REVUE
ALGOLOGIQUE
Directeurs :
P. ALLORGE et Rob. LAMI
TOME Vil
1935-1936
REVUE ALGOLOGIQUE
Vol. VII, PI. 1.
VEGETATION ALGALE DE FRANCE. — PI. S
Chorda Filum (L.) Lamour. fixés sur roches ensablées. Rochebonne, Août. 1932.
Cylindrocarpus Berlceleyi (Grév.) Crouan fixés sur Ralfsia verrucosa (Aresc-h.)
J. Ag. qui forment les taches foncées parmi les Mélobésiées et les Balanes.
Pan de roche exposée, Ile Agot, I. et V., août 1932.
PHOTOS ROB. LAMI.
Tome VII - Fasc. 1-2
Septembre 1934
REVUE
ALGOLOGIQUE
Directeurs :
P. ALLORGE et Rob. LAMI
IJcfscum J
SOMMAIRE
E. Bigeard. — Les Pcdiastrum d’Europe. Etude biologique et systéma¬
tique . 1
H. Kufferath. — Récoltes Algologiques à Onoz-Gembloux, ltouge-Cloi-
tre, Lierre. Hérentluils et en Campine. I. — Diatomucëue . 95
Karel M. Malicovsky.— Régénération in Xituphylluin punctatuin (8tack.)
Harv. 123
W. A. Setciiell et N. L. Gardner. — De Oirgartinis . 131
M. Lefèvre. — Recherches sur la biologie et la systématique de quel¬
ques Eugléniens . 13!)
Y. 15 Aii au w aj a. — The Taxomouy of Hcytomma and Tulypothrix . 14!)
NOTES
E. Manouix. — Sur la présence de Nccnvdcsmus nikrospiiia Chod. dans
le département de la Sartlie . 17!)
Rob. Lamj. — Nébulosité et brunies régionales comme facteurs possibles
de la répartition géographique des Algues marines . 1S1
Rob. Lami. — Stations nouvelles de quelques Algues rares dans la Man¬
che occidentale . 183
lt. A. Konguisskk. — Hydrurus fctidus Kirehner au Kamtchatka - 184
M. Lefèvre. — De l’influence des variations brusques de température
sur la multiplication de certains Flagellés. 184
E. Baohrach et M. Lefèvre. — Modification du test des Euglènes et de
la carapace des Diatomées . 186
M. Fontaine. — Remarques sur la fluorescence des Ghlorophycées ma¬
rines . 1S!)
BIBLIOGRAPHIE
Cyauophycées, p. l!)3 ; Flagellés, p. 195; Péridiuiens, p. 196; ( ’blorophycées,
p. 196; Conjuguées, p. 197 : Characées, p. 19S; Diatomées, p. 199 •, Phéophycées,
p. 2u0; Ilbodophycées. p. 203; Algues fossiles, p. 207; Répartition, Ecologie,
p. 20S ; Parasites, Symbiose, p. 21 s : Plancton, p. 219; Biologie générale,
p. 220; Physiologie, SS Chimie, p. 223: Cytologie, p. 230; Technique, p. 235;
Varia, p. 236.
LES PEDIASTRUM D’EUROPE.
Etude biologique et systématique
par Edmond Bigeard
Le présent travail consiste essentiellement en un ensemble d’étu¬
des biologiques sur chacune des espèces du genre Pediastrum Meyen,
que l’on trouve dans les masses d’eau de la Touraine et de l’Anjou.
Tous les algologues connaissent le polymorphisme de ces algues
cénobiales, et mon maître, Monsieur l’Abbé Bioret, professeur de
Botanique à la Faculté des Sciences de l'Université Catholique
d’Angers, qui m'a indiqué ces recherches et confié ce travail, s’était
lui-même intéressé aux nombreuses formes qu’elles présentent dans
nos rivières et nos étangs.
Sur les 8 espèces du genre que j’ai pu reconnaître, 7 vivent dans
notre région. Ce sont :
P. simplex Meyen, P. Kawraislcyi Schmidle, P. duplex Meyen,
P. biradiatum Meyen, P. Boryanum (Turpin) Meneghini, P. angu-
losum (Ehrenberg) Meneghini, P. Tétras (Ehrenberg) Ralfs.
La huitième espèce, P. Braunii Wartmann (= P. tricornutum
Borge), est une espèce arcto-alpine : je n’ai pas eu l’occasion de
l’observer vivante.
Mais on sait que le genre Pediastrum Meyen a été pulvérisé
par les auteurs anciens et modernes en un nombre considérable
d’espèces, de variétés et de formes. Brunnthaler (50, p. 89) décrit
2
B. BIGEARD
20 espèces et près de GO variétés, sans compter de nombreuses
formes.
Les systématiciens fondent leurs coupures sur des modifications
concernant :
1 ° la forme de la cellule marginale: absence ou présence de
pointes; longueur des pointes; grosseur, forme et direction des
pointes et des bras; absence ou présence d'une échancrure entre les
pointes, profondeur de l'échancrure;
2 ° la forme du disque: disque plein ou clathré, grandeur des
lacunes ;
3 ° l’épaisseur et les ornements de la membrane.
Le but principal de mes recherches a été de savoir si ces modi¬
fications étaient dues à l’action du milieu, de l’âge, etc., c’est-à-dire
de facteurs accidentels, ou bien si elles étaient dues à l’action des
facteurs internes, qui constituent ce qu’on appelle l’hérédité. Dans
le premier cas, ces modifications devaient varier avec le milieu, l’âge
et l’organisation des colonies; dans le second cas, elles devaient
paraître fixées et invariables, c’est-à-dire indépendantes des facteurs
externes.
Au début de mes recherches, j’étais plutôt porté à considérer
comme des espèces, ou des variétés, les formes que je voyais pour
la première fois; mais l’observation m’a vite orienté vers la solu¬
tion opposée et cette solution s’est trouvée confirmée dans la suite
de mes recherches; ainsi, j’ai examiné à l’état frais, aussitôt après
la récolte, plus de 140 échantillons planctoniques provenant de
l’étang du Jardin botanique de Tours: j’ai toujours trouvé P. Borya-
num, forme type, avec pointes moyennes, et P. duplex, forme type,
avec lacunes moyennes; j’ai suivi le développement de ces récoltes
en cultures: j’ai toujours vu les formes types des deux espèces dis¬
paraître peu à peu et les cultures envahies par certaines des formes
considérées par les auteurs comme des espèces ou des variétés: ce
ne sont que des variations individuelles, dues principalement à l’ac¬
tion de l’âge et du mode de vie, pélagique ou benthique.
Si donc le lecteur constate, dans ce mémoire, une tendance à
réduire au rang de forme stationnelle, ou de stade de développement,
un bon nombre d’espèces et tant de variétés qui pullulent dans les
meilleurs auteurs, je le prie de ne pas y voir un parti pris, provoqué
par la tendance contraire trop répandue: elle est le résultat d’im-
Source . MNHN, Pans
LES PED1ASTRUM D’EUROPE
a
pressions nées des premiers essais d’identification, d’observations
et de rapprochements, multipliés pendant cinq années, le tout
appuyé sur des centaines de dessins, dont je ne puis livrer que
les plus démonstratifs.
J’ai été ainsi amené à me demander ce que les auteurs enten¬
daient par les mots espèce, variété', forme. Ces trois termes sont
employés dans les ouvrages de systématique et dans les flores; ils
sont représentés par un mot latin, suivi du nom de l’auteur qui
l’employa le premier. Pour tout le monde, l’espèce est un groupe¬
ment naturel, plus vaste que la variété, et la variété, un groupement
plus compréhensif que la forme. Mais c’est sur les limites de ces
groupements que les auteurs diffèrent: ce que l’un considère comme
une forme, un autre en fera une variété, voire une espèce. A cela
rien d’étonnant: il est absolument vain de tenter d’établir des règles,
appuyées sur des caractères morphologiques ou physiologiques, per¬
mettant de délimiter les espèces, variétés, formes et d’y faire ren¬
trer tous les individus.
Mais, quelles que soient les conceptions des auteurs sur les
limites des groupements, il existe une notion commune à tous: c’est
que les caractères utilisés pour définir l’espèce et la variété sont
héréditaires et non accidentels, qu’on les rencontre sur un seul
individu ou sur plusieurs. L’octroi d’un nom latin semble bien
accompagner, dans l’esprit des auteurs, l’idée de particularités héré¬
ditaires: personne n’appellera Quercus Roibur, var. decapitata, un
chêne décapité par la foudre, ni Vlmus eampestris var. inclinata,
les ormes du boulevard inclinés vers l’avenue, bien que tous ces indi¬
vidus présentent le même caractère.
lia notion de forme est plus vague: dans l’esprit de plusieurs,
il s’agit de modifications qui peuvent être individuelles et corres¬
pondre h des stades d’évolution ou à des conditions de milieu; mais
quand la forme est accompagnée, dans une flore, d’un nom latin,
on peut croire que l’auteur donne à cette entité une signification
analogue à celle de l’espèce ou de la variété, quoique moins compré¬
hensive. Pour éviter toute confusion, le terme forma devrait dispa¬
raître des flores et être remplacé par un autre, la sous-variété, par
exemple ; on réserverait alors le nom de forme aux modifications
sans valeur héréditaire: forme juvénile, forme sénile, forme station-
nelle, etc. C’est dans ce sens que l’expression sera toujours employée
dans ce mémoire. La forme ainsi entendue ne mérite pas de nom
4
E. BIGEARD
latin ; et s’il est démontré que telle prétendue espèce ou variété
n’est qu'une forme, correspondant à une modification individuelle,
due à l’âge ou au milieu, son nom doit disparaître de la nomencla¬
ture, du moins comme espèce ou comme variété.
Il en résulte que, pour nous, les notions d’espèce et de variété,
représentées par un nom latin, comportent des facteurs internes
héréditaires, qui consistent dans une tendance à produire sur les
cénobes des caractères morphologiques déterminés. Ces caractères
peuvent varier suivant les circonstances de milieu, d’âge; c’est la
tendance de la plante à les produire qui est proprement spécifique
et héréditaire, abstraction faite de la réaction du milieu.
Mon maître, M. Bioret, avait déjà parfaitement exprimé cette
idée, dans son travail sur les GraphidéM corticoles; en discutant
(p. 48) la notion d’hypophléodisme, il distingue les tendances spéci¬
fiques et les variations dues aux circonstances. « Les premières
seules, dit-il, doivent entrer en ligne de compte (pour définir la
notion d’hypophléodisme). Dès lors cette notion devient nette et
a une signification biologique: c’est la tendance du thalle à se déve¬
lopper dans l'écorce, abstraction faite des difficultés que peut lui
opposer le milieu ».
Ceci posé, il s’ensuit qu'un caractère morphologique du squelette
d'un Pediastrum est le résultat de l’action interne des facteurs spé¬
cifiques héréditaires et de la réaction externe du milieu, de l’âge
ou de l’organisation de la colonie. L’observation bien conduite déter¬
minera d’abord l’amplitude de la variation du caractère morpho¬
logique considéré, puis les facteurs externes, causes de cette varia¬
tion, et enfin elle mettra à jour, par-delà la variation, ce qui reste
fixe et qui fait partie du patrimoine héréditaire de la plante consi¬
dérée. C’est de cela seulement qu’il faut tenir compte dans l’établis¬
sement des coupures systématiques; on ne doit pas faire entrer en
ligne de compte les variations dues aux circonstances externes. La
cellules marginale du P. lîoryanum a tendance à porter 2 pointes,
mais nous verrons que le milieu, l’âge et l’organisation de la colonie
règlent en fin de compte leur longueur, leur grosseur, leur direc¬
tion, et même jusqu’à leur présence. Il en est de même chez les
autres espèces.
Ces recherches sur les Pediastrum font partie d’un ensemble
d’études sur Je phytoplancton de l’Anjou effectuées au Laboratoire
de Botanique de la Faculté des Sciences de l’Université Catholique
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
5
d’Angers, sons la direction de M. le Professeur Bioret; j’ai le vif
plaisir de lui dédier ces pages et de lui exprimer ici mes remercie-
mnts pour sa bienveillante attention et les précieux conseils qu’il
m’a prodigués durant ces cinq années de recherches, et aussi ma
profonde reconnaissance pour les satisfactions véritables qu’il m’a
fait éprouver en m’initiant, d’une main si sûre, à la recherche scien¬
tifique.
HISTORIQUE
Meyen ( 155 ), en 1829, crée le genre Pediastrum, avec 3 espèces:
P. simplex, P. duplex, P. biradiatum. Après lui, la plupart des
auteurs n’ont pas cessé d’augmenter le nombre des espèces et des
variétés.
Ehrenberg (1), en 1838, distingue P. Tétras , sous le nom de
Microsterias Tétras, et peut-être P. angulosum sous celui de Micras-
tcrias angulosa. Les 3 espèces de Meyen sont devenues 7.
Meneghini ( 154 , p. 209), en 1840, établit le genre Pediastrum
tel à peu près qu’on peut le comprendre aujourd’hui. Il sépare P.
Boryanum du P. duplex. 11 s'en tient ainsi à G espèces: P. Boryanum
(Turp.), P. heptactis n. sp., P. biradiatum, P. angulosum, P. duplex,
P. simplex. Il ne manque que P. Braumi Wartmann et P. Kawraislcyi
Schmidle, qui seront découverts plus tard. La systématique du genre
est donc fixée, dans ses grandes lignes, depuis Meneghini. C’est après
lui que commence la pulvérisation du genre.
( 1 ) Ehrenberg. — Die Infusionsthierchen als vollkommene Organismen.
Berlin, 1S38. — D’après Nitardy ( 162 ), chez qui on trouvera une étude historique
très complète sur la systématique du genre Pediastrum.
6
E. BIGEARD
Küetzing (124, p. 142), compte déjà 8 espèces : il détache lin
P. cruciatum du Boryanum pour les cénobes 4-cellulaires.
Hassall ( 106 , p. 387), en 1845, admet 17 espèces.
Ralfs (188, p. 180), en 1848, en admet 12.
Nabgeli ( 160 , p. 92), la même année, introduit son P. integrïim.
Braun ( 45 , p. 64), en 1855, décrit 18 espèces, en donnant la
synonymie de chacune.
Wartmann, en 1862, dans ses « Schweizerische Kryptogamen »,
distribue, sous le n° 32, une excellente espèce, qu’il décrit sous le
nom de P. Braunii. Cette espèce a été méconnue jusqu’à ces der¬
nières années par la plupart des algologues. Borge ( 25 , p. 4, fig. 3),
en 1892, découvre à son tour l’organisme, qu’il appelle P. tricornutum
et qui passe avec ce dernier nom dans la nomenclature. C’est seule¬
ment en 1911 que Borge ( 35 , p. 25), après l’examen d’un échantillon
authentique du Pediastrum de Wartmann, a reconnu que son P. tri-
cornutum était identique à P. Braunii, dont le nom seul devait
rester; ce qui n’a pas empêché la presque totalité des auteurs de
conserver le nom donné par Borge.
Reinsch ( 190 , p. 90), en 1867, crée son P . Sturmïi, qui a mieux
réussi à se faire accepter, sans cependant trouver chez les algologues
un accord parfait.
On retrouve les 18 espèces de Braun dans le « Sylloge Algarum »
de de Toni, en 1889.
Raciborski ( 187 ), en 1890, marque un temps d’arrêt. Il n’admet
plus que 9 espèces. Mais il accolle à chacune d’elles, sauf au Tétras,
un grand nombre de variétés et de formes, jusqu’à 10 pour P. duplex.
Schmidle ( 198 , p. 5), en 1897, découvre son P. Kawraiskyi dans
des récoltes du Caucase.
Depuis lors, aucune espèce nouvelle n’est signalée en Europe.
Mais Lemmermann ( 133 , p. 79), en 1897, détache un P. clatliratum
du P. simplex; West ( 256 , ] ». 79), en 1911, crée un P. Pearsoni sur
des formes affines au P. integrum, provenant de l’Afrique du Sud ;
AVoloszynska ( 282 , p. 194) décrit et figure plusieurs espèces nouvel¬
les, récoltées en Afrique centrale; Wilde ( 279 , p. 433), en 1924, crée
un genre nouveau, Soropediastrum, pour des échantillons à allure de
Pediastrum cœlastroïdes, récoltés aux îles Kerguelen.
Quant aux variétés et aux formes nouvelles, elles n’ont cessé de
se multiplier, même depuis la publication du « Süsswasserflora », en
1915, où Brunnthaler ( 50 ) donne pourtant l’hospitalité à 20 espèces
et près de 60 variétés.
Source. MNHN, Paris
IBS PED1ASTRUM D'EUROPE
7
Depuis une trentaine d’années, cependant, une tendance à la sup¬
pression, sinon d'espèces, du moins de variétés, se fait nettement
sentir. Ojiodat ( 55 , p. 226) dit, au sujet du P. simplex: « La mem¬
brane se couvre avec l’âge ou d’autres circonstances de granula¬
tions...: ce caractère n’est d’aucune importance systématique ». Au
sujet du P. duplex, il ajoute (p. 228): « Toutes les formes décrites
sont présentes en grande abondance dans le lac de Muzzano, où 1 on
trouve tous les passages d'une forme à l’autre. Elles ne méritent
nullement d’être élevées au rang de variétés ou d’espèces ». Le même
auteur réunit (p. 229) le P. integrum au P. Boryanum.
Eu 1911, Bachmann ( 2 , p. 192) écrivait, en parlant du genre
Pcduistrum: « Le nombre des espèces et surtout des variétés est
considérable; 011 peut assurer que les mémoires concernant la limite
des espèces sont loin d’être arrivés à leur terme; un travail fouillé
sur ce genre serait fort à sa place ». înitardy, en 1914, ( 162 , p. 111),
cherche lui aussi à simplifier la systématique; il met en doute le
P. integrum. De même plus tard, Van Oye ( 170 , p. 5) écrit: « La
grandeur des lacunes centrales et les granulations n'ont aucune
valeur systématique » ; et plus loin (p. 7): « Pour celui qui a eu
l’occasion de rencontrer dans la nature presque toutes les variétés
de Pediastrum réunies dans un grand nombre, il n’y a aucun doute
que les caractères distinctifs admis par Brunnthalek, Lemmermann
et autres, n’ont aucune valeur systématique ».
Depuis quelques années, la tendance à la simplification s accen¬
tue chez un bon nombre d’algologues. Ainsi Borge ( 39 , p. 9 ramène
P. Sturmii et P. omtum à P. simplex ; il réduit à l’état de formes
les variétés eiot lirai uni, c ohoerens, brachylobum, etc., du P. duplex.
De même Huber-Pestai.ozzi (iio, p. 418), au sujet des variétés du
P. simplex qu’il a rencontrées, dit qu'elles ne lui paraissent pas
avoir de valeur systématique; il réunit finalement (ni, p. 369) P.
simplex et P. clathratum. Beaucoup d’algologues, aujourd’hui, sem¬
blent se méfier de la méthode des coupures à l’extrême et se mon¬
trent partisans des études biologiques.
B. B1GBARD
METHODE
De bons auteurs modernes pensent que la méthode des cultures
pures, méthode expérimentale où l’on procède comme en bactério-
logie, est seule capable de fournir des données a la systématique. J’ai
conservé vivantes au laboratoire de nombreuses récoltes de Pedias-
trum, mais je n’ai pas fait de cultures pures: d'abord, je l’avoue
parce que j’ai été assez vite rebuté par les difficultés que j’ai ren¬
contrées dans mes premiers essais; mais aussi parce que les quelques
cultures en milieux complètement artificiels, que j’ai réalisées et
dont je parlerai, ne m’ont pas donné des résultats encourageants-
mes Pcümstrum, comme les autres Protococcacées, se déformaient
devenaient méconnaissables; je n’y retrouvais plus ces caractères
morphologiques naturels, que je voulais précisément étudier et
expliquer.
J’ai d’abord fait des examens de récoltes fraîches de plancton
de vases de dépôts recueillis sur les bords de l’eau, sur les pierres’
sur les fauille. flottantes ou immergées, examen permettant des
observations sur les Pediastrum de tous âgés, sur le vif, principale¬
ment dans les stations où on les trouve en abondance. En effet les
observations deviennent faciles quand on se trouve en présence d’un
peuplement abondant, correspondant à des multiplications rapides-
les vie,lies colonies mères voisinent avec les jeunes colonies filles;
on a impression très nette que toute la population est formée d’une
tSeule espece, avec des variations individuelles plus ou moins accen-
J’ajouterai que ce n’est que dans ces conditions, semble-t-il nue
ZrL L“ e %t S b ; n “ eS eSPèCeS 8t 168 ^ ar “' 1“ des
subi t-f séparation comportera toujours un élément
ubjectif partant arbitraire; mais quand on observe en même temps
LES PEDIASTRuM D EUROPE
9
d’individus isolés, surtout d’un seul individu, comment distinguer
ce qui appartient à l’individu de ce qui relève de l’espèce ? Je m’en
suis donc tenu aux règles suivantes :
1° Dans le cas d’une végétation abondante d’une espèce donnée
de Pediastrum, quand je trouve une forme douteuse, si j’observe en
même temps une série de formes intermédiaires qui la relient il la
forme normale, je ne la considère ni comme une nouvelle espèce ni
comme une nouvelle variété.
2° Quand je trouve une forme aberrante isolée, je la considère
comme simple forme individuelle, tant que je ne l’ai trouvée en
population compacte et homogène, et que je n’ai pas pu suivre son
développement. Dans un groupe si polymorphe, un échantillon isolé
ne peut suffire pour créer une nouvelle espèce ou variété: il faut
une population assez dense pour délimiter le type systématique et
se rendre compte de l’amplitude et de la diversité des modifications
entre les formes extrêmes. Certains auteurs ont créé des espèces et
des variétés sur des colonies uniques, ou peu nombreuses, ou prove¬
nant de stations d’allure spéciale, qui, de toute évidence, constituent
des anomalies, telles qu’on en trouve dans les cultures et les dépôts-
Il en est ainsi pour les variétés campünulatum, depaupcrata, de
Wille ( 279 , p. 432) pour les espèces proecox et polydens de
Môrosowa-Wodianitzkaja (157. 158 ). On a même mis des noms
d’espèces ou de variétés sur des colonies juvéniles encore incluses
dans leur matrice ou venant d’en sortir : Ex.: P. compactum Bennett
(i3)«
3° Si une forme aberrante reproduit dans ses stades de jeunesse
la forme normale d’une espèce connue, on doit l’y rattacher; il ne
reste plus qu’à rechercher quelles actions d’âge ou de milieu provo¬
quent sur l’espèce connue l’apparition de la forme aberrante consi¬
dérée.
4° Quand on compare deux types différents, il faut les observer
dans le même milieu, afin d’éliminer les influences des conditions
extérieures. 1 > bonne heure, j’ai remarqué que dans mes pêches
planctoniques, 4 m provenaient d’étangs peu différents, les Pedias¬
trum variaient relativement peu. Si les auteurs n’avaient eu sous les
yeux que des colonies de cette origine, le nombre des espèces et des
variétés eût certes été beaucoup moins grand. Je constatai aussi
que, dans le milieu planctonique, deux espèces mêmes voisines, comme
P. Boryanum et P. angulosum, se distinguaient aisément,
10
E. BIGEARD
C’est de là que me vint l’idée, sur laquelle je reviendrai dans
la partie écologique, de considérer la vie planctonique comme l’état
normal des Pediastrum, comme le mode de vie qui accuse au maxi¬
mum les caractères de l’espèce; la vie benthique produit des modi¬
fications profondes et diverses. Si l’on compare une colonie benthique
avec une colonie planctonique de la même espèce, on sera tenté d’y
voir deux espèces distinctes; au contraire, la forme planctonique des
cénobes adultes, toujours semblables, doit être prise comme type de
l’espèce.
Je ne prétends pas que deux cénobes de même âge et de la
même récolte ne présentent jamais de différence. Outre les fluctua¬
tions individuelles qui se rencontrent partout dans le règne végétal,
on doit tenir compte du fait que les Pediastrum, essentiellement
planctoniques, s’accommodent également de la vie benthique et s’y
multiplient. Or, à cet état, les caractères d’adaptation au flottement
sont naturellement moins accusés; deux colonies du même âge, dans
la même récolte, présenteront des différences d’autant plus grandes
que l’une, par exemple, aura passé toute son existence à l’état planc¬
tonique et que l’autre en aura passé une partie à l’état benthique.
Ces règles 11 e doivent pas cependant être appliquées d’une ma¬
nière trop absolue; même lorsqu’on a recherché les Pediastrum
pendant des années dans des milieux différents, on n’est pas certain
de s’être trouvé en présence de toutes les bonnes espèces, même régio¬
nales. Quand je vis, en septembre 1928, la première colonie de P.
biradiatum, isolée au milieu d’une grande quantité de P. duplex,
dans une récolte provenant du petit étang du Jardin botanique de
Tours, je me demandai s’il ne s’agissait pas d’un type extrême de
P. duplex; mais la découverte de la station de Serrant ne permet
plus de doute: a côté de P. duplex, P. biradiatum reste distinct,
même dans sa plus tendre jeunesse.
De même, pendant longtemps 011 aurait pu douter du P. angu-
losum, comme 1 a fait Nitardy ( 162 ). 11 ne m’est plus permis de le
réunir à P. Boryanum, en le comparant à ces formes coelastroïdes,
si fréquentes dans les flacons de cultures immobiles: depuis que cette
espèce m’est apparue en quantité dans les eaux de Serrant, au mi¬
lieu des autres Pediastrum, sa légitimité ne peut plus faire de doute.
Ce n’est donc qu’avec beaucoup de patience et de prudence,
après de nombreuses observations, qu’on peut arriver à séparer les
bonnes espèces des espèces douteuses ou mauvaises.
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
11
Parmi les stations visitées, j’en signalerai d’abord deux, parce
qu'elles m’ont fourni des matériaux d’une telle richesse en Pedms-
trum que j’ai pu faire, grâce à elles, une bonne part des observations
qui font le sujet de mon travail ; le petit étang du Jardin botanique
de Tours dans lequel j’ai fait des récoltes de plancton et de depots
pendant 4 ans, tous les 8 ou 15 jours; j’y ai étudié P. Boryanum,
p duplex, P. Tétras et P. simplex ; l’étang de Serrant, k Saint-Geor-
ges-sur-Loire, Maine-et-Loire, dont les récoltes, -l’une richesse inouïe
en Pediastrum, m’étaient communiquées par M. Bioret, qui les fai¬
sait en compagnie de M. Germain, élève du Laboratoire de Botani¬
que- j’ai pu y examiner les sept espèces de Pediastrum, qui vivent
dans nos régions: P. Boryanum, P. duplex, P. simplex, P. angulosum,
P. biradiatwn, P. Tétras et P. Kawraisjcyi.
Eu plus de ces deux stations, j’ai fait des récoltes dans la Loire,
le Cher et le Canal de Saint-Pierre des-Corps. Le Cher m’a fourni
des pêches assez riches en P. Boryanum, P. duplex et même P. sim¬
plex. M. Bioret m’a aussi communiqué des récoltes provenant de
l'Etang Saint-Nicolas, à Angers, dont il a précédemment étudié la
flore planctonique (21), ainsi que du lac -le Grand-Lieu et de la
Brière (Loire-Inférieure). Enfin les grands étangs d’Indre-et-Loire,
l’étang du Louroux au sud -1e Tours, les étangs d’Ambillou, l’étang
de la Boche, l’Etang Neuf, l’étang- du Bouchard, disséminés dans la
Gâtine du nord de Tours, formations auxquelles je n’ai pu faire
qu’une visite, possèdent une flore de Clilorophycées planctoniques
(pii mériteraient une étude suivie; elle révélerait nombre de faits
nouveaux, même en ce qui concerne les Pediastrum.
Les masses d’eau dont je viens de parler possèdent toutes un
pli voisin de 7 (7 à 7,5). J’ai examiné aussi des récoltes provenant
de stations il pH nettement basique: elles m’ont été communiquées
par M. Martin et provenaient des étangs de Chaumont, au nord
d’Angers, et de l’étang du Bellai an nord de Saumur.
Enfin j’ai fait des récoltes dans les fosses, les trous d’eau, sur
les rochers humides, aux environs de Tours.
En outre, je suivais le développement de mes récoltes dans des
cultures spontanées, obtenues en abandonnant une fraction de la
récolte, avec 50 ou GO cc. d’eau de la station originelle dans un
matras de 125 cc., fermé d’un tampou de coton, ou dans des bocaux
de 125 ou 250 cc., recouverts d’un morceau de carton. Quand les
Source ; MNHN, Paris
12
E. BIGEARD
Pediastrum se multipliaient, je procédais à des repiquages dans de
Peau provenant de la station où j’avais fait la récolte primitive.
J’ai ainsi obtenu une centaine de cultures, dont les plus riches
ont été conservées et suivies pendant un an ; j’en ai même conservé
deux pendant deux ans. J’en faisais l’examen presque quotidien et,
de temps en temps, je prélevais un fragment, que je plaçais dans un
tube avec du formol étendu.
J’ai aussi étudié l’action de diverses substances chimiques, en
introduisant dans certaines cultures, des doses connues de ces subs¬
tances: perchlorure de fer, nitrate de potassium, nitrate de calcium,
carbonate de calcium, chlorures de potassium, d’ammonium, de ma¬
gnésium, phosphate monopotassique, glycérine.
Enfin j’ai tenté de réaliser des cultures agitées, afin de pouvoir
comparer la morphologie des colonies flottantes avec celle des colo¬
nies benthiques.
PLAN
J’ai divisé mon travail en quatre parties :
Dans la première, on trouvera les résultats morphologiques des
actions des facteurs externes, milieu, âge, etc., sur les différentes
especes du genre Pediastrum, touchant les lacunes et méats des
colonies, les pointes et les échancrures des cellules marginales, les
ornements des membranes cellulaires, etc.
La deuxième sera consacrée à la systématique du genre : en
m appuyant sur les faits exposés dans la première partie, j’indi¬
querai les espèces maintenues, les espèces et variétés h supprimer.
Dans la troisième partie seront réunies quelques observations
nouvelles touchant la multiplication des Pediastrum,
Enfin la quatrième contiendra la distribution géographique et
quelques faits touchant l’écologie des Pediastrum,
PREMIÈRE PARTIE
ETUDE BIOLOGIQUE
Variations morphologiques
dues à l’influence de divers facteurs
CHAPITRE PREMIER
LACUNES ET MEATS ;
FORME DE LA CELLULE MARGINALE
Remarque préliminaire. — La grandeur des lacunes est due à
un étirement des lobes des cellules du disque; quand le disque est
plein, les cellules sont polygonales; quand les méats sont petits, les
cellules sont rectangulaires, avec bords rectilignes ou légèrement
concaves; quand le disque est largement clathré, les cellules ont 3
ou i bras plus ou moins longs. Dans ce dernier cas, l’étiremeut se
produit aussi sur les cellules marginales, obligées de s’élargir pour
faire le tour du disque agrandi par les lacunes; chez P. duplex, les
deux bras inférieurs s’allongent ; chez P. simplex, la base de la cel¬
lule s’élargit, mais perd en hauteur ce qu’elle gagne en largeur. La
forme de la cellule marginale est donc liée à la grandeur des lacu-
nés: c’est pourquoi ces deux caractères seront discutés en même
temps.
14
B. BIGEAKP
A) INFLUENCE DE L'AGE
1 I est avant tout nécessaire de dire ce que l’on entend par l’âge
d’une colonie, et les moyens d’observer son influence.
a) Quand on trouve une petite colonie en contact avec une
grosse, qui possède des cellules vides avec fentes, il me semble qu'il
est permis de ne pas attribuer cette rencontre au hasard et de con¬
sidérer le petit cénobe comme issu du gros; on a donc là une jeune
colonie et une colonie mère, adulte ou vieille.
b) Il arrive souvent qu’on trouve, sur une vieille colonie des
cellules mortes à un stade plus ou moins jeune, ayant conservé la
forme qu’elles avaient à ce stade: on saisit là nettement le change¬
ment de forme consécutif à la croissance.
e) L’épaisseur de la membrane donne aussi d'utiles indications,
ainsi que sa couleur et ses ornements. Les jeunes cénobes ont une
membrane mince, lisse, transparente: aussi paraissent-ils toujours
d'une couleur vert clair, alors que les vieilles colonies sont d’un
vert plus, ou moins foncé; dans les jeunes, le pyrenoïde est toujours
large et bien visible.
d) Enfin, (e principal caractère distinctif do l’âge, c’est la
(aille évidemment. Dans un groupe de cénobes, toutes choses égales
d ailleurs, les plus petits sont les plus jeunes; mais cela ne vent pas
dire du tout que, quand on prend an hasard deux colonies dans une
préparation, la plus petite est toujours la plus jeune; il faut voir
laquelle des deux réunit le plus grand nombre des caractères que
loi) trouve sur les toutes petites colonies, caractères qui sont des
caractères de jeunesse parce qu’on les trouve toujours sur les colo-
mes de petite taille; il peut en effet arriver qu’une colonie encore
jeune ait déjà dépassé par la taille une colonie plus vieille, mais
celle-là portera encore des marques de jeunesse que celle-ci aura
perdues.
En résumé, l’âge relatif d’une colonie se reconnaît à un eusem
bie de caractères, parmi lesquels le caractère dominant est la taille
des cellules.
P. duplex est une des espèces du genre les plus répandues dans
notre région et l'une des plus polymorphes; c’est chez elle que j’ai
d abord constaté l’influence de l’âge et du milieu sur la grandeur
LES PBDIASTRUM D'EUROPE
15
des lacunes du disque: c’est l’un des caractères les plus utilisés
par les systématiciens. Les variétés clâtliratum Br., rcüculatum Lag.
désignent des formes il grandes lacunes;, les variétés germinum Br.,
graoiUimun West s’appliquent aux formes types à lacunes moyennes;
la variété mlcroporum Br. désigne les formes il petits méats.
La figure 1 représente une colonie mère et une colonie fille,
cette dernière encore entourée de sa vésicule. La colonie mère a les
Fig. i. — P. duplex, X 750. Vieux cénobe en voie de multiplication. — Cher.
Fig. 2. — F. duplex, X 1000. Très jeune cénobe. — Cher.
cellules renflées et massives et les méats sont petits; c’est le type
niicroporum, La colonie fille a toutes ses cellules formées de quatre
bras minces cylindriques égaux, soudés les uns aux autres par leurs
extrémités, et laissant entre eux des lacunes relativement grandes.
U 11 peu plus âgée et débarrassée de sa vésicule (fig. 2), la jeune
colonie présente les caractères suivants :
diamètre. 52 g
hauteur de la cellule du pourtour. 12 /x
longueur de la pointe (moyenne).;. î F
diamètre moyen des lacunes. 7à8/i
Cette jeune colonie appartient au type rcticulatum Lag., ou
clathratum Br. Les lacunes sont grandes, le diamètre d’une lacune
égale la septième partie du diamètre de la colonie; les cellules du
pourtour sont longues, leur longueur atteignant presque la cinquiè¬
me partie du diamètre total ; les pointes sont bien développées (lon¬
gueur de la pointe = 1/7,5 du diamètre de la colonie) ; elles sont
cylindriques, uullemeut renflées, tronquées et entièrement vertes.
16
E. BIGEARD
Toutes mes observations concordent sur ce point: dans toutes
les stations visitées, quelle que soit la forme des cellules de la
colonie mère, les jeunes cénobes planctoniques, dont la taille est
inférieure à 60 n en moyenne, sont tous à peu près semblables, du
type reticulatuvn, à pointes longues, vertes et plus ou moins cylin¬
driques. Dans ce premier stade de développement, la croissance de
la cellule du disque a consisté surtout dans l’allongement des bras;
les bords de la cellule sont devenus fortement concaves, limitant
de grandes lacunes. Plus tard la cellule grossit, les bords devien¬
nent de moins en moins concaves; les lacunes diminuent de largeur.
Fig. 3. P. duplex, X 650. Très jeune cénobe. — Etang du Jardin Botanique de Tours.
Fig. 4. P. duplex, X 650. Cénobe encore jeune. — Etang du Jardin Botanique de
Tours.
F ig - 5 - — P■ duplex, X 650. Deux cellules d’un cénobe adulte. — Etang du Jardin
Botanique de Tours.
Fig. 6. — P. duplex, X 500. Deux cellules d’un vieux cénobe. — Etang du Jardin
Botanique de Tours.
C’est ce que l’on voit sur les figures 3, 4, 5 et 0 qui montrent
le développement du P. dupleœ dans l’étang du Jardin botanique
de Tours, où l’on trouve la plante en abondance, surtout en été
et en automne. Aux premières gelées, elle disparait très rapidement
du plancton: pendant l’hiver on ne trouve plus que des colonies iso-
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
17
lées; mais leur aspect est très caractéristique: beaucoup de cellules
sout vides; les cellules vertes ont leurs parois très renflées, limitant
des lacunes très petites (fig. 6).
Fig. 7. — P. simplex, X 500. a) Vieux cénobe en voie de multiplication. — Etang de
Serrant. — b ) Très jeune cénobe. — Etang de Serrant.
Fig. 8. — P. biradiatum, X Soo.a) Très jeune cénobe. — Etang fl» Serrant.
b 1 Deux cellules d’un cénobe adulte. — Etang de Serrant.
Les mêmes observations se font facilement sur les autres espè¬
ces à disque 'dathré : P. simplex Meyen (fig. 7) et P. biradiatum
Meyen (fig. 8). On voit par ces figures combien, chez P. simplex
et P. biracliatum, la jeune colonie peut différer de la colonie adulte.
B) INFLUENCE DU MILIEU
I) Observations faites sur des cultures
Je montrerai d’abord l’influence de la vie benthique sur la
grandeur des lacunes, chez P. duplex, P. biradiatum, P. simplex.
J’ai eu souvent l’occasion de comparer les colonies planctoni-
ques de l’étang du Jardin botanique de Tours avec celles que je
trouvais dans les cultures des récoltes provenant de cette station.
2
Source : MNHN, Paris
B. BIGEARD
18
FiC. 9 et io. — P. duplex, X 500. — Deux portions de cénobes de culture. --Jard.
bot. Tours.
Fig. ii. — P. biradiatum, X 500. a ) Une cellule du disque d’un cénobe de culture.
b) Une cellule du disque d’un cénobe planctonique. — Jard. bot. Tours.
La figure 9 représente un P. duplex de mes cultures; il n’y a qu’à
le comparer avec les cénobes des figures 4 et 5 pour constater l’in¬
fluence de la vie benthique sur les grandeurs des lacunes. Plus la
colonie est âgée, plus les lacunes paraissent, petites; dans les vieilles
cultures, les colonies qui se sont entièrement développées sur le fond
se reconnaissent à leur irrégularité, leur aspect massif et l'absence
presque totale des lacunes, qui 11 e sont plus représentées que par
de petits méats (fig. 10). Je remarquai vite la convergence de forme
des colonies des cultures et de celles qu’il m’arrivait de trouver
l’hiver dans les vases du fond de l’étang: même diminution dans
la grandeur des lacunes; alors que les récoltes de plancton conte¬
naient la forme type, plus ou moins clatlirée suivant l’âge, je voyais
dans les cultures cette forme se rapprocher peu à peu des variétés
cohoerens, brachylobum, rectangulare, cornuium des auteurs : ces
variétés 11 e sont que des formes produites par la vie benthique.
De même chez P. biradiatum , dans les cultures, les cellules de
disque deviennent plus massives et les méats plus petits; dans les
formes extrêmes, les cellules internes n’ont plus que deux bras mas¬
sifs, séparés par une fente, et rappellent les cellules de P. Tétras
(fig* H)*
Enfin je 111 e suis demandé si l'expérience ne pourrait pas con¬
firmer l’observation, et pour cela j’ai cherché à réaliser un milieu
planctonique au laboratoire: je n’ai pas complètement réussi; cepen-
Source. MNHN, Pans
LES PED1ASTRUM D’EUROPE
19
(lant j’ai obtenu quelques résultats eu agitant mes cultures avec un
courant lent tle gaz carbonique; les bulles de gaz, naissant au fond
du flacon et venant se dégager à la surface du liquide, maintenaient
dans les couches supérieures de ce dernier une agitation suffisante
pour qu’une végétation de Chlorophycées planctoniques pût s’y éta¬
blir; on distinguait ù l’œil nu, à la surface de la culture, une zone
très verte formée par des Pediastrum, des Seenedesmus (S. acutus )
et des Cblorelles (G. vulgaris ) ; malheureusement les Pediastrum se
maintenaient mal (15 jours, 20 jours au plus), ne pouvant sans doute
se multiplier, soit que le gaz carbonique à haute dose leur fût défa¬
vorable, soit qu’ils fussent éliminés par les autres espèces, plus
résistantes dans ce milieu.
Cependant ces cultures en milieu agité m’ont fourni quelques
colonies de Pediastrum curieusement modifiées: je n’hésite à voir
une relation de cause à effet entre la forte agitation à laquelle ont
été soumises les colonies des figures 12 et 13 et les modifications
que l’on constate dans la forme des cellules et dans l’organisation
de la colonie.
Fig. i2. — P. duplex, X 500. Jeune cénobe de culture agitée.
Fig. 13.— P. Boryanutn, X 500. Cénobe de culture agitée.
La figure 12 représente une colonie de P. duplex à grandes la¬
cunes, beaucoup plus grandes que celles des colonies qui vivent dans
l’étang du Jardin botanique de Tours, d’où provenaient les cultures.
Les bras des cellules sont effilés, allongés, et le corps de la cellule
très réduit. La figure 13 représente un cénobe de. P. Boryanum
encore plus modifié; les cellules du disque, restées pentagonales,
sont soudées par les sommets et laissent entre elles des méats trian¬
gulaires; le cercle des cellules du pourtour est interrompu; dans
l'intervalle, l’une des cellules du disque a poussé une pointe verte.
20
E. B1GEARD
Mlle Woloszynska ( 282 , p. 190, Tab. IV, fig. 10.) a signalé des
colonies de P. Tétras avec lacunes dues à la soudure par le sommet
des cellules du disque et elle en a fait une nouvelle variété: P. Tétras
(Elir) Ralfg, var. perfora ta. Nous venons de voir quelles actions du
milieu faisaient apparaître cette disposition chez P. Boryanum; il
peut en être de même chez P. Tétras.
Fig. 14, 15, 16. — P. simplex, X 500. Cénobes de cultures.
Kig. 17, 18. — P. simplex, X 500. Cénobes de dépôts. — Cher.
Chez P. simplex, le passage de la vie flottante à îa vie bentbi-
que produit les mêmes modifications. On peut les observer dans les
cultures spontanées de récoltes plauctoniques riches en jeunes colo¬
nies. Les figures 14, 15, 16 représentent des colonies observées dans
des cultures de récoltes de plancton de l’étang Saint-Nicolas, à
Angers. Les cellules sont grosses et arrondies; les méats, petits ou
même nuis. Dans la figure 15, on voit trois cellules marginales à
parois concaves, du type clathration, arrêtées à ce stade de dévelop¬
pement et vidées de leur contenu ; les autres cellules encore vertes,
qui ont continué à vivre dans la culture, sont grosses et rondes.
Source. MNHN, Paris
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
21
La concentration du liquide nutritif fait aussi varier la gran¬
deur des lacunes: Mlle Troitzkaja ( 250 , p. 49) a constaté ce fait
sur des cultures pures de P. simplex : en milieu nutritif liquide
concentré, on obtient, d’après elle, des jeunes colonies sans méats;
si l’on dilue le milieu, de manière à amener les éléments à une
concentration voisine de celle qui caractérise les milieux naturels,
on retrouve des jeunes colonies plus ou moins largement clatlirées.
Or la concentration amène la colonie, plus légère que le milieu,
à flotter en surface; là elle n’utilise plus l’agitation interne de
l’eau ; elle est, vis-à-vis de ce facteur, comme la colonie qui vit sur
le fond : il est donc naturel de voir dans ces deux cas, où l’agitation
de l’eau est nulle ou non utilisée, les lacunes diminuer et même
disparaître.
Ces observations faites dans les cultures m’ont amené à ratta¬
cher à P. simplex des cénobes qui s’écartent tellement de la forme
normale planctonique que l’on a d’abord l’impression de se trouver
devant une nouvelle espèce (fig. 17, 18). Ces colonies viennent du
Cher, où je les ai trouvées, en janvier 1930, sur les bords, dans des
matériaux provenant du grattage de plantes submergées ( Myriophyl -
Ici uni, des auteurs). Les cénobes dessinés ont été les seuls observés.
L’extrême rareté de cette forme aberrante m’a empêché de la consi¬
dérer comme une nouvelle espèce. C’est pourtant souvent sur des
échantillons uniques, ou presque, que certaines espèces ou variétés
ont été créées. Mais tant qu’on n’a pas rencontré la prétendue nou¬
veauté en population compacte et homogène, et en quantité assez
grande pour qu ’011 puisse suivre son développement, la forme en
question doit rester simple forme.
Les cénobes des figures 17 et 18 sont caractérisés par des cel¬
lules arrondies: ils se sont développés à l’état fixé. Or nous venons
de voir que, dans les dépôts des cultures, les cellules s’arrondissent;
d’autre part, nous verrons (troisième partie, cliap. II, fig. 160) des
colonies à grosses cellules enkystées et arrondies, reliées à la forme
type par toutes les formes intermédiaires. Pour cette raison je
réunis à P. simplex les rares colonies que M. des Cilleuls ( 59 , p. 54)
a attribuées à P. Sturmii Reinsch dans son plancton de la Loire.
Les dessins que j’en ai vus au laboratoire de Botanique de l’Uni¬
versité d’Angers sont comparables aux colonies de la figure 17 et
11 ’en diffèrent guère que par la taille; leur extrême rareté et les
conditions écologiques dans lesquelles M. des Cilleuls les a décou-
22
E. BIGEARD
vertes (dépôts boueux des bords de la Loire) analogues à celles où
Reinscii découvrit son P. Sturmii, permettent de les considérer,
jusqu’à nouvel ordre, comme des colonies de P. simplex enkystées
et modifiées par le milieu.
II) Observations faites en milieux naturels
Nous étudierons ici l’influence de l’agitation de l’eau sur la
grandeur des lacunes, et la forme de la cellule marginale chez P.
simplex.
L’agitation de l’eau est produite par le mouvement de l’air en
contact avec la surface de l’eau; ce mouvement se communique à
la couche supérieure du liquide et s’étend eu profondeur ; il n’at¬
teint pas le fond, dont les couches, au contact du sol, sont immo¬
biles; mais il se réfléchit sur ces dernières et les phénomènes d’in¬
terférence se produisent d’autant plus que la masse d’eau est plus
considérable et la profondeur plus grande; donc, l’agitation de l’eau,
causée par l’agitation de l’air, croît comme cette dernière et aussi
comme l’étendue et la profondeur de la masse d’eau.
Les colonies de Pediastrurn sont évidemment organisées pour
flotter dans l’eau, en utilisant son agitation. L’aptitude d’une colo¬
nie à flotter est directement proportionnelle à sa surface s et en
s
raison inverse de son poids p: f = k —. Les cellules de la colonie
P
sont aplaties et celles du bord portent des pointes, afin d’augmenter
s; le disque est souvent plus ou moins clathré, afin de diminuer p,
et il aura tendance a être d’autant plus clathré, donc plus léger,
qu’il sera plus grand, donc plus lourd.
Les auteurs admettent généralement que l’agitation de l’eau
développe 1 aptitude à flotter, c’est-à-dire que les eaux agitées favo¬
risent la formation de grandes lacunes et de longues pointes.
Wesenberg-Lund, par exemple, ( 253 , résumé anglais p. 23) constate
que chez P. duplex et simplex les variations portent sur les cellules
du disque en forme d’JT, avec lacunes pins ou moins grandes, et sur
les pointes plus ou moins longues ; que ces variations vont dans le
même sens, c’est-a-dire que les longues pointes vont avec les grandes
lacunes, et qu’elles constituent comme ces dernières une adaptation
au flottement dans la région pélagique. S’il en est ainsi, les colonies
Source : MNHN, Paris
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
23
fixées n’auront que des lacunes petites ou nulles, et, dans les
étangs et les mares, les formes de passage seront abondantes entre
les formes clathrées et les formes pleines.
C’est ce que l’observation confirme complètement.
COLONIES BENTHIQUES
Considérons les cénobes des figures 19 et 20; ce sont des colo¬
nies benthiques de P. simplex, qui se sont multipliées et ont végété
sur des feuilles submergées et qui, par conséquent, doivent présen¬
ter un minimum d’adaptation au flottement. Elles proviennent de
la collection Wittrock et Nordstedt (295, n° 235) ; la récolte a été
faite par Thuret et provient du grattage de feuilles submergées, à
Rentilly, près de Paris. Elle est d’une extrême richesse en P. simplex.
Les colonies sont petites, à pointes relativement courtes, et, dans la
proportion de 3 sur 4, 8-cellulaires (7 -j- 1). On trouve aussi des
colonies à 4 cellules, des colonies 8-cellulaires (8 + 0) et des colo¬
nies 1 «-cellulaires (11 + 5), O11 remarque que les colonies adultes
sont pleines ou n’ont que d’imperceptibles méats (fig. 20).
1 IC. iy, s«». — /’. simplex, X 500. Cénobes benthiques, jeunes et adulte. — Récolte
de Thuret à Rentilly.
On pourrait objecter que les jeunes colonies sont clathrées ;
mais, d’abord, les lacunes sont petites, ce qui s’accorde avec l’ab¬
sence de flottement ; ensuite, si l’on compare entre elles des jeunes
colonies benthiques (fig. 19 a, b, c) avec des jeunes colonies planc-
toniques (fig. 7 & et 22), on ne voit entre elles que de légères diffé¬
rences: lacunes ne différant que par la taille; même aspect des cel¬
lules du disque, allongées en forme d’arcs-boutants, avec paroi con¬
cave; cellules marginales avec pointes fines à bords concaves.
Il ne peut venir à l’idée de personne de mettre des noms diffé-
54
E BICEARD
rents sur ces colonies: celles de la figure 10 a, b, c perdront leurs
lacunes et donneront des colonies semblables à celles de la figure 20
conformement il leur condition de colonies filées; celle de figure
I b se développera en conservant des lacunes assez grandes (fig. T a)
conformément à sa condition de colonie flottante.
O est donc sur les jeunes colonies qu’on saisit la tendance spé¬
cifique du P. simplex à produire des colonies elathrées, tendance qui
s épanouit plus ou moins dans la vie planctonique, mais qui est
contrariée par la vie benthique. Tous.les cénobes passent par un
stade de jeunesse plus ou moins clathré: c’est le caractère ancestral
héréditaire qui apparaît à ce moment là, mais qui pourra être plus
ou moins masque par des actions de milieu; les colonies des figures
a, b et ~0, ou Lbmmermann distinguerait du P. elathratum. du P
ovatum, du P. Sturmii, appartiennent à la même espèce, P. simplex.
COLONIES PÉLAGIQUES
fl «° D + PeUt faire ' a mème ob8erra «™ en comparant des colonies
citantes, provenant de masses d’eau différant l’une de l’autre par
Pagitati0n "*»• ^ Jeune colonie
«cellulaire de la figure 22 se retrouve partout : dans les masses
(Jardin bohn' (EtaU , S daus k* Petits étangs
,es dé P Ôts (eoll. Wittrock et
DSTEDr, n ,.30). La colonie adulte de la figure 23 font à fait
exce p ionneUe dam Je plancton , ]cs grands ét « g e
• eule forme qu oi! trouve, par exemple, dans le petit étang du Jardin
otanique de Tours; au contraire les cénobes des figures 24 et 25
ou à pZTd T aiS ’ T" d0mh,ent 4 mt * a * Saint-Nicolas («g. 24
OU a i étang de Serrant (fig. 25). v & ’
Fie.
M ‘ M S-'
'■ ~ varia,io ° de ia fo ™ e de ia cdi “ ,c
Slurmii. ' : a) « simple*! c) ovatur; d)
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
25
Fig. 23.— P. simplex, X 650. Cénobe adulte. — Jardin botanique de Tours.
Fig. 24. — P. simplex, X 650. Cénobe adulte. — Etang Saint-Nicolas, Angers.
Fig. 25. — P. simplex, X 650. Cénobe adulte. — Etang de Serrant.
Fig. 26. — P. simplex, X 500. Vieux cénobe en voie de multiplication.
où il est très abondant; dans ces stations, les colonies sont presque
tontes clathrées; mais la grandeur des lacunes est variable : on
trouve tous les passages entre les colonies largement clathrées et
les colonies à disque plein, qui font ici figure de type extrême et
d’exception (fig. 27 et 30).
On remarquera, dans les figures 21 a, b, c, d g t 27 à 30, le
changement de forme de la cellule marginale, qui accompagne les
variations de grandeur du disque et des lacunes. La cellule du dis¬
que se modifie aussi; mais c’est sur les différentes formes de la cel¬
lule marginale que les auteurs fondent leurs espèces et leurs variétés;
le type clathratum, au corps cellulaire bas et large, se trouve dans
les colonies à grandes lacunes (fig. 21 a, 27) ; les colonies du type
ovatum, avec la base de la pointe renflée, portent ordinairement des
plus petites lacunes; les types simplex et üturmii, à corps cellulaire
Source : MNHN, Pans
26
E. B1GEARD
f*ic. 27. P. simplex, X 5°°- Cénobe encore jeune. — Saint-Nicolas.
Fig. 28. — P. simplex, X 500. Cénobe adulte. — Saint-Nicolas.
Fig. 29. — P. simplex, X 500. Cénobe adulte. — Loire.
Fig. 30. — P simplex, X 500. Cénobe âgé. •— Loire.
haut et étroit, sont souvent sans lacunes, ou avec seulement de
petits méats (fig. 21, d, e, f, 30).
Or, si l’on considère les lacunes comme une adaptation au flot-
lement, on peut admettre que leur grandeur varie d’une colonie à
l’autre, suivant l’agitation à laquelle la colonie a été soumise. L’exa¬
men des figures 27 à 30 montre alors que cette variation de la
grandeur des lacunes entraîne celle de la cellule marginale en hau¬
teur et en largeur ; si donc la première est due à des actions de
LES PED1ASTRUM D’EUROPE
27
milieu, la seconde leur est due aussi. 11 en résulte que ni la grau
deur des lacunes, ni la forme de la cellule marginale ne sont des
caractères fixes et héréditaires.
colonies du type radians
Ce résultat est particulièrement facile à saisir au simple examen
des colonies 8 cellulaires, par 8 + 0. Cette disposition est particulière
au P. simplex et se rencontre assez, souvent. Lemmermann rattache
les cénobes sans cellules intérieures au P. simplex (Meyen ex p.)
Lemm ou au P. Sturmii Reinscli, suivant la forme des cellules
(bords concaves ou convexes), et en fait les variétés radians de ces
espèces.
Remarquons d’abord que la disposition radians n’est pas héré¬
ditaire, pas plus d’ailleurs qu’aucune autre disposition, comme je
l’ai souvent constaté. La figure 2G représente une colonie mère 8-cel-
lulaire, par 7 + 1, avec deux colonies filles de 8 cellules, l’une par
7 _j_ i, l’autre par 8 + 0. Les cellules du pourtour des colonies
filles ont les bords très concaves, ceux des cellules de la colonie mère
28
E. BICEARÜ
sont sensiblement rectilignes ; les jeunes cénobes sont du type
clathraium; la colonie mère se rapproche du type simplex de Le.u-
mermann, les lacunes sont petites ; tout cela, conformément à l’ac¬
tion de l’âge,
On voit ensuite que les jeunes colonies de forme radians, par
8 -f- 0, sont toutes semblables, qu’elles proviennent du plancton des
grands étangs, comme celle de la fig. 2C (Saint-Nicolas), ou du grat¬
tage des feuilles submergées, comme celle de la fig. 19 c.
Or les différentes formes de cellules décrites précédemment se
rencontrent toutes sur les cénobes adultes d’organisation radians
(’ig. 31 à 35). Chacune est en relation avec la grandeur de la lacune
centrale, laquelle varie suivant les stations. Toutes choses égales
rt ailleurs, et sous réserve de l’action inconnue de certains facteurs
la grandeur de la lacune croit avec l’étendue et la profondeur de
a masse d’eau, soit avec l’agitation des couches superficielles de
eau; la base de la cellule est d’autant plus large et d’autant moins
haute que la lacune est plus grande. La fig. 31 représente une forme
a étangs étendus et profonds, aux eaux agitées; les colonies des
‘guies -o O., et 31 viennent de niasses d’eau moins importantes;
a tjg 3o représenta un cénobe qui s’est développé fixé; la colonie
Iguree en 19 c en est la forme jeune, semblable aux cénobes de la
1 g. -b, qui représentent la forme jeune du cénobe de la fig 31
Lest le milieu qui a différencié les jeunes colonies primitivement
semblables, au point de les faire prendre pour des espèces différen-
a " X parms llbres ’ elles sont concaves (fig. 31), rectilignes
hg. 32 33) convexes (fig. 31, 35): c’est, nous le verrons, une ques-
0.1 d’âge; les colonies des fig. 32 et 33 atteindront plias tard le
stade ovatuni des auteurs.
Toutes les formes de passage se rencontrent entre les quatre
types de cellules; il semble plus sage de les rapporter à une seule
forme àd!s ; P ' T'"" et c, ’ attrib ^ K» différences de
orme des actions de milieu, auxquelles s’ajoutent, au cours du
développement, les modifications dues à l’âge.
difficulté 1 le T, m ° n “■ Bl0BET ’ avait «^taté avant moi les
veu à , r contradictions auxquelles on se heurte, quand on
P 180 i, TT m P ' * mPle l la 878témati ' îue de l ™mermann ( 133 ,
de N l ' 148> IJ - 131) ’ admet quatre espèces, ou celle
de Nitardy (i 6 2 , p. 170), Bouge ( 37 , p. 9), Van Oye ( i7 o d m
MorOSO^ A-WODIANITZKAJA (IC7 n ‘>9\ n • 7 ,, ^
[ 57» P- -0), qm admettent deux espèces.
