Nouvelle Série, Tome XIII, Fasc. 2
1978
ISSN 0035-0702
REVUE
ALGOLOGIQUE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
12, RUE DE BUFFON - 75005 PARIS
Sorti des presses le 25 février 1978
Publication Trimestrielle
COMITÉ DE LECTURE
M. CHADEFAUD,
M.T. L’HARDY,
L œUTÉ, J. FELDMANN, F.GASSE, P. GAYRAL
'• MAGNE, R. MESLIN, A. SOURNIA
Copyright© 1978. Revue Algologique.
Éditeur : A. D. A. C.
Nouvelle Série, Tome XIII, Fasc. 2
A4 A'o
1978
REVUE
ALGOLOGIQUE
Fondée en 1922 par P. ALLORGE et G. HAMEL
Directeurs : P. BOURRELLY et R. LAMI
Secrétariat de Rédaction : M. RICARD
SOMMAIRE
R. POURRIOT. - In memoriam. Marcel LEFEVRE (1897-1975). 99
F. GASSE. - Les diatomées holocènes d’une tourbière (4040 m) d une
montagne éthiopienne : le Mont Badda.
F. ARDRÉ. - Sur les cycles morphologiques du Gymnogongrus crenulatus
(Turn.) J. Ag. et du Gymnogongrus devoniensis (Grev.) Schott. (Gigar-
tinales, Phyllophoracées) en culture. *
M. LEMOINE. - Typification du genre Pseudolithophyllum Lemoine .... 177
P. BOURRELLY et M. RICARD. - ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES. . 179
Source : MNHN, Paris
99
In memoriam
Marcel LEFEVRE (1897-1975)
R. POURRIOT
Le samedi 8 novembre 1975, Marcel LEFEVRE, Directeur honoraire de labo¬
ratoire au C.N.R.S., s’est éteint à l’âge de 78 ans.
Cliché G. NI ZI ER
Après quelques années dans l’enseignement, M. LEFEVRE commença ses tra¬
vaux d’algologie au laboratoire de Cryptogamie du Muséum National d’Histoire
Naturelle. Ses recherches aboutirent à la publication en 1932, d’une importante
«Monographie des espèces d’eau douce du genre Peridinium Ehr.» Algologue,
Rev. Algol., N. S., 1978, XIII, 2 : 99-104.
Source : MNHN, Paris
100
R. POURRIOT
mais aussi hydrobiologiste, son expérience du milieu aquatique et ses connaissan¬
ces halieutiques le portèrent ultérieurement à la direction du service de Biologie
Végétale de la Station Centrale d’Hydrobiologie appliquée des Eaux et Forêts,
puis à la direction du Centre de Recherches Hydrobiologiques du C.N.R.S. à
Gif-sur-Yvette.
Ses travaux récents les plus remarqués concernèrent l’utilisation des algues
par le zooplancton et surtout les phénomènes d’auto- et hétéro-antagonisme puis
de synergisme chez les algues d’eau douce. Au cours de ses dernières années d’ac¬
tivité, M. LEFEVRE s’intéressa plus particulièrement aux propriétés biostimu¬
lantes des Cyanophycées d’eau thermale qui le conduisirent à effectuer des essais
thérapeutiques couronnés de succès. Après quelques débuts difficiles, l’applica¬
tion pharmaceutique, à laquelle M. LEFEVRE consacrait ses efforts dans sa re¬
traite solognote, était en voie de réalisation lorsque la mort le surprit.
Homme de terrain et de laboratoire, ce scientifique a quitté ce monde comme
il avait vécu, avec discrétion. Tous ceux qui le connurent et l’apprécièrent,
conserveront le souvenir d’un homme simple d’une grande intégrité et d’une pro¬
fonde humanité.
TRAVAUX PUBLIÉS PAR MARCEL LEFEVRE
1924 - Les Algues microscopiques d’eau douce. La Nature 2631 : 145-147, 9 fig.
1925 — Contribution à la flore des Algues d’eau douce du nord de la France. Bull. Soc. Bot.
de France 72 : 689-699, 13 fig.
1925 — Contribution à la flore des Péridiniens de France. Rev. Algol. 2, (3/4) : 327-342,
41 fig.
1926 — Les Diatomées : Algues microscopiques. La Nature 2702 : 33-37, 11 fig.
1926 — Sur une variation de tabulation chez certains Péridiniens d’eau douce. C. R. Ac.
Sc. Paris 183 (18) : 757-759, 7 fig.
1928 - Notes sur le Peridinium cunningtonii Lemm. et sur quelques formes affines. Ann.
Protist. 1,3:119-126, 50 fig.
1928 — Disparition de la carapace siliceuse chez les Diatomées. Soc. Biol. XCV1II : 1510 (En
collab. avec E. BACHRACH).
1928 — Sur les variations tabulaires chez les Péridiniens d’eau douce et leur notation. Dia¬
gnoses d’espèces et de variétés nouvelles. Bull. Mus. Hist. Nat. Paris XXXI11 : 118-122.
1928 - Peridinium morzinense, nom. nov. Ann. Protistol. 1 : 137.
1928 — Contribution à l’étude du rôle de la silice chez les êtres vivants. Observations sur la
biologie des Diatomées. Physiol. Pathol. Gén. XXVII, 2 : 241-249, 2 pl. (En collab.
avec E. BACHRACH).
1929 - Sur la fonction photogénique de certains Péridiniens. Bull. Soc. Linn. Lyon 8, 7 :
48-49. (En collab. avec H. CARDOT).
1930 — Recherches sur la culture des Péridiniens. Rev. Algol. V, 1 : 55-59, 6 fig. (En collab.
avec E. BACHRACH).
Marcel LEFEVRE
101
1930 — Sur la Chlorophylle des Diatomées normales et nues. C. R. Soc. Biol. CIX : 889. (En
collab. avec E. BACHRACH et J. ROCHE).
1930 — Algues de Sologne. Bull. Soc. Bot. de France LXXVII : 122-150, 132 fig. (En collab.
avec P. ALLORGE).
1931 — De la valeur de caractères spécifiques chez quelques Eugléniens. Rec. Trav. Crypto-
gam. dédiés à L. Mangin. 1 vol., Paris, 343-354, 95 fig.
1931 — Quelques observations sur les Diatomées nues. Rec. Trav. Cryptogam. dédiés à L.
Mangin, 1 vol., Paris : 281-287, 9 fig. (En collab. avec E. BACHRACH)
1932 — Sur le déterminisme des variations ornementales chez quelques Eugléniens. Arch. de
Protistol. T. III. Fasc. IV : 201-207, 25 fig.
1932 — Recherches sur la systématique et la biologie de quelques Algues obtenues en cultu¬
res. Rev. Algol. 6, 3-4 : 313-338, 38 fig., 2 pl.
1932 — Sur la présence de Péridiniens dans un dépôt fossile des Barbades. C. R. Ac. Sc. Pa¬
ris : 2315-2316.
1932 — Monographie des espèces d’eau douce du Genre Peridinium Ehr. Arch. Bot. t. II,
rnem. n° 5, Thèse Doctorat Universit. Paris : 1-210, 915 fig., 6 pl.
1932 — Sur la structure de la membrane des Euglènes du groupe Spirogyra. C. R. Ac. Sc.
Paris, 195 : 1308.
1933 — Recherches sur les Péridiniens fossiles des Barbades. Bull. Muséum Hist. Nat. Paris,
2e sér., V, 5 -.415-418.
1933 — Sur la culture et la systématique de Protistes marins provenant des cuvettes supra-
littorales de Saint-Servan. Bull. Lab. Saint-Servan, XI : 23-26, 1 pl.
1933 — Sur la structure de la thèque des Peridinites. C. R. Ac. Sc. Paris, 197 : 81.
1933 — Contribution à la connaissance des Flagellés d’Indochine. Ann. Crypt. Exotique 6,
3-4 : 258-264, 23 fig.
1933 — Les Peridinites des Barbades, id. : 216-229, 30 fig.
1933 — Étude comparative du comportement de la membrane au moment de la division
chez quelques algues unicellulaires. Bull. Soc. Bot. de France LXXX : 789-797, 14 fig.
1934 — Sur la division et l’élongation des cellules dans le genre Closterium Nitzsch. C. R.
Ac. Sc. Paris, 198 : 1166-1168.
1934 Recherches sur la Biologie et la Systématique de quelques Eugléniens. Rev. Algol.
VII : 139-148, 36 fig., 1 pl.
1935 — Modification du test des Euglènes et de la carapace des Diatomées. Rev.Algol., 7 :
186-188. (En collab. E. BACHRACH).
1935 - De l’influence des variations brusques de température sur la multiplication de cer¬
tains Flagellés. Rev. Algol. VII, 1-2 : 182-184.
1935 - Sur la signification des corpuscules trépidants chez les Desmidiées. Arch. Mus. Hist.
nat. Paris, 6e sér., 12 : 559-565, 19 fig.
1936 Phytoplancton de quelques étangs de l’Ouest de la France. Livre jubilaire dédié au
Prof. L. Daniel, Rennes : 12p., 1 pl.
1936 Mécanisme de la formation des sutures et de leur groupement sur la membrane des
Closterium. Rev. Cen. Bot., 48 : 324-358, 94 fig.
1936 Phytoplancton estival des Étangs de la Région de Rambouillet. Bull, de la Soc. Sci.
Seine et Oise, IV, 6-7 : 80-89.
1937 Technique des cultures cloniques de Desmidiées. Ann. Sci. Nat. Bot. XIX : 325-340,
3 pl.
102
R. POURRIOT
1937 - Quelques observations sur le phytoplancton estival des étangs de la région de Ram¬
bouillet. C. R. Trav. Conf. Soc. Sav. Seine et Oise, XHIe session, 1936-1937.
1938 - Sur la persistance, pendant l’hiver, d’Algues d’eau douce à l’état végétatif. Rev. Gen.
Bot. 50 : 501-527, 18 fig, (En collab. avec E. MANGUIN).
1938 — Sur la valeur des productions verruqueuses de la membrane chez les Closterium.
Bull. Soc. Bot. France, 85 : 686-690, 19 fig. (En collab. avec P. BOURRELLY).
1939 — Recherches expérimentales sur le polymorphisme et la tératologie des Desmidiées,
Paris 1939, Lechevalier éd., 1 vol., 42 p., 205 fig., 7 pl.
1939 — Sur la stabilité de l’ornementation chez les espèces du Genre Pediastrum Meyen.
C. R. Ac. Sc. Paris 209 : 368, 8 fig. (En collab. avec P. BOURRELLY).
1939 - Une pêche planctonique en Guyane française. Rev. Algol. VIII, 3-4 : 342-345, 9 fig.
1939 — Contribution à la connaissance de la nutrition chez les Poissons. Algues d’eau douce
indigestes. Bull. Franç. Piscicult., 119 : 4.
1940 — Sur la résistance de certaines Algues d’eau douce à l’action des sucs gastro-intesti¬
naux des Poissons. C. R. Ac. Sc. Paris 210 : 347-349.
1940 - Nutrition comparée de Gardonus rutilus Lin. et Cyprinus carpio Lin. Bull. Franç.
Pisciculture, 120 : 8, 3 fig.
1940 — Modification expérimentale de la flore algale des collections d’eau naturelles, id.,
121 : 6.
1940 — Sur la nature de la thèque originelle des Peridinites. C. R. Ac. Sc. Paris, 211 : 599-
601.
1940 — Signification et valeur du facteur pH en hydrobiologie. Bull. Soc. Centr. Aquicult. : 7.
1941 — Recherches Hydrobiologiques sur les Rivières, Mares et Étangs du Domaine National
de Rambouillet. Bull. Franç. Piscicult., 122 : 1-55, 2 pl.
1941 — Végétation aquatique et Pisciculture. Rev. Bot. appl. et Agric. Tropic., XXI, 239-
240 : 386-396.
1941 — Flore algale d’un bassin du Jardin des Plantes. Bull. Mus. Hist. Nat., XIII, 2 : 131-
139, 91 fig. (En collab. avec P. BOURRELLY).
1942 — Recherches expérimentales sur l’utilisation des Algues d’eau douce par les Cladocè-
res. Bull. Biol., LXXVI : 250-276, 2 pl.
1943 — Contribution à l’amélioration des méthodes d’Aquiculture. Bull. Soc. Franç. Aqui¬
cult.
1943 - Un intéressant problème d’Hydrobiologie : l’origine, le métabolisme et l’évolution
des fleurs d’eau. Rev. Sci. 81,8: 368-376, 15 fig.
1943 — Contribution à la connaissance de Rhizosolenia longiseta Zach. Bull. Mus. Nat. Hist.
Nat., XV, 6 : 464-467. (En collab. avec J. ARLET).
1943 — Contribution à la connaissance du Phytoplancton du bassin de la Seine. Cah. Com-
miss. Bass. Seine, 3, Biolog : 11-23.
1943 — Algues d’eau douce de l’étang de la Grande Coinche (Sologne). Bull. Soc. Bot. de
France, 90, 10-12 : 153-157, 40 fig. (En collab. avec J. ARLET).
1944 — Algues d’eau douce et zooplancton. Bull. Franç. Piscicult. 132 : 1-17.
1944 — Pierre Allorge. Bull. Soc. Centr. Aquicult., 1-2 : 6.
1945 — Recherches hydrobiologiques sur les étangs de Sologne. Ann. de la St. Centr. d'Hy-
drob. appl., T. 1 : 23-88, 5 pl. microphoto. (En collab. avec J. DUCHÉ et J. SPILL-
MANN).
Marcel LEFEVRE
103
1945 — A propos de la fraye de quelques Cyprinidés. Bull Frang. Pisciculture, 137 :169-178.
1946 - Sur les méthodes de pêche qualitative et quantitative de Plancton. Bull. Franç. Pisci-
cult. 142 : 21-29, 3 fig.
1948 — Contribution à la connaissance de la biologie de la Carpe en étang clos. Ann. Stat.
Centr. d’Hydrob., 2 : 51-64, 1 pl.
1948 — Influence des variations de niveau d’un étang sur la nature de son phytoplancton.
id. : 43-50, 2 pl.
1948 — Sur l’évolution spontanée ou artificiellement provoquée du peuplement végétal des
étangs, id. : 81-92, 4 pl. (En collab. avec J. ARLET).
1948 — Sur la sécrétion par certaines espèces d’Algues de substances inhibitrices d’autres
espèces d’Algues. C. R. Ac. Sc. Paris, 226 : 107-109. (En collab. avec M. NISBET).
1949 - Action des substances excrétées en culture, par certaines espèces d’Algues, sur le
métabolisme d’autres espèces d’Algues. Verhandl. Intern. Verein. fur theoris. und ange-
wan. Limnol. X : 259-264. (En collab. avec M. NISBET et H. JAKOB).
1949 - Sur quelques propriétés des substances actives tirées des cultures d’Algues d’eau
douce. C. R. Ac. Sc. Paris, 229 : 234-236. (En collab. avec H. JAKOB).
1949 _ s ur les propriétés peu connues de certaines Algues d’eau douce et leurs possibilités
d’applications. Bull. Soc. Bot. Nord France, II, 3 : 86-89.
1949 _ Plancton vernal de quelques étangs de Sologne. Ann. Stat. Centr. d’Hydrob., III :
209-222.
1949 _ Sur la sécrétion par certaines Cyanophytes de substances algostatiques dans les col¬
lections d’eau naturelles. C. R. Ac. Sc. Paris, 230 : 2226-2227. (En collab. avec H. JA¬
KOB et M. NISBET).
1949 De la Pénicilline à la Pisciculture. Bull Franç. Piscic., 156 : 121-130. (En collab.
avec H. JAKOB).
1949 _ Les pêches quantitatives de plancton en hydrobiologie. Ann. Stat. Centr. d’Hydrob.,
III : 195-203.
1949 _ Aphanizomenon gracile Lemm., Cyanophyte défavorable au zooplancton, id. :
205-208.
1949 - Influence des déversements d’eaux usées de la région parisienne sur le plancton de
la Seine, id. : 155-171.
1951 - Compatibilités et antagonismes entre Algues d’eau douce dans les collections d’eau
naturelles. Trav. Assoc. Int. Limnol, XI : 224-229. (En collab. avec H. JAKOB et M.
NISBET).
1952 — Auto et Hétéroantagonisme chez les Algues d’eau douce , in vitro et dans les collec¬
tions d’eau naturelles. Ann. Stat. Centr. d’Hydrobiol. appl., 4 : 5-198, 27 pl. (En collab.
avec H. JAKOB et M. NISBET).
1952 - Biologie des Eaux douces in Le Grand Livre de la Pêche et des Poissons. 1 vol., Ge¬
nève : 99-120, 15 fig., 2 pl.
1956 - Sur quelques propriétés des eaux de ruissellement contribuant au remplissage des
mares et étangs. C. R. Ac. Sc. Paris, 242 : 1915-1917. (En collab. avec G. FARRUGIA).
1957 - Destruction des Algues envahissantes dans les étangs. Bull. Franç. Piscic., 185 :
147-150. (En collab. avec J.MARTIN).
1958 - De l’influence sur les Algues d’eau douce, des produits de décomposition spontanée
des substances organiques d’origine animale et végétale. Hydrobiologia, X : 49-65.
1958 - Contribution à la connaissance des Bactéries des collections d’eau stagnantes et de
104
Marcel LEFEVRE
leur rôle en hydrobiologie. Id. XII : 55-72.
1958 —De l’influence des matières organiques sur la nature et l’abondance du plancton.
Ann. Stat. Centr. d’Hydrob. appl. 1 : 253-267.
1960 - Écologie des Cyanophycées d’eau douce. Antibiose chez les Algues. Rev. Cytol. Biol,
vég., 22, 1 : 183-188.
1963 — Sur la sécrétion par certaines Cyanophycées de substances stimulant la multiplica¬
tion cellulaire. C. R. Ac. Sc. Paris, 256 : 254-256 (en coll. avec G. Laporte et O. Flandre).
1964 — Sur les microorganismes envahissant les peintures rupestres de la grotte préhistori¬
que de Lascaux. C. R. Ac. Sc. Paris, 258:5116-5118 (en coll. avec G. Laporte et J.
Bauer).
