\Jouvelle Série, Tome X, Fasc. . 4
1972
REVUE
ALGOLOGIQUE
— FONDÉE EN 1922 -
Par P. ALLORGE e) G- HAMEL
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
12, RUE DE BUFFON - PARIS V'
I BPL PL*!
'araiuant quatre foi* par an. WiPf ’ —/
Nouvelle Série, Tome X, Fasc. 4
Août 1972
REVUE
ALGOLOGIQUE
DIRECTEURS .
P. BOURRELLY e» ROB. LAMI
SOMMAIRE
L. Rampi. — Vito Zanon (1875-1949) in memoriam. 285
A. Subrahmanyam. — Algal flora of Bastar India, blue green
Algae of Jagdalpur . 290
L. R. Almodovar. — Reproduction in some deep-water algae oflf
T,a Parguera, Puerto Rico. 297
A. Amossé. — Note sur le genre Frustulia . 306
E. L. Venrik. — Morphological observations on two species of the
Diatom genus Ethmodiscus Castr. 309
M. Ricard et F. Gasse. — Ethmodiscus appendiculalus et Ethmo¬
discus gazellae en microscopie électronique à balayage. 312
G. Cronberg. — Investigation of scale-bearing Ghrysophyceae
species by scanning électron microscopy . 319
K. Benderliev. — Structure and development of the pyrenoids
in Kentrospliaera Borzi and Trochiscia Rütz. (Chlorococcales). 321
P. Bourrelly et J. Rino. — Une espèce méconnue : Scenedesmus
oahuensis (Lemm.) G. M. Smith. 326
Notule algologique
A. Iltis. — Remarques taxinomiques sur les algues des mares du
Kanem (Tchad) . 334
Bibliographie . 335
REVUE ALGOLOGIQUE
N • Sér , T. X PI 22
Vito Zanon (1875-1949)
Vito ZANON (1875-1949)
In memoriam
Par Leopoldo RAM PI.
Les rapports d’amitié et scientifiques très cordiaux qui me liè¬
rent à Don Vito Zanon, remontent à 1935, quand pour des recher¬
ches hydrobiologiques, j’avais été initié, sous son aimable sugges¬
tion, à l’étude des Diatomées.
La libéralité et la profondeur de ses conseils et de son aide, dont
il fut toujours prodigue à quiconque s’adressait à lui, et sa haute
compétence sur les Diatomées (dont, après la disparition d’Achille
Forti, il était resté un des derniers spécialistes italiens) ont rendu
d’autant plus grave, en particulier pour la Science italienne, la
perte de Vito Zanon.
Né à Venise en 1875, il était ordonné prêtre en 1902, suivant en
cela une forte vocation, et plus tard il fût désigné comme Supérieur
de la Mission des Bénédictins à Bcnghasi en Tripolitaine; c’est là
où son amour pour l’observation de la Nature, le conduisit à traiter
des domaines scientifiques les plus variés, d’abord de Botanique
appliquée, puis de Botanique pure et ensuite d’Entomologie.
Revenu en Italie et installé définitivement dans la Paroisse de
S. Alexandre à Rome, il se consacrait alors exclusivement à l’étude
des Diatomées en se portant rapidement avec sa profonde compé¬
tence et par l’ampleur de sa production scientifique, £ une place
prééminente dans la Dialomologie mondiale.
Il me serait très difficile de parler de lui comme homme; d’autres,
plus proches de lui, ont pu le faire.
Nos rapports, jusqu’à sa mort survenue le 2 octobre 1949,
étaient toujours restés épistolaires, mais je conserve de lui le sou¬
venir bien agréable d’un savant d’une grande courtoisie et d’une
obligeance inlassable.
Commencées en 1927 avec la liste des Diatomées d’une marne
tourbeuse de Venise, travail qui a déjà le cachet de la méticuleuse
précision scientifique qui caractérisera toute l’œuvre de Zanon, ses
recherches se sont portées bien vite sur l’étude des Diatomées
d’eau douce et fossiles soit de la zone avoisinant Rome, soit sur
des matériaux provenant de Rio Napo en Equateur.
286
LEOPOLDO RAMPI
C’est dans cette période qu’il a entrepris ses recherches sur les
Diatomées du Paléozoïque, lesquelles remettront en discussion la
présence de diatomées dans le Carbonifère, signalée en 1874 par
le diatoinologue italien, l’Abbé Castracane. Ce n’est pas la place ici
de s’étendre sur cette partie de l’œuvre de Zanon qui a soulevé
discussions et critiques, parfois assez dures, en particulier de la
part de J. Pia et de J. Frenguelli.
Avec sa belle note sur le « mare sporco » du Golfe de Fiume,
Zanon commence l’étude de la mer Adriatique, note suivie bientôt
d’autres, qui le portent à établir un premier inventaire de la florule
diatomologique adriatique, comprenant 825 espèces dont 185 non
encore signalées pour cette mer et comportant une vingtaine
d’espèces nouvelles pour la Science.
En outre il affrontait à nouveau (en individualisant, avec une
heureuse intuition, les causes déterminantes de ce phénomène) le
problème du « mare sporco », si bien connu des pêcheurs de l’Adria¬
tique et étudié à plusieurs reprises par des savants autrichiens et
italiens, en particulier par Achille Forti.
La Lagune vénitienne, a aussi absorbé longtemps l’activité de
Zanon qui concrétisa ses résultats dans un important travail inséré
dans la « Monographie de la Lagune de Venise ».
Comme pour la mer Adriatique, Zanon avait entrepris dans les
dernières années de sa vie, des recherches dans le but de constituer
une base pour la connaissance de la florule diatomologique de la
mer Tyrrhénienne en obtenant d’importants résultats par l’examen
de matériaux provenant des lies Ponziane et de la Sardaigne, avec
l’établissement d’une liste de près de 550 espèces dont 260 non
encore signalées dans le Tyrrhénien moyen.
Mais l’intérêt scientifique de Zanon ne se limitait pas aux seules
Diatomées. C’est en effet en 1934 qu’il publiait une très intéressante
monographie, la première en Italie, sur les Silicoflagellidés fossiles
italiens, dans laquelle on trouve décrites et figurées, toute les
formes, jusqu’alors connues, de ces curieux flagellés fossiles planc-
toniques marins contenus dans des matériaux à Diatomées marines
fossiles provenant des plus importants gisements du territoire
italien.
D’autres recherches intéressantes portent aussi sur les Actiniscus
( Pentasterias ), dinoflagellés marins récents et fossiles, et sur les
Chrysostomatacées, groupe fossile des Chrysomonadines d’eau
douce assez fréquentes dans les « farines fossiles », proposant en
outre des innovations dans la systématique de ces microfossiles.
Mais en plus de la florule diatomique italienne, pour laquelle il
avait une prédilection, ses recherches se sont maintes fois portées,
aussi, sur des matériaux extra-italiens.
Source : MNHN, Paris
VITO ZANON
287
Ainsi il étudia : les Diatomées du Lac Galla, apportant une
importante contribution à la connaissance de la florale algologique
abyssinienne, les Diatomées du Congo Belge et celles de l'Afrique
Occidentale Française.
Dans une série de mémoires il illustra richement les Diatomées
arctiques des Iles Swalbard.
On doit aussi signaler tout particulièrement le petit, mais
complet, travail d’introduction à l’étude des Diatomées, très utile
tant pour le néophyte que pour le spécialiste et qui comble une des
nombreuses lacunes qui existent dans la bibliographie scientifique
italienne.
Telle est l’ample œuvre de Vito Zanon. Ses travaux sont bien
caractéristiques et dignes d’exemple par leur méticulosité, par
leur sérieux scientifique et par l’ampleur des notes écologiques,
géographiques, iconographiques et bibliographiques concernant
chaque espèce.
Membre de plusieurs Sociétés Scientifiques, il a été entre autre,
nommé Membre correspondant et plus tard Membre effectif de
l’Accademia Pontificia dei Nuovi Lincei.
Il est clair que l’œuvre scientifique de Zanon constitue une base
de travail très importante à laquelle on devra recourir pour toutes
les recherches sur la distribution des Diatomées dans la Médi¬
terranée.
De ceci, Vito Zanon, dans sa grande modestie, se serait certai¬
nement senti satisfait pour une vie dédiée entièrement et avec un
plein désintéressement au service de la Science.
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N.' Lincei, Anno LXXX, Roma, pp. 329-335.
5) Pugillo di Diatomee di Genazzano. —- Atti Pont. Acc. Sc. N. Lincei,
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1928
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LEOPOLDO RAMPI
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8) Diatomee del Periodo Carbonifero. — Atti Pont. Acc. Sc. N. Lincei,
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13) Diatomee délia Baia del Re (Isole Swalbard). — Mem. Pont. Acc.
Sc. N. Lincei, vol. XII, Roma, pp. 419-464, 1 pl.
1930
14) Le Diatomee del Permiano e del Carbonifero. — Mem. Pont. Acc.
Sc. N. Lincei, vol. XIV, Roma, pp. 89-123, 1 pl.
15) Diatomee del Paleozoico. — Boll. Soc. Sc. Eustachiana di Camerino,
Anno XXVII, Camerino.
1931
16) Diatomee dell Olga Strait (Isole Swalbard). — Mem. Pont. Acc. Sc.
N. Lincei, vol. XV, Roma, pp. 291-332, 1 pl.
17) Esame di un campione di mare sporco del Golfo di Fiume. — Mem.
Pont. Acc. Sc. N. Lincei, vol. XV, Roma, pp. 449-526, 1 pl.
1933
18) Diatomee di uno scisto tripolaeeo di S. Cataldo (Sicilia). — Mem.
Pont. Acc. Sc. N. Lincei, vol. XVII, Roma, pp. 1-42, 1 pl.
1934
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1937
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22) Diatomee di acqua dolce dello Spitzsberg (Isole Swalbard). — Arch.
Bolanico, vol. XIV, Forli, pp. 1-44, 1 pl.
23) Diatomee di acqua dolce délia città di Venezia. — Atti. Soc. Ven.
Sc. Nat., vol. II, Venezia, pp. 14-37, 1 pl.
1939
24) La biologia delle Diatomee e la sua relazione col fenomeno del mare
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VITO ZANON
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25) Il mare sporco délia Salina di S. Gilla, Cagliari. — Boll. Ist. Bot.
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1940
26) Diatomee di Rovigno. — Thalassia, vol. II, Rovigno d’Istria,
pp. 1-72, 3 pl.
1941
27) Diatomee dell’Africa Occidentale Francese. — Commenlation.es Pont.
Acc. Sc., Anno V, vol. V, Borna, pp. 1-60, 3 pl.
2S) Diatomee dei Laghi Galla (A. O. I.). — Atti R. Acc. d’Italia, Mem.
Cl. Sc. Fis. Mat. Nat., vol. XII, Roma, pp. 431-568, 5 pl,
29) Le Diatomee di acqua dolcc délia città di Venezia. 2 e P. — Atti Soc.
Ven. Sc. Nat., vol. II, Venezia, pp. 63-94, 2 pl.
30) Diatomee del Lago Palù (Rovigno). — Thalassia, vol. V, Rovigno
d'Istria, pp. 3-30, 39 flg., 1 pl.
31) Le Diatomee (Manuale sulle D.). — Boll. Pesca, Pisc. Idrob., Anno
17, Roma, pp. 283-342, 39 flg., 1 pl.
1944
32) Giacimento di farina fossile nella bassa valle dell’Aniene. — Com-
mentaliones Pont. Acc. Sc., Anno VIII, Vol. VIII Roma, pp. 423-442, 1 flg.
1946
33) Actiniscus nei mari italiani. — Acta Pont. Acc. Sc., vol. X, Roma,
pp. 273-280, 6 flg.
1947
34) Elementi di acqua dolce e marina in un calcare farinoso nella zona
délia Sedia del Diavolo. — Acta Pont. Acc. Sc., Vol. XI, Roma,
pp. 133-148, 1 pl.
35) Diatomee delle Isole Ponziane. — Boll. Pesca, Pisc., Idrob., Anno
23, Vol. 2 (n. s.), Roma, pp. 1-19, 1 pl.
36) Saggio di sistematica delle Crisostomatacee. Deposito quatcrnario
di Crisostomatacee di Roma. — Acta Pont. Acc. Sc., vol. XI, Roma,
pp. 43-62, 1 pl.
1948
37) Diatomee del deposito quaternario di Crisostomatacee aile Tre
Fontane presso Roma. — Acta Pont. Acc. Sc., vol. XII, Roma,
pp. 241-254, 3 flg.
38) Diatomee marine di Sardegna e pugillo di alghe marine délia
stessa. Boll. Pesca Pisc. Idrob., Anno 24, vol. 3 (n. s.), Roma,
pp. 1-47, 4 flg., 1 pl.
1949
39) Diatomee di Buenos Aires. — Mem. Acc. Naz. Lincei, vol. II, Roma,
Algol floro of Bastar India blue green algae
of Jagdalpur
By A. SUBRAHMANYAM.
INTRODUCTION
Bastar, the Southern part of Madhya Pradesh full of plateaus is
at an average altitude of about 4 000 feet above the sea level. This
zone is very cool with closely marked winter, summer and rainy
seasons with an average rain fall about 63.20 inches. Mansoon sets
late in May or early June and continue till mid September. Soil, an
admiture of clay and sand, is very sticky when wet and hard when
dry.
Jagdalpur, small but important town of the district with the
same climate and soil as the district, lias an important river « In-
dravathi » entering the plateau near Jagdalpur, at passes across
east-west. The town has a considerably big tank and a big ancient
lake - the main sources of water. Besides there are several small
tanks, very many temporary pools and dilches inundated with rain
water. Allmost ail of them form excellent nitches of algal végé¬
tation. The ancient lake being a very rich source of algal végétation
is of particular interest here.
Until very recently the town is more isolated and difïïcult to
reach. Probably because of this reason no literature is available
on the algal végétation of this area and the place remained as a
vergin land with reference to its microflora.
Therefore it is felt wortlnvhile to make a preliminary survey of
algal végétation of this area. Collections were made from Dec. ’66
to Aug. ’67 with a month’s break in May.
In the présent communication only a preliminary account of
some of the blue green algae is included and a detailed paper of
various groups of algae is under study and will be published
shortly.
5 Y S TA MA TIC ENUMERA T ION
Anabaena circinalis Rabenhorst ex Born. et Flah.
Trichomes circinate 6.5-14.0 g broad, cells almost spherical.
Sheath not observed, heterocysts sub-spherical 7.5-10.5 n broad.
Source : MNHN, Pari
ALGAL FLORA OF BASTAR INDIA BLUE GREEN ALGAE OF JAGDALPUR 291
Fig. 1. — Cylindrospermum indentatum West, G. S. var. bastaransis var. nov.
Fig. 2. — Lyngbya truncicola Ghose var. jagdalpurances, var. nov.
292
A. SUBRAHMANYAM
spores cylindrical with rounded ends 15.0-19.5 jx broad, 32.0-34.0 jx
long; Spores only on one side of the heterocysts; Epispore smooth
and hyaline.
Temporary water pools on Jagdalpur station road.
Anabaena fuellebornii Schmidle
Looks like a small mucilagenbus mass containing entangled
filaments with cells cylindrical 2.5-5.5 jx broad, up to 8.0 (x long end
cells rounded; heterocysts 6.0-7.5 jx broad, un to 10.0 çx long spores
on either side of the heterocysts, single 7.0-10.5 jx broad, 11.3-14.0 y.
long epispore papillate and pale yellow.
In broken pièces of earthen pot in the authors court-yard.
Anabaena sphaerica Borne! et Flahault.
Cells spherical 2.5-6.0 ;x broad, about 6.3 jx long, end cells round¬
ed. Heterocysts sub-spherical 6.5-8.0 u broad. Spores only on one
side of the heterocysts, oval 7.5-10.0 p broad, 10.0-13.5 jx long.
Epispore pale yellowish brown, smooth.
Fresh water lake of Jagdalpur growing along with other algae.
Aphanothece pallida (Kütz.) Rabenh.
Thallus gelatinous, pale bluish green and smooth. Cells ellipsoi¬
dal 4.0-8.6 jx broad, twice as long as broad; sheath distinct, lamil-
lated.
Near Maharaja’s palace.
Arthrospira platensis (Nordst.) Gomont.
Thallus bine green, trichomes 5.0-9.0 jx broad, constriction at the
cross walls very poor, cells 3.0-4.5 jx long, 4.0-5.5 |x broad, end cells
rounded; distance between two spirals 55.0-63.0 jx
On the fringe of the lake.
Arthrospira platensis var. non-constricta Banerji.
Trichomes 3.8-8.5 ;x broad, without any construction at the cross
walls; Cells 3.0-4.0 long, spirals 58.0-70.0 jx apart.
Calothrix viguieri Frémy
Filaments elongatcd, slightly bent, sub-cylindrical 120-150 a long.
At the base 18.2 jx broad, attenuated gradually; sheath thin and
colourless, irregularly lamillated. Trichome 12.5 |x broad above the
base, gradully tapers; cells 1/2 as long as broad; construction at
the cross walls not observed.
Heterocysts single and basal.
Fresh water tank of Jagdalpur.
