Tome Vlll - Fasc. 3-4
Septembre 1934
REVUE
ALGOLOGIQUE
Directeurs :
P. ALLORGE et Rob. LAMI
SOMMAIRE
Ci. Ranson. - — Sur la soi-disant existence de plusieurs diato¬
mées bleues dans la nature . 287
El. Manguin. — Florule algologique des cuvettes tourbeuses
de la forêt de Sillé (Sarthe) . 298
A. A. Natal. — On some New Fresliwater Algue from Egy.pt 311
H. Kufperath. — Récoltes algologiques à Onoz-Gembloux,
Rouge-Cloitre, Lierre-Hérenthâls et en Campine. 320
M. Lefevre. — Une pêche planctonique en Guyane française 340
AVIS
Par suite d’une série malencontreuse d’accidents matériels ,
le présent fascicule n’a pu paraître qu’en Septembre 1939 , mais
les articles qu’il comprend nous avaient été remis avant Septem¬
bre 1934.
SUR LA SOI-DJSANT EXISTENCE
DE PLUSIEURS DIATOMÉES BLEUES
DANS LA NATURE
par Gilbert Ranson
Les Botanistes et les Biologistes n'auront pas été peu surpris
de lire, à diverses reprises, dans des revues scientifiques importan¬
tes, une affirmation en contradiction avec tout ce qui était connu
jusqu’alors, bien signalé par les spécialistes sur la question, les
Diatomistes. E. Bachkach a annoncé que plusieurs Diatomées, pos¬
sédant un pigment bleu proto-plasmique comme Navicula ostrearia
Bory, avaient été trouvées dans la nature. Cette dernière ne serait
donc plus un cas unique dans le règne végétal, en dehors des Cya-
nophycées, comme l’avaient dit Ray Lankester, Hans Molisch,
Mereschkowsky, etc., et comme cela est écrit dans les traités clas¬
siques d’Algologie. Certes, tout n'est pas découvert et l’avenir nous
réserve certainement des surprises. Cependant, dans le cas nous
occupant ici, la vérification du fait supposé est si facile qu’on ne
peut se laisser entraîner à une telle contradiction qu’avec prudence
et après contrôle sévère.
Il nous faut, dès maintenant, séparer les faits naturels et
les interprétations des résultats des expériences de laboratoire de
E. Bachkach. Examinons d’abord les affirmations concernant les
faits naturels.
E. Bachrach n’a pas vu elle-même d’autres Diatomées bleues
dans la nature. Elle s’appuie, pour affirmer leur existence, sur le
travail de G. Hinard (Les Fonds Ostréicoles de la Seudre et du
Belon), paru dans les Notes et Mémoires de l’Office scientifique et
technique des Pêches maritimes, en octobre 1923. C’est dans son
travail de 1935 (Le Bleuissement des Diatomées et le verdissement
des Huîtres. Revue critique, dans « Revue des Travaux de l'Office
des Pêches Maritimes », mars 1935, p. 112-123) que Bachrach y fait
allusion pour la première fois, à ma connaissance du moins. Elle
288
Ù. RANSON
dit : « La 'pigmentation bleue n’est pas chez les Diatomées l’apa¬
nage d’une espèce unique, Navicula ostrearia, mais c’est un phéno¬
mène relativement général chez les Diatomées, puisqu’il se présente
chez diverses espèces marines et d’eau douce. Il n’est nullement la
caractéristique exclusive de Navicula ostrearia.
» Il semble d’ailleurs qu’au moins un des auteurs qui se sont
occupés du verdissement des Huîtres, ait admis la participation
possible d’autres espèces que Navicula ostrearia. Hinard figure en
effet, à côté de cette dernière parmi les Diatomées de la « verdeur »,
d’autres espèces: Storoneis crucigerum et Amphiprora paludosa. »
Si Bachrach ne s’appuyait pas sur le travail de Hinard, elle
pourrait tout au plus dire que la pigmentation bleue se présente
au laboratoire, chez diverses espèces marines et d’eau douce en sup¬
posant que les deux ordres de phénomènes soient comparables.
Mais d’après elle, Hinard reconnaîtrait que les deux autres
Diatomées citées présentent les mêmes particularités que Navicula
ostrearia parce qu'il les cite comme faisant partie de la « verdeur ».
Sans aucun doute, sans le dire explicitement, elle admet que
ces deux autres Diatomées ont un pigment bleu, puisqu’elle les cite
pour appuyer sa première affirmation selon laquelle la pigmenta¬
tion bleue n’est pas la caractéristique exclusive de Navicula ostrearia.
Dès maintenant, ou pourrait répondre : « Ce n’est pas parce que
Hinard figure ces deux autres Diatomées h côté de Navicula ostrea¬
ria qu’on doit conclure que celles-là possèdent aussi un pigment
bleu. »
Mais dans son travail de mars 1936: « Le Phénomène du bleuis¬
sement chez les Diatomées », en collaboration avec M. Simonet,
paru dans la même revue, elle est plus explicite. Elle dit cette fois,
p. 113: « Hinard cite dans un Mémoire (Les fonds ostréicoles de
la Seudre et du Belou, Office Sc. et Techn. des P. M., Notes et
Mémoires, 1923, n° 31, en Nota) d’autres Diatomées des fonds ostrci
coles moins nombreuses que Navicula ostrearia, mais capables de
présenter aussi un pigment bleu (Storoneis crucigerum, Amphiprora
paludosa) ». Ici Bachracii va plus loin et fait dire à Hinard des
choses qu’il ne dit pas. Elle exprime complètement cette fois son
interprétation personnelle du travail de Hinard.
Examinons en effet le travail en question de ce dernier auteur.
Je reviendrai plus loin sur le point de vue de celui-ci au sujet du
verdissement des Huîtres. Hinard était un chimiste éminent : la
première partie de son Mémoire: « Composition chimique des ter-
DIATOMEES BLEUES
289
rains » est extrêmement intéressante car en dehors du rappel des
analyses anciennes des sols des fonds ostréicoles, il donne les résul¬
tats de ses recherches personnelles ou de ses collaborateurs.
Mais en ce qui concerne les Diatomées, Hinard ne fait que
résumer les travaux des spécialistes. En particulier la seconde
partie de son Mémoire est le résumé des recherches effectuées par
le Commandant Peragallo. En effet Hinard dit bien (p. 7): « Pour
la détermination des Diatomées, nous avons sollicité et obtenu le
précieux concours de M. le Commandant Peragallo dont nous ne
pourrons malheureusement que résumer en ses parties essentielles
le travail considérable, dans les quelques pages qui vont suivre. »
Plus loin (p. 19), il s’exprime ainsi: « Une étude à la fois suivie
et détaillée des fonds ostréicoles français au point de vue des Dia¬
tomées qui s’y déposent et s’y développent, offrait donc en soi-même
un intérêt scientifique certain. Elle pouvait aussi servir de base à
des recherches futures, dirigées vers un but étroitement pratique,
et qui ne sauraient être menées à bien sans une connaissance préa¬
lable des diverses espèces que l’on est appelé à rencontrer et de
celles qui, par leur abondance relative ou leur fréquence, doivent
fixer particulièrement l’attention.
» C’est cette étude, qu’a bien voulu faire pour l’Office des Pêches
Maritimes, M. le Commandant Ch. Peragallo sur des échantillons
provenant de la Seudre et du Belon, dont les fonds étaient étudiés
parallèlement au point de vue de leur constitution chimique. Ces
échantillons avaient été, dans la mesure possible, enrichis en Dia¬
tomées par une série de lévigations et de décantations, puis séchés
à l’air. Un traitement à l’acide nitrique bouillant, suivi de léviga¬
tion méthodique, les concentrait encore en Diatomées et les rendait
propres à un examen microscopique minutieux. Les préparations
montées dans du styrax, furent observées à l’objectif F. de Zeiss et,
quand il parut être nécessaire, à l’objectif à immersion 1/15 apo-
chromatique de Koristka.
» Le résultat de ces observations, faites dans la majorité des
cas sur 500 frustules de Diatomées, quelquefois 1000, identifées
individuellement, constitue un document de la plus haute valeur,
que l’Office des Pêches tient h la disposition de tous ceux, savants
ou praticiens, qui désireront le consulter. Dans la présente bro¬
chure principalement destinée aux pi'ofessionnels de VOstréiculture
et dont l’étendue est forcément restreinte, nous ne pouvons repro¬
duire tous les tableaux de détermination dressés pair M. Peragallo.
290
G. RANSON
Il faut nous résoudre à n’en extraire que les données les plus
caractéristiques. »
J’ai tenu à faire cette longue citation pour bien montrer que
Hinard ne fait ici que rendre compte, en résumé, des observations
de Peragallo.
Il me faut encore citer le paragraphe relatif à la Diatomée
bleue ainsi que le tableau reproduit de Peragallo, auquel fait allu
sion Bachrach.
DIATOMÉES DE LA VERDEUR
Pages 22 et 23, Hinard dit : « Nous avons mis également à
l’écart, du moins provisoirement, le problème du verdissement. On
sait que la verdeur des Huîtres de Marennes, comme de tout le
bassin de la Seudre, est attribuée à l'ingestion par elles, d’une
Diatomée particulière, Na/vicula ostrearia, ou Diatomée bleue, ou
DIATOMEES BLEUES
291
Navicule bleue, dont elles fixeraient dans leurs branchies le pigment
plus ou moins modifié. Les échantillons de vase adressés h M. Pera-
gallo ne lui ont ont livré, en général, qu'une faible proportion de
navicules, parmi lesquelles ne figurait même pas N. ostrearm. Mais
cette dernière représentait les 9/10' d’un échantillon de « verdeur »
prélevé et préparé spécialement; d’autre part, il fut reconnu à cette
occasion, que le traitement par l’acide nitrique bouillant exerce sur
la Navicule bleue une action désagrégeante énergique, qui en rend
la recherche ultérieure très difficile. Elle a donc pu passer inaper¬
çue dans les échantillons soumis à ce traitement. »
A aucun moment, ni dans son texte, ni dans le tableau, comme
nous le voyons bien, Hinard n’a spécifié que les Diatomées trouvées
avec Namoula ostrearm présentaient elles aussi un pigment bleu.
D’ailleurs, il spécifie bien qu’elles ont été toutes observées après
traitement approprié. En aucun cas, il ne parle d’observation, sur
le frais, de Diatomées vivantes. Seules les expressions « Diatomées
de la verdeur » et échantillon de « verdeur » peuvent faire illusion
et en effet elles ont fait illusion à Bachrach. Cependant il suffit
de prendre connaissance de la littérature sur le sujet pour consta¬
ter que « Diatomées de la verdeur », « échantillon de verdeur »
ou « Diatomées du verdissement » désignent l’ensemble des Diato¬
mées observées en prélevant un échantillon de fond où est développée
la Navicule bleue. On peut aussi se rendre compte que tous les
auteurs ayant étudié la question, botanistes ou biologistes, ont
toujours, presque tous, bien spécifié : seule la Diatomée bleue pos¬
sède un pigment bleu spécial dans le protoplasma; c’est un phéno¬
mène unique dans le règne végétal en dehors des Cyanophycées.
D’ailleurs le fait est très facile h vérifier. Il suffit d’observer
sur place, dans la nature, des échantillons pris sur des fonds où
pullule la Navicule bleue. On constatera que toutes les autres Dia¬
tomées l’accompagnant n’ont aucun pigment en dehors de leurs
endochrômes. Mais il faut pour cela faire des observations dans la
nature et non sur des Diatomées traitées pour la détermination.
Ainsi l’affirmation de Bachrach suivant laquelle Stauroneis
crucigerum et Amphiprora pa&udom, placées par Peragallo dans
le tableau ci-contre îi côté de Navicida ostrearia, posséderaient un
pigment bleu comme cette dernière, est une pure invention. Il est
inutile de dire que la publication d’une telle interprétation d’un
texte très clair en somme, est très grave et inconcevable.
En passant, je veux attirer l’attention sur une conséquence inté-
G. RANSON
202
ressante du fait signalé par Hinard : « Les échantillons de vase
adressés à M. Peragallo ne lui ont livré, en général, qu’une faible
proportion de navicules, parmi lesquelles ne figurait même pas
N. ostrearkt. Mais cette dernière représentait les 9/10 e d’un échan¬
tillon de « verdeur » prélevé et préparé spécialement. » Ce n’est
pas, comme le suppose l’auteur ensuite, que la Navicule bleue est
passée inaperçue dans les premiers par suite du traitement auquel
a été soumis l’échantillon, mais tout simplement parce que les pre¬
miers échantillons avaient été récoltés sur des fonds n’étant pas
« verts », tandis que l’autre a été pris dans un claire verte.
Cela vient à l'appui du fait bien connu que, normalement, la
Navicule bleue n’est pas benthique et qu’on la chercherait vainement
sur le fond. Au contraire, dès qu’elle devient benthique parce que
les conditions physico-chimiques du fond ont changé, les autres
Diatomées, normalement benthiques, sans disparaître complètement,
deviennent beaucoup plus rares car leur activité se ralentit. On en
trouve, toujours cela va sans dire, quelques individus de chacune
des diverses espèces avec la Diatomée bleue. Sur les fonds de l’Ile
d’Oléron, par exemple, c’est Pleurosigma halticum qui résiste le
mieux.
Ainsi sans aucune liaison avec les faits de la nature, les tra
vaux de Bachrach expriment donc seulement des interprétations
d’expériences de laboratoire.
Or les résultats obtenus ainsi sont absolument différents dé
ceux constatés dans la nature avec Navicula ostrearia, comme je
l’ai expliqué dans une Note récente, à l’Académie des Sciences
(C. R. A. S., t. 202, p. 1702). Les deux phénomènes ne sont pas du
tout comparables et le soi-disant « bleuissement » de Baciiracii
n’a rien de commun avec le bleuissement de Navicula ostrearin.
Aussi devons-nous reconnaître que les conclusions de cet auteur
s’appliquent parfaitement, mais uniquement, à ses expériences de
laboratoire.
Ses conclusions sont les suivantes : « Tl semble ainsi que le
bleuissement est l’indice que le milieu constitué expérimentalement
n’est pas entièrement favorable à la vie active des Algues » et plus
loin: « Ici les Algues ne bleuissent que si le repiquage tarde trop
et si par conséquent elles se trouvent dans des conditions de confi¬
nement. » (Rev. des T. Off. des Pêches, mars 1936, p. 116.) Il est
très facile de vérifier que la Navicule bleue dans la nature se trouve
dans des conditions absolument opposées à celles-ci : le milieu est
DIATOMEES BLEUES
293
exceptionnellement favorable puisqu’il provoque une prolifération
extraordinaire de l’Algue; il ne peut être question d’autre part de
confinement dans les claires ou sur la côte, en pleine mer, dans la
zone de balancement des marées.
Je ne vois pas bien pourquoi, d’autre part, Bachrach veut rem¬
placer le terme « Diatomée bleue » par celui de « Diatomée bleuie ».
Si nous placions des Diatomées normales dans des solutions de
substances colorantes, de colorants vitaux par exemple et que ceux-ci
pénètrent dans la cellule, on pourrait alors parler de « Diatomées
bleuies ou rougies, etc... » Mais si nous faisons pousser une plante
h l’obscurité où se développe un pigment jaune dans les feuilles et
que nous la plagions ensuite à la lumière où ce dernier devient
vert, dirons-nous que nous avons à faire à une plante verdie ?
Non ! Pour la Navicule bleue, dont le pigment bleu provient de la
transformation d’un pigment de l’endochrôme, nous ne pouvons pas
dire que nous sommes en présence d’une Diatomée bleuie, mais bien
d’une Diatomée bleue.
Ainsi Bachrach a rapproché des phénomènes absolument dis¬
semblables. On peut juger par là ce que l’interprétation des faits
expérimentaux de laboratoire peut contenir de subjectif si elle n’est
pas liée à un examen précis des conditions du milieu naturel, d’où
l’intérêt puissant de la liaison étroite entre la théorie et la pra¬
tique lorsque le sujet s’y prête.
Je voudrais enfin réfuter de nouveau une autre hypothèse de
Bachrach. Dans son travail de mars 1935, p. 114, elle déclare :
« S’il semble exister, d’après les observations rapportées, une cer¬
taine relation entre la présence des Huîtres et l’apparition simul¬
tanée de Diatomées bleues, il ne nous paraît pas certain que les
hypothèses précédentes soient à tous points de vue exactes. Bien
que les Navieules soient des organismes très mobiles, on ne peut
assurer qu’elles soient attirées sur le fond par chimiotactisme. On
sait que lors de la circulation d’eau au niveau de la brancliie des
Huîtres, des particules en suspension, les particules d’argile notam¬
ment, sont agglutinées et vont se déposer ensuite. Il n’est pas
invraisemblable que les Diatomées pélagiques puissent subir une
agglutination analogue. » Or il est bien connu (pie seules les Huî¬
tres provoquent ce phénomène. En présence (les autres Lamellibran¬
ches les Navieules ne se développent pas sur le fond ; en particu¬
lier, sur les Moulières à plat ou dans les régions mytilicoles, on ne
constate jamais ce phénomène. D’autre part des fonds dont 1 argile
294
G. R.4NS0N
est pétrie de mucine d’Huîtres, mais qui ne possèdent pas présen
tement d’Huîtres, peuvent présenter des Na vieilles bleues sur de
grandes surfaces. Enfin la Navicule bleue est trouvée en épiphyte
sur des Algues brunes. Sauvageau, en particulier, l’a signalée sui¬
des Liébmannia à Banyuls, dans la Méditerranée. Ce dernier cas
est à méditer tout particulièrement. Des raisonnements ne tenant
compte que d’un seul fait, conduisent à des conclusions la plupart
du temps romanesques. De l’ensemble des faits ci-dessus, au con
traire, on peut affirmer que Navicula fusiformis, planctonique, se
fixe sur le sol ou sur des Algues, par chimiotactisme lorsque les
conditions ambiantes y font développer une substance particulière.
