REVUE
ALGOLOGIQUE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
12, RUE DE BUFFON - 75005 PARIS
Sorti des presses le 15 septembre 1978
Publication Trimestrielle
COMITÉ DE LECTURE
F. ARDRÉ, M. CHADEFAUD, A. COÛTÉ, J. FELDMANN, F. CASSE, P. GAYRAL
M.T. L’HARDY, F. MAGNE, R. MESLIN, A. SOURNIA
Copyright© 1978. Revue Algoîogique.
Éditeur : A. D. A. C.
Nouvelle Série. Tome XIII. Fasr. ^
1978
REVUE
ALGOLOGIQUE
Fondée en 1922 par P. ALLORGE et G. HAMEL
Directeurs : P. BOURRELLY et R, LAMI
Secrétariat de Rédaction : M. RICARD
SOMMAIRE
(XT976)“ Docteur Bohuslav FOTT
. 187
■'égion d’Évreux ( 8 e supplé-
. 197
M. CHADEFAUD. - Sur la notion de Prochlorophytes. 203
%“T:fr,uTe1c£opT;tT''^“’ Chlorol^ccal’e;
^ “IttïMructurale de la zygospore du
Clostenum momhferum (Bory) Ehrenbg. au cours de sa germination. . . 211
J. P. CULUNANE. - The genus Vaucheria in Ireland. 225
Kallymenia (Cryptonémiales). III
Problèmes de la délunitation du genre Kallymema . . .. _ 241
Uu'r« m’i; 'h '■'b intercellulaires du Rhodochaete parvula
Ihuret (Rhodophycees, Bangiophycidées). 251
r SCAMMACCA.-Crouumu francisai
Oriente Ceram.aceac), nouvelle espèce de la Sicile
. 259
OUVRAGES REÇUS POUR ANALYSE
. 265
Preliminary Announcement
Thirteenth International Botanical Congress
Sydney, Australia. 21-28th August, 1981
The ptoeramme wiU consist of 12 sections moiecular, metabolic ceUular and
developifental, environmental, community, genetic, systematic and evolutionary, fungd,
anoatic historkal. and applied botany. There wfll be plenaty sessions sympos.a, and ses¬
sions for submitted contributions (papets and posters), Chairman ot the Programme Corn
FièÏÏ'Trip's''wm'fnc“de visita to arid and semi-atid régions, eucalypt forest,
heath, coûtai végétation (e. g. Gteat Barrier Reef, mangroves) etc., and speciallst trips.
Chairman of the Fieid Trips Committee : Prof. L. D. Pryor.
First Circulât, containing details. wÜl be maUed in August, 1979. Send your name and fuU
address, preferably on a postcard, to ensure your inclusion on the mading Iist.
Enquiries should be sent to the Executive Secretary, Dr. W. J. ^ram.
Congress address - 13th I. B. C., University of Sydney, N. S. W. 2006. Australia.
Sponsored by the Australian Academy of Science
ERRATA
- Un nouvel et intéressant biotope de
Rev. Algol, XII, 1-2 : RICARD, M. et MAURER, D. -
Coenobiodiscus muriformis.
C. muriformis a été transféré par F. E. ROUND (J.Phycol, 8 3, 1972 ; 222^231)
dans le genre Planktonielîa et doit donc etre appelé P. muriformis (Loeblich III,
Wight et Darley) Round.
Rev. Algol XIII, 1 : SOURNIA, A. ~ Catalogues des espèces et taxons infraspecifiques
des Dinoflagellés... III.
Page 11 ;pour le genre DIPLOPELTA, trois genres étaient en fait impliqués :
- Entre D. asymmetrica et D. perlata, ajouter ; Genre DIPLOPELTOPSIS Pavillard.
- Entre D. perlata et D. excentrica, ajouter : Genre DIPLOPSALIS Bergh.
Page 12 : pour le genre EBRIA : Au lieu de F. longispina lire E. longispina.
Rev. Algol, XIII, 2 : LEMOINE, M. - Typification dn genre Pseudolithophyllum Lemoine.
Dans le texte, aux lignes 8. 9 et 26,lire HENDRICK à la place de HEYDRICK.
187
Professeur Docteur Bohuslav FOTT (1908-1976)
J. KOMAREK et O. LHOTSKY
Monsieur Bohuslav FOTT, Docteur es Sciences et Professeur de Cryptogamie
et d’Algologie à l’Université CHARLES de Prague, est décédé subitement à
Prague le 7 octobre 1976 à l’âge de 68 ans.
L Algologie tchécoslovaque et l’Algologie mondiale ont ainsi perdu un spécia¬
liste emment pour qui cette discipline était devenue, dans toute la force du
terme, le but suprême de sa vie.
Il s intéressait a tout ce qui concerne les algues et son immense érudition en
cette matière lui donna une position exceptionnelle dans l’algologie contempo¬
raine ; il est dans cette branche l’un des meilleurs spécialistes du monde.
Son idée maîtresse restait la taxonomie des algues; cependant l’étude des
relations écologiques entre les organismes et le milieu aquatique le* conduisit
Rev. Algol., N. S., 1978, XIII, 3 : 187-196.
Source : MNHN. Paris
J. KOMAREK et O. LHOTSKY
à s’intéresser toute sa vie à l’hydrobiologie et à la limnologie qu’il ne sépara
jamais de l’algologie.
Le but principal de ses travaux fut, cependant, l’élaboration de monographies
et les révisions taxonomiques des principaux groupes d’algues. Ses travaux se
basaient sur des observations microscopiques minutieuses, sur les études des
cycles de vie et sur la variabilité dans les conditions naturelles. Il a complété
les observations de la microscopie classique par des procédés de travail plus
modernes. Ainsi, il a utilisé la technique des cultures pour étudier les variabilités
cytomorphologiques : par exemple la remarquable monographie du genre Chlo-
rella publiée en 1969 avec Madame M. NOVAKOVA. De même, la microscopie
électronique lui permit, avec J. LUDVIK (1957), l’étude monographique du
genre Synura. Il utilisait les caractères physiologiques et biochimiques mais en
soulignant que leur variabilité doit toujours être confrontée avec les modifica¬
tions morphologiques.
Dans ce domaine, il n’a jamais travaillé seul mais a souvent consulté les
spécialistes éminents en taxonomie physiologique, par exemple Monsieur le Pro¬
fesseur KESSLER d’Erlangen.
Il était d’avis qu’un système moderne et pratique devrait unir tous les cri¬
tères mais en leur conservant leur valeur propre. Dans le cas où tous ces carac¬
tères s’harmonisent et où leur variabilité est connue, on doit choisir le système
qui, tenant compte du polymorphisme naturel des différentes espèces, reste
cependant d’une possible application pratique.
Parmi les principaux résultats des travaux de B. FOTT comptons ceux concer¬
nant la sexualité des Chrysomonades, la cytologie et la fonction de quelques
organelles des Chloromonades et Cryptomonades, et la cytomorphologie des
Volvocales flagellées.
De ces nombreuses études sur les algues citons, en plus de la monographie
déjà mentionnée du genre Chlorella, celles sur Coronastrum, Chodatella, La-
gerheimia, Choricystis.
Il faut mettre aussi à son actif la création du genre Oonephris fondée sur la
structure du plaste, caractère important pour la famille des Oocystaceae, la
révision du genre Saturneîla, les études monographiques des familles des Chara-
ciaceae et Radiococcaceae. N’oublions pas les importants travaux sur Eremo-
sphaera, Tetradesmus, Treubaria, faits par ses élèves sous son impulsion ou avec
sa collaboration.
Le professeur B. FOTT, dans ses études floristiques et taxonomiques sur les
stations algologiques importantes, ne s’est jamais contenté d’énumérer simple¬
ment les espèces, mais a toujours indiqué les données physico-chimiques dont
dépendait leur évaluation taxonomique. Cette courte énumération montre que,
malgré l’universalité de ses travaux, le centre d’intérêt des recherches de B.
FOTT était bien les algues Chlorococcales; il y revenait sans cesse et devint
ainsi l’un des meilleurs connaisseurs et experts du monde algologique.
De larges et profondes connaissances en ce qui concerne l’ensemble du
Professeur Docteur Bohuslav FOTT
189
système algologique et botanique, ont permis à B. FOTT de se vouer également
aux problèmes de parenté entre les différents groupes d’algues. Les résultats en
furent des études se rapportant aux relations phylogénétiques entre les divers
phylums.
Le Professeur B. FOTT donna des conférences en Tchécoslovaquie et aux
Congres botaniques d’Edimbourg et de Léningrad où il présenta les résultats de
ses travaux.
Procédés modernes, analyse critique de la problématique, alliance des connais¬
sances de la nature avec celles du laboratoire, culture d’algues, sont les grands
thèmes qu’il proposait à ses élèves. Une cinquantaine de chercheurs, rien qu’en
algologie, bénéficièrent de ses directives. Il resta toujours un conseiller et un
consultant obligeant et dévoué pour les jeunes algologues de son pays ainsi
qu’à ceux de l’Étranger, mais il était en même temps un juge sévère.
L un de ses principes de base, pour la formation de ses élèves était une obser¬
vation soigneuse et rigoureuse donnant ainsi une connaissance exacte et détaillée
de l’organisme étudié.
Le^ professeur B. FOTT a été le fondateur de l’Algologie tchécoslovaque
d après-guerre et, grâce à lui, son laboratoire est devenu actuellement l’un des
centres de recherches algologiques les plus importants d’Europe. Il fut donc un
des grarids représentants de l’École Algologique Européenne, s’attachant à porter
à un niveau élevé cette science en Europe centrale en conservant sciemment
et volontairement les grandes traditions algologiques pragoises représentées par
les noms de HANSGIRG, VILHELM, PRINGSHEIM et PASCHER.
Il est évident que l’étendue de son œuvre scientifique représentée par près
de 200 publications, eut également un grand retentissement à l’échelle interna¬
tionale et lui ouvrit de nombreuses fonctions d’édition et d’organisation. Pen¬
dant un certain temps il apporta son concours à des Universités étrangères; il
travaÜla comme éditeur et fut membre du conseil de rédaction de beaucoup de
périodiques internationaux.
Après la mort du Professeur Docteur HUBER-PESTALOZZI, il est devenu
éditeur principal du traité «Das Phytoplankton des Süsswassers» pour lequel
il a élaboré une monographie des algues Tetrasporales, et réuni les matériaux
pour le volume des Chlorococcales. Parmi ses nombreuses fonctions d’organisa¬
teur on peut nommer, comme la plus importante, celle de Président de l’«Inter-
national Phycological Society», ainsi que celle de Vice-Président d’Honneur au
Xlle Congrès International de Léningrad en 1975.
Le Professeur Dr. B. FOTT fut extraordinairement actif jusqu’à sa mort. Il
a apporté à l’Algologie non seulement un ensemble imposant de travaux de
grande valeur, des résultats originaux qui enrichiront profondément nos con¬
naissances des algues, mais il nous a laissé nombre d’élèves et de successeurs
contribuant ainsi à l’extension de l’Ecole Algologique de Prague : c’est là le plus
beau couronnement d’une carrière scientifique bien remplie.
190
J. KOMAREK et O. LHOTSKY
TRAVAUX ALGOLOGIQUES DE B. FOTT
1929 - Jarni rasova flora Inarskych rybnil^u. (Vernal algae in the fishponds of Lnare). Veda
prirodni (Praha) 10 : 120-122.
1930 - Prispevek k poznani rasove vegetace Svatojanske doliny v Nizkych Tatrach. (Contri¬
bution à la connaissance de la végétation des algues de Svatojanska dolina dans les
Carpates Basses). Spisy prir. Fak. Karl. Univ. (Praha) 105 : 1-28.
1931 - O plovani a vertikalni repartici rostlinneho heleoplanktonu. (Buoying and vertical
répartition of the plant heleoplankton). Sprawozd. 3. Zjazdu Botan. slowjansk.,
Warszawa, p. 76-77.
1931 - Plankton. In : Masarykuv Slovnik naucny 5 : 1-2.
1933 - Einige neue Protococcalenarten. Beih. bot. Cbl., sect. 2, 50 : 577-584.
1933- Die Schwebeflora des Ohrid-Sees. Bull. Inst. Jard. bot. Univ. Beograd 2 : 153-175.
1933 - Fytoplankton jako rostlinne spolecenstvo. (Phytoplankton as a plant community).
Veda prirodni {Vra.\ia.) 14 :102-108.
1933 - Litoralni formace ras. (Algal formations in the littoral zone). Veda prirodni (Praha)
14 : 283.
1934 - Phytoplanktonproduktion des Ohrid-Sees. Verh. internat. Verein. theor. angew.
Limnol. 1 ; 229-237.
1934- Stades persistants de Bryopsis muscosa Lamouroux. Vest. kral. ceske Spol. Nauk,
tr. 2, Praha 1933/2 : 1-4.
1935 - Siderocelis, eine neue Gattung der Protococcalen. Beih. bot. Cbl., Sect. 2, 52 :112-
118.
1935- Über den inneren Bau von Vacuolaria viridis (Dangeard) Senn. Arch. Protistenk.
84 ; 242-250.
1937-Dva nove druhy rodu Diceras Reverdin. (Zwei neue Arten der Gattung Diceras
Reverdin). Vest. kral. ceske Spol. Nauk, tr. 2, Praha, 1936/11 : 1-7.
1938 -Eine neue Gymnodinium- und Ma.ssart{a-Art. Stud. bot. cechosl. (Praha) 1 ; 100-104.
1938 -O «vodnim kvetu». (The «water bloom»). Veda prirodni (Praha) 19 ; 15-18.
1940 -Neue farblose Flagellaten. Arch. Protistenk. 93 ; 350-354.
1940-0 vegetacnim zbarveni vody. (Végétation colouring of the wa-ter). Nasi Prirodou
(Praha) 4 : 414-415.
1941 - Über einige neue Vertreter des Planktons eutropher Teiche. Stud. bot. cech. (Praha)
4 : 63-66.
1941 -Zelena rasa Pediastrum. (The green alga Pediastrum). Vesmir (Praha) 19 : 215-217.
1942 - Die planktischen Characium-Arten. Stud. bot. cech. (Praha) 5 : 156-166.
1942 - Über eine auf den Protococcalenzellen parasitierende Chytridiaceae. Stud. bot. cech.
(Praha) 5 : 167-170.
1942 -O vuni vody. (Smelling water). ChvÜky v Prirode (Praha) 2 : 95-96.
1944-Inkoustove pruhy na skalach. (Ink strips on rocks). Chvilky v Prirode (Praha) 3 :
108-109.
1946 - The planctonic species of the genus Bicoeca. Vest. Kral. ces. Spol. Nauk, tr. 2, Praha
1944/19 : 1-7.
1946-Taxonomical studies on Chlorococcales I. Stud. bot. cechosl. (Praha) 7 : 165-171.
1947 -Zivot na rozhrani. (Life on the borderline). Vesmir (Praha) 25 ; 106-108.
Professeur Docteur Bohusiav FOTT
191
1947-Mikrobiologie ve sluzbach kriminalistiky. (Microbiology in the service of criminolo-
gy). Vesmir (Praha) 26 ; 46.
1948 -Taxonomical studies on Chlorococcales II.5<wd. bot. cechosl. (Praha) 9 : 6-17.
1948 - Ekologie ras. Spolecenstva ras. (Algal ecology. AJgal communities). In : KLIKA, J. :
Rostlinna sociologie. Praha, p. 251-260, 289-292.
1949 - Rasy sareckeho udoU. (Algae of the Sarka valley), /n : Sarka, Praha, p. 46-49.
1950 • Frustules of Attheya zachariasii in électron microscope. Stud. bot. cechosl. (Praha)
11 ; 262-267.
1950-A monograph of the généra Lagerheimia and Chodatella. Taxonomical studies on
Chlorococcales III. Vest. kral. ces. Spol. hTauh, tr. 2, Praha, 1948/3 ; 1-32.
1950 -Corone, a new genus of colonial Volvocales. Vest. kral. ces. Spol. Nauk, tr. 2, Praha,
1949/2 ; 1-9.
1950- 0 floristice ras, sinic a bicikovcu. (The floristics of algae and flagellâtes). Vesmir
(Praha) 28 ; 113-114.
1951 - New Chytrids parasiting on algae. Vest. kral ces. Spol Nauk, tr. 2, 1950/4 :1-10.
1951 -O vyskytu rasy Catena ve fytoplanktonu nasich rybniku. (On the occurence of the
alga Catena in Bohemia). Cî. botan. Listy (Praha) 3 : 125-126, 1950-1951.
1951- 0 vyskytu bicikovce Pascheriella tétras Kors. (On the occurence of the flagellate
Pascheriella tétras Kors). Cj. botan. Listy (Praha) 3 : 160-161, 1950-1951.
1951 -Nasi zeleni bicikovci. (Our green flagellâtes). Vesmir (Praha) 29 ; 205-209.
1951 -Krasnoocka cisti vodu. (Euglenae purify the v/ntei]. Clovek a Priroda (Praha) 3 :6-7.
1952 -Mikroflora oravskych raselin. (Mikroflora der Orava-Moore). Preslia (Praha) 24 :
189-209.
1952 -Methodicke problemy ve vyzkumu fytoplanktonu. (Methodological questions in the
phytoplankton research).Pres/ia (Praha) 24 : 391-398.
1953 -Nove rasy a bicikovci. (New algae and flagellata).Pres/ia (Praha) 25 : 143-156.
1953 -Paradoxia multiseta Svirenko ve fytoplanktonu ceskych rybniku. (Das Vorkommen
von Paradoxia multiseta Svirenko im Plankton der bôhmischen Teiche). Preslia
(Praha) 25 :365-367.
1953 -L. trida Flagellata Cohn 1883 - bicikovci. (Class L. FlagellaCa Cohn 1883 )./m :
JIROVEC, O. et al. ; Protozoologie. Praha, p. 189-243.
1953 -O rozsivkach. (Diatoms).(Praha) 1 ; 74-77.
1954 - Zajimavy pripad neustonu a jeho vyznam pro produkcni biologii rybnika. (Ein
interessanter Fall der Neustonbildung und deren Bedeutung fur die Produktions-
biologie der Teiche).Presh'a (Praha) 26 : 95-104.
1954 -Trida Bicikovci - Flagellata (Mastigophora). (Class Flagellata (Mastigophora))./n ;
HRABE, S. et al. : Klic k urcovani zvireny CSR. NCSAV Praha, 1 :14-38.
1954 - Pleurax, syntheticka pryskyrice pro preparaci rozsivek. (Pleurax, a synthetic resin for
préparation of diatoms). Pres/iu (Praha) 26 : 193-194.
1954 -Neue russische algologische Literatur. Hydrobiologia 6 : 387-391.
1955 -Scales of Mallomonas observed in the électron microscope. Preslia (Praha) 27 ; 280-
282.
1955 - Les écailles des Chrysomonadines vues au microscope électronique. Revue Algologi-
que 1 : 234.
1956 -Sinice a rasy. (Blue-green algae and algae). NCSAV Praha, 373 p.
1956 • Flagellata extremne kyselych vod. (Flagellaten aus extrem sauren Gewâssern). Pres/ia
192
J. KOMAREK et O. LHOTSKY
(Praha) 28 : 145-150.
1956 - Les Flagellés des eaux extrêmement acides. Revue Algologique 2 : 196.
1956 - Euglena physeter species nova. Preslia (PrahaJ 28 ; 415-416.
1956 -Neue sowjetische algologische Literatur II. Hydrobiologia 8 : 184-190.
1956 -F. B. & LUDVIK, J. : Elektronenoptische Untersuchung der Kieselstrukturen bei
Chrysosphaerella (Chrysomonadinae).Presîw (Praha) 28 : 276-278.
1956 - F. B. & LUDVIK, J. : Über den submikroskopischen Bau des Panzers von Ceratium
hirundinella. Preslia (Praha) 28 : 278-280.
1957 - Aphelidium chlorococcarum species nova, parasit zelenych ras. (Aphelidium chloro-
coccarum species nova, ein neuer Parasit in Grünalgen). Univ. Carol., Biol. (Praha)
3/2 : 229-237.
1957 -Taxonomie drobnohledne flory nasich vod. (Taxonomie der mikroskopischen Flora
einheimischer Gewàsser).Preslia (Praha) 29 : 278-319.
1957 -Zo zpravy CSBS - algologickej sekce v Prahe o vyzkumu uskutecnenom na uzemi
Tatranskeho narodneho parku. (Report of the Algological Section of the Czechoslo-
vak Botanical Society on the research in the High Tatra National Park). Sbornik
PracTANAP (Martin) 1 ; 106-107.
1957 - F. B. &: LUDVIK, J. : Die submikroskopische Struktur der Kieselschuppen bei Synura
und ihre Bedeutung fur die Taxonomie der Gattung. Preslia (Praha) 29 : 5-16.