ALGAL FLORA OF BASTAR INDIA BLUE GREEN ALGAE OF JAGDALPUR 293
Chroococcus pallidus Nàgeli.
Thallus slimy, yellowish brown to pale yellow colonies 8-16 cells,
almost spherical, hyaline, unstratified ; without sheath 10.0-12.0 p.,
with sheath 12.5-14.2 «x, cells nearly spherical or ellipsoidal, 2.5-
3.8 (x, pale yellow.
Shaded rocky places occassionally inundated with water and on
new building walls.
Chroococcus turgidus (Kiitz) Nàg.
Two cells in a group; Cells ellipsoidal, pale yellow, without
sheath 10.0-28.0 (x dim. with sheath 14.0-36.0 (x dim. Sheath colour-
less, indistinctly lamillated.
On small floating pièces of wood.
Chroococcus westii (W. West) Boye-Petersen.
Cells small, subspherical, two in a group enclosed in a gelati-
nous matrix; without sheath 16.0-30.0 p dim. violet; distinct
hyaline sheath clearly lamillated.
On floating leaves in a spent water ditch near awell.
Cylindrospermum indentatum West, G. S. var. bastaransis var.
novo. Fig. 1.
Thallus small, irregular, gelatinous, light blue green 3.0-5.0 mm.
diam. trichomes blue green slightly constricted at the cross walls.
Cells nearly longer than broad, 5.5-8.5 jx long and 3.5-5.0 jx broad.
Heterocysts at both ends long, slightly flattened, more or less
ellipsoidal 6.5-8.0 jx broad 10.5-12.0 (x long. Spores single oval,
adjacent to heterocysts 12.0-14.0 jx broad and 25.0-28.0 jx long;
epispore smooth.
Ditches fllled with wasle material inundated with rain water.
The algae difïers from the type in the size of the spores and
heterocysts and also in habit.
Thallus parvis, incomposilus, fielalinus, cacruleus-viridis, 3.5 mm.
diamctros, rami caerulei-viridi, parue angusti in parietibus tranversis.
Cellae Icngiorae quam latac, 5.5 u-8.5 jx longae, 3.5-5.0 }x latae. Hete-
rocgsti longi apud ambos extrcmos, ellipsoidi, 6.2-8.0 p loti, 10.5-12.0 ^
longi, semina sola, ellipsoida, ovata, contingua heterocystis, l'i.0-16.0 jx
lata, 29.0-32.5 longa, cpiscmina blanda spadices. Invenilur in fossis ad
tempus, plenis rébus, inulilisabilis aquaque in tempore pluirac.
Gloeothece runes tris (Lyngb.) Bornet.
Colonies of four cells, gelatinous, very light brown, oval, 20.0-
35.0 (x in dim. Cells more or less ellipsoidal, without sheath 5.5-7.2 jx
broad and 8.3-12.5 (x long; with sheath 9.0-12.0 jx broad and 12.0-
15.3 p long.
294
A. SUBRAHMANYAM
Lyngbya birgei G. M. Smith.
Filaments straight 22.0-26.0 ja broad enclosed in a colourless,
unlamillated, thin, sheath, 0.2-0. 4 ja thick; trichomes about 20.0 u.-
24.0 jx broad, without any constrictions at cross walls; cells 3.0-
3.5 ja long.
On muddy banks of « Indravaty » river.
The algae resembles more Trivancore form as described in
Desikachery’s Cyanophyta.
Lyngbya majuscula Harvey ex Gomont.
Filaments long, dull greish bine green, straight enclosed in a
colourless, distinctly lamillated sheath 9 u. thick; trichomes about
28.0-32.0 ja broad not constricted at the cross walls; terminal cells
round 4.0-6.5 ja long.
Lower side of tiles, secondary school roof.
Lyngbya truncicola Ghose var. jagclalpurances, var. novo.
Thallus thin greish green velvetty, filaments more or less
ilexuous 13.0-14.5 ja thick. Sheath colourless to pale yellow without
lamillations, 1.0-1.5 ja thick; trichomes 12.8-15.5 ja without any
constrictions at cross walls; cells 3.6-4.5 ja broad almost quadrate.
Fig. 2.
On pebbles near water tap in college campus.
The algae differs from Ghoses in bigger size of its cells trichomes
and in habit.
Thallus tennis, caesius, vcstitus fihribus levilus, plus miniisgue lentis,
13.0-1 ^.5 jx crassus. Vagina sine pigmenta vel lutea pallida sine circum-
litionibus 1.0-1.5 jx crassis. Fibrae rami 12.8-15.5 jx. Sine aedificationibus
quisquam apud pariefes traversos. Cella 3.6-4.5 jx lata, prope qua-
drangula.
Invcnitur in campis collegii, super calculos juxta oblura-mentos
aquae. Haec alga di/jfert ab Ghosis species in habendo Cellas, magnas
et ramosmagnos et etiam in habitu.
Nodularia spumigena Mertens ex Born. et Flah.
Filaments single spirally coiled, 6.5-11.5 ja broad; sheath colour¬
less and thick; cells discoid much broader than long, heterocysts
recognizably broader than others single subspherical 12.5-13.6 ja
broad, 7.3-9.0 ja long. Epispore smoolh. In a pool containing spent
water near boys hostel.
Oscillatoria limnetica Lemm.
Straight, solitary trichomes 1.2 ja broad not tapering towards
apex, end cells bluntly rounded; cells longer than broad 1.3 ;x
broad, 5.2 ja long with constriction at crosswalls.
Temporary water pool near the market.
ALGAL FLORA OF BASTAR INDIA BLUE GREEN ALGAE OF JAGDALPUR 295
Porphyrosiphon notarisii (Menegh.) Kütz. ex Gomont.
Thickly arranged beat filaments forming layer above layer ot
orange red color. Occasionally more than one trlchomes gets
enveloped in a commun sheath; trichomes, constricted at the
cross walls; sheath thin, lamillated, purple red; Cells 16.0-17.5 g
broad, 5.5-11.3 g long, end cells obtuse.
On the bark ot trees, forest office and moist soil ncar vegetable
marked.
Spirulina laxissima G. S. West.
Trichomes 0.5-0.8 g broad, bluish green spirally coiled; spirals
4.5 iu. broad, 16.5-21.0 g apart; terminal cells rounded.
Banks of Idravathi river.
Spirulina princeps W. et G. S. West.
Trichomes 4.0-4.5 (i broad, blue green spirals more or less
regular, 10.0-12.5 g broad, 9.0-10.5 g apart.
On partially submerged brick pièces near aerodrome.
Spirulina subsalsa Oerst. ex Gomont.
Trichomes 1.3 g-2.2 g broad, violet, spirally coiled; spirals 8.0-
10.0 g broad, 6.5-9.0 g apart.
On fresh water tank among other algae and also in the lake.
SÜMMARY
The présent study records 21 species belonging to 13 généra, ot
which two are new varieties.
A CKNO WLEDGEMENTS
The author is thankful to Dr. J. L. Gnanarethinam of the De
Nobili College, Poona for rendering the latin diagnoses of the new
varieties and to Shri. C. R. Sharma. M. A., B. Ed. Lecturer in
Geography, for his lielp during the course of collection.
LITERATURE
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11 (3) : 125-131.
Source :MNHN, Pal
Reproduction in some deep-water
off La Parguera, Puerto Rico fi
By Luis R. ALMODOVAR (2).
Studies concerning reproduction of marine benthic algae in the
West Indies are scanty. Bôrgesen (1915-1920) provided details on
the sexual state of some red algae collected in the Danish West
Indies. Diaz (1963) mentioned in his report about records of marine
algae new to Puerto Rico the reproductive condition of the spéci¬
mens cited at the time of collection.
Because there are no published records indicating reproduction
details in deep-water algae of Puerto Rico, it seemed proper to
report soine observations gathered over the past 3 years.
Methods and Materials
Concrète slabs 6” X 16” fitted with a lifting eye were placed on
stations 2 and 3 as indicated on the map. A 3/4 polypropelene rope
was fastened to the eye, then, artificial substrata composed of
panels of known Puerto Rican hardwoods ( Bacera , Guaiacum,
Torrubia that can stand immersion in sea-water for long periods
of time), plastic, and fiberglass plates 1’ X 6” were fastened to the
rope at 10’ intervals from the surface to the bottom. The concrète
slabs were raised once a week or every two weeks and observations
made on the algae which had commenced to grow on the various
substrata. Différences in the composition of the plant life were
noted. From week to week a sample of each alga found on each
panel was taken to the laboratory at Maguey Island, site of the
fïeld station, Department of Marine Sciences, for microscopical
examination. Then, record was kept as to reproductive stage of
the alga.
A total of twelve red algae hâve been studied over a three year
period from September l', 1966 to August 31, 1969. The species
(1) A contribution from a study of the « Ecology of the Deep-Water Algae
off La Parguera, Puerto Rico», Office of Naval Research Contract N-00014-
66-C-0330.
(2) Department of Marine Science, University of Puerto Rico, Mayaguez,
Puerto Rico, 00708.
298
LUIS R. ALMODOVAR
studied are : Antithamnion antillarum Rôrgesen, Callithamnion
byssoides Arnott in Hooker, Ceramium fastigiatum (Roth) Harvey,
Centroceras clavulatum (C. Ag.) Montagne, Champia parvula
(C. Ag.) Harvey, Dasya mollis Harvey, Dasya pedicillata (C. Ag.)
C. Agardh, Griffithsia globulifera Harvey, Heterosiphonia ivurde-
manni (Bail.) Falkenberg, Polysiphonia (A), Polysiphonia (B), and
Spyridia filamentosa (Wulf.) Harvey.
Results and Conclusions
During the tlrst year comprising from September 1, 1966 to
August 31, 1969 growth of algae on the panels between month
9 (September) and 2 (February) was poor. The first set of traps
placed at Station 2 and 3 were lost due to strong action resulting
from a hurricane passing south of Puerto Rico. Traps were set
again in late October. Primary film covering the panels was com-
posed of bacteria, diatoms, and various blue-green algae. The first
macroscopie alga found on the panels was Chrysonephos lewisii
(Taylor) Taylor forming a gelatinous brownish film. The alga
appeared early in November, disappearing in January:
Graphs 1, 2, 3, and 4 showed the reproductive stages studied
over a 3 year period. The stages are tetrasporic, cystocarpic, and
female, respectively.
The 12 species studied are more active starting in April (4) to
October (10). The peak of activity is between June (6) and
August (8). This pattern held true during the threes years.
During the months of August-November the south coast of
Puerto Rico is affected by hurricanes as they passed-by with ail
side effects resulting from these natural disturbances such as
strong surf, currents, increase in turbidity, and high winds. The
shallow area comprised in the island shelf is affected severely.
Marine algae are easily detached floating away. Wherever there
are dépréssions in the bottom, these become filled-up with loose
algae. Because the plants are damaged as they tumble in the bottom
among rocks, corals, etc., death follows.
Torrential rains in Puerto Rico and oiher islands provide great
amounts of organic débris as rivers overflow. The transparency
of the water becomes poor as particles held in suspension give the
water a milky-muddy color, later turning green as plankton blooms
develop. Secchi disk observations gave a 25’ reading at Station 3
when the area was affected indirectly by hurricane (September-
November). These conditions prevailed for six weeks or more. Clear
Source : MNHN. Paris
Magueyes Is.
20
Source : MNHN, Paris
Map of La Parguera, Puerto Rico shorviug Sta. 2 and Sta. 3 where the artiiîcial substrata was located.
300
LUIS R. ALMODOVAR
oceanic water brought by currents and the transparency was
restored in late December, then, algae began to grow and developed
until the cycle was repeated again when the first storm atîected
the area the following year. Other aspects such as water tempe-
rature, salinity, and p H were considered.
Water température was taken at the surface in Station 3 twice
a month. During the summer months, May-October, the water
was 27° C-30° C. December-April was concerned . The lowest
température was 25.0° C and the highest 30.0° C during a three
year perio-d.
MONTH
9
10 11 12 1
2
3
4
5
6
7
8
X
1.
ANTITHAMNI0N ANTILLARUM
O
"
X
X
X
X
2.
CALLITHAMNION BYSSOIDES
-
X
X
X
X
X
3.
CERAMIUM FASTIGIATUM
— —
-
-
X
4.
CENTROCERAS CLAVULATUM
O
-
5.
CHAMPIA PARVULA
-
O
-
-
X
X
X
X
X
6.
DASYA MOLLIS
O
-
7.
DASYA PEDICELLATA
-
-
-
-
8.
GRIFFITHSIA GLOBULIFERA
-
-
X
_
_
X
X
X
X
X
X
9.
HETER0SIPH0NIA WURDEMANNI
~
~ —
°
O
O
O
O
10.
POLYSIPHONIA (1)
_
_
X
X
X
X
X
X
O
X
X
X
X
X
X
11.
POLYSIPHONIA (2)
O
'
12.
SPYRIDIA FILAMEOTOSA
X
X
X
X= 1ST. YEAR
Seal e : _ = 2Nd.ye a r
0 = 3 RD.YE A R
Graph. 1. — Tetrasporic phase of twelve red algal species observed on a
monthly basis over a three year period.
REPRODUCTION IN SOME DEEP-WATER OFF LA PARGUERA 301
The p H was measured by taking sample from 1* below the
surface. Thcse reading varied from 7.2 to 8.0 on a yearly basis.
No marked changes occurred.
Water samples were taken from the surface at Station 3 for
salinity measurements. It should be noted that on October 5, 1967,
the salinity reading was the lowest for that year due to the great
amount of rain as a resuit of tropical storm Edith passing olî the
south coast of Puerto Rico. During this time the lowest reading
was 33.38 %n while the highest in three years was 36.91 %n. In
MO N T H
9 10 11 12 1
2 3 4
5 6 7 8
1.
ANTITHAMNION ANTILLARUM
2
CALLITHAMNION BYSSOIDES
U
U
O U
3.
CERAMIUM FASTIGIATUM
U U
U
U
A.
CENTROCERAS CLAVULATUM
U U
U
5.
CHAMPIA PARVULA
UJ
6.
DASYA MOLLIS
C/l
i/o en
7.
dasya PEDICELLATA
S
3 S
8
GRIFFITHSLA CLOBULIFERA
9.
HETEROSIPHONIA WURDEMANNI
Ul
U u
U U
U u
10.
POLY SIPHONIA (1)
LU U1
LU lu lu LU
U U
c
E C
U U U U
11.
POLYSIPHONIA (2)
U U
U U
C
C
C
c s
12.
SPYRIDIA FILAMENTOSÀ
u
Ul= 1 ST. Yt AR
Sca le : « = 2ND.YEAS
O “ 3 RD VE AR
Graph. 2. — Cystocarpic phase of twelve red algal species observed on a
monthly basis over a three year pcriod.
302
LUIS R. ALMODOVAR
Dccember-July the salinity is higher due to the dry-season, but
upon arrivai of the rainy season, August-November, salinity is
lower. Fresh-water cornes from over-flooded rivers along the coast
of Puerto Rico and the torrential rains in open waters. Even-
through these factors tend to lower the salinity, variations remained
small. It is évident that the salinity factor remains fairly constant
throughout the year.
Aftcr the end of lhe first year (1966-67), it was évident that
animais were setlling fast on the traps while the algae were
MONTH 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8
1. ANTITHAMNION ANTILLARUM
2. CALLITHAMNION BYSSOIDES
3. CERAMIUM FASTIGIATUM
4 CENTROCERAS CLAVULATUM
5. CHAMPIA PARVULA
6. DASYA MOLLIS
7. DASYA PEDICELLATA
8. GRIFFITHSIA GLOBULIFERA x
9. HETEROSIPHONIA WURDEMANNI x
10. POLYSIPHONIA (1)
11. POLYSIPHONIA (2) X
12. SPYRIDIA FILAMENTOSA
or I ST. YEAR
I r 2 ND. YE A R
Graph. 3. — Male plants of twelve red algal species observed on a monthly
basis over a three year period.
REPRODUCTION IN SOME DEEP-WATER OFF LA PARGUERA 303
disappearing. As a resuit, the traps had to be scraped and cleaned
of ail animais once a year. Because space for attachaient becomes
scarce as animais grow and multiply, the algae are encroached to
such degree that tunicates, sponges, mollusks, hydroids, and other
invertebrates take ail the available substratum. Since numerous
invertebrates attaclied to the algae, the foliose and cartilagenous
forms detach from the panels duc to the weight.
At the same time, these sessilc invertebrates (sponges, tunicates,
clams, barnacles, tube worms) provide an excellent hiding place
to many invertebrates such as crabs, shrimp, lobsters, urchins
brittle stars, etc. Small algal plants are eaten or suffocate by the
fannal components. Finally the algae will disappear. The plants
that remain are used by varions animais as a source of support.
Observations over the past 3 years hâve demonstrated a typical
pattern of invasion by marine organisms on algae. An exemple to
illustrate this situation is that provided by Laurencia poitei and
Amphiroa fragilissima.
Laurencia poilei is a cartilaginous red algae reaching a lenth of
5-7 inches. Tunicates will over grow this plant quickly. The
process starts at the basal portion of the plant which is surround-
ed quickly. The animal starts to creep on the algal thallus covering
the main branching System until the only active part of the plant
remains at the apical end where photosynthesis takes place.
