Source : MNHN, Paris
I P. FRÈMY.
I F. BOERGESEN.
I M. DENIS.
I Ch. KILLIAN
I G. RANSON.
I P. FRÈMY.
I G. HAMEL.
I G. HAMEL.
I G. DEFLANDRE.
I P. VAN OYE.
SOMMAIRE
A. C. J. Van Goor.
Variabilité du Chrysymenia uvaria.
La Castration du Spirogyres par des champignons
parasites.
Origine et développement des frondes chez Dilsea edulis.
Observations sur Navieula ostrearia origine du verdis¬
sement des Huitres
Les Soytonémaoées de la France (suite et fin).
Floridée de France. V.
Sur les genres Acrochaetium et Rodochorion
Algues d’eau douce du Vénézuéla.
Notes sur les variétés de Micrasterias opieulata.
Bibliographie.
PARIS
Laboratoire de CJrrpto«®mi®
lia* de Bafioa, 93
Revue Algologique
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en quatre fascicules.
La Revue Algologique est consacrée à tout ce qui se rapporte
aux Algues : Systématique et Biologie des Algues marines et
d’eau douce (Characées comprises), Plancton, Algues fossiles,
Chimie et Physiologie des Algues, Champignons parasites
des Algues, Technique, etc.
La Revue Algologique publie : 1°) des articles originaux ;
2*) des analyses bibliographiques et les diagnoses de toutes
les espèces et variétés nouvelles.
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ment écrits et définitifs. Les travaux rédigés en langue étrangère
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Revue Algologique
TOME 111
(1926)
PARIS
JUIN 1928
Source : MNHN Paris
REVUE ALGOLOGIQOE
Tome III, PL I
A. C. J. VAN GGOR
1881-1925
Source : MNHN, Paris
TOME III — N<* 1-2
Revue Algologique
Directeurs
G. HAMEL
P. ALLORGE
1881-1925
Par l’abbé P. FRÉMY
Planche 1
C’est à Cherbourg, vers la fin de juillet 1923, pendant la
session extraordianire de la Société botanique de France, que
je fis connaissance de l’ami auquel ces lignes sont consacrées.
Je le revis dans les premiers jours de janvier 1925, au labora¬
toire de Cryptogamie du Muséum d’histoire naturelle de Paris.
A première vue, il m’apparut tel que je l’avais vu quinze mois
plus tôt : sa haute stature, sa forte corpulence, sa figure pleine
et rosée, ses yeux bleus, son regard profond, sa conversation
animée et bruyante, ses nombreux et francs éclats de rire, ses
indignations qu’un inconnu eût pris pour des accès de colère...,
tout, dans sa personne, donnait l’impression d’une exubérance
peu commune de vi.; physique et mentale. J’entrevis cependant,
dans ses attitudes et ses expressions, quelques indices de vague
tristesse, de découragement et d’affaissement. Je crus pouvoir
les expliquer par l’inquiétude que lui causait l’état précaire
de la santé de Madame Van Goor qu’il venait de quitter pour
plusieurs mois, les déceptions qu’il avait éprouvées au sujet
de sa situation universitaire, la fatigue des voyages et des
Source : MNHN, Paris
— 2 —
veilles des jours précédents. Et je n’attachai qu’une légère
importance aux tenues dont il se servit pour me faire ses
adieux : « Au revoir, me dit-il,... mais dans l’autre monde ! ».
_ « Oui, lui répondis-je, mais auparavant nous aurons peut-
être encore le plaisir de nous revoir en celui-ci. » Un : non !
péremptoire m’empêcha d’insister. Or, trois mois et demi plus
tard, j’apprenais, avec quelle émotion, on le devine, que ce
pressentiment s’était réalisé !
Andréas-Cornélis-Joseph van Goor était né à Amsterdam,
le 24 octobre 1881. Après quatre années d’études (1897-1901)
à l’Ecole normale communale d’Amsterdam, il fut nommé ins¬
tituteur dans cette ville, et il occupa ce poste modeste pendant
douze ans (1901-1913). Pendant ce temps, il profita de tous ses
moments libres pour approfondir et étendre ses connaissances,
particulièrement en histoire naturelle, si bien qu’en 1909, après
avoir subi avec succès les épreuves du « Staatsexamen », il était
admis à suivre les cours scientifiques de l’Université d’Amster¬
dam. Il y trouva nombre de Maîtres éminents, parmi lesquels
le Docteur Hugo de Vries dont il subit plus particulièrement
l’influence. En 1913, van Goor était reçu « Candidatus Zoologiae
et Botanicae » et nommé Professeur à l’école moyenne supé¬
rieure d’Amsterdam, puis, en 1915, assistant, pour la Botani¬
que, à l’Institut zoologique de Helder. En 1916, il épousait
Mlle M.-Th.-L. van den Hurk, et l’année suivante, après présen¬
tation d’une thèse très remarquée sur la cytologie de rfoctiluca
miliaris Sur., il était promu Docteur en Botanique et Zoologie,
avec la mention cum laude. En 1924, il démissionna de son
poste d’assistant à Helder et se rendit à Sienne, pour y étudier
à fond la Physiologie végétale dans le laboratoire et sous la
direction du Professeur D r Gino Pollacci. C’est là que se mani¬
festèrent nettement les symptômes de la maladie qui devait
l’emporter. Il revint alors près de sa femme, à Amsterdam, et
c’est dans cette ville qu’il rendit le dernier soupir, le 23 avril
1925.
Très curieux des institutions, des hommes et des choses,
convaincu, d’autre part, qu’en histoire naturelle, on ne peut
guère connaître sans avoir fait de nombreuses observations,
Source : MNHN. Paris
van Goor avait beaucoup voyagé. Il avait excursionné dans le
duché de Bade, dans la Forêt noire, en Belgique, en Basse-
Normandie, en Suisse, en Toscane. Il avait visité les établisse¬
ments scientifiques suivants : Laboratoires et Jardins botani¬
ques de Bruxelles et de Louvain ; Laboratoire de Cryptogamie
du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris ; Laboratoire
de chimie biologique de l’Institut catholique de Paris ; Jardin
botanique et Institut botanique de Caen ; serres du Parc Liais
à Cherbourg ; Laboratoires de Botanique de l’Université libre
d’Angers, de l’Université de Bordeaux, de l’Université de Mont¬
pellier, etc.
11 était membre de la Deutsche Botanische Gesellschaft, de
la Société botanique de France, membre correspondant de la
Société nationale des Sciences naturelles et mathématiques de
Cherbourg.
Cette sèche énumération de dates et de faits serait insuffi¬
sante pour donner une idée adéquate de l’activité scientifique
de van Goor, si elle n’était suivie de la liste de ses publications.
Celles-ci sembleront extraordinairement nombreuses, surtout si
l’on considère qu’elles ont paru en moins de dix ans. Les premiè¬
res se rapportent à des travaux de pisciculture entrepris à
Helder ; d’autres sont des exposés, au point de vue catholique,
de la question des Origines ; le plus grand nombre sont des
études botaniques : plancton, phyto-géographie, physiologie
végétale, et surtout algologie. Dans ce domaine, le principal tra¬
vail de van Goor est ses Hollandischen Meeresalgen (1) « monu¬
ment d’application et d’exactitude, qui rendra, pour longtemps,
célèbre, le nom de son auteur, non seulement chez les algologues
hollandais, mais aussi chez les étrangers » (2). Dans d’autres
Mémoires, van Goor avait étudié des algues d’eau douce appar¬
tenant aux groupes les plus divers ; il avait nommé et décrit
1 genre nouveau de Diatomées, le g. Monoceras, 14 espèces et
1 variété nouvelles : Oscillatoria amphigranulata ; O. Radekei ;
(1) Voir analyse de ce Mémoire dans Revue Aïgologique. 1" année,
n“ 1, pp. 88-89.
(2) Th. Stomps. In Memoriam. A. C. J. van Goor ( Xederland.sch
Kruidkundig Archie/, Jaarg. 1924, pp. 239-244).
0. Annae; O. guttulata; Lyngbya amplivaginata; Fucus iuter-
medius ; Chaetoceros diversicurvatum ; Monoceros isthmiifor-
me ; Dictyosphaerium subsolitarium. ; Botryococcus pusillus,
Oocystis submarina Lag. var. oblonga ; Oocystis exigua ;
Coelosphaerium pusillum ; Thalassosira pusilla ; Melosira sub-
tilis. Ses premiers travaux de Physiologie végétale, comme l’a
noté le Professeur Gino Pollacci (1), permettaient d’espérer
qu’il occuperait bientôt une place importante dans ce domaine
scientifique.
Après avoir sommairement exposé l’œuvre du savant que
fut van Goor, il nous reste à esquisser le portrait de l’homme.
Le trait le plus frappant de sa physionomie morale était assu¬
rément la fermeté constante de sa volonté. « Je maintiendrai »,
telle aurait pu être sa devise. Quand il s’était fixé un but, que
ce fût une situation à conquérir, ou un problème de biologie à
résoudre, il employait persévéremment et méthodiquement tous
les moyens nécessaires pour l’atteindre ; rien ne le rebutait ni
ne le décourageait : ni la déloyauté des hommes, ni la complexité
des questions, ni la multiplicité des obstacles ; on pouvait même
penser qu’il aimait à lutter avec les difficultés. C’est grâce à
cette fermeté qu’il a pu produire en si peu d’années tant de tra¬
vaux. C’était en effet un travailleur acharné qui trouvait la
consolation la plus efficace et le réconfort le plus puissant dans
cette « joie de connaître » si magnifiquement chantée par P.
Termier. Mais la joie de connaître ne lui faisait pas négliger
la « douceur d’aimer », et ceux même qui ne l’ont que très peu
fréquenté ont pu entrevoir de quelle affection continuelle, déli¬
cate et dévouée, il entourait la digne compagne de sa vie. Il
ne se liait d’amitié qu’en pleine connaissance de cause, mais
quand il se donnait, c’était avec l’intention de ne pas se repren¬
dre, et même celle de ne pas reculer devant les sacrifices s’il en
était besoin : il le disait parfois, et surtout il le manifestait par
ses actes, dès que l’occasion s’en présentait. Il était très commu¬
nicatif et très gai, d’une gaieté exubérante et bruyante. Il avait
de profondes et fortes convictions religieuses et scientifiques
(1) C. Pollacci. A. C. J. van Goor ( Atti Fisiocritici, Siena, 1926) avec
un nnrtrn.lt.
Source : MNHN, Paris
qu’il défendait avec chaleur et impétuosité lorsqu’il les croyait
attaquées. Son seul défaut eût peut-être été de pousser parfois
un peu trop loin toutes ses qualités. C’est pourquoi nous souscri¬
vons entièrement au jugement par lequel le Professeur Théo
Stomps termine la notice nécrologique qu’il lui a consacrée :
« Sans exagération, on peut affirmer qu’avec van Goor a
disparu l’un de nos meilleurs camarades et l’un des plus émi¬
nents botanistes des Pays-Bas ».
Liste des travaux de fl. C J Van Goor
1915. De zeenaalden en de zorg voor bun jongen. (Meded, over Visschcrij,
XXII).
1916. Het afslaan der duinen en de botvisschers. (Ibid. XXIII).
— Over ouderdomsbepaling en groei bij den snoekaars (naar Fri. E.
Mohr). Ibid. XXIII.
1917. Noctiluca miliaris Sur. Eine cytologische studie. Diss. Amsterdam.
— Het lichten der zee. ( Meded. over Vissch. XXIV).
1918. Die Cytologie von Noctiluca miliaris. im Lichte der neueren
Theorien iiber den Kernbau der Protisten. (Arch. /. P rot. K..
XXXIX).
— Afstamming en palaeontologie. (Ann. Kath. Wet. Ver.).
— De afstamming van den mensch. Ibid.
— De afstammingsleer en de tegenwoordige stand der natuurwetenschap.
Praeadvies Kath. Wct. Ver.).
— Verdediging op de aanvallen gericht tegen het natuurhistorisch prae¬
advies. (An. K. W. I 7 .).
— Afstamminsgleer en de tegenwoordige stand der Natuurwetenschap.
Leiden, Théonville.
— De afstamminsgleer en de gevonden fossielen. (De Beiaard. I).
— De palaeontologie als steun voor de afstamminsgleer (De Katho-
liecfc, II).
— Zur Kenntniss der Oscillatoriaceen. (Recueil des trav. bot. Neerland.,
XV, pp. 255-262, t. II).
1919. Bijdrage tôt de kennis der Blauwwieren voorkomende in het zoetwa-
terplankton van Nederland (met Duitsche résumé). (Verh. en Itapp.
Rijksint. v. biol. en hydroor. Visscherijonderzock, I).
— Het afstammingsvraagstuk in zijne verhounding tôt geloof en wijsbe-
geerte. Leiden, Théonville.
— De natuurwefenschappelijke gegevens der afstammingsleer in het
licht van wijsbegeerte en théologie. (De Beiaard, II).
— Het zeegras (Zostera marina L.) en zijn beteekenis voor het leven
der visschen. (Verh. en Itapp. Rijksint. v. Visscherijonderzock , I).
Source : MNHN, Paris
1929. Zur Charateristik einiger Coscinodiscinae. (Rec. d. trav. bot. Neerl,
XVII).
— Das Wachstum der Zostera marina L. (Ber. d. d. Bot. Qes. XXXVIII).
— Naamlijst der wieren, aanwezig in het herbarium van het zoijlogisch
station Helder. Den Helder, de Boer.
— Verslag omtrent het voorkomen en de verspreiding van het water-
varentje Azolla in de Friesche wateren in 1919. (Bijlage B. Verslag
Rijksint. v. Visscherijondcrzoek over 1919). Den Helder, de Boer.
1921. Verslag omtrent de verspreiding van Azolla in de Noordelijke pro-
vinciën van ons land in 1920 en de oorzaken der infectie van de
Friesche wateren. Idem over 1920, den Helder, de Boer.
— Die Zostera-Assoziation des hollândischen Wattenmeeres. {Rec. d.
trav. bot. Néerl. XVIII, pp. 103-123).
1922. Prodomus eener flora en fauna van het Nederlandsche zoet-en brack-
waterplankton. (Vcrh. en Rapp. Rijksinsi. v. Vissch. I, 2).
— De Halophyten en de submerse Phanerogamen, in Flora en Fauna
der Zuiderzee, pp. 47-53.
— De Algenflora, ibid., pp. 54-91.
— Het Phytoplankton, ibid. pp. 92-124.
1923. Beitrage zur Kenntnis des Nanoplanktons der südlichen Nordsee.
Fer7i. en Rapp. Rijksinst. v. Vissch.. I, 2, pp. 139-182, tab. I).
— De hollândischen Meeresalgen. ( Vcrh. K on. Akad. v. Wet., 2 1 ' sect.,
XXIII, n" 2, pp. MX, 1-132, tab. II-IV).
— Een en ander uit de biologie der Nederl. zeewieren. (Uand. XIX"
Ncderl. Nat. Gen. Congress. Maastr.).
— De tegenwordige stand der afstammingsleer in het bijzonder ten
ôpzichte van den mensch. (19' Jaarverslag der apologct. Ver. « Pe¬
ints Canisius », pp. 8-17).
— De zomerexcursie van de Soc. bot. de France naar Cherbourg. {Vakbl.
v. Mol. V, pp. 17-20).
— Les algues marines de la Hollande. (Bull. Soc. bot. Fr. 4' sér. XXIII,
pp. 629-636).
1924. Ueber einige nue und bemerkenswerte Schwebealgen. (Rec. d. trav.
bot. Néerl,, XXI, pp. 297-328).
— Zur Charakteristik einiger Melosirineae. (Ibid., pp. 329-367).
— Eenige typische verschillen in het phytoplankton van de Maas en den
Rijn in Nederland.
— Un coup d'œil sur le caractère méridional de la flore sauvage de la
Normandie. (Bull. Soc. bot. Fr. 4" sér., XXIV, pp. 1-9).
1925. Contribution à la physiologie des Cyanophycées : sur les pseudo¬
vacuoles rouges et leur signification. (Revue ulgologiqnc, II, pp.
19-38).
— Einige bemerskenwerte Peridineen des hollândischen Brackwassers.
(Rcc. d. trav. bot. Néerl. XXII).
— Die Euglenineae des hollândischen Brackwassers mit besonderer
Berücksichtigung ihrer Chromatophoren. (Ibid.).
1925. Ueber einige bemerkenswerte Flagellaten der hollândischen Gewàs-
ser. (Ibid.).
_ Ueber Nitschia actinastroides Le mm. (Ibid.).
— Contribuzione alla conoscenza del carattere délia Flora toscana. (Atti
Fisiocritici. Siena).
1926. La formazione d’un aldeïde nei cloroplasti durante l’assimilazione.
(Atti Fisiocritici. Siena).
Note sur la variabilité du
GHRYSYMENIA UVAR1A J. Ag.
par F. BORGESEN
En automne 1910, je suis resté quelque temps près de la
côte d’Azur, où j’ai eu l’occasion de visiter le Musée Océano¬
graphique de Monaco. M. Richard, le directeur, a bien voulu
me laisser examiner la végétation du port et a mis à ma dispo¬
sition le petit vapeur du Musée pour draguer en eau profonde.
En regardant, tout à fait par hasard, il y a quelque temps,
la collection d’algues que j’ai obtenue à ce moment-là, j’ai re¬
marqué tout-à-coup un Chrysymenia recueilli à 15 brasses de
fond près de Cap Martin, le 17 novembre.
J’ai vu que la taille et surtout la forme des vésicules res¬
semblaient beaucoup à celles du Chr. pyriformis, que j’ai trouvé
aux Antilles autrefois Danoises.
Cette ressemblance d’aspect extérieur des deux plantes m’a
donné envie d’étudier la première d’un peu plus près, mais
j’ai vite compris que ce n’était qu’une forme du Chr. U varia
avec des vésicules extraordinairement grandes.
Avant de commencer la description de la plante, il faut
dire quelques mots sur l’occurence du Chr. Uvaria.
Kuckuck (1) dit que, dans la mer Adriatique, il a trouvé
le Chr. Uvaria à marée basse et descendant de là jusqu’à une
profondeur de 20 mètres, tandis que la petite espèce de la Mé¬
diterranée, Chr. microphysa, n’a été recueilli que dans l’eau
profonde. Une seule fois, M. Kuckuck a trouvé le Chr. Uvaria
à 26 mètres, mais alors mal développé. Près des Baléares, M.
(1) Kuckuck Paul, Beitrâge zur Kenntnis der Meeresalgen Wissen
challl. Meeresunters. Neue Folge, V Bd, Abt. Hèlgoland, Heft 3, p. 311).
Quant à ce qu’a dit Berthold de son occurence dans le Golfe de Naples :
« An beschattenen Stellen hâufig vom Niveau bis 100 Meter Tiefe », com¬
parez à ce que dit Kuckuck, 1 . c.
— 9 —
Rodriguez dit (2) : « Desde flor de agua hasta 190 m. », c’est-
à-dire une grande profondeur. Près de Tenedos, dans la mer
d’Egée, M. OSTENFELD a récolté un petit exemplaire à 25 mè¬
tres, presque la même chose qu’au Cap Martin, où j’ai recueilli
ma plante. Aux Antilles Danoises j’ai récolté plusieurs exem¬
plaires de Chr. Uvaria bien développés, à 12-15 brasses de
fond.
Je n’ai que peu de chose de la plante recueillie en eau pro¬
fonde. Je n’en ai qu’un exemplaire séché (fig. 1) et un autre
Fig. 1. — Chrysymenia Uvania J. Ag. f. profunda draguée près
de Cap Martin.
plus petit conservé dans l’alcool. Le dernier adhère à une pierre
au moyen d’un disque large et charnu, d’où se dressent plu¬
sieurs pousses verticales. Ces rameaux sont arrondis, et, la
base, en coupe transversale, environ 1 mm. Us se ramifient
en plusieurs rameaux qui, quelquefois, en portent encore de
très courts, mais, en général, n’ont que des vésicules. Celles-ci
sont oviformes ou pyriformes renversées et ont environ 7 mm.
de longueur et 4 mm. de largeur et ne ressemblent guère aux
vésicules presque sphériques de la forme commune du Chr.
(2) Rodriguez, Algas de las Baléares, Anales de Hist. Nat., tom. 18,
1888 p. 254.
Source : MNHN, Paris
10 —
U varia. On ferait bien de regarder le joli dessin de la plante
que M. Kuckuck a donné (1. c. tab. 13, fig. 14) où le diamètre
est d’environ 3 mm.
Ensuite, en examinant la structure anatomique de la
plante de Monaco, on remarque qu’il y a des grandes diffé¬
rences entre cette forme et celle de basse mer, surtout en ce qui
concerne les grandes cellules des parois. En coupe transver¬
sale, le paroi de la vésicule est d’environ 100 /x d’épaisseur. A
l’intérieur, en face de la cavité, se trouve une couche de cellules
grandes et claires avec quelques chromatophores très petits.
A l’extérieur, au-dessous des cloisons transversales des grandes
cellules, où il y a un peu d’espace libre, parce que les cellules
sont voûtées, se trouvent des cellules moyennes, et celles-ci,
comme aussi ce qui reste des grandes cellules sont à la périphé¬
rie, couvertes d’une couche épaisse de cellules corticales.
Vues d’en haut, ces cellules-là sont arrondies jusqu’à de¬
venir ovales. Leur diamètre change de 3-12 n, et elles sont rem¬
plies de petits chromatophores en forme de disques. En coupe
transversale, les grandes cellules de la paroi sont rectangu¬
laires et sont environ IA plus longues que larges. Vues de la
surface (fig. 2 a), elles sont polygonales et de taille- différente.
Le diamètre des grandes cellules est en moyenne de 120 n ou
davantage jusqu’à une longueur de 160
Pour rendre facile la comparaison, j’ai dessiné, au même
grossissement, un morceau semblable (fig. 2 c) d’une plante que
j’ai trouvée dans une eau peu profonde près d’Ajaccio, en Corse.
Le diamètre des cellules de la plante d’Ajaccio n’a qu’environ
60 ix long, c’est-à-dire à peu près la moitié de celui de l’autre
plante, en sorte qu’il y a (comparez les figures) une différence
marquée entre les tailles de cellules des deux plantes.
Comme on voit aussi, au même dessin, les deux plantes
ont des glandes. Celles-ci sont toujours isolées dans une plante
comme dans l’autre. En générale, elles sont placées tout près
ou sur la cloison transversale, plus rarement, à quelque dis¬
tance de celle-ci sur la cloison (libre) de la cellule. Leur taille
change un peu. Elles sont arrondies vues d’en haut. Vues du
Source : MNHN, Paris
— 11 —
côté (fig. 2 b) elles sont plus larges que hautes. La proportion
entre la longueur et la largeur des glandes de la plante du Cap
Martin est à peu près : long. : 15-20 y, lat. : 25-30 p. Les glandes
de la plante d’Ajaccio sont en général plus petites. L’occurence
des glandes dans les deux plantes varie beaucoup ; c’est ainsi que
M. Kuckuck en a trouvé très rarement dans les exemplaires
de la mer Adriatique.
Après avoir étudié la structure anatomique de notre
Fig. 2. a et b. Chrysymenia Uvaria J. Ag. f. profvnda n. f. — «. par¬
tie des grandes cellules des parois avec des glandes vues de la
face intérieure tournant vers la cavité des vesicles ; b. coupe
transversale de la paroi avec une glande, c, la même partie que
„ d’une plante d’Ajaccio. Faites attention au diamètre ponctué des
deux cellules de chaque figure, l’un de 120 g long, et l’autre seule¬
ment de 60 y. (150 : 1).
plante, il est facile à voir qu’elle n’a absolument rien de com¬
mun avec Chr. pyriformis, malgré leur ressemblance extérieure.
Les glandes du Chr. pyriformis sont pyriformes et placées en
groupes par ci et par là sur de petites cellules entre les grandes.
Ordinairement, la couche corticale de cette espèce est dévelop¬
pée seulement comme un réseau, en sorte qu’une partie des
grandes cellules est découverte. Enfin, le thalle du Chr. pyri¬
formis est gélatineux et mou, tandis que celui de Chr. Uvaria
est très coriace et dur.
Source : MNHN, Paris
— 12 —
Aussi notre plante ressemble-t-elle tout-à-fait à Chr. Uva-
nia. Sans tenir compte de la différence de taille des cellules, la
structure anatomique de la plante du Cap Martin est pareille
à celle du Chr. U varia, et, peut-être, cette augmentation de
taille n’est-elle qu’une adaptation à la vie dans l’eau profonde
et tranquille.
Je propose d’appeler cette forme f. profunda, facile à re¬
connaître à ses grandes vésicules pyriformes et les grandes cel¬
lules des parois.
Il est difficile à dire, si cette forme est très répandue dans
la Méditerranée. J’ai cherché dans la collection du Musée bota¬
nique de Copenhague et n’ai trouvé qu’un petit exemplaire qui
ressemble pas mal au mien ; c’est l’exemplaire que M. OstenFeld
a recueilli près de Tenedos. Les vésicules sont pyriformes long. :
6 mm., larg. : 4 mm., c’est-à-dire qu’elles ressemblent, quant
à la taille et la forme, à celles de ma plante. Malheureusement,
il m’a été impossible d’étudier l’anatomie parce qu’il n’y avait
que très peu de matériel.
Pendant une très courte visite que j’ai réussi à faire au
Muséum d’Histoire Naturelle, Laboratoire de Cryptogamie à
Paris, au printemps 1925, M. Hamel a bien voulu me montrer
les exemplaires de Chr. U varia qui s’y trouvaient. Mais il n’y
en avait, dans la collection assez grande, qu’un seul — de Rosas
trouvé par Eydoux, — qui ressemblait un peu à cette forme et
pourrait être identique avec elle. Malheureusement, on n’avait
rien dit de la profondeur, où la plante avait été récoltée. Après
cela, je crois que l’on peut dire que la forme des grandes vési¬
cules n’est pas très commune.
Il me semble qu’à présent il serait intéressant de voir
comment la plante se développe aux îles Canaries. Aussi, ai-je
étudié les exemplaires que j’y ai trouvés.
•J’ai recueilli le Chr. Uvaria à marée basse dans des petits
trous de roches ou sous un rocher saillant. La forme des vési¬
cules varie beaucoup. Il y en a de petites et de plus grandes,
souvent pyriformes, qui sont environ de 6 mm. longues et de
4 mm. larges, c’est-à-dire beaucoup plus grandes que celles ordi-
Source : MNHN, Paris
nairement trouvées chez le Chr. Uvania et plutôt comme celles
de f. profunda. Quant à la structure anatomique, les grandes
cellules des parois sont plus grandes que celles de f. profunda.
Leur diamètre est souvent de 160 /a. Les glandes de la forme
des Canaries sont plus petites et ressemblent beaucoup à celles
de la var. occidentalis (1). Elles sont placées de la même ma¬
nière près du milieu des cellules, et non pas, au-dessus de la
cloison transversale comme dans la forme de la Méditerranée.
Les cellules des parois de la forme des Antilles sont plus pe¬
tites. Leur diamètre est d’environ 100 /t.
On voit donc que le Chr. Uvaria est une espèce assez poly¬
morphe.
(1) Boegesen F., The mai- ine Algae of the Danish West Indies, vol.
II, Rhodophyceae, p. 403, fig. 388.
La Castration des Spirogyres
par des Champignons parasites
Par M. DENIS
Depuis la publication des intéressantes observations de
M. Cornu (1), de P. A. Dangeard (2-3) et de E. de Wildeman
(4), on ne s’est guère préoccupé, en France, des Myxomycètes
et Phycomycètes parasites des Algues. Au cours de mes re¬
cherches algologiques j’ai rencontré un nombre élevé de Mona-
dinacées, Chytridiacées et Saprolégniacées parasites. Sans
attendre leur étude d’ensemble qui fera, peut-être, l’objet d’un
Mémoire ultérieur, il me paraît intéressant d’envisager, tout
d’abord, trois parasites vivant chez les Spirogyres.
Les parasites fungiques des Spirogyres sont, on le sait,
fort nombreux (5), mais, d’une manière générale, c’est surtout
une étude d’ordre systématique qui en a été faite, tandis que
l’attention s’est moins souvent portée sur le rôle propre du pa¬
rasite, en particulier dans ses rapports avec la reproduction de
l’hôte.
J’ai pu observer le comportement de trois champignons
inférieurs végétant sur des Spirogyra qui se présentaient res¬
pectivement à l’état végétatif, à l’état de maturité sexuelle, à
1 état fertile : c’est-à-dire aux trois stades essentiels de leur vie.
XI ( 1872) CoENü - ~ Monographie des Saprolégniées (Ann. Sc. Nat. Bot.
1888D P ' A ' DANGEARD - ~ Mémoire sur les Chytridinées (Le Botaniste I.
(3) P. A. Dangeard. — Mémoire sur quelques maladies des Alenies i.t
des animaux (Le Botaniste* II. 1890-1891) 8 «es Algues et
Xix^ > 1895) DI " Wll ' DEMArî - ~ Notes mycologiques (Ann. Soc. Belge Micros.
et seq. A F ' A ' ° UDEMANS - ~ Enumeratio Systematica fungorum. 1919
Dans des filaments de Spirogym quadrata (Hass.) Petit
provenant d'une mare située à plus de 2.000 m. auprès du Lac
d'Estom Soubiran (Hautes-Pyrénées), j’ai observe, en 1921,
des sporocystes épineux. Ces sporoeystes, spénques, de 20 a
environ, étaient porteurs de sores ses-
siles, dont le contenu s’était divisé en
plusieurs sporanges. (Fig. 1). H s’agit
là de caractères propres aux Chrytriria-
cées Mérolpidiacées appartenant au
genre Micrornyces.
Le genre Micrornyces a été établi
par P. A. DANGEARD (1) pour désigner
un parasite interne (M. zygogonii) à
sporocyste épineux et sphérique, provo¬
quant un boursouflement de la paroi
cellulaire chez un Zygogonium ericeto-
num Kütz. (= Zygnema ericetorum
(Kütz.) Hansg.). Depuis lors, E. DE
Wildeman a observé (2), dans les cel¬
lules intactes, nullement hypertro¬
phiées, de Mesocarpus parvulus Hass.,
un Micrornyces mesocarpi. C’est vrai¬
semblablement aussi, au genre Micro-
myces, qu’il faut rapporter le kyste épi¬
neux trouvé par P. Schulz (3) dans une
cellule de Mougeotia déformée et celui
qui est figuré dans un ouvrage de P.
Reinsch (4). Le genre Micrornyces pa-
raît être exclusivement lié aux Conjuguées. Dans la mare d Es-
| de Une nouvelle Chytridinée (»*- B&b. Baisser
(3) 19 P 0 > Schulz - Kurze Mitteilungen über Algen-parasiten (Schrift.
'■ S ,Tp. T. h™h.’- «bec «MM, -
che Pflanzenparasiten ( Bot. Zeit. 1879).
ig. 1. — 1. Zygote de
Spirogym quadrata for
nié par pédogamie
2, cellule de 8p. qua
drata contenant un spo
rocyste germé, de Mi
cromyccs Zygogonii. En
bas de la cellule, dé¬
chets de l'activité pa¬
rasitaire.
tom Soubiran on trouvait, mélangés au Spirogyra quadrata, des
filaments appartenant à des Bulbochaete et à d’autres Chloro-
phycées ; toutes ces Algues, à l’exception de la Spirogyre, se
montraient complètement indemnes.
Par ses caractères (forme, ornements, dimension) je rap¬
porte le Micromyces observé dans les Hautes-Pyrénées, au Mi-
cromyces zygogonii Dang.
Cette Chytridinée provoque une hypertrophie locale des
cellules de Spirogyra quadrata et la désorganisation de leur
contenu cellulaire. Il est curieux de constater que la cellule pa¬
rasitée affecte la forme d’une cellule fertile contenant une zy-
gospore. Parasite et œuf provoquent des processus morphogènes
comparables.
La désorganisation du contenu cellulaire marche généra¬
lement de pair avec une digestion des réserves amylacées du
pyrénoïde et celle du contenu cytoplasmique : chloroplaste et
noyau. Quelquefois, l’enkystement du parasite se fait avant
même que tout le protoplasme soit dégénéré. Mais, de toute
manière, les cellules parasitées, altérées profondément dans
leur constitution, ne peuvent servir à la fécondation. Bien que
normalement germinales à un moment donné de leur vie, elles
sont rendues stériles par le parasite, avant même d’être deve¬
nues des gamètes.
Le 20 avril 1922, j’ai recueilli, dans les petites mares si¬
tuées à Fontainebleau (Seine-et-Marne) sur le plateau du car¬
refour d’Achères des Spirogyra quadrata Hass. et Spirogyra
tenuissima Hass. à l’état de maturité sexuelle et présentant
toutes les phases de la copulation telle qu’on la connaît chez ces
Algues.
Certaines cellules gamètes de S. tenuissima renfermaient
un ou plusieurs kystes épineux de 39 ^ environ de diamètre et
d’une ornementation tout-à-fait caractéristique. La surface de
la membrane, épaisse, finement et régulièrement plissée, était
en outre, pourvue de crêtes hyalines plus ou moins aiguës, à
bords denticulés ou non. (Fig. 2).
Bien que très particuliers, ces ornements ne m’ont pas per¬
mis la détermination du parasite. Des trois Monadinées actuel¬
lement connus chez les Spirogy-
Fig. 2. — Spirogyra tenuissima
en état de maturité sexuelle.
3, deux cellules conjuguées
ayant formé normalement
leur zygospore ; 4, Sporo-
cyste de ? Micromyces sp.
dans le gamète mâle rendu
stérile ; 5, cellule femelle
non fécondée avec une ébau¬
che de tube copulateur.
res : Protomanas spirogyrae (Bor-
zi) Zopf (= Protochytrhim spiro¬
gyrae Borzi), Pseudospora parasi-
tica Cienk. et Vampyrella spirogy¬
rae (Borzi) Zopf, aucune ne cor¬
respond au parasite observé (cf. en
particulier 1-2-3). Les deux pre¬
mières espèces ont un kyste lisse et
malgré ses zoocystes à crêtes, la
troisième s’écarte du parasite in¬
déterminé, par de multiples carac¬
tères : zoocystes sessiles, externes,
très grands (60 v- diam.). Ce se¬
rait plutôt aux Micromyces (Chy-
tridiacées) que le parasite en ques¬
tion ressemblerait davantage mais
la germination du kste ne m’étant
pas connue, il y a impossibilité de
vérifier le bien fondé de cette res¬
semblance. A cause des caractères
ornementaux du kyste, il est pro¬
bable qu’il s’agit d’une espèce nou¬
velle mais, il ne m’a pas paru ur¬
gent de lui consacrer un nom nou¬
veau. Je m’excuse pourtant d’a¬
voir à désigner sous un nom mal¬
heureusement imprécis, une espèce
(1) Cienkowski. — Beitrâge zur Kenntnis der Monaden (Arcli. /. Mt>~
(2) W. Zopf. — Zur Morphologie und Biologie der niederen Pilzthiere
(Monadinen) — Leipzig 1885.
(3) W. Zopf. — Untersucliungen liber Parasiten aus der Gruppe dei
Monadineen — Halle 1887.
— 18 —
dont tout l’intérêt actuel est purement biologique (1).
Quoi qu’il en soit, et pour mieux saisir ce qui va suivre,
je rappelle que la fécondation des Spirogyres comprend deux
sortes de phénomènes : les phénomènes préparatoires et la fu¬
sion proprement dite des gamètes. La production de tubes co-
pulateurs, probablement après contact (2), la contraction des
protoplasmes (épuration des gamètes), la soudure des tubes, la
disparition de leurs membranes contiguës, le départ d’un des
deux gamètes : tels sont les phénomènes préparatoires ; la
plasmomixie et la caryomixie sont les deux étapes de la fusion
proprement dite.
A tous les stades, jusques et non compris la fusion des ga¬
mètes, on peut voir des kystes dans les cellules de Spirogyra
tenuissima ; l’action parasitaire commencée probablement à
l’état végétatif, s’est poursuivie jusqu’à la transformation des
cellules en gamètes sans empêcher celle-ci de se faire. Le para¬
site, qui habite indistinctement gamète mâle ou gamète femelle,
ne s’oppose pas aux phénomènes préparatoires, au moins en
partie, mais l’acte sexuel ne s’achève pas. C’est un cas typique
de castration parasitaire directe.
Le fait est particulièrement net dans les filaments mûrs :
seules, les cellules infestées (conjuguées cependant) ne mon¬
trent aucun phénomène de fusion, alors que leurs compagnes,
indemnes, se sont normalement comportées.
Il est à remarquer que, fréquemment, l’algue filamenteuse
se désarticule et les cellules malades se séparent, entraînant le
parasite. Ce processus s’il est utile à l’hôte, est loin de lui être
nécessaire : on peut trouver des filaments entiers où les cellules
à zygos pores coexistent avec des cellules à sporocystes. Ni gé¬
nérale, ni indispensable, l’autotomie n’apparaît que comme une
des formes de réaction relevant du déséquilibre physicochimi¬
que causé par le parasite. L’action parasitaire consiste, en de¬
hors de la castration et de l’autotomie, en une digestion plus
(1) Je remercie MM. R. Chodat, A. P. Dangeard, H. Gams, H. E. Pe¬
tersen, Pinoy, P, Schultz pour leurs avis compétents.
(2) Voir à ce sujet R. Chodat. — Sur la copulation d’un Mougeotia
(Bul. Soc. Bot. Genève). 1914.
Source : MNHN, Paris
eu moins complète des réserves du pyrénoïde et en une hyper¬
trophie de la cellule infestée. Ici encore, la cellule à sporoeyste
est renflée comme une cellule fertile à zygospore.
iip
Le Chytridium spinulosum Blytt a déjà été bien étudié par
A. BLYTT (1) et H. E. Peteksen (2).
Ce parasite fut découvert pour la
première fois dans un gros Spirogyra,
qui était peut-être le S. majuscula, es¬
pèce dans laquelle précisément j’ai ren¬
contré cette Chytridinée, en novembre
1922, dans la Mare à Piat, à Fontaine¬
bleau. (Fig. 3).
L’Algue avait produit normale¬
ment ses zygospores, lesquels sont ici
de forme variable (3), tantôt arrondis,
tantôt elliptiques et mesurant environ
55 y de plus petit diamètre. Ces zygos¬
pores renfermaient plusieurs kystes
sphériques, chacun ayant germé en des
tubes mycéliens qui se présentaient à
divers états de leur développement. La
plupart, perforant la membrane de
l’hôte, venaient déboucher dehors, se
l'enflant à l’extrémité en une ébauche
de sporange ; les autres, plus dévelop-
Fig. 3. — spirogyra ma- p é s portaient un sporange bien diffé-
jtiscula. dont les zygos- , . „„„
pores sont largement rencie, sphenque, de 22 a environ, cou-
infestés par Chytri- ert <je fines pointes et terminé par une
diwm spinulosum.
(1) A. Blytt. — Bidrag til Knudskaben om Norges Soparter (.Vidaisk,
Selsk. Forh. Christiania 1882).
(2) H. E. Petebsen. — An Account of Danisli
with biological and systematical remarks (Ann
Cil A tel point qu’on peut se demander s’il
à caractères disjoints dans sa descendance ?
Freshwater Pliycomycetes,
. Mycol. VIII. 1910).
ne s’agit pas d’un hybride
— 20 —
partie surélevée au niveau de laquelle était percé un large ori¬
fice de déhiscence (1) : caractères du Chytridium spinulosum.
A ce stade, les zoospores uniciliées, résultant de la division du
sporange, étaient déjà sorties.
Ce parasitisme d’œuf est, en tous points, comparable à celui
que présentent les Chytridium Olla vivant dans les Œ’dogonium
ou les Lagenidium enlophytum et L. americanum (2) hôtes des
Spirogyra. Tous ces parasites produisant et multipliant leurs
kystes dans la zygospore de leur hôte, la font dégénérer et la
cellule, ayant accompli normalement la fonction reproductrice,
est rendue, néanmoins, pratiquement, stérile.
En résumé, quel que soit le moment où les trois parasites
précédents interviennent, au cours du développement des Spi-
rogyres, le même résultat est atteint. Micromyces zygogonii
stérilise la cellule végétative de Spirogyra quadrata avant
qu’elle soit devenue un gamète ; le parasite attribué à un Mi¬
cromyces sp. intervenant au moment de la maturité sexuelle
du Spirogyra tenuissima s’oppose aux phénomènes intimes de
sa fécondation ; enfin, Chytridium spinulosum s’installe dans
les zygospores normalement formées de Spinogyra majuscula,
les désorganise et les rend, dès lors, incapables de développe¬
ment ultérieur.
Du parasitisme végétatif à la castration parasitaire vraie
ou au parasitisme d’œuf, pas de différence essentielle.
La castration parasitaire est réduite, ici, à un cas parti¬
culier de parasitisme d’une cellule ordinaire en état de maturité
sexuelle.
Sauf exception, l’infestation ne s’étend pas en dehors de
quelques cellules et, comme d’autre part, toute cellule végéta¬
tive de Spirogyre est susceptible de devenir un gamète, l’Algue
(1) H. E. Petersen figure cependant des sporanges déhiscents sous le
mamelon et non au niveau de ce mamelon. Je ne pense pas que cette diffé¬
rence soit la marque d'une espèce distincte d’autant plus que A. Bi.ytt,
l’auteur de l’espèce, a vu la déhiscence se faire par une fente, au niveau
même du mamelon.
(2) G. F. Atkinson. — Some Fungus Parasites of Algae (Bot. Gaz.
XL VIII. 1909).
Source : MNHN, Paris
qui héberge quelques parasites n’est pas rendue stérile pour
cela.
Il n’apparaît pas, dans les cas étudiés, qu’en ce qui con¬
cerne la conservation de l’espèce, la castration parasitaire offre
le même degré de gravité que chez les plantes supérieures (1)
où, d’un seul coup, se trouvent stérilisées, le petit nombre de
cellules hautement différenciées auxquelles est dévolue exclusi¬
vement la fonction de reproduction.
(J) Ou même chez les Algues à sexualité très spécialisée (Œdogoniales).
Observations sur l’origine et le
développement anatomique des frondes
chez le Dilsea ednlis Starkh
Par CH. KILLIAN
Maître de Conférences à l'Institut Botanique de Strasbourg
Le Dilsea edulis est une Floridée, fréquente sur les côtes
de la Manche ; on la reconnaît à ses épaisses frondes pourpres
supportées par un disque adhésif très solide. J’ai observé, sur
de pareils disques, en août 1924, des quantités de jeunes pousses
dressées, réunies par tous les termes de transition aux frondes
adultes. Tant que jeunes, elles sont cylindriques et pointues,
puis elles s’élargissent dans la suite.
Avant d’atteindre leur maturité définitive les frondes pas¬
sent donc par un état juvénil. Le même fait d’ailleurs a été
constaté chez le Rhodymenia palmata dont j’ai étudié de près
le cycle évolutif. (Ann. Sc. nat. Bot. Ser. X, T. 16, 1926).
Je me suis demandé, si ces deux espèces, semblables par
leur développement morphologique, se rapprochent également
par leur structure anatomique. L’étude des pousses, prélevées
dès leur apparition et coupées au microtome, a entièrement
confirmé ma supposition.
Ces coupes ont démontré que le disque adhésif est constitué
d’un plectenchyme massif, à cellules isodiamétriques. Il est
bordé, à sa face supérieure, d’une assise, typique par la petitesse
et la coloration intense de ses cellules.
Lorsqu’une fronde doit se former, l’une de ces cellules s’a¬
grandit plus que ses voisines et s’élève au-dessus de leur surface.
Cette cellule demi-globuleuse fonctionne en initiale et se divise
d’abord parallèlement à sa face inférieure. (Fig. 1 et 2 gr. 600).
— 23 —
Puis les segments se redivisent en cellules obliques, régulière¬
ment disposées. (Fig. 3, gr. 600). Cette régularité disparaît
dans la partie inférieure où les cloisons périclinales sont rem¬
placées par des cloisons obliques. (Fig. 3).
6 5
Fig. 1-6. — Origine et développement anatomique des frondes du
Dilsea edulis, coupes longitudinales.
A un état plus avancé (fig. 4, gr. 600) l’ébauche s’élargit
considérablement et présente des différences très importantes.
La cellule apicale a abandonné son rôle générateur. Elle peut
être identifiée par sa position, mais elle ne se distingue plus
par sa forme des cellules environnantes. L’initiale est remplacée
par une assise marginale continue, régulièrement cloisonnée
par des parois anti et périclinales. Sa fonction de méristème
Source : MNHN, Paris
— 24 —
ressort de la comparaison des fig. 4 et 5, (gr. 600). Les cellules
du bord se sont allongées radialement et se sont divisées par
des anticlinales, mais surtout par des périclinales. Elles ont
donné naissance à un tissu, situé au-dessous du méristème et
qui, dans un stade plus avancé (fig. 6, gr. 600), est nettement
différencié en écorce. Ses cellules renferment de nombreux chro-
moplastides; elles s’allongent vers le centre et y constituent
l’assise médullaire. Celle-ci est formée de files disposées en lon¬
gueur et réunies entre elles par des anastomoses.
Voici comment s’ébauchent les tissus constituant la fronde
du Dilsea. Dans le développement ultérieur de cette fronde
c’est la croissance en largeur qui prédomine. On observe un
cloisonnement radial très actif des assises périphériques dont
l’expansion finit par disloquer les filaments médulaires, déviés
de leur orientation longitudinale. Il se constitue ainsi, au centre
de la fronde, un réseau à mailles de structure plus ou moins
régulière.
Les changements qui se manifestent ensuite sont plutôt
quantitatifs. Sur une coupe longitudinale, faite dans une fronde
plus âgée, on peut identifier le méristème apical donnant nais¬
sance à l’écorce et l’écorce qui engendre à son tour la moelle.
Cette assise s’élargit plus que les autres par l’adjonction con¬
tinue de nouveaux éléments.
Ecorce et moëlle sont d’une épaisseur variable suivant leur
emplacement : dans la fronde c’est l’écorce, dans le stipe c’est
la moëlle qui prédomine.
Ainsi se présente la fronde adulte dont on connaît depuis
longtemps la structure. Parmi les auteurs qui en ont fait l’é¬
tude, je citerai en première ligne Wille (1).
Dans son travail cet auteur essaie de déterminer le rôle
des tissus du Dilsea. Selon lui, la moëlle fonctionnerait en tissu
conducteur, les éléments de l’écorce en cellules collectrices, com¬
parables aux cellules collectrices dans les feuilles de Phanéro¬
games.
L’interprétation de Wille qui n’est appuyée par des re¬
cherches expérimentales, me semble arbitraire. Il est inadmis¬
sible, à mon avis, de déterminer la fonction d’un tissus unique-
Source : MNHN, Paris
— 25 —
ment par la disposition et la forme de ses cellules. La structure
d’une Algue supérieure dépend surtout de la corrélation entre
ses tissus constitutifs, comme le prouve l’exemple du Dilsea
eduliè. Voici la seule conclusion qu’on puisse tirer de l’étude
anatomique de cette Algue.
Institut Botanique de Strasbourg
juillet 1925.
(1) Wille N. — Bidrag til algernes physiologiske anatomie (Kgl.
Svensk. Vet. Acad. Handlingar 1885, 21).
Source : MNHN, Paris
Observations sur Navicula ostrearia Bory,
origine du verdissement des Huîtres
Par Gilbert RANSON
Préparateur au Muséum National d'HLstoire Naturelle
INTRODUCTION
Depuis plus de deux ans, je suis l’évolution du Navicula
ostrearia Bory, cherchant à établir le déterminisme d’une évolu¬
tion si curieuse. J’étudie simultanément le problème du verdis¬
sement des Huîtres.
J’ai isolé complètement les deux questions, presque dès le
début de l’organisation de mes recherches, contrairement à ce
qu’ont fait jusqu’ici les autres auteurs, pour essayer de résou¬
dre, tout d’abord, le problème du Navicula sans la solution du¬
quel il n’était guère possible d’apporter une solution au second.
J’ai été aidé dans cette étude, par ma connaissance pratique
de l’ostréiculture, mais surtout par la longue expérience de
mon cher père et enfin par les observations si précises d’un
ostréiculteur averti, M. Baudier, que je remercie bien sincè¬
rement.
Je tiens particulièrement à remercier M. le Professeur
Joubin qui m’a toujours prodigué ses conseils et ses encoura¬
gements.
Je n’ai pas besoin d’insister sur l’importance pratique du
sujet. Ici la pratique et la théorie sont intimement liées. La pra¬
tique devient véritablement la réalisation d’expériences dans
la nature même.
C’est ce qui explique l’emploi fréquent de termes techniques
au cours de cet exposé de mes observations.
— 27 —
C’est aussi pourquoi je n’ai pas hésité à placer des conseils
techniques aux ostréiculteurs à côté d’une question aussi théori¬
que que celle du granule pigmentaire.
Je n’ai pas pu me confiner dans des généralités. Je suis
toujours resté en contact avec les faits. La nature du sujet m’y
a obligé.
Et d’ailleurs, chaque fait, même exceptionnel, a son déter¬
minisme particulier où souvent un autre fait isolé ailleurs, n’in¬
tervient que comme composante. Il est inutile, je crois, d’insister
plus avant sur la complexité des phénomènes naturels.
Comme on le verra, il me reste encore à poursuivre des
observations sur le Navicula ostrearia. Il ne fait aucun doute
que les Botanistes trouveront encore beaucoup à faire sur un
sujet aussi intéressant.
Les résultats consignés ici nous permettent cependant, dès
maintenant, d’entrevoir la solution du problème du verdisse¬
ment des Huîtres.
Historique. — C’est en 1820, que Gaillon signalait, pour
la première fois, le rôle du Navicula ostrearia Bory, appelé par
lui Vibrio ostrearius, dans le verdissement des Huîtres.
Depuis, quelques auteurs ont décrit et représenté cette
Navicule en étudiant ce même phénomène. Il faut arriver en
1906-1907, avec les travaux de Sauvageau, pour avoir quelques
renseignements précis sur la biologie de cette Navicule. Et
encore cet auteur s’exprime-t-il ainsi dans son travail de 1907 :
« Pour perdre le minimum de verdeur, tout en renouvelant
l’eau, il y aurait un certain nombre de précautions à observer,
actuellement impossible à préciser à cause de notre ignorance
de la biologie du Navicula ostrearia. Je veux simplement indi¬
quer aux éleveurs la complexité de la question. »
C’est ce même auteur qui, dans son travail de 1906, en a
fixé définitivement la place systématique.
On s’était contenté d’essayer d’analyser, d’une façon très
Source : MNHN, Paris
— 28 —
générale d’ailleurs, les causes présidant à l’apparition ou à la
disparition de cette Navicule. Personne, pas même les bota¬
nistes, n’avaient songé à en entreprendre l’étude expérimentale.
En 1909, Louis Calvet apporte une contribution impor¬
tante à l’étude de sa biologie. Des Huîtres vertes ayant été
importées de Marennes à Balaruc-les-Bains, il a constaté, quel¬
ques mois après, l’apparition en grand nombre de Navicules
bleues et le verdissement des Huîtres.
Il dit avoir obtenu des cultures de Navicules bleues dans de
l’eau de mer filtrée, de densité 1016, les cristallisoirs étant expo¬
sés en pleine lumière, sans insolation.
En 1917 Philip H. Mitchell et Raymond L. Barney ren¬
dent compte de la présence de Navicula ostrearuù dans la Baie
de Lynnhaven en Virginie ainsi que du verdissement des Huî¬
tres de cette région. Ils citent Calvet sans signaler que celui-ci
en a fait des cultures.
Eux-mêmes n’ont pas pu en obtenir. Cependant ils ont
utilisé, à cet effet, des milieux variés que je crois bon de rap¬
peler.
1. Unfiltered sea water, sp. g. 1014.
2. Filtered sea water. sn. a\ 1014.
3. Filtered sea water, sp. g.
4.
id.
5.
id.
6 .
id.
, I per cent lactose broth.
dextose broth.
oyster broth.
ammonium ni¬
trate.
7. id. ammonium
chloride and
8 . id. sodium phos¬
phate urea.
3 9. Artificiel sea water : 1000 cc of H 2 0, 25 gr of Nacl, 1 gr of
MgsÛ 4 5gr.ofCacl 2 lgrofNaBr.
a 10. Artificial sea water : 1000 cc of H 2 0, 1 gr. of H Na 2 PO 4
15 gr of Nacl. 1 gr of Na Br. 1 gr
Cacl 2
11. Artificial sea water, same as N„ 9, with straw and moss
added.
Source : MNHN, Paris
— 29 —
12. Artilîcial sea water, same as No 10, witli straw and moss
added.
(a) 9 et 10 contained also a considérable cjnantity of dead dia-
tom material.
One set of these solutions was kept at room température
and another at approximately 26° c.
The solutions wich contained the dextrose, lactose and
oyster broths were sterilized to présent too flourishing
bacterial growth. The broths here mentioned were those used in
bacteriological work. »
Je n’ai encore jamais pu obtenir de culture de Navicules
bleues. Je veux dire que je n’ai pas pu encore constater expéri¬
mentalement la reproduction et le développement de ces Diato¬
mées. Je n’ai probablement pas encore réussi à me placer dans
les conditions réalisées par Calvet.
Mais j’ai fait un certain nombre d’observations et obtenu
des résultats qui me paraissent mériter d’être signalés.
Les deux faits : présence des Navicules et verdissement
des Huîtres sont si intimement liés, qu’il ne paraît pas possible
de résoudre définitivement ce dernier sans avoir une connais¬
sance assez précise de la biologie des Navicules. C est pourquoi
j’ai mené de front les deux problèmes depuis le début de mes
recherches à ce sujet.
J’ai publié trois Notes préliminaires sur le verdissement
des Huîtres. Je vais m’occuper ici uniquement du Navicula
ostrearia Bory.
La première question qui se posait était la suivante : est-ce
que le pigment bleu de la Navicule est spécifique ou bien acquis ?
S’il est acquis on doit trouver des Navicules sans pigment et
même arriver à leur faire perdre leur pigment comme on arrive
à faire déverdir les Huîtres.
Le pigment du Navicula ostrearia Bory est acquis et non
spécif ique. — Remplissons un cristallisoir d’eau de mer chargée
de Navicules bleues. Au bout de quelques heures, nous voyons
qu’elles se sont, en grande partie, déposées et qu’elles forment
une pellicule tant sur les parois que sur le fond. Si on gratte
Source : MNHN, Paris
— 30 —
avec une pointe sèche on voit que cette pellicule est homogène
et en agitant l’eau on la voit se détacher par lambeaux.
L’examen microscopique montre que cette pellicule est for¬
mée de mucilage, sécrété par les Navicules et dans lequel elles
sont agrégées, tout en s’y déplaçant cependant relativement.
On peut se rendre compte que dans les claires et les bas¬
sins verts, le fond est tapissé d’une pellicule homogène sem¬
blable.
D’autre part, on sait qu’une claire peut déverdir subite¬
ment. On ne trouve plus alors que des frustules de Navicules ou
des Navicules mortes contenant encore leurs endochrômes dégé¬
nérés et le protoplasma présentant les particularités que je
signalerai plus loin. Les claires peuvent aussi déverdir lente¬
ment. Dans ce cas on observe que la pellicule primitive cesse
progressivement d’être homogène et à côté de Navicules mortes
on en trouve, dont le pigment s’atténue et d’autres sans pigmen¬
tation aucune. Ces dernières, en parfait état physiologique, sont
très mobiles et ne l’estent plus fixées au mucilage qu’elles
avaient sécrété. Si la mer envahit la claire, en moins de 24 heu¬
res toutes les Navicules disparaissent.
Une précision est nécessaire. Si les Navicules bleues sont
agrégées dans le mucilage qu’elles sécrètent elles n’y sont
fixées que très relativement et le va-et-vient de l’eau en détache
toujours un certain nombre. L’eau environnante en contient
toujours une grande quantité.
On sait que par une journée ensoleillée, les Navicules, sou¬
levées par les bulles d’oxygène qui se dégagent, viennent en
grand nombre à la surface de l’eau et que le vent les pousse
ensuite dans un des coins de la claire. Là le clapotis en fait
tomber un certain nombre au fond et au bout de quelque
temps, dans cette région de la claire on trouve parfois, à côté
de frustules, au milieu des autres Diatomées, des Navicules plus
ou moins dépigmentées et d’autres ayant perdu complètement
leur pigmentation.
Dans les deux cas que je viens de signaler, je n’ai toujours
trouvé qu’un petit nombre de Navicules dépigmentées. La pré¬
sence de nombreuses Navicules mortes pourrait faire croire à
Source : MNHN, Paris
— 31 —
une dégénérescence. Cependant la grande vitalité et les carac¬
tères très particuliers que présentaient ces Navicules dépigmen¬
tées me laissait croire à un phénomène normal.
Dans ces deux cas les conditions du milieu sont devenues
défavorables et si l’on peut croire à une dégénérescence il est
tout aussi logique de dire qu’elles ne se dépigmentent pas toutes
par suite précisément des mauvaises conditions.
11 s’agissait donc de les voir se dépigmenter dans des condi¬
tions normales.
J’ai alors cherché à suivre le phénomène en pleine mer, sur
les fonds qui découvrent à chaque marée ou presque.
Voici ce que j’ai observé. Dans une zone où les viviers
(parcs en mer) étaient remplis d’Huîtres et dont le fond était
couvert de Navicules bleues, l’un des viviers est pêché. Je passe
deux jours aprqs. Alors que le fond des viviers environnants est
encore bien vert, je remarque, dans ce vivier, des zones ver¬
dâtres et d'autres franchement jaunes. Je fais un prélèvement
et l’examen microscopique me montre pax - la suite que les Navi¬
cules, en masse, ont perdu leur pigment. Elles présentent une
très grande vitalité. Il y en a très peu de mortes. Le mucilage
se désorganise nettement.
Je reviens le lendemain. Il n’y a plus aucune trace de
Navicules. L’argile est à nu. La mer l’a complètement lavée.
Les viviers environnants sont toujours parfaitement verts.
De ces observations il ressort très nettement que le pig¬
ment bleu des Navicules est un pigment acquis. Dès que les
conditions changent, elles se dépigmentent. Mais alors, elles ne
restent plus fixées au sol par l’intermédiaire du mucilage qu’el¬
les ne sécrètent plus. Elles deviennent pélagiques. C’est pour¬
quoi il est si rare de trouver des Navicula ostrearia dépigmen¬
tés, en masse, sur le fond.
Cet exemple n’est pas unique. On a signalé de nombreuses
autres Diatomées qui, vivant sur le fond à certaines périodes,
deviennent pélagiques ensuite. Bergon, en particulier l’a si¬
gnalé en 1902 sans rattacher le phénomène à des causes bien
précises.
Déterminisme de la pigmentation du Navicula ostrearia.
Source : MNHN, Paris
— 32 —
Analyse et synthèse du phénomène. — Puisque le pigment du
Navicula ostrearia est acquis, accidentel, il s’agit maintenant
de chercher les conditions qui déterminent sa genèse c’est-à-
dire les conditions qui déterminent la fixation de cette Navicule
sur le fond ainsi que son activité très particulière.
Analysons, tout d’abord, le phénomène.
On a signalé des Navicules bleues en divers points du
littoral français : côte de la Manche, puis sur presque toute
la côte Atlantique depuis la Bretagne jusqu’à Saint-Jean-de-
Luz. Ici on les a toujours signalées sur des fonds huîtriers.
En 1903, Hans Molisch en signale à Trieste sur la coquille
d’un Pinna nobilis. Son étonnement fut grand, dit-il, étant don¬
né que le cas d’une Diatomée ainsi pigmentée est rare. 11 pensa
que cette Navicule avait dû absorber de la phycocyanine prove¬
nant de Cyanophycées, mais comme il ne trouva pas de Cyano-
phycées aux environs, sans chercher s’il ne pouvait pas y avoir
d’autres causes à ce phénomène, il conclut que la coloration
était spécifique et non accidentelle.
En 1906, Sauvageau en signale à Banyuls sur des Lieb-
mwnnia.
En 1910 Calvet en voit se développer en grand nombre
dans les parcs où étaient déposées, depuis quelques mois, des
Huîtres vertes venant de Marennes. D’après lui, elles se sont dé¬
veloppées aux dépens de celles qui se trouvaient sur les Huîtres
importées. Il donne la densité de l’eau qui varie entre 1016 et
1024. A l’Ile d’Oléron, dans la région ostréicole, la densité de
l’eau varie entre 1020 et 1024 d’après mes observations. Il est
regrettable que Hans Molisch et Sauvageau n’aient pas mesuré
la densité de l’eau où ils ont trouvé la Navicule bleue. Le terme
« Méditerranée » ne doit pas nous en imposer ainsi que le
prouvent les observations de Calvet.
En 1914, C. G. John Petersen signale sa présence dans un
bassin du Limfjord (Danemark) en 1911 et 1912.
En 1914, R. Sparck dit que les Huîtres ont verdi en 1921
dans tout le Limfjord.
Je note seulement qu’il s’agit ici de régions ostréicoles.
En 1917, Mitchell et Borney en signalent en Virginie
Source : MNHN, Paris
et rappellent qu’en 1912 il y en avait au même endroit. Ici
encore c’est une région ostréicole. La densité de l’eau varie de
1016 à 1019.
Je dois signaler aussi que GRUNOW signale cette Navicule
en 1877 à Marseille (Lindig) et, à Trieste (Hauck) sans dire
dans quelles conditions.
Certes, l’influence de la densité de l’eau n’apparaît pas
encore très bien. On a signalé jusqu’ici des Navicules dans les
régions ostréicoles, le plus souvent. Or, on fait l’élevage des
Huîtres dans des régions où l’eau de mer est plus ou moins
dessalée. On comprend donc l’intérêt qu’il y aurait à connaître
la densité de l’eau dans les régions non ostréicoles où on a
trouvé la Navicule.
Gaillon disait déjà en 1824 : « Le renouvellement fré¬
quent de l’eau de la mer dans les parcs, détruisant la colora¬
tion en vert de ces parcs, est encore une raison de croire que
cette espèce de Navicule n’habite point habituellement 1 eau
salée...
... M. Brouard... m’ayant envoyé, en juin dernier, dans
des fioles, des productions confervoïdes des eaux courantes de
Navarre, je trouvai, à ma grande satisfaction, la Navicule
verte huîtrière, dans le sédiment de l’eau de la fiole qui ren¬
fermait des échantillons d’une espèce de Vaucheria. »
Il ne précise pas si c’est à l’état vivant ou seulement le
frustule, bien qu’il dise « Navicule verte huitrière ».
Ce qui ressort surtout des faits précédents, c’est qu’en
dehors des deux récoltes très réduites de Hans Molisch et de
Sauvageau, que je laisserai momentanément de côté pour y
revenir plus loin, nous voyons le Navicula ostrearia se déve¬
lopper d’une façon extraordinaire sur les fonds où se fait l’éle¬
vage des Huîtres. Et même, chose curieuse, dans des régions
où on n’avait pas l’habitude d’en rencontrer, le seul fait d’y
faire l’élevage des Huîtres les fait apparaître, même sans uti¬
liser des Huîtres vertes venant de Marennes, comme 1 a fait
Calvet.
D’autre part, les ostréiculteurs expérimentés savent très
bien qu’en mettant des Huîtres dans une claire qui n’est pas
3
Source : MNHN, Paris
— 34 —
verte, ils facilitent l’apparition des Navicules bleues sur le
fond. De deux claires, celle qui a des Huîtres sera verte plus
rapidement.
Cette particularité est plus nette si les fonds environnant
la claire ne sont pas verts. S’ils sont déjà verts d’autres actions
interviennent et la résultante a des composantes multiples qu’il
est parfois difficile d’analyser. Si les fonds environnants sont
verts, et en particulier les fonds du large, la mer, envahissant
les claires, apportera des Navicules bleues en grand nombre et
les 2 claires assez voisines pourront verdir en même temps
sans qu’on aperçoive une différence pour celle qui a des Huîtres.
Qu’est-ce que l’Huître apporte donc pour provoquer un tel
développement du Navicula ostrearia ?
Pour nous guider dans cette recherche et pour compléter
notre analyse, voyons s’il n’y a pas, chez des Diatomées ou chez
d’autres algues des phénomènes particuliers de pigmentation et
à quoi ils sont dûs.
En 1909, Joseph Comère, dans une Note très intéressante
nous fait part de ses observations en ces termes : « Certaines
espèces d’eau douce de ces algues siliceuses, assez rares cepen¬
dant, présentent, normalement ou anormalement, une coloration
différente de la teinte habituelle. Cette particularité est, dans
quelques cas, constante ; dans d’autres circonstances, elle pa¬
raît provenir d’un ralentissement des fonctions biologiques des
plantes ; en troisième lieu, elle peut être attribuée, surtout en
ce qui concerne les formes épiphytes et ainsi que je me suis
proposé d’essayer de le démontrer dans la présente Note, à 1 ac¬
tion spéciale du milieu et par suite aux conditions particulières
de la végétation. »
Il cite, d’après d’autres auteurs, plusieurs exemples parmi
lesquels le Navicula ostrearia Bory qu’il appelle encore Navi¬
cula fusiformis Grün.
Il fait part ensuite de ses observations personnelles qui
sont tellement importantes que je les résume ici :
En 1903, il a récolté, dans le canal du Midi une forme
d ’Oscillatoria portant des Epithemia dont le contenu cellulaire
était d’un beau vert-émeraude. Le milieu était très riche en ma-
Source : MNHN, Paris
— 35 —
tières organiques dissoutes et les deux plantes se trouvaient en
état de végétation intense.
Au Jardin des Plantes de Toulouse, il a trouvé un grand
nombre d ’Epithemia turgida Kütz et d ’Ep. zébra Ehrenb., épi-
phytes sur la face inférieure de feuilles de Nyrnphaea alba. La
plupart des Diatomées présentaient une belle teinte verte. Sur
les feuilles mortes et jaunes du Nyrnphaea, les Diatomées
étaient incolores. Il coupe une feuille de Nyrnphaea et la place
dans un cristallisoir. Les Diatomées perdent leur pigment en
même temps que la feuille jaunit.
En 1907, il trouve des Amphora ovalis Kütz. forma minor,
colorés en beau vert comme les Ulothrix subtilis Kütz, qui les
portaient. Quand l’activité végétative de ces dernières se ralen¬
tit, les Amphora reprennent leur couleur brun-jaune habituelle.
Et voici sa conclusion :
« Dans les milieux pauvres en matières organiques dissou¬
tes, les espèces de Diatomées épiphytes, que je viens de citer,
ne m’ont jamais présenté la coloration verte.
Les modifications qui surviennent ainsi dans la coloration
des Diatomées épiphytes pourraient donc être attribuées a une
formation supplémentaire de leucites verts, due à la nature
plus nutritive du milieu et qui masquerait le pigment jaune-
brun alors que, dans les conditions ordinaires, le pigment sup¬
plémentaire prédomine sur le pigment chlorophyllien.
Mais à côté de cette hypothèse qui paraît plausible, il se¬
rait peut-être permis d’attribuer aussi, dans le cas spécial qui
nous occupe, une influence particulière à la plante qui sert de
support à la Diatomée épiphyte. En tout cas, des relations plus
intimes, une sorte de consortium ou de symbiose, semblent exis¬
ter entre le végétal hospitalier et l’algue fixée, et il est particu¬
lièrement à remarquer que le degré colorimétrique de l’un et de
l’autre est toujours identique, comme par suite d’une sorte de
mimétisme, chez toutes les plantes que j’ai étudiées. De plus,
la coloration verte des Diatomées épiphytes ne se montre que
lorsque la plante support est en pleine végétation et elle n’appa-
Source : MNHN. Paris
raît pas chez les Diatomées libres placées dans les mêmes con¬
ditions de milieu.
Quoique loin d’admettre encore absolument cette supposi¬
tion, peut-être contestable, j’ai cru pouvoir me permettre de la
suggérer, me bornant, pour le moment, à la relation des faits
qu’il m’a été donné d’observer. »
J’ai tenu à faire toute cette citation, un peu longue, pour
ne pas omettre l’hypothèse « d’une influence particulière à la
plante qui sert de suport à la Diatomée épiphyte ».
Ainsi, des algues, en présence de matière organique abon¬
dante, en dissolution, produiraient un pigment qui les colorerait
anormalement.
De ces deux ordres de faits, il vient naturellement à l’idée
que les Huîtres (aussi bien d’ailleurs que les Pinna et les Lieb-
mannia) doivent apporter la matière organique qui, par un
véritable chimiotactisme, entraîne la fixation sur le fond du
Navicula ostrearia puis sa pigmentation anormale en même
temps que son développement extraordinaire.
Voyons, en ce qui concerne les Huîtres, sous quelle forme
se présente cette matière organique nutritive.
Dans une récente Note, j’ai eu l’occasion de montrer, jus¬
tement, que les Huîtres (comme tous les Lamellibranches d’ail¬
leurs) filtraient l’eau dans laquelle ils se trouvaient et que les
grains d’argile en suspension étaient agglomérés en grumeaux
par du mucus sécrété par les branchies et les palpes, grumeaux
rejetés peu après à l’extérieur.
J’y signale que Viallanes évalue la matière organique sé¬
crétée par une Huître aux quatre centièmes de l’argile préci¬
pitée. Or une portugaise de 18 mois, dans une eau additionnée
de 0 gr. 0546 d’argile par litre, en précipite 1 gr. 075, en vingt-
quatre heures.
Dans la région de Marennes, par exemple, il y a sur les
fonds ostréicoles, dans une zone assez réduite en somme, des
dizaines de millions d’Huîtres. On voit quelle quantité considé¬
rable de matière organique peut être ainsi déposée sur les
fonds, au bout d’un certain temps.
J’ai montré aussi que, dans les régions abritées, ce mucus
contribuait à la fixation de l’argile, mais que dans les régions
où les courants sont violents, la mer entraîne les grumeaux,
qui viennent se déposer dans les baies, plus tranquilles et dans
les claires en particulier.
Cette matière organique est envahie par les protozoaires
et surtout par les bactéries qui y atteignent un certain degré
de développement en rapport avec la salinité de l’eau. Ces der¬
nières la transforment, sans nul doute. 11 serait intéressant
d’étudier de très près cette transformation.
On sait que le mucus est formé principalement de mucines
vraies qui sont des gluco-protéïdes, combinaisons d’albumines
ou de globulines avec des molécules de sucres ou d’amidosucres
et dont l’hydrolyse donne des sucres réducteurs : glucose, glu¬
cosamine, galactose, galactosamine.
Ainsi l’analyse du phénomène nous conduit à cette con¬
clusion : la matière organique sécrétée par les Huîtres doit être
la cause du développement particulier et de la pigmentation du
Navicula ostrearia.
Tous les Lamellibranches, ai-je dit, sécrètent du mucus.
L’observation de Hans Molisch rentre donc dans le cas précé¬
dent. Quant àl’observation de Sauvageau, les faits signalés
par Comère nous permettraient peut-être de nous l’expliquer
si on connaissait mieux les conditions du milieu où elle a été
faite.
Malgré toute sa précision, l’analyse d’un phénomène ne
suffit pas à l’expliquer. La synthèse expérimentale est néces¬
saire. Seule elle satisfait vraiment l’esprit. Seule elle donne la
solution définitive.
Il s’agissait donc, dans le cas qui nous intéresse, de provo¬
quer, expérimentalement, la pigmentation du Navicula ostrea¬
ria à partir du mucus sécrété par des Huîtres. Il faut faire bien
des essais avant de vaincre toutes les difficultés qui se présen¬
tent ainsi qu’on va le voir.
Plaçons dans un cristallisoir, contenant de l’eau dans la¬
quelle on a délayé de l’argile, un certain nombre d’Huîtres. On
ne peut ajouter qu’une quantité d’argile relativement faible car
en cristallisoirs, surtout avec de l’argile, les bactéries se déve-
Source : MNHN, Paris
38 —
loppent rapidement et beaucoup plus complètement qu’à la
mer. C’est un fait connu, qui a été signalé et sur les causes
duquel on discute assez en ce moment. L’eau du cristallisoir se
trouble et devient impropre à l’élevage.
D’autre part, il faut aérer constamment l’eau, pour que les
Huîtres puissent se maintenir en activité. L’activité des bran¬
chies diminue en effet à mesure que la quantité d’oxygène
diminue dans l’eau. Et maigre tout, les Huîtres ne sécrètent
pas la même quantité de mucus qu’à l’état naturel.
En ayant soin de ne pas mettre trop d’argile et en chan¬
geant l’eau fréquemment, j’ai réussi à obtenir un milieu favo¬
rable.
Les résultats que j’ai obtenus, s’ils ne sont pas absolument
concluants, sont cependant intéressants.
J’ai introduit dans un cristallisoir, préparé comme je l’ai
dit plus haut, une certaine quantité de Navicules dépigmentées
avec d’autres Diatomées variées. L’examen microscopique mon¬
trait, avant l’expérience, la prédominance de ces dernières.
Trois jours après, une prise sur le fond indiquait, au mi¬
croscope, que les Diatomées étrangères dégénéraient tandis que
les Navicula ostrearia devenaient prédominants. C’est tout à
fait ce qu’on observe au début du verdissement d’une claire.
Quatre jours après le début de l’expérience, la prédomi¬
nance des Navicula était plus nette et de nombreux présen¬
taient un début de pigmentation, très léger sans doute, mais
certain.
Je n’ai pas pu poursuivre plus avant cette expérience. Je
n’ai pas obtenu un fond vert comme celui des claires vertes,
mais les observations très nettes que je viens de signaler nous
montrent que la culture s’acheminait vers le développement
attendu.
Je poursuis cette synthèse expérimentale (1).
(1) Nota. — Ce travail paraît avec un certain retard. Je rendrai
compte prochainement de mes nouvelles recherches et montrerai comment
on peut provoquer expérimentalement la pigmentation des Navicules.
Source : MNHN, Paris
Dépigmentation
Maintenant que nous connaissons l’origine du pigment du
Navicula ostrearia, étudions les divers processus de la dépig¬
mentation pour savoir sous quelle forme il est sécrété dans le
milieu extérieur.
Mais avant, il est nécessaire de retracer rapidement la
description de cette Navicule en lui apportant, au besoin, quel¬
ques précisions.
Le Navicula ostrearia Bory atteint, tant en longueur qu’en
largeur, des dimensions variables.
Ray LANKESTER note : longueur 1/270 inch
plus grande largeur 1/7300 inch.
Mais Mitchell fait remarquer que, pour cette dernière
dimension, il doit y avoir eu une erreur typographique et note
les dimensions suivantes :
Longueur 1/200 à 1/300 inch.
Largeur 1/2000 à 1/2500 inch.
Plus loin, il exprime en ^ ses observations :
Longueur = 131 u. 99 93 n 128 *t.
Largeur = 12,8 9,6 9,1 11,6.
Hans MOLISCH donne les dimensions suivantes :
Longueur : 75 ,x 67 //. 89 ^ 62 u..
Largeur : 5,4 5,4 6,8 5,3.
Parmi celles que j’ai observées, les plus grandes avaient :
Longueur : 90 n 2.
Largeur : 8,7.
Je montrerai plus loin à quelles causes il faut rattacher ces
différences.
Depuis les belles observations de L. Mangin sur les Diato¬
mées, on sait comment est constitué le frustule ou carapace
silicieuse. Je cite textuellement cet auteur.
« En résumé, les valves des Diatomées sont constituées
par une substance organique identique aux composés pectiques
et combinée plus ou moins étroitement à la silice ; le squelette
silicieux ainsi formé est imprégné et revêtu d’une membrane
— 40 —
anhiste externe qui masque souvent, au moins dans le plank-
ton, les ornements caractéristiques et qui est rapidement dis¬
soute par les réactifs.
.La constitution de la membrane, telle qu’elle vient
d’être décrite, explique tout naturellement la formation de la
gelée qui entoure chaque individu ou qui se localise en des
points plus ou moins étendus de la surface.
Les composés pectiques sont en effet caractérisés, comme
on le sait, par la facilité avec laquelle ils se transforment en
mucilage ; puisque les valves sont revêtues d’une membrane
externe, le plus souvent dépourvue de silice, il n’est pas difficile
d’admettre que la partie externe de cette membrane est suscep¬
tible d’absorber l’eau et de se gonfler en donnant naissance à
un mucilage plus ou moins épais. »
Telle est, en particulier, le processus de la sécrétion de la
pellicule mucilagineuse par le Navicula ostrearia se fixant au
sol et présentant une activité en raport avec l’abondance de
matière nutritive à sa disposition.
A l’intérieur de la carapace, on remarque particulièrement
les endochrômes, de couleur jaune-brunâtre, occupant, sous la
forme de deux cylindres étroits accolés aux parois, la moitié
centrale, chez les Navicules pigmentées et presque toute la
longueur chez les Navicules dépigmentées.
A chacune des extrémités des deux endochrômes, on remar¬
que une granulation, quelquefois pigmentée, dont je ne connais
pas la signification.
Si on regarde la Navicule de face on voit, au centre, une
région plus réfringente au centre de laquelle se trouve le
noyau.
Tout le reste du protoplasma est parfaitement homogène
à l’état normal.
Si on regarde la Navicule de profil, on remarque que l’en-
dochrôme n’occupe pas toute la largeur. Il reste, de chaque côté,
une bande claire.
Voyons maintenant comment se présente le pigment.
On trouve des Navicules plus ou moins pigmentées tant en
intensité qu’en étendue. En général, le pigment colore unique-
Source : MNHN, Paris
— 41 —
ment et d’une façon homogène le protoplasma des deux extré¬
mités.
La coloration peut atteindre l’extrémité des endochrômes,
la dépasser même et alors pénétrer entre les deux. Quelquefois
elle ne les atteint pas.
En général, vers l’intérieur, la coloration ne se termine
pas brusquement mais en s’estompant.
Souvent, on trouve des Navicules dont tout le protoplasmâ
est coloré. Vues de profil, les deux extrémités aussi bien que les
deux bandes latérales, de chaque côté de l’endochrôme sont
pigmentées.
Cette description faite, étudions le processus de la dépig¬
mentation. Et tout d’abord, étudions la dépigmentation par
dégénérescence.
Plaçons un certain nombre de Navicules bleues entre lame
et lamelle et suivons la dégénérescence après y avoir introduit
quelques gouttes d’eau douce par exemple.
Dès que les conditions du milieu ne sont plus favorables,
la membrane extérieure se rétracte et dès ce moment la paroi
laisse pénétrer à l’intérieur le liquide externe. Le protoplasma
se résout progressivement en granulations. Dès que la mem¬
brane externe est détériorée, ce n’est plus la pression osmotique
qui joue un rôle mais seulement la différence de tension super¬
ficielle entre le liquide extérieur et le protoplasma.
Ce phénomène a déjà été signalé et écrit dans tous ses
détails chez d’autres Diatomées par Schutt sous le nom de
Reizplasmolyse. Il le rattache à des causes très peu nettes.
Ainsi donc, la première manifestation de la dégénéres¬
cence est l’apparition, aux deux extrémités, de granulations en
plus ou moins grand nombre, granulations dont la coloration
bleue apparaît très foncée. Lorsque la Navicule est entièrement
bleue, des granulations colorées apparaissent sur toute sa lon¬
gueur.
Ces granulations, d’abord très petites, sont animées, à l’in¬
térieur du frustule, de mouvements rapides. Puis certaines gros¬
sissent et quand elles atteignent une certaine dimension elles
cessent de s’agiter.
Source : MNHN, Paris
— 42
Pendant que le protoplasma subit une telle modification, les
endochrômes commencent par se décoller des parois du frus-
tule et, plus ou moins déformés, deviennent libres à l’intérieur.
Des Navicules peuvent vivre pendant quelques jours avec
seulement une ou deux granulaations aux extrémités, si le mi¬
lieu n’est pas trop défavorable.
Plaçons un très grand nombre de Navicules bleues dans de
l’eau de mer très diluée et examinons, au bout de quelque
temps, le dépôt qui se forme. Nous voyons des frustules nom¬
breux complètement vides ; d’autres n’ont plus que leui's endo¬
chrômes déformés et libres qui de brun-jaunâtre deviennent
plus jaunes puis verdâtres ; d’autres contiennent également
des granulations protoplasmiques pigmentées. Mais ce qui est
remarquable c’est l’énorme quantité de ces granulations qui
s’agitent à l’extérieur, dans l’eau même.
Le pigment se trouve donc, à l’extérieur, sous forme de
granulations protoplasmiques pigmentées.
Nous sommes en présence d’une solution colloïdale du pro¬
toplasma pigmenté des Navicules et non d’une solution du pig¬
ment pur.
L’analyse chimique et spectroscopique me semble ainsi
bien délicate étant donnée la difficulté de séparer le pigment du
protoplasma qu’il colore.
On comprend ainsi la discussion qui s’est élevée entre quel¬
ques auteurs. Les uns affirment que le pigment est insoluble
dans l’eau douce et dans d’autres solvants ; les autres affirment
qu’il y est soluble.
Le travail le plus complet sur l’étude chimique et spectros¬
copique du pigment est celui de L. Bocat.
Si l’on traite la solution colloïdale verte, dont je viens de
parler et ainsi que je l’ai fait après bien d’autres, par les acides
Hcl et N o 3 H, elle vire au bleu. En augmentant la dose d’acide
elle passe au violet et conserve cette teinte quelle que soit la
quantité d’acide ajoutée. On n’obtient jamais le rouge que la
phycocyanine donne avec les acides. Le liquide bleu ou violet
redevient vert en ajoutant un alcali.
Source : MNHN, Paris
— 43 —
D’après Bocat, les bandes d’absorption sont très distinctes
de celles de la phycocyanine.
Malgré tout, je crois qu’il reste encore à séparer le pigment
de la granulation protoplasmique, pour l’étudier à l’état de
pureté.
Les expériences suivantes vont donner une idée de la vita¬
lité des granulations protoplasmiques pigmentées.
Je remplis une tourie d’eau de mer contenant en suspen¬
sion une quantité considérable de Navicules bleues, recueillies
par des moyens appropriés, sans argile. — L’eau est fortement
vert glauque. Au bout de peu de temps elle entre en putréfac¬
tion. Je tiens la tourie fermée. Trois mois après, je verse cette
eau en putréfaction dans des récipients assez larges, exposés à
l’air. L’évaporation provoque une légère concentration de l’eau
et les bactéries arrêtent leur développement. L’eau s’éclaircit ;
elle redevient, comme on dit, « physiologique ». — J’en remplis
la tourie bien lavée. Quelques mois après, j’en verse dans un
cristallisoir en agitant plusieurs fois. Un dépôt verdâtre s’effec¬
tue, mais l’eau d’une limpidité parfaite garde une belle couleur
verte qui passe au brun après un certain temps d’exposition à
l’air.
L’examen de cette eau verte, au microscope ordinaire et
aussi à l’ultra-microscope, montre un très grand nombre de
granulations pigmentées qui s’agitent dans le liquide.
Est-ce qu’il s’agit là d’une culture de granules ? Je ne le
crois pas. Il y a tout simplement un retour à l’activité des
granules.
En tout cas, leur résistance paraît très grande.
Dans le formol, le sublimé, l’alcool et même dans les acides,
ils continuent à se mouvoir.
Paul Carnot qui avait constaté cette résistance sur d’au¬
tres granules, et en particulier la persistance de leurs mouve¬
ments dans l’autoclave à 120°, conclut qu’il s’agissait de mou¬
vements browniens.
Pizon relatant ses belles observations sur les granules pig¬
mentaires des Tuniciers, s’exprime ainsi : « Le critérium de
la vitalité des granules n’est pas fourni par leur mobilité ; le
Source : MNHN, Paris
— 44 —
sublimé et le formol en solutions fixatrices ou bien une tempéra¬
ture de 140° et même de 170° ne suppriment pas leurs mouve¬
ments, mais leur enlève la faculté de se multiplier. »
J’ai comparé à l’ultra-microscope le mouvement brownien
des granules d’argent colloïdal avec le mouvement des granu¬
lations de Navicules qui me semble différent, ce qui ne me
paraît d’ailleurs pas résoudre la question. Je pense, comme
Pizon, que « le critérium de la vitalité des granules n’est pas
fourni par leur mobilité ».
J’ai essayé d’en faii’e des cultures sur gélatine, en milieu
acide pour éviter le développement des protozoaires. La gélatine
liquéfiée présentait une belle couleur verte et le nombre des
granulations paraissait avoir augmenté d’une façon considé¬
rable.
Cependant, je n’affirmerai pas absolument avoir obtenu
une culture de granules car je n’ai pas pris toutes les précau¬
tions désirables. En introduisant, dans la culture, des granules,
j’ai pu aussi y introduire des algues ou spores d’algues variées
qui ont pu s’y développer. Il faudrait, pour faire une telle
affirmation être certain qu’on a ensemencé la culture avec des
granulations à l’état de pureté ce qui me paraît bien difficile.
Quoiqu’il en soit, le protoplasma de la Navicule, dans cer¬
taines conditions de nutrition, produit du pigment. Les granula¬
tions protoplasmiques qui en proviennent, conservant une
grande vitalité, il ne me paraît pas extraordinaire que ces gout¬
telettes protoplasmiques placées, elles aussi, dans des condi¬
tions particulières de nutrition, puissent se développer, se divi¬
ser et sécréter du pigment. Nous aurions donc à faire à une
granulation protoplasmique non seulement pigmentée mais pig¬
mentaire, à un granule chromogène.
D’après Carnot, « le granule pigmentaire paraît être ni un
bioblaste, ni la simple cristallisation d’un corps chimique colo¬
rant ; il paraît être constitué d’une partie protoplasmique com¬
plexe, ayant fixé le colorant, généralement à l’état de teinture. »
Et pour Pizon, « chaque granule pigmenté se compose d’un
corpuscule incolore de matière organique insoluble dans l’acide
acétique, l’alcool et le xylène ; puis d’une matière colorante
Source : MNHN, Paris
surajoutée qui s’atténue progressivement dans les cultures.
.Ces granules répondent aux lencites des végétaux et
aux bioblastes de certains auteurs. »
Pizon affirme avoir obtenu des cultures de granules pig¬
mentés. « Les corpuscules pigmentés possèdent, au moins au
début de leur formation, et conservent pendant quelque temps,
une vitalité propre, avec faculté de multiplication. Du pigment
pris sur des ascidizoïdes de Botryllus violaceus en pleine dégé¬
nérescence se multiplie temporairement sur sérum et sur géla¬
tine ; les nouveaux granules sont incolores ou légèrement jau¬
nâtres. »
Ainsi, si Pizon a obtenu la multiplication des granules pro¬
toplasmiques, il les a obtenus dépigmentés. Il est possible, mais
il n’est pas certain, que dans certaines conditions de milieu, ces
granules se soient pigmentés.
Je note simplement, sans insister pour le moment, que
Carnot et Pizon ont fait leurs observations sur des granules
provenant d’animaux tandis que les miennes portent sur des
granules provenant d’algues.
La genèse du granule pigmentaire à partir de la Navicule
bleue, telle que je l’ai exposée plus haut, et les observations
précédentes, nous conduisent aux conclusions provisoires sui¬
vantes :
a) Si le protoplasma original a sécrété lui-même, aux
dépens des éléments du milieu, le pigment qui le colore et si les
granules qui en dérivent conservent leur vitalité et peuvent,
dans les mêmes conditions de milieu se multiplier et sécréter
ce même pigment, nous avons bien à faire à un granule chro¬
mogène.
b) Si le protoplasma original est simplement teint par un
pigment extérieur qui s’y est dissout et que des granules en
dérivent avant la disparition de ce pigment, nous aurons à faire
à des granules pigmentés dont la coloration disparaîtra plus ou
moins rapidement et qui, surtout lorsqu’ils se reproduiront ne
présenteront plus aucune pigmentation.
Etudions maintenant le processus de la dépigmentation
normale qui n’est pas moins intéressant. Il est complexe. Il est
— 46 —
accompagné d’une modification curieuse de toute la Navicule.
La teinte bleue des deux extrémités commence par s’atté¬
nuer et devient de plus en plus claire. Le pi-otoplasma reste
constamment homogène. Il ne se forme aucune granulation.
Le pigment qui atteignait et même dépassait les extrémités des
deux endochrômes, colore une portion du protoplasma de plus
en plus courte et finit par disparaître totalement.
Pendant ce temps, les deux endochrômes s’allongent et lors¬
que la Navicule est complètement décolorée, leurs extrémités,
toujours terminées par les granulations incolores, atteignent
presque la pointe du frustule.
De plus, la Navicule s’est très légèrement élargie dans la
partie centrale. Elle apparaît ainsi moins effilée. Cette dernière
modification est de l’ordre du n.
Les endochrômes qui se sont étendus en longueur, s’éten¬
dent aussi légèrement en largeur.
(La Navicule pigmentée et les divers stades des deux pro¬
cessus de la dépigmentation sont représentés sur la planche
annexée à ce travail).
Le pigment est-il éliminé à l’état de pureté et se trouve-
t-il en solution ordinaire dans l’eau environnante ?
Si nous examinons, au microscope, un lambeau de mucilage
avec les Navicules qui y sont agrégées, on constate toujours,
même lorsque les Navicules sont en parfait état physiologique,
que le mucilage est bourré de granulations pigmentaires sécré¬
tées par les Navicules et il semble bien que le pigment soit
sécrété sous cette forme.
J’ai essayé de filtrer de l’eau de mer très saturée en Navi¬
cules bleues sur du papier filtre ordinaire.
L’eau de filtration est presque claire, mais une observation
attentive indique qu’elle est parfaitement colorée en vert clair.
D’ailleurs, dans cette eau de filtration, une huître verdit en
48 heures.
Au bout de quelque temps, examinons cette eau de filtra¬
tion. On voit qu’elle est devenue parfaitement claire et sur le
fond du cristallisoir s’est déposée une couche de matière orga-
Source : MNHN, Paris
— 47 —
nique qui est bien verte. L’examen au microscope indique qu’elle
est bourrée de granulations pigmentaires.
Le mucilage et les granulations ont passé à travers le filtre
ordinaire, ce qui est naturel. Mais si du pigment existait en
dehors des granulations, l’eau resterait colorée, ce qui n’a pas
lieu.
Ainsi, dans l’eau extérieure aux Navicules, quel que soit
leur mode de dépigmentation, le pigment n’existe que fixé sur
des granules protoplasmiques.
Autres observations. — Application à l’ostréiculture
L — Depuis plusieurs années, à l’Ile d’Oléron comme dans
presque toute la France d’ailleurs, les moyennes des tempéra¬
tures d’hiver et d’été présentent des différences beaucoup
moins accusées qu’avant. L’hiver est pluvieux et doux, l’été est
assez pluvieux. Autrefois, en hiver, il y avait de longues pério¬
des de froid et de longs mois sans pluie en été.
En 1907 encore on ne signalait pas de Navicules, ou très
rarement, en été. Depuis, on trouve des Navicules bleues en
toute saison.
Il ne s’agit pas, comme on pourrait le croire à priori, de
l’action directe de l’eau douce. Cette action n’est qu’indirecte,
comme on va le voir.
On sait parfaitement que l’été, l’eau est beaucoup plus
claire que l’hiver. Elle tient en suspension une bien moins
grande quantité d’argile.
Après une longue période de sécheresse et l’hiver après une
longue période de froid, l’argile s’est déposée et l’eau se clarifie.
Au contraire, dès qu’il pleut, l’eau se charge d’argile. Si les
périodes de sécheresse sont courtes, l’argile n’a pas le temps de
se déposer complètement.
Or, api'ès une sécheresse trop prolongée en été ou une pé¬
riode de froid trop prolongée en hiver, les Navicules disparais¬
sent. Si ces périodes sont courtes et que, en général, le temps
Source : MNHN, Paris
— 48 —
soit pluvieux, les Navicules persistent toute l’année sur les
fonds ostréicoles.
Voici l’explication de ce phénomène.
Lorsque l’eau est absolument dépourvue d’argile, les Huî¬
tres et autres lamellibranches ne sécrètent pas de mucus. Les
Ostréiculteurs le savent bien. Ils disent que les Huîtres ne « tra¬
vaillent » pas. Lorsque l’eau est fortement chargée d’argile, au
contraire, les lamellibranches sécrètent du mucus, ils « travail¬
lent », et on a vu que c’est là la condition du développement
des Navicules.
L’eau douce et la température n’interviennent donc bien
qu’indirectement.
Pour favoriser l’apparition des Navicules il s’agit donc de
mettre les Huîtres dans des conditions telles qu’elles puissent
sécréter du mucus, c’est-à-dire dans une eau chargée d’argile.
Mais pour avoir un résultat appréciable, il faudrait agir sur
un très grand nombre d’Huîtres, ce qui n’est guère possible.
Cependant, pour voir verdir un dégorgeoir ou une claire
remplis d’Huîtres plus rapidement, il suffit d’y délayer un peu
de l’argile du fond. L’expérience a été faite bien souvent et
elle a toujours réussi.
II. — Depuis quelques années les fonds ostréicoles de la
côte de l’ile d’Oléron, c’est-à-dire en pleine mer, verdissent
comme les claires. Les Navicules bleues couvrent les fonds pres¬
que jusqu’au bord de la côte. Lorsque les conditions de la sécré¬
tion de mucus sont réalisés, ce qui préside à l’apparition ou à
la disparition des Navicules sur ces fonds, c’est la plus ou
moins grande violence des courants, particularité liée évidem¬
ment à la direction du vent.
C’est ainsi qu’après une assez longue période de calme
relatif, l’été dernier, la zone dite du « Petit Rocher » qui
n’avait jamais verdi, s’est couverte de Navicules. Les premiers
vents violents du Nord ont complètement lavé ces fonds.
III. — Si on verse dans un cristallisoir de l’eau saturée de
Navicules, on voit, comme je l’ai déjà dit, se former, sur le fond
et sur les parois, une pellicule homogène de mucilage dans
laquelle sont agrégées les Navicules. En agitant assez forte-
Source : MNHN, Paris
— 49 —
ment l’eau, la pellicule ne se détache pas. Ainsi, sur ce fond
homogène, les Navieules sont assez solidement fixées.
Recommençons l’expérience en plaçant du sable sur le fond
du cristallisoir. On voit la pellicule mucilagineuse se former sur
les parois où il n’y a pas de sable, mais sur le fond on voit les
Navieules réunies par petits groupes. Une légère agitation suf¬
fit à disperser ces groupes.
Délayons de l’argile dans l’eau d’un cristallisoir et laissons-
la se déposer naturellement puis ajoutons de l’eau saturée de
Navieules. On observe les mêmes faits qu’avec le sable.
Dans l’eau où l’on a délayé de l’argile plaçons quelques
Huîtres. Elles filtrent l’eau et il se forme sur le fond une couche
homogène d’argile et de mucus. Versons dans ce cristallisoir
de l’eau saturée de Navieules. Elles forment bientôt, sur le
fond, une pellicule mucilagineuse homogène et parfaitement
adhérente.
Dans un cristallisoir rempli d’eau de mer avec un peu
d’argile en suspension, versons du sang d’Huîtres recueilli avec
soin. Si on n’a pas la précaution d’éliminer complètement toute
autre matière organique, l’eau entre en putréfaction rapide¬
ment.
Avec le sang seul, dont l’argile facilite le dépôt, on a au
bout de 2 ou 8 jours une pellicule homogène sur le fond.
Quand l’eau est devenue claire, ajoutons des Navieules.
On a, vingt-quatre heures après, une véritable claire en minia¬
ture et les Navieules sont fortement adhérentes au fond.
Dans ces deux derniers cas les Navieules présentent une
vitalité très particulière qui se prolonge bien plus que dans des
cristallisoirs où on n’a ajouté ni mucus ni sang d’Huîtres. On
reconnaît ici encore l’action des Huîtres.
Ces expériences nous montrent que sur des fonds homo¬
gènes, les Navieules adhèrent fortement tandis que sur des
fonds meubles, poreux, elles se réunissent par petits groupes
que le moindre courant entraîne.
D’ailleurs, l’homogénéité du sol est- nécessaire à un autre
point de vue. Le mucus de l’Huître, dont le rôle a été signalé,
Source ; MNHN, Paris
— 50 —
est rapidement entraîné par les courants, sur un fond meuble,
poreux.
Lorsque les fonds du large et des claires sont couverts de
Navicules et que le flux en transporte des quantités considé¬
rables, il arrive d’en voir se déposer sur des fonds sablonneux
ou autres fonds meubles. Elles n’y restent pas longtemps, à
moins qu’il soit possible de prendre des précautions particuliè¬
res pour la rentrée et la sortie de l’eau.
Ce rôle de l’état physique du sol est extrêmement impor¬
tant. Il explique, assez souvent, les phénomènes curieux cons¬
tatés par les ostréiculteurs qui se demandent pourquoi des
claires verdissent, alors que d’autres assez rapprochées et trai¬
tées de la même façon ne verdissent pas. On sait, en effet, com¬
bien l’état physique du sol peut changer rapidement.
A ce sujet, je ne veux pas passer sous silence les observa¬
tions si précises d’un Ostréiculteur de Marennes, M. Grand
qui avait entrevu cette action.
« Mais ce qui reste encore inexpliqué, c’est la cause détermi¬
nante qui veut que dans un même groupe de claires ayant
même altitude, traitées de la même façon et en même temps,
les unes verdissent tandis que d’autres restent blanches. De
récentes expériences m’ont démontré toutefois que le degré de
porosité du sol joue un rôle considérable dans la production des
Diatomées. »
Partant de ces faits, maintenant bien établis, nous allons
pouvoir étudier le problème des « Termites » de mer dont
Sauvageau a déjà parlé et dont les Ostréiculteurs de La Trem-
blade et d’Oléron déplorent l’action.
Voici de quoi il s’agit. Les claires dites « hautes » de la
Tremblade et certaines claires de l’Ile d’Oléron sont envahies
par de petits crustacés qu’on appelle vulgairement « Termites »
parce qu’ils creusent le sol d’une façon extraordinaire.
On comprend tout de suite quel est le résultat de leur
activité. Ils ameublissent relativement le sol. Ils provoquent des
solutions de continuité dans la pellicule mucilagineuse des Navi¬
cules, que le plus petit courant entraîne.
