REVUE
ALGOLOGIQUE
Directeurs :
P. ALLORGE et Rob. LAMI
TOME V
1930-31
REVUE ALCOLOCIQUE.
Vol. V , PL I.
VÉGÉTATION ALGALE DE FRANCE. — PI. I
I. Lamtnaria flexlcaulis Le Jol. — 2. Ceinlure de Corallines et Melobésiées. — 3. Bifurcaria
tuberculata Stackh. — 4. Halidrys siliquosa (L.) Lyngb. — 5. Cystoseira granit la ta
(L.) Ag. — 6. Fucus serratus L. — 7. Sphacelaria cirrosa (Roth.) Ag. fixée sur
Cystoseira.
PHOTO ROB. I.AMI
Source : MNHN. Paris
Tome V
Fascicule 1
REVUE
ALGOLOGIQUE
Directeurs :
P. ALLORGE et Rob. LAM1
SOMMAIRE
G. Hamel. — Chlorophycées des côtes françaises. '
E. BACHRACH et M. Lefèvre. — Recherches sur la culture des Perl-
diniens .
G. Hamel. — Floridées de France VI. 61
BIBLIOGRAPHIE
Cyanophycées, p. 1 1 1 ; Flagellées, p. 1 13; Péridiniens, p. 113; Chloro-
phycées, p. 114 ; Conjuguées, p. 1 1 3 ; Characées, p. Il 6 ; Diatomées, p. Il 7 ;
Phéophycées, p. 117; Rhodophycées, p. 119; Algues fossiles, p. 120;
Répartition, Ecologie, p. 121; Parasitisme, Symbiose, p. 125; Planc¬
ton, p. 125; Biologie générale, p. 128; Physiologie, Chimie, p. 130; Cyto-
logie, p. 134; Technique, p. 134; Varia, p. 134.
Chlorophycées
des côtes françaises
par Gontran HAMEL
Les Chlorophycées ou Algues vertes doivent leur nom au pig¬
ment vert, la chlorophylle, qui imprègne leurs chromatophores ; sou¬
vent d’autres pigments, notamment un jaunâtre, la xanthophylle, sont
associés à la chlorophylle.
Ces Algues ont les formes les plus diverses : unicellulaires comme
les Chlamÿdomonas, en filaments simples comme les Ulothrix ou
ramifiés comme les Cladophora, en larges lames comme les Ulva,
certaines présentent les formes les plus diverses et les plus élégantes
comme les Acetabularia ou les Anadyomene.
Certaines espèces n’ont qu un seul noyau par cellule; d autres,
comme les Siphonocladales , sont divisées par des cloisons en articles
plurinucléés ; les Siphonales même sont dépourvues de cloisons. Toutes
les Chlorophycées possèdent des chromatophores de formes diverses,
munis souvent d’un ou plusieurs pyrénoides. Le produit de reserve le
plus habituel est l’amidon.
La multiplication végétative peut se faire par bipartition des
cellules chez les formes unicellulaires (Dunaniella) ou par des stolons
produisant des frondes dressées (Cladophora , Caulerpa).
La reproduction asexuée se fait : 1° par zoospores à 2 ou 4 cils,
sans membrane, munies généralement d un point rouge; 2° par acl-
2
CONTRAN HAMEL
nètes formées par différenciation du contenu cellulaire à l’intérieur de
la membrane primitive qui sert également de membrane à l’acinète;
3° par aplanospores, le contenu cellulaire secrétant une nouvelle mem¬
brane, de sorte que la spore est mise en liberté par rupture de la
membrane primitive. Si ces spores attendent un certain temps avant
de germer, on les appelle alors hypnospores.
La reproduction sexuée se fait soit par isogamie, copulation de
gamètes semblables entre eux, souvent biciliés; soit par hétérogamie,
copulation de gamètes de taille différente ou fécondation d’un oogone
immobile par un anthérozoïde.
La classification actuelle, telle qu’on la trouve dans l’excellent
traité de G.-S. West (1916) est basée sur les cils que possèdent les
zoospores. Elle est due aux travaux de BoHLIN, BORZI, LUTHER,
Blackman et Tansley, etc. (1).
I. — ISOCONTÉES. Zoospores à cils ég^ux.
A. Prolococcales. Algues généralement unicellulaires, souvent réunies
en colonies irrégulières et enrobées dans un mucus abondant.
B. Siphonales. Algues filamenteuses non articulées, à noyaux nombreux.
C. Siphonocladales. Algues filamenteuses articulées, chaque article
contenant des noyaux plus ou moins nombreux.
D. Ulvales. Frondes parenchymateuses à cellules uninucléées.
E. Schizogoniales. Algues filamenteuses ou subparenchymateuses à
cellules uninucléées à chromatophore axile.
F. Uloihricales. Algues filamenteuses à cellules uninucléées à chroma¬
tophore pariétal.
Il-— ACONTÉES (ou Conjuguées). Pas de zoospores.
III. — StÉPHANOCONTÉES. Zoospores possédant une couronne de cils.
IV . — HÉTÉROCONTÉES. Zoospores à cils inégaux.
(I) Les ouvrages généraux sur les Chlorophycées auxquels je me suis le plus souvent
reporté sont :
, ■ ' VlL “- — in Encler und Prantl, Die natuerlichen PHanzenfamilien,
Leipzig, Io90; Nachtraege, 1910. Une seconde édition de ce travail fondamental vient de
paraître, revue par H. Printz, 1927.
West G.-S. — Algae, I, in Cambridge Botanical Handbooks, 1916.
Oltmanns F. — Morphologie und Biologie der Algen, 2 e édit., Iéna, 1922.
n° j 00 ! 1 * * * ^ 5 F '' S ‘ ~' The Green Algae of Nor,h America, Tufts Colle ge Sludies, vol. Il,
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES _*
Au point de vue de leur répartition dans la mer ou dans les eaux
douces ces Chlorophycées se partagent en deux groupes : presque
toutes les Algues appartenant aux ordres des SlPHONALES, Siphon -
CLADALES et UlvALES sont marines; au contraire, celles appartenant
aux autres groupes habitent, à quelques exceptions près, les eaux
douces. Je commencerai par ces exceptions.
I. — ISOCONTÉES
O. DES Protococcales
Les Protococcales sont des Algues unicellulaires libres ou reunies
en colonies par une gelée plus ou moins abondante. Elles sont extrême¬
ment communes dans les eaux douces; quelques représentants se ren¬
contrent dans la mer. Malheureusement, les données que 1 on possédé
sur les formes marines de nos côtes sont très limitées, personne jusqu a
ce jour ne les ayant systématiquement étudiées. Il existe dans la litté¬
rature ancienne un certain nombre d'espèces appartenant notamment
aux genres Palmella, Cloeocÿsiis qu'il est actuellement impossible
d’identifier et qui ne représentent souvent que des stades de dévelop¬
pement d’autres espèces; je n’ai pas cm devoir les mentionner.
1. VOLVOCACÉES. Etat végétatif mobile.
A. Pas de membrane définie (PoLYBLÉPHARIDÉES).
B. Cellules ovales ou elliptiques. Dunaliella.
B. Cellules présentant 4 côtes longitudinales. . Stephanoptera.
A. Une membrane définie entourant la cellule
(Chlamydomonadinées) .
C. Deux cils.
D. Cellule sans bras.
D. Cellule munie de quatre bras
C. Quatre cils.
C. Cinq cils.
Chlamydomonas.
Brachiomonas.
Carteria.
Chlomster.
2. TÉTRASPORACÉES. Cellules réunies en co¬
lonies immobiles par de la gelée.
A. Colonies microscopiques de cellules pédicellées. Prasinoclcdus.
A. Colonies de grande taille à couche externe
solide, cartilagineuse . Palmophvlhm.
A
CONTRAN HAMEL
3. ProtococcacÉES. Thalle unicellulaire immobile à l’état végétatif.
A. Cellules endophytes non pédicellées. Chlorochytrium.
A. Cellules épiphytes, généralement pédicellées.
B. Chromatophore en cloche. Sÿl(idion.
B. Chromatophore en réseau . Codiolum.
DUNALIELLA T eodoresco, 1903, p. 215.
Bibliographie. — Dunal F. : Les algues qui colorent en rouge certaines
eaux des marais salants méditerranéens (Ann. Sc. Nat., Bot. 2 e sér., T. IX,
p. 172, 1838). — Dujardin : Hist. nat. des Zoophytes Infusoires, 184L
P- ^43. — Cohn F. : Chlamydomonas marina (Hechvigia, Bd. IV, p. 97,
1865). — Joly : Histoire d’un petit Crustacé (Ann. Sc. Nat., Zool., 2 e sér.,
T. 13, p. 225, 1840). — TEODORESCO E.-C. : Organisation et développe¬
ment du Dunaliella, nouveau genre de Volvocacée-Polyblépharidée (Beihefte z
Bot. Centralblatt, Bd. XVIII, p. 215-232, 1905). — Hamburger Cl. :
Zur Kenntniss der Dunaliella salina und einer Amoebe aus Salinenwasser von
Cagliari (Archivf. Prolistenlf., Bd. 6, p. 11 1-130, 1905). — TEODORESCO
E.-C. : Observations morphologiques et biologiques sur le genre Dunaliella
( R cv gén. de Bot., T. XVIII, P . 353, 1906). — Labbé A. : Sur les
modifications adaptatives de Dunaliella salina Dunal (C. R. Acad. Sc.,
1 P’ ^ -^4, 1921). — Labbé A. : Le cycle évolutif de Dunaliella
salina (C. R. Acad. Sc., T. 172, p. 1.689, 1921). — LabbÉ A. : Les va¬
riations de la concentration saline en ions hydrogène dans les marais salants,
comme facteur biologique (C. R. Acad. Sc., T. 175, p. 843, 1922). ■_
Labbé A. : La distribution des animaux des marais salants dans ses rapports
1922) COncentratlon en ions hydrogène (C. R. Acad. Sc., T. 175, p. 913,
V salina (Dunal) Teodor., 1905, p. 230 ; Hœmatococcm
sa/mus Dunal, 1838, p. 174; Monas Dunalii Joly, 1840, p. 273;
Disdms Dwwlü Dujardin, 1841, p. 344; Chlamydomonas Dunalii
Cohn, 1865, p. 97.
Icon. — Teodoresco, 1905, pl. 8-9; 1906, pl. 6-6 bis-7.
Cette espèce se présente, à l’état végétatif, sous forme de cellules
longues de 12-16 (—28) ,, et larges de 6-9 (- 17) P, mobiles, tou¬
jours solitaires, ovales, oblongues, elliptiques ou cylindriques, douées
e propriétés faiblement métaboliques. Une membrane continue,
mince, lisse, recouvre directement le cytoplasme et suit ses faibles
mouvements de deformation. Un gros noyau est situé à la partie anté¬
rieure du corps; un chromatophore unique en forme de cloche, vert
ou vert-jaunatre, occupe presque toute la moitié de la cellule et est
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
5
muni d'un gros pyrénoïde. Un point rouge se voit dans les formes
vertes; deux cils, plus longs que la cellule, se trouvent a 1 extrémité
antérieure (fig. 1, A).
.j™ 7-. »,= l Ti £ ‘.f« VSS
ï'ï;_"q SI “J?
X 1.000; 1 à L d'après DaNGEARD; M-O d apres WlLLE, X 690, P
BoHLIN, X 600; T d'après Kent.)
Le D salina vit dans les œillets des marais salants et supporte
une concentration saline de 27“ B. Il se présente sous deux formes que
Teodoresco considère comme deux espèces distinctes et qui, pour
LabbÉ, ne sont que deux formes variant avec le milieu. En milieu
normal vit la forme verte D. viridis Teodor.; quand la concentration
augmente, un pigment rouge, l’hématochrome, envahit le suc cellulaire
et non le chromatophore seulement; la cellule apparaît alors coloree
CONTRAN HAMEL
en orange ou rouge sang et répand une odeur de violette; le point
rouge disparaît, c’est le véritable D. salina.
La reproduction asexuée s’opère par bipartition longitudinale des
cellules mobiles et par des kystes naissant par simple durcissement de
la membrane; le contenu des kystes peut se diviser et donner nais¬
sance à des cellules filles qui deviennent libres par rupture de la
membrane maternelle (fig. 1, F, G, H).
La reproduction sexuée se fait par zoogamètes semblables (ou
presque) entre eux copulant au stade mobile (fig. 1, B). Le zygote est
pourvu d une simple membrane et le contenu un peu rétracté ; deux
divisions successives s opèrent et quatre cellules mobiles deviennent
libres par rupture de la membrane (fig. 1, C, D, E). Le zygote peut
rester plus ou moins longtemps à l’état de repos.
Le D. salina a été découvert par Dunal dans les marais salants des
environs de Montpellier; il a été étudié par LabbÉ dans ceux du Croisic. Il
existe vraisemblablement partout où le sel s’obtient par évaporation de l’eau
de mer.
STEPHANOPTERA Dangeard, 1910.
St. Fabreæ Dangeard. Sur une algue marine du Laboratoire
de Concarneau (C. R. Acad. Sc., T. 151, 1910, p. 991).
Cellules ovales de 30-35 X 18-22 avec 4 ailes longitudi¬
nales, un point rouge à la partie antérieure, 2 cils de même longueur
qUe , L ce ^ e ’ un noyau et un chromatophore en cloche avec un
pyrcnoïde. Multiplication par division longitudinale en 2 cellules
d égales dimensions; la division commence par un pli à la partie anté¬
rieure qui avance graduellement de l'avant vers l'arrière. Il y a en
outre une division en deux individus d’inégale grandeur dont la nature
est incertaine. Dans une eau moins saturée, formation d’aplanospores
a membrane épaisse.
j 9® 11e ! pèce a eté trouvée à Concarneau par Fabre-Domergue dans
des cnstall,sous remplis d'eau de mer saturée de sel marin, à laquelle avait été
ajoute un peu de bouillon de requin salé.
CHLAMYDOMONAS Ehrenberg,
Infusionsthiere, 1833.
, Cellu ' es sphériques, ovoïdes ou piriformes, avec 2 cils à
anterieure (avec une sorte de bec entre les 2 cils) ; membrane
la partie
souvent
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
7
fine et fermement adhérente, parfois épaisse ou gélatineuse. Chroma-
tophore en forme de coupe avec un pyrénoïde médian généralement;
souvent des vacuoles contractiles. Reproduction sexuee et asexuee;
gamètes isogames. Le développement donne souvent lieu a des stades
Palmella.
Chl. marina (Duj.) Cohn, Hedwigia, B. 4, 1865, p. 97 ;
Wille, Alg. Notiz., XI, 1903, p. 120 et 138; Diselmis marma Du¬
jardin, Hist. des zoophytes infus., 1840, p. 343.
Icon. — CoHN, 1865, fig. a-g; WlLLE, 1903, Taf. III, fig- 19.
Cellule ovale avec 2 cils de même longueur que le corps, à
membrane assez mince, longue de 5-7 /*, large de 3-5 f*. Chromato-
phoie en forme de coupe avec dans la partie postérieure épaissie un
pyrénoïde arrondi. Le point rouge semble manquer. Noyau dans le
milieu de la cellule. Multiplication par division longitudinale. Repro-
duçtion par division de la cellule en 4 zoospores (fig. 1, M, N, )
ou en gamètes nombreux. Formation probable d aplanospores arron¬
dies de 10 F.
WlLLE a trouvé dans des Hydroïdes de nombreuses petites cellules vertes
en colonies ressemblant à des Aphanocapsa et représentant le stade I almella.
Dujardin a récolté son Diselmis marina en mars, dans des flaques d eau
stagnante, sur la plage de Cette.
BRACH10M0NAS Bohlin, 1897
Bibliogr. _ Bohlin K. : Zur Morphologie und Biologie einzelliger
Algen (Ofversigt af Kongl. Vetensl(aps-Al(ad. Forhandl., 1897, n° 9).
PaSCHER : Suesswasserfl., Volvocales, 1927, p. 343. GABRIEL : Sur
l’existence de cystes dans l’évolution du B. submarina (Soc. Biol., T. 93,
p. 361, 1923).
B. submarina Bohlin, 1897, p. 510.
Icon. — Bohlin, 1897, fig. 2-3 ; Chodat. Algues vertes de
la Suisse, 1902, fig. 2 et 66.
Cellule de 20-24x15-18/*, arrondie à la partie antérieure et
présentant, à l’avant, une papille; s’effilant à la partie postérieure et
CONTRAN HAMEL
munie vers le milieu de 4 expansions qui, vues de dessus, sont peu
séparées du corps. Membrane mince. 2 cils. Un chromatophore avec
un point rouge et un pyrénoïde (fig. 1, P, Q).
Reproduction asexuée par bipartition longitudinale; souvent
4 cellules-filles prennent naissance dans la membrane maternelle.
Formation de kystes à membrane épaisse.
Reproduction sexuée par gamètes naissant jusqu’à 32 par cellule ;
Zygospore sphérique à membrane ferme, longtemps mobile (fig. 1,
S).
Cette espèce vit dans les eaux saumâtres ou même dans les eaux douces
au bord de la mer; elle a été trouvée à Roscoff (P. DaNGEARD), Banÿuls
(P. Dangeard) et Marseille (Gabriel). Les Br. submarina et Br. gracilis
Bohlin (qui se dis! ngue par ses 4 bras plus aigus et presque dans un plan)
ont été signalés à Ajcccio par CHODAT.
En Angleterre ont été signalées deux autres espèces vivant éga¬
lement dans les eaux saumâtres : B. Westiana Pascher, sans papille
à la partie antérieure et à bras incurvés ; et B. simplex Hagen, à bras
très courts, à peine distincts.
CARTERIA Diesing, 1866
C. mtnima (Dang.) Dill. ; Chlamÿdomonas minima Dangeard,
Sexual., Journ. de Bot., 1888.
Icon. — Dangeard, 1888, fig. 1-6.
Cellules vertes de 8x3 A, à partie antérieure incolore avec 4 cils
situés dans une sorte de dépression. Chromatophore avec un pyrénoïde
vers la partie postérieure (fig. 1,1). Reproduction asexuée par divi¬
sion longitudinale. Cellules de repos vertes (cospores ?) ou rouges se
divisant en quatre à la germination (fig. 1, J-L).
Trouvé dans un vase contenant diverses Algues marines à Luc (?).
Le Convoluta roscoffensis, Turbellané que l’on rencontre assez
communément à Tatihou, Saint-Malo, Roscoff, dans les ruisseaux
d eau de mer qui traversent les plages sableuses au moment de la basse
mer, est célèbre par la quantité de travaux dont il a été l’objet. Au
point de vue algoîogique, il a surtout été étudié par KEEBLE et
Gamble (The origin and nature of the green cells of C. roscoff ensis;
CHLOROPHYCÊES des cotes françaises
9
The quarterl. jeun, of microsc. Sc„ T. 51. P- 167. 1907) qui
rapportent au genre Carieria l’algue qui v.t en symbiose dans les
tissus du Ver. D’après Printz (Chlorophyceen in Engler u. Pra .
1927, P. 50) cette algue est vraisemblablement .dent.que au Pms.no-
cladus lubricus.
CHLORASTER Ehrenb.
Ch. agilis Kent, Manual, p. 317, PI 19, hg- 15.
Cellule conique en pointe vers l’arrière, tronquée en avant, qua¬
dratique en coup^ transversale, longue de 10 b
pâle, 4 cils dirigés vers l’arrière et un central dirige vers lavant.
Trouvé à /ersey dans l’eau salée.
PRAS1NOCLADUS Kuckuck.
Bem. z. mar. Algenveg. v. Helgoland, 1894, p. 261
P. lubricus Kuckuck, loc. cit.
j con — Kuckuck, loc. cit., fig. 28.
Thalle unicellulaire. Cellules réunies en colonies ram.fiées et
formant un enduit gélatineux vert. Cellules ovales longues
13-20 F, larges de 7-1 1 A. Chromatophore d abord en bâtonnet, pui
en ruban large (fig. 2, G, H).
Zoospores à 4 cils dirigés vers l’arrière et un point rouge.
Signalé à Tatihou (Hariot), d’après une récolte de Kuckuck. Cepen
dant, il g e“ possMe qu’l ne s’agisse pas du véritable P. lu mus car dans ce
dernier la zoospore est échancrée au point d insertion des cls, tandis que
dans l'Algue de Tatihou, elle est nettement piriforme ou atténuée au sommet.
Trouvé par P. DanGEARD sur les parois des aquariums de Koscoff.
V subsahus Davis, in Phyc. Bor.-Amer-, n° 564; Euglenop-
iis subsaha Davis, Ann. of Bot., T. 8, 1894, p. 388, pl. 19.
Filaments moniliformes bien développés, atteignant 1/4 m/m.
de longueur, d’abord simples, puis ramihés ditrichotomiquement, com¬
posés de compartiments vides, le terminal contenant seul une ceU
verte. Cellule oblongue, de 12-20x6-9 A, à chromatophore en ruban
vert brillant, avec un point rouge, mais sans pyreno-de. Compartiments
10
CONTRAN HAMEL
ayant à peu près la même taille que les cellules terminales et séparés
les uns des autres par I -4 membranes fines et hyalines. Reproduction
par mise en liberté du contenu de la cellule terminale qui acquiert
4 cils.
Forme un enduit gélatineux, velouté sur les cailloux, les Spartina
des marais salants et dans les flaques abritées.
Trouvé par P. DANGEARD sur les parois des aquariums de Roscoff.
PALMOPHYLLUM Kützing, Sp. Alg., p. 231.
Thalle subcartilagineux, épais, aplati, sinueux, flabelliforme ou
orbiculaire, lobé sur les marges, à zones concentriques, d’un vert oli-
vacé. Cellules petites, d’abord globuleuses, puis oblongues ou ellip¬
tiques ; membranes épaisses, plus ou moins diffluentes.
1 — P. orbiculare Bornet, in Erb. critt. Ital., II, n° 1.251;
Ardissone, Phyc. Médit., p. 184.
Thalle encroûtant vert sur le frais, devenant brunâtre par dessi¬
cation, orbiculaire de 1-3 cm. de diam., fixé par toute sa surface
inférieure, épais de 1 m/m.. Cellules de 5-8 (fig. 2, A, B).
Dist. géogr. — Banÿuls (Sauvageau, dragué par 30 ou 40 m., janv. ;
FELDMANN, au niveau de l’eau, sept.) ; Antibes (THURET et BoRNET, sur
les rochers à fleur d’eau).
2. — P. Gestroi Piccone, Ris. Algol. Viol., p. 6.
Thalle cartilagineux, vert-foncé presque noirâtre, fixé par un
cal central, largement étalé, légèrement lobé, à marge enroulée.
Trouvé par PlCCONE à l’île Galite, en août.
Une troisième espèce, le type du genre : P. crassum (Nacc.)
Rabenhorst, Fl. Eur. Algar., p. 49; Hauck, Meeresalg., p. 485,
fig. 215, Ardissone, Phyc. Médit., p. 184; Palmella crassa Naccari,
Flor. Venet., p. 41; Kutzing, Tab. phyc., I, 12; Palmophyllum
jiabellatum Kützing, I, 32, est connue de l’Adriatique, mais Rodri-
GUEZ 1 a draguée, aux Baléares, depuis quelques mètres jusqu’à 130
mètres de profondeur. Elle est probablement répandue dans toute la
Méditerranée occidentale. Elle est épaisse, vert-sale, noirâtre et fra¬
gile par dessication, large jusqu à 5 c/m. et épaisse d’environ 1 m/m. ;
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
lobes nombreux arrondis, imbriqués, zones; cellules de 5-8X3-5 r,
lâchement disposées, plus denses vers la surface. Elle ressemble un
peu au Peyssonnelia Squamaria.
CHLOROCHYTRIUM Cohn, 1874, p. 87.
Bibliogr — Bristol B.-M. : A Review of the Genus Chlorochytnum
(Journ. Linn. Soc, vol. 45, p. 1-26, 3 pl 1920-22) - Cohn F_ ; Uber
parasitisme Algen (Beilr. z. Biol, der PU-, Bd. 1, Breslau 1875). -
12
CONTRAN HAMEL
KjELLMAN : Algae of Arctic Sea, I 883. — LaGERHEIM : Om. Chlorochy-
trium Cohnii ( Ofversight af Kongl. V etensk- A!(ad Forhanl, 1884). —
REINHARDT : Cont. ad morphol. et syst. algarum Maris Nigri, Odessa, 1885.
— De Toni : Consp. gcn. Chloroph. (Notarisia, III, p. 451). — WRIGHT
E.-P. : On a new species of parasitic green Alga belonging to the genus Chlo-
rochytrium (Trans. Roy Irish Acad., 26, 1879).
Cellules arrondies ou irrégulières vivant en parasite dans les
tissus d’autres Algues, avec un chromatophore pariétal et un ou plu¬
sieurs pyrénoides. La reproduction asexuée se fait par acinètes et par
zoospores à 2 ou 4 cils et point rouge, formées par division répétée
du contenu cellulaire et s’échappant ou restant incluses dans une masse
gélatineuse. La reproduction sexuée a lieu par gamètes à 2 cils formées
comme les zoospores et quittant la cellule-mère en une masse
gélatineuse à l’intérieur de laquelle se fait la copulation; il en résulte
un zygote à 4 cils qui pénètre dans les tissus de la plante hospitalière
et s’y développe. Aplanospores à membrane épaisse.
1. —Chl Cohnii Wright, 1879, p. 353; Lagerheim, 1884;
Chlorocystis Cohnii Reinhardt, 1855; De Toni, loc. cit., p. 451.
Cellules globuleuses ou légèrement irrégulières, d’environ 40 h
de diam., vivant enfoncées dans les tissus de l’hôte avec un petit pro¬
longement allant jusqu’à la surface (fig. 3, D). Chromatophore en
plaque pariétale plus ou moins irrégulière contenant un seul pyrénoïde.
Zoospores ovales, biciliées.
Dist. géogr. — St-Miülo ! (dans les Schizoncma ) ; Le Croisic (BoRNET,
dans les Schizoncma).
2. — Chl. inclusum Kjellman, 1883, p. 320.
Icon. — Kjellman, 1883, PL 31, fig. 8-17; Setchell and
Gardner, Mar. Alg. of Pacific C., PI. 13, fig. 1.
Cellules sphériques, allongées ou claviformes, souvent irrégu¬
lières à la partie inférieure, soit entièrement enfoncées dans les tissus
de l’hôte avec une membrane uniformément épaissie, soit émergeant
légèrement avec un épaississement à l’endroit en saillie, longues de
80-200 m, larges de 40-100 Cellules profondes, beaucoup plus
glandes, avec membrane épaissie et stnee. Un chromatophore en
plaque pariétale avec un nombre variable de pyrénoides (fig. 3, E).
Dist. géogr. — Le Croisic (BoRNET, dans le Dilsea edulis ).
CHLOROPHYCÊES DES COTES FRANÇAISES
fin 3 — A Cod. Pdr.eelidis, d’après Kuckock, X 560. - B Coi. gregarjuas. d'après
8 Borcesen, X 40. - C Cad. pusillum. d’après Borgesen X 40.— D CH. Connu,
d’après Wright, X 400. - E CM. indus™, d apres Kjeglmm), X 200.
SYKIDION Wright.
Trais. Irish Acad., T. 28, 1881, p. 29.
S. Droebakense Wille, St. u. Chlor., 1901, p. 3.
Icon. — Wille, 1901, Taf. I, fig. 1-16.
Thalles arrondis ou anguleux par pression mutuelle, jamais pe-
dicellés de 6-9 P de diam., vivant sur des Cladophora. Chromato-
phore en plaque pariétale sur un coté de la cellule, avec un pyrénoïde
(fig. 2, C). Zoospores par 2 ou 4 dans une cellule, souvent entourées
H
CONTRAN HAMEL
par une membrane commune interne, ovales, à 2 cils et un point
rouge (fig. 2, D et E). Zoosporange s’ouvrant par un opercule. Les
spores germent immédiatement. Aplanospores naissant par 1, 2 ou 4
dans une cellule qui s’ouvre par un opercule (fig. 2, F) ; elles germent
aussitôt et donnent par division cruciale un stade Palmella, dont le
sort est inconnu.
Signalé à Talihou (Hariot, sur les filaments de Cladophora crystallina
et de Rhizoclonium Kerneri) , été.
Le S. Dÿeri Wright, 1881, p. 27, PI. 7, fig. 5, type du genre,
est fixé par une base rétrécie sur des filaments de Rhizoclonium Cas-
parÿi; il a l’aspect d’une petite figue. Il a été trouvé dans la mer
d’Irlande (fig. 2, I).
CODIOLUM Braun, 1855, p. 20.
Bibliogr. — Braun A. : Algarum unicellularium généra, Lips.. 1855.
— BoRGESEN F. : Mar. Algae of the Faeroes, Copenhague, 1902. —
Kuckuck P. : Bemerk. z. mar. Algenveg. v. Helgoland, 1894. •—
PRINTZ H. : Die Algenveget. des Trondhjemsfjordes, 1926.
Thalle unicellulaire, ovoïde, claviforme ou subcylindrique; se
prolongeant vers le bas en un stipe incolore plus ou moins long. Chro-
matophore couvrant les parois ou plus ou moins déchiqueté, avec plu¬
sieurs pyrénoïdes. Zoospores à 4 cils, nombreuses dans chaque cellule,
à 4 cils. Aplanospores et peut-être des gamètes à 2 cils.
Thalle immergé dans les tissus du Petrocelis. C. Petrocelidis.
Thalle libre; une constriction au point de
jonction de la cellule et du stipe. C. gregarium.
Thalle libre; cellule étroite se continuant par
le stipe sans constriction. C. pusïllum.
I. — C. Petrocelidis Kuckuck, 1894, p. 259.
Icon. — Kuckuck, 1894, fig. 27; Printz, 1926, fig. 64-72.
Cellule ovoïde de 65-90 X 20-20 /*, portant souvent un épais¬
sissement à la partie supérieure; stipe très mince, se terminant géné¬
ralement par une pointe vers le bas. Vit immergé dans les tissus du
Petrocelis (fig. 3, A).
Signalé à Guernesey (Miss Lyle).
Source : MNHN, Paris
CHWROPHYCËES DES COTES FRA NÇAISE S ^
D n 20- Hauck, Meeresalg.,
2 - c. gregartum Braun, I03D, p. iu,
p. 471 ; Borgesen, 1902, p. 517.
Ieon. - Braun, 1855, kg. 1-17, pi- I , Bürcesen, 1902,
fig. 106; SETCHELL and GARDNER, Mar. Alg. o aci c
hS ' Cellule ovoïde ou subcylindrique de 135-500;<54-lOC
tenreut distincte du süpe D^près' BëRGESEN qui
jonction ; stipe de z-5U . rlérrites le C gregarium
rapporte à cette espèce la ^Z ^PrasJa, Urospora, Ulothrix
vit souvent en association avec
(fig. 3, B).
Signalé à Tatihou (HaRIOT, sur HildmbrandUci rosca).
3 — C. pusillum (Lyngb.) Kjellman, Alg. of ^ rctlc
p. 318; Borgesen, 1902, p. 518; Vauchena pusdla Lungbye, Hydr.
Dan., p. 79.
Icon. — Borgesen, 1902, fig. 107.
, , t an aa . R. 1 4 /*, se continuant
Cellule longue et mince de 3U-bU / O i ,
par le stipe sans présenter de constriction a la jonction de la
et du stipe (fig. 3, C).
Signalé sur les côtes du Devon par BaTTERS.
On range habituellement parmi les Protococcales (famille des
Oocystacées) le genre Troc)«ciu kute, dOgoTp"^)" sous
irnom'génériquTd! Xanlhidium. Ce sont des organismes encore
mystérieux qui ne représentent peut-être que des stades de dévelop¬
pement d’autres Algues.
Tr brachiolata (Moeb.) Lemm. (Xanthidium brachiolatum
Moeb) - Cellules sphériques atteignant 100 F de diam., entomees
de gelées solitaires ou réunies en chapelet. Membrane avec de nom¬
breuses épines bi ou trifides aux extrémités qui atteignent en longueu,
environ le quart du diamètre de la cellule. Ma,, octobre, rare.
Tr. multispinosa (Moeb.) Lemm. (Xanifiidium muifispmosum
Moebius.) — Cellules sphériques, solitaires, ayant 15-18 » de d.a-
16
CONTRAN HAMEL
mètre, avec une membrane gélatineuse mince (?). Membrane épaisse
de 2-3 -, ayant de nombreuses épines pointues longues d’environ
3-6 Mai, octobre, rare.
77. coronata (Pav.) Ford (Ricerche su la flora pelag. di Quar¬
to dei Mille, p. 177 ; Xanthidlum coronatum Pavillard, Fl. pélag.
Ktang de Thau, p. 60, pl. III, fi g. 2-3). — Corps arrondi, fortement
bombé sur les deux faces; diam. 40 g, épaisseur 30 g. Sur l’une des
faces, la membrane se prolonge en 8 ou 9 bras épais, mais entière¬
ment vides, transparents, brusquement épanouis en une couronne de
dents nombreuses et inégales; les plus courtes orientées vers le centre
de la cellule. Assez répandu en février; rare en mars.
