata est un cas spécial qu'il faut
se garder de généraliser pour le genre Azteca. Wasmann a fait observer que le
mimétisme ne se développe que lorsque la forme du corps, la couleur ou les meeurs
d'une espéce lui avaient déja préparé le terrain, c’est a dire lorsque des analogies
fortuites préexistantes avaient préparé un avantage 4 ceux des individus dont Yanalogie
saccentue tout spécialement. Eh bien! il me parait en étre de méme avec la sym biose.
—Natura non fecit saltum. Nous avons vu Vinstinct du jardinage des champignons se
développer peu 4 peu chez les Attii. De méme je crois que la symbiose de Il’ Azteca
miillert s'est développée en partant de la base biologique générale des Azteca, dont le
domaine sont les arbres, qui vivent dans leurs cavités et qui défendent ce domaine avec
acharnement contre les ravages des Atta phyllotomes. De ce fait général 4 adaptation
spéciale de telle ou telle espéce d’ Azteca 4 un arbre spécial et surtout a un Cecropia,
dont le tronc est creux, il n’y a qu’un pas bien facile a faire du cdté de la fourmi. Ce
qui est plus difficile & expliquer est la part active que prend d’aprés Miiller le Cecropia
peltata a la nutrition de l Azteca miilleri par la production des corpuscules de Miiller.
‘Au point de vue biologique, on peut donc en somme diviser les Azteca en trois
groupes assez naturels :—
AZTECA. 107
1°. Truncicoles (Truncicole).—Ce sont les espéces qui habitent indifféremment
Vintérieur des troncs d’un arbre quelconque plus ou moins excavé, mort ou pourri, en y
construisant ou non du carton: instabilis, velox, delpini, etc., en général poilues.
2°. Cartonniéres (Chartifices)—Celles qui font des nids de carton a Vair libre, a la
surface des troncs ou des branches d’arbres (peut-étre aussi sur les rochers) : chartifex,
Sestai, lacrymosa, lallemandi.
3°. Adaptées (Adaptate).—Celles qui sont adaptées (avec symbiose ou non) 4 un
arbre (Cecropia) ou une plante spéciale: miilleri, constructor, alfaroi, ceruleipennis,
angusticeps, depilis, schumanni (adaptée aux vésicules des feuilles d’un Chrysobalanea),
virens, tonduzi, hypophylla, xanthochroa.
Les espéces corticicoles (fasciata, Em., polymorpha, For.) rentrent dans le groupe 1.
1. Azteca instabilis.
_Tapinoma instabilis, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (8) i. p. 31 (8) (1862) *.
Liometopum instabile, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges, Wien, xxvii. p. 870°.
Azteca instabilis, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 164°.
? Lridomyrmex xanthochrous, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, liii. p. 497 (%) * (nec Roger).
Azteca instabilis (Smith), var. zanthochroa, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 187 ( 3)
(1893) °.
Hab. Mexique?>, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Guatimana (Stoll); Costa Rica
(Alfaro).
Var. major, n.
%. Long. 3-647 millim. Téte des 8 major sensiblement plus large que longue, 4 cétés plus convexes, sans
cependant atteindre la rondeur de celle de l’A. sericea. caille du pédicule aussi plus acuminée et plus
concave derriére. Les § minor ne tombent pas au dessous de 3°6 millim. au minimum, ce que je puis
certifier, ayant étudié leur nid moi-méme.
Hab. Panama, Bugaba, Caldera (Champion) [% 9 ]—AM#RIQUE MERIDIONALE,
Colombie (Forel), Cayenne (Jelski).
Var. mexicana.
Azteca instabilis, var. mexicana, Emery, Boll. Mus. Zool. Torino, xi. p. 3 (1896) °.
Azteca instabilis (Smith), var. zanthochroa, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 187 (%)
(nec Roger) (1893) ’.
Hab. MEXIQUE (voir ci-dessus).
M. le Prof. Emery a reconnu que |’ Azteca «anthochroa de Roger était tout autre
chose que la variété de l’instabalis qu'il avait décrite d’abord comme telle.
Pour mon compte je ne suis point encore persuadé que |’espéce dont nous parlons
soit nécessairement ce que Smith a appelé A. instabilis. La description de Smith peut
s’appliquer indifféremment 4 une A. instabilis minima de la forme de Costa Rica décrite
par Emery, A une & plutét major de I’.4. velox, var. (voir plus bas), et méme 4 une &
PP 2
108 HYMENOPTERA.
minor de 1’.A. sericea. Cependant on peut lui conserver ce nom pour en finir avec les
changements de nom et parce qu'il n’y a rien de plus certain & attendre.
L’ Azteca instabilis, v. major, vit dans les arbres. Elle est extrémement guerriére.
Cest elle j’ai vu mettre une armée d’Eciton hamatum en déroute. Lorsqu’on frappe
son arbre, on l’entend faire un grand bruit 4 ’intérieur et en courant sur l’écorce.
Elle est commune en Colombie. Son nid est & V’intérieur des troncs des grands arbres.
Je ne sais si elle y fait du carton.
9. Azteca velox, sp.n. (Tab. IV. fig. 138, 8 .)
Azteca ceruleipennis, Emery, var. fasciata, Pergande, Proc. Cal. Acad. Sci. (2) v. p. 867 (1895) *.
Cette forme est complétement différente de VA. ceruleipennis (d’aprés le type de
Pergande). Comme il existe déja une A, fasciata, Emery, plus ancienne, elle doit étre
renommée.
8%. Long. 2:4 4 4:2 millim.
8% major. Mandibules luisantes, ponctuées, assez épaisses, armées de 8 & 9 dents subégales. La téte a la
forme de VA. instabilis dessinée par Emery dans sa monographie, mais un peu plus rétrécie devant
(cordiforme) et un peu moins courte (plus allongée surtout que chez la v. major de lA. instabilis), avec
les cétés & peine plus convexes. ‘Trois ocelles chez la § major. Les scapes dépassent un peu Vocciput.
Bord antérieur de l’épistome presque droit. Articles du funicule distinctement plus longs que larges.
Thorax faiblement convexe, un peu plus, cependant, que chez VA. delpini, de sorte que les deux sutures
sont mieux marquées. Ecaille trés semblable & celle de I’A. instabilis, convexe devant, concave derriére
et assez acuminée en haut. Pattes longues et fortes.
Léclat et la ponctuation sont 4 peu prés comme chez lA. instabilis—un peu plus luisante, mais peu de chose:
La pilosité et la pubescence sont comme chez I’A. instabilis, encore un peu plus abondantes.
Testacée, avec le front, le vertex, occiput et le dos du thorax brunatres, ou bien l’abdomen, les tarses et les
tibias sont seuls testacés pales, le thorax, le front, le vertex et l’occiput d’un brun noiratre, les cuisses,
les hanches et les funicules brunatres, le reste rougeatre.
% minor. Fort peu différente de la 8 major, mais plus foncée, de la couleur des § major les plus fonedées avec
Yabdomen et les tibias en plus bruns. Les mandibules, V’épistome, les joues et les cdtés de la téte
demeurent presque toujours rougeatres, le reste devenant presque noiratre chez les § minime. La téte
n’est que peu élargie derriére et a les cotés un peu moins convexes que chez la § major; elle est encore
assez échancrée derriére. Les articles des funicules sont un peu plus longs que larges.
g. Long. 4:14 4-4 millim. Mandibules droites, pointues, sans dents. Antennes comme chez l’A. cceeruletpennis
figurée par Emery. Mais la téte n’est pas rétrécie derricre les yeux et a un bord postérieur large.
Métanotum fort arrondi, avec la face basale trés courte. Valvules génitales extérieures jaunatres, larges
a la base, acuminées 4 l’extrémité qui est brune. Ailes hyalines. Puilosité bien moins abondante que
chez Vouvriére. Entiérement noiratre. Pattes et antennes brunes. Valvules génitales et mandibuies
jaundtres.
2. Long. 11 millim. Mandibules armées de 7 dents, réticulées avec de gros points abondants. Téte comme
chez la & major, mais un peu moins rétrécie devant, 4 peine échancrée derriére, aussi large que longue.
Thorax fortement convexe, un peu plus large que Ja téte; métanotum trés convexe. Ecaille élevée,
amincie au sommet. Téte et scapes presque mats, trés densément ponctuds. Ailes jaundtres avec les
nervures et la tache marginale brunes. Du reste sculpture, pilosité et couleur de la § major, mais les
segments abdominaux sont bruns avec la base et le bord postérieur jaunatres, .
Hab. Mrxiquz, Santiago Iscuintla (Hisen et Vaslit'); Costa Rica (Zonduz) ; Panama
Bugaba (Champion).—Cotomsim, pied de la Sierra Nevada (Forel). |
AZTECA. 109
{ Var. nigriventris, n.
% major. Mandibules, devant et cétés de la téte, scapes et tarses rougedtres. Le reste noir ou d'un brun
noiratre.
% minor. L’épistome, les joues, les mandibules et la moitié basale du scape sont seuls rougedtres.
2. Long. 10 millim. Différe de l’A. velow, typique, par son abdomen enti¢rement noir, ses ailes subhyalines,
ses mandibules densément réticulées, subopaques et son mésonotum moins densément ponctué, plus
luisant.
Hab. Cotomsts, pied de la Sierra Nevada, et San Antonio 1000 métres (Forel). |
[ Var. trinidadensis, n.
3% major. Long. 4:2 44:7 millim. Mandibules subopaques, finement réticulées-ponctuées. Stature un peu,
plus grande et couleur plus claire que chez le type. Testacée avec le dessus du corps faiblement brunatre,
Les scapes dépassent & peine V’occiput. Du reste identique & la forme typique. Les ocelles des § major
trés distincts.
9. Long. 9°5 millim. Mandibules armées de 7 dents. ‘Ecaille fort élevée, avec un sommet trés mince et
étroit, acuminé.
D’un brun foneé; vertex brun. Le reste de la téte, les antennes, les tarses et les articulations des pattes
roussatres. Mandibules d’un brun roussdtre. Dessous de l’abdomen et bord des segments jaunatres.
' Hab. Trintpap (Urich).|
Cette espéce, extrémement commune, la plus commune de toutes en Colombie, a dé
étre confondue avec la 3 minor de 1|’A. instabilis. Cependant, malgré ses affinités
avec cette espéce, a coté de laquelle elle vit, il est impossible de la confondre avec elle,
lorsqu’on l’observe 2 V’état de nature. La différence de taille est énorme, et je nai
jamais trouvé de formes intérmediaires qui devraient se trouver s'il ne s’agissait que de
variétés. Elle est trés voisine de lA. delpini du Brésil, qui est plus svelte, a le thorax
bien moins convexe et la couleur testacée.
1A. velox vit dans tous les arbres possibles lorsqu’ils sont creux, méme dans des
trones pourris et tombés. Elle court avec une agilité incroyable et est fort agressive.
Les mceurs sont tout-a-fait analogues a celles de VA. instabilis, dont elle forme la petite
édition. On la reconnait de loin & son abdomen jaune clair qu'elle agite en tout sens.
La 8 major ne dépasse jamais 4°2 millim. Je n’ai pas trouvé de carton chez la forme
typique, quoique j’aie démoli un tronc ov il y avait des ¢ et des nymphes nues. Par
contre 2 St. Antonio, en plongeant la main dans le trone creux ou se trouvait un nid
de la var. nigriventris, j’en ai retiré quelques débris d'un carton assez épais, & grain
assez fin, adhérant au bois naturel, ainsi que quelques 2. Les & m’attaquéerent avec
rage. Cependant ces observations sont trop fragmentaires. Il faudrait couper les
énormes arbres ot sont leurs grandes fourmiliéres pour tirer au clair la question du
carton.
3. Azteca sericea.
Iridomyrmex sericeus, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, li. p. 498, fig. 8 (%) (1866) *.
Azteca sericea, Emery, in litt.?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 164°.
110 HYMENOPTERA.
Azteca xanthochroa, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xv. p. 384, t. 23. fig. 8 (1878) * (nec
Roger).
Hab. Mexique1*; Guarimana, San Felipe (S¢ol/).
4, Azteca coruleipennis.
Azteca ceruleipennis, Emery,.Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 180 (% ? 3) (1898) *.
Hab. Muxiqur, Atoyac en Vera Cruz (Schumann) [2]; Guatimata, Cerro Zunil
4000’ to 5000' (Champion); Costa Rica 1.
M. Alfaro a trouvé cette espéce dans des troncs creux d’un Cecropia.
5. Azteca constructor.
Azteca constructor, Emery, Boll. Mus. Zool. Torino, xi. p. 2 (8 ? &) (1896)’.
Hab. Costa Rica (Tonduz, Pittier), sur les deux versants (Alfaro 1).
M. Alfaro a trouvé cette espéce dans un Cecropia. L'ouverture de son nid est en
fissure de 15 millim. Dans la cavité de la plante, elle construit un nid de carton brun.
Crest, dit M. Alfaro, lespéce la plus féroce et la plus agressive de Costa Rica (Emery,
loc. cit.).
6. Azteca nigella.
Azteca nigella, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 132 (1898) *.
Hab. Bris}.
Var. subopaca, n.
Q. Long. 9 millim. Téte en trapéze, aussi large que longue, fortement rétrécie devant, & peine échancrée,
presque droite derriére. Les scapes atteignent presque le bord occipital. Ecaille élevée, atténudée au
sommet. Finement réticulée-ponctude et subopaque. Poilue, y compris les scapes et les tibias.
Pubescence diluée. Couleur de l’A. fusciata, v. nigrescens, mais les funicules sont d’un jaune roussatre et
Vabdomen entiérement noir, avec le bord postérieur des segments jaunatre.
Ailes subhyalines, un peu jaunatres. Tache marginale brune; nervures d’un jaune brunatre.
Est-ce la vraie A. nigella du sud du Brésil? Est-ce une variété de YAmérique centrale? Est-ce autre chose?
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) [ ¢ ].
7. Azteca schimperi.
Azteca schimperi, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 140 (8) (1898) °.
Hab. Costa Rica, Alajuela !.
8. Azteca delpini.
Azteca delpini, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 183 (8) (1898).
Hab. Guatémaa, San Geronimo (Champion).—Bréstu 1,
Cette espéce ressemble a lA. velox, mais elle est plus svelte, moins dimorphe, plus
luisante et a le thorax trés peu voité et presque sans étranglement. J’en ai découvert
AZTECA. 111
aux Antilles une race qui est la premiére Azteca trouvée dans ces iles (sauf Trinidad,
qui a la faune continentale de VOrénoque).
[Race antillana, n. st.
%. Long. 25 4 3°5 millim. Entiérement d’un jaune testacé pale, moins luisant que chez la forme typique,
avec la téte d’un jaune plus foncé et les mandibules rougeatres. L’écaille est moins élevée et n’est pas
tranchante 4 son bord supérieur, qui est faiblement arrondi; sa face postérieure est plane, nullement
concave. Le dimorphisme entre la 3 major et la ¥ minor est 4 peine sensible, le dos du thorax trés
faiblement convexe. Les articles du funicule sont comme chez la forme typique, plus étroits et plus
allongés que chez ’A. velow. Les mandibules sont luisantes et n’ont que quelques stries trés faibles et
effacces (finement et assez densément strides chez le type de I’A. delprni). Pilosité un peu plus fine,
moins apparente que chez 1’A. delpini. Les mandibules ont 8 dents assez égales et le bord externe peu
courbé. Pubescence un peu plus abondante que chez ’A. delpini, i. sp. Du reste comme cette dernidre,
Hab. Antituxs, St. Lucia (Forel).
Je l’ai trouvée habitant dans les troncs des arbres creux, comme les A. instabilis et
A. velox, courant extrémement vite, et faisant la chasse 2 tout. |
[Race antillana, var. guadeloupensis, n.
%. Differe de la précédente par ce qu’elle est moins luisante encore, un peu plus pubescente et parce qu'elle a
le vertex, l’occiput et le dessus du thorax faiblement brunatres.
Hab. ANTILLES, Pointe 4 Pitre, Guadeloupe (Forel).]
9. Azteca foreli.
Azteca forelii, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 387 (3) (1893) *.
Hab. Costa Rica, Bagaces !.
[Var. aysticola, n.
&
%. Plus foncée, brunatre et avec la téte des § major 4 peine plus large derriére que devant. Les 3 minima
ont 2°7 millim., les maxima 4°4.
Hab. CotomBts, pied de la Sierra Nevada de Santa Marta (Forel).
Je Vai trouvée 4 Bonda, dans la forét, dans des galeries de carton serpentant sur de
gros rochers granitiques qui se trouvaient sur le sol, et 4 Santa Marta dans des galeries
de carton qui avaient tout Vair d’étre celles du Cremastogaster stolli. En examinant le
carton des galeries de Bonda, je ne puis le trouver fonciérement différent de celui du
C. stolli, de sorte que je soupgonne l Azteca foreli de dérober ses galeries au C. stolli.
Cependant ce n’est qu’une supposition et je fais peut-étre tort a l’ Azteca. |
Var. eiseni. .
Azteca eiseni, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 868 (3) (1895) *.
. Hab. Muxique, Santiago Iscuintla (Kisen 2),
Cest une simple variété de I’. foreli, voisine de VA. cysticola, mais avec les
scapes plus courts, la couleur brunatre et le métanotum bas, & peine convexe.
112 HYMENOPTERA.
Mandibules opaqu°: siriées. Je ne comprends pas comment M. Pergande peut lui
trouver de la ressemblance avec l’A. angusticeps. Je possede un type.
[Race champzoni, n. st.
%. Ressemble i la varisté wysticola, par la forme de la téte et la couleur, mais différe d’elle et de Vespéce
typique par ses mandibules luisantes, faiblement réticulées vers la base et avec de gros points épars. En
outre le thorax est encore plus trapu et la face basale du métanotum un peu plus convexe. Les dents des
mandibules sont aussi plus égales. Méme taille que la var. wysticola.
Hab. Couomstz, Dibulla, pied de la Sierra Nevada de Santa Marta (Forel,
Lallemanda). |
Race championi, var. breviscupa, n.
%. Scapes fort loin d’atteindre le bord occipital de la téte, et le pronotum moins robuste que chez le type de
la race championi, chez lequel il forme de chaque cété (8 maxima) une protubérance mousse.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Trouvée par M. Tonduz dans des Cecropta.
[Race ursina, n. st.
% major. Long. 4 4 4°6 millim. Epaisse, trapue, pattes courtes, mésonotum convexe. Téte & peine rétrécie
devant, & peine plus longue que large, avec les cétés un peu convexes, Epistome faiblement bisinué.
Couleur brunatre, avec le devant de la téte seulement un peu plus clair. Pilosité nulle sur les tibias, trés
rare sur les scapes. Mandibules assez mates, trés finement réticulées-ponctuées et striolées, avec des
points épars. Pubescence plus longue et plus abondante sur la téte que chez les autres races.
% minor. Long. 2143 millim. Mémes différences que pour la 8 major. Téte au moins aussi large que
longue, 4 cétés convexes. Les scapes atteignent & peine l’occiput. Les funicules sont épais; leurs
articles médians sont bien plus épais que longs.
L’ouvriére de cette race diffare surtout par sa téte moins rétrécie devant, & pubescence plus forte et sa couleur
foncée.
do. Long. 4:2 8 4°6 millim. Mandibules tranchantes, avec une pointe trés aigué. Téte en carré arrondi.
Scape aussi large que long. Premier article du funicule bien plus large que long, en ovale transversal.
Second article du funicule trés long et trés épais, deux fois plus long qu’épais. Les autres articles, un
peu plus longs qu’épais, vont en diminuant d’épaisseur de la base 4 l’avant dernier. Ecaille verticale,
presque acuminée. Valvules génitales extérieures assez grandes, arrondies, acuminées d’une longue pointe
mousse. Valvules moyennes avec un long prolongement dorsal et un angle ou une courte dent ventrale.
Noir, luisant; pilosité de Youvriére, pubescence moindre ; tarses, bouche et valvules génitales d’un jaune
brunatre. Ailes presque hyalines, avec les nervures brunatres.
Hab. Trivwwav (Urich). |
10. Azteca alfaroi.
Azteca alfari, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 188 (8) (1898) *.
Hab. Costa Rica, Jiménez!; Panama, Bugaba (Champion) | % |.—Cotomstz, Santa
Marta (Forel).
M. Champion a trouvé cette espéce 4 Panama dans les cavités du tronc d’un Cecropia
. . A . > _¢ , 3
comme M. Alfaro & Costa Rica. Moi-méme je lai trouvée prés de Santa Marta, sur
un Cecropia dans lequel elle avait son nid. Elle m’attaqua avec fureur lorsque je me
AZTECA. | 113
mis a la récolter. Chez la y minima, le funicule est’ brun, sauf le 1° article. La ¥
maxima a la téte un peu moins rétrécie devant que sur la figure d’Emery; elle a
3°3 millim.
Race lucidula, n. st.
%. Long. 2:6-2°9 millim. Bien plus luisante, plus faiblement sculptée que le type. Echancrure thoracique
large et peu profonde ; mésonotum et métanotum peu convexes. Téte plus étroite, et un peu plus allongée.
Stature un peu plus gréle. Les articles des funicules plus épais que longs, surtout vers ’extrémité.
2. Long. 7°5 millim. Densément ponctuée, a peine luisante. Trés semblable a celle de A. bicolor et de
méme couleur noire (voir figure d’Emery), mais les cétés de la téte sont plus convexes ; téte aussi large
devant que derriére. Ecaille plus basse et plus épaisse que chez lA. bicolor. Thorax un peu plus large.
Les ailes sont presque hyalines, avec la tache marginale brune et les nervures d’un jaune brunatre (chez
lA. bicolor les ailes sont teintes de jaune brunatre).
3. Long. 2:5 & 2-9 millim. Mandibules trés courtes, en pointe, ne s’atteignant pas lune l’autre au milieu.
Téte rectangulaire arrondie, plus longue que large. Scape plus épais que long, de méme que le 1® article
du funicule. Articles 6410 du funicule presque plus larges que longs, Ecaille du pédicule mince.
L’appendice dorsal des valvules génitales moyennes dépasse les valvules extérieures, qui sont acuminées.
Ailes assez longues, subhyalines, du reste comme chez la Q.
Hab. Guarimata, Retalhuleu (Stoll).—Truiwap (Urich).
xX
Tandis que la 9 est presque identique a celle de )’A. bicolor, le 3 est tout-a-fait
différent. Je soupcgonne que cette race pourrait bien étre une espéce distincte de
YA. alfaroi. Sur vingt-deux ouvriéres il n’y a presque pas de différence entre ¥ major
et minor. Est-ce pour toutes le cas, ou la ¥ major me manque-t-elle ?
Race lucida, n. st.
3 minor, Identique 4 la & de la race précédente, mais thorax un peu plus voaité (plus semblable au type),
couleur plus terne et funicules bruns, sauf le 1% article.
% major. Long. 4:2 millim. Téte longue de 1-6 millim. et large de 1:25, fort semblable a la figure qu’Emery
donne de I’A. bicolor, 8 major, mais plus rétrécie devant et un peu moins allongée. Les scapes sont
éloignés des angles occipitaux comme la moitié de leur longueur. Articles du funicule un peu plus
longs que larges, sauf l’avant dernier. Téte profondément échanerée derriére, 4 cétés faiblement convexes.
Segments abdominaux bordés de jaunatre. D’un jaune rougeatre. Téte (sauf le devant rougeatre) d’un
brun rougedtre. Abdomen et funicules, sauf le 1° article, brunatres. Segments abdominaux jaunatres
postérieurement. Téte faiblement pubescente, trés luisante, trés faiblement ponctuée (points abondants,
mais effacés).
Hab. Guatémata, Pantaleon 1700! (Champion).
Trouvée dans les cavités du tronc d’un Ceeropia. Est-ce simplement la x major
d'une variété de la race lucidulat Est-ce une autre espéce, voisine de la A, bicolor,
r. belti? On le saura quand on connaitra tous les sexes. J’incline vers la derniére
idée, mais alors il faut savoir si la ductdula n’est pas dans le méme cas!
Différe de lA. fasciata ( 8 major) par sa taille plus grande, sa téte 4 échancrure plus
profonde et plus étroite, avec les lobes occipitaux plus distincts et plus arrondis, avec
les cétés bien plus convexes, le bord antérieur de l’épistome distinctement concave
(droit chez lA. fasciata).
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., November 1899. QQ
114 HYMENOPTERA.
11. Azteca godmani, sp. n.
9. Long. 9:5 millim. Mandibules armées de 8 & 9 dents, 4 bord externe peu convexe, subopaques, trés
finement réticulées-ponctuées, avec de gros points épars. Téte plus large que longue, fortement rétrécie
devant et trés élargie derriére, ou elle est assez fortement échancrée, & cdtés fort convexes. Yeux situes
au tiers antérieur. Epistome A peine bisinué devant. Aire frontale distincte. Scapes courts, n atteignent
pas Vocciput, Articles 6 4 10 du funicule au moins aussi épais que longs. Keaille en coin, élevée et
inclinée en avant, faiblement échanerée au sommet.
Assez luisante, finement réticulée, en partie ponctude.
La pubescence fine et courte, répandue partout, forme un Iéger duvet grisitre assez clair pour ne cacher
nullement la pubescence. Pilosité dressée, jaunatre, assez longue et assez abondante sur le corps, les
pattes et les scapes. .
D’un brun noiratre. Ecaille, mandibules, pattes, devant de la téte et une bande longitudinale latérale entre
les yeux et les arétes frontales d’un brun rougedtre ou d’un rouge brunatre. Antennes, tarses et
articulations des pattes roussatres. Bord des segments abdominaux jaunatre. Ailes teintes de brun
roussatre ; nervures et tache brunes.
Hab. Panama, Bugaba (Champion) [ 2 }.
Rapprochée de I'd. trigona, Emery, mais plus grande, poilue, 4 téte plus échancrée
etc. L’A. trigona n’a pas de pilosité aux scapes, ni aux tibias.
12. Azteca tonduzi, sp. n.
%. Long. 25542°6 millim. Selon toutes les apparences monomorphe, car jen ai regu un nombre considérable,
avec des ¢ et des nymphes, toutes de méme taille.
Mandibules armées 4 leur bord terminal de 8 4 9 dents un peu inégales, mais les dents se continuent sur le
borde interne, qui en a encore 3 ou 4. Mandibules lisses, luisantes, ponctuées, avec la base réticulée;
bord externe fortement convexe. Téte assez cordiforme, 4 cdtés convexes, aussi large que longue, assez
fortement échanerée, fortement rétrécie devant. Bord antérieur de l’épistome convexe et avancé au
milieu, faiblement bisinué de cété. Yeux situés aux 2 antérieurs. Les scapes dépassent & peine V’occiput.
Le thorax n’a pas trace d’étranglement, moins encore que chez l’A. delpini. Le pronotum est assez
convexe devant, puis le dos du thorax est presque rectiligne en profil jusqu’a la face déclive du métanotum,
qui ne forme elle-méme qu’un angle trés obtus et arrondi avec la face basale (elle est trés faiblement
inclinée). L’écaille est trés basse et trés inclinée, plus basse encore que chez lA. alfaroi, mais anguleuse
comme chez l’A, bicolor, étroite. Pattes moyennes ; stature d’un petit Tapinoma erraticum.
Assez luisante, trés finement ponctuée. Pubescence jaunatre, formant partout un duvet trés fin, qui ne cache
pas la sculpture. Pilosité dressée, jaundtre, trés courte, surtout sur les tibias et sur les scapes, espacce.
D’un brun jaunatre sale, trés terne, presque sans couleur; téte et abdomen plus brunatres; pattes et
scapes plus pales. Chitine délicate. Aspect d’un Tapinoma.
3. Long. 2-44 25 millim. Mandibules trés étroites et courtes, ne se rejoignant pas au milieu, n’ayant qu’une
dent pointue au bout. Téte plus large devant que derriére, un peu plus large que longue, avec un bord
postérieur et des angles occipitaux trés arrondis, mais distincts. Les yeux tout prés du bord antérieur.
Antennes courtes. Scape aussi large que long. Premier article du funicule plus large que long. Les
autres vont, comme chez les autres espéces, en diminuant d’épaisseur et de longueur & partir du second.
Métanotum a face basale trés courte et & face déclive assez haute et longue. Valvules génitales
extérieures larges 4 la base, acuminées ; mais leur pointe est courte, triangulaire, poilue et dépassée par
le prolongement long et étroit des valvules moyennes ainsi que par les valvules intérieures. Ailes
faiblement teintées de brun. Le ¢ a les caractéres typiques du genre.
Moins pubescent que l’ouvriére ; pilosité et sculpture comme chez elle. D’un brun foneé et sale. Thorax d’un
brun jaunatre sale. Pattes, antennes et mandibules plus pales.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
AZTECA. 115
Trouvée vivant dans les bulbes d’une orchidée, dans la forét, du cdté de la frontiare
colombienne. A. virens, Forel, est une espéce voisine *.
13, Azteca xanthochroa. (Tab. IV. figg. 14, 144, 2.)
Liometopum xanthochroum, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 167 (?) (1863)".
Azteca xanthochroa, Emery, Boll. Mus. Zool: Torino, xi. no. 230, p. 2, figg.1 (8 2) (1896)?.
Hab. Mexique, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Guarimata, Las Mercedes 3000!
(Champion); Costa Rica (Alfaro ®).
J’avais d’abord pris la ? pour une espéce nouvelle. Mais les % récoltées par
M. Alfaro dans un Cecropia ont démontré 4 M. Emery quil s‘agit de lA. xanthochroa,
Roger, confondue jusqu’ici avec les A. sericea et A. instabilis.
14. Azteca aurita.
Azteca aurito, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 146 (2) (1898) *.
Hab. CotomBtr, pied de la Sierra Nevada de Santa Marta (Forel).—Amazonss, Pard
(coll. Oberthiir 1).
Les exemplaires de Colombie correspondent exactement & la description d’Emery.
Race pilosula, n. st. (Tab. IV. figg. 15, 15a, 9.)
Q. Long. 5:5 millim. Mandibules striées-ponctuées. Scapes dépassant légérement le bord occipital. Les 4
ou 5 premiers articles du funicule épaissis (subclavés) 4 Vextrémité ; les deux premiers longs, presque
égaux; le 3m 3 plus court, les suivants plus de deux fois plus longs que larges, sauf les articles 7 & 10,
qui sont les plus courts, et deux fois plus longs que larges. Thorax court, bien plus étroit que la téte.
Fcaille plus courte et plus haute que chez l’espéce typique. Abdomen petit. Tout le corps assez
abondamment couvert d’une pilosité dressée, jaunatre, courte. Sur les pattes et les antennes la pilosité
est trés courte, trés abondante, et un peu oblique. Epistome plus prolongé en arriére, au milieu, que
sur la figure de l’espéce typique.
* Azteca virens, sp. n.
