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TRAVAUX—
ALGOLOGIQUES
PUBLIÉS PAR LE LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12, RUE DE BUFFON, 12 - PARIS (,V)
TRAVAUX
ALGOLOGIQUES
i
TRAVAUX
ALGOLOGIQJJES
1
SOMMAIRE
M. CHADEFAUD. —-, Existence de corps paranucléaires physoïdes chez
les Diatomées Pennatées. 1
A. WuRTZ. — Observations sur les vacuoles de Closlerium Dianae
Ehrenb . 17
J. F.ELDMANN. — Les Algues Marines de la Côte des Albères. —
IV. Rhodophycées (fin) . 29
E. Manguin. — Contribution à la connaissance des Diatomées d’eau
douce des Açores . 115
PUBLIÉS PAR LE LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
PARIS 1942
Source : MNHN, Paris
Existence de
corps paranucléaires physoïdes
chez les Diatomées Pennatées
Par M. CHADEFAUD
1. — On connaît les physodes des Phéophycées. Ces éléments
du contenu cellulaire, auxquels CRATO (1892) a donné leur nom,
s’observent chez toutes les espèces; leur présence paraît à peu près
constante dans toutes les cellules.
Sous leur forme la plus usuelle, celle à laquelle s’applique la
dénomination de grains de fucosane, créée par HANSTEEN (1892),
et devenue classique, ces physodes sont des granules, des sphérules ou
des gouttelettes d’une substance incolore, douée d’une réfringence spé¬
ciale, jouissant des deux propriétés suivantes :
a) Ils ont une très grande affinité pour les colorants vitaux des
vacuoles, notamment le rouge neutre et le bleu de crésyle. Mais, à
l’opposé des éléments vacuolaires, ils sont, vis-à-vis de ces colorants,
orthochromatiques. La coloration obtenue est donc rouge rubis avec
le rouge neutre, bleu franc avec le bleu de crésyle. De plus, lorsqu il
s’agit de gouttelettes liquides, la coloration peut s’accompagner d’une
floculation des éléments colorables, sous forme de petites sphérules
intensément colorées, mobiles au sein de la gouttelette.
b) Ils donnent les réactions des tannoides et des phénols, et par¬
ticulièrement celle du phloroglucol : coloration rouge avec la vanillme
chlorhydrique.
Mais cette forme n’est pas la seule que puissent revêtir les phy¬
sodes des Phéophycées. Dans un précédent travail (1935), j ai en
effet montré que, dans certains cas, ils perdent leur réfringence carac¬
téristique, et cessent de donner les réactions des tannoides et des
phénols. Les physodes ainsi modifiés sont encore ordinairement colo¬
rables in vivo par le rouge neutre et le bleu de crésyle, mais les colo¬
rations sont cette fois métachromatiques, c’est-à-dire respectivement
2
M. CHADEFAUD
rouge orangé et violet pourpre. A côté des physodes orthochromatiques
classiques, ou grains de fucosane, on peut donc observer chez diverses
espèces des physodes métachromatiques.
Dans le même travail, j’ai de plus montré que ces corpuscules
diffèrent des éléments vacuolaires, auxquels on les a souvent assimilés,
non seulement par les détails de leurs aspects, mais aussi parce qu’ils
ne sont pas directement inclus dans le cytoplasme fondamental. Ils
sont en effet logés dans des éléments incolores, à allure de leucoplastes
ou de chondriocontes, les corps physogènes. Je ne puis d’ailleurs dire
si ces corps physogènes appartiennent à l’appareil mitochondrial,
comme le suggère leur aspect, ou s’ils constituent dans le protoplasme
une catégorie distincte, plus ou moins comparable, par exemple, à
l’appareil de Golgi.
2. — Les algues qui, par la pigmentation et les aptitudes physio¬
logiques de leur appareil plastidial, se rapprochent le plus des Phéo-
phycées, sont évidemment les Chryso- et les Xanthophycées. Il est
donc remarquable de constater que, chez nombre de ces algues, on
retrouve dans les cellules des éléments à allure de physodes. Mes
observations, encore en partie inédites, m’ont conduit sur ce point aux
conclusions suivantes :
a) Certaines Chryso- et Xanthophycées paraissent dépourvues
de physodes. C’est le cas, par exemple, pour les Mischococcus (Cha-
DEFAUD, 1935).
b) Chez d'autres, les physodes ont l'allure de grains de fuco¬
sane. Ce sont des granules ou des gouttelettes intensément colorables
par le rouge neutre et le bleu de crésyle, vis-à-vis desquels ils sont
or tho chromatiques, et ils donnent les réactions des tannins. Toutefois,
ils ne donnent nettement pas celle du phloroglucol.
Chez les Tribonema, ces physodes orthochromatiques sont très
souvent réunis en une ou deux grappes au voisinage immédiat du
noyau. Mais ils peuvent aussi être disséminés dans toute la cellule,
avec une certaine tendance à se localiser dans le cytoplasme pariétal.
Exceptionnellement, ils deviennent parfois métachromatiques (P.-A.
Dangeard, 1916, et Chadefaud, 1930 et 1935).
Chez les Vaucheria, ils sont toujours disséminés dans tout le pro¬
toplasme. Là encore, ils sont parfois métachromatiques. En l’absence
de coloration, il est très difficile de les distinguer des chondriosomes ;
mais ceux-ci ne prennent pas les colorants vitaux vacuolaires (P.-A.
Dangeard, 1925, Mangenot, 1934, Chadefaud, 1935).
Chez les Ophiocytium, les physodes sont pareillement répartis
CORPS PARANUCLÉAIRES PHYS01DES
3
dans toute l’étendue de la cellule (CHADEFAUD, 1930 et 1935). 11
en va de même chez les Peroniella et les Botrydiopsis (inédit), avec
une forte tendance à la localisation dans le cytoplasme pariétal.
Chez la Chrysophycée Pheothamnion confervicolum , cette loca¬
lisation pariétale devient la règle absolue (inédit).
Il en va toujours de même dans les zoospores, par exemple dans
celles des Tribonema (CHADEFAUD, 1930 et 1935), et chez les es¬
pèces monadoïdes, comme les Dinobryon, les Monas, etc... (CHADE¬
FAUD, 1932 et 1935). Dans ce cas, les physodes périphériques cor¬
respondent exactement à ce que KLEBS (1892), puis P.-A. DaN-
GEARD (1910) ont désigné sous le nom de corps mucifères (CHADE¬
FAUD, 1932). (1).
c) D’autres espèces encore ont des physodes métachr omatiques,
assez différents des précédents par leur petit nombre, que compense
leur taille, relativement élevée. C’est le cas des Stipitococcus (inédit).
Les physodes de ces organismes sont des sphères incolores, peu réfrin¬
gentes, que le bleu de crésyle colore en violet; ils ont tendance à se
localiser contre le noyau.
d) Enfin, tout un groupe de Xanthophycées possède, en guise
de physodes, des gouttelettes accolées à la surface d’un globule phy
sogène bien caractérisé. A ce groupe appartiennent divers Chara-
ciopsis et Chlorobotrys (CHADEFAUD, 1939). Les gouttelettes (ou
guttœ) qui leur servent de physodes, sont colorables par le rouge neutre
et le bleu de crésyle. Elles sont en outre fortement iodophiles (2) ; la
solution iodo-iodurée les colore en brun foncé, comme si elles conte¬
naient du glycogène (ou des lécithines). Le corps physogène, qui les
porte à sa surface, est une petite sphère incolore, légèrement réfrin¬
gente, qui accompagne le noyau et se divise en même temps que lui,
constituant ainsi un élément permanent du contenu cellulaire, doué de
continuité génétique. Dans certaines conditions, ce corps se charge de
pigments caroténoïdes, et engendre ainsi des globules d hématochrome.
3. — Les algologues modernes s’accordent, avec PasCHER
(1921), à considérer que les Diatomées sont apparentées aux Chryso-
et aux Xanthophycées, avec lesquelles elles forment le groupe des
Chrysophytes. On doit donc se demander si elles aussi ne sont pas
pourvues, sinon de physodes typiques, du moins d’éléments intra-cellu-
(1) De ces corps mucifères, on peut passer à ceux des Euglènes, qui sont des tri-
chocystes rudimentaires (CHADEFAUD, 1934 et 1937). Il semble donc que physodes et tricho-
cystes appartiennent à une même catégorie cytologique.
(2) Comme les corps mucifères de certains Eugléniens (CHADEFAUD, 1937 et 1938).
M. CHADEFAUD
laires phÿsc'ides, c’est-à-dire ayant au moins approximativement l’al¬
lure de physodes.
Pour en décider, j’ai étudié systématiquement la coloration vitale
de ces organismes par les colorants vitaux des vacuoles, et plus parti¬
culièrement par le rouge neutre. Mes observations n’ont porté jusqu’ici
que sur des espèces d’eau douce. Elles m’ont conduit à la conclusion
Dans toutes les figures : p, corps physoïdes, colorés en rose par le rouge neutre ;
v. globules endovacuolaires, formés par coagulation des colloïdes métachromatiquls des va¬
cuoles sous l'action du rouge neutre, et colorés en rouge orangé intense; I, globules lipidiques;
k » pyrénoïdes; n, noyau; chromatophores recouverts d'un pointillé
Fig. 1. Navicula sp., n° I, rouge neutre (Beauvais, mai 1939; s, sphère physogène).
Fig. 2.— Navicula sp., n" II, rouge neutre (Pays de Bray, mai 1939).
Fig- 3. — Navicula sp., n” III, rouge neutre (Beauvais, juillet 1938).
Fig. 4. Navicula sp., n° IV, sans coloration (Charente-Inférieure, août 1937 ;
x, globules de nature inconnue, entourant le noyau ; h, formations réfringentes garnissant
I extrémité des chromatophores, et peut-être assimilables à des pyrénoïdes spéciaux et frustes).
qu effectivement la plupart des Diatomées Pennatées, peut-être même
toutes , sont pourvues de corps physoides bien caractérisés (p, sur les
fig. 1 à 28).
CORPS PARANUCLÉAIRES PH Y SOI DES
5
Ces corps sont toujours paranucléaires, c’est-à-dire localisés au
voisinage immédiat du noyau, ou même accolés à celui-ci. Cette dispo¬
sition rappelle celle des physodés chez nombre de Phéophycées et
dans beaucoup de filaments chez les Tribonema. Elle rappelle aussi
la situation du corps physogène des Characiopsis et des Chlorobotrys.
Sur le vivant, sans coloration, ces corps ont l’aspect de globules
ou de sphérules, toujours délicats, incolores, pas plus réfringents que
des chondriosomes, et, par suite, difficiles à distinguer.
Après coloration vitale au rouge neutre, ils prennent une teinte
orthochromatique, c’est-à-dire rosée. Cette propriété les rapproche des
physodes classiques des Phéophycées, et de ceux des Tribonema,
Vaucheria, etc... Mais la coloration n’est jamais très intense. De
plus, elle est fugace. Très vite, on la voit pâlir, puis s’effacer complè¬
tement.
Cette coloration diffère considérablement de celle des vacuoles,
qui est métachromatique (c’est-à-dire rouge orangé), intense et du¬
rable, et qui s’accompagne d’une floculation des colloïdes métachro-
matiques (colloïdes qui absorbent le colorant) sous forme de globules
endovacuolaires (v. fig. 1 à 28), intensément colorés en rouge orangé.
Son caractère fugace tient sans doute à l’existence d un pouvoir
réducteur considérable au sein des globules physoïdes. En raison de
ce pouvoir, aussitôt absorbé, le colorant est transformé en un leuco-
dérivé, de sorte que la coloration s’évanouit. Ce phénomène rend la
coloration vitale des corps physoïdes assez difficile à observer; si on
ne suit pas toutes les phases de la coloration, elle peut passer inaperçue.
Avec le bleu de crésyle, la situation est bien pire. Ce colorant
étant, beaucoup plus facilement que le rouge neutre, réduit en son leu-
codérivé, il ne colore qu’exceptionnellement les corps physoïdes, et
jamais bien. J’ai cependant observé quelques rares cas où la coloration
était certaine.
Enfin, au cours d’observation sur des Nitzschia, 3 ai pu constater
que les corps physoïdes se colorent par le vert Janus, ce qui est aussi
une propriété des physodes classiques. Mais il s’agit d une coloration
léthale, en raison de la toxicité du colorant. De plus, après fixation
mitochondriale (au Helly), les corps physoïdes m’ont paru sidéro-
philes.
4. — Les fig. 1 à 28 permettront de se faire une idée des aspects
présentés par les corps physoïdes, chez les espèces étudiées, après colo¬
ration vitale au rouge neutre. Elles permettront aussi de préciser la
comparaison avec les physodes classiques. On fera surtout les 1 e-
marques suivantes :
6
M. CH A DEF AUD
a) Chez certaines espèces du g. Navicula (fig. 1 et 2), les glo¬
bules physoïdes sont fixés à la surface de sphères physogènes (s).
Chaque sphère porte plusieurs globules, avec lesquels elle forme un
CORPS PARANUCLÉAIRES PH Y SOI DES
7
appareil physo'ide; sur la fig. 1, deux de ces appareils accompagnent
le noyau, tandis que sur la fig. 2 il y en a un seul.
La sphère physogène est très délicate; incolore et non réfrin¬
gente, elle n’absorbe aucunement le rouge neutre. Son observation
nécessite donc un examen très attentif. Sa présence montre que les
corps physoïdes des Diatomées, tout comme les physodes typiques des
Phéophycées, dépendent d’un appareil physogène, dont la nature
exacte reste d’ailleurs à définir. Cette sphère rappelle aussi beaucoup
le corps physogène des Characiopsis, mais elle est d’observation plus
délicate.
b) Chez d’autres Navicula (fig. 3), on ne retrouve pas de sphère
physogène. Le noyau, sur la fig. 3, est bien accompagné de deux ap¬
pareils physoïdes, mais chacun de ceux-ci se réduit à un globule phy-
soïde unique. Il est probable que, dans ce cas, la sphère physogène
de chaque appareil, au lieu de produire des corps physoïdes à sa
surface, se transforme in-toto en un globule physoïde unique.
c) Un fait analogue s’observe chez toutes les autres espèces étu¬
diées (fig. 5 à 28), où l’on remarque en outre la grande variabilité des
appareils physoïdes. Chacun d’eux peut en effet se réduire, comme
dans la Navicule de la fig. 3, à un globule unique, généralement volu¬
mineux, mais il peut aussi se morceler en une grappe de globules plus
petits. D’autre part, le noyau peut être flanqué, soit de deux appareils
bien distincts, soit d’un appareil unique, correspondant à la confusion
des deux précédents. Ces différences s’observent souvent d’une cellule
à l’autre, au sein d’une même espèce; elles sont donc contingentes.
On s’en fera une idée en examinant les fig. 18, 19 et 20, rela¬
tives à une espèce du g. Synedra :
— fig. 18 : deux appareils physoïdes accompagnent le noyau;
l’un d’eux est formé d’un gros globule unique; l’autre est morcelé en
trois globules plus petits ;
— fig. 19 : les deux appareils physoïdes accompagnant le noyau
sont fusionnés en un seul, représenté par une grappe de petits globules;
— fig. 20 : là encore, un seul appareil par cellule; mais il est
moins morcelé que celui de la fig. 19 ; les globules sont moins nombreux
et plus gros.
Chez le Gomphonema de la fig. 23, on voit un seul appareil,
réduit à un globule unique. Dans d’autres cellules de la même espèce,
il était au contraire formé par une grappe de globules plus petits.
Chez YAmphipleura de la fig. 25, on observe aussi un seul appa¬
reil; il est formé par une très belle grappe de petits globules. Dans
M. CH A DEF AUD
d’autres cellules, il y avait au contraire seulement un ou deux globules
“volumineux.
Fig. 15 et 16. Nilzschia commutata Grünw., rouge neutre (Beauvais, juillet 1938).
Fig. 17. Nilzschia sigmoidea (Ehr.) Sm., rouge neutre (Rambouillet, juin 1939;
partie centrale de la cellule seule figurée).
Fig. 18, 19 et 20. — Sÿnedra sp., rouge neutre (mai 1939; partie centrale des cellules
seule figurée).
CORPS PARANUCLÉAIRES PHYSOIDES
Chez le Fragilaria de la fig. 27, l’une des cellules représentées
contient un seul appareil physoïde, réduit à un seul globule; l’autre en
contient deux, formés chacun de trois globules plus petits.
Chez Y A dînantes de la ftg. 24, chaque cellule renferme un seul
appareil, sous la forme d’une petite grappe de petits globules. Chez
le grand Pinnularia de la fig. 28, il y a au contraire deux appareils
physoïdes contre le noyau, et chacun d’eux est formé d’un seul glo¬
bule, remarquablement volumineux.
On remarquera combien les appareils physoïdes en grappes qui,
au nombre de un ou deux, peuvent accompagner le noyau de ces
Diatomées, rappellent les grappes de physodes orthochromatiques qui,
également au nombre de une ou deux, flanquent souvent le noyau des
Tribonema (Chadefaud, 1935, fig. a, pl. XX).
d) Chez toutes les espèces dont il vient d’être question, les glo¬
bules physoïdes se colorent en totalité et de façon homogène par le
rouge neutre; leur coloration ne s’accompagne d’aucune ségrégation
de substances dans leur sein.
Il n’en va plus de même chez les diverses espèces du g. Nitzschia
(fig. 5 à 17), dont l’appareil physoïde prend un aspect particulier.
Soit par exemple N. palea (fig. 5 à 14). Chaque cellule contient,
au voisinage immédiat du noyau, soit un corps physoïde unique (fig. 5,
6 , à droite, et 8), soit deux corps physoïdes accolés l’un à l’autre (fig. 6,
à gauche, et 10), soit trois corps physoïdes, souvent inégaux (fig. 7,
11 et 13), soit enfin plusieurs corps, également inégaux, constituant
un appareil en grappe (fig. 9 et 12). Lors de la coloration par le
rouge neutre, dans chacun de ces corps, la substance colorable flocule
sous forme de grumeaux, qui viennent s’accoler à sa paroi. Chaque
corps physoïde prend ainsi l’aspect d’une sphère colorée creuse, à
parois souvent très irrégulières; en coupe optique, on a l’impression
d’un anneau ou d’un croissant coloré (fig. 14). Quelquefois pourtant,
une partie des grumeaux colorés formés par floculation demeurent
libres dans la cavité du globule physoïde (fig. 14, a).
Quand la coloration s’est accompagnée d’une pareille floculation,
elle est moins fugace que dans le cas ordinaire. Pour cette raison, les
corps physoïdes des Nitzschia sont ceux dont l’observation est la plus
facile. Par contre, elle .s’accompagne d’une vésicuhsation des corps
physoïdes, qui se gonflent beaucoup (fig. 8, 9, 10 et 13). Les iné¬
galités de tailles signalées plus haut tiennent en grande partie à ce
que tous les corps physoïdes ne se gonflent pas également.
Les autres Nitzschia présentent des phénomènes analogues. Après
coloration au rouge neutre, leurs corps physoïdes sont également vési-
10
M. CHADEFAUD
culisés et gonflés, et ils ont, en coupe optique, l’aspect d’anneaux
colorés, à parois irrégulières, ou celui de croissants (fig. 15, 16 et 17).
Fig. 21. — C\imbella sp., rouge neutre (décembre 1938; les
globules endovacuolaires métachromatiques V enrobent souvent des sphérules non colorables).
Fig. 22. — Corps physoïdes du même Cÿmbella , rouge neutre.
Fig. 23. — Gomphonema sp., rouge neutre (Beauvais, mai 1939).
Fig. 24.— Achnantes sp., rouge neutre (Beauvais, mai 1939).
Fig. 25. Amphipleura sp., rouge neutre (Pays de Bray, mai 1939).
Fig. 26. —- Amphipleura pellucida Kiitz., solution iodo-iodurée (décembre 1938; x, corps
ombiliqués de nature inconnue, colorés en brun pâle par l’iode, au voisinage du noyau,
contre l’extrémité proximale des vacuoles).
Il y a également floculation des substances colorables dans les
CORPS PARANUCLÉAIRES PHYSOÏDES 11
corps physoïdes des Cymbella (fig. 21 et 22). Mais cette fois, le
floculat se présente sous l’aspect de granules discrets, accolés à la
paroi des globules. Là encore, cette floculation est suivie d’un gon¬
flement plus ou moins intense des globules physoïdes, qui arrive à
les rendre très volumineux (fig. 22).
On notera que des phénomènes de floculation peuvent de même
se produire lors de la coloration vitale des physodes typiques, ainsi
que cela a été rappelé plus haut, à propos de ceux des Phéophycées.
Quant aux phénomènes de gonflement, ils sont une conséquence quasi
générale des colorations vitales, qu’il s’agisse de celle des éléments
vacuolaires ou de celle des corps mucifères et des physodes, ainsi que
l’étude de nombreuses Algues et de nombreux Protistes nous l’a en¬
seigné.
5. — Ainsi, la présence de corps paranucléaires physoïdes, rap¬
pelant les physodes des Phéophycées et ceux des Chryso- et Xantho-
phycées, paraît constituer un des caractères cytologiques les plus gé¬
néraux dans le groupe des Diatomées Pennatées. De plus, les Navicula
des fig. 1 et 2 conduisent à penser que ces corps physoïdes dépendent
d’un appareil physogène, plus ou moins assimilable à celui des
Phéophycées ou des Xanthophycées du g. Characiopsis.
Mais la présence de tels corps n’est pas la seule particularité
cytologique des Diatomées étudiées. D’autres formations se rencontrent
dans leurs cellules, dont il importe de connaître l’existence, et de
constater l'indépendance vis-à-vis de l’appareil physoïde. Voici celles
de ces formations que j’ai observées :
a) Chez les Fragilaria, j’ai montré (1939) qu’une partie des
mitochondries étaient vésiculisées ou transformées en éléments dis¬
coïdes, à allure de dictyosomes, avec croissant marginal plus fortement
sidérophile que le reste. Ce sont généralement celles qui s’intercalent
entre le noyau et les chromatophores qui prennent cet aspect, lequel
semble donc correspondre à une « activité » particulière, en rapport
avec celle de l’appareil plastidial. En comparant les figures que j’ai
données alors avec la fig. 27 du présent travail, on pourra se con¬
vaincre que ces chondriosomes « actifs » n’ont nen de commun avec
les corps physoïdes.
b) Chez les Pinnularia, on connaît depuis longtemps l’existence,
dans le cytoplasme périnucléaire, d’éléments incolores en forme de
doubles disques. Vus de profil, ces éléments ont l’aspect de double
bâtonnets. Ils ont été découverts par LauTERJBORN ( 1896), puis étu¬
diés par HeiNZERLING (1908), et plus récemment par GEITLER
Source. MNHN, Paris
12
M. CHADEFAUD
(1937). En 1936, puis en 1939, j’ai émis l’idée qu’il doit s’agir de
dictyosomes, analogues à ceux de certains Eugléniens, qui ont pareil¬
lement, selon A. HOLLANDE (1938), l’aspect de double disques.
Fig. 27. — Fragilaria sp., rouge neutre (Rambouillet, juin 1939).
Fig. 28. — Pinnularia sp. rouge neutre (Rambouillet, ici.; r, double bâtonnets de la région
paranucléaire, qui sont en réalité des double disques vus de profil).
Quoi qu’il en soit, on les trouvera représentés sur la fig. 28, où on
notera leur curieuse disposition en files, et où l’on verra qu’ils sont
tout à fait distincts des corps physoïdes, dont ils sont complètement
indépendants.
c) Chez diverses espèces du g. Navicula , la région périnucléaire
CORPS PA RA NUCLÉAIRES PHYSOIDES
13
contient des granules ou des globules de nature indéterminée, dont les
fig. 1 et 4 donnent des aspects. Chez l’espèce de la fig. 1, le noyau
est logé dans un pont de cytoplasme séparant deux grandes vacuoles,
ce qui est une disposition d’ailleurs très répandue chez toutes les Pen-
natées; les granules en question (x) sont groupés en deux amas, de
part et d’autre du noyau; chaque amas est contigu à l’extrémité d une
des vacuoles. Après coloration vitale au rouge neutre, ces granules
prennent une teinte rougeâtre sale, peu intense. Chez l’espèce de la
fig. 4, au lieu de granules, on a des globules (x) entourant directe¬
ment le noyau; sur le vivant, ils sont incolores; l’iode les jaunit. Malgré
leur proximité du noyau, ces formations sont bien indépendantes des
corps physoïdes, avec lesquels on les voit coexister sur la fig. 1.
L’espèce de la fig. 4 présente une autre formation intéressante.
Il s’agit de corps incolores, réfringents, non colorables par l’iode, gar¬
nissant les extrémités des chromatophores (h, fig. 4). Il s’agit peut-
être (?) d’espèces de pyrénoïdes aberrants.
d) Des granules ou globules (x) comparables à ceux de la
Navicule de la fig. 1 s’observent aussi chez Amphipleura pellucida
(fig. 26), avec une disposition analogue en deux groupes, séparés par
le noyau, et garnissant chacun l’extrémité proximale d’une des va¬
cuoles. Sur le vivant, ces corps sont incolores, et peu réfringents. L’iode
les rend beaucoup plus visibles, en les jaunissant et en augmentant leur
réfringence; ils paraissent alors ombiliqués (fig. 26). Tout comme
chez les Navicula , il s’agit de formations énigmatiques, mais bien dis¬
tinctes des corps physoïdes, dont la disposition est tout à fait différente.
e) Enfin, nous avons déjà noté que les corps physoïdes sont éga
lement bien distincts de toutes les formations vacuolaires (3). Mais il
n’a été question que de celles que le rouge neutre fait apparaître par
floculation des colloïdes dans le suc vacuolaire (v, sur toutes les fig.).
Or, il peut exister, avant toute coloration, d’autres globules endova-
cuolaires, formés par exemple de volutine ou de leucosine. Tels sont
ceux qui s’observent chez le Cymbella de la fig. 21. Ils sont incolores,
et le rouge neutre ne les colore pas, mais les floculats endovacuolaires v,
dont ce réactif détermine la formation, viennent le plus souvent les
enrober, comme la figure permet de le constater. Les floculats v
prennent alors l’aspect de sphères creuses, rappelant celui des corps
physoïdes des Nitzschia après action du rouge neutre, mais il est évi-
(3) Chez une Diatomée centrique, Rhizosolenia Temperei, P. DanGEARD (1931).
signale que les courants protoplasmiques entraînent des masses fluctuantes, incolores, se dé¬
formant sans cesse, et qui font peut-être partie de l'appareil vacuolaire. On peut se demander
s'il ne s’agit pas en réalité de corps physoïdes. Mais je n’en ferai pas état ici, le présent
travail étant limité au cas des Pennatées.
Source : MNHN. Paris
14
M. CHA'DEFAUD
dent qu’entre ces deux catégories de formation, il n’y a rien de plus
que de fortuites ressemblances.
6 . — En définitive, par leurs corps physoïdes, les Diatomées
Pennatées paraissent se rattacher aux Algues à physodes, c’est-à-dire
aux Phéo-, Chryso- et Xanthophycées. Cela confirme l’opinion des
algologues qui, comme PASCHER, les réunissent aux Chryso- et Xan¬
thophycées, pour former le système des Chrysophytes.
D’autre part, leur étude nous permet de préciser la notion d’ap¬
pareil physogène, que l’on voit tantôt produire à sa surface un système
de petits corps physoïdes, tantôt se transformer en totalité en une
grappe de pareils corps, ou même en un corps physoïde volumineux,
mais unique.
CORPS PARANUCLÉAIRES PHYS01DES
15
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
ChaDEFAUD (M.). — Observations cytologiques sur les Confervacées {Bull. Soc. Bot. Fr., 77,
1930).
— Sur la cytologie d'un Monas (Ann. de Prot., 3, 1932).
— Les corps mucifères et les trichocystes des Eugléniens et des Chloromonadines {Bull.
Soc. Bol. Fr., 81, 1934).
— Le cytoplasme des Algues vertes et des Algues brunes, ses éléments figurés et ses inclu¬
sions {Thèse, Paris, 1935, et Revue Algologique, 8, 1935).
— Recherches sur l’anatomie comparée des Eugléniens {Le Botaniste, 38, 1937).
— Nouvelles recherches sur l’anatomie comparée des Eugléniens {Revue Algologique, 11,
1938) .
— Eléments mitochondriaux actifs et inactifs chez les Fragilaria (C. R. Ac. Sc., 208,
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Source : MNHN, Paris
Observations sur les vacuoles
de Closterium Dianae Ehrenb
Par A. WURTZ
De nombreuses observations ont déjà été faites sur les vacuoles
des Desmidiées ainsi que sur les cristaux et les corpuscules trépidants
qu’elles renferment. Voici quelques observations complémentaires sur
la forme des vacuoles, leur morcellement, ainsi que sur le mouvement
et le nombre des cristaux intravacuolaires, chez Closterium Dianae
provenant d’une récolte dans la tourbière flottante du lac de Bour-
douze, près de Besse-en-Chandesse (Puy-de-Dôme).
La longueur moyenne de ce Closterium, d’un pôle à l’autre, est
de 300 /*; sa largeur, dans la partie médiane, est de 35 y. Le chroma-
tophore, comme celui de la plupart des autres Closterium, présente
un axe central et un certain nombre de côtes longitudinales, disposées
radiairement et touchant les parois de la cellule. Il en résulte des sillons
longitudinaux, creusés dans le chromatophore, entrecoupés souvent par
les anastomoses qui relient les côtes saillantes de celui-ci.
Les vacuoles logées dans les sillons du chromatophore et dans le
protoplasme pariétal, sont facilement visibles après coloration vitale;
le bleu de fcrésyl, par exemple, leur donne une teinte métachroma-
tique, allant du rouge vineux au bleu violet, suivant les individus.
Elles sont aussi anastomosées et présentent chez beaucoup d’individus
de grosses « endochromidies » bleu foncé, c’est-à-dire des grains pro¬
venant de la précipitation des colloïdes vacuolaires sous l’influence
du colorant vital. En plus de ces vacuoles, il y a chez tous les Clos¬
terium deux vacuoles « apicales », de forme sphérique ou conique,
situées aux deux extrémités de la cellule.
INSTABILITÉ DES VACUOLES APICALES.
Cette instabilité a déjà été observée chez des Closterium par
Leblond (1928) et par Chadefaud (1936). Je l’ai revue ihez
Closterium Dianae. Les vacuoles apicales de ce Closterium, de forme
conique assez allongée, sont soumises à des modifications incessantes :
A. IVURTZ
la coloration vitale au bleu de crésyl permet d’en analyser facilement
le détail, en donnant à la vacuole une teinte métachromatique d’un
rouge vineux foncé très nette. Très rarement, on peut voir une grosse
« endochromidie » bleue, agitée de mouvements browniens dans la
moitié inférieure de la vacuole.
La partie basale de la vacuole ne change pas de forme ; on voit
simplement sur les parois comme une onde qui se déplace en roulant
et qui est due aux mouvements de cyclose du protoplasme autour de
la vacuole; ce brassage protoplasmique, particulièrement net autour
VACUOLES DE CLOSTERIUM DIANAE
19
de la vacuole, est visible grâce à la structure granuleuse de celui-ci.
On a l’impression de voir rouler sur le bord de la vacuole des vagues
successives de protoplasme. Nous verrons ce qu’il faut penser des
petites variations de pression créées à l’intérieur de la vacuole par
cette onde protoplasmique.
Les phénomènes sont plus compliqués à la partie supérieure de
la vacuole. Là, la vacuole change d’aspect sans cesse. Les figures 1 à
10 montrent quelques changements d’aspect successifs, représentés à
des intervalles de deux minutes : la vacuole se fragmente en deux,
puis elle s’étire, de petites vacuoles en forme de boyaux bourgeonnent,
s’allongent, envoient des prolongements dans l’extrémité pointue de
la cellule du Closlerium, se séparent, puis se ressoudent à la vacuole
primitive. L’extrémité de la vacuole s’allonge et se sépare également,
de petits diverticules prennent naissance sur le côté, produisent de
petites vacuoles indépendantes; puis le tout reprend son aspect nor¬
mal de vacuole conique en se fusionnant pendant quelques instants,
pour reprendre de plus belle ses mouvements. Tous ces phénomènes
sont assez rapides et donnent l’impression d’une grande instabilité.
CHADEFAUD pense que c’est l’instabilité cytoplasmique qui est
la cause du morcellement de la vacuole ; il a observé le même phéno¬
mène chez des algues filamenteuses comme les Hormidium. On ap¬
pelle improprement « agrégation du vacuome » ce morcellement, cette
sorte de pulvérisation des vacuoles, par analogie avec le type de
vacuome appelé « vacuome agrégé », représenté par de nombreuses
petites vacuoles.
Dans l’histoire d’une cellule végétale, les vacuoles passent par
tous les états, et ce passage est réversible. Une grande vacuole, formée
par la confluence de petites vacuoles, peut se morceler de nouveau.
Le morcellement est lent et accompagné de phénomènes de déshydra¬
tation au moment de la maturation des graines, par exemple. Chez
notre Closterium , le phénomène d’agrégation, rapide et temporaire,
est limité à une région bien déterminée : la partie apicale de la vacuole
conique de la pointe du Closterium. Quelquefois seulement l’instabilité
peut s’étendre aux vacuoles situées entre les ailes du chromatophore ;
j’ai vu de petites vacuoles provenant des vacuoles banales venir se
fusionner à la vacuole apicale.
On peut se demander comment se fait cette fragmentation des
vacuoles. Le plus simple est de supposer que le protoplasme, par suite
de son instabilité, bourgeonne à l’intérieur de la vacuole des sortes de
pseudopodes instables qui divisept celle-ci. Cette fragmentation des
vacuoles en boyaux plus ou moins allongés, qui s’étirent et se frag¬
mentent à leur tour, et qui sont animés d’un mouvement de brassage
Source : MNHN, Paris
20
A. IVURTZ
continuel, nous fait penser aux phénomènes qui ont lieu dans les cel¬
lules des tentacules des feuilles de Drosera pendant la digestion
(Darwin). Selon Guilliermond, les vacuoles n’auraient qu’un rôle
passif dans ces phénomènes. La fragmentation des vacuoles serait due
au degré d’imbibition du protoplasme; lorsque la vacuole est grande
et hydratée, le protoplasme est capable d’extraire une partie de l’eau
qu’elle contient, de se gonfler et de diviser ainsi par l’émission de
prolongements la vacuole en vacuoles plus petites, en forme de
boyaux, moins hydratées, et, par conséquent, plus visqueuses. Inver¬
sement, le protoplasme peut restituer une partie de son eau d’imbibition
aux vacuoles et les retransformer en une grosse goutte hydratée.
Il est donc intéressant de retenir d’une part, à la partie inférieure
des vacuoles apicales, les mouvements ondulatoires assez rapides de
leur contour, qui sont dus aux courants protoplasmiques, aux diffé¬
rences d’imbibition entre le protoplame et le liquide vacuolaire et peut-
être aussi à des modifications de la tension superficielle ; d’autre part,
à la partie supérieure de la même vacuole, le morcellement ou « agré¬
gation » souvent très rapide de la vacuole, qui est dû à l’instabilité
cytoplasmique dans cette région.
MOUVEMENTS QES CRISTAUX.
Signalons qu il existe deux sortes de types de vacuoles apicales
chez les Closterium. Chez les uns, tels Closterium acerosum, CL lan-
ceolatum, Cl. Ehrenbergii, etc., la vacuole apicale est sphérique; chez
d autres, tels Cl. parvulum et notre Cl. Dianae, elle est allongée,
conique, et s étend depuis l’extrémité du chromatophore jusqu’à la
pointe de la cellule. Nous verrons que le comportement des petits
cristaux de sulfate de calcium bien connus, que renferme la vacuole,
est différent suivant ces deux cas.
Toutes les observations qui ont été faites, à notre connaissance,
ont porté sur des Closterium à vacuoles sphériques. C’est un fait bien
connu que les petits cristaux sont agités d’un mouvement tumultueux
incessant. Cette agitation est due au mouvement brownien. Mais à
ce mouvement brownien naturel des cristaux, que l’on peut facilement
analyser mathématiquement, et qui est défini par des lois physiques
(formule d Einstein), vient se superposer un autre mouvement, plus
irrégulier, dont plusieurs auteurs se sont appliqués à rechercher l’ori¬
gine.
Ainsi, §CHUMANN (1875), après des observations sur des Clos¬
terium à vacuoles apicales sphériques, a été le premier à supposer que
ce qui changeait légèrement le mouvement moléculaire des cristaux,
VACUOLES DE CLOSTER1UM DIANAE
21
c’était les mouvements du protoplasme périvacuolaire. « L’idée, dit-
il, que les courants protoplasmiques sont capables de faire subir à
la vacuole des modifications dans sa forme et exercent, par ces varia¬
tions du contour de la vacuole, de petits chocs sur son contenu, n’a,
au premier abord, rien d’invraisemblable. » Il appuie sa démonstration
sur le fait que les cristaux ne sont pas répartis d’une façon quelconque
dans la vacuole, mais agglomérés en une masse moriforme en son
centre. Les courants protoplasmiques ne font pas seulement changer
la forme de la vacuole, mais leur pression se transmet radiairement
sur le contenu. Il arrive qu’un cristal soit projeté hors de la masse
centrale et se dirige vers la paroi, mais bien vite, il rejoint le centre.
Les petits chocs se font sentir en direction centripète de tous les côtés
et le centre de la vacuole est le lieu de rencontre naturel de tous les
cristaux.
Ces observations sont très justes, et j’ai pu les refaire pour tous
les Closterium à vacuoles sphériques, ainsi que chez les Penium. Mais
elles ne sont vraies que pour les Closterium à vacuoles sphériques. Le
protoplasme peut fort bien exercer de petites pressions sur le contenu
vacuolaire et modifier le déplacement des cristaux; j’ai déjà fait allu¬
sion à cette onde protoplasmique qui longe le bord de la vacuole et
qui est sans doute capable de créer ces variations de pression. Mais,
encore une fois, ces pressions centripètes ne sont vérifiables que dans
le cas de vacuoles sphériques, où l’on voit les cristaux agglomérés au
centre. Chez notre Closterium Dianae, à vacuole allongée, les cris¬
taux sont répartis d’une façon tout à fait quelconque. Je tiens à signa¬
ler tout de suite que, malgré de nombreuses observations, je n’ai jamais
vu chez Cl. Dianae des projections ou des mouvements brusques de
cristaux. SCHUMANN dit encore : « Pour la même raison, il est évi¬
dent qu’une fois enfermés dans la vacuole, les cristaux ne peuvent plus
la quitter. » Je montrerai nettement le contraire.
FlSCHER (1883) pense également que c’est le mouvement proto¬
plasmique qui détermine les mouvements tumultueux des cristaux dans
la vacuole. Car si l’intensité de l’agitation des cristaux augmente, on
observe parallèlement une accélération du mouvement protoplasmique
dans les cellules. En faisant agir de l’ammoniaque, qui arrête les mou¬
vements protoplasmiques sans plasmolyse, FlSCHER constate que le
mouvement des cristaux devient beaucoup moins intense et n’obéit plus
qu’aux lois du mouvement brownien. J’ai refait la même expérience
en tuant la cellule par du formol ou de l’alcool ; le mouvement proto¬
plasmique s’arrête immédiatement et les cristaux conservent pendant
quelque temps le mouvement brownien proprement dit. Il arrive que
le protoplasme et le chromatophore soient déjà complètement contrac-
22
A. WURTZ
tés tandis que les cristaux sont encore animés de mouvements. Ce n’est
qu’au bout d’un certain temps, lorsque la rigidité s’empare du suc
vacuolaire, que tout mouvement s’arrête.
Frey, en 1926, dans une excellente étude, analyse très soigneu¬
sement le mouvement des cristaux et pense qu’il est possible de dis¬
tinguer ce qui appartient au mouvement brownien du phénomène qui
vient le compliquer. Il étudie le mouvement brownien et la viscosité
du suc vacuolaire, mais toujours dans des vacuoles sphériques. Il incline
le microscope horizontalement et constate que dans cette position, sous
l’action de la pesanteur, les cristaux s’accumulent au fond de la va¬
cuole. Or, il arrive qu’un cristal soit projeté hors de l’amas remuant
au fond de la vésicule. Frey admet qu’il existe des jets d’excrétion
dirigés vers le centre de la vacuole; le protoplasme entourant la va¬
cuole se débarrasserait d’un liquide qu’il projetterait avec une cer¬
taine pression dans la vacuole, et l’auteur conclut que « ce sont plutôt
des courants centripètes, sans doute des jets d’excrétion qui se super¬
posent au mouvement brownien ». Non seulement je n’ai jamais vu de
pareilles projections dans les vacuoles allongées de Cl. Dianae , mais
encore faut-il admettre, pour expliquer ces jets d’excrétion, que les
vacuoles sont des appareils excréteurs, ce qui n’est pas encore prouvé.