Pour terminer, je désire rapporter les hypothèses de Hinard
sur les causes du verdissement des Huîtres et de la pigmentation
de la Navicule bleue pour montrer leur fragilité et l’impossibilité
d’en tenir compte. Hinard qui était chimiste a cru pendant long
temps à l’action des sels de fer dans le verdissement des Huîtres.
Les travaux de Sauvageau ne l’avaient même pas convaincu. Les
résultats contradictoires des analyses anciennes n’avaient nullement
changé son opinion et dans le travail de 1923 dont je parle plus
haut, il reprend les travaux anciens auxquels il ajoute les résultats
de ses nouvelles analyses. Le tout est groupé de façon à essayer
de faire ressortir un excès des sels de fer dans les vases des régions
où se développe la Navicule bleue et où l’Huître verdit.
Mais sans aucun doute ne trouve-t-il pas sa démonstration suffi
saute puisqu’il n’exprime pas un seul moment son idée. Nous trou
vous p. 22 : « Nous avons mis également à l’écart, du moins pro
visoirement, le problème du verdissement. On sait que la verdeur
des Huîtres de Marennes comme de tout le Bassin de la Sendre,
est attribuée à l'ingestion par elles, d’une Diatomée particulière
Navicula ostr caria, ou Diatomée bleue, ou Navicule bleue, dont elles
fixeraient dans leurs branchies le pigment plus ou moins modifié. »
Ainsi il ne donne aucune impression personnelle sur l’opinion clas¬
sique. Cette phrase aussi bien que la suivante montre au contraire
son doute de l’action de la Navicule; il n’est pas d’accord avec
l’opinion classique, mais il se réserve.
1 >ans son travail de 1928, il accepte explicitement les conclusions
de mes recherches confirmant et complétant celles de Sauvageau
sur le verdissement des Huîtres, mais comme on va le voir il
n'abandonne pas son idée et ne fait que la transposer sur un autre
plan.
Source : MNHN. Paris
DIATOMEES BLEUES
295
« La question du verdissemment, dit-il, a beaucoup préoccupé
les naturalistes et donné lieu à de retentissantes controverses. Après
les travaux si démonstratifs de G. Banson, voici comment on se
représente le phénomène.
» Dans les eaux de certaines régions, sur le sol de certains
parcs, croît une Diatomée spéciale Nwmcula autre aria qui, dans des
conditions et pour des causes mal définies encore, produit intérieu¬
rement un pigment bleu (d’où le nom de Navicule bleue donné aussi
ù cette Diatomée). Ce pigment est éliminé, il passe dans l’eau
sous forme de granules colloïdaux. L’Huître s’en empare et le fixe
dans ses branchies qui prennent alors une coloration allant du vert
clair au vert bleu foncé. La viridité ainsi acquise est durable, con¬
trairement aux colorations analogues, mais non semblables, pouvant
être engendrées par d’autres causes, comme par exemple l’absorption
d’une quantité anormale de fer ou de cuivre. »
Ainsi cette fois Hinard semble bien définitivement acquis à
l’idée que la. Navicule bleue est la cause du verdissement des Huîtres
de Marennes.
Mais il ajoute : « Nous ne savons rien de la constitution chi¬
mique du pigment (marennine de J. Chatin et Berthblot) ni du
processus de sa formation. D’anciennes analyses dues à Ad. Chatin
et Müntz, à Ch. Kohn, ont fait ressortir que. le verdissement serait
lié à la présence de proportions relativement élevées d’oxyde de
fer dans les terrains ostréicoles. Nous avons des raisons personnel¬
les de croire qu’il en est bien ainsi. {Nota: Dans les cendres d’un
échantillon de verdeur récolté avec précaution sur le sol d’une claire
marennaise, nous avons trouvé 14,95 % de sesquioxyde de fer) mais
cela n’explique pas grand chose... »
Ainsi, d’après Hinard, le fer n’interviendrait plus directement
pour pigmenter l’Huître, mais comme élément déterminant de la
pigmentation de la Navicule bleue. C’est une idée absolument nou¬
velle, trouvée pour la première fois dans la littérature consacrée à
ce sujet. Pour lui, le fer doit absolument intervenir quelque part,
dans un des chaînons du phénomène; lorsque son action n’a pas
lieu dans l’un il la suppose dans un autre. On n’avait jamais pensé
à l’intervention du sel de fer dans la fabrication par la Diatomée
de son pigment bleu. Cette nouvelle hypothèse demande à être exa¬
minée. Le seul fait de la présence, en épiphvtes, de Navicules bleues
sur des Algues brunes, dans la Méditerranée, suffit pour 1 aban¬
donner.
296
G. RANSON
C’est à propos de ce travail de 1928 que j’ai eu plusieurs longues
discussions amicales avec Hinard. C’est au cours de la première
conversation, lorsque j’ai essayé de lui montrer l’impossibilité de
soutenir l’action du fer dans la fabrication de son pigment bleu
par la Navicule, qu’il m’a exprimé son idée de la possibilité de
l’existence de plusieurs Diatomées susceptibles de fabriquer du
pigment bleu. Par la suite il a reconnu qu’il s’agissait d’une erreur
d'interprétation. Mais j’ai toujours pensé, à la suite de cette discus¬
sion qu’il avait explicitement exprimé cette idée dans ce travail de
1928. Or il n’en est rien. Même dans ce dernier il n’y fait nullement
allusion. C’est donc une idée très vague qu’il n’a jamais exprimée
dans ses travaux. Personnellement j’ai eu tort de laisser croire
qu’il l’avait publiée.
Mais vers la même époque un savant américain H. F. Prythercii,
dans une série de beaux travaux, démontrait l’importance du cuivre
à doses infinitésimales (0 mmgr. 02 à 0 mmgr. 475 par litre) pour
la fixation du naissain d’Huîtres puis pour la pousse subséquente
des Huîtres. Dans son beau travail de 1932 sur « Le cuivrage acci
dentel et décuivrage de l’Huître » où il étudie la question du cuivre
dans les eaux de la région de Marennes et où il apporte des obser
valions personnelles nouvelles et précieuses, Hinard attire l’atten-
ti°n sur les travaux de Prytherch. Mais comme il avait tendance
a généraliser précédemment l’action du fer, le chimiste Hinard, très
impressionné par les nouveaux travaux sur le cuivre, a désormais
tendance à généraliser l’action de ce dernier. « De si faibles doses,
en effet, dit-il, sont absolument incapables de conférer aux Huîtres
une viridité cuivreuse appréciable. Et les analyses dont il vient
d’être fait mention démontreraient même une fois de plus, s’il en
était besoin, que la verdeur des Huîtres marennaises n’est pas
imputable a un fort excès de cuivre, comme on l’a quelquefois pré¬
tendu hors de chez nous. Qu’un infime supplément de ce métal
dans l’eau de la Seudre ait une influence positive sur la pigmen
tation de la Navicule bleue, d’une part, sur la tendance à la pousse
et à 1 engraissement des Huîtres d’autre part, ce sont questions
d un tout autre ordre dont l’étude n’a pas encore été effleurée. »
Nous voyons bien ici comme pour le fer, l’hypothèse de l’action
possible du cuivre sur l’Huître pour la faire verdir, puis sur la
Navicule pour lui faire fabriquer son pigment bleu. Devant les faits
bien connus, Hinard doit renoncer à la première, mais il présente
nettement la seconde comme susceptible d’être émise, sans malgré
DIATOMEES ELEVES
297
tout y insister. Cependant Hinard ne parle plus du tout de son
ancienne hypothèse de l’action du fer sur la Navicule; il faut donc
supposer de toute évidence qu’il l’a abandonnée, pour celle de l’ac¬
tion possible du cuivre. Nous ne pouvons retenir ces hypothèses qui
sont seulement des idées très vagues. Au fond toutes les deux repo¬
sent seulement sur le fait que le fer et le cuivre ont des sels bleus
comme le pigment de la Navicule. Cette comparaison est véritable¬
ment trop superficielle et il est inutile de s’y attarder.
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formis Grün (N. ostrearia Bory). Bull, du Muséum, T. VIII. 19-jO.
Ranson G. -- Sur la Navicule bleue. La voix ostréicole, N" 64, 1er septem-
bre 1936.
FLORULE ALGOLOGIQUE
DES CUVETTES TOURBEUSES DE LA
FORÊT DE S1ELÉ (Sarthe)
par E. Manüüin
Lors d’une excursion en forêt de Sillê au printemps 1932, j'ai
eu la bonne fortune de recueillir dans les nombreuses cuvettes tour
beuses à sphaignes (Sphagnum cymbifolmm Ehrh, S. recurvum P.
Beauv., ü. inundatum Kuss., 8. subnitenu liuss. et Warnst., 8. auri-
culatum Warnst.), d’intéressantes récoltes, dont l’étude minutieuse
motive cette note.
Au fond des abrupts déchiquetés de la gorge de « Kocliebrune »,
située au S.-E. de la forêt, coule le lit du ruisseau de la « Selle »
au thalweg rocheux, creusé dans la puissante assise de grés armori¬
cains formée par le prolongement oriental des Coëvrons. Les bords
de ce ruisseau sont garnis de fondrières et de cuvettes où viennent
se déverser de minces filets d’eau, issus des sources voisines.
Les conditions écologiques de ces cuvettes sont très variées;
certaines de ces dernières dont l’eau devient stagnante selon les
saisons, voient ainsi leur microflore varier avec le degré d’évapora
tion de leur masse d’eau, au point d’être de simples flaques d’eau
croupissante. D’autres, entretiennent une abondante végétation
algale au sein des bombements de sphaignes plus ou moins exondés,
que mouillent doucement les filets d’eau très pure et acide: condi¬
tion essentielle à l’établissement d'une florule desmidiale hydros-
pliagnophile. Enfin, creusées à même la dure roche des berges du ruis¬
seau, de nombreuses petites poches d’eau tapissées par Rhacomitrium
acioulare, offrent ù l'époque de débit minirna des eaux une florule
temporaire, associée a quelques espèces potamophiles permanentes.
L’analyse floristique de ces diverses stations m’a donné après
centrifugation des matériaux de récolte, une abondante population
algale où dominent à cette époque de l’année, c’est-à-dire au début
du mois de Mai, et pour l’ensemble des diverses collections d’eau
visitées: les Diatomées et. les Desmidiées caractéristiques (en parti-
F LO R U LE ALGOLOGJ Q UE
299
culier pour ce dernier groupe) des tourbières à spliaignes, alors que
les Cyanopliycées sont pauvrement représentées.
Le peuplement desmidial des cuvettes à spliaignes, présente un
complexe d’associations appartenant au Desmidiaceaetam aerophilurn,
avec une partie des espèces caractéristiques et accessoires de 1 Euas-
treto-Micrasterietum, accompagnées des ubiquistes ordinaires et de
fragments d’autres associations de Desmidiées. La présence plus ou
moins temporaire de ces dernières est en fonction des variations
écologiques locales.
Le fait le plus remarquables qui se dégage du recensement de
ce groupe, réside dans la découverte de formes critiques et de plu¬
sieurs espèces et variétés nouvelles pour la dore algologique de
France. Il est également très intéressant de signaler pour cette
région, la présence de quelques espèces arctico-alpines ou monta¬
gnardes, encore inconnues en plaine jusqu’à ce jour, et dont 1 abon¬
dance (en particulier pour Cosmarmm Hornavanense forma helvetica)
dans certaines cuvettes, semble indiquer en ce lieu un territoire
de refuge.
LISTE SYSTEMATIQUE
ISOKONTAE
Chlmnydomonas sp. — Abondant (1) dans toutes les cuvettes.
Gloeocystis gigas Grun. — Cuvettes d’eau stagnante.
Apiocystis Brmniana Naeg. — Rare, observé seulement dans
les cuvettes d’eau stagnante.
Pediastrum, duplexe Meyen var subgranulation Racib. — Rare,
poches d’eau du ruisseau à Rhacomitrium aciculare.
Oocystis solitaria Wittr. — Abondant dans les cuvettes à
sphaignes.
Ankistrodesmus falcatus (Corda) Ralfs. — Abondant dans toutes
les collections d’eau.
Selenastrum gracile Reinsch. — Cuvettes à spliaignes.
Vlotrix aequalis Kütz. — Abondant dans les cuvettes d’eau
stagnante.
U. sp. aff. tenerrima Kütz. — Fil. épais de 7,5 p, avec macro¬
zoospores; cuvettes d’eau stagnante.
300
E. MAN G U IN
Hormidium sp. — Abondant, cuvettes d’eau stagnante.
Hormidiopsis crcnulala (Kütz.) Heering — Hormidium crétin-
latum Kütz. sec. Brand. — W. Heering. Süsswas. flor., Heft G :
Cbloropby. lit, page 51, fig. 02.
Cel. larges de 8-9,5 p . Cuvettes <l'eau stagnante. PI. I, fig. 1.
Bimiclearm tatrana Wittr. — Cuvette à Spbaignes.
Microspora sp. — Abondant, cuvettes d’eau stagnante.
Stigeoclonium setigerum Kütz. — Diam. des cell. des filam. et
des principales branches 7-9 p, aussi long. q. lar. ; diam. des cell. des
ram. second. 4-5 p, 2-3 f. plus long. Cuvettes d’eau stagnante.
Drapartiuldia glomerata (Vaucli.) Agardh. — Abondant dans
toutes les stations.
(Edogonium cymatospormn Wittr. et Nordst. — Fil. avec oogones
et anthéridies ; oogones 40,8 X 33,0 p, anthér. 9-9,6 X 9,0 p; diam.
cel. végétatives 9-10 p, 8-10 f. plus long. Cuvettes à Spbaignes.
Œ. sp. ster. —- Abondant dans toutes les stations.
Spirotaenia- comlensata Bréb. — Cuvettes à Spbaignes.
A?, erythrocephala ltzigs. — W. Krieger, Die Desmid. Rabenh.
Krypt. Hor. XIII band., abteil. 1, Lieferung 1, pag. 188, Taf. 2, f. 11.
Forme voisine du type, ne diffère que par sa long, un peu super.,
rendant ainsi la cell. plus fusiforme. Long. 55 p, lar. 5 p; chrornato-
pliore de 2 1/2 à 3 1/2 tours de spire; 2 pyren. Espèce nouvelle pour lu
France. Cuvettes à Spbaignes. PI. I, fig. 2.
Cylindrocystis Brcbissonii Menegb. — Avec zyguspores, abon¬
dant dans toutes les cuvettes.
Netrivm Digitus (Ehr.) ltzigs. — Rare, cuvettes à spbaignes.
N. intcrruptum. (Bréb.) Lutckem., var. m-inor (Borge) W. Krieger,
Rabeuli. Kryp. Fl., Desinidiaceen XIII Band. Abteil. 1, Liefer. 1, p.
223, Taf 8, fig. 10.
Long. 84 p, lar. 19 p. Abondant dans toutes les cuvettes è
spbaignes .Signalé en Allemagne et Etats-Unis (Floride) ; nouveau
pour la France. — PI. I, fig. 3.
Roya obtusa (Bréb.) W. et G. S. West. — Abondant, cuvettes a
spbaignes.
R. obtusa, var. montana W. et G. S. West. — Abondant, même
station.
Gonatozygon Brebissonu de Barv. — Abondant, cuvettes il
sphaignes. ,
Zygnema sp. ster. — Abondant dans toutes les stations.
PLORULE AhGOLOGlQUB
301
Spirogyra sp. ster.— Abondant, principalement dans les cuvettes
d’eau stagnante.
Mougeotia parvula Hassall. — Avec zygospores. Abondant,
cuvettes d’eau stagnante et à spbaignes.
AI. viridis (Kiitz.) Wittr. — Avec zygospores. Abondant, mêmes
stations.
AI. scalaris Hassal. — Avec zygospores. Abondant, mêmes
stations.
Pemum cylindrus (Ehr.) 13réb. — Abondant, cuvettes à spbaignes.
P. spirostriolatum Barker. — Abondant, même station.
Glostermvn Cornu Ehr. — Abondant, cuvettes à spbaignes.
C. costal um, Corda. — Rare, même station.
C. décorum Bréb. — Abondant., même station.
C. Dianae Ehr. — Abondant dans toutes les stations.
C. Dianae Ehr., var. minus Pucel. — idem .
C. didymotocum Ralfs (non Cerda) sensu R. Grônblad, obser¬
vations de Closteriis; Acta Societ. p. Fauna et Flora Fennica, 46,
N : 05, p. 7, f. 1-4.
Les exemplaires étudiés sont très voisins de la forme typiea de
R. Grônblad, seules les dimensions sont inférieures : long. 288-300 p,
larg. 38-40 p; apex 12-14 p-, 50-60 stries très fines visibles dans la
partie médiane. Cuvettes tourbeuses et à spbaignes. — PI. I, fig. 5.
C. didymotocum f fo. — Zone annulaire apicale épaisse, à fines
ponctuations (pores) ; membrane brunâtre à stries épaisses, environ
17-20 dans la partie médiane. Long. 367 p, larg. 28 p, apex 13 p.