8. Long. 2°5 4 2-7 millim. Presque pas de dimorphisme de l’ouvriére. Mandibules courtes, 4 bord terminal
droit, armé de 2 4 10 petites dents ; elles sont finement réticulées vers la base, lisses, avec quelques points
épars sur le milieu et Pextrémité. ‘Trés semblable de taille et de forme 41’A. alfaroi, Emery, 8 minor, mais
la téte plus ovale-rectangulaire, bien plus longue que large, a les cétés plus convexes, est moins élargie en
arriére et distinctement rétrécie & Vocciput, qui est plus étroitement échancré au milieu. Les scapes
atteignent presque le bord occipital. Les articles 5 410 du funicule sont plus épais que longs. Epistome
faiblement bisinué. Face basale du métanotum bien plus longue que la face déclive (de méme longueur
chez l’A. alfarot). Ecaille peu inclinée en avant, épaisse, obtuse au bord supérieur, mais squamiforme.
Du reste, forme et pilosité de lA. alfaroi.
Finement réticulée, subopaque, couverte d’un fin duvet assez abondant de pubescence jaunatre.
D’un jaune brunatre sale, pale, en partie translucide et laissant percevoir au travers de tout le corps, des pattes
et des antennes une couleur d’un vert herbacé plutét foncé, provenant du sang plutdt que de la chitine et
semblable a celle des chenilles vertes lisses et glabres ou des capsides verts, des locustes vertes etc., moins
vive et ternie par la teinte de la chitine.
Hab. Amazones, Para (Dr. A. Gold).
Envoyée avec la tige verte d’une plante ou elle parait faire son nid.
116. HYMENOPTERA.
D’un jaune roussatre; pattes, funicules, de larges bandes transversales, nébuleuses sur. Vabdomen, brunatres ;
Yabdomen en somme d’un jaune brunatre, sauf devant. Ailes brunatres, avec les nervures et la tache
d’un brun plus foncé.
Du reste comme V’espéce typique, avec ses angles occipitaux prolongés en oreilles, les cétés rectilignes de sa
téte en trapéze, avec l’occiput largement et profondément échancré, sa chitine lisse etc. Les scapes plus
longs, la taille plus grande et la pilosité, sont les caractéres les plus distinctifs de cette race. —
Hab. Costa Rica (Tonduz); Panama, Bugaba (Champion).
y
15. Azteca trigona. ce
Azteca trigona, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna (5), iii. p. 146 (2) (1893)*; Boll. Mus. Zool.
Torino, xi. p. 3 (8 2) (1896) ”.
Hab. Panama (Testa).— Amazones, Pard! 2.
Jai de forts doutes sur lidentité spécifique des ¥ et des 9 décrites par Emery.
Voir plus bas—A. lacrymosa et A. festai.
16. Azteca lacrymosa, sp. n.?
%. Long. 2°6 4 5 millim.
% major. Téte longue de 1-5, large de 1:4 milllim. lLuisante. Extrémement semblable & ce qu’Emery a
décrit sous le nom de A. trigona 8; & peine les cétés de la téte sont-ils d’une idée moins convexes. Aire
frontale grande, distincte. L’écaille est un peu plus large, plus obtuse arrondie 4 son bord supérieur, au
milieu duquel elle est faiblement imprimée. Le profil du pronotum est presque plan (distinctement
convexe chez |’A. trigona,?%). Le mésonotum et le thorax en général sont d’une idée plus allongés, ainsi
que les articles du funicule, les pattes etc., ’insecte entier étant légérement plus gréle. Pubescence moins
forte. Téte rougedtre, ainsi que, plus ou moins selon les individus, le thorax et les pattes. Abdomen
brun.
% minima. Téte longue de 0-8, large de 0-6 millim., élargie derriére, rétrécie devant, & cédtés fort peu
convexes. Métanotum trés plat, 4 face déclive trés courte. Mésonotum convexe, un peu moins allongé
que chez la § major. Entiérement d’un noir un peu brunatre luisant, sauf le bord des mandibules et le
bord antérieur de l’épistome, qui sont roussdtres. Les scapes, les tarses, parfois aussi l’épistome et les
articulations sont plus ou moins brunatres.
La pubescence est plus faible, ce qui la rend plus luisante que I’A. trigona %(?). Absolument dépourvue de
pilosité dressée.
Hab. Costa Rica (Tonduz).—Co.omBig, Hacienda de la Esperanza, pied de la Sierra
Nevada de Santa Marta (Lallemand, Forel).
Trouvée dans un nid sur les arbres dans les foréts du cété de la frontiére colombienne
par M. Tonduz, et dans un grand nid de carton de 70 centim. de haut et de 40 de large,
adossé au tronc d’un arbre, nid dont lenveloppe extérieure était sculptée en forme de
grandes larmes, en Colombie, par moi-méme. J’ai trouvé aussi plusieurs nids analogues
dans les environs, mais trop élevés sur les arbres pour pouvoir étre atteints.
J’ai regu de M. Tonduz dans le méme envoi des 2? d’A. aurita, r. pilosula. Serait-ce
la 2? La pilosité toute opposée et la taille m’empéchent encore d’y croire. N’est-ce
qu'une race de l’ouvriére que M. Emery attribue a lA. trigona?
[Race sive, n.
3. Long. 3°5 4 4°7 millim.— & major. Mandibules comme chez lA. aurita. Téte presque aussi large derriére
que longue, en trapéze, élargie derriére, ob l’occiput est largement et profondément échaneré, assez en angle,
mais sans que les angles occipitaux se prolongent en oreilles. Cotés de la téte A peine convexes, bien
‘e AZTECA. | 117
moins que chez IA. lacrymosa, i. sp. Yeux situés aux 2 antérieurs. Bord antérieur de l’épistome un
peu prolongé en lobe arrondi. Trois ocelles peu distincts. Un sillon frontal plutét élevé. Antennes
exactement comme chez l’A. aurita, mais les articles du funicule sont tous plus courts et plus fortement
clavés. Le second article du funicule est aussi long que le premier, tandis quwil est plus court chez
lA. lacrymosa, i. sp.; les articles 8 4 11 & peine moins de deux -fois plus longs qu’épais. Profil du pror
notum légérement concave. Mésonotum allongé, fortement bossu, avec une légére impression médiane
transversale qui le rend faiblement bigibbeux. Les deux stigmates supérieurs du métanotum, qui est trés
bas et plat, proéminent au profil dorsal et séparent les deux faces, dont la basale est la plus longue, et la
déclive trés faiblement inclinée. Pédicule avec un noeud cundiforme obtus, trés bas et trés épais, avec un
pan antérieur court et un pan postérieur long (comme sur la figure de l’A. aurita 2 d’Emery). Abdomen
plutét grand. Pattes et antennes longues et gréles, plus que chez I’A. lacrymosa, i. sp.
Luisante, finement ponctuée. Pilosité dressée & peu prés nulle. Un fin duvet de pubescence jaunatre recouvre
tout le corps, les pattes et les antennes ; sur les scapes il est oblique, soulevé. Entiérement d’un jaune
testacé terne et sale, souvent brundatre ou méme brune. Funicules et pattes brundtres plus foncés.
% minor. Différe dela & major par sa couleur entiérement d’un brun foncé, avec le devant de la téte d’un
brun rougedtre, et par sa téte bien plus longue que large, & peine élargie et moins échancrée derriére.
Les cétés de la téte sont presque paralléles et fort peu convexes, L’impression transversale du mésonotum
est & peine marquée.
Hab. Amazonss, Pard (Dr. A. Géldi).
Rapprochée de 1A. aurita, dont il faudrait connaitre Vouvriére. Distincte par sa
pilosité, sa sculpture et sa forme. La longueur relative des tibias et des scapes est
comme chez lA. aurita.
Elle est plus éloignée de VA. trigona et plus rapprochée de lA. aurita que
lA. lacrymosa, i. sp., au point de vue de la forme. Sa téte est plus déprimée que chez
YA. trigona (lA. lacrymosa, i. sp., tient le milieu). Mais les comparaisons avec
YA. aurita n’ont guére de valeur, tant qu’on ne saura pas quelle est l’ouvriére de cette
espéce. Les A. festai, Emery, et A. lallemandi, Forel, sont des espéces voisines. |
17. Azteca chartifex,
Azteca chartifer, Forel, Boll. Mus. Zool. Torino, xi. no. 230, p. 4, nota, figg. 5 (1896) *.
Hab. Trintpap }.
Race laticeps, n. st.
%. Cette race forme un passage entre l’A. chartifex, r. multinida, et VA. festai, Emery. Elle est plus petite
(2°5 & 3-2 millim.) que lA. festai, a la téte moins courte et moins large, & cétés moins convexes; mais
tous ces caractéres sont au contraire plus accentués que chez l’A, chartifew et la r. multinida. Le méso-
notum est assez abruptement tronqué derriére, comme chez la r. multinida, tandis qu’il est bossu chez
PA. festat.
Hab. Costa Rica (Tonduz); Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).
“ Makes a large nest on smooth-barked trees (Psidium, sp.), the nest hanging to the
underside of a branch or flat on the surface of the trunk” (Champion).
J’ai trouvé en Colombie le nid d’une race nouvelle de l’A. chartifex * en forme d’ellipse
* Azteca chartifex, race multinida, n. st.
%. Long. 2°3 & 2:9 millim. A peine ou pas dimorphe. Téte bien plus rétrécie derriére et & cétés plus .
convexes que chez I’. chartifex typique et que chez les races stalactitica et severint, Emery. Plus
118 HYMENOPTERA.
allongée, gros 4 peine comme le poing, et entourant les rameaux terminaux des branches
d’un grand arbre qui surplombaient le sentier.’ Il y en avait plusieurs, les uns pres
des autres, appartenant évidemment a4 la méme colonie (sur Jes divers rameaux de la
DS
méme branche). Je réussis 4 en attraper deux. Les ouvertures sont trés petites,
comme les habitants.
18. Azteca festai.
Azteca festai, Emery, Boll. Mus. Zool. Torino, xi. p. 4 (1896) ’.
%. Robuste. Long. 2°7 4 4:1 millim.
% major. Téte (sans les mandibules) longue de 1-05, large de 1-25 millim. (maxima longue de 1-1, large de |
1-35 millim.). Mandibules lisses, luisantes, ponctuées, armées de 9 dents, 4 bord terminal droit (concave
chez les A. aurita, A. trigona % (?), A. lacrymosa, ete., ot elles sont mates et strides). Bord antérieur
de l’épistome largement échancré au milieu, presque droit, & peine bisinué. Téte extrémement rétrécie
devant, rétrécie derriére, convexe en dessus, 4 cotés trés convexes, beaucoup plus large que longue, forte-
ment échancrée derriére, avec deux lobes occipitaux trés larges et trés convexes, Yeux grands et aplatis,
un peu en avant du milieu des cétés. Une forte impression au milieu du front, derri¢re (place de l’ocelle
antérieur). Aire frontale trés grande, mais trés indistincte. Arétes frontales trés écartées. Scapes
dépassant un peu l’occiput. Articles 8 410 dn funicule un peu plus épais que longs. Pronotum et
mésonotum formant une trés forte convexité; ce dernier plus long que large. Métanotum bas; face
basale plate; stigmates aux angles ; face déclive courte, oblique. Ecaille trés inclinée, tranchante, basse,
étroite en haut, plane derriére, subverticale devant (anguleuse), Abdomen assez grand. Pattes médiocres.
Comme chez le groupe des A. lacrymosa et A. trigona §(?), le thorax, quoique bossu devant, n’a pas
d’échancrure méso-métanotale.
Luisante, trés finement ponctuée, finement et assez abondamment pubescente. Pilosité dressée trés éparse sur
le corps, nulle sur les tibias et les scapes. D’un brun noiraétre. Devant de l’épistome, bord des mandibules
et tarses d’un brun roussdtre. Pattes et antennes brunes.
% minor, Téte & peu prés aussi longue que large, moins convexe et moins rétrécie en tout sens, cependant
encore fortement rétrécie devant et légérement derriére. Elle est encore fortement échancrée et convexe
sur les cétés.
Hab. Panama (Festa !)—CoLomBIE, pied de la Sierra Nevada de Santa ‘Marta
(Forel). | |
Le nid de cette singuliére espéce n’est guére plus gros que le poing, fait en carton,
et se trouvait sur la maitresse branche d’un petit arbre. Le carton est extrémement
délicat, mince et friable. ‘Les cases et les galeries sont larges, concentriques. Tout
le nid est d'un délicatesse extréme; sa surface est élégamment bosselée. Les y
m’attaquérent avec une furie inouie. Odeur trés forte. Les exemplaires de Dibulla
m’ont été envoyés par M. Henri Lallemand. Je profite de cette occasion pour le
,
semblable a la r. laticeps et VA. festai, dont elle a aussi l’écaille haute et le mésonotum bossu, abrupt
derriére. Mais la téte est plus allongée que chez la laticeps, les yeux sont plus convexes, l’écaille plus
verticale et Ja taille bien plus petite. Métanotum trés bas, comme chez la race severint. D’un noir
iuisant, avec les pattes, les antennes et le devant de la téte bruns.
Hab, Cotomsrs, Ouriheka, prés de Rio Frio, Province de Santa Marta (Forel).
Pour le nid, voir Tab. IT. fig. 3.
. AZTECA. — 119
remercier de tout coeur de son aimable réception & son Hacienda de ia Esperanza et a
son rancho de Dibulla. Je soupgonne fortement l’A. festat d’étre l’A. trigona, 8.
A, lallemandi, Forel, est un espéce voisine *.
19. Azteca longiceps,
Azteca longiceps, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 344 (2) (1893) *.
Hab. Guarémata, Pantaleon (Champion) [ 9 |; Costa Rica, Alajuela !.
20. Azteca bicolor.
Azteca bicolor, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 141 (1893) '.
Hab. Guatémata, Pantaleon (Champion); Nicaraeva, Chontales (Janson) [ 2};
Panama, Bugaba (Champion) [¥ 9 ]—AMERIQUE MERIDIONALE, Paraguay !.
* Azteca lallemandi, sp. n.
Long. 2-4 44-5 millim. Plus dimorphe que la précédente et trés voisine de lA. lacrymosa et de lA. trigona 8 (?).
Ee forme un intermédiaire entre ces deux espéces et I’A. festai.
% major. Mandibules & bord terminal nettement concave, avec la dent de l’extrémité longue (comme chez
VA. laerymosa), densément striées et mates, sauf vers le bord terminal. Bord antérieur de Pépistome
beaucoup moins convexe devant que chez 1’A. lacrymosa, A peine avancé. Téte longue de 1°35, large de
1-33 millim. (chez une § maxima longue de 1-4 et large de 1°45 millim.), trés convexe en dessus, & cétés
trés convexes et & échancrure postérieure assez étroite, comme chez I’A. festai (large chez l’.A. lacrymosa).
Yeux assez grands, situés au milieu des cdtés de la téte. La téte est bien plus rétrécie derriére que chez
PA. lacrymosa et a les lobes occipitaux plutét arrondis, comme chez l’A. festai, quoique bien moins
larges. Aire frontale petite, distincte ; sillon frontal assez distinct, terminé & une faible impression.
Tous les articles du funicule au moins un peu plus longs que larges, les 8 4 11 & peine (bien plus longs
chez PA, lacrymosa). Les scapes dépassent l’occiput. Pronotum convexe. Le mésonotum forme une
gibbosité distincte du pronotum et du métanotum, plus courte que chez lA. lacrymosa. Métanotum
“moins bas que chez les deux autres espéces, avec les stigmates trés proéminents aux angles qui séparent
les deux faces, dont la déclive est plus abrupte, & peine moins longue que la basale. ‘eaille assez basse,
assez inclinée, épaisse et trés obtuse-arrondie en haut, avec le bord supérieur trés épais (presque comme
chez TA. lanuginosa, voir fig. Emery). Pattes assez longues. Abdomen assez grand, comme chez
VA. festai.
Luisante, trés finement ponctuée. Pilosité dressée absolument nulle. Pubescence abondante et plus longue
que chez ses voisines, formant sur la téte de jolies petites lignes grises, sinueuses, laissant entre elles de
fins espaces glabres.
D’un rouge brunatre, avec le vertex, abdomen, les cuisses, les tibias, le milieu des mandibules et les 2
' terminaux des funicules bruns.
% minor. Téte en trapéze, plus courte et 4 cédtés plus convexes que chez I’. locrymosa, plus longue et & cétés
moins convexes que chez I’. festai. Les autres caractéres sont les mémes que pour la & major, aussi
la convexité spéciale du métanotum.
Entiérement brune, avec la base des scapes, le devant de I’épistome et le pourtour des mandibules d’un
roussatre sale. .
Hab. Cotomatz, forét vierge au pied de la Sierra Nevada de Santa Marta (Naranjo) (Forel).
Son nid était en carton, gros comme la téte, adossé au trone d’un Cecropia, & une grande hauteur. Je dus
faire abattre Yarbre pour lobtenir. Le nid, qui s‘est malheureusement perdu, ressemble plutét & celui de
VA. lacrymosa, mais il est plus petit.
120 HYMENOPTERA.
_ Je ne suis pas trés sir de la détermination des individus de Amérique centrale
A. hypophylia, Forel, est. un espéce voisine *.
Race belti.
Azteca bicolor, st. belti, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 142 (8 ) (1893) ,
Hab. MExique?; Costa Rica 2,
21. Azteca pittieri, sp.n. (Tab. IV. fig. 16, ¥, head.)
%. Long. 2:3 4 3:4 millim. Téte des 8 major longue de 1:05 millim., large de 0°8 millim. Tétedes % minor
longue de 0:7 millim., large de 0°6 millim. Chez la & minor la téte est légérement plus rétrécie devant.
Chez la § major elle est faiblement échancrée. Les scapes atteignent les 2 de la distance de leur origine
& angle occipital chez la § major. Mandibules armées de 9 dents, lisses, luisantes, ponctuées, & bord
terminal droit. Bord antérieur de l’épistome & peu prés droit. Chez la 8 minor le 2™ article des
funicules est aussi large que long et les avant: derniers & peu prés deux fois plus larges que longs; chez la
% major ils sont tous plus longs et moins épais, mais chez les deux formes le funicule s’épaissit: un peu
vers Pextrémité, légérement plus que sur la figure de l’A. belti, Emery. Yeux assez petits, un peu en
arriére du tiers antérieur. Epistome et: dessus de Ja téte assez déprimés (moins que chez d’A. hypophylia).
Bord postérieur de l’épistome trés indistinct, & peine visible (assez peu distinct chez 1’A. hypophylia).
Pronotum et mésonotum forment une convexité médiocre, peu élevée au-dessus du métanotum. Une
faible échancrure entre le mésonotum et le métanotum. Ce dernier moins cubique que chez l’A. hypophylla ;
* Azteca hypopkylla, sp. n.
%. Long. 2:2 3-4 millim., trés dimorphe.
% major. Téte longue de 1:22 et large de 1:0 millim. Mandibules courtes, avec les dents courtes ; elles
sont luisantes, ponctuées, faiblement striolées et réticulées. Bord antérieur de Vépistome largement
et faiblement concave, sans sinuosité; épistome peu convexe. Téte déprimée, faiblement en trapéze
(subrectangulaire), un peu rétrécie d’arriére en avant, A cétés faiblement convexes, profondément
et étroitement échancrée derriére, avec des lobes occipitaux arrondis. Yeux un peu en arriére du tiers
antérieur. Les scapes atteignent les 2 de la distance de leur origine 4 l’angle occipital. Funicules un
peu épaissis au bout; le dernier article un peu renflé en massue, les deux précédents un peu plus larges
que longs. Pronotum et mésonotum formant une forte convexité. Métanotum subcubique (arrondi a
angle); face déclive un peu plus longue que la basale et subverticale. Stigmates du métanotum tout-a-
fait sur le cété. Pronotum au moins deux fois plus large que long. Pas de scutellum, ‘Ecaille trés
basse, trés fortement inclinée, & peu prés comme chez l’A. foreli, mais & bord supérieur moins épais.
Abdomen petit. Pattes courtes, élargies et comprimées (les cuisses surtouts renflées en un seul sens,
c.-a-d. élargies au milieu et plates), Luisante, finement ponctuée. Finement pubescente (sculpture non
cachée). Pilosité dressée trés courte, peu abondante. Sur les tibias et sur les scapes, des poils pales,
extrémement courts, difficiles & voir. D’un brun roussatre, plus testacé sur le thorax, les pattes, les
scapes et le devant de la téte, plus foncé sur abdomen, dont les segments sont bordés de jaune pale.
Funicules bruns.
% minor, Téte longue de 0°65 et large de 0:6 millim., plus rétrécie devant et & cotés plus convexes. Les
Bcapes sont prés d’atteindre le bord occipital. Bord antérieur de I’épistome droit. Face déclive du
métanotum plutét plus courte que la basale. Pattes moins comprimées et moins élargies. D’un brun
plus foneé. Abdomen d’un brun noiratre, 4 segments a peine bordés de jaune. Les 2 basaux des scapes
d’un jaune pale.
Hab. Cotomsrn, Don Diego, pied de la Sierra Nevada de Santa Marta (Forel).
Cette espéce est timide et fait son nid sous les feuilles rondes d’une plante qui grimpe sur les troncs des
arbres comme du lierre. Elle colle les bords -de chaque feuille a l’écorce de l’arbre avec du carton. J’ai
observé un seul nid.
AZTECA. 121
face déclive bien plus courte que la basale et assez oblique. Pédicule court; écaille médiocrement
inclinée, médiocrement épaisse, assez étroite et mince en haut, mais arrondie (non tranchante), médiocre-
ment élevée. Abdomen long. Pattes courtes, distinctement comprimées, bien moins cependant que chez
VA. hypophyila.
Médiocrement luisante, bien plus fortement ponctuée que I’A. hypophylla. Fortement pubescente et assez
abondamment pourvue d’une pilosité dressée courte, fine, jaunatre, aussi sur les tibias et les scapes.
D’un noir brunatre. Pattes, antennes et devant de la téte d’un brun foncé. Mandibules, tarses et bord
postérieur des segments abdominaux bruns.
Hab. Costa Rica, Buenos Aires (Pittier).
Parente de l’A. hypophylia, cette espéce en est cependant bien distincte par sa téte
plus allongée, sa pilosité, sa sculpture, sa forme moins aplatie et ses funicules plus
courts et plus épais. Elle n’arrive cependant pas aux funicules du groupe des
A. schumanni et A. brevicornis, dont elle se rapproche aussi.
22. Azteca brevis, sp.n. (Jab. LV. fig. 17, ¥, head.)
Long. 1:9 4 3:3 millim. Trés dimorphe. Téte de la ¥ major longue de 1:34, large de 1°15 millim., celle de
la % minor longue de 0-7 et large de 0°55.
% major. Mandibules luisantes, ponctuées, & dents obtuses. Téte de forme trés semblable 3 IA. hypophylia,
mais moins déprimée, moins échancrée derriére, un peu plus grande. Bord antérieur de Vépistome encore
un peu plus concave, mais son bord postérieur est plus distinct; aire frontale & peine distincte. Les
scapes, trés courts, ne dépassent qu’un peu la moitié de la distance de leur origine aux angles occipitaux.
Les funicules sont courts, épais, renflés vers l’extrémité, 4 peu prés comme ceux de I’A. brevicornis, moins
courts et moins épais que chez l’A. schumanni. Leurs articles moyens sont environ deux fois plus larges que
longs. Les yeux sont vers le tiers antérieur de la téte. Le thorax est trés court. Pronotum et méso-
notum forment une convexité pas trés forte. Le métanotum est cubique & peu prés comme chez
PA. hypophylla, mais la face déclive est plus courte que la basale. Ecaille presque atrophiée, extrémement
inclinée et basse, formant devant un angle un peu obtus. Abdomen petit. Pattes trés courtes, fortement
comprimées et fortement élargies, surtout les cuisses, encore plus que chez I’.A. hypophylla. Eclat,
sculpture, pubescence, pilosité et couleur absolument comme chez I’A. hypophylla.
% mimor. Téte un peu plus courte, plus concave derriére, et moins rétrécie devant que chez l’A. brevicornis
(fig. d’Emery). Les scapes arrivent bien plus prés de V’occiput que chez la 8 major. Funicules comme
chez la § major. Bord antérieur de l’épistome rectiligne. Mandibules trés luisantes. Yeux un peu en
arriére du tiers antérieur. Du reste identique 4 la 3 major, avec les pattes presque aussi larges et aussi
comprimées et la couleur au moins aussi claire.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Cette jolie petite espéce est sans doute voisine de lA. brevicornis, Mayr. Mais la
description de cette derniére est insuffisante (il n’est pas parlé des pattes etc.), et l’on
ne sait pas si ce qui est décrit est la 3 minor seule, ni s'il existe une % major comme
chez l’A. brevis.—Elle est tout-a-fait distincte de lA. hypophylla par ses antennes, et par
son bien plus grand dimorphisme de l’ouvriére, mais cependant elle est proche parente
de cette espéce. A. polymorpha, Forel, est une espéce voisine *.
* Azteca polymorpha, sp. n.
%. Long. 2°3 4 5°5 millim. Polymorphique, la % major formant presque un Y. La 8 media est rare,
mais elle existe,
% major. Long. 4 4 5°5 millim. % maxima: Téte (sans les mandibules) longue de 2 millim. et large de 1°35
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., November 1899. RR
122
HYMENOPTERA.
93. Azteca fasciata.
Azteca fasciata, Emery, Mem. Accad. Sci. Bologna, (5) iii. p. 143 (1893) °.
Hab. Bottvir }.
Var.
nigricans, N.
ons . . rae , , . v2 “ s rq
. Long. 7:5 millim. Mandibules trés finement réticulées ponctuées, avec de gros points épars. Kcaille élevée
et atténuée au sommet, mais pas acuminée. Thorax trés étroit et allongé, encore plus étroit que
la téte.
chez la % maxima. La téte est rectangulaire et ses cdtés sont rectilignes, sauf un léger rétrécissement
qui ne porte que sur le cinqui¢éme antérieur, et un léger élargissement qui ne porte que sur les lobes
occipitaux. Ceux-ci sont arrondis, divergents, convexes surtout 3 leur bord médian, et renferment entre
eux une échancrure assez anguleuse (chez la petite % major, la divergence des lobes et l’élargissement
occipital de la téte cessent; les cétés y sont absolument parallcles). Mandibules assez étroites, peu
courbées, armées d’environ 8 dents, subopaques, réticulées, avec des points espaces. Bord antérieur de
Vépistome avec une large concavité ou échancrure médiane partant du milieu de l’insertion des mandibules.
La téte est fortement déprimée, aplatie. Aire frontale et bord postérieur de l’épistome nettement
limités. Scapes dépassant 4 peine la moitié de la distance de leur insertion aux angles occipitaux.
Articles 3 & 7 du funicule aussi longs ou un peu plus longs que larges; les articles 8 8 10 un peu plus
larges que longs. Yeux situés au tiers antérieur de la téte, sur sa face antérieure. Pronotum et
mésonotum assez fortement convexes, ce dernier bossu. Une échancrure méso-métanotale. Métanotum
subeubique, ses deux faces subégales, la déclive, trés abrupte, mais pas verticale. Ecaille peu inclinée,
vue de cété en cdne émoussé, dont le pan antérieur est moins oblique que la postérieur. Abdomen plutét
grand. Pattes assez courtes. Cuisses assez renflées et médiocrement comprimées, les antérieures assez
fortement comprimées.
Médiocrement luisante, finement et assez densément ponctuée, trés finement et assez densément pubescente.
Pilosité dressée, fine, courte et jaunatre, espacée partout, éparse sur les tibias et les scapes.
D’un testacé rougeatre sur la téte et jaune brunatre sur le thorax et les pattes. Abdomen d’un jaune pale
avec une large bande brune sur chaque segment. Mandibules et funicules (sauf le 1% article) bruns.
3 minor. Long. 2:3 4 3°5 millim. Téte(% minima) longue de 0°8, large de 0-7 millim. Les scapes atteignent
les angles occipitaux. Bord antérieur de l’épistome trés faiblement concave. Yeux situés légérement en
avant des cétés de la téte. La téte est assez fortement rétrécie devant, a les cotés convexes et une assez
faible échancrure occipitale (entre les fig. 33, A. traili 8 maj., et 56,4. bicolor § min. d Emery, Monogr.
du g. Azteca). Articles du funicule un peu plus courts et plus larges que chez la 3 major. Pronotum
et mésonotum forment une convexité médiocre. Echancrure méso-métanotale 4 peine marquée. Face
déclive du métanotum bien plus courte que la basale. Ecaille trés basse, trés inclinée, presque anguleuse
au sommet, presque aussi basse que celle de l’.A. bicolor (fig. 57 d’Emery, J. ¢.), mais a face antérieure
convexe, si courte qu’elle soit.
D’un brun noiratre ou d’un noir brunatre, avec le pourtour des mandibules rougedtre, les scapes, les tarses et
les articulations d’un jaune brunatre, les pattes et les funicules plus ou moins brunatres.
Le dimorphisme de cette espéce est tel que je ne pourrais croire 4 Videntité spécifique des § minor et major,
si je ne possédais pas toute la série des formes et couleurs intermédiaires prises par moi-méme, dans la
méme fourmiliére et tout & mon aise. Cette fourmiliére se trouvait dans le bois de chauffage entassé sur
le vapeur du Magdalena entre Barranquilla et Cienega, en Colombie. Les ouvriéres sortaient du dessous
de l’écorce et se suivaient 4 la file les unes des autres, grandes, moyennes et petites, offrant tous les
rapports des habitants d’une méme fourmiliére. Comme sa forme le fait déji présumer, cette espéce est
donc corticicole. Je ne décris pas la % media avec toutes les variétés de formes intermédiaires entre
la & maxima et minima que jai décrites.
LA. polymorpha différe de VA. fasciata, Emery, sa plus proche voisine par sa plus grande taille, sa sculpture
plus forte, son éclat moindre, les cétés plutét concaves que convexes de la téte des 8 major, la pilosité et
la pubescence plus fortes, l’écaille plus élevée de la § major etc. .
Hab. Cotomste, bords du Magdalena (Forel).
AZTECA.—BRACHYMYRMEX. 123.
D’un brun foncé, presque noir, avec les scapes, le devant de la téte, le 1“ article des funicules, les tarses et les
articulations des pattes d’un jaune plus ou moins roussitre ou brundtre. Mandibules rougedtres.
Abdomen jaune, avec une large bande dorsale d’un brun noir et une ¢troite bande ventrale brune sur
chaque segment. Ailes subhyalines, un peu jaundtres; tache marginale brune; nervures d’un jaune
brunatre.
Hab. Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ ¢ |.
5™ Sous-fam. CAMPONOTINAL.
(Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xv. p. 364 (1878).]
Jee Tribu PLAGIOLEPIDII.
BRACHYMYRMEX.