Source : MNHN, Paris
Ces claires verdissent seulement dès que leur activité a
cessé depuis quelque temps.
M. Fage a bien voulu déterminer les exemplaires que je lui
ai communiqués. Il s’agit d’un petit Amphipode, le Corophium
volutator Pallas.
Il est une autre action de la nature du fond sur laquelle
je veux insister maintenant.
Puisque les Navicules forment une pellicule sur le fond en
verre d’un cristallisoir, qu’elles se développent abondamment
sur le fond cimenté ou dallé d’un réservoir on pourrait croire
qu’en macadamisant le fond des claires, le rendement serait le
même et cela éviterait bien des travaux d’importance.
Mais c’est là une erreur qu’un Ostréiculteur pratiquant et
expérimenté ne commet pas. Il sait parfaitement que les Huîtres
déposées sur un fond cimenté n’engraissent pas et qu’elles ne
doivent y être placées que provisoirement. Voyons pour les
Navicules.
On sait qu’il faut aux diatomées de la silice, qu’elles pren¬
nent aux silicates de l’argile car « on sait que les argiles sont
fondamentalement formées de silicates hydratés d’alumine pro¬
venant de roches feldspathiques anciennes. »
Dans la pratique, on distingue les argiles grasses et les
argiles maigres. L. Bertrand et A. Lanquine disent, à ce sujet :
« on admet généralement qu’une argile est d’autant plus grasse
qu’elle est plus alumineuse et réciproquement. Mais nos recher¬
ches nous ont montré qu’il n’existe aucune relation rigoureuse
entre le caractère plus ou moins maigre ou gras d’une ai’gile et
les proportions de Si o- et de Al' o 3 qu’elle contient. »
D’autre part, sur le bord des côtes, on a des argiles plus
ou moins sablonneuses ou calcaires ou humifères.
J’ai examiné des Navicules prélevées sur des fonds argi¬
leux extrêmement variés. J’ai noté des différences appréciables.
Celles provenant de fonds d’argile grasse, assez pure, sont plus
longues, plus larges ; le frustule paraît beaucoup plus robuste
que celles provenant de fonds d’argile maigre, d’argiles plus ou
moins sablonneuses ou calcaires ou humifères,
Les premières sont aussi toujours plus fortement pigmen-
tées, mais cette particularité tient à ce que le mucus est toujours
plus abondant sur un fond d’argile pure que sur un fond plus
ou moins malléable, comme je l’ai dit dans les pages précé¬
dentes.
On peut ainsi, après de très nombreuses observations, avoir
une idée, très générale évidemment,, de la nature du terrain,
à l’examen des Navicules qu’on y a prélevées.
J’ai reçu, pour étude, des Navicules venant de la Teste,
dans le Bassin d’Arcachon, leurs frustules indiquaient nette¬
ment la pauvreté relative du fond en argile, ce dont je me suis
rendu compte par la suite.
Ainsi, l’argile grasse, pure, qui présente aussi le maximum
d’homogénéité, donnera toujours les meilleurs résultats tant
pour l’engraissement des Huîtres que pour la fixation et le
développement du Navicula ostrearia.
Ce sont de tels fonds qu’il faudra choisir pour la confec¬
tion des claires. On pourra évidemment adopter des fonds argi¬
leux contenant du sable ou de l’humus en petite quantité. La
proportion de matière étrangère ne devra pas dépasser, dans
tous les cas, 25 % si on veut obtenir de bons résultats.
Les fonds d’argile calcaire présentent, en outre, l’inconvé¬
nient d’entretenir des « Termites ».
J’étudierai, ailleurs, le problème du verdissement de l’Huî¬
tre et je reviendrai sur ces applications en les complétant.
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Explication de la Planche II
DIATOMEES DU VERDISSEMENT
I, II, III. — NaviCula ostrearia Bory. Etat normal.
IV, V, VI, VII, VIII, IX. — Navicula ostrearia. Divers stades de la
dégénérescence.
X, XI, XII, XIII, XIV. — Navicula ostrearia. Divers stades de la
dépigmentation normale.
XV. — Quelques Diatomées qui se rencontrent le plus fréquemment
avec le Navicula ostrearia.
Nota. — Les hachures représentent les endoçhrômes.
Le pointillé représente le pigment.
Les points noirs, plus gros, représentent les granulations pro¬
protoplasmiques pigmentées.
Source : MNHN, Paris
REVUE ALG0L0G1QUE
Tome III, PI. II
Source : MNHN, Paris
Les Scytonémacées de la France
par l’Abbé P. FRÉMY
(Suite et fin)
V. — SCYTONEMA Ag.
(Systema Algarum, 1824)
Filaments pseudo-rameux, à rameaux géminés naissant
entre les hétérocystes, et parfois aussi, à rameaux solitaires
naissant au-dessous d’un hétérocyste ; hormogonies terminales,
solitaires (PI. IV, fig. 26-29) ; spores (rarement observées)
sphériques ou ovales, à épispore mince et lisse.
Clef analytique des espèces françaises
I. # Gaines homogènes, ou à stries
parallèles . Sect. I. Euscytonema.
II. Gaines lamelleuses à stries
divergentes.
1. Rameaux pouvant tous être
géminés . Sect. II. Myochrotes.
2. Rameaux inférieurs gémi¬
nés, naissant entre les
hétérocystes ; rameaux
» supérieurs solitaires, nais¬
sant sous un hétérocyste. Sect. III. Petalonema.
Source : MNHN, Paris
— 56 —
Sect. I. EUSCYTONEMA Born. et Flah. Révision.
A. Plante aquatique, gazonnante ou flottante ; fi¬
laments peu ramifiés, épais de 18-36 ^ ; tri-
chomes à cellules fortement comprimées. 1. Sc. crispum
B. Plantes terrestres. .
1. Rameaux non soudés ensemble à leur base,
filaments ordinairement libres.
a. Articles du trichome fortement compri¬
més (la plupart 2 à 3 f. plus larges que
longs) ; filaments épais de 16-30 /x, for¬
mant des gazons, ou des touffes arron¬
dies, ordinairement d’un noir violacé
ou rougeâtre.2. Sc. stuposum.
b. Articles du trichome non comprimés ou
peu comprimés (carrés ou un peu moins
longs que larges) ; filaments épais de
10-18 /x, formant des gazons serrés
brun-noirâtres ou cendrés, parfois lé¬
gèrement incrustés de calcaire. 3. Sc. ocellatum.
2. Rameaux soudés ensemble à leur base, fi¬
laments souvent agglutinés en mèches
dressées.
a. Articles carrés ou comprimés ; fila¬
ments épais de 12-15 ix, formant des
gazons d’un vert foncé, noirâtres ou
violacés ; hétérocystes carrés ou pres¬
que.4. Sc. javanicum.
b. Articles de longueur variable, souvent
plus longs que larges ; filaments épais
• de 7-15 /x, formant des gazons noirâtres
ou vert foncé, ou bien des tapis cen¬
drés ou bleuâtres (quand la plante est
incrustée de calcaire) ; hétérocystes
oblongs .5 . Sc. Hofmanni.
Source : MNHN, Paris
— 57 —
Sect. II. MYOCHROTES Born. et Flah. Ibid.
A. Plante flottante, en touffes subglobuleuses ;
filaments épais de 10-15 /*; gaine partiellement
et faiblement lamelleuse ; hétérocystes de lon¬
gueur variable, ordinairement un peu ro¬
sés.6. Sc. tolypotrichoides.
B. Plantes terrestres formant des tapis indéfinis
adhérents au substratum ; gaines nettement
lamelleuses, ordinairement brunâtres ; hété¬
rocystes de longueur variable, bruns.
1. Gaine continue épaissie çà et là, mais s’a¬
mincissant au-dessus de la cellule termi¬
nale; lamelles peu divergentes; filaments
épais de 15-21 ^ .7. Sc. mirabile.
2. Gaine tronquée et épaissie çà et là ; res¬
tant épaisse au-dessus de la cellule termi¬
nale ; lamelles nettement divergentes ; fi¬
laments épais de 18-36 /*. . . 8. Sc. Myochrous.
SECT. III. PETALONEMA (Berk. ut gen.) Born. et Flah.
Ibid.
A. Rameaux géminés nombreux, soudés inférieu¬
rement (parfois jusqu’au sommet) les uns aux
autres ; filaments épais de 15-30 /*, gaines gé¬
latineuses brunes', concolores ; hétérocystes
oblongs. 9 . Sc. crustaceum.
B. Rameaux géminés rares, libres (ou soudés sur
un espace très court).
1. Trichome moniliforme. . . 10. Sc. velutinum..
2. Trichome non moniliforme.
a. Gaines érosées extérieurement.
Source : MNHN, Paris
— 58 —
+. Plante aquatique ; filaments épais
de 15-30 ..11. Sc. involvens.
Plante •terrestre; filaments épais
de 27-45 ..12. Sc. crassum.
b. Gaines non érosées extérieurement.
-f. Gaines non toruleuses, jaunes ou
brunâtres, à couches minces, conco-
lores ; filaments épais de 24-40 p, ; ra¬
meaux supérieurs ordinairement nom¬
breux, dressés et rapprochés ; hétéro-
cystes subcarrés.13. Sc. densurti.
-|—j-. Gaines irrégulièrement toru-
leuses, jaunes ou hyalines, à couches
épaisses, souvent discolores; filaments
épais de 24-66 ^ ; rameaux penchés,
peu nombreux ; hétérocystes globu¬
leux.14. Sc. alatum.
Remarques. — 1. Dans ce tableau, nous avons souvent
donné à dessein, pour chaque espèce, un grand nombre de carac¬
tères et attaché une particulière importance à ceux qui sont
tirés de la constitution du trichome. C’est que les Scytonema
étant extrêmement polymorphes, la considération d’un seul de
leurs aspects serait tout à fait insuffisante pour aboutir à une
exacte détermination. Comme l’ont noté les auteurs des Notes
Algologiques (II, p. 143), « l’âge, l’état de végétation, les condi¬
tions de sécheresse et d’humidité, l’exposition à une lumière
plus ou moins vive, déterminent des modifications [parfois con¬
sidérables]. La fréquence plus ou moins grande des ramifica¬
tions, la différence relative de grosseur des rameaux et des
filaments d’où ils sortent, n’ont pas la moindre fixité. De même,
pour la coloration des gaines. Au début, elles sont incolores,
puis elles se teintent en jaune plus ou moins mélangé de brun.
Souvent, les couches intérieures et les couches extérieures sont
de même couleur ; mais parfois les couches intérieures sont
seules colorées et les extérieures sont hyalines ». Le trichome,
Source : MNHN, Paris
— 59 —
entouré par la gaine, est, par elle, en partie soustrait à l’in¬
fluence des conditions externes ; aussi, cette partie de la plante
est celle qui présente le plus de fixité. — Nous n’avons attribué
qu’une importance secondaire au caractère tiré du groupement
des filaments en faisceaux agglutinés et mèches dressées, « parce
qu’il se rencontre dans des plantes dont les filaments ont une
structure tellement voisine de celle que présentent d’autres plan¬
tes à filaments libres, qu’on ne saurait les en éloigner dans une
disposition naturelle des espèces (1). — Quant à l’incrustation
calcaire que subissent fréquemment certaines espèces, elle nous
paraît comme un fait purement accidentel, susceptible de se
rencontrer chez la plupart des autres.
2. — Nous n’avons introduit, dans notre tableau, ni Sc.
ambiguum Kütz. qui figure dans celui de la Révision, ni Sc.
intertextum (Kütz.) Rab. que Forti (Sylloge, p. 511), d après
Lenormand, mentionne comme vivant en France, sur les rochers
et la terre humides, parmi les Mousses. La première de ces
plantes, comme l’a montré Gomont (Journ. de Bot. 1895, p. 41)
n’appartient pas au genre Scytonema et doit être nommée Fis-
rella ambigua. Quant à la seconde, nous ignorons à quoi elle
correspond : les échantillons de Lenormand étiquetés Sc. inter¬
textum, étant en réalité des Schizothrix, des Symploca ou Scyto¬
nema Hofma>nni Ag.
1. Scytonema crispum Ag.) Born.
(Les Nostoc. héteroc. du Syst. Alg. de C. Àg. in Bull. Soc. Bot. Fr. 1889)
PL. III, fig. 21
Syn. Scytonema ciiicinnatnm Tm'R. Ess. de class. des Nostoch. in
Ann. Sc. nat. Bot., 1875 ; Bons et Flah.. Révision, III, 1887.
Icon. Woi.t.e, Freshwater Algae of U. S. pl. 185, f. 8-10. — Tildes,
Minnesota Algae, I. pl. 11, E. 15 (mauvaise).
(1) Bornet et Flahault. Révision, III, p. 86.
Source : MNHN, Palis
— 60 —
Exsicc. Kxietz. Alg. Dec. I, n. 5 ( Calothrix lanata Kütz.). — Rab.
Algen, n. 469 (Spermosira major Rab.), 557 (Lyngbya cincmnata Kütz.),
1917 (Ul.). — Hauck et Richter. Pbycoth. univ. n. 35. — Wittrock et
Nobdstedt, Alg. exs. n. 274, 584, 764, 873, 1316. — Collins, Hoi.den and
Setchell, Phycoth. Bor. Am. n. 60. 655. — Tilden, American Algae, n. 632.
Couche gazonnante, laineuse, d’un vert brunâtre ou olivâ¬
tre, formée de filaments crépus entrelacés, épais de 16-36 y.
(plus souvent de 18-30 p) , longs de 3 cm. et plus ; rameaux de
même forme que les filaments primaires ; gaines fermes, mem¬
braneuses, incolores (plus rarement brunâtres) ; triehomes
épais de 14-30 p, verts ou d’un brun violacé ; articles compri¬
més (3 fois plus larges que longs) à protoplasma grossièrement
granuleux; hétérocystes jaunes, subcarrés ou comprimés, par¬
fois nombreux, parfois très rares.— Spores, d’après Gutwinski,
Fl. Glonow okolic Lwowa, 1891) longues de 10 p, larges de
12 p, globuleuses-elliptiques, un peu comprimées, situées entre
les hétérocystes ou à leur voisinage, à enveloppe épaisse, à
contenu granuleux d’un jaune bleuâtre. — A rechercher.
Chez cette espèce, le nombre et la forme des rameaux sont
extrêmement variables. Parfois, les rameaux géminés sont nom¬
breux et bien développés, parfois ils sont très rares ; parfois on
ne trouve que des rameaux solitaires avec hétérocystes à leur
base, parfois même on n’observe pas de rameaux. Les caractères
du trichome permettent seuls, en ce dernier cas, d’identifier la
plante. On la distingue facilement d’un Lyngbyw (et d’un Plec-
tonema quand elle est ramifiée) par la présence des hétérocystes.
Mais ceux-ci peuvent eux-mêmes faire défaut ou n’être pas
apparents. Parfois, en effet, au lieu d’être colorés en jaune, ils
gardent une teinte verdâtre assez semblable à celle des autres
cellules. On essaie alors de les rendre apparents par le chloroio-
dure de zinc. Ce réactif donne à leur membrane une couleur
bleue ou violacée. Si cet essai ne donne pas de résultats, il faut
procéder par élimination : aucun Lyngbya d’eau douce de la flore
française n’a ses filaments constitués comme ceux de Sc. cris-
pum; un seul Plectonema, P. Tomasinmnum Born. pourrait être
confondu avec lui, mais chez P. Tomasinianum, les gaines, sur
Source : MNHN, Paris
— 6J
la plante bien développée, sont épaisses et lamelleuses, et les
articles du trichome sont généralement plus courts.
Habitat. Ruisseaux, fontaines et étangs, dans des eaux
stagnantes ou à cours lent ; flottant librement ou attaché aux
pierres ou aux bois.
Distribution géographique. Cosmopolite.
FRANCE : Etang de Sart, près de COSNE-SUR-LOIRE ( Bor-
net, in herb. Thuret) ; mare, près de l’étang de Sardat (Niè¬
vre), (Id. ibid.) ; torrent, près de Port-Vendres ( Flahault,
ibid.) ; Montpellier, sources du Lez (Id.) ; Corse ( Soleirol) ;
Gavray (Manche), dans la Sienne !
2. Scytonema stuposum (Kiitz.j Boni.
(Bobket et Thuket, Notes alg. II, p. 186, 1880)
PL. III, fig. 22
Syn. Honnocoleum stnposinn Bréb. in Rab. Algen, n. 2185. — Calothrix
xtupusu Kubtz. Species, p. 312 ; Tabulae, II, p. 8. — Scytonema cyanescens
Chouan in Mazé et Schramm.. Essai de class. des Algues de la Guadeloupe,
2” éd. p. 34.
Icon. Kuetz. Tabulae, II, t. 30, f. 5. — Tildes, Minnesota Algae, PI. 12,
i'. 13-14.
Exsicc. Rab. Algen , n. 2185, 2339 (.Scytonema gracile).
Plante formant des gazons étendus, laineux, d’un violet ou
d’un rouge sombres, plus rarement d’un vert sale ou foncé ; ou
bien en touffes arrondies de même couleur, également laineuses.
Filaments ordinairement libres entr’eux, longs de 5-10 mm.,
larges de 16-30 p, plus souvent de 18-21 g ; rameaux (parfois
solitaires) de même forme que les filaments primaires ; gaine
assez épaisse, gélatineuse, trichomes olivâtres-violacés, devenant
bleus ou souvent polychromes par la dessication ; épais de
12-18 g ; articles 2-3 f. plus larges que longs, cà et là carrés, à
protoplasma granuleux ; hétérocystes souvent jaunes, carrés
ou comprimés.
Habitat. A l’ombre, sur la terre humide et les murs mouillés,
sur les bords des ruisseaux, au voisinage des cascades et des
Source : MNHN, Paris
— 62 —
roues des moulins, très souvent sur les mousses, principalement
sur Thamnium alopecurum. B. E.
Distribution géographique. Monténégro, Abyssinie, Ile Mau¬
rice, La Réunion, Ceylan, Indes Néerlandaises, Nouvelle-Zé¬
lande, Nouvelle Calédonie, Antilles, Brésil.
FRANCE : Environs de Saint-Lô : moulin de La Chapelle-
sur-Vire, à Troisgots !, moulin de Candol, à Saint-Lô !, moulin
d’Agneaux, à Saint-Gilles ! ; Falaise, ( Brébisson, in herb. Thu-
ret) ; Mortain (Id. in herb. Lenormand et Pelvet ! ; torrent de
Sumène, aux environs de Montpellier (Flahault in herb.
Thuret).
3. Seytonema ocellatum Lyngb.
(Hydrophyt. dan. 1819)
PL. III, fig. 23
Syn. Scytonema torridum Ao. Syst. Alg. 1824. — Inocomia Michelii
Libekt, Illustr. du g. Inocomia, 1826. — Sc. liclicnicolu Kun/.e in Rab.
El or. eur. alg. II. — Sc. cineremn Rab. Flor. eur. Alg. II, — f. Kuetzingia-
num Rab. ibid. — Sc. fasciculatum. b. castaneum Rab. ibid.
Icon. Lyngbye, loc. cit. pl. 28, A. — Liuert, loc. cit. pl. 5, f. 1. —
Kijetz. Tabulae, II, pl. 16, f. 4 (Sc. ICuetzingianuni) ; pl. 17, f. 1 (Sc. licKc-
nicola) ; pl. 19, f. 3 (Sc. castaneum). — Cooke, Brit. Freshw. Alg. pl. 106,
f. 1 (Sc. cinereum Menegh.). — Woli.e, Freshw. Alg. of. U. S. ; pl. 188,
f. 1-4, 10-14 (id.). — Tildes, Minnesota Alg. I, pl. 12, f. 8.
Exsicc. Libeiit, Crypt. Ard. n. 96. — Mougkot et Nestler, Stirpes
n. 180. — Rab. Algen, n. 853, 1176 (Sirosiplion ocellatus), 2338, 2344, 2463
(Drilosiphon Julidnus A. Br.). — Areschoug, Alg. Scand. exsicc. n. 376. —
Erb. critt. ital. n. 1044. — Witïrock et Nordst. Alg. exs. n. 767, 1322. —
Phycoth. bor. - AMER. n. 210, 711.
Plante en gazons ou en coussins serrés, d’un brun-noirâtre
ou d’un bleu cendré ; filaments ayant jusqu’à 3 mm. de long,
épais de 10-18 n, enchevêtrés, rameux ; rameaux courts, libres ;
gaines fermes, lamelleuses, fragiles, colorées en brun ou en
jaune brunâtre ; tri chômes épais de 6-14 y., articles carrés ou
un peu plus courts que larges ; hétérocystes jaunes, à peu près
carrés.
Cette espèce est parfois incrustée de calcaire pulvérulent
Source : MNHN, Paris
— 63 —
qui lui donne un aspect bleu cendré. Le même phénomène se
produit souvent chez Sc. Hofmanni. Les deux espèces présen¬
tent alors, extérieurement, de très grandes ressemblances. A
l’examen microscopique, après décalcification par un acide fai¬
ble, il sera facile de les distinguer : les rameaux géminés sont
libres chez Sc. ocellatum, soudés à leur base chez Sc. Hofmanni;
les hétérocystes du premier sont jaunes et à peu près carrés,
ceux du second, incolores et souvent oblongs.
Habitat. Vit surtout à l’ombre, sur la terre, les murs, les
rochers, dans les cavernes, parfois parmi les mousses.
Distribution géographique. Cosmopolite.
FRANCE : Tourbière près de Saumur ( Flahault, in herb.
Thuret) ; mur d’une serre près de Paris ( Hariot, ibid.) ; Le
Croisic, fente dans la falaise, près de la vigie de La Romaine
(FloJiault, ibid.) ; Champéry, Val d’Illiez (Valais), endroits secs
des rochers ( Gomont , ibid et in herb. Gomont) ; Avignon ( Bory,
in herb. Thuret) ; Montpellier (Id. ibid.) ; environs d’ Anti¬
bes, de Cannes et de Nice ( Agardh et B omet, ibid.) ; Saint-
James (Manche), parmi les Mousses (A. Besnard !).
4. Scytonema javanicum Boni.
(in Bornet et Thuret, Notes alg. II, p. 148, 1880)
PL. III, fig. 24
Syn. Scytonema vinosttm Mont. Cryptog. Guyanensis, 1851.
Icon. Kvétz. Tabulae, II, pl. 43, I. ( Symphyosiphon javavicus). —
Tildes, Minnesota algae, I, pl. 12, f. 6.
Exsicc. VVittrock et Noiîdst. Alg. exsicc. n. 875, 1319, 1510.
Plante en gazon ou en coussins d’un vert foncé, rougeâtres
ou violacés ; filaments flexueux, épais de 12-15 y., souvent agglu¬
tinés en mèches dressées ; rameaux longs, flexueux, soudés en¬
semble à leur base ; gaines fermes, minces, d’abord incolores,
puis prenant une teinte jaunâtre ; trichomes épais de 9-12 y ;
d’un vert-brun ou violacés ; articles comprimés ou carrés ; hé¬
térocystes à peu près carrés.
Source : MNHN, Paris
- 64 —
Habitat. Sur la terre, le bois, les feuilles et les mousses.
Distribution géographique. Amérique DU Nord ; Antilles ;
Amérique du S. ; Hawaï ; Tahiti ; Nouvelle-Calédonie ;
Java ; Ceylan ; Indes ; Indo-Chine ; Caméroun.
FRANCE : Angers, dans les serres (Hy, in herb. Inst,
cath. Angers ! et in herb. Gomont !) — A rechercher en des
stations similaires.
5. Seytonema Hoîmanni Ag.
(Synopsis Alg. Suec. 1877)
PL. IV, fig. 25-29
Syn. Drilosiphon muscicola Kütz., Phyc. gen. p. 214 ; Species, p. 302. —
Drilosiphon Julianus Kütz. Species, p. 302. — Scytonema Julianum Menegh.
in Kütz. ibid. p. 310. — Symphyosiphon caespitulus, b. Hercynus Kütz.
ibid. p. 323. — Symphyosiphon Hoîmanni Kütz. ibid. p. 323 ; Crouan,
Florule, p. 115. — 8c. cinereum b. Julianum Rab. Flor. eur. Alg. Il, p. 248.
— Tolypotlirix Selàginettae Rab. ibid. p. 282. — 8c. cinereum Cr. in
Mazé et Schramm, Essai, p. 32. — 8c. Cortex Wood, Prodromus, p. 130,
1869.
Icon. Engi.. Bot. 1814, pi. 2578 (C on fer va cyanca,. — Kuetz. Tabulae, II,
pl. 15, f. 2 et 3 ; pi. 43, f. 3 (mauvaise). — Cooke, Brit. Freshw. Alg.
pi. 107, f. 2. — Boknet et Thuret, Notes alg. II, pl. 35. — Woi.le, Freshwa-
ter Alg. of U. S. pl. 187, f. 18-37 ; pl. 189, f. 3 (incomplète). — Kircüneb,
in Engler et Prantl. — Tilüen, Minnesota Algae, I, pl. 12, f. 4. — FbéMy,
in Bull. Soc. Linn. Normandie, 1924, p. 166, f. 7.
Exsicc. Desmazières, Crypt. France, 2 e sér. n. 134. — Rab. Algen,
n. 33, 695 (Sc. turicense b. muscicola ), 767, 1151, 1454 ( Symphyosiphon
caespitulus Kütz.), 2466 (Schizosiphon intricatus A. Br.). — Hansg. Fl.
Austr. exsicc. n. 1597, I et II. — Wittr et Nordst. Alg. exsicc. n. 263, 273,
674 (Se. Hansgiryianum Ricüt.), 760, 765, 876, 1318. — Phycoth. Bor. am.
n. 380, 404, 803.
Plante en gazon noirâtre, bleu foncé ou gris cendré (quand
elle est couverte de calcaire pulvérulent) ; filaments épais de
7-12 (rarement — 15) p., souvent agglutinés en mèches dres¬
sées ; rameaux soudés à leur base ; gaines fermes, membra¬
neuses, souvent colorées en jaune ou en brun ; trichomes épais
de 5-10 p, d’un bleu grisâtre ; articles de long eur inégale, sou¬
vent plus longs que larges; hétérocystes généralement oblongs.
Source : MNHN, Paris
— 65 —
La var. symplocoides (Reinsch) Born. et Flah. Rev. III,
caractérisée par ses gaines hyalines et ses trichomes d’un beau
bleu-verdâtre, me paraît une simple forme stationnelle.
Comme Sc. ocellatum, et même plus fréquemment, Sc. Hof-
m-anni peut être recouvert d’un enduit calcaire pulvérulent.
Sous cet aspect, il correspond à la forme décrite sous le nom
de Drilosiphon Julianus par les anciens auteurs. Je n’ai ob¬
servé aucun caractère morphologique permettant de faire de
cette forme une espèce à part.
Les caractères permettant de distinguer les formes encroû¬
tées de Sc. ocellatum et de Sc. Hofmanni sont indiquées plus
haut.
Habitat. Endroits humides (plus rarement secs) ; sur la
terre, les pierres, le bois ; parfois dans les cavernes.
Distribution géographique. Cosmopolite.
FRANCE : Cherbourg, serres chaudes du parc Liais,
type ! et var. symplocoides ! ( Bomct, in herb. Thuret), mon¬
tagne du Roule ( id. ibid.) ; Lessay (Manche), murs de l’abbaye
( Brébisson 1841, in herb. Lenormand !) ; Saint-Lô, sur les
phyllades décomposés ! ; Caen, serres du jardin des plantes !,
carrières de Fleury-sur-Orne ! ( Roberge et Roussel, in herb.
Lenormand !, Chemin !), sur branche de pommier ( Pelvet !) ;
Saint-Sever (Calvados), sur branches ( Pelvet !) ; Vire, type
et var. symplocoides (Lenormand ! Pelvet !) ; environs de
Falaise, sur vieux murs et sur le bois (de Brébisson ! Godey !) ;
Melun (Roussel !) ; Finistère, sur le bois pourri (Crouan) ;
Cognac, sur racines de chêne (M. Cornu, in herb. Thuret ! et
Gomont !) ; établissement thermal d’EVANZ (Creuse) (Gomont!) ;
Saint-Nectaire, sur le mur d’un puits ! ; environs de Thiézac
on Auvergne ( Gomont) ; Cantal, forêt du Lioran (Gomont !) ;
Rambouillet : vaux de Cernay (Thuret !) ; Montpellier
( Draparnaud !, in herb. Thuret), serres du jardin des plantes
(Flahault, ibid.!) ; bords du torrent de Sumène, (id. ibid.) ;
Alpes maritimes, bords du torrent de la Siagne (id. ibid.) ;
Nice, Cannes et Menton (Bornet et Thuret, ibid.) ; environs
de Cauterets (de Puymaly, var. symplocoides.).
Source : MNHN, Paris
— 66 —
6. Seytonema tolypotriehoides Kiiiz.
Species Algaium. 1849, p. 307)
PL. V, fig. 30
Icon. Kuetz. Tabulae, II, pl. 22, f. 4. — Wood, Contrib. Hist. Freshw.
Alg. N. Amer. 1872, pl. 6. f. 2 (8c. c.alotricliinâcs). — Cookë. Brit. Freshw.
Algae, pl. 105, f. 2’ (Se. notons Bréb). — Wor.i.i:, Freshw. Alg. U. S. pl. 182,
f. 4-11. — Tildes, Minnesota Algae, I, pl. 13, f. 1.
Exsicc. Wittr. et Nordst. Alg. exsicc. n. 768.
Plante flottante, ordinairement en touffes subglobuleuses
(aegagropiloïdes), ayant jusqu’à 3 cm. de large, vertes ou bru¬
nâtres ; filaments épais de 10-15 p., disposés radialement autour
du milieu de la touffe, ordinairement portant de nombreux ra¬
meaux ; rameaux raides, semblables au filament primaire ;
gaines hyalines, puis d’un brun doré à l’intérieur, faiblement
et partiellement lamelleuses, à lamelles peu divergentes ; tri-
chomes épais de 8-12 p, d’un gris jaunâtre ; articles carrés ou
allongés, à protoplasme densément granuleux ; hétérocystes
légèrement rosés, les uns courts, les autres longs.
Habitat. Eaux stagnantes, sur terrains siliceux, calcaires
ou tourbeaux.
Distribution géographique. Europe septentrionale, orientale,
centrale et occidentale ; Amérique du Nord.
FRANCE : Manche, landes de Lessay !, marais de Gor¬
ges ! Mortain ( Brébisson , in herb. Thuret ! et Lenormand !),
Savigny [le vieux] ( id. in herb. Chauvin !) ; Calvados : Caen
( Chauvin , in herb. Lenormand !), Falaise (Brébisson, in herb.
Thuret ! Lenormand ! Godey'! Chauvin !) ; marais de Percy
(id. ibid.) ; Melun, au-dessus du ruisseau des Viaux, sous le
bois, dans une flaque d’où l’eaù s’était retirée ( Roussel, in herb.
Lenormand ! et Pelvet !) ; Remiremont, sur le revers d’une
roche inondée, parmi les Sphaignes ( Demangeon , 1852, in herb.
Lenormand !) ; environs d’ANGERS, étang du Bellay (Hy, in
herb. Thuret ! et Inst. Cath. Angers !) ; étang de Chaumont
Source : MNHN, Paris
(Hij, in herb. Gomont !) ; FRÉJUS (Perreymond in herb.
Chauvin !).
7. Scytonema mirabiie (Dillw.) Boin.
. (Nostoc. héter. du Syst. Alg. de C. A. Ag., loc. cot .)
PL. V, fig. 32-33
Syn. Co„]erva mirabilis Dillw. 1809. - fie. figuratum Ag. Systema
Alg. 1821. — 8c. Myochrous y simple. P Lyngu. Hydrophyt. dan. 1817. —
• s ' c - lherm « le Kuetz. Alg. aq. dulc. dec. XIV. — Sc. contextam Gakm. in
I-Iook. BrJt. Fl. II, 1833. — 8c. Myochrous, Thuu. Essai, 1873.
Icon. Dillw. Brit. Conf. pl. 96. — Engt.. Bot. pi. 2219. — Kütz.
Tabulae, II, pl. 16. t. 1 (8c. tenue ) ; pl. 18, f. 3 ; pl. 19, f. 1 (Sc. Panici) ;
21 - *'• 1 h 1 - 1 '.-, vracillimum) ; pl. 22, f. 2 (Sc. dccumbcns) ; pl 22 f 3
'Nr. eulotnchoides) ; pl. 24, f. 4 (Sc. dimorphum). - Wollk, Freshw.’ Aig.
S ' pl ‘ 183 > pl - 185 - *’• — Tilden, Minnesota Algae, I. pl. 13, f. 2-5.
Exsicc. Rab. Algen, n. 117 (Sc. gracile Braun), 248, 542 (Sc. ’pclluci-
C, ' amer >- 652 ’ 66y - 995. 1035 b, 1096 (Sc. chrysochlorum). 1097, 1842
' ' ■"unir A. Br.), 2104 (Sc. bormiense Briigg.), 2263 (irf.).— Erb. ciutt.
1 * v.. I. n. 363 (Sc. turicensc Franzoni, non Nag.), 865 (Sc. Myochrous var.
"""* De Not h n * "• 18 °- 712. 866 (Sc. chlorophacum Maroc). — Lbvi-
I’hyc. IT. n. 198. — Wittr. et Nordst. Alg. exs. n. 878, 1320.
IIuiK et Rlt 'HTEK, Phyc. univ. n. 36. — Phyc. iior. am. n. 857.’
Plante adhérente, plus rarement flottante sur les eaux
stagnantes, formant des tapis indéfinis, spongieux et tomen-
teia noirs, brunâtres ou vert foncé ; filaments tortueux, en¬
chevêtrés, longs de 2-4 mm. (atteignant rarement 1 cm.), épais
de 10-21 g : rameaux semblables aux filaments principaux ;
gaines iamelleuses, continues, peu divergentes, présentant ra¬
rement des couches disposées en entonnoir, colorées en jaune-
brun, s’amincissant au-dessus de la dernière cellule ; «chô¬
mes épais de 6-12 g, souvent grisâtres ; articles inférieurs
cylindriques, oblongs, articles supérieurs discoïdaux ; hétéro-
cystes bruns, carrés ou oblongs.
Plusieurs variétés ont été décrites, dont la plus notable
K . var. Lepneuri (Mont.) Born. et Flah. Révis. III i Gaina,
êtén a ezt r ériem Ces variétés ne me paraissent
1 le que des formes stationnelles.
— (38 —
Habitat. Rochers humides, terre tourbeuse, sur les mous¬
ses, parfois dans les eaux tranquilles froides ou thermales.
Distribution géographique. Cosmopolite.
FRANCE : Manche, landes de Lessay ! lande de La
Meauffe ! Mortain ( Brébisson in herb. Thuret ! Lenormand !
et Pelvet !) St-Hilaire-du-Harcouët (id. in herb. Pelvet !) ;
Falaise, sur murs humides et sur la terre tourbeuse, parmi
les mousses humides (id. ibid. !) ; Finistère ( Crouan) ; Rési-
nard, dans I’Ain (Hariot in herb. Thuret !) ; Aveyron : route
de Dourbie, et cascade de Creissels (Gomont !), Montpellier
( Bory, in herb. Lenormand ! Flahault, in herb. Thuret !), Aix
(Castagne, in herb. Lenormand !), Antibes (Bornet et Thuret,
in herb. Thuret /), Eaux-CHAUDES (id. ibid.) ; Luz ! Cauterets,
var. Leprieuri (de Puymaly) ; Ajaccio, ad terram (Leveillé,
in herb. Lenormand !).
8. Scytonema Myochrous Ag.
(Disp. Alg. Suce. 1812)
PL. V, fig. 33 ; PL. VI, fig. 34-36
Syn. Scytonema byssoidenm Ag. Disp. Alg. Suce. — Oscillaria pannosa
Bory, Dict 1827. — Symphyosiphon spongiosus Kuktz. Phyc. gen. — Se.
spongiosum Raii. Flor. eur. Alg.— Se. gracillimum var. v obscurrum Kuetz.
Species. — SC. vasconicum Lësp. in An-n. Sc. nat. Bot. 1856. — Se. gracile
f. crassior Rab., f. flexuosum Rab., f. helveticum Rab., f. chlorophaeum Rab.
— Sc. alpinum Menegh. in Rab. Flor.
Icon. Dillw. Brit. Conf. pl. 19 ( Conferm Myochrous). — Engl. Bot.
pl. 1555 (id.) — Hassalt.. Brit. Freshw. Alg. pl. 68, f. 1. — Kuetz. Tabulae,
II, pl. 18, f. 2 (Sc. tomentosum) ; pl. 20, f. 1 (Sc. turfosvni) ; pl. 24, f. 1
(Se. flexuosum Menegh.) ; f. 3 (Sc. helveticum ) ; pl. 25, f. 4 (Sc. chloro-
phaeinn). — Cooke. Brit. Freshw. Alg. pl. 105, f. 1. — Bornet et Thuret.
Notes Alg. II, pl. 34 (Sc. chlorophaeum). — Wolle, Freshw. Alg. of U. S.
pl. 183, f. 1-4 (Sc. cataracta Wood) ; pl. 185, f. 1-4 (Sc. gracile) ; 5-7 (Se.
turfosum). — Tilden, Minnesota Alg. I, pl. 13, f. 6.
Exsicc. Rab. Algen, n. 267 (Sc. Salisbnrgense), 313, 595, 597, 696, 826,
997, 1371, 1843, 2492. — Areschoug, Alg. Scand. exsicc. n. 377. — Erb.
crïtt. itae. II, n. 1030, 1045, 1248. — Levi-Mor. Phyc. it. n. 86. — Flor.
exsicc. Austb. Hong. n. 1595. — Wittr. et Nordst. Alg. exsicc. n. 583, 673,
766, 879; 1321. — Haüok et Richt. Phycoth. univ, n. 37. — Phycoth.
bor. am. n. 109.
Source : MNHN, Paris
-- 69 —
Plante adhérente, plus rarement flottante sur les eaux
tranquilles, en tapis indéfinis, de même aspect que la précé¬
dente ; filaments tortueux, enchevêtrés, ayant jusqu’à 2 cm.
de long, épais de 18-36 y. ; rameaux semblables aux filaments
primaires ; gaines d’un jaune-brun, lamelleuses, à lamelles
nettement divergentes, tronquées et composées de couches en
entonnoir dans la partie supérieure, restant épaisses au-dessus
de la dernière cellule ; trichomes épais de 6-12 y, grisâtres ;
articles et hétérocystes comme dans l’espèce précédente. Spo¬
res globuleuses, brunâtres (à rechercher).
Habitat. Endroits humides : terre nue, rochers et murs,
parfois flottant sur les eaux tranquilles.
Distribution géographique. Cosmopolite.
FRANCE : Manche, marais de la Sangsurière, à St-Sau-
veur-le-Vicomte ! Landes de Lessay !. Calvados, Saint-Pierre-
sur-Dives et marais de Plainville (Godey !) ; Haute Auvergne,
route de Thiézac à St-Jacques (Gomont, in herb. Gomont !) ;
cascade de Creissels, et route de la Dourbie, près Millau ( Go-
I mont et Flahav.lt, in herb. Gomont et Thuret !), suintements
; 'ir micaschistes, au Moulin Bondon, Aveyron ( Flahault /) ;
îoute de Champéry à Val d'Illiez, et Bords du Loup, Alpes
maritimes ( Gomont et Bornet, in herb. Thuret et Gomont !) ;
environs de Montpellier (Flahault, ibid. !) ; Villeneuve-
sur-Lot ! Saint-Savin, près d’ARGÉLÈs, dans un suintement
calcaire ! ; Luz, sur rochers humides ! Bagnères de Luchon
(Roméguère, 1855, in herb. Lenormand !).
9. Scytonema crustaceum a g,
(Syst. Alg. 1824)
PL. VII, fig. 37
Syn. Symphyosiphon crustaccus Kuëtz. Phyc. germ.— 8c. pachysipHon
KiiET/,. Phyc. gen. — Scytonema Myochrous t. rivulare Rab. Fl. eur. Alg. II,
Icon. E.ngi.. Bot. pi. 2959 (Peironema fruticulosum Thur.). — Kuetz.
Lilmlae, II. pi. 25, 1'. 2. — Tilden, Minnesota Algae, I, pl. 13, f. 10-12.
Exsicc. Raii. Al gen, n. 2180 ; 2*53 b (var. incrustons).
— 70 —
Gazons ou croûtes noirs, hauts de 0,5-2 mm. ; filaments
courts, dressés, aggrégés, épais de 15-30 p, souvent un peu
épaissis et décombants à leur extrémité, très rameux ; rameaux
assez courts, les uns géminés, les autres solitaires, les premiers
(à peu près aussi nombreux que les seconds et aussi faciles à
observer) soudés ensemble à la base, libres à l’extrémité ; gaî
nés gélatineuses, jaunes ou brunâtres, concolores, lamelleuses.
à lamelles divergentes ; trichomes épais de 6-8 p, d’un bleu
verdâtre, articles à peu près carrés ou déprimés ; hétérocystes
oblongs.
Var. incrustans (Kütz.) Born. et Flah. (PI. IX, fig. 38)
rameaux géminés soudés jusqu’à leur extrémité.
Habitat. Rochers et murs humides ou ombragés ; terre
humide, parfois parmi les mousses.
Distribution géographique. Europe septentrionale, occiden¬
tale et centrale ; Amérique du Nord.
FRANCE : Environs de Saint-Lô, sur phyllades et cal¬
caires ! ; Minières (environs de Coutances) sur un mur, à
l’ombre (var. incrustans) ! ; Saint-Aubert (Orne) (de Brébisso»
in herb. Lenormand et Pelvet !) ; Saint-Chamas ( Castagne, in
herb. Lenormand !) ; Valais : route de Champigny, Val
d’Illiez, rochers humides, env. 1200 m. (Gomont !) ; route de
Chamonix (var. incmstans) (Id. !).
10. Scytonema velutinum Kütz. Ral>.
(Deutsch. Krypt. flora, p. 86, 1847)
PL. VIII, fig. 39
Syn. Symphyosiphon velutinus Kiëtz.. Phyc. gen. p. 219. — SympJiyosi
plion mpotarim Naeg. in Kiitz. Species, p. 233. — Sc. vaporarius Rar
F lor. eur. Alg. II, p. 263. — Sc. incrustans, b. crassior Id. ibid, p. 264. —
Sc. muscosim Borpï. et Flah. Notes Alg. II, p. 153.
Icon. Kütz. Tabulae, II, pl. 42, f. 3.
Exsicc. Rab. Algen, n. 670 (Sc. incrustans. var. fuscuuvi).
Gazons étendus, noirâtres, tomenteux, épais de 3-6 mm. :
filaments épais de 12-30 p, presque toujours étroitement aggiu-
Source : MNHN, Paris
— 71 —
tinés jusqu’à la moitié de leur hauteur de façon à former des
mèches dressées, légèrement épaissis à leur extrémité ; ra¬
meaux géminés ordinairement peu nombreux ; rameaux soli¬
taires dressés, aggrégés ; gaines muqueuses, jaunes ou bru¬
nâtres, lamelleuses, à lamelles divergentes, inégalement espa¬
cées, délimitant en haut des couches disposées en ehtonnoir ;
trichomes épais de 9-15 /*, érugineux, nettement toruleux, arti¬
cles un peu moins longs que larges ; hétérocystes également
moins longs que larges.
Habitat. Terre humide, souvent au voisinage des eaux ther¬
males.
Distribution géographique. Europe centrale et méridionale.
Etats-Unis.
FRANCE : Dordogne ( Durieu in herb. Thuret !)
11. Seytonema involvens Rab.
(Flor. eur. Alg. II, p. 262, 1865)
PL. IX, fig. 40
Syn. SymphyosipJion involvens A. Bbai-n in Hedwigia, I, p. 105, 1856.
Exsicc. Rab. Algen, n. 521.
Plante en couche spongieuse, épaisse, d’un vert brunâtre ;
filaments entrelacés, formant des faisceaux serrés, épais de
15-30 [j. ; rameaux géminés rares ; rameaux solitaires dressés,
serrés contre le filament principal ; gaines gélatineuses, lamel¬
leuses, à lamelles dilatées, jaunes ou brunâtres à l’intérieur,
plus pâles ou incolores et irrégulièrement gonflées à l’extérieur ;
trichomes épais de 6-12 a, érugineux ; hétérocystes globuleux
ou oblongs, d’un jaune rougeâtre.
Habitat. Eaux stagnantes, sur les plantes aquatiques.
Distribution géographique. Allemagne, Californie, Australie.
FRANCE : A rechercher.
Source : MNHN, Paris
12. Seytonema crassum Naeg.
(in Kuetz. Speoies)
PL. X, fig. 41
Syn. Sc. Bangii Küetz, in Actien.
Icon. Kuetz. Tabulae, II. pl. 7, f. 4.
Exsicc. Rai;. Algén, n. 1843.
Gazon noir-verdâtre, court, spongieux-tomenteux, étendu ;
filaments contournés à la base, flexueux, dressés, longs de 1 mm.
environ, épais de 27-45 u ; rameaux géminés très rares, ra¬
meaux solitaires dressés, rapprochés du filament principal ;
gaines à couches disposées en entonnoirs, très lamelleuses, à
lamelles dilatées ; région interne de la gaine jaune, région
moyenne brune, région externe plus pâle ; trichomes épais de
9-15 h-, verts ou jaunâtres ; articles à peu près carrés ou
oblongs ; hétérocystes bruns, à peu près carrés ou globuleux.
Habitat. Sur la terre, les rochers et les mousses humides,
parfois mélangé à Sc. mirabile et à Sc. Myochrous.
Distribution géographique. Suisse, Tyrol, Italie, Ceylan.
FRANCE : bords du ruisseau de Fonfroide, Hérault
(Flahault, in herb. Thuret !) ; bords de la Siagne, près Saint-
Cézaire, Alpes-Maritimes (Id. ibid.).
13. Seytonema densum (A. Br.) Born. et Flah.
(Notes Algologiques, II)
PL. XI, fig. 42
Syn. Arthrosiphon densus A. Braun.
Icon. Kuetz. Tabulae, II, pl. 28, f. 2 (incomplète). — Tii.den, Minnesota
Algae, pl. 13, f. 13 (d’apr. Ktitz.). — Fbémy. in AF AS, Congr. de Mont¬
pellier, 1922, p. 387, f. 1 a.
Gazon noir, court, serré : filaments entrelacés, longs de
1 mm. au plus, épais de 24-40 [/. ; rameaux géminés extrême-
source : MNHN. Paris
— 73 —
ment rares ; rameaux solitaires dressés, serrés en grand nombre
contre le filament principal, presque tous à l’extrémité de celui-
ci ; gaines jaunes chez les plantes jaunes, brunâtres chez les
plantes âgées, ni toruleuses, ni érosées ; trichomes épais de
6-12 h-, verts ou olivâtres, articles courts ou presques carrés,
légèrement rétrécis au niveau des articulations ; hétérocystes
à peu près carrés.
Habitat. Rochers humides ou ombragés ; terre humide.
Distribution géograhique. Suisse, Autriche, Jamaïque, chutes
du Niagara.
FRANCE : Saint-Lô, sur les phyllades nus, à l’ombre ! ;
Saint-Sauveur, près de Luz (Hautes-Pyrénées) sur rochers cal¬
caires !
14. Scytonema alatum Borzi
(Morfologia e biologia...)
PL. XII, fig. 43
Syn. 8 c. cnistacevm Ag. var. alatum (Berk.) Hansg. Prodr. II. —
IrlhrosiphOn alatus Rab. Flor. eur. Alg. II, p. 265.
Icon. Grevit.le, Sc. Crypt. Fl. IV, p. 40, pl. 222, 1826 (Oscillaria alata
Carm.). — Berkeley. Glean. of Brit. Alg. pl. 7, fig. 2, 1833 ( Petalonema
"latum). — Cooke, Brlt. Freshw. Alg. pl. 107, f. 1. — Kuëtz. Tabulae, II,
pl. 38, f. 1. ( Àrthrosiphon Orevillei). — Woi.i.e, Freshw. Alg. of U-S. pl. 188,
1. 15-16. — Kirchsvër in Engler und Prantl, f. 57 c. — Tildes, Minnesota
Algae, I, pl. 13, f. 9. _ Ljdngqvist, in Arkiv for Botanilc, XIV, b. 1, n. 4,
f. 1, 1915.
Exsicc. Rab. Algen, n. 553, 1098, 1709, 2183. — Ere. cbitt. it. II,
n. 1521. — Wjttbock et Nordst. Alg. exsicc. n. 880, 1315. — Hauck et
Richter, Phyc. univ. n. 236.
Filaments souvent épars ou réunis en gazons muqueux,
brunâtres ou noirâtres, dressés ou appliqués contre le substra¬
tum, épais de 24-66 u. ; rameaux géminés, très rares ; rameaux
solitaires courts, larges, à contours irrégulièrement toruleux ;
gaines très épaisses, à couches disposées en entonnoirs, très
^mielleuses, à lamelles très larges, à couches internes d’un
jaune brun, rétrécies au niveau des hétérocystes, à couches
Source : MNHN, Paris
— 74 —
externes incolores, absolument lisses ; trichomes d’un vert éru-
gineux ; articles épais de 9-15 ja, plus larges que longs ; hétéro-
cystes bruns, globuleux.
On a décrit de cette espèce plusieurs variétés qui ne sont
en réalité que des formes stationnelles.
Habitat. Pierres toujours mouillées, sous les roues des mou¬
lins et dans les chutes d’eau, dans les marais inondés ; souvent
mélangé à d’autres espèces.
Distribution géograhique. Angleterre, Europe centrale
et MÉRIDIONALE, ETATS-UNIS, EQUATEUR.
FRANCE : Falaise ( Brébisson , in herb. Thuret ! et Le-
nonnand !) ; Percy, Calvados (Ici. in herb. Pelvet !) ; Anglet,
près Bayonne (Lespinasse, in herb. Thuret !) ; Millau (Fia-
hault, ibid. !) ; Creissels, Aveyron (Id. ibid. !) ; torrent de la
Vis, Hérault (Id. ibid.).
Espcèes non signalées en France,
à rechercher.
Scytonema calcicolum Kuff. (Ann. de biol. lacustre, VII,
1914-15, p. 269, fig. 20, a, b, c, d). — Plante en pelotes de plu¬
sieurs centimètres de diamètre, filaments larges de 15-20 n ;
gaines incolores, épaisses de 1-2 ^ ; cellules larges de 12-16 p
(faiblement rétrécies au niveau des cloisons transversales),
longues de 4-7 m, ordinairement de 5 d’un bleu verdâtre ;
hétérocystes elliptiques ou un peu aplatis sur un côté. — Voisin
de Scytonema crispum dont il diffère par son épaisseur moindre
(15-20 n au lieu de 16-36 i >.), et la forme de ses hétérocystes
(elliptiques au lieu de carrés ou comprimés). N’est peut-être
qu’une forme de cette espèce.
Dans une chute d’eau calcaire près du confluent de la
Chavrotte (Luxembourg belge).
Scytonema Archangelii Born et Flah. Révision, III, p. 92,
Arcang. in W. et N. Alg. exs. n. 874. (Sc. cinereum Erb. critt.
Source : MNHN, Paris
ital. n° 785, 1878, non Menegh. nec aliorum. — PI. XIII, fig. 44.
— Plante en couche adhérente, vert-olive ou violacée, filaments
épais de 12-16 ordinaii’ement réunis en faisceaux ; rameaux
longs et flexueux, ordinairement géminés, non sou,dés ensemble
à leur base ; gaines membraneuses, peu épaisses, incolores ;
trichomes épais de 10-14 n, d’un violet verdâtre ; articles dis-
coïdaux ou presque carrés ; hétérocystes à peu près carrés,
incolores ou jaunâtres. — Voisin de Sc. ocellatum ; en diffère
par son aspect extérieur, ses filaments réunis en faisceaux, ses
articles généralement plus courts et surtout son mode de vie :
Sc. Archangelii est une espèce aquatique et Sc. ocellatum une
espèce subaérienne.
Eaux tranquilles, adhérent aux pierres ou aux végétaux
aquatiques — Italie supérieure, Afrique tropicale, Antilles.
Scytonema siculum Borzi Morf. e. biol. etc. in Nuov. Gior.
bot. it. XI, p. 874, 1879 ; Born. et Flah. Révision, III, p. 96. —
Plante en croûte tomenteuse, d’un beau noir ; filaments serrés,
ayant jusqu’à 25 d’épaisseur, rameaux nombreux, courts, fle¬
xueux, souvent terminés par un apicule conique et incolore ;
gaines amples, larges de 10-14 lamelleuses, d’un brun doré ;
articles cylindriques ou sphérico-comprimés ; hétérocystes glo¬
buleux ou elliptiques, d’un brun doré ; spores globuleuses ou
ovoïdes, d’un brun foncé, exospore épais et lisse — Voisin de
Scytonema ocellatum, en diffère par l’épaisseur plus grande de
ses filaments, celle de ses gaines, la forme de ses articles et de
ses hétérocystes.
Sur rochers calcaires maritimes, près de Palerme (Sicile).
Scytonema varium Kütz. Spec. Alg. p. 307, 1849. — Plante
en gazon vert-érugineux ou fauve, filaments épais de 9-15 y.,
verdâtres ou jaunâtres ; gaines gélatineuses, incolores en bas,
jaunissant vers le haut ; trichomes épais de 5-7 />. ; articles
subcarrés, densément granuleux, à peine distincts ; hétérocystes
incolores, carrés ou plus longs que larges. — Voisin de Scyto-
nema ocellatum et de Sc. Hofmanni ; diffère du premier par
Source : MNHN, Paris
— 76 —
ses gaines gélatineuses et ses hétérocystes incolores, du second,
par ses filaments non agglutinés en mèches et ses rameaux non
soudés entr’eux à leur base.
Sur la terre humide, les plantes, et parmi les Mousses,
parfois dans les eaux thermales. — Europe septentrionale et
centrale, Amérique du N. et du S., Iles Sandwich, Ceylan, Java,
Bornéo, Tahiti, Australie.
Scytonema Hansgirgianum P. Richter. — Filaments larges
de 8-9 p, d’un jaune sale ou d’un brun sombre, agglutinés en
faisceaux dressés, formant des tapis réticulés se déchirant à
la longue ; gaines non stratifiées, jaunes ou brunes ; articles
carrés ou arrondis, larges de 5-7,5 p. — Très voisin de Scyto¬
nema Hofmanni dont il n’est peut-être qu’une forme.
Sur les feuilles des plantes cultivées en serres chaudes.
Scytonema chiastum Gèitler, Cyanophyceae, in Pascher, Die
Süsswasserflora... Heft 12, 1925, p. 269, c. icône. — Touffes
floconneuses d’un bleu-vert sale, ou bien olivâtres, ou brunes ;
filaments atteignant une longueur de 1,5 cm., presque droits,
la plupart larges de 25-27 p, les vieux un peu plus larges (jus¬
qu’à 31 a), les jeunes un peu moins (20-25 p) ; rameaux abon¬
dants, ordinairement deux par deux, s’entrecroisant ou bien
s’appliquant l’un contre l’autre et croissant presque dans le pro¬
longement du filament principal, la plupart plus minces que
celui-ci et ayant une largeur de 20 n ; vieux filaments portant
de place en place de grosses incrustations calcaires. Gaines peu
épaisses, fermes, à couches parallèles, incolores dans les très
jeunes filaments, brunes chez la plupart des autres. Cellules
ordinairement trois fois plus larges que longues, rarement cy¬
lindriques. Hétérocystes solitaires ou plusieurs ensemble, plus
ou moins arrondis jusqu’à devenir sphériques. — Semble de¬
voir se placer près de Scytonema tolÿpotrichoides dont il diffère
principalement par la direction oblique des rameaux et la briè¬
veté des articles.
Dans une auge en bois, un peu au-dessous de la surface
Source : MNHN, Paris
de l’eau, près de Lunz (Autriche). — Vraisemblablement, lar¬
gement répandu.
Scytonema brunneum Schmidle in Simmer’s IV. Bericht
üeb. die Kryptogamenfl. v. Kreuzeckg. in Allg. Bot Zeitschr.
1901, n. 3-4, c. icon. — Plante en flocons d’un brun-roux, larges
de 4-5 cm. ; filaments droits, larges de 14-25 [/., peu rameux ;
rameaux ordinairement solitaires, plus rarement géminés ;
gaines épaisses, d’un jaune ou d’un brun plus ou moins foncé,
souvent formées de plusieurs couches, granuleuses, plus ou
moins évidemment lamelleuses, à lamelles adhérentes entr’elles
pendant la jeunesse, puis divergeant légèrement dans un âge
plus avancé, s’atténuant brusquement au sommet ; trichomes
bruns ou verts, roux à leur sommet, à contenu granuleux, cylin¬
driques, ordinairement ne remplissant pas tout-à-fait la gaine ;
cellule apicale sphérique ou hémisphérique, habituellement en
dehors de la gaine ; cellules rectangulaires isodiamétriques ou
plusieurs fois plus longues que larges ; bords des gaines diffi¬
cilement visibles ; hétérocystes disséminés çà et là, rectangu¬
laires. Les filaments sont fixés sur le sable à leur base, leur
partie hypogée est hyaline et souvent atténuée en une sorte de
rhizoïde. — Semble voisin de Scytonema Myochrous, n’en est
peut-être qu’une forme stationnelle.
Lieux sablonneux humides et sur les pierres dans les fon¬
taines. — Carinthie et Dalmatie.
VI. — HASSALLIA Berkeley
In Hassall, History of the Fresh-water Algae, 1845, p. p. — Bornet
et Flahault, Révision, III, p. 115.
Filaments fragiles, rameux ; rameaux solitaires formés
par l’éruption latérale du trichome sous un hétérocyste, plus
rarement, entre les hétérocystes ; gaines fragiles à l’état sec ;
cellules jamais plus longues que larges. Plantes subaériennes,
de petite taille, formant des croûtes écailleuses, tomentueuses.
— 78 —
Clef analytique des espèces
I. Plantes de très petite taille (filaments longs de
0 mm. 1 environ, larges de 5-7 |j.) .formant des
taches noirâtres dans les petits trous des roches
crayeuses. 1. H. Bouteillei.
II. Plantes plus grandes, formant des couches in¬
définies sur les roches compactes, la terre hu¬
mide et le bois.
1. Filaments larges de 9-11 p., trichomes
épais de 4-5 y. .2. H. Mangini.
2. Filaments larges de 10-18 y., trichomes
épais de 9-15 ^.3. H. byssoidea.
1. Hassallia Bouteillei Bom. eL Fiai».
Révision, III, p. 116
PL. XIII, fig. 45
Syn. Sirosiphon Bouteillei Desm. 23 e Notice sur les plantes Crypt. de
la France, in Ann. Sc. nat. 4“ sér. Bot. p. 124 ; Rab. Fl. eur. Alg. II,
p. 285. — Hapalosiphon Bouteillei Borx.i Morf. etc. in N. Giorn. Bot. it
XI, p. 384, 1879. — Tolypothrix Bouteillei (Bréb. et Desm.) Lemm. in
Kryptogamenflora v. Brandenburg.
Icon. Cooke, Brit-Freshw. Alg. t. 110, fig. 3 ( Stigonema Bouteillei).
Exsicc. Desmazièkes, Pi. crypt. de la France, 2' Sér. n. 140, 1854. —
MoucEor et Nestlek, Stirpes, n. 138.
Plantes formant des taches rondes d’un brun noirâtre, pou¬
vant atteindre une largeur de 2 mm., enfoncées dans les petits
trous des roches crayeuses. Filaments très courts (0 mm. 1 en¬
viron), larges de 5-7 y, rameux ; rameaux facilement caducs ;
gaines minces, serrées contre le trichome, tubuleuses, très fra¬
giles, d’un brun doré ou hyalines ; trichomes épais de 4-5 p,
toruleux, olivâtres ; articles un peu plus larges que longs ;
hétérocystes basilaires, solitaires, dorés. — Espèce très facile
à reconnaître.
Habitat. Dans les petits trous creusés dans la craie blanche ;
plus rarement, au voisinage des eaux thermales.
Source : MNHN, Paris
— 79 —
Distribution géographique. EUROPE centrale : thermes aux
environs de Prague.
FRANCE : Mac.NY-EN-Vexin (Bouteille !), Crevon, aux
environs de Rouen (Gomont, in suo herb. !), Fécamp (Debray) ;
dans les roches crétacées verticales.— A rechercher par ailleurs.
2. Hassallia Mangini
Pl. XIV, fig. 49
spec.
J’ai récolté cette plante en février 1924, à La Meauft'e,
non loin de Saint-Lô (Manche), sur les parois inclinées et hu¬
mides de rochers calcaires compacts. Elle s’y trouvait parmi
d’autres Cyanophycées : Gloecapsa, sp. pl. Schizothrix calcicola
Gom., Phormidium subfusmm. Kiitz., Calothrix parietina Thur.,
Hassallia byssoidea Hass. f. saxicola Grun. ; cet ensemble se
présentait sous forme de petites croûtes d’un brun noirâtre, de
formes variables, épaisses d’un demi-millimètre environ, pou¬
vant atteindre une largeur de cinq millimètres.
Chez Hassallia Mangini, les filaments principaux, épais de
'-Il ii, sont à peu près droits. Ils portent, du même côté, et à
des distances sensiblement égales, de srameaux formés par la
sortie du trichome au-dessous d’un hétérocyste. Ces rameaux
ne sont jamais très longs : rarement ils ont plus de 300 p. Ra¬
rement aussi ils sont plus de trois sur le même filament. Ils sont
légèrement arqués, presque jamais droits. Leur structure est
la même que celle du filament principal. Ils conservent la même
largeur jusqu’à leur extrémité, et si, parfois, ils s’atténuent
légèrement par amincissement de la gaine, jamais ils ne se
transforment en poils. Bien qu’ils soient moins fragiles que
ceux de Hassallia Bouteillci et de Hassallia byssoidea (2), ils
se rompent assez facilement sur les échantillons secs. Aussi,
est-il rare, dans ces cas, de pouvoir observer la plante dans son
intégrité.
Les gaines, d’abord très minces, s’élargissent progressive-
(l) Je dédie cette espèce à M. le Professeur L. Mangin, Directeur du
•Vluseura national (l’Histoire naturelle de Paris, pour le remercier des faci-
eS rot l raVaU <|u ’ n a bien voull! m’accorder dans cet Etablissement,
î., , • , n léalité c ette moindre fragilité provient uniquement de la gaine
s tricnomes nus sont aussi fragiles que dans les deux autres espèces.
Source : MNHN, Paris
— 80 —
ment et atteignent bientôt une largeur de 3-3,5 ^ de part et
d’autre du trichome. Hyalines au début, elles deviennent, avec
l’âge, d’un jaune clair puis obscur et finalement d’un brun noi¬
râtre légèrement violacé. Elles sont toujours tubuleuses et ou¬
vertes à leurs extrémités. Exactement cylindriques dans la jeu¬
nesse, elles s’épaississent parfois irrégulièrement en vieillissant
et parfois même, elles deviennent dégèrement tondeuses. Elles
sont molles et amorphes, sauf vers l’extérieur, où elles peuvent
présenter, sur une faible épaisseur, chez des individus vieux,
un aspect irrégulièrement fibreux. Elles bleuissent sous l’in¬
fluence du Chloroiodure de Zinc, dans les mêmes conditions,
et de la même façon que celles de MicrochOete Diplosiphon.
Parfois aussi, comme chez cette espèce, une seconde gaine mu¬
queuse, hyaline, à limites extérieures mal définies, entoure la
gaine primitive.
Les trichomes, larges de 4-5 n, sont olivâtres. Leur cellule
apicale, à peine plus large que les cellules sous-jacentes, est,
vers l’extérieur, fortement bombée ou conique.
Dans la région terminale, des tronçons longs de 50-100 ^
se détachent souvent du reste du trichome, sortent par l’extré¬
mité ouverte de la gaine, et se constituent en hormogonies.
Elles s’entourent bientôt d’une couche muqueuse ou gélatineuse
qui leur forme gaine ; l’article près duquel s’est produite la
rupture se transforme en hétérocyste, un article intercalaire
donne un peu plus tardivement un second hétérocyste au-des¬
sous duquel se produira le premier rameau.
Les articles sont, pour la plupart, environ moitié moins
longs que larges, parfois leur longueur égale presque leur lar¬
geur, mais elle ne la dépasse jamais^ Ils présentent une forme
rectangulaire ou subcarrée, avec angles très légèrement émous¬
sés. Leur contenu est moyennement granuleux.
Les hétérocystes, solitaires, ou très rarement groupés par
deux, sont elliptiques ou hémisphériques ; leur couleur est d’un
jaune pâle ou doré.
Je n’ai rien observé qui ressemble à des spores.
Comme je l’ai indiqué plus haut, cette plante présente cer-
Sourœ : MNHN, Paris
— 81
taines analogies avec Microchaete Diplosiphon. Mais elle en
diffère très nettement par la présence des rameaux solitaires
formés au-dessous d’un hétérocyste. Ce caractère la fait ren¬
trer incontestablement dans le genre Hassallia ou dans le genre
Tolypothrix. J’ai cru, tout d’abord, pouvoir l’attribuer à ce
dernier et l’identifier à la forme ter res tris de Tolypothrix te¬
nnis décrite par Johs. Boye Petersen, The fresh-water Cyano-
phyceae of Iceland, 1923, p. 306, iig. 14. Mais je remarquai
bien vite, entre ces deux plantes, à côté de quelques ressem¬
blances, de nombreuses et notables différences. Tout d’abord,
dans les gaines : fermes et closes chez Tolypothrix terrestris,
elles sont molles et ouvertes chez l’algue, de La Mauffe. Cette
première différence pourrait à la rigueur, il faut le reconnaître,
s’expliquer par des différences de station. Mais il y en a d’au¬
tres : chez Tolypothrix terrestris, les articles du trichome sont
exactement carrés ou rectangulaires ; ils ont les angles légè¬
rement émoussés chez Hassallia Mangini. Et surtout, il y a,
chez la plante normande, une particularité que je n’ai jamais
observée, et que je pense, on n’a jamais signalée chez les Toly¬
pothrix même subaériens : c’est la grande fragilité de ses tri¬
châmes. Pour ces raisons, j’ai cru devoir la rapporter au genre
Hassallia. Elle forme d’ailleurs comme la transition naturelle
entre les deux espèces de ce genre antérieurement décrites,
comme on en pourra juger par le tableau suivant :
Hassallia
Bouteillei
Hassallia
Hassallia
byssoidea
d '‘
Ü-7 P
9-11 p
10-18 >
Caractères do
la gaine.
Dure, lamelleuse,
Molle, amorphe,
non fragile.
Dure, lamelleuse.
( Largeur des
4-5 jjl
4-5 p
9-15 p
idiomes 0<l 83 Lr "
Toruleux.
Trirs légèrement
rétrécis aux articu¬
lations.
Toruleux.
6
Source : MNHN, Paris
— 82 —
En résumé, Hassallia Mangini se rapproche de H. Bou-
teillei par les dimensions de son trichome ; il s’en sépare par
la forme de celui-ci et les caractères de la gaine ; il se rap¬
proche de H. byssoidea par les dimensions de ses filaments, il
s’en écarte par celle de son trichome, la forme de celui-ci et
les caractères de la gaine.
Diagnose. Strato crustaceo, nigro-brunneo, rupibus calca-
reis adfixo ; filis ad 0,5 millimetrum longis, 9-11 y crassis,
redis, regulariter et unilateraliter pseudoramosis ; pseudora-
mis eredo-patentibus, medioçrister elongatis, arcuatis aut ra¬
rissime redis ; vaginis gelatinosis, tubulosis continuis, apice
apertis, chlorozincico jodurato coerulescentibus, junioribus hya-
linis et cylindricis, aetate proveda lutescentibus vel fuscescen-
tibus, irregulariter incrassatis aut aliquando leviter torulosis ;
trichomatibus fragüibus, 4-5 y crassis, olivaceis ; hormogoniis
50-100 /i longis ; arti&ulis diametro duplo brevioribus aut sub-
quadratis, ad genicula levissime constridis ; heterocystis soli-
tariis, rarissime binis, subglobulosis aut hemisphaericis, luteis.
Hab. ad saxa calcarea compacta et humida, inter divarsas
Myxophyceas, apud viculum « La Meauffe » prope Brioveram
(vulgo Saint-Lô), Galliae boreo-occidentalis. — Ipse legi, mense
Februario ann. MCMXXIV.
3. Hassallia byssoidea Ilass.
(Brit. Freshw. Algae, I, p. 233, PI. 67, f. 5, 1845)
PL. XIII, fig. 46-47
Syn. Tolypothrix truncicola Thur. Essai, p. 380 ; Borzi, Morfol. etc.
in Nuov. Gior. Bot. ital. XI, p. 372. — Hopalosiphan byssaiâeum Kirchn.
Kryptogamenfl. v. Sehles. p. 231, 1878. — Tolypothrix byssoidea (Hass.)
Kirchn. in Engl, et Prantl., Nat. Pfl. Schizoph. p. 79 ; Macchiati in Boll.
Soc. Nat. in Napoli, XVI, 1902.
Icon. Hassall, loc. oit. — Berkeley, Glean. of Brit. Alg. pag. 47, pl. 19,
fig. 1 (Scytonema byssoideum). — Wolle, Freswater Alg. of U. S. p. 266,
pl. 181, fig. 8-11 ( Scytonema truncicola Rab.). — Cooke Brit. Freshw. Alg.
p. 274, pl. 111, fig. 5 ( Hapalosiphon byssoideum). — Wood. Contrib. p. 68,
pl. IX, fig. 1 ( Sirosiphon scytonematoides) — (mauvaise). — Tilden, Min-
Source : MNHN, Paris
83 —
nesota algae, I, pl. 14, fig. 6 (mauvaise). — Frkmy, Contrib. à la flore des
algues d'eau douce... A FA S, Congrès de Montpellier, 1922, p. 382-388, fig. 2.
GiiiTi.ER, Cyanophyceae, in Paschkr, Die Süsswasser-Flora, h. 12, flg.
308, 1925.
Exsicc. Ràb. Algen, n. 352. — Eru. critt. ital. Il, n. 1327. - Phycoth,
Bon. A.Mie R . m. 258 et 258 a.
Plante en couche tomenteuse indéfinie, d'un brun-noirâtre,
ou fonnant- de petites écailles de même couleur ; filaments pou¬
vant avoir jusqu’à 1 mm. de long, épais de 10-15 y , irréguliè¬
rement rameux ; rameaux courts, dressés, mais faisant avec le
filament principal un angle assez ouvert ; gaines serrées, min¬
ces, dorées ou brunes, très fragiles, tubuleuses, continues, pré¬
sentant parfois des couches en entonnoir ; trichomes épais de
9-11 fi, toruleux, olivâtres ; articles 2-3 fois plus larges que
longs ; hétérocystes solitaires ou, plus rarement, en groupes
de deux ; spores (suivant Macchiati loc. cit.) solitaires ou le
plus souvent en grand nombre, en files linéaires, beaucoup plus
longues que les cellules végétatives, ellipsoïdales, à contenu d’un
vert jaunâtre (à rechercher).
f. % lignicola Born. et Flah. Révision. Caractères du type.
f. 6. saxicola Grunow. (Pl. XIII, fig. 48). Filaments épais de
i 1-18 fi, gaines plus épaisses que chez le type, ordinairement
. triées et ridées, trichomes épais de 12 y.
Habitat. Espèce subaérienne, vit sur le bois mort, les troncs
d’arbres, les rochers, plus rarement sur la terre un peu humide.
Distribution géographique. Cosmopolite.
FRANCE : Environs de Saint-Lô !, sur rochers (f. saxi¬
cola) et sur troncs d’arbres (f. lignicola) ; CHAUSEY ! sur gra¬
nité humide (f. saxicola) ; Chateaupanne (Maine-et-Loire) (Hy,
in herb. Thuret !) ; Rochefort-SUR-Loire (Maine-et-Loire)
(f. saxicola ) (Hy, ibid. !) ; Meudon, sur orme ( Léveillé, ibid. .') ;
Melun, sur écorce de peuplier ( Roussel , ibid. !) et sur écorce
de saule (Id. in herb. Lenormand !) ; Sancerre ( B omet, in herb.
Thuret !) ; Saint-Amand (Haute-Vienne), sur rochers ( Lamy de
Chapelle, ibid. !) ; Antibes, sur écorce de peuplier et d’oli¬
vier, dans les Mousses, sur les murs (Bomet, ibid. !) ; Ajaccio,
Source : MNHN, Paris
— 84 —
sur rochers (f. saxicola ) en très petite quantité, 1844 (Léveillé,
in herb. Lenormand !).
Var. polyclados nov. var. (PI. XIV, fig. 50). J’ai trouvé cette
plante, mélangée à Gloeocapsa Magma (Bréb.) Kiitz. à Canisy,
près Saint-Lô (Manche) sur les phyllades nus, exposés au midi.
Elle se présente sous forme d’une couche écailleuse, noirâtre,
très mince. A l’examen microscopique, elle présente les carac¬
tères suivants :
Rameaux très nombreux, très serrés, prenant tous nais¬
sance presque au même niveau, légèrement renflés vers leurs
extrémités, ayant jusqu’à 22 /i de largeur ; gaines jaunes ou
dorées, de consistance gélatineuse, à stries divergentes, pres¬
que toujours fermées à leur extrémité ; trichomes conformes à
ceux du type, mais un peu plus épais (jusqu’à 16 ^), parfois 2
dans la même gaine ; plante non fragile.
A première vue, cette plante pourrait être confondue avec
certaines formes du Scytonema cmstaiceum. Elle en diffère très
nettement par l’absence de rameaux géminés et surtout par la
forme de ses trichomes toruleux, formés d’articles très courts.
Diagnose. Differt a typo, vaginis gelatinosis, lamellosis, la -
mellosis divergentibus, apice clausis ; pseudoramis numerosis-
simis, arc te congestis, usque ad 22 /x crassis, apicem versus le-
viter incrassatis ; trichomatibus usque ad 20 /t crassis ; fragili-
tate vix notanda.
Hab. ad rupes schistosas, apud Canisy, prope Brioveram
(vulgo Saint-Lô) Galliae boreo-occidentalis.
Ipse legi, mense Martio, ann. MCMXXIV.
VII. - TOLYPOTHRIX Kütz.
Phycologia generalis p. 227, 1843
Filaments rameux, rameaux solitaires formés par l’érup¬
tion du trichome hors de la gaine sous un hétérocyste (beau¬
coup plus rarement entre les hétérocystes), articles jamais très
courts ; gaines peu fragiles ; plantes d’eau douce, plus rare¬
ment subaériennes.
Source : MNHN, Paris
— 85 —
Clef analytique des espèces françaises
I. Plante subaérienne, filaments larges de 8-10 /i,
réunies en mèches dressées.1. T. fasciculata.
II. Plantes aquatiques.
A. Gaines minces (ayant, de part et d’autre
du trichome, une largeur sensiblement plus fai¬
ble que celui-ci), non réfringentes.
1. Filaments non groupés en touffes pénicil¬
lées.
a. Articles souvent plus longs que lar¬
ges . 2. T. tennis.
b. Articles carrés ou un peu moins longs
que larges .3. T. distorta.
2. Filaments groupés en touffes pénicil¬
lées . 4. T. penicillata.
B. Gaines épaisses (ayant, de part et d’autre
du trichome, une largeur à peu près égale à
celui-ci), réfringentes .5. T. limbata.
1. Tolypothrix îasciculata Gc>m.
(Bull. Soc. Fr. 1896, p, 381)
PL. XIV, fig. 51
Icon. Gomo.vt, loc. cit. pl. IX, fig. 9-12
Plante formant, sur les rochers humides, des couches plus
ou moins étendues, d’un brun noirâtre ; filaments épais de
8-10 n, couchés, tortueux et entrelacés à leur base, puis mon¬
tant et formant en s’accolant parallèlement les uns aux autres
de petites mèches spiniformes dressées pouvant avoir un milli¬
mètre de hauteur, abondamment rameux ; rameaux formant
avec le filament principal un angle de 45° environ ; gaines
minces, membraneuses, hyalines ou d’un jaune-brunâtre, fré¬
quemment renflées à la base des rameaux, ne bleuissant pas
Source : MNHN, Paris
— 86 —
sous l’action du chloro-iodure de zinc ; trichomes érugineux,
épais de 8 /t, à peine toruleux et formés de longs articles dans
leur partie inférieure, nettement toruleux et formés d’articles
courts dans leur partie supérieure où ils sont un peu élargis :
articles longs de 4-8 y hétérocystes brillants, solitaires ou en
groupes de deux.
Habitat. Rochers humides, presque verticaux.
Distribution géographique. FRANCE. AUVERGNE : rochers
basaltiques près de Thiézac (Cantal) (Gomont, in suo herb. !) :
Besse-en-Chandesse (Puy-de-Dôme), rochers basaltiques, août
1923 !
2. Tolypothrix tenuis Kiiiz. .1 Sclnnidt ememl.
(Botaniste Titlsslci*. vol. 22, p. 383, 1899)
Incl. T. lanata Wartm. et T. tennis Kütz.
PL. XIV, fig. 52
Syn. Trichoporus lanatvs Desv. in Journ. de Bot. II, p. 309, 1809. -
Calothrix distorta 6 flaccida Ag. Syst. Alg. p. 72, 1824. — Oscillnria aei/a-
gropila Corda in Alra. Carlsbad, p. 214, 1836. — Hyphcothrix Oallitricluu
Kuetz, Phyc. gen. p. 229t — Calothrix mnscicola RA». Deutschl. Kryptoga-
menfl. p. 84. — Tolypothrix Kneifii Kuetz. Spec. Alg. p. 314. — Tolypothrix
andina Mont, in Ann. Sc. nat. 4” sér. Bot. VI, p. 182. — Tolypothrix aega-
gropila Kuetz. var. pygmaea KirChx. Alg. Scliles. p. 228. — Scytoncmn
aeruginenm Lespin. Alg. du S.-O. in Act. Soc. Linn. Bordeaux, 1883, p. 9. -
Tolypothrix lanata Waiitm. et plurim. Auct. — Tolypothrix tennis Kuetz.
et plurim. Auct.
Icon. Ag. Flor. dan. (1824) pl. 2399. — Mass. Brit. Freshw. Alg. pl.
69, f. 5 (T. ntfescens ). — Kuetz. Tabulae, pl. 31, f. 1 (Sclcrothrix Callitri-
cliae) et 3 CT. coactilisj ; pl. 32, f. 2 (T. mnscicola), 3 (.Calothrix aegagro-
pila), et 4 (T. pulchra) ; pl. 33, f. 3 (T. Brebissonii) ; pl. 39, f. 1 et 3. -
Wood. Contrib. pl. 8, f. 1 (T. distorta). — Çooke, Brit. Freshw. Alg. pl.
108, f. 1 (T. flaccida), pl. 109, f. 1 et 2 (T. pygmaea). — Hansgirc.. Prodr.
p. 37. — Woij.e, Freshw. Alg. of U. S. pl. 180, f. 5-7 (T. pulchra.T et 14-16
(T. flaccida) ; pl. 181, f. 1-4. — Tilden. Minnesota Alg. I, pl, 14. f. 1. -
Geitleu. Cyanophyceae (1925) fig. 303.
Exsicc. Chauvin. Alg. Normandie, n. 57 (Calothrix distorta Ag.). —
Areschoug, Alg. Scand. exsicc. I. n. 83, 291 ; II, n. 190, 191, 290, 378. ■
Ra». Algen, n. 191, 212, 251, 311, 312. 393. 649 (T. tenuis), 768, 769, 930,
973 (T. pygmaea), 1033, 1305, 1375, 1775 (Symphyosiphon Wimmeri).
Source : MNHN, Paris
— 87 —
Mabcucci. Unio it. critt. n. 3 et 9. — Hauck et Richteb, Phyc. univ. n. 39.
— Wittrock et Nordstedt. Alg. exs. n. 184, 186, 580, 670, 671, 672, 763,
1508. — PinreoTH. Bor. Am. n. 209, 965.
Plante cespiteuse-floconneuse, ou bien en couche plus ou
moins étendue, parfois en petites boules, de couleur très varia¬
ble (érugineuse, jaunâtre, brunâtre) ; filaments ayant jusqu’à
2 centimètres de long, épais de 6-12,5 (parfois 18) M , abondam¬
ment rameux ; rameaux faisant ordinairement avec le filament
principal un angle de 45° environ, flexueux et un peu courbés ;
gaines membraneuses, minces, souvent renflées à la base des
rameaux, incolores ou jaunâtres ; trichomes épais de 5-10 n,
cylindriques, érugineux ; articles plus longs que larges ou
subcarrés ; hétérocystes solitaires ou en groupes de 2 à 4, ordi¬
nairement incolores.
De nombreuses variétés ont été décrites ; elles me semblent
n’être que des formes stationnelles ou des stades de dévelop¬
pement.
A la suite de J. Schmidt (loc. cit.), j’ai réuni en une seule
espèce T. lanata Wartm. et T tennis Kütz. On trouve en effet
tous les intermédiaires entre ces deux plantes qui ne différe¬
raient du reste que très légèrement par l’épaisseur de leurs
filaments (9-12,5 n chez T. lanata, 8-10 p. chez T. tennis).
Habitat. Attaché aux plantes submergées ou aux pierres, ou
bien flottant librement sur les eaux stagnantes et à cours lent.
Distribution géographique. Cosmopolite.
FRANCE. Largement répandu partout.
3. Tolypothirx distorta (-Hofman-Bang,) Kiilz,
(Phyc. gen. p. 228, 1843)
PL. XV, fig. 53
Syn. Confervà distorta Fi., dan. p. 820 (1780). — Oscillatoria distorta
A ( ;. Disp. Alg. Suec. p. 37. — Calothrix distorta Hakv. in Hook. Brit. Fl. Il,
I' 369, 1883. — Plcctonema mirabile Kirchn. Algenfl. v. Schles. p. 229,
excl. synon.
Icon. Diliav. Brit. Conf. pl. 2 ; Engl. bot. pl. 2577. — Hass. Brit
Source : MNHN, Paris
— 88 —
Freshw. Alg. pl. 69, f. 4. — Küetz. Tab. phyc. pl. 4, f. 3 ; pl. 33, f. 2 et 5.
— Cooke, Brit. Freshw. Alg. pl. 108, f. 2. — Wollk, Freshw. Alg. of U. S.
pl. 180, f. 1-3. — Tii.pen. Minnesota Alg. I, pl. 14, f. 2-4. — Geiït.eh, Cyano-
phyceae (1925), f. 304.
Exsicc. RAii. Algen, n. 590, 824, 1779 (T. pulcltra), 2288. - Ebb. critt.
itai.. II, n. 1249 (T. bicolor). — Wittr. et Nordst. Alg. exsicc. n. 185,
762, 883 (Plectonema Kirchiieri), 1507.
Plante en gazons floconneux ou en couches plus ou moins
étendues, d’un beau vert brillant ou d’un brun plus ou moins
sombre ; filaments longs de 1-3 centimètres, épais de 10-15 f-,
à nombreux rameaux étalés, faisant un angle de 45° environ
avec le filament principal, légèrement flexueux ; gaines mem¬
braneuses, minces, çà et là renflées à la base des rameaux, inco¬
lores ou, plus rarement, d’un jaune brun ; trichomes épais de
9-12 ix, érugineux ; parfois toruleux ; articles carrés ou moith
moins longs que larges ; hétérocystes solitaires, plus rarement
en séries de deux ou trois.
Habitat. Attaché aux plantes aquatiques, aux bois ou aux
pierres, ou bien flottant dans les eaux stagnantes ou à cours
lent.
Distribution géographique. Toute l’EuROPE, Amérique Di
Nord, Açores, Bornéo, Iles Malouines.
FRANCE. Lieusaint, près de Valognes ( Lebel in herb
Lenormand !) ; landes de Lessay (Manche) ; CAEN ( Chauvin.
in herb. Lenormand! et Chauvin!) ; marais de Plainville (Cal
vados) (ibid. !) ; environs de Vire ( Pelvet et Le Bailly in herb.
Pelvet !) ; Falaise et Saint-Pierre-sur-Dives (de Brébisson.
in herb. Lenormand ! et Pelvet !) ; Kehl, près Strasbourg
(A. Braun in herb. Thuret ! et Lenormand !) ; rapides du Lez,
près Montpellier ( Flahault in herb. Thuret !) ; environs do
Ganges (Hérault) ( Id. ibid. !) ; Saint-Chamas (in herb. Lenoi -
mand !).
Comme l’ont remarqué les auteurs de la Révision (III, p.
119-120), cette espèce et la précédente « ont été décrites soir
beaucoup de noms, d’après des différences d’aspect et de porl,
qui nous paraissent dépendre seulement de l’âge et des condi¬
tions dans lesquelles les plantes se sont développées. Dans un
Source : MNHN, Paris
— 89 —
même lieu, ces plantes peuvent se présenter sous des apparen¬
ces très diverses. Jeunes, elles forment de petites touffes ou
des gazons délicats d’un beau vert brillant ; en grandissant,
elles se colorent en brun ; souvent elles se détachent de leur
support et flottent en masses globuleuses ( Tolypothrix aegagro-
pila, pulchra). Dans les eaux calcaires, les touffes sont plus ou
moins encroûtées ; enfin, on les rencontre parfois sur des roches
ou sur les fonds sableux de mares qui assèchent, en plaques d’un
brun noir tout à fait semblable à celles des Scytonema. Quand
elles sont vieilles, que toute la partie périphérique des touffes
a disparu, elles persistent assez souvent sous forme de coussi¬
nets d’un vert sale et grisâtre ».
4. Tolypothrix penicellata Tlmr.
(Essai de Classif. des Nostech. in Ann. Sc. nat. 6° sér. Bot. I, p. 380, 1875)
PL. XV, fig. 55-56
Syn. Scytonema penicillaUm Ag. Syst. Alg. p. 40. -— Calothrix Lei-
iieri A. Braun, in KflUs. sp. Alg. p. 312. — Scytonema Naegelii Rab. Pi. eur.
Alg. Il, p. 252. — Tolypothrix allochroa Borzi, Morfol. in N. Giorn. Bot.
it. XI, p. 37. — Tolypothrix distorta Kütz. var. penicillata (Ag.) Lemm.
Kryptogamenfl. dee Mark. Brand. ; Geitt.er. Cyanophyceae (1925).
Icon. Wolt.e, Freshw. Alg. of U. S. pl. 183, f. 11-13 ( T. NaegeUi). —
Tildes, Minnesota Alg. I, pl. 14, fig. 5 (aller Engler u. Pranti ). — Geiti.er.
Cyanophyceae (1925) f. 305-306.
Exsicc. Rab. Algen, n. 996. — Kijetz. Alg. aq. dulc. Decad. XIV,
n. 139. — Haitck et Richter, Phycothec. univ, n. 40. — Wittrock et
Nordst. Alg. exsicc. n. 579.
Plante cespiteuse-pénicillée, d’un brun foncé, régulière¬
ment et abondamment ramifiée ; filaments ayant jusqu’à deux
centimètres de long, épais de 12-17 y ; rameaux dressés, formant
un angle très aigu avec le filament prinicipal, plus ou moins
flexueux et courbés, allongés ; gaines fermes, membraneuses,
incolores à l’état jeune, devenant brunâtres avec l’âge ; tri-
chomes épais d’environ 10 y, cylindriques, érugineux ; articles
longs de 4-12 y. ; hétérocystes ordinairement solitaires, jaunes.
Habitat. Sur les plantes, les pierres, les bois, dans les eaux
Source : MNHN, Paris
— 90 —
à cours rapide, plus rarement sur les rives des lacs dans la
zone de balancement des eaux.
Distribution géographique. Europe et Amérique.
FRANCE. Poitiers (in herb. Thuret !) ; ruisseau, près
Saint-Bauzille-de-Putois (Hérault) ( Gay, ibidL. !) ; Millau et
Montpellier (Flahault, ibid. !).
5. Tolypothrix limbata Thur.
(in Born. et Flahault, Révision, III, p. 124)
PL. XV, fig. 54
Plante en gazons floconneux, érugineux, à nombreux ra¬
meaux ; filaments longs de 2-3 millimètres, épais de 12-15 n ;
rameaux étalés, allongés, formant avec le rameau principal un
angle de 45° environ ; gaines fortement réfringentes, ayant, de
part et d’autre du trichome, une épaisseur à peu près égale à
la sienne, hyalines, présentant, en haut, des couches en enton¬
noir, lamelleuses, à lamelles extérieures muqueuses ; trichomes
épais de 6-9 /t, toruleux, d’un bleu sale ; articles aussi longs que
larges ou un peu plus longs ; hétérocystes solitaires ou en
groupes de deux.
Habitat. Sur les pierres et parmi les Algues filamenteuses
dans les eaux stagnantes et courantes.
Distribution géographique. Groenland, Islande, Amérique
du Nord, Afrique équatoriale.
FRANCE : Barrage du Lez, à Montpellier (Flahault, in
herb. Thuret !) ; Antibes et Menton (Bornet et Thuret).
Espèces non signalées en France,
à rechercher.
Tolypothrix calcarata Schmidle in Simmers III. Bericht
ueb. Kryptogamenfl. 1899, n. 12, p. 4, f. 1-2. — Plaques déchi¬
rées, lacuneuses, molles, très petites, formées de filaments li¬
bres entre eux, croissant horizontalement parmi d’autres al-
Source : MNHN, Paris
— 91 —
gués, incrustés de calcaire, plusieurs fois courbés, longs, très
peu ramifiés, larges de 4-8 ^ ; gaines d’abord incolores et mu¬
queuses, puis devenant fermes et brunâtres, non stratifiées ;
trichomes remplissant entièrement la gaine ou laissant plus
souvent entre eux et elle un petit espace libre, d’un bleu verdâ¬
tre, épais de 3-6 y ; articles 2-2 4 fois plus longs que larges,
rectangulaires ou arrondis aux angles ; hétérocystes incolores,
plus longs que lax-ges, elliptiques ou rectangulaires avec angles
arrondis, basilaires, plus rarement intercalaix-es.
Se rapproche de Tolypothrix fasciculata, en diffère par la
largeur moindre de ses filaments et de ses trichomes, ses fila¬
ments libres et non agglutinés en mèches, son incrustation cal¬
caire.
Espèce subaérienne ; sur la marne, près d’une fontaine cal¬
caire en Carinthie.
Tolypothrix helicophila Lemm. Algen I in Kryptogamenfl.
dev Mark Brandenburg:, 1910, p. 219, fig. 10. — Filaments réu¬
nis en gazons courts, abondamment ramifiés, larges de 7-11 g, ;
gaines gélatineuses, çà et là irrégulièrement épaissies en de¬
hors, incolores ; cellules larges de 4-5 g carrés, ou bien un peu
plus longues ou un peu plus courtes que larges, à peine rétrécies
au niveau des articulations ; hétérocystes solitaires, cylindri¬
ques, plus rarement tout à fait carrés.
Ressemble aux petites formes de Tollipothrix tennis, s'en
distingue par ses gaines gélatineuses, irrégulièrement épaissies.
Sur les coquilles calcaires et les plantes aquatiques dans
quelques lacs du Brandebourg (Lemmermann) , Islande (J B
Petersen) .
Tolypothrix rivularis Hansg. Alg. u. Bacter. Mittheil. p. 337.
— Plaques molles, d'un jaune olive foncé ou d'un brun châtain,
épaisses de 1-3 mm., souvent largement étendues, adhérentes ;
filaments épais de 9-10 droits ou courbés, souvent réunis en
petites masses, à rameaux très espacés ; gaines serrées, minces,
incolores ; rameaux presque parallèles au filament principal ;
Source : MNHN, Pans
— 92 —
trichomes épais de 6-9 p ; articles carrés ou jusqu’à 3 fois plus
larges que longs, à contenu d’un vert sombre, cellules apicales
à contenu rougeâtre ; hétérocystes basilaires, solitaires, ayant
à peu près la même largeur que les cellules, elliptiques ou, plus
rarement, presque hémisphériques ou subcarrés, à contenu d’un
jaune pâle.
Se rapproche à la fois de Tolypothrix distorta et de T.
p&nicillata ; se distingue du premier par ses rameaux appliqués
contre le rameau principal, la largeur moindre de ses filaments
et ses trichomes non toruleux ; du second, également par la
moindre largeur de ses filaments, ses articles courts, ses ra¬
meaux espacés et par le fait qu’il ne se présente pas sous
forme de touffes pénicillées.
Eaux stagnantes, près de Graz en Autriche (Hansgirg) .
Tolypothrix polymorpha Lemm. Forsch. d. biol. stat. in
Plon IV. Teil, p. 184. — Filaments bleus ou brunâtres, épais de
15-17 ju, formant de petites masses en forme de coussins, flot¬
tant librement ; gaines fermes, incolores, les unes très minces,
les autres épaissies par des couches internes ; articles épais de
12-13 n, carrés ou bien un peu plus longs ou bien un peu plus
courts que larges, à peine rétrécis au niveau des articulations ;
hétérocystes carrés, ronds ou cylindriques, en séries de 4-7, plus
souvent de 3.
Voisin de Tolypothrix tennis dont il se distingue surtout
par l’épaisseur variable de ses gaines ; n’en est peut-être qu’une
forme stationnelle.
Eaux stagnantes.
Tolypothrix conglutinata Borzi Note alla Biol, e Morf. etc.
1879 . — Filaments bleus ou brunâtres, épais de 14-18 /*, serrés
et irrégulièrement entremêlés de façon à former des plaques
crustacées, gélatineuses ; rameaux nombreux, incurvés ou fle-
xueux ; gaines incolores et homogènes, çà et là irrégulièrement
élargies et rétrécies ; trichomes épais de 8-10 y ; articles très
étroitement attachés les uns aux autres, souvent indistincts,
Source : MNHN, Paris
moins longs que larges, granuleux ; hétérocystes sphériques,
solitaires, d’un jaune d’or.
Voisin de Tolypothrix limbata, en diffère par ses gaines
irrégulièrement élargies et rétrécies, la largeur un peu plus
grande de ses filaments et de ses articles, ses trichomes non
toruleux.
Sur pierres humides, aux bords d’un torrent, près de Tosi,
aux environs de Florence, en Toscane (Borzi).
INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
Bornet et Flahault, 1887-89 : Tableau synoptique des Nostocacées
hétérocystées (îtèm. Soc. Sc. Nat. et Math, de Cherbourg, t. XXV-XXVI).
Id. 1886-88 : Révision des Nostocacées hétérocystées (Ann. Sc. nat.
sër. VII, Bot. t. III, IV, V, VII).
Bornet et Thuret, 1876-80 : Notes algologiques, t. I-II.
Borzi A., 1876-82 : Note alla Morfol. e Biol, de Alghe Ficocromacee
(Giont. bot. ital.).
Id. 1914-17 : Studi sulle Mixoficee (N. Giorn. bot. ital.).
Forti A., 1907 : Sylloge Myxophycearum in De Toni : Sylloge alga-
rum, vol. V.
Geitler L., 1925 : Synoptische Darstellung der Cyanophyceen in mor-
phologiseher und systeinatischer Hinsicht ( Beihefte zum Bot. Centralbl. Bd.
XLI, abt. II.)
Id. 1925 : Cyanophyceae, in Pascher, Die Süsswasser-flora, Heft 12.
Kirchner O., 1887 : Scliizophyceae in Engler u. Prantl, Nat. Pflan-
zenfam. I, 1 a.
Leminermann E., 1910 : Algen I, in Kryptogamenflora der Mark
Brandenburg.
Tilden J., 1910 : Minnesota Algae, I The Myxophyceae of N. America.
EXPLICATION DES PLANCHES
TOME II
Planche III
1-3. Desmonema Wrangeln (Ag.) Born. et Flah.
1. Vue d’ensemble d’une petite touffe. Gr : 80 D. (Originale).
2. Portion plus grossie de cette touffe. Gr : 500 D. (Originale).
D’après un éch. récolté par de Brébisson aux environs de Falaise
(herb. Lenormand).
— 94 —
Planche IV
3. Hydrocoryne spongiosa Schw. Filament ramifié. Gr : 1000 D. D’après
le n" 1776 des Algen de Rab. (Originale).
4. Diplocolon Heppii Naeg. Individu entier. Gr : 500 D. D’après le n°
468 des algen de Rab. (Originale).
Planche V
5-8. Microchacte grisea Thur. (D’après Bornet in Bornet et Thuret :
Notes algologiques, PL 30). Gr : 1000 D.
5. Filament isolé.
6. Filaments après l’émission des hormogonies.
7. Hormogonie sitôt après sa sortie.
8. Hormogonies développées en jeunes filaments.
Planche VI
9. Microchacte tetiera Thur. Gr. : 660 D. (D’après Bornet in Bornet et
Thuret : Notes algologiques, PI. 30). Touffe de filaments, les uns jeunes,
les autres plus développés, représentés au moment où vont se détacher les
hormogonies.
Planche VII
10-14. Microchacte striatula Hy. Gr : 1000 D. (D’après échantillon
authentique récolté à Juvigné-sur-Loire par l’abbé Hy).
10 Vue d’un filament complet au moment où va se produire la sortie
de l’hormogonie par une déchirure au sommet de la gaine. (Originale).
11. Extrémité d’un filament après sortie de l’hormogonie par une déchi¬
rure apicale de la gaine qui s’est ensuite refermée. (Originale).
12. Extrémité d’un filament après sortie de l'hormogonie par une fente
longitudinale de la gaine. (Originale).
13. Jeune filament. (D’après Hy).
14. Portion de filament avec trichome faisant saillie hors de la gaine.
(Originale).
Planche VIII
15-20. Microchaete diplogiphon Gom. (D’après Gomont).
15. Plante entière, adulte. Gr : 680 D.
16. Partie inférieure et supérieure d’un même filament présentant un
hétérocyste basilaire et deux hétérocystes intercalaires et deux gaines
concentriques. Gr : 1200 D.
— 95 —
17. Partie inférieure d’un filament âgé, offrant deux gaines minces à
l’intérieur de la gaine muqueuse. Gr : 1200 D.