1964 — Sur la décontamination bactérienne et algale de la grotte de Lascaux. C. R. Ac. Sc.
Paris, 258 :6576-6578 (en coll. avec J. Pochon, G. Laporte et M. A. Chalvignacu).
1965 - Cyano-stimulines et cicatrisation. Colloques C.N.R.S. n° 145 :217-227 (en coll.
avec G. Laporte et O. Flandre).
1964 - Extracellular products of Algae. In «Algae and man», Plénum Pr. N. Y., Ed. D. F.
Jackson : 337-367.
1969 - The «Maladie verte» of Lascaux. Stud. Speleol., 2, 1 : 35-44 (en coll. avec G. Lapor¬
te).
1971 — Auto-, hétéroantagonisme et autres conséquences des excrétions d'algue d’eau
douce ou thermale. Mitt. inter. Ver. Limnol., 19 : 26-38 (en coll. avec M. Tassigny).
1974 - Substances biologiquement actives d’origine algale et phycothérapie. Annls. Thérap.
psychiatr., 5 :193-200.
Source : MNHN, Paris
105
LES DIATOMEES HOLOCENES D’UNE TOURBIERE (4040 m)
D’UNE MONTAGNE ETHIOPIENNE : LE MONT BADDA
F.GASSE*
RÉSUMÉ. - Les diatomées contenues dans trois mètres de sédiments, prélevés, par carotta¬
ge, au centre d’une tourbière actuelle, sont ici étudiées. Cette tourbière se situe à 4040 m
d’altitude sur le flanc Est du Mont Badda (Éthiopie). Les sédiments sont datés, au 14 C, de
11 500 ans B. P. à l’Actuel. Ils ont été analysés tous les 6 ou 7 cm.
La première partie de cet article est une étude systématique de la flore. Après quelques
remarques taxonomiques et la description de quelques espèces, variétés ou formes considé¬
rées comme nouvelles, la liste générale des diatomées rencontrées est présentée. Elle montre
la richesse floristique des milieux tourbeux des très hautes montagnes éthiopiennes puisque
274 taxons ont été inventoriés.
Dans la deuxième partie, les associations successives de diatomées sont mises en évidence.
Deux groupements alternent régulièrement. Le premier (groupement à Melosira distans,
Eunotia, Pinnularia et Diploneis ) indique des conditions humides, acides et oligotrophes. Les
échantillons correspondants sont très pauvres en diatomées. Le deuxième (groupement à
Fragilaria dominants) reflète un milieu franchement aquatique, alcalin et plus riche en
matière organique. Les diatomées sont alors abondantes et la flore très diversifiée.
En conclusion, le caractère cyclique de l’évolution de la tourbière est souligné. Il pourrait
être déterminé par une alternance de phases climatiques sèches et de périodes plus ou moins
humides. Cette étude complète et précise les données antérieurement connues sur l’évolu¬
tion des paléoenvironnements holocènes en Afrique de l’Est. En particulier, elle fait claire¬
ment apparaître une périodicité de 400-450 ans à l’Holocène supérieur, peut-être liée à des
fluctuations cycliques de la pluviosité régionale.
SUMMARY. — The diatoms in this study came from a 3 meters long core taken from the
center of an actual peat-bog. This peat-bog is situated at 4040 meters, on the east side of
the Badda Mountain in Ethiopia. The sédiments are dated, by the 14 C method, as 11,500
years old. The samples were taken from the core at every 6 or 7 cm.
The first part of this article is a systematic study of the flora. After several taxinomie re¬
marks and a description of several species, varieties and forms which are considered as new,
a general list of diatoms found in the sédiments is presented. It shows the rich floristic com¬
position of the peat-bog environment from the very high ethiopian mountains since 274
taxa are identified.
In the second part, the successive associations of diatoms are shown : two groups altern
regularly. The first group ( Melosira distans, Eunotia, Pinnularia and Diploneis ) indicates
humid, acid and oligotrophic conditions : the corresponding samples are very poor in dia¬
toms. The second group (dominant in Fragilaria ) reflects the alkalinity of the aquatic envi-
* École Normale Supérieure, 92260 Fontenay-aux-Roses, France.
Rev. Algol., N. S., 1978, XIII, 2 : 105-149.
Source : MNHN, Pans
106
F. GASSE
Fig. 1
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
107
ments in the east Africa. Is shows clearly a 400-450 years long reccurring phenomenon
during the upper Holocene : this is perhaps related to cyclic fluctuations in régional rainfall.
INTRODUCTION
Le Mont Badda, situé au centre de l’Éthiopie (8 de latitude N, 39 30 de lon¬
gitude Est) est le point culminant du massif montagneux d’Arussi (fig. 1). C’est
un volcan basaltique dont le sommet atteint 4170 m, et qui domine le Rift
Éthiopien (à l’Ouest), la vallée de la rivière Awash (au Nord), et celle de Webi
Shebelle (au Sud-Est).
Les sédiments ici étudiés proviennent d’une carotte de 3 m de profondeur
prélevée (*), à l’altitude 4040 m, au centre d’une petite tourbière bombée à
Sphaignes. Cette tourbière occupe le fond d’un ancien cirque glaciaire, fonction¬
nel au cours du Pléistocène supérieur, et situé sur le flanc Est du Mont-Badda.
L’étude des diatomées de la carotte du Mont Badda permet de reconstituer
avec précision l’évolution écologique du milieu pour la période postglaciaire,
puisque les dépôts ici analysés sont datés au 14 C de 11 500 à 0 ans B. P. (Before
Présent).
Les résultats complètent les données sur les fluctuations holocènes de l’envi¬
ronnement en Éthiopie, jusqu’à présent établies à partir des diatomées pour des
régions de plus basse altitude, en particulier le Rift Éthiopien (DESCOUR-
TIEUX, comm. pers.) et l’Afar (GASSE, 1975, 1977a, 1977b). Ils fournissent
de plus le premier diagramme diatomologique effectué en très haute montagne
africaine.
Par ailleurs, en Éthiopie, les flores de diatomées actuelles n’ont été étudiées,
jusqu’alors, que pour quelques milieux d’altitude modérée ou faible. Citons les
travaux très incomplets sur le lac Tana (1830 m) (BRUNELLI et CANNICCI
1940; GASSE, 1975), les lacs du Main Rift Éthiopien (1600-1500 m) (ZANON,
1941; GASSE, 1975), et sur quelques lacs et sources thermales de la dépression
désertique de l’Afar (400 m - 150 m) (GASSE, 1975). A l’échelle du continent
africain, les analyses de flores de haute montagne sont encore très peu nombreu¬
ses (ZANON, 1938; HUSTEDT, 1949; CHOLNOKY, 1960, 1964; RICHARD¬
SON, 1968, 1969). L’étude des diatomées subactuelles du Mont Badda présente
donc un intérêt biogéographique en contribuant à la connaissance de la flore
africaine.
Matériel étudié et analyses effectuées
Les 3 m de sédiments étudiés présentent un aspect homogène du bas en haut
Prélèvement effectué par A. Street, Département de Géographie, Université d’Oxford.
108
F. GASSE
de la carotte. Il s’agit d’une boue tourbeuse noirâtre assez bien décomposée. Ces
sédiments tendres, encore riches en eau, reposaient sur un niveau très résistant
qui n’a pas pu être pénétré par le carottier.
- Ages 14 C et vitesse de sédimentation
Cinq âges 14 C ont été mesurés sur matière organique par G. DEL1BRIAS
(C.N.R.S. - C.E.A., Gif-sur-Yvette). Les résultats sont mentionnés graphiquement
sur la figure 2. La base de la carotte est datée de 11 500 ± 200 ans B. P. Les
sédiments représentent donc le Pléistocène tout à fait supérieur, et la totalité de
la période Holocène. La vitesse de sédimentation apparente est irrégulière puis¬
que le taux calculé est de 0,13 mm/an entre 300 cm et 191 cm, et de 0,5 mm/an
entre 191 cm et la surface. Cette discontinuité se situerait vers 3 450 ans B. P.,
âge mesuré pour la tranche de sédiment 183-200 cm.
Profondeur (en cm)
- Analyse des diatomées
Les diatomées de la carotte du Mont Badda ont été étudiées sur 48 échantil¬
lons représentant chacun 1 cm de sédiment et prélevé tous les 6 ou 7 cm.
Pour chacun de ce s échantillons, l’inventaire des taxons présents a été établi.
La teneur des sédiments en diatomées a été mesurée en nombre de valves par mg
de sédiment sec. Les fréquences relatives des différents taxons ont été calculées
après comptage de 1 000 valves, excepté pour les niveaux où les frustules sont
trop altérés pour que les comptages soient significatifs.
- Les autres microfossiles
Les kystes de Chrysophycées et les phytolithaires sont parfois abondants, et
Source ; MNHN, Pans
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
109
leur fréquence a été évaluée parallèlement à celle des diatomées. Par ailleurs,
une étude palynologique détaillée a été effectuée par HAM1LTON (1977).
La confrontation des résultats palynologiques et diatomiques sera présentée
dans un autre ouvrage.
I. INVENTAIRE DES DIATOMÉES RENCONTRÉES
La flore de diatomées est dans son ensemble assez diversifiée puisque 274 ta¬
xons ont été inventoriés. Chaque niveau ne contient pas plus de 90 taxons, mais
le stock floristique peut changer presque totalement entre deux échantillons
superposés.
A. REMARQUES TAXONOMIQUES
Quelques formes de diatomées sont d’identification critique, et leur position
taxonomique doit être discutée. Trois espèces, deux variétés et trois formes
nouvelles ont été créées.
- Cymbella af. naviculoïdes Hust. (Pl. IX, fig. 26)
Les spécimens sont identiques à ceux que présentent SERVANT-VILDARY
(1977, pl. I1I-2, fig. 1) sous le nom de C. naviculoïdes Hust., parmi les formes
dites «psychrophiles» du bassin du Tchad. Cette espèce observée au Tchad et au
Mont Badda diffère cependant de C. naviculoïdes par ses stries non convergentes
vers les pôles, et plus écartées dans la partie médiane.
- Diploneis petersteni Hust. (Pl. IV, fig. 5 à 8)
Longueur : 13,5-26 /im; largeur : 6,5-7,5/im; 22 stries en 10 |im dans la
partie centrale, 25 vers les pôles.
Par sa longueur et le nombre de ses stries, ce Diploneis paraît intermédiaire
entre D. petersteni et D. margine striata. Toutefois, D. marginestriata type
(longueur : 25-30 pm, largeur 9-10 /im, 19-20 stries en 10/xm) a été trouvé dans
les mêmes échantillons. L’espèce ici décrite, toujours plus étroite et plus délicate,
a donc été rattachée à D. petersteni.
- Fragilaria hungarica var. tumida A. Cleve (Pl. II, fig. 4)
Longueur : 20-28 /im; largeur : 9-11,5 /lm; 17-19 stries en 10 /lm.
- Fragilaria sp. af. hungarica var. tumida A. Cleve (Pl. Il, fig. 5).
Longueur : 12-16/im; largeur : 9-10 /im; 15-16 stries en 10 pm.
Par son pseudoraphé linéaire très étroit et ses dents marginales très nettes,
cette espèce est très proche de F. hungarica var. tumida. Elle s’en sépare par ses
110
F. GASSE
stries moins serrées qui la rapprochent de F. construens (Ehr.) Grün. L’espèce est
très voisine d’un Fragilaria décrit par RENBERG (1976, p. 226, pl. 2, fig. 7)
sous le nom de Fragilaria sp. a.
- Fragilaria zeilleri Héribaud var. africana nov. var. (Pl. II, fig. II).
Longueur : 10-40/im; largeur : 5,5-7 /im; 11-12 stries en 10 /lm, très nette¬
ment ponctuées.
Ce Fragilaria est voisin de F. cerealis (Cholnoky, 1959, p. 26, fig. 154). Il
s en sépare par la forme de sa valve à bords parallèles dans la partie centrale, la
forme de son pseudoraphé bacillaire, et ses pores non allongés selon l’axe trans¬
apical. Ce Fragilaria a été rattaché à F. zeilleri, décrit par HÉRIBAUD (1903,
p. 26, pl. X, fig. 9) dans les dépôts du Massif Central français. Il en diffère
toutefois par sa taille toujours plus faible et ses extrémités très arrondies, d’où la
création de la variété africana.
- Gomphonema bohemicum ? Reichelt et Fricke (Pl. XI, fig. 1 à 3).
Longueur : 30-34 /im; largeur : 4,5-5,5/im; 10-12 stries en 10/im.
En vue valvaire, hétéropolarité très peu marquée, valve subrostrée, aspect par¬
fois légèrement cymbelliforme. Aire centrale nettement asymétrique. Présence
d’un stigma. En vue connective, contour faiblement cunéiforme.
- Gomphonema streetii nov. sp. (Pl. X, fig. 7 à 9).
Valve nettement hétéropolaire, lancéolée claviforme, à extrémités apicales
légèrement rostrées, à rostres arrondis. Longueur : 20-25 /im; largeur 4,5-5,5/im.
Aire axiale linéaire étroite. Aire centrale peu développée, faiblement asymétri¬
que. Présence d’un stigma souvent peu distinct de la strie médiane. Stries trans¬
apicales subparallèles, très finement ponctuées, 15-16 en 10/im.
Valva satis heteropola lanceolata claviforma, parvis rostris paulum rotundatis.
20-25 pm longa, 4,5-5,5 pm lata. Area axialis linearis angusta. Area centralis
parva, paulum asymetrica. Cum stigma cum media stria saepe confuso. Transapi¬
cales striae quasi parallelae, satis manifesto punctatae, 15-16 in 10 pm.
Lame de référence : coll. Gasse, ENS Fontenay, lame MB 102-103.
Localité : Mont Badda (Éthiopie, dépôts tourbeux holocènes).
- Melosira distans (Ehr.) Kütz. (Pl. I, fig. 12 à 19).
Diamètre : 9-11 /im; hauteur de la valve : 3,5-5,5 /im; 13 rangées de pores en
10/im, parallèles ou légèrement spiralées.
En vue connective, les spécimens observés répondent tout à fait à la descrip¬
tion du type (HUSTEDT, 1927-1966, I, p. 263, fig. 110 a-c). Toutefois, le
disque valvaire en diffère par l’absence de pores distincts dans sa partie centrale.
Ce disque valvaire est par contre tout à fait comparable à celui de M. excurrens
Nygaard (1956, p. 72, pl. I, % 10-11 et pl. 3, fig. 1-4). (RENBERG, 1976,
p. 126, pl. 4, fig. 1 a-h et i-k).
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA 111
-Melosira granulata Ralfs forma inermis nov. f. (Pl. I, fig- 1 a 9)
Diamètre : 8-16 f/m; hauteur de la valve : 13-17 fi™; 9-10 rangées de pores en
lO/z/m; 8 pores en 10/tm quadrangulaires ou légèrement arrondis. Existence, sur
certaines valves, de processus spiralés, structure interne décrite chez plusieurs
Melosira africains (GASSE, 1975).
Les spécimens répondent bien à la description de M. granulata status a (HUS-
TEDT, 1927-1966, p. 250, fig. 104 a). Cependant, dans les quelques niveaux ou
cette diatomée est présente, aucune valve possédant des épines héteromorphes,
caractéristiques de M. granulata, n’a été rencontrée, bien que sa fréquence relati¬
ve atteigne 15% et que plusieurs milliers d’individus aient été observés. Les spéci¬
mens présentant des épines hétéromorphes n’existent que dans d’autres niveaux,
et appartiennent à plusieurs variétés de M. granulata (v. angustissima, var. tubu-
losa, var. valida).
- Navicula arenariaeformis Pant. var. major nov. var. (Pl. VI, fig. 1).
Longueur : 75-85 pm-, largeur : 13-14 fim; 9 stries en 10 f/m, nettement ponc¬
tuées.
Fréquemment associée à N. arenariaeformis type (longueur : 38-45 f/m; lar¬
geur : 8,5-1 OjUm; 11-12 stries en 10 f/m), cette variété en diffère par sa grande
taille. Il n’existe pas de spécimens de taille intermédiaire.
- Navicula afroalpina nov. sp. (Pl. V, fig. 15-16).
Valve à contour bacillaire, légèrement étranglée en son milieu. Longueur : 12-
13 jum; largeur : 3-4 pm. Stries non distinctes en microscopie optique. Raphé à
branches assez courtes, légèrement courbes. Aire centrale peu developpee.
Valva lineari-elliptica, paulum contracta in media parte. 12-13 pm longa,
3-4 pm lata. Striae transapicales non aspictabiles microscopia optica. Raphe cum
duabus partibus satis brevibus, paulum curvatis. Area axialis parva.
Lame de référence : coll. Gasse: ENS Fontenay. Lame MB 42-43.
Localité : Mont Badda (Éthiopie), dépôts tourbeux holocènes.
- Navicula gastrum Ehr. (Pl. VII, fig. 2).
Longueur : 3540 f/m. Largeur : 14-17 pm-, 10 stries en 10 pm.
Stries de longueur irrégulière de part et d’autre de l’aire centrale. Les spéci¬
mens répondent à la description de HUSTEDT (1930, p. 304, fig. 534).
- Navicula gastrum Ehr. forma minor nov. f. (Pl. IX, fig. 1 à 4).
Longueur : 21-30 f/m; largeur : 8,5-10 Mm; U-12 stries en 10 pm.
Les spécimens se distinguent nettement de N. gastrum type par leur taille net¬
tement inférieure, les stries plus serrées et très courtes dans la partie médiane,
libérant une aire centrale large. Leur allure souvent cymbelliforme (raphé cour¬
be) les rapprochent de N. amphibola, de taille très supérieure. Ils sont par contre
Source : MNHN, Paris
112
F. GASSE
similaires aux illustrations de Van HEURCK (1880-1885, p. 87, fig. 25) et de
Van LANDINGHAM (1964, p. 34, pl. 43-44) pour N. gastrum. Dans les échan¬
tillons du Mont Badda, ce Navicula se rencontre dans les niveaux riches en for¬
mes aérophiles et acidophiles. Il n’est jamais associé à N. gastrum type décrit ci-
dessus, qui ne s’observe que dans les échantillons à flore alcaliphile. Aucun
satde intermédiaire entre ces deux types morphologiques, d’écologie différente,
n’a été observé.