Les observations que j’ai faites sur Closterium Dianae
m amènent, du moins en ce qui concerne les vacuoles allongées, à
une interprétation légèrement différente.
J’ai pu constater, en suivant le déplacement d’un petit cristal de
gypse, qu’il y avait deux mouvements bien nets; j’ai observé, en
quelque sorte, leur décomposition. Le cristal se déplace, par exemple,
dans la région basale de la vacuole, d’un mouvement régulier et sac¬
cadé : c’est du mouvement brownien. En une minute, il n’a pas dé¬
passé le milieu de la vacuole. Puis, subitement, le cristal a l’air d’être
entraîné par quelque chose : il parcourt d’un mouvement lent et régu¬
lier toute la longueur de la vacuole pour reprendre ensuite son agita¬
tion brownienne; il lui faut, par exemple, dix secondes pour parcourir
ce chemin. Ce mouvement n’a rien de commun avec les projections
dont parle SCHUMANN ou avec les courants centripètes de Frey; le
déplacement ne serait pas aussi lent et aussi régulier. J’ai suivi très
exactement le mouvement des cristaux et j’ai dessiné leur position à
des intervalles d’une minute chaque fois. L’agitation des petits cris¬
taux est plus intense que celle des gros : cela correspond bien à la loi
d Einstein. D autre part, ce sont également les petits cristaux qui
sont entraînés le plus facilement dans ce mouvement lent, régulier,
mais intermittent, dont je parlais.
Les 20 premières figures représentent des aspects variables dans
VACUOLES DE CLOSTER1UM D1ANAE
23
la position des cristaux. Il y a cinq cristaux presque toujours séparés
les uns des autres; deux fois seulement en 35 minutes, je les ai vus
rassemblés au fond de la vacuole. Pour chacun de ces dessins, les
cristaux ont changé de place. Chaque fois que les écarts dans les posi¬
tions respectives des cristaux à une minute d’intervalle ne sont pas
trop considérables, le déplacement est dû au mouvement brownien.
Mais, à plusieurs reprises, j’ai vu les cristaux se déplacer plus rapide¬
ment, et j’ai représenté par une flèche le déplacement. Le phénomène
d’entraînement des cristaux est intermittent.
Frey ne pense pas que ce soit le protoplasme qui entraîne les
cristaux dans les cas de projections brusques qu’il a observées, car,
dans ce cas, il y aurait une rotation de cristaux. Je ne peux pas affir¬
mer qu’il y a un mouvement de rotation complet et régulier, car il est
interrompu par des arrêts et ressemble plutôt au mouvement d’une
bille entraînée par un tapis roulant, qui n’aurait de prise sur elle que
par intermittence. D’ailleurs, rien ne prouve que le protoplasme lui-
même est entraîné par un mouvement régulier de rotation. L’entraî¬
nement irrégulier semble montrer, au contraire, que le protoplasme
n’a de prise sur les cristaux que par moments.
La viscosité des liquides en contact : protoplasme semi-fluide et
vacuole liquide, intervient certainement, et l’on peut concevoir, dès
maintenant, que c’est le protoplasme périvacuolaire qui, par des phé¬
nomènes de viscosité, joue le rôle de tapis roulant.
Une autre expérience va le prouver d’une façon plus évidente
encore. J’ai répété l’expérience que Frey a déjà faite pour les va¬
cuoles sphériques. Si l’on incline le microscope horizontalement, on
voit les cristaux tomber au fond de la vacuole (au sommet de la va¬
cuole sur la figure, car les images sont renversées) avec des vitesses
variables, entraînées par la pesanteur. Les gros cristaux tombent assez
vite, et en appliquant la formule de STOKES (1), on a pu mesurer
approximativement la viscosité du suc vacuolaire. Il existe de petits
cristaux qui mettent beaucoup plus de temps à tomber. La durée de
leur chute a été de plus de 3 minutes ; il semble que ces cristaux restent
(|) 6 tt z a v — — ” a3 (D'd) g- La force de frottement d une sphérule, qui tombe
dans un liquide avec une vitesse uniforme v est égale à 6 ~ z a v, a étant le diamètre des
sphérules et z la viscosité du liquide. Le frottement qui empêche l’accélération des sphérules
4
doit être égal à leur poids efficace. —— rra * * 3 est le volume des sphérules, D-d la différence de
densité de ces sphérules et du liquide qui les entoure, et g l’accélération de la pesanteur. Ce
qui donne pour le calcul de la viscosité :
2 a 4 ( D-d) g
24
A. WURTZ
adhérents à la paroi vacuolaire; on les voit même glisser le long de
celle-ci au cours de leur chute. On voit que la loi de STOKES est
faussée. De plus, tandis que la plupart des cristaux restent en amas
au fond de la vacuole, on en voit certains, toujours petits, entraînés
hors de l’amas, qui montent dans la vacuole, échappant ainsi à la loi
de la pesanteur.
Or ce mouvement n est pas brusque comme l’a observé Frey
dans les vacuoles sphériques; ce n’est certainement pas un jet d’excré¬
tion : le cristal est entraîné lentement; on voit qu’il y a adhérence à
la paroi vacuolaire, car le cristal peut se maintenir jusqu’à une minute
sans retomber. La force qui le fait échapper ainsi à la pesanteur ne
peut être ni un jet d’excrétion, car il retomberait aussitôt, ni les pe¬
tites variations de pression dues aux ondes périvacuolaires; pour expli¬
quer un pareil mouvement, il faut que ce soit le. protoplasme lui-même
qui intervienne par des phénomènes de viscosité.
C’est une chose généralement admise que le protoplasme qui
entoure la vacuole modifie légèrement sa constitution; il prend le ca¬
ractère d’une gelée plus visqueuse que le reste du protoplasme, en
resserrant ses micelles. En dehors de cette modification physique, il
peut y avoir également une modification chimique (richesse plus grande
en lipoïdes), qui ne nous intéresse pas pour le moment.
Ce qu il importe de retenir de ces faits pour conclure, c’est l’exis¬
tence de ce nouveau mouvement lent et intermittent des cristaux, qui,
dans nos vacuoles allongées, n’est pas dû à des jets d’excrétion, ni à
la pression plus ou moins centripète du protoplasme périvacuolaire,
mais à la viscosité du protoplasme, qui possède autour de la vacuole
des propriétés spéciales. Nous revenons à l’ancienne idée de Schu-
MANN, à cette différence près que ce ne sont pas les chocs dus aux
mouvements protoplasmiques qui agissent sur le contenu vacuolaire,
mais les mouvements et la viscosité du protoplasme lui-même. On com¬
prend pourquoi les petits cristaux sont entraînés plus facilement que les
gros, la viscosité n est pas assez forte pour entraîner les gros cristaux.
NOMBRE DE CRISTAUX.
L opinion courante des desmidiologues a voulu que le nombre
des cristaux, du moins lorsqu’il est petit, soit constant et caractéris¬
tique de 1 espèce. Laporte a déjà mis en doute cette idée et Kopet-
ZKY-Rechtperg considère le nombre des cristaux comme dépendant
de la station et d’autres facteurs, tel l’âge de l’algue. Une observation
que j ai pu faire montre que l’opinion courante est certainement à
rejeter.
Source ; MNHN. Pans 1
VACUOLES DE CLOSTERIUM DIANAE
l'y
On peut distinguer trois sortes de vacuoles à cristaux : des va¬
cuoles à un seul gros cristal (Cl. intermedium), des vacuoles sphé-
/.
9 .
17 . 18 .
25 .
19 . 20 . 21 .
Fig. 2.
I à 20. — Vacuole apicaile représentée à des intervalles de une minute, montrant les
mouvements des cristaux. Les flèches indiquent les mouvements d'entraînement plus rapides
des cristaux. En 11. un des cinq cristaux n'a pas encore pénétré dans la vacuole.
21 à 29. — Le microscope a été incliné horizontalement : les petits cristaux, restant
adhérents à la paroi vacuolaire, mettent beaucoup plus de temps (3 minutes) à tomber
que les gros. Les figures 26 à 29 montrent de petits cristaux entraînés dans la vacuole
par la viscosité du protoplasme en mouvement et capables de se maintenir pendant plus
d’une minute dans la vacuole, échappant à la pesanteur.
30 à 32. — Le microscope en position normale après avoir été incliné : le nombre des
cristaux a doublé par suite de la chute des cristaux extra-vacuolaires dans la vacuole sous
l'action de la pesanteur.
riques avec une masse centrale, moriforme de petits cristaux agglo¬
mérés, agités de mouvements browniens, et, enfin, des vacuoles allon¬
gées avec des cristaux en nombre et de grosseur variables du type
Closterium Dianae.
Source : MNHN. Paris
26
A. WURTZ
Il n’y a rien à redire pour les deux premiers types : les espèces à
un cristal conservent effectivement ce cristal unique; pour l’autre type,
l’agglomération est quelquefois telle qu’il est difficile de compter le
nombre des cristaux.
J’ai compté, au contraire, le nombre des cristaux chez beaucoup
de Closterium Dianae. Il varie de 5 à 15. Dans les dessins faits à
intervalles réguliers, il y avait 5 cristaux, 2 gros et 3 petits. Or, il a
suffi d’incliner le microscope horizontalement et de le remettre en
place au bout de quelques instants pour faire augmenter le nombre des
cristaux de la vacuole : il y a eu 4 nouveaux cristaux, ce qui a porté
le nombre total à 9, donc quelques instants pour doubler presque le
nombre des cristaux. Des cristaux qui se trouvaient en dehors de la
vacuole sont tombés à l’intérieur de celle-ci sous l’action de la pesan¬
teur. On ne peut pas dire que cette expérience soit artificielle, car, à
chaque instant, le Closterium peut prendre dans la nature une position
verticale, telle que celle qui lui a été imposée par l’inclinaison du
microscope.
On voit par là combien la constance du nombre des cristaux
dans une espèce ou même chez un individu est une idée fausse. Il est
nettement établi que d’un instant à l’autre ce nombre peut varier.
L’accroissement de la taille des cristaux et de leur nombre au
cours de la vie du Closterium pose d’ailleurs le problème non encore
résolu de la nature des cristaux.
La nature de ces cristaux, définis depuis longtemps comme des
cristaux de sulfate de calcium, a été mise en doute récemment par
CzURDA, qui a trouvé qu’ils étaient solubles dans S0 4 H 2 . Frey
pense que les cristaux ne sont ni des osmorégulateurs, ni des stato-
lithes; il les considère, au contraire, comme des produits d’excrétion
placés activement dans la vacuole par des jets de liquide. Cette inter¬
prétation est séduisante, car elle permettrait de comprendre l’augmen¬
tation de la taille des cristaux ainsi que l’augmentation de leur nombre
au cours de la vie du Closterium. Pour être sûr que les cristaux sont
des produits d excrétion, il faudrait réaliser l’expérience suivante :
cultiver des Closterium en cultures pures, très pauvres ou presque dé¬
pourvues d ions SO 4 et Ca; la division répétée des cellules devrait
aboutir finalement à des Closterium sans cristaux. Mais étant donné
la difficulté des cultures pures de Desmidiées, cette expérience n’a pas
encore été réalisée. KoPETZKY-RECHTPERG et, plus récemment,
M. Lefèvre considèrent les corpuscules trépidants des Desmidiées,
qui ont d’ailleurs une origine différente de celle de nos cristaux de
gypse, comme des matières de reserve dont le rôle est de régulariser
VACUOLES DE CLOSTER1UM DIANAE
27
la croissance cellulaire en compensant la fluctuation des conditions
biologiques ambiantes.
Les cristaux peuvent non seulement tomber dans la vacuole,
ils peuvent aussi la quitter. J’ai vu à plusieurs reprises des cristaux
quitter la vacuole apicale et s’engager entre les ailes du chromatophore,
dans une vacuole banale. A un certain moment, un petit cristal, re¬
connaissable à une petite endochromidie qui l’accompagnait, est entré
dans la vacuole apicale, puis il en est ressorti pour y rentrer et y rester
définitivement, ceci indépendamment de la pesanteur, puisque l’algue
était placée horizontalement. Ces mouvements sont en rapport avec
les phénomènes dits d’agrégation des vacuoles : les cristaux, lorsqu’ils
ont l’air de quitter la vacuole, sont toujours entourés par une petite
vacuole qui s’est détachée de la grande.
Les mouvements d’entrée et de sortie des cristaux dans la va¬
cuole, sous l’action de la pesanteur ou non, détruisent l’idée de la
membrane périvacuolaire, du « tonoplasme » de De VrieS; la va¬
cuole est quelque chose d’isolé, mais l’isolement est dû à une modi¬
fication physique et même chimique du protoplasme périvacuolaire.
SCHUMANN a déjà commis cette erreur en parlant de la « Hautschicht»
de la vacuole et en disant qu’il est difficile pour un granule de percer
cette peau et que, une fois enfermé dans la vacuole, il ne peut plus la
quitter.
Résumé
1. — La vacuole apicale de Closterium Dkmae, de forme allon¬
gée, est le siège de deux phénomènes : dans la partie basale, les mou¬
vements de cyclose du protoplasme créent un mouvement ondulatoire
du contour de la vacuole; dans la partie supérieure, la vacuole est
constamment fragmentée, morcelée par suite de l’instabilité cytoplas¬
mique.
2. — Le mouvement qui se superpose à l’agitation brownienne
des cristaux vacuolaires est un mouvement lent, régulier et intermittent ;
les cristaux sont par moments entraînés comme par un tapis roulant;
l’entraînement est assez fort pour faire échapper les petits cristaux à
la pesanteur. On a tout lieu de croire que ce sont des phénomènes de
viscosité qui interviennent dans ce mouvement spécial.
3. — Le nombre des cristaux n’est pas constant; des cristaux
peuvent tomber dans la vacuole apicale sous l’action de la pesanteur.
Certains peuvent même rentrer et sortir de la vacuole; ce fait, ajouté
au morcellement de la partie supérieure de la vacuole, détruit l’idée
d’une membrane périvacuolaire.
28
A. IVURTZ
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Lefevre, M. — Sur la signification des corpuscules trépidants chez les Desmidiées. — Arch.
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Les Algues Marines
de la Côte des Albères
IV. RHODOPHYCÉES (fin)
Par Jean FELDMANN
Ceramiales
Ceramiaceae
ANTITHAMNION Nâgeli, 1847
Antithamnion Plumula (Ellis) Thuret
Hauck, Meeresalgen, 1885, p. 71. RoSENVlNGE, Mar. Algae of Denmark, III, 1923-
1924, p. 362, fig. 298-303. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940, p. 259, fig. 95-98. Calli-
thamnion Plumula Lygbye. KüTZING, Tab. Phyc., XI, tab. 83, I.
La forme typique de cette espèce est assez rare à Banyuls. Je
l’ai observé surtout en dragage. Une seule fois, au cap Doune, j’ai
trouvé un petit exemplaire stérile dans un creux de rocher obscur, en
janvier. Les autres exemplaires ont été récoltés en hiver, dragués par
8-15 m., et en été jusqu’à 30 m. de profondeur. Organes sexuels non
Fig. 35. — Antithamnion Plumula (Ellis) Thuret var. Behbii (Reinsch) J. Feldm. :
A, rameau avec tétrasporanges, X 75; 23, extrémité d’un rameau, X 340.
30
]. FELDMANN
observés. Les tétrasporanges existent sur des individus dragués par
12-15 m. en janvier et par 30 m. en juin.
Loc. : Cap Bear, cap Doune, île Grosse, cap du Troc, cap l’Abeille.
DlSTRIB. : Méditerranée, Atlantique nord.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
3 K
Antithamnion Plumula var. Bebbii (Reinsch) J. Feldm.
J. Feldmann, Vég. mar. Médit., 1937, p. 275. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940,
p. 262. Callithamnion Bebbii Reinsch, Contrib. ad Algol, et Fungol., 1875, p. 47, pl.
XXVIII.
Dans un des bacs de Faquarium du Laboratoire Arago, j’ai
observé en juin 1933, mêlé à Y Antithamnion Spirographidis et fixé
sur des hydraires, un Antithamnion assez particulier, correspondant
bien aux descriptions et figures publiées par REINSCH de son Calli¬
thamnion Bebbii de l’Adriatique, et qui me paraît constituer une va¬
riété de Y Antithamnion Plumula.
Fig. 37. — Antithamnion Plumula (Ellis) Thuret var. Bebbii (Reinsch) J. Feldm. :
A, rameau carpogonial; B , C, D, disposition des spermatanges, X 700.
Cette algue, formant des touffes lâches de 2 à 3 cm. de haut,
se distingue facilement de Y A. Plumula , typique par son mode de
ramification. Les pinnules, en effet, au lieu d’être opposées, sont ver-
ticillées par trois ou quatre, naissant d’un axe à cellules allongées,
larges de 30-50 p. Les pinnules, formées de cellules larges de 12-15 /*,
portent sur leur face supérieure quelques ramules peu nombreux. La
membrane des cellules de l’extrémité des pinnules est souvent terminée
par une pointe aiguë. Les cellules sécrétrices situées sur les pinnules
sont assez nombreuses, d’abord aplaties en forme de lentille et occu¬
pant toute la largeur de la cellule, elles se renflent ensuite beaucoup,
deviennent ovoïdes et sont situées à l’extrémité distale des cellules
allongées généralement sur la deuxième ou la troisième cellule des
pinnules et aussi vers leur extrémité.
32
J. FELDMANN
Les tétrasporanges cruciés, sphériques ou subsphériques mesurent
30 y- de diamètre en moyenne. Ils sont sessiles sur la face supérieure
des pinnules ou situés à l’extrémité de ramules uni ou bicellulaires. Ils
sont généralement groupés par trois d’âge différent, de tel sorte qu’on
observe souvent côte à côte un tétrasporange vide, un autre adulte,
mais n’ayant pas encore libéré ses tétraspores, et un tétrasporange
plus petit en voie de croissance.
La disposition des anthéridies est assez variable et rappelle celle
de 1 Antithamnion Plumula type. Les spermatanges sont constituées
par des cellules sphériques isolées ou groupées, au nombre de deux
ou trois au sommet de petites cellules verticillées au sommet d’une
cellule plus grosse. Ces dernières cellules sont, soit isolées sur les ra¬
mules (fig. 37, D), soit opposées de part et d’autre d’un rameau
(fig. 37, C), soit enfin plus ou moins verticilléés sur des ramules spé¬
ciaux (fig. 37, B).
Les procarpes (fig. 37, A) présentent la même disposition que
dans les autres Antithamnion. Je n’ai pas observé de gonimoblaste.
Loc. : Banyuls, aquarium du Laboratoire.
Distrib. : Méditerranée, Adriatique.
Antithamnion Piumula (Ellis) Thuret var. crispum (Ducluz.) Hauck
^ Hauck ' Meere f al g- 1885, p. 73, fig. 24 a. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940,
p. 263, fig. 96-97. Antithamnion crispum Thuret in Le Jolis, Alg. Mar. de Cherbourg, 1883,
p. 112. CalUlhamnion refradum Kützing, Sp. Alg., p. 650; Tab. Phycol., XI, pl. fr». Pla-
tythammon pedinatum Kylin, Mar. Algae Friday Harbor, 1925, p. 53, fig. 32 d, 33 e,
34 a-c ? Platylhamnion crispum J. Feldmann, Végét. mar. Médit., 1937, p. 276.
Cette algue forme des touffes hautes de 3 à 3 cm., d’un rouge
foncé. Les cellules des rameaux principaux atteignent 150 p de dia-
mètie et portent deux paires de pinnules opposées deux à deux. Les
pinnules latérales, longues de 500 p, souvent recourbées en arc de
ceicle vers le bas, portent sur leur face supérieure des pinnules secon¬
daires disposées sur un seul rang, sauf vers la base de la pinnule pri¬
maire dont la cellule inférieure porte généralement deux pinnules se¬
condaires situées 1 une derrière 1 autre. Les pinnules secondaires sont
plus ou moins ramifiées ; la membrane des cellules terminales est pro¬
longée par un mucron aigu (fig. 38 et 39).
Les pinnules transversales, bien réduites, ne dépassent pas 100 F
de long, vers le sommet de la plante elles sont réduites à une seule
file de 3 à 4 cellules; dans la partie inférieure, elles sont constituées par
une cellule basale portant généralement trois ramules égaux ramifiés.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALDÈRES
33
Les cellules des pinnules latérales mesurent, vers la base, 25 à 40
de diamètre, celles des pinnules transversales, plus petites, 15-30 i».
Les cellules sécrétrices présentent la même forme et la même dis¬
position que chez l’ Antithamnion Plumula var. tppicum, elles peuvent
se rencontrer aussi bien sur les pinnules transversales que latérales.
Les tétrasporanges sessiles sur les ramules secondaires sont sub¬
sphériques, cruciés et mesurent 25-30 /* de diamètre. Les gonimoblastes
présentent la même structure et la même disposition que ceux de l'Anti-
thamnion Plumula var. typicum.
Fig. 38. — Antithamnion Plumula (Eli.) Thuret var. crispum (Ducluz.) Hauck, X 133.
La variété crispum ne diffère de VA. Plumula var. typicum que
par la présence d’un petit ramule secondaire issu de la face inférieure
(externe) de la cellule basale des pinnules latérales, caractère qui
n’est d’ailleurs pas constant chez cette algue et ne s’observe que dans
les parties les plus âgées de la plante.
U A. Plumula var. crispum vit à Banyuls en hiver, entre 8 et
15 m. de profondeur.
Les tétrasporanges et les gonimoblastes ont été observés en jan¬
vier et février.
Loc. : Cap Oullestreil, île Grosse, cap du Troc.
DiSTRIB. : Méditerranée occidentale, Adriatique, côtes Atlantiques de France.
Source.
34
J. FELDMANN
Fig. 39. — Anlithamnion Plumula (Eli.) Thuret var. crispum (Ducluz.) Hauck, X 340.
Antithamnion tenuissimum (Hauck) SchifTner
Schiffner, Stud. üb. Algen des Adriat. Meeres, 1916, p. 140. Ollivier, Fl. Algol,
de la Côte d’Azur, 1929, p. 159. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940, p. 251, fig. 89-90.
Callilhamnion cladodarmum Hauck, Beitràge, 1878, p. 185, pl. II, fig. 1-3,9 (non Zanar-
dini).
Cette espèce, découverte dans l’Adriaque par Hauck, qui
1 avait d abord rapportée au Callithamnion cladodermum Zanard.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
35
(Antithamnion cladodermum (Zan.) Hauck), puis considérée comme
une variété de VA. cruciatum, a été élevée au rang d’espèce distincte
par ScHIFFNER.
U Antithamnion tenuissimum est assez rare à Banyuls près du
niveau, je l’ai récolté en février, sous un surplomb fortement battu, à
Fig. 40. — Antithamnion tenuissimum (Hauck) Schiffner, X 75.
1-2 m. de profondeur, épiphyte sur Peyssonelia Squamaria. Il est
plus fréquent en profondeur, entre 25 et 30 m. en été (juin, août,
septembre), le plus souvent épiphyte sur le Cysloseira spinosa. Il
forme de petites touffes très grêles, hautes de 2 à 4 mm., d’une belle
couleur rose.
Les rameaux principaux, formés de cellules cylindriques, allon¬
gées, longues de 150-170 p et larges de 30 à 40 m dans les parties
moyennes, portent des pinnules opposées. Celles-ci ne sont pas toutes
dans un même plan, mais généralement décussées, de sorte que chaque
paire de pinnule est disposée dans un plan perpendiculaire à celui de
la paire de pinnule qui la précède et de celle qui la suit. Au niveau
des ramifications il n’existe pas de ramule (rameau à croissance dé¬
finie) opposé à la ramification du rameau principal à croissance indé¬
finie (fig. 40).
La cellule inférieure des ramules est sensiblement aussi longue
que large, les autres sont quatre à cinq fois plus longues et mesurent
36
/. FELDMANN
20 à 25 A 1 de diamètre vers la base des ramules et seulement 10 /* à
Fig. 41. -— Anlithamnion tenuissimum (Hauck) Schiffner : A, fragment de rameau portant
simultanément des tétrasporanges et des spermatangiophores, X 454; B, détail d’un sper-
matangiophore vu en coupe optique, X 700.
l’extrémité. Les ramules portent des ramifications sur leur face supé¬
rieure seulement. Il n’y a pas de cellules glandulaires.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
37
4Ê
Les tétrasporanges sont ovoïdes et mesurent 50-65x35-40 /*;
ils sont cruciés ou simplement bipartites (disporanges) ; ils sont isolés
ou groupés par deux au sommet d’un pédicelle unicellulaire (fig.
41, A).
Les spermatanges (fig. 41) sont groupés sur de petits rameaux
spéciaux, longs de 70-1 10 /*, formés de six à huit cellules à peu près
aussi longues que larges et renflées en tonnelet; chaque cellule porte
un verticille de petites cellules sur lesquelles se développent à leur
extrémité un ou deux spermatanges. Très fréquemment, ces sperma¬
tanges se rencontrent sur des individus portant également des tétras¬
poranges (fig. 41, A). Cette anomalie relativement rare chez les Flo-
ridées paraît, par contre, être assez fréquente chez VAntithamnion
tenuissimum , puisque Hauck et OLLIVIER l’avaient déjà observée.
Je n’ai pas observé d’organes femelles qui ont été signalés par
OLLIVIER sur des individus portant également des tétrasporanges et
des spermatanges.
A Banyuls, les tétrasporanges ont été observés en juin et août,
et les spermatanges en août.
Loc. : Banyuls, Ginestère, cap l’Abeille, cap Rederis.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Antithamnion Spirographidis Schiffner
ScHIFFNER, Stud. üb. Algen Adriat. Meeres., 1916, p. 137, fig. 19-27. FuNK, Cera-
miaceen Golf von Neapel, 1923, p. 244. M.-A. Westbrook, Journ. of Botany, 1934, p. 65,
fig. 1-6. J. FELDMANN, Sur une algue marine nouvelle pour les côtes françaises de la Manche,
1937, p. 43. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 265, fig. 85 et 99.
Cette algue était abondante, en juin 1933, dans un des bacs de
l’aquarium du Laboratoire Arago, où elle formait de belles touffes
roses de 6 à 8 cm. de hauteur, sur des Hydraires et des Gorgones,
ainsi que sur les parois du bac. Cette espèce paraît trouver dans les
aquariums des conditions favorables à son développement, car c’est
également dans des aquariums que FuNK l’a observée à Naples, et
Miss Westbrook à Plymouth.
Les filaments principaux sont formés vers la base de cellules
cylindriques allongées, sans rhizoïdes cortiquants, longues de 300-
350 n et larges de 30 portant à une distance d’environ un cinquième
de leur longueur, de la partie distale deux ramules opposés relative¬
ment courts dont la cellule inférieure un peu renflée porte souvent un
rhizoïde allongé non cloisonné. Dans les parties moyennes, les cellules
des rameaux principaux sont plus courtes et plus étroites, et ne me¬
surent que 40-60X15-18 dans la région en voie de croissance, les
cellules, plus larges que hautes, mesurent 12-15 /* de diamètre. La
38
J. FELDMANN
cellule terminale généralement un peu renflée mesure jusqu’à 25 F de
long et 15 F de large.
Fig. 42. — Antithamnion Spirographidis Schiffner, X 200.
Les ramules supérieurs sont tous disposés dans un même plan,
tantôt opposés, et dans ce cas l’un d’eux est souvent plus court que
l’autre; tantôt unilatérales, disposés en groupes généralement de trois
à six, alternant de chaque côté de l’axe. Les cellules des pinnules me-
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
39
Antilhamnion Spirographidis Schiffner, X 340.
surent 7 à 10 ^ de diamètre. Les ramules sont le plus souvent simples,
ou portent parfois de petits ramuscules naissant à leur face inférieure
(externe) (fig. 42, 43).
40
]. FELDMANN
Les cellules glandulaires, assez abondantes, ont la forme de
lentilles et mesurent 15-20 /* de diamètre; elles sont situées vers la
base des ramules, généralement sur la deuxième cellule de celui-ci.
Les tétrasporanges (fig. 43, C, D) sont ovoïdes, cruciés, mesu¬
rant 55-60x30-32 /*. Us sont sessiles, isolés, naissant le plus souvent
de la première cellule des ramules.
Je n’ai pas observé d’individus sexués.
Cette algue rappelle beaucoup, par ses caractères, YAntitham-
nion sarniense (Lyle) G. Feldm. de la Manche, qui ne représente
peut-être qu’une forme de cette espèce.
Loc. : Banyuls, aquarium du Laboratoire.
Distrib. : Méditerranée occidentale. Adriatique, Manche (Plymouth, Cherbourg).
Antithamnion cruciatum (C. Ag.) Nageli
... I0 5'Ï K ’ 24 b ' RosEmMCE K.. Mar. Algae of Denmarl.
III, 1923-24, p. 359, fig. 294-297. G. Feldm. Céram. Médit., p. 254, fig. 28, 29 47 91-94
LMthammon cruciatum C. Ag., Harvey. Phyc. Brit., PI. CLXIV. KüTZINC, Tab Phvc’
XJ, pi. 87. J '
Fig. 44. — Antithamnion crucia¬
tum (C. Ag.) Nageli. Disposition
des cellules sécrétrices, X 340.
Var. typicum :
Cette forme est assez abondante en
hiver et au printemps (de décembre à
mars), sur les rochers battus et ombragés,
à faible profondeur, le plus souvent épi-
phyte sur les Combines.
Tétrasporanges observés en février.
Les cellules sécrétrices (fig. 44) pré¬
sentent une disposition caractéristique,
mais assez variable. Elles peuvent être
accolées à deux petites cellules, mais par¬
fois à trois (fig. 44) ou plus rarement à
une seule.
Loc. : Banyuls, île Grosse, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Atlantique nord, de
la Scandinavie aux Canaries, Amérique du nord.
Var. typicum f. radicans :
IOIV var. fjipi'cum (J. Ag.) Collins et Hervey, Algae of Bermuda.
|y l/> P- '41. A. cruciatum f. radicans Hauck, Meeresalg., 1885, p. 71.
Cette algue se rencontre en automne et en hiver (septembre, fé¬
vrier) , dans les stations obscures, près du niveau, formant soit des
gazons ras plus ou moins étendus sur les rochers, soit épiphytes sur
diverses algues (Cigartina acicularis).
Loc. : Cap Béar, cap du Troc, cap l'Abeille.
Distrib. : Méditerranée, Adriatique, Manche, Bermude.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALDÈRES
41
Antithamnion craciatum var. profundum G. Feldm.
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 258, fig. 94.
Cette variété, plus grêle que la variété typicum, se rencontre uni¬
quement en profondeur, par 25-30 mètres.
Cette algue porte parfois en épiphyte une Chaetophoracée par¬
ticulière : Didymosporangium repens Lambert.
Loc. : Cap Bear, cap du Troc, cap l’Abeille.
DlSTRlB. : Méditerranée, Adriatique.
Antithamnion elegans Berthold
BERTHOLD, Vertheil. Algen von Neapel, 1882, p. 21. FuNK, Ceram. von Neapel.
1922, p. 241, pl. V, fig. 17. Boergesen, Mar. Algae Canary Isl. III, III, 1930, p. 56-60.
fig. 21-23. Mazoyer et Feldmann, Addit. Fl. Algues mar. Algérie, 1937, p. 320. G. Feld¬
mann, Céram. Médit, 1940-41, p. 267, fig. 6, E, 26, 46, 100-102, pl. II.
En juillet 1939, nous avons récolté, M me FELDMANN et moi, des
échantillons de cette espèce, épiphyte sur Aglaozonia melanoidea.
Ces échantillons diffèrent de la forme algérienne par leur port ram¬
pant et leurs filaments plus grêles.
Loc. : Grotte du Troc.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Canaries.
CROUANIA J. Agardh, 1842
Crouania attenuata (Bonnemaison) J. Agardh
Crouan, Florule du Finistère, 1867, p. 139, pl. 12, fig. 85, 1-3. Harvey, Phyc. Brit.,
pl. 106. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 98, fig. 35. Boergesen, Mar. Algae Danish W.
Indies, II, 1915-1920, p. 220, fig. 219-221.
Cette algue est assez fréquente en hiver et au printemps, en par¬
ticulier sur les rochers battus à peu de profondeur, le plus souvent
épiphyte sur les Corallines. Très rarement fertile (tétrasporanges) ;
assez fréquent également entre 10 et 15 m. de profondeur, en hiver,
épiphyte sur d’autres algues ( Sphaeroccocus coronopifolius en parti¬
culier) .
Je ne l’ai récolté qu’une fois en été, par 20 m. de profondeur,
au cap Peyrefite. Ces échantillons étaient plus grêles que la forme
hivernale de surface et ressemblaient au Crouania bispora , mais pos¬
sédaient néanmoins des tétrasporanges à division tétraédrique régu¬
lière.
Loc. : Cap Oullestreil, île Grosse, cap du Troc, cap Peyrefite.
DlSTRlB. : Méditerranée, Adriatique; Atlantique, de l’Angleterre aux Canaries ;
Antilles.
42
/. FELDMANN
Crouania attenuata (Crouan) f. bispora Hauck
HaUCK, Meeresalg., 1885, p. 98. Crouania bispora Crouan. Florule du Finistère, 1867,
p. 139, pi. 12, fig. 85, 1-3. J. Agardh, Sp. Algarum, II, p. 106; Epicrisis, p. 385.
Cette forme, qui diffère en particulier du Crouania attenuata
type par ses dispores et son port plus grêle, est assez fréquente en été,
de juin à septembre, à des profondeurs de 15 à 30 mètres.
Généralement fertile (disporanges).
Mes échantillons correspondent parfaitement à ceux distribués
par les frères CROUAN, dans leur exsiccata des Algues du Finistère
(n° 164).
Loc. : Cap Bear, cap l'Abeille.
Distrib. : Méditerranée, Adriatique; Bretagne.
CROUANIOPSIS J. et G. Feldmann, 1940
Crouaniopsis annulata (Berthold) J. et G. Feldmann
J. et G. Feldmann, Crouaniopsis nouv. gen. Céram. Médit., 1940. p. 181. G. Feld¬
mann, Cérarn. Médit., 1940-41, p. 275, fig. 4, 7, 19 C. 20, 30, 32, 33, 36, 37, 59 e, 66. 74.
75, 76 b, 84, 104. Crouania annulata Berthold, Funk, Ub. die Algenveget. von Neapel, 1927,
p. 473. Crouania procera J. Feldmann, Végét. mar. Médit., 1937, p. 276.
Sous le nom de Crouania procera, j’ai précédemment signalé à
Banyuls cette grande et magnifique Céramiacée, atteignant 13 cm. de
hauteur (pl. 1), qui est assez fréquente en été dans l’étage infra-
littoral inférieur, par 20 à 30 m. de profondeur, épiphyte sur diverses
algues, et en particulier sur des Lithothamniées. Ayant depuis repris
l’étude de cette algue, en collaboration avec M me FELDMANN, nous
avons pensé qu’elle n’était vraisemblablement pas différente de l’espèce
signalée par BERTHOLD à Naples, sous le nom de Crouania annulata,
bien que cet auteur n’en ait pas publié de diagnose et que la courte
description qu’il donne de la plante stérile soit insuffisante. L’étude
de la structure du procarpe et du mode de développement du goni-
moblaste nous a permis de constater que cette algue constituait le type
d’un genre nouveau : le genre Crouaniopsis.
On trouvera dans l’ouvrage de M me FELDMANN (1940-41) une
étude détaillée de cette remarquable Céramiacée dont je ne rappelle¬
rai ici que les caractères principaux.
Au point de vue végétatif, le C. annulata diffère du Crouania
attenuata, non seulement par son port plus robuste, mais aussi par la
disposition de ses courts verticillés, par quatre et non par trois, dont les
cellules inférieures donnent naissance à des rhizoïdes cortiquants non
soudés entre eux. En outre, ainsi que l’a signalé BERTHOLD, les ra¬
meaux latéraux indéfinis ont une origine différente dans les deux
PL. HORS-TEXTE I.
Crouaniopsis annulata (Berthold) J. et G. Feldmann. Grandeur naturelle.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
43
genres. Ces rameaux, au lieu de naître, comme c’est le cas pour de
Cxouania atlenuata , directement à partir de l’axe, au niveau d’un ver-
ticille de trois rameaux courts, naissent de l’extrémité distale de la
cellule basale d’un des quatre rameaux courts verticillés. Les tétraspo-
ranges naissent à l’extrémité distale des cellules de la deuxième dicho¬
tomie des rameaux verticillés. Ils sont au nombre de huit par verticille,
leur mode de division est nettement tétraédrique. De taille relative¬
ment volumineuse, ils mesurent 95-130X 1 10-180 Les spermatanges
44
]. FELDMANN
(fig. 46) naissent comme dans les Crouania , à l’extrémité des cellules
terminales des rameaux courts (fig. 46). Ils diffèrent de ceux des
Crouania par leur noyau apical et non médian.
Fig. 46. — Crouaniopsis annulata (Berthold) J. et G. Feldm. :
Extrémité de rameaux portant des spermatanges, X 340.
La disposition des rameaux carpogoniaux du Crouaniopsis dif¬
fère de celle des Crouania. Us sont toujours localisés sur des rameaux
spéciaux à croissance indéfinie, insérés latéralement, et naissant de la
cellule basale d un rameau court verticillé. L’accroissement de ces
rameaux à croissance indéfinie est arrêté par le développement du
gonimoblaste, de telle sorte que ceux-ci paraissent situés latéralement
tout le long des rameaux principaux portant des rameaux courts fer¬
tiles.
JDe la deuxième ou de la troisième cellule de ces axes latéraux
naissent des cellules péricentrales qui peuvent être au nombre de
quatre, mais qui sont souvent en nombre moindre. Chacune de ces
cellules péricentrales peut théoriquement porter un rameau carpogo-
nial, mais le plus souvent il ne s’en développe que deux à partir de
deux cellules péricentrales opposées (fig. 45, A, C), parfois même il
ne s’en développe qu’un seul (fig. 45, B).
Le rameau carpogonial est quadricellulaire, et sa cellule termi¬
nale constituant le carpogone est prolongée par un long trichogyne.
Après la fécondation, la cellule péricentrale fertile (cellule support)
donne naissance à la,cellule auxiliaire. Le carpogone se divise en deux
par une cloison transversale. La cellule inférieure, plus grosse, émet
une cellule de jonction, qui s unit à la cellule auxiliaire. Celle-ci se
divise alors en deux cellules; la supérieure, plus volumineuse, renferme
un gros noyau diploïde et sera l’origine du gonimoblaste. Cette cellule
se divise, en effet, de nouveau ; la cellule inférieure, ainsi formée,
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
45
constituant la cellule pied, et la supérieure (cellule mère du gonimo-
blaste), donnant naissance successivement à trois cellules qui, en se
divisant ultérieurement, constituent chacune un gonimoblaste arrondi.
Fig. 47. — Crouaniopsis annulata (Berthold) J. et G. Feldm. : A, E, mode de germination
des carpospores; en D. le contenu cellulaire (noyau, grains d'amidon, plastes) a été
figuré; F, germination d'une tétraspore; G. tétrasporange, X 340.
Le développement des carpospores et des tétraspores s’effectue
selon le mode habituel dans la famille des Céramiacées (fig. 47). Les
spores s’allongent, se divisent en deux parties, dont l’une donne nais-
46
]. FELDMANN
sance à un rhizoïde et l’autre à un filament végétatif dressé ou pl us
ou moins couché sur le substratum. La suite du développement n’est
pas immédiate, mais les jeunes plantules passent à l’état quescent pen¬
dant 1 automne et l’hiver pour reprendre leur développement au prin-
temps suivant.
Loc. : Banyuls, cap Bear, cafi l’Abeille.
Distrib. : Méditerranée occidentale.
