1 &
Nouvelle Série Tome IV, N° 4,
- REVUE
ALGOLOGIQUE
- FONDÉE EN 1922 -
Par P. ALLORGE et G- HAMEL
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
12, RUE DE BUFFON - PARIS V-
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique
Paraissant quatre fois par an.
EDITIONS DU CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
I. - PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
BULLETIN SIGNALÉTIQUE
Le Centre de Documentation du C.N.R.S. publie un « Bulletin signa-
létique » dans lequel sont signalés par de courts extraits classés par
matières tous les travaux scientifiques, techniques et philosophiques,
publiés dans le monde entier.
Le Centre de Documentation du C.N.R.S. fournit également la repro¬
duction sur microfilm ou sur papier des articles signalés dans le « Bulletin
signalétique » ou des articles dont la référence bibliographique précise
lui est fournie.
ABONNEMENT ANNUEL
(y compris table générale des auteurs).
2* Partie (biologie, physiologie, zoologie, agriculture) :
France . 6.500 Fr.
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Tirages à part 2* Partie.
Section IX. — Biochimie, biophysique, sciences
pharmacologiques, toxicologie :
France . 2.000 Fr.
Etranger . 2.200 Fr.
Section X. — Microbiologie, virus et bactério¬
phages, immunologie :
France . 1.300 Fr.
Etranger . 1.450 Fr.
Section XI. — Biologie animale, génétique, biologie
végétale :
France. 3.650 Fr.
Etranger. 4.050 Fr.
Section XII. — Agriculture, aliments et industries
alimentaires :
France .. 1.150 Fr.
Etranger .. ;. 1.450 Fr.
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16, rue Pierre-Curie, PARIS-5*
C.C.P. Paris 9131-62, Tél. DANton 87-20
• Source: MNHN
Nouvelle Série. Tome IV, Fasc. 4.
"îr dldO
Novembre 1959.
REVUE
ALGOLOGIQUE
DIRECTEURS .
P. BOURRELLY et ROB. LAMI
SOMMAIRE
L. Manguin. - J. Frenguelli (1883-1958). — Notice biographique. .
F. Magne. _Sur la structure et la position systématique du Nito-
phyllum alliaceum Crouan .
F. Ardré. — Un intéressant Hildenbrandtia du Portugal .
F. Drouet. — A new Schizotbrix from New Zealand.
A. J. Brook. — The published figures of the Desmid Stciiirastrani
paradoxum .
R. Maillard. — Florule diatomique de la région d’Evreux .
P. Bourrelly. _ Quelques algues épibiontes des crustacés phyl-
lopodes .
215
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227
238
239
256
275
Bibliographie
282
REVUE ALGOLOGIQUE
N lle Sér., T. IV; PI. 12
J. Frenguei.i.1
(1883-1958)
V-'* *'V
Source : MNHN, Paris
J. Frenguelli (1883-1958)
Notice biographique
Par Emile MANGUIN.
Joaquim Frenguelli est décédé le 22 juin 1958 à La Plata, après
toute une longue carrière scientifique consacrée plus particuliè¬
rement à la Géologie et aux sciences se rattachant à celle-ci. Dans
un autre domaine également scientifique : la Protistologie, ses
recherches ont apporté une très importante contribution à la con¬
naissance des microorganismes fossiles du sol argentin. G est à ce
dernier titre que nous nous faisons le devoir de retracer briève¬
ment ici la vie et les activités scientifiques de notre savant et
regretté Collègue, dont la valeur n'est malheureusement appré¬
ciée en Europe que d'un trop petit nombre de spécialistes.
Né à Rome le 19 août 1883. de Pascal Frenguelli, Artiste pein¬
tre et Conservateur du Palais de Latran, et de Adèle Ciccoti son
épouse, ses premiers débuts scolaires eurent lieu à 1 Ecole B. Juan
Batista de Lassale; puis, de 1892 à 1899, toujours dans sa ville
natale, il continue ses études secondaires au Collège Santa Maria
des Pères Maristes. 11 obtient ensuite ses titres de licences en 1900-
1903 aux Lycées Humberto I er et de Tivoli à Rome. En 1903, il
commence ses études de médecine à la Faculté de cette ville. 11 est
reçu Docteur en 1909, après de brillants examens en Médecine
pédiatrique, oto-rhino-laryngologie et diététique clinique.
Pendant la période de ses études médicales, il trouve le temps
nécessaire à pouvoir satisfaire sa passion pour les Sciences Natu¬
relles, en suivant l'enseignement de ces sciences à l’Université. Il
participe ainsi à de nombreuses excursions de naturalistes, et c est
au cours de ces contacts éminemment profitables que s’ouvrent
à son esprit les vastes perspectives de la Recherche qui décideront
de sa future vocation.
L'année 1911 fut pour J. Frenguelli l'année cruciale, elle devait
décider de sa carrière scientifique, et aussi de toute son exis¬
tence dans sa nouvelle et lointaine patrie. Invité par des oncles
résidant en la ville de Santa-Fé, il s’embarque à Gênes et arrive
à Buenos Aires le 20 août 1911. Durant son séjour en Argentine
qu’il s’était fixé pour une durée de deux ans, il s’éprend des aspects
orographiques si variés de ce nouveau et grand Pays. Devant les
216
EMILE MANGI'IN
captivants et multiples problèmes que présente à son esprit ce
nouveau champs d’investigation, il prend la résolution de se fixer
définitivement en Argentine.
Tout en s’adonnant à ses recherches préférées de Géologue, il
doit nécessairement exercer sa profession de Médecin. En mars
1912 il est nommé Médecin Interne à l’Hôpital Italien de Santa-Fé,
puis la même année à celui de Cordoba dont il devient le Directeur
jusqu’en avril 1920. Cette année il se marie avec celle qui devait
être la Compagne de toute sa vie, la Senorita Domingo Bonazzola.
Après son mariage, et jusqu’en 1929, il est Médecin à Santo-
Tomé, petit village proche de Santa-Fé. Au cours de cette période,
malgré les lourdes tâches de sa profession, il étudie la géologie
des provinces de Santa-Fé, d’Entre Rio et celle de Cordoba-A la fin
de cette année, il doit abandonner définitivement la Médecine pour
être nommé, par décret du Gouvernement argentin, Professeur de
la chaire de Géologie et de Paléontologie de la Faculté des Sciences
de Parana, ainsi que de celle de Géographie physique et morpho¬
logique. En plus de ces charges de Professeur il accomplit de nom¬
breuses missions officielles. En 1934 il est élu Secrétaire de l’Ins¬
titut du Muséum de l’Université de La Plata, le 11 avril à celui de
Directeur des départements de Paléontologie et de Paléobotanique
de. cet établissement scientifique, poste qu’il occupera pendant
11 ans.
De 1921 à 1957, tout en participant à de nombreux congrès scien¬
tifiques en Argentine et à l’étranger comme délégué de son Pays,
il accomplit de nombreuses missions comme naturaliste. Il visite
les grandes provinces de l’Argentine, depuis le Nord du pays jus¬
qu’aux confins de la Terre de Feu, ainsi que plusieurs régions du
Chili, de Bolivie et de l’Uruguay.
11 rapporte de toutes ces explorations scientifiques, en même
temps que de nombreuses observations documentaires sur tous les
pays qu’il visite, une ample moisson d’exemplaires de collections
paléontologiques et géologiques qui viennent enrichir les galeries
du Muséum de La Plata. Tout au long de ses pérégrinations de
Naturaliste il recueille également de nombreuses récoltes algolo-
giques, prélevées dans des stations les plus variées. L’analyse de
tous ces matériaux fera de sa part l’objet de savants mémoires
qui enrichiront nos connaissances sur la microflore Sud-améri¬
caine.
De toutes les nombreuses recherches accomplies par lui, tant
en Géologie qu’en Paléontologie, il se dégage une vaste synthèse
d’ensemble sur les grands processus qui ont présidé à la formation
des terrains sédimentaires du sol argentin. Pour atteindre la solu-
J. FRENGUELLI
217
tion d’un tel problème, il est conduit à identifier non seulement les
faunes et les flores fossiles de ces formations géologiques, mais
également d’entreprendre la reconnaissance des Protistes-témoins
qu’elles recèlent.
C’est au Protistologue et au Diatomiste que fut J. Frenguelli
qu'il nous est seulement permis de louer la valeur scientifique des
recherches qu’il effectua dans ces domaines, en particulier celles
sur les Diatomées. Les nombreux mémoires qu’il publia sur ces
Algues microscopiques ne sont pas présentés à la façon de simples
catalogues floristiques, comme tant d’autres en cette matière,
mais sous la forme de monographies régionales, accompagnées,
aussi bien pour les espèces déjà connues que pour celles inédites,
de diagnoses taxinomiques très précises et de données écologiques
recueillies sur le terrain même des prélèvements. Dans ce genre
de recherches qui relèvent de techniques microscopiques délicates,
il s’est révélé un observateur de tout premier ordre, ainsi que l’at¬
teste la riche documentation figurative qui accompagne ses des¬
criptions écrites.
Le nombre des mémoires qu’il publia est si important, plus de
275, concernant plus particulièrement la Géologie, qu’il n’est pas
possible, en raison de la spécialisation de cette Revue, d’en donner
la liste bibliographique complète. Nous ne mentionnerons ici que
ceux consacrés à la Protistologie et aux Diatomées.
Pour terminer cette brève biographie de la vie et de l’œuvre
scientifique accomplie par J. Frenguelli, nous ne pouvons passer
sous silence notre sentiment sur sa personnalité humaine. Des
simples relations épistolaires que nous avons entretenues depuis
de longues années, toujours elles se sont traduites de sa part
pleines de bienveillante sollicitude envers nous. Ce sentiment désin¬
téressé et d’entier dévouement pour ceux qui venaient se réclamer
de son vaste savoir, soit de loin comme nous, ou de près comme ses
élèves, a été le trait constant de sa haute personnalité. Toute sa vie
fut consacrée au service de la Science et à tous ceux qui la servent.
LISTE DES TRAVAUX DE J. FRENGUELLI
CONCERNANT LES PROTISTES ET LES DIATOMEES
1923. Diatomeas del Rio Primero en la cuenca de Côrdoba. Primera
contribucion para la sinopsis de las Diatomeas argentinas. — Bol.
Acad. nac. Cienc. Côrdoba, XXVII, p. 13-119, 9 pl.
1924. — Diatomeas de Tierre del Fuego. — Anal. Soc. Cien. Argenlina,
XCVI, 1923, p. 225-263, XCVII, 1924, p. 87-118 et 231-266,
XCVIII, p. 5-63, 13 pl.
Generalidades sobre Diatomeas. — Bev. Argent. Cienc. Natur., I,
n° 1-2, p. 3-18, 3 fig., 4 pl.
218
EMILE MANGUIN
1925 . — Los estutios diatomolôgicos en la Argentina. — Nuova Nola-
risia, XXXVI, p. 305-318.
_ Diatomeas de los arroyos del Durazno y Las Brusquitas en los alre-
dedores de Miraraar (Prov. de Buenos-Aires). — Rev. Soc. de Cienc.
Natur., VIII, n" 29, p. 129-179, 1 fig., 2 pl.
1926. — Diatomeas fosiles del Prebelgranense de Miramar (Prov. de
Buenos-Aires). Bol. Acad. Nac. Cienc. Côrdoba, XXIX, p. 5-
107, 4 fig., 9 pl.
_ Sobre algunos microrganismos de caparazôn siliceo. — Prometeo,
Edie., Imboden, n° 1, 14 p., 1 pl.
1927. — Klasse Diatomeae (Bacillariophyta) in Handbuch der Palàobot.
von Dr. Max Hirmer, Band. I, Abt. : Thallophyta (Bearbeit von Ju¬
lius Pia), p. 44-45, 4 fig.; München und Berlin, 1927.
_ Diatomee dei travertini del uadi Refuf presso l’oasis di Kharga
ncl-l’alto Egitto. — Bol. Soc. Geolog. Italiana, XLVI, fasc. 1, p. 1-12,
1 pl.
1928. — Détermination de Diatomeas. Estudio preliminar de la eco-
logia del Pejerrey en las lagunas del Monte y de Cochicô, por Emi-
liano J. Mae Donagh. — Anal. of. qui. Buenos-Aires. I, n° 2, p. 13-18.
, — Diatomee fossili delle conehe saline del deserto ehileno-boliviano. —
Bol. Soc. Geol. Italiana, XLVII, fasc. 2, p. 185-236, 3 fig., 5 pl.
— Sobre una diatomea nueva procedentc de los tripolis de los salares
chilenos. — Rev. Chil. Hist. Natur., XXXII, p. 198-201, 1 fig.
— Diatomeas del Océano Atlântico frente a Mar del Plata. - - Anal.
Mus. nacion. Hist. Natur. « Bernardino Rivadavia ». XXXIV, p. 497-
572, 2 fig., 21 pl.
1929. - Dos formas nuevas de Diatomeas de las lagunas de la provin-
cia de Buenos Aires. — Rev. Chil. Hist. Natur,, XXXIII. p. 272-
273, 2 fig.
— Traehelomonas de los csteros de la région del Yberâ en la pro-
vincia de Corrientes, Argentina. — Rev. Chil. Hist. Natur., XXXIII,
p. 563-568, 1 pl.
1930. — Diatomeas del tripolide la isla de Ghiloé. — Rev. Chil. Hist.
Natur., XXXIV, p. 98-102, 2 fig.
— Diatomeas contenidas en una muestra de tripoli de Galama, en
Chile. — Rev. Chil. Hist. Natur., XXXIV, p. 195-199, 1 fig.
— Diatomeas marinas de la costa atlântica de Miramar (Prov. de
Buenos Aires). — Anal. Mus. Nat. Hist. Natur. « Bernardino Riva¬
davia », Buenos Aires, XXXVI, p. 243-311, 8 fig'., 10 pl.
1931. — Anâlisis microscôpico de una muestra de tripoli de Angostura
(Provincia de Colchagua, Chile). — Rev. Chil. Hist. Natur., XXXV.
p. 9-14, 1 pl.
1932. — Traclielomonadi del Pliocène Argentino. — Mem. Soc. Geol.
liai., I, p. 1-44, 3 pl.
1933. — Diatomeas de la région de los esteros del Ybérâ, en la provin¬
cia de Corrientes. — An. Mus. Nat. Hist. Natur. « Bernadino
Rivadavia », Buenos Aires, XXXVII, p. 365-476, 7 fig., 9 pl.
— Diatomeas de Montevideo. — Ostenia, Montevideo, p. 120-130, 16 fig.
— Variazioni délia Caloneis formosa fossile dei sediinenti dell’Ar-
gentina. — Bol. Soc. Geol. liai., LU, p. 19-32, 3 pl.
— Tecamebiani e Diatomee nel Miocene del Neuquén (Patagonia
settentrionale). — Bol. Soc. Geol. liai., LII, p. 33-43, 2 fig., 1 pl.
J. FRENGUELLI
219
_ Resti silicei di microrganismi dei travertini délia Somalia. Pa-
laeontographia Italica, XXXII, suppl. I, p. 67-77, 1 pl.
— Sobre variaciones de un Silicoflagelado (Dictyooha fibula). Anal.
Soc. Cienl. Santa Fc, V p. 57-60.
1934. — Diatomeas del Plioccno superior de la Guayquerias de San
Carlos (Provincia de Mendoza). — Rev. Mus. La Plala, XXXIV,
p. 339-371, 3 fig., 3 pl.
Diatomeas del tripoli de San Pedro de Atacama. — Rev. Chil. Hist.
Natur., XXXVIII, p. 159-163, 1 fig.
_ Cursillo intensivo sobre Diatomeas. — Roi. Univ. Nacion. La Plala,
XVIII, n° 6, p. 163-210, 26 fig.
1935. — Einige Bemerkungen zu den Archaeomonadacecn. — Arch. f.
Protist., 84. 1, p. 232-241, 1 fig.
— Melosira dubia en el Platense de la provincia de Buenos Aires.
Nol. Mus. La Plata, 1. Paleontologia, 1, p. 1-10, 1 fig., 2 pl.
— Traquelomônadas del Platense de la costa atlântica de la provincia
de Buenos Aires. - Not. Mus. La Plala, 1, Paleontologia, 2, p. 35-44,
2 fig.
— Variaciones de Dictyocha fibula en el golfo de San Matias (Pata-
gonia septentrional). — An. Mus. Argent, de Cien. Natur. « Bernar-
dino Rivadavia », XXXVIII, Protistologia, 4, p. 265-281, 13 pl.
— Diatomeas de la Mar Chiquita al Norte de Mar del Plata (Buenos
Aires). — Not. Mus. La Plata , 1, Bolanica, 5, p. 121-140, 7 fig., 1 pl.
1936. — Crisostomatâceas del Neuquéen. — Not. Mus. La Plata, 1, Bota-
nica, 9, p. 247-275, 6 fig.
-— Anâlisis diatomolôgico de tripolis Chilenos. — Rev. Chil. Hist.
Natur., XXXIX, p. 147-152, 1 fig.
— El banco verdc de paso Niemann del rio Chico en el Chubut y sus
Diatomeas. — Rev. Mus. La Plata (n. s.), 1, Geologia, p. 3-65, 24 fig.,
1 pl.
—- Diatomeas de la caliza de la cuenco de Calama en el desierto de
Atacama (Chile). — Rev. Mus. La Plala (n. s.), 1, Paleontologia,
p. 3-34, 11 fig., 2 pl.
1937. — La diatomita de Quilino (Prov. de Côrdoba), su contenido y
sus posibilidades de cxplotaciôn. (En colaboratiôn avec I. Rafael
Cordini.) — Rev. Mus. La Plata (n. s.), I, Geologia, p. 67-116,
11 fig., 3 pl.
— Spirulina ( Arthrospira ) argentina n. sp. Not. Mus. de La Plata, II,
Botanica, 15, p. 163-170, 4 fig., 4 pl.
1938. Diatomeas de la bahia de San Blas (prov. de Buenos Aires). —
Rev. Mus. La Plala (n. s.), I, Botanica, p. 251-337, 5 fig., 7 pl.
— Diatomeas del Querandinense estuariano del rio Matanza en Buenos
Aires. — Rev. Mus. La Plata (n. s.), I, Paleontologia, p. 291-326,
3 fig.. 1 pl.
— Anâlisis microscôpico del tripoli de Arica. Public. « Départ. Mi¬
nas y Pétrôleo », Minist. Nac. Fomento, Chile, Santiago de Chile.
— Que son y para qué sirven las Diatomeas. — Anal, de la Soc. dent.
Argent., CXXVI, p. 91-96.
-- XIII''. Contribuciôn al conoeimiento de las Diatomeas argentinas.
Diatomeas del Querandinense estuariano del rio Matanza en Buenos
Aires. — Rev. Mus. La Plata (n. s.), I, Paleontologia, p. 291-314,
2 fig., 1 pl.
220
EMILE MANGUIN
— « Deflandria », nuevo género de Crisostomatâceas. — Not. Mus. La
Ptala, III, Bolânica, 18, p. 47-54, 2 fig.
— Variaciones de Dicti/ocha spéculum Ehr., en el golfo de San Jorge
(Patagonia). — Not. Mus. La Plata, III, Zoologia, n" 11, p. 117-123,
Buenos Aires.
—- Contribueiôn al conocimiento de las Diatomeas argentinas. Diato-
mcas de Rada Tilly en el golfo de San Jorga (Chubut). — Rev.