-Navicula badderisis nov. sp. (Fl. V, fig. 14).
Valve linéaire lancéolée à extrémités arrondies. Contour souvent un peu irré¬
gulier. Longueur : 14-16 jUm; largeur : 3,5 pm. Stries transapicales non visibles en
microscopie optique. Raphé très légèrement courbe, à branches courtes. Aire
axiale très étroite non élargie dans la partie médiane.
Valva linearis lanceolata apicibus rotundatis, 14-16 pm longa, 3,5 pm lata.
Valvae lineamentum saepe paulum inaequale. Striae transapicales non aspictabi-
les microscopia optica. Raphe paululum curvatus cum brevibus partibum. Axialis
area angustissima quae in media parte non lata fit.
Lame de référence : coll. Gasse. ENS Fontenay. Lame MB 7-8.
Localité : Mont Badda (Éthiopie), dépôts tourbeux holocènes.
Cette espèce est voisine de certaines espèces aérophiles de la section des Navi-
culae subtilissimae décrites par HUSTEDT (1927-1960) telles que N. indifferens
et N. difficilimoïdes. Elle en différé par sa taille plus grande et sa forme lancéo¬
lée. Elle est également proche de N. mollissima Hust., de la section des Naviculae
minusculae, mais la longueur du raphé, le développement du nodule central et
l’absence de fissure terminale l’en distingue.
-Navicula schônfeldii Hust. forma rostrata nov. f. (Pl. V, fig. 24).
Longueur : 13-17 /im; largeur : 5,5-6 /im; 15 stries en 10 pm.
Diffère de l’espèce par la forme de la valve non parfaitement elliptique, à
extrémités légèrement rostrées.
B. LISTE GÉNÉRALE DES DIATOMÉES RENCONTRÉES
1. Inventaire taxonomique
La liste des taxons rencontrés est présenté sur le tableau I dans lequel sont
mentionnés, en deuxième colonne, les ouvrages utilisés comme référence pour
l’identification de chaque espèce. La taxonomie a été révisée à partir des travaux
de MILLS (1933-1935) et Van LANDINGHAM (1967-1975).
2. Autoécologie
Quelques remarques ont été faites sur l’écologie de chaque espèce, lorsque
celle-ci est connue, dans le tableau I. Les références bibliographiques correspon-
Source : MNHN, Parts
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
113
dan tes sont indiquées dans la légende du tableau I.
II. LES ASSOCIATIONS SUCCESSIVES DE DIATOMÉES,
LEUR SIGNIFICATION ÉCOLOGIQUE
La succession des associations de diatomées observées dans les sédiments de la
carotte du Mont Badda permet de suivre les fluctuations écologiques du biotope.
A. MISE EN ÉVIDENCE DE DEUX GROUPEMENTS DE DIATOMÉES
1. Les fluctuations de la teneur en diatomées
Cette teneur est très fluctuante puisqu’elle oscille entre 75 et 1,3 10 6 val-
ves/mg (Tab. IV, courbe 1). La courbe présente un figuré «en dents de scie»
avec des pics positifs très nets et très étroits aux niveaux (en cm) : 276-277,
251-252, 226-227, 201-202, 102-103, 76-77, 26-27 et 1-2, où la teneur dépasse
10 5 valves/mg. Nous verrons que ces niveaux contiennent des associations de dia¬
tomées totalement différentes de celles des niveaux intermédiaires, pour lesquels
la teneur est toujours nettement plus faible. Il faut cependant noter que cette
courbe ne reflète pas rigoureusement les fluctuations de la productivité en diato¬
mées du milieu. En effet, alors que, dans les échantillons correspondant aux pics,
les frustules sont en général très bien conservés, ils sont toujours partiellement
dissous dans les niveaux intermédiaires. Cette dissolution, responsable de la sélec¬
tion des espèces les plus résistantes, paraît minime dans la partie supérieure de
la carotte, mais croît vers la base, où seules les espèces à frustules très robustes
ont persisté. Certains niveaux sont même pratiquement dépourvus de diatomées
(176-177, 238-239), mais les quelques fragments présents indiquent que cette
absence n’est que secondaire.
On remarque par ailleurs que la teneur en kystes de Chrysophycées varie en
sens inverse de celle des diatomées et s’annule totalement en face des pics de dia¬
tomées (Tabl. IV, courbe 18).
2. Répartition verticale des espèces
L’analyse comparée des 48 échantillons de la carotte fait apparaître les faits
suivants :
- les échantillons riches en frustules de diatomées, cités ci-dessus, se distin¬
guent par la présence de 103 taxons, absents ou très rares dans les niveaux inter¬
médiaires. La répartition verticale de ces 103 taxons caractéristiques est repré¬
sentée graphiquement sur le tableau II.
- les échantillons intermédiaires se caractérisent par la présence de 86 taxons
absents dans les niveaux riches en diatomées, et dont la répartition verticale
figure sur le tableau III.
- 85 taxons se rencontrent indifféremment dans les deux groupes d’échantil-
114
F.GASSE
Ions. Leur fréquence est toujours faible et ne présente pas de changement impor¬
tant. Leur liste est incluse dans le tableau I.
3. Recherche des facteurs écologiques déterminants
Afin de préciser le sens et l’importance des changements enregistrés dans la
carotte, les espèces rencontrées ont été regroupées en classes, en fonction de
leurs exigences ou de leurs préférences écologiques connues par la littérature
(Tab. I). Les courbes construites sur le tableau IV illustrent ainsi le rôle des fluc¬
tuations de quelques facteurs sur les changements floristiques. *
a. Importance des fluctuations de pH (Tab. IV, courbes 4 et 5, 11 et 12, 17)
La variation des paramètres suivants a été représentée :
- nombre de formes acidophiles (courbe 4);
- fréquence relative totale des acidophiles (courbe 5);
- nombre de formes alcaiibiontes et alcaliphiles (courbe 11);
- fréquence relative totale des alcaiibiontes et alcaliphiles (courbe 12).
Cette courbe 12 intègre en fait 3 données : la fréquence relative des alcaiibiontes
affectées d’un coefficient 5, la fréquence relative des alcaliphiles exceptées Di-
ploneis pseudoovalis et D. smithi, la fréquence totale de D. pseudoovalis et D.
smithi. Ces deux espèces, aux frustules très résistants, ont été séparées en raison
de leur surreprésentation liée aux phénomènes de dissolution sélective des espè¬
ces.
Les variations de pH du milieu apparaissent clairement sur les courbes 4, 5, 11
et 12. Il a de plus été tenté de synthétiser ces observations par une courbe uni¬
que. Vues les ressemblances entre la flore holocène des sédiments du Mont Bad-
da et les flores des régions nordiques, les données relatives aux milieux de très
hautes latitudes semblent applicables ici, avec prudence cependant. MERILAI-
NEN (1967) établit une équation permettant de calculer le pH du milieu à
partir des flores de diatomées actuelles de 12 lacs finlandais :
n [_l _ 7,16 — Log Indice a
F ~ TM
où Indice a est un indice défini par NYGAARD (1956) :
Indice a = «unités acides»
«unités alcalines»
«unités acides» = (fréquence relative des acidophiles) + 5 (fréquence relative
des acidobiontes).
«unités alcalines» = (fréquence relative des alcaliphiles) + 5 (fréquence re¬
lative des alcaiibiontes).
La courbe 17 a été construite en appliquant cette formule. Manquant de don¬
nées écologiques pour les lacs alpins africains, les valeurs de pH mentionnées en
abcisse ne sont bien sûr qu’indicatrices et relatives, mais le sens et l’importance
des fluctuations sont certainement significatifs.
* Les tableaux II, III et IV figurent sur le dépliant situé sur la p. 3 de la couverture.
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
115
b. Importance des fluctuations de la salinité totale (Tab. IV, courbes 9 et 10)
Les variations de la teneur en sels minéraux se traduisent par les paramètres
ci-dessous :
- nombre de formes halophiles et euhalobes (courbe 9)
- fréquence relative totale des halophiles et des euhalobes (courbe 10).
c. Importance des changements de profondeur des eaux (Tab. IV, courbes 5-6
et 13-14)
Les fluctuations des valeurs suivantes ont été figurées :
- nombre des formes aérophiles (terrestres facultatives) (courbe 5)
- fréquence relative totale des aérophiles (courbe 6)
- nombre de formes tychoplanctoniques et euplanctoniques (courbe 7)
- fréquence relative totale des tychoplanctoniques ajoutée à 5 fois la fré¬
quence totale des euplanctoniques (courbe 8).
d. Rôle de la température (Tab. IV, courbes 7-8 et 15-16)
Les courbes suivantes sont représentées :
- nombre des formes dites «alpines» ou «nordiques», considérées comme
«sténothermes d’eau froide» (courbe 7)
- fréquence relative totale des «sténothermes d’eau froide» (courbe 8)
- nombre de formes considérées comme «thermophiles» (courbe 15)
- fréquence relative totale des «thermophiles» (courbe 16).
e. Conclusions
L’ensemble des résultats présentés sur les tableaux II à IV fait très clairement
apparaître deux groupes d’échantillons fondamentalement différents au point
de vue floristique et écologique. Ces deux groupes d’échantillons correspondent
à deux types d’associations de diatomées, traduisant de fréquents changements
du biotope depuis 11 500 ans B. P. jusqu’à l’époque actuelle.
B. LE GROUPEMENT ACIDOPHILE A MELOSIRA DISTANS, EUNOTIA,
PINNULARIA ET DIPLONEIS
Ce groupement est le plus largement représenté puisqu’il se rencontre dans 36
échantillons et s’observe dans les tranches de sédiments suivantes (en cm) : 298-
282, 270-257, 245-232, 220-207, 195-157, 145-132, 120-107, 95-82,71-57,45-
32, 20-7.
1. Teneur en diatomées
Elle est faible à très faible (1,9 10 s à 75 valves/mg). Les diatomées sont tou¬
jours très altérées. Les traces de dissolution sont faibles dans les 50 cm supé¬
rieurs : les espèces les plus robustes sont intactes et les formes à frustule très
délicat sont nombreuses. Le nombre de taxons rencontrés est d’ailleurs très
116
F.GASSE
élevé (en particulier pour les niveaux 13-14 et 38-39 cm) (Tab. IV, courbe 2).
Les traces de dissolution croissent vers le bas et sont très nettes à partir de 182-
183 cm, à l’exception des 2 échantillons de base (297-298, 294-295 cm). Cette
dissolution atteint d’abord les petites espèces qui tendent à disparaître et seules
les formes robustes se retrouvent, elles-mêmes souvent très altérées. Les compta¬
ges donnent alors en fait une idée très fausse de l’association originelle. Les grosses
espèces, telles que Diploneis smithii, D. pseudoovalis, plusieurs grands Pinnularia
(P. viridis, P. cardinalis), quelques Eunotia paraissent surreprésentées. Cette dis¬
solution sélective est sans doute en partie responsable de la faible teneur en
diatomées et du petit nombre de taxons rencontrés dans la plupart de ces ni¬
veaux.
2. Les espèces caractéristiques (Tab. II)
Les 86 taxons caractéristiques de ce groupement appartiennent à 11 genres
dont les mieux représentés sont Pinnularia (28), Eunotia (21), Navicula (16),
Cymbella (7), Diploneis (5).
Les espèces abondantes (dont le pourcentage est ^ 10% au moins dans cer¬
tains niveaux) sont : Melosira distans, Diploneis smithii, D. pseudoovalis, D.
elliptica.
Les espèces présentes dans plus de 50% des échantillons sont (par ordre de
coefficient de présence) : Melosira distans, Diploneis smithii, D. pseudoovalis,
D. elliptica, Eunotia praerupta v. bidens, E. valida, Pinnularia viridis, P. subcapi¬
tata, P. lineolata, N. gastrum f. minor, Eunotia wumbae, Campylodiscus noricus,
Stauroneis acuta, Eunotia pectinalis, sa variété minor, Navicula tantula, Pinnula¬
ria lata, Navicula perpusilla.
3. Acidité et oligotrophie du milieu
Un grand nombre des espèces caractéristiques de ce groupement sont acido-
philes et oligotrophes (Tab. I). C’est en particulier le cas de la plupart des Euno¬
tia et des Pinnularia, très diversifiés. Les indifférentes au pH sont également
abondantes. Cependant Diploneis smithii et D. pseudoovalis seraient alcaliphiles
(CHOLNOKY, 1968), ains. que D. elliptica (FOGED, 1964). L’abondance de ces
formes alcaliphiles est surprenante, parmi ce stock floristique qui est par ailleurs
typiquement acidophile. Il faut toutefois rappeler que ces espèces à frustules
très robustes sont surreprésentées dans les sédiments du fait de la dissolution des
autres espèces plus fragiles. Les pourcentages les plus élevés pour ces espèces se
situent d’ailleurs dans la partie inférieure de la carotte. Ils sont modérés à faibles
dans les 50 cm supérieurs. Afin de juger de l’importance de ces phénomènes de
dissolution sélective dans les interprétations écologiques, les valeurs de pH pré¬
sentées sur la courbe (Tab. IV) ont été calculées d’une part en intégrant ces espè¬
ces dans le groupe des «unités alcalines» (courbe a), d’autre part en les excluant
du calcul (courbe b). On constate que le sens des fluctuations est le même dans
les deux cas, et la valeur de pH calculée paraît toujours, pour ces niveaux, nette¬
ment inférieure à 7.
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
117
4. Salinité du milieu
La majorité des espèces sont oligohalobes, et on observe même un grand
nombre d’espèces halophobes. C’est le cas de nombreux Eunotia (en particulier
E. praerupta v. bidens, E. valida, subconstants et souvent abondants), Meridion
circulare (constant), Pinnularia lata v. thuringiana...
Toutefois, deux des formes les plus abondantes, Diploneis smithii et : D. pseu-
doovalis, vivent habituellement dans des eaux concentrées en sels minéraux. Le
développement de ces espèces posent le même problème vis-à-vis de la salinité
que vis-à-vis du pH : leur abondance semble contredire les conclusions que l’on
pourrait déduire du reste du groupement. Il paraît difficile d’imaginer le dévelop¬
pement synchrone de ces Diploneis euhalobes et alcaliphiles, et de Melosira
distans, Pinnularia et Eunotia, oligohalobes à halophobes et acidophiles. Il sem¬
ble plus vraisemblable d’envisager des successions d’associations, dues à des oscil¬
lations trop brèves pour être décelées ici. En effet, les échantillons n’ayant été
analysés que tous les 6 cm (soit tous les 150 ans environ pour l’Holocène supé¬
rieur, tous les 650 ans pour l’Holocène inférieur et moyen), les évènements
intervenant à l’échelle de quelques dizaines d’années, de l’année ou de la saison
passent inaperçus.
5. Développement des aérophiles
Les formes planctoniques sont généralement absentes. On observe tout au
plus une ou deux formes euplanctoniques dans chaque échantillon et leurs fré¬
quences sont toujours minimes. Les tychoplanctoniques sont également faible¬
ment représentées. Dans la partie supérieure de la carotte (0-50 cm), la fréquence
totale des Fragilaria n’excède pas 17%, alors qu’elle atteint 95-98% pour les
échantillons de l’autre groupe.
Le groupement acidophile est par contre caractérisé par le développement des
espèces aérophiles capables de croître dans un milieu seulement humide, et non
nécessairement dans un milieu franchement aquatique. La relation entre le
développement des formes aérophiles et le développement des formes acidophi¬
les apparaît clairement sur les courbes 3 à 6 du tableau IV. Parmi les espèces
aérophiles les plus constantes et les plus abondantes dans l’association, on peut
citer Diploneis petersteni, divers Eunotia ( E. pectinalis v. minor, E. valida),
Navicula hambergii, N. lapidosa, N. minuscula, N. perpusilla, N. vaucheriae,
N. tantula, Pinnularia borealis, Hantzschia amphioxys...
6. Abondance des formes «alpines» et «nordiques»
Comme le montrent les courbes 7 et 8 (Tab. IV), le développement des for¬
mes généralement considérées comme «sténothermes d’eau froide» est grossière¬
ment parallèle à celui des acidophiles et des aérophiles.
Il est intéressant de souligner que le pourcentage des «formes d’eau froide»
est à peu près identique dans les niveaux inférieurs de la carotte (entre 11 500 et
19 000 ans B. P.) et dans la partie correspondant à l’Holocène supérieur (3 000
118
F. GASSE
à 0 ans B. P.). Une telle observation confirmerait le fait qu’en Afrique orientale,
le réchauffement post-glaciaire a été précoce et que des conditions de tempéra¬
ture proches des actuelles étaient déjà rétablies vers 11 500 ans B. P.
Toutefois, les conclusions concernant les paléotempératures ne doivent être
proposées qu’avec beaucoup de prudence. En effet, le rôle de la température sem¬
ble avoir été souvent confondu avec le rôle des facteurs chimiques (et du pH en par¬
ticulier), car les milieux acides et oligotrophes sont beaucoup plus fréquents en
montagne et sous hautes latitudes qu’en régions chaudes. C’est ce que souligne
CHOLNOKY (1968), qui pense que les facteurs déterminants sur les associations
de diatomées sont avant tout les facteurs chimiques. Cet auteur compare les
associations rencontrées dans plusieurs lacs de haute montagne africaine telles
que le Ruwenzori (CHOLNOKY, 1954) ou le Kenya (CHOLNOKY, I960)
avec celles des régions subtropicales d’Afrique du Sud (Natal et Transvaal en par¬
ticulier). Il constate que des associations de diatomées très différentes se rencon¬
trent sous des conditions de température égales. Par contre, des associations très
voisines se développent en très haute montagne et en régions subtropicales si le
chimisme des eaux est semblable. Ces conclusions sont confirmées par l’étude
des diatomées des marais acides du lac Bangweolo (CHOLNOKY, 1970).
Dans le cas de la carotte du Mont-Badda, il paraît difficile d’admettre que les
changements de température aient été suffisamment fréquents, brutaux et im¬
portants pour entraîner des diminutions aussi nettes des espèces considérées
comme «nordiques ou alpines». Comme il en sera encore discuté ultérieurement,
les changements d’associations paraissent plutôt attribuables à des changements
de pH du biotope, liés à des fluctuations hydrobiologiques.