Brachymyrmex, Mayr, Ann. Soc. Nat. Modena, iii. p. 163 (1868); Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 174.
Les Bruchymyrmez font leur nid dans la mousse, dans les détritus et cavités végétales,
sous l’écorce etc., parfois aussi dans la terre.
1. Brachymyrmex heeri.
Brachymyrmex heeri, Forel, Denkschr. Schweiz. Ges. Naturw. xxvi. pp. 91, 92, t. 1. fig. 17 (3)
(1874); Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. xiv. pp. 88-56 (? 8 ¢) (1875) *; Mittheil. Minch. ent.
Ver. v. p. 3°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 174".
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Etats Unis 4-—BresiL 4+.—EUROPE +.
Race obscurior.
Brachymyrmex heeri, var. obscurior, Forel, Trans. Ent. Soc. London, 1893, p. 345°.
Brachymyrmex heeri, race obscurior, ibid. 1897, p. 298 °.
_ Hab. Mexico, Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [ 8 |; Guatimaza, Retalhuleu (Stol/).
-—ANTILLES, St. Vincent ®, Grenada °®.
Les exemplaires de Ketalhuleu se rapprochent du B. heeri typique.
2. Brachymyrmex coactus,
Brachymyrmex coactus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvil. p. 523 (% 2 @) (1887)’.
Hab. Costa Rica, Jiménez (Alfaro 1).—AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil du Sud}.
3. Brachymyrmex admotus.
Brachymyrmex admotus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxviil. p. 523 (3 9): (1887) °*;
Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 858. 7
Hab. Mexiquk, Tepic (Eisen et Vaslit 2)—AMERiQuE MiRIDIONALE, Brésil!, —
4, Brachymyrmex tristis. |
Brachymyrmex tristis, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, Ixi. p. 389 (%) (1870) ’.
Hab. CotomBte !.:
RR 2
124 HYMENOPTERA.
Race musculus, n. st.
8%. Long. 1341-4 millim. Correspond assez exactement & la description du B. tristis, mais de longueur
° . . aie ° ° ° nN , : 3.
moindre, ce qui m’oblige 4 en faire au moins une race. Luisant. Poils trés épars, épais. D’un brun
° . A ° A s
noir; tarses et mandibules pales, antennes d’un jaune brunatre. Pubescence assez longue et espacee.
Hab. Costa Rica (Pittier).
MYRMELACHISTA.
Myrmelachista, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 162 (1863) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 174.
Decamera, Roger, loc. cit. p. 166. .
Les Myrmelachista vivent dans les cavités végétales, galles, tiges et rameaux secs etc. |
Pour le nid, voir Tab. IT. fig. 4.
1, Myrmelachista zeledoni.
Myrmelachista zeledoni, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 102 (%) (1896) ’*.
Hab. Costa Rica (Tonduz), San José (Alfaro !).—Co.tomBiz, Honda (Thiéme +).
2. Myrmelachista longinoda, sp. n. (Tab. IV. figg. 18, 18a, 2.)
Q. Long. 6 & 6:2 millim. Mandibules striées, avec quelques points, 4 dents et le bord terminal trés oblique.
Epistome court, mal délimité derriére, & bord antérieur rectiligne ou un peu concave; labre apparent.
Arétes frontales rudimentaires. Téte en rectangle allongé, une fois et demie plus longue que large.
Yeux plats, situés un peu en arriére du milieu des cétés; ocelles petits. Antennes de 10 articles; scapes
fortement épaissis vers l’extrémité, courts, atteignant le quart postérieur de la téte. Massue des antennes
de 3 a 4 articles. Thorax étroit (aussi large que la téte), allongé, ovale; métanotum faiblement et
également convexe. Le pédicule forme un neeud trés allongé, presque cylindrique, rétréci peu 4 peu
devant, tronqué derriére, mais distinctement rétréci en col avant la troncature postérieure ; il est presque
trois fois plus long que large. Abdomen étroit, allongé, rétréci (atténud) devant, tronqué & son étroite
extrémité antérieure. Pattes fortes, assez courtes.
Trés luisante, enti¢rement lisse, avec quelques points piligéres épars, trés fins.
Pilosité dressée trés fine, courte, jaundtre, abondante sur le pédicule, les pattes, les scapes et V’occiput, assez
éparse ailleurs. Pubescence adjacente extrémement fine et éparse, presque nulle, distincte seulement sur
Yabdomen.
Noire. Bord postérieur des segments abdominaux, tarses, extrémité des mandibules et de article terminal
des antennes bruns.
Les ailes manquent au type unique.
Distincte de toutes les autres espéces connues par la forme singuliére du pédicule.
Hab. Panama, Volcan de Chiriqui 2000' 4 3000! (Champion).
PLAGIOLEPIS.
Plagiolepis, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 42 (1861) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 172.
1. Plagiolepis longipes.
Formica longipes, Jerdon, Madras Journ. of Lit. & Sci. xvii. p. 122 (8) (1851) 4.
Plagiolepis longipes, Emery, Ann. Mus. Genova, xxiv. p. 247 (1887) *.
Formica gracilipes, Smith, Journ. Linn. Soc., Zool. ii. p. 55 (8) (1857) *.
Prenolepis gracilipes, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges, Wien, xii. p. 698 (1862) *.
PLAGIOLEPIS.—PRENOLEPIS., 125
Plagiolepis gracilipes, Mayr, Tijdschr. voor Entom. x. p. 73 (¢ 8) (1867) °.
Formica trifasciata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 27 (2) (1858) °.
Hab. Muxique, Todos Santos (Eisen).—Inpz ; Australis; Réunton ete.
Cette espéce des Indes tend a se répandre dans le monde entier par la navigation.
Elie a déja ruiné la faune de I’ile de la Réunion depuis trente ans environ et maintenant
elle s'implante dans l’Amérique centrale. On peut suivre historiquement ses invasions.
2”° Tribu FORMICII.
PRENOLEPIS.
Prenolepis, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 52 (1861) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 177.
Paratrechina, Motschulsky, Bull. Mose. xxxvi. p. 13 (1863).
Les espéces américaines de ce genre difficile, sauf la P. longicornis qui vit dans les
fentes de rochers et de murs ou dans la terre, habitent de préférence les troncs pourris
ot j’ai fréquemment trouvé leur nid en Colombie et aux Antilles.
Les Prenolepis sont trés difficiles 4 distinguer. Les organes génitaux ¢ donnent les
meilleurs caractéres. C’est pourquoi je renonce & décrire deux & isolées de Costa Riea
envoyees par M. Tonduz. Je risquerais de faire du mauvais ouvrage. Par contre, la
P. cecilie est assez caractéristique et basée sur un nombre suffisant d’ouvriares pour
que la description puisse en étre risquée sans celle du ¢
1. Prenolepis longicornis.
Formica longicornis, Latr. Hist. Nat. des Fourm. p. 118 (8) (1802) *. .
Prenolepis longicornis, Roger, Verz. d. Formicid. p. 10 (1863) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 179°.
Formica vagans, Jerdon, Madras Journ. of Lit. & Sci. xvii. p. 124 (9 3) (1851) +.
Formica (Tapinoma) gracilescens, Nyland. Ann. Sci. Nat., Zool. (4) v. p. 78, t. 3. fig. 20 (3)
(1856) °.
Paratrechina currens, Motsch. Bull. Mosc. xxxvi. p. 14 (1868) °.
Hab. Muxique (Sallé), Tepic (Hisen et Vaslit); Costa Rica (Tonduz), Miravalles
(Alfaro); Panama, Volcan de Chiriqui, San Lorenzo (Champion) [ 3 ].—Regiones calide
orbis terrarum ; in calidariis hortorum advena 3.
_ Cette espéce, cosmopolite dans les tropiques, fait son nid dans la terre et dans les
fentes de rochers.
2. Prenolepis fulva.
Prenolepis fulva, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 698 (2 %) (1862)'; Reise d. Novara,
Pormicid. p. 51, t. 2. fig. 14°; Forel, dans Grandid. Hist. Madag. xx. p. 93, t. 3. fig. 3 (g)
(1891) °; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 178+.
Hab. Mexique, Orizaba (H. H. Smith et F. D. Godman), Atoyac en Vera Cruz
(H. H. Smith) [2 3]; Cosra Rica (Tonduz).—Bresiu 4
126 HYMENOPTERA.
3. Prenolepis guatemalensis.
Prenolepie vividula (Nyland.), var. guatemalensis, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 348
(3% 2) (1885) °.
Prenolepis guatemalensis, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 340°.
Hab. Guatémata, Retalhuleu (Stoll +) [ 8 9 ]—AnTILLEs, St. Vincent ?.
4, Prenolepis steinheili.
Prenolepis nodifera, Forel, Mittheil. Miinch. ent. Ver. v. p. 2 (8
Nat. (2) xx. pp. 91, 348 (1884) * (nec Mayr).
Prenolepis steinheili, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1898, p. 342°.
Prenolepis anthracina, var. nodifera, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 860 (8 2? 3)
(1895) * (nec Mayr).
Hab. Mexiqur, Tepic (Eisen et Vaslit+), Teapa en Tabasco (H. H. Smith) [ 6];
Guarimata (Stoll); Costa Rica, Tuis (Pittier)—CoLompm ; ANTILLES, St. Vincent 3,
) (1851)'; Bull. Soc. Vaud. Sci.
Ce ne peut-étre la P. anthracina, Roger, de Cuba, qui a la pilosité jaune (la
P. steinheili Va d’un brun noir), une aréte transversalement convexe entre les antennes
et 2 millim. de longueur. Roger ne parle pas de l’échancrure méso-métathoracique et
indique une autre couleur. Quant a la P. nodifera, M. Mayr lui-méme m’a assuré que
c’était une tout autre espéce.
5. Prenolepis mexicana, sp. n.
8%. Long. 2:7 millim. D’un bran de poix; abdomen d’un brun noir; épistome d'un brun rougeatre; pattes,
antennes et mandibules d’un brun jaunatre. Extrémement luisante, presque lisse. Pubescence abondante
sur les pattes et les antennes, presque nulle ou trés éparse sur le corps, y compris abdomen. Extréme-
ment semblable & une variété (glabrior) de la P. obscura d’Australie, mais les poils dressés, quoique épais
et bruns, sont un peu plus fins et plus pointus que chez cette forme; le thorax est un peu plus étroit et
-Pépistome distinctement, quoique faiblement échancré au milieu du bord antérieur; 4 part cela impossible
a distinguer de la P. obscura, var. glabrior.
3. Long. 2°6 & 2-8 millim. Couleur de Youvriére. Thorax parfois plus clair. Ailes brundtres. Nervures
et tache marginale brunes. Valvules génitales extérieures extrémement courtes, tronquées a Vextrémité,
deux fois plus larges que longues. Leur extrémité tronquée est irrégulicrement festonnée et porte & son
angle dorsal une trés petite dent plus ou moins distincte. Les valvules moyennes sont comme chez la
P, obscura.
La forme des valvules génitales extérieures distingue cette espéce de toutes les autres, en particulier de la
P. fulva, de la P. obscura, de la P. steinheili, de la P. guatemalensis, chez lesquelles elles sont triangulaires,
longues, plutét plus longues que larges.
Hab. Mexiquz, Ville de Mexico, Vera Cruz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith),
Orizaba (H. H. Smith et F. D. Godman) [8 ¢ }.
6. Prenolepis ceciliz, sp. n.
Long. 2°3.42°5 millim. Gréle. Mandibules trés étroites, faiblement élargies vers le bord terminal, qui est
oblique et armé de 6 petites dents inégales. Epistome trés avancé devant, largement et trés faiblement
échancré au milieu de son bord antérieur, fort convexe, mais sans caréne distincte. Téte trés étroite,
allongée, & peu prés comme chez la P. longicornis, mais plus ovale (moins rectangulaire). Les scapes, trés
PRENOLEPIS.—FORMICA. (127
gréles, dépassent occiput de la moitié de leur longueur. Thorax gréle; mésonotum rétréci, plus long que
large, avec une large impression transversale qui rend son profil légérement concave et son bord postérieur
légérement relevé en bourrelet de sclle peu marqué, mais assez distinct. Echancrure méso-métanotale
large, trés marquée, renfermant sur sa face dorsale les deux stigmates qui proéminent. Métanotum court,
en bosse arrondie, la face basale étant fortement inclinée en avant. Le métanotum est bien moins
proéminent que chez la P. emma, mais il est de formation analogue et tout autre que chez la P. mearicana,
ov il est bas et peu convexe. Ecaille trés fortement inclinge. Pattes et antennes longues et gréles.
Trés lisse et trés luisante, commel a P. mexicana. Pilosité brune, épaisse, obtuse, répandue sur le corps, les
tibias et les scapes, plus obtuse que chez la P. meaicana. Pubescence assez abondante sur les pattes et
les scapes, trés éparse ailleurs.
D’un brun sale, souvent légérement jaunatre. Abdomen brun foneé. Antennes, pattes, surtout les articula-
tions et mandibules d’un brun jaunatre ou d’un jaune brunatre. Tarses d’un jaune testacé pale. |
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Cette espéce est trés particuliére. Elle est moins gréle que la P. longicornis et se
rattache au groupe de la P. emme par la forme du thorax. Sa couleur, sa pilosité et
son absence de sculpture lui donnent une ressemblance extérieure avec la P. mexicana
qui se rattache du reste 4 un tout autre groupe. Est-ce peut-étre la vraie P. nodifera
de Mayr? Cette espéce est insuffisamment décrite et a déja été faussement identifiée ;
je ne m’y risque plus.
LASIUS.
Lasius, Fabricius, Syst. Piez. p. 415 (1804) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 181.
Subgen. Acanthomyops, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 699 (1862).
Les Lasius sont paléarctiques et néarctiques ; ils vivent en général dans la terre.
1. Lasius niger.
Formica nigra, Linn. Syst. Nat. ed. 10, p. 580 (1758) ?.
Formica (Lasius) nigra, Latr. Gen. Crust. et Ins. iv. p. 126 (1809) °.
Lasius niger, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 187°.
Hab. FvuroPrt?; AFRIQUE SEPTENTRIONALE 2; ASIE etc. 3.
Var. neoniger.
Lasius niger, Linn., var. neoniger, Emery, Zool. Jahrb. vii. p. 639 (1898) *.
Hab. AM#RIQUE SEPTENTRIONALE, Californie +-—MExIQUE (coll. Saussure).
FORMICA.
Formica, Linneus, Syst. Nat. ed. 1 (1785); Mayr, Die Europ. Formicid. p. 45 (1861) ; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 192.
Hypochira, Buckley, Proc. Ent. Soc. Phil. vi. p. 169 (1866).
Les Formica sont paléarctiques et néarctiques et font leurs nids dans la terre ou avec
des matériaux divers accumulés. .
128 HYMENOPTERA.
1. Formica fusca. |
Formica fusca, Linn. Syst. Nat. ed. 10, p. 580 (1758)'; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 196’.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE.— EUROPE 2; AFRIQUE SEPTENTRIONALE 2; ASIE ete. ?.
Var. subsericea. .
Formica subsericea, Say, Bost. Journ. Nat. Hist. i. p. 289 (? 3) (1835)*; Complete Writings, ii.
p. 784°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 213°.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Indiana ?4>.—MeExiqur, Ciudad en Durango 8100'
(Forrer), Atoyac en Vera Cruz (Schumann) [ 3 3 ], Moyoapam (coll. Saussure).
Race rujibarbis.
Formica rufibarbis, Faby. Ent. Syst. ii. p. 8355 (1793)°; Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx.
p. 379, t. 11. figg. 8, 9,19"; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 209°.
Formica fusca, Linn., r. rufibarbis, Forel, Nouv. Mém. Soc. Helv. Sci. Nat. 1874, p. 54°.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE 8. — Murxigue, Sonora (Morrison), Omilteme en
Guerrero (H. H. Smith).—Evuropr78®; Asim 8,
Race rufibarbis, var. neorufibarbis.
Formica fusca, Linn., subsp. rufibarbis, var. neorufibarbis, Emery, Zool. Jahrb. vii. p. 660 (1898) *°.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE 1°,—Muexiqus, Ciudad en Durango 8100! (orrer)
[2 6].
2. Formica rufa.
Formica rufa, Linn. Syst. Nat. ed. 10, p. 580 (1758)'; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 206.
Hab. Evrore et ASIE SEPTENTRIONALE 2.
Subsp. obscuripes.
Formica rufa, Linn., st. obscuripes, Forel, Compt. rend. Soc. Ent. Belg. xxx. p. xxxix (%) (1886)*.
Hab. AM#RIQUE SEPTENTRIONALE, Wyoming 1.—Mexique (Brinkmann).
M. Emery veut en faire une variété de la F. obscuriventris. Je suis davis qu’elle
mérite de former une race a part, dont la F. integroides, Emery, est une variété,
3. Formica incisa.
Formica incisa, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 52 (2) (1858)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p- 199.
Hab. Mexique ! 2,
Espéce extrémement douteuse et indéchiffrable. Probablement la 2? de la F. rufi-
barbis ou F. neorufibarbis.
POLYERGUS.
Polyergus, Latreille, Hist. Nat. Crust. et Ins. xiii. p. 256 (1805); Dalla Torre, Cat. Hymen., vii.
p. 214.
Les Polyergus sont esclavagistes (amazones d’Huber). Le P. lucidus d’ Amérique
prend la Formica schaufussi comme esclave en lui dérobant ses nymphes.
POLYERGUS.—MYRMECOCYSTUS. 129
1. Polyergus rufescens.
Formica rufescens, Latr. Essai Hist. Fourmis Fr. p. 186 (8 2) (1798)'.
Polyergus rufescens, Latr. Hist. Nat. Ins. xiii. p. 256 (1805)°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 214°.
Hab. Eurore cENTRALE 8.
Race meaicanus, n. st.
8. Long. 6:8 4 7 millim. Voisin de la race breviceps, Emery, mais plus grand, et avec le dessus du corps, de
la bouche & V’anus, presque sans poils dressés. Il ne s’agit pas d’un exemplaire rapé, car j’en ai plusieurs
et la pubescence, assez forte, est bien conservée. La forme est celle du breviceps. La sculpture, V’éclat -
et la pubescence sont 4 peu prés comme chez le P. rufescens, i. sp.
Hab. Mexique (Brinkmann).
On ne sait pas quelle espéce de Formica lui sert d’esclave.
MYRMECOCYSTUS.
Myrmecocystus, Wesmael, Bull. Acad. Sci. Belg. v. p- 766 (1838) ; Emery et Forel, Mittheil.
Schweiz. ent. Ges. v. p. 449 (1879) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 216.
Cataglyphis, Forster, Verh. naturh. Ver. preuss. Rheinl. vii. p. 493 (1850).
Monocombus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, v. p. 381 (1855).
Chez les Myrmecocystus américains, certaines ouvriéres se gonfient démesurément
le jabot de miel (nourrices) et servent ainsi de pots de conserves a la communanteé ;
je Yavais supposé et MacCook I’a confirmé par l’observation.
1. Myrmecocystus mexicanus.
Myrmecocystus mexicanus, Wesm. Bull. Acad. Sci. Belg. v. pp. 756-761 (8), t. F1-4 (1838)';
Emery, Zool. Jahrb. vii. p. 666 (1893) 7.
Myrmecocystus melliger, Forel, Arztl. Intellig.- Blatt. Miinch. xxvii. p. 32 (1880) (var.) *.
Myrmecocystus melliger, var. hortus-deorum, MacCook, Proc. Acad. Phil. 1881, p. 75 (var.)*.
Myrmecocystus hortus-deorum, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxx. p. 202 (3 2 gd) (1886) (var.) °.
? Formica melligera, Liave, Reg. Trim. o Collect. Mem. Hist. Lit. p. 463 (1832) ©
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Colorado 4, Californie.—Mexiquz !.
M. le Prof. Emery ayant pu examiner un type original de Wesmael a pu se
convaincre que, sauf pour la couleur, il était identique au M. horti-deorum et
absolument différent de celui que j’avais considéré comme V. melliger, Llave. Ce fait
renverse la synonymie, prouve que les deux espéces vivent au Mexique, et que l’espéce
de Llave ne peut plus étre reconnue, car la couleur n'a qu’une valeur de variété.
M. Emery propose de conserver pour l'autre espéce le nom de melliger en mettant
mon nom comme nom de I’auteur qui a le premier distingué les deux espéces, afin
d’éviter des confusions.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., November 1899. ss
130 ; HYMENOPTERA.
2. Myrmecocystus melliger.
Myrmecocystus melliger, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxx. p. 202 (1886) (excl. synonymie) (nec
_ Forel, dans Arztl. Intellig.-Blatt. Miinchen, xxvii. p. 32) *.
? Formica melligera, Llave, Reg. Trim. o Collect. Mem. Hist. Lit. p. 463 (1832) *.
Hab. AM&RIQUE SEPTENTRIONALE, Colorado, Californie (variétés plus claires).—
Mexiquz, Guanajuato (Dugés), environs de la Ville de Mexico (Flohr).
3” Tribu CAMPONOTII.
CAMPONOTUS.
Camponotus, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 35 (1861); Emery, Ann. Mus. Genova, xxvii. p. 517
. (1889) ; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 219.
Subgen. Colobopsis, Mayr, Die Europ. Formicid. p. 38 (1861).
Subgen. Dendromyrmex, Emery, Zool. Jahrb. viii. p. 772 (1895).
M. le Prof. Emery a divisé le genre Camponotus en divers groupes. Ce groupemen
ne me parait qu’en partie basé sur des affinités naturelles. Il y a probablement trop
de faits de convergence venant compliquer la question. Je renonce donc ici 4 grouper
les espéces. | | |
Les Camponotus ont des mceurs trés variées. Ils font leur nid dans la terre, dans le
bois pourri, sous l’écorce, dans les tiges creuses, en carton sur les arbres, ou méme filés
comme les Polyrhachis, ce quia été découvert par M. Tonduz a Costa Rica pour la
premiére fois.
1. Camponotus ligniperdus.
Formica ligniperda, Latr. Hist. Nat. des Fourmis, p. 88 (% 2? ¢),t.1F.a.3.(%),H.1.(¢), KL. (2)
(1802) *.
Camponotus ligniperdus, Mayr, Die Europ. Formicid. pp. 36, 37 (1861) *; Dalla Torre, Cat. Hymen.
Vil. p. 239 °.
Hab. Evrore et ASIE SEPTENTRIONALE 2,
Var. noveeboracensis.
Camponotus noveboracensis, A. Fitch, Trans. New York State Agric. Soc. xiv. p. 62 (8%) (1854)*.
Camponotus ligniperdus (Latr.), var. pictus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 59
(9 8 g) (1879)°; Ann. Soc. Ent. Belg. xxx. p. 141 (2 3)°; Dalla Torre, Cat. Hymen.
p. 2407. :
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, New York, New Hampshire®, Wisconsin.—MExIQuE’.
Sculpte son nid dans le bois. M. Pergande a vu le type de Fitch qui est le C. pictus.
9. Camponotus tepicanus. |
Camponotus tepicanus, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 865 (%) (1895) *.
Hab. Mexiqun, Tepic (Hisen et Vaslit '),
CAMPONOTUS. 131
3. Camponotus vicinus.
Camponotus vicinus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges, Wien, xx. p. 940 (3) (1870)?; Forel, Bull. Soc.
Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 607; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 60°.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Connecticut 3, Kansas°, Virginia 3, California ?.—
MEXIQuE °.
_ 4, Camponotus abdominalis.
Formica abdominalis, Fabr. Syst. Piez. p. 409 (1804) (3) (nec Latr.) *.
Formica (Camponotus) abdominalis, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 285 °.
Camponotus abdominalis, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 219°.
Formica atriceps, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 44 (1858) *.
Camponotus atriceps, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 660 (9 8)°*; Forel, Bull. Soc.
Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 76 (2 8 S) (1879) °; xx. p- 3397.
Camponotus teniatus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p- 149(¢)°.
Hab. Mexiquz" [ 2 |; Honpuras Britanniquz, R. Hondo (Blancaneaux); Guatimana,
Retalhuleu (Stol/7), San Isidro (Champion); Costa Rica (Zonduz), Golfo Dulce
(Pittier); Panama? [ ¥ ].—Amérique MERIDIONALE !-8,
Cette espéce avec ses nombreuses races et variétés est répandue dans toute l’Amérique,
sauf & ses extrémités nord et sud, et vit principalement dans les arbres creux ou pourris,
comme je l'ai observé en Colombie. Elle est assez courageuse et disposée & mordre.
M. Champion I’a trouvée dans des maisons, parmi le sucre. Je l’ai vue parfois réder
la nuit autour des ranchos en Colombie. Les C. bugnioni et C. hannani, Forel, sont
des espéces voisines *.
* Camponotus bugnioni, sp. n.
%. Long. 5:2 4 10°5 millim. Plus petit, mais plus robuste que le C. abdominalis au groupe duquel il
appartient et dont il difftre encore par les caractéres suivants :—La téte de la & major a les cétés plus
convexes ; elle est plus courte et plus élargie derriére ot elle n’a pas ou presque pas de longues fossettes
piligéres. Le thorax plus ramassé a une face déclive plus abrupte, plus longue que la face basale. Les
pattes et les antennes sont plus courtes. La caréne de l’épistome est plutét faible et se perd devant.
Les mandibules sont assez mates, fortement strides, ponctuées et finement réticulées ponctuées, armées
de 6 dents assez larges. Les angles latéraux du lobe de V’épistome sont dentiformes. La pilosité
caractéristique du groupe est trés abondante, d’un brun un peu roussatre, plus abondante encore que chez
le C. abdominalis, i. sp. La téte, surtout devant, est plus Iuisante et a de gros points espacés fort
abondants sur les joues, l’épistome et le front. Chez l’ouvriére minima la téte est: plus courte, toujours
un peu plus large derricre que devant (plutét plus large devant chez le C. abdominalis).
& minor. Noire; devant de la téte d’un brun terne; funicules et pattes d’un brun jaunatre.
% major. Noire. Téte d’un rouge jaundtre. Funicules, tarses, joues, épistome, mandibules et souvent le dos
du pronotum et du mésonotum d’un brun plus ou moins roussatre.
Hab. Coromsre, foréts du pied de la Sierra Nevada de Santa Marta, de Dibulla 4 Santa Marta.
Trouvé sous les pierres et les troncs tombés. Assez agressif. Je V’ai trouvé dans cette région seulement
et je le dédie & mon beau-frére, le Prof. Bugnion, en compagnie duquel je l’ai découvert.
Camponotus hannani, sp. n.
%. Long. 6:5 412 millim. Appartient comme le C. bugniont au groupe du C. abdominalis, mais il en différe
ss 2
132 HYMENOPTERA.
Var. costaritcensis, n
%. La 8 maxima est encore plus robuste et un peu plus grande que les plus grosses § abdominalis. ‘La
suture pro-mésonotale est plus fortement imprimée. La téte et le thorax sont d’un brun rougeatre
(noiratre devant, plus rougedtre derriére), couleur qui fait un peu passage & la race ustulatus. La %
minima est de 6 millim. long., testacée, avec la téte 4 peine un peu brunie. .
Hab. Costa Rica, Golfe Dulce (Pittier).
Race usiulatus.
Camponotus atriceps (Smith), st. ustulatus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 339 (3)
(1884) °.
- Hab. Guarimata, Retalhuleu (Stoll); Nicaragua, Chontales (Janson) [ %]; Costa
Rica, Tuis (Pittier).
[Var. mediopallidus, n.
%. Différe du type par son abdomen noir & segments bordés de jaunatre, tandis que le thorax, l’écaille et les
cuisses sont d’un jaune testacé pale. La pilosité est aussi plus pale, un peu moins épaisse, et le thorax
surtout plus luisant et moins sculpté. Mérite peut-étre de former une race.
9. Couleur de l’ouvriére, mais le mésonotum et le scutellum ont trois bandes longitudinales noiratres, dont la
médiane est interrompue au milieu.
Hab. Cotompin, Dibulla, pied de la Sierra Nevada de Santa Marta (Lallemand). |
Var. atricipito-esuriens.
Camponotus atriceps (Smith), var. atricipito- esuriens, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi.
‘p. 77 (8) (1879) ™.
Camponotus abdominalis (Fabr.), var. atricipito-esuriens, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 220”.
Hab. Mexiqus 104,
par sa stature au contraire un peu plus ¢troite et un peu plus gréle. Cependant la 3 minima a la téte
aussi large derri¢re que devant. Entiérement d’un jaune testacé vif et rougedtre. Seuls les scapes, les
mandibules et le bord antérieur des joues sont d’un brun foncé chez la % major, d’un brun plus clair chez
la % minor. Les tarses sont d’un roux plus foneé que le reste. La forte pilosité hérissée est d’un roux
jaunatre vif, un peu moins longue et moins épaisse que chez le C. abdominalis, courte et éparse sur les
scapes, abondante sur les tibias. Mandibules densément striées.
Hab. Jamaique, Jardin botanique de Kingston (Forel).
Cette espéce habitait le pied d’un arbre, dans le tronc duquel elle avait son nid, nid dont les ouvertures, situées
dans des défants de I’écorce, étaient fermées par un carton ligneux grossier, analogue 4 celui du Cremastogaster
stolli. Lorsque je démolis ce carton, les § m’attaquérent avec une fureur et une tenacité tout-a-fait inusitées
dans le genre Camponotus et bien plus intense que celles des races du C. abdominalis. Le C. conspicuus, Smith,
qui abonde & la Jamaique et lui ressemble & premiére vue, est au contraire pacifique.
Je dédie cette espéce 4 mon ami M. Hannan, qui m’a si aimablement recu 4 Kingston.
Race willardi, n. st.
%. Long. 7:5-9°5 millim. Plusieurs § (14) minor et media. LExiste-t-il une % major aussi grosse et une &
minor aussi petite que chez le C. hannani? Differe de ce dernier par sa couleur entiérement d’un jaune
ocreux clair, par sa pilosité plus pale, courte et abondante sur les scapes, un peu oblique sur les tibias,
plus abondante sous la téte, par sa téte plus courte et plus large, 4 bord postérieur presque droit (plus
échancrée et 4 angles occipitaux plus arrondis chez le C. hannani,i. sp.). Sur chaque segment abdominal
une bande étroite, nuageuse, indistincte, d’une couleur un peu plus foncée.
Hab. Jamaique (Capper). |
Est-ce une autre espéce, moins polymorphe que le C. hannani?
CAMPONOTOUS. 133
Race esuriens.
Formica esuriens, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 54 (8) (1858); Norton, Amer, Nat. ii. p. 59
(1868) **.
Camponotus esuriens, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xiii. p. 898%; MacCook, Proc. Acad.
Phil. 1879, p. 140°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 229%.
Formica (Camponotus) esuriens, Norton, Proc. Essex Inst. vi., Comm. p. 1 (2 g) (1868) 7.