O. DES SCHIZOCONIALES
Cet ordre est caractérisé par la disposition des cellules par groupes
de 4 (ou multiples de 4) séparés par des cloisons plus épaisses et par
des chromatophores axiles, étoilés, munis d'un pyrénoïde central. Un
autre caractère important est l’absence probable de zoospores ou de
gamètes mobiles; outre la multiplication par morcellement du thalle,
ces plantes présentent une reproduction asexuée par acinètes et apla-
nospores. Les acinètes ne sont que de simples cellules végétatives qui
grossissent, épaississent leurs membranes et deviennent libres par géli¬
fication de la membrane maternelle. Ces acinètes donnent directement
des piantes nouvelles ou, après un certain temps, se divisent en nom¬
breuses aplanospores. On remarquera combien, tant par leur appareil
végétatif que par leur reproduction, les Schizogoniales ressemblent
au x-Bangiales (Cf. Flor., de France, p. 1).
Ces Algues se rencontrent particulièrement dans les endroits
riches en matières azotées ; le Prasiok crispa vit surtout, suivant
Kabenhorst, w loas urina sapius humeclatis; d’autres sont com-
muns a a base des falaises où les oiseaux déposent un guano abondant.
A -amt-Malo, le P. shpdata vit surtout sur les tuyaux d'égout, près
des remparts.
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
L'O. des Schizogoniales contient deux genres :
plusieurs cellules autour d'un axe, comme dans les Bangm.
PRAS10LA Agardh, Sp. Alg., P- 416.
p. stip.tata Suhr in Jessen, Prasiolæ gen tnonogaph P- ^
V' V 1«4R- I auerstedt Om a gslagtet Prasiola, Upsal, lOtfA
“Si j «»«.« S»V VI. P 86, 1883: P. —.
Crouan, Fl. Finist., p. 130.
Icon. - Jessen, 1848, T. II, fig. 11-16; Crouan, Fl. Frmst.,
PI. 9, fig. 68.
4. —.r —;~
d'une fronde stéril
B, C d’après
pitala : A fronde X 150; B et C fronder X
stérile; E coupe transversale des aplanosporan,
Jessen).
2; D coupe transversale
>es; F. germinations (A.
Thalle en forme de lame verte, très polymorphe, montrant un
stipe plus ou moins net et une lame plus ou moins large, lanceolee
18
CONTRAN HAMEL
fjabelliforme, atteignant 1 c/m. 1/2 de hauteur. Cellules sphériques,
de 2-5 ^ de diam., réunies en alvéoles régulières séparées par des cloi¬
sons plus épaisses (fig. 4).
Vt toute l'année au niveau de la haute mer, dans les endroits
plutôt battus.
L °,'4 L g ^ ogr> Luc (Chemin); Sl-Vaast-la-H ougue (Hariot) ,■ Cfler-
Wg (Ihuret et BORNET; Le Jolis, Alg. Cherbourg, n» 257; Llovd,
Alg. Ouest, n” 442) ; Samt-Malo; Brest (CROUAN, Alg. mar. Finist., n” 391
Desmazreres, Crypt. de France, III, n" 306) ; Belle-Ile (Llovd).
Une autre espèce, P. calophplla (Carmich.) Menegh. a été si¬
gnalée; elle se distingue par son aspect rubané et n’est vraisemblable¬
ment qu une forme du Pr. stipitata.
GAYELLA Rosenvinge.
Alg. mar. Groenl., p. 143, 1894.
■ w^„ P0 ^ rA '' 2 "^ O5envinge ' loc ' cit ' ; p rasioIa crispa f. subma-
WlUe ' St ' u A P hl ° r -L l90C - P- 13; Prasiola crispa subsp. marina
Boigesen, Mar. A g. of Faeroes, p. 482; Prasiola polprhiza Jonsson,
Mar. Alg. of Iceland, 1903, p. 353.
T f iT To^fT ,NGE ' l0C ' cit " fi 8' 45 ‘ 46 ; WlLLE, loc. cit.,
laf. 1, hg. 42-53; Borgesen, loc. cit., fig. 99.
Cette Algue qui possède un noyau et un chromatophore étoilé
avec un pyrenorde se présente sous des aspects différents; d'abord
'“J 6 6X6 Pa ‘‘ Un rh ' ZOÏde baS ' laire (fig ' 5 ' A ) ^ P uis des
hizo.des secondaires naissant parfois au milieu du filament le fixent,
SchlolîT T fi? SUr ,' ui - même B ) I vient un stade
dion 1 t’ ament . etant com P° sé de deux files de cellules pai
tmùé et 'Âf " PU1S un stad e Pmiola. la division ayant con¬
nue et 1 Algue se présentant comme une lame (fig. 5, C) ; enfin les
divisions se font dans une troisième direction et une coupe dans' un
filament bien développé rappelle celle d'un Bangia qui présente
ai leurs absolument le même développement (fig. 5, D)
Aloue \uPra de i W ' LLE et BüRGESEN ont ratiaché cette
Jans tou efle, d a ? Spa '- J ° NSS0N c0 ™dère que le fait de se diviser
les directions donne un caractère suffisant pour la séparer
19
O. DES ULOTHRICALES
seul
des
Algues filamenteuses, à cellules contenant un seul noyau et un
hromatophore pariétal muni d'un ou plus.eurs pyrenordes.
Cet ordre contient deux familles :
1° Ulothricacées : Filaments simples.
2° Chœiophoracées : Filaments ramifiés, portant généralement
soies nombreuses, souvent rampants et réunis en disque.
20
CONTRAN HAMEL
F. DES Ulothricacées
Cette famille ne comprend qu’un seul genre marin, Ulothrix, qui
a également des représentants dans les eaux douces. Les espèces ma¬
rines ont été autrefois étudiées par Thuret, et plus récemment WlLLE
en a donné des descriptions très précises. (Studien ü. Chloroph.)
ULOTHRIX (Ktz.) Thra.
A. Chromatophore contenant généralement plu¬
sieurs pyrénoïdes . (y. flacca.
A. Chromatophore ne contenant qu’un seul pyré-
noïde
B. Filaments toujours simples.
C. Cellules 1/4-1 fois aussi longues que
larges ; chromatophore couvrant presque
toute la paroi de la cellule. U. pseudo flacca.
C. Cellules 1/2-2 (4) fois plus longues que
larges; chromatophore ne couvrant qu’une
partie de la paroi .. £7. subflaccida.
d. filaments souvent soudés comme dans les
Prasiola . £/. consociala.
— U flacca (Dillw.) Thuret, in Le Jolis, Alg. Cherb.,
P; 56 ; Wille, St. u. Chlor., 1900, p. 18; Conferva flacca Dillwyn,
Bnt. Conf., tab. 49 ; Hormotrichum flaccum Kützing, Sp. Alg.,
p. 381 ; H. Carmichœlii Ktz, Sp. Alg., p. 382; H. fasciculare Ktz’,
Sp. Alg., p. 382; H. vermiculare, Sp. Alg; Lÿngbya flacca Harvey,
Fhyc. brit., pl. 300; L. Carmichœlii Harv., Phyc. brit., pl. 186 A.
Icon. — Dillwyn, Brit. Conf., tab. 49; Harvey, Phyc. brit
i. et30 , 0; KüTZING ' Tab. phyc. III, 63 (H. flaccum) et
an ' asc!cu ™ e ’ vermiculare et Carmichœlii); Foslie, Contr
Mar. Alg. of Norway, I, 1890, Tab. 3, fig. 1-3; K. Rosenvince,
Aig^ mar. Groenl., fig. 44; WlLLE, St. ü. Chlor., 1900, Taf I
fig. 54-57, Taf. II, fig. 58-63.
Filaments verts, longs de 5 à 10 c/m., en touffes, souvent larges,
sui es pjerres et le,s Algues, fixés par la cellule basale avec parfois
?fi Ufî A Ue D/ï IZ01C ^ii e . mIS Par ce ^ u ' es immédiatement supérieures
(hg. 6, B) Les cellules larges de 18-30 Y (14-80 a sec. Rosenvince)
sont generalement 1/4-1 fois aussi longues que larges et contiennent
CHLOROPHYCÊES DES COTES FRANÇAISES
. pi v 570' B base, X 570: C X 685; D rf.
Fie* 6. — U- fi acca •’ A un ^ /U j n . p r,| a vec quelques gametanges, X 570 ,
- et copulation, X 570. - U P»cuiofacca E 0^“ $ a "_ ÿ. «Iflaccidn : H un
F gamètes et copulation, X 570; G li Mosp0Ie s, X 470; K U. consoctuta, deu*
fil X 570; I sortie des zoospores, X 3/U. J ™sp
a soudés, X 570. (D'après WlLLE.)
noïdes (généralement 1-3), (fig- 6. A).
22
CONTRAN HAMEL
Les gamètanges se forment dans des filaments courbés et spiralés
(Cf. la fig. III, 64, H. vermiculare de Kützing). Le contenu cellu¬
laire se divise un grand nombre de fois et les gamètes sortent par un
pore latéral (fig. 6, C). Gamètes très petits, ovales puis arrondis avec
deux longs cils, un chromatopliore vert-jaune et un point rouge; les
gamètes mâles sont un peu plus petits que les femelles. Copulation par
la partie antérieure, et il en résulte un zygote avec quatre cils et deux
points rouges (fig. 6, D).
Cette espèce est commune au printemps sur les pierres et les
Algues, au niveau de la haute mer ; elle a été confondue avec les
espèces suivantes et surtout avec YUrospora mirabilis dont elle diffère,
suivant ROSENVINCE, par le noyau unique, le chromatophore unique,
rubané, par les cellules plus courtes que le diamètre, par la membrane
moins ferme et plus épaisse, offrant une couche extérieure homogène
et par les spores non cuspidées en arrière.
Dist. géogr. — Cris-Nez (Leblond, Sur CoraUiha officinalis, dans
les flaques supérieures, avril); Arromanches (PelveT, BréBISSON, sur les
rochers) ; Cherbourg (Thuret et Bornet, de fév. à avril, sur les rochers et
sur Cpstosetra mÿnophÿlloïdes, Scylosiphon, Lomenlaria, Bifurcaria, Callible-
phans jubalo Ceramium rubrum, Zostères, etc.) ; Le Jolis, Alg. Cherbourg,
n'- 113 et 169; Rabenhorst, Algen Europa’s, n" 2.135; Sl-Malo ! très
commun -, Brest (Crouan, Alg. mat. Finis!., 347 et 348) ; St-Nazaire et
Le Croîs,c (Lloyd, Alg. Ouest n” 73, sur rochers et Fucus).
A, , 2 'aT V P seudo fl ac ^ Wille, St. U. Chlor., 1900, p. 22 ;
Algol. Not. XVIII, p. 284, 1910. P
(0 ! | Icon ' - WlLLE - '900, Taf. II, fig. 64-81 ; 1910, Taf. I, fig.
Filaments fixés par la cellule basale, 1/4-1 fois aussi longs que
larges. Chromatophore en ruban couvrant presque toute la paroi, avec
un seul pyrenoide très gros qui rejette le noyau sur le côté de la cel-
u e ■ zLoosporanges donnant 4-8 zoospores ovales, à 4 cils, 1 pyré-
noide et I point rouge. Gamètanges se formant dans les mêmes fila¬
ments que les zoosporanges, mais plus nombreux au printemps (les
zoosporanges sont par contre plus abondants en été), ils grossissent
souvent beaucoup et se distinguent ainsi des zoosporanges, dont ils
ilièrent encore par leur couleur jaunâtre. Les gamètes sont ovales.
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
jaunâtres avec un chromatophore, un pyrénoïde, un point rouge et
■“sif £ “ i -
PCU P Cette e espèce a été découverte en France, à Cherbourg par
WlLLE lui-même, en juillet, sur un Fucus platycarpus (fil. de ,
f C' A Ift ?A u'i File a été longtemps confondue avec 1 espec
ÏÆtÎeÆÆVe U £ ci-dessus contienne q ue, q ues
échantillons d’U. pseudoflacca.
Dist géogr — Ambitieuse (Leblond, embouchure de la Slack recouvre
les pierres Somment submergées d’un gazon vert bnllan. mar-jum) , Cher
bourg (W.LLE, juill.) ; Sl-Malo (! su, les p.erres, mars-ma,).
3 — V subflaccida Wille, St. u. Chlor., 1900, p.~7, U.
Cutleriœ Thuret, in Le jolis, Alg. Cherb., £ 56 Lsngbÿc.Caton*
Harvey, Phyc. brit., pl. 336; U. mplexa Kg. Sp. Alg., p. 34V.
Icon. - Harvey, loc. cit. ; W.lle, 1901, Taf. III, fig. 90-
100 .
Filaments larges de 5-26 M, fixés par la cellule basale sans rhi-
zoïdes. Cellules rarement plus courtes que le diamètre. 8 e " era “
1-2 fois plus longues que larges, ayant une membrane rmnce ’un ch™
matophore pariétal ne recouvrant qu une partte de la cellule avec
pyrénoïde, et un noyau (fig. 6, H). Au moment de la patron des
zoospores, le contenu cellulaire s'arrond.t et la membrane separss t
,1 se forme 8 zoospores ovales, avec un chromatophore jaunâtre
pyrénoïde vers l’arrière, quatre cils et un point rouge (g. , ■ J
^&r<gzr* srÆ» ZZ
A,gU cCt peut-être cette espèce qui est signalée dans la Méditerranée et l'Adria-
24
CONTRAN HAMEL
tique, sous le nom d 'U. implexa, par ARDISSONE et Hauck, et à Alger par
Debray.
4. — Tl. consociata Wille, St. u. Chlor., p. 25.
Icon. — Wille, 1900, Taf. II, fig. 82-89.
Filaments de 9-25 p fixés par une cellule basale, mais les cellules
voisines peuvent émettre des rhizoïdes; ces fil. rampent sur le substra¬
tum (pierres ou Algues), y forment un revêtement et on trouve fré¬
quemment deux filaments soudés entre eux (fig. 6, K). Cellules
1/4-1/2 fois aussi longues que larges, avec un chromatophore pariétal
qui ne recouvre pas toujours toute la paroi et possède un fort épaississe¬
ment à 1 endroit où s’incruste le pyrénoïde, il est souvent lobé. Un
noyau pariétal. Zoosporanges donnant 8 zoospores.
Signalé à Sl-Vaast (Hariot) sur un piquet immergé au printemps.
F. des Ch/etophoracées
Les Algues de nos côtes appartenant à cette famille nous sont
bien connues par les excellents travaux d'HuBER (Observations sur
la valeur morphologique et histologique des poils et des soies dans les
Chætophorées, Journ. de Bot., 1892, 21 p.. Il fig.; Contributions à
la connaissance des Chætophorées épiphytes et endophytes et de leurs
affinités, Ann. Sc. Nat., 1893, p. 265-359, PI. 8-18).
A. Thalle non en disque; filaments ramifiés dressés ou rampants.
B. Chætophorées. — Plantes pilifères.
C. Thalle articulé.
D. Poils légèrement contournés en tire-bouchon :
zoospores à 4 cils; 1 pyrénoïde. Phœophila.
D. Poils droits; zoospores à 2 cils; plusieurs pyrénoïdes.
E. Poils émis par les cellules du thalle.
F. Poils rétrécis à la base, ne naissant pas
d’une protubérance du thalle . Ectochœte.
F. Poils naissant d’une protubérance des
cellules, épaississement de la membrane. Acrochcate.
r Ti u °'k ém ‘ S par cellules spéciales. Bulbocoleon.
L. 1 halle non articulé.
G. Thalle formé de cellules irrégulières réunies
par des tubes.
G. Thalle tubuleux continu.
Blastophysa.
Chœiosiphon.
CHLOROPHYCÉES DES COTE S FRANÇAISES 25
B. GoMONTIÉES. — Plantes non pilifères vivant dans les celles des
H^ThaUe perforant vivant dans les coquilles
H. Tille vivant dans le penostracum d
b. LEPTOS.RÉES. - Plantes non pil.fères ne vwant pas dans les coqutlles
des mollusques.
I. Thalle formé de filaments rampants et
dressés.' ‘ ' i ’
I. Thalle formé de filaments rampants sur les
Algues et les Bryozoaires
1 Thalle en coussinet vivant sur les pieux.
J. Cellules larges de 8-14 p, 2-3 fois plus
iongues que larges •■•■■■■ . Pseudencltmium.
T. Cellules arrondies de b-/ p .
A. ULVELLÉES. - Thalle en disques plus ou moins irreguhers, plats, len-
K. Celkfaténéralement pourvues de poils.. Ochlochate.
K. Cellules généralement non P'meres.
L. Disques épais (jusqu’à 260 p) munis de
rhizoïdes .T
L. Disques peu épais, sans rhizoïdes. ^
M. Thalle epiphyte..■
M Thalle vivant sur les rochers; cellules
marginales peu différentes des centrales. Ptoloderma.
M. Thalle dragué sur fragments de verre,
de porcelaine ou sur des Melobesiees,
cellules marginales allongées, souvent
fourchues.
PHÆOPHILA Hauck.
Oest. Bot. Ztg, 1876, p. 56.
Thalle épiphyte ou épizoïque, formé de filaments rampants rami¬
fiés. S— P phore pariétal avec de petits ép.isstssements di.ord s
rmnrvu de plusieurs pyrénoïdes. Soies très apparentes, fermes, ca
santés et légèrement contournées en tire-bouchon auvent par deux ^ur
«ne même cellule végétative. Zoospores nombreuses dans spo
ranges, arrondies, ovales ou conformes, avec quatre ctls et un poin
rouge, sortant par les soies qui se transforment en tube.
Ce genre est bien caractérisé par ses soies contournées
sion des zoospores par un tube allongé.
Kg.
corticale, do CWrta'letÜ X ÎOOmTh‘‘'“‘ vi “ ,re >“ “«•
" D ’ hai,e » x æ w È a.
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
27
Cellules larges de 12-40 y. Ramification irrégulière.
Cellules petites, larges de 10 n au maximum ; rami¬
fication presque à angle droit.
Ph. dendroides.
Ph. dimncala.
1._ Ph dendroides (Cr.) Batters, Cat. Brit : mar. Alg-.
1902 p 13; Ochlochate dendroides Crouan, Flor ; Finish, p. 12»;
Phψphila Floridearum Hauck, loc. cit p 56, Bot. z. Kenntn. d.
adviat Alg. I, p. 117. Meeresalg., p. 464; Huber, 1892, p. 332,
1893, p. 327; Ochlochaete Phaeophila Falkenberg, Alg. INeap.,
1879! p. 233.
Icon _ Crouan, 1863, PI. 8, fig. 59; Hauck, Beitr p. 118,
Meeresalg., fig. 200; HuBER, 1892, fig. 6, 1893, PL 16,, fig. ;
R. Taylor, Mar. Alg. of Florida, 1928, PL 3, fig. 4-6; Borgesen,
1920, fig. 396.
Thalle arrondi d’environ I m/m. de diamètre, épi ou endophyte,
irrégulièrement ramifié (fig. 7, A). Cellules irrégulières de diamètre
variable, de 12 à 40 /* (fig. 7, B). Zoospores nombreuses de 5..- 12,5
à 4 cils (fig. 7, C).
Cette espèce est épiphyte ou endophyte dans diverses Algues. Elle a etc
signalée à Cuemesey (Miss LyLE, sur Slilophom rhizodes et Cerammm ec/uo-
notum) ■ à Brest (Crouan, sur la fronde du Solma chordahs) ; au Croisic
(Huber sur le Chœtomorpha Linum, dans la membrane externe du Khodÿ-
menia palmata, entre les cellules corticales du Chondm tenulss,ma) ; dans le
Golfe du Lion (Huber, sur Chadophora, Chœtomorpha Linum, Zosteres, dans
le thalle du Melobesia farinosa et du Lithothamnium cnstalum, entre les cellules
corticales du Laurencia oblusa) ; à Alger (Debray).
2. — Ph. divaricata Huber, 1893, p. 331.
Icon. — Huber, 1893, PL 16, fig. 12-13.
Forme sur YAcetabularia de longues étendues en ligne droite
avec des rameaux plus courts divariqués, souvent légèrement renfles
à leur sommet (fig. 7, D). Soies ondulées plus minces que dans le
Ph. dendroides. Diamètre des cellules ne s'élevant guere au-dessus
de 10 P. Sporanges atteignant 20 y de diamètre (fig. 7, F) ■
Signalé par HUBER, dans l'étang de Thau, sur de vieilles tiges d’Tce-
tabularia.
28
CONTRAN HAMEL
BATTERS a signalé à Weymouth le Ph. Engleri Reinke, Algenfl.
d. w. Ostsee, 1889, p. 86, qui ressemble beaucoup au Ph. dendroides,
mais qui vit incrusté dans les Spirorbis des Fucus; il faut, pour l’étu¬
dier, dissoudre d’abord le calcaire dans lequel il vit enfoncé.
ECTOCHÆTE (Huber) Wille.
In Engler u. Prantl., 1909, p. 79.
E. leptockæte (Huber) Wille, loc. cit. ; Endoderma leptochœte
Huber, Chæt., 1893, p. 319.
Icon. — Huber, Chæt., 1893, PI. XV, fi g . 1-9.
Thalle épi ou endophyte. Ramification bilatérale, monopo-
diale ou parfois presque dichotomique ; quelquefois, formation de
pseudoparenchyme. Cellules allongées ou presque globuleuses, longues
de 5 à 15 /s pouvant porter de longues soies minces qui percent la
cuticule de l’hôte ; ces soies peuvent être grosses à la base, mais ne
naissent pas d’une grosse protubérance de la cellule. Chromatophore
pariétal, discoïde ou en réseau avec 2-3 pyrénoïdes. Zoosporanges
peu différents des cellules végétatives contenant de nombreuses zoos-
E)k 4-5 m, ovales, sans point rouge, à deux cils très longs (fig. 8,
Cette Algue diffère des vrais Endoderma par la présence de
soies et de plusieurs pyrénoïdes par cellule.
Signalé à Talihou (Hariot sous la cuticule du Cladophora tenerrima) :
au Croisic (Huber sur Chœiomorpha, en sept.) ; dans l’étang de Thau (Huber
sur Uadophora et Chœtomorpha Linum, en nov.-avril).
ACROCHAETE Pringsheim.
Be.it. z. Morph. 1862, p. 8.
A. repens Prings., loc. cit., Huber, Chæt., 1893, p. 306.
c iT'.V Prin S^eim, 1862, T. 2, fig. 1 -9 ; Hauck, Meeresalg.,
fig. 202; Huber, 1892, fig. 3; Huber, 1893, PI. 13, fig. 1-7.
Vit surtout entre les cellules corticales du Chorda Filum. Fila¬
ments rampants à rameaux assez courts (5 cellules au plus), cellules
arges de 7-9 a et 2-6 fois plus longues que larges, pourvues de soies
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇ AISES
29
naissant de protubérances ou épaississements des membranes; ces soies
"s seules parties de la plante faisant saillie à exteneu, O,o-
matophore pariétal qui tapisse presque toute la cellule, pyreno.des
en nombre variable (fig. 8, A). _
Sporanges en septembre, ovoïdes ou allonges, de 8-12X.20-40 (*.
30
CONTRAN HAMEL
Zoospores très petites de 2-3x2 T, à deux cils 3-4 fois plus longs
que la cellule, naissant en grand nombre (fig. 8, B, C).
Parfois certains sporanges contiennent un nombre plus petit de
zoospores et alors elles sont un peu plus grandes.
Signalé à Tatihou (Hariot) et au Croisic (Huber), en sept, et oct.,
dans le Chorda Filum ; a aussi été trouvé dans les Laminaires.
Une autre espèce a été signalée à Sidmouth, par BATTERS :
A. parasitica Oltmanns, Ub. paras. Meeresalg., Bot. Ztg., 1894,
p. 208, PI. VII, fig. 1-10, Morphol., 1923, fig. 769; Rosenvinge,
Alg. mar. Groenl., 1898, p. 114. Cette espèce vit sur les Fucus; elle
a des cellules plus courtes que celles de VA. repens; filaments de
8-12 m, cellules 1 1/2 plus longues que larges ; chromatophore en
disque avec un pyrénoïde ; sporanges à la surface de l’hôte de
25X 10-12 m.
BULBOCOLEON Pringsheim.
Morph. Meeresalg., 1862, p. 2
B. piliferum Pringsh., loc., cit.; Huber, Poils et Soies, 1892,
p. 329; Huber, Chaet., 1893, p. 308; Hauck, Meeresalg., p. 464.
Icon. — Pringsheim, 1862, PI. I; Hauck, Meeresalg., fig.
201 ; Huber, 1892, fig. 4; Huber, 1893, fig. 8-12, PI. 13.
_ Tjialle minuscule, épi ou endophyte. Filaments rampants, ra¬
mifiés, à cellules de formes irrégulières, arrondies ou un peu allongées,
de 12-16 A, 2-4 fois plus longues que larges. Soies naissant de
petites cellules spéciales, longues, hyalines, inarticulées (fig. 9, A)
Chromatophore des^ grandes cellules non pilifères en plaques perfo¬
rées avec 5-10 pyrénoïdes; les petites cellules pilifères ont un chro¬
matophore irrégulier et lobé avec deux pyrénoïdes. Zoospores à deux
cils, ovoïdes ou fusiformes de 5-7 a, produites par les cellules non
piliferes un peu élargies à leur sommet (fig. 9, B).
Le Bulbocoleon est voisin de l’Acrochœie; il s’en distingue par
ses soies qui naissent de petites cellules spécialisées et non des simples
cellules végétatives.
Signalé à Cherbourg (JANCZEWSKI, dans le Cloiosiphonia ) :
(Huber, surtout dans le Chorda Filum).
Cro
CHLOROPHYCÉ.ES DES COTES FRA NÇA I SE S
32
CONTRAN HAMEL
BLASTOPHYSA Reinke.
Ber. d. deutsch. bot. Ges., Bd. VI, 1888, p. 241
31. rhizopus Reinke, loc. cit., Algenfl. d. westl. Ostsee, 1889,
p. 87; Huber, Poils et soies, 1892, p. 334, Chaet., 1893, p, 332.
Icon. Reinke, Atlas deutsch. Meeresalg., Taf. 23; Huber,
1892, fig. 8-9, 1893, PI. 17; BoRGESEN, Dan. W. Indies, fig 2
1913 et 395, 1920.
Cellules épi ou endophytes, de 50-120 p de diamètre, portant
de longues soies incolores, de formes irrégulières, globuleuses, à con¬
tour sinueux, réunies entre elles par des tubes connecteurs, allongés,
horizontaux, minces, incolores (fig. 9, C) ; ces tubes contiennent
d abord du protoplasme, puis se vident entièrement, ils donnent nais¬
sance à de nouvelles cellules. De nouveaux individus peuvent aussi
naître par bouturage et sont séparés des anciens par une cloison trans¬
versale. Chromatophores nombreux, arrondis, polygonaux dont
quelques-uns ont un seul pyrénoïde ; plusieurs noyaux se trouvent dans
le protoplasme périphérique. Zoospores à quatre cils, ovoïdes, avec un
ou deux points rouges, formées en grand nombre dans une cellule,
s échappant par un tube, longues de 15-23 m (fig. 9, D)
La position systématique de cette espèce est indécise; Huber,
Blackman et Tansley, Borgesen en font une Chætophoracée
WlLLE, West et Printz la place parmi les Siphonocladales.
Signale a T al,hou (Hariot, dans les cellules du disque basilaire du
Uumonlm) ; au Croîs,c (Huber, dans VEnteromorpha compressa, sept.) ; dans
1 étang de Than (Huber, dans VE. inteslinalis et les Ulves, sur les feuilles
de Zosteres, oct.) ; à Villefranche (Ollivier).
CHAETOSIPHON Huber, 1893, p. 341.
Ch. moniliformis Huber, loc. cit.
Icon. — Huber, loc. cit., PI. 18.
Thalle tubuleux, continu, sans cloisons, large de 10 à 30 m,
vivant dans les feuilles mortes de Zoslera marina, irrégulièrement ra¬
mifie, perforant^ les parois cellulaires et, à cet endroit, présentant des
etianglements, émettant des soies longues, hyalines, légèrement con-
;HLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
33 -
tournées de 4-5 1 *. Chromatophores pariétaux, discoïdes, polyédriques
avec un seul pyrénoïde (fig. 10, A). Sporanges formes par une cloison,
donnant des zoospores à deux cils et un pomt rouge, ovoïdes ongues
de 12-15 1*, larges de 8-10/*, émises par un tube hyalin (hg. 1U, b).
Signalé dans l'étang de Thau (Huber, à l'intérieur des feuilles mortes
de Zostères).
La
que celle
position systématique de cette Algue est aussi
du Bl. rhizopus. HuBER y voyait le stade le plus
incertaine
élevé des
34
CONTRAN HAMEL
Chaetophoracées ; les auteurs plus récents, WlLLE, WEST, PRINTZ,
en font le type d’une famille des Chaetosiphonacées qu’ils placent à
côté des Valoniacées, parmi les Siphonales.
GOMONTIA Bornet et Flahault.
Journ. de Bot., 1888, p. 164.
G. polyrhiza Born. et Flah., loc. cit.. Soc. bot. de France»
T. 36, 1889, p. 6; Codiolum polyrhizum Lagerheim, Oef. af KomgL
Vet.-Akad. Forland, p. 21, 1888.
Fi g . 11. — c. polyrhiza : A un fil., X 250 ; B sporange, X 250 ; C zoospore, X 570 ;
D aplanosporanges, X 700; E. aplanospore, X 700 (d'après Bornet et Flahault) ;
F P. rimosa, X 300 (d'après Kutzing).
Icon. — Lagerheim, 1885, pl. 28 ; Bornet et Flahaut,
1889, Pl. VI à VIII; Setchell and Gardner, Chlor., Pl. 19,
fig. 1 ; PRINTZ, Algenveget. Trondhjemsfj., Tab. 10, fig. 126-131
chlorophycêes des cotes françaises
orbiculaires verdâtres, lar * e, . d ® lar L es de 6 g (4-12), à articles
ramifiés, articules; es uns oriz ve rticaux, soit cylindriques
cylindriques longs de 5 55 , courts , simples ou ramifies,
courant obliquemen a la surta , P s range5 de forme îrre-
à article terminal clav,forme (fig. de dimensions
gulière, pourvus de rhrzoï es P “ s 0 1 1, B, C). Zoospores tantôt
variables allant jusqu a 120X7 * de 10-12X5-6 A. Apla-
petites, de 5 X 3.5 * tantôt plus grandes^ de
nospores globuleuses de ^ ( g- » ’ r f m
Amer S “^1920 GA p” ÎenÏ “plusiems espé«s ont été
confondues dÎffta"Luë recueillie
etudiee par BoRNET et sooranges sont presque cy-
par LaGERHEIM. Dansde longueur. Ils ont proposé de conserver
lindriques et atteignent 2 • g Va nds sporanges cylin-
îtfi’-*- »»• ■ « -*■
'*'£?**.« a», «r.™ *•
paces de crabes abandonnées par la mer sur les plages
Disc géogr. — Boulogne ^ÏÏ^LE^lrSclTénCroyc (Bor-
^ F &r= S— ; Biarritz (Sauvage) ; B-.
de Thau (Flahault).
TELLAMIA Batters.
Ann. of Bot, IX, 1895, p. 315.
Tballp de petite taille, composé de filaments s’irradiant megu-
lièrement ramifi^^ articulés, rmnpant daii^e^perio^tracum^^«tn^-
Iules légèrement renflees. Des acinetes.
CONTRAN HAMEL
Cellules larges de 6-9 jj, ; filaments entrelacés en
masses compactes . -r _. .
p il i i , „ r . i • conlorta.
Cellules larges de 2,5-3,5 /j.; filaments moins entre¬
lacés . T ' i ■ j
. 1 ■ tntricata.
1- — T conforta Batters, loc. cit.
^ c ° n ’ “" Batters, loc. cit., PI. XI, fig. 18-24; Printz, Algen-
veget. Trondhjemsfj., Tab. VI, fig. 48-57,
horizontaux at cellXl^la'r ”ia' x' 500 “ n '° rta ' fr ° n<le avec rameau,i
(d’après BATTIRS). ® X 500, C «echon du penostracum de Litlorina, X 500
Cen,,uTTq VCT t ] fn nâtreS brUns ’ très et irr égulièrement ramifiés.
Iules de 6-9X3-I0 p, ovoïdes ou ellipsoïdes, parfois des cellules
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
37
nflées iusqu'à 20 F de diamètre se trouvent dans les filaments et sont
rentrées jusqu a z sortes . , e5 uns horizontaux, sou-
coquille.
Dist. géûgr. — St-Malo I; U Croisic (Bornet).
2._ T. intricata Batters loc. cit.
I cone — Batters, loc. cit., PI. XI, fig- 15-17.
