Tome VI - Fasc. 3-4
Décembre 1932
REVUE
ALGOLOGIQUE
Directeurs :
P. ALLORGE et Rob. LAMI
SOMMAIRE
E. Bachrach et N. LucciARDl. — Influence de la concentration en
ions hydrogène (pH) sur la multiplication de quelques Diatomées
marines. 231
O.-P. IYENGAR. — Studies on Indian Zygnemales. 263
F. MlRANDA. — Remarques sur quelques algues marines des côtes de
la Manche . 275
L. Kolderup ROSENVINGE. — Note sur Monostroma obscurum
(Kütz.) J. Agardh. 297
VIOLET M. Grubb. — A Collection of Marine Algae from Misaki,
Japan . 301
M. LEFÈVRE. — Recherches sur la biologie et la systématique de
quelques algues obtenues en cultures. 313
B.-T. Palm. — On parasitic and êpiphyllous Algae. I. A Chloroch tj-
trium on Polygonum . 337
M. et M me MARCEL Avel. — Sur l’existence dans le Massif Central
de la Chrysomonadine Hydrurus fœiidus Kirchner. 347
NOTES
B.-T. Palm. — Rhodochÿtrium en Amérique Centrale. 351
Rob. Lami. — Récolte de Dilophus Fasciola (Roth.) Howe dans la
région de Saint-Malo. 353
Rob. Lami. — Quelques algues du Grand Lac Amer (Basse-Egypte)
récoltées par M. le Professeur Gruvel, en avril 1932. 355
Rob. Lami. -— Sur la salinité de l’eau contenue dans les Codium Bursa. 356
Jean Feldmann. — Sur la biologie des Trichodcsmium Ehrenberg. . 357
Jean Feldmann. — Qu’est-ce que le Sporochnus dichotomus Zanar-
dini ?. 358
NÉCROLOGIE
G. Sauvageau. — M Ue M. Doublet (1866-1932). 361
BIBLIOGRAPHIE
Cyanophycées, p. 363 ; Flagellés, p. 364 ; Péridiniens, p. 365 ; Chloro-
phycées, p. 365; Conjuguées, p. 366; Characées, p. 366; Diatomées, p. 366;
Phéophycées, p. 368; Floridées, p. 368; Algues fossiles, p. 370; Répartition,
écologie, p. 370; Parasites, symbiose, p. 374; Plancton, p. 375; Biologie
générale, p. 375; Physiologie, chimie, p. 376; Cytologie, p. 378; Varia,
p. 379.
Table des Matières du Volume VI
381
Influence de la Concentration
en ions hydrogène (pH '
sur la multiplication de quelques
Diatomées Marines
par E. BACHRACH et N. LUCCIARD1
Il n’y a jusqu’à présent qu’un nombre restreint de travaux relatifs
aux cultures de diatomées.
Aussi, croyons-nous utile d’apporter ici quelques précisions au
sujet de l’influence qu’exerce la réaction du milieu sur la multiplication
de quelques diatomées.
Nous avons déterminé entre quelles limites leur existence est pos¬
sible, ainsi que la réaction qui leur est le plus favorable.
Nous avons essayé également de nous rendre compte dans quelle
mesure ces algues sont susceptibles de modifier la réaction des liquides
dans lesquels elles vivent.
Origine de la souche employée
Nos recherches ont porté uniquement sur des espèces marines.
La souche utilisée provient d’un prélèvement effectué dans le bassin
252
E. BACH RAC H ET N. LU CCI A RDI
de la Station de Biologie de Tamaris (janvier 1930). Sur le milieu :
eau de mer additionnée d’urée (0,1 pour 200) des Navicules et des
Nitzschias se sont sélectionnées.
Technique
A) Milieux de culture :
Dans les recherches de cette nature, il est nécessaire d’avoir à sa disposition
des milieux de culture stériles à concentration en ions H variée. Il va sans dire
que la stérilisation ne saurait être effectuée après établissement des pH, car
ceux-ci seraient profondément modifiés. Le liquide nutritif filtré sur bougie sté¬
rilisée est reçu dans un ballon également stérile. Une certaine quantité du milieu
obtenu étant prélevée dans un récipient, on modifie le pH par introduction d’acide
ou de soude. Après réalisation de la réaction désirée, la solution est répartie
dans quelques tubes lavés, séchés, bouchés au coton cardé et stérilisés à sec.
Cette répartition, comme toutes les opérations précédentes, doit être faite en
évitant toute contamination extérieure. Plusieurs séries de tubes renfermant des
milieux à pH différents sont obtenues de la même façon.
B) Ensemencement :
La culture mère doit être choisie aussi jeune que possible, afin de pouvoir
être homogénéisée plus aisément. Les vieilles souches forment en effet, au fond
des tubes, un dépôt important dans lequel les diatomées agglomérées sont diffi¬
cilement séparables. Après agitation, on prélève à la pipette stérile un peu de la
culture mère et on en introduit une goutte dans chaque tube à ensemencer. L’en¬
semencement pour chacune des séries au même pH est fait dans la moitié des
tubes préparés, les autres servant de témoins demeurent stériles. Cultures et té¬
moins sont enfin exposés au Nord, en pleine lumière.
C) Numérations. Déterminations des pH finaux :
L’expérience est ensuite abandonnée à elle-même jusqu’à ce qu’un dépôt
brun dans le fond des tubes témoigne de la multiplication des germes introduits.
On procède ensuite pour chaque culture à la numération ; celle-ci est effectuée à
l’hématimètre, suivant les règles habituelles.
Remarque relative aux numérations :
Elles doivent être faites sur des cultures fort jeunes, dès que les diatomées
commencent à se multiplier. Nous reviendrons plus loin sur les raisons de cette
obligation.
On procède en dernier lieu à la détermination des pH finaux des cultures
ét des tubes de milieux témoins.
MULTIPLICATION DE DIATOMÉES MARINES
lü
Pour plus de clarté, nous avons exposé d’un bout à l’autre la
technique employée. Nous signalerons maintenant les difficultés ren¬
contrées et les améliorations que nous avons apportées à la technique.
Difficultés rencontrées. — Critique de la technique.
Améliorations apportées
1 0 Précipitation du milieu de culture par alcalinisation :
L’introduction de soude dans la solution : eau de mer additionnée d’urée pro¬
voque lorsqu’une certaine alcalinité est atteinte (voisine de 9,7 dans nos essais)
la formation d’un précipité blanchâtre (précipitation de la magnésie, puis de
la chaux). Les résultats obtenus à un pH supérieur ou égal à 9,7 devront être
considérés comme une conséquence des effets simultanés de l’alcalinisation et du
déficit en calcium et magnésium.
2° L’introduction d’une goutte de semence ne modifie-l-elle pas le
pH initial ?
La souche utilisée étant à réaction alcaline, on peut se demander si l’en¬
semencement dans les milieux acides ne modifie pas le pH.
L’expérience prouve que la méthode colorimétrique n’est point suffisam¬
ment précise pour accuser une modification.
3° Modification du pH au cours de l’expérience :
Le liquide introduit dans les tubes de culture ne conserve pas sa réaction
initiale; celle-ci subit assez rapidement des variations importantes, ainsi que le
montrent les résultats suivants :
pH primitifs
pH après 8 jours
pH primitifs
pH après 8 jours
| (Eau mer urée
0,1 pour 200)
9.8
8.4
6,0
8,15
9.1
84
4.9
7.5
8.2
8 4
4.0
5.4
7,0
8.25
3,3
3,3
254
E. BACH RAC H ET N. LUCCIARDI
pH
primitifs
Après
1 jour
2 jours
3 jours
4 jours
5 jours
6 jours
8.1
8.1
8,2
8.2
8.4
8 4
8.4
6.9
7,9
8.2
8.2
8.3
8 3
8,3
6.2
7.1
8,0
8.1
8.2
8,2
8.3
5 2
6.1
6.5
6,5
6.7
6.7
6.8
3.9
3.9
3.9
3.9
3,9
3,9
3.9
Ces variations ont pour effet de rendre aux différents milieux un pH voisin
de celui qu’avait la liqueur primitive qui a servi à les obtenir. Les pH tendent,
semble-t-il, en se modifiant vers une même limite. Exception doit être faite pour
les milieux très acides (3,3-3,9) dont la réaction demeure constante, tout au moins
durant une expérience d’une huitaine de jours. Les liquides nutritifs employés
sont vraisemblablement le siège d’une équilibration avec le milieu extérieur. Les
bicarbonates jouent sans doute dans le phénomène un rôle prépondérant, mais
nous n’avons pu expliquer de façon satisfaisante le mécanisme de cette équilibra¬
tion. Quel que soit d’ailleurs ce mécanisme, la technique précédente nous appa¬
raît défectueuse. Il est en effet indispensable d’utiliser des milieux de culture
dont les pH demeurent stationnaires au cours des expériences.
Nous avons cherché à nous rendre maîtres de la réaction des liquides expé¬
rimentés en supprimant toute possibilité d’échanges gazeux avec l’extérieur.
1 0 Isolement des liquides de culture à l'aide d'une couche d'huile de-
para fine stérilisée :
Les pH, dans ce cas, sont sujets en général à de faibles variations, la mo¬
dification n’est notable que pour la réaction initiale 8,2 comme le montrent les.
résultats suivants :
pH initial
pH après 5
5,2
5,5
6,0
6,1
6,6
6,8
7,0
7.1
7,4
7,2
8,2
7,37
8,9
8,4
9,7
9,5
Une seule de nos expériences a été effectuée dans ces conditions. Nous ne
nous sommes pas arrêtés à cette méthode, à cause de la forte variation signalée
pour 8,2 et des difficultés que présente la numération en présence d’huile de
paraffine.
MULTIPLICATION DE DIATOMÉES MARINES
255
2° Cultures réalisées en tubes bouchés au liège et paraffinés :
Les bouchons sont introduits stérilement dans les tubes (à l’aide d’une pince
flambée), enfoncés à la main, puis paraffinés.
Dans ce cas, les variations de pH sont faibles comparativement à celles
que nous obtenions dans les tubes bouchés au coton cardé. Les résultats suivants
permettent de le constater :
pH initial
9.7
8.7
8,2
7,4
6,9
6,6
6,2
5.7
pH final (après 5 jours)
9.3
8.4
8,0
7.6
7.2
6,8
6.6
6.2
Les conditions expérimentales sont meilleures ; elles ne sont point tout à fait
satisfaisantes, mais elles nous ont paru acceptables pour les premiers essais.
Les résultats obtenus avec ces diverses techniques sont résumés dans les
tableaux suivants.
Résultats
I. — Expériences en tubes bouchés au coton cardé
1 re Expérience. — Gamme de pH employée :
9,8 - 9,1 - 8,2 - 7,1 - 6,0 - 4,9 - 4,0 - 3,3
L’examen macroscopique a permis de faire trois jours après l’ensemence¬
ment les constatations suivantes :
pH initial 9,8. Résultat négatif.
9.1 . Dépôt à peine perceptible.
8.2 . Multiplication importante.
7,1. Léger dépôt.
6,0 . — —
4,9. — (pour 1 tube sur 4).
4,0. Résultat négatif.
3.3 . —
256
E. BACHRACH ET N. LUCCIARDI
Résultats obtenus cinq jours après l’ensemencement, les croîts étant appré¬
ciés par une méthode opacimétrique :
TABLEAU 1
pH primitifs
pH moyens
de 4 cultures
pH moyens
de 4 témoins
Croît
Opacimétrie
9.8
8.8
8.4
4,5
9.1
9,0
8.4
8,0
8.2
8.7
8.4
13,5
7,0
8.45
8.25
6.3
6,0
8.3
8.15
8.0
49
7.7
7.5
0.7
4,0
5.4
5.4
0
3,3
3,3
3.25
0
pH finaux
Fig. 1. — Influence du pH sur la multiplication des Diatomées.
(Tableau I.) Expériences en tubes bouchés au coton.
2 e Expérience. — Gamme de pH employée :
9,7 - 9,3 - 8,2 - 7,2 - 6,6 - 5,4 - 4,6 - 3,6
Source : MNHN. Paris
MULTIPLICATION DE DIATOMÉES MARINES 257
Résultats au bout de cinq jours :
Tableau ii
pH primitifs
pH moyens
des
cultures
pH moyens '
des
témoins
Croît
Nombre de
Diatomées au mm»
Croît
Opacimétrie
8.27
8 27
32
1
8 67
84
143
4
8.75
8 37
171
5.75
8.45
8-26
2> '5
8.32
8.25
86
8 15
8,3
162
7.43
6.68
11
3.6
3.7
37
Expérience en iubes bouchés au liège et paraffinés
Résultats obtenus quatre jours après l’ensemencement.
Fig. 2. — Influence du pH sur le croît. (Tableau III.) Expériences
en tubes bouchés et paraffinés. (En pointillé, courbes interpolées entre
les points expérimentaux correspondant aux pH 7,4 et 8,0.)
258
E. BACHRACH ET N. LUCCIARDI
Interprétation des Résultats
La première méthode, bien que défectueuse, permet cependant de tirer des
conclusions sur la réaction optimum et la marge de tolérance du pH.
1 0 pH optimum :
Dans la première expérience (voir tableau I), les diatomées se sont multi¬
pliées avec le maximum d’intensité dans les milieux à pH initial 8,2. Au cours
de la deuxième expérience, c’est avec le pH primitif 7,2 que la multiplication
a été la meilleure. La divergence qui semble exister entre les résultats n’est qu’ap¬
parente. Il est très probable, étant donné le laps de temps qui s’écoule forcément
entre 1 établissement des pH et l’introduction des germes que les milieux en
question présentaient à ce moment des réactions très voisines. La chose n’a pas
été vérifiée ; cependant, nous avons pu remarquer (page 3) que le pH d’une
solution d’urée dans l’eau de mer passe en 24 heures de 6,9 à 7,9. D’autre
part, pendant 1 expérience 2 (tableau II) constatant deux jours après l’ensemen¬
cement une multiplication notable dans les tubes à pH primitifs 7,2 et 8,2, nous
avons déterminé les pH de deux témoins. Les résultats ont été : 8,1 et 8,2.
Une critique toutefois peut être faite : s’il est bien vrai que dans de telles
conditions expérimentales les pH de départ 7,2 et 8,2 diffèrent très peu, au
moment de l’ensemencement, on a le droit de trouver exagérée la différence de
croît constatée avec ces deux pH à l’expérience 1 (tableau I). Nous mettons
cet écart sur le compte d un ensemencement insuffisamment homogène.
Les résultats fournis par la deuxième méthode concordent pleinement avec
les précédents, en ce qui concerne le pH optimum (tableau III).
Nous croyons donc pouvoir affirmer que cet optimum pour les diatomées
étudiées est voisin de 8,2.
Ce pH est celui de leur milieu naturel, c’est aussi celui du milieu artificiel
sur lequel nous les cultivions depuis près de dix mois au moment de l’expérience.
L, existence de cet optimum met donc nettement en évidence la sensibilité des
diatomées à toute variation de réaction.
Cette sensibilité est-elle extrême ? Jusqu’à quel point peut-on faire croître la
concentration en ions H ou la diminuer ? C est ce que nous avons essayé de
rechercher également.
2° Alarge de tolérance :
a) Influence de l acidification. — Les résultats fournis, en mettant en
œuvre la première méthode, nous permettent de constater que la multiplication
possible dans les milieux à pH définitif 7,5 est cependant très faible (tableau I).
Pour un pH final de 6,68, le croît existe encore, mais il est si précaire que l’ob¬
servation microscopique seule peut le révéler. On ne doit pas toutefois accorder
à ces résultats une valeur absolue. On se souvient, en effet, que les organismes
sur lesquels nous travaillons n’ont pas été ensemencés d’emblée dans des milieux
MULTIPLICATION DE DIATOMÉES MARINES
259
à pH 6,6 et 7,5, et se maintenant à cette valeur. Ils ont été soumis, au moment
de l’ensemencement, à l’action de liquides nutritifs beaucoup plus acides, ce qui
leur a fait perdre sans doute un peu de leur vigueur.
Les résultats obtenus avec la deuxième technique (tableau III) nous mon¬
trent que les diatomées introduites saines et normales dans une solution conservant
un pH peu variable (6,7 - 7,03) se multiplient avec plus d’intensité. Nous
constatons, en outre, un croît important pour le pH constant 7,3 - 7,4. Ces
données nouvelles modifient un peu la limite fixée par les premières expériences
au sujet de la tolérance à l’acidification, et nous pouvons conclure en ces termes.
Pour une acidification abaissant le pH jusqu à 7,00, la vie des diatomées est
possible, mais elles se multiplient faiblement, à 7,4 le croît est notable et il va
en augmentant jusqu'à 8,2 où il atteint son maximum.
b) Influence de l'alcalinisation. — En employant l’une ou 1 autre méthode,
on constate que la multiplication, assez importante pour les pH primitifs 9,1 -
9,3 - 9,9, est faible ou nulle lorsqu’on part de 9,8 - 9,7. Elle est faible avec la
première technique, mais elle existe dans les milieux de culture reprenant peu à
peu une réaction favorable. Elle est nulle avec la deuxième, les solutions con¬
servant leur alcalinité.
L’interprétation est difficile : au fait que les diatomées ont été soumises à
un pH élevé s’ajoute celui de la précipitation de la magnésie surtout, par addi¬
tion de soude. On ne saurait conclure avec certitude au sujet du rôle qui revient
à la concentration en ions H des liquides employés et à la diminution de leur
teneur en Mg.
Nous croyons pouvoir affirmer toutefois que 1 alcalinisation en elle-même,
indépendamment de toute précipitation, est préjudiciable. Nous avons constaté,
en effet, une forte diminution du croît dans les solutions à pH 8.8 - 8,9 où.
pourtant, aucune précipitation ne s’est produite. Ce que nous ne saurions fixei
avec précision c’est la limite inférieure de la concentration en ions H qui peut
être impunément atteinte.
Les figures montrent l'existence de la marge resserrée de tolérance du pH
et celle d’un optimum.
Alcalinisation des milieux sous l'influence des diatomées :
Comparons les variations de pH des milieux stériles témoins et celles des
cultures au cours des deux premières expériences.
Les modifications pourraient être traduites graphiquement en portant en
abscisses les pH primitifs, en ordonnées les pH des témoins et des cultures. Nous
constaterions alors que les courbes obtenues présentent des branches ascendantes
à peu près confondues, ce qui est d’ailleurs en accord avec le fait que les dia¬
tomées ne poussent pas aux pH très bas. Les courbes se séparent ensuite et celle
correspondant aux cultures demeure constamment au-dessus de celle des témoins.
Il semble que les diatomées étudiées soient capables d’alcaliniser les milieux
260
E. BAC H R AC H ET N. LU CCI A RDI
dans lesquels elles vivent. Si 1 on s en tient aux deux premières expériences, on
peut conclure à une faible alcalinisation. Il est certain que dans ces essais, l’ac¬
croissement du pH est partiellement masqué par suite du phénomène d’équilibra¬
tion dont nous avons parlé précédemment. Cette affirmation nous est permise en
raison des résultats obtenus en mettant en œuvre la deuxième technique (ta¬
bleau III). Dans ce cas, le pH des cultures dépasse beaucoup plus fortement
le pH des témoins. Cette variation qui peut atteindre 1,4 est notable et elle nous
apparaît d autant plus importante qu’elle a été constatée dans des cultures extrê¬
mement jeunes.
Hypothèses
Nous pouvons émettre les hypothèses suivantes :
a) Le rejet par les diatomées dans le milieu d’une substance alcalinisante.
b) La transformation de l’urée du milieu de culture en sels ammoniacaux
sous 1 influence de bactéries vivant au contact des diatomées, soit en symbiose,
soit incrustées dans leur membrane, sans constituer une association véritable.
(Cependant, 1 alcalinisation du milieu de culture par les diatomées s’observe aussi
en 1 absence d’urée.)
c) L’intervention de l’assimilation chlorophyllienne tendant constamment à
faire disparaître le gaz carbonique dissous et à réaliser par conséquent, par dé¬
composition des bicarbonates, l’alcalinisation du milieu. C’est l’hypothèse qui
nous paraît la plus probable.
Conséquences de cette alcalinisation :
Les solutions (eau de mer -j- urée) de pH 8,2 au sein desquelles vivent
les diatomées deviennent très rapidement défavorables à ces organismes et ceci
par le fait même d une multiplication intense. Au contraire, les milieux à réaction
initiale 6,7 - 7,3 deviennent propices.
Si nous abandonnions trop longtemps l’expérience à elle-même, nos résultats
seraient perturbés. Il y aurait bientôt un ralentissement du croît pour 8,2, une
accélération au contraire pour 7,3 - 6,7. Il y a donc lieu, comme nous le disions
précédemment, d effectuer les numérations sur des cultures très jeunes.
Ce qui précède, nous apporte une explication, semble-t-il, à la grande
similitude des croîts dans les milieux à pH initiaux 8,2 - 7,3. Malgré le peu
de durée de l’expérience, le phénomène signalé plus haut s’est produit. Nous
assistons à un affaiblissement de l’intensité de la multiplication dans les solutions
a réaction de départ 8,2.
Ces faits nous permettent encore une critique en révélant un point faible
,^ teehnique : Si nous avons pu soustraire dans une certaine mesure nos milieux
a influence de 1 extérieur, nous n avons pu empêcher la variation de leur réaction
sous I influence des diatomées. Cette modification se produisant au fur et à
MULTIPLICATION DE DIATOMÉES MARINES
261
mesure de la reproduction entache nos résultats d’erreurs. Le croît pour des
pH constants 7,4 - 7,03 se tiendrait certainement au-dessous des valeurs obte¬
nues.
Conclusions
Les diatomées sur lesquelles ont porté nos expériences ont un
croît optimum pour un pH voisin de 8,2. Elles sont extrêmement
sensibles à toute modification de cette réaction qui est celle du milieu
auquel elles sont accoutumées.
La marge de tolérance du pH semble très étroite; à 6,4 la vie
est impossible, elle est précaire à 7,0.
On note un ralentissement sensible du croît avec l’alcalinisation.
Au pH 9,15, il y a absence de toute multiplication, mais il nous est
impossible de spécifier ici les rôles respectifs du pH et de la teneur
en Mg et Ca.
Les diatomées ont donc une prédilection pour les milieux alcalins,
mais une trop forte alcalinisation (supérieure à 8,9) leur est préjudi¬
ciable.
Ces organismes ont le pouvoir d’alcahniser assez fortement les
milieux liquides dans lesquels ils vivent. Cette alcalinisation entraîne
une perturbation des résultats s’accentuant avec le vieillissement des
cultures.
Etant donnés les défauts à peu près inévitables de la technique
employée, notre travail ne résout le problème posé que de façon
approchée.
(Station Maritime de Biologie de Tamaris.)
Source : MNHN. Paris
Studies on Indian Zygnemales 01
By M. O.-P. IYENGAR
I. — ZY COCON HJ M TALCUPPENSE sp. nov. (fig. 1)
This alga was growmg, together with Stigonema and other blue-
^reen algae, on moist ground in a plantation of /Ireca-palms at
Talguppa in the Mysore Province. It formed a thin felt-like mat
on the soil-surface, in which the filaments were intricately intermin-
gled with one another. The upper parts of the filaments were broader
and had denser contents than the lower parts, the transition in size
being quite graduai. The cells of the upper parts of the threads
were I 7-20 /* broad and 30-90 /* long, while those of the lower parts
were 12-16 /* broad and 30-60/* long. Branching was frequently
met with in the lower portion of the stratum (fig. 1,7); the branches
consisting of one to four cells. Very occasionally there was branching
to the second degree, the secondary branches consisting of one or
two cells only (fig. 1, L ).
The single chloroplast is axile and appears to consist of two
rounded and shghtly lobed portions connected by a médian bridge;
each half of the chloroplast contains a pyrenoid, while the nucléus
is apposed to the narrow médian bridge (fig. 1, B-D ). The cell-
(I) From the Department of Botany, East London College, University of London.
264
O.-P. 1YENCAR
wall is at first tint), but later often thickens and shows some lamella¬
tion.
Formation of azygospores. — Though the filaments were
intricately intertwined, neither scalariform nor latéral conjugation was
observed. Formation of azygospores was, however, taking place plen-
tifully throughout the stratum. The cells producing them first exhibit
a swelling on one side and into this most of the cell-contents, inclu-
ding the chloroplast and the nucléus, pass, the chloroplast often appea-
ring arched at this time (fig. I, E). A curved Wall is then formed
cutting off the swollen portion from the remainder as a lens-shaped
cell. Only a small quantity of cytoplasm is left tn the original cell.
The protoplasmic contents of the lenticular cell soon becomes sur-
rounded by a spécial internai membrane which, on the outside, clo-
sely follows the contour of the dilation, while on the inside it is
closely apposed to the curved wall which eut off the swelling from
the rest of the cell (fig. 1, E, H, K) ; especially on the inner side
the two membranes are so close together that it is often difficult to
recognize them as distinct structures (cf. fig. I, A, G). Later, when
the sporewall, formed from the inner envelope, becomes thicker and
the wall that first eut off the swelling gelatimses to some extent, the
two envelopes appear quite distinct (fig. I, E). About this time the
dilated outer wall of the original cell becomes mucilaginous and
somewhat refractive in appearance.
These changes during the formation of azygospores agréé very
closely with those recorded by HoDGETTS (I) in the conjugating
cells of Zygogonium ericetorum. Here most of the protoplasm of
the two conjugating cells, including the chloroplasts and the nucléus,
pass into the conjugation-processes and become eut off by a curved
wall to form a gametangium. After the two processes hâve met and
before their ends break down, the contents of each gametangium
become surrounded by a new wall. The walls between the conjuga¬
tion processes now break down and the two walled gametes later
fuse by putting forth a beak-like projection. In the alga under dis¬
cussion, as in Z. ericetorum, a curved wall cuts off a gametangium
within the latéral swelling, which may be taken to correspond to a
(1) W.-J. Hodgetts. _ New Phyt,. XVII, 1918. pp. 242-244.
ST U DI ES ON IN DI A N ZYCNEMALES
265
conjugation-process, after most of the contents hâve passed rnto the
latter. Thereupon a new envelope is secreted round the contents of
the gametangium, whilst the dilated portion of the original wall gela-
tinises to some extent. We are therefore clearly dealmg with a Zÿgo-
gonium, although in this case conjugation does not lake place and
only azygospores are formed. Ripe spores were not présent in the
material and it is not possible to state the nature of the wall of ïhe
mature zygospore.
Owing to the greater width and denser contents of the cells in
the upper parts of the filaments, the azygospores formed in them
are much larger than those formed in the lower ones (cf. fig. 1. £
and F). The azygospores vary in shape from ellipsoid to nearly glo-
bose and measure 17-26 " in breadth and 20-34 /' in length in the
upper cells and 12-14/»X 13-16/» in the narrowest cells. Another
point of interest is that the azygospores of adjacent cells, especiallv
in the lower filaments of the stratum, are frequently grouped in pairs
on either side of the dividing wall (fig. I. D). This suggests somc
kind of attraction during the formation of the processes (swellings)
and recalls an early stage of latéral conjugation, although no such
conjugation has been observed.
So-called aplanospores were not observed. Their formation has
been described by WEST and STARKEY (1) in Zygogonium erice-
torum in the following words : « Numerous aplanospores were formed
in January and February, one spore being formed in each cell. A
curious fact should be here recorded, viz., that in most cases the
whole contents of the cell were noi used up in the formation of the.
spore, a small part of the protoplast being excluded (fig. 3, D and
E). » At the time of writing the authors were under the impression
that they were dealing with a Zygnema, and the significance of the
whole contents of the cells not being used in the formation of the
spores was therefore missed. Aplanospore-formation in Zygogonium,
however, clearly follows in this respect the same method as the
above-described azygospore- and zygospore-formation.
The single chloroplast and the mode cf formation of the azy¬
gospores in the présent alga recalls Zygogonium ericetorum as defined
(I) Ne U’ Phylologist, XIV, 1915, p. 199.
266
O.-P. IYENCAR
by De Bary (1) and subsequently confirmed by Hodgetts (2).
Though no conjugation takes place, a similar process is gone through
in the formation of the azygospores. Such azygospores hâve not hither-
to been recorded for Zygogonium. HODGETTS reports azygospores
for Z. ericetorum (3), but they are really cases of arrested scalariform
conjugation and not comparable to the azygospore-formation shovvn
by the alga here described.
The latter also differs from Z. ericetorum in the decreasing
width of the lower parts of the filaments, which conditions the gra-
dually decreasing size of the azygospores from the top downwards,
in the frequent branching of the filaments, and in the usually longer
cells. Its azygospores are much larger than the « azygospores » of
Z. ericetorum, those recorded by HODGETTS (4) being 13 /* wide
and 22-23 /* long. These différences are sufficient to warrant the
establishment of a distinct species which may be cailed :
Zygogonium talguppense sp. nov. (fig. 1)
Filaments forming a thin felt on moist soil, gradually decreasing
in width from above downwards, often branching in the lower parts
of the stratum; cells of the upper filaments 1 7-20 /* broad and 30-90 /*
long, those of the lower filaments 12-16/* broad and 30-60/* long.
Azygospores developed within a gametangium formed in a latéral
swelling and eut off from the parent-cell by a curved wall; azygos¬
pores ellipsoid to subglobose 12-26/* broad and 13-34 " long; zygos-
pores not known.
Hab. — On moist soil in a plantation of Areca -pahns a'; Tal-
guppa in the Mysore Province.
(!) De Bary. — Untersuch. uber die Familie der Conjugaten. Leipzig. I85€.
pp. 79. 80.
(2) Loc. cit.
(3) Loc. ci/., p. 217, fig. 2. E.
Source : MNHN, Paris
STUDIES ON INDIA N ZYCNEMALES
267
Fig. 1. — Zÿgogonium talguppense sp. nov. : A, C, H , K , Azygospore-formation ; B, C.
cells showing contents; D, a filament with azygospores; £, two cells from the upper part
of a filament; F, lower part of a filament; / and L, branching filaments; /, a cell with
an azygospore seen from above. A-E. C, /, K X 980: /, /, Z- X 650; H X 1860.
268
O.-P. IYENCAR
II. — MOUCEOTIA JOCENSIS sp . nov. (fig. 2)
In a pool in the dry rocky bed of the river Saravati. immediately
above the Jog Falls in the Mysore Province, there was a growth of
various Conjugatae including many filamentous desmids. Among these
was a Mougeotia which showed a number of peculiar features.