Camponotus atriceps (Smith), st. esuriens, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 76 (9)
(1879) ®; xx. p. 340 (¥) (1884), |
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE.—MEXIQUE !2 13 161719 Tleg des Tres Marias, Presidio
de Mazatlan (Forrer), Cordova (Sallé), Atoyac en Vera Cruz (Schumann); GuatimaLa
(Stoll), Sabo en Vera Paz (Champion) ; Nicaragua, Chontales (Janson); PANama,
Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [2 ¥ ], Colon (Janson).
Race esuriens, var. fulvaceus.
Formica fulvacea, Norton, Amer. Nat. ii. p. 60, t. 2. fig. 1 ( 3) (1868) *.
Formica (Camponotus) fulvacea, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 2, fig. (3) ™.
Camponotus esuriens, var. fulvaceus, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, xli. p. 377”,
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE.—MEXIQUE 20-22,
Race sharpi.
Camponotus sharpi, Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 335 ”°.
Hab. Mexiqun, Temax en Yucatan (Gawmer); Guarimana, El Reposo (Champion)
[2 % |.—AnTILLES, St. Vincent 23,
J’avais prévu (loc. cit.) que cette forme devrait se rattacher tt ou tard comme race a
Yun des groupes C. abdominalis ou C. maculatus. L’étude de ces fourmis que lai
faite en Colombie me prouve qu'il se rattache sans aucun doute au C. abdominalis.
Race stercorarius.
Camponotus atriceps (Smith), st. stercorarius, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 340
(¢ 8g) (1884) ™. |
Hab. Mexiqu®, Presidio de Mazatlan (Forrer), Chilpancingo, Teapa (H. H. Smith),
Temax en Yucatan (Gaumer); GuaTimaLa, environs des Villes de Guatémala et d’Antigua,
Sinanja, San Geronimo (Champion; Stoll*4); Nicaraaua, Chontales (Janson); Costa Rica
(Tonduz), Buenos Aires (Pittier); Panama, Volcan de Chiriqui (Champion) [23 os].
Cette race fait sur le plateau guatémalien son nid fort réguliérement sous les bouses
desséchées, d’aprés le Professeur Stoll.
(5. Camponotus fragilis.
Camponotus fragilis, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 26 (8) (1893) *.
Hab. Bassk Catirornig£, San José del Cabo, San Fernando 1 |
134 | ‘HYMENOPTERA.
6. Camponotus pullatus.
Camponotus pullatus, Mayr, Sitzungsb. Akad. Wiss. Wien, liti. p. 484 (8) ) (1866) *; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 248”.
Hab: MexiqueE !2.
7. Camponotus arboreus.
Formica arborea, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 44 (%) (1858); Trans. Ent. Soc. Lond. (8) i. p. 29°.
Camponotus arboreus, Roger, Verz. Formicid. p. 5 (1863) *; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 222°.
Hab. Panama (Stretch *).—Bresiu 1 4.
8. Camponotus maculatus.
Formica maculata, Fabr. Sp. Ins. i. p. 491 (1781) °.
Camponotus maculatus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 654 (3 2 ¢) (1862) *; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 241*?*.
Hab. A¥riqur, Ast ?, Evrore, AMERIQUE et AUSTRALIE f.
Race mac-cooki.
Camponotus sylvaticus (Oliv.), st. mac-cooki, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 69
(2 8S) (1879)*; xx. p. 347 (1884) °.
Camponotus maculatus (Fabr.), st. mac-cooki, Emery, in litt.’
Camponotus mac-cooki, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 2417.
Hab. AMERIQUE SEPTENTRIONALE, Ile de Guadalupe 4 7.—Mexiquz, Sonora (Morrison).
Race piczpes.
Formica picipes, Oliv. Encycl. Méth., Ins. vi. p. 501 (8 ) (1791) °; Latr. Hist. Nat. des Fourm.
p- 107, t. 3. fig. 16 (2), t. 2. fig. 7(2)°; Smith, Cat. Hymen. vi. p. 49”.
Camponotus picipes, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 657; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 247". |
Camponotus sylvaticus (Oliv.), st. picipes, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 69 (29 3 ¢)
(1879) ».
Camponotus maculatus (Fabr.), st. picipes, Emery, in litt."
Hab. Muxiquz, Milpas 5900’, et Ciudad 8100', en Durango (Forrer) [2 8% 2],
Cordova et Ville de Mexico (coll. Saussure).—AMERIQUE MERIDIONALE !2,
* Pour la synonymie immense du C. maculatus et de ses races, voir le Catalogue de Dalla Torre.
t Camponotus maculatus (Fabr.), r. indianus, Forel.
J’ai retrouvé cette race intéressante 4 San Antonio, & 1000 métres, sur la Sierra Nevada de Santa Marta, en
Colombie. La forme typique avait été trouvée par M. Landolt 4 Ocana, en Colombie (Cordillére). Les
exemplaires de San Antonio n’ont presque pas de poils dressés (ceux-ci sont bruns), ce qui les rend encore
plus analogues au C. cognatus ou aux % minor et media du CO. compressus de ’Hindostan. Les mandibules
ont probablement 6 & 7 dents et non 546; cette ancienne indication vient de ce qu’elles sont cachées sous
Vépistome ce qui ne permet pas de les compter exactement.
CAMPONOTUS, 135
Race guatemalensis.
Camponotus sylvaticus (Oliv.), st. guatemalensis, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 346 ( ¥)
(1884) ¥.
Camponotus maculatus (Fabr.), st. guatemalensis, Emery, in litt.®
Camponotus guatemalensis, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 233".
Hab. Guarémata 1’, Tecpam 7000’ (Stoll 15), Ostuncalco 7500' (Champion).
Race impatibilis, n. st.
3. Long. 8411-5 millim. Extrémement semblable & la race simillimus, Smith, mais plus gréle. La
pubescence, longue et assez abondante chez le (0. simillimus, est extrémement courte et diluée. En
outre les mandibules sont subopaques, densément réticulées vers la base et strides vers Vextrémité
(luisantes et assez lisses chez le C. simillimus). La couleur est aussi plus brune (moins rougeatre), plus
noirdtre chez la % major, plus claire chez la % minor, dont la téte est un peu plus allongée. Les
tibias ont une rangée de petits piquants encore un peu plus distincts et le lobe de I’épistome est un peu
plus fort. Pattes et antennes plus longues.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Cette forme ressemble beaucoup au C. landolti, mais elle est plus robuste, faisant du
reste une certaine transition entre le C. simillimus et ce groupe plus gréle rapporté
anciennement par moi au C. extensus.
Race toltecus, n. st.
%. Long. 7:4 4 8°5 millim.
% major. Mandibules luisantes, ponctuées, avec quelques stries vers Yextrémité, armées de 7 dents.
Epistome caréné, 4 lobe rectangulaire bien net. Téte trés rétrécie devant, bien plus que chez le
C. bonariensis, Mayr, auquel il ressemble, 4 cétés assez convexes, fort élargie et échancrée derriére.
Face basale du métanotum longue et lentement abaissdée vers la déclive qui est courte et trés indistincte.
Ecaille grande, assez épaisse, fortement convexe devant, plane derriére, & bord tranchant, tout-d-fait
postérieur. Tibias sans aucun petit piquant.
Dessus de la téte assez densément réticulé et subopaque. Tout le reste luisant et faiblement chagriné.
Pilosité longue, roussatre, pointue, espacée sur tout le corps, courte sur les joues, trés éparse sur les
scapes, nulle sur les tibias. Pubescence extrémement éparse et courte. D’un jaune sale, un peu brunatre
sur le dos. Milieu des segments abdominaux (presque tout l’abdomen), dessus de la téte, Scapes et
mandibules brunatres.
% minor. Téte allongée, rétrécie derriére les yeux, sans cou. Entiérement d’un jaune terne et pale, avec la
téte et ’abdomen d’un jaune un peu plus foneé.
2. Long. 10°5 millim. Ailes enfumées de roussatre, avec la tache et les nervures d’un brun pale. Hanches
et cuisses d’un jaunatre assez pale. Face basale du métanotum haute et assez courte. Du reste
tout-a-fait comme la § major.
Hab. Mexique, Michoacan.
Recue par M. le Prof. Emery.
9. Camponotus landolti.
Camponotus sexgutiatus, var. landolti, Forel, Bull. Soc, Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 71 (3)
(1879) °.
Camponotus landolti, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxx. p. 168 (1886)°; Dalla Torre, Cat. Hymen.
Vil. p. 237°.
136 HYMENOPTERA.
Hab. Mexique, Chilpancingo (H. H. Smith); Panama, Caldera en Chiriqui (Cham-
pion) | %. |.—CoLomBIE 123,
Cette forme doit prendre le rang d’espéce, depuis que le nom de C. sexguttatus a été
ealevé au C. substitutus pour étre rendu @ la forme C. ruficeps, Smith=C. sexguitatus,
Fabr. Je ne puis la laisser avec le C. extensus, Mayr, d’ Australie, car il s’agit évidem-
ment d’un groupe néotropique dérivé des races néotropiques du C. maculatus. Les
formes C. substitutus, C. melanoticus, C. zonatus doivent étre considérées soit comme
races du C. landolti, soit comme une autre espéce. ; .
Le Camponotus landolti est extrémement répandu dans la forét du pied de la Sierra
Nevada de Santa Marta. Il vit au plus profond de la forét, méme 1a ot jamais le
soleil ne pénétre, faisant son nid dans les troncs pourris. Il est timide; on le voit se
promener sur les troncs, au bord des ruisseaux etc.
Race substitutus.
Camponotus melanoticus, var. substitutus, Emery, Boll. Mus. Zool. ed Anat. comp. R. Univ. Torino,
ix. no. 187, p. 3 *.
Camponotus sexguttatus, auct. (nec fabricit), Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 346°.
Hab. Guarémana, Retalhuleu et la Ville de Guatémala (Stol/5) ; Costa Rica, Buenos
Ayres (Pittier); Panama, Bugaba (Champion)[ 2 % ].—AMBRIQUE MERIDIONALE, Colombie
(Forel), Brésil +, Bolivie +, Paraguay *.
Vit dans la terre, dans le sable des lieux plutdt découverts, ot il fait son nid.
Timide. | |
Race zonatus.
Camponotus extensus (Mayr), subsp. zonatus, Emery, Boll. Mus. zool. ed Anat. comp. R. Univ.
Torino, ix. no. 187, p. 3 (2 8) (1894) °.
Hab. Cosva Rica &, dans la “ tierra caliente” (Pittier) { 2: |.
Race albicoxis, n. st.
& minor. Long. 6°7 millim. Le rétrécissement de la téte, derri¢re les yeux est plus fort et rectiligne (non
convexe) vu de devant, ce qui correspond & une dépression postérieure des cétés de la téte. Yeux trés gros
et convexes. Fcaille, vue de cété, simplement conique, moins épaisse que chez le C. landoltz, et surtout
avec une seule surface antérieure (sans surface supérieure inclinée en avant). Pas trace de petits piquants
aux tibias.
Pilosité plus abondante sur le corps et plus jaundtre que chez le C. landolti, i. sp. Sculpture et pubescence
identiques. Funicules, pattes et mandibules bruns. Hanches (sauf la base), bord supérieur des anneaux
fémoraux et des cuisses, ainsi qu’une tache déchiquetée sur chaque cété de chaque segment abdominal
d’un blanc & peine jaunatre. Le reste du corps d’un brun noiratre. Du reste comme le C. landoliz, i. sp.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Il s’agit probablement d’une espéce nouvelle, mais la 8 minor étant seule connue,
je la rattache provisoirement au C. landolti. Ressemble en petit aussi au C. lespesi,
mais les pattes, les antennes et le cou sont bien moins gréles.
CAMPONOTUS. 137
10. Camponotus lespesi.
Camponotus lespesi, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxx. p. 169 (1886)'; Mayr, Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, xxxvii. p. 513 (2? 8 g)?; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 238 *.
Hab. Panama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion) [ @ % ].—Cotomstx (Landolt) ;
Brest 2 3,
11. Camponotus obreptivus, sp. n.
%. Long. 10°5 8 12°5 millim. Trés voisin du C. lespest, peut-étre une simple race. Il en différe par son
écaille comprimée, haute, assez tranchante au sommet, également épaissie devant et derriére vers la base,
formant de profil un céne élevé et étroit, tandis que, vue de devant ou de derriére, elle est squamiforme,
L’insecte est un peu moins gréle, les pattes et les antennes sont un peu moins longues. La téte de la
8 minor est un peu moins rétrécie derriére of ses cétés sont distinctement convexes dés l’articulation
avec le pronotum. Le thorax est un peu plus large et surtout plus haut et plus convexe d’avant en
arriére. L’épistome est plus convexe, plus fortement caréné, formant devant un lobe plus arrondi chez la
% minor, plus trapeziforme chez la & major (sans l’angle latéral proéminent, subdentiforme qu’y a le
C. lespesi). Tue devant de la téte et les mandibules sont moins mats, ces dernicres assez luisantes et plus
courbées, surtout chez la § major. La pilosité est plus abondante et d’un roux brunatre, abondante
derriére la téte. Pubescence soulevée sur les scapes et les tibias. Du reste comme le C. lespesi.
% minor. D’un testacé roussatre, ferrugineux et mat, avec la base des jambes plus pale et le vertex un
peu bruni.
% major. Téte un peu plus large, surtout derriére, que chez le C. lespesi. D’un ferrugineux brun-roussatre,
avec Vabdomen et le devant de la téte d’un brun plutét clair et le bord des segments abdominanx
jaunatre.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
12. Camponotus agra. (Tab. IV. figg. 19, 194, .)
Formica agra, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 47 (%) (1858) '.
Camponotus agra, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 356 (1886)*; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 221°. |
Hab. Panama, Bugaba et Caldera en Chiriqui (Champion) [ ¥ ].—Cotompix !-3;
BrEsIL, Petropolis}.
13. Camponotus tenuiscapus. |
Camponotus tenuiscapus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 143 (%) (1863)*; Emery, Bull. Soc. Ent.
Ital. xix. p. 8365 (1887) *.
Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Monte Video! 2,
Race punctulatus.
Camponotus punctulatus, Mayr, Ann. Soc. Nat. Modena, iii. p. 161 (¥% 9) (1868)*; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 248 *.
Camponotus tenuiscapus, st. punctulatus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xix. p. 365 (3) (1887) °.
Hab. AMERIQUE MERIDIONALE, Brésil 4, Argentine 4.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., December 1899. | TT
138 | HYMENOPTERA.
Race punctulatus, var. ruficornis.
Camponotus punctulatus, Mayr, var. ruficornis, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 864 (8 )
(1895) °.
Hab. Mexique, Tepic (Hisen et Vaslit ®).
xX
J’ai des doutes sur les affinités que M. Pergande donne a cette race mexicaine avec
le C. tenwiscapus, r. punctulatus, qui habite le sud de ’ Amérique du sud. Mais je ne la
. . e . . . - *
connais pas et ne puis en juger. C. capperi, Forel, est une espéce plus ou moins voisine *.
14. Camponotus senex.
Formica senex, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 47 ( 8) (1858) ’.
Camponotus senex, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 6767; xxvii. p. 867( 2 8 ¢)°; Forel,
Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 954; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 251°.
Hab. Mexique®; Panama, Bugaba (Champion).—AMAZzONES, Para (G6ldi); BRESIL,
Constancia }.
* Camponotus capperi, sp. n.
%. Long. 4:6 4 5°5 millim. Mandibules armées de 6 dents, & bord externe trés convexe, luisantes, ponctuées,
avec quelques stries.
% major. Epistome peu convexe, caréné, sublobé, biéchancré, 4 bord antérieur droit. Téte subrectangulaire,
& peine élargie derri¢re, un peu plus longue que large, 4 bord postérieur presque droit et & cdtés peu
convexes. Arétes frontales divergentes, sinueuses. Yeux plats, en arriére du milieu des cétés. Scapes
dépassant un peu Vocciput. Thorax étroit 4 dos subbordé. Le profil du pronotum, qui est assez bordé a
ses angles antérieurs et devant, est seul convexe; celui du mésonotum et du métanotum est rectiligne.
Face basale du métanotum subbordée et subplane, mais trés étroite, 33 4 4 fois plus longue que large,
formant un angle bien tranchant, mais pas tout-a-fait droit avec ia face déclive qui est abrupte, subverticale.
Un postscutellum trés petit. Ecaille verticale, trés mince, trés tranchante, ovale, presque ronde, un peu
convexe devant. Pattes assez comprimées, mais non prismatiques. Articles des funicules subclavés.
Trés finement et densément réticulé-ponctué et mat. Sur l’écaille et ’abdomen cette sculpture passe a des rides
transversales extrémement fines, serrées et réticulaires et devient subopaque. Pilosité dressée, jaunatre,
assez courte, dispersée sur tout le corps, presque nulle sur les scapes, nulle sur les tibias. Pubescence d’un
jaune pale, espacée et courte sur le corps et sur les pattes, formant sur l’abdomen une pelisse grisatre
assez IMarquée. .
Noir. Abdomen, cuisses, hanches postérieures et funicules d’un rouge plus jaunatre sur l’abdomen. Une
bande postérieure entourant chaque segment dorsal de l’abdomen, bord des mandibules, tibias et tarses
brunatres. Lisiére postérieure de chaque segment abdominal jaune.
% minor, Téte presque comme chez la § major, mais plus arrondie et un peu rétrécie derriére. Scapes
dépassant V’occiput d’un quart de leur longueur. Epistome plus arrondi devant. Du reste comme la
% major.
Hab. Jamaique (Capper).
Race corticalis, n. st.
8. Long. 4446-2 millim. Un peu plusdimorphe. La % minor a la téte plus ovale et plus rétrécie et arrondie
derriére. Suture méso-métanotale plus enfoncée; métanotum un peu moins anguleux. Pilosité dressdée
plus fine et beaucoup plus abondante, surtout sur les tibias et les scapes ob elle est abondante. Pubes-
cence de l’abdomen plus faible, formant & peine une pelisse. Entiérement noir, avec les pattes et les
antennes rouges. Un peu de brun sur le devant de la téte.
Hab. Jamaiave, Jardin botanique de Kingston (Forel).
Nid caché sous l’écorce d’un arbre ou les § s’aplatissent et se cachent comme des Leptothorax. Timide.
CAMPONOTUS. — 139
J’avais réuni dans le temps les C. crassus, C. mus, C. planatus, C. auricomus, etc.,
comme races au C. senex. C’était aller trop loin. Il faudra remanier ce qui est espéce
et race sans ce groupe avec un matériel plus complet.
Race textor, n. st.
%. Long. 447 millim. Différe du C. senea, i. sp., par sa pelisse plus dorée et plus épaisse, sa pilosité dressée
un peu moins abondante, mais surtout par sa taille plus grande et sa téte dont le bord antérieur est noir
et non ferrugineux. Le funicule est entiérement brun, sauf le 1¢" article (pas seulement l’extrémité).
2. Long. 85 4 9 millim. Téte distinctement plus large que le thorax, & bord antérieur noir, comme
Youvriére. Ailes teintées de brun, & nervures et tache marginale d’un brun jaunatre (subhyalines chez le
C. senex, i. sp.).
Pour le nid, voir Tab. II, fig. 5.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Trouvé dans la région sud, ot il fait, dans le feuillage des arbres, un grand et
singulier nid filé en toile, semblable 4 celui du Polyrhachis dives, mais encore bien plus
artistement divisé en un labyrinthe de cases et de galeries, toutes construites en toile
de soie et reliant entre elles les feuilles et les branches. Le nid, que M. Tonduz m’a
envoyé, renfermait encore une foule de 9, de % et de cocons; il en renferme encore.
Tl est curieux que ni M. Smith ni M. Mayr ne mentionnent le nid du C. senez,
quoiqu'ils aient regu les 9 et les ¢ de cette espéce.
15. Camponotus auricomus, |
Camponotus auricomus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 283, nota (2 ¥ ) (1862)'; Mayr, Verh.
zool.-bot. Ges. Wien, xvi. p. 8867; Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 376°; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vii. p. 222 *.
Camponotus senex (Smith), st. auricomus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 97(2 8)
(1879) °.
Hab. MuxiqueE '4.
Pour le nid, voir Tab. II. fig. 7.
[ Var. lucianus, n.
%. Differe de louvriére de St. Vincent par sa couleur. La téte, le thorax et le pédicule sont d’un rouge
ferrugineux, avec le dos plus ou moins brunatre. L’abdomen est entiérement noir. Le dos du thorax est
aussi plus convexe d’avant en arriére. Cette forme différe du C. planatus par sa téte plus large derriére
et plus rétrécie devant, par sa pelisse dorée (argentée et plus faible chez le C. planatus) et sa pilosité
plus grossiére. Elle est aussi plus grande.
Q. Long. 9°5 millim. Thorax large. Du reste comme l’ouvriére. Les ailes manquent.
Hab. AntitEs, St. Lucia (Forel).
Trouvée dans de grandes tiges séches, creuses, des broussailles. Recourbe son
abdomen comme le C. crassus et comme les Formica pour se défendre. Colonies
assez populeuses. |
[ Var. vincentensis, n.
Camponotus auricomus, var., Forel, Trans. Ent. Soc. Lond. 1893, p. 334°.
Hab. ANTILLES, St. Vincent ®.
TT 2
140 HYMENOPTERA.
Elle différe de la forme mexicaine typique, que je ne connais pas, par sa couleur (loc.
cit.) et du C. lucianus par sa couleur et son thorax fort peu votité d’avant en arriére. |
16. Camponotus brevis, sp.n. (Tab. IV. fig. 20, 3.)
% minor. Long. 3°6 & 4°5 millim. Mandibules luisantes, ponctuées, armées de 6 dents. Epistome caréné,
convexe, biéchaneré, 4 peine sublobé. Téte en trapéze, fortement rétrécie devant, & bord postérieur
convexe. Yeux fort gros, situés au tiers postérieur. Arétes frontales fort divergentes. Les scapes
dépassent le bord occipital d’environ 4 de leur longueur.
Thorax trés court, trés large et trés fortement voiité (doit ressembler aux C. sphaericus et C. spheralis, Roger,
que je ne connais pas). Pronotum deux fois plus large que long. Suture pro-mésonotale luisante, trés
nette. Mésonotum 14 fois plus large que long. Suture méso-métanotale indistincte. Face basale du
métanotum en trapéze convexe, un peu plus longue que large, passant par une courbe & la face déclive
qui est de méme longueur, assez tronquée et abrupte. Ecaille courbée, fortement convexe devant,
concave derriére, assez épaisse. Abdomen court. Scapes gréles; tibias subcylindriques, sans petits
piquants.
Finement reticulé-ponctué et subopaque. Abdomen, écaille et face déclive du métanotum luisants, réticulés,
en partie réticulés-ridés. Cétés du thorax ridés en long. Une pilosité d’un blanc jaunatre, fine, dispersée
sur le corps, fort longue au métanotum et autour de Vécaille. Les tibias n’ont que des poils obliques,
subadjacents ; les scapes n’ont qu’une pubescence adjacente espacée. Sur le corps la pubescence adjacente
est trés éparse.
Noir; segments abdominaux bordés de jaune. Mandibules, bord antérieur de la téte, scapes, et ler article des
funicules d@’un roux jaunatre. Reste des funicules et pattes bruns ; cuisses d’un brun foncé.
© major. Long. 5°6 millim. Mandibules épaisses 4 dent antérieure longue et pointue (6 dents). Epistome
subcaréné ; sa portion médiane en carré arrondi, son bord antérieur tronqué, biéchancré. Téte faiblement
échanerée derriére, aussi large que longue, trés peu rétrécie devant, sauf vers le bord antérieur, 4 cétés un
peu comprimés. Les scapes atteignent le bord occipital. Devant de la téte densément réticulé-ponctué
et mat. Pilosité et couleur de la % minor, mais le devant de la téte jusqu’a la hauteur de Varticulation
des antennes et souvent le front jusqu’au vertex sont d’un jaune orange ou ferrugineux plus pale prés du
bord antérieur.
©. Long. 65468 millim. Comme la 8 major. Téte de la largeur du thorax. Métanotum arrondi & face
pasale courte, au méme niveau que le scutellum. Ailes subhyalines a nervures et tache jaunatres.
g. Long. 4344-6 millim. Entiérement noir. Mandibules, funicules et tarses bruns. Téte et thorax
subopaques.
Hab. Panama, Tolé (Champion).—Cotomstz, pied de la Sierra Nevada de Santa
Marta, jusqu’a San Antonio (1000 métres) (fore/).
Fait son nid dans les tiges séches et creuses des broussailles, ot il sentasse avec 2, d
et larves (voir Tab. II. fig. 7).
Cette espéce parait voisine des C. sphericus et C. spheralis, dont elle différe par
Yabsence presque compléte de pubescence, par sa taille plus petite et son thorax moins
large.
17. Camponotus canescens.
Camponotus canescens, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. pp. 376, 386 (3 ) (1870) *; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 223’.
Hab. Costa Rica (Tonduz); Panama, Bugaba (Champion) | % |.—CoLomais !?.
CAMPONOTUS. . 141
18. Camponotus planatus,
Camponotus planatus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p. 148 (2 8 3) *; Dalla Torre, Cat. Hymen.
Vil. p. 248 ?.
Camponotus senex (Smith), st. planatus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p.97°; xx,
p. 346+,
Hab. Muxique, Tepetlapa et Amula in Guerrero, Atoyac in Vera Cruz, Teapa en
Tabasco (H. H. Smith); Guarémaa, Retalhuleu, Capetillo, et environs de la ville de
Guatémala (Stoll+), Pantaleon ( Champion) [2 % |.—CotomBie (Forel); ANTILLES,
Cuba ! 4,
M. Stoll a trouvé souvent cet insecte en Guatémala en compagnie des Pseudomyrma
sur les acacias.,
[Var. colombicus, n.
%. Long. 3846-5 millim. Un peu plus robuste et trapu que la forme typique. Le pronotum de la & major
est plus de 3 fois plus large que long, la face basale du métanotum carrée, plutét plus large que longue.
Ecaille, cuisses et thorax sauf le bord antérieur du pronotum noirs. Pelisse abdominale d’un gris
blanchatre assez éclatant et un peu plus forte que chez les exemplaires du Guatémala,
2. Long. 8°3 millim. Semblable 4 Vouvriére. Les ailes manquent.
Hab. Cotomsin, Burithaca et Dibulla, au pied de la Sierra Nevada de Santa Marta.
Dans les tiges creuses et séches. |
19. Camponotus formiciformis,
Camponotus senex, st. formiciformis, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 845 (8) (1884);
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 2327.
Hab. Guatémata, Retalhuleu (Stoll 4).
20. Camponotus lindigi.
Camponotus lindigii, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. pp. 376, 385 (? 3), t. 4. fig. 5
(1870)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 240”.
Hab. Nicaracua, Chontales (Janson); Panama, Bugaba ( Champion) { % |.—CoLomsix ! 2
(Forel) ; VENEZUELA ! 2,
Fait son nid dans la terre en Colombie, qui est sa patrie proprement dite et
ou je lai observé en grande quantité, surtout dans les broussailles et les lieux
découverts.
21. Camponotus brettesi, sp. n.
%. Long. 3°7 4 5-7 millim. Extrémement voisin du C, planatus, du C. senex etc., et pourtant ce n’est aucune
de ces formes. Le thorax est comme chez le C. planatus, ou d peine plus éetroit, l’écaille comprimée, i
peine convexe devant, plane derriére. Arétes frontales trés divergentes et écartées, comme chez le
142 HYMENOPTERA.
C. zoc*, mais ce dernier est beaucoup plus court et plus robuste. Les yeux sont situés trés en arricre,
en arriére du tiers postérieur de la téte ; chez la & minor leur bord postérieur n'est guere éloigne du
bord occipital. Téte & peine échanerée derriére, presque carrée chez la & media, plus rétréecie devant
chez les § major et minima. Sculpture du C. canescens, pilosité semblable aussi, blanchatre, mais un
peu plus abondante. Pubescence assez abondante, sans cependant cacher la sculpture, un peu moins
abondante que chez le C. planatus et formant une légere pelisse plus dorée (moins blanc-gris), bien moins
dorée cependant que chez le C. auricomus et bien plus. faible.
Entiérement noir, avec les mandibules, les 3 inférieurs des scapes, et le 1* article des funicules rougeatres.
Tarses et reste des antennes bruns.
Hab. Guaréwaua, environs de la ville (Champion) ; Costa Rica (Tonduz).—CoLomMBIE,
foréts du pied de la Sierra Nevada de Santa Marta (Hore/).
Trouvé dans les tiges creuses et séches. C’est une forme peu définie, différant de
ses plus proches voisines surtout par la couleur et la pubescence ; peut-étre une simple
race du C. planatus. L’ayant cependant constante de trois régions, je me hazarde 4 la
décrire. Je la dédie au célébre explorateur M. le Comte de Brettes, qui m’a donné
les indications de mon voyage 4 la Sierra Nevada.
22. Camponotus rubrithorax, sp. x.
% (media ?). Long. 5:8 & 6°2 millim. Mandibules armées de 6 dents, subopaques ou luisantes, finement
réticulées, avec quelques points épars. Téte presque carrée, & peine plus longue que large et un peu
rétrécie devant. Epistome caréné et briévement lobé ; bord antérieur du lobe droit, & peine subacuminé
par lextrémité de la caréne. Bord postérieur de la téte droit. Arétes frontales divergentes, assez peu
sinueuses. Yeux petits, au tiers postérieur. Les scapes dépassent l'occiput de plus du tiers de leur
longueur. Dos du thorax subdéprimé, obtusément subbordé, trés semblable & celui du C. senex, mais
bien plus étroit et plus allongé, faiblement convexe d’avant en arriére. Sutures profondes, formant des
échancrures latérales distinctes, séparées par des arcs faiblement convexes, lorsqu’on voit le thorax de
dessus. Pronotum plus large que long, sans angles antérieurs distincts. Mésonotum plus long que large.
Face basale du métanotum rectangulaire, presque deux fois plus longue que large, obtusément subbordée
de cdté. Face déclive beaucoup plus courte que la face basale 4 laquelle elle passe sans angle, par une
courbe fort arrondie. Ecaille biconvexe, assez haute, plutét mince, mais 4 bord obtus, presque aussi
épaisse au sommet qu’d la base, arrondie et élargie en haut. Abdomen court. Tibias subcylindriques,
sans petits piquants.
Entidrement, densément et finement réticulé-ponctué et mat, y compris Vaire frontale, les pattes et les scapes.
Tout le corps couvert d’une pilosité dressée jaundtre assez abondante, inégale, plutét courte. Sur les scapes
et les tibias la pilosité est courte et oblique. Sur l’abdomen une pubescence couchée d’un jaune
grisatre, assez longue et abondante, ne cachant qu’en partie la sculpture. Sur le reste du corps la
pubescence est éparse.
