Nouvelle Série Tome VIII Fasc. 4
Mars 1967
REVUE
ALGOLOGIQUE
- FONDÉE EN 1922 -
Par P ALLORGE et G. HAMEL
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
12, RUE DE BUFFON - PARIS V
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique
Paraissant quatra fois par an.
Nouvelle Série, Tome VIII. Fasc. 4.
Mars 1967
REVUE
ALGOLOGIQUE
DIRECTEURS .
P. BOURRELLY et ROB. LAMI
SOMMAIRE
P. Bourrelly. — Emile Manguin (1893-1966) . 273
E. Post. Zur Verbreitung und ôkologie von Dictyotopsis propa-
gulifera W. Troll. 279
F. Ardré. — Une Ulve à thalle remarquable des côtes du Portugal. 292
E. Fischer-Piette et F. Ardré. — Nouvelles remarques sur la re¬
vésiculation du Fucus vesiculosus var. evesiculosus . 298
B. K. Chowdary. — A cytological Study of Schizomeris leiblei-
nii Küt z . 302
P. Awasthi. — Behaviour of Catalase in some members of Chlo-
rophyceae and Cyanophyceae . 307
P. E. Brandham. — Time-lapse studies of conjugation in Cosma-
rium botrytis : I : Gamete fusion and spine formation. 312
Bibliographie . 317
EDITIONS DU CENTRE NATIONAL
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
15, quai Anatole-France, PARIS (7*)
C.C.P. PARIS 9061-11 — Tél. 705 93 39
SERVICE DE LA CARTE DE LA VÉGÉTATION DE LA FRANCE
Directeur P. Rey
Carte au 1/200 000*
81-82 - CORSE
par G. Dupias, H. Gaussen, M. Izard et P. Rey
75 X 106 . 30 F
21 - BREST
par R. Corillion
75 X 106, une notice de 30 pages
30 F
REVUE ALGOLOGIQUE
N lle Sér., T. VIII; PI. 16
Source : MNHN. Paris
Emile MANGUIN
( 1893 - 1966 )
Par P. BOURRELLY.
Notre Collègue et ami Emile Manguin est décédé, le 9 juillet
1966, après une longue et terrible maladie qu’il supporta avec un
courage et une patience exemplaires.
Avec lui disparaissait un Diatomiste de grande classe et ses
nombreux travaux lui avaient acquis une audience mondiale.
Nous perdions aussi un vieil ami que nous connaissions et appré¬
cions depuis plus de trente années.
Né le 28 février 1893, à Clichy-la-Garenne, dans la banlieue pari¬
sienne, mais originaire de la Sarthe, Emile Manguin a fait toute sa
carrière au Muséum National d’Histoire Naturelle. Dès octobre
1908, il entre au Service des Serres du Muséum comme aide-
jardinier. En novembre 1913, il fait son service militaire et sans
revenir à la vie civile, il est mobilisé lors de la première guerre
mondiale. Fait prisonnier sur le front de l’Est, il est enfin libéré,
et peut retrouver son cher Muséum, en septembre 1919. Tou¬
jours jardinier au Service des Serres, il consacre ses loisirs à
perfectionner ses connaissances, aussi bien générales que bota¬
niques. La musique et le dessin sont ses violons d’Ingres mais ne
suffisent pas à combler son besoin de connaître. Excellent phané-
rogamiste, passionné de plantes grasses et d’Orchidées, son amour
de la Botanique le pousse vers le domaine si mal connu des Algues
d’eau douce.
