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ALGOLOGIQUE
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Nouvelle Série
Tome III
V cHj
PARIS
Nouvelle Série Tome III, N° 1
MAI 1957
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>REVUE
ALGOLOGIQUE
— FONDÉE EN 1922 —
Por P. ALLORGE et G. HAMEL
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
12, RUE DE BUFFON - PARIS V"
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique
Paraissant quatre fois par an.
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SCIENTIFIQUE
I. — PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
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Le Centre de Documentation du C.N.R.S. publie un « Bulletin signa-
létique » dans lequel sont signalés par de courts extraits classés par
matières tous les travaux scientifiques, techniques et philosophiques,
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pharmacologiques, toxicologie :
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Section X. — Microbiologie, virus et bactério
phages, immunologie :
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Section XI. — Biologie animale, génétique, biologie
végétale :
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Section XII. — Agriculture, aliments et industries
alimentaires :
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Nouvelle Série. Tome III, Fasc. 1
Mai 1957.
REVUE
ALGOLOGIQUE
DIRECTEURS .
P. BOURRELLY e» ROB. LAMI
SOMMAIRE
Jean Fei.dmann. — F. Bôrgesen (1866-1956) Notice Bibliographique. 2
Francis Magne. — Sur le « Myriogramme minuta » Kylin. 16
J. W. G. Lund. — Four new green Algae.. 26
Notules Algologiques
M. Serpette. — Quelques cyanophycées d’eau profonde en Médi¬
terranée .• ..
Bibliographie
46
REVUE ALGOLOGIQUE
N"«. Sér. T. III ; PL. 1
Source : MNHN, Paris
F. Bôrgesen (1866-1956)
Notice Biographique
Par Jean FELDMANN
Frédérik, Christian, Emil Bôrgesen est décédé à Copenhague
le 22 mars 1956 après une longue vie consacrée presque exclusive¬
ment à des recherches sur les Algues marines des régions les plus
variées du globe, recherches qui lui avaient valu une réputation
universelle.
Né à Copenhague le 1" janvier 1866, Bôrgesen entra à l’Univer¬
sité en 1884 et obtint le titre de Magister scientiarum en Botanique
en 1891, puis, en 1904, celui de Docteur en Philosophie.
Nommé assistant au Musée botanique de l’Université dès 1898,
il succéda en 1900 à Rosenvinge dans les fonctions de bibliothécaire
du Musée Botanique, poste qu’il occupa jusqu’en 1934.
Appartenant à une famille aisée, Bôrgesen sut profiter de l’indé¬
pendance que lui assurait sa fortune pour se consacrer entièrement
à ses recherches et il ne tenta jamais de faire, dans l’Université, la
brillante carrière qui aurait été justifiée par la valeur de ses tra¬
vaux. Préférant la recherche à l’administration et à l’enseignement,
il tint à conserver ses fonctions de bibliothécaire qui, tout en lui
donnant accès à la bibliothèque et aux collections du Musée, lui
laissaient des loisirs suffisants.
L’année qui suivit l’entrée de Bôrgesen à l’Université de Copen¬
hague, un botaniste de grande valeur, Eugène Warming, y prenait
possession de la Chaire de Botanique. La même année, le phyco-
logue L. K. Rosenvinge qui avait achevé ses études quelques années
auparavant, puis voyagé dans divers pays d’Europe et en particulier
en France où il avait travaillé sous la direction de Bornet, revenait
à Copenhague pour y occuper le poste de bibliothécaire du Musée
Botanique.
Ce fut donc dans un milieu éminemment favorable que se con¬
firma la vocation de Bôrgesen. Warming et Rosenvinge eurent cer¬
tainement une grande influence sur l’orientation à la fois écolo¬
gique et phycologique des recherches qu’entrepris Bôrgesen avant
même d’avoir achevé ses études.
Si sa première note, publiée en 1889, est relative aux Desmidiées
de l’Ile de Bornholm et s’il se consacra ensuite à des recherches sur
l’anatomie foliaire des plantes arctiques, il ne tarda pas à se spé¬
cialiser dans l’étude des Algues marines.
4
JEAN FELDMANN
A cette époque, les botanistes danois, sous l’impulsion enthou¬
siaste d’E. Warming, entreprenaient toute une série de recherches
coordonnées sur la flore et la végétation des possessions danoises
d’Outre-Mer.
Les recherches botaniques sur le Groenland commençaient à
s’accumuler dans les volumes des « Meddelelser om Groenland » et
Warming projetait la publication d’une « Botany of the Færôes »
et d’une « Botany of Iceland ».
Tandis que Rosenvinge étudiait les algues marines du Groenland
(1893) et le botaniste islandais Helgi Jônsson celle de l'Islande
(1912), Bôrgesen entreprenait l’exploration des Iles Færôes dont la
flore marine avait été déjà étudiée au début du xix e siècle par
l’un des fondateurs de la Phvcologie moderne : H. Lyngbye.
Entre 1895 et 1902, Bôrgesen effectua 6 voyages aux Iles Færôes
explorant, souvent dans des conditions difficiles, les multiples îles
et îlots de cet archipel, recueillant de riches collections d’algues
marines et réunissant de multiples observations écologiques.
Les résultats de cette exploration firent l’objet de plusieurs mé¬
moires tant sur les algues marines, d’eau douce et le phytoplancton
des lacs que sur la végétation marine.
Le mémoire consacré aux algues marines renferme, outre la
description de plusieurs espèces nouvelles, de nombreuses observa¬
tions accompagnées de dessins relatifs à des espèces critiques ou
mal connues.
Le mémoire intitulé « The Algae-vegetation of the Færôese
coasts », paru en 1904, avait été précédemment publié en danois
pour constituer sa thèse de doctorat. Après une étude des fac¬
teurs de la répartition des algues marines, Bôrgesen y décrit, sous
le nom d’association, les différents groupements d’algues marines
qu’il a reconnus; ces associations sont réunies en unités plus vastes
auxquelles il réserve le nom de formations. Dans un autre chapitre
de son mémoire, il étudie la composition de la flore des Færôes,
caractérisée par la dominance des espèces boréales froides, et il la
.compare à celle d’autres régions de l'Atlantique nord.
Ce mémoire qui a servi de modèle à d’autres travaux ultérieurs,
marque une date importante dans le progrès des recherches sur
l’Ecologie et la Phytogéographie des Algues marines.
A la même époque, l’attention des botanistes danois était égale¬
ment attirée par la végétation des régions tropicales. Warming qui,
dans sa jeunesse, avait effectué un long voyage botanique au
Brésil, entraîna ses élèves vers une possession danoise loin¬
taine : les Antilles danoises composées de trois petites îles : Sainte-
Croix, Saint-Thomas et Saint-Jan, faisant partie des Iles Vierges à
l’est de Porto-Rico.
F. BÔRC.ESEN (1866-1956)
5
Tout en consacrant ses étés à l'exploration des îles Færôes,
Borgesen entreprit l'étude de la végétation marine des Antilles
danoises. .
Un premier voyage de janvier à avril 1892, en compagnie de
Warming, lui permet de prendre contact avec la végétation tropi¬
cale, bien différente de celle à laquelle il était habitué. Quatre ans
après (décembre 1895-février 1896), il y retournait en compagnie
du botaniste Ove Paulsen et d’un zoologiste, à bord d’un croiseur
danois. Ayant fait escale à Cadix et à Madère, il en profita pour y
faire quelques récoltes.
A la suite de ce voyage, il publia, en collaboration avec O. Paul¬
sen, une importante étude phytogéographique sur la végétation des
Antilles danoises dans laquelle il s’était réservé la partie concer¬
nant la végétation marine et la végétation halophile des plages
sableuses, des rochers et de la mangrove. Cette importante étude
renferme de nombreuses observations sur l’écologie, la biologie et
l’anatomie des plantes littorales; elle fut traduite en français et
publiée dans la Revue générale de Botanique.
Ces premiers contacts avec la végétation des mers tropicales
devaient orienter définitivement les recherches de Borgesen. Aban¬
donnant à Rosenvinge l’étude des Algues marines de Danemark, il
se consacra dès lors exclusivement aux algues des mers tropicales.
Après avoir complété ses observations et ses récoltes par un troi¬
sième voyage (décembre 1905-avril 1906) au cours duquel il visita
également la Jamaïque, il poursuivit l’étude de ses récoltes. Celles-
ci lui fournirent la matière de nombreuses publications consacrées
notamment aux Chlorophycées et dans lesquelles il fait connaître
avec précision la structure de nombreux genres tropicaux de Sipho-
nocladales jusqu’alors très mal connus. Il mit notamment en évi¬
dence les particularités très remarquables de la division ségrégative
qui caractérise cet ordre.
Il publia également un important mémoire sur l’étude écologique
et systématique des Caulerpes des Antilles.
Les trois volumes qu’il a consacrés aux Algues des Antilles
danoises, parus entre 1913 et 1920, constituent la plus remarquable
étude de la flore algale d’une région limitée.
Jusqu’alors, la plupart des travaux sur les algues des régions
tropicales n’étaient, le plus souvent, que des listes systématiques
accompagnées de courtes diagnoses d’espèces nouvelles et générale¬
ment dues à des botanistes de cabinet ne disposant que d’échantil¬
lons d’herbier comme matériel d’étude.
Le grand mérite de Borgesen a été d’étudier d’une manière très
approfondie la morphologie et l’anatomie des algues qu’il avait
6
JEAN FELDMANN
lui-même récoltées. Son étude des Algues des Antilles danoises
dépasse de beaucoup le cadre d’une étude lloristique par le grand
nombre des observations morphologiques et parfois même cytolo¬
giques qu’elle renferme. Le grand nombre de figures empruntées
aux œuvres de Bôrgesen que l’on trouve reproduites dans les
traités classiques d’OLTMANNS et de Fritsch, montre toute l’im¬
portance de son œuvre pour la connaissance des algues tropicales.
Ayant eu l’occasion, en se rendant aux Antilles, de traverser
plusieurs fois la Mer des Sargasses, il pu montrer que celle-ci
était peuplée de deux espèces souvent confondues ou inexactement
déterminées : Sargassum natans L. et 5. fluitans Bôrgesen.
Venu en France pour consulter les Herbiers de Paris, il s’y lia
d’amitié avec Sauvageau et effectua des récoltes sur les côtes
méditerranéennes de France, à Monaco et en Corse.
Il visita également les côtes de Norvège et d’Irlande.
Après la première guerre mondiale au cours de laquelle il eut
la tristesse de voir le Danemark céder aux Etats-Unis ses posses¬
sions des Antilles, Bôrgesen entreprit l’exploration des Iles Cana¬
ries, dont la flore marine était très mal connue, en visitant, au cours
de l’hiver 1920-1921, Ténériffe et la Grande Canarie. L’étude des
Algues des Canaries qu’il publia par fascicules de 1925 à 1930,
repose sur ses récoltes personnelles et celles que Sauvageau avait
effectuées en 1906 et qu’il lui avait communiquées.
L’ensemble des travaux de Bôrgesen sur les Algues des Antilles
danoises et des Canaries constituent des travaux fondamentaux
pour la connaissance de la flore marine de l’Atlantique tropical.
Invité par l’Université de Bombay à venir étudier la flore marine
de l’Inde (1927-1928), Bôrgesen eut ainsi l’occasion d’aborder
l’étude des Algues de l’Océan Indien qu’il devait poursuivre jusqu’à
sa mort.
Il fit deux voyages au nord de Bombay, à Dwarka, à l’entrée du
Golfe de Cutch où il découvrit une riche végétation algale, et
dans la Mer d’Arabie sur les côtes d’Okamandal. Il visita également
le sud de l’Inde (Tuticorin) et l’île de Ceylan.
A l’époque de ses voyages, on ne connaissait que peu de chose
sur la flore marine de l’Inde. Les travaux qu’il a publiés à la
suite de son voyage, ont certainement joué un grand rôle dans le
développement des recherches sur les algues marines que poursui¬
vent actuellement les botanistes indiens à qui ils ont servi de
guide.
Bôrgesen étudia également les algues du Golfe Persique récol¬
tées par Kôie en 1937, au cours d’une expédition scientifique
Source, MNHN,, Paris
’. BÔRGESEN (1866-1956)
7
danoise en Iran ainsi que les algues récoltées dans le Pacifique
à llle de Pâques par C. Skottsberg.
I es abondantes récoltes d’algues marines que le !>' Vaeghan
lui envoya de llle Maurice à partir de 1939, déterminèrent Bôr-
oesen à "étudier la flore de cette île.
Le Musée Botanique de Copenhague avait reçu en outre une
importante collection d’algues recueillies à Pile Maurice par le
zoologiste Th. Mortensen, collection d'autant plus intéressante que
beaucoup d’échantillons provenaient de dragages relativement pro¬
fonds. , .
L’île Maurice, depuis longtemps colonisée, a ete visitée par
de nombreux botanistes européens et Bôrgesen pu recevoir en
communication, les collections qui étaient conservées dans l’her-
hier de Kew.