Evcntually the ultimate ramuli are covered, killing the plant. Upon
stormy weather conditions, the tunicate will break loose, especially
the section covering the branches.
Amphiroa fragilissima lias been observed to be encroached by a
sponge in a similar fashion. The coralline red alga is characterized
by developing a thallus of intertwining dichotomous branches
forming a mat over the substrate. The sponge covers the attached
segments and grows perpendicular to the substrate. Soon the alga
is engulfed except the upper dichotomies. Eventually the alga
becomes incorporated to the sponge body.
Graph 1 illustrate that the majority of the algae were tetra-
sporic mainly from April to Scptember during the three years.
Absence of that stage from Septembcr to March was due to the
time required by the species to attach and to grow to maturity
before producing the tetraspores. It should be noted that a lapse
of six months occur before the stage was observed.
304
LUIS R. ALMODOVAR
Graph 2 shows cystocarpic plants présent from March to August
except for the third year when plants were observed in October
and November. The highest peak of activity was in the summer
months from April to August.
The male plants as shown in graph 3 were more abundant from
April to August with little activity between November and March.
Female plants (graph 4) were observed from May to August. These
results bear a close relationship with the hurricane season, when
the area is affected directly or indirectly by the passing of the
storms.
9 10 1 1 12 1 2 3 4 5 6 7 8
1.
2.
3.
ANTITHAMNION ANTILLARUM
CALLITHAMNION BYSSOIDES
CERAMIUM FASTIGIATUM
M
4. CENTROCERAS CLAVULATUM
5. CHAMPIA PARVULA
6. DASYA MOLLIS
7. DASYA PEDICELLATA
8. GRIFFITHSIA GLOBULIFERA
9. HETEROSIPHONIA WURDEMANNI
10. POLYSIPHONIA (1)
11. POLYSIPHONIA (2)
12. SPYRIDIA FILAMENTOSA
A
NI
Ô
ô ô O
A A A
NI
Ô
ô (!) ô
C)
Ô ô
M
A
Ô O
NI NI
Ô Ô
Ô
6 = I SI. Yî A R
Sca I e : !nd,yi»«
a: 3 RD. YEAR
Graph. 4. — Female plants of twelve red algal species observed on a
monthly basis over a three year period.
REPRODUCTION IN SOME DEEP-WATER OFF LA PARGUERA 305
Acknowledgement.
I wish to express my appréciation to Meers. Juan J. Irizarry
and Victor M. Rosado Torres for their help while conducting this
research.
Spécial thanks are due to Office of Naval Research, Contract
N-00014-66-C-0330 for their support.
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Nofe sur le genre Frustulia
Par A. AMOSSE.
Dans mon travail sur les Diatomées de la Loire-Inférieure (1932,
p. 7, pl. 1, fig. G et 7) j’ai décrit et figuré une espèce de ce genre sous
le nom de Frustulia spicula. Cette forme se trouvait dans un pré¬
lèvement, fait le 5 juin 1915 sur un roc suintant, qui contenait en
outre en abondance une Desmidiée appartenant au genre Cos-
marium. J’ai voulu ensuite la retrouver au même endroit mais elle
avait disparu. La dernière récolle faite en 1938 a été négative.
Actuellement le lieu est inabordable.
M. Germain (193G, p. 122, pl. V, flg. 5) a décrit et figuré une
espèce semblable, qui ne contenait pas de valve interne, et qu'il
rapporte a la variété capitata Krasslie de l’espèce uulgaris Thw., il
parle de l’espèce spicula et trouve comme moi que la striation est
différente de l’espèce uulgaris. La forme Frustulia uulgaris Thw.
var. capitula Krasske a été décrite par cet auteur (en 1923, p. 196)
et figurée par Hustedt (1930, Heft, 10, p. 221, fig. 328), sans des¬
siner la striation.
Cleve donne comme striation chez le Frustulia uulgaris une
limite assez large : 24 stries en 10 y, au milieu et 34 aux extrémités.
Sur l’espèce spicula de Nantes je trouve 29 slries au milieu, ce
nombre varie très peu vers l’extrémité. A mon avis les Frustulia
uulgaris et spicula sont deux espèces distinctes. Cette opinion
semble être confirmée par l’étude d’une récolte faite en eau calcaire
dans les Alpes.
Pour trouver le lieu exact du prélèvement il faut quitter Grenoble
en empruntant la route nationale n° 75. Après avoir dépassé
Monestier de Clermont on arrive aussitôt au col du Fau et on prend,
à gauche, la route G. C. 34 et 2 kms après avoir dépassé Roissard
la route descend par plusieurs virages pour passer sur le pont du
Brion. Au premier virage à gauche, sur la droite de la route, se
trouve une petite rigole, où coule en permanence une eau calcaire.
C’est dans cette rigole que le prélèvement a été fait, sur des plantes
aquatiques, il y a environ trois ans.
Dans cette récolte j ai relevé les espèces principales suivantes :
Achnanlhes flexella Brèb., Caloneis bacillaris Greg., Caloneis
fasciata Lag., Cocconeis pediculus E„ Cocconeis placenlula E.,
NOTE SUR LE GENRE FRUSTULIA
307
Cymbella amphicephala Naeg., Cymbella cesattii (Rbh.) Grun.,
Cymbella parva W. Sm., Cymbella tumidula Grun., Diploneis
elliptica (K.), Diploneis ovalis Hilse var. oblongella Naeg., Eunotia
arcus E., Gomphonena angustatum K., Navicula cuspidata K.,
Nitzschia linearis, Rhopalodia gibberula (E.) O. Mül. var. producta
Grun., Rhopalodia parallela Grun., etc.
Parmi celles-ci j’ai repéré une forme linéaire, pour l’examiner
ultérieurement. Tout d’abord je pensais avoir affaire au Frustulia
weinholdi Hust. : mais à la reprise de l’examen, longtemps après,
j’ai constaté que ce n’était pas cette espèce mais une autre. Exami¬
nant le dépôt attentivement j’ai trouvé d’autres exemplaires, dont
l’un était capité (fig. 1). Parmi ces formes linéaires certaines d’entre
elles contenaient des valves internes comme dans celles de la
région nantaise. Cependant dans les deux régions il y a des frus-
tules qui n’en contiennent pas.
Vu la similitude avec celle de Nantes je la rattache au Frustulia
spicula comme variété (avec doute).
Frustulia spicula Am. var.? alpina n. var.
Diffère du type par sa forme linéaire et non capitée. Long. 30 à
43 ja, largeur : 6.5 à 8.3 a. Stries : 29 à 33 en 10 ça parallèles parfois
légèrement convergentes aux extrémités.
Differt a typo forma valva lineare apicibus non capitatis; 30-43 u.
longue, 6.5-8.3 «j. latae; striae 29-33 in 10 a. Striae parallelae inter-
dum leniler convergentes ad apices.
Assez rare.
Les valves internes anormales de la variété alpina ne portent pas
de ponctuations à la marge comme chez le type de Nantes.
Il faut remarquer que la récolte n’a pas été faite sur des rocs
suintants, qui sont susceptibles de se dessécher rapidement, mais
dans une rigole où l’eau coule en permanence même en été. Aussi la
dessiccation ne doit pas être la cause de la formation des valves
internes anormales.
Cleve donne comme largeur du Frustulia vulgaris 11 ja alors
que chez le Frustulia spicula elle n’atteint que 6 à 8 [a.
Pour la comparaison je donne fig. 7, 8, 9 et 10 les photographies
d’exemplaires observés en Loire-Inférieure.
308
A. AMOSSÉ
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Légende de la Planche.
1. Frustulia spicula Am. des Alpes : 28 stries en 10 n en moyenne X 2 000.
2. Frustulia spicula var. alpina nov. var. sans valve interne : 30 stries en
moyenne X 2 000.
3-4. F. spicula var. alpina avec valve interne 34 stries en moyenne X 2 000.
5-6. F. spicula var. alpina : valves internes isolées X 1 500.
7-8. F. spicula de Nantes: 7 : X 2 000; 8 : X 1 500.
9-10. F. spicula de Nantes : valves internes isolées : 9 : X 1 000; 10 :
X 1 500.
REVUE ALGOLOGIQUE
N lle Sér., T. X; PI. 23
BIBL.DU
YMUSEUW
\ PAKïS/
Source : MNHN. Paris
Morphological Observations on Two Species
of the Diatom Genus Ethmodiscus Castracane
Par E. L. VENRICK.
In several Iocalities beneath tropical océans, the surface sédiment
is dominated by fragments of the diaton genus Ethmodiscus
Castracane (Mann, 1907; Wiseman and Hendey, 1953; Kolbe,
1954, 1955, 1957). However, in spite of their large size, specimens
hâve rarely been described from plankton collections (McHugh,
1954; Belyayeva, 1968). Early taxonomie descriptions, often based
upon fragments collected from bottom deposits, were vague, resul-
ting in a large number of synonyms within the genus.
Within the sédiments, two species, E. rex (Rattray) Hendey and
E. gazellae (Janisch) Hustedt, hâve been identified. In addition,
fragments of three types hâve been recognized (Kolbe, 1955).
« Type 1 » and « Type 2 » appear to represent mantle and girdle
fragments of one or both species. « Type 3 » fragments are charac-
terized by dot-like thickenings of the siliccous membrane which
form irregular rows running perpendicular to the rows of puncta.
On the basis of the relative abundance of « Type 3 » fragments,
Kolbe postulated that they were fragments of E. gazellae. Their
exact nature remained uncertain.
In a recent paper, Ricard (1970) gives comprehensive descriptions
of two species, E. gazellae and E. appendiculatus (Grunow) Ricard,
collected from the plankton. He considers E. rex to be synonymous
with E. gazellae and retains the earlier name for the taxon. Valve
fragments of E. gazellae from the équatorial Indian Océan (Kolbe,
1957) are considered a possible variety of E. appendiculatus.
The présent study is concerned with fine-meshed net material
collected in the central North Pacific between 24° N and 26° N
along meridian 155° W. Two species of Ethmodiscus appear to be
regular components of the phytoplankton; both were présent
during each of four successive studies (September, 1964; January,
1966; September, 1968; and September, 1969), although neither
was abundant. The following descriptions are based upon acid
cleaned material.
The first species was that previously know as E. rex, and named
E. gazellae by Ricard. Observations added little to the descriptions
310
E. L. VENRICK
published by Wiseman and Hendey ( op. cit.) and Ricard (o/>. cit .).
Valves were 840 a - 1150 a in diameter. Puncta, near the central
area, ranged from 3 to 6/10 jx. The central area contained up to
100 tubular processes which were positioned without obvious order.
These varied in degree of development from one valve to another.
Length ranged from 4 a to 9 ji. In the shortest tubules, the basal
pores were simplified, and the tubular appendices reduced or
absent.
Valves of the second species are pictured in Plate I. The valves
reached 1280 y. in diameter. Puncta were 7.5/10 tx near the valve
center, 9/10 gx near the margin, arranged in radial rows which
were interrupted by short hyaline gaps. The central area was
hyaline or granular, 36-50 jx in diameter. The area was bordered
by an irregular ring of 9-37 elongate pores, 2-4 *x in length,
which lay more or less parallel to the radial rows of puncta.
Irregular rows of siliceous nodules such as characterize « Type 3 »
fragments were observed on the valve mantle and peripheral valve
surface, and occasionallv on the valve center. The rows became
progressively shorter near the valve center, the siliceous thicke-
nings becoming paired or solitary. The development of these
structures on the valve surface was quite variable. It could not be
determined whether they were. a regular feature of the mantle of
this species. Their development may be related to the life cycle or
the ecology of the species.
This species appears identical to the fragments idenlified by
Kolbe as E. gazellae, and Ricard as E. appendiculatus. It resem-
bles E. appendiculatus in the simplified structure of the central
pores, but it is clearly distinguished by several features : the
puncta, which are round and arranged in radial rows rather than
hexagonal and decussating, the absence of hyaline lines projecting
inward from the valve margin, the smaller number of central pores,
which are located only at the edge of the hyaline middle field, and
by the development of rows of siliceous nodules on the valve mantle
and surface of many specimens. No marginal ocellus was observed.
However, none of the valves was entire, so the absence of this
structure is not certain. Ricard sjieculated that the discrepancies
of Kolbe’s fragments might hâve resulted from érosion or disso¬
lution of E. appendiculatus. We must discount this possibility in
the case of the présent specimens, which were collected from the
plankton. The charactcristics of the présent Elhmodiscus spe¬
cimens appear sufîiciently unique to define a species distinct from
E. appendiculatus.
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
N 11 ' Sér., T. X; PI 24
PLATE I
Figure 1.
Figure 2.
Figure 3.
Figure 4.
Ethmodiscus gazellae.
Fragment of valve surface showing portion of central field (a)
and outer région (b) with rows of siliceous thicknings.
Valve center, showing elongated pores ringing hyaline central
area.
Fragment of valve mantle showing parallel rows of poroids
crossed by irregular rows of siliceous thickenings.
Valve surface showing portion of central area, converging rows
of poroids and short rows of siliceous thickenings.
MORPHOLOGICAL OBSERVATIONS OF THE GENUS ETHMODISCUS 311
It is the author’s opinion that the specimens observed in the
présent study belong to the taxon first descibred by Kitton as
Coscinodiscus gazellae (Grunow and Kitton, 1879, p. 689) :
« C. gazellae Janisch-Diameter of valve (as far as can be
ascertained from fragments), 1.8 to 1.9 mm, thus exceeding
even C. regius in size. Centre smooth, like C. nobilis, but bor-
dered by a circle of small spines similar to those occurring in
C. regius; the radiating rows of puncta are somewhat doser
than those in that species (6-7 in .01 mm). Upper edge of
valve smooth, precisely as in C. regius. Near the margin
nuinerous short irregularly-curved stria (consisting of darker
puncta) are visible. »
The irregular rows of siliceous nodules pictured in Plate I, Figures
1, 3, and 4, appear to be identical with the « numerous short irre¬
gularly-curved stria ». This feature, and the location of the central
pores around the border of the middle field, distinguish this species
from both E. rex and E. appendiculatus. It seems clear that E. rex
and E. gazellae are not synonyms, but refer to distinct species,
both of which are components of the phytoplankton of the central
North Pacific.
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the greatest oceanic depth. — Deep-Sea Res., 1 : 47-59.
(Scripps Institution of Oceanography
Uniuersity of California, San Diego.)
Ethmodiscus appendiculatus
et Ethmodiscus gazeilae
en microscopie électronique à balayage
Par Michel RICARD et Françoise GASSE.
SüMMARY.
In a fîrst work, the morphology of Ethmodiscus gazeilae and
E. appendiculatus had becn studied by light microscope. In order
to complété this study it seemed interesting to observe the samc
material from Tahiti by scanning microscope.
INTRODUCTION
A la suite de l’étude en microscopie photonique des Ethmodiscus
appendiculatus et gazeilae, il nous a paru intéressant d’essayer de
compléter nos observations grâce aux renseignements supplémen¬
taires fournis par le microscope électronique à balayage (*)•
Nous sommes partis du même matériel que celui utilisé lors de
la précédente étude (Ricard 1970). Ce matériel a été prélevé à
Tahiti (**), à la surface du lagon de Faaa, en septembre et octobre
19G8, au moyen d’un filet conique non fermant de 50 cm de dia¬
mètre et de 45 microns de vide de maille.
Ces prélèvements ont été, après filtration, triés sous la loupe
binoculaire, de manière à obtenir un très fort pourcentage d'Ethmo-
discus gazeilae et appendiculatus. Ces Ethmodiscus, qui avaient
séjournés deux ans dans de l’eau de mer formolée à 4 %, ont été
rincés plusieurs fois à l’eau bidistillée (dix fois en moyenne) puis
déposés sur des lamelles de verre spéciales pour la microscopie
électronique. Les échantillons ainsi isolés ont été métallisés au
moyen d’un mélange Or-Palladium puis observés en microscopie
à balayage.
(*) Les électromicrophotographies par balayage ont été réalisées à l’aide
de l’appareil stéréoscan du Muséum National d’Histoire Naturelle, avec l’agré¬
ment de M. le Professeur Laffitte.
(**) Missions et prélèvements effectués dans le cadre de conventions
DIR.C.E.N./S.M.C.B./MUSEUM.
MICROSCOPIE d’ethmodiscus APPENDICULATUS ET C.AZELLAE 313
Les premières difficultés vinrent du fait que lors de la déshy¬
dratation le frustule de E. appendiculalus se replie sur lui-même
comme le fond d’un sac de papier et qu’il est par conséquent très
difficile d’observer l’intérieur de la valve. D’autre part les E. gazcl-
lae sont des diatomées de très grande taille et il a été nécessaire
de les sectionner en 2 au moyen d’un très fin scalpel : nous avons
obtenu ainsi deux parties plus ou moins égales séparées au niveau
du plan valvaire. Nous avons fait en sorte qu’une des deux moitiés
repose sur la lamelle par l’intermédiaire de la surface externe de
la valve alors que l’autre partie était appuyée sur la section circu¬
laire de la bande connective : de manière à pouvoir à la fois obser¬
ver la surface externe de la valve sur celle-ci et la surface interne
sur celle-là. Si la métallisation de la partie en creux s’est bien
effectuée, il n’en a pas été de même pour celle présentant la surface
externe de la valve qui a été insuffisaincnt recouverte. Ceci explique
l’absence d’observations relatives à cette surface externe de la
valve de E. gazellae.