C. LE GROUPEMENT ALCALIPHILE A FRAGILAR1A DOMINANTS
Ce groupement se rencontre dans 11 niveaux (en cm : 276-277, 251-252
226-227, 201-202, 151-152, 126-127, 101-102, 76-77, 51-52, 26-27, 1-2).
1. Teneur en diatomées
_ A l'excepdcn des niveaux 151-152 et 126-127, où la teneur en diatomées est
très faible, les niveaux à Fragilaria dominants correspondent à des pics très accen¬
tues de la^teneur en diatomées. La teneur est multipliée par un facteur de l’ordre
de 10, 10 ou 10 par rapport aux niveaux acidophÜes juxtaposés. La teneur en
diatomées dépasse 10 valves/mg pour les niveaux 102-103, 76-77 et 1-2 cm. Les
frustules de diatomées paraissent dans l’ensemble bien conservés dans tous les
échantillons à Fragilaria.
2. Les caractères floristiques du groupement
Les 103 taxons caractéristiques de ces 11 échantillons (Tab. II) sont totale¬
ment absents de l'association acidophile, à l’exception de plusieurs espèces de
Fragilaria (F. brevistriata et ses variétés, F. construens et ses variétés, F. pinnata
et ses variétés, F. leptostauron v. dubia, F. inflata). Nous avons cependant classés
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
119
ces espèces parmi les caractéristiques du groupement, étant données leurs fré¬
quences relatives extrêmement élevées par rapport à celles observées dans les
niveaux acidophiles.
Ces 103 taxons appartiennent à 18 genres dont les mieux représentés sont
Navicula (24), Nitzschia (22), Fragilaria (11), Cymbella (7), Epithemia (5),
Amphora (5), Synedra (4), Cocconeis (4), Surirella (4), Rhopalodia (4). La
dominance appartient toujours aux Fragilaria. F. brevistriata et sa variété ellipti-
ca, F. construens et sa variété venter sont constamment en concurrence et le
pourcentage total pour ces quatre formes est souvent voisin de 100.
A partir des autres taxons, il est possible de distinguer deux associations très
voisines qui diffèrent par la fréquence relative de quelques espèces constantes, ou
par la présence de certaines formes caractéristiques.
a. L’association d’âge Holocène inférieur et moyen
Elle s’observe dans les quatre échantillons inférieurs : 276-277, 251-252, 226-
227, 201-202 cm.
Elle se distingue par : .
- la fréquence relativement élevée des formes suivantes : F. zeilleri v. ajncana,
F. lapponica, Amphora ovalis et ses variétés, Cymbella mulleri, Epithemia
intermedia, Navicula cryptocephala, Navicula cuspidata, Navicula arenartae-
formis et v. major, N. radiosa, Nitzschia amphibia, N. communis, N. frustulum
et ses variétés.
- la présence de quelques formes disparaissant dans les niveaux sus-jacents :
Cyclotella meneghiniana, Cymbella cistula, Rhopalodia gibberula, Achnanthes
exigua v. heterovalvata, Navicula grimmei, N. pelliculosa, N. pygmaea, Surirella
ovalis.
b. L’association de trois niveaux d’âge Holocène supérieur
Elle se rencontre dans les échantillons : 126-127, 102-103 et 76-77 cm.
Elle se caractérise par :
- les fréquences relativement élevées des formes suivantes : Fragilaria pinnata,
Cocconeis placentula et sa variété euglypta, Comphonema intricatum v. pumüa,
Synedra rumpens, Epithemia zébra, Nitzschia recta, N. spiculoïdes.
- la présence de Melosira granulata f. inermis (dont le pourcentage atteint
15%), Fragilaria intermedia, Synedra parasitica, Comphonema streetii, Cymbella
helvetica, C. microcéphale, Rhopalodia vermicularis, Navicula anglica v. stgnata,
N. gastrum, N. placentula, N. platycephala, N. hungarica, N. zanom, Nitzschia
adapta, N. pumila, N. diserta, N. subacicularis, Cymatopleura solea v. albare-
giensis et v. subconstricta, Surirella angustata v. constricta.
c. La flore des autres niveaux (251-252, 52-52, 26-27, 1-2 cm)
La flore est beaucoup moins diversifiée que pour les niveaux précédents et
ne contient pas d’espèces particulières.
120
F.GASSE
3. Alcalinité du milieu
La grande majorité des diatomées caractérisant ce groupe de 11 échantillons
sont alcaliphiles, et même alcalibiontes (Tab. I). Parmi les alcalibiontes les mieux
représentées, on peut citer Epithemia zébra, Rhopalodia gibba, Anomoeoneis
sphaerophora et sa v. sculpta... La fréquence relative des alcaliphiles et alcali¬
biontes est toujours très élevée (Tab. IV, courbes 11 et 12). Les acidophiles sont
par contre absentes, ou très peu diversifiées et leur pourcentage est toujours
minimes (< 5%).
Les valeurs de pH calculées sont toujours nettement supérieures à 7 et les
maximums apparaissent en 251-252, 151-152, 76-77 et 51-52 cm. Il ne semble
pas que les changements floristiques mineurs observés entre les divers échantil¬
lons de ce groupe soient dus au facteur pH.
4. Salinité du milieu
La plupart des espèces de ce groupement sont oligohalobes. On remarque tou¬
tefois que les halophobes sont absentes, alors qu’elles étaient abondantes dans le
groupement acidophile. On observe par contre l’abondance des formes capables
de supporter de fortes variations de pression osmotique. De nombreuses espèces
ici présentes vivent indifféremment dans des milieux oligohalins ou mésohalins.
C’est en particulier le cas de Navicula cryptocephala et ses variétés, Nitzschia
frustulum et ses variétés, abondantes à l’Holocène inférieur, Coccorteis pedicu-
lus, Anomoeoneis sphaerophora...
L’importance de ces diatomées à écologie très souple vis-à-vis de la salinité
traduirait l’existence de biotopes peu stables. Il est possible que des fluctuations
saisonnières de pluviosité et d’évaporation aient entraîné des changements fré¬
quents de la teneur des eaux en sels minéraux, mais d’amplitude assez faible
pour que les oligohalobes soient toujours nettement dominantes.
5. Profondeur des eaux
La plupart des espèces rencontrées sont épiphytes ou benthiques, mais la pré¬
sence et l’abondance des formes vivant à l’état planctonique, au moins pendant
certaines étapes de leur vie, implique l’existence d’un véritable milieu aquatique,
complètement submergé. En effet, les Fragilaria, tychoplanctoniques, sont domi¬
nants. Les formes euplanctoniques sont toujours présentes et atteignent même
parfois des pourcentages élevés.
En te ' lant c ° m P te du mode de vie des espèces, on retrouve les 3 groupes
d échantillons définis par les critères floristiques :
les échantillons 102-103, 76-77 et, moins nettement 126-127, enregistrent
des stades relativement profonds. C’est en effet dans ces échantillons que s’obser¬
vent la plus grande diversité et les plus fortes fréquences des formes typiquement
planctomques. Celles-ci sont représentées par Melosira granulata f. inermis dont
la fréquence s’élève à 15% en 102-103, et par différents Nitzschia endémiques
d Afrique Centrale ou Orientale, tels qu e Nitzschia subacicularis, N. spiculoïdes,
Source : MNHN. Pans
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
121
N. adapta... Par ailleurs, on remarque le développement des épiphytes (avec, en
particulier, Cocconeis placentula et sa variété euglypta, Epithemia zébra...). Il
ne s’agissait pas d’un lac profond mais vraisemblablement d’un étang colonisé
par les plantes aquatiques, avec un plan d’eau libre suffisant pour que les plane-
toniques puissent se développer.
- les échantillons d’âge Holocène inférieur et moyen contiennent peu d’espè¬
ces typiquement planctoniques. Toutefois, on sait que, dans de nombreux lacs
africains alcalins, de nombreuses formes habituellement benthiques peuvent vivre
à l’état planctonique. C’est en particulier le cas de Nitzschia amphibia, N. fonti-
cola, N. frustulum abondants dans ces échantillons, mais dont nous n’avons pas
tenu compte dans les courbes 12 et 13 (Tab. IV). Il est donc difficile de compa¬
rer la profondeur du milieu avec celle correspondant aux niveaux 102-103 par
exemple; l’abondance des épiphytes permet, là aussi, d’imaginer un petit étang
riche en plantes aquatiques.
- les échantillons 151-152, 51-52, 26-27 et 1-2, dont les flores sont peu diver¬
sifiées, contiennent essentiellement des Fragilaria, très peu d’individus benthi¬
ques ou épiphytes. Il est probable que ces échantillons, d’ailleurs relativement
pauvres en diatomées, ne traduisent que de très faibles remontées du plan d’eau,
trop éphémères pour que les plantes aquatiques aient eu le temps de coloniser le
milieu.
6. Richesse des eaux en matière organique
Le groupement a un caractère oligotrophe, enregistré entre autre par la domi¬
nance de Fragilaria brevistriata et de F. construens. Cependant, les espèces
exigentes en matières organiques sont assez bien représentées, en particulier
pendant les stades riches en épiphytes. En effet, la plupart des Nitzschia ici abon¬
dants sont hétérotrophes, obligatoires ou facultatifs, vis-à-vis de l’azote. Melosira
granulata, Navicula confervacea colonisent préférentiellement les eaux eutro-
phes. Les éléments organiques pouvaient être apportés par les eaux de lessivage
du bassin versant couvert d’un tapis végétal. De plus, la dégradation, sur place,
des hydrophytes, facile dans ce milieu alcalin, pouvait fournir suffisamment de
matière organique pour permettre le développement des espèces eutrophes. Cette
richesse relative du milieu peut expliquer aussi les teneurs en diatomées très éle¬
vées observées pour les niveaux correspondants.
7. La présence de formes dites «thermophiles»
Quelques espèces considérées comme sténothermes d’eau froide se rencon¬
trent dans ce groupement, et en sont même parfois caractéristiques. C’est par
exemple le cas de Cocconeis disculus ou de Fragilaria hungarica v. tumida.
Dans l’ensemble cependant, les «formes d’eau froide» sont très mal représentées
(Tab. IV, courbes 7 et 8). Il existe par contre des espèces dites tropicales, totale¬
ment absentes de l’association acidophile. Citons Cymbella mulleri, Navicula
confervacea, Navicula damasii, Navicula mutica v. intermedia, Nitzschia adapta,
N. epiphytica, N. spiculoïdes... La fréquence totale de ces espèces reste toutefois
extrêmement faible, mais on constate que leurs pics sont nettement associes
Source : MNHN, Paris
122
F. GASSE
au groupement alcaliphile (Tab. IV, courbes 15 et 16). On peut également noter
que ces espèces sont présentes dès la base de la carotte.
A l’inverse des formes «nordiques et alpines», ces formes souvent considérées
comme thermophiles correspondent donc aux phases alcalines et relativement
riches en matière organique. Mais leur apparition n’est peut-être qu’une consé¬
quence des changements du chimisme des eaux si l’on tient compte des observa¬
tions de CHOLNOKY (1968).
111. CONCLUSION : Le caractère cyclique de l’évolution du milieu
entre 11 500 ans B. P. et l’Actuel.
Les associations de diatomées de la carotte du Mont Badda enregistrent l’al¬
ternance de deux types de biotopes qui peuvent être caractérisés schématique¬
ment de la façon suivante :
des biotopes humides, acides et oligotrophes, se traduisant par une associa¬
tion à Melosira distans, Eunotia, Pinnularia. De brèves augmentations de la salini¬
té et du pH (a 1 échelle de la saison, de l’année ou de la dizaine d’années), pou¬
vant être dues à des variations faibles du rapport précipitation/évapotranspira¬
tion, auraient entraîné le développement passager de Diploneis smithii et D.
pseudoovalis.
- des biotopes plus franchement aquatiques, alcalins et à tendances mésotro¬
pes, sont marqués par des associations à Fragilaria dominants.
On remarque que, à l’exception de la tranche de sédiment 188-189 à 169-
170 cm (où la rareté des diatomées serait due à leur dissolution secondaire), les
«pics alcalins» se retrouvent à intervalles réguliers de 25 cm. Cette rythmicité ne
correspond toutefois pas à des intervalles de temps constants puisque la vitesse
apparente de sédimentation change brutalement vers 191 cm (soit vers 3 450 ans
B. P.). A partir des cinq datations radiométriques effectuées, il est possible de
calculer, par extrapolation, l’âge des «pics alcalins» indiqués sur le tableau IV.
Ceux-ci se répètent tous les 1 800-2 000 ans environ pendant l’Holocène infé¬
rieur et moyen, tous les 400-450 ans environ pendant l’Holocène supérieur.
Il est encore difficile d’interpréter le caractère cyclique de ces variations. Il
faut tout d’abord souligner que les diatomées n’ont enregistré que les conditions
écologiques tout à fait stationnelles, à l’emplacement même du sondage. Nous
manquons totalement de corrélations latérales et il n’est pas possible d’affirmer
que les fluctuations ici observées ont été ressenties de façon synchrone sur toute
la tourbière étudiée, et à fortiori, sur l’ensemble des tourbières des Monts
d Arussi. Par ailleurs, le dynamisme des tourbières est-africaines n’est pratique¬
ment pas connu. Les interprétations ici proposées s’appuyent donc sur les com¬
paraisons avec des tourbières européennes et ne doivent être considérées que
comme des hypothèses. Pour chacun des onze cycles observés, on peut imaginer
le schéma suivant :
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
123
- Stade I : milieu marécageux alcalin
Un plan d’eau, jamais profond, est installé au lieu de prélèvement. Un seul
carottage ayant été effectué, il est difficile de préciser si cette étendue d’eau
recouvre l’ensemble de la cuvette, ou si elle n’occupe qu’une petite dépression
très localisée. Cependant, les flores de diatomées des niveaux 276-277, 251-252,
102-103 et 76-77 cm semblent indiquer des plans d’eau assez vastes vers 10 000,
8 250, 1 750 et 1 300 ans B. P. Ces étangs, ou ces trous d’eau, sont alcalins, et
cette alcalinité est vraisemblablement due au lessivage des roches du bassin ver¬
sant, basaltiques. Les plantes supérieures sont abondantes et leur décomposition
assez rapide. Ce milieu est favorable à la vie des diatomées et à leur conservation
dans les sédiments.
- Stade II : milieu sec et aride
L’assèchement et l’acidification du milieu sont vraisemblablement causés par
des facteurs biotiques. La formation de touradons, énormes touffes de Cypéra-
cées ou de Graminées émergeant de l’eau et fréquentes dans les marais tourbeux,
pourrait en être responsable Le développement des sphaignes, dont la croissance
en hauteur entraîne la formation de monticules et le bombement des tourbières,
peut également être invoqué. La surface des touradons, comme celle des monti¬
cules de sphaignes, est surélevée par rapport à la nappe aquifère. Le substrat où
vivent les diatomées n’est plus alimenté en eau que par capillarité et par les pluies
locales. Il se trouve ainsi privé de l’apport direct des eaux de drainage, riches en
éléments nutritifs. Le milieu s’assèche et s’acidifie : la flore aérophile et acidophi-
le s’installe. Les conditions de sédimentation, acides et oxydantes, sont favora¬
bles à la dissolution de l’opale des diatomées.
La base de la carotte, âgée de 11 500 ± 200 ans B. P. correspond à cette ima¬
ge de paléomilieu. On peut ainsi affirmer que les glaciers avaient entièrement
disparu du Mont Badda à cette date, ce qui est un fait important pour la paléo¬
climatologie de l’Afrique de l’Est.
- Le retour au stade I initial
La surface de la tourbière actuelle est très irrégulière. C’est une mosaïque de
touffes de plantes supérieures (Cypéracées ?), de petits monticules de sphaignes
et de creux humides (STREET, communication orale). La distribution de ces
bosses, sèches, et de ces creux, humides, a certainement changé au cours du
temps. La dégénérescence des touradons, sous l’effet de leur vieillissement, pour¬
rait expliquer le retour au stade initial, si le niveau du substrat s abaisse jusqu à
celui de la nappe aquifère. Par ailleurs, si en Europe, la régénération cyclique des
tourbières bombées à sphaignes a longtemps été considérée comme un phéno¬
mène autonome (Von POST et SERNANDER, 1910), des travaux plus récents
contredisent cette théorie. L’évolution des tourbières paraît liée aux variations
générales du régime hydrologique : les monticules transgressent pendant les
périodes climatiques stables ou sèches, régressent pendant les phases humides
(AABY, 1976). Dans la petite tourbière du Mont Badda, la remontée de la nappe
aquifère lors des augmentations de la pluviosité a pu entraîner la mise en eau de
124
F. GASSE
toutes les petites dépressions, et même la submersion totale du cirque glaciaire,
qui devient alors un étang alimenté par les eaux de drainage. Il paraît ainsi pos¬
sible que les variations écologiques ici enregistrées soient liées à ces oscillations
climatiques. Les stades à flore acidophile et aérophile marqueraient les épisodes
climatiquement stables, ou secs. Les «pics alcalins» dateraient les changements
de régime hydrologique et le passage à un épisode plus humide. Si cette hypo¬
thèse est confirmée par l’étude des tourbières voisines, elle préciserait les don¬
nées paléoclimatiques connues, pour l’Éthiopie, par l’étude des lacs de plus
basse altitude (BUTZER étal., 1972; GASSE, 1975, 1977a; GASSE et STREET,
1977). Elle ferait clairement apparaître une périodicité de 400-450 ans dans les
fluctuations de la pluviosité au cours de l’Holocène supérieur (3 500-0 ans B. P.),
inconnue, jusqu’à présent, en Afrique orientale.
L’analyse des associations successives de la tourbière du Mont Badda fait donc
apparaître une évolution cyclique du biotope entre 11 500 et 0 ans B. P., due à
des variations du régime d’alimentation en eau et en matières nutritives (organi¬
ques et minérales). Ces variations pourraient être la conséquence des fluctuations
climatiques régionales, mais l’hypothèse d’une évolution autonome de la tourbiè¬
re ne peut cependant pas être exclue pour l’instant. Elle montre par ailleurs la ri¬
chesse floristique des milieux tourbeux des très hautes montagnes éthiopiennes.