A Paris, le Muséum National d’Histoire Naturelle possédait ega-
lement d’intéressantes collections d’algues de l’Ile Maurice; elles
venaient de s’enrichir de l’herbier qu’avait réuni Jadin au cours
d’un séjour assez long dans cette île et à l’île de la Réunion en 1890.
Jadin avait publié en 1934 la liste de ses récoltes mais ce cata¬
logue, rédigé longtemps avant sa publication, renferme de nom¬
breuses déterminations douteuses ou inexactes.
J’avais attiré l’attention de Bôrgesen sur l’intérêt de l’herbier
Jadin en lui signalant qu’il renfermait de nombreux échantillons
indéterminés et, d’accord avec le regretté Prof. Allorge, j’avais
commencé à les trier pour lui faire parvenir une série d’échantil¬
lons aussi complète que possible.
La déclaration de guerre de septembre 1939 interrompit ce
travail mais, fort heureusement, malgré les difficultés qu’entraî¬
nait l’occupation allemande, Allorge et Hamel purent faire par¬
venir à Bôrgesen en 1941 une série d’algues de l’herbier Jadin ce
qui lui permit de reconnaître et de décrire plusieurs espèces nou¬
velles particulièrement intéressantes et de rectifier un certain
nombre de déterminations de Jadin.
L’étude des Algues de l’île Maurice occupa Bôrgesen jusqu’à sa
mort. En 1955, sentant ses forces le trahir, il m’écrivait qu’il crai¬
gnait de ne pas pouvoir achever l’étude des dernières récoltes qu il
venait de recevoir du D r Vaeghan et de son assistant M. Morin.
L'œuvre phycologique de Bôrgesen est trop importante pour
pouvoir être résumée en quelques lignes. Elle s’étend à tous les
grands groupes d’Algues marines.
Source : MNHN. Paris
8
JEAN FELDMANN
Parmi les Chlorophycées, nos connaissances sur l’ordre des
Siphonocladales dont il a décrit plusieurs genres nouveaux ( Cia-
dophoropsis, Ernod'esmis, Valoniopsis, WHleella ) reposent en
grande partie sur ses observations. Il en est de même pour les
Udotéacées qu’il a enrichies de deux genres ( Pseudochlorodesmis et
Geppella).
Il a fait également connaître quelques genres remarquables de
Phéophycées ( Rosenvingea, lyengaria et Hamelella).
Ses découvertes relatives aux Rhodophycées intéressent tous
les ordres de ce vaste groupe et l’énumération des genres nouveaux
qu’il a décrits ( Mesothamnion, Cottoniella, Coelothrix, Coelarthrum,
Platysiphonia, Stichothamnion, Spirocladia, Ceramiella, Tenaciphyl-
lum) n’indique que très imparfaitement l’importance de sa con¬
tribution à la connaissance des Algues rouges.
L’intérêt que Bôrgesen portait aux Algues marines, ne fut ja¬
mais exclusif au point de lui faire négliger tout autre problème
botanique.
Grâce à la formation de Phytogéographe et d’Ecologiste qu’il
devait à Warming, il s’intéressa toujours à la végétation terrestre
des régions qu’il visita. Son voyages aux Iles Canaries lui permit
d’étudier, dans un très important mémoire, la végétation terrestre
si particulière de ces îles. De même, au cours de son voyage dans
l'Inde, il étudia soigneusement la végétation des environs de Dwar-
ka en déterminant en particulier les types biologiques des différents
végétaux selon la classification de Raunkiaer.
Au Danemark, qu’après son voyage dans l’Inde il ne devait plus
quitter, sauf pour un séjour au Laboratoire de Kristinberg (Suède)
en 1932, il passait la plus grande partie de la belle saison aux
environs de Copenhague à Hellebaek où il possédait une belle
propriété sur les bords du Sund, face à la côte suédoise.
Il avait réussi à créer là l’un des plus beaux jardins du Dane¬
mark où il cultivait avec amour de nombreuses raretés botaniques
et horticoles qui faisaient l’admiration des visiteurs admis à y
pénétrer. Ceux-ci n’étaient pas très nombreux, car il n’ouvrait pas
à tous les portes de ce paradis. Mais, outre S.M. Le Roi de Suède,
dont on connaît le goût pour la Botanique et l’Horticulture, et qui
lui faisait de fréquentes visites lorsqu’il était encore prince héri¬
tier, Bôrgesen eut l’occasion de recevoir à Hellebaek de nombreux
botanistes étrangers.
C est là que j’eus la joie de le voir en 1950 au retour du Congrès
de Botanique de Stockholm. Bien qu’en correspondance avec lui
depuis 20 ans, je ne l’avais encore jamais rencontré mais j’avais
pu apprécier par ses lettres sa bienveillance, sa simplicité et son
F. BÔRC.ESEN (1866-1956)
9
empressement à rendre service. Je le consultais souvent à propos
d’algues de la Méditerranée ou des Antilles et, de son côté il me
tenait au courant de la marche de ses travaux et de ses dernières
découvertes, parfois même me demandant mon avis sur telle ou
telle algue inconnue qui l’intriguait.
Malgré la ditférence d’âge qui nous séparait et le respect que
m’inspirait sa science, j’éprouvais pour lui une réelle amitié. L’ac¬
cueil qu’il me fit lors de ma visite me toucha beaucoup; je le trou¬
vais tel que je l’avais imaginé d’après ses lettres et c’est dans ce
cadre familial d’Hellebaek, entouré des fleurs de son jardin et
parmi les collections rapportées de ses voyages que son image
restera vivante pour moi comme celle d’un grand botaniste dont
l’œuvre vaste et durable servira de guide à tous ceux qui poursui¬
vront l’étude des algues des mers tropicales.
De nombreuses espèces d’Algues marines ont été dédiées à
Bôrgesen par ses confrères de divers pays ainsi qu’un genre de
Siphonocladales ( Bœrgesenia J. Feldm., 1938) et un genre de Rho-
domelacées (Bôrgeseniella Kylin, 1956).
Plusieurs sociétés savantes danoises et étrangères avaient témoi¬
gné à Bôrgesen l’estime qu’elles avaient pour ses travaux : il était,
en particulier. Membre correspondant de la Botanical Society of
Edinburgh (1911), de la Societas Pro Fauna et Flora Fennica (1945)
et de la Botanical Society of America (1950). 11 était également
Membre Honoraire de la Royal Horticultural Society de Lon¬
dres (1935).
Enfin en 1954, il avait été l’un des Présidents d'Honneur du
VIII e Congrès International de Botanique, tenu à Paris.
LISTE DES PUBLICATIONS
DE F. BÔRGESEN
1889. — Et lille Bidrag til Bornholms Desmidié-Flora. (Bot. Tids. 17 :
141-152, PI. VI.)
1890. — Nogle Ericinee-Haars Udviklingshistorie. ( Bot. 2'ids. 17: 307-314,
8 fig.)
— Desmidieae, in Warniing : Symbolae... part. XXXIV. (Vid. Medd. 1890
(1891) : 24-53, 2 fig. PI. II-V.)
1894. — Ferskvandsalger fra ôstgrônland. (Medd. Grônl. 18 (1896) : 1-41,
2 fig., t. I-II, rés. franç. : 479-481.)
1895. — Bidrag til Kundskaben om arktiske Planters Bladbygning. (Bot.
Tids. 19 : 219-243, PL XV-XVII) (traduction française : Sur l’Ana¬
tomie des feuilles des plantes arctiques. Jourri. de Bol. 9 : 1-7, 21-
27, 4 fig).
1896. -- (En collab. avec C. Ostenfei.d-Hansen) : Planter samlede paa
Fœrôerne i 1895. (Bot. Tids. 20 : 143-158, 2 fig.)
— En for Færôerne ny Laminaria. (Bol. Tids. 20 : 403-405.)
10
JEAN FELDMANN
1897. -— Algues d’eau douce (sauf les Diatomées); in C. Ostenfeld-
Hansen : Contribution à la flore de l’île Jan Maven. (Bot. Tids. 21 :
22-23.)
— Beretning om et Par Exkursioner i Sydspanien. (Bot. Tids. 21 :
139-150, 1 fig., PI. V-Vl.)
1898. — (En collab. avec Ove Paulsen) : Om vegetationen paa de dansk-
vestindiske Oer. I. Halofytvegetationen af F. Bôrgesen. II. Krat
og Skovvegetationen af Ove Paulsen. (Bot. Tids. 22 : 1-114, 43 fig.),
PI. I-XI. (Traduction française : La végétation des Antilles danoises:
I. La végétation des lialophytes, par F. B. II. La végétation des
taillis et des bois, par O. P. (Revue gén. de Bot. 12 : (1900) : 99-107,
138-153, 224-245, 289-297, 344-354, 434-446, 480-510, 171 fig., PI. 4-
14.)
— (En collab. avec F. P. Uldali.) : Vore vestindiske Oer. (Nord og
Syd : 744-795, 16 fig.)
1899. — Nogle Ferskvandsalger fra Island. (Bot. Tids. 22 : 131-138, 3 figj
— Conspectus algarum novarum aquae dulcis, quas in insulis Faero-
sensibus invenit. (Vid. Medd. 1899 : 317-336).
1900. — A contribution to the knowledge of the marine Alga végétation
on the coasts of the Danish West-Indian Islands. (Bol. Tids. 23 :
49-57, 4 fig.)
1901. - Freshwater Algae. (Bot. of the Færôes (1) : 198-259, PI. VII-X.)
1902. — Marine Algae. (Bot. of the Færôes (2) (1903) : 339-532, 60 fig.)
1903. — (En collab. avec C. Ostenfeld) : Phytoplankton of lakes in the
Færôes. (Bot. of the Færôes (2) : 613-624, 4 fig.)
— Lidt om Traeernes Liv og Livsvilkaar paa Færôrene. (Tids. Skov-
vaesen 15 B : 94-107, 3 fig.)
— Open letter. Flora of St. Croix. (Bot. Gazette 36 : 158.)
— The Marine Algae of the Shetlands. (Journ. of Bot : 410-306.)
1904. — Om Algevegetationen ved Færôernes Kyster. En plantegeografisk
Undersôgelse. (Dr. Disp. Kbhvn 8°.) (122, 9 fig., 12 PI., 1 carte).
— The Algae-vegetation of the Færôese coasts, with remarks on the
phytogeography. (Bol. Færôes (3) 1905 : 683-684, 9 fig., 12 PI.)
— (En collab. avec C. Jensen) : Utoft Hedeplantage. En floristisk Un¬
dersôgelse af et Stykke Hede i Vestjylland. (Bot. Tids. 26 : 177-221,
15 fig.)
— (En collab. avec Th. Mortensen) : En biologisk Station i Dansk
Vestindien. (Atlanten 1 (1. Aargang 1904) : 89-103, 1 fig.)
— (En collab. avec Th. Mortensen) : Vestindiens Betydning for dansk
Naturforskning. (Det ny Aarhundrede, 1. Aarg. 1 : 401-410.)
1904-05. — Om Færôernes Algevegetation. Et Gensvar. 1. og 2. (Bot.
Noliser 1904 : 245-274, 1905 : 52-26.)
1905. — Contribution à la connaissance du genre Siphonocladus Schmitz.
(Vid. Setsk. Overs. 1905 : 259-291, 13 fig.)
— (En collab. avec Helgi Jônson) : The distribution of the marine
Algae of the arctic sea and of the northernmost part of the Atlantic.
(Bot. of the Færôes, Appendix : I-XXVIII.)
— Om et Par Smaaerhverv for Færôerne of Islang. (Atlanten 1 (2.
Aarg. 1905) : 195-198, 2 fig.)
1906 — Algenvegetationsbilder von den Kiisten der Færôer. (Karsten u.
Schenck : Vegetationsbilder, vierte Reihe, Heft 6, Taf. 31-36, 4 p.)
— En Tur til St. Peter paa St. Thomas. (Atlanten 1 (3. Aarg. 1906) :
378-382, 1 fig.)
F. BÔRGESEN (1866-1956)
11
_ Indtryk fra en Rejse til Vestindien 1905-06. (Atlanten 1 (3. Aarg.
1906)': 520-543, 5 fig.)
1907. — Note on the question whether Alaria esculenta sheds its lamina
periodically or not. (Bol. Tids. 28 : 199-202.)
_ An eeological and systematic aecount of the Caulerpas of the
Danish West Indies. (Vid. Selsk. Skr. 7. 4 : 337-392, 31 fig.)
1908. — The Dasycladaceae of the Danish West Indies. (Bot. Tids. 28 :
271-283, 9 fig.)
_The species of Avrainvilleas hitherto found on the shores of the
Danish West Indies. (Vid. Medd. 1908 (1909) : 27-44, 8 fig., PI. III.)
— Gardening and tree-planting (in the Færôes). (Bot. of the Færôes
(3) : 1027-1043, 7 fig.) (Udtog i Oversaettelse i Gartn. Tid. 24 :
41-46, 7 fig.) ; (Extrait de L. Laloy La Géographie, Bull. Soc. Géogr.
Paris 1909 : 181-186, 6 fig.)
— Nogle Taveplanter egnede til Dvrkning i dansk Vestindien. ( Allan -
ten 2 (5. Aarg. 1908) : 190-194.)