CERAMIUM (Roth) Lyngbye, 1818
Ceramium Codii (Richards) G. Mazoyer
,, G ' MS’™’- Céramiacéc, de l'Afrique du Nord, 1938, p. 324. Céram Médii
Alt° 4 9ûi r 5 ’ Ss rt 40 ' 9 ram °J h , a ™'°" Coda Richard,. A ne» Rhodophyceo J
Ceramolhamwon adriahcum Schiller, Ber. üb. Termmf.hrled S.M.S. Naiade
1912, p. 90. Schussnig, Bemerk. üb die Rota ge, 1914, p 85-93 ni IV Fijnk feram'
Golf von Neapel, 1922. p. 238. Pluvier, Fl. 'marine tic laCôl,d'L r 1929 ™ S""
Le genre Ceramothamnion a été créé par Richards, en 1901.
pour une petite Floridée des Bermudes, vivant sur le Codium dicho-
tomum. Quelques années après, SCHILLER décrivit une seconde espèce
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
47
de ce genre, découverte par lui dans l’Adriatique, et dont ScHUSSNIG
Fig. 49. — Ceramium Codii (Richards) G. Mazoyer. Forme à cortication réduite à quatre
cellules : A, sommet de la fronde; B, portion moyenne; C, détail de la forme des
plastes; D. mode de développement d’un rameau latéral; E, base de la plante. A, B,
D, E, X 454; C. X 700.
a donné une description détaillée et de bonnes figures. Récem-
Source. MNHN. Paris
48
]. FELDMANN
ment, M me G. Feldmann-Mazoyer (loc. cit.) a montré que le Cera-
mothamnion adriaticum ne différait pas spécifiquement du C. Codii
Richards et que cette algue devait être rattachée au genre Ceramium.
Mes échantillons de Banyuls correspondent bien à ceux figurés par
SCHUSSNIG. Chaque nœud est généralement constitué de douze cel¬
lules disposées sur deux rangées : quatre grandes cellules inférieures
donnant chacune naissance vers le haut à deux cellules plus petites
(fig. 48). Dans les parties moyennes, les cellules axiales mesurent
150 h- de long et 75 f de large. Les cellules nodales inférieures me¬
surent 35 à 40 F de long, et les cellules supérieures 15-20 F. Les cel¬
lules axiales possèdent des chromatophores rubanés, sinueux, aussi bien
pigmentés que ceux des cellules nodales, contrairement à ce qui a lieu
chez la plupart des autres Ceramium (C. Bertholdi excepté) où les
chromatophores des cellules axiales sont peu nombreux et faiblement
pigmentés.
A Banyuls, cette algue vit en profondeur, entre 25 et 30 m.,
épiphyte sur d’autres algues ( Halimeda Tuna var. platydisca, Udotea
petiolata, Crouaniopsis annulata , etc.) Je l’ai récoltée, pourvue de té-
trasporanges, en août et septembre, et, à l’état stérile, en décembre.
J’ai observé en juin, dans une touffe d’ Antithamnion Plumula
var. Bebbii, un petit Ceramium, qui ne paraît différer du C. Codii que
par le nombre des cellules nodales réduites à quatre dans chaque
nœud (fig. 49). Cette algue vit en filaments isolés, hauts de 1 à 2 mm.,
simples ou portant rarement une ou deux ramifications latérales. Les
cellules axiales, cylindriques atteignent 140 f de long et 40-45 F de
large, dans les parties adultes. Elles contiennent de nombreux chro¬
matophores en forme de bandes étroites parallèles, plus ou moins irré¬
gulières, et fortement colorées en rouge carmin. Les nœuds, un peu
plus larges que les cellules axiales, atteignent 60 f de diamètre. Ils
sont constitués par quatre cellules égales, carrées ou un peu rectangu¬
laires vues de face, et mesurant 20-25 F de large. Les chromatophores
des cellules nodales ont unè forme différente de ceux des cellules
axiales. Ils sont sensiblement aussi longs que larges, en forme de
disques a contours plus ou moins sinueux. Ils sont également bien co¬
lorés comme ceux des cellules axiales. Je n’ai pas observé d’organes
reproducteurs.
Cette algue, qui n est sans doute qu’un stade juvénile du Cera¬
mium Codii, représente la forme la plus simple de la structure du type
Ceramium.
Loc. : Cap Bear, vivier du Laboratoire Arago.
Distrib. : Méditerranée, Adriatique, Bermudes, mer Baltique, etc...
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
49
Ceramium Bertholdi Funk
Funk, Ceramiaceen Golf von Neapel, 1922, p. 239, pl. V, fig. 14. Ollivier, Fl.
mar. Côte d’Azur, 1929, p. 162. G. Mazoyer, Céramiacées de l'Afr. du Nord, 1938,
p. 325. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 295, fig. 110-112.
Découverte à Naples par Funk, et retrouvée à Villefranche par
OLLIVIER, cette espèce est assez fréquente en été (juin-septembre),
Fig. 50. — Ceramium Bertholdi Funk. : Un individu entier, X 18.
entre 18 et 30 mètres de profondeur; épiphyte sur diverses algues
(Crouaniopsis annulata, Callymenia tenuifolia, Udotea peiiolata,
etc.), sur lesquelles elle est fixée par des rhizoïdes. Contrairement à
ce qui a lieu en général pour les autres Ceramium, le C. Bertholdi ne
forme pas de touffes, mais vit à l’état d’individus isolés, hauts de
0 cm. 80 à 1 cm. 2, présentant au plus deux ou trois ramifications di-
chotomes. Toute la plante est d’un beau rose carmin, les cellules
50
J. FELDMANN
axiales renferment des chromatophores en bandelettes allongées, bien
pigmentées (fig. 50).
Un caractère très particulier de cette espèce réside dans l’aug-
Fig. 51. — Ceramium Berlholdi Funk. Détail de la cortication à différents niveaux : A, som¬
met de la fronde; B, portion moyenne; C. partie inférieure; D, portion de fronde
pourvue de tétrasporanges. X 100.
mentation considérable de la taille des cellules axiales de la base
vers le sommet, ainsi que dans la complication progressive des nœuds
(fig. 51). Chez les autres espèces de Ceramium , en effet, le diamètre
des filaments va en diminuant de la base vers le sommet, en même
temps que la structure des nœuds devient de moins en moins complexe.
Vers la base, au-dessus des cellules portant des rhizoïdes cloisonnés,
non ramifiés, contenant des chromatophores rubanés comme ceux des
cellules axiales, mais presque incolores, les cellules axiales ne mesurent
que 60 à 70 f de diamètre, et le nombre des cellules de chaque nœud
est très réduit.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
51
Au niveau de la première dichotomie, le diamètre des cellules
axiales est de 140 à 180 /*, les nœuds, hauts de 60 /* environ, sont
constitués par un anneau continu de grosses cellules avec quelques
cellules disposées de part et d’autre.
Vers le sommet de la plante, les filaments atteignent 300 p de
diamètre, ils sont formés de cellules axiales plus courtes que leur dia¬
mètre. Les nœuds mesurent 90-1 10 /* de haut, l’espace qui les sépare
étant de 50-80 /*; chaque nœud montre souvent deux rangées de
grosses cellules avec, par place, des cellules plus petites interposées.
Les extrémités de la fronde sont à peine courbées vers l’intérieur,
mais ne présentent jamais la disposition en tenaille, si fréquente chez
d’autres Ceramium. Contrairement à ce qu’a indiqué Funk, on ob¬
serve parfois chez cette espèce des poils hyalins unicellulaires, mais
leur présence n’est pas constante.
Les tétrasporanges, observés en juin et août, sont disposés en
petit nombre du côté externe des nœuds des parties moyennes et supé¬
rieures. Ils sont ovoïdes, mesurant 60-70 v- de long, à division tétra¬
édrique, et recouverts par les cellules nodales.
Les gonimoblastes, découverts par Ollivier à Villefranche,
et que j’ai observés sur des échantillons récoltés en Algérie par
M. SEURAT, sont situés latéralement et entourés de quelques ramules
spiniformes; je ne les ai pas rencontrés à Banyuls.
Loc. : Banyuls, cap Bear.
Distri B. : Méditerranée occidentale (France, Italie, Algérie).
Ceramium gracillimum Griff. et Harv. var. byssoideum (Harv.) G. Mazoyer
G. Mazoyer, Céramiacées de l'Afr. du Nord, 1938, p. 223. G. Feldmann, 1940-41,
Céram. Médit., p. 293, fig. 108 et 109. Ceramium byssoideum Harv. Nereis Bor. Amer. III,
1853, p. 218. Howe, Algae of Bahamas, 1920, p. 583. Ceramium gracillimum Boergesen,
Indian Rhodoph., 1934, p. 19. Ceramium transversale Collins et Hervey, Algae, of Bermuda,
1917, p. 145, pl. V, fig. 29-31. H.-E. Petersen, Algae, 1918, p. 14, fig. 5-7.
Cette algue est bien caractérisée par la disposition de ses cellules
nodales dont les inférieures sont allongées transversalement (fig. 52).
Mes échantillons de Banyuls correspondent très bien à ceux décrits
des Bermudes par COLLINS et Hervey, sous le nom de Ceramium
transversale, et avec le C. byssoidum Harvey de Floride. Récemment,
FELDMANN a confirmé, par l’examen des échantillons types, l’iden¬
tité des C. transversale et byssoideum, et montré que cette forme
constitue une variété de petite taille, particulière aux mers chaudes, du
Ceramium gracillimum, qui représente la même disposition des cellules
nodales.
Le Ceramium gracillimum var. byssoideum est assez commun à
52
J. FELDMANN
Banyuls, épiphyte sur diverses algues ( Ulva lactuca, Bryopsis mus-
cosa, Udotea petiolata, Halimeda tuna var. platydisca, Corallina me-
Fig. 52. — Ceramium graciUimum Griff. et Harv. var. byssoideum (Harvey) G. Mazoyer.
Détail de la cortication à différents niveaux de l’algue, X 600 env.
diterranea). Il vit, soit près du niveau, soit en profondeur, jusqu’à
20-25 m. Il est surtout fréquent en hiver et au printemps. (Observé de
novembre à août.) Tétrasporanges observés en décembre et août, sur
des échantillons dragués.
Loc. : Cap Béar, cap du Troc, cap l'Abeille.
Distrib. : Sans doute répandu dans toutes les mers chaudes.
Ceramium tenuissimum (Lyngbye) J. Agardh
~ M PETERS ^ Danske Art. Slaegt. Ceramium, 1908, p. 87, fig. 111, pl. I, fig. |.
D*-*"^nnees Afr. Nord, 1938, p. 325. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41,
p. Z)), hg. 57 y et z, 113 114. Congroceras tenuissimum Kützing. Tab. Phyc. XII, pl. 82 a-c,
Congroceras pdluadum Kützing Tab. Pbyc. XII, pl. 78 a-c. Ceramium nodosum Griff. et
Harv. Harvey, Phyc. Bnt., pl. XC.
Assez îare en hiver et au début de l’été, épiphyte sur diverses
algues ( Scytosiphon Lomentaria, Liagora viscida, etc.) et sur les
feuilles de Posidonies, depuis le niveau jusqu’à 20 m. de profondeur.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
53
Tétrasporanges observés en novembre et juillet.
Spermatanges en janvier.
Loc. : Cap Béar, île Grosse, vivier du Laboratoire Arago.
Distri B. : Méditerranée, Atlantique nord.
Ceramium diaphanum (Lightfoot) Roth
Harvey, Phyc. Brit., pl. CXCIII. Petersen, Dansk Arter Slaegt. Ceramium, 1909,
p. 87, fig. IV, 1, 4, pl. I, fig. 2-5, pl. 3-4. Mazoyer, Céramiées Afr. du Nord, 1938, p. 325.
G. Feldmann, Cérarn. Médit., 1940-41, p. 306, fig. 115, pl. III, D.
Epiphyte sur Ulvia lactuca et Corallina oficinalis , vivant à peu
de profondeur en eau polluée.
Gonimoblastes et tétrasporanges observés en mai.
Loc. : Collioure (Oliver); Banyuls, anse des Fîmes; Cerbère.
DlSTRlB. : Méditerranée, Atlantique nord.
Ceramium diaphanum var. strictum (Kütz.) G. Feldm.
G. Feldmann. Céram. Médit., 1940-41, p. 309, fig. 116, pl. III. S. Ceramium stric¬
tum Harvey, Phyc. Brit., pl. CCCXXXIV.
Je rapporte à cette algue de petits échantillons dragués en hiver
et en été, par 8 à 25 mètres de profondeur.
D’autres échantillons, récoltés en janvier 1932, sur des feuilles
de Zostera nana, dans le vivier du Laboratoire, et que j’avais cru
pouvoir rapporter au C. orthocladum Schiffner, doivent, en réalité,
être rapportés au C. diaphanum var. Zostericola f. minuscula G. Ma¬
zoyer.
Loc. : Cap Béar, Banyuls, vivier du Laboratoire, île Grosse.
DlSTRlB. : Méditerranée, Atlantique nord.
Ceramium diaphanum var. lophophorum G. Feldm.
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 311, fig. 117-118.
Cette variété vit entre 25 et 30 mètres de profondeur, épiphyte
sur Cÿstoseira spinosa. Se reconnaît facilement par la disposition des
cellules sécrétrices qui sont particulièrement abondantes et forment
une crête dentée sur la face externe des extrémités droites. Vit isolée et
mesure de 1 cm. à 2 cm. 5 de haut.
Loc. : Cap Béar, cap l’Abeille (G. Feldmann).
DlSTRlB. : N'est connu que des environs de Banyuls.
Ceramium orthocladum Schiffner
SCHIFFNER, Beitrage zur Kenntnis der Meeresalgen, 1926, p. 301. Neue und bemer-
kensw. Meeresalgen, 1931, p. 174. Mazoyer. Céram. Afr. nord, 1938, p. 328. G. Feld-
MANN, Céram. Médit., 1940-1941, p. 319.
54
J. FELDMANN
Cette algue, décrite d’abord de Tunisie, où elle avait été récoltée
par ScHUSSNIG, près de Carthage, a été ensuite signalée par ScHIF-
FNER, à Port-Vendres, d’où il l’avait observée, avec tétrasporanges et
gonimoblastes, parmi des échantillons récoltés en juillet 1926, par
M me G. Ronniger.
D’après M me G. FELDMANN, le C. orthocladum doit être rap¬
porté au C. diaphanum.
Loc. : Port-Vendres (Schiffner).
DiSTRIB. : Méditerranée.
Ceramium circinatum (Kützing) J. Agardh
Hauck, Meeresalgen, 1885. p. 108. Mazoyer, Céram. Afr. nord. 1938, p. 323.
G. FELDMANN, Céram. Médit., 1940-41. p. 327, fig. 124-125. Hormoceras circinatum Küt¬
zing, Tab. phyc., XII, pl. 70, a-d.
Cette espèce est abondante, au printemps et en été, dans les
cuvettes et à quelques décimètres de profondeur, fixée sur les rochers
ou épiphyte. Elle forme de grosses touffes atteignant 15-18 cm. de
haut.
Tétrasporanges et gonimoblastes observés en septembre.
Loc. : Ile Grosse, grotte du Troc.
DiSTRIB. : Méditerranée, Atlantique nord.
Ceramium rubrum (Huds.) C. Ag. var. barbatum (Kützing) J. Ag.
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-1941. p. 333, fig. 127. pl. III, B. C. barbatum
Kützing. Tab. phyc.. XIII, pl. 9. C. rubrum f. barbota Hauck, Meeresala., 1885. p. 109,
fig. 38 a. ”
Se rencontre surtout en hiver et au printemps, à peu de profon¬
deur, fixé sur les rochers ou épiphyte sur les Corallines et les Cysto-
seira, dans les stations assez obscures.
Au mois de mai-juin, les individus vivant dans les stations enso¬
leillées présentent une teinte jaunâtre et sont presque dépourvus de
phycoérythrine.
Tétrasporanges observés en février.
Loc. : Cap Casteill, île Grosse, cap du Troc.
DiSTRIB. : Méditerranée, Mer Noire.
Ceramium rubrum (Huds.) C. Ag. var. implexo-contortum Solier
■ ^f« BES et Tôlier in Castagne, Catalogue des plantes vivant naturellement aux envi¬
rons de Marseille, 1845, p. 241.
J ai récolté, à plusieurs reprises, en février et en mai, une curieuse
variété de C. rubrum, caractérisée par ses rameaux volubiles, plusieurs
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
55
fois enroulés en spirale sur eux-même, ce qui rend souvent les touffes
de cette algue inextricables.
Dans l’herbier THURET existent des échantillons présentant cette
particularité, récoltés par THURET à Arène, près de Marseille, le
28 octobre 1854, et nommés par lui C. rubrum var. cirrhos>a, nom
demeuré manuscrit.
M" ,e FELDMANN, au cours de la révision des Ceramium de l’her¬
bier de Florence, ayant trouvé un échantillon type du C. rubrum var.
implexo-contortum Solier, a constaté l’identité de cette algue avec
celle que j’avais récoltée à Banyuls.
Loc. : Banyuls, cap Doune, île Grosse.
DiSTRIB. : Méditerranée occidentale.
Ceramium rubrum (Huds.) C. Ag. var. tenue J. Ag.
J. Agardh, Epicrisis, 1876, p. 100. G. Feldmann, 1940-41, .p. 331, fig. 126,
pl. III, T. Ceramium tenue J. Agardh, Analecta Algol. IV, 1894, p. 39.
Cette algue, qui paraît assez distincte du Ceramium rubrum type,
est fréquente en hiver (j anvier-février ), souvent épiphyte sur les Co-
rallines, dans les stations battues et ombragées près du niveau. Beau¬
coup plus rare en juin-juillet, je ne l’ai récoltée qu’une seule fois à
cette époque, dans une station très obscure.
Tétrasporanges observés en février.
Loc. : Ile Grosse, cap du Troc, cap de l'Abeille.
DiSTRIB. : Méditerranée, côtes atlantiques d'Europe jusqu'en Bretagne.
Ceramium echionotum J. Ag. var. mediterraneum G. Mazoyer
G. Mazoyer, Céram. Afr. nord, 1938, p. 322. G. Feldmann. Céram. Médit., 1940-
1941, P . 319, fig. 121.
Assez fréquent, fixé sur les rochers ou épiphyte sur Corallina
mediterranea et Tenarea tortuosa. Cette algue est très caractéristique
des stations battues et ombragées situées à faible profondeur et émer¬
geant parfois. Elle persiste toute l’année, mais elle est surtout bien
développée en hiver et au printemps, de novembre à juin.
Tétrasporanges observés en juin. En septembre, je n’ai observé
que de très petites touffes en voie de croissance.
Loc. : Cap du Troc, cap de l'Abeille.
DiSTRIB. : Méditerranée (var. mediterraneum'). Atlantique nord (type).
Ceramium ciliatum (Ellis) Ducluz. var. robustum (J. Ag.) G. Mazoyer
G. Mazoyer, Céram. Afr. nord, 1938, p. 322. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-
1941, p. 322, fig. 122. Ceramium robustum J. Agardh, Anal, algol., II, 1894, p. 35. Echi-
noceras ciliatum Kützing, Tab. phyc., XII, pl. 86.
. 5 $
/. FELDMANN
Cette algue, qui se distingue en particulier de la forme type de
l’Atlantique par ses aiguillons composés de plus de trois cellules, est
abondante dans toute la région de Banyuls, Elle forme des touffes
spongieuses et souvent confluentes en un tapis continu sur le Tenarea
tortuosa et sur les rochers battus émergeants. Bien développée en
hiver et au printemps, elle est plus rare en été et se rencontre alors
seulement dans les stations les plus fortement battues et un peu om-
bragées.
A la fin du printemps (juin-juillet), la plupart des touffes expo¬
sées à la lumière sont presque entièrement décolorées, sauf à la base.
Tétrasporanges observés en décembre, février et mai.
Gonimoblastes en septembre et février. Sans doute fertile toute
l’année.
I—OC. : Port-Vendres, Banyuls, cap Doune, île Grosse, cap du Troc.
DlSTRIB. : Méditerranée, Atlantique nord.
Ceramium Ieptocladum Schiffner
ScHIFFNER, Neue und Bemerkensw. Meeresalg., 1931, p. 173.
Je n ai pas observé cette espèce que SCHIFFNER dit affine au
Ceramium ciliatum et qu’il signale à Port-Vendres, associée au Cen¬
troceras cinnabarinum , Wurdemannia miniata, etc., sur Polysiphonia
fruticulosa , Laurencia obtusa et Corallina, à moins de 1 m. de pro¬
fondeur, d’après des échantillons recueillis par M me G. RoNNIGER en
juillet 1926.
Loc. : Port-Vendres (Schiffner).
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
CENTROCERAS Kützing, 1843
Centroceras cinnabarinum (Grateloup) J. Agardh
C |J ^ CARDH ' S P-. A *g- fj; P- 148. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 341,
xm ’ »■
Signalé par Schiffner (Neue und Bemerkensw. Meeresalgen,
1931, p. 174), à Port-Vendres. Je ne l’ai pas observé.
Loc. : Port-Vendres (Schiffner).
Distrib. : Méditerranée.
MICROCLADIA Gréville, 1830
Microciadia glandulosa (Solander) Greville
HaKVEV, Phyc. Brit. pl XXIX. KiiTZINC. Tab. Phyc., XIII. pl. 21, a-d. MazOVEK.
£g Bl"* Afr ’ dU n ° ,d ’ 938 ’ P ' 328 ’ G ' Feldmann - Céram. Médit.. 1940-41, p. 343,
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
57
Cette espèce est assez abondante en profondeur, entre 15 et
30 mètres de profondeur, épiphyte sur diverses algues, Peyssonelia
rubra et Lithothamniées en particulier, ainsi que sur les feuilles de
Posidonia.
Elle est au contraire très rare et de petite taille près du niveau,
où je ne l’ai observée qu’une fois dans une station très ombragée, à
moins d’un mètre de profondeur, en août.
Le Microcladia glandulosa est annuel, sa croissance est assez
lente; les individus récoltés en janvfer et en avril sont de très petite
taille; ils atteignent leur complet développement d’août à novembre.
Les tétrasporanges ont été observés en novembre.
Loc. : Cap Bear, île Grosse, grotte du Troc.
DiSTRIB. : Méditerranée, Atlantique tempéré.
SPYR1DIA Harvey, 1833
Spyridia filamentosa (Wulfen) Harvey
Harvey, Phyc. Brit., pl. 46. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 115. Boergesen, Mar.
Algae D. West Indies II, 1920, p. 233, fig. 222-226. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-
1941, P . 348, fig. 133.
Cette espèce est beaucoup plus rare aux environs de Banyuls
que dans beaucoup d’autres régions de la Méditerranée.
Elle vit en été (août-septembre) dans les stations calmes et bien
éclairées près du niveau.
Loc. : Cap du Troc, cap l’Abeille.
DiSTRIB. : Méditerranée, Atlantique tempéré et tropical (côtes d'Europe, d'Afrique
et d'Amérique), Mer Rouge, Océan Indien.
WRANGELIA C. Agardh, 1828
Wrangelia penicillata C. Ag.
Thuret et Bornet, Notes Algologiques, II, 1880, p. 183, pl. 48. Boergesen, Mar.
Algae D. West Indies II, 1920, p. 120, fig. 131-132. Kylin, Uber Wrangelia und ihre
system. Stellung, 1928, fig. 1-3. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 425, fig. 21 c_
22, 42. 43. 63. 64.
Très rare en été près du niveau. Plus commun en profondeur,
entre 12 et 20 mètres, épiphyte sur Cÿstoseira spinosa et sur les feuilles
de Posidonies. Stérile et de petite taille en janvier. Bien développé
en été (juin-septembre). Tétrasporanges observés en juin et juillet.
Spermatanges en juillet. Gonimoblastes en août.
Loc. : Cap Béar, île Grosse, cap du Troc.
DiSTRIB. : Méditerranée, Atlantique tropical et subtropical.
58
/. FELDMANN
GYMNOTHAMNION J. Agardh, 1892
Gymnothamnion elegans (Schousboe) J. A g.
J. Agardh, Analecta algologica, I, 1892, p. 27, tab. I, fig. 11-14. G. Feldmann,
Céram. Médit., 1940-41, p. 354, fig. 134-135. Callithamnion elegans Schousboe, Bornet et
Thuret, Notes Algol., I, 1876, p. 32, pl. 10; Hauck, Meeresalg., 1885, p. 76. Plumaria
Schousboei (Bornet) Schmitz, Bornet. Algues de Schousboe, 1892, p. 330. Boergesen,
Mar. Algae Canary Isl.. III, pt. III, 1930, p. 48.
Assez fréquent sur les rochers battus, près du niveau, dans les
stations ombragées, mêlé à d’autres petites algues (Cladophora repens
et Gelidium pulvinatum en particulier). Remonte dans l’étage littoral,
dans les cavités du trottoir de Tenarea lortuosa, qu’il tapisse souvent
complètement de son velours d’un pourpre sombre.
Se rencontre toute l’année.
Fertile (tétrasporanges et spermatanges) en mai.
Loc. : Banyuls, Ginestère, cap du Troc.
DiSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique, de la côte basque aux
Canaries.
SPERMOTHAMNION Areschoug, 1877
Spermothamnion repens (Dillwyn) K. Rosenvinge
K. Rosenvinge, Mar. Algae of Denmark, III, 1923-24. p. 298, fig. 202-211. Boer¬
gesen, Mar. Algae Canary Isl., III, pt. III, 1930, p. Il, fig. 1-2. G. FELDMANN, Céram.
Médit., 1940-41, p. 368, fig. 10c, 63, 141-144. Spermothamnion Turneri (Mertens) Ares¬
choug, Bornet et Thuret, Notes Algol., fasc. 1, 1876, p. 24, pl. VIII, fig. 45. Hauck,
Meeresal., 1885, p. 42.
Mes échantillons appartiennent à la variété Turneri (Mert.) Ro¬
senvinge. Cette algue est abondante en hiver (janvier-février), près du
niveau, sur les rochers battus. Souvent épiphyte sur les Corallines.
Tétrasporanges observés en février.
Loc. : Banyuls, cap du Troc.
Di$TR1b. : Méditerranée, Atlantique nord, de la Scandinavie aux Canaries, Amérique
du nord.
Spermothamnion irregulare (J. Agardh) Ardissone
Ardissone, Phyc. Médit. I, 1883, p. 304. Bornet, Algues de Schousboe, 1892,
p. 322. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 358, fig. 136, y et z.
Je n ai pas observé cette espèce dont j’ai vu des échantillons
dans l’herbier Thuret, récoltés en février par OLLIVER, à Collioure.
Loc. : Collioure, « entre Porteil et la batterie d'an Sourre » (OLLIVER).
DiSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
ALGUES MARINES DE LA■ COTE DES ALBÈRES
59
Spermothamnion flabellatum Bornet
Bornet et Thuret, Notes algologiques, I, 1876, p. 24, pl. VIII, fig. 1-3. Ardissone,
Pbycol. Médit., I, 1883, p. 303. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 360, fig. 10e,
47, 79, 137, 138.
Forme un petit gazon pouvant atteindre 1 cm. de haut lorsqu’il
est bien développé. Vit épiphyte sur différentes algues, notamment sur
les Codiurrt, par 20-30 m. de profondeur, en juillet, août et septembre.
Fertile (gommoblastes et tétrasporanges). Plante dioïque.
Le 5. flabellatum se distingue facilement des autres espèces, sauf
du S. Johannis G. Feldm. et du S. strictum (Ag.) Ardissone, auquel
il a été réuni par certains auteurs, c’est ainsi, par exemple, que sous le
nom de S. strictum Ardiss., Mrs NEWTON (Handb. Brit. Seaweeds,
1931, fig. 218) a publié une copie de la planche de BORNET repré¬
sentant le 5. flabellatum. D’après BORNET, le S. flabellatum diffère
du S. strictum par sa fronde plus grêle, à cellules cylindriques et non
renflées.
Loc. : Cap Béar.
Distrib. : Méditerranée occidentale.
Spermothamnion Johannis G. Feldmann
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 362, fig. 79 et 139.
Petit Spermothamnion vivant par 25-30 m. de profondeur, épi¬
phyte sur Halimeda tuna var. platydisca, Cystoseira spinosa et les
feuilles de Posidonie, de juin à décembre.
Plante monoïque différant du 5. flabellatum par ses spermatan-
giophores sphériques et non oblongs.
Tétrasporanges et organes sexués observés en été et en automne.
Loc. : Cap Béar et cap l’Abeille.
DlSTRiB. : N’est connu que des environs de Banyuls.
PTIL0THAMN10N Thuret, 1863
Ptilothamnion Pluma (Dillw.) Thuret
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 372, fig. 68, 145-147. Ptilothamnion Pluma
f. microptera (Mont.) Hauck, Meeresalg., 1885, p. 76. Ptilothamnion micropterum (Mon¬
tagne) Bornet, SAUVAGEAU, Algues du golfe de Gascogne, 1897, p. 18. Callithamnion mi¬
cropterum Montagne ; KüTZINC, Tab. Phyc., t. XII, tab. I, c-d. BoRNET, Algues de
Schousboe, 1892, p. 331.
Cette espèce est assez fréquente à Banyuls, épiphyte sur les
Sphaerococcus coronopifolius, dragués en janvier, par 12-15 m. Beau¬
coup plus rare en été, par 25-30 m., sur les Lithothamniées.
Sur le Sphaerococcus elle forme, sur les parties âgées de son
Source:MNHN, Paris
60
]. FELDMANN
hôte, un gazon ras et continu, haut de 500-800 F au maximum, d’une
couleur pourpre foncé, se confondant avec celle du support (fig. 53).
Fig. 53. — Piilothamnion Pluma (Dillw.) Thuret, X 50.
D’une base filamenteuse ramifiée, formée de cellules larges de
25-30 p et longues de 100 p en moyenne, et fixée au substratum par
des rhizoïdes unicellulaires courts, ramifiés dichotomiquement en forme
de rosace, s élevent des rameaux dressés, pennés. Les membranes des
cellules sont relativement épaisses et donnent à la plante un aspect
rigide. Les rameaux dressés sont de deux sortes : les uns à axe formé
de cellules allongées, mesurant 20-30x60-70 F, portent des pinnules
étalées, espacées, alternées ou unilatérales, généralement simples et
formées de cellules allongées, larges de 10-15 /^ ; les autres, dont l’axe
est formé de cellules plus courtes, longues seulement de 30 à 40 F,
portent sur chacune des cellules de l’axe deux pinnules opposées, dres¬
sées, dont la cellule inférieure, plus grosse que les autres, est souvent
étroitement appliquée contre l’axe.
Cette cellule inférieure porte souvent, insérée sur sa face infé¬
rieure (externe), une pinnule un peu plus courte que la pinnule prin¬
cipale, mais parallèle à celle-ci; ce qui donne à l’ensemble l’aspect
d une pinnule bifurquée. Les cellules de ces pinnules mesurent 10-15 i L
de diamètre (fig. 54).
Ce dimorphisme des frondes dressées, si particulier, de cette es¬
pèce n’avait été observé que par KÜTZING, qui l’avait figuré.
J ai observé les tétrasporanges en janvier, ils sont à division té¬
traédrique et situés à l’extrémité des ramules latéraux.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
6fl
Fig. 54. — Plilolhamnion Pluma (Dillw.) Thuret. Deux rameaux dressés appartenant
à la même fronde, montrant leur dimorphisme, X 200.
62
]. FELDMANN
Les individus méditerranéens de cette espèce diffèrent de ceux
des mers boréales, épiphytes sur les stipes de Laminaires; ils ont été
considérés par beaucoup d’auteurs comme une espèce distincte : P. mi-
cropterum (Montagne) Bornet. D’après Bornet (1897), le P. mi¬
cropterum se distingue du P. Pluma par sa taille plus réduite et ses
pinnules bifurquées. En réalité, cette bifurcation des pinnules n’est pas
constante chez les individus méditerranéens, et ce caractère n’a pas la
valeur spécifique que lui attribuait Bornet. KYLIN a, en effet, observé
(1928, p.77, fig. 50) une bifurcation des pinnules chez des P. Pluma,
épiphytes sur des stipes de Laminaria hyperborea des mers nordiques.
D après M me Feldmann, le P. micropterum ne paraît être
qu’une forme réduite du P. Pluma.
Décrit des Canaries par MONTAGNE, qui l’avait observé sur le
Sphaerococcus coronopifolius, hôte sur lequel il se retrouve à Banyuls,
le P . micropterum a été signalé par SAUVAGEAU, à Guéthary, épi-
phyte sur des Cystoseira. OLLIVIER, qui a découvert cette algue sur
les côtes méditerranéennes françaises, à Villefranche, l’a récoltée à
l’état stérile, en été, sur les rhizomes de Posidonies et sur Cladophora
pellucida. Elle semble assez rare en Méditerranée.
Loc. : Cap du Troc, cap l’Abeille.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique; Atlantique, de l'Angleterre aux
LEJOLISIA Bornet, 1859
Lejolisia mediterranea Bornet
, on B ° RNE T’ Nouv - § enre de Floridée, 1859, p. 91, pl. I -2. Hauck, Meeresalg.. 1885,
p. 520, fig. 234. Schiffner, Stud. über Alg. Adriat. Meeres., 1916, p. 135 fis 9-P
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 377. fig. 67, 77, 78, 148.
Cette curieuse algue, découverte par Bornet, à Antibes, sur
Udotea petiolata, est très rare à Banyuls, en hiver (janvier-février),
épiphyte sur des hydraires eux-mêmes fixés sur le Cystoseira spinosa,
entre 15 et 20 mètres de profondeur.
A Villefranche, OLLIVIER (1929, p. 149) la signale sur les
colonies d hydraires, vivant sous les surplombs du niveau de l’eau, à
1-2 m. de profondeur. Fertile même en été. Espèce monoïque, sper-
matanges et procarpes s’observent sur les mêmes individus. Excep¬
tionnellement, on peut rencontrer des individus portant à la fois des
tétrasporanges et des organes sexuels.
C’est ce qu’a signalé SCHIFFNER dans l’Adriatique et ce que
j ai aussi signalé à Banyuls où j ai récolté un individu portant à la
fois des tétrasporanges et des spermatanges.
Loc. : Cap Oullestreil.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Océan Indien.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
63
SPHONDYLOTHAMNION Nageli, 1861
Sphondylothamnion multifidum (Huds.) Nageli
Bornet et Thuret, Notes Algol., II, 1880, p. 181, pl. 47. Hauck, Meeresalg., 1885.
p. 49, fig. 14. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 384, fig. 12 et 150.
Abondant et très bien développé, de mai à juillet, dans la grotte
du Troc, sur les rochers ombragés, à quelques décimètres de profon¬
deur.
Tétrasporanges observés en juin-juillet.
Loc. : Grotte du Troc.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique nord, de l'Ecosse aux
Canaries.
B0RNET1A Thuret, 1855
Bornetia secundiflora (J. Ag.) Thuret
Thuret, Nouv. genre d'Algues, 1855, p. 155, pl. I. L. Zanardini, Icon. phyc. adriat.,
II, p. 43, Tav. 51, fig. 1-6. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 387, fig. 19, a et b.
24, 151. Criffithsia secundiflora J. Agard, KüTZING, Tab. phyc., t. XII, tab. 22.
Vit dans les stations ombragées et à eau renouvelée à peu de
profondeur, parfois aussi dans les cuvettes des rochers battus.
Espèce estivale, jeune et de petite taille en juin, bien développée
et fertile (tétrasporanges et spermatanges) en septembre-octobre.
Loc. : Banyuls. cap Doune, île Grosse, anse du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Adriatique, de l’Angleterre au Maroc; Californie.
COMPSOTHAMNION Nageli, 1851
Compsothamnion thuyoides (Smith) Nageli
Nageli, Beitr. Morphol. u. System. Ceramiaceen, 1861, p. 11. Westbrook, Journ.
of Bot., 1930, p. 353. G. Feldmann, Céram. Médit.. 1940-41, p. 390, fig. 152. Callithamnion
thuyoides C. Ag., Harvey, Phyc. Brit., pl. 269. KüTZING, Tab. phyc., t. XI, tab. 74.
fig. d-g. HaUCK, Meeresalg., 1885, p. 78.
Très rare à Banyuls, dragué une seule fois par 12 m. de pro¬
fondeur, au mois de janvier.
Loc. : Banyuls, île Grosse.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique, de l'Angleterre aux
Canaries.
PLEONOSPORIUM Nageli, 1851
Pleonosporium Borreri (Smith) Nageli
Hauck, Meeresalg., 1885, p. 88, fig. 32. Newton, Handb. Brit. Seaweeds, 1931,
p. 374, fig. 225. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 392, fig. 13, 48, 57, 69, 153.
Callithamnion Borreri Harvey, KüTZING, Tab. Phyc., t. XI, tab. 71 et 72.
Assez rare près du niveau, en hiver et au printemps, dans les
64
/. FELDMANN
stations ombragées et les surplombs; sur les rochers ou épiphyte, sur
diverses algues, Corallines en particulier.
Fréquent en hiver, en dragage, par 8-20 m. de fond, plus rare,
en été, par 30-35 m. Les échantillons dragués par 30 m., en été, sont
plus grêles que ceux récoltés à une profondeur moindre en hiver.
Gonimoblastes et spermatanges observés sur des échantillons dra¬
gués par 20 m., en janvier. Polysporanges observés en janvier et en
juin.
Loc. : Ile Grosse, cap du Troc, cap l’Abeille, cap Rederis.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique; Atlantique, de l’Angleterre au
Maroc; Amérique du nord.
NEOMONOSPORA Setchell et Gardner, 1937
Neomonospora pedicellata (Smith) G. Feldm. et Meslin
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41,. p. 396, fig. 14, 15, 154. Monospora pedi-
cellata (Smith) Solier in Castagne, Catal. pl. Marseille, 1845, p. 212, pl. 7 et suppl., p. 119.
ZanardiNI, Icon. phyc. Adriat., II, p. 112, pl. 67. BoRNET et Thuret, Notes algol., I, 1876,
p. 21, pl. 7.
Assez fréquent et généralement fertile (monospores) en hiver et
au printemps, dans les cuvettes des rochers battus. Souvent épiphyte
sur d’autres algues.
Loc. : Port-Vendres, anse des Elmes, île Grosse, cap du Troc, cap l'Abeille.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique; Atlantique nord, de l’Angleterre
aux Canaries.
Neomonospora pedicellata (Smith) G. Feldm. et Meslin var. tennis G. Feldm.
G. Feldmann, Céram. de Villefranche, 1939, p. 10, fig. I. Céram. Médit., 1940-41,
p. 398, fig. 155-156.
Les échantillons récoltés à Banyuls constituent une forme de
passage entre la forme type et la variété tenuis dont elle se rapproche
par son appareil végétatif, alors qu’elle en diffère par ses monospores
pédicellées.
Se présente sous forme d’individus isolés de 1 cent. 1 /2 de haut,
épiphyte sur Cystoseira spinosa et vivant entre 15 et 20 m. de pro¬
fondeur.
Loc. : Cap Béar.
Distrib. : Villefranche-sur-Mer.
Neomonospora furcellata (J. Ag.) G. Feldm. et Meslin
G. Feldmann et Meslin, Note sur le Neomonospora furcellata , 1939, p. 193, fig. 1-2,
pl. III. Criffithsia furcellata J. Ag., Algae Mar. Médit., 1842, p. 75. KüTZlNG, Tab. Phyc.,
t. XII, tab. 30. fig. e-g. De Toni, Sylloge IV, sect. III, p. 1276. Funk, Céram. von Neapel,
1922, p. 226, Taf. V, fig. 3. Criffithsia arachnoidea C. Ag. BoERCESEN, Mar. Al«ae Canary
Isl., III, pt. III, 1930, p. 29. 8
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALDÉRES
65
Je n’ai pas récolté cette algue à Banyuls, mais j’ai eu entre les
mains un bel échantillon stérile qui y avait été récolté en hiver par
P. DANGEARD. Cet exemplaire correspondait tout à fait à un échan¬
tillon type de G. furcellala récolté par J. Agardh, à Amalfi, ainsi
qu à un échantillon de G. arachnoidea provenant des Canaries, reçu
de M. le D r Boergesen.
Ainsi que l’ont montré tout récemment M me G. FELDMANN et
R. MESLIN, cette algue n’appartient pas au genre Griffithsia, mais
doit être placée dans le genre N eomonospora.
Loc. : Banyuls (P. Dangeard).
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Mer Egée, Atlantique (côte de
France et Canaries), Océan Pacifique.
GRIFFITHSIA C. Agardh, 1817
Griffithsia opuntioides J. Agardh
J. Agardh, Alg. mar. Médit., 1842, p. 76. Zanardini, Icon. phyc. Adriat., vol. II,
p. 97, tab. 64, b. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 94. Boergesen, Mar. Algae Canary Isl., III,
pt. III, 1930, p. 40, fig. 15. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 419, fig. 2, 166, 167.
Assez rare aux environs de Banyuls, vit près du niveau, dans les
stations ombragées.