18. Hormogonies en germination. Gr : 680 D.
19. Chapelets de ? spores. Gr : 680 D.
20. Deux ? spores. Gr : 1200 D.
TOME III
Planche III
21. Scytonema crispuni (Ag.) Born. Gr : 250 D. — D’après un échan¬
tillon récolté à Frébourg par A. Braun, faisant partie de l’herbier Lenor-
mand. (Originale).
22. Scytonema stuposinn (Kiitz.) Born. Gr : 250 D. — D’après un
échantillon récolté à Mortain par de Brébisson, et faisant partie de l’her¬
bier Chauvin. (Originale).
23. Scytonema ocellatum Lyngb. Gr : 500 D. — D’après un échantillon
authentique de Lyngbye (herbier Thuret). (Originale).
24. Scytonema javanicum Born. Gr : 500 D. — D’après un échantillon
récolté à Java par Zollinger (herb. Thuret). (Originale).
Planche IV
25-29. Scytonema Hofmanui Ag. d'après Bornet (PI. XXXV des Notes
algologiques).
25. Fragment de la plante maintenue dans une goutte d’eau pendant
quelques heures. Un grand nombre d’hormogonies, sorties des filaments, se
sont dispersées dans le liquide. Les filaments décombants et entrelacés à
la base se relèvent et se soudent en filaments parallèles. Gr : 33 D.
26. Sommet d’un faisceau au moment de la dispersion des hormogonies.
Une de celles-ci est déjà séparée du reste du trichome par un léger
intervalle ; une autre qui est composée de deux tronçons, est prête à
s’échapper. A l’intérieur d’une des gaines vides, on voit un anneau qui
séparait l’hormogonie de la portion sous-jacente du trichome. Gr : 297 D.
27. Hormogonies libres représentées au moment où elles se mouvaient.
Elles sont de longueur à peu près égale, mais leur diamètre présente des
inégalités assez grandes. Gr : 297 D.
28. Hormogonies germées. Elles se sont entourées d’une membrane et
des hétérocystes intercalaires ont apparu. Dans la plus avancée, le trichome
a commencé à s’accroître, la gaine est ouverte aux deux extrémités, le bout
supérieur est légèrement évasé. Gr : 297 D.
29. Jeunes plantes provenant de la germination de six hormogonies.
Les unes, encore tout à fait simples, consistent en un filament replié,
appliqué sur le substratum par une partie horizontale, et dont les extré¬
mités se relèvent après un trajet plus ou moins long. Les autres sont
plus ou moins ramifiées. Les rameaux s’accolent aux filaments voisins et
Source : MNHN, Paris
—r îïï: ï—
'“"'oïprtfto exemplaire. vivant. récité» à Antibel en lévrier 1876).
Planche V
„ 'mm, HMMWMMM Kilt». e> : 40». (Originale).
D ap rÏ u n échantillon de l'abbé Hy, récolté dan. l'étang du Bell.)
(Mafne et -Loire) 0. H*. 1890 « distribué par 1. Société R.cbel.i.e »*
“ "o^Wé#. »™»«e CDillw.) Born. G. t 400 D. (Original..). -
B-apS- nn échantillon d. l'herbl.r Lenormand récité h M.rta.n par De
Brébisson en 1832.
31. Mode de ramification.
32. Extrémité d’un rameau. n’anrès
13 sctt«»» Myockrom Ag. Gr : 400 D. (Originale). - D âpre.
un échantillon antbontiuue d'Agardh, taisant partie d. Pherbier Uno.mand.
Planche VI
34-36. Scytonema Siyochraus Ag. (D’après Bornet . PL XXXIV de.
Plante race,», de. rameaux produisent de.
hormogonies. La longueur de. article», relativement h leur MM
très variable dan» 1.» diverse» régions du fllament. Il» sont d autant plus
étroits que leur longueur est plus grande. Gr : 144 D.
36. Extrémité de Marnent dans lenuel .'est tonnée une hormogome.
Gr : 297 D. . t _ .. r .. .
36. Extrémité de filament dont l’hormogome vient de soitn. w •
D’après des échantillons vivants récoltés à Antibes en 1873.
Planche VII
37. Scytonema crustaceum -Ag. Gr : 450 D. (Originale). — Dapiès un
échantillon de l'herbier Lenormand, récolté à Saint-Aubert (Orne) pai t
Brébisson.
Planche VIII
38. Scytonema crustaceum Ag. var incrustons (Kiitz.) Born. et Fla * 1
Gr : 400 D. (Originale). — D’après un échantillon des enviions 1
Saint-Lô (Manche).
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. III
21. SCYTONEMA CRISPUM Born. (Gr : 250 D.). — 22. SC.STUPO-
SUM Born. (Gr: 250 D.). — 23. Sc. OCELLATUM Lyngb. (Gr:
500 D.). — 24. SC. JAVANICUM Born. (Gr : 500 D.).
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. IV
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. V
30. SCYTONEMA TOLYPOTRICHOIDES Kütz. (Gr : 400 D.). — 31-32.
Sc. MIRABILE Born. (Gr : 400 D.). — 33. Sc. MYOCHROUS
Ag. (Gr : 400 D.). j
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. VI
34-36. SCYTONEMA MYOCHROUS Ag.
(34 Gr : 144 D. ; 35-36 Gr : 297 D.)
Source : MNHN, Paris
Tome III, PI. VII
37. SCYTONEMA CRUSTACEUM Ag. (Gr : 450 D.)
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. VIII
38. SCYTONEMA CRUSTACEUM Ag. val'. INCRUSTANS B. et F.
(Gr : 400 D.). — 39. SCYTONEMA VELUTINUM Rab. (Gr : 500 D.)
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. IX
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. X
41. Scytonema crassum Naeg. (Gr : 400 D.)
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. XI
42. Scytonema DENSUM (A. Br.) B. et F. (Gr : 400 D.)
Source : MNHN, Paris
Tome III, PI. XII
43. SCYTONEMA ALATUM Bzi (Gr : 400 D.)
Source : MNHN, Paris
revue algologique
Tome III, PI. XIII
44. Scytonema Archangelii B. et F. (Gr : 500 D.).— 45. Hassal-
LIA Bouteillei B. et F. (Gr : 700 D.). — 46-47. H. BYS-
soidea Hass. (/. typica (Gr : 500 D.). — 48. H. Byssoidea
/. saxicola Grun. (Gr : 500 D.).
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. XIV
49. Hassallia Mangini Frémy (Gr : 500 D.). — 50. Hassallia
byssoidea Hass. var. polyclados Frémy (Gr : 500 D.). —
51. Tolypothrix fasciculata Gom. (Gr : 500 D.). — 52. —
Tolypothrix tenuis (Kütz.) Schmidt (Gr : 500 D.).
REVUE ALGOLOGIQUE
Tome III, PI. XV
(Gr : 90 et 500 D.).
Source : MNHN, Paris
— 91 —
39. Scytonema velutinum (Kütz.) Rab. Gr : 500 D. (Originale). —
D’après un échantillon de l’herbier Lenorniand, récolté par Meneghini dans
les thermes Euganéens.
Planche IX
40. Scytonema involvens Rab. Gr : 700 D. (Originale). — D’après un
échantillon de l’herbier Pelvet, récolté par A. Braun, à Berlin.
Planche X
41. Scytonema crassum Naeg. Gr : 400 D. (Originale). — D’après un
échantillon de l'herbier Lenorniand, récolté à Abano (sans nom de collec¬
teur), et déterminé par Bornet.
Planche XI
42. Scytonema dcnsvm (A. Br.) Born. et Flah. Gr : 400 D. (Originale).
— D’après un échantillon de l’herbier Lenormand, récolté par A. Braun,
à Neuchâtel.
Planche XII
43. Scytonema alatum Borzi. Gr : 400 D. (Originale). — D’après un
échantillon de l’herbier Lenormand, récolté par de Brébisson, à Falaise.
Planche XIII
44. Scytonema Arcangelii Born. et Flah. Gr :500 D. (Originale). —
D'après le n" 785 de l’Erb. critt. ital. 2" sér.
45. Hassallia Bouteillei Born. et Flah. Gr : 700 D. (Originale). —
D’après le n» 140 de Desmazières, Plantés crypt. de la France, 2° série.
46. Hassallia byssoidca Hass. forme typique. Gr : 500 D. (Originale).
— D’après un échantillon de l’herbier Lenormand, récolté par Roussel, à
Melun.
47. Hormogonie du même. Gr : 500 D.
48. Hassallia byssoidca Hass. f. saxicola Grunow. Gr : 500 D. (Origi¬
nale). — D’après un échantillon des environs de Saint-Lô.
Planche XIV
49. Hassallia Mangini Frémy. Gr : 500 D. (Originale).
50. Hassallia byssoidca Hass. var. polyclados Frémy. Gr : 500 D. (Ori¬
ginale).
51. Tolypothrix fasciculata Gom. Gr : 500 D. (Inspiré de Gomont).
Source : MNHN, Paris
— 98 —
Planche XV
52. Tolypothrix tennis (Kütz.) J. Schmidt. Gr : 500 D. (Originale).
D’après le n° 57 des Algues de Normandie de Chauvin.
53. Tolypothrix distorta Kütz. Gr : 500 D. (Originale). — D’après '
n" 590 des Algen de Rab.
54. Tolypothrix limbata Thur. Gr : 500 D. (Originale). — D’après 1
chantillon de l’herbier Thuret.
55. Tolypothrix penicillata Thur. Vue d’ensemble d’une petite touff
Gr : 90 D. (Originale). — D’après un échantillon de l’herbier Lenormawt
récolté à Constance par A. Braun.
56. Tolypothrix penicillata Thur. Mode de ramification. Gr : 500 1 >.
(Originale). — D’après le même échantillon.
par Gi
HAMEL
Acrochaetium Nageli
C’est Thuret (1876) qui a décrit pour la première fois les
organes sexuels des Acrochaetium et montré combien ils étaient
simples. En 1904, Bornet, dans sa dernière publication, a établi
la base de la classification de ces Algues d’après l’appareil fi¬
xateur. Ce travail extrêmement important a déterminé une
série de travaux dus principalement à Collins, Kylin qui a
attiré l’attention sur l’importance systématique des chromato-
phores, et Howe. Deux régions ont été particulièrement bien
étudiées : les côtes danoises qui ont donné lieu à l’admirable
étude de Rosenvinge (1909), et les Antilles danoises auxquelles
Bôrgesen a consacré un travail d’une grande précision (1915,
1920).
Les Acrochaetium forment des touffes ou des gazons étalés
sur d’autres Algues, rarement sur un autre support. Ils sont
minuscules, les plus grands atteignant 2 à 5 mm. rarement
davantage. La plupart ne dépasse pas un demi millimètre et
certains, comme VA. trifilum, probablement la plus petite Flo-
ridée connue, ont leurs filaments composés de quelques cellules.
Les filaments sont toujours monosiphonés, sans trace au¬
cune de cortication et habituellement richement ramifiés. Les
cellules contiennent un seul noyau et généralement un seul
cluomatophore qui a été étudié avec beaucoup de soin par
Kylin et Rosenvinge.
Il peut être axial et étoilé, avec un corps central où est
enchâssé un pyrénoide qui se trouve donc dans l’axe de la cel¬
lule ; il est plus ou moins lobé et occupe la partie supérieure de
la cellule.
Le chromatophore peut aussi consister en une plaque
— 100 —
pariétale entière ou légèrement lobée, avec un pyrénoide qui est
alors excentrique. Le pyrénoide peut manquer dans certaines
espèces (A. Dumontiae, A. cytophagum).
Dans un second groupe que RosENVlNGE a séparé des vrais
Acrochaetium pour en faire un sous-genre Grania, la cellule
contient plusieurs chromatophores décrits par Kylin (1906) qui
forment des rubans plus ou moins irréguliers et spiralés, sans
pyrénoide.
Appareil fixateur. — Ainsi qu’il a été dit plus haut, c’est
à BORNET (1904) que l’on doit le fil conducteur qui a permis
de débrouiller les nombreuses espèces de ce genre ; mais mal¬
heureusement toutes les espèces décrites antérieurement à cette
publication sont difficilement identifiables si 1 on ne possède
pas un échantillon original.
BORNET divise les Acrochaetium en six sections, caractéri¬
sées par leur mode d’attache :
I. _Thalle inférieur formé par une seule cellule épiphyte
unipolaire, c’est-à-dire émettant des pousses dressées ou hori¬
zontales, mais pas de pousses descendantes.
II. — Spore germée persistant sous forme d’une' grosse
cellule globuleuse bipolaire, c’est-à-dire émettant des pousses
dressées libres et des pousses descendantes endophytes.
III. _ Spore germée ne se distinguant ni par sa forme,
ni par sa grosseur des cellules qu’elle a produites. Thalle infé¬
rieur formé de filaments entrelacés qui s’enfoncent dans le tissu
de la plante hospitalière.
IV. _ Spore germée ne se distinguant ni par sa forme,
ni par sa grosseur des cellules qu’elle a produites. Thalle infé¬
rieur horizontal formé de filaments entrelacés, épiphytes, à
croissance indéterminée.
y. _ Spore germée indistincte. Thalle inférieur horizontal
épiphyte composé de filaments rampants, rayonnants, stoloni-
formes, libres.
VI. _Spore germée indistincte. Thalle inférieur horizon¬
tal en forme de disque.
Rosenvinge (1909) a suivi le classement opéré par Bornet,
en le simplifiant et a distingué trois groupes suivant que YAcro-
Source : MNHN, Paris
— 101 —
chaetium est épiphyte, à base unicellullaire ou multicellulaire,
ou endophyte.
Enfin BôRGESEN (1915, p. 14) a montré que, malgré l’uti¬
lité évidente et indiscutée de ce classement, il y avait des cas
où la délimitation entre les espèces épiphytes et les espèces en-
dophytes était délicate. Ainsi la cellule basale de VA. crassipes
peut pénétrer dans les tissus de la plante hospitalière quand les
tissus sont mous ; au contraire, la même espèce est tout-à-fait
épiphyte quand elle croît par exemple, sur une épine de Cen¬
laceras. Howe (1916) a trouvé un autre exemple de ce fait
dans son A. affine, dont la base peut être uni-ou multicellulaire,
épiphyte ou endophyte.
Poils et rameaux atténués. — Les poils sont des organes
uiicellulaires, hyalins, possédant un noyau, mais dépourvus de
tout chromatophore. Ils naissent à l’extrémité des filaments ou
des rameaux, mais sont fréquemment rejetés sur le côté par la
croissance sympodiale de la cellule ; ils deviennent alors laté¬
raux. Parfois, comme dans VA. rhipidandrum la naissance de la
louvelle cellule s’opère par une excroissance latérale et on
bserve alors à cet endroit, une courbure du filament.
Les poils peuvent être très longs et, comme dans VA. tri-
Uum ou VA. microscopicum, leur longueur peut être beaucoup
lus grande que celle du filament. Us sont très fragiles ; c’est
pourquoi on ne les observe que dans les parties jeunes de la
! ’lante et ils sont rares dans les échantillons d’herbier.
ROSENVINGE (1909, p. 83) a montré qu’il existait, chez les
Aeroehaetium, une autre production qui avait été confondue
\ ec les poils. Ces organes ne sont en réalité que les rameaux ou
les filaments eux-mêmes qui s’atténuent vers les extrémités. Les
cellules s’allongent beaucoup et leur largeur diminue ; elles
deviennent de plus en plus pâles, le chromatophore ne subissant
pas le même allongement ; et elles se terminent en pointe plus
ou moins aiguë. On peut donner à ces productions le nom de
rameaux atténués ou de pseudo-poils.
Or, les Aeroehaetium qui possèdent des rameaux atténués,
sont généralement dépourvus de poils. Il y a des exceptions
(par ex., VA. attenuatum a des poils rares) ; mais la présence
Source : MNHN, Paris
102 —
fréquente d’un organe à l’exclusion de l’autre mérite d’être
remarquée.
Les espèces non pilifères ont aussi une tendance plus
grande à se ramifier unilatéralement ; leur chromatophore est
généralement formé pan une plaque pariétale. Enfin, aucune
d’elles (à l’exception de l’A. Sargassi) n’est fixée par une simple
cellule basale.
La répartition géographique est assez curieuse. Au Dane¬
mark, sur 25 espèces décrites par Rosenvinge, 17 sont pili¬
fères et 5 ont des rameaux atténués. En France, on peut comp¬
ter 11 pilifères et 8 avec des rameaux plus ou moins atténués.
Aux Antilles danoises, sur 25 Acrochaetium signalés par
BoRGESEN, 4 sont pilifères et 20 ont des rameaux plus ou
moins atténués.
Organes reproducteurs. — Un certain nombre d’Acroctae-
tium sont pourvus d’organes sexuels, d’autres au contraire, ne
sont connus qu’à l’état asexué et il semble bien que les sporange^
soient leur unique moyen de reproduction. Il est malheureuse
ment impossible de faix-e intervenir dans le groupement des
espèces, le caractère de présence ou d’absence d’organes
sexuels. Ainsi deux espèces très voisines et souvent difficiles ;
distinguer-, les A. Thuretii et A. Daviesii, possèdent la première
des organes sexuels fréquents, la seconde uniquement des spo-
ranges.
Les Acrochaetium portent normalement des monosporan
ges, même les espèces sexuées. Suivant les espèces, ils peuven
être solitaires ou groupés, pédicellés ou sessiles.
Mais on peut aussi rencontrer des tetrasporanges. Harvey
a certainement exagéi-é en dessinant uniquement des tetraspo
ranges dans ses Callithamnion virgatulum et C. Daviesii.
Thuret n’en avait jamais rencontré dans ses pi-éparations,
mais SCHMITZ et HAUPTFLEISCH (1896), BORGESEN (1902), KYLIN
(1906, 1907) et Rosenvinge (1909) ont montré que, bien qu’ils
fussent rares, beaucoup d’espèces pouvaient néanmoins en pos¬
séder à côté des monosporanges et Rosenvinge a même décrit
deux espèces ne possédant que des tétrasporanges (A. Dumon-
tiae et A. polyblastum).
Source : MNHN, Paris
103 —
Les tetrasporanges ont été rencontrés dans les espèces sui¬
vantes : A. Thuretii, A. Daviesii, A. virgatulum f. secundata
et f. tetrica, A. polyblastum, A. cytopliagum, A. Dumontiae,
A. efflorescens, A. pectinatum, A. minutum, A. caespitosum.
Les tetrasporanges sont toujours cruciés, la division débutant
par une cloison perpendiculaire au grand axe de la cellule. Ce
mode de division qui n’a jamais été étudié cytologiquement,
paraît à Svedelius (1915) difficilement compatible avec une
réduction chromatique.
Dans certains cas le sporange ne se divise qu’en deux
dispores ; ce cas peut se rencontrer accidentellement dans les
espèces à tetrasporanges ou dans celles qui ne possèdent que des
monosporanges (A. bisporum, A. occidentale).
Les spermatanges sont de petites cellules coniques, puis
oblongues, arrondies au moment de la déhiscence. Ils sont en¬
gendrés par la cellule sous-jacente, qui est la cellule-mère.
Parfois une cellule-mère émet à son extrémité un ou deux
spermatanges et reste isolée sur le filament ou les rameaux ;
mais généralement les éléments mâles sont groupés en plus ou
moins grand nombre et s’étagent sur un ramu'e composé de
quelques articles. A cet ensemble on peut donner le nom d’an-
drophore (Antheridienstànden Spermatangienstanden).
Chez les Acrochaetium, les androphores sont des ramules
de quelques cellules qui émettent généralement d’un seul côté,
soit des spermatanges, soit des cellules-mères, soit des ramules
secondaires de 1-2 cellules que terminent les spermatanges. Un
tel organe se rencontre, par exemple, dans l’A. rhipidandrum,
où tout l’androphore est développé dans un plan.
Quand les spermatanges sont plus nombreux, par suite de
leur abondance ils débordent de chaque côté du ramule et for¬
ment alors ces corymbes si caractéristiques de l’A. corymbi-
ferum.
Dans l’A. Sargassi, l’androphore est composé d’un ramule
de 2-4 cellules dont chaque article émet à sa partie supérieure
deux spermatanges opposés.
Le carpogone est composé d’une cellule lagéniforme que
surmonte un trichogyne de même longueur. Il peut être sessile
Source : MNHN, Paris
— 104 —
ou placé sur un ramule unicellulaire ; on le trouve parfois sur
le filament lui-même mais plus généralement sur les cellules
inférieures des rameaux ; ce dernier cas est de règle chez les
espèces des sections I et II.
Il n’y a jamais de rameau carpogonial comme chez les au¬
tres Floridées, dont les Acrochaetium sont les représentants
les plus simples. Rosenvinge a décrit dans VA. gynandrum, la
cellule-mère des spermatanges se transformant en carpogone
et, dans VA. efflorescens, de curieux carpogones intercalaires,
simples transformations des articles des ramules.
Après la fécondation, le carpogone se divise par une cloi¬
son transversale et émet un ou plusieurs filaments sporogènes
qui se ramifient beaucoup. Dans les espèces à base unicellulaire,
les filaments sont peu nombreux, 1 à 3 ; dans l’A. corymbosum,
au contraire, ils sont plus abondants. Le gonimoblaste a dans ce
dernier cas la forme d’un capitule composé d’un grand nombre
de filaments ramifiés dont les cellules terminales donnent des
carpospores. Dans les sous-genre Grania, au contraire se ren¬
contrent des carpospores en chapelet, par différenciation des
articles intercalaires des filaments.
Alternance des générations. — Il semble bien que les Acro¬
chaetium doivent être rangés parmi les « Haplobiontes », bien
qu’aucune étude cytologique n’ait encore été faite. Il n’en est
cependant pas de même pour VA. efflorescens. Dans cette espèce
Rosenvinge (1909) a remarqué une légère différence entre les
individus sexués et les individus tétrasporangifères ; de plus
les plantes sexuées se rencontrent surtout en été tandis que
les plantes asexuées sont plus abondantes au printemps. Il
semble bien que cette espèce appartienne au groupe des « Di-
plobiontes ». Il en résulte que, suivant Svedelius (1915, p. 49),
VA. efflorescens doit être placé non seulement dans un genre
différent, mais probablement aussi dans une autre famille.
Espèces françaises
I. Base unicellulaire
A. Cellule basale n’émettant qu’un seul fila¬
ment dressé. Espèce sexuée.3. A. microscopicum
Source : MNHN, Paris
— 105 —
B. Cellule basale émettant plusieurs filaments
1. Algue minuscule ; filaments composés de
3-5 art.1. A. trifilum
2. Filaments plus développés
a. Fil. non ou peu ramifiés.2. A. gynandrum
b. Fil. plus ramifiés
+. Espèces asexuées (méditerranéen-
§. cellules arrondies.
S. Cellules non arrondies
—. sporanges rarement opposés. .
—. sporanges généralement oppo¬
sés.
-)-• Espèces sexuées (atlantiques)
X- Fil. larges de 5-7 n
=. Art. 3-4 fois plus longs que lar¬
ges. Monoïque.
=. Art. 1 1/2-3 fois plus longs que
larges. Dioique.
X- Fil. larges de 8-10 ^.
II. Base endophyte ou endozoique
A. Base endophyte
1. Spore germée distincte
a. Espèce monoïque ; androphores à sper-
matanges peu nombreux.
b. Espèce dioique ; androphores à sper-
matanges nombreux en corymbe. . .
2. Spore germée indistincte
a. Algue parasite du Nemalion. Art. lar¬
ges de 10 y. .
b. Algue parasite du Codium. Art. larges
de 15-20 fi .
B. Base endozoique.
III. Base multicellulaire
A. Filaments peu ramifiés.
1. Spore donnant directement des filaments
rampants ; fil. dressés larges de 4 fi, hauts
de 100-300 fi .
2. Spore se divisant en 2. Fil. dressés larges
de 5 n, hauts de 30-100 .
3. Spore donnant d’abord un disque ; fil.
larges de 7 ^.
B. Rameaux ordinairement nombreux. Fil
ayant plus de 7 fi de diamètre
4. A. moniliforme
5. A. subpinnatum
6. A. hallandicum
f. parvula
6. A. hallandicum
t. armorica
7. A. maluinum
8. A. rhipidandrum
9. A. subtilissiminn
10. A. corymbiferum
11. A. Nemalionis
12. A. Codii
13. A. endozoicum
15. A. leptonema
14. A. mahometanum
20. A. Lenormandi
Source : MNHN, Paris
106 —
1. Spore donnant d’abord un disque qui
émet ensuite des fll. rampants.
2. Spore donnant directement des fll. ram¬
pants plus ou moins soudés entre eux
Fil. larges de 15-18 /i. .
-j-. Fil. larges de 8-12 M
§. Organes sexuels inconnus. Art. 2-4
fois plus longs que larges
=. Plante atlantique. Sporanges gé¬
néralement groupés.
=. Plante méditerranéenne. Sporan¬
ges généralement solitaires. . .
§. Articles 5-8 fois plus longs que lar¬
ges
—. Espèce généralement sexuée, à mo¬
nosporanges.
—. Espèce asexuée, à tetra-ou dispo-
ranges.
21. A. virgatulum
19. A. caespitosum
17. A. Duviesii
18. A. Saviunttm
16. A. Thiiretii
22. A. pollens
I. - Espèces épiphytes, à base unicellulaire
1. — A. trifilum (Buff.) Batters, 1902, p. 58 ; Chantransia
trifila Buffham, 1892, p. 25.
Icon. — Buffham, 1892, Tab. III, fig. 1-4-.
La plante de la Manche a un thalle très petit, haut de 27 à
30 p, fixé par une cellule basale irrégulièrement arrondie, de 5
à 6 p. de diamètre, et peu distincte des autres articles. De cette
cellule s’élèvent généralement trois, parfois deux filaments, si¬
tués dans un plan, composés de 3 à 4 cellules de 5 à 6 n, aussi
longues que larges ou un peu plus longues que larges. Le fila¬
ment gauche et le droit sont également incurvée et sont ter¬
minés par un long poil ; entre ces deux filaments s’en élève
un troisième, rarement ramifié ou fertile. Au contraire les fila¬
ments latéraux portent souvent de courts ramules sur leur côté
interne qui peuvent se terminer par des monosporanges sphéri¬
ques de 7-8 p. ; il y a rarement plus de deux sporanges sur une
même plante. Parfois un seul des deux rameaux latéraux se ra¬
mifie et l’Algue acquiert alors un aspect irrégulier (fig. 14, a,
b, c).
J’ai recueilli à Carthage, sur l’A. vvrgulatum, f. secundata,
fixé lui-même sur une feuille de Posidonie, une Algue à fila-
Source : MNHN, Paris
— 107 —
rttènts très courts de 4-5 /t de diamètre et à cellule basale de 5-6.
Elle ne me semble pas différer de la plante de la Manche
(fig. 14, d).
Dlst. géogr. — Roscoff ( Chûloii, pointe N. de l’île Callot, sur un Cla-
dophora, août) ; Carthage ! (sur l’A. virgulatum f. secundata fixé sur
feuille de Posidonie, fév.).
2. — A. gynandrum (Rosenv.) ; Chantransia gynandra Ro-
Fig. 14. — A. trifilum ; a, b, c, de Roscoff ;
d, de Carthage ; A. moniliforme e, f. (X 400).
senvinge (1909, p. 88) ; Callithamnion minutissimum Crouan,
Fl. Finist., p. 134 ; Acrochaetium spicatum Bornet in herb.
Thuret.
Icon. — Rosenvinge; 1909, fig. 18.
L’Algue récoltée par les frères Crouan croît sur 1 ’Ectocar-
pus granulosus. D’une cellule basale irrégulièrement arrondie,
à parois épaissies, large de 9-11 n s’élèvent 1 à 3 filaments sépa¬
rés souvent par des angles égaux, et dont les plus développés
atteignent 200 ^ de hauteur. Les articles ont de 5 à 6 ja de dia¬
mètre et sont de 2 à 3 fois plus longs que larges. La plupart
des filaments sont simples ; d’autres portent, surtout vers les
extrémités, de courts ramules. Des poils hyalins, unicellulaires
se rencontrent, terminaux ou latéraux. Les monosporanges
sont ovales et ont de 5 à 6 de largeur et une longueur de
Source : MNHN, Paris
— 108 —
9 à 10 ii ; leur abondance est caractéristique, ils sont sessiles
et disposés souvent au nombre de deux par article, opposés ou
superposés (fig. 15).
En France, cette espèce n’a été trouvée qu’à l’état asexué.
Rosenvinge pense qu’elle ne diffère pas du Chantransia gynan-
dra Rosenv. trouvé dans les eaux danoises sur YEctocarpus
confervoides, et qui présente à côté des sporanges, des carpogo-
nes et des spermatanges, ces derniers situés à l’extrémité des
ramules ou placés sur le carpogone lui-même. Dans ce dernier
cas, la même cellule émet, par bourgeonnement, un spermatange
terminal, puis un trichogyne subterminal, et joue à la fois le
rôle de cellule-mère des spermatanges et de carpogone.
Cette Algue se distingue des autres espèces de ce groupe
par son chromatophore qui n’est pas étoilé mais forme une
ceinture étroite vers le milieu de la cellule et contient un pyré-
noide faisant saillie vers l’intérieur.
Dist. géogr. — Brest (Crown, Alg. mar. Finist., n“ 114, Anse du
Délec. été, rare).
Source : MNHN, Paris
3. — A. microscopicum Nàgeli, 1861, p. 173.
Icon. — NAEGELI, 1861, fig. 24.
Cette espèce diffère des autres Algues cje cette section par
sa cellule basale qui n’émet qu’un seul filament dressé et dont le
diamètre est sensiblement égal à la largeur du filament. C’est
la seconde cellule qui se ramifie et donne un ou deux filaments
latéraux, parfois simples, mais généralement très ramifiés. La
cellule basale, un peu plus haute que large, a environ 6 à 8 n
de largeur et 8 à 10 n de hauteur. Les filaments, hauts de 50 à
200 ix, sont composés vers la base d’articles de 5 à 7 de dia¬
mètre et environ deux fois plus longs que larges ; plus haut-
les cellules deviennent plus étroites et plus allongées, les der¬
nières ayant environ 3 à 5 ^ de diamètre et étant trois fois plus
longues que larges ; elles sont souvent de forme irrégulière, se
renflant vers le haut. Les poils sont abondants, terminaux ou
— 110 —
latéraux. Les cellules contiennent un chromatophore étoilé à
pyrénoide central.
Les sporanges sont épars, sessiles ou pédicellés, ovales et
ont 10-14 X 15-20 p.
Les spermatanges sont habituellement groupés par deux
aux extrémités d’un ramule unicellulaire latéral qui s’élargit
de la base au sommet. Les carpogones, formés d’une cellule
lagéniforme d’environ 3 y., surmontés d’un trichogyne, occu¬
pent le même emplacement ; ils peuvent être sessiles ou portés
sur un ramule unicellulaire. Les gonimoblastes sont formés de
filaments ramifiés, composés de cellules irrégulièrement globu¬
leuses, d’environ 4 à 5 y. (fig. 16).
L’espèce m’a semblé dioique.
Le type de VA. microscopicum a été publié dans le « Phy-
Source : MNHN, Paris
— 111 —
kotheca universcdis » de Hauck et Richter (n° 454, Ch. secun-
data Thur. = Acroch. microscopicum Nàg., auf Enter, com¬
pressa, aus dem Herbar Nàgeli ; England, Torquay 1845, leg.
Nàgeli). Bornet (1904, p. XIX) rapporte également à cette
espèce le n° 1650 des « Algen Europa’s » de Rabenhorst ( Call.
microscopicum Nâg., récolté à Gênes par L. Dufour, sur un
Enteromorpha).
Sous le même nom ont été confondues un grand nombre
d’espèces sur lesquelles je reviendrai plus loin.
Dist. géogr. — Brest ( Crouan , in fcerb. Mus. Par.).
4. — A. moniliforme (Rosenv.) Borgesen, 1915, p. 22 ;
Chantransia moniliformis Rosenvinge, 1909, p. 99.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 28-29 ; H. Petersen, 1918,
fig. 1, 4.
Cette espèce est bien caractérisée par ses cellules presque
aussi longues que larges et ayant tendance à s’arrondir. La
Source : MNHN, Paris
— 112
cellule basale n’est pas distincte de celle des filaments ou légè¬
rement plus grosse ; elle émet généralement trois filaments de
5-8 jj. de diamètre, qui peuvent se ramifier à leur tour. Souvent
les filaments et les rameaux se terminent par un long poil uni-
f, g, h, i, divers gonimoblastes. (X 400).
cellulaire. Les cellules contiennent un chromatophore étoilé à
pyrénoide central. Les sporanges rares dans la plante d’Ajaccio,
sont ovales, sessiles et ont environ 10 X 6 /» (fig. 14).
Cette Algue était abondante sur des filaments de Chaeto-
Source : MNHN, Paris
morpha, recueillis à Ajaccio, par E. Leblond ; elle a été trouvée
sur le même support en Sardaigne (baie de Piras) par H.
Petersen.
Dist. géogr. — A.iaccio (Leblond, sur Chaetomorpha, janv.).
5. — A. subpinnatum Bornet in herb. Thuret ; Callitham-
nion Lenormandi Dufour non Suhr, in Erb. critt. ital. n° 953.
Fig. 20. — A. hallandicuin f. parnuk i. (X 400)
L’Algue méditerranéenne croît sur un Chaetomorpha et
est haute de 60 à 200 y.. La cellule basale est arrondie et peu
distincte des autres cellules, elle a environ 6 à 8 ^ de diamètre.
De cette cellule s’élèvent souvent trois filaments composés d’ar¬
ticles de 5-6 i* de diamètre et un peu plus longs que larges. Les
rameaux, assez nombreux, sont diversement placés, alternes,
seconds ou opposés et ne s’atténuent pas aux extrémités. Les
sporanges sont sessiles, souvent en séries le long des filaments
ou des rameaux ; ils sont très petits, ovales, et ont environ
5-7 X 7-9 » (fig. 17).
Collins a décrit un Chantransia Dufourii (1911, p. 187)
de Beaufort, dont des cotypes ont été distribués dans le Phyc.
114 —
Bor.-Am. sous le n" 1594 (fis. 18). Il pense que l’Algue améri¬
caine ne diffère pas de celle recueillie par Dutour.
La plante américaine est beaucoup plus robuste que les
échantillons méditerranéens que j’ai vus ; elle est plus ramifiée,
son aspect est différent ; ses sporanges sont plus souvent pédi-
Pig. 21. — A. maluinum; a, b, plantes
mâles ; c, d, deux gonimoblastes.
(X «0).
cellés et plus grands (environ 8X10 **)• Je préfère désigner
la plante méditerranéenne sous le nom que Bornet lui avait
donnée dans son herbier, A. subpinnatum.
- Gênes (.Dufour, sur Chaetomorpha) ; Ajaccio (Leblond.
6. — A. hallandicum (Kylin) ; Chcmtmnsia hallandica
Kylin, 1906, p. 123 ; Rosenvinge, 1909, p. 93.
Source : MNHN, Paris
— us —
Icon. — Kylin, 1906, fig. 8-9 ; 1910, fig. 6 ; ROSENVINGE,
1909, fig. 21-26.
f. armorica nov. f. — Cette Algue vit sur le Porphyra umbi-
Ii colis où elle est fixée par une cellule basale arrondie et aplatie
de 10 à 15 p de diamètre, à parois épaissies. De cette cellule
s'élèvent 1 à 3, souvent 2 filaments dressés de 100 à 500 y de
Fig. 22. — A. maluinum; a, plante sporangifère de Saint-Malo; b, c, plantes
de Douarnenez. (X 400).
Iiauteur. Les cellules contiennent un chromatophore étoilé, à
pyrénoide central, placé vers le tiers supérieur de la cellule ;
eiles ont de 5-7 /t de diamètre et sont de 3 à 4 fois plus longues
(jue larges. La ramification est irrégulière, certains filaments
étant presque nus, d’autres portant des rameaux assez nom¬
breux, irrégulièrement disposés (fig. 19).
Les sporanges ovales, généralement sessiles ont de 6-9 X
10-15 ix. Les spermatanges sont placés indifféremment sur les
rameaux ou les filaments, tantôt vers la base, tantôt vers les
extrémités, parfois ils sont unilatéraux le long d’un rameau.
Source : MNHN, Paris
Ils peuvent être solitaires à l’extrémité d’un ramule unicellu-
laire, ou par deux ; ils peuvent parfois former de petits grou¬
pes, les ramules se ramifiant plusieurs fois. Les carpogones se
trouvent généralement sur les rameaux, sessiles ou sur un pé-
dicelle unicellulaire. Les plantes sont généralement unisexuées,
cependant on trouve parfois un carpogone au voisinage des
spermatanges. Les gonimoblastes sont assez nombreux, formés
Fig. 23. — A. rhipidandrum f. opposita ; a, plante mâle
b, deux carpogones ; c, d, deux gonimoblastes. (X 400).
par des filaments ramifiés que terminent des carpospores de
8-10 X 15-18. Mais ces carpospores sont moins nombreuses et
ne forment pas un capitule aussi serré dans VA. rhipidandrum.
Cette plante est très voisine de VA. hallandicum par son
appareil végétatif. Mais les gonimoblastes, malgré leur nombre
réduit de carpospores, sont beaucoup plus développés que dans
la plante Scandinave ; et les spermatanges forment parfois des
bouquets qui ne semblent pas exister chez ces dernières. Ce
degré de développement des organes sexuels n’est peut-être dû
qu’à la différence de latitude, c’est pourquoi il me semble pré¬
férable de ne voir dans la plante bretonne qu’une variété de la
plante Scandinave.
Dist. géogr. — Qüiberon (Dauzat , sur le Porphyra umbilicalis).
f. parvula (Kylin) Rosenvinge, 1909, p. 97.
La cellule basale qui fixe cette Algue, est arrondie et a 8-10
(-12) ix de diamètre ; elle émet le plus souvent trois filaments
dressés de 100 à 150 y. de hauteur, à articles claviformes de 7
a 10 !X et environ 2 fois plus longs que larges. Les filaments sont
tantôt simples, tantôt ramifiés, à rameaux irrégulièrement dis¬
posés. Les extrémités des axes et rameaux s’atténuent légère-
plante ; b, un androphore et un carpo-
gone ; d, e, sporanges ; f, gonimoblaste.
(X 256).
nient et les derniers articles n’ont plus que 5 /x. Les poils uni-
llulaires sont assez fréquents (fig. 20).
Les sporanges sont extrêmement nombreux et presque cha¬
que article en possède deux opposés ; ils sont ovales, presque
toujours sessiles et ont environ 8-10 X 10-12 (-14) /x.
La description ci-dessus correspond à celles que KYLIN a
données de son Ch. parvula (1906, p. 124, fig. 9 ; 1910, p. 25,
fig. 6) et Rosenvinge du Ch. hallandica f. parvula (1909, p. 96,
fig. 24-26). La seule différence serait qu’en Scandinavie l’espèce
été trouvée sexuée ; dans l’Algue d’Alger je n’ai pu trouver
trace d’organes sexuels.
Dist. géogr. — Alger (Bory, sur Chaetomorpha).
— 118 —
7. — A. maluinum nov. sp.
Sur le Porphyra umbilicülis f. rosea qui croît à Saint-
Servan à basse mer, durant l’été, se trouve un Achochaetiuiu
dont les thalles sont parfois si nombreux que les frondes de¬
viennent brunâtres. D’une cellule basale arrondie, à paroi
épaisses, de 12 à 14 ,x de diamètre, s’élèvent 1 à 3 filament
atteignant 200 y- de hauteur. Les articles ont de 5 à 7 ^ de di;
mètre et sont de 1 1/2 à 3 fois plus longs que larges ; ceux de
la base sont plus courts et ceux de l’extrémité plus allongés et
plus étroits (4 g environ). Les cellules contiennent un chroma-
tophore étoilé avec pyrénoide central. Les poils unicellulaire .
latéraux ou terminaux sont abondants (fig. 21 et 22).
Les sporanges, généralement sessiles, parfois sur un pédi-
celle unicellulaire, ont de 7-8 X 10-11 s*-- Les spermatanges ‘sont
très abondants et leur nombre, comme d’ailleurs la fréquent
des plantes mâles, est tout-à-fait caractéristique. Certains fi¬
laments présentent à chaque cellule un ramule plusieurs foi
ramifiés dont les cellules terminales portent deux spermatai -
ges, ces ramules pouvant être disposés unilatéralement ou op¬
posés. Les organes femelles sont rares ; les gonimoblastes sont
formés de filaments ramifiés mais courts que terminent de gro. -
ses carpospores ovales de 10 X 15 Ù- environ. Ils peuvent se
trouver en un endroit quelconque du filament ou des rameau .
Cette espèce est bien distincte de VA. hattanclicum var.
armorica par ses spermatanges souvent opposts et en grappes
plus fournies et par ses gonimoblastes à filaments courts et for¬
mant des bouquets serrés de carpospores. Elle m’a paru dioïque.
Mais il existe une autre espèce qui est certainement très
voisine : le Chantransm microscopica Batters (1896, p. 9)
non al. « The antheridia, dit Batters, form very compact clus¬
ters at short intervals along the main axes and branches, tlie
cystocarps are clustered near the basal dise, and are very large
in proportion to the tiny plant that bears them ». Batters ne
donne aucune dimension, mais Kuckuck (1897, p. 392) ayant
étudié un échantillon original, les indique ainsi : Cellule basale
13-14 ix, articles 4,5-7 [/., carpospores 13-17 X 9-1' 1 t>~
Des descriptions et dimensions indiquées ci-dessus, on peut
Source : MNHN, Paris
119 —
conclure que l’Algue de Saint-Servan est voisine de l’espèce
recueillie par Batters, à Berwick-on-Tweed, sur un Porphyra.
Mais la disposition des cystocarpes est trop différente pour
permettre de fondre les deux espèces, Batters insistant sur
la présence des gonimoblastes près du disque ; des études ulté¬
rieures diront si les deux espèces doivent rester séparées ou
porter le nom de A. Battersianum, nom sous lequel je désignerai
l’espèce anglaise.
La fig. 22 A représente un A. maluinum sporangifère de
Saint-Malo ; les fig. 22 B et C représentent des Algues prove¬
nant de Douarnenez et croissant sur le P. umbilicaMs. Je ne les
rapporte qu’avec un point de doute à l’espèce de Saint-Malo ;
aucun individu n’était sexué.
Dist. géoyr. — Saint-Servan et Saint-Malo ! (sur le Porphyra umbi-
liealis f. rosea) ; ? Douarnenez (sur le Porphyra umbilicalis, Dcuizat).
8. — A. rhipidandrum (Rosenv.) ; Chantransia rhipidandra
Rosenvinge 1909, p. 91.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 19-20.
f. opposita nov. f. — Cette Algue a été recueillie par
( iialon, à RoscofF, sur le Porphyra umbilicalis. Elle est fixée
nar une cellule basale unique de 14 à 15 y. ; d’où s’élèvent 2-4
iilamenta dressés ayant 8-10 n de diamètre et de 1 1/2 à 3 fois
plus longs que larges. Les rameaux sont peu développés et irré¬
gulièrement disposés, plus souvent seconds. Les cellules ont
- 10 p de diamètre et sont de 1 1/2 à 3 fois plus longues que
larges ; les dernières sont plus étroites et n’ont plus que 7 à
' Elles contiennent un chromatophore étoilé à pyrénoide
rentrai. Des poils unicellulaires sont assez fréquents.
Les sporanges sont oblongs, généralement sessiles et ont
10 X 20 [a. Les spermatanges sont très abondants. Ils sont
groupés en androphores et disposés unilatéralement ; les andro-
phores du bas sont plus développés et ressemblent à ceux dé-
its par Rosenvinge dans la plante danoise. Mais dans l’Algue
de RoscofF, ils sont généralement opposés (fig. 23).
Les carpogones sont sessiles sur les filaments et dévelop-
Source : MNHN, Paris
— 120 —
pent plusieurs filaments sporogènes de 1-3 articles. Les carpos-
pores sont oblongues et ont environ 9-10 X 18 t*-
Cette espèce est dioique, elle diffère des autres Algues dé¬
crites plus haut par le diamètre des cellules. Elle est voisine de
VA. rhipidandrum dont elle diffère par ses androphores op¬
posés.
Dist. géogr. — Roscoff (Chalon. sur le Porphyra umbilicalis).
II. — Espèces à base endophyte
9 . — A. subtilissimum (Kütz.) ; Callithamnion subtilissi-
mum Kützing, Tab. phyc., XI, p. 19 ; Ceramium roseolum
Crouan in Desmazières, PI. crypt. de France, I, n° 1040 ; Bor-
net, 1904, p. XIX ; Callithamnion Daviesii Crouan, Flor. Fo-
nist., p. 134.
Icon. — Kützing, Tab. phyc., XI, 59.
C’est sur un échantillon de Ceramium roseolum envoyé de
Brest par les frères Crouan que Küzing établit la diagnose et
le dessin de son Callithamnion suibtilissimum dans les Tabulai
phycologicae.
Cette espèce forme un gazon rose, haut de 0,5 à 1 mm.
sur diverses Algues qu’elle recouvre parfois en entièrement.
Elle est fixée par une grosse cellule bipolaire, ovale de 10-12
X 14-16 qui représente la spore germée et émet des filament*
dressés et des filaments descendants pénétrant profondément
dans les tissus de l’hote. Les articles ont de 6 à 7 i* de diamètre :
ceux des filaments endophytes sont environ 3 fois plus longs
que larges, ceux des filaments dressés sont de 4 à 7 fois plus
longs que larges. Les rameaux sont nombreux, assez longs,
alternes ou seconds et leurs extrémités s’effilent en pseudo¬
poils. Il ne semble pas exister de poils unicellulaires.
Les organes reproducteurs sont disposés sur les articles
inférieurs des rameaux, parfois sur le filament lui-même. Le
carpogone, étroitement lagéniforme, s’effile en un trichogyne
assez long ; il est sessile ou porté par un ramule unicellulaire.
Le gonimoblaste forme un corymbe semblable à celui de VA.
Source : MNHN, Paris
121
coryrribiferum, mais les carpospores sont moins nombreuses.
Elles sont ovales ou oblongues (fig. 24).
Les organes mâles se trouvent souvent au voisinage des
carpogones, les androphores sont très simples ; deux sperma-
tanges à l’extrémité d’une cellule mère ou bien un androphore
bicellulaire supportant trois ou quatre spermatanges. Parfois
les organes se trouvent sur deux articles voisins. Les monos-
sporanges, sessiles, à l’extrémité des articles basilaires des ra¬
meaux ou réunis par deux sur un court ramule unicellulaire,
sont ovoïdes et ont environ 8-10 X 12-14 jt. Cette espèce est
monoique.
Dist. géogr. — Saint-Malo (Thuret et Bornet, sur Dudresnaya cocci-
nea rejeté, juin, juill.) ; Bkkst ( Croiimi . in Desmazières, PI. crypt. de
France, n” 1040, Ceramium Daviesii Bonn., antea Cer. roseolum Ag., sur
le Stilophora rhizoides, août ; Crouan, Alg. mar. Finist. n" 115, Call. Da¬
viesii, sur le St. rhizoides et le Cer. rubrum).
10. — A. corymbiferum (Thur.) Batters, 1902, p. 59 ;
Chantransia corymbifera Thuret in Le Jolis, 1863, p. 197, par-
tim.
Icon. — Bornet et Thuret, Notes algol. PL V.
C’est sur un échantillon de cette espèce, recueilli à Belle-
île, que Thuret observa pour la première fois les organes se¬
xuels des Acrochactium ; les carpospores et les spermatanges,
agglomérés en corymbe lui suggérèrent le nom spécifique. Il en
publia la diagnose dans la « Liste » de Le Jolis et une longue
description dans les « Notes algologiques, p. 17 » qu’accompa¬
gnèrent de beaux desseins de Riocreux. Bornet (1904) montra
que deux espèces avaient été confondues dans la diagnose ori¬
ginale, différant entre elles notamment par leur appareil fixa¬
teur ; le véritable A. corymbiferum est fixé par des filaments
endophytes, l’autre espèce, simplement épiphyte, fut nommée
par BORNET, Ch. efflorescens var. Thuretii (Voir plus loin).
L’A. corymbiferum forme sur YHelmmthocladÂa purpurea
un gazon rougeâtre, haut de 0,5 à 2 mm. ; comme l’A. subtilis-
simurn, il est fixé par une spore qui conserve ses dimensions,
elle est ovale et a environ 12 X 15 y.. Les filaments endophytes
Source : MNHN, Paris
— 122 —
Fig. 25. — A. corymVifennn. — 1, fragment â'Helminthocladia purpurea,
enveloppé par VAcrochaetinm corymbifcntm ; 2, deux rameaux fructifies,
mâle à droite, femelle à gauche ; 3, rameau mâle ; 1. rameau sporan-
gifère ; 5-10, fécondation et premier stades du gonimoblaste ; 11, goni-
moblaste. (1, X 0,7 ; 2, X 18 ! 3, 4, 11, X 160 ; 5-10, x 265). D’après la
PI. V des Notes algologiques, dessins de Riocreux.
Source : MNHN, Paris
— 123 —
émis par la spore sont si développés et se ramifient tellement
dans tout le tissu cortical de l’hote que la découverte de cette
spore qui ne se rencontre qu’à la base des touffes primaires,
demande parfois quelques recherches (fig. 26-b). Les filaments
dressés ont de 8 à 9 /x de diamètre et les articles, qui contien¬
nent dans leur partie supérieure un chromatophore en plaque
pariétale découpée avec
un pyrénoide, sont de 5
à 7 fois plus longs que
larges. Les filaments
portent échelonnés sur
toute leur longueur, de
longs rameaux généra¬
lement seconds, qui s’ef¬
filent en pseudo-poils.
Les poils unicellulaires
semblent manquer (fig.
25).
Les organes repro¬
ducteurs sont générale¬
ment placés sur les pre¬
miers articles des ra¬
meaux. Le carpogone
lagéniforme, surmonté
d’un trichogyne de lon¬
gueur sensiblement éga¬
le, est porté sur un
ramule uni ou bicellulaire. Après la fécondation, le carpo¬
gone émet une série de filaments sporogènes courts mais
assez nombreux dont les articles terminaux donnent des
carpospores d’environ 9 X 14 !*. Leur ensemble forme un co-
rymbe. Les organes mâles, groupés en androphores forment
des corymbes également ; les formes jeunes ressemblent au
type de l’A. rhipidandrum où les spermatanges sont portés sur
un ramule ramifié unilatéralement et dans un plan. Mais, plus
tard, les ramules se ramifiant plus abondamment, un certain
bifcrum, b. base de la plante ; e, chro¬
matophore. (X 250).
Source : MNHN, Paris
nombre de spermatanges sont rejetés sur le côté et l’ensemble
prend alors la forme d’un corymbe.
Les monosporanges, solitaires ou groupés par 2 ou 3, sont
portés sur un ramule unicellulaire ; ils sont oblongs et ont en¬
viron 8-10 X 15-18 [i.
Cette espèce est dioique ; on trouve des filaments mâles
et des filaments femelles côte-à-côte dans la même touffe. Les
sporanges se trouvent sur- les filaments sexués, souvent sur les
rameaux supérieurs.
Dist. géogr. Belle-Ile ( Thurct. août) ; Biarritz (Thuici et
Bornet, août, sept.) ; Guéthary (Tliurct, in Lloyd, Alg. Ouest, il" 383,
juill.).
11. — A. Nemalioms (De Not. ) Bornet, 1904, p. XX ;
Callithamnion Nemalionis De Notaris, Erb. critt. ital. n° 952,
cum. desc.
Icon. — ROSENVINGE, 1909, fig. 53-54.
Cette Algue forme des touffes hautes de 4 à 5 mm., rou¬
geâtres, sur le NemaMon lubricum et parfois sur le Liagora
elongata (Canaries, Vickers). Les filaments dressés ont des arti¬
cles d’environ 10 n de diamètre, qui sont de 3 à 5 fois plus
longs que larges ; ils sont fixés par un lacis de filaments qui
rampent dans le tissu de l’hote et émettent des filaments dres¬
sés, origine de nouvelles touffes. Les rameaux, peu nombreux
et alternes vers la base, deviennent abondants et souvent se¬
conds dans la partie supérieure ; il s’effilent, deviennent in¬
colores vers les extrémités et se transforment en pseudo-poils.
Cette espèce ne semble pas posséder de poils unicellulaires
(fig. 26-a).
Les monosporanges ont environ 10 X 18 p. ; ils sont situés
sur les articles inférieurs des rameaux, solitaires ou réunis par
groupes de 2 ou 3 sur un ramule uni-ou bicellulaire plus rare¬
ment sessiles.
Dist. géogr. Biarritz (Thurct et Bornet. juill., août) ; Banyui.s
(Sttuvageau) ; Antibes (Thuret et Bornet. janv.).
12. — A. Codii (Crouan) Bornet, 1904, p. XX ; Callitham-
— 125 —
nion Codii Crouan, 1860, p. 135.
Cette Algue a été découverte par les frères Crouan au Dé-
lec, en avril « sur le Codium elongatum, sur lequel il forme des
gazons serrés » de 2 à 3 mm. de hauteur. Les articles des fila¬
ments ont de 15-20 p. de diamètre et sont de (1 1/2) 2 à 3 (4)
fois plus longs que larges.Auniveau de la surface du Codium,
les filaments se continuent
dans les tissus entre les utri-
cules, où ils se ramifient,
s’entrelacent et constituent
un faisceau serré s’enfonçant
comme un clou, suivant l’i¬
mage employée par Bornet.
Les articles des filaments en-
dophytes sont souvent plus
allongés, ils ont 12-20 X 60-
70 et sont de 3 à 6 fois plus
longs que larges. Les ra¬
meaux sont assez rares à la
base des filaments et plus
abondants vers les extrémi¬
tés où ils restent assez courts
et sont irrégulièrement dis¬
posés, seconds ou opposés.
Ils ont des articles larges de
10-13 ^ et 1 1/2-4 fois plus
longs que larges. Ils ne sem¬
blent pas porter de poils et
ne s’effilent pas en pseudo-poils, mais s’atténuent légèrement,
les derniers articles ayant 8-10 ^ Les sporanges, allongés, de
12-15 X 18-20 u. sont irrégulièrement disposés le long des ra¬
meaux, mais souvent ils se trouvent sur les articles basiliaires,
portés par un ramule unicellulaire (fig. 27). Les sporanges, d’a¬
près l’échantillon authentique conservé dans l’herbier Thuret, ne
semblent contenir que des monospores. Bornet dit n’avoir pu
reconnaître si les sporanges contenaient des monospores ou des
tétraspores, mais il a néanmoins rangé cette espèce parmi les
Fig. 27. — A. Codii ; a, extrémité
d’un filament ; b. fil. endophyte
émettant un fil. dressé ; c, spo¬
ranges. (a, c, X 180 ; b, X 40).
Source : MNHN, Paris
Acrochactium. Cependant les frères Crouan (Flor. Finist., p.
135) ont identifié leur Call. Codii avec le Call. caespitosum J.
Ag. ; cette dernière Algue est bien différente, elle est épiphyte
et fixée par des filaments rampants.
Dist. géogr. — Brest (Crouan , sur le C. elongatum, avril) ; Casa¬
blanca ( Dollfm , sur le C. elongatum, juin).
13. — A. endozoicum (Darbishire), Ber. d. deutsch. bot.
Ges., XVII, 1899, p. 13.
Xeon. — Darbishire, loc. cit., Taf. I.
Darbishire a donné de cette espèce la diagnose suivante :
Le thalle très ramifié, croît dans la membrane externe de YAl¬
cyonidium gelatinosum où on peut le rencontrer jusqu’à 1 mm.
de profondeur. Il est surtout abondant dans les excroissances
de la surface. Les cellules végétatives ont 6,8-13 X 6,8-25 i*. De
nombreux filaments dressés s’élèvent à angle droit, percent la
membrane de YAlcyonidium et s’épanouissent à l’extérieur où
se forment les sporanges. Les rameaux fertiles ont jusqu’à 85 h-
de hauteur et sont peu ramifiés. Les sporanges sont ovales et
ont 12 X 10 V- Des P° ils n ’ Dnt pas été observés -
Chemin a signalé cette Algue à Luc (1923, p. 58) où elle
forme des taches rougeâtres dans YAlcyonidium. Les taches
sont formées par de nombreux filaments très irrégulièrement
ramifiés. Les cellules, étranglées aux articulations ont de 2,5 à
5 il, et sont de 1-2 fois plus longues que larges.
D’après Malard (in Chalon, Liste, p. 213) cette espèce
n’est pas rare dans YAlcyonidium gelatinosum dragué au petit
Nort (Saint-Vaast), pendant l’automne et l’hiver, mais elle est
beaucoup plus rare dans les Alcyonidium de la côte.
Chalon a aussi signalé cette Algue, d’après une détermina¬
tion de HE'DRICH, dans le corps gélatineux du Flustra hispida
à Roscoff (Roche du Loup) et à Crozon (falaise de Pen-Tir).
Batters, dans son « Catalogue of. Brit. mar. Alg. (Jouin.
of Bot., 1902) a signalé, comme croissant sur les côtes anglaises
de la Manche, les trois Acrochaetium endophytes suivants :
A. Brebneri (Batt.) ; Rhodochorton Brebneri Batters,
1897, p. 437, 1900, tab. 414, fig. 17 ; Chantransia Brebneri
Rosenvinge, 1909, p. 82.
Filaments primaires couchés à rameaux diVariqués, large¬
ment séparés les uns des autres. Filaments irrégulièrement
noueux, d’environ 9 n de diamètre, enfoncés dans les tissus du
Gloiosiphonia capiüaris. Poils et rameaux fertiles dressés, fai¬
sant légèrement saillie au-dessus de la surface. Rameaux dres¬
sés très et irrégulièrement ramifiés, formant des touffes denses,
généralement plus ou moins séparées l’une de l’autre. Cellules
longues de 9-60 n. Tétrasporanges terminaux ou latéraux, (dans
ce dernier cas, portés sur des ramules courts), grands relative¬
ment à la taille de la plante, solitaires ou groupés, ovales ou
oblongs, longs de 18-30 ,u., larges de 20-30 p. (Plymouth, juin,
leg. Brebner).
A. Chylocladme Batters, 1902, p. 58 ; Colaconema Chylo-
cLadiae Batters, 1896, p. 8.
Filaments minces, droits ou très légèrement flexueux, pres¬
que simples ou peu ramifiés, deux filaments réunis parfois par
une ou plusieurs branches latérales. Cellules presque cylindri¬
ques, très longues, souvent de 8 à 10-12 fois plus longues que
larges, ayant de 2,5-3 i* de diamètre. Sporanges terminaux ou
latéraux, ovales, de 6-8 X 4-6 Base en forme de coupe du spo¬
range non visible.
Dans les parois du Chylocladia ovalis (Torquay, Batters ;
Plymouth, Brebner, sept.).
Van Heurck (1908, p. 49) a signalé cette Algue à Jersey.
Batters a en outre décrit une var. pulchrum, dans les
Sertulaires.
A. endophyticum Batters, 1896, p. 386 ; Chantransia endo-
phytica De Toni, Add. p. 63.
Espèce microscopique, endophyte dans le tissu cortical de
VHeterosiphonm coccinea. Filaments primaires couchés, plus
ou moins renflés par place, très et irrégulièrement ramifiés,
entrelacés, formant un réseau d’où s’élèvent des filaments dres¬
sés, très courts, de quelques cellules qui se frayent un passage
à travers le tissu cortical de l’hôte et se terminent par un spo-
Source : MNHN, Paris
128 —
range. Cellules des filaments rampants 6-8X3^; cellules des
filaments dressés aussi longues ou un peu plus longues que lar¬
ges, et d’environ même diamètre que les filaments rampants.
Monospores presque globuleuses, d’environ 6 u de diamètre, ter¬
minant les filaments dressés qui ne sont composés que de 1 ou
3 cellules (Plymouth, Brebner).
III. Espèces épiphytes à base multicellulaire
14. — A. mahumetanum nov. sp.
Cet Acrochmtmm colore en rose des filaments de Chaeto-
morpha sur lesquels il forme des gazons largement étalés. La
spore en germant se divise en deux cellules par une cloison
verticale, elle est à peu près circulaire vue de dessus et a de
10 à 12 ix de diamètre, elle apparaît hémisphérique vue de profil.
Elle se distingue des filaments rampants par sa forme et sa
taille et semble persister, car elle est visible tant que les buis¬
sons que forment les filaments dressés ne l’ont pas recouverte.
Elle émet des filaments qui rampent à la surface de l’hôte, cha¬
que demi cellule pouvant en donner de 1 à 3. Les cellules sont
irrégulièrement arrondies et ont environ 7-8 X 10 ^ es ® a ‘
ments rampants deviennent plus ou moins longs, se ramifient, et
par leur confluence donnent finalement une sorte de base paren¬
chymateuse. Ils produisent des filaments dressés, les premiers
étant habituellement fournis par le spore, hauts de 30 a 100 ;x
qui restent simples ou peuvent se ramifier, les rameaux étant
généralement unilatéraux. Les articles sont cylindriques ou par¬
fois un peu renflés à leur partie supérieure ; ils ont environ 5 <x
de diamètre et sont de 2 à 3 fois plus longs que larges. Des
poils unicellulaires sont fréquents (fig. 28).
Les sporanges sont généralement sessiles sur le côté des
filaments mais ils peuvent être aussi portés par un pédicelle
unicellulaire. Ils sont ovales et ont (5-) 7-8 (9) X 1° «*• A cote
de ces sporanges développés sur des rameaux, se trouvent des
formes naines, le sporange se développant sur un pédicelle uni-
cellulaire né lui-même d’un filament rampant. On en trouve
même de sessiles sur ces filaments. Les sporanges ne contien-
Source : MNHN, Paris
— 129
nent que des monosporanges, cependant l’un d’entre eux m’a
semblé divisé en deux dispores.
Cette Algue est voisine de VA. humile (Rosenv.) ; elle en
diffère par ses filaments dressés plus développés, fréquemment
ramifiés et dont les cellules terminales ne sont pas renflées.
Dist. géogr. — Alger ( Bory , sur des filaments de Chaetomorpha).
S, cellule pilifère ; h, i, filaments vus de profil. (X 400).
15. — A. leptonema (Rosenv.) Bôrgesen, 1915, p. 30 ;
Chantransia leptonema Rosenvinge, 1909, p. 118 ; Ch. minu-
iissima Thuret non al. in herb. ; Bornet, 1904, p. XXII.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 46-48.
Cette Algue croît sur les fibres des rhizomes de Posidonies ;
elle y forme de petites touffes de 100 à 300 s* de hauteur. Elle
est fixée par des filaments rampants qui émettent des filaments
dressés. Souvent ces filaments rampent le long de la marge des
libres, mais, dans les parties planes, ils peuvent plus ou moins
confluer. Les filaments dressés ont environ 4 ^ de diamètre et
leurs articles sont environ trois fois plus longs que larges ;
9
Source : MNHN, Paris
130 —
la base est généralement assez nue, mais, dans la partie supé¬
rieure s’élèvent quelques rameaux courts, composés de deux ou
trois cellules, irrégulièrement disposés. L’axe et les rameaux
portent des poils. Les sporanges sont de petite taille, de 5 X 9 /*>
Fig. 29. — A. leptonema ; a. b, c, divers fil. dressés ; e, fil. vus
de profil ; d, sporanges vus de profil, sessiles sur les fil.
rampants (X 350).
ovales et disposés généralement à l’extrémité des ramules. Par¬
fois les filaments dressés sont réduits à quelques cellules et on
peut même rencontrer des sporanges sessiles sur les filamen '
rampants (fig. 29).
Je rapporte cette Algue au Ch. leptonema Rosenv. des
côtes danoises auquel elle ressemble par son appareil fixateur,
ses dimensions, ses rameaux courts et peu nombreux. Le Ch.
Source : MNHN, Paris
— 131 _
leptonema présente cependant des sporanges plus grands (10-12
5X5,5-6,5).
•lonS 1 ' SéO0r - - ,n " rC '- m *»"• «-» de Posi-
16. — A. Thuretii (Eorn.) Coll, et Hervey, Alg. Berm., p.
98 ; Chmitransia Thuretii Kylin, 1907, p. 119 ; Ch. efflorescens
var Thuretii Bornet, 1904, p. XVI.
Icon. — Bornet, 1904, PI. 1 ; Kylin, 1907, fig. 28 ; Rosen-
VINGE, 1909, fig. 30-34.
Bornet a montré que deux espèces avaient été décrites par
1HURET, (in Le Jolis, Liste, p. 197) sous le nom de Ch. corym-
Infera ; il donna ce dernier à la plante parasite de YHelmin-
hocladia (V. plus haut) ; et il rattacha la seconde espèce au
Ch. efflorescens Kjellm. sous le nom de var. Thuretii. Kylin
reconnu que la variété était bien distincte du type, notamment
!>ar la forme de ses c-hromatophores et ses articles plus courts.
La spore donne en germant, d’abord un filament dressé
puis des filaments rampants plus ou moins longs et plus ou
noins soudés entre eux qui forment un disque irrégulier et
omettent des filaments dressés secondaires. Les filaments dres-
és, hauts de 2-3 mm., ont à la base, des articles larges de 8 à
10 n et 2 à 3 fois plus longs que larges ; plus haut la largeur
liminue en même temps que la longueur des cellules augmen¬
tent ; les rameaux s’effilent en pseudo-poils et les derniers arti¬
cles n’ont plus que 4 ou 5 n et sont de 8 à 12 fois plus longs
me larges. Lescellulescontiennent un chromatophore en plaque
pariétale, pourvu d’un pyrénoide et situé vers le tiers supérieur.
Les rameaux sont nombreux, seconds ou alternes, allonges et
divariques ; ils se décolorent vers les extrémités et s’effilent
en pseudo-poils, mais on ne rencontre pas de poils unicellu-
laires (fig. 30).
Les organes reproducteurs sont portés par des ramules
courts situés à l’aisselle des rameaux. Les spermatanges nais¬
sent souvent en petit nombre sur les articles supérieurs de ce
ramule et le carpogone est bourgeonné par l’un des articles infé-
Source : MNHN, Paris
Pig. 30. — A. Thuretii ; 1, aspect ; 2, rameau avec des gonimoblastes dans
le bas et des sporanges vers le haut ; 3. 4, rameaux portant à leur
aisselle des ramilles fructifères sur lesquels sont réunis les carpogones
et les spermatanges. (1, X 13 ; 2, X HO ; 3, 4, X 330). (D’après Bornet,
1904, ; 1, 2, dessins de Riocreux ; 3, 4, dessins de M. Guignard).
rieur mais certains ramules sont uniquement mâles (fig. ).
Les gonimoblastes se développent en touffe corymbiforme de
filaments ramifiés dont la dernière cellule donne des carpos-
pores oblongues de 9 X 18 h- Des monosporanges se trouvent
souvent sur les ramules fructifères, à côté des organes sexuels
ou occupant leur place ; ils sont plus petits que les carpospores,
et n’ont que 14-16 (-17) X 9-U y~
Cette espèce n’a été trouvée en France que par Thuret et
Bornet et toujours à l’état sexué. Rosenvinge a décrit un
• agama ressemblant absolument au type, mais à sporanges
plus grands (19-22 X 8-12 u.) et portant parfois des tetraspo-
i anges globuleux de 25-26 X 21-22
Les échantillons sexués se distinguent aisément de VA.
Daviesii, où les organes sexuels sont inconnus, mais les spéci¬
mens ne portant que des sporanges sont plus difficiles à déter¬
miner ; cependant, d’après Rosenvinge, VA. Daviesii a des
filaments plus épais, des cellules plus courtes et des sporanges
plus petits, souvent portés sur un ramule de deuxième ordre,
i l’aisselle des rameaux.
Dist. géogr. — Cherbourg ( Thuret et Bornet, sur le C. rubrum, sept.).
17. — A. Daviesii (Dillw.) Nageli, 1861, p. 171 ; Conferva
daviesii, Dillwyn, Brit. Conf., p. 73 ; Callithamnion Daviesii
llarv. ; Chantransia Daviesii Thuret, in Le Jolis, Liste, p. 106 ;
Trentepohlia mirabilis Suhr e specimine authentico in herb.
lus. parisiensis ; Callithamnion mirabile Kutzing, Sp. Alg.
p. 639.
Icon. — Harvey, Phyc. Brit., PL 314 ; Kylin, 1907, fig. 27 ;
Rosenvinge, 1909, fig. 34 ; Kutzing, Tab. phyc. XI, 56, d, et
60, a, b.
Cette Algue est fixée par des filaments ramifiés, rampants
i plus ou moins soudés entre eux en un disque. Les filaments
dressés ont de (8-) 9 à 12 (-13) n de diamètre et les cellules, à
parois assez épaisses, sont de (1-) 2 à 4 (-5) fois plus longues
que larges ; elles contiennent un chromatophore pariétal rem-
— 134
plissant presque toute la cellule, muni d’un gros pyrénoide. Les
rameaux sont assez souvent seconds, il se décolorent vers les
extrémités et s’effilent en pseudo-poils. Il ne semble pas y avoir
de poils (fig. 31).
A la base des rameaux se trouvent les sporanges, portés
par un pédicelle, rarement sessiles. Parfois, et c’est une disposi¬
tion caractéristique de l’espèce qui n’est pas toujours facile à
distinguer de PA. Thuretii, les sporanges sont portés sur un
rameau de deuxième ordre. Us sont généralement groupés ei
d’après un échant. authent. du Trcntepohlia mirabilis Suhr.
(X 250).
ont environ 10-11 X (1-4-) 16-18 p. Parfois des tetrasporangr
peuvent se rencontrer.
Organes sexuels inconnus.
Dans l’herbier du Muséum se trouve un échantillon authei -
tique du Trentepohlia mirabilis Suhr, recueilli à Biarritz, sur if
Chondrus crispus et dont Kutzing a fait son Callithamnion m -
rabile. Cette Algue n’est pas distincte de PA. Daviesii ; les fit' •
31, e, f, g ont été dessinées d’après cet échantillon.
L’A. Daviesii est très commun sur nos côtes occidentales; il
est généralement épiphyte, notamment sur le Rhodymenia pal-
mata que l’on recueille à basse mer. Hariot l’a récolté aussi sur
des Anatifes,
Source ; MNHN, Paris
135 —
Dist. géogr. — Fécamp (Debray, in Hauck et Richter, Phyk. univ.
ii ■ 59) ; Ahuomanchks (Lenormand, in Holienacker, Alg. mar. sicc. n° 366);
Saikt-Makcouf ( Hariot , sur Anatifes, sept.) ; Barfleur (Thuret, août) ;
Cherbourg (Chauvin, Alg. Norm. n» 160 ; Thuret et Bornet, sur Rh. pal-
mata, sept., oct, sur Desmarestia aculeata, déc.) ; Roscoff (Chemin).
Brest (Crouan, Alg. mar. Pinist. n" 118. Call. luxurians, sur l’Himan-
halia lorea, Laminaria sacckarina ; Crouan, in Desmazières, PI. c. de
Fiance, n" 1041) ; S a i nt-Gdén ole ! (juin, sur Rh. palmata, épiphyte sur
i.am. Cloustom) ; Le Croisic (Thuret et Bornet, juill.) ; sans loc. (LLoyd,
Alg. Ouest n" 448, sur Rli. palmata et autres algues, à mer basse. Aut.
hn.) ; Biarritz (Suhr. Trentepohlia mirabilis ; Thuret et Bornet, sur
Schizymenia Dubyi, juill.) Güétharï (Sanvageau. mars).
18. — A. Savianum (Menegh.) Nàgeli, 1861, p. 171 ; Calli-
Hiamnkm Savianum Meneghini, 1840, N 3 ; Kützing, Sp. Alg.
p. 641 ; Chantransia Saviana Ardissone, Phyc. Médit, p. 276,
partim.
Meneghini trouva cette Algue sur des feuilles de Zostères
lu port de Gênes. La description qu’il en donna a été reproduite
par Kützing dans son Sp. Alg. Elle a été confondue avec une
foule d’espèces et son nom a été donné à la plupart des Acro-
■hcætium méditerranéens. J’ai pu étudier un échantillon ori¬
ginal conservé dans l’herbier Montagne (fig. 32).
Cette Algue forme des touffes d’environ 1/2 mm. de hau¬
teur, fixées par un disque de filaments rampants soudés, sem¬
blable à celui de VA. Daviesii. Les filaments d essés ont à la
base des articles d’environ 10 a de diamètre et sont 1 1/2
ois plus longs que larges. Plus haut les cellules sont plus min¬
es ; elles ont environ 8 y. et sont 3 fois plus longues que larges.
Ces filaments sont simples ou portent quelques rameaux épars ;
nais vers le haut naissent des bouquets de rameaux souvent
seconds, plus ou moins longs, quelquefois ramifiés à leur tour.
Ces rameaux s’effilent et, à leur extrémité, les articles n’ont
plus que 3 ou 4 /i et sont 6 fois plus longs que larges.
Les sporanges ont environ 10-11 X 17-21 y. ; ils sont géné-
alement solitaires (plus rarement par 2) sur un ramule uni-
cellulaire, à la base des rameaux. Parfois ils sont terminaux
air des ramules plus ou moins longs.
Cette espèce est très voisine de VA. Daviesii; elle en diffère
par ses membranes plus minces, ses sporanges solitaires, sa
ramification moins abondante.
Elle a été recueillie à Gênes, sur des feuilles de Zostères.
Source : MNHN, Paris
19. — A. caespitosum (J. Ag.) Nàgeli, 1861, p. 171 ; Calli-
thamnion caespitosum J. Agardh, Sp. Alg., p. 18.
J. Agabdh a décrit son espèce d’après un échantillon en¬
voyé de Brest par les frères CROUAN qui la distribuèrent en¬
suite dans leurs « Algues du Finistère » sous le n° 121. Cette
Algue forme sur les Patelles un gazon rouge foncé, haut de
1 cm. environ. Elle est fixée, comme les Rhodochorton, par des
137 —
filaments rampants enchevêtrés d’où s’élèvent des filaments
dressés à articles de 15-20 n et 3-5 fois plus longs que larges.
Les filaments, nus vers la base, sont richement pourvus, vers le
haut, de ramules assez courts, divariques, irrégulièrement dis¬
posés, alternes, seconds ou parfois opposés, à articles de 10-15 M
et 2-4 fois plus longs que larges. Un certain nombre s’atté¬
nuent légèrement aux extrémités ; ils n’y a pas de poils uni-
Fig. 33. — A. caespitosum ; a, b, aspect de la
ramification ; c, sporanges. (X 250).
cellulaires. Des sporanges nombreux sont disposés sur les arti¬
cles inférieurs de ces ramules et portés généralement sur un ra-
inule uni-ou bicellulaire, solitaires ou réunis par 2 ou 3,
oblongs, ayant environ 9-15 X 20-30 On ne rencontre le plus
souvent que des monosporanges, mais certains sont divisés en
deux ou quatre spores (fig. 33).
Le C. caespitosum J. Ag. a été placé parmi les Acrochae-
tium par Nageli et Batters (Catal., 1902) ; au contraire
Source : MNHN, Paris
— 138
Bornet, se basant sur la présence de tétrasporanges, le consi¬
dère comme un Rhodochorton. L’absence de poils vient à l’ap¬
pui de cette thèse, cependant l’allure de la ramification, la pré¬
sence de sporanges le plus souvent indivis
rapprochent cette Algue des Acrochaetium.
Je n’ai malheureusement pu observer le chro-
matophore qui semble remplir la cellule.
Le Ch. Lorrain-Smithiae Lyle (1920) qui
ne me paraît pas distinct de VA. cmspitosum,
a été recueilli à Guesnesey, sur le Saccorhiza
polyschides (= S. bulbom).
Dis!, géogr. — Johourg (Corbière) ; Saint-Malo,
île de Cézembre ! (sur Patelle, mars, sur F. serratus,
sept.) ; Ouessast ! (sur Patelle, avril) ; Brest
(Crouan. Alg. niar. Finist. n“ 121, sur la Patella vul-
garis, print.) ; Belle-Ile (Thurct. sur les rochers, à
basse mer, août).
20.— A. Lenorlnandi (Suhr) Nageli, 1861.
p. 171 ; Callithamnion Lenormandi Suhr, in
Kiitzing, Sp. Alg., p. 640.
Icon. — Kützing, Tab. phyc., XI, 57.
La description et le dessin ci-joints sont
faits d’après un échantillon authentique de
Lenormand, conservé dans l’herbier Thuret
provenant de la même touffe de Chaetomor
pha que l’exemplaire envoyé à Suhr et étudie
par Kützing (fig. 34).
L’Algue est fixée de la même façon que
VA. virgulatum, de ce disque minuscule s’é-
Fig 34 — i Te- ^vent 1'^ filaments dressés, hauts d'environ
normandi. (X 250).. 1/2 mm. souvent simples dans le tiers infé¬
rieur, pourvus plus haut de rameaux peu dé¬
veloppés et généralement seconds non atténués aux extrémités.
Les articles des filaments ont environ 5-7 p. de diamètre et son
de 2-4 fois plus longs que larges ; les poils unicellulaires soin
assez nombreux. Les monosporanges sont solitaires ou réunis
Source : MNHN, Paris
— 139 —
par groupes de deux ou trois sur des ramules courts de 1-3 cel¬
lules ; ils sont presque globuleux et ont 10 X 12 ^
De Toni (Add. p. 58) pense que l’A. Lenormandi n’est
qu’une forme de l’A. virgulatum f. secundata.
Dlst. géogr. — Cherbourg (Lenormand . sur le Chaetomorpha aerea).
21. — A. virgatulum (Harv.) J. Ag., 1892, p. 48 ; Callitham-
nion virgatulum Harvey, in Hooker, Brit. Flora, p. 349.
Cette Algue, haute de 1 à 2 mm. vit en épiphyte sur diverses
Algues et sur les Zostères ; elle est fixée par un disque paren¬
chymateux qui, à l’état jeune, est composé d’une cellule triangu¬
laire centrale de trois périphériques ; le premier filament dressé
s’élève de la cellule centrale, mais les cellules périphériques
peuvent se diviser et donner des filaments rampants peu déve¬
loppés d’où s’élèvent de nouveaux filaments.
Les cellules contiennent un chromatophore situé dans la
partie supérieure de la cellule et émettant des prolongements
vers le haut et le bas ; il est muni d’un pyrénoide net.
üîosenvinge (1909, p. 109) après une étude minutieuse, est
arrivé à conclure que les Chantransia virgulata, Ch. luxurians
et Ch. secundata n’étaient que des formes d’une même espèce ;
cependant Kylin (1910, p. 10) pense que l’A. secundatum est
une espèce distincte, tout en admettant que la détermination
de certaines plantes soit très difficile.
a) f. luxurians (J. Ag.) Rosenv., 1909, p. 110 ; Callitham-
iiion luxurians J. Ag., Sp. Alg., II, p. 14 ; Chantransia
luxurians Kylin, 1907, p. 117 ; Ch. virgatula Thuret in Le
Jolis, 1863, p. 109 ; Trentepohlia virgatula Farlow, 1882,
p. 109.
Icon. — Harvey, Phyc. Brit., PI. 31, Borgesen, Mar. Alg.
Faeroer, fig. 52 ; Farlow, loc. cit. PI. X ; Kylin, 1907, fig. 26 ;
Rosenvinge, 1909, fig. 37.
Filaments de 8-12 p, à cellules de 3-5 fois plus longues que
larges ; presque chaque cellule porte un court ramule de 1-3
Source : MNHN, Paris
cellules portant 1 ou 2 sporanges de 10-15 X 18-22 n. Ramules
souvent seconds, parfois opposés (fig. 35).
b) f. secundata (Lynb.) Rosenv., 1909, p. 112 ; Callitham-
nion Daviesii secundatum Lyngbye, Hydr., p. 129 ; Acrochae-
tium secundatum NSg, 1861, p. 405 ; Chantmnsm secundata
Thur., in Lejolis, 1863, p. 106.
Icon. — Borgesen, Mar. Alg. Faeroes, fig. 51
1907, fig. 24 ; Rosenvinge, 1909, fig. 39-41.
Filaments de 7-12 (-14) /x de diamètre, à articles de 1-3
fois plus longs que larges, très ramifiés, les rameaux se déve¬
loppant généralement plus d’un côté
que de l’autre. Sporanges de 10-18 X
12-22 n habituellement indivis, mais
parfois divisés en tétraspores. Les ra¬
meaux sont moins atténués que dans
la f. luxurians, la plante plus petite
mais plus robuste, les rameaux plus
courts, les articles moins longs (fig. 36).
L’A. virgulatum se distingue net¬
tement par son appareil fixateur, sa
Ramification et ses sporanges nombreux
s’étageant le long des filaments. Il est
le plus commun de tous les Acrochae-
Imm, sur nos côtes au printemps et en
été ; la f. secundata semble plus abon¬
dante dans la Méditerranée. Il croît
sur diverses Algues et la f. secundata
est commune sur les marges des feuil¬
les de Zostères où elle forme une frange
rougeâtre.
Fig. 36. — A. virgatnlum
1‘. secundata ; a, base ;
c, d, deux filaments ;
d, un tétrasporange.
(X 250).
Dist. géot|r. — f. luxurians — Cherbourg (Le Jolis. Alg. mar. Cher-
hourg, n" 201, août ; Thuret, sur Polys. Brodiaei, avril, sur C. rubrum,
sept.) ; >S'aint-Malo ! (août-sept., sur C. rubrum) ; Brest ( Crouan , Alg.
mar. Finist. n° 116, sur C. rubrum, été ; Thiébault ; Ledantec) ; Iles
Glêstans (Debray, mai, sur Corallines) ; Belle-Ile (Lloyd, Alg. Ouest n”
2)5, Call. Daviesii, parasite sur les petites algues, dans les flaques peu
profondes, chauffées par le soleil, juin, sept. ; Thuret) ; Biarritz (Rosen-
l'inge, mars, sur Codium).
Antibes (Bornet déc.)
f. secundata — Gris-Nez (Leblond, sur P. umbilicalis, sept.) ; Saint-
Vaast (Thuret, sur le Clad. rupestris, dans un courant rapide, sous le
l'ont de la Saire, sept.) ; Cherbourg (Pelvet, sur Chaetomorpha ; Hohe-
naeker, Alg. mar. sicc. n“ 170. Call. Lenormandi, sur Zostère ; Le Jolis,
Alg. Cherbourg n" 124, sur la Zostère, fév. ; Lloyd, Alg. Ouest n” 449, sur
Zostère, print. ; Thuret et Bomet, mars sur Zostère, avril sur Codium,
août sur Chaetomorpha, sept, sur C. rubrum, dans les petites flaques au
sommet des gros rochers) ; Saint-Malo ! (avril, sept, sur C. rubrum,
Codium, Zostère).
Brest ( Crotian . Alg. mar. Finist. n» 117, sur les Conf. aerea et rupes-
tris le Eh. pal mata) ; Le Choisît (Bomet. sur P. umbilicalis) ; Emiiov-
chure de l’Adoub (Thuret, sur le F. ceranoides) ; Guéthaby (Sauvageon )
sur Codium.
Marseille ( Tliurct , sur Posidonie, oct.) ; Antibes ( Thuret et Bornel,
ad Posidoniam, déc.) ; Ajaccio (Leblond).
Alger ( Bory) ; Carthage ! (fév. sur feuille de Cymodocée).
22. — A. pallens (Zanard.) Nâgeli, 1861, p. 171 ; Calli-
thamnion pallens Zanardini, Delle Callith., p. 12 ; Thamnidium
pallens Hauck, Beit., 1878, p. 187 ; Rhodochorton pallens
Hauck, Meeresalgen, p. 69.
Icon. — Hauck, 1878, Taf. II. fig. 4-6.
Cette Algue, à base multicellulaire forme des touffes d’en¬
viron 1 cm., rose pâle ; les filaments, incolores sous le micros¬
cope, ont de 10 à 12 [a de diamètre, ils sont munis de rameaux
généralement seconds, divariqués, allongés et s'atténuent vers
l’extrémité. Les articles des filaments sont de 5-6 fois plus
longs que larges, légèrement contractés aux articulations. Les
sporanges (généralement des tétrasporanges) sont disposés le
long des rameaux, souvent sur les premiers articles, rarement
sessiles, généralement par groupes de 1-3 sur de courts ramules
La description ci-dessus est empruntée à Hauck ; dan:
l’herbier Montagne se trouve un échantillon, recueilli pa
Solier, qui, autant que son mauvais état permet de s’en rendre
compte, semble se rapporter à la même espèce. Une note de
Solier indique que les sporanges contiennent des dispores.
Dist. géogr. — Marseille (Solier). Signalé par Batters à Seatox
(Devon) et par Zanardini et Hauck dans l’Adriatique où elle est assc
fréquente.
Le sous-genre Grania, créé par Rosenvinge (1909, p. 134)
se distingue des Acrochaetium par ses chromatophores en ru¬
bans allongés et spiralés, par la curieuse disposition du carpo-
gone qui peut être intercalaire et par ses carpospores en
chaînes.
L’A. efflorescens (J. Ag.) Nàg. qui appartient à ce sous-
genre ressemble à VA. Thuretii, mais en est bien distinct par
ses cellules étroites (4-7,5 sO et très longues, de 10-16 fois plus
longues que larges. Il n’a pas encore été trouvé en France,
mais Batters l’a signlalé à Swanage, épiphyte sur Dudresnaya
et Naccaria.
Batters (Catal., p. 86) cite sur les côtes anglaises de la
Manche l’espèce suivante qui a une base multicellulaire et n’a
pas encore été signalée sur les côtes françaises.
A. minutum (Suhr) Nàgeli, 1861, p. 171 ; Rhodochorton
minutum Reinke, 1892, p. 59, Taf. 40.
Touffes de 0,4-1 mm. de hauteur, épiphytes, fixées par des
filaments rampants ramifiés, fortement adhérents au substra¬
tum, réunis parfois en pseudo-parenchyme. De ces filaments
s’élèvent des filaments dressés à rameaux nombreux, unilaté¬
raux, se terminant en poils incolores et unicellulaires. Articles
de 5-10 fj., 2-6 fois plus longs que larges. Chromatophores soli¬
taires ou peu nombreux dans chaque cellule, en forme de pla¬
que, de contour irrégulier. Tétrasporanges solitaires ou réunis
par deux, sessiles ou sur un rameau très court. Après la mise
en liberté des spores, la cellule sous jacente bourgeonne dans
l'enveloppe vide, comme dans les Sphacelaria.
Cette description de Reinke est accompagnée d’un beau
dessin de KUCKUCK, qui montre un chromatophore en plaque
pariétale. Ce caractère, l’abondance des poils, la forme de la
ramification indiquent que, malgré la présence des tétraspo¬
ranges, cette Algue doit être rangée plutôt dans les Acrochae-
tium que dans- les Rhodochorton. Batters l’a trouvée à Wey-
mouth. .
Rhodochorton Nfigèli
Le genre Rhodochorton fut créé par NAGELI (1861, p. 121)
pour les Callitlu.. union Rotliii et C. floridulum, deux ans avant
que Thuret ne donnât aux mêmes plantes le nom générique de
Thamnidium (in Le Jolis, 1863, p. 110).
D’après ces deux auteurs, les Acrochaetium (ou Chantran-
sia) étaient caractérisés par la présence de monosporanges et
séparés des Céramiacées où prenaient place les Rhodochorton,
à cause de leurs tétrasporanges. On a vu que des tétrasporanges
pouvaient se rencontrer chez les Acrochaetium ; la distinction
entre les deux genres basée uniquement sur ce caractère est
donc devenue insuffisante. Les organes sexuels des Rhodochor¬
ton étant encore inconnus (sauf les spermatanges peu signifi¬
catifs du Rh. penicilliforme, décrits par ROSENVINGE, 1923,
p. 389) la place de ce genre reste problématique.
Les auteurs modernes, notamment Rosenvinge, se servent
surtout comme caractère distinctif de la forme des chromato-
phores : dans les Acrochaetium on ne trouve habituellement
qu’un seul chromatophore étoilé muni d’un pyrénoide ; les
Rhodochorton, au contraire, comme l’ont montré Kuckuck
( 1897, p. 345) et Rosenvinge possèdent soit plusieurs chroma-
tophores en forme de rubans irréguliers sans pyrénoide (Rh.
Rothii, Rh. penicilliforme, R h. membranaceum), soit plusieurs
chromatophores étoilés pourvus chacun d’un pyrénoide central
(Rh. floridulum) (fig. 39, f. g.).
Cependant, parmi les Acrochaetium, le sous-genre Grania
possède dans ses cellules plusieurs chromatophores en ruban.
Alors qu’on rencontre des poils dans les tous les Acrochae¬
tium, il est extrêmement rare d’entrouver chez les Rhodochor¬
ton ; seul, Kuckuck en ayant observé un unique dans le Rh-
membranaceum.
La ramification est aussi un peu différente dans les deu:
genres. Les Acrochaetium sont habituellement richement rami
fiés et montrent un axe net pourvu de rameaux latéraux sou
vent assez courts, tandis que les Rh. floridulum et Rh. Rothii
possèdent des rameaux peu nombreux sauf vers les extrémités,
irrégulièrement disposés, s’élevant parallèlement à l’axe et dif¬
ficiles à distinguer de ce dernier.
Nombre d’Algues primitivement incluses parmi les Rhodo¬
chorton, surtout à cause de leurs tétrasporanges, sont devenues
des Acrochaetium. Le Rh. chantransioides Reinke (1889, p. 23.
Taf. 21) est considéré comme une forme asexuée, munie de té¬
trasporanges, de l’A. efflorescens (Kylin, 1906, p. 113 ; Rosen¬
vinge, 1909, p. 134) ; le Rh. Brebneri Batters (1897, p. 437,
1900, tab. 414) est devenu le Chantransia Brebneri Rosenvinge
(1909, p. 82) ; le Rh. seiriolanum Gibson (1891, p. 204) est
maintenant VAcroch. seiriolanum Rosenvinge (1923, p. 388).
11 semble donc préférable, pour la facilité de l’étude et en
attendant que les organes femelles des Rhodochorton soient
connus, de mettre les Rhodochorton près des Acrochaetium
plutôt que de les placer comme « genus incertae sedis » à la
suite des Céramiacées. D’ailleurs la présence de pyrénoides
dans les chromatophores du Rh. floridulum est un caractère de
Nemalionales.
Les Rodochorton forment des gazons ou des touffes dont
l'appareil fixateur varie considérablement. Il peut consister 1)
n simples filaments lampants enchevêtrés sans disques adhé¬
sifs (Rh. Rothii, Rh. floridulum) ; 2) en filaments ramifiés et
soudés entre eux, endozoiques (Rh. membranaceum) ou épi-
phytès (Rh. Hauckii ) ;3) en filaments soudés entre eux et si¬
mulant un disque irrégulier (Rh. penicilUformé).
De l’appareil fixateur s’élèvent des filaments dressés, mo-
iosiphonés peu ramifiés, sauf vers les extrémités, les rameaux
devenant rapidement parallèles aux axes principaux et diffi¬
ciles à distinguer de ces derniers.
Les cellules contiennent un noyau et plusieurs chromato-
l'bores dont la description a été donnée plus haut.
Ges Algues se reproduisent par spores provenant de té-
rasporanges cruciés. Les organes sexuels sont inconnus ; dans
V seul Rh. penicilliforme, ROSENVINGE (1923, p. 389) a décrit
des spermatanges formés de petits groupes de cellules arrondies
et situés à côté des tétrasporanges.
Rosenvinge a aussi décrit, chez les Rh. islandicum Rosenv.
I Rh. Rothii, une sorte de multiplication végétative s’opérant
by fragment of the thallus consisting of a branched filament
loosening from the rnother plant and producing at the surface
of fracture a downward growing filament ».
A. Algues composées de filaments rampants et de
filaments dressés.
a. Algue aérienne vivant en dehors de l’at¬
teinte des embruns.
3. Rh. purpureum
— 146 —
b. Algues marines ou mouillées par les em¬
bruns.
+. Tétrasporanges s’étageant unilatéra¬
lement le long de la partie supérieure
des filaments et des rameaux.1. Rh. floridulum
Tétrasporanges en bouquets latéraux
vers l’extrémité des filaments. 2. Rh. Rothii
-j-. Sporanges souvent terminaux et soli¬
taires.
o. Algue endozoique.4. Rh. membranaceum
o. Algue épiphyte.6. Rh velutinum
B. Algue composée uniquement de filaments ram¬
pants.5. Rh. Hauckiï
1. — Rh. floridulum (Dillw.) Nàgeli, 1861, p. 124 ; Cou
ferva floridula Dillwyn, Brit. Conf., p. 73 ; Callithamnion fh
ridulum Agardh, Sp. 188 ; Thamnidium floridulum Thuret, i
Le Jolis, 1863, p. 111).
Icon. — HARVEY, Phyc. Brit., PI. 120 A ; KüTZING, Tab.
phyc., XI, 60 ; Le Jolis, 1863, tab. VI ; Kuckuck, 1897, p. 20,
fig. 6.
Cette espèce forme des gazons hauts de 2 à 5 cm., formés
de filaments dressés dont les articles ont de 18 à 30 /* de diam< -
tre et sont de 2 à 5 fois plus longs que larges. La base est for¬
mée de filaments rampants enchevêtrés à articles de
22-28 X 60-100 ix. Les filaments dressés se ramifient peu, sauf
vers les extrémités où un certain nombre de rameaux sont émi ,
souvent unilatéralement. Les cellules, ainsi que l’a montré
Kuckuck, contiennent un seul noyau et plusieurs chromato-
phores étoilés, munis chacun d’un pyrénoide (fig. 39, f).
Les tétrasporanges cruciés sont ovales et ont environ
22 X 30 ix -, ils sont groupés par 2 à 6 sur de courts ramules
et disposés en séries de façon caractéristique le long des ra¬
meaux, vers leur extrémité et sur leur côté interne (fig. 37).
Cette Algue est très commune sur nos côtes occidentales
où on la rencontre toute l’année, mais les sporanges n’ont été
vus que d’octobre à mars. Elle vit à mi-marée ou à basse mer,
sur les rochers couverts de sable avec lequel elle forme des
Source : MNHN, Paris
— 147 —
masses globuleuses ou des tapis épais, durs et solides d’un
rouge souvent décoloré.
Dist. géogr. -
Ricliter, Pbyk .univ.
Gris-Nez (Leblond) ; Fécamp (Debray, in Hauck et
n" 10,) ; Etretat ( Mangin ) ; Cherbourg (Thuret et
Fig. 37. — Rh. floridulum ; d’après Riocreux,
in Le Jolis. (X 50 ; tétrasporanges X 160).
R omet, Le Jolis, Alg. mar. Cherb. n° 102 ; Hohenacker, Alg. mar. sicc.
n" 272, Call. roseolum ; Hohenacker, Meeresalg. n" 324) ; Saint-Malo ! ;
Roscoff (Vickers et Karsakoff) ; Brest (Crouan. Alg. mar. Finist. n° 122);
Le Croisic (Lloyd, Alg. Ouest n° 225, n° 370) ; Saint-Denis d’Oléron
(Sauvageon) ; Guéthary (Sauvageon).
2. — Rh. Rothii (Turt.) Nâgeli, 1861, p. 121 ; Conferva
Source : MNHN, Paris
Rothii Turton, Syst. of Natur, VI, p. 1896 (teste Dillwyn)
CalUthamnion Rothii Lyngb., Hydr., Dan. p. 129; Thamnidiu»
Rothii Thuret, in Le Jolis, Liste, p. 111 ; CalUthamnion spa /
sum Crouan, Flor. Finist., p. 135, non Carmichael.
icuu. — Naegeli, 1861, fig. 1, 3 ; Harvey, Phyc. Bri.
PL 120 B ; KüTZING, Tab. phyc., XI, 62 ; LE JOLIS, Liste, PL V
H. GlBSÔN, 1890, PL 34, fig. 6-11 ; KUCKUCK, 1897, p. 20, fig. 5;
BoRGESEN, Mar. Alg. Faeroes, fig. 61-64 ; Rosenvinge, 192:
fig. 328-330.
Le Rh. Rothii forme un tapis velouté d’un rouge vineu ;
caractéristique, haut de 2 mm. à 1 cm. ; il est fixé par de sim¬
ples filaments rampants composés d’articles de 15 (12-18) p (
diamètre et un peu plus longs que larges. Ces filaments en éme -
tent d’autres, dressés, de 10-15 /«. de diamètre, à articles ce
1 1/2 à 2 1/2 fois plus longs que larges. Ces filaments dresse s
peuvent émettre vers la base des filaments descendants et vers
le tiers supérieur se trouvent des rameaux disposés sans ordr ,
s’élevant à la même hauteur que les axes principaux dont il e t
difficile de les distinguer. Vers l’extrémité des axes ou des r -
meaux se développent des bouquets de ramules où prennent
naissance les tétrasporanges cruciés, oblongs, de 15-20 X 2'”
30 p environ. Comme l’a indiqué Harvey Gibson (1890), apr s
la déhiscence, la cellule mère peut bourgeonner un second spo¬
range dans l’enveloppe vide du premier. Ainsi que l’a montré
Kuckuck, les cellules à membrane assez épaisse, contienne it
un seul noyau et plusieurs chromatophores pariétaux en forme
de rubans irrégulièrement lobés et dépourvus de pyrénoides
fig. 38 et 39, g).
Les organes sexuels sont inconnus, mais Rosenvinge (Cf.
plus haut) a signalé une multiplication végétative par fragmen¬
tation du thalle.
Cette Algue est commune sur toutes nos côtes occidentale s :
elle existe à Tanger ; elle est inconnue sur nos côtes méditerra¬
néennes, mais a été signalée à Venise par Zanardini (Phyco h-
italica n° 3) et à Tripoli par De Toni. On la rencontre toute
l’année, mais les sporanges ne se trouvent qu’au printemps.
Source : MNHN, Paris
Le Rh. Rothii tapisse de son velours les grottes, les fentes
ombreuses et les dessous des rochers surplombants, situés au
iiiveau de la haute mer ou même au-dessus de ce niveau si les
embruns peuvent les atteindre, il croît aussi sous les Fucus
(X 50 ; tétrasporanges X 160).