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
29
Comparons par exemple, les colonies des figures 36 a, b, c; elles ne
diffèrent que par l’organisation, 8 -f 0 d’une part, 7 + 1 de l’autre;
d’après Lemmermann, on aurait deux espèces différentes: fig. 36 a ,
P. simplex (Meyen ex p.) Lemm., var. radians; fig. 36 b, P. clathra-
inm (Sclir) Lemm. L’organisation n’étant pas héréditaire (fig. 26),
les deux colonies doivent être rapportées à la même espèce. Si l’on
considère en plus la colonie 36 c et si I on suit Lemmermann, on
rattachera la colonie à la même espèce que celle de la fig. 36 a, P.
simplex (Mey. ex p.) Lemm.; pourtant elle en diffère plus que de
la colonie de la fig. 36 b, qui reste attribuée à une espèce différente,
p . clathration (Sclir.) Lemm. Cette colonie de la fig. 36 c peut être
attribuée avec autant de raisons à l’une ou à l’autre des différentes
espèces du groupe des simplex: les méats sont petits, mais ils exis¬
tent; si l’on en tient compte, il faut déterminer P. clalhratmn, d’au¬
tant que les parois externes des cellules marginales sont concaves;
mais si l’on n’en tient pas compte, on peut déterminer P. simplex
(Mey. ex p.) Lemm., d’autant mieux que le corps cellulaire de la
cellule marginale est étroit et haut.
Fig. 36. — P. simplex X 500. Trois formes que Lemmermann nommerait : a) P.
simplex, var. radians; b) P. clathratum ; c) P. simplex, var. micropormn.
Ces difficultés font le désespoir des débutants et même des pro¬
fessionnels: ainsi Schrôder ( 209 , p. 169, fig. 9, 10), déterminant
les P. simplex provenant du lac Ocbrida (Macédoine), signale une
forme intermédiaire (sa figure 10 ) granuleuse, à parois rectilignes,
qu’il ne sait à quelle espèce rapporter: je l’ai reproduite ici (fig.
£7 c). Cette forme correspond à un stade de vieillesse (parois recti¬
lignes et granulations) de la forme a. La forme b se rencontre sur
les colonies à disque plus petit, ou à lacunes petites ou milles: c’est,
elle aussi, une forme de vieillesse (parois convexes, granulations).
Les trois formes appartiennent h la même espèce; il est vain de
vouloir faire des coupures: il se trouvera, toujours et partout, des
formes de passage qu’on ne saura où placer.
30
E. BIGEARD
3 ?
lue. 37. — P. simplex. Diverses formes de la cellule marginale, d’après Schroeder.
Note : J’ai trouvé assez souvent, dans le petit étang du Jardin bo¬
tanique de Tours et dans la Loire, des colonies de P. Boryanum por¬
tant de petits méats, limités par deux cellules; ils sont dus le plus sou-
\ent au décollement et à l’incurvation de la partie externe de la
membrane des cellules du disque (fig. 38 et 38 bis: je ne vois pas
là une action de milieu, mais un simple défaut de soudure entre
deux cellules; par conséquent la variété perforatum de Raciborski,
maintenue cependant par Nitardy ( 162 , p. 179) et par Brunntiialer
( 50 , p. 100 ), me paraît une dénomination absolument sans objet.
Frc. 3S — P. Boryanum, X 750. Forme planctonif]ue aberranie. — Jard. bot. de Tours.
Fig. 38 bis. — P. Boryanum, X 75°. Forme benthicjue. Jard. bot. de Tours,
CONCLUSION
En résumé, dans une station donnée, au même niveau et dans
la même période (le végétation, en un mot dans les mêmes condi¬
tions de vie, les lacunes sont d’autant plus grandes, relativement, que
la colonie est plus jeune. Quand les colonies passent de la vie planc-
tenique à la vie henthique, les lacunes tendent à disparaître; leur
grandeur augmente, au contraire, avec l’agitation de l’eau. Il faut
Source : MNHN, Paris
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
31
tenir compte de ces faits, sons peine de donner à la colonie fille
un nom différent de celui que l’on donne à la colonie mère.
Je ne prétends pas dire par là que dans tous les cas examinés,
chez P. duplex par exemple, les jeunes colonies issues soit d’une
forme nettement micToporum, soit d’une forme plus ou moins réti¬
culation, seront toujours absolument identiques; mais je veux dire
qu’à ce stade juvénile les colonies présentent si peu de différences
qu’il ne peut venir à l’idée de personne de leur donner des noms
di ff érents.
Dans un mémoire récent, Miss Hutciiinson et ses collaboratri¬
ces (113 bis, p. 107), tout en admettant que les variétés de P. duplex
sont un peu arbitraires, pensent que les dimensions des lacunes,
dans les cénobes de cette espèce, sont en relation avec le pH. « 11
n’est pas douteux que, dans l’Afrique du Sud, les formes à grandes
lacunes (var. reticulatum ) se rencontrent dans les eaux neutres,
tandis que les formes à petites lacunes ( duplex typ.) se trouvent
dans les eaux plus alcalines; la forme intermédiaire (var. clathra-
turn) occupe une large série d’habitats, d’ordinaire de concentration
intermédiaire ». L’échelle du pli, dans les eaux de la région que
j’ai eu l’occasion d’étudier, est malheureusement trop peu étendue
pour que je puisse me faire une idée exacte de l’influence, de ce fac¬
teur particulier. Etant donné l’influence certaine de l’âge et de l’agi¬
tation de l’eau sur la grandeur des lacunes, j’ai peine à croire que
le pli ait une importance comparable. Les auteurs du mémoire en
question 11 'ont pas tenu compte de l’étendue des masses d’eau étu¬
diées. Pour ma part, si je m’en rapporte aux P. duplex de quelques
grands étangs angevins, comparables par l’étendue et l’agitation de
1 eau, mais de pH variés (Etang Saint-Nicolas, pH — 7 ; Etangs de
Serrant et de Chevigné, pH = 7,5; Etangs du Grand Malaguet et
du Bellai, pli — 8 ), il m’est impossible de constater une différence
sensible dans les cénobes de P. duplex, jeunes ou adultes, plancto-
niques, d’une station à l’autre.
32
E. BIGEARD
CHAPITRE DEUXIEME
ECHANCRURE EXTERNE DE LA CELLULE MARGINALE
Chez les espèces à deux pointes et à disque plein, les deux
pointes de la cellule marginale sont séparées par une échancrure d£
profondeur variable. Chez P. Boryanum typique, elle vient se ter¬
miner par un angle aigu, au niveau de la naissance de la pointe;
dans les variétés Itrevicorne, divergens, integriforme, sa profondeur
est moins grande que dans la forme type ; quand elle est remplacée
I ar une ligne droite, on a le P. muticum Kütz. ; par une ligne
courbe convexe, le P. iniegnum Nàg. Chez P. angulosum, l’échancrure,
largement ouverte, a une profondeur supérieure à la hauteur de
la pointe; mais elle disparaît presque dans la variété impeditum.
*J étudierai la variation de l’échancrure chez P. Boryanum et chez
P. angulosum.
I. INFLUENCE DE L’AGE
A) P. Boryanum
Cette espèce abonde ù. la belle saison dans le petit étang du
Jardin botanique de Tours, ce qui m’a permis de suivre facilement,
h plusieurs reprises, son développement.
Fig. 39 à 41. P. Boryanum, X 500. Stades successifs du développement d’un cénobe
planctonique. — Jard. bot. de Tours.
Source : MNHN, Paris
LES PED1ASTRUM D’EUROPE
33
Le jeune cénobe a des pointes assez longues et vertes (fig. 39 a,
b, c, cl, g). Dans les colonies adultes, on voit la pointe se diviser
peu à peu en deux parties : le sommet liyalin, la base verte ; l’ensem¬
ble reste plus ou moins conique (fig. 40, 41) ; puis, à. mesure que
la colonie vieillit et grossit, la partie hyaline de la pointe se déta¬
che, cylindrique et tronquée, de la base, ou lobe vert: celui-ci s élar¬
git peu il peu et se confond sensiblement avec le corps de la cellule
(fig. 42). Chez les plus vieilles colonies, le lobe vert est à peine visi¬
ble (fig.-43); quelquefois même il disparaît complètement; la pointe
hyaline, plus ou moins longue, surmonte alors directement le corps
cellulaire (fig. 44).
FïG. 42. — P. Boryanum, X 50c. Cénobe planctonique adulte. — Jard, bot. de Tours.
Fig. 43. — P. Boryanum, X 500. — Cénobe âgé en voie de multiplication. — Jard.
bot. de Tours,
Fig. 44. — P. Boryanum, 750. Vieux cénobe en ✓oie d’enkyStement. — Jard. bot de
Tours.
Les mesures ci-dessous permettent de se rendre compte du déve¬
loppement de la cellule du pourtour ; elles ne veulent pas dire que,
pour une taille donnée, dans une colonie d’un nombre de cellules
donné, la cellule marginale aura toujours la même forme et sera
toujours au même point de son développement; les colonies adultes
et vieilles peuvent certainement avoir des dimensions très différentes,
surtout d’une station à l’autre et suivant l’époque de l’année; mais
ces mesures montrent des modifications, dans la forme de la cellule
marginale, consécutives à la croissance de la colonie; ces modifi¬
cations, à elles seules, sont donc des caractères donnant des indica¬
tions sur l’âge de la plante.
34
B. BIGEARD
Colonies 16-cellulaires (10-1-5+1) :
d = diamètre du cénobe (pointes comprises) ;
h = hauteur totale de la cellule marginale ;
p = hauteur de la pointe (partie libre de la cellule) ;
1 = largeur de la cellule marginale à la base des lobes;
(les mesures sont données en fi)
d 1
26
42
60 1
70
77 |
85
98
1 1
6
11
15 1
16
17 1
18
24
p 1
3 1
6 1
7
8
8 1
8 1
7
11
4,5 |
7
9,5 )
11
12,5
15 1
24
De l’examen des mesures et des dessins qui précèdent, on peut
tirer la loi suivante: la profondeur de l’échancrure entre les deux
pointes diminue au fur et à mesure de la croissance de la colonie.
La forme de la cellule marginale se modifiant avec l’âge, on peut,
à ce point de vue, rapporter les colonies du bassin du Jardin bota¬
nique de Tours à 4 formes, reliées entre elles par toutes les formes
de passage (fig. 45).
Fig. 45. — P, Boryanum, X 750. Variations, avec l’âge, de la forme de la cellule
marginale. — Jard. bot. de Tours.
Les deux premières formes sont du P. Boryanum type, la troisiè¬
me rappelle le P. muticum Ktz. et la quatrième le P. integrum Nàg.
Mais ces formes sont très loin d’être également abondantes; pour
donner une image parfaite de la variation de l’échancrure de la
cellule marginale, nous allons considérer les modifications de l’aspect
général des colonies suivant les saisons, ce qui revient encore, 011 le
verra, à étudier le facteur âge.
En mai et juin, quand la multiplication végétative est active et
les jeunes cénobes abondants, les colonies les plus grosses ne dépas¬
sent pas 90 y et les cellules marginales sont presque toutes de la
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
35
forme 1 ou de la forme 2. La courbe 1, qui exprime la répartition
des colonies en fonction de la taille, montre que ce sont les colonies
,1e 70 à 80 f. qui sont les plus nombreuses; au contraire, en hiver, les
jeunes colonies sont rares, les cénobes grossissent sans se multiplier,
les cénobes de 85, 90 M sont nombreux et l’on en trouve de 100 et
plus (courbe 2).
Courbes i et 2. — P. Boryanuni. Pourcentage des cénobes 16 - cellulaires d’après leur
taille (diamètre en p ). Jardin botanique de Tours : Printemps-été (cour¬
be 1) ; hiver (courbe 2).
Or c’est dans les plus grosses colonies, à granulations abondan¬
tes, que l’on voit quelquefois des cellules marginales qui s’écartent de
la forme type, pour se rapprocher des formes muticum et integrum;
mais les colonies que l’on peut nettement rattacher à ces formes sont
toujours très rares, surtout au printemps. La courbe 3 montre la
répartition des colonies en fonction de la forme de la cellule margi¬
nale; par leur caractère d’exception, et aussi à cause des formes de
passage qui les relient aux formes type 1 et 2, les formes 3 et 4 ne
peuvent être attribuées qu’à des variations individuelles, dues à
l’âge des colonies ; ce ne sont ni des espèces différentes, ni des
variétés du P. Boryanum.
Source ; MNHN, Paris
36
B. BIGEARD
Courbe 3. — P. Boryanum. — Pourcentage des cénobes d’après la forme de la cellule
marginale. — Etang du Jardin Eotanique de Tours.
Dans toutes les stations où végète P. Boryanum, j’ai toujours
rencontré, dans le plancton, ces formes ù l’état d’exception ; or,
P. Boryanum vit toujours en troupes plus ou moins fournies ; dans
un étang donné, à une époque donnée, l’espèce est représentée par des
colonies nombreuses, différentes par la taille, par le nombre des
cellules et par quelques autres détails secondaires, mais réunissant
assez de caractères communs, pour qu’on ne soit pas tenté de les
confondre avec les colonies d’espèces morphologiquement voisines,
vivant dans le même milieu. L’abondance des colonies de divers âges,
on l’a vu, permet de suivre les divers stades et les modifications
qu’ils comportent. Ces modifications sont progressives et les t}'pes
extrêmes sont reliés aux types moyens par tous les intermédiaires.
Donc quand on trouve une colonie de forme aberrante, forme
muticum, forme integrurn, et qu’on voit la relation qui l’unit aux
colonies normales de P. Boryanum , il est impossible de la rattacher ù
une espèce différente.
LES FEDIASTRUM D'EUROPE
37
B) P. angulosum
Chez P. angulosum, la cellule marginale ne porte jamais de
pointes nettement détachées comme chez P. Boryanum ; l'échan¬
crure externe, plus ou moins profonde est toujours arrondie. Nous
allons voir la cellule marginale se modifier beaucoup avec l’âge. Les
comparaisons porteront uniquement sur des colonies Cd-cellulaires
provenant d’une même station, l’étang de Serrant, à Saint-Georges-
sur-Loire, et récoltées h la surface de la massé d’eau. Ces colonies
ont le plus souvent 20, 21 et 22 cellules au pourtour, plus rarement
19 et 23 ; 21 est le nombre moyen qui apparaît le plus souvent.
Fig, 46 à 50 — P. angtwstnn X 500. Variations, avec l’âge de l'échancrure de la
cellule marginale. — Etang de Serrant.
a) Stade juvénile. — La figure 46 représente, en haut, 4 cellules,
dont deux marginales, d’une colonie 04-cellulaire de diamètre total
égal U6|i; en bas, 3 cellules, dont deux marginales, d’une colonie
à' 04 cellules de 00 y de diamètre: ce sont deux colonies filles; on
a représenté, au centre, une cellule marginale de la colonie mère,
dont le diamètre était de 130 y. La plus petite colonie a fourni les
données suivantes :
Source . MNHN. Paris
38
Ë. BIGEARD
diamètre de la colonie. 46 /x
hauteur de la cellule du pourtour. 8 /x
diamètre moyen du disque. 30 /x
largeur de la cellule du pourtour.. 4 à 5 /x
rapport de la hauteur de la cellule marginale à sa largeur :
—, soit presque 2 .
i,5
L’autre colonie fille a donné :
diamètre de la colonie. 60 /x
hauteur de la cellule du pourtour. 10 /x
diamètre moyen du disque.. 40 /x
largeur de la cellule marginale. 6 y.
rapport de la hauteur de la cellule marginale à sa largeur :
10 5
6 3
La cellule marginale est donc presque deux fois plus haute que
large; l’échancrure est profonde, mais étroite et très peu évasée,
et donne à la cellule la forme d’un tube en U ; les lèvres de l’échan¬
crure ne sont pas proéminentes, elles sont lisses, entièrement vertes,
ne portent aucune dent, ni aucune concrétion pectique; le pyrénoïde
est souvent visible à la base de la cellule, dont la membrane n’est
nullement ridée.
b) Stade adulte. — La figure 47 représente une colonie plus
grande: le diamètre est de 100 /x. On a :
hauteur de la cellule marginale. 13 ^
diamètre moyen du disque. 75 ^
largeur moyenne de la cellule du pourtour. 11 à 12 /x
^ ^ rapport de la hauteur de la cellule marginale à sa largeur :
11
Si l’on compare ces chiffres aux précédents, on voit que la cel¬
lule marginale s’est peu développée en hauteur (de 10 à 13 /*), mais
s'est beaucoup élargie (de 6 à 11 ou 12 jx), aussi l’échancrure paraît-
elle moins profonde; elle s’est évasée, ses lèvres commencent à deve¬
nir saillantes, et on aperçoit une petite excroissance pectique, qui
commence à les recouvrir.
Source : MNHN. Paris
LES FEDIASTRUM D’EUROPE
30
Les cellules marginales, à ce stade, différent d’une colonie à
l’autre, bien plus qu’au stade précédent; la lèvre de l’échancrure
est plus ou moins saillante (fig. 48 a), plus ou moins large (fig. 48 b),
simple ou dentée (fig. 48 c) ; mais les concrétions pectiques sont
peu développées, les membranes sont minces et non plissées; on
distingue quelquefois un pli qui commence à se former sur la lèvre
(fig. 48 c).
c) Stade de vieillesse. — La figure 50 représente une colonie
de 135 p, h membranes épaisses et couvertes de plis anastomosés,
bien visibles surtout sur les cellules marginales, qui se sont vidées.
j’ai obtenu les mesures suivantes :
hauteur de la cellule marginale. 20
diamètre moyen du disque. 100 p
largeur moyenne de la cellule marginale. 15 p
rapport de la hauteur de la cellule marginale à sa largeur :
20 4
15 3
Si l’on compare ces mesures aux mesures précédentes, on cons¬
tate que, tandis que la cellule marginale croissait de 8 à 20 p en
5 7 > 5
hauteur (rapport: — ), sa largeur passait de 4 à 15 p (rapport: — ).
2 2
C’est ce qui explique pourquoi l’échancrure devient de plus en
plus évasée et de moins en moins profonde; elle peut même finir
par disparaître presque complètement et être remplacée par une
ligne légèrement concave. Seules les lèvres restent saillantes; mais
elles prennent des formes très diverses: tantôt elles ressemblent à
des pointes pectiques larges et courtes (fig. 50) ; tantôt elles cons¬
tituent deux fortes saillies plissées (fig. 49 b) ; tantôt elles sont
larges, aplaties et lisses (fig. 49 c) ; tantôt elles sont subdivisées
par deux ou plusieurs dents (fig. 49 a) ; mais comment décrire toutes
les formes ? Dans les vieilles colonies, la forme du bord externe
de la cellule marginale ainsi que les ornements des membranes va¬
rient d’un individu à l’autre. C’est pourtant sur ces variations que
Raciborski a établi ses variétés loevigatum, araneosum, impeditum,
rjyrosum, Haynaldii et rugosum / à part cette dernière variété, que
je n’ai jamais vue (elle est caractérisée par des granulations, tandis
qu’à Serrant l’organisme est toujours lisse ou plissé), les autres ne
40
B. BIGEARD
sont pas antre chose que des formes d’âge et ne représentent qne
des variations individuelles; on peut les trouver toutes à Serrant
et bien d’autres encore, pour lesquelles j’aurais pu créer bien plus
de noms que Raciborski, si je ne m’étais rendu compte qu’en le
faisant je perdais mon temps à décrire des individus.
II. INFLUENCE DU MILIEU
1. — OBSERVATIONS PERSONNELLES
A) Milieux naturels
Les variations que l’on observe dans la cellule marginale de
P. Boryanum, quand on étudie des matériaux provenant du plancton
des étangs, c’est-ù-dire des colonies flottantes récoltées en surface
au large des rives, sont peu importantes, à côté de celles qui se
produisent quand P. Boryanum passe -A l’état de vie bentliique. Les
premières portent seulement sur la longueur et la forme des pointes
sur les ornements granuleux des membranes: nous y reviendrons;’
les autres amènent un changement de l'orme de toute la cellule mar¬
ginale.
P. Boryanum est toujours présent dans le plancton de la Loire
u la belle saison, et surtout en Août et Septembre, période des bas¬
ses eaux. En Août 1029, j’eus l’occasion d’en observer une modifica-
1011 intéressante; la récolte provenait d’un tout petit havre, A fond
sablonneux, ne communiquant plus avec le fleuve que par un mince
iet d eau; le plancton, apporté par le fleuve, s’était échoué faute
Wr™? : T/"™* «J"* )e wr le sable. Les Pcdiastrum
fiappèrent tout de suite par leur forme; on devait les rapporter
mZ ntm T* 7 ^ mUHCMn KÜU - Raciborski.
Mais, pamn les formes extrêmes l.ien nettes, il y avait beaucoup
de formes de passage vers le P. Boryanum (fig. 51).
Raciborski (187, p. 11 et 12, T. II, fig. 7 et 8), qui a repris
™alt r TiîII,G ’ U - Ca “ 86 ^ Ia ^-nee, chez les cS
p‘boZ Z 7 Pai ’ 01 eJ£térienre rectili « l,e «“«ré les pointes: chez
elle T Z mi extérienreest «“cave; chez P. intégrant Nâg.,
elle est convexe. Raciborski distingue trois variétés ■
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
41
Kig. 51 à 54. — P. Boryanum X 500 (51 X 75 o). Influence de la vie benthique ; 51
52 : Loire, plage sablonneuse; 53 . 54 : Gouille de Haute-Savoie (récolte
de M. Deflandre).
P. muticum Kiitz var. inerme, sans pointes; var. brevicorne, à
pointes courtes ; var. longicornc, à pointes longues.
Il dit (ibid., p. 11) qu’il est difficile de distinguer le P. muticum
du P. Boryanum, quand les deux espèces se trouvent mélangées. On
peut se rendre compte de la vérité de cette observation par 1 examen
de la figure 51.
La récolte de la Loire d’Août 1929 fut mise en culture dans de
l’eau de la Loire; il la fin du même mois, elle donna de nombreuses
jeunes colonies, toutes semblables à des jeunes colonies de P. Borya¬
num ; j’en ai vu un certain nombre en relation avec la colonie mère
(fig. 52). Je fus donc conduit à admettre que le P. muticum est une
forme modifiée de P. Boryanum et à rechercher les causes de cette
modification.
Elle consiste essentiellement dans la disparition du lobe vert
qui forme la base de la pointe; la partie supérieure hyaline se déta¬
che brusquement du corps de la cellule. Nous verrons plus loin
que la vie benthique provoque l’atrophie de la pointe, soit en lon¬
gueur, soit en largeur, la partie verte se développant peu ou pas
du tout, tandis que la partie hyaline peut quelquefois rester assez
longue.
Or les conditions écologiques, dans lesquelles j’ai trouvé les
P, Boryanum ainsi modifiés, se rapprochent des conditions réalisées
dans les cultures spontanées dans l’eau. Les colonies ne flottaient
pas, mais vivaient sur le sable de la petite crique, sous 20 à 30 cm.
d’eau.
Source ; MNHN, Paris
42
E. BIGEARD
Deux faits se dégagent des observations précédentes : 1° P.
muticum Kütz est une forme modifiée de P. Boryanum; 2° cette
modification est due à une action de milieu.
Dans les pêclies de plancton, les formes muticum et intégrant
font toujours figure de type isolé ou extrêmement rare; il n’en est
pas de même, quand on trouve le P. Boryanum à l’état fixé, dans
des récoltes provenant du grattage des feuilles ou pierres immergées,
ou de vases vertes. La forme type ne se retrouve plus que chez les
jeunes colonies; les cénobes de taille moyenne et, à plus forte rai¬
son, les grosses colonies ont atteint les stades muticum et integrum.
Il en est ainsi dans une récolte que M. Deflandre m’a aima¬
blement communiquée: elle provenait de la gouille (mare) du Clialet-
des-Tours, à Le Praz-de-Lys (Haute-Savoie) et avait été obtenue par
le grattage de plaques de vases vertes submergées. Les Pediastrum
y étaient abondants et pouvaient être rapportés soit au P. muticum
Kütz., soit au P. integrum Nâg. ; la paroi de la cellule marginale,
entre les pointes, est tantôt rectiligne ou faiblement concave, tantôt
plus ou moins convexe; mais le disque est toujours plein (fig. 53 54).
!\ ayant reçu qu’un échantillon conservé dans le formol, je n’ai pu
suivre le développement des organismes; mais les conditions écolo¬
giques dans lesquelles se développaient les Pediastrum permettent
de les considérer comme du P. Boryanum , modifié par la vie bep-
thique. En effet, les formes de passage vers le P. Boryanum ne man¬
quent pas (fig. 53 a) dans la récolte de M. Deflandre; seules, les
jeunes colonies, encore au stade Boryanum type, sont très rares.
A cet égard, l’échantillon n° 1213 de la collection Rabenhorst
(187) est très caractéristique : il provient lui aussi d’un dépôt et
renferme en grande abondance un Pediastrum, rapporté à P. Borya¬
num var. brevicorne Br. Les jeunes colonies, abondantes, sont toutes
du type Boryanum (fig. 55 a): les pointes sont relativement longues,
mais leur longueur n’augmentera plus; au stade suivant (fig. 55 b),
on trouve des brçvicorne ; puis la cellule grossit, l’échancrure dis¬
paraît entre les pointes; les colonies de taille moyenne appartiennent
toutes aux formes muticum ou integrum. On remarque, chez cer¬
taines d’entre elles, une modification curieuse, l’apparition de petits
méats ; on a fait de cette forme une variété P. integrum, var. perfo-
ratum Rac. (187). L’examen de la récolte en question montre: 1° que
les lacunes ne se trouvent jamais sur les jeunes colonies; 2° que leur
formation est due au grossissement des cellules du disque, dont les
LES PED1ASTRUM D’EUROPE
43
parois se renflent, s’arrondissent, ee qui provoque un décollement
aux angles; 3” que ces cénobes perforés donnent des jeunes colonies
sans méats: on peut rencontrer en effet, dans la préparation, des
jeunes colonies de P. Boryanum, avec pointes assez longues et sans
méats, en relation avec des grosses colonies perforées de forme mte-
iirum’ En résumé, toutes les colonies de la récolte appartiennent
an P. Boryanum et les différentes formes des cénolies sont dues aux
actions du milieu et de l’âge.
MC. SS, se. -T P- Bar,aman X 500. Influence de la vie benthiqne; 55 : collection
Rabenhorst; 56 : cénobe de cultures.
B) Cultures
O’est sur le P. Boryanum qu’il est le plus facile de constater
l’influence de la vie benthique, car P. Boryanum se développe faci¬
lement eu culture spontanée: on peut le conserver plusieurs années
au laboratoire par des repiquages ou en renouvelant le milieu ; c est
l’espèce du genre qui végète le mieux et se multiplie avec la plus
grande facilité.
Les jeunes cénobes ont des pointes vertes semblables à celles
des colonies du plancton (fig. 56) ; mais, à mesure que les colonies
grossissent, les lobes verts s’enflent, s’arrondissent et restent peu
saillants, au lieu de s’aplatir et de s’étendre comme sur les colonies
flottantes; ils peuvent même disparaître, en s’incorporant au corps
de la cellule, dont le bord libre, plus ou moins rectiligne, est sur-
E. BIGEARD
monté de deux pointes hyalines, plus ou moins longues, qui s’en
détachent brusquement (fig. 56, 58),
, n) LeS f ; gnres 58 et 59 correspondent assez bien à ce que les
auteurs décrivent sous le nom de 7>. intcgnan Nag. La première
^ ^-——
sssr,r~ ~,-i
on suit ,rts ' T'T ^ pnr ^ ^“ntique, et quand
on suit sur ces renobes toutes les modifications qui les font passer
au type mtegrum ? H passer
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
45
Quelquefois l’atrophie de la pointe se manifeste autrement: les
pointes hyalines sont très longues; le cénobe ressemble a un P.glan-
duliferum, mais sans boule à l’extrémité des pointes (tig. 57). Ce
sont des formes de vieillesse; je ne les ai jamais vues se mult.pliei
dans les cultures. . . .
Quand on suit en culture le développement de jeunes colonies
de P Boryanum récoltées dans le plancton, on ne les voit pas toutes
arriver au stade integrum; certaines seulement s’en approchent par
la diminution de l’échancrure et l’élargissement de la base de la
pointe (fig. 56). 11 arrive assez souvent qu’un, deux, meme trois
mois après la récolte, la multiplication du P. Boryanum devient
brusquement très rapide et que la culture se trouve transformée en
une bouillie de jeunes colonies de P. Boryanum, : les observations
deviennent alors faciles. .
Les jeunes colonies sont semblables à celles du plancton; si 1 on
suit leur développement, ou remarque (fig. 57 bis) qu’arrivées au
stade adulte, elles ne diffèrent guère du P. Boryanum type que par
des pointes plus courtes, à base verte, large et renflée. Elles se mul¬
tiplient alors activement et, tant que la multiplication végétative
reste active dans une culture, les colonies jeunes et adultes s’écar¬
tent fort peu, en somme, de la forme P. Boryanum type; comme
elles sont en forte majorité, les formes vieilles et anormales étant
encore rares, l’espèce paraît s’adapter au nouveau milieu sans grande
modification de forme. Mais quand, par l’action de causes internes
ou de facteurs externes, la multiplication végétative se ralentit et
cesse, alors on remarque certaines colonies qui continuent à se déve¬
lopper, grossissent, vieillissent et prennent des formes, qui rappel¬
lent soit le P. muticmn, soit le P. integrum (fig. 57 bis). Ces formes
apparaissent donc sur les vieilles colonies benthiques; c’est ainsi
qu’on les trouve toujours à l’état naturel: j’en fournirai plusieurs
exemples.
ü. — RENSEIGNEMENTS TIRES DE LA LITTERATURE
ALGOLOGIQUE
Tout d’abord, les formes rattachées par Raciboüski (187) à l'es
pèce de Naeüeli proviennent des dépôts boueux de la Vistule, aux
environs de Cracovie ; pour cet auteur, la forme type de P. integrum
46
E. BIGEARD
est eelle que l’on peut observer au n° 1435 de la collection
Rabenhorst; or cet échantillon a été recueilli sur des rochers suin¬
tants. Raciborski donne comme caractère spécifique du P. integrum:
« cellules du pourtour fortement arrondies, pointes courtes et diver¬
gentes ». J’ai examiné le n° 1435 de la collection Rabenhorst,
dans l’exemplaire qu’en possède le laboratoire de Botanique d’Angers.
On peut constater (fig. 60) que seules les grosses colonies, granu¬
leuses ou presque lisses, à parois cellulaires épaisses, possèdent ces
caractères; les petites colonies sont nettement Boryanum et, entre
elles et les grosses, on trouve tous les passages. Dans le même échan¬
tillon, on peut observer les autres variétés décrites par Raciborski
en particulier la variété scutum , rare ; la variété Braunianum f. 6 re-
vicornis, très commune, et f. longicornis, rare; ces dernières formes
font le passage entre P. Boryanum et les colonies à cellules margi¬
nales arrondies, qui constituent la forme extrême la plus modifiée.
Lucks, en 1 DOT (153), signale le P. integrum, forme granulata
Raciborski, dans le Mutter See, la var. Braunianum dans l’Ottominer
See. Mais si l’on se reporte au dessin de l’auteur (fig. 61) on cons¬
tate que le cénobe attribué à l’espèce de Naceli possède 3 cellules
marginales sur 10 qui sont du plus pur Boryanum.
Fig. 61. — P. Boryanum (P. integrum ). D’après Lucks.
fig. 62. — P. Boryanum (P. Pearsoni West). D après West.
Fig. 63. — P. Boryanum X 500. Forme de cultures.
Naegeli (160, p. 97, Tab. V. fig. B 4), a trouvé son P. integrum
dans des matériaux provenant du grattage de rochers humides.
Bennett (14, p. 12, tab. IV, fig. 11-13) l'a récolté sur les bords
humides d’un puits, h Tintagel; il était abondant, mais manquait
partout dans les masses d’eau voisines.
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
47
Hansgikg (ioi, p. 207) détermine P. Boryanum var. intogriforme
11. v. une forme trouvée sur les parois d’un bateau prenant leau,
sur les rives de la Moldau. Le même auteur décrit (102, p. 118) une
nouvelle variété du P. integrum var. Tirolcnse, d’après des colonies
à longues pointes hyalines, récoltées aussi sur les rochers suintants.
En France, P. integrum est souvent signalé, mais jamais dans
le plancton ; Ai.lokge et Denis ( 5 , p. 893) le trouvent sur les bords
du lac de Navarosse et de l’étang de Biscarosse avec P. Tétras et
p. muticum. Deflandbe (72, p. 999) le récolte dans un suintement,
sur un mur, à Moraine (Haute-Savoie). Fiiémy (83, p. 1*7, fig. 8) le
mentionne dans un échantillon d’une récolte faite sur des pierres
schisteuses, au cirque d’Espino (Haute-Garonne).
Niïahdï (162, p. 176 en note) dit que si P. integrum est si rare
dans ses matériaux, c’est qu’ils proviennent de récoltes de plancton.
West, en 1912 (256, p. 19, fig. 31), signale une nouvelle espèce,
voisine de P. integrum et pouvant être rangée à côté de cette der¬
nière dans la section Anomopedium de Braun: P. Pearsoni West.
Voici la diagnose: Cénobes compacts, ellipsoïdes, à 8 cellules (6 + 2),
ou à 15 (10 + 5) ; cellules centrales pentagonales, cellules du bord
arrondies, munies de 2 pointes hyalines délicates et terminées par
des boules, disposées obliquement; membrane épaisse; un chromato-
phore avec un ou deux pyrénoïdes. Dimensions: cellules du disque
13-27 g.; cellules du bord 17-30 y, cénobes 32-68 g; pointes 24-6 g.
Habitat : sur un barrage, dans une rivière. West ajoute que
l’espèce n’était pas rare, mais se trouvait la seule du genre dans
la récolte. Il observe qu’elle se rapproche beaucoup du P. integrum,
dont elle ne diffère que par les pointes hyalines avec boules et non
dans un même plan. Je n’ai pas observé cette forme à 1 état naturel,
le dessin de l’auteur donne l’impression de colonies à cellules enkys¬
tées (fig. 62) ; mais la colonie de la figure 63, qui provient de cul¬
tures, contient des cellules semblables h celles de l’espèce de West.
D’ailleurs, il ne faut pas croire que chez P. Boryanum les pointes
sont toujours dans le plan du cénobe: quand on observe une colonie
de profil, on les voit souvent alterner régulièrement de chaque côté
du plan de la colonie. Dans ce cas, une cellule marginale de P.
Boryanum, en se transformant en kyste, deviendra absolument iden¬
tique h la cellule marginale du P. Pearsoni.
Fritsch ( 87 , p. 11, fig. 3), qui a observé la même forme dans des
dépôts, la rattache comme variété à P. integrum. Les figures qu’il
48
E. BIGEARD
donne, d'après les stations indiquées, correspondent à, des formes
plus ou moins benthiques. Sa figuré 3 il représente une colonie à cel¬
lules superposées en deux couches; les cellules de la couche supplé¬
mentaire ont deux pointes courtes irrégulièrement distribuées; c’est
une forme de P. Boryanum coelastroide (flg. 108 à 110, p. 74), qu’on
rencontre fréquemment chez les types fixés et surtout dans les cul¬
tures; les colonies étant déformées, les pointes peuvent être dans
n’importe quel plan, comme West l’a figuré pour son P. Pearsoni.
Fjc. 64-67. — P. Boryanum. Formes benthiques anormales 64 : P. muticum var. iner-
mis Racib., d'après Wille; 65 : P Boryanum var. campanulatum Wille,
d’après Wille; 66 : P. Boryanum \ar. dcpanpcrata Wille, d'après Wille;
67 : P. Boryanum X S°o- Cénobe de cultures (Récolte du Cher).
Enfin, je signale ici les formes aberrantes du genre Pediastrum
que AVille ( 27g, p. 432) décrit dans son étude des Algues récoltées
au cours de l’expédition antarctique de Drygalski. Ces formes pro
viennent des îles Kerguelen et ont été recueillies surtout dans des
petits trous d’eaii sans plancton passif flottant. L’auteur les ratta¬
che au P. muticum (fig. (34) et au P. Boryanum; il crée, pour les
dernières deux nouvelles variétés :
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
49
P. Boryanum var. campanulatum nov. var. (pl. 30, fig. 13 a, 6 ).
J’ai reproduit ici (fig. 65) un des dessins de l’auteur. Le trait le
plus remarquable des cénobes en question, ce qui leur a valu leur
nom, c’est de ne plus présenter la forme en disque plan, habituelle
aux Pediastrum. Ils sont excavés en coupe, comme si la croissance
avait été plus rapide dans les cellules centrales que dans les cellules
du pourtour. Donner un nom à une pareille anomalie est aussi
étrange que d’introduire dans la littérature algologique, comme types
d’une variété « appauvrie », des cénobes tronqués, découronnés.
var. depauperata nov. var. (pl. 30, fig. 14 a-d). Paroi des cellules
mince, finement granuleuse ; le plus souvent une pointe courte et
fine au milieu de la cellule, quelquefois pas de pointe ou deux, comme
dans la forme normale. J’ai reproduit (fig. 66 ) les dessins de l’au¬
teur: on voit que sa figure 14 d (ma fig. 66 c) représente un disque
de 17 cellules sans pointes, portant d’un cOté un fragment de pour¬
tour de quatre cellules, dont l’une est du plus pur type Boryanum,
avec deux pointes; n’est-il pas plus simple de supposer qu’il s’agit
d’un cénobe 32-cellulaire de P. Boryanum, dont onze cellules du
pourtour se sont détachées, que d’établir une nouvelle variété sur
un pareil échantillon ? De même l’absence de pointes ou la présence
d’une seule pointe au milieu de la cellule du pourtour s’observe
quelquefois sur les colonies anormales, déformées ou coelastroïdes
de P. Boryanum (fig. 67).
Les dessins de Wille que nous avons reproduits ne montrent
donc que des caractères accidentels et variables, insuffisants pour
qu’on sépare ces colonies du P. Boryanum, même pour en faire des
variétés, et tels que l’on peut souvent en observer dans les cultures.
En résumé, le type morphologique de P. Boryanum doit être
cherché dans les cénobes pélagiques: ils ne présentent entre eux que
d’infimes variations. Mais l’espèce peut vivre également dans la zone
benthique et s’y multiplier: alors apparaissent des variations nom¬
breuses, diverses, d’assez grande amplitude, en particulier celles sur
lesquelles les auteurs ont établi les diagnoses des prétendues espèces
muticum Ivütz et integrum Nâg.
Mlle Olga Troitskaja ( 248 , d’après Bot. Abstr. 14, p. 535, et
249 , p. 5-21) a abouti récemment aux mêmes conclusions par la
méthode des cultures pures. Elle considère P. integrum comme un
stade de développement de P. Boryanum; les variétés Brauni'anum
(Grun.) Nordst. et .Tirolense Hangs. comme des formes de vieillesse
50
E. BIGEARD
de P. Boryanum; enfin P. muticum Kütz. comme une forme adulte
de P. Boryanum, formant passage entre P. Boryanum type et P.
integrum.
On serait peut-être tenté d’objecter à cette conclusion que toutes
les colonies de même âge, récoltées en même temps, dans le même
milieu, devraient être approximativement identiques, alors que cette
similitude absolue n’existe pas en fait. Pour expliquer la présence
de quelque forme aberrante dans une population pélagique homo¬
gène de P. Boryanum, par exemple, on ne doit pas oublier que la
vie des Pediastrum n’est pas nécessairement pélagique, que leur
croissance et leur développement peuvent s’effectuer également dans
la zone benthique. Il suffit alors d’admettre que quelques cénobes
de cette dernière zone ont été accidentellement détachés de leur
support et entraînés dans la zone pélagique par les vagues, les rames
ou la perche du bateau: ils se retrouveront avec leurs caractères
spéciaux, au milieu des cénobes du large, d’autant plus différents du
type pélagique que leur existence benthique aura duré plus long¬
temps.
Il n’en reste pas moins très certain que, dans une pêche péla¬
gique, les formes muticum, integrum, etc., ne se rencontrent jamais
qu’à l’état d’exceptions. Au contraire, dans les dépôts, ces mêmes
formes apparaissent en abondance. Leurs caractères sont d’autant
plus accusés et plus éloignés du type pélagique que le cénobe est
plus âgé. Il est donc difficile d’y voir autre chose que des formes
stationnelles, simples produits des actions de milieu.
Source : MNHN, Paris
LES PEDIASTRUM D'EUROPE
51
CHAPITRE TROISIEME
LONGUEUR ET FORME DES POINTES
A. INFLUENCE DE L’AGE
I) P. duplex
On sait combien sont nombreuses les variétés de cette espèce;
or, les coupures faites par les auteurs se fondent presque toutes sur
des différences dans la forme des pointes des cellules marginales. Sans
vouloir tout expliquer par l’âge, on peut montrer que la forme de
la pointe est en relation avec la taille et l’âge de la colonie.
Fig. 68-70. — P. duplex X 500. Variations de la pointe avec l’âge. Etang de Serrant.
Nous suivrons d’abord le développement des jeunes colonies dans
une même station, afin de noter les variations dues à l’âge dans un
même milieu. Dans l’étang de Serrant, à Saint-Georges-sur-Loire, P.
duplex est extrêmement abondant pendant la belle saison et s’est
multiplié dan* les récoltes, au laboratoire, avec une grande intensité,
pendant plusieurs mois après leur mise en culture.
Source : MNHN. Paris
B. BIGEARD
La figure 68 représente quelques cellules d'une colonie mère
64-cellulaire et de colonies filles; les plus petites sont les plus
clathrées: elles ont les pointes minces et longues; sur les cénobes
un peu plus gros, on voit les bras des cellules marginales qui s’épais¬
sissent et présentent déjà un renflement; ils ont 7 à 9 /x de longueur;
on distingue à l'extrémité de la pointe un bouton pectique hyalin.
Arrivées à ce stade, les pointes s’allongent peu, mais s’élargissent
beaucoup, en même temps que la cellule, dont la membrane s’épaissit
et se couvre de plis, souvent anastomosés en réseau.
Les cellules des colonies adultes, dont la taille dépasse alors 100 {x,
prennent les formes des figures 69, 70: ces formes diffèrent peu les
unes des autres; eîles sont extrêmement nombreuses; il est absolu¬
ment vain d’essaj'er de classer ces formes et de les grouper en un
nombre plus ou moins grand de variétés; car, malgré le grand nom¬
bre des divisions établies, il y aura toujours des formes qui n’en¬
treront dans aucune.
Voici les mesures prises sur les colonies de différente taille,
dans cette station (mesures prises sur les récoltes fraîches) :
1) jeunes colonies: stade reticulatum, 32 cellules :
diamètre moyen. 55 à 60 /x
pointe, hauteur moyenne. 8 /x
lacune, diamètre moyen. 6 à 7 /x
II) Cénobes à bras plus ou moins renflés, 32 cellules :
diamètre moyen. 80-95 /x
pointe, hauteur moyenne. 10 /x
lacune, diamètre moyen. 6-7 /x
III) Cénobes adultes à membranes souvent ornées de plis
(rarement granuleuses) :
32 cellules: diamètre. 95-120 /x
64 cellules: diamètre. 100-140 n
pointe, hauteur. 10 ju.
lacune, diamètre. 6 /x
Ces mesures montrent que les bras des cellules s’allongent
d’abord, puis s’épaississent et se renflent. Les différentes formes de
P. duplex observées dans cette station ne sont donc pas des variétés
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
53
d’une même espèce, mais correspondent à différents stades du déve¬
loppement de la plante: ce sont des formes d’âge.
Fig. 7 i, 75. — P. duplex X 500 ( 75 . X 75°)- Variations de la pointe avec l’âge. —
Etang du Malaguet.
O 11 peut en avoir une preuve indirecte dans la différence que 1 on
observe chez les P. duplex, quand on compare une récolte faite à la
fin de la belle saison, en octobre ou novembre, à une pêche de mai
ou juin. Dans cette dernière les colonies largement clathrées abondent,
la multiplication est active. En octobre, au contraire, et pendant
l’hiver, la multiplication ayant cessé ou étant peu active, on trouve
surtout des colonies adultes et des vieilles colonies à grosses cellules
de forme variable, avec membranes épaisses et plissées. Il en est de
même dans toutes les stations où l’espèce se multiplie sur place (1).
(1) Dans les fleuves et rivières, on trouve au contraire un mélange de for¬
mes d’origines diverses.
Source . MNHN, Paris
54
B. B IGE A RD
On peut dire que la même station, à la même époque, fournit la
même forme de P. duplex (on peut ajouter: la même forme d’une
espèce donnée de Pediastrum). Je dirai même que l’habitude que
j’ai des P. duplex de notre région me permet, dans bien des cas, de
deviner la nature de la station, rien qu’à l’examen de la plante.
Dans l’étang du Grand Malaguet, près de Chaumont, au nord
d’Angers, P. duplex est aussi très abondant et l’observation du déve¬
loppement de la plante amène aux mêmes conclusions. La figure 71
montre une jeune colonie dans sa vésicule, la figure 72 une jeune
colonie libre (2). On remarquera la grandeur relative des pointes
et des méats. Chez les colonies plus grosses la pointe se renfle (fig. 73)
et peu à peu on arrive aux grosses colonies (fig. 74), souvent si
abondantes à l’automne et pendant l’hiver dans le plancton de
l’étang: elles se distinguent de celles de Serrant par les ornements
des membranes, qui sont des granulations et non des plis.
La figure 75 montre une pointe, avec son revêtement pectique
dentelé, terminé par un bouton hyalin aplati.
Voici les mesures prises sur les colonies (en fi):
!
! Diamètre
j du cénobe
Hauteur
de la cellule
marginale
Largeur
de la cellule
marginale
^ Longueur
de la pointe
Largeur
de la pointe
à la base
Diamètre
moyen [
d’un méat
Jeune cénobe
largement
clathré
45
9
9
7
1 à 2
6
Colonie
adulte
75
16
15
10
5
7
Vieille
colonie
120
18
22
10
10
7
La croissance se fait donc comme nous l’avons déjà vu plus haut:
allongement des pointes et des bras des cellules, puis épaississement
et élargissement de ces mêmes éléments. Elle entraîne une modifi¬
cation progressive de la forme de la pointe.
(2) Récolte du 17 mai 1928, communiquée par M. Martin ; les jeunes co¬
lonies de P. duplex étaient très abondantes.
Source : MNHN, Paris
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
55
II) P. simplex
Les variations de la forme de la pointe et de la cellule margi-
riale en fonction du développement de la colonie ont une grande
ampleur chez P. simplex.
Fig. 76-79. — P. simplex X 500. Variations de la pointe avec l’âge. Etang de St-Ni-
colas.
a) On comparera d’abord entre elles des colonies largement
clathrces, provenant d’une même station, afin d’éliminer les actions
de milieu et les modifications tenant à l’organisation interne des
colonies.
Le phvtoplancton de l’Etang Saint-Nicolas, près d’Angers, a
fait l’objet d’un travail de M. Bioret ( 21 ). Au sujet du P. simplex,
il s’exprime ainsi (p. 19, 20) : « Les cellules périphériques out leurs
E. BIGEARD
Pfi
faces libres plus ou moins concaves ou convexes; de même les cel¬
lules de l’intérieur laissent entre elles des lacunes plus ou moins
grandes, parfois nulles; d’après Lemmermann, il s’agirait d’espèces
différentes. Toutes les formes de transition se rencontrent dans
l’étang et j’ai l’impression très nette que la variété de formes n’est
souvent qu’une question d’âge de la colonie: les cellules ont les bords
d’autant plus concaves que la colonie est plus jeune ». Eeprenant
la question au point où l’avait laissée M. Bioret, j’ai cherché à pré¬
ciser la relation entre la taille des colonies et la forme de la cel¬
lule marginale; sur des cénobes d’un même nombre de cellules et
de même organisation, j’ai effectué les mesures suivantes (fig. 79):
Cénobes 16-cellulaires (12 -J- 4) :
d = diamètre du cénobe, pointes comprises
h = longueur de la cellule marginale
p = longueur de la pointe (base verte et extrémité hyaline)
b = hauteur de la base de cellule marginale (b = h __ p)
1 = diamètre du disque.
(les mesures sont données en /*)
Cénobes
1 I
II
III
IV
V
VI
d .
60
72
90
103
120
130
h .
20
23
25
28
34
35
P .
17
20
21
22
26
27
b .
3
3
4
6
8
8
1 .
20 |
26 J
40
47
52
60
Ces mesures montrent que, des divers éléments envisagés, c’est
a pointe de la cellule marginale qui s'accroît le moins; alors que
Je diamètre de la colonie s’accroît dans une proportion égale à
130 _ 27
— 2 il65, l’allongement de la pointe est : — = 1,585.
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
57
Courbe 4
P. simplex. Formes _ clathrées. —
Variation avec l’âge du rayon
de courbure de la paroi de la
cellule marginale. En abscisse,
largeur de la cellule marginale
à la base de la partie libre; en
ordonnée, rayon de courbure.
Les dimensions respectives des
cellules n’ont pas été conser¬
vées).
Mais si la pointe s’allonge peu, sa forme se modifie beaucoup,
comme on le voit sur les figures 76 à 79. A mesure qu’elle grossit,
les parois se renflent et tendent à devenir rectilignes, voire même
convexes: la courbe 4 exprime la variation du rayon de courbure
du bord externe de la cellule marginale en fonction de la largeur
de cette cellule à la base de la pointe; pour une largeur de 20 /*
en moyenne, les parois sont sensiblement rectilignes.
b) formés à lacunes plus petites et formes à disque plein.
Le développement de la pointe n’aboutit pas toujours à la forme
de la figure 78; il reste souvent, à sa partie supérieure, un style
hyalin, dont la longueur est variable; la partie inférieure de la
pointe est alors de forme triangulaire et verte, avec parois externes
concaves, droites ou convexes, caractères sur lesquels s’appuient les
auteurs pour déterminer les espèces et variétés dans le groupe du
P. simplex.
A l’examen des figures 80, 81, on remarquera d’abord qu on a
tous les passages, au point de vue de la pointe, entre les formes
de la figure 78 et de la figure 81, qui sont des formes extrêmes,
58
E. B1GEARD
Pour le moment, je me borne à montrer que, dans les colonies
à cellules marginales, munies de pointes styliformes et hyalines, le
développement de la cellule marginale se fait comme dans les autres
colonies, et que les parois de la base verte et triangulaire de la
pointe sont successivement concaves, rectilignes et convexes, suivant
l’âge.
La forme de la figure 81 provient d’une culture d’une pêche de
l’étang de Serrant; si on la compare aux cénobes de la figure 7
(p.17), qui ont la même provenance, on se rend compte immédia¬
tement de la façon dont se modifient, la cellule marginale et les
cellules du disque, à mesure que croît la colonie: au premier stade
(fig. 7 6), les parois cellulaires sont fortement concaves, la pointe
est presque entièrement verte, la base commence un peu h se renfler;
au deuxième stade (fig. 7 a) la cellule marginale a ses parois rec¬
tilignes et le corps cellulaire vert est surmonté d’un style hyalin;
au dernier stade (fig. 81), les parois sont devenues convexes, la cel¬
lule marginale est piriforme et du type ovatum des auteurs: on voit
que ce prétendu caractère spécifique n’est qu’un caractère de vieil¬
lesse.
On peut faire la même constatation sur les colonies de P. sim¬
plex du n° 524 de la collection Wittrock et Nordstedt. Tous les
cénobes sont clathrés, les cellules des jeunes ont les parois très
concaves: on devrait les rapporter au P. clathratum (Schr.) Lemm.;
LES PEDIASTKUM D’EUROPE
59
contraire, les grosses colonies ont des cellules marginales arron¬
dies et pSf ormes f elles devraient être rapportées à P. ovatum Lemm.
ou ù P Sturmii Beinsch, d’après Boroe ( 39 , P- 9); «r on voit tons
les passages d'une forme à l’autre, on suit le renflement de la paroi
d'une colonie plus petite à une colonie semblable, mais plus gross .
Tous les cénobes doivent être rattachés à la même espece.
La forme pleine de la figure 82 est moins répandue dans e
plancton que les formes clathrées; cependant elle domine dans le
petit étang du Jardin botanique de Tours, où elle n’est accompa¬
gnée que de formes à petites lacunes.
Les parois externes des cellules marginales des jeunes colomes
sont très concaves (fig. 82). Sur les cénobes 16-cellulaires (Il + 0 ),
avec ou sans petits méats, j’ai P™ les mesures suivantes (fig. 83).
d = diamètre de la colonie en p
li = hauteur de la cellule marginale
p = longueur de la pointe
b = hauteur de la base de la cellule marginale
1 = diamètre du disque.
d .
|
55
70
80
96
| 105
h .
20
1
24
26
33
| 35
P .
17 1
20
20
24
| 25
b .
3 1
4
6
9
1 10
1 .
15 |
22
26
30
| 35
Ues chiffres et les dessins qui les accompagnent montrent com-
ment se modifie la cellule marginale en grandissant: les deux parties
de la pointe s’individualisent, sans que la longueur totale augmente
beaucoup; les parois de la partie inférieure se renflent de plus en
plus; enfin le corps cellulaire s’accroît beaucoup en hauteur. Les
différents aspects de la cellule marginale correspondent à des stades
d’âge et ne présentent rien d’héréditaire et de fixe.
En résumé, il est établi que la forme de la pointe, et même de
la cellule marginale tout entière, varie avec l’âge chez P. simplex;
en particulier, la forme concave, rectiligne, ou convexe des parois
de la pointe n’a aucune valeur systématique.
Source. MNHN, Parts
60
B. bigbard
B. INFLUENCE DU MILIEU
I) Milieux naturels
Nous avons vu, au chapitre premier, que l’aptitude d’une colo¬
nie à flotter était proportionnelle à sa surface et que l’on pouvait
considérer la disposition des cellules dans un plan, ainsi que la
présence de pointes an pourtour, comme des- adaptations au flotte¬
ment; on pouvait doue prévoir que, dans une même station, les colo¬
nies flottantes auraient des pointes plus longues que les colonies
fixées.
i 3 JfN
C’est ce que l’observation a confirmé d’une manière frappante
en ce qui concerne P. Borymum, dans le petit étang du Jardin
botanique de Tours; les figures 84, 85 montrent deux colonies
16-cellulaires de P. Borymum, récoltées le même jour; la première
provient du plancton, la deuxième des vases, par 80 cm. de pro-
ondeur, ou P. Boryanum est toujours assez abondant. Le cénobe qui
ne flotte pas a des pointes très courtes; les lobes verts sont massifs
tenT 1S ’ U °" ai>latiS ^ éIanC& “ mme daUS l6S colonies <l ui Aot-
pement dl'Tâ 1,6 la masse d ’ 6a « favoriser le dévelop-
pen ent de la pointe: nous allons voir que, chez I>. simplex, la varia-
tion de la longueur de la pointe avec l’agitation du milieu confirme
SrXn L ^ POth t e ' N0,,S C ° mparero “ cénobe.™
<1 1 ■ " >gure 86 représente une colonie 8-cellulaire pro-
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
ôt
venant de la collection Wittrock et Norbsteot, n- 235 (récolte de
Thüret ü Rentilly) ; la récolte a été obtenue par grattage de la
surface des feuilles immergées ; les colonies se sont développées fixées,
on voit que la longueur de la pointe n'est pas sensiblement supérieure
à la hauteur du corps cellulaire: hauteur de la pointe - 9 /> environ.
Fig. 86-88. — P. simplex X 500. Formes no
ret) ; 87 : planctonique (Jard.
, n clathrées. — 86 : benthique (Rentilly, Thu-
bot. Tours) ; 88 : planctonique (St-Nicolas).
Le cénobe de la figure 87 provient de l’étang du Jardin Botanique
de Tours: c’est une colonie flottante; les pointes sont pins longues
que le corps cellulaire, qui n’est pas plus haut (environ 9 p-) que
celui des cellules marginales du cénobe de la figure 86; elles attei¬
gnent 13 b 14 p. Comparons ce cénobe à celui de la figure 88 (les
mesures sont données en a) :
fig. 87 fig. 88
diamètre de la colonie avec pointes. 7o 1011
diamètre du disque. 30
hauteur de la cellule marginale. 2-1
hauteur de la pointe hyaline. 13 20
Les deux colonies diffèrent par la taille et la différence des dia¬
mètres des colonies tient, pour une iax*ge part, à la différence de
longueur des pointes. Elles sont beaucoup plus longues dans le
cénobé de la figure 88. Or ce dernier vient de l’étang Saint-Nicolas,
qui a, d’après M. Biokkt (ai, p. 17), par ses eaux profondes et agitées,
les caractères d’un lac (présence d ’Altheya Zacohariasi Brun). Au
contraire le petit étang du Jardin botanique de Tours est peu pro¬
fond, abrité et peu agité. Donc l’influence du milieu sur les pointes
Source . MNHN, Paris
62
B. BIGEARD
tend à les rendre d’autant plus longues que le milieu est plus étendu
et plus agité.
Comme nous avons vu, au Chapitre I, l'influence de l’agitation
de l’eau sur la grandeur des lacunes, on peut conclure de ce qui
précède que le milieu règle chez P. simplex la longueur des pointes,
la grandeur des lacunes et la forme de la cellule marginale: voilà
qui nous permet d’expliquer les différences de forme du P. simplex
Fie. 89, 90. — P simplex X Soc. Cénobes planctoniques. - - 89, St-Nicolas ; 90 J'ard
bot. de Tours.
type de l’étang Saint-Nicolas, qui est uu petit lac (fig. 89), et du
P. simplex type de l’étang du Jardin botanique de Tours, qui est
une grande mare (fig. 90 ). Pour Lemmebmann, et les auteurs qui le
suivent, on a là deux espèces: or les colonies diffèrent :
1 ” par le disque clatbré chez l’une, plein chez l’autre: c’est une
action de milieu (Chapitre I) ;
2 » par la longueur des pointes : c'est encore une action de
milieu ;
3” par la forme des cellules marginales, dont la base est plus
large sur le cénobe de l’étang Saint-Nicolas, plus étroite et plus haute
sur celui de l’étang du Jardin de Tours; mais qui ne voit que dans
a première colonie, le disque étant plus large à cause des lacunes
es cellules marginales ont dû élargir leur base pour faire le tour;’
tandis que dans la deuxième, elles avaient la facilité, à cause de la
petitesse du disque plein, de se développer en hauteur et de se souder
plus longuement les unes aux autres ?
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
03
II) Cultures spontanées
Chez 1*. duplex, les modifications des pointes sont variées et de
grande amplitude, les formes des cultures sont très éloignées de la
forme planctonique type. On observe :
Fig. pi-96. — P. duplex X 500. Formes de cultures. — 91, 92 Malaguet ; 93, Cher;
94-96, Jard. Bot. de Tours.
1° des pointes fortement élargies (fig. 91, 92) à tel point que
les deux se fusionnent, n’en formant plus qu’une, qui reste surmontée
ou non de deux petits boutons hyalins. Le cénobe de la figure 92
représente assez bien la variété brachylobum Braun.
2 °- des pointes plus ou moins élargies, surmontées d’une longue
64
E. BIGEARD
pointe hyaline, cylindrique, mince, tronquée ou capitée (fig. 93, 94) :
on a alors la variété cornutum Raciborski.