Thorax et écaille d’un rouge terne, un peu brunatre. Pattes, antennes et mandibules brunes. Téte et
abdomen noirs ; ce dernier avec le bord postérieur des segments étroitement jaunatre.
Hab. Mexique, Atlixco (Godman), Cuautla (coll. Saussure).
* Camponotus z0c, Forel.
3. Long. 3:3 4 63 millim. Chez la § minor, la téte est noire, sauf le devant des Joucs et une étroite
lisiére au bord antérieur de l’épistome ; les funicules, sauf le 1% article, et ’extrémité des scapes sont
bruns. La & major correspond exactement a la description.
Hab, Cotomure ; VENEZUELA; TRinipap.
Jai trouvé cette espéce 4 Ouriheka prés de Rio Frio, au pied de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie,
et & Trinidad, ow elle avait son nid dans un tronc sec. Pour le nid, voir Tab. II. fig. 7.
CAMPONOTUS. 1438
Trouvé dans un nid d’ Atta cephalotes (2) (probablement A. fervens) par M. Godman.
Une & minor de 5 millim. de longueur provenant de Chilpancingo, Guerrero, 4600!
(H. H. Smith), differe par sa téte brunatre, sa pilosité plus abondante (mieux conservée 2)
et le rouge plus terne du thorax. A part cela identique a la précédente.
23. Camponotus pittieri, sp. n.
3%. Long. 3-64 4-4 millim. Faible dimorphisme. Espéce courte et trapue, ayant le port des C. zoc et
C. brevis, mais encore plus court et plus petit. “Couleur et aspect du C. godmani, dont il différe essentielle-
ment par la forme du métanotum. Trés voisin du C. planatus, dont il différe par sa téte rétrécie devant
et par sa sculpture.
% major. Mandibules courtes, lisses, luisantes, avec quelques petits points épars et six dents. Epistome
biéchancré, & peine subcaréné, & peine imprimé vers le milieu du bord antérieur, avec les cétés do sa
portion médiane divergeant en avant. Téte aussi large que longue, peu convexe, en trapéze, fortement
rétrécie devant, élargie et largement échancrée derriére, & cédtés peu convexes. Yeux au tiers postérieur.
Sceapes dépassant l’occiput presque du quart de leur longueur. La téte est fort grande relativement au
corps. Thorax large, court, 4 sutures fortement imprimées, comme chez les C. planatus et C. zoc, mais
encore un peu plus court et plus large. La face basale du métanotum, plus large que longue et subbordée
latéralement, n’a aucune limite postérieure et passe & la face déclive par une courbe égale, mais forte,
permettant cependant de constater que c’est la face déclive qui est la plus longue. Ecaille du pédicule
assez mince, convexe devant, & peu prés plane derri¢re.
Assez luisant, finement et densément réticulé, sauf le dessus de la téte, qui est densément réticulé-ponctué et
mat. Sur l’abdomen les réticulations ont une certaine tendance & former des rides transversales, surtout
en arriére. La ponctuation superposée piligére espacée est abondante sur l’abdomen et sur les joues,
éparse ailleurs.
Une pilosité jaundtre, assez abondante, de longueur inégale et pointue sur le corps, courte et oblique sur les
pattes et les scapes. Pubescence adjacente espacée, plus longue et un peu plus abondante sur l’abdomen,
mais sans former de duvet.
D’un jaune brunatre sale ; abdomen plus clair; devant de la téte, 4 partir des articulations des antennes, d’un
jaune terne assez clair. Une tache brune sur le vertex. Extrémité des funicules brune.
% minor. Téte plus longue que large, en trapéze, élargie derriére, rétrécie devant, 4 bord postérieur droit.
Tout le corps fort luisant, faiblement réticulé ; abdomen ridé. Tache brune du vertex étalée ; abdomen
plus jaune ; funicules bruns jusque prés de la base. Du reste comme la % major.
Hab. Costa Rica (Pittier, Tonduz).
24. Camponotus godmani, sp. n.
8. Long. 44 6:2 millim. Voisin du C. rectangularis, Emery, mais plus petit et un peu plus gréle. Mandi-
bules subopaques, abondamment et fortement ponctuées, en partie striées. Téte largement et distinctement
échancrée derriére chez la % major, faiblement convexe chez la § minor, dont les grands yeux sont
situés un peu en arriére du tiers postérieur de la téte, qui est assez fortement rétrécie devant. Thorax
comme chez le C. rectangularis, mais un peu moins distinctement bordé. Le mésonotum est a peine
rétréci derriére et forme un disque transversal plus large que long. La face basale du métanotum forme
un rectangle allongé, bien plus long que large (plutét plus large que long chez le C. rectangularis).
Ecaille subacuminée, comme chez le C. rectangularis, mais plus épaisse, moins tranchante et plus haute
que large (plus large que haute chez le C. rectangularis).
Sculpture densément réticulée-pouctuée et mate, comme chez le C. rectangularis, mais avec direction trans-
versale sur abdomen. Occiput de la § major et devant de la téte de la § minor plus faiblement
réticulés et subopaques.
Tout le corps assez abondamment couvert d'une pilosité jaundtre, pointue, de longueur trés irréguliére et d’une
pubescence de méme couleur, assez espacée sur la téte et le thorax, abondante et longue sur l’abdomen,
144 HYMENOPTERA.
ou elle forme pelisse. Les scapes et les pattes n’ont qu’une pilosité ou pubescence oblique, médiocre.
Tibias sans piquants.
D’un jaune roussitre ocreux et terne. Mandibules roussitres. Abdomen, funicules (sauf le 1* article),
pattes, une grande tache sur le vertex d’un brun foncé. Bord postérieur des segments abdominaux
roussatre. Chez la 8 minor les pattes et le derriére de la téte sont d’un brun roussatre (pas de tache au
vertex).
Du reste comme le C. rectangularcs.
2. Long. 9 8 10 millim. Comme la % major. Face déclive du métanotum tronquée, presque deux fois
plus longue que la face basale. Bord supérieur de l’écaille tranchant et arqué (convexe). Deux ou trois
bandes longitudinales brunes sur le mésonotum. Ailes teintes de brun jaunatre avec les nervures d’un
brunatre pale.
Cette espéce tient un peu le milieu entre le groupe du C. senex et le groupe des C. latangulus, C. rectangularis,
C. tripartitus etc., mais elle se rapproche plus de ce dernier.
Hab. Muxiquz, Guajuco en Nuevo Leon (Dr. Palmer); Panama, Volcan de Chiriqui
2500' 4 4000! et Bugaba (Champion).
25. Camponotus rectangularis.
Camponotus rectangularis, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 57 (8) (1890)"; Dalla Torre, Cat.
Hymen. p. 249’.
Hab. Costa Rica!?; Panama, Bugaba (Champion) [ & |.
Var. rubroniyer, n.
%. D’un rouge brunatre. Devant de la téte jaune. Pattes (sauf les cuisses antérieures) et funicules (sauf le
1* article) bruns. Abdomen noir; bord postérieur des segments d’un jaune roussatre.
Ecaille légérement échancrée au sommet, chez la % major, au lieu d’étre acuminée. Face basale du
métanotum absolument carrée. Sculpture d’une idée moins fine que chez la forme typique.
Hab. Sauvapor, La Union (Champion) [ 8 |.
26. Camponotus elevatus, sp. n.
Long. 4°6 & 5°5 millim.
3 major (maxima ?). Mandibules courtes, mates et striées-réticulées vers la base, luisantes, & points espacés
vers ’extrémité, armées probablement de six dents. Téte extrémement convexe et épaisse, plutot plus
large que longue, 4 cétés trés convexes, un peu plus étroite devant que derriére, & bord postérieur 4 peine
concave. Les scapes dépassent un peu locciput; ils ne sont pas épais. Yeux vers le tiers postérieur.
Epistome biéchaneré devant, avec une impression trés marquée au milieu de son bord antérieur, faiblement
subcaréné derriére; les cétés de sa portion médiane sont un peu arrondis, mais ne divergent presque pas
en avant. Aire frontale assez grande. Arétes frontales trés divergentes et sinueuses. Pronotum et
mésonotum comme chez le C. canescens, mais plus étroits, le mésonotum 4 peu prés aussi long que large.
Métanotum trés caractéristique, formant une bosse trés élevée, dont le dos est faiblement subbordé et
plus long que large, représentant la face basale. I] n’y a pas d’échancrure méso-métanotale, mais, dés la
suture, le métanotum s’éléve en bosse bien au dessus du mésonotum et du pronotum, qui ont le dos
déprimé du groupe de C. senex. Le métanotum est donc trés élevé. La bosse (face basale) s’incline en
arriére et passe par une courbe 4 la face déclive, qui est trés haute, plus longue que la face basale et
subverticale. Ecaille subplane devant, un peu plus convexe derriére, trés élargie en haut, rétrécie vers la
base, & bord supérieur transversal, peu tranchant et peu convexe de droite 4 gauche.
Téte et thorax finement réticulés et médiocrement luisants. LEcaille et abdomen faiblement chagrinés (en
travers) et trés luisants. De gros points enfonces abondants sur |’épistome, plus faibles sur le reste de la
téte et l’abdomen, épars ailleurs. Pilosité dressée, jaunatre espacée sur le corps, courte et oblique sur
les tibias et les scapes. Pubescence trés éparse.
Entierement noir. Extrémité des tarses et des funicules, base des scapes et devant des mandibules brunes.
CAMPONOTUS. 145
% minor. Peu différente. Téte a peine plus longue que large, encore moins rétrécie devant, Impression
médiane du bord antérieur de l’épistome & peine marquée.
Hab. Costa Rica (Tonduz).
Voisin du C. abscisus, Roger, mais distinct par son métanotum, son thorax bien plus
étroit, sa couleur, sa sculpture plus faible et la forme de sa téte.
27. Camponotus quadrilaterus.
Camponotus latangulus, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p.377 (8 ) (1870)? (nec Roger).
Camponotus quadrilaterus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xxxvii. p- 519 (8 ) (1887)?; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 249°.
Camponotus sancte fidei, Dalla Torre, Wien. ent. Zeit. xi. p. 92 (8) (1892).
Hab. Costa Rica, Tuis (Pittier); Panama, Bugaba (Champion).—Co.tomsir !4,
28. Camponotus mucronatus,
Camponotus mucronatus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p- 58 (%) (1890)*; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 248 *,
Hab. Guatémaua, Pantaleon (Champion) [ 3]; Costa Rica ! 2 ( Tonduz).
[Race sanischi, n. st.
%. Différe du C. mucronatus typique par la partie antérieure distinctement convexe de la face basale du
métanotum, ce qui forme une échancrure méso-métanotale assez distincte. L’épine de l’écaille est plus
forte et plus longue, surtout chez la 38 major. Les deux stigmates méso-métanotaux sont trés apparents
dans Véchancrure. L/’occiput et Vabdomen sont en partie luisants, plus faiblement sculptés. La
pubescence est un peu moins forte et la téte entiérement noire.
Hab. Cotomsiz, Naranjo, endroit de la forét vierge du pied de la Sierra Nevada de
Santa Marta, ot nous avions campé (Lore). |
C. bidens, Mayr, et C. dalmasi, Forel, sont des espéces voisines *.
* Camponotus bidens, Mayr.
J’ai retrouvé cette espéce & Ouriheka, prés de Rio Frio, au pied de la Sierra Nevada de Santa Marta en
Colombie. Les exemplaires correspondent parfaitement & la description de Mayr, faite sur une & minor.
Ils mesurent de 3-1 4 4°7 millim. de longueur. La 3 major a la téte subtronquée devant, aussi large que
longue, faiblement rétrécie devant, 4 bord postérieur droit. Mandibules courtes et épaisses. Epistome
subtronqué devant, convexe derriére, sans caréne. La pilosité sétiforme, blanche est moins abondante que
chez la % minor.
Camponotus dalmasi, sp. n.
%. Long. 3-245 millim. Espéce trés voisine des C. bidens et C. bispinosus, avec la sculpture correspondant
& peu prés & celle que Mayr indique pour le C. bispinosus. Mais le métanotum, tant chez la 8 minor que
chez la § major, a une forme particuliére. A partir de la suture méso-métanotale, il s’éléve en bosse ou
en un escalier, qui forme le quart de la longueur de la face basale. Mais la bosse est courte, et la face
basale s’incline aussitét aprés en un talus qui descend en arriére jusqu’aux épines. Celles-ci sont dirigées
en haut et en arriére et distinctement courbées en dedans. Elles sont triangulaires, et plus courtes
chez la 8 major que chez la § minor, ow elles sont sensiblement plus longues que la largeur de leur base.
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., December 1899. UU
146 HYMENOPTERA.
29. Camponotus raphaelis, sp. n.
%. Long. 3°5 4 4:4 millim. Moins dimorphe que le C. dalmasi; appartient au méme groupe. Mandibules
luisantes et ponctuées. Téte subtronquée devant & partir de la racine des antennes, trapeziforme arrondie,
aussi large que longue chez la 8 minor, un peu plus large chez la § major, 4 cétés convexes, 4 bord
postérieur & peine convexe chez la 8 minor et & peine concave chez la 8 major, fortement rétrécie devant
chez la & minor, faiblement chez la % major, épaisse et convexe en dessus. Epistome convexe, biéchancré
et & peine sublobé, entier au milieu du bord antérieur; chez la % minor il est faiblement caréné, chez
la &% major il ne l’est pas. Yeux presque au quart postérieur chez les 3 major. Les scapes dépassent
sensiblement Vocciput. Pronotum et mésonotum assez déprimés, 4 profil faiblement convexe, subbordés
(bord obtus). Une large et profonde échancrure entre le mésonotum et le métanotum ; stigmates écartés,
mais fort proéminents au fond del’échancrure. Le mésonotum et le métanotum sont également élevés
& chaque bord de I’échancrure, mais tandis que le bord latéral du premier est un peu relevé derriére de
chaque cété, le métanotum s’abaisse au contraire devant par une courbe convexe au milieu. a face
basale du métanotum est plus longue que large, assez nettement bordée, rétrécie en avant et terminée
derriére par deux dents lamelliformes trés larges, courtes et arrondies, 4 bord extérieur relevé et convexe,
& bord intérieur concave, formant entre elles deux une échancrure presque sémicirculaire. Face déclive
concave, un peu plus courte que la basale. Zcaille biconvexe, basse, trés élargie en haut, 4 bord supérieur
irrégulier, large, peu convexe et un peu obtus. Luisant; faiblement, mais relativement largement
chagriné (ridé sur abdomen, plutét réticulé ailleurs), Sur le dos du métanotum et du mésonotum, ainsi
que sur l’espace entre les arétes frontales et les yeux, et sur les cétés du mésonotum et du métanotum, la
sculpture devient fortement, densément et assez profondément réticulée, subopaque. Ponctuation piligére
trés éparse, peu apparente. Pilosité dressée fine, pointue et jaundtre, assez abondante sur le corps et
surtout sur les tibias et les scapes. Pubescence presque nulle.
Noir. Mandibules, scapes, base des funicules et des tibias, anneaux fémoraux et tarses (sauf le dernier article)
d’un rouge jaundtre. Le reste des pattes et des antennes brun foncé.
Hab. Costa Rica, Turrialba (Alfaro).
Communiqué par M. le Prof. Emery. Bien distinct de ses voisins par ]’échancrure
méso-métanotale et par la sculpture.
30. Camponotus normatus, sp. n.
% media(?). Long. environ 4°6 millim. Mandibules courtes, épaisses, luisantes, ponctuées, convexes. Téte
rectangulaire, presque carrée, 4 peine concave derriére, convexe dessus. Epistome biéchaneré, caréné, 2
peu prés sans lobe, 4 partie médiane assez haute, ayant ses cétés faiblement divergents en avant, et une
Chez toutes deux, elles sont aplaties horizontalement. La face déclive est subverticale, plus courte que
le talus postérieur de la face basale. Cette derniére est bordée, un peu plus longue que large, a cétés
subparalléles, un peu convexes chez la § major, divergeant un peu en arriére chez la § minor. Téte plus
trapeziforme et moins large (rétrécie devant chez la 8 major) que chez le C. bidens. Scapes atteignant
Voeciput chez la 8 major. “Kcaille trés large, 4 bord supérieur subrectiligne chez la & major, convexe
chez la minor, étirée latéralement ot elle forme méme chez la 8 minor un angle obtus comme chez
certaines Polyrhachis. Pronotum et mésonotum bordés et aplatis dessus. Yeux fort gros.
Hlab. Cotomsre.,
J’ai découvert cette singuliére espéce prés de Santa Marta, en Colombie, au bord d’un chemin, sur un tronc
‘darbuste ot elle habitait une termitiére en nid triple, une partie du nid étant occupée par elle, l’autre par un
Cremastogaster et la troisiéme par les termites, qui avaient construit le nid.
Je la dédie & M. le Comte de Dalmas qui, en m’invitant sur son yacht ‘ Chazalie,’ m’a facilité le voyage que
jai fait en Colombie.
CAMPONOTUS. 147
échancrure au milieu de son bord postérieur. Aire frontale trés distincte. Arétes frontales sinueuses,
divergentes. Yeux au tiers postérieur. Scapes dépassant Vocciput d’} de leur longueur. Pronotum et
mésonotum de forme ordinaire, légérement déprimés et subbordés. Métanotum subcubique, & face basale
rectangulaire, 13 fois plus longue que large, subbordée, passant a la face déclive par un angle obtus (dans
le sens géométrique), mais tiré & ’équerre. A partir du 5™° antérieur du mésonotum le profil du thorax
est 4 peu pres rectiligne. Face déclive du métanotum plane, oblique, un peu plus courte que la basale.
Ecaille épaisse en bas, assez tranchante en haut, convexe surtout devant, & bord supérieur assez trans-
versal. Pattes et antennes médiocres.
Finement et densément réticulé et subopaque. Abdomen, dessous et cétés de la téte, écaille, cdtés du pronotum
et pattes assez luisauts et chagrinés, Pilosité jaunatre trés éparse, nulle sur les tibias et les scapes
qui n’ont qu'une pubescence un peu soulevée. Pubescence jaunatre, formant sur l’abdomen, ou elle est
assez longue, un duvet grisdtre, espacée ou éparse ailleurs.
D’un noir brunatre. Scapes, premier article du funicule, moitié antérieure de la téte et anneaux fémoraux d’un
roux ferrugineux. Pattes et funicules bruns.
Hab. Costa Rica (Alfaro).
Communiqué par M. le Prof. Emery. Le métanotum a de Panalogie avec celui du
C. gestroi, Emery.
31. Camponotus striatus.
Formica striata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (8) i. p. 80 ( 3) (1862) *.
Camponotus striatus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxiii. p. 167 (1891)*; Dalla Torre, Cat. Hymen.
Vil. p. 253°.
Hab. Mexique, Teapa (H. H. Smith).
Race alfarot.
Camponotus alfaroi, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxii. p. 57 (%) (1890) *.
Hab. Costa Rica (Alfaro*); Panama (Stretch+), David (Champion) [ ¥ ].—Cotomam,
pied de la Sierra Nevada de Santa Marta (Forel).
J’ai observé cette espéce en Colombie, ot elle est fréquente et ot elle fait son nid
dans les tiges creuses et séches des broussailles.
32. Camponotus angulatus.
Camponotus angulatus, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, Ixi. pp. 375, 382 (3) (1870) *.
Camponotus linnei, Forel, Ann. Soc. Ent. Belg. xxx. p. 171 (%) (1886) ?.
Camponotus angulicollis, Emery, Ann. Mus. Genova, xxiv. p. 218 (3%) (1887) *.
Hab. Cotomste !,
Race muticus, n. st.
8 minor. Long. 4:2 & 4:5 millim. Mandibules subopaques ou un peu Iuisantes, trés finement coriacées,
abondamment ponctuées. Téte en trapeze, faiblement rétrécie devant, avec le bord postérieur convexe.
Les cétés sont comprimés (aplatis) derriére, comme chez le C. saussurei, formant un bord obtus de Veil
i Pangle occipital. Epistome trapeziforme, 4 cétés fortement divergents; il est caréné et faiblement
avancé au milieu, faiblement et trés largement biéchancré devant. Aire frontale large, courte, indistincte.
Arétes frontales fortement divergentes, peu sinueuses. Yeux trés gros et proéminents, situés au quart
Scapes dépassant Vocciput de la moitié de leur longueur. Pronotum comme chez le
uu 2
postérieur.
148 HYMENOPTERA.
C. sausswret, mais son rebord est beaucoup plus court et ne forme pas de lamelle transparente; il est
cependant avancé et disposé de la méme fagon, ce qui rend le pronotum aussi large que la téte et plus de
deux fois plus large que long. Suture pro-mésonotale trés distincte. Suture méso-métanotale 4 peine
visible, presque oblitérée, sauf sur les cdtés of une légére incision la marque. Le métanotum a & peu
prés la forme de celui des C. conulus et C. sphenoidalis. T est cependant plus large et ne porte ni céne,
ni angle & l’extrémité postérieure de la face basale qui forme bien un triangle, mais & angle obtus et
tout-a-fait arrondi, passant par une courbe rapide & la face déclive. Celle-ci est haute, subverticale,
méme un peu concave de haut en bas, un peu convexe transversalement, mais pas beaucoup, assez
tronquée, et beaucoup plus longue que la face basale. “caille trés tranchante & son bord supérieur,
arrondie et biconvexe. Abdomen tronqué devant, avec le dos de son premier segment faiblement,
mais distinctement subbordé devant et un peu sur le cété. Scapes gréles. Pattes un peu comprimées
mais nullement prismatiques.
Trés densément réticulé-ponctué, avec un reflet soyeux. Cétés de la téte (partie comprimée) luisants et
faiblement réticulés, de méme que les pattes. Abdomen et: écaille trés finement et trés densément ridés-
striés en travers et soyeux. Face déclive du métanotum et cotés du thorax un peu plus grossiérement
ridés réticulés, les rides longitudinales sur les cdtés se rejoignant transversalement sur la face déclive du
métanotum.
Quelques soies d’un blanc jaunatre, assez épaisses et obtuses, extrémement éparses sur le corps, nulles sur les
tibias et les scapes. Une pubescence adjacente assez longue, d’un blanc jaunatre et trés brillante est
répandue sur tout le COrps, assez espacée et trés caduque.
Noir. Mandibles, devant des joues, scapes, 1% article des funicules, tibias antérieurs et extrémité des tarses
d’un jaune rougeatre. Segments abdominaux largement bordés de jaune blanchatre. Le reste des pattes
et des funicules brun.
Hab. Costa Rica (Tonduz).—Cotomstn, Naranjo, pied de la Sierra Nevada de Santa
Marta (Forel).
Voisin du C. saussurei, ainsi que des C. conulus et C. sphenoidalis, mais différent de
tous trois.
33. Camponotus nacerda.
Formica nacerda, Norton, Amer. Nat. ii. p. 60 (8) (1868) ’.
Formica (Camponotus) nacerdus, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 2.
Camponotus nacerda, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 244°.
Hab. Mexique 8.
Espéce douteuse.
34. Camponotus tomentosus.
Tapinoma tomentosa, Norton, Amer. Nat. ii. p. 60, t. 2. fig. 2 (3) (1868)*
Camponotus (Tapinoma) tomentosus, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 3, fig.?.
Camponotus tomentosus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 254°.
Hab. Mexique ! 2 8,
35. Camponotus coruscus.
Formica corusca, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (3) i. p. 30 (3) (1862).
Camponotus coruscus, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 3737; Dalla Torre, Cat. Hymen.
vil. p. 226°.
_ CAMPONOTUS. 149
Hab. Costa Rica, Buenos Aires (Pittier) ; Panama (Stretch), Volcan de Chiriqui,
Caldera (Champion) [ ¥ ]—Cotomsir 3 (fore).
Cette espéce doit faire un nid fort caché, car je nai pu le découvrir. On voit les 8
se promener isolées dans la forét, surtout dans les lieux humides.
Var. fulgens. (Tab. IV. figg. 23, 23 a, 2 -)
Camponotus coruscus, var. fulgens, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 845 (8) (1884) *.
Hab. Gusrémata (Stoll 4), Rio Maria Linda, El Jicaro (Champion) ; Mexiquz, Teapa
en Tabasco (H. H. Smith) [ 8 ].—Cotomste!.
36. Camponotus pellitus.
Camponotus pellitus, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 668 (3) (1862)*; Sitzungsber. Akad.
Wiss. Wien, liii. p. 486 (9 8); Ixi. p. 874, tab. fig. 1°; Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat.
(2) xvi. p. 89 (9) '; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 246°.
Y
Hab. Guatimata, environs de la Ville (Champion); Costa Rica, Buenos Aires
(Pittier).—AMERIQUE MERIDIONALE !~5, Colombie (Forel).
Cette espéce, extrémement répandue dans l’Amérique méridionale, fait son nid dans
la terre. Je l’ai observée 4 Cienega, en Colombie (entre Barranquilla et Santa Marta).
Elle est timide et vit plutot dans les lieux découverts ou dans les broussailles.
37. Camponotus fasciatellus.
Camponotus fasciatus, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, Ixi. pp. 374, 379 (8) (1870)* (nec
Tijdschr. voor Ent. 1867, p. 69).
Camponotus fasciatellus, Dalla Torre, Wien. ent. Zeit. xi. p. 91°; Cat. Hymen. vii. p. 230°.
Hab. Mexique, Tierra Colorada et Chilpancingo en Guerrero, Vera Cruz, Teapa en
Tabasco (H. H. Smith).
38. Camponotus novogranadensis.
Camponotus novogranadensis, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, ]xi. pp. 374, 380 (%) (1870) ';
Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 87’; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 245°.
Hab. Costa Rica (Tonduz).—Co.LomBin 3, pied de la Sierra Nevada de Santa Marta
(Forel); Brisit °.
[Race chazaliei, n. st.
%. Plus étroit et plus gréle que le type. Chez la § major (maxima) les scapes dépassent Voceiput de
presque un quart de leur longueur (l’atteignent 4 peine chez le C. novogranadensis, i. sp.). Les articles
du funicule sont bien plus gréles et plus longs. La téte est plus fortement échanerée derriére et a surtout
les angles occipitaux plus étroits et moins arrondis. Les arétes frontales sont plus rapprochées derriére.
Thorax plus allongé; métanotum moins voiite. Chez la % minor les scapes dépassent Vocciput de Ja
moitié de leur longueur. Abdomen recouvert d'une pelisse assez épaisse de pubescence fine, soyeuse et
d’un beau jaune doré, bien plus forte que chez la forme typique. D’un rouge vif, un peu ferrugineux ;
tarses et mandibules d’un rouge brun. Pattes et antennes d’un jaune rougeatre. Abdomen d’un brun
rougedtre avec les segments bordés de jaune clair. Chez la 8 minor l’abdomen et les funicules sont
150 HYMENOPTERA.
brung, et le rouge est plus terne. Long. 5 47:2 millim. Sur le thorax et la téte, la pubescence est au
contraire bien plus courte et diluée que chez le novogranadensis, i. sp.
Hab. Antiuuxs, St. Lucia.
Récolté d’abord par M. le Comte de Dalmas, puis par moi méme. II fait son nid
dans l’écorce des arbres ow il le sculpte. Timide. Cette race est magnifique de
couleur; elle mérite peut-étre de former une espéce, différant surtout par ses antennes
gréles. L’analogie de couleur entre cette forme et le C. auricomus, v. lucianus, est
telle que j’ai récolté ces deux espéces aux environs de Castries sans me douter qu elles
fussent différentes. Je ne m’en suis apergu qu’A mon retour. Cependant, ayant
observé la menace avec abdomen recourbé chez l’habitant des tiges creuses, et ce trait
biologique étant propre au groupe des C. senex, C. crassus, etc., j’en conclus 4 ce que
le C. chazaliei est Vhabitant de l’écorce des arbres, ce qui concorde aussi avec
la structure de sa téte. Je l’ai pris sur les grands arbres de la place publique de
Castries. | |
39. Camponotus frontalis.
Camponotus frontalis, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) v. p. 862 (3%) (1895) ’.
Hab. Mexique, Tepic?.
40. Camponotus integellus, sp. n.
8 minor. Long. 6:3 millim. Ressemble extérieurement au C. novogranadensis, dont il a la couleur, la
sculpture et la pubescence, mais plus grand. La téte est bien plus allongée, comprimée derriére, sur les
cétés, et subbordée de Pwil & angle occipital, comme chez le C. angulatus, r. muticus, et le C. ephippium,
avec les cétés subparaliéles et locciput un peu déprimé, 4 bord droit. Epistome caréné et sublobé.
Mandibules luisantes. Téte faiblement rétrécie devant. Le funicule dépasse le bord occipital
des 2 de sa longueur. Dos du pronotum bordé d’un bord aigu devant et de cété jusque prés
de son bord postérieur, subaplati. Mésonotum triangulaire, mais non bordé. Métanotum & la fois
tectiforme et convexe d’avant en arriére, sa face basale n’étant représentée que par une ligne ou
aréte un peu obtuse qui présente quelques petites tubérosités. Face déclive triangulaire, élargie
en bas, plus courte que la face basale & laquelle elle passe par une courbe lente. ‘caille convexe
devant subplane derriére, épaisse et assez basse. La pubescence est un peu moins fine et moins
abondante que chez le C. novogranadensis et subadjacente seulement (oblique) sur les tibias. Cotés
de la téte luisants et faiblement sculptés. Un reflet métallique un peu verdatre, surtout distinct sur
Vocciput.
Hab. Costa Rica, Tuis (Pitter).
‘Une seule 8. Entre C. angulatus et C. novogranadensis.
41. Camponotus andrei.
Camponotus andrei, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 343 (%) (1884)'; Dalla Torre,
Cat. Hymen. vi. p. 221°.
Hab. Mexique ? (Mus. Lyon ').—Cotomsts ! 2.
CAMPONOTUS. 151
42, Camponotus cressoni.
Camponotus cressoni, André, Rev. d’Ent. vi. p. 282 (%) (1887)'; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii.
p. 227°,
Hab. Mexiqur !2.
[43. Camponotus mina.
Camponotus mina, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. xvi. pp. 81, 83 (3%) (1879) *.
Camponotus erythropus, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p. 28 (8) (1898) ”.
Hab. Basse Catirorniz, Cap San Lucas1, San José de Gracias 2, San Julio 2, San
Jorge 2, El Paraiso 2, San José del Cabo 2]
44. Camponotus abscisus.
Camponotus abscisus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1863, p. 151 (?)'; Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci.
Nat. (2) xx. p. 341 (2 8 S)*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 220°.
Hab. Mexique!%, Cuernavaca en Morelos (H. H. Smith), Atoyac en Vera Cruz
(Schumann), Cordova (Sallé); Guarimana?, environs de la ville (Stoll2); Panama,
Volcan de Chiriqui (Champion).