Mus. La Plata (n. s.), Bolânica, II, 9, p. 179-199, 3 fig., 1 pl.
— Silieoflagelados del Rio de La Plata. — Not. Mus. La Plata, III,
Zoologia, n ü 14, p. 231-245, 5 fig.
1939. — Contribueiôn al conocimiento de las Diatomeas argentinas.
Diatomeas del golfo San Matias (Rio Negro). — Rev. Mus. La Plata
(n. s.), Botânica, II, n" 10, p. 201-226, 2 fig., 3 pl.
— Diatomeas de lago Titica. - Not. Mus. La Plata. IV, Bolânica, n" 24,
p. 175-196, 3 fig., 1 pl.
— Crisostomatâceas del Rio de La Plata. Not. Mus. La Plata. IV.
Bolânica, n° 25, p. 285-308, 7 fig., 1 pl.
1940. — Consideraciones sobre los Silieoflagelados fôsiles. — Rev. Mus .
La Plata, (n. s.), Paleontologia, II, p. 37-112, 38 fig., 4 pl.
1941. — Silieoflagelados y Radiolarios del Tripoli do Til-til (Chile). —
Not. Mus. La Plata, VI, p. 593-95.
—- XVI Contribueiôn al conocimiento de las Diatomeas argentinas :
Diatomeas del Rio de La Plata. - Rev. Mus. La Plata, n. s. Botânica ,
III, p. 213-334, 7 pl.
— Algunas Diatomeas nuevas o raras del superpatagoniense del Chu¬
but. — Darwiniana, V, p. 224-227.
1942. — Recolecciôn de Diatomeas. — Rev. Chil. Hist,. Nalur., XLIV,
Santiago de Chile.
— XVII Contribueiôn al conocimiento de las Diatomeas argentinas :
Diatomeas del Neuquén. Rev. Mus. La Plata, n. s. Botânica, V.
p. 73-219, 12 pl.
1943. — XVIII Contribueiôn al conocimiento de las Diatomeas argenti¬
nas : Diatomeas de las Orcadas del Sur. — Rev. Mus. La Plata, n. s.,
Bolânica, V, p. 221-265, 5 pl.
1945. — Nuevas especies argentinas del género Chrijsastrella ( Chrysos-
tomataceae). — Not. Mus. La Plata, X. p. 99-105, 2 fig.
— Nilzschia ( Nitzschiella ) ventricosa Pal., nerltica en el litoral del
Atlântico del Uruguay. — Not. Mus. La Plata, X, p. 137-142, 3 pl.
— Melosira (Aulacosira) patagonica (O. Müll.) Freng. A propôsito de
una critiea de la Doctora A. Cleve-Eulcr. — Not. Mus La Plata XI,
p. 91-99, 1 fig.
— XIX Contribueiôn al conocimiento de las Diatomeas argentinas :
Las Diatomeas de Platense. — Rev. Mus. La Plata, n. s., Paleonlo-
loffiâ, III, p. 77-221, 13 fig., 15 pl.
1949. — Diatomeas fosiles de los yacimientos chilenos de Tiltil y Mejil-
lones. — Darwiniana, IX, 1, p. 97-157, 10 pl.
1951. — Las Diatomeas. — Ciencia e Investigaciôn, VII, n° 3, p 99-
111, 12 fig.
— Analisis microscôpico de las muestras de la turbera del Rio de la
Misiôn, Rio Grande, Tierra del Fuego. — An. Acad. Scien. Fennicae,
ser. A, n° 26, p. 1-60.
J. FRENGUELLI
221
— Silicoflagclados dcl tripoli de Mejillones (Chile). — Physis, XX,
n° 58, p. 272-284, 6 fig.
1952. — Un Alga fôsil en el Paleozoico inferior de la Sierra de Tontal
(San Juan). — Rev. Ass. Geolô. Argent., VII, n° 2, p. 125-130,
1 fig., 2 pl.
1953. — XX Contribucion al eonocimiento de las Diatomeas argentinas :
Diatomeas del territorio nacional de Misiones. — Rev. Mus. Eva
Pérou, Boldnica, VIII, p. 63-86, 3 pl.
1954. — Anâlisis microsoôpico de una segunda sérié de muestras de la
turbera del Rio de la Misiôn, Rio Grande, Tierra del Fucgo. _
Ann. Acad. Scien. Fennicae, ser. A, n“ 34, p. 3-32, 7 fig.
1955. — Crisostomatâeeas platcnses. — Acta Geog., Helsinki, n° 14
p. 149-154, 1 fig.
Sous presse :
Las Diatomeas y silieoflagelados del Sector ântârtico sudameri-
can. — Publicaciôn n° 5, Inst. Antdr. Argent., Dr J. Frenguelli, Dr II.
A. Orlando.
Las Diatomeas de Terra Adelia en su estaeiôn de Villefranche-sur-
Mer, Francia.
El plancton del \ I Cruccro Merluza. — Direccidn de Navegaciôn e
Hidrografia de la Armada Argentina.
Source : MNHN, Paris
Sur la structure et la position systématique
du Nitophyllum alliaceum Crouan
Par Francis MAGNE
(Station Biologique de Roscoff, Finistère).
SOMMAIRE
D’après l’élude d’exemplaires authentiques et d’échantillons vivants
provenant de la rade de Brest, le N.a. est une espèce du genre Mono¬
gramme, très proche du M. minuta Kvlin.
Le Nitophyllum alliaceum ne nous était jusqu’à présent connu
que par une description très sommaire des frères Chouan (1851),
et par les échantillons distribués par eux dans leurs Exsiccata
(1852). Depuis, l’espèce ne semble pas avoir été revue, jusqu’à
une date récente où J. Feldmann, pour l’avoir trouvée sur la côte
du Nord-Finistère, l’a citée dans l’« Inventaire de la Flore marine
de Roscoff » (1954), tandis que le regretté R. P. Pelletier pré¬
parait en herbier quelques exemplaires récoltés en épave à
Brest (1).
Au cours d’investigations sur le littoral de la rade de Brest, j’ai
récolté à plusieurs reprises, à la pointe du Binde principalement,
des échantillons d’une algue que je rapporte au Nitophyllum allia¬
ceum Crouan; ceci m’a incité à reprendre l’étude de cette espèce,
tant à partir d’échantillons d’herbiers que d’échantillons vivants.
I — ET F DE DES ECHANTILLONS D'HERBIERS
Les exemplaires originaux classés par les frères Chouan et con¬
tenus, soit dans leurs Exsiccata, soit dans l’herbier du Muséum
National d’Histoire Naturelle à Paris (2), m’ont permis de vérifier
et de compléter en partie la description qu’ils en ont donnée.
De la forme et de la taille, il n’y a rien à ajouter à ce qu’ont
dit les auteurs. La couleur, qui n’a pas été précisée dans la
diagnose, mérite cependant intérêt; elle est, sur les échantillons
bien préservés, d’un rose vineux particulier, assez différent de la
couleur de la plupart des Delesseriacées de nos côtes.
(1) J’ai reçu en don, des mains du R. P. Pelletier, un de ces échantillons.
(2) Je remercie ici très vivement mon collègue et ami M. Michel Denizot,
qui m’a très aimablement facilité l’accès à ces collections.
NITOPHYLLUM ALLIACEUM
223
Les tétraspores (« sphaerospores » de Crouan), présentes sur
quelques échantillons-types conservés dans l’herbier du Muséum
sont bien... « disposé(e)s par groupes sur le milieu de la fronde».
L’anatomie, à laquelle les frères Crouan ne se sont pas intéres¬
sés, a été étudiée sur des fragments de fronde tirés d’un exsiccatum
et regonflés. Cette étude a révélé que les sommets végétatifs sont
pourvus de nombreuses initiales qui ne subissent pas de division
transversale. Sur coupes, la fronde se montre tristromatique dans
la majeure partie de son étendue, les marges seules étant monostro-
matiques sur une largeur de 1 mm environ. Ces faits, joints à l’ab¬
sence de veines macroscopiques et microscopiques, inclinent à
penser qu’on est, en suivant Kylin (1956, pp. 430-431), en présence
d’un des genres Myriogramme ou Nitophyllum.
II ETUDE MORPHOLOGIQUE DES ECHANTILLONS VI¬
VANTS
Les échantillons vivants ont montré des caractères correspon¬
dant exactement à ceux des échantillons-types. Les formes et les
dimensions sont dans les deux cas comparables. La couleur, sur le
vivant, également d’un rose violacé caractéristique, est presque
identique à celle des échantillons secs.
L’accord est quasi-parfait aussi en ce qui concerne l’anatomie;
les frondes fraîches sont tristromatiques au centre et monostro-
matiques le long des marges; les points végétatifs sont de même
type et les dimensions cellulaires étroitement apparentées, comme
on peut le constater en comparant les Fig. 1 et 2 aux Fig. 3 et 4.
La découverte des tétraspores sur quelques-uns de ces échantil¬
lons vivants, et leur situation sur ceux-ci comme le prévoit la
diagnose, confirme, s’il en était besoin encore, leur appartenance
au Nitophylhun alliaceum.
Les frères Crouan ont signalé (1851, 1867) que le Nitophyllum
alliaceum exhalait, lors de son immersion dans l’eau douce, une
odeur alliacée très prononcée. J’ai pu vérifier que le fait était bien
exact. Cette odeur, assez forte et plus proche de celle de l’acétylène
que de celle de l’ail, est nettement perceptible lorsque l’algue est
extraite d’un bain d’eau douce; elle s’évanouit en quelques se¬
condes, mais l’expérience peut être recommencée plusieurs fois
de suite avec le même échantillon, et toujours avec succès.
III — ETUDE CYTOLOGIQUE DES FRONDES
L’examen cytologique des frondes, praticable seulement sur des
échantillons vivants, a révélé que l’appareil plastidial, chez la
224
F. MAGNE
majeure partie des cellules, se compose d’un seul rhodoplaste
appliqué contre la face externe de celles-ci. C’est le cas dans les
cellules les plus externes de la partie tristromatique (Fig. 4) ; dans
la frange monostromatique, deux plastes sont présents dans chaque
cellule, appliqués chacun contre l’une des parois cellulaires en
contact avec le milieu extérieur (Fig. 3); dans la couche moyenne
de la partie tristromatique, enfin, et dans les tétraspores — seuls
organes reproducteurs connus ici — chaque cellule est normale¬
ment pourvue de plusieurs petits plastes répartis au hasard.
Cette structure cytologique si particulière n’était connue jus¬
qu’ici, parmi les Delesseriacées, que chez le Myriogramme minuta,
où elle a été signalée pour la première fois par Kylin (1924, pp. 56-
58) puis revue et étudiée à plusieurs reprises par Miranda (1936),
par J. et G. Feldmann (1950) et enfin par moi-même (1957).
Ce trait, outre qu’il éloigne l’espèce des Crouan du genre Nito-
phyllum et de la majeure partie des autres Delesseriacées, chez qui
les cellules sont pourvues de plusieurs plastes parfois très nom¬
breux, la rapproche au contraire beaucoup du Myriogramme mi¬
nuta, et amène invinciblement à la considérer comme un représen¬
tant du genre Myriogramme, en dépit de notre ignorance actuelle
de la structure du rameau carpogonial et du cystocarpe qui sont
encore inconnus chez cette espèce. Aussi proposerai-je que cette
espèce soit appelée dès maintenant Myriogramme alliacea (Crouan)
comb. nov., ne faisant d’ailleurs qu’affirmer ce que Kylin avait
déjà pressenti (1924, p. 96).
IV — COMPARAISON ENTRE LE MYRIOGRAMME MINUTA
KYLIN ET LE M. ALLIACEA (CROUAN) MAGNE
Ces deux espèces, extrêmement voisines par leur structure cyto¬
logique, le sont aussi par leurs caractères extérieurs. Aussi a-t-il
paru bon ici de dresser, sur le tableau que voici, un état de leurs
caractères différentiels :
M. minuta Kylin
M. alliacea (Crouan)
Magne
Taille ....
Couleur ...
Tétraspores
de 1 à 3 (3,5) cm.
rose franc.
en petits sores sur les
parties subapieales de
la fronde.
Méditerranée occiden¬
tale, Atlantique, du
Maroc [(P. Dangeard
(19)] à la Bretagne.
de (2,5) 3 à 6 cm.
rose vineux,
en petits sores sur le
milieu de la fronde.
Répartition géogra¬
phique connue
Côtes du Finistère.
NITOPHYLLUM ALLIACEUM
225
Fig. 1. — Coupç dans le sommet végétatif du Nitophyllum alliaceum Crouan.
Fig- 2 - — Coupe pratiquée dans le milieu de la fronde; cette coupe et la
précédente, ont été obtenues à partir de matériel d’herbier (n" 254 des Exsic-
cata de Crouan), après regonflage, inclusion et coloration à l’hématoxyline.
Fig. 3 et 4. — Coupes correspondant aux deux précédentes, et obtenues à
partir de matériel vivant.
Fig. 5. — Sommet végétatif d’une fronde, vu en plan (matériel vivant).
Fig. 6. — Coupe partielle d’un sore à tétrasporocystes.
Fig. 7. — Echelle valable pour les figures 1 à 5.
Source : MNHN, Paris
226
F. MAGNE
La propriété, signalée par les Crouan, que possède le M. alhacea
de dégager une odeur alliacée après immersion dans l'eau douce
ne peut servir à distinguer les deux espèces car le M. minuta la
possède également, à un degré égal et même parfois supérieur,
comme j’ai pu m’en assurer.
Ces deux espèces sont les seuls représentants français actuelle¬
ment connus du genre Myriogramme et aussi, semble-t-il. le seules
espèces de ce genre chez qui l’appareil plastidial ait été décrit. Ce
serait certainement un beau sujet, pour qui pourrait disposer du
matériel nécessaire, que l’étude de cette structure plastidiale des
Myriogramme et aussi des représentants des genres voisins ou
l’on constate également une tendance à la réduction du nombre des
rhodoplastes, comme l’ont récemment observé Ernst et Feldmann
(1957) chez leur Drachielta spectabilis.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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36, 1936, pp. 367-81.
Un intéressant Hildenbrandtia du Portugal
Par Françoise A RD RÉ.
Au mois de juin 1957. j’ai récolté en station franchement marine,,
a Parede dans les environs de Lisbonne, un Hildenbrandtia qui se
trouvait immédiatement au-dessous du niveau inférieur de Lichina
pygmaea. Il formait un revêtement continu de couleur rose brun,
de quelques décimètres carrés, adhérant totalement au rocher.
Cette algue a été fixée dans l’eau de mer formolée à 5 %.
Son épaisseur est assez constante, environ 350 n, mais elle atteint
parfois 500 jx. Les filaments compacts sont perpendiculaires au
substrat et parallèles entre eux. Ils sont composés de cellules de 3
a 4,5 (A de large sur 3 à 8 ;x de long. Les conceptacles sont nombreux
et répartis sur toute la surface du thalle. En coupe transversale, ils
ont une forme d’urne cylindrique à base arrondie et à ouverture
rétrécie; le rapport entre la largeur et la longueur est égal ou un
peu plus petit que 1/2, par exemple : largeur = 100 jx, Longueur
200 [x; 1 = 130 jx, L = 240 jx; 1 = 150 [x, L = .300 u (cette dernière
mesure est la plus grande observée). Les tétrasporanges, portés par
un pédicelle unicellulaire, tapissent l’intérieur du conceptacle sur
toutes ses faces. Un même conceptacle contient des sporanges à
différents stades de développement. Les tétrasporanges mûrs ont
une forme ellipsoïde-subcylindrique; ils sont divisés par des cloi¬
sons parallèles, perpendiculaires à leur grand axe; leur largeur est
de 9 à 10 [x (exceptionnellement 11 p.), leur longueur varie de 30 à
42 [x suivant leur état de maturité. Les spores sont libérées par la
déhiscence apicale du sporange. Les restes de la membrane des
sporanges vides, difficilement visibles sans coloration, mais se
colorant vivement avec le rouge du ruthénium, persistent entre les
jeunes sporanges et pourraient être confondus avec des paraphyses.
II n’y a pas de paraphyses. Je mentionne ce caractère négatif, car
la présence de paraphyses a été indiquée par certains auteurs chez
plusieurs espèces, mais ceci me paraît être une fausse interpréta¬
tion. Dans les conceptacles des différentes espèces que j'ai étu¬
diées, je n’ai jamais pu observer de telles formations; il est probable
que les membranes des sporanges vides, et aussi que les hyphes
mycéliennes, fréquentes dans les conceptacles de ce genre, soient à
l’origine de cette confusion.
228
FRANÇOISE ARDRÉ
Comparons maintenant cet Hildenbrandtia avec les espèces dont
les tétrasporanges sont divisés par des cloisons parallèles, trans¬
versales, non obliques. Ces espèces sont les suivantes : H. Le Can-
nellieri (Hariot 1887), H. cannriensis (Bôrgesen 1929), H. proto-
tijpus Nardo var. kerguelensis (Askenasy 1888), H. occidentalis
(Setchell in Gardner 1917), H. yessoensis (Yendo 1920).
1) Chez H. Le Cannellieri Hariot, le thalle a une morphologie faci¬
lement reconnaissable : épais de 5 à 8 mm., il est lobé, creusé de
nombreuses lacunes et n’adhère que partiellement au substrat; les
cellules quadratiques sont disposées en séries radiales; les cryptes
sporangifères sont superficielles, souvent plus larges que profondes.
Hariot dans sa courte diagnose, n’indique pas les dimensions des
conceptacles, ni celles des tétrasporanges; je les ai mesurées sur le
dessin qu’il a fait de cette espèce (Mission scientifique du Cap Horn,
1882-1883, t. V, pl. 6, fig. 4, 1889); j'obtiens pour les conceptacles
150 [i. sur 150 p., et pour les tétrasporanges 10 fx sur 40 à 50 [x. Aske¬
nasy (Gazelle Taf. II, fig. 13. 1888) donne une coupe d’un concep-
tacle de cet Hildenbrandtia : il a 130 jx de large sur 100 [x de profon¬
deur, et les tétrasporanges 12 ;x sur 50 jx. J’ai fait quelques coupes
et observations sur le matériel conservé dans l’herbier général du
Muséum, portant la mention « H. Le Cannellieri Hariot, Terre de
Feu 1883, type! »; sur ces coupes les conceptacles ont 130 |x sur
130 [x en général, les tétrasporanges 9 à 10 |x sur 30 à 32 tx. Ces
mesures, effectuées sous le microscope, me semblent plus précises
que l’estimation grossière faite sur une figure peut-être réduite au
clichage. Hariot mentionne des paraphyses, je n’en ai pas observé
dans l’échantillon du Muséum mais j’ai pu voir les restes des mem¬
branes des tétrasporanges vides et des filaments mycéliens à l’in¬
térieur des conceptacles. Trop de caractères diffèrent entre cette
espèce et l’ Hildenbrandtia du Portugal, pour qu’elles puissent être
considérées comme identiques.