— Om Kautschukplanten « Manihot Glaziovii ». (Atlanten 2 (5. Aarg.
1908) : 228-229.)
1909 . — Notes on the shore Végétation of the Danish West Indian Is-
lands. A Supplément to my earlier paper on the Halophyte végéta¬
tion of the Islands. (Bot. Tids. 29 : 201-259, 40 fig., PI. III-VI.)
_Some new or little known West Indian Florideae (I). (Bot. Tids.
30 : 1-19, 11 fig., PI. I II.)
_ Vegetationen i Dansk Vestindien... in « De Danske Atlanterhavsôer »
IV; 601-632, 24 fig.). (Bilag til Atlanten, 6 Aarg. nr. 63-65.)
— Fucus spiralis, Linné, or Fucus platycarpus, Thuret, a question
of nomenclature. ( Journ. Linn. Soc. Bot. 39 : 105-119, 3 fig., PI. 9.)
_ (En collab. avec L. Koi.derup Rosenvinge et O. Nordstedt) : Motion
au Congrès international de botanique à Bruxelles 1910. (Bot. Tids.
29 : 320-325.)
1910. — Some new or little known West Indian Florideae. II. (Bot. Tids.
30 : 177-207, 20 fig.)
— - Freshwater Algae from the « Danmark-Expedition » to North-east
Greenland (N of 76° N. I.at.). (Danmark-Ekspeditionen til Grôn-
lands Nordôstkyst 1906-1908, 33 = Medd. Grônl. 43 : 69-90, 5 fig.)
1911. — Some Chlorophyceae from the Danish West Indies. (Bot. Tids.
31.: (1912) : 127-152, 13 fig.)
_ The algal végétation of the lagoons in the Danish West Indies.
(Biolog. Arbejder tilegn. Eug. Warming : 41-56, 9 fig.).
1912. — Some Chlorophyceae from the Danish West Indies. IL (Bot.
Tids. 32 : 241-273, 17 fig.)
— Two crustaceous brown algae from the Danish West Indies. (Nuova
Nolarisia, 23 : 123-129, 3 fig.)
— Hvorledes skabe Foraarsllor i sin Hâve om Efteraaret. (Medd.
Havseselsk. 5 : 89-92, 2 fig.)
1913. — Cypripedium spectabile. (Medd. Haveselsk. 6 : 65-66, 1 fig.)
1913-1920. — The marine algae of the Danish West Indies. Part MH.
Supplément. (D. Bot. Arkiv.)
Part I. Chlorophyceae. 1. Nr. 4. (160, 126 fig., carte, 1913.)
Part II. Phaeophyceae. 2, Nr. 2. (68, 44 fig., 1914.) 1
Part III. Rhodophveeae. 3, (504, 435 fig.) 1916-20. (Nr. la : 1-80,
lb : 81-144, 1916; le : 145-240, 1917; ld : 241-304, 1918; le : 305-
12
JEAN FELDMANN
368, 1919; lf : 369-498, Index, 1920. (List of the Chlorophvceae,
1 haeophyceae and Rhodophyceae found at the islands together
'vith addenda and corrections, p. 412-498.)
(Rhizophyllidaceae and Squamariaceae par M mo A. Weber-van-
Bosse (p. 128-146), Melobesieae par M me Paul Lemoine (p. 147-182),
Ceramiaceae par Henning E. Petersen (p. 241-244).
Supplément P. Fremy : Cyanophycées marines des anciennes An-
tilies danoises. 9, Nr. 7 (47, 7 f.) 1938. (Introduction par F. B.) (Et
Supplément : P. Fremy : Algues d’eau douce et subaériennes des
anciennes Antilles danoises. D’après les récoltes de M. le D r Bôr-
gesen. (Mém. Soc. sc. nal. et math. Cherbourg 43 : 37-62, 6 f. 1938.)
1914. — The species of Sargassum, found along the coasts of the Danisli
West Indies, with remarks upon the floating forms of the Sar-
gasso Sea. (Mindeskr. f. Jap. Sleenstrup. Nr. XXXII (20 8 fie
Medd. Haveselsk. 7 : 25-29, 4 fig.) g ‘
1918. — (En collab. avec Raunkiaer C.), Mosses and Lichens collected in
the former Danish W’est Indies. — Mosses determined by V. F. Bro-
therus. Lichen es determined by E. Wainio. — (D Bot Arkiv 2
Nr. 9. (18).) ‘ ' ’ ’
1919. — A new moss collected in Blue Mountains, Jamaica. ( Anoextan-
gium inerassalum Broth. Described bv Brotiierus.) (Bot Tid<i
36 : 279-280, 2 fig.) *
1921. — Drageblodstraeet, med indledende Bemaerkninger om den cana-
riske Floras Oprindelse. ( Geogr. Tilds. 26 : 82-88, 6 fig.)
- Nogle Rejseminder fra de canariske Ôer. Ibid. 107-120.
Lidt om efteraarsblomstrende Knoldvaexter, saerlig Crocus ( Medd
Haveselsk. 14 : 73-77, 4 fig.)
— Magnolia parviflora. (Ibid. 94-95, 1 fig.)
lî)22 ;* Koral » rev e,ler « Alge » rev? (Nat. Verden 6 : 155-167, 6 fig.)
\ interens Indflydelse paa en Del stedsegronne Buske og Traeer i en
Hâve i Hellebaek. (Gartn. Tid. 38 : 337-341, 353-356, 365-366, 10 fig.)
1923. On the végétation of the Virgin Islands of the United States
formerly the Danish West Indies. (Translated from the Danish
by Fred. Mac Farlane). St Thomas. 4°. (12).
— Et Besôg i Janmaica’s Bregneskove. (Nat. Verden 7 : 304-315, 4 f.)
1923-1924. — Bemaerkninger i Anledning af Professor Ô. Win’ges Ar-
bejde : The Sargasso Sea, its Boundaries and Végétation. (Bot. Tids.
38 : 160.) Gensvar til Professor W^inge i Anledning af foranstaa-
ende Udtalelse. (Ibid. 163-166, 1924.)
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58 fig.)
— Marine Algae from Easter Island. (The Nalural History of Juan
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— Marine Algae. — In Ostenfeld : Plants from Beata Island (D Bol
Arkiv 4 : Nr. 7 : 14-35, 17 fig.)
— Den sidste Vinters Indflydelse paa en Del, navnlig i de senere
Aar, indfôrte stedsegronne Traeer og Buske. Iagttagelser fra en
?««« 1 HeI,ebaek 1 Fortsaettelse af Artikler i Gartner-Tidende
1922. (Gartn. Tid. 40 : 393-396, 403-407.)
F. BÔRGESEN (1866-1956)
13
1925 . — Note sur la variabilité du Chrysymenia avaria J. Ag. ( Revue
Algologique 3 : 8-13, 2 fig.)
— Note on the development of the young thallus of Cymopolia barbata
(L.) Lamour. ( Nuova Nolarisia 36 : 211-214, 2 fig.)
1925-1936. — Marine Algae from the Canary Islands, especially from
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II. Phaeophyceae 6; 2. (112, 37 fig.), 1926.
III. Rhodophyceae. Part I. Bangiales and Nemalionales. 6, 6. (97,
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niales. Les Mélobésiées par M me Paul Lemoine. 8; 1. (97, 31 fig.,
4 PI.), 1929. Part III. Ceramiales. 9, 1. (159, 60 fig.), 1930.
IV. Cyanophyceae, par P. Fremy. (En français). 12; 5. (43, 9 fig.),
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1926. — Regarding an unauthorized publication on the végétation of the
Virgin Islands. ( Rhodora 28 : 66-67.)
1928. — On Iiosenvingea stellata, a new Indian alga. and on an interes-
ting littoral algal végétation in which this species is a charac-
teristic constituent. (D. Bot. Arkiv. 5 : Nr. 6. (11, 3 fig., 1 PI.)
1929. — Notes on the végétation at Dwarka on the west coast of India,
with reference to Raunkiaer’s « Life-forins » and statistical me-
thods. (Journ. Indian Bot. Soc. 8 : 1-18, 1 fig., 3 PI.)
1930. -— Fra en Rejse i Indien 1927-28. From a journey to India 1927-28.
(Abstract). (Bot. Tids. 41 : 113-153, 15 fig.)
1930- 1933. — Some Indian green and brown algae especially from the
shores of the Presidencv of Bombay. I-III. (Journ. Indian Bot. Soc.
9 : 151-174, 10 fig., 2 PL, 1930; 11 : 51-70, 10 fig., 2 PL, 1932; 12 :
1-16, 7 fig., 5 PL, 1933.)
1931. — Sur Platysiphonia nov. gen. et sur les organes mâles et femelles
du Platysiphonia miniata (Ag.) nov. comb. (Sarcomenia miniata
(Ag.) J. Ag.). (Recueil de Travaux Cryptogamiiques dédiés à Louis
Mangin : 21-29, 5 fig., Paris, 4°.)
1931- 1934. — Some Indian Rhodophyceae especially from the shores of
the Presidency of Bombay. I-IV. (Bull. Mise. Inf. Kew, 1931 :
1-24, 15 fig., 2 PL; 1932 : 113-134, 18 fig., 4 PL; 1933 : 113-142,
20 fig., 5 PL; 1934 : 1-29, 19 fig., 4 Pl.)
1932. — A révision of Forsskâl’s algae mentioned in Flora aegyptiaco
arabica and found in his herbarium in the Botanical Muséum of
the University of Copenhague. (D. Bot. Arkiv., 8 ; Nr. 2. (16, 4 fig.,
1 PL)
1933. — On a new genus of the Lophotalieae (Fam. Rhodomelaceae) (Spi-
rocladia). (Dan. Biol. Medd. 10 : 8 (16, 10 fig.).)
1934. — Some marine Algae from the northern part of the Arabian Sea
with remarks on their geographical distribution. (Dan. Biol. Medd.
11:6 (72, 8 fig., 2 PL).)
1935. — A list of marine algae from Bombay. (Ibid., 12 ; 2. (64, 25 fig.,
10 PL).)
— Magnolia parviflora Liebold. (Vore Haver 1 : 110, 1 fig.)
1936. — Some marine Algae from Ceylon. (Ceylon Journ. Sci. A. Botany
12 : 57-96, 12 fig.)
— Some lilies in a garden in Denmark. (The R. Hortic. Soc. Lily Year-
Book, 1937. N° 6. 1936 : 128-132, Pl. 24.)
14
JEAN FELDMANN
1937. — Contributions to a South Indian marine algal flora. Mil.
(Journ. Indian Bot. Soc. 16 : 1-56, 311-357, 53 fig., 1 PI., 1937. 17 -
205-242, 13 fig., 2 PI., 1938.)
— Two speeies of Scinaia from South-India. (Bot. Notiser, 1938 • 183-
189, 3 fig.)
— Sur une collection d’algues marines recueillies à une profondeur
remarquable près des Iles Canaries. (Rev. Algologique, il : 225-
230, 3 fig.)
— Catenella Nipae uscd as food in Burma. (Journ. of Bot. 76 : 265-
271, 4 fig.)
1939. — Remarks on an alga in Forsskal’s herbarium. (Bot. Notiser :
1939 : 7-10.)
Marine Algae from the Iranian Gulf, especially from the inner-most
part near Bushire and the island Kharg. ( Danish scientific inves¬
tigations in Iran, Part I. Copenhaguen. (1-141, 43 fig., 1 carte.)
(Ceramium by H. E. Petersen).)
1940-1943. — Some marine Algae from Mauritius. I. Chlorophyceae.
(Dan. Biol. Medd. 15 : Nr. 4 (81, 26 fig r , 2 PL), 1940.)
II. Phaeophyceae. (Ibid., 16 : Nr. 3 (81, 24 fig., 8 PL), 1941.)
III. Rhodophyceae. Part 1. Porphvridiales, Bangiales, Nemalionales.
(Ibid., 17 : Nr. 5 (64, 27 fig., 2 PL), 1942.)
Part 2. Gelidiales, Cryptonemiales, Gigartinales. (Ibid., 19 : Nr 1
(85, 42 fig., 1 PL), 1943.)
1940. — Lidt om Rhododendron og Vinteren 1940. (Haven 40 : 161-165;
177-180.)
1941. — Davidia involucrala Bâillon. (Ibid. 41 : 129-131, 1941.)
— (Uddrag af) Jean Feldmann : Middelhavsalgernes biologiske Typer.
(Bot. Tids. 45 : 453-459.)
1942. — Trochodendron aratioides Siebold. Et Faenomien. (Haven 42 -
135-136.)
— Grifjithsia Weber-van-Bosseae, nov. spec. (Blumea, Suppl. II : 15-
20, 3 fig.)
Hamelella, a new Genus of the Mvrionemataeeae. (Bot. Tids 46 •
46-47.)
1944-1946. — Some marine Algae from Mauritius. III. Rhodophyceae.
Part. 3. Rhodymeniales. (Dan. Biol. Medd. 19 : Nr. 6 (32, 21 fig.),
1944.) Part 4. Ceramiales. (Ibid. 19 : Nr. 10 (68, 35 fig.), 1945.)