The filaments, 22-26 p broad with cells 5-9 times as long as
broad, were provided with a mucilage sheath about 6-7 p thick. The
chloroplast was of the usual type, with 4-9 pyrenoids embedded in it
(fig. 2, E). Both scalariform and latéral conjugation were taking
place fairly commonly, the two types of conjugation often occurring
in the same filaments.
Scalariform conjugation. — Two opposite cells put forth
conjugation-tubes and a canal is formed into which most of the con¬
tents of the two cells pass. Fusion takes place in the middle of the
canal. A small quantity of the protoplasm remains behind in each
cell. The product of fusion becomes eut off from the conjugating cells
by an annular ingrowth formed by centripetal déposition of successive
layers of cell-wall material which hâve a somewhat refractive appea-
rance (fig. 2, A, D). Within the compartment thus formed the zygote
becomes surrounded by a separate envelope from which the mature
membrane is formed. Soon after that, part of the wall of the compart¬
ment formed by the conjugation-canal becomes gelatinous and refrac¬
tive and enlarges somewhat, so that the zygospore is left lying loose
inside (fig. 2, C). Surrounding this refractive gelatinous wall is a thick
transparent layer of mucilage which is continuous with the gelatinous
envelope of the filament and is very clearly seen when the filaments
are mounted in Indian ink (fig. 2, A). The mature zygospore-wall
is thick and brown, the middle layer being smooth. The zygospore is
thus surrounded on either side by two empty gametangial cells.
Occasionally the contents of one of the gametangial cells passes
more slowly into the canal. In such cases the separating walls are
not formed simultaneously and that on the side of the slower protoplast
is completed while the latter is still passing into the canal; it may
hâve to pass through quiie a narrow opening (fig. 2, A). The slower
gamete may perhaps be regarded as female. A case of abnormal
conjugation is shown in fig. 2, D.
STUDIES ON IN DI A N ZYCNEMALES
269
LATERAL CONJUGATION. — Processes are put forth close toge-
ther from adjacent cells (fig. 2, C) and, aftet they hâve corne into
contact with each other, the separaring walls are absorbed and a canal
is formed (fig. 2, F). The contents of the two cells. except for a small
quantity of protoplasm, pass into the canal which becomes swollen.
The product of fusion then becomes separated from the empty cells
by ingrowths similar to those formed during scalariform conjugation,
and the zygote develops its own membrane and, as in the other method
of conjugation, ultimately lies loose in the compartment thus formed
(fig. 2, /, K). The mature zygospores are globose or ellipsoidal and
measure 47-52 /* in diameter.
During latéral conjugation the two processes sometimes appear
to arise at some distance from each other and it looks as though they
grem totvards each other and fused (fig. 2, /, L). It is, however, pos¬
sible that the two processes hâve become separated subsequently by
élongation of the part of the filament lying between them.
Occasional formation of azygospores was observed. A latéral
protubérance (fig. 2, B) appears in the middle of a cell into which
most of the cell-contents enter forming a rounded swelling, which is
soon eut off from the cell by a thick annular refractive septum. The
contents of the swelling surround themselves with a separate mem¬
brane inside the original wall and finally lie loose within it (fig. 2, H).
In the possession of a gelatinous sheath around the végétative
filaments and around the zygospore this alga resembles such species
as Mougeotia gelatinosa Wittrock (1), M. malice Skuja (2), and
M. cÿanea Transeau (3). The conjugation-canal does not, however,
completely gelatinise as in the species just named, but remains fan ly
firm and slightly refractive with a broad transparent layer of mucilage
round it. The présent form further differs, from ail the three species
named, in the fact that the zygospores lie loosely in the canal, in the
mode of séparation of the empty gametangial cell by annular ingrowths
of refractive cell-wall material, and in the frequent latéral conjugation.
Its filaments are very much broader. The zygospores of M. gelatinosa
Wittrock & Nordstedt, Alg. Exsice, fasc. 21, n" 957, Bol. Noliser. 1889.
Act. Horl. Bol. Univ. Latviensis , I, 1926. p. 106.
Ohio Journ. Science, XXVI. 1926, p. 321.
(D
( 2 )
(3)
270
O.-P. 1YENCAR
and M. cyanea are compressed-ovoid, whereas they are globoid or
ellipsoidal in the présent alga; they are much larger than those of
M. maltce.H^ç Indian alga is therefore best regarded as a new species :
Mougeotia jogensis sp. nov. (fig. 2)
Végétative cells 22-26 m broad, with a mucilaginous sheatli
about 6-7 m thick. Chloroplast plate-like with 4-9 pyrenoids, occu-
pying about one-half the length of the cell; conjugation scalariform
and latéral; the zygote becomes eut off from the conjugation cells
by annular stratified ingrowths; mature zygospore brown, globose or
ellipsoidal, lying loosely inside the enlarged conjugation-canal which
is slightly refractive and is surrounded by a transparent mucilaginous
sheath, continuous with that surrounding the végétative filaments ;
middle layer of zygospore-wall smooth; zygospore 47-52in dia-
meter.
Hab. — In a pool in the rocky bed of the river Sara va ti above
Jog Falls, Mysore Province. (M. A. Sampathkumaran.)
III. — MOUCEOTIA ADN AT A sp. nov. (fig. 3)
This alga was growing on rocks over which water was slowly
trickling among gelatinous blue-green algae, on the slope of a hill at
Periyar in S. India. It was attached to the substratum by means of
rhizoid-like outgrowths from the cells.
The filaments 15-17 /* broad are envelopped in a thick gelatinous
sheath 6-8 h thick and a similar dense layer of mucilage covers the
zygospores. The cells are 12-16 times as long as broad, and contain
the usual plate-shaped chloroplasts with 4-10 pyrenoids (fig. 3, D).
The threads are attached to the substratum by rhizoids (cf. p. 10).
Sexual REPRODUCTION. — Both latéral and scalariform con¬
jugation were frequent, but the former was the commoner. During
latéral conjugation two processes are put out close to one another
from adjacent cells of the filament (fig. 3, E) and these appear to
fuse (fig. 3, F). The contents of the conjugating cells fuse and form
STUDIES ON 1NDIAN ZYGNEMALES
271
,, • „„„ . A C sralariform conjugation; conjugation not ycl
3 . i . . F C I K various stages in latéral conjugation. /. ' a ‘ er
and gelatinous sheath. r. '• , , , > //vil X 650 )
conjugation, where .Ko proco.es are well .removed (rom e,ck Cher. («1X6»)
272
O.-P. IYENCAR
a zygospore in the middle of the canal (fig. 3, C, H, J, K). A thin
délicate membrane is formed round the contents of the zygospore
inside the conjugation-tube, the wall of which gradually gelatinises
except for the portions immediately adjoining the conjugating cells.
These persisting strips of the wall of the conjugation-canal can be seen
as thin projecting pièces at the base of the zygospores (fig. 3, A, C.
C). During the maturation of the zygospore the adjoining empty
cells are eut off by a thick wall which is somewhat refractive (fig. 3.
C). Very commonly, after the two gametes hâve fused, the middle
lamella of the septum separating the two gametangia breaks clown and
the two cells are held together only by their connection with the zy¬
gospore (fig. 3, C, /). The ripe zygospore has a thick dark brown
wall, with a smooth middle layer. In shape ît is ellipsoidal or some-
times reniform (fig. 3, H, K) ; its dimensions are 26-32 < 30-38 i *.
A peculiar case of scalariform conjugation in which the processes are
remarkably long, is seen in fig. 3, L. Here adjacent cells in two neigh-
bounng filaments hâve put out long processes, growing side by side.
as though to carry out latéral conjugation and then one of each pair
hâve fused and formed a normal zygospore, whilst the other member
of each pair remained unused.
It is not necessary to describe the process of scalariform conju¬
gation in detail, since it resembles that of M. jogertsis (cf. pp. 3 and 6) .
Two empty cells adjoin the zygospore which, as in latéral conju¬
gation, becomes envelopped in a dense layer of mucilage. The zygos¬
pores formed in scalariform conjugation are commonly globose and
shghtly beaked at the two ends (fig. 3, A, /V), although they are
often simply globose or with only one end beaked ; they measure 3 1 -
33 p x 35-37
Rhizoids. — Blunt rhizoidal outgrowths often arise from the
sides of the cells, the rest of the cell curving in the opposite direction
(fig. 3, B), so that the two adjacent parts of the filament grow up-
wards. Very often the rhizoids are branched. As other workers hâve
pomted out, there is much resemblance between such rhizoids and the
ordinary conjugation-processes. Both are no doubt usually formed as
a resuit of a contact stimulus and possibly this would explain the
peculiar cases shown in fig. 3, L and M.
ST U DI ES ON IN DI A N ZYCNEMALES
27 *
, 3. _ Maugeolia adnala sp. nov. : A , Scalanform conjugation; B. cell with rhizoïds ;
C, a filament showing latéral conjugation and a commencing rhizmd; D, a cell showmg
chloroplast; £, F, R ], K . latéral conjugation; /, filament showing both itéraiand
scalariform conjugation; L, M, abnormal conjugation (cf. p. 9 and U) , O, cells
which the septum has broken down and which are held together on Y b V * he
(see also I); N, a zygospore formed during scalanform conjugation. I X .V
the rest X 740.
27-4
O.-P. 1YENCAR
This species of Mougeotia appears well adapted to its terres-
trial habitat in possessing thick gelatinous sheaths around filaments and
zygospores which vvill serve as a protection against rapid dessiccation.
The tendency for profuse latéral conjugation is probably also to be
ascribed to the habitat. The Indian Alga resembles M. gelatinosa
Wittrock in some respects, but its zygospores hâve not got the com-
pressed-ovoid shape typical of those of the latter species, nor has
latéral conjugation been recorded in M . gelatinosa. The habitat is
also peculiar. The différences warrant the establishment of a new
species which may be called :
Mougeotta adnata sp. nov. (fig. 3)
Filaments attached to the substratum by branched or unbranched
rhizoids and provided with a dense envelope of mucilage; filaments
without the sheath 13-17 /* broad; mucilaginous sheath 6-8 p thick.
Conjugation both latéral and scalariform, the former commoner; z.y-
gospore formed in latéral conjugation elliptic-globose, sometimes re-
niform, that formed in scalariform conjugation globose and slightiy
beaked at the two ends, sometimes without the beaks or with the beak
only at one end. The conjugation-canal gelatinises completely except
for small strips adjacent to the conjugating cells. Zygospores with
thick dark brown walls, with a smooth middle layer; dimension of
zygospores, 31-33 X 35-3 lu.
Hab. — On the side of a rock-cuttmg over which water was
trickling on the slope of a hill at Periyar, S. India.
In conclusion the author wishes to express his great indebtedness
to Professor F.-E. Fritsch, F. R. S., for his guidance and help in
preparing this paper.
Remarques
sur quelques algues marines
des côtes de la Manche
par F. MIRANDA
STREPS1THALIA L1EBMANN1Æ Miranda, 1928, p- 457.
En août 1931, M. P. CHMJCHARD recueillit aux îles Brehat
plusieurs échantillons de Ltebmannm Lcveillei, et il eut l'amabilité
de m'envoyer quelques morceaux d'un thalle ancien, ou 1 on voyait
quelques parties d'une couleur plus foncée que la couleur ordinaire
du Liebmannia. L'examen microscopique de ces parties montra la
présence d'une endophyte. Cette endophyte avait les memes caractères
que le Strepsithalia décrit par moi sur des échantillons provenant
d’Antromero (près de Candas, Asturies). Elle présentait seulement
des sporanges uniloculaires; elle se rapportait, par conséquent aux
échantillons trouvés à Antromero pendant le mois de septembre I9ZB.
Collins (1906 (a), p. 107) a décrit un Strepsitbaltainveshens
qui ressemble — d’après lui — au Sfr. curvata Sauv.; celui-la se diffe-
Le présent lmv.il a élé eüeclné an Laboratoire Maritime du Muséum d'Hi.lo.re
N "“"L.uteur, subventionné par la « )un.e par. Ampli.cio» de
offertes à tous moments, pour la réalisation de son travail. r. IVl.
276
F. MIRANDA
rendant bien du Str. Liebmanniœ, qui ressemble davantage au Str. Lia-
gorœ Sauv.
Batters (1896 (a), p. 386) a décrit un Streblonema Buffha-
mianum aux filaments dressés claviformes, sur Castagnea Griffithsiana
à Falmouth. Il ne met pas cette espèce dans le genre Strepsithalia
parce que les filaments dressés « are not imbedded in a gelatinous
substance ». Postérieurement (1902), BATTERS considère l’espèce
qu’il a décrite comme un véritable Strepsithalia.
Nous devons avouer que, d’après la description de BATTERS,
le Streps. Buffhamiana, malgré les petites dimensions de ses spo¬
ranges uniloculaires (les seuls que BATTERS a vus), ressemble beau¬
coup au Streps. Liebmanniœ. Il sera décidé par l’étude des échan¬
tillons de Strepsithalia Buffhamiana de Falmouth (je n’ai pu les
étudier jusqu à ce moment) si cette espèce-là doit être réunie à celle-ci.
GONIOTR1CHUM ELEGANS (Chauv.) Le Jolis
La ramification du Goniolrichum a été décrite par Berthold
(1882, p. 27) de cette manière : Pour la formation d’un rameau,
une cellule s’allonge latéralement et est divisée par une cloison dirigée
en sens oblique. La cellule ainsi produite forme par son accroissement
ultérieur le nouveau rameau.
Fig.
I • — Contolricfwm elegans
(Chauv.) Le Jolis.
Postérieurement (1909), K. Ro-
SENVINGE nous parle de la ressem¬
blance de la ramification du Gonio-
trichum à la fausse ramification des
Scytonemataceœ (1). On retrouve
cette idée dans quelques travaux plus
modernes (Hamel, 1924).
Nous joignons deux figures (fig. 1,
A et B) du début de la ramification,
pris dans un échantillon recueilli à
Samt-Servan (La Cité) sur Géra-
rnium rubrum. Comme on peut ob¬
server, le début de la ramification se
(1) « The ramification takes pl;
branching of the Seytonemataceæ. »
manner reminding one of the so-called false
ALCUES MARINES DES COTES DE LA MANCHE
277
rapporte exactement à la description de BeRTHOLD, et il est une
ram.ftcat.on latérale caractéristique. S. la ram.ficat.on P eut ac ^ ue ™
postérieurement quelque ressemblance, dans 1 aspect de la tau e
ramification d’un Schéma. c’est parce que la «^Uule-mere dim
rameau peut se diviser intercalairement et parce que les cellules-hl es
se rangent en ligne avec les cellules du rameau et non pas avec les
cellules de la partie supérieure du filament principal.
ACR0CHÆT1UM CHYLOCLADLÆ Batt. 1. HYP0GL0SS1 nob.
Plusieurs échantillons d'Hÿpoglossum Wood-wardii, recueillis
au Grand Bey (Saint-Malo) pendant les mois d août et de sep¬
tembre 1931, étaient envahis d’un Acrochœtmm endophyte, dont les
filaments courent entre les cellules de l’tfÿpoglossum de tri e façon
que, généralement, ils ne se montrent pas a la surface de leursdame.
Le trajet des filaments est plus ou moins tortueux-(fig. L A ),ma
quelquefois ils s’orientent dans un sens détermine qu ils suivent plus
i t (Çtn ? • r’esf nar là au ils peuvent constituer
ou moins longtemps (hg. L, U) , c est par a qu p
des lignes assez droites, orientées suivant les nervures, tantôt pr.nc.
pales, tantôt secondaires, de YHvpoglossum. ,
Les cellules ont une largeur de 6-13 A (elles sont plus larges
lorsque le cours des filaments est tortueux; et elles sont ‘tes minces
lorsque les filaments sont droits, surtout chez ceux qui suivent le cou
de la nervure principale (fig. 2, B) ou chez ceux qui coureI î a
des « sores » de téïraspores) et ont une longueur de 25-31 fi, e les
possèdent un chromatophore pariétal profondément découpé (a celui
ci ses bras lui donnent souvent un aspect étoile) avec un gros pyre-
noïde qui fait saillie dans la vacuole centrale.
Les filaments peuvent produire des courts rameaux, perpendicu¬
laires à la surface de YHÿpoglossum et dont la cellule terminale, qui
dépasse un peu cette surface, se transforme par.o.s en un long poil
(fia 2, C) ou en monosporange.
Les monospores contiennent un chromatophore nettement etoile
avec un pyrénoïde; elles mesurent jusqu’à 12 a de diamètre. On en
trouve beaucoup en germination sur les parties récemment formées de
VHypoglossum. En germant, elles produisent un filament qui per,, r^
perpendiculairement à la surface de VHypoglossum, a 1 endroit ou
278
F. MIRANDA
se trouve la cloison qui sépare deux cellules (fig. 2, D ). La spore ne
se vide pas de son contenu et on peut la voir pendant quelque temps à
l’endroit où elle germa; mais son chromatophore perd sa couleur et
les bactéries s’entassent autour de lui.
Après l’action des réactifs colorants de la cellulose, on peut
distinguer sur la membrane qui sépare les cellules de VHypoglossirm
une couche moyenne qui se maintient presque incolore et deux zones
latérales qui se teignent plus intensément, quoique jamais très profon¬
dément; la première couche, au contraire, se colore plus intensément
que les autres par 1 action du rouge de Ruthénium.
La fig. 2, E, montre le bout d’un filament de YAcrochœtium;
les membranes qui séparent les cellules de YHypoglossum furent teintes
a 1 azunne bnllante. La cellule apicale de l’endopbyte pénètre comme
algues marines des cotes de la MANCHE■
un coin entre les deux zones de la membrane qui se colorât plus
fortement (lesquelles se séparent lorsque celle-là passe), et elle sut
très exactement la couche moyenne incolore, celle-ci étant probable¬
ment la plus riche en composés pectiques.
La forme Hypoglossi se distingue de la forme-type, notamment
par sa façon de vivre. En effet, tandis que la forme-type vit seukment
sous la cuticule de Chÿlocladia ovah et Ch. refléta, la forme Hÿpo-
glossi pénètre de préférence dans les cloisons qui séparent les cellules
de YHvpoglossum. D’ailleurs, ses cellules sont beaucoup plus larg -
que celles de la forme-type, selon les dimensions (2,5-3 n) que Bat-
TERS établit pour celle-ci; mais je dois remarquer que dans certains
échantillons de cette dernière forme, recueillis aG,,on, les cel.ul -
étaient grosses de 6-8 fs ce qui atténue assez la différence. Les ch.o-
matophores et les pyrénoïdes présentent chez les deux formes les mem .
caractères, et toutes les deux possèdent aussi des poils qui percent
cuticule de l’hôte et qui sortent à l’extérieur. Le caractère générale¬
ment plus tortueux et plus vigoureux de la forme Hypoglossi pourra
être en relation avec sa façon de vivre, car — comme nous avons
d éjà dit — lorsque les filaments de cette « forme » croissent dans
des endroits comme la nervure principale et les spores de tetraspores
du Hÿpoglossum, leur trajet devient rectiligne et leurs cellules beau-
coup plus minces.
RHODOCHORTON PENIC1LLIF0RME (Kjellmann) K. Rosenv.
Cette espèce a été décrite d'après des échantillons du Spitzberg
(KjELLMANN, 1875, p. 30) ; puis elle fut trouvée dans d autres lieux
des côtes du Nord de l’Europe; mais sa distnbut.on géographique
semble être beaucoup plus ample, puisqu’elle a e.e a ,us31 ' * r ™TQ25
les côtes de l’Amérique (COLLINS, 1906 (b), p. 160; KyUN. 1925
p. 45), et j’eus, moi-même, l’occasion d en constater la presence
la côte Nord de l’Espagne (MIRANDA, 1931, P-60).
Le disque basal de cette espèce de Rhodochorlon qui constitue
un des plus importants de ses caractères distinctifs fut décrit et dessine
par K. Rosenvince (1893, p. 792, et 1894, p. 66) ; se on cet auteur,
il forme une couche de cellules cohérente et bien limitée; cette couc e
est tout à fait adhérente au support; elle augmente par accroissement
2 80
F. MIRANDA
marginal et les filaments de cellules qui la forment ne sont jamais
libres entre eux . Borgesen (1902, p. 389, fig. 60) a auss, dessiné
le disque basal de cette espèce. Postérieurement (1923-24, p. 388,
n ^ 25 \ et r' 398RosENVINGE remarque des fusions entre des
cellules du disque, appartenant à des filaments limitrophes, ces fusions
étant absolument analogues à celles qu'on a trouvées chez quelques
Lryptonemiales.
Durant l’été 1931, j'ai trouvé à plu¬
sieurs reprises le Rhodochorion pemcilli-
forme sur la côte de Saint-Malo, sur
Serlularia operculata, et j'eus l’occasion
d étudier quelques jeunes disques. Ceux-ci
rappelaient, par leur forme, les jeunes
disques de certaines espèces de Melobesia.
Leur croissance se vérifie, en effet, selon
le type de croissance qu’on trouve dans le
genre Melobesia et dans quelques Squa-
mariacées. Cette forme de croissance fut
décrite très exactement d’abord par NÀ-
GELI (1847, p. 248), pour le Peÿssonne-
lia squamaria , et puis par RoSANOFF
(1866, p. 55), pour le genre Melobesia.
Comme dans les espèces de ce genre, il
est facile de distinguer dans les jeunes
disques du Rhodochorion que nous étudions, un disque initial
produit par la spore durant sa germination (fig. 3, A). On doit
remarquer (fig. 3, A) que la spore est divisée par deux cloisons per¬
pendiculaires entre elles et perpendiculaires aussi au substratum en
quatre cellules (d une couleur plus foncée dans la figure) et que
celles-ci, par leur division, ont constitué autour d’elles-mêmes une zone
de douze cellules plus petites. On trouve une pareille disposition chez
es disques primitifs de quelques espèces de Melobesia et meme chez
e Jama rubens, dont les premières phases évolutives nous sont bien
Î 878 Ue pi P \ r ,r n aUX deSSmS de R,0CREUX (Thuret et Bornet,
R , . 31L Ue ceux - CI nous avons obtenu le schéma de la fig. 3
■ qui pourrait, peut-etre, s’appliquer d’une façon générale aux pre¬
mières divisions de la spore du Rhodochorion penicilliforme.
Fig. 3
Rhodochorion penicilliforme
ALGUES MARINES DES COTES DE LA MANCHE
28 »
Dans la fig. 3, A, on verra aussi quatre fusions de cellules,
égales à celles que K.. RosENVINGE a signalées et semblables à celles
des Squamariacées et des Corallinacées.
On a la coutume de placer le Rhodochorton comme un genre
de position incertaine dans l’ordre des Ceramiales, famille des Cera-
miacées. Nous n’avons pas de renseignements sur la constitution des
organes sexuels de ces plantes, sauf des anthéridies de Rhodoch.
penicilliforme qui furent décrits par K.. RosENVINGE et dont on ne
peut pas dégager des données certaines à l’égard de leur position
systématique; par conséquent, nous méconnaissons absolument la con¬
figuration de leurs organes femelles, lesquels jouent un rôle si principal
dans la systématique des Floridées.
On sait déjà que la germination des spores se vérifie chez toutes
les Ceramiales selon un type uniforme qu’on appelle germination en
filament dressé (« aufrechte Typus », OLTMANNS, 1904, p. 642 ;
Kylin, 1917, p. 2-3). Or, d’après ce que nous avons dit, les spores
du Rhodoch. penicilliforme doivent germer selon un type tout à fait
différent, celui-ci correspondant au type de germination en disque
(« Haftscheibentypus »; OLTMANNS et K.YL1N). M. CHEMIN a eu
l’amabilité de me communiquer que dans les germinations de Rhodo¬
chorton floridulum, observées par lui, il semble se former, d abord,
un petit disque de cellules, puis, les filaments dressés.
Il faut ajouter que, quoique incomplètes, ces observations ne
confirment pas l’incorporation du genre Rhodochorton à 1 ordre des
Ceramiales, et, d’autre part, elles montrent les concordances de ce
genre avec quelques familles de l'ordre des Cryptomemales.
SPERM0THAMN10N BARBATUM (Ag.) Nag.
Nous avons recueilli cette espèce au mois d’août 1931 dans
deux endroits de la côte sud du golfe normand-breton : dans une
grotte assez profonde de la pointe Bénard, près de Rotheneuf, et dans
la grande grotte qui se trouve à l’ouest du cap Fréhel. Dans la première
grotte, elle formait un gazon assez épais, haut de 2 cm. environ, qui
tapissait les parois d’une flaque située à l’intérieur de la grotte; elle
était mêlée à un curieux Anlithamnion crucialum, à Compsolhamnion
thuÿoides, Halopteris filicina, etc., et portait comme fructification des
282
F. MIRANDA
tétraspores peu nombreuses. Au cap Fréhel, le Spermothamnion bar-
balum éiait rare et nous n’y avons seulement trouvé que des échan¬
tillons de petites dimensions à la base du Plumaria elegans qui tapisse
le fond de la grotte, tous les deux restant hors de l’eau pendant la
marée basse; le Spermothamnion portait des procarpes et anthéridies
sur la même plante, organes que, à ma connaissance, on n’a jamais
trouvés dans cette espèce.
Fig. 4. — Spermothamnion barbalum.
La plante ressemble — comme Harvey (1841, p. 115) le
remarque — au Pülolhamnion pluma, surtout quand on regarde les
« plumes » au microscope. Dans le Sperm. barbatum (on l’a déjà
constaté dans Engl. Bot., t. 2889), les rameaux de croissance limitée
des « plumes » sont parfois bifurques; j y trouve les rameaux bifurqués
plus souvent (fig. 4, A) que les rameaux simples (I); de plus, la
(I) Cotton (1912 p. 139, PI. 9) a étudié sou, le nom de Plilclharmiwn lucifugum
ne algue cavernicole de Clare Island qui paraît avoir un rapport très étroit avec le Spermo-
thammon barbalum (comparez les figures 1-3 de Cotton avec celles de la plaque 2889 de
Engl. Bot.). H me semble fort doutera que le. organes considérés par Cotton comme
anthertdies .oient des organes de la même classe que le. anthéridies de. Ptllothammon on des
spermothamnion. Meme . ,1. étaient de véritable, anthéridie,. je ne voi. pas nettement les
raison, qui poussent CoiTON à considérer son espèce comme un PUlothammop plutôt que
comme un spermothamnion.
ALGUES MARINES DES COTES DE LA MANCHE
283
bifurcation s’y vérifie presque toujours sur l’article inférieur du rameau
de croissance limitée et elle semble être en rapport avec la courbure
caractéristique à celui-ci. On peut aussi trouver une pareille disposition
dans le Ptilothamnion pluma, détail mis en relief par les dessins de
K.ylin (1928, p. 78, fig. 50, C).
La distribution des noyaux dans les cellules des « plumes » est
différente dans le Sperm. barbatum et dans le Ptiloth. pluma. Dans le
premier, les cellules des rameaux courts ont toujours un seul, noyau
(fig. 4, A) ; dans le second, les mêmes cellules en portent générale¬
ment plusieurs; par exception, les cellules apicales en possèdent parfois
un seul. ] j ç
La disposition latérale caractéristique des tetraspores du bper-
molh. barbatum (fig. 4, B) a inspiré NÀGELI (1861, p. 119) quan
à la formation de la section Rhizophyes du Herpothammon.On peut
trouver, quoique rarement, des tétraspores avec une telle disposition
dans le Ptilothamnion pluma.
La partie inférieure de la plante est constituée, comme chez
d’autres espèces de Spermothamnion et chez le Ptilothamnion, par des
filaments rampants qui produisent — opposés les uns aux autres
des filaments dressés et des rhizoïdes terminés par des disques, adhé¬
rents (fig. 4, C). Les cellules de ces parties inférieures sont fréquem¬
ment remplies de gros grains d amidon. .
Quant à l’abondance d’amidon dans les parties inferieures de
certaines plantes de l’espèce que nous étudions, on doit rappeler que
RaLFS (in Harvey, 1841, p. 115) considérait le Spermoih. barbatum
comme une espèce pérenne (1).
Les anthéridies sont identiques à celles du Ptilothamnion pluma.
Son procarpe correspond à celui d’autres espèces du genre 5per-
mothamnion-, il correspond très bien à la description et aux dessins
faits par Kylin (1923, p. 53, fig. 36) pour le procarpe du SpermotF
roseolum. Toutes les cellules péricentrales, la cellule a P Ica ' e ("8- _ •
D et E, a), et la petite cellule stérile (fig. 4, D, E et F, d), formée
par la péricentrale (cellule porteuse, « Tragzelle »; fig. 4, D, E et
F, e) qui porte le rameau carpogonique, ont un seul noyau; la cellule
(1) « If I am nght. it is a perennial plant, but in winter it loses the small, opposite
284
F. MIRANDA
centrale (fig. 4, /', c) et la cellule (/) qui est sous celle-ci en possèdent,
au contraire, plusieurs. J’ai observé une phase de l’évolution du pro¬
carpe après la fécondation où le carpogone fécondé (zygote) formait
une petite cellule sporogène (fig. 4, F, j) vers le côté de la cellule
porteuse, laquelle, pour sa part, était divisée en deux cellules : la
cellule supérieure représente une cellule auxiliaire (fig. 4, F, i) ; l a
cellule péricentrale opposée produit une petite cellule maigre qui paraît
représenter l’autre cellule auxiliaire atrophiée (fig. 4, F, k) ; c’est pour
cela que le carpogone ne forme pas, vers ce côté, la cellule sporogène
correspondante. L article qui est sous la cellule centrale paraît avoir
commencé un processus de division (fig. 4, F, f). Je n’ai pas vu des
phases postérieures de l’évolution du procarpe.
Par conséquent, le Spermolhamnion barbatum est aussi, quant à
la constitution du procarpe, un véritable Spermolhamnion.
SEIROSPORA GRIFFITHSIANA Harv.
Cette espèce est assez fréquente le long de la Rance, entre Saint-
bervan et La Briantais. Elle n’émerge qu’aux marées basses de très
vives eaux. J en ai trouvé des échantillons avec seirospores pendant les
mois d août, septembre et octobre; d’autres avec tétraspores et d’autres
avec cystocarpes. Je ne pus trouver aucune plante de cette espèce a-ec
antheridies, alors même que je vis des spermaties adhérées aux tricho-
gynes des plantes.
, S ° n Praarpe a comme chez les Callithamnion deux cellules-
meres des deux cellules auxiliaires (fig. 5, A, a, b) ; une des cellules-
meres (b) porte le rameau carpogonique, formé lui-même par quatre
cellules; la cloison (c) qui sépare les deux premières cellules du rameau
carpogonique de même que celle (e) qui se trouve entre la deuxième
et les deux dernières, est parallèle à la direction du rameau fertile;
par contre, a cloison (d) qui sépare la dernière cellule, c’est-à-dire le
carpogone de 1 avant-dernière, est perpendiculaire à cette direction-là.