Filaments vert-jaunâtre, minces, rameaux longs et minces cel¬
lules larges de 2 5-4,5, longues de 4-24 F. Chromatophores pariétaux,
ch u co te ant un sk pyrénoide. Sporanges larges de 6 , ~
Se distingue du T. contorta par ses rameaux ^ ™urbes
et repliés, ses filaments plus minces dépassant raremen °
mètre, et ne formant jamais des masses aussi compactes par la coule
plus claire, par l’absence des grosses cellules renflees (hg. 12, AF
Dist. géogr. — Le Croisic (Bornet) .
P1L1NIA Kützing, Phyc. gen., 1843, p. 273.
P rimosa Kützing, loc. cit.
Icon. — Kützing, Tab. phyc., IV, 90.
Forme un tapis dense vert-jaunâtre, composé de flânât.^ram-
nants et de filaments dressés. Les filaments rampants sont abondam
ment ramifiés, plus ou moins toruleux; les filaments dresses simples
ou ramifiés atteignant 600 F de hauteur, cylindriques ou toruleux, ont
des cellules ayant 7-19 y de diamètre et 1-2 fois plus longues que
larges (fig. 11, F). Sporanges ovoïdes vers 1 extrémité des rameau
ayant environ 16-20,* de diamètre; zoospores sphenques sortant
nombre de 20 à 35 de chaque sporange.
Le P. rimosa vit sur les pierres, les coquilles et les pieux de bois.
Signalé à Tatihou (HarIOT, avec Caiothrix et Rivularia).
38
CONTRAN HAMEL
Une autre Algue, P . maritima Rosenv., a été signalée à Tatihou
(Hariot) sur les coquilles avec Tellamia et à Biarritz (Sauvageau)
sur les Littorines, en été. D’après Rosenvinge, cette plante est un
Ectocarpus (E. maritimus Rosenv., Mar. Alg. f. N. E. Greenland,
1910, p. 122), voisin de VE. lucifugus Kuck., ne différant de ce
dernier que par la présence de poils.
ENDODERMA Lagerheim, 1883, p. 75.
T B vT' s 7 A ' D - : °" s ° me en dophytic Algae (Linn. Soc.
rn U u"« V ° L 37 ’ J 9 ? 6) ’ ~ Da NCEARD P. : Note sur l’Endoderraa viride
(Bu!l. Soc. bot. de France, J 73, p. 497, 1926). - Lagerheim G. :
.R»?? S ï? n ® es Algflora (Ofversigt af Kgl. Vetenskaps Akad. Ferhandl.,
1003). — Keinke J. : Zwei parasitisme Algen (Bot. Zeit., 1879) _
4T KE i- : A ! ]as de “' sch - Me “«alg-, 1889. — Printz H. : Algenveget.
des jIrondhjemfjordes (Sknfter utg. av Det Norske Vid. Akad. Oslo, 1926).
WILLE N. : Christ. Vidensk. Forh., 1880; Algol. Mitteil., 1887.
Thalle microscopique, composé de filaments rampants, irrégu¬
lièrement ramifies, sans poils, épiphyte, endophyte ou épizoïque; chro-
matophore pariétal avec un ou plusieurs pyrénoïdes. Zoospores à
quatre cils. Gamètes à deux cils.
A. Thalle formé de filaments ramifiés, libres entre
eux ; endo, ou épiphyte.
B. Cellules irrégulières, ayant en moyenne 6,1
de diam. ; Algue vivant surtout sur les Flo-
ridées .
B. Cellules cylindriques, ayant en moyenne 9 p,
de diam. ; Algue vivant surtout dans les Phéo-
phycées.
B. Espèce vivant à l’intérieur des feuilles mortes
de Zostère .
A. Rameaux se serrant au centre en plaque paren¬
chymateuse monostromatique ; Algue vivant dans
les Bryozoaires .
E. viride.
E. Witlrocffii.
E. per for ans.
E. F lustra.
non ~r, E ' r,V/ * (Reinke) Lagerh, 1883, p. 74; Cotton,
P - £°\G n ! Z ' ,926 ’ P ' 238 : Entochdia viridis Reinke,
P. 475; Hauck, Meeresalg., p. 462.
1906,
1879,
12
Icon. Reinke, 1879, Tab. 6, fig. 6-9; Cotton, 1906. PI.
hg. 1-4; Printz, 1926, fig. 28; Borgesen, 1920, fig. 397-399.
CHLOROPHYCÉES DES COTES FR ANÇAISES
39
•c' ("pilules de forme irrégulière, cylin-
Filaments très plus longues q ue larges
couvrant presse toute la
ranges, X 480 (d'après WlLLt).
d'un ..ni pyrénoïde. •"
- a-
les plus diverses, mais surtout dans les Flondees.
r-, i n r - 0 , r>Mn cnr Ceramium acanlhonotum) ,
-W). » M-
(COTTON, dans Derbesia).
2 — £ Wittrocki. (Wille) L-gerh 1883, P . 75; firfock-
dia Wittroc )fii Wille, Crist. Vidensk. Forh., 1880, p. 3, Algo
teil-, 1887, p. 435.
40
CONTRAN HAMEL
Icon. — Wille, 1880, Taf. I; 1887, Taf. 16, fig. 12-14.
Filaments simples ou irrégulièrement ramifiés, à extrémités atté¬
nuées; rameaux parfois réunis latéralement. Cellules cylindriques de
if— x X300: B
marginaux libres, X 300 (d'après Reinke). " " ' P" r “ cll y m at™s avec SI.
nôïde (fig } 13 c Dl d V>"' Chr °“ ato P hore «nique avec un pyré-
noide (hg. IJ, c, D). Vit surtout dans les Phéophycées
etc.) Signalé à Tatihou (Hariot, dans ElachisUa fucicola, Ect. siliculosus.
CHLOROPHYCËES DES COTES FRANÇAISES
E perforons Huber, 1893, p. 316.
- Huber, 1893, PL 14, fig. 1-13; Svedelius, Ostevs-
3. —
Icon.
jôns hafsalgfl, fig- 2.
Algue parasite des feuilles mortes de Zostères Filaments ram.-
® , i ■ (ç 14 A B) Cellules de forme irreguliere,
fiés perçant les cloisons (fig. 14, A, B), u-en à , 4fl
très allongées ou parfois arrondies, larges de 3 a 5 y
Chromatophore en anneau avec un pyrénoîde Sporange!, dans des
cellule, qui se renflent et donnent 8 spores ovoïdes a quatre cls
point rouge.
Signalé dans les lagunes du golfe du Lion (Huber) et à T.Uhou
(Hariot).
4___ E. T lus trse (Reinke) Batters, Cat. Bnt. Alg., P- 14;
Epicladia F lustres Reinke Algenfl., 1889, p. 86.
Icon. — Reinke, Atlas, 1899, Taf. 24, fig. 5-9.
Thalle microscopique, composé de filaments très et jr^here-
ment ramifiés, formant un revêtement a la surface du Bryozoaire
(fig 14, C). Rameaux dans un plan; quand ils sont bien developp ,
le thalle a l’aspect d'une masse parenchymateuse avec une marge fila¬
menteuse Cellules du centre irrégulièrement polygonales, de /
de diamètre; celles des filaments libres sont cylindriques ou megul»»
et ont 5-10/* de diamètre. Chromatophore en plaque pane
un pyrénoîde. Reproduction par zoospores s’échappant par un poie.
C- U à Tniihnu (Hariot, très abondant dans Seriularia pumila, plus
rare d^t^SSlcy'onidlW gelulinosuoi) ; Sl-Muio /; Signale a
Roscofi (Chalon) .
GONGROS1RA Kützing, Phyc. gen., p. 281.
G. Malardii (Wille) Printz. Chloroph., 1928, p. 205; Ste-
reococcus Malardii Wille Algol. Not., XVII, p. 285, 1910
Icon. - Wille, 1910, PI. I, fig. 12-20, PL II. fig- 21-28.
Thalle en coussinet, non incrusté. Filaments rampants, larges de
10-14 p à cellules arrondies émettant des filaments dresses, presque
parallèles, simples ou ramifiés, à cellules moml.formes, larges de
42
CONTRAN HAMEL
8-14/*, 2-3 fois plus longues que larges (fig. 13, D). Ces cellules
émettent parfois des rhizoïdes unicellulaires. Un noyau par cellule
et un chromatophore pariétal discoïde avec un pyrénoïde (ou plusieurs
dans les grandes cellules). Zoosporanges terminaux ou latéraux
(fig. 15, E, F). Acmètes arrondies ou ovoïdes (fig. 15, G).
Trouvé par WlLLE sur les murs des quais de Sainl-Vaast-la-Hougue,
près de la ligne de haute mer.
F,g. 15. - P,. mbmanrnm : A thalle avec cellule, en croit, ; B thalle avec de court, ra¬
meaux; C. un rameau (d après WlLLE, X610). - C. Malardii : D fil. rampant avec
deux hl dre„e, E rameau a sporange,: F sporange mûr; G acinète terminal (X 610.
d apres WlLLE). v
PSEUDENCLONIUM Wille, 1901, p. 29.
Ps submarinum Wille, Stud. u. Chloroph p 29 1901-
Algol. Not.,XVI, p. 282, 1910.
( Icon - — Wille, 1901, PI. 3, fig. 101-134; 1910, PI. 1, fig.
Thalle formé de filaments rampants nombreux, irrégulièrement
CHLOROPHYCÊES DES COTES FRANÇAISES _«
A), vivant sur la surface des pieux e pénétrant ^
t k QdtoS très courts. Les cellules sont
dressees (fig- 15, B, ) , 7 1 diamètre. Un chromatophore
irrégulièrement arrondies et ont te de deux type5 , les
en petit disque pariétal avec u PY t ; temps en repos; les
uns avec membrane épaisse et restan un certain^ mp^
autres avec membrane un 4-8
HuÏ cUs^l’environ 4 , de diamètre; elles sortent par
un col court et germent immédiatement. du port de
Trouvé par WlLLE sur les poutres qui garnissent
Samt-Vaasl-la-Hoaguc et dans 1 aquarium de Ta (.hou.
OCHLOCHAETE Thwaites in Harvey.
Phyc. brit, PL 226.
piments ^ ^
toutes ou presque toutes les ce P naï iétal avec un pyre-
»—
20-30 zoospores à quatre cils.
1 _ O Hystrix Thwaites loc. cit.
Icon . _ Harvey, loc. cit., PI. 226; Cooke, Brit. Freshw. Alg-,
T. 80, fig- 2. j. i» rentre plus ou moins soudes
-SSS&SS»»* ">'■—<“•
prés salés).
2.-0. ferox Huber, 1893, p. 291; Rosenvinge, Alg. mar.
Groenl., p. 139.
Icon. — nuDux, ~ - ' . ,
Filaments s lirait d’un cenPe
mer un disque irrégulier; ramification lateiale, pari
. Huber, 1893, PL X; Rosenvinge, 1894, fig. 42.
A4
CONTRAN HAMEL
s élève au-dessus du disque et forme localement un tissu épais de deux
cellules. Cellules globuleuses ou anguleuses, ayant jusqu’à 30 p de
diamètre. Chromatophore pariétal avec un pyrénoïde; soies tubuleuses
continues avec les cellules (fig. 17, A, B). Cellules centrales s’élar-
Fig. 16. — O. Hÿslrix (d’après Harvey).
gissant pour former des sporanges ayant jusqu’à 30 y de diamètre
qut donnent 20-30 zoospores ovoïdes, longues de 5 y. à quatre cils
(fig. 17, C).
Signalé au Croisic (Huber,
(Hariot, sur le Ch. <srea).
sur le Chœtomorpha Linum), et à
T aiihou
3. O. lentiformis Huber, Chæt., 1893, p, 296.
Icon. — Huber, 1893, PL XI, fig. 1-3.
Source : MNHN, Paris
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
45
Huber) .
46
CONTRAN HAMEL
Forme de petites taches vertes sur des morceaux de porcelaine,
de verre, etc., ressemblant à YUlvella Lens, mais le thalle est moins
régulier et le bord n’est pas formé de cellules allongées (fig. 18, A)
Au milieu, le thalle possède deux ou plusieurs couches de cellules
isodiamétriques ayant jusqu’à 10/* de diamètre; sur le bord, les cel¬
lules sont souvent rectangulaires et ont 3-5x8-10/*. Les cellules por¬
tent des soies très fines, plus ou moins nombreuses, qui manquent par¬
fois. Le chromatophore contient un pyrénoïde.
Les sporanges se forment vers le milieu du thalle et donnent
16 spores probablement, qui sortent par un petit col et ont quatre cils
et un pyrénoïde (fig. 18, B).
Trouvé dans le port du Croisic (Huber), en sept.
PRINGSHEIMIA Reinke.
Ber. d. deutsch. bot. Ges., VI, p. 241, 1888.
P. seul ata Reinke, 1888, loc. cit. ; Algenfl. d. westl. Ostee,
1889, p. 81.
Icon. — Reinke, Atlas, Taf. 25; Printz, Algenveg. Tron-
dheimfj., 1926, p. 242, Taf. 6, fig. 58-61.
Forme des disques monostromatiques arrondis sur diverses
Algues, de 100 à 200 ! de diamètre et se présente en individus sexués
et individus asexués (fig. 18, C). Les disques asexués sont formés par
des filaments s irradiant, fortement soudés entre eux, croissance par
les cellules marginales qui se divisent dichotomiquement. Les cellules
marginales sont hautes de 8-10/*, longues de 12-26/* et larges de
4-10/r, les cellules centrales sont plus isodiamétriques et deux fois
plus hautes que les marginales. Les cellules contiennent un chroma¬
tophore en plaque avec un pyrénoïde. Au centre, se forment des ma¬
crozoospores piriformes de 15X8/* avec deux cils et un point rouge
sombre. Les disques sexués sont plus petits et plus bombés; des cel-
ce . ntre nalssent des microgamètes de 4x3 /*, au nombre de
16 ou 32, à quatre cils et un point rouge.
D après Printz, les cellules peuvent porter de longs poils inco-
lores.
Signalé à wtmaeux (De Block, sur Rh. Roihii) ; à Tatihoa (Hariot.
CHLOROPHYCÊES DES COTES FRANÇAISES
47
sur les Floridées, surtout sur le Polysiphonia dongata)-, à Cuerneset, (MUs
LYLE, sur Chcslomorpha).
BatteRS a signalé à Weymouth le Pseudoprirtgsheimg co^
fluens (Rosenv.) W.lle in Engler u. Pr«ntU<909 p.
conüuens Rosenvinge, Alg. mai. Groenl., 1894, p. 154, ng. J? J q
tome sur les Lamtnaires des d.sques polystromatrques, épais ,usqu a
260 A, confluents. La partie marginale, dans les disques bien deve op
pés, possède plusieurs couches de cellules. Chromatophore apical dis¬
coïde ou cupuliforme, muni d'un pyrenoide entoure d, amidon
noyau. Les disques sont souvent fixés par des vhizoïdes.
ULVELLA Crouan.
Ann. Sc. nat„ 1859, p. 268.
U. Uns Crouan, loc. cit., Huber, 1893, P . 293 ; Phllactidium
Lens Crouan, Flor. Finist., p. 128.
Icon. - Crouan, 1859, T. 22 fig. E. 25-28; Huber, 1893,
PL 11 , fig. 4 - 6 ; R. Taylor, Mar. Alg. of Florida PL3, fig. 15-io,
Setchell and Gardner, Mar. Alg. of Pacific C., PL 35
Thalle vert, en forme de disques, larges de 1-5 m/m., espaces
puis confluents, fixés par toute leur surface inférieure, monostroma-
tiques, puis présentant deux ou trois couches de cellules vers le centre
(fig 18 D). Cellules du centre arrondies de 5-10 A, vers la marge
rectangulaire de 15-30X3-4 F et disposées en lignes rayonnantes, les
dernières simples ou fourchues (fig. 18, E), indiquant la ram.ficat.on
dichotomique. Pas de soies. Cellules à plusieurs noyaux, avec chroma¬
tophore pariétal sans pyrénoïde. Sporanges formes par les cellules cen¬
trales donnant 4-8-16 zoospores à deux cils.
Dragué dans la rade de Brest (CROUAN, à 20 métrés. de profondeur sur
des fragments de porcelaine, de verre et épiphyte sur le Rhododermis elegun ,
divers Melobesia et Hapalidium).
PROTODERMA Kützing, Phyc. gener., p. 295.
P marinum Reinke, Algenfl. d. westl. Ostsee, p. 81.
Icon. — R. Taylor, Mar. Alg. of Florida, PL 3, fig. 12.
Thalle en petits disques, fermement attachés au substratum, for-
CONTRAN HAMEL
18. O. lent,forma : A cell. centrale. et cell. marginale., X 800; B coupe transv
avec sporanges, X 800 (d après Huber); C P. sculuiu, X 420 (d'après Printz) —
U. Lcm : D jeune thalle, X 300; E bord du thalle, X 800 (d'après Huber)
mes de filaments rayonnants ramifiés, réunis, sauf vers la marge en
une couche parenchymateuse. Cellules irrégulières, larges de 6-12 8
avec chromatophore pariétal et un pyrénoïde. Reproduction asexuée
par aplanospores et zoospores à deux cils et un point rouge.
CHLOROPHYCÉES DES COTES FRANÇAISES
49
Signalé sur les rochers à Winwreu* (Leblond) et à Tatihou (Hariot).
St-Senan (! sur cristaux de quartz, a 1 embouchure de la Kance).
Ce genre demanderait des observations complémentaires ; peut-
être ne représente-t-il que des germinations d'autres Chlorophycees.
IL — ACONTÉES
et
III. — STÉPHANOCONTÉES
Les Acontées (Conjuguées) et les Stéphanocontees
(Œ.DOGONIACÉES) ne renferment que des Algues d eau douce e-
pendant, dans la Baltique, se trouve un Spirogya subsajsa Lutz., er
HaNSGIRG a décrit un Cosmarium salmum dans les lacs sales e
Bohême; il est donc possible que quelques Conjuguées se rencontrent
dans nos eaux saumâtres qui n’ont jamais été étudiées methodiquemen .
IV. — HÉTÉROCONTÉES
Les HÉTÉROCONTÉES sont caractérisées par leurs cellules con¬
tenant plusieurs chromatophores en plaques, dépourvus de Py rén ° ld ® s
et colorés en vert-jaunâtre par la prédominance de la xanthophylle
et de la carotine; par l’absence d’amidon remplacé comme substance
de réserve par de l’huile et des graisses; par les zoospores pourvues
de deux cils d’inégale longueur. ,
Ce groupe ne contient que des Algues d eau douce, cependan
on y a rattaché un certain nombre d’espèces du plancton marin que
l’on range actuellement dans les deux familles des CHLOROBOTRYDA-
CÉES (Algues unicellulaires, à membrane imprégnée de silice) et des
BOTRYOCOCCACÉES (colonies globuleuses formées d une gelée abon¬
dante) .
F. DES Chlorobotrydacées
Cette famille, d’après Printz, contient deux ou trois genres
appartenant au plancton marin : Halosphœra Schmitz et Meringo-
50
CONTRAN HAMEL
sphœra Lohmann, et peut-être Aurosphœra Schiller. Ces deux derniers
genres n’ont pas, à ma connaissance, été signalés dans les eaux fran¬
çaises.
HALOSPHÆRA Schmitz.
Halosphæra viridis Schmitz, Halosphæra, eine neue Cattung
grüner Algen aus dem Mittelmeer (Mitt. a. d. zool. Station zu Nea-
pel, Bd. I, Leipzig, 1879) ; Gran, Das Plankton d. norweg. Nord-
meeres (Rep. Norweg. Fishery — and Marine — Investigations,
Vol. II, Bergen, 1902); OsTENFELD, Halosphæra and Flagellata
(Conseil perm. mtern. p. l’explor. de la mer. Bull, tnmestr. I, Copen¬
hague, 1910); PASCHER A., Uber Halosphaera (Ber. d. deutsch.
bot. Ges., Bd. 33, 1913); OsTENFELD, Ôm Algeslaegten Halos-
phaeras systematiske Stilling (Bot. Tidsskrift, Bd. 34, 1915).
Thalle sphérique, unicellulaire, nageant librement. Le milieu de
la cellule est rempli par une grosse vacuole; le protoplasme pariétal
contient un noyau et de nombreux chromatophores vert-jaune, en
plaques souvent réunies par des anastomoses et formant alors un ré¬
seau. Parfois, le noyau est central, entouré d’une enveloppe de cyto¬
plasme et réuni par des travées au cytoplasme pariétal. Les produits
d’assimilation sont des matières graisseuses et huileuses. La membrane
est formée en grande partie de composés pectiques et imprégnée de
silice; elle forme deux valves soudées par leurs bords.
Multiplication par aplanospores, 8-128 dans la cellule-mère,
mises en liberté par rupture des valves (fig. 19, J). Cellules durables
formées, une par cellules, par condensation du protoplasme et forma¬
tion d’une nouvelle membrane épaisse à deux valves. Zoospores petites,
métaboliques, formées en grand nombre avec deux longs cils inégaux,
deux chromatophores et un point rouge.
D après P. Dangeard, Y H. viridis est commun en été dans le plancton
de la Manche; d’après Malard, il est rare à Gatteville; d’après PAVILLARD,
il est plus ou moins abondant dans les eaux froides de l’étang de Thau, entre
novembre et avril.
F. DES Botryococcacées
D après Printz, cette famille contient deux genres marins :
Pelagocystis Lohman et Racovitziella de Wildeman (représenté aussi
dans les eaux douces). J’y joindrai le genre Phœocÿstis Lagerheim.
CHLOROPHYCÊES DES COTES FRANÇAISES
PHÆ0CYST1S Lagerheim.
Bot Notiser, 1893, p. 32-33.
Sur une alg. pélag. nouv., 1892.
Icon _ Pouchet, loc. et. ; Lagerheim, 1896, fig. W •
Algue irrégulièrement sphérique, comme ^ ^sphères '
volume inégal se coupant les unes ™ de petite5 cel-
diamètre, formée par une masse e g cellules, disposées sans
Iules de 4-8 e de d.ametre (ftg. 19, A h colorée5 en jaune
rr,
cellule, l'autre plutôt transversal (he- ^ des mers du
Cette Algue^^it très commun et dans tout l e Pas-
KlalsTeÆmms driver (janvier-mai)^ elle est rejrteep^ar
les gros temps dans les creux remplis d eau a ° ' dans les
Malard, elle est extraordinairement commune a
pêches au filet fin, de janvier a juin. p j, e( ; n ’ ex iste pas sur
Tenendant il est probable que le I h. 1 ouencu . pr
Cependant u £ a décrlt une nouvelle espece J h
nos cotes. En eflet, oCHE Wissenschaftl.
globosa (Ber. ch Deut. bot es , P- abondante dans
Meeresunters. Helgoland, IV, 19UJ), parr du
les eaux d'Helgoland, de mars a juin. Ce te espece ^ ^
Poucheti principalement par ses chômes P^ QsTENFELD
sphères secondaires (fig. • ' ' > « dans l a Manche et dans
(Danske Farv. Plankton, \y\->, P- ) . Uplaoland le Ph.
la portion méridionale de la mer du Nor l us 9“ ^ globosa ».
Poucheti est remplacé par l’espece proche parente g
Il y a donc là un point à élucider.
■Ph (?) Giraudii (Derb. et Sol.) Lagerheim, loc^cit.; Telia s-
pora Giraudii Derbès et Solier, Mém. sur quelq. points Physio . g-,
p. 8.
52
CONTRAN HAMEL
Icon. — Derbès et Solier, loc. cit., PI. I, fig. 1-6.
Cette Algue sur laquelle on ne possède que les observations de
Derbès et Solier, semble avoir une constitution voisine de celle du
Ph. Poucheti. Elle vit en épiphyte sur diverses Algues marines, Cera-
mium, Dictyota, et forme des séries de sphères mucilagineuses, jau¬
nâtres ou brunâtres, atteignant 1 c/m. de diamètre. Les cellules qui
ressemblent, d’après le dessin de DERBÈS et SOLIER, à celles figurées
par PouCHET, contiennent plusieurs chromatophores jaunâtres; elles
ont 3-5 a 4 de diamètre. Il se forme 3-4 zoospores piriformes, jaunâtres,
munies d un seul long cil ; il est probable que le second cil transversal
n’a pas été aperçu par DerbÈS et SOLIER (fig. 19, D, E, F).
CHLOROPHYCÊES DES COTES FRANÇAISES
Trouvé à Marseille (GlRAUDv) en juin, épiphyte; aux Salins d Hÿeres
(ThiébaUT) sur les rochers; rejeté au Golfe Juan (JHURET et BoRNET) en
uin II est possible que, comme le Ph. PoucheU, le Ph. G,r audu so.t une
Algue du plancton qui n’ait encore été trouvée que rejetee a la cote par
gros temps.
On peut rapprocher de ces plantes le Ph. (?) fuscescens Braun,
Algue d’eau douce fréquente sur le littoral méditerranéen, qui forme
de grosses bulles brunâtres attachées aux végétaux aquatiques et attei¬
gnant 5 c/m. de diamètre. (Tanger (Schousboe) ; Ban pu/s (Fla-
HAULT) ; marais du golfe Juan (Thuret et Bornet), recueilli de
décembre à mai.)
Ces trois espèces semblent assez voisines les unes des autres, mal¬
gré les renseignements incomplets que l’on possède. La derniere, e
Telraspora fuscescens Braun, a été rattaché au genre Racovüziella de
Wild par WlLLE et PRINTZ, ce qui m’a détermine a rattacher le
genre P/iœocpsü’s aux Hétérocontées. CtLTMANNS place le 1 h. I oa-
cheti parmi les Phæocopsacées (Cryptomonadales), avec / hœococ-
cus, Ncegeliella et Phœothamnion.
Incertæ SEDIS
Pirula satina (Dang.) Printz, Chlorophyceae in Engler u.
Prantl, p. 225; Heterogonium salinum Dangeard, Bull. boc. bot.,
1911, p. 310, fig. 1.
Cellule de forme ovale, 9-10x5-6 F. chromatophore pariétal
muni d’un pyrénoïde; un noyau. Membrane se colorant directement
en bleu par l’iode. Multiplication très rapide rappelant celle des le¬
vures par bourgeonnement. Les cellules-filles se séparent ou parfois
il se forme de petites colonies de trois ou quatre cellules.
La position de cette Algue est incertaine. P.-A. Dangeard 1 a
décrite d’après des échantillons développés dans un flacon contenan
de l’eau de mer et quelques gouttes d’un bouillon de morue, a Con¬
carneau (?). Printz la rapproche du P. g emmata epiphyte sur des
Mousses et Hépatiques du Guatemala et trouvé aussi en Suisse, dans
des vases de culture; il place le genre Pirula à la suite des 1 ren e-
pholiacées.
54
CONTRAN HAMEL
Appendice
FLAGELLATES
Indépendamment des Phceocÿstis que l’on classe généralement
parmi les Cryptomonadales, dans la famille des Pheocapsacées, les
Flagellâtes suivants ont été observés sur les côtes françaises :
Cryptomonadales. - T{hodomonas baltica Karsten. Cellules
aplaties avec deux cils dans une échancrure, près de l’extrémité ;
longues de 25-40/* (15-25 /* suivant Dangeard), larges de 15-17 /*
(7-10/* suivant Dangeard) ; un seul chromatophore d’un beau
rouge; un pyrénoïde central. Observé par P.-A. Dangeard, à Con¬
carneau (Bull. Soc. bot., 1911, p. 450).
J{hodomonas marina (Dang.) Lemm. (Cryplomonas marina
Dangeard, Note sur un Cryptomonas marin. Le Botaniste, 3 e sér.,
p. 32, pl. II, fig. 20). Cellules allongées, longues de 42-63/*, avec
un chromatophore jaune-sale ou jaune-brun. Un pyrénoïde. Deux cils
aussi longs que la cellule. Trouvé à Luc-sur-Mer (P.-A. Dangeard).
Chrysomonadales. — Dinobryon mediterraneum Pavillard
(Fl. étang de Thau, p. 45, Pl. I, fig. 8 et 9). Colonies assez étalées.
1 hèques cylindriques évasées en coupe à l’ouverture, se rétrécissant
brusquement en cône aigu à l'autre extrémité; cône terminal fortement
dévié latéralement. Dimensions à peu près identiques pour toutes les
thèques; long. 26 t», larg. 5 /*. Assez abondant en février, dans l'étang
de Thau.
CHARACÉES
Enfin, dans les eaux saumâtres se rencontrent encore parfois des
Characees. D’après l’excellente monographie de l’abbé Hy (Chara-
cees de France, Soc. Bot., Mém. 26, 1913) on y trouve, outre le
Lamprothamms alopecuroides (Delille) Braun, plusieurs Chara ■
Lh. baltica Fries, Ch. asperula Thuret, Ch. vulgaris Wallroth.
Recherches
sur la culture des Péridiniens
par E. BACHRACH et M. LEFÈVRE
Les quelques essais de culture qui ont été tentes jusqu ici sur les
Péridiniens n’ont pas, à notre connaissance donne de résultats bi
intéressants. Dans quelques cas exceptionnels, certaines es P“ es
pu être maintenues en état de végétation pendant quelques jours, mais
on n a pas obtenu à proprement parler de cultures de Pend,mens.
LlNDEMANN a conservé vivants pendant trois ou quatre semaines de
petits Cÿmnodmium; HuBER PESTALOZZI a étudie 1 action de cer¬
tains facteurs physiques et chimiques sur Cemtmm hmmdmella don
il faisait éclore, au laboratoire, les kystes préalablement récoltés dans
la vase. Nous avons pu, nous-mêmes, conserver vivantes pendant plu¬
sieurs semaines certaines espèces d’eau douce (P. cmctum, . ipes,
P. centenniale) en les recueillant dans des vases présentant une large
surface d’aération et en les exposant en un lieu d éclairage moyen
et de température relativement constante.
Mais, il ne s’agissait pas là, à proprement parler, de cultures
et la question restait, à notre connaissance, sans solution.
Les résultats intéressants, que nous ont fournis les cultures de
diatomées sur milieu à l’agar-agar, nous ont conduit a appliquer
aux Péridiniens des méthodes analogues, et ce sont ces résultats que
nous nous proposons d’exposer ici.
56
E. B AC H R AC H & M. LEFÈVRE
Nos recherches ont été effectuées au Laboratoire de Biologie
de Tamaris, sur des espèces marines.
Comme les espèces d’eau douce, les espèces marines peuvent se
diviser en deux catégories : les espèces planctoniques et les espèces
benthiques. Les premières semblent d’une sensibilité extrême aux va¬
riations brusques de la température. Il nous a été à peu près impossible
de les rapporter bien vivantes au laboratoire; elles avaient presque
toujours perdu la faculté de se mouvoir.
Les espèces benthiques, moins sténothermes, croissent dans les
eaux peu profondes et peu agitées, à l’abri des herbiers denses d’En-
teromorphes, de Cladophora et de Zostères. Elles comprennent entre
autres des espèces appartenant aux genres Amphidinium, Clenodi-
nium, Cymnodinium et quelques rares Peridinium. En raison même
de leur habitat, elles ne sont pas très sensibles aux brusques variations
de température, et c’est ce qui nous a incités à tenter sur elles les
procédés de culture qui vont suivre.
Les milieux primitivement utilisés étaient les suivants :
1° Milieu liquide :
Eau de mer. 1.000 cm 3
Agar-agar. 2 gr. 5
2° Milieu semi-fluide :
Eau de mer. 1.000 cm 3
Agar-agar. 5 gr.
3° Milieu solide :
Eau de mer. 1.000 cm 3
Agar-agar. 10 gr.
Pour préparer ces milieux, on fragmente les lanières d’agar, on
les introduit dans un ballon de 1.500 cm 3 , on ajoute l’eau de mer
et on soumet à 1 autoclave à la température de 110° pendant 30 mi¬
nutes.
On répartit ensuite la masse dans des boîtes de Pétri ou dans
des tubes à essais. On stérilise à nouveau à 1 15°-120° pendant 20 à
30 minutes, et on laisse refroidir.
Pouf ensemencer, on exprime dans un cristallisoir des algues
abritant des Péridiniens. On prélève, à l’aide d’une pipette, une
petite quantité du liquide et on laisse tomber des gouttes espacées à
RECHERCHES SUR LA CULTURE DES PÊR1DIN1ENS
la surface de l'agar. On expose à une lumière vive, mais non au
"'"''Ces ensemencements bruts ont donné des résultats très intéres¬
sants. Au bout de quelques jours, les points ensemences brun.ssentet
l’on peut, au microscope, déceler de nombreux d.noflagelles
tiplic Voici quelques précisions sur les résultats obtenus :
La récolte ayant servi à l’ensemencement brut contenait de tr
rares exemplaires d'un petit Gymnodinium (Fig. 7) a chromatop ores
peu colorés et plutôt verdâtres que brnns (espece probablement sapro¬
phytique), quelques Amphidmium (Fig. ), des Exaviella ...
P Y Sur milieu, le Gymnodinium se développe bien; , est facile de
constater au louche qui couvre la culture, que a multiplication est
intense Au bout de 5 à 6 jours, de nombreux infusoires ciliés se son
développés, mais après 10 à 12 jours, ils ont complètement disparu.