DESCRIPTION D’ETHMODISCUS APPENDICULATUS
A) La Valve (vue externe seulement)
1° La périphérie de la valve.
La surface de la valve (PI. I, fig. 1 et 2) n’est pas lisse mais peut
être considérée comme faisant partie du type « unilamellaire
perforé » (« laminar wall » Hendey 1959, p. 153). Les pores sont
rarement ronds mais le plus souvent bi-, tri- ou quadrilobés, et l’on
note la présence de bandes siliceuses redivisant ces pores en 2 ou
3 parties (PI. I, fig. 3 et 4). Ces bandes transversales peuvent être
rapprochées des « bridge » de Okuno (1954, pl. I, fig. 2) qui les
décrit en Microscopie électronique à transmission chez la diatomée
nommée par lui Ethmodiscus sp., mais qui est en réalité un
Chrgsanthemodiscus floriatus Mann.
La surface valvaire porte des stries radiaires régulièrement
réparties. Vers le centre ces stries s’amincissent puis disparaissent
dans l’aire centrale. Au fur et à mesure que l’on se rapproche du
bord du disque ces stries s’épaississent sur la face interne, prennent
l’allure de côtes et renforcent ainsi l’angle valvaire (Pl. I, fig. 3).
Les pores sont au nombre de 10 à 12 en 10 u excepté au niveau de
l’angle valvaire, environ 8 en 10 ji, ce qui contribue à la consoli¬
dation de cette zone.
Le diamètre de l’ocelle submarginal varie entre 3 et 4 microns
(Pl. I, fig. 5). Cet ocelle, dont le bord est renforcé par un bourrelet
314
MICHEL RICARD ET FRANÇOISE GASSE
siliceux, est obturé par une membrane de même nature relative¬
ment mince et fragile puisque, en microscopie optique, on ne
l’observe pas sur tous les échantillons (PI. I, fig. 6). Les côtes
radiaires contournent cet ocelle puis convergent vers le bord de
la valve pour se rejoindre au niveau de l’angle valvaire.
2° La partie centrale de la valve.
Au premier abord le centre de la valve apparaît nettement plus
silicifié que la périphérie. Les pores deviennent de moins en moins
nombreux vers le centre où ils disparaissent presque complètement
(PI. I, fig. 2). A ce niveau on note l’apparition de formations sili¬
ceuses en relief au nombre de 150 à 200 (PI. 2, fig. 1). Chacun de ces
appendices est composé d’un pied en forme de cylindre aplati et
surmonté d’un chapeau réniforme débordant légèrement sur ce
pied (PI. 2, fig. 2). Le chapeau apparaît strié longitudinalement ce
qui lui donne une allure caractéristique (PI. 2, fig. 3). A notre
connaissance ce genre de formation n’a été à ce jour décrit que
chez une seule espèce : « Thalassiosira poro-irregulata Hasle, de
Talcahuano (Chili). L’auteur baptise cette formation du nom de
«additionnai process » (Nova Hedwigia, 1970, p. 573, fig. 61);
cette formation serait unique et située à la surface interne de la
valve, mais l’auteur ne précise pas quel pourrait être son rôle.
En section transversale on note que ce pied est creux (PI. 2,
fig. 2), ce qui laisserait supposer que ces appendices se formeraient
par une simple évagination siliceuse de la lame valvaire.
3° Le Manteau.
La structure du manteau est semblable à celle de la périphérie du
disque valvaire; la différence réside dans la modification progres¬
sive des pores. Plus l’on se rapproche du bord inférieur du man¬
teau, plus les pores ont tendance à se morceller, ce qui se traduit
par une augmentation du nombre des « ponts » siliceux à leur
niveau (PL 2, fig. 4). Vers le bord du manteau les pores prennent
une forme allongée qui annonce celle des pores de la bande connec¬
tive (PI. 2, fig. 5).
B) La Bande Connective.
Chaque valve possède un grand nombre de ceintures secondaires
juxtaposées ce qui explique la longueur importante de E. appen-
diculatus : il y a 10 à 20 ceintures secondaires par valve. L’en¬
semble de ces ceintures forme un manchon, les deux manchons
correspondant chacun à une valve s’emboîtent sur environ 3 à
5 ceintures secondaires.
MICROSCOPIE d’ethmodiscus appendiculatus et gazellae 315
La ceinture secondaire la dernière formée est celle touchant le
manteau de la valve. A la limite du manteau et de cette ceinture
on observe un bourrelet siliceux qui joue le rôle de soudure (PI. 2,
fig. 5) ; il correspond à la reprise de la silicification lors de l’élabo¬
ration de cette ceinture secondaire par la diatomée. Ce bourrelet
est beaucoup plus accentué entre deux ceintures secondaires
qu’entre le manteau et la dernière ceinture formée. Les pores de
cette dernière ceinture ne sont que légèrement allongés et compor¬
tent dans leur grande majorité des ponts siliceux complets ou
incomplets (PI. 2, fig. 5). Par la suite les ceintures secondaires
s’allongent légèrement en allant vers la ceinture formée en premier;
les pores suivent cet allongement et les ponts n’apparaissent plus
que légèrement en relief sur le bord des pores (PI. 2. fig. 6 et 7).
C) Conclusion.
Les observations d’E. appendiculatus en Microscopie à balayage
permettent de compléter l’étude déjà entreprise. Les tubules ne
portent pas de pores à leur extrémité mais au contraire résulte¬
raient d’une évagination localisée de la membrane siliceuse. Les
photographies de Microscopie électronique contredisent nos précé¬
dentes affirmations (1970) ainsi que celles de Kolbe (1954, 55, 57),
et si des portions brisées de ces tubules permettent de se rendre
compte que ces tubules sont creux, cela n’est pas suffisant pour
affirmer qu'il s’agit d’un tunnel creusé dans la paroi siliceuse,
tunnel s’ouvrant à la surface externe et interne de la valve par
2 pores muqueux. Il semble donc qu’il faille écarter l’hypothèse des
pores muqueux : pour les auteurs leur présence serait à mettre en
parallèle avec la vie coloniale de cette espèce dont les tubules per¬
mettraient la fixation d’un indivitu à l’autre.
Le mode de perforation de la valve n’est pas non plus clairement
défini : s’agit-il de simples porcs ou bien de chambres très simples
dont la membrane interne particulièrement fragile aurait disparu
lors de la fixation comme cela se produit parfois pour le membrane
de l’ocelle sub-marginal. Ces pores décrits en 1970 comme étant de
forme hexagonale ont en fait un contour très variable sur la valve,
le manteau ou les ceintures secondaires. La forme de ces pores se
rapproche beaucoup de celle décrite par Okuno (1954) chez
Ethmodiscus sp. et par Kolbe (1948) chez Ethmodiscus perichan-
tinos Gastracane (bien que ces dernières photographies ne soient
pas assez claires pour que l’on puisse faire une comparaison
approfondie).
316
MICHEL RICARD ET FRANÇOISE GASSE
DESCRIPTION D’ETHMODISCUS GAZELLAE
A) La valve (Face interne seulement).
Contrairement à ce qui s’est produit avec E. appendiculatus, il
ne nous a pas été possible, pour le moment, d’observer la face
externe de cette diatomée à cause d’une métallisation insuffisante
de ces échantillons. Les descriptions générales résultant des obser¬
vations en microscopie photonique demeurent valables.
En microscopie électronique, les pores ornementant le frustule
paraissent simples : ces pores s’ouvrent au sommet d’un léger
monticule lenticulaire de 1 micron (PI. 3, fig. 2). Ces pores ont un
diamètre de 1/3 de micron environ et sont au nombre de 5 à 7
en 10 microns. Ces pores sont alignés à la périphérie de la valve et
comme Ethmodiscus appendiculatus adoptent une distribution
désordonnée au centre de la valve où, contrairement à ce que l’on
observe pour E. appendiculatus, ils ne se raréfient pas autant
(3 à 5 en 10 <x).
Sur la surface interne de la valve on note la présence de résidus
des points d’attache des ponts cytoplasmiques (PI. 3, fig. 1 et 4).
Au centre de la valve, se dressent des tubules (PI. 3, fig. 1), au
nombre de 50 à 60, répartis approximativement sur 3 ou 4 cercles
concentriques. Ces tubules résultent vraisemblablement d’une
évagination de la membrane siliceuse formant la valve; ils ne
comportent pas d’orifice. A l’inverse des tubules de E. appendi-
culalus, ceux d’£. gazellae ne sont pas partiellement brisés et nous
ne pouvons donc dire si ces tubules sont pleins ou bien creux. Tout
autour de chacun de ces tubules s’observe une plage arrondie non
ponctuée ornementée de quelques petits monticules ne comportant
que très rarement un pore. Au centre de cette plage se trouvent
1 et plus rarement 2 tubules (PI. 3, fig. 3, 5, 6 ).
La limite entre la plage, au centre de laquelle se dressent ces
tubules, et la partie de la valve comportant des pores est matéria¬
lisée par une zone de silicification désordonnée que l’on pourrait
interpréter comme ayant été causée par une érection brutale de ces
tubules à la surface de cette valve, après que les pores aient été
formés (PI. 3, fig. 3).
B) Le Manteau (Face interne seulement).
Le manteau valvaire porte des pores simples arrondis placés au
sommet d’un léger monticule et semblables en tout point à ceux
de la surface valvaire (5 à 7 en 10 51 ). Il ne nous a pas été possible
d’observer la zone non ponctuée de 10 à 30 microns de large mar¬
quant le passage entre la surface de la valve et son manteau.
MICROSCOPIE d’ethmodiscus appendiculatus et gazellae 317
C) Conclusion.
Les photographies de la surface interne de la valve en Micro¬
scopie électronique à balayage contredisent nos précédentes hypo¬
thèses (Ricard 1970) ainsi que celles de Wiseman & Hendey
(1953) pour qui ces tubules sont des « ...larger elongated and reni-
form holes appear which are areolated with short, curved tubular
formations... thickenings or tunnels in the silex of the valve itself »,
et de Kolbe (1957) « ...compressed tubular canal piercing the cell
wall obliquely and having an elongated apcrture at each ends ».
Grâce au microscope électronique nous pouvons affirmer que les
tubules de la surface interne de la valve ne possèdent pas de pores,
sans cependant pouvoir dire si ces tubules sont creux ou non. De
plus leur aspect ne permet pas de penser que ces tubules résultent
d’un tunnel creusé dans la paroi valvaire.
CONCLUSION GÉNÉRALE
L’étude d'Ethmodiscus gazellae et E. appendiculatus en micro¬
scopie électronique à balayage nous a permis de confirmer ou de
réfuter certaines hypothèses avancées lors de notre précédente
étude. L’observation incomplète des valves et des ceintures nous
autorise à penser que de prochaines observations de matériel
nouveau en microscopie électronique nous livreront la morphologie
complète de ces deux Ethmodiscus.
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MICHEL RICARD ET FRANÇOISE GASSE
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(Laboratoire de Cryptogamie
Muséum National d’Histoire Naturelle
12, rue de Buffon, Paris-V e .)
LÉGENDE DES PLANCHES
Planche 1 : Ethmodiscus appendiculatus.
Fig. 1 : vue générale de la surface externe de la valve; fig. 2 : centre de la
valve en vue externe (échantillon incomplet car les tubules centraux ont
disparu) ; fig. 3 : bordure de la surface valvaire montrant le renforcement
des côtes et la diminution du nombre des pores; fig. 4 : membrane valvaire
au niveau de la partie centrale de la brisure observée sur la figure 1 ; fig. 5 :
ocelle submarginal avec sa membrane; fig. 6 : ocelle submarginal sans sa
membrane.
Planche 2 : Ethmodiscus appendiculatus.
Fig. 1 : centre de la valve en vue externe avec les tubules siliceux; fig. 2 et
3 : détails des appendices siliceux; fig. 4 : détail des pores et des côtes de
la périphérie de la valve; fig. 5 : zone de transition entre le manteau et
la dernière ceinture secondaire formée; fig. 6 et 7 : détails des ornementa¬
tions de la bande connective mettant en évidence l’allongement des pores au
fur et à mesure qu’ils s’éloignent du manteau.
Planche 3 : Ethmodiscus gazellae,
Fig. 1 : vue générale de la surface interne de la valve; fig. 2 : détail des pores;
fig. 3 : tubules siliceux au centre d’une plage limitée par une zone de silici¬
fication désordonnée; fig. 4 : résidus des points d’attache du pont cytoplas¬
mique; fig. 5 et 6 : détails des tubules siliceux.
REVUE ALGOLOGIQUE
N 11 * Sér., T. X; PI. 25
Source : MNHN. Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
N 1 '* Sér., T. X; PI. 26
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
N"- Sér., T. X; PI. 27
(Wl'du)
Vmuseum/
\ PARIS/
Investigation of Scale-bearing Chrysophyceae
Species by Scanning Electron Microscopy
By Gertrud CRONBERG.
SüMMARY
Scanning électron microscopy offers the best possibilities for
diagnosing and investigating species of Mallomonas, Synura and
other scale-bearing Chrysophyceae. By tliis technique detail inves¬
tigations of the scales and bristles on various sites of lhe intact
organism were madc. The scanning électron microscopie technique
as well as the morphology of Synura petersenii and Mallomonas
reyinae arc reported.
The détermination of Mallomonas and Synura species dépends
on the submicroscopic structure and morphology of the scales,
bristles and spines, and to make an exact diagnosis électron micros¬
copy is necessary (Fott 1955, Asmund 1955, Petersen & Hansen
1956, Takahashi 1964). Earlier investigations hâve been performed
by transmission électron microscopy by means of which investi¬
gation of scales is difflcult in intact cells. In investigation of dia-
toms (Florin 1970) scanning électron microscopy proved useful.
It was therefore tried also on scale-bearing Chrysophyceae species
and was found to give excellent results.
MATERIAL AND METHODS
The material was taken from the lake Trummen, which is a
small lake near Vâxjô, Kronoberg County in South Sweden (Bjôrk
& Digerfeldt 1965). The lake was severely polluted, but restoration
is presently being undertaken by removal of the sédiment. In the
spring of 1971 a rich plankton development of Synura and Mallo¬
monas occurred and samples were collected by a planktonnet.
Fresh samples or samples fixed in 4 % formai or in I.ugol’s
solution were used. A drop of the water sample was placed on a
clean round cover glass which was then glued on a specimen stub
belonging to the scanning électron microscope. After the drop had
dried the stub was covered by a layer of platina under vacuum and
was then placed in the scanning électron microscope. The micros-
320
GERTRUD CRONBERG
cope used was a Cambridge Stereoscan Mark II A and maximal
resolution was obtained at 30 KV.
The électron micrographs shown in this présentation were ail
taken of material fixed in formalin.
RESULTS
The plankton consisted of species of Synura and Mallomonas.
Figures 1-4 show the appearance of Synura petersenii Korsikov
and figures 5-8 show Mallomonas reginae Teiling. In the scanning
électron microscope the organisms were easily found. The fresh
samples were best preserved, whereas the cells fixed in formalin
or Lugol’s solution often were disrupted and in these spécimens
more crystals and dust occurred.
The scanning électron microscopy gave an excellent survey of
the structure of the colonies and the cells in a three-dimensional
manner (Figures 1-2, 5-6). In the same cells the scales could be
scrutinized in .situ by increasing the magnification (Figures 3-4,
6 -8). Thus the different structure of the scales on various sites
could be beautifully viwed.
REFERENCES
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caudata and some remarks on its occurrence in four Danish ponds.
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and the Electron Microscopie
Laboratory of the Zoological Institute,
University of Lund, Lund, Sweden.)
REVUE ALGOLOGIQUE
N»* Sér., T. X; PI. 28
Figure 1. Synura pelerser
A whole colony.
Korsh. Lake Trummen Febru
Idem. Three free cells.
MUSEUM
PARIS
REVUE ALGOLOGIQUE
N"° Sér-, T. X; PI. 29
Figure 3. — Idem. Basal seales.
Figure 4. Idem. Apical seales.
Source : MNHN. Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
N»* Sér., T. X; PI 30
Mallomonas reginae T<
A cell with spines.
Figure <5. - Idem. Body
1 BIS'- OUI
\MUbhUMI
V PArtlS/
1. Lake Trummen February 27, 1971.
cales with a spinc fastened.
REVUE ALGOLOGIQUE
N"° Sér., T X; PI. 31
Figure 7. — Mnllomonas reginae Teil. Trummen February 3, 1971. A cell that
has lost ail its spines.
Figure 8. — Idem. Antcrior part of the cell demonstrating tlie apical and
body scales.
Structure an development ot the pyrenoids
in Kentrosphaera Borzi
and Trochiscia Kütz (Chlorococcales)
By K. BENDERLIEV.