Bien caractérisé par ses tétrasporanges portés par des rameaux
spéciaux formés de deux cellules; les tétrasporanges se forment à la
partie supérieure de la cellule inférieure renflée; ils sont entourés d’un
verticille de petites cellules formant un involucre (fig. 55).
Tétrasporanges observés en septembre et juillet.
Loc. : Banyuls, cap Doune, cap du Troc.
DiSTRIB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Griffithsia flosculosa (Ellis) Batt. var. sphaerica (Schousb.) G. Feldm.
G. Feldmann, Céram. Médit.. 1940-41, p. 422, fig. 10 f. 21 g, 168. C. sphaerica
Schousboe, KüTZING, Tab. Phyc., XII, pl. 26, a-e. C. setacea (Ellis) Ag. var. sphaerica
J. Ag., BoRNET, Algues de Schousboe, 1892, p. 324.
Ne semble être qu’une forme rabougrie du G. flosculosa (Ellis)
Batters (G. setacea (Huds.) C. Ag.). Forme des touffes denses, hémi¬
sphériques, hautes de 1 à 2 cm.
Vit près du niveau, en hiver et au printemps, sur les rochers
ombragés et assez battus, souvent épiphyte sur le Corallina mediterra-
nea et le Phyllophora nervosa.
Tétrasporanges observés en février, avril et mai. Gonimoblastes
en mars et juin.
Loc. : Banyuls, Ginestère, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Adriatique, Maroc.
66
/. FELDMANN
Fig. 55. — Criffithsia opuntioides J. Ag., X 9.
Griffithsia flosculosa (Ellis) Batt. var. irregularis (J. Ag.) G. Feldm.
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 424. J. Agardh, Sp. Alg., II, p. 84.
KüTZING, Tab. Phyc., t. XII, tab. 25, d-f (?). Criffithsia setacea var. irregularis Hauck,
Meeresalg., 1885, p. 94.
Très voisin de la variété précédente, s’en distingue par sa rami¬
fication irrégulière souvent unilatérale. Fronde haute de 3 cm.
Vit dans les stations battues et ombragées en hiver et au prin¬
temps. Epiphyte sur Phyllamphora nervosa. Tétrasporanges en fé¬
vrier.
Loc. : Banyuls, Ginestère, cap du T roc.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
67
Griifithsia Schousboei Montagne
Montagne, Phÿceae hlspanicae, 1853, p. 4, tab. X. Derbes et SoLlER, Organes re¬
producteurs des algues, 1850, p. 19, pl. 36, fig. 1-9. KüTZING, Tab. Phyc., t. XII, tab. 27,
c-e. Zanardini, Icon. phyc. Adriat., tav. 20. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 92.
Je rapporte à cette espèce un petit Griffithsia assez rare, à la fin
de l’été, en automne et en hiver, près du niveau, dans les stations abri¬
tées (fig. 56). Il forme de petites touffes, hautes de 1-2 cm., à rami-
68
/. FELDMANN
fication dichotome, à cellules ovoïdes, renflées, généralement deux fois
plus longues que larges, les supérieures presque sphériques, celles de
la partie moyenne mesurant 700-900 f de large, les supérieures presque
sphériques; celles de la partie moyenne mesurant 700-900 F de large
et 800-1.200 f de long.
Les spermatanges que j'ai observés en septembre forment un
verticille composé de plusieurs rangées de glomérules autour de la
partie supérieure des cellules, du haut de la fronde (fig. 57). Ces
Fig. 57. — Criflithsia Schousboei Montagne : A, disposition des
spermatanges, X 75; B, détail d’une touffe de spermatanges, X 525.
groupes de spermatanges ne sont pas entourés d’un verticille de cel¬
lules stériles comme on en observe, par exemple, chez le Crifithsia
corallinoides (L.) Batters (G. corallina (Lightf.) Ag.). Il y a, par
contre, des poils à ramification verticillée (trichoblastes).
Par la disposition des spermatangiophores dépourvues d’invo-
lucre, de même que par la forme et les dimensions des cellules de la
fronde, mes échantillons de Banyuls correspondent bien à ceux ré¬
coltés par Bornet et Thuret, à Biarritz; ils n’en diffèrent que par
la présence de rhizoïdes naissant des cellules supérieures de la fronde
et qui caractérisent la var. imbricata (Schousboe) Montagne. Ils cor¬
respondent également bien à l’algue de Marseille étudiée par
DERBES et SoLIER.
Par contre, il est possible que la plante de l’Adriatique figurée
par Zanardini et celle décrite par Hauck, qui possède un involucre
de petites cellules autour des spermatanges, appartiennent à une autre
espèce.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALDÈRES
69
Les gonimoblastes du G. Schousboei, que j’ai observés sur des
échantillons récoltés en décembre par P. DANGEARD, sont situés laté¬
ralement vers l’extrémité distale des cellules supérieures de la fronde
et présentent la même structure que ceux du Grijjïthsia corallinoides.
Je rapporte également au G. Schousboei, à titre de variété, un
petit Gritfithsia dont je n’ai observé qu’un individu mâle récolté en
février 1932.
Griffithsia Schousboei var. minor nov. var.
A typo differt statura minori, cellularum medii frondis 400-
Fig. 58. — Criffilhsia Schousboei Montagne var. minor Feldm. : A, plante
entière, X 14; B, cellule portant des touffes de spermatanges, X 75.
500 X 700-1.000. Spermatangiorum glomerulis paucioribus, milorum
vertillatorum defectu.
70
J. FELDMANN
Cette variété est remarquable par sa taille réduite et le nombre
des glomérules de spermatanges disposés autour des cellules de la
partie supérieure de la fronde, et par l’absence de poils verticillés
(fig. 58). Comme dans la forme type, il n’y a pas d’involucre autour
des spermatanges.
Loc. : Banyuls, anse des Elmes, île Grosse (P. Dangeard), Ginestère, cap du Troc,
cap l’Abeille.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique tempéré chaud, de la
côte basque aux Canaries.
Griffithsia barbata (Smith) C. Agardh
KüTZINC, Tab. Phyc., t. XII, tab. 24. Zanardini, le. Phyc. Adriat., tav. 50. Hauck,
Meeresalg., 1885, p. 89, fig. 33 a. Boergesen, Mar. Algae Canary Isl., III, pt. III, 1930,
p. 32, fig. II. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 408, fig. 24 i, 52, 70, 159, 160.
Très rare, dans les cuvettes des rochers battus, en hiver et au
printemps, épiphyte sur diverses Floridées.
Tétrasporanges observés en janvier et mai.
Loc. : Banyuls, île Grosse, cap du Troc.
DlSTRlB. : Méditerranée; Atlantique, de l’Angleterre aux Canaries, Antilles.
Griffithsia sp. nov.
J’ai dragué, en septembre 1932, au cap l’Abeille, par 25-30 m.,
épiphyte sur le Pseudolithophyllum expansum, un petit Griffithsia
stérile, haut de 2 cm. et formé d’un filament de dix cellules. Il était
remarquable par sa teinte sombre et la très grande taille de ses cellules
dépassant 2 mm. de long et 1.300 F de large. Cet échantillon corres¬
pond tout à fait au Griffithsia figuré par KÜTZING, dans ses Tabulae
phycologicae, t. II, tab. 27, a, b, sous le nom de C. opuntioides, mais
il s’agit là d’une algue tout à fait différente de l’espèce homonyme
décrite par J. Agardh.
Cette algue correspond peut-être à celle observée par OLLIVIER
(Fl. marine Côte d’Azur, 1929, p. 151), au cap Ferrât, draguée par
30-40 m., sur des Lithothamniées, et qu’il croyait devoir rapporter au
G. Schousboei. Il en donne la description suivante : « Chaque indi¬
vidu, d une longueur d’environ 2 cm., était formé d’un seul axe prin¬
cipal, de 6 à 12 cellules, surmonté de deux courts rameaux de 2 à
4 cellules, celles-ci ayant un diamètre de 3/4 à 1 mm. Ces plantes,
généralement fertiles, portaient un ou plusieurs cystocarpes terminaux
ou subterminaux. »
La situation terminale des gonimoblastes, signalée par OLLIVIER,
ne se rencontre chez aucun Griffithsia de nos côtes, et il est probable
qu il s agit là d’une espèce nouvelle; mais, en l’absence d’échantillon
fertile, il est impossible de conclure.
Loc. : Banyuls, cap l’Abeille.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
71
DOHRNIELLA Funk, 1922
Dohrniella neapolitana Funk
Funk, Ueber einige Ceramiaceen von Neapel, 1922, p. 232, pl. V, fig. 7-13; Algen-
veget. Golfs von Neapel, 1927, p. 470. OLLIVIER, Etude Fl. marine Côte d'Azur, 1929,
p. 158. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 433, fig. 15a-d, 21 d, 23, 83, 170.
Cette rare et curieuse espèce se rencontre en été (août-septembre)
à Banyuls, en individus isolés, atteignant 1 cm. de haut, épiphyte sur
fl
Fig. 59. — Dohrniella neapolitana Funk. Rameau portant des tétrasporanges,
des seirospores et des cellules sécrétrices, X 250 env.
diverses algues (Udotea petiolata et Crouaniopsis annulata en parti¬
culier), dragués par 25 à 30 m. de profondeur.
72
]. FELDMANN
Les individus que j’ai étudiés portaient, pour la plupart, des sei-
rospores et des tétrasporanges ; je n’ai pas observé d’organes sexuels.
Les seirospores sont réunies en bouquets de trois ou quatre chaînes
au sommet des rameaux. Chaque chaîne est formée de trois à cinq
(rarement sept) grosses seirospores bourrées comme les tétraspores de
grains d’amidon de grande taille.
Les tétrasporanges à division tétraédrique ou plus ou moins irré¬
gulière sont situés sur les rameaux principaux; ils sont tantôt sessiles,
tantôt pédicellés, et mesurent 40x50 f environ. On observe égale¬
ment des disporanges.
Un des caractères de cette espèce qui la rapproche des Anti-
thamnion, est la présence de cellules sécrétrices à contenu réfringent.
Ces cellules sécrétrices sont situées latéralement vers la partie distale
des cellules des ramules. Elles ont souvent une forme lenticulaire.
Les cellules des rameaux portent en outre de petits rameaux latéraux
souvent opposés, formés chacun d’une petite cellule arrondie (fig. 59).
Loc. : Cap Bear.
Distrib. : Méditerranée occidentale (Naples, Villefranche).
SEIROSPORA Harvey, 1849
Seirospora Giraudyi (Kütz. ) De Toni
, njl De Toni, Syll. Alg., vol. IV, sect. III, p. 1903. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-
1941, p. 448, fig. 15 e et f, 24, 62, 72, 80-82, 175-176. Seirospora Griffithsiana, J. Feldmann,
Végét mar. Médit., p. 77, fig. 3, 1937 (non Harv.). Phlebothamnion Ciraudyi Kütz., Sp. II,
p. 656, Tab. Phyc., XII, pl. 6, fig. a-b. Callithamnion Ciraudpi J. Ag. Sp., II, p. 38-
Epicrisis, p. 41. Ardissone, Phyc. Médit., I, p. 65 (non C. Giraudyi Solier).
Plante bien développée, draguée en été, par 25-30 m., épiphyte
sur le Pseudolithophÿllum expansum. Des échantillons dragués le
28 juin 1934, au cap Béar, présentaient des tétrasporanges à division
tétraédrique, des spermatanges et des procarpes sur les mêmes indi¬
vidus.
Presque toutes les cellules de la fronde, sauf celles des rhizoïdes
cortiquants et celles des organes reproducteurs, renferment des inclu¬
sions protéiques analogues à celles que j’ai précédemment décrites chez
1 Aglaofhamnion caudatum. La présence de ces inclusions protéiques
chez cette algue vivant par 25 à 30 m. de fond montre que la for¬
mation de ces inclusions n’est pas liée, comme le pensait OLLIVIER, à
l’émersion.
Loc. : Cap Bear, cap l'Abeille.
Distrib. : Méditerranée occidentale.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALDÈRES
73
Seirospora sphaerospora nov. sp.
J. FELDMANN, Algae marinae Médit, novae, 1935, p. 369. G. FELDMANN, Céram. rade
Villefranche, 1939, p. 11. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 443, fig. 173.
Frons erecta, 6-12 mm. alla, tenuissima pallide rosea, ima basi
eorticata (in speciminibus minons vix ecorticata) rhizoidibus affixa
cellulis inferioribus ultra 120 p latis; alterne decomposito-ramosa ra-
mis ramulisque quoqueversum egredientibus, ramulis superioribus sub-
dichotomis, cellulis longioribus quam latis 15-20 n latis.
Sporangia interiore latere axillarum, sparsa , sessilia, semper in
duobus sporis (disporis) divisa, magna, subsphaeroidea 50-60 p diam.
Apices filamentorum saepe in parasporis (seirosporis) mutatae,
cellulis subaequilongis, doliiformibus 20-30 p latis, in filamentis ramo-
sis, elongatis seriatae.
A finis videtur Seirospori interrupti (Smith) Schmitz sed ab eo
differt sporangiis bisporis, semper sessilibus et forma seirosporarum.
Habitat in mari Mediterraneo in litore Ruscinonensi ad Flo-
rideas varias (Crouaniopsidem annulatam, Lomentariam linearem,
Chrysymeniam ventricosam etc.) et Hÿdrozoa, ad altitudinem 25-
30 m. infra superficiem maris. Aestate viget.
J’ai récolté à plusieurs reprises, en été (juin, août et septembre),
épiphyte sur diverses Floridées ( Crouaniopsis annulata, Lomentaria
linearis, Chrysymenia ventricosa ) et sur des hydraires dragués par
25-30 m., un petit Seirospora très grêle, que j’avais d’abord rapporté
au Seirospora interrupia (Smith) Schmitz, mais qu’après comparaison
avec des échantillons de cette espèce, récoltés par Thuret à Saint-
Malo, je crois préférable de considérer comme une espèce distincte :
Seirospora sphaerospora nov. sp. Cette algue, qui mesure 6-12 mm.
de hauteur, présente à la base un filament principal, dressé, formé de
cellules aussi longues que larges, de plus de 120 ^ de diamètre et
recouvertes, au moins dans les individus bien développés, par des rhi-
zoïdes cortiquants. Cet axe porte des rameaux naissant dans tous les
plans et dont les ramifications extrêmes sont plus ou moins dichotomes
(fig. 60).
Les cellules des ramules sont beaucoup plus longues que larges,
elles ne mesurent que 15-20 m de diamètre ; chacune ne contient qu’un
seul noyau.
Les sporanges naissent vers la partie supérieure des ramules, sur
le côté interne de ceux-ci; ils sont toujours sessiles, de forme allongée
à l’état jeune, ils deviennent presque sphériques à leur maturité; ils
sont alors d’assez grande taille par rapport aux cellules qui les portent
et mesurent 50-60 /* de diamètre. Le contenu de ces sporanges est
74
/. FELDMANN
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
75
divisé en deux par une cloison transversale : il s’agit donc de dispo-
ranges. Ce mode de division semble être constant chez cette espèce,
car je n’ai jamais observé de tétrasporanges. Chez les individus por¬
teurs de disporanges, les seuls que j’ai récoltés, l’extrémité des rameaux
est souvent transformée en seirospores. Leur forme est assez particu¬
lière, les cellules qui constituent les seirospores sont plus courtes que
celles de la fronde, elles sont à peu près aussi longues que larges, doli-
iformes, mesurent 20-30 F de large. Le contenu cellulaire est plus
dense que dans les cellules végétatives. Ces seirospores sont disposées
en filaments relativement allongés et ramifiés. Le Seirospora sphaero-
spora se distingue facilement des autres Seirospora méditerranéens par
ses grosses dispores subsphériques et par la forme et la disposition de
ses seirospores. Il se rapproche du S. interrupta (Sm.) Schmitz par la
forme de ses dispores, mais s’en éloigne par le fait que celles-ci sont
toujours sessiles, alors qu’elles sont pédicellées chez le S. interrupta ,
qui possède en outre des seirospores de forme différente.
Loc. : Cap Bear, cap l'Abeille.
DlSTRIB. : Villefranche (J. et G. Feldmann).
Seirospora interrupta (Sm.) Schmitz
Schmitz, Die Gattung Microthamnion, p. 281, 1893. G. Feldmann, Céram. Médit.,
1940-41. p. 445, fio. 25 c et d, 174. Callithamnion interruption, Ag. Sp„ p. 174.
Se récolte de juin à septembre, entre 23 et 30 m. de profondeur,
épiphyte sur diverses algues, notamment sur Chrysimenia ventricosa,
Crouaniopsis annulata , Cystoseira spinosa et Halimeda tuna f. pla-
tydisca.
Ne dépasse guère plus de 3 cm. de haut et se reconnaît par la
présence de disporanges généralement pédicellés et non presque uni¬
quement sessiles.
Loc. : Cap Bear, cap l’Abeille.
DlSTRIB. : Villefranche (G. et J. Feldmann).
AGLAOTHAMNION G. Feldmann, 1940
Aglaothamnion Furcellariae (J. Ag.) G. Feldm.
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 454. fig. 178-180. Callithamnion Fur¬
cellariae J. Ag.. Sp. II, p. 37; Epicrisis, p. 40. Kylin, Algenfl. Schwed. West Küste, 1907,
p. 167, fig. 35 K. RosENVINGE, Mar. Algae of Denmark, III, 1923 1924, p. 336, fig. 260-273.
Cette algue est assez fréquente, en hiver, à Banyuls, près du
niveau, dans les stations ombragées et en profondeur entre 10-20 m.,
76
]. FELDMANN
épiphyte sur diverses algues ( Codium dichotomum, Sphaerococcus co-
ronopifolius, Corallina mediterranea).
Tétrasporanges observés en janvier; leur disposition correspond
exactement à celle que figurent KYLIN et RoSENVINGE, pour le
C. Furcellariae.
Loc. : Collioure (Oliver), cap Oullestreil, cap du Troc.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique, de la Scandinavie aux
Canaries; Amérique du nord, Antilles.
Aglaothamnion tenuissimum (Bonnem.) G. Feldm.
G. FELDMANN, Céram. Médit., 1940-41, p. 469, fig. 186. Callilhamnion tenuissimum
(Bonnemaison) Kützing, Tat. Phyc., t. XI, tab. 75, fig. d-e. Ardissone, Phyc. Médit.. I,
1863. Seirospora (?) tenuissima De Toni, Sylloge Algarum, IV, pt. III, 1903, p. 1348.
Je rapporte à cette espèce un petit Aglaothamnion , épiphyte sur
le Cystoseira opuntioides et le P olysiphonia subulifera, dragué par
25 à 30 m., en août et septembre.
Mes échantillons correspondent bien à ceux publiés par les frères
Crouan (Algues marines du Finistère, n° 134). Ils sont pourvus de
tétraspor anges oblongs, à mode de division variable, tantôt crucié,
tantôt tétraédrique.
L, échantillon de 1 algue distribuée sous le nom de C. tenuissi¬
mum, dans le Phycotheca italica de De Toni et LÉVI (n° 109), exis¬
tant dans 1 herbier Thuret, et que BoRNET avait placé dans la che¬
mise du Seirospora interrupta (Smith) Schmitz, appartient en réalité
au Seirospora apiculata (Meneghini) G. Feldm.
Loc. : Cap 1 Abeille, cap Cerbère.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale; Atlantique nord, côtes de Bretagne.
Aglaothamnion caudatum (J. Ag.) G. Feldm.
G. Feldmann, Céram. Médit.. 1940-41, p. 466, fig. 25 a-b, 86, 185. CallilhamnioH
caudatum J. Ag., Sp. Alg., II, p. 35. K.ÜTZ1NC, Tab. Phyc., t. XI, tab. 77. fig. a-B. Olli-
VIER, Fl. marine Côte d'Azur, 1929, p. 154.
Je n ai observé cette rare espèce qu’une seule fois à Banyuls,
dans la grotte du Troc, en juin 1933. Elle était abondante, vers le
milieu de la grotte, sur les rochers situés près du niveau, mais géné¬
ralement toujours immergés. Elle forme de petites touffes denses,
hautes de 2 à 4 cm., rappelant un peu celles du Fall^enbergia rufo-
lanosa, mais s en distinguant facilement par leur teinte pourpre foncé
et leur iridescence violette étudiée précédemment (1937). Mes échan¬
tillons d 'A. caudatum correspondent parfaitement à un échantillon
authentique préparé sur mica, provenant de J. Agardh (ex oris Cal-
loprovinciae ) et conservé dans les herbiers du Muséum de Paris.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
77
La plupart des rameaux sont simples sur une grande longueur et
ne portent vers leur tiers supérieur que trois ou quatre ramules diva-
riqués. Les rameaux portant des tétrasporanges sont assez lâchement
pennés à pinnules alternes, parfois unilatérales; le sommet du rameau
est généralement dépourvu de ramules, des portions sans ramules de
second ordre sont rares (fig. 61).
78
/. FELDMANN
Les tétrasporanges tétraédriques sont situés à la face interne (su¬
périeure) des ramules, tantôt isolés ou par deux sur un même ramule
vers la base de celui-ci. Ils sont ovoïdes et mesurent 50-60x40 F. La
base de la fronde, parfois légèrement cortiquée par des rhizoïdes issus
des cellules inférieures des rameaux, est formée de cellules larges de
50 f et longues de 300-350 f. Dans leur partie supérieure, les cellules
des ramules ne mesurent que 20 f de large et 30 à 50 F de long.
Loc. : Banyuls, grotte du Troc.
DisTRIB. : Méditerranée occidentale (Golfe de Gênes, Provence, Golfe du Lion).
Aglaothamnion tripinnatum (Grateloup) G. Feldm.
G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41, p. 464, fig. 17, 71, 184. Callithamnion tri¬
pinnatum (Grateloup) C. Ag., Zanardini, Icon. Phyc. Adriat., III, p. Il, tav. 82, B.
Hauck, Meeresalg., 1885, p. 79. Harvey, Phyc. Brit., pl. 77. Ollivier, Fl. marine Côte
d'Azur, 1929, p. 153, fig. 5-6.
Assez fréquent en hiver, près du niveau, dans les stations ombra¬
gées et battues, sur les rochers ou épiphyte sur diverses algues. Se
rencontre également entre 10 et 20 m., épiphyte sur le Cystoseira spi-
nosa.
Tétrasporanges, gonimoblastes et spermatanges observés en jan¬
vier et février.
Espèce facile à reconnaître par sa ramification pennée dans un
plan et par ses rameaux pennés portant à leur base une petite pinnule
dirigée vers le haut, plus ou moins développée et séparée des autres
pinnules par un ou deux articles nus.
Dans aucun de mes échantillons épiphytes (sur Cystoseira spi-
nosa, Peyssonelia Squamaria, etc.) je n’ai observé de pénétration de
rhizoïdes et de stolons, à l’intérieur du support, comme cela se produit,
ainsi que 1 a constaté OLLIVIER, lorsque VA. tripinnatum se développe
sur des Cryptonémiales à tissu lâche.
Loc. : Cap Oullestreil, cap du Troc, cap l'Abeille.
DisTrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique nord (côtes de France
et d Angleterre).
Aglaothamnion scopulorum (C. Ag.) G. Feldm.
„ A G - Feldmann. Ceram. Médit.. 1940-41, p. 471, fig. 187. Callithamnion scopulorum
C. Agardh, KuTZING, Tab. Phyc., t. X, tab. 70, fig. f-h. Hauck, Meeresalgen, 1885, p. 79.
Boercesen, Mar. Algae of the Faeroes, 1903, p. 377', fig. 56-57.
Vit sur les rochers battus, près du niveau, en mai. Forme de
petites touffes denses, hautes de 1 cm. 5, à rameaux assez régulière¬
ment pennés.
Loc. : Cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique nord, des Faerc
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
79
Aglaothamnion Brodiaei (Harvey) G. Feldm.
G. FELDMANN, Céram. Médit., 1940-41, p. 452, fig. 177. Callithamnion Brodiaei
Harvey, Phyc. Bnt., tab. 129. KyLIN, Algenfl. Schwedischen Westkiiste, 1907, p. 162,
fig. 34. K. RoSENVINGE, Mar. Algae of Denmark. III, 1923-24, p. 313, fig. 224-228. Phlebo-
thamnion Brodiaei Kützing, Tab. Phyc., t. XI, tab. 100, fig. d-f.
J’ai dragué, en janvier 1932, par 12-13 m., un petit Aglaotham¬
nion fertile (procarpes et gonimoblastes), épiphyte sur un hydraire,
que je rapporte à VA. Brodiaei. Mes échantillons correspondent par¬
faitement aux figures du Callithamnion Brodiaei publiées par divers
auteurs et en particulier par KyLIN et RoSENVINGE.
Cette algue n’avait pas encore été signalée, à ma connaissance,
dans la Méditerranée.
Loc. : Cap du Troc.
Distrib. : Atlantique nord (côtes de Suède, de Danemark, de Grande-Bretagne et
de France).
CALLITHAMNION (Lyngbye) emend. G. Feldm.
Callithamnion corymbosum (Smith) Lyngbye
Thuret et Bornet, Et. Phycol.; 1872, p. 67, pl. 33-35. K. Rosenvinge, Mar. Algae
of Denmark, III, 1923-24, p. 325, fig. 240-248. G. Feldmann, Céram. Médit., 1940-41,
p. 475, fig. 16 c, 189-190.
Forme de grosses touffes roses atteignant 8 cm. de haut, dans les
cuvettes peu profondes et sur les rochers, à peu de profondeur, dans
les stations calmes.
Se rencontre seulement en hiver (janvier, février). Fertile (tétra-
sporanges). Mêlé au type, on observe fréquemment la var. secundatum
Harvey (Nereis Boreali-americana, II, 1853, p. 237), caractérisée
par ses rameaux unilatéraux.
Loc. : Banyuls, anse des Elmes, vivier du Laboratoire, anse du Troc
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Mer Noire; Atlantique, du Dane¬
mark aux Canaries, Amérique du nord.
Callithamnion granulatum (Ducluz.) C. Ag.
Hauck, Meeresalg., 1885, p. 87. J. Feldmann, Contrib. fl. algol. mar. Algérie, 1931,
p. 247. Mangenot, Corps irisants des Rhodophycées, 1933, p. 660, fig. 5. G. Feldmann,
Céram. Médit., 1940-41, p. 479, fig. 191. Phleboihamnion granulatum Kützing, Tab. Phyc.,
t. XII, tab. 11, fig. c-e. Callithamnion grande J. Agardh, Algae mar. Médit., 1842, p. 73-
Phlebolhamnion grande Kützing, Tab. Phyc., t. XII, tab. 13, fig. a-d.
Espèce d’hiver et de printemps, très caractéristique des stations
battues près du niveau. Elle se rencontre souvent émergée depuis le
niveau, de la ceinture de Cystoseira mediterranea jusqu’au niveau du
trottoir de Tenarea. Apparaît à la fin de l’automne ; des échantillons
80
/. FELDMANN
récoltés le 6 décembre mesurent 3 cm. de haut. La taille maxima est
atteinte en juin; à cette époque, il n’est pas rare de rencontrer des
individus atteignant 12-14 cm. de hauteur et correspondant au Calli-
thamnion grande Agardh. Jusqu’à la fin du mois d’août, on peut ren¬
contrer, dans les stations favorables, de vieux individus ayant persisté
jusqu’à cette époque.
Tétrasporanges observés à partir du mois de février. Gonimo-
blastes observés en juin.
Grâce à sa structure spongieuse, cette algue résiste bien à l’émer¬
sion ; exposée à un éclairement intense, elle perd peu à peu sa
couleur rouge foncé et devient jaunâtre. En juin, l’extrémité des
rameaux est souvent iridescente ou de couleur blanchâtre, ce dernier
aspect est dû à l’existence d’inclusions protéiques qui, au lieu de cons¬
tituer des masses sphériques isolées à l’intérieur de la vacuole centrale,
comme c’est le cas pour les corps irisants de VA. caudatum, rem¬
plissent parfois complètement la vacuole.
Loc. : Collioure, Port-Vendres, cap Bear, Banyuls, cap du Troc, etc...
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique nord, de l'Angleterre
aux Canaries.
Callithamnion tetragonum (Withering) C. Ag.
Harvey, Phyc. Brit., p. 136. Kützing, Tab. Phyc., t. XII, tab. 3, a-b. K. Rosen-
VINGE, Mar. Algae of Denmark. Part. III, 1923-24, p. 317', fig. 229-239. BoERGESEN, Mar.
Algae Canary Isl., III, pt. III, 1930, p. 46, fig. 17. G. Feldmann, Céram. Médit.. 1940-41,
p. 472, fig. 16 T, 188. Callithamnion hrachiatum Bonnemaison, Harvey, Phyc. Brit., pl. 137.
Assez fréquent au printemps et au début de l’été (d’avril à
juillet) près du niveau, sous les surplombs battus et ombragés, épiphyte
sur diverses algues ( Pterocladia capillacea, Corallina mediterranea,
P olÿsiphonia fruticulosa, Cemmium rubrum). Jeune et stérile en avril;
fertile (gonimoblastes, spermatanges et tétrasporanges) en juin, juillet.
Parmi des échantillons récoltés en juillet 1933, j’ai observé des sper¬
matanges et des tétrasporanges sur le même individu.
Cette espèce paraît relativement rare dans la Méditerranée, où
elle n’a été signalée jusqu’ici à ma connaissance qu’à Sète par J.
Agardh et par moi-même à Cherchell, en Algérie. Mes échantillons
de Banyuls correspondent bien à ceux que j’ai récoltés en Bretagne;
ils sont seulement de taille plus réduite (2 cm. de haut au maximum).
Loc. : Cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée occidentale; Atlantique nord, de la Suède aux Canaries.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
81
Rhodomelaceae
LAURENCIA Lamouroux, 1813
Laurencia papillosa (Forskal) Greville
KüTZING, Tab. Phyc., XV, pl. 62. fig. a-d. Hauck. Meeresalg., 1885, p. 207. Fal-
KENBERG, Rhodomelaceen, 1901, p. 248, pl. 23, 3-4. Yamada, Notes on Laurencia, 1931,
p. 190, pl. 1, fig. a-b.
Cette espèce est assez rare en été (juin-septembre) dans les
stations calmes et peu profondes et dans les cuvettes où l’eau
s’échauffe. Souvent coloré en jaune vif.
Loc. : Port-Vendres, Banyuls, anse et cap du Troc.
DisTRIB. : Méditerranée et toutes les mers tropicales.
Laurencia paniculata (C. Ag.) J. Ag.
Hauck, Meeresalg.. 1885, p. 205. Falkenberg. Rhodomelaceen, 1901, p. 247.
Funk, Algenveget. des golfs von Neapel, 1927, p. 448, fig. 47. Yamada. Notes on Laurencia,
1931, p. 192, pl. 3, a. Laurencia ihuyoides Kützing, Tab. Phyc., XV, pl. 74, fig. a-b.
Epiphyte sur des Lithothamniées draguées par 25-26 m., en no¬
vembre-décembre. Récolté également près du niveau, en juillet.
Loc. : Cap Béar, cap Casteill.
DlSTRIB. : Méditerranée, Adriatique; Atlantique, côtes sud de l’Espagne.
Laurencia obtusa (Hudson) Lamouroux
Ardissone, Phyc. Médit., I. 1883, p. 326. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 206. Fal¬
kenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 246, pl. 23, fig. 11-18. Funk, Algenveget. Golfs Neapel,
1927, 445, fig. 46, a-c. Yamada, Notes on Laurencia, 19. ., p. 222, pl. 16, fig. a, b, c, pl. 17,
fig. a, b, c.
Cette espèce, très polymorphe, est représentée sur la côte des
Albères par les variétés et les formes suivantes :
Var. genuina Kützing. Tab. Phyc. XV, p. 19, pl. 54, a-b.
Fa. gracilis (Kützing) Hauck loc. cit. p. 206 (L. obtusa gra-
cilis Tab. Phyc. XV, p. 20, pl. 54, c-d).
Fa. racemosa (Kützing). Kützing, Tab. Phyc. XV, p. 20,
pl. 55, a-b.
Var. laxa (Kützing) Ardissone, loc. cit. (L. laxa Kützing, Tab.
Phyc. XV, p. 21, pl. 60, a.).
Var. pulvinata Feldmann, Algues de Cherchell, 1931, p. 243
La var. genuina et les deux formes : gracilis et racemosa se
rencontrent en particulier au début de l’été, près du niveau, dans les
stations calmes et ensoleillées. La f. gracilis s’observe également par
25-26 m. de profondeur, épiphyte sur des feuilles de Posidonies. La
82
/. FELDMANN
var. laxa n’a été observée qu’en profondeur (de 18 à 30 m.), en été.
La var. pulvinaia Feldm. vit, en été, sur les rochers émergeants.
Loc. : Cap du Troc, cap l'Abeille, etc...
Distrib. : Méditerranée et toutes les mers chaudes.
Laurencia pinnatifida (Gmelin) Lamouroux
Harvey, Phyc. Brit., pl. LV. Kützing, Tab. Phyc., XV, t. 66. a-e. Hauck. Meere-
salg., 1885, p. 208. FaLKENBERG. Rhodomelaceen, 1901, p. 248, pl. 23, fig. 20-36. Funk,
Algen veget. Golfs von Neapel, 1927, p. 450, fig. 48. Yamada, Notes on Laurencia, 1931,
p. 239.
Cette algue est fréquente en hiver et au printemps (de janvier à
juin), à peu de profondeur, sous le Cystoseira mediterranea, et aussi
au-dessus du niveau, dans les stations battues. D’un rouge foncé pen¬
dant l’hiver, elle perd ensuite une partie de sa phycoérythrine et prend
une couleur verdâtre ou jaunâtre. Elle est souvent iridescente.
En été, à la profondeur de 25-30 mètres, on observe un Lau¬
rencia à rameaux distiques, comprimés, grêles et distants, dont l’aspect
est assez différent de la forme habituelle de surface. Il est pourvu de
tétrasporanges en août.
Loc. : Collioure, cap Béar, anse des Elmes, île Grosse, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Atlantique nord.
RODRIGUEZELLA Schmitz, 1896
Rodriguezella Strafforelli Schmitz
Rodriguez, Datos algologicos, IV, 1896, p. 158, pl. VI, fig. 7-11. Funk, Algen-
veget Golfs von Neapel, 1927, p. 450, fig. 49. Cladhymcnia Bornetii Rodriguez (pro parte)
Datos algol. II, 1890, p. 77, pl. II, fig. 1-2. Sphaerococcus Palmella var. subdivisa Kützing,
Tab. Phyc., XVIII, pl. 98, fig. d.
Assez fréquent au printemps et en été, généralement épiphyte
sur les Lithothamniées draguées par 20-30 m. de fond. Espèce pé-
rennante par son stype arrondi, qui persiste en hiver et qui, au mois
d’avril, donne naissance à des frondes foliacées bien développées en
juillet et disparaissant en octobre.
Cystocarpes observés en juin.
Loc. : Cap Béar, cap l'Abeille, cap Rédéris, cap Cerbère.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Rodriguezella Pelagosae Schiffner
Schiffner, Neue und bemerk. Meeresalg., 1931, p. 149, fig. 5. Sphaerococcus
Palmetla var. pintialus Kützing, Tab. Phyc. XVIII, pl. 100, fig. e, f, g.
Un autre Rodriguezella stérile se rencontre par 25-30 m. de
ALCUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
83
fond, aux environs de Banyuls, en mars et juillet. Il me paraît cor¬
respondre au R. Pelagosae, décrit par SCHIFFNER, de l’Adriatique;
mes échantillons sont toutefois de plus petite taille, ils se rapprochent
beaucoup de la forme figurée par KüTZING (loc. cit) sous le nom
de Sphaerococcus palmetla var. pinnatus.
Loc. : Cap Bear, cap l'Abeille.
DlSTRlB. : Adriatique.
JANCZEWSKIA Solms-Laubach, 1877
Janczewskia verrucaeformis Solms-Laub.
Solms-Laubach, Note sur le Janczewskia, 1877, p. 207, pl. III. Falkenberg,
Rhodomelaceen, 1901, p. 259, pl. 24, fig. 6-17. SETCHELL, Parasitic Floridae J., p. 8.
Boergesen, Mar. Algae Canary Isl. III, III, 1930, p. 71, fig. 27-28.
Rarement observé, parasite sur des Laurencia obtusa dragués
par 25 nj., en septembre. Tétrasporanges.
Loc. : Cap Béar.
DlSTRlB. : Méditerannée, Canaries.
RICARDIA Derbès et Solier, 1856
Ricardia Montagnei Derbès et Solier
Derbès, Nouv. esp. de Floridée, 1856, p. 209, pl. 14, fig. 1-7. Zanardini, Icon.
phyc. Adriat., vol. II, pl. LXI. Boergesen, Mar. Algae Canary Isl., III, 1930, p. 75,
fig. 291-31.
Epiphyte au sommet des rameaux du Laurencia obtusa, à l’in¬
térieur duquel il enfonce sa cellule basale. Vit à peu de profondeur,
dans les stations calmes. Observé de février à septembre. Cystocarpes
jeunes en février. Tétrasporanges en mai, juillet, août et septembre.
Loc. : Cap Casteill, cap du Troc, cap l'Abeille.
DlSTRlB: : Méditerranée occidentale, Adriatique?, Canaries.
CHONDRIA C. Agardh, 1817
Chondria tenuissima (Good. et Wood.) C. Agardh
Thuret et Bornet, Et. Phycol., 1878, p. 88, pl. 43-48. Hauck, Meeresalgen. 1885,
p. 210, fig. 91. Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 195. Funck, Algenveget. Golfs von
Neapel, 1927. p. 443, fig. 44 b.
Très rare à Banyuls. Je n’en ai observé que quelques petits indi¬
vidus, dragués en juillet, août et septembre par 1 7-25 m. de fond,
épiphytes sur diverses algues ( Udotea petiolata, Rhodÿmenia Ardis-
sonei, Cystoseira spinosa). Cystocarpes et spermatanges en août.
Loc. : Cap Béar.
DlSTRlB. : Méditerranée, Adriatique, Atlantique et subtropical.
J. FELDMANN
Chondria Boryana (De Notaris) De Toni
Chondriopsis Boryana J. Agardh. ARDISSONE. Phyc. Médit., I, 1883, p. 342; Car-
pocaulon medilerraneum Kützing, Tab. Phyc., XV, pl. 42, a-d.
Assez abondant sur les rochers battus à peu de profondeur. De
petite taille et peu développé en hiver et au printemps (janvier-avril),
il forme en été de grosses touffes atteignant 10 cm. de haut.
Tétrasporanges observés en juillet, août et septembre.
Loc. : Cap Bear, cap Casteill, cap Doune, cap du Troc.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale.
ALSIDIUM C. Ag„ 1827
Alsidium corallinum C. A g.
C. Agardh, Icon. Algarum Europ., 1828, Tab. 9. Kützing, Tab. Phyc., XV, pl. 33,
a-b. HaUCK, Meeresalg., 1885, p. 213, fig. 92.
Cette espèce n’existe à Banyuls que dans une seule localité où
je l’ai recueillie plusieurs années de suite en été (juillet-septembre).
Elle vit dans une cuvette assez profonde en communication avec la
mer, associée au Rhtyphlaea tinctoria , à l’ombre des Cystoseira dis-
cors, elegans et abrotanifolia.
Loc. : Cap du Troc.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Canaries.
Alsidium Helminthochorton (La Tourette) Kiitz.
Kützinc, Phyc. Gén., 1842, P . 435, pl. 45; Tab. Phyc., XV, pl. 35, d-e. Falken-
BERG, Rhodomelaceen, 1901, p. 167, pl. 24, fig. 14-15.
Je ne connais également cette espèce que d’une seule localité
aux environs de Banyuls : dans une cuvette ombragée à fond sableux
dont elle tapisse le fond d’un gazon continu, bien développé en été.
Loc. : Cap Doune (anse des Elmes).
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
POLYSIPHONIA Gréville, 1824
Polysiphonia sertularioides (Grateloup) J. Ag.
HaUCK, Meeresalg., 1885, p. 219. FalkeNBERC, Rhodomelaceen, 1901, p. 122,
pl. I. 1-16. Polysiphonia badia Kützing, Tab. Phyc., XIII, pl. 82, a-c.
Espèce caractéristique des rochers battus de l’étage littoral.
Forme de grosses touffes brunâtres, gorgées d’eau sur le Tenarea
iortuosa et au-dessous. Parfois épiphyte sur le Rissoella verruculosa.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
85
Cette algue apparaît en décembre pour disparaître en mai-juin,
parfois juillet. Tétrasporanges et cystocarpes observés de janvier à
avril. Spermatanges en janvier. Exceptionnellement, dans les stations
très battues et protégées contre le trop fort éclairement et l’élévation
de la température, on peut rencontrer cette espèce en été.