Les Gymnodinium sont alors repiqués et la culture devient assez Pur ’
Les Amphidinium se multiplient mal et les Excella pas du tout
Sur milieu semi-fluide, les résultats sont franchement mauvais.
Au bout d’une dizaine de jours on ne trouve plus trace des orga¬
nismes ensemencés. , , . , ,•
Sur milieu solide, au contraire, la végétation des dmoflagelles
semble excellente. Le Gymnodinium ne s’est pas développe, mais par
contre, les Amphidinium se multiplient activement ainsi que les £xu-
viella et même quelques Pendmium. ,
Après deux ou trois repiquages, les especes semblent fort bien
accoutumées : on trouve de très nombreux individus en voie de divi¬
sion et des plages couvertes d’ Amphidimum. Il y a nettement mu t
plication des organismes introduits et non entretien plus ou moins
prolongé de la vie chez quelques individus.
Evolution des cultures
Sur milieu liquide, l’évolution des Cymnodinmn i est très rapide.
En quelques jours, les cultures renferment des milliers d individus
extrêmement vivants et mobiles. Nous avons laisse une de ces cultures
s’épuiser et au bout de 22 à 25 jours, nous avons obtenu un nombre
considérable de kystes. Les autres cultures régulièrement rep.quees
se sont maintenues dans leur état habituel.
58
E. B AC H RAC H &■ M. LEFÈVRE
Fig. 1 a 6. — Amphidinium sp. après 4 mois de culture sur milieu solide : 1, cellule adulte
encore munie de ses flagelles; 2, individu s'entourant de mucus gélatineux avant la divi-
sion; tan de la division; 4 et 6, Amphidinium sp. après deux divisions successives ;
5, collection dI individus après de multiples divisions; 7, Cÿmnodinwm sp. qui s’est fort
bien développe sur milieu liquide.
Sur milieu solide, l’évolution est beaucoup plus lente, surtout
chez les Amphidinium qui se reproduisent en kystes gélatineux (Fig. 2
a 6). Afin de faciliter l’extension des plages, il y a lieu d’écraser
délicatement les colonies (Fig. 5) entre lame et lamelle stériles de
façon à en dissocier les éléments. On réensemence ensuite, sur milieu
neuf, au fil de platine.
Nous avons pu rapporter de Tamaris à Paris des cultures d’Am¬
phidinium. Ces cultures se sont maintenues florissantes jusqu’aux pre-
59
RECHERCHES SUR LA CULTURE DES PÉRIDINIENS
miers jours de Décembre. La souche mère datait des premiers jours
d’AoÛt. Le défaut de lumière et la température trop basse a laquelle
elles ont été maintenues ces temps derniers semblent leur avoir ete
néfastes. Cependant, les dessins qui illustrent ce travail ont ete exécutes
d'après des individus encore bien vivants au 25 Décembre, donc apres
quatre 'mois et demi de culture. ... , .
Dans une deuxième série d'expériences, nous avons utilise les
milieux précédents additionnés d'extraits d’Algues marines. La crois¬
sance, dans ces conditions, semble encore meilleure et plus rapide.
Les Gymnodinium se développent avec exubérance, surtout si on
a eu soin d’ajouter à la culture quelques fragments d algues stérilisés.
Nos expériences, toutes d’orientation, ont surtout pour but de
prouver que la culture des Péridiniens est chose possible et relative¬
ment facile (pour plusieurs espèces particulièrement).
Il serait intéressant d’observer si, par la culture sur agar stérile,
les Dinoflagellés ne subissent pas, comme les Diatomées, de profondes
modifications dans leur structure et dans les phases successives de leur
cycle évolutif. Jusqu’à présent, nous n’avons guère remarqué que des
modifications de forme générale et de dimensions. Après cinq mois de
culture sur milieu solide, les Amphidinium conservent leurs flagelles
et se meuvent activement lorsqu’ils rencontrent dans la préparation
une veine liquide. ^
Nos essais sur les espèces pélagiques ont été infructueux. Cela
tient à ce que le plancton que nous avons utilisé pour nos ensemen¬
cements bruts contenait peu de Péridiniens et une très forte propor¬
tion de crustacés divers qui, en se corrompant, ont contaminé nos cul¬
tures.
Cependant, certains indices nous permettent de supposer que
la culture des espèces à test épais est également très possible. Nous
avons, du reste, observé la multiplication de plusieurs d entre ^ elles
lorsqu’elles se présentaient accidentellement dans les cultures d Am¬
phidinium, mais leur nombre trop restreint ne nous a pas permis de
les suivre après repiquage.
Paris, janvier 1929.
t H>V ■ \ '
_
Source : MNHN, Paris
Floridées de France VI
par Gontran HAMEL
NÉMALIÉES
Les Némaliées, représentées sur nos côtes par les genres Nema -
lion , Helminthocladia, Helminthora et Liagora, se distinguent des
autres Helminthocladiacées par leur axe fastigié, c est-à-dire que 1 axe
central n’est plus composé d’un seul filament, mais dune réunion de
filaments qui cheminent parallèlement en s intriquant plus ou moins.
Chacun de ces filaments centraux croît par une cellule initiale spéciale
et émet vers l’extrémité supérieure, par dichotomie, des rameaux qui
s’écartent au fur et à mesure de la croissance du thalle, de sorte qu une
coupe longitudinale de cette extrémité ressemble à un éventail assez
régulier. Bientôt les rameaux deviennent perpendiculaires à J axe; ils
se ramifient dichotomiquement et entourent complètement 1 axe cen¬
tral; les derniers articles possèdent des chromatophores abondants et
se distinguent par leur couleur rouge des filaments centraux incolores.
On leur donne pour cela le nom de « filaments assimilateurs ». Ils
sont enrobés dans une matière gélatineuse abondante à laquelle, dans
le genre Liagora, s’ajoute un dépôt calcaire. Les cellules basales des
filaments assimilateurs émettent des rhizoïdes descendants qui forment
une sorte de manchon autour des filaments de 1 axe central et s inter¬
calent parfois parmi eux; ces filaments descendants peuvent à leur
tour émettre des bouquets de filaments assimilateurs secondaires.
62
CONTRAN HAMEL
Les quatre genres de nos côtes sont très voisins, mais se différen¬
cient assez facilement. Le genre N emalion se distingue par son car-
pogone qui naît à l’extrémité d’un court filament et par l’absence
d’involucre; les trois autres genres possédant un rameau carpogonial
sessile et un involucre bien développé qui entoure le gonimoblaste. Les
N emalion et H elminthocladia ont leur axe central formé de filaments
intriqués étroits; les Helminthora et Liagora ont leur axe formé de
gros filaments assez serrés. Enfin, les Liagora sont facilement distin¬
gués par leur incrustation calcaire.
NEMALION Targioni Tozzetti.
Bibliogr. — Bornet et Thuret : Recherches sur la fécondation des
Floridées (Ann. Sc. nal., V* sér., t. VII, 1867). — WlLLE N. : Uber die
Befruchtung bei Nemalion multifidum (Web et Mohr) J. Ag. (Ber. d.
deutsch. bol. Ces., Bd. 12, 1894). — De Janczewski Ed. : Notes sur le
développement du cystocarpe dans les Floridées (Mém. Soc. nal. Sc. nal. de
Cherbourg, T. XX, 1876). — Chester Gr.-D. : Notes concerning the
development of Nemalion multifidum (Bol. Cazette, vol. 21. 1896). _
WoLFE J.-J. : Cytological Studies on Nemalion (Annals of Bol. vol 18
London, 1904). — ROSENVINCE L.-K. : Marine Ailgae of Dellmark, Rho-
dophyceæ (Banglales and Nemalionales (Mém. Acad. Ro\). Sc. et Lett. de
Danemark, 7 e sér., t. VII, n° 1, Copenhague, 1909). — KuRSSANOW L. :
Beitrage zur Cytologie der Florideen (Flora, Bd. 99, Jena 1909). _ Ky-
LIN H. : Uber die Befruchtung und Reduktionsteilung bei Nemalion multifidum
(Ber. d. Deutsch. Bol. Ces., Bd. 34, 1916). — Kylin H. : Uber die
Keimung der Florideensporen (Arihi. for Bot., T. 14. 1917). _ Cleland
: Tlle cytoIogy and lifehistory of Nemalion multifidum (Ann of Bot
1. 33, pp. 323-352, 1919).
Le genre Nemalion est peut-être le genre le mieux connu de
toutes les Floridées. La bibliographie ci-dessus contient une série de
travaux, tous très importants au point de vue biologique.
L’axe central est formé de filaments étroits d’environ 8 p de dia¬
mètre, incolores et enchevêtrés. Les filaments assimilateurs sont com¬
posés d’articles assez courts, polymorphes, larges de 5-12 4 dans le
N. helmmlho'ides et pouvant atteindre 15 g dans le N. multifidum. Le
tout baigne dans une matière gélatineuse abondante, ce qui, joint à
leur forme extérieure, a fait comparer ces Algues à des Vers.
La cellule contient un seul noyau et un chromatophore étoilé
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
63
avec un gros pyrénoïde qui pourra,t parfois ne se présenter que comme
une grosse vacuole.
...... - I n i\j mnltifiJum • C coupe transversale d après OLTMANNS,
Fig. 41. - A N. hclmmlhoidcs ; B N. ^ coupe BoRNET et
D androphores et carpogone; E gon.moblastt (L> et t. A ZOU, a ap
T huret) .
Les organes mâles sont formés par des rameaux ramifies a 1 extré¬
mité des filaments assimilateurs; l’ensemble compose des androphores
plus ou moins compacts. Chaque article des rameaux males donne
naissance à 1-4 spermatanges. Les cellules-mères des spermatanges
64
CONTRAN HAMEL
contiennent encore des ébauches de chromatophores ; on en trouverait
peut-être encore dans les spermatanges eux-mêmes (fig. 41, D).
Le carpogone se trouve à l’extrémité d'un rameau de 4 à 7 cel¬
lules dont les 3 ou 4 supérieures ne contiennent qu’une ébauche de
chromatophore (fig. 41, D). Après la fécondation, le carpogone est
divise en deux par une cloison horizontale; la cellule inférieure ne
prend pas part au développement du gonimoblaste. La cellule supé¬
rieure émet des filaments courts ramifiés dont l’ensemble forme une
mûre et dont les cellules terminales se transforment en carposporanges.
11 ny a pas d’involucre (fig. 41, E).
a; K , YL T a étudié cytologiquement les organes sexuels du
, multifidum et constaté que la plante et les cellules du gonimoblaste
n ont que 10 chromosomes dans leurs noyaux et sont haploïdes. La
phase diploïde (20 chromosomes) ne se rencontre que dans le zygote
et la réduction chromatique s’opère dès la première division.
Les carpospores en germant émettent des filaments rampants et
se vident complètement de leur contenu. Les jeunes plantules, d’après
LHESTER, rappelleraient les Chantramia des Batrachospermes •
il existait cependant une différence, l’Algue naissant par coales¬
cence des filaments dresses de la plantule et non pas sous forme d’un
rameau court comme le fait un Batrachosperme sur un Chantramia.
La plupart des échantillons étudiés étaient monoïques; il n’en
est pas toujours ainsi, et Rosenvinge a observé que les spécimens
dioiques étaient plus nombreux sur les côtes danoises.
Deux especes de Nemalion se rencontrent sur les côtes de
France : N. mulüfidum (Web. et Mohr) j. Ag. et N. helminthoides
incum E)ub ' ^ "k™** generaIement désigné sous le nom de N. lu-
Le A. helminthoides est généralement non ramifié, son thalle
es épais et de grande taille (certains échantillons atteignant 60 c/m
de longueur), 1 extrémité est obtuse; il croît le plus souvent au niveau
de la haute mer, sur les rochers battus de la Méditerranée et de
axÏ dén ^ 8U f “ JaPO "’ P - 90 md,que la P arti e
axile dépassé en diamètre la partie péricentrale.
petite^' m t ul !' fidum e , st très ramifi é, son thalle est assez mince, de
petite taille et s amincit lentement vers les extrémités aiguës; il croît
FLOR1DÉES DE FRANCE VI
65
sur les rochers battus de l'Océan et de la Manche, souvent au niveau
de la basse mer. La partie axile est plus étroite que la partie péricen-
trale (fig. 41, C).
La détermination de certains échantillons est délicate.
TV hetminthoides (Velley) Batters. Catalogue of Bnt. Mar.
Algae, Journ. of Bot., 1902, p. 59 ; CoTTON, Clare Island
Survey, Part 15, Proc. Royal Irish Acad., Vol. 31, p. 133, 1912;
Fucus elminthoides Velley, in WlTHERING, Botan. Arrang., ed. 2,
vol. III, p. 255, pl. XVII, fig. 2 (1 792), espec. auth. in Herb. Kew,
fide Batters et Cotton ; N. lubricum Duby, Bot. Gall., II, p.
959; Ardissone, Phyc. médit., p. 267 ; Hauck, Meeresalg., p. 59.
Preda, Flor., p. 378.
Icon. — Kützing, Tab. phyc., XVI, 62, 1 ; Okamura, Icon.
Japan. Algae, Pl. 158, fig. 15-16.
Cette forme vit, dans l’Atlantique, sur les rochers exposés, au
niveau de la haute mer ou à mi-marée; elle y apparaît en juin et .dis¬
paraît en octobre. Dans la Méditerranée, elle est très commune sur
les rochers, à fleur d’eau; on la trouve dès le mois de mars et elle
devient rare en octobre; cependant, dans 1 herbier Thuret, se trouve
un échantillon recueilli à Antibes en décembre (fig. 41, A).
Dist. géogr. — Roscoff (Feldmann) ; Brest (CrouAN, Alg. mar. Finist.
n° 223, sur les Balanus ovularis et Mytilus rugosus qui couvrent les rochers
exposés au choc des vagues) ; St-Guénolé ! ; Belle-Ile (ThURET, Lloyd, Alg.
Ouest n° 65, rochers rudes exposés au choc des flots, presque à marée haute) ;
Le Pouliguen (Debray) ; Le Croisic (Thuret et Bornet) ; Biarritz (Thu¬
ret et BoRNET, rochers à haute mer); Guéthary .(SAUVAGEAU) ;
Banyuls (Feldmann) ; Marseille (J. Agardh, Giraudy, Solier) ;
Toulon (LeprÉVOST) ; Cannes (THURET et BORNET) ; Antibes (THURET et
Bornet) ; Nice (J. Agardh) ;
Calvi (Soleirol) ;
La Calk (Bory) ; Philippeville (Bory) ; Alger (Debray, Phyk. univ.
n° 402) ; Cherchell (Bory) ; Tanger (ScHOUSBOE).
TV. multifidum (Web. et Mohr) J. Agardh, Sp. Alg., p. 419;
Rivularia multifida Web. et Mohr, Reise nach Schwed., p. 193.
Icon. — Harvey, Phyc. Brit., pl. 36; Kützing, Tab. phyc.,
XVI, 61 ; Bornet et Thuret, 1867, pl. 11, fig. 1-5; Janczewski,
66
CONTRAN HAMEL
1876, PI. 3, fïg. 3; Wille, 1894, fig. 1-5; Chester, 1896, PI.
25-26; Wolfe, 1904, PI. 40; Rosenvinge, 1909, fig. 68-70 ■
Kylin, 1916, fig. 1-7 ; Cleland, 1919, PI. 22-24 ; Okamura!
Icon. Japan. Alg„ tab. 187, fig. 14-16.
Croît dans les endroits battus, à haute ou à basse mer; généra¬
lement sur les rochers ou les Patelles, parfois sur les Fucus serratus.
Apparaît en juin et disparaît en octobre (fig. 41, B).
Dist. géogr. — Barfleur (Thuret et Bornet) ; Cherbourg (Thuret
et Bornet; Le Jolis, Alg. Clicrb. n° 58) ; Sl-Malo ! ; Roscoff (Vickers
et Karsakoff) ;
Brest (Crouan, N- lubricum f. dichoioma) ; Belle-Ile (Lloyd, Alg.
Ouest n° 46, presque à marée basse) ; Le Croisic (Thuret et Bornet)
Biarritz (Thuret et Bornet).
P. Crouani nov. nom.; N. multifidum Crouan non al.
Les frères Crouan ont (Fl. Finist., p. 146) décrit un N. multi¬
fidum, toujours rameux, très dichotome et jamais simple comme le
N. lubricum, s’en distinguant surtout par son axe de filaments lâche¬
ment entrecroisés et non serrés en colonne cartilagineuse et par la
membrane gélatineuse de la périphérie fortement accusée. Sa couleur
est aussi d un rouge-rose et non pourprée. Ils l’ont trouvé sur les
pieires, a 1 intérieur des golfes, à mi-marée.
J ai recueilli cette Algue à Saint-Servan, à l’embouchure de la
Rance, en face de 1 hôpital du Rosais. Elle vivait sur une pierre cou¬
verte de vase, au niveau des F. serratus. Sa station est donc bien
differente de celle qu'affectionnent les autres formes. En séchant,
la plante se rétracte fortement et devient linéaire, ce qui est peut-être
du au petit nombre de filaments formant l’axe de la fronde. L’Algue
était monoïque.
Dist. geogr. — Sl-Servan ! juill.; Brest (Crouan, Alg. Finist. n° 224-
JJesmazieres n° 1617).
HELMINTHOCLADIA J. Agardh (Sp. Alg., P . 412)
Brbliogr. Schmitz Fr. : Chromatophoren der Algen (Verhandl d
naturhlst. Verems d. preussisch. Rheinlrmde u. IVestfalem, 40, Jahrg 1883)'
- Schmitz Fr. u Hauptfleisch P. : Rhodophycere (Engler u. Pranil,'
Pflanzenfam., 1896), — Rosenvinge K. ; Marine Alg. of Denmark (Mém
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
67
Acad Roy. Sc. et Leü. de Danemark, 7= sér„ t. VII n" 1.. .«^e,
1909) — KuRSSANOW L. : Beitrage zur Cytologie der Flondeen ,
Bd 99, Jena, 1909). — Chemin E. : Sur le développemeat des spores chez
quelques Némaliées (Soc. Bot. de France, T. 74. 1927).
1 — H. Calvadosti (Lamour.) Setchell in Phycotheca Bo-
veali-Amer n° 2035 ; Dumonûa Calvadosii Lamouroux, Dict. d hist.
nat V p 643; Duby, Bot. Gall., p. 941; Mesoglota purpurea
Harvey’ in HooKER, Br. Flor., II, p. 286; Nemalion purpureum
Chauvin, Recherches sur l'organisation, la fructification et a classi¬
fication de plusieurs genres d'algues, Caen, 1842; Helmmthocladia
purpurea J. Agardh, Sp. Alg., p. 414.
Icon. - Harvey, Phyc. Brit., tab. 161 ; Rützing Tab. phyc.,
XVI 62 ; JOHSTONE and Croall, B rit. Sea-Weeds, PI. 62 ,
Flora Danica, tab. 2699; Schmitz, 1883 fig. 11-12 ; Rosen-
vinge, 1909, fig. 71-73; Chemin, 1927, fig. 1.
L ’H. Calvadosii est une grande plante, atteignant 60 cm. de
longueur (d'après les échantillons d'herbier et on en trouverait pro¬
bablement de plus grands dans la nature), de couleur brun fonce,
fixée par un petit disque. Au-dessus de ce disque, la fronde est mince,
mais s’élargit bientôt et peut avoir un diamètre de H m/m.; eue
porte de nombreux rameaux irrégulièrement disposes et s amincit vers
l'extrémité. Les rameaux, étroits à leur insertion, sont ramifies a leur
tour et les rameaux de dernier ordre sont presque linéaires. La rami¬
fication émise en tous sens est irrégulière et tous les rameaux, comme la
fronde, sont arrondis (fig. 42).
L'axe est formé de filaments lâchement réunis ; les filaments assi¬
milateurs sont caractérisés par les grosses cellules pinformes terminales
qui ont de 20 à 25 A de diamètre (fig. 43, A). La cellule contient
un noyau et un chromatophore étoilé, muni d'un gros pyrenoide.
Les poils nombreux sont portés par de courts filaments latéraux. Les
tissus baignent dans une matière gélatineuse abondante.
Les spermatanges entrevus par CHAUVIN (1842, p. 56) ont ete
décrits par RosENVINCE. Ils forment des touffes hémisphériques,
denses à l’extrémité des filaments assimilateurs (fig. 43, B).
Le rameau carpogonial (ScHMITZ u. HauPTFLEISCH 1896,
p 333- Rosenvinge, 1909, p. 148) naît sur le côte des filaments
68
CONTRAN HAMEL
assimilateurs ; il est sessile et composé de 3 ou 4 cellules (fig. 43, C)
Après la fécondation, le carpogone est divisé en deux parties par une
Fig. 42. — H. Calvadosii de Guéthary (1/2 gr. nat.).
cloison oblique Les filaments sporogènes sont composés de cellules
assez longues; ils sont ramifiés et leur article terminal se différencie
en carpospore. Les cellules stériles du rameau carpogonial donnent
issance a des filaments composant un involucre autour de la mûre
roimee par le gonimoblaste.
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
69
L 'H. Calvadosii est monoïque.
RoSENVINGE a signalé des corpuscules ressemblant aux sperma-
tanges et occupant leur place, mais de plus grand diamètre (fig. 43 D).
Selon lui, ces organes ne seraient que des spermatanges mal iormes,
Sv'EDELIUS (...Stud. über Scinaia, 1915, p. 18) pense, au contraire,
que ce sont de véritables monosporanges.
Fig. 43. - H. Calvadosii : A filaments ^ E X 240
meau carpogonial X 240; D monosporanges (?)Xl/3. n
(B et D d'après RosENVINGE).
Les carpospores donnent des germinations (CHEMIN, 1927, p.
164) comparables à celles des Ncmalion , c’est-à-dire des filaments
rampants où pénètre tout le contenu de la spore. Au bout de quelques
mois naîtraient de grosses cellules arrondies, à membrane épaisse et
à contenu fortement pigmenté.
L 'H. Calvadosii croît sur les rochers, à basse mer, dans les en¬
droits plutôt calmes. On l’a recueilli de juin à septembre.
Dist géogr. — Calvados (Lamouroux, Chauvin, Chemin) :
(Lebel); Barfleur (THURET et BorNET) ; Cherbourg, Ile Pake _<ThuRET
et Bornet) : Brehat (Lami) ; Roscof (Vickers et Karsakoff) . Brest
(CROUAN. Alg. Finist. n" 221, sur les rochers dans les baies sablonneuses) ,
St-Cuénoîè I épave: Larmor (Duc): Belle-Ile (L-OYD Alg. °« >,
rochers plats découverts seulement aux grandes marees) ; Morb.han (E elievre
et PROUHET, Hydroph. du Morbihan n" 56; Lloyd Alg. Ouest n 224,
ne curieuse croissant sur le banc de sable coquiller d Erus, a maree .oui a
fait basse) ; Noirmouliers (BroNCNIART) ; Biarritz ( 1 HURET et Bornet) ;
Cuctharÿ (Sauvageau) .
70
CONTRAN HAMEL
2. H Hudsoni (Ag.) J. Agardh, Sp. Alg., p. 413;
Bornet, Alg. de Schousboe, p. 263; Kuckuck, Uber Platoma
Bairdii ( IVissensch. Meeresunters, Bd. V, H. 3, 1912) ; Mesogloia
Hudsoni Agardh, Syst. Alg., p. 50 p. p.
Cette plante est très voisine de la précédente (fig. 44). Suivant
Bornet, elle se distingue par sa ramification fréquemment dichotome
(non en grappe) et ses ramules s’insérant sur une large base; sur les
échantillons d’herbier la surface est terne, tandis qu’elle est luisante
dans les specimens c Y H. Calvadosii. Kuckuck remarque que le tissu
est moins serré dans VH. Hudsoni et que les articles des filaments
assimilateurs sont plus allongés. Sur l’échantillon de Brest les articles
de la région moyenne ont environ lût* de largeur et sont de 3 à
5 fois plus longs que larges, tandis que ceux de VH. Calvadosii ont
environ 8-10^ de largeur et sont de I à 2 fois plus longs que larges
(hg. 42 e) .
Certains échantillons de Tanger se reconnaissent facilement à
Source : MNHN, Paris
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
71
leur ramification dichotome, d’autres aux nombreux ramu es courts
dont sont pourvus les rameaux et qui ressemblent a ceux de 1 H dm
Ihora. Par contre, certaines plantes ont une grande ressemblance avec
l’ H. Calvadosii.
Dist géogr — Tanger (Schousboe, raro ad oras regioms tingitanæ de-
jecta re^ritur mens.bus setivis) ; Brest (CroUAN, sur les rochers couverts de
Litholhamnion, à très basse mer, automne).
HELMINTHORA J. Agardh, Sp. Alg., p.
416.
SfvÆCwT B, " ,»r cAi *. ». («-■;
1909) — SVEDELIUS N. : Dte Monosporen be, H. d.var.cata nebst Nota
uber die ZweikernigkeU .hres Karpogons (Ber. i Deutsch bot Ces T 35
1917) — Chemin E. : Sur le développement des spores chez quelques Ne
iraliées (Soc toi. de France, T. 74, 1927). - KïLlN H. : Entwn*h>W-
geschichtliche Florideenstudien {Land C/niv. Arssknft, N. F., Avd. 2, Bd 24,
Nr 4, p. 8).
H. divaricata (Ag.) J. Agardh, Sp. Alg., P- 416; Ep.crisis,
p 507 ; Mesogloia divaricata Agardh, Syst. Alg., p. 51 ; Dudresnaya
divaricata J. Agardh, Alg. Médit., p. 85; Nemahon divancatum
Kutzing, Sp. Alg., p. 715; Nemahon clavatum Kutzing, Sp. Alg.,
p. 713; Nemalior ramosissimum Zanardim, Not. Cell. mat., p. :>o.
Icon. _ ZANARD1NI, Icon. phyc. adriat., T. 29; JANCZEWSKI,
1877, PI. 3, fig. 4-6; Thuret et Bornet, Et. phyc., PI. 52;
Bornet et Thuret, Fécond, des Floridées (1867), PI. II. fig- •
KüTZING, Tab. phyc. XVI, 63 et 65, II; KüTZING, Phyc. gen
PL 44, III; Harvey, Phyc. Brit. PI. 110; Johnstone and
Croall PI 73; Buffham, U° urn - Q ue E micr. Club, looo) ri.
20, fig. 1-2; Chemin, 1927, fig. 2; Kylin, 1928, fig. 3.
Thuret et Bornet ont consacré à VH. divaricata, la seule
espèce du genre Helminthora existant sur nos côtes, une des monogra¬
phies des « Etudes phycologiques » qu’accompagnent de beaux dessins
de Riocreux.
Cette algue, haute de 10 à 25 cm., de couleur rouge-pale ou
72
CONTRAN HAMEL
jaunâtre, est composée d’une seule fronde principale, de largeur (env.
I mm.) constante sur toute son étendue, portant d’abondants rameaux;
ceux de la base sont les plus longs, les autres sont de plus en plus
courts de sorte que la plante étalée a un aspect assez régulièrement
pyramidal. Les rameaux se divisent un certain nombre de fois et les
ramules de dernier ordre, assez courts, caractérisent bien l’espèce.
Comme dans les genres voisins, cette algue est très gélatineuse et
adhère fortement au papier (fig. 45).
Fig. 45. H. divaricala de Cherbourg (1/2 gr. nat.).
La fronde se compose d’un axe central de filaments fastigiés,
arges de 20 a 60 /*, entouré de filaments plus étroits émis par les
cellules basales des filaments assimilateurs. Ceux-ci forment des bou¬
quets ramifiés dichotomiquement, à articles oblongs, larges de 12 à
13 Contrairement à ce qui se produit dans les Helminthocladia, les
articles périphériques sont plus courts et un peu plus étroits.
Les spermatanges forment de petits bouquets au sommet des
hlaments assimilateurs; ils sont très nombreux et très denses dans les
FLORIDÉES DE FRANCE VI
73
plantes purement males; plus clairsemés et moins c ™pa^s sur les
échantillons où les organes femelles sont abondants (ng. 4b, ).
Le rameau carpogonial naît sur un article des filaments assimila¬
teurs dans la région moyenne. Il est formé généralement de 4 celles.
La dernière est le carpogone que surmonte un long trichogyne ettile.
Après la fécondation, le carpogone est divisé en deux par une cloison
Fig. 46. _ H. divaricala : A filaments assimilateurs avec bouquets de spermatanges :
B coupe longitudinale avec gonimoblaste (d'après Thuret et Bornet).
transversale. La cellule supérieure émet une touffe de filaments spo-
rogènes divisés dichotomiquement et terminés par des carpospores.
La mûre que forme le gonimoblaste est revêtue d un tégument muci-
lagineux qui n’existe ni dans le Nemalion, ni dans 1 Helminthocladia
et qui n’est plus visible sur les échantillons desséchés. Le gonimoblaste
est entouré d’un involucre de filaments longs non ou peu ramifiés, à
cellules oblongues, larges d’environ 10 F. Ces filaments naissent des
articles stériles du rameau carpogonial (fig. 46, A).
74
CONTRAN HAMEL
Les carpospores sont douées de mouvements métaboliques (Thu-
RET) ; elles varient de forme, pendant plusieurs heures, sans se dé¬
placer.
Les germinations (THURET et BoRNET; CHEMIN) sont diffé¬
rentes de celles des deux genres précédents. La carpospore conserve
son contenu, émet des filaments rampants très courts qui se ramifient
et 1 ensemble prend la forme d’un disque irrégulier.
Les monosporanges ont été observés par SvEDELIUS à l’extré¬
mité des filaments assimilateurs. Les monospores ont la même grosseur
que les carpospores et montrent les mêmes mouvements amœboïdes.
En germant, elles se vident de leur contenu et donnent des filaments
rampants.
L H. divaricata peut être monoïque ou dioïque. Il croît à basse
mer, de juillet à septembre, souvent sur le Polvides rotundus, plus
rarement sur le Furcellaria fastigiata.
Dist. géogr. — St-Vaast-la-Hougue (CHAUVIN, LENORMAND, THURET
c ’ Galieville (Pelvet) ; Cherbourg (THURET et BoRNET);
bi-Malo (Thuret et Bornet); Roscoff (Vickers et Karsakoff) ; Brest
(CROUAN Alg. mar. Finist. n° 222) ; Concarneau (CHEMIN); Belle-Ile
( LOYD, Alg. Ouest n° 63) ; Le Croisic (Hy) ; Noirmoutier (Brongniart) .
& rencontre rarement dans la Méditerranée et en échantillons très petits,
signale a Marseille par Castagne.
LIAGORA Lamouroux (Polyp. flex, p. 235)
Les Liagora ont une organisation très voisine de celle des Nema-
hon; ils s’en distinguent facilement par les incrustations calcaires qui
envahissent leurs tissus.
Ils ont été étudiés particulièrement par Lamouroux qui les
langeait parmi les Polypiers calcifères et par DECAISNE; dans ces
derniers temps, leur étude a été reprise avec plus de précision par
Howe, Bôrgesen et M me Weber-van Bosse.
A genre ’ abondant dans les mers chaudes, est représenté sur nos
cotes par deux espèces :
1 ) Fronde ramifiée dichotomiquement, dépourvue de ra¬
meaux latéraux.
2) Fronde irrégulièrement ramifiée présentant sur toute sa
longueur des bouquets de rameaux latéraux.
L. viscida.
L. distenta.
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
75
] — L viscida (Forsk.) Agardh, Sp. Alg-, p. 395, J.
AGARDH, Sp. Alg., p. 425; BoRNET et THURET, Fécondation des
Floridées (Ann. Sc. nat., 5' sér., T. 7, Pans, 1867 ) ; Ardissone,
Phvc Médit, I, p. 271 ; Hauck, Meeresalg., p. 65 ; Preda, h o-
rideæ, p. 381 ; Fucus viscidus Fovskal, Fl. Aeg., p. 193; L. vers,color
Lamouroux, p. p., Polyp. flex., p. 238.
I con — KüTZING, Tab. phyc., VIII, 95 et 96 (L. versicolor),
ZANARD.NI, Phyc. adriat, tav. 1 02, fig. 4 et 5 ; BoRNET et ThUP.ET,
1867, PI. 11, fig. 6.
pjg 47. — L. viscida de Belle-Ile
(1/2 gr. nat.)-
Cette Algue, haute de 2 à 10 cm., ramifiée dichotomiquement
(fig. 47), est recouverte d’une incrustation calcaire continue, sauf aux
extrémités qui contrastent par leur coloration rougeâtre avec la teinte
blanchâtre générale de la fronde. Celle-ci, fixée par un petit disque,
est constituée par un axe fastigié de filaments longitudinaux larges de
15 à 40 /r au centre, plus étroits ensuite. Cet axe est entoure d un
manchon de filaments étroits, larges d'environ 10 (*, aux parois épaisses
qui peuvent pénétrer dans l’axe et s’insérer entre les filaments larges.