As far as our knowledge goes, there are no data in the literature
on the structure and the development of the pyrenoids in Kentro¬
sphaera Borzi and Trochiscia Kütz. In the présent paper the pyre¬
noids in Kentrosphaera gibberosa Vodenic et Benderl. (Vodenica-
rov D. and Benderliev — in print) Trochiscia stellata Vodenic
et Benderl. (Vodenicarov D. and Benderliev — in print) and in
Kentrosphaera sp. is described. The latter strain was kindly sent
us by Dr. George E. from the Cambridge Collection of Algae and
Protozoa, to whom we are deeply ohlidged. It is justified the place
of the encountered algae in the classifications of Geitler L. (1926),
Chadefaud M. (1941) and Schussnig B. (1960). It is also payed
attention to work of Czurda V. (1928.)
MATERIAL AND METHODS : Use was made of single algae
cultures grown on agar and in liquid Bristol’s medium with pH 6,5.
Fixation with jodjod-kalium and with alkohol-acetic mixture 3/1
was made. The préparations were stained with iron Haidenhain’s
hcmatoxylin, as well with Altmann’s acid fuksine. Light micro¬
scope Cari Zeiss NF (X900) and phase kontrast (X 1 000) was used.
RESULTS : The pyrenoid of Kentrosphaera gibberosa is situat-
ed in the chromatophore. Commonly there are one to three pyre¬
noids in a cell, cells containing fore big cized pyrenoids (8,8 u.) are
not uncommon. Apart from the hig cized pyrenoides, which are
situated around the nucléus, there are sometimes minute (1 n)
pyrenoides, situated in the peripheral parts of the chromatophore.
Their appearance and perhaps their origin are very much alike
that described by Geitler L. (1926) in Nemalion multifidiim and
Helminthocladia purpurea as an example of originating « de
novo ». Notwithstanding that, there is an opportunity of detas-
ching of minute pyrenoide particles, because budding was found.
The minute pyrenoids are covered by two or more starch grains.
Source : MNHN, Paris
322
K. BENDERLIEV
The latter lie over two chromophile pyrenosomes. The latter hâve
hemispheric or hemielliptic form (fig. 1, 2). The pyrenosomes are
situated in a chromophobe pyrenophorc. Ail effords to see a cen-
triole in those minute pyrenoids were in vain. During the enlar-
gement of the pyrenoides the number of the pyrenosomes gradually
increases to thirty two and even more. The number of the pyreno¬
somes always corresponds to the number of the starch grains,
which cover them. The pyrenosome number enlarges by division
in radial direction, and so their form changes from hemisphaerical
to pyramidal. The apices of these pyramides are situated towards
the optical centre of the pyrenoid, where a clearly distinguishable
spherical siderophile centriole « centriole pyrenoidien » — after
Chadefaud’s terminology (1938, 1941) is visible. Pyrenoids with
more than two pyrenosomes are shown in figures 3 and 4. In young
cells the form of the pyrenoid is dominantly spherical, or ellip¬
soidal, until in the old cells it changes to angular. The pyrenoid
lias the latter form before and during its division (fig. 5).
Most frequently the pyrenoids increase their number by division
in two almost equal parts (fig 6). It is to be supposed, that in ail
cases of division or budding the centriole is that which divides first
(especially if shareing Chadefaud’s opinion about the leading
function of the centriole). It must be pointed out however, that
notwithstanding the careful searching, no stages of centriole
division, nor pyrenoid containing two centrioles were observed.
Before the formation of zoospores or aplanospores the pyrenoid
gradually looses its capacity of taking dyes and disappears. One
big pyrenoid, consisting from two, four, or even eight parts appears
again in one of the chromatophores of the zoospores or aplano¬
spores (Benderliev K., 1970).
The pyrenoid in Kentrosphaera sp. is fully analogous to that in
K. gibberosa. Its greatest dimensions are 5 ;x only, which corres¬
ponds to the smaller dimensions of the cells in Kentrosphaera sp.
The peculiarities in the structure and the development of the
pyrenoid in the latter species are just Iike those in Kentrosphaera
gibberosa.
The pyrenoids of the both Kentrosphaera species seamed to be
optically empty in phase kontrast observation, when dyes were
not used.
The young cells of Trochiscia stellata hâve a big pyrenoid, which
is situated in the chromatophore. In old cells the pyrenoid number
increases up to twelve and sometimes even more. The dimensions
vary from 2/2 to 6/4 j l. It is easily distinguishable that with
KENTROSPHAERA AND TROCHISCIA
323
increasing the number of thc pyrenoids their dimensions diminisch.
The pyrenoids are covered by two to sixteen starch grains, which
may be considerably thickened (2 p.). The pyrenoid form may be
spherical, ellipsoidal or angular (the latter form dominâtes in the
old cells (fig. 7, 8, 9). The pyrenoid consists of a chromophobe
pyrenophore, in which are scattered many minute (less than 0,5 p.)
chromophile pyrenosomes. The latter are most often with a gra-
nular appearance. More seldom they are slightly elongated (fig. 10).
There is an evidence, that the pyrenosomes in young cells are of
I'ig. 1-6. — Pyrenoid in Kentrosphaera gibberosa Vodenic. et Benderl. and
in Kentrosphaera sp.
Fig. 7-14. — Pyrenoid in Trorhiscia stellata Vodenic. et Benderl.
324
K. BENDERLIEV
a lower number and a bigger size, than in old cells. This fact, as
well as the pyrenosome appearance in fig. 11 shows that the
pyrenosomes are able to divide. The pyrenosome division in a
pyrenoid is never synchronous. The pyrenosome number also never
corresponds to the number of the starch grains surrounding the
pyrenoid — the pyrenosome number is alway a greater. A pyrenoid
centriole was not observed. May be it is obscured by the scattered
pyrenosomes. Most often the angular pyrenoids undertake division
(fig. 12), but different stages of division of spherical pyrenoids were
also observed (fig. 13). Badding is pictured in fig. 14. In phase pyre¬
nosomes look like grey dots, skattered through the white pyre-
nophore.
DISCUSSION : It is évident, that the both pyrenoide types reckon
to the pyrenoids which hâve more than two parts (pyrenosomes)
(Geitler L., 1926; Czurda V., 1928; Chadefaud M., 1941; Schus-
snig B., 1960). It is easy to reckon the pyrenoids in Kentrosphaera
gibberosa and Kentrosphaera sp. to the type « polypyramidal glo¬
buleux», for its appearance fully corresponds with that pictured
by Chadefaud M. (1941, on page 35, fig. 15 c). Much more difficult
is to find the place of the pyrenoid in Trochiscia stellata through
the pyrenoid classifications published up to the présent moment.
This pyrenoid appears similar to the pyrenoid in Pyramidomonas
montana (Geitler L., 1926). Really, the pyrenoid in P. montana
has a great number of minute pyrenosomes, but the latter sur-
round the pyrenoid and are not spread in it. Something more-in
normally developed cells the pyrenosomes are closely attached to
one another and hâve a pyramidal form. On the other hand, it is
évident from the classifications (Geitler L., 1926; Chadefaud M.,
1941; Schussnig B., 1960) and also from Czurda’s work (1928)
that among the different pyrenosome forms (among the pyrenoids
which hâve more than one pyrenosome), the granular form is
never met. Considering that the type of the pyrenoids, which are
distributed in the chromatophore détermines chiefly by the shape
and the distribution of the pyrenosomes, it is to be decided that
the pyrenoid in Trochiscia stellata is of a new type. That’s why
we name it « polygranular ». This type in its appearance is closely
related to the polypyramidal type and differs from it by the schape
and the non synchronous division of its pyrenosomes. In addition
the centriole in the polygranular type is obscured.
KENTROSPHAERA AND TROCHISCIA
325
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(Phijcological Laboratory Univ. P. Hilenderskiji
Plovdiv, Bulgaria.)
Une espèce méconnue :
Scenedesmus oahuensis (Lemmermann)
G. M. Smifh
Par P. BOURRELLY et J. RINO.
En 1905 Lemmermann décrivait sous le nom de Scenedesmus
quadrieauda vai\ oahuensis un nouveau Scenedesmus des îles
Sandwich (îles Hawaii). Cette variété est d’après la diagnose de
l’auteur, caractérisée 1° par la gaine muqueuse entourant les cel¬
lules, 2° la côte granuleuse médiane de chaque cellule (pseudo¬
côte), 3° les aiguillons granuleux, 4° la membrane ornée de pores
très denses et très petits. Il précise de plus que la gaine est reliée
à la membrane par de petits filaments gélatineux épaissis. Enfin
il indique que l’on trouve de nombreuses bases d’aiguillons brisés.
Ainsi dans la figure 5 de sa Planche 8, Lemmermann représente sur
la face latérale d’une cellule (PI. 1, fig. 6) deux aiguillons terminaux
et 5 bases d’autres aiguillons brisés.
Les dimensions des cellules ne sont pas données dans la dia¬
gnose, mais d’après la figure le cénobe représenté par Lemmermann
a des cellules de 5.8 u. X 18 jx et des aiguillons de 12 u. environ.
G. M. Smith dans sa monographie du genre (1916) a élevé cette
variété au rang d’espèce sous le nom de Sc. oahuensis (Lemm.)
G. M. Smith en précisant que c’est la seule espèce du genre qui
possède une gaine gélatineuse.
Chodat (1926) considère que Sc. oahuensis est une bonne espèce
mais il croit qu’il s’agit d’un marginato-alati et que les ailes margi¬
nales striées ont été considérées à tort comme une gaine. Signalons
«à ce sujet que dans les deux monographies citées de Chodat et de
Smith la reproduction des figures originales de Lemmermann est
incorrecte et ne montre pas les restes de base d’aiguillons cassés
dont parle Lemmerman, restes bien visibles sur ses figures.
Cette espèce était tombée dans l’oubli mais en 1936, Manguin
la retrouve en France dans la Sarthe et en donne une excellente
figure (PI. 1, fig. 7) ainsi qu’une bonne description. Il observe sur
la marge externe des cellules « deux courts processus cylindriques
paraissant perforés en leur centre ». Ces processus que nous avons
UNE ESPÈCE MÉCONNUE : SCHENEDESMUS OAHUENSIS
327
appelés « cheminées » se retrouvent aux pôles cellulaires et sur la
côte médiane des cellules internes. Ces organites sont ceux figurés
par Lemmermann comme base d’aiguillons brisés.
Nous avons (Lefèvre et Bourrelly, 1941) retrouvé cette espèce
dans les bassins du Muséum à Paris, bassins alimentés par l’eau
de Seine et nous avons réalisé, à partir d’un seul cénobe, un
certain nombre de cultures cloniques.
Cette espèce est cosmopolite et nous l’avons maintes fois
observée (Région parisienne, Bretagne, Açores, Canada, Israël).
Dans les travaux algologiques elle est, pensons-nous, représentée
sous des noms très variés. Ainsi Thomasson (1955) la signale dans
le lac Victoria sous le nom de Sc. woloszynskae Chodat, Huber-
Pestalozzi (1929) au lac de Muzzano sous le vocable de Sc. muz-
zanensis nov. sp. Lund (1942) lui donne celui de Sc. longus Meyen
var. naegelii (Bréb.) Smith. Ce dernier auteur montre bien, dans
ses figures, les processus cylindriques marginaux et précise que
« these are not mentioned by other authors ». Cependant il est
difficile de savoir ce qu’est le Sc. longus Meyen (dont nous repro¬
duisons, PI. 1, fig. 1 la figure-type) et nous approuvons Chodat
qui écrit : « le Sc. longus Meyen est un Sc. quadricauda auct. sans
qu’on puisse, ni d’après la description, ni par le dessin, la rappor¬
ter à l’une ou l’autre des espèces élémentaires connues. » La figure
donnée par G. M. Smith de Sc. longus est la reproduction de celle
de Naegeli (Sc. caudatus Kütz. in Naegeli, 1849, notre PI. 1,
fig. 2). Plus tard (1920) G. M. Smith nomme cette algue Sc. longus
var. naegelii (Bréb.) G. M. Smith. Elle reprendra le nom de Sc.
naegelii Brébisson (1856) dans la monographie de Uhekkovich
(1966) mais pour des formes très différentes de celles figurées par
Naegeli et G. M. Smith. Lss figures données par ces derniers
auteurs peuvent se rapporter à Sc. oahuensis, mais sans certitude,
car il n’y a aucune indication des « cheminées » signalées par
Lund.
Les premiers travaux de Bisalputra, en microscopie électronique
sur la structure de la membrane de Sc. quadricauda nous don¬
naient à croire qu’il s’agissait de Sc. oahuensis (1). Sa dernière
publication (Higham et Bisalputra, 1970) nous a enlevé nos
derniers doutes. Ses figures 1 et 2 obtenues en microscopie -à
balayage représentent certainement Sc. oahuensis.
Komarek et Ludvik (1971) dans leur intéressante mise au point
sur la structure de la membrane des Scenedesmus donnent le nom
(1) Il est regrettable que les travaux des espèces étudiées en microscopie
électronique ne soient pas accompagnés d’une bonne figure en microscopie
• optique.
328
P. BOURRELLY ET J. RINO
ambigu de Sc. longus à une de leurs espèces, nom qiu’ils attribuent
aussi au Sc. quadricauda de Bisalputra. Nous croyons que ce Sc.
longus est tout simplement Sc. oahuensis.
Les renseignements donnés par la microscopie électronique,
grâce aux travaux de Bisalputra, Pelicaric, Komareic, Ludvik,
permettent de mieux comprendre la structure de Sc. oahuensis
telle qu’elle apparaît en microscopie optique. La gaine qui entoure
les cellules est reliée à la membrane par de courts piliers. Ces
derniers donnent cet aspect ponctué-granuleux en vue de surface
et en vue de profil simulent une aile striée. Les côtes ou mieux
pseudocôtes médianes sont formées par des piliers plus serrés:
les cheminées sont des sortes de gros pores tronconiques. Les
aiguillons ont une structure complexe et sont formés par des
faisceaux de tubes creux de différentes longueurs : au centre se
trouvent les plus longs et vers la périphérie leur taille décroît. Cela
donne en microscopie optique un aspect crénelé de la marge des
aiguillons, aspect très difficilement visible.
Il faut signaler aussi l’important travail de thèse, malheureu¬
sement non publié (cependant on peut en obtenir des microfilms)
de E. H. Ahlstrom, The algal genus Scenedesmus, Ohio State
University, 1934. Dans ce mémoire l’auteur consacre un chapitre
aux gaines mucilagineuses des Scenedesmus où il précise qu’il
observe cette gaine chez Sc. oahuensis, Sc. naegelii, Sc. tropicus,
Sc. perforatus, etc. Il indique aussi les variations de taille et de
forme de Sc. oahuensis : cellules de 10,5 à 30,7 jx X 3.5-11 |x et
aiguillons de 2 à 23 jx et il insiste sur la présence constante et la
disposition régulière des cheminées.
On peut donc dire en conclusion que Sc. oahuensis est carac¬
térisé : 1° par sa gaine muqueuse entourant les cellules et reliée
à la membrane par de fins piliers donnant un aspect ponctué-
granuleux en vue de surface; 2° par de pseudocôtes médianes gra-
Planche 1.
Fig. 1. — Scenedesmus longus d’après Meyen, 1829.
2. — Sc. caudatus d’après Naegeli, 1849, les fig. 2 G et 2 D sont le type
de Sc. naegelii Brébisson.
3. — Sc. perforatus d’après Lemmermann, 1903.
4. — Sc. perforatus var. ornatus d’après Lemmermann, 1910.
5. — Sc. perforatus d’après Lemmermann, 1910.
6. — Sc. quadricauda var. oahuensis d’après Lemmermann, 1905, type de
Sc. oahuensis (Leïnm.) G. M. Smith.
7. — Sc. oahuensis d'après Manguin, 1936.
8. — Sc. tropicus d’après Crow, 1923.
9. — Sc. oahuensis var. clathratus d’après Manguin, 1935, sous le nom
de Sc. sp. ad. Soc. ornatus.
UNE ESPÈCE MÉCONNUE : SCHENEDESMUS OAHUENSIS
329
Source : MNHN, Paris
330
P. BOURRELLY ET J. RINO
nuleuses; 3° par des cheminées, courts tubes tronconiques disposés
plus ou moins régulièrement : un ou deux à chaque pôle cellulaire
et deux sur la côte médiane; 4° par des aiguillons à base épaisse,
à marge denticulée et placés aux pôles des cellules externes et
souvent sur un seul pôle des cellules internes. Le nombre d aiguil¬
lons semble sans valeur systématique. Le plus souvent les cénobes
à 4 cellules ont seulement des aiguillons à la l rc et à la 4 8 cellule.
Cependant les cellules 2 et 3 ont parfois chacune un aiguillon mais
en position inverse. Les cénobes à 8 cellules offrent aussi deux
possibilités : des aiguillons aux cellules 1 et 8, les autres en étant
dépourvues ou des aiguillons à ces mêmes cellules 1 et 8, mais les
cellules 2, 3, 4 pourvues d’un aiguillon à un pôle tandis que les 5,
6, 7 en possèdent aussi mais à l’autre pôle (comme chez Sc.
naegeliï).
Une observation précise avec un bon objectif à immersion (les
objectifs à sec, même puissants étant insuffisants) permet de
déceler ces caractères et de séparer aisément le Sc. oahuensis des
formes voisines.