Le nid de cette espéce, découvert par mon ami M. le Prof. Stoll dans une grande
galle, renfermait comme commensal la curieuse fourmi Xenomyrmex stolli (voir
antea, p. 02). Malheureusement M. Stoll n’a pu observer les rapports des deux espéces,
de sorte qu’on ne peut savoir s'il s’agissait d’une fourmiliére mixte ou d’un simple nid
double.
45. Camponotus tonduzi, sp. n.
%. Long. 7:3 4 9°8 millim. Stature gréle du C. maculatus avec le devant de la téte subtronqué du groupe
C. novogranadensis etc.; trés dimorphe quoique de taille peu variable.
% major. Mandibules courtes, épaisses, conyexes, subopaques, finement réticulées, avec des points épars
assez petits, lisses prés du bord terminal qui est armé de 7 dents. Epistome avec deux échancrures
latérales et une médiane large et profonde 4 son bord antérieur, imprimé en outre derriére la médiane,
trés convexe et caréné derriére, presque sans portion latérale, avec sa portion médiane une fois et demie
plus longue que large, 4 cétés faiblement divergents en avant. Tout le milieu du devant de la téte , Jusqu’a
la moitié dela hauteur de l’épistome est imprimé ou subtronqué, formant une concavité entre les } Joues et le
derriére de l’épistome, mais sans aucun bord. Aire frontale trés petite. Arétes frontales longues, sinueuses
et divergentes. Yeux au tiers postérieur. Téte légérement plus longue que large, faiblement concave
derriére et convexe sur les cétés, plutét d’une idée plus large devant que derriére, fait trés exceptionnel
chez une § major de Camponotus. Les scapes dépassent l’occiput d’} 4 1 de leur longueur; ils sont
gréles, s’épaississant faiblement vers l’extrémité. Thorax de la forme de celui du C. maculatus, avec un
postscutellum distinct suivi d’une petite échancrure transversale, et le métanotum faiblement convexe
laissant 4 peine entrevoir une face déclive plus courte que la basale. Tcaille assez épaisse, convexe,
devant, subplane derricre, plutot étroite, a bord supérieur assez obtus. Abdomen allongé. Pattes plutét
gréles, les antérieures un peu comprimées. Assez luisant, assez faiblement chagriné. Dessus de la téte
finement réticulé et subopaque. Points piligéres trés épars. Pilosité roussatre, pointue, inégale, plutét
courte, fort clairsemée partout, aussi sur les scapes, nulles sur les tibias qui n’ont qu’une pubescence
152 HYMENOPTERA.
soulevée. Pubescence du reste trés ¢parse. D’un roux jaundtre. Pattes plus jaundtres. Abdomen
brunatre. Vertex d’un roux brunatre. Bord des segments abdominaux jaunatre.
% minor. Téte-du C. maculatus % minor, trés allongée, trés étroite et fortement rétrécie derriére les yeux,
sans toutefois former de cou; mais le bord articulaire forme tout le bord postérieur. Aucune trace
de la troncature dela % major. Mandibules armées de 7 dents. Epistome caréné, un peu avancé au
milieu en lobe arrondi, sans échancrure médiane au bord antérieur, & cétés fortement divergents en
avant. Arétes frontales rapprochées. Yeux 4 la moitié des cétés. Les scapes trés longs et trés gréles
dépassent l’occiput de plus de la moitié de leur longueur. Pas de postscutellum, ni d’incisure méso-
métanotale. Ecaille trés épaisse, cunéiforme, obtuse au bord supérieur. Pattes fort gréles et longues,
cuisses antérieures comprimées.
Plus luisante que la & major. Dessus de la téte chagriné et luisant. Pilosité et pubescence comme chez la
% major, mais les scapes n’ont que de petits poils obliques trés fins et trés courts, et le devant de la téte
a une pubescence distincte, quoique espacée. D’un jaune un peu roussdtre ou brundtre; abdomen et
dessus de la téte d’un jaune plus brunatre.
Q. Long. 12 4125 millim. Caractéres de la § major, mais un peu moins accentués. Epistome échancré et
imprimé devant, au milieu. Face basale du métanotum aussi longue que la déclive. Ailes d’un jaune
pale, 4 nervures pales et tache marginale brune au milieu. Couleur ete. de la % major, aussi les poils
dressés des scapes, qui sont trés apparents quoique peu abondants, tandis que les tibias n’ont que de petits
poils subadjacents et courts.
Hab. Costa Rica, tierra caliente, prés de la frontiére colombienne (Londuz).
Cette espéce est voisine des C. orthocephalus, Emery, et C. curviscapus, Emery. La
troncature est comme chez le premier, mais la téte beaucoup plus courte etc.—Sa taille
gréle fournit une transition de plus du groupe Colohopsis aux autres Camponotus.
[46. Camponotus claviscapus, sp. n.
¥%. Long. 7 millim. Mandibules trés épaisses, armées de 6 dents, avec une grande impression concave
& leur face externe, vers la base. Elles sont lisses, luisantes, avec une ponctuation espacée assez fine.
Téte rectangulaire-arrondie, plus longue que large, bri¢vement et. faiblement tronquée devant ; troncature
sans bord défini. Yeux en arriére du tiers postérieur de la téte, latéraux. Epistome biéchaneré devant,
& portion médiane rectangulaire; sa moitié postérieure est convexe, avec une impression médiane
postérieure. Thorax comme chez les C. sommeri et C. improprius; pronotum et métanotum un peu plus
arrondis que chez le C. sommeri. Sutures fortement imprimées. Faces basale et déclive du métanotum
subégales, peu distinctes. Ecaille épaisse, plus large en haut qu’en bas, basse, & bord supérieur obtus,
large et transversal. Cuisses Clargies au milieu, subcomprimées. Scapes fortement épaissis en massue
& Pextrémité.
Trés luisante, trés faiblement chagrinée. Téte en outre avec une ponctuation trés espacée, assez fine, mais
distincte. Le devant de Ja téte a la méme sculpture que le reste. Pubescence et pilosité jaunatres,
éparses ; scapes et tibias sans poils dressés.
D’un jaune plus ou moins clair ou roussétre. Vertex un peu plus brunatre, téte un peu plus roussatre. Sur
chaque segment abdominal, derriére, une bande transversale brune, dorsale. Le pronotum est d’un
jaune plus clair que le derriére du thorax ; tarses plus foncés.
3. Long. 45 & 5 millim. Mandibules sans impression latérale. ‘Téte non tronquée, légérement élargie
derriere, plus longue que large. LEpistome trapeziforme, sans caréne. Yeux gros. Thorax assez
fortement voiité d’avant en arriére, bien plus que chez le Y%. Ecaille avec une tres courte face supérieure
en talus trés incliné en avant; sans étre plus ni moins épaisse que chez le 2, elle est plus étroite et aun
bord supérieur, postérieur assez tranchant. Scapes non clavés, 4 peine épaissis ; cuisses moins épaissies
que chez le ¥. La téte n’a que quelques points trés épars. Du reste comme le Y.
6. Long. 5°5 millim. Couleur des 8 et ¥, mais les nuances plus mélées et les bandes abdominales moins
x
distinctes et plus larges. caille large, & bord supérieur rectiligne, transversal. Ailes d’un jaune
CAMPONOTUS. 153
trés pale, avec les nervures et la tache marginale trés pales. Sculpture, pilosité et pubescence
de Pouvriére.
Hab. 'Trintpap (Urich) [3 ¥ ¢ 4.)
Var. subcarinatus, n. (Tab. IV. figg. 24, 24 a, 4.)
Y. Ne se distingue de la forme typique décrite ci-dessus que par une caréne trés courte, médiane, sur la moitié
,
antérienre, subtronquée de 1’épistome, et par la face basale un peu plus longue du métanotum.
Hab. Guatimaa, San José (Champion).
Un seul % maximus. Je dois prendre la forme de Trinidad comme type de
lespéce, parce que je posséde les diverses 3, le ¥ etle o.
47. Camponotus ulvarum, sp. n.
% major. Long. 6-2 millim. Mandibules luisantes, finement ponctuées, armées de 6 dents. Téte
trapeziforme, rétrécie devant, élargie et fortement excavée derriére, assez allongée, longue de 1:9, large
de 1-7 mill, Yeux un peu en arriére du milieu des cdtés, vers les 3. Scapes atteignant l’occiput. Cétés
de la téte faiblement convexes. Téte faiblement, mais distinctement et obliquement subtronquée devant,
& partir de la racine des antennes. Epistome biéchaneré, sans lobe, sans échancrure médiane, mais
fortement imprimé sur Je milieu de son bord antérieur, avec une caréne trés élevée & partir de l’impression ;
sa portion médiane est rectangulaire, 4 angles arrondis, échancrée derriére, au milieu. Aire frontale
distincte ; arétes frontales divergentes. Thorax de forme ordinaire (C. maculatus, etc.), & pronotum
plutét large et peu convexe et & métanotum étroit; face basale longue, déclive courte, la basale déjai
fort inclinge. Ecaille plutét épaisse, convexe devant, subplane derriére, & bord supérieur obtus.
Luisant, surtout la téte; finement chagriné, & ponctuation trés fine et éparse, portant une pubescence
extrémement courte et éparse. Pilosité dressée nulle sur les tibias et les scapes, trés éparse et jaunatre
ailleurs. Noir; mandibules, épistome, devant des joues, antennes (les funicules manquent presque en
entier), articulations des pattes et extrémité des tarses d’un brun roussatre.
Hab. Costa Rica (Alfaro).
Communiqué par M. le Prof. Emery. Parent de C. macrocephalus, Emery.
48. Camponotus curviscapus.
Camponotus curviscapus, Emery, Bull. Soc. Ent. Ital. xxviii. p. 103 (8 % ¢), t. 1. ff 20a, b (1896) *.
Hab. Costa Rica, Bahia de Salinas (Alfaro 1).
Trouvé dans des épines d’acacias abandonnées par des Pseudomyrma.
49, Camponotus salvini, sp. n. (Tab. IV. fig. 26, ¥ .)
% major. Long. 9 millim. Mandibules courtes, trés épaisses, eonvexes, armées de 5 (ou 6?) dents, luisantes
et trés irréguliérement ponctuées vers lextrémité, mates et densément réticulées-ponctuées vers la base.
Téte grande, en rectangle allongé, fortement échanerée derriére, Epistome haut, en rectangle & cdtés
convexes, plutét un peu plus étroit devant que derriére, extrémement convexe d’avant en arriére, ou
plutét subtronqué sur sa moitié anterieure, plus élevé que les joues et muni d’une caréne médiane fort
élevée qui s’arréte avant le bord antérieur. Ce dernier est précédé dune impression transversale arquée
et concave, biéchancré de cdété, entier et un peu arrondi au milieu. Joues larges, tronquées 4 leur
extrémité antérieure, 4 cété de articulation des mandibules ; leur surface tronquée est concave, luisante
et bordée d’une aréte. Aire frontale mal délimitée. Arétes frontales sinueuses, allongées, peu
divergentes. Yeux situés au tiers postérieur de la téte. Scapes arqués, déprimés sans étre élargis,
dépassant le bord occipital d’} de leur longueur. Thorax étroit, 4 peine convexe, subdéprimé. Pronotum
subbordé devant, un peu plus large que long, arrondi. Métanotum comprimé, comme chez le groupe du
C. maculatus etc., mais formant de profil un angle fort net, quoique obtus, entre la face basale horizontale et la
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., December 1899. XX
154 HYMENOPTERA.
face déclive, obliquement subtronquée, qui forme un triangle isocéle étroit, nullement bordé (cétés arrondis).
Face déclive un peu plus longue que la face basale. Ecaille épaisse, ovale, haute, convexe devant, subplane
derriére, 4 sommet élevé et & bord assez obtus. Abdomen ovale, trés allongé. Pattes un peu déprimées,
subcylindriques ; tibias avec quelques petits piquants au bord interne.
Téte densément réticulée-ponctuée et mate. Tout le reste transversalement (les pattes et les scapes
obliquement) chagriné et subopaque ou luisant. La ponctuation espacée, superposée, est effacée et grosse
sur la téte, distincte, assez fine et abondante sur l’abdomen et les scapes, plus éparse ailleurs,
Une pilosité dressée, jaundtre, médiocrement répandue sur le corps, éparse sur les scapes, abondante et plus
courte sur le devant de la téte. Une pubescence d’un jaune doré, longue, grossiére, espacée, mais assez
abondante sur tout le dessus du corps (pas sur les cétés, ni sur l’écaille) et sur les scapes. Les tibias
n’ont que des poils obliques.
Noir ; hanches et cuisses d’un roux plus ou moins jaunatre. Devant des mandibules, tibias, tarses et antennes
d’un rouge sombre ou brunatre.
% minor. Long. 6°6 millim. Mandibules triangulaires, armées de 6 dents, de forme ordinaire. Epistome en
trapéze, de forme ordinaire, fortement convexe et caréné, mais nullement tronqué devant, avancé au milieu,
devant, en bord arqué, arrondi (sublobé). Téte en trapéze allongé, rétrécie devant, 4 bord postérieur
presque droit. Cdtés de la téte comprimés ; occiput subdéprimé et subbordé. Yeux convexes, situés au
tiers postérieur. Arétes frontales fort divergentes. Scapes étroits, déprimés, dépassant l’occiput de plus
du double de leur longueur. Pronotum comme chez la § major; son dos forme avec un grand triangle
antérieur du dos du mésonotum une surface subdéprimée, peu convexe. L’extrémité postérieure du
mésonotum et la face basale du métanotum sont comprimées, obtusément tectiformes ; le profil du dos du
thorax assez convexe. Face déclive du métanotum comme chez la § major, mais bordée en haut de
longues sdies. Suture méso-métanotale indistincte. Ecaille plus épaisse, plus basse et plus obtuse que
chez la § major.
Entiérement luisante ou subopaque. Sculpture comme chez la & major, sauf la téte qui est faiblement
chagrinée et luisante. Pilosité et couleur comme chez la § major, mais les scapes n’ont que des poils
trés courts et obliques, les mandibules sont entiérement d’un roussatre sale et le devant dela téte est d’un
roux brunatre.
Hab. Panama, Bugaba (Champion) | ¥ |.
Cette curieuse espéce rappelle un peu le s. g. Rhinomyrmes.
50. Camponotus nitidus.
Formica nitida, Norton, Amer. Nat. ii. p. 60 (8) (1868) *.
Formica (Camponotus) nitida, Norton, Proc. Essex Institute, vi., Comm. p. 2”.
Camponotus nitidus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xvi. p. 82°; Dalla Torre, Cat. Hymen.
Vil. p. 245 *.
Hab. Mzxique !+,
51. Camponotus montivagus.
Camponotus nitidus (Norton), st. montivagus, Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 847 (8)
(1884) *.
Camponotus montivagus, Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 243°.
Hab. GuatEmaa *, Tecpam 7000! (Stold 1).
52. Camponotus platytarsus.
Camponotus platytarsus, Roger, Berl. ent. Zeitschr. vii. p. 150 (¢) (1863)!; Dalla Torre, Cat.
Hymen. vii. p. 248’.
Hab. MExique ! 2,
CAMPONOTUS. 155
53. Camponotus sericeiventris.
Formica sericeiventris, Guérin, Voy. Coquille, Zool. li. 2, p. 205 (%) (1830); Smith, Cat. Hymen.
vi. p. 46 *.
Camponotus sericeiventris, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 667 (2) (1862) °; Sitzungsber.
Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 876‘; Forel, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. (2) xx. p. 847°; Dalla
Torre, Cat. Hymen. vii. p. 251 °.
Formica cuneata, Perty, Del. Anim. Art. Bras. p. 134, t. 27. fig. 1 (1833) 7.
Hab. Muxique >, Milpas en Durango (Forrer), Rincon en Guerrero (H. H. Smith),
Cordova, Paso del Macho (Hége), Misantla (F. D. Godman), Cuesta de Misantla
(M. Trujillo), Atoyac en Vera Cruz (Schumann); Guatimata, Retalhuleu (Stoll *),
Teleman et San Gerénimo en Vera Paz, El Reposo, Pantaleon, Torola, Zapote, Rio
Maria Linda (Champion); Costa Rica, Buenos Ayres (Pittier); Panama (Boucard),
Bugaba, Volcan de Chiriqui, David (Champion) [ 8 2 ¢ ], Colon (Janson).—AMERIQUE
MERIDIONALE 6, Brésil ”.
54. Camponotus sexguttatus.
Formica sexguttata, Faby. Ent. Syst. ii. p. 854 (9) (1798) (nec auct.) *.
Camponotus sexguttatus, Emery, Boll. Mus. Zool. Torino, ix. p. 1, ff. (1894) °.
Formica ruficeps, Fabr. Syst. Piez. p. 404 (1804) * (% maj.).
Formica (Camponotus) ruficeps, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 265‘. ;
Camponotus ruficeps, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 373°; Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, xxxvi. p. 856°; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 250’.
Formica bimaculata, Smith, Cat. Hymen. vi. p. 50 (%) (1858) *. '
Var. Formica decora, Smith, loc. cit. p. 43 (9) °.
Formica albofasciata, Smith, Trans. Ent. Soc. Lond. (8) i. p. 29 ( %) (1862) *°; Mayr, Verh. zool.-
bot. Ges. Wien, xxxvi. p. 362”.
fHab. Panama (Stretch 1°)—AMERIQUE MERIDIONALE ; ANTILLES.
J’ai observé cette espéce aux Antilles. Elle habite soit dans les rameaux creux des
arbres et arbustes, soit dans l’écorce, soit dans des nids en carton grossier et peu solide
quelle construit autour des tiges des graminées de la savanne en agglutinant des débris
filandreux de feuilles de graminées et autres détritus entre eux (voir Tab. II. fig. 6).
Ces nids sont peu populeux et trés primitifs. Ils simulent les toiles entremélées de
détritus que font certaines araignées. Je les ai observé 4 la Martinique, jamais a la
Barbade, ot la méme espéce vit dans les tiges creuses et dans |’écorce des arbres, sans
carton. (C. urichi, Forel, est une espéce voisine *.
55. Camponotus constructor, sp. n. (Tab. IV. fig. 25, 3.)
8. Long. 5°3 & 6°5 millim. Mandibules assez étroites, lisses, luisantes, faiblement ponctuées, armées de 6
dents. Epistome sans caréne, peu convexe chez la § major, ayant devant un lobe court, trapeziforme.
* Camponotus urichi, sp. n.
% major. Long. 7:5 & 8 millim. Parent du C. sexguttatus, Fabr. (ruficeps, Smith), mais bien plus grand et en
différant par Jes caractéres suivants :—Epistome biéchancré, sans lobe ni caréne. ‘Téte plus convexe,
xx 2
156 HYMENOPTERA.
Sa portion moyenne est subrectangulaire-arrondie, un peu élargic devant, & cétés faiblement divergents.
Arétes frontales assez longues, sinueuses, divergentes. Yeux petits, convexes, au tiers postérieur. ‘Téte
de la % major faiblement subtronquée devant a partir du quart postérieur de l’épistome, un peu plus
longue que large, subrectangulaire, & cétés convexes, & peu prés aussi large derriére que devant, a bord
postérieur plutot convexe (% maxima?). Chezla % minor l’épistome est convexe; la téte est un peu
différente, non subtronquée devant, mais rapidement rétrécie derriére les yeux jusqu’au bord articulaire ;
cest & la hauteur des yeux, qu’elle est le plus large. Pronotum et mésonotum fortement déprimés et bas ;
le pronotum assez large et aplati, mais sans bord distinct, le mésonotum devant en disque assez arrondi
et déprimé, rétréci. Le thorax a un fort étranglement qui, sur le profil dorsal, forme une profonde et
large échancrure, dont le fond est formé par le quart postérieur du mésonotum qui est abaissé, imprimé
et encore plus rétréci. Les stigmates proéminent au fond de Véchancrure, derriére. Malgré tout, le profil
du pronotum et du mésonotum est distinctement convexe jusqu’s ’échancrure. Le métanotum s’éléve de
nouveau, mais pour former une face basale subdéprimée, faiblement convexe, subbordée et trapéziforme, &
bord postérieur large et droit, rétrécie devant, surtout chez la 3 minor. Face déclive courte et assez
abrupte, passant a la basale par une courbe rapide. Le pédicule est long, de sorte que l’écaille, médiocre-
ment biconvexe, est fort séparée du thorax et de abdomen. LElle est étroite en bas, fortement élargie en
haut, & bord supérieur obtus, peu convexe (subtransversal). Abdomen ovale. Pattes et antennes plutét
longues. Les scapes dépassent l’occiput d’3 de leur longueur chez la 8 major, des 2 chez la minor.
Entiérement lisse et trés luisant, sauf le devant de la téte qui est réticulé et presque subopaque. Sur les 3
antérieurs de la téte, jusqu’aux yeux, de larges points enfoncés abondants. Pilosité jaunatre, fine,
pointue, inégale, médiocrement abondante sur le corps, trés abondante, égale et un peu oblique sur les
tibias et les scapes.
D’un rouge jaunatre ; devant de la téte d’un jaune assez pale; antennes noires. ‘Tibias, genoux et une partie
des tarses d’un brun plus ou moins roussatre.
Q. Long. 7:7 millim. Face basale du métanotum courte, passant par une courbe 4 la face déclive qui est
avec les cétés beaucoup plus convexes. Echancrure du thorax plus large, moins profonde. Chez le
C. seaguttatus le métanotum, vu de profil, a trois surfaces, dont la médiane ou dorsale est la plus longue.
Chez le C. urichi il n’a que deux surfaces passant par une convexité ou courbe lente de l’une & Vautre; la
face basale est un peu plus courte que la face déclive. Ecaille épaisse, biconvexe.
Téte trés luisante, presque lisse, trés faiblement chagrinée, avec de gros points irréguliers trés épars. Thorax
et abdomen subopaques, presque mats, finement et assez fortement réticulés. Pattes luisantes. Articles
des funicules subclavés, au moins deux fois plus longs que larges.
Tout le corps, les pattes et les scapes couverts d’une pilosité d’un blanc un peu jaunatre, plus longue, plus
grossicre, et plus abondante que chez le sexyuttutus. Thorax et abdomen couverts d’une pubescence
abondante et longue, formant un duvet gris-jaunatre, ne cachant pas la sculpture.
Noir; téte d’un rouge jaunatre vif. Scapes, extrémité des funicules et des tarses, milieu des tibias et seconde
moitié des cuisses d’un rouge brunatre terne.
% minor. Long. 5°77 millim. Téte fortement rétrécie derriére les yeux, comme chez le C. chartifex, mais
sans former de cou. Yeux trés convexes. Mandibules armées de 7 dents. Epistome fortement caréné
et brievement lobé. Arétes frontales élevées. Echancrure du thorax encore plus large que celle de la
% major, semblable 4 celle du C. camelinus; métanotum moins convexe que chez la & major. Entiérement
réticulée-ponctuée et mate, surtout la téte (). Ecaille trés épaisse et biconvexe. Entiérement noire ;
mandibules, extrémité des funicules et des tarses, brundtres; tibias d’un brun foncé. Pilosité,
pubescence et le reste comme chez la 3 major.
@. Long. 9 millim. Intermédiaire entre les 8 minor et major. Couleur de la 8 minor, mais avec les cuisses
roussatres. Epistome caréné devant, & peine sublobé. Métanotum trés_ bas, allongé, 4 peine convexe.
Kcaille extrémement épaisse. Sculpture de la 8 major, mais le derriére de la téte est réticulé et les cétés
du front sont réticulés-ponctués et mats, tandis que le devant de la téte est trés luisant. Dents
postérieures des mandibules obtuses. Abdomen petit. Téte fort convexe, en trapéze, élargie derriére, 4 bord
postérieur convexe. Ailes teintes de brunatre. Nervures et tache marginale brunes.
Hab. Trixipap (Urich).
Cette curieuse espéce polymorphe a été découverte 4 Trinidad par M. Urich. Elle habitait dans un nid
de carton filamenteux, sur un arbre.
CAMPONOTUS. 157
haute. Forme du thorax ordinaire; il est étroit, un peu plus étroit que la téte. Ailes d’un brun
jaunatre, 4 nervures plutét pales. Du reste comme la 3 major.
Hab. Panama, Bugaba (Champion).
Nid en carton.
Parent a la fois des groupes C. putatus, C. imitator, C. albopilosus (Calomyrmez),
Colobopsis et Dendromyrmex.
56. Camponotus championi, sp. n. (Tab. IV. figg. 21, 21a, ¥; 22, 22a, b, ¥ .)
% major (%). Long. 6 millim. Mandibules courtes, obtuses, & bords presque paralléles (comme chez les
Colobopsis), armées de 6 dents, subopaques, trés finement réticulées, avec le fond des mailles micro-
scopiquement rugueux, trés finement striées vers l’extrémité. Téte courte, trés large, presque carrée, a
bord postérieur droit, & cdtés médiocrement convexes, tronquée devant jusqu’a la hauteur des articulations
des antennes. La portion antérieure du front et des arétes frontales est comprise dans la surface tronquée,
comme chez le U. paradoxus, Mayr, mais le bord est obtus, mal délimité. Epistome haut, étroit, non
avancé, faiblement biéchancré devant, fortement caréné, un peu concave, en trapéze, un peu plus large
devant que derriére. Extrémité antérieure des joues bordée et tronquée. Aire frontale petite. Arétes
frontales trés sinueuses ct trés fortement divergentes derriere. Thorax bas, également voité d’avant en
arriére ; le pronotum n’est pas plus haut que le métanotum et s’incline en avant autant que ce dernier en
arriére. Le thorax est large, peu rétrécie derriére, avec les sutures profondes. Le mésonotum est peu
convexe, un peu déprimé, arrondi, aussi long que large. Métanotum large, arrondi, formant presque une
seule courbe; on peut cependant encore voir que ses deux faces sont subégales. Lcaille trés large,
tranchante, faiblement biconvexe, & bord supérieur presque semicirculaire. Scapes gréles et fortement
arqués vers leur base, épaissis & lextrémité, dépassant sensiblement le bord occipital. Tibias subcylin-
driques, sans piquants. .
Téte (sauf l’occiput), pattes, scapes, mésonotum et mésosternum assez finement (le mésothorax moins finement)
réticulés et plus ou moins subopaques. Sur le devant de la téte, le fond des mailles est microscopiquement:
rugueux, ce qui le rend mat. Métathorax transversalement réticulé-ridé (face déclive ridée). Ecaille
transversalement stride, presque mate. Abdomen mat, si finement et si densément strié qu'il faut un
fort grossissement pour apercevoir les stries, dont le fond est microscopiquement rugueux. Pronotum et
occiput lisses et luisants.
Pilosité dressée d’un jaune pale, fort éparse sur le corps, nulle sur les tibias et les scapes. Pubescence jaunatre,
trés éparse, plus abondante et adjacente sur les pattes et les scapes.
D’un jaune testacé & peine roussitre; tibias, tarses, funicules et abdomen d’un jaune roussdtre. Ecaille, une
grande tache sur le vertex, fond des articulations antennaires, bords de l’épistome, dents des mandibules,
une bande transversale nuageuse sur chaque segment abdominal bruns, ‘Thorax d’un brun noiratre (sauf
dessous); bord postérieur des segments abdominaux Wun jaune testacé, clair.
8 minor. Long. 5°545°8 millim. Mandibules assez luisantes, plus longues, 4 bord terminal oblique et 4 autres
bords divergents. Téte aussi étroite que le thorax, nullement tronquée, de forme ordinaire, en forme de
‘trapéze allongé, rétrécie devant, bord postérieur convexe. Yeux grands et convexes. Epistome convexe,
subcaréné, de forme ordinaire. Scapes gréles, 4 peine arqués a leur base, & peine épaissis 4 l’extrémité,
dépassant le bord ovcipital de la moiti¢é de leur longueur totale. Téte luisante, faiblement reticulée devant,
lisse derriére, 4 moitié antérieure jaune et & moitié postérieure brune. Funicules d’un roux brunatre.
Tout le reste exactement comme chez la § major.
Hab. Mexique, Atoyac en Vera Cruz, Teapa en Tabasco (H. H. Smith); Panama,
Volcan de Chirqui 2500’ & 4000' (Champion) [ 2 & |.
. Cette singuliére espéce parait présenter un dimorphisme complet de l’ouvriére.
(57. Camponotus sayl.
Camponotus sayi, Emery, Zool. Jahrb. vii. p. 679 (1893) ‘
Hab. AM@RIQUE SEPTENTRIONALE, Arizona}.
158 HYMENOPTERA.
- Race bicolor.
Camponotus sayi, Emery, r. bicolor, Pergande, Proc. Calif. Acad. Sci. (2) iv. p.161(% 9 &) (1894) *.
Hab. Bassk Cauirorniz, Chuparosa, Sierra Laguna ?. |
58. Camponotus (Colobopsis) abditus, sp. n. |
. Long. 7:5 millim. La troncature de la face est bien plus concave que chez le C. truncatus, et bordée d’une
aréte vive, comme chez le C. rothneyt ; mais la portion de l’épistome située en arriére de la troncature est
courte comme chez le C. truncatus. La surface tronquée forme assez exactement un demi cercle dont le
diamétre est devant. Bords de l’épistome faiblement divergents en arriére. Arétes frontales fort distantes,
peu sinueuses. Téte, derriére la troncature, en rectangle court, un peu plus large devant que derriére, bien
plus courte que chez les C. truncatus et C. rothneyi, un peu plus longue que large. Yeux grands, situés
un peu en avant du tiers postérieur. Scapes & peine épaissis 4 l’extrémité, assez gréles, dépassant légére-
ment l’occiput. Articles du funicule tout-d-fait cylindriques, sans rétrécissements entre eux. Thorax et
écaille comme chez le C. truncatus. Corps étroit, allongé. Pattes assez courtes ; cuisses comprimées.
Surface tronquée de la téte finement et assez irréguliérement réticulée, subopaque; la moitié de la téte qui
la suit en arriére est tinement et densément réticulée-ponctude, assez mate, avec de gros points espacés
trés abondants. Occiput, vertex et reste du corps luisants, faiblement chagrinés. Pilosité et pubescence
trés éparses. Tibias et tarses sans poils dressés.
D’un jaune rougedtre pale; pattes et antennes jaunes. Milieu des segments abdominaux largement et
nuageusement brundtre. Ailes subhyalines, 4 nervures et tache jaune pale.
Hiab. Guatéma.a, Capetillo (Champion).
Rapproché du C. ‘mpressus, mais la bordure de la troncature est plus aigué et la
sculpture plus faible.
59. Camponotus (Dendromyrmex) chartifex.
Formica chartifex, Smith, Journ. Ent. i. p. 68 (8 ¢) (1860) °.
Camponotus chartifexr, Mayr, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, xii. p. 673 (%)*; xxvii. p. 869 (%)°;
Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 224°.
Hab. Panama, Bugaba (Champion) | 8 2 |.—CoLomBig?°4, pied de la Sierra Nevada
(Forel); Amazons, Ega }.