1957- F. B. & SLADECEK, V. : XIH. Kongres mezinarodni limnologicke spolecnosti ve
Finsku. (Xllith Congress of the International Limnological Society in Finnland).
Biolo^ia (Bratislava) 12 :471-473.
1958- Zur Kenntnis der Gattung Rhopalosolen (Chlorococcales). Annal, biol. Tihany 25 :
343-351.
1958 -Zprava o cinnosti Algologicke sekce Cs. botanicke spolecnosti v r. 1957. (Report on
the Activities of the Algological Section of the Czechoslovak Botanical Society in
1957).Preslia (Praha) 30 : 215-216.
1958 - F. B. & KOMAREK, J. : Über eine hâufig übersehene Grünalge : Pseudococcomyxa
adhaerens Korsikov.Preslia (Praha) 30 : 76-77.
1959 - Algenkunde. VEB Gustav Fischer Verlag, Jena, 482 p.
1959 -Zur Frage der Sexualitât bei den Chrysomonaden. Nova Hedwigia 1 ; 115-130.
1959 -F. B. & ETTL, H. : Fytoplankton udolni nadrze na Zelivce. (Das Phytoplankton
der Talsperre bei Sedlice).Preslia (Praha) 31 ; 213-246.
1960-Taxonomische Übertragungen und Namensànderungen unter den Algen. Preslia
(Praha) 32 :142-154.
1960 - Zur Kenntnis der Gattung Saturnella (Chiorococcales). Nova Hedwigia 2 : 273-278.
1960 -Stavba bunecne blany rozsivek. (Cell wall structure in the diatoms). Vezmir (Praha)
39 : 51-52.
1960 - Algologicke symposium. (Symposium on algology). Preslia (Praha) 32 : 110.
1960-F. B. ât KOMAREK, J. ; Das Phytoplankton der Teiche im Teschner Schlesien.
Preslia (Praha) 32 :113-141.
1961 -Gloeobotrys coenococcoides spec. nova. Preslia (Praha) 33 : 203-205.
1961 -On the genus Trachychloron (Xanthophyceae). Bull. Res. Counc. Israël lOD ; 66-72.
1961 - Phycological activity in Czechoslovakia. P/iycolo^ia 1 : 183-186.
1961 - F. B. & HEYNIG, H. : Siderocelis nana spec. nova. Preslia (Praha) 33 : 351-353.
1962-Die taxonomische StelJung der Gattung Gloeomonas Klebs. Arcft. Proi/stenfe. 106 :
342-350.
Professeur Docteur Bohuslav FOTT
193
1962-Taxonomy of Mallomonas based on électron micrographs of scales. Preslia (Prahal
34:69-84. ' ‘
1962 -O pestovaniu rias. (On the cultivation of algae). In ; Veda proti hladu. Osveta (Mar¬
tin), p. 105-110.
1962 - F. B. & K A LIN A, T. : Über die Gattung Eremosphaera De Bary und deren taxono-
mische Gliederung. Preslia (Praha) 34 : 348-358.
1963 -Granulochloris spinifera sp. nova. Phycologia 3 : 101-103.
1963 - Contents and éditorial policy of Phycologia. 3 (2) : 104-106.
1963 -F. B. & LUDVIK, J. : Submicroscopical structure of silica-scales in Chrysomonads
and its use in taxonomy. Progress in Protozoology, Prague, 1961, p. 425-426.
1963 -F. B. & REHAKOVA, H. : Infraspeciflc variability in Oocystis coronata Lemmer-
mann. Nova Hedwigia 6 : 239-242.
1964 - Evolutionary tendencies among algae and their position in the plant kingdom. Ahstr.
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1964 - Hologamie and agamie cyst formation in loricate chrysomonads. Phycos (New Delhi)
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1964/2:129-137.
1964 -Notes on the taxonomy and morphology of some algae cultivated in the Culture
collection of algae at the Botany department of Charles University. Acta Univ. Carol
Biol, Praha, 1964/2 ; 111-127.
1964 -Phycological activity at the Department of Botany of Charles University. Acta Univ
Carol, Biol, Praha, 1964/2 : 89-95.
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1964 - Dr. Bohumil Cyrus f 30.X1.1963. Rresh'a (Praha) 36 ; 313-314.
1964 - F. B. & McCarthy, a. J. : Three acidophilic volvocine flagellâtes in pure culture.
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1964 - F. B. & TRUNCOVA, E. : List of species in the Culture Collection of Algae at the
Department of Botany of Charles University. Acta Univ. Carol, Biol, Praha 1964/2 •
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1964 ■ LYON, L. & F. B. : Quelques particularités infrastructurales du plaste des Carteria
(Volvocales)./. Aficrosc. 3 : 159-166.
1965- Über das Vorkommen von Tetrasporidium javanicum Mobius in Teichen Bohmens.
Revue Algologique 8 : 61-63.
1965 - Evolutionary tendencies among algae and their position in the plant kingdom. Preslia
(Praha) 37 : 117-126.
1965 - Verzeichnis der am Lehrstuhl fur Botanik instand gehaltenen Algenkulturen, nebst
Entwurf einer neuen Bezeichnung der kultivierten Algenstâmme. Novit. bot. Inst,
et Horti bot. Univ. Carol pragensis 1965 : 1-20.
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196
J. KOMAREK et O. LHOTSKY
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gen. Preslia (Praha) 48 : 289-298.
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alga newly reported for freshwater aquaria in Prague. Preiiw (Praha) 48 : 17-2U.
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197
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION D’ÉVREUX
(8e supplément)
Roger MAILLARD
Ce supplément à la Florule déjà publiée dans la présente Revue (Nouvelle
série, t. IV, nO 4, 1959 et seq.) se rapporte à l’examen des récoltes faites dans
les stations ci-après :
233 du 29.6.66
244 du 10.6.68
246 du 24.7.68
247 du 24.7.68
250 du 11.9.68
254 du 2.10.68
255 du 7.10.68
258 des 28.1.69
et 3.2.70
259 du 28.1.69
260 du 26.3.69
261 du 7.5.69
262 du 7.5.69
266 du 23.9.69
- Forêt d’Évreux, mare du Belvédère. Grattage de tiges de Pota-
mogeton, pH : 8,1.
- Forêt d’Évreux. Dépôt sur fond de flaque d’eau, pH : 6.
- Forêt d’Évreux, mare du Belvédère. Expression de chlorophy-
cées filamenteuses, pH : 7,8.
- Même station. Grattage de tige de Potamogeton.
- Évreux, Bois de St-Michel. Dépôt sur fond vaseux de mare
pH : 5,7.
- Forêt d’Évreux, mare du Belvédère. Dépôt sur fond vaseux
pH :7,3.
- Même station, Expression de Lemna, pH : 7,3.
- Évreux. Viaduc de la République. Grattage du perré sud sous
écoulement d’une coulotte, pH : 8.
- Évreux. Chemin des Forières. Ruissellement de l’écoulement
ci-dessus. Grattage d’enduit sur sable du chemin, pH : 8.
- Évreux. Expression de mousses ruisselantes, pH ; 8.
- Forêt d’Évreux. Route de La Trémouille. Grattage de bois
immergé dans un fossé, pH : 5,4.
- Même emplacement. Expression de chlorophycées filamen¬
teuses dans un fossé voisin, pH : 6,2.
- Forêt d’Évreux. Flaque d’eau. Dépôt sur fond vaseux, pH •
5,6.
* lObis rue Beaumont, 27000 Évreux, et Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National
d’Histoire Naturelle, 12 rue de Buffon, 75005 Paris.
Rev. Algol., N. S., 1978, XIII, 3 : 197-202.
Source. MNHN. Pans
198
Roger MAILLARD
267 des 28.10.69,-Même emplacement que le nO 259 mais sur le perrc nord,
3-2 et 17.8.70 pH : 8.
275 du 17.8.70 -Même station que le n» 259. Grattage d’enduit sur sable du
chemin, pH : 8.
Cette liste se termine par l'énumération d’une série de récoltes faites à Évteux
sur des murs suintants dont l'humidification provient des terres qu’Us soutien¬
nent. Ils sont à sec l’été et pendant les périodes de sécheresse (type xerotique de
BEGER). Leur pH est toujours voisin de 8.
Route d’Évreux à Breteuil. Pont de la Maison des Caves; grattages d’un mur de
culée ;
225 des 6 mai et 7.12.65, 7.11.66, 12.8.68 et 16.12.69, suintement.
226 du 13.8.68, dans une rigole sous un suintement.
248 du 16.12.69, dans un suintement sous la rigole.
264 du 1.9.69, dans chlorophycées à la base du mur.
Pont Réveilhac, grattages des murs de soutènement (chaque numéro correspond
à un emplacement de récolte différent)
Mur nord, exposé au soleil : 256 du 21.1.69; 257, 268 à 271 du 24.2.70.
Mur sud, éclairement faible : 265 des 1.9.69 et 16.3.70; 272 à 274 du 16.3.70.
Espèces nouvelles pour cette florule ou pour la science
(avec indication des stations)
Amphora submontana Hustedt var. ebroicemis nov. var. (fig. 2 a 6)
Valve lancéolée, longueur 15-17 pm, largeur 3,5-4pm, extrémités plus ou
moins étirées, parfois capitées, tournées du côté ventral, raphé à branches droites
ou un peu courbées, pores centraux tournés du côté dorsal. Aire axiale faible,
aire centrale atteignant le bord dorsal avec élargissement en stauros du nodule
central, plus ou moins élargie du côté ventral et s’étendant plus ou moins dans le
sens apical. Stries radiantes, très délicates, 30 en 10 pm en dehors de la partie
médiane et de plus en plus serrées et indistinctes en allant vers les extrémités, les
médianes côté ventral plus écartées (26 en 10/Jm), les médianes côte dorsal très
courtes et marginales, ou remplacées par un renforcement de la paroi cellulaire.
Diffère de l’espèce par ses stries médianes ventrales moins serrées et par l’ab¬
sence de stries médianes dorsales vigoureuses.
A specie in medio ventralis minus confertis striis et privatione robustarum
striarum in medio dorsalis differt.
Récoltes 259, 267 et 275, présent à rare.
Gomphonema lanceolatum Ebr. var. insignis (Greg.) Cl.
Récoltes 246 et 254, très rare à rare.
Source : MNHN. Paris
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION D’ÉVREUX
199
Navicula digitulus Krasske 1943 (fig. 12)
Longueur 14 /Um, largeur 4 iim, 23 stries en 10 ixm divisées.
Nous rapportons cette forme à l’espèce de KRASSKE (1943), qu’il figure
seulement, sans diagnose, bien que CLEVE-EULER (1955) indique 28 stries
avec médianes un peu surécartées.
Récolte 262, présent.
Navicula perpusilla Grun.
Suintements 248, 265, 268, 272 et 273, pH : 8. Présent à assez commun.
Navicula radiosa K. var. subtenella nov. sp. (fig. 7 à 11)
Longueur 16-18 /Ltm, largeur 3 pm. Valve rhombique à étroitement lancéolée,
extrémités parfois un peu étirées, stries très radiantes devenant convergentes
vers les extrémités, 1 9-21 pm, aire axiale faible, aire centrale irrégulière.
Diffère de l’espèce par sa taille beaucoup moindre et ses stries plus délicates
et plus serrées.
A specie minoribus dimensionibus gracilioribus densioribusque striis differt.
Cette variété ne peut être confondue avec la var. tenella dont les stries sont
nettement moins serrées et l’aire centrale plus petite.
Récoltes 259 et 275, très rare.
Nitzschia paîeacea Grun. vît. ebroicensis nov. var. (fig. 13 et 14)
Colonies de frustules en touffes étoilées. Valves linéaires-Iancéolées, longueur
20 pm, largeur 2,5 pm, 15 points carénaux en 10 pm, stries à peine observables.
Diffère de l’espèce par le contour des valves et par ses colonies étoilées.
A specie valvorum circuitu et asteriformibus coîoniis differt.
Récoltes 258, très commun.
Stauroneis murieïla Lund 1945
Suintements 264 et 271, récolte 266, présent.
Additifs à l’écologie de certaines espèces
(la lettre s indique les suintements)
Atnphora normani Rabh. s226, s248, s256, s264, s270, s271, très rare à rare.
Amphora veneta K. 250, présent.
Caloneis bacilîum (Grun.) Meresch. 259, s267, s271 à 274, 275, très rare.
Cymheïla navicuîiformis Auersw. 244, 262, 266, présent. ^
Fragilaria construens (Ehr.) Gr. var. venter (Ehr.) Gr. s272, présent.
200
Roger MAILLARD
Frustulia vulgaris Thw. 267, présent.
Hantzschia amphioxys (Ehr.) Gr. 259, s264, s265, s267 à 271, s 273, assez rare à
très rare.
Melosiraroeseana Rabh. s264, s265, s268 à 270, présent à très commun.
Navicula cincta Ehr. s258, très rare.
Navicula démentis Grun. s257, présent.
Navicula contenta Grun. f. rectangulata s265, s268, s273, présent à assez rare.
Navicula cryptocephala Kütz. var. veneta (Kütz.) Grun. s258, s264, s267, 258,
275, présent à rare.
Navicula lagerstedtii Cl. var. palustris s268, 271, s263, présent.
Navicula seminulum Grun. 254, présent, 260, s267, s268, s271, s272, s274,
présent à assez commun.
Navicula menisculus Schum. s257, présent.
Navicula minima Grun. s258, s264, s268, s270, s271, 260, présent a rare.
Navicula mutica Kütz. s258, s264, s265, s267 à 271, s274, 259, 275, présent à
très rare.
Navicula mutica var. ventricosa (Kütz.) Cl. 259, s267, présent à très rare.
Neidium productum (W. Sm.)Cl. 244, 260, présent à très rare.
Nitzschia amphibia Grun. s258, s267, s271 à 273, présent à rare.
Nitzschia amphibia var. acutiuscula Grun. s273, s274, présent à rare.
Nitzschia communis Rabh. s258, s264, s267 à 270, s274, 275, présent à com¬
mun.
Nitzschia dubia W. Sm. s267, présent.
Nitzschia linéarisé. Sm.254, très rare, 259, 275, très commun, 267 rare.
Nitzschia tryblionella Hantz. var. debilis Arnott s225, s226, s243, s264, 259,
267, 275, présent à assez rare.
Pinnularia borealis Ehr. s226, mousses immergées, très commun; s248, s264,
s265, 267, s268, s269, présent à assez rare.
Pinnularia gibba Ehr. v. subundulata Mayer 246, 254, présent à assez rare.
Pinnularia interrupta'W. Sm. 250, assez commun.
Pinnularia nodosa Ehr. 261, commun.
Pinnularia viridis (Nitz.) Ehr. var. rupestris (Hantz.) Cl. 259, 267, s272, présent
à rare.
Stauroneis thermicola (Pet.) Lund. 254, présent.
Surirella ovata Kütz. 259, 275, très rare à rare; s267, présent.
Synedra ulna (Nitz.) Ehr. 233, 246, 247, 254, 255, assez rare à très commun
(masse).
Formes particulières à signaler
Achnanthes coarctata Breb. var. elliptica Krasske. (fig. 1). Longueur 13 jUm, 16
stries en 10 pm. Variation à pôles très obtus et à striation irrégulière, 268,
présent
Pinnularia interrupta W.Sm. (fig. 15). Longueur 35 pm, 10 côtes, aire centrale
presque nulle, 261, présent.
Source : MNHN. Paris
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION D’ÉVREUX
201
Fig. 1 : Achnanthes coarctata Breb. var. elliptica Krasske. - Fig. 2 à 6 : Amphora sub-
montana Hust. var. ebroicensis nov. var. — Fig. 7 à 11 iNavicula radiosa K. var. subteneîla
nov. var. ; Fig. 12 :Navicula digitulus Krasske. - Fig. 13-14 -.Nitzschia paleacea Grun. var.
ebroicensis nov. var. - Fig. 15 iPinnularia interrupta W. Sm.
Source. MNHN. Pans
202
Roger MAILLARD
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203
SUR LA NOTION DE PROCHLOROPHYTES
Marias CHADEFAUD*
On connaît les remarquables observations que vient de publier R. A. LEWIN,
relatives à des «Algues bleues» dont la pigmentation est celle de Chlorophycées.
Il s’agit d’Algues unicellulaires marines, tropicales, associées à des Ascidiens,
pour lesquelles l’auteur a créé le genre nouveau Prochloron. Leur cytologie, de
type procaryote, est tout à fait celle des Cyanophycées classiques, mais elles
diffèrent profondément de celles-ci par :
1. la possession des chlorophylles A et B, au lieu de seulement A;
2 . l’absence de phycobilines, c’est-à-dire de phycocyanine ou de phycoérythrine;
3. le groupement par deux de leurs thylakoïdes, dont chaque couple forme ainsi
une lamelle chlorophyllienne.
Or, ces caractères ne sont pas ceux des Cyanophycées, qui possèdent seule¬
ment la chlorophylle A, sont pourvues de phycocyanine et de phycoérythrine,
et dont les thylakoïdes sont séparés. Par contre, Us rappellent tout à fait ceux
des Chlorophycées. En conséquence, LEWIN a créé pour ces organismes un
nouvel embranchement, celui des PROCHLOROPHYTES.
Ce nom indique que, selon lui, les Prochloron se sont engagés, au cours de
leur évolution, sur la voie qui a pu conduire des Cyanophycées aux Chlorophy¬
cées, mais que cette voie, Us ne l’ont parcourue qu’incomplètement, tandis que
les Chlorophycées sont allées jusqu’au bout. S’Us ne s’étaient arrêtés en route, Us
seraient devenus des Eucaryotes analogues à ces dernières, avec des plastes et
un noyau. Selon l’auteur, cela montre comment ont dû se former les premières
Algues eucaryotes, à partir desquelles l’évolution a produit, d’une part les végé¬
taux chlorophylliens (Algues et Plantes supérieures), d’autre part les Champi¬
gnons et les Animaux (tableau I).
C’est là une vue très séduisante, et qui obtiendra certainement un grand
succès. Pourtant, on peut se demander si elle n’est pas trop simple, et si les
choses ne se sont pas passées autrement. On sait en effet qu’il existe d’autres
Algues pourvues, comme les Chlorophycées, des chlorophylles A et B, sans
* Laboratoire de Cryptogamie, Université P. et M. Curie, 9, Quai Saint-Bernard, 75005 Paris.
Rev. Algol, U. S., 1978, XIII, 3 : 203-206.
Source : MNHN. Paris
Marius CHADEFAUD
TABLEAU I
PLANTES SUP.
ANIMAUX
ALGUES
CHAMPIGNONS
t
PREMIERES ALGUES EUCARYOTES
1
PROCHLOROPHYCEES
î
CYANOPHYCEES
TABLEAU II
CHLOROPHICEES
EUGLENOPHTCEES
CHROMOPHYCEES •
î_
RHODOPHYCEES t
PROCHLOROPHYCEES
?t
CYANOPHYCEES
(Le point noir indique la situation des «macromutations» qui ont donné une
pigmentation chlorophycéenne)
SUR LA NOTION DE PROCHLOROPHYTES
205
phycobilines : ce sont les Euglènes, et les autres Euglénophycées vertes, qui se
rattachent aux Chromophycophytes, et non aux Chlorophycophytes (cf. CHA-
DEFAUD, 1960), et dont l’existence complique la question.
Dès lors, il semble que l’on puisse concevoir celle-ci en supposant que :
1. l’acquisition du type de pigmentation des Chlorophycées, avec chlorophylles
A et B, a été le résultat d’une «macromutation»;
2. que cette «macromutation» s’est produite plusieurs fois, indépendamment
les unes des autres.
La notion de «macromutations», jouant un rôle important dans l’évolution,
en particulier pour l’apparition des grands groupes de la systématique, n’est pas
réellement récente, mais elle est actuellement à l’ordre du jour. Et qu’une même
«macromutation» (ou «mégamutation»} ait pu se produire plusieurs fois est
attesté par de nombreux faits, par exemple l’existence des mêmes types morpho¬
logiques dans les phylums d’Algues non apparentés (tels que les Chloro- et les
Xanthophycées, ou celles-ci et les Chrysophycées), l’apparition d’Huîtres-Gry-
phées à trois reprises au cours des temps géologiques (lias, crétacé, tertiaire),ou
encore l’apparition d’un même type d’œil (à quelques différences près) chez
les Céphalopodes et les Vertébrés.
• Concernant la pigmentation «chlorophycéenne», la «macromutation» dont
elle a été le résultat se serait semblablement produite trois fois (tableau II) :
1. chez des Cyanophycophytes, qui seraient devenues les «Prochlorophytes» de
LEWIN, à thylakoïdes groupés par deux;
2. chez des Chromophycophytes, qui sont devenus les Euglénophycées, à thyla¬
koïdes groupés par trois, comme ceux de la plupart des autres Chromophy¬
cophytes,
3. chez les Chlorophycophytes, dont les thylakoïdes sont groupés par deux,
quatre ou davantage, et peuvent former des grana dans l’appareil plastidial.