C’est ainsi que j’ai récolté de belles touffes, épiphytes sur le
Pissoella verruculosa au Cap Béar, le 23 août 1932, ces individus
représentaient sans doute une seconde génération estivale de cette es¬
pèce annuelle éphémère.
Loc. : Toute la côte, dans les stations battues.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale. Adriatique.
Polysiphonia tenerrima Kützing
KüTZINC, Phyc. gen., 1843, p. 417; Tab. Phyc., XIII. pl. 28, f-m. Falkenberg,
Rhodomelaceen, 1902. p. 124. P. serlularioides tenerrima Hauck, Meeresalg., 1885, p. 220.
Cette espèce, voisine de la précédente, se rencontre en été (juillet-
septembre), épiphyte sur le Nemalion helminthoides, souvent associé
à YAcrochaetium Nemalionis, dans les stations battues près du niveau.
Spermatanges observés en juin et septembre. Tétrasporanges en août
et septembre. Cystocarpes en août.
Loc. : Ile Grosse, cap du Troc.
Distri B. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Polysiphonia pulvinata Kützing
Kützing, Tab. Phyc., XIII, pl. 36. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 219.
Je rapporte à cette espèce un petit Polysiphonia à 4 siphons, non
cortiqué, épiphyte sur le Valonia macrophysa dragué par 20-25 m.
Mes échantillons correspondent à la figure citée par KÜTZING et à la
description de Hauck, mais il s’agit peut-être, comme l’admet
Hauck, d’une espèce différente du P, pulvinata J. Ag.
Loc. : Cap Béar.
DtSTRIB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Polysiphonia dichotoma Kützing
Kützing, Phyc. gen., 1842, p. 423. Species Alg., 1849, p. 819. Tab. Phyc., XIII,
pl. 37, d-f.
J’ai observé en mars 1932, dragué par 20-25 m. sur Codium
Bursa un petit Polysiphonia à 4 siphons, haut de 2-4 cm., à ramifica¬
tion plus ou moins dichotome, et vivant en individus isolés et non en
touffes.
86
J. FELDMANN
Ces échantillons correspondent bien à la figure citée par KüT-
ZING et à des échantillons de l’Adriatique, déterminés par Zanar-
DINI et conservés dans l’herbier du Muséum de Paris. Le P. dicho-
toma n’est cité dans aucun ouvrage récent, il manque en particulier
dans les Meeresalgen de HauCK et dans le Sylloge de De Toni.
Cette algue me semble toutefois constituer une espèce distincte. Par
son port et sa belle couleur, rouge, elle rappelle certaines formes du
Polysiphonia urceolata (Lightf.) Grev., mais s’en distingue nettement
par ses individus isolés non réunis en touffe.
Le Polysiphonia dichotoma a été décrit par KüTZING sur des
individus récoltés par lui à Spalato, en mars.
Loc. : Banyuls. cap l’Abeille.
DlSTRlB. : Adriatique.
Polysiphonia sanguinea (C. Ag.) Zanardini
KüTZING, Tab. Phyc., XIII, pl. 96, a-c. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 222. Polysi-
phoniq deusta Kützing, Tab. Phyc., XIII, pl. 77, a-d. P. arachnoidea Kützing, Tab. Phyc.,
XIII, pl. 77, e-g.
Dragué en juin par 25-26 m. de profondeur, épiphyte sur Peys-
sonelia rubra.
Loc. : Cap Bear.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Polysiphonia subulata (Ducluzeau) J. Ag.
Polysiphonia violacea (Roth) Grev. subulata Hauck Meeresalg., 1885, p. 225. P. Pty-
reymondi J. Ag., Kützing, Tab. Phyc., XIII, pl. 95, a-d. P. multicapsularis Zanardini,
Kützing, Tab. Phyc., XIV, pl. 54, a-e.
Abondant dans les cuvettes et sur les rochers battus à peu de
profondeur ou parfois même émergeant à basse mer. Souvent associé
au Ceramium circinatum.
Se rencontre à peu près toute l’année, mais surtout abondant et
bien développé en hiver et au printemps. Spermatanges et cystocarpes
observés en janvier et février. Tétrasporanges en juin.
Loc. : Ile Grosse, cap du Troc, etc...
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Polysiphonia elongata (Huds.) Harvey
Harvey. Phyc. Brit., P I. CCXCII e i CCXCIII. KüTzmc, Tab. Phyc.. XIV. pl. 4.
Hauck, Meeresalg., 1885, p. 227.
Cette espèce est assez fréquente en profondeur, à partir de 17-
18 m., mais surtout entre 25 et 30 m., épiphyte sur les Lithothamniées
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
87
ou fixée sur les concrétions coralligènes. C’est une algue pérennante
dont la base et les rameaux principaux, fortement cortiqués et de
consistance charnue, persistent pendant la période de repos après la
chute des rameaux les plus minces. C’est donc à l’état de moignons
noirâtres que se présente la plante après la fin de la période de végé¬
tation, en septembre-octobre. En février-mars, ces moignons donnent
naissance à de nouvelles pousses annuelles de couleur rose clair, qui,
dès la fin de mars, portent des cystocarpes et des tétrasporanges.
L’algue atteint son maximum de développement en juillet. A cette
époque, elle est stérile, la fructification, comme c’est le cas poi>~
d’autres algues, n’ayant lieu qu’au début du développement.
Loc. : Cap Bear, cap 1 Abeille, cap Rederis, cap Cerbère.
Distrib. : Méditerranée, Atlantique nord (Europe et Amérique).
Polysiphonia flocculosa (Zg.) Kiitzing
Kützing, Sp. Alg., 1849, P . 832. Hutchimia flocculosa C. Ag., Syst. Alg., 1824,
p. 152. Polysiphonia subcontinua (Ag.) J. Ag„ Alg. mar. Médit., 1842, p. 152. KüTZING,
Tab. Phyc., XIII, pl. 57, e-h. Hulchinsia subcontinua C. Ag., Sp. Alg., II, 1828, p. 62.
Assez abondant en hiver (janvier-février) et au printemps dans
les cuvettes et les stations calmes à peu de profondeur. Remonte par¬
fois au-dessus du niveau dans les stations plus battues. Tétrasporanges.
en avril-mai.
Loc. : Cap Casteill, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Atlantique subtropical (Cadix, Maroc, Canaries, Açores).
Polysiphonia Derbesii Solier
Kützing, Sp. Alg., 1849, p. 829. Tab. Phyc., XIV, pl. 5, fig. D-C. Hauck,
Meeresalg., p. 231.
Assez fréquent au début de l’été (juin-août) dans les cuvettes
isolées de la mer et près du niveau dans les stations calmes. Cette
espèce, voisine de la précédente, s’en distingue facilement par sa
fronde hérissée de courts ramules naissant à angle droit.
Tétrasporanges et cystocarpes observés en juillet.
Loc. : Cap lAbeille, anse de Terrembou.
DiSTRIB.'; Méditerranée occidentale, Adriatique.
Polysiphonia biformis Zanardini
Zanardini, Saggio, 1843, p. 53. Icon. phyc. Adriat., I, p. 55, pl. XIV. Hauck,
Meeresalg., 1885, p. 229. Polysiphonia flexella subverticillala Strafforello, ARDISSONE, Phyc.
Médit., I, 1883, p. 412.
Je n’ai trouvé cette belle espèce qu’une seule fois, draguée par
]. FELDMANN
25 m., en juillet. Mes échantillons correspondent parfaitement à un
échantillon authentique de ZANARDINI conservé dans l’herbier du
Muséum de Paris, et aux échantillons de Ligurie distribués dans
l’Erb. critt. Ital., Sér. II, n° 974, sous le nom de Polysiphonia
flexella subverticillata Stafforello. Je crois que c’est avec raison que
Hauck considère cette algue comme distincte du P. flexella, à la¬
quelle elle est réunie par beaucoup d’auteurs; elle en diffère en parti¬
culier par son port plus grêle et sa localisation en profondeur.
La figure de ZANARDINI ne rend pas bien l’aspect de la plante,
qui est beaucoup plus grêle qu’il ne la figure.
Loc. : Cap Bear.
DiSTRIB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Polysiphonia furcellata (Ag.) Harvey
Harvey, Phyc. Brit., pl. VII. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 239. P. coarclala Küt-
zihg, Tab. Phyc., XIII, pl. 37, a-c. P. laevigata Kützing, Tab. Phyc., XIII, pl. 84, d-f.
Bien caractérisé par ses rameaux à extrémités recourbées en
crochet vers l’intérieur, comme ceux de beaucoup de Ceramium, ainsi
que l’a signalé Bornet (1892, p. 21 1), et comme je l’ai également
observé, ces extrémités sont susceptibles de se détacher de la plante
mère; elles constituent alors des sortes de propagules qui ne tardent
pas à se fixer à l’aide de rhizoïdes.
Le Polysiphonia furcellata vit en hiver (janvier-avril) près du
niveau et parfois émergé, dans les stations assez battues, mêlé à
d’autres algues gazonnantes et, en particulier, des Gelidium. Les
échantillons de Banyuls sont de taille relativement petite.
Cystocarpes observés en janvier, tétrasporanges en février.
Loc. : Anse des Elmes, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Atlantique nord, de l'Angleterre aux Canaries.
Polysiphonia subulifera (Ag.) Harvey
Harvey, Phyc. Brit., pl. CCXXVVII. Kützing, Tab. Phyc., XIV, pl. 27. a-c.
Hauck, 1885, p. 244.
Cette belle espèce est abondante de mars à novembre sur les
Lithothamniées et les concrétions coralligènes draguées entre 25 et
30 mètres.
Tétrasporanges observés en août et septembre.
Loc. : Cap l'Abeille, cap Béar.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique nord (de l’Angleterre aux
Canaries).
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
89
Polysiphonia opaca (Ag.) Zanardini
KüTZING, Tab. Phyc., XIII. pi. 47, a-b. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 246. Falken-
BERG, Rhodomelaceen, 1902, p. 120, pl. 21, fig. 10-11. Boergesen, Mar. Algae Canary Isl.,
III, 1930, p. 104, fig. 42-44.
Cette espèce est assez fréquente toute l’année sur les rochers
moyennement exposés, formant un gazon de 1 à 3 cm. de haut au
niveau de l’eau, et aussi dans les stations ombragées.
Tétrasporanges au printemps (mai-juillet).
Loc. : Cap Bear, île Grosse, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Canaries.
Polysiphonia Brodiaei (Dillwyn) Greville
Harvey, Phyc. Brit., pl. CXCV. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 237.
Je n’ai pas observé moi-même cette espèce, d’ailleurs rare en
Méditerranée, mais M. CHEMIN m’en a communiqué un échantillon
récolté par lui-même en avril, à Banyuls.
Loc. : Banyuls (E. Chemin).
Distrib. : Méditerranée occidentale, Atlantique nord.
Polysiphonia fruticulosa (Wulfen) Sporengel.
KüTZING, Tab. Phyc., XIV, pl. 28. e-g. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 241, fig. 99.
BoRTET, Algues de Schousboe, 1892, p. 312. Falkenberg. Rhodophyceen, 1902. p. 133,
pl. 21, fig. 1-5. P. IVulfenü J. Ag. KüTZING, Tab. Phyc., XIV, pl. 28. a-d.
Fréquent, surtout en hiver et au printemps, à peu de profondeur,
sur les rochers modérément battus. Très souvent épiphyte sur diverses
algues et, en particulier, sur les troncs de Cystoseira.
Espèce assez polymorphe variant beaucoup d’aspect et de taille
selon l’époque de l’année et les stations.
Loc. : Ile Grosse, cap du Troc, etc...
Distrib. : Méditerranée, Atlantique nord.
Polysiphonia deludens Falkenberg
FALKENBERG, Rhodomelaceen, 1901, p. 137. P. complanata Zanardini (non Agardh ).
Icon Phyc. Adriat., III. p. 109, pl. CVII.
Cette espèce ressemble beaucoup au Pterosiphonia complanata
(Clem.) Falk, avec laquelle elle avait été confondue par les algo-
logues méditerranéens jusqu’à FALKENBERG. Elle paraît très voisine
du Polysiphonia thuyoides Harvey de l’Atlantique dont elle ne consti¬
tue peut-être qu’une forme. Le P. deludens diffère en particulier du Pt.
complanta par la présence de trichoblastes, qui font défaut dans le
90
/. FELDMANN
genre Pterosiphonia. Cette algue vit à Banyuls, en hiver et au prin¬
temps (février-juin), près du niveau, dans les stations battues, épi-
phyte sur le Corallina mediterranea et le Cÿstoseira mediterranea.
D’après FalKENBERG, le vrai Pterosiphonia complanata n’exis¬
terait, dans la Méditerranée, que sur les côtes d’Espagne. Dans l’her¬
bier THURET, il en existe des échantillons provenant de Rosas (Ca¬
talogne), et aussi de Nice (récoltés par RlSSO). Cette algue est éga¬
lement assez fréquente aux environs d’Alger.
Loc. : Collioure (Joubert in Herb. Thuret), cap du Troc.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale.
PTEROSIPHONIA Falkenberg, 1889
Ptèrosiphonia parasitica (Hudson) Falkenberg
Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 265, pl. 2, fig. 3-9. Polpsiph onia parasitica
Greville. Zanardini, Icon. Phyc. Adriat.. III, p. 115, pi. 108, B.
Très rare à Banyuls. Vit près du niveau sous les surplombs et
dans les grottes, dans les stations assez battues, mêlé à d’autres petites
algues sciaphiles. Récolté en janvier, mai, juin et juillet, toujours
stérile.
Loc. : Cap Doune, Grotte du Troc.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Atlantique nord des Faeroes au Maroc.
Pterosiphonia pennata (Roth) Falkenberg
Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 263, pl. 2, fig. 1-2. Polpsiphonia pennata
]. Ag., KüTZING, Tab. Phyc., XIII, pl. 23, e-f. Zanardini, Icon. Phyc. Adriat., III,
p. 113, pl. 108, A.
Vit dans les mêmes conditions que l’espèce précédente et souvent
mêlé à elle, en gazon, dans les stations obscures, assez battues, près du
niveau. Récolté en juin-juillet. Stérile.
Loc. : Grotte du Troc.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique nord, de la France aux Canaries
BRONGNIARTELLA Bory, 1822
Brongniartella byssoides (Good. et Woodw.) Schmitz
SchmiTZ, Gattung Lophothalia, 1893, p. 217; Rhodomelaceen, 1901, p. 543, pl. 19.
fig. 8-10. Rosenberg, Stud. üb. Rhodomelaceen, 1933, p. 22-28, fig. 768. Polyphonie
dasÿaeformis Zanardini, Icon. Phyc. Adriat., I, p. 95, pl. XXIII.
Dragué par 25-30 m., sur fond rocheux, et épiphyte sur les
Lithothamniées, en juillet, août et septembre.
Tétrasporanges en août
Loc. : Cap l'Abeille.
DlSTRlB. : Méditerranée, Atlantique nord.
Source : MNHN, Paris
A LC U ES MARINES DE LA COTE DES ALDÈRES
91
DIPTEROSIPHONLA Schmitz et FaLkenberg, 1897
Dipterosiphonia rigens (Schousboe) Falkenberg
Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 325, pl. 3, fig. 467.
Très rare à Banyuls, je ne l’ai trouvé qu’une seule fois en sep¬
tembre, épiphyte sur Corallina mediterranea, au niveau, dans une
station battue, un peu ombragée.
Loc. : Cap Doune.
Distri B. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique, de Cadix aux Canaries.
HERPOSIPHONLA Nageli. 1846
Herposiphonia secunda (C. Ag.) Ambronn
Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 307. pl. III, fig. 10-12. Boergesen, Mar.
Alg. D. West-Indies, 1920, II. p. 469, fig. 428; Mar. Algae Canary Isl.. III, III, 1930,
p. 111, fig. 45.
Très fréquent toute l’année, près du niveau, épiphyte sur de
nombreuses algues auxquelles il se fixe par des rhizoïdes unicellulaires
étalés en roseau, à l’extrémité.
Tétrasporanges observés en mai, août et septembre.
Spermatanges en janvier, cystocarpes en mai.
Loc. : Collioure (Montagne), Banyuls, cap Doune, anse des E.lmes, île Grosse,
cap du Troc, etc...
DlSTRIB. : Semble répandu dans toutes les mers tropicales et subtropicales.
Herposiphonia tenella (C. Ag.) Ambronn
Falkenberg, Rhodomelaceen. 1901, p. 304, pl. III. fig. 13-17. Boergesen. Mar.
Alg. D. West-lndies, II, 1920, p. 286 et 272, fig. 287-289. Mar. Alg. Canary Isl., III,
III, 1930. p. 110.
Cette espèce vit en été dans les mêmes conditions que la précé¬
dente, mais est beaucoup plus rare. Des formes intermédiaires entre
le H. tenella et H. secunda, tout à fait semblables à celles signalées
aux Antilles par BOERGESEN, se rencontrent à Banyuls.
Loc. : Cap du Troc.
DlSTRIB. : Même distribution que l’espèce précédente, mais remonte plus haut vers le
nord sur les côtes européennes (Biarritz).
LOPHOSIPHONIA Falkenberg, 1897
Lophosiphonia obscura Falkenberg
Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 500. Polÿsiphonia obscura [. Ao.. KüTZING,
Tab. Phyc.. XIII, pl. 40. a-b.
Cette algue forme des gazons étendus sur les rochers horizon¬
taux modérément battus, émergeant à basse mer, elle se rencontre
92
]. FELDMANN
aussi dans les cuvettes un peu ombragées. Récolté de mai à septembre.
Tétrasporanges en mai et août.
Loc. : Collioure, cap Bear, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique (Europe, Canaries, An¬
tilles).
HALOPITYS Kützing, 1843
Halopitys incurvus (Hudson) Batters
Newton, Handb. Brit. Seaweeds, 1931, p. 340, fig. 210. Halopitys pinastroides
(Gmelin) Kützing, Phyc. gen., 1843, p. 433, pl. 52, fig. I. Falkenberg, Rhodomelaceen,
1901, p. 472, pl. 9, fig. 1-5. Boergesen, Mar. Alg. Canary Isl., III. III, 1930, p. 117,
fig. 48.
Dans les cuvettes profondes et dans les stations calmes à peu de
profondeur. Généralement recouvert de nombreux épiphytes. Espèce
pérennante à période de végétation hivernale.
Loc. : Cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Atlantique nord, du sud de l'Angleterre aux Canaries.
RYTIPHLAEA C. Agardh, 1817
Rytiphlaea tinctoria (Clemente) C. Ag.
Kützing, Tab. Phyc. XV, pl. 13, e-i. Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 438,
pl. 8. fig. 28-31. R. rigidula Kützing, Tab. Phyc. XV, pl. 13, a-d.
Cette algue est rare à Banyuls où elle est localisée dans une
cuvette profonde du cap du Troc, associée à YAlsidium corallinum,
formant un gazon à l’ombre des Cystoseira. Espèce pérennante, sur¬
tout bien développée au printemps. Cystocarpes observés en juillet.
Draguée une seule fois par 25-30 m., en novembre.
Loc. : Cap Béar, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Atlantique (de Brest aux Canaries).
VIDALIA Lamouroux, 1824
Vidalia volubilis (L.) J. Ag.
Hauck, Meeresalg., 1883, p. 250, fig. 101. Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901.
p. 424, fig. 8-17.
Assez commun, en profondeur de 10 à 30 m., généralement
épiphyte sur les Lithothamniées.
Espèce pérennante, se rencontrant toute l’année, surtout bien
développée au début de l’été (juin-juillet).
Loc. : Cap Béar, cap Oullestreil, cap l'Abeille.
DlSTRlB. : Méditerranée, Atlantique subtropicale (de Cadix au Sénégal).
A LC UES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
93
Dasyaceae
DASYOPSIS Zanardini, 1843
Dasyopsis plana (Ag.) Zanardini
Falkenberg, Rhodomelaceen. 1901, p. 662, pl. 36, (ig. 6-10. Eupogodon planus
'Kützing, Tab. Phyc. XIV, p. 31, pl. 38, a-b. Daspa plana Zanardini, Icon. Phyc. Adriat.,
p. 1-60, A.
Assez fréquent de 12 à 30 m. de profondeur, épiphyte sur
Cystoseira spinosa et d’autres algues.
Espèce pérennante, se rencontre toute l’année, la période de
végétation active est comprise entre novembre et juin.
Tétrasporanges en novembre.
Loc. : Cap Bear, cap Oullestreil, cap du Troc, cap l’Abeille, cap Rederis.
DlSTRIB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Dasyopsis spinella (Ag.) Zanardini
FALKENBERG, Rhodomelaceen, 1901, p. 667. Dasia spinulosa c. Ag., Icon. Alg.
Europ., 1928-35, pl. 8. Eupogodon spinellus Kützing, Tab. Phyc. XIV, pl. 87, a-c. Dasya
spinella Zanardini, Icon. Phyc. Adriat. t. 60, B.
Vit en profondeur, entre 20 et 30 m., sur les Lithothamniées,
bien développée en été. Tétrasporanges en juin.
Loc. : Cap Béar, cap l’Abeille.
DlSTRIB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Dasyopsis cervicornis (J. Ag.) Schmitz
Schmitz, Die Gatt. Lophothalia, 1893, p. 231. Falkenberg, Rhodomelaceen. 1909,
p. 664. Eupogodon flabellaius Kützing, Tab. Phyc. XIV, p. 31, pl. 88, c-d.
Espèce plus rare que les deux précédentes. Mes échantillons
correspondent bien à ceux des Algae Schousboeanae.
Récolté par 20-30 m. de profondeur, en juillet et septembre,
mêlé au Dasyopsis spinella.
Loc. : Cap Béar, cap l’Abeille.
DlSTRIB. : Méditerranée occidentale, Atlantique (côtes sud de l’Espagne. Tanger).
DASYA C. Agardh, 1824
Dasya rigidula (Kützing) Ardissone
Ardissone, Phyc. med. I, 1883, p. 428. Eupogonum rigidulum Kützing, Tab. Phyc.
XIV, p. 85, c-d.
Je rapporte à cette espèce un petit Dasya assez rare que je n’ai
94
]. FELDMÀNN
observé que stérile, vivant en profondeur par 25 à 30 m. en été (août,
septembre).
Loc. : Cap l’Abeille, cap Cerbère.
Distrib. : Méditerranée, Adriatique.
Dasya corymbifera J. Ag.
Zanardini, Icon. Phyc. Adriat., pl. 59. Ardissone, Phyc. médit. 1, 1883, p. 436.
Hauck, Meeresalgen, 1885, p. 253. Dasya venusta Harvey. Phyc. Brit., pl. 225.
Vit sur les parois verticales ombragées des rochers assez battus,
à moins de 1 mètre de profondeur.
Tétrasporanges en juillet.
Loc. : Cap l'Abeille, cap du Troc.
Distrib. : Méditerranée, Adriatique, Atlantique (de l’Angleterre aux Canaries. An¬
tilles).
Dasya arbuscula (Dillywn) C. Ag.
Harvey, Phyc. Brit., pl. 224. Kützing, Tab. Phyc., XIV, pl. 83, a-d. Hauck,
Meeresalg., 1885, p. 252. Rosenberg, Zur. Anat. und Emtwicld v. D. a., 1933, p. 535.
Commun toute l’année, mais surtout bien développé en hiver et
au printemps, épiphyte sur les Corallines, Y H alopteris filicina et
d’autres algues, ou dans les cavités du trottoir à Tenarea, au voisinage
du niveau, dans les stations obscures et assez battues.
Loc. : Ile Grosse, cap du Troc, etc...
Distrib. : Méditerranée, Adriatique, Atlantique nord (de l’Angleterre aux Canaries).
Dasya ocellata (Grateloup) Harvey
Harvey, Phyc. Brit., pl. 40. Kützing, Tab. Phyc. XIV, pl. 61, c-d. Falkenberg,
Rhodomelaceen, 1901, p. 622, pl. 18, 1-4.
Assez rare près du niveau dans les stations obscures, en juillet
(avec tétrasporanges), plus fréquent mais stérile en profondeur, entre
10 et 35 m. surtout, épiphyte sur les Lithothamniées. Récolté de juin
à décembre.
Loc. : Cap Béar, île Grosse, cap du Troc, cap l’Abeille.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique (de l’Angleterre aux
Canaries, Antilles).
Dasya pedicellata C. Ag.
Collins et Harvey, Algae of Bermuda, 1917, p. 130. Dasya elegans (Mart.) C. Ag
Kützing, Phyc. gen., 1843, p. 414, pl. 51. Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 618.
Rosenberg, Stud üb. Rhodom, und Dasyaceen, 1933, p. 33, fig. 10-15.
En juillet 1939, j’ai dragué une seule fois, par 25-30 m.,
A LC UES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
95
quelques individus de cette belle espèce, les uns pourvus de stichidies
et les autres de cystocarpes. Ils étaient épiphytes sur le Pseudolitho-
phÿllum expansum.
Loc. : Cap l’Abeille (Rech de Milan).
DisTRIB. : Méditerranée occidentale. Atlantique (de Cadix aux Canaries; Antilles.
Etats-Unis).
HETER0SIPH0N1A Montagne, 1842
Heterosiphonia Wurdemanni (Bailey) Falkenberg
Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901, p. 638, pl. 16, 11. Boergesen, Mar. Algae D.
West-lndies. II. 1920, p. 324, fig. 326-328. Mar. Alg. Canary Isl. III, III, 1920, p. 137.
Dasx/a Wurdemanni Bailey, Harvey, Nereis Bor. Amer., 1853, pl. XVC. ZanaRDINI,
Icon Phyc. Adriat., pl. 53, a. KüTZlNG, Tab. Phyc. XIV, pl. 81. I.
Assez rare à Banyuls et parfois difficile à distinguer du Dasÿa
rigidula. Vit près du niveau, dans les stations ombragées, sur les ro¬
chers ou épiphyte sur diverses algues. Peut aussi se trouver en pro¬
fondeur.
Existe presque toute l’année, récolté en janvier, juillet et sep¬
tembre.
Loc. : Cap du Troc, cap l'Abeille.
DlSTRlB. : Méditerranée, Atlantique (de Cadix aux Canaries, Antilles).
HALODICTYON Zanardini, 1843
Halodictyon mirabile Zanardini
ZANARDINI, Icon. Phyc. Adriat. I, p. 17, pl. V. FALKENBERG, Rhodomelaceen, 1909,
p. 692, pl. 15, fig. 1-20. Boergesen, Mar. Algae Canary Isl., III, 1930, pl. 140, fig. 56-57.
Cette curieuse Dasyacée, assez rare à Banyuls, vit à environ
0 m. 50 de profondeur, dans les creux de rochers obscurs et assez
battus. Récolté une fois en profondeur par 20-30 m.
Tétrasporanges observés en septembre et octobre. A Ville-
franche-sur-Mer (Alpes-Maritimes), en avril 1928, j’ai observé des
individus portant simultanément des spermatanges et des cystocarpes.
Loc. : Cap Béar, anse des Elmes.
DlSTRlB. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Atlantique (Maroc, Canaries).
Delesseriaceae
HYPOGLOSSUM Kützing, 1843
Hypoglossum Woodwardii Kützing
Kützing, Tab. Phyc. XVI, pl.l I. Kylin, Stud. iib. Deleisser., 1924, p. 110, fig. 3-
96
]. FELDMANN
A. Delesseria Hypoglosum C. Alg., Harvey, Phyc. B rit.» pl. 11. H. hppoglossoides (Woodw.)
Collins et Harvey. Algae of Bermuda, 1917, p. 116.
Commun près du niveau et jusqu’à 12-15 m. de profondeur en
hiver et au printemps, sur les rochers, ou épiphyte sur diverses algues
(Pterocladia capillacea en particulier), dans les stations ombragées
et assez battues. Plus rare en été.
Tétrasporanges observés en janvier, février et juin.
Cystocarpes en janvier, février et août. Spermatanges en janvier,
février.
Loc. : Cap Doune, cap du Troc, cap l'Abeille.
Distrib. : Méditerranée. Atlantique nord et subtropical, Antilles, Bermudes.
APOGLOSSUM J. Agardh.
Apoglossum ruscifolium (Tuner) J. Ag.
Delesseria ruscifolia (Turner) Lamour. Harvey, Phyc. Brit., pl. 26. Hauck, Meere-
salg., 1885, p. 176.
Vit près du niveau, dans les mêmes conditions que l’espèce pré¬
cédente, mais plus rare. Plus fréquent, par contre, en profondeur jus¬
qu’à 25 m. Organes reproducteurs (tétrasporanges, spermatanges et
cystocarpes) observés en janvier et février.
Loc. : Cap Oullestreil, île Grosse, cap du Troc, cap l'Abeille.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Atlantique nord.
HARALDIA J. Feldmann, 1939
Haraldia Lenormandii (Derbès et Solier) J. Feldmann
J. Feldmann, Haraldia, nouv. genre de Délessériacées, 1939, pl. I, fig. 1-3. Aglao-
phyllum Lenormandii Derbès et Solier, in Castagne, 1851, p. 107. Nitophÿllum Lenor¬
mandii (Derb. et Solier). Rodriguez, Nuov Notarsia. 18%, p. 42. Erylhroglossum Lenor¬
mandii (Derb. et Solier). J. Feldmann, Note sur quelques algues de Banyuls, 1929, p. 790.
Nitophyllum ciliatum (Schousboe) Bornet, Algues de Schousboe, 1892, p. 292, pl. III,
fig. 4 (1).
En 1929, ayant observé cette algue à Banyuls, j’ai proposé de
la rapporter au genre Erythroglossum J. Ag. (1898), à cause de son
mode de croissance par une cellule initiale terminale à division trans¬
versale, ce qui ne permettait pas de la laisser dans le genre Nitophyl -
lum Grev.
Néanmoins, cette algue diffère des autres espèces d’Erythro-
glossum par l’absence d’une nervure centrale polystromatique et par
la disposition de ses sores de tétrasporanges. Ces deux caractères me
(1) C est par suite d un lapsus que, dans mon article publié dans le Botanislça Notiser,
j ai indiqué (p. 5), dans la synonymie du Haraldia Lenormandii, le Nilophyllum deniatum
(Schousboe) Bornet. C’est Nitophyllum cilialum (Schousb.) Bornet qu'il faut lire.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALDÈRES
97
paraissent suffisants pour justifier la création, pour cette espèce, du
genre Haraldia , que j’ai décrit dans une précédente note (1939).
Le Haraldia Eenormandii vit à Banyuls à peu de profondeur au-
dessous du niveau, mais toujours submergé; dans les stations obscures
et assez battues, en particulier dans les grottes et sous les surplombs.
II est assez fréquent à la fin du printemps et au début de l’été (avril
à juillet).
Loc. : Ile Grosse, grotte du Troc.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique, Tanger, Bermudes.
ERYTHROGLOSSUM J. Agardh, 1896
Erythroglossum Sandrianum (Zanardini) Kylin
Kyun, Stud. üb. Delesser.. 1924. p. 31. fig. 22. b, c. NHophÿll-m Srmrfriomrm Za-
nardini, Icon. Phyc. Adriat. II, p. 37, pi. 49. B. HaucK, Meeresalg., 1885, p. 172, 6g. 73.
Cette espèce est assez rare en été, entre 20 et 40 m. de profon¬
deur, sur les concrétions coralligènes et les Lithothamniées. Tétraspo-
ranges observés en juin et juillet.
Loc. : Roche Coureilla, cap Béar.
Distrib. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Erythroglossum balearicum (Rodriguez) J. Agardh
J. Agardh, Sp. Alg. III, III, p. 176. Kylin, Stud. üb. Delesser, 1924, p. 33, fig. 23.
J ai récolté deux fois, en juillet et en septembre, par 30 à 35 m.
de profondeur, sur fonds coralligènes, un petit Erythroglossum qui
correspond bien aux figures de VE. balearicum publiées par KYLIN,
ainsi qu’à des échantillons authentiques de RODRIGUEZ (in Herb.
Thuret). Il diffère en particulier de VE. Sandrianum par ses bords
non denticulés. La nervure centrale est bien visible.
Les tétrasporanges, observés en juillet, sont groupés en sores
marginaux très petits.
Loc. : Cap l’Abeille, cap Peyrefite.
Distrib. : Méditerranée occidentale.
Kylin,
Myriogramme minuta Kylin
Kylin, Stüd-üb. Delesser., 1924, p. 56, fig. 44-45. Myriogramme cam en (Rodriguez)
var. mtrula (Kylin). Miranda, Nuev. loc. de Algas de Espana, 1936, p. 380, fig. 12.
98
J. FELDMANN
Fig. 62. — Monogramme minuta
Kylin. Forme des rhodoplastes :
A, dans les cellules jeunes ;
B, dans les cellules plus âgées,
X 340.
Comme le remarque Kylin, cette
petite espèce, récoltée à Naples par
SjoSTEDT, en mai 1923, peut être re¬
connue, même à l’état stérile, grâce à la
forme très particulière de ses chromato-
phores (fig. 62). C’est surtout sur ce ca¬
ractère que je me suis basé pour rapporter
à cette espèce une petite algue à aspect
de Nitophyllum, dépourvue de veines, que
j’ai récoltée en août, à l’état stérile, sur
Valoriia utricularis, dans une station obs¬
cure, près du niveau.
Alors que dans les autres espèces de
Délessériacées, chaque cellule contient de
très nombreux plastes pariétaux discoïdes,
de forme arrondie ou un peu allongée,
dans le Monogramme minuta, chaque cel¬
lule ne semble renfermer qu’un seul plaste
pariétal, irrégulièrement lobé, qui devient
très irrégulier et se fragmente parfois dans
les cellules âgées (fig. 62).
Loc. : Cap l'Abeille.
DisTRIB. : N'était connu jusqu'ici que de Naples et des Asturies.
NITOPHYLLUM Greville, 1830
Nitophyllum punctatum (Stackhouse) Greville
Harvey, Phyc. Brit., pi. 202. Kylin, Stud. üb. Delesser., 1924, p. 69, fig. 54-59.
Assez commun, mais toujours de petite taille, épiphyte sur di¬
verses algues, dans les cuvettes des rochers battus et à peu de profon¬
deur dans les stations obscures.
Se rencontre toute l’année, mais est surtout abondant en hiver et
au printemps. Tétrasporanges observés de novembre à février, sper-
matanges en août, cystocarpes en septembre.
Loc. : Anse des Elmes, cap du Troc, cap l'Abeille.
DisTRIB. : Méditerranée, Atlantique nord.
ACROSORIUM Zanardini, 1869
Acrosorium uncinatum (J. Ag.) Kylin
10*1 Deless . er " ,924> P- 78 - fi §- 61. J. Feldmann, Algues de Cherchell,
1931, p. 238. Nitophyllum uncinatum Hauck, Meeresalg., 1885, p. 171.
Commun en hiver et au printemps, de janvier à juin, près du
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
99
niveau dans les stations battues et ombragées, épiphyte sur diverses
algues. Plus rare en profondeur sur les rhizomes de Posidonies.
Bien caractérisé à l’état stérile par ses rameaux recourbés en
crochet. Dans les individus pourvus de tétrasporanges (observés en
janvier et février) ceux-ci sont groupés en sores subterminaux vers
l’extrémité des segments de la fronde. Dans les parties fertiles, la
fronde ne présente pas d’extrémités recourbées en crochet, et la plante
peut alors être facilement confondue avec YAcrosorium venulosum,
mais ses crochets peuvent néanmoins coexister avec des sores sur un
même individu, mais dans des portions différentes.
Loc. : Ile Grosse, cap du Troc, etc...
Distrib. : Méditerranée, Atlantique tempérée, Brésil, Californie.
Acrosorium venulosum (Zanardini) Kylin
Kylin, Stud. üb. Delesser., 1924, p. 77, fig. 60. N. venulosum Zanardini, Icon. Phyc.
Adriat., II, pl. 49, A. Hauck, Meeresalg., 1885, p. 172.
Cette espèce, qui ressemble beaucoup à la précédente, ne s’en
distingue guère que par sa couleur rose plus clair et par l’absence de
segments recourbés en crochet. Elle est localisée en profondeur, entre
20 et 30 m. Elle se rencontre pendant tout le printemps et l’été
(d’avril à septembre). Je n’ai observé que des individus stériles.
Loc. : Cap Béar, cap l'Abeille.
DlSTRIB. : Méditerranée occidentale, Adriatique.
Acrosorium reptans (Crouan) Kylin
Kylin, Stud. üb. Delesser., 1924, p. 77. Nitophÿllum reptans Crouan, Fl. du Finis¬
tère, 1855, p. 153, pl. 21.
Je n’ai observé qu’une seule fois cette espèce, qui n’était pas
connue jusqu’ici avec certitude en Méditerranée, en janvier 1932, sur
des feuilles de Posidonies, draguées par 15 à 20 m. de profondeur.
Mes échantillons sont stériles, mais bien caractérisés par leur structure
et la présence sur la face inférieure de la fronde des touffes de rhi-
zoïdes courts caractéristiques de cette espèce.
Ainsi que l’a montré Kylin, l’algue signalée dans l’Adriatique
par Zanardini, sous le nom de Nithophyllum reptans , diffère de l’es¬
pèce de CROUAN par le mode de croissance de sa fronde et la présence
d’une nervure centrale d’où naissent directement des nervures latérales.
L’algue de ZANARDINI appartient en réalité au genre Rhizoglossum
Kylin (R. reptans Kylin).
Loc. : Cap OullestreiL
Distrib. : Méditerranée, Côtes atlantiques de France.
100
J. FELDMANN
FALKENRERGIA Schmitz, 1897
Falkenbergia rufolanosa (Harvey) Schmitz
Schmitz, Naturl. Pflanzenfam., 1897, p. 479. Falkenberg, Rhodomelaceen, 1901,
p. 690. Falkenbergia Doubletii Sauvageau, Algues Floridées renfermant de l'iode libre, 1925.
Ainsi que nous l’avons signalé, M me FELDMANN et moi (1939),
le Falkenbergia, qui s’est naturalisé sur nos côtes il y a une quinzaine
d’années, doit être rapporté au Falkenbergia rufolanosa et non con¬
sidéré comme une espèce distincte (F. Doubletii) ou attribué au
F. Hillebrandii (Bornet) Falk.
Rattaché pendant longtemps aux Rhodomélacées ou rapproché
des Délessériacées, le genre Falkenbergia n’est pas un genre autonome,
mais représente le tétrasporophyte des Asparagopsis. Le Falkenbergia
rufolanosa étant, ainsi que nous l’avons montré (J. et G. FELDMANN,
1939), le tétrasporophyte de Y Asparagopsis armata Harvey.
A Banyuls, le Falkenbergia rufolanosa est très abondant à la
fin du printemps, épiphyte sur diverses algues, près du niveau, dans
les stations moyennement exposées. Il se rencontre également en pro¬
fondeur jusqu’à 15-18 m. Il vit toute l’année, mais devient rare à la
fin de l’automne, époque à laquelle il porte des tétrasporanges (no¬
vembre-décembre) .
Loc. : Commun sur toute la côte des Albères.
Distrib. : Originaire du sud de l'Australie; s'est naturalisé vers 1925 sur les côtes
méditerranéennes de France et d'Afrique du Nord et dans l’Atlantique, du Maroc aux côtes
de la Manche.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
101
POSTFACE
Dans les premières parties des Algues marines de la côte des
Albères, parues en 1937 et consacrées aux Cyanophycées, Chloro-
phycées et Phéophycées, j’annonçais que la dernière partie traitant
des Rhodophycées paraîtrait peu à près.
Diverses circonstances ont considérablement retardé cette publi¬
cation qui, commencée en 1939, s’achève seulement aujourd’hui.
Malgré ce retard, je n’ai pas sensiblement modifié le texte achevé
de rédiger en 1937. J’ai en particulier volontairement omis d’y ajouter
diverses indications bibliographiques postérieures à cette date, une
partie du texte étant déjà composée depuis longtemps. J’ai seulement
profité de ce retard pour signaler quelques espèces nouvelles pour la
côte des Albères, découvertes lors d’un nouveau séjour au Laboratoire
Arago, à Banyuls, en 1939.
Seule la dernière partie, consacrée aux Céramiales, et dont l’im¬
pression n’a été commencée qu’en 1942, a été sensiblement modifiée.