Le carpogone possède dans sa maturité un long trichogyne. Quelques
auteurs (FALKENBERC, 1878, p. 253; Buffham, 1891, p. 292) frap¬
pes par la rareté de procarpes avec trichogyne ont songé à un déve¬
loppement parthenogénétique du carpogone de cette plante, idée déjà
combattue par ScHMITZ (1893, p. 280; voir aussi BüRGESEN, 1917.
alcues marines des cotes de la manche
285
D 224) qui explique ce fait-là par la rapide caducité du tnchogyne
de cette espèce. J’y ai observé — voir ci-dessus — des procarpes avec
des trichogynes très longs, où nombre de spermaties se trouvaient
adhérées.
Les procarpes, après la fécondation, produisent les cellules auxi¬
liaires et les cellules sporogènes comme chez les Calhthammon. Chaque
auxiliaire se divise après sa fusion avec la cellule sporogène corres¬
pondante, en constituant une petite cellule inférieure (« Fusszelle » de
OLTMANNS ; fig. 5, B et C, a), qui reste inactive pendant la formation
du gonimoblaste, et une grande cellule supérieure : la cellule-mère
du gonimoblaste (fig. 5, B et C, b), laquelle, pour former celui-ci
produit successivement 4 ou 5 gonimolobes (fig. 5, C, g, g, g , g )
qui se trouvent en différents états d’évolution les uns à 1 égard des
286
F. MIRANDA
autres, selon leur âge, circonstance déjà remarquée, très exactement,
par Bornet (1876, p. 15).
Dans les travaux modernes qui s’occupent de l’anatomie du cys-
tocarpe de Callithamnion ou de genres voisins on a souvent négligé
— à mon avis — ce fait qu’entre la cellule porteuse du gonimoblaste
(« Tragzelle ») et la première cellule de celui-ci (que nous pouvons
considérer comme sa cellule-mère : « Zentralzelle », d’après la no¬
menclature d’OLTMANNs) il y a une cellule, à la forme déprimée, qui
reste inactive pendant la formation du gonimoblaste, chose simple à
expliquer puisque, suivant OLTMANNS (1898; 1922, p. 400), elle ne
renferme chez le Callithamnion que des noyaux dégénérés. Cette cir¬
constance fut confirmée par MlRANDA (1929, p. 49) pour une espèce
du genre Ceramium.
CALLITHAMNION BYSSOIDES Amott,
CALLITHAMNION PSEUDOBYSSOIDES Crouan
Il y a assez de confusion autour du Callithamnion byssoides chez
les différents auteurs qui s en sont occupés. Le jour est encore proche
où, après les notes critiques dédiées à cette matière par BoRGESEN
(1909, p. II), K. Rosenvinge (1923-24, p. 337) écrivait : « The
alga ( Callithamnion Furcellariœ ) here treated has been mentioned for
a long time in my annotations under the name of Call. byssoides. As,
however, it is doubtful whether it is warranted to refer it to the species
of Arnott and Harvey and as the limitation of this species in regard
to related forms is incertain, I prefer to give to the species of the
Danish waters the name of C. Furcellariœ, because it is at ail events
identical with this species of Agardh. » D’autre côté. De Toni (1924,
p. 481 ) considère encore cette espèce, quoique avec hésitation, comme
appartenant au genre Seirospora, tandis que pour ScHIFFNER (1931,
p. 167) elle serait égale au Seirospora lanceolata.
Quoique la description d’ARNOTT (in Hooker, 1833, p. 342)
ne soit pas tiès complète, il y a des raisons pour croire qu’elle se rap¬
porte à un Callithamnion et pas à un Seirospora. La présence de sei-
rospores dans l’espèce d’ARNOTT est une chose à confirmer, les affir-
mations qu’on trouve sur cette matière ayant pu résulter de la confusion
du Call. bÿssoides avec quelque espèce du genre Seirospora. Ce qu’on
ALGUES MARINES DES COTES DE LA MANCHE
287
ne peut pas discuter, c’est que l'espèce décrite par ARNOTT présente
des cystocarpes lobés, de meme que certaines especes du genre Call,-
thamnion et pas rameux comme chez le Seirospora. En effet, Har
(1841 p 107), qui a étudié les échantillons d ARNOTT, décrit les
cystocarpes de la façon suivante : « Favellæ sessile on the stems fre-
quently three-lobed »; et puis (1848-51, t. 262) .1 les dessine, toute
confusion de la plante d’A rNOTT avec un Seirospora devenant împos-
S ble Le Call bÿssoides d’ARESCHOUG (1850, p. 107, t. 5, B) ne
semble pas dégageable du Call. bÿssoides ; d’ARNOTT pour constituer
une espèce indépendante, ainsi qu a fait J. AgaRDH (1851, jn ),
suivi par d’autres auteurs Scandinaves (K.YL1N, 1907, p. 167, RosEN
vinge, 1923-24).
Fig. 6. — Ccdlilhamnion bÿssoides
Le Callithamnion bÿssoides peut être rencontré abondamment a
Saint-Malo, entre le Fort National et le Grand-Bey, lors de maree
basse de vives eaux, sur les Cracilaria confervotdes et Cr. compressa
qui vivent dans les endroits sablonneux. Il se rencontre aussi avec la
même abondance, sur le bord de la Rance, entre le Laboratone mari¬
time du Muséum d’Histoire Naturelle et La Bnantais, specialemen
sur le Cracilaria confervoides, mais aussi sur les Zostaa. Cborda ti-
lum et Codium tomentosum, où il est mêlé aux Seirospora Cnffithsiana
et Callithamnion corÿmbosum. et alors il se présente^ sous la meme
forme que la plante à laquelle les frères CROUAN donnèrent le nom de
Callithamnion pseudobÿssoides.
On doit considérer cette espèce des frères CROUAN comme une
variété du Call. bÿssoides. Elle se caractérise par ses rameaux de der-
288
F. MIRANDA
mer ordre, plus droits et courts que dans le type, où ils sont relative¬
ment longs, et se courbent un peu du côté du rameau principal.
D ailleurs, leur substance est moins molle dans la variété pseudobys-
soides-, on peut l’apprécier aisément lorsqu’on prépare les plantes sur
le papier. Ces caractères, malgré leur petitesse, permettent parfois de
reconnaître ces plantes sans grande peine.
La ramification a été soigneusement décrite (Kylin, 1907, p.
107; K. Rosenvinge, 1920. P . 49 et 1923-24, p. 337) dans le
Call. Furcellanœ ; ce qu’on a dit pour celui-ci peut être assez bien
appliqué à l’espèce que nous étudions.
J’y ai trouvé seulement des échantillons femelles et asexués. Le
procarpe est identique à celui qu’on a décrit et dessiné plusieurs fois
à propos du Call. Furcellanœ (Kylin, 1923, p. 56; K. Rosenvinge,
1923-24, p. 343) ; son caractère le plus saillant est l’alignement en
zl gzag des cellules du rameau carpogonique ; il en résulte de ce fait
que les deux cloisons qui séparent les trois premières cellules de ce
rameau sont obliques entre elles (fig. 6, A) et non parallèles comme
chez la plupart des espèces de Callilhamnion étudiées jusqu’à main-
f e , n ® nt ' ^ es c y stocar Pes sont — on l’a déjà dit — lobés, souvent bi-
lobes (fig. 6, B).
Toutes les cellules contiennent un seul noyau. SCHMITZ (1893)
a prétendu avoir établi l’existence des cellules adultes à plusieurs
noyaux comme un caractère du genre Callilhamnion, par opposition
torvoi^î 5e,r ° spora - Celte . ld ée a dû être rejetée (voir BoRGESEN,
), es espèces du Callilhamnion, où l’on a remarqué la présence
d un seul noyau dans toutes leurs cellules ayant été nombreuses. J’ai
constate que les espèces du Callilhamnion (au moins les espèces atlan-
iques de 1 turope) qui ont un seul noyau dans toutes leurs cellules
ont souvent des cystocarpes irréguliers, parfois lobés (C. byssoides,
C. inpumatum) ou coniques (C. roseum) et le rameau carpogonique
, U 6 ' endovacuolaires. — On sait que par les re¬
cherches de PHtLLIPS (1898 p 1044 et 1925, p. 14) le protoplasme
de certaines cellules du Callüh. byssoides présente au niveau des pores
des filaments très minces qui se projettent dans l’in érieur de la grande
vacuole centrale. 6
ALGUES MARINES DES COTES DE LA MANCHE
289
PHILLIPS, dans sa première étude, nous a décrit le phénomène
avec ces mots : « ...Threads of protoplasma radiate from a cushion
lying over the pit and end blindy on the vacuole. These threads are
in incessant movement, swinging over, bending on themselves and
extending or retracting. » Ce phénomène, lui-même, fut posterieure¬
ment observé par DaNGEARD (1931). Je l’ai moi-même observe chez
le Callith. bvssoides des environs de Saint-Malo et Saint-Servan, et
il me sembla généralisé, car je n’ai pas trouvé un seul échantillon de
cette espèce-là où le phénomène ne se reproduisît et j’y sus voir, dans
quelques cas douteux, le caractère qui m’a servi pour distinguer cette
espèce de quelques échantillons du Seirospora. En confirmation des
indications de PHILLIPS (1923, p. 17), j’ai constaté que le phéno¬
mène se présente sous une façon très caractéristique chez les cellu es
de la partie moyenne du thalle; chez les cellules inférieures, les fila¬
ments qui pénètrent dans la vacuole sont gros, courts et peu nombreux,
chez les cellules des parties supérieures de la plante, c’est-à-dire chez
les cellules les plus jeunes, je n’ai aperçu aucune trace du phénomène.
La forme et les mouvements des filaments qui pénètrent dans la
vacuole furent clairement décrits par PHILLIPS, ainsi que les courantes
protoplasmiques chez eux, et je renvoie le lecteur, pour des remarques
complémentaires, à la dernière étude du dit auteur.
Il faut remarquer que PHILLIPS n’a pas observé de quelle ma¬
nière se forme ce qu’il appelle pseudopodes, quand bien même il ne
le constate pas expressément. Moi-même, quoique j’ai observé maintes
fois le phénomène, je n eus pas plus de
chance que PHILLIPS.
Je dois ajouter que les mouvements des
filaments ont lieu autour des parties les
plus minces, surtout immédiatement sous
le sommet capité (fig. 7) ; la partie infé¬
rieure des filaments paraît avoir une cer¬
taine rigidité.
Je remarquerai aussi que la concentra¬
tion d’un « pseudopode » jusqu à sa dis¬
parition est quelque chose qui ne paraît
pas se produire normalement dans le
temps qu’on dédie couramment à ces observations. D autre part,
il serait intéressant de constater que — comme PHILLIPS a eja
290
F. MIRANDA
établi — les pseudopodes gardent un certain ordre (« ...a tuft of
protoplasmic pseudopodia project like a fountain into the vacuole. »).
Fig. 8. — A. CaHithamnion byssoides ; B. et C, Call. byssoides var. pseudobyssoides.
D’ailleurs, un autre phénomène se présente chez les mêmes cel¬
lules du Callith. byssoides qui, à mon avis, n’a pas été précédemment
remarqué. Il est question d’une vacuolisation, en quelque sorte secon¬
daire, qui intéresse seulement la couche du protoplasme pariétal con¬
tiguë à la grande vacuole centrale. En effet, cette couche protoplas¬
mique peut être vue dans quelques lieux détachés de l’autre couche qui
porte les chromatophores ; celle-là fait saillant dans la vacuole et con¬
serve à sa surface extérieure de nombreux grains d’amidon. Cette va¬
cuolisation secondaire est observée particulièrement dans les angles
des cellules (fig. 8, A), mais chez la variété pseudobyssoides elle
ALCUES MARINES DES COTES DE LA MANCHE
291
peut atteindre un tel degré de développement que la grande vacuole
centrale est remplacée quelquefois par un système de vacuoles plus
petites (fig. 8, B). Ce système évoluerait très lentement, car je n’ai
pas pu y apprécier, dans aucune occasion, un changement quelconque.
Chez la variété pseudobyssoides, on ne trouve que rarement les
filaments libres dans la vacuole. Ordinairement, aux mêmes endroits
que ceux-ci on voit une série de trabécules protoplasmiques qui s’anas¬
tomosent à d’autres qui traversent la vacuole ou au protoplasme pa¬
riétal (fig. 8, C).
Chez le Monospora pedicellala je pus aussi observer des pseudo¬
podes endovacuolaires. Les filaments protoplasmiques qui se projettent
dans la vacuole des cellules des parties moyennes du thalle y sont
généralement si minces et si droits qu’avec leurs sommets capités ils
ressemblent à des épingles enfoncées
dans le protoplasme pariétal (fig. 9).
De plus, ils y sont moins mobiles et
ne se trouvent pas localisés sur le
protoplasme qui environne les pores;
au contraire, ils peuvent se présenter
dans un lieu quelconque de la cou¬
che protoplasmique voisine du bout
des cellules, quoi qu’ils soient tou¬
jours plus nombreux au niveau des ^ ? _ Umnfm pedicclI<l ^
pores.
Quant à l’explication du phénomène, PHILLIPS le considéré
comme une conséquence des courants protoplasmiques.
CHADEFAUD (1931, p. 167 et p. 173) explique toute une série
de phénomènes observés dans les cellules de différents végétaux et
dans quelques protozoaires (parmi lesquels la production de pseudo¬
podes endovacuolaires chez le Call. byssoides, l’agrégation du vacuome
chez les plantes insectivores, les pseudopodes endovacuolaires des cel¬
lules plasmolisées de plantes supérieures, les vacuoles trémulantes des
Didyoptem, Microspora et Spirogyra, etc.) comme des manifesta¬
tions d’un phénomène plus général qu’il dénomme « instabilité cyto¬
plasmique », celle-ci se rapportant à une suractivité protoplasmique
qui pourrait être produite sous l’influence de plusieurs circonstances,
292
F. MIRANDA
tout à fait anormales, les unes plus ou moins physiologiques que les
autres.
L'explication proposée par M. CHADEFAUD est assez vraisem¬
blable. Aussi, quoi que j’eusse premièrement songé à un autre procédé
(rupture de trabécules protoplasmiques) pour expliquer la présence de
filaments protoplasmiques libres dans la vacuole chez les Call. bÿs-
soides et Monospora pedicellata, je ne saurais maintenant — après
avoir personnellement observé les « figures myéliniformes », décrites
par Guilliermond (1919, p. 534) dans les cellules plasmolysées de
/ns germanica — que me rallier à l'explication de CHADEFAUD, plus
précise que celle-là. La vacuolisation secondaire (décrite plus haut)
des cellules du Call. bpssoides, et surtout celle des cellules de la variété
pseudobÿssoides, pourraient y trouver également une explication juste.
MICROCLADIA GLANDULOSA
, B° rnet (1876, p. 15) fait sur les organes femelles de cette
espece les remarques suivantes : « Le
fruit de Microcladia glandulosa ne
diffère pas de celui des Ceramium.
Les procarpes ont la même structure
et se développent de la même ma¬
nière. »
On peut voir à la figure 10 le
procarpe d’un échantillon de cette
espèce recueilli aux environs de
Saint-Malo; l’identité de la consti¬
tution de cet organe et celle du pro¬
carpe bicarpogonique de certaines
espèces de Ceramium sont frap¬
pantes.
ALGUES MARINES DES COTES DE LA MANCHE
293
BIBLIOGRAPHIE
Agardh, J.-G. — Species Algarum, 2, 1851.
ARESCHOUG, J.-E. — Phyceæ Scandinaviceæ marinæ, 1850.
BatTERS, E. — New or critical british marine Algae. Journ. of Bol., 34,
1896 (a).
BatTERS, E. — Some new british marine Algae. Id., 34, 1896 (b).
BatTERS, E. — A catalogue of the british marine Algae. Id., suppl., 1902.
BERTHOLD, G. — Die Bangiaceen des Golfes von Neapel. Faima und Flora
des Golfes von Neapel, Monogr. 8, 1882.
BoRGESEN, F. — Some new or little known West Indian Florideæ. Botamsl (
Tidsslirifi , 30, 1909.
B6RCESEN, F. — The marine Algae of the danish West Indien. 3 Rhodophy-
ceæ. Damk Bot. Ar/fiv.. Bd. 3, Nr. 1 c, 1917.
BornET et ThurET. — Notes algologiques, I, 1876.
BUFFHAM T.-H. — On the reproductive organs, especially the Anthendia, of
some of the Florideæ. Joum. of the Quecjælf Microsc. Club. vol. 4, ser. 2.
1891.
Collins, F.-S. — New species in Phycotheca Boreali-Americana. Rhodora.
vol.’8, 1906 (a).
Collins, F.-S. — Notes on Algae. Id-, vol. 8, 1906 (b).
COTTON, A.-D. — Clare Island Survey. Marine Algae. Proc. Roy. Insh
Acad., vol. 31, 1912.
Crouan, H.-M. et P.-L. — Florule du Finistère. 1867.
CHADEFAUD, M. — L’instabilité cytoplasmique chez les algues. Travaux cryp-
togamiques dédiés à Fouis Mangin. Pans, 1931.
DANGEARD, P. — Le mouvement cytoplasmique et les cytosomes chez les dia¬
tomées. Ann. Protist., vol. 3, 1931.
De Toni, J.-B. — Sylloge Algarum, vol. 6, sect. 5, Aditamenta. 1924.
FALKENBERG, P. — Die Meeresalgen des Golfes von Neapel. Milteil. an der
zoolog. Stat. von Neapel, 1, 1878.
GuiLLIERMOND, A. — Observations vitales sur le chondriome des végétaux.
Rev. Gén. de Bot., 1919.
Hamel, G. — Floridées de France. Bangiales. Rev. Algol, 1, 1924.
Harvey, W.-H. — Manual of british Algae. 1841.
Harvey, W.-H. — Phycologia britannica. 1846-51.
Hooker, W.-J. — British Flora, vol. 2, 1833.
294
F. MIRANDA
KjELLMAN, F.-R. — Om Spetzbergens marina, klorofyllforende Thallphy-
ter I. Bihang till K. Svens^a Vri. Akad. Handlingar, Bd. 3, n° 7, 1875.
K. RoSENVINGE, L. — Gronlands Havalger. Meddelelser om Gronland, 3,
1893.
K. RoSENVINGE, L. — Les Algues marines du Groenland. Ann. Sc. Nat.,
7 e sér., 19, 1894.
K. ROSENVINGE, L. — The marine Algae of Danemark. 1 Bangiales and
Nemalionales. D. Kgl. Dansée Videns}(. Selslf. SI(rifler, 7 Raelflfe, Natur-
videns/f. og Malhem. Afd. 7,1,1909.
K. ROSENVINGE, L. — Id. 2 Cryptonemiales. Id., Alfd. 7, 2, 1917.
K. RoSENVINGE, L. — Id. 3 Ceramiales. Id., Afd. 7, 3, 1923-24.
K. RoSENVINGE, L. — On the spiral arrangement of the branches in some
Callithamnieæ. D. K. D. Vidensk■ Selsl(. Biolog. Meddelelser 2, 5, 1920.
Kylin, H. — Studien über die Algenflora der schwedischen Westküste. 1907.
Kylin, H. — Uber die Keimung der Florideensporen. Arh. for Bot. 14
n° 22, 1917.
Kylin, H. — Studien über die Entwicklungsgeschichte der Florideen. Kungl.
Sven. Vetemkapsaltad. Handl., Bd. 63, n° 11, 1923.
Kylin, H. — The marine red algae in the vicinity of the Biological Station
at Friday Harbor, Wash. Lunds Univ. Arsslrrift, N. F. Avd. 2 Bd 21
1925.
Kylin, H. — Entwicklungsgeschichtliche Florideenstudien. Id., Bd. 24
Nr. 4, 1928.
Miranda, F. — Sobre una nueva especie de Strepsithalia Sauv. ( Str. Lieb-
mannice). Bol. Soc. esp. Hist. Nat., 28, 1928.
MiRANDA, F. El desarrollo del cistocarpio en una Ceramiâcea ( Ceramium
flabelligerum J. Ag.). Id., 29, 1929.
MiRANDA, F. Sobre las algas y cianofi'ceas del Cantabrico, especialmente
de Gijon. Trab. Mus. Nac. Cienc. Nat., ser. Bot., n° 25, 1931.
Nàgeli, C. — Die neueren Algensysteme. 1847.
NÀGELI, C. - Beitrage zur Morphologie und Systematik der Ceramiaceen.
Sitzungsber. der bayerisch. Al(ad. der IVissensch., Jahrg. 1861, Bd. 1,
1861.
OLTMANNS, Fr. — Zur Entwicklungsgeschichte der Florideen. Bot. Zeitung,
56, 1898.
OLTMANNS, Fr. — Morphologie und Biologie der Algen, Bd. 1, 1904, Bd. 2,
1905; zweite Auflage, Bd. 1, 2, 1922.
PHILLIPS, R.-W. — On the form of protoplasmic body in certain Florideæ.
Assoc. for the Advanc. of Science, Report of Bristol, 1898.
ALGUES MARINES DES COTES DE LA MANCHE
295
Phillips, R.-W. — On vacuolar Pseudopodia in a species of Callithammon.
Rev. Algol., 2, 1925.
ROSANOF, S. — Recherches anatomiques sur les Melobesiées. Mem. Soc. Imp.
Sc. Nat. de Cherbourg, 12, 1866.
SCHIFFNER, V. — Neue und bermerkenswerte Meeresalgen. Hedwigia, 71,
1931.’
SCHMITZ, Fr. _ Die Gattung Microthamnion Ag. (== Seirospora Harv.),
Ber. d. deutsch. bot. Cesellsch., 11, 1893.
THURET et BORNET. — Etudes phycologiques, 1 878.
Source : MNHN, Paris
Note sur Monostroma obscurum
(Kütz.) J. Agardh
par L. KOLDERUP ROSENVINGE
Dans son énumération des Chlorophycées des côtes françaises,
M. G. Hamel (1) porte Monostroma fuscum (Post. et Rupr.) Wit-
trock sous le même nom et avec la même synonymie dont je me sms
servi dans mon travail sur les algues marines du Groenland (Z), mais
il conçoit celte espèce dans un sens plus étendu en y renfermant en
outre Monostroma obscurum (Kütz.) J. Ag. Ayant étudie M. fus¬
cum sur les cotes du Groenland et du Danemark, et M. obscurum sur
les côtes de France, je tiens à dire qu’il me semble que ces deux especes
sont bien distinctes l’une de l’autre.
Comme je l’ai montré en 1893, la fronde toute jeune du
M. fuscum récolté sur les côtes du Groenland est tubuleuse, étroite,
fusiforme, mais plus ou moins courbée. Son diamètre le plus grand est
à peu près au milieu de la fronde ou un peu au-dessus, tandis que le
(1) G. Hamel. Chlorophycées des côtes françaises. Revue Atgologique, T. VI. fasc. 1.
’ P f2 1 L. Kolderup ROSENVINGE. G-ônlands Havalcer, Meddelelser om G:onland III.
3 partie Kjôùnhavn. 1893. p. 940. Les Algues marines du Groenland. Annales des Sciences
nul., 7 série. T. XIX, 1894. p. 145.
298
L. KOLDERUP ROSENyiNCE
diamètre diminue vers le sommet qui est pointu. La plante peut rester
dans cet état primitif jusqu à ce qu’elle ait atteint la longueur d’un
centimètre (ou davantage) et il se forme alors, du côté concave, une
fente qui se prolonge jusqu’au sommet de la plante; mais cette fente
s arrête un peu au-dessus de la base, et la partie basilaire forme de
suite un stipe cylindrique long de quelques millimètres et situé au bord
de la lame de la fronde, et la plante imite donc, pour ainsi dire Ulva
Lactuca (comp. K. RoSENVINGE, 1893 et 1894, fig. 48). A la limite
entre le stipe et la lame, on trouve un tout petit entonnoir marquant
le bout supérieur du canal central du stipe qui est d’ailleurs rempli de
rhizmes. D un côté, l'entonnoir passe dans la lame plane de la fronde,
de 1 autre côté il n’est représenté que d’un bord très étroit et lisse.
Le thalle atteint, sur les côtes du Groenland, fréquemment une lon¬
gueur de 20 à 40 centimètres; il peut être plus ou moins découpé, mais
a generalement une grande partie médiane indivise. L’espèce est ré¬
pandue sur les cotes du Groenland et en Europe sur les côtes d’Islande
des îles Feroé, de la Grande-Bretagne, de Norvège, de Danemark
et sur la cote occidentale de Suède.
MONOSTROMA OBSCURUM
299
Monostroma obscurum fut décrit en 1843 par KÜTZING (1),
sous le nom d’Ulva obscura, sur des échantillons de Biarritz. Il fut
rapporté, en 1883, au genre Monostroma, sous-genre Ulvana (Rupr.),
par J. AgaRDH (2) qui avait examiné des échantillons du Portugal.
Cet auteur faisait une observation importante sur le développement de
la fronde : « Planta juvenilis, nondurn lineam longitudine superans,
in vesicam pyriformam est inflata. » D après cela, le développement de
M. obscurum serait considérablement différent de celui de M. fuscum.
Fig. 2. - Monoslroma obscurum. Cherbourg, 15 novembre 1884. Plante, jeunes.
A droite, un groupe de trois plantes à fronde en entonnoir, X 0 / 0 .
En faisant des études algologiques sur les côtes françaises en
1884 et 1885, j’ai eu l’occasion d’examiner le développement de
M. obscurum que j’ai observé à Cherbourg en novembre et décembre
1884 et à Biarritz en mars 1885. Mes observations sont bien d accord
avec celles de J. AgaRDH. J'ai observé, surtout à Cherbourg, d assez
nombreuses jeunes frondes à l’état primitif, ayant une forme vésicu-
leuse, pyriforme à sommet arrondi ou aplati, non pointu (fig. 2). Son
diamètre transversal maximum, qui atteint 1-2, rarement vers 3 mm.,
est situé près du bout supérieur, et la rupture a lieu au sommet de
la vésicule. Celle-ci a, à l’état primitif, la longueur de 2 à 3 mm. :
le diamètre transversal maximum, qui atteint 1 à 2, rarement vers
3 mm., est situé près du bout supérieur, et la rupture a lieu au som¬
met de la vésicule. Mais cette rupture n'a pas le caractère d’une fente
latérale ; elle se continue peu à peu dans un nombre de fentes dirigée»
vers le bas, mais n’atteignant pas le stipe cylindrique. Il reste toujours
une partie centrale de la fronde en forme d’un entonnoir, au centre
(1) KüTZING. Phÿcologia g eneralis, 1843. p. 296.
(2) J.-G. AGARDH. Fill Algemas Systematik, 3 atdeln. Lunds Un iv,
XIX, 1883, p. 111.
Arsst(rift,
T.
Source ; MNHN, Paris
300
L. KOLDERUP ROSENV1NCE
duquel est situé le stipe très court, dont la longueur n’atteint géné¬
ralement pas un millimètre (fig. 2). La fig. 3 montre à droite une
plante assez jeune dont la fronde est peu divisée et l’entonnoir assez
étroit. Dans la fig. 2 à droite, les frondes sont plus étalées et com¬
mencent à se fendre au bord.
La structure des cellules du M. obscurum est bien d’accord avec
celle de M. fuscum. Chaque cellule contient deux chromatophores,
un à chaque extrémité. Dans un échantillon
de Cherbourg, je trouvai l’épaisseur de la
fronde 32 à 42/*, les cellules allongées nor¬
malement à la fronde, environ trois fois aussi
longues que larges. Il n’y a donc pas lieu de
douter de l’affinité des deux espèces, d’autant
plus que la couleur de la plante est la même.
A 1 état frais, les plantes sont d’un vert vif,
tandis que la couleur sombre, noirâtre, qui
est identique pour les deux espèces et qui se
communique au papier, ne se montre que
quand la plante est tuée par dessiccation ou
Fig. 3.- Monostroma obscurum. e ^ e est plongée dans l’alcool. Monostroma
Cherbourg, .1" décembre. * fuscum croît à Frederikshavn en compagnie
antes jeunes, X 8. Jg £ ûc / ucû< et [\ n ’ es t a J ors gy^g
possible de distinguer ces deux espèces à l’état frais par la couleur;
mais après dessèchement la différence de couleur apparaît aussitôt.
Malgré les ressemblances considérables entre M. fuscum et
A/, obscurum, il me semble que les différences de la forme primitive
et de la division de la fronde sont si remarquables et semblent être si
constantes qu on ne peut pas songer à les réunir en une espèce. Cette
différence, conjointement avec la taille plus petite et la forme plus
laciniée du thalle de M. obscurum, devait suffire à le séparer du
M. fuscum qui a d ailleurs une distribution plus boréale. Cette espèce
subaictique, qui est répandue dans la mer glaciale, ne semble pas avoir
été observée sur les côtes d Europe, au Sud de l’Angleterre, tandis que
M. obscurum, qui est répandu sur les côtes Nord et Ouest de la
France, du Portugal et du Maroc (selon échantillon du Muséum Bo¬
tanique de Copenhague), ne semble pas avoir été trouvé sur les côtes
d’Angleterre.
A Collection of Marine Algae
from Misaki, Japan
by Violet M. GRUBB, D. Sc.
A collection of marine algae from Misaki, Prov. Sagami, Japan,
was made by the writer in august, 1927, while staying at ïhe Marine
Biological Laboratory of the Impérial University of Tokyo, by kind
permission of the director, Prof. Yatsu. Although a large number
of species of algae hâve been reported from Japan, there is no hst
available from this particular locality and owing to its excellent labo¬
ratory accomodation it is now the one most easily accessible for scien-
tific work in the Orient. The Misaki Laboratory is 37 miles south
of Tokyo and is situated at latitude 41 "35’ N. at the extremlty of
the peninsula separating the Bay of Tokyo from the Sagami Sea.
The flora in august is remarkable for the large number of red algae
compared with the brown and green species. It is suggested that this
is largely due to the effects of the earthquake of 1923. At that time
the land was raised to about three feet above its original level and
many Chlorophyceæ perished; as yet they hâve not succeeded m
re-colonising effectively. The brown and red algae are said not to
bave been greatly affected by the catastrophe.
The majority of the species here recorded were obtained at or
near low-water mark or by dredging; many forms grew permanently
302
Violet M. CRUBB
below low-water level even Caulerpa and Codium sps. occurring abun-
dantly in deep water.