— Some marine Algae from Mauritius. An additional List of Speeies
to part 1. Chlorophyceae. (Ibid. 20 : Nr. 6 (64, 27 fig.), 1946.)
1947. — Remarks on some Codiums from the Arabian Sea. (Journ. Indian
Bot. Soc. 1946 : 1-8, 5 fig.)
1948-1949. — Some marine Algae from Mauritius. Additional Lists to the
Chlorophyceae and Phaeophyceae. (Dan. Biol. Medd. 20 : Nr 12
(55, 24 fig., 2 PL, 1 carte), 1948.)
— Additions to the Parts Previously Published. (Ibid. 21 : Nr 5 (48
17 fig., 2 PL), 1949.)
1949. — On the genus Titanophora (J. Ag.) Feldm. and Description of a
New Speeies. (D. Bot. Arkiv. 13 : Nr. 4 (8, 3 fig., 1 PL).)
1950. — Vaughanielta, a New genus of the Dictyotaceae. (Dan. Biol.
Medd. 18 : Nr. 8 (10, 8 fig.).)
— A New Speeies of the Genus Predea. (D. Bot. Arkiv 14 : Nr 4
(7, 3 fig.).)
F. BÔRGESEN (1866-1956)
15
10 = 0 - 1954 ._Some Marine Algae frora Mauritius. Additions to the Parts
Previously Published. II. (Dan. Biol. Medd. 18 : Nr. 11 (46, 22 fig.),
^dem Additions to the Parts Previously Published. III. (Ibid. 18 :
Nr. 16 (44, 17 fig., 7 PI.), 1951.)
Idem. Additions to the Parts Previously Published. IV. (Ibid. 18 :
Nr. 19 (72, 33 fig., 5 PI.), 1952.)
Idem Additions to the Parts Previously Published. V. (Ibid. 21 :
Nr. 9 (62, 20 fig., 3 PI.), 1953.)
Idem. Additions to the Parts Previously Published. VI. (Ibid. 22 :
Nr. 4 (51, 21 fig.), 1954.)
1954 _Two Speeies of Laurencia from Mauritius. (Bot. Tids. 51 : 48-
52, 5 fig.) _
1957. — Some Marine Algae from Mauritius, final part edited by Tyge
Christensen (Biol. Meddl. Dan. Vid. Selsk. 23, n° 4).
t-
Sur le " Myriogramme minuta ” Kylin
Par Francis MAGNE
(Station biologique de Roscoff).
SOMMAIRE
Le Myriogramme minuta Kylin a été retrouvé en assez grande
abondance pendant les étés 1955 et 1956 sur les côtes du Finistère,
ce qui a permis de confirmer et d’étendre les observations des au¬
teurs qui avaient étudié auparavant cette espèce. Description des
cystocarpes et des fructifications mâles, encore non figurés. Grâce
à une expérience simple, il est possible d’observer chez cette espèce
la fusion de plusieurs rhodoplastes en un seul. Ecologie et distri¬
bution géographique de cette espèce.
Depuis la description originale qu'en a donnée Kylin en 1924
dans son ouvrage fondamental sur les Délessériacées [6]. le Myrio¬
gramme minuta n'a été trouvé qu’un petit nombre de fois et tou¬
jours de façon fragmentaire.
A Naples, d où proviennent les échantillons originaux recueillis
par Sjôstedt, Funk [5] ne semble avoir revu que rarement cette
espèce; ailleurs en Méditerranée, outre une récolte ancienne de Ro-
driglez à Minorque (voir plus loin), elle n’a encore été rencontrée
que deux fois, à Banyuls-sur-Mer puis à Alger par ,1. et G. Feld-
mann [2 et 4). En 1936, Miranda la signale [7] pour la première
fois dans l’Atlantique, sur la côte cantabrique; enfin, J. Feldmann
la cite en 1954, sous le nom de Myriogramme carnea (Rodriguez)
Kylin, dans son « Inventaire de la Flore marine de Roscoff » [3],
Pendant les étés 1955 et 1956, cette espèce s’est montrée en rela¬
tive abondance en certains points de la côte des environs de Ros¬
coff. La présence, dans les récoltes, à la fois des pieds sexués et des
tétrasporophytes m’a incité à en entreprendre une étude morpho¬
logique plus complète que celles qui jusqu’à présent ont paru sur
le même sujet.
ETUDE MORPHOLOGIQUE
I. Cytologie.
Tous les auteurs qui ont eu en mains cette Délesseriacée ont
insisté sur le caractère singulier de son appareil plastidial; chaque
cellule végétative en effet, ne renferme qu’un seul rhodoplaste en
Source : MNHN, Paris
17
SUR LE MYRIOGRAMME MINUTA KYLIN
plaque pariétale, à bords découpés en festons par des incisions sou¬
vent étroites et très profondes (fig. 1). J. et G. Feldmann [4] ont
consacré à cette question une étude approfondie, à laquelle mes
propres observations ne peuvent ajouter que fort peu de choses
nouvelles. Tout au plus peut-on apporter une légère restriction à
l’idée communément admise, et montrer que le plaste est unique
seulement dans les cellules superficielles des zones polystroma-
tiques de la fronde. Les coupes transversales de celle-ci montrent
en effet (fig. 2 et 3) que chaque cellule de la zone monostromatique
marginale contient deux plastes, appliqués chacun contre l'une des
faces périclines, et que d’autre part les cellules de la couche mo-
venne de la zone polystromatique arborent plusieurs plastes (jus¬
qu’à 15) souvent très inégaux, de formes diverses et répartis au
hasard. Des cellules à plastes multiples se rencontrent aussi dans
les parties reproductrices; on peut citer par exemple : les cellules
stériles de première génération du gonimoblaste, les carpospores,
les tétraspores.
J. et G. Feldmann [4], étudiant les tétraspores et leur germina¬
tion, constatent que les plantules qui en dérivent présentent, au
bout de peu de temps, un rhizoïde à cellules multiplastidiées et un
massif cellulaire initial de la fronde dans lequel chaque cellule est
d’ores et déjà uniplastidiée. Ces auteurs supposent que cet état
uniplastidié dérive de l’état polyplastidié de la spore primitive par
une fusion des plastes en un seul et non par leur répartition dans
les cellules du massif initial au fur et à mesure de la multiplication
cellulaire.
Reprenant l’étude des plantules, et plus heureux en cela que J.
et G. Feldmann, j’ai pu observer un certain nombre de stades inter¬
médiaires entre la spore et la fronde à cellules uniplastidiées. J’ai
pu constater ainsi que la spore n'engendre pas directement des cel¬
lules uniplastidiées; cet état est acquis par une diminution progres¬
sive du nombre des plastes dans les cellules — rhizoïdes mis à
part — d’une plantule de plus en plus âgée. Mais, pas plus que les
auteurs précédents, je n’ai pu déterminer si cette évolution s’était
faite par fusion ou au contraire par ségrégation des plastes.
Le problème a été alors abordé d'une autre manière. A l’aide du
scalpel, et par des coupes tangentielles, l’ablation des cellules super¬
ficielles a été pratiquée à certains endroits de la zone polystroma¬
tique; ceci a pour effet de mettre à nu les cellules multiplastidiées
de la couche moyenne, qui sont ainsi dans la même situation, vis-à-
vis des échanges extérieurs, que les cellules superficielles qui les
recouvraient. La fronde, replacée dans l’eau de mer courante, est
alors périodiquement examinée au microscope. Il est possible de
18
FRANCIS MAGNE
cette façon, en repérant avec soin les cellules, d’étudier l’évolu¬
tion du plastidome de certaines d’entre elles au cours des heures
qui suivent. Une telle évolution peut être reconstituée, chez deux
cellules, à partir des fig. 4, 5, 6, 7 et 8. On constate que les plastes,
nombreux à l’origine dans chaque cellule, grandissent peu à peu
sans — semble-t-il — se multiplier. Au bout d’un certain temps, ils
se soudent l’un à l’autre jusqu’à ce que la cellule ne renferme plus
qu’un plaste unique, aux profondes et capricieuses découpures,
gardant encore dans la forme de ses lobes l’allure des plastes qui
l’ont engendré par leur réunion.
Des exemples de fusion de substance plastidiale n’ont été donnés,
à ma connaissance, que par les travaux de Biebl j 1] ; encore s’agis¬
sait-il d’un matériel traité dans des conditions expérimentales assez
éloignées de la réalité (action de substances chimiques sur la cel¬
lule) et de ressoudure de fragments de plastes dissociés expérimen¬
talement au préalable. La fusion de plusieurs plastes en un seul,
démontrée ici pour la première fois chez les Rhodophycées, a au
contraire été obtenue chez le M. minuta dans des conditions très
voisines de la réalité, et peut être considérée comme étant, chez
cette espèce une chose possible même en dehors de toute lésion;
ceci appuie de singulière façon l’hypothèse de J. et G. Feldmann,
rapportée plus haut, relative au mode de formation des cellules uni-
plastidiées de la fronde à partir des spores.
II. Morphologie et anatomie des frondes.
Les frondes adultes sont pourvues d’un stipe polystromatique
(fig. 9 à 12) mais souvent court et peu distinct, qui est passé ina¬
perçu de Kylin. Il relit chaque fronde à un disque polystroina-
Planche II,
Fig. I. — Cellule végétative de la fronde, vue en plan; en grisé, le plaste.
2. Coupe transversale de la fronde dans la région monostromatique.
Fig. 3. -- Coupe de la fronde dans la région tristromatique.
Fig. 4 à 8. —- Deux cellules de la couche moyenne d’une zone polystroma¬
tique. après ablation de la couche superficielle. — 4 : Immédiatement après
l’opération. — 5 : 14 heures après. — 6 : 72 heures après. — 7 ; 139 heures
après. — 8 : 160 heures après.
Fig. 9. — Pied portant des tétraspores.
Fig. 10. — Pied mâle. _
Fig. 11.— Pied femelle portant des cystocarpes.
Fig. 12. — Fronde de l’année précédente (en grisé), récoltée en janvier et por¬
tant des repousses; l’une de celles-ci produit des tétraspores.
Fig. 13. Disque de fixation (d) d’une fronde adulte, portant un rhizoïde (r)
et de jeupes frondes. ^ ..
Source ; MNHN, Paris
revue algologique
Melle Sér T. III; PI. 2
Source ; MNHN, Paris-
20
FRANCIS MAGNE
tique appliqué étroitement sur le subsrat, disque de forme très
irrégulière et émettant souvent de gros rhizoïdes. Ce disque est
très prolifère; en été, quand prédominent les frondes adultes
fructifiées, il porte plusieurs de ces dernières, ainsi que de
nombreuses frondes très jeunes de taille variable (fig. 13).
Chaque fronde, d’abord dressée verticalement, s’infléchit ensuite
en direction centrifuge et se courbe en arc, l'extrémité libre retom¬
bant vers le substrat, si bien qu’il est possible d’y repérer, à partir
de ce moment, une face supérieure et une face inférieure, Cette
remarque prendra plus loin de l’importance.
Très souvent, les frondes émettent sur leurs bords des rhizoïdes
au contact des corps voisins. Ce trait avait déjà été noté par Miran¬
da [7], mais il ne semble pas qu’il faille lui attacher une grande
importance, de nombreuses Délessériacées présentant accidentelle¬
ment ce caractère.
Prise isolément et étalée, une fronde adulte a une longueur de
2,5 à 3 cm. qui n’est jamais sensiblement dépassée. Les pieds mâles,
plus rares que les autres, sont nettement plus petits (2 cm. au maxi¬
mum) et beaucoup moins découpés (fig. 10). Très souvent, l’extré¬
mité des lobes est subcarrée, comme le montraient déjà les dessins
de Kylin, et ce caractère est plus particulièrement apparent dans
les tétrasporophytes (fig. 9).
Au point de vue anatomique, les exemplaires de Bretagne cor¬
respondent à la description originale, tant par la structure des
points végétatifs (fig. 14) que par celle de la partie polystroma-
tique (fig. 15). Les cellules sont seulement d’une taille un peu plus
forte, comme on pourra s’en rendre compte en comparant la fig. 15
ci-contre à celle de Kylin [6, fig. 45 c, p. 57]. Les frondes sont
tristromatiques, sauf les marges sur une largeur de 4 à 5 mm.
III. Structure des organes reproducteurs.
a) Tétrasporocystes.
Les tétrasporocystes sont réunis en sores de petite taille (fig. 16)
et ces derniers, sauf de rares exceptions, groupés dans les parties
subapicales des lobes de la fronde (fig. 9). Chaque sore est poly-
stromatique, mais inclus dans une zone monostromatique, comme
l’indique déjà, d’ailleurs, la fig. 45 de Kylin. Malgré tous mes
efforts, je n’ai pu observer sur les coupes si les tétrasporocystes
naissaient de cellules corticales ou bien de cellules axiales.
b) Procarpes et cystocarpes.