3° des pointes arrondies clans leur partie supérieure avec étran¬
glement à la base (fig. 95, 96). Lucks a fait de cette forme la variété
rotundatmn. Les bras des cellules du disque sont quelquefois modi¬
fiés de la même façon et l’on a le curieux cénobe de la figure 96.
Cette variété dans les modifications des pointes porte à croire
que la vie benthique n’en est pas la seule cause; quelles sont les
autres ? Je l’ignore; je pense qu’il s’agit de changements très petits
dans la composition chimique du milieu. Quoi qu’il en soit, il est
certain qu’il n’y a rien d’héréditaire clans ces modifications.
Chez P. biradiatum, j’ai observé des modifications analogues;
mais, cette espèce étant plus difficile à cultiver, mes observations
sont beaucoup moins nombreuses; j’ai cependant souvent constaté
l’élargissement des pointes, leur renflement au sommet, ou l’appari¬
tion d’une pointe supplémentaire hyaline, mince et fragile (fig. 97,
98).
Fie. 97, 98. — P. biradiatum X 500. Formes de cultures (Serrant).
Fig. 99. P. anffulosum X 500. Formes de cultures (Serrant).
Enfin, chez P. angulosmn, les lèvres ont aussi tendance à se
renfler ; la figure 99 a montre une colonie trouvée dans une culture
(l'ime récolte de l’étang de Serrant: les lèvres de l’échancrure sont
épaisses, arrondies et surmontées d'un large bouton hyalin. Dans
une récolte faite à l’étang de Serrant, le 20 Avril 1932, j’ai observé,
le -4 Juin suivant, des colonies de P. angulosum modifiées, au point
d être méconnaissables. Les lèvres étaient si fortement renflées que
1 échancrure était presque fermée; souvent elles portaient une pointe
hyaline, plus ou moins longue, mince et quelquefois légèrement capi¬
tée; la membrane ne porte plus de plis (fig. 99 b). La culture qui
contenait ces formes si aberrantes avait été faite dans de l’eau de
Source. MNHN, Paris
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
65
la Loire; j’avais, par ailleurs, suivi le développement d’une culture
de même récolte dans l’eau de l’étang: P. angulosum était beaucoup
plus abondant et beaucoup moins modifié; mais les modifications
étaient les mêmes: élargissement, renflement des lèvres, pointes hya¬
lines surajoutées, absence de plis.
On voit que plus le milieu est différent du milieu naturel, plus
les modifications des colonies sont nombreuses, rapides et profondes ;
mais il est certain que c’est le brusque passage de la vie plancto-
nique à la vie benthique qui est le facteur dominant de ces transfor¬
mations; le rôle des éléments chimiques est probable, mais difficile
à déterminer.
66
E. BIGEARD
CHAPITRE QUATRIEME
NOMBRE ET DISPOSITION DES CELLULES
DE LA COLONIE
COLONIES CŒLASTROIDES
POINTES DANS DIVERS PLANS
A. NOMBRE DE CELLULES
Le nombre des cellules est régulièrement une puissance de 2 :
on trouve des colonies à 4, 8 , 16, 32, 64, 128, 256, 512 cellules; on
peut affirmer que les cénobes qui possèdent un nombre de cellules
différent en ont perdu, soit que les corpuscules n’ont pas trouvé de
place dans le plan au moment de la formation de la colonie (cellules
du disque), soit que des cellules se sont détachées au cours de la
croissance du cénobe (cellules marginales).
Cependant certains auteurs (Wille, 279 , p. 432) ont donné des
nom nouveaux à des cénobes incomplets, plus ou moins privés de
leur pourtour. Jamais je n’ai rien observé de semblable chez les
jeunes colonies: les cellules sont toujours au complet.
Quelques algologues suivent encore Bbadn qui distingua ( 45 , p.
97, Tab. V) un P. Ehrenbergii, pour les colonies de P. Tétras à 8
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
67
ou IG cellules, et nn P. Tétras (Ehr.) Ralfs, pour les colonies 4-cel-
lulaires. Schmidlb ( 197 , p. 5, fig. 3, 4) a tenu compte du nombre
des cellules (4, 8, 16) pour la détermination de la variété alpina et
des formes simplex, evoluta, chez P. Braunii.
La logique voudrait dans ce cas qu’on fit, pour un type donné,
autant d’espèces, ou du moins de variétés, qu’on peut trouver de
nombres différents de cellules dans les colonies ; pour P. Tétras, par
exemple, 011 aurait une espèce pour les colonies à 4 cellules, une
seconde pour les colonies à 8 cellules, etc. La figure 100 représente
une colonie de P. Tétras 16-cellulaire, avec G colonies filles, dont
deux à 8 cellules. J’ai constaté le même phénomène (V. troisième
partie) chez P. duplex, Boryanum, angulosum, simplex. Cela suffit
à montrer que le nombre des cellules dans la colonie n’est pas héré¬
ditaire et qu’il ne faut pas en tenir compte en systématique.
Nombre
de cellules
dans la colonie
4
8
16
32
64
!
128
256
512
P. simplex .
O
o
O
o
» Kawraiskyi .
O
0
0
O
» Boryanum ..
O
O
O
o
O
» angulosum .
O
o
O
o
» duplex .
O
O
O
o
O
» biradialum ■
O
O
o
» Tétras .
0
O
0
.
» Braunii ....
O
O
0
Fig. ioi. — Tableau comparatif de fréquence des cénobes 4 —,8 —, 16 —... cellulaires
chez les espèces de Pediastrum.
J’ai réparti dans le tableau ci-dessus (fig. 101) les colonies des
diverses espèces suivant le nombre des cellules. L’examen de ce
tableau permet tout de suite d’affirmer les différences héréditaires
E. B IGE A RD
68
des diverses espèces. Trois espèces, P. Boryanum, P. angulosum et P.
duplex, ont la propriété de former des colonies à 64, 128, voire 256
cellules, mais ne donnent que peu de colonies à 8 cellules, surtout
P. angulosum, et très rarement des colonies à 4 cellules. Au contraire,
deux espèces, P. Tétras et P. Braunii, donnent surtout des colonies
à 4, 8 et 16 cellules. Quant aux trois autres espèces, P. simplex, P.
KawraisJcyi, P. birudiatum, elles donnent surtout des colonies à S,
16 et 32 cellules, avec un maximum plus ou moins net pour les colonies
à 16 cellules; de sorte que les colonies à 16 cellules sont les plus
nombreuses dans le genre Pediastrum.
Le cas que l’on observe le plus souvent dans la multiplication
végétative, c’est celui où la colonie fille a le même nombre de cellules
que la colonie mère (V. 3 e partie, fig. 159) ; mais chez toutes les
espèces, chez lesquelles j’ai pu voir des cas de multiplication végé¬
tative, j’ai observé des cas de réduction et des cas d’augmentation
du nombre des cellules: ces cas sont fréquents chez P. Boryanum.
J’ai donc été amené à chercher les causes de cette variation.
a) Observations dans les milieux naturels
Dans l’étang du Jardin botanique de Tours, j’ai déterminé, ù
différentes époques de l’année, les nombres de colonies à 8, 16, 32
et 64 cellules, contenus dans 100 colonies de P. Boryanum.
Colonies à
S cellules .
17/10/1929
7/12/1928
12/3/1930
Total des
3 récoltes
1 27/4/1929
(1)
05
IN
05
05
<M
30/9/1930
(3)
Total des 3
récoltes
3
8
7
18
1
3
2
6
16 cellules .
4»
62
57
168
31
54
37
122
32 cellules .
47
30
35
112
65
42
01
168
64 cellules .
1
0
1
2
3
1
0
4
100
100
100
300
100
100
100
300
(1) Début de l’envahissement de la zone planctonique par les jeunes colo¬
nies.
(2) Fin de la période de prédominance de P. Boryanum dans la zone planc¬
tonique.
(3) P. Boryanum très abondant.
Source. MNHN , Paris
LES PED1ASTRUM D'EUROPE
69
Sans vouloir trop solliciter ces chiffres, on peut en extraire les
faits suivants :
1° Les colonies à 16 et à 32 cellules sont toujours nettement
prédominantes; les colonies 8 -cellulaires sont rares, celles à 64 cel¬
lules isolées; quant aux colonies ù 4 et à 128 cellules, elles ne sont
que tout à fait exceptionnelles: je n’ai pas souvenir d’en avoir ren¬
contré plus de 3 ou 4 en cinq ans.
2° Dans l’étang du Jardin botanique de Tours, les colonies de
P. Boryanum h 16 cellules dominent d’octobre à mars. Au contraire,
d’avril à septembre, les colonies 32-cellulaires l’emportent. De plus
les colonies à 32 cellules deviennent brusquement prédominantes
lorsque P. Boryanum, en fin d’avril, commence à se multiplier rapi¬
dement et h devenir commun dans le plancton. A la fin de mai, on
a de nouveau une prédominance des colonies 16-cellulaires ; en août,
au moment où P. Boryanum est de nouveau très commun, nouvelle
prédominance des colonies à 32 cellules.
Cette variation peut être expliquée de la façon suivante. On
sait que la division des noyaux débute de bonne heure chez P.
Boryanum: Chodat et Huber ( 58 , p. 3) ont montré que les cellules
des jeunes colonies étaient polynuclées. O 11 peut concevoir que, pen¬
dant l’hiver, la multiplication étant très ralentie, la division
nucléaire se poursuit plus loin et qu’au printemps les premières
colonies qui se multiplient contiennent un grand nombre de cellules
à 32 noyaux, donnant des colonies à 32 cellules ; ensuite, la multi¬
plication devenant rapide, de nouveau les colonies 16-cellulaires pré¬
dominent; en août, nouvelle poussée de l’espèce, après une accalmie
dans la multiplication, et nouvelle prédominance des colonies à 32
cellules.
En d’autres termes, étant admis que les dimensions des zoospo¬
res sont toujours sensiblement les mêmes, leur nombre doit varier
avec le volume de la cellule. Si l’on assimile la cellule ù une sphère,
il suffit que le rapport des diamètres de deux cellules soit de 1,3
environ pour que le rapport des volumes soit de 2 , donc pour que
le nombre des zoospores soit double. Des différences de taille de cet
ordre, dans les cellules d’un même cénobe adulte, n’ont rien d’excep¬
tionnel. Elles sont encore plus fréquentes d’un cénobe a un autre, à
la même époque de l’année ou mieux ù diverses époques. Dans une
période favorable au développement et à la multiplication, les céno-
bes sporulent dès qu’ils sont adultes; quand la sporulation n’est plus
Source : MNHN. Paris
70
E. BIGEARD
favorisée par les conditions extérieures, le cénobe vieillit, ses élé
ments continuent à grossir: ils donneront, à la sporulation suivante,
de jeunes cénobes à cellules plus nombreuses. Le cas extrême est
réalisé chez les kystes, remarquables par leur grande taille, qu’on
rencontre en hiver dans les dépôts et qui germent au printemps, en
donnant presque toujours quatre cénobes chacun, ou un nombre de
zoospores équivalent.
Peut-être aussi la variation de la valeur nutritive du milieu
amène-t-elle une variation dans le nombre des colonies à 16 et à
32 cellules, comme on pourrait le déduire des observations faites
sur des cultures.
Il en est de même du P. duplex, dans la station considérée, et
le même fait s’observe dans toutes les stations. Mais ce ne sont pas
toujours les nombres 16 et 32 qui prédominent dans la formation
des colonies. Ainsi à Serrant, si l’on considère les espèces P. Borya-
num, P. angulosum et P. duplex, on trouve que ce sont les colonies
32 et 64-cellulaires qui sont nettement prédominantes; si, chez P.
Boryanum, les colonies 16-cellulaires sont encore nombreuses, chez
P. angulosum et P. duplex elles sont très rares, alors que ies colonies
de 128 cellules sont fréquentes. Le milieu paraît donc avoir une
influence sur le nombre des cellules dans les colonies; peut être y
a-t-il un taux de matières nutritives correspondant il la prédomi¬
nance d’un ou deux nombres de cellules par colonie.
b) Observations sur des cultures
Dans les cultures spontanées provenant de l’étang du Jardin
botanique de Tours, P. Boryanum se multiplie abondamment. On
observe, tout au moins au début, comme dans le milieu naturel, une
forte prédominance des colonies il 16 et à 32 cellules. Mais si l’on
cultive 1 Algue dans l’eau de l’étang, additionnée de nitrate de po
tasse dans la proportion de 0,10 0/00, on observe bientôt un arrêt
presque complet de la multiplication; on trouve alors de grands
cénobes à 64 cellules, plus rarement à 128; j’en ai même observé un
de 256 cellules, d’un diamètre de 260 y. De plus, les colonies nor-
males présentent souvent de gros kystes, qui, nous le verrons, ger
ment en donnant deux ou quatre colonies. On peut donc admettre
que la forte proportion de nitrate de potasse (40 à 50 fois la dose
que l’on trouve dans l’eau de l’étang) amène la formation de grosses
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
71
colonies à nombreuses cellules. Je n’ai jamais constaté l’augmen¬
tation de la proportion de cet élément dans l’eau de l’étang, au
moment ou P. Boryanum commence à se multiplier activement et
où l’on voit une prédominance des colonies 32-cellulaires ; mais on
trouve à ce moment une plus forte dose de matières organiques,
origine des nitrates (V. 4 e partie).
D’autre part, j’ai observé assez souvent des cas de réduction
du nombre des cellules chez P. Boryanum en culture, provenant de
l’étang du Jardin botanique de Tours, sans avoir jamais pu déter¬
miner les causes du phénomène, ni le provoquer quand je le voulais,
seulement, toutes les fois que les colonies 8-cellulaires devenaient
nombreuses et qu’on trouvait quelques colonies il 4 cellules, en même
temps que disparaissaient les colonies à 32 cellules, on pouvait cons¬
tater que la multiplication restait active, mais que beaucoup de
colonies présentaient des cellules envahies par des gouttelettes
d’huile. De plus il ne se formait pas de kystes. D’après certains
auteurs, ces phénomènes s’expliqueraient par une diminution de la
valeur nutritive du milieu ; je ne suis pas en mesure de me pro¬
noncer ; j’ai vu cependant le phénomène de réduction dans le nombre
des cellules se produire dans des vieilles cultures reprises par l’eau
distillée et en voie d’assèchement, ce qui correspond évidemment à un
appauvrissement nutritif du milieu. Cette explication a aussi l’avan¬
tage de s’accorder avec l’une de celles que j’ai données ci-dessus de
l’augmentation du nombre des cellules des colonies, qui serait pro¬
voquée par un accroissement de la valeur nutritive du milieu.
Le nombre et la disposition des cellules n’étant pas héréditaires
et fixés, mais variables et soumis à l’influence du milieu et de l’âge,
on ne peut s’en servir en systématique. On trouve encore, cependant,
des variétés établies sur le nombre des cellules, ou du moins sur des
caractères morphologiques en relation avec le nombre des cellules.
C’est le cas des variétés recurvatum, divergens, cruciatum, gracile,
établies d’après l’allure spéciale des cénobes à 8 ou 4 cellules, chez
les espèces à 2 pointes bien développées: les pointes de chaque cel¬
lule du pourtour divergent l’une de l’autre, plus ou moins recourbées
vers l’extérieur (fig. 102). Cette allure particulière n’est qu’une con¬
séquence du petit nombre des cellules du cénobe. Soit, en effet, un
cénobe de P. Boryanum à 32 cellules: la circonférence du disque,
sur laquelle s’appuient les bases des cellules marginales, est relati¬
vement considérable par rapport à la circonférence où s’étalent les
Source ; MNHN, Paris
72
E. BIGEARD
Fig. 102. — P . duplex X 500. Forme recurvatum. Cher.
Fig 102 bis — P Boryanum. Schématique, a) Cénobe 32-cellulaire ; b) Cénobe 8-cellu-
laire (hypothétique) ; c ) Cénobe 8-cellulaire (réel : forme recurvatum).
Fig. 103. P. duplex X 500. Cénobe adulte à nombreuses cellules, forme normale.
Fig. 104 — P Boryanum X 500. Forme forcipatum : forme benthique, disposition anor¬
male des cellules.
extrémités des pointes; les deux pointes de chaque cellule du pour¬
tour sont sensiblement parallèles et la distance qui les sépare l’une
de l’autre est à peu près égale à la distance qui les sépare des pointes
des cellules voisines: la distribution des pointes sur le pourtour du
cénobe est uniforme (fig. 102 bis a). Dans un cénobe à 8 cellules,
la circonférence des pointes est beaucoup plus considérable que la
circonférence du disque; si les deux pointes de chaque cellule res¬
taient parallèles (fig. 102 bis b), les pointes de l’ensemble du cénobe
seraient rapprochées deux à deux, séparées par de grands inter-
Source : MNHN. Paris
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
73
valles; pour distribuer les points de contact avec l'eau d’une façon
plus uniforme, les extrémités des pointes de chaque cellule divergent
et se recourbent vers les pointes des cellules voisines (fig. 102 bis c) :
la capacité de flottement du cénobe est ainsi améliorée.
Ce qui confirme cette manière de voir, c’est que les formes diver¬
geais et recurvatum, apparaissent chez les colonies 16 et 32-cellulaires
de P. Boryanum et P. duplex, quand le nombre des cellules du pour¬
tour est inférieur aux nombres moyens, soit à 10 pour les colonies à
16 cellules et à 15 ou 14 pour les colonies à 32 cellules. Dans ce
cas, en effet, le nombre des pointes est moins grand, elles peuvent
s’étaler davantage.
De plus, les formes contraires, c’est-à-dire les types colioerens,
convergent, rectangulaire, se trouvent surtout, chez P. duplex, dans
les colonies à 32, 64 ou 128 cellules: les pointes des jeunes colonies
sont serrées (fig. 103) ; quand les colonies vieillissent, les pointes
se renflent, comme on l’a vu; quoi d’étonnant alors qu’elles arrivent
à se toucher ?
Quant au type forcipatum de Corda, dont certains auteurs, tel
que Brunnthaler (50, p. 102, fig. 61 /), font encore aujourd’hui une
variété de P. Boryanum,, je ne l’ai vu que très rarement, sur de
toutes jeunes colonies, fraîchement dégagées de leur vésicule, et
vivant en cultures ou dans les vases. Je ne crois pas devoir le consi¬
dérer, au moins jusqu’à de nouvelles observations, comme autre chose
qu’un stade de jeunesse, très court et très exceptionnel (fig. 104).
Pour toutes ces raisons, les variétés suivantes nous paraissent
dépourvues de toute valeur systématique :
1) P. Boryanum var. cruciatum Kützing (125, p. 192). Cette
variété est mentionnée par Brunnthaler (50, p. 102). Les colonies
sont à 4 cellules et les pointes sont divergentes; ce qui n’est pas
surprenant, car les pointes sont plus ou moins exactement dirigées
suivant des rayons équidistants de la colonie, de sorte que plus le
diamètre est petit (il ne dépasse guère 30 /x dans les colonies 4-cel-
lulaires), plus elles paraissent diverger. Les colonies 4-cellulaires,
que j’ai trouvées en cultures et qui provenaient certainement de
colonies 16 ou 32-cellulaires de l’étang du Jardin botanique de Tours,
présentaient bien ce caractère.
2) P. duplex /orma gracilis , Brunnthaler (50, p. 95, fig. 57 c)
(= P. gracile Braun, 45, p. 91) et P. duplex var. recurvatum Braun,
45, p. 93 (Brunnthaler, 50, p. 95, fig. 57 g). La première forme se
74
E. BIGEARD
rapporte à des cénobes 4-cellnlaires, à pointes divergentes; la seconde
à des cénobes 8 -cellulaires, à pointes recourbées vers l’extérieur. Il
°®t certain que, lorsqu’on observe côte à côte, dans une même prépa¬
ration, une colonie à 8 cellules et une colonie à 64 cellules (fig. 102 ,
103), on a l’impression de voir deux organismes différents; mais
il n’est pas moins certain que la colonie si 8 cellules peut provenir,
au moins indirectement, de la colonie à 64 cellules, ou inversement ;
la divergence ou la courbure des pointes ne sont pas héréditaires
et n’ont pas de valeur systématique.
t>) P. biradiatmn var. longecornutum Gutwinski ( 98 , p. 35 T.
vil, fig. 64), Brdnnthaler, 50 , p. 105, fig. 66 c. Les cénobes sont
il 4 cellules. Les huit bras des cellules sont dirigés sensiblement
suivant liait rayons équidistants; il l'extrémité de chaque bras les
lieux pointes divergent, surtout les externes, qui se touchent presque
<1 nue cellule à l'autre. Ce caractère, qui donne à la colonie un aspect
différent de-celui d'un cénobe h 16 ou 32 cellules, est lié à la cons¬
titution 4-celluIaire de la colonie et n’a pas plus de valeur svsté-
matique. J
B. COLONIES CŒLASTROIDES
La disposition des cellules ne se fait pas toujours dans un plan-
on trouve quelquefois dans la nature, fréquemment dans les cultures’
cœlastrohies . 01011 * 68 “ h"*" (58> ^ a ^°nies
LES PEDIASTRUM D'EUROPE
75
J’en ai observé chez P. Boryanum, duplex et simplex. Chez ces
deux dernières espèces, elles sont rares (fig. 105, 106). On remar¬
quera que la colonie cœlastroïde de P. simplex a une cellule à 2
pointes, et celle de P. duplex des cellules à une seule pointe. Chez
P. Boryanum, elles sont plus fréquentes. Ce sont des colonies non
étalées; les cellules se trouvent sur plusieurs plans; celles du pour¬
tour, qu’on distingue mal de celles du disque, ont des formes variables :
elles sont souvent arrondies et sans pointes.
Chodat (58, p. 6,' Tab. I, fig. 7, 8) les a étudiées et a mis en
évidence l’influence de la concentration du milieu nutritif sur leur
production. Il a mis en culture du P. Boryanum fraîchement récolté,
provenant du lac de Genève, dans des solutions de Naegbli à 3, 5,
10 0 / 00 , et dans une solution de nitrate de potasse à 10 0 / 00 . Il a ob¬
tenu des colonies cœlastroïdes dans les trois dernières solutions. J’ai
remarqué, de mon côté, qu’il suffisait d’abandonner des récoltes riches
en Pediastrum, principalement en P. Boryanum, dans des cristal-
lisoirs ou des bocaux largement ouverts, pour obtenir rapidement
des colonies cœlastroïdes, tandis que dans des flacons bouchés ou
même dans des fioles coniques, où l’évaporation est faible, on en
trouve très peu.
Si la concentration a une action sur la production des cénobes
en boule, la vie benthique en a une au moins égale; voici quelques
observations à ce sujet: 1° Quand 011 observe au laboratoire des
jeunes cénobes en boule, on les trouve presque toujours encore enga¬
gés dans la cellule mère de la colonie plane, d’où ils proviennent ;
c’est donc que la vésicule ne s’est pas échappée et que les corpus¬
cules se sont organisés dans l’intérieur de la cellule mère. 2° Ces
jeunes colonies cœlastroïdes sortent de la cellule mère par une fente
dans la paroi supérieure (fig. 107), exactement semblable à celle
par laquelle s’échappent la vésicule et les corpuscules mobiles, quand
la multiplication est normale. 3° Il arrive, comme nous le verrons
plus loin (troisième partie, p. 132, fig. ICI), que la jeune colonie
s’organise dans l’intérieur de la cellule mère et constitue cependant
un cénobe parfaitement plan ; mais alors la mise en liberté a lieu
soit par gélification de la paroi de la cellule mère, soit par rupture
de cette dernière sur le bord externe, dans le cas d’une cellule mar¬
ginale, sur la ligne de suture avec les cellules voisines, dans le cas
d’une cellule du disque.
Ces faits me portent il considérer la formation des colonies
E. BIGEARD
cœlastroïdes comme un accident, dû à la vie benthique des cénobes
et à la concentration du milieu.
En effet, 1° les colonies cœlastroïdes, une fois dégagées de la cel¬
lule mère, tendent vers l’aplatissement et souvent parviennent,
exception faite pour quelques cellules, à s’étaler dans un plan
(fig. 108), si le milieu n’est pas trop concentré; 2° les dépôts des
cultures contenant des colonies cœlastroïdes, repris par l’eau dis¬
tillée, redonnent des colonies planes, avec des pointes aux cellules
marginales (fig. 109).
En résumé, la forme cœlastroïde, qui est très voisine de la forme
integrum décrite par Naegeli, ne présente rien d’héréditaire et est
due uniquement il des actions de milieu.
Cependant les colonies cœlastroïdes ont trompé beaucoup d’au¬
teurs, qui les ont réunies au P. integrum ou même en ont fait des
espèces spéciales. Ainsi Morosowa-Wodianitzkaja ( 157 , 158 ) a créé
une nouvelle espèce, P. proecox, et fondé sa diagnose sur le vu de
quelques spécimens, que je considère comme des colonies cœlastroï¬
des. Les cellules n’ont pas de pointes; elles sont arrondies et toutes
semblables. Le cénobe est perforé; les cellules sont le plus souvent
disposées sur trois plans qui se recouvrent. Le cénobe paraît donc
globuleux, vu par-dessus, et divisé en 3 plans quand il est vu de
côté: ce qui distinguerait la nouvelle espèce de P. integrum. Les
cellules marginales ont quelquefois, mais très rarement, une ou deux
pointes. Les membranes sont le plus souvent granuleuses. L’auteur
fait remarquer la parenté de sa nouvelle espèce avec le genre
Coelastrum; en effet, d’après la diagnose, et surtout si l’on se re¬
porte aux dessins de l’auteur, 011 constate que les cellules de P.
proecox sont semblables celles de C. microporum et qu’elles sont
liées entre elles absolument comme chez cette dernière espèce; seu¬
lement elles sont dispogéêif sur plusieurs plans qui se recouvrent,
au lieu d’être distribuées sur une surface sphérique, et c’est pour
cela que l’auteur rattache son organisme au genre Pediastrum. Je
n’ai jamais trouvé d’organismes absolument semblables dans mes
récoltes fraîches; mais la colonie de la figure 108 rappelle le P.
proecox: ce cénobe, qui provient du développement d’une colonie
cœlastroïde incomplètement étalée, se rapproche évidemment du
Cœlastrum microporum par la forme arrondie de ses cellules, même
de celles du pourtour.
Au Laboratoire de Botanique d’Angers, nous avons aussi été
Source : MNHN. Paris
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
77
trompés quelque temps par ces colonies cœlastroïdes, en ce sens
qu’elles nous ont fait douter de l'existence du vrai P. Kawrmskyt
que nous n'avions pas encore rencontré. En effet, certames d entre
elles comme celles de la figure 110, portent des pointes assez. Ion
„ues’et plus ou moins totalement superposées, de sorte qu ou en
voit souvent qu’une. Mais elles restent dans l’ensemble essentielle¬
ment différentes des colonies de P. Kawraiskyi et je les rapporte
sans aucune hésitation, étant donné leur provenance (cultures de
P. Boryanum), au P. Boryanum.
C) VARIATIONS DANS LA POSITION DES POINTES
PAR RAPPORT AU PLAN DE LA COLONIE
Normale chez P. Kawraiskyi, cette variation dans la position
des pointes se produit quelquefois chez P. Boryanum et chez P.
biradiatum.
Fig. iii.
— P. biradiatum X 5°o. Forme exceptionnelle
(P. tetrapodum Mor. — Wod.); Serrant.
bifurcations superposées
Dans une récolte provenant de l’Etang de Serrant j’ai trouvé
des cénobes de P. biradiatum, dont certaines cellules marginales
avaient les pointes superposées (fig. 111 ).
Morosowa-Wodianitzkaja ( 157 , 158 ) a rencontré, dans des ^récol¬
tes provenant des lacs Sseliger et de la rivière Soj, des cenobes
dont toutes les cellules marginales présentaient ce caractère; ces
cénobes étaient rares. Elle en a fait une nouvelle espèce, P. tetra-
podum dont elle a donné la diagnose suivante ( 157 , p. 29):
« Cellulœ quattuor processibus armatœ, alternis dejlexis ad
Source : MNHN, Paris
78
E. BIGEARD
latera diversa. Cœnobia perforata. Cellules tetragonœ duobus sive
rarius quattuor lateribus emarginatœ. Cellulœ laieribus usque ad j
medium sœjnus basi confunctœ, qua rc cœnobia perforata inter
extremas laterum partes, si/rnul inter anticas et posticas partes et
in marginibus.
« Cellulœ peripliericœ medio sinum profundum, rectangulum
aut acutangulum, etiam a latere cellulœ medianœ duos sinus liabcn-
tes; quibus profnnde processus primi uterque in partes binas semi-
fusiformes discisi ad cœnobii discum versus; cornua tali modo for¬
mata ad latera diversa deflexa.
« Cornubns cellulœ Pediastro Kawraiskyi subanformes. Mem¬
brane glabra.
« 1. P. tetrapodum, var. typicum mihi, fig. 3 ( 158 );
« 2. P. tetrapodum, var. tricornutum (Borge) mihi, fig. 4 ( 158 )».
Cette diagnose et les dessins de l’auteur nous montrent une forme
massive à petits méats ; les bras des cellules sont à peine dégagés, tels
que se présentent quelquefois les cénobes de P. biradiatum fixés sur
les feuilles, ou végétant sur le fond des cultures (fig. 112). La super¬
position des pointes des cellules marginales que l’on peut quelquefois
observer me paraît se produire accidentellement sur des cénobes flot¬
tants de P. biradiatum. Elle se produit aussi quelquefois chez P. lio-
ryanum, par exemple; Deflandre ( 70 , p. 674) a trouvé cette forme
à l’état naturel, en grande abandance il n’en a pas fait pour cela
ni une nouvelle espèce ni une nouvelle variété. Woloszynska ( 285 ,
p. 14, fig. 47) a également rencontré des cénobes avec pointes super¬
posées aux extrémités des bras; elles les a rattachés au P. biradia¬
tum, en faisant remarquer que la superposition des pointes, normale
chez / . Kawraiskyi, peut se rencontrer aussi chez P. biradiatum, P.
Tétras et P. Boryanum.
D’autre part, Morosowa-Wodianitzkaja rattache au P. tetra¬
podum Mor.-Wod., sous le nom de l\ tetrapodum Mor. Wod. var.
tricornutum n. y. (= P. tricornutum Borge ex p.), une forme que
l’on peut rapporter à P. biradiatum Meyen ( 157 , p. 30, II, fig. 26).
La cellule du pourtour est biradiée, mais les bras sont courts et
terminés par deux courtes pointes, tantôt l’une à côté de l’autre,
tantôt 1 une au-dessus de l’autre; les cellules marginales sont soudées
à la base et au sommet, laissant entre elles un petit méat au milieu
LES PBDIASTRUM D’EUROPE
70
de leur hauteur. Je n’ai pas observé de eénobes absolument sembla¬
bles à ceux que décrit l’auteur, mais seulement des formes voisines
(fig. 112). Elles se rattachent évidemment au P. biradiatum, forme
type, par la cellule du pourtour: on distingue les deux bras et les
quatre pointes, mais celles ci prennent toutes les directions : les
colonies sont massives, irrégulières, souvent gauches, caractères qui
se retrouvent sur les colonies benthiques (cultures spontanées). En
tout cas, ces eénobes et ceux que décrit Moiiosowa-Wodianitzkaja
sont absolument différents du P. tricornutum Borge (= P. Braunii
Wartm.), dont les cellules marginales sont soudées entre elles sur
toute leur longueur et ne sont ni biradiées, ni incisées (voir 2 e partie).
80
E. BIGEARD
CHAPITRE CINQUIEME
ORNEMENTS ET MODIFICATIONS DIVERSES
DE LA MEMBRANE
A) GRANULATIONS
On observe des granulations principalement chez P. Boryanum,
duplex, simplex. Les auteurs, pour la plupart, leur donnent une
valeur systématique, puisqu’ils s'en servent pour établir leurs varié¬
tés: granulatum, subgranulatum, asperum, echinulatum, rugosum,
etc.
L’étude de l’apparition et du développement des granulations
chez P. Boryanum , par exemple, montre que ces productions dépen¬
dent de l’âge des colonies et du milieu. Chodat ( 55 , p. 226), l’avait
déjà indiqué, ainsi que Van Oye ( 170 , p. 7).
Dans l’étang du Jardin botanique de Tours, au printemps, on
observe deux sortes de colonies: les unes, plus petites, d’un vert
tendre, sans cellules vides, à pyrénoïde très visible, à parois minces
et absolument lisses; les autres, plus grosses, d’un vert foncé, à
pyrénoïde à peine apparent, avec des cellules vides (souvent le plus
grand nombre), et à parois épaisses, couvertes de granulations fines
et serrées, souvent disposées en rangs parallèles (fig. 43). Les pre¬
mières viennent des secondes: ce sont des colonies écloses au prin¬
temps; les autres sont des cénobes de l’année précédente, qui ont
passé l’hiver dans le plancton et ont donné des colonies filles aux
premières chaleurs.
Ces premières jeunes colonies à parois lisses se multiplient elles-
mêmes abondamment en mai-juin, époque où P. Boryanum domine
dans la station; à cette époque, on trouve très peu de colonies
granuleuses.
C’est l’inverse à l’automne, où presque toutes les colonies sont
granuleuses, sauf les petites; et encore il n’est pas rare, en fin de
saison, de voir apparaître des granulations sur des cénobes de 50 /n,
alors qu’au printemps les cénobes de 80 /* en sont encore dépourvus.
LBS PED1ASTRUM D'BUROPB
Si
Il est remarquable qu’à cette époque les cénobes deviennent tous
granuleux. Faut-il donc admettre qu’une « bonne variété lisse » de
P. Boryanum ayant disparu après le printemps, l’étang se repeuple
en automne avec une autre « variété granuleuse » ?
D’autre part, les récoltes faites dans l’étang à la fin de 1 hiver
ou au début du printemps contiennent presque uniquement des céno¬
bes granuleux; elles donnent lieu brusquement, en cultures, à une
extraordinaire éclosion de P. Boryanum: or aucune jeune colonie
n’a de granulations et j’ai vu, des centaines de fois, des cénobes
lisses à 16 ou 32 cellules, de 50 à 60 g, en contact avec les colonies
mères granuleuses, à demi vides, de 80 à 100 g.
L’explication de cette différence entre les colonies d’été et les
colonies d’hiver est facile à concevoir. A partir d’Avril-Mai, les con¬
ditions sont favorables au développement et à la multiplication: les
colonies donnent des jeunes cénobes dès qu’elles sont adultes, avant
d’avoir pris les caractères de la vieillesse. A l’automne, au contraire,
et surtout en hiver, les conditions deviennent moins favorables; la
multiplication se ralentit ou s’arrête tout à fait ; les colonies n en
continuent pas moins à vivre et à accroître leurs éléments; elles
vieillissent, en se couvrant de granulations.
Dans les cultures de Boryanum granuleux, je n’ai jamais vu
réapparaître les granulations chez les nouveaux cénobes. J’ai cherché
à en provoquer la formation, en ajoutant an milieu de culture divers
sels de fer, de magnésium, de potassium: je n’ai obtenu aucun résul¬
tat à ce point de vue; sans doute parce que, dans les cultures, la
multiplication est relativement rapide et que le facteur « âge » n’a
pas le temps d’intervenir.
Il est possible, d’ailleurs, que la forme granuleuse ne se retrouve
pas avec la même régularité, dans toutes les stations, chez les céno¬
bes d’hiver: il n’est pas douteux, non plus, que les caractères chimi¬
ques de tous les milieux ne sont pas identiques et ne sont pas égale¬
ment favorables à la multiplication.
11 n’en reste pas moins certain que les granulations sont essen
tiellement des caractères individuels de vieillesse.
82
E. BIGEARD
B) PLISSEMENTS
Les plissements consistent en des épaississements linéaires, sim-
] les ou anastomosés en réseau ; je n’en ai jamais vu chez P. simplex,
ni chez P. Boryanum; les auteurs n'en ont pas signalé non plus.
West ( 254 , p. 132, pl. TII, fig. 22) rattache à P. Boryanum var. rugu
i-a u>
Fig. 112 bis. — P. ctngulosum X 500. Développement des plis.
losum West une forme à membranes ridées, qui nous paraît être
du plus pur type angulosum, si l’on s’en rapporte au dessin de
l’auteur. Les cellules marginales, avec leur échancrure caractéris
tique, les cellules du disque, plus ou moins quadrangulaires et allon¬
gées transversalement, sont identiques aux cellules du P. angulosum.
Les cénobes adultes de cette dernière espèce, dans notre région,
portent toujours des plis en réseau, ce par quoi ou le distingue tout
de suite des colonies de P. Boryanum, qui n’en ont jamais. Sur les
colonies les moins plissées, on observe des rides à peu près paral¬
lèles aux bords de la cellule ; ces rides se continuent sur les pointes,
où on peut les voir passer sous la cellule en déterminant sur la pointe
des dents de nature pectique (fig. 112 bis) ; sur les vieilles colonies,
les plis sont devenus épais, nombreux et anastomosés. Ce caractère
n’apparaît donc qu’avec l’âge et 11 ’a aucune valeur systématique
(Chodat, 55, p. 226-228).
J ai aussi trouvé des plis sur le P. duplex, mais uniquement
sur les colonies provenant de la station de Serrant, où P. angulosum
est si abondant. Dans l’étang du Jardin Botanique de Tours, comme
à l’étang Saint-Nicolas, P. duplex a des membranes toujours lisses;
dans l’étang du Malaguet, il donne des colonies granuleuses.
Il paraît simple d’admettre que ces quatre espèces, P. simplex,
duplex, Boryanum, angulosum, ont une tendance spécifique à pro¬
duire des membranes ornées de plis ou de granulations; cette ten-
LES PEDIASTRUM D'EUROPE ' 83
dance se manifeste d’une façon inégale suivant les milieux. Elle se
traduit, chez P. simplex et Boryanum. par des granulations varia¬
bles de forme et de grosseur ; chez P. angulosum, par des plis ; chez
P. duplex, tantôt par des plis, tantôt par des granulations.
Smith (237 bis, p. 475, pl. 25. fig. 13; 235 , p. 169, pl. 46, f. 1) a
décrit et figuré un P. sculptatum, nov. spec., provenant d’une seule
station du Wisconsin et noté comme très rare. Les cellules marginales
ont deux pointes; le disque est plein dans une moitié du cénobe, per¬
foré dans l’autre moitié; le caractère le plus remarquable est la pré¬
sence d’un réseau serré de nervures, il mailles polygonales, couvrant
toutes les membranes, sauf l’extrémité hyaline des pointes. Ces orne¬
ments ont décidé l’auteur à créer une espèce nouvelle, qu’il consi¬
dère comme voisine de P. Boryanum. — On pourrait, avec plus de
raisons peut-être, rattacher l’organisme de Smith an P. duplex. Je
n’ai jamais rencontré, chez P. Boryanum, d’autres ornements que des
granulations. Chez P. duplex, au contraire, j’ai souvent observé, sur
les cellules des cénobes âgés, un réticulum fort net, mais jamais aussi
régulier (fig. GS-70, p. 51). La figure de Smith se rapproche davantage
d’un dessin de Luc K s ( 153 . f. 12), qui représente un P. duplex clathra-
tum, à grandes cellules couvertes d’un réseau à mailles plus ou moins
alignées et rectangulaires : Lucks n’en a pas fait même une variété
nouvelle. Elle se rapproche aussi des dessins de Baciboeski ( 187 , f. 30,
34, 35, 39), représentant des variétés de P. duplex, dessins reproduits
en partie par Brunnthaler ( 50 , p. 97, fig. I, m, ni. — Tant qu’on n’aura
pas suivi le développement de ce P. sculptatum et observé les stades
de jeunesse, il me semble très permis de ne pas y voir autre chose
qu’un cénobe âgé de P. duplex, plissé et réticulé à l’extrême.
Je dois signaler ici aussi l’aspect caractéristique de la membrane
du P. Kawxaiskyi. Elle est épaisse, rougeâtre et paraît rugueuse ;
tantôt elle porte des granulations larges et aplaties, tantôt des rides
simples, grossièrement parallèles. Malheureusement je n’ai pas encore
trouvé P. Kawraiskyi ailleurs que dans la station de Serrant et je
n’ai pu le garder en culture; de sorte qu’il est difficile de savoir
quelle est la part de l’action de milieu dans la production des carac¬
tères de cette membrane.
84
E. BIGEARD
' C) FORMES GLANDULIFERUM
La forme glanduliferum est caractérisée par une pointe hyaline
assez longue, terminée par une boule de même nature.
Bennett ( 15 , p. 7, fig. 5-7), en 1892, a fait de cette forme une
espèce nouvelle : P. glanduliferum. Mais Kuetzing ( 125 , p. 191), en
1849, avait donné la diagnose suivante du P. Boryanum: « ... disco
continuo, cellulis peripherids bicornutis, cornibus hyalinis, subu-
latis, apice capitatis... ». On peut même voir des figures d’un Borya¬
num glanduliferum dans les dessins de Corda ( 62 , pl. III, f. 14).
Ce qui prouve que les boules hyalines à l’extrémité des pointes des
cellules marginales avaient été observées sur des Pediastrum avant
Bennett. Cependant cette forme est rare ; ni Reinsch, ni Rabeniiorst,
ni de Toni, ni Raciborski ne la signalent; il faut, à ma connaissance,
aller jusqu’à Lucks ( 153 , p. 146, fig. 17-18), en 1907, pour la retrou¬
ver. Cet auteur signale trois formes: f. granulata, f. glabra, dans
l’Ottominer See, près de Dantzig; f. perforata (n. v.) dans l’Espen
kruger See, près de Neustadt. Les cénobes sont en tous points sem¬
blables à ceux de P. Boryanum et n’ont ni les énormes dimensions,
ni les petits méats des cénobes de Bennett. Lucks d’ailleurs avait
d’abord considéré cette forme comme une simple variété du P. Borya¬
num (var. capituligerum).
Nitardy (162, p. 179 ) suit Lucks: il décrit le glanduliferum sous
le nom de P. Boryanum var. capituligerum (Lucks) n. v. ; il le signale
comme fort répandu aux environs de Kœnisgsberg et d’Elbings. Les
boules, d’après Nitardy, sont de nature gélatineuse et rappellent les
poils secréteurs des Drosera.
Van Oye (170, p. 18 ) a trouvé aussi la plante de Bennett à
Java; mais elle ne paraît pas commune: l’auteur n’indique qu’une
seule station. Il l’admet comme espèce distincte.
Fischer (81 bis, p. 18) rattache la forme glanduliferum au P.
Boryanum Var. longicorne Reinsch, f. capitata glabra et granulata;
il indique qu’il l’a trouvée dans un petit étang marécageux et dans
une flaque d’eau sous un pont.
Morosowa-Wodianitzkaja fait du glanduliferum une simple
forme du P. Boryanum ( 157 , p. 26).
La forme glanduliferum n’est pas très rare en Touraine: je l’ai
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
85
trouvée dans la Loire, où des Cilleuls (59, P- 54) l’avait déjà signa¬
lée; dans le Cher, où elle n’est pas très abondante et aussi dans
l’Indre (sept. 1929). Dans les étangs elle est moins répandue; je ne
connais encore qu’une station ou on l’a trouvée en abondance, l’étang
de Bellai, au Nord-Est de Saumur: le 18 novembre 1929, M. Martin
a apporté an laboratoire une récolte de plancton, dont l’étude m a
permis quelques observations nouvelles. Alors que les pêches habi¬
tuelles de cet étang renfermaient du P. Boryanum typique, ce jour-là
tous les Boryanum étaient glanduliferum.
Les colonies sont à 16, 32 et 128 cellules. Le disque est plein,
les cellules sont penta- ou hexagonales comme chez P. Boryanum ;
les dispositions sont les mêmes. Les cellules marginales ont deux
lobes verts courts, coniques et prolongés par une pointe hyaline,
cylindrique, flexible, portant à son sommet une boule de même nature.
Voici les dimensions prises sqr un cénobe 32-cellulaire : diamètre
(pointes comprises) 120 /*, hauteur des cellules du pourtour 15 /*,
longueur de la pointe hyaline 5 /x, diamètre du bouton 2,5 /x. Les
membranes restent lisses. Dans les colonies plus petites, la longueur
de la pointe dépasse la hauteur de la cellule.
Les boules et les pointes hyalines se comportent, vis à vis des
réactifs colorants, comme le squelette cénobial. Les colorants ont
été essayés, après action de l’hypochlorite de soude dissous et de
l’acide acétique dilué, sur des échantillons récoltés depuis peu :
rouge neutre . réaction positive ;
Lieu de méthylène il 1/100° . réaction positive ;
rouge congo . réaction négative,
carmin aluné . réaction négative ;
iode et acide sulfurique. c °l- violette et non bleue
comme avec la cellulose
L’acide chlorhydrique est sans action sur les boules, mais l’acide
sulfurique à 1/5 les fait gonfler et l’on distingue plusieurs couches
concentriques (fig. 113). La pointe apparaît alors brisée à son extré¬
mité, comme s’il s’agissait d’une émission de mucilage à l’extrémité
d’un tube ouvert.
En résumé, les boules hyalines sont certainement de nature
pectique, mais la substance qui les constitue, quoique de même nature
que le squelette cénobial, n’a pas la même consistance; elle est plus
ou moins muqueuse, gélatineuse; la limite de la boule est souvent
incertaine.
86
E. BIGEARD
Fig. 113-115. — P. Boryanum X 500. Forme glanduliferum. Etang du Bellai. — 113,
après traitement par SO*H 2 ; — 114 formes diverses de cultures; — 115,
multiplication en cultures.
Quelle est la signification biologique de ces boules ? Sont-elles
destinées à alléger le cénobe, pour améliorer les conditions de flot¬
tement ? C’est peu probable, car leur poids spécifique doit être le
même que celui du reste du cénobe, étant donné qu’elles sont formées
par une même substance. D’ailleurs, la pointe, entièrement hyaline,
constitue un organe très fragile, nullement résistant, qui paraît peu
capable de fournir à la colonie un point d’appui pour flotter. On est
amené ainsi à comparer la forme glanduliferum aux colonies de P.
Boryanum à très longues pointes hyalines que j’ai signalées dans
les cultures (fig. 57, p. 44). A vrai dire, je n’ai jamais vu celles-ci
se terminer par des boules bien nettes ; mais j’ai suivi, en culture, la
récolte de l’étang de Bellai; on est très loin de retrouver des boules
sur tous les cénobes; beaucoup ont leurs cellules marginales, ou cer¬
taines d’entre elles, semblables à celles de la figure 114. La secrétion
pectique est toujours considérable sur la pointe et l’on a toujours
une forte pointe hyaline, mais très variable dans sa forme; ou très
longue et fine, ou large et aplatie.
Mes observations personnelles ne m’ont pas permis de résoudre
le problème de l’utilité des boules, mais je me rangerais volontiers
a l’avis de Mlle Woloszynska ( 284 , p. 45, tab. II) qui croit que la
boule hyaline gélatineuse permet à la colonie d’adhérer à un support
pouvant ou non flotter; elle donne un dessin très significatif: on
voit non seulement des Pediastrum, mais aussi des Scencdesmus,
fixés sur des petits morceaux de bois ou des grains de sable. C’est
pourquoi cet auteur considère les glanduliferum comme du P. Borija-
num, adapté à la fixation par l’extrémité de la pointe.
LES PED1ASTRUM D’BVROPB
SI
v,„ i r 6-118 bis — P. Boryanum X 5 »»- Ft >™' alanduüforum. Etang de Cbeïisne.
b.S; déïeioppijn ^ nt de Ia > pointe; jeune cénobe glanduüforum prove
nant d'un kiste de Boryanum typique (cultures); nS, développement de
kistes de Boryanum typique, donnant soit du Boryanum typique doit du
glanduliferum (cultures); u8 bja, forme glandmfemm t ntegrum (cultures),
L’étude du développement de cette forme porte à conclure dans
le même sens. La multiplication de la récolte de l’étang de Bellai a
eu lieu d la température du laboratoire en décembre et en janvier.
Elle est semblable à celle de J’. Boryanum (fig. 115); mais je n ai
pas assisté il la sortie des corpuscules verts. La jeune colonie s or¬
ganise en dehors de la cellule mère, dans l’intérieur d’une vésicule
hyaline, comme chez P. Boryanum. Cette vésicule disparaît quand
les corpuscules se sondent : à ce moment ou distingue, sur les cel¬
lules marginales, deux petits lobes verts, mais ni pointes hyalines,
ni boules. La jeune colonie est en tous points semblable à un jeune
cénobe de P. Boryanum type (fig. 116 a). Dans les colonies un peu
plus grosses, on distingue des pointes hyalines longues, minces et
sans boules, elles s’allongent vite, dépassent les capitules hyalins;
on ne voit les boules que chez les colonies dont la taille atteint ou
rlépasse 50 g (colonies 32-cellulaires) ; elles continuent d’ailleurs il
grossir, bien après que le cénobe a atteint sa taille maxiiua (tig.
116 t, c).
88
B. BIGEARD
En résumé, les colonies présentent d’abord des lobes verts courts,
puis des pointes hyalines longues, enfin des boules hyalines à l’extré¬
mité des pointes.
Le cénobe de P. glandulijerum est donc semblable à P. Borya¬
num, quand il est jeune. Les colonies adultes ne diffèrent que par la
présence des boules. La cellule marginale présente d’ailleurs, chez
les vieux cénobes, des variations de forme, semblables à celles que
l’on peut observer sur le P. Boryanum type. La courbure concave
entre les pointes diminue, la paroi devient rectiligne (f. muticum),
puis convexe (f. integrum ) ; mais les boules existent toujours à l’ex¬
trémité des pointes hyalines plus ou moins longues (fig. 118 bis).
J’avais donc d’abord constaté une tendance, chez la plante, à
reproduire cette particularité: c’est pourquoi, dans ma note il l’Aca¬
démie des Sciences ( 20 , p. 1446), j’avais conservé la variété glandu-
Uferum. En revoyant mes dessins et mes notes, et surtout en présence
des faits nouveaux dont je vais parler, je ne crois plus qu’il soit
possible de voir dans les pointes hyalines capitées un caractère
héréditaire.
Le 22 avril 1932, j’examinai une récolte de plancton provenant
de l’étang de Chevigné, ù Saint-Georges-sur-Loire : elle contenait P.
Boryanum et P. duplex. Le 13 mai, un nouvel examen me montrait
la récolte, qui avait été abandonnée dans son flacon bouché, remplie
de P. glandulijerum. Les colonies étaient à 32, 64, 128 cellules. O 11
pouvait y distinguer 3 stades de développement: stade brevicorne:
jeunes colonies, diam. 50 à 60 /x, 2 pointes vertes courtes; stade
longicorne: colonies de 70 à 75 /x, pointes hyalines longues, minces,
flexibles, n’ayant évidemment aucun rapport avec l’aptitude au flot¬
tement, paraissant constituées par un tube creux, à l’extrémité duquel
la boule gélatineuse commence à se développer; stade glandulijerum:
colonies de 70 à 100 /x, boules gélatineuses pectiques à l’extrémité
de la pointe.
D’où provenaient ces innombrables colonies, tournant toutes à
la forme glandulijerum? Peut-on admettre qu’une nouvelle espèce
ou variété, non aperçue dans la récolte fraîche, ait subitement envahi
la culture ? Je n’en crois rien: les Boryanum, types de la récolte
s’étaient vidés, les cellules avaient souvent des fentes dans la paroi ;
on ne voyait plus de jeunes Boryanum typiques; les jeunes colonies
au stade brevicorne provenaient donc des colonies de P. Boryanum
type de la récolte. J’ai d’ailleurs vu, le 15 mai, une jeune colonie
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
89
tle 128 cellules, au stade longicorne, fixée sur une colonie vide de
P. Boryanum type (fîg. 117). Fin juillet 1932, la même culture que
je n’avais pas cessé de suivre, donna de nouveau des jeunes colonies.
On pouvait les diviser en deux groupes: 1° colonies à petit nombre
de cellules, 16, 32, quelquefois 8, sans pointes ou à courtes pointes
hyalines, jamais capitées; 2° colonies à grand nombre de cellules
64, 128, avec longues pointes hyalines, capitées ou non. Ces dernières
étaient beaucoup moins nombreuses que les autres et souvent les
boules manquaient à l’extrémité de la pointe hyaline. Or j’ai pu
constater que les deux groupes de colonies provenaient des mêmes
cénobes. La figure 118 montre une. colonie mère non glanduliferum,
à 32 cellules, à demi enkystées. Trois cellules marginales ont donné
des jeunes colonies. L’une a donné une colonie à 64 cellules; les
cellules du pourtour portent deux (rarement une ou trois) pointes
hyalines minces, flexibles et déjà capitées. Les deux autres ont donné
chacune 4 colonies à 16 cellules, du type Boryanum, à pointes courtes
et entièrement vertes.
, _ x 500. Formes glanduliferum chez diverses espèces de Pediastrum.
Cultures.- ..9, : B. dnflcx (Che.igné) ; .et, P. Mradiatum (Serrant;I;
i22, P. angulosum (Canal de St-Pierre-des-Corps) ; 123,P. Tétras (Jard.
bot. de Tours).
Il ne fait donc aucun doute que la forme glanduliferum est du
P. Boryanum, modifié par des actions de milieu, et que cette modi¬
fication apparaît surtout chez des colonies t\ nombreuses cellules.
J’ai toujours trouvé dans les vieilles cultures, quelle que soit leur
provenance, des colonies à très nombreuses cellules, munies de poin¬
tes hyalines, très longues, mais le plus souvent non capitées.
I.a forme glanduliferum, d’ailleurs, n’est pas particulière à P,
eo
E. BIGEARD
Boryanum. J’ai rencontré une variation analogue chez plusieurs
autres espèces : chez P. angulosum (fig. 122), dans des cénobes
observés à l’état naturel ; chez P. biradiatum (fig. 121), P. Tétras
(fig. 123) et P. duplex (fig. 119, 120), dans des cénobes de cultures
spontanées. Cette apparition du caractère glanduliferum chez diver¬
ses espèces est un argument de plus contre sa valeur systématique.
Quant à la cause de cette modification, elle reste incertaine. Je
ferai remarquer seulement que la récolte de Chevigné, maintenue en
flacons bouchés, ne s’est pas concentrée par évaporation de l’eau et
n’a pas donné de colonies cœlastroïdes ; tous les glanduliferum sont
parfaitement étalés. Au contraire, elles s’est, diluée par appauvrisse¬
ment, dû au développement intense des Pediastrum.
Pourquoi les vieilles colonies n’ont-elles pas simplement évolué
vers la forme integrum, comme dans toutes les cultures spontanées ?
La plupart présentaient bien le caractère principal de la forme
integrum, à savoir l’absence d’échancrure entre les pointes (fig.
118 bis), mais les pointes restaient longues et plus ou moins capitées.
Ceci porte il croire que la vie benthique, qui produit la forme inte¬
grum, n’est pas suffisante pour expliquer l’apparition de la forme
glanduliferum.
Quelle que soit l’explication à donner de la forme glanduliferum,
il faudra, me semble-t-il, tenir compte du fait que cette variation
est a la fois exceptionnelle et générale: on la rencontre rarement
dans la nature; mais quand elle se réalise, tous les Boryanum se
présenten t glanduliferum .
D) POILS FLOTTEURS
Certains auteurs ont observé des poils chez P. duplex, simplex
et Boryanum, principalement à l’extrémité des bras des cellules
marginales: Chodat ( 55 , p. 228, fig. 52), Morosowa-Wodianitzkaja
( 157 , p. 2G, T. I, fig. 5), Lemmermann ( 151 , p. 312, fig. 6 ), Petersen
( 176 , 177 ). Ce dernier a consacré deux mémoires aux poils flotteurs
des Scenedesmus et des Pediastrum. Il admet, du moins en ce qui
concerne le P. Boryanum, que les colonies adultes en sont norma¬
lement pourvues. Pour le P. duplex, Chodat dit: « Du milieu d’une
fossette apicale, située à l’extrémité des bras libres, partant des soies
disposées en faisceau et souvent assez longues ». 11 n’indique pas
de quelle nature sont ces soies, si elles sont des excroissances de la
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
91
membrane, ou si elles sont de nature protoplasmique. Petersen
admet cette dernière hypothèse pour le P. simplex, mais se demande
si ce n'est pas un effet du dessèchement de la colonie et de l’action
des réactifs; car il n’a jamais vu, dit-il, ni soie, ni flagellum sur
les colonies vivantes. Zacharias ( 291 ) a observé des poils flotteurs
sur le P. duplex; il a découvert une station dans laquelle toutes les
colonies en étaient pourvues: on en voyait non seulement à l’extré¬
mité des bras des cellules marginales, mais encore sur le corps cel¬
lulaire et sur les cellules du disque. L'auteur croit que les poils
flotteurs, en augmentant la surface cénobiale, permettent aux céno-
bes de se tenir tout près de la surface de l’eau, pour mieux utiliser
les rayons lumineux. Les poils observés s’étalent pas un effet de
dessèchement des préparations, car 011 pouvait en voir sur les cénobes
vivants. Mais Zacharias constate qu’il n'a jamais observe de poils
flotteurs, chez P. duplex, que sur des colonies provenant de la station
indiquée, ce qui explique, d’après lui, que ces ornements aient été
signalés par si peu d’auteurs. Je n’en ai rencontré, pour ma part,
chez aucune espèce de Pediastrum,
E) DENTS PECTIQUES SUR LES POINTES
: Fig> 124 , _ p. angulosum X 500. Dents pectiques. a) Cénobe âgé, Serrant; b) P. po-
lydens, d'après Morosowa-Wodianitzkaja.
Fig 12s — X 500. Dents pectiques chez diverses espèces de Pediastrum. — (a, b, c,
d ), P. duplex; (e) P. simplex; (f) P. Boryanum.
Morosowa-Wodianitzkaja ( 157 , p. 27, pl. 2, flg. 19-2U; 158 ,
p. 7, fig. 5, 0, 7) a décrit, sous le nom de P. polydens nov. spec., des
colonies à petits méats, à cellules du disque légèrement incurvées au
milieu de leurs quatre faces, comme chez P. duplex ou chez P. angu¬
losum, et à cellules du pourtour munies de deux bras plus ou moins
longs, coniques, recouverts de dents pointues, rapprochées et formant
un buisson.