In the accompanying list a reference (apart from that applying
to the original description), is only given where it has been of parti-
cular assistance in identijfying an eastem specimen.
MARINE ALGAE FROM JAPAN
(Unless otherwise stated the locality is Misaki, Sagami Prov.)
CHLOROPHYCEÆ.
CODIACEÆ
Codium contractum Kjellm. in Bihang till K. SvenskaVet. Ak. Handl.,
23, III (1897), 35, Taj. II, 12, VII, 1-3.
Schmidt, Beitr. zur Kenntnis der Galtung Codium Stackh. Biblioth. Bot.,
vol. 23, Heft. 90 (1913), p. 57, fig. 38, 39.
These specimens agréé with the description given by Schmidt but there
is no material for comparison m the collections either at the British Muséum or
at Kew.
Dist. — Japan, Arctic (Pacific areas).
Codium decorticatum ( Woodw.) Howe, Contrib. New-York B.G. 146
(1911), 494.
Schmidt, 1. c., p. 52, fig. 36.
Dredged in deep water.
lOist. -— Almost cosmopolitan.
Codium divaricatumbl olmes. Journ. Linn. Soc. London 31 (1896),
250, Tab. 1-2.
Schmidt, 1. c., p. 57, fig. 38, 39.
Attached to rocks at low water.
Dist. — Japan.
Codium fragile (Suring.) Hariot, Algues du Cap. Hovor (1889) 32.
Schmidt, 1. c., p. 47, fig. 29-32.
From Mikuri, Prov. Tottori, 133°50\ 35"50’.
Dist. — Almost cosmopolitan, but not recorded for China and Japan.
A COLLECTION OF MARINE ALCAE FROM MISAKI, JAPAN 303
CAULERPACEÆ
Caulerpa brachypus Harv. Proc. Amer. Acad., vol.IV, 1659, p. 330.
Growing near low water on sandy covered rocks, among Sargassum
Thunbergii. Not common.
Dist. — Japan.
Caulerpa Qkamurai, Web. van Bosse in Okam. Alg. fr. Ogasawara-
jima (Bot. Mag. Tokyo, vol. XI, n” 119), p. 5, pl. 1, f- 13-14.
Okam. Icônes Jap. Alg.. IV, 1916, p. 11, pl. CLIV. fig. 1-8.
Creeping in deep water on sandy rocks among hapterons of Sargassum.
Dist. — Japan.
ULVACEÆ
Ulva conglobata Kjellm. Marina Chlorophyc. (r. Japan (1697), p.
10, tab. 2; p. 1-7, tab. 3, f. 9-14.
Okam. Icon. Jap. Alg., IV (1916), p. 58, Pl. CLXV, fig. MO.
Found in large quantifies growing in pools and on rocks at upper ride level.
Dist. — Japan.
PHÆOPHYCEÆ.
DICTYOTACEÆ
Padina arborescens Holmes. New Mar. Alg. from Japan (1895),
p. 251, tab. 12, fig. 1.
Okam. Icon. Jap. Alg., vol. VI (1931), p. 3, pl. CCLI, fig. 10. Pl.
CCLII.
This alga attains to a great size and in my specimens the fronds measure
more than 30 cm. in breadth and 25 cm. in height. In some plants the fronds
are split to the base into narrow segments not more than 2-3 cm. wide.
Dist. — Japan, Kore-a.
Padina crassa Yamada, Notes on some Jap. Algae II. Jour. 1 asc. Sc.
Hokkaido lmp. Univ. ser. V, vol. 1, n° 2 (1931), p. 87, pl. XVII. fig. 2.
Mikuri (Prov. Tottori).
Dist. — « Distributed widely in the middle as well as the Southern parts
of Japan », YAMADA.
LAMINARIACEÆ
Ecklonia cava Kjellm. in Kjellm. och Peters. Om Jap. Lamin., p. 273,
Taf. 10. fig. 7-8.
Violel M. GRUBB
304
Okam. Icon. Jap. Alg., V (1925), p. 135, PI. CCXXXVL. fig. 1-7.
Dredged in Misaki Bay. Fertile.
Dist. — « Narow range of distribution in Japan », OKAM.
Ecklonia JÇurome Okam., 1. c., p. 137, PI. CCXXXVI, fig. 8, PI.
CCXXXVII.
No example of this exists in the collections at Kew or the British Muséum,
but this specimen was examined by Okamura who considered it to belong here.
Dist. — « From Kyushu to the Bay of Tokyo. Japan Sea », Okamura.
FUCACEÆ
Turbinariafusiforme (Harv.) Yendo,Fucaceæ of Japan. p.44, PI. IV
fig. 1-7.
At low water.
Dist. — Japan, Korea.
Sargassum fulvellum Ag. Spec., p. 34.
Yendo, 1. c., p. 93, PI. XIII, fig. 18-20.
Dist. — Japan.
S. lllicifolium var. duplicatum J. Ag. Spec. Alg., 1, p. 318.
Yendo, 1. c„ p. 131, PI. XVI, fig. 5-9.
S. Horneri Ag. Sp., p. 38.
Yendo, 1. c M p. 74, PI. X.
In rock pools.
Dist. — Japan, « Everywhere along the Pacific and Japan Sea side »,
Okam.
Forma furcatodentatum O’Kuntze, Revisio von Sarg., p 224 Pl XJ
fig. 25. ’ ' ’
Yendo, 1. c., p. 79, Pl. X, fig. 8.
In sheltered rock pools.
Dist. — Japan.
S. patens J. Ag. Sp., p. 47.
Yendo, 1. c., p. 64, Pl. VIII.
Dist. — Japan.
Var. Schizophylla Yendo, p. 67, Pl. IX, fig. 1-3.
Dist. — Japan.
A COLLECTION OF MARINE ALCAE FROM MISAKI, JAPAN 303
S. J^ingoldianum Harv. Char, of New Alg., p. 327.
Yendo, 1. c., p. 146, PI. XVIII.
Dist. — « Warmer parts of the Pacific Coast of Japan », OKAMURA.
S. serratifolium Ag. Syst., p. 299.
Yendo, 1. c., p. 81, PI. XI, fig. 1-7.
Dist. — Japan.
S. sarganiamum Yendo, Prem. List, of Fucaceæ of Jap., p. 137.
Yendo, 1. c., p. 151, PI. XVII, fig. 6-10.
Fertile. The oogonia hâve already been extruded and remain attached
to the ex ténor of the pods.
Dist. — Japan.
S. tortile Ag. Dec., n° 2, Sp., p. 15.
Yendo, 1. c., p. 85, PI. XII. fig. 1-8.
Dist. — Japan, Korea.
Forma macrocarpa Yendo, 1. c., p. 89, PI. XII, fig. 8.
Dist. •— Japan.
S. Thunbergii O’Kuntze, Revisio Sarg., p. 215.
Yendo, 1. c., p. 114, PI. XV, fig. 5.
An autumn form, much denuded, growing in exposed situations attached
to rocks.
Dist. — China, Japan.
Cystophyllum sisymbroides, J- Ag., Sp. 1, p. 234.
Yendo, 1. c., p. 36-40, PI. III, fig. 1-6.
Dist. — Common in Sea of Chma and Japan.
RHODOPHYCEÆ.
CHÆTANGI ACE/E
Galaxaura Schimperi Decne.
Kjellm. Florid. Slàgt. Galax. (1900), p. 61, I ab. VII, fig. 19-20,
Tab. VIII, fig. 16-22.
The specimens agréé with the descriptions but I hâve had no opportunity
of comparing them with reliable material.
Dist. — Red Sea, Japan.
506
Violet M. CRUBB
GELIDIACEÆ
Pterocladia capillacea (Gmel) Born. et Thur., Not. Alg., p. 57,
Tab. 20, fig. 1-7.
Okamura, Icon. Jap. Alg., III (1913), p. 50, PI. CXV.
Antheridial, carposporic and tetrasporic plants growing at low water.
Dist. — Japan, Korea, Atlantic.
Jlcanthopeltis japonica Okam. in Yatabe Icon. Fl. Jap., vol. I, pt. 2
(1892), p. 157, Tab. XXXIX.
Tetrasporic. The older parts of the thallus are made rigid by a dense
covering of epiphytic corallines and calcareous deposits.
Dist. — Japan.
GIGARTINACEÆ
Gigartina acicularis (Wulf) Lam. Essai, p. 44.
There appears to be considérable confusion between C. aciculans and
G. tenella Harv. Okamura (Icon. Jap. Alg., 1, (1908), p. 158, PI. XXXIII,
fig. 1-8) states that specimens collected in Japan and referred to acicularis
are « nothing but a slenderer form of the présent species (tenella), for as far
as I know G. acicularis does not grow in this country. » Comparison of my
specimens with the co-type specimens in the British Muséum show clearly thaï
they are not G. tenella. They are more robust and hâve the apices strongly
recurved m the typical manner of G. acicularis. This observation agréés with
that of Martens and Kaempfer who recorded G. acicularis from Japan.
Dist. — Atlantic, Mediterranean, Indian Oc., Australia, Japan.
CALLYMENIACEÆ
Calophyllis japonica Okam. De Toni et Okam. Neu. Meeresalg. a
Japan, p. 77, Pab. XVI, fig. 13-17.
Carposporic plants. On rocks at low water.
Dist. — Japan.
RHODOPH YLLIDACEÆ
J^abdonia robusta (Grev.) J. Ag., Spec. II, p. 355.
Okam. Icon. Jap. Alg., IV (1926)), p. 102, Tab. CLXXIV.
Carposporic. On rocks at low water.
D* st - Japan, New Holland, Tasmania, California.
A COLLECTION OF MARINE ALCAE FROM MISA KJ. JAPAN 307
E ucbema papulosa (J- Ag.) Cotton and Yendo, the Seaweed
Tosakonori. Bull. Mise. Inf. Kew, (1914), p. 219.
Material shows a wide variation of form, the old spring plants being
densely covered with papillae on both surfaces while the new summer (?) growth
is dichotomously or sub-dichotomously branched near the base, the fronds being
thin, non-papillate and bearing cystocarps on their margins.
On rocks at or below low water.
Dist. — Japan, Indian Océan, Red Sea.
SPHÆROCOCCACEÆ
Sarcodea Montagneana (Hook. and Harv.) J. Ag.. Spec. II, p. 623.
Yendo, Notes on Algae new to Japan, IV. Bot. Mag. Tokyo, vol. XXXI
(1917), p. 82.
On rocks at low water.
Dist. — Japan, Australia, New-Zealand.
Gracilaria gigas Harv. Alg. boright. in Proc. Amer. Acad., IV,
p. 330, n" 24.
Okam. Icon. Alg., V (1923), p. 159, PI. 241-242, fig. 1-4.
In still water, attached to stones. Carposporic.
In the still water forms a number of branches drop off and the plants
are less bushy than in rough water.
Dist. — Japan.
Gracilaria canfervoides (L.) Grev. Alg. Brit., p. 123.
Okam. Icônes Jap. Alg., IV (1916), p. 1, PI- 151.
In pools and at low water.
Dist._Widely distributed along both coasts of Japan. Cosmopolitan.
Hypnea musciformis (J- Ag.) Lam. Essai, p. 43.
Drift. These specimens approach very closely to H. seliculosa and only
differ from the latter in the scarcity of the hair-like pinnae on the youngest
portions of the fronds.
Dist. — Mediterranean, Adriatic, Atlantic, Australia.
Tiypnea seliculosa J- Ag., Sp. II, p. 446.
Resembles typical specimens of H. seüculosa in branching, structure and
dense covering of pinnae on ail axes but is only 1,3-2 cm. in height. Probably
a dwarfed form. Growing at low water.
Dist. — Australia, Tasmania, Japan.
308
Violet M. CRUBB
DELESSERIACEÆ
Æartensia australis Harv. Mar. Bot. West. Aus., n u 46.
Carposporic and tetrasporic plants dredged from the sea bottom in diffe¬
rent stages of development. My thanks are due to Prof. N. Svedelius for this
identification. Previously M. australis was only recorded as drift material from
Japan.
Dist. — Australia, Tasmania, Japan.
Jlcrosorium ITendoi Yamada, Notes on some Jap. Alg., 1. Joum.
of Fac. of Sc. Hokkaido lmp. Univ., Ser. 1 (1930), p. 33, pl. V, fig. 4.
Young plant epiphytic on Amphiroa sp. In deep water.
Dist. — Japan, Australia, California.
BON N EMA ISONIACEÆ
Delisea pulchra (Grev.) Mont, in Ann. Sc. Nat. Bot., ser. 3, T. I,
p. 158.
Yamada, Notes on Jap. Algae (1931).
Syn. D. japonica Okam. Icon. Jap. Alg., 1 (1908), p. 139, Tab.
XXLX.
Dredged from deep water. Cystocarpic.
Dist. — Australia, New-Zealand, Japan.
RHODOMELACEÆ
Laurencia obtusa (Huds.) Lam. Essai sur gen. de fam. des Thalas,
p. 42.
Tetrasporic form.
Dist. — Atlantic, Mediterranean, Japan.
Var. rigidula Grunow, Alg. Fidschi, Tonga u. Samoa Ins., p. 23.
Yamada, Notes on Laurencia, Univ. Cal. Pubs. (Botany), vol. 16
(1931), p. 22.
A small rigid form growing in mats near low water, 1-2 cm. high.
Dist. — « Common in warmer parts of the Pacific », Yamada.
Chondrus ocellalus Holmes, On Marine Algae from Japan (1895),
p. 252.
These specimens are considerably larger than those of the original des¬
cription, the longest being 12,5 cm. and branching commencing at 6,5 cm.
A COLLECTION OF MARINE ALCAE FROM MISAKI. JAPAN 309
The frond divides dichotomously the first time of branching and these portions
divide irregulary, always with wide rounded axils. AU the apical portions
are rounded, being as much as 1 cm. broad below the apex and by this means
easily distinguished from C. crispus. Tetraspores scattered in groups ail over
the surface of the frond.
Fig. 1. — Chondrus ocellalus Holmes.
a. A tetrasporic plant, showing the breakdown of the tissues wich occurs on the libération
of the tetraspores.
b. A portion of a carposporic thallus showing the caracteristic ocellate appearance.
Habit. — In clumps firmly attached to rocks.
Dist. — Japan.
Herooslpbcnia tenella (Ag.) Naeg. Polys. und Herpos. (1846).
Tab. VIII, p. 2.
Okam. Icon. Jap. Alg. (1930), p. 23, PI. CCLXIV, fig. 1-9.
Epiphytic.
Dist. — Japan, Indian, Océan Atlantic, Mediterranean.
CERAMIACEÆ
Ceramium tenerrimum (Mert.) Okam. Icon. Jap. Alg., vol. IV
(1916), p. 112, p. 179, fig. 1-7.
310
Viotci M. CRUBB
Epiphyte on other algae in the algal association of the upper rocks.
Dist. — Japan, Pacific Océan.
GRATELOUPIACEÆ
Grateloupia elliptica Holmes, On Mar. Alg. fr. Jap. (1895), p. 223.
Attachée! at extreme low water.
Dist. — Both coasts of Japan, Korea.
G. Cornea Okam. Icon. Jap. Alg., vol. III (1913), p. 63, 1 ab.
CXVIII.
Low water.
Dist. — Japan.
Carpopeltis angusta (Harv.) Okam. Icon Jap. Alg.. II (1909),
p. 66, Tab. LXVII.
Tetrasporic and carposporic plants at low water.
Dist. — Japan.
C. phyllophora (Hook. and Harv.) Schmitz. Syst. Uebers Florid
(1889), p. 19.
A small form with midribs not strongly marked. In a pnvare note Okamura
remarks that such forms hâve not yet been properly fixed in systematic position.
This observation might also apply to the previous species.
Dist. — Australia, New-Zealand.
RHIZOPHYLLIDACEÆ
Chondrococcus Tiornemanni (Mert.) Schmitz Mar. Flor. v. Deutsch
ostafrika (1895), p. 170.
Okam. Icon. Jap. Alg., vol. IV (1916), p. 158, Tab. 190, fig. 1-14.
A small form dredged from rocks on sea bottom.
Dist. — Japan, Ceylon, Red Sea, Atlan.
COR ALLIN ACEÆ
Jlmphiroa misakiensis Yendo, Corallinæ veræ Jap. Jour. Coll. Sc.
Imp. Univ. Tokyo, vol. XVI (1902), p. 14, PI. I, fig. 24-25, PI. VI, fig. ï.
At low water on rocks. Not very common.
Dist. — Japan.
A COLLECTION OF MARINE ALCAE FROM MISAKI, JAPAN 311
A. ephedræa (Lamarck) Decne. Corail., p. 124 (112).
Yendo, Corallinae ver. Jap. (1902), p. 8, PI. I, fig. 7-10; PI. IV,
fig- 5-8.
Plants growing in dense tufts.
Dist. — Cape of Good Hope, Australia, Japan.
In the laboratory at Misaki a manuscript list has been kept
of the species recorded from time to time from this locality and this
list contains eighty names. The list given in the présent paper is of
necessity incomplète since the collection was only made at one time
of the year, but it contains the names of forty-eight species, twenty-
three of which are not on the Misaki list, Three of these species are
new to Japan. Codium decorticum (Woodw.) Howe, Hypnea musci-
formis G- Ag.) Lam. and Carpopdlis phyllophora (Hook. and
Harvey) Schmitz.
My thanks are due to the authorities of the British Muséum
(Natural History) and to those of the Royal Botanic Gardens, Kew,
for the use of their libraries and herbana and their willingness to
assist in any way. Also to Miss DlCKINSON for her help in the inden¬
tification of the species of Codium and in particular to Prof. K.
OKAMURA for his interest and kindness when I was in Tokyo.
Source : MNHN. Paris
Recherches sur la biologie
et la systématique
de quelques algues obtenues
en cultures
par M. LEFÈVRE
Les buts que nous nous sommes proposés ont été les suivants :
Faire vivre en permanence, au laboratoire, de nombreuses especes
d’algues dans des conditions biologiques aussi voisines que possible
de leurs conditions normales; obtenir, en partant des cultures prece¬
dentes, d’abondantes cultures unialgales ou cloniques, de façon à pou¬
voir observer commodément la morphologie des espèces, leur marge de
variation, leurs mouvements, etc...
Quelques exemples feront comprendre dans quel esprit nous ayons
travaillé : on sait que l’ornementation chez les Eugléniens a servi de
base à une classification très divisée. Plusieurs observations faites au
(1) Ces cultures ont été entreprises sur les conseils de M. P. Allorge qui a bien voulu
s'intéresser à nos travaux et qui les a grandement facilités par ses profondes connaissances
bibliographiques, ainsi que par les moyens matériels qu’il a très aimablement mis à notre
disposition. Nous sommes heureux de lui exprimer ici toute notre reconnaissance.
314
M. LEFÈVRE
cours de nos travaux de systématique nous laissaient supposer que cette
classification était arbitraire, l’ornementation nous paraissant très va¬
riable chez une même espèce.
Nous sommes parvenu à effectuer des cultures de flagellés qui
ont pleinement confirmé cette opinion, l’examen de plusieurs centaines
d’individus ayant présenté toutes les formes de passage d’un système
ornemental aux autres.
L’influence attribuée à la nature du fixateur dans la morphologie
définitive des cellules métaboliques ou même semi-rigides nous sem¬
blait insuffisante.
Des expériences précises faites sur des cultures d'E. gracilis et
d'E. tripteris ont montré toute l’importance de ce facteur fixation :
E. tripteris fixée à un stade jeune de sa croissance se déroule totale¬
ment, donnant à l’observateur non averti l’impression d’une espèce
nouvelle.
Nous avons pu également faire de nombreuses observations rela¬
tives à la torsion, au sens de rotation, à la métabolie des organismes,
à leur multiplication et à leur vitesse de croissance.
Ces observations, comme on le voit, s’accommodent fort bien de
cultures brutes ou unialgales et ne nécessitent pas l’obtention de cul¬
tures bactériologiquement pures.
I. — TECHNIQUE
Nous allons, tout d’abord, indiquer la composition des milieux
utilisés.
1° MILIEUX LIQUIDES A BASE DE KNOP.
MILIEU A. — Voici la composition du milieu de Knop :
Nitrate de calcium. 1 gr.
Nitrate de potassium. 0,25
Phosphate de potassium. 0,25
Sulfate de magnésie. 0,25
Fer (sulfate). traces.
Eau . 1.000
Source : MNHN, Paris
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
315
Au degré de concentration ci-dessus, ce liquide ne nous a donné
que de très mauvais résultats pour la culture des Conjuguées ou des
Flagellés. L’expérience a montré qu’il était préférable de l’étendre de
cinq à dix fois son volume d’eau suivant la nature des organismes
expérimentés.
Nous n’avons, du reste, tenté sur lui que des cultures plurialgales
dans lesquelles se sont maintenus : Euasirum verrucosum, Cosmarium
létraophtalmum, Closterium Venus var. minor , C. Ehrenbergii, C. mo-
niliferum et quelques Protococcales.
MILIEU B. — Au milieu précédent nous avons ajouté un substra¬
tum organique formé d’expressions de mousses aquatiques provenant
d’étangs du type dit « siliceux », mousses dont l’espèce dominante était
Calliergon stramineum.
La végétation des Conjuguées s’est montrée bien meilleure, nous
avons pu obtenir sur ce milieu la multiplication de plusieurs Micras-
terias.
C’est, du reste, dans ces conditions que nous avons cultive de
très nombreux flagellés : Euglènes, Phacus , Lepocinclis , etc...
Nous avons également obtenu de bons résultats en remplaçant
Calliergon stramineum par des Sphagnum desséchés et stérilisés. Ce
substratum semble favoriser particulièrement Closterium moniliferum.
Enfin, Euglena gracilis s’est fort bien développée sur un substra¬
tum formé de cendres de Sphagnum calcinés.
MILIEU C. — Pour composer ce milieu, on ajoute à 100 cm
de Knop dilué au 1 /5 e , 1 gr. d’Agar-agar. On solubilise pendant
une demi-heure à 110-115°, puis on laisse figer. On divise ensuite
la masse en fragments de la grosseur d un pois, on repartit en couches
d’un centimètre d’épaisseur environ dans les vases de culture, et on
humecte de Knop au 1/5 e sans couvrir entièrement l’Agar.
Ce milieu convient particulièrement à certaines Euglènes, aux
Chlamydomonas et à quelques Volvocales.
Source : MNHN, Paris
316
M. LEFÈVRE
2° MILIEU LIQUIDE DE CZURDA.
MILIEU D. — En voici la composition :
Eau . 100
NO K. 0,02
PO K 2 H. 0,002
SO Mg. 0,001
SO Fe. 0,0005
SO 4 Ca (solut. sat, dans H 2 0) .... 0,2
Ajuster le pH à 6.
Nous avons obtenu d’excellents résultats en utilisant ce liquide
pour cultiver Cosmarium impressulum et C. Meneghinii.
3° MILIEU LIQUIDE DÉRIVÉ DU CZURDA.
MILIEU E. — Nous avons enfin constitué nous-même un liquide
nutritif qui semble donner d’excellents résultats tant pour les cultures
brutes que pour les cultures unialgales.
En voici la composition :
Nitrate de potassium. 0 gr. 2
Phosphate de potassium. 0 gr. 04
Sulfate de magnésie. 0 gr. 02
Nitrate de calcium. 0 gr. 01
Acide tartrique. 0 gr. 005
Perchlorure de fer. 1 goutte.
Eau d’étang filtrée. 1.000 cm 3
A ce liquide on ajoute un substratum organique ou des fragments
de Sphagnum comme il a été fait pour les milieux B et C à base de
Knop.
MILIEUX SOLIDES
Ces milieux ont tous été préparés à partir des liquides de Knop,
de Czurda ou de notre milieu, auxquels nous avons ajouté 10 °/ cc
d’Agar-agar solubilisé pendant une demi-heure à 110°-115°.
Bien que notre but n’ait pas été d’obtenir des cultures bactério-
logiquement pures, nous nous sommes toujours inspiré, au cours de la
Source : MNHN, Paris
317
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
préparation des différents milieux, des méthodes bactériologiques, afin
de limiter le plus possible l'introduction, dans nos cultures, de germes
étrangers.
CULTURES BRUTES
Ces cultures s’obtiennent facilement de la manière suivante .
Placer dans un vase à large surface une poignée de mousses aqua¬
tiques renfermant les algues qu’on se propose de cultiver; ajouter le
limon obtenu en exprimant fortement des mousses de même nature pro¬
venant de la même station ; recouvrir le tout d’une faible épaisseur de
liquide nutritif et exposer à la lumière diffuse dans un endroit de tem¬
pérature à peu près constante. On sera surpris du nombre d orga¬
nismes qui se maintiendront ou se multiplieront dans cette culture.
A titre documentaire, voici le relevé des principaux organismes
présents en mars 1931 dans des cultures sur Calliergon stramineum
(milieu nutritif E) ensemencées le 7 août 1930 (I) ;
Closterium Venus, Cl. Venus var. minor. Cl. moniliferum, Cl.
Ehrenbergii, Euasirum pectinalum, E. oblongum, E. verrucosum,
Cosmarium ovale, C. tetraophtalmum, Micrasterias Crux melitensis,
M. truncata, M. apiculata, M. rotata, M. denticulata, Pleurotœmum
coronatum, P. trabecula, P. Ehrenbergii.
Pour favoriser les cultures brutes, il est utile de remplacer le
liquide nutritif tous les mois environ en prenant toutes précautions né¬
cessaires pour ne pas déplacer les colonies en formation.
CULTURES PLUR1ALGALES
Nous entendons par cultures plurialgales des cultures renfermant
différentes espèces appartenant au même groupe ou à des groupes très
voisins et capables de se développer dans les mêmes conditions. Nous
avons obtenu plusieurs cultures plurialgales de Flagellés, de Volvo-
cales et de Desmidiées.
Pour ensemencer ces cultures, on trie les organismes grossièrement
à la pipette capillaire en utilisant une forte loupe ou mieux le bino-
culaire. __
(1) M. P. AlLORGE s'est mis très aimablement à notre disposition pour déterminer toutes
les Mousses et les Desmidiées citées au cours de ce travail.
318
M. LEFÈVRE
Il y a lieu de repiquer assez souvent les cultures de Flagellés,
car en raison même de la motilité des organismes, elles ne se prêtent
pas au remplacement périodique du liquide nutritif.
CULTURES UNIALGALES
Sans présenter de grosses difficultés, les cultures unialgales sont
cependant beaucoup plus délicates à obtenir. Il est, en effet, extrême¬
ment rare de récolter dans la nature une espèce d’algues à l’état de
pureté absolue. Il faut donc saisir une cellule intéressante au milieu
d’autres indésirables et la transporter sans la perdre dans le milieu
nutritif qui lui convient.
Voici les manipulations relativement simples qui nous ont permis
d’atteindre ce but.
Ensemencements bruts. — Ensemencer à la pipette capillaire
de petites fractions de la récolte sur différents milieux. Cet ensemen¬
cement doit être extrêmement clairsemé, de façon à ce que les orga¬
nismes soient séparés par de larges espaces libres. Exposer à la lumière
diffuse. Au bout de trois à quatre jours en été, cinq à huit jours en
hiver, les espèces susceptibles de se cultiver auront déjà effectué une
ou plusieurs divisions. Repiquer immédiatement les espèces divisées
sur le milieu qui semble leur convenir le mieux sans attendre la for¬
mation de colonies importantes, car l’envahissement par les Proto-
coccales et les Diatomées est extrêmement rapide.
Repiquages. — Le repiquage est la phase la plus délicate des
mampu ations, car on saisit rarement seule l’algue qu’on se propose
de déplacer. Nous sommes souvent parvenu à débarrasser un repi¬
quage des organismes indésirables par le procédé suivant :
Recouvrir le point repiqué d’une très petite goutte d’eau distillée;
placer sous le microscope; aspirer 1 eau et les organismes inutiles au
moyen d’un tube capillaire dont on aura encore effilé l’extrémité, Cette
pipette permet de travailler avec une grande précision et de débarrasser
un repiquage des organismes envahissants tout en respectant l’espèce
intéressante. Au bout de deux ou trois repiquages, on parvient toujours
à obtenir une culture unialgale, mais non bacténologiquement pure.
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
319
Evolution DES CULTURES. — Lorsqu’on isole une cellule
unique sur milieu solide, elle est rapidement entouree d un voile de
bactéries. Deux cas peuvent alors se présenter . .
1 " La cellule est très résistante et se soucie fort peu des bactéries.
Elle se divise alors activement à une cadence régulière, se ep açan
même en traçant une piste très curieuse à observer (Closterwm a ce-
rosum ). Lorsque le nombre des cellules devient important on assiste
alors à une sorte d’auto-stér.lisation de la culture, le voile de bacter.es
disparaît presque entièrement, détruit, sans doute, par les produits de
désassimilation des algues; . 1
2" La cellule est peu résistante. Elle tente presque toujours de se
diviser, mais les bourgeonnements, attaqués par les bactéries, eclaten.
et la cellule est perdue. ...
Est-ce à dire que ces espèces ne pourront etre cultivées sur milieu
solide ? Non, car il suffit alors de les ensemencer au sein d une culture
résistante ayant déjà éliminé la majeure partie des bactéries.
Lorsque la colonie formée par 1 espece fragile es suffisamment
volumineuse, on la repique seule sur milieu neuf. Les cellules se défen¬
dent alors fort bien. Ce procédé nous a donne d excellents résultats
pour Euastrum verrucosum.
Il — OBSERVATIONS RELATIVES AUX ESPÈCES
CULTIVÉES
Flagellés
Voici la liste des espèces qui ont été obtenues en cultures uni ou
ptanalgales^es _ £ ^ Ehren b g; £. Jeses Ehrenbg; E gradin
Klebs; E. spirogyra Ehrenbg; E. tripleris (Duj.) Klebs; £. spiro-
gyra var. minor Lef. . , x
Phacus • Phacus caudata Hiibner; P. hispidula (Eichw.)
Lemm.; P. longicauda (Ehrenbg) Duj.; P. longicauda var. torta
Lemm.; P. orbiculark Hiibner; P. pyrum (Ehrenbg) Stem; P.curvt-
cauda Swirenko ; P. Lemmermanrm Swirenko ; P. platalea Dreze
polski; P. pleuronectes (O. F. M.) Duj.
320
M. LEFÈVRE
Lepocinclis : Lepocinclis ovum (Ehrenbg) Lemm. et variétés.