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RENIIERG, T, 1976 - Palaeolimnological Investigations in Lake Prâstsjon. Early NorrLmd .,
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SCHMIDT A 1 872-1954- Atlas det Diatomaceenkunde. Fortgesetzte durch M. SCHMIDT,
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Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
127
LÉGENDES DU TABLEAU I
Liste taxonomique :
• : espèce caractéristique du groupement alcaliphüe
■ : espèce caractéristique du groupement acidophile
O : espèce présente dans les deux groupements
Abréviations utilisées pour les remarques écologiques :
pH :
Alf : alcaliphile
alb : alcalibionte
Acf : acidophile
1 : indifférente
Salinité :
O : oligohalobe
E : euhalobe
Hf : halophile
Hp : halophobe
1 : indifférente
Mode de vie :
I : littorale
ae : aérophile
p : euplanctonique
tp : tychoplanctonique
Caractères trophiques des eaux :
O : oligotrophe
E : eutrophe
Nf : N - hétérotrophe facultative
Nh : N - hétérotrophe obligatoire
I : indifférente
T (Af) : endémique des grands lacs africains
Références bibliographiques citées pour les remarques écologiques
(les références complètes sont mentionnées en bibliographie)
1. CHOLNOKY, 1968
10. JURGENSEN, 1948
2. CLEVE-EULER, 1951-1955
11. K1LHAM, 1971
3. FOGED, 1964
12. BOURRELLYetMANGUIN, 1952
4. HUSTEDT, 1930
13. MER1LAINEN, 1969
5. HUSTEDT, 1942
14. PATRICK et REIMER, 1966
6 . HUSTEDT, 1937-1939
15. RENBERG, 1976
7. HUSTEDT, 1957
16. SCHOEMAN, 1973
8 . HUSTEDT, 1927-1966
9. HUSTEDT, 1949
17. SIMONSEN, 1962
Répartition géographique :
C : cosmopolite (eurytherme)
t : surtout abondante en régions tempérées
F : sténotherme d’eau froide («nordique», «alpine»)
(A, Af) : connue seulement en haute montagne africaine
T : sténotherme d’eau chaude («tropicale»)
TABLEAU I
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Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
134
F. GASSE
LÉGENDES DES PLANCHES
Planche I. - 1 à 9 : Melosira granulata Ralfs f. inermis nov. f. - 10 à 11 -.Melosira granu-
lata v . angustissima Müller. — 12 à 17 :Melosira distans (Ehr.) Kütz.;vue connective. — 18 à
20 : Melosira distans (Ehr.) Kütz.; disque valvaire. - 21 à 22 : Stephanodiscus carconensis
v. pusilla Grun. — 23 à 26 : Stephanodiscus minutus Cleve et Môller. - 27 à 30 : Stephano¬
discus hantzschii Grun.
Planche IL - 1-2 : Fragilaria virescens v. exigua Grun. - 3 : Fragilaria construens (Ehr.)
Grun. - 4 : Fragilaria hungaricav.tumida A. Cleve. - 5 : Fragilaria sp. 1 (af.hungaricav.tumi-
da).- 6 : Fragilaria pinnata v. lancettula (Schum.) Hust. - 7-9 : Fragilaria leptostauron v.
duhta Grun. — 10 : Fragilaria lapponica Grun. - 1 1 : Fragilaria zeilleri Her. v. africana nov.
v - — 12-13 ; Fragilaria brevistriata Grun. — 14 : Fragilaria construens v. venter (Ehr.) Grun.
— 15 : Fragilaria pinnata Ehr. - 16 : Synedra vaucheriae v. truncata (Grev.) Grun. — 17 •
Synedra parasitica (Smith) Hust. 18-19 : Synedra rumpens v. fragilarioides Grun.
20 : Synedra goulardi Bréb. - 21-27 : Eunotia wumbae Cholnoky. - 28-30 : Eunotia
tenella (Grun.) Hust. - 31 : Eunotiapectinalis v. minor. - 32 -.Eunotia lunaris (Ehr.) Grun.
- 33-34 : Eunotia pectinalis v. minor f. intermedia Krasske. - 35-37 -.Eunotia damasi Hust.
Planche III. 1 : Eunotia diodon Ehr. - 2 à 4 : Eunotia monodon Ehr. - 6 : Eunotia
porcellus Cholnoky. - 7 : Eunotia montana Hust. - 8 à 10 : Eunotia praerupta v. bidens
Grun. - 11 -.Eunotia valida Hust. - 12 : Eunotia pectinalis (Kütz.) Rab. - 13 à 15 :Cocco-
neis pediculus Ehr. - 16 : Cocconeis disculus (Schum.) Cleve. - 17 : Cocconeis placentula
v. euglypta (Ehr.) Cleve. — 18 à 20 : Cocconeis placentula Ehr.
Planche IV. - 1- 2 : Diploneissmithii (Breb.) Cleve. - 3 : Diploneis pseudoovalis Hust.
4 : Diploneis elliptica (Kütz.) Cleve. - 5 à 8 : Diploneis petersenii Hust. - 9 -.Neidium iri-
dis y. amphigomphus (Ehr.) Van Heurck. - 10-11 : Caloneis silicula v. truncatula Grun. -
12 a 15 : Caloneis bacillum (Grun.) Meresch. — 16 : Stauroneis phoenicenteron (Nitzsch)
Ehr. - 17-18 : Stauroneis acuta W. Smith. - Échelle : a : fig. 16-17; b : autres figures.
Planche V.- 1 à 3 : Navicula perpusilla Grun. - 4 à 6 : Navicula hustedtii f. obtusa
Hust. - 7 a 9 : Navicula tantula Hust. - 10 : Navicula hungarica Grun. — 11 : Navicula semi-
nulum Grun. - 12-13 : Navicula verecunda Hust. - 14 : Navicula baddensis nov. sp. - 15-16 :
Navicula afroalpina nov. sp. - 1 7 : Navicula vaucheriae Petersen. - 18 -.Navicula seminuloi-
des Hust - 19-20 : Naviculageitleri Hust. - 21 à 23 -.Navicula lapidosa Krasske. - 24 :Na-
vicula schônfeldii Hust. f. rostrata nov. f. — 25 : Navicula mutica f. intermedia Hust. — 26 ■
Navicula mutica f. cohnii (Hilse) Grun. - 27 à 29 .Navicula hambergii Hust. - 30 -.Navicula
platycephala Müller. - 31-32 : Navicula pupula v. pseudopupula (Krasske) Hust. - 33-34 •
Navicula variostriata Krasske. - 35 -.Navicula minima Grun.
Planche VI. - 1 : Navicula arenariaeformis Pant. v. major nov. v. - 2 : Navicula zanoni
USt ' ^ ' a 5 \ Navicula arenariaeformis Pant. - 6 : Navicula radiosa Kütz. - 7 -.Navicula
cincta (Ehr.) Kutz. - 8-9 : Navicula cryptocephala Kütz. - 10 : Navicula menisculus Schu¬
mann. 11 : Navicula peregrina v. meniscus (Schumann) Grun. - 12 à 15 : Navicula anglica
v signala Hust. - 16 : Navicula viridula Kütz. - 17-18 : Navicula witrockii (Lagerst.)
Cleve-Euler. — 19-20 : Navicula placentula (Ehr.) Grun.
Planche VII - 1 : Navicula pygmaea Kütz. - 2 : Navicula gastrum Ehr. - 3 -.Pinnularia
appendiculata (Ag.) Cleve. - 4 : Pinnularia sp. 1.-5 -.Pinnularia bilobata Cleve-Euler. -
6 -. Pinnularia subcapitata v. sublanceolata Petersen. - 7 : Pinnularia subcapitata v. stauro-
“ 8 , : Ptnnularta m termedia (Lag.) Cleve. - 9-10 : Pinnularia obscura Krasske. -
1-12 . Pinnularia tropica Hust. - 13 -.Pinnularia cardinalis (Ehr.) W. Smith. - 14 • Pinnula-
na valida Hust. - Échelle : a : fig. 12-13-14; b : autres figures.
Planche VIII. - 1 à 3 : Pinnularia lineolata Zanon. - 4 : Pinnularia gibba V. sancta
Gmn. - 5 y-Ptnnularta g,bba u. subundulataUaya. - 6 : Pinnularia scattae Zanon. - 7 Pin-
nulana g.bba Ehr. ^ 8 : Pinnularia viridis (Nitzsch) Ehr. - 9 : Pinnularia subsolaris (Gr.) Cle-
VC ~ >fa Breb.) W. Sw. f. thuringiana (Rabh.) A. Mayer. - 11 -.Pinnularia
acrosphaena Breb. - Échelle : a : fig. 8; b : autres figures.
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
135
Planche IX 1 à 4 : Navicula gastrum Ehr. f. minor nov. f. - 5 : Cymbella pustlla
Grun 6-7 : Cymbella microcephala Grun. 8 à 10 : Cymbellaventricosa Kutz. - 12a
15 ■ Cymbella perpusilla A. Cleve. - 16-17 : Cymbella turgida (Greg.) Cleve.- 18 a 20
Cymbella mulleri Hustedt. - 21 à 26 : Cymbella turgida (Greg.) Cleve. - 25 : Cymbella
naviculiformis Auerswald. - 26 : Cymbella cl. nauiculoides Hust.
Planche X - 1 • Cymbella helyetica Kütz. - 2 : Cymbella cymbiformü (Kütz.) Van
Heurck. 3 : Cymbella eislula (Hemp.) Grun. - 4 : Gomphonema lanceolatum v. ta»
[Greg ) Cleve. - 5 : Gomphonema lanceolatum Ehr. - 6 : Amphore oaahs v. libyen ( Eh '7
n - 7 à 9 ■ Gomphonema streetii nov. sp. - 10 à 13 : Gomphonema gracile Ehr. - 14 :
Gomphonema longiceps v. subclayata Grun. f. gradtis Hust. - 15 : Gomphonema intncatum
Kütz. 16-17 -.Gomphonema lagerheimii Cleve.
Planche XI - 1 à 3 : Gomphonema bohemicum ? Reichelt et Fricke. - 4 a 7 : Gom-
phoTmaJricatum ,. pusilla iSayer. - 8 : Gomphonema jauanicaHast. - MO .Gom h
nema mlricalum v. pi imila Grun. 11-12 : Gomphonemajauantca Hust. - 13-14 ■
paryulum v. subelliptica Cleve. - 15 : Gomphonema paryulum y micropus (Kutz.)
Cleve - 16 : Gomphonema olivaceum v. minutissima Hust. - 17 : Gomphonema sp. 18
22 : Gomphonema paryulum (Kütz.) Grun. - 23 : Gomphonema angustatum v. producta
Grun. - 24 à 26 : Gomphonema angustatum (Kütz.) Rab.
Planche XII. - 1 : Nitzschia acicularis W. Smith.-2è4: Nitzschia bacata Hust. -
5-6 : Nitzschia adapta Hust. - 7à9 -.Nitzschia spiculoides Hust. - 10-11 : Nitzschia subact-
cularis Hust. - 12 : NiUschia kiitzingiana Hilse. - 13 -. Nitzschia permmuta Grun. - 14-15 .
Nitzschia pumila Hust. - 16 à 19 : Nitzschia kützingioides Hust - 20 : Nitzschia epiphy-
t, coides Hust. - 21-22 . Nitzschia epiphytica Millier. - 23 -.Nitzschia fonticola Grun.
Planche XIII. - 1 : Nitzschia linearis (Ag.) W. Smith. - 2-3 : Nitzschia thermalis Kütz. -
4 ■ Nitzschia tarda Hust. - 5 : Nitzschia recta Hantzsch. - 6 -.Nitzschia diserta Hust. 7 .
Nitzschia communie Rabh. - 8 -.Nitzschia frustulum (Kütz.) Grun. - 9 -. Nitzschia amph.bia
Grun. - 10 : Rhopalodia gibba (Ehr.) MüUer. - 11 : Epithemia hyndmamt W. Smith. - 12 .
Epithemia zébra Ehr. (Kütz.). - 13-14 : Epithemia zébra >■»«» (Kutz.) Gtun 15.
Hantzschia amphioxys. - 16 : Surirella linearis v. helyetica (Brun.) Meister. - 17 .Sunrella
linearis W. Smith.
Planche XIV. 1 : Surirella ovalis Breb. - 2 : Surirella angustata Kütz. - 3 : Surirella
tenera Greg. - 4 : Surirella reflexa Ehr. 5 : Surirella angustata Kutz. - 6 : Cymatopleura
solea v. subconstricta O. MüUer. - 7 : Cymatopleura solea v. albaregiensis (Pant.) Cleve-
Euler. - Échelle : a : fig. 4; b : autres figures.
136
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
140
F.GASSE
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Source : MNHN, Paris
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DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
141
PL. VI
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
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Source : MNHN, Paris
144
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
PL. X
145
Source : MNHN, Paris
146
F. GASSE
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Source : MNHN, Paris
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DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
DIATOMEES HOLOCENES DU MONT BADDA
149
PL. XIV
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
151
Sur les cycles morphologiques
du Gymnogongrus crenulatus (Turn.) J. Ag.
et du Gymnogongrus devoniensis (Grev.) Schott.
(Gigartinales, Phyllophoracées) en culture.
F. ARDRÉ'
RÉSUMÉ - Des cultures de tétraspores du Gymnogongrus crenulatus de Roscoff ont permis
d'obtenir, naissant de disques encroûtants, des frondes dressees devenues fendes au bout de
quelques mois, semblables.aux gamétophytes monoïques de la nature. Des procarpes ont
donné naissance à des tétrasporoblastes de structure caractéristique. Des cultures de carpo-
spores du Gymnogongrus devoniensis de Roscoff ont engendre des disques encroûtants
d\)ù ont émergé des frondes dressées dont plusieurs, devenues fertiles au bout de quelques
mois, sont analogues aux gamétophytes femelles de la nature. ,
La distinction de ces deux espèces, fondée sur plusieurs caractères différentiels,
certaine. Le cycle morphologique du G. crenulatus est donc bien digenetique, a tetrasporo-
phyte à appareil végétatif réduit, sans doute du fait de son parasitisme sur le gametophyte, il
est probablement diplohaplophasique. Le cycle du C. devoniensis, dont le tetrasporophyte
est inconnu, est d'interprétation plus hypothétiquei la souche de Roscoff est. considérée
comme pouvant être apoméiotique.
SUMMARY.-Cultures of tetraspores of Gymnogongrus crenulatus from Roscoff gave
trusts out of which fronds arose. After several months, these fronds became fertile and ap-
peared to be similar to the monoicous gamétophytes in nature. Procarps produced characte-
ristics tetrasporoblast nemathecia. Cultured carpospores of Gymnogongrus devontensts
from Roscoff gave trusts out of which fronds arose. After several months, several fronds
hâve become fertüe and look like the female gamétophytes found in nature.
The distinction between these two species is founded on several dlfferentiated charac-
teristics. The digenetic morphological cycle of C. crenulatus is confirmed. It has a vegetatn
vely reduced tetrasporophyte that is probably a conséquence of Its parasit c Ut oa th
gametophyte. The tetrasporophyte is most likely diplohaplophasic. The cycle of G. devo¬
niensis has a more hypothetical interprétation because the tetrasporophyte is unknown. In
the strain from Roscoff G. devoniensis is probably apomictic.
* Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d’Histoire Naturelle, 12 rue de Buffon,
75005 Paris. - L. A. n° 257 (C.N.R.S.).
Rev. Algol., N. S., 1978, XIII, 2 : 151-176.
Source : MNHN, Paris
152
F. ARDRÉ
I. INTRODUCTION
On sait (SCHOTTER, 1960a et b, 1968) que, dans la Manche, on a groupé
sous le nom de Gymnogongrus norvegicus (Gunn.) J. Ag. des algues dont les unes
portent des némathécies de tétrasporocystes, et les autres des gonimoblastes
internes à carposporocystes. Des cultures de ces deux types d’algues entreprises
par CHEMIN (1927, 1929) paraissaient confirmer leur parenté : à partir de tétra-
spores du G. norvegicus de Wimereux (CHEMIN, 1927), il obtient, après trois
mois, des plantules qui étaient indubitablement des Gymnogongrus , et conclut
que VActinococcus peltaeformis «ne représente en réalité que la forme tétraspo-
rangifère» du G. norvégiens-, puis, comme on admet que «dans une espèce don¬
née, les deux sortes de spores germent de la même façon», il observe, pendant
trois semaines, le développement de carpospores du G. norvegicus de Roscoff
(CHEMIN, 1929) qui se révèle identique à celui des tétraspores, ce qui lui per¬
met de confirmer sa première conclusion.
Les recherches de SCHOTTER sur les Phyllophoracées avaient été suscitées
principalement par les problèmes posés par le cycle des Gymnogongrus. Ses ré¬
sultats ont largement contribué à une meilleure compréhension du genre. Re¬
nouvelant la découverte qu’Ü avait faite chez le G. norvegicus à némathécies de
la Méditerranée (1960a), SCHOTTER (1960b) constate l’existence de procarpes
et de spermatocystes sur les thalles à némathécies de la Manche. Selon SCHOT¬
TER, le cycle de cette espèce est digénétique, à gamétophyte monoïque dont le
carpogone et la cellule auxiliaire produisent non pas un gonimoblaste à carpo¬
sporocystes, mais un tétrasporophyte réduit et parasite, dont l’anatomie diffère
considérablement d’une vraie némathécie, qu’Ü désigne sous le nom de tétraspo-
roblaste. Il est donc amené à distinguer cette algue, pour laquelle ü conserve le
nom de G. norvegicus, de celle à carposporocystes qu’Ü désigne sous le nom de
G. devoniensis (GrevÜle) Schotter; il reprenait ainsi le nom spécifique proposé
par GREVILLE (1821) puis abandonné par son auteur (1830) qui considère
alors que son Fucus devoniensis ne représente que la forme à cystocarpes inter¬
nes du Chondrus norvegicus. L’intention de SCHOTTER était de compléter
son etude par des cultures de ces deux espèces; il n’a poursuivi que quelques
jours ceüe de tétraspores. Il suppose (1960b) en effet que toutes deux ont un
cycle digénétique haplodiplophasique mais de deux types différents : l’une, G.
norvegicus, à tétrasporophyte réduit parasite du gamétophyte; l’autre, G. devo¬
niensis, à carposporophyte, sans tétrasporophyte connu.