2) Chez H. canariensis Borg., l’épaisseur du thalle, 250 jx, est infé¬
rieure à celle de notre algue; les dimensions des cellules sont compa¬
rables; les conceptacles sont sphériques (100 jx sur 100 jx), les tétra¬
sporanges ont 26 (x de long sur 8 fx de large. Le type de cette espèce
m’a été envoyé du Danemark (1); mes observations concordent
avec celle de Bôrgesen, toutefois les conceptacles peuvent atteindre
200 |x sur 200 jx, et sont souvent plus larges que profonds; les tétra¬
sporanges ont en général 8 |x sur 28 [x, mais ne dépassent pas 32 y.
de long; de nombreuses hyphes mycéliennes sont fréquentes dans
(1) Je remercie très vivement M. le Conservateur du Musée Botanique de
l’Université de Copenhague qui a bien voulu me communiquer cet échantillon.
Source : MNHN, Paris
UN INTÉRESSANT HILDENBRANDTIA DU PORTUGAL
229
l_i-1-1-1-'
50 ^
pi. i. _ Hildenbrandtia occidentalis Setchell var. lusitanien nov. var. Coupe
transversale de la partie supérieure du thalle passant par le centre d un con-
ceptacle à tétrasporange.
230
FRANÇOISE ARDRÉ
les conceptacles. Là encore, on ne peut confondre cette espèce
avec notre algue.
3) Askenazy décrit, des Iles Kerguelen, une nouvelle variété
(VH. prototypus Nardo, qu’il nomme var. kerguelensis : l’épaisseur
du thalle 350 jx, et les dimensions des conceptacles, 200 jx pour la
longueur et la moitié pour la largeur, correspondent à celles de
YHildenbrandtici du Portugal; il indique de nombreuses paraphyses
ramifiées, mais il est assez probable qu’il s’agit d’hyphes mycé¬
liennes. Il décrit seulement les tétrasporanges comme étant divisés
par des cloisons parallèles, sans préciser si elles sont transversales,
ou au contraire obliques, comme c’est le cas chez H. Crouani J. Ag. ;
d’autre part les dimensions des tétrasporanges, 6 jx sur 25 jx, sont
nettement inférieures à celles que l’on trouve dans notre Hilden-
brandlici, où ceux-ci ont le plus fréquemment 10 jx sur 38 et même
42 jx.
Sans pouvoir rien affirmer, puisque je n’ai pu étudier le type, il
semble que YHildenbrandtia des Kerguelen et celui du Portugal
soient différents.
Un H. prototypus var. kerguelensis a été signalé sur la côte paci¬
fique du Mexique par E. Y. Dawson (Marine red algae of Pacific
Mexico Part I, p. 96, 1959) qui m’a aimablement envoyé ses échan¬
tillons (2). L’anatomie de cette algue est très sensiblement compa¬
rable à celle ^YHildenbrandtia cnnariensis : épaisseur 250 jx, con¬
ceptacles arrondis ou souvent plus larges que profonds (ce qui le
différencie donc de YHildenbrandtia d’AsitENAZY); cependant les
conceptacles ne dépassent pas 100 jx; les dimensions des cellules
sont comparables, quoique légèrement supérieures (4 à 5 jx pour le
diamètre et 6 à 8 jx pour la longueur) à celles de YHildenbrandtia
des Canaries où j ai mesuré 3 à 4,5 tx sur 4 à 6 jx; les tétrasporanges
sont plus larges, 7 à 11,5 jx sur 23 à 30 jx.
Je propose de faire de YHildenbrandtia du Mexique une variété
Dawsonii de VH. canariensis, à cellules plus grandes et tétraspo¬
ranges plus massifs que ceux de YHildenbrandtia canariensis
type (3).
Diagnose.
Frons horizontaliter expansa, purpurea, saxis arctissime adhae-
rens, ca. 250 jx crassa est. Cellulae A-5 jx latae et 6-8,5 jx longue. Con-
(2) Que M. le Professeur E. Y. Dawson veuille bien trouver ici l’expression
de ma gratitude pour les échantillons qu'il m’a fait parvenir.
(il) J’ai trouvé cet été en Méditerranée, à Agua Blava (Costa Brava, Espagne)
sur un rocher émergé, un H. canariensis comparable en tout point à celui de
Bôroesen. D'autre part, Gayral vient de me signaler qu’elle a récolté sur la
côte de Mauritanie cette même espèce qui me semble donc assez cosmopolite.
UN INTÉRESSANT HILDENBRANDTIA DU PORTUGAL
231
ceptacula ca. 80 y. lata et alla, maxima tOO jx, in thallo immersa.
Tetrasporangia ca. 28-30 p longa et 7-11,5 jx lata, parietibus paralle-
libus, horizontalibus, zonatim quad radiais a. Paraphyses nullae.
Hab. : Supra rupes in Oceano Pacifico ad oras Mexicae (E. Y.
Dawson).
4) Chez H. occidentalis Setch., l’épaisseur du thalle est de 1,5
à 2 mm.; les cellules ont 3-4,5 jx pour le diamètre et sont deux à
trois fois plus longues, elles sont donc presque deux fois plus
grandes que celles de YHildenbrandtia du Portugal. La forme des
conceptacles, sinon leur taille, puisque certains peuvent atteindre
800 fx de profondeur, est comparable à celle de l’algue étudiée. Les
dimensions des tétrasporanges, 9-10 jx sur 25-32 jx sont un peu
inférieures à celles de notre algue; il n’y a pas de paraphyses.
G. Smith, dans Marine algae of the Monterey Peninsula California,
p. 215 indique bien « avec ou sans paraphyses », mais il peut y
avoir eu confusion avec les hyphes mycéliennes que j’ai observées
dans les conceptacles de cette espèce (échantillon n° 2300 de la
Phycologia Boreali Americana ) ; Setchell (in Gardner) signale
d’ailleurs dans sa description originale que les conceptacles ren¬
ferment souvent de telles hyphes. C’est par la taille des cellules que
diffèrent surtout YHildenbrandtia de Californie et celui du Portugal.
5) Comparons enfin ce dernier avec VH. yessoensis Yendo; j’ai
heureusement pu étudier le type (4), complétant ainsi la diagnose
de Yendo qui ne précisait ni la forme du conceptacle ni les dimen¬
sions des tétrasporanges. La fronde adhère totalement au substrat;
elle est épaisse de 200 à 500 jx, 350 [x en moyenne; les cellules, en
séries verticales, ont 3,5-4 ix de large sur 3,5-8 |x de long dans la
partie supérieure du thalle; plus profondément, dans la zone
d'allongement de ces séries, le diamètre des cellules reste le même,
mais leur longueur atteint jusqu’à 12 [x. Les conceptacles sont en
forme d’urne et, quoique en général plus étroits que ceux de l’algue
portugaise, ils leurs sont comparables; j’ai relevé par exemple les
mesures suivantes : largeur = 70 jx. Longueur = 170 fx; 1 = 80 [x,
L = 200 jx; 1 = 100 jx, L = 300 jx. Les tétrasporanges ont 7-9 [x de
large sur 23-30 |x de long. Je n’ai pas observé les paraphyses décrites
par Yendo. Les seules différences notables qui existent entre YHil¬
denbrandtia du Portugal et YHildenbrandtia du Japon résident donc
dans la taille des cellules et des tétrasporanges.
Après ce résumé de l’état actuel de nos connaissances sur ces
diverses espèces d’ Hildenbrandtia, il apparaît que, parmi les Hilden-
(4) Je prie M. le Professeur Y. Yamada d'agréer mes vifs remerciements pour
l’échantillon-type de H. yessoensis Yendo, qu’il m’a aimablement envoyé.
232
FRANÇOISE ARDRÉ
brandtia à tétrasporanges à divisions transversales, non obliques,
il existe des espèces à conceptacles sphériques ou un peu aplatis,
et des Hildenbrandtia à conceptacles en forme d’urne allongée.
Il me semble que nous pouvons immédiatement écarter, dans
notre comparaison avec Y Hildenbrandtia du Portugal, les deux
espèces à conceptacles sphériques : H. canariensis et II. Le Can-
nellieri.
Quant aux espèces à conceptacles urniformes, deux possibilités
se présentent : soit conserver la valeur d’espèces distinctes à
H. occidentalis et H. yessoensis, et créer une espèce nouvelle pour
l’algue que nous étudions; soit garder seulement H. occidentalis et
faire de H. yessoensis et de Y Hildenbrandtia du Portugal, deux
variétés de cette espèce. C’est cette dernière solution qui me paraît
la plus justifiée. En effet les différences entre ces trois Hilden¬
brandtia portent principalement sur la taille des cellules; or,
VH. yessoensis est en quelque sorte l’intermédiaire entre YH.
occidentalis et YHildenbrandlia étudié. J’ai fait de nombreux
comptages de cellules sur 100 (x d’épaisseur dans la partie supé¬
rieure et dans la partie inférieure des thalles. J’ai trouvé pour
H. occidentalis une moyenne de 11,5 cellules par 100 jx dans la
partie supérieure, et une moyenne de 10 cellules par 100 |x pour le
thalle inférieur; pour H. yessoensis : partie supérieure 16 cellules,
partie inférieure 12,5 cellules en 100 jx; pour Y Hildenbrandtia du
Portugal : partie supérieure 18 cellules, partie inférieure 16 cellules
en 100 |x. Il y a donc une progression sensiblement continue dans la
taille des cellules de ces trois Hildenbrandtia.
J’ai noté plus haut que les cellules de YH. canariensis du Mexique
étaient elles aussi un peu plus grandes que celles du thalle trouvé
aux Canaries et dans la Méditerranée. Peut-être est-ce là une
conséquence de conditions climatiques différentes, de la tempé¬
rature moyenne de l’eau, de la salinité, etc..., mais ceci n’est qu’une
supposition qui n’est fondée sur aucune donnée précise.
II. prototypus var. kerguelensis décrit antérieurement à H. occi¬
dentalis pourrait aussi lui être comparé, malheureusement la des¬
cription qui en a été donnée est trop sommaire et n’est accompagnée
d’aucune figure, ce qui rend tout rapprochement difficile et hypo¬
thétique. Cette variété des Kerguelen n’est certainement pas un
H. prototypus, puisque les tétrasporanges sont divisés par des cloi¬
sons parallèles, mais trop de points demeurent obscurs pour qu’on
puisse l’élever au rang d’espèce.
J’ai rassemblé dans le tableau ci-joint les principaux caractères
de ces quatre Hildenbrandtia.
UN INTÉRESSANT HILDENBRANDTIA DU PORTUGAL
233
En conclusion, je propose donc de rattacher à H. occidentalis,
deux variétés : la variété yessoensis Yendo nov. comb. (= H. yesso¬
ensis Yendo) et l’algue du Portugal qui prendra le nom de H. occi¬
dentalis var. lusitanien nov. var.
Diagnose.
Hildenbrandtia occidentalis Setch. var. yessoensis Yendo nov.
comb. emend.
Fronde incrustante, vage expansa, indeterminata, arctissime ad-
nata, 200-500 p. crassa, fusco purpurea, cartilaginea. Cellulis in sec-
tione horizontali polygoniis, secus sériés verticales ordinatis 3,5-4 p.
lalis, 3,5-8 p superioribus cellulis et 4-12 p. inferioribus cellulis, lon-
gis. Conceptaculis cylindricis 170-300 p. profundis, 70-120 p. latis, ad
faucem constrictis; tetrasporangiis zonatis 25-30 p. longis, 9-10 p.
latis; paraphysibus nullis.
Hab. : Supra rupes maritimas ad oras « Yesso » Japoniae
(K. Yendo).
Hildenbrandtia occidentalis Setch. var. lusitanica nov. var.
Thallo indefinite expanso, saxis arctissime adhaerens, ferrugineo-
sanguina, 350-500 p. crasso, filamentis minutis, compactis, parallelis
et substrato perpendicularibus composito; cellulis filamentorum
3-4,5 p. diam., 3-8 p. longis; conceptaculis numerosis in thallo cons-
persis, urnaeforrhibus, ad faucem constrictis, 200-300 p. profundis,
100-150 p. latis; tetrasporangiis divisis redis parallelisque lineis,
scriptis ad sui medii axis perpendiculum, 32-42 p. longis, 9-10 n latis;
paraphysibus nullis.
Hab. : Supra rupes in oceano atlantico ad oras Lusitaniae
(F. Ardré).
234
FRANÇOISE ARDRÉ
LEGENDES DES FIGURES
PI. II. — 1) Hildenbrandtia occidentalis Setchell. ( Phycotheca Boreali Ame-
ricana; Fasc. XLVI, n° 2300; « Forming layers 7 to 10 dcm across, on rocks.
Fort Point. San Francisco, California. Janv. 1916. N. L. Gardner »). la — Coupe
transversale d’un conceptacle à tétrasporanges. 1 b — Cellules du thalle, coupe
transversale dans la partie moyenne, le — Tétrasporanges.
2) Hildenbrandtia canariensis Bôrgesen (determ. F. B. Legit F. Bôrgesen.
anno 1921, n° 3986. Insula Gran Canaria, south of las Palmas near Christoballo.
29/3/21).. la — Coupe transversale d’un conceptacle à tétrasporanges. 2b —
Cellules du thalle, coupe transversale dans la partie moyenne. 2 c — Tétraspo¬
ranges.
3) Hildenbrandtia Le Cannellieri Hariot («Terre de Feu», 1883, type! Her¬
bier Général du Muséum Nat. d’Hist. Nat. de Paris). 3 a — Coupe transversale
d’un conceptacle à tétrasporange. 3 b — Cellules du thalle, coupe transversale
dans la partie moyenne. 3 c — - Tétrasporanges.
PI. III. — 4) Hildenbrandtia occidentalis Setchell var. yessoensis nov. comb.
(« Specimen original! Nob n" 532. March 30/1915. Oshoro»). 4 a — Coupe
transversale d’un conceptacle à tétrasporange. 4 b — Cellules du thalle, coupe
transversale dans la partie inférieure. 4 c — Cellules du thalle, coupe trans¬
versale dans la partie supérieure. 4 d — Tétrasporanges.
5) Hildenbrandtia occidentalis Setchell var. lusitanica nov. var. (Echan¬
tillons récoltés aux environs de Lisbonne à Parede). 5 a — Coupe transversale
d’un conceptacle à tétrasporange. 5 b — Cellules du thalle, coupe transversale
dans la partie inférieure. 5c-—- Cellules du thalle, coupe transversale dans la
partie supérieure.
6) Hildenbrandtia canariensis Bôrgesen var. Dawsonii nov. var. (Marine
algae of Pacific Mexico; on stones, 10 miles west of Punta Malarrimo, Bahia
Vizcaino, Baja Calif. April 1950, n° 9962). 6 a-— Coupe transversale d’un con¬
ceptacle à tétrasporanges. 6 b — Cellules du thalle, coupe transversale dans la
partie moyenne. 6 b — Tétrasporanges.
UN INTÉRESSANT HILDENBRANDTIA DU PORTUGAL
235
Planche II
236
FRANÇOISE ARDRÉ
Planche III
UN INTÉRESSANT HILDENBRANDTIA DU PORTUGAL
237
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Nardo (G. D.). De novo genere. - /sis, XXVII, p. 675, Leipzig, 1817.
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Yendo (K.). — Novae algae Japoniae. Botan. Magazine, vol. LXXXV,
p. 11, Tokio, 1920.
(Laboratoire de Cryptogamie du
Muséum National d'Histoire
Naturelle de Paris.)
A new Schizothrix from New Zealand
by Francis DROUET
(New Mexico Highlands University, Las Vegas).
Among some collections of algae (now on file in my personal
herbarium) from New Zealand streams received recently from
D' Allan Hirsch a new species is well represented :
Schizothrix Hirschii, sp. nov. — Caespites molles gelatinosi
fasciculati ad 5 cm. alti, superne aeraginei vel nigrescentes, intus
et inferne decolorati, vaginis hyalinis superne tenuibus inferne
crassis obscure lamellosis saepe omnino
diffluentibus chlorozincico iodurato haud
coerulescentibus ; trichomatibus aeru.gi-
neis fragilibus facile disintegrantibus 6-
10 [i. crassis, ad genicula constrictis ad api-
ces longe et sensim attenuatis, in partibus
inferioribus filorum numerosis, in pseudo-
ramis paucis vel solilariis; articulis sub-
quadratis vel diametro brevioribus vel lon-
gioribus, dissepimentis non granulatis,
protoplasmate granula magna pauca
refringentia continente; cellula apicali
longe et obtuse conica. — Fig. 1. On
rocks, etc. in streams on North island,
New Zealand : Kaupokonui river near
Hicks road and west of Manaia, Waimate
West county, Taranaki province, A.
Hirsch 108B (TYPE), 11 A, 8 oct., 13 mar.
1957 ; Piako river above Morrinsville, Piako
county, Auckland province, Hirch 120,
28 feb. 1957.
S. Hirschii belongs in Section Inactis Thur. near S. rivularis
(Wolle) Dr. and S. mexicana Gom. The sheaths of the two latter
species turn blue readily when treated with chlor-zinc-iodine. The
completely regencrated apices of the trichomes of S. mexicana are
cylindrical and terminally rotund; those of S. rivularis are cylin-
drical and attenuated at either end only in the blunt-conical apical
cell; those of S. Hirschii are long-attenuated — the 2-5 cells
behind the blunt-conical apical cell are ail involved in the atté¬
nuation.
Fig. 1. — Two compie-
lely regenerated apices
of trichomes of Schizo-
Ihrix Hirschii, sp. nov.,
within a sheath.
The Published Figures
of the Desmid Staurastrum paradoxum
By A. J. BROOK
(Freshwater Fisheries Laboratory, Fitlochry, Scotland.)
The original limits of the now very artificial genus Staurastrum
were based on an imperfect description and tvvo small, enigmatic
drawings of a radiate desmid to which Meyen (1828) gave the naine
Staurastrum paradoxum. It must be admitted, however, that these
drawings provide an excellent general characterization of the rad¬
iate members of the genus, though it is not possible to concédé more
than this and relate them, with certainty, to any known desmid.
Despite this, many algologists since Meyen’s time hâve, in the
absence of type material, hazarded guesses as to the true identity
of S. paradoxum. As a resuit the're now exists, scattered throughout
the literature, a very considérable number of descriptions and draw¬
ings purporting to be of this species. Since it is drawings, rather
than descriptions, which are of ultimate importance, in confirvning
the identity of a given desmid, a detailed examination has been
inade of ail of these figures which hâve been published during the
130 years since Meyen’s description first appeared. The figures
examined are listed in Table 1 and reproduced in Figs. 1-62.
Even a cursory examination of the figures shows how vague and
variable the concept of S. paradoxum has become. In fact it would
seem that almost any Staurastrum with well developed processes,
the body ornamentation of which is greatly reduced or absent, has
been referred to 5. paradoxum. This interprétation of the species
has been propounded even by such an eminent algologist as Pro-
fessor G. M. Smith who writes (Smith 1924 a, p. 86), «I hâve
reached the conclusion that the essential characters (of S. para¬
doxum) are the relatively long and divergent processes and an
absence of a row of verrucae just within, and parallel to the margin
of the cell body in a vertical view of the cell ». In view of the consi¬
dérable degree of variation in the development of ornamentation
(granules, spines and verrucae) which may be apparent in a popu¬
lation of any desmid species, the indefinite character of « absence of
verrucae » emphasised in Smith’s description is unfortunate and
indeed misleading. Moreover, very many desmid species possess
240
A. J. BROOK
« relatively long divergent processes », so that even this more posi¬
tive character, appraised ad diagnostic by Smith, gives no heip in
distinguishing S. paradoxum froin many other species.