Trachelmonas : Trachelmonas volvocina Ehrenbg; T. abrupta
Swirenko; T. hispida Perty; T. bacillifera Playfair; T . Playfairi
Defl.
Ces organismes, ensemencés au mois de septembre 1929, se sont
multipliés pendant des mois, certains pendant deux années. La cou¬
leur des chromatophores, la vivacité des mouvements, l’abondance
des matières de réserve montrent qu’ils se sont maintenus en parfaite
santé et que les milieux leur convenaient parfaitement.
GENRE EUCLENA EHRBG.
Euglena gracilis Klebs
Nous avons pu cultiver cette Euglène sur les milieux liquides
A, B, C, E et sur les milieux solides A et E agarisés à 10 c / 00 .
Sur milieu B, nous avons obtenu une culture uniagale extrême¬
ment abondante. Apres addition de cendres de Sphagnum rubel-
lum, nous avons constaté une plus grande vivacité dans les mouvements
des cellules et une absence totale de déformation métabolique.
Les mouvements d’£. gracilis sont multiples. On remarque sur¬
tout les suivants : la cellule restant étendue, oscille autour de son
centre de gravité et ses deux extrémités décrivent des circonférences.
La cellule tourne sur elle-même et avance. Ces trois mouvements sont
simultanés.
Sur milieux solides, les cellules deviennent largement ovales,
abandonnent leurs mouvements métaboliques et se répartissent uni¬
formément sur 1 agar sans se toucher. Leur division ne présente plus
le même aspect qu en milieu liquide, ce qui a déjà été signalé par
P.-A. Dangeard en 1902.
Euglena deses Ehrenberg.
E. deses s est bien cultivée dans les milieux liquides B et C et
sur le milieu solide E -j- agar 10 % 0 .
Sur ce dernier milieu, nous avens obtenu des cultures extrême¬
ment abondantes.
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
321
En milieu liquide, nous avons pu vérifier que, comme son nom
l'indique, elle rampe continuellement sur le substratum qu on lui a
fourni en prenant de nombreux aspects différents. Nous 1 avons cepen¬
dant vue parfois, très rarement, nager librement dans le liquide en
tenant une piste rectiligne sans oscillations latérales.
En milieu solide, elle se cultive admirablement, restant toujours
en extension et se divisant longitudinalement sans se déplacer, produi¬
sant ainsi des alignements parallèles du plus gracieux effet.
Voici le processus suivi par la division : le noyau — ordinaire¬
ment central — se divise. Les deux noyaux formés montent vers la
« tête » de l’Euglène et se placent symétriquement par rapport a
l'axe longitudinal. La division s’opère suivant cet axe. Elle dure, en
moyenne, 1 h. 3/4 à 2 heures (phase visible). Elle a lieu la nuit
entre 11 heures du soir et 4 heures du matin.
Le rythme de multiplication est rapide. Pour une température
moyenne de 22 -25“ et une insolation de 15 heures (été), il est, en
général, d'une division par 24 heures dans les cultures nouvellement
repiquées. , ,
Les cellules cultivées sur milieu solide présentent quelque d tte-
rence avec celles qu’on rencontre dans la nature. Les chromatophores
y sont normaux, les matières de réserve très abondantes et le stigma
très brillant, mais la striation tend à disparaître. Au bout de quatre
mois de culture, elle est presque totalement invisible.
Enfin, en mai 1931, nous avons ensemencé en milieu liquide L
des cellules maintenues sur milieu solide depuis huit mois Elles se sont
fort bien développées et la striation tend à réapparaître.
En janvier 1932, après deux ans et demi de culture sur milieu
solide, toutes les cellules examinées semblent avoir perdu leur fia-
gellum.
Euglena acus Ehrenberg.
C’est VE. acus type qui s’est développée en abondance dans nos
cultures en milieu liquide B. Nous avons pu observer à nouveau sa
métabolie, ses mouvements et son ornementation.
La cellule avance d’un mouvement rapide, très régulier, sans
aucune oscillation. Elle tourne sur elle-même, de gauche a droite ou
de droite à gauche indifféremment. Elle peut reculer lorsqu un obstacle
barre sa route. Nous avons toujours observé les mouvements des na-
Source : MNHN, Paris
322
M. LEFÈVRE
gellés dans les tubes où ils étaient cultivés, c’est-à-dire dans une masse
de liquide relativement grande. Dans ces conditions, la piste d'E. acus
est très curieuse. La cellule se déplace horizontalement ou oblique¬
ment, d’un mouvement très uniforme, puis elle se dresse verticalement
et reste immobile dans cette position pendant quelques secondes; elle
repart ensuite horizontalement pour reprendre bientôt sa position de
repos et ainsi de suite (fig. 1).
Il est évident qu’entre lame et lamelle, il est impossible d’ob¬
server la même piste, le peu d’épaisseur de la lame liquide ne laissant
pas à la cellule toute sa liberté d’évolution.
Euglena acus est rigide lorsqu’elle se meut activement; les mou¬
vements métaboliques n’apparaissent que lorsque la cellule repose sur
le substratum. Elle se courbe alors de diverses manières et peut même
se di.'ater en un endroit quelconque de son corps.
Enfin, les stries spiralées de sa membrane apparaissent, avec un
bon objectif, comme formées de fines ponctuations. Cette observation
ne peut guère s effectuer que sur des cellules dépourvues de leur con¬
tenu.
Nous avons observé plusieurs fois la multiplication d’E. acus
var. longissima Défi, dans des ensemencements bruts de plancton sur
milieux solides. Il est donc possible qu’on puisse obtenir cette espèce
en culture solide unialgale.
Euglena tripteris (Duj.) Klebs
S est fort bien cultivée sur milieu liquide B, en compagnie d'E.
acus, E. gracïlis, Phacus curvicauda , etc...
Contrairement à ce que certains auteurs ont pu remarquer, la plu¬
part de ces cellules hélicoïdales tournaient en sens inverse du sens
Source : MNHN. Paris
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
normal de pénétration. Nous avons cependant observé de courtes
inversions du sens de rotation ( 1 ).
On voit, en comparant les résultats des observations des protis-
tologues sur le sens de rotation, les pistes des organismes et leurs mou¬
vements, combien les conclusions sont parfois différentes. Il ne faut pas
attacher à ces indications une importance exagérée en tant que carac¬
tères spécifiques. .
Le nombre des spires d’E. tripteris est variable. Il est ordinaire¬
ment de trois, mais atteint assez souvent quatre. Nous n'avons pas
observé d’individus portant un nombre supérieur de spires.
L’espèce est très stable en ornementation. Elle présente toujours
la même striation, plus ou moins apparente suivant l’état d’évolution
de la cellule. .
Nous avons, par contre, observé quelques variations dans les di¬
mensions relatives de la longueur à la largeur. Les espèces cultivées
semblent en général plus trapues que les cellules rencontrées dans la
nature.
Euglena spirogyra Ehrenbg.
Cultivée en milieu liquide B. Nous avons obtenu un nombre très
important d’individus qui nous a permis d’étudier les variations de
l’ornementation.
Cette ornementation peut se composer de stries, de fines pelles
et de grosses perles. La nature a formé avec ces trois éléments employés
seuls, deux à deux ou trois à trois, en combinaisons. Les figures 2 à 7
en représentent quelques-unes. On remarquera que, dans certains cas,
les lignes de grosses perles ne sont meme pas complètes. On remar¬
quera aussi la similitude des fig. 4 et 5, l’une prise dans notre culture,
l’autre dans la nature.
Tous ces termes de passage, d’un système ornemental à 1 autre,
observés dans nos cultures, montrent qu’il ne faut pas attacher plus
d’importance aux perles et aux stries des Euglènes du groupe spirogpra
qu’il n’en faut attribuer aux côtes des Lepocinclis.
Quant à la queue, elle se montre d’une instabilité remarquable
(I) Au cours d'une deuxième série d’expériences, nous avons cultivé E. tripteris pro¬
venant d’une autre station et possédant une morphologie légèrement différente. Les mouvements
dans cette culture étaient tout autres. La rotation était indifféremment dextre ou senestre. et
ceci pendant des durées sensiblement égales.
324
M. LEFÈVRE
en forme, en longueur et en position. Elle est d’ailleurs, chez d’assez
nombreuses cellules, totalement inexistante.
Est-ce à dire qu’il n’existe qu’une espèce d'Euglena spirogyra ?
Nous ne le pensons pas. Un caractère s’est montré immuable dans nos
cultures : la coloration de la membrane.
Fig. 2 à 7. Vacations morphologiques et ornementales chez Euglena spirogyra. — 2 à 4
et 6 à 7, culture liquide. — 3, individu provenant d'une récolte des étangs de Hollande
(près de Rambouillet), montrant la similitude des variations ornementales chez les cel¬
lules naturelles et les cellules cultivées.
Or, dans la nature, on observe souvent des populations de cel¬
lules colorées en brun, parfois très foncé. Si nos souvenirs sont exacts,
ces cellules colorées présenteraient une plus grande stabilité dans l’or¬
nementation et la forme de la queue (compte tenu des déformations
imputables à la fixation). Il semble y avoir là deux espèces distinctes.
La découverte de l’ornementation figurée en 6 nous avait fait
penser que VE. oxyuris var. minor Deflandre pouvait n’être qu’une
E. spirogyra. Cependant, une comparaison minutieuse montre une dif¬
férence constante de forme dans la « tête » de ces deux espèces, celle
d E. oxyuris étant beaucoup plus large que celle d'E. spirogyra.
Il existe pourtant une grande analogie entre ces deux espèces qui
peuvent être considérées comme très voisines. Elles ont à peu près même
foi me générale, même disposition de la queue, des réserves de para-
mylon, du noyau. Les stries et les côtes en nombre variable observées
sur E. oxyuris peuvent être comparées aux rangées de fines et de grosses
perles d E. spirogyra. Enfin, nous avons récemment décrit pour E.
spirogyra une var. minor , ainsi qu il a déjà été fait pour E. oxyuris
par Deflandre.
Source : MNHN, Paris
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
325
Euglena spirogyra var. minor Lef.
Nous avons eu la chance de pouvoir obtenir cette espèce en cul¬
ture clonique sur milieu solide. Elle s’est montrée constante dans ses
dimensions, ce qui prouve que nous avons réellement affaire a une
variété minor. . , ,
Nous avons observé sur cette espèce une variation remarquable
de l’ornementation, variation qui confirme entièrement les conclusions
tirées de l’examen du type en milieu liquide. t
Nous n’insisterons pas ici sur ces observations puisqu elles ont tait
l’objet d’un travail spécial que nous avons déjà publié.
GENRE PHACUS DUJ.
Ph. hispidula (Eicbw.) Lemm.
Cette espèce a été cultivée en milieu B. Elle s est multipliée en
abondance pendant plusieurs semaines (mois de mars), puis a disparu
après repiquage sans cause apparente.
A côté d'individus absolument typiques, nous en avons remarque
d’autres qui, pour toute ornementation, ne possédaient sur chaque face
que deux rangées longitudinales de grosses papilles. Nous avons, en
outre, observé toutes ornementations intermédiaires avec le type : com¬
binaisons diverses de petites et grosses papilles. Les dimensions des
cellules varient dans de fortes proportions, ainsi que la forme de la
queue. Dans ces conditions, nous soupçonnons fort Ph. suecica d être
tout au plus une fa. de Ph. hispidula. et non une espèce autonome.
Nous avions, du reste, observé auparavant toutes ces variations
sur des récoltes naturelles provenant de l’étang de la Grande-Taille
(Sologne) et des anciennes tourbières d’Offoy (Somme).
Ph. curvicauda Swirenko.
Cette espèce a été cultivée en abondance sur milieu B, en cohabi¬
tation avec E. acus, E. gracilis, E. deses. E. spirogyra.
C’est une espèce assez plastique en ce qui concerne sa morpho¬
logie. Si l’on considère en effet les figures 8 et 14, on est tente de
voir en ces deux Phacus des espèces voisines, mais distinctes : la forme
326
M. LEFÈVRE
générale, celle de la queue, la longueur du pli dorsal sont autant de
caractères spécifiques qui semblent différents. L’examen des figures
intermédiaires montre qu’il n'en est rien. Ph. curvicauda est, en effet,
normalement pourvu de deux sphérules de paramylon. Ces globules
sont de volume variable suivant l’état physiologique de l’individu.
jst
F.g. 19. — Piste de Phaciu «mW, dans une grande masse de liquide.
(Projection sur le plan vertical.)
La coupe transversale de cette espèce se présente alors sous l’aspect des
figures l o ou 17, suivant le volume des matières de réserve. Dans le
cas de globules peu volumineux (fig. 17, 18), les plis sont alors très
Source : MNHN, Paris
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
327
accusés. Dans le cas contraire, ils se réduisent à une légère courbe peu
visible au microscope (fig. 16).
Chez les espèces à paramylon globuleux et volumineux, nous
estimons qu’il y a lieu de tenir largement compte de ces facteurs pour
la détermination des espèces.
PlSTE. — Elle est d’abord rectiligne, 1 organisme tournant sur
lui-même, puis la cellule se dresse verticalement, opérant plusieurs
translations parallèles sans perdre son mouvement de rotation, puis
elle repart horizontalement (fig. 19).
Phacus longicauda (Ehrenbg) Duj.
et var. iorta Lemm.
Ne se sont montrés qu’assez rarement dans les cultures. Nous ne
retiendrons qu’un fait intéressant : certains individus sont pourvus de
fines stries transversales entre les côtes longitudinales. Les côtes sont
alors presque toujours formées de papilles très fines et très rapprochées.
Ces détails sont souvent fort difficiles à observer; ils sont plus appa¬
rents sur du matériel observé à sec.
Phacus orbicularis Hübner.
Nous avons observé cette espèce durant plusieurs mois dans nos
cultures plunalgales de flagellés sur milieu B, mais jamais en masse.
Par contre, nous avons eu le plaisir de le voir se multiplier sur milieu
solide E, en culture unialgale. Aussi, avons-nous pu effectuer sur lui
différentes observations relatives à la multiplication, observations que
nous exposerons dans le chapitre spécial consacré à la reproduction
de ces Eugléniens dans nos cultures.
Phacus pyrum (Ehrenbg) Stein.
A été obtenu en culture plurialgale liquide (milieu B) et en
culture unialgale sur milieu solide E.
Dans toutes ces cultures, nous avons observé de nombreuses va¬
riations morphologiques portant sur la forme générale, la striation, les
dimensions de la queue, l’importance des matières de réserve, etc...
La forme générale peut passer de la silhouette de P. Nordstedtü
328
M. LEFÈVRE
Lemm. à celle de P. ridicula Playf. en passant par les intermédiaires.
Nous avons, du reste, observé toutes les formes figurées par DrÉZE-
POLSKI.
Phacus pleuronectes (O. F. M.) Duj.
— plaialea Drezepolski.
— Lemmermannii Swirenko.
— caudata Hübner.
Toutes ces espèces ont été cultivées sur milieu liquide B. Nous
ne les mentionnons ici que pour mémoire, n’ayant effectué sur elles
aucune observation digne d’intérêt. Nous reparlerons cependant, au
chapitre « multiplication », de P. caudata.
Genres Trachelomonas Ehrenbg. et Peridinium Ehrenbg.
Nous n’avons pas encore tenté spécialement la culture des Tra¬
chelomonas ni celle des Péridiniens.
Certaines espèces sont cependant apparues dans nos cultures li¬
quides plurialgales sur milieu B. En voici la liste : Trachelomonas
Source : MNHN , Paris
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
329
abrupta Swir., T. hispida (Perty) Stein, T. bacillifera Playf., T. vol-
vocina Ehrenbg., Peridinium cinclum Ehrbg.
Certaines de ces espèces se sont maintenues régulièrement pendant
plusieurs semaines ou plusieurs mois. Nous n’avons effectué sur elles
aucune observation digne d’être retenue.
VOLVOCALES
Nous avons maintenu pendant plusieurs mois, en milieu liquide E,
un abondant plancton à Volvocales contenant surtout Volvox aureus
Ehrenbg., Pandorina morum Bory et Eudorina elegans Ehrenbg.
Ces espèces exigent, pour se multiplier, un liquide fortement aéré.
Il y a lieu de les tenir en vases plats sous une faible épaisseur de
milieu nutritif (1 cm. environ). Nous avons obtenu ainsi d’excellentes
cultures unialgales des trois espèces précitées.
Finalement, des cultures cloniques sur milieu solide E furent
tentées. Elles furent couronnées de succès; les organismes se déve¬
loppent et se multiplient rapidement. On note cependant une diminution
de taille lorsqu’on ne prend pas soin de dissocier les colonies.
Si on recouvre d’une mince pellicule liquide une culture sur milieu
solide, les organismes reprennent immédiatement leur mobilité et se
mettent à nager rapidement. C’est, du reste, un artifice que nous avons
maintes fois utilisé pour disperser commodément des amas de Vol¬
vocales devenus trop volumineux, sans risquer de léser les organismes.
En septembre 1931, nous avons tenté une culture clonique de
Volvox aureus dans notre liquide E. Nous avons ensemencé un indi¬
vidu qui a fourni en une dizaine de jours environ 300 cellules.
Une culture clonique très prospère d 'Eudorina elegans fut éga¬
lement obtenue sur milieu solide.
Les Volvox sont doués d’un phototropisme positif très marqué.
Ils se rassemblent toujours sur les points du vase les plus fortement
éclairés. Les facteurs lumière et température semblent d’ailleurs avoir
une influence prépondérante sur la rapidité de croissance et le déve¬
loppement maximum des Volvocales. Un abaissement rapide de tem¬
pérature les tue immédiatement.
330
M. LEFÈVRE
III. — REMARQUES SUR LES FLAGELLÉS
MIGRATION. — Lorsqu’on examine attentivement des cultures
de flagellés en milieu liquide, on s’aperçoit que les organismes se ré¬
partissent très différemment dans la culture suivant les jours ou même
les heures de la journée. Certains jours, ils se rassemblent tous en sur¬
face, ou bien au fond, ou encore en un point quelconque du vase (pas
toujours aux endroits les plus éclairés). Souvent, ils se répartissent
uniformément dans la masse liquide.
Il y aurait lieu d’étudier sous quelles influences (température,
lumière, pression, etc.) ont lieu ces migrations. Enfin, nous avons cru
remarquer une certaine stratification dans les cultures contenant des
flagellés d’espèces différentes, chaque espèce tendant à occuper une
zone particulière dans la masse du liquide.
MÉTABOLIE. —- Nous avons étudié l’aplatissement chez certaines
Euglènes et en particulier chez E. spirogyra et E. deses.
Chez E. spirogyra, nous avons observé l’aplatissement exclusi¬
vement sur des cellules rampantes dépourvues de leurs mouvements
actifs.
Chez E. deses, nous avons pu provoquer l’aplatissement général
des cellules cylindriques d’une culture sur milieu solide en recouvrant
celle-ci d’une mince pellicule d’eau distillée. L’aplatissement a persisté
environ 36 heures. Comme on le voit, il n’y a lieu d’accorder à l’apla¬
tissement aucune valeur systématique, ce phénomène n’étant qu’un état
passager de la cellule provoqué par des facteurs qu’on pourra peut-être
un jour déterminer, le pH semblant déjà jouer un rôle prépondérant.
Matières DE réserve. — Lorsqu’on examine les réserves de
paramylon chez les E. spirogyra d’une culture prospère, on remarque
que les deux globules immédiatement placés de part et d’autre du
noyau ont la forme de masses ovales ou ovoïdes. Lorsque la culture
s’épuise, on n’observe plus que deux anneaux ovales très aplatis qui
ne disparaissent jamais totalement, même dans les cultures très épui¬
sées où la carence des produits nutritifs provoque la mort des cellules.
Même observation chez Phacus curvicauda. Les globules de pa¬
ramylon, sphériques ou légèrement aplatis chez les cellules normales,
apparaissent formés d’une sorte de tube cylindrique ou quadrangulaire
Source : MNHN, Paris
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
331
très court, à parois épaisses, chez les cellules épuisées ou mortes. Nous
avons même observé chez P. curvicauda, outre les deux courts tubes
mentionnés ci-dessus, une quinzaine de très petits anneaux, carcasses
de nombreux sphérules de réserve dépourvus de leurs principes nutritifs.
Même observation a pu être faite chez Euglena deses en culture
solide. Les formations de paramylon ont, chez cette espèce, 1 aspect
de petits parallélipipèdes très allongés. Dans les cultures épuisées, nous
avons constaté, après désagrégation des chromatophores par l’hypo-
chlorite, que ces bâtonnets présentaient la forme d’anneaux plats très
allongés.
Les matières de réserve semblent donc se déposer, chez certaines
espèces, sur une sorte de noyau tubulaire ou annulaire qu’ils remplissent
et arrondissent en s’accumulant. Le support réapparaît lorsque la cel¬
lule utilise ses réserves par suite de la carence des produits nutritifs
dans le milieu ambiant.
En milieu solide, la formation et l’utilisation des réserves nutri¬
tives ne semblent pas suivre les mêmes règles qu’en milieu liquide. Là,
ce n’est pas toujours la carence du milieu nutritif qui oblige les cellules
à utiliser leurs réserves, car les cellules âgées contiennent beaucoup
plus de paramylon que celles qui se divisent activement.
En effet, l’oxygénation très énergique à laquelle les cellules sont
soumises semble favoriser leur multiplication. Aussi, les cellules actives
sont-elles presque dépourvues de paramylon, les cellules mères devant
l’utiliser rapidement pour former les cellules filles. Mais les Euglènes,
ne pouvant se déplacer facilement sur milieu solide, vivent dans leurs
produits d’excrétion qui entravent alors la multiplication. Les cellules
végètent désormais sans se multiplier et accumulent de volumineuses
réserves.
Si l’on vient à repiquer ces cellules âgées sur milieu neuf, elles
rajeunissent en 48 heures, se divisent activement en utilisant leurs
énormes réserves et, au bout de quelques jours, le paramylon a presque
entièrement disparu.
Des observations identiques ont été faites à ce sujet chez E. spi-
rogyra var. minor , E. deses et Phacus pyrum.
Sensibilité AU choc. — Un grand nombre d’Euglènes sont
sensibles au choc, à la pression, aux vibrations et réagissent morpho¬
logiquement à ces diverses excitations.
332
M. LEFÈVRE
Lorsqu’on examine une culture sur milieu solide d 'E. deses ayant
voyagé, on est tout étonné de retrouver les cellules contractées et mises
en boules. Si on les laisse au repos pendant quelques minutes, elles
reprennent bientôt leur forme habituelle en extension.
Pour étudier commodément le phénomène, on place sous le mi¬
croscope une culture de ces algues en boîte de Pétri et on frappe de
petits coups sur le bord de la boîte. Toutes les cellules se contractent
en même temps. La contraction ne s’opère pas instantanément, mais
demande une ou deux secondes pour atteindre son maximum. Le re¬
tour à l’état d’extension demande deux à trois minutes. La vitesse de
contraction varie suivant l’âge des cultures. Assez rapide dans les
cultures fraîches, elle devient très lente ou même nulle dans les cul¬
tures âgées.
Un fait assez curieux retiendra notre attention : les cellules en
multiplication deviennent complètement insensibles dès le début de la
division, peut-être même dès le début de la division nucléaire. Elles
conservent cependant leurs mouvements métaboliques naturels et, en
culture solide, c’est même le seul moment de leur existence où ces
mouvements sont très apparents.
Multiplication. — Elle a été observée chez Phacus orbi-
cularis, P. curvicauda, P. caudata, P. pÿrum, Euglena spirogvra var.
minor, E. deses, E. gracilis.
Chez les Phacus, la division peut s’opérer suivant un plan pas¬
sant par l’épaisseur de la cellule ( P . orbicularis, pleuronectes, curvi¬
cauda, caudata, etc.) ou encore suivant un plan perpendiculaire à la
cellule et passant par son axe longitudinal (P. ptjrum) La division
débute par le flagellum et se termine par la queue.
Nous avons remarqué d’intéressantes dérogations à ces règles
générales; nous les ferons connaître lorsque nous aurons effectué de
plus amples observations.
Dans tous les cas, la division a lieu de façon à ce que les deux
cellules filles emportent chacune la moitié des réserves nutritives de
la cellule mère. On remarquera d’ailleurs que la nature semble, à
dessein, avoir pourvu la presque totalité des Eugléniens d’au moins
deux amas (lentilles, disques, sphérules ou anneaux) de paramylan.
Les jeunes cellules naissent donc pourvues de réserves nutritives.
Nous n’insisterons pas sur le comportement de la membrane et
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
333
de l’ornementation au cours de la division, ces observations figurant
dans un travail que nous avons déjà publié; nous rappellerons sim¬
plement que les variations ornementales observées dans la nature sur
les Eugléniens ont été retrouvées et suivies dans nos cultures cloniques,
mais que le nombre des stries ou côtes d’un même clone paraît constant.
Fig. 23 à 38. — Influence de la fixation sur la morphologie définitive des E-uglènes. — 23 à
27 : Euglena Iripteris d'une culture liquide avant (23 et 24) et après (25 à 27) fixation
au liquide acétochromique. ■—- 28 à 38, E. gracilis : 28 à 30, après fixation au liquide
acétochromique ; 31 à 33, après fixation au formol ; 34 à 38, après fixation au sublimé
alcoolique.
334
M. LEFÈVRE
Remarques SUR LA fixation. — Nous avons pu étudier l’in¬
fluence de la fixation sur la morphologie définitive des Eugléniens.
Cette influence est énorme. Nous en donnerons une idée par les fi¬
gures 28 à 38 représentant E. gracilis fixée par le formol, par le liquide
acétochromique et par le sublimé alcoolique.
Les figures 23 à 27 représentent E. tripleris avant et après fixa¬
tion par le liquide acétochromique. Il est évident que toutes les cel¬
lules ne se déroulent pas comme celles que représentent les figures 25
à 27, mais nous en avons observé parfois jusqu’à 90 °/o déroulées dans
des cultures fixées par ce procédé.
Il faut donc tenir largement compte de ce facteur fixation lors¬
qu’on se propose de déterminer du matériel conservé.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
Allorge (P.) et Lefèvre (M.). — Algues de Sologne. Bull. Soc. Bot. de
France, tome LXXVII, 1930.
Bachrach (E.) et Lefèvre (M.). — Contribution à l’étude du rôle de la
silice chez les êtres vivants; observations sur la biologie des diatomées.
Joum. de phÿsiol. et de pathol. génér., tome XXVII, n° 2, juin 1929.
BACHRACH (E.) et Lefèvre (M.). — Recherches sur la culture des Péri-
diniens. Rev. Algol., vol. V, fasc. I, janv. 1929 [1930].
Czurda (V.). — Die Reinkultur von Konjugaten. Arch. f. Protist., 1925.
DEFLANDRE (G.). — Additions à la flore algologique des environs de Paris.
Bull. Soc. Bot. de France, 1924.
DEFLANDRE (G.). — A propos de YEuglena acus Ehr. Rev. Algol., tome I.
1924.
DEFLANDRE (G.). — Monographie du genre Trachelomonas Ehr., Paris
1926 et Rev. gén. de Bot., 1926-1927.
DEFLANDRE (G.). — Observations sur les mouvements propres, pistes et vitesses
de déplacement de quelques Protistes. Ann. de Protist., vol. II, fasc. I,
avril 1929.
DREZEPOLSKI (R.). — Contribution à la connaissance des Eugléniens de
Pologne. Kosmos, vol. 50, Lwow, 1925.
Kufferath (H.). — La Culture des Algues. Rev. Algol., tome IV, n ,jH 1-4,
nov. 1929.
Source : MNHN. Paris
REVUE ALCOLOGIQUE.
Vol. VI, Pi 6.
Culture clonique de Volvox aureus en milieu liquide E.
(Fixation au formol)
Culture clonique d Euglena deses sur milieu solide E.
(Microphotographie de la culture vivante)
MICROPHOTOS M. LEFEVRE.
ALGUES OBTENUES EN CULTURES
335
LEFÈVRE (M.). — De la valeur des caractères spécifiques chez quelques
Eugléniens. Recueil de trav. cryptog. dédiés à L. Mangin, Paris, 1931.
Lefèvre (M.). — Voir Bachrach.
LEMMERMANN. — Eugleninae in Süsswasserflora, H. 2.
MASSART. — Sur la motilité des Flagellâtes. Bull. Acad. Roy. de Belgique,
CL des Sc., 1920.
PLAYFAIR (G.-I.). — Australian freshwater flagellâtes. Proc. Lin. Soc. of
nei» South Wales, XLVI, 1921.
SKVORTZOW (B.-W.). — Die Euglenaceengattung Phacus Dujardin. Ber. d.
deutsch. bot. Ges., XLVI, 1928.
Source : MNHN. Paris
On parasitic
and epiphyllous Algae
I. A Chlorochytrium on Polygonum
by B.-T. PALM
Some years ago I found in the leaves of Polygonum lapathifo-
lium an endophytic alga which even macroscopically seemed to differ
from possibly related forms. It appeared as minute purplish red dots,
and was faintly raised above the leaf surface, to the touch. In spite
of the presence of a great many of these small warts on the leaf,
the affected leaves showed no signs of a general deformation. The
« galls » seemed to occur mainly in the neighbourhood of the veinlets
of the leaf.
The place where the infected Polygonum plants grew was fa¬
vorable for infection by an alga of the type : low sandy terraces on
the banks of a small river that had apparently been overflowmg
several times during the summer. The fund locality îs situated near
Dalaro Prov. Sodermanland, Sweden. Material of the alga was
collected in Sept. 1922 and fixed in Zenker s fixative for future
study.
It was not, however, until the wnter had become acquainted
with Rhodochytrium spilanthidis Lagerh. in nature, that the intended
338
B. T. PALM
study was taken up. Although this study did not reveal any features
as interesting as those found in Rhodochylrium, our scant knowledge
of endophyte fonns of green algae in general would seem to warrant
the publication of the following short notes.
The endophyte of Polygonum lapathifolium undoubtedly be-
longs to the genus Chlorochÿtrium, taken in the sense of West (1916)
and Bristol (1920). Within the wide limits of Chlorochÿtrium a
number of free living as well as endophytic généra and species of
Endosphœraceœ hâve been included, and apparently with very good
reason. The présent genus of Chlorochÿtrium thus contains the former
généra Centrosphara Borzi, Chlorocystis Reinh., Endosphœra Klebs,
Scotinosphœra Klebs, and Stomatochytrium Cunningh.
The Polygonum-alga shows the closest resemblance, amongst
the known species of Chlorochÿtrium (sensu latiore), to Chl. Limnan-
themum (Cunningh.) G.-S. VCcst, and Chl. rubrum Schroet.