92
E. BIGEARÙ
On rencontre assez souvent des anomalies semblables chez P.
duplex, simplex, Boryanum et surtout angulosum. La figure 124
représente une colonie vide de P. angulosum provenant de Serrant:
elle correspond tout-à- fait aux figures 5 et 7 ou à la figure 20 de
Mokosoiva-Wodianitzkaja, reproduite ici (fig. 124 6 ). L’irrégularité,
la grosseur, la hauteur des buissons pectiques sont des variations
sans importance: à mon avis, les colonies dessinées par cet auteur
appartiennent à P. angulosum. Quant à la figure 6 du même auteur,
je la rattache à P. duplex: c’est un cénobe lisse, dont les cellules
marginales sont voisines des cellules a, b, c de ma figure 125, prises
à des colonies provenant du Cher. Mais c’est la cellule d qui se rap¬
proche le plus de l’organisme de Mor.-Wod.: elle provient d’une
colonie des étangs du Malaguet, au Nord d’Angers. La cellule e est
une cellule de simplex, commune à l’étang de Serrant. La cellule /
est une cellule d’un P. Boryanum, trouvé dans une culture d’une
récolte de l’étang du Jardin botanique de Tours. 11 paraît difficile
d’attribuer une valeur spécifique à des caractères aussi variables
et aussi fugaces.
Il en est de même des deux dents que l’on trouve quelquefois
il l’extrémité du bras des duplex, ou de la pointe des Boryanum ;
quelques auteurs cependant s’appuient sur leur présence pour créer
une variété ou admettre une espèce: P. bidentulum Braun.
Je considère toutes ces excroissances pectiques comme des carac¬
tères de vieillesse.
F) COULEUR DES CELLULES
Certains auteurs en ont tenu compte, en particulier Raciborski
( 187 , p. 28, fig. 31), qui a créé une variété lividum du P. duplex, pour
désigner une forme à petits méats et à grosses cellules d’un jaune
verdâtre. Son dessin fait penser il des cellules enkystées; chez toutes
les espèces, on peut observer que les kystes sont beaucoup moins
verts que les cellules végétatives, le contenu cellulaire devenant peu
il peu jaune verdâtre et granuleux. Les colonies de P. simplex, que
M. des Cilleuls avait rapportées des vases des bords de la Loire,
en les attribuant à P. Sturmii, possèdent ce caractère à un haut
degré; certaines cellules, de très grandes dimensions, sont presque
jaunes,
LES PEDIASTRUM D’EUROPE
93
CONCLUSION GENERALE DE LA PREMIERE PARTIE
Un grand nombre de termes employés par les systématiciens,
pour désigner des espèces, variétés, ou formes, ne doivent plus etre
employés par des biologistes que pour désigner des formes station-
nelles, des stades de développement, ou des particularités indivi¬
duelles dans la morphologie du cénobe, dues au nombre et à la
disposition des cellules.
Termes relatifs :
1 ° à la grandeur des lacunes: clathration, reticulatum, gracilli-
mnm, microporum, compactum;
2 ° il la forme de la cellule marginale et à l’échancrure entre les
pointes: intcgrum, muticnm, sübintegrum, impeditum, scutum, Stur-
mii, ovatum;
3 ° à la longueur des pointes : longicornc, brevicorne, inermc,
brachylobum, subulijerum, production, emarginatum, longecornutum;
4 ° à l’écartement ou au rapprochement des pointes: recurvatum,
gracile, divergens, cohoerens, convergeas, rectangulare, forcipatum ;
5 ° au groupement des cellules dans la colonie et a leur nombre.
radians, annulation, duodenarium, Tétras (en tant que variété),
Ehrenbergii, f. simplex, f. evoluta, depauperala;
C° aux ornements et à la couleur de la membrane: granulation,
subgranulatum, rugosum, rugulosum, punctatum, echinulatum, aspe-
rum, coronatum, pulchrum, araneosum, laevigatum, gyrosum, Haynal-
dii, lividum, sculptatum;
7° à l’ondulation des membranes: undulatum;
8 ° au renflement de l’extrémité des pointes et aux dents; glan-
duliferum, capituligerum, globulifcrum, polydens, bidentulum.
Cette suppression apparaîtra peut-être a plusieurs comme une
exécution massive, radicale et simpliste. Ceux qui auront bien voulu
me suivre, dans l’exposition des faits qui précédent, reconnaîtront
que je n’y ai pas été amené par une pure tendance à simplifier et
94
B. BIGBARB
à faciliter le travail aux débutants. -T’avais commencé par croire
moi-même il la multiplicité des espèces et des variétés; mais- â
mesure que j’amassais les observations sur le vif- dans les cultures
et dans les milieux naturels? la nature individuelle de toutes ces
variations s'imposait de plus en plus à mon esprit. L’âge et le mode
de vie, pélagique ou benthique, sont les principaux facteurs de
variations. Je vis alors cet amoncellement impressionnant de noms
d’espèces et de variétés s’écrouler peu â peu, pour se réduire aux
liait noms que je conserve pour les Pediastrum d’Europe.
Je ne crois pas ainsi, d’ailleurs, enlever grand chose à la gloire
de tant d’excellents algologues descriptifs. Us ont appuyé leurs
déterminations sur une fine analyse des formes qui s’offraient â
leurs yeux ; on ue peut leur reprocher de n’avoir pas suivi, pendant
des années, dans leur évolution et leurs diverses stations, chacune
des centaines d’espèces qu’ils avaient à décrire et il nommer.
RÉCOLTES ALGOLOGIQUES
à Onoz-Gembloux, Rouge-Cloître, Lierre,
Hérenthals et en Campine.
par H. Kupperath
I. — DIATOMACEAE (Bacillariales)
Nous avons réuni, depuis 1920, toute une série d'observations al-
gologiques faites en diverses localités belles. Des occupations absor¬
bantes nous avaient obligé à renoncer momentanément à nos tra¬
vaux purement botaniques. Un peu plus libres, nous saisissons avec
plaisir l’occasion de publier quelques observations sur la distribu¬
tions des algues en Belgique.
Nous ne nous bornons pas à donner de simples listes, niais nous
nous efforcerons de préciser, comme nous l'avions fait dans des étu¬
des analogues (10, 11) (voir Bibliographie) la nature géologique des
terrains et des stations que nous avons visitées, les associations. Les
documents que nous réunissons ici serviront à une étude plus gene¬
rale des conditions de vie, de distribution et d habitat des Algues dans
notre Pays.
La disposition de ce travail est semblable à celle (pie nous avons
adoptée dans nos recherches antérieures.
Les récoltes que nous analysons ont été faites dans trois ré¬
gions bien caractéristiques de la Belgique. L'excursion d’Onoz il
Gembloux en suivant le cours de l’Orneau nous mène des terrains
du carbonifère, calcaires et dolomitiques au silurien et bruxellien.
Rouge Cloître, est situé en plein Brabant, dans un site bien connu
et où le professeur Jean Mass art se plaisait à nous conduire (12).
Enfin toute une série de récoltes furent faites en Campine. Quel¬
ques pêches proviennent de la Campine limbourgeoise (Houthaelen,
Linde près Peer), les autres plus abondantes furent faites à l’occa-
96
H. KVFFERATH
sion d’excursions de la Société de botanique de Belgique aux envi¬
rons de Lierre et de Hérenthals.
On n’avait jusqu’ici aucune indication précise sur la flore algo-
logique de ces stations bien connues au point de vue plianérogamique.
On verra par l’examen des listes d’algues leur richesse. Les diverses
stations visitées sont bien caractérisées géologiquement et peu mo¬
difiées par l’intervention de l’homme.
Voici quelques indications sur les localités et les récoltes.
ROUGE CLOITRE. — Trajet classique des Quatre Bras il Rouge
Cloître par la drève des Herbes et le vallon des Grandes Floss.
Tous les échantillons prélevés sont récoltés sur le Bruxellien, voir
(13) fig. 87, p. 219, le 24 février 1920.
Tube [10] ( # ). Masse verdâtre avec protonéma de mousses parmi
des Marchantia dans un vallon profond en plein bois à droite de
la Drève des Herbes près de l’avenue de la Demi-Heure.
Tube [13]. Mare près du petit pont au croisement de la Drève
et de l'avenue précitées.
Tube [14]. Eau avec nombreuses bactéries ferrugineuses récoltée
près du petit pont de l’avenue des Brûlés un peu en amont de la
source de l’Empereur.
Lorsque 1 on sort du vallon des grandes Flosses on débouche
à côté d’une prairie tourbeuse, où nous avons récolté l’eau d’une
rigole ferrugineuse [2] et exprimé des Mousses du marécage :
tube [15]. Dans ce même endroit nous avons repris de l’eau de
rigoles riches en bactéries ferrugineuses [9] le 10 janvier 1926.
Les étangs de Rouge Cloître sont au nombre de trois, ils ja¬
lonnent la vallée. Dans l’étang supérieur qui se termine au chemin
de la Sourdine nous avons récolté, ce que les anciens botanistes
appelaient des Conferves [17] et des touffes de Spirogyres [7]. En
janvier 1926, nous y avions repris une fleur d'eau verte [8]. A côté
de l’étang supérieur, vers les Trois Fontaines, il y a une petite
pièce d’eau dans laquelle nous avons pris [11] les algues tapissant
le bord.
Une dernière récolte [17] a été prise dans le grand étang infé¬
rieur, en aval du restaurant bien connu de Rouge Cloître.
*Les chiffres entre crochets se rapportent aux'récoltes d’algues.
RECOLTES ALGOLOGIQUES. — I. DIATOMACÊAE
97
ON O Z A GEMBLOVX. — Cette excursion faite le 29 mars
1920 nous mène en descendant le cours de l’Orneau à travers des
formations géologiques très variées.
En quittant Onoz nous trouvons une mare remplie de mous¬
ses [14] dans des alluvions de désagrégation de calcaire viséen.
Un peu plus loin se trouve une carrière de calcaire bleu viséen
à droite de l’Orneau, nous prenons un tube [17] dans une petite
mare près de la carrière et dans le ruisseau qu’elle forme un autre
tube [15]. Ce ruisseau est abondamment peuplé par Aneura pinguis.
Tube [12]. Algues sur l’argile détritique au bord de la route.
Tube [10]. Mare dans une prairie de l’Orneau en face du village
Saint Martin (calcaire viséen gris à grains cristallins).
Nous passons ensuite dans un terrain dolomitique, assise de
Dinant ; un puit abandonné tapissé de mousses nous fournit l’échan¬
tillon [2] et un peu plus loin un déversoir le tube [7].
En face du Château de Mielinont dans une faille des rochers
dolomitiques, dans un endroit peu éclairé, nous recueillons par
raclage de la roche l’enduit verdâtre, humide qui s’y èst formé.
Près de Mazy nous récoltons dans TOrneau des algues fixées
sur des pierres dans l’eau courante rapide [11], nous sommes dans
l'étage frasnien du calcaire de Rhisne.
Nous passons ensuite devant le bois « aux Lathraea » et pré¬
levons avant le four à chaux, l’eau [4] d’un ruisselet au bord de
la route, cette eau provient des poudingues d’Alvaux (givetien).
Nous abandonnons ensuite les étages calcaires et passons dans
le silurien. Des prairies sillonnées de rigoles à eaux peu courantes
dans lesquelles nous voyons flotter une gelée verte que nous pré¬
levons [9], nous sommes ici dans les quarzites du silurien supérieur.
Tube [1]. Suintements dans les schistes argileux au bord de
la route.
Tube [6]. Prairies cultivées de l’Argenton, dans des alluvions
des terrains siluriens.
LIERRE. — Excursion du 25 juillet 1920 avec la Société
Royale de Botanique de Belgique. Trajet de Lierre à Kessel le long
de la Petite Nètlie. Toutes les récoltes ont été faites dans des
prairies.
Tube [4]. Prairie à alluvions modernes des vallées, avant le
croisement de la rivière et de la ligne vers Hérentlials en face du
Château Nazareth.
98
H. KU F F ER ATM
Tube [3]. Rigole à eau ferrugineuse dans la prairie après le
coude de la Nèthe en face de Klooster Heyde.
Tube [2]. Ancien méandre de la Nèthe en contrebas de la
rivière actuelle, toujours dans les alluvions modernes.
Tube [12]. Prairie à alluvions tourbeuses, c’est dans cette
prairie que se trouve une mare avec de nombreux Antlioceros, le
tube [12] provient d'une rigole tapissée de Cyanophycées, un peu
avant le bras dit Ballake de la Petite Nèthe.
BOUWEL-GROBBENDOXCK-HERENTHALS. — Excursion du
25 juillet 1920. De Bouwel à travers les bruyères jusqu’à la Petite
Nèthe à droite du Duivelsberg nous trouvons des mares à Sphagnum
tube [9] dans le Diestien.
Longeant le Duivelsberg, la Petite Nèthe passe sur le terrain
boldérien, nous prélevons dans un ruisselet à eau rapide des touffes
d’algues filamenteuses : tube [5].
Après avoir passé devant le Château de Grobbendonck, ancien
castrmn romain, nous traversons le Canal de jonction de l’Escaut
à la Meuse à la ferme de Troon, d’où nous nous dirigeons sur
Hérentlials en passant par un marais à Spliagnum: tube [8] situé
dans des alluvions modernes entre des dunes fixes de Diestien.
HERENTHALS A NEDERHEYDE, RETOUR PAR LA ROUTE
DE HERENTHALS A CASTE RLE. — Excursion faite le 8 août
1920 avec le professeur Massart. A'oit* carte géologique fig. 80, p.
200 (13) et la coupe ITerenthals fig. 79, ibidem. L’excursion est
délimitée dans la carte fig. 80 par le trapèze couvrant la Petite
Nèthe. Après le croisement du chemin de fer et du Canal de jonc¬
tion, on remonte vers les tourbières à alluvions ferrugineuses, ces
tourbières sont très dangereuses, elles sont remplies de trous pro¬
fonds cachés par une couche épaisse mais peu solide de tourbe de
Sphagnum. Nous y avons pris les tubes [1], [G], [11],[7] et [22]
Après avoir longé la Petite Nèthe du Zavelbosch à Nederheyde
on prend le chemin allant vers la ferme Van der Elst, par un pont
sur la rivière, bordée d’alluvions tourbeuses où nous prélevons les
tubes [33] et [26].
Nous longeons la rive droite de la Petite Nèthe en terrain
diestien où se trouvent dans les bruyères des dunes de petites mares
à Sphagnum: tubes [17] et [19].
RECOLTES ALGOLOGIQÜES. — I. DIATOMACEAE
Enfin en rentrant vers Herenthaïs nous trouvons un étang rec¬
tangulaire bordé d’un fossé à Utriculaires, tube [30].
LIN DE, PRES DE PEEÊ (Campine limbourgeoise). — Kuisselet
à côté de la ferme de la propriété dite Heydebloen, eau prélevée
le 12 août 1925, diestien.
HOUTHAELEN (Campine limbourgeoise). — Eau provenant
d’un puit de forage; récoltée le 18 août 1920 dans la mare formée
par l’écoulement des eaux.
Pour condenser le texte nous utiliserons les abbréviations sui¬
vantes :
K-Cl = Rouge-Cloître
Ou-Gx — Excursion d’Onoz à Gembloux
L ou L-H = Excursion du 25 juillet 1920 Lierre, Bouwel, Grobben-
donck à Herenthals
H = Excursion du 8 août 1920 Hérentlvals à Nederlieyde et retour
Li = Linde
Ht = Houtbaelen
Pour les références bibliographiques, nous indiquons le nom de
l’auteur en abrégé, suivi du renvoi à l’ouvrage cité à la bibliogra¬
phie. Lorsque la forme trouvée est figurée, nous citons la page de
la diagnose et la planche et la figure originale. Ainsi : Navioula
rudiosn Ktz., Van II (8), p. 83, PI. VIT, flg. 19 veut dire: Van
Hkurck, Synopsis îles 'diatomies de Belgique, diagnose page 83,
dessin à la planche VII, figure 19.
Nous suivons la classification de \an Heurck (8), adoptée jus¬
qu’ici dans les- flores algologiques belges (1, 2) et par les auteurs
belges. Si cette façon de faire ne correspond pas tout il fait aux
conceptions actuelles, elle présente l’avantage pratique de faciliter
les recherchés bibliographiques et la comparaison des divers travaux
sur la matière. Les espèces sont rangées dans les genres dans 1 ordre
alphabétique.
H. KUfFERATH
iOO
+ Genre nouveau pour la Belgique
X Espèce ou variété nouvelle pour la Belgique
O Espèce ou variété nouvelle pour la province de N (Namur), Bt
(Brabant), A (Anvers), Li (L'mbourg).
Pour obtenir la localisation des diatomées en Belgique nous
avons vérifié les travaux de Van Heurck (8) et ceux plus récents
de 1)e Wildeman (1) et de De Wildeman et Durand (2). Nous avons
aussi contrôlé les travaux suivants publiés après les travaux d’en¬
semble précédents : Schouteder-Wérv (15), Conrad et Kufferath
(9), Kufferath (3, 10, 11, 14).
DI ATOMACEAE (BACI LL AK 1ALES)
Sous-Famille I. UAPI1IDEES
Tribu I : Cymbellées
Amphora Ehr.
1. A. Ovalis Ktz. VH (8) p. 59, pl. I. fig. 1. OnGx [15] [4], ROI [12]. H [30].
O N A.
2. A. ovalis Ktz. var. affinis 1' .H. f. minor VH. VH (S) p. 59 OnGx [G]
peu fréquent.
O N.
3. A. Ovalis Ktz. var. Pcrfiçulus Ktz. VH (8) p. 59, Pl. I, fig. 6, 7. ItCl [12]
[S] et [11] parasite sur Nitzsehia sigmoidca, OnGx [14], L [12].
O N.
Cymbella Ag.
4. C. Cistula Kirchn var. insignis Meister. Meis (4) p. 179, Pl.. 29, fig. 21
= C. Cistula Henipr. var. maculai a Ktz forma car ta VH (S) pl. IT, fig. 17.
RC1 [11].
X O Bt. L'espèce a été signalée dans le Brabant (1).
.5. C. Cuspidata Ktz. VH (8) p. 61, pl. II, fig. 3. KCl [S].
G Bt.
6. C. Ehrcnbergii Ktz. var. genuinu Meister. Meis (4) p. 1S7, pl. 32, fig. 1.
.RCl [8] assez fréquent = C. Ehrcnbergii Ktz. VH (S) pl. 2, fig. 1.
7. C. gastroides Ktz. VH (S) p. 63, pl. II, fig. S Me's (4) p. 175, pl. 30,
fig. 3. RCl [9], KCl [17] la forme figurée par Meister, LH [3] celle
figurée par VH.
O Bt,
5. C. Helvctica Ktz. VH (8) p. 64, pl. 2, fig. 15. OnGx [15].
O N.
RECOLTES ALG0L0C1QUES. — I. DIATOMACEAE
i0(
0. C. lanceolata Ehr. VH (8) p. 62. pl. 2, fig. 7. ROI [8] et [12], OnGx [6],
H [7] assez fréquent et H [19].
O N, O Bt.
10. C. maculata Ktz. Mets (4) p. 182, pl. 31, f g. 3 = C. Cistula Hempr.
var. maculata Ktz. VH (8) p. 64, pl. II, fig. 16. ItCl [S] fréquent.
Encyonema Ktz.
11. E. Cacspitosum Ktz. var. AuerswaWi VH. VII (8) p. 66, pl. 3, fig. 14,
H [7], LH [2],
O A.
12. E. ventricosum Ktz. forma minuta VH (= C. minuta Hilse) VH (8)
p. 66, pl. 3, fig. 17. OnGx [1] petite forme de 17 p de long à extrémités
non prolongées.
X O N.
Tribu II : NaviculÆes
Stauroneis Elir.
13. St. anceps Ehr. VH (8) p. 68, pl. 4, fig. 8. RC1 [8].
O Bt..
14. S. anceps Ehr. var. I liront rts (Ehr.) Cl. Meis (4) p. 124, pl. 18, fig. 11.
H [17].
X O A.
15. St. Phoenicent ron Ehr, var. ampliilepta (Ehr.) Cl. Meis (4) p. 123.
pl. 18, fig. 10. OnGx [14], H [11, 19].
X O N.
16. St. Pho'nicenteron Ehr. var. genuina Cl. Meis (4) p. 123, pl. 19, fig. 1.
RC1 [12, S, 9], EH [3], H [11], LL
O A, O Li.
17. St. S mit liii Grun. VH (8) p. 69 pl. 4, fig. 10. OnGx [15].
O N.
Navicula Bory.
Sous-genre Pinnularia Ehr.
18. P. Braunii Gr. Schf. (6) p. 102, fig. 218. RC1 [10].
O Bt.
19. P. csox Cl. Meis (4) p. 152 ,pl. 24, fig. 5. L [3] très abondant, H [22].
X O A.
20. P. hemiptera Ktz. Schf. (6) p. 107 ? fig. 231. OnGx [1].
O N.
21. P. interrupta W. Sm. var. Viceps (Greg.) Cl. Meis (4) p. 164, pl. 28,
fig. S. = Nav. Mcapitata Lag. VH p. 78, pl. 6, fig. 14. LII [5] très fré¬
quent.
O A.
22. P. legumen Ehr, Schf (6) p. 105, fig. 224, Meis (4) p. 159. LH [6]
fréquent.
O A.
io2
H. KU F F ER AT H
23. P. major Kta. VH (8) p. 73, pl. V, fig. 3. H [17] la forme trouvée est
petite, mesurant 21 p (1e large et 126 p de long mais pour le reste elle
concorde entièrement avec la figure et la diagnose (1e Van Heurck, 5 à
7 stries pour 10 p. La forme de Van Heurk est différente de celles
reprises par Meister (4) sous P, major Rabh. Déjà signalé dans la pro¬
vince d’Anvers (9).
24. P. major Rabenh var. convergeas Meister. Meis (4) p. 153, pl. 28, fig. 1,
H [11].
X O A.
25. P. major Rabenh var. lacustris Meister. Meis (4) p. 153, pl. 25, fig. 1.
LH [12], LH [3] très fréquent. Cette dernière forme mesure 46 p de
large et 265 à 280 p de long, avec 4 à 5 stries pour 10 p. La largeur
et le nombre de strie diffère légèrement du type.
X O A.
26. P. major Rabenh. var. linearis Cl. Meis (4) p. 153, pl. 25, fig. 3. H [19],
RCl [9],
X O A, G Bt.
27. P. mierostauron Cl. Meis. (4) p. 161, Mig. (5) p. 247, pl. 7 F, fig. 16
= Nav. BrebissonS Kta var. subproducta VH (8) p. 97. LH [3] espèce
fréquente.
O A.
28. P. nobilis Ehr. VH (8) p. 73, pl. V. fig. 2. H [11] très abondant. Déjà
signalé dans la province d’Anvers (1, 2).
29. P. nodosa W. Sm. Meis (4) p. 154, Mig. (5) p. 250, pl. 7 F, fig. 20. RCl
[11]. Forme un peu plus grande que celle des auteurs, mesurai! 15 p de
large et 90 p de long, 10 stries sur 10 p..
X O Bt.
30. P. nodosa W. Sm. var. genulna Cl. Meis (4) p. 154, pl. 26, fig. 3. H [17]
forme ayant 12 p de large et 60 ix (le long, 7 à 8 stries pour 10 [/..
X O A.
31. P. parva Greg. Meis. (4) p. 155, pl. 26, f g. 6 et 7. LH [3] très abondant,
H [11].
O A.
32. P. ( Navicula) Stanroptera Grun var. parva (Ehr.) VH. VH (8) p. 78,
pl. 6, fig. 6. Ii [33].
O A.
33. P. subsolaris (Grun.) Cl. Meis. (4) p. 161, VH (8) pl. 6, fig. 17. H [11]
la striation (7 à 8 stries pour 10 p) est un peu plus faible que pour
le type décrit.
O A, déjà signalé dans le Luxembourg septentrional (11).
34. P. tabellaria Ehr. var. americana Meister. Meis. (4) p. 163, Schf. (6) fig.
234. Li.
X O Li.
35. P. viridis Ehr. var. Clevei Meister. Meis. (4) p. 150, pl. XXIV, fig. 1. RCl
[2], OnGx [14].
O N, G Bt.
Source : MNHN, Paris
RECOLTES ALGOLOGIQUES. - I. PIATOMACEAfi
103
36. P. virHUs Eh, va, clllpUca Melste, Mai, (4) p. 150, pl. XXIII fl» «.
ROI [15] [9], OnGx [15].
,. 7 p°Ü Eh, va, h—U» Ci. Mei, (4, P- 150. H [*].
38 Eh, va, Tenues VH. VH (S, pl. VI, fl* 1-3. Bd 0»1.
D éjà signalé à Oisquerq (Brabant) (9).
Sous-genre Diploneis (Ehrb.) Cl.
39 . ép^eis ***** Cl. va, yenuim Melste, Mei, <4, p. 104. PL XIV, «* «•
OnGx [14. 15, 4, 1],
40 - ^ ’m=ïï
pl. X, fis. 12 0 OhGx [4],
Sons-genre Neidium rfltzel-
41. ™ Z "h r P^aS,
L* - 5^ la -e figurée
par Meister.
42 . Z^oducun, <W. Sm.) K »ae, Mais. (4) p. 103. VH. p. 104, PL XIH,
fig. 3. ROI [U].
X O Bt. . „ _
Sous-genre Caloneis
43 . caloneis taoUUrU Grog. Scht (6) P. 73, VH (81 pl. XII, «*• 27. OnGx
LU-
x O N. . H 4 , pl. XVI, fig. 10.
44. C. silicula (Ehr.) VI. var. g niiinn Cl. Mei,. I
RC1 [8], OnGx [14, 18].
X O N, O Bt.
Sous-genre GyrosiC™ ****«' ^eneosujma W. Sm.)
45. a. acwniMtnm Rot*, var. eurtum (Grun.) 01. Meis. (4) p.
[15], Ll[4].
X G N, ©*• _ p UU roa. Bpmcari va, SmMHt VH.
46 G'. Spencer i Cl. Me s. (■*) P- x
p lis, pl. XXI, fig. 15. ROI [11. 12 1 ■
Déjà signalé (1, 2) dans le Brahant h Bruxelles.
Sous-genre Fmstuli a Agardh (VanhenrcMa Bréb).
_ , ,,, p 121 = Vauhmrckia rhomboïdes
47 F. rhomtoH [•« (Ehr.) ^ ^ ^ ^ g] A note r que les formes
Bréb. 1 H. p. H-, • - de 70 „ minimum)
trouvées sont un peu moins longues (62 » * P “
que ne l’indique la diagnose, la largeur étant de 14 h S
Déjà signalé (1, 2) dans la province d’Anvers.
104
H. K U F FERAT H
4S. F. saxonica Rabh. meis. fa) p. 121 PI. XVIII, fi g. 6. = Vanheurckia rhom¬
boïdes Bréb. var. crassinervis VH. p. 112, pl. XVI T. fi g. I.
On-Gx [14], L. [8] ; H. [22, 33].
ON, OA.
49. F. vulgaris (Thw.) Cl. meis. (4) p. 121 pl. XVIII. fig. 4 VH p 112 ni
XVII fig. 6.
On-Gx [1. 4]. Nous avons trouvé clans la pêche On Gx [9] une forme
il rapporter A cette espèce mais notablement plus grande, mesurant 18 à
- 19 u, de large et 100 ^ de long, avec 18 a 20 stries pour 10 a.
ON.
Sous-genre Amphipleura Ktz.
50. A pelluoida Kg. VH. (8) p. 113, Pl. XVII, fig. 14. L [12].
Déjà signalé ( 1 , 2) dans la province d’Anvers.
Sous-genre Navicula Bory.
Naviculae minusculae Cl.
61. Von'cato atomus Naeg. VH. (8) p. 107, Pl. XIV, fig. 20. On-Gx [1],
52. N. niinusciila Grun. Meis. (4) p. 127, Pl. XIX, flg. 10. H. [30).
Déjà signalé ( 2 ) dans la province d'Anvers.
Naviculae mesoleiae Cl.
53 GlU ”’ VH ' <8) P ‘- X - **• 22 ' Mb1s <«) P' 120- » [30],
54. V. pupula Ktz meis (4, p. 130 Pl. XIX, flg. 25, VH. (8) p. 100. PI XIII
fig. 16. On-Gx [2, 10, 15]. ’
ON. .
55. N pu ma Ktz f. minuta VH. (8) PI. XIII flg. 16. H. 01. [11, 1 21. On-Gx
f rmeS 1 ° bServée8 me8urent M a 20 p de long et se distinguent
par leur forme trapue de l’espèce type plus allongée.
X O Bt, O N.
Naviculae lineolatae Cl.
56. N. groom» Ktz. var. Sehizonemoidcs VH. VH (8) p. 83, pl. VII fig. 10
OnGx [4], ' ’
O N.
57. N. Oryptocephala Ktz. Meis. (4) p. 138, pl. XXI, fig. 3- VH <81 „ 84
Pl. VIII, fig, s. OnGx [9], I, t 3 4 12] ’ ’ P '
( ® 0 , U®" SlSM ' é a 2) P rov l nce d'Anvers et le Luxembourg
5S. W Oryptocephala Ktz. var. ««. Grun. Meis. (4) p. 138, pl. XXI, fig 4
OnGx [ 1 , il], l [3] avec la forme tvpe
OA, ON.
59. N. humilis Donk. VH (8) p. 85, pl. XI, fig. 23. L [4].
Déjà signalé (1) dans la province d'Anvers
00. N. rltynelwcepltala Ktz. VH (S) p. 84. pl. VII, fig. 31 Meis (4) „ 139
pl. XXI, fig. 9 , OnGx [9], L [12], ( ' P ' 139 ’
RECOLTES ALGOLOGIQUES. — I. DIATOMACEAE
105
O N, déjà s'gnalé dans la province d’Anvers (2) avec l’indication: eaux
saumâtres.
61. A. rhynchocephala Ktz. var. rostellaté VH (8) p. 84, pl. A II, «g-
L [4],
Déjà signalé dans la province d’Anvers (1, 2).
62. N. viridula Ktz. VH (8) p. 84, pl. VII, fig. 25. RC1 [14].
Déjà signalé dans le Brabant (1. 2).
6?,. .y. viridula Ktz. forma ni in or VH (S) p. 84, pl. VIT, fig. 26. OnGx [ 1].
64. A\ ratWisa Ktz. var. genuina Grun. Meis. (4) p. 140, pl. XXI, f.g.
VH (S) p. 83, pl. VII, fig. 19, 20. RC1 [12 9, 2], OnGx [15, 6], H {9J\.
O N, O A, déjà signalé à Rouge-Cloitre (1, 2).
65. A T . radiosa Ktz. var. acuta Grun. VH (H) p. 83, pl. VII, fig. 19. RCl [!(]■
66. N. radiosa Ktz. var. teneïla VH (8) p. 84, pl. VII. fig. 22 = N. t nélla
Brélx Meister p. 140, pl. XXI. fig. 14. OnGx [15], H [19].
O N, OA.
67. N. ohlonga Ktz. var. genuina Grun. Meis. (4) p. 143, pl. XXII. fig. -
RCl [S, 9], L [S].
O Bt, O A.
68. N. laneeolala Ktz. var. genuina Meister. Aleis. (4) p. 144, pl. XX , g. ,
VH (S), pl. VIII, fig. 16. RCl [12], L [3].
OA. r
69. N. laneeolala Ktz. var. cymbnla Cl. Meis. (4) p. 144, pl. XXIT, f g. •>,
= N. cymltula Donkin. VH. pl. VII, fig. 32. OnGx [9].
X O N.
70. N. laneeolala Ktz. var. tenella Cl. Meis. (4) p. 144. L [o].
71. N ' placentula Grun. var. genuina Meister. Meis. (4) p. 145, pl. XXII,
fig. 8. >
La forme observée rappelle par son contour plus ventru et ses extre-
mités bien dégagées la forme de ta variété latimmla figurée par Meister,
pl. XXII. fg. 10, mais pour tous les autres caractères se rapporte a la
diagnose. H [10].
Tribu III : Gomphonémées
Gomphonema Agardh.
72. G. acuminatum Ehr. VH (S) p. 124, Mig. (5) pl. X G, fig. 1, RCl [8].
H [11].
Déjà signalé dans le Brabant à Cortenberg (9) et dans la province
d’Anvers (9). ^
73. G. acuminatum Ehr. var. coromtum Aleis. (4) p. 171, VH (S) p. 124.
Nos fig. 1 et 2. OnGx [15, 17]. Les formes que nous avons trouvées
sont moins élancées que le type (cf. VH., pl. XXIII. fig. 15) mieux pro¬
portionnées la tête mesure 12 à 14 ^ de large et 12 à 13 y. de haut, la
po'.nte terminale est bien indiquée. L’étranglement a 6 a 8 m de large,
la partie médiane ventrue a 13 ,u de large et se termine vers la pointe
100
H. KtJFFERATH
en un léger évasement. La forme flg. l a 7 ù S stries pour 10 n, celle
fig. 2 10 à 11 stries. La longueur varie (le 49 à 58 g et la largeur de
8 à 14 fi, ces formes sont plus petites, on pourrait les distinguer comme
formae minores.
O N.
74. G. acuminatum Ehr. forma intermedia Mig. Mig. (5) pl. X G, fig. 7;
nos fig. 5 et 7. L [2], H [7]. On connaît la variabilité du G. acuminatum,
nous n’avons pas trouvé la diagnose de la forme figurée par Migula.
Les indications suivantes ne seront donc pas inutiles. Largeur 14 il 15 n,
longueur 44 à 51 jj., 10 stries pour 10 g ; étranglement aux 2/3 de la
longueur à concavité régulière la largeur dans la partie la plus étroite
est de 9 il 10 g. La partie ventrue occupant le tiers médian se termine
doucement en une pointe obtuse, elle est il peu près aussi large que
la partie supérieure de la valve qui porte une élévation plus ou moins
dégagées
X O A.
75. G. acuminatum Ehr. formae diversae, nos fig. 3, 4, 6 et 8. Afin de fixer
les idées, nous donnons quelques dessins de formes appartenant il cette
espèce très variable et très répandue. Doit-on réunir toutes ces variétés
(offrant entre elles des transitions insensibles), sous le nom de l'espèce
d Ehrenberg, ou les distinguer les unes des autres ? Dans cette voie, des
cultures pures de ces diatomées, voir notre note (14). permettraient seules
d’avoir des bases expérimentales pour solutionner la question. Il est très
possible que pour ces organismes, de même que pour tant d’autres (Ghlo-
rc.la, Hormidimi, etc.), les cultures montrent qu’il y a t dans l’espèce
G. acuminatum toute une série de races ou de lignées ayant leurs carac¬
tères propres que l’on ne parviendra il distinguer que par une étude
biologiques assez minutieuse. Les descriptions des diverses formes trou¬
vées dans la nature ne sont donc pas sans intérêt.
75 a. La forme fig. 3 a été trouvée à Rouge-Cloître [12], elle est petite et
menue 8 ^ de large et 37 jj. de long avec 13 stries pour Un- L’étran¬
glement à 4 jj. de large. La partie supérieure de la valve ayant environ
10 g de long, soit entre un tiers et un quart de la longueur totale, est
terminée en pointe obtuse peu dégagée. I je renflement médian doucement
élargi se termine en une pointe dont les bords sont presque parallèles et
à extrémité largement arrondie.
X 0 Bt.
(o. b. La forme fig. 4 très gracieuse est à rapprocher de la variété coronatum
dont elle se distingue par ses petites dimensions, elle a en effet 13 jj. de
large et 43 n de long et. 10 stries pour 10 jj.. La pointe bien dégagée, arron¬
die des bords de la partie supérieure de la valve qui est nettement hori¬
zontale forme un angle aigu vers l’étranglement. Celui-ci situé au
tiers de la longueur totale a une largeur de 7 ^ et précède le renflement
médian bien arrondi se terminant par une légère concavité en une pointe
obtuse. Cette forme provient des environs d’Hérenthals H [7]
X 0 A,
RECOLTES ALGOLOGIQUES. - I- DIATOMACEAE
107
, I. forme fig. O » été trouvée avec un
a Onoz, O.B [10], elle forme inlermcl Ua figurée par
Elle peut « Cte “ S6r ®g e t faeTa planche X 11. Cette forme mesure 13 p
Migula (5) Anus les fig. b et 7 . leg pout 10 g. Ea partie su-
de large, 42 g île long et présente nn-onilie bien dégagée, l’étran-
périture un peu applatie porte une P rto „ C ement marqué formant
HSe «"tr« rt,L se cont.nne insensible en une pointe
obtuse.
„. X I °forme 8 rappelle en Secourt la “rte supérieure
large sur 40 p de long et ,1 U -lies ® , *^ lre rétrauglement est
coupée horizontalement porte une “angulaire l é g
aux deux tiers £ jointe «**«*■
marqué. Ee renfiement me. n . ^ j, Onox-Gemlilotix [81.
arrondie inférieurement. Cette forme a
6. ajouta*™ K» VH (S) p. 120, K- XXIV. «S- «. On-Gx [101
T O 0 ,.-. K,, car. . .. On». W*<*> P- 168 ’ * ** Vin '
fig. 20 et VH. (4) Pl. XXIV, «g. 4MB. OnGx [1 1.
0 N ' VH ,s, „ 1-13 pl XXIII. flg. s, 0, Mlg. (5) pl. x G '
78. G. conatrictum Elu. 1H 1- - - P longueur 37 a 45 g,
flg. 8. ROI [11. 12], OnGx [2, 101. E l-, ‘-P " t
formes pédicellées. 0Ttocl . d'Anvers (0).
0 Et. O X- dé .la signalée tau. XXIII.
70. G. eonstrictum Ehr. var. capitatum Ehr. 1 H. (8), p.
fig. 7. OnGx [2].
G N- n „ va rRï n 123, pl. XXIII, fig. S.
8t. G. constrictuw Elir. forma ewta Guin. 'Ht P-
ROI [12] formes pédicellées.
O Pt. _ vt ri ic\ n 123, Meister.
SI. O. coaslrictum Ehr. ^ ^ forme ' présente tous les
(4, p. 187. Trouvée a Herenthals 1 1 elle mes ure e» effet
-—-» i(i -—** 9
? —: cenulis minimis, 10-12 g. ^ ^ ^
82. G. gracile Elir. var. dichotomum \ H. 1 H. U 1 •
H [19].
83. » G i^ Kg. var. W*- ® eTtrluvéeT^E^loitre
Mi , (5) P. 312. Cette ^^“"^ug dTnt elle se distingue
[81 nous la rangeons dam. •! „„,rtes au nombre d’environ
principalement par les co es paia . • ^ & 13
6 pour 10 g. Ea longueur est de 00 p., 1“ lalgeu
108
fi. KUFFBRATH
polders de la Flandre
pl. XXIII,
XXIII, fig. 42.
: et se classe
X 0 Bt, l’espèce a été trouvée (15) dans les
occidentale.
var. brevi striatum : striae curtae 6 in 10 *, long. 00 n, latit. 12-13 „.
S4. G. montannm Sch. var. commutatum Grun. VH. (8) p. 125, pl. XXIV.
fig. 2 et 3. OnGx [1, 4, 6]. Longueur 28, 33 et 39 a
O N.
85. G. montannm Sch. var. subclavatum VH., VII. (8) p.
fig. 38 et 42, Mig. (4) p. 313. ROI [11]. OnGx [15]
. 0 Bt.
S6. G. montanum Sch. forma minor VH. VH. (8) p. 124, pl.
H [11]. Cette forme mesure 6,5 n de large sur 35 ^ de long
dans les forma* minores majns obtusatac. de Van Heurck
X O A.
Sr '£xv‘7 e Z Z “ eiS - f4> 174 ' Pl - XXIX ’ ''H (8), pl.
xx\. fia. 20 o et 21. OnGx [14], 1, [2]
ON, 0 A.
rt. olivamim Rtz. var. atauromifonne Grun. VH. (8), pl. XXV fia no
ieta^ n t vZ ZIT" * le snmmet "" peu Ph '’ S
z^r 1 '* (k,m ci ' ** tni -• ** ™ »>.
amn • m (8) p - i2a; -■ *• »
Z Lteattn^rsïté.^ * ' ,n " S le ProtIr °” e «
01. O,, parvulum Ktz. VH. (S) p. 125, pl. XXV, fig. 0. OnGx [6, 10])
décrite pl“ Van °H -ée 'l Z ™ ^ S ° nt Pll,s ps “ tltes '>»<■ celle
15 ZTZZT meW 15 4 17 * Iarg6 ” 4 ' r ' » « . flTec « »
82 '0 ff nGxX iZr ~‘ a Gmn ' m ® - 125 ' p4 =* «g 12.
9S 'oJ~TZZ micropm n - 5Iels f4 > p - 173 ' * XXIX ’ «■
ON, OA.
!l Z Zr m Kfe ™ r ' mica, “ latum ™. VH. (8) p. 125, pl. XXV, fig. 11.
O A.
"* \'%y m K,!I ' ™ r ' ,aV ' ,Um aim - M'* (5) p. 311. On-Gx [2],
1,6 Vm7TiïZZ m 14 172 ' * XXIX ’ «*• «. RO. m. r, [4]
KT. 0 c mvh one M HaLaT^Z. ÔT^' ai) -
5«ns le groupe des trmi ,u« t ae (fif U) J t ZZ
RECOLTES ALGOLOGIQUES. - î. DIATOMACEAÊ_109
10 il 11,8 g 0* large et 73 8 73 g de le,«S. Elle est eu terme devenu
dont l’eue des extrémités arrondie, légèrement capltêe «« e ^ de
lare e L'autre extrémité se termine en I>o nte conique et est légèrement
arrondie il l’extrémité. la, valve vue de côté est eunéitorme. ele «W
dans sa plus grande largeur et 6 a il la base. Les stries Les con tes
sont marginales, nous en avons compté 7 à S pour 10 g. Le nodule média,
est peu visible, U nous a apparu un peu allongé. Cette espèce es dcdlée
11 notre ami Lucien Haumau, professeur de Botan que ,1 1 Un,, ers,té Libre
de Bruxelles.
G. Hatnaui nov. spec. Cellulae fusiformae, eapite curvata, cauda acu-
n,inata long. 73-75 g. lotit. 10-11.5, striae marginatae 7-8 ,n 10 g. Apud
Lierre Belgica.
Rhoicosphenia Grun.
98. R. curmta (Kts.) Grau. VH. (8) p. 127, pl. XXVI. 11g. 1. OnGx
ON
99 11 curmta (Ktz.) Grun. forma. Cette forme curieuse Kg. 12) a été trou¬
vée à OnGx [15], elle ne diffère de l’espèce type. «« 1- ™
nette en angles obtus indiquée un peu en dessous du milieu d ■
A part ce détail, qui n’est peut être qu’un cas tératolog,que, le caiac
têres sont ceux de l’espèce. Valves mesurant ti g. de large et 36 g de lo, g,
10 stries pour 10 /*.
X O N.
[41.
Tribu IV : Achnanthêks
Achnanthes Bory. ^
100. ,1. Rias'Jlettiana Grun. VH. (8) p. 130, pl. XXWI1. ftg. 27, 2s. ltCl [ 1-
O Bt, s'gnalé mais sans indication de localité dans e 101 loin,
et par nous dans le Luxembourg (16, 1D-
101. ,1. gibbon*. Grun. Met,. (-11 p. 2t.:. VH. pl. XXVII. tig. 4.,. H [1].
102. A. fflUenla Grun, val-, mumstior Grun. Migula (ol p. 210. VH. (8).
pl. XXVII. fis. 49. H [7]. Exemplaires mesurant 3 ^ de large e
18 ix de long.
103. AUnMaU Bréb. VH. (S, p. 131. pl. XXVII, flg. IL OnGx [2], Exem¬
plaires très petits ayant 2 g de long et o d 7 g de Lu-,
,04. A^Hneariâ W. 8m. VH. (8) p.131, pl. XXVII. fig. 31. OnGx [«)-»■■
breux exemplaires pédlcellés de ces parasites de support sur des Cia
phora.
105. A°ndnutiusmm KU VH. (8) p. 131, pl. XXVII, fig. 43, 38. ltCl [101,
OnGx [2, 10].
G N, déjà signalé daïis le Brabant (1, 2).
Source : MNHN, Paris
110
H. K U FF F. RA TH
Tribu Y : Cocconeidées
Cocconeis (Ehr.) Grun. )
106. C. molesta Ktz. forma auguste VH. VH. (S) pl. XXX, fig. 18 et 19. RCl
[11. 15]. Valves mesurant 7 X 17 à 18 ^ et 10 sur 26 Mig. (5) p. 311,
indique l'espèce comme marine (Adriatique).
X O Bt.
107. C. Plac ntula Ehr. VH. (8) p. 133, pl. XXX, fig. 26, 27. OnGx [2, lv\ 7],
liCl [8], H [7]. Parmi les nombreuses formes de cette espèce signalons
des formes très petites 10 x 17 g à OnGx [10] et II [7] et une forme
plus grande que d'habitude mesurant 25 x 40 g il OnGx [2].
O Bt, O A, O N.
108. C. Placentula Ehr. var trilineata Cl. Meister. (4) p 94 pl XII fig 9
E [4].
X O A.
Sous-famille II. PEEUDO-liAPHlDEE8
Tribu VI : Fiîagillakiées
Epithemia Bréb.
109. E. Argus Ktz. VH. (8) p. 139, pl. XXXI, fig. 15. ROI [8] L [2]
O Bt, O A.
110. E. turgida (Ehr.) Ktz. var. genuina Grun. Meis. (4) p. 196, pl XXXIII
fig. 17. RCI [S, 9], L [2, 4].
O Bt. déjà signalé (9) dans la province d'Anvers.
111. E. Zébra (Ehr.) Kutz. formae minores VH. (8) p. 140, pl. XXXI, fig. 11,
12, 13. RCl [9, 12], L [2]. Ces petites formes semblent plus fréquentes
«lue la forme type, connue sous la var. genuina Grun. voir .Meister
p. 199, qui est rare.
X O Bt, O A.
112. E. Zébra (Ehr.) Kutz.
fig. 2. OnGx [15].
X O N.
113. E. Zébra (Ehr.) Ktz.
fig. IA. KOI [8].
O Bt.
114. A’. Zébra (Ehr.) Ktz. var. sajionica Grun. VH. (S) pl. XXXI fig 9
Mels ; ,J| »■ u». sot (6) P, m tg. 322. un [8 , ». n,. l , 121 .’h [iil
H abituellement les valves mesurent 50 g de long et 9 i 10 , 4 e large
nous avons trouvé à lîouge-Cloitre [S] une forme très petite mesurant
b [i. de large et 26 jx de long.
X O Bt, G A.
(4)
var. porcellus Grun. Meis. (4) p. 200, pl. XXXV,
var. proboscida Grun. VH. (8) p. 140, pl. XXXI,
Rhopalodia O. M.
115. R. gibba O. M. Schf. (6) p. 147, fig. 324 , -
(S) p. 139, pl. XXXII, fig. 12. RCl [8 12]
O A. O Bt.
Epithemia gibba Ktz. VH.
L [2, 12].
Source ; MNHN, Pans
RECOLTES ALG0L0G1QUËS. — T. D1AT0MACËAE
ill
116 E gibha Ktz. var. ventrioom VH. VH. (8) p. 139, pl. XXXII, fis. 4,
= Ith. vehtricosa (Grun.) O. M. Schf. (6) p. 147, ïig. 325, Me s. (4) p. 201.
HCl [8], OnGx [1, 6, 15], X, [2. 12]. Espèce souvent très fréquente.
O N, G A.
Eunotia Ehrenberg.
117. E. arcus Ehr. VH. (S) p. 141, pl. XXXIV, fig. 2. OnGx [2], D’après une
note de Van Heurk, selon Gruuow cette espèce appartient aux terrains
calcaires.
ON.
118. E. arcus Ehr. var. m-inor Grun. Meis. (4) p. 89, VH. (8), pl. XXXI\,
fig. 5 et 6. H [G] Li.
O A, O Li.
119. E. graoïlis (Ehr.) liab. nee M'. Sin. VH. (S) p. 142, pl. XXXIII, fig. 1. -■
H [33].
La forme trouvée qui se classe dans le groupe Himantidium diffère
légèrement de celle décrite par Van Heurck, elle mesure 4 m de large et
38 à 78 jx de long, moins longue que l'espèce type (70 h 160 » ü . v 11
K) il 11 stries pour 10 jx, les extrémités sont arrondies et non faible¬
ment capitées comme l'indique Van Heurck dans sa diagnose et son dessin.
Malgré ces différences, nous rapportons la forme trouvée h la diagnose
de Van Heurck, lts bords sont parallèles. Face connective rectangulaire
ayant 14 p de large.
120. E. imprcssa Ehrenb. VH. (8) pl. XXXV, fig. 1. Mig. (5) p. 202. OnGx [1].
Formes mesurant 7 à 8 jx de large et 37 à 39 jx de long, 15 h 1S stiies
pour 10 g.
X ° N.
121. E. hniaris Grun. var. genuina Meistr. Meis. (4) p. 83, pl. IX. fig. 16,
VH (S) p. 144, pl. XXXV, fig. 3, 4. LJ3. 12]. H [1, 6, 19. 22, 26, 33].
D'après Meister espèce des eaux peu riches en chaux.
Déjà signalée (9) dans la province d Anvers.
122. E. lunaris Grun. var. subarcuata Grun. Meis. (4) p. 84. \H. (4) p. 144,
pl. XXXV, fig. 2. H [11, 17, 19], RC1 [8].
G Bt, G A.
123. E. monodon Ehr. var. ourtu Grun. Selif. (6) p. 43, Migula (5) p. 201.
I1C1 [K/].
X G Bt.
124. E. purailelu Ehr. Meis. (4) p. 84, pl. X, fig. 4. ROI [8].
G Bt.
125. E. paraUcla Ehr. f. angustior VH. VH. (8) pl. XXXIV, fig. 16. Mig. (5),
p. 201. H [11].
GA.
126. E. pectmaMs Ktz. var. borcalis Grun. Meis. (4) p. 88, pl. XI. fig. 6. Li.
X G Li.
127. E. pectinalis Ktz . var. media O. M. Meis. (4) p. S8, pl. XI, fig. 3. OnGx
[2, 7, 10], H [6. 11, 19], L [8]. Le nombre des stries en 10 g est de
10 à 13, le nombre de 13 stries est assez fréquent. La longueur des valves
112
II. Kl'PPP.R-lTll
(le cette espèce A' Himuntidium est généralement de 60 à 80 p mais quel¬
ques exemplaires ont seulement 34 ^ de long et d'autres 104 dimen¬
sions dépassant un peu celles données dans la diagnose.
O N, O A.
12S. E. pcctinalis Ktz. var. minor Grun. Meis. (4) 87, VH. (S), pl. XXXIII,
fig. 21. ROI [8, 0, 10]. OnGx [15], L [4], H [19].
O Bt, O N, O A.
129. E. pectinaMs (Ktz.) Rabenli. var. uiululata Ral'fs. VH. (8) p. 143, pl.
XXXIII, fig. 17. L [12].
O A.
Synedra Ehrenberg.
130. 8'. UCU8 (Ktz.) Grun. VH. (S) p. 151, pl. XXXIX, tig. 4. L [2, 4], IL [7].
O A.
131. N. actinustroidos Lemm. Mig. (5) p. 196. Schf. (6) p. 41. Valves en petites
touffes étoilées, flottantes, largeur 2 à 3,5 p, longueur 41 à 50 p., les
stries très courtes presque punctiformes sont au nombre de 23 à 26 pour
10 g. L [5].
X O A.
132. -sS. uffinis Ktz. genuina forma paru a VH. (S) p. 153, pl. XLI. fig. 13.
IU’l [17], L [12]. dette espèce qui vit principalement dans les eaux
salées a été signalée gâ et lil dans les eaux douces. Sclif. (6) p. 41.
O Bt, G A.
133. 8'. amphirhynchus Elir. Meis. (4) p. 75, pl. VIII, fig. 6 = P. ulna
(Nitzsch.) Ehr. var. amphirgnchus Ehr. VH. p. 151, pl. XXXVIII, tig. 5.
RC1 [S], On-Gx [2, 7, 10], L [4, 5, 12], H [11]. La longueur de cette
espèce bien connue oscille entre 133 et 251 p, exceptionnellement à OnGx
[U] nous avons trouvé (les exemplaires mesurant jusqu'à 340 g, gran¬
deur supérieure à celle généralement fixée (280 g maximum).
O Bt, G N, G A.
134. .8. capitata Ehr. VH. (8), p. 152, pl. XXXVIII, fig. 1. ROI [S, 12], L [12].
Déjà signalé (9) dans la province d'Anv.ers et dans le Brabant (1, 2).
135. P. longissimil W. Sm. var. vulguris Meister, Meis. (4) p. 75, pl. VIII,
fig. 1 = P. ulna var. longissima VH. (8), pl. XXXVIII, fig. 3. H [7].
Forme de 10 u. de large et 240 n de long, 10 stries pour 10 jj., striation
sur toute la longueur, correspond le mieux à la figure de Meister.
O A, souvent signalé dans la Flandre Occidentale (1, 2, 9, 15).
136. P. pulchella Ktz. forum major VH. VH. (8) p. 150, pl. XLI, fig. 1.
L [12], H [7]. Formes ayant 6 à 8 de large et liX) à 103 ^ de long
avec 12,5-13 stries pour 10 g et pseudo nodule fortement marqué.
O A.
137. 8. splcndens Ktz. (nec VH.) Meis. (4) p. 77, pl. VIII, fig. 3. OnGx [6].
La forme trouvée correspond à la diagnose de Meister sauf pour la
longueur qui est de 146 au lieu de 200 à 300 ^ trouvé pour les espèces
suisses La largeur est de 10 jj., il y a 10 stries pour 10 ^ Il ne faut
pas confondre cette forme avec celles de Van Heurck (8), pl. XXXVIII,
fig. 2, ni avec celles de Brun.
X G N.
Source : MNHN, Paris
RECOLTES ALGOLOCIQUËS. — I. DIATOMACEAE
113
138. ulna (Nitzsch.) Ehr. VH. (S), p. 150, pl. XXXVIII, fig. 7. OuGx [4, 15].
O N.
139. S. ulna Ehr. var. aequalis (Ktz.) Brun Meister. (4), p. 71, pl. VII, fig. 1.
VH (8), pl. XXXVIII, fig. 7. L [2, 4].
O A.
140. S. ulna (Nitzcli.) Ehr. var. daniea VH. VH. (.8), p. 151. pl. XXXVIII,
fig. 14 A, Meis (4), p. 72, pl. VII, fig. 3. OnGx [10], H [7, 34*
O N, O A.
141. .S', ulna (Nitzsch.) Ehr. var. daniea Ktz. forma area media laevi destituta
VH. (8), p. 151, pl. XXXVIII, fig. 14 B. H [30]. Forme ayant 6 p de
large, 328 jx de long avec 10 stries pour 10 [x, trouvée avec la variété
daniea.
X O A.
142. 8 . vitrea Ktz. Meis. (4), p. 77, pl. VIII, fig. 5 = 8 . ulna var. vitrea VH.
(S), p. 151, pl. XXXVIII, iig. 12. IICl [17], OnGx[15].
143. 8,. vitrea Ktz. variété. OnGx [11, 17]. Les formes trouvées sont confor¬
mées extérieurement comme 8. vitrea. VH. (8), pl. XXXVIII. fig. 12, à
extrémités longuement et étroitement roslrées, les stries S'étendent sur
toute la valve comme pour 8. vitrea mais on compte 13 à 15 stries pour
10 jj.. Les dimensions observées sont: largeur 5 il 7 u., longueur 120, 125
et 132 p. La striation serrée est-elle un caractère suffisant pour créer
ime nouvelle forme ?
X O N.
Fragilaria Lyngbye.
144. F. brevistriatu Grun. VH. (S), p. 157, pl. XLV, fig. 32. ROI [8].
Déjà signalé dans le Brabant (1, 2).
145. F. capucina Desm. var. acuta Grun. VH. (8), p. 156, pl. XLV, fig. 4.
L [2], H [7].
X O A.
146. F. capucina Desm. var. mesolepta Rab. Mig. (5), p. 188, pl. XII. fig. 3.
VII. (8), p. 156. RC1 [11, 17].
Déjà signalé dans le Brabant (1, 2).
147. F. construcns (Ehr.) Grun. var. venter VH. (8) p. 156, pl. XLV, lig. 26,
Meister (4), p. 67, pl. VI, fig. 7. ROI [11]. La forme trouvée est un peu
plus ventrue que ne l'indiquent les dessins de Van Heurck et de Meister
et se rapproche de la forme d'un citron, notre fig. 13.
348. F. parasitica Grun. var. subconstricta Grun. Meis. (4), p. 67, pl. VI,
fig. 12, VH. (8), pl. XLV, fig. 29 (= Odontidium parasiticum W. Sm.).
ROI [12], parasite, sur Cymatopleura Solea.
X O Bt.
Diatoma De Candolle.
149. D. elongatum Ag. VH. (8), p. 160, pl. L, fig. 1S, 21 et 22. L [2] formes
disposées en étoiles astérionellées ; H [7] les valves sont disposées bout
à bout en filaments.
O A.
Source : MNHN. Paris
m
H. KU F F ER ATM
150. D. vulgare Bory var. brevis Grun. Meis. (4), p. 60, pl. V, fig. 8. L [5]
très abondant, forme de longues chaînettes en zig-zag.
X O A.
151. D. vulgare Boi’.v var. praducta Grun. Meis. (4), p. 61, pl. V, fig. 10.
VH. (8), pl. L, fig. 3. L [4].
X O A.
Meridion Agardh.
152. M. oirculare Ag. VH. (8), p. 161, pl. HT. fig. 12, Schf. (6), p. 29, fig. 4 J a,
Meis. (4), p. 53. OnGx [4, 7, 10, 15] variable oscillant entre 20 et (H p,
d’après Meister la longueur va de 15 à 75 p.
O N.
153. M. constrictum Italfs. var. genuinum Kirehn. Meister (4), p. 54, pl. IV,
fig. 4 = M. circulare var. constrictum VH., p. 161.
Espèce moins fréquente que la précédente, trouvée à Rouge-Cloître [13].
O Bt.
Tribu VII : Tabellariées
Tabellaria Ehrenberg.
154. T. fenestrata Ktz. var. intermedia Grun. Meis. (4), p. 56, pl. IV, fig. 9.
VH. (S), pl. LII, fig. 8. L [12].
X O A.
L’espèce type est s'gnalée (1, 2) dans la province d’Anvers.
Meister distingue cette variété et la suivante dans l’espèce décrite par
Van Heurck.