Les articles des filaments assimilateurs, ramifiés dichotomiquement,
sont cylindriques vers la base et ont en moyenne 8-10 X 20-50 a;
plus haut, ils deviennent plus courts et plus épais et ont
76
CONTRAN HAMEL
8-15 X 12-20/s les derniers sont plus petits, arrondis ou allongés
et ont environ 5 m de diamètre.
son motet-'"» ' A ■*“ »"d™ph«re. ; B gonimoblaste avec
son inv.lucre , D , am.au carpogon., 1 . - A. n/scWn : C rameau carpogonial -
Sc™ T?) "" ““ ,mil>, ' UrS; F »««• (E d’après Borgesen.V d’après
, . Le rameau carpogonial (Bornet et Thuret) naît dans la
région moyenne des filaments assimilateurs; il est composé de quatre
cellules que surmonte un long trichogyne et présente une certaine
courbure (hg. 48, C). Du carpogone naît une touffe de filaments spo-
rogenes terminés par des carpospores de 8-10 X 10-20/*- le tout est
enveloppé par un involucre de filaments ramifiés, nés après la féconda-
tion des cellules stériles du rameau carpogonial.
FLOR1DÉES DE FRANCE VI
77
Les spermatanges sont disposées aux extrémités des filaments
assimilateurs et souvent disposées par deux aux extrémités d’une cel-
lule-mère. , , .
Un certain nombre d’échantillons m ont présente des organes
mâles et femelles souvent dans la même touffe de filaments assimila¬
teurs; d’autres m’ont paru unisexués.
Cette espèce est polymorphe. A côté du type qui possède des
rameaux arrondis et assez robustes, on trouve une fa. attenuata
(KüTZING, Tab. phyc., VIII, 95, III) à rameaux très fins et arron¬
dis et une autre fa. ceranoides ZANARDINI (Icon. Adriat., t. 192,
fig. 1-3) qui est très touffue et possède sur le sec des frondes aplaties.
Cette dernière forme est arrondie comme les deux autres mais la cal¬
cification étant moins grande, les tissus s aplatissent en séchant, peut-
être est-ce une forme de mer profonde ? Les échantillons de la fa.
ceranoides que j’ai étudiés étaient uniquement mâles, mais un spécimen
de ZANARDINI, venant de l’Adriatique, présentait des organes mâles
et femelles. Il ne faut pas confondre cette forme avec le L. ceranoides
Lamouroux qui, d’après HoWE et BôRGESEN, a été nommé jusqu ici
L. pulverulenta.
Sur nos côtes atlantiques, le L. viscida vit dans les flaques du
littoral. A Guéthary, d’après SAUVAGEAU, il apparaît au milieu du
printemps et disparaît en septembre. Il croit dans la Mediterranée,
sur les pierres, dans les endroits abrites, de février à octobre.
Zeh (Neue Arten der Gattung Liagora, Notizblatt d. Kon.
bot. Gartens u. Muséums zu Dahlem bei Steglitz, Bd. V, Nr. 49,
p. 271, 1912) a décrit une nouvelle espèce L. gracilior dont voici
la diagnose :
Frons dichotome decomposita, rami omnes actui ; rami medii
teretes, rami infenores et ramuli extremi complanati ; crusta lævis,
sed irregulariter poris parvis multis notata ; cellulae filorum corticalium
subcylindricæ, exteriores breviores.
Cette espèce a été décrite d’après un échantillon recueilli à Gué¬
thary par SAUVAGEAU.
Dist. géogr. — Brest (CROUAN, Alg. Finist. n° 226, sur les roches,
dans les flaques peu profondes, à demi-marée) ; île de Sein (de LA Pylaie,
dans les flaques entre les rochers supérieurs) ; Golfe du Morbihan (Lloyd,
Alg. Ouest n° 122, rochers, pierres, en eau profonde; THURET et BoRNET,
78
CONTRAN HAMEL
rochers de la Truie, près de l’île aux Moines) ; Belle-Ile (Thuret) ; La Ro¬
chelle (d’Orbigny) ; Biarritz (THURET et BoRNET, à basse mer) ; Guéthary
(Thuret et Bornet, Sauvageau, Feldmann, Alg. de France n° 29).
Banyuls (Sauvageau) ; Cette (Barreau) ; Marseille (Hohenacker,
Alg. mar. sicc. n° 60; BALBIS; SoLIER) ; Toulon (BaNON, Lami) ; Antibes
(Thuret et Bornet) ; Nice (Risso) ;
Bastia (Debeaux) ; Ajaccio (Leblond) ; Bonifacio (Bory) ;
Philippeville (Bory) ; Alger (Roussel; Debray, Phyk. univ. n° 404).
2. — L. dis tenta (Mert.) Agardh, Sp. Alg., p. 394; J.
Agardh, Anal. Algol. III, p. 193; ARDISSONE, Phyc. médit. I,
p. 272; Hauck, Meeresalg., p. 63; PREDA, Florideæ, p. 382; Fucus
distentus Mertens in Roth, Catal. bot., III, p. 193; L. ramellosa
Sonder in KüTZING, Tab. phyc., VIII, p. 46 ; BORNET, Alg.
Schousboe, p. 264.
Icon. — Roth, Catal. bot, III, tab II; KüTZING, Phyc. gen.
T. 26, II; Tab. phyc., VIII, 88, 96, II; ZANARDINI, Phyc. adriat.
tav. 95; Schmitz u. Hauptfleisch, Rhodoph., fig. 203, E.-F.
Le L. distenta , haut de 10 à 30 cm., fixé par un petit disque,
possède une ramification dichotome ; ou bien, un rameau devenant pré¬
pondérant, il prend un aspect arborescent. Il se distingue facilement
du L. viscida par les bouquets de rameaux latéraux ramifiés dont le
thalle est pourvu sur presque toute sa longueur (fig. 49). Toutes les
parties du thalle sont arrondies sur le vivant et les extrémités sont rou¬
geâtres; les échantillons d herbier sont aplatis et ceux recueillis en
épave, les plus nombreux, sont d un blanc-verdâtre uniforme.
L axe fastigié est composé de filaments longitudinaux larges de
30-60-1 00 p. Dans les parties jeunes, un manchon de filaments étroits
entoure 1 axe sans pénétrer entre les filaments larges ; dans les parties
âgées, les filaments larges sont séparés par des rangées de filaments
étroits. Les articles des filaments assimilateurs sont cylindriques et
allongés vers la base et ont environ 5-10 X 25-50 puis ils s’arron¬
dissent et ont 4-10 X 10-15 p; les derniers sont sphériques ou ovales
et ont environ 5 p de diamètre.
Les spermatanges forment des bouquets aux extrémités des fila¬
ments assimilateurs (fig. 48, A).
Le rameau carpogonial naît vers le milieu des filaments assimila-
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
79
leurs; il est composé de quatre ou cinq cellules, larges d'environ 10 /•;
ceux que j’ai observés m’ont paru assez courbés (fig. 48, D). Le gom-
moblaste est, comme dans l’espèce précédente, entouré d’un mvolucre
bien développé (fig. 48, D).
Fig. 49. — L. distenta de Cadix (1/2 gr. nat.).
D’après les échantillons méditerranéens que j’ai étudiés, cette
espèce serait dioïque; cependant, KüTZING, dans sa figure du Phy-
cologia generalis, a figuré les organes mâles et femelles sur la même
plante (de Madère). Cette figure a été reproduite par Hauck.
Le L. distenta vit dans les mêmes conditions que le L. viscida ,
mais un peu plus profondément.
Dist. géogr. — Banyuls (Feldmann) ; Marseille (GlRAUDY) ; Antibes
(Thuret et Bornet) ; Nice (Risso, Lebel) ;
Bastia (DEBEAUX) ;
80
CONTRAN HAMEL
Philippeville (Durieu) ; Alger (ROUSSEL; Debray, Phyk. univ.
n° 106); Tanger (Sc HOUSBOE).
Signalé à Sousse par P. FrÉMY.
L. valida Harvey, Ner. Bor. Am. p. 138 ; J. Agardh, Anal,
algol. III (1896), p. 107; Borgesen, Mar. Alg. of Dan. W. Indies
II (1915), p. 70; R. Taylor, Mar. Alg. of Florida, (1928), p. 137.
Icon. — Harvey, Ner. Bor. Am., tab. 31 A; KüTZING, Tab.
phyc., VIII, 92; Borgesen, 1915, fig. 71-75; R. Taylor, 1928,
PI. 21, fig. 3, pl. 30, fig. 7 et 11.
Cette Algue a été récoltée en épave à Tanger par BuCHET;
Hariot l’a signalée sous le nom de Calaxaura rugosa (Sur une collec¬
tion d’Algues recueillies au Maroc par M. Buchet, Bull. Muséum,
1909, p. 128). M. le D' Borgesen, qui a étudié avec tant de
précision les Liagora des Antilles et des îles Canaries, a bien voulu
examiner l’échantillon recueilli et il le rapporte au L. valida. Ce
Liagora , abondant dans la région des Antilles, n’avait pas encore été
signalé sur les côtes orientales de l’Atlantique ; il faudra d’ailleurs de
nouvelles récoltes pour le compter parmi la flore marocaine.
Le L. valida est ramifié dichotomiquement ; il se distingue du
L. distenta par 1 absence de bouquets de rameaux latéraux et du
L. viscida par sa calcification plus abondante, son aspect plus robuste
et ses rameaux plus épais. L échantillon de Tanger possède aussi vers
les extrémités des annulations assez prononcées.
F. des Chaetangiacées
Dans cette famille, comme dans celle des Helminthocladiacées,
c est encore du carpogone que naît le gonimoblaste ; mais au lieu
d avoir un gonimoblaste nu ou simplement entouré d’un involucre de
filaments séparés, les Chaetangiacées possèdent des cystocarpes où le
gonimoblaste est enferme dans une cavité globuleuse ou pinforme et
entouré d un tissu serré, le péricarpe. La communication avec l’exté¬
rieur est établie par un pore, le carpostome.
FLOR1DÉES DE FRANCE VI
81
Cette famille est représentée dans nos régions par deux genres :
Scinaia Bivona. — Tissus non calcifiés; gonimoblaste fixé au
fond du cystocarpe par une seule cellule.
Galaxaura Lamouroux. - Tissus calcifiés; gonimoblaste for¬
mé par des filaments rampants à la surface du péricarpe (Hyménium)
d’où s’élèvent des bouquets de filaments sporogenes.
SCINAIA Bivona in Iride (1822)
n i r RnoisiFT et ThurET : Notes algologiques, I, p. 18.
ScJrzT: Untersuch^en über d, Bjta, ^8^ -“ScHeS
WA m Soit (Uni,, ’of CaH, Public.. Bot. V ofi 6
Berkelev 1914) — SvEDELIUS N. : Zytologisch-Entwicklungs-geschichtlic
1926).
1 — Sc furcellata (Turn.) Bivona in Iride; J. Agardh,
Sd Aig P 422; Epicrisis, p. 512; Ardissone, Phyc. Médit., 1,
P 269; PRÉDA, Flor., p. 375; Ulva furcellata Turner m ScHRADRR .
Journ. fur Bot., 1800, p. 301 ; Ulva mterrupta Poiret, Encyc. Meth.,
vol 8 p 171 ; De Candolle, Fl. Franc., vol. 6, p. Dumonha
inLupta Lamouroux, Dict. class. d’hist. nat., vol. 5, p. 645 ; Duby,
Bot. Gall., p. 941; Dumontia triquetra Lamouroux, Essai, V- ^ ■
Ginnania furcellata Montagne, in WEBB. et BerTH., Phyt. Can-,
p. 162; Flore d'Algérie, p. 1 1 1 ; De Notaris, Sopra alcune Alghe
del mare Ligustico (Giornale bot. liai.. 1844).
lcon _ English Bot., t. 1881; Harvey, Phyc. Brit.. PL
69; Kützing, Tab. P hyc., XVI, 68; Bornet et Thuret 1876,
PI. 6; Crouan, Fl. Fini*., PL 17, f. 118; Schmitz 1883 pl 5,
fi g . 5 ; Setchell, 1914, Pl. 10, fig. 1-12, PL 14, fig. 41-43 ;
Svedelius, 1915, fig. 1-32; Chemin, 1926, fig. L
Le Sc. furcellata nous est connu surtout par les travaux de MON¬
TAGNE, De Notaris, Bornet et Thuret, Setchell et par la
82
CONTRAN HAMEL
monographie de SvEDELIUS qui est un modèle de clarté et de préci¬
sion.
Cette Algue forme des touffes serrées, hautes de 3 à 10 cm.,
de couleur rouge-terne, fixées par un disque. Les frondes sont rami-
nées plusieurs fois dichotomiquement mais non dans un plan ; elles
sont sur le vivant arrondies et larges de I à 3 mm. environ (fig. 50).
Le Sonata' possède, comme les Némaliées, un axe fastigié de
filaments allonges avec des filaments assimilateurs perpendiculaires
Ces derniers sont très ramifiés et se terminent par de grosses cellules
incolores, cylindriques, oblongues, à parois épaisses qui sont soudées
entre elles et forment un epiderme; une cuticule gélatineuse très tenace
reve la plante entière. Entre les grosses cellules incolores s’en trouvent
SvTnnTnif ^ “ T” qU ‘ J ° Uent U " r6le im P ortant puisque, selon
SVEDELIUS, ce sont elles qui produisent les poils, les monosporanges
et les spermatanges (fig. 5 1, A). *
La cellule contient un noyau et des chromatophores en disque
ou en ruban dépourvus de pyrenoïdes.
ranveb esl , monoïque et porte en même temps des monospo-
1 e P !derme (fig 5 "l Cf 1 " 61 " ““ ^ Peh ' te Ce ‘ luleS
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
83
Les spermatanges forment des sores plus ou moins larges qui
font légèrement saillie au-dessus de l’épiderme; ils naissent des petites
cellules colorées qui se sont divisées et ramifiées plusieurs fois. Ils
ont environ 2-3 F de diamètre (fig. 31, B).
p io 51 _ Sc furcellala, d’après SvEDELIUS : A cellules épidermiq
= ' spermatanges X 530; C monosporanges X 660; D carpogone -
X 310.
ues X 560; B sore de
ir X 560; E cystocarpe
Le rameau carpogonial est composé de trois cellules et se trouve
sur une cellule des filaments assimilateurs (fig. 5 1. C). La cellule supé¬
rieure est conique et s’allonge en un long trichogyne. La seconde
cellule, cellule hypogyne, émet quatre cellules riches en contenus cellu¬
laires qui forment le disque hypogyne (fig. 51, D). Après la féconda¬
tion, le noyau émigre du carpogone dans une des quatre cellules et c est
là, ainsi que SvEDELIUS l’a constaté, que s’accomplit la réduction
CONTRAN HAMEL
chromatique. Des quatre noyaux qui en résultent, un seul regagne le
carpogone et c’est le carpogone qui émet les filaments sporogènes. La
troisième cellule du rameau, l’inférieure, émet des filaments semblables
à ceux qui forment l’involucre dans les Némaliées; ils sont d’abord dis¬
tincts et séparés, puis ils se soudent et constituent alors un péricarpe. Le
cystocarpe est formé d’un bouquet de filaments serrés, terminés par
des chaînes de 2-4 carpospores entre lesquels se trouvent des para-
physes stériles; cette touffe est fixée par une seule cellule et se trouve
enfermée dans un péricarpe à tissu serré. Ces cystocarpes sont disposés
sans ordre au-dessous de l’épiderme; ils sont globuleux ou légèrement
piriformes ; ils ont environ 120 m de diamètre et s’ouvrent par un
étroit orifice circulaire, le carpostome (fig. 51, E).
SvEDELlUS a étudié avec un grand soin les phases nucléaires
comme il a été dit dans l’introduction de cette étude des Floridées»
et le Scinaia est devenu le type des Floridées haplobiontes.
Les carpospores, d après CHEMIN, ont environ 6 /* de diamètre
et leurs germinations sont semblables à celles des Nemalion. La spore
émet des filaments rampants et se vide complètement de son contenu.
Sur nos côtes occidentales, cette espèce croît à basse mer, dans
les endroits assez calmes, sur les rochers, dans les flaques; dans la
Méditerranée, on la trouve à peu de profondeur. Elle a été recueillie
à des époques différentes suivant les régions : à Luc, suivant CHEMIN,
elle vit de juillet à décembre; en Bretagne, d’avril à septembre; à
Biarritz, d après Sauvageau, elle est plus commune en hiver qu’en
été.^ Enfin, d après les herbiers, elle a été trouvée dans la Méditer¬
ranée de janvier à juillet.
Dist. géogr. — Ambleleuse (ScHODDUYN) ; Dieppe (GaiLLON) ; Cal¬
vados (Lamouroux, Chauvin); Luc (Chemin); Arromanches (Lenor-
MAND, Hohenacker, Alg. mar. exsicc. n° 182) ; Pori-en-Bessin (Pelvet) ;
St-Vaast-la-Hougue (Thuret et Bornet) ; Granville (Delise) ; St-Malo /;
Roscoff (VlCKERS et KARSAKOFF) ;
Brest (Crouan, Alg. mar. Finist. n° 225, sur les pierres qui ne décou¬
vrent qu aux grandes marées) ; Concarneau (Chemin) ; Gavres (Montagne) ;
Morbihan (Lloyd, Alg. Ouest n° 112, rochers, pierres, coquilles en eau pro¬
fonde. Banc de sable coquillier d’Erus) ; Belle-Ile (GlLGENKRANTZ, Thu-
RET) Le Cwisic (Thuret et Bornet) ; Noirmoutier (Broncni’art) ;
Y eu (Lami); Biarritz (Thuret et Bornet); Cuêtharv (Thuret et
Bornet).
FLORIDÉES DE FRANCE VI
.. ,, (SrHOUSBOE LeprÉVOST, Solier, commune) ; Antibes
(THURET et Bornet) ; Nice (Salse) ; Bastia (DEBEAUX) ;
Alger (Roussel); Tanger (Schousboe).
2 _ SC subcostata (J. Ag.) Chemin, m M. : Sc furcellata
Chemin, 1926,
p. 96.
Fig. 52. — Sc. subcoslala de Quiberon (1/2 gr. nat.).
Cette espèce est bien différente du Sc. furcellata dont J. Agaidh
la distinguait que comme variété. Elle forme des touffes mo.ns
nses que le Sc. furcellata. hautes jusqu'à 15 cm., d'un beau rouge-
oseille. La fronde est moins d,visée, plus grosse, le diamètrege¬
lant 4 m/m. ; les angles de dichotomie sont très argus. L a»= «rtr
rparaît souvent sur les échantillons desseches, ce qui ui
L Certains échantillons présentent des constnctions nombreuses et
;sez régulières (fig. 52) ; d'autres n’en ont que quelques-unes, isolées,
'autres n’en présentent aucune.
86
CONTRAN HAMEL
Les cystocarpes sont moins nombreux et plus gros que dans le
oc. furcellaia; leur diamètre moyen est de 170/*. Le carpostome est
prolongé vers l’extérieur par une sorte de bec. Les carpospores sont
plus grosses et ont environ 10 à 12 /* de diamètre.
Les germinations des carpospores étudiées par CHEMIN se dé¬
veloppent d une tout autre manière que celles du Sc. furcellata. La
spore n’émet pas des filaments rampants, mais se divise plusieurs fois
et emet de courts bourgeons ; finalement, la germination se montre
sous la forme d un disque irrégulier.
Cette Algue na jamais été recueillie à basse mer; elle a été
trouvée soit par dragages, soit en épave, en août et septembre. CHE¬
MIN 1 a draguée par 10 m. de profondeur dans la baie de Morlaix.
Dlst. géogr. — Roscofi (VlCKERS et KARSAKOFF. LaMI, CHEMIN) ■
n7,‘ < M ' A LHET) ; BelU-lk (ThURET) ; St-SébastL
(LELAISANT) ; J anger (SCHOUSBOE).
sur JZt d Cçlf d “ (NaP ' eS “ a ' S “» «-HH
G AL AX AURA La mou roux.
Les Algues réunies dans le genre Calaxaura furent étudiées
d abord par Lamarck et Lamouroux qui en faisaient des Polypiers
puis par Decaisne et Zanardini ; mais c'est à kjELLMAN que l’on
don une monographie excellente qui a permis de débrouiller les nom-
breuses especes de ce genre compliqué.
Ce dernier travail a conduit Howe à faire une découverte très
intéressante. kjELLMAN avait, en se basant surtout sur l’anatomie,
divise le genre Calaxaura en un certain nombre de sous-genres, dont
plusieurs présentaient la particularité de renfermer uniquement soit
des especes sexuees dépourvues de sporanges, soit des espèces tétra-
érT^VTT* ^' organes Après de nombreuses
«coites dans les Antilles, Howe a montré qu’il existait dans le genre
ranieTT T d ' m ° rphlSme part “; ulier et que les échantillons à spo-
échan illtns U " deS , S ,° U5 ' genre5 de KJELLMAN correspondaient aux
moins k mém eXUeS ^ S ° US - genre ’ mais Entaient néan-
moins la meme espece.
par Berces ™ 3 ^ f- C ° n ‘ muéeS Par M ” WeBER van Bosse et
par BoRGESEN qui a décrit récemment les espèces des îles Canaries,
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
87
travail de la plus grande utilité pour l’étude des Galaxaura de nos
côtes.
G. obîongata (Ellis et Solander) Lamouroux, Polypiers
corail., p. 262 ; Bôrgesen, Mar. Alg. from Canary Isl., p. 71 ;
Coraïlina obîongata Ellis et Solander, Nat. Hist. Zoophyt., p. 114;
Gai. adriatica Zanardini, Icon. Phycol. Adriat., p. 91 ; HaUCK,
Meeresalg., p. 66; ARDISSONE, Phyc. médit., p. 274; PREDA, Flor.,
p. 373.
Icon. — Zanardini, Icon. Phyc. Adriat., Tav. 22; Schmitz,
Rhodoph. in Engler u. Prantl., fig. 207 A et E; BôRGESEN, loc.
cit., fig. 39-41 ; R. Tayeor, Mar. Alg. of Florida, PI. 21, fig. 13,
PL 31, fig. 5.
BÔRGESEN a montré que l’unique Galaxaura méditerranéen,
connu sous le nom de G. adriatica Zanard, n était pas différent du
G. obîongata des Antilles, des Canaries et de la mer Rouge.
L’Algue méditerranéenne est
haute de 5 à 6 cm., de couleur rose
ou verdâtre; elle présente une série
d’articles et se divise plusieurs fois
par dichotomie. Les frondes sont
arrondies, mais paraissent aplaties
dans les échantillons d’herbier, à
cause de l’écrasement et de la rup¬
ture de la couche calcaire (fig. 33).
Anatomiquement, la plante est
composée d’un axe fastigié de fila¬
ments étroits, larges d’environ 10 F,
ramifiés, intriqués et portant des bouquets de filaments assimilateurs
dont les derniers articles sont soudés en un épiderme solide. Les
articles les plus près du centre sont arrondis et ont de 20 a 3U )S
les cellules sous-épidermiques n’ont que 10f> environ (fig. 4o, L).
Je n'ai pas rencontré d’organes reproducteurs dans le fragment
étudié, mais une note de BoRNET (in berb. THURET) indique que
l’unique échantillon recueilli à Antibes portait des cystocarpes. D apres
Schmitz (1896, fig. 207), les spermatanges naissent dans des con-
ceptacles g'obuleux situés sous l’épiderme et s’ouvrant au dehors par
CONTRAN HAMEL
un pore; de la surface interne du conceptacle s’élèvent des filaments
ramifiés qui convergent vers le pore et qui portent les spermatanges
(fig. 48, F).
Le rameau carpogonial (ScHMITZ, 1896, loc. cit.) est composé
de trois cellules. Le cystocarpe a la même forme que le conceptacle
mâle; les filaments sporogènes forment un hyménium sur la surface
interne d’où s’élèvent des filaments (entremêlés de paraphyses stériles)
qui se ramifient et donnent les carpospores.
D’après Howe, la forme tétrasporique correspondant au G.
oblongata serait le G. comans Kjellm. Cette espèce n’a encore été
découverte ni aux Canaries, ni dans la Méditerranée.
Dist. géogr. — Antibes (THURET et BORNET, un seul échantillon trouvé,
en janvier, dans une fente de rochers, à peu de profondeur) ; La Gavinette,
rade de Villefranche (Ollivier, sur les rochers, à 2 m. de profondeur).
Signalé à Ajaccio par BoRGESEN et à Tripoli par De Toni.
G. flagelliformis (Kjellman, 1900, p. 47) Borgesen, Mar.
Alg. of Dan. W. Indies, 1916, p. 93; Borgesen Mar. Alg. from
Canary IsL, 1927, p. 63.
Icon. — Kjellman, 1900, tab. 33, fig. 2-11, tab. 20, fig. 16;
Borgesen, 1916, fig. 99-101; Borgesen, 1927, fig. 34.
Cette Algue se reconnaît aisément à son aspect hirsute dû aux
extrémités des filaments assimilateurs qui font saillie au-dessus du
thalle. Elle a été recueillie par Buchet en épave, à Tanger; Hariot
(Sur une collection d’Algues recueillies au Maroc par M. Buchet,
Bull. Muséum, *909, p. 128) l’a signalée sous le nom de G. lapi-
descens. M. le D r BoRGESEN a eu l’extrême amabilité de confirmer
ma détermination.
G. obtusata (Ellis et Sol.) Lamour. ; Borgesen, Mar. Alg.
from. Canary IsL, p. 78. Cette belle espèce, facilement reconnaissable
à ses articles arrondis aux extrémités, a été recueillie aux îles Canaries
par SAUVAGEAU, et en épave à Lisbonne par PALISOT DE Beauvois.
Elle se rencontrera probablement sur les côtes marocaines.
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
89
Généra incertæ sedis.
COLACONEMA Batters. Journ. of Bot.. 1896, p. 8.
Batters a donné de ce genre la diagnose suivante :
Thalle microscopique, composé de filaments
forment des bases en forme de coupe pour les sporanges.
BATTERS décrivit primitivement trois espèces de son genre nou-
of Br. Algæ (1902), il inclut le C. Chylocladue parmi les Acrochœ-
lium (voir ce genre).
Ces Algues, incomplètement connues sont pour 'e moment sufc;
samment caractérisées par l'hôte qui les heberge Le C. (. )ret oh
n'est connu que dans le Desmnresfin ZWresnaÿ.; le C Bmmw,
niœ ne vit que dans le Bonnemmsonia asparagoides, le C. Aspara
gopsidis se trouve dans YAsparagopsis hanufera.
Chemin a redonné une description des C. (?) reliai atum e
C. Bonnemaisoniœ, et il a créé une espece nouvelle . C. Asparagop
sidis.
1 _c. (?) reticulatum Batters, 1896, p. 8; Chemin, C. R-
Acad. Sc., T. 182, 1926, p. 982.
Icon. — Chemin, 1926, fig. 1-5.
Cette Algue est composée de filaments articulés d'un beau rouge
croissant entres cellules du Desmnresfin Dudresnapi et s, y^ramÆan
irrégulièrement; ils s'anastomosent à leur point de rencontie et forment
bTent u^ésean plus ou moins régulier. Par suite ^ 1 espace hmi e
les rameaux latéraux sont souvent s. serres qu ils semblent «imposes
dW double rangée de cellules; les mailles peuvent meme etre ci¬
blées et l’Algue se présente alors sous la forme de plages d un
90
CONTRAN HAMEL
parenchymateux, larges d’un demi-millimètre, contenues à l’intérieur
de la membrane externe. Les cellules, de 6-8 p- de diamètre, sont un
F ' 8 a^'milieu' ■ j d j' ,e ea ^“^m upe av “ s P““Se vide (X 1.000): à droiie
filament 60 S VUS e ^ e j sus (X 520). — C. Donnemaisoniee : à gauche en bas
filaments avec sporanges vus de face (X 5501 • à rlrr.it» »„ l
fX 5501 _ C xl«r.»r» n „ i ^ ' ’ , a droi,e en bas, coupe avec sporange
deux ~ * f -“ « -
peu plus longues que larges; elles contiennent un noyau et des chro-
matophores en plaques pariétales.
D apres CHEMIN, les monosporanges résultent de la division
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
91
d'une cellule végétative parallèlement à la surface et de la modifi¬
cation de la partie périphérique.
Dist. géogr. — Roscog (Chemin); Brest (Crouan).
2._C. Bonnemaisoniæ Batters, 1896, p. 8; Howe et Hoyt,
1916, p. 113; Chemin, C. R. Acad. Sc., T. 182, 1926, p. 1561.
Icon. — Chemin, 1926, fig. 1-3.
Filaments flexueux, très irrégulièrement ramifiés, s'anastomosant
et formant ainsi un réseau irrégulier entre les cellules corticales du
Bonnemüisonia asparagoides. Cellules de formes très variables, sim¬
ples bifurquées, cruciées ou irrégulières, çà et là renflées, de longueur
variable (de 1-6 fois plus longues que larges, d'après Batters, de
5-10 fois, d’après CHEMIN), ayant habituellement 3-6 A de diamètre.
Sporanges latéraux, presque globuleux, de 9-12 A de diamètre,
habituellement en touffes de 2 à 6; base en forme de coupe visible
ayant le tiers de la taille du sporange. Suivant Howe et Hoyt, les
sporanges généralement terminaux sur de courts ramules peuvent aussi
naître aux dépens d’une cellule intercalaire; la base en forme de
coupe n’est pas toujours nette. Les chromatophores, suivant CHEMIN,
forment de larges plaques pariétales, et les spores germent comme
celles des Nemalion en émettant un filament rampant et en se vidant
entièrement de leur contenu.
Dist. géogr. _ St-Malo !; Roscog (Chemin); Brest (Crouan).
3 _ C. Asparagopsidis Chemin, 1926, C. R. Acad. Sc.,
t. 183, p. 900.
Icon. — Chemin, 1926, fig. 1-4.
Filaments irrégulièrement ramifiés, disposés entre les cellules
superficielles de VAsparagopsis hamifera (Hariot) Okamura. Ar¬
ticles larges de 6-8 A et 3-4 fois plus longs que larges, contenant
un gros noyau médian et des chromatophores en larges plaques parie-
taies. Les monosporanges se trouvent au sommet d une cellule qui se
renfle; parfois une cloison transversale isole à la base une petite
cellule. Les spores qui ont 12 A de diamètre germent en se vidant
de leur contenu et en émettant un filament rampant.
92
CONTRAN HAMEL
Dist. géogr. — Cherbourg (Chemin) ; Aber-Vrach et Brignogart (Che¬
min, juill. et août).
Les Algues ci-dessus sont encore peu connues et il faudrait pré¬
ciser un certain nombre de points, la formation des sporanges, la struc¬
ture des chromatophores, la présence ou l’absence de pores entre les
cellules; ce qui permettrait de fixer la place qu’elles doivent occuper
dans la classification et d’établir leurs relations avec les Erÿthrocladia
d’une part et avec les Acrochaetium de l’autre. Le C. (?) reticulatum
semble différer des deux autres espèces, tant par son aspect que par
la formation du sporange, et devra probablement être rattaché aux
Bangiales; les deux autres espèces paraissent, d’après ce que nous
en savons, se rapprocher des Acrochaetium et particulièrement des
A. (Chantransia) emergens, immersum et Polÿidis décrits par Ro-
SENVINGE (Mar. Alg. of Denmark, p. 128-134).
Guerinea callithamnioides (Cr.) Picquenard, Etudes sur les
coll. bot. des frères Crouan, III (Trav. sc. du Lab. de Concarneau,
T. IV, Fasci 3, 1912) ; Hapalidium callithamnioides Crouan, in
Ann. Sc. nat., Bot., sér. IV, T. XII, p. 287 ; Flor. du Finist., p.
149; Foslie, Remarks on Melobesiæ in Herbarium Crouan (Kgl.
Norske Vidensk. Selskabs Skrift, 1899).
Icon. — Crouan, Ann. Sc. nat., PI. 21, D; Flor. Finist., PI.
20, gen. 131, fig. 1-3; PlCQUENARD, loc. cit. pl. I.
Les frères Crouan ont donné de leur Hapalidium callitham-
moides la diagnose suivante :
Fronde horizontale de 2 à 5 m/m. de longueur, capillaire, à
filaments très fins, plusieurs fois dichotomes, droits ou incurvés, don¬
nant souvent naissance sur les deux côtés à d’autres filaments plus
courts, simples, se soudant aux filaments principaux dans plusieurs
endroits, et formant quelques grandes mailles irrégulières ; articles
aussi longs que larges dans toutes les parties de la fronde, à chromule
granuleuse rose. Croît sur des morceaux de verre, dans les profondeurs
de la rade de Brest et de Camaret. Hiver, très rare.
Cette curieuse production, dont les articles ont environ 10 à 15/*
de largeur, n a pas été retrouvée. File représenterait, suivant Foslie,
la partie jeune, rampante, d’un Rhodochorton. On peut la rapprocher
provisoirement du Rh. (?) Haucfçii.
FLORIDÉES DE FRANCE VI
93
PlCQUENARD a cru devoir créer pour cette plante, dont les or¬
ganes reproducteurs sont inconnus, un genre nouveau, Cuertnea.