En 1933, il est nommé Chef des Serres du Muséum. Malgré les
soucis d’un service fort lourd, grâce à l’impulsion amicale de
notre Maître regretté le Prof. Pierre Allorge, Directeur du La¬
boratoire de Cryptogamie du Muséum, il installe dans le bureau
de son appartement des Serres, un petit laboratoire avec un micros¬
cope et chambre claire. La région de la Sarthe, riche en étangs de
forêt, en tourbières à sphaignes, en rochers suintants devient son
terrain favori de recherches des algues. Dès 1933, il publie sa pre¬
mière note dans la Revue Algologique. Il entreprend un catalogue
des Algues du canton de Fresnay-sur-Sarthe. Il s’intéresse avec
succès à tous les groupes d’algues microscopiques : ses listes flo-
274
P. BOURRELLY
ristiques sont toujours complétées par des notes de taxinomie
critique et par de nombreux renseignements écologiques. Il signale
des algues encore inconnues pour la France et décrits ses pre¬
mières espèces nouvelles. Mais bientôt, son amour du dessin le
conduit vers une spécialisation plus stricte : il se laisse enchanter
par les formes si variées et si belles des Diatomées. Ces algues
l’attirent aussi par leur intérêt écologique et biogéographique. Dès
1938, puisant dans les riches collections du Laboratoire de Cryp¬
togamie, il s’attaque à la flore diatomique des Nouvelles-Hébrides.
Pendant la deuxième guerre mondiale, Emile Manguin est rap¬
pelé sous les drapeaux puis libéré. Cette période fort pénible,
pénurie de chauffage pour les Serres, difficultés d’excursions sur
le terrain, l’oblige à se limiter à l’étude du plancton de la
Seine et des Algues de la Région Parisienne. La paix revenue, il
faut rattraper le temps perdu, replanter les Serres, compléter les
collections de plantes vivantes.
Il dirige la création de la grande Serre appelée Jardin d’Hiver et
organise un jardin mexicain particulièrement riche en plantes
grasses. Ses travaux algologiques s’intensifient, les Diatomées des
Açores, de Madagascar, de la Guadeloupe, de la Camargue, des
Kerguelen sont l’objet de ses travaux. Cette double vie de Phanéro-
gamiste dans la journée, de Diatomiste dans la soirée se poursuit
jusqu’en 1958. A cette date E. Manguin est atteint par la limite
d’âge et prend sa retraite. Retraite studieuse s’il en fût car il
passe toutes ses après-midi au Laboratoire de Cryptogamie à pré¬
parer ses Diatomées qui seront étudiées le soir et dans la matinée
chez lui où il a installé un petit, mais très moderne laboratoire.
Il était inévitable que les Diatomées fossiles attirent l’attention
d’un spécialiste aussi laborieux que compétent. Quelques séjours à
la station du lac du Bourget à Aix-les-Bains, à celle de Besse-en-
Chandesse en Auvergne, lui ont permis de récolter des vases la¬
custres fort intéressantes, tant actuelles que fossiles. Les géologues
français et étrangers saisissent l’occasion et l’amabilité souriante
de E. Manguin, qui ne sait pas refuser un service, est mise à contri¬
bution. Cela nous vaudra une série de travaux sur les Diatomites
du Fayoum, de Madagascar, du Tibesti, du Niger.
Dans bien des cas la connaissance exacte des besoins écologiques
des Diatomées permet de préciser les conditions climatiques des
dépôts fossiles. Ainsi l’étude des Diatomites du Niger oriental
confirme la présence d’une période humide au Sahara et permet
d’en préciser et la durée et les fluctuations.
EMILE MANGUIN
275
De nombreux séjours au Laboratoire de Dinard mettent Manguin
en contact avec les diatomées marines. Il ne peut résister à ce nou¬
veau champ d’investigation et il étudie des pêches planctoniques de
l'estuaire de la Rance et des environs de Saint-Malo, puis les Diato¬
mées de la Terre Adélie. Ce nouveau domaine ne lui fait pas ou¬
blier ses premières amours et tour à tour, voici des travaux sur
les Diatomées lacustres de l’Alaska, de la Nouvelle-Calédonie et
des Andes du Pérou.
E. Manguin commence enfin un grand travail sur Saint-Pierre
et Miquelon, mais alors la maladie le saisit et malgré son cou¬
rage, il ne peut l’achever.