Ces dernières, par les Prasinophycées (cf. CHADEFAUD, 1976), paraissent
avoir, à la base, quelque parenté avec les Chromophycophytes, car : sous sa
forme typique, le zoïde des Prasinophycées peut être comparé à celui des
Cryptophycées; - les thylakoïdes y sont groupés par 2 ou 4, ce qui rappelle
leur groupement par deux chez les Cryptophycées; - des Prasinophycées, du
genre Platymonas, élaborent l’héncicosahexaène (C 21-6) caractéristique des
Chromophycophytes (LEE et LOEBLICH, 1970). Elles forment cependant un
ensemble bien distinct de celles-ci et donc bien distinct des Euglénophycées.
Il y aurait donc eu trois «macromutations» indépendantes les unes des autres,
et malgré le nom que leur a donné LEWIN, les «Prochlorophytes» ne se situe¬
raient pas sur la voie qui a conduit phylogénétiquement des Cyanophycées aux
Chlorophycées.
206
Marius CHADEFAUD
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
LEWIN, R. A., 1976 - Prochlorophyte as a proposed new division of Algae. Nature Lon¬
don, 261 ; 697-698.
LEWIN, R, A., 1977 — ProcMoron, type genus of Prochlorophyta. Phycologia, 16:21 7-21 8,
LEWIN, R. A., 1977 - Prochlorophytes - Abstracts of the Internat. Seaweed Symp. of S.
Barbara./.p/iycoL, 13 (suppl.) ; 228.
CHADEFAUD, M., 1960 — Les végétaux non vasculaires. Masson éd., Paris :1018 p.
CHADEFAUD, M., 1977 - Les Prasinophycées; remarques historiques, critiques et phylogé¬
nétiques. B«//. Soc. phycol. France, 22 :1-18.
LEE, R. F. et LOEBLICH III, A. R., 1970 —Unique hydrocarbon from photosynthetic
Algae./. Phycol, 6, suppl. ; 8.
f
207
ANKYRA PARADOXIOIDES,
NOUVELLE ESPECE DE CHLOROCOCCALES DE TURQUIE
(CHLOROPHYCEAE)
Semra CIRIK*
Le matériel planctonique recueilli dans le lac de Marmara situé à 120 km à
l’est d’izmir (anciennement Smyrne) nous a donné, à côté des espèces bien
connues : Ankyra ancora (G. M. Smith) Fott, Ankyra judai (G. M. Smith)
Fott, Paradoxia multiseta Swir., une espèce très particulière que nous considé¬
rons comme une espèce nouvelle et que nous proposons de nommer Ankyra
paradoxioides (Fig. 1).
Les cellules solitaires sont fusiformes, légèrement hétéropolaires. Le pôle
antérieur, plus large que le pôle postérieur, est prolongé par une touffe de 2 à 3
aiguillons dont l’un est plus épais et plus long. Le pôle basal, plus effilé, se
prolonge par un style assez gros terminé par l’ancre bifide caractéristique du
genre Ankyra et, de plus, à la naissance du style apparaissent, de part et d’autre,
deux aiguillons, assez épais à la base, rectilignes, divergents et formant un angle
de 45-50° avec l’axe.
Enfin, le corps cellulaire présente, de chaque côté, 3 ou 4 soies divergentes,
très fines,difficiles à voir au microscope photonique mais bien visibles en con¬
traste de phase (Fig. 4). La cellule possède un plaste avec un gros pyrénoïde
médian. L’organisme est toujours librement flottant, le corps cellulaire mesure
18-20 X 4/im : les épines latérales atteignent 6-11 l’ancre bifide a une
largeur de 5-9 /Jm.
Le genre Ankyra (voir FOTT, 1957 et 1974, et BOURRELLY, 1972) ne
renferme, à notre connaissance, que deux espèces ornées de soies latérales :
Ankyra calcarifera (Kisselev) Fott et Ankyra starrii Lee et Bold.
Ankyra calcarifera, espèce décrite par KISSELEV (1955) sous le nom de
Lambertia et placée par FOTT (1957) sous le vocable à'Ankyra, possède un
aiguillon apical et un seul aiguillon latéral, fixé à la naissance du style. L’espèce
n’est connue que d’une station d’U.R.S.S. : les cellules sont libres ou fixées
sur Paradoxia.
‘ Laboratoire de Cryptogamie, Faculté des Sciences d’izmir, Bornova-Izmir, Turquie.
Rev. Algol., N. S., 1978, XIII, 3 : 207-210.
Source MNHN. Paris
208
Semra CIRIK
Ankyra starrii Lee et Bold (1974) obtenu en culture de sol aux États-Unis,
a un contour piriforme avec deux épines divergentes à son pôle large et une
épine droite, sans ancre basale, à son pôle aigu.
Notre espèce, caractérisée par la multiplicité des soies et leur disposition
symétrique, est donc bien différente de ces deux taxons.
Lors de la première observation, nous avions pensé à une cellule isolée de
Paradoxia multiseta (Fig. 2), espèce assez abondante dans notre récolte. Cepen-
I
ANKYRA PARADOXiOlDES, NOV. SP.
209
I
dant la disposition des soies est très différente chez les deux algues : chez Para-
doxia, les soies sont toutes identiques et surtout abondantes sur le pôle externe
toujours arrondi. Au sujet de Paradoxia remarquons que nous avons le plus
souvent trouvé des cellules à deux pyrénoïdes, mais chez les formes les plus
jeunes on observe des cellules à un pyrénoïde seulement. Une cellule de grande
taille : 45 x 12 /Jm nous a montré le corps cellulaire divisé en deux parties
présentant chacune un pyrénoïde; ceci est comparable à l’observation de WA-
WRIK (1977) et indique la formation de zoospores (ou d’autospores).
Chez Ankyra paradoxioides nous n’avons jamais observé de groupement de
cellules comparables aux cénobes de Paradoxia et jamais de formes en division.
Dans la même récolte nous avons rencontré trois cellules fusiformes (Fig- 3)
portant à leurs pôles deux ou quatre soies fines, irrégulières, sans indication de
style ni d’ancre basale. Nous supposons qu’il s’agit d’accidents tératologiques,
sans pouvoir préciser si ces monstruosités se rattachent à Ankyra paradoxioides
ou à Paradoxia multise.ta. Seules les cultures pourraient résoudre ce problème
ainsi que celui du mode de reproduction d’Ankyra paradoxioides et de Paradoxia
multiseta.
Fig. 4.
Source. MNHN. Paris
210
Scmra CIRIK
Diagnose latine : Cellula fusiformis, solitaria, libéra, heteropolaris (L = 18-
20 fjm; l = 4 pm) cum uno polo processu cum bifido apice ornato. Processus
duas latérales symetricas setas fert.
Alter polus latior unam vel trias robustas setas fert. Cellulae corpus cum
tenuissimis radiantihus setis ornatus est. Chromatophorus unum centralem
pyrenoidum fert.
Iconotype : Fig. 1 et 4.
Localité : lac de Marmara (Turquie).
Prélèvement : Plancton, août 1977.
Nous remercions le Professeur P. BOURRELLY, donc les conseils nous ont facilité la
rédaction de cette note.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
BOURRELLY, P., 1972 — Les algues d’eau douce, 1. Les algues vertes, 2e édition. Boubée
éd., Paris, 572 p.
FOTT, B., 1957 — Taxonomie der Mikroscopischen Flora einheimischer Gewàsser. Pres/«tj,
29 ; 278-.314.
FOTT, B., 1974 — Taxonomische Übersicht der Gattung Ankyra Fotc 1957 (Characiaceae,
Chlorococcales). Pres/id, 46 ; 289-299.
KISSELEV, 1. A., 1955 - De specie nova generis Lambertia Korschik. e stagnis regionis
Krasnodar. Not. Syst. sect. Cryptogam. Inst. Bot. Acad. Sc. U.R.S.S., Moscou, 10 ;
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LEE, K. W., BOLD, H. C., 1974 — Phycological studies, XIII, Characium and some Chara-
ciMm-like Algae, Univers. Texas publ., nt> 7403 : 1-127.
WAWRIK, Fr., 1977 - Beobachtungen an Pachycladon umbrinus, Micractinium bom-
hemiense, Paradoxia multiseta und der Infekcion einer Ma/lomonos-Population. Arch.
Protistenk. 119 ; 60-67.
Source : MNHN, Pens
ÉVOLUTION ULTRASTRUCTURALE DE LA ZYGOSPORE
DU CLOSTERIUM MONILIFERUM (BORY) EHRENBG.
AU COURS DE SA GERMINATION
Thérèse DUB01S-TYLSK1 *
RÉSUMÉ. - Les premiers indices de la germination des zygospores sont le verdissement
des plasies et la fusion des noyaux gamétiques haploïdes. La vésicule de germination n’est
pas un véritable protoplaste, elle est enveloppée par l’endospore interne. Des vacuoles
contractiles peuvent y être observées. A la fin de la méiose s’individualisent deux cellules
renfermant chacune deux noyaux dont l’un dégénère. Les plastes montrent des structures
paracristallines analogues à des «stromacentres», qui peuvent coexister avec les pyrénoïdes
typiques formés «de novo».
SUMMARY. - The first signs of zygosporc germination are thc grceding of plastids and
the fusion of haploid gametic nuclei. The germination vesicle, as it is surrounded by the
internai part of the endospore, is not a true protoplast. Contractile vacuoles can be obser-
ved. Meiosis ends with thc formation of two gones, each containing two nuclei, one of
which dégénérâtes. Plastids often show stromacentre-like cristalline bodies which may
coexist with new pyrenoids.
L’étude ultrastructurale de la zygospore mûre (ABADIE et DUBOIS-TYLSKI,
1974) montre que celle-ci est entourée d’une épaisse paroi formée de couches
multiples, et qu’elle est remplie de réserves lipidiques, protéiques et glucidiques.
L’objet de la présente note est la description des modifications de structure
de la zygospore au cours de la germination, après réhydratation et éclairement
en lumière blanche. Avant d’aborder l’étude ultrastructurale, nous rappellerons
brièvement les phases de la germination telles qu’elles ont été décrites en micro¬
scopie photonique par LIPPERT (1967) puis nous-même (1972).
* Université des Sciences et Techniques de Lille I, Laboratoire de Cryptogamie, B. P. 36,
Villeneuve d’Aseq.
Rev. Algol., N. S., 1978, Xlll, 3 : 211-224.
Source. MNHN, Psns
212
Thérèse DUBOIS-TYLSKI
1. LA GERMINATION OBSERVÉE EN MICROSCOPIE PHOTONIQUE
Les zygospores obtenues en grande quantité par un éclairement approprié
(DUBOIS-TYLSKI et LACOSTE, 1969) forment sur la gélose où elles se sont
développées une masse jaunâtre. Au microscope elles montrent une épaisse
paroi brune (> 2//m) et un contenu granuleux, où deux masses plastidales
incolores sont parfois distinctes. Leur diamètre est d’environ SO/im. Le lugol
permet d’y mettre en évidence deux masses amylifères dépourvues de pyré-
noïde. Le Soudan llf y colore en orangé les globules lipidiques très abondants
et la réaction de Mazia au Bleu de bromophénol mercurique permet d’y observer
des globules protéiques. La coloration par le carmin acétique après Tixation
par le mélange 3 parties d’éthanol absolu / 1 partie d’acide acétique, montre
deux noyaux gamétiques de taille équivalente, à volumineux nucléole. A l’ob¬
scurité cet aspect peut se maintenir un an ou davantage. A la lumière du jour
les zygospores germent spontanément environ un mois et demi après leur for¬
mation. La réhydratation de la gélose n’est pas indispensable mais en son absence
la proportion de germinations anormales est très élevée.
La réhydratation par l’eau distillée ou par le milieu de WARIS (1953) et la
lumière blanche même atténuée favorisent une bonne germination à 20°C.
1. Le Stade «deux plastes verts» (fig. 1 et 2a) :
Après 6 à 24 heures de réhydratation, les zygospores augmentent très légè¬
rement de volume. De manière non synchrone dans une population obtenue
pourtant dans les mêmes conditions, les deux masses amylifères verdissent.
Le cytoplasme ne se modifie pas de manière apparente. Le verdissement net
des plastes coïncide avec la fusion des noyaux-gamètes. Ce comportement
avait déjà été signalé par BIEBEL (1964) chez Netrium digitus. La fusion nu¬
cléaire a lieu 24 à 36 heures apres le début de la réhydratation et de l’éclai¬
rement et on peut parfois observer un début de prophase à la fin de ce stade.
2. Le stade «vésicule de germination» et la méiose :
Après 36 heures de réhydratation, la plupart c^es zygospores montrent la
sortie des vésicules de germination. C’est un phénomène brusque et non syn¬
chrone pour des zygospores apparemment identiques. Il est dû essentiellement
à la réhydratation du contenu cytoplasmique; la sortie de la vésicule ne se fait
pas au hasard par une déchirure comme chez Closterium acerosum (KIES, 1964);
il ne s’agit pas non plus d’un opercule comme chez Pleurotaenium (LING et
TYLER, 1972), mais d’une fente bordée de dents arrondies, qui se produit
dans l’enveloppe de la zygospore (fig. 6). La vésicule fait saillie par cette fente,
se gonfle progressivement et on assiste en même temps à son décollement
de la paroi du côté opposé à la fente (fig. 1 et 2 b). Contrairement à l’inter¬
prétation de KIES (1 964), de LIPPERT (1967) et à la nôtre (1972), il ne s’agit
pas d un véritable protoplaste. Le cytoplasme est entouré par la partie interne
ZYGOvSPORE DE CLOSTBRIUM MONILIBERVM
213
cellulosique de l’endospore; lorsque la forme de la zygospore est irrégulière,
celle de la vésicule l’est aussi, contrairement à ce qu’observent LING etTYLER
(1972) chez Pleurotaenium où la vésicule prend une forme sphérique quelle
que soit celle de la zygospore, mais conformément à ce qu’observe BIEBEL
(1964) chez Netrium digitus, où l’enveloppe de la vésicule est «quelque peu
rigide». Le diamètre moyen de la vésicule est d’environ 70/im. Entre 36 et 48
heures après le début de la réhydratation, la coloration au carmin acétique
permet de mettre en évidence les stades de la méiose (DUBOIS-TYLSKI, 1972).
Au cours de ce processus, le diamètre de la vésicule diminue pour revenir vers
ôOjUm environ, puis son contenu se scinde en deux parties. Cette scission irrégu¬
lière commence typiquement par un bord; des formes en coeur sont visibles
à ce stade et les processus incomplets conduisent à des individus à trois bran¬
ches. Le nombre de plastes est typiquement de deux. Il est de quatre dans les
vésicules issues de zygospores tétraploïdes qui donneront naissance à 4 jeunes
individus. Ce nombre est variable selon les genres de Desmidiées : 1 à 3 chez
Pleurotaenium (LING et TYLER, 1972), 3 à 4 chez Netrium digitus (BIEBEL,
1964).
3. Le stade «2 jeunes individus» :
Lorsque la méiose est achevée, la vésicule contient deux jeunes individus
ou «gones» des auteurs anglo-saxons. Chacun renferme deux noyaux haploïdes,
l’un normal à nucléole volumineux, l’autre en dégénérescence. Les gones d’abord
orthogonaux deviennent parallèles. Ils n’ont pas à ce stade la forme en croissant
caractéristique des Closterium adultes (fig. 1, d et e).
Le nombre de gones est variable chez les Desmidiées : un seul chez Cosmu-
rium hiretum (STARR, 1959) et chez Pleurotaenium ehrenbergii (LING et
TYLER, 1972); 2 chez Cosmarium botrytis var. subtumidum (STARR, 1955),
chez Closterium acerosum (KIES, 1964), chez Micrasterias rotata (LENZEN-
WEGER, 1968), chez Closterium moniliferum (LIPPERT, 1967; DUBOIS-
TYLSKI, 1972); 1, 3, 4 ou 5 chez Netrium digitus vît. digitus (BIEBEL, 1964);
4 chez Staurastrum dickiei var. parallelum (FRITSCH, 1965).
Les gones renferment d’abord chacun un plaste puis celui-ci se divise. Les
pyrénoïdes ne deviennent visibles et caractéristiques qu’à ce stade. L’allonge¬
ment des cellules provoque la rupture de la vésicule de germination. Les gones
demeurent proches sur le milieu gélosé et dans des conditions d’éclairement
favorables, ils peuvent se sexualiser sans qu’il y ait de division intermédiaire.
II. ASPECTS ULTRASTRUCTURAUX DE LA GERMINATION
1. Techniques de fixation :
La fixation a été effectuée par la méthode de FRANKE et al. (1969) qui
comporte une action simultanée du glutaraldéhyde à 2% et de l’acide osmique
à 2%, soit dans un tampon au cacodylate de sodium 0,05 M à pH 7 soit dans
214
Thérèse DUBOIS-TYLSKI
le milieu de Waris à pH 5,2.
Le mélange se fait dans un bain glacé au moment de l’emploi. La fixation
dure 1 heure environ à 5 C. Après lavage dans le tampon froid, la post-fixation
par OSO 4 à 4% est effectuée à froid pendant 3 heures environ. Après déshy¬
dratation par des solutions d’acétone de concentration croissante, l’inclusion
a été effectuée dans l’épon. Dans certains cas, les cellules ont été pré-incluses
dans la gélose pour faciliter les manipulations. Les coupes sont contrastées
par l’acétate d’uranyle en solution aqueuse saturée.
2. Le stade « 2 plastes verts» :
L’intégrité de l’épaisse enveloppe de la zygospore à ce stade ne permet
pas une bonne fixation, et les images obtenues ne sont pas très satisfaisantes.
La paroi montre encore les couches caractéristiques de l’exospore callosique,
mise en évidence dès la formation de la zygospore (DUBOIS-TYLSKI, 1973),
de la mésospore polysaccharidique limitée par deux couches de sporopollénine,
de l’endospore cellulosique. L’endospore perd en général sa structure stratifiée
et se rompt au tiers de son épaisseur environ. La partie externe demeure solidaire
de la mésospore, la partie interne reste accolée au plasmalemme dont elle est
séparée par une zone fortement osmiophile, discontinue, de 0 , 1 / 4 m environ,
qui représente probablement les restes remaniés des débris membranaires expul¬
sés hors du cytoplasme de la zygospore mûre (ABADIE et DUBOIS-TYLSKI
1974) (fig.3).
Le cytoplasme réhydraté est assez peu différent encore de celui de la zygo¬
spore mûre. On n’y observe pas de mitochondries ni de dictyosomes. Les glo¬
bules lipidiques ne semblent pas modifiés. Le contenu des globules protéiques
est plus dispersé (fig. 4) et on y observe une vacuolisation comparable à celle
qui se produit lors de la réhydratation germinative des graines (POUX,1963).
C’est au niveau des plastes que les modifications sont les plus importantes
(ABADIE et DUBOIS-TYLSKI, 1974), la lumière induisant la réactivation
des plastes, la réorganisation du système lamellaire et la réapparition de novo
des pyrénoïdes. Cette formation de novo des pyréndides est un phénomène
fréquent, déjà observé chez Oedo^onium cardiacum (HOFFMAN, 1968) et
chez Hiilbochaete hiloensis (RETALLACK et BUTLER, 1970) au niveau des
zoospores.
3. Le stade «vésicule de germination» :
La paroi comporte une partie de l’endospore, d’épaisseur variable, et une
couche interne osmiophile, plus mince que dans le stade «2 plastes verts», appa¬
remment dépourvue de pores. Cette paroi a suivi l’extension du volume de la
vésicule tout en conservant la forme de la zygospore primitive.
Les globules lipidiques ne semblent modifiés ni en nombre ni en volume;
ils sont rassemblés sur le pourtour de la vésicule et autour des plastes.
ZYGOSPORE DE CLOSTERIUM MONILTFER UM
215
C’est au niveau des vacuoles qu’ont lieu les modifications les plus spectacu¬
laires. Certaines, à contour irrégulier, au contenu homogène extrêmement
transparent aux électrons sont probablement des vacuoles contractiles, respon¬
sables de la diminution de volume de la vésicule par expulsion d’eau. Leur dia¬
mètre passe en effet de 70/im environ à 60/im environ. D’autres, limitées par
une membrane simple, plus ou moins fusionnées, à contenu granuleux dispersé,
dense aux électrons, résultent vraisemblablement de la réhydratation des glo¬
bules protéiques, selon un processus décrit, entre autres, par SRIVASTAVA et
PAULSON (1968) au cours de la germination des akènes de Laitue. Ces vacuoles
repoussent le cytoplasme sur le pourtour de la cellule et autour des plastes
(%7)-
Le noyau est unique, diploïde et l’on y observe parfois deux nucléoles partiel¬
lement fusionnés (fig. 8); il est très souvent au stade prophase de méiose lors
de l’expulsion de la vésicule. Malgré le grand nombre de vésicules observées,
peu de stades intéressants ont été rencontrés. Le manque de synchronisme de
la méiose dans des vésicules apparemment identiques avait déjà occasionné
ces difficultés lors de l’observation en microscopie photonique.