’l.iicarpus. Mais il peut aussi descendre plus bas et ROSEN-
' :, ie l’a recueilli, sur les côtes danoises, jusqu’à 36 m. de pro-
; odeur sur les rochers, les moules et aussi sur les haptères et
süpes de Laminaires.
— 150 —
Les frères Crouan ont signalé (Flor. Finist., p. 135) et
distribué (Alg. mar. Finist. n" 119) un Callithamnion sparsum
vivant « sur les stiples de Laminaria saccharina et les pierres
vaseuses où coule l’eau douce sur le rivage ». Cette Algue for¬
me des gazons, hauts de 2 à 5 mm., du même rouge vineux que
le Rh. Rothii et est fixée, comme lui, par des filaments rampants
de 15 X 20-25 n. Les filaments dressés, à articles de 10-12 X
20 (18-30) sont peu ramifiés ; les rameaux disposés sans
ordre, s’amincissent légèrement aux extrémités où ils n’ont que
8 n et ne présentent pas les bouquets de ramules terminaux,
caractéristiques du R h. Rothii, peut-être à cause de l'état sté¬
rile de l’échantillon étudié (fig. 40, c).
Le véritable Callithamnion sparsum Carmichael a été décrit
dans l’English Flora de Hooker, p. 348 ; la diagnose a été
reproduite par Harvey qui en a donné un dessin de la plante
(Phyc. Brit. PI. 297). Naegeli (1861, p. 124) a signalé le premie,
que la plante de Crouan différait de celle de Carmichael e
semblait très voisine du Rh. Rothii. Batters, après avoir étudi<
un échantillon original et avoir constaté qu’il ne portait que de;
monosporanges, rattacha le Call. sparsum Carm. aux Acrochai
tium. Au même endroit (Journ. of. Bot., 1896, p. 389) Batter
décrivit un Rh. parasiticum dont les filaments rampants s’en
fonçaient dans les tissus du Lam. Cloustoni, mais qui, pour l
reste, ressemblait au Rh. Rothii. JONSSON (1901, p. 147) consi
dère que cette plante n’est qu’un pseudo-endophyte qui ne pénè¬
tre que dans les tissus désorganisés et qu’elle ne peut être distii
guée du Rh. Rothii. Borgesen (1902, p. 394) à qui l’on doit un-
excellente étude du Rh. Rothii pense que la plante qui croît sur
les Laminaires est la même que celle qu’on trouve dans les
grottes. Il semble bien que le Rh. sparsum Crouan ne soit
qu’une forme du Rh. Rothii et c’est à cette place qu’on peut la
placer en attendant que soient connus les sporanges.
Dist. géogr. — Gris-Nez (Leblond) : Arromanches ( Hohenacker. Alu.
mar. sicc. n 121) ; Cherbourg (Thnret et Bamet. Le Jolis. Alg. ma-
Cherbourg n" 12) ; Pobt-EK-Bessin (Lenormand : Chauvin. Alg. Norman¬
die n" 110, sur les rochers abrupts que la mer baigne rarement) ; Saim-
Sërvan ! (dans les grottes, les fentes, sous les Fucus platycarpus) ;
Brest (Crouan, Alg. mar. Finist. n" 120, sur les roches, dans les grot¬
tes où il forme des tapis d’un beau pourpre ; et n" 119, Call. sparsum, sur
Source : MNHN, Paris
s stipes du Lam. saccharine
vaseuses où coule l’eau douce
sui le mage) , Belle-Ile (Thuret) ; Le Ckoisic (Lloyd, Alg. Ouest n“
T" 6 ’ f0 !' m ® une croûte etendue sur les rochers ombragés ou dans les grottes,
a maree haute) ; Ile d’Yeu (Lami) ; Bayonne (Thuret et Bomet, quai de
1 Adour) ; Biarritz (Thuret et Bomet, dans les grottes) ;
Tanger (Schousboe, Alg. Schousb. n“ 232 et 233, in rupibus marinis
irbis Tingis crustas sat amplas, ex brevitate filorum quasi
3. — Rh. purpureum (Lightf.) Rosenvinge, 1900, p. 75 ;
Byssus purpurea Lightfoot, Flora scotica, p. 1000 ; Call. Rothii
var - purpurea Harvey, Phyc. Brit., PI. 120 B ; Chantransia
coccinea Kützing, Sp. Alg., p. 430, Crouan, Flor. Finist., p. 127.
Icon. — Kützing, Tab. phyc. V. 44.
En 1900, K. Rosenvinge décrivit minutieusement une Algue
aérienne, Rhodochorton islandicum, croissant en Islande, dans
wne grotte située à 150 m. au-dessus de la mer et aussi sur les
irois verticales d’un puits non loin de la mer. En même temps
appela l’attention sur le Byssus purpurea Lightf., récolté
pour la première fois en Ecosse au pied d’un tombeau.
Kützing avait, d’autre part, décrit un Chantransia cocci-
' d’après un échantillon de Van den Bosch, recueilli à
ces (Hollande) où il formait une couche feutrée sur les pierres
umides au pied de murs. Les frères Crouan trouvèrent la
ême espèce « sur les parties au-dessus de l’eau, des parois en
erres, d’une fontaine » à Audierne », où elle produit sur les
: ierres, qu’elle rougit entièrement, le même effet que le Call.
‘ithii sur les roches des grottes marines ».
L’Algue d’Audierne (1) forme un gazon du même rouge
ce le R. Rothii mais les touffes sont moins hautes et ne dépas-
nt guère 1 mm. Elle est fixée par un lacis de filaments enche-
trés de 12-15 X 18-40 y. d’où s’élèvent des filaments dressés
de 10-12 X 20 y à la base, légèrement amincis vers le haut où
ils ont de 8-10 X 22 /i ; ces filaments sont bien ramifiés et de
façon très irrégulière, les rameaux sont moins épais que les
il amen ts en n’ont que 6-7 y. L’échantillon étudié était stérile
idg. 40, a, b).
(1) L’herbier des frères Crouan est maintenant conservé au Labora-
i"ire maritime de Concarneau ; je remercie M. Legendre, Directeur du
Laboratoire, de m’avoir autorisé à le consulter.
— 152 —
Cette description coïncide avec celle donnée par Rosen-
vinge d’un spécimen de Gréville récolté « ad muros templi
/n ruinas lapsi ad insulam Ionam aestate 1826 », « qui n’est
probablement pas différent du Byssus purpurea et qui diffère
du Rh. islandicum » par ses filaments dressés plus courts et
plus minces (8 à 12 ^), et par ses stolons de la même épaisseur
ou plus épais que les filaments dressés », les stolons du Rh.
islandicum ayant 10-15 /t et les filaments dressés de 18-27 p.
Cette Algue ressemble beaucoup au Rh. Rothii, mais il
semble préférable de conserver le Rh. purpureum en attendant
que soient connus au moins les sporanges ; c’est à cette conclu¬
sion que se rallient De Toni et Forti (Interno, 1903-1904) qui
ont étudié un échantillon de Gréville et un autre de van den
Bosch et concluent à l’identité absolue des deux spécimens.
D’autre part je puis établir l’identité de l’algue de van :oe?'
Bosch (échantillon authentique conservé dans l’herbier du Mu¬
séum, provenant de l’herbier KüTZlNG et donné par M me Weber
van Bosse) et celle de Crouan d’après laquelle a été faite
la description précédente.
De Toni et Forti ont fait remarquer que le Byssus purpu¬
rea Lightf. avait été décrit avant le Conferva Rothii Turt. Or
ne devra donc établir une synonymie qui changera le nom d’un«
de nos espèces les plus connues que lorsqu’on sera absôlumen
certain de l’identité de ces deux espèces.
Dist. géogr. — Audiebne {.Crouan. sur les parois de la fontaine Saine
Raymond).
4. — Rh. membranaceum Magnus, Die botan. Erg., 1871
Callithamnion entozoicum Reinsch (in Giard, 1890, p. 261).
Icon. — Magnus, loc. cit., Taf. II, fig. 7-15 ; Kuckuck
1897, fig. 1-7 ; ROSENVINGE, 1923, fig. 331-333.
Cette espèce, d’abord décrite par Magnus, nous est surtout
connue par les travaux de Kuckuck (1897) et de Rosenvingi;
(1923). Elle croît entre les membranes chitineuses qui revêteu'
les colonies de divers Hydraires et y forme des filaments ram¬
pants ramifiés, composés de cellules de deux sortes : les unes
Source : MNHN, Paris
— 153 —
très longues et étroites, de 7-8 X 20 M environ, les autres de
plus grand diamètre, de forme irrégulière, mais souvent aussi
longues que larges, d’environ 10 p. Ces cellules présentent gé¬
néralement des plissements de leur membrane dus proboble-
ment à la résistance de la chitine ; elles contiennent un noyau
et plusieurs chromatophores en forme de ruban, sans pyré-
noide. Comme ces cellules sont serrées entre les couches du
revêtement chitineux, elles apparaissent aplatis sur une coupe
transversale.
Ces filaments rampants émettent des filaments dressés qui
percent les membranes et s’élèvent au dehors ; ces derniers ont
7-8 /x de diamètre et peuvent rester courts, simples et se termi-
»er par un tétrasporange erucié, ou bien se ramifier plus ou
noms abondamment, les sporanges plus nombreux se trouvant
l’extrémité des axes et des rameaux. Parfois les sporanges
plus rares ne se rencontrent que sur de courts rameaux laté¬
raux. Les sporanges varient de taille et peuvent avoir, suivant
ROSENVINGE, de 17-30 X 12-19 p. (fig. 39, c, d, e).
C’est ainsi que cette espèce se présente chez les Sertulaires,
nais elle est extrêmement polymorphe. D’après Rosenvinge,
île forme dans les Tubulaires des filaments à longues cellules
• l à rameaux opposés ; dans les Laomedea, les filaments for-
- nent des boucles et sont composés de cellules longues et étroites,
-auf près de la surface où les articles sont plus larges et plus
■ourts. Enfin, dans une Eponge, le Chalina oculata, Rosenvinge
trouvé une Algue produisant de petites tache's rouges, qu’il
apporte au Rh. membranaceum avec un point de doute, n’ayant
pu observer les sporanges. Les filaments sont ramifiés dans ’e
quelette chitineux de l’éponge et les articles présentent des
lissements. Des filaments libres ne furent pas trouvés, mais
only numerous short round protubérances, probably checked
rudiments of free filaments ». Je crois que cette dernière forme
a été recueillie par Gomont, dans un Chalina oculata dragué à
Saint-Vaast. La fig. 39, a, b, faite d’après une préparation de
< Iomont, montre en effet les filaments ramifiés, les cellules plis-
ées et deux protubérances vues l’une de dessus, l’autre de
profil.
Source : MNHN, Paris
Cette espèce ressemble peu aux Rh. Rothii et Rh. floridu-
lum ; Rosenvinge a indiqué sa ressemblance avec VA. efflores-
cens et suggère qu’on pourrait peut-être la rattacher au genre
Acrochaetium (sous-genre Grania).
Le Rh. membranaceum vit dans les colonies d’Hydraires ;
on peut le recueillir toute l’année avec ses sporanges, soit à
basse mer, soit par dragages.
oculata, avec protubérance vue de dessus en a. et de profil en b ; c, d,
e, parasite de Sertulaire, c, vu de dessus, d, en coupe, e, filaments dressés
avec sporanges, f, chromatophore du Rh. ftoridulum ; g, chromatophorc
du Rh. Rothii. (c, d, e, dessins de E. Chemin, f, g, d’après Kuckuck).
(a, d, X 350 ; f, X 500 ; g, X 600).
Dist. géogr. - Wimereux (Oiard , dragué par 20 m., à la bassure
de Baas, sur Sertularia abietina, mars) ; Luc ( Chemin , dragué par 25 m..
sur S. abietina) ; Saint-'Vaast ( Go-mont. sept. ; Malard, très commun su •
S. abietina et Hydrallmania falcata du petit Nord) ; Dinar» ! (sur S.
abietina, mars) ; baie de Saint-Brieoc ! (dragué par 35 m., sept.) ; Lt.
Croisic ( Bornet , sur S. pumila et Hydrallmania, fixés sur Halidrys siü-
quosa, oct. ) ;
Signalé par Chaton à Guetharï et par Debray, à Sidi-Ferruch, dragué
au cap Maxine.
Source : MNHN, Paris
5.— Rh. (?) Hauckii Schiffner partira, 1915, p. 133; Rh. (?)
membranaceum Hauck (non Magnus), Meeresalgen, p. 69.
Icon. — Schiffner, 1915, fig. 2-4.
Dans ses Meeresalgen, Hauck a signalé une Algue compo¬
sée uniquement d’un thalle rampant, recueilli dans l’Adriatique,
sur le Valonia macrophysa ; il l’a assimilée au Rh. membrana¬
ceum Magn. et la seconde partie de sa description consacrée aux
filaments dressés est empruntée à Magnus. Le même thalle ram¬
pant a été décrit et figuré par SCHIFFNER qui a montré que cette
■spèce était distincte de celle décrite par Magnus, ainsi que
l’avait déjà supposé Kuckuck (1897, p. 337).
J’ai pu étudier un échantillon authentique de Hauck, con¬
servé dans les collections du Muséum et un autre recueilli à
Ajaccio par E. Leblond. Ces Algues se composent uniquement
d’un thalle épiphyte, rampant sur des Valonia. Les jeunes se
composent de filaments à cellules très longues et minces, d’en-
iron 6 X 15-45 n, à membrane épaisse ; ces filaments émettent
des rameaux toujours rampants, alternes ou opposés, divari-
ués, qui se soudent à leur point de rencontre ou bien peuvent
e superposer. Les interstices sont ensuite comblés par des
cellules courtes, aussi longues que larges, arrondies, mais deve¬
nant anguleuses par pression mutuelle, émises par les cellules
allongées. L’Algue bien développée a donc l’aspect d’un paren-
cyme traversé par des files de longues cellules (fig. 40, d).
Ainsi que l’a montré Schiffner, cette Algue se distingue
lu Rh. membranaceum Magnus par ses cellules beaucoup plus
-droites (5-7 /x) et plus allongées ; par les espaces plus grands
xistant entre les cellules, par les membranes beaucoup plus
épaisses et ne présentant aucun plissement. L’une est endo-
oique, l’autre est épiphyte.
D’après Schiffner, cette curieuse production ne serait que
le thalle primaire, rampant du Rh. velutinum (Hauck).
Dist. géogr. Ajaccio (Leblond, sur un Valonia. janv.) : recueilli
par Schiffner dans l’Adriatique, sur l’Halitneda tuna et un Flustra.
6. — Rh. velutinum (Hauck) ; Chantransia velutina, 1875,
15G —
p. 351 ; Gallithamnion minutissimum Zanardini non al., 1841,
p. 74 ; Chwntransia minntissiina Hauck, 1885, p. 41 ; Chantran-
sia Hauckii Schiffner partim, 1915, p. 134 ; ? Callithamnîon
sparsum Cannichael, in Hooker, 1833, p. 348 ? Acrochaetium
sparsum Batters, 1896, p. 389.
Icon. — Zanardini 1841, tab. 2, %. 7 ; Hauck, 1875, 1878,
tab. 2 ; Schiffner, 1915, fig. 5-8 ; ? Harvey, Phyc. brit., tab.
297.
Gomont a recueilli à Gatteville, sur le Lam. Cloustoni, un
Rodochorton auquel il ne donna pas de nom et qui est fixé par
des filaments rampants dont les articles ont environ 15 ^ de
diamètre et sont aussi longs ou deux fois plus longs que larges.
Les filaments dressés qui s’élèvent de ces filaments, ont environ
200 à 500 /i de hauteur et sont formés d’articles, à parois épais¬
ses, larges de 12 y. environ, un peu plus longs que larges, s’amin¬
cissant vers les extrémités où ils n’ont plus que 9 ^ de diamètre
et sont aussi longs que larges.
La plupart des filaments son simples ; certains sont pour¬
vus d’un rameau. Les sporanges sont terminaux, parfois laté¬
raux et sessiles ou sur un court ramule de 1-3 articles. Ils sont
ovales, indivis et ont 15-20 X 15-20-25 n ; j’en ai observé quei-
ques-uns qui contenaient deux dispores (fig. 40, i, j, k).
La même Algue a été trouvée par les frères Crouan sur
le Lam. Cloustoni et figure dans leur herbier sous le nom d<
Callithamnîon minutulum. Elle est moins développée que celle
de Gatteville ; les filaments ont 8-10 /x de diamètre et les spo¬
ranges 12-15 X 15-22 i a.
Dans l’herbier Montagne se trouve un échantillon authen¬
tique du Call. minutissimum Zanardini et dans l’herbier THURE'i
un autre du Chantransia velutina Hauck. Les articles des fila¬
ments rampants ont 10 X 10-30 p ; ceux des filaments dressés
ont environ 10 X 10-18 y.. Les sporanges ont environ 15-20 >
15-25 ii. Dans l’échantillon de Zanardini j’ai trouvé un dispo-
range de 25 X 25 H- Dans l’Algue de Hauck les filaments les plus
développés atteignent 2 mm. de hauteur (fig. 40, e, f, g, h).
Toutes ces Algues appartiennent bien à la même espèce.
Source : MNHN, Paris
Je crois que le Call. spcirsum Carm. n’en diffère pas. Cette der¬
nière espèce nous est connue par la description de Carmichael
dans l’English Flora de Hooker ; par le dessin de Harvey qui
autres X 250).
Source : MNHN, Paris
158 —
a en outre reproduit la diagnose originale en remplaçant « cap¬
sules » par « tetraspores » ; par la note de Batters (1896, p.
389) qui a reconnu que les sporanges étaient indivis et en a faü
un Acrochaetium. D’après ces descriptions et dessin, cette Aigu-
différerait seulement par ses articles plus allongés et par sa
ramification plus abondante ; il est possible que ce ne soit qu’une
forme plus développée. Si cette opinion est reconnue exact
le nom de Rh. sparsum ayant la priorité devra être donné ;
toutes ces Algues.
Cette espèce me paraît appartenir au genre Rhodochorton
par ses sporanges qui peuvent se diviser en dispores et dont
l’aspect et la position terminale rappellent ceux figurés par
Rosenvinge pour les Rh. membranaceum et Rh. penicilliforme :
par sa ramification qui n’est pas du tout celle d’un Acrochae¬
tium ; par ses chromatophores qui ne semblent pas contenir
de pyrénoides.
Kjellman (1877, p. 25) a cru reconnaître la plante de
Carmichael sur des Laminaires de la côte murmane. Cette
Algue caractérisée « dadurch, dass die Hauptachse des Thallu
nebst einem Theile der Zweige von den ersten Ordnunge
aufliegend kriechen », et toujours stérile ne semble être qu’un
forme du Rh. Rothii.
Dlst. géogr. — Gattëviixe ( Gomont , sur le Laminaria Cloustoni, sepi
Brest ( Crouan, sur le Lam. Cloustoni, déc.).
Source : MNHN, Paris
Sur les genres Acrocliaetium Naeg.
et Rliodochorton Naeg.
par Gontran HAMEL
I. — Remarques sur quelques
ACROCH AETIUM
A. — De quelques espèces confondues sous le nom de
CHANTRANSIA MICROSCOPICA
A. microscopicum Nâgeli (1861, p. 173).
Ch. microscopica Foslie (1890, p. 54).
Ch. microscopica Batters (1896, p. 9).
Ch. microscopica var. pygmea Kuckuck (1897, p. 391).
Ch. microscopica var. collopoda Rosenvinge (1898, p. 41).
Ch. microscopica Schiffner (1915, p. 136).
Ch. microscopica Leblond (1924, p. 160).
Ces Algues appartiennent en réalité à 7 espèces différentes.
1° A. microscopicum Nàg. — C’est Nàgeli qui a créé cette
espèce ; il en a donné une bonne description et deux dessins.
De plus le type en a été publié dans le « « Phykotheca univer-
salis » de Hauck et Richter sous le n° 454. Cette espèce est
donc bien connue et elle se distingue nettement de tous les
Acrochaetium fixés par une simple cellule basale, par ce fait
qu’un seul filament dressé est démis et que c’est la seconde cel-
i nie qui donne un ou deux filaments latéraux (Cf. fig. 16).
2° Ch. microscopica Foslie. — Kylin (1906, p. 126) a
examiné un échantillon original et a trouvé que cette Algue
n’était qu’une forme jeune difficilement déterminable.
3° Ch. microscopica Batters. — Cette espèce nous est con-
ICiO —
sue par la description de Batters et les dimensions ont ét
données par Kuckuck (1897, p. 392). Elle est caractérisée pa
ses spermatanges qui forment des grappes compactes et se
gonimoblastes qui sont cantonnés au voisinage du disque. J’ai
indiqué plus haut que VA. maluinum était très voisin d
l’espèce de Batters et que les deux espèces ne différaien
que par la position des gonimoblastes, autant qu’il est possib!
de se faire une idée d’une Algue par une simple descriptio
sans connaître dessin ou échantillon.
C’est pourquoi j’ai créé un nom nouveau pour l’Algue frai
çaise ; et comme l’Algue anglaise ne peut conserver le nom
donné par Batters, je la désignerai plus loin sous le nom de
A. Battersianum, nom qui devra être donné à l’Algue de nos
côtes s’il est prouvé que la position des gonimoblastes n’est pas
aussi constante que le croyait Batters.
4° Ch. microscopica var. pygmea Kuckuck. — Cette espèt ;
est tout à fait différente des espèces décrites ci-dessus, notam¬
ment par son appareil fixateur ; la spore, en germant, émet dt
filaments dressés et des filaments descendants endophyte .
Bornet (1904) a déjà montré qu’elle appartenait à sa deuxièn.
section, mais Schiffner a omis de noter ce caractère importai
et a fait de cette espèce une var. de Ch. microscopica en inc!
quant que le Microthamnion marinum Kützing (Tab. phyc. Il i.
55, fig. 1 b) n’en était pas probablement différent. De To:
(Add. p. 43) a suivi à tort Schiffner et a désigné l’Algue <
Kuckuck sous le nom de Ch. marina var. pygmaea (Vide infra .
Comme l’a montré Bornet, l’Algue décrite par Kuckuc k
est une espèce bien distincte, mais le nom de Ch. pygmea ne
peut être conservé, car Kutzing a déjà décrit (Sp. Alg. p. 640 :
Tab. phyc. XI, 59) un Callithamnion pygmaeum de l’Adriatique
qui n’est connu que par cette description et ce dessin mais qui
appartient certainement au genre Acrochaetium. C’est pourquoi
je désignerai plus loin cette Algue sous le nom d’A. Kuckuck! n-
num.
5° Ch. microscopica var. collopoda Rosenvinge. — Cette
Algue du Groenland* croît sur le Chordaria flagelliformis. Elle
se distingue par la quantité de substance fixatrice émise par la
Source : MNHN, Paris
— 161 —
cellule basale. Cette substance, dans les plantes âgées, prend un
volume considérable et enveloppe les filaments du Chorda.no.
entre lesquels elle s’insinue.
De Toni a rattaché à tort cette Algue comme variété du
('h. marina (Add. p. 43). Cette plante doit être considérée
comme une espèce distincte comme l’a indiqué Rosenvinge lui-
même (1909, p. 81, note).
6° Ch. microscopica Schiffner. — Cette plante très petite,
; teignant 40 à 50 n de longueur avec des filaments de 5 à 6 cel¬
lules est très voisine de l’A. trifüum dont elle ne diffère que par
ses filaments plus développés.
7" Ch. microscopica Leblond. — J’ai déjà dit plus haut
que les plantes si abondantes sur les filaments de Chaetomorpha
recueillis par E. Leblond à Ajaccio appartenaient en majeure
partie à l’A. moniliforme.
Il existe enfin dans la littérature un grand nombre d’es-
peees qui portent le nom de Ch. microscopica et dont la déter¬
mination devrait être confirmée. Voici un certain nombre de
ces Algues :
Ch. microscopica Rosenvinge (1893, p. 825 ; 1894, p. 82 ;
1898 , p. 49) — appartient au premier groupe par sa fixation
an moyen d’une cellule basale unique ; filaments de 6 à 9
anicles aussi longs ou une fois et demie plus longs que larges.
Gioënland occidental, sur Antithamnion et Rhodomela lycopo-
(I " J des, sporanges en juillet ; Groël. orient., sur le Chaetomor-
Melagonium, dragué dans le Scoresby-Sund, au sud du Cap
Sh n art, à 50 brasses de profondeur, avec monosporanges au
mms d’août.
Ch. microscopica Gran (1896, p. 21). Epiphyte sur le Por-
Vhyra umbilicalis, Drobak.
Ch. microscopica Heydrich (1892, p. 476). Heydrich en
donne la description suivante : Bildet 80-90 p hôhe, vereinzelte,
mikroskopische Buschelchen auf Stypocaulon scoparium.
Faden 4-6 n dick, Glieder (8-9) 1/2-1 mal langer als der
Duichmesser, aus einer kleinen Zellschicht entspringend, aus
jedem Gliede einseitig verzweigt. Zweige in einer Ebene endi-
li
Source : MNHN, Paris
— 162 —
gend und in ein dünnes, langes Haar auslaufend. Tetrasporan-
gien (ungetheilt) sitzend oder gestielt, einzeln, die S.telle von
Aestchen einnehmend.
Nouvelle-Guinée, Rovigno, Nice (fév. et mars).
Cette Algue est fixée par un disque pluricellulaire ; le ca¬
ractère distinctif de VA. microscopicum (cellule basale n’émet¬
tant qu’un seul filament dressé) n’est pas mentionné. La ramifi¬
cation est plus abondante. Cette plante appartient à une autre
espèce.
Ch. microscopica Berthold (1882, p. 512). — Naples ; pas
rare sur les Gymnogongrus des quais, en été.
De Toni (Syll. p. 70) et Preda (1909, p. 386) reproduisent
la diagnose de Heydrich.
B. — Sur le MICROTHAMNION MARIN UM Kützing
et le CHANTRANSIA MARINA De Toni
Le Microthamnion marinum a été figuré par Kützing dans
ses Tab. phyc. III, 55, et dans le texte qui accompagne ses
planches l’auteur en donne la description suivante (p. 18)
minutissimum fruticulosum, articulis diametro (1/240-
1/200” = 9-11 /x) plerumque sesquilongioribus, cellulis termi-
nalibus in pulurn hyalinum tenuissimum productis.
Hauck (1885, p. 41) inscrivit cette espèce parmi les syno¬
nymes de Ch. secundata, ce qui n’est pas exact.
Schiffner (1915, p. 136) décrivit une Algue de l’Adriati¬
que (V. supra) qu’il nomma Ch. microscopica et à laquelle il
rapporta le Mie. marinum Kützing. De Toni (Add. p. 43)
adopta l’idée de Schiffner et inscrivit un Ch. marina avec la
diagnose du Ch. microscopica Batters (1896, p. 9) auquel il
ajouta deux variétés : var. collopoda Rosenv. et var. pygmaea
Kuck.
J’ai montré plus haut que ces deux var. étaient deux espè¬
ces distinctes. Quant au M. marinum, je ne partage pas l’opi¬
nion de Schiffner et je ne crois pas que ses dessins soient
superposables à ceux de Kützing. Je pense qu’il est préférable
de ne pas exhumer le nom de Kützing jusqu’à ce que nos con-
Source : MNHN, Paris
naissances sur les Aemehaetium soient plus précises. Quant à
Algue dessmee par Schiffnes elle ne parait qu'une variété à
filaments plus développés de l'A. trifilum (Buff.) Batt. (Cf plus
C. — De quelques espèces confondues sous le nom de
CALL. M1NUT1SSIMUM ou C. MINUTUM.
L e CaUithamnûm minutum a été créé par Suffit (in Flora
1 A p. 7-7, fig. 3, fide Reinke). Kützing, dans le Sp Alg
employa le nom de C. minutissimum et figura la plante dans les
■' '■ ph f - DI - 57 ' mals d’après Reinke, les deux noms s’appli-
fiuent a la meme plante. Reinke en a donné une excellente des-
niplion (1892, p. 59) qu'accompagne un beau dessin de
Kl CKUCK (Taf. 40). Le chromatophore en plaque pariétale les
poils nombreux, la ramification montrent bien que cette plante
dos etre rangée parmi les Acrochmtium plutôt que dans le
genre Rodochortm, malgré la présence des tétrasporanges
Zanakdini (1841, p. 74, Tab. II, «g. 3) a décrit de l'Adriati-
1110 . sous le nom de Coll, minutissimum, une tout autre plante
?” Plhfere ' peu ™ifiée, à sporanges latéraux ou terminaux
HA.UK 1875 p. 351 ; 1878, Taf. II, fig. 7, 8), trouva la même
Alg ie et la baptisa Ch. velutina ; puis, ayant eu connaissance
f 'T™ 1 de Z “AKDINI, il reprit (Meeresalgen, p. 41) le nom
donné par celui-ci.
La plante de Suffit n'a rien de commun avec celle de Zanar-
». et de Hauck i c'est à elle que, par droit de priorité, appar¬
ent le nom de minutum et on la trouvera plus loin sous le
nom d'A. minutum (Suhr) Nag. Pour la plante de l'Adriatique
.. rnc semble préférable de reprendre le nom donné par Hauck
o Je la nommerai Rhodochorton velutinum (Hauck) Mais si
comme je le pense et l'indiquerai plus loin, le Coll, sparsum
moi- leprésente la même espèce, ce dernier nom devra être
employé, par droit de priorité.
Enfin on a vu plus haut que le Callithamnion minutissi-
. IIUl1 ^rouan est encore une autre espèce, que Rosenvinge a
,0l »vee semblable à son Ch. gynandra ; et que VA. minutissi-
— 164 —•
mum Herb. Thuret (Borttet, 1904, p. XXII) ne paraît pas
différer de VA. leptonema (Rosenv.) Borg.
Il existe encore un autre Chantransia ? minutissinw
Reinsch (1875, p. 33 ; tab. V, fig. 2a, tab. XI, fig. 3a). Cette
Algue croît toujours sur les Laurencia (Adriatique, mer rouge.
Labrador et Anticosti) ; elle semble bien caractérisée par la
ramification dichotome régulière de ses filaments.
D. — Sur quelques ACROCHAETIUM exotiques
1. — A. barbadense (Vick.) Bôrgesen, 1915, p. 45 ; Collins
et Hervey, 1917, p. 97 ; Chantransia barbadensis Vickers, 190'.
p. 60 ; Bornet, 1904, p. XX ; Ce -
lithamnion pedunculatum Crouan,
in Mazé et Schramm, 1870-77, p.
143, n° 1384.
Dans cette espèce la spore
persiste à la base des filamen s
dressés elle est globuleuse, à pa¬
rois épaissies et a environ 14-16 .
Le filament endophyte qu’elle émci,
de 6-8 [>■ dans sa partie supérieure
va en s’effilant et, semble-t-il, sans
se ramifier. Les filaments dressés,
d’environ 8 p. à la base, ont plus
haut des articles de (10-) 12-14
(-16) h- de diamètre qui sont de 3 à
4 fois plus longs que larges. Les
rameaux généralment seconds,
vont en s’effilant. Les organes
sexuels ressemblent à ceux de l’A. corymbiferum ; les sperma-
tanges forment des touffes corymbiformes semblables et les
carpospores ont de 8 X à 15 & 0n rencontre aussi des monos¬
poranges de 8 X 16 sessiles ou à l’extrémité de longs ramil¬
les. Ils rappellent par leur forme ceux figurés par Bôrgesen
dans son A. occidentale (fig. 41).
Collins et Hervey (1917, p. 97) ont indiqué les ressem-
Fig 41. — A. barbadense
base ; b, sporanges ; c, goni-
moblaste (X 250).
Source : MNHN, Paris
165 —
blances de cette espèce avec VA. corymbiferum, dont elle dif¬
fère par ses cellules plus larges, moins allongées et par sa
partie endophyte beaucoup moins développée. Elle est très voi¬
sine de VA. occidentale.
2. — A. botryocarpum (Harv.) J. Agardh, 1892, p. 45 ;
CaMithamnion botryocarpum Harvey, 1854, p. 563, 1863, p.
LV. n° 710 ; Chantransia botryocarpa De Toni, Syll., p. 72,
Add. p. 73 ; Bornet, 1904, p. XXI.
Cette Algue que Harvey a publiée dans ses « Australian
Algae », n° 523 B forme un revêtement continu sur des fila¬
ments de Scytosiphon Lomentaria qu’elle colore en rose. Les
filaments atteignent environ 4 mm. de hauteur ; ils sont fixés
Par des filaments endophytes qui s’enfoncent dans les tissus de
l’hôte où ils s’amincissent et se terminent en pointe plus ou
moins effilée sans, semble-t-il, se ramifier. Ils ont environ 10 p.
Source : MNHN, Paris
— 166 —
vers le haut et n’en ont plus que 3 M à leur extrémité. Les fila¬
ments dressés se ramifient dès la base et donnent naissance à
un certain nombre d’axes secondaires dont les articles ont
environ 10-15 n et sont de 3 à 5 fois plus longs que larges. Ces
filaments portent de nombreux rameaux assez courts, générale¬
ment un sur chaque article, tous de longueur presque égale,
étalés, souvent alternativement seconds ; ils ont environ 8 ,<
et s’amincissent vers les extrémités où ils n’ont plus que 5
(fig. 42).
Des sporanges n’ont pas été observés, mais les organes
sexuels sont abondants. Les organes mâles sont répartis le long
des rameaux courts, un androphore sur chacun des articles infé¬
rieurs, le plus développé se trouvant le plus bas. Les sperma-
tanges sont disposés unilatéralement, suivant le type ordinaire,
et se développent dans un plan ; dans les androphores plus déve¬
loppés, certains spermatanges sont rejetés sur le côté. Les car
pogones naissent sur les articles inférieurs des rameaux ; il
émettent plusieurs filaments sporogènes dont les articles termi
naux émettent des carpospores de 10-12 X 20 n, et indivises,
contrairement à l’observation de Harvey.
3. — A. Naumannii (Asken.) Bornet, 1904, p. XX ; Chan
trttnsia Naumannii Askenasy, 1888, p. 31 ; De Toni, Syll., p. 71
Add., p. 71.
L’échantillon d’AsKENASY que j’ai étudié forme des fila
ments hauts de 100 à 200 y.. A la base les cellules d’environ
10 ij., sont resserrées aux articulations et sont aussi longues que
larges, d’où un certain aspect moniliforme. Les filaments endo-
phytes qui pénètrent dans le Codium semblent avoir le même
aspect et ressembler à VA. Ralfsiae Bôrg. Les filaments dressés
s’allongent bientôt et les articles, larges de 9-11 |x deviennent
de 2-3 fois plus longs que larges. Ils s’amincissent aux extrémi¬
tés où ils n’ont plus que 4 à 5 n. La ramification est très irrégu¬
lière ; vers le bas se trouvent de courts ramules seconds por¬
teurs de sporanges ; plus haut se rencontrent parfois de longs
rameaux également seconds. Les sporanges sont abondants :
ils sont ovales et ont environ 10 X 16-18 ix. Askenasy a décrii
et figuré des épaississements terminaux ou latéraux fréquents.
Source : MNHN, Paris
— 167 —
Je n’ai rencontré qu’un seul sporange qui présentait une sorte
de couronne. Les sporanges sont réunis par groupes de 2-3 a
sur de courts ramules de 1-3 cellules et disposés unilatérale¬
ment (fig. 43).
De Toni donne comme synonyme le Ch. inteiyosita Hey-
drich (1893, p. 78, fig. 8). Cette plante, si l’on s’en rapporte
Fig. 43. — A. Naumannii ; a. b, deux filaments ; c, un
sporange à épaississement terminal (X 250).
ou descriptions et dessins de Heydrich, est bien différente de
■ . iV aumannii. Elle est presque totalement endophyte ; elle
est formée de filaments rampants de 8-9 u., d’où s’élèvent de
courts filaments dressés, larges de 4 à 5 pc, irrégulièrement rami¬
fiés, terminés par des poils unicellulaires ou par des sporanges.
D ' cellules contiennent un chromatophore pariétal et les spo¬
ranges semblent, d’après le dessin, porter un épaississement
terminal en pointe.
L'A. Naumannii a été trouvé aux îles du Cap Vert, sur le
1 r imm tomentosum et VA. interpositum en Nouvelle-Zélande,
sur le C. mucronatum (Bay of Island).
Source : MNHN, Paris
168 —
4. — A. polyrhizum (Harv.) J. Agardh, 1892, p. 45 :
Bornet, 1904, p. XX ; Callithamnion polyrhizum Harvey, 186 ,
p. LVI ; Chantransia polyrhiza De Toni, Syll., p. 71, Add., p.
71.
Cette Algue que Harvey distribua dans ses « Australie t
Algae » n° 520 forme des touffes de 1 à 2 mm. sur le Codiv i
tomentosum. Elle est fixée par des filaments endophytes très
abondants réunis en touffes et pénétrant profondément dans
les tissus de l’hôte comme dans VA. Codii ; vers le haut ils ont
18 ix environ et les articles sont 6 fois plus longs que larges, ; s
s’amincissent vers leur extrémité où ils ont de 10-12 n et 1 s
articles sont 10 fois plus longs que larges. A la base les fila¬
ments dressés ont environ 30 n de diamètre et sont 2 fois plus
longs que larges ; plus haut ils ont 20-22 t/. et sont de 3 à 5 fois
plus longs que larges.Lesfilaments dressés portent des axes se¬
condaires assez nombreux qui s’élèvent parallèlement à l’axe
principal, généralement unilatéraux et s’amincissant aux extré¬
mités où les articles n’ont plus que de 10 à 13 t*. Les axes por¬
tent dans la moitié supérieure de nombreux rameaux secon¬
daires, assez courts, surtout alternes. A la base de ces derniers
se trouvent les sporanges, sur un pédicelle unicellulaire. Ils
sont ovales ou oblongs et ont environ 12-14 X 20-25 i*.
Cette Algue est extrêmement voisine de l’A. Codii ; elle
croît sur le Codium tomentosum et a été recueillie à Port Fairy,
Australie.
5. — A. radians nov. sp.
Bornet dans sa classification des Acrochaetium (1904, p.
XXI) a créé une section spéciale pour une espèce de la Gua¬
deloupe recueillie par Mazé et Schramm sous le n" 1356. La
section V est caractérisée ainsi : Spore germée indistincte.
Thalle inférieur horizontal épiphyte composé de filaments ram¬
pants rayonnants, stoloniformes, libres.
Bornet compare cette espèce à l’A. Lenormandi, mais dans
l’herbier Thuret il indique qu’elle « n’est' peut-être qu’une
forme encore très jeune de l’A. Sagraeanum dont le thalle hori¬
zontal est encore peu développé ».
Source : MNHN, Paris
— 169 —
La spore initiale se voit très longtemps, elle se colore plus
facilement que les autres cellules et au centre se remarque un
pyrénoide net. Elle est arrondie et a 10 p. environ de diamètre ;
elle donne en germant de deux à quatre filaments rampants qui
s’irradient autour d’elle ; ils sont non ou peu ramifiés et restent
libres. De ces filaments (et de la spore) s’élèvent des filaments
dressés atteignant 1 mm. de hauteur, simples ou présentant
quelques rares rameaux ; les articles sont cylindriques et ont
ranges ; Rit. corynosporoides, g (X 250).
(6-) 7-8 (-10) p. de diamètre et sont environ 2 à 4 fois plus
ngs que larges. A l’extrémité de l’axe et des rameaux les cellu¬
les sont plus minces et un peu plus allongées (environ 3-35 ^).
Les sporanges sont diversement groupés, soit en bouquets
latéraux et sériés, soit solitaires et sériés sur les ai'ticles infé-
1 leurs des rameaux ou vers la partie supérieure de l’axe. Ils
sont presque toujours pédicellés, ovales et ont 7-10 X 10-12 n-
Les filaments rampants stoloniformes et libres semblent
suffisants pour caractériser cette espèce, mais il est possible
que dans une plante plus âgée ils puissent s’entrelacer. J’ai
décrit cette espèce surtout parce que Bornet en avait le type
Source : MNHN, Paris
— 170 —
d’une de ses sections et pour permettre son identification aux
algologues qui pourraient la rencontrer. Ses filaments rampants
semblent suffisamment développés pour la différencier des A.
Lenormandi et A. Sagraeanum (fig. 44, a-f).
6. — A. bulbosum nov. sp.
Dans l’herbier Thuret se trouve un Acrochaetium recueilli
à Punta Arenas, Chili, en 1906, par R. Thaxter, faisant partie
de la collection des « South
American Cryptogams ».
Cette Algue forme un revê¬
tement continu sur une Cera-
miacée. A la base se trouve
la spore germée de 8-10 X
12-15 fi, à parois épaissies
émettant un filament dressé
et un filament endophyte qui
pénètre dans les tissus de
l’hôte (fig. 45).
Les filaments dressés,
hauts de 100 à 250 fi, ont des
articles de 7-8 n, dont la lon¬
gueur égale le diamètre ou
■'bien sont deux fois plus
avec sa base ; b, un fil
meaux sporangifères ; d, sporanges,
(a, b. c, X 250 ; d X 400).
longs que larges ; vers le
haut, ils sont un peu plus
étroits et allongés, ayant environ 6 /x et étant trois fois plus
longs que larges. Ils semblent contenir un chromatophore en
plaque pariétale avec un pyrénoide. Les rameaux, plus ou moins
nombreux et allongés, sont unilatéraux et forment souvent des
bouquets ; ils ont environ 5 fi de diamètre.
Les sporanges sont parfois sessiles le long des filaments,
plus souvent ils sont répartis unilatéralement à la partie supé¬
rieure des rameaux. Ils sont d’abord ovales, plus oblongs, ayant
environ 7 X 14 fi, et présentent alors une sorte de bouton ter¬
minal.
Source : MNHN, Paris
— 171 —
Cette espèce appartient à la section II de Bornet ; elle se
distingue nettement de toutes les espèces qui en font partie.
7. — A. Sagraemim (Mont.) Bornet, 1904, p. XXI.
La fig. 46 représente la base de la plante formée de fila¬
ments entrelacés et des sporanges qui sont dans cette esnèeA
groupés de façons très diver¬
ses. Bornet a publié une des¬
cription de cette Algue.
8. — A. flexuosum Vic-
kers.
La fig. 47 a, représente
une partie de la plante de la
Barbade.
9. — A. Dasyae Collins,
1906, p. 191.
Les fig. 47, b, c, repré¬
sente la curieuse base fixa¬
trice de cette plante qui con¬
siste en une grosse cellule, la
pore germée, émettant un
c °ui't diverticule de quelques
cellules et un à trois filaments
dressés. En b, la base est vue de dessus et en c, elle est vue de
1 ofil. Les fig. d, e, f, g, représentent divers sporanges.
II. Index Specierum
En 1924, De Toni a fait paraître une suite au Sylloge Alga-
' consacrée aux Floridées. Cet ouvrage est extrêmement
important et complet ; on y trouve les diagnoses de 85 espèces
d’ Acrochaetium. 8 8
Dans les pages qui suivent j’ai essayé de dresser une liste
di s espèces en les groupant, d’après l’appareil fixateur, comme
Source : MNHN, Paris
l’avait indiqué Bornet. J’ai divisé le genre en trois groupes,
suivant l’exemple de Rosenvinge :
1 . — Espèces fixées par une cellule basale unique (= Sec¬
tion I de Bornet).
2. — Espèces endophytes (= Sections II et III de Bornet).
3. — Base multicellulaire (= Sections IV, V, VI de Bornet).
Pour les diagnoses je renverrai au Sylloge Algarum de
De Toni et à son supplément (Add.). Je ne donnerai que les
diagnoses qui ne figurent pas dans ce précieux recueil.
Groupe I. — Espèces épipnytes
fixées par une cellule basale unique
Les espèces de ce groupe se reconnaissent facilement ; elles
sont généralement pilifères et seul VA. Sargassi a ses rameaux
atténués. Le chromatophore est généralement étoilé, avec un
pyrénoide central (les A. gynandrum et A. Sargassi ont un
chromatophore pariétal).
L’A. microscopicum se distingue par sa cellule basale peu
distingue des filaments et n’émettant qu’un seul filament dressé.
Les A. monüiforme, A. crassipes et A. catenulatum for¬
ment un petit groupe où la cellule basale est peu distincte des
autres cellules des filaments. Dans les autres espèces au con-
t raire, elle est généralement plus grande.
Huit espèces sont sexuées : A. microscopicum, A. gynan¬
drum, A. rhipidandrum, A. hallandicum, A. maluinum, A. Bat-
’■ r.nanum, A. Hoytii, A. Sargassi.
Aucune ne possède de tétrasporanges.
1. — A. microscopicum Naegeli non al. (1861, p. 175) ;
Ilosenvinge, 1909, p. 91 ; Kützing, Sp. Alg. p. 640 ; J. Agardh,
Sp. Alg. p. 12, Epier, p. 8.
Icon. — Naegeli, 1861, fig. 24-25 ; Kützing, Tab. phyc.,
XI, 58.
Exsicc. — Hauck et Richter, Phyk. univ., n° 454, sub nom.
Ch. secundatae, a Naegeli ipso lectum ; Rabenhorst, Algen
Europa’s n° 1650, Call. microscopicum.
Cellula basali singula, a ceteris non diversa, 6-8 X 8-10 y,
filma erectum singulum (rarissime fila bina) emittente; filis 100-
200 y altis, simplicibus aut saepius ramosissimis ; cellulis saepe
i n egularibus, superne incrassatis, 4-7 y latis, diametro duplo
l ’iigioribus, chromatophorum stellaeforme pyrenoide instruc-
tum continentib is, ultimis pilo unicellulari instructis. Sperma-
tangiis in stipite unicellulari superne incrassato singulis, sae-
l'ius binis ; carpogoniis in filis vel in ramis sessilibus ; gonimo-
blastis e filis ramosis compositis.
Species dioica videtur.
174 —
Hab. ad frondes Enteromorphae ad Torquay (Naegeli),
prope Genuam (Dufour) ; in sinu neapolitano, sec. Kützing.
‘ 2. — A. trifilum (Buff.) Batters, 1902, p. 58 ; Chantransia
trifila Buffham, 1892, p. 25 ; De Toni, Syll. p. 71, Add. p. 45.
Icon. — Buffham, 1892, Tab. III, fig. 1-4.
Var. Schiffneri nov. nom. ; Chantransia microscopica
Schiffner non al, 1915, p. 136.
A typo differt filis longioribus e 5-6 articulis compositis.
Hab. Typus, ad frondes Cladophorae, prope Swanage
(Buffham) ; prope Roscoff (Chalon) ad folia Posidoniae, prope
Carthaginem (Hamel). Var. ad frondes Cladophorae et Chae-
tomorphae prope Veglia in mari adriatico (Lusina).
3. — A. moniliforme (Rosenv.) Borgesen, 1915, p. 22 ; H.
Petersen, 1918, p. 10 ; Borgesen, 1923, p. 271 ; Chantransia
moniliformis Rosenvinge, 1909, p. 99, Borgesen, 1909, p. 2 ;
Howe, 1914, p. 85 ; De Toni, Add. p. 39.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 28-29 ; H. Petersen, 1918,
%. 1, 4.
Hab. ad frondem Polysiphoniae violaceae et P. nigrescentis,
ad oras Daniae (Rosenvinge) ; Polysiphoniae subulatae, ad
insulam Vancouver (Macoun, Collins) ; Chaetomorphae ad
insulam Sardiniae (H. Petersen) et Corsicae (Leblond) ; Dic-
tyoperidis repentis ad insulam Paschalem (Skottsberg) .
4. — A. catenulatum Howe, 1914, p. 84 ; Borgesen, 1915,
p. 22 ; Kylin et Skottsberg, 1919, p. 3 ; Chantransia catenulata
De Toni, Add. p. 44.
Icon. — Howe, 1914, tab. 31, fig. 12-18 ; Kylin et Skotts¬
berg, 1919, fig. 1.
5. — A. crassipes Borgesen, 1915, p. 20 ; 1924, p. 25 ; Col¬
lins et Hervey, 1917, p. 96 ; Chantransia crassipes Borgesen,
1909, p. 1 ; De Toni, Add. p. 42.
Icon. — Borgesen, 1909, fig. 1 ; 1915, fig. 11.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Am., n° 2033.
Source : MNHN, Palis
Var. longiseta Bôrgesen, 1915, p. 21.
Icon. — Bôrgesen, 1915, fig. 12-13.
— A, collopodum (Rosenv.) ; Chantransia microscopica
var. collopoda Rosenvinge, 1898; p. 41 ; Chantransia collopoda
Rosenvinge, 1909, p. 81, in notula ; Chantransia marina var.
collopoda De Toni, Add., p. 43.
Icon. — Rosenvinge, 1898, fig. 10, 11.
Thallo caespitoso ad 100 p alto, ramosissimo, cellula basali
singula affixo ; cellulis 7-8 u latis, 12-28 ^ longis, diam. 3-4plo
longioribus, chromatophorum stellatum, pyrenoide centrali ins-
tnictum, in parte superiori continentibus ; ramis longe pili-
f( i is ; monosporangiis ovoideis aut oblongis, 13-16 a longis,
7 s a latis. Substantia flavo-brunneola a cellula basali producta
iiOra filamenta assimilantia hospitis profunde ingrédient».
Hab. ad frondes Chordariae flagelliformis in stipite Lami-
iv iae longicruris insidentes prope Holstensborg, Groenlandiae
(O.stenfeld) .
7. — A. subpinnatum Bornet in herb. Thuret.
Cellula basali singula, rotundata, a ceteris saepe vix di-
versa, diam. 6-8 n ; filorum erectorum articulis 5-6 u. latis, diam.
paulum longioribus ; ramis non attenuatis, piliferis, irregula-
i' 1 ' dispositis. Sporangiis sessilibus, parvis, ovatis, c. 5-7 X
7-'i saepius seriatim dispositis.
Exsicc. — Erb. critt. ital. n° 953, sub nom. Call. Lenor-
I mandi.
Hab. ad frondes Chaetomorphae in mari mediterraneo, pr.
I Genuam (Dufour), Ajaccio (Leblond), Alger (Bory).
8. — A. Dufourii Collins in Phyc. Bor.-Am. n° 1594 ; Bôr¬
gesen, 1915, p. 19 ; Collins et Hervey, 1917, p. 96 ; Hoyt, 1920,
P- !70 ; Chantransia Dufourii Collins, 1911, p. 187 ; De Toni,
Add. p. 45.
Icon. — Hoyt, 1920, fig. 26.
Exsicc. — Phyc. Bor. Am. n° 1594 et n° 2087.
— 176 —
Differt ab A. subpinnato cellulis longioribus, habitu, spo-
rangiis majoribus saepius pedicellatis.
Hab. ad frondes Sargassi vulgaris ad Beaufort Carolinae
borealis (Hoyt) ; Dictyotae ciliaris ad litus Bermudae (Hervey)
9 . _ a. gynandrum (Rosenv.) ; Chantmnsia gynandra Ro-
senvinge, 1909, p. 88 ; De Toni, Add. p. 36 ; Callith. minutissi-
mum Crouan non al., 1867, p. 134.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 18.
Exsicc. — Crouan, Alg. mar. Finis. n°.114.
Hab. ad frondes Ectocarpi confervoidis in sinu Codano
septentrionali (Rosenvinge) ; Ect. granulosi, prope Brest
(Crouan) .
10. — A. rhipidandrum (Rosenv.) ; Chantmnsia rhipidan-
dra Rosenvinge 1909, p. 91 ; De Toni, Add. p. 37.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 19-20.
f. opposita nov. f. — Differt androphoris numerosioribu:
saepe oppositis.
Hab ad frondes Porphyrae umbilicalis, prope « Roscoff
(Chalon) .
12. — A. hallandicum (Kylin) ; Chantmnsia hallandm
Kylin, 1906, p. 123 ; 1907, p. 115 ; 1910, p. 25 ; Rosenvinge.
1909, p. 93 ; De Toni, Add. p. 37 ; Chantmnsia parvula Kyli’
1906’, p. 124 ; 1907, p. 114 ; 1910, p. 25.
Icon. — Kylin, 1906, fig. 8-9, 1910, fig. 6 ; Rosenvinge.
1909, fig. 21-26.
Très formae a Rosenvinge distinctae : f. typica Rosem..
1909, p. 97 ; f- brevior Rosenv., 1909, p. 97 ; f. parvula (Kylii )
Rosenv., 1909, p. 97, Chant, parvula Kylin.
f. armorica nov. f. — Differt spermatangiis numerosion-
bus atque gonimoblastis magis evolutis.
Hab. ad frondes Porphyrae umbilicalis, prope « Quiberon »
(Dauzat) .
12. — A. maluinum nov. sp.
Cellula basali rotundata, diametro 12-14 y, 2-3 fila erecta,
Source : MNHN, Paris
usque ad 200 /i alta, emittente ; ramis plus minus numerosis,
brevibus, plerumque secundatis ; pilis unicellularibus, hyalinis,
numerosis, terminalibus vel lateralibus ; cellulis 5-7 ^ latis',
diam. l-l/2-3plo longioribus, ultimis paulum attenuatis et 4 ^
iatis, chi’omatophorum stellatum pyrenoide centrali instructum
eontinentibus. Sporangiis ovatis, c. 6-8 X 10-12 plerumque
sessilibus et secundatis aut rarius pedicellatis et oppositis. Sper-
matangiis numerosissimis, in cellula triangulari binis (rarius
.singulis) terminalibus aut in androphoris secundatis. Gonimo-
blastiis e filis ramosis compositis, in quavis parte ramorum. aut
filorum dispositis, carposporas ovatas, 10 X 15 />-, satis nume-
rosas et glomeratas, in cellulis ultimis formatas, emittentibus.
Planta dioica videtur.
Hub. ad frondes Porphyrae uvibilicalis, prope Saint-Servan
(Hamel) .
13. — A. Battersianum nov. nom. ; Chantransia microsco-
Batters non al., 1896, p. 6'-\ Kuckuck, 1897, p. 392.
Cellulis 4,5-7 ^ latis, cellula basali 13-14 t/. ; spermatangiis
plagulas compactas brevibus intervallis secus fila et ramos for-
niautibus ; cystocarpiis prope discum solum aggregatis ; car-
posporis 13-17 X 9-11 /*■
Species forsan ab A. maluino non diversa; tantum differt a
gonimoblastiis prope discum dispositis.
Hab. ad frondes Porphyrae umbilicalis prope Berwick-on-
Tv.eed (Batters).
14. — A. Hoytii Collins, 1908, p. 134 ; Bôrgesen, 1915,
P- 58 ; Howe et Hoyt., 1916, p. 119 ; Hoyt, 1920, p. 470 ; Clian-
transia Hoytii Collins, 1911, p. 186 ; De Toni, Add., p. 41.
Icon. — Hoyt, 1920, fig. 27-28.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Am. n° 1540.
Sec. Howe et Hoyt, cystocarpia adsunt, rara autem ; spo-
rangia non semper pedicellata, saepe vero sessilia.
15. — A. Alariae (Jonss.) Bornet, 1904, p. XIX ; Collins,
12
Source : MNHN, Paris
1906, p. 192 ; Chantransia Alariae Jonsson, 1901, p. 132 :
Bôrgesen, 1902, p. 356 ; De Toni, Add. p. 45.
leon. — Jonsson, 1901, fig. 1.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Am. n° 236, sub. nom. Ch. secuv-
datae (fide Jonsson).
16. — A. unilatérale (Kjellm.) ; Chantransia unilateralis
Kjellman, 1906, p. 11 ; De Toni, Add. p. 46.
Icon. — Kjellman, 1916, tab. 2, fig. 1-4.
17. — A. macropus Kylin, 1919, p. 4 ; Chantransia mcœro-
pus De Toni, Add. p. 47.
Icon . — Kylin et Skottsberg, 1919, fig. 2.
18. _ A. Sargassi Bôrgesen, 1915, p. 17 ; Taylor, 192;>,
p. 129 ; Chantransia Sargassi De Toni, Add. p. 45.
Icon. — Bôrgesen, 1915, fig. 7-10.
19. _ A. affine Howe et Hoyt, 1920, p. 471 ; Chantran.si<
affinis De Toni, Add. p. 41.
Icon. - Howe et Hoyt, 1916, tab. 15, fig. 1-22 ; Hoyt, 1920.
Thallo nunc epiphytico, cellula singula vel divisa affixo.
nunc endophytico.
Groupe II. — Espères endophytes ou endozoiques
Parmi ces espèces, on peut distinguer des groupes leçon-
daires :
1) Spore persistant à la base des filaments dressés (= bec-
tion II de Bornet).
a) espèces semi-endophytes, la base ne pénétrant gue
dans la cuticule de l’hôte : A. unipes, A. opetipenum, A. ro-
bustum.
b) espèces semi-endophytes à filaments pénétrant pro-
fondement dans les tissus de l’hôte : A. Kuckuckianum, A. suh-
tüissimum, A. corymiifemm, A. barbadense. A. occidental'.
A. bulbomm, A. comptum. Cette dernière espèce se distingue
179 —
par sa spore germée qui est divisée en deux par une paroi trans¬
versale.
2) Spore non persistante (— Section III de Bornet).
a) espèces semi-endophytes à base ne pénétrant que dans
la cuticule de l’hôte : .4. Avrainvilleae, A. hormorhlzuvn, A.
Hypneae, A. repens, A. bisporum, A. minimum.
b) espèces semi-endophytes à filaments pénétrant pro¬
fondément dans les tissus de l’hôte : A. Nemcdionis, A. Macou-
nii, A. phacelorhizum, A. Naumannii, A. Ralfsiae, A. Dictyotac,
.4. botryocarpum, A. cytophagnum, A. Dumontiae, A. Liagorae,
.4. Brebneri, A. polyrhizum, A. Codvi. Dans ces deux dernières
espèces, les filaments endophytes pénètrent en faisceau dans
les tissus du Codium.
c) espèces endophytes à filaments dressés non ou peu
développés : A. emergens, A. immersum, A. Polyidis, A. Collin-
anum, A. Sanctae-Mariae, A. endophyticum, A. Kylini, A.
Amoldii, A. interpositum, A. Chylocladiae.
3) espèces endozoiques : A. endozoicum, A. infestons, A.
spongicola.
Parmi ces espèces, 7 sont sexuées : A. Kuckuckianum, A.
cm ymbifertim, A. barbadense, A. botryocarpum, A. Liagorae,
A. Macounii, A. subtilissimum ; ce dernier seul est monoïque ;
VA. Macounii est monoïque ou dioïque.
La plupart ont des rameaux atténués et manquent de poils,
cependant certaines sont pilifères, comme les A. cytophagum,
4. Dumontiae, A. immersum, A. Polyidis, A. Collinsianum, A.
Kuckuckianum.
La plupart ont un chromatophore pariétal à pyrénoide, ce¬
pendant les A. immersum., Collinsianum, ont un chromatophore
étoilé à pyrénoide et les A. cytophagum, A. Dumontiae un chro¬
matophore étoilé sans pyrénoide.
20. — A. unipes Bôrgesen, 1915, p. 35 ; Howe et Hoyt,
1916, p. 118 ; Bôrgesen, 1920, p. 451 ; 1924, p. 26 ; Chantransia
unipes De Toni, Add. p. 42.
Icon. — Bôrgesen, 1915, fig. 31-34.
Source : MNHN, Paris
21. — A. opetigenum Borgesen, 1915, p. 38 ; Chantransia
opetigena De Toni, Add. p. 41.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 35-36.
22. — A. robustum Borgesen, 1915, p. 40 ; Howe et Hoyt,
1916, p. 118 ; Borgesen, 1920, p. 449 et 451 ; Chantransia ro-
busta, De Toni, Add. p. 39.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 38-40 ; 1920, fig. 418.
23. — A. Kuckuckianum nov. nom. ; Ch. microscopica var.
pygmaea Kuckuck, 1897, p. 391 ; Bornet, 1904, p. XX ; non
Schiffner, 1915, p. 136 ; Chantransia marina var. pygmaea Do
Toni, Add. p. 44 ; non Callithamnion pygmaeum Kützing.
Icon. — Kuckuck, 1897, fig. 15.
Thallo minutissimo caespitoso ; cellula basali rotundata
diam. 9-10 /t, fila endophytica inter cellulas hospitis immersa ni¬
que fila erecta, parum ramosa, emittente. Cellulis 3-4,3 ^ lati
matophorum pariétale continentibus, ultimis in pilos unicellu-
lares longos desinentibus. Cystocarpiis lateralibus carpospor;
6-7 p longas, 4, 5 p latas, formantibus. Spermatangiis, sae-
pius ternis, ad ramulos brèves plerumque oppositos insideni
bus. Planta dioica.
Hab. in frondibus Porphyrae umbüiçaMs ad insulam Hel-
golandiae mense augusto (Kuckuck).
24. — A. subtilissimum (Kuetz.) ; Callithamnion subtilissi-
mum Kuetzing, Tab. phyc., XI, p. 19 ; Ceramium roseolum
Crouan (non Callithamnion roseolum Ag.) in Desmazières, PI.
crypt. de France, I, n° 1040 ; Bornet, 1904, p. XIX ; Callitham-
nion Daviesii Crouan, Flor. Finist., p. 134.
Icon. — Kuetzing, Tab. phyc., XI, 59.
Exsicc. — Desmazières, PI. crypt. de France, I, n° 1040 :
Crouan, Alg. mar. Finist. n° 115.
Thallo caespitoso, usque ad 1 cm. alto, e filis erectis atque
endophyticis composito ; spora permanente, ovata, 10-12
14-16 v-, fila inter filamenta assimilentia hospitis emittente ,
filis erectis 6-7 n latis, articulis diametro 5-7plo longioribus,
l'amos multos, alternés aut secundatos, in pseudophila hyalina
desinentes emittentibus. Sporangiis 8-10 X 10-12 p, singulis
aut binis, sessilibus vel in ramulis unicellularibus seriatim dis-
positis. Spermatangiis simplicibus, in ramulo uni-vel bicellulari
binis vel ternis ; carposporis in corymbis aggregatis. Planta
monoica.
Hab. ad oras Galliae in frondibus Dudresnayae coccineae
prope Saint-Malo (Thuret) ; Stilophorae rhizodes et Ceramii
nibri prope Brest (Crouan).
25. — A. corymbiferum (Thur.) Batters, 1902, p. 59 ; Col¬
lins et Hervey, 1917, p. 97 ; Hoyt, 1920, p. 473 ; Chantransia
* iimbifera Thuret (1863, in Le Jolis, p. 197, partim) ; Bornet
r Thuret, 1876, p. 16 ; Bornet, 1904, p. XIV et p. XX ; Collins,
1906, p. 195 ; De Toni, Syll., p. 69 partim ; Add. p. 46.
Icon. — Bornet et Thuret, 1876, tab. V.
Exsicc. — Le Jolis n° 383 ; Phyc. Bor.-Am. n° 1040 et
il" 1880.
Thallo caespitoso e filis erectis ad 2 mm. altis filisque endo-
pbyticis ramosis constructo ; spora permanente il ter filamenta
assimilatoria hospitis germinante ; cellulis 8-9 a latis, diam.
r > -plo longioribus ; ramis multis, praecipue secundatis, api-
1 versus in pseudopila hyalina attenuatis. Sporangiis singulis,
si i I i bus aut 2-3 in ramulo unicellulari ad basin ramorum dis¬
pos i lis; carpogonio ad basin ramorum, in ramulo 1-2-3-cellulari,
dvinde carposporas ovatas, 9 X U : x > in corymbis densis aggre-
pnias, praebente ; spermatangiis glomerulos subglobosos in ra-
nniüs superioribus seriatim dispositos formantibus. Planta
dioica.
Hab. In frondibus Hclminthocladiue purpureae, ad Gal¬
ba m (THURET) ; Dudresnayae crassae, ad littus Bermudae (COL-
LI - et Hervey) ; Dasyae pedicellatae ad Beaufort Carolinae
boicalis (Hoyt) ; Helminthocladiae ad oras Californiae (Da
Johnston).
26. — A. barbadense (Vick.) Bôrgesen, 1915, p. 43 ; Chan-
— 182 —
transià barbadensü Vickers, 1905, p. 60 ; Bornet, 1904, p. XX ;
De Toni, Add. p. 47 ; Callithamnion pedunculatum Crouan (non
Kütz.) in Maze et Schramm, Alg. Guadel., p. 143, n° 1384.
Thallo caespitoso usque ad 1 mm. alto ; spora permanent ,
14 X p, filum endophyticum diam. 6-8 /i, inferne attenuatum,
inter fila assimilantia hospitis emittente ; artieulis filorum ert -
torum (10-) 12-14 (-16) /*, diam. 3-4 plo longioribus ; ramis
praecipue secundatis, supérne attenuatis. Spermatangiis atq c
gonimoblastiis, sicut in A. corymbifero glomerulos corymbi-
formes formantibus ; sporangiis 8 X 1® oblongis, sessilibus
aut in ramulo longo dispositis.
Affinis A. corymbifero ; an eadem species ac. A. occidi -
taie ?
27. — A. bulbosum nov. sp.
Caespitibus minutis usque ad 250 ^ altis, in stratum cor i-
nuum aggregatis. Spora permanente 8-10 X 12 ' 15 r fllum en,lü "
phyticum inter filamenta assimilantia hospitis atque filum eirc-
tum emittente ; artieulis filorum erectorum diam. 7-8 /*, aequa-
libus vel 2-plo longioribus, sui-sum diam. 6 n, 3-plo longioribas.
chromatophorum pariétale (?) pyrenoide instructum continen-
tibus ; ramis secundatis 5 /«. latis. Sporangiis oblongis, c. 7
15 p in filis sessilibus, saepius in ramis secundatis.
Hab. ad oras pacificas Americae meridionalis, prope « gan¬
tas Arenas » (Thaxter) .
28. — A. occidentale Borgesen, 1915, p. 44 ; Chantraum
occidentalis De Toni, Add. p. 69.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 42-43.
29. — A. comptum Borgesen, 1915, p. 46 ; Chant rondo
compta De Toni, Add. p. 40.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 44-46.
30. — A. Avrainvilleae Borgesen, 1915, p. 48 ; Ch&ntrundo
Avrainvüleae De Toni, Add. p. 52.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 47-49.
Source : MNHN, Paris
31. — A. hormorhizum Borgesen, 1915, p. 50 ; Chantransia
liormorhiza Borgesen ; De Toni, Add. p. 65.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 50-52.
32. — A. Hypneae Borgesen, 1915, p. 51 ; Collins et Hervey,
1917, p. 98 ; Chantransia Hypneae Borgesen, 1909, p. 2 ; De
Toni, Add. p. 61.
Icon. —t Borgesen, 1915, fig. 53-54 ; 1909, fig. 2.
33. -— A. repens Borgesen, 1915, p. 52 ; 1920, p. 452 ;
Chantransia repens De Toni, Add. p. 64.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 55-56 ; 1920, fig. 420.
34. — A. minimum Collins, 1908, p. 133 ; Chantransia mi¬
ni ma Collins 1911, p. 186 ; De Toni, Add. p. 62.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Am. n° 1493.
35. — A. bisporum Borgesen, 1910, p. 178 ; 1915, p. 43 ;
Chantransia bispora De Toni, Add. p. 49.
Icon. — Borgesen, 1910, fig. 1 ; 1915, fig. 41.
36. — A. Nemalionis (De Not.) Bornet, 1904, p. XX ; Bôr-
gesen, 1915, p. 55 et 57 ; Collins et Hervey, 1917, p. 98 ;
Callithamnion Nemalionis De Notaris in Erb. critt. ital. n° 952,
cum. desc. ; Ardissone, 1867, p. 17 ; Chantransia Nemalionis
Vrdissone et Strafforello, 1877, p. 167 ; Rosenvinge, 1909, p.
126 .
Icon. — Ardissone, 1867, tab. I, fig. 1-3 ; Rosenvinge, 1909,
fig. 53-54.
Exsicc. — Erb. critt. ital. n" 952.
Thallo caespitoso, ad 5 mm. alto, e filis erectis filisque endo-
phyticis composite ; articulis filorum endophyticorum 8-11 p
lis, diam. 3,5-5-plo longioribus ; ramis sursum numerosis,
t pius secundatis, apicem versus in pseudopilos attenuatis ,
< c’ilulis (7,5-) 9-11 (-12) p latis, diam. (3-) 4-5 (-7)-plo longio-
ibus, chromatophorum pariétale pyrenoide instructum conti-
nentibus ; sporangiis oblongis, 10 X 18 p, in ramulo 1-2 cellu-
184 —
lari singulis vel binis vel ternis, ad basin ramorum seriatim
dispositis.
Hab. in frondibus Nemalii lubrici, ad Liguriam (Dufour.
Piccone) ; ad Antibes et Biarritz (Thuret et Bornet) ; ad
Limfjord Daniae (Rosenvinge) ; Liagorae elongatae, ad insula
Canarienses (Vickers) ; ad ramulos Tamarisci submersos ad
littora ins. Bermudae (Collins et Hervey).
37. — A. Macounii (Collins) ; Chantransia Macôunii Co ¬
lins, 1913, p. 113 ; De Toni, Add. p. 48.
38. — A. phacelorhizum Borgesen, 1915, p. 54; Chantransia
phacelorhiza De Toni, Add. p. 65.
Mon. — Borgesen, 1915, fig. 57-58-59.
39. — A. Naumannii (Asken.) Bornet, 1904, p. XX ; Bor¬
gesen, 1915, p. 57 ; Chantransia Naumannii Askenasy, 1888,
p. 31 ; De Toni, Syll., p. 71 ; Add., p. 71.
Icon. — Askenasy, 1888, tab. VIII, fig. 13-14.
Filis endophyticis inter utriculos Codii penetrantibus ;
deorsum articulis filorum erectorum 9-11 ^ latis et diam. 2-3-
plo longioribus, sursum 4-5 n latis ; ramis sparsis ; sporangii-
multis, ovatis, 10 X 16-18 y, 2-3 in ramulos brèves dispositis.
40. — A. Ralfsiae Borgesen, 1923, p. 273 ; Chantransia
Ralfsiae De Toni Add. p. 711.
Icon. — Borgesen, 1923, fig. 18.
41. — A. botryocarpum (Harv.) J. Agardh, 1892, p. 45 ;
Callithaninion botryocarpum Harvey, 1854, p. 563, 1863, p. LY.
n. 710 ; Chantransia botryocarpa De Toni Syll. p. 72, Add.
p. 73 ; Bornet, 1904, p. XXI.
Exsicc. — Harvey, Australian Algae, n" 523 B.
Caespitulis minutis, penicillatis, in stratum densissime
obducens aggregatis ; filis endophyticis, 6-8 y latis, deorsum ver¬
sus sensim attenuatis ; filis erectis usque ad 5 mm. altis, arti¬
culis inferioribus 10 y latis, diam. 4-6 plo longioribus, ultimis
Source : MNHN, Paris
— 185 —
3 n latis ; ramis a basi productis, articulis 10-15 p latis, diame-
tro 3-5 plo longioribus ; ramulis brevioribus e quoque articulo
ortis, longitudine subaequalibus, patentibus, saepe alternatim
secundatis, articulis 8 /i latis, ultimis 5 ^ latis.
Sporangiis non observatis. Androphoris in infimis articulis
ramulorum seriatim dispositis ; spermatangiis secundatis ;
caropgoniis ex infimis articulis ramulorum ortis ; carposporis
10-12 X 20 non divisis.
Hab. ad frondes Scytosiphonis Lomentariae in sinu Regis
Georgii novae Hollandiae Harvey.
42. — A. Brebneri (Batt.) ; Rhodochorton Brebneri Batters,
1897, p. 437 ; De Toni, Syll. p. 1515, Add. p. 529 ; Chantransia
Brebneri Rosenvinge, 1909, p. 82, in notula ; De Toni, Add.
p. 63.
Icon. — Batters, 1900, tab. 414, fig. 17.
43 . _ a. Dictyotae Collins, 1906, p. 193 ; Chantransia
i/ictyotae Collins, 1911, p. 197 ; De Toni, Add. p. 50.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Amm. n u 1394.
44. — A. cytophagum (Rosenv.) Chantransia cytophaga
Rosenvinge, 1909, p. 121 ; De Toni, Add. p. 66 .
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 50-51.
45. — A. Dumontiae (Rosenv.) ; Chantransia Dumontiae
Rosenvinge, 1909, p. 124 ; De Toni, Add., p. 66 .
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 52.
46. _ A. Liagorae (Weber van Bosse) ; Chantransia Lia-
w>rae Weber van Bosse, 1914, p. 275, non Bôrgesen ; De Toni,
Add. p. 62.
47. — A. Codii (Crouan) Bornet, 1904, p. XX ; Bôrgesen,
1915, p. 56 ; CaUithamnion Codii Crouan, 1860, p. 2 ; Coll,
caespitosum Crouan, 1867, p. 135 (partira).
Thallo caespitoso ad 3 mm. alto, e filis erectis filisque en-
Source : MNHN, Paris
dophyticis composilo ; filis endophyticis inter utriculos hospits
more clavuli penetrantibus ; filis erectis ramos superne magis
numerosos, sparsos, paulum attenuatos, non püiferos eraittent,-
bus. Cellulis filorum endophyticorum 12-20 ^ latis, diam. 3-6plo
longioribus, fil. erectorum 15-20 n latis, diam. (1-1/2-2-) 2-!
(-4 plo longioribus, ramorum 10-13 latis, diam. 1 1/2-4 p o
longioribus. Sporangiis oblongis, 12-15 X 18 - 20 i 1 ’ smgulis \ A
binis in ramulo unicellulari, ad basin ramorum singulis \.*l
seriatim dispositis.
Hab. in frondibus Codii elongati, prope Brest (CROUAM,
Casablanca (Dollfus).
48 . — A. polyrhizuxn (Harv.) J. Ag., 1892, p. 48; Born> .
1904, p. XX ; Callithamnion polyrhizum Harvey, 1863, p. L\ I.
n. 712 ; J. Agardh, Epicrisis, p. 12 ; Chantransia polyrhi
De Toni, SylL, p. 71 ; Add. p. 71.
Uxsicc. — Harvey, Alg. austal. exsicc. n" 520.
Caespite penicillato usque ad 1 cm. alto, e filis erectis filistric-
endophyticis constructo : filis endophyticis sursum 18 p lal s,
deorsum versus attenuatis, inter utriculos Codii more clavuli
penetrantibus ; filorum erectorum articulis 30 M latis, diam. 2 plo
longioribus, deinde 20-22 „ latis, diam. 3-5plo longioribus ;
ramis filis erectis similibus, praecipue secundatis, ultimis 10-1 /
latis ; ramulis brevioribus, saepe alternis ; sporangiis saepuis
in ramulo unicellulari pedicellatis ad basin ramulorum disposi-
tis, 12-14 X 20-25
Hab. in frondibus Codii tommtosi prope « Port Fairy
novae Hollandiae (Harvey).
Ab A. Codii vix diversum.
49. — A. emergens (Rosenv.) ; Chantransià. cmergens Ko-
senvinge, 1909, p. 128 ; De Toni, Add. p. 67.
Jcm. — Rosenvinge, 1909, fig. 55.
50. _A. immersum (Rosenv.) ; Chantrwnsüt immcrsa lu»
senvinge, 1909, p. 130 ; De Toni, Add. p. 68.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 56-58.
— 187 —
51. — A. Polyidis (Rosenv.) Bôrgesen, 1915, p. 59 ; Chan¬
transia Polyidis Rosenvinge, 1909, p. 132 ; De Toni, Add. p. 68 .
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 59-60.
52. — A. Collinsianum Bôrgesen, 1920, p. 154 ; Chantransia
Collinsiana De Toni, Add. p. 69 ; Acrochaetium Liagorae Bôr¬
gesen, 1915, p. 57, non Chantransia Liagorae Weber van Bosse,
1914, p. 275.
Icon. — Bôrgesen, 1915, fig. 60-62.
53. — A. Sanctae Mariae (Darb.) ; Chantransia Sanctae
Marias Darbishire, 1908, p. 40 ; De Toni, Add. p. 63.
Icon. — Darbishire, 1908, fig. 1-2.
54 . -— A. endophyticum Batters, 1896, p. 386, non Rodo-
rliorton endophyticum Kylin : Chantransia endophytica De
Toni, Add. p. 63.
55 . — a. Kylini nov. nom. ; Acrochaetium endophyticum
Rosenvinge, 1923, p. 388 ; Rhodochorton endophyticum Kylin,
1907, p. 188 ; De Toni, Add. p. 529.
Icon. — Kylin, 1907, fig. 40.
56. — A Arnoldii Weber van Bosse, 1920, p. 194 ; Chan-
Iransia Arnoldii De Toni, Add. p. 67.
Icon. — Weber van Bosse, 1920, fig. 54-55.
57 — a. interposition (Heydr.) Chantransia interposita
Heydrich, 1893, p. 78 ; Ch. Naumanni De Toni, Syll. p. 71,
Add. p. 71.
Icon. — Heydrich, 1893, tab. XXII, fig. 8 .
Thallo minutissimo fere omnino endophytico, inter utricu-
1ns Codii repente ; fiîis repentibus, 8-9 p latis, fila erecta, brévia,
4-5 g lata, in pilos unicellulares desinentia vel sporangia gerentia
emittentibus ; cellulis chromatophorum pariétale singulum con-
tinentibus ; sporangiis apice membrana apiculato-incrassata
instructis.
Source : MNHN, Paris
188 —
Hab. in frondibus Codii mucronati f. Novae Zeelandiae, ad
littus Navoe Zelandiae « Bay of Island » (Heydrich).
58. — A. Chylocladiae Batters, 1902, p. 58 ; Colaconemv
Chylocladiae Batters, 1896, p. 8 ; Chantransia Chylocladiae van
Heurck, 1908, p. 49 ; De Toni Add. p. 57.
59. — A. endozoicum (Darb.) ; Chantransia endozoica Dar-
bishire, 1899, p. 15 ; Batters, 1900, p. 376 ; Rosenvinge, 1909,
p. 128 ; Howe et Hoyt, 1916, p. 117 ; De Toni, Add. p. 63.
Icon. — Darbishire, 1899, tab. I.
60. — A. infestans Howe et Hoyt, 1916, p. 116 ; Hoyt, 1920,
p. 473 ; Chantransia infestans De Toni, Add. p. 64.
Icon. — Howe et Hoyt, 1916, tab. 14, fig. 1-12 ; Hoyt, 1920
tab. 118.
01. — A. spongicola Weber van Bosse; 1921, p. 195 ; Chan¬
transia spongicola De Toni, Add. p. 64.
Icon. — Weber van Bosse, 1921, fig. 56-57.
Groupe III. Espèces à base multicellulaire
Les groupes secondaires suivants peuvent être distingués
1 ) spore distincte émettant un diverticule de quelques cel¬
lules : A. Dasyae.
2 ) spore se divisant en deux cellules, origine de filament-
rampants : A. reductùm, A. pulchellum, A. polyblastum, A.
humile, A. mahumetanum.
3 ) spore donnant un disque de quelques cellules, qui émet
à son tour des filaments rampants : A. virgatulum, A. Lenor-
mandi, A. Macula, A. polysporum, A. fuegiense.
4) base discoide formée par des filaments rampants plus
ou moins soudés (correspond en partie aux sections IV, V et VI
de Bornet, qu’il n’est pas facile de séparer).
a) filaments dressés bien développés : A. Thuretii, A.
Daviesii, A. Savianum, A. clandestinum, A. attenuatum, A-
Source : MNHN, Paris
— 189
raespitiforme, A. gracile, A. globosum, A. seriatum, A. Sa-
graeanum, A. radians, A. flexuosum, A. pacificum, A. caespi-
tosum, A. netrocarpum, A. pollens, A. minutum ,A. strictam,
A. Sancti-Thomae.
b) filaments dressés peu développés : A. leptonema, A. dis-
coideum, A. Desmarestiae, A. seiriolanum.
Parmi ces espèces une seule est sexuée : A. Thuretii.
Le plus grand nombre possèdent un chromatophore latéral
et des rameaux atténués, mais beaucoup sont pilifères et ont
un chromatophore étoilé.
62. — A. Dasyae Collins, 1906, p. 191 ; Chantransia Dasyae,
Collins, 1911, p. 186 ; De Toni, Add. p. 40 ; ? Callithamnion
rirgatulum Harv., 1853, p. 243 ?
Exsicc. — Phyc. Bor. Am. n° 1342.
63. — A. pulchellum Borgesen, 1915, p. 23 ; Chantransia
indcheUà De Toni, Add. p. 40.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 14-16.
64. — A. reductum (Rosenv.) ; Chantransia reducta Rosen-
vinge, 1909, p. 120 ; De Toni, Add. p. 61.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 49.
65. — A. polyblastum (Rosenv.) ; Chantransia polyblasta
Rosenvinge, 1909, p. 115 ; De Toni, Add. p. 59.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 43.
66 . — A. humile (Rosenv.) Borgesen, 1915, p. 23 ; Chan-
intnsia humilis, Rosenvinge, 1909, p. 117 ; De Toni, Add. p. 60.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 44-45.
67. — A. irahumetanum nov. sp.
Thallo pulvinato ; spora germinante in duas cellulas aequa-
(utraque 1-3 fila repentia procréante) divisa, 10-12 p cras-
sa ; filorum repentium articulis irregulariter rotundatis, 7-8 ^
latis, 10 n longis, ramosis et confluentibus, fila erecta 30-100 ^
Source : MNHN, Paris
— 190 —
alla simplicia vel ramosa gignentibus ; articulis filorum erec-
torum cylindricis, 5 ^ latis, diam. 2-3 plo longioribus ; pilis
hyalinis apicalibus ; sporangiis ovatis, (5-) 7-8 (-9) ^ latis, 10 P .
longis, sessilibus vel rarius pedicellatis, nonnumquam ad fila
repentia sessilibus aut in ramulo unicellulari terminalibus.
Hab. ad frondes Chaetomorphae prope « Alger » (Bory).
68 . — A. virgatulum (Harv.) J. Agardh, 1892, p. 48 ; Bat-
ters, 1902, p. 58 ; Bornet, 1904, p. XXIII ; CaMithamnion vir¬
gatulum Harvey, in Hooker, 1833, p. 349 ; Callithamnion Du
viesii, J. Agardh, 1851, p. 11 ; partira ; Chantransia virgatula
Thuret, in Le Jolis, 1863, p. 106 ; Borgesen, 1902, p. 351
Rosenvinge, 1909, p. 109 ; De Toni, Add. p. 57.
f. luxurians (J. Ag.) Rosenvinge, 1909, p. 110 ; Callitham-
nion luxurians J. Ag., 1851, p. 14 ; Chantransia luxuriant
Kylin, 1907, p. 117 ; Chantransia virgatula Thuret in Le Jolis,
1863, p. 106 ; Trentepohlia virgatula Farlow, 1881, p. 109 :
A. Griffithsianum Nâgeli, 1861, p. 172.
Icon. — Harvey, 1846-51, tab. 313 ; Borgesen, 1902, fig.
52 ; Farlow, 1881, tab. X ; Kylin, 1907, fig. 26 ; Rosenvinge,
1909, fig. 37.
Exsicc. — Wyatt, Alg. Danmonienses n° 189 ; Le Jolis,
Alg. Cherbourg n° 201 ; Crouan, Alg. Finist. n° 116 ; Lloyd,
Alg. Ouest n° 255.
f. secundata (Lyngb.) Rosenvinge, 1909, p. 112 ; Callitham¬
nion Dawiesii secundatum Lyngbye, 1829, p. 129 ; Acrochat -
tium secundatum Nàgeli, 1861, p. 171 ; Chantransia secundatu
Thuret, in Le Jolis, 1863, p. 106 ; Borgesen, 1902, p. 350 ;
Kylin, 1907, p. 115 ; 1910, p. 28 (ubi Ch. secundata species
propria dicitur).
Icon. — Borgesen, 1902, fig. 51 ; Kylin, 1907, fig. 24 ;
Rosenvinge, 1909, fig. 39-41.
Exsicc. — Le Jolis, Alg. Cherbourg n" 124 ; Hohenacker,
Alg. mar. sicc. n" 170 ; Lloyd, Alg. Ouest n° 449 ; Crouan, Alg.
mar, Finist. n n 117 ;
f. tetrica Rosenvinge, 1909, p. 111.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 38.
Source : MNHN, Paris
191 —
f. tenuissima Collins, 1906, p. 194.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Am. n" 741.
Filis inferne c. 8 y. latis, articulis diam. c. 3-plo longioribus ;
ramis nonnumquam inferne multis, superne raris, saepius om-
iiino raris, longis, sensim attenuatis ad c. 4 articulis diam.
8-10 plo longioribus, non in pseudopilos desinentibus ; sporis
8 20 p, sessilibus vel unicellulari ramulo pedicellatis, sparsis
vol secundatis.
Hab. ad folia Zosterae, San Pedro, Cal., nov.
69. — A. Lenormandi (Suhr) Nâgeli, 1861, p. 171 ; Bornet,
1904, p. XXII ; Callithamnion Lenormandi Suhr, in Kützing,
1849, p. 640 ; Call. subtilissimum Grunow, Ferguson, Ceylon
Aigae, n" 293, fide Bornet, loc. cit.
Icon. — Kützing, Tab. phyc., XI, 57.
Ab A. virgatulo f. secundata vix deversum.
70. _ A. Macula (Rosenv.) ; Chantransia Macula Rosen-
vinge, 1909, p. 114 ; De Toni, Add. p. 59.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 42.
71 . _ A. polysporum Howe, 1914, p. 88 ; Chantransia ?
j)oiyspora De Toni, Add., p. 52.
Icon . — Howe, 1914, tab. 31, fig. 1-11.
72. _ A. fuegiense Kylin, in Kylin et Skottsberg, 1919,
p. .I ; Chantransia fuegensis De Toni, Add. p. 47.
Icon. — Kylin et Skottsberg, 1919, fig. 3.
73 . _a. Thuretii (Bornet) Collins et Hervey, 1917, p. 98 ;
Clinntmnsm Thuretii, Kylin, 1907, p. 119 ; Rosenvinge, 1909,
p. nui ; De Toni, Add., p. 48 ; Chantransia efftarescem w.
Thuretii Bornet, 1904, p. XVI et XXII ; Chantransia carym-
bifrra Thuret, in Le Jolis, 1863, p. 197, partim.
Icon. — Bornet, 1904, tab. I ; Kylin, 1907, #g. 28 ; Kosen-
vinga, 1909, fig. 30-32.
Source : MNHN, Paris
192 —
74. — A. Daviesii (Dilhv.) Nàgeli, 1861, p. 171 ; Bornet
1904, p. XXII ; Borgesen, 1924, p. 25 ; Conferva Daviesi
Dillwyn, 1809, p. 73 ; Chantransia Daviesii Thuret, 1863, in
Le Jolis, p. 106 ; Kylin, 1907, p. 117 ; Rosenvinge, 1909, p. 104 :
De Toni, Syll., p. 69, Add. p. 55 ; CaUithamnion Daviesii, Har-
vey, 1846-51, tab. 314 ; J. Agardh, 1851, p. 11 ; 1876, p. 8 :
Trentepohlia Daviesii, Farlow, 1881, p. 109.
Icon. — Dillwyn, 1809, tab. F ; Harvey, 1846-51, tab. 314 ;
Kylin, 1907, fig. 27 ; Rosenvinge, 1909, fig. 34 ; Borgesen.
1924, fig. 8.
Exsicc. — Hauck et Richter, Phyk. univ. n° 59 ; Hohe-
nacker, Alg. mar. exsicc. n° 366 ; Chauvin, Alg. Norm. n° 160:
Crouan, Alg. mar. Finist. n" 118 ; Desmazières, PI. crypt. de
France, I, n" 1041 ; Lloyd, Al. Ouest n° 448.
75. — A. Savianum (Menegh.) Nageli, 1861, p. 171 ; CaUi¬
thamnion Savianum Meneghini, 1840, n° 3 ; Kützing, 1840,
p. 641 ; Chantransia Saviana Ardissone, 1883, p. 276, partim.
Caespitibus ad 1/2 mm. altis, disco basali e filis repentibus
composite affixis ; filorum erectorum articulis diam. 10 h-.
l-l/2plo longioribus, sursum diam. 8 p, 3plo longioribus ; fili-
interne subnudis, superne ramos aggregatos saepe secundato;
gerentibus, summis attenuatis: sporangiis 10-11 X 17-21 n, ple-
rumque in ramulo plus minus longo solitariis, ad basin ramo-
rum positis.
Hab. In portu Genuae ad folia Zosterae (Meneghini).
76. — A. clandestinum (Mont.) Howe, 1914, p. 86 ; CaUi¬
thamnion clwidestinum, Montagne, 1837, p. 350, 1839, p. 15 :
Kützing, 1849, p. 642 ; J. Agardh, 1851, p. 63 ; Chantransia
clandestina De Toni, Add. p. 54.
Icon. — Montagne, 1839, tab. VII, fig. 2 ; Kützing, Tab.
phyc. XI, 69, II ; Howe, 1914, tab. 31, fig. 19-24.
77. — A. attenuatum (Rosenv.) ; Chantransia attenuata
Rosenvinge, 1909, p. 106 ; De Toni, Add. p. 56.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 35.
Source : MNHN, Paris
— 193 —
78. — A. caespitiforme Borgesen, 1920, p. 446; Chantran¬
sia caespitiforrais De Toni, Add. p. 49.
Icon. — Borgesen, 1920, fig. 416.
79. — A. gracile Borgesen, 1915, p. 26 ; Ch. gracilis, De
Toni, p. 54.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 1920.
80. — A. globosum Borgesen, 1915, p. 28 ; Chantransia
>bosa De Toni, Add. p. 53.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 21-22.
81. — A. seriatum Borgesen, 1915, p. 32 ; Chantransia se-
iita De Toni, Add. p. 53.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 25-28.
82. — A. Sagraeanum (Mont.) Bornet, 1904, p. XXI ; Cla-
ohora Sagraeana Montagne, 1856, p. 459 ; De Toni, Syll. I,
305 ; Chantransia Sagraeana De Toni, Add. p. 51.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Amer. ri 0 39 (Ch. virgulata).
83. — A. flexuosum Vickers, 1905, p. 60 ; Collins, 1909,
192 ; Borgesen, 1915, p. 34 ; Bornet, 1904, p. XXI ; Chan-
nsia flexuosa Collins, 1911, p. 186 ; De Toni, Add. p. 50.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 29-30.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Am. n° 1696.
84. — A. radians nov. sp.
Thallo e filis repentibus filisque erectis constructo ; spora
rotundata, 10 ^ lata, fila repentia, radiantia libéra, non vel
pi’ulum ramosa, emittente; filis erectis ad 1 mm. altis, sim-
pi ici bus vel paulum ramosis; articulis cylindricis (6-) 7-8 (-10) ^
lai.is, diam. 2-4plo longioribus, summis 5 X 35 ^ > sporangiis
vel glomeratis lateraliter et seratim dispositis, vel ad basin
ramorum aut ad partem superiorem filorum solitariis et séria¬
it-., fere semper pedicellatis, ovatis, 7-10 n latis, 10-12 «. longis.
Hab. in insulam Guadalapam (Mazé et Schramm n° 1356).
Source : MNHN, Paris
— 194
85. — A. pacificum Kylin, 1925, p. 11.
Icon. — Kylin, 1925, fig. 4. g-1.
Discus basalis unistratosus e filis lateraliter confluentibus
compositus ; fila erecta usque ad 1 mm. longa, irrégularité
ramosa ; cellulae 4,5-5,5 ? crassae ; diametro 2-4plo longiore ;
pili nulli aut rarissimi ; monosporangia 6,5-6,5 p lata, 8-10
longa, in ramulis 1-2 cellularibus singula vel bina vel terna ;
ramuli sporiferi secundi vel rarius irregulariter subalterni.
Hab .ad oras pacificas Americae borealis, prope « Brown
Island, Shaw Island, Peavine Pass », in frondibus algarum
nonnullarum vel in Sertularia.
86. — A. caespitosum (J. Ag.) ; CaUithamnion caespitoswn
J. Agardh, 1851, p. 18 ; 1876, p. 13 ; CaUithmrmvm Coin
Crouan (partim), 1863, p. 135 ; Bornet, 1904, p. XX ; Cha
transia, hormm-Smühme Lyle, 1920, p. 13 ; De Toni, Ad I.
p. 55.
Icon. — Lyle, 1920, fig. 1.
Exsicc. — Crouan, Alg. mar. Finist. n° 121.
87. — A. netrocarpum Borgesen, 1915, p. 24 ; Chantrm* «
netrocarpa De Toni, Add. p. 55.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 17-18.
88. - A. pallens (Zanard.) Nâgeli, 1861, p. 171 ; CalUthani-
mm paüms Zanardini, 1845, p. 12 ; Thamnidium valiez
Hauek, 1878, p. 187 ; Rhodochorton. pollens Hauek, 1883, P- 1 '
De Toni, Syll. P- 1517.
Icon. — Hauek, 1871, Tab. II, fig. 4-6.
89. — A. minutum (Suhr) Nâgeli, 1861, p. 171 ; CaMthmi-
nwn mnrntum. Suhr, Flora, 1831, p. 727, «de Reinke ; Call. w-
nutissimuM Kuteiug, 1849, p. 640 ; Rhodochorton
Reinke, 1889, p. 59.
Icon. — Suhr, in Flora, «g. 3, fide Reunke ; Kutzmg, Tab.
phyc XI 57 ; Reinke, 1892, tab. 40, Rh. minutissinmm.
Caespitibus ad 1 mm. altis, filis repentibus affiuis ; «
Source : MNHN, Paris
195 —
erectis ramos multos secundatos saepe in pilos hyalinos desi-
nentes gerentibus ; articulis diam. 5-10 n, 2-6plo longioribus,
chromatophorum (singulum cum pyrenoide ?) latérale conti¬
nent i bus ; tetrasporangiis singulis vel binis, sessilibus aut ra-
mulo brevi pedicellatis.
90. — A. strictum (Rosenv.) ; Chantransia stricto, Rosen-
vinge, 1909, p. 108 ; De Toni, Add. p. 57.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 36.
91. — A. Sancti Thomae, Borgesen, 1915, p. 30 ; Chantran-
sic Sancti Thomae De Toni, Add. p. 53.
Icon. — Borgesen, 1915, fig. 23-24.
92. — A. leptonema (Rosenv.) Bôrgensen, 1915, p. 30 ;
Collins et Hervey, 1917, p. 97 ; Taylor, 1925, p. 129 ; Chan-
tm leptonema Rosenvinge, 1909, p. 118 ; De Toni, Add.
p. 60.
Icon. — Rosenvinge, 1909, fig. 46-48.
Hab. in frondibus Chondri crispi et Polysiphoniae urceo-
latv : in litoribus Daniae (Rosenvinge) ; Haliseridis Justii, ad
ins m Bermudam (Collins) ; Zonariae , ad insulas Tortugas
(Taylor) .
93. — A. discoideum Borgesen, 1923, p. 271 ; Chantransia
disn- dea De Toni, Add. p. 711.
Icon. — Borgesen, 1923, fig. 17, c-d.
94. — A. Desmarestiae Kylin, 1925, p. 10.
i -on. — Kylin, 1925, fig. 4, a-f.
Frons ad frondes Desmarestiae latissimae epiphytica; dis¬
ais l ne evolutus, 3-5 mm. latus, unistratosus, e filis repentibus
plus minus laxe cohaerentibus formatus ; fila erecta laxiuscule
caespitosa, non ramosa, 20-30 n alta et 3-4 y- lata, e 3-6 cellulis
composite ; pili nulli ; monosporangia terminalia in apicibus
filon, m erectorum inserta, 5 à 6 n lata et 7-8 u. longa.
Source : MNHN, Paris
Hab. in frondibus Desmarestiae latissimae, ad oras paci-
ficas Americae borealis, prope insulam « Canoë ».
95 . — A. seiriolanum (Gibs.) Rosenvinge, 1923, p. 39o ;
Rhodochorton seiriolanum Gibson, 1890, p. 294; Bôrgesen, 1902,
p. 396 ; De Toni, Syll., p. 1512.
Icon. — Gibson, 1890, tab. XXXIV, fig. 1-5 ; 1891, tab.
III, fig. 1-5.
Sec. Rosenvinge, cellulae chromatophorum singulum pvre-
noide instruction continent.
Groupe IV. - Espèces à appareil fixateur inconnu
96 . _ a. ernothrix Bôrgesen, 1915, p. 59 ; Ghantro m
emothrix De Toni, Add., p. 71.
Icon. — Bôrgesen, 1915, fig. 63-64.
97 . _ a. Lauterbachii (Schmitz et Heydr.) ; Chantra sia
Lauterbachii Schmitz et Heydrich, in Lauterbach et Schum mn,
1900, p. 25 ; De Toni, Add. p. 72 ; Chantransia mirabilis Hey¬
drich, 1892, p. 475 (non Suhr).
98. — A. molle (Pilg.) ; Chantransia mollis Pilger, 1911,
p. 298 ; De Toni, Add. p. 58.
Icon. — Pilger, 1911, fig. 8-9.
Subgenus Grania Rosenvinge, 1909, p. 134
Chromatophora elongata, plerumque spiraliter torta, hafid
singula. Carpogonia saepe intercalaria Carposporae senatae.
99 . — A. efflorescens (J. Ag.) Nâgeli, 1861, p. 171 , 1
thamnion efflorescens J. Agardh, Sp. II, P- 15 ; Epici. p.
Chantransia efflorescens Kjellman, 18 , p. 129 ; Gran, iS.i-
p. 19 ; Lehmann, 1902, p. 1 ; Bôrgesen, 1902, p. 355 ; Borne.
1904, p. XXII ; Kylin, 1906, p. 113 ; Rosenvinge, 1909, p. 134 :
Svedelius, 1915, p. 49 ; Rhodochorton chantransioides Remke,
1889, p. 23 ; Kylin, 1906, p. 119 ; Rosenvinge, 1909, p. 134.
— 197 —
Icon. — Kjellman, 188 , tab. 12, fig. 1-2 ; Gran, 1897, tab.
1 , ! j. 1-3 ; Lehmann, 1902, tab. I, ; Kylin, 1906, fig. 1-5 ; Ro-
senvinge, 1909, fig. 61-64 ; Reinke. 1889, tab. 21.
Exsicc. — Areschoug, Alg. Scandin, exsicc. n° 16, Trente-
pohlia Daviesii var. a.