Since the establishment of the genus Staurastmm, the limits of
which were enlarged by Ralfs (1848), a very large number of
species hâve becn described, especially from the plankton (a habitat
certainly not investigated by Meyen or Ralfs), with the more
limited characters of the genus as implied in Meyen’s imperfect
description of 8’. paradoxum. That is having a small cell body with
little or no ornamentation, a well defined médian constriction,
angular (usually triangular) in end view, and with the angles prod-
uced into long, slender, hollow processes. In addition to these
general features, these subsequently established radiate species
hâve, however, certain other diagnostic characters by which they
can be readily distinguished. Moreover, it will be shown in the
following analysis that most of the published figures referred to
S. paradoxum can be assigned to one or other well defined and ade-
quately described taxon. These figures will now be examined in
turn and where possible referred to the Staurastrum species to
which they most probably belong.
Ralfs (1845, 1848) Figs. 2-6.
The broadly cyathiform semicells, with dorsal margins slightly
convex and ventral margins rounded,coupled with the comparatively
stout, dentate processes which terminate in three divergent spines,
strongly suggest a reduced forin of S. anatinum. This conclusion is
rcinforced by the apical view, shown here in Fig. 3, in which there
is a row of emarginate granules between each angle of the semicells.
The herbarium material, now in the British Muséum, from which
these drawings are believed to hâve been made is, however, of S.
micron (Brook, 1958b).
Delponte (1878) Figs. 7-8.
The biradiate specimen figures by this author would seem to
hâve affinities with S. manfeldtii and in view of the absence of
ornamentation on the semicell body is suggestive of a biradiate
form of Teiling’s S. planctonicum (cf. S. duacense). However,
latéral denticulations on the processes never occur in any species
of this group comparable with those indicated in Delponte’s
illustrations.
STAURASTRl M PARADOXUM
241
With regard to the triradiate (?) specimen of Delponte (Fig. 8),
Ralfs’ opinions as to the form of S. paradoxum hâve clearly been
followed, for this drawing is suggestive of another reduced form of
5. anatinum.
Wqlle (1884) Fig. 9-10.
These two figures merely indicate the general characters of the
radiatc members of the genus Staurastrum' but are not indicative
of any particular species, or even species-group, of the genus.
Cooke (1887) Figs. 57-62.
Although Cooke does not appear to acknowledge the fact, it
seems clear that his illustrations of S. paradoxum are only rather
inexact copies of Ralfs’ (1848) figures of this species (cf. with
Figs. 2-6).
Nordstedt (1888) Figs. 42-43.
There seems to be little doubt that one of Nordstedt’s drawings
(Fig. 42) is of a form of S. manfeldtii, probably near the var. planc-
lonicum, while the other (Fig. 43) which he states to be « ad S. gra¬
cile accèdent » is clearly close to Teiling’s S. planctonicum, the
planktonic relative of S. manfeldtii.
Turner (1893) Figs. 44-45.
Turner’s biradiate form (Fig. 45) is suggestive of S. tetracerum
Ralfs, while his triradiate specimen (Fig. 44) would seem to be a
form of S. excavatum West & West.
Comère (1901) Fig. 38.
It is impossible to interpret the three small sketches which this
author refers to S. paradoxum. Moreover, there is some error in
the scale of these figures which are stated to be X 350 diameters
and therefore approximately 24 y. X 30 jx, while the dimensions
quoted in the text are 72> X 40-60 ;x.
West and West (1905 a) Figs. 11-12.
These authorities hâve clearly followed Ralfs in referring these
form s from the plankton of the Orkneys and Shetlands to S. para¬
doxum. There seems to be little doubt that these are in fact forms
of S. anatinum with short processes and reduced ornamentation.
242
A. J. BROOK
West and West (1905 b) Figs. 13-15.
As in the earlier papcr of these authors, Fig. 15 is another reduced
form of S. anatinum (cf. Fig. 4). The other speciinens illustrated in
this papcr, however (Figs. 13-14) can only be interpreted as forms
of S. cingulum in which the isthmal ornament of a ring of granules
is absent.
Ostenfeld and Wesenberg-Lund (1906) Fig. 40.
This figure would seem to be yet another planktonic form of
S. anatinum in which not only is the ornamentation of the scmicells
reduced but also that of the processes.
Mi c .cla (1907-09) Fig. 18.
There secms to be little doubt that Migula’s figure is merely a
copy of Râles’ (1848) Fig. 8 a of Tab. 23 (see Fig. 2) in which the
ornamentation of the processes has, for sonie reasori, been omitted.
West and Carter (1923) Figs. 11-17.
The figures in this monograph are taken from the previously
published papers of West and West (see above West and West
1905 a, 1905 b) with the exception of two (Figs. 16-17) drawn by
Dr. Nellie Carter. Fig. 16 is thought to be yet another planktonic
form of S. anatinum, though Thomasson (1957) believes it to be a
form of a species which he has named S. vulgaris. His own illus¬
trations of this new species, however, are reminiscent, as he himself
admits (p. 252) of certain forms of S. cingulum and show little
similarity to Dr. Carter’s figure.
The other figure drawn by Dr. Carter (Fig. 17) is without doubt
another form of S. cingulum.
Bqrge (1923) Fig. 48.
The distinctive ring of isthmal granules, coupled with the general
shape of the semicell, points to the conclusion that this S. para-
doxum of Borge is in fact a form of S. cingulum approaching the
var. obesum Smith.
Geitler L. (1924) Figs. 77-79.
The « seminormal » individual, with long processes (Fig. 77)
typical of the planktonic forms from which the abnormal semicells
STA U RASTRUM PARADOX U M
243
were derived, is suggestive of S. chaetoceras (cf. drawings of S.
chaetoceras in Florin 1957, Fig. 34, 4-6, ad cuitura).
Smith (1924 a) Figs. 19-20, 22-23.
Smith would seem to hâve followed the interprétations of West
and West and West and Carter (see above) concerning S. para-
doxum when dealing with this species in his monograph on desmids
from the Wisconsin plankton. Fig. 19 reproduced from this mono¬
graph is clearly very similar to Fig. 16, drawn from West and
Carter (1923) and which, as stated above, is thought to be a
planktonic form of S. anatinum. Smith’s other figures (Figs. 20,
22-23) are forms of S. cingulum, though the first of these (Fig. 20)
strongly resembles the var. obesum of this species. It is suggested
that this latter desmid lias been referred to S', paradoxum through
combining two characters apparent in the West and Carter (1923)
ligures referred to this species. Firstly, the shape of the semicells
is very similar to the reduced forms of S. anatinum which the West
(see above) named as S. paradoxum, while the ornamentation
would seem to hâve been matched with the forms, believed to be of
5. cingulum to which the West also gave the epithet, paradoxum.
Smith (1924 b) Fig. 21.
I his dichotypical specimen is without doubt a form of S. cin¬
gulum. the lower semicell. however, approaches the var. obesum,
while the upper is nearer the type species.
Homfeld H. (1929) Fig. 76.
The semicelles depicted as breaking away from the zygospore
and îeferred to 5. paradoxum, show a vague similarity with the
quadriradiate forms of referred to this taxon by Ralfs (1848).
However, the ineagne detail shown in Homfeld’s figure does not
assist in establishing their true identity.
Taylor (1934) Figs. 24-27.
This author’s interprétation of 5. paradoxum from Newfound-
land material is clearly based on West and Carter’s (1923) mono¬
graph for there seems little doubt that Figs. 24-26 are of quadri¬
radiate forms of S. anatinum with reduced ornamentation. The
smaller form (Fig. 27) with longer processes is however, more
difficult to place, and though it might possibly be a form of
•S. cingulum, the three strongly developed spines which terminate
each process is a contrary character.
244
A. J. BROOK
Irénée-Marie (1939) Fig. 34-35.
The two specimens flgured by Irénée Marie from Canada and
assiuned tü S. paradoxum are again considered to be forma ot
S. anatinum, though Thomasson (1957) refers these figures, incorr-
ectly it is believed, to his S. vulgare.
Reynolds (1940) Figs. 49-55.
The desmid which this author studied in relation to ils varia-
bility in Swithland Réservoir, Leicestershire, and referred to as
S paradoxum is without doubt S. chaeloceras (Schroder) t>. M
Smith. This would seem to be confrrmed not only by careful
scrutinv of Reynold's drawings, but also by the fact that as is
invariably the case with S. chaetocems, both bi- and tn-radiate
forms were produced in the population studied. Moreover, a cons¬
idérable number of samples examined from this réservoir, which
were collected between 1946 and 1949, hâve been examined and
found toeontain S. chaetoceras tvhile no other Slaurastrum specics
which could in any way be confused with Reynold’s drawings, was
présent.
L efèvre and Bol RREI.ly (1941) Figs. 72-75.
The triradiate specimens (Figs. 72, 73 & 75) are strongly sugg¬
estive of the fairly common desmid of mesoeutrophic lakes, -S.
pingue, while the biradiate form (Fig. 74) can with certa.nty be
attributed to S. chaetoceras.
Gronblad (1942) Fig. 41.
This figure is almost certainly a form of S. cingulum in which the
isthmal ring of granules has been difflcult to discern, as is quite
coin ni on. Indeed, the entire granular ornamentation of the specnnen
seems to be poorly developed.
Pres cott and Scott (1942) Fig. 56.
On the basis of the shape of the semicell in the région ot the
isthmus, it is thought that the desmid figured by these authors is a
form of S. longipes, though the slightly convex cell apices and the
form of the terminal spines of the processes are not quite typical
of this species.
Lind and Pearsai.l (1945) Figs. 29-33.
Teiling (1947) has commented on some of the figures purporting
to be of S. paradoxum in this paper on Irish plankton. As stated by
STAUKASTRUM PARADOXUM
245
Ihis authority, Fig. 32 is without doubt a specimen o£ S. cingulum
var. obesum; Fig. 31 would seem to be a small form o£ thc type
species, S. cingulum, while the other figures of these authors
(Figs. 29-31) are of forms of S. anatinum with reduced ornament¬
ation, common in the plankton of many Irish Idughs (Brook 1958al.
Thus these authors, as in the case of many others, would seem to
hâve accepted the interprétation of S. paradoxum as given in West
and Carter (1923) and Smith (1924).
Hom (1945) Fig. 28.
The small desmid from Japanese material named as S. para-
doxum is probably a form of S. excavatum or possibly of S. tetra-
cerum.
Nygaard (1945) Fig. 38.
There is sonie doubt as to whether the specimen in Nygaard's key
to the phytoplankton of Danish lakes and named S. paradoxum is
a drawing of S. cingulum, or of a triradiate form of S. chaetoceras.
On the whole and especially with regard to the shape of the seini-
cells, it is more suggestive of the latter species.
Frémy and Mf.slin (1947) Figs. 63-71.
The first group of figures of these authors (Figs. 63-68) are
undoubtedly of bi- and tri-radiate specimens of S. chaetoceras, a
diagnosis which accords with the eutrophic environment from
which these desmids were collected.
The larger and more robust specimens (Fig. 69-71), however, are
not at ail typical of S. chaetoceras but would seem to resemble
S. cingulum var. obesum, a taxon -which may also occur in eutrophic
waters.
Yamagushi and Hirano (1953) Fig. 47.
This would seem to be yet another case of a planktonic form of
S. anatinum, with typically reduced ornamentation, being referred
to as S. paradoxum.
Hirano M. (1952 a) Fig. 80.
The fact that both bi-radiate and somewhat smaller triradiate
forms of the desmid referred to as S. paradoxum by this author
were found, conflrms the identity of Fig. 80 as being of S. chaeto-
ceras.
246
A. J. BROOK
Hirano M. (1952 b) Fig. 81.
This is clearly a somewhat larger and more robust form of
S. chaetoceras than that figured in Hirano’s previous paper (see
above).
Cossandey (1955) Fig. 37.
This Staurastrum from the eutrophic Lac de Bret, Switzerland,
is clearly a biradiate form of S. chaetoceras.
Skuja (1956) Figs. 36 and 42.
There is no doubt that the two desmids figured in this paper under
the name of S. paradoxum are in fact forms of S. pingue Teiling.
**
Discussion.
The foregoing analysis and Table 2, in which its results are
summarized, indicate that the figures in the literature which hâve
been named as 5. paradoxum can in fact be separated into at least
ten well defined, and adecjuately dcscribed taxa. From Table 2 it is
clear that the greatest number of authors who hâve published
figures assigned to this ill defined species (35 %), hâve followed
the Iead given by Ralfs as to the identity of S. paradoxum, and
appear to hâve selected forms of 5. anatinum with reduced orna¬
mentation as représentative of the species. Since desmid taxonomy
begins in the main with Ralfs (1848) it might be argued that this
interprétation of the species should be accepted. However, an exa¬
mination of Ralfs’ type material of S. paradoxum in the Jenner
Herbarium of the British Muséum (Brook 1958 b) has shown not
reduced forms of S. anatinum, as indicated by Jenner’s figures in
Ralfs’ (1848) monograph. but the small desmid which West and
West (1896) named S. micron. These latter authorities, although
publishing S. anatinum- like figures as representing S. paradoxum,
(West and West 1905 a) introduced at the same time an additi-
onal concept of the species when they published two figures which
are undoubtedly of S. cingulum, Thus in the West and Carter’s
monograph on the British members of the genus Staurastrum
(West and Carter (1923)), two distinct species are depicted for
S. paradoxum. Moreover, Smith (1924 a), in his monograph on
the plankton desmids of the Wisconsin lakes, has perpetuated this
unwarranted dual interprétation of the species. Other authors both
ST AU R A ST R U M PARADOXUM
247
before and after the publication of these two notable monographs,
hâve added to the general confusion by publishing other interpré¬
tations of S. paradoxum, so that now its value as a taxonomie
unit, especially in the absence of type material, is nil.
Similar confusion, which is not merely a lack of définition con-
cerning the limits of the species, as is cominon throughout the
plant and animal kingdoms, exists with regard to a considérable
number of desmid species, especially of the genus Staurastrum.
This confusion stems from the fact that the species were originally
inadequately described and thus subséquent workers, possibly
encouraged by the knowledge that most desmids are in any case
rather variable organisms, hâve merley hazarded, what can only
be described as somewhat wild, guesses as to their identity. In
addition it seems that the names of some of the most confused
taxa may hâve been instrumental in themselves in producing
ambiguity. For example, it is surely inviting to assign any doubtfül
desmid to the species S. paradoxum : or forms with slender pro¬
cesses to S. gracile : while the spécifie name polymorphum provides
another inviting repisitory for « difficult » forms.
In view of this uncertainty about the identity of S. paradoxum,
it is clear that reference to this species in the many ecological,
physiological and phytogeographical papers in which it is ment-
ioncd without a good accompanying illustration, can merely dénoté
that some radiate, non-ornamented Staurastrum was observed.
A similar lack of certainty as to identity exists in the case of a
number of other Staurastrum species commonly listed in the liter-
ature, a fact which points to the need for a full and careful révision
of this genus. Finally, it is proposed that the species S. paradoxum
should be abandoned, for its rétention in the absence of type
material, can only lead to further vagueness and confusion.
Acknowledgement
The author wishes to express his indebtedness for valuable help
afforded in the préparation of this paper to Dr. J. W. G. Lund, and
the Fritsch Collection of Illustrations of Algae, at the Freshwater
Biological Association, Windermere.
248
A. J. BROOK
TABLE I
T lie Pubhshed Figures of Staiirastrum paradoxum
Original Figure Numbers
Meyen, 1828, PI. 43, f. 37-38.
IULES, 1845, PI. 10, f. 2 a-e.
Ralfs, 1848, PI. 23, f. 8.
Delponte. 1878, PI. 11, f. 63-65.
Wolle, 1884, PI. 42, f. 36-37.
Cooke, 1887, PI. 59, f. 4 a-c.
Nordstedt, 1888, PI. 4, f. 10-11.
Turner, 1893, PI. 15, f. 4.
Comère, 1901, PI. 11, f. 19.
West and West, 1903, PI. 18, f. 4-5.
West and West, 1905, PI. 2, f. 33-35.
Ostenfeld and Wesenburg Lund, 1906, PI.
Migula, 1907-09, PI. 28, f. 3.
West and Carter, 1923, PI. 145, f. 1-5.
Borge, 1923, PI. 2, f. 4.
Geitler, 1924, f. c & d.
Smith, 1924 a, PI. 72, f. 15-22, PI. 73, f. 1-1
Smith, 1924 b, PI. 18, f. 8-9.
Homfeld, 1929, L. 80, f. 101.
Taylor, 1934, PI. 17-19.
Irénée-Marik, 1939, PI. 48, f. 11-12, PI. 54,
Reynolds, 1940, Fig. 2 a-g.
Lefèvre, and Bourrelly, 1941, f. 72-75.
Gronblad, 1942, PI. 4, f. 20.
Prescott and Scott. 1942, f. 12.
Lind and Pearsali., 1945, f. 15-19.
Hori, 1945, f. St. 2.
Nygaard, 1945, PI. 4, f. 57.
Frémy and Meslin, 1947, f. 1-9.
Hirano, 1952 a, f. 5.
Hirano, 1952 b, f. 5.
Yamagushi and Hirano. 1953, f. 17.
Cossandey, 1955, PI. 2, f. 14.
Skuja, 1956, PI. 37, f. 15, PI. 38, f. 1-3.
Figure in Présent Paper.
Fig. 1.
Figs. 2-6.
Figs. 7-8.
Figs. 9-10.
Figs. 57-62.
Figs. 43-44.
Figs. 45-56.
Fig. 38.
Figs. 11-12.
Figs. 13-15.
25, f. 14. Fig. 40.
Fig. 18.
Figs. 11-17.
Fig. 48.
Figs. 77-79.
!. Figs. 19-20, 22-23.
Fig. 21.
Fig. 76.
Figs. 24-27.
f. 1. Figs. 34-35.
Figs. 49-55.
Figs. 72-75.
Fig. 41.
Fig. 56.
Figs. 29-33.
Fig. 28.
Fig. 38.
Figs. 63-71.
Fig. 80.
Fig. 81.
Fig. 47.
Fig. 37.
Figs. 36 and 42.
Identity of Desmids Referred to in the Literature
as Staurastriim paradoxum
MNHN, Paris
250
A. J. BROOK
Source : MNHN, Paris
STAURASTRl M PARADOXUM
251
Source : MNHN, Paris
252
A. J. BROOK
Source : MNHN, Paris
STAURASTRl.'M PARADOXUM
253
Source : MNHN, Paris
254
A. J. BROOK
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Borge O. — Beitrage zur Algenflora von Schvvcden III. — Ark. Bol., 18
(10), 1-34, 1923.
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Florule Diatomique de la Région d Évreux
Par Roger MAILLARD.
La région dans laquelle nous récoltons des Diatomées d eau
douce depuis une quinzaine d'années est délimitée approximative¬
ment par un quadrilatère ayant pour sommets : Le Neubourg,
Louviers, Pacy et Conches.
Généralement peu accidentée, elle comporte néanmoins une
certaine variété au point de vue géologique. Le Plateau du Neu¬
bourg et la Plaine de Saint-André sont généralement composés
de limon, souvent décalcifié en hauteur; l’argile à silex y apparaît,
particulièrement aux abords de la vallée de Piton et en direction
au Pays d’Ouche, qui est d’ailleurs un plateau d’argile à silex.
Le calcaire du sous-sol apparaît sur les pentes. Les alluvions
anciennes sont importantes en. vallée d’Eure. Les terrains des
parties boisées sont généralement siliceux.