Les stades de prophase sont les plus fréquemment observés (fig. 9 et 10).
L’enveloppe nucléaire et le nucléole sont encore distincts à ce stade tandis
que les chromosomes s’individualisent en masses opaques aux électrons. Le
seul autre stade de la méiose qui a pu être observé est une plaque de méta-
phase II, d’après sa position par rapport aux plastes (fig. 11 et 12). Le noyau
est dépourvu d’enveloppe nucléaire, contrairement à ce qui se passe chez Ulva
mutabilis (BRATEN et NORDBY, 1973), mais conformément aux observations
en mitose chez Closteriuin littorale (PICKETT-HEAPS et FOWKE, 1970b).
Par contre, l’enveloppe nucléaire persiste en partie chez Spirogyra (FOWKE et
PICKETT-HEAPS, 1969) et chez Mougeotia (BECH-HANSEN et FOWKE,
1972). Le fuseau renferme peu de fibres, et celles-ci s’attachent au chromosome
par un cinétochore diffus (fig. 12) assez semblable à ce qui a été observé chez
Mougeotia (BECH-HANSEN et FOWKE, 1972), et beaucoup plus simple que
celui â’Oedogonium cardiacum (PICKETT-HEAPS et FOWKE, 1970a). Il n’a
pas été possible d’observer le «centre organisateur de microtubules» décrit
en mitose chez Closterium littorale (PICKETT-HEAPS et FOWKE, 1970b).
Lorsque la méiose a lieu, la cellule a expulsé une grande partie de l’eau
qu’elle avait absorbée lors de la sortie de la vésicule. Les coupes ne montrent
plus de vacuoles contractiles; les vacuoles à contenu granuleux sont moins
développées et leur contenu plus dense.
Les plastes montrent peu de modifications : le nombre des grains d’amidon
notamment n’augmente pas de manière apparente. Un plaste (fig. 11) montre
une inclusion paracristalline dont l’aspect rappelle celui du «stromacentre» décrit
par GUNNING et al. chez Avena (1965, 1968), et des cristalloïdes protéiques
observés par WRISCHER chez Phaseolus (1967, 1973). Cependant, la taille
des particules est ici sensiblement plus grande et voisine de 16 nm, alors qu’elle
n’est que de 8,5 à 9nm dans les deux cas cités. Chez Phaseolus, ces structures
semblent apparaître lorsque les feuilles sont soumises à une dessication plus
216
Thérèse DUBOIS-TYLSKI
ou moins prononcée. Cette éventualité est à rejeter dans le cas présent, puisque
les vésicules se forment en milieu aqueux et sont ensuite maintenues dans des
milieux peu concentrés au cours de la fixation. D’autre part, aucun signe de
plasmolyse n’est perceptible, mise à part l’expulsion normale de l’eau qui pro¬
voque la diminution de taille de la vésicule.
Par leur position dans le plaste, en particulier leur alignement au centre du
plaste des jeunes individus que nous observerons plus loin, ces structures pour¬
raient être des précurseurs de pyrénoïdes. Chez Bulbochaete kiloensis (RETAL-
LACK et BUTLER, 1970), les pyrénoïdes, formés de nova, peuvent d’ailleurs
présenter une structure cristalline voisine de celle observée ici.
Le clivage de la vésicule n’a pu être observé car la relative rapidité du proces¬
sus rend hasardeuse son observation.
4. Le stade «2 jeunes individus» :
Les gones sont d’abord orthogonaux dans l’enveloppe de la vésicule de
germination puis deviennent parallèles (fig. 14). Leur paroi est homogène. Une
pellicule osmiophile très festonnée se différencie rapidement à l’extérieur
du plasmalemme. Ensuite il semble qu’avant la première division seule s’élabore
une paroi primaire dépourvue de pores. Certains aspects de la pellicule externe
osmiophile laissent penser qu’elle n’est pas continue et qu’elle peut ainsi laisser
passer le mucilage qui entoure parfois les jeunes individus (fig. 17). L’élongation
de la cellule se fait par toute sa surface et il n’y a pas de distinction entre hémi-
somates.
D’une manière générale, le contenu des «gones» apparaît extrêmement
dense. Les dictyosomes et les mitochondries deviennent abondants dans les
coupes. Les globules lipidiques sont souvent accompagnés de vésicules à contenu
granuleux, nettement limitées par une membrane simple, de taille voisine de
celle des mitochondries, dont l’aspect est analogue à celui des glyoxysomes,
qui jouent un rôle dans la réutilisation des réserves lipidiques (fig. 17). Autour
du plaste, entre les globules lipidiques, se trouvent les futures vacuoles à contenu
dense, limitées par une enveloppe simple. Elles peuvent être assimilées à des
vacuoles autophagiques, ou à des lysosomes, puisque leur contenu sera utilisé
par la jeune cellule pendant son développement (fig.17 et 18). MATILE (1968)
avait d’ailleurs déjà suggéré cette parenté entre grains d’aleurone et lysosomes.
A l’intérieur du plaste, le nombre de grains d’amidon visibles dans les coupes
augmente sensiblement. Il diminue au contraire chez les jeunes individus main¬
tenus à l’obscurité et vivant sur leurs réserves. C’est à ce stade que les structures
paracristallines semblables à ces stromacentres, rarement présentes à d’autres
moments de la vie de l’Algue, deviennent particulièrement fréquentes; elles
peuvent coexister avec des pyrénoïdes complètement différenciés dont elles
sont probablement les précurseurs (fig. 15 et 16). La parenté entre stroma
des Végétaux supérieurs et pyrénoïdes des Algues en ce qui concerne le contenu
enzymatique est d’ailleurs soulignée par DODGE (1973).
ZYGOSPORE DE CLOSTERIUM MONILIFER UM
217
Le plaste unique du jeune «gone» s’étire puis se clive. Le clivage a lieu au
niveau du noyau, mais en dehors de toute division nucléaire (fig. 18 et 19).
fl semble que des microtubules participent au processus de scission. Les deux
noyaux du jeune «gone», d’aspect très différent, peuvent être placés en contiguïté
(fig. 13). Le noyau définitif est typique, à chromatine finement granuleuse et
dispersée; le nucléole volumineux est constitué d’une substance dense, opaque
aux électrons, et de structures enroulées semblables à celles décrites dans le
noyau interphasique de Micrasterias rotata (DRAWERT et KALDEN, 1967).
Le noyau destiné à dégénérer se présente comme une masse sphérique, de dia¬
mètre sensiblement égal à celui du nucléole du noyau définitif, et présente les
mêmes structures enroulées, beaucoup plus développées. Il peut persister jusqu’à
48 heures après l’individualisation des jeunes gones.
Lorsque la cellule a atteint la taille adulte, une division nucléaire a lieu; elle
est précédée par la formation, autour du noyau, d’une zone claire dépourvue
d’inclusions.
L’étude ultrastructurale permet de préciser certains aspects de la germination,
en particulier la présence autour de la vésicule de germination d’une enveloppe
cellulosique provenant de l’endospore interne et très peu visible en microscopie
photonique. Les pyréno'ides se reforment très précocement et de novo dès
le stade deux plastes verts. Des masses paracristallines intraplastidales analogues
à des stromacentres de Végétaux supérieurs, précèdent les pyrénoïdes dans la
zygospore mûre, puis se retrouvent aux différents stades de la germination
avec une particulière abondance au stade «deux jeunes individus», stade où
la microscopie photonique montre une augmentation du nombre de pyrénoïdes.
Ces structures paracristallines peuvent coexister avec des pyrénoïdes typiques,
et si leur position dans le plaste suggère qu’elles pourraient être des précurseurs
de pyrénoïdes, rien ne permet de l’affirmer, en l’absence d’une analyse biochi¬
mique de ce matériel et d’une comparaison entre la fraction paracristalline et la
fraction pyrénoïde. L’évolution des globules protéiques de la zygospore mûre
qui passent par différentes phases de réhydratation puis de concentration
avant de devenir des vacuoles est également caractéristique de ce matériel.
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LÉGENDES DES PLANCHES
Planche l, - Germination des zygospores réhydratées. - Fig. 1 et 2: Stades de la germi¬
nation des zygospores observés en microscopie photonique, a: stade 2 plastes verts; b : sortie
de la vésicule de germination par gonflement; c: vésicule de germination libérée; d; stade
2 gones orthogonaux; e: stade 2 gones parallèles, x 200 env. Fig. 3 et 4; Stade 2 plastes
verts, après 24 heures de réhydratation à la lumière, observations en microscopie électro¬
nique. La paroi, constituée par 3 couches principales (ex: exospore, me: mésospore limitée
par deux couches de sporopollénine, en: endospore cellulosique) se décolle du cytoplasme;
la partie interne de l’endospore et une épaisse couche osmiophile (co) demeurent accolées
au cytoplasme très dense dans lequel on peut distinguer un noyau (N), de nombreux glo¬
bules osmiophiles (go) et des vacuoles (v) résultant de la réhydratation des globules pro¬
téiques, parfois entourées d’enroulements membranaires (flèche). 3: x 10000 env.;4: x 5000
env. Fig. 5 ; Détail de l’enveloppe de la zygospore vidée; un décollement (flèche) s’observe
également entre exospore et mésospore, x 6000 env. Fig. 6: Zygospore vide montrant
la fente de déhiscence (f) bordée de dents arrondies, x 1000 env.
(fixation concernant cette planche et les suivantes: mélange glutaraldéhyde - acide
osmique, puis acide osmique seul, à froid; contraste: acétate d'uranyle seul en solution
aqueuse saturée).
Planche II. - Vésicule de germination. - Fig. 7: PI: plaste avec amidon (a) ; v: vacuole
:ontractile; go: globules osmiophiles refoulés vers la périphérie par les vacuoles, x 2300 env.
Fig. 8 : noyau de fusion (N) à 2 nucléoles (nu) avec enveloppe nucléaire (en) bien distincte.
X 12000 env, Fig. 9 : noyau en préprophase de méiose, x 4000 env. Fig. 10 ; noyau en pro¬
phase de méiose avec individualisation des chromosomes (chr) et nucléole (nu) montrant
une partie dense homogène et une partie à structure filamenteuse enroulée. L’enveloppe
nucléaire (en) commence à se désorganiser, x 6000 env.
220
Thérèse DUBOIS-TYLSKI
Planche III. — Méiose et formation des jeunes individus. — Fig. 11 : Vésicule de germi.
nation, métaphase II vue de profil; PI: plaste avec amidon (a) et structure paracristalline
intraplastidale (cr). Globules osmiophiles {go) dans le cytoplasme, x 4000 env. Fig. 12;
Métaphase 11: chromosomes à cinétochore (ci) diffus relié à des microtubules (mi), x
10000 env. Fig. 13: coupe longitudinale de jeune individu à 1 plaste et 2 noyaux. N;
noyau définitif dont le nucléole (nu) présente des structures enroulées; n; nucléole du
noyau en dégénérescence; v: vacuole à contenu dense;PI: plaste avec amidon (a);go: globule
osmiophile intracytoplasmique, x 8000 env. Fig. 14 : coupe transversale de jeunes individus
encore enfermés dans la vésicule de germination (ves). Les abbréviations sont les mêmes
que pour les figures précédentes. Des dictyosomes (D) sont souvent accolés aux expansions
du plaste. x 4000 env.
Planche IV. — Particularités cytoplasmiques des jeunes individus (en coupes longitu¬
dinales). - Fig. 15: Coexistence d’un pyrénoïde typique (py) (venant de subir une bipar¬
tition?) et d’une structure paracristalline (cr) intraplastidale, analogue à un «stromacentre».
L’amidon (a) est surtout localisé autour du pyrénoïde. Les globules osmiophiles (go) intra¬
cytoplasmiques se retrouveront dans toutes les figures de cette planche, x 12000 env.
Fig. 16: Autre aspect de structure paracristalline intraplastidale, non associée à un pyré¬
noïde. X 20000 env. Fig. 17 : Présence dans le cytoplasme, à côté des globules osmiophiles
(go), de structures analogues aux glyoxysomes (gl) et de mitochondries (m), autour d’une
vacuole (v). ps dictyosomes (D) sont accolés au plaste (PI). La paroi montre une pellicule
externe osmiophile (pe) discontinue et une paroi mince, qui semble dépourvue de pores.
X UOOO env. Fig. 18; Bipartition du plaste : PI. x 3600 env. Fig. 19: Détail de la figure
précédente. Le noyau (N) s’enfonce comme un coin entre les deux parties du plaste (PI).
Des microtubules (flèches) semblent border le plaste au niveau de la bipartition, x 15000
env.
Source : MNHN, Paris
ZYGOSPORE DE CLOSTERIUM MONILIFERUM
221
Planche 1
Source ; MNHN, Pans
222
Thérèse DUBOIS-TYLSKI
Planche II
Source MNHN, Psns
ZYGOSPORE DE CLOSTERIUMMONILIFERUM
223
Planche III
Source MNHN, Psris
a
224
Thérèse DUBOIS-TYLSKi
Planche IV
Source MNHN, Pans
225
THE GENUS VAUCHERIA IN IRELAND
John P. CULLINANE*
SUMMARY. - From 1968 to 1971, was realized a study of the ecology and distribution of
Vaucherui in Ireland with emphasis on the marine species, especially those from County
Galway. 1 5 species were recorded ; 8 marine species and 7 freshwater species; 3 freshwater
species were found growmg in a specialised habitat and were studied in a separate publica-
RÉSUMÉ. De ] 968 à 1971, a été réalisée une étude se rapportant à l’écologie et à la dis¬
tribution du genre Vaucheria du Comté de Gaiway. en s’attachant plus particulièrement aux
especes mannes 1 5 especes ont été identifiées : 8 espèces marines et 7 espèces d’eau douce
parmi lesquelles 3 especes ont été étudiées séparément en raison de leur habitat particulier
INTRODUCTION
In a report on «Freshwater Algae of the North of Ireland» by W. and G S
WEST (1902. reviewed by PRAEGER, 1903) the authors mention the «curions
apparent absence of the genus Vaucheria from the Irish freshwater alga-flora»
As pointed out by ADAMS (1908) «Messrs WEST did not mean that the genus is
absent from Ireland but rather that it had not been observed by them.»
The genus certainly is not absent from Ireland and some species, mostly
freshwater, hâve been recorded. HARVEY (1836) listed five species «K dichoto-
ma Ag. about Limerick; K velutina Ag. Miltown MaJbay; V. dillwynii Ag. Com-
mon, V. terrestris D. C. and V. caespitosa Ag.».
HARVEY (1846-51) recorded V. velutina from «Cushendall and severaJ other
places on the Irish coast». This is the only illustrated Irish record. V. velutina
Harv. is now considered synonymous with V. compacta Collins (CHRISTEN-
SEN, 1952). The Irish National Herbarium (DBN) contains a specimen of V.
velutina from «Lambay 1838» and initialled «R. B.» (Robert Bail).
* Botany department, University College, Cork, Eire.
Rev. Algol, N. S., 1978, XIII, 3 : 225-240.
Source. MNHN, Pans
226
John.P.CULLINANE
POWER (1845) listed the following five species from the Cork coast; V. di-
chotoma Ag.. V. velutina Ag-, V. dillwynü Ag., V. terrestris D. C., and V. caespi-
tosa Ag.
In the Guide to the County of Dublin (1878) published for the British Asso¬
ciation Meeting, the list compiled by Professor WRIGHT and W.^ ARCHER
included the following eight freshwater species from counties Dublin and Wic-
klow : V. geminata Vauch., V. racemosa Walz., V. hamata Vauch., V. terrestris
Lyngb., V. sessilis Vauch., V. velutina Ag., V. aversa Hass., and V. sericea Lyngb.
ADAMS (1908) listed the following species without giving locations : V. aver¬
sa Hass., V. dichotoma Ag., V. dillivynii Ag., V. geminata D. C., V. hamata
Lyngb., V. ornitoccphala Ag., V. sessilis D. C., V. terrestris Lyngb., V. terrestris
D. C., K litorea Bang and Ag., V. sphaerospora Nordst., K thuretii Woron. The
latter three are marine species.
WEST (1912) stated that several freshwater species were reported during the
«Clare Island Survey» from different localities but ail were sterüe. He quoted
the thickness of the filaments in some cases but, as will be shown later, this
criterion alone is of little taxonomie value. Among the marine algae recorded
during the «Clare Tsland Survey» COTTON (1912) included the following : V.
coronata Nordst., V. litorea Ag., and V. thuretii Woron. REES (1935) has recor¬
ded the same three species from Lough Ine in West Cork together with V. sphae¬
rospora Nordst.
With the exceptions of V- velutina recorded by HARVEY, V. coronata by
REES and COTTON’s records no descriptions hâve been given of either the taxo¬
nomie characters or the ecology of species of Vaucheria in Ireland.
From 1968 to 1971 a study was made by the author of the ecology and dis¬
tribution of Vaucheria in Ireland with emphasis on the marine species, especially
those from County Galway. The species recorded were :
Marine
V. velutina C. Ag.
*V.
V. sphaerospora Nordst.
*V.
V. synandra Woron.
*v.
V. intermedia Nordst.
V. coronata Nordst.
V.
V. litorea Hofm. ex C. Ag.
V.
V. dichotoma (L.) Martius
V.
V. sescuplicaria Christensen
V.
Freshwater
buTsata (O. F. Müil.) C. Ag.
geminata (Vauch.) DC. in Lam. et DC.
cruciata (Vauch.) DC. in Lam. et DC.
dillwynii (Web. et Mohr) C. Ag.
canalicularis (L.) T. Christensen.
fontinalis (L.) T. Christensen.
terrestris (Vauch.) DC. in Lam. et DC.
Species marked with an asterisk were found growing in a specialized habitat
and were the subject of a separate publication (in press). The freshwater species
were likewise recorded in a separate paper (in press).
SPECIATION OF THE GENUS
Authorities for the varions species are those given in the Check-list of British
THEGENUS VAUCMERIA IN IRELAND
227
marine algae by PARKE and DIXON (1968) and CHRISTENSEN (1969). The
spéciation of Vaucheria is based alinost entirely on the arrangement of the re¬
productive organs and only to a lesser extent on the filament size and the nature
of the chloroplasts.
DANGEARD (1939) listed the following four marine species as having a
pyrenoid in the chloroplast : K thuretii, (= V. veîutina C. Ag.), V. sphaero-
spora, V- piloboloides and V. litorea. Observations of Irish material are in agree-
ment in this respect. Irish freshwater specimens lack a pyrenoid and hâve smaller
and less flattened chloroplasts than the marine species. V. dichotoma, a brackish
species, has a more distinctive pyrenoid and a more lens shaped chloroplast
when growing nearer the sait water (e. g. at Coonagh village near Limerick city
Location 1) than when it grew in a pond in a field further away from the shore
(e. g. at Grattan Road, Galway City Location 2). For locations see map. V.
dichotoma, however, never showed as pronounced a pyrenoid as the above
four species. V. synandra never possessed a pyrenoid even when it grew in places
submerged by the extreme high tides.
DANGEARD (1939) also grouped the species on the basis of the filament
widths i. e. 18-28, 28-45, 35-60, 50-80 and >80 fim.
Table I
This gives the widths of the filaments for the varions species as quoted by DANGEARD
(1939), by VENKATARAMAN (1961) and as observed during the study of Irish material.
Filament widths are given in pm.
Species
Dangeard
Venkataraman
Irish Material
V. veîutina (thuretii)
50-80
30-122
28-70
V. sphaerospora
28-45
25-60
20-50
V. coronata
28-45
48-70
30-80
V. intermedia
28-45
35-65
30-60
V. synandra
50-80
50-110
60-100
V. litorea
50-80
70-95
50-102
V. dichotoma
>80
80-225
70-290
V. sescuplicaria
60
42-70
V. bursata (sessilis)
35<80
55-110
25-260
K terrestris
35-60
43-110
40-110
y. geminata
50-80
35-110
56-110
V. cruciata (de Baryana]
18-28
22-55
15-42
V. canalicularis (woroniniana)
55-99
60-80
V. dillwynii (pachyderma)
28-45^
40-123
From these figures it can be seen that the use of the filament width as a taxo¬
nomie criterion is very limited. Culture studies carried out in conjunction with
this ecological study showed that in species grown on agar plates the filament
width greatly exceeded those quoted above e. g. V. coronata grew up to 120 /im
in width.
In the absence of fertile material no positive identification can be made. For
this reason only one marine or brackish-water species was recorded from Austra-
228
John.P.CULLINANE
lia before 1953 (BLUM and WOMERSLEY, 1955). Luxurious growths are fre-
quently stérile but usually become fertile if kept in the laboratory in crude culture.