100. — A. pectinatum (Kylin) ; Chantransia pectinata,
Kylin, 1906, p. 120 ; 1907, p. 119 ; Rosenvinge, 1909, p. 138 ;
De Toni, Add. p. 70.
Icon. — Kylin, 1909, fig. 6-7 ; Rosenvinge, 1909, fig. 65.
Le Chantransia concava Schmitz et Heydrich in Lauter-
badi and Schumaan (1900, p. 24) cité par De Toni (Add. p. 70)
est indéterminable toute diagnose étant absente.
III. - Remarques
sur quelques Rhodoehorton
Si nous possédons sur les Acrochaetium quelques notions
exactes qui permettent une détermination assez précise, il n’en
est pas de même pour le genre Rodochorton sur lequel nous
n’a\ ns encore que des renseignements vagues. Les deux types
du are, les Rh. Rothii et Rh. floridulum, ont une certaine res-
sei i ance extérieure, mais les chromatophores sont tellement
dit ents qu’il n’est pas certain que ces deux plantes appartien¬
nes au même genre.
Le Rh. membranaceum a une apparence et un mode de
vie i llement différents que Rosenvinge a entrevu la possibilité
de attacher aux Acrochaetium. sous-genre Grania.
!1 est donc difficile de grouper des espèces mal connues ;
îoins on peut approximativement former les groupes sui¬
vants :
Groupe du Rh. Rothii, caractérisé par ses sporanges en
bouquets, sa couleur vineuse et surtout par ses chromatophores
en iliaques pariétales découpées, sans pyrénoide ; malheureuse¬
ment ce caractère n’est pas connu pour toutes les espèces .
Rh. Rothii. Rh. tenue qui couvre, à haute mer, les rochers de la
côte pacifique' des Etats-Unis où il remplace le Rh. Rothii ;
Source : MNHN, Paris
— 198 —
Rh. intermedium qui n’est peut-être pas distinct du Rh. Rothn ;
suivant Rosenvinge. Au même groupe appartiennent les espèces
aériennes : Rh. islandicum, Rh. purpureum, Rh. speluncai mu
Rh. floridulum, bien caractérisé par ses sporanges groupés
le long des filaments et surtout par ses chromatophores étoilés
à pyrénoides centraux. Harvey a signalé cette espèce en Aus¬
tralie (1863, p. LV) et l'a distribuée (Alg. Austr. n° 518) : l'é¬
chantillon est malheureusement stérile, mais les cellules c on¬
tiennent plusieurs pyrénoides. Il s’agit donc bien du Rh. f »i-
dulum ou d’une espèce affine. Les mêmes pyrénoides se rencon¬
trent dans un Rhodochorton des côtes chiliennes, récolté par
Gay. A côté peut être placé le Rh. spetsbergense qui possède les
mêmes séries de sporanges mais dont les chromatophores sont
inconnus.
Rh. penicilli,forme. Diffère par sa base en disque formée
de filaments rayonnants soudés entre eux.
Rh. corynosporoides (Cr.) Bornet in herb. Thuret ; Cdli-
thwmnion corynosporoides Crouan in Mazé et Schramm, 1 -<70-
77, p. 144, n» 1081.
Les touffes « de couleur rouge pourpre à l’état de vie »,
sont hautes d’environ 1 cm. et fixées par des filaments cam¬
pants. Les filaments dressés ont des articles vers la base larges
de 45 fi environ et deux fois plus longs que larges- et plus haut
larges de 25-35 fi et quatre fois plus longs que larges. Les
rameaux, plus ou moins nombreux, sont irrégulièrement dispo¬
sés, très longs et ne se différencient pas du filament principal ;
il n’y a pas de différenciation en axe et ramules comme dans la
plupart des Acrochaetdum. Les cellules semblent contenir plu¬
sieurs chromatophores en plaques pariétales découpées, sans
pyrénoide.
Les sporanges se trouvent vers les extrémités, sessiles et
en séries plus ou moins nombreuses, souvent opposés; ils sont
sphériques, divisés en tetrasporanges crueiés et ont environ
30-40 fi de diamètre (fig. 44, g).
Cette espèce est nettement caractérisée par ses sporanges
sessiles. Les frères Crouan n’avaient observé que des monospo¬
ranges ovales, allongés et les avaient comparés aux fruits du
Source : MNHN, Paris
199 —
Monospora ( Corynospora ) pedicellata d’où le nom qu’ils avaient
donné à cette plante. Bornet a rectifié cette observation dans
une note de l’herbier Thuret.
Le Call. corynosporoides (éch. n° 1081) a été récolté à Ca-
pesterre (Guadeloupe) plage du bourg, le 30 nov. 1869 ; « para¬
site sur de vieilles frondes de Centroceras clavulatum Mont,
recueillies sur les galets du rivage ».
Rh. membmnaceum. Espèce endozoique. A côté peut être
piacé le curieux Rh (?) Hciuckü, thalle primaire du Rh. velu-
! iium, suivant Schiffner.
Rh. subsimplex, fixé par des rampants à disque adhésifs
pédicellés.
Les Rh. subimmersum et Rh. Galaxaurae ont leur base
endophyte.
Le Rh. repens, par son aspect et son chromatophore en
plaque pariétale (?) est probablement un Acrochaetium.
IV. — Index specierum
1. — Rh. floridulum (Dillw.) Nageli, 1861, p. 124 ; Hauck,
1885, p. 521 ; Gibson, 1890- p. 203 ; De Toni, Syll. p. 1508,
Add. p. 527 ; Conferva floridula, Dillwyn, 1809( p. 73 ; Ccdli-
mnion floridulum Agardh, 1828, p. 188 ; Harvey, 1846-51,
tab. 120 A ; Thamnidium floridulum Thuret, in Le Jolis, 1863,
p. 111.
Icon. — Harvey, 1846-51, tab. 120 A ; Kützing, Tab. phyc.,
XI. 60 ; Le Jolis, tab. VI ; Gibson, 1890, tab. 34, fig. 12 ;
Kuckuck, 1897, fig. 6.
Exsicc. — Wyatb Alg. Danm. n° 219 ; Cocks, Coll. Bit.
Sea-Weeds n° 275 ; Hauck et Richter, Phyk. univ. n° 197 et
•'Aï : Hohenacker, Alg. mar. sicc. n° 272, Meeresalg. n° 324 ;
Le Jolis, Alg. mar. Cherbourg, n° 102 ; Crouan, Alg. mar.
Finist. n° 122 ; Lloyd, Alg. Ouest n" 225 et 370 ; Harvey, Alg.
Austr. n° 518.
2. — Rh. Rothii (Turt.) Nageli, 1861, p. 121 ; Hauck, 1885,
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Crouan non al. 1867, p. 135.
Icon. — Dillwyn- 1809, tab. 73 ; Lyngbye, 1829, tab. 41 A ;
Horneman, Flor. Dan., tab. 2261, 2-3 ; English Bot., tab. 1702 ;
Nàgeli, 1861, fig. 1,3 ; Harvey, Phyc. Brit., tab. 120 B ; Kü!-
zing, Tab. phyc., XI, 62 ; Le Jolis, 1863, tab. V ; Gibson, 189 ,
tab. 34- fig. 6-11 ; Kuckuck, 1897, fig. 5 ; Bôrgesen, 1901, fn.
61-64 ; Rosenvinge, 1923, fig. 328-330.
Exsicc. — Wyatt, Alg. Danm. n" 188 ; Areschoug, Al
Scand. exsicc. n" 8 et 259 ; Hauck et Richter, Phyk. univ. î
702, A et B ; Hohenacker, Alg. mar. exsicc. n" 121 ; Chauvi .
Alg. Norm. n" 110 ; Le Jolis, Alg .mar. Cherb. n” 42 ; Crouan,
Alg. mar. Finist. n" 120 et 119, C. sparsum ; Lloyd, Al \
Ouest n” 226 ; De Toni et Levy, Phyc. ital. n" 3 ; Alg. Schour >.
n° 232 et 233 ; Phyc. Bor.-Am. n° 49.
f. Kjellmani nov. f. — Rh. sparsum Kjellman non al. 18<- ,
p. 186 (1877, p. 25, sub. nom. Thamnidii Rothii) non Callithai -
nion sparsum, Carm.
Filis ramisque primi ordinis repentibus.
3. — Rh. intermedium Kjellman, 1883, p. 184 ; Thamnidivm
intermedium Kjellman, 1875, p. 28 ; De Toni, Syll., p. 1509,
Add. p. 527 ; Rosenvinge, 1923, p. 392 ; 1926, p. 33.
Icon. — Kjellman, 1875, fig. 10 ; 1883, tab. 15, fig. 8.
4. — Rh. spetsbergense Kjellman, 1883, p. 187 ; Thanrii-
dium spetsbergense Kjellman, 1875, p. 31 ; De Toni, Syll., P-
1511, Add. p. 528.
Icon. — Kjellman, 1875, fig. 11-12,
Source : MNHN, Paris
— 201
5. — Rh. tenue Kylin, 1925, p. 44.
Icon. — Kylin, 1925, fig. 25, b-e.
Frons 3-5 mm. alta ; stratum basale e filamentis repentibus
constitutum ; fila erecta plus minus ramosa ; ramuli altérai vel
unilateraliter 2-4 seriati ; cellulae filorum erectorum supérieures
5-7 ii crassae, diametro 5-6 plo longiores, inferiores 7-9 «. cras¬
sae, diametro 4-5-plo longiores ; cellulae filamentorum repen¬
ti um 9-11 ii crassae, diameti’o 2-4-plo longiores.
Hab. ad insulam « San Juan » Americae borealjs.
6 . — Rh. velutinum (Hauck) ; Chantransia velutina Hauck,
i 875, p. 351 ; Callithamnion minutissimum Zanardini non al.,
i 11, p. 74 ; Chantransia minutissima Hauck, 1885, p. 41, De
'I .ni, Syll., p. 70; Chantransia Hauckii Schiffner partim, 1915,
i 134, De Toni, Add. p. 51. ? Callithamnion sparsum Carmi-
riiael, in Hooker 1833, p. 348 ; Harvey, 1848, tab. 297 ; J.
:ardh, 1851, p. 15 ; Kiitzing, 1849, p. 643 ; ? Acrochaetium
-i"irsum Nageli, 1861, p. 171 ; Batters, 1896, p. 389.
Icon. — Zanardini, 1841, tab. 2, fig. 7 ; Hauck, 1878, tab.
- ; Schiffner, 1915, fig. 5-8 ; ? Harvey, Phyc. Brit., tab. 297.
Thallo epiphytico e filis repentibus 15 n latis atque filis
« ctis non vel paulum ramosis, ad 2 mm. altis constructo ;
. iculis 8-12 <j. latis, 12-18 ^ longis, diam. subaequalibus vel
: io longioribus, pariete crassiusculo donatis. Sporangiis glo-
bosis, (12-) 15 (-20) X 15-25 terminalibus vel lateralibus, ses-
m bus vel breviter pedicellatis, non divisis, rarius transvei'so
septo instructis.
7. — Rh. purpureum (Lightf.) Rosenvinge, 1900, p. 75 ;
1 Toni et Forti, 1903, p. 295 ; De Toni, Syll. p. 1510, Add.
p. 527 ; Byssus purpurea Lightfoot, 1777, p. 1000 ; J. Agardh,
I ’l, p. 18 ; Trentepolhia purpurea Agardh, 1824, p. 36 ;
Hooker, 1844, p. 386; Callithamnion purpureum Harvey, 1841,
p. 116 ; Callithamnion Rothii var. purpurea. Harvey, 1848-51,
tab. 120 ; Chantransia coccinea Kiitzing, 1849, p. 430; Crouan,
1867, p. 127.
Source : MNHN, Paris
Icon. — Engl. Bot., tab. 192 ; Dillwyn, 1809, tab. 43
Kützing, Tab. phyc., V, 44.
8 . — Rh. islandicum Rosenvinge, 1900, p. 75 ; 1923, p. 391 :
De Toni, Syll. p. 1509, Add. p. 527 ; Jonsson, 1911, p. 119-121
Trentepohlia sp. Jonsson, 1899, p. 182.
Icon. — Rosenvinge, 1900, fig. 1-4.
9. — Rh. speluncarum Collins et Hervey, 1917, p. 147 ; 1'
Toni, Add. p. 528 .
10. — Rh. penicilliforme (Kjellrn.) Rosenvinge, 1894, p. 6‘
1898, p. 23 ; 1923, p. 388 ; Borgesen, 1902, p. 389 ; Collin .
1906, p. 160; Thamnidium mesocarpum f. penidUiformis Kjei -
man, 1875, p. 30 ; Rhodochorton mesocarpum var. penicillifo, -
mis Kjellman, 1883, p. 235 ; 1885, p. 187 ; Rosenvinge, 189 .
p. 792.
Icon. — Kjellman,' 1886, tab. 16, fig. 6-7 ; Rosenving .
1893, fig. 9 ; 1923, fig. 325-327 ; Borgesen, 1902, fig. 60.
11. — Rh. corynosporoides (Cr.) Bornet in herb. Thuret
Callithamnion corynosporoides Çrouan in Mazé et Schrann .
1870-77, p. 144, n. 1081.
Thallo purpureo ad 1 cm. alto, filis repentibus affixo ;
filorum erectorum articulis interne 45 g latis, diam. 2plo lo -
gioribus, superne 25-35 g latis, diam. 4plo longioribus ; ram;s
plus minus numerosis, irregulariter dispositis, longis, a fil .s
non distinctis. Sporangiis ad summan partem filorum aut r; -
morum sessilibus, seriatim dispositis, sphaericis, cruciatim ci i-
visis, 30-40 g latis.
Hab. in frondibus Centroceratis clavulati Mont, ad insulam
Guadalupam, hieme (Maze et Schramm).
12. — Rh. membranaceum Magnus, 1874, p. 67 ; Collin-'.
1883, p. 56; Stromfelt, 1887, p. 109; Rosenvinge, 1893, p. 794;
Kuckuck, 1897, p. 13 ; Rosenvinge, 1923, p. 393 ; De Toni, Syll-
p. 1513 ; Rh. entozoicum var. Giardi, Reinsch, in Giard, 1890,
p. 260.
Source : MNHN, Paris
Exsicc. — Phyc. Bor.-Am. n° 99.
Icon. — Magnus, 1874, tab. II, fig. 7-15 ; Kuckuck, 1897,
fig. 3-4 et 7 ; Rosenvinge, 1893, fig. 10 ; 1923, fig. 331-335.
13. — Rh. Hauckii Schiffner, partim, 1915, p. 133 ; Rh. (?)
membranaceum Hauck, non Magnus, 1883, p. 69.
Icon. — Schiffner, fig. 2-4.
Thallo epiphytico repente ; in statu juvenili e filis ramosis
composito, articulis longis et angustis, 6 * latis, 15-45 n longis;
deinde cellulis diametro subaequalibus, rotundatis aut angulosis
interstitia replentibus.
Sec. Schiffner, status juvenilis Rhodochortonis velutini
esset.
H ah. Ad Valoniam, Halimedam, Gystoseiram, Flustram in
mari adriatico (Hauck, Schiffner) ; ad Valoniam, prope Ajac¬
cio (Leblond).
14. — Rh. subsimplex (Harv.) De Toni, Syll, p. 1515 ; Kylin,
1925, p. 45 ; Caü. subsimplex Harvey, Friendl. Isl. Algae n°
112 ; J. Agardh, Epier, p. 14.
Icon. — Kylin, 1925, fig. 25, f-g.
Sec. Kylin, adsunt cellulae 15-20 n latae, diametro 8-10plo
longiores, et fila repentia disco pedicellata affixa.
15. — Rh. repens Jonsson, 1901, p. 147 ; De Toni, Syll.
p. 1513.
Icon. — Jonsson, 1901, fig. 4.
An Acrochaetium ? habitu et chromatophoro verisimiliter
^ingulo.
16. — Rh. subimmersum Setchel et Gardner, 1903, p. 347 ;
De Toni, Syll., p. 1514.
Icon. — Setchell et Gardner, 1903, tab. 17, fig. 12.
Exsicc. — Phyc. Bor.-Am. n° 1348.
17. — Rh. Galaxaurae Vickers, 1905, p. 64 ; De Toni, Add.
P. 529.
SPECIES INQUIRENDAE
Rh. constrictum (Hering) De Toni, Syll. p. 1514.
Rh. Welwitschii (J. Ag.) De Toni, Syll. p. 1515.
SPECIES EXCLUDENDAE
Rh. Parkeri Gibson ; De Toni, Syll. p. 1514, Add. p. 529.
Sec. Laing, 1905, p. 401, est eadem species ac Bailla scoparia.
Rh. Brebneri Batt. ; De Toni, Syll. p. 1515, Add. p. 529 —
Acrochaetium.
Rh. spinulosum (Suhr) Kjellman ; De Toni, p. 1516. Sec.
ROSENVINGE, 1893, p. 796 = Audouinella sp.
Rh. mesocarpum (Carm.) Kjellm., De Toni, Syll. p. 1516 =
Spermothamnion mesocarpum Schmitz, in Rosenvinge, 1894,
p. 67.
Rh. pallens (Zanard.) Hauck, De Toni, Syll. p. 1517 =
Acrochaetium.
Rh. lepadicola (Welw.) De Toni, p. 1517 = Erythrotrichia
Welwitschi Batt. (Cf. Revue algol., I, p. 290).
Rh. endophyticum Kylin ; De Toni, Add. p. 529 = Acro¬
chaetium Kylini.
Rh. minutura (Suhr) Reinke, De Toni, Syll. p. 1512 = Acro¬
chaetium.
Rh. seiriolanum Gibson, De Toni, Syll. p. 1512 - Acro¬
chaetium.
Rh. chantransioides Reinke, De Toni, Syll. p. 1512 = f. ase-
xualis Acrochaetii efflorescentis, sec. Kylin, 1906, et Rosen¬
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lies
d
eau
du
la
(Flagellées
et Chloropliycées)
récoltées par la Mission M. Grisol
par Georges DE'FLANDRE
Les matériaux dont l’étude fait l’objet de ce travail ont été
récoltés de 1923 à 1925 par M. Grisol dans la région de San
Feri ado de Apure (Venezuela).
La collection qui m’a été remise (1) se composait d’un
certain nombre de tubes et flacons dont je n’ai retenu qu’une
vin, une, les autres ne contenant pas d’algues (2).
-''fin d’abréger, j’utiliserai, pour indiquer les localités, leur
numéro d’ordre dans la lfste ci-dessous :
1 i.agune de San Fernando de Apure n° 34 ; 11-8-23.
2. - .agune de la Maria, San Fernando n° 35 ; 13-8-23.
3- ' agune (?) Savane Noyer de la Guanota n" 40.
4 - i.agune de la Cipriana Biruaca n- 46 ; 4-9-23.
.agune de Ovatito, S. Fernando n"' 48 ; 9-9-23.
- agune de Caple n” 52 ; 11-9-23.
'• agune de Jovalito n“ 53 ; 27-9-23.
8- — Mare de la Mangas Coberas, Estado Guarieo n“ 54 ; 11-12-23.
9 ' ~ -agune de la Savane de Mangas Coberas n° 55 ; 20-12-23.
10
11
id.
Id.
57 ; 30-12-23.
n° 59.
12 ‘ — Rivière de Manati n» 62 ; 5-3-24.
*3. — Rio de Periquerito n° 62 ; 24-7-24.
1 — Rio du Sarare, Haut Apure n” 64 ; 24-7-24.
v . Je P rie M. le Professeur Mangin, Directeur du Muséum, qui a bien
" confl er ces matériaux, d’accepter à nouveau mes remerciements.
, ‘ es Rliizopodes et Héliozoaires que j'ai étudiés également ont été
Publiés dans un travail antérieur [15].
Source : MNHN, Paris
— 212
15. — Lagune de la Mangas Goberas n" 64 ; 3-8-24.
16. — Mare de Cazorla, Estado Guarico n" 65 ; 1-12-24.
17. — Mare de la Mangas Coberas 30-11-23.
18. — Lagune Savane de Rubiera 31-1-25.
19. — Lagune (?) Cruz Ruviera 30-12-24.
20. — Lagune, Canale de San Fernando n° 39.
D’une manière générale et sauf quelques exceptions, ces
récoltes sont pauvres et les Desmidiées en particulier sont si
rare dans certaines prises que plus de la moitié des espaces
énumérées n’ont été vues qu’une ou deux fois. Il en est à peu
près de même pour les Protococcales. Les Flagellées sont par
contre mieux représentées et en particulier les Trachelomonat
relativement communs (1). Les Diatohiées enfin sont peu abon¬
dantes et les Myxophycées nettement rares.
En ce qui concerne la bibliographie, je n’ai cité dans mon
Index que les travaux que j’ai eu à consulter. On trouvera la
bibliographie complète de l’Amérique du Sud et tout spéciale¬
ment celle relative au Brésil dans les travaux de O. Borge
[1 à 8]. Quant au Venezuela il n’a fait jusqu’ici, autant que je
sache, l’objet d’aucun travail spécial.
(1) Bien que j’aie déjà publié les résultats de l'étude de «'«JJ
[12] je redonnerai ici les dessins et descriptions des espèces
ceci afin de conserver au travail son homogénéité. 11 en sera de
pour quelques autres euglénacées [14].
Source : MNHN, Paris
FLAGELLATAE
PROTOMASTIGINAE
Bicoecaceae
Poteriodendron petiolatum Stein. — Fig. 1 ; n° 16.
var. Abbottii (Stokes) Playf. — Fig. 2 ; n° 16.
Amphimonadaceae
Rhipidodendron splendidum Stein. — N" 16.
R. Huxleyi S. Kent. — N" 4.
CRYPTOMONADINAE
Cryptomonadaceae
Cryptomonas erosa Ehr. — N” 13.
EUGLENINAE
Euglenaceae
Suglena acus Ehr. var. rigida Huebner. — Fig. 7 ; n 06 2,
8, 17, 18.
S. charcowiensis Swir. — N" 19.
E. fusca (Klebs) Lemm. — Dim. 157/23 y. N° 13.
3. Grisoli Deflandre [14]. — Cellula elongata plus mi-
mu curvata vel deformata, lateribus fere parallelis, postice
sen ')i couverg entibus, a ter go couda acuta praedita. Membrana
grtt dis elongatis paene bacillaribus spiraliter ordinatis dense
obt a. Chromatophora numerosa, discoidea. Nucléus ellipticus.
G u lis paramylaceis duobus discoideis vel bacillaribus. Fla-
Oellum ? Long. cell. cire. 68/75 y, lat. cire. 10/13 y. Fig. 8, 9,
10 : n° 8.
La membrane chez cette espèce est très caractéristique et
cou ;* nte chez tous les exemplaires rencontrés. La cellule est
probablement un peu métabolique. N’ayant pas vu le flagelle
11 ne m’est pas possible de la rapprocher soit d’E. spirogyra
soit d ’E. fuscu, qui, comme ou le sait, diffèrent nettement par
la longueur du flagelle.
E. oxyuris Schmarda. — Long. cell. 302 lat. 25 ft. Fig,
5, 6 ; n° 2.
forma minor Défi. — N° 2.
Fig. 1 à 10. — 1. — Poteriodendron petiolatum ; 2. — id. var. Ab! ••tti ;
3, 4. — Euglena spirogyra v. abrupte-acurainata ; 5. 6. — E. oxyuris ; ' -
E. acus v. rigida ; 8 à 10. — E. Grisoli. 1 à 4, 7, 8, 10 : X 345 ; 9 X l 200
Je crois 1 ’E. oxyuris type (long. moy. voisine de 300 .
plus rare que la forma minor Défi. (long. env. 200 u.) à laquelle
se rapportent bien souvent les indications des auteurs (et. par
ex. Drezepolski [17], Fritsch [19].
Playfair [28] note en Australie, à côté du type (long-
— 215 —
250-400 h-) « a smaller form » (long. 156/250 lat. 20/22 y ), qui
n’est autre que la forma minor Défi.
E. spirogyra Ehr. var. abrupte-acuminata Lemm. — N° 4,16.
Cette variété, outre la forme de sa partie postérieure, pos¬
sède selon Lemmermann des rangées de granules alternative¬
ment fortes et faibles, — et c’est le cas général (fig. B). Pour¬
tant, l’exemplaire de ma fig. 4, qui présente toute sa partie
antérieure munie de rangées également développées, montre
que ce caractère doit être considéré comme variable.
Phacus acuminata Stokes. — N" 2,13.
P. alata Klebs. — Forma granula paramylacea unica, ellip-
ai'idva. Long. cell. 23,5 n; lat. 22, crass. max. 10 y. Fig. 18, 19;
n 0 13.
var. incrassata n. var. — Differt a typo cellulis crassiori-
bn granulis paramylaceis sphaericis sed non discoideis. Long.
ccH. 20/21 y ; lat. 22/23 a; crass. max. 14-15 /x. Fig. 14 àl7;
n“ 8.
P. curvicauda Swir. — Long. 28 ; lat. 24,5 ji. Fig. 21 ;
n» 14.
tonna minor sed typica, — Long. 21 ; lat. 18 y. Fig. 20 ;
n“ 12.
P. inconspicua Defiandre [14]. — Cellula ellipsoidea,
!«>■ bus regulariter arcuatis vel polos versus plus minus emar-
0 'untis ; polo posteriore cauda acuta recta vel curvata ins-
t' " . A vertice visa elliptica, Membrana ut videtur spiraliter
stn. ta. Granulis paramylaceis duobus lateralibus. Flagellum ?
Loi cell. tôt. 25,5/27 p. ; lat. 14,5/16,5 ^ crass. 10/12 y.. Fig. 27
à 3J : n” 8.
ette petite espèce, très caractéristique, doit se placer dans
la • lion Spirophacus Lemm. et tout à côté du récent Phacus
«"• uatica Drez. Je n’ai pu voir jusqu’ici aucune cellule vide
pt ontenu est trop dense pour qu’on puisse distinguer l’or-
nen dation de la membrane, qui, cependant, donne lors de la
mis nu point sur le plan médian, l’impression d’être striée en
spij-ai,-. à ] a f a ç 0n d es Lepocinclis. A noter que ce nouveau
Plu i,i — en vue frontale — pourrait fort bien être rapporté
Source : MNHN, Paris
au genre Lepocinclis duquel il ne s’éloigne que par sa coupe
transversale elliptique.
P. longicauda (Ehr.) Duj. — N” 2, 5, 17, 18.
var. torta Lemm. — Long. 93 g ; n° 2.
forma minor. — Long. 61, lat. 37. Fig. 13 ; n° 8.
Fig. 11 à 31. — 11. — Phacus longicauda v. major ; 12. — ici., de 'il ;
13. - P. longicauda v. torta f. minor : I l à 17. — P. alata v. incras; ia
18, 19. — P. alata fa. ; 20. 21. - P. curvicauda ; 22, 23. — P. Raciboi U
24. 25. — P. triqueter : 26. — P. platalea f. minor ; 27 à 31. — P. ii.anns-
picua (28 = vue latérale). 11 à 31 : X 600.
P. orbicularis Huebner. — N 15.
P. platalea Drez.
forma minor. — Long. ceU. 19-20 |j. lut. 10-11 n ; erasx■ 1. 5<
Fig. 26 ; n*> 4.
var. major Swir. — Long. 143-150 g; lat. 60/64 /*. Fig. Il:
n u 2.
Source : MNHN, Paris
P. pleuronectes (O. F. M.) Duj. — N° 3, 4, 8, 9, 11, 13, 14,
16, 18.
P. Raciborskii Drez. — Long. 40, lat. 14,5 i*. Fig. 22, 23 ;
n° 8.
P. suecica Lemm. — N" 8, 16.
P. triqueter (Ehr.) Duj. — Long. 67/68 n. Lat. 44/45 y.
Fig. 24, 25 ; n“ 2, 17.
44 «5 46 4 / ht 4 ?
Fig. 32 à 49. — 32 à 34. — Lepocinclis Buetschli ; 35 à 37. — L.
: tschli v. angustata ; 38. — L. turbiniformis ; 39. — L. fusiformis ;
i à 42. — L. ovum f. dimidio-minor ; 43. — L. Buetschli v. angustata ;
! - h. ovum f. dimidio-minor ; 45. — L. ovum fa. ; 46 à 48. — L. texta
oachydermà ; 49. — L. ovum mammillata. 32 à 49 : X 600.
Lepocinclis Bütschli Lemm. — Typica : Lemmermann [26]
fi g. 224.
Membrana fere semper pallide luteo-brunnea, in partent
riorem semper incrassata : cauda recta, acuta, plus mi-
long a. Granul’s paramylaceis ? Long. tôt. 33-39 n ; lat.
(18) 20-22 |i, Fig. 32 à 34 ; n“ 13, 14.
var. angustata Deflandre [14]. — Cellula laie fusifor-
vel fere elongate rhomboidea, cetera ut in typo. Long. cell.
32/42 n ; lat. 13-16,5 pi. Fig. 35, 36, 37, 43 ; n° 8, 9, 13, 16.
Certains exemplaires de cette nouvelle var. (fig. 43 p. ex.)
— 218
ressemblent fort au Lepodndis Steinii Lemm., mais s’en dis¬
tinguent très facilement par la membrane striée en spirale et
non longitudinalement comme chez L. Steinii. L’épaississemei ;
de la membrane aussitôt avant la queue m’a paru d’une cons¬
tance remarquable tant chez le type que chez la var. angustal .
L. fusiformis (Carter) Lemm. — N° 18.
Cf. fig. 39, exemplaire muni d’une seule calotte de par. -
mylon.
L. ovum (Ehr.) Lemm. — N" 2.
forma dimidio-minor Défi. — Long. cell. 15,5/22 a ; lut.
9,5/13,5 il. Fig. 40, 41, 42, 44 ; n" 4, 13, 14, 15, 18.
var. mammillata Deflandre [14]. — Cellula sicut in forma
typica sed cauda parva, rotundata et verrucam sphaerican
simulons. Fig. 49 ; n° 13.
L. texta (Duj.) Lemm. ( incl. var. ovata Playf.)
J’ai noté cette espèce dans une prise provenant de F< t
de France (Martinique) et récoltée par M. Grisol.
var. pachyderma Deflandre [14]. — Differt a typo dira < i-
sionïbus minoribus ; membiana crassiori, plerumque achn s
Cellula fere pyriformis, pôle posteriore late rotundato, pai <•
anteriori attenuata et emargi lata. Membrana spiraliter stria '
Long. cell. 22/25,5 ; lat. 17/19 y.. Fig. 46 à 48 ; n" 8.
L. turbiniformis Deflanbre [14]. — Cellula turbinif' -
mis ; parte anteriori paene phaerica, parte posteriori rap U
attenuata et in cauda acuta p rva protracta. Membrana spin i-
ter striata. Chromatophora . mmerosa, dicoidea. Granulis i '-
ramylaceis annuliformibus 2 n parte anteriore. Long. cell. 3b :
lat. 22 ,i. Fig. 38 ; n" 2 (un seul ex.).
Cette espèce est proche du L. piriformis Cunha 1913
[10]. Elle en diffère : 1° par sa forme plus courte, plus tra¬
pue (le rapport long. larg. est de 1,5 chez L. turbiniformis alors
qu’il est de 2,18 chez L. piriformis Cunha) ; 2“ par ses stries
qui sont en sens contraire de celles du L. piriformis Cunha
Avec le L. teres (Schmitz) France et le L. Kufferathi Di fl.
nom. nov. (L. pyriformis Kufferath 1914 in Ann. biol. lac.)
cette nouvelle espèce forme un groupe à part dans le genre
Lepocinclis.
Trachelomonas volvocina Ehr. — Dans la plupart des loca¬
lités.
var. cervicula (Stokes (Lemm. — N° 13.
var. aplanata Drez. em. Défi. — N° 13.
var. Bernardi (Wolosz.) Dell. — N° 8.
forma major Défi. — Differt a var. Bernardi dimensioni-
bus majoribus, poro flagelli proportionnaliter minori, incras-
nto. Diam. 33 p, long. 25 /*. Fig. 51 ; n° 2.
var. punctata Playf. — N° 2.
var. umbilicophora Défi. — Lorica sphaerica, membrana
ois sed 214 fossulis latis circularibus (« umbilicis ») ins-
Inicta. Diam. 16. Fig. 52, n° 16.
T. curta Cunha em. Défi. [16]. — N u 14, 17.
var. tubigera Défi. — Lorica sicut in typo. Ponts flagelli
'■'ho interiori 3/5 u. longo praedita, N° 8. Fig. 50.
T. Denisi Défi. — Lorica sphaerica vel subsphaerica, poli
ona spinarum minutarum omati ; polo posteriore 5/6 spi-
magnis (5/5,5 long.) instructo. Membrana levi, nigro-brun-
a. Spinis. Diam. 32-33/32-33 n- Fig. 61 ; n u 8.
T. verrucosa Stokes. — N° 8, 16.
T. perforata Awer. em. Défi. — N J 2, 8.
T. rugmlosa stein em. Défi. — N° 8.
T. cupula Défi. — Lorica cupuliformis ; polo anteriore dé¬
nota, polo posteriore subacuminato, late rotundato, punc-
"■ Ponts flagelli incrassatus. Sectione transversali circulan:
og. 12/13 ; diam. 20/21 p. Fig. 53, 54 ; n° 2.
T. oblonga Lemm. var. umbilicophora Défi. — Lorica sicut
forma typica, sed membrana 1/2 fossulis lati s circularibus
umbilicis ») ferc semper in pars posteriore omata. Long.
' 13 ; lat. 10-10,5. Fig. 58, 59 ; n° 8.
T. intermedia Dang. — N" 13.
T. conica Playf. — N° 13.
forma punctata Défi. — Fig. 60 ; n° 13.
T. hispida (Perty.) Stein em. Défi. — N" 8.
— 220 —
var. crenulatocollis (Maskell) Lemm. — N° 14.
T. Klebsi Defl. — N° 8.
T. robusta Swir. em. Defl. — N u 8, 14.
T. superba Swir. em. Defl. — N° 16.
T. spectabilis Defl. — Lorica ellipsoidea vel elongato-ellip
soidea, spinis crassis et longis redis vel plus minus curvat ,
instructa. Distantia spinorum circa 7/12 p.. Collo humülvm
vel nullo, undulato vel crenulato. Membrana pallide luteo-bru,
nea, dense et subtilissime punctata. Dim. sine spinis : long.
53/55 y. ; lat. 32/35 ; cum spinis long. 65/70, lat. 44/45
Spinis : lat. basis 1,5/3 u-, long. 7/12 /i. Fig 67, 68 ; n" 2.
Le T. megalacantha Cunha 1914 (Mem. Inst. Osw. Cru?.'
paraît proche du T. spectabilis Defl. Mais Cunha insistant dai
ses deux diagnoses (en espagnol et en allemand) sur la dispot
tion régulière des épines il ne saurait lui être assimilé. Ce c: -
ractère rapprocherait plutôt le T. megalacantha Cunha du T.
charkowiensis Swirenko.
T. Raciborskii Wolosz. var. incerta Drez. — N° 8, 14.
T. Kelloggii Skvortzov em. Defl. — N° 4, 8, 16.
T. armata (Ehr.) Stein var. Steinii Lemm. em. Defl.
N° 4, 13, 14.
var. longispina Playf. em. Defl. — Fig. 70 ; n° 13, 14.
T. echinata Cunha. — Fig. 69 ; n D 8.
T. Dangeardiana Defl. — Lorica ellipsoidea vel rare ovoidi
interdum lateribus modice arcuatis, polis late rotundatis ; po 1
posteriore corona irregulari spinarum conicarum pim min -
validarum, acutarum, recta ; um (rare modice recurvatum .
divergentium ornaba. Spinis 2/8 ^ longis aut. longioribus inte -
dum nullis. Collo nullo. Porus flagelli interdum incrassatv
Membrana rubro-brunnea spinis obtusis bacillaribus brevib s
vel papillis dense (4/5 in 10 j») praedita. Dim. long, sine spin s
36/40 n praedita. Dim. long, sine spinis 36/40 /i lat. 27/28
Fig. 71, 72 ; n° 8.
var. glabra (Playf.) Defl. — Fig. 73 ; n° 8.
T. abrupta Swir. em. Defl. — N* 8.
var. arcuata (Playf.) Defl. fa angustata Defl. — Lorica pro-
Source : MNHN, Paris
— 221 —
portionnaliter angustior. Ponts flagelli incrassatus. Membrana
rubro-brunnea. Long. 26/28 /*, lat. 13/15 t*. Fig. 55, 56 ; n° 2.
T. Lemmermannii Wolosz. em. Défi. — N" 8, 14.
. oivocina v. Bernardi f. majotr ; 52. — T. volvocina v. umbilicophora ;
53 , 54. — T. cupula ; 55, 56. — T. abrupta v. arcuata f. angustata ; 57. —
r. acabra v. ovata f. minor ; 58, 59. — T. oblonga v. umbilicophora ; 60. —
conica f. punctata ; 61. — T. Déniai ; 62. — T. parvicollis ; 63 à 65. —
angustata ; 66. — T. scabra v. coberensis ; 67, 68. — T. spectabilis ;
69. — T. echinata ; 70. — T. armata v. longispina ; 71, 72. — T. Dan-
S ardiana ; 73. — id. v. glabra ; 74. — T. molesta ; 76. — T. magdaleniana;
1 — T. speciosa ; 77. — T. décora ; 78. — T. ensifera v. grisoli ; 79, 80.
— T. naviculiformis. 50 à 80 : X 400 excepté 62 : X 666 env.
T. granulosa Playf. — (?) (cf. [13] p. 95). — N° 14.
T. scabra Playf. — N° 8.
var. longicollis Playf. — N° 8 (?).
Source : MNHN, Paris
— 222 —
var. ovata Playf. fa minor Defl. — Long. 24/26 /x, lat. 14/16.
Fig. 57 ; n° 8.
var. coberensis Defl. — Lorica subsphaerica, interdum an
tice paullo attenuata ; collo cylindrico, paene quadrato ; mer»
brana scabra, pallide luteo-brunnea. Long, corps. 18/20, /c
17/19 ^ ; col. ait. et lat. 2/3. Fig. 66 ; n° 8.
T. silvatica Swir. — forma, n" 8.
T. parvicollis Defl. — Lorica subsphaerica lateribus modic
arcuatis, antice levissime deplanata, postice late rotundata
collo recto cylindrico, angustata, ore annulo incrassato ornât
Membrana levi, luteo-brunnea ; collo dilute luteo-br-unneo. Lont
18, 5 p, lat. 17 h- ; collo lat. 1,7 ; ait. 2 ; lat. os. 3,5 /x. Fig. 62
n° 8.
T. crebea Kell. em. Defl. — N° 8.
’f. angustata Defl. — Lorica elongate rhomboidea, angul
rotundatis ; pars mediana inflata versus polis regulariter atte¬
nuata, lateralibus redis, polis rotundatis. Polo posteriore n,
nus rotundato quam polo anteriore ; porus flagelli collo cylin¬
drico, paene quadrato semper instructus. Membrana levi, po
lide luteo-brunnea. Long. tôt. 19/20 ^ ; lat. 7/8 /x ; col. al
1/1,5 ; ait. 1,5/2,5 ix- Fig. 63 à 65 ; n° 2.
T. naviculiformis Defl. — Lorica fusiformis polis truncat,
a fronte visa perfecte naviculiformis ; lateribus minute arc:"
tis, basin versus sensim - attenuatis, pars posterior subeylindi -
ca, truncata-rotundata ; pars anterior attenuata ; porus fia g
late incrassatus, collum simulons et collo alto, cylindrico prod
tus. Membrana levi, palide luteo-bmnnea. Long. tôt. 58/68 ^ ;
lat. 11,5/14 ^ ;pori lat. inter. 2/2,5 ; long. (vel. ait.) 3,3/4 :
col. ait. 4/5 ; lat. exter. 4 ix. Fig. 79, 80 ; n° 2.
T.similis Stokes. — N° 8, 13.
T. molesta Defl. [14] (Syn. T. fusiformis Defl. [13]
non T. fusiformis Stokes). — Lorica late fusiformis, lateribus
arcuatis, interdum minute deplanatis ; polo posteriore truncat n
cauda parva, conica, subacuta praedito ; collo cylindrico, ad ba¬
sin membrana conica (sicut in Traclielomonadi Volzii Lemm.
sed minor et crassior) instructo. Membrana pallide luteo-bnoi-
Source : MNHN, Pans
nen, sparse et subtile punctata. Long. tôt. 65/75 y ; lot. 20/22 y,
roi. ait. 7/9 ; lat. oris. 5/6 y. Caud. long. 6/7. Fig. 74 ; n° 2.
T. décora Defl. — Lorica inaequaliter elliptica vel ovoidea,
inh'rdum supra basin paullo latior, fronte late-rotundato, in
rinidam subcylindricam obtuse rotundatam protracta. Polo an-
tr riore levi, part media granulis hemisphaericis omata, parte
! osteriore levi, cauda 6/8 spinis acutis instructa. Ponts flagelli
collo latissime everso, denticulato vel spinoso circumdatur.
Colore luteo-bmnnea. Long. tôt. 44 y, long. corp. 41 y ; lat.
JS p ; col ait. 3, lat. basis 2,5 ; ore ( cum spinis) 8 y. Fig. 77 ;
n° 2.
T. magdaleniana Defl. — Lorica auguste fusiformis, latéri¬
te: s modice arcuatis, superne ad collum, infeme ad caudam sen-
convergentibus ; collo recto, ore incrassato 4/5 spinis cras-
curvatis, divergentibus praedito. Cauda valida, truncata
angulis acutis, lateribus redis minute attenuatis. Membrana
le'fis sed versus collum et ad caudam nonnuUis spinis sparsis,
i r'ssis et acutis omata, pallide luteo-bmnnea. Pars extrema
csudas 3/4 spinis minutis instructa. Long. tôt. (cum spinis)
' r ; lat. 16 y. Col, lat, inter. 3,5 ; Caudae long. ad. 20 y. Fig.
75 ; n° 2.
T. speciosa Defl. — LoHca late fusiformis vel ellipsoidea,
lateribus late rotundatis superne ad collum, infeme ad caudam
• < rgentibus. Collo brevo, recto, 5 spinis crassis, acutis diver-
; iibus omato. Cauda conica acuta aut aperta et furca consi-
a 's. Membrana dense et crasse punctata (typ. ?) spinis vali-
d acutis sparsis omata, bmnneo-lutea. Long. tôt. 44/45 n ;
IfC 19,5/20 y ( sine spinis) col. lat. bas. 5,5 ; lat. mm spinis
10/11 y. Fig. 76 ; n° 8.
T. fluviatilis Lemm. — N° 8.
forma major qua-m fa typica Dim. 38/17 u-. N° 8.
T. girardia:~a (Playf.) Defl. — fa. — N° 8.
T. urceolata Stokes sec. Playf. et Defl. — N° 8.
T. ensifera Daday em. Defl. — N° 8.
var. Grisoli Defl. — Lorica rhomboidea, pars aequatorialis
angulis acutis, pars anterior circulariter inflata, pars posterior
Source : MNHN, Paris
ad caudam attenuata. Cauda brevis conica, e corpore membrana
transversali separata. Membrana pallide brunnea, scdbra, cauii :
hyalina, levis, Long. tôt. 46,5 y ; lat. 34,5 h-. Caud. long. 10
Fig. 78 ; n° 8.
T. gibberosa Playf. — fa. — N° 8.
HETEROKONTAE
Ophiocytiaceae
Ophiocytium majus Naeg. — N° 2.
O. cochleare (Eichw.) A. Br. — N° 18, 20.
O. capitatum Wolle var. longispinum (Mob.) Lemm. - -
N° 3, 20.
O. (Sciadium) arbuscula (A. Br.) Rab. — N" 2, 16.
O. (Sciadium) gracilipes (A. Br.) Rab. — Fig. 84 ; n° 16.
CHLOROPHYCEAE
VOLVOCALES
Gonium pectorale Müller. — N° 5.
Eudorina elegans Ehr. — N° 2, 5.
Pandorina morum Bory. — N° 16, 18.
PROTOCOCCALES
DlCTYOSPHERIACEAE
Dimorphococcus lunatus A. Br. — N° 8.
Autosporaceae
Tetraedron mininum (A. Br.) Hansg. — N° 8.
T. regulare Kütz. — N° 2.
var. incus Teiling. — Forma minor sed typica. Dim. soie
spin. 9/8 <* ; cum sp. 15,5/9 y. Fig. 81 ; n° 3.
T. trigonum (Naeg.) Hansg. — Fig. 82 ; n° 6.
Ankistrodesmus falcatus (Corda) Ralfs. — N° 4, 15, 17.
Elaktothrix viridis (Snow.) Printz. — N° 6.
Source : MNHN, Paris
Crucigenia rectangularis (Naeg.) Gay. _ N " 3
Scenedesmus abundans Chod. (sens lat.), — N" 17
S. acutiformis Schroed. — N° 12.
S. armatus Chod. var. Smithii Chod._N" 3, 18
S. brasiliensis Bohlin. — N" 3, 8, 15, 18. Fig.’ 86 (nJ 3 ).
Remarquer que les épines sont moins développées que sur
le- formes françaises que j’ai figurées [11].
• 81 à 88. — 81. — Tetraedron regulare v. incus fa ; 82. — T. tri-
' Pediastrum biradiatum ; 84. —- Ophiocytium gracilipes •
-eenedesmus denticulatus fa : 86. — S. brasiliens ; 87. — S. denti-
' australis ; 88. — Sorastrum americanum. 81 à 88 : X 600.
denticulatus Lag. — N° 3, 8, 9, 15.
wma,. — fig. 85, n" 18.
ir. gracilis Playf. — N° 9.
var. australis Playf. — Fig. 87 ; n° 3.
*‘ a * forma » ci-dessus et la var. australis Playf. n’appar-
heiiH nt sûrement pas au S. denticulatus Lag. sec Chodat.
3 dimorphus (Turp.) Kütz. — N° 8, 18.
S. falcatus Chod. — N° 17, 18.
S. opoliensis Richter. — N° 8, 18.
15
S. verrucosus Roll [26]. — (= S. a/rcudtus platydisca ; a-
nulata Defiandre 1924 [11] fig. 9 PI. VI).
Cette espèce ne diffère du S. ecomis (Ralfs) Chod. var.
disciformis Chod. que par sa membrane verruqueuse. A la vérité
ces verrues sont plutôt des granulations et je ne les ai jamais
vues aussi saillantes que dans la figure de Roll. Ma fig. citée lus
haut a été faite d’après un exemplaire vivant, c’est pourquoi
la surface ne montre pas les granulations qui apparaissent bien
mieux sur les individus morts et surtout sur les membi lies
vides.
Coelastrum cambricum Arch. — N° 18.
C. microporum Naeg. — N° 3, 8, 9.
Sorastrum americanum (Bohl.) Schmidle. — Fig. 88 ; n° 8,
9, 18.
Pediastrum biradiatum Meyen. — Fig. 83 ; n° 1.
P. duplex Meyen. — N° 8, 15.
P. tétras (Ehr.) Ralfs. — N" 8, 9, 12.
var. tetraodon (Corda) Hansg. — N“ 3, 18.
CONJUGATAE
Zynemaceae
Spirogyra neglecta Kütz. — N° 18.
Spirogyra sp. plur. ster. — N" 5, 6, 8.
Desmidiaceae
Gonatozygon Kinahani (Arch.) Rab. — N° 18.
Netrium digitus (Ehr.) Liitkem. — N° 8.
Closterium acerosum (Schr.) Ehr. — N° 15.
forma Borge 1918, T. 1, fig. 15. — N° 15.
Fig. 89 à 92.
Comme je l’ai fait remarquer pour des exemplaires fran¬
çais [12], les deux extrémités des cellules sont dissemblables
et l’une d’elles seulement est atténuée brusquement. Les exem¬
plaires du Venezuela diffèrent aussi de la forme de O. Borge
par leur membrane nettement striée ; mais on sait qu en «
Source : MNHN, Paris
<1 u i concerne Clostcnum acerosum ce caractère n’a aucune va¬
leur systématique.
'• ubturgidum ; 103 à 106. — C. Ehrenberg» I'. — 107, 108. — C.
Kii.ziugii v. vittatuni f. ; 109 à 111. — C. macilentum. — 90 à 92, 94, 99,
W5, 105 : X 375 ; 96, 97, 100, 101, 108 à 110 : X 450 ; 89, 98, 104,
WG : X 80 env. ; 93, 95, 102, 107, 111 : X 225 env.
C. Archeriatium Cleve. — N" 4.
— 228 —
C. calosporum Wittr. — N" 7, 18.
C. décorum Bréb. — N° 4.
C. Dianae Ehr. — N" 4, 7, 11, 16.
C. Ehrenbergii Menegh. — N 1 ’ 2, 4, 5, 19.
Les formes figurées ici (fig. 103 à 106, long. cell. 554-576-
640 n, lat. cell. 114, 120, 134 [/., n" 19) présentent à l’apex, q 1 i
est un peu recourbé en arrière, un épaississement marqué de
la membrane, semblable à celui de Clost. Lunula (Müll.) Nitzsc: .
var. maximum Borge 1903 (cf. T. 1 fig. 9 a’).
C. exiguum West. — N° 6.
C. gracile Bréb. — N° 7, 16.
C. intermedium Ralfs. — N D 4.
C. Kützingii Bréb. var. vittatum Ndst. — forma inter ver.
typica et fa dimidio-minor West (sub. fa dnplo-minor.) cf. Gron-
blad [21]. Long, cell, 364 n, lat. 14,5, lat. ap. 2 /x. 2 Fig. 107,
108 ; n° 4, 7.
O. Leibleinii Kütz. — N° 4, 7.
C. macilentum Bréb.
forma suturis transversalis 3 praedita Membrana gbt*
bra (?), luteola. Long. 290 /x, lat. 9 Fig. 109 à 111. N" 4 f.
Clost. pseudopenium Grônblad [21].
forma longior, sutura unica. Dim, 618/12 ^ ; n° 18.
C. Malmei Borge. — Membrana brunnea, punctata ; cosii*
9-11 a f route visis, in parte media suturis transversalibus 1-5.
Long. 320-345 /*. Lat. 51-63 y» Fig. 93, 94 ; n° 4-7.
Cette belle espèce découverte au Paraguay (Borge 1903)
puis retrouvée au Brésil (Borge 1918 et 1925) est très com¬
mune dans les deux localités indiquées. Elle est assez proche du
Closterium Lofgrenii Borge mais ce dernier possède 16-19
stries.
var. semicirculare Borge.
Forma minor et gracüior, cetera ut in var. typica. Long.
234, lat. 37 y. Fig. 95 ;n° 4. Cf. forma Borge 1903. Tab. 1
fig. 23.
C. moniliferum (Bory) Ehr. — N° 12, 15.
Source : MNHN, Paris
C. Navicula (Bréb.) Lütkem. — N u 4.
C. pusillum Hantzsch. — N“ 7.
var. major Racib. — Long. 88,5 n, lat. 13,5 i*. 2 pyr. par
1/2 cell., 4 granules apicaux. Fig. 97 ; n° 4.
C. striolatum Ehr. — N" 7.
C. subturgidum Ndst. — Dim. 310/33 h- Fig. 100 à 102 ;
n° 4.
A part le bord ventral qui est presque droit, ma figure
Ehrenbergii v. undulatum : 115, 116. — P. Stuhlmannii ; 117. — P.
tum ; 118, 119. — P. Ehrenbergii v. undulatum ; 120. — P. cristatum f.
113, 116, 120 : X 375 : 114 : K 450 ; 112, 115 : X 80 env. ; 117 à
1 : X 225 env.
1 icorde tout à fait avec celle de O. Borge 1918 [7] Tab. 1
i 17.
C. turgidum Ehr. — Dim. 576/49 p. 13 pyr. par 1/2 cell.
4, 18.
fa Brasiliensis Ndst. — Long. 714/725, lat. 68/76 /*, ap.
1 g. Fig. 98, 99 ; n n 2.
C. Venus Kütz. — N” 2, 3, 4, 5, 6, 7, 15.
fa minor Roll [29]. — Fig. 96 ; Dim. 40/8 /t, n° 3.
Pleurotaenium cristatum (Turn.) Borge fa ad fa BORGE
Source : MNHN, Paris
— 230
1899 [2] accedens. Long, seini cell. 176 /i, lat. bas. 28 h-, lat.
apic. 26,5-28 n. lat. minim. 23 sx. Fig. 120 ; n° 19.
Cette forme est également voisine de Pleurotaenium cal
dense Ndst.
O. Borge (1918) fait d’ailleurs remarquer que peut-êtr
« P. cristatum als eine unundulierte Form von P. caldense b<
trachtet werden kann ».
P. Ehrenbergii (Bréb.) de Bory. — N° 16, 18.
var. undulatum Schaarschm. — Fig. 114, 118, 119 ; n° 16.
19.
P. maximum (Reinsch) Lund. — Long. cell. 630 jx ; la
bas. 40 ex ; lat. med. 37 ^ ; lat. ap. 26 Fig. 112, 113 ; n" 4, r
P. ovatum Ndst. — Fig. 117 ; n" 4, 9, 10.
P. Stuhlmannii (Hieron.) Schmidle. — Long. cell. 650
lat. bas. 59, lat. ap. 46 y.. Fig. 115, 116 ; n" 18.
Euastrum ansatum Ralfs.
forma BORGE 1903 T. 4 fig. 22 (non 28). Long. cell. 7 .
lat. 39, lat. isthm. 12, lat. ap. 17 h-. Fig. 121 ; n° 18.
Ainsi que le fait remarquer O. Borge (1925) cette forn
ne saurait être assimilée à Euastmm didelta Ralfs ainsi q
le fait Ducellier (1915), [18] sous le nom de var. Blea-Ta -
niense (West) Duc. Les dimensions indiquées par DUCELLII £
(long. moy. 120 sx, lat. 56 /i) sont très supérieures à celles < e
Borge (1903 : 78/40-44 -x ; 1925 : 69-77/35-37 ^ ainsi qu :
celles que je donne ci-dessus. Le contour est aussi bien difl -
rent.
E. denticulatum (Kirch.) Gay. — N° 18.
E. elegans (Bréb.) Kütz. — N° 18.
forma semicellulis in medio tuberculo uno instructis, int a
marginem lateralem granulis 2 et intra marginem lobulorn n
granula 1 praeditis. Long. cell. 37 n, lat. 25 u. ; lat. isthm. 8 i.
Fig. 129, 130 ; n° 16.
Comparer forma Borge 1899 [2] PI. 1 fig. 30, qui ne dif¬
fère de la mienne que par l’ornementation médiane.
E. evolutum (Ndst.) West.
; lut. isthm. 15,5
forma. Long. cell. 67,5 j* ; lut. 48 n
Fig. 122 ; n° 18.
Comparer forma Borge 1903 [3] PI. 4 fig. 25.
600.
Je n’ai pu distinguer nettement l’ornementation médiane
d l’unique individu que j’ai observé et dont je donne un dessin
fi èle... mais incomplet.
E. insulare (Wittr.) Roy. — N" 18.
E. octangulare Borge 1894 [1].
Forma minor ; lobi poluri utrinque dente acuto dejecto
Source : MNHN, Paris
_ 232
prominenti. Membrana supra isthmum tiuberculo uno omata.
Long. cell. 51-53 p ; lat. cell. 41-43 p ; lat. isthm. 12,5-14,5 p.
Fig. 126, 127, 131 ; n" 18.
Les formes vues ici me paraissent assez variables. Elles
diffèrent surtout de E. cctangulare par leurs dimensions et
par les angles latéraux du lobe polaire nettement déjetés. (Cf.
Borge, loc. rit, Tab. III, fig. 38).
Comparer aussi Euastrum incertum. FRITSCH and Riçh
[ 16] dont la forme générale est voisine, mais qui possède unt
ornementation très complexe.
E. spinulosum Delp. forma.
R. Grônblad [22] tout en montrant les caractères propre,
à E. spinulosum et en le séparant d ’E. mononcylum (Nordst.
Racib., a dû reconnaître qu’une révision du groupe formé pa
ces espèces et leurs diverses variétés et formes figurées étai
très nécessaire (loc. cit., p. 16). Aussi, je me borne à figure
un des individus rencontrés dans la récolte 8 (fig. 124, 125) e
la forme générale d’un autre de la récolte 10 (fig. 128), ce
deux récoltes se rapportant probablement à la même localité.
E. subintegrum Ndst.
Forma minor et latior. Membrana subtiliter punctaU
Long. 63-64 p ; lat. 50-53 p ; lat. lob. pol. 27-28 p ; lat. isthv
12,5-13 p. Fig. 123 ; n° 18.
Micrasterias laticeps Ndst.
Forma Borge 1903 [3] p. 117, T. 5, fig. 12. « forma loi >
polari tam lato quant lobi basales sunt ». Dim. (n° 4). Loti
152 p, lat. 196 p. Fig. 134, 136 ; n” 4, 7, 11, 18, 19.
Forma BORGE 1903 p. 117, T. 5, fig. 13. « sinu inter lob*
breviores ». Fig. 135 ; n“ 18.
Forma Borge 1903 p. 117, T. 5, fig. 15 « lobis basalibi >
apice non bifidis ». Long. 83-99 p ; lat. bas. 112-113 p ; lat.
lob. pol. 100-104 p. Fig. 137, 138 ; n" 4, 19.
Dans cette dernière forme la membrane est plus fortement
ponctuée à l’apex. Le nombre des pyrénoides (8 par 1/2 cell-,
soit 2 par lobe) m’a paru constant.
O. Borge (1925 [8]) a montré d’une façon qui me semble
Source : MNHN, Paris
indiscutable, que — contrairement aux apparences — ces for¬
mes sont si apparentées les unes aux autres qu’il est préférable
de ne les point séparer.
M. rotata (Grev.) Ralfs.
Forma membrana semicéUularum ad incisurus primarias
et secundarias aculeis ornata. Long, jsemicell. 143 y. ; lat. 230 v-.
Fig. 132, 133 ; n° 4.
Cette forme peut être rapprochée de Micrasterias apicu-
lata (Ehr.) Meneg. forma BORGE 1925, p. 27. T. 5 fig. 2.
Cosmarium Baileyi Wolle.
Dim. (n° 2). Long. 44-45 p, lat. 50-52 p., lat. isthm.
19-21 p. Fig. 139 ; n° 2, 5, 7.
C. binum Ndst. — Long. 52 p ; lat. 34 p ; lat. isthm. 14 p.
N° 15.
C. Brebissonii Menegh.
Forma ad fa BoRGE 1925 accedens sed minor, verrucis
2,5-3 /i altis. Long. 71 M , lat. 60 ^ ; lat. isthm. 21 M . N° 9.
cf. BORGE loc. C;t. T. 2 fig. 6. Remarquer également que
es verrues de ces formes ont un aspect différent de celles du
ype : elles sont quelque peu coniques à sommet arrondi au
ieu d’être presque hémisphériques.
Source : MNHN, Paris
— ^34 —
C. commissurale Bréb. — N° 5, 18.
C. conspersum Ralfs. — N° 8.
C. denticulatum Borge.
forma long. 156 p ; lat. 83 p. Fig. 154, n° 18 ; en com-
Fig. 139 à 154. — 139. — Cosi.iarium Baileyi ; 140. — C. Lundellii ;
141. — C. granatum v. concavum ; 142, 143. — C. granatum f. ; 144, 145. -
C. loglense ; 146 à 148. — C. mammilliferum ; 149. — C. margaritiferum
f. ? ; 150. — C. rectangulaire v. hcxagonum f. ; 151. — C. moniliforme f.
punctata ; 152. — C. pyramidatum v. angustatum ; 153, 154. — C. denti
culatuin. 139, 141 à 151, 153, 154 : X 450 ; 140 et 152 : X 375.
pagnie de formes (Fig. 153 ; dim. 103-70p) intermédiaires
avec les fae depauperatae Borge 1925 p. 29 T. 3 fig. 23 et 24.
C. granatum Bréb. — formae fig. 142, 143 ; n° 12, 15.
var. concavum Lag. — forma apice latiori et late rotun-
datis. Long. cell. 44 p ;lat. 27 p ; lat. isthm. 8 p. Fig. 141 :
n° 3.
Source : MNHN, Paris
C. humile (Gay) Ndst. — N" 3, 9.
C. logiense Biss. — Long. cell. 69 p ; lat. 50 p ; lat. isthm.
21 p. Fig. 144, 145 ; n° 18.
C. Lundellii Delp. — Long. 84 p ; lat. 80 p ; lat. isthm. 41
(n° 4). Fig. 140 ; n° 2, 4, 5.
var. ellipticum West. — N° 11.
C. mammilliferum Ndst. — Nuclei amylacei singuli. Mem-
brana pallide luteola. Long. cell. 39 h- ; lat. 32 p ; lat. isthm.
12 p. Fig. 146 à 148 ; n° 4, 8.
C. moniliforme (Turp.) Ralfs. fa punctata Lagerh. —
Long. cell. 37 p ; lat. 22 h- ; lat. isthm. 8 p. Fig. 151 ; n» 18.
C. margaritiferum (Turp.) Menegh.
? forma. — Long. cell. 40 p ; lat. 34 p ; lat. isthm. 15,5 p.
Fig. 149 ; n° 9.
Comparer forma Borge. 1894 [1] T. II f. 15.
C. pseudoconnatum Ndst. — Forma minor cetera ut in
typo. Long. cell. 34,5 p ; lat. 27 p ; lat. isthm. 25,5 p. N° 12,
18.
Comparer forma Borge 1903 p. 93
C. pyramidatum Bréb. — N° 18, 19.
var. angustatum West. — Forma Borge 1925 p. 32, T. 2
fig. 3 ; Long. cell. 74 p ; lat. 33 p. Fig. 152 ; n° 4.
C. quadrum Lund. var. minus Ndst. — N° 5.
C. rectangulare Grun. var. hexagonum (Elf.) West. —
Forma minor, long. cell. 21 p ; lat. 13 p ; lat. isthm. 7 p.
Fig. 150 ; n° 18.
C. Regnesii Reinsch. — N" 8.
Arthrodesmus subulatus Kütz. — Forma minor. Long. cell.
24,5 p ; lat. s. sp. 25,5 p ; lat. c. sp. 52 p ; lat. isthm. 6,5 p.
18.
Xanthidium anti'opaeum (Bréb.) Kütz- — Fig. 155 ; n° 18.
Staurastrum biidum (Ehr.) Bréb. — Forma tetragona,
cetera ut in typo. Long, semi cell. 15 p ; lat. sine acul 28 p ;
um acul. 36-39 p ; lat. isthm. 11,5 p. Fig. 157, 158 ; n° 18.
S. brasiliense Nordst. — Typica : long. cell. s. sp. 40-44,5 p ;
a t. s. sp. 33-36 p ; lat. isthm. 15 p. Fig. 159, 160 ; n° 18.
S. brevispinum Bréb. — N" 3.
S. Dickiei Ralfs var. maximum W. et G. S. West. — Long.
Fig. 155 à 167. — 155. — Xanth'dium antilopoeum ; 156. — Arthrodes
mussubulatus f. ; 157, 158. — Staurastrum bifidum f. tetragona ; 159, 160
— S. brasiliense ; 161, 162. — S. Dickiei v. maximum ; 163, 164. — S. lepta
canthum f. ; 165. — Onychonema laeve v. micracanthum ; 166. — O. laeve :
167. —- Staurastrum mamillatum. 155 à 167 : X 600 excepté 161, 162 :
X 500.
semi cell. 21 /t ; lat. s. sp. 48 ^ ; lat. c. sp. 60 u. Fig. 161, 162
n° 18.
S. gracile Ralfs. — N° 3.
S. leptacanthum Ndst.
Forma ad fa Borge 1909 ([6] p. 12, fig. 10) accedens, sed
minor. Long, semi-cell. sine rad. 18 u. ; cum rad. 33 ^ ; lat. sine
rad. 22 ^ ; cum rad. 50-53 h- ; lat. isthm. 11,5 /*. Fig. 163, 164 ;
n° 18.
Fig. 168 à 179. — 168, 169. — Staurastrum sinuatum ; 170 à 173. —
s. Sebaldi f. ; 174 à 176. — S. leptocladum v. cornutum ; 177 à 179. —
S. Sebaldi f. 168 179 : X 600.
S. leptocladum Ndst. var. cornutum Wille. — Fig. 174 à
176 ; N° 18.
S. polymorphum Bréb. — N° 4, 8.
S. mamillatum Ndst. — Fig. 167 ; n" 18.
S. Sebaldi Rcinsch. — N” 18. Fig. 173.
Le polymorphisme de cette espèce est déjà bien co .
Je crois pourtant qu'il atteint son maximum dans 1 exemplaire
de ma fig. 179 que je n'ai pu rappoarter à S. SebaMl qu apr
^observé plusieurs format m-ixtve (sensu DOCHO) ana-
logues à mes dessins. N" 170 à 172.
S. sinuatuxn Borge. - Long. semi-celL 30 * la . s. sp. 56
cnm sp. 72 y. ; lat. isthm. 27 y. Fig. 168, 169 , n
Espèce connue seulement du Paraguay.
S.teliferum Ralfs. — N° 4.
Onychonema compactum W. et G. S. West. —
O. laeve Ndst. — Fig. 166 ; n° 3, 18.
var. micracanthum Ndst. Fig. 16o , ix 13-
Desxnidium coarctatum Ndst. — N ’ 18.
D Grevfflii Kütz.) de Bory (D. cylindmm Grev.j.
Bambusina Borreri (Rails) Cleve (Gymnozygs ■nwmhform.s
Ehr.) — N" 18.
Oedogoniaceae
Oedogonium Reinschii Roy. — N° 2, 7.
O. spec. ster. — N° 2.
Bulbochaete sp. ster. — N° 2.
A cette aride liste systématique il eut été intéressant 4 a-
jouter quelques commentaires précis sur la distribution sta¬
tionnée de ces algues. Malheureusement les renseignement
que je possède sur les lieux des récoltes sont inexistants auss
ne puis-je que faire quelques constatations sur les « ensembles »
"Tetïcoltes de « Lagunes , montrent en général une forte
proportion de Desmidiées. Celles-ci sont accompagnées de Pr'-
tococcales et de Flagellées en nombre variable. Lsi liste m-d
sous a été faite d'après les deux releves (Lagune de la Savane
Rubiera) qui me paraissent les plus caractéristiques.
Source : MNHN, Paris
— 239 —
FLAGELLEES. — Rhipidodendron Uuxleyi, Euglena acus rigide, E
spu-oyyra, Lepocinclis ovum, L. fusiformis, Phacm pleura nettes, p. ulutu
P. longicauda, Trachelomonas volvocinu, T. verrucosa, T. liispida , T. crebeà
T. armata Steinii, T. superbu, T. ensifera.
DIATOMEES. — Très rares.
CHLOROPHYCEES (excl. Desmidiées). — Ankistrodesmus falcatus,
Pediastrum tétras, Coelastrum cambricum, Scenedesmus dimorphes, S. fat-
al us, S. denticulatus, 8. brasiliensis, S. armatus. S. opoliensis, Spirogyra
ueglecta, Oedogonium spec., Ophiocytinm cochleare.
DESMIDIEES. — Gonatozygon Kinahani, Closterium Archerianum, C
vlosporum, C. Dianae, C. décorum, C. Kützingii vittatum. C. intermedium
Le,blemu ’ iiacilentum, C. Malmei et var. scmicirculare, C. Naowula,
p us ilium major, C. turgidum et fa brasiliensis, C. subturgidum, C.
venus. Pleurotaenium Ehrenbergii et v. undulatum, P. maximum. P. ova-
tum ’ P - 8tuM manii. Cosmarium commissurale, C. Baileyii, C. denticulatum,
Lundelli, C. logiense, C. moniliforme, C. pseudo-connatum, C. pyramida-
' E " astr " m elegms, E. insulare, E. denticulatum, E. subintegrum E
nsatum. Micrasterias laticcps, M. rotata fa. Staurastrum Dickiei maximum,
■ leptocladum cornutum, 8. polymorphum, S. Sebaldi, 8. sinuatum, 8.
Brasiliense, 8. bifidum tetragona, 8. leptacanthum, 8. mamUlatum. Ony
" mema compactum, O. laeve et var. micracanthum. Desmidium coarctu-
1 "i. Bambusina Borreri.
Comme on le voit, ce relevé montre une flore algale sem¬
blable à celle des étangs silicieux à flore marginale bien déve-
I ppée de nos régions tempérées ; mais à côté des éléments
cosmopolites communs — assez nombreux d’ailleurs — on trou¬
ve ici des éléments tropicaux caractéristiques tels que Closte-
1 um Malmei ; Pleurotaenium ovatum, Cosmarium denticula-
i m, Micrasterias laticeps, Staurastrum sinuatum, Onychonema
I' ‘ve, etc...
Dans les listes se rapportant aux « Mares », ces éléments
1 'Picaux sont absents ; les Desmidiées sont d’ailleurs bien plus
rares et laissent la place aux Protococcales et surtout aux Fla¬
gellées. C’est ainsi qu’une Mare de la Mangas Coberas m’a
permis d’établir un relevé dans lequel on compte :
FLAGELLEES (27). — Euglena (3), Phacus (6), Lepocinclis (2),
‘i çhelomonas (15), Vrceolus (1).
DIATOMEES. — Communes !
CHLOROPHYCEES excl. Desmidiées (14). — Pediastrum (2), Coelas-
,M "" Ankistrodesmus (1), Dimorphococcus (1), Scenedesmus (7),
Tetraedron (1), Sorastrum (1).
Source : MNHN, Paris
— 240 —
DESMIDIEES (7). — Natrium. (1), Closterivm (2), Cosmaritim (3),
Staurastrum (1).
Ces mares tropicales ont donc — d’après les récoltes en
question — une population analogue, si ce n’est identique à
celle des mares de nos pays.
Enfin j’ai pu faire la remarque que dans l’ensemble de la
collection, en comprenant les tubes laissés de côté ici, les îécol
tes de cours d’eau (Rivière de Suripa, Rivière de Manati etc...
étaient toutes très pauvres et ne comprenaient que des élément
limnophiles cosmopolites sans grand intérêt ( Closterium monil
ferum, Cosmarium granutum, Scenedesmus quadricauda, etc...).
Index Bibliographique
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Gouv. Archangel. Bih. Till. K. Sv. Vet. Akad. Bondi. — 19.
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Source : MNHN, Paris
— 241 —
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35. WEST (W. et G. S.). — and N. CARTER (p. p.). — A Monograph
of British Desmidiaceae. Ray. Soc.
16
Source : MNHN, Paris
Note sur les variétés de
Micrasterias apiculata
(EHRENBERG) MENEGHINI
par Paul van OYE
Professeur à l’Université de Gond
Dans une masse d’algues provenant d’un étang à poissais
à Stanley ville (Tshopo) Congo Belge, j’avais trouvé plusieurs
fois déjà le Micrasterias apiculata (EHRENBERG) MENEGHl I,
sous des formes très variées. Jamais mes exemplaires ne corn -
pondaient exactement, ni aux figures ni aux descriptic as
des différents auteurs.
Le 7 septembre 1925, j’eus la chance de trouver cette je ie
Desmidiacée dans un échantillon d’eau dans de telles prop' -
tions que j’en ai profité pour en faire une étude un peu p is
approfondie. Depuis lors, je l’ai retrouvée à différentes repri is
et correspondant exactement à la description qui suit.
W. et G. S. West dans leur « Monograph of the British
Desmidiaceae », vol. II p. 97, distinguent :
1° la forme type.
2° une var. fimbriata.
3° une var. fimbriata forma spinosa.
4° une var. brachyptera.
Migula, W. dans « Kryptogamenflora von Deutschlam »,
Bd. II, Algen, 1907 pag. 506, ne distingue qu’une variété de la
forme type, la fimbriata (Ralfs) Nordstedt.
Bernard, Ch. « Protococcacées et Desmidiées d’eau douce »,
1908 p. 137, décrit une variété tjitjeroekensis et plus tard, dans
« sur quelques Algues d’eau douce récoltées dans le doma.ne
Malais » 1909, p. 61, il y ajoute une variété Nordstedtii.
Comère ne cite que la forme fimbriata Ralfs. (Les Des¬
midiées de France) p. 189.
Source : MNHN, Paris
Ljndau décrit la forme apiculata (Ehrenberg). (Krypto-
gamenflora IV Algen 2te Aht. p. 70).
Dans mon matériel je n’ai eu jusqu’à présent aucun exem¬
plaire correspondant à la forme typique (Ehrenberg) Mene-
ghini, ni à la variété brachyptera (Lund) W. et G. S. West. Je
ne m’occuperai donc pas pour le moment de ces deux formes.
Quant à la variété fimbriata, elle compte une forme dis-
ncte d’après W. et G. S. West : la forme spinosa Bisset.
En résumé nous avons donc :
Micrasterias apiculata var. fimbriata (Ralfs) Nordstedt.
id.
id.
id.
forma spinosa Bisset.
var. tjitjeroekensis Bernard.
var. Nordstedtii Bernard.
Les caractères distinctifs de ces quatre formes présumées
it résumées dans le tableau I.
Source : MNHN, Paris
Comme on le voit par ce tableau, la var. Nordstedtü et
la var. fimbriata forma spinosa sont identiques. Les légères
différences dans l’interprétation de la disposition des épines et
le manque, d’après Bernard, d’épines recourbées à l’angle du
lobe médian sont trop minimes pour les distinguer. Surtout
quand on compare les figures de ces deux formes chez les diffé¬
rents auteurs, il n’y peut plus avoir de doute que la var. Nord-
dtii Bernard correspond à la var. fimbriata for. spinosa
; ec peut-être de légères différences locales sans importance
stématique. Les différences de dimensions ne sont pas assez
grandes pour permettre une distinction.
En somme la variété fimbriata (Ralfs) Nordstedt ne se
distingue de la forme type que par le faciès un peu différent
• lobe polaire et le manque d’épines (le plus souvent encore)
à sa surface. La forme spinosa de son côté se distingue de la
r. fimbrata par ses épines et ses dimensions un peu diffé-
rentes.
La forme type présente de petites épines dispersées à sa
s face et 4 (rather larger) plutôt plus épaisses disposées en
c ré au milieu de chaque hémisomate directement au-dessus
d. l’isthme.
Nous avons donc :
Une espèce avec des épines, dont 4 disposées en carré au
ni dieu vers le centre de l’organisme.
Une variété le plus souvent sans épines.
Une forme très variable avec épines souvent amassées
(- ttered), souvent dispersées irrégulièrement ou régulière-
nu nt.
Une variété avec des épines en étoiles, dont un groupe au
ce tre près de l’isthme, les autres disposés régulièrement ou
non.
Voilà pour ce qui concerne les données des différents au¬
teurs.
On peut remarquer combien toutes ces données sont peu
claues et précises. Voyons ce que nous apprend le riche maté¬
riel dont nous disposons.
1° Toutes les formes ont des épines irrégulièrement dispo-
— 246 —
sées à la surface du corps. Dans certains cas on peut distin¬
guer une disposition linéaire des épines du lobe polaire, ma?s
cela ne se présente presque jamais dans les deux lobes à la fois
Fig. l.
et le plus souvent on peut considérer la disposition aussi bien
comme régulière qu’irrégulière. C’est simplement une question
d’interprétation.
2" Les épines de la paroi sont toujours présentes, mais
Source : MNHN, Paris
peuvent être plus ou moins fortes. Dans tous les exemplaires
que j’ai vus il y avait au milieu de chaque hémisomate près de
l'isthme une grande rosace bien visible. A part cette rosace
chaque hémisomate présente des épines situées sur des éléva-
tio] et également disposées en rosaces, mais de moindre im¬
portance. Leur répartition est typique et le plus souvent com¬
me uit : une au milieu de chaque lobe paristhmique et rap¬
prochée de la rosace principale.
Une sur chaque lobe parapolaire et vers le centre de celui-
C1 - Deux au milieu du lobe polaire (fig. 2 A). A cette disposition
A. une rosacs ur.ique sur les lobes polaires (fig. 3).
3. trois rosaces comme dans la figure 1. On peut aussi
observer une disposition différente dans les deux bémisomates
et quelque fois même dans les deux moitiés d’un hémisonude.
Source : MNHN, Paris
— 249 —
La rosace médiane près de l’isthme existe toujours.
3" Le lobe polaire a des denticulations dont la disposition
a été décrite comme caractéristique.
En parcourant les dessins faits à la chambre claire (fig. 3)
on voit en A la disposition décrite comme typique. Je l’ai ren¬
contrée une seule fois ! Toutes les autres sont des variantes
qu’on peut rapprocher plus ou moins facilement de la première,
mais qui en diffèrent cependant nettement.
Il est à remarquer que l’angle médian du lobe polaire
dont parle Bernard est dans mon matériel tout aussi pèu cons¬
tante que tous les autres caractères. 11 est à remarquer égale¬
ment que même les 2 moitiés ne sont presque jamais identiques.
4° L’isthme est décrit différemment chez les différents
auteurs, mais en général on l’admet comme linéaire. A part
de très rares exceptions, l’isthme dans mon matériel était tou¬
jours linéaire. Les hémisomates étaient toujours légèrement
superposés aux extrémités.
A la suite de l’examen de mon matériel il n’y a aucun
doute que j’ai eu affaire à la variété tjitjeroekensis Bernard
lue cet auteur n’a pas complètement décrit et dont les figures
ne sont pas tout-à-fait conformes à la réalité. Nous pouvons
conclure que le caractère cité par tous les auteurs des quatre
pines médianes près de l’isthme disposées en carré est très
typique et suffit à lui seul pour distinguer la forme apiculata
Ehrenberg) Meneghini.
Quant à la variété fimbriata (Ralfs) Nordstedt, tous les
tuteurs sont d’accord pour lui reconnaître une membrane lisse.
West ajoutent le plus souvent (commonly), mais dans tous les
as les quatre épines disposées en carré manquent toujours.
Pour ce qui concerne la var. fimbriata forma spinosa
îisset, les différences que les West donnent sont telles qu’il
aut ou bien la laisser tomber et modifier la description de la
orme apiculata, ou bien en faire une variété à part. Ceci mo
emble le plus rationnel.
Enfin la variété tjitjeroekensis Bernard doit rester.
Nous avons donc :
Micrasterias apiculata (Ehrenberg) Meneghini.
Source : MNHN, Paris
Membrane présentant de nombreuses petites épines, dis¬
posées irrégulièrement ou en lignes radiaires. Avec quatre
grandes épines disposées en carré près de l’isthme au milieu
de chaque hémisomate.
Micrasterias apiculata (Ehrenberg) Meneghini var. fim-
briata (Ralfs) Nordstedt à membrane lisse.
Micrasterias apiculata var. spinosa BiSSET syn. Nordsted-
tii Bernard ; membrane à épines disposées le plus souvent,
en rangées linéaires le long des incisions principales, trois ou
quatre brès de la base de chaque hémisomate et une rangée
de quatre épines à la base du lobe polaire. Jamais d’épines dis¬
posées en carré près de l’isthme au milieu d’un hémisomate.
M. apiculata var. tjitjeroekensis Bernard.
Cellules un peu plus longues que larges. Les mensurations
des exemplaires qui ont été dessinés sont :
Longueur 170, 195, 200, 180, 205, 180, 200 p.
Largeur 154, 154, 175, 185, 195, 170, 180 p.
Donc, la longueur de 180 à 200 p de Bernard devient de
170 à 205 p pour la forme du Congo belge. La largeur qui esl
de 154 à 195 p selon Bernard est de 150 à 170 p pour les ma¬
tériel congolais. Le lobe polaire est élargi et surpasse le plus
souvent les lobes latéraux à son extrémité (fig. 1, 2, 3).
Toute la surface de la membrane est garnie de nombreuses
épines hyalines, raides, aiguës. Au centre, près de l’isthme uni
petite protubérance avec de ncmbreuses épines plus fortes dis¬
posées en rosace et toujours présente. De chaque côté, en face
des incisures divisant les lobes latéraux en 2, il y a une protu
bérance plus petite que la cent) ale avec des épines moins fortes
disposées également en rosaces. Sur le lobe médian 2 rosace?
du même type. En tout donc 7 rosaces par hémisomate. Cette
disposition peut varier, mais la rosace médiane près de l’isthme
est constante et au moins deux rosaces du second ordre son!
présentes.
Il est à remarquer que les rosaces apparaissent toujours
dans un ordre bien défini indiqué sur la fig. 2 B.
N° 1 est toujours présent et caractéristique.
N° 2 manque très rarement.
N° 3 sont très souvent simplement ébauchés.
N û 4 manquent assez souvent.
Jamais 4-3 ou 2 ne sont présents avant que respective¬
ment 1-2 et 3 n’existent. Donc, par exemple, si les rosaces N" 3
existent, 2 et 1 doivent être nettement visibles.
Je n’ai jamais rencontré la variété brachyptera (Lund) W.
t G. S. West et ne puis donc en parler. Elle me semble cepen¬
dant distincte de toutes les autres.
Stanleyville, Congo-Belge.
Laboratoire d’hydrobiologie.
10-X-1925.
R K VUE 131BLIOGRAPHIQUE
CYANOPHYCÉES
1. Crow W. B. — Variation in the hormogones of Lingby;
nigra Ag. (Journ. Roy. Micros. Soc. London, 1925, pp. 37-42
1 fig., 1925).
This study considère the « séparation disks » found in filaments ami
liormogonia in blue-green algae. In culture the hormogonia were shorte
than usual. The disks are probably deposited as intercellular materia;
though possibly may be t'ormed within a cell. — Wm. Randolph Taylor.
2. Crow W. B. — The generic characters of Arthrospir;
and Spirulina. ( Trans. Amer. Micros. Soc., 46, pp. 139-148
1927).
This paper discusses the criteria available for the séparation of the.'
généra and tlieir relatives, and propc ses the following revised descriptions
ARTHROSPIR A Stizenb. (Spirulina Turp.) Trichomes multiseptate, c
lindrical, evaginate apices, slightly or not tapering, calyptra absent. Repi
duction by transverse division.
SPIRULINA Dobell non Turp. Trichomes unseptate, cylindrical, eva:
nate, apex usually not tapering, calyptra absent. Reproduction by horm
gones.
CRINALIUM Crow. Trichomes multiseptate, strapshaped, duplex, b
not forming an annulus, vaginate, ; heath thin, apex slightly tapering, <
lyptra absent. Reproduction by hor; logones.
C. endophyticum Crow. Filaments not obviously septate, endophyi
3-4 ^ diameter in wider aspect.
JUGOSPIRA nov. nom. Trichomes unseptate (or not obviously sept»
strapshaped, duplex, cojoined at apex so as to form a complété annul is
when untwisted, apex absent (in adult), calyptra absent. Reproducti i
unknown, presumably by hormogones.
SPIROCOLEUS Moebius. Trichomes septate, cylindrical, vaginate slie; i
thin, apex not tapering or only slightly tapering, calyptra absent. Repi"-
duction by hormogones. — Wm. Randolph Taylor.
3. Ercegovic A. — Tri nova roda litofitskih cijanoficeja sa
jadranske obale (Trois nouveaux genres de Cyanophycées lito-
Source : MNHN, Paris
phytes de la côte adriatique) (Acta botanica Institut) botanici
Universitatis Zagrebensis, Vol. II, 1927, pp. 78-84, fig. 1-5).
SOLENTIA, Ercegovic, g. nov. Thallo composilo e fïlamentis guae dïvi-
si one végétative cellularnm apicalium et intercalarium crescunt et in super¬
ficie saxorum vel potins intro pet ram pénétrant. Fïlamentis liberis, nun-
gua/m, coalitis, homogeneis, curvatis et sacpe intra se intricatis, basim
versus puulo attenuatis, nunqtutm blasto-vel nemaloparenchymata effiden-
tibus, ex una sérié cellularnm guar altéra ab altéra plus minusve distant
compositis, saepe et repetite ramosis ; raniis lateralibus plerumque excres-
i riitia superioris partis, Tari us tot ius cellulae orientants. Mcm branis cras¬
hs, lamellosis, achrois, pseudovaginas efficientibus. Artieulis polymorphis,
■aiepe. praesertim apicalibus, in basaient tenuiorem et upicalem crassiorem
partem distinctis. Propagatio endosporis, guae phtres in sporanyiis termina-
Ubus vel subterminalibus, singulis. vel seriatim disposais existant.
A placer provisoirement dans la famille des Pleurocapsaceae. Deux
•spèces :
Solentia stkatosa Ercegovic. Thallo endolithico. pallide aerugineo
viridi. Fïlamentis 10-40 y crassis. Pseudovaginis achrois, firmis. lamellosis,
imellis bene expre.ssis, rarius difflucntibiis. Artieulis 3-12 (saepissime 6-9) M
crassis, 4-45 (saepissime 10-25) y longis. altéra ab altero milita, 10-300 y
’stantibus ; in filanlento paucis, nonnunquam 2-3 degentibus ; apicalibus,
uppe etiain intercalaribus diametro alignâties longioribus. Contenta aeru-
• ineo-viridi, vel luteolo-viridi. Endosporis 4-10 y crassis, numéro 5-10 in
porangiis terminalibus vel subterminalibus.
Hab. in saxis et rupibus usgue ad millimetrum sub superficie in re-
: ïone accessus et recessus aestuum marinorum in ins. Sillet ad Draga
'umorska, in ins. Ciovo et in parva ins. Sv. Araudel pr. Trogir.
Soi-ENTIA intbicata Ercegovic. Thallo endolithico, pallide aerugineo-
■ ridi. Fïlamentis 3-9 y. crassis. Pseudovaginis achrois, firmis , plus minusve
'‘ire lamellosis. Artieulis 2-6 (saepissime 3-4) y crassis, 2-30 y longis :
icalibus iisque qui ad apicem sunt, diametro miilto longioribus et intra
usgue ad 30 y distantibus ; iis gui in media parte filament! sunt, inter-
• ;iH milita, saepe paulo, immo nihil diametro longioribus, ïnterdum 2 y
il uni ab altero distantibus. Endosporis 2-3 y crassis, numéro 5-8 in spo-
ngiis terminalibus.
Hab. in conchis et cochleis marïnis neenon intra saxa usgue ad 3 mm.
ii superficie in regione accessus et recessus aestuum marinorum in vici-
Urbis Split et in insulis Sulet pr. Split et Sv. Araudel.
Paraît très répandue sur le littoral Adriatique de la Dalmatie.
ASPALATIA Ercegovic, g. nov. Strato indefinito n fïlamentis liberis
' istanti. Fïlamentis vaginatis ex una cellularnm sérié compositis, basin
sus attenuatis, erectis et tantum basali attenuata parte solo affixis.
• ichomatibus e multis cellulis constantibus, basim versus attenuatis. Arti-
iis cylindricis, doliiformibus vel plus minusve spliaericis. Cellule basali,
' dicto pede, conice producta et in filinn brève, solo affixum, desinente.
— 254 —
Oellnla apiccili snperiore parte plenmque rot un data. Uctcrocystis et spo¬
rts nullis. Hormogoniis ignolis. Eilàmcnla creseunt vcgetaliva divisione cel¬
lular u-m apicalium et intercalarium. Propagatio verisimiliter fit singulis
ccllulis ( planococcis ) qnae nexu trichomatis liberatae in novuin filum
excrescunt Hague vicem hormogoniorum gerant.
Position systématique indéterminée. Deux espèces :
Aspai.atia crassior Ercegovic. Filamentis singulis inter cyariophyceut
epilithicns sparsis, 5-30 y crassis. basait parte 5 et ultra, upice usqae au
30 y crassis. Articulis 3-16 y crassis : infinis 3-4 supremis 3-16 y ; udult i.
usauc bis diametro longioribus, post divisionem brevioribus vel aequicras
sis, doliiformibus vel sphuericis. Filo pedis ad 20 y longo. Vaginis crassis,
firmis, homogeneis, achrois, pterumque Ceilularum modo constrictis. Qoii
tenta iieriigineo-vindi, luteolo-viridî. rosaceo. rosaeeo-violaceù.
Hab. in superficie saxontm in régime accessits recessusve aestvum
marinoritm in viciais Split ad Poliud et Brodurica,
Ahpai.atia tenuior Ercegovic. Filamentis singulis inter cyanophyceat
epilithicns sparsis. 3-9 y crassis. Articulis 2-7 y crassis ; infimis 2-3, supre¬
mis 5-7 y semel usque bis diametro longioribus, post divisionem aequicras
sis, vel diametro paulo brevioribus, cylindricis et ad genicula constrictis
val doliiformibus. Vaginis tenuibus, cylindricis, achrois. Contentv lutcolo
Hab. in superficie saxontm in régione accessits recessusve aestuum ma
rinorum in viciais Split ad Polind et Brodarica.
BOANEMA Ercegovic g. n. Thallo lient isphaerieo. solido, composit
partit» e decumbentibus, partit» ex erectis filamentis qitae végétative dir
sionc ceilularum apicalium et intercalarium creseunt. Filamentis omnibus
ex itnica ceilularum sérié composais, liberis, mtnqvam blasto-vcl ncniato
pareilchymata efficientibus. Decumbentibus (filamentis ) flexuosis et iiitr
catis. ubique aequicrassis, tenuibus, ramosis. Erectis et decumbentibus velu
e centra quotlam versus omnes partes radiantïbus ita ut thallus hetni
pliaericus oriatur, basait parte decumbentium filamentorum modo tenuibn
apicetn versus incrassatis, regulariter crebius ramosis. Ramis omnibus loti
rali excrescentia apicalis ceilularum partis orientibus et speciem diclioh
micae divisianis prae se ferentibus. Vaginis simplicibus, cylindricis vel as
g en ua eximie constrictis. Articulis filamentorum decumbentium illisqu
erectorum. qui ad basin sunt. longis arcteque cylindricis, interdum quas,
filiformtbus. Omnibus (articulis ) intra se plasmodesmatibus quae oev
nudo conspicua sunt. conncxis. Hcterocystis et sporis nullis. Hormogoni
hticusque ignotis. Propagatio ignota.
L’A. propose de placer ce g. dans la famille des Boanemateceae du
groupe des Stigonematàles. Une seule espèce :
Boanema sooparia Ercegovic. Thallo epilithico. achromatico, ad 400 y
crusso. Filamentis decumbentibus 4-8 y crassis ; erectis basali parte 4 y • 1
ultra, apicali parte 10 y et infra crassis. Articulas filamentorum decum¬
bentium illisque erectorum qui ad basin sunt, 1-3 y crassis, 20-60 y longis :
mediis et supremis filamentorum ereciorum 2-9 y crassis ; 30-10 y longis.
Source : MNHN, Paris
Hab. in scopulis in regione accessits et recessus aestuam marinorutn
in ins. Ciovo ad Prizidnica pr. Split. — P. Frémi/.
4. Ercegovic A. — Litofitska vegetacija vapnenaca i dolo-
mita u Hrvatskoj. [La végétation des lithophytes sur les cal¬
caires et les dolomites en Croatie]. (Acta botanica Instituti
botanici R. UniversitaUs Zagrebensis, 1, pp. 64-114, pl. I-II1,
Zabreb, 1925) [en croate avec rés. français].
Les formations d’algues lithophytes sont fort répandues en Croatie,
particulièrement aux environs de Zabreb (Agram), Samobor, Zagrebacka-
gora, Plitvice et Pljesevica. Elles existent" sur les calcaires et les dolomites,
partout où du rocher escarpé jaillit un peu d'eau, mais non sur les roches
éruptives. Au point de vue de l’habitat, on peut distinguer 3 groupes
d'algues saxicoles : les epilithopJiytes, qui sont les plus répandues et les
mieux développées ; les chasmolithophytes (habitant dans les petites fentes)
■ont moins communes et moins luxuriantes, et les endolithophytes qui sont
rares sauf dans le Karst croate.
Si l’on excepte les Trentcpohlia et quelques chlorophycées. la flore
lithophyte se compose exclusivement de Cyanophycées. L’A. en a trouvé
une soixantaine. Quelques-unes existent presque partout : Chroococcus
thophïlus, Gloeocapsa alpine. G. hiformis. G. rupestris, G. Eutzingiana,
cytonema myochrous et Calothrix parietina. Cependant ces 2 dernières
ipèces se développent de préférence à la base des rochers verticaux tandis
eue vers le sommet on trouve plutôt Chroococcus lithophilus et Gloeocapsa
’pina. Parmi les lithophytes se trouvent quelques associations dont les
éléments floristiques n’apparaissent guère séparément, v. g. l’association
'ostoc ramosum, Gloeocapsa alpina var. polyedrica. Glocothecc. fuscolutca
association Schizothrix coriacca, Chroococcus spclaeus, Aphanocapsa
ira, Scytonema sp.
Au point de vue géologique les épilithopliytes (et tout particulièrement
hizothrix Bewfleri var. incrustons) contribuent à la construction, et les
dolithophytes à la destruction de la roche.
Le degré d’humidité de la roche influe grandement sur le développe¬
nt des gaines des Chroococcacées.
L’éclairage joue un rôle tout à fait important. En fonction de la lu-
ière, on peut distinguer 3 groupes d’algues saxicoles : 1° les phololitho-
iiites qui apparaissent là où la lumière est ± forte ( Scytonema Myochrous,
ilothrix parietina). Elles ont des gaines colorées et multiples. 2" Les
iolithophytes qui se développent sous un éclairage très faible, dans les
'tes (chasmolit jphytes) ou dans la pierre (endolithophytes). Leurs gaines
h incolores et homogènes. A ce groupe appartiennent : Lithococcus ra¬
sas. Aphanocapsa endolithica, Schizothrix coriacea var. endolithica.
Les euryphotes ou photolithophytes facultatifs qui apparaissent dans les
éntes fines, les gros thalles des autres algues, ainsi qu’à la surface de la
pierre. A la lumière, elles ont un « Status coloratns » (gaines colorées), et
un « stutus claftsus » (gaines multiples), et à l'obscurité, un « status pgl
lidus » et un « status solutus ». Ces dispositions apparaissent comme des
régulateurs photiques, et pour les eurypliotes, il y a donc lieu de parlei
d’adaptation aux circonstances photiques. Les systématiciens doivent tenii
compte de ces particularités.
L’A. décrit 5 genres nouveaux, 10 espèces et 5 variétés nouvelles. I
prend soin de prévenir que ses diagnoses sont écrites « ad intérim » c’esi
à-dire en attendant que nos connaissances des lithophytes soient plus éten
Chroococcus t.itiiophylt.us. Strata plerumque indefinito, cum atii
algis permixto. Cellulis globosis, 5-15 sine. 7-17 p cum tegumento crassis
aerugineis, singulis tel biais, varias trinis vel qaaternis. Tegumentis Jii
mis. tenuibus, homogcncis, uchromaticis vel luleo-brunncis.
Hab. in rupibus madidis epilithice cum aliis cyanophyceis vel endot
lithice usque ad 2 mm. intra petram in Podsased, Samoborski, Ostrc, Pli
vice, Pljesevica.
f. colorata, tcgumentis Itileo-brmneis.
t. achromatica, tegumentis achromaticis.
Chboococcus spklaeus. Strata indefinito. Cellulis globosis, post dir :
sione.m hemisphuericis. sine tegumento 15-30, plerumque 16-24 p. cum legi -
mento 27-40 p crassis : bi quatematis. Tegumentis 5-6 p crassis, hyalin •
et diffluentibus. Oontentu dilate aerttgineo. dilate violaceo. dilate olivacc
viridi. granuloso.
Hab. cum aliis quibusdam algis incrustatibus (perforantibus ?)
antro Golubara ad Plitvice et ad rivum Bliznec in Zagrebacka gora.
Var. aeruginea. contenta plerumque aervgineo, cellulis sine tegumem «
15-21 p cr.
Var. violacescens. Contenta dilate violaceo. dilate olivaceo-viridi, cell
Us sine tegumento 15-21 p cr.
Synechocystis Pevalekii, St.rato indefinito. cum aliis algis permix:
Cellulis globosis. post divisioncm Uemisphaericis, 2-5-3,5 p lotis, sir.qu
vel geminis. Contenta aerugineo. homoge-neo.
Hab. In muco algarum epilithicarum in Pljesevica.
Gi.oeocapsa ai.pi na (Nâg.) Brand var. polykdbica. Strata indefinito. t
lulis plerumque obtuse polyedricis, saepius ovalibus. raro globosis ; 5-9,2 u
sine. 10-19 p cum tegumento interiore crassis. aerugineis. ad 14 in famii '
sphaericas usque ad 70 p cr. consociatis. Tegumentis secundariis ± obtuse
polyedricis. bene expressis. homogcncis. duplicibus : interiore intense ; ■ -
laceo. nigro et opaco. exteriore dilate colorato vel achromatico, chloro: -
cico iodurato eximie coerulesccnte. Tegumento commuai dilate colorato rrl
achromatico et hyalino.
Hab. colonias dispersas inter alias cyanophyceas epilithicas in Samo¬
borski Ostrc et Pljesevica.
Gloeocapsa biformis. Strato mucoso, gelatinoso vel crustaceo. achroma¬
tico vel nigrobrunneo. Cellulis sphaericis vel subsphaericis, 0,8-3 sine.
- 257
:',n-7 n cnm tegumcnto crassis, aerugiueis, 2-16-20 et pluribus in /amilias
ml 30 n latas achroàs vel luteobruimküs consociatis. Tegumentis crassis,
hyalinis, aclirois, saepe diffluentibus, luteis vel luteobrvnneis. Contenta
l. punctata. Tegumentis hyalinis et aclirois.
f. dermocliroa. Tegumentis luteis vel Uiteobrunneis.
Hal>. inter alias algas epilitbicas et chasmolithicas in Podsused, Zagr.
iiiira, Samoborski Ostrc, Plitvice et Pljesevica.
Aphanocapsa knool ithicia. Ht rat O indefinito. endolithico. Cellulis con-
irriissimiS, mutua pressione polycdricis, 0,3-8 y cr. aerugiueis et plurimis
i. tamilias ait 40 y latas et majores hyaliiias et achromaticas consociatis.
Var. violaceseens. Differt a typo contenta pallide violaceo.
Hab. ad tria millimetra intra petrani in antro Golubara ad Plitvice ad
i nm Bliznec in Zagrebacka gora.