Nous avons donc rencontré des biotopes différents, dont la
plupart peuvent être classés sommairement en trois groupes :
A. — nettement calcaire, pH dépassant 8 (rivières, ruisseaux,
sources);
B. — voisin de la neutralité (mares des plaines et plateaux) ;
C. — nettement acide, pH 5,7 en moyenne (eaux stagnantes en
forêt).
En outre, quelques récoltes ont été faites dans des mousses et
sur des murs suintants.
A l’heure actuelle, 57 stations ont été explorées, la plupart
plusieurs fois et à des époques differentes. Bien que nombre de
stations restent encore à explorer, nous pensons avoir rassemblé
assez de matériaux pour que leur publication représente un aspect
de la florure diatomique de notre région, quitte à publier, par la
suite, les compléments qui paraîtront utiles.
Nous terminerons ce préambule en adressant nos plus vifs
remerciements aux personnes qui, à des titres divers, nous ont
aidé de leurs conseils, et notamment à M. Guermeur et à M. Man-
guin qui nous ont fait profiter de lêur longue expérience sur
le sujet.
Nous donnons d’abord la liste systématique des espèces ren¬
contrées, avec l’écologie de chacune d’elles : à gauche, l’amplitude
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION d'ÉVREUX
o
57
des pH admis par l’espèce est ' représentée par un trait dont le
renforcement indique les pH nettement préférentiels; à droite
sont indiquées les stations de récolte, les traits renforcés indiquant
le genre de station préférentiel. Pratiquement, les traits fins signi¬
fient : très rare à assez rare, et les renforcements : assez abon¬
dant à très abondant.
Pour les rivières et les ruisseaux, nous distinguons deux caté¬
gories : courants (co.) et stagnants (st.) ; dans ce dernier cas
rentrent, entre autres, les bras morts et certaines zones littorales
d’élargissement des rives où le courant est pratiquement nul.
Les fossés, qu’ils aient été rencontrés courants ou stagnants,
ne sont toujours que temporaires, c’est-à-dire asséchant tous les
ans à la saison chaude.
Il en est de même des flaques d’eau, rencontrées dans les chemins
forestiers, qui se reproduisent toujours aux mêmes points bas
dans les périodes pluvieuses.
En ce qui concerne les mares, elles sont qualifiées temporaires
(temp.) quand elles sont à sec au moins chaque été, ou perma¬
nentes (perm.) quand elles n’assèchent jamais (à notre connais¬
sance).
258
R. MAILLARD
N’ont été classées dans les sources que les récoltes faites direc¬
tement aux points d’émergence ou à proximité immédiate.
Les mousses ne nous ont paru intéressantes que dans les
stations où elles restent longtemps très humides, et particuliè¬
rement quand le substratum est imperméable (murs, par exemple).
Celles qui croissent sur les arbres ne nous ont fourni jusqu’ici
que de très rares frustules.
Nous ne connaissons pas de rochers suintants dans la région.
Par contre, nous avons fait des récoltes assez particulières sur
des murs de soutènement humides.
Pour la partie systématique de cette liste, nous avons suivi,
sauf de rares exceptions, la classification d’HusTEDT (Susswasser-
Flora Mitteleuropas, Iéna, 1930).
La dernière colonne renvoie éventuellement aux observations
faisant suite à la liste ou indique les numéros de figures.
OBSERVA T ION S
1 — Cyclotella Iris. — Espèce relique, presque ubiquiste. Tou¬
jours trouvée extrêmement rare et en fragments dans les récoltes,
ce qui peut expliquer qu’elle ait été rarement signalée par les
auteurs. E. Manguin. 12 bis, p. 95, pense que c’est une forme
sporangiale de Cycl. Kutzingiana : toutefois, nous n avons observé
cette dernière espèce dans aucune des 33 récoltes où Cycl. Iris était
présent.
2 — Cycl. striala. 16 à 20 stries, au lieu de 8 à 10 d’après les
auteurs. C’est une forme d’eau saumâtre, sans doute influencée
par l’eau douce.
3 — Meridion circulare. — Nous avons trouvé dans des fossés
stagnants (pH 6) quelques formes se rapportant à celles présentées
par Schmidt, 16 , pl. 267, comme auxospores. Notre figure 47
représente une autre forme récoltée (70 jt, 2 côtes et 20 stries en
10 |a) courbée et évoquant Mer. Heribaudi Pérag. (Héribaud, 6,
pl. VII, p. 142).
4 — Fragilaria pinnala, var. subsolitaris. — Fig. 3, à rapprocher
des fig. 348 q et tt d’A. Cleve E., l.
4 bis Fig. 4. - - Forme anormale ou sporangiale de Synedra sp.,
trouvée dans la même récolte que celle faisant l’objet de l’obser¬
vation suivante contenant plusieurs espèces du genre.
5 — Synedra ulna, var. spalhulifera. — Fig. 5. Les formes a, b, c
et d sont d’une même récolte. Nous avions d’abord rapporté les
H.ORl LE DIATOMIQUE DE LA RÉGION d’ÉVREUI
259
5 formes représentées à la var. spathulifera f. Joursacensis Hérib
d apres Meister, 14, p|. VII, fig. 4, et suivant A. Cleve E 1
flg - 383 b - d’après Meister. Or, ces figures diffèrent de la tonné
originale d'HÉRiBAun, 7, tome II. p. 24. pl. XII, fig. 8, caractérisée
par un « élargissement en spatule plus progressif, plus grand »
(que lu var. spathulifera) « terminé par un rostre fin et plus long »
et ne présentant aucun rendement médian. Nous les considérons
donc comme une « forme » de la var. spathulifera (voir Hustedt,
io, p. 197, variation des extrémités).
6 — Eunotia pectinalis v. minor. - Cette variété présente par-
lois des stries inégalement écartées (fig. 45).
7 T E, ' n .' sude,lca - — F ‘S- 4S - Forme rapportée à E. sudetica et
trouvée à côté de l’espèce type.
8 — Cocconeis disculus. — Dans un ruisseau stagnant, de nom¬
breux individus présentaient des stries anormales.
9 - Cocc - pediculus, - - Même observation dans une récolte faite
en mare temporaire.
10 — Achnanthes andicola. — Fig. 7. Rapportée à cette espèce
bien que présentant 13 stries au lieu de 20 habituellement
11 - Achn. Biasolettiana. — Récolté pur et abondant dans des
mousses submergées (eau courante pH 7,6).
Achn - lanceolata. — Passe insensiblement à la forme
ventricosa Hust.
13 — Achn. plônensis. - - Fig. 8. Striation différente de celle
donnée par Hustedt, 9 (14 au lieu de 16 et 20).
14 — Frustulia rhomboïdes v. saxonica f. undulata. -- Forme
beaucoup plus répandue que le type de la variété.
15 - Colonels silicula. — L’espèce passe insensiblement à la var
Iruncatula.
16 - Neidium a/finis. - Passe insensiblement à la var amnhi-
ceros. 1
17 — Stauroneis Anceps. - Van Heurck (8) fait observer à
juste titre que les var. amphicephala et linearis passent à l’espèce
18 - Stour. montana. -- Fig. 3, à rapprocher de celle de
19 - Stour. phoenicenteron. - Hustedt, 9, estime que les var
amphilepta et lanceolalo sont des formes limites. Il est certain
que l’espèce passe assez souvent à ces variétés.
20 — Navicula cuspidata. — Nous trouvons des intermédiaires ■
d’une part, entre l’espèce et la var. ambigua (formes rhombiques
comme l'espèce .-nais à bords plus ou moins ondulés vers les extré¬
mités, comme la variété) ; d’autre part, entre la var. media et les
var. ambigua à rostre court.
260
R. MAILLARD
21 _ Nav. mutica. — Nous avons trouvé une forme (fig. 10)
pouvant se rapporter à cette espèce. Le point isolé ne serait pas
apparent mais confondu avec la strie unilatérale.
22 — Nav. mutica var. undnlata. — D’après A. Cleve E., 1,
tome III, p. 194, Nav. niualis (Eh) CL, dont la plupart des auteurs
ont fait une variété de Nav. mutica, est en réalité une espèce
distincte (pas de stigma, aire médiane différente) ; il s’agit ici en
réalité de la var. undulata (Hilse) Grun.
23 — Nav. seminulum. — Fig. 49. Les autres formes trouvées
ont de 20 à 24 stries au lieu de 18 d'après les auteurs.
24 — Nav. pelliculosa. — Très abondant et presque pur dans la
partie supérieure d’une rigole d’eau courante (pH 7,6) dans deux
récoltes espacées de 3 ans.
24 bis — Nav. decussis. — Fig. 13, voir Schmidt, 16 , pl. 401.
25 — Nav. exïgua. — Fig. 14, correspond assez exactement à la
fig. 538 d’HüSTEDT, 9, et surtout à celle de Motschi, 15, notamment
pour la disposition des stries, mais notre forme a une striation
plus serrée que celle des auteurs (18 au lieu de 12 à 15). Cette
espèce est très proche de Nav. decussis Ostr.
26 — Nav. placentula. — Le raphé de cette espèce est générale¬
ment courbé et rappelle celui des Cymbella.
27 — Nav. simplex. — Les formes trouvées ne s’identifient pas
exactement avec celle d’HusTEDT, 9, mais plutôt avec celles
d’HüSTEDT, 11.
Celles de notre figure 16, se rapportent mieux à celles de
Schmidt, 16, Pl. 399, fig. 38, avec, en plus, une légère ondulation
des côtés près des extrémités.
28 — Pinnularia Fontelli. — Fig. 17. Signalée seulement comme
fossile par A. Cleve-E., 1 ( Détermination douteuse).
29 — Pinn. mesolepta. — L’élargissement stauroneiforme est
quelquefois incomplet.
30 — Pinn. subcapitata. — Espèce très variable avec variétés
présentant toutes les formes de passage, ainsi que le dit Hustedt,
il, qui ne semble admettre que la var. Hilseana.
31 — Pinn. lata, f. thuringiaca. — Trouvé à côté de Pinn. bo-
réalis. Forme sporangiale (?).
32 — Pinn. nodosa. — A. Cleve-E. évoque, 1, tome IV, pages 27
et 61, les confusions qui se sont produites à propos de cette espèce.
Nous figurons (fig. 18 a à d) des formes que nous avions d’abord
rapportées, après beaucoup d’hésitation, à Pinn. mesolepta var.
angusta. En réalité, elles se rapprochent surtout 18 a) de Pinn.
nodosa (Schmidt, 16 , pl. 45, f. 57) et de la var. arverna Per.
(Héribaud, 6, p. 152, pl. VII, f. 42), et présentent plus ou moins
Source : MNHN, Paris
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION d’ÉVREUX
261
nettement les lignes d’accompagnement du raphé dont parle
Hustedt, 9, à propos de Pinn. nodosa. Ceci nous a conduit à revoir
des formes plus allongées, rapportées d’abord sans hésitation à
Pinn. mesolepta v. angusln, qui nous ont alors montré plus ou
moins nettement les lignes d’accompagnement du raphé et une
aire centrale non nettement rhombique. Nous rapportons donc
à Pinn. nodosa Ehr. toutes ces formes que nous n’avons trouvées
qu’une seule fois à côté de Pinn. mesolepta.
33 _ Pi nn . parallela. Fig. 19 et 20. — Pinn. Monacensis A. May.
(Mayer, 13) et Pinn. tabellaria Bréb. (Donkin, 2 ) semblent syno¬
nymes.
33 bis — Pinn. major. — Les fig. 21 (225 y.) et 22 (180 ji) sont
voisines de Pinn. transversa (A. S.) Mayer.
34 — Pinn. neglecta. — Fig. 23. Raphé fortement complexe et
stries plus serrées que Pinn. dactylus. Voir Mayer, 13.
34 bis — Pinn. cuneata var. Schumannii. — Fig. 24, rapportée
à cette variété en raison notamment de la largeur de l’aire axiale.
35 — Pinn. viridis. — Espèce très variable comme forme et
structure (Hustedt, 9) ; on trouve tous les passages entre ses va¬
riétés (Germain, 4). Nous avons rencontré fréquemment des formes
(telles que les fig. 26 à 30 et 50), avec 8 à 11 côtes parallèles ou
subparallèles, aire axiale étroite et extrémités plus ou moins
cunéiformes. Elles ont été rapportées à la var. intermedia Cleve,
de préférence à Pinn. bipectinalis dont l’aire axiale est beaucoup
plus large.
36 — Pinn. viridis v. rupestris. — Cette variété est assez poly¬
morphe. Les formes que nous avons trouvées se rapportent aux
figures de Schmidt, 16 , pl. 45, f. 40, 43 et 44.
37 — Amphora delicatissima. — Fig. 51, rapportée à cette espèce
en raison de la finesse des stries dont on n’a observé que celles
figurées. Rappelle également Amph. montana K. (Hustedt, 12 ,
pl. 24, f. 5) dont la striation est moins fine. Détermination dou¬
teuse.
38 — Cymbella cœspitosa. Distinct de C. prostrata et de C. ven-
tricosa. Voir A. Cleve-E., l, tome IV, p. 126, f. 1178 f, et Germain,
4, p. 150.
39 — Cymb. turgida. — Fig. 33. Forme sporangiale.
40 — Cymb. ventricosa. — « Espèce essentiellement variable »
Van Heurck, 8, p. 66; « Distinction des variétés pratiquement
impossible bien que Clève ait considéré C. cœspitosa (K) et sa
var. ovata comme variétés» (Hustedt, 9). Nous avons éprouvé
les même difficultés et figurons (52 à 58) quelques formes présen¬
tant un côté ventral plus ou moins échangé et biondulé.
19
262
R. MAILLARD
40 bis — Gomphonema acuminatuin. — Passe insensiblement
aux variétés.
41 — Gomph. angustatum. — Souvent diflîcile à distinguer de sa
variété producta.
42 — Gomph. constrictum. — Distinction souvent difficile entre
les var. capitata et subcapitata.
42 bis — Epithemia zébra v. longicornis. — Conforme à la figure
d’HÉRiBAUD, 5, p. 128, pl. III, fig. 14 = E. zébra v. longirostris A. Cl.
43 — Hantzschia amphioxgs. — Il nous a été difficile de rapporter
les diverses formes rencontrées aux nombreuses variétés décrites
par les auteurs. Certaines formes, bien que se distinguant nettement
du type de l’espèce, ne peuvent être rapportées nettement à des
variétés déterminées. Nous en avons figuré quelques exemples :
Fig. 34, 6 points, 22 stries (v. aequalis A. Cleve E.‘?)
35, 7 points, 22 stries (f° capitata O. Midi.?)
36, 4, 5 points, 14 stries (v. major Grun. ou prolongata A. Cl.?)
37, 6 points, 26 stries (v. recta O. Midi.?)
38, 7 points, 15 stries (?).
39, 6 points, 20 stries (?).
44 — Nitzschia linearis. — Trouvé en grande abondance dans
une rigole d’alimentation, eau courante pH 7,6.
44 bis — Nitz. recta. — Fig. 40, vers N. obsidialis Hustedt, il,
p. 148, pi. 13, f. 25.
45 — Nitz. vitrea. — Fig. 41 et 42. Taille remarquable : 300 (j..
Nous pensons que 42 serait une variété (?) à extrémités diminuées
et partie médiane élargie; ces deux formes sont de la même récolte.
46 — Nitz. commuais. — Trouvé presque exclusivement sur
murs suintants, mais en grande abondance.
46 bis — Cymatopleura elliptica. — Nous avons trouvé une
forme se rapportant à la var. discoidea (A. Clevf.-E., l, fig. 1520 q).
47 — Cymatopleura solea. — Polymorphe; parfois à peine res¬
serré au milieu ; passe insensiblement à la var. gracilis. Nous avons
trouvé une forme très allongée (fig. 43) 160 [*, 7,5 côtes, se rappro¬
chant de la var. subsconstricta O. Midi. (A. Cleve-E., l, fig. 1519 [L ).
48 — Surirella ouata. — Suivant Van Heurck, 8, les variétés
passent de l’une à l’autre et ne peuvent être distinguées spécifique¬
ment. Trouvé une forme anormale (?) rappelant la var. panduri-
formis W. Sm. (Van Heurck, 8, pl. 73).
EAUX ST A GN ANTES SILICEUSES TEMPORAIRES
Il nous a semblé intéressant de donner ci-après la liste des espèces
rencontrées en forêt d’Evreux dans des mares et flaques d’eau de
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION d’ÉVREUX
263
ruissellement (terrains à Erica cinerea, Calluna vulgaris, etc.), en
raison de deux caractères communs à ces stations (origine et assè¬
chement fréquent).
Les espèces sont classées par ordre d’abondance; le signe •=
indique les espèces communes aux deux stations.
1° Mares temporaires (pH 5,4 à 6) : Eun. lunaris; Pinn. major=;
Tab. fenestrata; Pinn. viridis v. intermedia=; Tab. flocculosa; Pinn.
borealis=; Pinn. subcapitata v. Hilseana, microstauron v. biundu-
lata, subcapitata=, microstauron=, nobilis; Gomph. angustatum;
Pinn. uiridis, interrupta; Syn. tabulata; Pinn. major v. linearis=;
Staur. anceps v. amphicephala—; Eun. diodon; Cycl. Iris=; Pinn.
nodosa, bipectinalis, stauroptera, Braunii, mesolepta ; Eun. sudetica,
Kocheliensis.
2° Flaques temporaires (mêmes pH) : Pinn. mesolepta, micro-
stauron=, borealis=, uiridis v. intermedia= ; Neid. bisulcatum,
Staur. phoenicenteron; Pinn. major=, Pinn. uiridis v. commutata;
Staur. anceps v. amphicephala=; Cycl. Iris=; Pinn. lata f. thurin-
g iaca=, appendiculata=; Neid. a/finis; Pinn. major v. linearis=;
Nau. pupula; Staur. anceps v. gracilis; Pinn. subcapitata=; Neid.
iridis v. ampliata, Pinn. cuneata v. reducta, subcapitata v. lanceo-
lata et stauroneiformis, viridis v. sudetica; Neid. iridis v. amphi-,
rhynchus bisulcatum v. turgidulum; Frust. vulgaris; Eun. pecti-
nalis v. minor; Gomph. olivaceum; Mel. italica f. granulata; Cal.
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Alpen. Denksckrift d. Bauer. Bot. Gesellschafl in Begensburg, 1933.
14. Meister F. — Die Kieselalgen der Schweiz. — Berne, 1912.
15. Motschi E. — Die Bacillariaceen von Freiburg une Umgebung. —
Fribourg, 1907.
16. Schmidt A. — Atlas der Diatomaceenkunde (1874-1937).
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION d’ÉVREUX
265
PH
5 6 7 8 5
MELOSIRA
arenaria Moore
granulata (Eh)Ralfs
italica Eh.
f° crenulata (Eh)Mul
Roeseana Rabh.
varians Ag.
CYCLOTELLA
comta (Eh)Kutz.
v.radiosa (Eh)Kutz.
iris Brun
Kutzingiana Thw.
Meneghiniana Kutz.
striata (Rutz)Grun.
TABELLARIA
fenestrata (Lyngb)K.
flocculosa (Roth)K.
DIATOMA
elongatum Ag.
v.tenuis (Ag.)Kutz.
vulgare Bory
v.producta Grun.