The former enters the liost plant through the stomata by the
motile zoogonidia on zygotes, without producing a germination tube.
It causes yellowish raised spots on the surface of the leaves (of Lim-
nanthemum irtdicum) . The growing cells are provided only with a
thm wall and contain a single nucléus. The resting cells contain a
yellowish to orange red pigment; they differ from those of our alga
in having walls of a warty exterior. Chl. Limnanthemum is the only
one of the more fully known species that enter their host plants through
the stomata of the leaf.
The only other reference that I hâve found of a Chlorochÿtrium
species showing the same modes of infection is given by Gertrud
Tobler (1913) in her monograph of Synchytrium. She describes
(1. c., p. 159) in leaves of Salix repem an amoeboid body that presses
îtself through the opening of a stoma. Its vacuolated plasma which
possesses a thm membrane, contains a rounded nucleus-like body and
two more irregular bodies of different staining reaction. She figures,
furthermore, the encystation of the organism in the stomatal chamber
of the host plant, expressing the opinion that « wir es mit einer
Chytridinee zu thun haben ». Without a doubt, however, what she
has seen and ligured are the earlier stages of a Chlorochÿtrium,
entering through the stomata; that it is no Chytridiacca is clear from
the fact that the organism in question did not enter the cells of the
host plant but lives intercellularly.
Source : MNHN, Paris
ON PARAS1T1C AND EPIPHYLLOUS ALCAE
339
With Chl. rubrum (Schroet) Freeman our alga has a very great
resemblance and it seems indeed possible that they are identical.
Mention must here be made of Phyllobium dtmorphum K-lebs
which also pénétrâtes into the leaf of its host plant (Lysimachia
nummularia) through the stomata, and which under certain conditions
is capable of forming resting spores in the stomatal chambers without
the otherwise developed tubular outgrowths. It would seem împrobab e
that our alga could belong to this species. Phÿllobium sphagmcola
G-S West according to Bristol (1917), is charactenzed by a
great number of minute nuclei scattered in its cells while Chlorochy-
irium only shows one big nucléus.
Because of the great variability of the Chlorochÿtrmm species
and the uncertain délimitations at présent of those of its members that
live endophytically in phanerogams, it is thought wisest to abstam
from naming it here, and only to indicate the close resemblance ot
our form, especially to Chl. Limmnthemum (Cunmngh.) G.-b. West
and to Chl. rubrum (Schroet) Freeman without assignmg it to any
spécial species of this genus.
The earliest stages in the material at hand show the young alga
at rest on the surface of the epidermis of the Polamogeton leaf. In
this stage it measures about 10 ^ in diam. and is already surrounded
by a definite cellulose membrane. It contains one centrally located
nucléus and two or more small pyrenoids. Each one of them is
surrounded by a starch sheet. As only fixed and stained material
was studied the structure of the chromatophore could not be made
Source : MNHN. Paris
340
B.-T. PALM
out in any of the stages avarlable. The constant presence of a
number of pyrenoids m ail stages in the development of the alga
mdicates without a doubt that a chromatophore is présent
shnhtl 1^ f d ret “ ulat f n of the “11 plasma, especially at the
ightly older stages (fig. I and 3) show a strong similarity with
the descnption and drawmg 5 of Bristol for Chl. grande Brist.
, p. 1-113, pl V, fig. 4-7). This species contains a single
nrohTl TT Wh / Ch ““P’ 65 the big 8 er P art of the “U: most
probably the Chlorochytrium on Polamogelon possesses a similar
chloroplast. In this connection figure 2 is of interest. It gives a
tangent,al section of the alga ; there a number of pyrenoids are
shown ,n a plamly segmented plasma, probably indicating a for¬
mation of marginal lobes of the chromatophore.
F*g- 3. — Chlorochytrium sp.
Two Chlorochytrium indivirkal* penetratirrg „ ,hc
(Leifz Oc. 3, obj. 90).
time
Subsequently the young alga — if we hâve to do with an
aplanospore or a zygote must be left unsettled - enters the leaf
of the host plant through the stomatal opening (fig. 1-3) When
passing through this narrow aperture into the stomatal chambÎ fi
has always an oblong shape and is usually faintly constricted where
a TeTaken ! TT ^ TT " ** “"Striction
be taken to mdicate some kmd of amoeboidal movement as
ON PARASIT1C AND EP1PHYLLOUS ALCAE
341
Cunningham asserts in the case of Chl. Limnanthemum rather than
simply active growth in size, cannot well be decided on cytological
material. Sometimes two individuals enter simultaneously into the
stomata side by side (fig. 3).
5
Fig. 4, 5. —• Chlorochytriirm sp.
Older stages occupying a stomatal cavity; obs wall projections
(Leitz Oc. 3, obj. 90).
Front this position the part of the alga that is already well
inside the stomatal cavity broadens and elongates rapidly. By con-
342
B.-T. PALM
tinuous growth, especially in diameter, the alga finally completely
fills the stomatal chamber where it forms a more or less bail shaped
body which shows no anatomical signs of the mode of entrance. At
the same time the stomatal cells occasionally may be wedged apart
and part of the algal cell wall may consequently remain încompletely
enclosed in the leaf tissue. The irregular cell wall has initiated
a period of thick rings and projections. The outer wall shows an
unevenly distributed thickening that seems to take place especially
in those parts that are situated nearer to the epidermis of the leaf
although other parts of the wall as well may show the same pheno-
menon. On the mside of the wall irregular thickenings or plant protu¬
bérances are formed that project more or less deeply into the proto-
plasmic body of the cell. These internai projections from the wall
mostly occur at the same places as the outer thickenings (fig. 5).
The general distribution and construction of these projections agréés
wholly with the elaborate description given by Miss Bristol (1917)
for Chl. grande where they however, reach a more massive develop¬
ment.
The protoplasma stalk has the same reticulated appearance as
described for earlier stages. The nucléus is quite conspicuous by its
size, resembhng to a strikmg degree that found in Synchytrium. It
contams a large irregularly shaped nucleolus and a network of chro-
matin threads showing deeply stained granules (fig. 4, 5). A great
many pyrenoids are also présent, distributed in the plasma without
any apparent regularity.
In my material a typical resting stage of the alga is frequently
found. Here the cell is practically filled with small globules — of
varymg size — of oil or a similar haematochrome coloured substance
which causes the already mentioned purplish red coloring. The resting
condition of such cells is also indicated by the shrivelled appearance
of the nucléus and its irregular outline (fig. 6). A similar phenomenon
has been observed, for instance by Griggs, to be a regular feature
in the resting sporangium. No starch grains were observed. The rich
oil content makes it impossible to detect with any degree of accuracy
the presence of pyrenoids; even the protoplasm stains only with
difficulty. The sporangial membrane shows the irregular thickenings
already described from stages of active growth.
ON PARASITIC AND EP1PHYLLOUS ALCAE
343
As already mentioned, the alga causes minute galls in the leaves
of Folygonum lapathifolium. AH successive stages of gall formation
could not be followed in the available material; the final resuit of
the action of the alga on its host is, however, interesting enough to
deserve a detailed description.
Resting slage with shriveled nucléus and oil drops
(Leitz Oc. 3, obj. 20).
Through the extensive development in size that the algal cell
shows upon definitely entering the stomatal chamber, it is brought
in close contact with the adjacent cells of the host plant. Those
cells naturally are exposed to pressure by the expansion of the alga.
No crushed and broken down cells hâve, however, been seen. On
the other hand, there are indications that part of the cell walls in
close contact with the alga will dissolve, while their respective pro-
toplasts and nuclei remain alive and functioning. Finally, ail these
cells are found with partially dissolved walls thus forming a cavity
around the resting sporangium. There it is surrounded by a layer of
protoplasm — a typical symplast — containing a number of nuclei,
ail of which are derived from the cells of the host plant (fig. 8).
A similar action on the tissue of its host plant has been recorded
by Kusano (1907) for the resting spore of Synchytrium Puerariœ
and S. decipiens. In Synchÿtrium , as known, the resting sporangium
passes through its early development as an intracellular parasite; in
our case the early life history is different but leads up to the same
344
B.-T. PALM
final resuit. When the symplast is at its maximum development it
shows a richly vacuolated protoplasmic content. It also carries a large
number of plastids. A comparison with a meso-
phyll cell of a normal portion of the same leaf
shows no departure from a normal condition
as regards plasma and plastids. The nuclei in
the symplast are on the other hand much
hypertrophied. They are many times the size
of the normal ones, with a conspicuous nu-
cleolus, prominent nuclear membrane, and a
chromatin réticulum of the type often found
for instance in antipodals of the angiosperm em-
bryo sac or perhaps better in cells with a sexcer-
natmg function as in the periplasmodium in some
microsporangia. A tangential section through
this symplast is compared in fig 8 with a normal
cell (fig. 7) conveys this striking similarity.
The empty space near the center of fig. 8
indicates the position of the restmg sporangium.
Ulhmately the symplast seems to undergo a degeneration process
TT °- a '. lts nucle ' become disorganized — and remains only as a
thm vestige around the thick membrane of the resting sporangium.
1S not .P° ss,ble to ascertam if the alga plays an active rôle in this
disorganization.
There cannot, however, be any doubt about the decidedly
pathogemc action on the part of the alga on the host tissue The
formation of a symplast shows that our alga at least during part of
its lire m its host, is not merely a « Raumparasite », but must be
classined as a real parasite. Such a condition has till now not been
dennitely descnbed for any of the members of the genus Chlorochy-
trium. It seems probable that Chl. Limnanthemum (Cunningh.) G.-S.
West and Chl. rubrum (Schroeter) will prove to behave in a similar
way. At least the former species enters the host plant through the
stomata into the air chambers — for this species the genus Stomalo-
chyti lum was created — where resting cells, containing yellow-green
or orange red pigment are formed; furthermore it produced raised
spots on the mfected leaves of Limnanthemum indicum. Another
Fig. 7
Pclygonum lapathifolium
Palisade cell from normal
leaf; nucléus and chloro-
plasts.
ON PARASITIC AND EPIPHYLLOUS ALCAE
345
point of resemblance between this species and our form on Polygonum
is that no germination tube is présent wbich is said to exist in ail
other known species in phanerogams with the possible exception of
Fig. 8. — Polÿgonum lapalhifolium
Sympiast with hypertrophied nucléus and chloroplasts
(Leitz Oc. 6, obj. 90).
the împerfectly studied C. lœtum Schroet. C. rubrum lives according
to Freeman (1898) in the intercellular spaces of leaves of Mentha
aquatica and Peplis portula , where it also gives rise to red colored
globose or ovoid swellings in the leaves. Ail these species probably
enter the host plant through the epidermis.
Dept. of BolanX) Université of Illinois
Urbana (III) U. S. A.
346
B.-T. PALM
LITERATURE CITED
1. Bristol, Muriel (1917). — On the life history and cytology of
Chlorochÿlrium grande, sp. nov. Ann. of Bot., Val. 31 ; 107-126.
2. Bristol, Muriel (1920). — A review of the genus Chlorochytrium.
Journ. Linn. Soc. (Bolanÿ), Vol. 45; 1-28.
3. Freeman, E.-M. (1898). — Observations on Chlorochytrium. Minnesota
Bot. Studies, Vol. 2.
4. Kusano, S. (1907). — On the cytology of Synchylrium. Centralbl. f.
Bakt. etc.. Vol. 19; 538-543.
5. Kusano, S. (1909). — A contribution to the cytology of Sÿnchytrium
and its hosts. Bull. Coll. Agric. Tofyo lmp. Univ., Vol. 8; 79-147
6. Oltmans, Fr. (1922). — Morphologie und Biologie der Algen. 2 Aufl.
Jena.
7. Tobler, G. (1913). — Die Synchytrien. Arch. f. Prolistenbunde,
Vol. 28; 140-238.
8. West, G.-S. (1916). —Algae. Cambridge Botanical Handboolfs, Vol. 1.
Sur l'existence
dans le Massif Central
de la Chrysomonadine
Tiydrurus fœtidus Kirchner
Par M me et M. Marcel AVEL
Hydrurus fœtidus est un curieux Phæoflagellé d’eau douce dont
les colonies ont l’aspect d’une algue brune très ramifiée, pouvant
atteindre 30 centimètres. Le chromatophore brun doré, la présence
de leucosine, la formation de spores endogènes entourées d’une coque
siliceuse percée d’un pore, etc., permettent de le considérer comme
une Chrysomonadine présentant des formes palmelloïdes durables,
géantes, dans lesquelles un mode de division régulier conduit à l’édi¬
fication d’un véritable thalle, de morphologie définie. Par Hydrurus
les Chrysomonadines, dont les affinités avec une série de phylums
importants de Protistes ont été soulignées par PASCHER, se relient
ainsi aux Métaphytes.
Du point de vue biogéographique, Hydrurus fœtidus est un des
types d’organismes sténothermes le plus étroitement hé aux eaux douces
froides, et il peut être considéré avec vraisemblance comme une relique
348
M me & M. Marcel A VEL
glaciaire. Dans l’Europe septentrionale et centrale et dans les Alpes,
où on l’a surtout étudié, il ne se trouve pendant l’été que dans les
torrents ou les sources froides des régions montagneuses. En hiver,
il peut coloniser les parties plus basses des rivières à la faveur du
refroidissement de l’eau, et étendre ainsi beaucoup son aire de disper¬
sion.
Sa répartition en France a été étudiée par Sauvageau (1) qui
l’a, lui-même, trouvé à Lyon dans le Rhône à la fin d’un hiver rigou¬
reux. D’après cet auteur, il ne serait connu du Massif Central que
par des exemplaires renfermés dans l’herbier Thuret et récoltés les
uns par DUCLUZEAU à l’Espérou, dans les Cévennes, les autres par
l’abbé Hy dans les sources de la Dore, au pied du pic Sancy (Puy-de-
Dôme), au mois d’août. GoMONT (2), au cours de ses excursions
algologiques en Haute-Auvergne, ne l’a pas retrouvé, et le cite d’après
Sauvageau.
Nous avons recherché Hÿdrurus fœtidus avec soin pendant les
excursions faunistiques que nous avons effectuées dans le Massif Cen¬
tral depuis plusieurs années, et nous avons été assez heureux pour l’y
retrouver. Nous l’avons récolté, au mois d’août 1929, mais à l’état
d’exemplaires petits et isolés, dans un ruisselet du Massif du Sancy
et dans le torrent de la Couze du Pavin (Puy-de-Dôme), appartenant
tous deux au bassin hydrographique de la Loire. En 1930, nous ne
1 avons plus revu. Nous en avons par contre retrouvé d’assez nom¬
breuses touffes en 1931, toujours dans la Couze du Pavin près de la
Station biologique de Besse, mais les plus beaux échantillons ne dé¬
passaient pas quelques centimètres.
Au mois de septembre 1929, nous avons pu encore récolter
Hydrurus en abondance dans le déversoir du barrage de Rochetaillée,
sur le Furan, dans le Massif du Mont Pilât, aux environs de Saint-
Etienne. Cette station, avec le Rhône (SAUVAGEAU), établit le pas¬
sage entre l’Auvergne, où Hydrurus paraît rare, et les Alpes, où
Hydrurus abonde.
Par contre, malgré des recherches attentives, nous n’avons pu
le découvrir ailleurs. Nous l’avons cherché vainement au mois d’août,
(1) Sauvageau C. — Sur la présence de YHÿdrurus fœtidus à Lvon. Journal bota¬
nique, vol. 9, 1895, P . 131.
(2) Gomont M. — Contribution à la flore algologique de la Haute-Auvergne. Bull-
Soc. Botanique de France, t. 43, 1896, p. 391.
HYDRURUS FŒTIDUS KIRCHNER
349
en 1928 puis en 1931, dans le département du Cantal, aux environs
du Lioran, où Gomont ne l’avait pas non plus trouvé. Nous ne
l’avons pas davantage récolté dans les torrents de la chaîne du Forez
que nous avons explorés au mois de septembre 1929. Les torrents et
les sources froides de la chaîne des Puys, au nord de Clermont-
Ferrand, que nous avons étudiés enr toute saison pendant plusieurs
années, ne nous ont pas permis non plus de le découvrir, bien que la
température très froide et très constante de leur eau semble favorable
à son développement.
En résumé, Hÿdrurus fœtidus , très répandu dans les torrents
des Alpes, trouvé également dans les Cévennes par DUCLUZEAU et
dans le massif du Mont Pilât (Loire) par nous-mêmes, paraît rare en
Auvergne, où il n’a pu être découvert, au moins en été, que dans le
Massif du Sancy. Il serait intéressant de le rechercher en hiver, saison
de sa plus grande extension, pour vérifier si son aire de répartition
ne s’étend pas en réalité sur la totalité du Massif Central.
Station biologique de Besse (Pu])-de-Dôme).
Source : MNHN. Paris
NOTES
Rhodochytrium en Amérique Centrale
Rhodochytrium Spilanthidis Lagh. mérite un intérêt tout à fait
spécial tant pour ses relations parasitaires avec l’hôte hospitalier qu au
point de vue de sa répartition géographique. Son mode de vie, quasi-
unique entre les algues Protococcoïdes, fut fort habilement traite par
LAGERHEIM (1892) dans la description originale de l’organisme en
question. La description de LAGERHEIM était basée sur des échan¬
tillons trouvés sur une Compositée, le Spilanthes (Lund'ù ?), près de
Quito à l’Equateur. Plus tard, Griggs (1911) approfondit nos con¬
naissances sur sa biologie et cytologie. L A. de ces lignes a donné
dans une publication sur la distribution géographique de Rhodochy -
trium (Palm 1923) les localités et la rangée des hôtes dans les Etats-
Unis connus jusqu’à présent, en même temps indiquant la présence
du parasite sur quelques Compositées à 1 île Sumatra des Indes
Néerlandaises. Plus récemment l’A. a pu ajouter un nouvel hôte, le
Hibiscus sabdariffa, de la famille des Malvacées, aussi de Sumatra
(Palm 1931). Or, à présent, le Rhodochytrium est connu dans l’Amé¬
rique du Sud (l’Equateur), l’Amérique du Nord (la partie méridio¬
nale) et les Indes Néerlandaises (Sumatra). La plurivoritée se trouve
exprimée dans la rangée des hôtes suivants :
Compositées : Agératum, Ambrosia spp., Solidago, Spilanthes
spp.
Asclépiadées : Asclepias spp.
Malvacées : Hibiscus.
Aujourd’hui, nous pouvons ajouter à cette liste un hôte nouveau,
le Spilanthes beccabunga D. C. d une localité à Guatemala (Amé¬
rique Centrale), ce qui sert à lier les deux sphères de distribution
reconnues à présent sur le contingent américain.
352
NOTES
Pendant la saison pluvieuse à Guatemala — du mois de mai
jusqu’à novembre — on peut rencontrer le Rhodochytrium dans des
localités propices au développement de son hôte. Cette espèce de
Spilanihes paraît être confinée aux altitudes élevées — 5.000 à 7.000 p.
au-dessus du niveau de la mer — des plateaux de la Sierra centrale
de Guatemala. Elle préfère des endroits plutôt humides — creux,
fosses, etc. — où elle forme une zone plus ou moins étendue au niveau
maximum de l’eau. A temps de la floraison, les fleurs jaunes de cette
Spilanihes donnent une note très vive aux prairies vertes. C’est dans
ces localités humides qu’on trouve le Rhodochylrium, généralement,
attaquant son hôte en nombre d’individus tout à fait remarquables.
Souvent, on peut observer la présence du Rhodochytrium dans une
localité, même d’une certaine distance, par la coloration rougeâtre
qu’elle donne à la Spilanihes infectée. Au surplus, les individus affec¬
tés de parasites manifestent l’action du parasite par l’élongation anor¬
male des pédoncules florales et du système végétatif ou général. Sous
l’influence d’une attaque forte du parasite, les feuilles mêmes montrent
des formes plus allongées et plus pointues que normalement. Dans des
cas de ce genre, on peut compter des centaines de sporanges et de
zygotes sur un seul individu. Au contraire, quand l’infection est plus
restreinte, la plante hospitalière ne montre aucune déformation; elle
a l’aspect parfaitement normal, les pustules rouges ne produisant que
des déformations purement locales.
Dans l’Amérique du Nord, le Rhodochytrium montre, selon
Griggs, un cycle évolutif plus ou moins déterminé, les zoosporanges
apparaissant les premières et les spores-zygotes ne se développant qu’à
la fin de la saison printannière. A Guatemala, comme dans d’autres
pays tropicaux, où LAGERHEIM et moi-même avons étudié cette ques¬
tion, les deux organes reproductifs se trouvent toujours mélangés sur
la même feuille ou sur une même tige. Un grand nombre d’observations
ont été faites à Guatemala pour élucider définitivement ce point; ils
ont toujours donné les mêmes résultats, sauf au commencement de la
saison sèche quand il y a peut-être une prépondérance de spores-
zygotes.
A Guatemala, le Rhodoch'ptïium paraît être confiné aux alti¬
tudes élevées. Les membres du genre Spilantes ne se trouvent que
rarement, en Amérique Centrale au moins, dans les plaines des deux
Source : MNHN, Paris
NOTES
353
côtes atlantiques et pacifiques, une circonstance qui peut-être explique
l’absence de Rhodochytrium de ces endroits. Je l’ai trouvé seulement
aux environs de Guatemala City (5.000 p. ait.), à Tecpam (6.003 p.
ait.), et à quelques localités voisines Gusqu’à 7.000 p. ait.). Aux
altitudes plus basses, comme au niveau de la mer, mes efforts de le
trouver n’ont donné que des résultats négatifs. Il n’a pas été trouvé
sur d’autres plantes nourricières non plus, même dans les montagnes,
où de Guatemala quatre années de recherches répétées n’ont pas révélé
son existence sur d’autres hôtes. Cette distribution limitée paraît assez
curieuse en vue de la distribution régulière et abondante de la côte
jusqu’aux montagnes à Sumatra, un autre pays tropical avec des
conditions climatiques assez semblables. — B.-T. Palm.
Inst, de botanique, Université d'Illinois (U. S. A.).
Récolte de Dilophus Fasciola (Roth.) Howe
dans la région de St-Malo
Pendant une série de dragages dans la Rance maritime, en
août 1931, un coup de drague fut donné, au bas du vaste herbier de
l’anse des Rinères, non loin de la pointe de Cancaval, par un fond
d’environ 4 mètres à marée basse. Outre des feuilles de Zostères en
abondance, la drague ne remonta que quelques cailloux et de rares
échantillons de Lithothamnium calcareum f. crassa. Un de ces derniers
de forme presque hémisphérique, forme assez commune dans la région
et due, sans doute, à l’action des courants, présentait sa face con¬
vexe (1) toute couverte d’une algue brune à 1 allure de Dictyoia
malingre donnant l’impression d’un Dilophus.
La comparaison de l’appareil végétatif avec les échantillons des
herbiers du Laboratoire de Cryptogamie du Muséum, la présence de
(I) Tous les échantillons hémisphériques ou en forme de lentille plan-convexe récoltés
dans la région, soit par dragage, soit en épave, ne sont porteurs d épiphytes que sur leur face
convexe; il en résulte que. en place, ces formes reposent par leur face plane sur le fond.
354
NOTES
stolons réunissant la base des différentes frondes et l’existence, dans
la partie basale de ces frondes, d’une double couche de grandes
cellules intérieures confirmèrent cette impression et nous permettent de
rapporter la plante récoltée à Dilophus Fasciola (Roth.) Howe ( Dilo -
phus repens J. Ag.).
Depuis cette première récolte, nous avons recueilli de nouveau
cette plante en été 1932, dans la même station et aussi au large de
Saint-Malo, près de la grande Conchée, par un fond d’environ 8 m.
D’après les travaux publiés et les herbiers du Muséum, la répar¬
tition de cette plante serait la suivante :
Méditerranée occidentale : Banyuls (SAUVAGEAU), Marseille
(Solier), Toulon (!), Antibes (Thuret), Nice (Salse, Risso,
J. Agardh), Corse (DEBEAUX, Mabille), Baléares (Rodriguez),
Algérie, Tunisie (J. FELDMANN), Italie (Funk).
Adriatique.
Méditerranée orientale : Grèce (Bory DE SAINT-ViNCENT)»
Chypre (Grunow) .
Mer Noire (J. Agardh), Crimée (J.-H. LÉVEILLÉ).
Atlantique : Portugal : Cap Saint-Vincent, Lagos (!) ; Canaries
(Hillebrand, M lle Vickers, d’Albertis, BcRGESEN) ; Maroc
(Schousboe) .
Pour étrange que soit la présence de cette plante dans la région
malouine, alors que les plus proches stations connues sont celles du
Portugal, elle ne l’est pas plus que la présence de Lithophÿllum
Notarisii Duf. à Bréhat (1) et celles de nombreuses autres espèces
d origine méridionale ou méditerranéenne signalées par Miss L.
Lyle (2) ou par G. Hamel et nous mêmes (3) dans ce même golfe
normand-breton, bien que l’origine de ces éléments méridionaux de¬
meure encore inexpliquée. — Rob. Lami.
(1) M""' P. Lemoine. — Sur l'existence dans la Manche d'une Mélobésiée méditer¬
ranéenne ( Lilhophÿllum (?) Nolarisii Duf.). Rev. Algologique, T. VI, fasc. 1, p. 81-85.
(2) Lyle. — The Marine Algze of Guernesey. Journ. of Bolany, juin 1920, sup. II.
(3) G. Hamel, et Rob. Lami. — Liste préliminaire des algues récoltées dans la
région de Saint-Servan-sur-Mer. Bull. Labor. Maritime du Muséum à Sainl-Servan, Fasc. VI.
1930.
Rob. Lami. — Complément à la liste préliminaire des algues récoltées dans la région
de S int-Servan. Ibid., fasc. VII, p. 25-28, 1931.
Source : MNHN : Paris
NOTES
355
Quelques algues du grand lac Amer (Basse-Egypte)
récoltées par M. le Professeur GRUVEL, en avril 1932
L’absence d’inventaires suffisamment complets de la flore algale
de la Méditerranée orientale et de la mer Rouge effectués avant la
réalisation du canal de Suez ne permet pas de certitude en ce qui
concerne le passage éventuel par ce canal d’espèces d’une mer à 1 autre.
Il est, en effet, possible que des espèces actuellement communes à ces
deux mers y subsistent depuis le tertiaire, alors que ces mers commu¬
niquaient largement.
Il nous semble cependant intéressant de signaler ici quelques algues
que M. le Professeur GRUVEL a recueillies récemment (avril 1932)
dans le grand lac Amer, considéré souvent, par sa concentration saline
(D= 1032—1033), comme un obstacle à ce passage.
Enter omorpha compressa (L.) Grév. — Distribution : Toutes
les mers.
Cladophora sp. — La détermination spécifique des échantillons
de Cladophora récoltés aurait demandé une révision des Cladophora
de la Méditerranée et de la mer Rouge, travail considérable que nous
n’avons pas, actuellement, les moyens d entreprendre.
Caulerpa racemosa (Forsk.) Agardh. — Distribution : mer
Rouge ; Méditerranée (Sousse, Beyrouth).
Avrainvillea amadelpha A. et E.-S. Gepp. — Distribution :
mer Rouge, océan Indien.
C})stoseira Myrica (Gmel) J. Ag. — Distribution : côtes égyp¬
tiennes de la Méditerranée, mer Rouge, Golfe persique, Floride (?).
Colpomenia sinuosa (Roth.) Derb. et Sol. — Distribution :
Atlantique, Méditerranée, mer Rouge, océan Indien, Pacifique.
Ectocarpus sp. — Par sa ramification et la forme de ses spo¬
ranges, cet Ectocarpus appartient au groupe des Fasciculati, mais sa
détermination spécifique exigerait un travail analogue à celui demande
par les Cladophora.
356
NOTES
Scytosiphon Lomentaria (Lyngb.) J. Ag. — Distribution :
Atlantique, Méditerranée, Pacifique.
Laurencia papillosa (Forsk.) Grév. — Distribution : Atlantique,
Méditerranée, mer Rouge, océan Indien, Pacifique.
Digenea simplex (Wulf.) Ag. — Distribution : Atlantique,
Méditerranée, mer Rouge, océan Indien, Pacifique.
_ J“nia rubens Lamour. — Distribution : Atlantique, Méditer-
ranée, mer Rouge.
A ces algues, étaient jointes quelques phanérogames marines,
parmi lesquelles la présence de Halophila lupulacea ( Forsk.) Asch.
est à signaler; cette plante commune dans la mer Rouge venant d’être,
récemment, signalée en Grèce. — Rob. Lami.
Sur la salinité de l’eau contenue dans les Codium Bursa
Dans une intéressante note concernant divers points de la biolo¬
gie de Codium Bursa récoltés dans l'Adriatique (1), V. VoUK a
constaté une salinité plus élevée pour l’eau contenue à l’intérieur de
ces plantes que pour l’eau du milieu extérieur.
Estimant que cette différence assez imprévue pouvait être due,
soit à une diminution très récente du milieu extérieur n’ayant pas eu
le temps d agir sur le liquide intérieur, soit à ce que l’eau ayant servi
a établir la salinité extérieure n’ait pas été prélevée dans le voisinage
immédiat, bien qu à la même profondeur, des Codium étudiés, nous
avons essayé de retrouver cette différence de salinité en nous mettant
à I abri de ces deux causes de variations possibles.
Sur la grève de Rothéneuf (Ille-et-Vilame), dans une cuvette
granitique de la zone intercotidale, bien étanche et non parcourue
par un courant d eau, donc dans un milieu de salinité homogène, nous
^ ^ /, ° UK - Sur ia biologie de Codium Bursa. — C. R Ac Sc T 195
d. 49 . 29 nn.ii 1QV? °
NOTES
357
avons prélevé quatre Codium Bursa de 7 cm. de diamètre, bien tur¬
gescents et non lésés. Ce prélèvement a été fait alors que la cuvette
était isolée de la mer depuis plusieurs heures et que les Codium avaient
eu le temps de se mettre en équilibre avec le milieu extérieur. De
l’eau de la cuvette a été également prélevée au même moment.
Au dosage, la salinité du mélange de l’eau prélevée au centre
des Codium et celle de la cuvette se sont montrées absolument égales
(35,91).
Nous pensons donc que la différence de salinité observée par
VoUK est due plus probablement à une cause analogue à celles signa¬
lées ci-dessus qu’à une action biologique du Codium sur l’eau qu’il
isole en son centre. — Rob. Lami.