Les procarpes, dispersés sur toute la fronde, s’individualisent
très tôt, dans les parties encore monostromaliques, selon un pro-
SUR LE MYRIOJGRAMME MINUTA K Y LIN
21
cessus qui s'accorde dans les grandes lignes avec celui qu'a décrit
Kylin [6, p. 55]. Il faut noter toutefois que, dans les exemplaires
de Roscoff, le premier rameau stérile du procarpe mûr est toujours
formé de deux cellules (beaucoup plus rarement trois), alors que
Kylin n’en figure qu’une. De plus — et c’est un point sur lequel
Kylin ne donne aucune indication —, la cellule centrale fertile ne
fournit jamais qu’un rameau carpogonial toujours situé sur sa
face supérieure (en considérant l’orientation des faces de la fronde
qui a été définie plus haut). Sur sa face inférieure, elle détache bien
une deuxième cellule péricentrale, mais celle-ci ne produit pas de
rameau carpogunial; tout au plus se clive-t-elle, avant la maturité
du carpogone, en deux (parfois trois) cellules à plastes multi¬
ples (fig. 18).
Cet avortement du second procarpe de la cellule centrale semble
très rare chez les Délessériacées et, outre le M . minuta, il n’aurait
jusqu’à présent été observé que par F. S. Wagner [9] chez deux
autres espèces du même groupe (Abroteia orbicularis J. Agardh et
Neuroglossum Binderianum Kützing).
L’évolution des procarpes après fécondation n’a pas été suivie.
J’ai par contre pu étudier les cystocarpes, dont l’anatomie était
inconnue jusqu’à présent. Ces organes ont la forme d’une bouteille
très surbaissée et dont l’ouverture est toujours tournée vers le haut,
ce qui confirme le fait que seul le procarpe supérieur de chaque cel¬
lule centrale arrive à maturité. Leur diamètre, ordinairement de
300 à 600 a, peut dans certains cas atteindre 1 mm. En coupe
(fig. 19) ils montrent que les carpospores se forment en chaîne,
sur deux rangs.
c) Spermatocystes.
Les spermatocystes sont, comme chez les autres Délessériacées,
groupés en sores (fig. 20). Ceux-ci se rencontrent aussi bien sur les
zones monostromatiques de la fronde que sur les zones polystroma-
tiques, et, dans l’un et l’autre cas, ils sont constitués uniquement de
deux couches de spermatocystes adossées (fig. 21 et 22) sans aucune
couche cellulaire intercalaire comme chez les Délessériacées en
général. Cette conversion totale de certaines parties de la fronde
en spermatocystes est la règle chez le Myriogramme minuta et n’a
pas, à ma connaissance, été signalée chez d’autres espèces de la
même famille. Peut-être faut-il voir, dans cette tendance à l’holo-
carpie des frondes mâles, dans l’avortement régulier d’un des pro¬
carpes portés par chaque cellule centrale fertile, et aussi dans la
tendance à une réduction numérique des plastes dans les cellules
végétatives, des signes de simplification morphologique qui seraient
22
FRANCIS MAGNE
la marque d’une évolution régressive. Il est trop tôt, certes, dans
l’état actuel de nos connaissances sur l’organisation des espèces
du genre Myriogramme, pour se prononcer au sujet d’une telle
hypothèse mais, devant les singularités du M. minuta, elle demeure
très séduisante, et on ne saurait trop souhaiter que les autres es¬
pèces de ce genre soient à leur tour méthodiquement examinées.
POSITION SYSTEMATIQUE
Comme on a pu s’en rendre compte, aucun point de l’exposé ci-
dessus n’est en désaccord avec la description ni avec les figures de
Kylin, et l’espèce trouvée est bien le Myriogramme minuta Kylin.
Miranda qui a, sans nul doute, retrouvé la même espèce sur la côte
cantabrique [711, la considère comme une simple forme (fa. minuta
(Kylin) Miranda) du M. carnea (Rodriguez) Kylin (= Nitophyllum
carneum Rodriguez). Selon lui, en effet, elle correspond parfaite¬
ment à quelques exemplaires de petite taille mêlés à des échantil¬
lons de Nitophyllum carneum récoltés par Rodriguez à Minorque
et conservés au Jardin Botanique de Madrid. Il est fort possible que
Rodriguez ait jadis récolté l’espèce minuta Kylin (et Minorque en
devient alors la quatrième localité méditerranéenne), et il est bien
possible aussi qu’il ait pu en placer des échantillons à côté d’autres
appartenant au Nitophyllum carneum, soit par erreur de classe¬
ment, soit à la suite d’une confusion volontaire des deux séries
d’échantillons sous une même dénomination. Mais, même si cette
dernière chose était, il n’est pas possible actuellement d’adopter
cette manière de voir comme l’a fait Miranda. La description du
Nitophyllum carneum par Rodriguez [8] convient en effet assez
mal au Myriogramme minuta Kylin. En outre, si l’on compare les
dessins de Kylin ou les échantillons récemment récoltés en Bre¬
tagne aux échantillons authentiques de Nitophyllum carneum, dépo¬
sés dans l’herbier du Muséum National d’Histoire Naturelle de
Paris (1), l’opinion qu’on est en présence de deux especes diffé¬
rentes se trouve considérablement renforcée; chez Nitophyllum
carneum, les frondes sont relativement plus grandes et moins
découpées que chez Myriogramme minuta, les sores de tétrasporo-
cystes sont minuscules et dispersés sur toute la fronde alors que
chez cette dernière espèce, ils sont notablement plus gros et loca¬
lisés dans la région subapicale des lobes; surtout, à aucun moment,
les frondes de l’espèce de Rodriguez ne présentent de lobes à extré-
(1) La consultation de cet herbier m’a été possible grâce à l’amabilité de
M. Denizot, Assistant au Laboratoire de Cryptogamie, que je tiens à remer¬
cier ici.
Source : MNHN, Paris
revue algologique
Neii» Sér. T. III; PI. 3
Fig. 14. — Point végétatif de Myriogramme minuta.
Fig. 15. — Coupe transversale de la fronde dans la région tristomatique.
Fig. 16. — Coupe transversale dans un sore de tétrasporocystes.
Fig 17. — Schéma d’un procarpe vu en plan. (St I : rameau stérile de
première génération; St II : id. de deuxième génération; p c : cellule périeen-
trale fertile; carp : rameau carpogonial.) .
Fig. 18. — Procarpe mûr vu sur une coupe transversale de la fronde, (c : cel¬
lule centrale fertile; pc II : seconde cellule péricentrale, stérile.)
Fig. 19.— Coupe transversale d’un cystocarpe mûr.
Fig. 20. — Sore de spermatocystes vu en plan.
Fig. 21. — Sore de spermatocystes sur une coupe transversale de zone mono-
•stromatique.
Fig. 22. — Id. dans une zone tristromatique.
24
FRANCIS MAGNE
mités subcarrées qui semblent si caractéristiques du M. minuta si
on en croit la fig. 44 de Kylin [6] et les échantillons de Bretagne.
Il est nécessaire comme le pensait Kylin [6, p. 57], au moins
jusqu’à ce qu'ait vu le jour une étude détaillée de l’espèce Nito-
phyllum carnéum Rodriguez, d’en détacher le Myriogramme mi¬
nuta Kylin. C’est en suivant Miranda que J. Feldmann [3] a at¬
tribué au Myriogramme carnea (Rodriguez) Kylin un petit échan¬
tillon stérile, reconnaissable seulement à ses plastes. Cet échantil¬
lon, que j’ai pu examiner (2) ne paraît pas différer des autres
échantillons de M. minuta récoltés depuis.
ECOLOGIE ET REPARTITION
Le Myriogramme minuta, selon J. Feldmann (2] et Funk [5], se
rencontre en Méditerranée dans des stations ombragées très proches
du niveau, et il y fructifie en hiver, en novembre et décembre à
Naples [5, p. 105], en mars à Alger [4]. Dans l’Atlantique et la
Manche, il croît à basse mer, selon Miranda [7] et J. Feldmann [3].
C’est à basse mer que je l’ai également rencontré et, sauf excep¬
tion, dans des localités très battues; il se répartit entre les cein¬
tures du Fucus vesiculosus et celle du Laminaria digitata, très sou¬
vent en compagnie de VHypoglossum Woodu/ardii et de YApoglos-
sum ruscifolium, sur des pans rocheux verticaux ombragés et orien¬
tés en général vers la haute mer, mais toujours protégés du choc
direct des vagues par un écran rocheux. Cette espèce croît indiffé-
rement sur le roc nu ou en épibiote sur les Mélobésiées, les coral-
lines, les Moules, les Balanes ou même les Ascidies.
En Bretagne, c’est une espèce à développement estival, et c’est
en août, septembre et octobre (exceptionnellment en janvier) qu’on
rencontre les organes reproducteurs. Elle semble être annuelle, car
en général, les frondes se désagrègent à la fin de l’automne et* dis¬
paraissent. Pourtant, il n’est pas exclu que certains individus puis¬
sent être pérennants. En effet, j’ai trouvé en janvier des frondes de
l’été précédent réduites à leurs bases, déchiquetées, coriaces et
couvertes d épiphytes, mais présentant des repousses vigoureuses
et en voie de croissance active (fig. 12).
Comme cela a été dit au début du présent article, le Myrio¬
gramme minuta Kylin a été d’abord connu de la Méditerranée, où
il semble bien exister au moins dans tout le bassin occidental.
Découvert plus tard sur la côte atlantique de l’Espagne, le voilà
maintenant présent avec certitude beaucoup plus au nord, sur les
(2) Je remercie très vivement Monsieur le Professeur J.
bien voulu me communiquer cet échantillon.
Feldmann qui a
SUR LE MYR10GRAMME MINUTA K Y LIN
25
côte du Finistère, où il a été récolté d’ores et déjà dans les loca¬
lités suivantes :
Rade de Brest.
Pointe de Beg an Fry;
Pointe de Primel;
Iles Duon (Baie de Morlaix) ;
Pointe de Pontusval à Brignogan (J. Fedmann [3] )
Pointe du Grand Minou;
Banc de Saint Marc;
Pointe de l’Armorique;
Pointe de Morgat.
Ces localités sont en majeure partie des lieux qui, bien connus
des travailleurs qui fréquentent la Station Biologique de Roscoff,
sont soigneusement explorés à chaque saison. Dans de telles con¬
ditions. il devient presque inexplicable que le M. minuta n’ait pas
été signalé plus tôt si l’on n’admet pas que l'on a affaire à une
espèce introduite depuis peu sur les côtes bretonnes. S’il s’agit
bien d’une installation récente, l’aire de répartition géographique
de cette Délessériacée est en voie d’accroissement et il sera intéres¬
sant, dans les années à venir, d’en suivre l’extension, qui a priori
doit se faire vers le nord, c’est-à-dire vers le Cotentin, la Norman¬
die, les Iles Britanniques et la Scandinavie.
BIBLIOGRAPHIE
1. Biebl (R.). — llntersuchungen an Rotalgen Plastiden. Proloplasina,
26 (3), pp. 386-412, 1936.
2. Feldmann (J.). — Les Algues marines de la côte des Albères. IV, Rho-
dophycées, Céramiales. Trav. Alg., série I, pp. 29-113, 1942.
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de la Station Biologique de Roscoff. Supplément 6. 152 p., 1954.
4. Feldmann (J. et G.). — Les rhodoplastes du Myriogramme minuta
Kylin. Rev. Gén. de Bot., 57, pp. 1-7, 1950.
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Pubbl. délia Slazione Zoologica di Napoli., Vol. 25 (suppl.) 178 p., 1955.
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N. F. Avd. 2, Bd. 20, n. 6, 111 p., 1924.
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nales y occidentales de Espana. Bolet. Soc. Espana. Hist. Nat., 36,
pp. 367-81, 1936.
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Nat., t. XVIII, p. 405, pi. III et IV, 1889.
9. Wagner (F. S.). — Contributions to the morphology of the Deles
seriaceae. Univ. of California Publ. Bot., pp. 279-345, 1954.
Source : MNHN, Paris
Four new green Algae
by
J. W. G. Lund
Fresluvaler Biological Association, Ambleside, Englar.d
1. — SCOTIELLA OOCYSTIFORMIS, n. sp.
(? Scenedesmus chlorelloïdes Chod.? Scotiella levicostata Hol-
lerb.) Figure 1.
The solitary cells (8-18 1., 4,5-16 y. br.) are at first broadly fusi-
form and from one and a half times to twice as long as broad. They
become relatively broader as they eniarge and so ellipsoid or al-
most oval (compare fig. 1, A-C, G, U-Y with P, Q, AA-AC). The
young cells hâve thin walls and acute pôles ; in transverse section
they are clearly polygonal (flg. 1, G, J, K), there being eight to ten
angles each of which represents a sectional view of a longitudinal
ridge (fig. 1, K). These ridges are usually invisible in live cells
viewed from their broad sides. They can be seen to follow a some-
what spiral course if the Wall is stained (fig. 1, M-O). As the cells
eniarge, the pôles become more rounded and the original acute tips
become small nodular thickenings similar in appearance to those
of Oocijstis spp. (fig. 1. N, Q-T, Z). This polar nodule is also the
point of juncture of the longitudinal ridges (fig. 1, O). By the time
the cell is full grown the Wall has thickened and one or both
nodules are lost (fig. 1, F, AC). The longitudinal ridges also may
be no longer détectable though in quite large cells some trace of
angularity may be observed in optical transverse section (fig. 1, E)
or they may become visible in stains (fig. 1, O).