Vaucheria spkaerospora Nordst.
It was found growing from mid-shore to near high tide level. It showed a
preference for clean sand e. g. at Renmore (Location 3); Gentian Hill (Location
4), Rusheen Bay (Location 5); Mweenish Island near Carna, Connemara (Loca¬
tion 6); Bunduff Strand, Co. Leitrim (Location 7). It frequently grew intermin-
gled with V. velutina on muddy sand at Ardfry, South Galway (Location 8) and
on clean sand at Mweenish (Location 6). These two species grew intermingled or
singly over large areas and both were frequently stérile simultaneously. There
was an appréciable différence in oospore size c. f. V. velutina average 140 X
1 80 lJ.m with V. sphaerospora 70 X 140 /im.
At its upper limits V. sphaerospora on the sandy shore grew very close to
but not mixed with V. coronata.
V. sphaerospora was occasionally found on mud e. g. on soft mud near high
tide level at Gentian Hill (Location 4), on mud covered walls of a rock cave,
eulittoral zone at Baginbun Head, Co. Wexford (Location 9), and on firm mud
in a pool behind a storm beach at Renmore (Location 3). In this same pool
V. litorea was found buried deep in the softer mud.
Vaucheria velutina C. Ag.
Apart from the two records previously mentioned this species was found
growing alone on sand at mid-shore in Mannin Bay south of Clifden (Location
10). COTTON (1912) recorded it from both Clew Bay (Location 12) and Achill
Sound. He did not record V. sphaerospora although 1 hâve found this species
to be more abondant and more fertile. COTTON States that V. velutina forms
«dense mossy growths embedded in the matrix, the tips of the filaments alone
showing, thus differing markedly from V. coronata which forms a clean velvety
growth». The growth form of V. sphaerospora is similar to that of V. velutina.
With reference to Table 11, observations made at Locations 4 and 5 indicated
a defînite fruiting period and seasonal grov/th but observations at other locations
contradict this, indicating that caution is called for in interpreting results obtai-
ned from a small number of locations. Likewise, the periodicity observed by
MUNDIE (1929) in K geminata was not found in this species when reported
from drains in Coral sand (the author, 1976). V. sphaerospora was found in
the sand at Mweenish Island at varions times of the year alternating with or
intermingled with V. velutina. V. velutina was recorded from Ardfry (Location
8) in November 1968 and from Mannin Bay (Location 10) in June 1970.
V. sphaerospora
V. sphaerospora has spherical oogonia with one antheridium to each oogo-
nium (photographs 1-2). Antheridia and oogonia are both terminal and on the
THEGENUS VAUCHERIA IN IRELAND
229
This shows the locations which are numbered in the order in which they occur in the text.
Source : MNHN, Pans
230
John.P.CULLINANE
Table II
This summarises observations made over three summers of the seasonal periodicity
of K sphaerospora.
7 9
october-Ftobruary
same branch. The antheridium has an empty basal cell and has two or three
processes which are pointed, (c. f. K coronata where the antheridium occupies a
similar position but its shape and that of the processes are much more square
and it seldom has a terminal process). It usually has one terminal pore which is
frequently facing the oogonium. The entire antheridial branch curves slightly
towards the oogonium so that the antheridium frequently appears to be touching
it. Usually it appears as if the oogonium grows off a side branch of the antherio-
phore but on rare occasions it looks as if the antheridium grows out of the side
of the oogonium as illustrated by NORDSTEDT (1878) and by VENKATARA-
MAN (1961). This species did not show any great variation other than described.
Although the position of the reproductive organs is similar to that of V. corona¬
ta, V. sphaerospora is easily recognised and the two tend to be ecologically sepa-
rated.
In K veîutina the reproductive organs are not terminal. The large oogonia are
sessile or almost so and frequently inclined. The antheridia are not unlike the
oogonia in shape but are much smaller and are also sessile. There are usually
2-5 antheridia situated somewhere near the oogonium. This species likewise
showed little variation.
Vauchcria litorca Hofm. ex C. Ag.
This species always grew almost completely buried in soft black mud and so
that frequently only the coloured pointed tips of the filaments protruded. It was
always found in brackish muddy ponds in fields just above high water level
at Locations 3 and 10 and at Finnavara, Co. Clare on the Southern shores of
Galway Bay (Location 11). This species was never fertile when collected but pro-
duced oogonia in crude culture. These were situated at the ends of straight or
curved branches. Antheridia were never observed. In this dioecious species
COTTON (1912), who referred to it as «monoecious» ?, likewise commented
THEGENUS VAUCHHRIA IN IREI.AND
231
on the «abundance of ripe oogonia in May» but made no mention of the antheri-
dia. CHRISTENSEN (1952) bas illustrated both separately. The oogonia are easi-
ly recognised due to the mass of protoplasm situated a short distance below the
oospore and the suffultory-like cell below the oogonium. This subtending cell
may or may not be présent. These characteristics appear to be found also in V.
glomerata Blum and Womersley (1955). This species has not been recorded from
Ireland.
[/. îitorea was only found twice; in May 1969 and in June 1970 and no conti-
nuous observations of this species were made. Due to the nature of the mud on
which it grew it was found more suitable to rinse the material and culture it on
agar.
Vaucheria coronata Nordst.
This was the most abundant and widespread of the marine species investiga-
ted. It occupies a well defined position at and above tlie high tide level. Its
presence appears to be determined more by its position relative to the high
tide rather than to the substratum. It was found growing on dry fine sand at
Renmorc (Location 3); Mweenish (Location 6);at BunduffStrand (Location 7);
and at Annagh Island near Westport in Clew Bay (Location 12) and on the verti¬
cal slopes of peat banks, which are widespread ail over Connemara, and also
higher up on the grassy banks in semi-salt marshy areas. In this latter habitat it
was found growing abundantly in numerous parts of Connemara, Clew bay, Fin-
navara, near Sligo town (Location 14), at Mullaghmore, Co. Sligo (Location 13),
near Carrigaline, Douglas and Midleton in the Cork harbour area (Location 15)
and at Kenmare, Co. Kerry (Location 16) and Dingle (Location 17). This species
nearly always forms mossy tufts among the grasses near high tide level in marshy
areas together with : Fucus muscoides, Hivulana nitida, Enteromorpha spp., Mi-
crocoleus sp. and Pelvetia canaliculata, with Bostrychia scorpioides on the verti¬
cal sides of the banks.
It is far more abundant during the winter period especially in marshy areas
than in summer when it is found only to a limited extent on peat banks and
dry sand tufts.
This species is so named because the oogonium possesses a crown formed by a
terminal expansion of the cell wall which is pierced by three to six pores for
the entry of the sperm. The spherical oogonium is either sessile or more usually
shortly stalked on the side of the branch which bears the terminal antheridiurri.
The antheridium is always borne on a short empty stalk cell. It is straight and
tubular with one to four latéral angular protrusions for the émission of the
sperms. The species, however, is extremely variable and frequently when the
shape and position of the reproductive organs are characteristic the crown is
absent from the oogonium. One sketch made from material of V. coronata
resembles V. vipera Blum (1960) in the outline of the reproductive organs and
in the occurence of «single terminal fructifications». In other cases where the
crown was absent the material resembled V. minuta Blum and Canover. SIMONS
and VROMAN (1968) described V. minuta from the Netherlands where it was
Source : MNHN. Pans
232
John.P.CULLINANE
found in a culture of V. coronata. A comparison of their sketches with that of
sketch number 24 shows interesting similarities. However, this material was defi-
nitely only a variation of V. coronata as carefui examination of a single filament
revealed the presence of characteristic V. coronata reproductive organs also.
SIMONS and VROMAN (loc. cit.) in agreement with the supposition of BLUM
(1960J found that for V. minuta «the antheridium is not always located termi-
nally on a bisexual fruiting branch, as functional antheridia were seen on fruiting
branches without an oogonium». Such an arrangement, however, is by no means
uncommon in V. coronata. A photograph (No. 5) of V. coronata shows a sériés
of six antheridia with a single terminal oogonium. Malformation of the reproduc¬
tive organs is frequently associated with peculiar branching in the végétative por¬
tions, see illustrations nos. 25-27. These abnormalities not only occur in nature
but are very common in old cultures, in which the oogonium almost invariably
lacks a crown. One specimen of V. coronata collected at Rusheen Bay on March
11,1969 had numerous thick walled oval shaped bodies which were either sessile
or on short curved stalks (see photographs 5 to 8, drawings 25 to 27). Antheridia
were not observed near these. CHRISTENSEN (pers. comm.) suggests from an
examination of the photographs that these might possibly be the oospores of
V. arcassonensis P. Dang.
Vaucheria intermeclia Nordst.
This was only found once in material collected in October 1969 at Carraroe
(Location 18) where it lined the vertical sides of peat banks. The material when
cultured was found to consist also of V. coronata, V. sphaerospora and V. veluti-
na. It is possible that V. coronata and V. intermedia occupy an upper zone,
gradually merging into the V. sphaerospora - V. veîutina lower zone on the peat
banks.
In K intermedia one to three antheridia either grow out from the base of the
oogonium or appeared to grow directly out of the oogonium. Each antheridium
had one to four openings, frequently with one on either side near the apex or
as many as four openings on the same side. The contents of the antheridium
gave it a banded appearance. Although this species appeared to show ail the cha-
racteristics of V. intermedia yet the occurence of what appeared to be a crown-
like structure on one oogonium puts some doubt as to the validity of the identi¬
fication.
Vaucheria synandra Woron.
This species occupied the same position as V. coronata and they frequently
intermingled with each other over large areas of swampy grass land above high
tide level at Renmore (Location 3). Continuous and frequent sampling from this
area indicated that V. synandra was more abundant higher up. However, the two
species can only be certified if they are fertile. Whereas V. coronata was nearly
always fertile, V. synandra usually had to be kept in crude culture before frui-
ting. V. synandra was also recorded growing alone at two stations, namely at
Whitestrand Road (Location 2) and at the Shannon estuary near Limerick (Loca-
THE GENUS VAUCHERIA IN IRELAND
233
tion 1). At Location 2 it was growing on wind blown sand covering the soil near
the edge of a brackish pond. This pond was situated in a field separated from the
seashore by a road. It grew jlone on the soft grey silty mud on the banks of the
Shannon estuary near Coonagh village, a few miles from Limerick city. Here it
formed bright yellow-green conspicuous patches on the mud in between the
Phragmites australis (Cav.) Streud. V. coronata was also found growing in this
area on its own but always at a higher level, where the mud was harder and con-
tained a lot of Phragmites débris. Compared with V. coronata when growing
alone V. synandra appears to hâve a more yellow-green colour and a softer tex¬
ture and its filaments tend to tangle more èasily when mounting for microscopi-
cal examination.
As with V. coronata, V. synandra thrives best over the winter period but it
appears to survive the summer dessication better than V. coronata.
In V. synandra the oogonia are sessile and hâve a prominent side beak facing
the antheridium and pointed downwards. The oospore is large filling the oogo-
nium and is frequently grey in colour with the contents granular in nature when
old. This species is placed in the section «Androphorae» Nordstedt as the anthe-
ridia are in groups of up to five situated on a large upright club shaped andro-
phore which arises on a short empty stalk cell. The antheridia are tubular in
shape and frequently curved and hâve terminal opening. Usually the antheridia
are situated close to the oogonia but they may be separated by long and varions
distances. The old androphore is often seen next to the oospore long after the
antheridia hâve disappeared. Isolated androphores with antheridia are common
and on one occasion two adjacent oogonia were seen facing each other.
Vaucheria dichotoma (L.) Martius.
This species was found in a pond at Whitestrand Road (Location 2) close to
V. synandra. These two species were, however, ecologically separate; V. dichoto¬
ma growing submerged in the brackish pond water whereas V. synandra was con-
fined to the dry sand near the edge of the pond. V. dichotoma was also found
near Limerick city (Location 1) in a pond near the high tide level of the Shan¬
non river estuary. Collections were made on two occasions from this pond
during flooding by the high spring tide. This species was always found submer¬
ged in water, attached when young but forming large conspicuous dark green
floating masses in the older stages. The brackish ponds in which it grew dried out
during summer. The species appeared about october each year and died away in
the following spring. The coarse feeling and great width (up to 210 pm) of the
older detached filaments are characteristic of this species and the individual
filaments can readily be seen by the naked eye as they remain disentangled.
However, these large filaments damage readily during microscopical préparation.
This species is said to be dioecious but CHRISTENSEN (1952) examined mate-
rial from different localities and has shown that in ail cases «the oogonia and an¬
theridia are borne on the same plant, only most usually on different filaments or
different parts of one filament». Irish material was completely dioecious. The
filaments with antheridia tended to be narrower than those with oogonia. The
234
John. P.CULLINANE
oogonia were spherical, sessile and up to 390/.im in width (photographs 3-4).
Vaucheria sescuplicaria Christensen
A specimen answering the description of this species (CHRISTENSEN, 1956)
was found in a marshy area in a field back of a storm beach at Finnavara (Loca¬
tion 11). V. coronata was also found there but where the V. sescuplicaria grew
the soil was noticeably tinged red in colour. The species was only found on two
occasions; in January 1969 and February 1970. This species resembles V. velu-
tina but the oogonium grows out from the base of the antheridium. The oospore
does not fill the oogonium (as it does in V. velutina) which tends to be pointed
at both ends. The oogonia averaged 156 by 252 pm and the antheridia 70 by
90 jUm.
ACKNOWLEDGEMENTS
I wish CO sincerely thank Tyge Christensen for having rcad the manuscripc and for his
most helpful comments. The work was carried out while the author was lecturing at Univer-
sity College, Galway and the author wishes to thank Professer Mairin de Valera of Galway
for the direction of the work.
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Fig. 1-3. - V. sphaerospora. Fig. 4. — V. velutina. Fig. 5. — V. litorea, antheridium.
236
John.P.CULLINANE
6
e_
Fig.6-10. — V. synandra.
Il
12
1
Source MNHN, Paris
John.P.CULLINANE
coronata. Fig. 25-27. — V. arcassonensts 1 oospores.
THEGENUS VAUCHERIA IN IRELAND
239
PI. 1. - 1, 2 : K sphaerospora. - 3 :V. dichotoma, antheridia. - 4 : V. dichotoma, oogonia.
Source MNHN, Paris
240
John.P.CULLINANE
- 5 :V. coronata, a sériés of antheridia. - 6, 7 : K arcassonensis ?,
zassonensis ?, germinaring oospore.
nnçnr»rf»«
Source. MNHN, Pans
241
RECHERCHES SUR LES KALLYMENIA (CRYPTONEM!ALES)
III. Problèmes de la délimitation du genre KALLYMENIA
Louis CODOMIER*
SUMMARY. - The problem of the séparation of the genus Kaîlymenia from the généra
Pugetia, Cirrulicarpus, Thamnophyllis, Callophyllis and Austrophyllis is dealt with. The
study of the morphogenesis of mediterranean Kaîlymenia leads us to limit the mediterra-
nean species to two généra Kaîlymenia and Callophyllis.
RÉSUMÉ. — Le problème de la délimitation du genre Kaîlymenia par rapport aux genres
Pugetia, Cirrulicarpus, Thamnophyllis, Callophyllis et Austrophyllis est évoqué. L’étude
de la morphogenèse des Kaîlymenia méditerranéens nous conduit à ne distinguer que deux
de ces genres en Méditerranée : Kaîlymenia et Callophyllis.
INTRODUCTION
Chez les Kallyméniacées nous comptons à l’heure actuelle quinze genres.
Parmi eux six: Callophyllis, Cirrulicarpus, Thamnophyllis, Pugetia, Austro¬
phyllis et Kaîlymenia regroupent chacun des espèces qui se ressemblent pour
avoir en commun une fronde plane et une médulla filamenteuse.
Pugetia, Callophyllis et Kaîlymenia sont des genres décrits depuis très long¬
temps. Les trois autres sont de création récente et sont dûs pour Thamnophyllis
i NORRIS (1964), pour Austrophyllis à WOMERSLEY et NORRIS (1971)
H pour Cirrulicarpus à TOKIDA et MASAKI (1956) cependant que NORRIS
1957) donne des précisions sur les genres Kaîlymenia, Pugetia et Callophyllis.
Nos travaux sur les Kallymèniacées de la Méditerranée concernant la structure
.natomique et l’appareil reproducteur (CODOMIER 1969, 1971), la floristique
CODOMIER et GIACCONE 1972, CINELLI et CODOMIER 1974) et parti-
Laboratoire de Botanique, Centre Universitaire, F 66025 Perpignan Cedex.
Rev. Algol., N. S.. 1978, XIII, 3 : 241-249.
Source : MNHN. Paris
242
Louis CODOMIER
culièrement la morphogenèse (CODOMIER 1974) nous ont conduit à ne dis¬
tinguer sur nos côtes que deux genres Kallymenia et Callophylîis.
Les caractères distinctifs de ces six genres que NORRIS, WORMERSLEY et
NORRIS, et TOKIDA et MASAKI ont donné nous paraissent discutables par
rapport à ceux que nous avons definis (CODOMIER, 1971) pour différencier
les espèces de Kallymenia. C’est pourquoi nous passerons en revue les différents
caractères utilisés à ce jour et nous les discuterons.
MORPHOLOGIE
Les études sur les espèces appartenant à ces genres sont encore faites dans
certains cas à partir d’échantillons d’herbier. Pour notre part, une seule espèce
a été étudiée de cette façon, c’est le Kallymenia spathulata. Or les échantillons
d’herbier de la plupart des Kallymenia méditerranéens ne donnent qu’une vue
comprimée. C’est ainsi que la fronde de K. requienii est formée par l’union
de plusieurs individus dont les thalles sont liés par des anastomoses.
Les thalles de ces genres ne sont jamais cylindriques. Ils sont foliacés. Cer¬
tains sont stipités comme Kallymenia microphylla ou Cirrulicarpus australis.
Cependant la présence d’un stipe ne suffit pas à caractériser une espèce. En
effet, les jeunes individus de Kallymenia microphylla n’en ont pas; un stipe de
K. microphylla se forme d’année en année à partir des frondes qui subsistent
pendant la mauvaise saison.
La consistance des jeunes lames de K. microphylla est gélatineuse et devient
ensuite cartilagineuse. C’est très souvent le cas pour les Kallyméniacées à fronde
perennante.
La forme des espèces du genre Kallymenia est très variée (fronde sinueuse,
lobée, laciniée, segmentée, ramifiée) et de remarquables convergences morpho¬
logiques peuvent rapprocher des espèces rangées dans d’autres genres de Kally¬
méniacées. Ainsi la fronde des Kallymenia patens est subdivisée sur ses bords
en segments dichotomes ou trichotomes comme celle de Cirrulicarpus australis,
ou de Cirrulicarpus carolinensis. Les thalles des Kallymenia lacerata ressemblent
à certains thalles de Thamnophyllis (Thamnophyllis poccockiae) mais surtout
à ceux de Kallymenia rosea. Certaines frondes de Callophylîis ressemblent à
celles de certaines espèces de Kallymenia. Ainsi Callophylîis laciniata est foliacé
et lacinié comme Kallymenia lacerata. Les Callophylîis ont cependant un thalle
plutôt lacinié (C. variegata) ou même segmenté que sinueux lobé (Callophylîis
firma).
Les thalles d'Austrophyllis sont des thalles plats à segments très profondé¬
ment divisés et à cystocarpes proéminants mais ce dernier caractère se retrouve
chez d’autres genres. Ainsi le genre Meredithia défini par J. AGARDH (1922)
était basé sur l’émergence des cystocarpes. Nous l’avons supprimé (CODOMIER
1969) et tout récemment WOMERSLEY (1973) a assimilé le Meredithia po-
lyocoelioides à un Kallymenia,et le Meredithia nana au Cirrulicarpus australis;
DÉLIMITATION DU GENRE KALLYMENIA
243
cette dernière espèce étant cependant difficile à classer dans les Kallymeniacées.
Les caractères morphologiques ne sont donc pas des caractères distinctifs
que l’on doit utiliser en premier.
CYTOLOGIE
KYLIN (1925) avait établi une différence entre les deux genres Pugetia et
Callophyllis basée respectivement sur la présence ou l’absence de plastes pig¬
mentés dans les cellules médullaires. Les études de BERT (1967) sur deux
Callophyllis ont montré que cette distinction n’était pas fondée car ces derniers
possèdent, comme les Pugetia, des cellules internes à plastes pigmentés.
Les espèces du genre Kallymenia ont également des plastes pigmentés dans
les cellules des filaments médullaires et dans les cellules étoilées médullaires.
Lorsque ces dernières ont un contenu cytoplasmique coloré en jaune, elles
ne contiennent pas de plastes pigmentés apparents. La pigmentation des plastes
peut faire défaut dans les cellules médullaires des individus âgés. Aussi, sommes
nous d’accord avec BERT pour dire que, comme pour les Callophyllis, la pig¬
mentation et la forme des plastes des cellules internes des Kallymenia dépendent
surtout de la diminution d’éclairement que subissent ces cellules du fait de
leur position interne mais aussi de l’âge de la plante.