Sur la biologie des Trichodesmium Ehrenberg
Le genre Trichodesmium , créé par EHRENBERG pour le T. ery-
thraeum comprend des espèces de Cyanophycées voisines des Oscilla-
toria mais réunies en fascicules. EHRENBERG, puis MONTAGNE ont
décrit l’aspect curieux de la Mer Rouge envahie parfois sur de grandes
étendues par des myriades d’individus de Trichodesmium flottant à
la surface, et qui donnent à cette mer une teinte rouge, ce qui, dit-on,
lui aurait valu son nom. Depuis ces premiers travaux, les Trichodes¬
mium ont été retrouvés dans de nombreuses régions du globe, mais
toujours flottant à la surface, et tous les auteurs s’accordent à la
considérer comme une algue planctonique.
Au cours d’un séjour à Banyuls (Pyrénées-Orientales), en août-
septembre 1931, j’ai eu l’occasion de récolter, en dragage, un certain
nombre de Cyanophycées colorées en rouge. M. l’abbé FrÉMY, avec
une obligeance dont je le remercie vivement, a bien voulu examiner
mes récoltes et y a rencontré, entre autres choses, deux Tricho¬
desmium : Tr. erÿthraeum Ehrenberg et Tr. Thiebauiii Gomont,
tous deux colorés en rouge. Le premier, qui avait été dragué par
358
NOTES ,
30 mètres au Cap Béar, était épiphyte sur un échantillon d’Acro-
sÿmphÿton purpuriferum (J. Ag.) Sjbstedt; le second, dragué par
25 mètres au même endroit, était adhérent à une Mélobésiée.
L’existence de ces deux espèces de Trichodesmium fixées et en
profondeur est intéressante puisque jusqu’ici elles n’étaient connues
qu’à l’état pélagique. Il semble bien qu’il s’agit ici d’algues dont
l’habitat normal est en profondeur fixé sur le fond et qui, sous cer¬
taines influences, se détacheraient et viendraient flotter à la surface,
de la même manière que les fleurs d’eau dans les eaux douces.
La couleur rouge que présentent fréquemment les Trichodesmium
est un argument de plus en faveur de l’habitat normal en profondeur,
cette couleur est en effet très répandue chez les Cyanophycées dra¬
guées à Banyuls, alors qu’elle est beaucoup plus rare chez les espèces
vivant en surface. Certaines espèces même, comme Lyngbya sordida
Gomont, sont d’un vert-bleuâtre, parfois brunâtre en surface, alors
qu’elles prennent une teinte rouge carmin magnifique lorsqu’elles vivent
en profondeur. — Jean Feldmann.
Qu’est-ce que le Sporochnus dichotomus Zanardini ?
Sous le nom de Sporochnus dichotomus, ZANARDINI a décrit
(Iconographia Phycol. Adriat., Vol. 1, tab. X, p. 39, 1860) une
algue, très différente par son aspect des autres espèces de Sporochnus,
et qu’il rapproche du Carpomitra Cabrerae KÜTZ., dont elle se dis¬
tinguerait par sa fronde seulement comprimée, la présence de filaments
confervôïdes (fils colorés) à l’extrémité des rameaux et par les sores
de sporanges non régulièrement mitriformes.
La plupart des auteurs ont admis le Sporochnus dichotomus
Zan. Comme espèce distincte, elle figure à ce titre dans plusieurs
ouvrages importants, notamment dans le Sylloge de De Toni et dans
les flores d’ARDISSONE et de Hauck. En 1913, ScHIFFNER, dans
une note qui paraît être passée inaperçue de beaucoup d’algo'logues
(Uber einige neue and intéressante Algen aus der Adria. Verhandl.
d. K. K. Zool-Bot. Gesselsch. in Wien Bd LXIII, p. 81-83) ayant
NOTES
359
trouvé le Carpomitra Cabrerae à l’Ile Pelagosa dans l’Adriatique,
signale la ressemblance de cette espèce avec les figures et la descrip¬
tion du Sp. dichoiomus de ZanaRDINI, et il conclut à l’identité de
ces deux algues. Les caractères invoqués par ZANARDINI pour distin¬
guer cette espèce du Carpomitra sont en effet de peu de valeur. Les
fils colorés, qui n’étaient pas connus à cette époque chez le Carpo-
mitra, ont été depuis observés sur les échantillons en bon état. Les
caractères tirés de la forme et de la fronde comprimée et non pas
foliacée et munie d’une nervure ainsi que l’aspect des sores de spo¬
ranges, s’ils distinguent le Sporochnus dichoiomus des formes atlan¬
tiques du Carpomitra Cabrerae, correspondent bien à la variété connue
dans la Méditerranée occidentale et pour laquelle j’ai proposé (Con-
trib. à la Flore Marine de l’Algérie, Bull. Soc. Hist. nat. Afr. N.,
t. XXII, 1931) la création d’une var. mediterranea.
Dans l’herbier du Muséum existe un échantillon provenant de
l’herbier ZANARDINI et récolté à Portici, qui est étiqueté Sporochnus
dichoiomus. Cet échantillon correspond parfaitement avec ceux de
Carpomitra Cabrerae var. mediterranea de différentes localités médi¬
terranéennes, et notamment avec les échantillons de cette algue que
j’ai récoltés à Alger. Il s’agit donc bien de la même espèce.
BATTERS (A Catalogue of the British Marine Algae, 1902,
p. 46) a montré que le nom spécifique Cabrerae (Fucus Cabrerae
Clemente, 1807) doit céder le pas, pour raison de priorité au nom
spécifique précédemment imposé par STACKHOUSE, Fucus cosiatus
Stackh. (Nereis Britannica, fasc. 3, pl. XVII, p. 110, 1801), la
forme méditerranéenne de Carpomitra devra dorénavant porter le
nom de : Carpomitra costata (Stackh.) Batters var. dicholoma (Za-
nardini). — Jean Feldmann.
Source : MNHN. Paris
NECROLOGIE
Mademoiselle M. DOUBLET (1866-1932)
M" e M. DOUBLET n’ayant rien publié, son nom est ignoré de
la plupart des lecteurs de la Revue algologique. Je crois bien faire
en sollicitant des Directeurs de la Revue l’autorisation de consacrer
quelques lignes à sa mémoire ( 1 ).
La région de Cherbourg est l’une des mieux explorées au point
de vue algologique, grâce surtout aux travaux de THURET et BoRNET
et de Le Jolis dont la Liste des Algues marines est souvent consultée.
Le Jolis a formé, en la personne de M. CORBIÈRE, Professeur hono¬
raire au Lycée, un disciple qui s’intéresse à toutes les branches de la
botanique et qui connaît admirablement la flore normande. Celui-ci,
pour qui la flore algologique de son pays n’a pas de secrets, sut com¬
muniquer le feu sacré à M"' M. Doublet.
Voici une quinzaine d’années, M. CORBIÈRE, à l’obligeance de
qui j’avais maintes fois recouru pour obtenir des algues dont j’avais
besoin, me recommanda de m’adresser à son élève, qui avait plus de
loisirs et qui, me disait-il, était fort compétente. J’ai pu ainsi apprécier
le mérite et l’infatigable dévouement de M lle DOUBLET dont je
garde un souvenir reconnaissant.
Son plus grand plaisir était d’excursionner aux environs de Cher¬
bourg pour récolter des algues marines; elle en connaissait toutes les
(I) M" - ' Maria-Louise-Madeleine Doublet, née à Cherbourg le 16 décembre 1866,
décédée dans cette même ville, le 27 janvier 1932.
362
NECROLOGIE
stations, et les travaux nécessités par l’extension du port, qui détrui¬
saient les meilleures d’entre elles, la désolaient. Je n’ai pas vu son
herbier d’algues, mais il serait des plus intéressants à consulter, car
elle notait, après chaque excursion, toutes les particularités qu’elle
avait observées. C’est ainsi que j’ai su par elle, toutes les fois que j’en
ai eu besoin, à quelle époque de l’année apparaissait telle ou telle
espèce, à quelle époque cette espèce fructifiait, autrement dit tout ce
qui concernait sa biologie de plein air; pour me renseigner, il lui
suffisait de consulter ses collections. Avec un zèle toujours en éveil,
elle a suivi l’apparition sur la côte cherbourgeoise et la répartition
progressive des espèces récemment immigrées, comme Asparagopsis
hamifera et Asparagopsis armata; elle fut la première à récolter en
France les Trailliella intricata, Antithamnionella sarniensis , Falfçen-
bergia Doublelii, Stictyosiphon Corbierei , etc...
Si beaucoup d amateurs se sont ingéniés à préparer des algues
marines de façon agréable à l’œil, les petits ou les grands tableaux
que composait M" e DOUBLET sont ce que je connais de plus parfait
dans ce genre; certains sont de véritables œuvres d’art où les algues
les plus élégantes, associées de façon variée, témoignent d’un goût
exquis et aussi d une patience et d’une habileté incomparables.
Ses deux dernières années furent assombries par la maladie.
En m écrivant que son médecin lui interdisait formellement de retour¬
ner à la mer, elle me laissait entendre qu’elle ne survivrait pas à cette
défense. Et elle s éteignait en effet peu de mois après, au début de
1932.
M"' DOUBLET était d’une modestie extrême, et l’Administra¬
tion académique locale, qui connaissait son mérite, dut presque faire
piession sur elle pour qu elle acceptât, en 1920, les palmes, puis, en
1930, la rosette d’officier de l’Instruction publique, récompenses rare¬
ment accordées aux personnes qui n’ont jamais occupé de situation
officielle.
C. Sauvageau.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
CYANOPHYCÉES.
Forti A. — Spigolature Ficologiche. Nuov Ciorn. Bot. ïtal., n. s.,
vol. XXXVII, n° 4, 1930.
I. L’étude d’un échantillon authentique de Calothrix Contarenii Menegh.
a montré à l’auteur qu’il s’agissait du C. scopulorum (Web. et Mohr.) Ag.,
espèce différente du C. Contarenii (Zanard.) Born. et Flah.
II. T olypothrix subsalsa Zan. est synonyme de T. lanata (Desv.) Wartm.
-y. f .
Frémy P. — Les Cylindrospermum de la Normandie. Assoc. fr.
Avanc. des Sc., 53* Sess., p. 407, 1929.
Frémy P. — Cyanophycées d’Auvergne. Bull. Soc. Bot. Fr., t. LXXVII,
P . 672-681, 1930.
Liste d’une centaine d’espèces de Cyanophycées pour la plupart récoltées
par l’auteur aux environs de Besse et accompagnée de remarques biologiques
sur la flore des rochers suintants et sur celle du suintement salé de Saint-Nectaire.
Deux nouveautés : Chroococcus minor (Kütz.) Naeg. fa. glomerata Frémy fa.
nov. et Calothrix Contarenii Born. et Flah. var. Sancti-Nectarii Frémy var. nov.
-y. f.
Frémy P. — Sur la présence en Tunisie du Calothrix vivipara Harv.
A. F. A. S., Congrès d'Alger, 1930, p. 213-216.
Cette espèce très remarquable par ses filaments géminés disposés comme
ceux des Scÿtonema a été trouvée par l’A. dans des échantillons d’algues récoltés
par le prof. SEURAT à Kédime et à l’Oued Tindja. Une belle figure et la liste
des espèces, associées à cette algue, accompagnent sa description. — J. F.
364
BIBLIOCR.4PHIE
FrÉMY P. — Note sur J^ivularia dura Roth. Ann. de Protislol., T. III,
p. 69-72, 4 pl., 1931.
Le calcaire incrustant les thalles de Rivularia dura peut disparaître tota¬
lement; l’A. révise la clef analytique du genre Rivularia et la diagnose de
R. dura.
FLAGELLÉS.
Dangeard P. — Sur une Euglène incolore du groupe de YEuglena
acus (Euglena acus var. pallidanov. var.) Le Botaniste, XXII, fasc. I-II,
p. 1-15, pl. 1, 1930.
Deflandre G. — Sur la structure de la membrane chez quelques
Phacus • Ann. de Protistologie, T. III, p. 41-46. 2 pl., 1931.
Etude, sur des préparations à la nigrosine, de l’ornementation de la mem¬
brane de quelques Phacus.
Gavaudan P.— Quelques remarques sur Chlorochromonas polymor-
pha spec. nov. Le Botaniste, XXIII, fasc. III-IV, p. 277-300, pl. XXI-
XXIII, 1931.
Pascher A. — Eine neue braune Fadenalge des Süsswassers (Chryso-
phycee). Arch. f. Protislenl ( ., T. LXXIII, p. 60-73, 9 fig., 1 pl., 1931.
Apistoncma pyrenigerum n. sp. diffère de A. commulalum Pascher par la
présence d’un pyrénoïde.
Pascher A. — - Ueber eigenartige zweischaiige Dauerstadien bei zwei
tetrasporalen Chrysophyceen (Chrysocapsalen). Arch. f. Prolisienl(.,
T. LXXIII, p. 73-103, 18 fig., 1931.
Deux nouvelles Chrysophycées coloniales, Chalkopyxis n. g. tetrasporoides
n. sp. et Chrysotilos n. g. ferrea n. sp. possèdent des kystes à enveloppe double.
Petersen J.-B. — Beitrage zur Kenntnis der Flageliatengeisseln. Bol.
Tissl ( r., T. XL, p. 373-388, 1 pl., 1929.
BIBLIOGRAPHIE
363
PÉRIDINIENS.
Hurst C.-I. et STRONG D.-R. — Studies on the plates of the fresh-
water Ceratium the so-called Ceratium hirundinella ■ Arch. f. Prolislenk,
LXXIII, p. 104-110, 4 fig., 1931.
Dans le Ceralium hirundinella, il y a quatre plaques spéciales. Les
deux plaques apicales ventrales sont quelque peu plus étroites que les deux
dorsales. Vers la base, l’extrémité de la première plaque apicale court jusqu’au
pore flagellaire et pour cette raison la première plaque précingulaire n’atteint pas
le sillon. — Defl.
Metzner P. — Bewegungstudien an Peridineen. Zeilschr. f. Bot.,
XXII, p. 225-265, 12 fig., 1929.
CHLOROPHYCÉES.
Anachin J.-K. — Ueber einige neue Chlamydomonas Arten. Arch.
f. Prolislenk ., T. LXXIII, p. 131-136, 4 fig., 1931.
Chlamydomonas oblonga, C. insignis, C. vulgaris et C. brevicauda sont
de nouvelles espèces provenant des environs de Karkow.
Cholnoky B. von. — Die Dauerorgane von Cladophora glomerata.
Zeilschr. f. Bot., XXII. p. 545-585, 42 fig., 1930.
Dangeard P. — Sur un genre nouveau de Trentepholiacées récolté en
Islande (J^hizothallus nov. gen.). Bull, de Bol. Fr., T. LXXVIII, p. 91-
94, 1931.
Dangeard P. — L 'Ulvella lens de Crouan et YUlvella Setchelli
S P . nov. Bull. Soc. Bot., T. LXXVIII, n os 5-6, p. 312-318, 1 pl., 1931.
L’étude d’échantillons authentiques de YUlvella lens Crouan a montré
à l’A. que les cellules de cette algue contiennent un seul noyau et un chroma-
tophore pariétal qui est, contrairement aux observations de HuBER, pourvu d’un
pyrénoïde.
Il décrit également une espèce nouvelle Ulvella Setchelli qui se distingue
de VU. lens par son épiphytisme sur les algues, et ses cellules marginales peu
366
BIBLIOGRAPHIE
colorées et très allongées; elle a été rencontrée en Bretagne et ce serait cette
espèce que SETCHELL et GarDNER ont signalée en Californie sous le nom
d'Ulyella leris. -— /. F.
Schwartz W. — Studien ueber die Blattformen von Caulerpa pro¬
liféra. Flora, T. CXXIV, p. 479-490, 3 fig., 1930.
Schwartz W. et H. — Algenstudien am Golf von Neapel. Flora,
T. CXXIV, p. 215-239, fig. 9, 1930.
Observations sur les papilles de Caulerpa proliféra et le développement des
poils chez Codium tomentosum.
Strehlow K. — Uber die Sexualitàt einiger Volvocales. Zeitschr. f.
Bol., XXI, p. 625-692, 1928-29.
CONJUGUÉES.
Dangeard P. — Sur l’existence de deux variétés du Spirogyra fluvia-
tilis Hilse et sur le cytoplasme de ces Algues. Le Botaniste, XXII, fasc. I-II,
p. 15-33, pl. II-III, 1930.
EGGERT F. — Die Desmidiaceen des badischen Bodenseegebietes. Ber.
Naturf. Ges. Freiburg i. Br., XXIX, p. 244-308, 1 carte, 5 fig. 1929.
CHARACÊES,
Goebel R. — Die Deutung du Characeen-Antheridien. Flora, CXXIV,
p. 491-498, fig. 3, 1930.
Hasslow O.-J. — Sveriges Characeer. Bol. Not., p. 63-136, 1931.
DIATOMÉES.
Erlandsson S. — Diatomeen aus Afrika. Sv. Bot. Tidsfyr., XXII,
p. 449-461, 1 fig., 1928.
BIBLIOGRAPHIE
367
ErlandssON S. — Marine Diatoms collected by the Swedisch-Kamtchatka
Expédition, 1920-1922. Arl(. for Bot. XXIII, A, n" 8, p. 1-10, 3 fig., 1931.
Une espèce nouvelle : A dînantes capitata.
Fuge (DlNGLEY P.). — Three Diatoms from Yorkshire. Microscope
Record (Watson), n" 23, p. 8-10, 4 fig.. 1931.
Etude de Navicula distinguenda Cleve, N. viridis var. lepiogongÿla Gr.
et N. elliptica var. costala O’Meara. — Défi.
GEITLER L. — Studien über den Formwechsel der pennaten Diatomeen.
Biol. Zenlralbl., L, p. 64-79, 12 fig., 1930.
Koehler A. — - Uber die Feinstruktur von ]\avicula (Pinnulariaï
nobilis Ehr. Zdtschr. f. Bot., XXII, p. 442.434, 1 fig., 1 pl., 1930.
LlEBISCH W. — Experimentelle and kristiche Untersuchungen 'iber
die Pektinmembran der Diatomeen unter besonderer Beriicksichtigung der
Auxosporenbildung und der Kratikularzustànde. Zeitschr. f. Bot. XXII, p. 1 -
63, 1 pl., col., 14 fig., 1929.
MeiSTER Fr. — Diatomées récoltées par R.-Ph. Doilfus pendant la
mission du « Pourquoi-pas ? » en 1929 dans la mer du Groenland. Bull. Muséum
Paris, p. 329, 1930.
SCHREIBER E. — Ueber Reinkulturversuche und experimentelle Auxo¬
sporenbildung bei Melosira nummuloides. Arch. f. Protislenlf., LXXIII.
p. 331-345, 2 fig., 1 Tfl, 1931.
Une souche de Melosira nummuloides a été cultivée sur agar depuis 1925.
Melosira est photophile ; elle se place à ce point de vue entre Carteria (très
photophile) et Biddulphia mobiliensis (peu photophile). déjà cultivés par 1 au¬
teur. Une forte concentration saline du milieu empêche la formation des auxos-
pores, et le diamètre des filaments descend alors jusqu’à 7-8 Mais les cellules
ainsi cultivées au-dessous de leur « diamètre minimum » habituel forment des
auxospores lorsqu’on les transporte dans des solutions à faible concentration.
A noter aussi quelques observations intéressantes sur le développement de
l’auxospore de Biddulphia sinensis. — Defl.
368
BIBLIOGRAPHIE
PHÉOPHYCÉES.
INOH S. — Embryological Studies on Sargassum and Cystophyllinn.
Journ. of Facul. of Sc. Hofylfaido lmp. Univers., Sér. V., vol. 1, n° 4. p. 125-
133, février 1932.
Dans un travail intérieur,: l’A. avait classé les Sargasses, en ce qui concerne
le développement des rhizoïdes, en trois types : irrégulier à 8 cellules, irrégulier
à 1 6 cellules et radial à 8 cellules. Les espèces étudiées dans ce travail, S. nigri-
folium, S. micranlhum et S. losœnse appartiennent *au type à 1 6 cellules. Dans
le genre voisin Cpslophpllum, chez le C. Ha^odalense, la formation des rhizoïdes
est d’un type nouveau à 4 cellules. — R. L.
Sauvageau C. — Sur le rôle des Aglaozonia d’origine parthenogéné-
tique. C. R. Acad. Sc., CXCIII, p. 133, 1931.
La culture d’oosphères parthenogénétiques de Cutleria monoica Oll. a
donné naissance à des Aglaozonia sur lesquels ont apparu des fils colorés qui
furent 1 origine de jeunes Cutleria. Il y a donc eu développement complet avec
le nombre réduit de chromosomes.
Sauvageau C. — Sur trois nouveaux exemples de pléthysmothalle
(Æyriolrichia Haw. et Protasperococcus nov. gen.). C. R. Acad. Sc.,
CXCII, p. 1620, 1931.
A partir des zoospores de Mpriotrichia repens et M. adriaiica, l’A. a
obtenu des plétysmothalles portant à la fois des sporanges uniloculaires et des
sporanges pluriloculaires. Le Mpriotrichia Protasperococcus diffère beaucoup
des deux espèces précédentes par ses sporanges pluriloculaires; il doit constituer
un genre nouveau : le genre Protasperococcus. Celui-ci est remarquable par le
développement lent de son plétysmothalle de première génération et par le déve¬
loppement rapide de son plétysmothalle de seconde génération qui est producteur
de plantules.
FLORIDÉES.
Bliding C. — Grupperingen av. de embryologiskt undersœkta slæktena
mom Rhodymeniales. Botan. Not., p. 63-74, 2 fig., 1929.
Dangeard P. — Sur quelques J^rytbrü!richïa et Tirythrocladia de
Banyuls et du Croisic. Le Botaniste, série XXIV, p. 143-154, pl. XV-XVII
1932.
LA., après avoir décrit en détail la structure de VErylhrocladia sub-
BIBLIOGRAPHIE
369
inegra de Banyuls, donne la description d’une nouvelle espèce E. polÿstroma-
tica observée au Croisic.
Il signale à Banyuls Erÿlhrotrichia discigera Berth., obscura et reflexa.
-W- F-
Petersen H.-E. -— Oversigt over de i det nordvestlige Kattegat fore-
kommende Ceramium-Arter. Bol. Tids^r., T. XL, p. 390-410, 3 fig., 2 pl.,
1929.
Quatorze espèces de Ceramium sont signalées, dont les nouveautés suivantes:
C. robustum, C. vendlicum et C. furcatum.
SjOSTEDT L.-G. — Grouping of embryogically known généra within
Rhodymeniales. Botanisffa Notiser, p. 33-62, 1929.
Skuja H. — Einiges zur .Kenntnis der brasilischen Batrachospermen.
Hedrvigia, Bd LXXI, b. 1/2, p. 78-87, 2 pl., 1931.
Deux espèces nouvelles sont décrites et figurées : Batrachosperum procar-
pum et B. orthostichum.
Svedelius N. — The seasonal alternation of générations oiCeramium
corticatulum. Sv. Bot. Tidsfcr., XXIII. p. 366-387, 1929.
Yamada Y. — Notes on Laurencia, with spécial reference to the japanes
species. Univ. of. California Publ. in Botanÿ, Vol. XVI, p. 185-310, Pl. 1-
30, fig. 20, 1931.
Cette très importante contribution à l’étude du genre Laurencia débute
par une clef analytique du genre où les espèces sont groupées dans les sections
Palisadœ , Fosicrianœ, Cariilaginœ et Pinnatifidœ, suivant l’allongement en tissu
palissadique des cellules superficielles, la forme comprimée ou non de la section
de la fronde et la présence éventuelle d’épaississements dans les parois des
cellules médullaires.
Les espèces, variétés et formes nouvelles suivantes sont décrites et figurées
Section Palisadœ : Laurencia intermedia, L. palisada. Section Fosterianæ :
L. Mariannensis, L. venusta, L. Okamurai, L. nipponica, L. Masonii var.
orientalis, L. Japonica, L. Forsteri f. affinis. L. affinis. Section Cartilaginrs :
L. capituliformis, L. obtusa var. intricata = L. intrhata. L. obtusa var. densa,
L. cartüaginea, L. tropica, L. composita. L. Yendoi. Section Pinnatifidœ : L.
pinnata. L. undulata. — R. L.
370
BIBLIOGRAPHIE
ALGUES FOSSILES.
Brockmann C. — Interglaziale Braekwasserablagerungen in der
deutschen Nordseeküste. Abh. Natunv. Ver. Dremen, XXVII, p. 331-340,
I fig., 1930.
Forti A. — Postelsiopsis o Zoophycos ? una questione di Nomenclature.
Atti delV Accad. Veneto-Trentino-Istriana, vol. XX, p. 53-60, pl. II et III,
1929.
Zalessky M.-D. — O. genezisse barzasskikh sapromixitor. Bull. Acad.
Sc. : U.R.S.S., n° 3, p. 401-402, 1931.
L’A. rappelle qu’il a donné ce nom à des charbons formés par des algues
marines. Les premiers connus étaient formés par Himanthaliopsis Snialhol(i Zal.
Ceux de Barsass contiennent des espèces nouvelles, Orestevia antiqua Zal. et
Pctzia devonica Zal. (non décrits). Ces dépôts appartiennent au devonien su¬
périeur. Il ne faut pas les confondre, comme on l’a fait, avec les sapropélites
qui sont des formations d’eau douce de genèse bien différente. — 5. B.
RÉPARTITION, ÉCOLOGIE.
F. BOERGESEN. — Some indian green and brown Algæ especially from
the shores of the Presidency of Bombay. The Journ. of lhe Indian Bot. Soc.,
vol. IX, n os 2 et 3, 1930, pp. 151-174.
De son séjour à Bombay, pendant l’hiver 1927-28, l’A. a rapporté une
collection d’Algues marines qu’il se propose de décrire dans un travail d’en¬
semble. Il tient à signaler dès maintenant quelques espèces nouvelles ou inté¬
ressantes sous certains rapports.
Dans cette première note, sont décrites :
1 0 9 Chlorophycées (un Dictyosplusiia se rapprochant de D. favulosa,
mais dont le nom spécifique est provisoirement réservé, une nouvelle forme de
Boodlea siamensis, Willeella ordinata nov. gen. nov. sp., de la famille des Ana-
dyoménacées, Acetabularia caliculus, Codium tomentosum et C. elongatum,
Udotea indica; 2 variétés de Halimeda T una, Pscudobryopsis mucronata nov.
sp.).
2" 8 Phéophycées ( Ectocarpus Mitchellœ, Rosenvigea intricata et R.
orientalis, Zonaria variegata, Padina commersonii, P. gymnosptara et B. tctras-
tomatica, Dictyopteris australis).
BIBLIOGRAPHIE
371
Des figures et 4 photographies en 2 planches hors texte illustrent les des¬
criptions.
A propos des Rosenvingea et à la suite d’un examen plus minutieux, l’A.
fait remarquer que son Rosenvingea stellata est en réalité un Colpomenia et
doit prendre le nom Colpomenia stellata. — E. C.
CEDERGREN G.-R. — Algernas utbredningsgruppen. Sv. Bol. Tidsfyr.,
XXII, P . 92-105, 1928.
Les Algues d’eau douce sont divisées au point de vue de leur distribution
géographique en espèces arctiques (arctiques strictes et arctico-alpines), sub¬
arctiques et boréales (pélophiles et oréinophiles).
Du RlETZ G.-E. — Three species of Marine algae new for the Swedisch
part of the Baltic. Botanisl(a Notiser, p. 360-367, 1930.
Ces trois espèces : Desmotrichum balticum, Lealhesia difformis et Scyto-
siphon Lomentarius étaient déjà connues dans la Baltique, mais non sur les côtes,
suédoises où l’A. les a découvertes.
FiSCHER-Pl ETTE E. — Sur la pénétration des diverses espèces marines
sessiles dans les estuaires et sa limitation par l’eau douce. Ann. Inst. Océano¬
graphique , T. X, fasc. VIII, p. 217-241, 1931.
L’étude des faits statiques de répartition des organismes marins sessiles
ne permet pas de connaître avec certitude le rôle de la dessalure dans leur
répartition ; au contraire, les variations de cette répartition d’une saison à l’autre
et d’une année à l’autre, étude dynamique, permet de formuler quelques con¬
clusions.
L’A. a pu effectuer une telle étude dans la Rance et sur le littoral entre
Le Havre et le cap d’Antifer.
En ce qui concerne les algues, et à l’exception des Fucacées, il n’y a que
peu d’exemples d’une forte résistance à la dessalure. — R. L.
Forti A. — Nuove segnalazioni di Alghe passivamente trasportate a
traverso al canale di Suez poi naturalizzate. Nuov. Giorn. Bot. liai., nouv.
sér., vol. XXXIV, p. 1445-1451, pl. XX-XXV, 1928.
L’A. signale l’existence dans la Méditerranée des Hypnea musciformis
var. Esperi (Bôrg.) De Toni, H. nidifica J. Ag. et Hydroclathrus cancellatus
Bôrg. qui proviennent d’importation passive de la Mer Rouge par le canal de
Suez. — JE.
Hayren E. — Meeresalgen aus dem mittleren und œstlichen Nyiand.
Memor. Soc. pro Fauna et Flora Fennica, IV, p. 50-59, 1927.
Une cinquantaine d’espèces sont signalées.
372
BIBLIOGRAPHIE
Hayren E. — Algen aus den Gegend von Bjœrneborg. Mem. Soc.
pro Fauna et Flora Fennica, IV, p. 185-192, 1928.
Lyle L. — Algae of the Suez canal. Journ. of Bot., T. LXVIII.
p. 327, 1930.
Liste des algues récoltées dans le canal de Suez par l’expédition de l’Uni¬
versité de Cambridge, en 1926.
Santarelli E. — Contribuzione alla flora algologica del mare Adriatico.
N. Ciorn. bot. ital., n. ser. XXXVIII, p. 315-335, 1931.
Enumération de 86 espèces d’algues marines récoltées aux environs de
Trani.
SCHIFFNER. V. — Neue und bemerkenswerte Meeresalgen. Hedrvigia,
Bd LXXI, p. 139-205, 1931.
Etude accompagnée de figures d’une centaine d’algues marines, la plupart
méditerranéennes.
Plusieurs espèces nouvelles et deux genres nouveaux sont proposés :
Acrochœlium Borgesenii, Rodriguezella Pelagosæ, Polysiphonia adriatica.