155. T. fenestrata Ktz. var. lacustrls Meister. Meis. (4), p. 55, pl. IV. fig. 6, 7.
Li, L [8], H [1, 6, 11]). Meister indique dans sa d'agnose les caractères
différentiels des formes trouvées en Suisse et dans d'autres pays (France,
Amérique du Nord). Nous donnons ci-dessous les caractères des diverses
particularités morphologiques assez variables observées. Le renflement
méd'an est en olive plus ou moins allongée, n'est jamais rhombique pour
les espèces examinées dans nos pêches. Les renflements de l'extrémité
sont rarement arrondis H [1] comme l'indiquent les auteurs, ils sont
bien plus souvent applatis. Le nombre des fausses cloisons est de 2, une
pêche L [8] nous a fourni des exemplaires présentant 12 stries alors
que van Heurck indique 10 str.es dans 10 p et Schoenfeldt 9 à 10 stries.
Les formes sont disposées en filaments généralement en zig-zag; nous
n'avons pas rencontré la forme astericnelloides Grun. Les dimensions
sont données dans le tableau suivant, voir aussi nos figures 14, 15 et 16.
kBCOLTES ALGOLOGIQÜES. — I. DIATOMACËAË
115
Renfle- Parties
ment Extrémités intermé-
médian diaires
Origine
Longueur
P
Largeur
P
Forme
Largeur
M
Largeur
P
Meister (4), (Suisse).
38-95
6-8
arrondie
5-7
3-4
L [8], fig. 14.
54-60
9
applat.e
8
5
H [1].
60-72
6
arrondie
5
4
H [6], fig. 15.
63-90
9
applatle
6
4
H [11], fig. 16.
75
10
applat*e
9
0
fig. 6.
95
(70-100)
5
arrondie
4-5
33 .
7J-100
7-9
arrondie
Li, fig. 17.
32-33
4-5
applatle
3
2
La dernière forme (fig. 17) est une des plus petites observées, le ren¬
flement médian est arrondi, plus large que ceux des extrémités qui sont
légèrement applaties. La face frontale est étroite, rectangulaire, elle me¬
sure 4,5 jj, de large, les angles sont légèrement arrondis. Nous n'avons
pu voir dans les valves de fausses cloisons. Cette forme est à rattacher
aux plus petites formes de T. fenestrata var. lacustris.
X O A, O Li.
156. T. flocculosa (Roth.) Ktz VII (8) p. 162, PI. LU fig. 10 Li.
0 Li.
157. T. flocculosa Ktz var. amphicephala (Ehr.) Grun. Mig. (• ) p. 181 L [5J.
X © A.
158. T. flocculosa Ktz forma minima f. nov., fig. 18 L [5]. Nous avons trouvé
cette forme en grande abondance, formant des chaînes en zig-zag très
longues. Les valves beaucoup plus petites que celles de l'espèce mesurent
10 jj. de large et 6 à 6 p de long, il y a 3 a 4 fausses cloisons robustes
ayant environ 2 jj, de long, formant une sorte de point allongé aux bords
de la valve.
X O A.
forma minima (nova) : cellulae minimae long 6-7 jj., lat'-t. 10 jj.. apud
Lierre (Belgica)
Tribu VIII. — Surirblléjss
Cymatopleura W. Smith.
160. ('. solea■ W. Sm. var. elongata Meister Meis. (4) p. 218, PI. XXXIX fig. 4.
R. cl. [11, 12].
X O Bt,
161. C. solea W. Sm. var. subconstricta O. M. Meis. (4) p. 217, PI. XXXVIII,
fig. 17. On-Gx [14].
X O N.
116
H. K U F F ER ATH
102. C. solea W Sm. var. vulgaris Meister, Me s. (4) p. 2.18, PI. XXXIX, fig 2.
L. [41. = C. Sol-a (Bréb.) W. Sm. VH. pl. LV, «g. 5-7.
Hantzschia Grun.
103. H. amphioxys Grun. var. capitata Faut. Meis. (4), p. 203, pl. XXXVI,
fig. 3. H [11]. Forme ayant 7 u. de large, 75 jj. de long, 7,5 points caré-
naux dans 10 p et des stries fines très nombreuses: 25 (?)
X O A.
164. JJ. amphioxys Grun. var. genuina- Meister. Meis. (4), p. 203, pl. XXXVI,
f g. 2. ROI [15], OnGx [13], L [12].
ON, O A, déjà signalé dans la province du Brabant (1, 2).
165. IJ. amphioxys (Ehr.) Grun. var. intermedia Grun. VH. (8), p. 169, pl.
LVI, fig. 4, Sclif. (6), p. 161. R Cl [9].
O Bt. signalé sans indication de localité par De Wildemau (1) et par
nous dans le Luxembourg méridional (10)
166. H. amphioxys Grun. forma conforta H. K. f. nova, fig. 19. OnGx [4J.
Cette forme se classerait, si elle n’était de petite dimension, avec la
variété clongata VH. (8), p. 169, pl. LVI, fig. 8. Elle est nettement rostrée
et arquée-genouillée. Elle mesure 7 jj. de large et 75 à 78 ^ de long; il
y a 7 à S points earénaux et environ 13 stries pour 10 p.. Les points
carénaux appara'ssent disposés pour une moitié près d'un bord et pour
l’autre au bord opposé, donnant l’impression d'une torsion de la valve
à la partie médiane. La face frontale à bords parallèles et angles légè¬
rement arrondis mesure U p. de large, elle est un peu genouillée et porte
des points carénaux aux bords.
X O N.
167. H. campinlca H. K. spee. nov. H [11]. fig. 20. Cette grande espèce près
que droite, très faiblement arquée a des extrémités rostrées coupées assez
carrément, elle mesure 11 A 12 jj. de large et 208 à 212 ^ de long. Le
rostre a 5 p, de long et 4 p de large, les bords de la valve s’élarg'ssent
en courbe assez brusque et sur toute la longueur ils sont sensiblement
parallèles entree eux. Les points carénaux sont petits, pouctiformes au
nombre de 5 à 7,5 pour 10 g. il y a de 20 à 23 stries délicates pour
10 p. Cette forme se distingue de JJ. major Meister et JJ. rhaetica Meister
(Meis. (4), p. 203) par sa forme plus élancée et la f liesse de la striation.
La face frontale a les extrémités carrées, arrondies aux angles, la largeur
aux extrémités est de 11 A 12 p. La partie médiane est un peu rétrécie
(largeur 13 [J comparativement aux portions voisines du quart de la lon¬
gueur, qui sont un peu renflés (largeur 15 à 17 p). Les points carénaux
forment 2 files parallèles au grand axe. Espèce trouvée dans les eaux
ba’gnant la tourbe A Sphagnum près de Hérenthals.
X O A.
H. campinlca spec. nov. Cellulae rostratae, poco arcuatae, long. 20S-
212 [x, latit. 11-12 j*. Striae 20-23 in 10 ^ puncta 5-7,5 in. 10 Apud
Her en thaïs (Belgica).
RECOLTES ALGOLOGIQUES. — t. DÎATOMACEAE
117
Nitzschia Grun.
Groupe 1. Tryblionella (W. Smith, part m) Grunow.
168. y. Trublionelhi Hantzscli. Mois. (4), p. 205, pl. XXXVI, flg. 6, VH. (S),
p. 171. RC1 [81. Valve mesurant 20 ^ de large et 11 J à 115 [j. de long.
5 stries pour 10 p. D’après Van Heurck n'a pis encore été signalé en
Belgique (1, 2, 8), a été trouvé depuis en Flandre Occidentale par Schou-
teden-Wéry (15).
O Bt.
Groupe 7. Bilobatae Grun.
169. V. parvnln W. S ni. Schf. (6), p. 153, fig. 338. L [12]. Largeur 6 g, lon¬
gueur 35 (x. 8 points carénaux pour 10
X O A.
Groupe 12. Bacillaria Gmelin
1.67. .V,. parodoxa (Gmel.) Grun. VH. (8), p. 176, pl. LXI, fig. 6. Schf. (6),
p. 149, fig. 328. OnGx [7], Exemplaire mesurant 6 fl 7 ^ de large et
122 [j. de long, avec 8 à 10 points carénaux. Cette espèce des eaux salées
a été signalée çA et lit dans les eaux douces, en Belgique (1, 2, 9).
O N.
Groupe 14. Spathulatae Grunow.
171. N. ongularis W. Sm. Meister (4), p. 208, pl. XXXVII, fig. 5. RC1 [8].
Cette espèce marine, a été trouvée dans des eaux douces notamment en
Suisse (Lac de Constance). Largeur S jx, longueur 95 jx- 5 points caré¬
naux pour 10 g.
O Bt, a été signalé comme espèce marine eu Flandre Occidentale (1. 2).
172. 2V. angulark W. Sm. var. nffinis Grun, VH. (8). p. 177. pl. LXII, fig. 16.
OnGx [4].
X O N.
Groupe 16. Sigmoideae Grunow.
173. N. siffmoidea (Elir.) W. Sm. VH. (8), p. 178, pl. LXIII, fig. 5, 7. RC1
[8, 11, 12], espèce fréquent? il Rouge-Cloître.
174. N. vermicularis (Ktz.) Grun. VH. (8), p. 178, pl. LXIV, fig. 1. H [1, 19].
Groupe 18. Obtusae
175. U. obtusn W. Sm. var. brevissinm Grun. VH. (8), p. ISO, pl. LXVII,
fig. 4. OnGx [6]. Largeur 19 jx, longueur 30 jx, 5 points carénaux en
10 g. Espèce d'eau saumiltre.
0 N, déjà signalée dans les provinces d’Anvers et de Liège (2).
Groupe 20. Lanceolatae Grunow.
176. N. omphibia Grun. VH. (8), p. 184, pl. LXVIII. fig. 17. ROI [9].
Déjà signalée dans le Brabant (1, 2).
177. A', c on: munis Rahenli. var. obi usa Grun. VH. (8), p. 184, pl. LXIX, fig 33.
OnGx [15].
X G X, L’espèce a été signalée dans le Luxembourg septentrional (11).
H. K U F F ERATH
178. .Y. fonticola Grun. VH. (8), pl. LXIX, fi g. 16, 19, 20 (= Y. Palca (Kutz.)
W. Sm. var. fonticola VH. (8), p. 183. RC1 [11], OnGx [4, 7].
O N, déjà signalé dans le Brabant (1).
179. N. Frustulum (Ktz.) Grun. VH. (8), p. 184, pl. LXVIII, fig. 30, L [4] ?
H [30].
O A.
ISO. N. Frustulum (Ktz.) Grun. var. perpusilla Rabenh. VH. (8), p. 184, pl.
LXIX, fig. 8. H [26].
O A, signalé dans le Prodrome (2) et la Flore de De Wildeman (1)
mais sans spécification de localités, avec la mention commun.
181. N. graoilis Hantzsch. Meis. (4), p. 213, VH. (8), pl. LXVI1I. fig. 11 et 12.
RC1 [13], H [22].
O Bt, O A.
182. N. Hmjleriana Grun. Meis. (4), p. 212, pl. XXXVIII, fig. 8, VH. (8),
pl. LXVIII, fig. 13. On [4. 6, 9, 15].
O N.
183. N. intermedia Hantzsch. Meis, (4), p. 212, VH. (8), pl. LXIX, fig. 10.
H [26], L [2 J.
O A.
1S4. N. lanceolata W. Sm. VH. (8), p. 182, pl. LXVIII, fig. 1. RC1 [11].
O Bt, signalé <1, 2) comme espèce d’eau saumâtre mais sans indi¬
cation précise de station.
185. N. lanceolata W. Sm. forma minor VH. VH. (8), p. 182, pl. LXVIII,
fig. 3. OnGx [4],
O N.
186. V. microcephala Grun. Meis. (4), p. 213, VH. (S), pl. LXIX, fig. 21.
OnGx [4].
O N, signalé par De Wildeman (1) mais sans indication précise de
localité.
187. Y. palea W. Sm. VH. (8). p. 182, pl. LXVIII, fig. 22, 22 b. OnGx [1]
fréquent.
O N.
Homoeocladia Agardh.
188. H. filiforinis W. Sm. Schf. (6), p. 161, fig. 358, Mig. (5), p. 337, pl. 1-5 E,
«g. 2. H [1],
189. H. germanica Richter. Schf. (6), p. 162, fig. 359 b, Mig. (5), p. 338. L [12].
O A.
Suri relia Turpin.
190. S. comtricta Ehr. (= S. Smithii Ralfs.) Meis. (4), p. 226, pl. XLII, fig. 4.
ROI [8].
X O Bt.
191. S. linearis W. Sm. var. tenella Ktz. Schf. (5), p. 166. Mig. (5), p. 342,
pl. XV E, fig. 8. Li, très fréquent.
X © Li.
RECOLTES ALGOLOGIQUES. — î. DIATOMACEAÊ
119
194.
195.
196.
197
s oral,, Bréb. var. minuta Bréb. (= S. minuta Bréb.) TH. (8), p. 189.
pl. LXXIII, fig. 9, 10, Mets. (4), p. 280. OnGx [0. 10, 14],
formes ayant 5 f ie large et 10 b 11 H . de long.
O K, déjb assez souvent signalé en Belgique Cl, % ).
fi ovalis Bréb. var. ouata (Ktz.) VH. (= S. ouata Ktz.) VH. (8), p. 188,
pl. LXXIII, «g. 3, MHS. (4), p. 229. OnGx [»].
8. robusta Ehr. VH. (8), p. 187, pl. LXXI, flg. 1 et 2. L [3],
8°rotmta Ebr. var. splendide Ktz. (= S. splcdula Ktz.) VH. (8), p
187, pl. LXXII. fig. 4. I, [41.
8°mm%Ka Auersw. Schf. (6), p. 1«6, flg. 307, Mois. (4) P 226. Li.
O Li, signalé par nous dans le Luxembourg méridional (10)
. 8. upiralls Ktz, VH. (S), p. 189, pl. LXX1V. fig. 4 h l OnGx [14],
® N,
Sous-Famille III. ÇRYPTO-KAPHIDEEB
Melosira Agardli.
198. il/, amuma Moore. VH. (8), p. 2 1), pl. XO, flg. 1. OnGx [2. 71.
Délb signalé dans la province de Namur (2).
199. .1/. ttranutata (Ehr.) Ralfs. VH. (8). p. 209, pl. IrXXXVII, fig. s. Ht,
301 Largeur 6. 7 et S g. longueur 10 il 20 et 23 p., leux prolongements
parallèles terminent la cellule b un des bouts (f.g. 21), les pointes m s
vent 8 .1 10 g de long. La valve présente des lignes longitudinales de
fortes granulations, 8 il 10 rangs de perles au nombre de 8 b H ™rement
13 pour 10 g. lies valves sont en filaments droits, elles ont de petites
plastides brunes. , , Tîatro
Dé.» signalé (1, 2) dans les provinces d'Anvers, Brabant et Lièg .
200. M. varia,,, Ag. VH. (8), p. 198, pl. I.XXXV, fig. 10' b 14 Me.s. (4) p. 39,
Mig. (5). P. 153. pl. 17. fig. S. KOI [8. 0. 12, 15. 171. OnGx [7, 10, 13],
L [2, 4, 5, 12], H [7, 30].
Le diamètre varie généralement de 13 b 1S g dans un cas : H [30]
11 n'était que de 10 u. un peu plus souvent 11 atteignait 30 b . 6 g. Lu
' longueur oscille entre 15 et 38 g au maximum.
Espèce fréquemment signalée en Belgique (1, -, 10, 11, > ~> ’■
Cy cl o tel la Kutzing.
2J1. C. Meneghiana Ktz. VH. (8), p. 214, Meister (4), p. 48, pl. IU, fig. 5.
H [7, 30], L [4].
Déjà signalé dans la province d’Anvers (A, 2).
Source : MNHN, Paris
190
H. K U F FBRATH
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REVUE ALGOLOQIQUE
DIATOMACEAE
Vol. VII, PI. 1
Source : MNHN, Paris
RECOLTES ALG0L0G1QUES. — I. DIATOMACEAE
121
TABLE DES FIGURES
Grossissement : environ 650 fois
Fig. 1 et 2. — Formes île Gomphonema acuminatum Ehr. var. coronatum
(formae minores).
Fig. 3. — Forme de G. acuminatum.
Fig. 4. — Forme de G. acuminatum var. coronatum.
Fig. 5. — Forme de G. acuminatum intermédiaire entre f. laticeps et inter¬
media.
Fig. 6. — Forme intermedia épaissie du G. acuminatum.
Fig. 7. — Forme élargie du G. acuminatum f. intermedia,
Fig. S. — Formé écourtée du G. acuminatum var. coronatum.
F g. 9. — G. eonstrictum Ehr. forma minima, f. nova.
Fig. 10. — G. intricatum Ktz. var. brevistriatnm, var. nova.
Fig. 11. — G. Haumani H. K. nov. spec.
Fig. 12. — Rhoicosphenia curvata (Ktz.) Grun. forma.
Fig. 13. — Fragilaria construens (Ehr.) Grun. var. venter, forme ventrue,
apiculée.
Fig. 14. — TabeUaria fenestrata Ktz. var. laeustris, forme spéciale.
Fig. 15. — Idem.
Fig. 16. — Idem.
Fig. 17 TabeUaria foi'strata Ktz. var. laeustria, forma minor.
Fig. 1S. T. floceulosa Ktz., a) forma minima, f. nova ; h) forme hab'tuelle.
Fig. 19. Hantzschia amphioxys Grun. forma conforta, f. nova.
Fig. 20. — H. campinica, spec. nova.
Fig. 21. — Mélos ira granulata (Ehr.) Ralfs. Fig. 21 a, fortement grossi.
Source : MNHN, Paris
REGENERATION IN NITOPHYLLUM
PUNCTATUM (STACKH.) HARV.
By t Karel M. Malkovsky. I). Sc., l’rague
Tlie stiulv of tlie regeüerative phenomena amoug algae lmve '>een
highly suceessful because the relia in tins group of planta keep tlieir
independenee dnring tlieir wl.ole life to great estent - m compa-
riaon with tlie relis of liigher plants, wl.ich are differentiated m a
remarkable way — tkerefore tlieir rapability of healing injuries by tlie
production of a new reparative tisane. We «nd therefore a great
number of publications concerning tbis problem.
In 1928 I spent a month (lo.IV.-lo.V.) at tlie Biologieal research
Laboratory at Vülefranche s.-Mer in France. I examine,! different
material (PaMna, Aeetabularia, Vira etc.), witbout any great suc-
ceBB . Finall.v 1 chose tlie gpecies NttopKyllum punctatum (Stackh.)
Harv., wbieh cccurs very frequently in tlie bay of N îllefranche and
proyed to be very suitable material for tlie pnrpose mentioned.
The thallus originates at its appex trom a spécial terminal cell.
which sooner or later (sometimes very latel stops its division and
assumes a definitive stage. But evfin then, tlie thallus grows forth m-
tercalarly and tlie newly forme,! partitjon-walls can be directed m
every direction.
In stndying the régénération of tbis speeies. I eut the freshiy
obtained thalli in pièces of 3-5 mm. long, which were tlien put m
glass vessels eontaining sea water. Tliis water was changed every
day. The vessels were place,! at a distance of 2 m. trom tlie window
and were not covered so that tlie air could get in. I observed the
eut fronds every day, just Hke tlie uninjured ones which I hâve sub-
jeeted to the same conditions and which behaved quite well. In the
Source : MNHN. Pans
R.4RBI U. SIALKOVSKY
m
following pages I clescribe the stages of lie thalli, which hâve heen eut
into pièces on Apt-il 18 tli.
April 22 th. : The outermost row of uninjured cells is composed
of greatly enlarged cells (much greater than the cells forming the
îoiv underneath), with exterior walls arched ontwards or digitately
branched. The bottle-like forai of cells occurs most frequently, with
its enlarged basal end inserted in the lower row of cells. The same
circuinstances I hâve fourni also in the other surface of the incision
which is directed parallel to the first. But whilst the outline of one
of the surfaces of incision appears denticulate, because many of the
cells (34) are divided by partition-walls parallel with the surface of
incision, on the second surface of incision we find tvvo new partition-
walls only.
April 23 th : The cell-divisions continue. On the first surface of
incision there are 48 new partition-walls, on the second 0 only. The
cells on the second surface of incision are not so great and arched
as on the first one.
Api-il 2.) th : On the first surface of incision there are 63' new
partition-walls, on the second, 29. The new cells are dark brown,
with rich, dense plasmatic contents and are placed on the lower
cells Iike the top of a mushroom on its stalk. The lower cells divide
very often ni the first surface of incision and in tliis case, most fre¬
quently in the direction parallel with the surface of incision But
beside these cases oblique partition-walls are also ratlier frequent
and somet.mes fin the outermost layer of cells) walls perpendicnlar
to the surface occur. So far the division of cells does not exteud to
nnv laver of cells which lies more innward than the outermost one.
Apnl 2:> th. : Cellgrowth continues in the first surface of inci¬
sion meqnally so that the formerly even outline is now lobate In the
outermost new cells and in the older ones lying below them (which
only developped afler cutting) frequent oblique partition-walls are
prodneed. Beside we find liere many partition-walls perpendicnlar to
the surface. In the outermost cell-layer we see clearly that vhe plas-
mat,c contents are massed on the exterior eell-wall. On the second
sur ace of incision we also find a great ntimber of new partition-
lalls, but the surface of incision keeps on the whole its even outline
(n ithont lobes). Here too, the lower cell is great, ligkt in cohmr and
the upper one, which is placed on it like a cap, is smnller and much
régénération in nitophyllum punctatum
125
April 26 th. : On the first surface of incision there appeared
some more new partition-walls in many directions, but on the whole
no change took place. On the contrary on the second surface of in¬
cision we observe an important différence. It produced a certain
number cf new growing points by dividing its cells through partition-
walls parallel, oblique and perpendicular to the surface.
April 27 th. : On the lirst surface of incision not one végétative
point is produced, but on the second, there are many such. Tliey also
originate on the uninjured sides of the thallus from old marginal
cells.
April 28 th, : On the first surface of incision two filaments, con-
sisting of cells in single rows, hâve been produced. The growing points
on the second surface of incision occur to such a great extent, tliat
its outline appears already lobate wlien seen with the naked eye.
April 30 th, : Neither the first surface of incision nor the fila¬
ments change. There are no new growing points. On the second sur¬
face of incision the new végétative points continue to grow ver y con-
siderably, tliey do not remain at the saine level but tliey ascend over
the frond-surface. The points grow by means of a lenticular terminal
cell.
May 2 th, : The first surface of incision is now unchanged. On the
second a great number of already stout organs appears, which occur
mostly on tliose places, where the surface of incision meets with the
uninjured sides of the dichotomy. No growing points rise above the
level of the frond. The végétative points are connected with the ori¬
ginal thallus by means of a surface of varying breadtli. When tliey
grew older, tlieir lenticular initial cell changed to a threesided one.
The uninjured marginal cells on the side of the frond also produce
new growing points, which are not nu nierons, but oftèn a new végé¬
tative point produces still younger points ont of its liody. In tliat
case, the newest végétative points are very pale and differ in this
respect very strikingly from the original thallus.
Cutting such a separated fragment of a thallus in the longitu¬
dinal axis, we find on the longitudinal surface of incision a very
intensive production of new partition-walls, which sometimes are pa¬
rallel to this surface of incision, but sometimes perpendicular. Here
too we observe often the digitate cells.
Now we will observe a whole dichotomy. Its basal surface of
KAREI.. M. MALKOVSKY
m
incision made in tlie place not yet forked, behaves like the first sur¬
face of incision described in the case above. The yonngest cells are
small, dark brown, with their plasmatic contents dense and they
very frequently (livide, but do not produce any new growing points.
By cutting off a dichotomy the rest of the thallus the factor
whicli produced the régulai- dichotomous division of the thallus, di-
sappeared. Besides the two new growing points, which are in a sense
the continuation of the normally dichotomous frond, a great number
of new growing points appears on the sides and between the above
mentioned dichotomie points. The place of their occurence is not
direeted by apv visible rule. These new growing points with the ex¬
ception of the two normal ones) are marked by their unusual slen-
derness. For a long time they are formed by a single row of cells and
only in the fourtli or fifth segment do tliere appear two cells lying
by each otlier, which hâve been produced by a division of the ori¬
ginal cell into two by a partition-wall parallel to the longitudinal
axis. The most of the growing point are produced on sucli places,
where the surface of incision cornes in contact with the longitudinal
margin of the thallus, consisting of cells uninjured by cutting. But
a second génération of points still younger grows ont already from
the sides of those new growing points. During the évolution the base
of the growing points widens because its cells divide by partition-
walls parallel to the longitudinal axis. This happens either at once on
the place where the végétative points grow ont of the old thallus, or
at some distance above this point, so that. the new végétative point
is connecte»! with the old thallus by a somewhat narrowed section,
and only widens above that place.
1 hâve observed on a growing point of this dichotomy a very
interesting phenomenon which does not obey the law of polaritv.
Out of some higlily multiplied, small, isodiametrical cells, tliere ori-
ginated a numerous lmndle of considerably prolonged cells very simi¬
li 1 ’ to rhizoids, bulbosely widened on their base and lengthening very
considerably. After some time, every one of them divided gradually
by some partition-walls ino more cells and at the end of my observa¬
tion they formed a tuft of single-rowed filaments the purpose of
which was unkmown.
General remaries. Il is characteristic that the lesser fragments
eut off show a more intensive regenerative activity than the greater
ones. If a dichotomy or a growing point be eut off, the alga shows
127
REGENERATION IN NITOPHYLLÜM PUNCTATUM
an effort, to produce new cells in the shortest possible time. The basal
surface of incision (livides its cells in tbe beginning more intensi-
veîy than tlie apical one, but later on it ceases its activity without
forming real new growing points. On the contrary the new branches
of the thallus are otherwise often produced from every place in the
outline of the piece (uever above the level of the thallus).
The new branches are always mucli more slender than the ori¬
ginal thallus and lengthen very quickly. The unharmed cells whicli
form a marginal row on the anterior sides produces after some time
new latéral branches. Every cell can produce them and no cell seems
to be specially fitted for this purpose. The most of the new latéral
branches are in this case produced in the places, where the unharmed
cells of tlie side are in connection with the surface of incision. Here
too, the division is preceded by the arching of the exterior wall and
by the increasing of the plasmatic contents of tlie cell. If the alga
is not healthy, the growh ceases and the terminal cell is divided into
several smaller ones b}' partition-walls, whicli are perpendicular to
tlie surface, and ail their walls become very tliick. If, on the contrary,
their exterior wall is arclied, the cohérent membrane covering the
wliole surface of tlie thallus becomes very thin in this place. The
newlv formed partition-wall is arclied first, then it bends inwards.
Jn this way, a lenticular terminal cell origiuates, wliicli (livides fur-
tlier in the manner described. But after some time — considération
must be paid to the âge of lie brandi or to unfavourable conditions for
fnrther development — this lenticular terminal cell changes into a
threesided one, wliicli takes over the dividing.
Eunetion until the time, when ail growth ceases. So it happens
tliat on the wliole piece, we find only tliree-sided terminal cells. If we
stain the pw. (for example with methvl green acetic acid), we
discover tliat the division lias reached also some cells in the inner
of the thallus where single cells bave divided into two by a pw.
The newlv formed branches finally assume irregular outlines and in
some develop considerably at the some time intra-surface places.
Finally tlie old tissue dies and séparâtes, the new branches part
themselves of its remains and tiras form new individuals. By this
time we see, tliat they begin to brandi dicbotomously.
The effects of wounds and the methods of their healing in algae
liave most frequently been studied in Siphoneae. In this group, the
chromatophores retire from the wounded place, plasma forms a cap
128
KAREL M. MALKOVSKY
wliicli excludes a new membrane and so the injury is liealed. A con¬
sidérable protoplasmatic circulation, tlien provides a normal dislo¬
cation of ail the cell organs.
11 we wound the cells in a filament the injured cell is removed
(sometimes the old empty walls remain preserved for a long time) but
finally the nearest unharmed cell takes over the function of a ter¬
minal cell, its partition wall separating it from the arches of the in¬
jured cell ont often thus penetrating into the empty walls of the in¬
jured cell and the growth goes on in a normal way. But sometimes
a new pw. is formed in the injured cell, and even in the case in whicli
the remainning plasma pasesses no nucléus, if only it communicates
bv means of plasmodesms with a healthy cell aceording to Pfeffer
and Towneend.
In the group of Bliaeo — and Rhodophyceæ thallic injuries
occur very frequently because they are bitten off by animais, or broken
by violent tides, etc. The healing always begins in the nearest uuin-
jured cells. In those algal groups where a central rib occurs its cells
lieal the injury by frequently division. So a tissue reminding of the
cal lus of higher plants is built. Tins form of healing injuries lias
been described in Fucus, Laminaria, Polyifles. in Polysiphonia the
cells nearest to the wound simply round off, their walls become very
thick and the injury is thus liealed. So much concerning the healing
of injuries.
The processes, which lead to the restitution of lost organs are
much more complicated. In sucli cases where the growing point
does not regenerate, some of the cells in the nearest vicinity assume
their fonctions as in filamental algue. If he filaments are branched,
often some of the latéral branches more over in he direction of the
injured main filament and continue the growth of the thallus. Aceor¬
ding Küster the new regenarative organs rise in Dictyota, near the
injured place from normal marginal cells; but in my experiments
I fourni different circumstances. In Delesseriu, Haliseris, etc., new
organs are produced principally in the middle rib. In Fucus, régé¬
nération often shows itself on place very remote from the injury.
It is natural that in cases where the thallus lias adventice terminal
cells, they produce new regenerative organe because the thallus lias
been wounded {Ascopliyllum, Sphacelaria, etc.). In multicellular algae
wliich produce a dense callus, the circumstances are different. Ont
of the callus many adventice organs arle produced (Fucus, Pelvetia,
REGENERA Tl ON IN N1TOPHYLLUM PUNCTATUM
129
Geïidium, etc.). Oltmanns says tliat exterior factors sucli as liglit,
température etc. are of great importance in sucli cases. According
to Micheels liglit of different waee lengths, produces different
organs.
We kno-w quite well tliat pièces of algae are able to form new
individuals. The rhizoids rise eitlier directly ont of the new t'issue
produced in tlie place of injury, or l'rom ald tissue but
near the wound. AVe can divide many algae to a great extent, and
they do not lose their ability to regenerate a new plant ( Rhodomeleœ,
Oeramiaceœ, Fucaceœ, Gauler pa, Chara). The basal end produccs
in general the rhizoids, the apical end the growing point. In the case
of Nitophyllum there lias been deseribed a far reaching growth of
fragments and thalli.
The results of my experiments confina ail tliat 1 hâve mentioned
in this short account of the bibliôgrapliy. The basal end produces
an extensive callus but herewith its activity is finislied. The regene-
rative organs are produced on the apical end and also from the nn-
injured marginal cells to a great extent and in no régulai* order. They
rise in a manner which does not show the normal dichotomy.
No fact results from my experiments allowing me to form an
opinion of the factors producing the regenerative phenomena. I doubt
it were sonie exterior factors (e. g. liglit, température) which décidé
what cell lias to divide, because they were the same for ail the cells
in my experiments. It is hardly possible to take for this factor the
quantity of nutrient material because the thallus consists of only one
layer of cells and the fragment is homogenous surrounded by the
nutritive medium. I am convinced tliat the injured place produces
the so called « Wundhormone » which diffuse as a stimulant from
cell to cell) as of is then. The fact how the cell proceeded in its deve¬
lopment from the meristematic to the definite stadium is of great
importance. The more it is at the begining of this process. the more
readily it begins to divide itself and to produce new regenerative
organs. Several newlv produced adventive organs influence then
the other cells of the old thallus and prevent further division.
Source : MNHN, Paris
DE GIGARTINIS
3.
William Albert Setchell
Nathaniel Lyon Gardneu
r. CONSPECTUS COLLOCATIONlS SPECIERUM
(J IGA RT Œ ARUM QU O AI) SUBGENERA .
Gl G ART IN A, Stackhouse, 1809.
Cystocarpium compositum, plus minusve prominens in ramellis
positis; frondibus cylindricis lîsque ad late membranaceis, inferne
aut in toto dichotomis mit subdiehotomis, superne ramnlis ramellis-
que lateralibus distiche aut tetrastiche obsitis, intus miteneliymatis,
i. e. filis interioribus gracilibus iaxe sed regulariter reticulatis,
extus cellulis minoribus in seriebus compactis anticlinisque. Typus
genericus Gigartina pistillata (Gmel.) Stackh.
A. Cystocarpiis pericarpiis propriis filaraentosis coneentricis ins-
tructis ( Gigartinœ verœ).
T. Frondibus teretibns aut levissime compressis ; ramellis plane
tetrastichis :
a. Cystocarpiis in ramellis normalibus, singulis aut sparsis :
1. Subgenus Eogigartina nom. nov.
Typus G. acicularis (Wulf.) Lamour.
b. Cystocarpis in ramellis propriis, seriatis :
2. Subgenus Mesogigartina nom. nov.
Typus G. serrata Gardner.
132
DE GIRGARTINIS
II. Frondibus compressis usque ad complanatis ; ramellis stricte
disticbis, nrarginalibus.
3. Subgenus Eugigarlina ( Gigartina Stackh., 1809)
Typus G. pistillata (Gmel.) Stackh.,
III. Frondibus compressis, complanatis, usque ad superne in niem-
brauis latis expausis, tetrasticliis, ramulis lateralibus bifor-
mibus, marginalibus uniseriatis, late compressis usque ad
membranaceis ; superficiaribus vulgo papilliformibus, pauci-
ad pluriseriatis.
a. Frondibus basi teretibus, mox compressis diekotoinisque su-
perne complanatis usque ad membranaceis; ramellis late¬
ralibus, plus minusve complanatis, superficiaribus plus
curtioribus, papilliformibus, polyseriatis :
I. Subgenus Chondracanlhus ( Ghondracanthus Kuetz., 1813,
lim. mut.)
Typus G. Chauvinii (Bory) J. Ag.
b. Frondibus basi cylindricis, dichotomis, vulgo curtis, superne
in membranis late longeque expausis; ramellis marginali¬
bus superficiaribusque papilliformibus :
* Sori tetrasporangiferis verruciformibus, in papillis dis-
positis :
5. Subgenus Cheilogigarlina nom. nov.
Typus G. exasperata Harv. et Bail.
** Sori tetrasporangiferis in substania frondis immersis :
0. Subgenus Chondrodictyon ( Chondrodictyon Kuetz., 1813)
Typus G. Iracteatà (Gmel.) coinb. nov. (— Fucus brac-
teatus Gmel., Hist. Fuc., 212, 1708)
B. Cystocarpiis prominentibus, papilliformibus, pericàrpiis propriis
deuntibus ; soris tetrasporangiis nondum visis, probabiliter
defectis; frondibus plus minusve palmatifidis, saltem in parte
inferiore canaliculatis, marginibus papillas plurime caren-
tibus (Gigartinae falsae).
7. Mastocarpus (an genus proprium ?) Mastocarpus Kuetz.,
1813, lim. mut. Mammillaria Stackh., 1809, non Mamil-
laria Haw., 1812).
W. A. S ETC HE LL ET N. L. GARDNER
m
On the assumption that the later survey of J. A. Agardh (Ana-
lecta Algologica, Cont. V., 1809) répresents fairly well both a rea-
sonable conception of Gigartina and its species content, but that
G. G. Agardh’s divisions and subdivisions of the genus do not repre-
sent natural groupings, since species clearly unrelated are often grou-
ped together, an attempt to bring something more of orderlv asso¬
ciation of groups of species indicates that tlie essential type is dicho*
tomous in its main branching, but it, at least above, produces latéral
branchlets of more or less limited growth and that these latéral
branchlets are primarily tetrasichous in arrangement. What seem
to be tlie least specialized forais liave been placed in a subgenus
Eogigartina (tvpified by Gigartina acicularis (Wulf.) Lamour.) and
tliose in wliicli the latéral shoots are more definitelv specialized, in
Mesogigartina (tvpified by G. serrât a Gardner), the main fronds in
both subgenera being terete or very nearly terete. Witli the progress
in compression and fiattening of the main fronds, varions other
changes bave resulted in progression along lines wliich may be consi¬
déré^ directly connected with tlie sériés of developments from a cylin-
drical frond, through tliose wliich become more compressed, to com-
planate, until, finally, tlie wliile plant becômes a broad Hat membrane
with the dichotomies slightlv represented (at the base) or ail but
suppressed. In Eugigartma (tvpified by Stackhouse's generic type
species, G. pistillata (Gmel.) Staek.) the compressed to complanate
dichotomous fronds hâve lost the short ramelli from tlie surfaces,
retaining them onlv on the margins, and lience hâve become merely
distichous. In Chondracanthus (as typified by G. Chauvinii (Bory)
•T. Ag.) the strongly compressed, complanate, or even membranaceous
upper dichotomies are still tetrastichous, often simply so near the
summits, with the marginal latéral ramuli well developed, but the
surface ramelli papilliform and, with the broadening of the frond, be-
coming plnriseriate (scattered over both surfaces). In this subgenus
tliere is a sériés progressing toward the dichotomies more and more
restricted to a basal position, redueed in number, and bearing the
broader and broader membranaceous fronds as their ultimate divi¬
sions. This condition, foreshadowed in the broader species of Chon¬
dracanthus, is strongly accentuated in the subgenera Cheilogigartina
and Chondrodictyon, in wliich the basal dichotomies are few, ulti-
mately redueed even to a mere indication of a single forking, wliile
the broad blade or blades seem to represent the entire plant. In these
subgenera the latéral outgrowths are redueed to extremely abbrevia-
134
DE GIRGARTJN1S
ted ramelli, botli tlie two uniseriate marginal sériés and tlie two
(or oceasionally only onej lunch mnltiplied pluriseriate superficial
sériés. The tme Gigartinàe, tliose witli a spécial pericarp, culminate
in Cheilogigartina and Chondrodictyon, which differ from one ano-
ther in the position of tetrasporangial sori. In Cheilogigartina, en-
tirely boréal, the sori are prominent and always placed on papilli-
form ramelli, while in Chondrodictyon, almost entirelv austral, they
are immersed in tlie substance of the blade, even kliere superficial
papilliform ramelli are présent.
A very different situation is found in Gigartina mamillosa and
its allies, for which it seems best to retain M autocar pus as a name
for the subgenus, although 1 fammillaria Stackhouse (Tent. Mar.
Crypt,. 55, 1809) is the earliest naine applied. The phvlesis of tliis
group is apart from the main line of Gigartina as sketched above.
The cystocarps lack a spécial pericarp layer; no tetraspor angial
sori hâve ever been associated with auy of the species; and, in an
overwhelming majority of the species, the papilliform ramelli are
confined to the surfaces leaving tlie prominent, often slightly thicke-
ned margins naked. In the outline presented herewith they are re-
tained in Gigartina but farther studies may suggest their removal
to a separate genus, Mastoearpus (Kuetz,, 1843, Km. mut) or Mammïl-
laria Stackhouse, 1809 (non Mamillaria Ilaw., 1812), if nomencla-
torial policv allows of the résurrection of tlie lutter.
II. SPECIES GIGARTINAE AUSTRAL!ANAE
Z . I NA RDINIA N AU REXA MINATAE.
Gigartina orbicularis Zanardini, Flora 57 : 501, 1874.
Habitus et structure frondis, ut a Zanardini descriptae et in
specimine singulo typico exhibitae cum Pachymeniam congruen-
dae et ad P, apodam J. Ag. (1899) valde approximatae sunt. Spe¬
cies Zanardiniana est referenda ut Pachynienia orbicularis
(Zan.) comb. nov.
Gigartina orbicularis Zanardini, Flora, 57 : 501, 1874.
Pachynienia apoda J. G. Agardh, Till. Alg. Syst., G : 14,
1890.
W. A. SËTCHBLL ET N. L. GARDNER
135
Gigartina pumila Zanardini, Flora, 57 : 502, 1874.
Specimen typicuin unicuinque, apparente juvénile, 1.75 cm. altum,
forsan status immaturus G. congestae Zan. sit.
Gigartina cincinnalis Zanardini, Flora 57 : 502, 1874.
Specimen typicuin unicum, manu Zanardini « circinatus » ins-
criptum, non est species Gigartinae, sed liabitu structuraque cum
tabula Kuetzingii (Tab. Pliyc., 10 : pl. 70, a-c, 1800) Mychodeae
hamatae multiori congruit.
Gigartina congresta Zanardini, Flora, 57 : 502, 1874, est, in speci-
rnene typico unico, valde ad G. macrocarpam J. Ag. cognata, sed
ramulis lateralibus stricte disticbis differenda. Species Zanar-
diniana distincta et autonoma videter.
Gigartina uculeifera Zanardini, Flora, 57 : 502, 1874, sub « G. aci-
C'uUfcra », nomen orthograpliiae typograpliicae falsae, in spe-
ciminibus duobus in berb. Zanardini eonservata, est species pro¬
pria et eadem ut Ghondroclonium corniculatum Kuetzingii in
Tab. Pliyc., 17 : pl. 67, c, d, 1807 (non Fucus cormculatus K. Br.,
in Turner, Fuci, 3 : pl. 182, 1811). Ea in subgenus Eugigartinae
ponenda est et a G. congesta per ramellos acutos uncinatosque
distinguenda.
The flve Australian or Tasmanian species of Gigartina described
as new by Zanardini in Flora in 1874 ave been placed by .1. G.
Agardii (Spec. Alg., 3 (1): 205, 1870) among the species inquirendae
or admitted by 1)b Toni (Syll. Alg., 4 : 200, 213, 217, 227, 1897) as
indépendant, but without comment otlier tlian from the original
account. Tlirough the extreme kindness of Professor Dr. Mtchelan-
gelo Minio, Conservatore de! Museo Oivico di Storia Naturale of
Venice, photographs and minute fragments Avéré supplied for study.
The bried notes given above and the opinions as to identity of
Zanardini s species are due to Professor ^Jinio's generous responses
to the requests of the authors.
136
DE GIRGARTINIS
III. REVISION ES NOMENCLATURAE SPECIERUM.
Subgenus Eugigartina
1. Gigartina Muellariana nom. nov.
G. flabellata J. G. Agardh, Spec. Alg. 2 (1) : 205. 1851;
Kuetzing, Tab. Phyc., 19 : 6, pl. 10, 1809 ; non G. flabellata
Kuetzing, Spec. Alg., 751, 1849, Tab. Pliyc., 18 : 2, pl. 5,
a, b, 1828. G. chondroïdes Ilooker et Harvey, Lond. Jour.
Bot. 0 : 407, 1847; Harvey, fi or. Tasm., 2 : 325, 1859; non
G. chondroïdes Bory, Voy. Coq.: 154, 1828.
2. G. pinnata J. G. Agardh, Spec. Alg. 2(1) : 270, 1851 ; Kuetzing,
Tab. Pliyc., 19 : 0, pl. 17, 1809. Vera ! Non G. pinnata Har¬
vey, Phyc. Austr., 2 : pl. 08, 1859.
3. G. crassicaulis (Ag.) comb. nov.
Sphaerococcus crassicaulis C. A. Agardh, Spec. Alg., 1(2) :
273, 1822; G. livida .1. G. Agardh, Spec. Alg., 2(1 ) : 270, 1851
(pro parte, sed non Fucus lindus Turner, Fuci, 4 : 140,
pl. 254, 1819) ; G. pinnata Harvey, Phyc. Austr. 2 : pl. 08,
1859 (non J. Ag.).
4. G. insidiosa J. G. Agardh, Anal. Alg., Cont. 5’ : 22, 1899. Spe-
cies distincta, loco typico, « Port Elliott, S. Australia, » a
J. L. Hussey lecta, 0/11/02, « habitu Grateloupiae filicinac
similis, sed ramollis cystocarpiferis curtissimis, palmato di-
gitatis. Specimen alterum ad liane speciém a J. G. Agar-
dhio dubie refertum, e Nova Zelandia (Akatore, Otago,
R. M. Laing, No. 102), prope G. decipientem var. semipal-
matam Laing et Gourlay transferendum sit.
Subgenus Chondracanthus
5. G. Boryi nom. nov.
Sphaerococcus ( Chauvinii ) intermedius Bory, Voy. Coq., 107,
1829, Atlas, pl. 20, f. 2, 1820. Species ad et G. Chauvinii et
G. Harveyanum vergems sed G. Chauvinii quoad pinnulas
latas longasque magis approximans. sed ramellis margina-
W. A. SBTCHELL ET N. L. GARDNER
137
libus gracilioidbus, teretioribus et non oblique laceratis dif-
ferens.
Subgenus Cheilogigartina
6. G. Harveyana (Kuetz.) comb. nov.
Mastocarpus Harvey anus Kuetzing, Spec. Alg., 734, 1849,
Tab. Pliyc., 17 : 13, pl. 45, c-li, 1867. Rhodymenia ciUata
a microphylla Harvey, in Hooker and Arnott, Bot. Beechey’s
Voy., 164, 1833; Gigartina microphylla Harvey, Ner. Bor.
Amer., 2 : 176, pl. 38, A. 1853.
Subgenus Chondrodictyon.
7. G. bracteata (Gmel.) comb. nov.
Fucus bractcatus Gmel in, Hîst. Fucorum, 212, 1768, pro
maxima parte, quoad planta in Seba, Th., III, 192, pl. 103,
u. 1, 17, 1758, sed non Kumphii, Herb. Amboin, etc., Turner,
Fuci 1 : pl. 25, 1808, icon, excl. syn. Esperi ; G. radula
Auctt. pro parte, sed non Fucus rarlula Esper, Icon. Fuc.,
2 : 3, pl. 113, 1802 (loco natali « Neuholland »). Typus spe-
cies e Africa Australi proveniens et specimina e ortis nata-
libus alteris ad species altéras referenda sunt, Mastocarpus
bracteatus Kuetzing, Tab. Phyc., 17 : pl. 43, 1867 (pl. cysto-
carp.) Chondrodictyon capense Kuetzing, Phyc. Gen., 396,
1843, Spec. Alg. 730, 1849 (pp.), Tab. Phyc. 17 : 6, pl. 21,
1867 (pl. cystocarp. at tetrasp. !)
« G. radula (Esper) J. Ag. » (pp.) est species etiam nunc
inquirenda. Species Gigartinae Novae Hollandiae nulla con-
venienta refera est Forsan locus natalis Nova Zelandia sit;
tune G. circumdncta -T. Ag. suspicata sit ; specimen typicum
in herb. Esperi examinandum est.
8. G. Kuetzingii nom. nov.
Mastocarpus papiUatus Kuetzing, Tab. Phyc., 17 : pl. 45,
a, b, 1867, non Sphaerococcus papillatus G. A. Agardh, Icon,
Alg. ined., XIX, pl. XIX, 1821; non G. spathulata J. Ag..
Anal, Alg., Cont. V, 28, 1899.
9. G. polycarpa (Kuetz.) comb. nov.
Mastocarpus polycarpus Kuetzing, Spec. Alg., 733, 1849, Tab.
Phyc., 17 : 13, pl. 44 (pl. cystocarp. sub. orthogr. falsa,
Source : MNHN ; Paris
138
DE GIRGARTINIS
« M. polycystis ») 1807; Iridaea lapathifolia Ivuetzing, Spec.
Alg., 729, 1819, Tab. 1 J hyc., 17 : 5, pl. 10, 1807 (pl. tetra-
spor.)
10. G. verrucosa (Kuetz.) comb. nov.
Mastocarpus verrucosus Kuetzing, Tab. Pliyc., 17 : 12, pl. 12,
1807.
11. G. incrassata (Kuetz.) comb. nov.
Mastocarpus incrassatus Kuetzing, Tab. Pliyc., 17 : 12, pl. 11.
1807.
12. G. Hystrix (Ag.) comb. nov.
Grateloupia Hystrix C. A. Agardh, Spec. Alg., 1(2) : 223, 1822
(fide J. U. Agarilh, Spec. Alg., 2(1) : 279, 1851).
« Mastocarpus radula » Kuetzing, Tab. Pliyc., 17 : pl. 10,
c, d, 1807 (fide J. G. Agardh, loc. cit.).
13. G. Turneri nom. nov.
Fucus mammillosus Turner, Fuci, 1 : 53, pl. 218, figs a, b,
1819 (non F. mammillosus Goodenough et Woodward, Trans.
Linn. Soc., 3 : 171, 1797, vera !).
11. G. cristata comb. nov.
G. papillata forma cristata Setchell, in Collins, Hoklen, and
Setchell, Phycotheca Boréal i-A mericana, 9: N° 426, 1890;
G. mamillosa f. cristata, Setchell, in Setchell and Gardner,
Algae of Northwestern America, 301, 1903.
15. G. Ayardhii nom. nov.
G. Batrachopus J. G. Agardh, Anal, Alg., Cont. Y : 21, 1899
(non Bory, Voyage Coquille, 153, 1829); Fucus mammillosus
var. incurvatus Turner, Fuci, 4 : 53, pl. 218, figs. n, o, 1819 ;
G. papillata forma dissccta Setchell, in Collins, Hoklen, and
Setchell, Phycotheca Boreali-Americana, 9 : N° 427, 1898;
G. mamillosa f. dissecta Setchell, in Setchell and Gardner,
Algae of Northwestern America, 302, 1903.
RECHERCHES SUR LA BIOLOGIE
ET LA SYSTÉMATIQUE
DE QUELQUES EUGLÉN1ENS
par M. Lefèvre
Au cours des mois d'août et septembre derniers le plancton
des mares et pièces d’eau du parc de Rambouillet renfermait un
nombre considérable de Flagellés et Dinoflagellés (Euglènes, Pliacus,
Lepocinelis, Ceratium) sur lesquels il nous a été possible d’effectuer
quelques observations intéressantes.
I. GENRE EUGLENA Ehrenberg
Euglena fusca (Klebs) Lemm.
Nous avons, en particulier, récolté dans la Mare de la Ferme
Nationale, un plancton où E. fusca était fort abondante, ce qui
nous a permis d'en faire une étude détaillée.
Cetfe Euglène se présente sous l'aspect d'une cellule fusiforme,
très régulièrement acuminée vers l’extrémité caudale. Lorsqu’elle
repose sur un substratum quelconque sans se déplacer, elle s’aplatit
très fortement et se courbe en tous sens. Elle renferme des chlo-
roplastes discoïdes, de petits grains de paramylon et deux anneaux
très allongés de même substance.
A l’encontre de ce qui se passe chez E. spirogyra, ces anneaux
ne paraissent jamais devenir des cylindres par l'effet de l’abondance
des réserves nutritives. Le noyau est peu visible sans coloration.
Mais c’est surtout l’organisation de la membrane qui a retenu
notre attention. Nous avions mis un certain nombre de cellules en
140
BIOLOGIE D'EUGLENIENS
cultures sur milieu solide et elles ne s’étaient pas multipliées. Au
bout de plusieurs semaines ces cellules furent dissociées par les
bactéries et la membrane se réduisit en un grand nombre de lanières
portant chacune une rangée de protubérances ornementales (fig. 1).
Il ne saurait être question de donner à ces protubérances le
nom de « perles », car, vues à un fort grossissement, elles présen¬
tent une structure assez compliquée. En projection horizontale, elles
sont carrées ou rectangulaires, légèrement triangulaires au voisi¬
nage du flagelle. En projection verticale, elles donnent l'impression
de petits tubes superposés surmontés d’une couronne de fibrilles
cunéiformes disposées en éventail. Ces petits organes sont fortement
colorés en brun et c’est surtout à leur présence qu ’E. fusca doit
sa coloration. Nous les croyons formés, comme G. Deflandre le
faisait remarquer pour Phacus hispid/ula, d’un mucus secrété par
la cellule et qui a filtré ù travers les pores de celle-ci. Nous avons
cherché h reconnaître une structure analogue sur les protubérances
ornementales (VE. spirogyra, mais nous ne l’avons pas rencontrée.
Elles se présentent simplement sous l’aspect des figures 0 et 7.
L’examen des protubérances ornementales semble donc fournir,
avec le flagelle, un caractère différentiel certain pour la distinction
de ces deux espèces.
Il existe sur E. fusca des différences de puissance dans les files
ornementales. On rencontre souvent (fig. 4) trois files faibles entre
deux files fortes; souvent encore, la puissance de la file médiane
est intermédiaire entre celle des files extrêmes et celle des files
moyennes (fig. 5) mais nous n’avons jamais observé la transforma¬
tion des files d’ornements en stries comme chez E. spirogyra. Le
premier organe ornemental de chaque file est triangulaire très
allongé au voisinage du flagelle. L’ensemble forme une couronne que
nous avons du reste retrouvée aussi chez E. spirogyra. Dans l’en¬
semble, l’ornementation d ’E. fusca est beaucoup plus stable que
celle d ’E. spirogyra et la distinction entre ces deux espèces devient
facile.
Nous avons écrasé entre lame et lamelle de nombreuses E.
fusca. Toutes les protubérances ornementales se séparent alors de
la membrane et celle-ci apparait très peu colorée, pourvue de files
de perforations séparées par des stries longitudinales à peine visi¬
bles. Ce sont cependant ces stries qui semblent être les lignes de
M. LEFEVRE
141
faible résistance de la membrane et qui cèdent les premières au
cours de la désagrégation.
Enfin, nous avons de bonnes raisons de croire que, cliez certains
individus au moins, ou peut-être à certaine époque de sa croissance,
Fig. i à 12. — i. membrane d ’E. fusca dissociée en lanières par des. bactéries. — 2 et
3, aspect des protubérances ornementales d ’E. fusca. — 4 et 5, différentes combinai¬
sons d'ornementation d’H. fusca. — 6 et 7, projection verticale des protubérances
ornementales chez E. spirogyra. — 8 à 12, quelques silhouettes d’jE. fusca.
la cellule entière, protubérances comprises, est enveloppée d’une très
fine membrane transparente.
Tout ce qui précède corrobore donc entièrement les observations
de P. A. Dangeard, puis de Pierre Dangeard et de Deflandre sur
Source : MNHN. Paris
142
BIOLOGIE D'EUGLENIENS
le rôle important des productions mucifères chez les Eugléniens.
L'étude des espèces obtenues en culture jointe à celle des formes
rencontrées dans la nature nous conduit à envisager une révision
des Euglènes du groupe spirogyra.
Tont d’abord, nous pensons qu 'E. fnsea a été très souvent prise
pour E. spirogyra, car jusqu’à ce jour, la longueur du flagelle seule
permettait de distinguer ces deux espèces et bien rares sont les
récoltes où l’on retrouve les flagelles après fixation.
Lemmbrmann dans son travail de la Susswasserflora donne com¬
me dimensions d 'E. fnsea : 90-225 11 y a probablement erreur.
Aucune des cellules que nous avons examinées et dont la longueur
était comprise entre 80 et 130 jj- ne présentait l’ornementation que
nous venons de décrire chez E. f nsea; de plus, aucune de ces cellules
n’était colorée en brun, mais en jaune souvent très pâle (observation
déjà faite dans nos cultures). Au contraire, toutes les cellules dont
la longueur était comprise entre 170 et 250 n portaient l'ornemen¬
tation du type fnsea. Ces observations ont été faites sur des Euglènes
provenant de stations très différentes : France (région parisienne,
Somme), Espagne, Afrique (Madagascar).
Nous ne pouvons affirmer qu’il existe pour E. fnsea une variété
minor parallèle à celle que nous avons décrite pour E. spirogyra
mais cependant nous le pensons.
Nous pouvons donc résumer ainsi les caractères différentiels
(VE. spirogyra et E. f nsea.
E. spirogyra type
Longueur : 80-130 /*.
Flagelle très court.
Couleur jaune clair.
Protubérances ornementales simples.
Ornementation très variable.
Très rarement planctonique.
E. fnsea type
Longueur : 170-225 n.
Flagelle très long.
Couleur brune.
Protubérances ornementales com¬
pliquées.
Ornementation assez stable.
Souvent planctonique.
Nous ne pouvons entreprendre une révision de toutes les espèces
du groupe spirogyra car nous manquons encore de documentation
sur certaines formes rares ou très rares (E. spiroïdes, pseudo spi-
roïdes, GrisoUi, etc.) mais nous pouvons déjà affirmer qu’à notre
sens, les variétés (VE. spirogyra créées par Lemmbrmann entrent toutes
dans la marge de variation du type et n’ont pas de raison d’êtrç
conservées,
M. LEFEVRE
i43
Euglena Heimii sp. nov. (1)
Dans le Plancton de la.Mare de la Ferme Nationale nous avons
rencontré en abondance une grande Euglène très métabolique dont
l’originalité réside dans ses réserves nutritives. Celles-ci sont com¬
posées de nombreux grains presque sphériques de paramylon et d’un
seul grand bâtonnet cylindrique de même substance légèrement re¬
courbé en S aux extrémités. C’est une exception très rare chez les
Eugleniens dont les grains principaux de paramylon, quand ils exis¬
tent, vont toujours par deux (E. spirogyra et var. minor, E. fusca,
E. oxyuris, E. tripteris, etc.).
L’ornementation est formée de stries très facilement visibles,
alternativement puissantes et faibles comme le montrent les figures
14 et 16 (Différence visible seulement à l’immersion). Les cliloro-
plastes sont très petits, discoïdes, la tache oculaire large et pâle.
(1) Dédiée à M. Roger Heim en témoignage de sincère amit}é,
Source : MNHN, Pans
144;
BIOLOGIE D'EUGLENIENS
Le noyau est ovoïde et volumineux. La cellule fixée par le formol
se présente sous des aspects extrêmement différents comme le mon¬
trent les figures 13, 17 et 30. La membrane présente parfois une
légère coloration jaune. Les dimensions oscillent entre 110 et 180 i*.
Cette Euglène semble appartenir au groupe de VEhrenbergi dont
elle possède la forme générale. Elle diffère de celle-ci par ses dimen¬
sions et surtout par la forme de ses réserves nutritives, caractère
constant comme nous l’avons fait remarquer dans un précédent
travail.
IL GENRE P HAGUE Dujardin
Phacus Raciborskii Drezepolski
Ayant observé cette espèce assez rare dans de bonnes conditions,
nous croyons utile d’en donner à nouveau une description, celle de
DfiEZEPOLSKi, en français étant un peu sommaire.
L’espèce se présente sous l’aspect d’une cellule formée de deux
Fig. 21 à 34 * ■ Phacus Raciborskii : 21 à 27, cellules peu chargées en paramylon, \ues
sous différents angles. — 28 à 30, coupes transversales. — 31 à 34, individus pour¬
vus de grosses réserves d.e paramylon : à remarquer la différence de silhouettes avec
les cellules précédentes.
ailes minces terminée par une queue acérée. Le pli dorsal est très
proéminent et la face ventrale très fortement concave. La section
transversale est quadrangulaire (quadrilatère concave), les chroma-
M. LËFEVRË
145
tophores sont discoïdes et assez nombreux. Les dimensions oscillent
autour de 35 |x pour la longueur et 12 jx pour la largeur.