Cuvettes à spbaignes.— Pl. I, fig. 4.
C. interniedium Ralfs, forma ad var erectum Grônblad, Finn-
lândiche Desmid. Acta Societ. p. Fauna et Flora Fennica 47, N: 04,
p. 18, n° 15, Tab. 4, f. 39.
Diffère de la var décrite par cet auteur par l’absence de dilata¬
tion apicale, l’apex étant chez les exemplaires étudiés, tronqué arrondi.
Long. 238-295 p, lar. 14-14,5 p; apex 7 p\ 13-15 stries très fines.
Rare, cuvettes à spbaignes.— Planche I, fig. 6.
C. Kützingii Bréb. var. vittatum Nordst; Fresbw. Alg. N. Zeal.
1888 p. 70, T. 3, f. 21.
Long. 448 p, larg. 17,5 p, apex 3,5 p ; 7 côtes visibles. Variété
nouvelle pour la flore française. Rare, cuvettes à spbaignes. — Pl. I,
fig. 7 a et b.
C. lïbellula Focke. — Rare, même station.
C. lineatum Ehr. — Abondant dans toutes les stations.
302
Ë. MAN GUI N
G. intermedium Ralfs. (ex C. Nilsonii Borge).— Long. 140-180 y,
lar. 14-18 y, apex 7-8 y. Cette espèce abondamment représentée dans
les cuvettes à sphaignes, offre des variations de courbure de l’extré¬
mité de la cellule, également sur le nombre de pyrenoïdes: 5-7 selon
l’état de développement des cellules filles issues des divisions anté¬
rieures. Je rapporte ? à cette espèce, de nombruses zygospores jau¬
nâtres, ayant 40-41 y de diamètre.— PI. I, fig. 8 a, b, etc.
G. navicula (Bréb.) Ltttkem.— Abondant, cuvettes à sphaignes.
G. Pritchardianum Arch. — Cuvette d’eau stagnante et à
sphaignes. ,
G. rostratum Ehr. forma. — Long. 392 y , lar. 28 y, apex 3-3,5 y ,
22-25 stries très fines à la partie médiane. Cuvette à sphaignes.
G. Venus Kütz. — Rare, cuvettes à sphaignes.
Tetmemorus granulatus (Bréb.) Ralfs. —- Même station.
Euastrum bidentatum Niig. — Même station.
Var. pseudopictum Gronblad, forma. — R. Gronblad, Finlan
dische Desmidiaceen aus Keuru ; Acta Societ. p. Fauna et Flora
Fen., 47. N : 04, p. 29, Tab. 6, f. 42-43.
Cette forme diffère de la variété décrite par cet auteur : par
la présence constante d’un aiguillon supplémentaire, situé au milieu
de chacun des lobes apicaux et de 3 petits aiguillons à tous les
lobes latéraux, au lieu de 2 pour la variété; long. 50-51 y, lar. méd.
36 y, lar. des lobes apicaux 21-22 y , istli. 9,6 y, épais. 22-23 y. Va¬
riété et forme nouvelle pour la France. Abondant, avec le type. -
PI. II, fig. 9.
E. binale (Turp.) Ehr., forma Gutiemsku Schemidle, Beitr. Algen
fl. Rheineb. u. Schwarz wald 1895, p. 79, T. 1, f. 13-14.
Angles intférieurs de l’hémisomate triondulés ou légèrement tri
crénés. Long. 19,5-20 y, larg. 16 y, isth. 4,8-5,5 y, épais. 10-11 y. Forme
nouvelle pour la France. Rare, cuvettes à sphaignes. — Fl. II, f. 10.
E. Didelta (Turp.) Ralf. — Même station.
E. dubium Nâg. — Même station.
E. oblongum (Grev.) Ralfs. — Abondant, même station.
Micrasterias denticulata Bréb.— Abondant, même station.
M. rotata (Grev.) Ralfs. — Même station.
Gosmarium Brebissonii Menegh. — Même station.
G. caclatum Ralfs. — Rare, même station.
G. crenatum Ralfs. — Abondant, même station.
G. (Mcurbitininn ( Biss.) Lütkem, forma ni inor W. et G. S. Wesi.
— Long. 48-50 y, larg. 20-22 y. Rare, même station.
Source : MNHN, Paris
F LO RU LE ALGOLOGIQUE
303
G. dentiferuni Corda forma minor. — Corda in Alman. de
Carlsbad 1840, p. 215, T. 0, f. 41.
Sommet de l’hémisomate légèrement déprimé. Long. 02-03 /x, larg.
48-49 /u., isth. 10-17 /x, épais. 31 /x. Probablement nouveau pour la
France. Rare, cuvettes à spbaignes. — PI. II, f. 11 a, b, c.
G. Hornavanense (Sclimidle) Gutwinski, forma helvetica Ducel.,
3 Cosma. nouv., Fl. Helvé. in Bull. Soc. Bot. de Genève, 2 sér., vol. X,
1918, p. 15, f. 3 ; G. Deflandre, Contri. à la flore Algol, de France
11-V. Bull. Soc. Bot de France 5 e série, T. IV-1928, p. 10-11, f. 4.
Mes exemplaires sont absolument conformes à l’excellente des¬
cription donnée par Ducellier, ils différent seulement par des dimen¬
sions plus faibles. Long. 72-82-84 /x, larg. 57-58-07 /x, isth 15-20-22 /x.
Cette rare espèce des régions froides est la plus abondamment repré¬
sentée dans toutes les cuvettes à spbaignes. — PL II, fig. 12 a, b, c.
C. impressulum Elfv. — Long. 24 /x, larg. 10-17, isth 7,2 /x, épais.
10-11 /x. Rare, cuvettes tourbeuses et à sphaignes. — PI. II, fig. 13.
C. laeve Rabenh. var. septentrionale Wille. — Très abondant dans
les diverses stations.
C. Nacc/elianum Bréb., forma ad var. crenulatum Schmidle,
Beitri'ige zur Algen flora des Schwarzwaldes und der Rheineb. pag.
30, Tab. III, fig. 16 a, b, c et 17.
Sommet de l’hermisomate plus ou moins ondulé, 2-3 rangées de
granulations très fines à la périphérie; dimensions inférieures à celles
données par cet auteur : long. 28-29 /x, larg. 21-22 /x, isth. 7,5 /x. Très
abondant dans toutes les stations. — PI. II, fig. 14 a, b.
G. nasutum Nordst, forma granulata Nordst. — Long. 36-38 /x,
larg. 28-29 /x, isth. 12-13 /x. Abondant, cuvettes à sphaignes. — PI. II,
fig. 15.
G. punctnlatmn Bréb., var. rotundatum Klebs, forma, Desm.
Ostpreuss 1879, p. 37, T. 3, f. 52-54-56.
Malgré les dimensions supérieures de mes exemplaires à celles
données par Klebs, ils se rattachent incontestablement k cette variété
par l’ensemble de leurs caractères morphologiques. Long. 46-48 /x, larg.
43 /x, isth. 14,4-15 /x, épais. 28 u. Cette forme n’était représentée que par
un petit nombre d’exemplaires dans les récoltes provenant des cuvettes
à sphaignes. Variété et forme nouvelle pour la France. — PI. II, fig.
16 a, b, c.
G. quadratum Ralfs.— Abondant avec la variété suivante dans
les cuvettes à sphaignes.
Var. Willei W. et G. S. West. — Long. 51-55 /x, larg. 28-33,6 /x,
301
E. MAN GU IN
isth. 16,8-19,6 /*, épais. 27-30 p. Cette espèce est. signalée comme
artico-alpine par les auteurs.— PI. II, fig. 17 «, b.
G. S p.— Hémisomate tronqué subsemicirculaire, angles basais
largement arrondis, côtés convexes, sommet subtronqué; sinus étroit,
linéaire, à peine dilaté à l’extrémité. Vue verticale rectangulaire;
vue de côté de la demi-cell. subcirculaire. Membrane cellulaire avec
2-3 rangs périphériques de granules, zone centrale dépourvue de gra¬
nule. Long. 43,5 p, larg. 42 p, isth. 12 p, épaiss. 24 p. Forme proba¬
blement affine de G. praemorsum Brés. Rare, cuvette à spliaignes.—
PL XI, fig. 18 a et 6.
G. sp. ad G. ochthodcs Nordst.
Cellule à contour semi-elliptique, à bords latéraux convexes.
Demi-cellule à angle basal presque droit, angle apical arrondi; côtés
munis de 9-10 ondulations ou crénelures tronquées, allant en se
développant de la base au sommet, en regard de chaque ondulation.
3 séries radiales de granulations diminuant de volume de la péri¬
phérie au centre, partie centrale lisse. Sommet de Phémisomate
droit ou légèrement convexe, à peine 4 ondulé. Deux pyrenoïdes par
demi-cellule. Long. 74-75 p, larg. 57 p. isth. 16-17 p. Rare, seulement
observé 3 exemplaires provenant des récoltes de cuvettes à spliaignes.
— PL III, fig. 19 a, b.
G. Sportella Bréb., var. subnudum West. — Ducellier, flor.
Desmid. Suis., Bull. Soc. Botan. Genève, 2 e sér., vol. VIII-191G, p. 42,
fig. 18. — G. sportella var. ?, O. Nordstedt, Fresh. Wat. Alg. in
N. Zela. Austra., Kongl. sw. vet. akadem., Handling. B. 22, N: 08,
p. 47, Ta b. 5, f. 7.
Hémisomate plus nettement tronqué pyramidal que dans le type,
a sommet plus ou moins saillant, avec angles apicaux plus ou moins
projeté en dehors. Partie centrale de la demi-cellule dépourvue de
tumeur, à peine ponctuée. Un certain nombre d’exemplaires présen¬
taient de grandes variations dans la densité des granulations péri¬
phériques, allant jusqu’à leur disparition presque complète, rendant
ainsi avec l’absence de tumeurs centrales, l’identification de ces
formes critiques encore plus difficile. Dimensions : long. 50-51 p ,
larg. 44-45,6 p, larg. apex 24 p, isth. 12-14 p. Abondant, cuvettes à
sphaignes. — PL III, fig. 20.
G. svbcucumis Schmidle.— Rare dans les diverses stations.
G. subtumidum Nordstedt, in Wittr. et Nordst. Exsicc. 1878,
n° 172, 1889. fasc. 21, pag. 44 cum fig. xylo.
Dimensions légèrement inférieures aux minimums donnés par
Source : MNHN, Paris
PLORULE ALGOLOGIQUE
305
West. Long. 26-28 /x, larg. 21-22 /x, isth. 8-9 /x. Rare, cuvette à
spliaignes. — PI. III, fig. 21 a, b, c.
G. tetragonum (Nâg.) Arch. — Rare, cuvettes à spliaignes.
Var. Davidsoni (Roy et Biss.) W. et G. S. West. Roy et Bissett,
Scott. Desm. 1894, p. 45, pl. 1, f. 8.
Cel. plus hexagonales que dans le type, 3 rangs de fines granu¬
lations périphériques. Long. 33,6 /x larg. 24 /x, isth. 12 /x. Rare, comme
le type. — Pl. III, fig. 22.
G. tinctum Ralfs. — Abondant, cuvettes à spliaignes.
G. transit or iu/m, (Heimerl) Ducellier, Flo. Desmid. Suisse, Bull.
Soc. Bot. de Genève, 2° sér., vol. X 1918, p. 121, fig. 101. — {G. pachy¬
dermum Lund, var. minus Nordstedt, Norges Desmid. 1873, p. 18, n° 30,
pl. 1, fig. 7, sub. G. pachydermum £ minus. — Heimerl, Desmid. Alp.
1891, p. 596, n° 62, subn. G. pachydermum forma transitoria ).
Long. 60-67 /x, larg. 41-45,6 /x, larg. isth. 16-17 /x, épais. 29 /x, épaiss.
membrane 1,8-2 /x. Cette espèce paraît rare dans cette localité, cuvettes
à spliaignes.
Staurastnim alternons Bréb. — Répandu dans toutes les
stations.
8. brevispinmn Bréb., forma niinirna Lütkemuller, Desmid.
Millstattersee, 1900, p. 78.
Long. 24 /x, larg. 24 /x, isth. 7 /x. Abondant, cuvettes tourbeuses
et à spliaignes.
$. dilatatum Ehr. — Abondant, cuvettes tourbeuses et h
spliaignes.
8. Mrsutum (Ehr.) Bréb. — Abondant, mêmes stations.
8. orbicvlare Ralfs, var. Ralfsii W. et G. S. West, forma punctata.
Cette forme très répandue dans les cuvettes à spliaignes a pour
dimensions : long. 31,2 /x, larg. 28,8 /x, isth. 7,2 /x. Membrane finement
ponctuée. — Pl. III, fig. 23 a, b.
8. pnnctulatum. Bréb. — Abondant dans toutes les diverses
stations.
8. pyromidatum West.
A. — forma typica. — Long. 62,5 /x, larg. 55 /x, isth. 16 /x. Abon¬
dant, cuvettes à spliaignes. — Pl. III, f. 24.
B. — forma longispina. — Membrane hérissée de longues épines
acérées. Long. 72 /x, larg. 57 /x, (avec épines), isth. 20 y, longueur des
épines 4,5-5 u. Plus rare que le type, même habitat. — Pl. III, fig. 25.
8. se.rcostatum Bréb. var. productum W T est. — Long. 40-41 /x,
306
E. MANGUIN
larg. 40 /x, isth. 16,8-17 /x. Rare, dans les poches à Rhacomitrium aci-
culare et dans les cuvettes à sphaignes. —- PI. III, fig. 26 a, b.
8. turgescents De Not.— Long. 33-36 y, larg. 25-31 /x, isth. 12 /x.
Abondant dans toutes les cuvettes à sphaignes. — PL III, fig. 27.
Hyalotlieca dissiliens (Sm.) Bréb. — Abondant, cuvettes à
sphaignes.
HETEROKONTÆ
Tribonema bombycinum (Ag.) Derbés et Sol. — Abondant dans
les collections d’eau stagnante.
CHRYSOPHYOEAE
Synura Uvella Ehr. — Rare, eau sagnante.
Chrysopyxis bipes Stein et Lemmer. — Très abondant dans cer¬
taines cuvettes tourbeuses. Epiphyte sur Mougeotia. — PL III,
f. 28 a, b.
Dinobryon divergens Inihof. — Abondant. Cuvettes tourbeuses,
où il figurent avec l’espèce suivante.
D. sertularia Ehr. — Avec cystes. Moins abondant que le
précédent.
BACTLLARTOPHYCEAE
Tabellaria fenestrata (Lyngb.) Ktitz.
T. flocculosa (Roth.) Kütz. — Très abondant dans l’ensemble
des cuvettes.
Meridion circulare Agartli. — Abondant dans les poches d’eau
du ruisseau.
Fragilaria capucina Demaz.
Var. lanceolata Grun.
F. virescens Ralfs. — Abondant.
Synedra ulna (Nitzsch.) Ehr. — Abondant.
Eunotia arcus Ehr.
E. pectinalis (Ktitz.) Rabli.
Yar. minor (Ktitz.) Rabli. forma hnpressa Ehr.
FLORULE AWOLOGIQUE
307
Var. ventralis (Ehr.) Hust.
E. lunaris (Ehr.) Grun.
Frustulia rhomboïdes (Ehr.) de Toni, var. saxonica (Rabh.) de
Toni. — Abondant dans les cuvettes tourbeuses et à sphaignes.
Var. saxonica, forma capitata A. Meyer. — Mêmes stations.
Neidium affine (Ehr.) Cleve, var. amphirhynchus (Ehr.) Cleve.
N. iridis (Ehr.) Cleve, forma vernalis Reichelt.
V. Msulcatum (Lagersted) Cleve. — Long. 45,5 y, larg. 8 y, 28
stries environ pour 10 y. Observé dans les filets d’eau et dans les poches
du ruisseau.
8tait.rone.is phoenicenteron Ehr. — Avec le type abondamment
représenté, se trouve une forme à frustule très allongé : long. 204 y,
larg. 28-29 y, 20 stries pour 10 y.
8. anceps Ehr. — Abondant dans l’ensemble des cuvettes.
Navicula vitrea (Ostrup) Hustedt. — Observé seulement 2 exem¬
plaires provenant de récoltes des cuvettes à sphaignes. Long. 18 y,
larg. 4,5 y, 30 stries pour 10 y, ces dernières ne sont nettement visibles
que sur les bords. — PL TII, fig. 29.
N. cryptocephala Kütz.
Pinnularia interrupta W. Smith.
P. microstauron (Ehr.) Cleve.
P. acrosphaeria Bréb.
P. viridis (Nitzs.) Ehr.— Abondant avec la var. suivante.
Var. sudetica (Hilse) Hust.
Cymbello naviculiformis Auerswald.
Gamphonema parvulum (Kütz.) Grun.
Nitsschia palea (Kütz.) W. Sm.
Surirella elegans Ehr.
8. delicatissima Lewis.— Long. 55-60 y, larg. 7-8 y, abondant
dans les cuvettes tourbeuses. — PL TU, fig- 30.
EUGLENINEAE
Traclielemonas oîtlonga Lemm. — Abondant, cuvettes à sphaignes.
MYXOPHYCEAE
Microcystis flos-aquae (Wittr.) Kirclin. Cuvettes tourbeuses.