L’importante famille des Céramiacées a, en effet, fait l’objet récem¬
ment d’une étude de M me FELDMANN (Recherches sur les Céramiacées
de la Méditerranée occidentale, 1940-41 ). J’ai modifié la classification
de cette famille pour adopter celle proposée par M me FELDMANN et
opérer quelques modifications dans la délimitation des espèces, en
accord avec ses observations. Les figures se rapportant à cette famille
étant déjà clichées sur zinc, j’ai jugé utile de les publier, bien que
toutes les espèces que j’ai figurées l’aient été également par M me Feld-
MANN, toutes figures originales inédites méritant, à mon avis, d’être
publiées.
Par contre, pour les familles des Rhodomélacées, Dasyacées et
Délessériacées, pour réduire autant que possible les frais d’édition de
ce travail, j’ai raccourci considérablement mon texte primitif en sup¬
primant bien des observations morphologiques et toutes les figures non
encore clichées que je comptais publier. Mes observations concernant
ces familles trouveront leur place dans des mémoires en préparation,
en collaboration avec M me FELDMANN, consacrés à l’étude de toutes
les espèces de ces familles existant dans la Méditerranée occidentale
et où elles seront étudiées suivant le même plan et avec le même déve-
102
/; FELDMANN
loppement que l’ont été les Céramiacées, dans le mémoire de
M nw FELDMANN, qui a inauguré cette série.
En terminant, je tiens à remercier M. le Professeur P. ALLORGE
et M. R. Lami, Directeurs de la Revue Algologique et de Travaux
Algologiques, d’avoir bien voulu accepter, malgré les difficultés ac¬
tuelles, de publier la fin de cette étude. Je remercie également bien
vivement M. R. Lami de l’aide qu’il m’a apportée à la présentation
typographique et à la correction des épreuves de ce mémoire.
Alger, décembre 1941.
Ce mémoire a paru à la Revue Algologique et aux Travaux Algologiques
en plusieurs fascicules.
Fascicule I (Bangiales, Némalionales, Gélidiales, Cryptonémiales) : T. XI,
fasc. 3-4, p. 247-330, sept. 1939.
Fascicule II (Gigartinales, Rhodyméniales) : T. XII, fasc. 1-2, p. 77-
100, 1941.
Fascicule III (Céramiales) : Travaux Algologiques, Vol. I, 1942.
ALGUES MARINES DE LA COTE DES ALBÈRES
103
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
Cet index bibliographique renferne non seulement les ouvrages cités dans
la IV* partie des Algues marines de la côte des Albères (Rhodophycées), mais
également ceux signalés dans les trois premières parties (Cyanophycées, Chloro-
phycées, Phéophycées), parues précédemment (Rev. Algol., T. IX, fasc. 3>-\,
1937).
Par raison d’économie, les ouvrages figurant déjà dans l’index bibliogra¬
phique de mon précédent mémoire : Recherches sur la végétation de la Méditer¬
ranée. La côte des Albères (Rev. Algol-, T. X, fasc. 1-4, 1937, p. 313-334)
ont été omis dans le présent index.
Agardh (C.-A.). — Species Algarum rite cognitae, I-11. Criphisroaldiae, 1823-1828.
AGARDH (C.-A.). — Systema Algarum. Lundae, 1824.
Agardh (C.-A.). — Icônes algarum europearum. Représentations d’algues européennes
suivies de celles d'espèces exotiques les plus remarquables récemment découvertes. Lcipsic,
1828-1835.
Agardh (J.-G.). — Species, généra et ordines algarum. I, Fucoideae, 1848. Il, Florideae,
1851-1863. III. Epicrisis systematis Floridearum, 1876. III, 2, Morphologia floridearum,
1880. III. 3, De dispositione Delesseriearum, 1898. III, 4, Mantissa collectanea, 1901.
Agardh (J.-G.). — Till Algernes Systematik. Nya bidrag, I-VI. Lundi Univ. Arsslçrift,
T. IX, XVII, XIX, XXI, XXIII, XXVI, 1872-1890.
Agardh (J.-G.). — Species Sargassorum Australiae descriptae et dispositae. Kongl. Svensk
Vet.-Akad. Handl.. Bd 23, n° 3, Stockholm, 1889.
Agardh (J.-G.). — Analecta Algologica. Observationes de speciebus algarum minus cognitis
earumque dispositione. Ad. Phÿsiogr. Lundensis, T. XXVIII, Lund, 1892. Id„ Conti¬
nuai I, Ibid.. T. XXIX, 1894. Id. Cont. II, Ibid., T. XXX, 1894. Id.. Cont. III,
ibid., T. VII, 1896. Id. Cont. IV, ibid., T. VIII, 1897. Id. Cont. V, ibid., T. X. 1899.
Ardissone (Fj.). — Le Floridee italiche desçriUe ed illustrate. Vol. I-II, con 36 tav. col.,
Milano e Firenze, 1868-1878.
ARDISSONE (Fr.). *— Note alla Phycologia mediterranea. Rend. R. Inst. Lomb., sér. II,
Vol. XXXIII, 1900; Vol. XXXIV, 1901.
ARDISSONE (Fr.). — Rivista delle Alghe mediterranee. Parte prima, Rhodophyceae. Rend.
del R. Inst. Lomb.. sér. II. Vol. XXXIV, 1901.
ARDISSONE (Fr.). — Rivista delle Alghe mediterranee. Parte 2, Melanophyceae Rabenh.
Chlorophyceae Kütz. Cyanophyceae Sachs. Rend, del R. Inst. Lomb., sér. II. Vol.
XXXIX. 1906.
Areschouc (J.-E.). — Algarum minus cognitarum pugillus primus. Linnaea, Berlin. 1842.
Barton (E.-S.). — The genus Halimcda. Siboga Expeditie, Monogr. LX. Leiden, 1901.
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Source : MNHN. Paris
Contribution
à la connaissance des Diatomées
d'eau douce des Açores
Par E. MANGUIN
Les matériaux étudiés dans ce présent travail ont été récoltés
par le Professeur P. Allorge, lors d’une mission scientifique qu’il
effectua de mai à août 1937 aux Açores. Nous sommes heureux de
lui exprimer ici nos vifs remerciements pour la confiance qu’il a bien
voulu nous accorder en nous offrant l’étude de ce très intéressant
matériel, ainsi que notre reconnaissance pour les précieux conseils qu’il
nous a donnés au cours de ce travail.
HISTORIQUE.
L’histoire de nos connaissances sur la flore diatomique d’eau
douce des Açores est assez succincte; le premier travail sur ce sujet
nous est donné par le botaniste anglais H.-S. MoSELEY (1), qui
accompagna l’expédition du « Challenger ». Les récoltes de ce bota¬
niste furent examinées par E.-O. MEARA; la courte liste publiée par
ce diatomiste (2) ne comprend que 7 espèces, il est vrai que ce
recensement ne provient que d’une récolte effectuée sur une source
ferrugineuse près de Fumas, dans l’île San-Miguel.
Dans les années 1894 et 1896, le botaniste américain W. Tre-
LEASE (3), après un voyage de recherches dans plusieurs de ces îles,
publie une liste d’algues où figurent 12 espèces de Diatomées pro¬
venant de Terceira, onze de celles-ci s’ajoutent à la première liste
donnée par O’MEARA.
En juillet et août 1898, le botaniste norvégien J. Holmboe (4)
visite les îles San-Miguel, Fayal et Terceira, où il effectua 69 récoltes
qui lui donnèrent une liste de 74 espèces et 13 variétés de Diatomées.
Le travail de cet auteur est accompagné d’intéressantes considérations
biologiques sur la répartition de ces organismes, ainsi que sur le
comportement de certaines formes thermales.
116
£. MANCUIN
Enfin, le botaniste allemand W. KRIEGER (5), d’après des
matériaux recueillis par le D r O.-C. SCHMIDT, et provenant de San-
Miguel, trace l’esquisse d’une sociologie des algues diverses vivant
dans la ceinture des Sphaignes de la lagoa Canario et dans le planc¬
ton de la lagoa de Furnas. Le relevé floristique de ces deux stations
comprend 17 formes de Diatomées.
Dans l’ordre chronologique de cet aperçu historique, nous avons
intentionnellement omis de signaler, à sa place, le remarquable travail
du distingué algologiste suédois K. Bohlin (6). Il est seulement
regrettable, pour le sujet qui nous occupe, que cet auteur ne se soit
consacré qu’à l’étude des seuls groupes Hétérocontées, Chlorophycées
et Myxophycées des îles San-Miguel, Terceira et Fayal qu il visita
de juin à août 1898.
Les récoltes effectuées dans ces trois îles, ainsi que les nombreuses
observations faites sur place, ont permis à cet auteur de formuler de
très intéressantes remarques sur la systématique et la morphologie de
certaines espèces peu connues, de mettre également au point des
assertions erronées sur la biologie des algues thermales vivant dans les
sources chaudes de Furnas. Enfin, ce travail est accompagné de re¬
marquables données sur l’origine géographique et les divers facteurs
d’introduction de ces microphytes aux Açores.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
Sur les 17 récoltes étudiées dans ce travail, 6 proviennent de
Flores ; cette île, avec celle de Corvo, constitue le groupe le plus
occidental et septentrional de l’archipel des Açores. C’est la première
fois, à notre connaissance, que nous possédons de tels matériaux
d’étude sur cette île. Les autres récoltes ont été recueillies dans les
îles San-Miguel et Santa-Maria, qui forment le groupe le plus orien¬
tal ; la dernière de ces deux îles est également nouvelle pour ce pré¬
sent sujet d’étude.
Les 249 formes trouvées par nous dans ces récoltes se répar¬
tissent dans les valeurs systématiques suivantes : 131 espèces, 71 va¬
riétés et 47 formes. Dans ce recensement figurent 32 nouveautés pour
la science, ce qui fait 12,85 % de formes endémiques, ou considérées,
dans le présent état de nos connaissances, comme telles. Quant à
l’origine géographique des autres éléments floristiques de cette liste,
sauf 18 formes artieo-alpines ou appartenant à l’Europe septentrio¬
nale, ainsi que 9 autres formes considérées comme localisées dans
les régions chaudes, tout le reste, c’est-à-dire 76 °/o du total des
DIATOMÉES DES AÇORES
117
formes trouvées, sont des formes cosmopolites, particulièrement ré¬
pandues en Europe centrale et occidentale.
Malgré l’époque un peu avancée où furent effectuées ces récoltes,
en juin, commencement de la période estivale déjà défavorable à la
prédominance de ces algues, ce présent relevé, comme également celui
d’HoLMBCE, donnent l’impression d’un certain degré de pauvreté en
comparaison de ceux d’origine européenne de même saison.
Le grand éloignement de ces îles des terres continentales, la
composition en majeure partie volcanique de leur substratum géolo¬
gique, avec comme conséquence le peu de diversité de stations favo¬
rables à la végétation al gale, sont probablement les causes détermi¬
nantes de la paucité relative de leur flore diatomique. Ainsi que
Bohlin, nous pensons que malgré toutes les investigations futures,
qui pourront être faites dans l’espace et dans le temps, cette flore
s’avérera moins riche que celle de nos contrées.
La répartition géographique des éléments floristiques qui nous
intéressent, ainsi que les moyens d’immigration, qui ont permis leur
transport à travers l’espace océanique, constituent des questions
du plus grand intérêt biologique. Aussi, dans la liste qui suit, avons-
nous cru utile de donner un certain développement à la première de
ces questions.
Parmi les formes arctiques observées par nous, Navicula Peter-
seni Hust. est une des plus typiques, cette espèce n’ayant été ren¬
contrée jusqu’à ce jour qu’au Spitzberg. Une fois de plus, la pré¬
sence ici de cette rare espèce confirme l’assertion que Bohlin émet
sur le rôle que jouent les oiseaux migrateurs lors de leur séjour tem¬
poraire aux Açores. De tous les facteurs de dissémination, celui-ci
a dû être prépondérant dans l’introduction de ces algues. Si 1 on ad¬
met également l’action de ce même facteur dans le sens du Sud au
Nord, et malgré le peu de connaissances actuelles sur les flores dia¬
tomiques du N.-W. de l’Afrique ainsi que sur celles de l’Espagne et
du Portugal, il est permis d’expliquer la présence ici des 9 formes
appartenant aux régions chaudes.
Comme conclusion à cette esquisse de l’origine géographique des
Diatomées açoréennes énumérées dans ce travail, deux faits évidents
peuvent être exprimés, à savoir :
1° Que malgré le climat insulaire tempéré et le degré de lati¬
tude des Açores, la flore diatomique présente un caractère septen¬
trional prononcé;
2° Que l’Europe est le point de départ de la grande majorité
des éléments de cette flore, ce continent étant de toutes les terres
E. MANCU1N
1 18
circonvoisines le plus rapproché de ces petites îles perdues dans
l’immensité de l’océan Atlantique.
ÉNUMÉRATION DES STATIONS DE RÉCOLTES.
Les récoltes, dont l’étude a fourni la matière de ce travail, pro¬
viennent des localités et stations suivantes:
FLORES
A signaler le grand développement des tourbières à Sphaignes,
celles-ci couvrent des surfaces importantes; cependant, la prépondé¬
rance de ce genre de station n’exclue nullement la présence de celles
à pH élevé.
I- — Lagoa Rasa (lac de cratère), ceinture à Isoetes azo-
rica Dur., pH = 6,8-7.
II. — Lagoa de Agoa Branca, ceinture à Sphaignes sub¬
mergées, pH = 5,5-6, ait. 550 m.
III- — Ribeira Grande, cuvettes de rochers, environ 600 m.
ait.
IV. — Lagoa Comprida, couloirs mouillés entre les mottes de
Sphaignes, ait. 620 m.
V. — Lagoa Rasa, tourbière marginale.
VI. — Lagoinha, Fajasinha, ceinture de Cladium, pH supé¬
rieur à 8.
SAN-MIGUEL
Une des plus montagneuses du groupe, cette île présente une
large zone littorale de culture, s’élevant jusqu’à une altitude où les
conditions climatiques deviennent défavorables ; à cette première zone
succède une région de pâturages et de forêts plus ou moins dégradées.
VII. — Serra Tronqueira, rochers basaltiques suintants, ait.
environ 700 m.
VIII. — Pico de Vara, rochers basaltiques suintants, à Blin -
dia acuta B. et S., pH = 7,5, ait. env. 1.000 m.
IX.-Lagoa de Furnas, benthos marginal, ait. env. 270 m.
DIATOMÉES DES AÇORES
1IÇ
X. — Ribeira Quente, talus ruisselants.
XI. — Lagoa de Fumas, plancton, pH supérieur à 8.
XII. — Pico de Vara, talus suintants à Philonotis rigida
Brid., entre 900 et 1.000 m. d’alt.
XIII. — Pico Verde, expression de Sphaignes, pH = 4-4,5,
vers 850 m. d’alt.
XV.—Sommet du Pico de Vara, expression de Sphaignes,
vers 1.100 m. d’alt.
XVI. — Lagoa do Congro, plancton, pFLsupérieur à 8.
XVII. — Lagoa do Cazador, ceinture de Sphaignes, environ
600 m. d’alt.
SANTA-MARIA
La seule île de l’archipel qui présente des couches sédimentaires
pliocènes, mais les affleurements de ces dépôts marins sont négligeables
quant au régime édaphique des stations.
XIV. — Vila do Porto, cuvette rocheuse, à Potamogeton flui-
tarts Roth.
SYSTÉMATIQUE , RÉPARTITION ET ÉCOLOGIE (1).
Ordre CENTRALES
S.-Ordre DISCINEAE
Famille COSCINODISCACEÆ
S.-Famille MELOSIROIDEAE
Genre Melosira Ag.
M. cataractarum Hust. (8 : p. 142, PI. IX, f. 6 et 7), fo. lævis
nov. fo.
(1) Nous appliquons dans cette liste systématique la classification adoptée par F.
HUSTEDT dans la seconde édition de la Süsswasserflora (5). Nous empruntons également à
cet auteur une grande partie des données actuellement connues sur la répartition géographique
et l’écologie des Diatomées.
120
E. MANCUIN
Frustules cylindriques, réunis en courtes chaînes de 2-6 individus.
Disque valvaire plan. Pseudosulcus peu marqué. Manteau valvaire
avec un sulcus peu profond. Membrane cellulaire délicate. Bord
circumvalvaire du manteau marqué de courtes stries, le reste de la
siirface de celui-ci est lisse. Marge du disque valvaire avec une étroite
bande de stries d’égale longueur, environ 15-18 en 10/*, zone cen¬
trale lisse et relativement bien développée. La marge valvaire pré¬
sente de très petites épines. Hauteur du manteau valvaire (demi-
frustule) de 2-2,5/*, diamètre 3,5-4 /*. PI. I, fig. 1.
Cette forme diffère du type par son diamètre un peu plus faible,
ainsi que par le manteau valvaire qui est lisse, enfin, par ses stries
valvaires uniformément longues.
L’espèce a été trouvée dans l’Ouest de Java. Pour HtJSTEDT,
c’est une forme vraisemblablement aérophile et bryophile, observée
dans des pH de 6,8-8,5. S.-Miguel (X) abd. : tal. ruisselants; (XI)
T. R. : plancton, probablement accidentelle.
M. Dicfyiei (Thw.) Kütz., Hust. (6 : I, p. 243; f. 101). —
Nord de l’Europe, montagnes de l’Europe centrale, probablement
Afrique du Sud, Asie tropicale. Forme aérophile et bryophile, ro¬
chers suintants. Flores (1) R. : ceinture à Isueies azorica Dur.; San-
Miguel (VII) abd : rochers basaltiques suintants.
M. granulata (Ehr.) Ralfs, Hust. (6 : I, p. 248, f. 104 a-c, e»
f). — Cosmopolite.
Forme planctonique des eaux eutrophes. Flores (V) 5 : tour¬
bière marginale.
M. islandica O. Müll., Hust. (I : I, p. 252, f. 106 a,b). —
Prédominante pendant la saison froide. Forme pélagique des eaux
eutrophes à oligotrophes. San-Miguel (IX) T. R. : benthos mar¬
ginal.
M. italica (Ehr.) Kfiitz., var. tenuissima (Grun.) O. Müll.,
Hust. (6 : I, p. 260). — Cosmopolite. Forme littorale ubiquiste.
San-Miguel (IX) abd. : benthos marginal; (X) R. : talus ruisse¬
lants; (XI) T. abd : plancton; (XVI) abd. : plancton; (XVII)
R. : ceinture de Sphaignes.
M. Roeseana Rabh., Hust. (6 : I, p. 266, f. 112). — Cosmo¬
polite. Forme aérophile et bryophile, rochers suintants. Santa-Maria
(XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitants.
M. varions Ag., Hust. (6 : I, p. 240, f. 100). — Cosmopolite.
Forme littorale préférentielle des eaux eutrophes. Flores (I) C. :
ceinture à Isoetes azorica.
DIATOMÉES DES AÇORES
121
G. Pyxidicula Ehr.
P■ sp. — La présence ici de cette forme marine est accidentelle,
mais la structure particulière du seul exemplaire du disque valvaire
trouvé dans cette récolte nous paraissant offrir un certain intérêt, nous
en donnons la description suivante : marge du disque valvaire striée;
aréoles disposées en un double système de lignes croisées; membrane
basale ponctuée par un système de lignes très fines et également croi¬
sées. Diamètre 19 /* ; environ 7 aréoles en 10/*; 14-15 points en 10/*.
PI. I, fig. 2. — San-Miguel (XI) T. R. : plancton.
S.-F. COSCINODJSCOIDEÆ
G. Cyclotella Kjütz.
C. Iris J. Br. et Hérib., J. Héribaud (3 : p. 224, PI. VI, f. 1).
— Espèce considérée par les auteurs comme fossile et vraisemblable¬
ment disparue des eaux douces de la période actuelle. Nous avons
fréquemment observé cette espèce ainsi que la variété en France.
Flores (I) R.; San-Miguel (X) R.; (XI) C.; (XV) 5; Santa-
Maria (XIV) abd.
Var. ovalis J. Br. et Hérib., J. Héribaud (loc. cit. p. 225,
PI. VI, fig. 2). — Egalement fossile; plus répandue que le type.
Flores (I) R.; San-Miguel (X) R.; (XI) C. ; (XIII) C.; (XVI)
R.; (XVII) T. R.; Santa-Maria (XIV) C.
O. PENNALES
S.-O. ARAPHIDINEÆ
F. FRA CILARIACEÆ
S.-F. TABELLARIOIDEÆ
G. Tabellaria Ehr.
T. fenestrata (Lyngb.) Kiitz., Hust. (6 : 11, p. 26, f. 554).
— Cosmopolite. Forme littorale ou pélagique des eaux douces et
parfois salées, stagnantes ou courantes, également dans les lacs eu-
trophes. San-Miguel (IX) R. : benthos marginal; (XVII) R. : cein¬
ture de Sphaignes.
T. flocculosa (Roth.) Kiitz., Hust. (loc. cit., p. 28, f. 558).
— Cosmopolite. Forme littorale, préférentielle des eaux acides jus¬
qu’à neutres, stagnantes ou courantes : fossés et marais des stations
122
E. MANCUIN
tourbeuses. Flores (I) abd. : ceinture à Isoeles azorica; (II) R. :
ceinture de Sphaignes; (IV) R. : couloirs mouillés entre les mottes
de Sphaignes. San-Miguel (VII) R. : rochers basaltiques suintants;
(VIII) T. abd. : même substratum suintant peuplé par Blindia acuta;
(IX) C. : benthos marginal; (XII) abd. : talus suintants à Philo-
notis rigida; (XIII) C. : expression de Sphaignes; (XV) C. : même
milieu; (XVI) C. : plancton; (XVII) C. : ceinture de Sphaignes.
G. Crammatophora Ehr.
C. oceanica (Ehr.) Grun., var. macilenta (W. Sm.) Grun.,
Hust. (6 : II, p. 47 ; f. 574). —- Forme marine des territoires côtiers,
marais à Sphaignes et mousses sur les arbres et les toits près des côtes.
Flores (I) T. R. : ceinture à Isoetes azorica. San-Miguel (XV) C. :
expression de Sphaignes.
S.-F. DIATOMOIDEÆ
G. Diatoma De Cand.
D. hiemale (Lyngb.) Heiberg, Hust. (6 : II, p. 102, fig. 631 a-
d). — Forme d’eau froide, de répartition nordique-alpine : Nord de
l’Europe et montagnes de l’Europe Centrale, Alpes, Pyrénées, Chili
(Krasske 10). Fréquente et souvent abondante dans les sources,
ruisseaux, marais de ces régions. San-Miguel (VII) R. : rochers
basaltiques suintants.
D. vulgare Bory, var. producta Grun., Hust. (6 : II, p. 98,
fig. 628 e, f). — Cosmopolite. Forme littorale des eaux stagnantes
ou courantes. Flores (I) abd. : ceinture à Isoetes azorica. San-Miguel
(XIII) R. : expression de Sphaignes; (XVII) T. R. : ceinture de
Sphaignes.
S.-F. F RA CI LA RIOIDEÆ
G. Fragilaria Lyngb.
F. capucina Desm., Hust. (6 : II, p. 144, fig. 659 a-e). —
Long. 21-38/*, larg. 2,5-3 /*; 20-25 stries pour 10/*. PI. I, fig. 3.
Cosmopolite. Forme planctonique et littorale des eaux eutrophes,
parfois sur des substratum ruisselants. Flores (III) T. abd. : cu¬
vettes de rochers. San-Miguel (IX) C. : benthos marginal ; (X) C. :
talus ruisselants; (XI) C. : plancton.
DIATOMÉES DES AÇORES
123
Var. lanceolata Grun., Hust. (loc. cit., fig. 659 f, g). — Long.
30-42 m, larg. 2,5-3 m; 20-23 stries pour 10 m. PI. I, fig. 4. Cosmo¬
polite. Cette forme paraît préférer les eaux des montagnes. Flores
(III) T. abd. : cuvettes de rochers; (V) R. : tourbière marginale.
F. construens (Ehr.) Grun., Hust. (6 : II, p. 156, fig. 670 a-
c). — Cosmopolite. Forme le plus souvent littorale des eaux eu-
trophes stagnantes. San-Miguel (XVI) C. : plancton.
Var. subsalina Hust. (loc. cit., p. 159, fig. 670 p-s). — Forme
cosmopolite et halophile, mares et fossés des territoires côtiers. Flores
(III) R. : cuvettes de rochers.
Var. venter (Ehr.) Grun., Hust. (loc. cit., p. 158, fig. 670 h-
m). — Comme l’espèce. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica;
(II) abd. : ceinture de Sphaignes submergées; (III) R. : cuvettes de
rochers.
F. crotonensis Kit., Hust. (6 : II, p. 143, fig. 658). — Cosmo¬
polite. Forme pélagique des lacs eutrophes, étangs, rivières et fleuves;
également répandue et abondante dans les anses marines des côtes
de l’Europe. San-Miguel (IX) C. : benthos marginal.
F. pinnata Ehr., Hust. (6 : II, p. 160, fig. 671 a-i). — Cos¬
mopolite. Forme répandue et très commune dans toutes les eaux
douces ou faiblement salées. San-Miguel (IX) abd. : benthos mar¬
ginal; (X) C. : talus ruisselants; (XI) C. : plancton. Santa-Maria
(XIV) R. : cuvettes rocheuses à Potamogeton fluitans.
F. punctato-striata nov. sp. — Frustule en vue connective li-
néaire-rectangulaire. Valve linéaire-lancéolée, à bords ± unis ou bi¬
latéralement rentrés dans la partie moyenne, avec des extémités di-
minuées-rostrées, parfois faiblement capitées. Pseudoraphe étroit et
lancéolé. Area central élargi transpicalement jusqu’aux bords val-
vaires, ou seulement d’un seul côté. Stries ponctuées. Long. 18-25 m,
larg. 2,5-3 m; 12-15 stries en 10m. PI. I, fig. 5. Flores (V) abd :
tourbière marginale.
G. Synedra Ehr.
S-, acus Kütz., Hust. (6 : II, p. 201, fig. 693 a). — Cosmo¬
polite, mais plus répandue dans la zone tempérée. Forme littorale
oligohalobe très fréquente et abondante, souvent épiphyte sur les
algues filamenteuses. Flores (III) R. : cuvettes de rochers. San-Mi¬
guel (IX) abd. : benthos marginal; (X) R. : talus ruisselants;
(XVII) abd. : plancton.
124
E. MANCUIN
Var. radians (Kütz.) Hust., (loc. cit., fig. 693 b). — Réparti¬
tion géographique et écologie comme chez l’espèce. San-Miguel (IX)
abd. : benthos marginal; (XI) T. abd. : plancton; (XVII) C. :
ceinture de Sphaignes.
5. Allorgei nov. sp. — Frustule à axe apical courbé. Valve
également arquée, parfois presque droite, étroite et très allongée, de
contour variable, à bords parallèles ou allant en diminuant insensi¬
blement du milieu vers les extrémités; celles-ci sont capitées, parfois
claviformes ou encore spathuliformes, avec un pôle arrondi obtus.
Stries très fines, plus de 33 en 10/*, de longueur uniforme et délimi¬
tant un large pseudoraphé. Long. 252-266 /*, larg. 3-4,5 /*. PI. I,
lig. 6 a, b, c. Flores (VI) T. abd. : ceinture de Cladium. Santa-
Maria (XIV) R. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
S. parasitica (W. Sm.) Hust. (6 : II, p. 204, lig. 695 a, b). —
Cosmopolite. Forme littorale oligohalobe. Frustule vivant en épiphyte
sur les algues filamenteuses, également sur de grosses Diatomées
comme Surirella et Nitzschia. Flores (III) R. : cuvettes de rochers.
S. rumpens Kütz., Hust. (6 : II, p. 207, fig. 697 a, b). —
Long. 29-35 /*, larg. 2,5-3 /*; 21 stries pour 10 /*. PI. I, fig. 7. Espèce
et variété suivante, vraisemblablement cosmopolites, mais plus fré¬
quentes dans les contrées chaudes. Formes littorales oligohalobes des
eaux stagnantes ou à courant lent. Flores (III) T. abd. : cuvettes
de rochers. San-Miguel (IX) C. : benthos marginal. Santa-Maria
(XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Var. fragilarioides Grun., fo. constricta Hust. (8 : p. 159,
PI. X, fig. 51, 52). — Long. 28-30 /*, larg. 2,5-3/*; 20-21 stries
pour 10/*. PI. I, fig. 8. Flores, même station que l’espèce où elle est
très abondante.
S. tabulata (Ag.) Kütz., Hust. (6 : II, p. 218, fig. 710 a-d).
— Long. 90-105 /*, larg. 4-6/*; 14-15 stries pour 10/*. PI. I, fig. 9.
Forme euryhaline. San-Miguel (XV) C. : expression de Sphaignes.
S. ulna (Nitzsch) Ehr., Hust. (6 : II, p. 195, fig. 691 a-c).
— Cosmopolite. Forme indifférente et euryhaline; une des Diatomées
les plus répandues dans toutes les eaux douces, plus particulièrement
littorale des eaux stagnantes, dans les lacs eutrophes, étangs et fossés;
plus rare en montagne. Flores (III) R. : cuvettes de rochers; (VI)
T. abd. : ceinture de Cladium. San-Miguel (X) T. abd. : talus ruis¬
selants; (XI) abd. : plancton; (XV) C. : expression de Sphaignes;
(XVI) abd. : plancton; (XVII) R. : ceinture de Sphaignes. Santa-
Maria (XIV) abd. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
DIATOMÉES DES AÇORES
125
Var. œqualis (Kütz.) Hust. (loc. cit., fig. 691 A, d). — San-
Miguel (XV) R. : expression de Sphaignes.
Var. am phirhynchus (Ehr.) Grun., Hust. (loc. cit., fig. 691 A,
e). Forme plus particulièrement crénophile. Flores (III) T. abd. :
cuvettes de rochers.
Var. biceps (Kütz.) v. Schonf., Hust. (loc. cit., fig. 691 A, g).
San-Miguel (IX) C. : Benthos marginal.
Var. danica (Kiitz.) Grun., Hust. (loc- cit., fig. 691 A, f).
Forme planctonique. San-Miguél (XVI) T. abd. : plancton.
Var. oxyrhvnchus (Kiitz.) V. H,. Hust. (loc. cit., fig. 691 B,
q). San-Miguel (X) R. : talus ruisselants (XVII) abd. : ceinture
de Sphaignes.
S. Vaucheriœ Kiitz., Hust. (6 : II, p. 194, fig. 689 a-c). Cos¬
mopolite. Forme plus particulièrement oligohalobe et littorale. Flores
(III) R. : cuvettes de rochers; San-Miguel (IX) T. abd. : benthos
marginal; (X) C. : talus ruisselants; (XI) T. abd. : plancton; (XV)
C. : expression de Sphaignes; (XVI) C. : plancton.
Var. trurtcata (Grev.) Grun., Hust. (loc. cit., fig. 689 d).
Flores, même station que l'espèce, rare.
S.-O. RAPHIDIOIDINEÆ
F. EUNOTIACEÆ
G. Eunotia Ehr.
E. alpina (Naeg.) Hust., (6 : II, p. 304, fig. 770). Nord
de l'Europe et montagnes, très rare en plaine : Sarthe (M.ANGUIN
13), Anjou (Germain 2) ; Chili (Krasske 10). Forme vraisembla¬
blement aérophile et bryophile : marais, sources et rochers suintants.
Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica.
E. arcus Ehr., var. bidens Grun., Hust. (6 : II, p. 284, fig. 748
d). — Cosmopolite. L’espèce est une forme indifférente, vivant aussi
bien dans les eaux alcalines que sur les Mousses humides des substra¬
tum calcaires, les fossés et les sources. San-Miguel (VIII) R. : ro¬
chers basaltiques suintants à Blindia acuta.
E. bidentula W. Sm„ Hust. (6 : II, p. 277, fig. 744). —
Long. 27-35 / 1 , larg. 6/*; 17 stries pour 10/*. PI. I, fig. 10. Espèce
126
E. MAN GUI N
arctique ou subarctique, Alpes, Pyrénées. Forme vraisemblablement
bryophile : tourbières, landes tourbeuses, mousses sur rochers siliceux
suintants. Flores (V) R. : tourbière marginale. San-Miguel (VII)
abd. : rochers basaltiques suintants.
E. diodon Ehr., Hust. (6 : II, p. 276, fig. 742). — Long.
40,5-45/*, larg. 7-8 /*; 15 stries pour 10/*. PI. I, fig. 11. Espèce
plus spéciale au Nord de l’Europe et aux montagnes du continent :
Alpes; Pyrénées. Forme des eaux stagnantes ou a faible courant,
parfois aérophile (petites formes) sur les rochers ou les coussins de
mousses humides ou ruisselants. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes
azorica. San-Miguel (XII) R. : talus suintants à Philonoiis rigida;
(XIII) R. : expression de Sphaignes.
E. exigua (Bréb.) Rabh., Hust. (6 : II, p. 285, fig. 751 a-r).
— Long. 15-19/*, larg. 2-2,5 /*; 21 -28 stries pour 10/*. PI. I, fig. 12.
Cosmopolite. Forme ohgohalobe des prairies marécageuses, tour¬
bières, fossés et sources, également sur les mousses humides et les ro¬
chers suintants des montagnes. Flores (II) R. ; ceinture de Sphaignes
submergées. (IV) R. : couloirs mouillés entre les mottes de Sphai¬
gnes; (V) R. : tourbière marginale. San-Miguel (VII) abd. : ro¬
chers basaltiques suintants; (VIII) C. : même substratum peuplé par
Blindia acuta; (XII) abd. : talus suintants à Philonotis rigida;
(XIII) abd. : expression de Sphaignes; (XV) T. abd. : même
milieu; (XVII) abd. : ceinture de Sphaignes.
Fo. — Long. 19,5-31 /*, larg. 2,5-4/*; 21 stries pour 10 n.
PI. I, fig. 13. Plus ou moins mélangé au type dans les stations (IV),
(V), (XV), (XVII).
E. faba (Ehr.) Grun., Hust. (6 : II, p. 301, fig. 767), fo. •—
Forme intermédiaire entre le type et E. pectinalis, var. minor, fo.
inlermedia Krasske, mais se rattachant indubitablement à la première
par le bord ventral de la valve droit et la largeur proportionnelle¬
ment plus grande que chez la seconde. Long. 5,5-17 n, larg. 3-4,5 n;
1^-25 stries pour 10 PI. I, fig. |4, 15, 16. Le type est répandu
dans le Nord de l’Europe, plus rare dans les montagnes du continent.
Marais et sources. Flores (IV) abd. : couloirs mouillés entre les
mottes de Sphaignes; (V) abd. : tourbière marginale. San-Miguel
(XVII) T. abd. ; ceinture de Sphaignes.
E. fallax A. Cleve, Hust. (6 : II, p. 288, fig. 753 a). — Nord
de 1 Europe, rare dans les autres régions du continent, îles de la
Sonde, Chili. Forme des eaux acides; marais, tourbières, sources,
rochers et mousses humides. Flores (II) R. : ceinture de Sphaignes
submergées. San-Miguel (XV) C. : expression de Sphaignes.
DIATOMÉES DES AÇORES
127
Fo. — Long. 15,5-21 /*, larg. 3/s 13-17 stries pour 10 A. PI. I,.
fig. 1 7. Déjà signalée par HUSTEDT (8 : p. 167), nous avons de même
fréquemment constaté l’étroite association de cette forme avec celles
de E. exigua.
Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica ; (IV) R. : couloirs
mouillés entre les mottes de Sphaignes; (V) T. abd. : tourbière mar¬
ginale. San-Miguel (VII) abd. : rochers basaltiques suintants;.
(XVII) C. : ceinture de Sphaignes.
E. ftexuosa Kütz., var. vasconiensis Manguin (1 : p. 175,
PI. III, f. 51). — L’espèce est cosmopolite et oligohalobe. Flores
(I) R. : ceinture à Isoetes azorica.
E. lunaris (Ehr.) Grun., Hust. (6 : II, p. 302, fig. 769 a-c). —
Cosmopolite. Forme oligohalobe et eurytope, préférentielle des eaux
acides, plus particulièrement dans les tourbières et marécages. Flores
(III) R. : cuvettes de rochers. San-Miguel (IX) T. R. : benthos
marginal; (X) R. talus ruisselants.
Var. subarcuata (Naeg.) Grun., Hust. (loc. cit., p. 304, fig. 769
f-h). — Forme à tendance crénophile, fréquente sur les rochers hu¬
mides, sources et fontaines. San-Miguel (IX) T. R. : benthos mar¬
ginal.
E. microcephala Krasske, var. tridentata (A. Mayer) Hust.
(6 : II, p. 290, fig. 756 c-i). — Long. 1 1,5 p, larg. 3 /*; 25-28 stries
pour 10/*. PI. I, fig. 18. Montagnes de l’Europe Centrale. Mares et
Mousses humides. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica.
E. pectinalis (Kütz.) Rabh., Hust. (6 : II, p. 296, fig. 763 a).
— Cosmopolite. Forme oligohalobe, non eurytope; ruisseaux et
sources, tourbières, rochers suintants. Santa-Maria (XIV) R. :
cuvette rocheuse à Poiamogeton fluitans.
Var. minor (Kütz.) Rabh., Hust. (6 : II, p. 298, fig. 763 d-f).
— Long. 12-20/*, larg. 3/*; 18-21 stries pour 10/*. PI. I, fig. 19.
Fréquemment sur les rochers suintants ainsi que la forme suivante.
Flores (II) R. : ceinture de Sphaignes submergées. San-Miguel
(XVII) R. : même milieu mais exondé.
Fo. impressa (Ehr.) Hust., (loc. cit., II, p. 298, fig. 763 g-h).
Flores (III) R. : cuvettes de rochers; (V) R. : tourbière marginale
(VI) R. : ceinture de Cladium.
Fo. affines. — Intermédiaires entre la var. et la fo. précédente.
Long. 1 1-14/*, larg. 3-3,5/*; 21-25 stries pour 10/*. PI. I, fig. 20.
Flores (IV) abd. : couloirs mouillés entre les mottes de Sphaignes.
Source . MNHN. Paris
128
E. MANCUIN
Var. undulata Ralfs, Hust. (loc. cit., fig. 763 i). — Plus parti¬
culièrement répandue dans le Nord de l’Europe. Flores (I) R. :
ceinture à Jsoetes azorica.
Var. ventralis (Bhr.) Hust. fl 00 - cit., p. 297, fig. 763 b-c).
Santa-Maria (XIV) R. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluilans.
E. praerupta Ehr., Hust. (6 : II, p. 280, fig. 747 a-e). —
Type et petites formes. Cosmopolite, mais avec une plus grande fré¬
quence dans la zone subarctique, pour les autres zones, de préférence
dans les eaux des montagnes. Forme oligohalobe des marais et des
sources; les petites formes sont plus spécialement localisées sur les
mousses et les rochers humides. San-Miguel (VIII) R. : rochers
basaltiques suintants à Philonotis rigida.
Var. bidens (W. Sm.) Grun., Hust. (loc. cit., fig. 747 A, i-m).
Flores (III) R. : cuvettes de rochers. San-Miguel (VII) abd. : ro¬
chers basaltiques suintants; (XVII) R. : ceinture de Sphaignes.
Var. muscicola B. Peters., Hust. (loc. cit., fig. 747 A, h).
Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica. San-Miguel, mêmes sta¬
tions que la variété précédente où elle est commune.
E. robmta Ralfs, var. letraodon (Ehr.) Ralfs, Hust. (6 : II,
p. 273, fig. 740 i). — Cette variété est vraisemblablement, comme
l’espèce, une forme arctico-alpine, fréquente en montagne mais très
rare en plaine où elle peut être considérée comme relique. Elle habite
les eaux stagnantes acides des marais et tourbières à Sphaignes, éga¬
lement les talus et rochers siliceux suintants. Flores (I) T. abad. :
ceinture à Isoetes azorica. (II) T. abd. : ceinture de Sphaignes sub¬
mergées; (III) R. : cuvettes de rochers. San-Miguel (XVII) C. :
ceinture de Sphaignes.
E. sudetica O. Mül., Hust. (6 ; II, p. 299, fig. 764 a, b). —
Nord de l’Europe, montagnes de l’Europe Centrale. Fossés, marais,
étangs, sources et talus ruisselants. San-Miguel (XII) R. : talus
suintants à Philinotis rigida.
Var. bidens Hust. (6 : II, p. 300, fig. 764 c, d). — Long. 32 p,
larg. 6,5 /v ; 11 stries .pour 10/*, finement ponctuées, vers les pôles
3-4 stries transversales comme chez E. praerupta. PI. II, fig. 22.
Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica. San-Miguel (XII) T. R. :
talus suintants à Philonotis rigida.