Les réserves principales de paramylon se composent de deux
grains de grosseur inégale, l’un du type « en bobine », l’autre ovoïde.
Tous deux semblent perforés, La membrane est ornée de côtes fines
et nombreuses. Nous n’avons pas vu le flagelle.
La silhouette de la cellule varie considérablement suivant l’im¬
portance des matières de réserve. La comparaison des deux groupes
de figures 21 à 27 et 31 à 34, montrera les différences mieux qu’une
longue description. C’est la confirmation de l’opinion que nous avions
déjà émise dans un précédent travail tendant à montrer l’influence
des matières de réserve sur la morphologie de la cellule.
Cette espèce a été rencontrée dans le plancton de la mare de la
Ferme Nationale (Parc de Rambouillet).
Phacus orbicularis Hübner.
G. Deflandre et nous-mêmes avons décrit chez certaines espèces
de Phacus : Pli. pleuronectes, Pli. longicauda, Pli. costata , de fines
stries transversales parallèles situées entre les côtes longitudinales.
Nous avions cherché à découvrir ces stries chez Pli. orbicularis, mais
eu vain.
Le plancton de la Mare de la Ferme Nationale contenait, cet te
année, une population assez dense de Pli. orbicularis et sur presque
toutes les cellules vides que nous avons observées, nous avons décou¬
vert les stries transversales avec facilité et sans le secours d’un
objectif à immersion.
Des observations précédentes, il ressort que cette ornementation
secondaire semble variable pour une même espèce suivant les races
ou les stations dans lesquelles elles ont été récoltées. 11 se pourrait
cependant que la même structure existât chez tous les individus
mais qu’elle ne soit visible avec notre optique encore imparfaite,
que dans des conditions exceptionnelles.
Il n’est pas rare, en effet, de rencontrer striées dans certaines
stations des espèces d’Eugiènes ou de Lepocinclis qui ont été décrites
originellement comme étant lisses.
Personnellement nous pensons que, normalement, toutes les Eu-
glènes sont striées, que tous les Phacus présentent les fines stries
146
BIOLOGIE D’E U G LENIENS
parallèles enre côtes, mais avec plus ou mois d’intensité, ce qui nous
les rend souvent invisibles.
Nous avions cru, il y a quelques années, observer de fines stries
parallèles entre les files ornementales d’Euglena spirogyra, mais
nous pensions avoir été le jouet d’une illusion provoquée par une
technique défectueuse et nous n’avions pas publié ce fait. Or, Klein
signale, après imprégnation argentique, des stries analogues chez
une Euglena sj>. qui semble être E. spirogyra. Tout dernièrement,
Chadefaud, à qui nous soumettions une E. spirogyra vivante pour
Fig- 35 et 36. — Phacus curvicciuda : figures schématiques montrant la constitution des
côtes et des cannelures.
trancher une question de cytologie, nous fit remarquer qu’il voyait
des stries parallèles entre côtes. Ces stries étaient donc visibles, même
sur le vivant, pour un œil exercé mais non prévenu.
Deflandre (communication verbale) se souvient avoir déjà noté
de semblables stries chez E. oxyuris et nous-mêmes avions fait depuis
longtemps la même remarque.
Comme on le voit, toutes ces observations ont été effectuées sur
de très grandes espèces (100 à 250 h-) et cependant, elles sont à la
limite de visibilité que peut nous procurer l’optique actuelle. Il n’y
aurait donc rien de surprenant à ce que de nombreuses autres espèces
présentent le même caractère mais qu’il passe actuellement inaperçu.
Phacus curvicauda Swir.
En examinant à un très fort grossissement des Pli. cwrvicauda
privés de leur contenu cellulaire, nous avons remarqué que, chez
certains individus les côtes longitudinales sont dédoublées et séparées
par un mince sillon (Fig. 35 et 36 ). Jirovec avait déjà, chez certains
Pliacus, montré, au moyen d’imprégnations à l’argent, l’existence de
lignes sombres qui semblent coïncider avec le sillon observé. Plus
récemment, Deflandre a remarqué dans des préparations traitées
M. LEFEVRE
1 «
par la nigrosine, l’existence de lignes sombres coïncidant également
avec les lignes argentiques de Jirovec. Si l’on considère qne la nigio-
sine 11 est pas à proprement parler un colorant, mais qu elle met
simplement certains détails en relief en se déposant dans les «creux»
de l’objet étudié, nous sommes conduits à considérer la membrane
des Phacus (Fig. 36) comme formée de bandes concaves bordées d'un
léger bourrelet et juxtaposées.
Nous pensons, du reste, pouvoir donner très prochainement de
plus amples renseignements sur l'organisation de ces êtres si in-
téressants.
BIBLIOGRAPHIE
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Bot. de France, T. LXXVII, 1930, p. 122-150.
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BIOLOGIE D’ËU'GLENIÉNS
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REVUE ALGOLOGIQUE
Vol. VII, PI. 2.
BIOLOGIE D’EUGLENIENS. — PI. 1.
Protubérances ornementales chez Euglenn fusca.
(Obj. x 92 Fl. Nachet Oc. x 6 project.).
MICROPH.OTO R. LÂMI ET M. LEFÈVRE.
Source, MNHN. Paris
THE TAXONOMY
OF SCYTONEMA AND TOLYPOTRIX
including sonie new records
and new species from India and Ceylon.
by Yajnavalkya Bharadwa.ta
Wïth seven Figures in the Text.
I
THE TAXONOMY OF SCYTONEMA AND TOLYPOTHRIX
As a resuit of certain recent investigations into the inorphology
of the Scytonemataceae, the taxonomy of Scytonema and Tolypothrix
should be reviewed. It will be best to consider the esser.tial features
separately in the following.
a) PSEUDOBRANCHES.
As lias been pointed ont elsewhere (1), both the single
and the geminate pseudobranches of the Scytonematacele may
arise by the side of dead cells, of heterocysts with one or two pores
or of dead cells adjoining such heterocysts, and no one type of bran*
ching bas been found to be distinctive of a particular species. The
production of geminate branches by the formation of loops has also
been found not to be characteristic of any species, since when such
branches occur, tliey are accompanied by others formed in the usual
manner.
At the présent time Scytonema and Tolypothrix are distin-
guished from one another by the usual formation of geminate (some-
times single) branches remote from heterocysts in the former and
of single branches by the side of heterocysts in the iatter. But the
150
SCYTOKËMA AND TOL YPOTlIRtM
occurence of geminate branches remote from heterocysts lias been no-
ted in many species of, Tolypothrix, and extensive observations show
that there is hardly any member of the two généra under considéra¬
tion in winch liotli metliods of branching may not.occur. A distinction
based upon the relative number of (lie two kinds of branchings can
scarcely afford a liard and fast line of démarcation between the two
généra, since. many gradations betwçen « more geminate branches
tlian single ones » and « more single branches than geminate ones »
are to be fourni. Geitler (h, p. 740) remarks that Tolypothrix ( Has -
salin) heterogena Gardner (which is reported to possess geminate
and single branches in equal numbers) should be referred to Scyto-
nema, but lie makes no mention of Ncytonemu subgelatinosum Gard¬
ner in which the branches are mostly single and adjacent to lietero-
cysts (3, pl. 15, fig. 29). Eveil in one and the same species the relative
number of single and geminate branches may vary; thus 8. dilatatum
possesses many single and a few geminate branches, wliile its forma
major shows the opposite condition. Tliese two plants resemble each
other closely in other respects and it would hardly be justifiable to
place tliem in different généra, merely because of the relative numbers
of the two types of branches.
Moreover, it is not always clear from the published descriptions
and figures whether the heterocysts adjacent to single branches in
Tolypothrix are intercalary, with a pore at, each end, or terminal,
with a pore at the end adjoining the next living végétative cell. There
is, however, abundant evidence that forms with single branches ari-
sing by the side of either type of heterocyst hâve been referred to
Tolypothrix (et. e. g. 4, Figs. 457, 461 d and e, 469 and 472). Obser¬
vations on a large number of falsely branched Scytonemataceae show
that there is hardly a species in which one cannot find formation of
single branches adjacent to a-two-pored heterocyst which is always
in an unhealthy condition and ultimately behaves like a degenerating
cell. Cursory examination may fail to reveal sucli cases, but a prolon-
ged searcli would certainly lead to their discovery, especially if the
material be treated with chlor-zinc-iodide to make the degenerated
and distorted heterocysts distinguishable from similar dead or dege¬
nerating cells. Species of Scytoncma with single branches arising by
the side of two-pored heterocysts hâve been recorded (2, Figs 259,
261, 271, and S, Pl. 15, Figs 26, 27, 29; cf. also 4. Figs 483 a;
486 a, b and e). The development of geminate branches adjacent to
Source : MNHN. Pans
y. BHARADWAJA
151
such lieterocysts lias also been observed by me in many of tbe forma
examined thongb no such case lias so far been recorded.
Kelatively few forma bave been fourni liaving single pseudo-
branches arising by the side of dead cells adjacent to one-pored liete-
rocysts or, after the disappearance of the intervening cell, by tlie side
of the heterocyst itself. The direct development of a pseudobranch
adjacent to a one-pored heterocyst lias never been observed by me;
in ail cases there was an intervening dead cell or a space left by its
disappearance. As lias already been pointed out ( 1, p. 20) such liete-
rocysts are formed secondarily froin the end-cell of the segment adjoi-
ning that which develops into the branch after the trichome lias be-
come segmented by the degeneration of an intercalary cell. in normes-
filaments such lieterocysts are usually in a healthy condition and,
though their fonction is not apparent, tlieir formation is certainly
a distinctive feature of sonie morphological interest.
The preceding matter shows clearly that the présent distinction
between Scytonema and Tolypotlirix is unsound and that a clear
séparation of tliese two généra is impossible on the old basis. The
occurrence of single or geminate branches, wliether adjacent to or
remote from two-pored lieterocysts, tails to yield any Sound dia¬
gnostic cliaracter, and the only feature that appears to afford a valid
and useful taxonomie cliaracter is the development of the one-pored
lieterocysts just discussed in relation to branching. In this respect
most of the hitherto described species of Tolypotlirix are quite dis¬
tinct from tliose of Scytonema so that the adoption of this as the dia¬
gnostic cliaracter for the former genus wouïd not entail any consi¬
dérable redistribution of the species. lt is therefore proposed to dis-
tinguish Tolypothrix from Scytonema by the possession of single
branches arising by the side of one-pored lieterocysts or of dead cells
adjoining such lieterocysts, irrespective of the simultaneous occurence
of either single or geminate branches arising in otlier ways. This
will necessitate the transference of the following species of Tolypo-
tlirix to Scytonema : T. Willei, robusta, amoena, papyracea, fragilis,
brévia, granulata, rugulosa, discoidea, scytonematoides. There remain
a number of species which do not afford sufficient data to enable one
to judge of the exact nature of the lieterocysts adjoining single bran¬
ches. The genus Tolypotlirix may, in view of the formation of one-
pored lieterocysts in relation to branching, be considered to be more
advanced than Scytonema.
152
SCYTONEMA AND TOLYPOTHRIX
b) THE CH ARA CTER8 O F THE SH E AT H.
It bas been pointed ont (1, p. 17) tbat thickness of the sheath,
especially in subaerial forms, lias little diagnostic value since it may
vary, not only in the sanie forai, but even in different parts of tbe
same filament. In tbe older filaments of a stratum in wliich the celle
of the trichome are moribund tbe sheatll is nsually nmeh tbicker tlian
in tbe younger healtby ones. In Scytonema pseudoguyaneme the thi¬
ckness of tbe sheath ranges from 2,1 u. (at tbe apices of normal fila¬
ments) to 7,3 n (in old and unhealtliy filaments) and in Tolypothrim
magna, both in young and olrl filaments, tbe thickness of the sheath
varies between 0,8 and 11.0 i». A System of classification based on
the thickness of the sheath is therefore unsatisfactory, and it appears
scarcely désirable to retain the old metliod of classifying the species
of Tolypothriœ into those with » a tbin sheath (distinctly thinner
tban the trichome) » and those with « a, very tliick sheath (as thick
or almost as thick as the trichome) ».
Evidence lias also been produced to show that the type of stratifi¬
cation of the sheath varies with environmental condition (7, pp. 255,
25G). Scytonema mwaMle, collected from stone worl during the
rninv season, possesses slight (yet distinct) divergent stratification,
while an aquatic form of tliis species shows indistinct parallel strati¬
fication. In S. saleyeriensis var. indica and 8. pseudohofmanni forma
the sheath normally possesses parallel layers but at tbe apices a
distinct divergent stratification may be recognised, while *3. myo-
chrms forma which nsually shows distinct divergent stratification
in the sheath lias indistinct parallel stratification in the new growth
produced after a period of rest. Again in S. ocellatum indistinct di¬
vergent layers can be recognised in the sheath. Those instances show
that thy type of stratification of the shath is not always a reliable
diagnostic character. Until, however, il has been proved experimen
tally that the same form can possess different types of stratification
m different habitats, the présent practice of distinguishing species
on the basis of the type of stratification of the sheath may be re-
tained,
c) THE CH ARA CT ERS OF THE TRI CHOMES AND CELLS.
Jn aquatic forma (e. g. Scytonema simplex, Tolypothrix tennis
and T. nodosa ) the tricliome usually remains of more or less the same
thickness botli in young and old filaments, but in subaerial forms it
generally narrows down appreciably in the older filaments prior to
dying away completely. The deerease in thickness of the trichomes
in the latter forms is invariably accompanied by the élongation of
the cells, a change wliicli is generally accomplished ver y gradually.
Wlien however conditions are very acute, the cells may narrow down
and elongate soon after they are formed at the growing apices, so
that in old and unhealthy parts of the filament the cells may be only
half as wide and many times longer tlian tliose at the growing apices
(e. g. S. amplum). In other cases (S. Geitleri ) the cells either undergo
these changes or become muchswollen by vacuolization and tlien
collapse siuldenly, eventually to disappear. In S. ocellatum the latter
type of change is the usual one.
The description or détermination of forms consisting largely of
old and unhealthy filaments is therefore apt to lead to misconception,
and it is advisable to take into account in the first place only sucli
filaments as are in a normal and healtliy condition. On this basis
forms like S. multiramosum Gardner and S. amplum W. et G. S.
West are to be regarded as bad species and it is not unlikely that
they represent habitat or unhealthy forms of other species. The same
appears to be true of Tolypothrix Willei Gardner, T. papyracea Gard¬
ner, Scytonema evanescens Gardner, S. variabilc Gardner and S. ca-
tenulum Gardner.
In some cases the tricliome of a liealthy filament gradually broa-
dens towards the growing apex (e. g. S. dilatâtum and S. Hofmanni
var. crassa) and this appears to be a feature wliich is of taxonomie
value. A torulose condition of the tri chôme is certainly a distinctive
systematic character provided its occurrence is established in normal
liealthy filaments, but the occurrence of occasional barrel-shaped cells
is of no value at ail. Such barrel-shaped cells are sometimes found
at the end of a segment adjoining that wliich develops into a brandi
(e. g. S. pseudohofmanni ) and are possibly due to the pressure exerted
by the outgrowing brandi. In other cases they are met witli in old
and disintegrating trichomes (S. distorta Kütz, var. samoensis Wille),
154
SCYTONEMA AND TOLYPOTHRIX
Ordinarily the cells at the growing âpices are fiattened and
shorter than those found further behind, but in some cases (S. pseudo-
hofmanm) tlie apical cells are of j.ust the same shape as others. Tliis
feature can also be used as a diagnostic character.
d) HETEROCYSTS.
In normal filaments the shape of the heterocysts al'fords quite
a reliable diagnostic character, provided tliat only those as are in
a healthy condition and not those adjoining a pseudobranch wliich
are often distorted are taken into considération. In some species
(e. g. S. pseudoguyanense) the heterocysts are distinctly broader
than the trichome and tliis feature too is valid for taxonomie pur-
poses.
In ohl and unhealthy filaments the heterocysts may undergo the
same changes as the végétative cells before collapsing and eventually
disappearing. In N. multiramosum var. ceylonica the heterocysts,
which are normallv 5,2-7,3 |i wide and 5,2-12,6 g long, become atte-
nuated in old and unhealthy filaments so that they are only 4,2
w kle but as much as 23,1 n long. Occasionally fragmentation of the
trichome, accoinpanied bv the formation of pseudobranches, may
resuit from the degeneration of heterocysts. In such cases the latter
may assume diverse forma which are of no value in taxonomy.
e) FILAMENTS.
Since the thickness of the sheath lias been shown to be an un-
reliable diagnostic character the breadth of the filament, which partly
dépends upon this feature, also loses its value as a taxonomie cha¬
racter.
f) SUGGESTED CLASSIFICATION
O F SCYTONEMA AND TOLYPOTHRIX.
The classification of Scytonema and Tolypothrix should there-
fore be modified as follows :
Y. BHARADWAJA
155
Scyionema.
Formation of single and geminate, pseudo-branches by the side of dead
ctlls, two-pored heterOcysts _ or dead cells adjoining such heterocysts, and in
the last case also by the formation of loops.
Tolypothrix.
Formation of single pseudo-branches by the side of one-pored lieterocysts
or dead cells adjoin'ng such lieterocysts* in addition to pseudo-branches formed
in the sa me way as in Scytonema.
g) CLASSIFICATION OF THE SPECIES OF SCYTONEMA.
I. Marine.
II. Freshwater.
A. Euscytonema Largely aquatic. Sheath unstratified or for tlie
most part with parallel stratification.
a) Trichome not torulose.
i. Cells qnadratic or sliorter than broad.
(Furtlier classification based npon the breadtli
of the trichome in healthy condition).
U. Cells qnadratic or longer than broad.
(Furtlier classification as under i).
b) Trichome torulose.
(Furtlier classification as under a).
B. Myochrotes. Terrestrial. Sheath for the most part with di¬
vergent stratification,
a) Divergence little marked.
&) Divergence pronounced.
C. Petalonema. Largely aquatic. Sheath with pronounced di¬
vergent stratification, the successive layers being funnel-
shaped.
* Forms in which such pseudobranches are very rare may as a matter
of convenience still be retained in Scytonema.
Source : MNHN. Paris
156
SCYTONEMA AND TOLYPOTHKIX
h) CLASSIFICATION OF THE SPECIES
OF TOLYPOTHKIX.
I. Marine.
IL Freshwater.
A. Protolypothriæ. Pseudobranches as in Scytonema, but so-
metimes arising by the side of one-pored heterocysts or
dead cells adjoining such heterocysts.
a) Largely aquatic. Sheath unstratified or for the inost
part with parallel stratification.
1. Trichome not torulose.
i. Cells quadratic or shorter than broad.
(Further classification based upon the
breadth of the trichome in healthy
condition).
ii. Cells quadratic or longer than broad.
(Further classification as under i.)
2. Trichome torulose.
(Further classification as under i.)
b) Terrestrial. Slieath for the most part with divergent
stratification.
1. Divergence little marked.
2. Divergence pronounced.
B. Eutolypothrix. Pseudobranches mostly single and arising
by the side of one-pored heterocysts or dead cells ad¬
joining such heterocysts.
(Further classification as under A.)
Y. BHARADWAJA
157
II
NEW RECORDS AND NEW SPECIES OF 8CYT0NEMA AND
TOJjŸPO TH RI X FROM INDIA AND CEYLON.
SCYTOXEMA Agardli
1. Scytonenui Fritschii Chose, Journ. Lino. Soc. Bot. XLVI,
p. 342, pl. 31, fig. 11, 1923.
a) Diam. fil. 14,7-16,8 p.; crass, vag. 2,1 pu, in okl filaments up to
3,1 [x; diam. trieli. 8,4-9,4 [x, at tlie growing apices up to 10,4 tx, when
old narrowed down to 5,2 [x; lieterocysts, lat. 8,4-10,5 h-, wlien old
narrowed down to 6,3 ix, long. 8,4-37,8 [x.
Hab. Vandalur Tank, Madras (M. O. P. Iyengar)
The sheatli of tliis alga is usually hyaline, rarèly coloured yellow-
brown.
Chose's figures do not tally with his description of tlie species.
Au examination of tlie original material in the possession of Prof.
Fritsch reveals that while his figures are quite correct there lias been
some mistake in the measurements given for certain parts, e. g. the
trichomes measure 7-10 jx in breadth and not 7-8 jx, and the lieterocysts
measure 8-12 jx in breadth and not 18-22 y..
b) Diam. fil. 16,8-18,9 p-, sometimes up to 21 jx ; crass. vag.
1,75-2.1 [x, in old filaments up to 3,1 |x; diam tricli. 8,4-10,5 jx, some¬
times up to 12,0 tx, when old narrowed down to 4,2 [x; heterocysts,
lat. 9,5-14,7 [x, long. 16,8-46,2 ix.
IJab. Vandalur Tank, Madras. (M. O. P. Iyengar )
The sheatli in tliis case is usually hyaline, sometimes coloured
yellow.
Tliis alga differs from that described by Ghose in the slightly
broader trichomes and the slightly greater range in the breadth of
the heterocysts wliich are always single and more elongated.
2. Scytonema simplex Sp. Nov. (Fig.l, A and B)
Stratum thiek, dirty blue-green or pale blue-greeu. Filaments
irregularly bent and loosely entangled. Pseudobranches long, gemi-
Source : MNHN. Paris
158
SCVTOKSMA AND TOLYPOTHRIX
nate and single in eqnal nnmbers. Sbeath f'irm, hyaline, unstratifled.
Trichomes sometimes witli indistinct septa and occasioilally willi
slight constructions at the joints. Cells usnally elongate cylindrical,
„p to four times ns long as broad, sometimes quadratic ; at the growing
apices flattened and barrel-sbaped. Heteroevsts single, sometimes in
pairs, usually elongate cylindrical, rarely more or less quadratic,
witli convex end-walls thicker than the longitudinal ones, as broad
as the trichome.
Diam. fil. 14-15,7 n; crass. vag. up to 2,1 n; <11.1111 tricli. 9,4-11,5 t*-;
heterocysts, lat. 9,4-11,5 !*, long. 11,5-46,2 i*.
Hab. Floating in a tank between mile-atones- 65 and 66 on road
between Kandv and Aimradhapura, Ceylon. (P. E. Fritsch)
This species cornes close to Scytonenui Fritschii Oliose from
wliicli it différa in the much thinner filaments, the slaghtly thicker
trichomes, the thinner unstratifled sheatli, in the heierocysts being
as broad as the trichome and the cells being up to four times as long
as broad.
3. Scytonema Pascheri Sp. Nov. (Fig. 1, C and D)
Stratum thick, brownish green. Filaments irregularly curved
and densely entangled. Psendobranches few, long, usually geminate,
only fourni in older filaments. Sbeath firm, thick, pigmented, with
distinct parallel lavers; thinned at growing apices. Cells usually
flattened, 1/2-1/3 times as long as broad, at the growing apices
1/3-1/5 times as long as broad ; in old trichomes quadratic or cylin¬
drical, up to tliree times as long as broad. Heterocysts few, mainly in
old and nnhealthy filaments, intercalary, single, quadratic or ellip¬
soidal.
Diam. fil. 18,9-22,1 n; crass. vag. 4,2-5,8 \l, in old filaments some¬
times up to 6,3 [/.; diam. tricli. 9,4-10,5 y-; (sometimes up to 11,5 [*),
in old condition narrowed down to 6,3 heterocysts, lat. 9,4-12,6 h-
(sometines up to 13,6 n), long. 10,4-18,9 jj. (sometimes up to 21,0 g).
Hab. On damp soil, Madras (M. O. P. Tvengar)
This species is characterised by its non-torulose trichomes, the
very thick sbeath and the flattened cells. It resembles S. stuposum
(Kütz.) Born. in a nnmber of respects but differs in tbe branches
being slightly narrower than the main filaments, in the narrower
Y. BHARADWAJA
159
ancl non torulose trichomes, the much thieker slieaths which are firm
and stratified and in the lieterocysts usually being slightly broader
than the trichome.
A.
Fig. i. — A and B, Scytonema simplex sp. nov. ; C, portion o;f young filament and D,
old filament of S. Pascheri sp. nov. A and B X 650 ; C and D X 850.
4. Scytonema lyengari Sp. Nov. (Fig. 2, C and D)
Stratum tkick, dirty green or brownish green. Filaments irregularly
bent and densely entangled. Pseudobrandies few, usually short,
single and geminate in equal numbers, only found in older filaments.
Sheath firm, moderately thick, pigmented, with distinct parai le 1
SCYTONEMA AND TOLYPOTHRIX
160
stratification; gradually thinning towards tlie growing apices; stained
violet witli chlor-zinc-iodide. Trichomes at tlie growing apices usually
slightly broadened and with occasional sliglit constrictions at tlie
joints. Cells normally flattened, 1/2 -1/3 times as long as broad; at
tbe growing apices still more flattened ; in obier parts of tbe trichome
elongate cylindrical and up to four times as long as broad. ïïete-
rocysts almost quadratic or cylindrical, usually slightly longer than
broad, as broad as tbe trichome; when old greatly elongated and up
to twice as long as broad.
Diam. fil. 15,7-23,1 |x; crass. vag. 2, 1-4,2 jx, in old filaments up to
8,3 fx; diam trich. 9,4-14,7 jx, when old thinned down to 2,1 jx.
Hab. On moist rocks, among other Myxophyceae, in a jungle at
Hantana above Peradeniya (3.000 ft. above sea-level), Cevlon. (F. E.
Fritsch).
Owing to tlie flattened shape of tlie cells and the non-torulose
trichomes this alga can only be comparcd with 8. lyngbyoides Gard-
ner and 8. Hansgwgi Schmide, both of whicli it resembles in certain
respects. It, liowever, différa from 8. lyngbyoides in the much nar-
rower filaments and trichomes, in the slieath being distinctlv stra-
tified and in the heterocysts being almost quadratic or longer tlian
broad. It differs from 8. Hansgirgi in the thicker filaments, the thin-
ner trichomes and the thicker slieath, and in the heterocysts being
almost quadratic or longer than broad.
5. Scytonema suleyeriensis * Weber-van Bosse, Siboga-Exped.,
LIXa, p. 31, Taf. 1, Figs. 1-3, 1913.
Var. indien Var. Nov. (Fig. 2, E).
Stratum tluffy, brown or brownish green. Filaments irregularly
curved and loosely eutangled. Pseudobranches of inoderate length,
usually slightly thinner than the main filaments; geminate and single
branches equally iiumerous. Shetali firm, thick, pigmented, usually
w ^h par aile 1 stratification, sometimes at the apices and elsewhere
Avith divergent layers; unstained with chlor-zinc-iodide. Septa dis¬
tinct. Cells about: half as long as broad or more or les quadratic, very
much flattened at the growing apices; in old trichomes cylindrical
and up to twice as long as broad. Heterocysts single, subquadratic
(1) Geitleb (y,, p. 762) writes « saleyer iense
Y. BHARADWAIA
181
or slightly fiattened, wi ïn deformed spherical or subsepherical ; iu
old filamens ellipsoidal, up to twice as long as broad.
Diam. fil. 18,9-21,1 -j., wben old up io 23,1 y or rarely 115,12p. ; crass.
yag. 3,7-5,2 |a, lu old filaments up to 7,3 n; diam. trieb. 8,4-10,0 g,
when ôld narrowed down to 5,7 n; beterocysts, lat. 7,3-11,5 p, long.
0,3-18,9 i)..
Hat. On bark ot trees, Tenmalai, S. ndia (M. O. P. Iyengar).
The alga diffère from the type in the comparatively broad er fila
ments, the tbicker pigmented slieath, in tbe branches being usually
slightly thinner than the main filaments and the absence of constnc-
tions at the joints (1).
6. Scytonema ocelUilum Lyngb.
Diam. fil. 13,0-17,8 g, when old up to 19,9 g; crass. vag. 2,1-3,0 g,
in old filaments up to 4,2 p,; diam. trich. 9,4-11,5 g yery rnuch thinner
when old ; heterocysts, lat. 9,4-12,0 p, long. 5,2-10,8 a.
Jlab. On rocks round about pools near tank at Nalanda, Ceylon.
(F. B. Fritsch).
i. Forma minor.
Diam. fil. 8,4-11,5 y., when olcl up to 14,7 y.; crass. vag. 1,6-3,1 y-,
in ohl filaments up to 3,6 g; diam. trich. 5,2-6,3 g; heterocysts, lat.
5,2-7,3 ii, long. 3,1-9,4 g.
Ha'o. Intermingled with the type.
ii. Forma.
Differs from the type iu the divergent stratification of the slieath.
Diam. fil. 14,7-15,7 {*, in old condition redueed to 12.fi y.; crass.
vag. 2,6-3,1 y. (rarely 3,6) ; diam. trich. 8,4-9,4 y., in old filaments re-
duced to 6,3 y-; heterocysts, lat. 8,4-11,5 y-, long. 4,2-11,5 y..
Bab. On surface of rocks, among other Myxophyceae, near tank
at Nalanda, Ceylon. (F. E. Fritsch).
7. Scytonema dïlatatum Sp. Nov. (Fig. 2, A and B).
Stratum a thin woolly blue-green crust. Filaments irregularly
curved and rather densely entangled. Pseudobranches few, modera-
(1) Geitler (4, p. 745) considéra 8. saleycricnsis as « nicht torulos », but
Bosse’ s Augure 2, shows distinct coustrictions at the joints thougli she does not
mention them iu the description.
162
SCYTONEMA AND TOLYPOTHRIX
A.
tely long, usually single, sometimes geminate. Slieath finn, thick,
pigmentcd. with parallel stratification; mistained witli ehlor-zinc-
iodide. Tri chômes gradually broadening towards the growing apicos,
with sometimes indistinct septa, Cells almost quadratic; sometimes
flattened, especially at the growing gpices; in old triçhomes cylin-
Y. BHARADWAJA
1RS
drical and usually much long er than broad. Heterocysts ellipsoidal,
when deformed rounded or üattened. ,
Diam. fil. 14,6-18,9 t*., when old up to 20 (rarely up to >
crass. vag. 3,1-4,2 y. in old filaments up to 6,3 n (rarely up to 8,4 /*) ;
diam. trich. 8,4-9,5 h-, at tlie growing apices up to 10,5 h- (rarely up
to 12,6 g), when old tl.inned down to 4,2 ^ ; heterocysts. lat. .>,2-11,o g,
I ° nS /iah. 1 On soil of an embankment in experimental station at Gain
garrowa. Oeylon. (F. E. Fritsch).
This species dit'fers from H. ocellatum Lyngb. in îts woolly stra¬
tum, the much thicker sheath, tlie ellipsoidal heterocysts and m tlie
trichomes graduallv broadening towards the growing apices.
Forma major.
Diam. fil. 20-26 h-, when old rarely up to 29,4 P- ; crass. vag. 3,1-
5 2 g in old filaments up to 6,8 * (rarely up to 8,4 ri; diam. trich
12-14,7 g, at the growing apices up to 16,8 g, when old nnrrowed
down to 9,4 g; heterocysts, lat. 12-14,7 g, long. 12-2„,1 g.
77uf>. On moist rocks, among other Myxophyceae, in jungle at
Hantana, near Peradeniya, Ceylon. (F. E. Fritsch).
This form differs from tlie tyi>e in tlie tliicker filaments and tri¬
chomes, tlie larger heterocysts, in the branches hemg nsually genu-
nate and sometiraes single and in tlie sheath being stained violet witli
chlor-zinc-iodide.
8. Scytonemn amplum W. and G. S. West, Journ. Wnn. Soc.,
Bot,, XXX, p. 270, PI. 16, Figs 14-16, 1895.
Diam, fil. 19-22,5 g; min. diam. ram. 16,8 g; crass, vag. 4,2-G,.! g,
in old portions of filaments up to 7,8 g; diam. trich. 8,4 9,4 g, at the
growing apices up to 18,6 g, when old narrowed down to 4,2 g; hete-
rocysts, lat. 6,3-12,6 long. 6,3-25,2 jj..
’ Hnl. On rocks splashed with water from a water-fall, Penyar,
S. India. (M. O. P. Iyengar).
A well-preserved slide (N" 908 B) of S. amplum prepared by the
Wests and in the possession of the British Muséum (Saturai History)
bas been examined hy the writer and in bis opinion its filaments are
for the most part in an old and unhealthy condition and cousequently
show oells which are much narrowed down and elongate. The cells al
the apices. on the eontrary, are sliort and broad, and it is eiident.
that the older ones degenerate rapidly, probably as a resuit of the tel-
164
SCYTONEMA AND TOLYPOTHRIX
restriai habitat (Fig. 3, B). A similar appearance is sliown by the In-
dian spécimens of tliis species excepts liât, probably owing to tlie mois-
ter habitat, the degeneration and élongation of the cells is graduai
and not suddeii. The splitting apart of the elongate degenerating
cells at the septa lias been observed bot h in the Indian and the West
Indian specimens. These varions spécimens therefore give the im¬
pression of a forai growing under extreme terrestrial conditions, but
they do not afford sufficient data as to the normal condition of the
filaments to enable oue to identify it with any of the other described
species of the genus.
9. Scytonema guyanense (Mont.) Boni. et Flali., Frémy, Myx.
d. AIT. équat. franç., Arch. d. Bot., iii (1929), Mem. 2, Fig. 265,
1930.
Var. prolifère Var. Xov. (Fig. 3, G’).
Stratum a modérately thick, brownish green or yellow-brown
ernst with tufted growth. Filaments irregularly curved and densely
entangled. Pseudobranches long, usually single. Sheatli firm, pigmen-
ted, with parallel stratification; stained with chlor-zinc-iodide. Septa
distinct. Cells quadratic or slightly longer than broad; in old tri-
chomes cylindrical and greatly elongated. Heterocysts single, norinal-
ly cylindrical ; usually broader than the trichome and closely ad-
pressed to the slieath.
Diarn. fil. 10,5-11,5 y-, when old up to 16,8 g; crass. vag. 2,1-3,1 fi,
in old filaments up to 5,2 g; diarn. trich. 5,2-6,3 g (very rarely 7,3 g),
when old narrowed down to 3,1 g; heterocysts, lat. 5,2-8,4 g (rarely
up to 9,4 fi), long. 4,2-18,9 g.
Ifab. On moist walls in Trincomali, Ceylon. (F. E. Fritscli).
The alga differs from the type in the mueh thinner filaments and
trichomes and in the heterocysts being usually broader than the tri¬
chome.
10. Scytonema pseudoguyanense Sp. Xov. (Fig. 3, A.).
Stratum a thick cushion, with long erect threads, brownish
green. Filaments irregularly curved and densely entangled. Pseudo¬
branches mimerons, invariably slightly narrower than the main fila¬
ment, forming seconadry branches at an early stage, usually geminate,
often arising as loops. Slieath firm, pigmented, with parallel stratifi-
F. BHARADWAJA
165
cation Celle almost quadratic; at tlie growing apices tlattened; m
OUI trichomee or parts ot trichomee cylindrieal, up to four tunes as
long as broad. Heteroeysts qliadralic or eylindrical; when unbealtl.y
ellipsoidal ; usnnlly longer tban broad, rarely Porter than broad.
Fig. 3. — A. Scytonema pscudoyuyen
S. amplum proliféra var. nov. A
cnse sp. nov. mort of tlie cello being
x 450; « x 625 ; C x 550.
unhealthy ; B,
l)iam fil 15,7-18,9 g (sometimes np to 91 g), "lien old up to
23 1 g ; crass. vag. 3,1 g (sometimes np to 4,5 g), at tlie growing apices
oecasionally as thin as 2,1 g, in old filaments up to 7,3 g; diam. trich.
8,4-9,5 g (sometimes up to 10,5 g), in old filaments narrowed down
166
SCYTONEMA AND T0LYP0THR1X
to 5,2 g ; hetèrocysts, lat. 10,5-12,6 g, long, 7,3-18,6 g (in old filaments
up to 21 g).
Hal. On moist rocks of railway-cutting, Teumalai, S. India. (M.
O. P. Iyengar),
In spite of tlie formation of geminate branches by the production
of loops this alga onlv approches S. guyanense (Mont.) Born. et Flali.
which it resembles in the thick eushion-like stratum, in the thickness
of the filaments, in the branches being long and curved, the sheath
being firm, pigmented and stratified, and the cells being almost qua-
dratic in healthy richomes. It differs in the much narrower trichomes,
tfe mucli thicker sheath and in the heterocysts being broader than
the trichome.
Forma.
Oiain. fil. 10,5 g, when old up to 12,6 g; crass. vag. up to 2,1 g
at the growing apices thinned down to 0,75 /x, in old filaments up to
3,1 |x ; diam. tric-h. 6,3 [x, when old narrowed down to 4,2 g (some-
times to 3,5 jx) ; heterocysts, lat. 6,3-8,4 g, long. 5,2-12,6 g.
Hab. Intermingled with the type.
11. Scytonema multiramosum Gardner, Myx. Porto Rico, Mem.
N. Y. Bot. Gard., vii, p. 81, PI, 18, Fig. 39, 1927.
Var. ceylonica Yar. Nov. (Fig. 4, C and D).
Stratum a thick, dark brown crust. Filaments irregularly curved
and loosely entangled. Pseudobranches usually long, geminate and
single. Sheath firm. of variable thickness, pigmented, with parallel
stratification, stata distinct only when coloured; usually thinner
at the growing apices. Trichomes graduaily broadening towards the
growing apices. Cells quadratic or cylindrical, at the apical portions
flattened or barrel-shaped with constrictions at the joints, in old tri¬
chomes or parts of trichomes much narrower and elongate cylin¬
drical. Heterocystes quadratic or cylindrical, rarely slightly shooter
than broad ; usually as broad. as the trichome in normal condition.
Diam. fil. 10,5-12,6 g (sometimes up to 13,6 g), when old up to
1(,8 g; crass. vag. 2,1-3,7 g, at the growing apices asthin as 1,5 g
in old filaments up to 5,2 jx (rarely up to 6,3 g) ; diam. trich. 5,2-6,3 g’
at the growing apices up to 7,3 /x, when old narrowed down to 3,1 g;
heterocysts, lat. 5,2-7,3 g (in old filaments narrowed down to 4,2 g/,
long. 5,2-12,6 g (in old filaments elongated up to 23,1 g).
Y. BHARADWA1A
167
H ah. On surface of smootli clayey bank at tlie road-side, Lady
Horton's Walk, Nuwara Bliya, Ceylon. (F. E. Fritscli).
The alga différa from tlie type in tlie filaments not being in
bundles, in tbe usually elongate geminate and single branches which
are distrilmted uniforinly, in tke absence of any divergence in tlie stra¬
tification of tlie sheah at tlie apices of old filaments and in tlie apical
cell being tlie broadest and usually rounded.
12. Scytonema Hojmann i Ag., Frémy, Myx. d Afr. équat. franç.
Arch. d. Bot., iii (1029), Menu 2, Fig. 2(10, 1930.
Var- crassa Mir. Nov, (Fig. 1, A and B).
Stratum a tliirk dull blue-green or brownish green expauded
mass. Filaments straight or irregularly curved, loosely entangled.
l’seudobranches long, usually narrower tlian tlie main filament wlien
young and short; geminate and single branches in equal numbers.
Sheath firm, pigmented, with parallel stratification, gradually tliin
ned down towards the growing apices. Triçhomes graduadlly broade-
ning towards the growing apices. CeUs usually cylindrical, sometimes
qnadratic, in old filaments elongate cylindrical, at tlie growing apices
flattened or barrels sliaped ; apical cell almost rounded, Heterocysts
single, elongate, cylindrical vitli convex end-walls, up to six times
as long as broad, tvhen deformed sub-ellipsoidal or subspherical ;
usually broader tlian the trichome.
Diam. fil. 9,4-12,0 g ; crass. vag. 2,1-3,T g, at tlie growing apices
thinned down to 0,5 g; diam. trich. 3,1-4,7 g, at the growing apices up
to 8,4 g; heterocysts, lat. 4,2-8,4 g, long. 0,3-27,3 tn
llnb. On rocks in water-course just below Huxley’s Tea Factory,
near Peradeniya, Oeylon. (F. E. Fritsch).
This variety différa from the type in the absence of tufted growth,
in tlie filaments being thicker and not in bundles, in tlie sheath being
thicker and stratified wlth parallel loyers, in the triçhomes being
thinuer and gradually broadening towards the apices and in the
young and short branches being thinner tlian the main filaments.
13. Scytonema pseudohofmanniSp. Nov. (Fig. -1. E and F).
Stratum brownish green, expanded, witli short tufted growth.
Filaments irregularly curved and densely entangled. Pseudo branches
few, single and geminate. Sheath firm, pigmented, with rather indis-
168
SCYTONEMA AND TOLYPOTHRIX
tinct parallel stratification. Septa distinct. Celis üsualiy cylindricai,
sometimes quadratic, fiattened and barrel-shaped. Heterocysts single^
sometimes in pairs, usnally broader tlian the triçbome, almost qua-
Y. BHARADWAJA
169
dratic or ellipsoidal, wlien deformed spherical or transversely ellip-
soidal.
Diam. fil., 8,4-12,6 g, wlien old npto 13,6 p\ crass. vag. 1,5--,6 p,
in old filaments up to 3,6 h-; diam. tricli. 5,2-7,3 n, in old filaments
narrowed down to 4,2 g; heterocysts, lat. 5,2-8,4 g, long. 5,2-12,6 y-
Hat. On old walls, near Hanwella, Ceylon. (F. K. Fritscli).
The alga différa from S. Hofnmuni Ag. in the thicker filaments,
the slightly broader celte, the absence of flattened cells at the gro-
wing apiees, the rnnnded apical cell, in the heterocysts heiug nsnally
broader tlian the trichome and nsnally quadratie or ellipsoidal in
shape and in the slightly thicker sheatli with indistinct parallel stra-
tification.
Witli the var. spmplocoides (Reinsch) Born. et Thurit agréés in
possessing more or less the same thickness fo filaments. IVith tlie var.
Bansgirgicmum (Richter) Hansg. it agréés in the thickness of the
tricliome.
Forma.
Diam. fil. 9,5-12,6 |x, wlien old np to 14,7 h-; crass. vag. 2,1 12,6 tx,
in old filaments np to 5,7 h-; diam. trich. 5,2-7,3 y-, wlien old narrowed
down to 2,1 (x; heterocysts, lat. 5,2-7,3 |x, long. 7,3-21,0 g.
777/7). On walls along one of tlie npper roads, Trincomali, Oevlon.
(F. E. Fritsch).
Tlie form differs from the type in the much thicker sheath and
the mnch thinner trichomes in old filaments and in the heterocysts
heiug much longer and normally cylindrical.
14. Scytonema Millei Born., Frémy, Mvx.d’Afr. éqnat. franç.,
Arch. d. Bot., iii (1929), Mem. 2, Fig. 261, 1930; Geitler, Cyanophy-
ceae, Raben. Krypt.-Flora, XIV, Fig. 484, 1932.
Forma (Fig. 5 , D).
Diam. fil. 12,6-15,7 ix, wlien old np to -8,9 jx; crass. vag. 1,5-3,2 \j.,
in old filaments up to 5,2 n; diam. trich. 8,4-10,5 h-, at the growing
apiees up to 12,6 [x, when old thinned down to 6,3 tx; heterocysts, lat.
8,4-11,5 jx, long. 5,2-16,8 tx.
77a7>. On roots projecting into water of a small pond near Han¬
wella, Ceylon. (F. E. Fritsch).
The form differs from tlie type in the narrower filaments and
trichomes, and in the almost quadratie heterocysts which sometimes
become cylindrical in old filaments,
170
SCYTONËMA AND TOLYPOTHRIX
15. Scytonema mirabile (Dillw.) l>orn. (Fig. 5, A).
Diam. fil. 12,0-14,7 g, wlien old up to 11),9 ,u; crass. vag. 2,1-3,5 g,
in old liealthy filaments up to 5,2 g, in old unhealtliy ones ii]> to 6,3 g;
diam. trich. 7,3-8,4 g, when old and liealtliy up to 9,5 g, when old and
unhealtliy thinned down to 5,2 g: heteroeysts, lat. 7,3-8,4 g, loua.
4,2-21 (x.
Hab. On stone-work near Hanwella, Ceylon. (F. E. Fritsch).
The sheah of this alga possesses a distinct divergent stratifi¬
cation, the divergence being very slight.
Forma.
Diam. fil. 7,8-8,4 g, when old up to 10,5 g; crass. vag. 1,5-1,8 g,
in old liealthy filaments up to 2,1 g, in old unhealtliy ones up lo 3,1 g;
diam. tricli. 4,4-5,2 g, when old and liealthy up to 6,3 /x, when old
and unhealtliy narrowed down to 3,2 g; heteroeysts, lat 4,4-5,2 g,
long. 2,5-9,4 g.
Hab. Intermingled with the type.
This smaller form possesses similar divergent stratification.
Forma minor (Fig. 5, B and G).
Diam. fil. 8,4 g, oecasionally up to 9,4 g, sometimes as narrow as
C.fi | 1 , when old np to 12,7 p. ; crass. vag. np to 1,5 g, sometimes up
to 1,7 g, rarely up to 2,1 g, in old filaments up to H, 5 g ; diam. trich.
•4,2-5,2 g, sometimes up to 5,7 g ; heteroeysts, lat. 4,2-5,2 g (sometimes
un to 5,7 g), long, pu to 14,7 g.
Hub. in a drying pool at Eüiot Beach, Madras. (M. O. P. lyen-
gar).
The slieath in this form is usually d'hyaline and rarely coloured
yeilow, possesses rather indistinct parallel stratificaion and is uns-
tained with chlor-zine-iodide. In old filaments it is, hotvever, pigmen-
ted yellow-brown and possesses distinct parallel layers. It différa
from the type in the narrower filaments and trichomes and in the
invariably cylindrieal heteroeysts with more or less convex end walis.
16. Scytonema tolypothrichoides Ivütz., Frémy, Myx. d’Afr.
équat. franç., Arch. d. Bot., III (1929), Mem. 2, Fig. 207, 1930.
Forma terrestris
Diam. fil. 12,6-18,9 9 , sometimes up to 21,9 g; crass vag 2 1-42 a
sometimes up to 5,2 g; diam. trich. 8,4-10,5 g, sometimes up to’ll’s g,’
Y. BHARADWAJA
171
D.
5. A, Scytonema mirabile ; B, portion of old
mirabitc ferma rninor; D, S. Millci forma. A
and C, that of young filament
X 1-150 ; B-D X t.!j 25 .
of S.
Source : MNHN, Paris
SCYTONËMA AND TOLYPOTHRIX
wlien old sometimes narrowed down to G,3 n; heterocysts, lat.
S,4-12,G fx, long. 5,2-16,5 fx (rarely up to 19,8 |x).
Bat. On tree-trunks, Mt Pedro (7.000 ft.), Nuwara E.liya, Ceylon,
(F. E. Fritsch).
Tlie alga différa from the type in the slightly thicker filaments
and slieath and in its terrestrial habitat.
17. Scytonemn Geitleri Sp. Xov. (Fig. (i).
Stratum moderately thick, a brewnish or dark green mncilaginous
ornst. Filaments irregnlarlÿ cnryed, densely entangled below but sub-
parallel above. Psendobrancbes in moderate nnmber, narrower than
the main filaments, geminate and single, both shorth and long; short
branches nsually chib-shaped. Slieath fîrm, pigmented, of variable
thickness, with outer surface tvavy and nneven and in old filaments
the inner one also uneven and folloiving the contour of the swollen
cells; ivith rather indistinefly divergent stratification. Trichomes with
occasional slight constrictions at the joints in normal condition, but
vith very deep constrictions "'lien old; nsually narrowed at the point
ol' branching. Cells nsually cylindrical, rarely qnadratic; in old tri¬
chomes eitlier much narrowed and elongated or much swollen and
vacuolated ; at the apices of short branches nsually rounded or barrel-
shaped. Heterocysts intercalary and terminal; intercalary heterocysts
single, sometimes in pairs, nsually cylindrical or rectangular, rarely
quadratic or flattened ; terminal heterocysts formed at the apices of
some of the short branches, spherical or subspherical ; nsually broader
than the trichome.
Hiam. fil. 10,5-12,6 g, wlien old with elongate cells 15,8-19,9 g,
wlien old with swollen cells up to 24 g ; crass. vag. 3, 1-4, 2 g, in old
filaments with narrow elongate cells 0,8-7,8 g, in old filaments with
swollen cells up to 7,8 g; diam. cell. 4.2-15,3 g at the apices of short
branches up to 10,5 g, when old and elongate 2,14,2 g, when old and
swollen up to 8,4 g: heterocysts, lat. 5,2-8,4 g (in old filaments with
narrow elongate cells narrowed down to 3,1 g and in old filaments
wrth swollen cells swollen up to 11,5 g) long. 4,2-12,6 g (in old fila¬
ments with narrow elongate cells up to 18.9 g and in old filaments
with swollen cells up to 10,5 |x).
Hab. On brick-wall, among
Ceylon. (F. E. Fritsch).
other Mvxophyceae, at Hanwella,
Tins species slightly resembles S. tolypothrichoideg Kfltz. in
V. BHARADWAJA
173
possessing almost the same thickness o( filaments, ami in the form
of eells and lieteroeysts, Tint it différa in the tliicker sheatli, tlie great
er divergence of the layers of the latte*, the thinner tricliumes and
the formation of terminal lieteroeysts at llie einls of short branches.
It resembles b'. myoGhrous (Uillw.) Ag. in the form of the celle
and lieteroeysts. but it differs in the formation of spécial clnb-shaped
Fig. 6. — Scytonema Geiticri Sp. nov. .1 and B X 40°: C >1
short branches, lu this character, as well as in the form of the eells,
it also différa from S. orasmm Naeg. and ti. iriustaceim Ag. It différa
from ail the three species in the narrower filaments and thinner tra¬
chomes and the rather indistinct stratification of the sheath.
Var. tenuis Var. Nov.
Diarn. fil. 6,3-11,5 fx, oceasionally up to 1-1,7 t*; crass. vag. 2,1-
3,5 h-» 1 -arely to 4,2 V; diam. tridi. 2,14,5 h-, sometimes up to
5,2 jx; lieteroeysts, lat. 3,1-5,2 jx, long. 3,1-12,6 y-.
Hab. On soil and rocks, intermingled with otfier Myxopliyceae,
railway embankment near Beutotte, Ceylon. (F. E. Fritsch).
174
SCYTONEMA AND TOLVPOTHRIX
Différa from the type in tlie much tliinner filaments, fhe nnr-
rower trichomes and lieterocysts and in the absence of terminal liete
rocysts at tlie apiees of short branches.
18. Scytonema myochrous (1 1 iIIw.) Ag.
Forma.
Diam. fil. 22,8-25,(1, ivhen old up to 31,5 p; iliam. ram. np to 18,9 p,
tvhen old up to 23,1 y., fresh growtlis 11,5-11,7 p : cross. vag. 6,3-7,3 p,
in older grandies up to 9,4 p, in rery old filaments up to 13,1 p, in
fresh growths 2,1-3,1 a : diam. tricli. 9,9-11 p, when old tliiflnc l down
to 5,2 p, in fresh growths 7,3-8,4 p, in old branches tliinneil down to
4.2 p; lieterocysts, Int. 7,3-14,7 p, long. 9.4-14,7 p.
U ah. On «et rocks, among other algae, below Gundar Palis,
South India. (M. O, 1’. lyengar).
The trichomes and slieatli in tliis form vary in thickuess accor-
ding to âge and senson. Tliis form resembles the type in ail respects
except that tlie relis in healtliy trichomes are usually much tlattened
■ ^ //_ ' * /'i ümes as long as broad), only becoming quadratîc or cylin-
drical as the trichomes grow older and becorne unhealtby, and that
geminate branches are also formed by the production of loops. An
other slight différence from 8. myochrous lies in tlie presence of oc-
casional slight constrictions at the joints. In the first two characters
the form resembles S. crustaceum Ag., but it contrasta with it in the
tliinner trichomes (contrant with p. 78.3), the normal absence of
constrictions at tlie joints, in tlie cells in old filaments being elon-
gâte cylmdrical (up to three times as long as broad; contrast with
Fig. 503 c), and in the lieterocysts in normal filaments being almost
quadratic (contrast with ! h Figs 503 b and 504).
Geitler (j, p. 748) distingnislies 8. myochrous and 8. crassum
from 8. crustaceum by tlie absence of looped branches in tlie two
former species, but this character is of no diagnostic value (cf. p. 1).
As alreadv stated tlie alga nnder discussion agréés with 8. myochrous
ex-cept m the shape of the cells, a différence whicli does not'warrant
our regarding it as more titan a form of the latter.
Y. BHARADWAJA
175
TOLYPOTHRIX Kützing.
Ergebn. Wiss. forscli. Samoa Ins. ; VI, Denkschr. Ak. Wiss. Wien,
91, p. 150, Taf. 2, Figs. 29-31, 1915. (Fig. 7, B).
19. Tolypothrix distorta Kütz. yar. samoënsis Wille, Rechinger,
Diam. fil. 19,9-27,3 n; crass. vag. 3,6-5,2 |t, in old filaments up
to 7,3 jx (occasionally np to 8,4 \l) ; diam. tricli. 12,6-16,8 jt, wlien old
narrowed down to 8,4 n; lieterocysts, lat. 12-16,8 y-, long. 6-21 fx.
Hab. On moist rocks, arnong livenvorts and mosses, at Hantana,
near Peradeniya, Ceylon. (F. E. Fritsch).
The pseudobranclies in this alga are botli single and gemi-
nate, the former arising by tbe side of dead cells, one or two-pored
lieterocysts or dead cells adjoining sucli lieterocysts. Tbe plant
agréés in ail essentia.1 points witli Wille description of
7'. idstorta Kütz. var. samoënsis Wille. Tbe slightly bar-
rel-sliaped form of tbe cells, sliown in Wille figure 31, is
due to tbe unhealthy condition of tbe trichome which is apparent
from tbe splitting apart of tbe cells at tbe septa. A similar barrel-
sliaped form of cells lias beon observed in old and disintegrating tri-
cbornes of tbe Ceylon alga. In normal bealtby tricbomes tbe cells are
quadïatic or fiattened and usnally broader tlian long.
20. Tolypothrix nodosa Sp. Nov. (Fig. 7, C).
Stratum thick, mucilaginous, blue-green to yellow-brown. Fila¬
ments irregularly lient and densely entangled. Pseudobrancbes few,
long, geminate and single ; single brandies arising by tbe side of
dead cells, one-pored lieterocysts or dead cells adjoining such liete-
rocysts. Sheatli firm, tbin, occasionally slightly tliickened opposite
tbe septa, hyaline, often bulged ont at tbe point of brancliing. Tri¬
cbomes constricted at tbe joints; septa occasionally indistinct. Cells
cylindrical, up to five times as long as broad, sometimes quadratic.
Heterocysts intercalary (two-pored) and terminal (one-pored), single,
ellipsoidal, rarely cylindrical witb convex end-walls, wben mature
mucb wider than tbe trichome.
Eiam. fil. 5,2-7,3 n, rarely up to 8,4 /x; diam. tricli. 4,2-5,2 y.,
rarely up to 6,3 jx; heterocysts lat. 4,2-9,4 /x, long. 7,3-16,8 /t.
Jïab. In a stagnant pond, Benares,
So urce : MNHN, Paris
176
SCYTONÉMA AND TOLYPOTHRIX
This species différa from T. tennis Efitz. and T. lanata Wartm.
in tlie stratum not being tnfted, in the cells usually being much lon¬
ger tlian broad (np to five times as long as broad) and in the hetero-
cysts always being single and, when mature, mucli wider tlian the
trichome, c-ausing the filament to bulge. From T. lanata it also différa
in the much narrower trichomes.
Fig. 7 - — A, Tolypothrix magna sp. nov. ; 13, T. clistorta Kütz. var. sanioënsis Wille;
C, T nodosa sp. nov. A X 540; B, X 350; C, X 1.230.
21. Tolypothrix tenuis Kütz.
Forma.
Diam. fil. 7,3-8,4 g; crass. trich. 5,2-6,3 g; heterocysts, lat. 5,2-
7,3 p. long. 7,3-18,9 g.
Hab. Floating in a tank along witli Scytonema simplex between
mile-stones 65 and 66 on road between Kandy and Anuradhapura,
Ceylon. (F. E. Fritsch).
The alga possesses both single and geminate branches in equal
numhers, the former always arising by the side of dead cells adjoi-
ning one-or two-pored heterocysts. This form différa from the type
Y. BHARADWAJA
177
in the cylindrical intercalary beterocysts which may be tkree times
as long as broad and in the presence of pseudovacnoles in the cells.
22. Tolypothrix magna Sp. Nov. (Fig. 7, A).
Stratum a thin, dirty blue-greeu crust. Filaments irregularly
curved and densely" entangled. Pseudobranches short, usually single,
arising by the side of dead cells, one-pored beterocysts or dead cells
adjoining such beterocysts, rarely by the side of two-pored kete-
rocysts. Sheatli lirm, thick, pigmented, with distinct divergent stra¬
tification. Trichomes with distinct septa, occasionally constricted at
the joints. Cells flattened, 1/3 - 1/5 times as long as broad, in old
trichoines slightly longer and usually liaif as long as broad. Hete-
rocysts intercalary (two-pored) and terminal (one-pored), broader
than long; terminal beterocysts subspherical, intercalary unes
slightly quadratic or transversely ellipsoidal, usually broader than
the trickome.
Diam. fil. 23,1-35,7 g; crass. vag. 0,8-11 g; diam. trich. 9,4-13,G g;
beterocysts, lat. 9,4-1 G,8 g, long. G,3-12,5 g.
On surface of rocks, among other Myxophyceae, near Tank at
Nalanda, Ceylon. (F. E. Fiutsch).
Tliis alRfi does not agréé with any of the existing species of Toly-
potkriæ. Il resembles T. Elenkinii ITollerb, in the flattened disc-
sliaped cells, but dilfers in the thicker filaments and trichomes and
in the very thick divergent sheath. It also resembles T. epilithicà (Er-
ceg). Geitler in the thickness of filament and sheath, but it contrasts
with the same in possessing mucli thicker trichomes, very much flat¬
tened cells and divergent stratification in the sheath. It also shows
a superficial resemblance to T. byssoidea Hass. var. polycladus Frénvy
in possessing flattened cells, divergent stratification in the sheath and
more or less the same form of terminal beterocysts, but it differs mak-
edly in the much thicker filaments, comparatively thinner trichomes,
the firm and much thicker sheath and in the presence of only occa-
sional constricions at the joints.
Tn conclusion, I bave plcasure in ex pressing my great indebted-
ness to Professor F. E. Fritscit, e. Tl S., for bis guidance and help
in preparing fhis paper.