Chamaesiphoii curvatus Nordst. — Epiphyte sur Rhacomitrium
aciculare.
308
B. MAN GU IN
Phormidium tenue (Menegh.) Gom. — Abondant, eau stagnante.
Anabaena sp. ster. — Cuvettes à sphaignes.
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Carter 1923.
West W. and Fritsch F.-E. — A Treatise jn the British Freshwater
Algæ. New édition. Cambridge 1927.
310
E. MANGUIN
EXPLICATIONS DES PLANCHES
Toutes les figures sont au grossissement de 750 diam, sauf 29 et 30,
X 1300 diam.
Planche I
1, Honnidiopsis crenulata. — 2, Spirotœnia ergthrocephala. — 3, Netrium
intorruptmn, var. minor. — 4, Closterium dülymotocum ?, fo.. — 5, C. didy-
motocum type. — 0, C. intermedium, fo. ad var erectum. — 7. C. Kützmgii,
var. vittatum. — S, C. intermedium . avec zygospore.
Planche II
9, Euastrum bidentatum, var. pseufopictum. — 10, E. binale fo. Gntwinslcii. —
11, Cosmarium dentiferum, fo. minor. — 12, C. Homavanense, fo. helve-
tica. — 13, C. impressulum. — 14, C. Naegelianum, fo. ad var. cremila-
tum. — 15, ü. nasutum, fo. granulata. — 16, C. punetulatum, var. rotun-
datum. — 17, C. quadratum, var. Willei. — 18, C. sp.
Planche III
19, Cosmarium sp. ad C. ochthodes. — 20, C. Sportella, var. subnudum. —
21, C. subtumidum. — 22, C. tetragonum, var. Davidsoni. — 23, Stauras-
irum orbiculare, var. Ralfsii, fo. punetata. — 24. S. pyramidatum fo.
typica. — 25, S. pyramidatum, fo. longispina. — 26, S. sexcostatum, var.
productum. — 27, S. turgescens. — 28, chrysopyxis bipes. — 29, Navicula
vitrea. — 30, Surirella delicatissima.
REVUE ALGOLOGIQUE
FLOltURE ALGOLOGIQUE
e. manguin delin.
REVUE ALGOLOOIQUE
FLORURE ALGOLOGIQUE DE SILLÉ.
Vol. VIII, PI. 41.
- PI. II.
e. MANGUiN delin.
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
Vol. VIII , PI. 42.
FLORULE ALGOLOGIQUE DE SILLÉ. — PI. III.
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
Vol. VIII, PI. 43.
NEW FRESHWATEIi ALGAE FROM EGYPT. — PI. I.
A
C.
Volvox fertilis sp. nov.
Source : MNHN, Paris
ON SOME NEW FRESHWATER
ALGAE FROM EGYPT.
by A. A. Nayal
Department of Botany,
Egyptian ZJniversity, Gairo.
CONTENTS
1. Chlorogonium acus sp. nov.
2. Volvox fertilis sp. nov.
3. Charadtim acuminatum A. Br. var. minor, vav. nov.
4. SUgeoclonium macrocladimn (Nordst), Schmiclle, var. Egyptiacae var. nov.
5. Cosmarinm margaritiferum Menegli, var. egvDtiacum var. nov.
G. Fischerella irregularia sp. nov.
7. Aulosira cylindrica sp. nov.
1 . Chlorogonimn acus sp. nov.
This form occurred abundantly in January and February in a
small pool situated in an nncultivated area at the south western side
of the Zaafaran Palace, Cairo. The j>ool was very ri ch in planktonic
algae, mainlv, Euglevm spp., Pyramimonos montana, Chlamydomonas
sp., Ankîstrodcsrr£u8 setigerus, Gfucigenia quadrate, Micractinium
pusillum, etc....
The relis move very slnggishly. They are elongate-fusiform in
shape, the central portion being more or less cylindrical and tapering
gradnally at both extremities. The posterior end is drawn ont into a
fine point, wliile the anterior end is truncate. From the sides of the
latter emerge two comparatively short cilia, 1 /5-1/Tth the length of
the individnal. A red eye s]>ot is situated on 011 e side a short distance
from the anterior end. There is a single plate-shaped chloroplast
which does not extend to the extreme ends- It contains two large
312
A. A. NA Y AL
médian pyrenoids symmetrically placed aboyé and below the middle
of the eell (Fig. 1 ). Sometimes one, or yery rarely botb, of the pyre-
noids divide once resulting in the formation of tliree
or even four in each indiyidnal. There is a single
central micleus.
Cells 3,5-4,2 fi broad ; 75-90 /x long ; 17,5-22,5
times as long as broad; cilia 14-17 /x, l/5-l/7th the
length of the individual.
This speeies cornes nearest to Clilorogonium
elongatum Dang. from which it différa in the size
and proportions of the cell and in the length of the
«lin. P. elongatum confirming to the description
giyeu by Dangeabd (1) occurs abundantly in the
same district but is fourni in different habitats,
namely, in fountain pools and ponds; it also appears
at a different time of the year. The alga here des
cnbed shows such constant and characteristic featu-
res that it is best regarded as a new speeies.
Skdja 1927 (1) deseribes and figures a form of P. elongatum which
cornes near to that here described although it differs in size, being
™ 11 * “ P™P”«ons, together with the occasional réduction
of the pyrenoids. It is probable that Satura’* form shonld be refer-
red to P, acm rallier than to P. elongatum Dang.
Fig. 1. — Ohloro-
ffonium acus
sp. nov.
2. Volvox fertilis sp. nov.
This appeared together with Entlorina elegans in a water culture
of Chara in a glass jar in the laboratory. The Chara, with some of
ie nmd m which it was growing, had been collected from a perma¬
nent pond in the Ivharga Oasis.
The colonies are spherical, 240-390 „ in diameter, and consist of
approx.mately 1.000.3,000 cells. The Somalie cells are rounded
6 7 ’ 5 " ln dlam6ter and are 1-2,5 diameter* apart. Protoplasmic con-
(1) Pascher, in Die Smmasser flora Deutschlanils. Heft 4. 1927, pp. 316-
(2) Acta Sorti Botanicl, Üniversitati, Latviemi» II (1927), pp. 63-W.
Source : MNHN, Paris
NEW FRESWATER ALGAË
313
nections could not be recognised between the cells. The number of
daughter-colonies varies between G and 10, but generally tbere are 8,
their size at tbe time of libération being 110-120 jx in diameter. Gonidia
are not uncommonly recognizable in tbe daughter colonies wbile
still enclosed in the parent coenobium (Plate I, A). The sexual colo¬
nies are dioecius. The male colonies are 100-110 /x in diameter and
ail the cells develop into antheridia (Plate I, B). The spermatozoids
are grouped in a plate whieh measures 17-20 /x in diameter and
contains about 32 male cells. The female colony is of the same size
as the végétative cœnobium and contains 0-9 oospores. The oospore
bas a tliick smootli outer wall (Plate I, C) and measures 10-50 /x in
diameter.
It differs frorn Volvox aurais Ehrenb., in :
1. Absence of somatic cells in male colony.
2. Third génération visible before escape of daughter-colony.
3. Smaller size of daughters on escape.
from V. africanus G. S. West (1) in :
1. Sliape spherical and not oval.
2. Absence of somatic cells in male colony.
3. Oospores less numerous.
from V. gigas Pocock (1) in :
1. Smaller size.
2. Number of daughters in colony.
3. Third génération visible before escape of daughter-colony.
It, tlierefore, seems reasonable to consider it a new species
allied to V. aureus Ehrenb. whieh I sliall call : Volvox fertilis sp. nov.
3. Ghwracium acuminatum, A. Br., var. minor var. nov.
This was fourni growing gregariously as an epiphyte on Tolypo-
thrix tennis in a pond at Giza. The cells are spindle-shaped and
generally asymétrie ; being attached to the substratum by means of
a short narrow stalk with a blunt termination. The apices of the
(1) West (G.-S.), Journ. Quélc. Hier. Club , Nov. 1910, pp. 99-104.
(2) Pocok (M.-A.), Aimais South African Muséum, XVI, 1933, pp. 493-521.
(1) Syn.: Tlydrocytium acuminatum A. Braum; Chnracium acuminatum
in Ktitz. sp. Alg. add. p. 892; Acidimn acuminatum A. Br. Verj. p. 130.
314
A. A. NAYAL
cells are sharply attenuated and end in
a spine-like projection. Tliere is a single
pariétal cliloroplast with a central pyre-
noid, and a simple nucléus (Fig. 2, A).
Asexual reproduction takes place by
the formation of a small nuinber of zoos¬
pores (2-ltj) (Fig. 2, Ji, C et D) winch escape througk a wide latéral
aperture (Fig. 2, E et F).
Cells, 4,5-6,5 g. broad; 11-16 g. long; 2-3 times as long as broad.
The variety differs from the type in its much smaller size and
in the smaller nuinber of zoospores formed in eacli iudividual cell.
4. Stigeocloniuni m-acrocladium, (Nordst) Schmidle, * var.
«s— | Egyptiacae var. nov.
This alga was fourni growing on sub-
merged stones and dried stalks in a small
pool at the south western side of Zaafa-
ran Palace, Cairo.
The plant is about 3 or 4 cms. long.
There is no prostrate System, the erect
System being attacked to the substratum
by rhizoids that grow ont from basal
cells. The erect System consists of a main
filament composed of large barrel-shaped
cells, witli relatively thick walls. This
bears alternate branches which consist of
smaller cells, and brandi repeatedly. The
ultimate branches are attenuated at tlieir
ends, and do not end in hairs (Fig. 3).
The branches occur at wide interwals and
arise from the apical end of the parent
Stiyeocladium màcrocladium cell. There is a single pariétal cliloroplast
lJrt r 'o®®tSé i mTln T fïiam 0 Jnt ' Vitl ‘ 8eVeral lar § e Py^noids and a single
with branches. central nucléus.
Ohar^ r T r Tf a a m T° Cladi ' 1 Norast in De M » ic * et de
Sb II ni 7oT. Sma>mcem, ' ius “ s “ Bersrgren 1875 reportai, pp. 22-23,
lm sti ’ ,e0c,0nimn tmerocUiim (Nontat), Schmidle, Alt. Mvmoirg Ostend,
Source : MNHN, Paris
NEW F RES W AT BR ALGAE
315
Basal part of main filament 50-60 /x in diameter, cells 1-1 1/3
times as long as broad; secondary filaments 20-30 /x in diameter,
cells 1-1 1/2 as long as broad.
The variety differs from the type in the smaller size of tbe
plants, in the smaller dimensions of the filaments, and in the fact
that the branches always arise singly from the branching cells.
5. Cosmarium margaritiferum Menegh, var. egyptiacum
var. nov.
Cells of medium size 1 1/4-1 1/3 times as long as broad, deeply
constricted, sinus open witli truncated inner end ; semicells reniform,
upper angles rounded, basal
angles sub-rectangular, apex
convex; cell-wall covered witli
large rounded granules arran-
ged in 8-11 horizontal sériés,
about 12-14 granules visible
in each in the front view
(Pig. 4, A), arouud each gra¬
nule are 6 minute punctae or
pits. Side view of semicell cir¬
culai- (Pif. 4, B). Vertical view
oval (Fig. 4, C), ratio of axes
about 1-1,5. Chloroplasts axile,
each with two pyrenoids.
Zygospore unknown.
Length 68-85 /x ; breadth 50-68 /x ; breadth of isthmus 24-34 /x ;
thickness 35-40 /x.
Habitat : pond in Kharga Oasis.
The variety differs from the type in the larger size, the open
sinus, the définite arrangement of the granules and the présence of
minute pits (scrobiculations) around ail the granules.
Cosmarium marf/aritiferum Menegh,
6. Fischerella irregularis sp. nov.
Tins alga was îounrt growing almost pure in a glass jar in the
laboratory, the water had been brought (rom a pond at Giza and
316
A. A. NAYAL
had been standing for several weeks. Distilled water was addetl
ftom time to finie to keep tke level more or less constant. The jar
was covered witli a glass plate and placed opposite a window.
Tke alga forms a mueilageous mass consisting of numerous
interwoven filaments of varions efaapes and sizes. Ail the filaments
are provided witli a tliin, coourless sheatli, and are composed of
granulated cells. The following types of filaments can be distin-
guished :
iy. o. Fischerella ,rregularis sp. nov. — A-C, Juvénile filaments shnwing:
a unilatéral: K, bilateral-branching; C, filaments becoming constricted
, . 6 V f rse septa: I)_F - m °nilif orme-filaments showing: D, unila¬
téral. h, bilateral-branching ; F. some cells dividing longitudinallv. G-II,
mature-multiseriate filaments, b, heterocyst. x 000 .
NBW FRBSWATUR ALGAB
317
1. Juvénile filaments consisting of narrow cylindrical tells,
4 5 times as long as broad ; 3,5-4 p broad, 7-17 p long. These fila¬
ments brantb unilaterally (Fig. 5, A) or bilaterally (Fig. 5, B) more
or 1.#* at. right angles to tbe main filament. The branebing cell
gives rise to one or sometimes two protubérances (rom une or tivo
opposite sides respectively. The protubérance grows and divides at
right angles, to tbe previous plane of division, to form tke side
branch- The brauch-bearing cells are generally shorter than the
others bnt are sometimes produced in the direction of the branches.
As the cells of these juvénile filaments enlarge they increase
in diameter and at the saine become rounded and constricted at the
transverse septa (Fig. 5, Cj.
2. Moniliform filaments which arise by active transverse divi¬
sion of the cells of the juvénile filaments. The cells are generally
barrel-sliaped, but sometimes division is so active that the cells
become subspherical and may be shorter than broad. Some of these
cells branch also in one (Fig. 5, D) or two (Fig. 5, B) opposite di¬
rections. The branch arises by the outgrowth of half of a cell subsé¬
quent to longitudinal division. Average dimensions of the cells, 4-7 p
broad; 7-11 p long.
Fig. o. — Fischerella irrcffularis. — Diagramatic reconstruction of the plant
showing the different types of filaments, a, juvénile; 6, moniliform and
c, mature multiseriate filaments, h, lieterocyst.
3
A. A. NAYAL
318
S. Malture Multiseriate filaments produeed by successive divi¬
sion in different directions of the cells of the second type of threads
(Fig. 5, F) giving rise to irregular groups of cells. Sucli threads
very rarely brandi. The cells are rounded or angular due to rnutua]
jiressure, and each acquires a distinct colourless sheath of its own
(Fig. 5, G et H). Thev easily dissociate and may separate into siugle
ceils. They are probably akinetes which represent the resting and
propagating stages of the plant. The average breadth of the fila¬
ments is 12-16 /x and of the cells 7-8 fx.
The Heterocysts vary in fonn and size (Fig. 5, h), but are
mostly narrow and elongate cylîndrical witli truncated ends. In
some cases they are mucli shorter and may even be shorter than
broad. The former of heterocyst is formed directly from a juvénile
cell, while in other cases latter cells undergo one or more divisions
before forming a lieterocyst. Heterocysts are absent in the juvénile
filaments. Dimensions, 5-7-14-24 /x long; 4-5-7 y broad.
Tliis alga differs from any described species of the genus
Fischerella in its varied filaments and the irregular forms and sizes
of its cells and heterocysts.
7. Aulosira cylindrica sp. nov.
This alga was collected in August from a drain (Masraf Awlad
Hamam) near Lake Manzala where it formed a rfark blue-green scurn
on the surface of the water. The filaments were densely interwowen
and entangled vit h masses of Gloeocapsa granosa and few trichomes
of Anabaena sp.
The trichomes are cylindrical and very slightly constricted at
the septa. Tev are enclosed in a tliin colourless sheath which is cio
seiy apposed to the triehome (Fig. 7, A). The sheath is firrn so that it
does not collapse when it becomes ernpty. The apical cell of the tri-
choine generally tapers towards its free end. The cells are usually
much longer than broad and contain numerous small granules irre-
gularly scattered. The heterocysts (Fig. 7, h) are intercalary and
occur singly at remote intervals- They are oval and slightly wider
than the végétative cells, so that the sheath is a little dilated oppo¬
site their point of occurence. Each heterocyst lias a curved granule
at each end. Spores were not observed.
NEW E RES W AT ER ALGAE
319
False brancbing, wkick occurs very rarely, is due to one end ov
liormogone breaking through the sheath of tbe main filament.
Such branches emerge adjacent to a
dead cell (Fig. 7, B) or a beterocyst
(Fig. 7, O).
The présent form agréés with A.
prolifica Bhardwaja (1) and A. pseu-
doramosa Bkard (2) and differs from
otker psecies of Aulosira in the lack
of spores, but it differs from the first
two in the absence of terminal hetero-
cysts and in the possession of a thin
colourless sheath. in the latter respect
it resembles A. lam Kirchn and A. im-
plexa Boni et Flah (whicli, liowerer,
according to Fiiemy's figure (2) has a
somewhat thickened sheath), but again
differs from both in the form and sise
of the végétative cells ans lieterocysts.
Filaments 5-7 g in diameter, tri-
chomes 4,5-6,5 g in diameter ; cells
8-14 g long, 2-4 times as long as broad ;
keterocystes 6-8 g broad, 10-16 g long.
The autlior wishes to express his
gratitude to Professer F. E. Fbitscii
for liis guidance and suggestions
throughout this work, and to Profes-
sor F. W. Oliveb fur his rnfailing assistance. His thanks are also
due to Miss F. Rich, Dr. N. Carteu and Y. S. Sabet for useful.
suggestions.