Nous laissons de côté, pour l’instant, le Sc. oahuensis var. mon-
tanensis Sieminska (1965), variété parfaitement définie par la
présence à chaque pôle des cellules médianes de 2 petits aiguillons
recourbés, rabattus sur le corps cellulaire.
Signalons enfin que Philipose (1967) donne deux figures de
Sc. oahuensis bien caractéristiques (p. 248, fig. 158 b et c) avec
cheminées sous le nom de ? Sc. muzzanensis.
Formes clatiirées de Sc. oahuensis
E. Manguin (1935) a décrit et figuré sous le nom de Sc. sp. ad
S. ornatus une forme clathrée qu’il a nommée avec raison en 1936,
Sc. oahuensis var. clathratus. (PI. 1, fig. 9). Cette variété présente
tous les caractères de Sc. oahuensis : gaine ponctuée, côtes mé¬
dianes et cheminées. Nous avons retrouvé cette variété à la Guade¬
loupe, en Israël, et en France (Bretagne). Cette variété peut se
comparer à Sc. perforalus Lemmermann (1903) (PI. 1, fig. 3 et 5)
à Sc. perforalus var. ornatus Lemmermann (1910) (PI. 1, fig. 4)
Planche 2.
1 à 3 et 5. — Polymorphisme de Sc. oahuensis en culture clonique, souche
N° 65 A (origine : bassin du Muséum, Paris).
4. — Sc. oahuensis, un cénobe de la culture 65 B (même origine que 65 A).
6 à 8. — Sc. oahuensis de deux stations naturelles du Mozambique.
UNE ESPÈCE MÉCONNUE : SCHENEDESMUS OAHUENSIS
331
Source : MNHN. Paris
332
P. BOURRELLY ET J. RINO
(qui est devenu Sc. ornatus (Lemm.) (G. M. Smith, 1916) et à Sc.
tropicus Crow, 1923 (PI. 1, fig. 8). D’après les diagnoses originales
Sc. perforatus et Sc. tropicus sont des espèces à membrane lisse,
sans côte, sans granule, sans cheminée. Seul Sc. ornatus a une
membrane ponctuée. Quant à Sc. tropicus il a une taille très supé¬
rieure à celle de Sc. ornatus et Sc. perforatus et les cellules mé¬
dianes ont un apex arrondi; de plus les cellules n’adhèrent entre
elles que par leur tiers médian, les tiers supérieur et inférieur
restant libres comme chez les Scenedesmus du groupe opoliensis
( producto-caudati de Chodat). Ahlstrom dans son mémoire
indique que Sc. tropicus a une gaine, des pseudocôtes et des che¬
minées. Ces caractères n’apparaissent ni dans la figure-type de
Crow (PI. 1, fig. 8), ni dans celles de Philipose. La figure publiée
par Ahlstrom (1935 b) nous semble assez différente de l’espèce-
type et se rapprocherait davantage de Sc. oahuensis var. clathratus.
Pour Ahlstrom, Sc. perforatus aurait une gaine, mais ni pseu¬
docôtes, ni cheminées.
A notre avis Sc. perforatus et Sc. ornatus restent des espèces
encore incomplètement connues mais bien caractérisées par leurs
cellules à apex peu saillants et dépourvues de cheminées. Les
figures 186 A, F, H, I, J de Philipose nous semblent conformes à
la diagnose de Sc. perforatus. De même il est problable que le Sc.
quadricauda var. major Turner appartient à cette espèce, tout
comme le Sc. perforatus in Scott et Prescott (1958, Australie).
Par contre le Sc. perforatus var. pologranulatus Teiling (1946) et
Thomasson (1955), de même que le Sc. papillatus Jao (1940) et
aussi la fig. 186 b de Philipose sont pour nous le Sc. oahuensis
var. clathratus.
En conclusion pour les formes clathrées nous proposons de con¬
server les taxons suivants : 1° Sc. oahuensis var. clathratus Man-
guin, avec gaine et cheminées; 2° Sc. perforatus et sa var. ornatus
pour les Scenedesmus ayant une gaine mais pas de cheminées et
des pôles cellulaires arrondis, peu saillants; 3° Sc. tropicus poul¬
ies espèces sans cheminées et à cellules à pôle bien détachés,
pôles bien détachés.
Ces 3 taxons portent des aiguillons aux cellules terminales tandis
que les cellules intermédiaires en sont toujours dépourvues, aussi
bien dans les cénobes à 4 cellules que dans ceux à 8 cellules.
Nous espérons que cette courte étude attirera Inattention des
algologues sur ce groupe de Scenedesmus et qu’ainsi de nouvelles
observations permettront de préciser encore les caractères de
ces divers taxons.
REVUE ALGOLOGIQUE
N"« Sér., T. X; PI. 32
Planche 3.
2-3. — Un cénobe de Sc. oahuensis de Madagascar, deux photographies avec
mise au point différente - ornementation bien visible ainsi que les
cheminées.
1. - Sc. oahuensis, un cénobe, culture 65 A montrant les cheminées bien
visibles sur la pseudo-côte de la cellule n° 2 . f S 0 Yg^!Jl)|
\museumJ
UNE ESPÈCE MÉCONNUE : SCHENEDESMUS OAHUENSIS
333
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_ 1920. — Phytoplankton of the Inland Lakes of Wisconsin, part 1.
— Bull. Wisconsin geol. nat. hist. surv., 57, 1.
Teiling E., 1946. — Zur Phytoplanktonflora Schwedens. — Bot. Not.
Lund. .
Thomasson K., 1955. — A plankton sample from Lake Victoria. —
Svensk. Bot. Tidskr. 49, 1.
Uherkovich G., 1966. — Die Scenedesmus-Arten Ungarns. — Ak.
Kiado, Budapest. _
Source : MNHN, Paris
NOTULE ALGOLOGIQUE
Cette rubrique réunit de courtes notes sans illustrations ni références biblio¬
graphiques. Elle permettra aux auteurs de publier des observations nouvelles
ne se prêtant pas à un long développement, notamment celles concernant l’éco¬
logie ou la biogéographie des Algues, ou de prendre date avant la parution d’un
travail plus complet.
Remarques taxinomiques sur les algues
des Mares du Kanem (Tchad)
Par A. ILTIS (»).
A propos de deux des espèces nouvelles décrites ( Revue algolo-
gique, Nouvelle série, t. 10 fasc. 2 , pp. 172-6), on notera les remar¬
ques taxinomiques suivantes :
Scenedesmus retrospinosus Iltis 1971.
Le Professeur T. Hortobagyi a eu l’amabilité de nous signaler
que cette espèce avait été décrite des bassins piscicoles du Buzsak
en Hongrie sous le nom de S. coartatus Hortobagyi (Aet. Bot. Acad.
Scient. Hungaricae, 1967, pp. 23-24, fig. 20 à 25) et qu’elle avait de
plus été trouvée en URSS (Crimée) et figurée par Korchikoff sous
le nom erroné de S. obliquus. En Hongrie, elle a été récoltée dans
des eaux d’un pH de 7,58 à 10,48. Notre espèce est donc mise en
synonymie avec S. coartatus qui bénéficie de l’antériorité.
Surirella acanthophora Iltis 1971.
Cette dénomination ayant déjà été utilisée par Giffen (Diatoma-
ceae I. Beihefte zur Nova Hedwigia, 1966, 21 , pp. 145-146, fig. 92-
95) pour la description d’une espèce récoltée dans la province du
Cap en Afrique du Sud, l’espèce décrite du Kanem prend la nou¬
velle nomination de Surirella pseudospinifera.
(*) Hydrobiologiste. ORSTOM, B. P. 65, Fort-Lamy, Tchad.
Erratum : p. 244, ligne 18, lire 70 chromosomes et non 76.
BIBLIOGRAPHIE
Les conditions actuelles de l’imprimerie ne permettant plus d’envisager la
parution d'une Bibliographie Algologique méthodique comme dans la première
série de cette revue, il ne sera publié que des indications bibliographiques con¬
cernant les ouvrages importants ou les mémoires d’intérêt général. Les lecteurs
de langue française peuvent trouver un complément d'information dans la
« Bibliographie » paraissant en annexe au « Bulletin de la Société botanique de
France » et dans le « Bulletin signalétique » publié par le Centre National de la
Recherche Scientifique.
A Igological studies : 4, ed. par D. Lhostsky, Arch. f. Hydrobiol.
suppl. Bd. 39, 3, pp. 137-243, 1971.
Cet ensemble de six articles groupe les travaux du Laboratoire d’Al-
gologie de Trebon (Tchécoslovaquie). Nous y trouvons :
1" Une note de S. Pelicaric sur l’ullrastructure de la membrane de
trois espèces de Scenedesmus : S. quadricauda, abundans et dispar.
L’examen en microscopie électronique montre que chaque espèce a une
structure de membrane particulière et caractéristique : réticulum, pilier
creux, rosette, cratères, crêtes etc...
Par contre les aiguillons par leur structure en faisceaux de petits
tubes, sont très voisins dans les trois espèces étudiés.
2° Une note de J. Ruzicka sur les variations morphologiques des
algues d’eau douce en culture : Ghlorococcales et Desmidiées. Les va¬
riations morphologiques dépendent des conditions de culture (spécia¬
lement de la température et de l’illumination). Ces variations sont
régulières, reproduisibles et réversibles.
En général l’élévation de la température entraîne une diminution de
la taille des cellules. Les Desmidiées sont un excellent matériel pour
l’étude de polymorphisme (voir le travail classique de Lefèvre, 1939,
non cité par l’auteur), ainsi à 15° avec une forte illumination les
hémisomates de Staurcistrum furcigerum ont tous trois appendices api¬
caux : par contre à 30°, avec une illumination un peu moins forte,
85 % des cellules ont 6 appendices, et 15 % trois. Des monstruosités
apparaissent dans les cas de mauvaises conditions de culture.
3° P. Marvan et F. H. Hindak étudient avec beaucoup de soin (et
beaucoup de mathématique) les phénomènes de croissance et de divi¬
sion chez Ulothrix æqualis en culture.
4° W. R. Müller-Stoll et K. Muntz recherchent les effets du froid
(24 h à 0° ou à —5°) et de l’obscurité sur la croissance et la physiologie
de Chlorellci pyrenoidosa. Ils montrent le ralentissement des métabo¬
lismes du glucose et de l’azote ainsi obtenu.
5° J. Necas étudie les effets mutagènes du Methyl-éthane-sulfonate
(M.E.S.) sur les Ghlorococcales.
Le produit est très toxique pour les algues, et les effets sont variables
suivant les souches employées. Cependant le M.E.S. modifie la forme et
la couleur des colonies ainsi traitées.
6° K. Forster et O. Lhotsky donnent quelques indications biogra¬
phiques sur le Dr. J. Ruzicka, desmidiologue bien connu, en l’honneur
de son 60 e anniversaire. Ils rappellent ses travaux les plus importants
et dressent la liste des nouveautés systématiques décrites par Ruzicka.
P. Bourrelly
336
BIBLIOGRAPHIE
Archibald P. A. et Bold H. C. — The genus Chlorococcum
Menegh. — Phycol. Stud. il, Uniucr. Texas Publ. n° 7015, pp. 1-
115, 1970.
Les auteurs étudient, d’après des cultures de sol, 36 espèces de Chlo-
roccum, (dont 24 espèces nouvelles). Chaque espèce est décrite en se
fondant sur les caractères suivants : aspect macroscopique de la culture
et de sa couleur; taille de la cellule et épaisseur de sa membrane à une
époque déterminé de la culture; aspect des coques d’amidon du pyré-
noïde; taille et forme de la zoospore et place du noyau.
La physiologie comparée de chaque espèce est analysée : réduction
des nitrates, digestion de l’amidon, hydrolyse de la gélatine, tolérance
au violet-cristal, inhibition par les antibiotiques, utilisation de l’azote
et du carbone.
Trois clefs de détermination fondées : 1° sur la morphologie des
cellules après 2 semaines de culture sur une solution standard; 2° sur
l'aspect morphologique des cultures après 4 semaines; 3° sur la physio¬
logie.
Cet excellent mémoire de physiologistes n’est malheureusement uti¬
lisable que pour déterminer des cultures unialgales et bactériologique-
ment pures.
P. Bourrelly.
Archibald R. E. M. — Diatoms from South Africa. — Bot.
Marina, 14' suppl., pp. 17-70, 1971.
Important travail de Systématique sur 400 taxons de Diatomées d’eau
douce du Transvaal, avec remarques écologique.
L’auteur décrit 10 espèces nouvelles des genres Achnanthes, Navicula
Nitzschia et Synedra.
Une très belle illustration originale de 276 figures.
P. B Y.
Ardré F. — Contribution à l’étude des algues marines du Por¬
tugal. I. La flore. — Portug. Acta Biol. (B), 10, 1/4, pp. 1-423,
56 pl„ 1970.
Dans cet ouvrage, essentiellement analylique, sont étudiées succes¬
sivement les Cyanophycées (61 espèces), Rhodophycées (246 sp.), Xan-
thophycées (1 sp.), Phéophycées (98 sp.), Chlorophycées (60 sp.) ré¬
coltées du nord au sud du littoral portugais. Le bibliographie relative
à chaque espèce est limitée aux ouvrages renfermant des renseigne¬
ments utiles pour une détermination précise. Outre des précisions
morphologiques et anatomiques pour les espèces rares ou mal connues,
sont exposées des observations écologiques et phénologiques qui ont
pu être faites au sujet de chacune d’elle sur la côte du Portugal. A la
suite de chaque espèce sont indiquées, dans l’ordre géographique, les
localités et les dates de récoltes, celles des spécimens d’herbiers (Coïmbra
et Welwitsch), les localités du Portugal signalées dans des publications
antérieures, et, sommairement, la distribution géographique générale.
Nous ne citerons que quelques-uns des résultats contenus dans ce
travail. Le g. Dermocarpa Crouan emend. Ginsburg-Ardré est transféré
des Chamæsiphonales aux Pleurocapsales. Le g. Dermocarpella est
BIBLIOGRAPHIE
337
placé dans les Chamæsiphonales. Une interprétation de l’origine des
tétrasporocystes en zones horizontales et superposées chez Yllaema-
tocelis rubens est proposée. La présence de corpuscules réfringents et
leurs localisations différentes chez les Gymnogongrus à tétrasporo-
blastes ou à cystocarpes pourraient avoir une valeur taxinomique. La
valeur du g. Cœloseira est discutée à propos du Gastroclonium re-
flexum. L’Erylhroglossum sandrianum et le Schizoneura subcostata
semblent devoir être réunis. Une nouvelle espèce, Erythroglossum
lusilanicum, est décrite. Le Bœrgeseniella à tagmes trimères conserve
le nom de B. fruticulosa, tandis que pour celui à tagmes quadrimères
est proposée la combinaison nouvelle B. mcrtensiana (Kütz.) comb. nov.
Des précisions sur la morphologie de plusieurs Rhodomélacées sont
données. Le maintien du g. Geminocarpus ne paraît pas justifié. A pro¬
pos du Kuckuckia kylinii, la valeur taxinomique attribuée aux poils
endogènes est discutée. Des précisions sur les formes particulières que
peuvent offrir, dans ces régions, certaines espèces comme Pelvetia
canaliculata, Fucus vesiculosus, Ascophyllum nodosum, sont appor¬
tées. Le Cystoseira myriophylloides et le C. humilis ne seraient que des
formes écologiques d’une seule et même espèce; c’est le nom de C.
humilis, plus ancien, qui doit être conservé. Mentionnons enfin des
observations sur le Gomontia polyrhiza, un Derbesia stérile, et un
Bryopsis dont les gamètes se forment dans des portions d’axes limitées
par des cloisons.
Un index des genres cités termine cet ouvrage.
Ce travail, qui ne prétend en aucune façon constituer une flore algo-
logique exhaustive du Portugal, permet cependant de se rendre compte
de l’intérêt de la végétation algale de ce pays.
Ardré F. — Contribution à l’étude des algues marines du Por¬
tugal. II. Ecologie et chorologie. — Bull. C.E.R.S. Biarritz, 8 (3),
pp. 359-486, 39 PI., 1 Tabl., 1971.
Après un bref aperçu sur le milieu physique, une description d’en¬
semble de la végétation marine du nord au sud du Portugal est donnée.