Récemment les conclusions de SCHOTTER n’ont pas été admises (PARKE
et DIXOM, 1976; DIXON et IRVINE, 1977). D1XON et IRVINE réunissent les
individus produisant les uns des tétraspores, les autres des carpospores, en une
seule espèce, C. crenulatus (Turn.) J, Ag„ le nom de G. norvegicus devant être
abandonné (PARKE et DIXON, 1976). Pour ces auteurs, les füaments gonimo-
blastiques, apres une première phase de développement vers l’intérieur du thalle,
peuvent donner naissance soit, le plus souvent, vers l’extérieur à une formation
verruqueuse produisant des carpotétrasporocystes, soit, occasionnellement, à
des cystocarpes internes à carposporocystes.
La divergence de ces interprétations m’amène à donner, bien qu’incomplets.
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
153
les résultats obtenus par la mise en culture du G. crenulatus (ARDRÊ, 1977b) et
du G. devoniensis.
II. MATÉRIEL ET MÉTHODE
Les spécimens fertiles ont été récoltés en avril 1974 à Roscoff (Finistère)
à basse mer.
SCHOTTER (1960b) estimait que, dans la Manche et dans l’Atlantique, il
existait «probablement trois sinon quatre espèces distinctes anatomiquement et
morphologiquement, et désignées jusqu’à ce jour par le binôme G. norvégiens».
Ayant donc distingué l’espèce à tétrasporoblastes (G. norvégiens) de celle a go-
nimoblastes (G. devoniensis), c’est, en réalité, quatre autres especes incertaines,
constituant deux couples, qu’il estimait devoir être à leur tour isolées (SCHOT¬
TER, 1968) : Gymnogongrus sp.l de Bloscon (à tétrasporoblastes) et Gymn.
sp. 2 de Bloscon (à gonimoblastes); Gymn. sp. 3 de Roscoff (a tetrasporoblas-
tes) et Gymn. sp. 4 de Roscoff (à gonimoblastes).
Afin d’éviter le risque de mettre en culture des carpospores et des tétraspores
provenant non pas de deux, mais de plusieurs espèces (si ces quatre autres espe¬
ces sont toutes valables) le matériel utilisé ne provient que de deux toufies de
Gymnogongrus : l’une ne comportant que des individus à tétrasporoblastes,
l’autre que des individus à gonimoblastes, et qui, respectivement, semblent
bien correspondre au G. crenulatus et au G. devoniensis.
Ces deux espèces ont été déjà décrites par de nombreux auteurs. Je n’ajoute¬
rai que quelques observations faites sur les thalles récoltés, qui complètent les
descriptions classiques. La couleur du G. crenulatus est rouge carmin plus ou
moins foncé. La croûte basale d’où émergent les frondes apparaît, en coupe,
constituée, à la base, de filaments épousant la forme du substrat, d’ou naissent
des filaments dressés et ramifiés, obliques puis verticaux (PL 3, fig. 2). Les cellu¬
les renferment, de façon constante, une inclusion réfringente plus ou moins volu¬
mineuse, sphérique ou cylindrique (ARDRÉ, 1970), elle semble être incluse dans
le cytoplasme pariétal et n’est donc pas mobile sur le matériel vivant (PL 3, tig. 2
à 4), cette inclusion est visible sur le matériel vivant ou fixé, et même apres rehu¬
mectation de spécimens en herbier. Les apex des frondes présentent, dans une
zone restreinte, des procarpes; sous-jacent à ce niveau, la surface des thalles ap¬
paraît, sur du matériel fixé, marbrée de petites taches sombres et claires; ces ta¬
ches claires sont des plages de spermatocystes (Pi. 3, fig. 5). La structure des te-
trasporoblastes correspond aux descriptions classiques, mais celles-ci ne signalent
pas la présence, très nette, de synapses secondaires entre les cellules des filaments
de la couche profonde, non fertile, du tétrasporoblaste (Pl. 4, fig. 1 et 2). Le G.
devoniensis est violacé brunâtre. Les régions apicales sont pourvues de nombreux
procarpes, aucun spermatocyste n’a pu être décelé sur toutes les frondes exami¬
nées. Les cellules ne renferment pas d’inclusions réfringentes (PL 4, fig. 3); toute¬
fois j’en ai parfois observées à la base des thalles, mobiles dans les cellules vivantes.
Les cultures du G. crenulatus et du G. devoniensis ont été préparées chacune
à partir de deux thalles. Après avoir été brossés et rincés, des fragments de tetra-
1. Toute ma gratitude à J. CABIOCH pour son aide dans l’identification du G. devoniensis.
154
F. ARDRÉ
sporoblastes à tétraspores et de gonimoblastes à carpospores, paraissant mûres,
ont été sectionnés; des coupes épaisses ont été déposées dans des boîtes de Pétri
en plastique contenant de l’eau de mer filtrée. Après libération, les spores (tétra
ou carpospores) ont été réparties sur des lames de verre ou de plastique immer¬
gées dans des boîtes de Pétri. Plusieurs plantules ayant été isolées les unes des
autres au stade de quelques cellules, certaines boîtes de Pétri contiennent une
seule plantule, tandis que d’autres en comportent plusieurs. Parmi les plantules
isolées, la fixation sur lame a été maintenue; d’autres, par transplantations
répétées, ont été mises en suspension dans le milieu. Ces cultures ont été entre¬
tenues sur milieu de Von Stosch à la température de 15° ±2°, et placées en lu¬
mière artificielle fournie par des tubes fluorescents (Philips, type «blanc soleil
de luxe» et «lumière du jour de luxe»,_couplés) sous une intensité de 250 lux
environ, selon une photopériode de 10/14. Au milieu de Von Stosch a été ajouté
du Ge0 2 afin d’éviter la prolifération des Diatomées; d’autres algues contami¬
nantes (Cyanophycées et Phéophycées) ont été éliminées mécaniquement,
dans la mesure du possible. Au cours de la croissance des thalles, ceux-ci ont été
placés dans des cristallisoirs de verre. Les coupes ont été faites sur du matériel
vivant, à main levée, sous la loupe. Les observations et les photographies ont été
réalisées sur du matériel vivant, sauf mention particulière. Des préparations de
plantules ont été fixées. Le reste du matériel à partir duquel ont été réalisées
ces cultures a été mis en herbier (Pl. 3, fig. 1 et 6), ou fixé dans l’eau de mer for-
molée à 5%.
III. OBSERVATIONS
1. G YMNOGONGR US CRENULA TUS
Après émission des tétraspores (de 8 à 11 fim de diamètre), une première
cloison, perpendiculaire au substrat est apparue (Pl. 4, fig. 4); elle est suivie de
divisions qui se succèdent dans des plans variables. Au bout de quatre semaines
environ, les plantules se présentent sous deux aspects : discoïde, généralement
encore unistratifié, et s’accroissant en diamètre par divisions des cellules margina¬
les (Pl. 4, fig. 5 et 6); massif et n’adhérant pas au substrat (Pl. 4, fig. 7). Ces
deux sortes de plantules sont souvent pourvues de longs poils hyalins. Par la
suite, les plantules discoides s’élargissent, deviennent polystromatiques, sauf à
la marge, à la suite de divisions parallèles ou obliques au substrat; très rapide¬
ment les premières pousses dressées naissent de groupes d’initiales : soit une seule
pousse centrale, soit deux, centrale et latérale (Pl. 5, fig. 1), ou toutes deux laté¬
rales. Les plantules massives se fixent généralement rapidement au substrat par
épatement basilaire, puis produisent une première pousse dressée centrale
(Pl. 4, fig. 8); celles, rares, restées encore libres, développent quelques courts
filaments qui jouent le rôle de stolons : les massifs cellulaires qu’ils forment
évoluent ensuite, comme le massif primitif, en thalles rampants produisant des
pousses dressées.
Au fur et à mesure de la croissance des disques, de nombreuses autres pousses
dressées apparaissent à leur marge. Les plantules maintenues libres dans le milieu
produisent aussi un axe, leur disque basal continue sa croissance en entourant
G. CRENULATUS ETC. DEVONIENSIS EN CULTURE
155
étroitement cette première pousse, et donne naissance à de nombreuses autres
oousses (Pi 6 fia. 3 et 4). Au bout de sept semaines, les pousses dressees les
mieux développées atteignent 800 Hm sur les disques fixés, et 1200 (Un sur les
plantules en suspension. Tout d’abord cylindriques, elles présentent ensuite un
aplatissement sensible. Dès l'âge de neuf mois, les plantules ont 1 aspect des
thalles récoltés dans la nature (Pl. 6, fig. 1 et 2); elles atteignent 35 a 60 mm de
longueur à trente deux mois, les plus longues étant celles qui croissent en suspen¬
sion (Pl. 6, fig. 5 et 6, Pl. 7, fig. 2 à 5). Leur couleur est rouge carmm plus ou
moins foncé.
Sur des coupes radiales pratiquées à la marge des thalles encroûtants appa¬
raissent les cellules marginales qui ont donné naissance à des cellules basales par
cloisonnements perpendiculaires au substrat; chacune d’elles porte un filament
ramifié, oblique tout d’abord, vertical ensuite (Pl. 1, fig. 1 et 2; Pl. 5 ; fig._3). Par
comparaison avec les croûtes de certaines Rhodophycées (Peyssonnekacees, Co-
rallinacées), on peut considérer l’ensemble des cellules basales comme un hypo-
thalle, et l’ensemble des filaments dressés comme un périthalle. Les filaments de
l’hypothalle présentent des synapses secondaires; je n’en ai pas observé entre les
filaments du périthalle. Il n’y a pas de «rhizoïdes» comparables a ceux des eys-
sonnéliacées (Pl. 5, fig. 2). Dans les portions sous-jacentes à toutes les pousses
dressées, ainsi que lors d’un décollement partiel du disque, 1 hypothalle forme
des filaments rhizoïdaux (Pl. 5, fig. 3 à 6) souvent longs et ramifies, parfois
pourvus de synapses secondaires, pouvant former un feutrage épais.
La structure multiaxiale des frondes est semblable à celle des thalles récoltés
dans la nature (Pl. 8, fig. 4). Les corpuscules réfringents, parfois masques par
l’amidon floridéen, sont partout présents, aussi bien dans les disques que dans les
frondes, jusqu’aux apex. Ils sont plus ou moins volumineux, sphériques ou cylin¬
driques. Il semble qu’il n’y en ait qu’un seul par cellule; dans certains cas il peut
paraître y en avoir plusieurs, mais il est possible que certains aient ete arraches
pat les coupes, ou que la superposition de plusieurs cellules donne cette apparen-
Des procarpes sont apparus sur la plupart des thalles au bout de vrngt deux
mois- l’un d’eux en présenta cependant dès le dixième mois (Pl. 6, fig. 2 5 et b j.
Les procarpes forment des ponctuations claires, visibles à la loupe, sur les deux
faces, dans une zone apicale peu étendue (Pl. 7, fig. 1). Tous les apex d un thalle
arrivent à en être pourvus. Leur production peut se poursuivre plusieurs mois,
s’interrompre, puis reprendre pour une nouvelle période; pendant ce temps la
croissance végétative se poursuit. Chaque procarpe comporte une cellule support
ou auxiliaire, et un rameau carpogonial de trois cellules; la première porte géné¬
ralement une, rarement deux, cellule stérile, dans les jeunes procarpes, les trl-
chogynes émergent à peine du cortex, mais ils deviennent assez longs et sont
souvent sectionnés par les coupes (Pl. 1, fig- 3 à 5; Pl- 8, fig- 5).
La plus grande partie des procarpes semble dégénérer. Pourtant un tetraspo-
roblaste s’est formé sur le premier thalle devenu fertile, un mois apres l’appari¬
tion des procarpes (Pl. 6, fig. 2); puis trois autres se sont développes sur ce meme
thalle vingt quatre mois après le premier. Quatre autres thalles ont produit des
156
F. ARDRÉ
tétrasporoblastes, parfois nombreux sur un même individu, trente quatre mois
après le début des cultures (Pl. 7, fig. 2 à 5). De ces cinq thalles, trois provien¬
nent du développement de tétraspores isolées; l’un de ceux-ci est fixé au sub¬
strat. Des coupes pratiquées dans des apex pourvus de procarpes de ces cinq
thalles en croissance m’ont permis de déceler des spermatocystes chez trois
d’entre eux, mais seulement après fixation au formol (Pl. 8, fig. 6). Depuis, de
jeunes tétrasporoblastes sont apparus dans la région apicale de ces thalles, ainsi
que sur un sixième qui en était dépourvu. Par de nouvelles observations des apex
fertiles, j’ai pu voir, sur le vivant, des spermatocystes formant, sur les deux faces,
des plages très restreintes, dans la zone sous-jacente à celle où sont situés les
procarpes (Pl. 8, fig. 7 et 8). De plus, le trichogyne d’un des procarpes examinés,
présente, fixé sur lui, deux petites masses ovoïdes et transparentes qui semblent
bien être des spermaties; l’une d’elles paraît être reliée au cytoplasme du tricho¬
gyne par un fin canalicule (Pl. 1, fig. 5).
La structure des tétrasporoblastes (Pl. 7, fig. 6; Pl. 8, fig. 1 à 3) est semblable
à celle des tétrasporoblastes observés sur les thalles récoltés dans la nature; de
nombreuses synapses secondaires existent entre les cellules des filaments qui
s’étalent en nappe dans la partie basale, non fertile, du tétrasporoblaste. Ces
tétrasporoblastes poursuivent leur croissance, mais aucun tétrasporocyste n’est
encore apparu (juillet 1977). Des coupes n’ayant pas été pratiquées dans le pre¬
mier tétrasporoblaste formé, je ne puis dire s’il a produit des tétrasporocystes;
il est encore visible sur ce thalle, qui atteint 70 mm de longueur, et présente une
cavité centrale.
2. G YMNOGONGR US DE VONIENSIS
Après émission des carpospores (7 à 10 /im de diamètre), une première cloi¬
son perpendiculaire au substrat est apparue au troisième jour (Pl. 9, fig. 1). Par¬
fois dès ce stade, mais généralement après d’autres cloisonnements, les plantules
produisent un ou plusieurs filaments plus ou moins longs, donnant naissance à
des massifs cellulaires qui, à leur tour, émettent des filaments qui forment d’au¬
tres bourgeonnements cellulaires, ceci pouvant se répéter de nombreuses fois
(Pl. 2, fig. 4 à 7; Pl. 9, fig. 2 à 6). Des poils hyalins sont assez fréquents au
niveau des massifs. Le massif primitif adhère au substrat et s’accroît par division
des cellules marginales; les massifs secondaires se fixent aussi plus ou moins rapi¬
dement. Même après fixation, la production de nouveaux massifs peut se pour¬
suivre plusieurs mois par bourgeonnement de filaments aussi bien à la marge
qu’à la face supérieure des disques. Les premières pousses dressées se manifes¬
tent au bout de cinq semaines environ, par de petites proéminences à la surface
des disques, même sur ceux de petite dimension; au fur et à mesure de la crois¬
sance des disques, de nombreuses autres pousses apparaissent à la marge. Les
plantules maintenues en suspension dans le milieu et issues de spores isolées,
sont aussi constituées de nombreuses pousses reliées entre elles par des filaments
longtemps discernables mais qui ont été fréquemment rompus au cours des
transplantations. Au bout de neuf semaines les pousses dressées les mieux déve¬
loppées atteignent 800 à 1000 ^m de longueur. Agées de douze mois, elles ont
entre 15 et 30 mm de longueur (Pl. 11, fig. 1 à 8); les mieux développées sont
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
157
celles qui croissent en suspension; quoique peu ramifiées et peu aplaties elles o
une morphologie qui se rapproche de celle des thalles récoltes dans la nature,
leur couleur est violacée brunâtre; elles atteignent entre 40 et 60 mm de lon¬
gueur au bout de trente six mois. Les pousses des plantules maintenues fixee ne
dépassent pas 35 mm au même âge; les thalles encroûtants par contre se deve op
pent activement ainsi que de nouvelles pousses dressees, les disques voisins
deviennent jointifs, couvrent la lame sur sa face supérieure et envahissent
face inférieure.
Les disques rampants sont très minces (Pl. 2, fig. 1 à 3; Pl. 10, fig- !)■ Sur
des coupes radiales on voit que les cellules initiales marginales ont P™du>t Par
cloisonnements perpendiculaires au substrat, des files de cellules basales, chacune
de celles-ci porte, à peu de distance de la marge, un filament dresse vertical et
simple composé de trois cellules; ce n'est que lors de la formation de jeunes
pousses dressées que ces filaments s'allongent et présentent des ramifications
Les cellules de la nappe basale présentent des synapses secondaires; je n en al pas
observé entre les filaments dressés. Des filaments rhizoïdaux sont produits par
les cellules de l’assise basale sous chaque pousse dressée, etlors du décollement du
substrat (Pl. 10, fig. 2, 4 et 5); ces filaments longs et ramifies, et qui présente
des synapses secondaires, peuvent augmenter notablement l'epalsseur du disque.
La structure multiaxiale des frondes est semblable à celle des thalles récoltes
dans la nature (Pl. 12, fig. 1). Je n'ai pas observé de corpuscules réfringents
sauf parfois, dans les disques et à la base des thalles dresses; ils sont souvent
mobiles dans le matériel vivant. Plusieurs frondes ont présente, a des niveaux
en général assez éloignés des apex, des épaississements mal délimités et de cou¬
leur plus intense que le reste du thalle. En coupe d appara.t que les cellules
médullaires ont bourgeonné vers leur intérieur des filaments a cellules pourvues
de plastes, qui finissent par obturer la lumière des cellules médullaires,
ments enchevêtrés, qui semblent s'allonger dans l’axe de la fronde dans un
teur peu étendu, rendent parfois méconnaissable la structure typique des Cym-
nogongrus (Pl. 10, fig. 6 à 8).
Des procarpes sont apparus entre le vingtième et le vingt quatrième mois apres
le début des cultures, sur des thalles maintenus en suspension dans le milieu
(Pl 11 fie. 4-5, 7-8); ces thalles atteignaient entre 25 et 40 mm de longueur.