MERIDION
clrculare Ag.
f° ovata A.Cl.
v.constricta (Ra^fs)
FRAGILARIA
brevistrista Grun.
capucina Desm.
v.mesolepta (Rabh)Gr
construens (Eh)Gr;
v.binodis (Eh)Gr.
Harrissonnii WSm.
v.rhomboides Grun.
intermedia Gr.
pinnata Eh.
v.lancettula Schum.
v.subsolaris (Gr)May
v.turgidula(Sch)ACl.
virescens Ralfs.
o I
o 2
o3 f47
f 1,2
266
R. MAILLARD
PH
5 6 7 8 9
ros de
figures: f
d’obser
vations:
SYNEDRA
aeus Kutz.
v.delicatissima (WSm)
v.radians(K)Hust. Gr
capitata Eh.
parâsitica WSç
v.subsconstricta Gr.
rumpens Kutz.
v.familiaris (K.)Gr.
tabulata (Ag.)K.
tenera WSm.
ulna (Nitzsch)Eh.
v.amphirh.(Eh.)Gr.
v.biceps (Kutz.)
v.lanceolata Grun.
v.oxyrhynchus Kutz.
v.spathulifera Grun.
v.subaequalis Grun.
Vaucheriae Kutz.
EUNOTIA
diodon Eh.
Kocheliensis OMull.
lunaris (Eh.)Gr.
f° ceratenoides May.
f° excisa Gr.
f° subarcuata(Naeg)Gr
v.bilunaris (Éh)Gr.
v.capitata Gr.
parallela Eh
?eetinalis (K.)Rabh
v.minor (K.)Rabh.
f°impressa (Eh)Hust.
praerupta Eh.
v.bidena Grun.
v.muscicola (Boy)Pet
sudetica OMull.
tenella (Grunj^Hust.
valida Hust.
COCCONEIS
dirupta Greg.
disculus Schum.
v.diminuta Pant.
pediculus Eh.
>lacentula Eh.
v.euglypta (Eh)Cl
v.lineata (Eh)Cl.
ACHNANTHES
affinis Grun.
andicola (Cl.)Hust.
IBiasolettiana Kutz
o5,f 5
f59à6I
o6,f45
o7,f48
f 6
o 8
o 9
oIO,f7
o II
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION d’ÉVREUX
267
PH
5 6 7 8 9
Numéros de
figures:f
d* obser
vations
ACHNANTHES (suite)
Clevei Grun.
coarctata Breh.
hungarica Grun.
lanceolata Breb.
v.elliptica Cl.
v.rostrata Hust.
f° ventricosa Hust.
minutissima K.
plonensis Hust.
RHOICOSPHENIA
curvata (Kutz)Grun.
MASTOGLOIA
Smithii Thw.
v.lacustris Gr.
AMPBIPLEURA
pellucida Kutz.
FRUSTULIA
rhomboides (Eh)de Toni
v.saxonica(Rab) de Toni
f°undulata Hust.
v.compacta AC1.
vulgaris Thw.
GYROSIGMA
aciiiminatum
attenuatum
CALONEIS
(K)Rabh.
(K)Rabh.
bacillum (Grun)Meres.
fasciata (Lag)Cl.
Schumanniana (Gr)Cl.
v.biconstricta Gr.
silicula (Eh)Cl.
v.gibberula (K)Gr.
v.inflata (Grun)May.
v.intermedia May.
v.ventricosa (EhfDon.
v.truncatula Gr.
NEIDIUM
affinis (Eh)Cl.
v.amphirhync.(Eh)Cl.
v.undulatum (VH)Cl.
bisulcatum (Lag.)Cl.
v.turgidulum Meist.
dubium (Eh)Cl.
iridis (Ehj'Sl.
v.amphigomph.(Eh)VH.
v.ampliata (Eh)Cl.
v/subampliata Gr.
productum (WSM)Cl.
o 13
f 8
o. 15
268
R. MAILLARD
pH
5 6 7 6 9
1 'di ploneis
1 ovalis (Hilse)Cl.
! v.oblongella(Naeg)Cl.
I STAURONEIS
anceps Eh.
v.amphicephala K.
v.gracilis (Eh)Cl
v.undulata
montana Krasske
phoenicenteron Eh.
v.amphilepta(Eh)Cl.
v.gracilis (Eh)Dipp.
Smithii Gr.
ANOMOEONIS
spaerophora (jC.)Pfitz
MAVICULA
(orthostic^ae)
cuspidata K.
v.ambigua (Eh)Cl.
v.media Maist.
(mesoleiae)
bacciliformis Grun.
binodis Eh.
mutica K.
v.Cohnii (Hilse)Grim
v.Goepertiana(Bl)Gr.
v.undulata (Hilse)Gr
v.ventricosa
seminulum Gr.
(entoleiae)
brekkaensis Petersen
contenta Gr f° biceps
insociabilis Krass&e
v.lapponica AC1.
(baccillares)
bacillum Eh
v.lepida (Greg)Cl.
pupula Kutz.
v.capitata Hust
v.rectangul.(Greg)Gru
(decipientes)
crucicula (VSm)Donk.
v.obtusata Grun.
gibbula Cl.
Lagerstedtii Cl.
v.palustris Hust.
(minusculae)
pelliculosa (Bréb)Hil
oI8 f9
o 19
f II
o 24
Source ; MNHN, Paris
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION D’ÉVREUX
269
(lineolatae)
anglica Ralfs.
v.subsalsa Grun.
cincta (Eh)K.
démentis Grun
costulata Grun.
cryptocephala Kutz.
v.capitata Hust
v.intermedia Grun.
v.veneta (Kutz)Grun
decussis- Ost.
dicephala (Krasske)Hus
digito-radiata(Grag)Sra
vjangustior Gr.
exigua (Greg)OMull
gothlandica Gr.
gracilis Eh.
hungarica Gr.
v.capitata (Eh)Cl.
lanceolata (Ag)Kutz-
laterostrata Hust
Mayeri AELE.
v.acutiuscula
menisculus Schum.
V.Krenneri AELE,
oblonga Kutz.
v.lanceolata Grun.
placentula (Eh)Gr.
f°rostrata AMayer
radiosa Kutz.
v.acuta VH.
rnynchocephala Kutz.
sallnarum Grun.
v.tenuirostris AELE,
simplex Krasske
viridula K.
v.avenacea Breb.
vulplna Kut z.
(lyratae)
pygmea Kutz.
PINNULARIA
(tenuistriatae)
Fontelli AELE,
molaris Grun.
(subvirides AELE.)
subviridis AELE.
(capitatae)
appendiculata (Ag)Cl
v.budensis Gr.
Braunii (Grun)Cl.
v.amphicephala Mayer
interrupta WSrr
v.biceps Greg.
270
R. MAILLARD
pH
5 6 7
8 9
ros de
figures: f
d’obser
vations:
! PIKNULARIA (suite)
i mesolepta (,t,h) WSm.
1 v.tenuis AC1.
v.termes Eh.
polyonca (Breb.)OMull.
subcapitata Greg.
v.Hilseana (jin)OMull
v.lanceolata Manguin
v.stauroneiformis VH.
(divergentes)
divergens WSm.
inlcrostauron (Eh)Cl.
v.biundulata OMull.
v.Brebissonii Greg.
f°diminuta Grun.
v.ambigua Meist.
(distantes)
borealis Eh.
v.brevicostata Hust.
lata (Breb)WSm.
f°thuringiaca(Rabh)AM
(tabellariae)
gibba Eh.
v.sancta Grun.
v.subundulata Maver
stauroptera (Grun)Cl.
v.linearis Hust.
v.parva Gr.
(brevistriatae)
nodosa Ehr.
(parallela AC1E)
parallela Brun
(majores)
bipectinalis(Schm.)AC1
major (Kutz)Cl.
v.convergens Keist.
v.linearis Cl.
neglecta Maver.
(complexae)
cuneata (Ost)ACl.
v.reducta AC1.
v.Schumannii AC1.
esox Ehr.
gentilis (Donk)Cleve
intermedia (Lag)Cl.
nobilis Ehr.
viridis (Nitzsch)Eh.
v.commutata Grun
v.intermedia Cl.
v.Mayeri
v.rupestris Hantz
v.sudetica (Hilse)Hust.
o33
f19,20
fôSSbis
l£2I&22
fT 24
[_o34bls
If26à30
Lo 35
f 31
o 36
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION d’ÉVREUX
271
PH
5 6
7 8
I
Numéros de
figures: f
d’obser
vations:
1 AMPHORA
i Jdelicatissima Krasske
iMormannii Rabh.
jovalis Kutz.
j_ v.libyca (Eh.)Cl.
+ I v.affinls K. f°min.VH
! CYMBELLA
4 laffinis K.
austriaca Gr.Fr
cistula (Hemp.lGrim.
coespitosa (K.)Brun
v.ovata Grun.
cuspidata Kutz.
cymbiformis (Ag.)K.
Ehrenberghii K.
gracilis (Rabh.)Cl.
helvetica Kutz.
. | lanceolata (Eh.)VH.
microcephala Gr.
f° minor Grun.
naviculiformis Auersw.
prostrata (Berk.)Cleve
turgida (Greg.)Cl.
ventricosa K.
GOMPHONEMA
actiuninatum Eh
v.Brebissonii (K)Cl.
v.coronata Eh.
v.laticeps (Eh.)VH.
v.trigonocephala(E)Gr
f°Brebissoniides Kay
angustatum (K.)Rabh.
v.producta Grun.
constrictum Eh.
f° curta VH.
v.capitata (Eh)Cl.
f°italica Kz.
v.subcapitata Grun.
gracile Eh.
v.aurita(Braun)Cleve
v.naviculacea WSm.
intricatum Kutz.
v.pumila (K.)Gr.
logiceps Eh.
f°gracilis Hust.
v.montana (Schum)Cl.
f°suecica Gr.
v.subclavata Gr.
olivaceum (Lyng.)Kutz.
v.balticum Cl.
parvulum (Kutz)Grun.
v.exilissima Grun.
v.mivropus (K.)Cl.
v.subelliptica Cl.
h
f 32
o 38
o39f33
o 40
f52à58
272
R. MAILLARD
I PEHTICULA
'tenuis k.
j v.inflata (WSm)Grun.
; EPITHEMIA
lintermedia Fricke
sorex K.
turgida (Eh)K.
v.capitata Fricke
v.granulata (Eh.)Gr.
v.plicata Meist.
zébra (Eh.)k.
v.longicornis Per.He.
v.porcellus (Kutz)Grun
v.saxonica (K.)Gr.
RHOPALODIA
gibberula (Eh.)OMull.
v.VanHeurckii (OMull.
HANTZSCHIA
amphioxys (Eh.)Gr.
NITZSCHI A
(tryblionellae)
angustata (WSm)Grun
apiculata (Greg)Grun.
hungarica Grim
v.linearis Grun.
tryblionella Hantz.
v.debilis (Arn)AMayer
(dubiae)
commutata Gr.
dubia WSm.
thermalis. K.
(bilobatae)
bilobata WSra.
(lineares)
linearis WSm.
recta Hantz.
vitrea Normann
(dissipatae)
dissipata (K.)Gr.
(lanceolata)
amphibia Gr.
v.acutiuscula Gr
capitellata Hust
communis Rabh.
v.obtusa Gr.
frustulum Kutz.
holsatica Hust.
palea (K.)Sm.
paleacea (K.)Gr.
romans Grun.
subtilis Grun
o 43
f34à39
o 44
o44bis
FLORULE DIATOMIQUE DE LA RÉGION ü’ÉVREUX
273
P H
5 6 7 8 9
Numéros
observa
tions:o
et de
figures:f
NITZSCHIA (suite)
(sigmoideae)
sigmoidea (Eh)WSm.
verraicularis (Kutz)Gr
(nitzschiellae.)
acicularis WSm.
CYMATOPLEURA
elliptica (Breb)WSm.
solea (Breb.)WSm.
v.gracilis Grun.
SURIRELLA
angusta Kutz.
biseriata Breb.
v.bifrons (Eh)Hust
elegans Eh.
linearis WSm
v.helvetica Meist.
ovalis Breb
ovata Kutz.
v.crumena (Breb.)VH,
v.pinnata WSm.
v.salina WSm.
robusta Eh.
v.splendida (Eh.)VH
spiralis Kutz.
CAMPYLODISCUS
noricus Eh.
v.hibernica (Eh.)Gr
o 46*"
o47f43
274
R. MAILLARD
LÉGENDES DES PLANCHES
1 , 2 .
3.
4.
5.
6 .
7.
8 .
9.
10.
11.
12 .
13.
14.
15 .
16.
17.
18.
19, 20.
21 , 22 .
23.
24.
25.
26 à 30.
31.
32.
33.
34 à 39.
40.
41, 42.
43.
44.
45.
46.
47.
48.
52 à 58.
59 à 61.
Meridion circulare Ag. f° ovata A. Cl. E.
Fragilaria pinnata Eh. v. subsolitaris (Gri
Synedra sp. (forme sporangiale?)
n.) Mayer.
[ VlUIHIC /
ulna (Nitzsch) Eh. v. spathulifera Grun. (t° 1)
Eunotia valida Hust.
Achnanthes andicola (Cl.) Hust.
— plônensis Hust.
Stauroneis montana Krasske.
Navicula mulica Kütz.
— Lagerstedtii Cl. v. palustris Hust.
— costulata Grun.
— decussis Ost.
— exigua (Greg.) O. Mtill.
— Mayeri A. Cl.-E. v. acutiuscula A. Cl.-E.
— simplex Krasske.
Pinnularia Fontelli A. Cl. E. (?)
— nodosa Eh.
— parallela Brun.
— major (Kütz.) Cl. (vers P. transversa (A. S.) Mayer).
— neglecta Mayer.
— cuneata Ost. v. Schumannii A. Cl. E.
— esox Eh.
— viridis (Nitzsch) Eh. v. intermedia Cl.
_ _ v. Mayeri A. Cl. E.
Cymbella austriaca Grun.
— turgida (Greg.) Cl. (forme sporangiale).
Hantzschia amphioxys (Eh.) Gr. var.?
Nitzschia recta Hantz.
— vitrea Normann.
Cymatopleura solea (Bréb.) Smith (v. subconstricta O. Müll.?)
Surirella ovata Kutz. (v. panduriformis W. Sm.?)
Eunotia pectinalis (K.) Rabh. v. minor (K.) Rabh.
Fragilaria rumpens Kütz.
Meridion Heribaudi Perag. (?).
Eunotia sudetica O. Müll.
Navicula seminulum Gr.
Pinnularia viridis (Nitzsch) Eh. v. intermedia Cl.
Ampbora delicatissima Krasske (?).
Cymbella ventricosa K. (variations).
Synedra Vaucheriae Kütz.
REVUE ALGOLOGIQUE
N"* Sér., T. IV; PI. 13
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
N lle Sér.. T. IV; PI. 14
4 2 45
Source: MNHN, Paris
;v\TVj iV
Source : MNHN. Paris
nO i f)
Quelques Algues épibiontes
des Crustacés Phyllopodes
Par Pierre BOURRELLY.
M. Michel Nourisson, attaché de recherches du C.N.R.S. à l’Ins¬
titut de Biologie de Nancy, a vu son attention attirée par la pré¬
sence d’algues vertes épizooïques sur des crustacés phyllopodes.
Il m’a communiqué cet intéressant matériel aux fins d’études et
de détermination : je l’en remercie bien vivement. Voici les ren¬
seignements qu’il m’a fournis sur les lieux de capture des crus¬
tacés.
Il s’agit de 4 tubes contenant :
1°) Chirocephalus stagnalis Shaw provenant du cirque de Trou-
mouse (Hautes-Pyrénées).
2°) Branchipus stagnalis L. même station.
3°) Chirocephalus stagnalis du plateau d’Aumar (Hautes-Py¬
rénées).
4") Chirocephalus stagnalis même station que le tube 3.
Le plateau d’Aumar, à l’altitude 2.250 m., présente plusieurs
mares à Phyllopodes signalées pour la première fois par R. Des-
pax (C. R. Soc. Biol., 90, 1924). Ces mares temporaires, alimentées
par la lonte des neiges, sont en eau de mai à fin juillet. Il s’agit
d’une eau très peu minéralisée, à pH 5,6, à dureté très faible, moins
d’un degré français; la température de l’eau peut atteindre et
même dépasser 25" C.
Le cirque de Troumouse, à une altitude de 2.200 m., est une
station inédite à Phyllopodes découverte par le Prof. A. Veillet
de Nancy. Cette station est très comparable à la précédente par les
conditions physicochimiques et climatiques qui y régnent.
Branchipus et Chirocephalus ne se trouvent pas dans les mêmes
mares, mais se développent dans des mares voisines qui semblent
offrir des biotopes identiques.
Voici les algues épizooïques observées :
Tube 1 : Masse de Lambertia Schaefernai Fott et quelques Rhopa-
losolen saccatus (Filarsz.) Fott.
276
P. BOURRELLY
Tube 2: Quelques Lambertia Schaefernai.
Tube 3 : Masse de Lamberiia Schaefernai.
Tube 4 : Masse de Rhopalosolen saccatus, quelques Lambertia
Schaefernai.
A ces deux organismes dominants il faut ajouter dans le tube
n" 1 la présence dune Chlorangiacée du genre Chlorangiopsis
L’observation de ces trois algues épizooïques appelle quelques
commentaires systématiques et écologiques.
I. — Lamberiia Schaefernai Fott.
Cette espèce a été décrite tout récemment par Fott (1957) et
elle n’est connue que de Bohême, fixée sur Dranchipus Schaefen
Fisch. (= Branchipus stagnalis L.).
Les cellules sont ovoïdes, l'apex est largement arrondi tandis que
la partie basale s’effile progressivement et se termine par un ap¬
pendice bifide, en forme d’ancre. C’est par cette ancre que 1 orga¬
nisme se fixe au crustacé. Les jeunes cellules ont un plaste pariétal,
échancré en son milieu où se trouve le noyau et porte deux pyre-
noïdes. La cellule mesure 6(1 • X 7 » l’ancre de fixation attein.
9 v de largeur. Les cellules adultes se transforment en zoospo¬
ranges et atteignent 210 a X 20 a. Nous ne serions pas étonne
qu’il y ait deux types de zoospores (zoospores végétatives et ga¬
mètes?) car, à côté de zoosporanges donnant des zoospores de
grande taille (10 u. de diamètre) par simple division transversale,
nous avons observé, mais plus rarement, des zoosporanges à divi¬
sion transversale et longitudinale donnant de très nombreuses
zoospores de petite taille : 3 y. de diamètre. Mais il s'agissait mal¬
heureusement de matériel fixé et non vivant, ce qui rend nos oh-
servations incomplètes.
Pour terminer, précisons que les branches de l’ancre de fixation
ne sont pas filiformes, mais foliacées.
Dans son travail, Fott (1957) donne, en tchèque, une ciel de
détermination des 5 espèces connues de Lambertm. Noire Collègue
et ami le Prof. Fott a eu l’obligeance de bien vouloir nous traduire
cette clef des espèces : nous croyons utile de la reproduire ici .
1) Cellule fixée par un style simple.
Lamberiia limnetica (Lemra.) Korch.