Je ne puis considérer l’absence de dimorphisme chez l’ouvriére, avec M. Emery,
comme un caractére suffisant pour élever cette coupe au rang de genre. Jl y a des
espéces voisines ou non des C. chartifex et C. fabricii (ainsi le C. imitator, le C. senex,
le C. goldii), chez lesquelles le dimorphisme est trés faible et s’approche de zéro,
surtout chez le C. imitator. Le C. constructor est trés voisin des Dendromyrmez.
Le C. chartifex fait son nid en carton, sur les arbres.
60. Camponotus (Dendromyrmex) fabricii.
Formica perditor, Fabr. Syst. Piez. p. 402 (%) (1804) +?
Camponotus (?) fabricii, Roger, Berl. ent. Zeitschr. 1862, p. 285, nota’.
Camponotus fabricii, Mayr, Sitzungsber. Akad. Wiss. Wien, lxi. p. 373°; Verh. zool.-bot. Ges,
Wien, xxvii. p. 869*; Dalla Torre, Cat. Hymen. vii. p. 230°.
Hab. Panama, Bugaba (Champion) [ % ]—AMERIQUE MERIDIONALE, Surinam 5, Brésil 5,
Cette espéce fait son nid en carton, sur les arbres.
HYMENOPTERA. 159
ADDENDA er CORRIGENDA.
PACHYCONDYLA (p. 10).
Pachycondyla apicalis (p. 11).
Ajouter la localité suivante :—Guarimana, San Gerénimo (Champion).
ODONTOMACHUS (p. 19).
Odontomachus chelifer (p. 19).
Ajouter la localité suivante :—Guatima.a, San Joaquin (Champion).
Odontomachus hastatus (p. 19).
Ajouter les localités suivantes :—GuaTimaLa, San Juan en Vera Paz (Champion) ;
Nicaragua, Chontales (Janson).
Odontomachus hematodes, race opaciventris (p. 21).
Ajouter la localité suivante :—Nicaraaua, Chontales (Janson).
ECITON (p. 22).
Eciton hamatum (p. 22).
Ajouter les localités suivantes:—GuaTeMaLa, Chacoj, San Gerénimo, Pantaleon
(Champion).
Eciton vagans (p. 24). |
Ajouter la localité suivante :—NicaRracua, Chontales (Janson).
Eciton halidayi (p. 28).
Ajouter la localité suivante :—Costa Rica, Volcan de Irazu (Rogers).
ATTA (p. 30).
Atta fervens (p. 33). 7
Ajouter les localités suivantes:—Nicaragva, Chontales (Janson); Costa Rica,
Volean de Irazu (fogers).
CRYPTOCERUS (p. 48).
Cryptocerus maculatus (p. 50).
Ajouter la localité suivante :—Panama, Bugaba (Champion).
160 ADDENDA ET CORRIGENDA.
PHEIDOLE (p. 64).
Pheidole biconstricta, race bicolor.
Ajouter les localités suivantes:—Nicaragua, Chontales [¥ ¥] (Belt); Panama,
Boquete, Volcan de Chiriqui (Champion). —
Pheidole biconstricta, race rubicunda (p. 64).
Ajouter la localité suivante :—Panama, Bugaba [ 2 ] (Champion).
Pheidole anastasii (p. 72).
Ajouter la localité suivante :—Panama, Bugaba | ¥ ] (Champion).
Pheidole floridana, var. deplanata (p. 77).
Ajouter la localité suivante :—GuUATEMALA, environs de la ville (Champion).
MONOMORIUM (p. 78).
Monomorium pharaonis (p. 78).
Ajouter la localité suivante :—Mexiquz, Acapulco (Hége).
SOLENOPSIS (p. 79).
Solenopsis geminata (p. 79).
Ajouter les localités suivantes:—Mexique, Amula, Chilpancingo, Orizaba, Atoyac
(H. H. Smith), Cordova (Sallé), Guadalajara (Schumann), Temax (Gaumer); Honpuras
BRITANNIQUE, R. Hondo (Blancaneaux) ; GuaTEMALA, environs de la ville, Aceituno,
Duehas, Cubilguitz (Champion); Nicaracua, Greytown (Janson), Chontales (Beit) ;
Pawama, Bugaba, Volcan de Chiriqui (Champion).
PSEUDOMYRMA (p. 86).
Pseudomyrma excavata (p. 90).
Ajouter la localité suivante :—GuaTEMALA, Pantaleon (Champion).
Nore.—Au moment ot impression se termine, M. Ernest André de Gray m’écrit:
“Je tiens 4 vous dire que je suis depuis longtemps convaincu que ma Pseudodichthadia
incerta est bien la femelle de l’Eciton cecum, Latr. J’ai été trop prudent en n’affirmant
pas tout de suite cette assimilation, mais la présence d’une & dans le tube contenant
la 2 et la connaissance plus étendue qu’on a aujourd’hui des Dorylides ne me laissent
plus aucun doute 4 cet égard. Comme cet insecte provient du Mexique et rentre dans
la faune de l’Amérique centrale, j’ai cru devoir vous donner mon opinion présente a
son endroit.” Done Pseudodichthadia=Lciton et Pseudodichthadia incerta, André=
Eciton cecum, Latr.
INDEX.
[Les noms en petites majuscules indiquent les Familles, etc.; ceux en caractére romain se rapportents 4 chaque espéce compris
dans cet ouvrage, et ceux en italique denotent les espéces mentionnées incidemment, les synonymes, etc. |
Page
Acanthomyops .. 0.6... e eee 127
Acanthoponera .....c. cece eee 5,9
— dentinodis.............. 9
MUCTONALA 06 cece eee 9
Acanthostichus ..........006 2
ACrOcelia ove cee cece ec eevee 81
Acromyrmer .... 30,31, 82, 34, 36
OCLOSPINOSA, ... eee ees 32, 34
AGNICEUS oo. ee ae seca cece 22
ALFARIA oo. cece cece eee ees 3
simulans .............. 3
Aneylognathus ....ccecceveee 22
ANOCHETUS ....... eee eeeees 18
—— emarginatus ............ 18
— ,race striatulus...... 19
StrtatulUus oo ccoccssereee 19
APHZNOGASTER ........005: 58
Aphenogaster ........006 .. 89.
mm ANAV EL vc cw cc ecw ee 59
(Ischnomyrmex) arane-
OIdeS 2... ee eee eee eee 60
(——) ——,, var. inermis.. 60
ATANCOIAES oo vee eee es 59, 60
Becearit .. 0. cece ee cee 59
CAVDONATIA. ©... 6. ee aee 58
—— (Ischnomyrmex) cockerelli 60
—— (——-) ensifera.......... 59
—— (Messor) juliana ........ 59
longiceps ..... eee eee 59
(Ischnomyrmex) mexicana. 60
—— mutica.... ..cseeeeeeee 59
—— patruelis .........5006- 58
— , race carbonaria .... 58
POV GAMdet . 6. cceeccevense 59
—— (Ischnomyrmex) phalan-
QIUM 2 eee eee ee ee ees 59
—— phalangium. ........eeee 60
—— (Ischnomyrmex) phalan-
gium, var. brevicollis ...... 59
—— (P? Messor) sonore........ 59
—— SWAMMEFABME oo .ceeeee- 59
APTEROSTIGMA......-. eee 37
Apterostigma ..ccceceness 36, 40
Page
Apterostigma collare ........ 38
pilosum ................ 387
pilosumMm vovceecercces ... 38
— , st. sewtellare ....., 37
robustum ..........008. 38
scutellare ...........04. 37
scttellare oo. ce cee eee 38
Te 39
ATTA ... cece cece eeceees 30, 159
Atta .. 31, 34, 35, 36, 37, 104, 10
Dalsant .occccccccereecs 31
barbata .......66. cenees 62
cephalotes..........005- 32
—— cephalotes ........ 31, 33, 148
columbica ............65 33
coptophylla ....... eee 32
—— (Acromyrmex) coronata.. 36
fervens ............ 33, 159
~-——— fervVenS voc ccsscecereues 148
Sflovicola ... 6... cee eee ees 79
——— JEMINALA vere cceeeccees 79
—— (Acromyrmex) giinthert .. 34
—— (Moellerius) heyert ...... 31
——— Way str tte vice wees 34
—— (Acromyrmex) hystriz.... 34
—— ( ) , st. coronata.. 36
—— l@vignta.. cc ccccnees 32, 33
—— landoltt ....... 066. 31
——— lebast oo cece eee 32, 33
, var. columbica .... 38
——— (Acromyrmex) moelleri .. 35
Moellert . cee cccvcccceees 36
(Acromyrmex) moelleri,
var. panamensis............ 35
molefactens .....ceeeaee 62
—— (Acromyrmex) octospinosa 34
—— (—_—-) ——,, var. echinatior 34
—— (Trachymyrmex) saussurei 36
SAUSSUTEL cece eee aes 36
sexdens ............008. 31
SOLXAENS 1.66. eee 82, 33, 35
—— (Trachymyrmex) squamu-
lifer . 6... cee eee eee we. 36
BIOL. CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., Apri/ 1900.
Page
Atta tardigrada, st. saussurei.. 36
CCVANA oie cece ene eeeee O88
—— (Acromyrmex) versicolor. 36
versicolor»... 6. cee aee 36
FN 8 30
7 1 22, 41
AZTECA oo. cc cece eee ee eeeee 104
Azteca...... 98, 105, 106, 111, 122
alfaroi . 6... cee eee ee eee 112
alfarot.... 107,118, 114, 115
—_— , race lucida ........ 113
— , race lucidula ...... 113
angusticeps .....6.. 107, 112
——aurita .............6.. 115
aUrTita 1.6... 116, 117, 118
— , race pilosula ...... 115
— , race pilosula ...... 116
—— beltt oo eee cease cee eee 120
bicolor .............44. 119
bicolor ........ 118, 114, 122
—- , race belti ........ 120
— , race belt? ........06 113
brevicornis...... 6... cee 121
brevis... 22... ee eee eee 121
chartifex ..........-. .. 117
chartifexr ........5. 105, 107
, race laticeps ...... 117
——, race laticeps ...... 118
, race multinida.. 105, 117
—_—_—
, race severint .. 117,118
, race stalactitica .... 117
coruleipennis .......... 110
coruleipennts........ 107, 108
, var. fasctata ...... 108
constructor ............ 110
constructor ........ 105, 107
delpini .............. .. 110
delpint . 107, 108, 109, 111, 114
— , race antillana...... 111
—_ —, — , var. guade-
loupensis.................. 111
—— depilis ... cece eceees 107
——— CUSENE 6 cece wees 111
162
Page
Azteca fasclata .............. 122
Jfasciata........ 107, 108, 113
— , var. nigrescens .... 110
— , Var. Nigricans...... 122
—— festai .................. 118
—— festat...... 107, 116, 117, 119
foreli ..............000. 111
5 | 120
—— —-, race championi .... 112
» var, brevi-
SCAPA 2. cee cece e eens 112
— , var. eiseni ........ 111
— , race ursina ........ 112
—— , var. xysticola...... 111
— . var. rysticola ...... 112
—— godmani .............. 114
—— hypophylia.. 106, 107, 120, 121
instabilis .............. 107
instabilis. 22,108, 109, 111, 115
— , var, major ...... .. 107
—— ——, var. major ........ 108
—— ——, var. mexicana...... 107
—- , var. xanthochroa .. 107
lacrymosa ............4, 116
lacrymosa ...... 105, 107, 117,
118, 119
— , race silve ........ 116
—— lallemandt...... 107, 117, 119
lanuginosd.... eee cc cee 119
longiceps .............. 119
—— miillert .... 104, 105, 106, 107
—— nigella ................ 110
—— -——, var. subopaca ...... 110
—— pittierl ..............., 120
polymorpha .... 107,121,122
schimperi .............. 110
schumannt ........ 107, 121
SETICEA 2... eee ee ee ee eee 109
SEYUCEA «6.4.0 107, 108, 115
tonduzi................ 114
Ls 107
—— Url Lecce eee 122
trigona ......... eee ae 116
trigona .... 114,117,118, 119
5 /-) (>: a 108
VElOL v.ses 107, 109, 110, 111
, Var. nigriventris.... 109
, var. trinidadensis .. 109
VUENS vee c es asaces 107,115
xanthochroa............ 115
xanthochroa ........ 107, 110
—— rysticola ..........65.. 111
BrRacHYMYRMEX ......, -eeee 123
——admotus .............. 123
——— GCOACEUS o 6. cere eee eee 123
INDEX.
Page
Brachymyrmex heeri ........ 123
— , race obscurior...... 123
tristi8..... 2... eee eee 123
ET 0 124
— , race musculus...... 124
Calomyrmer .. 6.0 cece cence 157
CAMPONOTII .............4.. 130
CAMPONOTINE ...........0.. 123
CAMPONOTUS...........0000 130
Camponotus 48, 1382, 151, 152
—— (Colobopsis) abditus .... 158
—— abdominalis ............ 1381
abdominalis ........ 132, 133
, var, atricipito-esuri-
C36 132
, var. costaricensis .. 132
— , Yace esuriens ...... 133
; , var. fulva-
COUS. cee ce eee rece eens 183
——, var. mediopallidus.. 182
—. , race sharpi........ 133
—. , race stercorarius .. 133
— ,race ustulatus...... 182
abscisu8.........-...05- 151
—— abscisus ... 0.6.0.0 0 52, 145
ARTA oe cee cece cee e eee 137
—— albopilosus...........06. 157
AUFATOL weve ccc eceecenee 147
andrei... .. eee eee eee 150
angulatus .............- 147
—— angulatus ... -. cc cece 150
— , race muticus ...... 147
— , race muticus ...... 150
angulicollis ............ 147
——arboreus .............. 134
CULUCEPB oe cece eee eee 131
——, var. atricipito-esuri-
a rr 132
— , St. esurtens ........ 183
— , st. stercorarius .... 138
— , St. ustulatus......-.. 132
auricomus.............. 139
—— GUIICOMUS 666. eee 142
-— , var. lucianus ...... 139
—— ——, var. lucianus ...... 150
— » var. vincentensis .. 139
—— bidens.........0.05. 145, 146
bispinosus ..... 2. cece ee 145
—— bonariensis ............ 135
—— brettesi ........... seeee 141
—— brevis.................. 140
Brevis. cece eee eee 143
BUGNIONE.... 6... cee eee 131
CAMELNUS 6.0... cee eee 156
——— canescens .............. 140
Page
Camponotus canescens .... 142, 144
oT A 138
—— ——, race corticulis ...... 138
—— championi.............. 157
—— (Dendromyrmex) chartifex. 158
chartifet oo. c ce cece 156
chazahet 0... cece eee 150
claviscapus ............ 152
—. , var. subcarinatus .. 153
COGNATUS, . Lecce eee eee 134
——— COMPVESBUS. Levee eens 134
CONSPUCUUS 6.6... eee eee 132
constructor ............ 155
constructor oo... . eee eee 158
CONUUS 6... eee eee ee 148
——— COruscUS .............. 148
— , var.fulgens ...... 149
CYASSUS Loe cee eee 139, 150
CYESSONL.... 6... 0. ee eee 161
curviscapus ............ 153
CUrVISCAPUS ........ wee. 152
— dalmast ...cccceceen 145, 146
—— elevatus................ 144
—— ephipptum oo... ec eeeee, 150
——— ryt hr0pus oo. cececcccaes 151
CSUIIENS 6. ce eee eee 183
—. , var. fulvaceus ...... 133
—— €vTENSUS. 66. ee ecaee 135, 136
— , race albicoxvis ...... 136
— , Subsp. zonatus...... 136
—— (Dendromyrmex) fabricii.. 158
fabricti woe cece ccc cece 136
fasciatellus ............ 149
Sascratus ... eee eee 149
formiciformis .......... 141
—— fragilis ................ 133
frontalis .............. 150
Sulvaceus wo... cece ae, 133
GOBEVOU ieee cece enue 147
gudmani .............. 143
GOI Cesc cee cee 158
guatemalensis .......... 135
ANNAN... eee eee 131, 132
—— , race willardt ...... 132
imitator ........04.. 157, 158
UMPPESSUS 6. eee ceeeee 158
CMPYOPTIUS oo... cece eee 152
—— integellus .............. 150
landolti ................ 135
dlandoltt ........ eee c eee 186
—— ——-, race albicoxis...... 136
—. , race substitutus. .. 136
—— ——, race zonatus ...... 136
—— latangulus .......... 144, 145
lespesi ................ 137
oe 136
Page
Camponotus ligniperdus ...... 130
— , var. noveeboracensis. 130
——— ——, var, pictus ........ 180
lindigi .............055 141
VANE. cee ee 147
LUCTANUS oceans 140
—— MAC~COOKt ov eee ene 134
—— macrocephalus .......... 153
—— maculatus.............. 134
—— maculatus . 138, 136, 151,
152, 153
, race puatemalensis . 185
—- , race impatibilis .... 185
— , race indianus ...... 134
— , race mac-cooki .... 134
— , Yace picipes........ 134
—— , race toltecus ...... 185
— melanoticus ..........5. 136
_— , var. substitutus .... 136
—— Mina .... ee ee eee 151
—— montivagus ............ 154
—— mucronatus ............ 145
— , race santschi ...... 145
———— MUS cee cccccvcvenes 139
—— nacerda..............0. 148
nitidus .............0.. 154
nitidus, st. montivagus.... 154
—— normatus ...........06. 146
NOVEDOTACENSIS 62... cee 130
novogranadensis ........ 149
novogranadensis...... 150, 151
—— , race chazaliei...... 149
obreptivus.............. 137
orthocephalus .......... 152
PArAdOxUs 6. eecnnns 187
pellitus ................ 149
prceutUs. 6. cere eeees 102
—— picipes . 66... c ce ceeeeee 134
PICtUsS.. cece cee eee 1380
Pittier] ......... 0. eee 1438
——planatus .............. 141
planatus........ 139, 142, 143
— , var. colombicus.... 141
—— platytarsus ............ 154
—— pullatus..............5. 134
—— punctulatus ........4-.- 1387
— , var. ruficornis...... 138
——— utaEUS Lee eee cee ccnee 157
quadrilaterus............ 145
raphaelis ...........-.. 146
rectangularis .......... 144
rectangularts.....ceeeees 143
— , var. rubroniger .... 144
POCANEYE woe receees ... 185
rubrithorax ............ 142
TUfiCEPS ©... ere eee 136, 155
INDEX.
Page
Camponotus salvini .......... 153
sancte fidel .......eeeee 145
——— SAUSSUTEL 6. . ee eeaes 147, 148
——— BAYL eee e cece ee eee 157
— , race bicolor........ 158
——— SENEX eee eee eee eee 138
——— BENEX cove eee c nee 139, 141,
142, 144, 150, 158
— , St. auricomus ...... 1389
-—— , st. formiciformis 141
— , st. planatus........ 141
—_ , race textor........ 139
-—— sericeiventris .......... 1565
—— sexguttatus ............ 155
sexguttatus ........ 136, 156
—— ——, var. landolti ...... 135
BRAVPt oe cece cee en eee 183
SUMINMUS ooo cee cev ences 185
SOMMET1 os ca ccecacceecs 152
spheralis ......ceceeees 140
SPREPICUS 6. ce seveveees 140
sphenotdalis ..........05 148
—— striatus ......... ee eee 147
— , race alfaroi........ 147
SUDSEULULUS. 6. ce eee ee eee 136
sylvaticus, st. guatema-
PENSIS occ ce cece cee eeeees 135
—— ——., st. mac-cooki ...... 1384
—— » St. prcipes .....6.. 134
——— t@n1ABUS cece ence 131
tenuiscapus ............ 137
—. ,race punctulatus.... 137
, » var. rufi-
COTDIS «1... eee ee ee eee 138
tepicanus ............+. 130
—— tomentosus ............ 148
tonduzi ......ecce ween 151
Lripartitus 6... eee ce eens 144
CrUNCALUS ©... cece eees 158
——ulvarum ............-. 153
——— UTICHT. vec rcecccnes 155, 156
——— VICINUS «66. eee ee eee 131
——— BOC wen erceeeas 142, 143
ZONALUS ©. cece cece eee 136
Camptognatha .....seceeeees 22
Cardiocondyla .....6... ee eee 75
Carebard..... ccc caceccceees 79
Cataglyphis 1.0... ecw eee eee 129
Cataulacus carbonarius........ 47
deformis os. .eeveceeeee 40
CENTROMYRMEX ............ 2
alfarOl . 1... see c eee eee 2
Cephalotes . 0.6... cece eccenes 30
Cephalorys osc cceeececccees 42
Ceratopheidole ......0.eeeee, 77
CHELIOMYRMEX ............ 30
Page
Cheliomyrmer ic cccccecenes 22
nortoni ......... 0.000 ee 30
Colobopsis .......... 130, 152, 157
Condylodon ... cece cece cenes 86
CREMASTOGASTER .......... 81
Cremastogaster ........4. 103, 146
abstinens .............. 85
——— acuta... eee eee eee 83
OETA ee eee 81
—— brasiliensis ............ 83
brevispinosa ............ 84
brevisptnosa ......0.000. 85
— , var. tumulifera .... 84
—— COTVINA . cee eee eee 82
—— curvispinosa ............ 83
—— deforms .... ccc cecenee 84
formosa .....-... eee 81
UplAtA eee ccccvcceees 84
limata ............008- 82
Lineolata weccevcccceees 86
longispina ............ 82
—— montezumia ........6.4.. 81
—— MontesUumla o. ec e ee eeeee 82
nigropilosa ........+66. 83
C0) Kc: 86
—— quadrispinosa .......... 81
SANGUINEH vs cer sececcees 86
SAUSSUFEL .........0006. 86
sculpturata .......... .. 82
scutellaris .... ccc ce cease 86
—— , race auberti ...... 86
—— sordidula ..cccccceaees . 85
—— stolli .... cece ce eee eee 83
— stolli...... 81, 106, 111, 132
—— suleata .......ccceeeaes 84
—— , race arcuata ...... 84
—— , var. ramulinida .... 84
—— sumichrasti ............ 82
ae ,race surdior ...... 82
——— SUTAVON oo cece eee w nee 82
—— virgula ..........00000. 85
CREMASTOGASTRIL ........ -. 8il
Crematogaster ......cscueeee 81
limatus ......0+.00 wee. 82
——— MonteZUMIA oo. caene oe 81
—— quadriceps .....6.eeeeees 83
CRYPTOCERIL .......+..44-- 43
CRYPTOCERUS .......... 48, 159
—— alfaroi ..........cceeee 48
—— angulatus ...........4.. 49
angulosus ........00000- 48
araneolus .......00% weoe OL
argentatus.........066 -- 49
—— atratus ......0.eceeeeee 48
——basalis ........sccees.. 49
bimaculatus ....0.--..+6. 49
yy 2
164
Cryptocerus causticus
cordatus, st. multispinus.. 49
—— cristatus .............. 49
curvistriatus ............ 52
discocephalus..........4. 51
—— dubitatus ....... 0.0.04. 48
TL rr 51
@XIQUUS............000. 49
Sfravomaculatus ........6. 51
—— ylbbosus ... 0... cece eee 50
—— ——.,, st. biguttatus ...... 50
—— grandinosus ............ 50
—— JUCuNAUS Looe ec eens 48
—— maculatus.......... 50, 159
MATYINALUS oc ce eeeeees 48
—— minutus .............. 50
—— multispinosus .......... 50
multispinosus ......0.5. 51
— , st. biguttatus...... 50
multispinus ............ 49
—— pallens ................ 51
pallidicephalis.......... 51
——~ quadriguttatus .......... 51
‘quadrimaculatus ........ 50
TYMOSUB vec e ee cee ee 40
scutulatus.............. 51
—setulifer .............. 61
striativentris........00es 52
——umbraculatus .......... 51
VOILEME oo. cece eeccenees 50
CYLINDROMYRMEX .......... 4
Cylindromyrmer ............ 2
—— godmani .............. 4
CYPHOMYRMEX ............ 40
Cyphomyrmer ........ 30, 36, 37
AUIUUS 6... eee eee 40, 41
——~ championi.............. 41
deforms... 6... cece 40
flavidus...............,. 41
MINUEUS 2. eee ences 40
<OWLOM eee eee ees 40
——*TIMOSUS ..... 0.0.0 eee eee 40
PUMOSUS ©. ee eee eee vee Al
——'——,, race salvini........ 40
—steimheilt oe 40
strigatus oo. 40
DACETH.. 2... eee 41
Decamera oo... cece cece eee 124
Dendromyrmer...... 180, 157, 158
Diplorhoptvum oo. 00.0... ee 79
DOLIOHODERINZ ............ 98
DonicHOPERUS.............. 98
bispmosus.:............, 98
—— bispinesus 99
INDEX.
Page
Dolichoderus championi ...... 100
CRAMPIONE. . cece -» 101
—— , race trinidadensis .. 100
, ——.,, var. teeni-
AtUS. .... eee eee eee 101
lamellosus.............. 99
—— laminatus.............. 99
lutosus .............00. 99
lutosus ... 00.0. cece 100
——- , var. nigriventris 100
—— teniatus ©0000... 0.044. 100
DoRYLINE. 0.0... ee 22
Dorylus 0... eee 22
harristt 6... ce 28
JUVENCULUS LL eee 26
melshewmert oo... cee cee 28
DoryYMYRMEX .............. 103
Dorymyrmer oo... 98, 102
JMAVUB. cee 108, 104
—— pyramicus.............. 103
—— ++, race flavus ........ 103
—— ——, var. niger ........ 104
Ecittt 0. occ eee 22
ECITron oe 0.60 ce. 22,159
Fetton. occ eee 30, 160
alfaroi ............ we 27
‘angustatum ............ 25
—— brunneum ........000.... 23
——'burchelli .............. 23
— , var. parvispina .... 28
—— , race urichi........ 24.
californicum ............ 28
——— ——-, race opacithorax .. 28
clavicorne ..........00.4. 27
——— co@cum ................ 25
COCUM. oo 22, 24, 26, 160
Crassicorne ............ 24
~ CV ASSICOrNE ... 6.6.06 ee 25
curvidentatum .......... 23
drepanophorum.......... 23
erraticum ....... 0.0008. 26
esenbecki .............. 25
Soreli.. eee ee 23
halidayi............ 28, 159
——hamatum.......... 22, 159
—— hamatum ...... 23, 105, 108
harrisi ................ 28
latretlle?... 00. eee 26
— , Var. servilled ...... 26
—— melanocephalum ........ 28
——— melsheimeri ..........., 28
melsheimert ........00.. 29
—— Mexicanum ............ 27
MEMCANUM . 0.0.6... 23, 25
MANN cece 29
Page
Eciton minus............+- .. 29
MovrosuM .........000- 27
— , Var, payarum ...... 27
NitenS ...... eee eee eee 29
OMNAVOTUNE voce ceceecs 26
pilosum.............0.. 27
—— pittieri .............06. 24
predator ...........04, 26
— , var, ferrugineum 26
Te 23
TOQET]. 6... ee cee eee 26
1 24
schmitti...... 2.0.00. 00e 28
BETVULEL Coc ce cece ce ecaee 26
— y VAY. SAYU . 6... eee 26
SUMUUMA oo ccccccceces 24
—— spininode .............. 28
spoliator ............. 29
Subsulcatum 6. ..ccececes 27
sumichrasti ............ 27
—— swainsoni .............. 29
LEPPQUAS. oo cece evcvccees 26
— , var. ferrugineum .. 26
——'vagans ............ 24, 159
VASTALOP oo ec eee eee 26
ECTATOMMA ....... 00000000. 5
——alfarol ...........00 00. 9
——annulatum ............ 8
bispinosum ............ 6
CONCENEVICUM. 26. cece ees 7
concinnum ............ 7
CONEINUUM 6c ce eee 8
—— curtulum .............. 7
— , var. stolli ........ 7
dentinode .............. 9
— , var. pamamense.... 9
SEVTUGINCUM ooo eee cees 6
—— mordax..........0.000, 9
mucronatum............ 9
—— , var. minor ..,..... 9
—— porcatum .............. 7
rastratum .............. 9
——vregulare .............. 8
——_ rimulosum......... 0004. 8
—_— , var. annulatum . 8
—— ——,, var. splendidum.... 8
—- ruidum ................ 6
SCADTOSUM ©... cece ewan 6
simplex............000. 7
splendidum ............ 8
striatulum. .occccccecees 7
strigatum .............. 7
sulcatum .............. 8
tornatum .............. 8
—— tuberculatum .......... 5
—— tuberculatum .......... 6
Page
FORFLIUS ...... 0...-.00005- 102
mac-cooki............-- 102
FORMICA 1... eee eee cece ees 127
Formica oc... cee eee 32, 129, 189
abdominalts ........40.. 131
Acwleatd sic c ccc cece eee 10
CULE 6 cece ewe eens 83
1 137
albofasciata ........6.0. 155
Aprealis oi... cece cece eee 11
Ce 1 rr 134
—— FATA vee e cece 48
AEVICEPS Coc eee 131:
bimaculata 6... eee 155
bispinosa .........4.... 98
CAUSLICH eee een eee 50
‘cephalotes 6.0.6... eee 32
Charttfed cocccccccccces 158
Chelaferd ccc cscccceee 19
CAVALA vee cece cence 10
COCK vic cece eee cere eee 26
COPONATA wivvcsceeeceee 36
— COFUSCA oe ecw cee eenes 148
——— CUNEMH vec ccnnceees 155
— curvidentata ...ceececee. 23
ACCOTA .iccccscervvvees 155
——— CSUPTENE oc eecccreenvcuee 183
Samiliarts oo. cecevcceves 101
FOrvenS oo. cecccceeevces 32
—— filiformis oo. ce eeeeevees 86
—— flavicornis .....6e cc ecaes 10
—— fotida oe ceececcececes 11
——_ fulvaced...... 2. cece eee 133
—— fungosa..... coe e eee eens 99
——— £USCH 2... cece cece ences 128
— , race rufibarbis .... 128
— ——, var. neo-
yufibarbis ............000. 128
— , var. subsericea .... 128
: GVACTESCENS . 6. . eee eeeee 125
- GVACUIPES vic sever eeeee 124
GQUaCtts oc ccc eec renee 90
— GVOSSU reece eee eee 32
——— JUINEENSIS Wee rere ee ees 53
—— hematoda .........0000. 20
—— hamata oo. cece eee aes 22
RANDAL cee ecee cee eens 12
—— hystrix settee ence eaees 34
incisa...... bee ee eee es 128
- INBUNA veresveevereveres 103
—— integroides......cceceee. 128
—— ligniperda....... eee eee 130
—— longicornis........0eeeee 125
LONGUS voce ccvercenees 124
——— UE OSA, av aceeccrecees ... 99
———— MACUATA Lice cercccves 134
INDEX.