E. tenella (Grün.) Hust. (6 : II, p. 284, fig. 749). — Cosmo¬
polite. Forme des tourbières. Mousses et rochers suintants. San-Miguel
(XIII) C. : expression de Sphaignes.
DIATOMÉES DES AÇORES
129
Fo ■ — Long - 9 ‘ 15 '‘•W- 2,8-3,5^:25-28 stries en 10 M. PI. I,
fig. 21. Flores (V) R. : tourbière marginale.
E. trinacria Krasske, Hust. (6 : II, p. 285, fig. 750 a-c). —
Cosmopolite ?, plaines et montagnes de l'Europe. Forme aérophile et
sphagnophile : tourbières, bombements de Sphaignes, rochers suin¬
tants. Flores (IV) R. : couloirs mouillés entre les mottes de
Sphaignes. San-Miguel (XIII) abd. : expression de Sphaignes.
Var undulata Hust. (Ioc. cit., fig. 750 d-i). — Plus spéciale¬
ment localisée sur les rochers suintants. Flores, rare dans la même
station que l’espèce.
E. valida Hust. (6 : II, p. 288, fig. 754). — Montagnes de
1 hurope Centrale, Pyrénées. Forme aérophile et bryophile observée
dans des pPI de 5,5 à 7,5 ; landes tourbeuses, rochers suintants. Flores
(I) R. : ceinture à Isoetes azorica ; (II) R. : ceinture de Sphaignes
submergées. San-Miguel (VII) abd. : rochers basaltiques suintants;
(VIII) C. : même substratum que le précédent peuplé par Blindia
acuta; (XII) abd. : talus suintants à Philonotis rigida; (XV) C :
expression de Sphaignes.
E. veneris (Kütz.) O. Müll., Hust. (6 : II, p. 300, fig. 766).
Vue connective de forme parallélépipédique. Valve à bord dor¬
sal convexe et ventral droit, avec les extrémités inégalement abaissées,
insensiblement atténuées jusqu’aux pôles, ceux-ci sont ± arrondis
obtus. Nodules terminaux très en retrait des pôles. Long. 22,5-25 v-,
larg. 3,5-4 17-21 stries en 10 /a PI. II, fig. 23. Montagnes et nord
de 1 Europe, plus rare en plaine. Marais, étangs, sources et sur les
rochers suintants. Flores (I) T. abd. : ceinture à Isoete azorica ;
(II) R. : ceinture de Sphaignes submergées. San-Miguel (VIII) C. :
rochers basaltiques suintants à Blindia acuta ; (XII) R. : talus suin¬
tants à Philonotis rigida.
S.-O. MONORAPHIDINEÆ
F. ACHNANTHACEÆ
S.-F. COCCONEIOIDEÆ
G. Cocconeis Ehr.
C.pediculus Ehr., Hust. (6 : II, p. 350, fig. 804). — Cosmo¬
polite. Forme répandue dans toutes les eaux douces, également halo-
phile. Fréquemment épiphyte sur les Algues filamenteuses et aussi
130
E. MANCUIN
sur les grosses Diatomées comme Niizschia sigmoidea (Ehr.) W.
Sm. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica; (VII) R. : ceinture
à Cladium.
C. placentula Ehr., Hust. (6 : II, p. 347, fig. 802, a, b). —
Cosmopolite. Forme indifférente et eurytope, aussi bien potamophile
que limnophile ou littorale des eaux stagnantes, également épiphyte
sur des substratum variés, enfin, mais plus rarement sur les rochers
suintants. Flores même station (I) que l’espèce précédente où elle
est également rare. San-Miguel (IX) R. : benthos marginal; (XVI)
C. : plancton.
Var. euglypla (Ehr.) Cleve, Hust. (6 : II, p. 349, fig. 802 C).
Flores, rare dans la même station que le type.
S.-F. ACHNANTHOIDEÆ
G. Achnanthes Bory
A. affinis Grun., Hust. (6 : II, p. 381, fig. 826). — Cosmo¬
polite. Cà et là parmi les autres Algues dans les eaux douces ou fai¬
blement salées. Flores (V) abd. : tourbière marginale.
A. coarctala (Bréb.) Grun., var. elliptica Krasske (A. Schmidt
17 : PI. 416, fig. 8-15). — Long. 25,5-26/^, larg. 7 /s 12-17 stries
pour 10j*. PI. II, fig. 24. L’espèce est répandue dans le nord de
l’Europe et dans les montagnes du continent, beaucoup plus rare en
plaine, Chili (Krasske 10). Forme aérophile et bryophile : rochers
et mousses humides, tourbières à Sphaignes. Santa-Maria (XIV) C. :
cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
A. exigua Grun., Hust. (6 : II, p. 386, fig. 832 a, b). — Cos¬
mopolite. Formes à aptitudes biologiques très étendues : indifférente,
littorale et crénophile, de profondeur (lac Lunzer, sur les pierres jus¬
qu’à 15-20 mètres de profondeur), enfin d’un eurythermisme très
étendu (depuis 8-10° C. de température estivale des lacs alpins jus¬
qu’à 51° dans les eaux thermales à Java et à Bornéo). San-Miguel
(IX) abd. : benthos marginal ; (X) C. : talus ruisselants ; (XI) C. :
plancton.
A. exilis Kütz., Hust. (6 : II, p. 378, fig. 822). — Cosmopo¬
lite. Forme ohgohalobe, littorale et crénophile, — répandues dans
toutes les eaux douces. San-Miguel (XV) R. : expression de
Sphaignes; (XVI) C. : plancton.
A. inflata (Kütz.) Grun., Hust. (6 : II, p. 421, fig. 873).
Plus prédominante dans la zone tropicale, cà et là dans la zone tem-
DIATOMÉES DES AÇORES
131
pérée, très rare dans le nord de l’Europe. Forme oligohalobe aéro-
phile, beaucoup plus fréquente dans les eaux aérées à réaction alca¬
line que dans les eaux acides où elle est peu répandue; spécialement
crénophile dans les régions tropicales. Flores (I) abd. : ceinture à
Isoetes azorica Dur.; (V) R. : tourbière marginal.
A. lartceolata (Bréb.) Grun., Hust. (6 : II, p. 408, fig. 863
a-d). — Cosmopolite. Forme indifférente, euryzone, avec préférence
crénophile; cependant elle est commune dans les ruisseaux, fossés et
suintements où elle peut traverser à l’état quiescent de longues
périodes de sécheresse. Flores (III) R. : cuvettes de rochers. San-
Miguel (IX) abd. : benthos marginal; (X) abd. : talus ruisselants;
(XI) R. : plancton.
Var. elliptica Cleve, fo. — Forme à stries plus robustes. Long.
8,5/*, larg. 5,5; 15-17 stries en 10/*. PI. II, fig. 25. Forme arctico-
alpine typique. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica Dur. San-
Miguel (X) abd. : talus ruisselants.
Var. rostrata (Ostrup) Hust. (6 : II, p. 410, fig. 863). —
Cosmopolite. San-Miguel (X) abd. : talus ruisselants.
A. linearis (W. Sm.) Grun., Hust. (6 : II, p. 378, fig. 821
a-b). — Montagnes et plaines de l’Europe, Chili (K.RASSKE 10).
Forme répandue dans toutes les eaux douces, sources et mousses
humides. Flores (VI) abd. : ceinture de Cladium.
Var. pusilla Grun., Hust. (6 : II, p. 378, fig. 821 c-d). —
Une des plus prédominantes formes du genre dans le nord de l’Eu¬
rope et les montagnes du continent. Flores : mêmes localité et station
que l’espèce, abd.
A. microcephala (Kütz.) Grun., Hust. (6 : II, p. 376, fig.
819). — Cosmopolite. Forme oligohalobe répandue dans toutes les
eaux douces, fréquente comme épiphyte sur les Algues filamenteuses,
les macrophytes immergés et sur les mousses. Flores (III) R. :
cuvettes de rochers; (V) abd. : tourbière marginale.
A. minutissima Kiitz., Hust. (6 : II, p. 376, fig. 820 a-c). —
Cosmopolite. Forme oligohalobe ubiquiste des eaux stagnantes ou
courantes, fixée également sur les macrophytes immergés et sur les
suintements permanents. San-Miguel (VIII) C. : rochers basaltiques
suintants; (XI) C. : plancton.
Var. cryptocephala Grun., Hust. (loc. cit., p. 377, fig. 820
d-e). — Apparemment plus fréquente que l’espèce. San-Miguel (X)
132
£. MANCVlN
C. : talus ruisselants; (XI) C. : plancton; (XIII) C. : expression
de Sphaignes. Santa-Maria (XIV) C. : cuvettes rocheuses à Pota-
mogeton fluitans.
G. Rhoicosphenia Grun.
R. curvaia (Kiitz.) Grun., Hust. (6 : II, p. 430, fig. 879). —
Cosmopolite. Forme halophile et euryhaline, observée dans les eaux
salées des côtes comme aussi dans celles faiblement salées de l’inté¬
rieur, également dans les eaux douces où elle est répandue et fré¬
quente, rare en montagnes. San-Miguel (VII) R. : rochers basal¬
tiques suintants; (IX) R. : Benthos marginal.
S.-O. BIRAPHIDINEÆ
F. NAVICULACEA
S.-F. NA VICULOIDEÆ
G. Diploneis Ehr.
D. ovalis (Hilse) Cleve, Hust. (6 : II, p. 671, fig. 1065). —
Petite forme trouvée dans une seule station, à dimensions inférieures
aux minimums donnés par les auteurs : long. 13-14,5 M, larg. 8-9 p- ;
14 côtes transapicales pour 10 /*. Cosmopolite. Forme halophile et
euryhaline, aussi bien dans les eaux douces que dans celles légère¬
ment salées, également dans les sources, suintements et marais mous¬
sus où elle présente le caractère de forme aérophile. Flores (I) abd. :
ceinture à Isoetes azorica.
G. Frustulia Ehr.
F. rhomboïdes (Ehr.) de Toni, Hust. (6 : II, p. 728, fig.
1098 a). — Cosmopolite. Forme indifférente, eurytope, crénophile,
littorale des eaux stagnantes et sur les rochers suintants. Flores (I)
t. abd. : ceinture à Isoetes azorica; (III) R. : cuvettes de rochers;
(V) R. : tourbière marginale. San-Miguel (VII) C. : rochers basal¬
tiques suintants (VIII) C. : même substratum suintant à Blindia
acuta; (XII) C. : talus suintant à Philonotis rigida; (XIII) R. :
expression de Sphaignes; (XV) abd. : idem; (XVII) C. : ceinture
de Sphaignes. Santa-Maria (XIV) R. : cuvette rocheuse à Pota-
mogeton fluitans.
Var. elongata Krieger (9 : p. 82, PI. X. fig. 16). — Iles de
DIATOMÉES DES AÇORES
133
la Sonde, Chili. Forme aérophile des eaux à réaction acide : cascades,
tourbières, déversoirs de cratères. Flores (V) C. : tourbière mar¬
ginale.
Var. rostrata nov. var. — Valve elliptique à rhamboïde lancéo¬
lée, extrémités fortement atténuées rostrées. Nodules terminaux non
apiculés mais légèrement spathuliformes. Long. 61,5-68 as larg. 10-
11'/*; stries longitudinales et transversales extrêmement fines. PI. II,
fig. 26. Flores (IV) T. abd : couloirs mouillés entre les mottes de
Sphaignes; (V) T. R. : tourbière marginale.
Var. saxonica (Rabenh.) de Toni, Hust. (6 : II, p. 729, fig.
1099 a). — Cosmopolite. Forme halophile et stenotope, caractéris¬
tique des eaux riches en acide humique, de pH environ 4-6, rare dans
les pH plus élevés des milieux alcalins; tourbières et fossés à
Sphaignes, suintements des roches humides, filets d’eau des sources.
Flores (I) T. abd. : ceinture à Isoetes azorica; (III) C. : cuvettes
de rochers; (II) T. abd. : ceinture de Sphaignes submergées; (IV) T.
abd. : couloirs mouillés entre les mottes de Sphaignes; (V) T. abd. :
tourbière marginale. San-Miguel (VII) C. : rochers basaltiques suin¬
tants; (VIII) abd. : même substratum suintant à Blindia acuta;
(XII) abd. : talus suintants à Philonotis rigida ; (XIII) C. : expres¬
sion de Sphaignes; (XV) T. abd. : idem; (XVI) R. : plancton,
probablement accidentelle ! (XVII) T. abd. : ceinture de Sphaignes.
Fo. capicata A. Mayer, A. Schmidt (17 : PI. 369, fig. 7). —
Cosmopolite. Forme à caractères écologiques, vraisemblablement voi¬
sins de ceux de la variété. Plus ou moins abondante avec l’espèce et
la variété dans les stations précédentes, sauf (IV) et (XVI) où elle
est absente; (IX) R. : benthos marginal.
Fo. undulata Hust. (6 : II, p. 729, fig. 1099 b). — Cosmopo¬
lite. Ecologie comme la précédente, mêmes stations, sauf (XXI),
(IV), (XIII), (XV) où elle est absente.
F. vulgaris (Thw.) de Toni, Hust. (5 : p. 221, fig. 327). —
Cosmopolite. Forme indifférente des eaux alcalines stagnantes.
Flores (III) R. : cuvettes de rochers. San-Miguel (IX) C. : ben¬
thos marginal; (X) C. : talus ruisselants; (XI) R. : plancton;
(XVII) T. R. : ceinture de Sphaignes. Santa-Maria (XIV) R. :
cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
G. Anomoeoneis Pfitzer.
A. exilis (Kütz.) Cleve, Hust. (5 : p. 264, fig. 429). — Cos-
Source. MNHN, Paris
134
E. MANCUIN
mopolite. Forme littorale oligohalobe des eaux oligotrophes à eu-
trophes, préférentielle des eaux alcalines, également dans les bassins
et les sources, rochers humides et suintements. Flores (III) R. :
cuvettes de rochers. San-Miguel (VII) abd. : rochers basaltiques
suintants.
Var. azorica nov. var. — Valve étroite, lancéolée fusiforme,
avec les extrémités à peine atténuées-subrostrées, à pôles arrondis ob¬
tus. Striation très serrée, plus de 35 stries transapicales en 10/*, croi¬
sées par de fines lignes longitudinales hyalines, donnant aux stries
l’apparence d’être ponctuées. Long. 23,5-32,5 /*, larg. 4-4,5 /*. PI.
II, fig. 27. Flores (I) abd. : ceinture à Isoetes azorica; (III) abd. :
cuvettes de rochers. San-Miguel (VIII) T. abd. : rochers basaltiques
suintants à Blindia acuia; (XII) abd. : talus ruisselants à Philonotis
rigida; (XIII) R. : expression de Sphaignes.
Var. lanceolata A. Mayer, Hust (8 : p. 218, PI. XV, fig. 28,
29). — Long. 22,5-24/*, larg. 5,5-6/*; 25-28 stries pour 10/*.
Cette variété est difficilement séparable des petites formes à extré¬
mités ± aiguës de A. serians var. brachysira. PI. II, fig. 28. Cosmo¬
polite et d’aptitudes écologiques semblables à l’espèce. Flores (III)
abd. : cuvettes de rochers; (V) R. : tourbière marginale. San-Mi-
guel (VII) C. : rochers basaltiques suintants; (VIII) T. abd. :
même substratum suintant à Blindia acuta ; (XII) T. abd. : talus
suintants à Philonotis rigida; (XIII) R. : expression de Sphaignes;
(XV) C. : idem; (XVI) abd. : plancton; (XVII) T. abd. :
ceinture de Sphaignes.
A. serians (Bréb.) Cleve, Flust. (5 : p. 264, fig. 426). —
Espèce artico-alpine dont l’écologie est encore mal établie. Dans les
Pyrénées (1), nous l’avons observé sur les rochers siliceux suintants
et dans les landes tourbeuses. San-Miguel (VIII) R. : rochers ba¬
saltiques suintants à Blindia acuta; (XII) abd. : talus suintants à
Philonotis rigida; (XV) C. : expression de Sphaignes; (XVI)
abd. : plancton; (XVII) T. abd. : ceinture de Sphaignes. Santa-
Maria (XIV) T. R. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Var. brachysira (Bréb.) Hust. (5 : p. 264, fig. 427). — Cos¬
mopolite : Java, Chili, Guadeloupe, montagnes de l’Europe Centrale,
Alpes, Pyrénées. Forme littorale eurytope, mais cependant en rela¬
tion, d’après HustEjDT (8 : p. 219), avec le pH du milieu, et
devenant ainsi une forme dominante sténotope lorsqu’elle se déve¬
loppe dans des eaux fortement acides à pH situé autour de 5,5. Tour¬
bières à Sphaignes, landes tourbeuses, sources, talus et rochers sili¬
ceux suintants. Flores (I) R. : cuvette à Isoetes azorica ; (III) R. :
DIATOMÉES DES AÇORES
135
cuvettes de rochers. San-Miguel (VII) abd. : rochers basaltiques
suintants.
Fo. thermalis (Grun.) Hust. (loc. cit., fig. 428). — Cosmopolite
comme la variété, mais, tout au moins pour l’Europe, beaucoup plus
répandue en plaine où elle représente probablement une relique, en
France : Anjou (Germain 2), N.-O. de la Sarthe (Manguin 13).
Forme à aptitudes écologiques voisines de celles de la variété. Flores
(I) R. : ceinture à Isoctes azorica. San-Miguel (XII) abd. : talus
suintants à Philonotis rigida; (XVII) C. : ceinture de Sphaignes.
A. spectabilis nov. sp. — Valve étroite, rhomboïde-lancéolée,
avec les extrémités arrondies aiguës. Aléa axial étroit mais bien déli¬
mité, area central elliptique lancéolé. Stries transapicales radiales,
28 en 10 m, croisées longitudinalement par 1 -2 lignes hyalines. Long.
54,5 m, larg. 8 m, PI. II, fig. 29. San-Miguel (XV) R. : expression
de Sphaignes.
G. Stauroneis Ehr.
S. anceps Ehr., Hust. (5 : p. 256, fig. 405). — Cosmopolite.
Forme littorale indifférente, préférentielle des eaux eutrophes. Flores
(III) R. : cuvettes de rochers.
S. phoenicenteron Ehr., Hust. (5 : p. 255, fig. 404). Cosmo¬
polite. Forme littorale indifférente, répandue également dans les eaux
eutrophes. San-Miguel (IX) R. : benthos marginal.
G. Colonels Cleve.
C. baclllum (Grun.) Cleve, Hust. (5 : p. 236, fig. 360). Cos¬
mopolite. Forme oligohalobe et crénophile, préférentielle des eaux
eutrophes. Flores (III) R. : cuvettes de rochers. San-Miguel (X)
abd. : talus ruisselants.
C. Clevei (Lgst.) Cleve, var. undulata Krasske, fo. inœqualis
nov. fo, — Bords valvaires faiblement ondulés. Stries d’inégale lon¬
gueur, occupant également la partie valvaire médiane. Long. 44-46 m,
larg. 7-8 m; 20-21 stries en 10m. PI. II, fig. 30.
Nous avons décrit et figuré dans un travail précédent (1 : p. 1 79,
PI. III, fig. 66, 67), sous les noms de C. sp. fo. a et Æ, deux formes
± dégradées, mais qui se rattachent sans aucun doute à une série
de variations de ce Caloneis.
La variété a été trouvée au Chili par KRASSKE (10 : p. 379,
PI. XI, fig. 15-17) ; quant aux deux formes affines a et £, nous les
136
E. MANCUIN
avons observées dans les Pyrénées sur les mousses des rochers suin¬
tants calcaires et siliceux. San-Miguel (VII) a'bd. : rochers basal¬
tiques suintants.
C. hyalina Hust. (8 : p. 281, PI. XV, fxg. 8-10). — En tous
points semblables au type, seul le stauros (area central) de notre
forme est moins développé en hauteur. Long. 18 a 1 , larg. 5 a 1 ; 35 stries
et plus en 10,#. PI. II, fig. 31. Java (8, loc. cit.), Madagascar (14 :
P* 156,. PI. III, fig. 10). Forme vraisemblablement aérophile et
crénophile, observée dans des pH de 5,5 à 8 et plus, avec maximum
de développement aux environs de 5,5. San-Miguel (XVII) T. R. :
ceinture de Sphaignes.
C. silicula (Ehr.) Cleve, Hust. (5 : p. 236, fig. 362). — Cos¬
mopolite. Forme littorale oligohalobe des eaux stagnantes alcalines,
rare en eaux acides. Flores (III) R. : cuvettes de rochers; (VI) R. :
ceinture de Cladium. San-Miguel (IX) C. : benthos marginal.
G. Neidium Pfitz.
N. iridis (Ehr.) Cleve, fo. vernalis Reichelt, Hust. (5 : p. 245,
fig. 380). Le type est cosmopolite. Forme oligohalobe des eaux
stagnantes. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica; (III) R. :
cuvettes de rochers.
G. Navicula Bory.
Naviculœ mesoleice.
N. bacilliformis Grun., Hust. (5 : p. 273, fig. 446). — Cos¬
mopolite. Forme très répandue dans toutes les eaux douces, mais
presque toujours isolée parmi les autres algues, du fait de cet appa¬
rent ubiquisme, l’écologie de cette espèce est difficile à fixer. Flores
(III) R. : cuvettes de rochers.
N. contenta Grun., Hust. (5 : p. 277, fig. 458 a). — Cosmo¬
polite. Forme oligohalobe et aérophile des milieux de concentration
normale à alcalins, abondante sur les rochers suintants. Flores (I)
R. . ceinture a Isoetes qzoticq. San-MIiguel (XVII) R. : ceinture
de Sphaignes.
Fo. biceps Arnott., Hust. (loc. cit., fig. 458 c). — Cosmopolite
et de mêmes aptitudes écologiques que l’espèce. Flores (III) R. :
cuvettes de rochers. San-Miguel (X) R. : talus ruisselants; (XI) R.:
plancton; (XIII) R. : expression de Sphaignes.
DIATOMÉES DES AÇORES
137
Fo. parallela B. Peters, Hust. (loc. cit., fig. 458 b). - — Egale¬
ment cosmopolite et de mêmes aptitudes écologiques que l’espèce.
Flores (III) R. : cuvettes de rochers. San-Miguel (VII) R. : ro¬
chers basaltiques suintants; (XVII) C. : ceinture de Sphaignes.
Santa-Maria (XIV) T. R. : cuvettes rocheuses à P otamogeton
fluitans.
N. dispersa sp. nov. — Valve linéaire elliptique, à extrémités
arrondies dbtuses. Raphé droit; area axial étroit, faiblement élargi
autour du nodule central en un area central elliptique. Stries parallèles,
parfois très légèrement radiales vers le milieu de la valve, 25 à 28 /*
en 10/*. Long. 9,5-10/*, larg. 2,5-3/*. PI. II, fig. 32. Flores (IV)
T. abd. : couloirs mouillés entre les mottes de Sphaignes; (V) R. :
tourbière marginale.
Fo. rostrata nov. fo. — Valve linéaire, à extrémités atténuées
subrostrées. Long. 15/*, larg. 3/*; 21 stries en 10/*. PL II, fig. 33.
Fo. constricta nov. fo. — Valve légèrement rétrécie vers le
milieu. Long. 11-14/*, larg. 2,5-3/*; 25 stries pour 10/*. PI. II,
fig. 34. Ces deux formes sont mélangées à l’espèce.
N. Lagerheimi Cleve, Hust. (8 : p. 234, PI. XVII, fig. 8-1 1).
— PI. II, fig. 35. Amérique tropicale, Afrique, Asie, Java. Forme
à peu près ubiquiste, observée comme abondante dans des pH de 5,9
à 7,8, mais de préférence dans les eaux aérées : sources, bassins»
également sur les mousses humides. Santa-Maria (XIV) T. R. :
cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
N. mediocris Krasske (Diatomeenflora d. Alp., p. 1 13, fig. 15).
Long. 13/*, larg. 2,5/*; 21 stries en 10 /*. PI. II, fig. 36. Cosmopo
lite : Europe septentrionale et centrale, Pyrénées, Asie, Java, Amé¬
rique (Chili). Forme aérophile, crénophile et bryophile, préférentielle
des eaux acides. Landes tourbeuses, fossés à Sphaignes, sources, cas¬
cades, Mousses ruisselantes. Flores (III) R. : cuvettes de rochers;
(V) T. R. : tourbière marginale. San-Miguel (VIII) T. R. : rochers
basaltiques suintants à Blindia acuta; (XV) C. : expression de
Sphaignes; (XVII) abd. : ceinture de Sphaignes.
N. minima Grun., Hust. (5 : p. 272, fig. 441). -— Cosmopo¬
lite. Forme oligohalobe et eurytope, également crénophile et bryo¬
phile. Flores (III) R. ; cuvettes de rochers. San-Miguel (IX) C. :
benthos marginal; (X) C. : talus ruisselants.
Var. atomoides (Grun.) Cleve, Hust. (loc. cit., fig. 442). —
138
E. MANCUIN
Cosmopolite et de mêmes aptitudes écologiques que l’espèce. En
mélange avec l’espèce dans les stations (IX) et (X) où elle est ±
abd.
N. mutica Kütz., Hust. (5 : p. 274, fig. 453 a). — Cosmo¬
polite. Forme de répartition à peu près ubiquiste, habitant les eaux
d’alcalinité variée, également halophile; cependant, comme domi¬
nante, elle recherche les biotopes fortement aérés, aussi est-elle fré¬
quente dans les sources et les chutes d’eau. Flores (VI) R. : ceinture
de Cladium. San-Miguel (VIII) R. : rochers basaltiques suintants;
(XV) R. : expression de Sphaignes.
Var. gomphonemoides nov. var. — Valve à bords quadrion-
dulés, avec des extrémités capitées, à pôles d’inégale largeur. Long.
38/*, larg. 11-11,5/*; 17 stries ponctuées en 10/*. PI. II, fig. 37.
Santa-Maria (XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
N. perpusilla Grun., Hust. (5 : p. 278, fig. 459). — Europe,
Chili (Krasske 10). Forme oligohalobe, aérophile et bryophile.
Comme N. contenta, répandue en montagnes et dans les mêmes sta¬
tions où fréquemment on la rencontre en commun avec cette dernière :
ruisseaux et fossés, bassins des sources, dans les coussinets de mousses
± humides et parmi les amas d’algues sur les rochers suintants; rare
en plaine où elle est toujours très disséminée parmi les autres Algues.
Flores (I) abd. : ceinture à Isoetes azorica; (II) R. : ceinture de
Sphaignes submergées; (V) R. : tourbière marginale. San-Miguel
(XI) R. : plancton, la présence ici de cette forme est probablement
accidentelle, elle provient du benthos arraché.
N. variostriata Krasske, Hust. (5 : p. 273, fig. 447). — Iles
Féroé; Allemagne : montagnes de la Hesse et de la Saxe, Olden¬
bourg; France : N.-O. de la Sarthe. Forme aérophile et bryophile;
ceinture muscinale à la limite des eaux, tourbières, marécages, prai¬
ries tourbeuses, enfin dans les coussinets des mousses et dans les feu¬
trages d’Algues filamenteuses sur les rochers suintants. San-Miguel
(IX) R. : benthos marginal.
Naviculce decipientes.
N. infirma nov. sp. — Valve elliptique, à extrémités étirées ros-
trées et pôles largement arrondis obtus. Raphé nettement marqué;
area axial étroit, bordé par deux lignes marginales opaques, non
élargi autour du nodule central. Stries radiales, un peu plus distantes
dans la partie valvaire médiane, environ 30 en 10/*, plus de 35 vers
DIATOMÉES DES AÇORES
139
les extrémités. Long. 10-12^, larg. 4-4,5^. PI. II, fig- 38 San-
Miguel (IX) T. R. : benthos marginal.
N. subminuscula nov. sp. — Valve eliptique lancéolée, à extré¬
mités arrondies aiguës. Raphé droit; area axial très étroit, non élargi
autour du nodule central. Stries radiales, un peu plus distantes dans
la partie valvaire médiane, environ 23 en 10 /*, vers les extrémités
plus de 30. Long. 9-10/*, larg. 4,5 /*. PI. II, fig. 39. Cette espèce ne
diffère de N.Lenzi Krasske (11 : p. 536, PI. XIX, fig. 11, 12)
que par ses stries non ponctuées. Santa-Maria (XIV) R. ; cuvette
rocheuse à Potamogeton fluitans.
Naviculœ minusculœ.
N. subtilissima Cleve, Hust. (5 : p. 285, fig. 475). — Long.
23-25 T, larg. 4-4,5 /*; stries difficilement visibles. PI. II, fig. 40. La
répartition géographique et l’écologie de cette espèce sont encore
confuses. Observée en Islande dans les gazons de mousses et les feu¬
trages d’Algues des bassins d’eaux thermales à pH variant de 6,7-
9,2; fréquente aux Iles Féroé dans les bombements de Sphaignes
des fossés tourbeux; en Europe septentrionale et centrale : Norvège
et Allemagne, elle habite également les milieux tourbeux ; en Europe
occidentale ; France, nous l’avons rencontrée dans le N.-O. de la
Sarthe et les Pyrénées sur les rochers suintants, les tourbières et landes
tourbeuses de pH voisin de 5,7. Ici, aux Açores, elle est très répan¬
due et paraît être une forme dominante des stations les plus variées :
Flores (IV) abd., (V) abd. San-Miguel (VII) abd., (VIII) C. ;
(XII) R., (XIII) T. abd., (XV) T. abd., (XVI) C., (XVII) T.
abd. Santa-Maria (XIV) R.
N. vilrea (Ostr.) Hust., (5 : p. 289, fig. 489). — Islande,
Spitzberg, Féroé; Allemagne : Hesse, Saxe, Oldenbourg; Fance ;
Anjou (2), Sarthe (13), Pyrénées (1). D’apparence eurytope (pH
4-8,5), cette forme est cependant dominante avec préférence très mar¬
quée pour les milieux à pH variant entre 4 et 5,5, aussi est-elle
sphagnophile et aérophile, très fréquente et abondante dans les cous¬
sinets de mousses et les bombements des tourbières, talus et rochers
suitants. Flores (1) T. R. : ceinture à Isoetes azorica ; (II) R. :
ceinture de Sphaignes submergées; (III) T. R. : cuvettes de rochers;
(V) abd. : tourbière marginale; (VII) R. : rochers basaltiques
suintants; (VIII) C. : même substratum suintant à Blindia acuta ;
(XI) R. : plancton; (XIII) abd. ; expression de Sphaignes; (XV)
abd. : idem milieu; (XVII) C. : ceinture de Sphaignes.
140
E. MAN Cil IN
Naviculœ bacillares.
N. bacillum Ehr., Hust. (5 : p. 280, fig. 465). — Cosmopolite.
Forme littorale, oligohalobe (indifférente). Flores (I) T. R. : cein¬
ture à Isoetes azorica.
N. pupula Kütz., Hust. (5 : p. 281, fig. 467 a). — Cosmopolite.
Forme oligohalobe (indifférente), de répartition très ubiquiste. San-
Miguel (IX) C. : benthos marginal.
Var. elliptica Hust. (5 : p. 282, fig. 467 d). — Cosmopolite
et ubiquiste comme l’espèce. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azo¬
rica; (V) R. : tourbière marginale.
Naviculœ heterostichœ.
N. cocconeiformis Greg., Hust. (5 : p. 290, fig. 493). — Cos¬
mopolite. Forme indifférente jusqu’à halophobe, crénophile. Flores
(II) R. : ceinture de Sphaignes submergées.
Naviculœ punctatœ.
N. pusilla W. Sm., Hust. (5 : p. 31 1, fig. 558). — Cosmo¬
polite. Forme indifférente, halophile, mais d’après HusTEDT (8 :
p. 258) cette espèce est non halophile et devient aérophile dans le
N.-W. de l’Allemagne et dans les Alpes. San-Miguel (IX) R. :
benthos marginal; (X) R. : talus ruisselants. Santa-Maria (XIV)
R. ; cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Naviculœ lineolatœ.
N. anglica Ralfs., Hust. (5 : p. 303, fig. 530-531). — Long.
17-20/*, larg. 8-8,5 a 1 ; 1 1-12 stries en 10/*. PL II, fig. 41. Cosmo¬
polite. Forme littorale oligohalobe des eaux alcalines. Flores (III)
R. : cuvettes de rochers.
N. cincta (Ehr.) Kütz., Hust. (5 : p. 298, fig. 510). — Cos¬
mopolite. Forme halophile, également crénophile. Santa-Maria
(XIV) adb. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Var. Heufleri Grun., Hust. (loc. cit., fig. 511). — Vraisem¬
blablement comme l’espèce. Mêmes localité et station que celle-ci,
mais moins abd.
N. cr\)ptocephala Kütz., Hust. (5 : p. 295, fig. 496). — Long.
DIATOMÉES DES AÇORES
141
22-23 /*, larg. 6,5-7 /*; 14-18 stries pour 10 /*. PI. II, fig. 42. Cosmo¬
polite. Forme oligohalobe (indifférente), ubiquité de toutes les eaux
douces. Flores (I) abd. : ceinture à Isoetes azorica; (III) abd. :
cuvettes de rochers; (IX) R. : benthos marginal.
Fo. — Forme à striation plus dense que chez le type. Long.
30,5 /*, larg. 5,5-6 AS 21 stries plus 10 a 1 . PI. II, fig. 43. Flores (III)
abd. : cuvettes de rochers.
Var. intermedia Grun., Hust. (loc. cit., fig. 497 b). — Cosmo¬
polite. Forme euryhaline indifférente. Flores, même station, abd.
Fo. — Long. 36,5 /*, larg. 7,5-8 a* ; 13-14 stries en 10/*. Forme
à extrémités à peine diminuées-rostrées et non capitées, mais avec les
stries médianes alternativement courtes et longues. PI. II, fig. 44.
Flores : même habitat que le type où elle est commune.
Var. veneta (Kiitz.) Grun., Hust. (5 : p. 295, fig. 497 a). —
Cosmopolite. En Europe cette variété est considérée comme forme
halophile; dans les îles de la Sonde, Hustedt (8 : p. 261) la signale
comme aérophile et crénophile; dans les Pyrénées (1) nous l’avons
également observée comme aérophile sur les rochers calcaires et dans
un marais alcalin de pente. Santa-Maria (XIV) C. : cuvette ro¬
cheuse à Potamogeton fluitans.
N. cryptocephaloides Hust. (8 : p. 261, PI. XVIII, fig. 1-2).
— Long. 30-32 /*, larg. 7-7,5 A 1 ; 13-15 stries en 10/*, radiantes dans
la partie valvaire moyenne, légèrement convergentes vers les pôles,
distinctement lignées. PI. II, fig. 45. Java, Bali. Forme mesohalobe.
Flores (III) abd. ; cuvettes de rochers.
/V. gracilis Ehr., Hust. (5 : p. 299, fig. 514). — Cosmopolite.
Forme euryhaline indifférente. San-Miguel (VII) R. : rochers basal¬
tiques suintants.
N. Peterseni Hust. (7 : p. 192, fig. 17-20). — Long. 47,5 «•,
larg. 9,5-10 /*; 15 stries finement ponctuées en 10/*. PI. II, fig. 46.
Espèce arctique, trouvée jusqu’à présent au Spitzberg, où elle est
fréquente dans les coussinets de mousses et les bombements de
Sphaignes; également dans le sud de l’Islande, parmi les mousses et
les gaines de Cyanophycées des eaux thermales près des geysers (pH
jusqu’à 9,2). San-Miguel (VII) T. R. : rochers basaltiques suin¬
tants; (XII) R. : talus suintants à Philonotis rigida\ (XIII) R. ;
expression de Sphaignes; (XVII) T. R. : ceinture de Sphaignes.
D’après ces divers habitats, cette espèce se comporte comme une
forme euryonique, essentiellement aérophile et bryophile.
Source : MNHN. Paris
142
E. MAN GUI N
N. radiosa Kütz., fo. intermedia nov. fo. — Long. 53,5 /*,
larg. 8,5 /* ; 13-15 stries pour 10 /*. Diffère du type par ses stries ter¬
minales parallèles et les médianes alternativement écourtées. PI. II,
fig. 49. L’espèce et la variété suivante sont cosmopolites et de répar¬
tition très ubiquiste comme formes littorales oligohalobes (indiffé¬
rentes). Flores (III) abd. : cuvettes de rochers.
Var. tenella (Bréb.) Grun., Hust. (5 : p. 299), V. Heurck
(17 : PI. 7, fig. 21-22). — Long. 25-26,5 /*, larg. 4-5 /*; 23 stries
en 10/*. PI. II, fig. 47. San-Miguel (VIII) R. : rochers basaltiques
suintants à Blindia acuta.
N. rhÿnchocephala Kütz., Hust. (5 : p. 296, fig. 501). —
Long. 40/*, larg. 10/*; 10-12 stries en 10/*. PI. III, fig. 48. Cosmo¬
polite. Forme littorale indifférente de répartition très ubiquiste. Flores
(II) R. : ceinture de Sphaignes submergées; (III) R. : cuvettes de
rochers. Santa-Maria (XIV) C. : cuvette rocheuse à Poiamogeton
fluitans.
N. simulata nov. sp. — Valve linéaire-lancéolée, à extrémités
arrondies obtuses. Raphé filiforme peu visible; area axial linéaire,
très étroit; area central circulaire. Stries transapicales radiantes jus¬
qu’aux extrémités de la valve, un peu infléchies sur le bord valvaire,
plus particulièrement vers les extrémités, délicatement ponctuées-
lignées, environ 18 en 10 /*. Long. 30-37/*, larg. 6-7,5/*. PI. II,
fig. 50. Cette espèce voisine de N. oblonga Kütz. s’en distingue net¬
tement, non seulement par son raphé filiforme et ses dimensions bien
inférieures, mais aussi par la légère inflexion de toutes ses stries. Santa-
Maria (XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeion fluitans.
G. Pinnularia Ehr.
Capitatœ.
P. appendiculata (Ag.) Cleve, Hust. (5 : p. 317, fig. 570 a).
— Cosmopolite. Forme littorale oligohalobe, observée dans des eaux
de pH 4,3 à 8, avec abondance dans les pH 6,8, rencontrée égale¬
ment dans des biotopes très aérés. Flores (I) abd. : ceinture à Isoeles
azorica; (II) abd. : ceinture de Sphaignes submergées; (III) R. :
cuvettes de rochers. San-Miguel (VIII) abd. : rochers basaltiques
suintants à Blindia acuta ; (XVI) R. : plancton; (XVII) T. abd. :
ceinture de Sphaignes.
Fo. constricta nov. fo. — Long. 46 /*, larg. dans le milieu de
DIATOMÉES DES AÇORES
143
la valve 5,5 /*, vers les extrémités 6,5 a 1 ; 13-14 stries pour 10 /*.
Valve légèrement contractée au milieu. PI. III, fig. 51. Flores (IV)
abd. : couloirs mouillés entre les mottes de Sphaignes; (V) R. : tour¬
bière marginale.
P. interrupta W. Sm., fo. minor B. Petersen (16 : p. 405,
fig. 25). — Le type est cosmopolite. Forme oligohalobe (indiffé¬
rente), en abondance dans les eaux de pH 4,2 à 7,8. Flores (I) R. :
ceinture à Isoetes azorica-, (II) abd. : ceinture de Sphaignes submer¬
gées; (V) R. : tourbière marginale. San-Miguel (IX) C. ; benthos
marginal; (X) T. abd. : talus ruisselants.
P. polyonca (Bréb.) O. Midi., Hust. (5 : p. 319, fig. 576).
Cosmopolite. Forme vraisemblablement halophobe, répandue dans
les eaux à pH faible où elle est toujours très disséminée. Flores (IV)
abd. : couloirs mouillés entre les mottes de Sphaignes.
P. subcapitata Greg., var. Hilseana (Jan.) O. Midi., Hust..
(5 : p. 317, fig. 572). — Cosmopolite. Forme indifférente, très ubi-
cjuiste. San-Miguel (IX) C. : benthos marginal; (XV) T. abd. :
expression de Sphaignes.
Fo. undulata O. Midi. Même station (XV) où elle est abd.
Var. paucistriala Grun., fo. lata, nov. fo. — Valve de largeur
proportionnellement plus grande que chez le type, stries également
moins courtes. Long. 19,5-20/s larg. 5,5-6/*; 14-15 stries en 10/*.
PI. III, fig. 52. San-Miguel (X) abd. : talus ruisselants.
Var. sublanceolata B. Petersen, fo. typica B. Petersen (15 :
p. 409, fig. 30 b). San-Miguel (X) abd. : talus ruisselants.
Divergentes.