Pseudospora adriatica nov. gen., nov. sp., Callilhamniearum, Ceramium lepto-
cladum. Ectocarpus Cystoseiræ. Dilophus mediterraneus. Enteromorpha
chartacea, Enteromorpha firma. Chatomorpha exigua, Entodictyon Schilleri
nov. gen., nov. sp., Chcetophoracearum, Cladophora tenuissima, ainsi que de
nombreuses formes et variétés nouvelles. — J. F.
Schmidt O.-C. — Verzeichnis der Meeresalgen von New-Guinea und
dem westlichen Océanien. Hedrvigia, T. LXVIII, p. 19-86, 1929.
Catalogue de 486 espèces, établi d’après les données de diverses expé¬
ditions et des collections non étudiées ou non publiées du Muséum de Berlin. —
R. L.
SCHMIDT O.-C. — Die marine Végétation der Azoren. Vorlaeufiger
Bericht. Hedrvigia, T. LXVIII, p. 327-346, 1929.
Schmidt O.-C. — Beitraege zur kenntnis der Meeresalgen der Azoren I,
II. Hedrvigia, T. LXIX, p. 95-113, 165-172, fig. 15, 1929.
Les nouveautés suivantes sont décrites : Ulva lacluca f. pulvinata, Clado¬
phora Theotonii, C. Weitzenbauri. C. michalense. Codium Élisabethæ. Polÿ-
siphonia azorica, P. Hochstetteriana.
BIBLIOGRAPHIE
373
Schodduyn R. — Plantes intéressantes pour Ambleteuse. Le Monde
des Plantes, 3 * sér., T. XXXI, n° 72, p. 44-45, 1930.
Présence de Boslrychia scorpioides Mont, sur les bords de la Slack.
Tokida J. — The Marine Algae from Robben Island (Kaihyo-To)
Saghalien. Bull, of School of Fishery Holfl(aido lmp. University, Vol. II,
p. 1-34, pl. I-XI, 1932.
Liste critique des algues récoltées par M. R. Kubo et par l’A. à l’île
Robben, une île à phoques à fourrure de la mer d’Ochotsk. Les espèces et
formes nouvelles suivantes sont décrites : Spongomorpha ochotensis, S. ochotensis
f. tenuis, Membranoptera robbeniensis, Pscudophycodrys Rainosukei. Au total
34 espèces sont étudiées, dont nombre figurées photographiquement ou par dessin.
— R. L.
Vatova A. — Compendio délia Flora e Fauna del mare Adriatico presso
Rovigno. R. Comitato Talassografico Italiano, Memoria CXLIII, Venezia,
1928.
Après avoir donné de nombreux renseignements sur l’océanographie phy¬
sique et la climatologie de la région, l’A. étudie successivement la flore et la
faune marine des différentes régions bionomiques des environs de Revigno qu’il
divise en :
I. Côte Rocheuse (Zone supralittorale, littorale émergée, littorale sub¬
mergée) .
II. Fonds détritiques (fonds rocheux détritiques à Area, fonds détri¬
tiques à Bryozoaires).
III. Fonds vaseux.
IV. Fonds sableux.
V. Fonds rocheux-sableux (rochers calcaires recouverts de sable).
VI. Port de Rovigno (caractérisé par l’abondance de matières organiques).
Cette étude est suivie de la liste de tous les animaux et végétaux signalés
aux environs de Rovigno. Cette liste, très consciencieuse, contient de nombreuses
indications bibliographiques et comprend, outre les algues planctoniques et ben-
thiques, les Champignons, Bactéries et Phanérogames marins. L’ouvrage se
termine par de nombreuses cartes en couleur indiquant la répartition aux environs
de Rovigno, de nombreux animaux et d’un certain nombre d’algues marines.
-J. F.
Yamada Y. — Notes on Some Japanese Algae III. Journ. of Facul. of
Sc. Holffcaido lmp. Universit)), Sér. V, Vol. 1, n° 3, p. 109-123, Pl. XXI-
XXV, févr. 1932.
Source . MNHNParis
374
BIBLIOGRAPHIE
Parmi les espèces étudiées par l’A., sont décrites et figurées Vaucheria
constricta, Acrothrix pacifica, Rhodocorton affine et Pleonosporium pusillum.
Des combinaisons nouvelles ont été établies : Gloiopeltis complanata, Chrÿsy-
menia Wrighiii, Lomentaria lubrica et Laingia pacifica. — R. L.
PARASITES , SYMBIOSE.
Arwidsson Th.— Ueber das Vorkommen von Mollusken in den Luft-
blasen von Jlscophyllum nodosum. Arfy. for Bot., XXII. n° 1, p. 1-6.
1 fig., 1929.
Les aérocystes de cette algue, ainsi que ceux du Fucus vesiculosus, peuvent
renfermer des moules qui y ont pénétré à l’état de larves.
Huber-Pestalozzi G. — Infection einer Mougeotia-Population durch
Æicrornyces Zigogonii Dangeard an einem alpinen Standort. Hedrvigia,
Bd. LXXI, h. 1-2, p. 88-92, 1 pl., 1931.
Starmach K. — Die Bakteriengallen auf manchen Süsswasserarten der
Gattung Chantransia Fr. Acta Socieiatis Botanicorum Polonia,v ol. VII, n" 4.
p. 435-460 [en polonais avec un résumé en allemand], 3 fig., 1 pl., 1930-31.
L’A. décrit et figure des déformations de cellules chez divers Chantransia
d’eau douce : C. pygmaa, C. chalybdaa, C. violacea, C. Hermanni. Elles
sont provoquées par la présence de Bactéries qui se développent en surface. Ces
Bactéries ont la forme de courts bâtonnets aux extrémités arrondies, long. 0,8 //,
larg. 0,4-0,5 /x ; elles se teignent faiblement par la fuchsine phéniquée, ne
prennent pas le Gram; elles ne donnent aucune spore; elles forment des colonies
entourées d’une gelée tendre. Elles pénètrent légèrement les couches superficielles
de la membrane. Sous leur influence, le chromatophore de la cellule se frag¬
mente, s’amincit, se décolore et finalement disparaît; le protoplasme devient gra¬
nuleux et se concentre en une masse qui se réduit peu à peu; la membrane se
déforme, peut éclater et des Bactéries étrangères peuvent pénétrer à l’intérieur
de la cellule morte. — E. C.
BIBLIOGRAPHIE
375
PLANCTON.
Cupp Easter-E. — Quantitative studies of miscellaneous sériés of surface
catcbes of marine Diatoms and Dinoflagellates taken between Seattle and the
Canal zone from 1924 to 1928. Trans. Amer. Micr. Soc., XLIX, p. 238-245.
391 pêches ont été étudiées. Certaines régions sont constamment plus pro¬
ductives que d’autres. En général, les Dinoflagellates sont rares : la moitié des
récoltes n’en contenait pas. On a trouvé jusqu’à 12 millions de cellules de dia¬
tomées par litre d’eau, ce qui est le nombre le plus élevé signalé jusqu’ici. A noter
aussi deux récoltes très riches, l’une en Asleromphalus heptactis, l’autre en
Sl(elelonema costaium. — C. D.
Nygaard G. — Studies on the Plankton in the Lake of Frederiksborg
Castle II. Botanical investigations. Mem. Acad. Sc. Lettres. Danem. sec. Sc.,
9'' sér., I, p. 266-316, I fig., 1 I diagr., 3 pl.
BIOLOGIE GÉNÉRALE.
Gistl R. — Wasserstoffionen Konzentration und Desmidiaceen im
Kirchseegebiet. Archiv. für Microbiologie , II, p. 23-39, 1930.
Jones J. — An investigation into the bacterial associations of some
Cyanophyceæ, with especial reference to their nitrogen supply. Arm. of Botan'p,
T. XLIV, p. 721-740, 1930.
Etude de la fixation de l’azote atmosphérique par plusieurs espèces de
bactéries vivant dans le mucus des Cyanophycées. Certaines de ces bactéries
isolées ont été identifiées à des espèces déjà bien connues comme organismes fixa¬
teurs d’azote.
Pringsheim E.-C.— Die kultur von Æicrcrsterias und Volvox. Arch.
fr. Prolistenk .. LXXII, p. 1-48, 7 fig., 2 pl., 1930.
Schiller J. — Kulturversuche über den Temperatureinfluss auf die
Produktivitàt des Wassers. Zeitschr. f. BolaniC ., Bd. 23, p. 132-149, 1930.
376
BIBLIOGRAPHIE
PH YSIOLOC/E, CHIMIE.
Camlong S. et Genevois L. — Sur la constitution minérale des Chlo-
rophycées marines II. Bull. St. Biol. Arcachon, T. 27, fasc. 2, p. 209-221,
1930 (1931).
Collander R. — Permeabilitàtsstudien an Chai a ceratophylla I Die
normale Zusammensetzung des Zelisaftes. Acta Bol. fenn., VI. p. 1-20, I fig.,
1930.
DANGEARD P. — Recherches sur les Iodures, I’iodovolatilisation et les
oxydases chez les Algues marines. Le Botaniste, fasc. I-II, p. 31-70, 2 fig.,
1 tabl., 1930.
Dangeard P. — Sur l’obtention, aux dépens des Laminaires d’un com¬
plexe iodé labile. C. R. Acad, des Sc., CLXXXXI, p. 337, 1930.
Dangeard P. — Nouvelles recherches sur les échanges d’iode des
Algues marines. Le Botaniste, XXIII, fasc. III-IV, p. 196-276, 1931.
Dangeard P.-A. — Observations sur la culture du Gonium sociale
dans différents milieux nutritifs liquides ou solides. Le Botaniste, fasc. I-IT,
p. 80-103, pl. IV-V, 1930.
FREUNDLER P. et PlLAUD M. — Sur la présence du Strontium dans
les Algues marines et sur le phénomène de concentration spécifique (Note
préliminaire). Assoc. Franç. p. l’Avancement des Sc., 52 e Sess., p. 162-164,
1928.
Genaud P. et Genevois L. — Sur la constitution minérale de quelques
Chlorophycées marines. Bull. St. Biol. Arcachon, T. 27, fasc. 1, p. 19-28.
1930.
HoFLER K. — Das Plasmolyse-Verhalten der Rotalgen. Zeilsch. Jür
Botanik, Bd 23, p. 570-588, Abb. 8, 1930.
HoFLER K. — Hypotonietod und osmotische Resistenz einiger Rotalgen.
Osterreichischen Bot. Zeitsch., Jahr. 80, p. 51-71, 1931.
BIBLIOGRAPHIE
377
Klugh B.-A. — Studies on the photosynthesis of marine algae n° 1.
Photosynthetic rates of Tznteromorpha Finza, Porphyra umbilicalis and
De les séria sin uosa , in Red, Green and Biue Light. Cont. io Canadian Biology
and Fisheries, vol. II, n° 1, p. 41-63, 1930.
Stanbury F.-A. — The effect of Light of different intensities, reduced
selectively and non-selectively, upon the rate of grow oî’NitschiaClosterium
Joum. of Marine Biol. Assoc., n. s., vol. XVII, n° 3, p. 633-653, 7 fig.,
1931.
L’A. a cherché à déterminer l’action de la lumière de langueurs d’onde
isolées par des filtres dont toutes les caractéristiques physiques sont données,
et de lumière du jour d’intensité réduite non sélectivement sur la croissance de
Nitschia Closterium cultivée, à différents moments de l’année, en eau de mer de
Miquel.
Il résulte des observations : 1 0 que le total de l’énergie transmise est plus
important que la longueur d’onde qui transmet cette énergie. Si le total de la
radiation est faible, la croissance tend à être proportionnelle à cette énergie, mais
si l’énergie est par trop forte, l’effet en est nuisible aux cultures; 2° A tous
moments, les cultures tendent à présenter une adaptation chromatique quand elles
croissent sous des filtres sélecteurs, prenant une teinte complémentaire de ces filtres,
brune sous les filtres vert et bleu, vert sous les filtres rouge et jaune; 3° Dans
les cultures, on observe des diminutions périodiques du nombre des diatomées,
probablement dues à la dissolution des frustules dans le milieu de culture alcalin.
— R. L.
Swedberg and Tominosuke Katsurai. — The Molecular Weights
'of Phycocyan and of Phycoerythrin from Porphyra tenera and of Phycocyan
from Aphanizotnenon Tlos-Aquae. Joum. of the American Chemical Soc.,
51, p. 3573-3583, 1929.
Uspenskaja W.-J. — liber die Physiologie der Ernàhrung und die
Formen von Draparnaldia glomerata Agardh. Zeiischr. f. Bol., XXII,
p. 337-393, 12 fig., 1930.
Yonge C.-M. and Nicholls A.-G. — Studies on the Physiology of
Corals. IV. The structure, Distribution and Physiology of the Zooxanthellæ.
■Gréai Barrier Reef Expedil. 1928-29, Vol. 1, n° 6, p. 135-176, pl. I-II,
.1931.
Yonge C.-M. and Nicholls A.-G. — Studies on Physiology of
378
BIBLIOGRAPHIE
Corals. V. The effect of Starvation in Light and in Darkness on the relation-
ships between Corals and Zooxanthellæ. Créât Barrier Reef Expedit. 1928-29 „
Vol. 1, n° 7, p. 177-212, pl. MI, 1931.
CYTOLOGIE.
Cazalas M. — Sur l’évolution du vacuome des Chara dans ses
relations avec les mouvements du cytoplasme. Le Botaniste, XXII, fasc. I-II,
p. 75-79, 1930.
Dangeard P. — Observations vitales sur le protoplasme des Algues.
C. R. Acad, des Sc., CXC, p. 1 776, 30 juin 1930.
DANGEARD P. — Le mouvement protoplasmique et les cytosomes chez
les Diatomées. Ann. de Protislol., T. III, p. 49-55, 1 pl., 1931.
Gavaudan P. — Sur quelques observations vitales concernant l’évo¬
lution du vacuome pendant la spermatogenèse des Characées. C. R. Acad, des
Sc., CLXXXXI, p. 1070, 1930.
Hall R.-P. — Cytoplasmic inclusions of 7W enoidium and Euglena,
with spécial reference to the vacuome and Golgi apparatus of euglenoid flagel¬
lâtes. Ann. de Protistol., T. III, p. 57-68, 1 pl., 1931.
Joyet-Lavergne Ph. — Sur quelques caractères de sexualisation cyto¬
plasmique chez les Algues et les Champignons. C. R. Ac. Sc., T. 195, n° K
juillet 1932.
L’A., de l’étude par coloration au leucodérivés, de filaments de Zÿgogonium
en période de conjugaison, conclut que la sexualité cytoplasmique existe chez
les Algues isogames et se manifeste par l’apparition de différences sexuelles
physicochimiques en accord avec sa première loi de sexualisation : « La valeur
du pouvoir d’oxydation intracellulaire est un caractère de sexualisation du cyto¬
plasme; dans une espèce, les cellules polarisées dans le sens femelle ont un
pouvoir d’oxydation inférieur à celui des cellules polarisées dans le sens mâle. »
Ces qualités physicochimiques sont des caractères primitifs de la sexualité anté¬
rieure à la différenciation morphologique des gamètes.
BIBLIOGRAPHIE
379
Richard J. — Sur le contenu cellulaire des Fucus, Pev. Générale de
Bot., T. XLI, p. 209, 1929.
VARIA.
BoRGESEN F.-A. — Révision of Forsskàls Algae mentioned in Flora
Ægyptiaco-arabica and found in his Herbarium in the Botanical Muséum
of the University of Copenhagen. Dansl( Botanislç Arl(iv., Bd 8, nr. 2, pl. 1,
1932.
La révision de l’herbier de FORSSKÀL conduit VA. à proposer les comb.
nov. suivantes :
Diclyosph&ria cavernosa (Forssk.) Borgs = D. favulosa (Ag.) Decsne.
Echinaucaulon acerosum (Forssk.) Borgs = E. rigidum Kiitz.
Actinotrichia fragilis (Forssk.) Borgs = A. rigida (Lamx) Decsne.
Gracilaria debilis (Forssk.) Borgs = G. IVrightii (Tum.) J. Ag.
Gracilaria folüfer (Forssk.) Borgs = G. lacinulata (Vahl.) Howe.
Sargassum denticulatum (Forssk.) Borgs = S. denlifolium (Tum.) Ag.
Eauiencia uvifera (Forssk.) Borgs = Fucus uvifer Forssk.
De Toni J. — Bibliographia algologica universalis seu Repertorium
totius litteraturæ phycologicæ hucusque editæ. Fasc. I. — Ab-Az, fac. II
Ba-Bonnem., p. I-IX, 1-308, Sumptibus Auctons, Fon Livn, 1931-1932.
Cette remarquable bibliographie comprend, classée par nom d’auteur, la
totalité des travaux algologiques publiés à ce jour. Pour chaque auteur, sont
éventuellement indiquées les dates de naissance et de mort, les indications des
notices biographiques qui leur furent consacrées. Pour chaque publication, outre
les références bibliographiques, sont indiquées les analyses dont elle a été 1 objet
dans les différents périodiques. Cet important ouvrage rendra, dans son genre,
d’aussi signalés services qu’en rend le Sÿlloge Algarum de J.-B. DE Toni.
Dumon Tondo F. — Utilisation des algues marines sur les côtes de
l’Océan Pacifique. Bull. St. Biol. Arcachon, T. 27, fasc. 2, p. 175-208,
(1931).
Deflandre G. — Répertoire des protistes nouveaux. Ann. de Protislol.,
T. III, p. 137-174, 1931.
Contient notamment une liste de Myxophycées nouvelles dues à l’abbé
Frémy.
380
BIBLIOGRAPHIE
Forti A. — In morte del Cav. Uff. Angelo Mazza Botanico. Alti délia
Soc. Ital. di Scienze Nalurali, Vol. LXVIII, p. 240-244, 1929.
Magrini J. — Bibliographia Oceanographica. Vol. I, 1928; Vol. II.
1929; Vol. III, 1930. Sumptibus Collegii Talassographici italici. Stra (Ve-
nezia), Italie.
Importante publication bibliographique consacrée à toutes les branches de
l’Océanographie.
SETCHELL W.-A. — Some early Algal confusions. Univ. Calif. PubL
Bot., vol. 16, n° 10, p. 351-366, pl. 31, 1931.
L’A. propose les deux comb. nov. suivantes :
Codium dichotomum (Huds.) Setch. = Codium lomenlosum (Huds.)
Stackh.
Himanthalia elongala (L.) Setch. = H. lorea Lyngb.
Il considère de plus que le Fucus comeus Huds. ( Celidium corneum
(Huds.) Lamour.) doit être rapporté au G. sesquipedale Thuret, ce serait donc
cette dernière espèce qui devrait porter le nom de G. corneum (Huds.) Lamour.
sensu stricto.
Le Secrétaire-Gérant : P. WOLF.
Imp. WOLF. — 13-15. rue de la Pie. Rouen.
TABLES DU TOME VI
ARTICLES ORIGINAUX.
Th. Arwidsson. — The Higher Marine Algae hitherto known from
Kamtchatka.
M. et M me MARCEL Avel. — Sur l’existence dans le Massif Central
de la Chrysomonadine Hydrurus fœtidus Kirchner.
E. BACHRACH et N. LuciARDI. — Influence de la concentration en ions
hydrogène (pH) sur la multiplication de quelques Diatomées
marines... ■
KALIPADA BlSWAS. — Census of Indian Algae. Scope of Algological
Studies in India ..
M. CHADEFAUD. — Observation de Thamniochcete Hubert Gay en
Vendée ..
C.-I. DlCKINSON. — A new adhèrent Codium from South Africa. . . .
J. GriNTZESCO et S. PetERFI. — Contribution à l’étude des algues
vertes de Roumanie. — I. Sur quelques espèces appartenant au
genre Stichococcus de Roumanie..
Violet, M. Grubb. — A Collection of Marine Algae from Misaiki,
Japan ....
G. HAMEL. — Chlorophycées des côtes françaises (fin).
O.-P. IyeNGAR. — Studies on Indian Zygnemales.
L. KOLDERUP ROSENVINGE. — Note sur Monostroma obscurum
(Kütz.) J. Agardh. .
M. LEFÈVRE. — Recherches sur la biologie et la systématique de
quelques algues obtenues en cultures.
F. MiRANDA. — Remarques sur quelques algues marines des côtes de
la Manche .
A. -A. Nayal. — An Enumération of Egyptian Chlorophyceæ and
Cyanophyceæ .
B. -T. PALM. — On parasitic and epiphyllous Algae. I. A Chloroch Jj-
Irium on Polygonum .
Florence Rich. — Notes on Arihrospira plaiensis .
H. SKUJA. — Le genre Pleurodiscus doit-il être maintenu ?.
Y. Yamada. — Notes on some marine Algae from Yokoska (Japan)
determined by D r Hariot.
147
347
251
197
221
131
159
301
9
263
297
313
275
177
337
75
137
NOTES.
J. FELDMANN. — Sur deux Volvocacées nouvelles pour la flore fran¬
çaise .
88
382
TABLE DES MATIÈRES
J. FELDMANN. — Sur la répartition dans la Méditerranée occidentale
du Melanopsamma Tregoubovii Ollivier var. Cystoseirœ Oll.
Pyrénomycète parasite du Cystoseira abrotanifolia C. Ag. 225
J. FELDMANN. — Sur la biologie des Trichodesmium Ehrenberg. ... 357
J. FELDMANN. — Qu’est-ce que le Sporochnus dichotomus Zanardini ? 358
Abbé P. FrÉMY. •— Spores et hétérocÿstes dans le genre Cÿlindros-
permum . 85
Abbé P. FrÉMY. — A propos de Scÿtonema M alaviÿœnsis Y. Barad-
waja. 86
R. Lami. — Le Brachiomonas Westiana Pascher dans la baie de
Saint-Malo . 89
R. Lami. — Griffilhsia Coralina Ag. en médecine populaire bretonne. 92
R. Lami. —- Micro-atolls et micro-récifs frangeants de Lithopkpllum
incrustons . 227
R. Lami. — Récolte de Dilophus Fasciola (Roth.) Howe dans la
région de Saint-Malo. 353
R. Lami — Quelques algues du Grand Lac Amer (Basse-Egypte)
récoltées par M. le Professeur Gruvel, en avril 1932. 355
R. Lami. — Sur la salinité de l’eau contenue dans les Codium Bursa. 356
M me P. LEMOINE. — Sur l’existence dans la Manche d’une Mélobésiée
méditerranéenne (Lilhophÿllum (?) Notarisii Duf.). 81
B.-T. Palm. — Rhodoch\firium en Amérique Centrale. 351
NÉCROLOGIE.
G. Sauvageau. — M lle M. Doublet (1866-1932). 361
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE.
Cyanophycées .
Flagellés.
Péridiniens .
Chlorophycées.
Conjuguées .
Characées .
Diatomées.
Phéophycées .
Rhodophycées.
Algues fossiles .
Répartition, Ecologie.
Parasitisme, Symbiose .
Plancton . . ...
Biologie générale .
93, 363
94, 364
95, 365
95, 221
99, 232
100
101, 366
103, 233, 368
104, 233, 368
108, 236, 370
109, 237, 370
114, 242, 374
115, 243, 375
117, 243, 375
TABLE DES MATIÈRES
383
Physiologie, Chimie
Cytologie.
Technique .
Varia .
Exsiccata .
119. 244, 376
125, 246, 378
127, 250
128, 250, 379
249
TABLE DES NOMS D'AUTEURS DES TRAVAUX
ANALYSÉS OU SIGNALÉS DANS LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Allen W.-E.115, 116, 127
Allison F.-E. et Morris H.-J.. .119
Anachin J.-K.365
Andrews F.-M.109
Anonyme.127
Arwidsson Th.374
Beger H.109
Behning A. 243 !
Bell H.-P.128
Bellon Uriarte L.128
Birge E.-A. and Juday C.117
Blinding C.368
Blinks L.-R.119
Bôrgesen F.-A. 370, 379
Borge.237
Brockmann C.370
Brooks M.-M.• 119
Brown Helen-J. 99
Budde H.109,237
Bugnon P.104, 109
Buley, H.-M.116
Calvert R.101
Camlong S. et Genevois L.376
Cantacuzène A.114
Cazalas M.126,378
Cedergren G.-R.371
Chadefaud M.246
Chemin E.104, 127,233,237
Cholnoky B. von.101,365
Collander R.376
Comère J.109
Conard A.126
Cooper W.-C. and Ostherhout
W.-J.-W.120
Coyle E.-E.128
Cupp Easter-E.375
Davis W.-H.127
Dangeard Louis.108
Dangeard Pierre 104, 114, 120, 364
365, 366, 368, 376, 378
Dangeard P.-A.376
Decrock E. et Raphélis A.110
Defer F.247
DeflandreG.129,364,379
Dekker E.233
Derville R. P. Henry .236
Deschiens M.129
De Toni J.379
Dick J. 99
Dingley P.-Fuge .101
Donat A.232
Dostal R. 95
Drouet F.110
Dumon Tondo F.379
Du Rietz G.-E.371
Eddy S.95, 101, 116
Eggert F.366
Ehrke G.120
Ercegovic A. 93
Erlandsson S. 366, 367
Ermakov N.-V.243
Fischer-Piette E. ... 1 10, 1 1 7, 371
Fontaine M.120
Forti A. 110,243,250,363,370
371, 380
Fox D.116
Frémy P. 93, 110, 363, 364
Freundler P.121
Freundler P. et Pilaud M.376
384
TABLE DES MATIÈRES
Fuge Dingley-P.367
Gauthier-Lièvre (M" ,e L.).238
Gavaudan P. 364, 378
Geitler L.1 18, 126, 367
Genaud P. et Genevois L.376
Genevois L.121
Gessner F.231
Gistl R.375
Goebel R.366
Gran H.-H. et Thompson T.-G. 1 1 7
Greaves J.-D.118
Grégory B.-P.105
Griessbach, Kollemann T. et
Farbenindustrie I.-G.121
Groves J.100
Guerrero Gonzales P.111
Hall R.-P. 94, 126, 378
Hall R.-P. et Jahn T.-L. 94
Hall R.-P. et Powell W.-N.. . 94
Hamel A. et G. 95
Hamel G. et Hamel-Joukov A. 249
Hamel G. et Lami R.111
Hanna G.-E).109
Hartge L.-A.103
Hasslow O.-J.366
Hayren F. 371,372
Herpin R.118
Hoffman W.-E. et Tilden J.-E. 95
Hofler K.376
Hopkins E.-F.121
Hoppaug K.-W. 96
How M.-A. and Taylor W.-R. 237
Huber-Pestalozzi H. 238, 374
Hurst C.-I. et Strong D.-R.365
Inoh S.368
Inteer B.-B. Mc.111
Irwin M.121
Jacques A.-G. and Ostherout
W.-J.-C.121
Jones J.375
Joubin L.129
Joyet-Lavergne Ph.378
Karling J.4S.115
Kater J.-Mc.-A. 96
Killian C.105 |
Klugh B.-A.377
Koehler A.
.... 367
Krieger W.
.... 101
Kuschakewitsch S.
.... 231
Kylin H. 96, 121,
122,234,
244, 245.
Lambert F.-D.
.... 97
Lami R.
123,238
Lemberg R.
.... 123
Lemoine (M nre ) P.
.... 235
Lesné E. et Clément R. .
.... 129
Liebisch W.
.... 367
Link G.-K..-K.
.... 118
Linsbauer K.
.... 126
Lubimenko V. et 1 ichovkaja Z. 123
Lucas M.-S.
.... 127
Lundberge Folke.
.... 243
Lwofl A. et M.
.... 123
Lwoff et Dusi H.
.... 123
Lyle L.
111,372
Magrini J.
.... 380
Mainx F.
. 97, 123
Mangenot C.
.... 123
Mann A.
.... 101
Mannen Shibata .
.... 124
Masato Tahara.
.... 103
Matheson R.
.... 129
Meier F.-E.
.... 124
Meister Fr.
.... 367
Metzner P.
.... 365
Meyer K.-I. . . 101,231,238,239
Miller V.
.... 97
Moevus Fr.
. ... 231
Montemartini L.
. ... 124
Newton L.
.... 239
Nienburg W.
233, 241
Nygard G.
.... 375
Ohashi H.
. ... 126
Okamura K.
111,241
Osterhout W.-J.-V.
. ... 124
Palmer C.-M.
.... 112
Pascher A.
.... 364
Pentegoff B.-P.
. . . . 129
Petersen H.-E. ..
.... 369
Petersen J.-B.
.... 364
TABLE DES MATIÈRES
385
Pia Julius . 236 |
Politis J.112
Potthoff H .100
Pringsheim E.-G.375
Raineri R.118
Rayss T. 97
Rees K.112
Ricard P.124
Richard J.379
Roesch Ch.101
Rosenvinge L.-K.. . . 105, 106, 234
Sakuichi Okabe.247
Santarelli E.372
Sauvageau C.368
Schiffner V.372
Schiller J.375
Schmidt O.-C.372
Schmidt P.101
Schnussig B.106
Schodduyn R.373
Schreiber E.367
Schuette H.-A.100
Schwartz W.366
Schwartz W. et A.366
Setchell W.-A.. . 97, 106, 130, 380
Shumpei Inoh.103
Sinova E.-S.98, 103
Sjostedt L.-G.369
Skrine P.-M.103
Skuja H. 235,241,369
Skvortzow B.-W. 94, 100, 101, 102
Solheim W.-G. et Penfound W.-
T.112
Spessard E.-A. 98
Stanbury F.-A.377
Stark.112
Starmarch K.107,374
Steer E.-J.250
Strehlow K.366
Strom K.-M.250
Svedelius N.103, 244, 369
Swatman C.-C.250
Swedberg and 1 ominosuke Katsurai
377.
Tandy G.235
Taylor W.-R... 112,113,241,242
Taylor W.-R. and Arndt C.-H. 241
Tchernov W.-K.125
Tiffany L.-H. 98, 232
Tokida J.373
Tripolitova T.-K..113
Uspenskaja W.-J.377
Vatova A.373
Volkonsky M. 247, 248
Voronikhin N.-N.242
Wailes G.-H.113, 1 16, 118
Wailes G.-H. and Tiffany L.-H. 1 1 3
Watson J.-B. and Tilden J.-E.. 99
Wesley O.-C. 99
Westbrook M.-A.. . 107, 108,127,
128.
Western Wm.-H.-Jr.128
White D.109
White V.-B.125
Wieland G.-R. 94
Wildeman E. de.242
Wilson O.-T.102
Wolf F.-A.115
Wolf J.-J.102
Woloszynska J. 95
Wurmser R.125
Yamada Y. . . 113,114,369,373
Yonge C.-M. and Nicholls A.-G. 377
Zalessky M.-D.370