Pis. 7.
Aulosira cylindrica sp. nov.
Ii, beterocyst; b, brandi;
d, dead cell.
(1) Bhardwaja (Y.), Ann. Bot., XLVII, Jan. 1933, pp. 117-143.
(2) Les Myxophyeées de l'Afrique équatoriale française, par P. Frumy,
1930. Fig. 318, p. 381.
RÉCOLTES ALGOLOGIQUES
à Onoz-Gembloux, Rouge-Cloitre,
Lierre-Hérenthaïs et en Campine
par H. Kufferath, F.R.M.S.
II. — DESMIDIACEAE ET ZYGNEMALES
Ce travail fait suite à celui qui a été-publié dans la Revue Algo-
logique (Vol. VII, 1933, p. 95). On y trouvera tous les renseignements
relatifs aux récoltes et aux signes utilisés dans le texte.
Pour les Desmidiées, nous avons suivi la classification du traité
classique des West et Carter (6 et 7). Le présent travail, rédigé en
1930, n’a pu être modifié dans son texte. On ne s’étonnera pas que,
pour ces raisons, nous n’ayons pu tenir compte des publications ré¬
centes sur les Desmidiées, tout spécialement de celles de Krieger,
de Messiicomer et d’autres Desmidiologues distingués, pas plus que
des dernières publications algologiques belges (De Wildesian, Van
Meël, Van Oye, etc...).
Famille DESMIDIACEAE
Sous-Famille I. DIÜYMIOIDEAE
Tribu Closterieae
Closterium Nitzscli
200. Cl. acerosum (Schrank) Ehrenb. West (O) p. 146, Fl. XVIII, fig. 3. H LU]
abondant. Algues un peu plus courtes que ne l’indique West, les longueurs
mesurées sont en effet de 288 à 294^ au lieu de 300u. minimum indiqué
par les auteurs anglais. La largeur des cellules est de 43 à 44^, l’extré-
mite tronquée arrondie mesure 6^ de large. La membrane rougeâtre est
finement ponctuée.
Déjà signalé (18) dans la province d’Anvers à Lierre, par Conrad (26)
à Bornhem et diverses locallités belges (25, 9, 26, 29).
201. Cl. acerosum (Schr.) Ehr. var. elouffatum Bréb. Migula (4), p. 378. —
H rill avec le type. Les cellules mesurent 44 à 47 a de large et jusque
••SOp. de long, 5 à 8 pyrénoïde par hémisomate.
O An. Déjà signalé dans le Luxembourg au Hérou ( 9 ).
RECOLTES ALGOLO&SUE S. U.
DBSMW1ACBAE BT ZYGNEMALES 32i
202 A „e„,« (Lyngb.1 Bréh. var. linea W «
PI XXII fi" 15. - H. l«l- '**- 4 -^ ; l0ng - 155 ' 158 ^- Van
Iv* pour "la Belgique, ,e type a « « -- “ " ™ *
et Brabant (26) mais pas clans la province d Anveis ' pl T
003 Ci. BaiUvarMm Brêb. var. port»i«i>* OrOnblaa. . ron ’
fig 15 _ H [91. Bat. 26-28.; long. »*. Nouveau pour la Belgique.
dette espèce était abondamment parasitée (fig. 1 et 2 ) par une Chytridmée.
204. 01. Oalosporum Wittr. West (61 P. 138. PI XVT- la
zvgote (fig- 31 caractéristique mesure 11,6 ft.
ST», à 20. de diamètre. La masse ceutrale sphérique est Jaunfitr
"avec des grandies de grandeur variable; la gelée est incolore et a 1 aspect
d’une roue à huit dents arrondies. X 0 An.
205 Ci Caloipomm Wittr. var. major West et G. S. West (i p. •■ . ■ - ’
fig I _ H [22, et Pi. XVI. fig. 5. - M [fl. La première forme mesure
17. de large et 140 fi 149, de long. La seconde (fig. 4, mesure 15,6 fi 16,
de large et 128-129. de long, elle est un peu plus petite que la variété
West doco. cit. P. 139, et se place entre elle et la variété gai menu
de Gutwinsky qui est pins petite (13X112 fi %)■ *
aigues, le bout étant arrondi. l,a vacuole terminale renfermant granu .
nqc. Ci X CoL A Ehr. - West ( 6 , p. 157, PI. XX. fig. 1 et 2. - H [W. TO
mesure S X 136, et 6 fi7.7 X 116, des formes plus grandes ont 9,6 X 270,.
Déjfi signalé (181 dans les environs de Turnhout dans la province
a Aiivero. _ ,,
207. Ci. costatum Corda. - West ( 6 , p. 120, PI. XIII, fig. 1. - H [221. Cette
espèce mesurant 42 X 330 fi 337,, la membrane rougeâtre présente
côtes sur la largeur cellulaire, entre chaque côte on distingue 3 petites
stries peu marquées. Héjfi signalé (18) dans la province d'Anvers, dans
le Brabant (26) et. le Luxembourg méridional (27)
208. CI. CyntMa Pe Not. - West ( 6 ) p. 113, PI. XI. fig. 1. - H [111. Mesure
13,5 fi 14X94 fi 100 ,. membrane rougeâtre, striée finement, vacuole
terminale avec 1 granule. 0 An.
209. CI. J Ihrenhergii Menegli. — West ( 6 , p. 143. PI. XVII. fig. -■ ° n Gx 1 '
peu fréquent. H [11] très abondant. Formes mesurant 100 X 500,, 84 fi
93 X 514 fi 520, mesurant aux extrémités 16, de large, avec cette forme
on trouvait H [11] des formes notablement Uns petites de 40 fi 44, de
large et 107 fi 200 ., de long ne se différenciant que par les dimensions
de la forme typique et par sa moindre fréquence. O Na.
210. CI. gracile Bréb. - West ( 6 ) p. 106. PI. XXI. fig. 8 , 10, Migula (4, p.
H. KVPPBRATH
3S4. PI. 23 D, fig. 2. — K. a [14] L H rs] fréquent, Ht. Cellules
mesurant 0,5 X 185,*, S X 180^ 7 x 260,,. La largeur est un peu plus
forte que «Me donnée par les auteurs: 3.4 à 6^. On peut rapporter ees
formes au Cl. Cornu, comme le fait remarquer West, (loco. citât, p. 157 )
vu la Courbure des extrémités identique, par exemple a la figure de
Migula, vu le nombre des pyrénoïdes, la présence de quelques granules
dans les vacuoles terminales et l’allure générale des algues.
Cette espèce est souvent signalée dans la province d’Anvers (18) a
Oalmpthout, Wuestweael par De Wildeman et dans le Luxembourg (9. 27)
0 Bt © Li.
2n - G1 - (docile B réh. var. tenue (Lemm.) West et G. S. West. _ West (fi)
P. 168, PI,. XXI, fig. 13, Migula (4) p. 384. — LH [4], peu fréquent.
Non signalé au Prodrôme (18). X O An.
213. m. ntermnfHuw Ralfs. _ West (6). p. 125. PI. XIV. fig. 4. Migula (4).
p. 381. L-H [r, ] fréquent. Cellules mesurant 23 à 21,, de large et 20,%
de long, largeur de l’extrémité 7,,. on compte 11 S 12 stries longitudinales
sur la largeur médiane, la membrane est brunâtre. Cette espèce était
souvent parasitée par des Chytridinées (fig. 5). Q A n.
214. Cl. KützingW Eréb. - West (6), p. 186, PI. XXV, fig. 13. - H [26] lat.
21-22,,, long. -'îëO.,, lat extrêm. 2,,. Q An.
215. Cl. LemeUtU Ktz. var. frmrmlMa nov. var. — West (6), p. 141. PI. XVI.
fig. 12. — L-H [5], Cettte forme est un peu plus grande que l’espèce, elle
mesure 40 à 45,, de large et 220 il 226,, de long. Hile correspond exac-
tement an dessin de West : la proéminence ventrale est bien marquée,
les extrémités sont doucement pointnes et arrondies (largeur 6 à 2,6,,
de l’extrémité), vacuoles terminales avec un seul gros granule, la ment-
brane rougeâtre présente de grosses ponctuations éparses et éloignées
les unes des antres (fig. 6). Les pyrénoïdes an nombre de 5 par liémi-
somatns sont plus on moins en ligne, ils sont larges et bien caractérisés.
La grandeur de cette forme, qui n’était pas fréquente, la présence des
ponctuations sont la principale caractéristique qui permettra de la dis-
tinguer du type.
Le type a été signalé (18) dans la province d’Anvers t\ Tongerioo
X O An.
Var. firanulata nov. var. Orannlis dispersis, npnd Lierre Belgica.
216. Cl. Leiblctnïi Ktz. forma Borge [14], p. 10, PL I, fig. i 0 , 0. La forme non
dénommée par Borge rappelle fort celle que nous figurons (fig. 7) mais en
diffère par ses dimensions moindres. Tandis que Borge indique: Dim.
eell. 195-208 X 26-27,, nous avons trouvé ISO,, de long et 21..% (1e large
la largeur aux extrémités est de 4,. La proéminence ventrale e-t Inter¬
médiaire entre celle des figures 9 et 10 de Borge, Il y avait 6 pyrénoïdes
RÉCOLTES ALGOLOGIQUES. IL - DESMIDIACEAE ET ZYGNBMALBS 323
par hêmisomates, la vaenole terminale renfermant <le nombreux granules
épars .La plastide présente fie face 2 cfttes.
Trouvé à On-Gx [6], forme nouvelle pour la Belgique. X O Na.
217. Cl. LikelMa Foeke = Peninm Likellula (Focke) Nordst West (6), p. 73.
PI VII, fig. 7._ T.-H [3]. Exemplaires peu fréquents, mesurant 43p. de
large et 290p de long, l'extrémité largement arrondie un peu tronquée
mesure 10p de large. Il y a lien de noter que la membrane est rougeütre
et très finement ponctuée, caractères manquant dans les formes babi-
tuelles.
Non signalé au Prodrome (181. X O An.
218. Cl. Libellwla Focke var. interruptum West et G. S. West. — West (6),
p 74 PI VII, fig. 9. — B-Ol [81. — Dim. long. 156p, lat. 26p. 0 An.
219. Cl. ÙbemU Focke var. gracfli*, nov. var. - LH [3], Forme nouvelle,
peu fréquente, droite, mesurant 16 à 17p de large et 202 k 216p de long.
Chaque hémisomate en forme de cône très allongé, k bords presque
parallèles k la partie médiane, qui présente deux bandes, transversales
(mais non épaissies), les bords s’atténuent régulièrement et doucement
en angle aigu vers l’extrémité. Les extrémités sont arrondies réguliè
rement, la largeur des extrémités est de 3,5 à 4p. Cette forme diffère
du type, trouvé d’alljleurs dans la même pêche, par ses dimensions et sa
longueur plus grande par rapport au diamètre, par sa forme gracieuse.
X O An.
Var. ffracîlls. nov. var. cellnlae cunentae. long 202-226,,. latit. 16-17,,.
220. Cl. Hnea Perty. Migula (4), p. 386; Comère (1), p. 58, PI. I, fig. 8; Cooke
(2), PI. 15, fig. 2. — LH [8]. Nous croyons devoir rapporter la forme
trouvée à cette espèce bien que les diagnoses des auteurs soient assez
peu concordantes. Ainsi, Migula indique 100 à 267p de long et 4 à 5,6p.
de large; Oomère 37Sp de long et 9p de large; Cooke donne 9p diamètre
et longueur 42 fois la largeur (soit 378p) et 3,5 X 150p. La forme (fig. 9)
trouvée par nous a 7,5 k 8p de large et 245p de long, soit 30 è 32 fois
la largeur, il y a 7 petits pyrênoides par demi cellule, la cellule en
pointe non algue, mesure 0 l’extrémité l,5p de large, la membrane est
incolore, non striée. G An.
221. Cl. lineatum Ehr. West (6), p. 181. PI. XXIV, fig. 1, 2, 3 et 4. LH
[3], H [6]. Cette algue abondante ou très abondante dans les deux
pêches était sporulée dans la première. Les cellules mesurent 30 (l 32a
de large et 356 k 416p de long, les formes avec spores 23p. de large et
550a de long. Il y avait 15 il 16 stries pour la largeur de la membrane
(5 0 7 stries pour 10p.), 11 0 15 pyrênoides par demi-cellule, la plastide
présente-5. côtes longitudinales, vacuoles terminales avec masse compacte
de petites granules. Il se forme 2 zygospore, arrondies, un peu allongées
324
H. KUFFERATH
ayant 55p. de large et 67p. de long, la membrane incolore a 1,5 à ^
d’épaisseur, /le contenu de la zygospore est vert avec de gros granules,
sans autre différenciation patente.
222. Cl, Malinvernianum De Not. Migula (4), p. 377. — H [19]. Mesure G2
à 70p. de large et jusque 372p. de l,ong. Membrane rougeâtre, très finement
striée (13 stries pour 10p.). O An.
223. Cl, microgranulatum, nov. spec. — LH [3]. Cette espèce (fig. 12) que nous
n’avons pu identifier et que nous pensons nouvelle a une forme marquée, le
bord extérieur est régulièrement courbé, le bord ventral droit ou à peine
proéminent. Les extrémités sont arrondies, un peu obtuses, alors que le
bord externe continue la courbe régulière du dos, le bord interne forme avec
la portion médiane droite un angle très largement ouvert. La membrane
est incolore, sa surface est chagrinée à ponctuations régulières, serrées,
écartées de lp. d’une de l’autre. Vacuole terminale avec 2 granules. Pias¬
tres vertes, les exemplaires examinés ne présentaient pas de pyrénoïdes
nets ; les chloroplastes étant ramassés en une masse compacte nous n’avons
pu déterminer ses caractéristiques. A la partie médiane de la ceJlule,
indication de suture transversale simple. Largeur 18 à 19,*, longueur 253 A
26 V largeur des extrémités 4 à fy. Nous n’avons pas observé de zygote.
Cette espèce était fréquente dans l’échantillon récolté. X O An.
224. Cl moniliferum. (Bory) Ebr. — West (6), p. 142, PI. XVI, fig. 15 16.
G. M. Smith (S), PI. 52, fig. 10, Migula (4), p. 377. — It-cl [2, 9] On-G
[9], H [11]. Dimensions: 50x310 à 360 ; 50 X 280; 43 x 272; 42 à
46 x 210 à 220p.. Ces dernières formes trouvées au cours de l’excursion
A Hérenthals ont une longueur un peu moindre que celles données par
West et par Migula (222p.).
Non signalé dans le Prodôme (18) dans les provinces de Brabant,
Namur et Anvers, déjà signalé en Flandre (25, 30) et dans le Luxem¬
bourg (9, 27). O Na.
225. Cl. Moniliferum (Bory) Ebr. Var. Wnmvum Klebs. - Migula (4), p.
O Na.
377, PI. 22 D, fig. 8. LH (4). Forme à bord ventral à concavité à
peine marquée, mesurant 43p. de large et 285p de long. © An.
226. Cl, parvulum Naeg. — West (6) p. 133. PI. XV, fig. 9, 10; Migula (4)
p. 375, PI,. XXIIle, fig. 9. — LH [8], H [6, 19], Ht. Formes mesurant
10 à 11 x 127 à 132, 12 à 15 rarement 15 X 106 à 114 et 130, 11 X 96 à
105p.. Dans la pêche L-H [3] formes plus grandes de 14 à 16 et même
20p. sur 108 à 116 et 136 à 148p.. Les dimensions constatées dépassent
souvent celles des auteurs : d’après Migula 14) Il à 14,5 x 96 à 121 y,
La membrane généralement incolore était légèrement brunâtre dans les
exemplaires de LH [8].
RECOLTES ALGOLOGIQUES. IL
— DESMIDIACEAE ET ZYGNEMALËS'SZh
Dans le Prodréme (18) déjà signalé dans Je Limbourg à Genck, mais
non clans la province d'Anvers, signalé en Flandres (25) et dans le Ln-
xembourg (27). O An.
27. Cl Prit char dianum Arch. vnr. subpraelongum R. Grœnblad — Giœnblad
(11) p. 21, PI. IV, flg. 1. — H [11, 19]. Cette forme intéressante a des
cellules légèrement Incurvées à extrémités courbées en sens inverse et
tronquées (flg. 13), le bord ventral presque droit sur toute sa longueur
est infléchi vers Jes bouts puis se relève. La membrane rougeâtre est
nettement striée avec, suivant les exemplaires, 10 il 15 stries pour l<y.
T,o ehloroplaste forme 3 cotes et présente de nombreux pyrénoïdes en
llle 15 pyrénoïdes par demi-cellule. La vacuole terminale renferme de
nombreux (environ 10) granules séparés. Les cellules mesurent 22 à 44
de largeur. Largeur 24 X 732p., 24 X 510. 21 è 22 X (104p.. extrémités res¬
pectivement 5 et 4p de large. La longueur est assez variable, constitue
le seul élément différent de lp diagose de Grœnblad.
Espèce nouvelle pour la Belgique et la province d'Anvers. L’espèce type
a été signalée en Flandre (25) et dans le Luxembourg (27). X O An.