P. divergens W. Sm., var. undulata Hérib. et Perag., Hust.
(5 : p. 223, fig. 591). — Cosmopolite. Forme oligohalobe, prédo¬
minante dans les eaux faiblement acides : fossés, sources, bombe¬
ments de Sphaignes. Flores (II) abd. : ceinture de Sphaignes sub¬
mergées.
P. legumen Ehr., Hust. (5 : p. 322, fig. 587). Cosmopolite.
Forme oligohalobe. Flores (III) R. : cuvettes de rochers; (IV)
abd. : couloirs mouillés entre les mottes de Sphaignes; (V) R. : tour¬
bière marginale.
Fo. — Valve à extrémités diminuées rostrées. Raphé onduleux
avec une ligne d’accompagnement. Long. 89,5/*, larg. 12,5-13/*;
E. MANCUIN
144
12 stries en 10 m. PI. III, fig. 53. Cette forme représente un terme
de passage entre le type et la var. decrescens Grun. Flores (V) abd. :
tourbière marginale.
P. microstauron (Ehr.) Cleve, Hust. (5 : p. 320, fig. 582). —
Cosmopolite. Forme oligohalobe, vivant de préférence dans les eaux
à pH voisin de la neutralité. Flores (III) abd. : cuvettes de rochers;
(IV) abd. : couloirs mouillés entre les mottes de Sphaignes. San-
Miguel (XII) abd. : talus suintant à Philonotis rigida.
Fo. biundulaia O. Midi., Hust. (loc. cit., fig. 583). — Long.
33,5 m, larg. 4,5m; 14 stries en 10m. PI. III, fig. 54. Flores (I)
abd. : ceinture à Isoetes azorica.
Fo. minutissima nov. fo. — Valve linéaire-lancéolée, à extré¬
mités rostrées. Area axial lancéolé, très élargi. Long. 18 m, larg. 4 m;
21 stries en 10 m. PI. III, fig. 55. Flores (III) R. : cuvettes de ro¬
chers; (V) R. : tourbière marginale. San-Miguel (VII) R. : rochers
basaltiques suintants.
P. subsolaris (Grun.) Cleve, Hust. (5 : p. 322, fig. 588). —
Cosmopolite. Pour Hustedt (8 : p. 294) l’estimation précise du
comportement écologique de cette forme reste encore à établir, ainsi
dans le matériel exotique elle est observée dans des milieux de pH
8-8,3, par contre, d’après nos connaissances sur celui d’origine euro¬
péenne, cette forme montre un maximum de développement dans les
eaux à haute concentration en ion H. Flores (I) abd. : ceinture à
Isoetes azorica-, R. : cuvettes de rochers.
Fo. mutabilis nov. fo. — Area central élargi transversalement
jusqu’aux bords de la valve, un peu plus large d’un côté que de
l’autre. Branches du raphé ondulées. Long. 54,5-82 m, larg. 1 1,5-
13 m, rapport de largeur à longueur 1 : 4-6; 11-12 stries en 10 m.
PI. III, fig. 56. Flores (IV) T. abd. : couloirs mouillés entre les
mottes de Sphaignes; (V) R. : tourbière marginale.
Distantes.
P. borcalis Ehr., Hust. (5 : p. 326, fig. 597). — Cosmopolite.
Forme oligohalobe et eurytope, mais de préférence aérophile par son
optimum de développement, partout ailleurs toujours clairsemée. Pré¬
sente ici dans la plupart des stations à biotope aéré, mais également
très clairsemée, sauf en (XVII) où elle est abd.
Var. brevicostata Hust. (loc. cit., fig. 598). — Cosmopolite et
DIATOMÉES DES AÇORES
M5
de mêmes caractères écologiques que l'espèce. San-Miguel (IX) R. :
benthos marginal. Santa-Maria (XIV) T. R. : cuvette rocheuse à
Polamogeton fluitans.
Fo. elongata nov. fo. — Valve linéaire, très allongée, atténuée-
rostrées et largement arrondie aux extrémités. Côtes cunéiformes ro¬
bustes, parfois bifides vers leur extrémité. Long. 56 m, larg. 8,5 m,
5 cotes en 10 M. PI. III, fig. 57. San-Miguel (VIII) T. R. : rochers
basaltiques suintants à Blindia acuta. Santa-Maria, même station
que la variété précédente où elle est commune.
Tabellariœ.
P. gibba Ehr., I lust. (5 : p. 327, fig. 600). — Cosmopolite.
Forme oligohaldbe répandue dans toutes les eaux. Flores (III) R. :
cuvettes de rochers. San-Miguel (IX) abd. : benthos marginal;
(XVI) R. : plancton. Santa-Maria (XIV) T. abd. : cuvette ro¬
cheuse à Polamogeton fluitans.
Var. parva (Ehr.) Grun., fo. minutissima nov. fo. — Valve
lancéolée, à extrémités diminuées-subcapitées. Area axial lancéolé,
très élargi vers le nodule médian ; area central étroit, étendu jusqu’aux
bords de la valve. Long. 25,5-27 r , larg. 4,5-5,5 M ; 21-22 stries pour
10 m. PI. III, fig. 58. San-Miguel (X) C. : talus ruisselants; (XVII)
R. : ceinture de Sphaignes.
P. parva (Greg.) Cleve, var. Lagersledlii Cleve, fo. interrupta
B. Petersen (16 : p. 407, fig. 28). — Long. 18,5 m, larg. 4m; 14
stries pour 10 m. PI. III, fig. 59. Flores (VI) abd. : ceinture de Cla-
dium. Santa-Maria (XIV) R. : cuvette rocheuse à Polamogeton
fluitans.
P. stomatophora Grun., Hust. (5 : p. 327, fig. 605). — Cos¬
mopolite. Forme oligohalobe, observée dans des pH de 4, 8-6,8; avec
optimum de développement entre 5,5-6, aérophile et bryophile ;
landes tourbeuses, tourbières, mousses et rochers suintants. San-
Miguel (VII) abd. : rochers basaltiques suintants; (XII) R. : talus
suintants à Philonotis rigida Brid.; (XVII) R. : ceinture de
Sphaignes.
Brevistriata.
P. brevicostata Cleve, var. intermedia nov. var. — Valve
linéaire, diminuée rostrée aux extrémités, à pôles largement arrondis.
Espace axial occupant au moins la moitié de la largeur valvaire.
E. MANCUIN
146
Raphé droit, sans ligne d’accompagnement. Stries radiales, 10-11
en 10/*; long. 68-71 /*, larg. 9-10/*. PI. IV, fig. 65. Flores (III)
R. : cuvettes de rochers.
P. hemiptera (Kütz.) Cleve, Hust. (5 : p. 329, fig. 608). —
Cosmopolite. Forme oligohalobe rencontrée dans des pH de 4-7,8.
Flores (III) R. : cuvettes de rochers. San-Miguel (IX) R. : benthos
marginal.
Complexes.
P. Allorgei nov. sp. — Valve linéaire-lancéolée, faiblement
humide dans la partie médiane, à pôles arrondis obtus. Raphé
complexe, à branches 3-ondulées et sinueuses; area axial ± élargi
unilatéralement autour du nodule médian; stries transapicales ra¬
diales dans le milieu, convergentes vers les extrémités, environ 7-8
en 10/*; grandes lignes longitudinales étroites. Long. 171-182/*;
larg. 21-23/*; rapport largeur à longueur 1 : 7-8. PI. III, fig. 60.
Par la structure particulière du raphé, cette forme est bien différente
des autres Complexes et plus spécialement des formes du P. viridis
dont elle se rapproche le plus par le contour valvaire. Flores (VI)
R. : ceinture de Cladium. San-Miguel (X) R. : talus ruisselants.
P. gentilis (Donkin ?) Cleve, Hust. (5 : p. 335, fig. 618). —
Cosmopolite. Forme préférentielle des eaux riches en acide humique,
mais souvent très disséminée; sphagnophile. San-Miguel (X) C. :
talus ruisselants.
P. nobilis Ehr., Hust. (5 : 337, fig. 619). — Cosmopolite, mais
plus fréquente dans les zones tempérée et subarctique. Forme oligoha¬
lobe. Flores (I) R. : ceinture à Isoeies azorica.
P. streptoraphe Cleve, fo. minor nov. fo. — Mêmes contour et
structure valvaire que chez le type, mais dimensions notablement plus
faibles. Long. 88,5-114/*,.larg. 17-18/*; 8-9 stries en 10/*. PI. III,
fig. 61. Flores (IV) T. abd. : couloirs mouillés entre les mottes de
Sphaignes.
P. viridis (Nitzs.) Ehr., Hust. (5 : p. 334, fig. 617 a). —
Cosmopolite. Forme oligohalobe eurytope, abondante dans les milieux
les plus variés (pH 6,6-8,5) : littorale des lacs, dans les marais,
sources, et sur les rochers suintants. Répandue et ± abondante dans
la plupart des stations de Flores et San-Miguel.
Fo. — Valve linéaire-lancéolée, beaucoup plus allongée pro¬
portionnellement que chez le type et ses variétés. Raphé ondulé, bordé
DIATOMÉES DES AÇORES
147
unilatéralement d’une ligne d’accompagnement peu marquée. Area
axial relativement large; area central circulaire. Long. 91,4/s larg.
14/s 12 stries en 10/*. PL III, fig. 62. Flores (V) abd. : tourbière
marginale.
Var. intermedia Cleve. — San-Miguel (VII) abd. : rochers
basaltiques suintants.
Var. sudetica (Hilse) Hust. (= var. commuiata Grun.), Hust.
(5 : p. 335, fig. 617 b). — Forme plus particulièrement répandue
dans les montagnes, crénophile et aérophile. San-Miguel (XII) C. :
talus ruisselants à Philonotis rigida; (XVII) R. : ceinture de
Sphaignes.
S.-Fam. COMPHOCYMBELLOIDEÆ.
G. Amphora Ehr.
S.-G. Amphora Cleve
A. ovalis Kütz., Hust. (5 : p. 342, fig. 628). — Cosmopolite.
Forme littorale et prédominante des eaux stagnantes alcalines, éga¬
lement dans les eaux courantes. Flores (III) R. : cuvettes de rochers.
San-Miguel (IX) C. ; benthos marginal; (XVI) R. : plancton.
Var. pediculus Kütz., Hust (loc. cit., fig. 629). — Cosmopo¬
lite. Fréquemment épiphyte sur les grosses Diatomées. Flores (III)
R. : cuvettes de rochers.
S.-G. Halamphora Cleve
A. veneta Kütz., Hust. (5 : p. 345, fig. 631). — Cosmopolite.
Forme littorale répandue dans les eaux douces ou salées, mais tou¬
jours disséminée. Santa-Maria (XIV) T. abd. : cuvette rocheuse à
Potamogeton fluitarts. San-Miguel (XVI) R. : plancton.
A. sp. — Cette forme, par les divers aspects du frustule, paraît
voisine de la forme marine A. iurgida Greg., Peragallo (15 : p. 230,
PI. 4, fig. 30-31) et A. Schmidt (16 : PL 25, fig. 24-25), elle n’en
diffère seulement que par ses stries plus nombreuses ; 25 en 10 /*, et
ses dimensions un peu plus faibles : long. 30-35 /*, larg. 16- 17 a 1 .
PL III, fig. 63. San-Miguel (X) C. : talus ruisselants.
G. Cymbella Ag.
C. ajfinis Kütz., Hust. (5 : p. 362, fig. 671). — Cosmopolite
148
E. MANCUIN
Forme littorale oligohalobe des eaux stagnantes et courantes, observée
dans des pH de 4,3-8,5. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica ;
(II) R. : ceinture de Sphaignes submergées. San-Miguel (VII) C. :
rochers basaltiques suintants.
C. amphicephala Naeg., Hust. (3 : p. 353, fig. 651). Ice-
land, Spitzberg, Féroé, Europe, Chili. Forme ' répandue dans toutes
les eaux stagnantes et courantes. San-Miguel (XVII) R. : ceinture
de Sphaignes.
C. Cesati (Rabh.) Grun., fo. minor. — Contour valvaire et
structure comme chez le type, mais dimensions notablement plus
faibles et striation plus dense. Long. 25 E-, larg. 4 m; 21-25 stries en
10 m. PI. IV, fig. 66. San-Miguel (X) abd. : talus ruisselants; (XI)
R. : plancton.
C. gracilis (Rabh.) Cleve, Hust. (5 : p. 359, fig. 663).—Long.
28-42 m, larg. 5,5-7 m; 11-15 stries finement ponctuées en 10 m. PI.
III, fig. 64. Cosmopolite. Forme littorale oligohalobe. Répandue et
± abd. dans la plupart des stations de Flores et San-Miguel.
C. microcéphale Grun., Hust. (5 : p. 351, fig. 637). — Cos¬
mopolite. Forme oligohalobe, répandue de préférence dans les eaux
alcalines. Flores (III) abd. : cuvettes de rochers. San-Miguel (XII)
C. : talus suintants à Philonotis rigida; (XVII) R. : ceinture de
Sphaignes.
C. perpusilla A. Cleve, var. azorica nov. var. — Valve asymé¬
trique, linéaire-lancéolée, avec bord dorsal — convexe et bord ventral
droit ou légèrement convexe, rarement à bords parallèles; à extré¬
mités atténuées, arrondies obtuses ± récurvées vers le côté ventral.
Raphé droit, peu excentrique ; fentes polaires assez prolongées au delà
des nodules terminaux et dorsalement courbées; branches du raphé
courbées en direction ventrale vers les pores centraux. Area axial
étroit, faiblement élargi autour du nodule central. Long. 19,5-25,5 m,
larg. 4-6 m. Dans la partie médiane, 12 stries radiantes en 10 m, par¬
fois ponctuées, 15 vers les extrémités, parallèles ou légèrement ra¬
diantes, parfois convergentes. PI. IV, fig. 67. HlJSTEDT donne (8 :
p. 428, PI. XXV, fig. 24-27) plusieurs figures de C. perpusilla
présentant une grande analogie avec notre forme, en particulier par
l’espacement équidistant des stries dorsales situées dans la partie mé¬
diane. Nous pensons que la fixité de ce caractère, joint au plus grand
allongement de la fente polaire, justifient cette création de variété.
Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica; (III) R. : cuvettes de
rochers; (IV) T. abd. : couloirs mouillés entre les mottes de
DIATOMÉES DES AÇORES
149
Sphaignes; (V) T. abd. : tourbière marginale; (VI) C. : ceinture
de Cladium. San-Miguel (VIII) C. : rochers basaltiques suintants
à Blindia acuta; (XIII) C. : expression de Sphaignes; (XV) T.
abd. : idem milieu; (XVI) abd. : plancton; (XVII) T. abd. :
ceinture de Sphaignes.
C. prostata (Berkeley) Cleve, Hust. (5 : p. 357, fig. 659). —
Probablement cosmopolite. Forme littorale et halophile des eaux cou¬
rantes. Flores (V) R. : tourbière marginale.
C. turgida (Greg.) Cleve, Hust. (5 : p. 358, fig. 660). —
Cosmopolite. Forme littorale, préférentielle des eaux stagnantes al¬
calines. Flores (VI) R. : ceinture de Cladium.
C. ventriculosa Kiitz., Hust (5 : p. 359, fig. 661). — Cosmo¬
polite. Forme littorale oligohalobe, observée dans des pH de 5,5-8
et plus. Flores (III) R. : cuvettes de rochers; (VI) R. : ceinture
de Cladium. San-Miguel (IX) C. : benthos marginal. Santa-Maria
(XIV) abd. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
G. Gomphonema Agardh.
G. constrictum Ehr., Hust. (5 : p. 377, fig. 714). — Cosmo¬
polite. Forme littorale oligohalobe. Flores (I) T. R. : ceinture à
Isoetes azorica. San-Miguel (XVI) C. : plancton.
'Fo. — Forme à contour valvaire et à structure semblables à
G. Berggrertii CL, A. Schmidt (17 : PI. 240, fig. 29). — Long.
43,5 h-, larg. 10/^; 12 stries distinctement ponctuées en 10/*. Cette
forme représente un terme de passage entre l’espèce et la var. capitata
(Ehr.) Cleve. PI. IV, fig. 68. San-Miguel (X) abd. : talus ruisse¬
lants.
G. gracile Ehr., Hust. (5 : p. 376, fig. 702). — Cosmopolite.
Forme littorale oligohalobe, abondante dans des pH de 5,5-8,9.
Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica; (II) R. : ceinture de
Sphaignes submergées; (III) R. : cuvettes de rochers; (V) R. :
tourbière marginale. San-Miguel (X) C. : talus ruisselants; (XII)
C. : talus suintants à Philono fis rigida.
Var. aurita (A. Braun) Cleve. — Santa-Maria (XIV) T.
abd. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
G. intricatum Kiitz. var. vibrio (Ehr.) Cleve, Hust. (5 : p. 376,
fig. 698). — Vraisemblablement cosmopolite comme l’espèce. Forme
littorale oligohalobe, préférentielle des eaux stagnantes à réaction al¬
caline, observée dans des pH de 5,5-8,6. San-Miguel (VII) R. :
rochers basaltiques suintants.
150
E. MAN GUI N
G. lanceolatum Ehr., Hust. (5 : p. 376, f. 700). — Cosmo¬
polite. Forme littorale oligohalobe, crénophile, abondante dans des
pH de 6,5-8,4. Flores (III) abd. : cuvettes de rochers; (V) R. :
tourbière marginale; (VI) abd. : ceinture à Cladium. San-Miguel
(X) T. abd. : talus ruisselants; (XI) C. : plancton.
Var. insignis (Greg.) Cleve, Hust. (5 : p. 376, fig. 701). —
San-Miguel (X) T. abd. : talus ruisselants.
G. longiceps Ehr., Hust (5 : p. 375, fig. 704). — Cosmopolite.
Forme littorale oligohalobe. Flores (III) R. : cuvettes de rochers.
Var. subclavata Grun., Hust. (loc. cit., fig. 705). — Comme
le type, mais à tendance crénophile. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes
azorica. San-Miguel (XI) abd. : plancton.
Fo. gracilis Hust. (loc. cit., fig. 706). — San-Miguel (VII)
C. : rochers basaltiques suintants; (IX) abd. : benthos marginal;
(XII) R. : talus suintant à Philono lis rigida.
G. longiceps, var. subclavata, fo. ? — Forme semblable au
G. subclavatum Grun., A. Schmidt (17 : PI. 237, fig. 38). San-
Miguel (IX) abd. : benthos marginal.
G. parvulum (Kiitz.) Grun., Hust. (5 : p. 372, fig. 713 a).
— Cosmopolite. Forme indifférente euryhaline (non halophile !),
observée comme forme abondante dans des pH de 5,5-8,5. Flores
(III) R. : cuvettes de rochers; (V) R. : tourbière marginale. San-
Miguel (VIII) R. : rochers basaltiques suintants à Blindia acuta;
(IX) abd. : benthos marginal; (X) abd. : talus ruisselants; (XI)
abd. : plancton; (XVI) C. : plancton; (XVII) R. : ceinture de
Sphaignes. Santa-Maria (XIV) T. abd. : cuvette rocheuse à Pota-
mogeton fluitans.
Fo. ? — Forme semblable à celle de A. Schmidt (17 : PI. 234,
fig. 18). San-Miguel (IX) C. : benthos marginal.
Fo. affine. — Très voisine de celle figurée par HuSTEDT (8 :
p. 434, PI. XXVII, fig. 35). Long. 29,5 as larg. 7 AS 17 stries en
10 m. PI. IV, fig. 69. San-Miguel (X) T. abd. : talus ruisselants;
(XVII) R. : ceinture de Sphaignes.
Var. micropus (Kütz.) Cleve, Hust. (5 : p. 372, fig. 713 c).
— Flores (VI) R. : ceinture de Cladium. San-Miguel (VII) C. :
rochers basaltiques suintants; (IX) C. : benthos marginal; (XVI)
C. : plancton. Santa-Maria (XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamo-
geton fluitans.
Source : MNHN. Paris
DIATOMÉES DES AÇORES
151
Fam. EPI T H EM IA CEÆ
S.-F. EPI THEMIOIDEÆ
G. Epithemia Bréb.
E. turgida (Ehr.) Kiitz., Hust. (5 : p. 387, fig. 733). —
Cosmopolite. Forme littorale indifférente, halophile ! observée en
abondance dans les eaux stagnantes de réaction alcaline. Flores (I)
R. : ceinture à Isoetes azorica; (III) R. : cuvettes de rochers; (VI)
T. abd. : ceinture de Cladium. San-Miguel (VII) abd. : rochers
basaltiques suintants; (IX) R. : benthos marginal; (X) T. abd. ;
talus ruisselants; (XI) T. R. : plancton.
Var. granulata (Ehr.) Grun., Hust. (5 : p. 387, fig. 734). —
Flores (VI) R. : ceinture à Cladium. San-Miguel (X) C. : talus
ruisselants. , ]
S.-F. RHO P A LODIOIDEÆ
G. Rhopalodia O. Miill.
R. gibberula (Ehr.) O. Miill., Hust. (5 : p. 391, fig. 742). —
Cosmopolite. Forme indifférente, halophile, euryhahne et eurytherme,
mais particulièrement aérophile. Flores (I) T. abd. ; ceinture à Isoetes
azorica; (II) R. : ceinture de Sphaignes submergées; (III) T. abd. :
cuvettes de rochers; (V) T. R. : tourbière marginale; (VI) R. :
ceinture de Cladium. San-Miguel (VII) R. ; rochers basaltiques
suintants; (IX) R. : benthos marginal; (X) T. abd. : talus ruisse¬
lants.
Var. Van HeurcJ^ii O. Miill., Hust. (loc. cit., fig. 744). —
San-Miguel (X) T. abd. : talus ruisselants; (XVII) R. : ceinture
de Sphaignes. Santa-Maria (XIV) T. abd. : cuvette rocheuse à
Potamogeion fluitans.
Fam. NITZSCHIACEÆ
S.-Fam. NITZSCHIOIDEÆ
G. Hantzschia Grun.
H. amphioxys (Ehr.) Grun., Hust. (5 : p. 394, fig. 747). —
Cosmopolite. Forme oligohalobe très ubiquiste, rencontrée dans des
152
E. MANCUIN
pH de 5,5-9,2. Flores (I) R. : ceinture à Isoetes azorica. San-
Miguel (VIII) R. : rochers basaltiques suintants à Blindia acuta;
(IX) T. R. : benthos marginal; (XVII) C. : ceinture de Sphaignes.
Santa-Maria (XIV) abd. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Fo. capitata O. Müll., Hust. (loc. cit., fig. 748). — San-
Miguel (XVII) C. : ceinture de Sphaignes.
Var. major Grun., Hust. (loc. cit., fig. 749). — Santa-Maria
(XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Var. vivax (Hantz.) Grun., Hust. (loc. cit., fig. 750). —
Flores (VI) R. : ceinture à Cladium.
G. Nitzschia Hassall.
Tryblionellœ (W. Sm., Grun.) Hust.
N. triblionella Hantz., var. debilis (Arn.) A. Mayer, Hust.
(5 : p. 400, fig. 759). — Cosmopolite. Forme indifférente, observée
dans des pH de 6,5-8,9, mais principalement caractéristique des eaux
alcalines. Flores (IV) C. : couloirs mouillés entre les mottes de
Sphaignes; (V) R. : tourbière marginale. San-Miguel (VIII) R. ;
rochers basaltiques suintants. Santa-Maria (XIV) C. ; cuvette ro¬
cheuse à Potamogeton fluitans.
Var. levidensis (W. Sm.) Grun., Hust. (5 : p. 399, fig. 760).
— Cosmopolite. Forme indifférente, plus particulièrement halophile.
Santa-Maria (XIV) : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
N. apiculata (Greg.) Grun., Hust. (5 : p. 401, fig. 765). —
Cosmopolite. Forme halophile jusqu’à mesohalobe. Santa-Maria
(XIV) abd. : même station que ci-dessus.
N. hungarica Grun., Hust. (5 : p. 401, fig. 766). — Cosmo¬
polite et de mêmes aptitudes écologiques que la précédente espèce.
Santa-Maria (XIV) C. : idem station.
Dubiœ Grun.
N. thermalis Kütz., fo. ad var. intermedia Grun. — Vue con¬
nective rectangulaire. Valve relativement plus étroite et à stries plus
serrées que chez l’espèce; forme de passage entre cette dernière et la
var. intermedia. Long. 54-61 /*, larg. 3,5-4 a* ; 9 points carénaux et
plus de 35 stries en 10/*. PI. IV, fig. 70. Flores (I) R. : ceinture à
DIATOMÉES DES AÇORES
153
Isoetes azorica. San-Miguel (VII) C. : rochers basaltiques suintants;
(X) C. : talus ruisselants.
Lineares (Grun.) Hust.
N. linearis W. Sm., Hust. (5 : p. 409, fig. 784). — Cosmopo-
lite. Forme oligohalobe de répartition ubiquiste, dominante dans les
eaux alcalines, également crénophile et aérophile. San-Miguel (X)
abd. : talus ruisselants; (XI) T. R. : plancton; (XVI) C. : planc¬
ton. Santa-Maria (XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton flui-
tans.
Var. tenuis (W. Sm.) Grun. — San-Miguel (X) abd. : talus
ruisselants.
N. vitrea Norm., var. salinarum Grun., Hust. (5 : p. 411). —
Forme à striation très dense. Long. 35 /*, larg. 4,5 m-; 10 points caré-
naux pour 10/*, stries indiscernables. PL IV, fig. 71. Cosmopolite.
Forme mesohalobe. Flores (III) R. : cuvettes de rochers. Santa-
Maria (XIV) R. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Dissipatæ Grun.
N. dissipata (Kütz.) Grun., Hust. (5 : p. 412, fig. 789). —
Long. 25-35/*, larg. 4,5/*; 8-10 points carénaux en 10/*, stries in¬
discernables. PI. IV, fig. 72. Cosmopolite. Forme littorale oligoha¬
lobe, répandue de préférence dans les eaux alcalines. Flores (I) R. :
ceinture à Isoetes azorica; (III) R. : cuvettes de rochers.
Lanceolatæ Grun.
N. amphibia Grun., Hust. (5 : p. 414, fig. 793). — Cosmo¬
polite. Forme oligohalobe, eurytherme et eurytope. Flores (III) R. :
cuvettes de rochers; (VI) abd. : ceinture de Cladium. San-Miguel
(IX) C. : benthos marginal; (X) abd. : talus ruisselants; (XI) C. :
plancton; (XV) R. : expression de Sphaignes; (XVI) abd. : planc¬
ton; (XVII) R. : ceinture de Sphaignes. Santa-Maria (XIV) T.
abd. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Fo. abbreviata nov. fo. — Long. 7-10/*, larg. 2,5-3/*; 10-12
points carénaux et 15-17 stries ponctuées en 10/*. PL IV, fig. 73.
Flores (III) abd. : cuvettes de rochers.
AL communis Rabh., var. obtusa Grun. — Long. 31 /*, larg.
154
E. MANCU1N
4,5/*; 10 points carénaux et plus de 35 stries en 10/*. Nos exem¬
plaires présentent des extrémités à peine atténuées. PI. IV, fig. 74.
Le type est cosmopolite, c’est également une forme oligohalobe des
eaux courantes ou stagnantes, observée dans des pH de 4,3 à 8,2.
San-Miguel (X) C. : talus ruisselants.
N. fonticola Grun., Hust. (5 : p. 415, fig. 800). — Long.
10/*, larg. 2,5/*; 12-13 points carénaux et 30-35 stries en 10/*. PI.
IV, fig. 75. Cosmopolite. Forme littorale oligohalobe, crénophile,
parfois également dans le plancton, mais vivant de préférence dans
les eaux alcalines. Flores (III) R. : cuvettes de rochers. Santa-Maria
(XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
N. gracilis Hantz., Hust. (5 : p. 416, fig. 794). — Cosmopo¬
lite. Forme littorale oligohalobe. Flores (II) R. : ceinture de
Sphaignes submergées.
N. Hantzschiana Rabh., Hust. (5 : p. 415, fig. 797). — Cos¬
mopolite. Forme observée dans des pH de 4,8-8,4, avec abondance
entre 5,5-6,8, recherchant les biotopes très aérés : rochers et talus
suintants. San-Miguel (IX) C. : benthos marginal; (X) R. : talus
ruisselants; (XII) C. : talus suintants à Philonotis rigida.
N. Kützingiana Hilse, Hust. (5 : p. 416, fig. 802). — Cosmo¬
polite. Forme littorale oligohalobe, observée dans des pH de 5,5-8,3,
en plus grande fréquence dans les eaux acides à faiblement alcalines.
Santa-Maria (XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
San-Miguel (XVII) abd. : ceinture de Sphaignes.
N. microcephala Grun., Hust. (5 : p. 414, fig. 791). — Cos¬
mopolite. Forme oligohalobe et eurytherme. Santa-Maria (XIV) C. :
cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
N. Monguilloni nov. sp. — Vue connective non observée.
Valve fusiforme, à bords passablement convexes, avec des extrémités
très atténuées, aiguës et capitées. Points carénaux fortement mar¬
qués : 14 en 10/*; stries indiscernables. Long. 19/*, larg. 4/*. PI.
IV, fig. 76. Flores (III) R. : cuvettes de rochers; (VI) R. : cein¬
ture de Cladium.
N. palea (Kiitz.) W. Sm., Hust. (5 : p. 416, fig. 801). —
Cosmopolite. Forme indifférente et mesohaLbe, caractéristique des
eaux fortement eutrophes. Flores (III) R. ; cuvettes de rochers. San-
Miguel (X) C. : talus ruisselants. Santa-Maria (XIV) abd. :
cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Fo. ad. var. tenuirostris Grun. — Valve hnéaire-lancéolée, avec
DIATOMÉES DES AÇORES
155
des extrémités longuement atténuées, subcapitées. Long. 39 /*, larg.
2,8-3 /* ; 14-17 points carénaux en 10/*, stries indiscernables. PI. IV,
fig. 77. Flores (V) R. : tourbière marginale.
Fo. dubia nov. fo. — Valve linéaire-lancéolée, avec des extré¬
mités rostrées, subcapitées. Points carénaux plus allongés que chez
l’espèce : 14-15 en 10/*, plus de 35 stries en 10/*. Long. 26,5-32 /*,
larg. 2,5-4/*. PI. IV, fig. 78. Flores (III) R. : cuvette de rochers.
N. Ruttneri Hust. (8 : p. 477, PI. XLI, fig. 13-16). — Long.
22-39/*, larg. 2,5-3 /*; 10-13 points carénaux et 30-35 stries en 10/*
Malgré la légère supériorité des chiffres que nous donnons pour la
largeur et le nombre de points carénaux en 10 /* de nos exemplaires,
ceux-ci se rapportent incontestablement à l’espèce créée par HusTEDT.
PL IV, fig. 79.
Java. Forme vraisemblablement oligohalobe. Flores (III) abd. :
cuvettes de rochers; (IV) R. : tourbière marginale; (VI) abd. :
ceinture de Cladium. San-Miguel (VII) R. : rochers basaltiques
suintants; (XVI) C. : plancton; (XVII) R. : ceinture de Sphaignes.
Sigmoideœ (Grun.) Hust.
N. Clausii Hantz., Hust. (5 : p. 421, fig. 814). — Long. 38 /*,
larg. 3,5 /*; 10 points carénaux et plus de 30 stries en 10,/*. PI. IV,
fig. 80. Cosmopolite. Forme indifférente, halophile, crénophile. Santa-
Maria (XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Fo. curvirostraia nov. fo. — Vue connective sigmoïde. Valve
linéaire, à extrémités rostrées-subcapitées, ± récurvées-sigmoïdes.
Points carénaux très robustes : 6-8 en 10/*. Long. 39,5-54/*, larg.
4-4,5/*; plus de 30 stries en 10/*. PI. IV, fig. 81. San-Miguel
(XVII) C. : ceinture de Sphaignes.
Fo. ? — Long. 42 /*, larg. 4-4,5 /* ; 10-11 points carénaux en
10/*; stries indiscernables. Cette forme présente une certaine analogie
avec IV. obtusa W. Sm., var. scalp ellifor mis Grun. PI. IV. fig. 82.
Mêmes localité et station que l’espèce où elle est commune.
N. sigma (Kütz.) W. Sm., Hust. (5 : p. 420, fig. 813). —-
Cosmopolite. Forme mesohalobe et euryhaline. Abondante dans les
mêmes localité et station que IV. Clausii.
Obtusœ (Grunov) Hust.
N. obtusa W. Sm., var. brevissima Grun., Van Heurck (18 :
156
E. MANCU1N
p. 180, PL LXVII, fig. 4). — Long. 21 /*, larg. 4,5 i»; 7-8 gros
points carénaux et plus de 35 stries en 10/u PL IV, fig. 83. Flores
(III) C. : cuvettes de rochers.
N. ignomta Krasske, Hust. (5 : p. 422, fig. 819). — Long.
43,5-77 /*, larg. 4-4,5 /' ; 8-11 points carénaux et plus de 35 stries en
10/*. PL IV, fig. 84. Europe centrale, Asie tropicale, Iles de la
Sonde. Forme littorale oligohalobe. Flores (III) abd. : cuvettes de
rochers. San-Miguel (IX) R. : benthos marginal.
Farn. SURIRELLACEÆ
S.-Fam. SURIRELLOIDEÆ
G. Surirella Turpin
S. angustata Kütz., Hust. (5 : p. 435, fig. 844). — Cosmopo¬
lite. Forme oligohalobe, crénophile, observée dans des pH de 6,7-
7,5, préférentielle des eaux neutres à légèrement alcalines. San-
Miguel (VIII) C. : rochers basaltiques suintants à Blindia acuta.
Santa-Maria (XIV) T. R. : cuvette rocheuse à Potamogeton
fluitans.
S. delicatissima Lewis, fo. tenuissima nov. fo. — Long. 56
larg. 3/»; 70-80 canaux en 100/* et plus de 30 stries en 10/*.
Diffère notablement du type par la largeur de la valve proportion¬
nellement plus faible, les canaux et les stries plus nombreux. PL IV,
fig. 85. Notre figure est analogue à celle des exemplaires trouvés à
St-Andreasberg (Hartz), A Schmidt (17 : PI. 266, fig. 3-5). Le
type cosmopolite est également une forme littorale des eaux à réac¬
tion acide des régions montagneuses : fossés à Sphaignes et tour¬
bières. rochers suintants. San-Miguel (XVII) C. : ceinture de
Sphaignes.
S. linéaris é/. Sm., Hust. (5 : p. 434, fig. 837-38). — Cosmo¬
polite. Forme littorale oligohalobe, crénophile. observée dans des pH
de 4-8,2. Flores (I) abd. : ceinture à Isoeles azorica; (III) abd. :
cuvettes de rochers ; (V) R. : tourbière marginale. San-Miguel (XV)
X. R. ; expression de Sphaignes; (XVII) R. : ceinture de
Sphaignes.
Var. comlricta (Ehr.) Grun., Hust (loc. cit., fig. 839). —
Flores (I) T. R. : ceinture à Isoetes azorica-, (V) R. : tourbière
marginale.
DIATOMÉES DES AÇORES
157
. S. ovalis Bréb., Hust. (5 : p. 441, fxg. 860-61). — Cosmopo¬
lite. Forme littorale euryhaline; des eaux à pH élevé. Santa-Maria
(XIV) C. : cuvette rocheuse à Potamogeton fluitans.
Var. apiculata O. Müll., A. Schmidt (17 : PI. 246, fig. 14-
15). Long. 40,5/*, larg. 25 /*; 45-50 canaux en 100/*, 14-15 stries
en 10/*. PI. IV, fig. 86. Sud-Est Africain. San-Miguel (X) abd. :
talus ruisselants. Santa-Maria (XIV) abd. : cuvette rocheuse à Po¬
tamogeton fluitans.
158
E. MANCUIN
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Laboratoire de Cryptogamie du Muséum
LÉGENDE DES PLANCHES
Planche I
1. — Melosira cataractarum, fo. lavis, X 1.400.
2. — Pyxidicula sp., vue valvaire, membrane aréolée de surface, membrane basale,
X 1.400, X 2.200.
3. — Fragilarla capucina, X 960.
4. —i Idem, var. lanceolala , X 960.
5. — F. punctato-striata, vues valvaire et connective, X 960.
6. — Synedra Allorgei : a, b, c, divers aspects valvaires, X 260 et X 960.
7. — S. rumpens, X 060.
8. — Idem, var. fragilarioides, fo. constricta , X 960.
9. — S. labulata, X 1.400.
10. — Eunotia bidentula, X 960.
11. — E. diodon , X 960.
12. — E. exigua, X 960.
13. — Idem, fo., X 1.400.
14. 15, 16. — E. faba, fo., toutes les fig. à X 1.400.
17. — £. fallax , fo., X 1.400.
18. — E. microcephala, var. tridenlata X 960.
19. — E. pectinalis , var. minor, X 960.
20. — Idem, var. minor, fo. affines, X 1.400.
21. £. tenella, fo., X 1.400.
Planche II
22. — Eunotia sudetica, var. bidens, X 960.
23. — £. venais, X 960.
iW. — Achnanthes coarctata, var. elliptica , valves supérieures et inférieures, X 1.400.
25. — A. lanceolala, var. elliptica, fo., valves inférieures et supérieures, X 1.400.
26. — Frustulia rhomboïdes, var. roslrata, X 960.
27. — Anomoeoneis exilis, var. azorica, X 1.400.
28. — Idem, var. lanceolala, X 1.400.
29. — A. spectabUis, X 1.400.
30. — Caloneis Clevei, var. undulata, fo. inœqualis, X 1.400.
31. — Caloneis hyalina, X 1.400.
32. — Navicula dispersa, X 1.400.
03. — Idem, fo. roslrata, X 1.400.
34. — Idem, fo. constricta, X 1.400.
35. — N. Logerheimi, X 1.400.
36. — N. mediocrüt, X 960.
37. — N. mutica, var. gomphonemoides, X 1.400.
38. — N. infirma, X 1.400.
39. — N. subminuscula, X 1.400.
160
E. MANCUIN
40. — TV. subsilissima, X 960.
4 K — TV. anglica, X 960.
42. —i TV. crpptocephala, X 960.
43. — Idem, fo., X 960.
44. — Idem, var. intermedia, fo., X 960.
45. —. TV. cryptocephaloides, X 960.
46. — TV. Peterseni, X 960.
47. — TV. radio sa, var. tenella, X 960.
Planche III
46. — TV. rhpnchocephala, X 960.
49. — N. radiosa, fo. intermedia, X 960.
50. i —• TV. simulala, X 1.400.
51. — Pinnularia appendiculata, fo. constricta, X 960.
52. — P. subcapitata, var. paucistriata, fo. lata, X 1.400.
53. — P. legumcn, fo., X 960.
54. — P. microstauron, fo. biundulata, X 960.
55. — Idem, fo. minutissima, X 960.
56. — P. subsolaris, fo. mutabilis, X 960.
57. — P. borealis, var. brevlcostala, fo. elongata, X 960.
58. — P. gibba, var. parva, fo. minutissima, X 1.400.
59. — P. parva, var. Lagerstedlii, fo. mterrupla, X 1.400.
60. — P. Allorgei, X 435.
61. — P. slreptoraphe, fo. minor, X 260.
62. — P. viridis, fa., X 960.
63. — Amphora sp., X 1.400.
64. — Cÿmbella gracilis, X 1.150.
Planche IV
65. — Pinnularia brevicostata, var. inlermedia, X 960.
66. — Cpmbella Cesafi, fo. minor, X 1.400.
67. — C. perpusitta, var. azorica, X 960.
68. — Comphonema constrictum, fo., X 1.400.
69. — G. parvulum, fo. affine, X 1.400.
70. —• Nitzschia lhermalis, fo. ad var. intermedia, X 960.
71. — TV. vilrea, var. salinarum, X 960.
72. — /V. dissipata, X 960.
73. — TV. amphibia, fo. abbreviala, X 960.
74. — TV. commuais, var. oblusa, X 1.400.
75. — TV. fonticola, X 960.
76. —'TV. Mongudloni, X 96Q.
77. — TV. palea, fo. ad var. tenuirostris, X 960.
78. — Idem, fo. ditbia, X 960.
79. — TV. Ruttneri, X 960.
80. — TV. Clausii, X 960.
81. — Idem, fo,. curvirostrata, X 1.400.
82. — Idem, fo. ?, X 960.
83. — TV. oblusa, var. brevissima, X 960.
84. — TV. ignorata, X 960.
85. — Surirella delicatissima, fo. tenuissima, X 1.400.
86. — 5. oval'ts, var. apiculata, X 1.400.
a es
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