Page
Formica megacephala ........ 76
melanocephala ........4 101
melligera ........ee 129, 130
MAGVALOY vc cceenenees 32
——— migratorlUs oo... cece ee. 32
———_ NACEVAA oo ec ees 148
MONE occ cece acces 101
—— neorufibarbis ..... 06.04. 128
= NPA cc ccc enes 127
—— MUdA cece 154
——- obseuriventris .. 0... eae 128
—— 0CbOSPMNOSA. cece eeeceee 34
——_ ommmivora ........40.. 25, 26
PAIUb ccc n cece nas 101
perdwtor..... ever eeveee 158
—— pharaonis ........6.066. 78
PUCULPES ooo ec cc cacececes 134
quadridens ... 6... seen 48
PUOPA Lo ce cence eee 3
YUfAa ... cee cece eee 128
— , subsp. obscuripes .. 128
—— 1Uufescens ...ceccceceeee 129
— 7UfibaVBIS Lovee eee eee 128
——— PUICEPS Lover iccececenes 155
—— salomonis ...... sec ee eee 32
—— SChaufUsst .....cececcces 128
SENEL we. .es cece ecceees 138
SErECETVENETIS 6. cece veces 155
BOSSES ove ce cacecceeces 101
SOVUENS Coe ccccecvcceces 31
SEVLAENEALA. Loc cece ecaes 3l
—— servgultata... ccc cecrces 155
SPUNINOdA oo acer recceues 10
SEIGMA oo ccc e cece aeees 15
— SEVUALH voce ccc e cee 147
SUDSEVUCEE veces cece eee 128
—— tridentata .... cc cc ccs 6
—— trifasciata.... 06.60.66 125
——— rinodts oo. cece cece eee 76
tuberculata ......00.0.. 5
DAGANS ...ceveaeeee 24, 125
-—— villosa occ cece eee e nes 14°
UUSUAEIUD od eee eee 32
FORMICIDE ...... eee e eee eee I
FORMICIL ....... cee ces ... 125
‘ Glyptomyrmet oo. cc ce ccceees 38
dilaceratus ..c...02.... 938
Gnamptogenys ....... beeeeee 5,7
——— AfAVOE Lecce cence 9
——— annudata oo ccc e cece vas 8
CONCENEVICH ove ccc e cues 7
COMCIRNA vs ecvcesavcces 7
——=— MOTUGK .vicirvccacrencs 9
———— PASEL AEE Cece ee eens 9
—— regularig .......... . 8
165
Page
Gnamptogenys rimulosa, var.
splendida oo .ccceccssveees 8
—— 8UlCAEA Wi cceccccceveeee 8
tornata .....e0s sc aeeeee 8
HHoleoponera ....e.eeee wee. 45,7
DispinOsd vee ee ceeceees 6
——— CONCENEVICA Le cece eens 7
——— curtul ooo ceccccccnenes 7
——— POVCAEA Love caccercccees 7
—— sumplev occ cceccccccees 7
—— SEVIGATA. Le cece ecaee 7
Fypochiva occ cc cece cceacnes 127
Hypoclined. .. cece vecccccvees 98
Dtspinosd ..ceeecseeveee 98
cingulata ...seoes Stee 99
UNIQUE vsevevevece wees 102
lamellosd .ecccceccveecs 99
laminatd .icscccseveees 99
——— VOESEHA cicecsecseeveces 99
IRIDOMYRMEX .....--.e.eee. 102
Iridomyrmex .iccccccvees 98, 103
~ dispertitus....... se veeee 102
iniquus .......... cvesve. 102
—— ——., var. nigellus ...... 102
= MAC~COOKL oo vc ecceecceas 102
SEVUCEUS ccc cecaceeeeeees 109
LANMKOCKVOUS. occ ecceees 107
Ischnomy?Mer .occccevcees 58, 59
cockerellt .....ce eee eeee 60
MELUCANUM ec ereveccaee 60
TANIA wo cri ccceveecceees 61, 62
Labidogenys ...... eee tenaes 42
Labidus ..... csc ecees veveese 22
burchellt ...e.ee- eee 23
- C8CNDECKWU oc cccccvveees 25
halidayt....ccevecvveces 28
RATES oc cece eer ecaes 28
—— latretilet ...cc ca cceeaee 28
mrelshetmert ...cereveces 28
MELICANUB . oc vecaccneces 27
MUNON ove ececees vos 29
MOPOSUS ooo cc cecceeenves 27
—— 8ervillet vic veccceceseees 26
subsulcatus ... cece oo. 27
SWAUNSONE oo. ccecssseeee 29
LASIUS .....cc ce aeees weeeee 127
—— fuliginosus........ ceeeee 105
-—— melanocephalus.......+.. 101
——— MIQET ©. eee cee wees 127
, var. neoniger...... 127
Leptalea........ veccccecees 86
Jiformis .recccsrceseces 86
—— gracilis ..... vec ev eee >. 90
166
Page
LEPTOGENYI .......02...0005. 17
LEPTOGENYS..........00.055 17
—— famelica .............. 18
—— mexicana .............. 18
—— punctaticeps............ 17
—— pusilla ................ 18
Tt oo. eee eee ee eee 17
TU cc ce ccc cece 18
venatrix ..... cece eee 7
LeptomyPMa voc ccccccccnes 64
LEPTOTHORAX ...........055 54
Leptothorax voc ccccccceeee 3, 188
aculeatinodis........0+5. 55
COSTATUS. 6. ee ce ees 56
—— dalmast ......0.0 00000 55
echinatinodis .......... 55
echinatinodis ..........4. 56
—- , Yace aculeatinodis .. 55
— , race dalmasi ...... 55
—— ——., var. pungentinodis.. 55
,Yace spininodis .... 55
— pittieri ..............., 56
—— pungentinodis .......... 55
sculptiventris, var. major.. 54
—— SpINiNOdis ........466. 55, 56
— stolli.................. 54
—— tristani .............00, 56
VICTNUS voce eccccecacece 56
LIOMETOPUM .......-..005. 104
Tiometopum occ cecscccccsees 98
apiculatum ............ 104
enstabile ..caecccscceee 107
—— microcephalum .........+. 105
vanthochroum ...e...08. 115
Lobopelta wii cece cceeeees 17,18
Famelica .... cece eae. 18
MEVUCONA .iececceccaces 18
——— usta wee cceccccaces 18
MACROMISCHA ...........04. 56
Macromischa ....... ccc cc caee 57
CTESSONL . 1... 2. ee eee eee 56
——. 8Allet eee cnc cues 57
——salvini ..... se cteecneee 57
——, var. obscurior...... 57
Manica wo ceccccccccsaceees 63
MEGALOMYRMEX ..........4. 57
foreli ..... 0.0... eee eee 57
modestus .........-..-5 58
Meranoplus difformis ........ 40
PUNCLICEPS 6. vec cerveee 47
SEPIQEUS Coe cece eens 44
Messor .... cee eeccecees 58, 59, 78
Micromyrma melanocephala.,.. 101
Moelleriu8 6... cece ewe vans 31
f
|
i
INDEX.
Page
Monacis bispinosa .......64665 98
Monocombus .... 0.60.0 eee 129
MONOMORIUM ..........4. 78, 160
carbonarium............ 78
-—— ———, race ebeninum .... 78
—— ebeninum ,
—— floricola............,... 79
—— minutum, race ebeninum.. 78
—— pellucidum... occ ccveees 101
——-pharaonis .......... 78, 160
—— p@ctlum oo eee ccccaes 79
SpecUulare ..ceeecvcveeas 79
Mycocepurus ..... 60... cen 31, 36
Myrmecia apicalis .........6.. 11
emarginata ......40.0- 18
—— hematoda ............4. 20
hamata oo. icc ee cece 22
hastata 26... ccc eee 19
Myrmecium ... 6. cece ceees 63
MYRMECOCYSTUS ............ 129
hortus-deorum ...... wee. 129
—— melliger............000. 180
MEMIUGED oo. ce cvcccvccces 129
—- , var. hortus-deorum,. 129
—— MeXiCanus............0. 129
MYRMELACHISTA ............ 124
—— longinoda .............. 124
zeledoni............0005 124
Myf Mer occ ccc icc c ee ccc veces 86
perbosett oo. cece eens 86
MYRMICA ........ eee ee eee 63
Myr mica woe ccc ceas 32, 35, 64
barbata oo. e cea 61, 62
—— californicad.......... vee. 68
CAVDONAIIA.L 60. cc cae 78
denticornts... 6. cee ceeee 63
detritinodis oo... .0c cee 68
Glaber eee ccc cc eens 79
—— laevigata... 6. cee cece. 77
lobicornts .... cece eeee 63
—— melanocephala .......... 101
molefaciens ........446.. 62
pelluctda wie cece cece 101
a 79
——— _ reticulata wei ccecccccees 53
——rubra...........-..00ee 63
—— —, st. lobicornis ...... 63
——- scabrinodis ..... 0000s, 63
—— TEVONA oo c eee ee ees 33
MYRBMICH ....... cece eee 52
Myrmtett wi... cece eee eee 30
MYRMIOCINE ....... 0.000000 30
MYRMICOCRYPTA ............ 38
—— dilacerata .............. 38
—— dilacerata .... 0.0 c cues 39
— , race cornuta ...... 38
Page
Myrmicocrypta godmani ...... 39
GOUMANE. Loc cc cece eenes 38
SQUAMOSH cers svevseees 39
subnitida ............0. 39
UNCINATA veers ceeceeees 39
Nycteresta oo. ccc ces 22
COCA Lie cece cece en ceeee 26
Ochetomyrmer auropunctatus,
VAL. TUGOSUS oo. cee ee 54
ODONTOMACHII............+- 18
ODONTOMACHUS.......... 19, 159
affinis.........-....00, 19
— ,Tace panamensis.... 19
— chelifer ............ 19, 159
Cheliferus oo. ccccccceves 19
erythrocephalus.......... 21
——— hematodes ............ 20
— hematodes .......... 19, 21
, race erythrocephalus 21
—— ——,, var. hirsutiusculus.. 20
, Trace tnsularis, var.
hirsutiusculus..... 0. ceca 20
, race laticeps
—— ——.,, var. microcephalus.. 20
-—— ——, race opaciventris 21, 159
, race pubescens .... 21
—— , race striativentris .. 21
— , race theresi@ ..... . I9
—— hastatus ............ 19, 159
hirsutiusculus ......0.6. 20
insularts, var. hirsutiusculus. 20
laticeps 6.0... cca eeeaeee 21
——_ martllaris. ccc. cceecaes 20
——— pubescen8 ..... cc ceee ee 21
striativentrts. oo... 6c ees 21
Ticodoma ook ee cece ees 30
abdominalis ............ 32
—— ASPEVSH vei rccascrnces 34
cephalotes ........seeees 32
—— columb0ea ove ei ccc cece 33
—— hystrie oo. cece eee ene 34
-—— debastt oe cece caeee 33
MEXICANA oc ccevceves .. 383
FL 36
——— FUYOSA eee ccceceeee 36
SELAENEALA. 2. ee eee 32
CCETONA vee cece eee anes 33
Ccophthora ....... cece eee 64
SL 76
PACHYCONDYLA ... 0.00008 10, 159
—— emnescens .......... eos. 10
apicalis ............ 11, 159
—— carinulata ...,......0. ». Ll
, race azteca ........ 11
INDEX. | 167
Page Page Page
Pachycondyla crenata ........ 13 Pheidole distorta, race reclusi .. 75 | Pheidole subarmata.......... 72
flavicornis.............. 10 exarata .......... cee aes 69 | —— , var. elongatula .... 72
— , var. obscuricornis 11 FAMAL. eee eee 65, 66 subdentata ............ 69
—— fetida ................ 11 —- , race columbica .... 66 —— susann®@ .............. 65
fuscoatra ...........0.. 12 —— ——., var. jelskit ........ 66 — , Yace longipes ...... 65
— , race transversa .... 12 —— fimbriata .............. 70 | —— , race obscurior...... 65
GUYANA oo... 13 fiovli 2... eee eee 70 —— tepicana................ 69
harpax ...........0.05. 12 Ce a 71 townsendi.............. 70
— ,race montezumia .. 12 | —— flavens ................ 77 | ——ursus..........0..0000, 68
—— levigata .............. 13 — , var. breviscapa .... 77 —— vasliti .............0.. 65
—— lineaticeps.............. 13 | —— , Subsp. floridana .... 77 vaslttt 6... eee. 66, 67, 72
—— MCSEA eee eens 18 —— , var. seulptior ...... 77 — , var, hirtula........ 65
—— montezumia ......0.06.. 12 floridana .............. 77 PLAGIOLEPIDI .............. 123
——~ 0rzabaNA . 1... eee 12 —— , var. deplanata .. 77, 160 PLAGIOLFPIS............000. 1324
—— pallidipes ....... 00.000. 18 GVMANE ooo. e cc eeeeeeee 73 Plagiolepis ... 00... ccc cee c eee 88
—— pallipes................ 13 ——gouldi ................ 64 gracilipes .... cee ceeeeee 125
—. , var. moeesta........ 13 —— (Ceratopheidole) granulata 77 longipes............0005 124
—— purpurascens .......... 12 guilelmi miilleri, var. heyert 71 PLATYTHYREA ........00005. 3
- strlatinodis ............ 13 hirsuta .............0.. 7 cineracea ...........04. 4
—— theresie .............. 13 hirsuta wo... eee 66, 67 inconspicua ............ 4
— , var. bugabensis.... 14 | —— indistincta.............. 75 pruinosa ...........00, 4
UPANSVETSA 6. ee eee een ne 12 Inermis ............0.4. 70 | ——junetata ............ .. 34
—— unidentata ............ 14 JANUS cc cece eee 77 | Po@ONOMYRMEX ............ 61
—— villosa .............0.. 14 | ——kingi.................. 76 | Pogonomyrmet .......0.000.. 57
—— VISA dee cece 13 —- , Tace insipida ...... 76 DAMIUS oo ccc cece 63
— , race curvinodis .... 15 lallemandt ..... 0.0004. 67, 68 —_ , var. estebanius .... 68
PARAPONERA .........-000 10 —— longipes................ 65 barbatus .............. 61
Clavata ..... cee eee 10 MAJA epee eee ee ee eee 70 barbatus... cc ccecceees 62, 63
Paratrechina oo... 0 cece cee 125 —— megacephala............ 76 — , Yace molefaciens.... 62
CUITENS 20. cece cece eens 125 | —— megacephala ...... 64, 73,75 | —— californicus ............ 63
Pedetes oo. ccc ccc cvcccvees 19 Ob8CUTIOY vee eee 65 —_—— , var. estebanius .... 68
PHEIDOLE .............. 64, 160 ——— oObtusospinosa .......... 70 MAYTE ec ccc ceccceneeeces 62
——- absurda................ 64 ——_ OpACA. eee ee ee eee 69 —— (Janetia) mayri ........ 61
ACULD vo ee eee 68 pallidula wi... cece eee 75 ——— molefaciens .......... 62, 63
—— aX eee eee 71 —— picea ........... eee eee 68 ——— EGE weer ee cccecenes 62
——alfaroi ................ 69 —— plebecula ............ .. 68 POLYERGUS ...... Seeceueece 128
—— anastaslil ............ 72, 160 —— pubiventris ............ 69 PolyerGus vecccccvcccceveses 22
bicolor 6... ee eee eee 64 pubiventris....... 0006. 75, 76 WUCIAUS oe eee ccc eees 128
biconstricta ............ 64 — , race variegata .... 69 rufescens ............6. 129
—— , vace bicolor .... 64, 160 —— punctatissima .......... 72 —— ——, race breviceps ...... 129
— , race rubicunda.. 64, 160 = PUGNAc eee cnn. 67, 68 ——, race mexicanus .... 129
bicorni8................ 74 so pusilla voce cccsccceeee 76 Polyrhachis... cece eee 130, 146
—— bilimeki................ 70 radoszkowskii .......... 67 ——- arboricola oo. ce cece aee 99
carbonaria.............. 76 —— radoszkowsktt .......-.. 68 AVES vivecsccvccees eee. 189
—— championi.............. 72 -—— , Tace acuta ........ 68 MAYTE. occ cece nace eeees 31
ChAMPIONE 6.0... eee eee 73 — , race lallemandt .... 67 SETUGALA . ee eee aaes eee 7
—— columbica.............. 66 —— ——,, race militaris ...... 67 PONERA ....... cece ccc eeeeee 15
columbica 1.6.6... canes 67 — , race pugnax ...... 67 —— aculeata ...ccrcccscreces 10
— » var. rUubens ........ 66 rhinoceros ..........006. 73 ——— AMEPICONG oe eee eee 16
——. cornutula wi cccccccecees 74. POPC... eee eee 68 amplinoda .......ceees .. 14
—— crassipes, race yermaint .. 78 —— rubtounda ... 0... cece 64. apicalis ... 6... cca eee. Il
—— deceptrix .............. 66 rugifroms .............. 69 bicolor 6... eee e eee 14
delecta ............0... 67 scrobifera ..........0.-. 69 Carinulata ....ccereccees Il
dimidiata .............. 77 sculptior 0... cc ee eee 77 — cheliferd ....cseccceues 19
—— ——, var. nitidicollis .... 77 —— smythiest ........ eee eee 78 clavata ...... sercoceese 10
———_ Mstortd wivivvcccceeeee. 74 | —— striaticeps.......... oe. 68 cognata ........ cseeecee 16
168
Page
Ponera constricta ............ 15
erenata ...... wee ee eee 13
ergatandria ...........- 16
ferruginea .............. 15
— , Var, panamensis.... 15
——— lAVICOPNIS occ ese eeceees 10
—— foeda ...........-.005.. 16
—— faetida ..cccccccccsecae 11
FUSCOMTA cececcececeres 12
—— hematodes.............. 20
9 1 15
—— levgata ..ccceeciseees 18
devetllet vo. cece ea ee cece 15
MOVAAL oo cecsacevceeces 9
—— MUCTONALA oo caer ccccnces 9
—— nitidula................ 16
ochracea ...........55. 16
— »race guatemalensis.. 16
—— pallipes ....... pave eeaee 13
pedunculata ..ccevecsees 14
———_ tlosd oo ccc cnecersvees 14
quadridentata ........6. 15
——— PUTA oer eeeee lee ae ec eaee 6
sakalava ....60.. veeeee 15
stigma ..... cee eeeeeee «2416
—. , var, attrita ........ 16
SEVIGALA 6. cee cece cee enee 7
BUICATA voc ceceesecoeees 8
tATSAUS .oceceveeraccess 10
tornala ..seses settee 8
—— tuberculata .......... 5,6
VULOSA. ove vcarvcccceaee 14
PONERIL... ee eee ee bee eens 2
PONERINE. 0... eee eee eee 2
PRENOLEPIS ......... eects 125
— anthracina, var. nodifera . 126
— cecilie ........ sees 126
CRONE vee cccccceceee 125
CMMA oc vvececveccerae 127
—— fulva .. cece cece cee eee 125
—— fulva ...... sree eee eeee 126
GTACUApes oe ecccccceees 124
—— guatemalensis .......... 126
longicommis ............ 125
longicornis.......... 126,127
mexicana .........-..6- 126
MEXICANA oo ceccescccues 127
nodiferd.....cceceee 126, 127
ODSCUTH oo. cece cece cece 126
—— ——, var. glabrior ...... 126
——— PYTAMICH cee eee eeeee 103
steinheilli .............. 126
vividula, var. guatemalensis. 126
Prionopelta..... cece ceeeeeues 2
PROCRYPTOCERUS .......... 48
adlerzi eee cece ener eeee 45
INDEX. .
Page
Procryptocerus batesi ........ 43
belti 2... 0.0.2.0... .0008. 46
—— beltt voce cece eee. 47
—— carbonarius ............ 47
—— carbonartus oo... 0.06.00 43
— , var, leviventris .... 47
—— —-, var. leviventris . 45
—— clathratus .... 0.6 ee 47
GONG oo veces 45
MAYTE. occ cece cece cenes 43
—— paleatus..............0. 44
pictipes ................ 44
—— puncticeps.............. 47
—— puncticeps oo... 6.06. 44, 48
— ) race impressus 47
—— schmalzt... 6... cece eee. 45
—— spiniperdus .......... 43, 46
—— striatus ................ 44
~——— BEPUALUS oc ce eee 45
— , race seabriusculus.. 45
PSEUDODICHTHADIA.......... 30
Pseudodichthadia .......0005. 160
Incerta ....... cs. eee eee 30
Td 160
PSEUDOMYRMA ...... .... 86, 160
Pseudomyrma ...... 48, 88, 94, 96,
98, 106, 141, 153
belti wo... ce. eee eee 87
0 rr 88
—— , race fulvescens .... 87
bicolor .........0000, 90, 91
biconvexa ...........60. 95
DOOPIS. oe cece ce ences 97
—— brunnea................ 97
——— carol... eee cece eee 89
—— COP cece ences 90
—— cephalica ...... 6. ..00.. 86
championi.............. 96
decipiens .............. 95
—— decipiens ....... be eeeee 96
delicatula .............. 93
—— —, var. capperi ...... 93
——- , var. panamensis.... 93
: dimidiata ........ cooeee OL
— distincta ............0.. 93
Mistincta... cece cece aes 94
— , var. pulchella ...... 94
dolichopsis ............ 87
dolichopsts .. 66... cece ees 88
0: a £3
CLEGANS oe ever cs encas 92, 96
—— elongata .........0..5. 88
elongata... ci ccececeeee 97
elongatula............. .
euryblemma ............ 90
excayata ............ 90, 160
Page
Pseudomyrma ferruginea...... 97 ©
fervida ...... eee eee eee 97
—— filiformis ......... ..... 86
—— flavicornis...........--. 97
flavidula ........00605e 92
Jlavidula ...ccceveeenes 93
—— fulvescens 0.06 ccc ccveces 87 |
—— godmani ..........066. 95
—— aracilis .......... eee - 90
——— 9VCTNS ce veces 91, 92, 95
— , var, dimidiata .... 91
—. , st. levigata........ 91 .
— , var. major ........ 91
— , var, mexicana...... 91
—— kiinckeli .............. 89
kiinekelé.. 0. oc cae 90, 96
——levigata ...........06. 91
Latinod . occ cseccecccee 90
——— MEXICANA Lee ccnerenes 91
modesta.......seeeee eee 97
mutillotdes. .. 0. cece eeees 91
nigrocincta ............ 92
nigropilosa ...... beeeee 88
pallens ...... wee e eens 92
—— pallida ...........0.. .. 92
PANAA Lice ccerevecaee 93.
——— perbosci.........-...0.. 86
—— rufomedia ............4. 98
—— salvini .........e.e0 eee 94
——— BAIVINE decree ceceees 95, 97
——— $€V1CEA oe ee eee, 88
——— GEYUCEM eee cee e cece 89
—— , var. fortis ........ 89
—— spinicola .............. 88
—— subtilissima ..........., 88
— thoracica .............. 87
—— volatilis................ 98 .
PSEUDOMYRMTI.............. 86
Py Qaida ec cc w eee 42
RhinomyrMer voce ccceeeces 154 .
BROGMUS. ccc cccecaceees .. 22
RHOPALOTHRIX ........ oe 4]
godmani .......... aeee 4]
—— 1RETINGE ove eve eeee sacees 4]
Rhytidoponera rastrata ...... 9
ROGERIA ww. eee eee seeee 53
i 53
GEPMAINE oe ccc eeee 53
PVOCEA Loc cee cece ences 53
tonduzi ............00.. 53
SERICOMYRMEX ............ 37
AZLECUS ©... eee eee eee we OF
Sima grandidiert ........ sees 94.
SOLENOPSIDIT .......4.++00. . 79.
Page
SOLENOPSIS.............. 79, 160
corticalis .............. 80
fuga ooo eee 79
—— geminata............ 79, 160
geminata ...... cee eae 80
—. ,Tace rufa.......... 80
picea ......... ee eee 80
picquarti .............. 80
suCCINEA........... 0006. 80
Spalacomyrmex ............4. 2
Stenamma oo... cee cee 78
StenomyrmMer . 6.0... eee 18
emarginatus ............ 18
——, race striatulus 19
Strongyloynathus ............ 22
STRUMIGENYS .............. 42
——- cordovensis ............ 42
ChYRETE ee 42
elongata .............. 42
godmani .............. 42
~——— grandidiert ..... 0.66.4, 42
smetht oe eee 42
unispinulosa ............ 42
INDEX.
Page
TAPINOMA ..........00. 00005 101
Tapinoma ............ 98, 99, 103,
104, 105, 114
anale 2.6... ee eee eee 101
errattcum........645. 99, 114
—— gracilescens ..........4. 125
mstabile ... 0... cee ee 107
—— melanocephalum ........ 101
piceatum .............. 102
——— Pruunosum ..... 6c reece 101
ramulorum ............ 102
sessile ............0... 101
-—— tomentosa ..........4.4. 148
Temnothorax.... 0.00 e cee 54
TETRAMORIUM .............-. 52
Tetramortum ..... 00.6.0. 0 eee 53
auropunctatum ..... 6466. 54
— , Var. rugosum ...... 54
CHSPItUM 1. eee c eee eee 35
guineense .............. 58
(Xiphomyrmex) spinosum. 538
Tetraponera oo... 0. eee eee 86
Tetrogmus 00... cc ccc eee 52
BIOL, CENTR.-AMER., Hymenopt., Vol. III., Apréd 1900.
169
Page
Trachymyrmex ........ 30, 36, 38
TRANOPELTA..........-0.005 79
Gilva ... eee 79
Trichoseapa occ 4g
TYPHLOMYRMEX ............ 2
Typhlomyrmer oo... 0.6000 3
robUSstUS ©... eee 3
rogenhoferl ............ 2
——— ——.,, race robustus ...... 3
WASMANNIA 0.00.0... cece 54
——— auropunctata............ 54
— , Var. rugosa........ 54
XENOMYRMEX ..........000., 52
stolli....... eee. eee 52
Stollt oo eee cee 151
Xiphomyrmer ...... visas. 62,58
SPINOSUS 66. eee eee 53
Xylocopa violacea ..........4. 5
“4L
PRINTED BY TAYLOR AND FRANCIS,
RED LION COURT, FLEET STREET.
1,1a9 TYPHLOMYRMEX ROGEN- | 12 RCTATOMMA SULCATUM. l4,i4a 9 ODONTOMACHUS HAMATODES p.
HOFERLRROBUSTUS. 8, 8a¢ » , OPACIVENTRIS.
2,2a-c? CYLINDROMYRMEX GODMANT. 9,9a% =» ~~ TORNATUM. 15% ECITON PITTIERT.
3,3a% ECTATOMMA RUIDUM. 10 8 PACHYCONDYLA PURPURASCENS. 16% ATTA MCELLERLv.PANAMENSIS.
4% ” CONCINNUM. il & ” THERESTAS | 17Q. » 09 »
55549 : RIMULOSUMY. 12 ¥ ” VILLOSA, R. 188° APTEROSTIGMA COLLARE.
ANNULATUM. CURVINODIS 196 : :
6,6a% ECTATOMMA SULCATUM. 13,13 a9 ODONTOMACHUS AFFINIS, p.
, PANAMENSIS.
EWilson del. ThBannwarth lith.et imp Vienna.
™“
HYMENOPTERA.
Vou. II.
PLATE II.
. Nid en carton de Cremastogaster sulcata, Mayr, v. ramulinida, Forel.
. Fragment de galerie couverte en carton de Cremastogaster stolli, Forel, rampant le long
d’un rameau.
. Nid d’ Azteca chartifexr, Forel, v. multinida, Forel.
. Nid d’une Myrmelachista sculpté dans la moélle d’une tige.
Fragment du nid en toile de Camponotus senex, Smith, r. textor, Forel.
. Nid de Camponotus sexguttatus, Fabr , fait en carton & l’aisselle d’une graminée de la
savanne.
Tige séche et creuse habitée par l’une ou J’autre espéce de fourmi des genres Camponotus
(brevis, zoc, auricomus, &c.), Leptothorax, Monomorium, Cremastogaster, Pseudomyrma,
Cryptocerus, Pachycondyla, Pheidole, &c.
Nid de Procryptocerus spiniperdus, Forel, sculpté dans une épine d’Erythrina, coupé par le
milieu. L’ouverture de sortie est au pied de l’épine proprement dite.
. Nid de Pseudomyrma belti, Emery, occupant la cavité d’une épine double d’ Acacia.
L’ouverture de sortie est prés de l’extrémité de l’épine droite.
Les figures 1-7 sont faites 4 la moitié de la grandeur naturelle ; 8, 9 sont de grandeur naturelle.
Ip ya
a
CAL Die WS | bo
)
OV Of ry, as
rf @F
YL, VAM Ib ope 2
FOURMIS DE
PUURMWIO Wi
bo
CO.
Amann,
Biol Cent An Higmenapleca del dale J
1d MYRMICOCRYPTA DILACERATA. %,8% CRYPTOCERUS ALFAROI. 188 MACROMISCHA SALVINI.
CYPHOMYRMEX RIMOSUS,R, 9 9,102 » MULTISPINUS. 19% PHEIDOLE ABSURDA.
SALVINI. 119 » » 20% » DECEPTRIX.
3 6 CYPHOMYRMEX CHAMPIONI. 128 » GRANDINOSUS. 214 » FIMBRIATA.
4@ RHOPALOTHRIX GODMANT. 13,13a$14% » UMBRACULATUS. 22> » CHAMPIONT.
6? STRUMIGENYS GODMANT. 15916 3 » > 23,23a% » RHINOCEROS.
6% PROCRYPTOCERUS BELTI. 178 LEPTOTHORAX STOLLI. 24,24a,o% » BICORNIS.
E Wilson del. ThBannwarth,lith.et mpVierma.
A
5, a8
6
7
8
gs
EWilson del.
1p)
R.ARCUATA.
ay2eCREMASTOGASTER STOLLI.
ag SULCATA, 11,1la® »
PSEUDOMYRMA EXCAVATA.
» DELICATULA. 15,15a 2 »
; DISTINCTA,
vy. PULCHELLA.
PSEUDOMYRMA
»
SALVINT.
DECIPIENS.
109 PSEUDOMYRMA BICONVEXA.
GODMANT.
12,12a? DOLICHODERUS LAMINATUS.
a%® CREMASTOGASTER VIRGULA. 13% AZTECA VELOX.
4a Q XANTHOCHROA.
16 2) » PITTIERT.
» BREVIS.
70
18,18a? MYRMELACHISTA LONGINODA.
AURITA.R.PILOSULA.
19,19a¥ CAMPONOTUS AGRA.
20 9 » BREVIS.
21,21a% » CHAMPIONI.
22,20 ayb fe) ” )
23,2344 y CURUSCUS,
v. FULGENS.
24,24a% CAMPONOTUS CLAVISCAPUS ,
v. SUBCARINATUS.
CAMPONOTUS CONSTRUCTOR.
y SALVINI.
Th Bannwarth lith.et imp-Vienna..
58
6
DO Po