228 Cl Uolfsii Bréb. var. hybritlum Itabenh. West 10) P- 15.1. PI. XXIV, flg.
11 _ On- Gx [01. - La forme trouvée, caractérisée par une membrane
brunâtre à stries nombreuses (25 â 26 pour la largeur de la cellule)
mesure 42p. de large et 60ty de long. Les extrémités coupées droites
avec angles arrondis ont 7 il Sp. de large. La courbure de la cellule est
un peu moins accentuée qne dans la figure de West et West (PI. XXIV,
flg. 8) ; l'extrémité étant coupée plus droite et moins obliquement que dans
cette figure.
Espèce non signalée an Prodrôme (18), indiquée dans le Luxembourg (.7).
O Na.
220. Cl. rustratum Elir. — West (6) p, 138, PI- XXII flg. 1. -, O- ° n
[01, H [11], Dans la première localité les formes étaient spondées, les
zygospores (flg. 141 avaient 50 il 52p. snr 01) i) (15p., en forme de croix, la
membrane avait y d'épaisseur, contenu indistinct vert ,) granules nom¬
breux Les cellules mesurent 2(1 â 27g de large et 400 il 540p. e long, lar¬
geur de l'extrémité 3.5^. 9 stries pour lty. Dans l'autre localité, en Cam¬
ping cellules de 2(y de large et 282 il 288^ de long. 10 stries pour l(y.
Déjà signalé (18) dans la province de Nnuiur. O Na.
230. Cl. Btriolatim Ehr West (6) P- 122, PI. XIII, flg. 10, 1-, 13, 14, i .lie
LII [3 8] U ri9], Li — Espece abondante dans ses habitats, voici
quelques unes de ses dimensions les plus fréquentes exprimées en microns:
326
H. KUPbBRATH
Habitat
Largeur
Longueur
Largeur
de l’extrémité
Nombre
de stries
LH [3]
27-28
460-564
8
18-21
LH [8]
26-30
340
9-10
18-20
H [1]
25-30
243-256
10-12-16
15-17
H [19]
27-2S
222
7-9
14
H [19]
23
240
8
14
H [19]
29-32
330
8-9
17
Li
33
258-270
10-12
18-21 (?)
Nous donnons ci-dessous quelques indications sur les formes anormales.
Cette espèce a déjà été signalée dans la Campine anversoise et lim-
bourgeoise par De Wildeman (3 et 18). La forme mesurant 564^ de long
dépasse notablement en longueur les dimensions des auteurs, elle est
exceptionnelle.
Signalé dans le Brabant (26), et le Luxembourg (27).
231. Cl. Btriolatum Ehr. formes anormales (fig. 15 à 19) — H [1]. A côté des
formes normales indiquées ci-dessus renfex-mant généralement 7 pyré-
noïdes par demi-cellule, nous avons fréquemment rencontré des cellules
anormales pouvant en présenter jusque 10 à 18 dans les cellules les plus
longues. Elles avaient soit une forme sigmoïde (fig. 15, 18), soit à pointe
courbée anguleusement de façon plus ou moins nette (fig. 16 , 17, 18, 19).
La largeur des cellules est assez constante de 28 à 30^, la longueur
varie fort, voici quelques dimensions: 336, 388 à 428 et 468^. La forme
sigmoïde n’est pas une anomalie nouvelle. La forme coudée est plus
curieuse, on trouve toujours (fig 18) à la partie interne du coude un
bournelet. un épaississement de la membrane à la charnière. Cet épais¬
sissement n’existe pas dans les formes normales. Le contenu de ces cellules
à extrémités coudées ne diffère en rien des formes régulières de l’espèce,
on n’y voit pas de parasite ni d’anomalie dans les chloroptastes, pyré-
noïdes et autres éléments cellulaires. Nous pensons que ces formes cu¬
rieuses, dont, nous n’avons pu préciser la cause, méritaient d’être signalées.
232. Cl. snlmlatvm (Ktz.) Bréb. — Migula (4), p. 388 — On-Gx [9], Forme
un peu plus longue 210^ que ne l’indique la diagnose (ISO^), largeur
■ V - La fuve dorsale est doucement arquée, la face ventrale est convexe
à la portion médiane, les extrémités arrondies ont 3^ de large.
Signalé au TTérou (9). 0 Na.
233. Cl. Ulna Focke. West (6), p. 127, PI. XIV, fig. 9; Migula (4), p. 382. —
L TT [8]. Largeur 16 à 18^, longueur 248 à 348|j., largeur des extrémités
10 à 12[x. 11 à 12 stries pour la largeur de la cellule, un gros granule
dans l,a vacuole terminale. Le nombre des pyrénoïdes 10 à 16 est supérieur
Source : MNHN, Paris
RECOLTES ALGOLOGIQUBS. IL — DBSMIDIACEAB ET ZYCNBU ALBS 327
k relui (7) donné par les auteurs. C'est le seul caractère, secondaire 11
est vrai. Qui ne cadre pas avec les diagnoses connues.
Espèce non signalée au Prodrôme (18). X 0 An.
234. Cl. Venus Ktz. West (6). p. 137, PI. XV, flg. 15; Miguln (4), p. 375,
PI XXIII c, fig. 11. — H [11, 19]. Dans le premier habitat, formes plus
grandes que d’habitude ayant 10u. de large et 119p. de long, avec 2 pyré-
noïdes, vacuole terminale h nombreux petits granules dispersés. Dans le
second habitat formes de 8 à 12 X 50 à 52,,. avec un seul pyrénolde.
Trouvé en Flandre (25) et dans le Luxembourg (27). O An.
Cyt.indrocy.stis Menegh.
230. C. Brekissonn Menegh. West (6), P- 58, PI. IV, fig. 25-26. = Penium
Brébinonii (Menegh.) Rnlfs De Wtldemann (3), p. 136. — H [6], Formes
mesurant 54 k 56^. de long et 20 à 22^. de large. La largeur est un peu
supérieure à celle de la diagnose des West (15 k 18g.), alors que De
Wildeman (3) indique 15-30^ de diam.
Espèce signalée (3, 18) dans la Gampine limbourgeoise à Genck mais
pas dans la province d’AnverS. Trouvé en Flandre (25) et en Brabant (26).
O An.
236. C. BreUssonii Menegli. var. minor. West et G. S. West — West (6), p. 59,
Bl. V, fig. Il- H [fil avec le type. Formes mesurant 20 à 24jj. de long
et 10 à 11 et 1% de large.
Variété non signalée au Prodrôme. X O An.
Netrium Naeg.
237. Y. digltus (Ehr.) Ttzigs. et Roth — West (6). p. 64. PI. VT. fig. 14 =
. Penium digitus (Ehr.) Bréb. De Wildeman (3), p. 134. — H [8]. Largeur
66 à 74jj., longueur 220 k 240^.
Déjà signalé (3, 1S) dans les provinces d'Anvers et de Limbourg, indique
par Conrad (26) près d’Anvers et a Calmpthout et en Brabant.
238. N. NgegeUi (Bréb.) West et G. S. West (6), p. 66, PI. VII, fig. 4. =
Penium Naegelii Bréb. De Wildeman et Durand (18) — H [22] — largeur
23 à 26,5 jj., longueur 120 à 124^.
Déjà signalé (18) dans le Limbourg (Campine a Genck) mais non dans
la province d’Anvers. O An.
Penium Bréb.
239. P. adelochondrum Elfr. var. punctata 8'climidle. — Migula (4), p. 369.
Kufferath (9), p. 297, fig. S. — H [6]. — Formes mesurant 18,5 h 19 X 34,
328
H. KUFFERATH
20 X 36, 17 X 30, 16 X 32p, largeur de l’isthme respectivement. 16 et 13,5».
Ces formes sont un peu pl,us petites que celles trouvées dans le Luxem¬
bourg septentrional.
Nouveau pour la province d’Anvers, signailé dans le Luxembourg (9).
O An.
240. P. cucurbitinum Biss. f. minor West et G. S. West. — West (6), p. 95,
PI. IX. fig. 16. — H [33]. Ce n’est qu’avec hésitation que nous donnons
cette détermination. L’algue mesure 19 à 21». de large et 39p de long,
isthme 15».. La constriction médiane est nette et la membrane bien
ponctuée. Cette espèce est aussi très rapprochée des petites formes du
. P. polymorphum Perty, mais est plus cylindrique.
Non signalé au Prodrôme (18). X G An.
241. P. curtum Bréb. Migula (4), p. 369; West (6), p. 47. — L-H [8]. Formes
assez petites mesurant 19 à 21 X 37 à 42p, isthme 15 A 17jx ; surface très
finement ponctuée.
Déjà signalé dans le Luxembourg (9, 27). G An.
242. P. curtum Bréb. var. exiguum Hansgirg. — Migula (4), p. 370. — H [6].
Cellules à membrane lisse mesurant 20 à 23p de large et 38 à 44p de
long; largeur de l’isthme 19p. largeur au sommet 15p.. Constriction mé¬
diane nette en angle largement ouvert.
Déjà signalé dans le Luxembourg (9, 27). G An.
243. P. cylindrm (Ehrenb.) Bréb. — West (6), p. 84, PI. VI, fig. 1. — H [22],
Cellules de 12 à 13p. sur 30 à 32,5p., membrane incolore avec perles en
rangées. On compte 11 à 12 perles pour 10p.
Signalé dans la Campine limbourgeoise à Genck (18) mais non dans
la province d'Anvers. G An.
244. P. minutwm (Ralfs) Cleve. — West (6), p. 101, PI. X, fig. la = Dori
dium minutum Ralfs De Wildeman (3) p. 139. — H [6]. Les dimensions
observées 15 à 16p de large et 140 à 150p de Hong ne correspondent pas
à la diagnose de De Wildeman mais parfaitement à celle des West ainsi
qu’à leur figure. La forme signalée par De Wildeman correspond mieux
aux variétés major Lund et gracile Wille décrites par les West (6) p. 103.
La forme signalée et figurée par De Wildeman a été trouvé dans l£
Campine limbourgeoise à Genck, non signalé dans la province d’Anvers
(1S), trouvé dans le Luxembourg (9). Q An.
Tetmemorum Ralfs
245. T. grannlakis (Bréb.) Ralfs. — Migula (4), p. 391. West (6), PI. XXXII,
fig. 7. — L-H [8]. — Largeur 32 à 36p, longueur 175 à 180p, largeur de
l’isthme 27p, largeur au sommet 10p.
Déjà signalé (18) en plusieurs locadités de la province d’Anvers.
RECOLTES A ECOLOGIQUES. II. — DËSM1DIACEAE ET ZYGN8MALBS 329
246. T. taevis (Kte.) Balte. - West (6), p. 222, PL XXXII, fig. 14. e-, H 133).
Largeur 18,5 à 19,3^, longueur 7(^, isthme 16^ de large.
Déjà signalé (18) en plusieurs localités de la province d’Anvers.
247. T. min,,tus De Bar*. - West (6), p. 223, PI. XXXII, fig. 18, 18. - H Ittl.
Largeur 23 à 24^, longueur 66p.
Déjà signalé dans le Luxembourg (27). O An.
Docidium Bréb
248. D.Bacumrn Bréb. - West (6), p. 193, PI. XXVII, fig. 6. - L1 - largeur
13 à 16jj., longueur 158^.
Déjà signalé en Campine limbourgeoise à Genck et auversoise (18)
Pleukotaejvium Naeg.
250. P. Trabecula (Ehr.) Naeg. — West (6), p 209, PL 30, fig. 13. — H [19].
Largeur 26 à 27|i, longueur 226 à 363,1.
Déjà signalé au ProdrOme (18) sous le nom de Docidium Ehrenbergn
Ralte dans la province d’Anvers, notamment à Lierre. O An.
249. P. Ehrenbergii (Bréb.) De Bary. — West (6), p. 205, PI. 29, fig. 10. —
H [19]. Largeur 3S|i, longueur 360 à 417p..
Signalé au Prodrome (18) sous le nom de Docidium MKtmbergn Halte
dans la province d’Anvers. - De Wildeman (3) donne comme synonyme
Pleur. Trobecdla (Ehr.) Naeg. Les West (6) ont distingué les 2 espèces
réunies par De Wildeman, ce qui produit une grande confusion, les
indications du ProdrOme et de De Wildeman (3) manquant de précision.
Pourtant d’après le dessin fig. 63 de la flore belge, il s’agit bien du
PI. EUrenbergii.
Signalé dans le Luxembourg (27). 0 An.
Xanthidium
251. X armutum (de Bréb.) Rabenli. — Smith (S), y. 56. - I-H [SJ. — Cette
belle espèce, si caractéristique, est représentée de façon très variable
par les auteurs, nous la figurons (fig. 31, 32) car ell* ne correspond ni
à la forme donnée par De Wildeman (3) p. 143, fig. 68, ni à celle de
Smith (8) flg. 6 du texte ,ni à celle de Migula (4), PI. 28, fig.4, encore
moins celle de Coolie (2) p. 129, PI. 45, fig. 1 ou celle de Comrère (1)
p. 195, PI. XY, fig. Hb. Nous trouvons plus de ressemblance avec le essai
de Carter (19) PI. XV. flg. 59.
La forme que nous avons trouvée est un peu plus petite pour les
dimensions que ne l’indique Smith (8) et De Wildeman (3). Elle mesure
330
H. KUFFERATH
avec les pointes 130 à 132^ de long et 87* de large, soit 1,5 fois plus
longue que large. Sans pointe llOjx de long et 70^ de large. Chaque hérni-
somate est nettement octogonal, le sommet a de large, les autres
côtés de l’octogone sont à peu près d’égale longueur, environ 25 a . L’isthme
mesure 28|* de large, il est marqué par une profonde échancrure assez
large. Le bord du sommet est droit ainsi que les bords latéraux. Entre
ceux-ci et le sommet, le bord est légèrement concave, le bord de l'isthme
est légèrement convexe.
Les épines sont bi- ou trifurquées, elles sont insérées à chaque angle
de l’octogone, au nombre de 2 à chaque somment, les angles latéraux
ont chacun une épine; au milieu de l'hémisomate se trouve une grande
proéminence avec environ 8 pointes.
La cellule vue de côté a une forme subrectangulaîre, renflée à la hau¬
teur de la grande proéminence épineuse médiane. La largeur est de 70^
et de 62^ sans les pointes. Le sommet a 35^ de large, la distance extrême
des pointes est de 60^, l’isthme a 25 à 27^ de large. On voit sur les 2
faces latérales la grande proéminence à épines nombreuses et à chacun
des sommets 2 épines bifurquées divergentes. On ne voit pas les épines
latérales qui occupent la partie médiane de la vue de côté. Les chdoro-
plastes forment deux plaques parallèles à l’axe longitudinal.
Les pyrénoïdes assez nombreux et grands sont disséminés dans les
chloroplastes. Si la forme que nous venons de décrire était nouvelle nous
proposerions de la désigner comme var. belgicum.
Le type a déjà été signalé (3, 18) en Campine anversuise et limbourgeoise.
X 0 An.
Cosmakiuai Corda
252. C. bioculatum de Bréb. — West (7), p. 165, PI. LXI, fig. 3; Migula (4)
p. 416, PI. 23 H, fig. 21. — H. [22].
D’après le prodrôme (18), nouveau pour la province d’Anvers, avait
déjà été signalé dans le Luxembourg (27). O An.
253. C. Botrytis Menegh. — Migula (4), p. 459, PI. 23,0 fig. 15a. par De
Wildeman (3), fig. 71; Cooke (2) p, 105, PI. 39, fig. 4. — On Gx [15, 1]
H [11, 22]. Dimensions observées 38 X 50^, 43 à 44 X 55^, 55 X 73^.
42 X 48|x, largeur de l’isthme respectivement 8, 10, 21 et 13^, largeur
de la cellule vue de côté respectivement 20, 17, 27 à 28^ pour les premières
formes.
D'après le prodôme (18) déjà signalé daus la province de fs'amur à
Hastières et Leffe, signalé dans la province d’Anvers par Conrad (26)
en Flandre (25), dans le Luxembourg (9, 27) et le Halnaut (29).
RÉCOLTÉS ALGOLOGIQUES. ÏI. — DESMID1AGEAE ET ZYGNEMALÉS 31
254. C. Botri/tis Menegh f. major. Wille. — VVille (21). — On- Gx [15]. Cette
grande forme du C. Botrytis mesure 77p. de large et 89p. de long, l'isthme
a 20p. de large. Vue de dessus la forme est régulièrement elliptique; de
face, c’est la forme typique avec deux plastides par liémisomate De
côté 42p. de large, les hémisomates sont ovalaires (fig. 34). 11 y a lieu
de noter que Smith (8) donne pour le type des dimensions différentes de
celles des autres auteurs à savoir: 60 à SOp. de long et 52 à 70p. de large.
11 s’agit vraisemblablement des formes américaines. Eu tous cas, la
forme de Wille est encore plus grande que celles de Smith.
Forme nouvelle pour la Belgique (nos figures 33 il 35). X O Na.
255. C. deHcatissimwn Lemin. — Migulu (4) p. 425. — 11 16]. Cette très
petite forme, dont nous n'avons pas vu le dessin original, est représentée
par notre fig. 21. Elle mesure Sp, de large et Sp. de long, isthme 2 à 3p.
de large. Les hémisomates sont aplatis, largement arrondis aux angles,
l’isthme très étroit, vu de dessus la cellule a une forme de losange a
sommets arrondis. Une plastide par liémisomate.
Espèce non signalée au Prodome (18). X O An.
250. C. MfvingU Racib. — Migula (4) p. 430, l’I. XXIII K, lig. 13. Il L30].
Mesure 18 à 19p. de large et 22 à 23p. de 'long, largeur de l’isthme : 5p..