There is a single pariétal chromatophore usually lining the
vhole of the inner surface of the wall and one pyrenoid (fig. 1
A-G). It is irregularly thickened so that, in optical transverse sec¬
tion, a variable number of dome-shaped segments project inwards
(fig. X, D-G). At times, the connecting portions betw'een these
segments are so thin that there appears to be a number of separate
chromatophores. Indeed, it is not certain that they do not become
truly separate though the single pyrenoid remains as evidence of
the basic unity of the chromatophore (flg. 1, W-AC).
Autospores are the only forrn of reproduction, commonly four
or eight per cell, sometimes two or sixteen. Liberation results from
a split in the parent wall which flnally gapes wddely (fig. 1, G, H).
FOUR NEW GREEN ALGAE
27
Fig. 1 .—Scotiella oocystiformis n. sp. — A-F variations in cell and chroma-
tophore shape and size, A-C in optical longitudinal and D-F optical transverse
section. G, three autospores and an old mother cell wall; H, cell with enclosed
autospores at early stage of dehiscence; I, two cells of médium size united to
one another, from an agar culture. J-O, wall sculpturation, J, L, cells in optical
transverse section, K viewed from a pôle, M-O, in side view; P-V, variations in
the development of the polar nodules in cells of diverse size; W-AC, cells of
diverse size with apparently separate discoid chromatophores. A-I, W-AC from
live material; J-V cells stained in 1% alkaline gentian violet in aniline
water. Ail X 1212.
Source : MNHN, Paris
28
J. W. G. LUND
This alga was isolated by D r G. E. Fogg from material on a rock
face near the Freshwater Biological Association’s laboratory on
Windermere and has since been maintained in culture. I hâve also
found it growing on a sheep’s skull in Tregarcn Bog, Cardiganshire,
Wales. D r Fogg kindly sent me material of this alga and a sub¬
culture made into solution no. 10 of Chu (1942) with added soil
extract is preserved in formalin at the British Muséum of Natural
History and at the Freshwater Biological Association’s laboratory,
while a further sub-culture was sent to the Type Collection of
Algae and Protozoa at the Botany School, Cambridge.
The appearance of the cells varies according to the cultural
conditions. They may be pale greenish or orange yellow and so
rich in starch that the nature of the other cell organs or materials
cannot be discerned. This is commonly the case in old cultures but
sub-culture into the solution mentioned or on to agar rapidly pro¬
duces a population of deep green cells with few or no visible solid
reserves apart from the starch sheath to the pvrenoid. Provided
a further sub-culture is made early enough this state can be per-
petuated indefinitely.
This alga is very similar to Chodat’s (1913, 1926) Scenedesmus
chlorelloides , notably the material depicted in his fig. 29 (Chodat
1926). Chodat emphasises the Chlorelloid nature of the species,
that is the prépondérance of single cells and reproduction by
autospores. He justifies its rétention in Scenedesmus on
the occurence of two-celled coenobia (Chodat 1926, fig. 29).
Since he grew the alga on agar these may be autospores
which hâve not separated and the same applies to his
« parenchymatous » cell groups. In Scotiella oocystiformis no
coencbia were seen in liquid or solid (1 % agar) media though,
very rarely, two autospores remain attached for some time after
libération (fig. 1. I). Chodat’s alga seems to difïer from S. oocysti¬
formis in that the cells are hexagonal rather than octagonal to
décagonal while the pôles are never so nodular. It has, how’ever,
been impossible to obtain any of Chodat’s material for comparison.
The other species of Scenedesmus with longitudinal ridges and polar
nodules (e. g. S. costatus Schmidle, see Chodat 1926, pp. 252-54,
fig. 157, 158) can produce coenobial stages. S. oocystiformis must,
therefore, be placed either in Oocystis or Scotiella. The cell shape
and the presence of polar nodules point to the former, some species
of which do not hâve a colonial stage (Printz 1913). On the other
hand there is no Oocytis with longitudinally ridged walls and, in
the majority of species, the autospores remain and grow T within
the enlarged parent wall becoming more or less widely separated
in the process and thus producing a colonial stage of long or short
Source : MNHN. Paris
FOUR NEW GREEN AI.GAE
29
duration. Moreover, the polar nodules often persist on the enlarged
parent wall and final libération of the daughter cells commonly
results from the dissolution rather than the splitting of the parent
wall. This alga seems, therefore, more akin to Scotiella Fritsch
(1912, see also Jao 1947, Bourrelly 1951) whose cells are always
more or less prominently ridged or winged while such polar no¬
dules as occur may be considered as arising from their fusion. In
this genus, colonial stages do not arise and libération of the autos¬
pores occurs when the parent wall splits. S. oocystiformis differs
from ail the other species except S. levicostata Hollerb. (see below)
in the delicacy of the ridges, their more or less complété disappea-
rance before reproduction, the absence of any evidence of more
than one layer to the wall and of any free space between the
envelope and protoplast.
S. levicostata Hollerbach (1936 p. 243), which is also terrestrial
(soil), shows marked similarity to the présent alga. The cells are
of similar size and shape with at first reiatively thin ridges.
However, his figures (Hollerbach 1936, PI. II, fig. 23, 25) show
them to be by no means so délicate as those of S. oocystiformis;
indeed they appear to be clearly visible without staining when the
cells are viewed from their long sides, and there are only six to
eight per cell. In optical transverse section, the ridges appear as
triangular thickenings to the wall which is of considérable thick-
ness (Hollerbach 1936, PI. II, fig. 23, 25). Old cells are quite
different, the walls becoming more or less stratified and they and
the ridges upon them rough so that, in optical transverse section,
the walls appears to be verrucate (Hollerbach 1936, PI. II, fig. 26).
There are also many small discoid chromatophores, at first a
brilliant green (« laute viridus») but darkening in the older cells.
However, it might be that the différences between the two algae are
environmental but for the reasons given below I do not think this
is the case. Though Hollerbach clearly figures many discoid chro¬
matophores there is but one reiatively large pyrenoid reminiscent
of the stage of S. oocystiformis described earlier (fig. 1, W-AC),
yet, in the latter, the chromatophores or segments of a single one
are never so numerous. The wall structure of old cells might be
related to the medium used. Hollerbach illuminated moistened soil,
I hâve also done this as well as growing the alga in culture solution
and on agar. In ail cases, even when cells are kept for over a year.
once perceptible growth lias ceased no such changes in the wall
structure arise. Further, in such old cultures in or on ail media
the chromatophores become paler rather than darker and the cells
are finally yellowish or pale orange. The two algae appear, there¬
fore, to belong to separate species.
30
J. W. G. LUND
2. — TETRASPORA H EX A N EM AT 01 DEA n. sp.
Figures 2-4.
The very fragile macroscopie colonies (fig. 2, D) are of irregular
shape and rarely exceed two centimètres long. They are at first
attached to any available substratum and more or less hemisphe-
rical. They may coalesce and are frequently intermixed with other
palmelloid green algae, the whole mass sometimes being amor-
phous. They are pale green or a dirty greenish yellow colour.
Sooner or later they become detaohed to form small rounded free-
floating masses. The globose to oval cells (to 12 diam.) are ar-
ranged in fours or pairs as in other Tetraspora spp., the groups
lying close together or far apart (fig. 2 A, B). The pariétal chroma-
tophore is basin-shaped or lines most of the inner surface of the
wall (fig. 2, F). The basal pyrenoid is oval to eflipsoid and pale
green due to the generally prominent starch sheath. There are no
contractile vacuoles or stigma.
The pseudocilia (to 220 a 1.), winch are often undulate (fig. 3,
C-G, I; fig. 4. A-F), are very variable in length and thickness (fig. 3,
D, I; fig. 4, A-E) and range from two to six per cell, odd numbers
being rare. If more than tw 7 o are présent, the cell is usually sur-
rounded by one or two envelopes external to the w : all (fig. 3 and 4) :
if only two are présent no such envelopes are normally visible-
(fig. 3, A, F; fig. 4, B, C. but see also fig. 3, E, H). Sometimes it is
clear that not ail the pseudocilia reach the protoplast, and when
they are six it may sometimes be seen that only two reach the
outer, two the middle and two the inner membrane or wall (fig. 4.
F). Under these circumstances the outer membrane is at a consi¬
dérable distance from the cells and not necessarily concentric with
it (fig. 4, F, left-hand cell). However, up to six bave been seen to
reach the cell in the absence of any visible accessory membranes
(fig. 4, A) and only two to be présent when there are two mem¬
branes external to the wall (fig. 4, D, right-hand cell). Recently
divided cells seem to hâve always only two pseudocilia so that the
others may arise during the growth of the cell (see later). The
pseudocilia are frequently split along a shorter or longer part
(fig. 3, A-I). The splits may originate from the apex and then are
usually single (fig. 3, A) or less commonly double leading to a
trifid apex (fig. 3, D left-hand cell). They may also arise lower
dowm (fig. 3, B) and both states may be seen in the same pseudo-
Fig. 2.— Tetraspora hexanematoidea n. sp. — A-C, parts of a colony to show
arrangement of the cells 04, B) and pseudocilia (C) ; D, three colonies, E group
of cells, F, single cells, the two left-hand upper ones in early stages of division,
G and H akinetes. C, stained with gentian violet, the rest from live material.
i4-C, G X 115; D X 0,48, E X 528, F,H X 1200.
Source : MNHN. Paris
FOI'R NEW GREEN ALGAE
31
Source : MNHN, Paris
32
J. W. G. LUND
cilium (fig. 3, D, right-hand cell). The pseudocilium may be split
almost to the base (fig. 4, B) and two separate ones of different
length may enter the cell at almost the same point (fig. 3, G; 4, E)
so that it appears that the splits may eventually become separate
pseudocilia. As in other species, the pseudocilium consists of an
outer and inner portion, the latter containing protoplasmic mate-
rial (fig. 3, J).
There are three methods of propagation. The fragile colonies
may break into fragments. Biflagellate zoospores, four to eight per
cell, may be produced and either swim away or settle near the
parent cell. Under unfavourable conditions akinetes are forined.
sometimes in ail the cells of a colony. The akinetes are spherical
(to 14 (jl diam.) and are surrounded by a wide membrane concentric
with the cell (to 8 «j. diam., fig. 2 G. H). The chromatophore now
lines the whole wall and the cell often contains much starch while
the pyrenoid is no longer détectable. The colony may now break
up and the akinetes are distributed to originate new colonies. On
germination, zoospores are formed, identieal with those of ordi-
nary végétative cells. Such germination may occur before the colo¬
nial envelope is lost. In both cases, the zoospores swim for a
variable length of time before losing their flagella, rounding off
and dividing to produce four typical non-motile cells with pseudo-
cilia. Sexual reproduction has not been seen nor any formation of
« juvénile » colonies akin to those described for T. gelatinnsa
(Vauch.) Desv. (Hirose 1954).
T. hexanematoidea grows in small ponds in my garden at Amble-
side, England. Material is deposited at the Freshwater Biological
Association^ laboratory Windermere and the British Muséum of
Natural History, London. It differs from ail other species in the
combination of small, often more or less globular colonies and the
presence of up to six pseudocilia per cell, normally in multiples of
two, and the common production of splits along a variable length
of them.
The genus is generally restricted to algae with two pseudocilia
per cell though Schrôder (1902) says two or four are présent in
T . lubrica and Pascher (1931) that there are species with four.
Pascher never described the se species nor did he refer to them in
his last paper concerning pseudociliate algae (Pascher 1940).
There does not appear to be any account of how pseudocilia arise
in any species of Tetraspora (e. g. see Fritsch 1935, pp. 123-25;
Pa scher 1940, p. 141). The number in this one is basically two
and there are reasons for suspecting that new pseudocilia arise by
splitting of the old ones, examples are the frequency of splitting,
the varying size of the splits and the occurrence of pairs of pseudo-
Source - MNHN. Paris
FOUR NEW GREEN ALGAE
33
Fig. 3. — Tetraspora hexanematoidea n. sp. — A-I variation in the number,
arrangement and types of pseudocilia per cell; /, small portions of three
pseudocilia, A-I stained in 1 % alkaline gentian violet in aniline water; J live
material in phase contrast. A-I X 271, J X 1212.
34
J. W. G. LUND
cilia, often of different size, lying very close together (e. g. fig. 3,
G. H; 4, A, E) while others lie further apart (e. g. fig. 4, A, the two
long pseudocilia of the right-hand cell). Relatively short pseudo-
cilia could arise from splits originating some distance below the
apex and more than two of equal or sub-equal length (e. g. fig. 4.
E, F) from apical or sub-apical splits. Unequal size would also
arise if the new pseudocilia originated from new protoplasmic
outgrowths of the protoplast yet no very short pseudocilia hâve
been seen. Correns (1893) founp that in Apiocystis the first sign of
constriction of a cell in préparation for division lay between the
two pseudocilia so that each new cell must receive one parental one.