STRUCTURE ANATOMIQUE
Pour KYLIN (1956), les Callophyllis et les Pugetia morphologiquement
semblables ont une médulla à grosses cellules et à «rhizoïdes» formés de seg¬
ments courts. Ces deux genres diffèrent par le nombre d’assises de grosses
cellules et par le nombre d’assises de cellules du cortex. C’est un très mauvais
caractère car ce nombre diffère d’un endroit à l’autre du thalle et, pour les
espèces pérennantes, d’un thalle de première année à un thalle de plus d’un
an d’âge comme nous l’avons montré (CODOMIER, 1969) pour les espèces
méditerranéennes.
Pour NORRIS (1957) ses recherches sur le Kallymenia reniformis nous
ont appris que la médulla des Kallymenia comporte des filaments cellulaires
fins et ramifiés et des cellules étoilées. Nos observations (CODOMIER, 1968
et 1971) ont confirmé ces vues sur les espèces méditerranéennes de Kallymenia.
La création par NORRIS (1964) d’un genre nouveau Thamnophyllis inter¬
médiaire entre les Callophyllis, Pugetia d’une part et les Kallymenia d’autre part
posait déjà à cette époque le problème de la validité de ces genres. NORRIS
montre alors la nécessité d’étudier l’origine et la formation du tissu médullaire.
Déjà KYLIN (1954) laissait entrevoir cette idée en s’adressant, pour l’étude,
à des parties marginales (zone de croissance) et à des parties médianes (zones
adultes). NORRIS alla plus loin en étudiant les coupes longitudinales, ce qui
244
Louis CODOMIER
l’incita à créer le genre ThamnophylUs. Il distingua ainsi dans la médulla des
filaments dits primaires {les premiers formés) que l’on peut observer dans les
parties marginales et des filaments secondaires seuls ou pouvant s’ajouter aux
filaments primaires que l’on observe dans les parties médianes,
Pour WOMERSLEY et NORRIS (1971), la création d’un nouveau genre
Austrophyllis s’imposait par le fait que certaines espèces australiennes avaient
une anatomie très voisine des Callophyllis avec de grosses cellules médullaires,
des rhizoïdes internes sans cellules étoilées et s’en distinguaient par le dévelop¬
pement du gonimoblaste.
Ainsi pour WOMERSLEY et NORRIS, les Kallymenia, ThamnophylUs
et Cirrulicarpus ont une médulla contenant des cellules étoilées et Austrophyllis,
Pugetia, Callophyllis n’en contiennent pas. Comment peut-on reconnaître
une médulla de Kallymenia ou de ThamnophylUs d’après les caractères distinctifs
de NORRIS : pour les Kallymenia uniquement des filaments primaires en plu¬
sieurs assises formés d’emblée dès la croissance du thalle, pour les ThamnophylUs
une seule assise de filaments primaires produisant de part et d’autre de grosses
cellules sans ordre envahissant la médulla et des filaments secondaires appa¬
raissent ensuite, se situant uniquement dans la région médiane. Cette distinction
ne peut se faire. Nous serions plutôt d’accord avec NORRIS pour considérer
que le groupe Callophyllis, Pugetia, Austrophyllis pourrait se distinguer du
groupe Kallymenia, Cirrulicarpus et 'niamnophyllis en ce que les filaments
médullaires des premiers sont tous d’origine secondaire c’est à dire un tissu
de remplissage comme nos études sur la morphogenèse des Kallymenia le laissent
prévoir.
Pour les Callophyllis, les études anatomiques de BERT (1967) nous précisent
que les filaments médullaires, qu’il appelle cellules corticales intercalaires,
peuvent se transformer en cellules médullaires et sont issues de cellules corti¬
cales internes. Ses résultats montrent qu’il est difficile de mettre en évidence
la structure des thalles du Callophyllis même par des coupes longitudinales,
et qu’il serait bon, comme il a commencé de le faire, d’étudier le développe¬
ment des spores et la morphogenèse. BERT donne un schéma très discutable
de l’évolution probable des cellules du thalle mais démontre surtout admira¬
blement la formation d’un cortex secondaire par des cloisonnements parallèles
à la surface du thalle dans le stipe et au niveau des anastomoses de frondes
voisines. BERT enfin considère que les genres ThamnophylUs, Callophyllis
et Pugetia sont très voisins et que le genre Kallymenia se distinguerait de ces
trois genres par l’absence de cellules intercalaires ainsi définies.
Les études anatomiques que nous avons réalisées (CODOMIER, 1968 à
1971) sur le Kallymenia de la Méditerranée nous ont permis de trouver de
nouveaux caractères différenciant les espèces (volume des cellules internes,
forme des cellules corticales externes, forme et contenu des cellules étoilées
médullaires). Nous avons aussi mis en évidence la formation chaque année
d’une nouvelle assise de cellules corticales externes à partir de l’ancienne chez
les espèces pérennantes.
Source : MNHN. Paris
DÉLIMITATION DU GEURE KALLYMENIA
245
MORPHOGENESE
L’étude du développement morphogénétique des frondes de Kallymenia
(CODOMIER, 1974) à partir des spores nous a permis de comprendre l’origine
des tissus (cortex et médulla) et de confirmer nos hypothèses antérieures (CO¬
DOMIER, 1968).
Nous constatons que le développement des spores, la formation du disque
basal et l’insertion d’une fronde foliacée sur le disque basal dans Kallymenia
feîdmannii ressemblent tout à fait aux descriptions incomplètes de BERT
(1967) sur le Caîlophyllis laciniata. Récemment nous avons constaté le même
développement des spores (tétraspores) chez K. païens récolté le 7.01.1974
que chez les autres Kallymenia.
Le développement et la formation des frondes n’ont été vraiment étudiés
que chez les Kallymenia méditerranéens si bien que les interprétations de NOR-
RIS sur l’origine des tissus (cortex et médulla) ne reposent pas sur des travaux
de morphogenèse.
D’après nos études, nous pensons que les filaments médullaires secondaires
des Kallymenia sont homologues des cellules intercalaires (BERT) ou des rhi-
zoïdes (KYLIN) des Caîlophyllis et des Pugetia. Les cellules sphériques des
Kallymenia d’abord liées entre elles par des synapses primaires deviennent
ovoïdes et peuvent se lier à nouveau par des liaisons de contact ou synapses
secondaires. Lorsqu’il n’y a pas de liaisons par synapses secondaires nous avons
formation d’un filament. Dans le cas contraire, il y a formation d’une cellule
étoilée. Ces deux types de cellules (filament et cellule étoilée) sont formés
dès le début de la différenciation de la fronde. De telles formations sont pri¬
maires. Par la suite se différencie la médulla. Les cellules étoilées qui consti¬
tuent les cellules axiales de la fronde vont s’étirer plus ou moins selon les espèces
iu niveau des synapses primaires et secondaires. Il en est de même pour les
lllaments primaires qui eux ne s’étirent qu’au niveau de leur synapse primaire.
Enfin, se forment les filaments de remplissage de la médulla issus des cellules
les tissus primaires. Ces filaments néoformés sont dits secondaires.
Ces observations sur les Kallymenia nous permettent de penser que le genre
'hamnophyllis basé sur la présence de filaments primaires et secondaires n’est
'as fondé, car ces filaments se forment dans la médulla de tous ces genres et
le peuvent être distingués en coupe transversale.
APPAREIL REPRODUCTEUR FEMELLE
a) Genre Caîlophyllis :
D’après NORRIS (1957), ce genre s’éloignerait des autres genres par le
ystème reproducteur femelle. Les Caîlophyllis auraient de véritables procarpes.
)’après HOOPER et SOUTH (1974) il en serait de même de l’espèce type du
246
Louis CODOMIER
genre Euthora : Euthora cristata, ce qui aurait conduit ces auteurs à assimiler
cette espèce au Caîlophyllis. Ceci montre que la systématique des Kallyménia-
cées est très mal connue.
b) Genres Pugetia, Thamnophyllis, Kallymenia, AustrophylUs et Cirruli-
carpus :
Ces genres, d’après NORRIS (1957 à 1964), WOMERSLEY et NORRIS
(1971), auraient un système reproducteur à gonophore primaire carpogonial
et à gonophore auxiliaire. NORRIS (1957, p. 203) trace un tableau d’évolution
du «procarpe» des Kallymeniacées pour certaines espèces des genres Pugetia,
Kallymenia et Thamnophyllis. A partir d’un système reproducteur primitif
• à deux gonophores l’un primaire et l’autre auxiliaire tous deux pluricarpo-
goniaux (cas de Pugetia latiloba) il y aurait perte progressive des rameaux carpo-
goniaux bicellulaires. Au terme de l’évolution le gonophore auxiliaire disparaî¬
trait même : cas des Caîlophyllis. Pour nous ce type d’évolution n’entraîne pas
une séparation des genres puisque Pugetia delicatissima a le même système
reproducteur que K. requienii (monocarpogonial) et certains Thamnophyllis
ont le même système reproducteur (pluricarpogonial) que K. reniformis.
Les résultats de NORRIS sur le système reproducteur femelle ne sont pas
confirmés par nos observations. Nous avons bien observé la cellule de fusion,
des procarpes monocarpogoniaux et des procarpes pluricarpogoniaux, mais
nous n’avons pas observé des gonophores, l’un primaire, l’autre auxiliaire. Nous
ajoutons que les cystocarpes de Caîlophyllis sont plutôt marginaux ou groupés
et, en ce sens, diffèrent par leur situation de ceux des autres genres où ils sont
dispersés sur tout le thalle. C’est pourquoi le genre Caîlophyllis paraît bien être
distinct du genre Kallymenia.
Quant aux descriptions de l’appareil femelle de K. reniformis que nous
donnent HOMMERSAND et OTT (1970) faisant intervenir également des
incorporations de filaments médullaires à la cellule de fusion ou faisant naître
des gonimoblastes à partir de cellules végétatives, nous n’avons rien vu de sem¬
blable (CODOMIER, 1971, 1972 a).
Enfin PERESTENKO (1975) vient de placer à tort le genre Cirrulicarpus
dans une nouvelle famille qu’elle crée : la famille des Crossocarpacées. Elle
s’appuie sur ses observations et caractérise cette famille par le fait que le pro¬
carpe monocarpogonial serait tricellulaire et que la cellule basale de ce rameau
carpogonial ne serait pas incorporée à la cellule de fusion, ce qui est contraire
aux observations récentes de HANSEN (1977) sur le Cirrulicarpus carolinensis.
INTERPRÉTATION ET DISCUSSION
Tous les caractères relatifs à la morphologie, à l’ontogenèse des tissus et à
la reproduction sexuée sont encore très incomplets pour ces six genres. La
structure de l’appareil femelle des Kallymeniacées n’est pas claire malgré le
DÉLIMITATION DU GENRE KALLYMENIA
247
travail de NORRIS (1957) et celui d’HOMMERSAND et OTT (1970); il de¬
manderait à être étudié à nouveau. A partir des descriptions des différents
auteurs et de nos propres observations, il y a lieu de formuler des hypothèses
sur l’origine et la formation de la structure anatomique et plus particulièrement
de la médulla.
Pour le Callophyllis, BERT (1967) a démontré l’origine des cellules étoilées
médullaires intercalaires à partir du cortex interne; il propose un type d’évo¬
lution des cellules à partir d’une initiale.
Pour les Kallymenia, nous avons montré (CODOMIER, 1972 b) 1 origine
des cellules étoilées médullaires et l’origine des filaments médullaires primaires
et secondaires.
Pour nous, la structure anatomique de ces genres est multiaxiale et s’organise
progressivement à partir d’une assise d’initiales marginales rondes disposées
dans un plan. Chaque cellule engendrée par ces initiales développe de part
et d’autre de ce plan de courtes ramifications latérales. Ces ramifications sont
formées de cellules rondes à ovoïdes jointives et disposées parallèlement au
plan de croissance formé également de cellules ovoïdes. Par la suite, ce tissu
se différencie en cortex et médulla. Nous pensons que les cellules médianes
ou cellules médullaires primaires soit s’étirent et évoluent en cellules étoilées
à bras plus ou moins longs et ceci correspond au groupe Kallymenia, Cirruli-
carpus et Thamnophyllis, soit ne s’étirent pas et n’évoluent pas en cellules
étoilées et nous avons le' groupe Austrophyllis, Pugetia et Callophyllis. Entre
ces deux groupes cependant la frontière n’est pas nette et nous voyons que
les cellules étoilées dérivent de cellules rondes ou ovoïdes. Nous pensons donc
que le groupe Austrophyllis, Callophyllis, Pugetia ou bien serait moins évolué
ou bien formerait un ensemble parallèle à celui constitué par le groupe Kally-
menia, Cirrulicarpus, Thamnophyllis dérivant d’une structure commune primi¬
tive entièrement formée de cellules rondes et globuleuses disposées sans ordre.
Lorsque les cellules globuleuses internes se disjoignent, elles se transforment
soit en filaments soit en cellules étoilées, c’est la médulla primaire. Très rapi¬
dement naissent d’autres filaments qui comblent les vides, il y a formation d’un
tissu de remplissage. C’est pourquoi nous confirmons que nos caractères liés
plutôt au volume moyen des cellules internes et a la presence ou à 1 absence
de cellules étoilées suffisent pour l’instant à classer nos espèces méditerranéennes
dans deux genres Kallymenia et Callophyllis. Il serait toutefois intéressant
de savoir si certaines espèces australiennes Cirrulicarpus australis et Kallymenia
rosea ne sont pas respectivement décrites sur nos côtes sous les noms de Kally¬
menia patens et Kallymenia lacerata et si l’espèce de l’Atlantique Nord Cirru¬
licarpus carolinensis ne doit pas être mise en synonymie avec Kallymenia patens,
ce que nous verrons ultérieurement.
De nouvelles études comparées (reproduction sexuée et ontogenèse) seront
nécessaires pour savoir si ces six genres ont une identité réelle.
L’évolution du système reproducteur propose par NORRIS (1967) a le mérite
d’exister. Faudrait-il que nos observations sur les Kallymenia méditerranéens
correspondent à celles de NORRIS? Ce n’est pas le cas pour l instant.
248
Louis CODOMIER
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Source MNHN, Paris
LES PONCTUATIONS INTERCELLULAIRES DU
RHODOCHAETE PARVULA THURET
(RHODOPHYCÉES, BANGIOPHYCIDÉES)
251
Annie BOILLOT*
RÉSUMÉ. - L’étude du Rhodochaete parvula au microscope électronique a permis d’obser¬
ver dans les parois intercellulaires la présence d’étroites perforations à contenu dense mais
sans bouchon synaptique bien défini. Cette structure primitive confirme la place particulière
occupée par cette espèce dans la sous-classe des Bangiophycidées.
SUMMARY. — Ultrastructural examination of Rhodochaete parvula crosswall reveals the
présence of narrow pits containing a dense material but without the typical plug and plug
cap of pit connection. Such a primitive structure provides evidence of this species spécial
place among Bangiophycideae.
INTRODUCTION
Jusqu’à ces dernières années, la séparation des Rhodophycées en deux sous-
classes s’appuyait sur un certain nombre de caractères distinctifs dont la présence
de synapses chez les Floridées, et son absence chez les Bangiophycidées. Ce
critère de classification s’est trouvé périmé à la suite d’observations en micro¬
scopie électronique : d’authentiques synapses, comparables à celles déjà obser¬
vées chez les Floridées, existent entre les cellules du stade Conchocelis de Bangia
et de Porphyra (BOURNE, CONWAY et COLE, 1970; LEE et FULTZ, 1970;
SOMMERFELD et LEEPER, 1970; COLE et CONWAY, 1975; HSIU-PING LIN,
SWAFFORD et SOMMERFELD, 1977), mais d’autres espèces de la même
sous-classe en sont dépourvues (NICHOLS, RIDGWAY et BOLD, 1966; LEE,
1971). Les Bangiophycidées semblent donc former un ensemble hétérogène.
Lab. Biologie Végétale Marine, Université Pierre et Marie Curie (Paris VI),
7, quai Saint-Bernard, 75005 Paris.
Rev. Algol., N. S., 1978, Xlll, 3 : 251-258.
Source. MNHN, Pans
252
Annie BOILLOT
Ayant eu l’occasion de suivre le cycle biologique du Rhodochaete parvula
(BOILLOT, 1975), j’ai repris l’étude de cette espèce en microscopie électronique
pour préciser la structure des parois et des formations intercellulaires anté¬
rieurement décrites (SCHMITZ, 1897; MAGNE, I960) et que j’ai retrouvées
dans les deux générations successives du cycle de cette algue sans pouvoir les
interpréter exactement.
MATÉRIEL ET MÉTHODE
Le matériel utilisé provient de cultures faites au laboratoire dans les condi¬
tions précédemment décrites (BOILLOT, 1975) à partir d’individus fertiles
récoltés à Villefranche s/Mer (Alpes Maritimes). Les deux générations, gaméto-
phyte et sporophyte constituant le cycle de cette espèce ont été étudiées. Les
algues destinées à l’observation, maintenues au préalable deux à trois jours à
l’obscurité, sont fixées dans la glutaraldéhyde à 4% dans l’eau de mer, ou dans
un tampon véronal acétate pH 7,4 pendant 2 heures et postfixées dans le té¬
troxyde d’osmium à 1% pendant une nuit. Les objets sont ensuite déshydratés
progressivement, imprégnés et inclus dans la résine de SPURR (1969) ou dans la
résine Durcupan ACM Fluka. Les coupes sont contrastées selon la méthode de
REYNOLDS (1963).
RÉSULTATS
1. Structure des parois
Cette étude a permis de trouver chez le Rhodochaete parvula les parois
cellulaires bien connues chez les algues filamenteuses, avec leur épaisseur diffé¬
rente dans le gamétophyte et dans le sporophyte.
- la paroi propre à chaque cellule (ou locula) mesure 0,3 à 0,6 pm chez le
gamétophyte et 1 pm à 1,5 pm chez le sporophyte.
- la paroi générale (ou vagina) engainant les rameaux, est le plus souvent
moins épaisse (de 0,2 à 0,3 pm) mais peut atteindre parfois 1 pm chez le sporo¬
phyte.
- la «lamelle moyenne» cimente les loculas au niveau de deux cellules
contiguës; son épaisseur est variable suivant le plan de coupe; latéralement, elle
s’élargit contre la vagina à laquelle elle se raccorde insensiblement ou bien
s’interrompt brusquement à son contact (Pl. I, 1).
Ces parois sont d’opacité différente aux électrons. Certaines coupes favorables
ont révéle une structure fibrillaire; les fibrilles très ténues, plus ou moins enche¬
vêtrées, ont une orientation générale qui suit les contours cellulaires dans la
locula et reste parallèle à l’axe du rameau dans la vagina. La lamelle moyenne
apparaît le plus souvent sans structure particulière, transparente aux électrons et
toujours distincte des loculas qui la bordent. Enfin, les loculas des cellules
adultes sont généralement constituées de deux couches parallèles d’aspect
RHODOCHAETE PARVULA THURET
253
dilïérent (Pi. 1, B, C, D).
2. Ponctuations intercellulaires
Entre les cellules on observe une perforation des parois dont l’aspect varie
suivant l’âge.
Chez les cellules jeunes, cette perforation se présente comme un canal de
0,2 /Jm de diamètre environ, situé en position axiale et traversant de part en part
les parois cellulaires (Pl. I, A).
Chez les cellules adultes, les parois sont plus épaisses et le canal, situé dans un
bourrelet, est étranglé au niveau de la lamelle moyenne et généralement rétréci à
ses extrémités. Le bourrelet annulaire formant saillie dans le contenu cellulaire
paraît dû surtout à un gonflement de la couche externe de la locula, l’épaisseur
de la lamelle moyenne ne variant pas (Pl. I, B, C, D). Entre les cellules adultes, le
canal n’est pas toujours axial, perpendiculaire à la paroi transversale, mais il suit
des directions variées (Pl. 1, C, D). Cette disposition irrégulière explique sans
doute la difficulté de trouver, dans les préparations, des perforations sectionnées
dans leur totalité.
Le canal intercellulaire est toujours tapissé d’une double membrane qui
semble bien être en continuité avec le plasmalemme dont elle a l’aspect (Pl. 11,
A). La lumière du canal est granuleuse, souvent osmiophile; il est difficile d’ob¬
server son contenu. Dans certains cas, on peut voir le cytoplasme s’engager dans
la perforation (Pl. 1, C), mais l’intérieur même du canal reste plus dense que les
cytoplasmes voisins.