Cette forme correspond, bien qu’un peu plus petite, exactement au dessin
de Migula. Une plastide par hémisomate. Nous pensons que cette algue
doit être rattachée au type et qu’elle ne mérite pas d’être notée comme
variété. Vue de dessous elle est parfaitement et largement elliptique.
Nouvelle pour la Belgique.
X O An.
257. C. Hammcri lteinsch. — West (7) p. 181. PI. 62, fig. 21 LU [8]. Lon¬
gueur 45p., largeur 36 à 37p., isthme largeur, 0 il 10p.. Cette forme est
un peu plus large que ne l’indiquent les West qui donnent comme maxi¬
mum 35p. de largeur. Il en résulte que l’algue trouvée paraît un peu
plus large que ne l’indique le dessin de West, avec lequel elle concorde
d’ailleurs parfaitement.
Non signalé au Prodrome (18). X O An.
X O An.
258. O. humile Nordst. - Migula (4) p. 478, PI. 23 M, fig. 10. - Ht. Cellules
mesurant 17p. de large, 19p. de long, largeur de l’isthme: 6p..
Non signalé au Prodrôme (18). X 0 Li.
259. C. laeve Rabenh. - Migula U) P. 427 PI. 23 K, fig. 23. - Ht Cellules
ayant 14p. de large et 23p. de long, largeur de l’isthme: 3,5p..
Signalé en Flandre (25), dans le Luxembourg (9, 26, 27). O Li.
200. C. Meneffhmn de Bréb. var. Reinschii Istv. — Borge (14) p. 27, PI. II,
26. _ H [19]. Nous identifions cette forme avec 'la variété figurée
Source ; MNHN, Paris
332
//. KUFFERATH
par Borge, bien que ses dimensions soient un peu moindres que ne
l’indique la diagnore de cet auteur. Elle mesure 21-22 à 2(y de long et
15 à 17p. de large, largeur de l’isthme: 3,8 à 4p.. Les dimensions étant
un peu en-dessous de celles indiquées par Borge, nous pensons qu'il
n’y a pas lieu de créer une forme spéciale. Les bords des cellules sont
légèrement ondulés. De Wildeman (3) dans sa flore ne fait pas de
distinction entre les nombreuses variétés de cette espèce. Nos fig. 22 et 23.
Variété non signalée jusqu’ici en Belgique. X O An.
261. C. Phaseolus de Bréb. — West (7) p. 158, PI. 40, fig. 15 « et /. — Il [10J.
Longueur 30p., largeur 36p., largeur de l’istlune 11p.. Vu de dessus, la
cellule elliptique présente un épaississement médiocre, membrane ponctuée.
Déjà signalé (18) plusieurs fois dans 'les provinces d’Anvers et le
Luxembourg (0).
262. C. p milium de Bréb. — Migula (4) p. 426; Comère (1) p. 111, PI. 7,
fig. 24 V. II [19]. Cette très petite forme mesurait 9p. de large et 9p.
de long, isthme 3p. de large.
Non signalé au Prodôme (1S). X O An.
263. C. Ralfsii de Bréb. var. vhjann nov. var. — West (7) p. 141, = Plcuro-
taeniopsis Ralfmi (Bréb.) Lund. Migu[a (4) p. 399. — II [6], Cette
variété a les dimensions de l’espèce, elle mesure 117p. de long, 100p. de
large, largeur de l’isthme 21p, épaisseur 40p.. Eli diffère du type pui¬
sa forme, elle est pyramidale à sommet largement arrondi, les
côtés sont légèrement infléchis, les angles de la base sont arrondis,
un peu proéminents par suite de l’infléchissement des. côtés. Vu de
dessous la forme est elliptique à pointes larges; de côté les hémisomates
sont largement ovalaires. Les plastides vertes typiques formant des
bandes plus foncées sont munies de petits pyrénoïdes dispersés. Vus du
sommet les plastides sont en formes de T. La surface de 'la membrane
est finement ponctuée. Nos fig. 36 à 38.
L’espèce n’a pas encore été signalée en Belgique, forme nouvelle pour
la Belgique. X O An.
264. 0. rotusiforinc (Wille) Gutw. — West (7) p. 180; IM. 02; fig. 18, Migula
(4) p. 434. — II [19]. La forme trouvée (fig. 24) est plus petite que
l’espèce type, elle mesure 13,5 à 17,5p. de large et 15 à 18p. de long,
largeur le l’isthme 6p., largeur du sommet 10p.. Un pyrénoïde par hémi-
samote. Le sommet est plan, les côtés présentent un fort renflement vers
la base. L’isthme est linéaire.
Espèce nouvelle pour la Belgique.
X O An.
265. O. snbcucmnis Schmidle. — West (7) p. 155, Pl. 60, fig. 2 a. 2 c. Migula
(4) p. 423. — On . Gx [1]. — Cellules mesurant 41 à 43p. de l,arge et
RÉCOLTES ALGOLOGIQUBS. II. — DESM1D1ACEAE ET ZYGNËMALÉS 333
68n do long, largeur de l'isthme 17,,, épaisseur 28p. Ces formes sont
pins trapues <iue relies trouvées en Angleterre, le rapport de la largeur
a la longeur est 1 :1,8, voir la note de West a la p. 155.
Trouvé tlaus le Luxembourg (9).
0 Na.
268. c. mbtmnkhmi Nordst. — West (7) P. 1W, 1*1. 63, «S. 1»: Ml«ula lél
p 422, Pi. 23 J\ fig. 23 — LH [21. Formes peu abondantes, ayant
"Su de’ large et 30p de long, largeur de l’isthme 9p, épaisseur 17,5p. La
surface parait marquée de sinuosités â peine perceptibles, correspondant
aux ponctuations de la membrane. Non signalé au Prodrome US).
X 0 An. ....
2117. 0. mMWnklnm Nordst. var. lilelisH (Gutw.l West. — LU 18]. — "est
(7) p. 193; PI. 63: fig. 21, 22a et 6. Cellules mesurant 20p. de large et
31),, de long, largeur de l'istlune 6p., épaisseur 14 a 16p..
Non signalé au l’rodrôme (18). X 0 An.
268. 0. undHlatum Corda var. mitmtvm Wltta. — Ht— West (7) p. 149,
PI. 59; fig. 7. Cellules ayant 28 9 3% de large et 34p. de long, largeur
de l’isthme 9p. La variété a été trouvée dans le Luxembourg (U).
Non signalé au Prodrome (1S).
269 P m-gulosum de Bréb. var. cmtenmim (Bab.) West. — Borge (22) p. 18;
PI. 1; fig. 14 a. - II [7]. Largeur 17 & ISp, longueur 21p, largeur de
l’isthme 4^.
Variété nouvelle pour la Belgique, Le type a été trouvé eu Flandre (-5).
X O An.
070 C caverne l)e Tonl var, miner Fritsch forma minimu nova forma. -
Fritsch (23) p. 5501 fig. 26. - H [7]. Fritsch a décrit et figuré uue
forme de Cosmarium de laquelle lu mitre (fig. 29 et. 30) est tus
L’algue que nous avons trouvée est deux fois plus petite que celle de
Fritsch, elle mesure 15 K 10p de large et 20 à 25p de long, largeur de
l’isthme ôp épaisseur 13p. Forme arrondie, angLes évasés, formant un
sinus brusquement ouvert. Deux pyrénoïdes par hëmisomate. La vue laté¬
rale qui diffère de celle figurée par Fritsch est plus globuieuse, légère¬
ment pyramidale. Absence de ponctuations et dessins sur la membrane.
Nos fig. 29 et 30.
Forme nouvelle pour la Belgique. X O An.
271. C. RegnelUi Wille var. minimum Eischl. et G*utw. — Grœnblad (12) p.
40; Pi. 7; fig. 55, 57. - On. Gx [1]. Cette petite algue (fig. 27) se
rapproche très fort des formes figurées par Grimbtad, elle mesure 12 »
13p de large, et 17p de long, largeur de l’isthme 3,5p. Ces dimensions
sont légèrement différentes de celles de la diagnose de Groublad.
Forme nouvelle pour la Belgique. X © Na.
334
H. K U F F ERATH
272. C. spec. A. — Fig. 25 et 26. — ON. Gx [1]. Cette algue paraît inter¬
médiaire entre Cosuiariuin N aegeliamim Bréb. Miguia (4) p. 443; PL
23 L, fig. 4 et O. tetrayonuni. (Naeg.) Arcll. Miguia (4) p. 444 ; PI. 23 K;
fig. 22. Elle mesure 19 à 19,5p. de large et 29 à 29,5p. de long, largeur
de l’isthme 11p.; vue latérale 12,5p. de large. Forme rectangulaire à
côtés légèrement bombés, ondulations sur toutes les faces mais moins
au sommet. Sur les côtés environ 5 ondulations nettes. Sinus brusque,
peu profond, non prolongé vers l’intérieur. Un pyrénoïde par hémisomate.
La vue latérale est. rectangulaire, un peu rétrécie vers le sommet,
ondulations.
Forme nouvelle pour la Belgique. Nos ligures 25 et 26. X O Na.
273. C. spec. B. — Fig. 2S. On Gx [1], Voici encore une forme que nous
n'avons pu déterminer de façon précise ; elle rappelle bien O. aphani
chondrum Nordst. Miguia (4) p. 477 ; PI. XXIII O, fig. 7, mais est
notablement plus petite. Si elle avait 2 pyrénoïdes au lieu d’un qu'elle
possède, on pourrait la rapprocher du C. Botrytis Menegh. figuré par
De Wildeman (3) fig. 71. Nous la figurons (fig. 28). Voici ses caracté¬
ristiques: largeur 24 à 25p., longueur 33 h 35p., largeur de l’isthme 7p..
La cellule est en pyramide tronquée, à côtés bombés, le sommet est
plat et presque aussi ondulé que les côtés, 5 à 6 ondulations sur les
cotés, la surface présente une série de granul.es en ligne. Sinus presque
nul se prolongeant par de longues cloisons médianes. Un seul pyrénoïde
par hémisomate. X O Na.
Authrodksmus Ehrenb.
274. A. Ralfsii W. West var. Brebusonii (Racib.) G. M. Smith. — Smith (8)
p. 130, PI. S5; fig. 16. = A. incus var Brcblssonii Racib. — H [26].
Cellules mesurant 24p. de long et 37p. de large avec les pointes, 23p. de
large sans pointes, largeur de l’isthme 5,5p., longueur des pointes 7 à 10p..
Le corps (fig. 39) est en forme de sablier à larges bases, les pointes sont
tournées extérieurement et obliquement à 45° en se rapprochant l’une de
l’autre. L’isthme est étroit, le sinus forme presqu’un angle droit, les
côtés sont légèrement bombés. Cette forme est un peu plus grêle que
les formes américaines décrites par Smith. Notre figure 39.
Non signalé au Prodrome (18). X O An.
Euastbum Ehrenberg
275. E. affine Ralfs. — West (7) p. 17; PI. 35; fig. 11. — LH [8]. Forme
un peu plus grande que ne l’indique la diagnose de West, elle a 68 à72p.
de large, 120 à 128p. de long, isthme environ 15p. de large, largeur du
RECOLTES ALGOLOGIQVBS. 11. - DBSMIDIACEAE ET ZYCNBMALES 335
sommet 28p, profondeur de l'échancrure du sommet 7p., largeur a ta
hauteur du second Me 45p, Les 3 lobes sont approximativement de
grandeur égale, leur superposition donne à l’hémisomate l'aspect d'une
pyramide à degrés. Surface finement ponctuée.
Déjà signalé dans la province d'Anvers (18) à Oalmpthout par Conrad
(26).
270 . E. tiiwle (Turp.) Ehrenb. — West (7) p. 31 ; PI. 38 ; lig. 21), 32. — LII
[8] fréquent, H [22, 33], — Dimensions 15 à 16 X 26, isth. 4 à 6p. ;
17 à 20 X 18 à 22, isth. 3 à 5p., épaisseur 7,5p.; 13,5 5 14p. X 18 à 21p.
isth. 3p; 12 à 13,5X18 ü 21p, isth. 4p., 16 h 17x22 à 23p, isth. 4p.
Signalé (18) dans le Ltmbourg, mais non dans la province d’Anvers,
trouvé dans le Luxembourg (9). O An.
277. E. binocle (Turp.) Ehrenb, forma (liihrinxkii ScUmnlle. — \N est (7) p.
PI. 38; fig. 30. - H. [6]. — Largeur 17 à lfy, longueur 23 à 1%, isthme
4 a 5jj. de large.
Non signalé au Prodrome (18). N O An.
. E. 0 WmS<tm (Grev.I naïfs. — West (7), p. 12; l'I. 34; flg. 7. - H (1»1.
— Largeur SS il ll'.lp.. longueur 14)1 à 152p., isthme 21p de large.
Signalé au Prodrome (18) dans le Limbourg, mais non dans la province
d'Anvers ; trouvé en Brabant (26) et dans le Luxembourg (27) O An.
i. E. rostralum ïtalfs. — West (7) p. 35; Pi. 37; flg. IL H ' “
Nous rapprochons la forme trouvée (flg 40) de celle de West, bien qu’elle
diffère par ses dimensions légèrement supérieures : 35 à 37p. de large,
52 à 50p. de long, Isthme 12 il 15p. de large; le lobe médiane mesure de
pointe â pointe 26 à 30p. de large. Cette forme est différente de celle
décrite par De Wildomnn (3) d’après Coolie (2) PL 35; flg, 2, le dessin
de Coolie est d’ailleurs assez peu net. Ou peut également rapprocher cette
forme de E: Mdrvtatwm. Voir West (7), PL 37; flg. 16.
Signalé d’après De Wildeman (18) dans la province d’Anvers à Calm-
pthout et dans le Limbourg.
MicuASTKUiAS Agardh
280. M. Jmncrl ïtalfs forma belçica nov. f. — West (7) p. 87; flg. nostia 41.
H [1], — Cette belle Desmidiée. qui parait lieu commune est voisine
dans sa forme de celle figurée par West Pl. XLIII, fig. 1, mais en
diffère par l’absence de granulations et par le lobe médian moins dégagé
et se rapproche ainsi de la var. simplex de West, Pl. XLIII, fig. 3.
Elle mesure 117p. de large, 105p. de long; le lobe médiane, partagé par
un sillon peu profond a 70p de lprge, l’istbme a 31p de large. Les encoches
délimitant «es lobes et lobules ont respectivement 30, 20 et 10p. de long.
Notre figure n° 41.
336
H. KU MER ATH
L’espèce type a été signalé (18) à Calmpthout (Anvers) et dans le
Limbourg à Genck. X O An.
281. M. osteitam Ralfs. — West (7) p. 78; PI. XLI ; fig. 4. — II l(ij. — L a
forme trouvée est typique, elle correspond exactement à la ligure des
West, e(le serait, d’après ces auteurs, excessivement rare. Longueur 144p.,
largeur 120p avec les pointes, isthme 25p. de large .largeur du lobe
polaire de pointe à pointe SSp., rétrécivement sous le lobe polaire 58 et
02p. Il y a une pointe il chacune des extrémités des lobes polaires et 2
pointes à chacune des lobes latéraux.
Déjà signalé (18) dans les provinces d’Anvers (25) et de Limbourg,
et dans le Luxembourg (9).
282. M. rot ata (Grav.) Italfs. — West (7) p. 102; PI. XLVIII, fig. 1. — Il fil].
— Formes plus longues que ne l’indique la diagnose : largeur 232 à 240p.,
longueur 500 à 528p, largeur de l’isthme 40p., largeur extrême du lobe
polaire 53p. ; rapport de la largeur à la longueur 1 : 2,1 à 2,3.
Déjà signalé (18) dans le Limbourg et en Flandre (25), non dans la
province d’Auvers.. O An.
283. M. Thomasiami Arche. — West (7) p. 110; PI. LI ; fig. 5 a. — H [1]. —
Cellules mesurant 185p. de large et 190 à 200p. de long, isthme 55p. de
. large, lobe polaire 40p delarge, les encoches délimitant les lobes et lobules
ont respectivemnt 60, 50, 25 à 30p. d long. A signaler que sur le même
exemplaire (fig. 42) on trouve que les lobes et lobules de l’un des
hémisoinates sont inermes tandis que ceux de l’autre moitié de la cellule
sont garnies de pointes au bord S'agit-il pour la moitié inerine d’éléments
plus jeunes ? Nous n’avons pu résoudre ce point, curieux en tous cas à
noter. Il est d’ailleurs assez fréquent d’après West (p. 112).
Cette espèce signalée en Belgique (mais non dans la province d’Anvers)
est donnée par De Wildemau (3, 18) comme variété du M. denUcuUita f.
Thomasiana Jacob. Il insiste sur la grande variabilité de cette espèce.
West, par contre, en a fait une espèce distincte, ce qui semble plus
exact, M. dcnticulata ne présentant pas les projections de la base des
hémisoinates. Dimensions : largeur 185p., longueur 190 à 200u, largeur
de 1 isthme 55p., lobe polaire 40p. de large, profondeurs des encoches
séparatrices des lobes et lobules respectivement 60, 50, 25 à 30 et 7 àl0 a ,
pointes 2p. de long. O An.