F. DES Naccariacées (1)
La F des Naccariacées comprend deux genres : Alraclophora
Crouan et Naccaria Endlicher, qui diffèrent des Helminthocladiacees
à axe central monosiphoné par les cellules nourricières qui entouren
le rameau carpogonial et servent a alimenter le carpogone pend
la croissance du gonimoblaste ; celui-ci emet des filaments rampan
sur l’axe central et donnent naissance à de courts filaments dresses que
terminent les carpospores.
L'Atraciophora diffère du Naccaria par sa taille plus petite;
par les nombreux ramules ram,fiés qui couvrent a surface dont est
dépourvu le Naccaria): par son filament centra large (étroit dans
Naccaria): par sa monoecie (le Naccaria est dioique).
Ces deux espèces ont été particulièrement étudiées par les freres
CROUAN qui ont distingué le genre Atractophora confondu pusque la
avec le N. Wiggii (1849); puis par NageLI (1861), Bo ^ T
Thurft qui leur ont consacré deux des belles planches d
algologiques, ScHMITZ (1883) ; ZERLANC (1889) qui a Partielle¬
ment étudié le développement du gonimoblaste; enfin pai' &U
(1928) qui a démontré qu'il n’y avait pas de cellule auxiliaire et qu
le gonimoblaste se développait directement du carpogone. CHEMIN
(1927) a étudié les germinations.
cariacées » et les « Bonnema.son.acees ». > récent (1928). il a proposé
^oresCest bien du de
il doit être placé parmi les Céramiacees (KyliN).
94
CONTRAN HAMEL
ATRACTOPHORA Crouan, 1849, p. 361.
Bibliographie — Crouan P.-L. et H.-M. : Etudes sur l'organisation 1,
fruchfioato et la classification du Fucus Wigghii de Turner et de Smith! *
de Atractophora hypnoides (Ann. Sc. nat., T. X 1849 d 36 H
388 E rs';t : f dt T T M T h °; l0gie Und Systemat '^ der Ceramiaceaê. p
388 (SUzungster. der baÿensch Akad. der IVisxmch., Bd. I München'
P '' L V rt H ' M ' : FW - R"is,ère, 1867. P 153 _
Sc™tz et ,T™ RE T G , : Note algologiques. p. 50. Paris, 1876.' —
r &
S"2T;“"S <L-1. M.: a,,**. N F..'A.r£
Arwtt’Xi'mTm 8 ”' r - 36h Aw " >-
, . r “ n - Crou an, 1849, PI. II, fig. 167- 1867 O,
fig. 142; Bornet et Thuret, 1876, PI 17; Zerlang issa*,; 11 ’
12-16; Chemin, 1927, fig. 2; Kïlin, 1928,’fig. 5-6. ’ ’ g '
Algue de 2 a 6 cm. de hauteur, rougeâtre, gélatineuse fixée
par un petit disque, irrégulièrement ramifiée. Rameaux disposés sans
ordre, e aies, portant a leur tour des rameaux de second ordre plus
ourts, le tout couvert de ramules courts, peu ramifiés, nombreux
donnant a la plante un aspect hirsute (fig. 55).
r , hn«o Anat0mI ? U . ement ’ VA \ hÿpn ° ide ressem kle'beaucoup aux Batra-
chospermum L axe central est monosiphoné et croît par une seule
“a et nui 3 m ft ^ d ° nne qUat,e cellules P^cen-
trales qu, emettent chacune des ramules courts, ramifiés et des rhi-
zmdes descendants. Chaque article des rhizoïdes donne à son tour des
filaments^ assimilateurs simples ou peu ramifiés. Les articles de Taxe
central s allongent en vieillissant et leur diamètre augmente Les ra¬
meaux disposés irrégulièrement naissent par transformation d’un
Les cellules contiennent un seul noyau et des chromatophores en
vert d lrfe ? U ,erS ° u en luFans ' sans Pyrénoïdes. La plante est cou¬
verte de poils nombreux.
55 - A. hspncidcs : I sommet d'un rameau portant des androptrores (X 166) , 2 Ira-
f fy ftm- 3 4 et 5 développement du rameau carpogomal ^oo; .
meau fructifère ( ) • • g 9 et 10 développement du gommoblaste
6 développement du gommoblaste (X 266 1.7, », V MU PP longitudinale
et formation des carpospores (7 et O A ZZU, v ei iu/x ' ’ _ , ; u . a l<>olo-
(X 50) ; 12 coupe transversale (X 50). D apres la planche 17 des « Notes algol
giques », BoRNET del.
L'A. hypnoides est monoïque; les tétrasporanges sont inconnus.
Les spermatanges sont réunis par petits groupes sur les derniers
96
CONTRAN HAMEL
articles des ramules périphériques. Quand ils sont nombreux, l’en¬
semble forme des sores comparables à ceux du Naccana.
Le rameau carpogonial est engendré par la cellule basale d’un
des ramules. Il est composé de trois cellules, très recourbé et surmonté
d un trichogyne. Après la fécondation, le carpogone se réunit à la
cellule basale qui a engendré le rameau carpogonial ; mais celle-ci
joue un rôle purement nourricier, car c’est le carpogone qui émet le
gonimoblaste. Les filaments du gonimoblaste cheminent le long de
1 axe central vers le haut et vers le bas, entre les filaments assimila¬
teurs, se ramifient un grand nombre de fois et entourent complètement
I axe sur la longueur de 2 ou 3 articles. De ces filaments rampants
naissent des filaments dressés courts, ramifiés, dont les cellules termi¬
nales donnent les carpospores. Les articles de l’axe, à ce niveau,
restent assez courts, mais se gorgent de matières nutritives; les fila¬
ments assimilateurs, au contraire, croissent beaucoup, se ramifient et
forment une sorte d'enveloppe protectrice autour du gonimoblaste.
Les gommoblastes se trouvent vers l’extrémité des rameaux; ils
sont moins gros, moins limités et le gonflement du rameau fructifère
est beaucoup moins marqué que dans le Naccana. Ils sont oblongs
et continues par une extrémité stérile de rameau plus longue que dans
le JVaccaria.
Les carpospores donnent en germant des disques qui forment des
massifs proéminents; des rhizoïdes peuvent naître qui sont l’origine
de nouveaux disques semblables aux premiers,
pii L , A '. topwdes est une des Algues les plus rares de nos côtes.
, , " a , ete généralement rencontrée qu’en épave, de juillet à sep¬
tembre. Les freres Crouan l’ont draguée par 8 à 10 m.
Dist. géogr. — Luc (Chauvin, Chemin) ; Cartcrct (Lebe' ) ■ St Mnlo
Thu ret e, Bornet) ; St-Pol-Je-Léon (Colonel Du Dresnav! Bonne^a,!
o™T c™7nf r H 4 M,N -rT Y L ,N): Bresl (Cr°uan); A 'oirmou-
ir-EUYD, sec. Lrouan), Cuethar}/ (Thuret et Bornet).
NACCARIA Endlicher, Gen. Plant., p. 6.
Bibliographie. — Cf. Atraclophora.
lfi4Q 7V ^!^M (Turn ’ ) Endlicher Gen. Plant., p. 6; Crouan
8 1~’ % 361 : Nae , geu - 1861, p. 389; Bornet et Thuret 187ô’
p. 52; Zerlanc, 1889, p. 387; Chemin, 1927, p. 272 • Kyun
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
97
1928, p. 15; Fucus Wiggii Turner, Synopsis Bnt. Fuci, IL p. 263 ,
Chaetophora Wiggii Agardh, Sp. Alg., p. 24 et 156; hau \ 11 ,
Recherches, p. 105; Hypnea Wiggii Lamouroux, Essai, p. 14.
I con — Turner, Hist. Fucorum, T. 102 ; Engl. Bot., T.
1165; Greville, Alg. Brit., T. 16; Decaisne, Essai sur une class
des Algues, pl. 16, fig. 7; Crouan, 1849, PI. IL.fis- 8 p 2 ’ C ™’
Fl Finist Pl. 23, fig. 149; Harvey, Phyc. Bnt. PL 38, John-
STON and’CROAL, Bnt Sea-Weeds, I, Pl. Z*N£jWN.. Icon.
Phyc. Adriat., Pl. 109; Bornet et Thuret, 1876 Pl 18, RuT-
zing, Tab. Phyc., XVI, 67; Zerlang, 1889, fig. 7-11 ; Chemin,
1927, fig. I; Kylin, 1928, fig. 7-8.
Algue rose ou rougeâtre, haute de 10 à 25 cm., fixee par un
petit disque, cylindrique, portant de nombreux rameaux allonges, dis¬
posés sans ordre et plusieurs fois ramifiés à leur tour (fig. 53). Au
centre, se trouve un axe monosiphoné croissant par une initiale qui
sépare par des cloisons obliques des articles dont la paroi la plus
haute donne naissance à une cellule initiale des rameaux courts ;
ceux-ci sont disposés régulièrement suivant une spirale de I, •
Chaque article émet ensuite des rameaux courts secondaires, puis
s’allonge, de sorte que chacun d’entre eux porte à sa partie supérieure
un rameau court primaire et à sa partie inférieure un rameau court
secondaire. Les cellules basales des rameaux courts émettent 2 ou
3 rhizoïdes descendants qui se ramifient, grossissent et forment un
manchon autour de l’axe central qui reste étroit et ne grossit pas
comme dans VA. hypnoides. Toute la plante est couverte de longs
poils unicellulaires.
Les cellules sont uninucléées et contiennent des chromatophores
en disques irréguliers ou en rubans, sans pyrénoïdes.
Le N. Wiggii est dioïque et dépourvu de tétrasporanges. Les
individus males sont très rares et BorNET dit n’en avoir rencontré
qu’un seul échantillon, à Guéthary, parmi de nombreuses épaves. Les
organes mâles se développent à la base des rameaux courts et forment
des sores en spirale, séparés par des rameaux courts stériles. Les
cellules-mères, à l’extrémité de filaments plusieurs fois ramifiés, con¬
tiennent encore de petits chromatophores et donnent naissance à deux
ou trois spermatanges.
Le rameau carpogomal naît de la cellule basale des rameaux
98
CONTRAN HAMEL
-ig. 56. N. Wieeü : 1 sommel d'un rameau chargé dandrophorés (X 166)
hlâ S , éX PgoT'ï 1 fr,,C, ' fèr ' (X l66) ’ 3 '"‘S™"* “”P« l'ànav. d-r
fi 22 : 1 ''Z'?*?' m la b ’ !e d '““ ram “ le ( X34 ) ; 5 'o"î'l
BomIt. If™ 1 ’' <X 34) - ° * pr “ ' a P'""*' 18 d “ « Note, algologiques ïr
2 coupe
gonimo-
courts secondaires; il est composé de deux (suivant Bornet et Ky-
UN) ou trois (suivant Zerlanc) cellules. La cellule hypogyne émet
deux petits amas de cellules symétriquement disposés, qui se divisent
et se gonflent de matières nutritives. Après la fécondation, le carpo-
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
„one se réunit à la cellule hypogyne et celle-c, se joint par un pore
aux amas de petites cellules qui jouent un rôle nourrie,er Le noyau
fécondé reste dans le carpogone et celui-c, émet une f'i
de filaments sporogènes qui se ramifient et “/m ve '\ **
noides, rampent entre les filaments courts; ,1s s etendent vers le haut
et vers le bas autour du filament central dont les articles, a ce^mveau
grossissent beaucoup. Les filaments rampants engendrent de cour
filaments dressés dont les cellules terminales donnent des «ip°sp°r«-
Comme dans l 'Atractophom, le gommoblaste est protégé par le d
loppement des rameaux courts.
Les fruits se trouvent vers l’extrémite des rameaux et se pr -
tent comme des renflements ovales; ils sont continues par la partie
stérile terminale du rameau qui est plus courte que dans \ Atracto
P?,0r Les carpospores pinformes s’arrondissent après leur émission et
ont alors 15-18 A de diamètre; elles donnent en germant de longs
filaments articulés et ramifiés sans se vider de leur contenu.
Le Naccaria est une Algue rare qui croît au-dçssous du niveau
des marées; cependant, elle a été parfois recueillie a basse mer. Un
ne la rencontre généralement qu’en épave, de juillet a septembre.
Dist géoer — Luc (Chauvin, Chemin); Arromanches (Lebel) ;
St-Vuast-la-Hougue (Lenormand, Thuret) ;
bourg (BORNET, en place) ; Habile (Lebel) i St-Mdo /. M
(Chemin, Kylin) ; Brest (Crouan, Alg. Fmist. " 267) Cromc (I hu
et Bornet) ; Belle-Ile (Lloyd, Alg. Ouest n" 88) ; NotrmouUe, (Br
CNIART) ; Biarritz (THURET et Bornet) ; Cuethary (THURET et Bornet) ,
Tanger (SCHOUSBOE).
f Vtdovichii (Menegh.) ; Naccaria Vidovtchu Meneghini in
Giorn. bot. ital., 1844, p. 298; ZANARDINI, Phyc Adnat., 11,
p. 119; Bornet et Thuret, Notes algol., p. 54; N. gelatmosa J.
Agardh, Sp. Alg., 1851, p. 713.
Icon. — Zanardini, Tav. 34 et 109, fig. 3.
L’Algue méditerranéenne diffère par ses ramules plus allonges,
plus atténués et par les verticilles moins adhérents, parfois séparés
les uns des autres; ZANARDINI et Bornet sont d avis que ces diffé¬
rences purement extérieures sont insuffisantes pour justifier une cou-
100
CONTRAN HAMEL
pure spécifique ; d’ailleurs, J. Agardh avait séparé son N. gelatinosa
« non sine hesitatione ».
Dist. géogr. — Celte (Binder, sec.: J. Agardh) ; Nice (Salse).
F. DES Bonnemaisoniacées
r. des Bonnemaisoniacées a été placée par ScHMITZ et
Hauptfleisch (in Engler und Prantl, Pflanzen fam.) entre les
Delesseriacees et les Rhodomélacées. Le développement du gonimo-
, “ ,' a ete SU1V1 d’abord par PHILLIPS (1897), puis par Kylin
(1916) qui a démontré qu’il n’y avait pas, dans le B. asparagoides,
de cellule auxiliaire et que le gonimoblaste était émis directement par
le carpogone. Les genres Bonnemaisonia et Asparagopsis sont dé¬
pourvus de tétrasporanges et sont vraisemblablement des Haplo-
biontes ; ils doivent donc être rangés parmi les Némalionales. Ils dif¬
ferent des autres Némalionales par le développement plus complexe
du gonimoblaste et la présence de véritables cystocarpes dont la forme
rappelle ceux des Rhodomélacées.
Schmitz et Hauptfleisch comptent encore parmi les Bonne-
mnc‘, lateCS 6 ge , nre RlcaTdla ; des recherches récentes de Kylin
rl j T . m ° ntré que les Ricard ' a devaient être inclus parmi les
Khodomelacees.
Sur nos côtes existent deux genres de Bonnemaisoniacées :
a) Ramules nettement distiques . Bonnemaisonia.
b) Kamules disposes en spirale. Asparagopsis.
Ces deux genres présentent deux particularités curieuses : les
îoduques et la multiplication végétative.
d’iode^an* 1 , 0 .'^ Uqu “ * ( nc ™ donne par Sauvageau aux réservoirs
diode appelés « Blazenzellen » par les auteurs de langue alle-
riques bruT ra,SSent ’ 3,15 J' 5 Aspamgopsis - des masses sphé¬
riques, brunes, compactes, finement granuleuses, entourées d’une cou¬
ronne incolore et se trouvant dans certaines cellules près de l’une des
parois ant,cimes. Dans les Bonnemaisonia, ils se présentent _
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
des cellules réfringentes de 5 à 10 F, à contour circulaire et naissent
par division de cellules de la couche corticale externe (I). Ce sont des
vacuoles iodifères. . , , i
Multiplication végétative. — Les Bomemaisotna et surtout les
Asparagopsis sont très fragiles et se brisent facilement- les parties
détachées continuent à croître et, dans le dernier genre, la multipli¬
cation végétative est facilitée par la présence d organes spéciaux qui
servent à accrocher la partie brisée aux autres Algues; 1 A. armata
possède des ramules barbelés et Y A. hamifera des ramules en forme
d h^ette' multiplication est absolument nécessaire à JA. hamifera
qui n'est représenté dans nos régions que par des individus femelles
et je pense que le B. clavata, dont on ne connaît que des exemplaires
mâles, se trouve dans les mêmes conditions. ,
Enfin, il faut signaler que K.YL1N est enclin à penser que, maigre
la présence d’organes mâles, les carpospores du B. asparagotdes se
développeraient sans fécondation préalable.
B0NNEMA1S0NIA Agardh, Sp. Alg. p.
197.
Bibliogr - J. Agardh : Alg. med., p. 116. - Cramer : Physiol.
System U„L. üb die Ceramiaceen (Ncau D«**hr. «to». Ç«.
7Naiur». 20. Zurich, 1864, p. 52). - Ard.ssone : Phyc med. I, p. 334
- HAUCK : Meere salg., p. 209. - WlLLE : Bat. : Z. Erivyick. d phys.
Gew. b. ein. Flondeen (Nova Acta Leop.-CarolAkad., 1 887 p. 73)
PHILIPS : Developm. of the cystocarp m Rhodymemales Wnri. of
XI 1897 p. 348). — Kylin : Entwicklungsgesch. u. syst. btell.
Bonnemaisonia asparagoides ( Zeilschr f. Bol., VIII 19 , P- )•
Kylin : Uber die Keimung der Flondeenporen f. Bot Bd.I .
,917 p 12). — Kylin : Entwicklungsgesch. Flondeenstudien (Lunds Umv.
Arsskrift , N; F; Avd. 2, Bd 24, Nr 4).
(1) Les ioduques ont été longuement étudiés durant ces dermeres années. Voici
asparagoides (Bull. Soc. imper. Jc Nut. de Moscou. Nlle ser.. T 8, 1 894). B 1
Beilrag zur Analooue eio.g.r Floride» (Ber. l ° J f ^ Soc.
ROBE.TSON D B. W*- ‘ub dU BWni einiger Florid.en u„d ihre
of Glasgow, T. 4 \m>). ]9] _ Sauvageau q,
Reziehun" zur Abspaltung von lod ( Arçiv jor aol., d > .
i
Source : MNHN, Paris
102
CONTRAN HAMEL
I. — B. asparagoides (Woods.) Agardh, loc. cit.; Fucus as-
paragoides Woodward, Trans. Linn. Soc., II, p. 29, 1794; Ploca-
mium asparagoides Lamouroux, Essai, p. 30; Bonnemaisonia adria-
tica Zanardini, Not. cell. mar. Ven., n" 23.
Icon. — Turner, Hist. Fuc. T. 101 ; Greville, Alg. Brit.,
T. XIII; English Bot., T. 571 ; Johstone and Croal, Brit. Sea
Weeds, PI. 30; HaRVEY, Phyc. Brit., PI. 51 ; CRAMER, 1864, T.
VIII, fig. 4-1 1, X, fig. 1-12; KüTZINC, Tab. phyc., XV, 32; Za-
nardini, Icon. phyc. adriat., III, T. 1 I I ; WlLLE, 1887, fig 44-54-
Buffham, Antherid., 1893, PI. XIV, fig. 31; Philips, 1897!
PI. 17, fig. 1-3; Kylin, 1916, fig. 1-10.
_ Algue haute de 5 à 20 cm., fixée par un petit disque, décom-
posée-pennée, à rameaux étalés et assez régulièrement alternes. Toute
a plante, sauf vers la base, est pourvue de ramules régulièrement
alternes, longs de 2 h 4 mm., légèrement amincis aux extrémités aux-
quels sont opposés soit des rameaux, soit des organes reproducteurs
(fig. 57, A).
Un axe central monosiphoné, croissant par une cellule initiale;
celle-ci sépare des articles par des cloisons obliques. Chacun des ar¬
ticles sépare à son tour deux cellules opposées dont l’une est l’initiale
es ramules et 1 autre 1 initiale soit des organes reproducteurs soit des
rameaux; les articles de l'axe s’allongent beaucoup par la suite et
sont revetus par un tissu cortical composé d’une couche interne de
grandes cellules et d’une autre de petites cellules superficielles parmi
lesquelles certaines se différencient en ioduques.
Les sporanges sont encore inconnus dans cette espèce qui est
monoïque. Les androphores, opposés aux ramules, sont ovales et ont
environ 60 a 100 a de diam. Les plus âgés se trouvent sur un court
pedicelle. Ils sont traversés par un axe central monosiphoné qui émet
des touffes de rameaux courts, ramifiés dont les dernières cellules
(cellules-meres) portent, en général, trois spermatanges.
Le rameau carpogonial naît sur le 5' ou le 6' article d’un rameau
court oppose a un ramule. Une de ces cellules péricentrales émises
par axe porte un rameau carpogonial composé de 3 cellules Le
carpogone est surmonté d’un long trichogyne contourné. Les cellules
sternes du rameau carpogonial et les cellules voisines émettent des
ouffes de cellules dont les unes ont un rôle nourricier et les autres
FLOR1DÊES DE FRANCE VI
forment le péricarpe. Après la fécondatron, le carpogone se divise
en deux par une cloison transversale, emet un filament sporogene
se réunit à la cellule hypogyne, puis aux cellules voisines riches en
matières nutritives, puis aux autres cellules des touffes. 11 en resuite
une grosse cellule placentaire plurinucleee qui porte le gommoblaste.
dont les cellules terminales donnent des carpospores A maturité, le
cystocarpe du Bomemaisonia rappelle celui des Rhodomelacees 1
est arrondi, aplati vers la base pédicellée, et acquiert un diamètre d un
demi-millimètre; il contient de nombreux carpospores oblongues qui
sont mises en liberté par un capostome situé à 1 apex du péricarpe.
Les carpospores, larges de 50 à 60 F, donnent en germant des
disques qui émettent bientôt une sorte de rhizoïde irrégulier.
Le B. asparagoides croît au-dessous du niveau des marees; j en
ai dragué de beaux exemplaires aux îles Glénans par 18 métrés e
profondeur. Cependant, des échantillons ont été parfois recueillis en
104
CONTRAN HAMEL
place, à basse mer, sur les rochers, les coquilles ou les rhizomes de
Zostere (à Barfleur, à Guéthary et à Antibes par Thuret et Bor-
NET; a Brehat par Lami). Les plantes fertiles ont été trouvées à
Cherbourg par M"’ Doublet, de mai à novembre. Thuret a ren-
parrru les «paves, un spécimen stérile en décembre et
, , Doub LET un autre en avril. Dans la Méditerranée, cette espèce
a ete recueillie à l'état fertile de mars à octobre.
Dist. géogr. — Luc (Lamouroux; Chemin); Sl-Vaast-la-Hougue
^I™ . E o et BoRNE T) 1 Barfleur (Thuret et Bornet) ; Cherbourg (Thu-
ret et .Bornet); /les Chausspl; St-Malo!; Bréhat (Lami); St-Pol-de-
Leon (DUPRESNAY); Roseof (M"“ VlCKERS et Karsakoff) ■ Brest
nM°56 A r f g r WR 276) \ ,le î, ClénanS Be,k ' Ilc (L'-OYD, Alg. Ouest
et RornÉt^ C r°oL C ®° RNET) : Nmrmoutier (Lloyd) ; Biarritz (Thuret
et bornet) ; Cuetharÿ (Sauvaceau, Felomann, Alg. de France n" 46) ;
Marseille (Solier; Hohenacker, Alg. mar. sicc. n” 88)- Antibes
(Thuret et Bornet) : Nice (Lebel) ; ' s
Alger (Roussel, Surcouf) ; Tanger (Schousboe).
, o ~ f- c [ av ^ta (Schousboe) ; Ceramium aliernum var. cla-
vata Schousboe m Bornet, Alg. de Sch., p. 298 ; Bonnemaisonk
asparagoides parltm Derbès et Solier, Mém. physiol. Alg. 1856
p. 77; Bornet, Alg. Sch. loc. cit. ; Chemin, Une forme anormale de
L>. asparagoides (Soc. biol., T. 98, p. 339, 1928)
Fl F C Z pi D 9? B ! S e ! s S o 0L ù ER ’ l856 ’ T - XIX ’ fi g- 7 - 8 ^ Crouan,
■ Flnlst -, PI. 23, fig. 148, 7; Chemin, 1928, fig. I.
° n a de tous temps discuté pour savoir si le B. asparagoides
était monoïque ou dioique. Derbès et Solier donnèrent des figures
d une Algue dioique a androphores allongés et de grande taille re¬
cueillie une seule fois a Marseille; ils conclurent à la dicecie de l'es¬
pece. Au contraire, Thuret (Rech. sur les anthèr., 1855 p 38)
soutenait qu elle était monoïque. Bornet (loc. cit.) résuma parfaite¬
ment le Problème et montra qu',1 y avait des échantillons hermaphro-
d tes a antheridies assez petites et des individus unisexués ne portant
que des antheridies beaucoup plus volumineuses; il ajoutait n’avoir
jamais observe d exemplaires purement femelles; J. Acardh et De
encore U T “““j a " S 565 Additamenta ('924), se posaient
encore la question et dernièrement Chemin a publié une note con-
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
cliiant à une anomalie qui se présenterait parfois chez des individus
PU Je crois plutôt que deux espèces ont été confondues : 1 une,
fréquente, monoïque, à petits androphores est le véritable B. aspara-
goides; l’autre, rare, dioïque, vivant probablement a de plus grandes
profondeurs, seulement connue par des individus males (a androphores
allongés, atteignant 1 mm. de longueur et 300 n de largeur, nettement
visibles à l’œil nu), avait déjà été distinguée par SCHOUSBOE qui lui
avait donné le nom de Ceramium alternum var. clavata. Je propose
de l’appeler B. clavata (fig. 37, B).
Par son aspect et tous ses caractères, le B. clavata ressemble au
B. asparagoides (CHEMIN indique cependant que les îodusques son
plus abondants dans cette dernière espèce) ; il en diffère par sa monœ-
cie et ses androphores. Par contre, ceux-ci sont. assez semblables a
ceux du B. californica, figurés par KyliN (1928, frg.9), lequel a
un aspect différent et possède des sortes d’hameçons comme 1 Aspa-
ragopsis hamifera.
BoRNET dit n’avoir jamais vu d’exemplaires purement femelles;
il faut donc admettre soit que les exemplaires femelles sont encore
plus rares que les mâles ou ont passé inaperçus; ou bien que la plante
se propage végétativement comme sa parente YAsparagopsis hamifera.
Le B. clavata ne paraît pas remonter aussi loin vers le Nord
que le B. asparagoides, car ni BuFFHAM, ni RosENVINGE, m Kylin
ne l’ont rencontré. En dehors des localités citées plus bas, il a est connu
que de Plymouth et de Padstow (Comwall) où l’a recueilli HOLMES.
11 semble être plus abondant dans la Méditerranée.
Dist. géogr. — Roscoff (Chemin) ; Brest (CroUAN) ; Tanger (ScHOUS-
BOE) ; Marseille (SCHOUSBOE, GlRAUDY, DerBÈS et SoLlER).
ASPARAGOPSIS Montagne, Phyt. Canar. p. XV
Ramules disposés suivant une spirale 3/8. — Des ramules
, , A. armata.
barbelés.' .
Ramules disposés suivant une spirale 1/4. — Des ramules
en forme d’hameçons. A - ham ^ ra -
L _ A. armata Harvey, Trans. Irish Acad., Vol. 22,
P 544; J. AgaRDH, Epicrisis, p. 666; CoNNOLLY, Beit. z. Kenntn.
106
CONTRAN HAMEL
d. Florideen (Flora, T. 103, 191!, p. 135); SAUVAGEAU C., Sur
la naturalisation en France d’un Flor. austral. (Asp. armata H.) et
sur ses ioduques (C. R. Acad. Sc., T. 180, 1925) ; SAUVAGEAU C.,
Sur qqs Algues Floridées renfermant de l’iode à l’état libre (Bull.
Soc. biol. d’Arcachon, 22 e Ann., 1925).
Icon. — Harvey, Phyc. Austral., T. 112; CONNOLLY, 1911
fig. 3-9.
Cette Algue forme des touffes d’un beau
rose-tendre accrochées à diverses Algues. De
stolons cylindriques enchevêtrés s’élèvent des
frondes en pyramide dépassant fréquemment
12 cm. de hauteur sur 10 à 15 mm. Ces pyra¬
mides simples ou ramifiées sont composées d’un
axe cylindrique qui porte des rameaux insérés
sur 4 rangs; avec les rameaux alternent régu¬
lièrement des ramules simples comme ceux des
Bonnemaisonia. La croissance se fait par une
cellule initiale et chaque article de l’axe mono-
siphoné émet un rameau et un ramule opposés
1 un à l’autre; l’article suivant donne de même
un rameau et un ramule, mais dans un plan
perpendiculaire au premier ; un ramule se trouve
donc toujours entre deux rameaux (l’un supé¬
rieur et 1 autre inférieur) et réciproquement. La
base est plus ou moins dénudée.
Les cellules contiennent des chromato-
. phores discoïdes ou brièvement rubannés et les
ioduques se rencontrent dans les cellules superficielles.
Les rameaux se ramifient comme l’axe principal, mais, à l’in¬
verse de ce qu on voit dans les Bonnemaisonia, ils restent assez courts,
ne dépassent guère 2 cm. de longueur et ceux de la base ont à peu
près la meme longueur que ceux de la partie supérieure, ce qui donne
a la plante un aspect tout différent. Toute la plante est revêtue d’un
cortex formé comme dans le Bonnemaisonia, mais plus épais.
LA. armata est dioique et ne semble.pas posséder de tétraspo-
ranges.
Les organes reproducteurs naissent à la placé d’un rameau.
Fig. 58. — A. armata :
A un ramule barbelé
(X 10); B cystocarpe;
C androphore.
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
107
comme dans le Bonnemaisonia. Les androphores sont ovales ou cia-
viformes et ont environ 1 mm. de diamètre.
Le rameau carpogonial, composé de 2 cellules, est surmonté d un
trichogyne droit et entouré de touffes de filaments ramifies enus par
la cellule hypogyne et les cellules voisines. Le carpogone se reum
à la cellule hypogyne et, comme dans le Bonnemaisoma, il se forme
une grande cellule placentaire d’où s’élèvent les filaments du gommo-
blaste. Les carpospores, très nombreuses, pmformes, ont environ /*
de diamètre.
Le caractère distinctif de VA. armata est la présence de rainules
barbelés qui naissent par la transformation d un ramule simple e
peuvent se trouver à n’importe quel endroit de la plante. Ils sont cy¬
lindriques, larges de 1/2 à 2/3 de mm. et portent des sortes d epmes
recourbées en arrière qui agrippent la plante aux autres Algues.
L'A. armata est une Algue australienne qui a été signalée pour
la première fois dans nos régions par M. SAUVAGEAU a Guet ary.
Elle se rencontre à mi-marée, accrochée à diverses Algues mais sa
véritable station est peut-être dans la région sublittorale. A Guethary,
elle apparaît en juin et disparaît à la fin de juillet ou au commence¬
ment d’août. Dans la Méditerranée, elle semble vivre plus l°ng tem P 5 '
j’en ai recueilli un échantillon en mars à Banyuls et J. Feldman
en a trouvé de nombreux exemplaires le 15 septembre a 1 arita (Es¬
pagne) .
Dist. géogr. — Cherbourg (M"“ Doublet) ; Cuélhary (Sauvageau) ;
Alger (TESNlER); Banyuls !
2. — A. hamifera (Hariot) Okamura, Icônes of Japanese
Algae Tab 183-184, 1921; Bonnemaisonia hamifera Hariot,
Algues de Yokoska, p. 223; BuFFHAM, On B. hamifera in Cornwall
(Journ. Quekett microsc. Club, sér. Il, T. VI, 8%, p. ) -
Holmes, Note on B. hamifera (Journ. of Bot., 1897) , Cotton,
Clare Island Survey, 1912; SAUVAGEAU, Sur la dissémination et la
naturalisation de qqs Algues marines (Bull. Inst océanographique
n“ 342, 1918) ; Sauvageau C., Sur qqs Algues Floridees renferman
de l’iode à l’état libre (Bull. Stat. biol. d’Arcachon T. 22, 1923,
p. 32) ; Kylin H., Entwicklungsgeschichtliche Florideenstudien
(Lunds Univ. Arsskrift; Bd 24, 1928).
108
CONTRAN HAMEL
Icon. — Buffham, 1896, PI. IX, fig. 1-7; Okamura, 1921
PI. 183-184; Kylin, 1928, fig. 10.
L'A. hamifera forme des touffes hautes de 6 à 20 cm., rou¬
geâtres, accrochées à d’autres Algues. Il croît, comme VA. armata.
Fig. 59. — A. hamifera : un rameau avec cys-
tocarpes et ramules en hameçon (J. Feld-
MANN del.).
au moyen d une cellule initiale, mais les ramules sont disposés suivant
une spirale 3/8. Il se reconnaît facilement à des sortes d'hameçons
qui lui servent a s accrocher à d'autres Algues et à faciliter sa multi-
plication végétative.