2) Cellule fixée par une ancre bifide :
A) Cellule à apex largement arrondi. ... L. Schaefernai Fott,
B) Cellule à apex prolongé par une soie :
a) Cellule de 12 à 23 g de largeur, au maximum
Source : MNHN, Paris
QUELQUES
ALGUES ÉPIBIONTES DES CRUSTACÉS PHYLLOPODES 277
8 fois plus longue que large.
L. Michailovskoensis (Elenk.) Korch.
b) Cellule atteignant 13 de largeur au maximum,
et était plus de 8 fois plus longue que large.
— ) Soie apicale relativement courte.
L. gracilipes (Lambert) Korch.
— ) Soie apicale relativement longue.
L. setosa (Filarsz.) Lorch.
II. — Rhopalosolen saccatus (Filarszky) Fott, 1957.
Le genre Rhopalosolen a été créé par Fott (1957) pour le Fi-
larszkia Korchikov (non Filarszkia Forti). Il s’agit là d un genre
de Chlorococcales épizooïques comprenant 3 espèces (Fott, 1958)
dont R. saccatus est sans doute l’espèce la plus courante. Elle a
été observée en Hongrie, en Tchécoslovaquie, en Espagne, en You¬
goslavie; nous avons déjà signalé cette espèce en Sologne en épi-
bionte sur Daphnie, sous le nom de Characium saccatum Filarsz.,
ancien nom, synonyme de Rhopalosolen.
Les cellules sont ovoïdes, fixés par le pôle le plus étroit; tout
d’abord pyriformes de petite taille, 10 [/. X 28 y. avec un seul pyré-
noïde, elles s’allongent en gros zoosporange à très nombreux pyré-
noïdes.
Fott, dans les 2 travaux déjà cités, a mis l’accent sur la struc¬
ture singulière du pyrénoïde de Rhopalosolen. Cette structure est
très nettement visible dans notre matériel malgré la fixation. La
masse centrale, ou pyrénosome, est sphérique, entourée de calottes
d’amidon en forme de verre de montre. Chaque pyrénosome est
ainsi entouré de 2, 4 calottes, ou même davantage, empilées symé¬
triquement en deux séries. La vue en section optique donne 1 im¬
pression d’un bulbe dont les écailles s’écartent. Remarquons à ce
sujet que l’espèce étudiée par Starr (1953) sous le nom de Chara¬
cium saccatum Filarsky n’est pas un Rhopalosolen. Il s’agit d une
algue du sol, non épizooïque, dont les pyrénoïdes ont une structure
normale. Les dimensions de la cellule sont bien inférieures à celles
de Rhopalosolen saccatus et la forme de la cellule est très différente.
L’espèce de Starr est sans doute une espèce nouvelle appartenant
au genre Characium ou à un nouveau genre caractérisé par l’absence
de disque de fixation.
III. — Chlorangiopsis epizootica (Korch.) Korch. fo. ou var.?
Nous ne pouvons pas dire grand chose sur la Chlorangiacée
nue nous avons observée dans le tube n° 1, car notre étude pour
20
278
P. BOURRELLY
être complète, devrait porter sur les vésicules contractiles et le
stigma, organites non décelables sur du matériel conservé. Les
cellules sont ellipsoïdales, avec souvent, une légère disymétrie,
elles mesurent 20-25 jx X 8-10 jx, à l’état jeune. A ce stade elles se
prolongent par un style gélatineux qui dépasse toujours la longueur
du corps cellulaire et peut atteindre 4 à 5 fois celui-ci : de 30 à 80 |x.
Dans les cellules jeunes, le plaste est pariétal avec un pyrénoïde
médian et un noyau. On observe dans la partie supérieure du style,
une double ligne qui montre bien que le style de fixation provient
de la gélatinisation des deux flagelles de la zoospore fixée sur l’ani¬
mal. Ce style se termine par un petit coussinet. Nous avons observé
un grand nombre de cellules de très grande taille transformées en
zoosporanges ou en gamétanges de 8 à 32 cellules. Ces zoosporanges
atteignent 40 à 55 [jl X 13-18 |x et ont des pédoncules de 40 à 80 jx.
Dans la même récolte se trouvent des cellules du type Chlamydo-
monas de 10 jx X 5,5 jx, avec 2 flagelles égaux, assez courts, une
petite papille membranaire, un plaste pariétal avec un pyrénoïde
médian. Nous pouvons supposer, avec beaucoup de vraisemblance,
qu’il s’agit de zoospores de cette Chlorangiacée.
Cette algue est pour nous, un Chlorangiopsis. Dans un travail
récent sur les Tétrasporales de la famille des Chlorangiacées, nous
avons réservé le nom de Chlorangiopsis aux formes unicellulaires
épizooïques où le stade zoosporangial est dominant et dont les
zoospores présentent un pyrénoïde et se fixent par un tube géla¬
tineux provenant de la fusion des flagelles gélatinisés. Récemment
Ettl dans un beau travail d’ensemble, a, sans connaître notre étude,
modifié les limites génériques des genres de la famille des Chloran¬
giacées. Cet auteur, se fondant sur d’autres critères que les nôtres,
place les Chlorangiopsis dans le genre Chlorangium.
Ettl considère le nombre des vésicules contractiles comme carac¬
tère fondamental des Chlorangiacées, pour notre part nous per¬
sistons à faire nos coupures génériques suivant le type de fixation
de l’organisme; aussi, pour nous, les Chlorangium se définissent
par un pédoncule provenant de la croissance de la papille membra¬
naire de la zoospore tandis que chez Chlorangiopsis la fixation se
fait par l’intermédiaire d’un tube provenant de la soudure des
flagelles gélifiés de la zoospore.
Quel nom spécifique pouvons-nous donner à cette espèce? L’orga¬
nisme le plus proche est Chlorangiopsis epizootica (Korch.) Korch.
(= Chlorangium epizooticum (Korch.) Ettl). Cette espèce vit sur
Cyclops et Moina; les zoospores ont 13 [x de longueur, les zoospo¬
ranges atteignent 135 jx, mais mesurent d’ordinaire de 70 à 90 |x;
les formes jeunes n’ont que 10 à 12 [x de longueur, le style dé
Source : MNHN, Paris
QUELQUES ALGUES ÉPIBIONTES DES CRUSTACÉS PHYLLOPODES 279
fixation est très long, jusqu’à 120 \l. Les autres caractères, forme de
la cellule, structure du plaste, zoospores sont identiques dans les
deux cas, mais chez l’algue de Russie, les gamétanges ont été
observés et le nombre de zoospores est beaucoup plus élevé que
chez notre forme.
Nous pouvons donc, jusqu'à plus ample informé, considérer notre
Chlo'rangiopsis comme une variété ou une forme de Ch. epizootica.
Dans cette courte note, nous laissons dans 1 ombre les problèmes
que posent les algues épizooïques.
Nous ne savons rien sur les rapports entre l’algue et son hôte.
Ce dernier ne paraît pas souffrir de la présence de l’algue, mais
comment expliquer la prédilection de 1 algue pour un support ani¬
mal mobile. : s’agit-il d'une attraction chimique, d’un besoin d’oxy¬
gène, d’un simple rhéotropisme mécanique? Ce sont là des pro¬
blèmes de biologie que la culture de ces algues pourrait peut-être
éclaircir ou résoudre, mais les quelques essais que nous avons
tentés se sont pour l’instant révélés infructueux.
BIBLIOGRAPHIE
Bourrelly P. - Initiation pratique à la systématique des Algues d’eau
douce VI. Tétrasporales (suite et fin). — Bull. Microsc. Appl. (2),
t. 8, 2, 1958.
Bourrelly P. et Fusey P. — Quelques algues épizooïques et épiphytes
rares ou nouvelles. — Bull. Soc. Bot. France, 95, 1948.
Fott B. — Taxonomie der mikroskopischen Flora einheimischer Ge-
wasser. — Preslia, 29, 1957.
— Zur Kenntnis der Gattung Bhopalosolen (Chlorococcales). —
Ann. Biol. Tihany, 25, 1958.
Ettl H. — Einige Bemerkungen zur Systematik der Ordnung Cbloran-
giales, Pascher. — Algol. Stuetien, Prag., 1958.
Korchikov A. A. — Studies in the Vaeuolatae I. — Arch. f. Prolisl.,
78, 1932.
_ Viznacnik prisnovodnioh vodorostej URSR. V. Prolococci-
neae. — Kiev, 1953.
Starr R. C. — On the morphology and reproduction of Characium
saccatum Filarsky. —- Bull. Torrey Bot. Club, 80, 1953.
280
P. BOURRELLY
LÉGENDE DE LA PLANCHE
Lambertia Schaefernai. — Fig. 1, jeune cellule; 2, zoosporange à zoospores
végétatives; 3-4, sommet et base d’un zoosporange à petites zoospores (sans
doute gamétange).
Rhopalosolen saccatus (Filarsz.) Fott. — Fig. 5, jeune cellule; 6, fragment
d’un zoosporange (sans doute gamétange); 7-8, formation du zoosporange;
9-10-11, silhouettes de 3 zoosporanges.
Chlorangiopsis epizootica (Korch.) Korch. fo? — 12, jeune cellule; 13, groupe
de jeunes cellules; 14, colonie ramifiée, formation exceptionnelle; 15-16, zoospo¬
range; 17, sans doute zoospore de Chlorangiopsis epizootica.
Les figures : 1, 3, 4, 5, 6, 12, 15, 16, 17 sont dessinées à l’échelle A.
La figure 2 est à l’échelle B.
Les figures 7, 8, 13, 14 sont à l’échelle C.
Les figures 9, 10, 11 sont à l’échelle D.
QUELQUES ALGUES ÉPIBIONTES DES CRUSTACÉS PHYLLOPODES 281
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
Les conditions actuelles de l’imprimerie ne permettant plus d’envisager la
parution d’une Bibliographie Algologique méthodique comme dans la première
série de cette revue, il ne sera publié que des indications bibliographiques con¬
cernant les ouvrages importants ou les mémoires d’intérêt général. Les lecteurs
de langue française peuvent trouver un complément d’information dans la
« Bibliographie » paraissant en annexe au « Bulletin de la Société botanique de
France » et dans le « Bulletin analytique » publié par le Centre National de la
Recherche Scientifique.
Rouiller Ch. et Fauré-Frémiet E. — Structure fine d'un flagellé
chrysomonadien, Chromulina psammobia. — Exper . Cell. Research.,
14, p. 47-67, 17 fig., 1958.
Les auteurs étudient en détail au microscope électronique un Chromu¬
lina marin, vivant sur le sable des plages et soumis à des phénomènes
d’émersion suivant le rythme de la marée. Les coupes fines à l’ultra-
microtome montrent, à côté du flagelle normal, un embryon de deu¬
xième flagelle qui reste inclus dans une invagination de la membrane
apicale. Ce 2“ flagelle, qui renferme les 9 fibrilles périphériques et les
deux fibrilles axiales caractéristiques, est couché sur la partie concave du
stigma.
Le stigma, inclus dans le plaste, est formé par des corps vésiculeux
contenant le pigment caroténoïde. La coaptation du stigma et du flagelle,
s’observe aussi dans le spermatozoïde de Fucus (Manton et Clarke).
Une lamelle rhizoplastique, striée obliquement, prolonge le cinéto-
some du grand flagelle jusqu’au noyau mais il n’y a pas de connexion
directe avec la membrane nucléaire.
Le corps de Golgi est formé par des saccules aplaties et empilées dont
les bords se dilatent en ampoules. Les mitochondries sont ellipsoïdales
et présentent, non des crêtes, mais des villosités internes, digitiformes.
Les plastes ont la structure feuilletée classique.
Nous avons donc, dans cette belle étude, un ensemble important de
renseignements interprétés par un cytologiste averti. Remarquons la
structure extraordinaire de ce flagelle interne, qui justifie pensons-nous,
les hypothèses phylogéniques que nous avons annoncées dans notre
mémoire sur les « Chrysophycées ». — P. By.
P. Dangeard. — Observations sur quelques Ulvacées du Ma¬
roc. —- Le Botaniste, série XLII, fasc. I-VI, pp. 5-63, pl. I, 1958.
Ce travail est, en quelque sorte, un complément au mémoire publié
en 1949 sur la flore algologique de la côte atlantique marocaine. Les
Ulvacées étudiées par l’auteur se répartissent dans les deux genres
principaux : Ulva et Enleromorpha, auxquelles s’ajoutent Blidingia Ky-
lin, et Rhizenteron Dangeard, genre créé en 1952 pour deux espèces,
l’une du Maroc, l’autre de Dakar. L’auteur a cherché à résoudre les
problèmes systématiques que posent les nombreuses espèces de ces
BIBLIOGRAPHIE
283
genres, par l’étude de leur reproduction, de leur cytologie, et de leur
développement. Un certain nombre d’Ulvacées sont étudiées, et plusieurs
sont nouvellement décrites, telles que: Enteromorphaflabellata, Ente-
romorpha slipitala, E. longissima, une nouvelle variété de 1 E. compressa
(var. blidingioides nov. var.), dont la germination des zoospores don¬
nerait naissance à un groupe cellulaire et non à un filament linéaire
comme c’est le cas pour VE. compressa type, E. Gayralii, h. rivulans.
L’auteur qui a suivi le développement d’E. marginala a constate qu il
était du type Blidingia et rattache cette espèce à ce dernier genre.
La diagnose de chaque espèce est accompagnée de nombreuses figures
et photographies qui illustrent et complètent cet important travail.
F. A.
R. Cauro. — Sur la reproduction et le développement de quatre
Ulvacées du Maroc. — Le Botaniste, série XLII. fasc. I-VI, pp. 89-
129, pl. I-IX, 1958.
Les quatre Ulvacées dont la reproduction et le développement ont été
étudiés sont : Enteromorpha flabellata, IJIva linearis, Ulua fasciata et
Ulva Gayralii (nov. sp.).
Après des indications sur les stations de récoltes, la morphologie de
ces espèces, l’auteur décrit les méthodes de culture utilisées : ponte des
zoïdes dans l’eau de mer stérilisée, culture des zoïdes sur lames soit
dans l’eau de mer stérilisée, soit dans le liquide nutritif Erdschreiber
légèrement modifié par adjonction d’eau oxygénée et de glucose.
La ponte des zoïdes a généralement lieu en période de vive eau. Seule
l’JÏ. flabellata a donné des spores et des gamètes; tous les pieds récoltés
sont identiques, l’espèce est donc haplo-diplophasique et isomorphe;
les gamètes sont de môme dimension, mais la fécondation n’ayant pu
être observée avec certitude, l’isogamie ne peut être affirmée. Ulva line¬
aris, U. fasciata et U. Gayralii n’ont donné que des zoïdes à deux cils
pouvant germer parthénogénétiquement, seule une étude cytologique des
zoïdes et des thalles correspondant, permettra de les nommer avec plus
de précision : gamètes ou spores à deux cils. Les premiers stades du
développement après la fixation des zoïdes sont analogues pour les
quatre espèces : cellule primordiale qui se divise en deux cellules filles,
la cellule rhizoïdale qui pousse un rhizoïde primaire et la cellule api¬
cale. C’est dans la suite du développement que plusieurs cas peuvent
se produire : chez E. flabellata et U. fasciata, la cellule apicale donne
un axe monosiphoné fixé par une seule cellule. Chez U. linearis, U. Gay¬
ralii et E. flabellata cultivé en milieu enrichi, la cellule apicale se divise
plusieurs fois pour donner un appareil de fixation pluricellulaire (disque
primaire) ; plus tard à partir de cet appareil basal se dressent de petites
frondes. De telles formations basales ont été déjà observées par Bliding
chez E. minima, pour lequel Kyi.in a créé le genre Blidingia; P. Dan-
geard les a retrouvé chez E. marginala. Ce s disques primaires n’avaient
été observés que dans le genre Enteromorpha, et ces formations décrites
par l’auteur chez Ulva linearis et Ulva Gayralii apportent donc un type
structural nouveau pour le genre Ulva.
Des planches très claires illustrent avec précision cette étude fort
intéressante. — F. A.
284
BIBLIOGRAPHIE
Baumeister W. -- Zur Kenntnis dcr Dinophyceen des Seeoner
Gebietes (I.). — Arch. f. Protist., 102 , l, pp. 1-20, 4 fig., 1957.
L’auteur étudie la florule à Dinophycées d’une série de lacs tourbeux
de l’Est des Alpes Bavaroises. Il reconnaît 28 espèces différentes appar¬
tenant aux genres Gymnodinium, Ceratium, Peridinium, Glenodinium,
Hemidinium, Glenodiniopsis, Gloeodinium, Gymnocyslodiriium, Cystodi-
nium, Cysiodinedria, Stylodinium, Raciborskia et Telradinium.
L’observation du matériel, en goutte pendante, lui permet de décrire
deux espèces nouvelles de Cystodinium, une de Gymnodinium et un nov.
gen. Gymiiàcystodinium.
Ce dernier genre, présente l’aspect végétatif d’un Cystodinium, mais
ces cellules immobiles, coccoïdes, donnent des zoospores mobiles, du
type Gymnodium, zoospores se divisant elles-mêmes à l’état monadoïde.
Tandis que chez Cystodinium, la phase mobile est très courte, et les
zoopores incapables de se diviser, chez Gymnocyslodininni, la phase
flagellée est très longue et dure plusieurs jours avec la possibilité de
division à l’état monadoïde. — P. By.
Baumeister W. — Neue Dinococcalen aus dem Niederbayeris-
chen Hügelland zwischen Isan und Inn. Arch. f. Protist., 102 , 1 ,
pp. 21-44, 5 fig., 1957.
Dans cette deuxième note, l’auteur examine des eaux riches en Dino-
coccales dont il découvre 14 espèces qu’il étudie avec beaucoup de
précision. Parmi les nouveautés ainsi observées, nous trouvons une
espèce de Stylodinium à membrane tabulée, deux espèces de Phyto-
dinedria, 6 sp. de Cystodinium, une de Dinaslridium, une de Gymno-
cystodinium et le nov. gen. Bourrellyella. La nouvelle espèce rie Gymno-
cyslodinium avait tout d’abord été décrite par le même auteur comme
appartenant au genre Gymnodinium. Des nouvelles observations com¬
plémentaires ont permis de préciser sa diagnose et son cycle vital. Cette
espèce peut se multiplier à l’état végétatif immobile, coccoïde, par
zoospore et par autospores. De plus les zoospores gymnodiennes ont
à leur tour la possibilité de se diviser au stade nageur.
Le nouveau genre Bourrellyella est représenté par des cellules im¬
mobiles, coccoïdes, en forme de tonnelet dont les extrémités sont
armées d’épines courtes et fortes. Nous avions déjà signalé et figuré
comme « kyste » de Pêridiniens, une espèce voisine ayant le contour
en coussinet, rétréci en son milieu et portant des épines courtes à ses
quatre angles. — P. By.
Jonsson S. — L’existence de l’alternance hétéromorphe des géné¬
rations entre VAcrosiphonia spinescens Kjellm. et le Codiolum
pctrocelidis Kück. — C. R. Acad. Scienc. Paris, 248, 6, pp. 835-837,
1959.
L’étude complète de Codiolum a été réalisée au Laboratoire. Les
spores donnent, pendant l’été, des nouvelles générations de Codiolum,
mais l’hiver au moment où la plante-hôte, Petrocelis produit des tétra-
Source. MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
285
«pores, les spores de Codiolum germent en un prothalle filamenteux
rampant, portant des filaments dressés et les rhizoïdes caractéris¬
tiques de YAcrosiphonia. Nous avons donc une alternance hetero-
morphe de génération : gamétophyte filamenteux : Acrosiphonia et un
sporophyte du type Codiolum.