LITHOCAPSA faSciculata gen. nov. et sp. nov. Strato indefinito,
• ■..! uliis cyanopUyceis permixto. Fnmiliis et seriebus cellularum parullelis
'•■■•te secundum 1res sputii dircetiones disposais et fasciculos ad 30 y longos,
<■■■ 95 y kilos efficient ilius. constitiitis , coin muni muco carentibus. Cellulis
iiaerieis vel potins ovalibus. post divisionem saepe hemisphaericis, cou-
•nibus, 1,4-3 y cr. aniinlo mucoso ucliromalico et IvyaUno aegre cinctis.
i ./tenta aerugineo, homogeneo.
Hab. in superficie et in scissuris invisibilibus rupium madidarum ad
l 1 isused.
Le g. Lithocapsa est assez voisin du g. Oncobrysa dont il ne diffère
ie que par la forme des colonies : stratum indéfini au lieu de coussins
b'i'iibêa.
LITHOCOCCUS bamosus gen. nov. et sp. nov. Strato indefinito et
i j dithico. Familiis magnis, filamentosis, in omîtes partes repetite ramo-
*• Cellulis uniformibus , plerumque ovalibus. rarius sphaericiS, 0,8-2,2 y
| tue te aerugiueis et omnino homogeneis, in filis secundum directionem
I" litudinülem plerumque disposais, in rainis tenuioribus unam tantum
1 ni constituentibns, in crassioribus vero multis inordmate disposais,
*'•' '"lis muco liyalino vix visibili cinctis. Vaginis saepe membrana caren-
<• a aclirois hyalinis et saepe vix visibilibus. Sporis et heterocystis ignotis.
Hab. intra petram in antro Golubara ad Plitvice ; rarus ad Podsused.
Ressemble à un Aphanocapsa dont le thalle serait lacinié et dont les
51" lents s'anastomoseraient.
Bouzia scseoana. Strato indefinito. Trichomatibns brevibus plerum-
1. rarius 5 vel 6 articulatis, secundum 2 (3 ?) spatii directiones dispo-
h-. Articiilis 3,5 « cr., aerugiueis, non constrictis, ± aequilongis, con-
hui'' homogeneo.
Hab. in crusta calcarea in cujus superficie algae epilithicae (incrus¬
tai- s ?) inveniuntur ad Podsused.
Diffère de Borzia trilocularis Cohn par le fait que les articles ne pré-
st'i" nt pas de rétrécissement aux articulations.
Schizothrlx coriacea Gom. var. endolithica. Strato late expanso, endo-
1.7
Source : MNHN, Paris
— 258 -
lithico. Filis intricatis, rarissime pscudoramosis, 1,5-3 p cr. Vaginis achro. .
homogeneis firmis vel mucosis, vix visibilibus, ad millimelrum cr., api ■
avertis, chlorozincico iodurato non coerulescentibus. Trichomatibus 0,8-1 I
cr., aerugineis, homogeneis, in vagina singulis. Articulis diametro long -
ribus, 1-3 p longis, cylindricis, interdum (siccitate f ) ad genicula consti -
fis, imino vero moniKformibiis.
Hab. intra petram in Plitvice et Pljesevica.
Scbizothrix aft'inis Lemm. var. epit.ithioa. Strato indejinito. epilitlii ,.
Filis flexuoso-curvatis. parce pscudoramosis, 1-2 trichomata continentih
3-4 n cr.. plura trichomata continentibus crassioribus. Vaginis tenuibus, .cil
amplis, apice saepe acuminutis, luteis vel luteo-brunneis, chlorozincico io. i-
rato non coerulescentibus. Trichomatibus singulis vel pluribus ad genii i
non aut vix constrictis, 0,6-1,3 p cr., aerugineis. Articulis 1-2,5 p longis
Hab. in societate eyanophycearum epilithicaruru pr. antrum Golah a
in Plitvice et in Pljesevica.
Schizothrix Heufleri Grun. var. incrustans. Strato late expanso, o ><•
incrustato, saepe lapideo, nigro. Filis flexuosis, dense intricatis ita ut . c
ruptura extricari non possint, rarissime pscudoramosis, 3-5 p, saepiss
3 p cr. Vaginis firmissimis et nigrescentibvs. acido violacescentibus. ri-
chômatibus aerugineis, in vagina singulis, raro binis vel ternis. ± p<< W-
lëlis, ad genicula hou constrictis. interdum (siccitate t) moniliformii m.
Articulis 1-1,5, rarius 2 p cr.. 1-5-2,5 p longis. O ont en tu homogenco. Celdn
apicali rotundata.
Hah. in superficie rupium madidarum, praesertim meridiei expr. üi-
rum ad Podsused et Plitvice, rarius in Pljesevica.
Nostoc f.pilithki-m. Thdllo globoso vel subgloboso, microscopie' ni
300, raro ad 700 p lato, muscoso vel gelalinoso, luteobrunneolo vel aclcm
et omnino hyalino. Filis flexuoso-curvatis el intricatis. Vaginis raro ni
saepius périphérie tantum distinctis, vel omnino indistinctis. Articulis lo-
bosis vel doliiformibus. 3-6 p cr., 3-7 p longis. aerugineis. Heterocystis r-fis.
singulis, sphaericis, 5-6 p cr.
Nostoc epilithicum in sect Homifüsa est adscribendum.
Hab. in muco algarum epilithicarum ad Podsused, Samoborski, Cr.tr,
Plitvice, Plejesevica.
Nostoc ramosum. Thallo macroscopice vix visibili ; cartilagineo, pranu
initio oblongo, déni mox dichotomice vel irregulariter ramoso, ad duo ; d?i-
metra magno, peridermidc firmissima et crassa luteofusca et opaea air cto.
Filis flexuoso-curvatis; Vaginis rarius per totum thallim, saepius J terighr-
rice tantum visibilibus, luteofuscis. Articulis 3-4 p cr.. globosis, aeruyu.-is.
Sports raris, 6-8 p Mis, globosis vel ovalibus, seriatim dispositif;, renient
modo ac cellulis végétât ir is coloratis. Heterocystis raris, 0,5 p cr.
Hab. in superficie rupium madidarum cum aliis algis epilithieis in
Samoborski, Ostr et Pljesevica.
Tolypothrix Sétchellii Collins var. epii.ithica. Strato indefinito cum
aliis algis epilithieis permixto. Filis decumbentïbus, repetite ràmosis :
ramis 15-20 p cr., brevibus. Trichomatibus 5-6 p cr., non aut vix ad genicula
Source : MNHN, Paris
— 259 —
constrictis. Vagit iis lutrabriinneis, lamellosis, lamellis ± parallelis. Cel-
tulis 2-6 p altis, aerugineis. Heterocystis sphaericis, magnitudinem cellu-
liirum uequantibus, singulis, Vasilaribus.
Hub. in superficie rupium madidarum.
Tolypothrix pkaqilissisia. tstrato epilithico, coriaceo, luteofusco,
, <•1 nigro. Filamentis eaeleris algis irumixtis, directions horizontali cres-
, mtibus, brevibus, ad 150 M Ion gis , 12-15 g cr. et valde fragilibus. Vaginis
hileobntnneis, fitscis, firmissimis, stratosis, stralis divergentibvs, tennibus
rcl modice craSsis, saepe cellularuni modo conslrictis, in verlice paululum
iliquando atténuaiis. Trichomatibus vaginas implentibus, 6-8 g. cr., in ver-
:iee rotundatis, non attenuatis. Articiilis 1/3 — 2/3 diumetro brevioribus,
mgineis. Heterocystis sphaericis. singulis, basilaribns, 5-8 g cr.
Hab. in superficie rupium madidarum ad Podsused.
Espèce voisine de T. byssoidea.
Ciioatella lithophi la gen. nov. et sp. nov. Strato crustaceo epilithico,
mi aliis algis permixto. Filamentis a ccntro radiantibus vel inordate
ite.r alias algas permixtis, ad 500 g longis, in superiore parte usque ad
fi g cr., pseudoramosis. Trichomatibus, praesertim upud exemplaria adulta,
sim versus eximic attenuatis, apiee 2-3 1/2 crassioribus quant media
'•trie : aerugineis, sut) apiee tantum ad genicula constrictis. Cellulis 2 g
(•at basim) usque ad 8 g ( sub apiee) cr. ; in superiore parte dimidio et
• ’ra crassioribus. Vaginis crassissimis. dilate luteobrunneolis, statosis vel
niogcncis, saepc dijfluenlibus. Heterocystis singulis, basalibus, 6-9 g cr.
Hab. in superficie rupium madidarum cum aliis myxopliyceis pr. antrum
labura in Plitvice et Podsused.
A en juger par la figure que donne l’A., Croatella lithophila ressemble
1 mcoup à certaines formes de Scytonema crusiacenm Ag.
VOUKIELLA bupESTIiis gen. nov. et spec. nov. Thallo minimo ad
1 uni. crasso. sphacrico, solido. luteobrunneo. Fila mentis 1 cellularum série
< upositis. interiore parte thalli in statuât gelincum connatis, flcxuosis
• sine ordine compositis. peripheria ± radiantibus et liberis. Vaginis pe-
r heria tantum servatis, simplicibus vel duplicibus, luteo-viridibus vel
! eobninneolis et stratosis. interiore parte thalli achromaticis, homogeneis.
oe diffliientibus. Articulis ad genicula exirnie constrictis. plerumque
u iformibus. 5-8 g cr.. 6-9 g longis. aerugineis, granulosis. Heterocystis
luentibuSi basilaribns et intercalaribus. singulis, 6-7 g sine. 9.2 g cum
b nnento cr. Sporis ignotis. Gellula apicali rotundata.
Hab. in superficie rupium madidarum in consortio aliorum epilithico-
n :.i in Samoborski Ostrc.
L’A. place le g. Voukiella dans la famille des Stigonémacées. Sur la fig.
qui représente l’espèce, on voit en effet de vraies ramifications. Il est dif-
fif .ie de préciser les relations de ce g. avec les autres g. de la famille.
Calothrix parva. Strato indefinito, epilithico, cum aliis algis permixto.
Si mentis rarius e centro radiantibus, plerumque inordinate cum aliis
"• s permixtis, nunquam ramosis. basi incrassatis, 9-13 g, media parte
T-9 u cr., brevissimis, 60-80 g longis. Vaginis firmis, arctis, tenuibus. strato-
Source : MNHN, Paris
— 260
sis, luteoviribus vel luteobninneolis. Tricliomatibus basi 7-8 p media part
6,2-6,8 fi cr., ad yenicula non mil uix constrictis, in pilum brevem achrom,
ticum productis. Articulis media parte trichomatis 3-pfo vel i-plo diametr
brevioribus. Heterocystis sinyulis intra vaginam, basilibus, spbaericis vt'
hemisphaericis, 6-9 p cr.
Hab. in superficie rupium madidarum in Plejesevica.
PSEUDOCAPSA DUBiA gen. nov. spec. nov. Cellulis acute vel obtn
polyedricis. 3-10 M cr.. teyumento secundario carentibus, luteoviridibus r
pallide aerngineis. mvltis vel plnrimis in familius tabulosas inii-vel pain
tratosas rotnndas vel irrcgtilures commun* « membrana » circumdnci
composais. Contenta yraituloso vel homoyeneo.
Hab. in superficie rupium madidarum ad Podsused.
Le g. Pseudocapsa semble bien voisin des Qloeocapsa. — P. Frêmy.
5. Figini G. P. — Osservazioni interno al généré Spirulii
Turpin. ( Nuova Notarisia, 1925, pp. 31-49, 1 PI. hors texte av
19 fig.).
Après avoir indiqué les principaux travaux qui traitent des afflni
entre Schizophycées et Schizomycètes, et en particulier entre les g. Spi
lina d’une part, et üpirillum, Spirocliaete ou Vibrio d’autre part, l'A. sigm
ceux où se trouvent étudiées les relations entre les g. Arthrospira Stiz.
Spirulinu Turp. Il indique les méthodes qu’il a personnellement employi
pour la recherche des cloisons transversales chez les plantes de ce demi
genre et qui, chez les 13 esp. étudiées, lui ont donné des résultats posili
Il en conclut que le g. Arthrospira doit être réuni au g. Spirulinu.
P. Frémy.
6. Gardner L. L. — Freshwater Myxophyceae from Ani'
China. ( Rhodora 28, pp. 1-4, 1926).
Material sent by H. H. Chung to the Farlow Herbarium vielded abi
30 species and varieties, of whih the following are described as new
Phormidittm quadripunctulum (Brühl and Biswas) Gardner n. coin .
for Oscillatoria qwdripvnctulata.
P. orientale G. S. West. var. breviabticui.ata n. var. — Trichomes vt y
slightly constricted at the dissepiments ; cells one-third to two-thirds as
long as broad, otherwise as the species.
PHonsiiDiuM BiGRANtiLATCM Gardner n. sp. — Filaments scattered ou or
within the soft tégument of the bost, long and relatively straight, 0.8-1 u in
diameter ; trichome 0.7-0.9 p. in diameter, not constricted at the disseïn-
ments, neither uncînate nor capitate ; cells 9-13 p long, cross walls incous-
picuous, with 2 conspicuous granules at each cross wall, eruginous :
sheath imperceptible except where there is a break in the trichome or
occasionnally at the ends of the trichome.
Anabaena macrospora Klebahn var. distobta Gardner n. var. — Fila-
Source : MNHN, Paris
— 261 —
rnents densely intertwined and much contorted, forming thiek abundant floa-
ting masses; cells densely and coarsely granular, ttae granules being irre-
gular in for and dark colored ; resting spores more or less assymmetrical,
n-10 n in diameter, 14-15 u. long, filled with large réfringent granules ;
heterocysts spherical, 7,0-7,4 y in diameter.
Calothbix lixearis Gardner n. sp. — Filaments free among otker algae,
500-800 n to 1500 n long, slightly enlarged at the base, the remainder linear,
sparsely branched ; branches usually single and erect, rarely geminate
and scytonemoid ; trichomes almost cylindrical througliout the entire
length, 3-5 cells at the base slightly wider than the remaining cells, these
relis later changing into resting spores, 6 y in diameter at the base, tape-
ring from 6,3-400 y just above tlie base to 2,5 y at the apex, terminating
iu a hair (?) bright aeruginous, with relatively large granules in the cell ;
cells varying from one third to two tbirds as long as the diameter below
i 2,5 to 3 times as long above ; heterocysts hemispheriçal, basal and in-
tercaïary (?) ; sheaths thin, hyaline, homogenous, not ochreate above.
TonvroruRix Chu son Gardner n. sp. — Filaments 20-24 y in diameter,
i tning together with other fllamentous algae a free floating, flocculent stra-
: im, sparsely branched ; trichomes 18-20 y in diameter, bright aeruginous,
•••it constricted at the dissepiments ; cells one fourtli to one half as long
r.s the diameter, more or less flnely granular ; heterocysts spherical or in
: rt compressed sj)herical, numerous, single ; trichomes mostly conical
the point of attachment to the heterocysts ; sheath relatiyely thin, lio-
igenous and hyaline in the juvénile State, becoming slightly honey-colo-
i or brownish at maturity.
Tolypothris tenella Gardner n. sp. — Filaments aggre; ated into small
is or fascicles, 3-4 mm. long, 12-15 y in diameter ; tricl. imes 10-12 y in
■ uneter, deeply constricted at the dissepiments ; cells one fourth to one
li.ilf as long as broad, aeruginous, flnely granular, cross walls very thin ;
l îerocysts single, rarely 2-3 catenate, numerous, spherical ; sheath hya-
1 ne, liomogeneous, membranaceous in the juvénile stage becoming thicker
and subgelatinous when older. — W»t. Randolph Taylor.
1. Geitler L. — Synoptische Darstellung der Cyanophyceen
i morphologischer und systeraatischer Hinsicht (Beihefte zum
L tanischen Centralblatt, Bd. XLI (1925) abt. II, pp. 163-294,
Taf. XVII-XX).
Cet important mémoire expose à peu près tout ce que l’on connaît
" tellement sur la Morphologie des Cyanophycées et donne les grandes
lignes de leur classification. Comme l’indique son titre, ce travail se divise
en deux parties :
I. Géxéralités (pp. 165-221). Après avoir défini les Cyanophycées, l’A.
'mile de leur Cytologie, de leur Morphologie, et de leur Phylogénie. 11 in-
si-sie plus particulièrement sur la morphologie et donne de nombreux dé¬
tails sur les cellules végétatives, les organes de propagation (spores, hété-
Source : MNHN, Paris
— 202 —
rocystes, horruocystes, hormogonies, planocoques, gonidies, sporanges) et
surtout sur la .structure et les stades de développement du tlialle chez 1er
Chroococcacées, les Chaméslphonées et les Hormogonées.
II. Partie spéciale ou classification (pp. 222-279). Comme on le fai
sait jusqu’ici, l’A. divise les Cyanophycées en trois ordres : Chroococceat
Chamaesiphoncae. Hormoyonae. Dans les subdivisions de ces trois ordre
beaucoup de vues nouvelles sont exposées.
1. Les CHROOCOCEAE sont partagés en 2 sous-ordres : A. CHROO
COCCALES avec une seule famille : Chroococcaceae comprenant les s
1. Microcystis Kütz. (incl. Chlorogloea ccmferta S. et G.), — 2. Aphanocaps
Nâg., — 3. Aphanothcce Nàg- (incl. Baculariu Bzi), — 4. Chroococcus Nâg
— 5. Gloeocapsa Kütz. (incl. Plcurocapsu glococapsoides S. et G. et Cho,
drocystis Lemm.), — 6. Gloeothecc Nâg.. — 7. Gomphosphaeria Kütz. (exr
G. Xaegeliana Lemm. et G. rosea Lemm.), — 8. Coelosphuerlum Nâg. (inc
Coclosphaeriopsis Lemm., excl. Coclosphaorium reticnlatum Lemm.). — !
Sphaerorlictyon Geitler (= Coclosphaerium reticnlatum Lemm.). — 1 1
Eucupsis Clem. et Shantz, — 11. Cyanodictyon Pascher, — 12. Mcrismop■
(lia Meyen, — 13. Coccopcdia Zroitz., — 14. Holopcdia Lagerh,, 15. Syv
chochystis Sauv., — 16. Syncchococcus Nâg-. — 17. Rhabdoderma Schmidi
et Lauterb. (incl. Splrillopsis Naum.), — 18. Dactylococopsis Hansg. (inc
Myxobactron Schmidle), — 19 .Cyanarcus Pascher, — 20. Chroostipes Pasct
— 21. Marssoniella Lemm., — 22. Pilgeria Schmidle, — 23. Tetrapnl
Reinsch.. 24. Plunosphaerula Bzi. — B. ENTOPHYSALIDALES. 2 famil!
3 ).Estophysaltdaceak avec les g. Entophysalis et Placoma. — «). Cm.ni:
gi.oeaceae avec les g. Pseudoncobyrsa Geitler (= Oncobyrsu lactish
Kirchn. incl. Paracapsa Naum.). — ClUorogloea Wille (excl. Ch. coufci
S. et G., et Ch. cndophytiea Howe).
2. CHAMAESIPHONEAE. L’A. comprend cet ordre d’une façon presq
entièrement nouvelle. 3 s. ordres : A. PLEVROCAPSALEB, avec une set)
famille, Pi.eerocapseae, comprenant les g. : 1. Chroococcopsis Geitler (in
PlmrQcapsa amethystea K. Rosenv., P. caldaria Setch. (= Pleurocar ■>
coucharum Hansg. p. p.), — Z.ltadaisia Saut.. — 3. Nematoradaisia Geiü r
(= Radainia Laminariae S. et G.), — 4. RadaisieUa Geitler (— Rodai a
sitbimmersa G. et S.), — 5. Pleurocapsa Thur. [(excl. PI. crepicUni «
S. et G. (= Gloeocapsa crepidimtm), PI. fhiviatüis Lagerh. (= Xenocoa
fluviatilis), PI. rivularis Hansg. (= X. rivularis), P. amethystea K. Roseï .
(= Chroococcopsis amethystea), P. caldaria Setch. (= Chroococcopsis c t-
daria )], — 6. Oncobyrsu Ag. [excl. O. tacustris Kirchn. (= Psèudoncobyi 1
lacastris), O. adriatica Hauck (=?)], — 7. Xcnococctts Thur. (incl. Pieu '■
capsa fluviatilis Lagerh., P. rivularis Hansg.). — 8. Hyclla B. et F. [e.vl.
H. socialis G. et S. [= Myxohyclla socialis (S. et G.) Geitler), H. Uneans
S. et G. (= M. linearis (S. et G.) Geitler), H. cndophytiea Boerg. (- ;
endophytica (Boerg.) Geitler)]. — 9. Myxohyclla Geitler avec les 3 esp. ci-
dessus et M. lutea (S. et G.) Geitler (= Chloroglaea lutca S. et G.).
Howei (Howe) Geitler (= Ch. cndophytiea Howe).
B. DE RM OC A RP ALE S avec 2 fant. : a). Dermocabpaceae. 4 g. : 1-
Source : MNHN. Paris
Cyanotheca Pascher, — 2. Dcrmocarpclla Lemm. [excl. U. imcrassata
l.pinm. (Derniocarpu incrassata (Lemm.) Geitler], — 3. Dermocarpa Cr.
(incl. Cyanocystis Bai, Dermocarpclla incrassata Lemm.), — 4. dasUdium
Kirchn. — b). Chamaesifhoxaceae avec le seul g. Chaniaesiphoil A. Br. et
Grun. (incl. Oodletwskia Jancz. et Hycllococcus Sclimidle).
C. SI PH ONEM A TALES avec le seul g. Siphoncma Geitler.
3 . HORMOGONEAE. La disposition des familles et des genres est ici
peut-être encore plus neuve que dans l’ordre précédent. 2 s.-ordres :
A. ST1GONEMATALES comprenant 6 familles : a). Loin eixaceae Bzi.,
arec les 2 g. Hypomorphd Bzi et LoriéUn, — b). Pulvinuiuaceae avec le
soûl g. Pulvinularia Bzi., — c). Cafsos j hachais, 2 g. : Desmosiphon Bzi,
V'ipsosira Kütz., — d). Loefgbenjaceae, 1 g. : hocfgrcnia Gom., — e). Nos-
tochotsacbab, 4 g. : 1. Mastigocolcus Lag., — 2. Nostochopsis Wood, — 3.
"uxoderma Sclimidle, — 4. Mastigocolcopsis Geitler, incl. Mastigocolcus
, lus us N. Carter = Mastigocolcopsis obtusus (N. Carter) Geitler. — b).
S igonemaceae, 9 g. : 1. Eischèrellü (B. et P.) Gom,, — 2. Stigoncma Ag.,
3. Rosaria N. Carter, — 4. Sommierella Bzi, — 5. M'astiella Bzi, — 6.
/ palosiphon Nâg-, — 7. Matteia Bzi, — 8. Talpophila Bzi, — 9. t.eptopogon
(:,. Br.) Bzi.
B. NOSTOÜALES. 6 familles: a). Mastigocladaoeae. 3 g.: l.Brachytri-
! :a Zanard.,— 2. Mastigocoleus Cobn,— 3. Herpyzoncma Weber v. Bosse.—
i Rivulariaceae. 12 g. : 1. Dichothrix Zan., — 2. POlythrix Zan., — 3.
( eotricMa Ag., — 4. Rivularia Ag„ — 5. Sacconcma Bzi, — 6. Çalothrix
,\ . — 7. Isactis Thur., — 8. Leplocliaete Bzi, — 9. Amp! ithrix Kütz., —
1 Homeothrix Thur., — 11. Tapinothrix Sauv., — 12. i immatoidea W.
ri G. S. West. — c). Scytonemaceae. 10 g. : 1. Plectom na Thur., — 2.
neuzaea Bzi, — 3. Diplonema Bzi, — 4. Tolypothrix ! lütz., — 5. Spe-
i ipogon Bzi, — 6. Petalonema Berk., — 7. Scytonema Ag., — 8. Cum-
l' nicma Sclimidle, — 9. Hydrocoryne Schv., — 10. Diplocolcon Nag-, —
i' Microchaetaceae. 5 g. : 1. Microchaetc Thur. (excl. M. striatula Hy,
il. tenttissima W. et G. S. West. il/, crassa W. West, M. spirulina Stein.), —
- eptobasis Elenkin (incl. les 4 esp. excl. du g. précéd.), — 3. Aulosira
Km clin., — 4. Honnothamnion Grun., — 5. Desmoncma Berk. et Tbw. —
i , Mostocaceae. 8 g. : 1. Nodularia West., — 2. Aphaiiizomenon Morr., —
3. Y ostoc Vauch., — 4. Walleu B. et F., — B. AnabaenU Bory, — 6. Ana-
htt topsis (Wolosz.) V. Miller, — 7. CyUndrospcrinum Kütz., — 8. Richclia
L s. Schm., — f). Oscielatob i aceae. 23 g. : 1. CamptothrUe W. et G. S.
st, — 2. Isocystis Bzi, — 3. Borzia Cohn., — 4. Spirulina (Turp.) G.
Schmidt, (incl. Arthrospira Stiz.,) — 5. Pscudanabocna Laut. [excl. P. cons-
Irn :,I (Szaf.) Laut. (= Anabacna constricta (Szaf.) Geitler)], — 6. Oscilla-
iocnt Vauch. (incl. Trichodcsmium Ehrbg.), — 7. Xonthotrichiim Wille, —
3. '/■ Unotrichnm Wille, — 0. Phormidium Kütz.. - 10. Pnlagothrix Jolis.
Sel ii.. — il. Haliarachnc Lemm.. 12. Proterendothri.r W. et G. S. West,
- '3. Katagnymene Lemm., — 14. Symploca Kütz., — 15. Lyngbya Ag-, —
16. Gomontiella Teodoresco, — 17. Porphyrosiplion Kütz., — 18. Polychla-
iii' idiim W. et G. S. West, — 19. Dasygloca Thw., — 20. Simcoleus Kütz., —
Source : MNHN, Paris
21. Schizothrix KOtss., — 22. Hydroculens Kütz., — 23. Microeoleus Desm.
Cette dispositioa met assez bien en évidence les affinités Qui existe)
entre les genres : cependant, comme on s’en doute, sur plusieurs points, el 1
est quelque peu fictive. Signalons par ex. la faible importance qu’elle accord
aux hétérocystes.
Le Mémoire se termine par une liste bibliographique de 33 numéro
C’est peu pour un travail de cette envergure. On regrette de n'y pas v<
figurer des ouvrages fondamentaux comme la Révision des Xoslocaci
hétérocystêes de Bornet et Flahault et la Monographie des Oscillariées
Gomont. L'A. a sans doute pensé qu’ils étaient si universellement connus
appréciés qu’il pouvait les omettre. — P. Frémy.
8. Geitler L.— Cyanophyceae. (Die SUsswasser-Flora Déni
clilands, Osterrcichs und der Schweiz, Heftj 12, 1925, pp. I-VIJ ,
1-450, fig. 1-560. — Geitler L. und Pascher A. — Cyanochloi
dinae = Chlorobacteriaceae (ibid., pp. 451-468, f. 1-14).
Ce 12° volume de la Süsswdsserfloru. le plus important de ceux imi
sont jusqu’ici parus de cette intéressante collection, était vivement dé* -é
de tous les algologues qui s’occupent d’algues bleues. Il rassemble en ef i
et condense quantité de documents éparpillés dans les recueils les p! s
divers et qu'il était très difficile de se procurer. La majeure partie n
volume est consacrée aux Cyanophycées proprement dites. L'A. les étu ie
d’après le plan du mémoire précédent, mais en développant considérai v-
ment, comme il convient à une Flore, la partie systématique. Dans la i
tie générale (pp. 1-49), il expose, à peu près dans le même ordre, les mêmes
questions que dans la 1 "' partie de son Byyoplische Varstellung, mais n
développant un peu quelques unes, en résumant certaines autres. O y
trouve en plus 2 cbap. : l’un (pp. 36-46) consacré à la Biologie, l’ai e
(46-48) aux méthodes de recherche . Le premier traite du plancton. *
fleurs d’eau, des formes terrestres, des formes de tourbières, de profond. .,
de l’adaptation chromatique, des formes littorales, d’eaux courantes e(
d’eaux stagnantes chargées ou non de calcaire, des formes fixant du i,
de la symbiose ; le second, des méthodes de coloration, de fixation pi de
culture. — Une courte bibliographie (qui présente les mêmes lacunes m ip
celle du travail précédent) sépare la partie générale de la partie-"systéma¬
tique. Cette dernière (pp. 51-437) est une véritable flore avec clefs et diag¬
noses des genres et espèces d’eau douce, disposés dans l’ordre indiqué d ns
le Bynopt. Darstellung. Cette flore déborde largement les limites indiquées
dans le titre : Allemagne, Autriche et Suisse. En effet, non seulement la
plupart des espèces européennes s’y trouvent décrites (et souvent figurées)
mais aussi, nombre d’espèces arctiques, antarctiques, asiatiques, améri¬
caines, africaines. Cependant, quelques espèces européennes, et même de
l’Europe centrale, on ne sait pour quelle cause, n’y figurent pas : tel i»àf
ex. Bcytonema ( Petalonema ) crassum Nfig. Le nombre des espèces du
g. CTiroccoccus semble aussi particulièrement réduite. Par contre, des espè-
ces sont admises dont la valeur est loin d'être indiscutable. Autres lacu¬
nes : répartition géographique par trop sommairement ou pas du tout
indiqué ; références bibliographiques des espèces jamais données. La plu¬
part de ces lacunes ne sont certainement pas imputables à l’auteur, mais
aux règles imposées par les directeurs de la collection. — Quelques omis¬
sions ou erreurs typographiques ne sont pas corrigées. L’une des plus
frappantes est le nom de Schizothrix Lampi que l’on trouve dans le texte
(p. 426) la légende de la fig. 545 et la table alphabétique, au lieu de Sch.
Lamyi Gom.
Deux espèces sont décrites comme nouvelles :
Stigonema mesestkricum Geitler (p. 184, fig. 223). Fade" niederlie-
iiend, dicht mit Ktirzen, hôckerartiyen Zweiycn besetzt, 25 bis 32 p breit,
korallen-yekroscartiij. Scheideri dick, lest, gesCMehtet, gelbbnnin. Trichomc
2-4 -oder selten mehrreihig. Helerocysten latéral Oder interkglar. Hormoyo-
iiien ? — Einzeln zwisehcn uuderen Algen ( Gloeocapsa ) an feuehten Felsen
h ai Lune (Nied.-Oesterr .).
ScYTOffEMA chiastum Geitler (pp. 184-185, fig. 318-319). Lager flockig-
büsclielig, schmutzig-blaugrün, olivenfarben oder braun. Fâden bis 1 1/2
cm. lang, ziemlich gerade, meist 25-27 p, im Alter bis 31 p, in der Jugend
20-25 p breit. Scheinverzweigungen reichlich, selten einzeln, meist zu zweien
ind beide Scheinâste nach derselben Seite gewendet, absteliend und sich
iberkreuzend oder aneinander vovbeiwachsend und fast in der Verlânge-
: ung des Hauptfadens wachsend, lang, meist dünner als die Abstanden mit
rosseren Kalkdrüsen besetzt. Scheiden ziemlich dick, test, parallel ges-
liichtet, in ganz jungen Fâden farblos, sonst meist braun. Zellen kürzer
ils breit, seltener fast quadratisch blaugrün bis olivengrün. Heterocysten
inzeln oder zu meheren, abgerundet quadratisch bis fast kugelig. — Sub-
ners in einem liolzernem Brunnnentrog nalie der Wasseroberflâche bei
' unz (Nied.-Osterr.). — Wahrscheinlich weiter verbreitet.
Un supplément (pp. 438-450) résume les nouveautés de q.q. importance
ubliées pendant l’impression.
Les CyanochloridinéÈS (pp. 451-463) sont traitées suivant le même
!an général que les Cyanophycées. Une courte partie générale (pp. 451-454)
: t suivie de la description des espèces appartenant aux g. Horoc.hloris
"ascher, Tetrachloris Pascher, Chloronostoc Pascher, Schmidlca Lauterb.,
(Hochions Geitler, Clathrochloris Geitler, Pelodictyon Lauterb-, ‘Pelogloea
auterb., Chlorochromatium Lauterb. et Chlorobacterlum Lauterb.
Malgré quelques lacunes et quelques imperfections, bien difficiles à
iter en des matières aussi étendues et aussi complexes, le 12' volume de
Süsswasserflora est un travail de grande valeur qui sera désormais l’un
s manuels indispensables à tous ceux qui s’occupent de Cyanophycées. —
Frémy.
9. Ghose S. L. — The Myxophyceae of Rangoon II. ( Journ.
the Burma Research society , vol. XVI, part. 111, pp. 220-226,
PI. XI, 1926).
Source : MNHN, Paris
Enumération, description et indication détaillée des stations de 10 Gya-
nophycées dont deux sont données comme nouvelles :
Chroococcus indiens Zell. var epiphyticds Ghose. — Cells not fountl
in a definite thallus but scattered on the surface of substratum sometimes
forming small irregular groups. Colonies generally 2 -celled, occasionally
single-celled, rarely 4 -celled. Cells globose, 12-15 n in diameter, bluish-
green. Sheatli hyaline or conspicuous, smooth, broad. Gell-contents gra-
nulose.
Hab. On the bark of Moringa pterygospenna intermingled with a spe-
cies of Penium and Scytonema mirabile, the latter forming a felt-like layei
on the tree.
Schizothrix arenaria (Berk) Gom. var. non-constbigta Ghose. — Stra¬
tum thin. blue-green, not encrusted with calcium carbonate. Filament.,
firm, strongly flexuous, closcly entangled, below trunkshaped, towa.rds the
apex divided and branched. Sheath hyaline, firm, roughehed in outline,
tapering at the apex, thick and lamellose in lower parts. Trichomes not
constrictcd at the joints, 2-3 n thick. Cells quadrate or longer than broa"
blue-green. Apex acute-conical. Cell-contents pale blue-green.
Hab. On sandy places where rain-water has stood for a short time c
where it has frequently been flowing for some time. It is generally ass'
ciated with species of Mougeotiu and Zygnema. — P. Frémy.
10. Ghose S. L. — On some Myxophyceae from Rangooi
(Journ. of the Burma Research Society, 25, part. III, pp. 244
253, PI. VI-VII, 1926).
Enumération de 21 espèces, la plupart subaériennes, observées ai
environs de Rangoon, pendant la saison des pluies (Juin-Oct.). De
variétés nouvelles sont décrites :
Lyngbya truncicola Ghose, var. Burmensis. Stratum bluish-grc
when moist, and more or less reddish-broton when dry, velvetty, forniii
a continuons loyer consisting of living filaments and empty sheath. Fi :
ments flexuous, intricate, 13-15 n thick. Sheath colourless at first, but be
ming reddish-brown later on, non-lamellose. Trichome not constrictcd
the joints, 11-12 M thick. Cells generally quadrate. sometimes shorter
longer tlian broad. Disscpimcnts not granulated. Apex rownded, atténuai
Hab. Coating the barks of Plvmeria alba. Caryota sobolifera, Morin
pterygospenna.
Diffère du type surtout par la couleur de la plante sèche, et la !■ li¬
gueur généralement plus grande des cellules.
Lyngbya aestuarii Liebm. var. construit a. Stratum brownish-gro u.
Filaments copiously flexuous. inernstated, 30-33 ^ broad. Sheath at
thin and hyaline, then thick and lamellose and yellowish-brown, not turnii i
bine on addition of chlor-zinc lodine. Trichome 20-22 ^ broad, clearly cous-
tricted at the joints. Dissepiments not granulated. Apex Slighty atténuai' ,I.
rounded with a thickened end-wall.
— 267 —
Hab. Royal Lakes, forming small free-swimming wads, which may
licorne entangled to submerged part of various aquatic plants.
Diffère du type par la présence d’un rétrécissement net au niveau des
articulations. — P. Frémy.
11. Guillermond A. — Nouvelles recherches sur la structure
des Cyanophycées. (Rev. gén. Bot., 38, pp. 129-145, 177-190,
! pL, 7 fig., 1926).
12. Guillermond A. — Sur la structure des Beggiatoa et
urs relations avec les Cyanophycées. (C. R. Soc. Biol., 94, pp.
>79-581, 1 fig., 1926).
13. Panini F. R. — Intorno alla constituzione chimica délia
v uaina dello Scytonema alatum (Carm.) Borzi. (Nuova Notari¬
ée, 1925, pp. 116-121).
Après avoir indiqué les résultats obtenus avec différents réactifs chi-
iques et colorants, l’A. conclut que chez Scytonema alatum. la membrane
. trichome est composée de cellulose, tandis que la gaine est constituée
: r de la callose et ne renferme pas de composés pectiques. — P. Frémy.
14. Petersen Johs. Boye. — Marine Cyanophyceae from
s ter Island. (The natural history of Juan Fernandez and
' ster Island edited by Dr. Cari Skottsberg. Vol. II, pp. 461-
463, Upsala, 1926).
Dans 3 échantillons récoltés par le D r Bôrgesen, en juin 1917, à Hanga
i <o, dans la zone littorale, l’A. a trouvé 5 espèces : Lyngliya sordida
n.) sur Zonaria varieyata ; Hydrocolettm comoides (Harv.) Gom., dans
• touffe de Hypnea Esperi ; Microcliaetc vitiensis Asken. sur Zonaria
iegata ; Calothrix crustacea Thur., dans une touffe de Sphacelaria,
s venant sans doute d’une pierre ; Brachytrichia maculons Gom., sur
pierre. L’A. donne la distribution géographique de ces espèces. —
P. Frémy.
15. Prat S. — Beitrag zur Kenntnis der Organisation der
( nnophyceen. (Arch. f. Protistenk., 52, pp. 142-165, 1 pl.,
H'25).
16. Ryppowa H. — Merismopedia (subgenus Pseudoholope-
Source : MNHN, Paris
— 268 —
dia) gigas nov. subgen. nov. sp.) ( Acta Soc. Bot. Poloniae, 3,
7 p., 1 fig., Varsovie, 1925) [en polonais avec rés. français].
Cette nouvelle Cyanophycée a été trouvée en Roumanie, près du la
salé de Boudakhi.
Merismopedia gigas subgen. nov. sp., nov. — Nova species Cyanoplii -
cearum regulari dispositions celluîarum familiam tabularem formantiui.i
gen. Merismopediae similis, sed cellulis perpendiculariter elongatis gen.
Holopediam commémorons. FamiUae magma magnae macroscopicae fer
tetragonales, interdum irregulares angulis subrotundatis cellulis régularité,-
disposais ad 1 cm. latae.
Cellular 10,7-11,7 M longue, et 5,2 ^ latae in stratu unico ordinal,
muco gelinco commuai circumfvso, margine a cellulis 2,6 n distante fanu
lias tubulures efficiente. Fumiliae initiales primi ordinis ambitu tetraa-
n al es cellulis regulariter 8 seriebus. 16 cellulis in mtoquoquc série, id -
in quanti!ate 128 disposais : 16 fumiliae initiales primi ordinis fumih
secundi ordinis formant etc. ad normatem magnitudincm 1 cm. non sup
Hab. in aquis stagnantibus in isthmo arenario inter Mare Nigrum
lacum salsum Budaehi in Romania (prov. Bessarabie).
En discutant la position systématique de ce nouveau sous-genre, 1
critique la récente classification des Cyanophycées établie par Elenkin i
Rev. Algol., t. I, pp. 68-72), dans laquelle les genres Merismopedia et Hv
pedia sont séparés. L’A. propose de diviser comme suit le genre Merisn
pedia :
Gleococcaee planimetrae Elenk. — Cellules réparties sur un seul pla
A) Genus Merismopedia Meyen. — Cellules sphériques, ellipsoïdal
ou en bâton nets.
1) Subgenus Eumerismopediu Ryppowa. — Cellules sphériques, ré,-
lièrement réparties.
2) Subgenus Coccopedia (Treitsk.) Elenk. — Cellules spériques, in
gulièrement. réparties.
3) Subgenus Euholopedia Forti. — Cellules allongées, irrégulièrenn :
réparties.
4) Subgenus Microcrocis (Richt.) Forti. — Cellules allongées, irréj i-
lièrement réparties.
5) Subgenus Pseudoholopedia Ryppowa. — Cellules allongées, réguliè¬
rement réparties.
B) Genus Tetrapedia Reinsch. — Cellules carrées, rectangulaires m
triangulaires. — P. Allonge.
17. Skuja N. — Vorarbeiten zu einer Algenflora vmi
Lettland II ( Acta Horti Botanici Universitatis Latvensis, b
pp. 149-178, 1 pl. Riga, 1926) [en allemand avec rés. letton].
Cette deuxième contribution à la flore des algues de Lettonie est con-
Source : MNHN, Paris
- 269 —
sucrée aux Cyannphycées. Sur les 232 espèces ou variétés signalées, 133 sont
nouvelles pour ce pays et deux nouveautés sont décrites :
Eucapsa alpina Cl. et Shantz var. minois var. nov. — Var. eellulis
minoribus ab specie Ujpica differt, Cellulue sphcricae vel subsphericae,
2-3 p latae, particuonibus continuatis in familias nique ad 128 cellulas
confinantes regulariter, cubicas consociatae. Cloniis magnis e familiis plu-
ribus composais minute irregularibus. — Hab. in Latwia in lacu Linozers
prope n-rbem Rigam.
Anauaëna eohinospora sp. nov. — Trichomatibiis redis vel minute
ilcxttosis, solitariis ; eellulis vegetativis sphcricis , (6-8-11 p diam.), cytoplas-
matae plus minus granulato, aeruginoso vel olivaceo ; heterocystis globosis
rirciter tam lotis vel paulo minoribus quant cell. veget.. terminalibus vel
intercalaribus ; sporis solitariis vel binis , heterocystis ex ut-roque latere
ntiguis. rarissime ab eis remotis , cylindricis, apicibus rotundatis vel
rotundato trnncatis, ad 55 p longis, 16-18 p la lis ; episporio echinulato et
crasso, achroo. — Hab. in Lut via in lacu Sidrabezers et Sicksezers prope
c lient Rigam.
Ces deux espèces sont figurées dans la planche ainsi que Aphanocapsa
’dophytica G. M. Smith, Nodularia sphaerocarpa Born. et Flah., Cltamae-
siphon curvatus Nordst., Anabaena constricta (Szat'er) Geitler, A. lappo-
-ca Borge, Cylindrospcrmum marchieu.ni Lemm., C. minutissimum Collins,
i irulina Massartii (Kuff.) Geitler f., Psettdanabaena çatenata Lauterb.
L’A. signale dans le gelin des Batrachospcrmum une forme curieuse
' Lyngbya riviilariarum Gomont différant du type par la faible différen-
1 tion des filaments en base et sommet. — P. Allorge.
FLAGELLÉS
18. Boye Petersen J. — Om svingtraadene hos Flagellater
( uova Notarisia, Fasc. comm., pp. 191-193, 1925).
19. Bruce J. R. — The metabolism of the shore-living Dino-
fl .gellates (Brit. Joarn. Exper. Biol., 2, pp. 413-426, 1925).
20. Conrad W. — Recherches sur les Flagellâtes de nos
eaux saumâtres ( Arch. f. Protxstenk., 55. pp. 63-100, 6 fig.,
pl. 1/2, 1926).
21. Chodat P., et Rosillo R. A. — Sur une Coccolithophoridée
d au douce. (C. R. Soc. Phys, et Hist. nat. Genève, 42, pp. 51-53,
1925).
22. Deflandre G. — Monographie du genre Trachelomonas
Source : MNHN, Paris
Ehr. (Thèse Univ. Paris, 15 juin 1926, et Rev. gén. Bot., 38-3'
162 p. -f 15 planches, 1926-27).
La curiosité des micrographes a été éveillée de bonne heure par 1
Trachelomonas. Algues dont la variété, l’élégance et la bonne conservâti i
rappellent les Diatomées. Depuis Ehrenberg, premier descripteur du genre
jusqu’à G. Deflandre, dernier monographe, il a été décrit et figuré de très
nombreuses espèces de Trachelomonas ; une révision critique de toutes s
formes connues s’imposait absolument. Félicitons M. Deflandre de l’avoir
entreprise. C’est un genre de travail pour lequel il fallait une solide d< > u-
mentation, de l’ingéniosité manuelle, de l’habileté graphique et de la , i-
tience. L’A. a réussi à présenter les éléments d’une excellence monographie
dont la possession devient désormais indispensable à quiconque s’intéresse
aux Protistes. Le mémoire comprend, d’une part, l’étude critique des u-
ractères employés dans la classification, d’autre part une monographie
spécifique du genre. Les caractères systématiques les moins bons et, en
tout cas, les plus difficiles à observer sont les caractères empruntés >
stigma, au nombre des chromatophores, des pyrénoides ou des granu es
de paramylon. Au contraire, les meilleurs caractères systématiques, et ,-s
plus faciles à observer, sont ceux qui ont trait à la grandeur, la cou! Uf
et l’ornementation de la loge. L’A. étudie avec beaucoup de soin les di s
types d’ornementation de la membrane (types ponctué, scrobiculé, pert
épineux, granulé, scabre, strié, réticulé) de même que les diverses pt* ■ ■ 1-
cularités de la forme générale de la loge (ombilics, col, queue). M. ■
flandre classe les Trachelomonas de la manière suivante : I, sect. Jioh:n-
datae ; sous-sect. sphaericac (36 espèces), elUpticne (61 espèces), amp Hi-
lomies (27 espèces), saccatae (12 espèces), longisctae (8 espèces); II. t.
Caudatae ; sous-sect. colliferae (9 espèces), obattenuatae (2 espèces),
ciosae (3 espèces), acuminatae (18 espèces). Pour chaque espèce, i! st
donné : une diagnose succincte, la distribution géographique et une ou Vu-
sieurs espèces. A cet égard, on ne saurait trop louer la précision la
fidélité des 810 figures réunies en 15 belles planches hors texte qui is-
trent le mémoire en même temps qu’elles facilitent singulièrement ! "
termination des espèces. Le mémoire se termine par une liste des esi" as
conservées, une table des espèces et variétés exclues et par les diagnoses
latines de 55 espèces et variétés nouvelles auxquelles s’ajoutent 2 espaces
voisines des Trachelomonas (dont le nouveau genre Turbinella). Ajmnons
que, postérieurement à ce Mémoire, l’A. a donné un travail complt::ien-
taire dont voici le titre : Remarques sur la Systématique du genre rro-
chelomonas I. (Bull. soc. bot. Fr. LXXXIV 1927).
Il nous reste à souhaiter que M. Deflandre aborde d’autres groupas ‘* e
Protistes avec la même compétence technique et apporte de la clarté là où
n’y a encore que du chaos.
Les espèces et variétés nouvelles suivantes sont décrites dans cette mo¬
nographie ; Trachelomonas volvocina Ehr. var. umbilicophora, T. uir.nts-
tispina, T. Denisi, T. rugulosa Stein emend. Défi. var. Dangeardi , T. eu-
pilla, T. perlata, T. oblonga Lemm. var. umbilicophora, T. hispida (Perty)
-- 271 —
Stein emend. Défi. var. acuminata, T. h. var. duplex. T. sydneyensis Playf.
var. grandicolUs, T. superba Swir. emend. Défi. var. Swirenkiana, T. s. var.
duplex, T. spectabilis, T. armata (Ehr.) Stein var. longa, T. Dangeardii,
T. zorensis, T. abrupto. Swir. emend Défi. var. minor, T. Lemmermanni
Wôtosz. emend. Défi. var. acuminata, T. obovatu Stokes emend. var. Kleb-
iana, T. scabra Playf. var. coberensis, T. purvicollis, T. Mangini, T. Lefe-
rei. T. dubiu Swir. var. minor, T. d. var. lata. T. angustata, T. naviculi-
■ i nuis, T. pseudocauduta, T. bernardinensis Visch. emend Défi., T. Allorgei,
■T. Insiformis, T. décora, T. magdaleniana, T. speciosa, T. zmiewika Swir.
var. minor, T. ensiler Daday emend. Défi. var. Orisoli, Crysustrella armata,
' iirblnella (gen. nov.) aenigmatica. — M. Denis.
23. Drezépolski Roman. — Przyczynek do znajomosci pols-
kich Euglenin [Supplément à la connaissance des Eugléniens de
; Pologne] (« Kosmos » Journal Soc. Polon. Naturalistes
Kopernik », vol. 50, fasc. 1, pp. 173-270, tab. 1-6, Lwow, 1925).
L’A. a étudié les Eugléniens du plancton de quelques bassins de la
logne orientale : il indique les lacunes dans la connaissances des Euglé-
üiens, dues à ce fait que souvent la description d'un genre ne s’appuie
_.iie sur un seul individu et à la difficulté de déterminer les individus qui
sont bourrés de paramylon.
Dans la partie générale l’auteur décrit le protoplasme puis la membrane:
striures de cette dernière, seraient d'après lui, un caractère constant
il l’a observé chez des formes qui d'après leur diagnose en devraient
■■a privées ( Lepocinclis Marssonii Lemm.). Les espaces situés entre les
iures, de nature albuminoïde (Hamburger), constitueraient l’élément
itractile de la membrane.
Ensuite sont décrits le noyau, la bouche, le flagelle, le stigma, les
omatophores et les pyrénoïdes ; le paramylon pourrait se former dans
! :• chloroplastes ou le protoplasme.
L’A. donne ensuite quelques détails sur la multiplication et la forma-
tii il des gamètes : une Euglena sp., présentait une division transversale
d son noyau ; chez E. ucus Ehr. il a observé la formation de spores spé-
c es : chloroplastes rassemblés autour du noyau, grains de paramylon
: nant deux groupes aux extrémités de la cellule dont la région médiane
est renflée.
Quelques mots sont également consacrés à la physiologie, aux eondi-
t :is de vie et à la culture des Eugléniens.
La partie spéciale comprend la description des genres et des espèces
i: n ées en Pologn : ainsi que des clefs de détermination.
Sont mentionnées et figurées 128 espèces appartenant à 11 genres :
5S 2 'rachelomonas, 23 Pliacus. 7 Lepocinclis, 23 Euglena, 1 Eutreptia,
' "lasia, 1 Heteronema, 1 Marsupiogaster. 1 ürceolus, 1 Peranema, 1 Scy-
tomonas ; 37 espèces et 47 variétés nouvelles sont décrites dont ci-dessous
les diagnoses dans l’ordre adopté par l’auteur.
Source : MNHN, Pans
Trachelomonas abrupta Swirenko, var. Bon.nieri n. var. — Celluh
oylindrigiw-ovale parfois plus étroite au devant, 24-40 long., 15-30 p Jury.
Surface granulée, sétaeée ou ponctuée ; ouverture avec un col bas ou sam,
col ; flagelle de la longueur du corps.
Tr. acanthostoma Stokes, var. minor n. var. — Cellule ovale, 17-21
long., 14-19,5 p larg., ponctuée ou granulée : ouverture large entourée d
petites épines.
Tr. acanthostoma Stokes, var. euuopaka n. var. — A peu près sphéri¬
que, 20 long., 18-19 p larg. ; surface lisse ; épines mousses au devant.
Tr. au.ia nov. sp. = T. hispida (Perty) Stein, var. cylindrica Klcbs
Tr. armata (Ehrenb.) Stein, var. setosa n. var. — 32,5 p long.. 25 lurg.
épines coniques sur le pôle postérieur, étroites ou courbées, entourant un
zone non épineuse ; reste de surface sétcuse, portant aussi des épines co¬
niques.
Tr. armata (Ehrenb.) Stein, var. setulosa n. var. — Ovoïde ; surface
couverte d'épines courtes, fines, les postérieures plus longues ; 32 long.,
28 p lurg. ; ouverture large avec col bas.
Tr. citriformis nov. spee. — Cellule ovoïde. 22,5-26 long., 17-27,5 p larg ,
couverte d'épines papillaires ; piquet court postérieur ; ouverture av,
un col dont le bord porte des dents. On trouve des individus sans col avn
lin piquet et vice versa.
Tr. crebea Kellicott, var. pôdot.ica n. var. — Cellule ovale 22-24 p loin,
17-17,5 larg. : surface ponctuée ; col à marge inégale (4 p haut).
Tr. cyi.indrica nov. spec. — Cellule cylindriquc-allongée ; 16-17 loi)
8-9 p larg. ; surface lisse ; ouverture avec parfois un col bas.
Tr. euchlora (Ehrenb.) Lemm. var. media n. var. (Tr. dubia Sv
renko ?). — 27 long., 13 p lurg.; surface lisse ; col droit.
Tr. flexicoli.IS nov. spec. — Cellule large-ovale ; 21-25 long., 15-18 >.<
larg. ; surface lisse ; col 4-5 p haut, toujours courbé.
Tr. fluviatilis Lemm. var. elegans n. var. — Cellule ovale ou cylind •
que ovale ; 52-55 long.. 20-22,5 p larg. ; piquet postérieur ; col denté
surface lisse, granulée ou verruqlieuse.
Tr. fluviatilis Lemm. var. Pascheri n. var. — Cellule ovale, lissi
23 long., 12 p larg. ; col large antérieur, (i marge filamenteuse ; piq 1
court postérieur.
Tr. globularis (Awerinzew) Lemm. var. gigas n. var. — Cellule régu¬
lièrement sphérique ; 34 p de diamètre ; surface granulée (.lisse f) arec
épines rares ; ouverture large avec col grossi.
Tr. hispida (Perty) Stein, var. volicensis n. var. — Cellule ovale «
peu aplatie postérieurement ; 14-22 long., 11,5-15 p larg. ; surface posi¬
tuée, verruqueuse ou avec courtes épines ; épines entourant l’ouverture «
peu plus longues.
Tr. hispida (Pert.) Stein, var. setosa n. var. — Cellule large-ovué,
sêtacée ; 25-30 long.. 22,5-24 p larg.
Tr. hispida (Pert.) Stein, var. verbucosa n. var. — Cellule presque
sphérique, aplatie aux deux bouts, 20-30 long., 17-25 p larg., verruqueuse.
Source : MNHN, Paris
sétacé ; bord dp Sauver-
Eu outra le caste dr lu surface lisse, granulé ou
turc gonflé.
Tr. hispida (Pert.) Stein, var. Nigzaiîitowskii n. var. — Cellule large*
nulle. 25 long., 20 y larg., arec des épines rares gui s'amassent près de
1 niivcrture ; flagelle 1 1/2 long, du corps.
Tr. hispida (Pert.) Stein, var. ghanut.o-spina n. var. — Cellule large-
-■''•île. 20-30 long., 17,5-25 y larg., avec des épines rares, le reste de la sur-
■ . granulé on sétacé. Chloroplastes grands.
Tr. hispida (Pert.) Stein, var. i rregclaris n. var. — Cellule large-
o> "le, 24,5-28 long., 17,5-25 y larg., ponctuée ou verruqueuse, avec des épines
" :, 'cs, irrégulièrement placées, plus amassées sur les pôles ou seulement
/. v de l’ouverture, dont le bord est gonflé ou avec un col en bas.
Tu. I. B. B. nov. spec. — Cellule large-ovale ; 23-27 long., 20-21 y larg.;
•' ‘ lace lisse, col haut devenant parfois plus étroit vers la fin ; chloro-
plnstes ronds.
Tr. incerta Lemm., var. cordata n. var. — Cellule de la forme d’un
" inverse, 17-21 long., 14-17,5 y larg.. lisse ; col haut, droit, un peu plus
"■oit vers la fin (2,5 y haut) ; flagelle 2 fois long, du corps.
Tr. Janczewskii nov. spec. — Cellule à peu près sphérique, 28-35 long.,
- :; 0 larg., portant des épines rares mais fortes (2.5 g. haut) ; surface de la
< "brune lisse, granulée ou sétacée ; ouverture avec un col bas ; dans le
pi doplasme gouttes rouges de graisse.
Tr. Janczewski Drez. var. minor n. var. — Cellule ronde, 17-17.5 y en
11 '"être, la surface lisse, les épines courtes, rares.
Tr. lacustkis nov. spec. — Cellule cylindrique, 25-30 y long.. 12,5-15 y
h sans col ou avec un col bas ; épines très délicates ou surface ponc-
' ; Paramylon annulé.
Tr. lacustris Drez. var. ovalis n. var. — Cellule cylindrique ovale,
2: hing., 12,5 y larg. ; membrane ponctuée portant de petites épines aux
2 pôles.
Tu. mjkoviknsis nov. spec. — Cellule ovale, 30 long., 20 y larg. ;
*'■ ' '<■ granulée sans col ; ouverture du flagelle large (4 y diamètre).
Tr. Lomnickii nov. spec. — Cellule sphérique, 18 y de diamètre, dis-
tiii temeht ponctuée.
Tr. Maskeu.ii nov. spec. — Cellule ovoïde, n base émoussée ; 27,5-32,5
b" 18-22 y larg. ; membrane granulée ou ponctuée, parfois avec un bou-
ton postérieur ; col rétréci vers la fin.
Tr. mini ma nov. spec. — Cellule de la forme d’une balle aplatie,
1,1 • "</.. 12-12,5 y larg. ; ouverture petite ; épines courtes, très rares, pla¬
cées régulièrement.
Tr. mtnuscula nov. spec. — Cellule de la forme d’un œuf inverse ;
12 t: i long., 7,5-8,5 y larg. ; membrane lisse ; ouverture à bord gonflé
V"rUmt un col bas.
Tu. Niki.evvskii nov. spec. — Cellule oblongue-ovale 15-23 long., 7,5-11 y
b''" ; sur la surface des épines fines ; ouverture avec un col bas ; flagelle
112 X du corps.
Tr. nova nov. spec. — Cellule de la forme d'un œuf inverse, large,
18
— 274 —
-27,5-30 long., 25-27 g. larg. ; membrane, verruqueuse ou, avec des épine
courtes ; bord de l’ouverture avec un col ou un peu gonflé.
Tr. obtusa Palmer var. papillata n. var. — Cellule cylindrique-ovui
s’amincit vers la fin coniquement, 37,5 long., 22,5 g, larg. ; surface portai
des épines fines et en même temps pouvant être ponctuée ou granulée
col bas, 5 n long, s'élargissant vers la fin.
Te. omphalon nov. spec. — Cellule large-ovale, presque sphériqv
15 long., 13 p larg., avec un bouton postérieur ; surface granulée ; ouv,
ture gonflée vers l'intérieur.
Te. ovifobmis nov. spec. — Cellule ovoïde ou ovale, avec base ém<
sée, de couleur jaune clair ; 27,5 long., 22 p larg. ; surface verruqueuse
couverte de boutons ; petite ouverture avec le bord gonflé ; flagelle p!
long que le corps.
Te. polonioa nov. spec. — Cellule oblonge-ovale, 32-35 long., 21-22 ,
larg., parfois avec le derrière coniquement aminci; épines épaisses, court >,
régulièrement placées ; ouverture (5 p diamètre) avec le bord gonflé
avec un col.
Te. pülchella nov. spec. — Cellule ovale, 18-21 long., 15-17 p. lai;.,
couverte régulièrement de boutons ou d'épines courtes ; bord de l'out; -
ture gonflé ou avec col bas.
Tr. Raciborskii Woloszynska, var. nova n. var. — 41 long., 33 p larg.,
avec des épines courtes seulement dans la partie antérieure.
Tr. Raciborskii Wolosz., var. incebta n. var. — Cellule large-or .
23 long., 18 p larg., avec la membrane ponctuée ou plus rarement liss
sur les deux pôles plusieurs épines.
Te. Rostafinskii nov. spec. — Cellule à peu près sphérique, 17 long.,
15 p larg. ; surface lisse ; ouverture sans col ; plusieurs épines (2 p Ion )
sur les pôles.
Te. sabmatica nov. spec. — Cellule ovoïde avec la fin plus ai; v,
jaune brune, 20 long., 12,5 p larg. ; épines courtes, rares, plus amassé' et
plus longues sur les pôles ; ouverture sans col ; paramylon en petits ronds.
Te. Staszicii nov. spec. — Cellule irrégulièrement cylindrique, 18-22
long., 9-10 p larg., délicatement granulée ou lisse, sans ou avec un col ioitl
bas.
Te. Stokesi nov. spec. — Cellule obovoïde presque sphérique, 19 long.,
17 p larg. ; bord de l'ouverture gonflé ; surface ponctuée.
Tr. Stokesi Drez., var. amphoba n. var. — Forme semblable, 17,5-20
long., 15 p larg., avec de petites épines et un col tout bas.
Tr. Stokesi Drez., var. gbanulata n. var. — 15,5-22,5 long., 13-17,5 p
larg. ; membrane granulée ou délicatement sétacée ; parfois quelques bou¬
tons autour de l’ouverture.
Tr. teres Maskell., var. minob n. var. — Cellule ovale, 17,6-25 long.,
15-20 p larg., lisse ; ouverture sans col, parfois gonflée vers l’intérieur ;
flagelle 3 X long, du corps ; pyrenoïdes à double casse.
Tr. teres Mask., var. granulata n. var. — Cellule large ovale, granulée
ou ponctuée, 14-15 long., 11,5-12,6 p larg., ; bord de l'ouverture gonflé.
Source : MNHN, Paris
Tr. teres Mask. var. Warszewjozit n. var. — Cellule ovale-oblongue,
20-23 lima., 10-12,5 p larg., lisse, sans col.
Tr. urceolata Stokes, var. püngtata n. var. — Cellule cylindrique-ovale,
40 long., 20 p larg., couverte de petits boutons ; col distinctement détaché
,n'r le bord crénelé, un peu élargi vers la fin ; bouton conique postérieur.
Tr. urceolata Stokes, var. Zaleskix n. var. — Cellule de la forme d’un
wui inverse, 35 long., 22,5 p larg.. avec un col 2.5 p haut. 5 p larg. ;
postérieurement piquet conique de .4 p long.
Tr. volvocina Ehrenb., var. aplanata n. var. — Forme d’une balle
«plulie, 10 long., 12,5 larg., lisse ; petite ouverture avec le bord gonflé.
Tr. volvocina Ehrênb., var. compressa n. var. — Sphérique, aplatie, lisse,
20,5-29 long., 22,5-31 p larg.
Tr. volvocina Ehrenb., var. Palmer i n. var. — Forme sphérique, un peu
ohlongue, avec un col haut et large, dont le bord est déroulé ; 30 long.,
25 p larg. ; col 5 p haut. ; flagelle 2 X long, du corps.
Tr. volvocina Ehrenb. var. coronata n. var. — Cellule large-ovale, 17,5-
loiiç.. 15,5-16 p larg.. lisse ; autour de Vouverture, col filamenteux ou avec
tir pi mes épines ; flagelle de la long, du corps ; paramylon annulé ; mem-
hnnie brune.
Tr. Woycickii Koczwara, var. pusii.la n. var. — Sphérique, 12,5-15 p
ili' 1 ' 'Ire. avec desépines courtes, épaisses ou ponctuées.
Tr. Zuberi Koczw., var. aculeata n. var. — Cellule sphérique, aplatie,
24 long.. 28 p larg., avec des épines rares et fortes ; col large (22 p diamè-
li, entourant l’ouverture ; sur la place entourée il y a un rond d’épines
tanins que le bord de l’ouverture est orné de boutons coniques.
Tr. Zuberi Koczw., var. nepos n. var. — Sphérique, aplatie, 8-9 long.,
12,5 larg. ; diamètre du col 9 p ; surface lisse.
l'iiACus aeniomatica nov. spec. — Cellule de forme d’un œuf inverse,
or ” ! 011 fusiforme ; souvent amincie au milieu, légèrement aplatie : 22-30
loii" 9-15 p larg. ; extrémité postérieure passant en un aiguillon conique,
llr ' °v oblique, 5-7,5 p long. : pli dorsal jusqu’au milieu de la cellule ;
‘in " runc avec striures spirales ; pyrénoïdes à double cosse, deux dans
l'i i trlie supérieure les autres dessous, les cosses extérieures fortement
iln. ’„ppées ; on les trouve par toute l’année.
:, ii. Lemmermannii Swirenk = Ph. alata Klebs.
Ph. caudata Hübner, var. voi.icensis n. var. — 35-42 long., 17-22 p
hui ., larme d’un œuf. aplati, avec des striures longitudinales et des flancs
coin ns ; aiguillon droit, large au commencement, 7-13 p long. ; 1-2
gra, .s lentilles de paramylon et plusieurs petites.
il caudata Hübn., var. mikor. n. var. — Cellule ovale ou ovoïde, par¬
fois -ne des flancs concaves, aplatie et légèrement tordue ; pli dorsal
#WSç/< à la fin ; 21-22,5 long., 10-14 p larg. ; striures longitudinales fines ;
oigiii'lon droit, fin, 5 p long.
i‘ caudata Hübn., var. ovai.is n. var. — Cellule ovale avec le derrière
émoussé, 33-35 long., 17,5-20 p larg. ; aiguillon droit, court ; striures longi-
tudinaleé ; 1 grain de paramylon simple ou formé de deux lentilles unies ;
d'an 1res petits.
Source : MNHN, Paris
Ph. caudata Hübn., var. polonica n. var. — Cellule ovoïde, à stria «
longitudinales, 36-41 long., 17-20 p larg. ; aiguillon droit ; pli dorsal „•
toute la longueur ; 1-2 lentilles de paramylon.
Ph. gkanum nov. spec. — Cellule cylindrique s’amincissant de d< .r
côtés, avec un aiguillon court, conique ; 18-20 long., 7,5-8 p larg. ; stria s
longitudinales ; 2 grains de paramylon en petits pieux ou ronds.
Ph. platalea nov. spec. — Cellule ovoïde ou large-ovale, 50-60 lot /..
32-32,5 p larg., fortement aplatie particulièrement d’un côté ; striures o m .
gitudinalcs ; aiguillon droit ou nu peu oblique, 12-15 p long. ; pli dorsal
jusqu’il la moitié de la cellule ; 1-2 grains de paramylon en lentilles, d - li¬
tres ovales.
Ph. pleuronectes (O. F. M.) Duj., var. citbiformis n. var. — Ceinte
ayant la forme d’un œuf aplati, parfois légèrement tordu, dont le d< i»
rappelle un citron ; 45-55 long., 25-35 larg. ; aiguillon fin courbé (7,5-3 < p
long.) ; striures longitudinales ; chloroplastes petits et ronds ; parant 'ou
en deux lentilles, quelquefois superposées ; pli dorsal jusqu’à la moite le
la cellule.
Ph. Racibokskii nov. spec. — Cellule obovoïde s’amincissant en un
aiguillon ; flancs et aiguillon relevés ; 35 long., 10 i± larg. ; striures e la
membrane longitudinales ( invisiblement ) ; 1-2 grains de paramylon ai
lentilles.
Ph. Rostafinskii nov. spec. — Cellule de la forme d’un œuf in ai¬
lier ou ovule fort aplati, coupée en travers sur le sommet ; flancs reh és.
pli dorsal court à côté ; aiguillon courbé en s perpendiculaire à la cri la
50-55 n long. ; striures longitudinales niais souvent invisibles ; parais ■ ion
en lentille souvent double, les autres grains plus petits, elliptiques.
Ph. spirogyra nov. spec. — Cellule irrégulièrement sphérique, un rcti
aplatie, avec un aiguillon droit ; 45 long., 32 p larg. ; aiguillon 10 p la
membrane ornée de boutons rangés en lignes spirales ; paramylon forts mil
Ph. Wakszewiczii nov. spec. — Cellule presque sphérique, aphtlir.
avec un gros pli le long du corps : au cause du pli, profil à peu près trian¬
gulaire ; 55 long., 35 p larg. ; aiguillon droit, environ 15 p long. cil
inconnu ; striures de la membrane spirales ; une grande lentille de v ara-
mylon au centre, entourée de petits grains.
Ph. Wettsteini nov. spec. — Cellule ovale, arrondie des deux louis,
avec des striures longitudinales ; 17 long., 8’5 p larg. ; pli dorsal passdnt
toute la longueur ; 2 grains de paramylon en lentilles sphériques.
Lepocinclis Buetschlii Lemm., var. Pas chéri n. var. — Cellule orale
ou ovoïde s’amincissant comiquement et passant en un aiguillon court ;
17,5-20 long., 10-12 p larg. ; striures du périplaste spirales ; paramylon
typique en forme de deux anneaux.
Lepoc. GI.ARRA nov. spec. — Cellule ovoïde, au sommet asymétrique ;
25-29 long,, 21-33 p larg. ; pôle postérieur émoussé, avec un bouton : sur¬
face lisse ; paramylon typique.
Lepoc. glabra Drez., var. Raciborskii n. var. — Cellule à peu près
sphérique, 16-17,6 long., 15-15,5 p larg., avec un grossissement au sommet
eu forme de lèvres ; un bouton postérieur ; surface lisse ; paramylon ty¬
pique en 2 anneaux.
Lepoc. sphagnophila Lemm., var. podolica a. var. — Cellule large-fusi-
furine, 31-38 long., 18-25 p larg., avec un grossissement au sommet en forme
île lèvres, de derrière coniquement amincie ; flagelle égalant la longueur
il" corps ; surface lisse, sans striures (citez des individus plus développés
avec des boutons ou la ponctuation); paramylon en forme de deux anneaux;
chloroplastes en petits ronds.
Euglena acutissima Lemm. — Synonyme d ’E. ne us Ehrenb., ses ca¬
ractères se retrouvant aussi chez cette dernière espèce.
Euglena gigas nov. spec. — Cellule peu contractible, cylindrique, un
pm aplatie et tordue ; le devant arrondi ; le derrière s’amincit fusiforme ;
membrane avec striures spirales, très fines ; chloroplustes en petits ronds
ii réguliers ; 360 long., 30 p larg. ; paramylon en plusieurs bâtons ; fla¬
gelle inconnu.
Cette dernière espèce diffère d ’E. intermedia (Klebs) Schmitz par sa
faillie contractibilité et ses dimensions.
E. hirudo nov. spec. — Cellule cylindrique-fusiforme, extraordinaire-
m- nt contractile, 50-60 long., 12-20 p larg. ; chloroplustes en petits ronds
ondes ; flagelle égalant à peu près la long, du corps ; surface portant des
si ures dont la direction à cause de la contractibilité ne se laisse pas
il . mir, parfois sur la surface des points distincts ; dans l’intérieur, des
no Ues rouges de graisse (?) ; paramylon inconnu ; pas de pyrénoïdes.
E. LEPOOiNCLOines nov. spec. — Cellule fusiforme, larg -. 55 long., 27 p
la ni., non contractile, passant en une queue courte, êmossée ; striures
fin \ longitudinales ; paramylon en plusieurs anneaux ; flagelle plus court
il" le corps.
E. limnophila Lemm., var. minor n. var. — Cellule fusiforme, modi-
1"- ment contractible, 38-50 long., 6-12 p larg.. passant en une queue fine,
limite ; striures invisibles (longitudinales t) ; chloroplustes en petits
ronds ; paramylon en grains ovales on en bâtons ; parfois il y en a
2 grains ovales grands, auprès de plusieurs bâtons, ou toute la cellule est
ivii plie de grains ovales.
E. limnophila Lemm., var. Lëmmehmanni n. var. — Cellule presque
«»;;• cible, fusiforme avec un élargissement au devant, passant en une
Que longue, droite, cylindrique, qui se remplit de chloroplastes ; striures
de h surface fines et en spirales ; chloroplastes en petits ronds, on ne voit
pus h’ pyrénoïdes à double cosse ; 52-98 long., 10-12 p larg.
Kuglena oxyuris Schmarda. — Des 4 espèces suivantes : E. oxyuris
Schmarda, E. tripieris Klebs avec les var. crassa Swirenko et Klebsii
Swii., E. charkoviensis Swir. et E. pseudospiroides Swir., seulement 2 sont
à ' nserver pour l’A. de ce travail : ce sont E. oxyuris (paramylon en
ïoi'i: d’anneaux, E. tripteris (paramylon en bâtonnets, aiguillon fin, oblong,
droit |.
E tuherculata nov. spec. — Cellule large fusiforme. 33-60 long.. 18-28 p
tory passant en une queue courir, droite ou courbée : périplaste granu-
— 278 —
leux, chloroplastes eu petits ronds ; paramylon en petits grains ; striures
invisibles ; gouttes rouges de graisse dans le protoplasme.
Astasia Dujardin (espèce ?). — Cellule piriforme, oblongue, / us
grosse à l'arriére, très contractile, 25 long., 13 g larg. ; protoplasme h co¬
lore à l’avant, contenant des grains de paramylon en arrière ; stri rcs
inconnues ; flagelle plus long que la cellule, gros près de la base, se < cu¬
vant par l’extrémité.
Voisin d 'Astasia lagenula (Schew.) Lemm.
Marsupiogasticr eurystoma nov. spec. — Cellule large-ovale, à peu
près sphérique, passant à l’avant par un col large ; périplaste non comme-
tile ; 27,5 long.. 22 M larg. ; col 2,5 haut, 8 g larg. ; striures spirales ; me
grande vacuole et le noyau dessous avec le cariosôme, visibles dan. le
protoplasme ; flagelle inconnu.
Scytomonas pusilla Stein, var. sarmatjca n. var. — Cellule 01 nie,
plus large vers le bout, un peu aplatie, 25-28 long., 19-22,5 g larg., av< un
renfoncement- antérieur, d’où sort un flagelle fort, (2 fois plus long q , Je
corps) ; surface lisse ; protoplasme contenant, outre les vacuoles, de v Ms
grains irréguliers ; trouvé dans le plancton. — Roger Meslin.
24. Eyfferth-Schoenichen. — Einfachste Lebensformen des
Tier-und Pflanzenreiches. Band I. Spaltpflanzen, Geisselli !ge,
Algen, Pilze (519 p., 426 fig., Berlin, Lichterfelde, 1925).
25. Goor A. C. J. van. — Die Euglenineen des hollandis' her
Brackwassers mit besonderer Beriicksichtigung ihrer Chn nia-
tophoren ( Rec. trav. bot. néerl., 2, pp. 292-314, 14 fig., 1925).
26. Grassé P. — Sur le stigma ou appareil parabasal des
Euglènes (C. R. Soc. Biol., 94, pp. 1012-1014, 1926).
27. Hovasse R. — Les Ellobiopsidés se propagent par fla-
gellispores (C. R. Acad. Sc., 181, pp. 196-199, Paris, 1925)
28. Mainx F. — Einige neue Vertreter der Gattung Euglena
Ehrb. ( Archiv f. Protistenk., 45, pp. 150-162fi 1 pl., 1926)
29. Mangenot G. — A propos de la signification du stigma
des Euglènes (C. R. Soc. Biol., 94, pp. 577-579, Paris, 1926).
30. Oye P. van. — Flagellâtes du Congo Belge (Bull. Soc-
R. Bot. de Belgique, 58, pp. 11-19, 3 fig., 1925).
Source : MNHN, Paris
— 279 —
31. Palmer Ch. I. — Trachelomonas : nev or notable speeies
and varieties ( Proceed. Acad. Nat. Sc., Philadelphia, 1925, 77,
pp. 15-22, 1 pl.
32. Pascher A. — Neue oder wenig bekannte Flagellaten.
XIII (Arch. f. Protistenk., 50, pp. 486-510, 16 fig., 1925).
33. Pascher A. — Neue oder wenig bekannte Flagellaten.
XVII (Arch. f. Protistenk., 53, p. 459-476, 13 fig., 1926).
34. Pfeiffer H. — Uber den Augenfleck der Euglenen und
i iancher Algen und seiner Reaktionen (Mikrokosmos, 18, pp.
189-190, 1925).
35. Prochkina-Lavrenko A. — Novy vid i forma roda Scene-
desmus Meyen i novii vid roda Trachelomonas Ehrenb. iz
krainy ( Trav. Soc. des Natur. de Kharkov, 50, pp. 3-6, Khar-
kov, 1925, en russe).
36. Schiller J. — Uber die Besiedlung europdischer Meere
mit Cryptomonaden und uber einam Flagellaten ;:eridineenahn-
lier Organisation (Entomosigma Peridinioides (Osterr. bot.
Zeitsch., 74, pp. 194-198, 2 fig., 1925).
37. Schiller J. — Die planktonischen Végétation des adria-
tischen Meeres. Die Coccolithophoriden-Vegetation in den Jah-
ren 1911-14 (Archiv f. Protistenk., 51, pp. 1-130, Taf. 8-°8,
1925).
38. Sciatchitano I. — Contributo alla conoszenza délia
Dunaliella salina Duval (Intern. Rev. Ges. Hydrobiol., u.
Hydrogr., 16, pp. 103-113, 1926).
39. Skvortzov B. W. — Uber neue und wenig bekannte
Formen der Euglenaceen Gattung Trachelomonas Ehr. (Ber.
Dtsch. Bot. Ges., 43, pp. 306-315, 1925).
Source : MNHN, Paris
40. Skvortzov B. W. — Uber einige Susswasseralgen dei
Umgegend von Peking (China) ( Arch . f. Hydrobiol., 16, pi
337-340, 8 fig., 1925).
41. Skvortzov B. W. — Uber neue Euglenaceen der Ga
tung Trachelomonas Ehr. aus Belgien und Frankreich. (Revv
russe Hydrobiol., 5, pp. 24-26, 1926).
Dans cet article, l'auteur, qui vient seulement d’avoir connaissance e i
travail de W. Conrad sur le genre Trachelomonas (1916) propose de ni
veaux noms pour les espèces qui y sont décrites. Ayant créé lui-même , n
T. ovoïdes en 1925, il se débarrasse du T. ovoïdes Conrad 1916 en en I
sant une var. striata du T. amphora Swirenko, avec lequel il ne préseï
d'ailleurs aucune affinité. Le T. oblonrja l.cmmcrmann 1904 est ensuite
légué au rang de var. ornaia du T. laevis Skvortzov 1925. Par ailleurs 1
omet de justifier les modifications qu'il propose et qui montrent une ci
ception tout à fait spéciale de l'espèce dans le genre Trachelomonas.
G. Dëflandre.
42. Skvortzov B. W. — Die Euglenaceen Gattung Trache 1
monas Ehr. Eine systematische Ubersicht. (mit 8 Tafeln).
Arbeiten der biologischen Sungari Station. — Bd. I, Heft 2.
Gesell. z. Erforschung der Mandschurei, sérié B — Harl u
(1925) 1926.
Cette révision du genre Trachelomonas est datée de 1925. En réalité
elle a été publiée dans les premiers mois de 1926, ainsi qu’il est facile -te
s’en rendre compte si l’on veut bien remarquer qu’elle mentionne ' s
espèces nouvelles parues en octobre 1925 dans le Ber. der deutscli. bot .
Gesell, et des noms nouveaux proposés dans le Ross. Hydrobiol. Zeitsclm t
en 1926 !
Le travail de Skvortzov débute par une partie générale de qua o
pages dans laquelle l’A. n’apporte aucun fait nouveau. Une page presque
entière est d’ailleurs occupée par un tableau donnant pour une certain
nombre d’espèces les longueurs du flagelle par rapport à la loge. L’A. uo
dit presque rien des variations dues à l'âge et passe sous silence les di11 •-
rente types d’ornementation de la loge qu’il n'a pas su différencier, J'n
particulier il confond encore les espèces scrobieulées avec les espèces fine-
ment épineuses, il n’a pas reconnu l’existence des épines bacillaires < j i a
à peine entrevu celle des queues distinctes ou non du corps de la l"~e.
Il ne dit rien de la couleur des loges non plus que de la variabilité des
dimensions et ne donne aucune indication sur la manière dont il comprend
1 espèce dans ce genre si difficile. Comme on le voit, cette première punie
à elle seule suffit pour montrer que l’A. s’est contenté d’une manière géné-
Source : MNHN, Paris
— 281 —
raie de dessiner ce qu'il voyait pour ensuite considérer et décrire comme
nouveau tout ce qui ne lui paraissait pas superposable aux espèces dont il
avait connaissance.
Skvortzov ignorant l'existence de l’important mémoire de Playfair (Lin.
Soc. New South Wales 1916) n’a pu profiter des progrès faits par ce der¬
nier auteur ni prendre en considération les nombreuses espèces nouvelles
qui sont décrites dans son mémoire.
Je suis encore obligé d’ajouter que Skvortzov méconnaît les règles les
plus élémentaires de la Nomenclature. Il donne le même nom à des espèces
différentes : T. amphoru Swir., T. ampltora Conrad. T. vestita Palmer,
T. vestita Skv., T. curJa Skvortzov, T. curia Skvortzov (!) et supprime par¬
fois le nom qui le gêne et qui avait la priorité : T. ovoïdes Skvortzov
non T. ovoïdes Conrad = T. amphoru Swir. var. striata Skv. ! Il se per¬
met de donner des noms nouveaux à des formes décrites antérieu¬
rement, soit qu’il relègue des espèces en variétés (T. Maskclli Drez. ..
T. saccada Lemm. v. bipunctata Skv.) soit au contraire qu'il élève des va¬
riétés au rang d’espèces T. Drezcpolski Skev. = T. incerta var. cordata
Drez. ; var. hispida Skv. = T. nova Drez. et, dans ces derniers cas sans
avoir la raison que les noms qu’il devrait appliquer (par exemple T. cor-
latu (Drez,), v. nova (Drez.) sont déjà préoccupés.
Enfin, l’A. qui, comme je l’ai dit plus haut, ne s’est pas expliqué sur
la façon dont il comprend l’espèce, montre une telle diversité dans sa ma¬
dère de créer les espèces et les variétés qu’il n’est même pas possible d’en
dédttife l’esprit dans lequel il a conçu sa partie systématique.
Cette dernière énumère 145 espèces et 233 variétés. Malheureusement,
parmi les 269 noms nouveaux (spec. nov., var. nov., nom. nov.) qu’on y
l ouve, une vingtaine tout au plus seront à retenir, les autres tombant en
ynonymie, ou bien étant inacceptables soit, par suite des raisons données
: lus haut, soit pour insuffisance notoire de description ou de figuration. —
<i Deftanâre.
43. Skvortzov B. W. — Description of new species of Tra-
lielomonas Ehr. fiom north Manehuria, China. — The China
humai of Science et Art, 3, N° 6, June 1925, pp. 336-341,
I fig.
Dans ce travail. l'A. décrit un certain nombre d’espèces et variétés
uvelles de Trachelov.ionas provenant de récoltes faites dans la rivière
ungari et dans divers lacs situés près de Kharbin.
Trachet.omonas SrwEKBii sp. nov. — Shell brown covcred ivith cir-
’lar pits. broadly ovd. The upper and the lower part is Utile contructed
' rounded. The nerf: is of 3,9/4, 1 mirr. in breadtli. Shell 26 micr. in
'■ nghth, 19 micr. in breadth. Chromalophorcs numerous. Found in marshes
•'"'«r Harbiti.
Trachelomonas amphoru Swirenko var. spinosa var. nov. (Syn. T. re-
ilata var. amphora (Swir.) Skv. — Shell brown. covercd with spines.
Source : MNHN, Paris
— 282 —
in other respects similar to the typical form. Up to the présent found, neai
Harbin.
Trachelomonas clavata spec. nov. — Shell brown, dotted, elongat.
hexagonal, in the up per part rounded, in the lower part little enlargi
and after that contracted and cuspidated, 27 micr. in lenght, 11,1 micr. in
breadth. The neck short 3,7 micr. in breadth. Chromatophores numerov
Cilia t Up to the présent found only near Harbin.
Trachelomonas cylindrica Ehr. var. hispida var. nov. — (Syn, T. h< -
pida var. cylindrica Klebs ; T. hispida var. rectangularis Schrôder). -
Shell brown cylindric, square. 18-27 micr. in length, 10-17 micr. in breadth.
Surface covered with Sharp pointed spines.
Trachelomonas cylindrica Ehr. var. Gordeievi n. var. — Shell brou
rough, narrowly cylindric, 25 micr. in length, 11,1 micr. in breadth. T,
flagella hole 3 micr. in breadth. Chromatophores are numerous. Cilia
1 1/2 larger thon the Shell. North Manchuria, near Harbin.
Trachelomonas apiaia spec. nov. — (Syn. T. Arnoldiana Skv. var.
granulata Skv.). — Shell almost spheric brown, covered with round knol
The upper part is very contracted, the lower round. The neck is lot.
straight, serrated. Chcomatophores numerous with a red stigma. The cola
is 2 1/2 longer than the Shell. Up to the présent found only near Harbin.
Trachelomonas apiata var. perforata var. nov. — Shell brown, doit-
27 micr. in length, 23 micr. in breadth. The tupe like neck is serrai !
4 micr. in length and breadth. Chromatophores numerous. In shallow w<v
and in plankton near Harbin.
Trachelomonas apiata var. punctata var. nov. — Shell brown, doit
25,9 micr. in length, 24,2 micr. in breadth. The upper part is distinctly o
tracted. The tube like neck- is 4 micr. in length and breadth in the upi
part enlarged. Chromatophores mimerons.
Trachelomonas Arnoldiana Slcvortzov 1919 emend. Skvortzov 1925.
Shell oval, brown, contracted at the upper part and rounded at the lower
part. The surface is dotted and covered with circular pits. The neck is
straight, serrated, of 5 micr. in length and of 4 micr. in breadth. Shell 1
25 micr. in length and 20 micr. in breadth. In Plankton near Harbin.
Trachelomonas Arnoldiana var. punctata var. nov. — Shell brou n,
dotted, 25 micr. in length, 20 micr. in breadth. The upper part is distinctly
contracted, rounded at the lower part. The colia apertur 3 micr. in diamc-
ter. In marshes near Harbin.
Trachelomonas Arnoldiana var. hecurtata var. nov. — Shell brown,
dotted and covered with knobs 31 micr. in length, 22,5 micr. in breahh.
The colia apertur with a tube-like neck. The neck in the upper part enlar¬
ged, 4 micr. in length and breadth. Chromatophores numerous. In plankton
near Harbin.
Trachelomonas saccata Lemm. var. Manschurica var. nov. — Shell
brown covered with spines, contracted at the upper part, 10,9 micr. »
length 8 micr, in breadth. Colia apertur 2,5 micr. in broadth. Found neuf
Harbin.
Source : MNHN, Paris
— 283 —
Trachelomonas pumila speç. nov. (Syn. T. irregtilaris Swir. var. affi-
nis Skv.). — Shell almost spheric, brown 14 micr. in length, 15,7/16 micr.
in breadth contracteA at the upper part. The neck is straighi, 6-2 micr. in
breadth. The lower part of the shcll broadly rounded. Chromatophores nu-
mérous. In marshes near Harbin.
Trachelomonas conspersa Pascher var. elonoata var. nov. — Shell
bradlV *ylindrical, 38 micr. in length, 24 micr. in breadth. brown, covered
xcith granulations. The neck obliquely eut. Chromatophores numerous. Vp
to the présent found near Tientsin in plancton.
Trachelomonas cubta spec. nov. (T. Bernardi Wolosz. var. armata
gkv.). — Shell fiat broadly rounded, 7 micr. in length, 12,5 micr. in breadth,
brown, covered with spines. Chromatophores numerous, with a red stigma.
S car Harbin in marshes.
Trachelomonas curto var. punctata var. nov. — (Syn. T. Bernardi var.
punctata Skv.). — Shell brown, dotted, 10-11 micr. in length, 21 micr. in
breadth. Cilia apertur 3,2 micr. in breadth ; inother respects similar to
the typical form. Found near Harbin in plankton.
Trachelomonas ovoïdes spec. nov. — Shell brown. dotted, oval, the
upper part broadly rounded, the lower part little contracted and rounded,
18,5 micr. in length, 14,8 micr. in breadth. Cilia apertur 3 micr. in breadth.
Chromatophores 2/3, cilia is twice longer thon the Shell. Vp to the présent
found near Harbin.
Trachelomonas suholobosa spec. nov. (Syn. T. volvocina var. subglo-
bosa Lemm. nach Swirenko). — Shell brown smooth, little elongate, 10-17
micr. in length. 8/14 micr. in breadth, in the lower part little contracted
and rounded. Chromatophores 2-4. Cilia is 1 1/2 longer than the Shell. The
colia apertur often is thick.. Up to the présent found in Russie, Novoia
Zemla, Siber, Norlh Manchuria and in South China.
Trachelomonas subglobosa var. lucidui.a var. nov. — Shell brown,
covered with circuler pits. 13 micr. in length, 11,4 micr. in breadth. The
neck is 3,7 micr. in breadth. Tfe chromatophores 2. Cilia twice bigger
than the Shell. In the marshes near Harbin, Sungari River valley.
44. Skvortzov B. W. — Zur Kenntnis der Mandschurischen
Flagellaten (Beiheft zum Bot. Centralblatt, 41, 1925 (Abt. II)).
Bicoeca ovata Lemm., B. lacustris J. Clark. — Chromulina Woroni-
niana Fiscli., Chrysococcus rufcsccns, Mallomonas fastigata Zach., 31. aca-
roides Perty, Synura itvella Ehr.
Ochromonas WisLouCHii spec. nov. — Zelleti metabolisch, Idvglich,
■ crkehrt eiformig, glati, vorn breit abgerundet. Chromatophor an. Augen-
! teck verhanden. Vakuolen drei. Hauptgcissel 1 1/3 mal. gcissel 1/5 kôr-
perlang. Zelle 11,1-12 M long. 8 /x breit. Im Plankton des Plusses Sungari,
Charbin.
Dinobryon sociale, D. cylindricum Imhof var. divergeas (I.) Lemm.,
''ryptomonas ovata Ehr., C. erosa Ehr.. C. erosa var. reflexa Marsson.
Source : MNHN, Paris
— 284 —
Chilomonas pblonga Pascher, Ch. paramaecium, Englena proxima Dang.,
E. intermedia var. Klebsii Lemm.
Englena charkowiensis Swircnko var. mikob var. nov. — Zellen
55,5-74 p lang, 12-15,5 y breit, mit einer Endspitze. Mcmbram stark spiru-
lig gestreift. Zwei ringfôrmige Paramylonkorner. Im plankton einer Was-
serpfiitze bei der Chen-Btation der Chincsischen Eisenbahn, Nord Mands¬
churei.
Eutreptia viridis, Eutr. Lanowii Steuer forma.
Ectrepia Pascheri spec. nov. — Zellen verkehrt eifôrmig bis spiu-
delfôrmig, hmten verjüngt, 51,8 y lang, 22,5 y breit. Qcisse.l 60 y lang,
glcich stark. Chromatophoren zahlrcich, slcmfôrmig. Paramylonkorner
rundlich oder zylindrisch. Augetijleck vorhanden. In stehenden Qeicasserv.
Charbin,
Phacus oscillons Kl. P. Stokesii Lemm.
Phacus pleuroncctes (O. F. M.) Duj. var. Sivibenkoana var. nov. —
Zellen breit oral, 40,7 y lang, 23-24 y breit. Endstachel 9,2 y lang. Membran
spiralig gestreift. Ein ringfôrmiges Parumylonkorn. Nord Mandschurei.
Phacus setosa Francé var. okenata var. nov. — Zellen breit aval, 55,5
lang, 25/26 breit, vorn ausgerandet. Endstachel 18,5/19 y lang, gerade
scharf abgesetzt. Membran spiralig gestreift. wellenfôrmiy. 2 ringfÿnnïg:
Paramylonkorner. Nord Mandschurei.
Menoidium oblongum sp. nov. — Zellen starr, l&nglich, an den beiden
Enden breit abgerundet, 22,5 y lang, 14,8 y breit. Membran glutt. Qeissel
etwas iiber 1 1/2 mal kôrperlang. Kern fast zentral. Paramylonkorner aval,
mehrere in einer Zellc. Im Winlerplankton des Bees bei Charbin.
Menoidium curvatcm spec. nov. — Zellen icenig gekrümmt, l&nglich.
Hinterende verjüngt tmd abgerundet. Membran gtatt, 25,9 y lang, 7 y breit.
Ceissel kôrperlang. Paramylonkôrper rundlich. Zellkern zentral. Im Wintcr
plankton des Sees bei Charbin.
Anisonema Steinii sp. nov. — Zellen eifôrmig, abgeplattet, starr, mit
deutlichen Periplast ; hinteu breit abgerundet, 25,9-26,5 y lang, 16,5-19,5 ,,
breit. Membran glatt. Bchwimmgeissel 25 y lang, Bchleppgcissel 48,1-49
lang. Mundôffnung hinter der Geissclbasis in der Bauchfurche. Eine Haiipi
und eine Nebenvakuole. Ehrnahrung animalisch. In stehenden Qewassern.
Charbin.
Trachelomonas pekinensis Skv. var. pcnctata var. nov. — Shell brou n.
dotted, 21 micr. in length, 17 micr. in breadth. TJp to the présent fouir'
near Horbin.
Trachelomonas lacustr rs spec. nov. — Shell brown, smooth, elongat<
oval, in the lower part little contractes and rounded, 23 micr. in length.
12,9 micr. in breadth. The neck serrated and the wpper part enlargcd.
Chromatophores mimerons. In plankton near Harbin.
Trachelomonas erecta spec. nov. — (Syn. T. incerta Lemm. var.
punctata Skv.). — Shell brown, dotted, elongate cylindrical. The upper
part is blunted. in the lower part little contractes and rounded, The length
22 micr. the breadth 9,5 micr. Chromatophores nunierous. Up to the pri¬
sent found only in South China,
Source : MNHN, Paris
— 285 —
TRACHEtoMCWAS acuta spec. nov. — Syn. T. hcxangulata Swirenko
var. acuta Skv.). — Shell cylinirical, 18 nier, in length, 5,2-6 micr. in
breadth, with a ioarty neck. The lower part; is little contracted and found
only near Harbvn in marshes.
45. Skvortzov B. W. — Uber neue und wenig bekannte
Formen der Euglenaceen Gattung Trachelomonas Ehr. (Ber.
der Deutschen Bot. Geséll., 1925, XLIII).
Trachelomonas volvocina Ehr. var. papillata-punctata var. nov. —
Gehüuse dicht und fein punktiert. Geisselôffnung von einem Kranz von
l'apillen umgeben. Chromatophoren 3.
T. volvocina var. prunifokmis var. nov. — Gehiiuse kugelig, glatt,
braun, 22,5 n gross. Geisselôffnung etwas eingebogen. Chromatophoren 3-4.
Trachelomonas Wermeli sp. nov. — Gehiiuse kugelig eder fast kugen
U(J, braun punktiert. 29,6 p long. 22,5 breit. Geisselôffnung von einem gera-
den Kragen umgeben, 3,7 p. lang und breit. Chromatophoren 10.
• T. Wermeli var. longicollis var. nov. — Gehüuse glatt und rund,
hellbraun, 9 n Durchmesscr. Halskragen rôhrenfitrmig vergezogen, gegen
das Ende verdickt. Ohromatophoren 2.
T. Wermeli var. paludosa var. nov. (T. volvocina var. paludosa Skv.). —
Gchditse kugelig Oder fast kugelig, glatt, 20-23 ^ lang, 17-20 ^ brëit. Geis-
silôffnung von einem geraden Kragen umgeben.
T. Wermeli var. arrcpta var. nov. — Gehiiuse kugelig, braun, glatt,
14 n gross, Geisselôffnung mit niedrigen Kragen, icarzig, schrüg abges-
<itzt. Geissel 2 mal kôrperlang.
Trachelomonas eervicula Stokes var. Swirenkiana var. nov. — Ge-
’iiiuse fast kugelig, etwas verldngert, 25 u lang, 22 M breit. Kragen nach
■ ni Innerm des Gehiiuses 9,5 p lang. Breite der Geisselôffnung 4,5 p.
T. eervicula var. subcervicui.a var. nov. — Gehiiuse kugelig. glatt,
i. 16 p, mit niedrigen Kragen. welcher nach dem Innern des GeMuses in
line kurze Rôhre verldngert ist. Chromatophoren zahlreich.
Trachelomonas verrucosa Stokes var. Koczwarae var. nov. (— T. vol-
iicina var. verrucosa Koczwara 1915).
T. verrucosa var. harchica var. nov. — Gehüuse kugelig. braun, 18-20 p
7 ing. fein punktiert, Granulation gross und rar.
Trachelomonas globularis (Awer.) Lemra. var. sinensis var. nov.
Gehüuse kugelig, braun, 17 p breit und undicht bestachelt. Geisselôffnung
:,7 p breit. Stachelchen 1,7/2,5 p lang. Augenfleck gross. Chromatophoren
.hlreich.
T. globularis var. Woycickii (Koczwara) Skw. = T. Woycickii Kocz-
ara 1915.
T. globularis var. rotundata (Swirenko) Skw. = T. rotundata Swirenko
1914.
Trachelomonas Komarowii Skv. var. Zuberi (Koczwara) Skv. = T.
Zuberi Kocz. 1915.
Source : MNHN, Paris
Trachelomonas atomaria sp. nov. — Gch&use kugelig. braun punk-
tiert. Geisselôffnung etwas verl&ngert, gerade, sehr weit, 5 p breit. Lange
14-16 p. Chromatophoren zahlreich.
T. atomaria var. elkgans var. nov. — Gehause hellbraun, glatt, 14 p
gross. Geisselôlfnung 6 p breit. Chromatophoren zahlreich. Geissel 1 J mal
der Kôrperlange.
Trachelomonas pulchra Swirenko var. a km ata var. nov. — Gehause
kast anienbraun, etwas Idnglich, 37 p breit. V or der- und hinterende sied
mit Idngeren Stacheln besetzt. Breite der Geisselôlfnung 4,5. Chromato¬
phoren zahlreich. Augenfleck vorhanden.
T. pulchra var. simplex var. nov. — Gehause schwarz, glatt, fast
kugelig, 13 p long, 11,5 p breit. Geisselôlfnung 3 p breit.
T. pulchra var. coronata var. nov. — = T. hispida var. coronuta
Lemm (?) in Koczwara 1915.
T. pulchra var. punctata var. nov. — Gehause dicht und fein punk¬
tiert, sonst une die typische Form.
T. pulchra var. nigra (Swirenko) Skv. — T. nigra Swirenko 1914.
Trachelomonas intermedia Dangeard var. plancton ica var. nov. —
Gehause braun, punktiert und bestachelt, 29,6 p lang, 25,9 p breit. Stacheh:
3 n lang. Geisselôffnung 3,7 p breit. Chromatophoren zahlreich.
T. intermedia var. sinensis var. nov. — Gehause schwarzbraun, punk
tiert und granuliert, 23,8 p lang. 18,7-20,4 p breit. Chromatophoren zoh
T. intermedia var. ornata var. nov. — Gehause braun, unregelmdssii
punktiert und granuliert. Geisselôlfnung oh ne Kragen. Lange 23 p.