Cette structure des parois intercellulaires est constante aussi bien chez le
gamétophyte que chez le sporophyte (Pl. Il, B),
DISCUSSION, CONCLUSIONS
Les différentes parois bien connues chez les algues filamenteuses (CHADE-
FAUD, 1962; PRIOU, 1962) se retrouvent chez le Rhodochaete parvula sans
grande modification : paroi générale ou vagina, paroi cellulaire propre ou locula.
La lamelle moyenne assimilable à la lame interloculaire peut s’interrompre
brusquement après un épaississement périphérique équivalent à l’anneau inter¬
loculaire, ou bien doubler intérieurement la vagina et se confondre avec elle.
Le bourrelet qui entoure la perforation rappelle celui qui existe autour des
synapses de Pseudogloiophloea et des dolipores des Basidiomycètes (RAMUS,
1969a, 1969b). Dans ces deux derniers cas cependant il est plus développé et le
matériel dont ü est formé serait différent de celui des parois (LEE, 1971). Chez
le Rhodochaete cet épaississement est constitué d’un matériel hétérogène,
vésiculeux (Pl. I, A) mais qui semble bien être en continuité avec la locula. Le
rôle de ces divers bourrelets reste d’ailleurs inexpliqué.
L’interprétation des ponctuations du Rhodochaete est délicate. Faut-il
254
Annie BOILLOT
considérer comme l’équivalent très réduit du bouchon synaptique le contenu de
la ponctuation intercellulaire ? Ce contenu apparaît souvent plus opaque aux
électrons que le cytoplasme environnant, suggérant ainsi une discontinuité entre
les deux (Pl. II, A). Son aspect uniformément granuleux (Pl. I, B) n’est pas sans
rappeler certains bouchons synaptiques du type Nemalion (FELDMANN,
FELDMANN et GUGLIELMI, 1977J. D’autre part, après la mort de la cellule,
le contenu dense de la ponctuation persiste (Pl. II, C). Ce qui montre bien qu’il
ne s’agit pas de simple cytoplasme.
Toutes ces observations donnent à penser que Rhodochaete parvula possède
bien des sortes de bouchons contrairement à ce que j’ai d’abord supposé (BOIL¬
LOT, 1977). Certes le rétrécissement de la ponctuation au niveau des cytoplas¬
mes des cellules adultes ne favorise pas l’observation mais, malgré de nombreuses
préparations, je n’ai pas décelé les formations membranaires complexes (plug
cap) qui existent toujours, semble-t-il (LEE, 1971), dans les synapses des algues
rouges, y compris ceux des stades Conchocelis des Porphyra et des Bangia
(BOURNE, CONWAY and COLE, 1970; LEE and FULTZ, 1970; SOMMER-
FELDand LEEPER, 1970).
Les ponctuations du Rhodochaete se présentent ainsi comme des structures
de type primitif. Elles constituent peut-être un intermédiaire entre les plasmo-
desmes de certaines algues (FLOYD, STEWARD, MATTOX, 1971) et les synap¬
ses complexes des autres Rhodophycées. Comme ces plasmodesmes, les ponctua¬
tions de Rhodochaete, étroites, de dimensions comparables ont un contenu
dense relativement opaque aux électrons, et sont bordées côté paroi par le
plasmalemme des cellules contiguës; comme les synapses (également bordées
par le plasmalemme), elles sont uniques entre deux cellules et possèdent un
étranglement médian caractéristique au niveau de la lamelle moyenne.
Un genre voisin, Compsopogon, présente une parenté certaine avec le Rhodo¬
chaete (MAGNE, 1960). FAN (1959) travaillant au microscope optique y a
observé des structures intercellulaires semblables. Les auteurs qui ont repris
l’étude de Compsopogon en microscopie électronique (NICHOLS, RIDGWAY et
BOLD, 1966; LEE, 1971) signalent seulement l’absence de synapses caractéris¬
tiques, ils n’ont pas retrouvé les structures observées par FAN. Ces structures
cependant devraient être voisines de celles décrites ici chez le Rhodochaete.
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256
Annie BOILLOT
LÉGENDES DES PLANCHES
Planche 1
Rhodochaete parvula
Fig. A : Perforation entre deux cellules gamétophytiques jeunes ; la lamelle moyenne,
transparente aux électrons, se termine par un épaississement annulaire contre la paroi
générale ou vagina. La paroi cellulaire propre ou locula est encore peu épaisse.
Fig. B : Perforation entre deux cellules adultes gamétophytiques ; le pore, rétréci à la
partie médiane et aux extrémités, est tapissé d’une double membrane; son contenu est fine¬
ment granuleux. Le bourrelet qui l’entoure semble dû à une dilatation de la locula externe
de structure hétérogène. La locula interne est plus régulière, fibrillaire; ta lamelle moyenne,
transparente aux électrons est d’épaisseur constante.
Fig. C, D : Id. exemples de pores irréguliers, non visibles dans leur totalité; en D on voit
à la partie supérieure le cytoplasme s’engager dans la perforation, mais le contenu même
du pore est granuleux, plus dense (surtout en CJ et toujours bordé par une double mem¬
brane.
Planche II
Rhodochaete parvula
Fig, A : Perforation entre deux cellules gamétophytiques. Les différentes parois apparais¬
sent formées de fibrilles; un bourrelet de structure hétérogène, vésiculeux, entoure la perfo¬
ration. Le contenu de la perforation est ici très dense, on voit de part et d’autre ses limites
avec les cytoplasmes voisins. La double membrane qui tapisse le pore est en continuité
avec le plasmalemme des cellules (flèches).
Fig. B : Id. entre deux cellules sporophytiques. Les parois sont très épaisses. La coupe
légèrement oblique ne permet pas de voir le pore dans sa totalité.
Fig. C : Id. entre deux cellules gamétophytiques mortes. Le cytoplasme s’est résolu
en petites vésicules, tandis que le contenu dense du pore persiste. La locula est désorganisée.
(Sauf indication particulière, l’échelle indiquée vaut l)im).
Source : MNHN, Pans
!58
Annie BOILLOT
Planche II
Sou/ce. MNHN. Pans
Ci/r
259
CROUANIA FRANCISCI NOV. SP.
(RHODOPHYTA, CERAMIACEAE),
NOUVELLE ESPECE DE LA SICILE ORIENTALE*
M.CORMACl. G.FURNARI et B. SCAMMACCA**
RÉSUMÉ. — Les auteurs décrivent une nouvelle Rhodophycée récoltée sur la côte orientale
de la Sicile, près de Syracuse. Les cellules coxales portent un seul tétrasporocyste sessile
à division tétraédrique. Les cellules terminales des pleuridies sont petites et arrondies.
SUMMARY. - A new species of Crouania, C. francisci dedicated to prof. Francesco Furnari
who always encouraged Author’s phycological studies, is described from Castelluccio
(Siracusa). Its chief distinguishing characters are ; terminal cells of whorl branchlets roun-
ded; tetrasporocysts sessile, tetrahedrally divided, single on basal cells of whorl branchlets.
Crouania francisci nov. sp.Cormaci, G. Furnari et Scammacca.
Diagnose latine: thallus î-2cm altus; axes teretes, flexuosi, non gelatinosi,
ecorticati, annulares, quoquoversum ramosi, unaquaeque celluîa 3 ramulis
verticilhtis praedita. Verticillorum cellula hasalis ad perpendiculum axis inserta.
Tetrasporangia tetrahedraliter divisa, sessilia, singuU in celîulis basahbus ramu-
lorum verticillatorum. Anteridia et procarpia ignota. Supra alias algas epiphytica
inventa; typus in mari mediterraneo ad sinum Castelluccio apud Syracusas.
Holotypus : Ca,steiluccio (Syracusae), lO/VIII/1974, A. Battiato et G. Fur¬
nari (CAT).
Crouania francisci nov. sp. (dédiée au Prof. Francesco Furnari en remer¬
ciement de l’encouragement qu’il a toujours donné à nos recherches algolo-
giques) a été recueillie entre deux et cinq mètres de profondeur dans la baie
* Travail réalisé avec contributions du C.N.R.
** Istituto di Botanica dcU’Univcrsità, 1 9 A, Longo, 95125 Catania, Italie.
Rev. Algol., N, S., 1978, XllI, 3 : 259-263.
Source MNHN, Paris
260 M. COMARCI, G. FURNARI et B. SCAMMACCA
de Castelluccio près de Syracuse en août 1974 et en janvier 1975, épiphyte
sur Stypocaulon scoparium (L.) Kuetzing et sur Cystoseira adriatica Sauvageau,
espèces qui, dans cette station, caractérisent les peuplements photophiles sur
substrat rocheux à faible profondeur. Quelques spécimens ont été trouvés
aussi dans des peuplements sciaphiles à Halymenia floresia (Clemente) C. Agardh
et à Scinaia comphnata (Collins) Cotton.
Il s’agit d’une algue de petite taille (10-20 mm) formant des touffes enche¬
vêtrées fixées au substrat par de nombreux rhizoïdes pluricellulaires (fig. 1, r).
Les axes de premier ordre portent des axes de second ordre qui eux-mêmes
portent des axes de troisième ordre, etc.
Les cellules de l’axe, dans la partie moyenne du thalle, sont deux fois plus
longues que larges (180 x 90pm). Comme chez les autres espèces du genre
Crouania J. Agardh les cellules axiales portent chacune un verticille de trois
pleuridies. Ces pleuridies se ramifient plusieurs fois généralement par dicho¬
tomie, rarement par trichotomie, exceptionnellement par quadrichotomie.
Les pleuridies se développent perpendiculairement à l’axe. Dans les parties
apicales du thalle, par le fait que les cellules axiales ne sont pas encore allongées,
les différents verticilles sont en contact entre eux (fig. 3). Dans les parties
moins jeunes, par contre, suite à l’allongement des cellules axiales, les axes
deviennent visibles (fig. 2).
La coxale des pleuridies, insérée en angle droit sur le tiers supérieur de la
cellule axiale, est plutôt trapue, parfois isodiamétrique, ou encore un peu plus
longue que large (18 x 22/jm). Les autres cellules de la pleuridie sont deux à
trois fois plus longues que larges (20 à 32pm sur 10 àlô/im) tandis que les
cellules terminales sont petites (6 à S/im) et arrondies (fig. 4 et 5).
Les cellules coxales des pleuridies sont également à l’origine de nombreux
rhizoïdes pluricellulaires.
Les exemplaires récoltés en août présentent dans les parties plus jeunes du
thalle, des tétrasporocystes sessiles à division tétraédrique (fig. 6) arrondis,
d’environ 60/tm de diamètre, portés au nombre d’un seul par cellule coxale
(% 7).
Les organes sexuels et les carposporophytes de cette espèce sont inconnus.
Les especes classées jusqu’à présent dans le genre Crouania sont les suivantes:
C. attenuata (Bonnemaison) J. Agardh, C. pleonospora Taylor, C. destriana
Wollaston, C. shepleyana Wollaston, C. mucosa Wollaston. De toutes ces espèces,
seulement C. attenuata est connue en Méditerranée. Les autres se trouvent
en Floride (C. pleonospora) et dans les mers de l’Australie.
Notre espèce diffère du C. attenuata (qui se trouve aussi à Castelluccio)
par la forme de la coxale et par son insertion qui se fait à angle droit sur la
cellule axiale. Il s’ensuit que chez C. francisct les pleuridies sont disposées
perpendiculairement à l’axe alors que chez C. attenuata elles sont recourbées
vers l’apex. En outre les cellules terminales des pleuridies sont petites et arron¬
dies alors que chez C. attenuata elles sont allongées et souvent transformées
en poils.
Source. MNHN, Paris
CROUANIA FRANCISCI, NOV. SP.
261
Parmi les trois espèces australiennes, celle qui ressemble le plus à C. francisai
soit par l’aspect macroscopique, soit par la structure des pleuridies, est C. she-
pleyana. Mais chez C. francisai les cellules coxales portent chacune un seul
tétrasporocyste alors que chez C. shepleyana les cellules coxales portent chacune
plusieurs sporocystes à différents stades de maturation.
Enfin C. francisai diffère de C. pleonospora car chez cette dernière espèce
les pleuridies se terminent par des cellules allongées et portent plusieurs sporo¬
cystes qui ne sont pas insérés sur la coxale mais sur les autres cellules des pleu¬
ridies.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
FELDMANN-MAZOYER, G., 1940 - Recherches sur les Céramiacées de la Méditerranée
occidentale. Alger ; 1-510.
TAYLOR, W.M.R., 1928 - The marine algae of Florida with spécial reference to the Dry
Tortugas. Papers from the Tortugas Laboratory of the Carnegie Institution of Washing¬
ton XXV; 1-219.
WOLLASTON, E.M., 1968 - Morphology and taxonomy of Southern australian généra
of CroMunfcae Schmitz (Ceramiaceae, Rhodophyta). Aust. J. Bot. 16 ; 217-417.
Nous remercions bien vivement le Prof. Jean Feldmann pour les précieux conseils qu’il
a bien voulu nous donner.
PI. I. - Crouartia francisa nov. sp. - 1: Habitus (r, rhizoïde). 2; Portion adulte du thalle (ca,
cellule axiale; r, rhizoïde). 3; Apex d’un rameau. 4: Détail d’une pleuridie (ex cellule
coxale;ca, cellule axiale; cp, cellule terminale).
50 /*
Source MNHN, Pans
PI 11. - Crouartia Jrancicci nov. sp. - 5: Section transversale_(ca. cellule ^
coxale; cp. cellule terminalc;r. rhizoïde). 6i Kamcau avec tetrasporocystes (sp). {^ Detaü
d’une pleuridie avec tetrasporocystes en cours de maturation (ca, cellule axiale, ex,
cellule coxale; sp, tétrasporocyste).
So(/fce. MNHN, Pans
Source MNHN, Pans
265
OUVRAGES REÇUS POUR ANALYSE
F. ARDRÉ, P. BOURRELLY.M. LEMOINE, M. RICARD
BICUDO, C. E. de M. et AZEVEDO, M. T. P. - Desmidioflonila paulista I :
gencro Arthrodesmus Ehbg. ex Ralfs. emend. Arcli. Bihîiot. phycol. 36 :111 +
105 p., 73 fig., 1977.
Les auteurs étudient le genre Arthrodesmus dans la province de Sâo Paulo. Ils
y découvrent 21 taxons dont une espèce nouvelle et deux nouvelles combinai¬
sons. Une clef de détermination précède la description systématique détaillée
des taxons. Pour chaque unité systématique, nous trouvons la synonymie, la
diagnose, la distribution brésilienne (et non mondiale), des commentaires systé¬
matiques et une illustration abondante et originale.
Les auteurs n’acceptent pas le genre Staurodesmus crée par TEILING, et
malheureusement ils n’ont pas eu connaissance des travaux de COMPERE
(1976, Taxon, 25, 2/3 : 359-364 et 1977, Bull. Jard. Bot. Nat. Belg., 47 ; 262-
264) : cet auteur démontre que «.Arthrodesmus» créé par EHRENBERG n’est pas
un genre de Desmidiées, mais un nom superflu, synonyme de Scenedesmus. De ce
fait, le seul nom légitime pour les espèces bi- ou pluriradiées, à deux épines par
hémisomate est Staurodesmus Teiling. Donc, si l’on suit les conclusions de
COMPERE : Arthrodesmus octocornis doit reprendre le nom de Xanthidium
octocorne donné par RALFS et la nov. sp. Arthrodesmus jolyanus Bicudo et
Azev. doit prendre place dans le genre Bourrellyodesmus Compère. Ce commen¬
taire de systématique théorique et formelle, n’enleve rien à l’intérêt du travail
monographique sur les «Arthrodesmus» du Brésil. Nous ferons une critique
matérielle : la présentation typographique et la disposition du texte est très
mauvaise, de plus, les noms latins sont en caractères romains non soulignés et
ne ressortent pas, ce qui nuit à la clarté du texte.
BARTHA, Zs., FELFÔLDY, L., HAJDU, L., HORVATH, K., SCHMIDT, A.,
TAMAS, G., UHERKOVITCH, G. et VÔRÔS, L. - Chlorococcales. Hydro-
hiology for water Management, 4, Vizdok, Budapest : 343 p., 167 fig-,
1976 (en Hongrois).
Ce petit livre d’un format commode est un guide de détermination des
espèces de Chlorococcales signalées en Hongrie. Les lecteurs qui ne lisent pas le
Hongrois y trouveront, cependant, de bonnes illustrations, un index avec syno¬
nymie, des données sur la répartition géographique et l’écologie, ainsi que les
dimensions de ces organismes. Il est bien dommage que nous ne puissions pas
Source MNHN, Pans
266
OUVRAGES REÇUS POUR ANALYSE
profiter des clefs de détermination et des diagnoses complètes. Cependant
l’illustration excellente rendra des services à tous les algologues.
BOLD, H. C. et WYNNE, M. J. Introduction to the algae, structure and repro¬
duction. Prentice Hall ed., 1 vol. relié ; XI + 706 p., 1978.
Cet ouvrage destiné aux étudiants algologues est le résultat de la collaboration
de deux spécialistes, de réputation mondiale, bien connus de nos lecteurs. C’est
un livre bien présenté, à la fois simple et précis, illustré de plus d’un millier de
figures. Le plan est classique : introduction avec distribution des algues, leur
place dans le monde végétal, leur reproduction, leur culture, leur classifica¬
tion et quelques données sur les algues fossiles et l’aspect économique. Puis
viennent quelques chapitres de taille inégale consacrés aux grands phyllums :
Cyanophycées, Chlorophytes, Charophytes, Euglénophytes, Phaeophytes, Chry-
sophytes, Pyrrophytes, Rhodophytes, Cryptophytes. Un appendice présente les
cultures d’algues en laboratoire, enfin un glossaire, une abondante bibliographie
de près de 100 pages, un index taxinomique, et un index matière terminent le
volume. L’impression générale donnée par cet ouvrage est excellente, cependant
nous ferons quelques remarques critiques. La bibliographie, importante, néglige
cependant certains ouvrages comme le Traité de Botanique de CHADEFAUD
ainsi que les thèses de HOLLANDE et de MIGNOT, sur les Euglèniens.
L’ouvrage n’est pas un travail de systématique, cependant l’absence de toute
référence d’HUSTEDT, pour les diatomées, de KRIEGER pour les Desmidiées,
de HAMEL pour les algues marines nous choque un peu, puisque DROUET et
GEITLER sont cités pour les Cyanophycées. Signalons quelques erreurs dans les
légendes des figures ; l’algue de la figure 2-21(c) n’est certainement pas un
Cinimacsiphon, celle de la figure 3-56 (a) n’est pas Pediastrum boryanum mais P.
duplex, et l’algue de la figure 3-177 (b) n’est sans doute pas Micrasterias ameri-
cana. Nous n’aimons pas beaucoup le nom nouveau de Cyanochloronta (pas plus
que celui, pourtant meilleur, de Cyanohacteria) pour les algues bleues : Cyano-
phyceae nous semble préférable. La création d’un ordre des Chlorellae distinct
de celui des Chlorococcaîes ne nous semble pas justifié.
En général la systématique utilisée ne nous semble pas très «moderne» : les
Prasinophyceae, les Zygophyceae ne sont pas acceptées. D’autre part, certains
groupes sont vraiment à peine esquissés : 10 pages pour les Xanthophycées,
3 pages pour les Cryptophycées, c’est peu (il y a 6 pages sur les Chlorosarcinales
et 34 pour les Volvocales).
Ces critiques sont justifiées par l’intérét du livre ; il est presque parfait, et
il est dommage que des petites imperfections ternissent notre enthousiasme.
A quelques détails près, un ouvrage excellent, fort bien illustré, qui rendra servi¬
ce aussi bien aux débutants qu’aux algologues chevronnés.
ETTL, H. Xanthophyceae. In Süsswasserflora von Mitteleuropa, Bd 3, Tcil 1:
1 vol. relié, G. Fischer ed. : XIV + 530 p., 636 fig., 1978.
Quelques années avant sa mort, le Prof. B. SCHUSSNIG, avec la collabora¬
tion de H. ETTL, J. GERLOFF et H. HEYNIG, avait dressé le plan d’une réédi-
OUVRAGES REÇUS POUR ANALYSE
267
tion, entièrement modernisée de la «Süsswasserflora» de PASCHER, en 23
tomes. Ce volume est le premier de la série, il sera suivi d’un deuxième réservé
aux Xanthophycées de l’ordre des Vauchériales. Par le format, la présentation,
la disposition typographique, les figures dans le texte, nous retrouvons 1 aspect
général de la classique Süssu’asserflora.
Après une partie générale de 52 pages, nous abordons la systématique des
Xanthophycées avec descriptions et clefs des ordres, des familles, des genres et
des espèces. Pour chaque espèce, figurent la diagnose, l’écologie, la distribution
géographique et une illustration très précise.