De cette deuxième partie, synthétique, ressortent deux faits impor¬
tants. 1) Variations dans l’espace. — L’importance biogéographique
de cette fraction de la côte atlantique européenne est confirmée. Du
nord au sud disparaissent plus de 40 espèces septentrionales ( Dumon -
lia incrassata, Dilsea carnosa, Chondrus crispus, Rhodymenia palmata,
Ceramium shuttleworthinum, Polysiphonia elongata, Laminaria hyper-
borea, L. saccharina, Fucus serralus, Pelvetia canaliculata, Ascophyl-
lum nodosum, Himanthalia elongata, etc...), tandis qu’apparaissent plus
de 20 espèces méridionales ( Amphiroa beauvoisii, Halymenia floresia,
Centroceras clavulatum, Hydroclalhrus clathratus, Cystoseira barbata,
Valonia utricularis, Caulerpa proliféra, etc...). De plus 8 espèces sep¬
tentrionales ( Gigartina stellata, Saccorhiza polyschides, Laminaria
ochroleuca, Fucus spiralis, Bifurcaria bifurcata, etc...) et 8 espèces
méridionales ( Ctenosiphonia hypnoides, Colpomenia sinuosa, Sargas-
sum flavifolium, etc...) sont absentes le long de secteurs plus ou moins
étendus. Bien qu’il n’y ait pas de discontinuité floristique brutale et que
les domaines occupés par les espèces septentrionales et méridionales
338
BIBLIOGRAPHIE
se chevauchent souvent, la végétation marine change sensiblement du
nord au sud, et en particulier de part et d’autre du Tage. Il apparaît
que, même en élargissant de la Bretagne au Maroc le cadre de cette
étude, la distribution géographique des algues semble présenter des
corrélations plus étroites avec la quantité d’énergie solaire (en rapport
avec la latitude et la nébulosité) qu’avec les températures de l’air et de
la mer. Le rôle des remontées d’eaux froides, phénomène connu sous
le nom d’« upwelling », a été invoqué depuis longtemps pour expliquer
certaines particularités de la distribution des espèces. Mais l’effet direct
de ces températures relativement basses n'intervient vraisemblablement
pas seul : les « upwellings » provoquent des formations nuageuses qui,
en modifiant l’insolation, auraient un effet indirect important sur la
répartition des organismes. 2) Variations dans le temps. — De la
comparaison des facteurs climatiques qui ont régné avant les diffé¬
rentes périodes d’observation, il ressort eue la croissance des peuple¬
ments de plusieurs espèces septentrionales ( Saccorhiza polyschides,
Laminaria saccharina, Fucus uesiculosus, F. s errât us, F. spiralis, Pel-
vetia canaliculala, Ascophyllum nodosum, Himanlhalia clongata) paraît
être plus sous la dépendance d’une diminution du pourcentage d’inso¬
lation que sous celle de la diminution des valeurs des températures de
l’air et de la mer. Il semble que les variations énergétiques, liées à l’ac¬
tivité solaire et à la nébulosité, puissent être responsables des fluctua¬
tions de prospérité de nombreuses espèces ainsi que des déplacements
de leurs limites géographiques.
Un tableau récapitulatif, par localités, des espèces observées au Por¬
tugal, achève cet ouvrage.
F. A.
Augier H. et Boudouresque C. F. — Notions d’écobiocœno-
tique marine. Excursions en Méditerranée, 109 p. C.R.D.P. Mar¬
seille, 1971.
Par l’étude de deux régions distinctes, Le Brusc (Var) et le Cap-
Croisette (Bouches du Rhône), sont abordés quelques uns des grands
problèmes d’écologie en milieu marin. Après un bref aperçu sur le
milieu physique et les conditions de vie des organismes marins, les
auteurs, en s’attachant aux problèmes pratiques posés par les excur¬
sions au bord de la mer, donnent des notions sur la méthode phytoso-
ciologiquc utilisée et décrivent les peuplements formés par les espèces
rencontrées sur substrats rocheux et meubles. Des notions élémentaires
sur la biologie des organismes marins (nourriture, chaînes alimentaires,
moyens de perpétuation des espèces, lutte pour la vie) sont exposées,
et suivies d’une description sommaire des espèces rencontrées. Ce ma¬
nuel se termine par une liste des ouvrages conseillés et cités, et par
un index alphabétique. Une illustration abondante (cartes, coupes où
sont schématisées les différentes bioeœnoses, dessins et photographies
de plusieurs espèces, de divers peuplements... etc.) complète cet ouvrage
oui apportera aux enseignants du secondaire une utile documentation.
F. A.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
339
Baker A. F. et Bold H. C. — Taxonomie studies in the
Oscillatoriaceae. — Phycol. stud. 10 , Univers. Texas. Public. 7004,
105 p., 1970.
Les auteurs ont étudié la physiologie de 82 souches pures de Cya-
nophycées Oscillatoriacées, et nous font part de leurs intéressants
résultats sur la nutrition de ces algues, les effets des sources variées de
carbone et d’azote, leur hydrolyse de la gélatine et de l’amidon, les
effets du pH et des vitamines, la résistance au violet-cristal.
En culture les caractères constants sont les suivants : aspect macros¬
copique (groupement des filaments), morphologie de la gaine, mor¬
phologie de la cellule apicale. Granules et vacuoles sont des caractères
beaucoup plus variables. Malgré ces constatations les auteurs suivent
la systématique préconisée par Drouet dans sa monographie des Oscil¬
latoriacées : 7 espèces correspondent à des espèces de Drouet; mais
pour les autres, les auteurs sont obligés de créer 33 variétés nouvelles.
Ainsi le Schizothrix calcicola dans le sens de Drouet s’accroît de
18 variétés et le Microcoleus vaginatus in Drouet de 9 variétés.
Il est fort difficile de déterminer les algues en culture et en général
il est plus facile de mettre un nom sur les récoltes naturelles, avant la
mise en culture.
Cependant nous sommes persuadé que l’utilisation de la systématique
classique de Gomont, Frémy, Geitler, Elenkin, Starmach, aurait
permis une identification plus précise de ces nouveautés et sans doute
réduit le nombre des variétés nouvelles.
P. Bourrelly
Balech E. — Microplancton de la campana oceanogrâfica Pro-
ductividad III. — Revta Mus. argent. Cienc. nat. « B. Rivadavia »,
Hidrobiol., 3 (1) : 1-202, pl. 1-39, 1971.
Le matériel provient d’une campagne au large de l’Argentine et dans
le détroit de Drake (mai-juillet 1969) et totalise 56 prélèvements au
filet; comme dans le précédent travail, 2 groupes sont traités : Dino-
flagellés et Tintinnides (ces derniers laissés encore de côté dans cette
analyse). Il s’agit là d’une minutieuse étude, résultant, nous dit l’auteur,
de milliers de mensurations et de dessins (aucun traitement statistique
toutefois), dans laquelle la tabulation sulcale reçoit un intérêt parti¬
culier; 91 taxons sont décrits, dont 35 nouveaux. Un tiers environ de
la partie taxinomique concerne les Dinophysiacées ( Dinophysis, Ilete-
roschisma et Metaphalacroma ) et, ce faisant, contredit sur plusieurs
points les interprétations d’ABÉ; les deux autres tiers sont dévolus à
diverses Péridiniales, principalement Gonyaulax et, surtout, Peridinium
(ce dernier genre maintenu, du moins provisoirement).
L’auteur déplore, dans l’Introduction, que les règles de nomenclature
partagent encore zoologistes et botanistes (il se range lui-même dans
les premiers). Pour les botanistes en effet, aucun des taxons créés par
Balecii depuis 1958 n’est valide, puisque sans diagnose latine. Est
cependant illégale selon les deux codes l’introduction en tant que sous-
espèces nouvelles de noms répétant l’épithète spécifique (dans ce tra¬
vail, pp. 100, 133 et 153); quant à la création (p. 66) d’un Dinophysis
lata postérieur au D. lata (Gaarder) Balech 1967, elle relève d’une
malheureuse distraction chez cet auteur si rarement distrait.
340
BIBLIOGRAPHIE
Enfin, la distribution horizontale des espèces et leur caractère scia-
phile sont examinés en relation avec la circulation des eaux; quelques
considérations sur la productivité primaire terminent cet important
mémoire. A. Sournia
Balech E. — Microplancton del Atlantico ecuatorial oeste
(Equalant I). — Publ. Serv. hidrogr. naval, Buenos Aires, 654 :
1-103, pl. 1-12, 1971.
Etude des Dinoflagellés et des Tintinnides (ceux-ci, en tant qu’ani¬
maux, ne nous retiendront pas ici) récoltés dans le plancton de l’Atlan¬
tique équatorial occidental au cours de l’une des croisières « Equalant »,
en avril 1963; pêches au filet échelonnées de 0 à 300 mètres, au demeu¬
rant superficielles pour la plupart. Ce travail est à la fois taxinomique
et écologique :
— Considérations sur les genres suivants, avec description d’espèces
nouvelles : Kofoidinium, Dinophysis, Histioneis (auquel Balech réunit
le genre Parahistioneis), Citharistes, Peridinium, Gonyaulax, Oxy-
toxum, Murrayella, Amphidoma et Prorocentrum.
— Distribution des 218 taxons étudiés, en relation avec la profondeur
(plancton d’ombre) et les conditions océanographiques (upwelling,
courants). A. Sournia
Decamps H. — La vie dans les cours d’eau. — P.U.F., Coll.
« Que sais-je? », n° 1452, 128 p., 19 fig., 1971.
Voici un petit livre sans prétention, clair et précis sur la vie dans
les eaux courantes. L’auteur, zoologiste du Laboratoire d’Hydrobiologie
de Toulouse, fait la part belle aux animaux, mais les algues ne sont
pas oubliées et prennent leur place dans les communautés d’eau cou¬
rante et comme source de la nourriture animale.
Trois parties : 1° les conditions de la vie. 2° les communautés. 3° le
métabolisme des écosystèmes en eau courante.
Dans sa conclusion, l’auteur montre l’évolution des écosystèmes, leur
vieillissement naturel et les méfaits de la pollution; il termine par la
mise en garde prophétique de Vandel qui écrit : « les fleuves serviront
de plus en plus d’égouts aux grandes villes, les ordures et les détersifs
se chargeront de faire disparaître toute la faune fluviale... L’Homme
sera devenu le roi de la création, mais ce sera un roi sans sujets ». Beau
sujet de méditation pour tous les naturalistes.
Une excellente étude d’initiation à l’écologie des eaux courantes
d’une lecture agréable et écrite par un bon spécialiste.
P. Bourrelly
Grônblad R. et Croasdale H. — Desmids from Namibia
(S. W. Africa). — Act. Bot. Fennica, 93, pp. 1-40, 10 pl., 1971.
Cet important travail sur les Desmidiées de l’Afrique Orientale a
été fait en partie avec les notes et figures laissées par le grand desmi-
diologue finlandais, R. Grônblad. H. Croasdale précise les diagnoses,
discute les déterminations de Grônblad et les complète.
BIBLIOGRAPHIE
341
Dans cette région, 185 taxons sont découverts et un grand nombre
figuré (146 figures).
Quelques nouveautés appartenant aux genres : Closterium, Euostrum,
Cosmarium et Staurastrum sont décrites. I.es espèces tropicales sont
nombreuses. Le grand intérêt du mémoire provient de la confrontation
des remarques de Grônblad et de celles de Croasdale : tous deux
excellents desmidiologues. P. By
Hibberd D. J. et Leedale G. F. — Cytology and ultra-
structure of the Xanthophyceæ, II. The zoospore and végétative
cell of coccoid forms, with spécial reference to Ophiocytium ma-
jus Nàg. — British Phycol. J., 6, 1 , pp. 1-23, 1971.
Les auteurs étudient la cytologie en microscopie électronique des
zoospores d’Ophiocytium, Mischococcus, liolrydridiopsis, Bumilteriop-
sis, Pleurochloris, Sphaerosorus, Chloridella et Chlorellidium.
Ges zoospores sont bâties sur le même type avec toujours un renfle¬
ment de la base du flagelle lisse, renflement tourné vers le stigma.
Ils signalent un pyrénoïde chez Pleurochloris, Bumilleriopsis et
Mischococcus.
Les lamelles plastidiales présentent trois thylacoïdes. Seuls les plastes
de Bumilleriopsis sont dépourvus d’une lamelle périphérique (Girdle
lamelle). P. By.
Hitchcock C. et Nicols B.W. — Plant lipid Biochemistry. —
Acad. Près. London , 1 vol. rel., 387 p., 1971.
Ce livre est une synthèse très documentée (30 pages de bibliographie,
groupant près de 1 000 références) sur les lipides dans le monde végétal.
Il renferme 11 chapitres où les algues occupent une large place. Ainsi
sont étudiées, chez les algues, la répartition des acides gras, saturés et
non saturés, en rapport avec la systématique (Chapitre 1). La question
complexe de la biosynthèse des acides gras (Ch. 5) fait aussi interve¬
nir de nombreux travaux sur les algues (Kugléniens, Bangiales, Cyano
pliycées, Ghlorclla etc.). De nombreux tableaux, (Ch. 3), montrent la
répartition des divers acides chez les algues marines et d’eau douce
et indiquent les variations de leur composition, suivant les conditions
de croissance (chez Euglena).
Les enzymes lipolytiques (Ch. 7), se rencontrent chez les Scenedes-
mus et les Chlorella. Le métabolisme des lipides est étudié chez Chlo-
rella, Euglena et chez les Cyanophycées (Ch. 9). Le chapitre 10 est con¬
sacré au rôle des lipides chez les végétaux et le chapitre 11 indique les
méthodes d’analyse des lipides (extraciion, analyse chromatogra-
phique, spectrocopie etc.). Le volume se termine par un index des
auteurs et un index des matières.
Comme on le voit par cette analyse succincte, ce volume n’est pas
destiné aux algologues mais il permet cependant de replacer la bio¬
chimie des lipides des algues dans le cadre du monde végétal beaucoup
mieux que ne pourrait le faire un ouvrage restreint à l’étude des algues.
De ce fait il montre aux algologues ce qui est connu dans leurs domaines,
et les incitera, nous espérons, à poursuivre leurs travaux dans des
zones encore inexplorées. p, Bourrelly
342
BIBLIOGRAPHIE
Islam N. A. et Begum Z. T. — Studies on the phytoplanktons of
Dacca district. — Journ. Asiatic Soc. Pakistan, 15, 3, 1970.
Les auteurs étudient l’évolution saisonnière du phytoplankton des
inares et rivières de la région de Dacca (Pakistan Oriental). Le présent
travail est consacré uniquement aux Chlorococcales fort nombreuses :
110 espèces. Des commentaires systématiques accompagnent l’étude des
taxons qui sont représentés en 8 planches groupant 245 figures.
P. By
Kol E. — Algae from the soil of the Antarctic. — Act. Bot.
Acad. Sc. Hung., 61 , 3/4, 1970.
L’auteur étudie les algues obtenues par des cultures de sol de
l’Antarctique.
La florale ainsi observée est très pauvre e! renferme 2 Cyanophycées
déjà connues de l’Antarctique (N os toc et Phormidium ) et 4 Xantho-
phycées : 2 Helerothrix, une Nov. sp. de Botrydiopsis et un Pleuro-
chloris déjà signalé de l’Antarctique. Ainsi sur ces G algues 4 semblent
endémiques de ces régions. P. By
Kumar H. D. et H. N. Singh. — A text book on algae. — Affilia-
ted East-West Press, Neiu Delhi, 1 vol. 200 p., 28 fig., 5 doll., 1971.
Ce livre, fruit de la collaboration de deux spécialistes bien connus
par leurs travaux sur les Cyanophycées, est destiné aux étudiants :
c’est une initiation à la biologie des algues. Deux parties : 1° étude
comparée des algues avec morphologie comparée et cytologie, puis
reproduction et cycles, enfin un chapitre sur l’importance économique
des algues; 2° structure, reproduction et biologie de quelques algues
avec cinq chapitres successivement sur les Cyanophytes, les Ghloro-
phytes, les Xanthophytcs, les Bacillariophytes, les Phéophytes, les Rho-
dophytes.
Le plan d’étude est commun à chaque groupe : si nous prenons les
Phacophytes comme exemple nous trouvons : définition du phylum,
puis écologie, organisation du thalle, structure de la cellule, reproduc¬
tion, cycle et alternance, classification (en quelques lignes), phylo¬
génie et enfin étude de quelques genres choisis comme type des ordres :
Eclocarpus, Fucus et Sargassum.
Un dernier chapitre précise les techniques algologiques : étude du
terrain, algues du sol, phytoplancton, récolte des algues d’eau douce
et marines, conservation, herbier, préparations microscopiques dura¬
bles, méthodes classiques d’histochimie, chromatographie, culture,
croissance etc...
Une bibliographie à chaque chapitre, des questions pour étudiant,
enfin un glossaire et un index.
Nous ferons quelques critiques : la bibliographie est vraiment trop
sommaire et se réduit uniquement aux travaux anglo-saxons : pas
trace d’auteurs français : Thuret, Bornet, Sauvageau, Hamel, Frémy,
Chadefaud, Feldmann, ne sont pas cités, pas plus d’ailleurs que
Kylin, Bôrgesen, Taylor ou Setchell.
La systématique est vraiment réduite à peu de choses, le chapitre sur
les Cyanophycées ne nomme ni Geitler, ni Gomont, ni Desikachary;
celui sur les Diatomées ignore Hustedt.
BIBLIOGRAPHIE
343
Dans les Conjugales : la famille des Desmidées n’est pas citée.
Il aurait été utile, nous semble-t-il, de donner un court chapitre sur
les Eugléniens, les Dinophycées et les Chrysophycées.
Souvent des légendes de figures erronées : ainsi de nombreuses figures
empruntées par G. M. Smitii à des auteurs variés (Geiti.er, ou von
Stoch pour les Diatomées par exemple) sont simplement reproduites
avec la mention « after Smith 1955. ».