T. intermedia var. subinermis var. nov. — Gehause braun, 22,5
lang, (mit Stacheln), 15 p breit. Stacheln 3,7 p lang. Gehause dicht m
Stacheln bedeckt. Chromât, zahlreich.
T. intermedia var. manschurica var. nov. — Gehause schwarzbraii .
fast kugelig, 22,5 p lang. 18,5 p breit. Vorderendc mit Warzchen beset
Chromât, zahlreich. Augenfleck f.
T. intermedia var. hiemale var. nov. — Gehause braun, fein grau
liert, 15,5 p long, 12,4 p breit. Geisselôlfnung 3,7 p bre.it.
T. intermedia var. Swirenkiana var. nov. = T. acanthostoma var.
minor Swirenko 1915.
Trachelomonas planctonica Swirenko var. similis var. nov. = T. sim
lis aus Swirenko 1915.
T. planctonica var. papillata var. nov. — Gehause braun, fein grau:
liert, 24 p lang, 18,5 p breit. Geisselôffnung von einem Kranz von Papille:
umgeben, 3,7 p breit.
T. planctonica var. lonoicollis var. nov. — Gehause braun, oval, gra¬
nuliert 33,3 p laug (mit Kragen), 22,5 p breit. Kragen gerade, 7.4 p lang.
4 p breit.
Trachelomonas Kelloggii Skv. var. asiatiça var. nov. — Gehause breil-
ellipsoidisch, braun, dicht granuliert, 20,5-46 p lang, 18,5-42 p breit. Qeis-
selôffnung 3-4 p breit. Chromatophoren zahlreich.
Trachelomonas lepida spec. nov. = T. volvocina var. subglobosa Lemm.
iu Swirenko 1915.
Trachelomonas crassata spec. nov. — Gehduse braun, abgerundet, etwas
zylind/risch, dicht mit kegelfôrmigen Skulpturen umgeben, 25,9 p long,
22,5 il breit. Geisselôffnung 3,7 p brait. Chromatophoren zahlreich.
T. crassata var. hispida var. nov. — Gehduse braun, punktiert, besta-
chelt, 25,9 il long. 20 il breit. Geisselôffnung 3,7 p breit. Chromatophoren
zahlreich.
Trachelomonas laevxs spec. nov. — Gehduse braun oder schwarzbraun,
glatt oval 20,3 il lang, 18,5 il breit. Geisselôffnung 3,7 p breit, ohne Kragen.
Chromatophoren ? Augenfleck vorhanden. Geissel 2 mal kôrperlang.
Trachelomonas mucosa Swirenko var. hyalina var. nov. — Gehduse
irblos, glatt, Kragen gerade, an der Mündung etwas erweiter, 5,5 p lang,
,:/4 n breit. Lange 23 p, Breite 19 p. Geissel 1 J mal kôrperlang. Chromât,
zahlreich.
Trachelomonas horrida Palmer var. orenulatocollis var. nov. Gehduse
braun, punktiert und kurz bestachelt, 29,6 p lang, 18,5 p breit. Geisselôff-
ung weit. Kragen an der Mündung cnoeitert, gezdhnt. Chromatophoren
. hlreich.
Trachelomonas Raciborskii Wolosz. var. rossica var. nov. - T. Raci-
orskii in Swirenko 1914.
T. Raciborskii var. Koczwarae var. nov. — T. hispidu var. Raciborskii-
iorrais Koczwara 1916.
Trachelomonas teres Maskell var. ferox var. nov. — Gehduse lang¬
ui, am Ende abgerundet, 36 p lang, 26 p breit, punktiert und bestachelt.
lacheln gross. Chromatophoren zahlreich.
Trachelomonas mirabilis Swirenko var. affinis var. nov. — Gehduse
. u}-oval, braun, 47-48 u lang, 26 il breit, dicht mit grossen Stacheln bcdeckt
hij en gerade, 6,2 u breit, mit langen Stacheln. Chromatophoren zahlreich.
T. mirabilis var. orientalis var. nov. — Gehduse lang-oval, 51-53 p
ig, 25-27 M breit, braun, punktiert, nur an den Enden dicht mit gleichlan-
» Stacheln besetzt, 3-3,5 il lang. Zwischen diesen Stacheln befinden sich
inc Stachelchen. Chromatophoren zahlerich.
Trachelomonas Pascherana sp. nov. — Gehduse verkehrt eifôrmig,
ikelbraun 27-40 p lang, 18,5-23 breit, unregelmdssig granuliert und punk-
i ! .:rt. Die Huile 5,8 u dick. Granulationen gross. gefdrbt, geben dem Profil
des Gehduses ein unregelmüssiges Aussehen. Geisselôffnung 3 p breit, ring-
mig verdickt. Geissel 1 i mal so lang als dis Zelle. Augenfleck vorhan-
àen, Chromatophoren 6-10, scheibenfôrmig.
Trachelomonas fukinensis Skv. var. pünctata var. nov. — Gehduse
braun, punktiert, 14,8 /l lang, 7,4 p breit, hinten etwas verjüngt, Kragen
‘■ edrig 2,5 p breit.
46. Skuja H. — Vorarbeiten zu einer Algenflora von Lett-
— 288 —
land. I. (Acta Horti Bot. Univers. Latviensis, 1, pp. 33-54, 4 fig..
Riga 1926 [en allemand avec rés. letton].
La flore des Algues d’eau douce de la Lettonie n'a fait jusqu'ici l'objet
que de deux notes de Treboux et de W. Conrad. L’A. se propose de réunir
de nouveaux matériaux en vue d'une flore algologique de Lettonie. Dam
cette première note consacrée aux Flagellâtes et aux Péridiniens 142 formes
sont signalées parmi lesquelles les suivantes sont inédites :
Dcrepyxis StokeSii Lennn. var. conica var. nov. — Testa globoso ovula,
parte anteriore cullo conice elongata. parte posteriori’ stipite media cous
tricta, sine septo basait ; 19 M long., flagellis circitcr 2-plo longioribus, chro-
matophoris duobus.
Hab. cpiphytice ad Spirogyratn sp. in lacu Babelit prope urb. Riga.
Phacus agi lis sp. nov. — üetluia ovalis vel coffeacformis, 13-17
long., 8-11 n lat., et circitcr 5 p crass., in parte posteriore plus minusv
attenuata ; margine ad lattis ventrale incurvato-rotundata ; membram
levissime et subtilius spiraliter striata ; flagellant tant longum quant ce!
lula ; stigma rubrum et elongatum ; granulis paramyluceis duobus magvi
lateralious et itomtullis parvis clongatis : nucléus in parte posteriore.
Hab. in plancton lacus Babelit prop. vrb. Riga et lactts Oailit prop-
opp. Tukums.
Trachelomonas intermedia Dang. var. i’apii.lata var. nov. — Differt
typo parte aequatorialr. sparse papillota et papillis caudalibus.
Hab. in rivulo paludoso prope opp. Ketneri.
Trachelomonas orcnburgica Swir. var. vmutccosA var. nov. — Diffci
a typo teste verrucosa.
Hab. in plancton lacus üsma.
Astasia sagittifera sp. nov. — Ccllttla elongato-lanceolata e laU .
visis apicibus leviter curvatis. saepe tortuosis. in parte anteriore obtusu'
40-80 n long., 5-13 plat., et circitcr 4-9 p crass. membrana spiraliter striait
flagellum 1/2 longius quuni cellulu ; nucléus plus minusve eentralis
cellula granulis paramyluceis baculiformibus vulgo densissime impie 1
praeterea sursum una granula longissima sagittae-vel acutiformis.
Hab. in lac. Gailit prope opp. Tukums.
Toutes ces nouveautés sont figurées ainsi qu’une trentaine de forait-
déjà connues appartenant surtout aux genres Phacus et Trachelomonas.
P. Allorge.
PÉRIDINIENS
47. Anisimova N. V. — Novy Peridiniae, naidenny v soit -
nykh vodoemakh Staroi Russy (Novg. gub.). [Péridiniens nou¬
veaux trouvés dans les eaux salées de Stara Russa (Gouv. de
Novgorod)] C Revue russe Hydrobiol., 5, 1926, pp. 188-198,
10 fig., Saratov, 1926) [en russe avec résumé allemand].
Source : MNHN, Paris
— 289 —
Ami'iiidinj LM RHTNCHocBPnALUM. Ein Organisnius von tanglicher•
Lange 17 y - 23 y, Breite 10 y - 12,1 y seltcner rundlicher. Lange 15,5 y,
Breite 13,5 y. Form. Die (juerfurchc teilt die Zelle in zieei nngleiche Telle,
cou welcher der vorilerc n ie ein spitzer Schnabel, (1er untere Tell, dagegen,
brril. eifôrmig and ciel yrôsser alu der erste erscheint. Die Zelle ist dicht
besrtzl nul dmkelbrunncH Chromatophorcn , welche entweder unklare Vm-
risse haben Oder sich als eine Anzahl radia)' fortlaufender Bander in der
Mille der unteren H&tftc treffen. Dus Pyrenoïd isl vorhanden, mît kleinen
.s’ / ilrlce-Kdmcm in der Peripherie.
Hoehst selten sind Exemplare zn finden. welche eiiicn orangefarbigen
OUropfen un regelin assi ger Form itn Itnleren Teile der Zelle haben ; du-
tribut Jindet Sich der Kern von der Grotte von 5 y ; dut Auge fehlt.
HioMmiNit: m sai.im'm n. sp. — Die Zelle ist fast nmd. Lange
1 y -18.5 y, B mite 13,5 M -17 y, seltcner liinglich : Lange 24 y, Breite
llreile 17 y. In der Mille der Zelle 1-2, seltcner niche, grosse Einsehliessun-
ijen : Ichceisc ist sic diinkcl-braun, teilweise orange gefarbt ; a usser dem
sind zahlrciche Kleiue farblose Tropfen (01 ? ) runder Form anwesend.
Chromatophore and Auge fchien. Die Querfurche ist tief, die Lâmgsfurehe
iccniger augenscheinlich. Die Zelle isl stark ziisummengedrilckt in dorso-
venlrâler Richtung. — Oefunden ist die Art im Mittleren Eee.
GvMNouiji i rsi FUNGiFORME nov. sp. — Ldngc 11 y, Breite 8,8 y. Der
untere Tcil der Zelle beitragt 2/5, der obère 3/5 der gesamten Lange. Die
hdngsfvrche vcrl&uft mcrklich spiralfÿrmig, die Querfurche ist tief nnd
scheinl sich durcit die Eindrdngung des kleincrrn Telles der Zelle in den
tjriisseren Tcil gebildet zn haben. DeShalb ist die Querfurche zur Ldngs-
Im-elie winkclartig gerichtet.
Eine so eigenurtige Verbindung beider Teile der Zelle crinnert dem
.Inisseren nach an die Verbindung des Hiifet cinés Pilzes mit dem Htm gel,
vus anch den Anlass gab die Art fungiforme zu nennen.
Der Organismes ist farblos, in der Mitte der Zelle befindet sich ein
grosser OUropfen, dunkelbraun gétàrbt, seltcner ist die Farbe geschwacht.
Eintehlicssungen anderer Art, nie aucli die Mcmbran and des Auge,
lehll. Die Bewegungen sind rege, impulsw, der Organismus umschreibt
Bogen, macht dabei Hait vou verschiedener Dauer, wâhrend welcher Zeit
et sich rasch auf einem Platze dreht. — M. Lefèvre.
48. Dangeard P. — Sur la flore des Péridiniens de la
Manche occidentale (C. R. Acad. Sc., 182, pp. 80-82,1926, Paris).
49. Dangeard P. — Sur la variation des plaques chez les
Péridiniens (C. R. Acad. Sc., 183, pp. 984-986, 5 fig., Paris,
1926).
19
Source : MNHN, Paris
— 290 —
50. Dangeard P. — Description des Péridiniens testacés
recueillis par la mission Charcot pendant le mois d’août 1924
(Ann. Inst. Océanographique, 3, fasc. VII, pp. 307-334, 15 fig.,
Paris 1926).
L’A. a étudié les récoltes effectuées à bord du « Pourquoi-Pas ? »
au cours de sa croisière dans les eaux de la Manche. Ces récoltes ont été
faites à l’aide du filet en toile dite « serpillère >. qui s’est montré, parait-
il, très efficace.
Le travail débute par une liste des points explorés, liste dans laquelle
l'auteur énumère les espèces rencontrées dans chaque localité. Il étudie
ensuite, dans une partie systématique importante, chacune des espèces
citées et accompagne ses descriptions de critiques intéressantes. Parmi ces
nombreuses espèces nous noterons : Pyrophacus horologiwm, (Stein), espece
particulièrement rare dans la Manche ; Ceratium macroceros (Ehvbg),
Gonyaulax digitale (Pouchet) Kofoïd, G. Mrostris (Stein), G. alaski im
(Kofoïd), Peridiniopsis asymetrica Mangin.
Pour nommer les plaques des espèces du genre Peridinium l’A. utilise
une combinaison des notations de Paulsen et de Bütschli. Il signale la
présence de Peridinium subinerme (Paulsen). P. pentagonum (Gran). l iiez
ce dernier il a remarqué de très grandes différences de largeur dans les
sutures d’une même cellule, indice d’une croissance irrégulière qui se ira-
duit par une modification de la silhouette au cours de l’évolution. Il Signale
enfin plusieurs Dinophysis : D. acuta, D. dens. U. saeculatus etc. i.A.
constate dans la Manche, l’absence de nombreuses espèces océaniques.
Il suppose que la modification du pH dûe à une teneur plus forte
en C02 tue les espèces océaniques dès leur arrivée dans cette mer. Il pense
aussi que les produits de décomposition des grandes algues de la Manche
modifient le milieu dans un sens peu favorable au développement de cer¬
taines espèces de Péridiniens. — M. Lefèvre.
51. Geitler L. — Uber Chromatophoren und Pyrenoïde bei
Péridinien (Arch. f. Protistenk., 53, pp. 343-346, 9 fig., 1926).
L’A., étudiant des récoltes provenant de la station briologique de Lunz,
reconnaît chez certaines espèces : Peridinium sp. et P. umbonatum var.
inaequale Lemm. la présence de chromatophores de forme spéciale et de
pyrénoïdes. Ces chromatophores partent du centre de la cellule occupé par
le pyrénoïde, rayonnent vers la périphérie et s’anastomosent à la surface
intérieure de la coque en formant une espèce de « grillage » à mailles plus
ou moins larges.
Le pyrénoïde est peu visible mais se colore facilement par ses colorants
spécifiques ou par l’iode, grâce à ses grains d’amidon.
L’A. étudie ensuite les pyrénoïdes observés chez les Péridiniens et les
compare à ceux des Desmidiées, Ploridées, Cryptomonadinées, etc.
Il constate enfin que Ceratium fusus, bien que présentant des chroma-
Source : MNHN, Paris
— 291 —
tophores périphériques anastomosés ne possède pas de pyrénoïde. —
M. Lefèvre.
52. Kofoid G. A. — On Oxyphysis oxytoxoides gen. nov.,
sp. nov., a dinophysoid Dinoflagellate convergent toward the
peridinoid type. (Univ. California Publ. Zool., 28, pp. 203-216,
pl. 18, 1926). *
OXYPHYSIS n. gen. — Body with the faciès of Oxytoxuni, but the fis¬
sion plan and plate formula (2-2-2) of the Dinophysioidae. Epitheca well
deoeloped. sulcus short, sulcal lists feeltly developcd. girdle impressed, not
anterior, fission rib near the girdle. Eupelagic.
O. oxytoxiotdes n. sp. — Body Oxytoxum-like, ressembling O. challenge-
noides Kofoid in size. proportions, location of girdle, eingular lists, small
sulcal lists. apex and antapex. Body assymetrical, and unequally fusiform,
sliijmy compressed laterally, and (mite (in latéral view) at both ends.
Lcngth 5 finies the dorsovcntrat diameter in the girdle and 7 Urnes the
transdiameter in the sanie région. It is uidest ( transdiameter ) at 0.5
girdle width bchind the girdle and thickest ( dorsoventral) a little further
posterior at the level of the postcrior end of the sulcus, a little behind the
in iddle of the body . Lcngth 63-68 y, transdiameter on posterior cingular
lis/ 17 y ; in girdle 10 y ; on widest part of the hypotheca 15 y ; dorsoven¬
tral diameter on postcingular list 21 y ; in girdle 13 y . Loring, Alaska. —
Win. Randolph Taylor.
53. Lebour Marie V. — The Dinoflagellates of Northern
Seas (Marine Biol. Assoe. United Kingdom, VIII, 250 p., 35 pl.,
53 fig., Plymouth, 1925).
54. Lefèvre M. — Sur une variation de tabulation chez
certains péridiniens d’eau douce. (C. R. Acad. Sc ., 183, pp. 757-
759, 1 fig., Paris 1926).
55. Lindemann E. — Beweglische Hullenfelderung und ihr
Einduss auf die Frage der Artbildung bei Glenodinien (Arch.
Hydrobiol., 16, pp. 437-458, 28 fig., 1926).
56. Lindemann E. — Kolkwitziella, eine eigenartige Ver-
treterin der Peridineen ( Mikrokosmos, 18, pp. 87-89, 6 fig.,
1925).
Source : MNHN, Paris
— 292 —
57. Lindemann E. — Peridineen aus Altwâssern des Finis¬
ses Donjez bei Charkow (Ukraine) (Bot. Archiv, 14, pp. 467-
473, 5 fig., 1926).
58. Lindemann E. —- Peridineen aus Seen der Schweiz (Bot.
Archiv, 10, pp. 205-208, 1925).
59. PaviUard J. — Sur le Gymnodinium pseudonoctiluca
Pouchet (C. R. Ac. Sc., 8, p. 868, 6 figures, 1926).
L’A. a étudié cette curieuse espèce découverte par Pouchet en 1884
et qui ne peut être observée que vivante, étant dépourvue de paroi cellu¬
laire. C’est un organisme volumineux L = 200 n 1 = 150 p, muni d’un
curieux tentacule ; masse protoplasmique colorée en rose plus ou moins
vif, noyau sphérique finement granulé après fixation picroformolique. Pas de
chromatophores mais plastides incolores sphériques. Nutrition hétérotrophe:
la cellule capture divers Péridiniens cuirassés et les digère lentement. L'A.
étudie ensuite la division de cet organisme. Ses observations lui laissent
supposer que le Péridinien décrit par Mlle Lebour dans « The Peridiniales
of Plymouth Sound from the Région beyond tlie Brackwater » n'est pas le
G. pseudonoctiluca. Il propose, en conséquence, pour l’espèce de Mlle Lebour
le nom de G. Lebourii. — il. Lefèvre.
60. Skvortzov B. V. — Novy presnovodny vid Amphidinium
Cl. et Lach. iz Severni Mandtchjurii (Rev. russe Hydrobiol., pp.
146-148, Saratov, 1925, en russe, rés. allem.).
61. Woloszynska J. — Przyczynki do znajomosci polskich
brozdnie slodkowodnych. [Contributions à la connaissance des
Péridiniens d’eau douce] (Acta Soc. Bot. Polon. III. 1. 1925,
16 p., 7 fig.).
1. L’A. considère comme espèces d’hiver : Gymnodinium, tenuissimum.
G. Menale, G. carinatum var hiemale, G. polonicum, G. undulatmn. G.
wigrense, G. helveticum , comme espèces pérennantes Peridiniim Marssoni,
P. Lomnickii, P. aciculifentm ; toutes ces espèces ont été observées aux
environs de Lemberg.
2. Description d’espèces nouvelles.
Gymnodinjum nNnoLATUM n. sp. — Hypovalva etwas grôsscr als Epi-
valva, dorsoventral stark abgeplattet und darum von der Seite gesehen
kegelformig, mit konkaven Seiten. Hypovalva ist an der recliten Seite
stark unduliert. Diese ündulierung ist nur bei lebenden Zellen deutlich.
Epivalva etwas kleiner als Hypovalva ist kegelformig, abgerundet. Furche»
Source : MNHN, Paris
— 293 —
tief. Ldngsfurche eng, an beiden. Seitenràndeni Leioten tragend, von denen
die linke st&rker ist. Chromatophoren braun. Lg ca 35 n, U ca 22 /t. Struktur
der Hülle nicht bekannt. Winterform s lebt mtr in zwei Teichen in der
Vmyegend von Lemberg, 13 III 1916 ; 17 III 1916 ; 29 II 1917.
Gymnodium und u latum n. sp. — Zellen Uinglich, sehr schlank, Jast
zueimal solang als breit. Epivalva kleiner als Hypovalva, kegelfijrmig, am
Gipfel h&hfig schrag abgestutzt und etusas verdickt. Hypovalva abgerundet,
breiter als Epivalva, mit den fast parallelen Seitenrandern. Au} déni Schei-
Icl der Hypovalva o/t ein winzigen Zabnchen. Chromatophoren liell, braun
oder rôtlich-braun. Querfurche Unkswindend. Langsfurche tief und eng,
hoch au} die Epivalva übergreifend, au} der Hypovalva fast bis zum Hinte-
mide reichend. Kern in der Hitte der Zclle, hnrz und dick, fast nierenfor-
mig. Hülle sehr dünn. Zellen oft mit einer gallertigen Membran umhüllt.
Migenfleck fehlt. Cysten in weiten Qallerthüllen. Gestalt und Grosse der
Zellen sehr variabel. Lg 35-40 n, It 22 Sehr oft die Zellen Kleimer, üauer-
tiilen nicht bekannt. Wigryzee. Im Winter und Frühlingsplankton und
mar : 9 XI 1921, 13 I 1922, 21 IV 1923 (einige Tage nach dem Verschwin-
den der Eisdecke).
3. Diagnose réformée, avec nombreuses observations morphologiques,
de Hemidinium nasutum Stein. — M. Denis.
CHLOROPHYCEES
62. Allorge P. — Chlorophycées récoltées dans quelques
étangs de la forêt d’Orléans (Bull. Ass. Naturalistes Val. Loing
VIII, 1925).
63. Beck-Managetta G. — Neue Grünalgen aus Kàrnten
(Arch. f. Protistenk., 55, pp. 173-183, 22 fig., 1926).
64. Boergesen F. — Marine Algae from the Canary Islands
especially from Teneriffe and Gran Canada. — I. Chlorophy-
ceae. (Kgl. Danske Videnskabernes Selskab. Biol. Meddelelser,
5, 3, pp. 1-123, 49 fig., Kobenhavn, 1925).
L’A. publie la première partie, consacrée aux Chlorophycées recueillies
par l’A. lui-même à Ténériffe et à la Grande Canarie ; il fait aussi une
révision des espèces signalées autrefois par Montagne, Piccone, Mlle
Vickers, Sauvageau. Sont étudiées 15 Ulothricales, 33 Siphonocladiales, 23
Siphonales ; 1 genre, 3 espèces et 1 var. sont décrits pour la première fois.
(V. plus loin).
L’A. critique la classification des Siphonocladiales telle que la donne
Oltmanns et propose la suivante :
1) Valoniaceae. — IHalicystis, Valonia, Dictyosphaeria ] (l’A. n’indique
que les genres qu'il a étudiés lui-même) Thalle amorphe, composé d’une
ou plusieurs cellules, généralement grandes et de forme irrégulière et for¬
mant souvent des amas irréguliers. Emodesmis est bien différent.
2) Boodleaceae. nov. fam. — ( Cladophoropsis, Boodlea ) Longues cel¬
lules manquant de cloisons à la base des branches, septation irrégulière.
3) Anadyomenaceae, nov. fam. — ( Rhipidophyllon , Microdictyon. An*
dyomene) Thalle en forme de feuille, très ramifié, à rameaux réunis dans
un plan.
4) Çladophobaceae (Cf. Oltmanns).
5) Siphonocladiaceae. — (Emodesmis, Siphonocladus, Struvea, Cha-
maedoris). Thalle ayant son origine dans une cellule unique, grande, cylin¬
drique, claviforme, avec des constrictions annulaires à la base et qui forme
l’axe principal dans le développement ultérieur de la plante.
6) Dasycladaceae (Cf. Oltmanns).
Cladophora inolusa nov. sp. — Thallus inter alias algas intricaln ■< e
fïlamentis ramosis compositus. Eilamcnta in parte basali prostrata, rhi-
zoidea creba, decumbentia emittentia, in parle superiori plus minus en in,
sparsc rarnosa, ramis erectiusculis, saepe brevibus, e cellulis 1-3 composais.
Cellulis cylindricis. longis. inferne ca. 20-25 g, supeme eu. 15 p lotis, dut-
métro 10-15-20-plo longioribus.
Cl. boodleoides nov. sp. — Cl. pulvinato-caespitosa, ad scopulos ih i-
zoideis numerosis. pcrlongis adfixa. ca. 2 cm. alla, obscure viridis, ramosis-
sima. ramifications irregulari. Rami mine altérai, mine secundi aut "/ ipo-
siti, sub angulo variabili egredientes, apicibus ramonnn rhizoideis serpe
instructis et inter se per ca adhaerentibns. Cellulis in fïlamentis crassmri-
bits 120 p Grossis, in ramis snperioribus tenuioribus ca. 40 p lotis, diamètre
ca. 1-2, raro pu eue. 6 plo longioribus.
Cl. Cymopoliae nov. sp. — Cl. in Cymopolia barbota epiphyticu. t net-
pites densos parmi, altitudinrin 1/2 cm. raro siiperantds, 'formons, l’art
basalis rhizoideis brevioribus plus minus in thulium incrustât um hospitis
penetrantibiis adfixa. Filamenta a hast rarnosa, di-trichotoma, in supeeiore
parte unilateraliter rarnosa. ramulis inciirvatis. Cellulac in fïlamentis mis-
sioribus ca, 150 p crassac diamctro 4-6 -plo longioresp in ramulis minaiUnis
30-40 p crassac et 300-350 p longue.
Urospora laeta (Thur.) Bôrg. (= ülothrix lae.ta Thuret).
PSEUDOCHLORODESMIS nov. gen. — Frons caespitosa in part■ ko-
sali e fïlamentis decumbentibiis. irregulariter moniliformibus. dichotome-
subdichotome divisis et inter se intertextis. supeme e fïlamentis Vin ns.
erectis composite. Fila e recta cylindrica. parce rarnosa. dichotonie-suhdi-
chotonie divisa, Organa fructificationis ignota.
Ps. furcellata (Zanard.) Bôrg. (= Bryopsis furcellata Zanardini).
Ps. furcellata (Zanard.) Bôrg. var. Canariensis nov. var. — A forma
differt crassitudine thalli minore, filis erectis in parte basali Saepe midis,
in superiori paulum ramosis. ramificatione subdichotoma.
Udotea petiolata (Turra) Bôrg. (= VIva petiolata Turra, = Flabella-
Source : MNHN, Paris
— 295 —
ria d esfontainii Lamour, = Flabcllaria petiolata Trevisan, = Udotea Des-
fontainii Dec.).
A la fia du fascicule, l'A. répond à la note de Setchell (Notes on
Microdictyon) et déclare ne pouvoir le suivre dans la coupure spécifique
établie entre les plantes Européo-méditerranéennes et les plantes des An¬
tilles. Une série de dessins est donnée et les caractères distinctifs sont
discutés. — G. Hamel.
65. Boye-Petersen J. — Hvad er Palraella cylindrica Lyng-
bye ? (Bot. Tidskr. 38, pp. 326-328, Copenhague, 1925).
66. Carter N. — An investigation into the cytology and
biology of the Ulvaceae (Ann. Bot., 40, pp. 665-189, 2 pl., 1926).
The Cell-Structure of ülva lactucu. Monostroma Grevillei var. Vahlii,
and Si. latissimum is essentially the same. In Monostroma, however, the
cens forming the stalle and holdfast remain uninucleate and do not become
multlnuçleate as in Ulva.
In TJlva , the fronds of wich are two layers in thickness, the chloro-
plasts with the pyrenoids lie on the external walls of the cells, and the
nuclei on the inner walls in the middle of the thallus. In Monostroma,
which consists of a single layer of cells, the chloroplasts ail lie normally
on une surface of the frond and ail the nuclei on the opposite s;de.
In végétative cell-division the pyrenoid does not usually disappear
entirely during mitosis. The pyreno-crystal may, however, lose some of its
staiiiing properties, probably because of the partial solution of its food
reserves, or it may be broken by fissures, small partides being distributed
in the periplieral cytoplasm of the cell. In the first case, one of the
ilaughter-çells resulting from the division receives the feebly staining pyre-
noid, whilst the second daughter-cell developps a pyrenoid de novo. In the
second case the remuant of the original pyrenoid serves as the pyrenoid
of one daughter-cell, and in the other daughter-cell one or more of the
fragments become reorganized to forai pyrenoids. The two methods are not
confined to particular species, and probably occur in combination sometimes
within a single cell.
The nuclei are exceedingly small, but their division is èssentially
mitotic. A spireme distinctly segmented, is a striking feature, and the
nuniber of chromosomes is probably ten. There is a decided tendency for
the chromosomes to fuse, often into a solid mass, in the meta-and anapha-
ses.
The cleavage plane dividing the daugliter-cells in ülva is at first undu-
lating, but before the new cell-wall is laid down it has become straightened
out.
Swarm-spores, either sexual or non-sexual, are formed by successive
nuclear divisions and cleavage of the protoplast. In this process it seems
Source : MNHN, Paris
— 296 —
that the pyrenoids behave essentially as in végétative cell-division, and
they may be re-formed after each cleavage.
In M. latissimnm the plants are dioecious, gametes from any single
plant failing to conjugate amongst themselves, and only producing zygotes
when brought into contact with gametes ol' another plant of the opposite
sex. There was much variation in size in both male and femell gametes,
but on the whole a slight différence in size according to the sex could be
distinguished.
Gametes of both sexes may developp parthenogenetically in exaetly
the same way as zygotes. The spores ail increase tremendously in size l'or
about 40 days, and form a large thick-walled resting cyst about 50 , in
diameter, which does not germinate for several months. The development of
the new Monostroma plant from the cyst was not observed. — Author.
67. Crow W. B. — Sporangia and Formation of Colonies
in Chlamydomonadales (Ann. of Bot., 39, pp. 653-655, 1925).
68. Dangeard P. — Note sur l’Endoderma viridis (Reinke).
(Bull. Soc. Bot. de France, 73, pp. 407-411, 6 fig., 1926).
Après avoir fait l'historique de cette Algue, l’A. signale sa présence
à Quiberon, à l'intérieur de la membrane d'un Pohjsiphonia. Il décrit la
pénétration de la spore dans la membrane, le cloisonnement, la ramifica¬
tion, la formation des sporanges. L'Endoderme occasionne un dommage
local au Polysiphonia. dont les celhtles se fragmentent au point attaqué
sans doute par suite de l’écran absorbant qu’il interpose devant les rayons
lumineux. — G. HanUcl.
69. Dedusenko N. — Parallelizm u nekotorykh vidov i raz-
novidnostei roda Scenedesmus Meyen (Trav. Soc. des Natur.
de Kharkov, 50, pp. 3-7, 1 pl., Kharkov, 1925) [en russe, rés.
anglais].
70. Gabriel C. — Sur l’existence des cystes dans l’évolution
d’une Chlamydomonadacée Brachyomonas submarina (C. Æ-
Soc. Biol., 93, pp. 361-362, 1925).
71. Iyengar M. O. P. — Hydrodictyon indicum, a new spe-
cies of Madras (Journ. tnd. bot. Soc., 4, pp. 315-317, 2 pl., 1925).
72. Jollos V. — Untersuchungen über die Sexualitâtsver-
Source : MNHN, Paris
— 297 —
hâltnisse von Dasycladus clavaeformis (Biol. Zentralbl., 46,
pp. 279-295, 7 pl. f 1926).
73. Korchikov A. A. —On some new organisms from the
group Vol vocales and Protococcales and on the genetic relations
of these groups (Arch. f. Protistenk., 55, pp. 439-503, 14 fig.,
9 pl., 1926).
74. Lepeschklin W. W. — Uber das Protoplasma und die
Chloroplasten von Bryopsis plumosa (Ber. Dtsch Bot. Ges.. 44.
pp. 14-22, 1926).
75. Meissner C. — Cladophora Sauteri (Nees) Kütz. (Gar-
tenflora, 74, pp. 84-85, 1 fig., 1925).
76. Migula W. — Grünalgen (Mikros. Naturfrewn.de, 32,
pp. 43-49, 15 fig., 1925).
77. Ohashi H. — Œdogonium nebraskensis sp. nov. (Bot.
Gaz., 82, pp. 7-24, 20 fig., 1926).
78. van Oye P. — Korte bijdrage tôt de systematiek en de
biologie der wieren van Belgisch Kongo. (Botanisch Jaarboek,
19, 1925, pp. 162-176, Gent, 1924).
L’A. donne une liste de 7 Zyijncwaccar. 10 Prolococcaceae, 2 ülothrix
et 2 Balïachosperm uni ; puis il en étudie les stations, la périodicité, et
compare ces Algues avec celles des autres régions tropicales. — G. Hamel.
79. Probst Th. — Uber die Vermehrung von Sorastrum
Nag., Pediastrum Meyen and Tetraedron Kütz. (Tatigkeitber.
Naturf. Ges. Saselland, 7, pp. 29-36, 1 pl., 1926).
80. Reich K. — Zur Kenntnis der Entwicklungsgeschichte
und Zytologie von Stigeoclonium (Arch. f. Protistenk., 53,
pp. 435-458, 7 fig., 3 pl., 1926).
81. Schorbatov L. — Uber einen neuen Organismus aus
Source : MNHN, Paris
— 298 —
der Gruppe der Volvocales « Chlamydomonas Korschikovi »
nov. g. et sp. ( Arch. f. Hydrobiol., 17, pp. 159-163, 5 fig., 1926).
82. Schroder B. — Drei fur Schlesien neue Arten von Zel-
lenpflanzen ( Leopoldina , 1, pp. 48-50, Halle, 1926).
83. Setchell W. A. — Notes on Microdictyon ii. — Univ.
California Publ. Bot., 13 (8) : 147-153, 1926.
Additional material having become available since tbe publication of
the first sériés of notes, the author gives a new key, further critical notes
and describes 3 new species as follows :
Microdictyon laxereticülatum n. sp. — Llaetevirescens ; thallo tare-
gulari (fragment™ solummodo visis), usque ad 6 cm. latin et 3 cm. Ion g U,
partibus basalibiis deuntibus, reticulis venus primarias conspicuas non
ostendentibus, areolis magnis trapezoideis, 1-2 mm. dianu, magnitudinc
formaque propre uniformibus ; ramificatione opposais aut singula patenti-
gwe, numquam (?) stellata ; filamentis primariis usque ad 160 y diam.,
segmentis usque ad 2- (raro 3 -)plo longioribus, membranis tenuibus, (2 ^
crassis ), hyalinis ; filamentis secundariis usque ad 140 y crassis, segmentis
usque ad 3 -plo longioribus ; ramulis uItimis liberique basi 80 n crassis ad
apicem obtnsam lente attenuatis. vnlgo 4 -plo longioribus ; ramis ramulisqin
anastomosantibus fréquenter lente curvutis. Bajàe. near Naples.
Microdictyon Thikhautij n. sp. — Laetevirescens ; thallo orbiculan
usque ad orbiculari ovato, crispo, imperfecte ad chartam adharente, 4,5 cm.
lato et 5 cm. alto, marginibus laie lobato et laciniato, basi lateraliter um-
bilicato et ad Melobesias per filament-os descendantes rhizoideos affixo ;
ramificatione oppositis, singulis, et stellatis plus minusve regnlariter onli-
natis ; filamentis primariis infero e basi radiantibus et inter se plus minus
liberis, supero flabellatis et inter se per ramos curtiores longioresque con¬
nais, prominentibus et venationem distinctam efficientibus ; areolis trian-
gulis aut rhomboideis usque ad polygonis. 100 w usque ad 200 u diam.. aut
in areolis triangulis parvioribus ; segmentis filamentorum prnnariorim
basi usque ad 200 n diam. et 600 n longis, supero 200 y. diam. et 160-200 y
longis, secundariorum usque ad 120 y diam. et curtiorïbus quant, lotis,
ultimis liberiSque basi 60-100 y diam. et apice 45 y diam., obtusis, 180-240 y
longis. Lifue. Loyalty Islands.
Microdictyon Vanbobseae n. sp. — Laetevirescens ; thallo in forma
magnitudineque variabïli in fragmentis adhunc visis aut propre lineari
rectangulari aut clongato segmenta mine simpHciter nunc composite cu-
neata ut pinnulas ostendente. usque ad 5 cm. longe et 1,5-2 cm. lato, ad
chartam stricte adhaerente. reticulis arcolas biformes, militas parvas cl
triangulas et paucas mvlto majores rotvndatas ostendentibus filamentis
primariis percusis, flexuosis, usque ad 200 y diam. segmentis 200-800 y
longis, secunde ramosis, angulis acutis ; ramis fréquenter curvatis, ramelHs
Source : MNHN, Paris
— 299 —
itUimis rare Ubéris, 80-100 p diam. Lirung, Sallbabu Island. — Wm. Ban-
ilolph Taylor.
84. Steinecke F. — Algologische Notizen {Bot. Arch., 14,
pp. 1474-1478, 1926).
85. Svirenko. — Uber einige neue oder intéressante Vol-
vocineae aus dem Süden der Ukraine {Arch. f. Protistenk., 55,
pp. 191-196, 3 fig., 1926).
86. Tiffany L. H. — The filamentous algae of northwes-
tern Iowa with spécial reference to the Oedogoniaceae. (Trans.
Amer. Micros. Soc., 45, pp. 69-132, pi. 1-16, 1926).
Extensive collections were made through Dickinson and adjacent conn¬
ues ot Iowa. In addition, collections made by R. B. Wylie, F. A. Stromsten
and G. W. Martin were used, the total studied exceeding 700. Some 200
forma are recorded, including Oscillatoriaceae 17, Nostocaceae 11, Scyto-
nemaceae 3, Rivulariaceae 4, Hydrodictyaceae 1, Vaucheriaceae 8, Clado-
phoraceae 7, ülothricaceae 6, Microsporaceae 2, Cylindrocapsaceae 2, Chaeto-
phoraceae 8, Aphanochaetaceae 1, Coleocliaetaceae 3, Zygnemaceae 46,
Oedogoniaceae 76, Ophyoeytiaceae 2, Tribonemaceae 4.
Oedogonium Wyi.iki n . sp„ dioicttm. macrandrium ; oogoniis singulis
rel 2-4 continuis. globosis vel ovoideis, poro superiore avertis ; oosporis
■ilobosis vel ovoideis. complentibus vel non complentibus, episporio irregu-
Inriter scrobiculato : plantis mosculis eadcni forma ac feminiS, antheridis
1-4 ccllnluribiis ; xpermutozoidis binis, divisione horizontali ortis : cellula
nli basait, ni vulgo. elongata ; cellula terminaU, quae non raro est oogo-
ii mm. apiee obtvsa vel breiH-apiculuta : erassit. cell veget. 16-24 M , altit.
80-170 /X : erassit. oogon. 52-64 M , altit. 68-112 ^ ; erassit. oospor. 48-60
■iltit. 52-64 n ; erassit cell antherid. 16-19 #», altit. 8-18 ^ ; nearly related
!" Oe. scrbiculatum. Pariicularly complété keys and ample descriptions
are given. — Wm. Randolph Taylor.
87. Troitskaia O. V. — K morfologii i istorii razvitia Pe-
diastrum muticum Kütz. i P. Boryanum (Turp.) Menegh. (Arch.
msses de Protistol., 3 pp. 5-20, Moscou 1924). Contribution à
la morphologie et à ! histoire du développement des P. m. et
P. B.) [en russe avec rés. fr.J.
88. Wollenweber H. — Viervakuolige Chlamydomonaden
(Ber. Dtsch. Bot. Ges., 44. pp. 52-59, 1 fig., 1 pi-, 1926).
Source : MNHN, Paris
89. Zimmermann W. — Die ungeschlechtliche Entwicklung
von Volvox ( Naturwissensch ., 13, pp. 397-402, 1925).
CONJUGUÉES
90. Czurda V. — Uber die Kultur von Konjugaten (Vor-
làufige Mitteilung) (Lotos, 72, pp. 193-200, Prague, 1924).
91. Dick J. — Beitrâge zur Kenntnis der Desmidiaceen-
Flora von Süd-Bayern. III. Oberschwaben ( Krypt. Forsch., he-
rausgeg. von der Bayer. Bot. Ges. in München, 7, pp. 444-454,
4 pi., Münich, 1926).
L’A. donne une liste de 168 espèces, variétés et formes. Un certain
nombre de formes nouvelles sont décrites et figurées ainsi que les deux
variétés nouvelles suivantes :
Staurastrum muricatiforme Schmidle var. Waldense var. nov. — Eins-
chnitt ticf innen spitz. nach ausscn stark crwcitert. Zellhàlften in Vonh -
ransiclit faut kugelig, an der BasUt etwas gedrückt, in Scheitelamsicht
dreieckig, Ecken breit gcrundet, Seiten fast gerade, wenig konkav ; <lie
meist rnndlichcn Warzen (seiten sind es spitze Papillen ) stehen in wenige.u
Reihen i im die Ecken herum. der Seheitel ist warzenfrei und dicht punk-
tiert. Long. 35-37, lai. 25,5-26,5, isth. 9-9,5 p.
Staurastrum polymorphum Bréb. var. WalDEkse var. nov. — Z elle, in
Vordcrunsicht lie! cingeschnurt : Einschnürung we.it gcoffnet, in der Mille
cive kleine Herbe Zellehdüten mehr oder wenig llachgedriickt, mit ira-
grecht abstehenden oder leicht eiriwàrts gebogenen. kurzen. dicken Fortsii-
zen- ; Scheitelansicht dreieckig, die Ecken in kurze. derbe Forsatze outgc-
zogeu. Seiten zwischen dc.n Fortsalzen leicht nach ausscn gewolbt. Granit-
lierung fein. an den Seiten and uni die Fortsütz'e in parallelen Reihen, in
Vorderansichl an den Seiten Uber die Einschnurung civen freien Raitm
lassend. inden die Graneln nom Seheitel nicht ganz hcranterziehen
Uber (1er kl. Herbe an der Bonis der Ecken fine Jteilie grôsserer Kôrnchen,
die aber nicht um die Seiten hcrumgehen ; nul dent Seheitel lÿsst die
Granulierung einen spitzdreieckigen Raitm frai : die Eckfortsaize siiid an
den En den beperlt oder fein be.slae.helt. Long. 40 p, lai. citm process. 47,5-
57,5 p ; isth. 15 p.
A signaler la découverte de la zygospore du Cosmarium connut uni
Bréb. Cette zygospore est ellipsoïdale, à membrane épaisse, lisse, diam. 70
et 80 p. — P. Allorge.
92. Hubler O. — Die Desmidiaceen der preussischer Obéi -
lausitz (Abhandl. naturf. Ges. Gorlitz, 1926, 29, pp. 1-51, 16 pi-)-
— 301 —
93. Lloyd F. E. — Maturation and conjugation in Spiro-
gyra longata ( Trans. Roy. Canadian Inst., 15, pp. 151-193,1926).
This species conjugates laterally. In maturation the cells so developp
that the gametes are paired and they ai'e in the following ratio : males 46,
females 59, végétative cells 100. The females become transversely swollen.
During the formation of the beak both gametes loose turgor, and also per-
meability ; various changes occur in the appearance of the contents.
Just previous to the flrst contact of the gametes in addition to vigo-
rous cyclosis there occur numerous minute contractile vacuoles in both
the male and female in the « beak » région.
After the flrst contact of the gametes the male cytoplasm moves for-
ward, followed by the rapid discharge of water front gametes by means
of contractile vacuoles. When the male has about 2/3 passed over the fe-
inale begins to shrink front the angles of the cell. After the gametes hâve
united shrinkage continues by other, through smaller, vacuoles. After they
cease the ehloroplast résumés its normal position and the zygote sécrétés
its heavy wall. Thé conditions effective during various abnormalities are
described. — Wm. Randolpli Taylor.
94. Lloyd F. E. — Studies on Spirogyra i. Additional stu-
dies on Conjugation, ii. Adhesions and geniculations. (Trans.
Roy. Soe. Canada iii, 20 (V.), pp. 75-110, 1926).
A marked group of différences appears between the conjugation acti-
vities of large and of small species. But in ali conjugation occurs between
yuuug cells, for instance in K. mtixiwa, several cases in which the septum
between the daughter cells functioning as ç gametes were incomplète,
so that both O gametes t'used in triunion with one ff. Turgidity of the
gametes in the several species studied is not accompanied by an increase,
but by a decrease in osmotic pressure. Sexual différentiation appears to
occur at the time of gamete différentiation rather than of zygospore
germination. The chromatophores and pyrenoids increase in size in the
gametes, stareh increases and sugars decrease, viscosity increases, and
especially so in the . As the fusion tubes approach a dense mucilage
envers their tips, which pushes aside so that the cellulose walls corne into
direct contact. An oscillation of pressures within the gametes causes an
oscillatory motion as the passes into the q gametangium.
A contrast appears between the species represented by S. loiujata:
Wrberi and varions on the one hand S. maximtt on the other, where far-
reaching contrat on of both ç and gametes may précédé fusion, Where
the nucléus very early passes through the conjugation tube, and where
Ü>e rf gamete protrudes through the pore in the conjugation tube tovards
the Q gamete, inaintaining, however, attachaient to the tube wall. —
With S. elongata material was found showing abundant adhesions bet¬
ween filaments., accompanied by geniculations. Generally adhesive material
Source : MNHN, Paris
— 302 —
is not mieroscopically observable, at least without the aid of stalns, bui
at times it can be seen. — Wm. Handolph Taylor.
95. Magdeburg P. — Uber végétative Konjugation bei Mou-
geotia ( Arch. f. Protistenk., 23, pp. 357-360, 2 fig., 1926).
96. Transeau E. N. — The genus Mougeotia. ( Ohio Jour.
Sci., 26, pp. 211-227, 7 plates, 1926).
The genus is treated sensu Info, including Gastronemu, Craterosper-
mum, Mesocarpus, Plagiospermum. Stuurospermiim and Pleurospermwm of
other authors. A general discussion of the cell morphology, of reprodue
tion and of the ecology of the genus is given. The Key and descriptions
include records throughout the world. As new are recorded : .1/. caloareu
(Cleve) Wittrock var. bicalyptrata (Wittrock) n. comb.
M. sphaerocarpa Wolle var. vau i an s n. var., Végétative cells 24-28 ^ X
100-240 fi, aplanospores ovoid, 34-36 M X 38-42 M , zygospores freqùently
ovoid, 35-44 fi X 44-60 n, toucliing One or bolh of the outer walls of the
gametangia. Manila P. I.
M. cyanea n. sp. — Végétative cells 14-20 n X 160-200 n, chromatopliore
oceupying 1/3 to 1/2 of the cell, uith 4-10 pynmoids in a straight line .
zygospores compressed sphcrical 30-40 p X 38-48 n icith the longer axis
parallel to the filaments ; aplanospores spheroidal, laterally placexl in the
sporogenous cell, 30-32 ^ in diameter ; botli Icinds of spores surrounded m
maturity with a transparent pcctic loyer 4-8 /, thick ; spore Wall fine!y
punctate, blue. Douglas Lake. Minchinga.
M. pbona n. sp. — Végétative cells 8-12 X 60-140 (280) y. with 6-1-
pyrenoids ; aplanospores 20-24 n X 40-52 n (-60) y sporangiae obliquely
ellipsoidal with ends proditced and truncate, spore wall Jaintly yellou- and
finely punctate with retuse ends. Long Island N. y. — Wm. Handolph
Taylor.
97. Steinecke F. — Der Schachtelbau der Zygnemalen-
Membran (Bot. Arch., 16, pp. 442-455, 56 fig., 1926).
98. Steinecke F. — Die Zweischaligkeit im Membranbau
von Zygnemalen und ihre Bedeutung fur die Phylogénie der
Conjugaten (Bot. Arch., 1926, 13, pp. 328-339, 36 fig.).
99. Schussnig B. — Die systematische Stellung der Conju¬
gaten (Nuova Notarisia, Fasc. commemor., pp. 319-352, 8 fig-.
1925).
Source : MNHN, Paris
— 303 —
100. Wilkaitis V. — Beitràge zur Kenntnis der Desmidia-
ceen-Flora der Mark Brandenburg ( Jahrb. Dissert. Philos. Fak.
Univ. Berlin, pp. 245-246, 1926).
HÈTÉROCONTES
101. Dangeard P. — Une algue verte peu connue apparte¬
nant au genre Botrydiopsis Borzi ( Nuova Noturisia, Fasc. com.
memor., pp. 123-127, 1 pl., 1925).
102. Poulton E. M. — Etude sur les Hétérokontes (Thèse
n° 777. Fac. Sc. Genève 1925 et Bull. Soc. bot. Genève, 17, 1925,
96 p.).
Etude, en culture pure, et suivant les techniques de l’école de Genève,
de cinq hétérokontes : Chlorobotrys stcllata Chod., Botrydiopsis minor
Chod., Characiopsis ovalis Chod., Heterococcus viridis Chod., Tribonema
bombycinum Derb. et Sol.
Bien que ce mémoire vaille surtout par ses détails, d’ailleurs tort inté¬
ressants, l’A. n’a pas craint d’insister sur les caractères généraux des
Hétérokontes. Rappelons-les brièvement : Zoospores à cils inégaux, absence
d’amidon et de pyrénoïdes, présence simultanée de chlorophylle et de
xanthophylle, des matières huileuses comme produit d'assimilation, irrégu¬
larité dans la division cellulaire, présence de silice dans la membrane d’un
certain nombre d’espèces ( Chlorobotrys ). L’auteur met en doute l’existence
d’une reproduction sexuée : les observations de Sclierfell et Borzi n’ayant
pas été confrontées.
Par tous ces caractères les Hétérokontes forment un groupe distinct
des Euchlorophycées et doivent en être définitivement séparées. — M.
Denis.
103. Probst Chr. — Uber Zoosporen und Aplanosporen-
bildung bei Ophiocytium Nag. ( Tatigkeitber. Naturf. Ges. Basel-
land, 7, pp. 36-41, 1 pl., 1926).
CHARACÉES
104. Caballero A. — Datos carologicos (Bol. r. soc. espan.
Hist. Nat., 24, p. 247, 1924).
105. Drew Kathleen M. — The « Leaf » of Nitella opaca
Source : MNHN, Paris
Ad., and adventicious branch development from it. (Ann. of
Bot., 40, pp. 321-348, 55 fig., 1926).
106. Groves J. and Stephens E. L. — New and noteworthy
South African Charophyta ( Trans. R. Soc. South Africa, 13,
pp. 145-158, 4 pl., 1926).
107. Groves J. — Chara maeropogon Braun in South
Africa (Jour, of Bot., 63, p. 183, 1925).
108. Groves J. — Chara and Mosquito Larvae (Jour, of
Bot., 63, p. 56, 1925).
109. Schroder B. — Neue Beitràge zur schlesischen Chara-
eeenkunde (Abhandl. Naturf. Ges. Gorlitz, 29, pp. 52-61, 1926).
110. Vilhelm J. — Druhy prispevek k poznani variability
paroznatek ze Slovenska a Podkarpatske Rusi [Deuxième con¬
tribution à la connaissance de la variabilité des Charophytes
de Slovaquie et de Russie subcarpathique] (Vestnik Krai. Ces.
Spol. Nauk, Tr. Il Roc. 1926, 14 p. [en tchèque avec rés. fr.].
Description de plusieurs formes nouvelles avec remarques critiques :
Chara contraria A. Br. f. monteborana et f. ei.ongata. — P. Allorge.
DIATOMÉES
111. Amossé A. — Diatomées des oasis du Kaouar, de
Djade et d’Agram (Sahara oriental) (Bull. Mus. Hist. nat.
Paris, année 1925, pp. 194-211, 2 fig.).
112. Bethge H. — Beitràge zur Auxensporenbildung, Sys-
tematik und Okologie der Süsswasser Melosiren (Jahrb. Dis¬
sert. Philos. Fak. Univ. Berlin, 1926, pp. 21-22).
113. Cholnoky B. — Adnotationes criticae ad floram ba-
cillariacearum Hungariae. II. Uber flukturiende Variabilitat
der Bacillarien (Magyar Bot. Lapok, pp. 34-43, 2 fig., 1925).
— 305
111. Cholnoky B. — Uber die Diatomeen-Assoziatipneç
der Umgebund des Dorfes Szamosfalva bei Koloszsvar (Hed-
wigia, 66, pp. 283-292, 1 fig., 1926).
115. Frenguelli J. — Contribuciones al conocimento de l^s
Diatomeas argentinas. IV. Diatomeas fosiles del Prebelgra-
nense de Miramar (Buenos-Ayres) (Bol. Acad. Nac. Cienc.,
pp. 5-17, 9 pl., Cordoba, 1926).
116. Frenguelli J. — Diatomeas de los avroyos del Du-
razno y de las Brusquitas en los alrededores de Miramar (prov.
de Buenos-Ayres). 3. Contribucion al estudio de las Diatomeas
argentinas ( Physis , 8, pp. 129-183, 2 pl., 1925).
117. Frenguelli J. — Sobre algunos microorganismos de
caparazon siliceo (Edic. Imboden, 1, Pabl. Rev. Prometeo, Par-
rina, 1926, 14 p., 1 pl.).
118. Gemeinhart K. — Die Gattung Synedra in systématis¬
ées, zytologischer und ôkologischer Beziehung (Pflanzenfors-
chung, hrsg. von Prof. Dr. K. Kolkwitz, 6, 88 p., 4 pl., Iena,
1926).
119. Gemeinhart K. — Beitràge zur Kenntniss der Diato-
meen (Ber. d. deutsch. Bot. Ges., 1926, pp. 517-525, pl, XII et
XIII).
Dans la première partie l'A. traite les pores et les stries. Le résultat
! plus important est que chez Synedra les ponctuations des stries sont des
pores rudimcntairss et qu’il peut se produire une croissance en longueur
secondaire aux extrémités des valves. Il en est de même chez les Diatoma
■ les Tabellaria. La deuxième partie établit que les raphés de Peronia
• inacea se trouvent en régression phylogénétique. La dernière partie traite
de la structure des frustules d’Achnanthidium brevipes. — L. Geitler,
Wien.
120. Giaj Levra P. — Diatomee délia Valseria (N. Giom.
Bot. Ital., 33, pp. 219-251, 1926).
121. Gimesi N. — Uber die Kolloidalen Schirmfaden von
20
Source : MNHN, Paris
— 30(ï -
Cyclotella lemanensis ( Ztschr. f. Hydrologie, 3, pp. 267-269
3 fig., 1926).
122. Handmann R. — Beitrâge zur Kenntnis osterreichis-
cher Diatomeen und ihrer Verbreitung ( Jahresber . Oberôster-
reich Musealverein Linz, 1926, 81, pp. 315-340, 3 fig.).
123. Hayren J. — Melosira granulata var. angustissima i
botaniska tradgarden i Helsingfors (Nuova Notarisia, Faso,
commemor., pp. 151-152, 1925).
124. Heiden J. T. — Die Bacillarien der wichtisgsten Kie-
selgurlager Deutschlands (herausg. von J. Stoller) (Festsch .
Vereînigte Deutsche Kieselgurwerke Hannover, 1925, 17 p.,
1 PD-
125. Henkel A. H. — Novy vidy diatomei Karskogo moria
[Diatomées nouvelles de la mer de Kara] (Bull. Inst. Rech. se.
Univ. Perm, 4, pp. 415-518, 1 pl., Perm 1926) [en russe avec
rés. ail.].
Les recherches poursuivies durant l’été 1925 ont fourni à l’A. plusieurs
espèces inédites dont voici les diagnoses :
Chaetoceros karyanum sp. nov. — Chaetoccrati caspico affinis, tamm
cellulas habet solitarias chantas solides umoeboidium necnon carentes. l)i-
mensiones latitudo 0,015 mm., altitudo 0,012 mm.
Chaetoceras polyamobicum sp. nov. — Ut nomen significat corpus ha¬
bet in multitudinem amo.eboidum divisim chaetas delicatissimas specialii t
flectas lumina mterccUularia Chaet. caspico affinia. Dimensiones 0,01 X
0,01 mm.
L’A. annonce encore deux nouvelles espèces qui seront décrites ulté¬
rieurement : Chaetoceras glacialis et Meeosira jenyssejana .
Les eaux de la mer de Kara proprement dite sont caractérisées par les
Chaetoceras ; dans les parties qui reçoivent les eaux de l’Obi, Melosira
granulata et Asterionella gracitlima dominent alors que Fragilaria oceania
et Melosira jenyssejana caractérisent les eaux provenant de l’Iénisséi. Ces
indications peuvent être utilisées pour la navigation, très difficile dans
cette mer. — P. Allonge.
126. Hustedt Fr. — Thalassiosira fluviatilis nov. sp. ; eine
Source : MNHN, Paris
Wasserblüte im Wesergebiet (Ber. Dtsch bot. Ges., 43, pp. 565-
567, 1 fig., 1925).
127. Hustedt F. — Untersuchungen über den Bau der Dia-
tomeen, I-II-III (Ber. D. bot. Ges., 44. pp. 142-150, 394-402, 2 pl.,
1926).
128. Ikari J. — On Chaetoeeros Eibenii Brun. (Bot. Mag.,
39, pp. 53-58, 2 fig., Tokyo, 1925, [en japonais, rés. anglais].
129. Karsten G. — Die Tabellarieen und ihre Auxosporen-
bildung (Leopoldina, 1, pp. 65-68, Halle, 1926).
130. — Keeley F. J. — Pleurosigma Beyeri : a new diatom
from Florida (Proc. Acad. Nat. Sci. Philadelphia, 77, pp. 15-22,
1 pl., 1925).
131. Krasske G. — Die Bacillariaceen-Vegetation Nieder-
hessens (Abhandl. u. Ber. d. Ver. f. Naturk., Cassel, 1925, 56,
119 p., 2 pl.).
132. Lefèvre M. — Les Diatomées : Algues microscopiques.
(La Nature, 16 janvier 1926, pp. 33-37, fig. 1-11).
Distribution géographique des Diatomées, leur constitution, leur mul¬
tiplication, leur biologie, leur observation, leur préparation, leur utilisation,
leur rôle dans la nature, telles sont les questions brièvement mais suffi¬
samment exposées dans cet excellent article d'initiation qu'illustrent 11
belles figures. — P. Frémy.
133. Mc Lean E. C. — Cellular régénération in Rhizosole-
nia setigera Brightwéll (Ann. of Bot., 40, pp. 505, 3 fig., 1926).
134. Mann A. — Marine diatoms of the Philippine Islands.
(Bull. U. S. Nat. Mus., 100 (vol. 6, pt. 1) 182 p., 38 pl., 1925).
135. Pavillard J. — Observations sur les Diatomées. 4 e série
(Bull. Soc. bot. Fr., 71, pp. 1082-1090, 3 fig., 1924).
— 308 —
136. Payne F. W. — Notes on Diatoms. Nr. 3. ( Joum. of
Bot., 63, pp. 256-262, 26 %., 1925).
137. Schmidt A. — Atlas der Diatomaceenkunde. 2 e aufl.
fortgeführt von F. Hustedt Heft 88-89, Leipzig 1924, 8 pi.,
avec texte explicatif.
138. Schmidt O. — Die Kieselalgen der preussischen Ober-
lausitz ( Abhandl. Naturf. Ges. Gorlitz, 29, H. 2, pp. 81-125,
20 pl., 1925).
139. Schulz P. — Die Kieselalgen der Danziger Bucht mit
Einschluss derjenigen ausglazialen und postglazialen Sedimen-
ten (Bot. Arch., 13, pp. 149-327, 170 fig., 1 carte, 1926).
PHÉOPHYCÈES
140. Angst L. — The gametophyte of Soranthera ulvoidea.
(Publ. Puget Sound Biol. Sta. 5, pp. 159-164, 1926).
The technic of culture is given in detail. The plant has an ectocarpoid
gametophyte. Gametangia are produced in 3 week s. maturing in 24 hours
from flrst appearance and shedding within another 24 hours. Slides were
allowed to gradually dry under the microscope : when the drying had
begun to affect the filaments they were flooded with fresli cool sea water,
and the libération of gametes from the mature gametangia at once begun.
The gametes are of 3 sizes, and the small t c f ) and medium sized ones
both are able to fuse with the large (Q) ones. The gametophyte is quite
similar to E. chant ransioidcs. — Wm. Randolph Taylor.
141. Bellon Uriarte L. — Notas sobre una Saccorhiza bul-
bosa (Huds.) La Pyl. de Melilla (Mediterraneo occidental)
(Nuova Notarisia, Fasc. commemor., pp. 217-221, 1925).
L’A. indique la distribution du Saccorhiza, dans l’Atlantique, de Nor¬
vège au golfe de Guinée ; dans la Méditerranée, à Chio, Messine, Porto-
Fino, Gênes, Ganzirri. Dans la Méditerranée occidentale O. De Buen l'a
signalé entre le cap Très Forças et les îles Chafarines ; mais Sauvageau
estime que la limite orientale de l’espèce est la pointe de Tarifa. L’A.
décrit un échantillon dragué aux Farallones par 19 m. ; il cite 3 exem¬
plaires recueillis par P. Dangeard à l’île Alboran et conclut que le Sac-
Source : MNHN. Paris
— 309 —
corhiza vit normalement dans ces régions où son cycle est comparable à
celui qu’il offre dans l’Atlantique. — G. Hamel.
142. Boergesen F. — Marine Algae from the Canary Islands
especially from Teneriffe and Gran Canaria, 11. Phaeophyceae
(Det Kgl. Danske Videnskabemes Selskab., 6. 2, 112 p., 37 fig.,
Copenhague, 1926).
L’A. cite 55 espèces dont 22 se retrouvent aux Antilles (West Indies).
Parmi ces espèces se trouvent particulièrement les Ectocarpus Rallsiac et
Uct. rhodochortonoides ; Sporoclmus Iiolleanus. Aglaozonia canariensis,
Zonaria lobata, Sargassum Desfontainesii et Padina Vickersiae. Chaque
espèce est longuement décrite et accompagnée de nombreux dessins notam¬
ment les Ectocarpus dont 12 espèces sont étudiées. — G. Hamel.
143. Delf E. M. and Lewyn M. (née Michell M.) Reproduc¬
tion in Macrocystis pyrifera Ag. ( Annals of Bot., Vol, XL, N"
CLVIII, April 1926, pp. 503-506, 2 fig.).
Cette Algue croit au Cap, à la limite de la basse mer, protégée par une
ceinture à'Ecklonia buccinalis. Après avoir décrit les sores, les A. relatent
l'nbservation des zoospores qui semblent être de deux tailles différentes,
puis les germinations donnant des filaments de deux dimensions (probable¬
ment les gamétopliytes mâles et femelles) ; enfin les jeunes sporophytes
sont décrits. En décembre les gamétopliytes ont apparu en 17 jours ; en
avril, 7 semaines ont été nécessaires et les sporophytes ne se sont montrés
que 5 mois plus tard. — G. Hamel.
144. Killian et Wemer. — Leathesia et Colpomenia ont-ils
un développement convergent (Rev. gén. Bot., 38, pp. 86-94,
1926).
145. Kniep H. — Uber Fucus-Bastarde (Flora, Goebel-
festschr., 18-19, pp. 331-338, 1925).
146. Lepik M. — Der Blasetang (Fucus vesiculosus L.)
und seine wirtschaftliche Bedeutung fur Eisti (Mitt. Phytopa-
thol. Versuchsstat. Tartu, I, N. 4, 10 p., 3 fig., 1926), [en
esthonien, rés. allem.].
147. Myers Margaret Esther. — Contributions towards a
Source : MNHN, Paris
knowledge of the life history of the Melanophyceae (Univ. Cali¬
fornia, Publ. Bot., 3, pp. 109-123, 1925).
148. Okamura K. and Uyeda S. — On Laminaria angustata
Kjellm. and L. longissima Miyabe ( Journ. of lmp. Fisherù
Institute, 21, 2, pp. 20-25, Tokyo, 1925, 1 pl.).
Après avoir reproduit les deux diagnoses originales, les A. montrent
que les caractères invoqués par Miyabe pour créer sa nouvelle espèt •
(disposition des sores, des canaux mucifères, distribution géographique)
ne sont pas constants et iis en concluent qu’ii n’y a qu’une seule espèce,
L. angustata. qui, dans le Nord-Est, est mieux développée avec une fronde
plus allongée, des canaux plus importants et des sores plus grands que
dans les plantes du Sud-Ouest. — G. IJamcl.
149. Sauvageau C. — Sur un nouveau type d’alternance de
générations chez les Algues brunes : les Sporochnales (C. A.
Acad. Sc. } 182, pp. 361-364, Paris, 1926).
Sauvageau C. — Sur l’alternance des générations chez i
Carpomitra Cabrerae Kiitz. (Bull. Station Biol. d’Arcachon.
T. 23, pp. 141-192, 17 fig., Bordeaux, 1926).
Après un historique de la plante, l’A. étudie le thalle et les sporanges
uniloculaires (les seuls connus) qui forment des sores vers l’extrémité des
branches. Les zoospores donnent en germant un filament monosiphon !<■
dont chaque cellule contient un seul ehromatophore. Ces filaments sont des
prothalles monoïques qui portent des anthéridies coniques, isolées ou
groupées et des oogones, cellules renflées, terminales, à ehromatophore
pulvérisé en petits disques comme ceux du Carpomitra. Il n’y a pas déhis¬
cence de l'oosphère, ni ouverture pour permettre la fécondation. Il existe
une apogamie constante. L’oogone, par cloisonnement transversal fournit
un proembryon monosiphonié dressé. Lorsque ce dernier a atteint une
certaine longueur, une de ses cellules se différencie en méristème : la
partie située au-dessous de cette cellule, appelée pédicelle, sert de support ;
la partie supérieure sera le premier fil coloré du Carpomitra. Par son
bourgeonnement vers le haut, cette cellule de méristème produit de nou¬
veaux fils colorés : en outre, elle se cloisonne de manière à former une
assise d’une seule épaisseur. Il y a aussi bourgeonnement vers le bas de
.fils descendants dont la soudure en pseudoparenchyme est l'origine du
thalle du futur Carpomitra. Le développement du thalle est longuement
décrit.
Le pédicelle persiste longtemps, alors que la jeune plante l’enfouit
— 311 —
parmi ses rhizoides. Il se présente comme un organe atavique sans réelle
utilité actuelle et l’A. le compare à la colonnette qui précède la formation
du jeune Aglaozonia.
Le Carpomitra présente donc une alternance des générations sexuée et
asexuée. Le prothalle est le gamétophyte et le sporophyte est constitué par
la succession de deux individus dissemblables dont le second est le Carpo¬
mitra ; ou, si l'on préfère, un individu, privé d’organes reproducteurs, le
proembryon, s’intercale entre le gamétophyte et le sporophyte vrai.
L’A. propose l’ordre nouveau des Sjporochnales pour les Algues qui com¬
posent la famille des Sporochnacées et se comportent vraisemblablement
toutes comme le Carpomitra. — O. Hamel.
150. Sauvageau C. — Sur le développement du Colpomenia
sinuosa Derb. et Sol. (C. R. Acad. Sc., 183, pp. 833-885, Paris,
1926).
Les embryospores germent sans copulation préalable et donnent un
filament simple ou ramifié, pilifère ou non, composé de cellules allongées.
Ces filaments se comportent différemment suivant qu’ils sont isolés ou en¬
tassés par l’accumulation des embryospores, avec tous les termes de pas¬
sage. Les filaments isolés se renflent, certaines cellules se divisent dans
des directions quelconques et donnent finalement un glomérule, le futur
Colpomenia. Plusieurs glomérules voisins peuvent se souder et constituer
un seul Colpomenia, Ces filaments ont le caractère d’un protonéma.
Dans les protonémas d’embryospores entassées les cellules émettent un
prolongement dressé se cloisonnant transversalement. Souvent à l’extré¬
mité distale une cellule courte et renflée se cloisonne et donne un petit
domérule. Parfois une de ces cellules développe un sporange pluriloculaire
ou un groupe de sporanges pluriloculaires.
Le protonéma du Colpomenia rappelle ceux figurés par Kuckuck dans
les Plujlliti/i et Scytosiphon ; il ne se ramifie pas en stroma comme dans
le Caepidium. — G. Hamel.
151. Setchell E. A. and Gardner N. — The marine Algae of
the Pacific coast of North America. Part 111, Melanophyceae
(Univ. California Publ. Bot.. 8, 3, pp. 383-898, 73 pi-, 1925).
Cet important ouvrage, traite des Algues brunes, qui sont divisées
en trois séries : Plieosporcae. Aplonosporeae. Cyclosporeae. Les Plieospo-
rêes comprennent 6 ordres : Sphacclariales. Ectocarpales. Desmarestialcs
nov. ord.. Chordariales ord. nov., Dictyosiphonales ord. nov., et Lamina-
riales. La série des Aplanosporées contient 2 ordres : Dictyotales et Tilop-
>■ ridules (ce dernier ordre non représenté sur les côtes pacifiques) ; les
Cyclosporées. le seul ordre des Focales. C’est le premier ouvrage général
•lui paraisse sur les côtes pacifiques de l’Amérique du Nord et il rendra
les plus grands services aux Algologues. — G. Hamel.
Source : MNHN, Paris
— 312 —
152. Sjostedt G. — Ein neues Sargassum von der Osterinsel
(in C. Skottsberg, The natural history of Juan Fernandez and
Easter Island, vol. II, Botany part 3, pp. 311-314, 1924).
163. De Toni G. B. — Frammenti algologici XI. Il genere
Virginia di J. E. Areschoug ( Nuova Notarisia, ser. 36, 1925,
pp. 177-181, Tab. I).
L’A. signale une note d’Areschoug qui a été complètement oubliée par
les bibliographes, où est décrit un genre nouveau, Virginia. Le V. Palinu
Maris décrit en 1853 est synonyme de Postelsia palmaeformis Rupr. doni
la diagnose a été publiée en 1852. La description originale d’Areschoug ei
la planche qui l’accompagnait sont reproduites. — G. Hamel.
154. Yamada Y. — Studien über die Meeresalgen von de
Insel Formosa — 2. Phaeophyceae (Bot. Magazine, 39, n" 465,
pp. 239-254, 6 fig., Tokyo, 1925).
L’A. décrit 30 Phéophycées, dont 4 espèces sont nouvelles :
Turbinabia filamentosa sp. nov. — Planta gracilis, caule simplici .
vesiculorum petiolo teretiusculo granduloso, apice inflato ; lamina margine
acute dentata vel obsoleta, receptaculis ftlamentosis elongatis in axillam
foliorum corymbose dispositis.
Zonaria coriacea sp. nov. — Frons coriacea substipitata erectiuscula,
a basi paginae sursum usque in medium stuposa, palmatim divisa, lacini
irregulariter palmato-multifidis margine irrégularité!- incisis vel undulal i,
lacinulis flabellatis margine integris vel subfissis, soris ignotis.
Padina minor sp. nov. Frons membranacea, fusco-flavescens, pruii
leviter obducta, profunde pluriesque fissa, segmentis terminalibus flabella¬
tis subflssis, alte stuposa, duobus cellularum stratis composita. Sori tetras-
porangiorum non inducitati, latere superiore serierum pilorum juxta eas
concentrice distributi sunt.
DIctyota dilatata sp. nov. — Frons membranacea, breve stipite spai.se
stuposo stolonibus fllitormibus radicante suffulta, dichotomo-pinnatiflda,
segmentis deorsum subeuneatim attenuatis, sursum dilatatis, apice obtu-
sissimis depressis. Cellulae fertiles per totam aream interiorem densius
Spâfsâe.
RHODOPHYCÈES
155. Battelli Anita. — Intorno alcuni casi di divisione anor-
ffiàle nei tetrasporangi delle Polysiphonia. (Nuova Notarisia.
Fasc. commemor., pp. 139-140, 1925).
Source : MNHN, Paris
156. Budde H. — Erster Beitrag zur Entwicklungsges-
chichte von Hildenbrandia rivularis (Liebmann) Bréb. (Ber.
Deutsch. Bot. Ges., 44, pp. 280-289, 15 fig., 1926).
157. Budde H. — Zweiter Beitrag zur Entwicklung von
Hildenbrandia rivularis (Liebmann) Bréb. (Ber. Deutsch. Bot.
Ges., 44. pp. 367-372, 7 fig., 1926).
158. Chemin E. — Sur le développement des spores d’une
Floridée endophyte, Colaconema Bonnemaisoniae Batt. (C. R.
Acad. Sc., 182, pp. 1561-1563, 3 fig., Paris, 1926).
Cette espèce forme des filaments longs, ondulés, rampant dans la mem¬
brane externe du Bonnemaisoniu asparagoides. Cellules de 3-5 g de diamè¬
tre, 5-10 fois plus longues que larges. Chromatophores en larges plaques
pariétales. Monosporanges d’environ 10 g ; généralement groupés. En ger¬
mant, la spore donne un filament rampant et se vide de son contenu.
G. Hamel.
159. Chemin E. — Sur une Floridée endophyte Colaconema
reticulatum Batt. (C. R. Acad. Sc., 182, pp. 982-984, 5 fig.,
Paris, 1926).
Cette espèce vit dans la membrane externe du Desmarestia Dvdresnayi.
Filaments rougeâtres à cellules de 5-6 g de diamètre et un peu plus longs
,,ue larges. Chromatophores en plaques pariétales. Sporanges se formant
par division d’une cellule végétative-et modification de la partie périphé¬
rique. Les spores ne germent pas sur le verre : sur Desmarcstut. un pro¬
longement pénètre à l’intérieur de l’hôte et la spore se vide. - G, Hamel.
160. Chemin E. — Une nouvelle espèce de Colaconema sur
Asparagopsis hamifera Okam. (C. R. Acad. Sc.. 183, pp. 900-
902, 4 fig., Paris, 1926).
Colaconema Asfahaoopsidib nov. sp. - Filaments rouges inclus dans
la membrane externe A’Asparagopsis hamifera. Articles de 6-8 g de diame-
Irc. 3 à 4 fois plus longs g. •• larges, bourgeonnant latéralement. Monospo¬
ranges terminaux, isolés, de 12 g de diamètre arec parfois une cellule en
coupe à la base. Germination suivant le type filamenteux de Kylin.
Hab. Côte nord du Finistère, Cherbourg, côte de Cornouailles (Angle¬
terre).
Les érythroplastes forment de larges plaques pariétales. Les spores
se détacheraient avec leur membrane comme dans le Monospora. Se distin-
gue du C. Bonnemaisoniac par filaments plus larges, articles plus courts,
bourgeonnement latéral plus fréquent, monosporanges plus gros, terminaux
et jamais groupés. — G. Hamel.
161. Chemin E. — Sur le développement des spores dans le
genre Scinaia et sur la nécessité d’une espèce nouvelle : Scinaia
turgida (Bull. Soc. bot. France, 73, pp. 93-102, 5 fig., Paris,
1926).
Scinaia tuegioa nov. sp. — (= Sc. furcellata var. subcostata J. Ag.)
— Port de Scinaia furcellata. Teinte rouge clair. Rameaux de 3 A 4 mm. de
diamètre ; rameau principal s’atténuant fortement vers le bas, et se termi¬
nant par un léger dAsqne. Cordon axial plus ou moins visible sur les spéci-
mens séchés. Conslrictions plus ou moisis nombreuses, assez souvent absou¬
tes. Dichotomies espacées ; angles de dichotomie très aigus. Cystacarpes
disséminés, assez gros (170 n de diam. moyen) ; filaments sporofjèncs
issus d’un placenta basilaire ; carpostomes prolongés en bec ; spores de
10 ri 12 n de diamètre. Développement des spores suivant le type « disque
adhésif ». Espèce draguée ou rejetée, ne découvrant pas à basse mer. (Baie
de Morlaix, Belle-Ile, Quiberon, Saint-Sébastien) 1 .
Le Sc. furcellata, au contraire, a une teinte rouge terne, des rameaux
de 1 mm., le rameau principal à peine atténué vers le bas et un disque
légèrement élargi. Les dichotomies sont assez rapprochées et les angles assez
ouverts. Cystocarpes nombreux, d’un diamètre moyen de 120 Carpostonie
non prolongé en bec. Spores de 3 n en moyenne. Développement des spores
suivant le type filamenteux. Espèce de la zone inférieure découvrant aux
grandes marées. — G. Hamel.
162. Dangeard P. — Sur le'Nitophyllum reptans Cm (Bull.
Soc. bot. Fr., 73, pp. 19-22, Paris, 1926).
L’A. a recueilli à Groix et à Quiberon, un Nitophyllum fixé par de nom¬
breux crampons de sa face inférieure correspondant au N. reptans Crn. Il
décrit la forme du thalle, son anatomie, le fonctionnement des initiales
et les fructifications ; il conclut que les caractères permettant de le distin¬
guer du N. laceratum ne sont pas très accusés et propose d’en faire une
simple variété de cette dernière espèce plutôt que de le classer dans un
genre spécial comme l’a fait Kylin ( Acrosorium reptans KylinJ. — O.
Hamel.
163. Knox E. — Some steps in the development of Por-
phyra naiadum. (Publ. Puget Sound Biol. S ta., 5, pp. 125-126,
1926).
Small plates are formée! in the edges of eal grass by successive divi-
Source : MNHN, Palis
— 315 —
sions of the spore in one plane ; this later becomes several cells thick and
is surrounded by jelly. From a ridge across the cushion the blad arises. —
Win- Randolph Taylor.
164. Phillips R. W. — On the form of protoplast in cells
of the genus Ceramium and those of Dasya coccinea ( The New
Phytol., 25, pp. 277-293, 12 fig., 1926).
165. Phillips R. W. — On the origin of the cystocarp in the
Genus Gracilaria (Ann. of Bot., 39, pp. 787-803, 18 fig., 1925).
L’A. a étudié trois espèces : G. mnltipartita, G. confervoides et G. com¬
pressa. Dans ces trois espèces le carpogone est formé par une large cellule
ovoïde, surmontée d’une papille représentant le trichogyne comme dans
les Porphyra. Après la fécondation il est recouvert par une prolifération
des tissus et une sorte de tubercule se forme. Puis le carpogone emet des
pseudopodes et absorbe les cellules voisines ; il ne semble pas y avoir de
cellule auxiliaire. Il en résulte une grande masse de fusion qui émet les
filaments sporogènes. tandis que le tubercule se creuse. Le fruit est cons¬
titué par une masse de spores entourée par un péricarpe ; il s’ouvre à
l'extérieur par un pore. L’A. indique une parenté possible avec les Ban-
giacées, à cause de la forme du trichogyne et de l’absence de cellule auxi¬
liaire. — G. Hamel.
166. Gardner N. L. — New Rhodophyceae from the Pacific
coast of North America, i, ii. (University of California Publ.
Bot, 13, pp. 205-226, 235-272, PI. 15-21, 24-35, 1926-1927).
These notes include tlie following neuf plants : Helmi.nthoba stricta
h. sp., Fronds very decidcly lubricom, 1-2,5 cm. Mgh. np to 1 mm. diam.,
irregvlarly branching ; medullary filaments 8-12 M diam., cross watts ma-
derutely frequent ; cortical filaments dichotomously to irregularly bran-
rhed, many remaining unbranched : ultimate branches 7-10 cells long ;
relis of cortical filaments r.arrowly fusiform ; lower cell of the fertilizeA
rarpogonium giving rise usnally to involucral filaments as well as do the
cells of the carpogenic branch. La Jollu Cal., relatcd to H. Saundersn.
Hei-minthoba Saundebsii n. sp., Fronds diminutice. soft and hibncous,
2-3 cm high 0 5-1 mm. diam . branching moderately frequent, with branches
mostly of the first order. Ht in part the second order. ail branches appro-
rimatcly of the same dia noter ; medullary filaments denscly crowdcd,
12-16 y diam., with cross-w ills ineonspicnous and far apart ; cortica ft a-
ment s 4-5 finies dichotomously branched, looscly lield togetha. cells
liablc in size, mostly fusiform and the terminal ones vsuatty smallest ;
(intheridia in spherical clusters on émail branches arising fiom the er
minai cells ; carpogonia on 3 -celled carpogonial bi anches arising neat
Source : MNHN, Paris
— 31(1
base ol the cortical filaments and giving rise to involucral branches sur-
rounding the cystocarp ; louier cell of the fertilized carpogonium remaining
naked ; gonimoblasts arising front the upper cell of the fertilized carpo¬
gonium, very densely crowded. Montcrey, Cal.
Helminthocladia gkacilis n. sp. — Frond attaclied by a small disk,
about 18 cm. high, With 1 main central axis and several prominent latéral
axes, both main and latéral axes giving rise to numerous shorter branches
and lhese in tvrn clothed with short (2-5- mm. long.) ultimate, divaricatc
ramuli ; central axis about 2 mm. in diam. at the base, each succeeding
order of branches reduced in size ; central filaments densely crowded to-
gether, occasionally branched, 9-14 p in diameter, about 100 p long ; cor¬
tical filaments 3-5 times dichotomously branched; cells narrowly pyriform;
anthefidia in dense clusters on the terminal cells of the cortical filaments,
1-2 p in diameter ; carpogonia on 3 -celled carpogonial branches near the
base of the cortical filaments ; gonimoblasts densely congested. Sanlu Bar¬
bara Cal.
Mykiogkamma pulchra s. sp. — Fronds sessile, attuched by a small
disk, more or less cordate at the base and broadly expanded, deeply lobed
and with broad folds ; mostly moiwstromatic but with 2 to several loyers
of similar cells at the base, wholly devoid of macroscopie or microscopie
veins ; color deep rosepink, irridescent when wet ; margins relative!!/
smooth, somewhat sinuous, not denticulatc ; reproduction unknown. Puget
Sound, Wash.
Erythroglossum divaricatum Setchell et Gardner n, sp. — Fronds
1,5-2,5 cm. high, up to 0,5 mm. wide, approximalely of the same width
throughout except at the very shurply atténuaied upices, witli smooth mar¬
gins and divaricate branching, monostromatic at the margins and apical
parts, composcd of two or more loyers of cells in the middle and older
parts ; midrib and latéral veins absent. ; surface cells 16-20 p in diameter ;
apical cell narrow and longer than broad, tetrasporangia and procarps
unknown. Pacific Grave Cal.
Erythroglossum delicatulum n. sp. — Fronds from 1-2 cm. (up to
10 cm.) high, 1-2 mm. wide in the older parts, reduced grad.ually at each
order of branches, the terminal or ultimate ramuli 100-200 p diam., and
becoming very gradually atténuât ed to a long, sharp apex, branches of the
largest plants from 7-10 orders, irregnlarly alternate or in part secund :
margins smooth ; younger parts and margins of the thallus monostromatic.
the older parts varying from 2 to 6 loyers of large cells especially in the
oldest stipitate portion ; midrib and latéral veins absent ; surface cells
22-28 p in diam. ; apical cell ronnded, broader than long ; cystocarps relu-
tively large, occupying the width of the frond ; tetrasporangia in small
sori extending nearly to the margin of the frond. San Pedro. California.
Membranoptera multiramosa n. sp. - Fronds 3-5 cm. high. 2,5-4 mm.
wide, profuscly and alternately branched exclusively from the margin ;
al times much crisped along the margin und the tetrasporic plant bullate :
color purplish on drying ; midrib moderately conspicuous, decidedly so
Source : MNHN, Paris
below, merging into a distinct stipe ; side veine numéro us, in part compo¬
sai oJ several filaments and in part monosiphonous, microscopie, irregu-
larly branehed on the lower side, extending in prominent <.< tlieeth » ;
cystocarps crowned with a. fimbriate outgrowth around the ostiole ; tétras-
porangia in narrow belle along and- close to the midrib, extending outward
along the veins. Moos Beach, Cal.
Membbanoptera Weeksiae Setchell et Gardner n. sp. — Fronds 4-8 cm.
high, 0,5-1,5 mm. wide, profusely branehed, branches of the 4-6 orders,
ail from the margin arising at about 45° angle ; midrib relatively large and
complétions, becoming deddedly stipitate at the buse, latéral veins indis¬
tinct or at Urnes absent ; margins smooth, entire ; cells of the central
part of the midrib about twice us long as broad, relatively large ; fruit
typical of the genus. Pacific Grove Cal.
Membranoptera Setchelli i n. sp. — Fronds about 5 cm. high, 2,5-3,5
mm. wide, in the older parts, gradually diminishïng to tlic attenuate apices,
with locll delimited midrib and monostromutic alae wearing aivay to the
distinct midrib which becomes the stipe ; latéral veins opposite, indefinite,
composed of a single row of cells, at limes branehed from above and below,
many not reaching the margin ; reproduction unknoton ; margins smooth ;
cells of the alae very unequal in size, angnlar. and irregularly placed in
the main body of the frond. Morzyhovey Bay, Alaska.
Memhranoptgha dimorpha n. sp. — Fronds 8-14 cm, (up to 25 cm.)
high, 5-8 mm, wide, with denticulate margins ; main branches arising from
the margin in the apical portion, relatively fcw ; secondary branches ari¬
sing from the midrib, relatively abundanl, narrowly lanceolate ; midrib
prominent, latéral veins in part a single sériés of cells and in part several
sériés of cells, the latter espccially so in the tetrasporic plants, opposite,
extending to the margin, giving off numerous, more or less irregular, micros¬
copie branehed veins of a single sériés of cells ; margins denticulate ;
antheridial and tetrasporic sori along both sides of the midrib and enten-
ding nearly to the margin of the frond along the larger paired veins on
both the main branches and on the branches or proliférations from the
midrib ; cystocarps fairly abundant on both kinds of branches, crowned
with a fimbriate prolongation around the ostiole. N euh Bay, Washington.
(= Pteridium serratum (P. et R.) De Toni.
Hei.minthocladia Cat.vauosii (Lamour.) Setchell et Bardner n. comb.,
for Dumontia Calvadosii Lamour.
In the second part of this group there are the following :
Bangia Maxi ma n. sp. — Fronds attached by a basal disk at first,
la ter, in addition by intramatricaV rhizoids springing from 50 to 70 cells,
cylindrical und solid in the juvénile State, becoming irregularly clavate
and hollow in the terminal mature parts, 15-20 cm., up to 35 cm. high,
60-70 ^ up to 100 /i diam., in the monosiphonous basal part, up to 6 mm.
diam at the apices ; cells purple in color, 3-5 limes shorter than their dia-
meter in the monosiphonous parts, with thin, opalescent cell walls in the.
older parts, the outer walls common to ail of the cells 15-25 n thick ;
— 318
untheridial membrane surrounilinij tlie cavity up to 100 ^ thick ; anthe-
ridial groups complex and very variable in a h apc and size, narrower or
Wider and cylindrical or conical, tapering toward the interior. Bolinas
Bay, California. Related to B. vermicularis Harv.
Bangia tendis n. comb. — Filaments frec-flouting, 4-8 mm. long, 16-20 ^
diam., cylindrical, célis mostly quadrate, in part slightly longer or shorter,
more or less spherical in the apical aider parts ; reproduction unknoum.
Eeythbocladia Kyi.inii n. sp. — Filaments monosiphonous bcloxo, com-
posed of 2 or more sériés of cells above, 1-2 mm. liigh, 25-35 /, diam., atta¬
cha d by short rhizoidal filaments from the basal cett : cells 0,5-1 limes as
long as the diameter, chromatophore band-shaped. Friday Harbor, Wash.
Ebythbotbichia pobphykoides n. sp. — Fronds attached by a more or
less expanded basal cell, or in âge with a few short rhizoidal filaments,
up to 2 mm. high, remaining monosiphonous until attaining a large portion
of its length, then becoming ribbon-like by longitudinal as well as horizon¬
tal divisions of the cells. The meristematic régions are numerous in the
frond, producing a very irregular outline. In places they are 6-8 cells wide
while nearly parts remain monosiphonous, at length attaining a width
of 12-16 cells or over to 100 ^ ; cells quadrate, with rounded angles ; chro-
matophores band-shaped, San Francisco, Cal.
Ebythbotbichia püi.vinata n. sp. — Erect fronds arisvng from a small,
at first flattened, later almost spherical enshion-shaped base : monosipho¬
nous when young and throughout life in lower parts, soon becoming poly-
siphonous above by longitudinal division of the cells, remaining band-sha-
ped and gradually increasing in width up to 8 cells toward the apiccs, but
remaining 1 cell thick ; basal loyer, or cushion, starts from a single cell
and by diinsions soon establishes rudiating. crecping filaments, finally com-
pletely coaleseing ; later the cells in the c en ter of the cushion begin to
elongate perpendicular to the surface and divide several times radially.
building up a more or less spherical cushion with a single layer of peri-
pheral protoplasts, the center being composed of gelatmoiis walled cells ;
cells of the erect filaments mostly quadrate, but at times slightly longer or
shorter than the diameter. arranged fairly regularly in longitudinal and
cross rows ; diameter of filaments below, 15-18 n, the outer flattened por¬
tion up to 60 n wide ; chromatophore band shaped, unbroken when young.
Carmel Bay, Cal.
Ebythbotbichia Paeksii n. sp. — Filaments attached by short rhi-
zoides from the basal cell, densely caespitose, pinkish-purple in mass, 8-12
cm. long, 15-18 ^ diam,, nearly uniform in diameter throughout the entier
length ; cells quadrate to slightly shorter ; ehromatophores bandshaped.
Humboldt Bay. Cal.
Ebythbotrichia Paeksii var. minor n. var. — Fronds attached by
irregular rhizoids from the basal cell, 4-8 mm. high, 16-20 n diam., varying
but little in diameter throughout the entire length, pink in color ; monos¬
pores and female gametes in the sarne filaments. Neah Bay. Wash.
Ebythbotbichia tetbasebiata n. sp. — Fronds attached by the basal
Source : MNHN, Paris
— 319 —
cell alone or in addition by short rhisoids from the basal cell, 0,5-1,5 cm.
long, monosiphonous for sonie time, becoming quadrasiphonous evenlually
in the outer portion b y two successive longitudinal divisions ; monosvpho-
nous portion 18-25 y. diam., mature fruiting ends 38-44 y diam., cells qua-
drate to slightly broadcr than the diameter, a feic cells at base 2-4 fîmes as
long as broad ; chromatophores ban&shaped, entire or at time split leng-
tkwise. San Pedro, Cal.
Cbyptopleura corallinarum (Nott) n. comb. = Acrosorium couallina-
bum (Nott) Kylin.
CRYPTOPr.Eu ra spathuxata n. sp. — Fronds flabellate. repcatcdly and
subdichotomously branched, 14-20 cm. higli, 1-1,5 cm. i vide, thiii and payer y ;
the segments cuneate below, terminal segments broader and rounder, mo-
nostromatic above, composed of 3 loyers of cells for the most part below ;
macroscopie veins absent or only very indistinct below ; microscopie veins
throughout the fronds ; tetrasporangia borne in sori on distinct, stipitate,
marginal proliférations ; procarps and antheridia unhnown, color rose
pink. San Pedro Cal.
Cryptopi.eura brévis n. sp. — Fronds with flattened. creeping, basal
attachments, 7-10 cm. high, 8-15 mm. wide, flabellate, subdichotomously
branched ; segments linear or in part somewhat wider and rounded above,
more or less strict but usuully with rounded angles ; macroscopie veins
very distinct below, repeatedly forking and anastomosing, finally vanishing
into microscopie veinlets above ; tetrasporangia in sori on sessile, marginal
outgroicth extending around the apices of the segments ; cystocarps on
similar spécial outgrowths or on the main body of the segments ; anthe¬
ridia on very mush crenulatcd margins ; color, dark purplish-violet. Moss
Beack, Cal.
Cryptopijsitra dichotoma n. sp. — Fronds diminutive, 2-2,5 cm. high,
about 1 mm. wide, regularly and■ dichotomowsly branched, the distance
between the forkmgs usually equal to the width of the segments, with
widely divaricate segments and bliint apices ; ecostate ; macroscopie veins
absent ; microscopie veins sparse but distinct, at times extending to the
margin of the growing point : segments with smootli, entire margins ;
reproduction unknow ; color, light pink. San Pedor, Cal.
Hymenena Kyi.inii n. sp. — Fronds erect and rigid, 8-10 cm., («p to
20 cm.) high, 5-8 mm. wide, dichotomously or subdichotomously and spar-
sety branched, with linear segments, blunt apices, and smooth margins,
usually much contorted, and the antheridial plants more or less crisped,
uttached by flattened, branched outgrowths at the. base, short-stipitate ;
midrib becoming the stipe below, branching into the segments above and
vanishing before reaching the apices ; microscopie veinlets absent or rare ;
cystocarps distributed over the segments without order, antheridia confined
more generally in irregular sori near the apices and along the margins ;
tetrasporangia arranged in narrow, longitudinal or in part flabellar anas-
tomising sori, Lands End, San Francisco Cal.
Hymenena cuneata n. sp. — Fronds 7-10 cm. high, palmately divided
Source : MNHN, Paris
— 320 —
into few to many more or less linear lobes rounded <it the apices, extending
nearly to the center and there forming a decldedly cuneate base ; or al
Urnes the ultimate lobes unité below. forming primary lobes front the short
cuneate base : midrib very indistinct at the base, soon completely vanis-
hing upward ; macroscopie veins absent, microscopie veinlets very sparsc
and indistinct ; cystocarps rclatively sparsc, scattered over the upper huit
of the fronds ; carposporcs single on the ends o) the gonimoblastic fila¬
ments ; tetrasporangia collectai into very numerous, small, rounded son
or in part slightly elongatcd in the longitudinal direction of the frotté ami
covering nearly the i whole of both of Us surfaces ; antheridia unknown ,
color, dark red. Bering lslund.
Hymenena Fryeana (Han.) n. comb., = Nitophylliim Fryeamm
Harvey.
Hymenena Setcheu.ii nom. nov., = Nitophyllum Fryeamm Farlow,
non Hai'vey.
Gymnogongrus pi.atyphyu.ub n. sp. — Fronds 18-25 cm. high, 4-6
mm. wide, distinctly flattened, with rounded margins, repcatedly and dichu-
tomously branched, attachai by a strong parenchymatous disk, at tinu s
several fronds arising front a eommon, apparehtly confluent, disk of >
dark purplish red color ; interior composed or large, rounded cells, color-
less, 50-75 n in diam. in cross section, about 2 times as long as the cross
diameter, becoming smuller toward the surface of tlie frond and final!y
becoming spherical and givïng rise to anticlinal rows (3-4 cells) of short-
cylindrical. assimila Un y cells ; reproduction unknoun. Central to Loin
California. — Wm. Randolph Taylor.
167. Gardner N. L. — New species of Gelidium on the Pa¬
cific coast of North America. ( Univ. California Publ. Bot., 13,
(14), pp. 273-318, PI. 36-54, 1927).
This is simply a séries of descriptions of new species and varieties us
foliote :
Gelidium pyramidale n. sp. — Fronds 10-16 (to 22) cm. high, complu-
note, about 1 mm. wide. main fronds tapering in width only very gradually:
branching alternate or opposite, distichous. of 3 orders, the ultimate and
subultiniatc ramuli linear, very blunt ; ail branches constricted suddenUi
at their bases to about J their width above ; surface cells as seèn in sur¬
face view lenticular in fonn, arrangeât more or less in rows extending
lengthwise of the fronds, abont twice as long as broad ; color dark red :
cystocarps unknown ; tetrasporangia in distinct sori in the older secondary
branches and the ultimate ramuli. La Jolla, Cal.
Gelidium îtodifrons n. sp. — Fronds 16-24 (to 40) cm. high, 300-500 p.
in diameter, broadly oval in cross section, repeatedly branched, the different
orders of branches varying only slightly in diameter ; branches alternate,
subdistichous, irregularly placed for the most part but relatively straigM,
smooth, almost devoii of branches in the older parts ; surface cells irre-
Source : MNHN, Paris
gularly plaçai. 3,5-4 y diameter. equidiamctric : cortical ttells much lanje.r ;
rhizoidal filaments «blindant, mostly in the cortex but sparsely scattered
through the medulla ; cystocarps spursc. single, on short simple ultimate
ramuli ; antheridia. unlcnoicn : tetrasporangia on short, more or less bran-
ched, ultimate fructiferous raniuli. extending to the usually cordate apices ;
color pink. Enscnada. Lower California.
Gelidium purpuraspens n. sp. — Fronds 12-20 cm. high, up to
1 mm. in diani.: stipr and branches cmnplnnute. broadly rlliptieal in cross
section ; branches beymning near the base, producing mimerons long pri¬
mant segments, 4-5 tintes pinnale, ÿoung branches geniculate and erect,
later straightening and stranding ut about 45°, branches constricted
ut the base ; color dark purplc ; cystocarps uppearvng first on
the niain fructiferous ramuli which later develop fertile latéral ramuli
belote and often bceome considerably elongated and at limes branchcd
iil the apices ; tetrasporangia forming sort on the blunt ends of the fruc-
tiferous ramuli, ivhich later produce fertile, latéral ramuli belote but are
not prolongea above ; antheridia unknow. Moss Beach, San Matéo Co.,
Cal.