Comme tout naturaliste, E. Manguin, très sensible de plus à la
poésie de la nature, était un grand voyageur. Membre de l’Associa¬
tion Internationale de Limnologie, il a participé aux grands
congrès de cette société : en Finlande, aux Etats-Unis, rapportant
de ces voyages, de nombreuses récoltes. Il ne manquait aucune des
séances des Sociétés de Biogéographie, de Phycologie, de Microsco¬
pie, de Botanique dont il était membre actif. Le prix Montagne,
décerné par l’Académie des Sciences, le prix du Conseil de la Société
Botanique, les Palmes Académiques, le Mérite agricole ont récom¬
pensé son œuvre scientifique.
E. Manguin aimait les Diatomées, mais non pas en collection¬
neur : il voyait avant tout dans ces algues des êtres vivants qu’il
convenait évidemment de classer et de nommer, mais dont il fal¬
lait connaître la biologie, les besoins écologiques, la répartition
géographique; pour lui la taxinomie n’était pas une fin, mais un
moyen permettant de pénétrer plus avant dans la connaissance de
la Vie.
Il n’était pas un travailleur solitaire, un savant de cabinet, il
aimait faire partager son amour de la science et ses élèves, algo-
logues ou géologues, étaient toujours émerveillés par sa patience,
sa gentillesse, son sourire, sa modestie. Ce sont ces qualités hu¬
maines qui, jointes à un sens aigu de l’observation, caractérisent
cet ami cher à tous au Laboratoire de Cryptogamie. Je me souviens
avec émotion lors de mon retour en France, en 1945, de ma visite
aux Serres: E. Manguin dans son petit Laboratoire, l’œil au micros¬
cope, un chat sur les genoux, dessinant d’un trait sûr des Diato¬
mées tandis que bouillonnaient doucement des récoltes en cours de
préparation : image parfaite du bonheur du chercheur au travail
dans la paix et la tranquillité.
276
P. BOURRELLY
LISTE des travaux algologiques de e. manguin
1933 . _Catalogue des Algues d’eau douce du canton de Fresnay-sur-
Sarthe (Bull, de la Soc. d’Agric. Sciences et Arts de la Sarthe).
V partie, Le Mans 1933, t. LIII, 53 p., 2 pl.
2" partie. Le Mans 1935, t. LIV, 39 p., 3 pl.
1934. - Sur la présence du Scenedesmus microspina Chod. dans le
département de la Sarthe (Beu. Algol., fasc. 1-2, t. VII, 1934),
pp. 180-189, avec figures. . .
1930. La Flore Algale de l’Etang des Rablais (Sarthe). Contribution
il la connaissance de la microflore d’un étang calcaire de
l’ouest de la France (Bull, de la Soc. d’Agric.., Sciences et Arts
de la Sarthe, Le Mans 1936), pp. 314-351, 8 pl.
1930. - Fl o ru le algologique des cuvettes tourbeuses de la Forêt de
Sillé (Sarthe). (Revue Algologique, t. VIII, 1936), pp. 298-310,
3 pl.
1937-1938. — Les Algues des rochers suintants de Saint-Léonard-des-Bois
(Sarthe). (Bull, de la Soc. d’Agric., Sciences et Arts de la Sarthe,
Le Mans, 1937-1938, série III, t. VII), pp. 17-34, 3 pl.
1938. — Contribution à la connaissance de la flore diatomique des
Nouvelles-Hébrides. (Bull, de la Société Botanique de France,
1938, t. 85), pp. 14-19, 3 pl.
1938. - Sur la persistance pendant l’hiver d’Algues d’eau douce a
l’état végétatif. (Revue générale de Botanique, 1938, t. 50), 26 p.,
1 pl. En collaboration avec M. Lefevre.
1939-1940. — Complément à l’étude de la Flore algologique des rochers
suintants de Saint-Léonard-des-Bois (Sarthe). (Bull, de la So¬
ciété d’Agric., Sciences et Arts de la Sarthe 1939-1940, t. LVII),
20 p., 2 pl.
1941. - Algues des Pyrénées Basques (Session extraordinaire de la
Société Botanique de France, 1941, t. 88), pp. 159 à 191, 5 pl.
En collaboration avec P. Allorge.
1941._ Contribution à la connaissance de la Flore des Diatomées
d’eau douce de Madagascar (Revue Algologique, 12, 1941),
pp. 153-157, 1 pl.