Ce ne sont là que critiques mineures qui ne modifient pas le plaisir
que nous avons eu à la lecture de ce petit, mais bon livre. Il faut recon¬
naître que les auteurs ont fait un véritable tour de force en donnant
en 200 pages une synthèse très vivante des très nombreux travaux sur
la biologie, la structure et la cytologie des algues. C’est là un excellent
ouvrage qui, pensons-nous, attirera de nombreux étudiants à l’algologie.
P. Bourrelly
Loeblich A. R. III. — The Amphiesma or Dinoflagellate cell
Covering. — Proc. North. American. Paleont. Couvent, Part. G.,
pp. 867-929, 1969.
L’auteur donne une intéressante synthèse des travaux sur la thèque
et les membranes des Dinophycées. 26 photographies en microscopie
électronique précisent la structure des thèques. Une excellente biblio¬
graphie termine cet important travail.
Le mémoire de Dodgr et Gramford (voir analyse, Rev. Algol., t. XI,
p. 102) complète utilement cette élude.
L’auteur donne une classification des « Pyrrophytes » (p. 879 et 901)
qui appelle quelques commentaires.
Il augmente, sans grande justification, le nombre des classes, par la
création des classes nouvelles des Ebriophyceæ, Ellobiophyceæ qui
s’ajoutent à celles des Dinophijceæ et des Dcsmnplnyceæ.
Le nombre des ordres est multiplié : 17 ordres en tout dont les ordres
nouveaux des Dinamœbales, Glœodiniales, Phylodiniales, Zooxanthel-
lales et Protaspidiales, pour un ensemble de 53 familles.
Les « nouveaux ordres » sont parfois simplement la reprise d’ordres
bien connus mais ayant été décrits sans diagnose latine.
L’auteur accepte le genre Dissodium Abé. pour remplacer le Diplop-
salis Bergh. 1881, car il existe un oiseau portant ce nom depuis 1866.
Cela nous semble impossible à accepter car, pour les Botanistes, les
Dinophycées, sont des plantes et de ce fait il n’y a pas à tenir compte
des synonymes zoologiques. D’ailleurs je pense que Loeblich consi¬
dère les Dinophycées comme des végétaux puisqu’il applique avec
rigueur le code botanique pour les noms de taxons n’ayant pas eu de
diagnose latine.
Signalons aussi une incohérence : ce mémoire, daté de 1969, indique
le nom de genre Zygabikodium Loeblich et Loeblich III, 1970, et ceci
sans référence bibliographique. Quelques petites erreurs : la famille des
Dinothrichaceæ Pasclhcr est de 1914 (et non de 1931), celle des Glceo-
diniaceæ n’est pas de Schiller 1937, mais de Pascher 1931; celle de
Protoaspidaceæ est de Skuja 1939, et non 1948.
L’auteur propose le nom de Protoperidinium Bergh, pour les Peri-
dinium marins, possédant 3 pièces cingulaires, car les Peridinium d’eau
344
BIBLIOGRAPHIE
douce en montrent 5 ou 6; ce caractère important certes me semble
insuffisant pour justifier une coupure générique qui bouleverse entiè¬
rement la systématique.
Malgré cette application trop rigoureuse du code de nomenclature,
malgré une tendance à la pulvérisation, un travail important par son
excellente documentation.
P. Bourrelly
Pankow H. — Algenflora (1er Ostsee, I. Benthos (Blau,
Griin-Braun — und Rotalgen). — G. Fischer ed. lena, 1 vol. rel.
toile, 419 p., 416 fig. et 52 pl., 1971.
Ce petit volume, bien présenté avec une reliure en toile bleue, d’un
format de poche fort commode, est une somme de nos connaissances
sur les algues macroscopiques de la Mer Baltique (les Diatomées et les
flagellés sont laissés de côté).
Depuis l’ouvrage classique de Lakowitz (1929) de nombreuses études
avaient été faites en Baltique et ce travail nous en donne la synthèse.
Une courte introduction précise la distribution géographique des
434 taxons connus, suivant 10 régions caractérisées par leur salinité
décroissante. Le nombre des espèces atteint 327 dans la région des
détroits vers le Danemark pour tomber à 12G dans le golfe de Bothnie.
Il ne s’agit pas des mêmes espèces, car seulement 72 taxons sont com¬
muns à toute la Baltique.
Le nombre des endémiques est réduit â S taxons; deux Chlorophy-
cées (douteuses), 4 Phéophycécs (dont 1 ou 2 douteuses), 2 Rhodophy-
cées (1 douteuse).
Des clefs de détermination permettent de reconnaître aisément les
algues rencontrées.
Pour chaque algue nous trouvons une diagnose, la répartition géo¬
graphique, la synonymie et dans de très nombreux cas des figures
montrant la structure. De plus les 52 planches photographiques don¬
nent les aspects des thalles entiers.
Une bibliographie très complète, de plus de 30 pages et un index,
complètent ce livre qui rendra de grands services aux algologues
marins.
P. Bourelly
Parke M. — The production of calcareous éléments by
benthic algae belonging to the classe Haptophvceae. —- Proceed.
II. Planktonic Confer. Roma, 1970, pp. 929-937, 1971.
L’auteur donne une excellente synthèse sur les Chrysophycées à
écailles et à haptonema. Elle s’attache particulièrement aux genres :
Ochrosphaera, Cricosphaera, Pleurochrysis, Isochrysis, Sarcinochrysis,
Apislonema, Chrysolila, qui tous présentent une phase benthique im¬
mobile et une phase zoïde libre. En culture la phase benthique de ces
algues produit des corpuscules calcaires ressemblant beaucoup aux
Tetralithus et Marlhasterites fossiles.
BIBLIOGRAPHIE
345
Elle signale de plus la présence d’haptonema réduit chez certaines
souches d ’lsochrysis.
L’haptonema par contre fait défaut chez Chrysolila, Sarcinochrysis,
et Ochrosphaera. Cependant les zoïdes de tous ces genres possèdent de
fines écailles structurées.
P. By
Selected Bibliography on Algae n° il. — Nov. Scotia Res.
Found., 169 p., 1970.
Il faut féliciter l’équipe de la Nova Scotia Research Foundation de
son zèle et de sa persévérance. Voici le 11 e volume de bibliographie
sur les algues. Cette bibliographie comme l’indique le titre ne vise pas
à être complète. Cependant, telle qu’elle est, elle porte références de
plus de 1 000 articles récents sur les algues. Ces articles sont classés
par matière et ensuite par auteur.
Une liste alphabétique des auteurs facilite la recherche. Un excellent
outil de travail où une part importante est faite à l’utilisation des algues.
P. By
Thomasson K. — Amazonian Algae. — Inst. Roy. Sc. Nat.
Belgique. Mémoires, 2 c sér., fasc. 86, 57 p. + 24 pl., 1971.
La flore algale d’eau douce du Brésil est fort riche et ce travail (le
8 e d’une série d’études sur le plancton des eaux douces de l’Amérique
du Sud) le montre une fois de plus.
L’auteur donne un grand tableau avec la liste des espèces qu’il a
rencontré et en comparaison, les listes précédentes tirées de travaux
de Grônblad, Scott, Grônblad et Croasdale et Forster.
On obtient ainsi pour l’ensemble de cette région : 71 Chlorococcalcs,
et 960 Desmidiales. L’apport personnel du travail de Thomasson est de
228 Desmidiées, et de 30 Chlorococcales.
Des commentaires taxinomiques sont consacrés aux espèces inté¬
ressantes et nouvelles. L’auteur décrit une variété nouvelle de Trache-
lomonas, une de Scenedesmus, et des nouveautés nombreuses apparte¬
nant aux genres Penium, Closterium, Micrasterias, Cosmarium, Xan-
thidium et Staurasirum.
L’illustration, particulièrement soignée, groupe 24 planches in-quarto :
les planches 1 à 5 avec figures au trait, les autres en microphotographies.
Une importante étude sur la région du monde la plus riche en Des¬
midiées tropicales ou endémiques.
P. Bourrelly
TABLE DU TOME X
I. — ARTICLES ORIGINAUX
Almodovar L. R. — Reproduction in some deep-water algae off La Par-
guera, Puerto Rico .
Amossé A. — Note sur le genre Frustulia . 306
Ardré F. — Observations sur les Rhodomélacées du genre Aphanocladia
Falkenberg et sur ses affinités. 37
Benderliev K. — Structure and development of the pyrenoids in Kentro-
spbaera Borzi and Trochiscia Kütz. (Chlorococcales). 321
Bourrelly P. et Rino J. — Une espèce méconnue : Scenedesmus oahuen-
sis (Lemm.) G. M. Smith . 326
Chapman V. J. — What is Enteromorpha tubulosa Kütz. 133
Chapman V. J. — The marine Algae of Fiji. 184
Corillion R. et Gueri.esquin M. — Notes phytogéographiques sur les
Charophycées d’Egypte . I' 7
Cronberg G. — Investigation of scale-bearing Chrysophyceae species by
scanning électron microscopy . 319
Desikachary T. V. and Padmaja T. D. — Origin of filamentous condition
and phylogeny in the Blue green Algae. 8
Dillard G. E. — An epilithic Diatom community of the North Carolina
Sandhills stream . 118
Dizerbo A. II. et Gilly R. — Un Ulva lactuca L. (Chlorophycées, Ulvaceae)
de l’atoll de Clipperton (Pacifique Nord). 90
Evens F. M. J. C. — A la mémoire du Professeur Paul H. G. van Oye. ... 211
Furnari G. et Scammacca E.— Présence de Lopbocladia lallemandi (Mont.)
Schmitz aux environs de Catane (Sicile orientale) . 162
Ganbsan E. K. — Studies on the morphology and reproduction of the arti-
culated Corallines. VI. Metagoniolithon Weber van Bosse. 248
Guerlesquin M. — Recherches sur Chara zeylanica Klein ex Willd. (Cha-
phycées) d’Afrique occidentale . 231
Gupta A. B. — A study of some aspects of morphology and physiology of
Microcoleus chtbonoplastes Thur. 18
Gupta A. B. — The validity of the genus Chlorogloeopsis . 115
Iltis A. — Algues nouvelles des mares du Kanem (Tchad) . 172
Islam A. K. M. Nurul. — The genus Tetrasporidium in East Pakistan. ... 85
Lemoine M. — Remarques sur la reproduction des algues calcaires
fossiles Mélobésiées, la systématique et la phylogénie. 152
Maillard R. — Florale diatomique de la région d’Evreux (7 e suppl.).... 128
Parriaud H. — Pierre Dangeard (1895-1970). 216
Patei. R. J. — New freshwater species of Acrocbaetium from Gujarat
(Achrochaetium godwardense sp. nov.) . 30
Pierre J.-F. — Morphologie ultrastructurale de Diatomées au Micro¬
scope électronique à balayage . 76
Pucher-Petkovic T. — Ante Ercegovic (1895-1969) in memoriam. 3
Rampi L. — Vito Zanon (1875-1949) in memoriam. 285
Rehm A. E. and Almodovar L. R. — The zonation of Caulerpa racemosa
(Forskal) J. Agardh at La Parguera, Puerto Rico. 144
Ricard M. — Observations sur les Diatomées marines du genre Ethmo-
discus Castr. 56
So urce : MNHN. Paris
TABLES
347
Ricard M. et Gasse F. — Ethmodiscus appendiculatus et E. gazellae en
microscopie électronique à balayage .
Shukla A. C. — Systematic description of Algae from Panki rice fields,
India .
Skvortzov B. V. — Notulae ad floram flagellatarum Chinae. Genus Qua-
drichloris Fott (ord. Polyblepharidales, fam. Pyramidomonada-
ceae) cum 14 icônes .
Subrahmanyam A. — Alga flora of Baster India, blue green Algae of
Jagdalpur .
Venrik E. L. — Morphological observations on two species of the
Diatoïn genus Ethmodiscus Castr.
Voigt M. — Un Mastogloia intéressant du Bassin d’Arcachon.
Voigt M. — Une Diatomée de Banolas.
Wynne Michael J. — Remarks on the genus Rhodolachne (Rhodomela-
ceae, Céramiales) .
312
257
78
290
309
74
229
92
II. — NOTULE ALGOLOGIQUE
Ii.tis A. — Remarques taxinomiques sur les algues des mares du Kanem
(Tchad) .
Source : MNHN, Paris
Table des noms d'Auteurs dont les Travaux sont analysés
dans la Bibliographie
Abbott I. A.
. 109
Allsopp A.
. 99
Anagnostidis C.
. 271
Andrews H. T.
. 272
Archibald P. A.
. 336
Archibald R. E. M. . .
. 336
Asmund B.
. 99
Ardré F.
. 336, 337
Baker A. F.
. 339
Balech E.
. 339, 340
Begum Z. T.
. 342
Behre K.
. 196, 281
Bers E.
. 273
Bicudo C. E. M.
. 193, 273
Bicudo R. M. T.
. 193
Bock W.
. 197
Bold H. C.
. 278, 339
Bosli-Pavoni M.
. 282
Bouck B. G.
. 99
Boudouresque G. F. ..
. 338
Bouiirelly P.
. 273-275, 281
Bowen C. C.
. 278
Braarud T.
. 193
Brigger A. L.
. 196
Busson F.
202, 204, 282
Cabrera S. M.
. 102
Cardinal A.
. 100
Carter J. H .
. 197
Castenholz R. W. ...
. 193, 282
Chadefaud M.
. 194
Chapman V. J .
. 195
Chiang Y. C.
. 195
Chiara M.
. 195, 196
Cholnoky J. A.
196, 197, 275
Cholnoky-Pfannkuche
K. 198
Christensen T.
. 100
Cohen-Bazire G.
. 275
Compère P.
. 275
Cortel-Breeman A. M.
. 277
Cox E. R .
. 276
Crawford R. M .
. 102, 198
Croasdale H.
. 340
Dangeard P.
. 101
Deason T. D .
. 276
Decamps H.
. 340
Desikachary T. V.
.... 198, 281
Diaz-Piferrer M.
. 101
Dilliard G. E .
. 276
Dodge J. D .
101, 102, 198
Dvorakova J .
. 273
Flinterman A.
. 102
Florin M. B .
. 196
Foged N.
. 196
Fôrster K.
. 334
Fott B .
. 276-277
Friedmann I.
. 198
Furnari G.
Gaarder K. R.
Gandhi H. P.
Gayral P.
Geitler L.
Gerloff J . 196,
Gessler U.
Giffen .
Giraud G.
Glezer Z. I.
Grônblad R.
Grover R. D.
Guarrera S. A.
Haas G.
Hanna G. D.
Harris K.
HaiSle G. R.
Heimdal B. R. 193,
Hendey N. I.
Hibberd D. J.
Hindak F. 192,
Hirose H.
Hitchcock C.
Hoek C. van . 102, 200,
Hollenberg G. J.
Huber-Pestalozzi G.
Hustedt F.
Islam N.
J a ag O.
Javornicky P.
Jaworski G.
J ENS EN E. T.
Johansen H. W.
Johnson J. H.
Jonsson S.
Joyon L.
Kann E.
Kantz T.
Kol E.
Komarek J . 273, 279,
Kondratieva N. V.
Kumano S.
Kusel-Fetzmann E.
Kunisawa R.
Lang N. J.
LBAUBbAIKR D. o. Li.
Lecampion-Alsumard T. 105,
Leedai.e G. F. 201, 202,
Lemoine M.
Lepailleur H.
Lhotsky 0. 192, 272,
Lichtle C.
Lisa L.
Loeblich A. R. Jr..
Loeblich A. R, III.
Lopez F.
Lund J. W. G.
Madono K.
199
199
197
199
199
197
198
196
279
277
340
278
102
199
196
199
197
197
196
341
273
200
341
277
109
103
196
342
281
273
197
278
104
104
281
106
281
278
342
281
104
200
105
275
105
201
282
341
201
201
335
279
273
279
343
102
197
200
Source : MNHN, Paris
TABLES
349
. 199
. 205
. 205
. 197
. 281
. 193
Mc. Cracken M. D. . ..
. 280
Sides S. L.
. 205
Meszes G .
. 273
SlMMER J .
. 192
Mille G .
. 204
SlMS P. A.
. 197
. 106
Mollenhauer D .
. 203, 281
South G. R.
. 205, 206
Mollenhauer R .
. 281
Starmach K.
. 109, 280
. 107
Müller-Stoll W. R. .
. 334
. 110, 196
. 334
Necas J .
. 273, 334
. 272
. 273
. 341
. 99
. 279
. 110
. 206
. 102
. 281
. 345
. 196
. . 206, 207
. 273
. 202
Van Landingham S. L. . . .
. 196
. 207
Philipose M. T.
. 108
Venkataraman G. S.
. 282
. 197
. 282
Raeside J. D.
. 196
Whitford L. A .
. 282
Rao V. N. R .
. 198
Whitton B. A.
. 110
Reimann B. E. F .
. 196
WORNARDT W. W.
196, 207
Rino A. J .
. 204
Yang J. J .
Ruzicka J .
192, 205, 334
Le Gérant : R. Lami. — Imp. Monnoyer, Le Mans.
IBIBL.DU)
\museumI
\ PARIS/
Source : MNHN, Paris