Tous les thalles fixés au substrat sont toujours demeurés stériles. Depuis le début
de la formation des procarpes, ces thalles fertiles n’ont pas cesse d en produire
et tous les apex sont arrivés à en être pourvus. Les ponctuations claires; qu
constituent se distinguent facilement à la loupe sur les deux face. (Pl. 12,
fig 2); les régions apicales peuvent en présenter sur une longueur de 10
15 mm, les plus âgés dégénérant au fur et à mesure de a croissance. Chaque
procarpe comporte une cellule support ou auxiliaire, volumineuse et a paroi
épaissie, et un rameau carpogonial de trois cellules; la première porte une cellu¬
le stérile, le trichogyne reste souvent en grande partie inclus dans le cortex
émerge peu de celui-ci (Pl. 1, fig. 6 et 7; Pl. 12, fig. 3).
Aucun spermatocyste n'a été décelé aussi bien sur les thalles pourvus de pro¬
carpes que sur ceux, fixés ou en suspension, qui n’en présentaient pas.
158
F. ARDRÉ
Un thalle provenant d’une carpospore isolée, et pourvu de nombreux procar¬
pes depuis février 1976, a présenté en octobre 1976, une petite ponctuation
rouge bien délimitée, légèrement saillante d’un côté, à 200 /lm d’un apex. Les
coupes pratiquées à ce niveau montrent une zone corticale assez épaisse et, dans
a région médullaire, de petits amas de cellules colorées, sans plastes visibles
(Pi- 12 ’ % 4 )■ S’agit-il d’un jeune gonimoblaste ? Il est difficile de conclure avec
certitude. Aucune autre formation analogue n’est apparue depuis, ni sur ce thaï-
le, ni sur tous ceux qui continuent à être pourvus de procarpes.
IV. DISCUSSION
1) La distinction spécifique du G. crenulalus et du C. devoniensis est main¬
tenant certaine. Plusieurs caractères différenciels méritent d’être soulignés : au
niveau a) des premiers stades du développement, b) de la structure des thalles
rampants, c) des organes sexuels, d) de l’évolution de ceux-ci.
a) D’après CHEMIN (1927, 1929) le développement des carpospores et
des tetraspores est identique. Pourtant il indique, au sujet des tétraspores, que si
certains disques donnent naissance à des filaments, d'autres ne le font pas - tandis
que pour les carpospores, il signale que un ou deux filaments sont «toujours»
produits ce que j’ai aussi toujours observé. Quoiqu’U en soit, si «dans une espèce
donnée les deux sortes de spores germent de la même façon», il est vrai aussi
que des especes différentes peuvent avoir un mode de développement semblable.
d ‘ fUaments ne semble d’ailleurs pas toujours significative (cf.
WEM, 1972), elle est peut-être liée, en partie, aux conditions du müieu exté-
b) Je ne reviendrai pas sur les différences indubitables qui existent entre
les structures des thalles rampants de ces deux espèces. Ce qu’il faut souligner
c est 1 absence de production de tétrasporocystes sur les thalles rampants nés des
carpospores. Je m’attendais à en observer, trouvant là un exemple à ajouter aux
especes dont le tétrasporophyte était inconnu et qui s’est révélé être un thalle
encroûtant, connu ou non dans la nature (BOILLOT, 1965... etc.). 11 me semble
difficile de supposer que j’ai pu ne pas les discerner. Le fait que les premières
frondes dressées se développent rapidement sur des thalles rampants de très
petite taille permet d’être assuré de leur origine. De plus, ce cas n’est pas unique
puisque récemment DECEW et WEST (1977) ont obtenu, à partir de carpospo¬
res de certaines souches (Yankee Point) du Gymnogongrus leptophyllus, des
disques stériles qui ont produit des frondes dressées et des carposporophytes.
Ces auteurs considèrent ces thalles rampants, producteurs de tétrasporocystes
chez d autres souches (Duxbury Reef), comme identiques à l 'Erythrodermis
haematites . La structure des thalles rampants obtenus dans les cultures présen¬
tes, ressemble effectivement à un Erythrodermis, algue qui, à ma connaissance,
n a jamais ete signalée à Roscoff, ni ailleurs en France.
SCHnTTED crenu * atu * f monoïque, comme l’avait parfaitement observé
CHOTTER. Cÿiant au C devoniensis, je n’ai malheureusement pas recherché
■de thalles males a Roscoff, mais on peut s’attendre à ce qu’il soit dioïque. On
CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
159
peut le déduire de plusieurs observations indirectes : 1) tous les thalles de la
touffe récoltée à Roscoff ne présentent que des procarpes et des gommoblastes,
a) ces procarpes occupent, dans les thalles récoltés dans la nature et dans ceux
obtenus en culture, des portions de frondes relativement ét.endues; 3)l apropos
du Gymnogongrus sp. 1 de Bloscon (à tétrasporoblastes) il est dit (SCHOTIEK,
1968) qu'un individu porteur d’organes mâles a été observe; il est possible que
cet individu soit en réalité un thalle mâle du G. devoniensis; 4) sur la cote bas
que où le G. devoniensis, qui ne paraît pas different de celui de Roscoff,
très’abondant, plus que le G. crenulatus , j'ai récolté autant de thalles males que
de thalles femelles (Pl. 12, fig. 5 et 6). J'ajouterai ici que je présumé que toutes
les espèces de Gymnogongrus à tétrasporoblastes sont monoïques, et que toutes
celles à gonimoblastes sont dioiques.
d) Les procarpes du G. crenulatus se sont développés en tétrasporoblastes
et aucun gonimoblaste n'est apparu dans les cultures; de même que, dans la
nature, il n’a jamais été signalé, à ma connaissance de thalles portant ces deux
sortes d'organes. Aucun tétrasporoblaste n'a été forme sur les G. devoniensis,
mais un jeune gonimoblaste (s'il s’agit bien de cela) est apparu, en culture, sur
l’un des thalles femelles.
2) L’hypothèse de SCHOTTER est confirmée ; le cycle de développement
du G. crenulatus est digénétique, avec alternance d'un gametophyte et d un
tétrasporophyte réduit et parasite. Un cycle morpho ogrque analogue a déjà e
observé chez le Phyllophora truncata (Pall.) Zin. (= Phyllophora brodiae, (Turn.
Endl., ROSENVINGE, 1929) et chez deux Gymnogongrus : G. grijjithsiae (I _)
Mart. (CHEMIN, 1933; GREGORY, 1934), et G. platyphyüus Gardn. (DOUBT,
1935) ROSENVINGE a comparé la reproduction du Liagora tetrasponjera
Bdrg. à celle du P. truncata ; pour lui, la génération parasite de chacune de ces
espèces représente un tétrasporophyte, mais il souligne bien que chez le L. te-
trasporifera cette génération a l'apparence et la structure d un «cystocarpe»
produisant des tétraspores au lieu de carpospores, tandis que chez le P. truncata
elle ne présente aucune ressemblance avec un cystocarpe mais a le caractère
d'une forme très réduite d'un tétrasporophyte normal, réduction due a son para¬
sitisme. La structure du tétrasporoblaste, la disposition en chaîne des tetrasporo-
cystes, caractéristique de celle que l'on trouve chez les PhyUophoracees, ne
permettent donc pas de supposer qu’il s'agit d’un gonimoblaste a carpotetraspo-
rocystes. Par contre la génération parasite du L. tetrasponfera représente bien
comme B0RGESEN (1927) l’avait compris, un carposporophyte (FELDMANN
in SCHOTTER, 1968; COÛTÉ, 1976).
La présence de spermaties observées sur un trichogyne n’est pas une preuve
suffisante pour pouvoir affirmer qu'une fécondation a eu lieu; cependant, ü ne
paraît pas trop imprudent de supposer qu’elle précédé la formation du tetraspo-
roblaste, même pour les thalles isolés où, dans ce cas, une autofecondation se
serait produite. Dans cette hypothèse, le cycle du G. crenulatus senul: diplo a
plophasique, comme celui du Phyllophora truncata (CLAUSSEN, 1929, NE
ROTH 1972), la méiose devant être recherchée lors de la formation des tetra
sporocystes. Pourtant, les données caryologiques de DOUBT (1935) pour le
160
F. ARDRÉ
Gymnogongrus platyphyllus, qui présenterait le même nombre chromosomique
dans le thalle, le rameau carpogonial et les tétraspores, ne permettent pas d’écar¬
ter totalement l’éventualité d’une parthénogenèse puisque, bien qu’ayant observé
la fusion entre le carpogone et la cellule support, elle estime qu’une fécondation
est très improbable.
L interprétation du cycle du G. devoniensis est plus hypothétique. On peut
supposer, comme le font DECEW et WEST (1977) pour le G. leptophyllus de
Yankee Point, que la souche de Roscoff est apoméiotique : carpospores, thalles
encroûtants, de structure comparable à celle d’un Erythrodermis stérile, et
frondes dressées seraient alors haploïdes. Il faut souligner que les cultures du
G. devoniensis ont été préparées à partir de deux thalles d’une même touffe;
le fait que de nombreuses pousses dressées naissent, en culture, sur les disques
provenant du développement d’une seule carpospore, n’exclut pas la possibilité
que, s il en est de même dans la nature, la touffe récoltée puisse être issue d’une
seule carpospore; autrement dit, les résultats obtenus ici ne laissent pas présumer
qu’à Roscoff tous les G. devoniensis soient apome'iotique. L’hypothèse que des
souches apoméfotiques se rencontrent chez d’autres Gigartinales a déjà été pro¬
posée (KUCKUCK, 1912; DREW, 1944; WEST, 1972; WESTet POLANSHEK, 1972,
1975, POLANSHEK et WEST, 1975; CHEN et al., 1974; KIM, 1976; ARDRÉ,'
1977a). Le Gymnogongrus linearis (C. Ag.) J. Ag. étudié par DOUBT (1935)
ayant le même nombre de chromosomes dans les cellules du thalle et dans les
carpospores pourrait être considéré comme étant apoméiotique, mais cette inter¬
prétation doit être abandonnée puisque cet auteur affirme que la fécondation
intervient. Cependant, plus récemment, les cultures de carpospores de cette
espèce réalisées par NEWROTH et MARKHAM (1972) leur font supposer qu’un
développement parthénogénétique pourrait intervenir.
Je signalerai brièvement ici que des carpospores du G. devoniensis de Biarritz,
mises en culture en octobre 1975, ont donné naissance, de façon analogue aux
carpospores du G. devoniensis de Roscoff, à des thalles encroûtants stériles de
structure absolument identique à celle des disques obtenus à partir de la souche
de Roscoff, mais qui, jusqu’à présent (juillet 1977) n’ont encore formé aucune
fronde dressée. Il est possible qu’à Biarritz, où les conditions écologiques sont
incontestablement plus favorables à cette espèce qu’elles ne le sont à Roscoff,
le cycle du G. devoniensis comporte un tétrasporophyte analogue à un Erythro¬
dermis; les conditions de culture (température relativement basse, éclairement
faible), identiques à celles utilisées pour la souche de Roscoff, inhibent peut-être
la production de tétrasporocystes.
En l’absence de données caryologiques, la découverte dans la nature d’un Ery¬
throdermis avec tétraspores, et la mise en culture de celles-ci, permettrait peut-
être de montrer que certaines souches du G. devoniensis présentent, comme cer¬
taines souches du G. leptophyllus, une alternance entre tétrasporophyte encroû¬
tant et gamétophyte à frondes dressées, c’est-à-dire un cycle trigénétique hété-
romorphe diplohaplophasique.
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
161
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gartina stellata (Rhodophyta) from the north Atlantic./. Phycol. 11, suppl. : 1 7.
G. CRENULATUS ETC. DEVONIENSIS EN CULTURE
163
LÉGENDES DES FIGURES
Planche 1. Matériel en culture. - 1 à 5 : G. crenulatus. — 1 et 2 : coupes transversales
radiales d’un thalle encroûtant. — 3 à 5 : coupes transversales de frondes au niveau de pro¬
carpes; en 5 : deux spermaties sont fixées sur le trichogyne. - 6 et 7 : G. devoniensis :
coupes transversales de frondes au niveau de procarpes. — es : cellule support; rc : rameau
carpogonial de trois cellules; st : cellule stérile portée par la première cellule du rameau
carpogonial. — 1 et 2, à l’échelle A; 7 à l’échelle B; 3 à 6, à l’échelle C.
Planche 2 - Matériel en culture.— 1 à 7 : G. devoniensis. - 1 à 3 : coupes transversales
radiales de thalles encroûtants; 1 : au niveau de la marge; 2 : au niveau d’une très jeune
fronde; 3 : au niveau d’une fronde bien développée. — 4 à 7 : plantules âgées de cinq à six
semaines. — 2 et 3, à l’échelle A; 1 et 4 à 7, à l’échelle B.
Planche 3. - 1 à 5 : G. crenulatus, Roscoff, avril 1974.- 1 : thalles mis en herbier;
l’échelle correspond à 1 cm. — 2 : coupe transversale de la croûte d’où émergent les frondes,
x 225. — 3 et 4 : coupes transversales d’une fronde. 3, x 370; 4, x 580; les corpuscules ré¬
fringents sont visibles en 2, 3 et 4. - 5 : surface de la région sous-apicale d’une fronde pré¬
sentant des plages claires de spermatocystes (matériel fixé), x 225.- 6 : G. devoniensis,
Roscoff, avril 1974; thalles mis en herbier; l’échelle correspond à 1 cm.
Planche 4. - 1 et 2 : G. crenulatus, Roscoff, avril 1974; coupes transversales d’un tétra-
sporoblaste montrant des synapses secondaires (matériel fixé), x 580. — G. devoniensis,
Roscoff, avril 1974; coupe transversale d’une fronde, x 225. — 4 à 8 : G. crenulatus, maté¬
riel en culture. — 4 : premières divisions de tétraspores au bout de trois jours, x 770. — 5 à
8 : quatre plantules âgées entre quatre et six semaines; 5 et 6 : plantules discoides; 5 : face
inférieure d’un thalle discoïde qui a été détaché du substrat; 6 : face supérieure d’un autre
disque; 7 et 8 : plantules massives; 7 : non fixée, 8 : adhérant au substrat par épatement
basilaire. — 5, x 225; 6 et 8, x 580; 7, x 225.
Planche 5. - 1 à 6 : G. crenulatus, matériel en culture. - 1 : plantule âgée de six semai¬
nes présentant une pousse centrale et une pousse latérale, x 580. - 2 : marge d’un thalle en¬
croûtant, face inférieure, x 580. — 3 à 6 : coupes transversales radiales de thalles encroû¬
tants; 3 : au niveau de la marge qui s’est décollée du substrat, x 370; 4 : au niveau d’une
fronde coupée tangentiellement. x 225; 5 : détail de la partie profonde d’un thalle rampant,
x 580; 6 : au niveau d’une fronde coupée radialement. x 115. — en 4, 5 et 6, la marge du
thalle rampant est située à droite. — i : initiale; r : rhizoïdes.
Planche 6. - 1 à 6 : G. crenulatus, matériel en culture. - 1 : thalle stérile âgé de onze
mois, x 2. - 2 : gamétophyte fertile âgé de onze mois provenant du développement d’une
tétraspore isolée; un des apex présente un jeune tétrasporoblaste (flèche), x 2. - 3 : partie
basale d’un thalle âgé de 22 mois, croissant en suspension dans le milieu; le disque basal
(db) bien développé, entoure étroitement la pousse principale (pp), et porte de nombreuses
autres pousses (ps). x 2.-4 : coupe de ce disque basal; pousse principale (pp) en coupe
transversale, et une pousse secondaire (ps) en coupe radiale; r : rhizoïdes. x 115. — 5 : game-
tophyte fertile âgé de 22 mois, x 1. - 6 : gamétophyte fertile âgé de 26 mois, x 0,8.
Planche 7. — 1 à 6 : G. crenulatus, matériel en culture. - 1 : apex d’un gamétophyte fer¬
tile, les doubles flèches indiquent l’emplacement des procarpes, x 30. - 2 et 3 : gamétophy-
tes fertiles âgés de trente six mois, provenant chacun du développement d’une tétraspore
isolée; ces thalles portent l’un (2) quatre tétrasporoblastes dont un seul est visible, l’autre (3)
de nombreux tétrasporoblastes. — 4 et 5 : détail du thalle 2; les flèches indiquent les empla¬
cements des tétrasporoblastes; les échelles correspondent à 1 cm. — 6 : coupe transversale
d’un jeune tétrasporoblaste (matériel fixé), x 370.
Planche 8. - 1 à 8 : G. crenulatus, matériel en culture. - 1 à 3 : coupes transversales
d’un tétrasporoblaste; les synapses secondaires sont visibles entre les cellules des filaments de
164
F. ARDRÉ
la couche basale (2); les cellules de la zone corticale n’en présentent pas (3). 1, x 225; 2 et 3,
x 580. - 4 : coupe transversale d’une fronde, x 580. - 5 : coupe transversale au niveau d’un
procarpe, x 770. - 6 : coupe transversale au niveau de spermatocystes (matériel fixé); la
flèche indique l’emplacement des spermatocystes. x 1160.-7 : surface d’une fronde dans
une zone stérile, x 870. — 8 : surface d’une fronde dans une zone présentant des plages
claires de spermatocystes. x 870.
Planche 9 :1 à 6 :G. devoniensis, matériel en culture. - 1 : premières divisions de carpo-
spores au bout de trois jours, x 770. — 2 : plantules âgées de trois semaines, x 870. — 3 :
plantules âgées de cinq semaines, x 580. - 4 à 6 : plantules âgées de dix à douze semaines
x 115.
Planche 10. - 1 à 8 :G. devortiensis , matériel en culture. — 1 : coupe transversale radiale
d’un thalle encroûtant au niveau de la marge, x 300. - 2 : coupe transversale d’un thalle
rampant qui s’est décollé du substrat, x 370. — 3 : portion marginale d’un thalle encroûtant
(face inférieure), x 225. - 4 : portion marginale d’un thalle présentant des rhizoïdes (face
inferieure), x 370. — 5 : portion d’un thalle encroûtant, en coupe transversale, présentant
des rhizoïdes, dans une partie sous-jacente à une jeune fronde, x 370. - 6 à 8 : formations
de signification inconnue; petites cellules, pourvues de plastes, situées à l'intérieur de cellu¬
les médullaires, vues en coupes transversale (6) et longitudinale (7), qui arrivent à rendre
méconnaissable la structure typique des frondes du G. devoniensis (8). 6 et 7, x 370; 8,
x 115. — i : initiale; r : rhizoïdes.