1941. — Contribution à l’étude des Diatomées de quelques stations
de la région parisienne. (Cahier de la Commision du Bassin
de la Seine, 1941), pp. 7-13.
1941. — Diatomées du plancton de la Marne à la Maltournée (id.,
pp. 14-18, 4 flg.).
1941 . — Florule algologique des Diatomées du ruisseau de la Fontaine
de la Garenne (à Meudon) (S.-et-O.). (Cahier de la Commission
du Bassin de la Seine), 1941, pp. 43-46.
1942. — Contribution à la connaissance des Diatomées d’eau douce des
Açores (Revue Algologique, 12, 1942), pp. 115-160, 5 pl.
1943. — Considérations biologiques sur le peuplement prétendu monta¬
gnard de localités de plaines (C. R. de la Société Biogéogr.,
1943). En collaboration avec A. Pacaud.
1943. — Les Algues d’eau douce. (Bull. Français de Pisciculture, N n 129
à 131, 1943), 34 p., 5 pl.
EMILE MANGUIN
277
1943. — Phytoplancton estival de l’Etang de Trivaux (Bois de Meudon).
Comm. Bassin de la Seine, Iran. publ. Biologie, pp. 45-50.
1943-1945. — Etude Hydrobiologique piscicole sur les Etangs de la
Haute-Somme. (Bull. Français de Pisciculture, N° 130 à 137,
1943-1945), 38 p.
1945. — Recherches sur l’origine du phytoplancton de la Seine en
1943-1944. ( Cahier de la Commission du Bassin de la Seine,
1945), pp. 37-46, 2 fig.
1946. Les caractères biogéographiques de la Flore algale des Açores.
(C. B. Acad. Sc. Paris, t. 222, pp. 682-683, 1946), en collabora¬
tion avec P. Bourrelly.
1946. - Contribution à la flore algale d’eau douce des Açores. ( Mémoires
de la Société de Biogéogr., t. VIII, 1946). En collaboration avec
P. Bourrelly, pp. 447-500, 9 pl.
1948. — Sur la présence anormale de Diatomées marines dans les cu¬
vettes d’eau douce de l’Alpinum du Muséum. (Bull, du Muséum,
2" série, I. XX, N° 3, 1948.) En collaboration avec R. Leboime,
pp. 311-314.
1948-1949. — Les Diatomées fossiles des sources thermales de Rano-
mafana (Antsirabé, Madagascar). (Bull, du Muséum, t. XX et
l. XXI, 1948-1949), 9 p., 2 pl.
1949. — Contribution à l’étude de la flore algale d’eau douce de Mada¬
gascar : Le Lac de Tsimbazaza. ( Mémoires de l'Institut Scienti¬
fique de Madagascar, Série B, t. II, fasc. 2, 1949.) En collabora¬
tion avec P. Bourrelly, pp. 161-190, 7 pl.
1949. — Contribution à la connaissance des Diatomées fossiles des
dépôts lacustres de l’Ankaratra (Madagascar). ( Annales du
Service des Mines, Géologie, 1949, fasc. XVIII), 24 p., 4 pl.
1950. — Florule algologique d’une rizière de Camargue. (Terre et Vie,
1950.) En collaboration avec P. Bourrelly, pp. 286-296, 2 pl.
1951. - - Dépôt d’une diatomite récente dans la province de Fayoum
(Egypte). (Compte Pendus de l'Académie des Sciences, t. 233,
pp. 1647-1649, 1951). En collaboration avec A.A. Aleem.
1952. — Les Diatomées fossiles du bassin thermo-minéral d’Antsirabé,
Ranoinafana IL ( Mémoires de l'Institut Scientifique de Mada¬
gascar, Série B, t. IV, fasc. I, 1952), 57 p., 7 pl.
1952. — Algues d’eau douce de la Guadeloupe et dépendances, recueillies
par la mission Allorge en 1936. (Sedes, Paris, 1952), 281 p.,
31 pl. En collaboration avec P. Bourrelly.