F LO RIDÉES DE FRANCE VI
109
Cette espèce est dépourvue de sporanges; elle est dioïque, mais
les exemplaires mâles (dont les androphores, figurés par OKAMURA,
ressemblent à ceux du B. clavata) n’ont jamais été trouvés dans nos
régions.
Les organes femelles naissent a la place d un rameau. L.e ra¬
meau carpogonial est composé de 3 cellules et surmonté d un tricho-
gyne droit. La cellule inférieure porte de nombreux filaments ramifiés
qui concourent à la formation du péricarpe; la cellule hypogyne
porte plusieurs cellules petites, riches en matières nutritives. Le goni-
moblaste ne se développe pas, mais le péricarpe se forme et donne
des cystocarpes gros, globuleux, ayant environ 2 mm. de diamètre.
Cette espèce, décrite d’abord par HARIOT d après des échan¬
tillons japonais sous le nom de Bonnemaisonia hamifera, a été trouvée
pour la première fois dans nos régions, à Falmouth, par BuFFHAM,
en 1893, puis par HOLMES, à 1 île de Wight. Ln France, elle fut
recueillie d’abord à Cherbourg par CREULY, en 1901, puis trouvée
en divers points de Bretagne.
Elle vit à mi-marée ou à basse mer, accrochée à d’autres Algues;
à Cherbourg, d’après M lle DOUBLET, elle se rencontre de décembre
à septembre; avec des organes reproducteurs en juillet et septembre.
Dist. géogr. — Luc (Bugnon) ; Fermanville (Mangin) ; Cherbourg
(Creuly, M lle Doublet, Corbière); Aber-Wrach et Bngnogan (Che¬
min) ; Sl-Cuénolé !
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
CYANOPHYCÉES
FrÉMY P. _ Myxophycées récoltées aux îles Chausey, au cours de
l’excursion du Laboratoire maritime de Saint-Servan du 25 août 1928. (Bull.
Mus. Nat. Hist. imt., 1928, p. 381-390, Paris, 1928, 19 fig.)
Toutes les espèces citées dans cette liste proviennent du Saccaviron, sorte
de chenal aux eaux très limpides qui sépare La Meule de l’Ile-aux-Olseaux les
plus occidentales des îles Chausey. Sur les 19 Myxophycées récoltées par 1 au¬
teur, deux n’avaient pas encore été trouvées en France : Aphanocapsa marina
Hansg et A. lillaralis Hansg. D’autre part, une espèce est médité et reçoit le
nom d'Àphanocapsa sesciosensis. Cette espèce diffère de 1 A. Zanardim
(Hauck) Hansg. par sa membrane bien nette, le grand nombre de cellu es
groupées, le jaunissement immédiat du contenu cellulaire en présence d iode (et
non bleuissement), enfin l'habitat sur frondes de Cladophora (alors que 1 autre
espèce est limicole). Toutes les espèces citées ou étudiées dans ce travail sont
figurées : c’est là une excellente méthode que l’on voudrait voir suivre par tous
les algologues. — P. A.
FrÉMY P. et MESL1N R. — Trois Oscillariées nouvelles pour la flore
française. (Arch. de Bot., 2, Bull. mens, n" 5, p. 73-78, 2 fig.) Caen, 1928.
11 s'agit des espèces suivantes : Schizothrix fuscesce ns Kütz., Microcoleus
sociatus W. et G.-S. West, Lÿngbpa marlensiana Menegh., récoltées toutes
trois dans le département de la Manche. Les auteurs donnent à propos de ces
algues d’intéressantes remarques systématiques et géographiques. 1 . A.
Keefe A.-M. — A new species of Jiphanocapsa. Rhodora, 29,
p. 39-41, 1927.
A species is described under the name of A. Lewisii Keefe n. sp„ from
a freshwater pond. It formed large masses, rather firm, among stones on the
bottom, and the cells (0.7 prl.O p) were densely aggregated. — Wm. Kan-
dolph Taylor.
BIBLIOGRAPHIE
I 12
Kosinskaia E.-K. — 0 novom vide roda Tolypothrix Kütz (Sur
une nouvelle espèce de Tolypothrix .) Bull. Jard. Bot. principal U. R. S. S.,
XXVII, p. 294-298, 1 pl. avec 1 1 fig., Leningrad, 1928 [en russe].
Description, avec figures, du Tolypothrix Saviczii récolté en Carélie sur
rochers ruisselants. Cette nouvelle espèce diffère du T. crassa W. et G. -S.
West principalement par ses filaments très épais atteignant (16-36 et jusqua
46 /j.) et ses hétérocystes ovales ou sphériques. Elle appartient à la section que
GEITLER distingue par des gaines très épaisses. — P. A.
Poliansky V.-I. — K morphologii Calothrix Elenkinii Kossinsk.
(Contribution à la morphologie du Calothrix Elenl^inii Kossinsk.) Bull.
Jaid. Bot. principal U. R. S. S., XXVII, p. 298-305, I pl. avec 18 fig.,
Leningrad, 1928 [en russe avec rés. allem.].
Cultivée sur Agar avec 1/2 Knop — Fe (10 mmgr. Fe pour 40 cm J
solution), cette espèce a présenté des variations morphologiques remarquables.
A noter, en particulier, l’absence de colonies composées de filaments noués
réalisant la forme planctonique normale de l’espèce, disparition du poil, forme
cylindrique des filaments. — P. A.
Poliansky V.-I. — O polojenii v sisteme sinezelenykh vodoroslei Calo-
thnx ptlosa Harv. i C. dura Harv., kak novykh predstavitelei sem.
Tildeniaceæ. (De la position qu’occupent C. P dosa et C. dura dans le
système des Cyanophycées comme nouveaux représentants de la famille des
Tildeniacées.) Bull. Jard. Bot. Principal U. R. S. S., XXVII, p. 314-339,
2 pl. avec 14 et 10 fig., Leningrad, 1928 [en russe avec rés. fr.]
Une étude très précise de ces deux Calothrix. d’après les échantillons du
Phycotheca Boreali-Americana (d’après l’A. le n° 1167 est bien C. pilosa
mais le n° 859, publié sous le même nom, est en réalité le C. dura ) et ceux de
Harvey, conduit IA. à ranger ces deux Cyanophycées dans la famille qu’il a
créée, les Tildeniacées. (Cf. Not. Syst. Inst. Crypt. Horti. Bot. Princip.
U. R. s. S., 4, p. 76-88, I pl. avec 14 fig., 1926.)
Ces deux algues deviennent donc : Tildenia dura (Harv.) Poliansky et
/. pi/osa (Harv.) Poliansky. Au point de vue phylogénétique, la famille des
1 îldemacées comprendrait des formes convergentes respectivement dérivées des
bcytonematacées et des Rivulariacées dont elles possèdent les divers modes
d accroissement. Toutes ces questions sont longuement discutées dans cet impor¬
tant travail. — P. A.
BIBLIOGRAPHIE
113
FLAGELLÉES.
Skvortzow B.-W. — Some new and little known species of Trache-
lomonas from North Manchuria, China. Bot. Gaz., 85, p. 90-96, pi 7, 1928.
This is an annotated list including the following novelties : T. tuberosa
conspersa n. var., Harbin; T. cucurbita n. sp. Harbin; T. cucurbita ovata
n. var., Harbin ; T. vestita n. sp., == T. hexangulata sinica Skv.; T. schewia-
kofhi n. sp., = T. rhombica var. planktonica Skv.; T. scherviakoffii var.
polonica (Koczw) n. comb. = T. polonica Kocz.; T. woloszynskii n. sp.,
— T. eurystoma acuta Lemm.; T. i voloszynslfii var. longicollis n. var. south
China; T. kozlovii n. sp., Harbin; T. rapacea n. sp., T. volgonensis chi-
nertsis Skv., south China; T. stagnalis n. sp., = T. fluviatilis curta Skv.,
Harbin; T. tambotvika amphora n. var., Harbin; T. urceolata var. hyalina
(Swir.) n. comb. = T. hyalina Swir. ; T. schauimlandü manschurica
n. var., North Manchuria; T. inflaia crenulatocollis n. var., Harbin; T.
dangeardii n. sp., T. dangeardii var. glabra n. comb.. Harbin; T. helvetica
manchurica n. var., Harbin; T. sxvbenl (0 sinensis n. var., Harbin; T. fluviaülis
var. levis (Lemm.) n. comb. = T. affinis var. levis Lemm.; T. maxlma n. sp.,
Harbin; T. nadsonii n. sp., Harbin; T. balkovii n. sp., Harbin; T. acuminata
triangulata n. var., Europe. — Wm. Randoïïph Taylor.
Wailes G.-H. — Dinoflagellates from British Columbia. Vancouver
Muséum Notes, 3 (1), p. 20-31 ; (2), p. 28-35, pl. 1-6, 1928.
This is a list, with illustrations of most of the species. As new there are des-
cribed: Gonyaulax rugosum Wailes, Peridinium striolatum Wailes, Diplopeltopsis
minor var. occidentalis Wailes, Peridinium subpunctulatum Wailes, P. discoides
Wailes, Gyrodinium lingulifera var. minor Wailes. Peridinium asperum Wailes,
and P. cucumis Wailes. Some keys are provided. — W m. Randolph Taylor.
PÉRIDINIENS.
ENTZ G. jun. _A Balaton Peridineairol (Ueber Peridineen des Balaton-
Sees). Archivum Balaionicum, p. 275-342, 7 pl., 1927 [en hongr. et allem.].
BIBLIOGRAPHIE
114
CHLOROPHYCÉES.
Blinks L.-R. On Yalonia and Ftalicyslis in Eastem America.
Science, 65, p. 429-430, 1927.
It was found that plants which had been studied physiologically and repor-
ted under the namt of Valonia ventricosa actually belonged in the genus Hali-
cÿstis, and were not identical with Y. ventricosa of the West Indies. Différences
m their morphology and physiology are indicated. No spécifie hame is applied to
the Hahcystis, which was found al Dry Tortugas, Florida as well as at Ber¬
muda. — IVm. Randolph Taylor.
Lowe C.-W. & F.-E. Lloyd. — Sonie observations on Hydrodiclyon
reticuiatum (L.) Lagerh. With spécial reference to the chloroplasts and
organizatron. Trans. Roy. Soc. Canada, iii, 21 (v), p. 279-287 2 fis 4 pi
1927. ’
The chlorophyll is not dispersed thry the protoplasm as was suggested by
1 IMBERLAKE, but is aggregated into chloroplasts, this being demonstrated by
the use of light of the absorption bands of chlorophyll. The space relations
which govern the arrangement of the zoospores at the time of daughter net
formation are discussed, and divergences from the 6-sided net space are accoun-
ted for. — IVm. Randolph Taylor.
Miller V. Jlrnoldiella , eine neue Cladophoraceengattung. Planta,
Bd 6, H. 1,21 p., 20 fig., Berlin, 1928.
Arnoldiella nov. gen. — Thallus diferenziert in auf dos Substrat
ttnechende and zu einer em schichtigen Sohle untereinander verrvachsende Faeden
und in aufrecht von der Soble sich erhebende dichtgedraengte Faeden. Zellen
der Sohle ein-b,s aeniglgemig, die der aufrechlen Faeden vielkernig. Zoosporan-
gien enastaenaig, Zoosporen viergeisselig.
A Conchophila nov. sp. — Bildet dunkelgruene feste, bis / mm
diclie Krusten auf den Schalen von Anodonta und Unio, die durch Ver-
Tvachsung arn vielen Einzelindividuen entstehen. Die Krusten a us aufrechten
dicht anemandergedraengten Faeden, die aus einer begrentzten Zahl (nicht
rnehr als 10) Zellen gebddet smd. Faeden umerzrvàgt, seltener am oberen
Ende vert^uerzle und müeinander verwaehsene Seitenzweige bildend Dicke
der unverzTveiglen unie n 18-30, o ben 5 0-85, Laenge der Zellen eines Fade ns
sehr vcrschieden : dus Verhaeltms Laenge u. Breite schmmkt zwischen 1/2 :
7 ne 5 ' , Z ellen mil einem Nelzchromalophor, vielen Pyrenoiden und
Zellhernen In Zoosporangien werden Endzellen der Faeden, seltener auch
ihre Nachbarzellen venvandeli. Entleerung der Zoosporen durch ein Loch
BIBLIOGRAPHIE
115
am Scheitel des Zoosporangiums, das dur ch V erschleimtmg der Zelhvand
entsieht. Zoosporen breit aval, 12-13,5, lang, 9,5-11 breit mil vier Cerne*
und einem Augenfleck, ohne Pyrenoide. Keimende Zoosporen btlden einen
Schlauch in den der Inhalt der Spore einivandert, und der sich von der
enileerten Sporenhuelle durch eine Wand trermi. Durch Verrvachsung junger
lndividuen rverden einschichtige Sohlen gebildet, von denen sich die aufrechten
Faeden erheben. Ruhenstand : slaerkereiche Zellen, Akmelen, die vus belie-
bigen kuerzeren Zellen der Faeden enlslehen /foennen. Geschlechthche V er-
mehrung unbel^annt.
In Gemeinschaft mit Cladophora g'omerata und Chaelomorpha herbipo-
lensis Lagerh. auf Schalen von lebenden Mollusken Anodonla und Umo, im
Pereslawlsee Zentralrussland, Gouvern. Wladimiv.
TiffaNV L.-H. — New species and varieties o( Chlorophyceæ. Bol.
Gaz., 83, p. 202-206, 1927.
The following are described : Spirogyr.a wabashensis Tiffany, Illinois ;
Oedogonium wabashensis Tiftany, Indiana ; Oe. Howardii var. minor Tiffanv,
Illinois; Oe. Brama var. Zehneri Tiftany, Indiana; Oe. mich.ganense 1 iftany,
Michigan. — IVni. Randolph Taylor.
Tiffany L.-H. & E.-N. Transeau. - Oedogonium periodicity in the
north central States. Tra no. Amer. Micros. Soc., 46, p. 166-174, 1927.
An elaborate sériés of 1114 collections of fmiting material is analyzed in
tabulas lashion. The prevailing habitats were small permanent bodies of water.
Maximum sexual reproduction occurs in May & July, and a lesser penod ls
attained in October. The species are divided into spring annual Wlth I or
2 broods, summer annuals, likewise with 1 or 2 broods, summer and spring
perennials. — Wm. Randolph Taylor.
CONJUGUÉES
Roll J. _ Novye i otkloniaiuchtschiesia formy desmidievykh vodo-
roslei. III. [Sur des Desmidiées nouvelles ou anormales.] Arch. Russes de
Protistol., 7, p. 131-138, 1 pl„ Moscou, 1928. [En russe avec rés. anglais.]
Dans des récoltes faites par feu ArNOLDI, en Laponie et dans le gouv.
de Tambovsk, et par l'A. dans les gouv. d'Archangelsk, de Tver et aux
environs de Kharkov, il faut citer les quatre variétés suivantes : Micrastenas
rotala var. spinosa, Onychonema laeve var. pulchrum, Spondylosium momliforme
var. elongatum, Desmidium apiogonum var. tamboviensis.
116
BIBLIOGRAPHIE
Skuja H. — Vorarbeiten zu einer Algenflora von Lettland I. Acta Horti
Bot. Univ. Laiviensis, 3, p. 193-218, 8 fig., 4 pl., Riga, 1928. [En ail.
avec rés. letton.]
Dans cette quatrième série des « Matériaux pour une flore des Algues de
Lettonie » sont étudiées les Conjuguées, Characées, Rhodophycées et Phéophy-
cées. 635 espèces et variétés sont énumérées dont 5 1 7 pour les seules Desmidiées.
Un certain nombre de nouveautés sont décrites : Spirogyra punctata Cleve var.
esthomca, 5. Willei nom. nov. var. acantfaophora, Penium Borgeanum, Clos-
terium punctatum (diffère du Cl. idiosporum principalement par sa zygos-
pore incolore et très finement ponctuée), Cosmarium densegranulatum (voisin
du C. abbrevialum Racib., mais à hémisomates plus elliptiques et à membrane
plus densement granulée), C. usmense (voisin du proclmctum) , C. decedem
(Reinsch) Racib. fo. minor, Batrachospermum moniliforme Roth var. isoeti-
cola. — P. A.
WAILES W.-G. — Desmidiceæ from British Columbia. Contr. Canadian
Biol. Stud. Biol. Sta. Canada, n. s. 2 (2), 12 p. 1925.
D . . -^i S ,* S 3 ^ St ^ orms f oun d the Vancouver and Nanaimo districts of
British Columbia, and on Cabriola and Cortès Islands. — Wm. Randolph
T aylor.
CHARACÉES
ZirKlE C. The structure of the chloroplasts in certain higher plants.
Amer-. Jour. Bot., 13 (5 & 6), p. 301-320, 321-341, 1926.
In addition to various spermatophytes and ferns, Chara and Vauchsria
were used. The stroma of the chloroplast is in the form of a hollow spheroid
surroundmg a « vacuole ». Pores connect the vacuole with the cytoplasm sur-
roundmg the plastid. No evidence was found of an osmotic membrane. The
pigments are intimarely mixed and evenly distributed. In leaf tissue the starch
bodies lie within the vacuole, even when appearing to be external and appressed
to the plastid, in which condition the vacuole is everted. Evidence is addueed
to show that the chlorophyll coast the colloidal particles of the stroma. The
chloroplasts of Chara and Vaucheria differ in various particulars from those of
the higher plants. — Wm. Randolph Taylor.
BIBLIOGRAPHIE
117
DIATOMÉES
Boyer Charles-S. — Synopsis of Noith American Diatomaceæ. Pro-
ceedings af the Academÿ of Naturel Sciences of Philadelphia. 78, Suppl., & 79,
Suppl., 583 P„ 1927-28.
This volume îs a complété descriptive list of the diatoms of North America,
both recent and fossil. Keys are supplied to the généra and specres, and lor
each species the original citation, synonymy, reference to illustrations, type loca-
lity distribution and habitat, and critical notes, together with a complété des¬
cription. The following are described as new : Aulacodiscus concentricus
(Mann) _ J 1 ripodiscus concentricus Mann; Aulacodiscus benngensis (MannJ^
n. comb., = Tripodiscus beringensis Mann; Aulacodiscus laxus (Mann)
Tripodiscus laxus Mann ; Actinocyclus barklyi (Coates) n. comb., = Coscmo-
discus barkfyi Coates; Biidulphia rustica (Mann) n. comb. = Tngomum rus*
ticum Mann; Biddulphia omata, fa. tetragona pana (Grun), n. comb., —
Triceratium ornatum fa. telragonum pana Grun. ; Fragdarw mormonorum
(Grun) n. comb. — Fragilaria brevistriata mormonorum Grun. ; Dimero-
gramma australe (Petit) n. comb. = D. surirel.a australis Petit. — Wm. Ran-
dolph. Taplor.
PHÉOPHYCÉES
Myers M.-E._The life history of the brown alga Egregia menzesii.
Univ. California Publ. Bot., 14 (6), p. 225-246, pl. 49-52, 1928.
Sauvageau C. — Sur le Colpomema sinuosa Derb. et Sol. Bull, de la
Station biol. d'Arcochon, T. 24, p. 309-355, 8 fig., Bordeaux, 1927.
Le C. sinuosa que les auteurs américains appellent i})pica ne mérite pas ce
nom, car il ne correspond pas à la plante méditerranéenne. La plante récemment
immigrée sur les côtes atlantiques d’Europe, ou var. peregrma Nob., différé du
type méditerranéen par son thalle moins sinueux, plus mince et plus souple, par
ses spores moins limités, largement étendus, ses sporanges moins hauts ; les cryptes
pilifères y naissent par un processus différent de celui que MlTCHELL a décrit.
Elle paraît voisine de celle que les auteurs américains appellent var. typica; elle
n’est vraisemblablement pas originaire des mers plus chaudes que les nôtres et il
est possible qu’elle soit originaire de la côte pacifique de 1 Amérique septen¬
trionale, ceci nous laisse mieux comprendre sa naturalisation chez nous.
Les zoospores des sporanges pluriloculaires (les seuls connus) du Colpo-
menia de la Méditerranée, et de sa var. peregrina germent sans copulation.
BIBLIOGRAPHIE
Elles fournissent un protonéma monosiphonié. simple ou ramifié, qui, par le
cloisonnement localisé de certaines cellules, engendre un glomérule d'abord uni¬
forme; en uniformisant sa surface, celui-ci devient vite un Colpomenia d’abord
massif. Un même protonéma produit un seul, ou plusieurs, ou de nombreux
Colpomenia. Les jeunes individus ainsi obtenus en culture n'ont pu être con¬
servés assez longtemps pour fructifier. Mais de vieux protonémas de la var.
peregnna produisirent des sporanges pluriloculaires (interprétés ici comme des
amorces de glomérules aussitôt évoluées en sporanges) dont les zoospores four¬
nirent des protonémas très ramifiés de seconde génération. Bien que restés en
culture durant plusieurs mois, ces derniers n'ont produit ni glomérules ni spo¬
ranges; cette longue stérilité pourrait expliquer, au moins en partie, 1rs irrégu-
Jantes de la présence du Colpomenia dans la nature.
Si 1 on s’en rapporte aux dessins de KucKUCK, publiés par OLTMANNS
les zoospores du Phpllilh et du Scptosiphon fournissent un protonéma qui rap^
pelle celui du Colpomenia: ceci confirme l’interprétation de Bornet, de Fal-
KENBERC et de KjELLMAN qui rapprochent ces trois genres dans un même
groupe. — Auteur.
Sauvaceau C.— Sur le gamétophyte d’une Algue phéosporée ( Mereia
ftliformis Zan.). C. R. Acad. Sc„ T. 184, p. 1223-1224, Paris, 1927.
Sauvaceau C. — Sur l’alternance des générations chez le T\ereia fili-
•tZan. Bull, de la Station biol. d’Arcachon.T. 24, p. 357-367, 4 fig„
Bordeaux,
1927.
L auteur a retrouve dans le Nereia le même type d’alternance que dans
le Carpomltra, et il en est vraisemblablement de même chez les autres Sporo-
NcrAa' chromatophores du gamétophyte et du sporophyte du
rem et la brievete du pedicelle du sporophyte (sinon sa virtualité) permettent
de considérer le IVereta comme un type moins différencié que le Carpomltra
Comparant les Sporochnales aux Cutlénales, on pourrait dire que. sous ces
rapports, le Nerem est au Carpomltra ce que le Zanardinia est au Culleria.
,, . , S ;rT U S ~ S “ r le Zo'teræ Thur. Bull, de la Station
bwl dArcachon. T. 24, p. 369-433, 12 fig„ Bordeaux, 1927.
une L aU J Ur p . resente L d al ? 0 ' cl dei remarques historiques sur le genre Casla-
gnea un des plus embrouillé), dee Mésogloiées, puis il étudie la biologie et
um T eut h f 7 qU ' "‘Z ChCTb0Urg ' SUr da Z °^res, dé
filammt d L “ P a "‘ e ^ Par Un dis 9 ue ^oit d’où s’élèvent d-s
fi aments dresses primaires, monos,phoniés, plus ou moins parallèles, réunis par
de la coenoglee, a croissance intercalaire; ces filaments en émettent d'autte
econdaires, ascendants et descendants; vers le dehors se trouvent de Lai pcd
locUaués et d“ * Le C ’ Z ° Stera P ° rte d “ fanges un,’-
ocu.a.res et des sporanges pluriloculaires sur le meme individu ou sur des indi-
BIBLIOGRAPHIE
vidus séparés qui donnent des zoospores semblables; les embryospores globuleuses,
de 9 ix environ, donnent par hétéroblastie, soit des sortes de disques, soit des
filaments (pléthysmothalles myrionématoides et ectocarpoides) ; quatre généra¬
tions successives de pléthysmothalles ont été obtenues avec hétéroblastie cons¬
tante qui représentent l’état adélophycé du Castagnea. C. Hamel.
SAUVAGEAU C. — Sur la végétation continue de certaines Phéosporées
annuelles. C. R. Acad. Sc., T. 185, p. 430-433, Paris, 1927.
SAUVAGEAU C. — Sur les Algues phéosporées à éclipse ou Eclipsiophy-
cées. Recueil des Travaux bot. néerlandais, vol. 25 a, p. 262-270, Amster¬
dam, 1928.
Les Eclipsiophycées sont des Phéosporées qui présentent une alternance de
végétation entre une grande Délophycée (la plante décrite par les auteurs) et
un tronçon adélophycé à plantes minuscules qui se multiplient par sporanges et
finalement régénèrent la Délophycée. La plante minuscule n'est ni un protonema
(thalle propageant la plante par de simples bourgeonnements végétatifs) m un
prothalle (gamétophyte de plantes offrant une alternance régulière de généra-
tions) ; l’auteur propose pour elle le nom de pléthysmothalle (thalle de multi¬
plication). Plusieurs générations de pléthysmothalles se succèdent, se multipliant
par zoospores, jusqu’à la saison favorable à l’apparition de la plante délophycée.
Parfois intervient un curieux phénomène, l’hétéroblastie, les zoospores donnant
des pléthysmothalles différents, les uns discoïdes ou myrionématoides, les autres
filamenteux ou ectocarpoides. L’auteur donne trois exemples tirés du Castagnea
Zosterœ, du Lealhesia difformis et du Giraudya sphacelarioides. — G. Hamel.
RHODOPHYCÉES
Ollivier G. — Sur les tétrasporanges du Falkenbergia Doubletii
Sauv. C. R. Acad. Sc., T. 184, p. 469-470, Paris, 1927.
Alors que le F. Hillebrandii Falk. porte des tétrasporanges tétraédriques,
le F. Doubletii forme les siens d’abord par une cloison perpendiculaire à 1 axe
du filament et chacune de ces dispores se partage en deux par des cloisons per¬
pendiculaires à la première et souvent perpendiculaires entre elles. La spore, en
germant, se divise en deux; la plus petite cellule se cloisonne activement et la
plus grande donne un organe fixateur. Les tétraspores et les plantules sont dé¬
pourvues d’iode libre. — G. Hamel.
120
BIBLIOGRAPHIE
Dangeakd P. — Le noyau et l’évolution nucléaire chez les Bangiales.
C. R. Acad. Sc., T. 184, p. 471-472, Paris, 1927.
Dangeard P. — Recherches sur les Bangia et les Porphyra. Le
Botaniste, sér. 18, 63 p., 12 fig., pl. 8-12, Paris, 1927.
L’auteur signale d’abord la découverte à Quiberon de stations étendues où
se rencontre le Bangia fuscopurpurea à l’état sexué. Il étudie les processus de
la fécondation chez les Bangia et les Porphyra, canalicules de fécondation, les
pseudo-trichogynes ; les spermaties contiennent encore un chromatophore avec un
pyrénoide qui reste inutilisé, le noyau seul pénétrant dans le carpogone. L.e
noyau a une structure normale avec une membrane, un nucléoplasme et un
gros caryosome. La division par une caryocinèse normale avec deux chromosomes.
La réduction chromatique se fait au moment de la formation des carpospores ;
les Bangiales sont donc des Haplobiontes. La première cloison est anticline chez
les Bangia et péricline chez les Porphyra. Les carpospores et les gonidies con¬
tiennent de 1 amidon floridéen. Les germinations sont ensuite étudiées. —
G. Hamel.
Chemin E. — Les mouvements amiboides des spores chez quelques
Floridées. C. R. des séances de la Soc. de Biologie, T. 97, p. 1677-1679,
2 fig., Paris, 1927.
Dans les Scinaia furcellala et turgida, les carpospores s’étirent pour tra¬
verser le carpostome et elles présentent alors des déformations en poussant des
prolongements de différents côtés; le plaste unique se trouve tantôt au milieu,
tantôt sur un bord, tantôt sur un autre. Les mouvements continuent jusqu’au
moment où se forme une membrane résistante. L’auteur n’a pas vérifié s’il y
avait déplacement. — G. Hamel.
Chemin E. Une forme anormale de Bonnemaisonia asparagoides.
C. R. des séances de la Soc. de Biologie, T. 98, p. 339, Paris, 1928.
L auteur a récolté à Roscoff un Bonnemaisonia asparagoides purement
male et présentant des anthéridies allongées, nettement visibles à l’œil nu; il
décrit cette forme anormale et en donne la répartition géographique.
ALGUES FOSSILES
Mann A.- The fossil diatom deposit at Spokane. In : Knowlton,
F. H., Flora of the Latah formation of Spokane and Cœur d’AIene. Idaho .
U. S. Ceol. Surv., Prof. Paper 140-A, p. 51-55, 2 pl., 1926.
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Bell Hugh-P. — Seasonal disapearance of certain marine algæ. Trans.
Nova Scolia Inst. Sci., 17 (1), p. 1-5, 1927.
Observations were made upon Enteromorpha proliféra, Phyllitis fascia,
Scytosiphon Lomenlaria, Fucus vesiculosus, Ascophyltum nodosum, Halosac-
cion ramentaceum, var. gladiatum, Chondrus crispus. Disapearance of the
Enteromorpha seemed to be dépendent upon the Scytosiphon, upon which it
grew. The Scytosiphon vanished largely by August. Phylktis became disinte-
grated following spore discharge early in July. Halosaccion died progressively
from the tips, as the tetraspores ripened and were shed. — Wm. Randolph
T aylor.
Boyer C.-S. — Bacillariaceæ in Howe Report on a Collection of Marine
Algae made in Hudson Bay. Contrib. from the New York Bot. Garden ,
n ° 293, reprinted from Report of the Canadian Arctic Exped., 1913-18, vol.
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Deux listes de Diatomées recueillies, la première par 3 brasses (43 es¬
pèces), la seconde par 10 brasses (29 espèces).
Chemin E. — Algues marines recueillies à Concarneau en septembre
1925. C. R. du Congrès de Lyon 1926 de l'Assoc. franç. pour l’Avancement
des Sciences, p. 360-364, 1 carte.
Liste des 70 Floridées, 22 Phéophycées, 3 Chlorophycées. L’auteur insiste
particulièrement sur les Griflithsia barbota, Solieria chordalis, Spathoglossum
Solierii, qui est à la limite N. de son aire, puisqu’il est inconnu au N. de Brest,
et Falkenbergia Doubleti.
122
BIBLIOGRAPHIE
Collins F.-S. — Algae of the Neptune Expédition in Howe, Report on
a Collection of Marine Algae made in Hudson Bay. Conlrib. from the New Yorlt
Bot. Carden, n" 293, reprinted from Report of the Canadien Arctic Exped..
1913-18, vol. 4 : Bot, Part B., p. 29, Ottawa, 1927.
Deux espèces (Eulhora cristala et Ptilota pect'mata) provenant de la baie
de Wakebam, détroit d’Hudson.
Howe M.-A. — Report on a Collection of Marine Algae made in
Hudson Bay. Conlrib. from the New York bol. Carden n” 293, reprinted from
Report of lhe Canadien Arctic Exped., 1913-18, vol. 4 : Bot., Part B,
p. 18-30, pl. 2, Ottawa, 1927.
Liste de 44 espèces et 2 var. dont 33 ne figurent pas dans la liste de
oETCHELL et COLLINS (Rhodora , T. 1 0, p. 114-116, 1908). 61 espèces et
van sont maintenant connues de la baie d’Hudson. Sont citées : 1 Myxophycée,
2 Chlcrophycées, 20 Phéophycées, 20 Rhodophycées. Une espèce est nouvelle:
/ ^ EY f SONNELI . A J ohans ENI, — Fronde subcoriacea, adhérente, sed
facile a substralo soluta, irregulari et irregulariter lobata aut erosa, rubro-brunnea,
olivaceo-viridr aul subfuhginosa, subleviter radiatim striata, infra copiose cal-
carea et, in plensque pariibus, prêter zonam marginalem 75-/05 latam, confer
tamtebam rhizmarum 30-/40 longarum, implicatarum, plus minusve ramosarum,
P ?nn îf ! ha j° V r ê ° , f 5 ' 70 crasso ’ aut tela rhizinarum inclusa, interdum
JUU cettulis dorsalibus plerumque hexagonis superne visis, 8-11 dbm.. non in
oramibus mamfestis submarginalibus exceplis; cellulis hypolhalli , ln secuone
longi-perpendicuLan, plerumque 18-26 X 8-/3, scepe, ut, videtur, 2-4 fila basi-
lana monstrantibus; filis erectis aul escendenlibus (perithalli) 8-/3 lalis, cellulis
fere tamaltisquam lotis; planta, ut videtur, sterili. (On stones at low tide,
associated with Ralfsia deusta.)
Johnson D.-S. — Revegetation of a denuded tropical valley. Bol
Gazette, 84 (3), p. 294-306, 1927.
Taplor^° eOCa ^ Sa magma plays a minor part in tIlls P rocess - — Wm. Randolph
1927.
Jones P.-M. — The origin of the prairie. Science, 66, p. 329-330,
in ,h A f' gae r aPPea ; firSt ab ° Ut the edge ° f a ,ake Which is 8 rad “ aI| y drying ,
n the formation of prairie area. — Wm. Randolph Taylor.
BIBLIOGRAPHIE
123
Laing R.-M. — The external Distribution of the New Zealand Marine
Algae and Notes on some Algological Problems. Transact. of the N.-Z. Insii-
tute, vol. 58, p. 189-201, 1927.