284. M. tnmcata (Corda) de Bréb. G. M. Smith (8) P(. 60; fig. 2. _ LH
18] fréquent. Formes assez variables : fig. 43 et 44. L’une d’elle (fig. 43)
mesure 92p. de large et 97p de long, largeur de l’isthme 24p., le lobe
médian a 60p. à 65p. de large, l’ornementation est celle figurée par
Smith. Cette forme diffère de cel(e des West (7) PI. 45; fig. 5 par ses
contours plus arrondis, plus circulaires des lobes médianes. Cette forme
Source : MNHN, Paris
RECOLTES
ALCOLOG1QUES. II. - DESM1D1ACEAE ET ZYCNEMALES 337
diffère des nombreux dessine de cette espèce, d'ailleurs très variable
donnés par De Wildeman (3) P. 166,Ait. 83. L'antre forme (flg. 44)
mesure 104* 6e large et 112^ de long, isthme 19g de large, largeur du
lobe polaire 68a, elle présente le lobe polaire gracieusement arqué et
muni d'une seule pointe aux extrémités. Les lobules sont bidentés.
Espèce déjà signalée dans la province d'Anvers.
285.
286.
287.
288,
289.
Staurastrum Meyen
St . cutpidatw» de Bréb. - De Wildeman (3) p. 169; Coolie (2) p. Mil
PI. 40. fig. 52. — H [22:. — Exemplaires avec zygote. Nos fig. 45, 46 et 4,.
D'après le Prodrome (18), signalé dans le Limbourg et le Luxembourg
(9), mais non dans la province d’Anvers. O An.
St. détecta» de Bréb. - G. M. Smith (8) p. 73, Pi. 68, «g. 20. - H [171.
Déjà signalé dans la province d'Anvers par De Wildeman (18).
St. furcatum (Ehr.) de Bréb. - G. M. Smith (8) p. US; PI. 83, fig. 1, 2. 3.
Migula (4) p. 584. - H [221. - Forme un peu plus grande pue ne
l'indiquent les diagnoses des auteurs, largeur avec pointes SOjt, longueur
40p., isthme 13p., longueur des pointes V Vu de dessus, formes tnan-
gulaires ayant 40u. de base.
Signalé dans le Luxembourg (9). G An.
. Et. «mtiriw, de Bréb. - Coolie (2) p. 156, Pi. LT, fig. 6 fi. 6 d. H [1, 71-
Espèce déjà signalée <1S) dans la province d'Anvers à Calmpthout, en
Brabant (26) et dans le Luxembourg (fl).
St ponimorphum de Bréb. - Migula (4) p. 548, Comère U) P- 157,
PI XIII. flg. 13 et 22. - H [22], - Cellules à 6 rayocs, diamètre 39 F
Déjà signalé dans le Limbourg (18) à Genoli. mais non dans la province
d’Anvers. O An.
m. pimct'fM«m rtc Bré à. - Migula (4) p. 530; Cooke (2) p. 160, PI. 54
fig 6» fl b. - LH [2] H [1331. - Espèce fréquente, déjà souvent
signalée (18) dans le Limbourg et la province d'Anvers, eu Flandre (25)
et dans le Luxembourg (9, 27).
St. punctuMum de Bréb. var. Kje,l m „„i Wllle. - Migula (4) p. 530.
H [6, 19], O Au.
f St. ttemhmUtm Nordst var, heteraemmm Gr. — Grrenblad (1-) P.
5T PI V flg 13, 14. — H [61. — Nous rapportons cette forme à
l'espèce signalée cl-dessus, bien qu’elle en diffère par quelques points,
elle en est en tous cas très voisine. N'ayant pu nous procurer des
documents iconographiques plus complets, nous décrivons avec quelques
détails cette espèce qui est peut-être nouvelle et eu tous cas intéressante.
C'est un petit Staurastrum garni de pointes nombreuses (flg. 48 à 51).
La cellule vue du haut est triangulaire avec angles coupés légèrement
Source. MNHN, Paris
338
H. KUPFERATH
arrondis, les côtés du triangle sont légèrement concaves. Les épines
sont insérées généralement à chacun des 6 angles, elles sont dirigées
vers 1 extérieur dans le sens de rayons partant du centre du triangle.
Vu de côté, les hémisomates sont rectangulaires avec angles coupés,
vaguement arrondis. Le sinus est en angle aigu. Les pointes sont
disposées latéralement surtout sur les angles coupés, bien que de légères
modifications dans leur insertion puissent être notées. Il y a environ
4 pointes sur la largeur d’un hémisomate. Le sommet est inerrne et
droit, ou à peine convexe. Plastides vertes à 3 rayons, un dans chacun
des angles; membrane non colorée. Absence de zygospores.
Dimensions: vue de face avec pointes 22 A 25^ de 'large sur 28 à 30^
de long, hauteur des pointes 2 a . — Vu du haut, triangle (avec pointe)
ayant 22 à 23^ de base et 27 à 2Su. de haut. Isthme ayant 8 A 9 ^ de
large. X O An.
293. ? 8t. <iffini forme Grœnblad. — Grrenblad ( 11 ) p. 55 , pi, ijj -J 35
H Nous rapportons à la forme citée, l’espèce trouvée, elle en
diffère par quelques détails; dimensions un peu moindres, forme trian¬
gulaire au lieu de quadrangulaire, mais 011 sait que dans les Staimistrum
le nombre des prolongements n’est pas toujours considéré comme caractère
spécifique absolu.
De face, l’algue se présente en forme de sablier avec pointes étirées,
larges et arrondies au sommet, même légèrement en bouton. Le sinus est
largement ouvert. presqiTô angle droit, A peine ondulé sur les bords.
Les bases sont A peine convexes et ondulées. Vu du sommet, l’aigue
est triangulaire, les sommets des triangles formés par les hémisomates
ne correspondent pas, ils sont légèrement décalés. Les sommets sont
larges, se terminent brusquement en faible bouton. Les côtés sont régu¬
lièrement convexes et nettement ondulés. Plastifie verte. Surface granulée,
mais nous n’avons pu établir la répartition exacte des granules.
Dimensions de face : 25 A 27^ de large et 22 A 23^ de long, les pointes
ont 3 A 3.5^ de long et 1.5 à 2jx de large, isthme de 7 A de large.
Vu du sommet le triangle a 25 A 2« u , de côté, sommets ayant 1,5 A 2„
de large et 3^ environ de long (fig. 52 et 53).
Il faillirait comparer retto forme aux Sf. affhir West, nous n’nrfms
pu lfi faire. X O An.
Sons-Famille II EUDE8MIDEAE
Gymnozyga Ehrenberg.
29t. G. vwnMformis Ehr. - De Wihieman (3) p. 120; Smith G. M. (S) p
146, Pi. ST; iig. U, _ LH [S], u n , 0 j, - Longueur 27 ü 30, 33 à 35.
RB COUTES ALGOLOGlQUeS, IJ. - DBSMW1ACBAE BT ZVGN BMAIMSi^
36 à 37*. largeur respectivement 19 à 20g., 19 et 18g, largeur au sommet
d es Ml à 13, 12 9 13, 10 a IV U. dimensions données par
Z Wildemau (diamètre cellulaire 22 i, 28g,. sont plus fortes nue celles
constatées dans nos pèches. s
et en Brabant (26).
ZYGNEMALES
Spirogyra LinU.
- R-Cl. [T], déjà signalé à
ftp. Grcvülemui (Hass.) Kta. Borge, (31), A*-
Bouge-Cloitre (3). „ o 0 u [17],
Bp. iupall, (Dillw.) Ktz. Borge <311, p. 29 et Petit (3-, VL XI, g. ■
déjà signalé à Bouge-Cloitre (3).
Bp. lonpata (Yauch.) Ktz. Petit (32, Pi. V, 9g. 4. - OU-
BV. rnplem (Hass., Ktz. Petit (32, PL IX «g^ ■ ' ‘ a . après
Bp. nitiila. (Dfllw.) Linlt-Borge (31). 9g. 37. L 1 J.
De Wildemau (3, entre Lierre et Bnbletiem.
BP. vorncau, (Mull.) Oleve. rar. dulnina. _ R-CL ,171. déjà signalé à Rouge
Cloître (3),
7 P . 31 , «. -—■ * «•
indéterminables ont été trouvés dans les en-
droits suivants : L.-H [8]. H [T, 11 et 301.
Zygnema (Ag.) T>e Bary.
Z. stellinum (Yauch.) Ag.-Borge (31), P- 36, fW r ” montré
Ai, moment ou ce travail était rédigé, un relevé ***** nous -
oue le nombre d'espèces de Desmidiées dut d'après De WmiiEMan (3) était,
Tbo g due en 1896, de 171 a passé a 310 vers 1930 Dans ce retvé nous avons
rlpHs îes travaux suivants : Prodrome (18), Seno—Wènv (25), Oo™
et KtJFFEBATH (26), COTRAU (30) et imom 0. 27 et 29).
E» Brabant et dans la province de Namur. nous n'avons trouvé due Clos-
terîum et Cosmarium comme geures de Desmidées.
Dans ia Campine ( Anvers et Limbourg) caractérisée par l'abondance de
tourbières et des sols sablonneux pauvres, les genres précités ne constituent
plus iqne 57 p. 100 de la dore desmidiologidue ; les 13 p. 100 restau s ,en
ment les espèces les plus variées et les plus caractéristiques des marais acides.
340
H. Kl'FF HR ATI I
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2 S. Kwrami II. - Contribution A l'étude de la dore algologiqne du I.uxera-
« 1 » Î L™ t ' x ™ son ? «o « an’i! y ait quelques manques dans cette liste
doi t le manuscrit original s’est égaré. Telle qu’elle n été rétablie H liste
t,es t - i,atio " s * «'« t'éférences de figures nti-
REVUE ALOOLOGIQVE
DESMIDIÀCEAE. — PI. I.
Vol. VIII. PI. 43.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
REVUE iMOMG/ 0 ™ DESUIDIA CEAE. - PI. ni.
Vol. VIII. PI- -*•'
Source : MNHN, Paris
revue algologiqtje
Vol. VIII , PL 46.
DESM1DIACEAE.
Source : MNHN, Paris
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32. Petit P. — Spyrogyra des environs (le Paris, 18R0.
LEGENDE DES PLANCHES
PL. I.
Fig. 1 et 2. — Clostcrimv Baillpavum Bréh. var. parvulum Grtfmblad, parasité
par des Chytridinées (Olpidium sp.).
Fig. 3. — Cl. calospornm Wittr., zygote.
Fig. 4. — Cl. ealosporu-m var. major West et G. S. West.
Fig. 5. — Cl. intermedium Italfs. Chytridinées parasites.
Fig. 6. — Cl. Jjeibleinii Ktz., var. grdnulata n. var.
Fig. 7. — Cl. Leibleiuii Kt.z., forma Borge.
Fig. 8. — Cl. libcllukt Focke. var. graoiïis, n. var.
Fig. 9. — Cl. livra Pert.v.
Fig. 10 et 11. — Cl. livra tum Elirb.. zygospores
PL. II.
Fig. 12. — Cl. micro gra nu latum, n. spec.
Fig. 13. — Cl. Pritcharâiaviim Arcli.. var. sultpraelongum Gronblad
Fig. 14. — Cl. roatratum Ehr., zyggote.
Fig. 15 ft 19. — Cl. striolatum Ehr. formes anormales (Fig. 10, 17 et 18. PI. I).
Fig. 20 — Prnium cucurbitinum Biss. f. minor West et G. S. West (?).
Fig. 21. — Cosmarium delicatissimum Lemm.
Fig. 22 et 23. — C. Meneghivi de Bréb. var. Reinschîi Istv.
Fig. 24. — C. retusiforme (Wille) Gutw.
Fig. 25 et 20. — Cosmarium species A.
Fig. 27. — C. Regnellü Wille. var. minimum Eiseh et Gutw.
Fig. 28. — C. spcrics B.
Fig. 28 et 30. — C. oapense De Toni, var. minor Fritcli. f. minimum.
PL. III.
Fig. 31 et 32. — Xanthidium armai uni (de Bréb.) Rahenli.
Fig. 33 A 35. — Cosmarium Botrgtis Meneg.. f. major Wille.
Fig. 30 à 38. — C. Ralfsii de Bréb. var. elegava n. var.
Fig. 39. — Arthrndesmus Ralfsii W. West, var. Brebissonii (Raeib.) G. M.
Smith.
PL. IV.
Fig. 40. — Euastrum roatratum Italfs. (R. bUlevtatnm ?).
Fig. 41. — Micrast crias Jcnneri Ralfs. f. bolgica. n .f.
Fig. 42. — M. Thomasiana Archer.
Fig. 43 et 44. - M. trnncutn (Corda) (le Bréb.
Fig. 45 A 47. — Staurastrum < uspidatum de Bréb.; fig. 47 : zygote.
Fig. 48 A 51. -- (?) St. gemiuatum Xordst.. var. JictcracantlHW Gr,
Fig. 52 et 53, — St. affiniforme Gronblad,
Une pêche plantonique en Guyane française
par M. Lefèvre
M. Ed. Milliau, ingénieur, a bien voulu effectuer pour nous une
pêche planctonique au filet fin dans un étang des environs de Saint
Elie (Guyane française). Nous l’en remercions bien vivement.
Cette récolte s’est révélée fort riche en organismes intéressants
et, la documentation touchant les Algues étant à peu près inexis¬
tante pour cette région, nous croyons utile de publier la liste des
espèces que nous avons pu déterminer.
EU G LENINEA E
EU G LENA (Ehrenberg)
Euglena spirogyra Ehrenberg. — Très rare mais bien typique.
LEPOCINCUS (Perty)
Lepocinclis texta; (Duy). Lemmermann. — Rare.
TRACHELOMONAS (Ehrenberg)
Trachelomonas volvocinaj Ehrbg. — Assez commun.
DTN OP H YCEAE
GLENODINIUM (Ehrenberg)
Glenodinium uUgmomm Schill. — Rare, accidentellement plane-
tonique.
PERIDIN1UM (Ehrenberg)
Peridininm. centenniale (Playf). Lef. — Assez rare.
P. untbonatum tab. conjunctum var. inaequale Lemm. — Assez
commun.
P. inconspicumm tab. conjunctum (Lef.) Lef. — Rare.
P. emetum Ehrbg. — Rare.
P. Mpes Stein. — Rare.
CH LO RO P H Y CE A E
GONATOZYGON (de Bary)
Gonatozygon Kinaham (Arch.) Rabenhorst. — Assez rare.
ÜNE PBCHE PLANCTONIQUE EN GUYANE FRANÇAISE
343
PENIUM (de Brebisson)
Penium minutum (Ralfs) Cleve. — Très commun.
P. cylvndricum Borge. — Très rare.
P. naviçula (Breb.). Lütkemtiller. — Rare.
CEOSTERIUM (Nitzseh)
Closterium Libellula Focke. — Très rare.
Cl. Naviçula (Breb.j Lütkmüller. — Très rare.
CL calosporum var. brasilicnse Bôrg. — Très rare.
CL Ralfsii var. Hybridum Rabenhorst. — Rare.
CL Ehrenbergü Menegh. — Assez rare.
Closterium Milliani nov. sp. — Cellule peu arquée, plus ou
moins renflée dans la région ventrale, longue de 460-580 y, large de
05-75 y. Extrémités souvent atténuées, toujours obliquement tron-
Fifî. 1 à !> : Closterium Milliani — 1 il (5, divers individus montrant la varia¬
tion de la forme générale — T à 9, variation des extrémités,
344
M. LEFEVRE
quées, portant mi léger épaississement intérieur. Membrane assez
fine, incolore, non striée. Pyrénoïdes très nombreux et dispersés.
Fig. 1 à 9.
Distr. — Etang voisin de Saint-Elie (Guyane française).
Cette espèce, dont j’ai pu voir un nombre considérable d’exem-
L
plaires est particulièrement variable dans son rapport — et aussi
en ce qui concerne la forme de ses extrémités.
TETMEMORUS (Ralfs)
Tetmemorus granulatm var. atténua,tua West. — Rare.
EUASTRUM (Ehrenberg)
Euas trum brasiliense Borge. — Rare.
COSMARIUM (Corda)
Gosmarium connatum Breb. — Rare.
G. quadrifarmm Lund. var. hexastichum Nordst. —- Très rare.
G. pyranüdatum Breb. — Commun.
G. pseudo connatum Nordst. — Rare.
STAURASTRUM (Meyen)
Staurastnm dejectum de Breb. — Rare.
8. tetracemm Ralfs. — Rare.
8. pungem de Breb. — Assez commun.
8. gracile Ralfs. — Assez rare.
DESMIDIUM (Agardh)
Desmidium cylindricum Grev. — Assez commun.
D. quadratum Nordst. — Très rare.
GYMNOZYGA (Ehrbg)
Ggmnozyga monilifonnis Ehrbg. — Très commune.
UNE PBCHE PLANCTON 1QUE EN GUY ANNE FRANÇAISE
345
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Table du Tome VIII
M. Chadefaud. — Ia“ cytoplasme des Algues vertes et des Algues brunes.
Ses éléments figurés et ses inclusions . 5
G. Hanson. — Sur la soidisante existence de plusieurs diatomées bleues
dans la nature . 2S7
E. Mangtjïn. — Florule algologique des cuvettes tourbeuses de la forêt
de Sillé (Sartlie) . 298
A. A. Nayal. — On some New Fresliwater Algae from Egypt . 311
H. Kuffebath. — Récoltes algologiques à Onoz-Gembloux, Rouge-Cloitre,
Lierre-Hérenthals et en Campine . 320
M. Lefèvre. — Une pêche planctonique en Guyane française . 346