Nous avons ainsi, dans un petit format très maniable, à la fois toutes les
espèces du gros volume de PASCHER (Rabenhorst’s Kryptogamenflora) et les
espèces nouvelles décrites jusqu’à ce jour. La bibliographie, très complète,
suivie d’un index alphabétique, termine le livre. Après chaque description
d’ordre, de famille et de genres un court rappel signale la bibliographie importan¬
te. Nous ferons une seule critique ; il aurait été utile d’indiquer après les noms
des grands taxons, jusqu’au genre inclus, la date de publication, et pour les
ordres le nom du créateur. Enfin pour chaque genre, le nom de 1 espèce-type
donnerait un précieux renseignement.
Tel que, le travail du Dr. H. ETTL est une parfaite réussite,et nous souhai¬
tons, avec tous les algologues, une rapide publication des 23 volumes prévus.
HIROSE, H. (ouvrage collectif présenté par) - Illustrations des algues d’eau
douce japonaises. 1 vol. relié, Uchida Rokakuho publ., Tokyo : 933 p., 1977.
Ce volume groupe 2 308 taxons d’algues d’eau douce connues du Japon.
Les Diatomées (environ 1 500 taxons feront l’objet d’un deuxième volume).
L’ouvrage est en japonais, mais comme il s’agit d’une iconographie, ü rendra
cependant service aux algologues qui ne connaissent pas cette langue. Il est le
fruit de la collaboration de 11 spécialistes : AKIYANA, HIRANO, HIROSE,
IMAHORI, lORIYA, KASAKI, KOBAYASHl, KUMANO, TAKAHASHI,
TSUMURA et YAMAGISHI, tous bien connus pour leurs travaux algologiques.
L’ouvrage débute par 8 planches en couleur, puis viennent 255 planches de
figures au trait représentant tous les taxons japonais. En face de chaque planche
sur la page de gauche se trouve le texte comprenant diagnose, habitat et distribu¬
tion. Les Zygophycées occupent la première place avec 1 132 taxons, puis
viennent les Cyanophycées 443 et les Chlorophycées 359.
Une bibliographie et des index terminent le volume. Les noms des algues,
les noms d’auteurs sont en caractères latins, les dimensions en chiffres arabes
et en microns, ce qui permet d’utiliser l’ouvrage comme une iconographie. En
voyant ce beau volume, nous regrettons de ne pas connaître la langue japonaise.
MAGNIN E. - Écologie des eaux douces du territoire de la Baie James. Soc.
Énergie de la Baie James, Service Environnement, Montréal : 454 p., 1977.
Cette synthèse sur l’écologie des eaux douces du territoire de la Baie James
fait suite à de nombreuses études réalisées dans le territoire de cette Baie et dans
le Nord Québécois, au cours des 5 dernières années. Ces recherches ont été rea-
268
OUVRAGES REÇUS POUR ANALYSE
lisées conjointement par des biologistes, des techniciens et des étudiants, et les
résultats ont été regroupés sous la direction du Pr. MAGNIN.
Ce document important de 454 pages comprend 7 parties traitant successi¬
vement de la physico-chimie, des macrophytes aquatiques, du phytoplancton,
du zooplancton, des macroinvertébrés benthiques, des insectes aquatiques
et des poissons. Chaque partie décrit en détail la composition floristique ou
faunistique ainsi que les structures des diverses communautés de la Baie.
Le chapitre consacré au phytoplancton et au phytobenthos pêche par une
certaine imprécision dans l’identification de plusieurs espèces, mais l’étude flo¬
ristique est très intéressante. Les lacs sont classés en plusieurs catégories selon
la prédominance des Diatomophycées, des Chrysophycées, des Cyanophycées
et des Zygophycées. Les tableaux récapitulatifs sont très complets et donnent
une bonne idée de l’évolution qualitative et quantitative relative des diverses
populations. Il est toutefois regrettable que des mesures comparables n’aient pas
été réalisées pour les concentrations en chlorophylle a, b et c et pour la produc¬
tion primaire.
Malgré ces quelques imprécisions signalées pour la partie algologique, ce docu¬
ment est remarquable tant par la somme de travail qu’il représente que par les
résultats obtenus qui nous renseignent sur l’écologie des eaux douces de cette
région du Canada.
PETERFl St, et lONESCU, Al. (Ouvrage collectif présenté par) — Tratat de
Algologie. Bucarest, 1976-1977; I : 1 vol. rel., 587 p., 126 fig., 1976; Il : 1
vol. rel., 298 p., 101 fig. + 65 pl., 1977.
Une équipe d’algologues roumains sous la direction de PETERFl et d’IO-
NESCU a mis en route un grand traite d’Algologie en langue roumaine.
En deux ans sont sortis deux volumes. Le premier est consacré aux généralités
sur les algues : Morphologie, Biochimie, Physiologie, Multiplication et Sexualité,
Génétique, Écologie, Cultures des algues (utilisation et pollution), Classification
et Phylogénie. Avec le second volume, nous abordons la Systématique des algues
avec une étude des Rhodophytes et Phéophytes.
Chaque groupe est traité séparément avec sa bibliographie et son index; les
clefs dichotomiques des ordres, familles et genres, permettent une détermination
relativement facile. Quelques données écologiques complètent ces parties systé¬
matiques fort bien illustrées.
Le livre se termine par une liste des espèces d’algues rouges et brunes de la
côte roumaine de la Mer Noire, ainsi que des Rhodophytes d’eau douce de Rou¬
manie. Enfin est donné l’inventaire des algues fossiles de ces groupes rencontrées
en Roumanie.
Ces deux volumes donnent une synthèse claire et précise sur le monde des
algues rouges et brunes qui rendra de grands services aux étudiants et aux cher¬
cheurs roumains.
RUZICKA, J. - Die Desmidiaceen Mitteleuropas. Schweizerbart’sche Verl,
Bd. 1, Lief 1 : VI 4- 292 p., 44 pl., 1977.
OUVRAGES REÇUS POUR ANALYSE
269
L’auteur, desmidiologue bien connu, commence la publication d’un ouvrage
systématique sur les Desmidiacées d’Europe Centrale en 3 tomes dont voici la
premier fascicule du premier tome.
Après des généralités, il étudie les familles des Gonatozygaceae {Gonatozy-
gon et Geniculeria), des Peniaceae {Penium), des Closteriaceae {Closterium) et
le début des Desmidiaceae (genres Docidium, Pleurataenium, Triploceras et
Triplastrum) : soit 109 espèces avec de nombreuses variétés et formes. Les divers
taxons sont traités de la même façon : diagnose, remarques systématiques, clefs
de détermination. Une illustration excellente et abondante représente tous les
taxons étudiés.
Nous ferons quelques critiques de détails : une soumission trop parfaite au
Code de nomenclature lui fait remplacer le nom bien connu de Closterium li-
bellula par celui de Closterium closterioides et ceci à la suite d’une omission de
RALFS. De même nous croyons qu’il faut indiquer la famille des Desmidiaceae
Kütz. ex Ralfs orth. mut. Stizenberger et non Desmidiaceae Ralfs. Nous regret¬
tons que l’auteur n’accepte pas, comme la majorité des Desmidiologues, les
genres Staurodesmus et Teilingia. Dernière remarque ; il est bien dommage
que la répartition géographique des taxons ne soit pas indiquée.
Cette étude de grande valeur facilitera la tâche des Desmidiologues et complé¬
tera, avec la monographie en cours de PRESCOTT, CROASDALE et VINYAARD,
l’ouvrage classique de KRIEGER.
RUENESS J. — Norsk Algeflora. Universitetsforlaget, Oslo, 1 vol. rel., IV +
266 p.,32pl., 153%, 1977.
Cet ouvrage, en langue norvégienne, est consacré aux algues marines benthi-
ques Scandinaves. Des généralités sont données sur la classification, la structure,
l’écologie, l’utilisation des algues, ainsi que des conseils techniques pour leur
conservation. La partie principale du texte est partagée en trois sections traitant
des Rhodophycées (204 sp.), des Phéophycées (175 sp.) et des Chlorophycées
(99 sp.). S’appuyant essentiellement sur des caractères morphologiques, une clé
de détermination générique introduit chaque section, puis chaque genre est
précédé de clé permettant la détermination des espèces décrites de façon concise.
L’illustration est de bonne qualité : 139 photographies originales et 153 dessins
tirés d’études classiques. L’absence de références à des ouvrages renfermant des
figures utiles pour une détermination précise fait regretter que toutes les espèces
ne soient pas accompagnées de dessins. L’ouvrage se termine par un glossaire, une
liste de la littérature citée et un index taxonomique. Cet ouvrage donne une
bonne idée d’ensemble des algues d’une région où tant de phycologistes se sont
illustrés.
SCHOEMAN, F. R. et ARCHIBALD, R. E. M. - The diatom flora of South
Africa. CSIR spécial Report, Pretoria, 3 : 62 p., 1977.
Dans la partie introductive de ce 3e numéro qui termine la première partie
de la Flore des diatomées de l’Afrique du Sud, les auteurs soulignent à quel
point leur travail serait facilité et amélioré si les diatomistes des autres pays
270
OUVRAGES REÇUS POUR ANALYSE
voulaient bien leur faire part de leurs remarques et leur fournir du matériel
microscopique complémentaire du leur. La préface contient également la des¬
cription d’une technique de préparation des échantillons destinés à l’observation
en microscopie électronique ; cette technique vient utilement compléter celle
exposée par H. J. SCHRADER {Nova Hedwigia, Beih. 45 : 403-409, 1973).
Enfin, ils démêlent en partie l’écheveau résultant de l’utilisation contemporaine,
au 19e siècle, de diverses unités de mesures pour le comptage des stries des
diatomées. Le tableau de correspondance entre ces unités variées et l’unité
officielle, le micromètre (/um), sera fort utile à tous les systématiciens travaillant
sur les préparations historiques.
9 espèces sont étudiées dans la partie proprement systématique de cet ouvra¬
ge ; Achnanthes exigua Grunow, Navicula clarensiana Schoeman, Navicula
microrhombus (Cholnoky) nov. comb., Navicula muciculoides Hustedt, Navicula
semilunutn Grunow, Navicula tackei Hustedt, Nitzschia rautenbachiae Cholnoky,
Nitzschia siliqua Archibald, Rhoicosphenia lesothensis Schoeman. Ces espèces,
qu’elles soient endémiques de l’Afrique du Sud ou de plus large distribution,
sont très bien décrites et l’iconographie est abondante. Cependant, si les dessins
et les clichés en microscopie électronique sont particulièrement soignés, nous
ne pouvons que regretter l’utilisation systématique du contraste de phase, ce qui
nuit beaucoup à la qualité des clichés réalisés au microscope photonique.
SUBRAMANYAN, R. — The Dinophyceae of the indian seas - II. Mar. Biol.
Hss. India, Cochin : 334 p., 89 pl., 1971.
Ce volume est la suite de celui paru en 1968, et analysé dans la Rev. Alg.
N. S., 9(4), p. 368.
L’auteur étudie les genres Diplopsalis, Peridiniopsis, Praeperidinium, Diplo-
psalopsis et Peridiniutn rencontrés dans l’Océan Indien. Cela fait une centaine
d’espèces marines. Pour chaque espèce, l’auteur donne la synonymie, la liste des
principaux chercheurs qui l’ont signalée, une description, une ou plusieurs
figures, et enfin des notes de systématique, d’écologie et de répartition.
Dans cette annexe il décrit les 13 espèces dulçaquicoles signalées aux Indes et
propose d’élever au rang d’espèce le Peridinium gatunense var. madagascariensis
sous le nom de P. madagascariensis. La liste des taxons rencontrés aux Indes est
donnée, ainsi que celle des espèces de Peridinium qui n’ont pas été trouvés
dans l’Océan Indien. Une bonne bibliographie et un index alphabétique termi¬
nent le livre.
Ces deux volumes complètent pour les eaux des régions chaudes le travail
classique de SCHI LLER.
TAKAHASHI, E. - Electron microscopical studies of the Synuraccae (Chryso-
phyceae) in Japan, Taxonomy and Ecology. Tokai Univers. Press, Tokyo,
1 vol. rel., V + I 94 p., 304 fig., 1978.
Le volume, illustré de nombreuses photographies en microscopie électroni¬
que, est consacré aux genres Mallomonopsis (5 taxons), Mallomonas (26 taxons),
Synura (11 taxons), Chrysosphaerella (2 taxons), Spiniferomonas (7 taxons) et
OUVRAGES REÇUS POUR ANALYSE
271
Paraphysomonas (4 taxons) connus du Japon.
Le premier chapitre fait, en une trentaine de pages, la synthèse de nos con¬
naissances sur la structure des flagelles, des logettes chez les Chrysophycées,
en insistant sur les logettes écailleuses, caractéristiques des Synuracées.
La description systématique des 55 taxons trouvés au Japon occupe la plus
grande part de l’ouvrage, de la page 32 à la page 84. L’auteur donne la liste,
avec références bibliographiques précises, de toutes les espèces de Synuracées,
inconnues au Japon, et étudiées en microscopie électronique.
Fuis vient un chapitre sur le distribution des Synuracées, au Japon et dans
le monde entier, et un autre sur l’écologie et la répartition saisonnière. Une
bibliographie très complète et un index terminent le volume.
Il faut souligner l’abondance et la beauté de l’illustration photographique.
Remarquons aussi que, pour la plupart des espèces, à côté de très bonnes photo¬
graphies en microscopie électronique, l’auteur donne des figures en microscopie
optique. En résumé, un travail remarquable où la précision scientifique du texte
s’allie à la beauté des images.
WRAY, J. L. - Calcareous algae. Development in Paleontology and Stratigraphy,
vol. 4, Elsevier ed., 185 p-, 168 fig., 1977.
L’auteur s’est proposé dans ce livre de rendre accessible, à un grand public,
le domaine des algues calcaires fossiles qui se répartissent en diverses familles
parmi les Rhodophycées, les Chlorophycées, les Cyanophycées, et en formations
calcaires dues à des algues indéterminées : stromatolithes. Des schémas clairs et
exacts représentent les espèces nouvelles actuelles de genres fossiles ou d espèces
se rapprochant des genres fossiles. On peut facilement comparer ces schémas aux
excellentes microphotos des algues fossiles.
Sans se préoccuper d’établir l’inventaire des espèces décrites, J. WRAY s’est
attaché à l’étude des squelettes calcaires et de la provenance du calcaire sous ses
différentes formes, de la structure et de la reproduction de ces algues. Considé¬
rant la question d’un point de vue géologique il traite du rôle des algues dans la
paléontologie : la croissance et la répartition en fonction de l’éclairement, de la
température, des courants. A ce sujet, il regrette avec raison l’insuffisance des
renseignements sur l’écologie des algues actuelles.
Des tableaux indiquent la distribution de certaines espèces du point de vue de
leur abondance dans divers genres actuels et fossiles, de la distribution des genres
aux époques géologiques etc... Les photos d’algues dans leurs gisements appor¬
tent aux géologues des informations précieuses sur les roches sédimentaires. Il
indique aussi que les faciès à algues ont pu jouer un rôle de réservoir pour
l’accumulation des hydrocarbures.
Enfin il remarque évidemment que les chercheurs choisissent trop souvent le
chemin de la facilité en plaçant parmi les algues toutes sortes d’organismes
difficiles à identifier et il consacre un chapitre à ces pseudoalgues.
Ce livre de synthèse solidement documenté et bien illustré se termine par un
glossaire des termes techniques, une liste bibliographique et un index.
272
F. ARDRÉ, P. BOURRELLY, M. LEMOINE, M. RICARD
BACILLARIA, International Journal for Diatom Research, vol. 1 : 174 p.,
37 pl., 1978. J. Cramer Ed. (60 DM, souscription 48 DM).
Il est toujours agréable de saluer la naissance d’un nouveau périodique scien¬
tifique, surtout quand celui-ci est exclusivement consacré aux diatomées comme
l’indique son sous-titre. Cinq articles sont au sommaire de ce volume ;
LANGE-BERTALOT, H. Si R. SIMONSEN. — A Taxonomie Révision of the
Nitzschiae lanceolatae Grunow. 2. European and Related Extra-European Fresh-
water and Brackish Water Taxa (112 p., 22 pl.). - LANGE BERTALOT, en colla¬
boration cette fois-ci avec SIMONSEN, continue la révision àe% Nitzschiae lanceolatae de
l’Europe. Les Nitzschiae d’eau douce et saumâtre citées ont été décrites après 1930, la
plupart d’entre elles par HUSTEDT. Cet article, au même titre que le premier, contribue à
éclaircir la taxinomie de cette tribu.
FRYXELL, G. A. & W. I. MILLER III. — Chain Forming Diatoms : Three
Araphid Species (24 p., 6 pl.). — Cette étude morphologique de trois diatomées araphi-
dées coloniales s’appuie sur de remarquables microphotos réalisées en microscopie électroni¬
que à balayage. Les trois taxons étudiés sont les suivants : Delphineis {= Fragilaria) karstenii
(Boden) Fryxell nov. comb., Clyphodesmis acus Mann et Cymatosira lorenziana Grunow.
MOSS, M. O., G. GIBBS, V. GRAY & R. ROSS. — The Presence of a Raphe
in Semiorhis hemicyclus (Ehr.) R. Patrick (14 p., 4 pl.). - les auteurs mettent
en évidence les différences et les similitudes existant entre les genres Semiorhis etEunotia.
La séparation entre les deux genres s’appuie principalement sur la présence {Eunotia) ou
l’absence {Semiorhis} de processus labiés. Pour que cette étude soit complète, il aurait été
intéressant de considérer également le genre Amphicampa.
ROSS, R. Si P. A. SIMS. — Notes on Some Diatoms from the Isle of Mull, and
Other Scottish Localities (18 p., 4 pl-). — Cet article présente un grand intérêt par
l’illustration très soignée de quelques diatomées d’eau douce nouvelles ou mal connues.
Nous regrettons cependant l’application trop stricte des règles du code de nomenclature qui
permet, par des recherches de priorité parfois abusives, de bouleverser la nomenclature
habituelle. Les auteurs décrivent Achnanthes altaica et considèrent, à tort pensons-nous, A,
recurvata Hustedt comme un synonyme de cette espèce (voir fig,). De même sont créés deux
nouveaux genres : 1) le genre Kraskella, très proche d'Amphipleura et de Rouxia, si proche
même que l’on peut se demander si cette espèce est très proche ou identique (?) à Frus-
tulia spieuîa var. alpina Amossé, mais les auteurs ne retiennent pas ce nom car, pour eux,
cette variété n est pas valide, l’auteur n’ayant pas indiqué le type (cependant ce dernier
donne une diagnose latine et quelques bonnes microphotographies). Pareillement, Dawson,
dans un article dont le titre est éloquent «Observations on diatoms species transferred from
Gomphonema Agardh to Gomphoneis Cleve», est accusée, n’ayant pas indiqué tous les
synonymes de ces deux espèces, de n’avoir pas fait une publication entièrement valide ce qui
justifierait la mention «P. Dawson ex Ross &: SimsM pour les deux espèces. Ces critiques,
cependant, ne diminuent en rien l’intérêt scientifique de cet article.
MEDLIN, L. K. — The Use of Critical Point Drying for Cleaned Diatom Val¬
ves (4p., 1 pl.). - Ce bref article confirme l’intérêt que présente l’utilisation du point
critique pour l’étude des spécimens fragiles.
Signalons enfin la bonne idée qu’a eue le directeur de la publication, R.
SIMONSEN, de mettre à la disposition des chercheurs une planche sur laquelle
ceux<i pourront faire figurer les diatomées intéressantes dont les microphotos
n’attirent pas de commentaires explicatifs. Ce premier numéro de BACILLARIA
intéressera donc tous ceux qui se consacrent à l’étude des diatomées et nous
sommes persuadés qu’il apportera à tous autant d’informations scientifiques
qu’en apporta, en son temps, son prédécesseur LE DIATOMISTE.
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1 Commifiiié'li
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aritaire N" 28588 Dépôt légal : q° 636-Septerabre 1978 lmp. Vial, 91410 Dourdan
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l’ordre alphabétique et, pour un même auteur, l’ordre chronologique. Le nom et
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et de la référence de cet article suivant le modèle adopté par la Revue Algologi-
que.
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pées à la fin du manuscrit.
7 - Les Figures : elles seront fournies sur des feuilles séparées du texte. Le numé¬
ro de la figure ou du tableau sera inclus dans le cadre prévu, dans le texte, par la
figure ou le tableau. L’échelle sera indiquée sur la figure. La justification maxi¬
male des planches est de 11 x 18 cm et les auteurs feront leur possible pour
éviter une réduction trop importante des planches.
Source MNHN. Pans
REVUE ALGOLOGIQUE
- nouvelle série -
La «Revue Algologique», consacrée à tout ce qui se rapporte aux algues, publie :
1° des articles originaux ; 2 ° des analyses bibliographiques des travaux d'algologie.
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graphiques sur les Végétaux marins des Côtes françaises entre la Loire et la
Gironde, 1961.
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