178
SCYfONÉMA AbJÜ TOLYPÔThRIX
REFERENCES
1. r?nAitAt)\v a.ja Y. — False Branching and Shea th-S trnctul'e in the Myxophy-
ceae, with spécial reference. to the Scytonemataceae. Arch. /. Pro-
tistenle, LXXXI. 1933, 243-23.
2. Frémy P. — Les Myxophycées de l'Afrique équatoriale française. Arch. <1.
Bot., iii (1929), Mein. N», 1930.
3. Gardner N.-L. — New Myxophyceae from Porto Rico. Mon. Y. Y. Bol. dard.,
VII, p. I et seq., 1927.
4. Gkttlkr L. — Cyanopliyceae. in Rabenhorst* s' Kryptogamen-Flora von JVuro-
pa, XIV, Die Algen, 1932.
* From the Department of liotàny, Rast Lotidon College, University of
London.
NOTES
Sur la présence du Scenedesmus microspina Chod. (1)
dans le département de la Sarthe
Parmi les quatre espèces de Scenedesmus figurant dans une
récolte faite en septembre 1931 dans le département de la Sartlie,
j'ai eu la bonne fortune de trouver le Scenedesmus microspina Cliod.
Cette espèce inconnue jusqu’à ce jour en Europe, a été trouvée pour
la première fois en Sibérie par Printz en 1915, et décrite par cet
auteur sous le nom de Scenedesmus quadricauda forma (2).
Malgré l’absence de culture pure de cette espèce, le Professeur
P. Chodat n'en considère pas moins la longueur très réduite des
pointes de ce Scenedesmus, comme étant un caractère d’une valeur
spécifique suffisante, comparable par sa stabilité aux autres espè¬
ces figurant dans la sous-série quadricaudati Chod., et dont il a pu
pendant plus de 30 ans de culture pure observer la constance (3).
Les quelques exemplaires de cette espèce que j’ai eu l’occasion
d’étudier lors du recensement de la microflore de cette station, et
dont je donne un dessin fait à la chambre claire (fig. 1), présen-
180
NOTÉS
faient un cénobe constitué par quatre cellules étroitement unies
sur toute leur longueur; les deux marginales ventrues, munies à
chaque extrémité d'un aiguillon très court, de longueur égale au
tiers ou au quart de la largeur de ces cellules; sommet des cellules
14-15
largement arrondie: dim. - p.
6-7.2
Voici à titre de document écologique et phytosocioiogique, une
suecinte description de cette station, suivie d’une liste des Algues
trouvées à cette saison. Petite cuvette d’eau pérenne, creusée dans
le grès de Si Suzanne, de niveau très variable selon les saisons,
mais ne dépassa ni pas un maximum de trois mètres, au lieu dit
« La Croix », commune de Monlreuil-le-Chétif. La végétation pha-
nérogamique marginale esl nulle, les roches submergées sont abon¬
damment tapissées par Fantinnlû aiilipyretiea L. ; le seul liydro-
phyte croissant dans cette petite cuvette, est représenté par quelques
maigres touffes d 'Isnardia palu&tris L.
L'expression des touffes de F ont inali s m’a donné une flore algale
variée ; OJiaracium lirannii Brueg., ('. acuminatnm A. Br., Pedias
1mm Boryunum (Turp.) Meneg. type et var. ymnulatum (Ktg.) Br..
AuMstrodesmus falcutus (Cord.) Ralf. type et var. adoularis (A.
A nlcistrodcsmus fuira tus (Cord.) Ralf. type et var. adoularis (A.
Br.) G. S. West, Feenedesinus aculiformis Schr. var. tricostatus
Chod., S. microspiiia Cliod., F. tctradesmiformis (Wolsz.) Chod., 8.
Wcstii (Sm.) Chod., Gongrosira sp., Œdogonium sp. ster., Closterium
mofliliferum (Bor.) Blir., Cosmarium im pressai uni Elf., C. angu-
losum. Bréb. var. concimmm (Rab.) West et G. S. West., Ophiocytium
arbuscula Rab., Dinobryon eurystoma Lemrn., Synedra acus Kütz.,
Eanotia pectinalis Kütz., Achnanthes linearis W. Sm., A. minutis-
sima Kütz., Oocconcis placentula Ehr., Pinnularia mesolepta Ehr. var.
stauroneijonnis Grun., P. stauroptera Grun. var. parra Grun., Nam-
cala cryptocephala Kütz., .Y. Pupula Kütz. forma, .V. viridula Kütz.,
Ftauroncis an-ceps Ehr., (loinphon&nia acuminatnm Ehr., Amphore
oralis Kütz., NitzscMa païen Kütz., Perulinhm sp., Trachelomonas
perfora ta (Aw.) Dell., Oscillatoria clilorina Kütz., Spirulina sp., Phor-
rnidium tenue Gom. Manguin.
Source . MNHN, Paris
NOTES
181
BIBLIOGRAPHIE
1 . Scenedesmus. Etude yén. sytcm. vxpé. et hytlrobio., Aarau 1926; page 232-
233, fig. 137.
2. Printz. Cblorophy. il. Siidl. Sibériens u. cl. Ukiankailaudes, Sporsk-Eelslca
S 1er. (1915). Tab. IV, fig. 206-21/7.
3. U. Ciiodat. Algues en culture pure. Berne, 1913.
Nébulosité et brumes régionales comme facteurs possibles
de la répartition géographique des Algues marines
La flore algale du fond du Golfe de Gascogne présente un
caractère méridional accusé, caractère que Bon net, en 1892, croyait
devoir se continuer le long des côtes d’Espagne, du Portugal et du
Maroc malgré les listes de Colmbiro et de Lazaro ê Iviza et les
exsiccata de Durieu de Maisonneuve, qui ne pouvaient d’ailleurs
être consultés avec une pleine sécurité. O. Sauvageau démontra que
cette opinion était erronnée et qu’une flore à caractère septentrionale
occupait la partie occidentale de la côte nord de la péninsule jus¬
qu’à la Galice. G. Hamel a montré qu’il en était de même à Vigo,
où, dit-il, « la flore rappelle celle qui croit sur nos côtes bretonnes ».
Nous avons trouvé une flore semblable jusqu'au Lima et quelques
éléments septentrionaux franchissent même la région sableuse et
se retrouvent au cap Mondego.
Dans la Manche, d’après les listes d’algues et les travaux de
Van Heurck, Miss Lylb, Mme I*. Lemoine, G. Hamel et nous-même,
le golfe normand-breton, entre les Héauts de Breliat et la Hague,
y compris les îles anglo-normandes, présente un pourcentage im¬
portant d’éléments méridionaux, voir méditerranéens, comparative¬
ment aux flores du Finistère et du nord du Cotentin.
De ces deux constatations, on pourrait supposer qu’il existe,
dans ces deux golfes, un ou des facteurs particuliers favorisant la
présence d’une flore ou d’éléments plus méridionaux que ceux qui
devraient normalement s’y rencontrer et donner à la végétation de
ces golfes un aspect semblable à celui des promontoires qui les
182
NOTES
séparent ; la péninsule armoricaine étant commune aux deux. Mais,
le régime océanographique de ces deux golfes est si différent que
cette hypothèse ne nous parait pas devoir être retenue.
Par contre, le Nord du Cotentin, la Péninsule Armoricaine et
l’angle nord-ouest de la péninsule ibérique présentent des carac¬
tères climatiques communs : importance et fréquence de la nébu¬
losité et des brumes diminuant, pendant une période de l’année,
l’éclairement moyen et maximum. Ce caractère est indépendant de
l’importance des précipitations fluviales; les pluies fortes et de peu
de durée du pays basque séparées par des périodes de temps clair
pouvant apporter autant d’eau que les pluies fines du Cotentin
et de Bretagne en apportent pendant de longues périodes de ciel
couvert.
Nous pensons que cette diminution de l'éclairement, intervenant
pendant une partie de l’année, favorise la croissance d’espèces sep¬
tentrionales sous des latitudes où devrait prospérer une flore voisine
de celle qui demeure dans les golfes, et que la flore normale pour
la latitude serait celle que l'on rencontre dans les fonds des golfes
considérés.
Bien que nous ne puissions apporter de chiffres à l’appui de
notre hypothèse, faute de documents suffisamment détaillés concer¬
nant la luminosité moyenne et maxima, elle peut être prise en con¬
sidération car de très nombreuses observations ont montré que
l’intensité de l’éclairement a une action marquée, sinon prépondé¬
rante, sur la possibilité d une évolution normale pour le plus grand
nombre des algues.
Ce n’est point ù dire qu’il ne puisse exister d’autres facteurs
dont 1 acfion complète celle d’une diminution régionale d’éclaire¬
ment due à la nébulosité, mais cette dernière nous parait devoir
être la plus importante. R 0 b. Lami.
NOTES
183
Stations nouvelles de quelques Algues rares
dans la Manche occidentale.
Une croisière de quelques jours è bord du bateau du Laboratoire
Maritime du Muséum, an début d’août 11133. nous a permis de noter
quelques stations nouvelles d’algues peu communes sur les côtes tara-
çaises de la Manche.
Laminai i« Lejolim Sauvageau a été rencontré sur la face sud
du Grand Léjon, récif isolé au large de la baie de Samt Bneuc. Les
plantes observées, de grande taille, étaient situées nettement au-
dessous du zéro des cartes marines. La station la plus orientale signa¬
lée antérieurement était celle de Bréhat il quelques 30 kilomètres
plus à l’Ouest.
Codium difforme Ktttz. Quelques mètres carrés de cette espèce
ont été observés sur le flanc du Grand Léjon. Vers 111,50 au dessus de
zéro. Cette localité diffère considérablement, au point de vue écologi¬
que, ,ie celles que Ils Beauchami? et nous avons signalé à Bréhat et
aux Chausey.
Bporobhnn* pedunculatus G. A. Ag. et son commensal habituel
AiihrvcluiUa nllosa Duby ont élé dragués eu énorme abondance, aux
environs de l'ordic, par 10 à 15 mètres, sur fond de coquilles û’Anmnm.
Mous n'avions jamais observé une telle abondance de ces deux plantes
assez communes eu épaves et dans les dragages du Golfe Normand-
breton.
Damna [ru-nwea Menegli., algue considérée comme rarissime dans
la Manche, a été ramenée par centaines dans les mêmes dragages, en
individus porteurs de cystocarpes ou de stiohidies. Signalée sur la
côte sud Angleterre et aux Iles Anglo-normandes, elle avait été ré¬
coltée sur quelques points de la Rance où elle est très rare. 1,11c nous
semble cependant en voie d’extension depuis quelques années. Ne figu¬
rant pas dans la floral* des algues du Nord de la France par Debray,
dans celles de la Hougue et de Tatillon par Haiiiot, ni dans celle de
Luc et environs par Chemin, elle vient d être rencontrée, cet été, a
l’ort-en-Bessin, par M. Fortin.
Crriffithsia barbata Ag., très rare espèce, a été rencontrée dans
les mêmes dragages, mais peu abondante. Elle avait été signalée dans
184
NOTES
Jes lies Anglo-normandes et à Chausey et nous l’avions récoltée à
Urôliat, en épave.
Naccaria Wigghii Endl. a été également dragué avec les espèces
précédentes en grands individus, mais peu nombreux. Robert Lami.
Laboratoire Maritime de Saint-Servan, Août 1933.
Hyilrurus fetidus Kirchiier au Kamtchatka.
Pendant une expédition scientifique organisée en 1930 sur la côte
Ouest du Nord du Kamtchatka par P Institut Scientifique Pacifique des
Pêches de Vladivostok et' dirigée par l’auteur, j’ai eu l’occasion d’étu¬
dier aussi quelques Algues et Bactéries d’eau douce dans l’ile Kara-
gnisky, eu octobre 1930. Une nouveauté intéressante pour la flore algo-
logique du Kamtchatka (flore comparativement bien connue grâce à
l'important travail du Pr A. A. Elenkin « Les Algues d’eau douce du
Kamtchatka » — en russe — publié dans la série des « Résultats
scientifiques de l’Expédition de Riabuchinskv ») est particulièrement
Hyilntriis foetidus Kirchner. J’ai rencontré des colonies de cette al¬
gue, très bien développées, sur les pierres dans l’eau froide de la ri¬
vière ünnanaem (Ile Karaginsky) et j’en ai fait l’étude an microscope
sur le vivant. ,, , ,r
a. a. Kongimser.
De l'influence (les variations brusques de température
sur la multiplication de certains Flagellés
L’influence néfaste des variations brusques de température sur
de nombreux organismes est connue depuis fort longtemps aussi
n avons-nous pas la prétention de présenter ici quelque chose de
nouveau mats seulement de confirmer par une observation précise
et pai expérience les remarques de nos prédécesseurs
Nous récoltons depuis plus de quinze ans du plancton d’été dans
es Canaux du Parc de Rambouillet. Ces Canaux sont de vastes
pièces d eau d une très grande superficie, mais dont la profondeur
moyenne ne dépassait pas 30 à 35 cm., souvent moins Dans ces
NOTES
185
conditions le Plancton ne renfermait qu’un nombre prodigieux de
Protococcales, des Diatomées et quelques rares Conjuguées ( Stau -
rastrum). Bien que les Flagellés et Dinotlagellés abondent dans les
mares et étangs très voisins, nous n’avions jamais rencontré ni
Phacus, ni Euglènes, ni Ceratium dans les Canaux.
Or, au cours de l’année précédente, ces pièces d’eau furent cu¬
rées et leur profondeur amenée à près de deux mètres. Le plancton
changea immédiatement «le composition. Voici les listes compara¬
tives des principales espèces observées avant et après l’approfon¬
dissement :
Podiastrum duplex ;
— boryanum;
tétras ;
Bcenedesmus quadricauda ;
— opoliensis;
dimorphus;
— falcatus;
( ïqdastrum cam bricum ;
— mieroporutnj
Tetracdron regulare ;
— var. incas;
— caudatum var. incisum ;
Peridinium inconspicuum ta b. con-
junctum var. excavatum;
Tetrastrum staurogeniaforme ;
Ankistrodcsmus falcatus ;
setigerus;
Merisnwpedia tenuissima ;
Staurastrum gracile;
Trachclomonus volvocina ;
Lcpocinelis oc uni ;
— fa. dimidio minor:
Phacus orbicularis ;
longicauda;
— var. torta;
plcuronectes ;
— curvicauda ;
platalca ;
aenigmatica;
iSügienu arus;
— var. longissima;
— Ehrcnbergii ;
— spirogyra;
pisciformis ;
— fnsea;
Cvratiuin hirundiniila ;
Peridinium cinetum ;
— — fa. angulatum;
— inc o nspieuuui ;
Tetracdron limneticum;
hastatum;
— het-racantum;
Pcdiastrum tétras;
Seenedesm us qua dricauda ;
. l stcrionella gracillima ;
.V taurastrum gracile;
Xantidium antilopeum;
('osmarium granatum;
Closterium venus;
Dinobryon divergens;
Botryococcus Braunii.
Source : MNHN, Péris
186
NOTES
On pourrait objecter que le brassage des eaux et du substratum,
en changeant la composition chimique du milieu est peut-être pour
quelque chose dans cette variation de la flore. Nous ferons remar¬
quer que nous avons pris la précaution d’effectuer notre pêche dans
un lieu curé et au repos depuis un an et demi et où le substratum
habituel avait eu le temps de se reconstituer.
Pour nous, il ne saurait y avoir de doute : le mode d'alimen¬
tation des Canaux n’ayant pas changé, l’établissement de la nou¬
velle flore provient uniquement du fait de l’approfondissement des
pièces d’eau. Le volume de la masse liquide étant plus de six fois
ce qu’il était primitivement, les variations de température se font
insensiblement et permettent désormais l’établissement d’un planc¬
ton à Ceratium hirundinella.
Pour corroborer ces observations, nous avons, du reste, tenté
l'expérience suivante : Euylena deses, que nous cultivons depuis trois
ans, fut ensemencée dans deux tubes semblables sur des milieux
identiques. L’un des tubes fut exposé dehors ù un éclairage nord,
l’autre conservé à l’intérieur du laboratoire et soumis au même
éclairage. Les variations nycthémérales de la température étaient, à
cette époque d'une douzaine de degrés pour le tube exposé à l’exté¬
rieur et de deux h trois degrés seulement pour le tube maintenu à
l’intérieur.
Alors que la multiplication des Euglènes se faisait normalement
dans le tube placé en laboratoire, celle des cellules du tube extérieur
était complètement entravée.
Il suffit de rentrer au laboratoire le tube exposé dehors pour
Que la multiplication s y lasse désormais d’une façon normale.
M. Lefèvre.
Modifications du lest des Euglènes et de la carapace
des Diatomées
Plusieurs observations faites tant sur les Diatomées que sur
d’autres algues unicellulaires obtenues en cultures vont nous per¬
mettre peut-être de donner une explication du mécanisme de la perte
de la carapace observée chez plusieurs espèces de Diatomées marines.
1° Nous avons obtenu en cultures unialgales des Eugléniens à
NOTES
187
test rigide : Phacm orhiculari *, Ph. hmyicauild, Pli, pyrmn, etc.
Nous avons pu, à loisir, observer leur multiplication par division
et nous avons remarqué que chaque division était précédée d un
ramollissement de la membrane du test, d’une sorte de rajeunisse¬
ment, qui lui permettait de s’accroître après la division. Ce lait
avait du reste été entrevu par I*. A. Danoeard qui écrivait en 1902
h propos de la division de Pfoacus pyrum: « ...le corps s arrondit
h l’avant; à barrière la pointe diminue de longueur sur quelques
individus, il devient même assez difficile de distinguer la partie
postérieure du corps de la partie antérieure ».
Ceci implique bien une modification au moment de la division,
la membrane, de rigide qu’elle était, devient déformable et ceci, par
dissolution d’une partie de ses constituants (1).
2° Au cours de ces trois dernières années, nous avons obtenu
plusieurs cultures unialgales de Diatomées d’eau douce. Ces cultures
ont fourni des milliers de divisions. Jamais nous n avons observe
la formation d’auxospores et cependant, la taille des Diatomées est
restée normale. Or, d’après le principe même de la division chez
les Diatomées, on sait que les frnstules fils sont plus petits que
ceux de la cellule mère. Puisque nous n’avons pas observé de dimi¬
nution de taille, il faut en déduire que les frnstules des Diatomées
filles ont grandi après la division. 11 faut donc que l’un des frus-
tules de chaque Diatomée fille qui appartenait h la Diatomée mère
ait acquis de nouveau une certaine plasticité et une nouvelle apti¬
tude à. la croissance. 11 a subi un rajeunissement.
3° Une autre preuve du rajeunissement de la membrane des
Diatomées nous est fournie par la possibilité d’obtenir des frnstules
monstreux et cependant bien constitués puisqu’ils résistent aux aci¬
des. On sait en effet que, sous l’action de procédés de culture spé¬
ciaux (nutrition, lumières de couleurs) on est parvenu il obtenir
des Diatomées très déformées. Or, puisque, lors de la division, cha¬
que Diatomée fille emporte avec elle un frustule de la Diatomée
mère, et qu’il y a toujours similitude parfaite entre les deux frus-
tules d’une même Diatomée, la forme initiale de 1 ensemencement
devrait être immuable et se perpétuer indéfiniment semblable à.
(1) Rappelons ici que le protoplasma des Eugléniens est inclus dans une
membrane plus ou moins ferme, sorte de pellicule non cellulosique. Elle serait
(Klebs, Hamburger) constituée par une substance proche des albuminoïdes ou
plutôt, comme l’écrivait P.-A. Dangeard en 1902, par deux substances de com¬
position chimique différente.
188
NOTÉS
elle-même. Pour qu’il y ait apparition <le monstruosités, il faut
admettre que les frustules de la cellule mère sont susceptibles de
modifications au moment de la division.
Personnellement- nous pensons qu’à ce moment, le protoplasme
emprunte peut-être (par dissolution) aux frustules âgés, la silice
qui lui permettra d'édifier intérieurement les deux frustules fils.
Il y a, de ce fait, ramollissement des frustules âgés qui deviennent
alors aptes à changer de forme on à s’accroître pendant un certain
temps. Aussitôt la division terminée les deux cellules jeunes sili-
cifient à nouveau leurs frustules en attendant une nouvelle multi¬
plication.
Si cette hypothèse est exacte, elle explique très facilement la
perte de la carapace chez certaines Diatomées marines cultivées. 11
est évident que les conditions auxquelles sont soumises les Diato¬
mées en culture sont loin d’être celles de leur habitat d’origine.
Dans ces conditions, certaines espèces exigeantes ne peuvent plus
restituer à leurs frustules, aux dépens du milieu ambiant, la silice
dont elles s’étaient dépossédées pour former les cellules filles au
moment de la division. Il s'en suit qu’au bout de n divisions, la
quantité de silice contenue dans une seule Diatomée se trouve ré¬
partie dans un nombre considérable «le cellules. Les frustules sont
alors de moins'en moins silicifiés au fur et à mesure «pie s'opèrent
les divisions, d’où perte effective de la carapace.
Si réellement il s'agit d’un tel processus, on peut penser qu’en
accélérant au moyen d’un facteur physique, par exemple, la vitesse
de multiplication d'une culture donnée de Diatomées, on pourra
réaliser au bout d’un temps plus ou moins court la perte effective
de la carapace siliceuse. 11 y a là un moyen de contrôler cette
hypothèse de travail.
Mais il faut reconnaître d'autre part qu’en ce qui concerne le
mécanisme physiologique, elle pose aussi «les questions pour lesquel¬
les nous n’avons encore aucun élément d’information.
Il faudrait admettre que les dépôts «1e silice déjà existants
puissent être, par un mécanisme qui nous échappe complètement,
a. nouveau mobilisés dans la cellule vivante et transportés vers
«l'autres régions de celle-ci.
Bien encore «les faits physiologiques connus ne peut nous four¬
nir d’indication précise sur l’absorption «le la silice, ses migrations
et son utilisation dans la cellule.
E. Bachrach et Al. Lefèvre.
NOTES
189
Remarques sur la fluorescence des Chloroph’ycées marines.
Nous vons signalé, en collaboration ave Diiéré (1) la fluores¬
cence rouge, présentée sous l’action «les rayons ultraparaviolets, par
le thalle vivant «l 'Vira laotuca. Avant nous, Chemin et Tfrchini (2),
examinant quelques algues en lumière ultraparaviolette, n avaient ob¬
servé aucune fluorescence de cette même algue. Il nous a semblé que
de nouvelles recherches étaient nécessaires et méritaient d’être effec¬
tuées pour trancher cette question «pii nous paraît importante : La
chlorophylle est-elle ou non fluorescente dans la cellule vivante des
algues marines ?
Les recherches de Chemin et Tirciiinï et les nôtres n'ayant pas
été effectuées dans les mêmes conditions, il importait en particulier
de chercher, parmi les différences existant dans les protocoles d'ex¬
périences, quelles étaient celles qui étaient capables de rendre compte
des divergences observées dans les résultats. Chemin et Tïjrchini
avaient procédé à l’examen des algues à Roscoff même, alors que les
Cives «pie nous avions utilisées ponr nos recherches, récoltées à Ros¬
coff, nous avaient été expédiées par la poste à Fribourg (Suisse) où
elles avaient été examinées. Bien que leur apparence fût normale ù
l’arrivée et dans I, s jours qui suivirent, on pouvait penser qu’une al¬
tération de ces algues au cours du transport avait été la cause des
divergences observées entre nos résultats et ceux «1e nos prédéces¬
seurs. Cependant I )héré (1) avait observé que des Spirogyres, peu de
temps après leur récolte, manifestaient une fluorescence rouge nette¬
ment perceptible. L'expérience restait à reprendre sur des algues ma¬
rines. Au cours de séjours aux laboratoires Arago (Banyuls-sur-Mer)
et Lacaze-Duthiers (Roscoff), j'ai pu récolter fréquemment des Ulves
devant le laboratoire même, les immerger dans un cristallisoir rempli
d'eau de mer et les soumettre, «pielques minutes après leur récolte,
aux radiations ultrapara violettes (appareil «le Reichert). La fluores¬
cence rouge, souvent très intense, toujours nette, s'est manifestée. .Te
crois donc, étant données les conditions très biologiques dans lesquel-
(1) Dhéré et Fontaine. — Recherches sur la fluorescence «les algues et «le
leurs constituants pigmentaires. Ann., Inst, océan., t. X, p. 248, 1931.
(2) Chemin et Turciiini. -— Examen de quelques algues eu lumière ultra¬
paraviolette de ix — 3.650 A. Bull. Inst. Océan, n° 5.561, 1930.
Source.
190
NOTES
les j’ai opéré, que la fluorescence des nlves v ivantes, sous l’action des
rayons ultraparaviolets ne peut faire aucun doute.
A quel facteur attribuer alors les résultats négatifs obtenus par
Chemin et Tdbchini ? Bien que ces auteurs ne spécifient pas l’appa-
i-eO producteur d’ultra-violet qu’ils ont utilisé, je crois pouvoir infé
rer du titre même de leur travail (lumière de à 3.G50 A) qu'il s'agis
sait d'une lampe A vapeur de mercure avec écran de Wood. Or le la
Moratoire Arago possède deux types très différents de lampes produc
trices d'ultra-violet : 1“ la lampe Reichert, fournissant nue gamme
très riclie de radiations comprises entre 1 315 et 1 395 ; 2" une lampe
finnois à vapeur ,1e mercure et à écran à oxyde de nickel donnant
un groupe de raies de forte intensité sur 1 36S-367, mais en dehors
de celles-ci, un nombre de raies extrêmement faible et s’étendant sen¬
siblement moins vers le violet que dans le cas de l’appareil précé-
dent.
Or, avec cette seconde source, la fluorescence du thalle iVülva
lactuoa. est toujours très sensiblement moindre que celle obtenue avec
la première. 1)onc la aom ' c ' e employée par Chemin et Tdbchini était
inferieure (en ce qui concerne la fluorescence en question) A celle que
nous avons utilisée.
D’autre part la fluorescence de tontes les ulves, de tous les frac-
8 ‘ UiVe ' ne ésente P as >« intensité. En particulier, nous
avons pu constater l'influence très nette de l'insolation sur l'intensité
de la fluorescence. Dans la portion d'un thalle d’nlve présentant une
fluorescence sensiblement homogène, découpons par exemple deux
rectangles et immergeons cbacm de ceux-ci dans „„ cristallisoir rem-
tel uuT V.T' Uia "T S "* de “ CriStaUi80ira “ PI»»» soleil, l'un
bout de’ , C “ mP nt entUm ' 6 ,r ’ ,U él,ais P' a P ier noir. An
bout de quelques heures, la fluorescence du fragment insolé sera très
s“fT) r n ê r Ile dU f " agment l-otégé des radiations
solaires (1). De meme, a la fin d'une journée très lumineuse la fluo
rescence des ulves qui viennent d'être récoltées dans des eaux peu
piofondes, nous est apparue en moyenne inférieure A celle des ulves
du meme point récoltées et examinées le matin.
Ainsi, le je,, combiné de ces deux facteurs, d’une part la qualité
des rayons ult ra-violets utilisés, d'autre part b, possibilité d’une îm
de 11 y “ ,f ™
Source .
NOtBü
191
solation préalable des thalles examinées permet de comprendre com¬
ment la fluorescence, alors très faible, a pn échapper à l’observation.
Cependant, cette fluorescence, facilement observable dans de
bonnes conditions (source convenable, obscurité) est.très résistante.
C’est ainsi que, si l’on abandonne à sec au laboratoire un fragment de
thalle d’ulve bien fluorescent, il montre encore, après 48 heures de
dessication, une fluorescence rouge nette (quoique plus terne, d’une
nuance pins brique que la fluorescence primitive) et, si on l’humecte
soit d’eau douce, soit d'eau de mer, la fluorescence, d’un très beau
rouge vif, réapparaît aussitôt. De même, on peut transporter une ulve
d’eau de mer en eau douce ou en eau de mer sursalée (A = — 3°) ou
en glycérine, sans observer (au moins pendant les premières heures
de séjour dans ces liquides) des modifications sensibles de la fluores¬
cence. L'intensité de la florescence ne paraît pas sensiblement influen¬
cée par les variations de température, tant que celle-ci ne dépasse
pas 40°. L’élévation de la température au-dessus de 40° entraîne
d'abord sa diminution, puis sa disparition complète.
Cette fluorescence rouge que nous jugeons incontestable dans
l'ulve vivante existe-t-elle chez toutes les Chlorophycées ? ("est ce que
nous pensons pour l’avoir observée chez des représentants des prin¬
cipales familles.
Protococcai.es ...
TTlatijichales ....
SlPHONOCLADALES .
SlPHONALES .
Ulvacées .
Valoniacées .
' Cladophoracées ..
( Bryopsidacêes ....
I Codiacées.
Palm ophyllu ni r ra ss u ni.
Enteromorpha Llnzn. E. rnmprcssa.
Ulva lactuca.
Y al on iu ni a croph nsa.
Cladophora divers. Chactomorpha ca-
p iliaris.
Bryopsis muscosa.
Codium difforme (1).
. Chez les Cladophora récoltées dans les flaques littorales, nous de¬
vons cependant signaler que la fluorescence était extrêmement faible
et très difficilement visible macroscopiquement, mais elle était, quoi¬
que peu intense, incontestablement mise en évidence au microscope
à fluorescence. Au contraire, chez Cladophora 'proliféra dragué par
(1) Nous remercions bien vivement notre collègue, Jean Fei.dmann, assis¬
tant à la Faculté des Sciences d’Alger, qui a bien voulu déterminer et souvent
même récolter les algues précitées.
Source: MNHN, Pans
Ù)2
NOTES
25 mètres, d’une teinte beaucoup plus verte d’ailleurs, la fluorescence
était des plus belles, ainsi d’ailleurs que chez Valonia macrophysa et
Codium difforme également draguées.
Nous conclurons donc que, chez les Chlorophycées tant marines
que d’eau douce (nombreux travaux antérieurs, voir la bibliographie
du mémoire -). la chlorophylle in situ et in vira est normalement fluo¬
rescente. m. Fontaine.
Source : MNHN, Paris
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Dans des Codium provenant de Banyuls, l’A. a rencontré: 1° dans Codium
difforme , quatre Cyanophycées roses: Hydrocoleum coccineum Gom., Micro¬
coleus Wuitneri n. sp., Microcoleus Codii *>• sp., Urachytrichia balani Born.
et Flali. for. purpurea n. for.
2° dans Codium Bursa, deux espèces, également roses : Hydrocoleum cocci-
neuni et Microcoleus Vouki n. sp.
3“ dans Codium. tomentosum, seul Brachytrichia balani for. purpurea
est véritablement endophyte. Au sommet des utricules était fixée Lyngbia
infixa n. sp. — 1t. L.
Hof C. and Frémy P. — On myxophyceae living in strong bri-
nes. Rcc. des trav. bot. néerlandais, vol. XXX, 1932-1933.
Parmi les nombreuses Algues signalées jusqu’ici dans les eaux à forte con¬
centration saline, il y a lieu de distinguer celles qui peuvent seulement résister
194
BIBUÜÜRAPH1E
daus ces conditions (halotolérantes) et celles qui peuvent y croître et s’y mul¬
tiplier (halophiles vraies) ; ces dernières comprendraient les espèces qui peu¬
vent se développer dans de l’eau contenant 3 molécule-grammes par litre de
sel marin, soit une concentration de 17,5 %. Miçrocohms chthonoplastes, par
exemple, serait une espèce lialotolérante parce qu’elle cesse de se développer
dans une solution à 2 mol. de chlorure de sodium. Les vraies halophiles seraient
relativement peu nombreuses : Spirulina subsalsa (3,2 mol). Phormidium tenue
(3 mol.) Phormidium sp. (4 mol.), Drensia satina ou Aphunocapsa liitoruHs ou
Aphanothccc halophytica qui, pour l’un des auteurs, ne constituent qu’une seu¬
le espèce, l’examen de nombreux échantillons lui ayant montré une transition
presque complète de Aphanocapsa-Drensia-Aphamthcce.
La vie en milieu salin concentré favorise la formation de cellules géantes
avec vacuolisation du protoplasme et séparation des deux pigments bleu et
vert ordinairement mélangés. L'action des solutions hypertoniques jusqu’à sa¬
turation a été étudiée chez Aphanocapsa et a provoqué une plasmolyse. — E. C.
Howe, M. A. — The géologie importance of tlie lime-seereting
algae, with a description of a new Travertine-forming organism.
U. 8. Dep’t Int., Geol. 8urv. Prof., Paper 170-E. Shorter Contr. Gen.
Geol. 1931, p. 57-65, 1932.
In this paper there is deseribed Lithomyxa calcigena u. gen., n. sp.
(Chroocoecaceae, Myxophyceae). and a discussion of tlie general importance
of lime-depositing algae is given. — AV. R. Taylor.
Taylor, Wm. Randolpii. — Notes on the gen us Anahaenopsis.
Amer. Jour. Bot., 19, p. 454-463, pi. 39-40, June 1932.
A sample of the original African material of Anabaena flos-aquae var.
circulons G. S. AVest vas studied, and the original concept of this plant
vas fouud to be based on 3 organisais; a limited conception of Anabaenopsis
circulans (G- S- AVest) V. Miller vas established and redescribed, the other
tvo organisais being as follows : A. Arnoldii Aptek., in a form differiug
little from the type, but deseribed in detail, and A. Cunningtonii u. sp.
distinguished from .4. circularis by its straight trichomes, oval heterocysts
and «longate cells, the type being from Chainaluki, Tanganyika, Africa, coll.
AA'- A. Cunnington 1904. From Sampaloc Lalce, Luzon Prov., Philippine Ids.,
a sample gave 3 forms of Anabaenopsis; A. Arnoldii Aptek., differiug little
from the African and Russian forms, but deseribed in detail; A. philippi-
nensis u. sp., nearl.v related to A. RaciborsMi (AVoos.) Elenk. from Java,
but having longer heterocysts and more slender trichomes which are greatly
coiled; A. luzonensis n. sp., near A. Elcnlcinii V. Miller, differing in the
shape of the heterocysts and longer spores. A key involving these species and
varieties, and certain others of the genus, is appended. — AV. R. Taylor.
Samano Bishop, A. — Conlrilmcion al conocimienlo de las al-
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Chez les Flagellâtes libres à symétrie axiale et à flagelles homodynes {Mal¬
lu mono x, Trachelomoms, Btrombomonas, Crumenula, Carteria, Chjamydomonas,
Chloroyoniuni) les espèces primitives sphériques originellement, évoluent typi-
quement vers la forme fuselée, ou bien directement ou bien en passant par la
forme cylindrique ou par des formes plus ou moins ovoïdes acuminées soit vers
l’avant, soit vers l’arrière. — I. F.
Hall, S. R. Observations on Eugena leucops n. sp., a para¬
site of Slenostomum, with spécial reference to nuclear division.
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This colorless organisai laeks a flagellum wliile in the host. but develops
one if free. Division of the nucléus involves a transverse division of the re-
puted chromosomes. The type derived from near Charlottesville, Virginia, U. S.
A. — W.-R. Taylor.
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ques Eugléniens. True. Cryptog. déd. à L. Mangin, p. 343-354, 31fig.,
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L’auteur étudie successivement la forme du corps, l'ornementation, les di¬
mensions, le flagellum et la cytologie des genres Euglcna, Phacus, Lepocinclis
et discute la valeur systématique de ces différents caractères. T'ne espèce nou¬
velle: Phacus Mangini est décrite. — J. F.
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From cultures the végétative cell charactefs are defined. Formation of
aplanospores and biciliate zoospores is by progressive cleavage after nuclear
division and witb pyrenoid fragmentation. Botb bore végétative cells by en-
largement. No bipartition of the végétative cells occurs, and gamete fusion was
not noted. Zoospores are formed in wet cultures ; in solutions équivalent to 1,8
Knopf’s sol. aplanospores are formed. P.vreuoids segment, the segments dissolve
and are deposited in the forai of starch. Stroma starch dérivés from that sur-
rounding the pyrenoids by migration. — W.-R. Taylor.
Dangeard, P. A. — Note sur le Platymonas roscoffensis sp. nov.
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Cette algue vit à Iioscoff dans les cuvettes ti salinité variable. Elle se pré¬
sente sous la forme d'une cellule cylindrique pourvue d’un sillon longitudinal et
présentant 4 flagellums insérés au fond d’une échancrure en entonnoir. Ces fla-
gellums sont disposés ordinairement par paires, deux à droite et deux à gauche;
de plus, on s’aperçoit que les deux couples de flagellums correspondent aux
deux faces les plus larges de la section transversale du corps. Le chromatopho-
re est du type en cloche, il existe un gros pyrénoïde entouré d’amidon. La mul¬
tiplication a lieu par division à l’intérieur d'un sporange comme chez les Chla-
mydomonadiuées. L’auteur discute ensuite les affinités de cette espèce et in¬
dique les caractères qui la distinguent des Platvmoms tctmthclc West —
J. F.
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these to swell witli Xylol. Fiat and concave contact faces were produced and
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and E. Carleri n. sp. from India. Otlier liâmes are to be discarded or removed
to otlier généra. — 2. The pliylogeny of the liigher colonial Volvoeales. The
orthodox view of the pliylogeny is supported by finding protoplasmic connec¬
tions between the cells of Gonium, Pandorina and Eudorina, and that some
species of Volvox hâve chromatophores more like those of Chlamydomonas
tlian Sphaerella. Pandorina chaiïlcoiciensis Korscli. This species was abon¬
dant at some Californian stations. Gonium formosum Pasclier and G. sociale
(Dujard.) Warm. In California G. formosum is more abundant tlian G. sociale.
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Dans cet important catalogue de la flore d’une région assez délaissée
par les diatomistes, sont décrites et figurées les nouveautés suivantes :
Cocconeis maxima Grun. var. minor, Frustuïia marginata, Frustuïia spicula,
*S 'tauroneis Phyllodes Elir. var. intermedia, Naricula clavata Greg. var. sparsa,
Xavicula pseudo-huniilis. Novictlla armoricana, P leurosigma Peisonis Grun.
var. delicatula, Amphora occidentalis, Hantzschia ampMoscys (Elir.) Grun.
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Dans les cultures de Diatomées nues, les individus sont dë formes norma¬
les lorsque les cellules viennent de se diviser, elles se boursouflent ensuite dans
les cultures Agées et se remplissent de vacuoles sphériques colorables vitale-
ment.
Les Diatomées nues se reproduisent par division simple, division unilaté¬
rale et copulation. D’une manière générale, la forme des cellules tend vers celle
des Amphiprora. — .T. F.
Mc Call, 1>.— Diatoms (recent and l'ossil)of the Ta'y district.
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~ 7 “°" “ ° f “ ^
“■ - »• —» ... 1 “,r:
t J a L““ïï«a
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PHEOPHYCÉES
tonnes assez tanables, mats peuvent se ramener à deux types. - j. p.
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virsoïdes de l’Adriatique. Trac. Cryptog. déd. à L. Mangin, p. 177-
188, pl. 11-17, Paris, sept. 1931.
L’auteur qui à l’encontre tle M. Sacvagkau considère le Fucus de l’Adriati •
que comme distinct du F. platycarpus donne les diagnoses de 7 variétés de c<.t-
te algue dont 3 sont nouvelles. De belles photographies dont l'une reproduit
la planche de Donati, créateur de l’espèce (1758) illustrent ce travail. — J. F.
Frye T. C. and Piiifer M. W. — Sonie Questions in the Life
Historiés of the Pliaeopliyeeae with particular reference to Scy-
tosiphon Lomentarius. Contrib. Mar. Biology, 1930, p. 235-245,
Stanford University Press, Calif. A. S. A.
Hamel, G. — Sur le Cladostephus dubius , Bory. Trac. Cryptog.
déd. à L. Mangin, p. 309-312, Paris, sept. 1931.
De l’examen de l’échantillon-type de cette algue découverte par Bory en
Grèce, l’auteur conclut qu’il s’agit du Liagora farina su Lamour, espèce qui jus¬
qu'ici Savait pas été signalée dans la Méditerranée. Il examine ensuite à ce
propos l’origine de la flore marine de la Méditerranée orientale. — .T. F.
Hat : PT, A. W. - - Structure and development of Zonnria Far -
lowii. Amer. Jour. Bot., 19, p. 239-254, pl. 19-22, 1932.
The expérimenter used a fixing fluid eomposed of Chromic Acid 1 gm.. (11a-
cial acetic acid 3 to 5 ce.; 1 % Osmic Acid Sol 1 ce.. Seawater'96 ce., wliicli
gave good préservation and removed much of the ohjectionable mucilage. De¬
velopment of the tlialli and of the $ , $ , ® organs was studied and is descri-
hed. The ® are formed continuously, and scattered on the hlade, the $ and 9
organs are formed periodically, one crop initiated soon after each first lunar
quarter and shed after the full moon. Eight non-motile spores are formed after
meiosis and one subséquent mitosis; x = 11 ; 2 x = 24. — W.-It. Taylor.
Lami, Robert. — Le Fucus lularius Kt 2 . dans ses stations fran¬
çaises de la Manche occidentale. Trac. Cryptog. déd, à L. Mangin,
р. 361-372, 4 %., pl. 27-28, Paris sept. 1931.
Après avoir indiqué les localités françaises de cette Algue et notamment cel¬
le de Bréhat, l'auteur décrit cette espèce en insistant sur la présence d’aéro-
с. vstes et sur les organes reproducteurs. Il signale également l'existence de tapis
de jeunes plantes formant un « velours » et provenant vraisemblablement de ger¬
minations d’essaims d’œufs. En conclusion, il paraît difficile de considérer le F.
lutarius comme une simple variété du F. vcsiculosns, ce dernier conservant ses
caractères propres dans les conditions écologiques spéciales où vit le F. Intucim.
Néanmoins, il s’agit, d’espèces voisines et F. lutarius dérive vraisembablement du
F. vesiculosus ou dérivent tous deux d’un ancêtre commun. _J. F.
202
BIBLIOGRAPHIE
Lapique, Louis. — Sur Laminaria ochroleuca de la Pylaie :
L. Le jolis!, Sauvageau. True. Cryptog. déri. à L. Mangin, p. 397-404,
Paris, sept. 1931.
L'auteur signale l'existence de celte espèce aux environs de Bréhat et dé¬
crit les différentes localités observées au moyen d'un bateau à fond de «laces. Il
admet que L. Lejolisi découvert par Sauvageau à Rosc-off eu 1016 est identique
nu L. Ochroleuca de la Pylaie, signalé a nie de Sein en 1822, mais sans descrip¬
tion suffisante. — J. F.
Nienburg, W. — Die Entwieklung der Keimlingen von Fucus
vesiculosus untl ilire Beileutung fiir die Pliylogenie der Phaeo-
phyceen. Wm-MeerestimtersucJi, Kiel, NF„ XXI, Neft 1, p. 49-03
1931.
JÎEES, Erarar, M. — Some observations on Bifurcaria tuberculata
Stakh. An. of Botany, vol. XLVII, il" OLXXX, janv. 1933.
Pans celte sorte de monographie on trouvera la répartition géographique
(le l'espèce, des remarques sur l'habitat, une description (lu rhizome et des
frondes, une étude anatomique de l'appareil végétatif et (1e l'appareil repro-
dueteur.
La croissance se fait par division d'une cellule tétraédrique. Les hyphes
sont localisées dans le rhizome. Les vésicules aérifères, très inégalement ré¬
parties suivant les spécimens, ont une origine lysigène. De la fucosane a été
décelée dans le tissu de réserve. Le développement du conceptacle a été suivi
et confirme les données de Nienbubg. L'activité des organes sexuels n’a pu être
observée que très rarement. Le noyau de l’oogone subit trois bipartitions suc¬
cessives, un seul oosphère se développe. Les vieux eonceptacles sont obstrués
par le développement des paraphyses au voisinage de l’ostiole. Bifurcaria pa¬
raît se rapprocher des genres Cystoseira, Halidrys et Saryassum. — E. C.
Robinson, W. — Observations on the development of Taonia
atomaria Ag. Ann. Bot., 46, p. 113-120, pl. vi 1932.
This is a posthumous report, edited by Prof. Lily Newton. Material stu-
died al Aberystw.vth, Wales, grew as much as S" in 30 days, developing G0 zo¬
nes of tetraspores, which while usually banded in this plant also sometimes
appear scattered between the rows, in the formation of which tidal influence
ma.v be presumed. Undivided tetrasporangia may germinate in cultures and the
plantlets are more vigorous tlian those developed from the normal spores. —
W.-R. Taylor.
Scitrrirrr, E. — Ueber die Entwicklungsgeschichte und die sys-
tematisehe Stellung der Desmarestiaceen. Zeitschrift fiir Botanik.
Bd 25, p. 561-582, 12 fig., 1932.
BIBLIOGRAPHIE
203
Les découvertes précédentes de <1 Sauvageau faisaient prévoir l’existence
d’une alternance de génération chez les Desmarestiacées. Schreiber vient de
la découvrir chez Desmarestin aculcatn à Helgoland. Les zoospores issus des
sporanges uniloculaires se fixent et se transforment en embryospores qui ger¬
ment en un prothalle filamenteux et ramifié rappelant celui des Laminariacées.
Ils sont dioiques, les oogones et les anthéridies rappellent par leur disposition
celles des Laminaires. Le Zygote germe en un sporophyte d’abord monosiphoné
présentant des rameaux opposés. Vers la partie médiane de l’axe se différencie
une zone de croissance intercalaire, au dessous de cette zone l’axe se cortique
et constitue la fronde du Desmarestin tandis que la partie supérieure reste
monosiphonée.
L’A. discute ensuite la position systématique des Desmarestiacées; en se
basant sur le mode de reproduction, il propose de ranger cette famille dans
le groupe des Laminariales qui comprendrait ainsi trois familles : Desmares¬
tiacées, Chordacées et Laminariacées. — J. F.
Tilden, J. E. AND FESSENDEN, A. P. — Bactrophora irrogularis ,
a new brown alga froni Australia. Bull. Torrcy Bot. Club, 57, p. 381-
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rica. Bot. Gaz.j 92, p. 225-242, 1931.
Edited from mms. posthumously by Prof. AV. O. Muenscher. A general
description of the structure and life-bistory of the genus is given. L. aunulatn
n. var. franciscana from California. L. pleocarpa n. sp. from Kentucky
(type, eoll. C. W. Short) and Virginia, are described, and considérable data
are furnished respecting other species. — W. B. Taylor.
Bürgesen, Frederik. — Sur Platysiphonia nov. gen. et sur les
organes mâles et femelles du Platysiphonia miniata (Ag.) nov.
comb. Sarcomenia miniata (Ag.) J. Ag. Trar. Cryptoff. déd. à L.
Mangin, p. 21-29, 5 fig., Paris, sept. 1931.
Les androphores de Surcomenia miniata se présentent comme des rameaux
BIBLIOGRAPHIE
? 0 '.
latéraux disposés à intervalles réguliers, le long des frondes aplaties. Ils ont
l’aspect de corps aplatis, rubanés; la périphérie est formée d’une l'angée de
cellules stériles presque carrées, entourant une surface constituée de cellules
androphores nombreuses et serrées sur les deux faces de la lame, au centre
de laquelle se trouve un axe central constitué d’une file de cellules. L’auteur
étudie ensuite le développement de ces androphores qui diffèrent de ceux dé¬
crits chez d’autres Delesseriaceœ. Ils se rapprochent beaucoup, au contraire, de
ceux décrits chez Chomlria et Acanthophora. Dans la formation du procarpe, la
cellule-support issue de la cellule centrale émet deux cellules stériles A parois
épaisses, puis un rameau canpogoniâl comprenant quatre cellules. Après la fé¬
condation, la cellule auxiliaire se sépare de la cellule-support; finalement, le
cystocarpe mftr présente A la base une grande cellule placentaire, formée par
la fusion de la cellule auxiliaire, de la cellule support et de la cellule centrale.
A l’extrémité des filaments du gonimoblaste se trouvent des carpospores pirl-
formes. La paroi du cystocarpe, urcéolée et formée de filaments soudés, présen¬
te un pore A son sommet. Ces caractères correspondent bien à une Céramiale.
Mais le B. miniata diffère des autres Délessériacées par l’existence de deux
cellules stériles (au lieu d’une) développées avant le rameau corpogonial Barco-
mcnia miniata diffère d’ailleurs beaucoup par son thalle mince du Barcomcnia
delesperioides, type du genre et il est plus naturel de le considérer comme le
type d’un genre nouveau ; PlatjisipJionia auquel on peut rapporter R. intermc-
dia Grun et B. nmlabilis (Harvy.) Y. Ag. Le g. Plati/siphonia est très voisin
du g. Cottonielln Bfirgs. connu seulement A l’état stérile. L’auteur propose de
créer pour ces deux genres le groupe des PlatysipiimiUr. — j. F.
f’APT, L. — The morphology ami life history of Antithamnion.
Public. Puget. Sound Biol. Stat., VII, p. 369-378, 1930.
Danoeard, Pierre. — Sur le développement des spores chez
P orphyrn. Trar. Cryptog. (léd . à L. Mangin, p. 85-96, 6 fi g., Paris,
sept. 1931.
Etude du développement des spores neutres et des carpospores chez P. Icu-
costicta, miniata, et umhilicuUs. Les carpospores germent en produisant un
appareil filamenteux analogue A un protomena. Les spores asexuées germent
directement en une jeune fronde. L’auteur considère (pie les plantules d’origine
carposporique sont du type « adelophycée » et comparables jusqu’à un certain
point aux plautules de ce nom décrites par Sauvageau chez beaucoup de
Phéophycées. — .T. F.
Feldmann, Jean. — Remarques sur les genres Gelidium La-
mour, Gelidiopsis Schmitz et Echinocaulon Kütz. emend. Trar.
Cryptog. déd. à L. Mangin, p. 151-160, 4 fi g., Paris, sept. 1931.
Le genre Gelidium, tel qu’il a été défini par les anciens auteurs, est hété¬
rogène et réunit des espèces qui, indentiques par leur port, leur aspect et leur
BIBLIOGRAPHIE
205
consistance, diffèrent notablement entre elles par leur structure anatomique.
Après avoir décrit la structure anatomique des genres Gelidium et Gelidiopsis,
l'auteur propose de reprendre l'ancien genre Echinocaulon Ktitz., pour les espè¬
ces qui, dépourvues de rhizines intercellulaires, comme les Gelidiopsis, pos¬
sèdent, comme les Gelidium, une cellule initiale terminale unique; ces espèces
jusqu'ici avaient été confondues soit avec les Gelidium, soit avec les Gelidiopsis.
Le genre Echinocaulon comprend -1 espèces dont deux sont nouvelles :
Echinocaulon setaceuin des Antilles et E. nigrcscens d'Algérie. — J. F.
Hoffmann, C. — Ueber eine in der Kieler Fôlirde neu auf ge-
tretene Rolhalge : Porhyru atropurpurea (Olivi) De Toni. Wiss ■
Meeresuntersuch., Kiel, N. F., XXI, Heft 1. p. 1-1), 11)81.
K Y-lin, H. On threc species ot' Delesseriaceæ from New Zea-
land. Transactions oj the Mao Zealand institute, vol.. 03, 1933.
A la suite de l’examen de matériel nouveau et mieux conservé, l’A. apporte
quelques rectifications à un travail antérieur : M n ring ranime undulatissima
Kylin devient Erythroglossum undulatissimum (J. Ag.) Kylin; Myriogramme
oviformis Kylin est identique à Abrotcia suborbicularis Harv. et doit prendre
ce nom : une nouvelle espèce est créée sous le nom Erythroglossum Laingii
Kylin. — E. C.
Kvun, II. — Die Florideenordnung Gigartinales. Lunds Univer-
sitets Arsskrift, X. F., Avd. 2, Bd 28, Nr 8, 1932.
Les recherches, que poursuit l’A. depuis plusieurs années, sur le dévelop¬
pement des Floridées, l’ont conduit ii une nouvelle conception de l’ordre des
Gigartinales et à une répartition des familles et des genres très différents de
celle que l'on trouve dans Englkb et Pratjti,. Il caractérise cet ordre par la
présence d'une cellule auxiliaire qui est une cellule intercalaire normale du
thalle, ce qui le conduit iï y faire rentrer les familles qu’il avait précédemment
groupées dans l'ordre des Nemastomales et à abandonner ce dernier terme.
Ainsi conçu l'ordre des Gigartinales comprend :
1° D’anciennes Cryptonëmiales réparties dans les familles suivantes :
Calosipliouiacées ( Calosiphonia , Bertholdia) ; Xemastomacées ( Ncniustoma , Pla-
toma, Echizyrnenia) ; Furcellariacées ( Furcellaria , Halarachnion, Neurocau-
lon) ;
2° Quelques Khodyméniacées formant les nouvelles familles : Plocamiacôes,
Sebdeniacées, Stictosporacées ;
3° La plupart des Sphaerococcacées groupées dans les familles suivantes :
Gracilariacées ( Gracilaria , Corallopsis, Mélanthalia, Tylotus, Curdiea, Ccrato-
dictyon) ; Sphaerococcacées (Sphœrococeus, Hermgia, Rtanocl'adia, Phaeclocar-
pus) ; Sarcodiacées ( Sarcodia, Trematocarpus, Dieurella, Xizymcnia) ; Hypnéa-
cées (Hypnea) ;
4 U Presque toutes les anciennes Gigartinales réparties en !» familles :
Solieriacées ( Thysanocladia , Flahaultia, Sarcodiotheca, Agardhiella, Solieria,
BIBLIOGRAPHIE
20*1
Barconcma, Euchc-umu, Anatluva-, Mcristothcca. Eivryomuui) : Risspeîjacées
( Rissoclla) ; Rhabdoniacées (.Catcnellu, Rhabdoniu. Erythroclodium, Areschou-
gia) ; ltliodophyllidacées (Cystocloninm , Aeanthocooous, RhodophyllU, Gvuno-
iviella, Calliblepharis, Crasyvdoearyitx) ; Mychodéacées ( Mychodea, Ectocli-
nium) ; Dicranemacées (Dicrancma) ; Acrotylaçées f Acrotylus, Hcnncdyu);
Phyllophoraoëes ( Phyllophora, Stenogramma, Oymnoyongms, Ahnfeltiaï) ; Gi-
gartinacées ( Chondrus, IrUlœu, RhodoglQSSum, (Hyartina).
On remarquera quelques modifications importantes. Calliblepharis passe de
la sous-famille des Gracilariées à la famille des Rhodopliyllidacées. Callymcnia,
Oaltophyllis ne sont plus des Gigartinales, ils forment une nouvelle famille,
celle des Callyméniaeées, rattachée aux Cryptonemiales. et à laquelle appar¬
tiendrait encore Enthora cristata et probablement Opnntiella californien et Tur-
ne relia Mertensiana. De même Trichocarpus, se rapprochant de GloioHphonia,
fermerait la famille des Trichocarpaeëes de l'ordre des Cryptonemiales. Un
nouveau genre, Sarcodiothcca, a été créé et de nouvelles combinaisons ont en¬
traîné la disparition du genre Sarcooladia.
De nombreuses figures dans le texte, 70 photographies hors texte d’exem¬
plaires originaux illustrent cet important travail. Il se termine par une vue
d’ensemble de la classification des Floridées avec 2 tableaux synoptiques indi¬
quant les relations entre les familles de l’ordre des Cryptonemiales et des
Gigartinales. — E. C.
Lemoine, M""' 1'. — Les Mélobésiées de lu région de Saint-Servan.
Trac. Cnjptog. déd. à L. Mangin, p. 205 -18, Paris, sept. 1931.
Cette étude apporte une contribution importante h la connaissance des
espèces françaises et à leur répartition. Deux espèces nouvelles Lithothamnium
Ilameli et Lhthophyllum Lamii ont été découverles dans la région, ainsi que
plusieurs espèces rares : PseudoUtliophyllmn orlnrulatum, Melobesia zonalis
et Lithothamnium Bortteti dont on ne connaissait jusqu’ici qu’un échantillon
unique provenant de Cherbourg. L’auteur donne une liste des espèces ren¬
contrées dans les différentes localités de la région soit à basse mer, soit
en dragage et indique leur fréquence. Elle fait également d'intéressantes
remarques sur l'écologie et la répartition des espèces étudiées. — J. F.
Svhdeliis, N. — On the development of Asparagopsis urmuta
Harv. and Bonnemaisonia asparagoides (Woodw. Ag. A contribu¬
tion to the eytology of the haplohiontic Rhodophyceæ. Nov. Act.
Rcg. Societ. Scientiarum Upsaliemis, ser. IV, vol. 9, n° 1.
Les principaux faits qui se dégagent de cet important travail sont ainsi
résumés par l’A. :
Asparagopsis. — Les organes pourvus de barbes ne sont pas seulement «les
organes d’accrochage, mais aussi des organes adhésifs; après l’adhérence des
bourgeons dormants se développent, la région fixée se sépare et constitue ainsi
un organe de propagation.
Le nombre des chromosomes est de 10.
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE
207
Le noyau fécondé pénètre dans la cellule hypogyne où la division réduc¬
trice se produit. C’est donc une Algue haplobionte.
Une tétrade se forme, après la méiose de laquelle 2 noyaux se développent
pour donner le gonimoblaste pendant que les deux autres dégénèrent.
Le gonimoblaste prend naissance sur la cellule liypogyne qui fonctionne
comme une véritable cellule auxiliaire. Le gonimoblaste est différencié en pla¬
centa et filaments sporogènes avec parapbyses et formation consécutive de
plusieurs carpospores dans chaque filament.
Bunnemaisoniu. — Le nombre des cbromosoues est probablement de 18 ou
de 20 au max.
Le noyau fécondé reste dans le carpogoue où il subit la division réductrice.
l)e la tétrade qui en résulte, un seul noyau se développe pour donner le goni¬
moblaste. Celui-ci est formé d’un filament rampant à l’origine qui devient dis¬
que cellulaire sur lequel prennent naissance les filaments sporogènes sans para-
physes et ne produisant chacun qu’une carpospore.
L'existence d'une cellule auxiliaire dans Asparaffopsis (comme dans Sci-
naia), est un fait remarquable qui montre que l’absence d'une cellule auxiliaire
ne peut être considérée comme un caractère des Nemalionales. C’est l’ordre le
plus primitif des Rhodophycées ; les familles et les genres s’y comportent d’une
façon différente quant au développement des cellules auxiliaires.
De nombreux dessins avec quelques photographies illustrent ce travail. —
E. C.
ALGUES FOSSILES
Cayeux, L. — Existence de restes organiques et notamment
d’AIgues siphonées verticillées dans le système schisto-calcaire du
Congo belge. G. R. Acad, des Sc T. 193, p. 11-14, 1931.