Once division was complété the two new cells each had two pseudo-
cüia but he never saw the origin of the second. He considered that
their origin must be from a new outgrowth of the protoplast which
sécrétés the necessary enzymes to enable it to pass out to the
exterior of the colony and figures (Correns 1893, fig. 2 G) a pseudo-
ciliuin lying beneath the mucilage. Splitting, he considers, cannot
lead to a new pseudocilium since the wall will not permit the
passage of both. In Correns’s (1893) fig. 2 G one pseudocilium
shows an apical split outside the mucilage sheath, One might pos-
tulate that in T. hexanematoidea a pseudocilium splits and the two
halves usually separate to their base when the outer part of he wall
enlarges to form an outer membrane and this process is repeated
when he second outer membrane is formed (see fig. 4 F). However,
there are facts which this hypothesis does not résolve. As had been
described, the relationship between the number of pseudocilia and
membranes external to the wall is not invariably the same nor can
the process of increase in the number of pseudocilia be related
clearly to the course of division. Further, there is the rarity of
records of splitting in other common species of Tetraspora, a fact
which my own observations confirm. Lastly, in the very closely
related genus Paulschulzia, the pseudocilia clearly normally arise
de novo in P. elegans (Woron.) Lund (Lund, 1956). It is
possible that they can arise by both methods. The splitting of the
pseudocilia, so characteristic of T. hexanematoidea, may be the
cause of the common presence of more than two per cell before
the onset of division, while the original pseudocilia of the daughter
cells are produced de novo. In Paulschulzia elegans even as splitting
is rare so is the presence of more than two pseudocilia per cell. The
two pseudocilia which are usually longer than the others and
sometimes thicker but are themselves of equal length are those
arising from the protoplast as is, for example, suggested by fig. 4,
A and D. Unfortunately, it has not as yet been possible to grow
T. hexanematoidea in moist or other chambers so that continuous.
observations can be made under the microscope.
Source . MNHN. Paris
FOUR NEW GREEN ALGAE
35
Fig. 4.— Tetraspora hexanematoidea n. sp. — Variation in the number, ar¬
rangement and types of pseudocilia. A, T) from live material in phase contrast,
the rest stained in 1 % alkaline gentian violet in aniline water. Ail X 533.
36
J. W. G. LUND
3. — GLOEOCOCCUS BRAUN n. sp.
{? G. minor A. Br.) Figure 5.
The pale green colonies are of irregular shape, minute or rea-
ching the size of a small pea. The mucilage is moderately firm and
not stratified. The cells (10-17 p. 1; 8-16 u br.) are numerous and
irregularly arranged (fig. 5 A) though generally massed for a short
distance below the mucilage on the illuminated side of the colony
with a fevv more widely scattered throughout the rest of the colony.
E
Fig. 5. — Gloeoccus braunii n. sp. — A, distribution of cells near surface
of colony B, two young cells C, cell in optical transverse section, D, full grown
cell, E, cell of medium size, right-hand figures in D and E, part of chroma-
tophore in surface view. Ail from live material. A X 262, the rest X 1212.
Their position is presumably related to their motility (see below).
They are at first ovoid (fig. 5 B) becoming more globose as they
enlarge so thaf soine of the largest are spherical (fig. 5 D). Each
cell has two flagella of approximately equal length to it. The fla¬
gella are often in gentle movement so that the cell undergoes slow
pendular or irregular movements and may in time change its posi¬
tion in the colony, this apparently being partly the cause of the
cells being more frequent in some than in other parts of it. Stigma,
papilla and pyrenoid are absent. The two contractile vacuoles are
located anteriorly. The pariétal chromatophore (fig. 5 B-E) is basin-
FOI'R NEW GREEN AI.GAE
37
shaped reaching almost to the apex of the cell; it is perforate and
irregularly thickened. The perforations are in tlie form of slits or
sma"ll holes (fig. 5 D, E). The nucléus varies from a posterior to a
latéral médian position (fig. 5 B. 1), E). Two to four zoospores are
forrned. No free swimming cells were seen even vvhen the colonies
were broken up by pressure under a coverslip. Attempts at growing
the alga in culture failed.
This alga grew in a pond in the author’s garden at Ambleside.
England. with Tetraspora hexanematoidea (q. v.). In some cases,
inixed colonies of the two algae occurred. Material is lodged at the
Freshwater Biological Association’s Windermere laboratory and
the British Muséum of Natural History.
This alga might perhaps be better placed in Chlamydomonas as
may be the case for Braun's (1851) other two species of Gloeococ¬
cus, a genus of doubtful validity. Nevertheless, in the absence of
any exidence of free swimming cells, it is retained in this genus
whose position is considered below. G. mucosus Braun (1851)
dilfers from G. braunii in the generally larger cells (17-20 (j. 1) in
colonies which may be as big as an apple, while a pyrenoid is pré¬
sent in the imperforate regularly cup-shaped chromatophore (Braun
1856. Taf. V, fig. 5-8). The cells of G. mucosus show the sanie limited
movement within the mucilage from which they do not normally
escape. G. minor Braun (1851) resembles G. braunii in having
smaller'cells (10-13 u 1.) and colonies which do not exceed a hazel
nut in size but the structure of the chromatophore is not described,
tihis may mean that it is the same as in G. mucosus.
Whatever status is accorded to Gloeococcus there is no justifica¬
tion (as Chodat (1904) himself points out (see also Fritsch and
West 1927 p. 88, Fritsch 1935 p. 126), for uniting Sphaerocijstis
Chodat (1897a, 1897b, see also Lund 1952) with it as is done by
Lemmermann (in Lemmermann, Brunnthaler & Pascher 1915)
even if, unlike Wille (1903), he does retain it as a separate species
- Gloeococcus schroeteri (Chod.) Lemm. - separate from G. mu¬
cosus. This is however still done (e. g. SKiÿA 1948). G. braunii
agréés with Gloeococcus as described by Braun (1851) in showing
a combination of features which, so far as 1 am aware, are not
recorded for the palmelloid stages of Chlamydomonas species nor
for any other palmelloid green alga (e. g. Palmella or Gloeocpstis).
These are the production of very large growths without loss of
motility of the constituent cells, except during reproduction, but
with a réduction in its scope to limited movement within the colo¬
nial mucilage, the cells escaping only under spécial circumstances
described below and not yet met with in G. braunii. It seems clear
that Braun appreciated these facts since he (1856 p. 58) comments
38
J. W. G. LUND
on the similarity of the growths to those of Palmella and Gloeo-
cystis, généra whose Iimits at that time were scarcely distinct from
species ot Chlamydomonas which form palmellae. He further points
out that many générations of celis with this limited movement are
produced over a prolonged period. The final escape of the cells as
swarmers is described by Braun (1851 p. 170, footnote) thus :
« Die letzte Génération der Familie verlâsst endlich die Gallert-
masse und schwârmt aus, um sich an irgend einen anderen Orttn
ruhend niederzulassen ». This is comparable to the behaviour of
a number of palmelioid Volvocales (e. g. Tetraspora, Apiocystis.
Gemellicystis, Gloeocystis) where the majority or ail the cells in a
colony become motile under certain conditions and swim out of the
mucilage which then disintegrates.
It may be that Gioeococcus spp. will be shown eventually to be
environmental stages of Chlamydomonas spp. since palmelioid or
other non-motile growths can be produced in culture and appa-
rently propagated indeflnitely (e. g. see Gerloff 1940). So far as
I am aware, however, no Gioeococcus stages are known so that the
genus should at présent be retained. Chlamydomonas kleinii
Schmidle (1903) cornes nearest to Gioeococcus but it is not clear
that this species produces true palmelioid stages (Gloeocystis type)
rather than loose aggregates of cells. Each cell is surrounded by its
own wide mucilage envelope and flagella may be présent, lying
within or partly outside this envelope. The cells may then exhibit
slight movement. The cells, however, can be separated by shaking
and then usually become motile for about twelve hours or some-
times, a few days.
Gioeococcus may be diagnosed thus; - Colonies of definite but
irregular shape, attaining macroscopie dimensions and consisting
of numerous cells in structureless mucilage. Cells arranged irregu-
larly but often more numerous in some parts of the colony than
in others, ovoid to globose, biflagellate and exhibiting limited move¬
ment within the colony, rarely escaping as swarmers. Contractile
vacuoles présent, stigma présent or absent. Chromatophore single,
pariétal; pyrenoid présent or absent. Two to four zoospores pro¬
duced per cell. Attached or free-floating in freshwater.
4. — GEMINELLA MONOSPORA n. sp.
Figure 6.
The filaments are embedded in a wide structureless mucilage
envelope commonly over 100 g wide and 150 g long, reaching 130 u.
br. and 200 u. 1; stains cause contraction of the mucilage. The fila-
„ If \V Gemlnel la monospora n. sp. A-D, Filaments and parts thereof,
N. />, with spores, E, cells. F, spores. Ail from live material A-D X 528
E, F X 1084.
Source; MNHN, Paris
FOUR NEW GREEN ALGAE
39
f
(J
Source : MNHN, Paris
40
J. W. G. LUND
ments rarely consist of more than four cells (fig. 6 A-D), twelve
being the largest seen. The cells are clearly separate from one
another except when in active multiplication but only lie widely
apart when the filament is fragmenting (fig. 6 C). The later state
arises by dissolution of the mucilage between separate cells or
groups thereof. The cells (14-40 u 1., 4,5-5 y hr.) vary widely in
length but not in breadth and are ail cylindrical with more or less
convex ends (fig. 6 E). There is usually a single pariétal chromato-
phore, rarely two, lining a part of one side of the cell or curving
obliquely round it. There is no pyrenoid.
The alga may multiply by the fragmentation of the thread into
two or more pièces. Asexual reproduction is by means of spores
produced singly from each cell, followed sooner or later by complété
or partial dissolution of the mucilage sheath. The cell contents
escape through a central hole in the wall becoming globose in the
process (fig. 6 B, D) and later secreting a wall. Since the whole
protoplast is involved the spores vary considerably in size (7-15 | j.
diam.). Ail or some of the cells of a filament produce these spores
which corne to lie in the mucilage a short distance from the parent
cells. The fate of the liberated spores is unknown. Each spore con-
tains a massive pariétal chromatophore but no pyrenoid or contrac¬
tile vacuoles.
G. monospora is présent every year, chiefly in summer, in the
plankton of Blelham Tarn and Windermere, lakes in the English
Lake District. It was first observed in 1945. The appearance of the
spores generally heralds the end of a period of increase. Material
is lodged in the Windermere laboratory of the Freshwater Biolo-
gical Association and the British Muséum of Natural History, Lon¬
don.
This species differs from ail others in the libération of the proto¬
plast to form a single non-motile spore and the short filaments
surrounded by a very large mucilage envelope. On Fritsch’s défini¬
tion (1935 p. 41) the spore might be considered to be an aplano-
spore. This, however, infers that it is an arrested zoospore for which
there is no evidence. If it is indeed such a structure, then this
species forms a link between Gloeotila Kütz., whose species lack a
pyrenoid but possess zoospores, and Geminella Wille where pyre-
noids are présent but zoospores absent (see Printz 1927, Fritsch
1935). If, when germination of the spore is seen, zoospores are
found to be produced then it may well be considered as a species of
Gloeotila.
The author’s grateful thanks are due to D r Hannah Croasdale
for rendering the diagnoses of new taxa into Latin.
Source : MNHN~Paris
FOUR NEW GREEN ALGAE
41
DIAGNOSES
Scotiella oocystiformis n. sp.
Cells (8-18 u I.; 4,5-16 u br.) at first broadly fusiform, Iater ellip-
soid; pôles at first acute, later nodular or finally plane, rounded,
wall with 8-10 very délicate, thin ridges running from pôle to pôle
and uniting there. Cells in médian transverse section ± angular or,
old cells, globose to oval. Chromatophore single, pariétal with irre-
gular cushion-shaped thickenings which may be ± separate from
one another so that there are apparently several discoid chromato-
phores. Autospores 2-16 per cell, liberated through a split in the
parent wall.
From a rock-face near the lake, Windermere, England.
Cellulae (8-18 [j. long., A,5-16 y. lat.) primum late fusiformes,
deinde ellipsoideae, polis primum acutis, deinde nodulosis aut deni-
que planis, rotundatis, tegumento 8-10 costis delicatissimis tenuissi-
misque, a polo ad polum extensis, ad polos coalescentibus praedito.
Cellulae a sectione media transversa visae plus minusve angulares,
aut, vetustiores, globosae ad ouatas. Chromatophorus unus, parie-
talis, incrassationes irregulares, pulvinalas, plus minusve discretas,
aspectu sicut chromatophoras aliquot discoideos praebens. Autos-
porae 2-16 in cellula, per fissuram tegumenti parentis liberatae.
In facie rupis prope lacum, in loco Angliae Windermere dicto.
Tetraspora hexanematoidea n. sp.
Colonies (to about 2 cm. long) of irregular shape. Cells (to 12
diam.) in fours or pairs within the structureless mucilage, with or
without one or two envelopes external to the wall, globose to oval.