Ces résultats sont comparables à ceux obtenus par Fan (1957) sur
le Codiolum sporophyte de Sponyomorpha coalita, et par Jorde (1933)
avec Urospora mirabilis dont la phase sporophyte est le Codiolum gre-
garium. — P. By.
Kornmann P. — Die heterogene Gattung Gomontia. I Der spo-
rangiale Anteil, Codiolum polyrhizum. Helgolünd. Wiss. Mee-
resuniers., List, 6, 3, pp. 229-238, 9 fig., 1959.
L’auteur cultive des Codiolum polyrhizum vivant dans les coquilles
de moules : il obtient des zoospores à 4 fouets qui germent en donnant
de petits disques de cellules arrondies groupées en parenchyme ir¬
régulier. Ces cellules donnent des gamètes à 2 fouets, montrant une ani¬
sogamie assez faible. Les gamètes copulent et le zygote germe en un
sporophyte unicellulaire à plaste pariétal à nombreux pyrénoïdes et a
rhizoïdes irréguliers prenant aussi la forme de Gomontia. On peut donc
admettre que Codiolum polyrhizum est un sporophyte unicellulaire
donnant des gamétophytes monoïques, encore inconnus dans la nature.
L’algue appartient à l’ordre des Ulothricales, et il faudra la placer
dans une nouvelle famille, lorsque des observations complémentaires
permettront de retrouver ce gamétophyte dans sa station naturelle.
P. By.
Jonsson S. — Le cycle de développement du Sponyomorpha lano-
sa (Roth.) Kiitz et la nouvelle famille des Acrosiphoniacées. —
C. R. Acad. Sc. Paris, 248, 10 , pp. 1.565-67, 1959.
Le Sponyomorpha lanosa est une algue verte marine voisine des
Cladophorales et du genre Acrosiphonia; il est souvent épiphyte sur
les autres algues. Sponyomorpha donne des zoosporcs biflagellées qui
sont des gamètes. Ces gamètes ont un plaste, un pyrénoïde, 1 stigma,
2 fouets acronématés; isogaines, ils copulent et donnent des planozy-
gotes à 4 fouets et 2 stigmas. Ces zygotes perdent leurs fouets, donnent
un tube de germination et ne se cloisonnent pas. Ils sont identiques
au « Chlorochytrium ihclusum » qui se rencontre endophyte dans le
-tissu cortical de Polyides rotundus. La culture de ces endophytes
permet de suivre leur développement. Ces « Chlorochytrium » donnent
des spores qui germent en un massif cellulaire irrégulier, cloisonné,
présentant ensuite des filaments dressés à cellules uninudées.
Le cycle de Sponyomorpha offre donc une alternance hétéromorphe
avec Sponyomorpha lanosa, gamétophyte filamenteux ramifié, et spo¬
rophyte coecoïde, unicellulaire endophyte : « Chlorochytrium inclu-
sum ».
11 semble logique de créer la famille des Acrosiphonacées pour les
genres Urospora, Acrosiphonia et Sponyomorpha. Cette famille est
Source : MNHN, Paris
286
BIBLIOGRAPHIE
caractérisée par l’alternance hétéromorphe des générations, avec un
sporophyte du type Codiolum ou Chlorochijtrium, un gamétophyte fila¬
menteux uni- ou plurinuclé naissant sur un prothalle et présentant des
plastes archéoplastidiés. Cette nouvelle famille s’éloigne des Gladopho-
rales et des Siphonocladales et semble se rapprocher des Ulothricales.
s. 1. — P. B Y.
Duringer I. — Uber die Verteilung epiphytischer Algen auf den
Blàttern wasserbewohnender Angiospermen sowie systematisch-
entwicklungs-geschichtliche Bemerkungen iiber einige griine Al¬
gen. _ Osterr. Bot. Zeitsch., 105, 1/3, pp. 1-43, 11 fig-, 1958.
L’auteur étudie très soigneusement les algues épiphytes des feuilles
de différentes phanérogames aquatiques. Deux espèces de Cyanophycees
(Chamaesiphon et Microcystis), 5 espèces de Chlorophycées filamen¬
teuses (des genres Epibolium, Chaetotheke, Protoderma, Coleochaele et
PseudulveUa) et 5 espèces de Diatomées ( Cocconeis, Navicula, Ach-
nanthes) se fixent toujours très régulièrement dans les dépressions qui
séparent les cellules de l’épiderme des feuilles. Seul un Characiopsis
se loge sur la partie centrale des cellules. Les peuplements les plus
importants se trouvent, chez les jeunes feuilles, à l’extrémité de la face
supérieure, chez les feuilles âgées, à la base de la face supérieure.
La morphologie de quelques algues est précisée, et l’auteur observe
une nov. sp. du genre Epibolium où il découvre les zoospores à 2 fouets,
encore inconnues chez ce genre.
Un nov. genre de Chaetophorale à poil en gaine : le genre Chaeto-
Iheke est décrit.
Un nov. genre d’Heterococcale fixé est nommé Apiochloris. Ce nom
étant déjà donné à une Volvocale, nous proposons de le changer en
Chlorcipion. Enfin une Chlorococcale, rappelant un Choracium à auto-
spore (ou un Gloxidium à plaste vert) est découvert et appelé Podo-
hedra.
Nous avons là un travail fort intéressant tant au point de vue écolo¬
gique que morphologique et systématique. — P. By.
Skvortzow B. W. — New and rare Flagellatae from Manchuria,
eastern Asia. — The Philippine Journ. of Sc., 86, 2 , pp. 139-202,
6 pl., 1958.
Cet important travail systématique étudie 323 espèces de flagellés
chlorophylliens et incolores des eaux douces de la Mandchourie. Sur
ces 323 espèces, 279 sont des formes systématiques nouvelles. 18 nou¬
veaux genres sont décrits : les genres Printziella Arnoldiomonas, Gor-
dejeviella dans les Volvocales; Paramylomonas, Menoidiomonas, Bara-
novia, Ampullomonas, Schewiakowia, Mereschkoiuskiella, Baikowia et
Aliniella dans les Eugléniens, Nodeana, Loukashkinia, Spirotnonas,
Foliamonas, Serpentomonas et Kutzminia dans les flagellés incolores.
De nombreuses espèces nouvelles des genres Chlamydomonas, C'hloro-
yonium, Pteromonas, Polytoma. Astasia. Menoidium, Paranema, Pela-
lomonas, Anisonema, Amphidium sont décrites et figurées. — P. By.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
287
Hirano M. — Flora Desmidiarum Japonicarum. — Contrib. biol.
Labor. Kyoto Univers., l, 2 , 4, 5, 1955-56-57, pp. 1-225, 30 pl.
Mise au point générale sur les Desmidiées Japonaises, avec introduc¬
tion en anglais, diagnose des espèces et clefs en latin, commentaires
systématiques en anglais. Les 4 fascicules actuellement publiés en¬
globent la famille des Mesotaeniacées, des Gonatozygonacèes et le début
des Desmidiées avec les genres Penium, Closterium, Spinoclosterium,
Docidium, Pleurotaenium, Triploceras, Ichthyocercus, Tetmemorus et
le grand genre Cosmarium. Ce genre est divisé en 3 sous-genres : Dys-
phinctium, Eucosmarium, Nothocosmarium puis chaque sous-genre est
divisé en section en suivant, avec quelques modifications, la classifi¬
cation de Cedergren (1933).
Pour chaque espèce : diagnose, références bibliographiques, stations
japonaises détaillées, distribution mondiale et figures originales. Ces 4
fascicules parus groupent déjà 30 planches.
Sont traités ensuite les genres : Xanthidium et Arthrodesnms. L’auteur
n’admet pas les coupures génériques introduites si heureusement par
Teiling : Aclinotaenium et Staurodesmus : quant à nous, nous le regret¬
tons; mais son œuvre, fort intéressante et combien utile, reste cependant
classique. Exprimons à cette occasion le souhait que Teiling nous don¬
nera un jour une monographie complète des Staurodesmus. Hirano a
pour le genre Cosmarium décrit et figuré un peu plus de 300 espèces
et variétés. Ce simple exemple montre l’importance de ce travail qui
rendra service à tous les algologues s’intéressant à la llore desmidialc
des régions tempérées et tempérées chaudes. — P. By.
Hirose H. Rearrangement of the Systematic Position of a
thermal Algâ, Cyanidium caldarium. — Bot. Mag. Tokyo, 71, 844,
pp. 347-352, 5 fig., 1958.
Cette algue unicellulaire, microscopique, vivant dans les eaux ther¬
males du monde entier, a subi de nombreuses vicissitudes. Elle a été
placée tour à tour parmi les Prolococcus, les Pleurocapsa, les Palmel-
lococcus, les Chlorella, puis Geitler (1935) en a fait le type du genre
Cyanidium et Copeland (1936) a créé pour cette espèce le genre Plulo.
Mais les nombreux algologues qui avaient étudié cette algue la plaçaient
soit parmi les Chlorophycées, soit parmi les Cyanophycées. Hirose
nous donne ici une étude complète qui offre une solution définitive à
ce problème. A l’aide de. culture, il étudie la cytologie de l’espèce : il
montre qu’il y a un noyau, un plaste pariétal unique, des réserves de
Polysaccharide soluble rappelant l’amidon floridéen ou la dextrine.
L’étude des spectres d’absorption accuse la présence de Chlorophylle a,
l’absence de Chlorophylle b et l’existence d’une phycocyane. L’ensemble
de ces caractères permet de placer Cyanidium parmi les Rhodophycées,
au voisinage des Porphyridium et des Rhodospora. L’auteur propose de
donner le nom de Rhodococcus au Cyanidium, mais nous pensons que
cela est inutile. Le nom générique Cyanidium est un nom valable, il
n’y a aucune raison de le changer : on doit simplement indiquer :
Cyanidium Geitler 1935 emend. Hirose 1958, de plus le nom de Rhodo¬
coccus a déjà été employé par Hansgirg pour un Chroococcus. - P. By.
288
BIBLIOGRAPHIE
Thomasson K. — Nahuel Huapi, plankton of sorae lakes in an
Argentine national Park with notes on terrestrial végétation. —
Acta Phytogeogr. suecica, 42, 83 p., 16 pi-, 24 fig.. 1959.
L'auteur nous donne une véritable monographie générale sur le Parc
National Argentin situé au Nord de la Patagonie. 34 pages sont consa-
crées à la flore phanérogamique après une courte introduction sur le
climat et la géologie. La végétation s’étend de la zone de la pampa,
jusqu'à la zone alpine. Une série de planches photographiques admi-
râbles donnent les principaux aspects de cette végétation. La deuxieme
moitié de l’ouvrage traite des masses aquatiques : lacs, marais, mares,
eau courante. 6 lacs sont prospectés : hydrographie, thermique, sont
étudiées avec soin. Après cette présentation écologique l’auteur s’attache
spécialement à la tlore et à la faune microscopique. Les lacs sont net¬
tement oligotroplies avec dominance des Chrysophycées (Dinobryon).
Peridinium Willei est une des espèces commune. Les Cyanophycées,
Chlorococcales et Desmidiées sont représentées par de nombreuses es¬
pèces, mais peu d’individus. Les eaux courantes sont peuplées par Pra-
siola mexicana. Une partie taxinomique importante termine le mémoire
et donne des renseignements précis sur les espèces importantes, cri¬
tiques ou rares. — P. By.
Gonzalves E. A. et Mehra K. R. — Oncystiaenium a new genus
of the Chlorococcales. — Hydrobiologia, 13, 1 / 2 , pp. 201-206,
20 fig., 1959.
Dans une petite collection d’eau de pluie des environs de Bombay,
les auteurs découvrent un nouveau genre de Chlorococcales unieel-
lulaire et uninuclée.
Il s’agit d’une espèce solitaire, naviculoïde, à nombreux plastes dis¬
posés en réseau. Chaque plaste porte un petit pyrénoïde. La multipli¬
cation se fait par autospores et par reproduction sexuelle. Les cellules,
mâles donnent 16 à 32 gamètes biflagellés, les cellules femelles con¬
densent leur contenu en une unique oosphère de grande taille. Après
copulation un zygote sphérique et échinulé se forme.
Ce nouveau genre se place au voisinage d 'Oocyslis, mais le grand'
nombre de plastes, leur disposition en réseau, l’oogamie permettent une-
bonne caractérisation de ce genre. Nous avons avec ce nov. genre un
cas intéressant d’oogamie, car ce processus sexuel n’était connu que
chez quelques espèces de Chlorococcales des genres Golenkinia, Micrac-
liniuni et Dictyosphaerium. — P. By.
Van der WÊrff et Huls H. — Diatomeeenflora van Nederland. —
(En vente chez l’auteur, A. Van der Werff, Stationsstraat, 60, Ab-
coude, Pays-Bas; 5 11 20 (750 fr.) la livraison, C.C.P. 152.239).
Cet ouvrage, où les Diatomées sont décrites scientifiquement, a pour
but de combler une lacune grave : la Hollande ne possédant pas de flore
diatomique.
L’ouvrage paraît par livraison de 50 fiches séparées, fiches imprimées
sur une seule face et donnant une ou plusieurs figures originales et la
iMUSfcUM
\D HIST./
BIBLIOGRAPHIE
289
description morphologique ainsi que des renseignements écologiques
sur une seule espèce ou variété de Diatomée d’eau douce, saumâtre ou
marine.
En plus, chaque livraison, dont la troisième est déjà parue, contient
quelques pages d’indications générales.
Les fiches sont affectées d’un code numérique qui correspond à celui
utilisé par Hustedt dans le Rabenhorst, tome VII, 1 et 2. Ainsi on peut
facilement classer les espèces, systématiquement ou alphabétiquement
au choix.
Il sera en outre, possible d’ajouter des descriptions et figures supplé¬
mentaires et ainsi de tenir la flore au courant des travaux modernes.
Environ dix livraisons sont prévues, probablement deux par an.
Quoique les descriptions soient en hollandais, l’emploi de termes scien¬
tifiques internationaux, permet une lecture facile de l’ouvrage.
Gauthier-Lièvre, M me L. — Desmidiacées asymétriques: le genre
Allorgeia gen. nov. — Bull. Soc. Hist. Nat. Afrique du Nord, 49,
pp. 93-101^ 2 fig., 1958.
Les régions tropicales sont riches en Desmidiées nouvelles, la flore
africaine prospectée soigneusement par M" ,Q Gauthier-Lièvre, nous livre
un nov. genre de Desmidiées asymétriques. Il s’agit d’une algue très
découpée, dont la silhouette en vue frontale rappelle celle d’un Micras-
terias. Mais c’est un Micrasterias staurastroïde, qui en vue apicale montre
que les lobes latéraux forment 4 appendices rayonnants, plus ou moins
bifurqués à leurs extrémités. De plus les lobes apicaux des deux hémi-
somates sont différents : le lobe supérieur étoilé présente 5 à 6 épines
simples ou bifurquées, tandis que le lobe inférieur montre 4 lobes épais
bi ou trifurqués. L’auteur compare ce nov. genre aux autres formes asy¬
métriques de Desmidiées déjà connues : Ichthyodontium, Amscottia,
Micrasterias, Cosmarium. Soulignons de plus la joie de voir que cette
belle Desmidiée est dédiée au Professeur P. Allorge fondateur de la
Revue Algologique. P. By.
TABLE DU TOME IV
1. - ARTICLES ORIGINAUX
Ardrb F. — Un intéressant Hildenbrandtia du Portugal. ...
Rou rrei.ly P. — Quelques algues épibiontes des crustacés phyllopodes. .
Brook A. J. — The published figures of the Desmid Stnuraslrum para-
doxum .•••.;...
Christensen T. — Unilocular sporangia in Ascocyclus orbiculans .
Cooper C. G. — A new Diatom from Fort Meyer, Florida, U.S.A.
Drouet F. — A new Schizothrix from New Zealand.
Feldmann J. — Les Cyanophycées marines de la Guadeloupe.
Forest H. S., Chance H. L. et Davis M. M. — The possible application of
bacterial cytological technique to the taxinomy of blue-green Algae.
Gauthier-Lièvre L. et Schotter G. — Note sur une nouvelle station inso¬
lite de Floridées .
Gayral P. et Sasson A. — Résultats de recherches sur la flore algale d'une
mare temporaire du Maroc . •••••• .
Guerrero P. G. — La Ficosis enfermedad mortal en la hidrofitia.
Irf.née-Marie, Fr. — Contribution à la connaissance des Desmidiées de la
région des Trois-Rivières .
Jones R. F. - Amino-acids and peptides in marine Algae.
Kufferath J. Hubert KiifTcrath (1882-1957) ...
Lamb I. M. — A new method for the permanent préservation of algal
material for microscopie study.
Lewin R. A. — The isolation of Algae...
Magne F. — Sur la structure et la position systématique du Nitophyllum
alliaceum Crouan .
Maii.i.ard I). R. — Florule diatomique de la région d’Evreux..
Manguin E. — J. Frenguelli (1883-1958) notice biographique..
Nasr A. H. et Hashem M. A. — Some ecological aspects of Diatoms in Lake
Edku (Egypt) . ..
Nayi.or M. Observations on the taxonomy of the genus Stictyosiphon
Kütz .
Newton L. — Kathleen Drew-Baker .
Palik P. — New and interesting Diatoms remainders in the Pannonian
yellow sand of Bogacs .
Pringsheim E. G. — Die Apoplastidie bei Euylena gracilis .
239
129
125
238
25
170
152
161
94
91
75
198
181
222
256
215
83
7
3
147
41
IL — NOTULES ALGOLOGIQUES
Bourrelly P. — Une forme de Telmatoskene mucosa Fott à Fontainebleau. 133
Coulet M. et Vincent R. — Sur Botrydiopsis arhiza Borzi. 135
Lami R. — Extension de deux Chlorophycées dans la Manche Occidentale. 61
Serpette M. — Sur une forme de Oscillatoria Bonnemaisonii Crouan.... 134
TABLE Dl TOME IV
291
Table des noms d'Auteurs
dont les Travaux sont analysés
dans la Bibliographie
lÏÀl Kl
288-289
Vl^-rl-u «IV
Rnnnvvi; H
69
137-139. 209, 210
Inagaki K. 1.
205-206
70
Cauro R.
. 283
Joly A. B.
70
. . 285
. 71
Kufeerath H.
70-71
141.
207-208
. 64, 65
Luther H.
140-141
. 203
Mc Laughi.in J. J. A...
Ettl H.
. 65. 211-212
Mehra K. R.
. . 288
Palik P.
142
• 71,
141-142
208-209
143
Fogg G. E.
. 65, 139-140
Rouiller Ch.
. . 282
. . 71
-72, 211
Gauthier-Lièvre L..
. 66, 67, 289
Scott A. M.
208-209
Gonzalves E. A.
. 288
Subrahmanyan R.
. . 205
Harris K.
. 67
Thomasson K.
137. 288
HAUGE H. \.
. 67
Tweed R. D.
... 141
HENDEY I.
. 206-207
Unesco Symposium . . .
. . . 140
Hirano M.
Werff, van der.
288-289
H1 ROSE H.
. 287
Woodhead N .
... 141
Le Gérant : R. Lami. —Jfoip. Monnoyer, Le Mans.
Source : MNHN, Paris