Planche 11. - 1 à 8 : G. devoniensis, matériel en culture. - 1 à 3 : thalles stériles âgés de
onze mois, x 2. - 4 et 5 : gamétophytes femelles fertiles âgés de vingt six mois, x 1. - 6 :
thalle stérile âgé de trente six mois. - 7 et 8 : gamétophyte femelle fertile âgé de trente six
mois. — 6 à 8 : échelles correspondant à 1 cm.
Planche 12. - 1 à 4 : G. devoniensis, matériel en culture. 1 : coupe transversale d’une
fronde, x 370. - 2 : apex d’un gamétophyte femelle fertile; les nombreux procarpes sont
au niveau des ponctuations claires, x 30. — 3 : coupe transversale au niveau de deux procar¬
pes. x 580. - 4 : coupe transversale au niveau d’un jeune gonimoblaste (?) (matériel fixé),
u 25 ‘ “i 5 et 6 : G - devoniensis, Biarritz, octobre 1975. 5 : coupe transversale d’un gaméto¬
phyte male au niveau de spermatocystes. x 580. - 6 : spermaties. x 870.
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
Source : MNHN, Paris
166
F. ARDRÊ
Source : MNHN, Paris
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
167
Source : MNHN, Paris
168
F. ARDRÉ
Source : MNHN, Paris
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
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Source : MNHN, Paris
PL.6
F. ARDRÉ
Source : MNHN, Paris
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
171
Source : MNHN, Paris
172
F. ARDRÉ
PL.8
n g*
m * r
Source : MNHN, Paris
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENïIS EN CULTURE
173
PL.9
Source : MNHN, Paris
174
F. ARDRÉ
Source : MNHN, Paris
G. CRENULATUS ET G. DEVONIENSIS EN CULTURE
175
Source : MNHN, Paris
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F. ARDRÉ
Source : MNHN. Paris
177
TYPIFICATION DU GENRE
PSEUDOLITHOPHYLLUM LEMOINE
M. LEMOINE*
Le genre Pseudolithophyllum Lemoine a été créé en 1913 (Mélobesiees^ Deu¬
xième Expédition antarctique française, Masson éd. Documents scientifiques.
Sciences Naturelles 1913, p. 45, fig. 13 A) avec la description d'un échantillon
de l'Herbier du Muséum attribué par FOSLIE à Lithophyllum discoideum Fos-
lie Le nom de l’espèce-type de Pseudolithophyllum est indiqué in G. HAMEL et
M. LEMOINE ( Arch. Mus. N. Hist. Nat. (7) 1, 1953, p. 69) : Pseudolithophyllum
discoideum (Foslie) Lemoine.
L’échantillon de l'Herbier du Muséum avait été étudié et figuré par F. HEY-
DRICK sous le nom de Lithophyllum fuegiartum Heydrick (in Engler’s botan.
Yarb. 28, 5, p. 533, pl. XI, fig. 1-3, 1901). M. FOSLIE eut l’occasion de voir cet
échantillon et l’a trouvé semblable à ceux qu’il avait décrits auparavant sous le
nom de Lithophyllum discoideum Foslie (in Wiss. erg. schw. Exped. Magell.
Stockholm 1900, p. 73) et en a établi la synonymie que j’ai adoptée.
Les caractères du genre Pseudolithophyllum sont : le caractère monostro-
matique de l’hypothalle, le non-alignement des cellules du pénthalle et la présen¬
ce de synapses secondaires dans toutes les cellules périthalliennes.
Or en étudiant les types de l’Herbier Foslie à Trondhjeim, W. H. ADEY (in D.
Kg. n. vid. selsk. sKr. Unie., 1970, p. 12) a constaté que le type L. discotdeum
était dépourvu de synapses secondaires; il a utilisé ce genre pour toute une sene
d’espèces du même caractère.
Je désire conserver au genre Pseudolithophyllum les caractères observes
dans l’échantillon de Lithophyllum fuegianum, qui existent aussi dans deux au¬
tre espèces françaises -.Pseudolithophyllum expansum (Philippi) Lemoine 1924
et Pseudolithophyllum orbiculatum (Foslie) Lemoine 1928, et modifier le nom
de l’espèce-type. Je propose donc :
Pseudolithophyllum Lemoine, espèce-type Lithophyllum fuegianum Heydrick
non Lithophyllum discoideum Foslie.
1 Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d’Histoirc Naturelle, 12 rue de Buffon,
75005 Paris. L.A. n° 257, C.N.R.S.
Rev. Algol, N. S.. 1978. XTIÎ, 2 : 177.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN, Paris
179
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
P. BOURRELLY et M. RICARD
AGARDH, J. G. — Species, généra et ordines Algarum, 3 vol., 1848-1901, fac-
similé 1977, Cramer Ed. : 3200 p.
Les éditions Cramer ont eu l’excellente idée de donner un fac-similé du grand
ouvrage de J. G. AGARDH. C’est là l’ouvrage de référence de base pour l’algo-
logie, ouvrage qui fait la synthèse de toute l’algologie ancienne.
La réédition est complète et renferme : 1. Species, généra et ordines Fucoidea-
rum, 1848 : VIII + 363 p.; II. Species, généra et ordines Floridearum, 1, 1851 :
XII + 336 p.; II, 2, 1852 : p. 337-786; II, 3, 1863 : p. 787-1291; puis Epichry-
sis systematis Floridearum (III, 1), 1876 : VII + 724 p.-, Morphologia Floridea¬
rum (III, 2), 1840 : 301 p.; De dispositione Delesseriearum, Mantissa algologi-
ca (III, 3), 1898 : 239 p. et enfin De Florideis mantissa collectanea (III, 4),
1901 : 149 p.
Devenue fort difficile à trouver, cette somme algologique sera ainsi accessible
à tous et rendra encore de très nombreux services aux algologues marins.
Algological bibliography of the USSR from the beginning up to 1960. Collect.
Bibliogr. 3, O. KOELTZ, 1976, 1 vol rel.
Ce volume de près de 1000 pages est la reproduction fac-similé des listes bi¬
bliographiques des travaux consacrés aux algues de Russie depuis l’origine en
1761 à 1960. Ces listes ont été publiées par GAIDUKOV (1901) avec 452 réfé¬
rences, puis par ELENKIN, OHL, KRASSAVINA et HOLLERBACH (soit 7
séries de 1929 à 1968). Nous arrivons à un ensemble de plus de 7000 références.
Le premier relevé, celui de GAIDUKOV (452 références) est le plus commode, il
donne pour chaque opuscule une courte analyse et indique le nom des espèces
nouvelles et des algues principales; de plus à la fin de son travail il présente un
index des auteurs classés par régions, en séparant algues marines et algues d’eau
douce. Ses successeurs, devant l’abondance des travaux, se limitent à la liste
alphabétique par auteurs et à des références bibliographiques classiques. Les lis¬
tes de 1929, 1934, portent encore, comme chez GAIDUKOV, le nom de l’auteur
en caractères latins, hélas, à partir de 1950, titres et noms d’auteurs sont unique¬
ment portés en caractères cyrilliques. Un recueil indispensable à tous les algolo¬
gues.
Rev. Algol., N. S., 1978, XIII, 2 : 179-182.
Source : MNHN. Paris
180
BIBLIOGRAPHIE
FOGED, N. Freshwater diatoms in Ireland. Bibliotheca Phycologia , Cramer
Ed., 1977,34 : 221 p., 48 pl.
L’auteur poursuit dans cet ouvrage l’inventaire des diatomées d’eau douce des
pays de la zone tempérée de l’Europe du Nord. 143 localités ont été prospectées
dans 15 comtés de l’Irlande : elles sont décrites avec précision et caractérisées
par leur pH. Les récoltes, au nombre de 263, sont dominées par les diatomées
dont la diversité spécifique et générique est plus faible que celle habituellement
rencontrée dans les eaux douces de l’Europe et de l’Amérique du Nord; par
contre, les espèces y sont bien plus polymorphes.
765 taxons, dont 4 nouveaux, ont été recensés et chacun d’entre eux est cité,
accompagné du nom des auteurs qui l’a décrit, des localités où il a été récolté et
des caractéristiques de cette localité. Le texte se réfère constamment à une im¬
portante iconographie : 48 planches comprenant 757 microphotographies origi¬
nales se rapportant à 460 taxons.
Cet ouvrage est particulièremenr intéressant car il vient enrichir la liste des
trop rares publications consacrées aux diatomées de l’Irlande puisqu’il est, à
ce jour, le travail le plus complet réalisé depuis les premiers ouvrages de Wm.
SMITH et de E. O’MEARA.
KARLING, J. S. - Chytridiomycetarum iconographia, Cramer Ed., 1977,
I vol. rel. : 414 p.
II s’agit d’un atlas de mycologie, mais comme il est consacré à des Phycomy-
cètes très souvent parasites des algues, il rendra de grands services aux algologues
curieux qui, souvent, rencontrent ces champignons sous l’objectif de leur mi¬
croscope.
Ce beau volume, grand format, 28 cm X 19 cm, est illustré admirablement
par 175 planches. Ce n’est pas seulement un beau livre d’images : un texte bref,
mais clair et précis, donne les descriptions de tous les genres (et parfois sous-
genres) connus : près de 150. Après une introduction sur la cytologie des zoïdes,
l’auteur donne une clef de détermination des familles et sous-familles puis consa¬
cre 8 chapitres (plus des 2/3 du volume) aux Chytridiales (avec 7 familles et 100
genres); les Harpochytriales, Blastocladiales, Monoblephariales font l’objet de
3 chapitres séparés. Enfin le 12° chapitre, en appendice, étudie les Hyphochy-
triomycètes. Le texte, en langue anglaise, sur 2 colonnes, est d’une lecture facile,
et donne une synthèse de nos connaissances, qu’il est loisible de compléter
grâce à la bibliographie qui accompagne chaque chapitre. Un index des auteurs
et des champignons étudiés termine l’ouvrage. Pour les algologues, un seul regret,
l’absence d’index alphabétique des hôtes porteurs du parasite. Un livre de travail
qui doit prendre place sur la table de tous les botanistes s’intéressant à la biolo¬
gie des algues.
LEWIN, R. A. — The genetics of algae. Bot. Monograph. 12, Univ. California
Press, 1 vol. : IX + 360 p.
Ce volume de synthèse, dirigé par R. A. LEWIN renferme les mises au point
BIBLIOGRAPHIE
181
de 26 spécialistes. Tour à tour sont traités en 13 chapitres, la génétique des Cya-
nophycées, celle des Chlamydomonas (6 chapitres) des Volvocales, des Zygnéma-
les, des Charophytes, des algues marines multicellulaires (2 chapitres Ulva et
Acetabularia) et des Eugléniens ( Euglena gracilis). Le volume se termine par
deux appendices : 1°) traduction en anglais de 2 articles de PASCHER, 1918,
«Les relations entre division réductionelle et ségrégation mendelienne» et
«Oedogonium , bon objet pour l’étude des croisements chez les organismes
uninucléés, haploïdes». Ces 2 articles montrent que dès cette époque, le grand
algologue allemand œuvrait déjà sur la génétique des algues. 2 ) le deuxième
appendice est consacré à l’œuvre de F. MEURES : une analyse critique démontre
que les travaux de cet auteur ne peuvent être acceptés sans confirmation et nou¬
velle expérimentation. Un index des algues citées termine l’ouvrage. Ce volume,
où chaque chapitre est suivi d’une bibliographie très complète, fait la somme de
nos connaissances sur la génétique des algues : il montre qu’il reste beaucoup à
faire et qu’un très petit nombre d’espèces d’algues ont fait l’objet d études gé¬
nétiques.
LEWIN R. A. — Prochloron type genus of the Protochlorophyta. Phycologia,
1977, 16 (2) : 217 p.
L’auteur signalait, en 1975, avec la collaboration de L. CHENG ( Phycologia,
14 (3) : 149-152) la présence, dans les eaux côtières de Californie, d’une algue
unicellulaire du genre Synechocystis, épiphyte sur les ascidies et les racines de
palétuviers ( Rhizophora mangle). Une étude plus poussée (LEWIN, 1975, Phyco¬
logia 14 ( 3 ) : 153-160 et LEWIN et WITHERS, 1975, Nature, vol. 856, no 5520 :
735 - 737 ) permettait de reconnaître chez cette algue la présence de chlorophyl¬
le a et de chlorophylle b et l’absence totale de phycobiline. L’analyse chromato-
graphique décela de plus la présence de 0 carotène et de 3 xanthophylles.
L’ultrastructure en microscopie électronique est celle des Cyanophycées
(SCHULZ-BALDES et LEWIN, 1976, Phycologia 15 (1) : 1-6) : noyau sans
membrane, absence de mitochondries, thylacoïdes non réunis en plaste, corps
polyédriques à structure paracristalline, membrane à 4 feuillets et contenant
de l’acide diaminopimélique. D’après cette ultrastructure LEWIN nomme son
algue Synechocystis didemni, mais, quelques mois après (1977), réfléchissant a
la composition pigmentaire extraordinaire de cet organisme, il en dégage les
conclusions phylogénétiques possibles et, changeant le nom de Synechocystis,
il lui donne celui du nov. gen. Prochloron. Avec raison il va plus loin encore et
fait de ce genre le type du nouvel embranchement ( divisio) des Prochlorophytes,
du même niveau systématique que les Schizophyta, Rhodophyta, Chlorophyta
etc. Voici donc un embranchement, comprenant pour l’instant une espece uni¬
que, qui rassemblera des algues vertes procaryotes. Cela est fort cohérent et très
satisfaisant pour les phylogénéticiens.
Nous avons ainsi chez les Procaryotes, 2 ou 3 grandes séries : formes incolores
(Bactéries), formes à chlorophylle a (Cyanophycées), formes à chlorophylles u et
b (Prochlorophytes).
Une question importante reste, pour l’instant, posée : quelle est la nature des
réserves de Prochloron ? La découverte de ce nouveau végétal est un événement
182
BIBLIOGRAPHIE
sensationnel qui bouleverse nos idées sur la phylogenèse des algues. On peut pen¬
ser meme qu’il sera utile de considérer un «super-règne» des Procaryotes avec
Schizophyta et Prochlorophyta, opposé à celui des Eucaryotes groupant les
régnés végétal et animal. Il faudrait aussi trouver une place pour les virus, pour
lesquels ROTHMALER (1951) propose Virophyta et MOTTE (1969) : Holo-
caryotes. A notre avis, la découverte de LEWIN est d’une importance capitale
car on peut, grâce à lui, imaginer une lignée dérivant des Schizophytes avec chlo¬
rophylle a et phycobilines et parallèlement un autre tronc à chlorophylles a et b
où le Prochloron serait l’ancêtre des Chlorophytes et de tous les végétaux supé¬
rieurs. Une nouvelle fenêtre est ouverte sur l’inconnu des origines du monde vé¬
gétal grâce à la perspicacité de LEWIN.
NYGAARD G. - New or interesting plankton Algae with a contribution
their ecology. Kongl. Danske Vidensk. Selskab. Biol. 1977, Skr 21-107
87 fig.
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Cet important travail est consacré aux algues planctoniques du Danemark et
du Groenland aussi bien du point de vue systématique qu'écologique ou phyto-
sociologique. Sont aussi étudiées 2 Cyanophycées, 4 Dinophycées, 2 Raphido-
phycees, 11 Chrysophycées (dont 1 nov. sp. à’Vroglena, 8 Diatomées, 26 Volvo-
cales (dont 7 nov. tax. de Chlamydomonas, 1 nov. sp. de Chlorogonium) , 9 chlo-
rococcales (dont 2 nov. comb. dans le genre Monoraphidium), 13 Ulothricales
dont 3 taxons nouveaux de Koliella et 1 i’Elakatothrix) et 10 Desmidiales
(dont 4 nouveautés parmi les Staurastrum et Xanthidium).
Au cours de cette étude l’auteur précise la description des taxons qu’il avait
autrefois signalés. Ainsi U complète les diagnoses de Staurastrum asterias de
Sumatra, St. sparcidentatum de Panama. L’auteur n’a malheureusement pas eu
connaissance des monographies de ETTL sur Chloromonas et Chlamydomonas
ce qui 1 amènera a certaines rectifications dans les genres : car il n’a pas accepté
le genre Chloromonas et de ce fait a décrit certains taxons nouveaux comme
appartenant a Chlamydomonas. Chaque espèce est accompagnée de remarques
écologiques et illustrée avec beaucoup de soin et de précision. Cet ouvrage ren¬
dra de grands services, particulièrement pour des genres difficiles comme Urogle-
na, Monoraphidium. Koliella ou Elakatothrix.
183
SYMPOSIUM
Le II Symposium International sur les Algues Fossiles se tiendra à Paris dans la dernière
semaine d'Avril 1979.
Des excursions dans le Jura, le Bassin parisien et le Sud de la France sont prévues.
Les notes présentées lors du Symposium seront publiées dans un volume spécial.
Pour tous renseignements et inscriptions s’adresser à :
Professeur A.-F. POIGNANT,
Laboratoire de Géologie des Bassins Sédimentaires, Université P. et M. Curie,
Place Jussieu, 75230 PARIS Cédex 05.
Source : MNHN, Paris
Comrfiissioh paritaire N° 28588
Dépôt légal : n° 636-'Février 1978 lmp. Vial, 91410 Dourdan
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Source : MNHN, Paris
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ro de la figure ou du tableau sera inahis ; .da^is le cadre prévu, dans le texte, par la
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male des planches est de 11 x 18 cm et les auteurs feront leur possible pour
éviter une réduction trop importante des planches.
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REVUE ALGOLOGIQUE
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La « Revue Algologique », consacrée à tout ce qui se rapporte aux algues, publie :
1° des articles originaux ; 2° des analyses bibliographiques des travaux d’algologie.
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1
Source : MNhfk Paris