Pseudccilia (to 220 al.) two to six per cell, often split into two or
three parts of varying length. Chromatophore pariétal, basin-
shaped or almost spherical, pyrenoid basal. Contractile vacuoles
and stigma absent. Propagation by fragmentation of the colonies,
biflagellate zoospores or akinetes. Akinetes globose (to 14 a diam.)
with a wide, prominent envelope external to the wall, germination
to form zoospores.
In a pond in a garden, Ambleside, England.
Coloniae (ad circa 2 cm. long) forma irregulares. Cellulae (ad 12 y.
diam.) globosae aut ovatae, binae vel quaternae in mucilagine sine
structura, cum vel sine involucro uno duobusve extra tegumentum.
Pseudocilia (ad 220 u. long.) duo ad se.x in cellula, in duas vel très
partes longitudine variantes saepe fissa. Chromatophorus parietalis,
trulliformis aut fere sphericus, pyrenoideum basale habens. Vacuo-
lae puisantes stigmaque désuni. Propagatio per fragmentationem
42
J. W. G. LUND
coloniarum, zoosporas biflagellatas aut akineta. Akineta globosa
(ad 74 !/. diam.) involucrum latum prominens extra cellulam haben-
tia, ad zoosporas formandas germinantia.
In lacuna horti in loco Angliae Ambleside dicto.
Gloeococcus braunii n. sp.
Colonies of irregular shape, microscopie or to the size of a pea.
Cells (10-1.7 y- 1. 8-16 jx br.) irregulary distributed within the struc-
tureless mucilage, commonly more frequent near the upper illumi-
nated surface than in other parts of the colony; at first ovoid, later
globose with two flagella which are often in gentle movement; two
anterior contractile vacuoles, no stigma, papilla or pyrenoid. Chro-
matophore pariétal, basin-shaped, perforate and irregularly thicke-
ned.
In a pond, Ambleside, England.
Coloniae forma irregutares, magnitudine microscopicae ad men-
suram pisi. Cellulae (10-17 ix long., 8-16 jx lat.J intra mucilaginem
sine structura irregulariter distributae, plerumque frcquentiores
prope illuminatam superficiem superiorem coloniae quam alibi. Cel¬
lulae primum ovatae, deinde globosae, duobus flagellis, saepe leniter
moventibus atque duabus vacuolis pulsantibus anterioribus prae-
ditae; sine stigmate, papilla aut pyrenoideo. Chromatopliorus parie-
talis, trulliformis, perforatus ac irregulariter incrassatus.
In lacuna in loco Angliae Ambleside dicto.
Geminella monospora n. sp.
Filaments embedded in wise structureless mucilage (to 200 p. 1.;
130 jx br.), rarely of more than four cells. Cells (14-40 {x 1.; 4,5-5 br.),
cylindrical with more or less convex extremities. Chromatophore,
single, pariétal, pyrenoid absent.
Propagation by fragmentation of the filaments or spores. Spores
(7-15 tx diam.) consisting of whole protoplast, globose, contractile
vacuoles absent. In the plankton of Blelham Tarn (type locality)
and Windermere, lakes in the English Lake District.
Filamenta in mucilagine lata (ad 200 <x long., 130 u. lat.) sine
structura inclusa, e cellulis raro pluribus quam quattuor constantia.
Cellulae (14-40 n. long., 4,5-5 «x lat.J cylindricae, extremitatibus plus
minusve convexis. Chromatopliorus unus, parietalis, sine pyrenoi¬
deo. Propagatio per fragmentationem filamenti aut per sporas.
Sporae (7-15 jx diam.J e protoplasto toto constantes, globosae, sine
vacuolis pulsantibus.
In plankto locorum dictorum Blelham Tarn (loco typi) et Win¬
dermere. lacuum in regione lacuum Anglicorum.
Source : MNHN. Paris
FOUR NEW GREEN ALGAE
43
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Source : MNHN, Paris
NOTULES ALGOLOGIQUES
Cette rubrique réunit de courtes notes sans illustrations ni références biblio¬
graphiques. Elle permettra aux auteurs de publier des observations nouvelles
ne se prêtant pas à un long développement, notamment celles concernant l’éco¬
logie ou la biogéographie des Algues, ou de prendre date avant la parution d’un
travail plus complet.
Quelques cyanophycées d’eau profonde en Méditerranée
Les espèces suivantes ont été observées sur des échantillons
(juillet 1949) récoltés en scaphandre autonome Cousteau, dans les
environs de Cannes.
Aphanocapsa Feldmanni Frémy, grotte de la Vaquette, 27 m. de
profondeur. Cette algue présente des cellules sphériques rouges de
• 2-3 p. dans le tissu cortical d’une éponge.
Aphanocapsa Raspaigellae Frémy, grotte de la Vaquette, 10 m.
Cellules sphériques rouges de 8-10 g*. de diam. dans le tissu d’une
éponge.
Calothrix fusco-violacea Crouan, grotte de la Vaquette, 27 m. sur
coquille.
Cette algue est bien conforme à la description typique, mais le
pigment est nettement rouge.
R. Lami a déjà trouvé ce Calothrix en profondeur sur coquille
(10 m. de profondeur à Saint-Servan).
Lyngbga Agardhii Gomont, région du Dragon, 12 m.
Ce Lyngbga se trouve sur la base des Posidonies, mêlé à de petits
bryozoaires. J. Feldmann l’a signalé comme algue de profondeur
à Banyuls.
Lyngbga semiplena Ag., région du Dragon, 12 m.
Cette algue se trouve également à la base des Posidonies; tri¬
chomes rouges épais de 9 $t.
R. Lindstedt signale en Suède une forme épiphyte rouge à faible
profondeur.
Lyngbya gracilis Rab., région du Dragon, 12 m.
Egalement sur les bases de Posidonies; trichomes de 5 u. J. Feld¬
mann a trouvé cette piante en profondeur à Banyuls.
Lyngbya sordida Gom., région du Dragon, 30 m.
Sur la base d ’Udotea petiolata , trichomes roses de 30 u. Ce n’est
pas la f. nmxima Frémy ni la f. bostrychicola Gom.
M. Serpette.
(Nouméa).
BIBLIOGRAPHIE
Les conditions actuelles de l’imprimerie ne permettant plus d’envisager la
parution d'une Bibliographie Algologique méthodique comme dans la première
série de cette revue, il ne sera publié que des indications bibliographiques con¬
cernant les ouvrages importants ou les mémoires d’intérêt général. Les lecteurs
de langue française peuvent trouver un complément d’information dans la
« Bibliographie » paraissant en annexe au « Bulletin de la Société botanique de
France » et dans le « Bulletin analytique » publié par le Centre National de la
Recherche Scientifique.
Hirose H. — Preliminary report on the marine algae of Shiaku
Islands, Seto Inland Sea, Japan. — Biological Journal of Okayama
University, 3. 1-2 janv. 1957.
Complétant de façon intéressante les travaux antérieurs, les listes
données selon la répartition écologique et l’ordre systématique ajoutent
encore des précisions sur la végétation algale du Japon, pourtant bien
connue. — M. Dz.
Magne Fr. — La végétation marine du Grand Congloué (Résultat
scientifique des campagnes de la Calypso, fasc. Il, 1956). — Ann.
Inst. Oceanogr ., 32.
Ce travail de 22 pages est intéressant à plusieurs point de vue Les
possibilités matérielles que la Calypso offrait à son auteur lui ont permis
une étude précise par la mise en œuvre d’outils modernes. L’exploration
détaillée et répétée devient ainsi possible. D’autre part, l’auteur a nis au
service de son travail les qualités qui par ailleurs, lui permettent de
faire de la cytologie. Cela ne veut pas dire que les îles du Sud de Mar¬
seille sont épuisées pour autant, mais ce travail donne une idée de ce
qui peut et doit être fait.
Sur la répartition, l’auteur se borne — vu le petit nombre de plon¬
gées — à comparer ses résultats avec ceux de ses prédééesseurs. Ce qui,
d’après lui, est frappant, c’est l’opposition très nette entre la végétation
photophile et la végétation sciaphile. Nous avons personnellement ob¬
servé des choses semblables en d’autres points de la Méditerranée
mais ïl semble que l’étude de la lumière doit être poursuivie très soi¬
gneusement pour permettre une discrimination plus précise.
A noter une variété nouvelle d 'Elachista intermedia. — M. Dz.
Kornmann P. — Zur Morphologie und Entwicklung von Percur-
saria percursa. — Helgolander Wissenschaftliche Meeresun'ersu-
chungen, 5. 3. 1956.
Etude très précise, avec sept dessins, de cette algue, principalement
sur le développement et le cycle. — M. Dz.
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47
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giella nov. gen., Farlowiella nov. gen. Herausgegeben von Peter
Kornmann. — Hclgolander Wissensch. Meeresunters., 5. 3, pp. 293-
325, 15 fig. ou pi., 1956.
Utilisant les notes manuscrites de Kuckuck, publiées ensuite in
extenso, P. Kornmann établit deux nouveaux genres, Kiitzingiella pour
Ectoearpus (Feldmannia) Battersii et Ect. maculons, Farlowiella pour
Ect. onustus (E. subcorymbosus). En plus de ces espèces le manuscrit
de Kuckuck intéressait Herponema velutinum, solitarium, Valiantei,
graniferunr nov. comb., et lingilanum nov. spec. — M. Dz.
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their occurence and physiological efîects on Animal. — Journ. gen.
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dinium veneficum Bail. — Journ. mai. biol. Ass. U: K., 36, 1957.
Les auteurs présentent une étude biologique des fleurs d’eau rouges
observées en eau marine et saumâtre et connues sous le nom de marée
rouge ou d’eau rouge. Très souvent ces fleurs d’eau sont toxiques pour
le poisson. Les organismes responsables de cette coloration appar¬
tiennent à des groupes d’algues variés : Gyanophycées ( Trichodes-
mium), Chloromonadines (Hornelid) , Chrysophycées (Prymnesium),
iDinophycées ( Goniaulax, Gymnodinium, Pyrodinium, Exuviella, Co-
chlodinium). Les auteurs donnent une carte de la distribution mondiale
de ces fleurs d’eau marines. Puis ils étudient en détail la toxine d’un
Gymnodinium qu’ils ont pu cultiver au laboratoire. Cette toxine a une
action très marquée sur les centres nerveux, elle est fort active sur les
animaux marins et même sur les souris et les grenouilles. — P. By.
Drawert H. et Metzner I. — Fiuoreszenz-u-elektronenmi-
krcskopische Bcobachtungen an « Cylindrospermum » ünd einigen
anderen Cyanophyceen III. — Ber. Deutsch. bot. Gesell., 69, 7, 1956.
Les fluochromes (orange d’acridine et sulfate de berbérine) colorent
électivement la substance centrale des Cyanophycées. Pour les auteurs
les corpuscules métachromatiques sont de nature chondriosomique.
Le microscope électronique met en évidence chez Oscillatoria, Cy¬
lindrospermum et Microcoleus une série de pores disposés en ceinture
de part et d’autre des cloisons transversales. Ces pores sont alignés en
files plus ou moins parallèles. Les cloisons sont, elles aussi, percées de
pores dont la densité et la disposition varient avec les genres étudiés.
La mise en évidence d’une telle structure est particulièrement intéres¬
sante et il est permis de penser, avec les auteurs, qu’elle est en relation
avec la mobilité des trichomes des Oscillatoriacées. — P. By.
Behre K. — Die Algenbesiedlung einiger Seen um Bremen
und Bremerhaven. — Verôff. Inst. Meeresforsch Bremerhauen, 4,
pp. 221-383, 6 fig., 4 pl., 1956.
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BIBLIOGRAPHIE
L’auteur étudie l’écologie des algues d’une série de 9 lacs différents
de la région de Bremerhaven; il s’agit de collections d’eau de type
varié allant de l’eutrophie à l’extrême oligotrophie et des pH de 9 à 4.
En comparant les résultats actuels avec ceux recueillis il y a une quin¬
zaine d’années, on peut constater que ce pH est resté stable chez 5 lacs
tandis que deux lacs se sont acidifiés et deux autres sont devenus plus
alcalins. L’auteur reconnaît 813 espèces d’algues dans ces masses d’eau
dont 11 nouveautés appartenant aux genres Chamaesiphon, Lyngbya,
Eugleim, Ttopidoscyphus, Chlorogonium, Closterium et Cosmarium.
Pour chaque lac sont étudiés séparément les algues macrophytes, le
plancton et le « Métaphyton ». Ce dernier terme est appliqué aux
espèces mobiles ou immobiles, non fixées, vivant entre les touffes d’al¬
gues ou entre les feuilles et les tiges de mousses et plantes supérieures
immergées. Il est donc très voisin parfois même synonyme du terme
« plocon » de Margaleff.
Particulièrement intéressante est la comparaison entre les végétations
algales de deux lacs acides ayant une composition chimique très voi¬
sine mais dont l’un a une eau brune, riche en matières humiques tandis
que l’autre est à eau claire. La composition floristique est fort diffé¬
rente et montre que certaines algues sont très sensibles aux substances
humiques. Enfin l’auteur critique justement le nom de lac à Lobelia et
Isoeles donné aux lacs oligotrophes. Liste d’algues, observations systé¬
matiques figures, cartes, complètent cet important mémoire. — P. By.
DHIST./
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