GelidiuM Setcheli.ii n. sp. Fronds 25-35 cm. high, about J mm.
tlium.. sparsely branchcd. slightly flattencd at the base, eylindrical above;
branches of 3 orders for the most pari, oceasionally more ; prîmary bran¬
ches long and slender. bearing i limerons, short, secondary branches more,
or less irregularly pluced. alterna te, or in smull part opposite, and mostly
distichous ; color dark red ; branches of uniforni diameter throughout,
tapering slightly to the blunt apices and considerably at the bases ; sur¬
face cells irregularly arrangea, angular, ivitli roinided corners, 4-6 y in
diameter, slightly elongated radially in cross-section view ; 2-3 loyers of
subcortical cells spherical and of approximately the sanie sise as the cor¬
tical layer ; most of the /rond occupied by the medulla composed of cells
mcular in cross section and 24-28 y in diameter densely congested with
course granules ; rhizoidal filaments abundant in the subcortical and
outer medullary tissues ; cystocarps near the outrr end of relatively long,
■simple ramuli ; antheridia and tetrasporangia unknow. Dupberry Reef,
Marin Co.. California,
Gelidium polystiohi m n. sp. — Fronds about 20 cm. high. up to
1.5 mm. wide. with dense polystichous branchiny. eomplanate branches
<>! 4-5 orders. arranged primurily along the margins of the flattened fronds
and opposite or allernate. but approximately half of them arising without
order on eithar of the flattened sides. nor conspicuously narrowed at the
point of origin ; ramuli mostly linear and blunt : tetrasporangia borne on
th-' short, ultimate. simple raniuli. extending to the much swollen, very
bliuil and often cordate apices ; cystocarps and antheridia unknow, color
dark p ink ; cortical cells as seen in surface view arranged in fairly eons-
Pi'uous. more or less radiating rows on the flattened sides, 3,5-4,5 y diam,,
much rounded ; rhizoidal filaments arranged in the mature parts most
abundantly in the cortical and subcortical tissues, scattered in the mé¬
dit lia. White’s Point, San Pedro California.
21
Source : MNHN, Paris
— 322 —
Gelidium abborescens n. sp. — Froncis decidedly cartilaginous and
rigid, 18-25 cm. high and up lo 2 mm. diam., cylindrical to subcylindrical ;
branches vsually of 4-5 orders, with one main central axis, and with but Jew
short simple fructiferous ramuli ; color dark red ; cells as seen in surface
wiew arranged in more or less fairly definite longitudinal rows. thin wal-
led, 4-5 fi diam. in surface view, with rounded angles, approximately equi-
diametric. first loyer of cortical celle about the saine siée as the surface
cells, increasing gradually in sire touard the medulla; rhizoidal filament v
very numerous, located almost cxclusively on the border between the cor¬
tex and the medulla ; medullary cells short, cylindrical, 25-35 n in diam.,
with numerous interccllnlar spaces : cystocurps and an theridia miknmvn ,
tetrasporangia in sori on the much enlarged ends of short fructiferous
ramuli, extending to the apices. Carmel Buy, Mouterey Co., California.
Gelidium crinale var. luxuhians Collins. — Fronds fragile, 5-6,5 cm.
high, 150-200 M diam., attached by short rhizoids, almost uniform in diam.
throughout. brcadly o-val in cross-section, terminal ramuli almost cylin du¬
cal, main branches mostly of 3 orders, each order redueed slightly in size,
chiefly distichous ; branches not al ail or only slightly constricted at the
base, altemate or opposite surface cells without definite arrangent'.
6,5-8 ii diam. ; medullary cells relatively uniform in size, 14-18 n diam.,
thick walled, granular ; rhizoidal filaments colleeted mostly in the centre
of the fronds ; tetrasporangial sori mostly on slightly swollen fructiferous
ramuli but not extending to the actite apices, occasionally in the fronds
bearing the fructiferous ramuli, even at tintes in 3 orders of ramuli ; cysto-
carps scattered either in the main fronds. or toward the base in long,
tapering, ultimateramuli ; antheridia in discontinuons sori at the base and
farther out on the fructiferous ramuli ; color dark red, usually fading to
pink. Southern California.
Gelidium s in i cola n. sp. — Fronds cylindrical to subcylindrical, 4,5-6
cm. high, less thon i mm. diam., ubundantly branched, with branches of
3-4 orders, color dark purple, almost black on drying ; branchew arising
at wide angles, considerably contorted, not at ail or only slightly constric¬
ted at the - point of origin, differing orders varying but little i»
size, tapering abruptly to acute apices, subdistichous, irregularly plaçai
altemate. or in smaïl part secund ; cells in surface view very anguhir,
irregularly placed, 6-8 g diam-., elongated radially as seen in cross section :
medullary cells larger than the cortical, thick walled ; rhizoidal filaments
mostly among medullary cells, sparse. Point Cavalo, Sam■ Francisco Bay,
California.
Gelidium densum n. sp. — Fronds 15-20 cm. high, up to 1 mm. diam.,
complanatc, 1.5-3 Urnes as wide as thick, the main branches being of almost
uniform width from the base to near the apices. branches of 4-5 orders, the
ultimate and subultimate ramuli often very numerous and densely oon-
gested, altemate or opposite, distichous, mostly only very slightly cons¬
tricted at the base, blunt at the apices : tetrasporangia terminal on.simple,
longer or shorter ramuli according to position and âge, frequently 1 cm.
Source : MNHN, Paris
long ; cystocarps and antheridia tmknown ; c olor dark pink ; surface
cclls subspherical. 4-5 p. diam, in sur/ac view, arranged without spécial
order ; meditlary cells densely eongested with course granules ; rhizoidal
filaments moderately abondant, arranged mostly on the outer portion o]
the medullary tissue. San Pedro, California.
Giü.IDiuM Kam ut.iFURuM n. sp. — Fronds 25-30 cm. long, up to 1 mm.
diam., ellipsoidal in cross section ; branches of several orders, groupe
arisiiig in 4-5 zones, producing long, straight branches, the lower ones
longest, those toward the top redueed in length, ail clothcd with numerous
short, wide spreuding ramuli ; branches of ail orders distichous, alternats
or opposite ; medullary cells very variable in size, eongested with granules,
up to 45 p diam. ; tetrasporangia ou the ends of relatively long, blunt, at
limes cordate, fructiferous ramuli ; antheridia and cystocarps unknown ;
rolor dark red. San Pedro California.
Gei.ioiüm pui,C'HBI’M n. sp. — Fronds 15-20 cm, high. 300-500 p diam.,
almoSt cylindrical below. becoming gradually flattened toward the upper
parts ; branching distichous, of 5-6 orders, each order redueed in size,
alternais or opposite, with relatively ucute apices ; cystocarps mostly sin¬
gle in the center of short, acute, fructiferous ramuli ; tetrasporangia ter¬
minal on short, blunt ultimatë ramuli ; antheridia on longer ramuli guite
l'n iable in diameter in different parts ; color purplish red, usnally fading
ta Pink on drying. Laguna Beach, Orange Co., California.
Gei.idium cabtilagineum var. bobdstum n. var. — Fronds long-stipi-
t'itc, up to 7 cm, high. decidedly comprcssed tliroughout exccpt the lower
part of the stipe, up to 3 mm, diam, in the Widcst part, repealedly and dis¬
lu hously branched, with branches mostly opposite but in part alternats ;
yoiing branches standing almost at right angles to the base, geniculate
and the outer end almost parttllel with the branche from which it crises,
inter ail branches straightening and standing at about 45° angle ; fructi-
!i t ous ramuli short, blunt, and repeatedly branched ; cystocarps usually
single and below the center of the ramuli, the outer ends of which are
l'sitully branched ; tetrasporangia on the outer ends of much swollen
ramuli whith cordate apices ; color brownish to purplish red darker on
drying, readily fading to pink on exposure. Ensenada, Lower California.
{This has been reported us to 4 feet long). — Wm, Randolph Taylor.
168. Gertz O. — Scinaia furcellata (Turn.) Riv. En ny re¬
présentant for Vastkustens algflora (Bot. Notiser, 1926, p. 204,
Lund, 1926).
169. Goodwin K. M. — Observations on Batrachospermum
moniliforme. (New Phytologist, 25, pp. 51-54, London, 1926).
In nature the colour of this species varies considerably. from olive
grsen to dejep purple. In order to investigate the influence of the envi-
ronment on the development of pigment olive green plants were grown
in the laboratory in running water ; the latter was well aerated, slightly
alkaline and had a high iron content. After three weelcs the material in
diffuse light was unchanged while that which had been placed in the
shadiest place had become red. This development is in accordance witli
the theory that phycoerythrin assists assimilation in deep water by absor-
bing the blue-green light which pénétrâtes there. —- Alison Westbroolc.
170. Grubb, Violet M. — The Male Organs of the Florideae.
(Linn . Soc. Joum. Bot., 49, pp. 177-255, with 36 Text-figures,
London, 1925).
A detailed account of the antheridia of the Florideae is here given,
previous knowledge being very considerably amplified by the detailed in¬
vestigation of the development and libération of the spermatia in fifteen
species.
Male plants of Nitophyllum laceratum are described for the first time,
while the first complété accounts are given for those of Chondrus crispa ,
Lomentaria ovulis. Champia parvula, Nitophyllum Hilliac. I.aurencia obi a
sa, Polysiphonia fastigiata, Halums equisetifolius, Caïïithamnion brachia,
tum, Ceramium rubrum, and Furcellaria fastigiata.
In ail the antheridial mother-cell produces terminally a definite number
— 2 to 5 according to the species — of terminal, colourless, protoplasi:
outgrowths, whose contents are abstricted at the base to form the sperma-
tium. The mature antheridium possesses a gelatinous, three-layered waii,
surrounding a small amount of cytoplasm with a single nucléus and a con¬
trai vacuole.
The spermatium escapes by means of an apical, longitudinal split in
the antheridial wall, the latter being left behind as an empty sheath. In
some cases (e. g. Laurencia pinnatifida, Caïïithamnion brachiatum) the
escaped spermatium lias from the first a very délicate wall, this perhups
being identical with the innermost layer gf the antheridial wall. The
complété antheridium is never eut off, tbough this lias often been descriln d
(e. g. by Yamanouchi for Polysiphonia violacea).
Except in Polysiphonia spp. the antheridial mothercell produces secon-
dary antheridia, which grow up within the sheaths of the primary anthe¬
ridia, in Caïïithamnion brachiatum tertiary antheridia were observed.
These hâve not been recorded previously probably because investigators
hâve conflned their attention to material in which the walls hâve been
somewhat shrunken by fixation and déhydration.
In ail the antheridial mother-cell has a single nucléus which divides
at the base of the young antheridium ; the daughter nucléus at first is in
a resting condition but later it moves to the apex and passes into early
prophase, exhibiting a definite number of chromatin granules united by
linin threads.
A classification of the spermatial types of the Florideae is drawn up,
while in other sections are discussed the terminology of the subject, the
position of the antheridial mother-cells and of the antheridial organs as
a whole. — Alison Westbrook.
171. Kylin H. — The marine red A'gae in the vicinity of
the biological Station at Friday Harbor, Wash. (Lunds Univer-
sitets Arsskrift. N. F. Avd. 2, Bd 21, Nr 9, 87 p., 47 fig.,
Lund, 1925).
L’A. ayant fait deux séjours à la station biologique de Friday Harbor,
Wash. décrit les Floridées qu'il a récoltées (à l’exception des Corallinacées),
ajoutant 25 espèces signalées dans la région de Puget Sound, mais non
recueillies par lui. 16 espèces sont nouvelles pour la région ; 3 genres et
22 espèces sont décrits pour la première fois. La plupart des espèces sont
décrites et figurées, les genres importants accompagnés de clefs dichotomi¬
ques des espèces ; à la fin de l’ouvrage se trouve une clef de tous les
genres.
Acrochaetium pacificom nov. sp. — Frons ad frondes Desmarestiae
latissimae epiphytica : disais basalis bene evolutus, 3-5 mm. lotus, unistra-
tus. e filis repentibus plus minus luxe cohaerentibus formatus ; fila erecta
luxiuscule caespitosa. von ramosu. 20-30 n alto et 3-4 /t lata, e 3-6 cellulis
composita ; pila nulla ; monosporangia terminalia in apicibus filorum erec-
torum inserta, 5-6 u lata at 7-8 p longa.
THURETELLOPSIS nov. gen. Dumontiacearum — Frons tercs, gelatino-
irregulariter ramosu, e tubo articulato, monosiphoiiio, crasso, atque e filis
periphericis, ramosissiuiis, verticillatim ordinatis. stratum su bcontinuum
iormantibus, constituta ; ramuli carpogonici a ramulis cellularnm auxiliar
i inm distincte séparaii ; a/stocarpia in verticillis inclusa ; antheridia et
sporangia ignota. — E généré Thuretella ramulis carpogonicis a ramulis
" llulùrnm au.ciliarium separatis differt.
Thuretem.opsis Peggiana nov. sp. — Characteres generis.
Aeodes Gabdneri nov. sp. (Aeodes nitidissima Setch. et Gardn. Alg.
Northwest. Amer. p. 349 (non J. Ag. Epier, p. 680) ; Phyc. Bor. Amer. n°
940). — Frons ample, foliucra. plus minus obovata vel lanceolata. integra
'■et parce laciniata : stratum medullarc e filamentis intertextis constitu-
’ nn ; fila verticalia slrati corticalis simplicia vel ramosa, e 4-6 cellulis
lumposita ; cellulas corticales interiores exterioribus non multo majores ;
' iistocarpia numerosissima. parva, diam. 0,2-0,3 mm., per frondem sparsa,
immersa, stratum circumnucleare e filis paucis, taxe intertextis constitu-
Cryptonemia bobealis nov. sp. ( Cr. obovata Collins, Holden, Setchell,
Phyc. Bor. Amer. n° 1748 (non n" 550). — Frons foliacea. 60-70 /, crassa,
0,5-2 cm. longe stipitato, orbicvlaris vel laie lanceolata. lisque ad 30 cm.
alla, integra vel parce lobata vel laciniata. e basi cuneata proliféra ; stra¬
tum medullare structura taxa, e filamentis irregularibus constitvtum ;
stratum corticale e duabus vel tribus seriebus cellularum compositum ;
cystocarpia parva, diam. 0,1-0,15 mm,. inClusa, per frondcm sparsa ; tétras
porangia sparsa, in corti.ce immersa, cruciatim divisa.
Turnrrei.i.a pacifica Kylin nov. sp. (Sarcophyllis californien Setch
et Gardn. Alg. Northwest. Amer. p. 354 (non J. Ag. Epier, p. 265) ; Phye.
Bor. Amer. n° 395 ; Tilden Amer. Alg. n" 323, Tumerella Mertensiana ).
Frons membranacea, orbicularis. reniformis vel lanceolata, ampla, saep,
50 cm. et ultra longa, nonnumqiiam irrégularité,!' laciniata ; stratum cor¬
ticale cellulis glandulinis. incoloratis, 8-15 p latis. 20-60 p lo7igis ornatum ,
cystocarpia per frondem dense dissipata. immersa, diam. 125-175 p, oarpos-
tomio aperto ; tetrasporangia ignota.
OPUNTIELLA nov. gen. — Frons membranacea. camosa, e margim
radiatim proliféra, inferiore parte costata ; prolificationes orbiculares vil
paulo elongatae, basi breviter stipitatae ; stratum corticale e cellulis in-
terioribus majoribus et exterloribus minoribus, verticillariter seriatis, cous-
titutum, cellulis glandulinis incoloratis, 20-40 M latis, 40-100 M Ion gis ona-
tum ; stratum mcdullarc e filamcutis intertextis compositvm ; cystoearpi i
et tetrasporangia ignota.
Opuntieu.a cAi.iFORNKA (Farl.) Kylin nov. comb. ; Callymenia cali-
fornica Frai. 1877, in Proceed. Amer, Acad. Art and Sc. Vol. 12, p. 241,
Phyc. Bor. Amer, n» 633, Tilden Amer Alg. n° 324 ; Callymenia phylh
phora Setch. et Gard. Ag. Northwest. Amer. p. 308 (non J. Ag. Bide. Fro
rid. Syst. p. 9).
Peyssonnema pacifica nov. sp. — Frons pttrpureo-rubra, substrat<>
firme adhaerens, 300-500 ^ crassa, crnstacea, plus minus orbiculariter
pansa ; cellulae strati basalis ( hypothalli) 30-40 n longue et 20-30 n cm,
sac ; cellular inferiores filamentorum erectornm ( perithalil ) 20-30 /j longa,
et 15-18 /t latae ; cellules superficialcs 4-6 /x longue et latae ; nematliccia
mascula c : a 50 p, nemathecia fenninea c : a 100 p et nemathecia tetras-
porifera c : a 75 p crassa ; paranemata simplicia. claviformia, e 5-8 ni-
lulis constitiita ; carposporae diamètro c : a 15 p ; tetrasporangia 45-55 ».
longa et 25-30 p crassa, cruciatim divisa.
PUGETIA nov. gen. Gigaiîtinaceabum. — Frons brève stipitata, plana,
foliacea, orbiculariter expansa, margine leviter laciniata ; stratum corticale
e una sérié ccllularum assimilantium constitutum ; stratum medullan c
duabtis seriebus cellularum majorum, inter quas cellulas minores assimi¬
lantes vidimus. compositum ; cystocarpia per frondeuse dissipata, in strata
medullari immersa ; tetrasporangia sparsa, in strato corticali parum vi»-
tato immersa, cruciatim divisa.
Pugetja fragii.issima nov. sp. —- Frons diam. usqne ad 20 cm. lata.
200 p crassa, fragilissima ; cystocarpia diam. 300-500 p.
Callophyli-is edextata nov. sp. — Frons usque ad 20 cm. alta. 3-5 plu
dichotomo-flabellata ; rami 8-15 mm. lati, 400-500 p crassi ; lobi ultimi
parvi, rotundati vel obtusati ; margo frondis plana vel leviter crispata,
edentata ; cystocarpia usque 1 mm. lata, apiculata, perfrondem sparsa :
tetrasporangia sparsa, in strato corticali immersa.
— 32'
Callocolax fungifobmis nov. sp. — Front 4-6 mm. alta, diam. 4-5 mm.,
lungiformis, brcviter stipilata ; cystocarpia et tetrasporangia ignota.
Rhodymenia stipitata nov. sp. — Froits 15-25 cm. alta, 3-8 cm. lata,
2- 4 cm. longe stipitata, simpliciusculit vel e stipite ramosa ; Irons e stipite
cuneatim dilatata, simpliciuscüla vel irregulariter lutc laciniata, non per-
forât a, 250-300 ^ crassa ; cystocarpia fer prondem taxe sparsa, basi c : a
1,5 mm. lata, supra unam paginant elevata ; tetrasporangia cruciatim di¬
visa, in strato corticali sparsa.
Plocamium pacificum nov. sp. ; PI. coccineum Harv. Ner. Bor. Amer.
2. p. 153 ; Setch. and Gardn. Alg. Northwest. Amer. p. 317 ; Phyc. Bor.
Amer, n" 994. — Front coccinca, cartilagincu. 10-20 cm. alta, ramosissima,
auguste linearis, interne paulo compressa, superne complanata ; rami ra-
midis ternis quaternisve. secundis alterne ornait ; ramuli alternantes infe-
riores e basi latiore attenuati, subulati, integerrimi ; cystocarpia in mar-
ginc frondis sessilia, solitaria ; sporophi/lla e pinnulis transformatis orta,
tli varient c ram os i ssirn a.
Plocamium tenue nov. sp. — Fruits violacés, 2-3 cm. alta, ramosissima,
auguste linearis, complanata ; rami 0,5 mm. loti, ramuli ternis quaternisve
secundis alterne omali ; ramuli alternantes inferiores integerrimi, apice
rotundati, 2-3 mm. longi, non subfoliacei ; sporophylla a pinnulis transfor¬
matis orta, apice bifurcata.
Rhodochokton tenue nov. sp. — Frons 3-5 mm. alta ; stratum basale
, jilamentis repentibus constitutum ; fila erecla plus minus ramosa ; ra-
midi alterni vel unilatcraliter 2-4 seriati ; cellulac filorum ercctorum su-
prriores 5-7 p erassue, diumetro 5-6pio longiorcs, inferiores 7-9 p crassae,
nametro 4-5 plo longiores ; cellulae filamentorum repentium 9-11 p crassae,
diumetro 2-4 plo longiores.
Antithamnion defectum nov. sp. — Frons 2-4 cm. alta, sparsc ramosa ;
cellulae ramorum pinnis oppositis, superion: latere pectinatis, ornatae ;
milia pinna rumis opposite ; ramuli ultimi apice rotundati. cellulis glan-
(htlinis ornati; cellulae ramorum 50-80 p crassae, diametro 2-5 plo longiores;
tetrasporangia pedicellata, cruciatim divisa.
Antithamnion glandulifebum nov. sp. — Frons 2-3 cm. alla, ramosa
cl opposite pinnata pinnac simplices, patentes, cellulis glandulinis ornatae,
inferiores articulo, quo msident, non longiores ; rami infeme 60-100 p
c rassi, cellulis diametro 3-5p lo longioribus ; tetrasporangia non pedicellata,
cruciatim divisa.
Antithamnion occidentale Kylin nov. sp. ( Callith. americanum Harv.
in Journ. Linn. Soc. bot. Vol. 6, p. 175 (sec. spec. orig.) ; non Harv. Ner.
Bor. Amer. p. 238, pl. 36 a ; Antith. americanum Setch. et Gard. Alg.
Northwest. Amer. p. 342). - Frons 4-8 cm. alta vage ramosa, verticillis
3- 4 pinnanm omata ; pinnac vage ramosae, basi 15-20 p crassae ; ultimi
ramuli apice rotundati : cellulae glandulinae numerosissimOe ; rami in¬
terne 125-175 p crossi, cellulis diametro 3-4 plo longioribus : gonimoblasti
in ramis superioribus sessiles ; tetrasporangia in pinmü sessilia, cruciatim
divisa.
Source : MNHN, Paris
— 328 —
Platythamnion virxostwi ICylin nov. sp. (PI. hetcromorphum f. type
■cum Setch.et Gardn. AI g. Northwest- Amer. p. 344 ; Callith. subulatum
Tilden Amer. Alg. n" 310). — Frons 4-6 cm. alla, subdichotome ramosa.
pinnis gmt émis dame vcrticiltata : pinnac latérales maturae in inferioi ■■■
parte ternis seriebus ramulorum ramosonnn, superiore latere binis, inf,
riore latere singula, orn aine : pinnac transversales lateralibus minores,
irregulariter ramosae ; ramuli tiltimi subulati, interne 6-8 y crassi, cellulis
diametro 2-3 plo longioribus ; rami principales interne 150-300 p crassi, cet-
lulis diametro 2-3 plo longioribus ; gonimoblasti in ramis superioribus ses-
siles ; Ictrasporangia in pinnis sessilia, raro pedicellata, cruciatim divisa
Platythamnion pect rjf atum nov. sp. — Pinnac latérales maturae i,
inferiore parte stiperioris latcris binis seriebus ramulorum ramosorun
ornatae ; cellula basalis pinnarum nonnumquam inferiore latere ramosa.
ceterac cellulac inferiore latere non ramosue : cetera ut in PI. vtlloso.
CALLiTHAïfas'iOîf utSEBiA-rt’M nov. sp. — Frons 1-2 cm. alla, distich
decomposita ; pinnac distiche pinnutac, saepius e bnsi ramosae ramulis cri-
lularum inferiorum e superiore latere egre.dientibus, nonnumquam interne
non ramosae ; rami principales écarticati. 100-150 M crassi, interne e cri-
lulis diametro 1-2 plo longioribus. supenic r cellulis diametro 2-iplo luu-
gioribus constitua : gonimoblasti in ramis superioribus latérales, rotundui
vel in gonimolobos rotimdatos divisi ; tclrasporangiu pedicellata vel non
pedicellata, saepius bini vel terni in latere superiore ramulorum ultimorum
congregata.
Cali.ituamnion acutum nov. sp. — Frons 3-4 cm. alta, quoquoversum
ramosa ; pinnac irregulariter pianotai : rami principales ecorticati, non-
numquam interne rhizoideis nonnnllis ornait, 60-100 p crassi. e cellulis </i
métro 6-12 plo longioribus constitua ; ramuli ultimi subulati, apice atmti.
inferne 20-30 y crassi, cellulis diametro 3-4 plo longioribus ; gonimoblas'i
in ramis superioribus latérales, rotundiiti ; planta dioica.
Pleo.vospok i cm squahrosum nov. sp. — Frons 2-3 cm. alta, dista l
decomposita, pinnae distiche pinnatae, inferne ramosae. vel non ramosae,
ramulo cellulae infimae ex inferiore latere. egrcdîente ; rami principales
ecorticati, 150-250 y crassi, cellulis diametro 3-4 plo longioribus ; sporangia
sporis pluribus ornatu. oviformia. 100-120 y Tonga et 50-60 y lata, in ramis
ultimis sessilia, saepius in latere superiore et inferiore alternantia, nom
nnnquam in latere superiore secundo ; spermntaiigia in latere superiore
ramulorum ultimorum secundo ; procarpin svbterminalia.
Gbiffithsia pacifica nov. sp. — Frons 4-5 cm. alta. regiilariter dichu-
tomc fastigiale ; articuli rylindnteri, nonmtnqmm super ne levilcr in liât i,
30-500 y crassi. diametro 5-Tplo longions, ramulis sterilibus destitua :
procarpia in ramis superioribus lateralia ; spermatangia in ramulis ramo-
sissimis inter articulas ramonnn superiorum sedentia, involucris destituai;
ietrasporangia in ramulis inter articulas ramonnn superiorum sedentia,
involucris ornatu ; ramuli involucrant.es inenrvati, urticulo unico cons¬
tantes, e ramulis sporiferis orientes.
Ptiuota te yu i s Kylin nov. sp. (/'/. phimosa Tilden Amer. Alg. n“ 306 ;
Source : MNHN, Paris
— 329 —
Pt. pectinatu t. tennis Coll. Hold. and Setch., Pliyc. Bor. Amer, n” 1148). —
prons 4-9 cm. alta, opposite rumosissima ; rami oppositi conformes, vel
aller longue et ramosus, alter brevis et defectus ; pinnae linearv-lanceo-
latae, leviter curvatac, serratae (praccipttc latere exteriore ), apice acutae ;
tetrasporangia in pinnis minoribus pinnis majoribus oppositis congregata
vel in ramulis secus margines (praecipue marginem interiorem) pinnarum
majorum orientibus sedentia.
Ceramium pacificum (Collins) Kylin nov. comb. ; C. ritbrum var.
pacificum Collins (1889) in Hauck et Richter Phykoth. univ. n" 302, Bull.
Vict. Mem. Mus. n" 1, p. 126 ; Phyk. Bor. Amer, n" 893 et n° 1747 ;
C. diaphanum Tilden Amer. Alg. n» 207).
Ceramium washingtomekse nov. sp. — Frons violacca, 3-5 cm. alta ;
rami principales dichotome divisi. inferiore parte ramulis numerosis sim-
plicibus vel furcatis ornuti ; apices incurvati ; zonae supcriores approxi-
matae vel brevissime separalae. deinde ab ut raque margine inprimis ab
inferiore accrescentes ; cortex internodiorum tenais, pellucidus ; tetras¬
porangia iti zonis immersa.
Nitophyi-lum MI HABILE nov. sp. — Frons 8-12 cm. alta, purpureo-
rosea, subsessilis, vel breviter pcdicellata. tenuiter membranacea, avenia,
ccostata. irregulariter rotundata , lobata ; segmenta lata, ovala vel cuneata,
marginïbus edenlata, apice lobata ; cystocarpia per frondem irregulariter
sparsa ; carposporia in filamentis gonimoblasti terminalia ; filamenta
gonimoblastica cnm cellulis inférions partis pericarpii conjuncta ; sori
tetrasporiferi irregulariter rotundati vel elliptici , diam. c : a 1-1,5 mm.
per frondem sparsi.
Heterosiphonia oe.vsiuscula nov. sp. — Frons 4-5 cm. alla, corticata,
glabrata, dense distiche rarnosa ; inter ramos latérales regulariter bina
segmenta intermissa ; articuli diametrum aequantes vel eo duplo breviores,
6-9 cellulis pericentralibus ornati : rami principales in inferiore parte fron-
dis usque ad 400 y. crassi ; stichidia pedicellata vel non pedicellata ; pedi-
cellum monosiphonium vel polysiphonium.
Heterosiphonia laxa nov. sp. — Frons 5-8 cm. alta, corticata, glabrata,
luxe distiche rarnosa ; inter ramos latérales segmenta bina vel trina inter¬
missa ; articuli diam. l-2p lo longiores, 6-9 cellulis pericentralibus ornati ;
rami principales in inferiore parte frondis usque ad 400 crassi : stichidia
pcdicellata vel non pedicellata ; pedicellum monosiphonium vel polysio-
phonium.
Pterosiphonia crachas nov. sp. - Frons 2-4 cm. alta. alterne distiche
rarnosa ; ramvli distiche p.nnati ; rami ramnlique terct.es vel leviter com-
planati, ecorticati ; ramai: 2-3 articulis distantes, basi articula proximo
rami adnati ; articuli ram jrum 200-300 y crassi. diametrum aequantes vel
eo sesquilongiores ; celluV pericentrales 8 ; cystocarpia breviter pedicel¬
lata. ramulis lateraliter indidentia ; tetrasporangia in pinnulis ma sérié
disposita.
Herposiphonia grandis nov. sp. : Pterosiphonia dendroidea Coll.
Hold. et Setch. Phyc. Bor. Amer, n" 1146 ; ibidem n“ 1798, Pt. plumula).
Source : MNHN, Paris
— 330 —
Frons 4-6 cm. alta, dichotome ramosa ; rami biformcs, aut simplices alter¬
nantes, 2-3 mm. longi, aut compositi alternantes, articulis quaternis dis¬
tantes ; articuli ecorticati, diametrum aequantes vel eo sesquilongiores,
8 cellulis pericentralibus ornati ; rami principales in inferiore parte frondis
usque ad 200 n crassi ; cystocarpia brevissime pedicellata singula nonnun-
quarn bina inferiori parte pinnularum insidentia ; tetrasporangia in pin-
nulis singula sérié disposita.
Odonthai.ia was h i ngto.v i en s i s Kylin nov. sp. (O. semicostata Setch.
et Gard. Alg. Northwest. Amer. p. 336, pl. 26-27 ; Phyc, Bor. Amer, n" 941;
O. dentata Tilden Amer Alg. n” 312). — Frons usque ad 20 cm. alta, ro-
busta cartilaginea, distiche ramosissima : rami in inferiori parte frondis
subtereti vel leviter compressi, in superiore parte complanati, omîtes ecos-
tati ; ramuli subulati ; cystocarpia et tetrasporangia glomerulos densos
in matura parte frondis formantia,
A propos du genre Anatheca, l'A. remarque que les genres Rhabdonia,
Agardhiella et Anatheca n’ont pas de procarpe véritable ; il propose de les
retirer de la famille des Rhodophyllidacées et de créer pour ces genres
auxquels il adjoint les g. Flahaultia et Solieria la famille des Rhabdonia-
cées. Les Rhodophyllidacées ont un vrai procarpe et comprennent les g.
Rhodophyllis. Cystoclonium et Euthora.
Les Nemastomacées se distinguent des autres Cryptonemiales parce
que la cellule auxiliaire est une simple cellule végétative de la fronde,
tandis que toutes les autres ont une cellule auxiliaire développée sur un
rameau spécial. L’A. propose un ordre nouveau, les « Némastomales » qui
comprendrait les trois familles des Némastomacées, Rhabdoniacées et Rho¬
dophyllidacées. — O. Hamel.
173. Rosenvinge L. K. — Remarque sur les Protofloridées
(Nuova Notarisia, fasc. comm., pp. 189-190, 1925).
L’A. se range à l’avis de Bertliold et voit dans les Bangiacées les
Algues qui sont le plus parentes des Floridées primitives. Dans le premier
vol. des Marine Algae of Denmark, il a partagé les Rhodophyceae en deux
sous-classes, les Protoflorideae (ou Bangiales) et les Florideae. Ishikawa
et Oltmanns ont indiqué par erreur Bôrgesen comme étant l’auteur du nom
de Protoflorideae. — G. Hamel.
174. Rosenvinge L. K. — Marine Algae collected by Dr.
H. G. Simmons during the 2nd Norwegian arctic Expédition
in 1898-1902 (Rep. second Norw. Arct. Exped. in the « Fram »
1898-1902, 37, 40 p., 8 fig., Oslo, 1926).
Les Algues étudiées proviennent de la côte occidentale du Groenland
(Egedesminde, Upernivik, Foulke Fjord), de la Terre d’Ellesmere (Smith
Sound, Jones Sound, Hell Gâte) et du Devon du Nord. La végétation est
Source : MNHN, Paris
— 331 —
en général assez pauvre. Quelques indications sur la répartition des algues
sont données d’après les notes du Prof. Simmons.
Au Groenland ont été recueillies 41 espèces (7 Chlorophycées, 20 Pliéo-
phycées, 14 Rhodophycées). L ’Odonthulia dental a est nouveau pour la flore
groenlandaise et le Chantransia efjloresCenS est nouveau pour la côte occi¬
dentale. ,
Dans la région américaine sont indiquées 53 espèces (13 Chlorophycées,
20 Phéophycées, 30 Rhodophycées). La flore connue par les travaux de
Kjellman et de Farlow comprenait 65 espèces ; on en connaît maintenant
environ 94.
Les Algues les plus intéressantes sont : CaXlymenia Schmitzii, connu
seulement au Groenland w. : mmUm-rUm HaUUrHt* (Groenl.nd et
Jau Mayen) ; OmpUmphyllum iilrucrim (Groenland, Jan Mayen, Islande,
Miquelon) : Lmùrnum proealdiWied et cnn**
land et la mer arctique américaine), maie dont l’aire de distribution est
encore imparfaitement connue.
L’A. signale une f. nouvelle d •Agarum Tumeri : f. integra, foraminibus
nullis aut paucis, irrégularité! - dispositis. — G. Hamel.
175. Setchell W. A. — Tahitian algae and Tahitian sper-
matophytes collected by W. A. Setchell, C. B. Setchell and H.
E. Parks. (Univ. Cal. Publ. Bot. 12, pp. 148-240, PI. 23-36,1926).
Tliis a list combining at least part of previous records with the collec¬
tions of the immédiate party. Critical notes and habitat-data are included.
New species include the following :
08ciuato.ua MAKAAKN8I8 n. sp. - Filamentis «partis, dilate coentleo-
viridibus, redis flcxuosisqiic. apice abrupte attenuatis et uncinatis, 8 M
diam. ; cellitlis pleruviquc 2 „ longis, quadrupla diametro brevioribus,
cytioplasmate crasse granvlato , dissepimentis non grannlatis ; cellula ter¬
minait capitata, rot,n,data aut abrupte tumida. depresso-sphaerica ; calyp-
tra nulla. Maraa Cave.
B bac h y tBich i a Codii n, sp. — Thallo exiguo, inter ntriculos Codii ni-
datante, trichomatihas pauce-agyregatis 3-6 p diam., ramosis, ramis mine
péris mine falsis, Wimis in pilis drsinentibus. non aut parum ad dissepi-
menta constrictis , plerumque cylindraccis. redis aut in modo Brachytri-
chiae geniculatis : cellitlis plerumque diam. longioribus dissepimentis ple¬
rumque obscuratis. Punaruu Pass.
Micbochaete TAFAHiENsis n. sp. — Filamentis sparsis. solitariis aut
pauce-aggregatis, aut- inter' im convolutis. epiphytieis, dilutissime coeru-
leis, usqtic ad 0.2 mm. Ion ; is. 4-4,5 p. crassis. interne parum latioribus ,;
trichomatibus 3,5-4 „ crass, . cclltilis plerumque duplo-brcvioribus as dis-
sepimenta non aut leviter constrictis. cellula terminait hcmispherica aut
oblonga, interdum lente tumida : vaginis octrois, tenuissimis indistinctis ;
heterocystis singulis aut Unis, rarissime triais, basalibns. inferis et mediis
depresso-globosis. 4-5 y. crassis, itsque as 6 n longis, superis cylindricis,
Source : MNHN, Paris
— 332 —
4-5 p d'assis, usgue ad 12 p longis ; hormogoniis 15-18 p longis, sporis
ignotis. Tapahi.
Entodebma Codii n. sp. — Intra membranas extemas utriculorum
Codii maculas irregulares ad orbiculares vergentes formons ; filamentis e
centra irregulariter radiantibus mox in fronde unistratosi coalescentibus,
peripherice liberis sed non extra circumferentiam thalli longe projicien-
tibus ; cellulis isodiametricis. 6-10 p diam-, late polygonis, terminalibus
rotundatis ; zoosporangiis e cellulis internis par uni majoribus oriendis.
Punaruu Pass.
Pseüdoulvella Rm zoci.o.n r i n. sp. — Thallo filamenta hostis cingmte,
usgue ad 1,5 mm. longis, filamentis radiantibus arcte coalescentibus. cen¬
tra usgue ad 3-4 -stratis, marginibus 1-strato composito, hinç illine depresso-
hemispherice ttimide ; cellulis centralibus inferis valUformibus, superis
curtis, isodiametricis, rotundatis, 9-12 p in diam. transversaù ; cellulis
marginalibus complanatis, 9-12 p diam., parum ultra longit. Reef between
Papenu R. et Huau.
Rhizoclonium samoense Setchell f. lypicum comb. nov., f. arhizum fa.
nov. — Filamentis intertextis, rhizoideis nullis. Reef between Papenu River
and Huau.
Chaetomorpha basiketrorsa n. sp. — Filamentis caespitosis, curtis,
supra basim declinatis et crispato-curvatis, basi abrupte retroflexis et rhi¬
zoideis emittejitibus, rarissime supero ramos singulos ostendentibus, aetate
provecta liberis et stratos extensos implicatos formantibus ; segmentis
cylindricis oui lente tumidis. 400-600 p diam., dnplo ad tripla longioribus,
ad dissepimenta parum constrictis, basalilms usgue ad 2 mm. longis,
abrupte retroflexis, basi per 2-3 processions rhizoideis affixis. Punaruu
Pass.
Cladophüiia leucobryoides n. sp. — Filamentis erectis, usgue ad 2 cm.
altis (in spec. unico typico), dense et paralelliter in caespites extensas (?)
aut late depressosphericas, basi affixis, aggregatis intertextisgue, glau-
cescente viridibus ; filamentis primariis infero usgue ad 52 p diam., seg¬
mentis usgue ad 180 p longis. parietibus usgue ad 12 p crassis. hyalinis,
stratosis, segmentis ultimis usgue as 20 p diam.. terminalibus apice obtuse
rotundatis ; ramis numque oppositis. plerumque secundatis. nunc longis,
erectis, nunc longe rhizoideis descendions intertextisgue. Hab. ignotus.
Cladophoba inserta Dickie fa. typica comb. nov. ramulis ultimis erec¬
tis ; fa. ungulata (Brand) comb. nov. Ramellis ultimis plus minus curvatis.
Ci.adophora rhadina n. sp. — Filamentis flaccidis, Ivbrieis, dilate-
viridibus flaccidis, tenuissimis, penicillato-aggregatis, usgue ad 3-4 cm.
altis ; filamentis primariis, circa 100 p diam., segmentis 400 p aut ultra
longit., ramellis ultimis 12-16 p diam., segmentis ad 280 p longit.. apice
obtuse rotundatis ; ramis inter se longe distantibus virgatis. strictis, soli-
tariis, ultimis curtis secundisqtte in crassitudine ordine utro gradatim
decrescendentibuS sed e basi ad apirem longe et insensim attenuatis. lon-
gissimis, ultimis curtis gracilioribusque. Port Phaeton.
Dictyosphaebia austraeis n. sp. — Thallo irregulariter et difformi
Source : MNHN, Paris
— 333 —
plus minusve applanato, pulvinuliformi, solido, varie lobato, dilate vtn-
discente et glauccscente, usque ad 4 cm. et ultra diam. et 1/5 cm. et ultra
alto, firmo cartilagineoque inferno per segmenta rhizoidea sparsa affixo ;
segmentis in mugnitudinc variabilibus, 0,5 mm. usque ad 1 mm. et parum
ultra diam., polygonorotundatis ; spinis in cavitatibus cellularum e pane-
tibus projicicntibus 60-88 u longis, sparsissimis et rarisstmu). Arue.
CODICM coronatüm n. sp. - Thallo ejfuso aut applanato-foliaceo, basi
angusta elongataqne affixo. varie undulato-cristato, substantia molli, atro
ad dilate viridi, usque ad 6-7 cm. tango et 1,5-2 cm. alto ; utriculus e basi
ramosis, late cylindnco-clavatis, junioribus angustwnbus, superno par uni
capitato tumidus, adultioribus latioiibus, superne gradatim inflatis, apice
rotundatis aut late conicis 600-700 ^ longis, 80-300 p lotis ; püis m 1-4 ver-
ticillis, terlium super uni utriculorum cirdnantibus. basibus incrassatis ;
membrauis utriculorum externis leviter incrassatis. usque ad 12 „ c rassis,
rarissime leviter umbonatis, externo et interna levibns ; filamentis intermis
parvioribus 20-25 p crassis ; gamétangiis apud medium utriculorum affixis,
Auguste ellipticis, 123-150 p longis, 25-60 p lotis, successive ex infero sur¬
su,n generatis. Tahara Mountain, reef.
twm M« ™» morara. ». va» - Ut in ,»& t*M>
com M —» ettenm, utriculorum («mW»
insculptis foveolatisque. Arue.
Codium taitense n. sp. - Frondibus cylindricis omnibus, 2-3 mm.
diam usque ad 5-6 mm. longis, dichotomis, repentibus, lune illinc per
fascicules rhizoideos affixis. dilate viridibus, utriculis auguste pyrifor-
mibus. 400-600 p altis, 100-200 p latis et rotundis usque as formcaUs et
umbonatis, membrunis externis incrassatis, 4-11 p crassis ; pilis utriculo¬
rum circa apicem latam, singulis aut paucis in circulé positis ; gametan-
giis ignotis. Between Papenu and Huau.
Sphacei-abia TAITEN8I8 n. s. — Tn caespitibus flxtensis. caespite quoque
hemispherico. ad substrata soUda affixis luteo-fuscis. usque ad 1.5 cm.
altis ; filamentis erectis, basi e filamentis curtis stolonoideis in disco irre-
(I n la ri coalasccntibus generatis, superno alterne aut secunde ramosis ;
filamentis primarus basi 40-60 p. apice 32 p diam., articulis basaltbus
54-64 p terminalibus circiter 32 p longis. basalibns 45, termmahbus 1-2
dissepi'mcuta vertical^ a latere visa ostendentibus. dissepimentis transver-
salibus secondants abmntibus ; prupapulis a latere visis late triangula-
ris. 120-260 p altis (stipite gracili. 60-80 p longo et 3-5 cellular, incluso)
120 p lotis (Irons cornua), cornais 2, quaoque Z-cellulari, gracilibus, leviter
sursirn projicicntibus ; piHs, zoosporangiis et gamétangiis, nondum msis.
Punaruu Pass.
EcTocARPr ; oonodioidf.s S. et G. fa. mi no b n. fa. — Forma nnnor m
MM» xmM-pÙtm murneuti. Ici 12-15 , «M. ■*» « » ■
tonne „t i» speei«. «t n '»“»«• *“ * Pu “ r ™
P ” AG „1 MCTjioa » sp. - wrnout tormal lcd piton, lui loin,
some characteristic fectures designated. Papeete.
Source : MNHN, Paris
Dicttota priabilis n. sp. — Frondibus lenui-membranaceis, ilcciim<•
bentibus, hinc-illinc affixis, friabilibus, atro-bnmneis, curtis, vaque ad
3 cm. et ultra■ lonyis, 3-6 mm. latis, circa 105 g crassis, plus-minusve dicho¬
tomie, angulis latis rotundatisque lobis ultimis curtis laie obtusis usque
ad (in partibus fructiferis) obtuse angustioribus. marginibus leviter un-
dulatis, strato medio, celltilis magnis hyalinis, 75-80 u crassis composito,
stratis externis cellulis parvis, circa 12-14 ^ crassis, coloratis composais ;
tetrasporangiis globosis, usque ad 160 M diam.. sparsis. irregulariter taxe
aggregatis. Arue Point.
Dictyota (?) Hamifeba n. sp. — Frondibus epiphyticis supra aigus
alias repentibus usque as 3 cm. et ultra lonyis, 1-2 mm. latis, 80-100 g
crassis, régularitér dichotomie sed ramulos hamatos, lumidos, crescentiae
definitae in lateribus externis dichotomae plus minusve regulariter geren-
tibus, laete fuscis, irridesccntibus ; strato cellular um interno, circa 60 M
sed in ramis hamatis usque ad 300 g et ultra crassis. stratis externis qui-
busque circa 10 ^ crassis ; pilis in caespitibus parvis supra frondes, ramis
hamatis exceptis, regulariter sparsis ; fruclibus ignotis. Between Papenu
and Huau.
Sargassum iiorawcn.se (Grunow) n. comb. = S. obtusifolium var. bora-
bense Grunow.
Sargassum sociale (Grunow) n. comb. = S. vulgare var. ? socialis
Grunow.
Sargassum mangarevense (Grunow) n. comb. = S. vulgare var. ?
mangarevensis Grunow.
Laurencia flexilis n. sp. — Frondibus teretis crcctis, e su roulis
prostratisrepentibusque ussuryentibus, infero midis a ut ramis curtis irre-
gularibusque vestitis supero quoquoversum alterne ramosis, ramis compa-
rate brevibus, ramulis brevissime plerumque ordine singulo ferentibus
alternis aut raro oppositis ; ramis primariis basi attenuatis, apice ple¬
rumque leviter tumidis ; ramulis plus minusve angustis aut turbinatis ;
antheridiis glomerato-paniciilutis. glomerulo quoque celluïo tumido pyri-
formx apiculato ; tetrasporangiis in apices tumidas ramulorum immer sis ;
cystocarpiis ignotis ; planta gregaria, atrorubra, usque ad 8 cm. alla.
2-3 mm. crassa. flexilis, cartilaginea. Arue Point.
Cladhymenia pacifica n. sp. — Frondibus rubescentibus complanato
membranaceis e surculis complanatis sed crassis, sparse pinnato ramosis,
repentibus assurgentibus, infero complanato-cylindricis, late cuneatis, su¬
pero latis, dichotome pinnate divisis laciniatisque, usque as 3-3,5 cm. altis,
divisionibus primariis 2-3 mm. latis, segmentas ultimis lobatis ; tetraspo¬
rangiis tripartitis in lobulis ultimis immersis ; cystocarpiis ignotis. Arue
Point.
Herposiphonia parva n. sp. — Filamentis solitariis aut paucissime
aggregatis, repentibus. epiphyticis. dilate brunneis usque as 2 mm. lonyis
(et ultra) 0,14-0,16 mm. latis, ramosis ramulosisque, per ramulos rhizoideos
bicellulares apice discoideos cernellatosque aut brevit-aut fastigiato-
ramellosis, ad algas alias affixis ; ramis et curtis et longioribus in seribus
— 335
duabus in dorso filamentorum primariorum ordinatis ; ramis curtis oblongo-
cylindricis, 5-1-articulatis, usque ad 0,5 mm. altis et 0.14 mm. latis, apice
obtuse-rotundatis, base abrupto contractis, juvenis pilo singulo curtoque,
mox deciduo, ornatis ; ramis longioribus, altaiiatim cum ramis curtis in
geniculum quodque quartum positis, filamento primario simüibus et, cum
iis, ramulos et apic.cm involutam piliiferamque refentibus ; cellulis péri-
centrdlïbus 10 ; tetrasporangiis cystocarpiisque ignotis. Arue Reef.
Lophosiphonia sparsa n. sp. - Filamentis alro-fuscis. omnibus repen-
tibus. omnino ecorticatis, aut ramis erectis snbinde declinatis in superficie
Dictyosphaeriae australi epiphyticis, solitariis aut pauce-aggregatis, usque
ad 5-6 mm. longis et 0,3 mm. latis, articulis profiter dufilo brevioribus quant
latis, apicibus lente inenrvatis et pilis simplicibus, curtis. et décidais, orna¬
tis. ramis fere aequalibus, altérais aut secundatis primo erectis, subinde
prostratis, omnibus per ramulos, unicellulares apice discoidco-crenellatos
al aigus a]fixas, tetrasporangiis, in stichidiis ramosis, apicalibus. parum
trunsformatis, situatis, spiraliter uno in articulo quoque ordinatis ; cys-
tocarpiis ignotis. Arue Reef.
Bostrychia (Stictosiphonia) exigua n. sp. — Filamentis cylindricis,
gracillimis, cum algis aliis intertextis. caespitos exiguos millemetricis
paucis diam. formantibus, colori ignoto sed pallescentïbus, epiphyticis ;
fronde tota ecorticata, usque ad 5 cm. et ultra (?) longa et 0,1 mm. lata,
irregulariter ramosa, ramis raro ramulosis, mine singulis nunc oppositis
aut pauce-fasciculatis, flexilibus, supero longe attenuatis et late arcuatis ;
apice neque distincte neque abrupte revolutis ; cellulis pericentralibus
usque ad 9, supero parum paucioribus quibusque transverse 6 -divisis, cellu¬
lis ultimis 3-4, nu dis et indivisis ; tetrasporangiis in medio tertio ramulo-
rum Ion g or uni parum sed non abrupte tumidorum situatis, 1-3- verticilla-
tis ; cystocarpiis ignotis. Arue Reef. — Wm. Randolpli Taylor.
176. Skuja H. — Eine neue Susswasserbangiacee Kyli-
nielle latvica n. g-, n. sp. (Acta Horti Bot. Univ. latviensis, 1,
1926, 1 pl., en allem., rés. letton).
KYLINIELLA Skuja nov. Ken. Bangiacearum. — Disais basalis, unis-
tratus, e filis ramosis repentibus plus minus laxe lateraliter formatus ;
fila erecta uniseriata, numerosa. semper simplicia (non ramosa vel pseu-
doramosa), cum tegumento gelineo ; chromatophorum pariétale unicum
vel plura, fuscum vel roseoviolaceum et in ambitu irregulariter lobatum.
pyrenoidibus deficientibus ; cellulae filorum erectorum saepe ramum rhi-
zordalem producens ; propayatio per stolones ; organa reproductiva ignota.
Qenus Phragmonemae Zopf proximum, sed disco basali. filis praelongis
et non ramosis. propagatione et habitatione modo belle differt.
K. latvica nov. sp. — Fila erecta ca 5-10, usque ad 2-3 cm. longa, cel¬
lulae cyUndricae vel interdum medio leviter constrictae, angulis plerumque
rotundatis, (10)-16-(19) u ad 16 crassum ; rhizoidiis ad 150 y longis et
10 n crassis ; caetera ut in genere.
Source : MNHN, Paris
{sinus Bruzdanga) epiphytice ad Chara,
Hab. in Latvia in lacn Usina
Phragmites, Scirpus etc.
177. Sturch H. H. — Choreocolax polysiphoniae Reinsch
(Ann. Bot., 40, pp. 585-605, 15 fig., 1926).
178. Weber-van Bosse A. — Algues de l’expédition danoise
aux îles Kei (Vidensk. Medd. fra Dansk naturli. Foren. Bd. 81,
pp. 57-155, fig. 1-43, 1926).
Dans cet important mémoire, l’A. étudie 18 g. et 28 esp. de Myxophy-
cées ; 24 g. et 46 esp. de Chlorophycées parmi lesquelles le rare Halyco-
rine spicata et le Dichotomosiphon pusillus des Indes occidentales ; 11 g.
et 18 esp. de Phéophycées ; 64 g. (dont le g. nouveau Mortensenia ) et
94 esp. de Rhodophycées. 34 esp. ou var. n’avaient pas encore été signa¬
lées aux îles Kei. Parmi ces dernières, 2 Chlorophycées (Chaetomorpha
aerea, Ulothrix implexa ) sont connues des mers septentrionales, et une de
ces espèces (Ulothrix implexa) a aussi été trouvée dans la Méditerranée.
Parmi les Rhodophycées, 5 ont des représentants dans les Indes occiden¬
tales, 2 sont jusqu’à présent connues seulement des côtes occidentale et
méridionale de l’Australie ; une espèce (Nitophyllum Lenormandi) a été
trouvée dans la Méditerranée où elle est très rare, une a été récoltée à
Valporaiso (Antithamnion Thouarsii (Mont.) De Toni), 2 sont connues
de l’indique, et 1 de l’indique et des Canaries.
Sont décrits pour la première fois :
Pleurocapsa violacea Weber, v. B. — Cellulis primo violaceis postea
viridi-luteolis, dividuntur in très directiones ; cellulis vegetativis a oertice
visis rotundatis vel mut-ua pressione rotundato-angulatis, diam. + 2 p,
familiis e pluribus cellularum stratis constantibus 20-40 p diam., hemis-
phaericis et fere confluentibm ad acervas 40-160 p. Qonidangiis non visis.
Propagatio per cellulas vegetativas quant libérant ur dissolutione membra-
nae cellularum. —- Localité : Manumbai, îles Aru : sur A mphibia ten ■ lia. —
Voisin de P. amethystea et de P. Usterianu ; diffère de ces 2 esp. par ses
cellules plus petites et ses familles plus grandes.
Radaisia pusilla Weber v. B. — Thallo horizontaliter expanso , mi¬
nuta, irregulariter disciformi, ± i0 p diam. constituto, cellulis angulosis
repentibus et filis verticalibus, simplicibus, 8-20 p altis, cellulis filorum
3,6-4 p lotis, fere isodiametricis qua fila divisione horizontàli cellulis an¬
gulosis oriuntur. Qonidangiis in cellulis termindUbus ortis, 8 p diam. Go-
nidiis minutis. — Localité : Banda, par une profondeur de 50 m., sur fila¬
ment de Chaetomorpha. — Se rapproche de R. Laminariae et de R. subim-
mersa ; en diffère par sa taille plus petite et son substratum.
Phormidiüm spongicola Weber-v. B. — Filamentis 3,6-4 p latis, vagi-
nis valde gracilibus, chlorozincico iodurato non coerulescentibiis ; tricho-
matibus non moniliformibus, articulis aeque altis ac latis vel diametro
âimldio brevioribns : apice rolundato mit Umter infUtte et recurvato. —
Localité Ban la, M <« ■ utmS “ e *«•* ~ D “*" * '*•
liac par le moindre diamètre de ses filaments, et ses trichomes non toru-
'"“'Lynübya majn.onla var. kn» Weber-,. B. - Bonde constante
fUameiitis ainyulis ont iulricoiis, 28 a Utts, in spoiijto oioentiims ; «optinn
MMW» 2 s crassis ; i. ch lorosmctco iodnmto no» ooerolenceotit», ;
On» «t gesticula garni, cmstrietis, od opirern «on «mm
rotunttntis : nrKooIi. 2-7-plo MMM + * n 1»»»“-
y™»,,1000 ,- «mm »«îl«- - Localité : Banda, 20 m., dan» réponse ha-
bitée par Phormidium spongicola.
ScujzoThbix (?) ENDOPHXTICA Weber-v. B. — FUameniis mm vagina
1,5-3 M i«H«, in ceUulis Rhodymcniae viventibus. — Localité : Iles Kei,
50 m. . .
SIBOCOLEI-M Jknsenii Weber-v. B. — Caespitibus obscure uenigineis,
M 1 cm alite ; fW nMHMMM «»< lascicuUta-ramosis ,- anplnlo W«-
mI , m sordide MHtaalM /<”*“• "*"«*• OT '“
oio vcl mérité rl MiMaHt, IM » TrialtemaHlms aemgmMts.
mira oaglnam gernatlUs. nHA (M» “« M>» “»» «MM»
3 8 5 4 Ireriei 7 2) » cra sois ; articstlis snbquadralis vel diamètre breviot i-
W, loin, content» forum grouuloso /orolio, (MUM* *<“'* *»
, opiee MIMMl curvato, Jlopelli/omi. eonstonte eellnlto S»«-
linis Heterocystis cylindricis, 24 » longis. — Localité : lies Kei, sur des
rochers submergés à basse mer. - DM des MM «■»» i""™' 4
présent par l’existence d’hétérocystes asses nombreux dans les trichomes,
et par les extrémité, hyaline, et tlasellltormes de. trichomes. A cause de
«es hétéroeystes, tormeralt une transition entre les homoeystées, et les
hétérocystées.
Aulosiba marina Weber-,- B. - Filâ oentimets, aeguatibus, euwatis,
taecie,Halte. 20-28 , croasis ; mM MM» «™« -' «oSomdtil.. 18-20 »
craeeis : crlliilie vegctutiviB disriformibus demum rater dette vel rl'.iptiriS.
8-24 » lara/e contenta grnnulaso 1 Heterocystis non visés , sptnis cylin
d,-mis etr'irhr 120 » longis, 20 » crassis, épiait,et; raterdetie. — Localité :
Tuai,'sur de, rocher» êmersés il mer basse sur le Sirocoleu.i Jcmmll.
Scïtonuma K.ISNBS Weber-v. B. - Strata flaccoso, intricoto. absente
viridi ; m- «-44 „ «M» 10 I* c, '(lssis, 1,5 cm. MM M**-
m,»» fila grima,do con/o,niiOns sed raris ; vaginis crassis. lamelles,s.
hgalinis. dc.nnm luteo-tnscis : triebontatibtts 12-28 » c,-osais, nernymeis «1
viridibus ; articnlis diumatro 3-7-pIo brevioHbus ; heterocystis oblangts
28-48 ». — Localité : île Kei. sur des rochers émergés à marée basse. —
Voisin de Sa. golycystum ; en diffère par sa gaine lamelleu.e se colorant
en jaune avec l'âge, et par ses dimensions.
Monostroma Lactuca, var. minor Weber-v. B. — Fronde alta 7 cm.,
lata 1,5 cm.
Ectocarpus terminalis Kütz. f. chaetomorphicola Weber-v. B. — fron-
dibus microscopicis, filamentis repentibus et erectis constitutis, 10-12 y
22
Source : MNHN, Paris
— 338 —
latis ; jilamentis erectis ad 200 /i altis cum cellulis ad 20 y, altis ; filamen-
tis repentibus cum cellulis plerumque isodiametricis. mporangiis multilo-
cularibus ovoideis, instructis loculis parvis, 36-48 y altis, 16-20 y latis
( meiosporangia ). Sporàngiis mulUlolucuribus oblongis, loculis magnis vns-
tructis (megasporangia ), 44 y altis, 12 y latis. — Localité : Banda, 50 m.,
sur Chaetomorpka aerea.
Caulacantlius ustulatus (Mert.) Kütz. f. tenuior Weber-v. B. — Fronde
ramificata sicut in specie typicn sed multo gracilior.
Geliuilm Bobnkti i Weber-v. Bosse. — Fronde minutissima, ancipite
plana, substrato rhizoidibus ramificatis udfixu, 150-300 y lata, ramis re¬
pentibus, 1 cm. longis, ramis erectis 2-5 mm. altis. Cellulis corticalibus
quadrutis aut sexangulatis et seriutis. Vellula apicali magna. Rhizinae
inlercellulares désuni. Organis fructificationis non visis. — Localité : Nusa
Kembaugan, côte méridionale de Java, sur des pierres, parmi d'autres
algues. — Se rapproche de G. pannosum Boni., mais en diffère par sa
taille plus haute et la forme différente de la plupart de ses cellules cor¬
ticales.
Halymbnia (?) Jensenii Weber-v. B. — Fronde plana, pyrijormi, cum
basi breviter cuneato, attenuato, stipitato, alta ± 3 cm., lata 1,5 cm., tenuis-
sima, duabus stratis constituta. Strato mrdullari constante filamcntis lon¬
gis, anastomosantibus, e cellulis stellatis nascentibus ; strato corticdli
constante cellulis uniseriatis, rninutis, polygoniis aut quadratis, marginc
integra. Tetrasporangiis numerosis, per totam frondcm sparsis. Sporis
cruciatis aut irrcgulariter divisis. Cystocarpiis et antheridiis non visis. —
Localité : Ambon, 18 m. de profondeur. — Diffère des autres Halymenia
par sa fronde mince dont la couche corticale ne se compose que d’une
seule série de cellules hautes de 8 p et ayant un diam. de 12-20
Akcheolithothamnion Lemoinei Weber-v. B. — Thallo ramificato,
diametro 0,5 ad 1,8 cm., ramis per dichotomiam ramificatis, dichotomis su-
perioribus saepe anastomosantibus ; ramis 3-7 mm. altis, ad upicem rotun-
datis et mamillatis. Cellulis hypothalli. caler liberatis, 8-18 u longis, ple-
rumque 12 4-6 n latis. Cellulis perithalli, calce liberatis, 8-20 n altis.
3,6-7,2 latis. Sporangiis calce liberatis, 24-80 /, altis. Sporis 19-20 u altis.
16 y, latis. Cmiceptaeulis carposporum 7,2 u altis, 180 u latis. — Localité :
Iles Kei, 1-2 m. profondeur. — A. Lemoinei est très proche de A. Schmidlii.
mais tandis que celui-ci se développe sur les coraux en y formant des
croûtes, A. Lemoinei se développe librement au fond de la mer comme
A. timorense. mais ses thalles et ses cellules sont beaucoup plus petits
que ceux de A. timorense.
MORTENSENIA n. g. Weber-v. B. — Frons parva. plana, folio similis,
levia nidicia structuras dorso-ventralis ostendens. Constat axi centrait mo-
nosiphonio. articulato ; qui articuli magni cmittunt ramos latérales regu-
lariter alternantes et ramificantes. E ramis lateralibus nascuntur ramuli
peripheriam superiorem versus directi irregulcriter ramificati, cum cellulis
ramnlorum aliorum anastomosantes et ad lotus superius stratum continuum
formantes constans una sérié cellularum. Ad latus inferius rami emittunt
Source : MNHN, Paris
— 339 —
ramulos ramificatos, per anastomosin réticulum areolis amplis formantes,
axi centrait et axi ramorum cxceptis. Busis adhaerens et organa fructifiât-
tionis non observâtu.
Mortknsenia pulchra Weber-v. B. — Diagnose comme celle du genre.
Localité : Iles Kei, Doe-Roa, 50 m. profondeur. — Appartient à la famille
des Ceramiaceae, mais à défaut de cystocarpes et de sporanges, on n’en
peut dire davantage.
Ceramium Maryae Weber-x. B. var. tenu i or Weber-v. B. Fronde
lata 80 ad 120 M , repente inter alias algas and adhaerente fragmentis sco-
pulorum per rhizoidea brévia. Zona corticali 40-60 M alla, filamentis ascen-
dentibus et descendentibus brevibus et rcgularibus instnwta. Tetraspo-
ranqiis immers is rarissimis in mois exemplaribus. Parasporis in turmam.
congreyatis observatis. Cystocarpiis et antheridiis non visis. — Localité :
Iles Kei, Ohoidir.
Laurencia perforata Mont. var. exigüa Weber-v. B. — Fronde alta
4 mm., filamentis repentibus intricatis, longis 1-2 cm.
Euclieuma edule Kütz. f. major Weber-v. B. — Frondibus robustioribus
typo.
Gracilariophila Gardneri Setch. var. xmpipelis Weber-v. B. — Frondibus
2-4,5 mm. diam. Parasitica in frondibus Corallopsidis Salicornia et varie-
tatis stiae minor. — Localité : îles Kei, Tuai.
CORA1.LOPSIS reptans Weber-v. B. — Fronde cylindrica, reptante, rhi-
zoidifera, lata usque ad 3 mm., ad basin continua, ad apicem articulata,
dichotoma. Articulis clavaeformïbus, nodoso-inflatis, ad verticem 1-2 ramos
emittentibus. Organa fructificationis non visa. — Localité : Nusa Kem-
baugan.
Fauchea Mortensenii Weber-v. B. — Fronde crecla, repetite dicho¬
toma, 16 cm. alta, 2 cm. lata ; segmentis erectis, terminalibus attmuatis
et rotundatis ; axillis svbacutis. Cystocarpiis et antheridiis non visis. Te-
trasporangiis cruciato-subdivisis, in soros longos conflucntibus, facicm
mnbedue investientibus. paraphysibvs multiccllularibus comitatis, omnibus
in gelina crusse hyallnaquc involutis. — Se distingue des autres Fauchea
par sa fronde élancée, dichotome, à bord entier, à sommet atténué et ar¬
rondi et par l’angle aigu que font les branches entr'elles. Par la disposition
de ses sores, ressemble à F. Gardneri. mais chez cette espèce, ils ne se
trouvent que sur un côté de la fronde, tandis que chez F. Mortensenii ils
garnissent les deux côtés de la fronde.
Rhodymenia (?) anastomosans Weber-v. B. — Fronde membranacea
plana, pusilla. tenui. irregulariter ramosa. ramulis viciais sparsim concies-
centibus. Fronde constante 2-3 scriebus cellularum majorant stratum inte
rius constituentium, cincta corticc composite strato uniseriato cellularum
par var um. Cystocarpiis mamillaeformibus, prominent ib us, carpospora nu-
merosa foventibus. Tetrasporangia non visa. — Localité : îles Kei, Doe-
Roa, 20 m.
Rhodymenia (?) rhizoidifera Weber-v. B. — Fronde plana usque ad
6,5 cm. alta, 4 mm. ad 1 cm. lata, a stipite brevi cuneata, e
recta, pluraliter
Source : MNHN, Paris
— 340 —
horizontaliter expansa. rhieoidifera et intricata, margine apiceque pro¬
liféra, laciniis ouneatis subpediccllatis, dichotomis. Gystocarpiis margina-
libus in disco segmentorum sessilibus. Tetrasporangns non insis. — Loca¬
lité : îles Kei, Doe-Roa, 60 cm. env. de profondeur. — P. Frémy.
DISTRIBUTION ET ÉCOLOGIE
179. G. Deflandre. — Additions à la flore algologique des
environs de Paris (Bull. Soc. bot. Fr., 71, pp. 667-675, 1 pl.,
pp. 911-921, 7 fig., 1115-1130, 1 pl., 28 fig. ; t. 72, pp. 199-212,
1924-1925).
Les quatre notes analysées ici constituent sans doute le travail de
systématique le plus important qui ait paru sur la flore algologique des
environs de Paris. Trois groupes sont traités, les Protococcales, les Fla¬
gellées (que l’A. étudie plus spécialement) et les Desmidiées. La plupart
des récoltes proviennent des étangs, mares et tourbières de la forêt de
Rambouillet. 286 Algues sont citées parmi lesquelles 20 sont nouvelles et
96 n’avaient pas encore été signalées en France. Dans les eaux à minéra¬
lisation assez élevée l’A. constate une population algale riche en Proto¬
coccales (.Scenedesmus surtout) et en Diatomées ; dans les étangs siliceux
se développent un plancton à Desmidiées (pauvre d’ailleurs) et surtout un
groupement d’algues benthiques remarquable par sa richesse en Flagellées,
Protococcales et surtout Desmidiées. Ce groupement correspond à celui qui
a été signalé dans d’autres territoires du Bassin de Paris. Enfin, dans
quelqus mares, ce sont les Flagellées qui forment le fonds de la végétation
algale. L’A. signale l'influence du dessèchement périodique des étangs sur
la composition de leur florule ; ainsi, les Desmidiées sont pauvrement re¬
présentées dans les étangs récemment remis en eau.
Les espèces et variétés nouvelles suivantes sont décrites et figurées :
Scenedesmus Lefevrii sp. nov. — Coenobe légèrement arqué de 1,
rarement 8 cellules oblongues, cylindriques, aux pâles arrondis ou parais¬
sant un peu acuminês. Cellules médianes ornées sur l'une ou sur les deux
laces d'une rangée de 8 d 14 épines courtes plus ou moins régulièrement
espacées. Cellules externes munies de 2 ou 3 rangées de semblables épines
et portant aux deux pôles un aiguillon courbé de 6 d 8 y. Long. cell. 14-18 y ;
larg. 5-7 y.
Tetraedron minimum (A. Br.) Hansg. var. i.ongispinum var. nov. —
Cellules libres, quadrangulaires, aux angles arrondis, aux côtés plus ou
moins êmarginés. Angles ornés d'épines dirigées alternativement en- sens
inverse et formant avec le plan de la cellule un angle légèrement supérieur
à 90°. Dim. 8/10 y.
Closterium angustatum Kuetz. var. multinucleatum var. nov. — Cel¬
lule gracilior, pyrenoidibus 16-18 numéro in utraque semicellula praedita.
Lg 533-576 y, lat. 23-26 y. apex 14 y.
Closterium costatum Corda var. multinucleatum var. nov. — Cellule
Source : MNHN, Paris
— 341
— Cëllula
■aque
sicut in forma, typica, sed pyrenoidibus 18-22 numéro in utraque semicellula
instructa. Costae 8. Sub apicibus membrana colore plus fusca est. Ly. 384-
392 p, lat. 49-54 p.
Closterium Ulna Focke var. multinucleatüm var. nov. — Oellida
major, pyrenoidibus numéro 19-20 in utraque semicellula in imam sericm
ordinatis instructa. Membrana subtiliter striata. Ly. 586, lut. 27, apex 16 p.
Closterium lineatum Ehr. var. mtjltintjcleatum v
Sicut in forma typica. Massa chlorophyllacea pyrenoidibus 18 i.
semicellula instructa. Lg. 576-768, lat. 20-29 /i.
Euglena Allorgej sp. nov. — Cellules très peu métaboliques, allon¬
gées, à bords presque parallèles, atténués brusquement d'un côté à la
partie postérieure, terminées par un aiguillon désaxé, susceptible de se
courber (= géniculé) ; à la partie antérieure munies d'un sillon légère¬
ment tordu. Membrane striée longitudinalement. Cliromatophores petits,
discoïdes, nombreux. 2 gros bâtonnets de paramylon situés l'un en avant
l’autre en arrière du noyau. Pyrénoïdes nuis. Dimensions : 105/114-13/14 p.
Euglena spirogyra Ehrb. var. fijsifobmis va 1 nov. — Cellules méta¬
boliques, très largement fusiformes, graduelemeu’ atténuées vers l’extré¬
mité en une courte épine caudale. Membrane brun jaune foncé, plus claire
vers les extrémités, munie de ponctuations serrées disposées en spirale.
Chromât ophores nombreux, discoïdes ou ovoïdes, sans pyrénoïdes. Deux
très gros bâtonnets de paramylon. Flagcllum t Lg. 105-108, larg. 38-42 p.
Euglena caudata Hiibner var. minou var. nov. - Cellules métaboliques,
largement fusiformes, se terminant en pointe acérée. Membrane linement,
distinctement striée en spirale. Cliromatophores nombreux, discoïd s. munis
chacun d’un pyrénoïde entouré d'un anneau ou de deux calottes de para¬
mylon. Dim. 63/18 p.
Lepocinclis gracilicatwa sp. nov. — Cellules elliptiques pourvues
d’une queue grêle terminée en pointe obtuse. Membrane striée eu spirale.
Ghromatophores nombreux, discoïdes. Un disque de paramylon de 9 y de
diani. Long, totale. 28/29 p, larg. 16-17 y, épine 8 p.
Trachelomonas TRiANGULARis sp. nov. — Loge triangulaire, à côtés
convexes, à angles arrondis. Section circulaire. Membrane lisse ou très
indistinctement ponctuée, brun jaune pâle. Lg. 16/17, larg. 14 p. Porc
large 5 p, 5.
Plusieurs formes nouvelles sont également décrites et quelques chan¬
gements de noms proposés. — P. Allorge.
180. Denis M. — Essai sur la végétation des mares de la
Forêt de Fontainebleau (Ann. Sc. Nat. Bot. 1925, t. 7, pp. 1-163,
21 4 pi-).
Les mares de Fontainebleau constituent un milieu biologique très
spécial bien connu des naturalistes. Simples cuvettes creusées dans les
grès siliceux ces mares sont remplies d’eaux d’origine météorique, acides
et pauvres en sels dissous, dont le volume varie dans de larges limites
Source : MNHN, Paris
— 342 —
suivant les saisons et les années. La population végétale qui s’est
établie et se maintient avec des vicissitudes diverses dans cette station
peut se résoudre en plusieurs associations, associations de plantes vascu¬
laires et de Muscihées d'une part, associations d'Algues, d’autre part, jux¬
taposées aux premières mais évoluant indépendamment.
Les associations du premier groupe sont l’objet d’une analyse socio-
logique étendue. Elles seront seulement signalées ici. L'association à My-
riophyllnm alterniflorum et Helosciadum inmdatwm. groupement bien
représente dans la partie la plus aquatique des mares, est constituée sur¬
tout par des petites amphiphytes d’amplitude écologique assez large. L’Ass.
à Beleockoris palus!ri,s et Carex rostrata installée à la périphérie des
mares est formée d’hélophytes amphibies adaptées aux variations de ni¬
veau qui caractérisent la zone de balancement hydrostatique saisonnier.
Enfin, lass. a Cccndiu fiUJormis développée en arrière de l’association
precedente, sur sables frais et composée de petites espèces annuelles à
évolution rapide. C’est dans le milieu occupé par les deux premiers grou¬
pements que végètent les deux ensembles algaux étudiés en détail par
M. Denis ass. a Micrastrnas truncata et Fnistnlia swronim juxtaposée
BeleocMretum et aux taches de Sphaignes plus ou moins submergées
qui s étaient au bord de certaines mares - et ass. à Protococcales et Des-
midiees qui habite la région pélagique des mares.
Avant d’aborder l’étude de ces groupements l’A. expose très clairement
en quelques pages, plusieurs questions d’ordre général concernant la phy-
togeographie des Algues : cosmopolitisme et ubiquité, systèmes écologiques
appliqués aux associations d’Algues, plancton et planctons, notion d’asso-
cia ion en algologie. Par une critique mesurée, mais nette, des méthodes
écologiques pures. l’A. justifie l’emploi de la méthode sociologique comme
première etape dans l’étude des groupements d’Algues. Il y a là une excel-
;r™ C “ P ° ,m aV6C deS dével °PPements originaux sur la sociologie
des Algues d eau douce. 6
te 1 «nui tmncata et FrmUUa sa»»!» comprend d. „ om .
etT "T '* -- >•««., H esp. cartto.Sris.ique,
et 93 esp. lnd,trente, sont nommées. Snr ce nombre, le. Desmidiée, re¬
présente», p,»s d, 30 % ; ,'abondance et „ variété de ce. algue" ,,Tu»,
des marques distinctives du groupement („„ d'ailleurs comme le recou-
naît 1 A. est, sans doute, un complexe que des analyses ultérieures résou-
dront en Plusieurs associations). Cette association ,„e ra. a reconnu en
B-etasne. en Mo» en Auvergne, uns Pyrénées, s. retrouve dan Û
b ëûsc ZT“ mlm * St '” ,1S ”’ — >' 1» nom-
breusco listes comparatives reproduites.
précédent ’LZT “** d '’ b “ UC ° n >’ ï™Mment
précédent peinent se rencontrer, mai. il s'y développe, en outre un cer
tain nombre d'élément, particuliers dont l'ensemble réalise une „,„cia-
- distincte. Parmi les espèces spéciales S cet béléoplancton (H a p,„
— et Desmldiées, „ ,uut A.nbaeno Ceretl Jf„ r nJZ
Telraliantos S p„ecroc B «, S «ro„, ri , Oraclpe.la Te,rapma.
Source : MNHN, Paris
— 343 —
Botryococcus Brauniî et d’autres Algues, plus abondantes ici que dans les
Spbaignes, comme Microcystis aeruginosa, des Flagellâtes ( Mallomonas
acaroides, Phacus sp. pl„ Trachelomonas sp. pl., Uinobryon sp. p.), de nom¬
breuses Protococcales et Volvocales. des Desmidiées filamenteuses. Parmi
les Diatomées, à signaler l’absence des types eulimnétiques. Enfin dans
la partie profonde des mares les Chlorophycées filamenteuses sont large¬
ment représentées, Ulotrichales, Zygnémales et Oedogoniales. 11 faut re¬
marquer l'absence des Siphonales et Siphonoeladiales.
Les nombreux prélèvements faits par l’A. en toutes saisons pendant
cinq ans lui ont permis de commenter en détail la périodicité des divers
groupes, de dégager les aspects saisonniers dans les populations algales,
de saisir l’interférence saisonnière des groupements.
Les Myxophycées, toujours peu abondantes dans les mares bellifontaines
(n’y forment jamais de fleurs d’eau) ont leur plus grand développement
entre Mai et Septembre. Les Flagellâtes apparaissent pendant la belle
saison ; beaucoup présentent un double maximum. A la mare aux Pigeons,
ce double maximum (mars-avril et octobre-novembre) est très net pour les
Dinobryon. Les Péridiniens n’ont pas de maximum nettement marqué. Le
Ceratium comutum constant dans la mare d’Episy s’y présente avec des
morphoses saisonnières curieuses : en été, il possède deux cornes antapi-
cales, en hiver et au printemps une seule ou pas du tout. Les Diatomées,
peu abondantes dans le plancton, sont mieux représentées parmi les Sphai-
gnes marginales où elles montrent un maximum en été. Les Volvocales
abondent surtout dans les eaux récemment aérées par la pluie. Los Proto¬
coccales, éphémères aussi, ont leur maximum à la fin de l’été, pc dant les
périodes les plus chaudes. Comme les Conjuguées filamenteuses les Ulo-
thrichales se développent intensément quand la température moyenne
atteint environ 10°. Pour les Oedogoniales, le développement vari : suivant
les espèces : Ocdogonium Braunii est vernal, Oe. Itzigsohnii vernal-estival ;
Bulbochaete insignes et B. obliqua automnaux. Les Zygnémacées ont leur
maximum d’abondance au printemps (quand la température est supérieure
à 10°). Enfin, les Desmidiacées sont surtout abondantes pendant les mois
les plus chauds.
L’A. distingue trois aspects saisonniers correspondant à trois périodes :
1" Période hivernale ou du zooplancton, de novembre à février. Les
Algues sont rares mais leur vie ne semble pas interrompue par le gel ;
des Diatomées bien vivantes se rencontrent dans l’eau de fonte de glace.
2° Période vernale ou des Chlorophycées filamenteuses, de février à
fin avril, caractérisée par la montée de la température et la hauteur maxi¬
mum des eaux.
3° Période estivale ou des Desmidiées et Protococcales. de mai à fin
septembre. C’est avec l’abaissement maximum des eaux et l’élévation maxi-
ma de la température que coïncide la plus intense multiplication spécifique
et individuelle de ces deux groupes. L’association à Micros!erias truncata
et Frustulia saxonica a sa prospérité maximum en été dans la ceinture
Source : MNHN, Paris
— 344 —
marginale des sphaignes. Le plancton à Protococcales et à Desmidiées
s’épanouit pendant la même saison.
Des graphiques expriment clairement par des courbes de fréquence,
les faits essentiels de périodicité. Les causes multiples de ces variations
sont très difficiles à analyser : il faut se contenter de marquer les coïnci¬
dences répétées entre ces variations et celles du niveau hydrostatique :
quatre listes donnent la répartition saisonnière des organismes observés
dans quatre mares : mare aux Fées, mare à Fiat, mare aux Pigeons, mare
aux Coulevreux. Dans l’évolution biologique des mares les groupements
d’Algues ont évidemment un rôle minime et l’intéressant chapitre dans
lequel cette évolution est résumée s'occupe surtout des plantes vasculaires.
La sédimentation presque entièrement organique est le facteur essentiel
de l’évolution naturelle de la végétation et c’est le comblement, très lent,
qui détermine les stades do la série type : héléoplancton, Myriophylletum,
Heleocharetum (-)- ass. à Micrasteriai-Frusthlia), Molinietum et enfin
Callunetum. Lorsque les arbres (Saules) s'installent, les mares dégénèrent
en bois tourbeux ou en taillis humide à végétation banale. Enfin, les fac¬
teurs humains compliquent encore ces processus dynamiques en accélérant
ou en retardant l’évolution naturelle.
Cet important mémoire se termine par l’énumération systématique des
algues récoltées par l’A. et par les rares algologues qui l’ont précédé à
Fontainebleau (P. Petit, surtout). Cet inventaire comprend 20 Cyanophy-
cées, 35 Flagellâtes, 12 Péridiniens. 31 Diatomées, 14 Volvocales et Tetras-
porales, 53 Protococcales, 15 Ulotrichales, 13 Oedogoniales, 18 Zygnémacées,
133 Desmidiacées, 8 Hétérocontes, soit au total 352 formes. La contribution
apportée à la flore algologique locale et française est donc considérable.
Parmi les espèces particulièrement intéressantes il faut citer : Aulosim
laxu Kirchn., Ohromulina Rosanoffii Butsch., Dinobri/on mnrchicnm Lennn.,
Trachelomnas pulchnrima Playfair, Actidesmium Hookeri Reisch, Wes-
tella botryoides (W. West) Schmidle, Tetralïantos Uigcrheimii Teil, Coe.hts-
irum Chodati Ducellicr, Binitclcnria tatrana Wittr., Mouge.otia notaUlis
Hass., Çosmarhim sphugnicohm West. Artlirodesmus trianguiaHs Lagerh.,
Starastrum tricorne (Ehrenb.) Wittr., Spondylosium pnpiUoxum W. et
G. S. West, SHpitoc.occits ureeolatus W. et G. S. West. R. Lunterbomi
Schn.
Cette analyse
consignés dans ce
peut rendre compte des nombreux faits de détails
ail. Il permettra, toutefois, de mesurer l’envergure
de cette monographie qui constitue la première réalisation de ce genre
tentee en Fiance . Des monographies de cette qualité font plus avancer
la science des associations que les discussions les mieux conduites sur les
théories ou les écoles en présence. — P. Allorge.
Source : MNHN, Paris
TABLES DU TOME III
Table des Articles originaux
BOEBGESEN F — Note sur la variabilité du Chrysymenia i/varia J. Ag.
Deflandre G. — Algues d’eau douce du Vénézuéla (Flagellées et
Chlorophycées) récoltées par la Mission M. Grisol.
Denis M. — La Castration des Spirogyres par des Champignons
parasites.
Frémy P. — A. C. J. Van Goor.
Frémy P. — Les Scytonémacées de la France (suite et lin).
Hamel G. — Floridées de France. V.
Hamel G. — Sur les genres Acrochaetium Naeg. et Rhodochorton
Naeg.
Killian Ch. — Observations sur l’origine et le développement ana¬
tomique des frondes chez le Dilsea edulis Starkh.
Oye P. van. — Notes sur les variétés de Micrasterias upiculata
(Ehr.) Menegh.
211
55
99
159
Ranson G. — Observations s
verdissement des Huître
r Navicula ostrearia Bory, origine du
26
Table par noms d’Auteurs
DES TRAVAUX ANALYSÉS OU SIGNALÉS
Allorge P. 293
Amossé A. 304
Anissimova N. V. 289
Angst L. 308
Battelli A. 312
Beck-Managetta G. 293
Bellon Uriarte L. 308
Bethge H. 304-305
Boergesen F. 293-309
Bruce J. R. 269-295
Caballero A. 303
Carter N. 295
Chemin E. 313-314
Chodat R. 269
Cholnoky B. 304
Conrad W. 269
Crow W. B. 252-296
Czurda V. 300
Dangeard P. 289-290-296-303-314
Dedusenko N. 296
Deflandre G. 269-239
Delf E. M. 309
Denis M. 3 41
De Tohi G. B. 312
Dick J. 300
Drew K. M. 303
Drezepolski R. 271
Ercegovic A. 252-255
Eyffert-Schoenichen 278
Figini G. P. 2 60
Frenguelli J. 305
Gabriel C. 296
Gardner L. L. 260-311-315-320
Geitler L. 261-264-290
Gemeinhardt K. 305
Gertz O. 323
Ghose S. L. 265-266
Giaj-Levra P. 395
Gimesi N. 305
Goodwin K. M. 323
Goor A. C. J. van 278
Grassé P. 2 78
Grubb V. M. 324
Groves J. 304
Guilliermond A. 267
Handmann R. ' 306
Hayren J. 300
I Heiden J. I. 306
I Henkel A. H. 30 6
Hovasse R. 2 78
I Hubler O. 300
| Hustedt Fr. 306
I I kari J. 307
Iyengar M. O. P. 296
Jollos V. 296
Karsten G. 307
Keeley F. J. 307
Killian Ch. 309
Kniep 309
Knox E. 314
Kofoid G. A. 291
Korchikov A. A. 297
Krasske G. 307
Kylin H. 325
Lebour Marie V. 291
Lefèvre M. 291-307
Lepeschkin W. W. 2 97
Lepik M. 309
Lewyn M. 309
Lindemann E. 291-292
Lloyd F. E. 301
Mac Lean R. C. 307
Magdeburg P. 302
Mainx F. 278
Mangenot G. 278
Mann A. 307
— 347 —
Meissner C.
297
Schmidt A.
308
Migula W.
297
Schulz P.
308
Myers M. E.
309
Schussnig B.
302
Okomura K.
310
Schroeder B.
298-304
Oyashi H.
297
Sciatchino I.
279
Oye P. van
278-297
Setchell W. A.
298-311-331
Palmer Ch. J.
279
Sjostedt G.
312
Panini F. R.
267
Skuja N.
368-287-335
Pascher A.
279
Skvortsov B. W.
279-280-281
Pavillard J.
292-307
283-285-292
Payne F. W.
308
Steinecke F.
298-302
Petersen J. B.
266-269
Sturch H. H.
336
Pfeiffer H.
279
Svirenko
299
Pbilipps R. W.
315
Tiffany L. H.
299
Poulton E. M.
303
Transeau E. N.
302
Prat S.
267
Troitskaia O. V.
299
Probst Th.
297
Uyeda S.
310
Prochkina-Lavrenko A.
279
Vilhelm J.
304
Reich K.
297
Werner
309
Rosenvinge L. K.
330
Weber van Bosse A.
336
Rosillo R. A.
269
Wilkaitis V.
303
Ryppowa H.
267
Wollenweber H.
299
Sauvageau C.
310-311
Woloszynska J.
292
Schiller J.
279
Yamada Y.
312
Schkorbatov L.
297
Zimmermann W.
300
Schmidt 0.
308
LISTE
des Genres, Espèces et Variétés
dont les diagnoses ont été reproduite»*
CYANOPHYCÉES
Anabaena echinospora Skuja 269 ; A. macrospora Klebhahn, var. dis-
torta Gardner 260.
Aphanocapsa endolithica Ercegovic 257.
ASPALATIA Ercegovic 253 ; A. crassior 254 ; A. tenuior 254.
Aulosira marina Weber van Bosse 252.
BOANEMA Ercegovic 254 ; B. scoparia 254.
Borzia susedana Ercegovic 257.
Brachytrichia Codii Setchell 331.
Calothrix linearis Gardner 261 ; C. pai va Ercegovic 259.
Chrooeoccus indicus Zell. var. épiphyticus Ghose 266 ; Ch. lithophilus
Ercegovic 256 ; Ch. spaeleus Ercegovic 256.
CRINALÏUM Crow 252 ; C. endophyticum 252.
CROATELLA Ercegovic 259 ; C. lithophila 259.
Eucapsa aipina Cl. et Shantz var. minor Skuja 269.
Gloeocapsa aipina (Naeg.) Brand var. polyedrica Ercegovic 256 ; G.
biformis Ercegovic 256.
JUGOSPIRA Crow 252.
LITHOCAPSA Ercegovic 257 ; L. fasciculata 257.
LITHOCOCCUS Ercegovic 257 ; L. ramosus 257.
Lyngbya aestuarii Liebm. var. constriCta Ghose 266 ; L. majuscula
var. spongicola Weber van Bosse 337 ; L. truncicola Ghose var. burmensis
Ghose 266.
Merismopedia gigas Ryppowa 268.
Microchaete tapahensis Setchell 331.
Nostoc epilithicum Ercegovic 258 ; N. ramosuni Ercegovic 258.
Oscillatoria mahænsis Setchell 331.
Phormidium orientale G. S. West var. breviarticulata Gardner 260 ;
Ph. spongicola Weber van Bosse 336.
Pleurocapsa violacea Weber van Bosse 336.
PSEUDOCAPSA Ercegovic 260 ; P. dubia 260.
Radaisia pusilla Weber van Bosse 337.
Schizothrix afflnis Lemm. var. epilithica Ercegovic 258 ; S. arenaria
(Berk.) Gom. var. non constricta Ghose 266 ; S. coriacea Gom. var. endo¬
lithica Ercegovic 257 ; S. endophytica Weber van Bosse 737 ; S. Heufleri
Grun. var. incrustans Ercegovic 258.
Scytonema chiastum Geitler 265 ; S. keiense Weber van Bosse 337.
Sirocoleum Jensenii Weber van Bosse 337.
Source : MNHN, Paris
- 349 —
SOLENTIA Ercegovic 253 ; S. Intrlcata 253 ; S. stratosa 253.
Stigonema mesentericum Geitler 265.
Synechocystis Pevalekii Ercegovic 256.
Tolypothrix Chungii Gardner 261 ; T. fragilissima Ercegovic 259 ;
T. Setchellii Collins var. epilithica Ercegovic 258 ; T. tenellum 261
Gardner.
VOUKIELLA Ercegovic 259 ; V. rupestris 259.
FLAGELLÉS
Anisonema 284.
Astasia 278, 288.
Cryptomonas 283.
Dinobryon 283.
Euglena, 277, 284.
Eutreptia 284.
Lepocinelis 276.
MARSUPIOGASTER 278.
Menoidium 284.
Ochromonas 283.
Phacus 275, 284, 288.
Trachelomonas 272, 273, 274, 275, 281, 282, 283, 284, 285.
PÉRIDINIENS
Amphidinium rhyncoeeplialum Anisimona 289.
Gymnodinium fungiforme Anisimona 289 ; G. undulatum Woloszynska
Hemidinium salinum Anisimova 289.
OXYPHYSIS Kofoid ; O. oxytoxioides Kofoid 291.
CHLOROPHYCÉES
Chaetomorpha basiretrorsa Setchell 332.
Cladophora boodleoides Boergesen 294 ; Cl. Cymopoliae Boergesen 294 ;
Cl. leucobryoides Setchell 332 ; Cl. inclusa Boergesen 294 ; Cl. inserta
f. typica Setchell 332 ; f. ungulata Setchell 332 ; Cl. rhadina Setchell 332.
Codium coronatum Setchell 333 ; var. insculptum Setchell 333 ; C.
taitense Setchell 333.
Dictyosphaeria australis Setcheil 332.
Endoderma Codii Setchell 332.
Microdyction laxereticulatum Setchell 298 ; M. Thiebautii Setchell
298 ; M. van Bosseae Setchell 298.
Monostroma Lactuca var. minor Weber-v. Bosse 337.
PSEUDOCHLORODESMIS Boergesen 294 ; Ps. furcellata Boerg. var.
Canariensis C >erg. 294.
Pseudoulvella Rhizoclonii Setchell 332.
Rhizoclonium samoense f. typicum f. arhizum Setchell 332.
Scenedesmus Lefevrei Deflandre 340.
Tetraedron minimum var. longispinum Deflandre 340.
Oedogonium Wyliei Tiffany 299.
Source : MNHN, Paris
CONJUGUÉES
Closterium angustatum var. multinucleatum Deflandre 340 ; Cl. cos-
tatum var. multinucleatum Deflandre 340 ; Cl. Ulna var. multinucleatum
Deflandre 341.
Mougeotia cyanea Transeau 302 ; M. prona Transeau 302 ; M. sphaeno-
carpa var. varians Transeau 302.
Staurastrum muricatiforme var. Waldense Dick 300 ; St. polymorphum
var. Waldense Dick 300.
DIATOMÉES
Chaetoceros karyanum Henkel 306 ; Ch. polyamobicum Henkel 306.
PHÉOPHYCÉES
Aglaozonia pacifica Setchell 333.
Alaria Turneri f. integra Rosenvinge 331.
Dictyota dilatata Yamada 312 ; D. friabilis Setchell 334 ; D. hamifera
Setchell 334.
Ectocarpus gonodioides f. minor Setchell 333 ; E. terminalis f. chaeto-
morphicola Weber-v. Bosse 337.
Padina minor Yamada 312.
Spacelaria taitensis Setchell 333.
Turbinaria filamentosa Yamada 312.
Zonaria coriacea Yamada 312.
FLORIDÉES
Acrochaetium pacificum Kylin 325.
Aeodes Gardneri Kylin 325.
Antithamnion defectum Kylin 327 ; A. glanduliferum Kylin 327 ; A.
occidentale Kylin 327.
Archaeolithothamnion Lemoinei Weber-v. Bosse 338.
Bangia maxima Gardner 317 ; B. tenuis Gardner 318.
Bostrychia exigua Setchell 335.
Callithamnion acutum Kylin 328 ; C. biseriatum Kylin 328.
Callocolax fungiformis Kylin 327.
Callophyllis edentata Kylin 326.
Caulacanthus ustulatus f. tenuior Weber-v. Bosse 338.
Cladhymenia pacifica Setchell 334.
Ceramium Maryae var. tenuior Weber-v. Bosse 339 ; C. pacificum
Kylin 329 ; C. washingtoniense Kylin 329.
Colaconema Bonnemaisoniae Batt. 313 ; C. Asparagopsidis Chemin 313 ;
C. reticulatum Batt. 313.
Corallopsis reptans Weber-v. Bosse 339.
Cryptonemia borealis Kylin 325.
Cryptopleura brevis Gardner 319 ; C. dichotoma Gardner 319 ; C.
spathulata Gardner 319.
Erythrocladia Kylinii Gardner 318.
Erythroglossum delicatulum Gardner 316 ; E. divaricalum Setcliell et
Gardner 316.
Erythrotrichia Parksii Gardner, 318 ; E. Parksii var. minor Gardner
318 ; E. porphyroides Gardner 318 ; E. pulvinata Gardner 318 ; E. tetra-
seriata Gardner 318.
Eucheuma edule f. major Weber-v. Bosse 339.
Fauchea Mortensenii Weber-v. Bosse 339.
Gelidium orborescens Gardner 322 ; G. Borneti Weber-v. Bosse 338 ;
G. cartilagineum var. robustum Gardner 323 ; G. crinale var. luxurians
Gardner 322 ; G. densum Gardner 322 ; G. nudifrons Gardner 320 ; G.
polystichum Gardner 321 ; G. pulchrum Gardner 323 ; C. purpurascens
Gardner 321 ; G. pyramidale Gardner 320 ; G. ramuliferum Gardner 323 ;
G. sinicola Gardner 322 ; G. Setchellii Gardner 321.
Gracilariophila Gardneri var. infidelis Weber-v. Bosse 339.
Griffithsia pacifica Kylin 328.
Gymnogongrus platyphyllus Gardner 320.
Halymenia (?) Jensenii Weber-v. Bosse 338.
Helminthocladia gracilis Gardner 316.
Helminthora Saundersii Gardner 315.
Herposiphonia grandis Kylin 329 ; H. parva Setchell 334.
Heterosiphonia densiuscula Kylin 329 ; H. laxa Kylin 329.
Hymenea Kylinii Gardner 319 ; H. cuneata Gardner 319.
KYLINIELLA Skuja 355 ; K. latvica Skuja 335.
Laurencia flexilis Setchell 334 ; L. perforata var. exigua w'eber-v.
Lophosiphonia sparsa Setchell 335.
MORTENSENIA Weber-v. Bosse 338 ; M. pulchra Weber-v. Bosse 339.
Membranoptera dimorpha Gardner 317 ; M. Setchellii Gardner 317 ;
M. Weeksiae Setchell et Gardner 317.
Myriogramma pulchra Gardner 316.
Nitophyllum mirabile Kylin 329.
Odonthalia washingtoniensis Kylin 330.
OPUNTIELLA Kylin 326 ; O. californien Kylin 326.
Peyssonnelia pacifica Kylin 326.
Plocamium pacificum Kylin 327 ; P. tenue Kylin 327.
Platythamnion villosum Kylin 328 ; P. pectinatum Kylin 328.
Pleoinosporium squarrosum Kylin 328.
Pterosiphonia gracilis Kylin 328.
Ptilota tenuis Kylin 328.
PUGETIA Kylin 326 ; P. fragilissima Kylin 326.
Rhodocl: rton tenue Kylin 327.
Rhodymenia (?) anastomosans Weber-v. Bosse 339 ; Rh. (?) rhizoidi-
fera Weber-v. Bosse 339 ; Rh. stipitata Kylin 327.
Scinaia turgida Chemin 314.
THURETELLOPSIS Kylin 325 ; T. Peggiana Kylin 325.
Turnerlla pacifica Kylin 326.
Publications de la Revue Algologique
ALGUES DE FRANCE
Fascicule 1 — N 0 " 1 à 50
1 . Placoma vesicvlasa Schousboe. — 2. Phormidium luridum Gomout. —
3. Oscillatoriu princeps Vaucher. — 4. Schizothrix Muelleri Naeyeli. —
5. Lyngbya confervoides Agardh. — 6. Gloeotrichia nattais Rabenhorst. —
7. Nostoc commune Vaucher. — 8. Bcytonemu tolypotrichoides Kütz. —
9. Calothrix parictina Thuret. — 10. Calothrix pulvinata Agardh. —
11. Rivularia viesenterica Thuret. — 12. Pereursatia percursa Rosenv. —
13. Enteromorpha ramulosa Hook. — 14. Chaetomorpha tortuosu Kleen. —
15. Cladophora ( Aegügropila) Brou nii Harv. — 16. Cladophora albida Kütz.
li. Udotea petiolata Boerg. — 18. Caulerpa proliféra Lamour. — 19. Co-
dium tonientosum Stackh. — 20. Codiitm adhaerens Ag. — 21. Cladostr-
Phus verticillatus Ag. — 22. Chorda Filum, Lamour. — 23. Fucus lutarius
Kütz. 24. Padina Pavonia Lamour. — 25. Dictyopteris polypodioides
Lamour. — 26. Dictyota linearis Grev. — 27. Acrochactium codicola Boerg.
— 28. Nemalion lubricum Duby. — 29. Liayora viscida Ag. — 30. Ptcro-
cladia capillaeea Born. — 31. Gelidhim attenuatum Thur. — 32. Gelidium
scsquipedale Thur. — 33. Gelidium cHnaXe Lamour. — 34. Gelidium lati-
foliuui; Born. et Thur. — 35. Gelidium pusilhim Le Jolis. — 36. Gelidium
pusillum var. pulvinalum (Kütz.). — 27. Caulacanthus ,:stulatus
Kütz. — 38. Peyssonnclia Squamaria Dec. — 39. Callithamnion tetricum
Ag. — 40. Bpyridia filamentosa A. Ag. — 41. Halopitys pmastroiC.-s Kütz.
— 42. Brongniartella byssoides. — 43. Polysiphonia variegata Zanard. —
44. Heterosiphonia coccinea Falk. — 45. Chondria tenuissima Ag. —
46. Bonncmaisonia asparat/oides Ag. — 47. Ahnfeltia plicata J. Ag. —
48. Catenella Opuntia Grev. — 49. Hypnea musciformis Lat.iour. —
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