Les Algues de la Nouvelle-Zélande, actuellement connues, peuvent se
répartir ainsi : Chlorophycées 45; Phéophycées 88; Rhodophycées 390 ; dont
41 % sont endémiques, 30 % australiennes, 7 % subantarctiques, 16%
cosmopolites, 6 % diverses. L’A. étudie chacun de ces groupes et insiste parti¬
culièrement sur les Phéophycées qui sont presque exclusivement australiennes.
— G. Hamel.
Lowe C.-W. — Some freshwater algae from Southern Quebec. Trans.
Roy. Soc. Canada., iii, 21 (v), p. 291-316, 2 pl., 1927.
This is a list of 305 species and varieties with notes on habitats. A number
are new records for Canada. Zygospores are described for Penium curium
Bréb. — IVm. Randolph Taylor.
Lucas A.-H.-S. — Notes on australian marine algae. IV. The australian
Species of the genus Spongoclonium. Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, 52,
p. 460-470, 9 pl., 1927.
Lucas A.-H .-S. — Notes on australian algae. V. Proc. Linn. Soc. N. S.
Wales, 52, p. 555-562, 8 pl., 1927.
Muenscher W.-C. — A biological survey of the Genesee River System.
Sixteenih Ann. Rept., 1926 (suppl.), 100 p., plates & Maps, 1927.
A few short lists are given of aquatic plants, including algae. — Wm.
Randolph Taylor.
Nadson G. — Sur les algues perforantes de la mer Noire. C. R. Acad.
Sc., T. 184, p. 896-898, Paris 1927.
Dans la mer Noire, particulièrement dans la baie de Sébastopol. les algues
perforantes (Gomonlia polyrhiza, Oslreobium Que/(etti, Hyella ccsspitosa. Mas
tigocoleus testarum, Plecionema terebrans ; plus rarement Phceophila Engleri,
Conchocelis rosea ) vivent dans les roches calcaires dures; elles évitent la craie
trop friable. Elles vivent encore dans les coquilles mortes ou vivantes, le test
des Balanes, les tubes calcaires des Vers, le tégument calcaire des Bryozoaires,
dans le Melobesia Cystoseirœ. Elles se rencontrent depuis la surface jusqu’à
25 m. ; Hyella peut vivre dans les roches émergées seulement mouillées par les
embruns; de 10 à 20 m., Ostreobium, Hyella et M astigocoleus sont colorés
en rouge. On trouve aussi ces espèces dans les estuaires où 1 eau est faiblement
salée ou même complètement douce. — G. Hamel.
124
BIBLIOGRAPHIE
Nadson G. — Les algues perforantes, leur distribution et leur rôle dans
la nature. C. R. Acad. 5c., T. 184, p. 1015-1017, Paris, 1927.
Ces algues se rencontrent depuis le Groenland jusqu’au cap Horn ; l’A.
cite de nombreuses localités. Elles vivent surtout dans les eaux superficielles
jusqu à 50 m. Elles attaquent les roches calcaires, les coquilles, les Balanes et
(mer Rouge, Ceylan, Java, Bahama) VOslreobium Reinedfei attaque les bancs
de coraux et contribue à la formation des atolls. Les Lithothamnium sont fré¬
quemment attaquées et les algues perforantes se rencontrent fréquemment dans
les eaux douces. L’action dissolvante s’exerce sur le carbonate de chaux (trans¬
formé en bicarbonate) et sur le carbonate de magnésium (dolomie). Ces Algues
remontent pour le moins à l’époque silurienne. — C. Hamel.
Okamura K. — On the Nature of the Marine Algae of Japan and
the Origine of the Japan Sea. Bot. Magazine, Vol. 41, n° 490, p. 558-592,
Tokyo, 1927.
Sur 666 espèces connues au Japon, 303 sont endémiques, 120 indo-paci¬
fiques, 84 tropicales ou subtropicales, 58 des régions tempérées, 36 subarctiques,
36 se retrouvent dans la mer d Okhotsk et 9 en Californie, 1 1 sont cosmopolites.
Si 1 on compare la flore de la côte pacifique avec celle baignée par la mer du
Japon, on trouve : espèces communes aux deux 206; esp. pacifiques 445, esp.
exclusivement de la mer du Japon I 5. Et si on ne considère que les endémiques :
espèces communes 104, esp. pacifiques 191, esp. de la mer’du Japon 8. L’A.
explique la pauvreté de la flore de la côte occidentale par le fait que la mer du
Japon est de formation géologique récente. — C. Hamel.
Okamura K. — Report of the Biological Survey of Mutsu Bay. 4.
Marine Algae of Mutsu Bay and Adjacent Waters. I. Science Reports of thd
Tohofcu Impérial Univ., 4 th Ser., Biol., Sendai, vol. 3, n° 1, I 7p„ 1927.
Liste des 85 Algues (10 Chlorophycées, 28 Phéophycées et 47 Rhodo-
phycées) dont 54 sont des mers chaudes, 19 des mers froides, 7 cosmopolites.
49 espèces sont endémiques. Enfin, si l’on compare la flore des côtes pacifiques
avec celles des côtes de la mer du Japon, on trouve 61 espèces communes,
18 pacifiques et 3 vivant exclusivement dans la mer du Japon. — G. Hamel.
Taylor W.-R. & J.-M. Fogg Jr. — Notes on some freshwater algae
from Newfoundland, Rhodora, 28, p. 160-164, 1927.
This is a description of the algal flora and associaîed plants of a few
stations visited by Fogg in 1926. Notable is the occurence on the South Coast
of Southern species, and on the West Coast of Cordilleran and Arctic Scandi-
navian types. In the first category Micrasterias arcuaia and M. expan&a may
be mentioned, anof in the latter Stigonema ocellatum and a number of other
BIBLIOGRAPHIE
125
species. Many recorded species are new for the territory. — Wm. Randolph
T aylor.
TlFFANY L.-H. — The algal collection of a single fish. Papers Mich.
Acad. Sri., Arts et Lett., 6, p. 295-302.
57 species are included. — Wrrx. Randolph Taylor.
PARASITISME, SYMBIOSE.
Beebe Wm. — The 3-toed sloth, Bradypus cuculliger cuculliger
Wagler. Zoologica 7 (1), p. 1-67, 1926.
This animal is reputed to hâve an alga symbiotic in its fur. — Wm. Ran¬
dolph Taylor.
Hood C.-L.— The zoochlorellæ of Pronlonta lens. Biol. Bull. 52,
p. 79-88, 1927.
CHEMIN E. — Sur le développement des spores et sur le parasitisme
d ’Harveyella mirabilis Schmitz et Reinke. C. R. Acad. Sc., T. 184,
p. 1187-1189, 3 fig., Paris, 1927.
Cette Floridée, qui descend jusqu’au Conquet, est dépourvue de tout pig¬
ment assimilateur, c’est un parasite typique. Les tétraspores ont 20-25 p, sont
remplies d’un protoplasme granuleux sans traces de pigmentation; en germant,
elles donnent un massif cellulaire renflé en son milieu, puis les cellules périphé¬
riques émettent des files rayonnantes et, au bout de trois semaines, on obtient des
disques circulaires de 80 p. Dès la fixation de la spore, la phycoérythrine appa¬
raît et la plantule est rouge ; YHarveyella n’est donc pas un vrai parasite puisqu il
est capable de vivre isolément un certain temps. Par sa germination, il se rap¬
proche du Chondrus crispus. — C. Hamel.
PLANCTON
Allen W.-E._Quantitative studies on inshore marine diatoms and
dinoflagellates of souÉhern California in 1921 and 1922. Bull. Scripps Inst.
Oceanography, Tech. Ser. 1 (3), 19-29, p. 31-38, 3 fig., 1927.
Certain species tend to hold prominent places in the populations for suc-
126
BIBLIOGRAPHIE
cessive years. Periods of maxima may vary in position in different years. Ré¬
gional conditions may change sharply and produce a productive period at a
time expected to be unprcductive. — IVm. Randolph Taylor.
Allen Winfred-E. — Surface catches of marine diatoms and dinofla-
gellates made by U. S. S. « Pioneer » in Alaskan waters in 1923 .Bull. Scripps
Inst. Océanographe, Tech. Ser. I (4), p. 39-48, 2 fig., 1927.
Most of the species collected were the same as those found in the Cali-
fornian région, but the genus Thalassios.ra was more prominent, and dino-
flagellates poorly represented. Catches near land were more rich than those
offshore, but the influence of température on surface production was not évident
in this sériés. — Wm. Randolph Taylor.
Allen W.-E. — Catches of marine diatoms and dinoflagellates taken
by boat in Southern Californian waters in 1926. Bull Scripps Inst. Ocecmo-
graphy, Tech. Ser. 1 (13), p. 201-246, 6 fig., 1928.
Production was highest near Santa Rosa Island, and in general in the
more northerlysections, generally at subsurface levels of 10-20 meters in shallow
waters, 20-30 meters in deeper waters. Sewage effluents from Los Angeles is
suggested by a maximum near Point Vicente, but is generally better near shore.
— W m. Randolph Taylor.
Allen W.-E. and Ralph Lewis. — Surface catches of marine dia¬
toms and dinoflagellates from Pacific high seas in 1925 and 1926. Bull. Scripps
Inst. Oceanography, Tech. Ser. 1 (12), p. 197-200, 1927.
The végétation was found to be sparse, but the individual organisms in
good condition. Little is known of the végétation at considérable depths so the
material may represent marginal représentatives of a rich deeper flora, although
the high seas may be too poor in food for any production of abundant phyto-
plankton. — IVm. Randolph Taylor.
Lewis R. — Surface catches of marine diatoms and dinoflagellates of
the coast of Oregon by U. S. S. « Guide » in 1924. Bull Scripps Inst. Oceano¬
graphy, Tech. Ser. 1 (11), p. 189-196, 3 fig., 1927.
From July-October production was fairly abundant t al! stations. The
colder water generally gave the largest catches, in the open sea. — Wm. Ran¬
dolph Taylor.
BIBLIOGRAPHIE
127
Eddy S. — The plankton of Lake Michigan. Bull. Div. Nat. Hist., State
of Iltinois, Publ. 17 (4), p. 203-232, 1927.
Taylor Wm.-Randolph et Harold S. Colton. — The phytoplankton
of some Arizona pools and lakes. American Jour. Bot., 15, p. 596-614, pi.
46, 47, 1928.
This is report upon collections of plankton secured by CoiTON during
1923 and 1925 in Coconino County, Arizona. The material is important
because the area is one of sparse water supply, and in part practically desert.
The material is not truly alpine. The topography and geology of the area is
described. For each station there are listed full environmental and cultural
features, with the more striking algal éléments. There was no corrélation bet-
ween altitude and « waterbloom ». Natural tanks and lakes were more likely
to hâve a rich algal flora than artificial ones, and less likely to be barren of
phytoplankton. A varied flora of Chlorophyceæ or of Bacillarieæ is practically
limited to natural bodies of water, but Myxophycæ were not particular in this
respect, and Volvocales appear to prefer artificial pools. The limestone areas
showed a higher proportion of well-populated pools than the acid lava areas,
and the shale areas were ail pooply populated with algae. The systematic list
schedules the local stations, abundance and altitude for each species mentioned.
The following are described as new : Microcyslis eeruginosa fa occidentalis
(p. 606), Characium arizonicum Taylor (p. 609*), Ch. obesum Taylor (p.
609*), Dictyosphœrium Ehrenbergianum var. minutum Taylor (p. 610*),
Ophiocytium, cochleare var. inflatum Taylor (p. 612*), Amoebidium parasi-
ticum var. Coltoni Taylor (p. 612*). Stérile material of filamentous conjugales
is classified according to diameter septum and chromatophore characters to
afford some idea of the number of species présent. Most of the names included
(74 species and varieties) represent new records for the territory. — Wm.
Randolph Taylor.
Sleggs G.-F. — Marine phytoplankton in the région of La Jolla, Cali¬
fornia during the summer of 1924. Bull. Scripps Inst. Oceanography, Tech.
Ser. 1 (9), p. 93-117, 8 fig., 1927.
Production is low inshore, increasing in a zone 3-7 miles from land, and
falling off at 10 miles. At a depth of 20 meters the falling off is not apparent,
and at greater depths there is an increase. Dinoflagellates were most abundant
close inshore at depths of 10 meters or less., but the two groups are not
mutually exclusive. The main production of phytoplankton occurs at a period
of lowered température. « The interprétation is that upwelhng, was marked
then, bringing up water into the photic zone that had not supported phyto¬
plankton for a long time and which was, when seeded, chemically capable of
supporting a heavy phytoplankton. » — Wm. Randolph Taylor.
28
BIBLIOGRAPHIE
Dorman H.-P. — Quantitative studies on marine diatoms and dinofla-
gellates at four stations insfiore on the coast of California in 1923. BuU.
Scripps Inst. Océanographe, Tech. Ser. ] (7), p. 73-89, 4 fig., 1927.
T! 16 P e t riods of y ear of maxima for these stations are comparée!. —
IV m. Ranaolph Taplor.
Dorman H.-P. — Studies on marine diatoms and dinoflagellates caught
with the Kofoid bucket in 1923. Bull. Scripps Inst. Océanographe Tech Ser I
(5), p. 49-61, 4 fig., 1927.
The quantity production of diatoms and dinoflagellates at distances of 5
to 10 miles front shore in the San Diego région seems to be of the same order
Ot magnitude from year to year. Inshore stations were mode productive than
those offshore, and there was a greater variety of species at the 5 mile station
than tarther out, also at the 40 meter level than below. — IVm Randololi
1 aelor. 1
BIOLOGIE GÉNÉRALE
Chemin E. Recherches expérimentales sur l’enroulement des vrilles
chez quelques Algues marines. C. R. des séances de la Soc. de Biologie T 97
P. 1387-1388, 1927. ’
CalIihïnZT a , 0, f nu la f ? rmati °" d ’ un “«au complet dans un rameau de
IhZni I k S “ Sp "’ du ' 9 endailt quatre jours, à un fragment de Litlw-
calcareuim; le contact avait déterminé l'enroulement. La fixation a
rieure" d P T° q “ e || a f ° rm f. t,on A de "““veaux rameaux naissant à la partie supé¬
rieure de la vrille enroulee. Avec un crampon d'Asparagopsis hamifera il a
obtenu une adhérence au support et dans la région de contact les cellules péri-
rÎtiric hZT* S éla ' ent a "° ngéeS " f ™ “ da PnoUfé-
RosENVINGE L.-K. — On Mobility in the Reproductive Cells of the
Khodophyceæ. Bol. Tidsslirifl, B. 40, H. 1, p. MO, 5 fi g ., 1927.
trichil refit? been ,t Wn this paper lhat the s l >! > res (monospores of Erÿthro-
j; ! a " d E ^mea. tetrapores of Gallithammon corpmbosum CBra-
rf.uc, Antithammon Plumuh. Polpsiphonia violacea. Dumontk ïnZssata car
pospores ot Cerammm fruhaJomm and P. violacea) perform slidin» movements
a ” M enCal ai ’ d Sh ° wed " e amMboid ^c^ons
shape and no specal organs of locomotion. In movmg the spores adhered to
BIBLIOGRAPHIE
129
the slide, more rarely to the cover-glass. The adhesion was in some cases so
strong lhat an infusory pushing againsl the spore did not influence its position.
It was not always the same point of the spore that was in front during the
movement, aise in the Bangiaceae where the nucléus has an eccentric situation.
The spores proceed with varying velocity and in changing directions. 1 he
highest velocity observed was about 140p in one minute (£. rcffcxa) 1 he
spores of the two species of Erythrotrichia in general showed a higher velocity
lhan those of the Floride*; in some of the latter the movement was very slow
and could only be ascertained by observation during a longer penod, in UTO-
diaei it could not be substantiated with certainty. External agents influencing
the direction of the movement could not be ascertained. 1 he fact that the direc¬
tion of the movement is very variable and that spores situated in the same spot
move in different directions suggests that the direction of the movement of the
spores is determined more by inner than by outer agents. ,
A mechanical explanation of the movements here descnbed cannot be
given on the basis of the observations at hand; it requires more the ough inves¬
tigations. Small grains of carminé added to the sea-water or grains of détritus
were not affected by spores passing lhem closely. The motions of ‘h'™odo-
phyceæ are comparable with those of the amoebae and the diatoms. 1 he effi¬
cient cause must probably be sought in a spécial action of the protoplams where
it is in contact with the substratum. A sliding movement is a so known in the
Cyanophyceæ, the Myxobacteriaceæ and some true Bacteria, but here the pro-
toplasm is separated from the substratum by the membrane, unless the existence
of an extramembranaceous layer of protoplasm may be supposed.
The observation published by the writer in 1924 that a telraspore of
C. corymbosum changed form when making its way between some algal fila¬
ments suggests that the movement takes place with considérable energy.
The spermatia of Phyllophora membrtmifolia were found to move rather
quickly, up to 180 p in a minute; the seemed to be suspended in the water. —
Aulhor.
SVEDELIUS Nils. — Alternation of générations in relation to réduction
division. Bol. Gaz., 83, p. 362-384, 1927.
It may be conceived that plants equipped with sexual reproduction hâve
developed from haploid organisms, passing from haplobionts to diplobionts with
morphological alternation of génération and back to diploid haplobionts without
manifest morphological alternation. — Wm. Randolph Tayloi
TiLDEN J.-E. — Some hypothèses concerning the phylogeny of the
algae. American Nal., 62, p. 137-155, fig. 1 , 1928.
It is suggested that the algae hâve developed along many fines which, ra¬
ther than continuously diverging, often follow parallel courses and so give the
many morphological similarities betwen separate groups which are known to
130
bibliographie
Ahaelre t “Tj ^ " a “'P ted as P™«ve and very stable
phured a, about th 7™' 8 Tu age ' the « A S e of Chlorophycear » being
p aced at about the beginning of the accepted geological time *cale ail tli-
a l LhnT 1 C ° nS,dared mUC !} 1)IdCT - Myxopbyceœ are considéré the oHert
si ÆKï si
*■ht-Æ i° tZ
ip smm
fungi. - (Fm. «i pA kÿ/or d eC °"° my and t0 surviïe as
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of »ma B « R |!L E '‘t ‘ J T Y ' “ The ° rga " iC C °" te "‘ ° f lha * a ‘«
malt lakes. Amer. Philos. Soc. Proc., 66, p. 357-372, 1927.
for , raetb ° d ;, were developed
content 10 ,ime s TmmiZ X “?*"“*■ ?* maximum «*«*
M.l P«,c OI ,rfü 1 e e h r^I!rj7L Œ T TP 6 P,a " kto ” a ™*«“
betwen high inorganic content and ] a >-t £ ter ’ There Was no corr elation
ved organic content was " airSy“ll^t “T °!Tl T”"' THe d ' SS ° b
and tune. — Wm. Randolph Taylor. ^ b °* h res P ectl "8 depth
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« When Valonia is placed under screens which transmit light of wave
lengths from 300 to 700 u, the amount of 2, -6, -dibromophenol indophenol
penetrating the sap increases as the wave lenght decreases ? The P™''™' 10 " ot
the dye follows the course of unimolecular reaction. — Wm. Randolph 1 ayl ni.
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cl Proc. Roy. Soc. Canada, iii, 20 (5), p. 419-425, plate, 1926.
Studies on S. nitida and S. submaxima, the materiel being preferably
spread on quartz slides. Screens were nsed elimmate short or long wave length
lights from that given by a mercury vapor arc light in fused quartz tube. Both
species were killed by the unmodified light, changes ,n the chromatophores first
appearing followed by a progressive coagulation. — Wm. Randolph 7 aylor.
Hopkins E.-F. & F.-B. Wann. — Iron requirement for Chlorclla.
Bolanical Gaz., 84 (4), p. 407-427, 1927.
Due to failure to consider the solubility of the iron used in culture solutions
or to account for the iron présent in impurities data on iron requirements o
plants is generally faulty. A method is presented for removing the last traces ot
iron from culture media and of preserving in solution the iron intentionally added
by introducing sodium citrate in proper amounts. A high minimum concentration
was determined for Chlorclla, particulary in presence of increased citrate. Il
is considered that the sodium citrate reduces the ionization of the iron citrate
présent, and that it is only available to the plant in ionized form. W m.
Randolph Taylor.
132
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sodium acetate on the protoplasm, as influencing the rate of pénétration of
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hon n Adhestons and geniculations. Proc, et Tram Roy. Soc. Canada. ,ii
20 (5), p. 75-110, 2 pi. 1926.
u„derJ hi !f firSt paper . supp,ies a °f small data for a more complété
understandmg of conjugal,on, particulary respecting sexuality and the func-
mng of the vacuoles, and discusses the views of other authors which appear
be divergent from those of the présent writer. The second portion jf the
papet deals with 5. longata collected in winter as a felt under thin ice The
ohaerence of the mass was due to abundant adhesions. The adhesion is due
o a modification of the sheath, the cuticle being continuous. Color and chemical
“ -wtpz:; iïx The pI —— b = a —
Il LL H Y J D J F L E c a " d V ' ULEHLA ' ~ ^ r ° Ie ° f 11,6 Wa " ^ ,ha
cell as studied by the auxographic method. i, The effect of the concentration
Of the medmm on the stipe tissne of Postera palmaefcnnU Rupr.
'OC. et Tl ans. Roy. Soc. Canada, iii, 20 (5), p. 45-73, 7 fig.. 1926
ra„ J rmle , pohUa ond Cladophoro burst in acids. Behavior ,n distilled water
.r ÆrJ: ÿffiÿjss-m
different curves from diluted sea water. — Wm. Randolph Taylor.
Sc, 6 LL „ 0 V 7 D 75 F 7«7 7 Ce " (j disjuncti0n in Spir »ï7 ra - P^rs Michigan Acad.
•JC/, o, p. 275-287, 4 fig.. Pi /9, (1926) 1927.
affectIheToIds'lfT “"tl ^ p “™ a Pl>°‘™«ography. Abjection may not
liL th ac ceff I Z ^ r ,SCarded " D - ° r !uch ma * outwardly
cal actor h ^° Ug T a ,he ,ntoCelIular ^ lati — material is a mecha!
1 f3Ct0r abjeC "° n - Abs ™ SI °" °ccurs in S. nitida, beginnmg by me
BIBLIOGRAPHIE
133
breaking of the mucilage layer and progressing inward, the cellulose layers
being changed ant the “ H ” - pièce between the cells beeing set free_ A spe-
cialized type of “ H ” - piece is found in S. colligata. — Wm. Randolph
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This deals with presistence of Sphaerella fluviatilis in dried condition
indicating that it can live at least 7 year. — Wm. Randolph Taplor.
SCARTH G.-W. _ The influence of externat osmotic pressure and of
disturbance ofthe cetl surface on the permeability of Spirogyra for aciddyes.
Protoplasma, 1, p. 204-213.
The permeability increases with the osmotic pressure of the medium, and
the increase is greatest during the phase of adjustment to the changed pressure.
The effect increases with the viscosity of the surface under experiment, even
though such a condition is generally associated with abnormally low permea¬
bility. It is concluded that there is an organized surface film of cytoplasm which
acts as a regulator of permeability. — Wm. Randolph Taylor.
Scarth G.-W. & F.-E. Lloyd. — The rôle of kinoplasm in the genesis
of vacuoles. Science, 65, p. 599-600, 1927.
In Spirogyra it is found that enveloping films are developed in the forma¬
tion of vacuoles, as a metamorphosis of the kinoplasm. — Wm. Randolph
Taylor.
Ueda S. — On the Cold-Storage of the living Fronds of “ Asaku-
sanori Joum. of Imper. Fisherie Inst., vol. 23, n°l, 2 p., 1 pL 1927.
Le Porphyre taxera Kjellm. (Asakunasori) a été conservé dans des appa¬
reils frigorifiques à + 2“ C — 2“,2, — 4«\4, — 7",8, — 12°,3, en vue du
transport à des distances éloignées. Le point de congélation se trouve a 3 ,Z .
Les frondes ne meurent pas à cette température, au contraire, elles vivent d au¬
tant plus longtemps qu’elles sont conservées à une température plus basse.
Elles vivent 21 jours à — 2°,2, 33 jours à — 4",4 et 69 jours à — 12”,3.
— G. Hamel.
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rella as affected by hydrogen-ion concentration. Bot. Gazette, 83. p. 194-
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The acid lirait for growth was Ph 3.4, and the alkaline lirait is reporled
to be about Ph 8.4. There is a flattening of the curve between 4.6 and 7.4,
134
BIBLIOGRAPHIE
and it suggested that studies on iron requirements furnish the explanation of this
phenomeno. — Wm. Randolph Taylor.
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Lee, Sybel. Cytological study of Stigonema mamillosum. Bot.
Gazette 83 : 420-423. PI. 424. 1927.
The cells act independently although aggregated into a filament. When
a cell is rejuvenated at the surface it produced a branch ; when deeper placed
U produces a mass of cells which gives the plant a warted appearance. The
central body is described, having no membrane or nucleolus, or spindle durin»
cell division. — Wm. Randolph Taylor.
Ratcliffe H.-L. — Mitosis and cell division in Euglena spiio-
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Fig. I. 1928.
A s ma II brass apparatus has been designed to attach to the small end of
silk nets for qualitative studies. 'Die bottle is readily unscrewed to release the
catch. — Wm. Randolph Taylor.
VARIA.
Collado E.-G. — Studies on the nutritive properties of seaweeds. The
Philippine Agriculture!, vol. XV, n. 3, p. 129-148, Los Banos, 1926.
Certaines espèces d’algues des côtes des Philippines sont comestibles et
consommées cuites mélangées avec des légumes ou crues en salade. L’Auteur
BIBLIOGRAPHIE
135
donne une liste d'une vingtaine de ces espèces, ainsi qu'une liste de celles
consommées aux îles Hawaii. un, r ,.„
Les recherches de l'Auteur ont consiste a alimenter des cobayes et des rats
blancs, soit avec des algues seules, soit mélangées à d'autres aliments
Trois espèces lurent employées : 1“ Graalana sp. du groupe G. confcr-
voïdes, appelée « Guraman 2- Laurencù. sp. : « Culot 3» Surgassun,
sp. : « Aragan ».
ANALYSE DES ALGUES SÉCHÉES A L'AIR
1 S' Gracilana sp.
S s Laurencia sp.
S 3 Sarijassum sp.
Humidité
Matières
Extrait
non éthéré
(hydrate de
carbone,etc )
Extrait
(graisses.
Cellulose
“r
Iode
15.73
9.33
33.44
5.00
8.62
5.01
60.96
53.79
30.24
1.17
1.21
1.29
6.70
8.38
5.13
6.82
18.66
24.89
0.020
0.439
0.390
Résultats :
1" Cobayes. — Les algues données seules ne peuvent entretenir la vie.
Les animaux qui en absorbèrent la plus grande quantité moururent le ph» vi£
Comme il a été montré que les algues debarrassées des sels de potasse. d
bromure et d'iodure, pouvaient remplacer 1 avoine pour les chevaux, peut-etr
ces sels causèrent-ils la mort des cobayes. ^ ,
' Avec adjonction de farine de copra, les animaux ne vecuren pas plus de
4 semaines, mais ils vécurent plus longtemps que ceux nourris exclusivement de
'“'"Un' mXnge d'algues et de sorgho ne donna pas de résultats meilleurs que
les algues seules. Les animaux ne vécurent pas aussi longtemps que ceux
nourris seulement de sogho. , , , à catisfaire tous
Enfin, on utilisa un mélange artificiel préparé de manière a satisfaire to
les besoins de l'ammal, excepté la vitamine ant.scorbutique. Les animaux mou-
IUre " Les résultats semblent indiquer que les algues manquent de vitamine
antiscorbutique, ou qu'elles contiennent des substances nocives.
Les effets de trois sortes d'algues furent identiques.
2 » Rais hluncs. — Certaines expériences montrèrent que les animaux dont
la ration était de 70 % de S 1 , 16 % de caséine, 10 % de graisse de eurre,
4 % de mélange salin, plus de l'extrait d'eau de son d= ™ » de Jus de orna ,
pouvaient à peine maintenir leu, poids. L algue S' con ooi ont prouvé que
I es expériences de CaMERON et CARM1CHAE.L (1920) ont prouve qu
les animaux auxquels l'on fait ingérer de la glande thyro.de cognant de 1uode
sous la forme organique voient diminuer leur vitesse de croissance. S, 1 iode
136
BIBLIOGRAPHIE
algues était présent sous la forme organique, la quantité d’iode ingérée par
l’animal lui serait fatale.
Les rats dont la ration renfermait moins d’algues crûrent normalement.
En admettant que 1 iode soit réellement la substance toxique des algues, on a
constaté que de légères doses contenues de cet élément n’affectent pas la crois¬
sance des animaux.
Vitamine B soluble à l eau. — Les rats nourris uniquement avec la
ration normale préparée artificiellement, mais dépourvue de vitamine B, ne se
développèrent pas normalement.
Une quantité d algues équivalant à 5 % de la ration permet aux animaux
de maintenir leur poids. Ce qui indiquerait la présence de la vitamine B dans les
algues.
Lorsque la proportion d’algues atteignait 10%, les animaux croissaient
aussi vite que ceux qui recevaient 5 % d’extrait d’eau de son de riz.
Mais parfois, 1 effet de la vitamine B a été contre-balancé par les éléments
toxiques contenus dans l’algue.
Les algues étudiées contiennent un peu de vitamine B. — M. Leblanc.
Deschiens M. — Les utilisations des algues et des plantes marines.
Chimie et Industrie, vol. 15, n° 5, p. 675-698, mai 1926, Paris.
Ce travail est le texte d’une conférence faite à la Société de Chimie Indus¬
trielle.
L’Auteur décrit brièvement les principales algues employées dans l’indus¬
trie en France et à l’Etranger ainsi que leurs modes de récolte.
Au point de vue industriel, deux groupes de méthodes de traitement
existent : a) avec destruction de la matière organique; b) avec récupération de
la matière organique (matières alimentaires, algine et ses dérivés). A signaler
des tableaux schématiques de 1 utilisation des laminaires et du lichen carraghen
(Chondrus crispus).
La valeur brute de la récolte des algues et plantes marines (zostères) est,
en France, de 1 ordre de 20 à 30 millions de francs; mais en ce qui concerne
les laminaires, si les produits autres que l’iode constituent un appoint intéres¬
sant, ils ne peuvent suffire, dans l’état actuel, à faire vivre une usine. _
R. Lami.
Hardy G.-A. — Botany. Rept. Prov. Mus. Nat. Hist., Brilish Colum¬
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This note calls attention to the text by T. C.-K. DURANT issued in
1850 to a few triends and institutions under tbe name of « The algae and
corallines of the Bay and Harbor of New-York » . — Wm. Randolph
Taylor.
Kofoid! C.-A. — Review of : A treatise on tbe British freshwaler
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British freshwaters, by the late G.-S. WEST, new and revised édition by
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Martin G.-W. — E nltromorpha and the fond ot Oysters. Science,
66, p. 662, 1927.
The oysters feed freely upon the zoospores of Enieromorpha, and are
much more readily digested than diatoms, Euglenae, etc. — Wm. Randolph
Taylor.
Martin G.-W. — Experimental feeding of oysters. EcologS, 9 (1),
p. 49-55. 1928.
Diatoms, non-motile algae, yeast flagellâtes and mixed plankton were fed.
Those fed on plankton throve best, but those receiying pure cultures also did
well. Relative rates and other data are given. — Wm. Randolph laylor.
TiLDEN J.-E. - Our richest source of vitamines. Scient. Amer. 1928,
114-117, fig., 1928.
A popular article representing the marine algae as a source of vitamines.
— Wm. Randolph Taylor.
TiLDEN J.-E. — A bibliography of the literature dealing with the algal
food of marine animais. Jour. Pan-Pacific Res. Inst., 2 (2), p. 1-16. 192/
WAILES G.-H. — The harvest of the sea. Vancouver Muséum Noies
2 (4), p. 15-27, 4 pl. 1927.
This paper gives notes on the food of the prominent
drawings of the more important copepods, algae, etc.
T aylor.
commercial fish, with
— Wm. Randolph
Le Secrétaire-Gérant : P. Wolf.
REVUE ALCOLOC/QUE.
Vol. V , PI. 2
VEGETATION ALGALE DE FRANCE. — PI. 2.
Zone des Laminaires et partie inférieure de la zone des Fucacées;
Le Grand-Vidé, Saint-Lunaire, Côtes-du-Nord (Septembre 1929).
'• Z °“ de f™'» H^cculh Le Jol. avec quelques Lamimria succW.Vm Lamou,.
z. ruous serratus L. et touffes de Chondrus crispus (L.) Lyngb.
1
Zone des Laminaires dans la Rance; La Briantais, Ille-et-Vilaine (Avril 1929).
I. tUx,coula Le Jol., variété à stipe court et à lame entière. — 2. Solierk choriale
£&&&.*£?££ lo “ h,é d = la Ma “ h « * — - —■ -
PHOTOS
HOB. I.AMI.
Source : MNHN. Paris