Dans les pseudoolithes des calcaires du niveau de la Lutuinga, l'A. a
observé des structures organisées, parmi lesquelles de petits tubes présentant
des pores ovalaires régulièrement ordonnés par rangées transversales de six
qui peuvent être rapportées à des Algues siphonées verticillées. D'autres struc¬
tures qui résultent de l'enroulement d'un tube non cloisonné, formant le plus
souvent des formes cylindriques, iJoJut également rapportées à des Algues. —
R. L.
IlowE, M. A. — Chlorotylites, a fossil green alga front Alabama.
Bull. Torrey Bot. Club, 59, p. 219-220, pl. 15, 1932.
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qriginally liad been calcareous and transformed by replacement. The genus is
Source ; MNHN, Pans
208
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short and long cells, and less obvious lamellation to the colony. — W. R. Tay-
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uvulis par sa taille plus grande (jusqu'à 3 cm) et ses chromatophores pourvus
d'un pyrénoide, et du Oorynomorpha clavata Harvey. Fi.oridôe qui n’était
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Dune expédition en Egypte et Arabie, Forsskal rapporta un certain nom¬
bre de plantes, parmi lesquelles une soixantaine d'Algues marines, dont une
liste descriptive fut publiée en 1775. En révisant ces Algues, l’A. a été conduit
à modifier quelques noms, par application des règles actuelles de la nomen¬
clature concernant l’antériorité. C’est ainsi que
BIBLIOGRAPHIE
209
Dictyosphacria favulosa (Ag.) Deesn.
Echinocaulon riyidum Kütz.
Actinotrichia rigida (Lamx.) Deesn.
Gracilaria Wriffhtii (Turn.) J. Ag.
Gracilaria multipartita (Clem.) J. Ag.
Surgassum denlifoUum (Turn.) Ag.
Le Fucus uvifera de Forsskal est.
aucune espèce décrite jusqu’ici, ùtodt
(Forssk.) Borg. — B. C.
vient D. cavernosa (Forssk.) Borg.
— E. acerosum — —
— A. fragilis — —
— G. debilis — —
— G. folvifera — —
— B. denticulatum — —
Laurencia qui, ne se rapportant à
ndre le nom de Laurencia uvifera
Iîôrgmsen, F. — Sonie Indian Rhodophyceæ, especially from the
shores of the Presideney of Bombay. Bull, of Miscellaneous Infor¬
mation. Roy. Bot. Gardon, Kew, n° 1, 1931.
Ces Algues ont été récoltées sur les côtes de la mer Arabique pendant
l'hiver 1927-1928, A Dwarka, Okha Port, Bombay et Carwar; quelques-unes,
provenant de Karachi, ont été étudiées sur spécimens séchés ou conservés dans
l'alcool.
Cette première liste cofnprend : 1 Bangiacêe, .8 Helminthoeladiacêes, 8
Céramiaeées et 4 Delessériacées. 5 espèces nouvelles ont du être créées, ce
sont : Scinaia indica et S. Hatki voisin de S. articulata Setchelj, Monospora.
indien, Myriogramrnc okhaënsis et .17. Ltombayensis. Comme autres nouveau¬
tés: la var. typica d 'Acroclioetium crassipes, la fonn. luxurians de Chrysi-
ineniu uvaria, la comb. Coelarthrum Muclleri (Sond.) Borg. = Erythrocolon
Muellcri (Sond.) J. Ag.. Aux descriptions sont jointes de nombreux dessins
et quelques photographies.
Bien qu'il soit prématuré de tirer de là des conclusions sur la répartition
géographique, l'A. tient à faire remarquer cependant que plusieurs espèces
australiennes se rencontrent dans la région N. de la mer Arabique, et ne sO(nt
pas connues dans les régions intermédiaires. — E. C.
Iîohgesicn, F. — Sonie Imlian Rhodophyceæ, especially from the
shores of the Presideney of Bombay, II. Bull, of Miscellaneous In¬
formation. Roy. Bot. Clardons , Kew, n° 3, 1932.
Cette seconde note sur les Rhodopkycées comprend 18 espèces. Quelques-
unes ne sont, que mentionnées parce qu'elles sont répandues dans toutes les
mers chaudes; ce sont : Erytrotrichia rarnea. Hcrposiphonia tenella, Chondria
dasyphyUa. D'autres, qui n’avaient été signalées jusqu’ici qu’en quelques pojnts,
font l’objet de considérations intéressantes ; ce sont : Cryptonemia undulata,
iïarconema furcellatum, Calliblepharis fimbriata, Hypoglossum spathulatum,
Chondria arma ta. De cette dernière, l’A. fait deux variétés nouvelles : var.
lypica du Japon et de la Nouvelle Calédonie et var. plumaris de l’Inde.
Toutes les autres espèces sont nouvelles ou désignées par une nouvelle combi¬
naison ; la diagnose en est donnée avec description détaillée et figures à
l’appui. Ce sont: 4 Acrochoctiuni (.4. crectum, A. Dwarkense, A. sargassicola,
210
BIBLIOGRAPHIE
4. subseriatum) : Gratcloupia indien voisin de G. undulata; Halymenia
porphyroides vraisemblablement synonyme de Callymenia Harveyana; Haly¬
menia polvdaclyla voisin de //. AgardhH; Halymenia venusta voisin de II.
Harveyana ; Chondna cornuta voisin de O. tenuissima; Agardhiella robuste,
nov. eomb. synonyme de Uhubdoniu robuste. — E. C.
Bôrgesen, F. — Sonie iiulian green and brown algæ especially
from the shores o£ the Presidency of Bombay,
Jndian Botanica! Society, vol. XI, n° ï, p. 51-70, 1932.
Dans ce second travail, sont décrites avec figures et 2 planches : un Chac-
tomorpha; 7 Caulerpa, dont une forme nouvelle de O. scalpelliforniis; un
Vauchcria ; 4 Phéophycées (Myriogloea sciants, Nemacystus decigicns, Stœchos-
permum margination, Dictyota atomaria).
L'A. fait remarquer que deux de ces espèces. Myrioyloea et Xcniucystns
n'avaient été signalées Jusqu’ici qu'en Australie pour l’une, et qu'au Japon pour
l’autre. A prorip des Caulerpa, il fait observer qu’il n’a trouvé aucun individu
fertile; il émet des doutes quant à la nature et au rôle des spores décrites
par Dostal et Schussnig; il considère que la question de la fertilité chez
Caulerpa n’est pas encore résolue d'une façon satisfaisante et il conseille de
nouvelles recherches sur ce sujet. — E. C.
D J An coNA, U. — Rapport sur la Biologie Générale. V. Faune et
Flore des Eaux saumâtres. Çom. int. pour l’Explor. Scient, de la Mer
Méditerranée. liapp. et Proc.-Vcrb., N. S.. T. VI, p. 123-162, 1931.
Drockt, F. — A lisl of algæ from Missouri. Bull. Torrey Bot.
Club, 50, p. 389-300, 1932.
An extensive list is given, with couuty citations. Tliree areas are repre-
sented in the State : a southeastern Mississippi flood-plain, a hilly Ozark plateau,
and a transition area. Minerai and sweet springs are a notable feature, but
large lakes are ver.v rare. Homocothrlv endophytiea Lemm. is reported new for
America, growing in Batrachospermum. — W.-R. Taylor.
F AMIN, M. — Contribution à l’étude systématique et biologique
de la flore thermale française. Trav. Cryptog. dcd. à L. Mangin,
p. 71-83, Paris, sept. 1931.
Listes d’Algues observées dans diverses sources thermales françaises avec
indication des conditions physiques et chimiques des eaux où elles vivent :
température, pli radioactivité, etc. La température de 30° marque la limite
des plantes supérieures et de la plupart des algues vertes. Au-dessus, on ne
trouve que des Cyanophyeées et des diatomées jusqu’à 65°. — J. F.
BIBLIOGRAPHIE
211
Feldmann, J. — Notes sur queques algues marines de Tunisie.
St. Oceanogr. de Salammbô, Notes, n° 24, 20 p., 0 fig., 1931.
Pendant un séjour de deux mois en Tunisie, l’A. ayant exploré le golfe
et le lac de Tunis, les Iles Kerkennali et la Galite, a récolté un grand nombre
d’échantillons dont l’étude lui a permis d'augmenter notamment nos connais¬
sances sur la flore algale tunisienne. L'auteur dbnue une étude complète mor¬
phologique et biologique de 2 Chlorophycées, 2 Phéophycëes et de 4 Rhodophy-
cées. Parmi les dernières, Echinocaulon (?) rtnncUosum (Kiitz.) Feld. constitue
une combinaison nouvelle. — R. L.
FëLDmann, -I. — Contribution à la flore algologique marine de
l’Algérie : Les Algues de Cherchell. Bull. Soc. Hist. nui. de VAfrique
du Nord, T. XXII, p. 179-254, fig. 1-8, pl. YII-XII, 1931.
Après avoir rappelé les explorations algologiques effectuées en Algérie,
l'A. décrit la région étudiée et en donne les caractères géographiques et écolo¬
giques. Il décrit ensuite les aspects que présente la végétation algologique des
différents faciès.
La partie principale de cet important mémoire est constituée par une
importante liste systématique et critique des espèces observées au nombre de
218. Parmi ces plantes, sont nouvelles pour la science: Endodermn pennatum
nov. sp.. Psendodyction Porphyrae nov. sp., Derbesin dubia nov. sp., Rolf sia
macroearpa nov. sp., Ca r y omit ru Cubrcrar nov. var. mediterranea, Acrochue-
tium Cesareae nov. sp., A. Hameli nov. sp., EchinOcaulOil nigrescens nov. sp.,
Laurenda obtusa nov. var. pulvinata.
Ce travail, (pii augmente notamment nos connaissances sur la flore algale
des côtes algériennes, constitue une très complète florule de la région étu¬
diée. — R. L.
Flerov, B. C. — Distribution des Algues sur les Côtes de la
Nouvelle-Zemble. Transact. Oceanogr. Inst.., Bd. IT, Lief 1, p. 76-87,
Moscou, 1932. — En russe, p. 7-45, avec résumé en français.
Flerov, B. C. et Ivarsakoff, X. W. — Liste des Algues de la
Nouvelle-Zemble. Transact. Oceanogr. Inst., Bd. Il, Lief 1, p. 46-73,
Moscou 1932. — En russe avec résumé en français.
Grt bb, Violet M. — Marine Algæ of Korea and China, with
notes on the distribution of Chinese Marine Algæ. The Journ. of
Bot., August 1932, p. 213-219 et 245-251.
Les quelques Algues récoltées sur la côte est de la C'r.irée permettent
d’ajouter aux espèces déjà signalées en cette région : Chondrus crisyus et la
var. conferta de Grateloiipia filicina. 2!) espèces ont été recueillies à Pei-tai-ÏIo,
dans le golfe du Petchili, parmi lesquelles 12 n’avaient pas encore été signalées.
Le nombre total des espèces des côtes de Chine se trouve être porté à 98 en
Source : MNHN, Paris
212
BIBLIOGRAPHIE
en exceptant quelques espèces particulières à Formôsè, île qui doit, plutôt être
rattachée au Japon. Ce nombre, faible pour une si grande étendue de côtes,
peut s’expliquer par l’insuffisance des recherches, mais aussi par l'abondance
des alluvions apportées par les fleuves qui étouffent la végétation à une grande
distance des embouchures.
Un tableau récapitulatif de toutes les espèces connues, indique leur répar¬
tition dans le S. et le N. de la Chine et dans l’W., le S.-E. et l’E. de la/
Corée. L’A. essaie d’expliquer cette répartition d’après la nature et la direction
des courants marins représentés sur une carte. — E. C.
IIayrén, E. — Algenfunde an den Meeresufern von Braliestad.
Memora-nda Soc. pro Fauna et Flora Fenmca, 7, 1930-1931, p. 171-178.
Liste de 30 espèces d’Algues récoltées dans le golfe de Botnie (7 Cyano-
phycées, 1 O^njugée, 10 Chlorophycées, 3, Cbaracées, 7 Pbéophycées et 2 Itho-
dophycées). — J. F.
Howe, M. .V. ani> Taylor, W. K. — Notes on New or Little
known Marine Algæ from Brazil. BriUouia, 1 (1), p. 7-33, 10 fig.,
2 pl., 1931.
Lidffora (lichotoma Grev., on examination of the type, is evidently a
Galaxaura and probably G. marginata (Eli. et Sol.) Lamx. Cullophj/fflÇ tllvu-
ricata (Grev.) Howe et Taylor is offered, based on Chondrus divaricatus
Grev., the type from Brazil,, Gallophyllis microdonta (Grev.) Falkenb., was
re-examined in the type of Üdonthalia microdonta Grev. from Brazil, and
material from AJdea Velha, n. of Cabo Frio, identified with it. Rhodophyllis
gracillarioides n. sp. is offered, based on material dredged off Cabo Frio,
and is related to It\ dichotoma (Lepech). Gobi, differing in the more graci-
larioid habit and absence of marginal proliférations. Fauchea Hassleri n. sp.
is offered, dredged off Cabo Frio, resembling somewhat F. mollis M. A. Howe
from the Gulf of California, but more regulary diehotomous and structural
features. Plocomum brasilieme (Grev.) Howe et Taylor n. comb., based on
examination of the type of 'Thamnophora brasiUensis Grev. from Brazil, and
material from off Cabo Frio identified with it; a new description is given.
Acrosorîum odontophorum Howe et Taylor n. sp. is offered, based on mate¬
rial dredged off Cabo Frio. Laurencia lata Howe et Taylor n. sp. is offered,
based on material dredged off Cabo Frio, showing some resemblanee to L.
spectabilis l’ost et Ktipr., and possibly the Chondria pinnatifida reported from
Brazil l»y Marfius as well as the Laurencia pinnatifida reported by Gréville.
Dasya sertularioides Howe et Taylor n. sp. is offered, based on material
from the Abrolhos Ids. off the Brazil coast, with some relationship to D.
corgmbifera, but having notably visible axial cells, more rigid branchlets, etc.
Ualymema integra Howe et Taylor n. sp., dredged off Cabo Frio, related to
H. cchmophysa Collins et Howe. but differing in form and color, and structu¬
ral details. Halymcnia rosea Howe et Taylor n. sp. is offered, based on
material from off Cabo Frio, closely related to H. latifolia Crouan, but diffe-
BIBLIOGRAPHIE
213
ring in the shape of the frond, darker color, larger, more numerous and
more ramified ganglia, etc. Halymema vinacea Howe et Taylor n. sp. is
offered, based on material dredged off C'a lui Frio, inost nearly related to
II. rosca luit differing in form and color, structure of the medulla, etc. Pla-
tomn lenuis Howe et Taylor n. sp. is offered, based on material dredged
off Catoo Frio, related to P. cuelocolpae (Mont.) Schmitz, but with a distended,
plane tliallus. — W. H. Taylor.
Howe, M. A. — Notes on the algæ of Uruguay. Bull. Torrey
Bol. C!ul), 57, p. GO5-610, pi. 37, 1930.
A small collection assembled by D r Florentino Felippone comprising
22 recognized species including Callithamnion Felipponei n. sp., which resem-
bles O. Arbuscula (Dillw.) Lyngb., except in the smaller size and simpler
branching, with more rigid to falcate and thicker walled ramelli. Notes on
other species are given; the flora closely resembles that of Southern Brazil.
— W. Ii, Taylor.
Mc Intef.r, B. B. — Preliminary report of the algæ of Kentucky.
Ohio Jour. Sci., 32 (2), p. 131-142, 1930.
A list, without new species.
Knight, M. and Park, M. W. — Manx Algæ, L. M. B. C. Menions,
XXX. 155 p., 2 cartes, 19 pl., 1931.
La première partie de cet important mémoire est consacré à l'étude de
l’écologie des Algues aux environs de Port-Erin où une Station de Biologie
marine très fréquentée est située. Un premier chapitre décrit, les différentes
localités de la région et indique les éléments les plus caractéristiques de leur
dore. Quatre zones sont adoptées en rapport avec la durée relative de la sub¬
mersion. L'étude de l’influence de l’alternance des saisons sur la végétation
algale vient ensuite; les algues sont divisées en annuelles, pseudo-annuelles et
vivaces suivant l'extension de leur période de croissance et leur destruction
plus ou moins complète en automne. Les migrations des algues ù divers niveaux
de la zone intercotidale vient ensuite et les facteurs susceptibles d’agir sont
étudiés et discutés.
Une seconde partie consiste en une liste systématique de toutes les algues
reconnues dans la région. Pour chacune d'elles sont indiquées : une référence,
iconographique, les localités, la zone occupée, la fréquence, l’époque de repro¬
duction et, éventuellement, des indications sur son écologie. L’ensemble de ces
renseignements donne à cette liste une valeur incomparablement plus grande
que celle d’une simple florale, valeur encore accrue par les notes critiques
détaillées qui viennent ensuite.
Une clef analytique et un tableau divisé par organes de reproduction et
par saison terminent l’ouvrage.
L’illustration comprend 19 planches de photographies hu de dessins. Parmi
ces derniers, ceux concernant les Ectocarpacées sont particulièrement b signa¬
ler, — R. L,
Source : MNHN, Pans
214
BIBLIOGRAPHIE
Kylin, H. — Nagra algfynd fran hohuslândska Kusten. Bot.
Notizer, 1933.
Dans cette note, entièrement en suédois, l’A. signale l'existence et les
dates de récolte des espèces suivantes : Codium tomeiïtamm. Arthrocladüu
villosa, Myriocladia Lovenii, Scinaia furccllata, ühantramia stricto, Chantran-
sia gynandra, Ghmsiphonia capiHaris, Ùruoriopsis graçUia., Lomentaria rosea,
Compsothamnion gracjffînum, Callithamnion tnpinnatnm. — E. (\
Lewis, I. F. and Taylor, W. R. — Notes from the Woods Hole
lahorator'y. Rhodora, vol. 35, May 1933.
Série de notes :
1° Quelques remarques sur les Algues récoltées par Dr. Jordan l'île de
Pennikese, au large de Woods Hole, oïl Agassiz installa le premier laboratoire
maritime.
2° Des modifications de l'abondance de certaines espèces: alors que les
unes semblent se raréfier (! Trailliella lu tricot a. Acrothrix nhvcangtiae), d'autres
se multiplient (Asparagopsis hamifcra. Dumontia filiformis, Lomentaria rosea,
Fucus platycarpus) ou présentent des alternatives d'abondance et de rareté
(Brachytrickia Quoyi).
3° Deux nouveautés pour l’Amérique, avec photographies, draguées le 8
juillet 1931 : Tilopteris MertensU (à remarquer la date tardive) et Rphacelaria
plumdgera.
4° La disparition en 1932 de Zostera marina sur une grande étendue du
littoral atlantique des Etats-Unis. — E. C.
Li, L. C. — New species and varieties of freshwater algæ from
China. Ohio Jour. Col, 33, p. 151-155, 1 pl., 1933.
Scytonema crispum (Ag.) Boni., u. var. minus, Nanking; Oedogonium
sinensis n. sp.. near O. nehraÿtense Ohaslii from Nanking: Mougeotia sinensis
n. sp.. Tinghai : Rpirogyro Wangii n. sp., Uangchow : N. sinensis n. sp., near
<8. pellucidam (Hass.) Kutz., Nanking; Zygncma eollinsianum Trans., u. var.
ornatum, Amoy. — W. II. Taylor.
Lucas, A. M. S. — Notes on Australian Marine Algæ. VI. Des»
cription of Six New species. Proceed. Linnean Boa, Y. South Wales,
vol. LVr, p. 407-411, pl. XXIII XXVII, Sydney, 1931.
Descriptions et photographies de six espèces nouvelles: Grlidiiini rectan-
gulare, Pterocladia pectinata, Mtophyllum (Myrogramme ?) Perrinae, Champia
insignis, Lessonia corrugata, Caulcrpa annulala. J. F.
Matthews, V. D. — Tlie aquatic végétation of Quaker Run,
Jour. Elisha Mitchell Soi. Soc., 47, p. 74-84, 1932.
Some algae are mentioned, including Tuomeya grande Wolle and Bangia
atropurpurea (Dillw) Ag. and more comraon forms. — W. II. Taylor
BIBLIOGRAPHIE
215
Miranda, F. — Atliciones y correcciones a la lista de Algas ma¬
rinas de Gijon. Boletino de la Hoc. Espanola de Hist. nat., T. XXXII,
1932.
L'A., continuant ses recherches en une région qui lui est familière et sur
laquelle il a publié un important travail, apporte quelques corrections et addi¬
tions à ce dernier. C’est ainsi qu’il ajoute à sa liste précédente : Halidrys
siliquosa, Cystoscira myriopliylloides, Bonnemaisonia asparayoidcs. Gvlidium
sesqmpedale , üloiosiphonia capillaris, Cryptonemia Lactuca, Microcladia glan-
(lulosa, Lawrencia hybrida, Chondria coerulescens; et, parmi les espèces qu’il
considère comme nouvelles pour la flore espagnole : Praslola stipitata, Ecto-
carpus Padinae , Lcptonema lucifttyum, Rhododcrmis Georgii, EpUithon Van¬
neur ckii. — E. C.
Montemartini, L. Brevi note ficobiologia alpina. Annuario
dcl Laborat délia Chanonsia, Giardino Botanico al pi no delV ordine
Mauriziano al piccolo Han Bernard o, u° 2, 8 p., 1932.
Xienri îtc, W. — Zur Oekologie des Wattenmeeres, 1 Teil. Der
Kôningsliafen bei List auf Sylt. Wiss-Mceresiintersucli, X. F., XX,
Abt. Kiel, p. 145-200, 1927.
XiENBURG, W. i'nd Kolumbe, E. — Zur Oekologie der Flora des
Wattenmeeres, II Teil. Das Neufelder watt und Elbmiindungsgebiet.
Wiss-Meeresnntersuch, Kiel, N. F., XXI, Ueft 1, p. 73-114, 1931.
Xienbirg, IV. — Die Besiedelung des Felssliandes und der
Klippen Helgoland, Teil II. Die Algen. WissMéëresuntersueh Helgo
land, X. F., XV, Ueft 4, Abliandl., n. 2, 19, 1930.
Okamvra, K. — The Distribution of Marine Algæ in Pacific
Waters. Records of Oceanocjrafic Works in Japon, vol. TV, il 0 1, p. 30-
150, 1932.
Dans ce mémoire, l’A. s’est donné pour but, non de rechercher les causes
de répartitions des algues dans le Pacifique, mais d’établir l'état actuel de
celte répartition.
L'étude a porté sur 3704 espèces, à l’exelusi'Oïi des Cyanopliyeées. Le Paci¬
fique a été divisé, pour cet étude, en 7 régions : Japon, Mer de Bering, Améri¬
que.'Australie. Pour chacune de ces régions, des tableaux comparent les grands
groupes d'algues de leur flore avec ceux des principales régions du globe. De la
comparaison des pourcentages des genres et des espèces communes des régions
du Pacifique et de la présence de genres endémiques, l'auteur conclut que le
Pacifique doit être divisé seulement en 4 régions : Japon, Amérique, Australie
216
BIBLIOGRAPHIE
et Malaisie-Polynésie, y compris clans cette dernière la Chine du Sud et les
Iles Philippines.
L’A. donne ensuite une bibliographie algologique la plus complète possible
sur la région considérée. Enfin, le travail se termine, et c’est là sa portée prin¬
cipale par le tableau de distribution de toutes les espèces du Pacifique dans les
diverses divisions de cet océan et, à titre de comparaison, dans les principales
mers du gl'ojbe et division de leurs rivages.
Ce mémoire est certainement une des plus importantes contributions à la
répartition géographique mondiale des algues marins. — R. L.
Palmer, C. M. — Algæ of Indiana; additions to the 1875-1928
chek list. Proc. Indiana Acad, sci., 40 (1930), p. 107-109, 1931.
Parke, M. W. — Port Erin : Report of the Algologist. Report
for 1931. Lança. Sea-Eisherics Lab. and Ann. Rcp. ( 1,5 th). Mar.
Biol. Stat., Port Erin , p. 18-21, Liverpool, 1932.
Parke, Mary W. — Algological records for the inanx région.
Rcp. for 1931 (n° 1,0) on the Lancaahirc Sea-FisJieries Laboratory
p. 160-166, Liverpool, 1932.
Cette liste d’une quarantaine d’espèces complète l’important travail de
M. Knight et de l’A., soit en indiquant des espèces nouvelles pour la région
soit en précisant les localités ou les conditions écologiques pour les espèces
déjà rencontrées. — R. L.
Prbscott, G. W. — The motile algæ of Iowa. Unmersity of
lowa Stvdies. Stvdies in. Nat. Hist., 12 (3), p. 5-40, pl. 1-10, 1927
Tlüs list contains descriptions ot the généra and species of motile fresli-
>vnter algae and colored flagellâtes of the State. Notes on abundance. variation
and for almost ail species, figures, are given. — W. R. Taylor.
Prbscott, G. W. — Iowa Algæ. fui remit// of lowa StucUes, no.
n. s. 206, StucUes in Natural History, 13 ( 8 ), 235 p., 39 pl., 1931
A compilation and original report of the algae of this State including
nearly 1000 species, about 800 of ivhich were observe! by the authnr and 100
are new for the district. A key of the généra is given, and measurements for
some species, notably the Myxopkyceae. Drawings are given for most of the
non-motile species, and for the reste référencés are made to the preeeding
(Prescott, motile Algae of Iotva) or to the literatnre. Distribution data are
given. — w. R. Taylor.
Roscoe, II. V. — The algæ of St. Paul Islarnl. Rhodora, 33,
p. 127131, 1931.
This is a short list, the islands lieing in the Gulf of St. Lawrence.
Source : MNHN, Paris
PIBLIOGRAPHIh
S..., O. — Tt tas marine algæ. Bio-Log, 1 (7), p. 25, oct. 1931.
A few algae from Gai veston and Port Ara usas are listecl on détermina¬
tions by Br M. A. Howk. — W. R. Taylor.
Samàno, 11. A. y Sokoloff I). — La flora y failli a de aguas
dulces del valle de Mexico. Monographies del Inst, de Biologie,
fasc. I. 49 p., 28 fig., Mexico, 1931.
Samano, Bisnor Am riaa. — Contribucion al conociiniento de
las algas de las fuentes termales de Ixtapan de la Sol. Annules del
Inst, de Biologie, t. Il T, p. 49-51, fig. 1 -fi, Mexico, 1932.
ScniLLBR, -I. — Ueher autochtone pflanzliclie Organismen in
der Tiepee. Biol. Z entrai bl a-H, 51 Bd., p. 329-334, Leipzig, 1931.
Smtth, II. TI. — The algæ of Indiana. Proc India na Acad. Sci.,
41, p. 177-200, 1932.
A list of species reeortled.
Taylor, Wm. Eandolpii. — Algæ collected hy tlie Hassler, Allia
tross and Sclnnitt Expéditions, I. Marine algæ from Brazil. Amer.
Jour. Bot., 17, p. 027-034, 1 fig., pl. 39, 1930.
Material from tbe Ilassler expédition was collected by Thomas Bill under
tbe direction of Louis Agassiz, that fi*om tlie Albatross expédition by tlie
scientific staff including C. H. Townsend, and tbe last group by Waldo
L. Schmitt. Records of tlie Surpassa from tlie Gulf Stream are included. Tbe
Rimilian records include many new stations and records for tlie eountry,
including espeeially Rhiph-iUa t ornent osa Kg. and Nitophyllmn unc\naturn
(Turn.) J. Ag., wbich are figured. Sonie of tbe new species are described in a
separate paper by Tlovve et Taylor (Brittonia 1 : 7-33.1931 ). — W. R. Taylor.
Taylor, Wm. Randolph. — Note on marine algæ from Sao
Paulo, Brazil. Amer. Jour. Bot., 17, ]i. 035, 1 fig., 1930.
Material coll. by L. B. Smith, involving 3 records new for Brazil, and
several of new localities, is reported. — W. R. Taylor.
M ,np D r A. Werer van Bossk. — Résultats scientifiques du
voyage aux Tndes orientales Néerlandaises de LL. AA. le Prince et
la Princesse Léopold de Belgique. Algues, Mém. du Mus. îoy. d’Hîst.
Nntnr. de Belgique, vol. VI, fasc. 1, 1932.
Etude des Algues perforantes vivant sur les coraux ; les matériaux examj-
Source : MNHN. Pans
218
BIBLIOGRAPHIE
nés provenaient- non seulement Au voyage de l’A., le Prince et la Princesse de
Belgique, mais encore des récoltes faites dans les mêmes régions par l’expédi¬
tion du « BlbOffa » et celle du « Caiidan ».
Les espèces suivantes sont signalées avec indication de la station et des
coraux sur lesquels elles oln tété trouvées :
1° Myxophycées : Microeoleua tenerrimus (ïom. : PI retour ma terebrans
Boni, et Flali. ; Hyella caespitosa Boni, et Flali..
2" Chlorophycées: Oomontia arhizn ? liai 1 .; Ostreobiiun Quekctti ? Born.
et Flab. ; Ostreobiiun Remrekci Born. ; et trois Ostreobiiun nouveaux, O.
Duerdcnii, O. Brabantium avec tumeur bactérienne, O. Okamurai vivant dans
le thalle de Halarachnion calearemn Okam.
2° Phéophycées : Sphacelaria tribuloides ? Men.
4° Fr.oiîinÉEs: Oelidimn Uornetii Web. v. B.; Litholr.pis melobesioides ?
Fosl. : Lit hoir pi s sp. ; Porolithon onlcodes Heydrich; Cruoriella Obbesii Web.
v. B. : Cruoriella sp. ; Enigma calcareophila nov. g. nov. sp. ; Herposiplionia
tenella (Ag.) Xaeg. f. penetrans f. n. ; Ceramium sp. ; Oelidiopsis sp.
5 planches de figures illustrent la description.
Cette intéressante étude augmente considérablement le nombre des Algues
perforantes. La détermination n’est pas toujours certaine à cause de l’absence
d'organes reproducteurs, du petit nombre de spécimens dont la conservation
n'est, pas toujours satisfaisante. Malgré cela il apparaît que la pénétration il
l'intérieur du corail entraîne une modification dans la forme et les dimensions.
Il serait intéressant de connaître les relations entre l’Algue et le Polypier, de
savoir si l'Algue ronge le calcaire ou pénètre seulement dans des cavités pré¬
existantes. Ces questions, et d'autres, ne peuvent être résolues que par l’étude
sur place du matériel vivant. — E. C.
Yamada Y, — Notes on sonie Japanese Algæ V. Jour. of. the
Faculty of Science, Hokaido lmp. üniversity, Ser. V, vol. Il, fasc. 3,
p. 277-285, 4 pl., 1933.
Les espèces suivantes sont décrites et figurées: B or net ri la ovalis, Caula-
eaiilhvs Okamurai, Chrj/SI/nicn ia pacifica, Farlowiu irregularis, Plilonia
Okadai. Une combinaison est nouvelle: Phycodrys radieosa (Okamura) Yamada
et Inagaki. — I{. L.
Yonoe, C. M. — A Year in the Great Barrier Reef. The Stonry
of Corals and the greatest of tlieir Créations. Putnam, London and
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differing from D. Ehrenbergii in larger size, apparent absence of eolony sbeatli
and cells usually arranged in pairs; Trcnbaria varia n. sp., near T. triappen-
diculala but larger and with 4-8, 1-spined angles, the spines to 20-3S g long;
Micractinium pusUlvm n. var. longisetum With setae to t>5 g long; M. eriense
n. sp., larger than M. pusillum and with 8-13 setae; GolenMnia radiata
n. var. brevispina, with sliorter .setae than the speeies ; O. maxima n. sp.,
near O. paucisphia in size but with longr and heavy .setae; Lagerlieimia
citriformis var. paucispina n. nom., for Chodatella snbsalsa var. citriformis
Wolos. ; Franceia tuberculàta n. var. irregularis with cells irregularly placed ;
Selcnastruni bibraianum var. gracile (Reinseh n. comb. ; ■ Criicigenia apiculata
(Lemin.) Schmidle u. var. eriensis; Sccnedesmus bijuga n. var. major, with
eell diam. to 13 a , lengtli to 21 — W. R. Taylor.
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L'effort de rupture par unité de surface, sous une charge continue, a été
déterminé sur les stipes de différentes Algues marines croissant ;’i divers ni¬
veaux : F. vesiculosm, F. serra tu s, A. nodosurn. L. iliyit&ta, H. sUiquosa. Une
variation considérable a été observée dans chaque type. La moyenne de nom¬
breux essais a montré que les stipes de /•'. vasiculosus sont plus résistants que
les stipes de F. serraius qui eux-mêmes résistent mieux que ceux d’.4. nodosurn.
Les stipes de L. dtgüata sont à peu près aussi résistants que ceux de F. vesi-
culosus; ceux d 'Halidnjs le seraient beaucoup plus.
L'élasticité et l’extensibilité ont été également mesurées. Les résultats sont
exprimés par des courbes. Les Farm ont un pouvoir d’exteusfoU relativement
faible par rapport à Asoophyllwn et Laminaria dont le pouvoir d'extension est
plus grand.
Ces particularités semblent résulter plutôt de la nature des parois cellu¬
laires que de l’arrangement, des tissus.
II eût été intéressant de faire des essais sur les stipes de L. Clonstonii qui
vit û un niveau plus bas que L. flexicaulis (= L. diqUata) et qui se caractéri¬
sent par une rupture particulière îi la flexion. — E. C.
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divers, puis en a suivi le repeuplement. Il déduit de ses observations: que la
densité des populations de repeuplement varie suivant les différents moments
de l’année, étant plus dense au printemps: que ces populations sont plus pros¬
pères au niveau bas; que l’humidité du substratum a un rôle important; que
les populations sont moins denses sur les surfaces ensoleillées et présentent
un retard à l’exposition ouest; et que la rugosité du substratum facilite la
fixation. — R. L.
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The developmental axis is affected by the presenee of neighbouring eells :
the first division plane produces a rliizoid in a line the résultant of the influen¬
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division planes as well dividing eggs of the saine species. — W. K. Taylor.
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The alleged tolérance of Euplena gracilis for a high concentration of citric
acid is associated with the Hion concentration, for at least equal tolérance
is sliown to IICl, IPSO* and Oxalie acid, but less acid solutions of Yalerianie
and Salicylic acids cause death, which effect may be connected with gretater
pénétration rates. The pH betwenn 7.7 and 4.5 in light or 3.0 in darkness had
little effect on division rate. The optimum for photbsynthesis was about 0.7,
where enough 0 2 H was produced to maintain its reproduction at a nearly maxi¬
mum rate. Encjstment does not occur as an effect of pli between 8.5 and
2. 4. — W. R. Taylor.
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I. Thiu colloid films. The résistance varies witli applied potential, in tliis
resembliug living cell membranes, but the membrane differs fropi those of
Valonia in tliat the rise is largely ohmic. The technique is descrihed.
II. Impaled Valonia rcntricosa. Eleetrical résistance and polarisation were
measured du ring ]»assage of direct carrent across a single layer of protoplasm
in Valonia impaled on capillaries. Five stages initial sliock showing a drop to
zeiV) and recovery, normal I\I>. of S to 2fi mv., increased P.l). in artificial sap
to 100 mv., reversed P.D. (outside positive) in response to varions influences,
and loss of P.l>. in death. Technique is descrihed. — W. K. Taylor.
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L’émission des spores, comme leur fixation, paraît indépendante de l’éclai¬
rement, elle n’est favorisée ni par la lumière, ni par l’obscurité.
A l’obscurité, comme à la lumière, la spore se développe dès sa fixation :
dans les deux cas, elle se vide entièrement en donnant naissance à un filament
rampant; mais alors qu’à la lumière le développement se poursuit à la vitesse
de la formation d’un article environ par 24 heures, à l’obscurité le développe¬
ment s’arrête de bonne heure, la masse de matière vivante ne paraissant pas
avoir sensiblement augmenté. Les réserves, s’il en existe, sont insuffisantes
pour assurer le développement. — J. F.
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When, 0,000 M NH 4 C1 is added to seawater containing Valonia macro physa
ammonia soon appears in the sap and may reach a concentration inside over
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40 times as great as outside. It appears to enter as undissociated NH' (or
NII 4 OH). Wlien ammonia first enters tlie pH value of tlie sap lises rapidly but
reaches a maximum and then falls. There is also an increase of lialide in tlie
sap whieh cornes to a constant equilibrium value. The increase of NH 8 is accom-
panied by a decrease of K. As NH 8 enters the spécifie gravity decreases and
tlie cells rise and continue to grow as florating organisms witb an increased
growtli rate. — W. R. Taylor.
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compared with that of the hydrogen ion. The thresliold of tolérance in Nitella
to carbon dioxid and the hydrogen ion. — N. clavata was used. CO 8 acts as a
narcotic in buffered solutions causing a slowing of cyclosis and ultimate cessa¬
tion, with increased pfiqtoplasmic consistency Recover.v is more rapid than the
original action, and the action is réversible within a time limit. The ac-
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presence of galac-tan suggests that, an eq îilibrium exists between these two
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Glas» électrode measurements nf the pH of tlie sap show that cresyl hlue
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tlie sap to about tbe same degree as the free base M the dye added to the
sap m vitro, u-bile the dye sait dlssolved in tbe sap does not alter its pH —
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Wlle]1 °' 001 M NH*C1 is added to sea voter containing VatimUt macrophym
tilere .seenis to be a rapid pénétration of undissociated MI” (or NfPOH) whieh
raises the pH of the sap, and Iv leaves the cell ; NH*C1 accumulâtes. —
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VsKmm macrophysa was used. Lowering tbe K lu seavater from 0(111 M
to 0,006 M caused an exit of K from tbe cells. Sodium continned to penetrate
and tbe K : Na ratio fell : tbe cells eeased to grotv but showed no otber injury.
Increase of external Iv brougbt about an iucrease of internai K, hulide and
total cations as of tbe K : Na ratio. — IV. B. Taylor.
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L'existence de l'iode a été recherchée par les méthodes classiques en
employant l'amidon comme réactif. Les Algues ont été récoltées dans la région
de Split et traitées à l'état frais après avoir été débarrassées de leurs epiphy-
tes 5li espèces, dont la liste est donnée (14 cliloropliycêes, 19 Phéoplij'oées, 28
Khodophycées), ont été examinées. Une seule, Cladostephns verHcillatm, a
donné un résultat positif: ce résultat, déjà obtenu par MousCH à Helgoland,
ne s'observe qu'avec les rameaux principaux et uou avec les ramules.
Peut-on conclure que les Algues de l'Adriatique sont moins riches en iode
que les Algues des autres régions? Auparavant il faudrait étendre les recher¬
ches à d'autres espèces, en particulier à celles qui ont donné ailleurs des résul¬
tats positifs, car d'après les travaux antérieurs, et malgré quelques divergen¬
ces dans les résultats signalés, il semble bien que l'existence de l'iode soit un
caractère spécifique. — B. C.
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p. 033-654, 1931.
Swann, W. F. G. and del Rosahio, G. — The effect of radioac¬
tive radiation upon Euglena. Jour. Franklin Inst., 211, p. 303c-317,
1931.
The death of the Eiu/lena cell was shown to hâve been caused by a single
impact upon a sensitive région by an alpha particle, and the size of the région
was caleulated to be about equal to. that of the nucléus. — W. R. Taylok.
Swann, W. F. G. and del Rosario, G. — The effect of certain
monochromatic ultraviolet radiations on Euglena cells. Jour.
Franklin Ins., 213, p. 549-500, 1932.
Williams, E., Kneer, L., Wickwire, G. C., Vera, D. J. and
Hurle, W. E. — Increase of sugar utilization in Spyrogyra by means
of commercial fertilizers. Bot. Gaz., 92, p. 321-325, 1931.
»S'. portiralis was used. Unit* 3 of 150 gms. of Spirogyra (wet weight)
were placed in 000 c. c. of 0,1 o/ 0 dextrose and 000 mg. of various commercial
So urce : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE
230
fertilizers (of which 53 types were used) in 15 c. c. of water added. Analyses
of the sngar in the liquid by Benedict’s method made immediately and tben
after 40 hours in dim light, witli évaporation balaneed. A parallel sériés with
pure eompounds of the nature of components of the fertilizers was run. The
most active commercial fertilizer inereased utilization nearly three times, and
the most active single compound [CO (NH 2 ) 2] over twic-e, the time being 48
hours o the latter. Bacteria were shown not to hâve any effect in producing
these results. — W. R. Taylor.
Whitacre, D. M. — On the rate of oxygen eonsumption by fer-
tilized and nnfertilized eggs. I, Fucus vesiculosus. Jour. Gm. Pliy-
siol., 15, p. 107-182, 1931.
Unfertillized eggs in llie darlt consume 5,2 mm 3 O 2 per hour per 10 mm 3 eggs,
but in an illumination of 100.000 ft. candies they libéra te more than twice
as much as they consume. The swimming sperm consume 25.5 mm s O 2 per
hour per 10 mm* of sperm. After fertilization the rate of O 2 eonsumption
increases to 190 per cent, which is maintained for 13 or 14 heures, followed
by a slight rise. — W. R. Taylor.
CYTOLOGIE
Chadefaüd, M. — L'instabilité cytoplasmique ehez les Algues.
Trav. Cryptog. déd. à L. Mangin, p. 167-176, pi. 10, Paris, sept. 1931.
Chez des Monas. on observe dans des individus nageant librement des
pseudopodes dirigés vers l’extérieur que l’auteur considère comme équivalent
de figures myéliniformes. Dans le cas d’individus colorés au bleu de crésyl,
on observe fréquemment le gonflement puis l’éclatement vers l’extérieur dé
vacuoles digestives. Chez Mierospora l'instablité se traduit par la formation
de vacuoles endovacuolaires myéliniformes et par celles de vacuoles vésicu-
leuses à parois sans cesse tremblotantes. Ces phénomènes se localisent de
préférence au voisinage du noyau. Chez les Spirogyra on observe également
des pseudopodes endovacuolaires analogues à ceux signalés chez les Calli-
tkamnion et localisés aux deux extrémités des cellules. Le protoplasme des
figures d’instabilité est normal, leur formation semble être liée à une véri¬
table activité protoplasmique. Cette suractivité peut dépendre de circonstances
purement physiologiques, mais dans les cas étudiés son origine semble être
pathologique. — J. F.
Gross, Ilse. — Beitrâge zur Entwieklungsgeschichte der Pro-
tophyten. VII. Entwieklungsgeschichte, Phasenweclisel und Sexua-
litât bei der Gattung Ulothrix. Arclt. f. P rot isten blinde 73 °06-234
1931. ’’ ’
BIBLIOGRAPHIE
231
L'auteur étudie le développement, la reproduction, la sexualité et l’alter¬
nance cytologique des phases chez .deux espèces du g. Ulotliix : U. zonata
et V. oscillarina, qu'il a réussi à cultiver depuis la germination jusqu’à la
production des spores et des gamètes. La seconde espèce ne diffère que par
des détails de la première : ses filaments sont plus grêles, ses cellules possè¬
dent un seul pyrénoïde, qui se désagrège et. disparaît au cours des divisions
qui président à la formation des zoospores. Les résultats fournis par l’étude
û’Ulothrix zonata sont les suivants :
1° Bien qu’il y ait isogamie morphologique, cette espèce est dioïque. 11
y a hétérothallisme : on doit distinguer des thalles + et des thalles —.
2° Il y a trois sortes de thalles +, qui se succèdent dans le temps,
nu cours du cycle évolutif, dans l’ordre suivant : a) filaments -f- asexués
donnant uniquement des zoospores ; b) filaments + donnant zoospores et
gamètes ; c) filaments + donnant uniquement des gamètes. Il y a de même
trois sortes de thalles —, soit au total six sortes de filaments.
.‘}° Ces filaments sont tous haploïdes. Seuls les zygotes, formés par la
fusion d'un gamète -f et d'un gamète —, sont diploïdes, et la réduction
chromatique se produit lors de leur germination. Ayant eu la chance de
rencontrer des zygotes qui germaient sans période de repos préalable, et
sans s'entourer d’une épaisse membrane, l’auteur a pu observer quelques
quelques stades de la réduction chromatique. Le nombre haploïde n = 4
chromosomes.
4° Dans certains cas, on voit deux gamètes s’accoupler, sans se fusionner
ultérieurement. L’auteur décrit ce phénomène difficile à interpréter, et déjà
observé par Don kl. — M. C.
Husted, Ladley. — Cell wall of Vaucheria geminata. Bot. Gaz.,
91, p. 219, 1931.
The wall is of 3 layers, the outer of pectose, the middle of cellulose
and the very thin inner layer of pectose or of some other material imper¬
méable to hydrocellulose reagents. — W. IL Taylor.
Jungers, V. — Recherches sur les plasmodesmes chez les vé¬
gétaux. II. Les Synapses des Algues rouges. La Coll aie, T. XLII,
fa.se. 1, ]). 7-28, 2 pl., 1933.
Les synapses, ou connexions intercellulaires, peuvent., dans les genres étu¬
diés, Polusiphonia, Dclcsscria, Griffithsia et Ccraminm , être divisés en deux
types : Type du Polit fti/ph onia, formé de deux disques chromatiques séparés
par une fine lamelle membranaire. Type du Griffithsia, constitué par un
unique corps chromatique en forme de lentille sertie dans l’orifice centrale
de la membrane transversale. Iæs synapses ne sont point de nature proto¬
plasmique. mais sont de valeur membranaire. 11 n’existe pas de communica¬
tions protoplasmiques au niveau des synapses. Contrairement à ce que pensait.
Falkenberg, l'origine des synapses n’est pas lié à la caryocinèse. Enfin, il
n'existe aucun rapport entre les synapses des algues rouges et les plasmo-
dermes des plantes supérieures. — F. M.
232
BIBLIOGRAPHIE
Kopetzkv-Reciiti’eik;, O. — Die Nucleolen im Kern der Desmi-
diaceen. Bcihefte s. Botan. Centralbl., Bd. XLIX, Abt. 1, Heft 3
1 ». 686-702, Taf. VIII, 1932.
Lind, A. — A contribution to the life liistoi"y and cytolojry of
two species of Ulothrix. Ann, of Bot,., XLVI, p. 711, 1932.
L auteur étudie U. æonuta et U. rorida et arrive aux mémos conclusions
<|uo I. Gross. Voici ce qu’il constate chez TJ. rorida, qu’il étudie avec plus
de détails.
1° On trouve le même nombre de chromosomes, n = 5, au cours des
mitoses végétatives, de celles qui président à la formation des zoospores, et
de celles qui accompagnent la formation des gamètes. La réduction chroma¬
tique, qui n'a pas été observée par l’auteur, ne peut donc se produire que
lors de la germination du zygote, qui h lui seul représente la diplophase.
“ ’ Le e - vcle évolutif peut se ramener au schéma suivant : le zygote,
diploïde, germe en produisant des spores haploïdes (réduet. chromât.), d’où
naissent des filaments haploïdes donnant uniquement des zoospores ; ce n’est
qu après une ou plusieurs générations asexuées qu’apparaissent les filaments
gamétogènes, également haploïdes.
L auteur donne eu outre quelques renseignements morphologiques et bio¬
logiques sur les espèces étudiées. — M. C.
Lwofp, A. — Recherches biochimiques sur la nutrition des
Protozooaires. Monographies de VInstitut Pasteur, Paris, 1932.
Malgré son titre, ce mémoire, fruit d’une longue série de recherches,
intéresse particulièrement l’Algologie, puisque les espèces étudiées ont ôté
surtout des Algues unicellulaires flagellées, Euglènes et Chlamydomonadines,
et qu il s agit d'un essai de physiologie comparée des Protistes chlorophylliens
et des Protistes incolores.
On voit immédiatement l'intérêt d’un tel sujet, puisqu’il transporte du
domaine morphologique à celui de la physiologie la question — classique, et
plus que jamais a l’ordre du jour — des relations entre les Algues inférieures
et les Protozoaires proprement dits. Adoptant et généralisant les idées con¬
tenues, ces temps derniers, par Pascheb et par Dolflein-Rhkhenow, l’auteur
admet que. dans ce domaine, l'évolution a surtout consisté en une porte
d’organites cellulaires et, corrélativement de capacités physiologiques. Les Pro¬
tozoaires dérivent des Protistes chlorophylliens par perte du plastidome. Deux
processus sont possibles. Le plastidome peut s’atrophier et se décolorer,
jusqu'à se réduire à un réseau mitochondrial (cas des Polytoma), ou au
substratat mitochondrial du stigma (cas de nombreux flagellés, et même d’une
Amibe, décrite récemment par Paschek), et finalement disparaître. Ou bien,
le plastidome passant tout entier dans une des cellules-filles, au cours d’une
division cellulaire, il peut apparaître des individus apoplastiques, comme la
chose a été montrée par Scheiuffel, Pascheh, et. d'autres auteurs, notamment
chez des Chrysomonadines. L'auteur donne quelques précisions sur ces deux
BIBLIOGRAPHIE
233
processus, qui sont conditionnés d'une part par le milieu (éclairement, nu¬
trition), d’autre part par la constitution génétique des individus envisagés,
.le milieu ne pouvant que régler la manifestation des potentialités que com¬
porte cette constitution. Le cas ü’Euglena gracilis, qui devient, reversiblement,
leucoplastidiée a l'obscurité, et peut devenir, irréversiblement, apoplastidiée
dans certaines conditions de nutrition, est, :\ ce sujet, particulièrement inté¬
ressant. Selon l'auteur, c'est par apoplastie que seraient apparus les Proto¬
zoaires proprement dits, bien que Paschkh ait fait remarquer que les indi¬
vidus aplopastidiés ont une vitalité faible, et sont donc peu aptes à faire
souche d'espèces nouvelles. La perte de la chlorophylle et du plastidome, dont
on sait l’importance physiologique, ne serait qu’un cas particulier d’un phé¬
nomène plus général. Les fonctions physiologiques de la cellule seraient condi¬
tionnées par l’existence, dans le cytoplasme, de sortes de « gènes », particules
infra visibles et hypothétiques, dont l'auteur essaye, <\ l’aide d'arguments de
valeur d ailleurs variable, et surtout d’ordre bactériologique, de prouver l’exis-
teuce. L’évolution consisterait principalement, dans le domaine protistologique,
en une perte de ces particules, ou « ferments cellulaires ». De fait, quand
on suit cette évolution du point de vue physiologique, on constate qu’elle
s’accompagne d'une perte de capacités nutritives. Ceci est surtout net en ce
qui concerne la nutrition azotée, comme nous allons le voir. Mais il ne faut
probablement pas aller trop loin dans ce domaine, et les Protozoaires pro¬
prement dits paraissent avoir; en ce qui concerne leur nutrition carbonée, des
capacités de synthèse plus grandes que les Protistes leueoplastidiés, ou même
<iue les Protistes chlorophylliens cultivés h l'obscurité. L’évolution semble ici
— ce que l’auteur ne souligne pas — s'accompagner d’un gain de capacités
nouvelles. La théorie esquissée par l’auteur paraît donc — outre le caractère
hypothétique de ses bases — par trop absolue. Elle n’en garde pas moins
un très grand intérêt.
Les faits d’ordre physiologique mis en lumière dans ce travail méritent
de retenir longuement l’attention. Voici les plus remarquables :
a) En ce qui concerne la nutrition carbonée, les formes leucoplastidiées
(Polytoma, Euglènes décolorées à l'obscurité) ont absolument besoin, quel que
soit l’aliment azoté organique qu'on leur fournit, d’un élément carboné indé¬
pendant. bien défini, savoir, un acide gras linéaire en C 2 , C 4 ou C e , l’acide
acétique étant celui qui convient le mieux. Selon la terminologie de l'auteur,
ces formes sont oxi/trophes. Etant donné ce qu’on sait de l’évolution des
acides gras par (3-oxydation, ces acides doivent tous fournir, finalement, de
l’acide acétique : c’est de celui-ci que la cellule a besoin pour ses synthèses
carbonées. Or, les Chlamydomonadines vertes (Chlamiiilomonas, Ilcmatococous ),
à l’obscurité, se développent beaucoup mieux quand le milieu renferme ces
mêmes acides gras. Il semble donc que les cellules plastidiées, quand la
fonction chlorophyllienne ne se fait plus (plastes décolorés, ou obscurité), ont
plus ou moins absolument besoin d'acide acétique comme aliment carboné.
Cela permet de penser que l’acide acétique, ou un de ses dérivés, joue un
rôle important comme produit intermédiaire dans la photosynthèse des glucides.
On ne peut d’ailleurs établir ici aucune théorie simple de cette photosynthèse,
puisque le besoin d'acide acétique est loin d’être absolu, et. surtout puisque
234
BIBLIOGRAPHIE
certaines Euglènes, même en présence des acides gras en question, ne peuvent
être cultivées à l’obscurité.
Les tonnes sans plastidome (Protozoaires proprement dits) ne sont pas
oxytroplies. L'aliment organique azoté leur suffit comme source carbonée. Elles
ont donc, comme nous l'avons rapporté plus haut, des capacités physiologiques
plus étendues, dans ce domaine, que les formes plastidiées dont elles sont
supposées descendre. Il en va de même des Champignons inférieurs.
b) En ce qui concerne In nutrition azotée, on peut établir, tant parmi
les Algues inférieures que parmi les Bactéries ou les Champignons, des séries
selon lesquelles on voit se perdre les capacités physiologiques de la cellule.
Les Euglènes, cultivées à la lumière, en fournissent, selon les recherches de
Drsi, un bel exemple. Certaines utilisent indifféremment les nitrates, les sels
ammoniacaux, les acides aminés (un seul suffit), et les peptones complexes.
D'autres ont perdu l’aptitude à utiliser les nitrates, ou les nitrates et les
sels ammoniacaux, ou les nitrates, les sels ammoniacaux et les acides aminés.
On arrive ainsi iï des espèces qui ont absolument besoin de certaines peptones
complexes. De telles séries physiologiques me paraissent être un puissant argu¬
ment pour les théories selon lesquelles la synthèse des protéines, chez les
plantes, consiste en une transformation, par réduction, de l'azote nitrique en
azote ammoniacal, puis l'édification, aux dépens de celui-ci, du groupement
caractéristique des acides aminés, et de la synthèse de ces derniers, transfor¬
mables les uns en les autres sans désamination (contrairement à ce que
pense Lwoff), enfin, l'assemblage des acides aminés en édifices polypeptidi¬
ques complexes, comportant des noyaux plus complexes et plus caractéristiques
que le simple enchaînement peptidique seul admis jusqu’à ces derniers temps.
J'ai noté plus haut l'intérêt phylogénétique de ces séries physiologiques. Les
Protozoaires proprement dits paraissent avoir absolument besoin de peptones
complexes, et il a été impossible d’obtenir des cultures indéfiniment repiqua-
bles sur des milieux aux acides aminés, même si aucun de ceux-ci ne fait
défaut. Un tel fait pourra modifier nos idées sur le métabolisme des albumi¬
noïdes chez les Animaux supérieurs, et on peut noter ici que les « tréphones ».
quasi indispensables à la nutrition des cultures de tissus, peuvent être préci¬
sément remplacées, dans certains cas, par des peptones.
c) Enfin, quant aux rapports entre la nutrition azotée et la fonction
chlorophyllienne, l’auteur essaye de prouver, après beaucoup d’autres, que ces
deux séries de phénomènes sont directement liées. Chez Polytoma, selon
Volkonsky, le leucoplaste jouerait un rôle important dans la nutrition azotée.
Clîêz les Chlamydomonadines et les Euglènes, les capacités de nutrition azotée
diminuent beaucoup à l'obscurité, etc. Ces arguments sont loin d'entraîner
la conviction. La lumière peut agir sur la protéosynthèse autrement que
par le truchement de la fonction chlorophyllienne: la chose est connue chez
les plantes supérieures. La photosynthèse doit intervenir indirectement, par
les glucides qu'elle produit : de la nature de leur aliment carboné dépend
la capacité protéosynthétique de beaucoup de Bactéries. Et d’ailleurs, les
Euglènes, dont cette capacité est si variable d'une espèce à l'autre, sont
pourtant toutes photosynthètiques. On se trouve en présence de faits d'une
incroyable complexité,
BIBLIOGRAPHIE
235
L'auteur groupe tous les résultats connus en une remarquable classifi¬
cation (les Protistes. C'est la conclusion logique (le ce mémoire, dont la précé¬
dente analyse ne permet qu’incomplètement d'estimer la richesse et l’intérêt.
— M. C.
Mo Al lister, F. - The formation of the achromatic figure in
Spirogyra setiformis. Amer. Jour. Bot., 18, p. 838-852, 1932.
Polar caps form extranuclear groups of fibrillae, but functional spiudle
also ôf intranuelear origin. Spiudle not of true fibers, luit the motion of the
chromatin material is accomplished by protoplasmic flow. — W. 1t. Taylor.
Mance not, G. et Nardi, K. — Les plante» d ’Acelabularia medi-
terranea Lamour. Trav. Cryptog- déd, à L. Mangin, p. 459-463, 4 fig.,
Paris, sept. 1931.
Cette Siplionocladiale possède des cliloro-chromoplastes riches en carotène,
sous forme de corpuscules orangés ressortant vivement sur le fond coloré
en vert du chloroplaste. Il n'y a pas d'amidon. Dans les cellules des poils
verticillés qui sont situés au sommet de la plante, on observe des choroplastes
(jui y régressent à l'état de chondriocontes à mesure qu'il s'agit d'un article
d’ordre plus élevé dans la couronne filamenteuse. — J. F.
Pascheu, A. — Ueber das Vorkommen von kontraktilen
Vakuolen bei pennaten Diatomeen. Beihefte z. Botan. Centralbl.,
Bd. XLIX, Abt. 1, Heft 3, p. 703-709, 6 fig., 1932.
TECHNIQUE
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Science , 70, p. 16-17, 1929.
A resin of liigh refraetive index, particularly useful in diatom work.
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Conseil peun. int. par Vexpl. de la Mer, vol. VI, n° 2, p. 171-173, 1 por¬
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Putman’s Sons, New York, 448 pages, 1930.
Tlie simpler plants and animais are discussed on pp. 4G-57 ; a few algae
are mentioned and iuadequately discussed. — W. 1t. Taylor.
Pentegoff P. P. — L’utilisation des plantes marines de l’Ex¬
trême-Orient. Izv. Tikhookeunsk. Naoutcfmo-Promychl. St., 1929, 3,
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Raymond, P. E. and H. C. Stetson. — A new factor in the trans¬
portation and distribution of marine sédiments. Science, 73, p. 105-
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A jelly fourni on the sea bottom may be of algal origin and acts as a
levitator of fine sand. — W. Ii. Taylor.
Le Gérant : A. JEAN.
Source : MNHN, Paris