1953. — Note sur quelques Diatomées rares ou nouvelles. (Osterrei-
chischen Bot. Zeitsch. B. 100, Heft. 4/5, 1953), 6 p., 2 pl.
1954. — Contribution à la flore algale d’eau douce des Iles Kerguelen.
(Mémoires de l’Institut Scientifique de Madagascar, Série B,
t. V, 1954). En collaboration avec P. Bourrelly, pp. 7-58, 11 pl.
1954. — Contribution à la connaissance biologique des boues lacustres :
Le Lac Pavin (Puy-de-Dôme). (Annales des Eaux et Forêts,
t. XIV, fasc. 1, 1954), 19 p., 3 pl.
1954. — Diatomées marines provenant de l’Ile Heard — Australian
National Antarctic Research Expédition 1949. (Revue Algolo¬
gique, Nouvelle Série, t. I, fasc. 1, 1954), pp. 14-24, 1 pl.
278
P. BOURRELLY
1956. — Les Diatomées de l’estuaire de la Rance. (Bulletin du Labora¬
toire Maritime de Dinard, faso. 42, 1956), pp. 62-76.
1957. — Premier inventaire des Diatomées de la Terre Adélie, Antarc¬
tique: Espèces nouvelles (Bevue Algologique, 3,3, 1957), pp. 111-
134, 7 pl.
1958. — Importance de l’étude des vases lacustres dans la connaissance
du phytoplancton (5° Verh. Internat. Ver. Limnol. XIII, Stutt¬
gart, 1958) 4 p.
I960. — Les Diatomées de la Terre Adélie, Campagne du « Comman¬
dant-Charcot » 1949-1950. ( Annales des Sciences Naturelles,
Botanique, 12 e série, t. I, 1960, fasc. 2), pp. 223-364, 31 pl.
1960. — Contribution à la connaissance du Phytoplancton à Diatomées
des parages de Saint-Malo. (Bulletin du Laboratoire Maritime
de Dinard, fasc. 46', pp. 116-126, 1960.)
1960. — Contribution à la flore diatomique de l’Alaska : Lac Karluk,
espèces critiques ou nouvelles. (Revue Algologique, Nouvelle
Série, t. V, N° 4, 1960), pp. 266-288, 6 pl.
1962. — Contribution à la connaissance de la Flore Diatomique de
la Nouvelle-Calédonie (Mémoires du Muséum National d’IIis-
toire Naturelle, Nlle. sér., série B, Botanique, t. XII, fasc. 1,
1962), pp. 1-40, 8 pl.
1962. - Diatomite et milieu désertique. Mission Berliet, Ténéré, Tchad.
Paris, Arts et mél. graph., pp. 271-276.
1963. — (En collaboration avec H. Faure et R. Nydal) : Formations
lacustres du Quaternaire supérieur de Niger oriental : Diato-
mites et agês absolus. (Bulletin du Bur. de Ilech. Géolo. et
Minér., N° 3, 1963, pp. 41-63, 2 cartes, 2 photographies.
1964. — Contribution à la connaissance des Diatomées des Andes du
Pérou. Mém. Mus. Nat. Ilist. Nat. Nlle Sér. Bol. 12 (2), pp. 41-
98, 25 pl.
Source : MNHN, Pari
Zur Verbreitung und Okologie
von Dictyotopsis propagulifera W. Troll
(Mit 2 Tabellen und 8 Abbildungen)
von Erika POST.
DICTYOTOPSIS PROPAGULIFERA W. Troll
1931, W. Troll, Flora, v. 125, p. 474 seq.
1936, Post, Revue algologique, v. 9, p. 3, p. 81.
1938, Post, Hedwigia, v. 78, p. 215, p. 203.
Typus-Lokalitât (*) : Belùwan-N-Sumatra.
Die von W. Troll 1929 auf Sumatra und Ambon entdeckte
Rraunalge Dictyotopsis propagulifera lasst sich wegen fehlender
Fruktifikation systematisch nicht einordnen. Papenfuss, der sie
zu don Diclyotales stellt (1951, p. 134), môchte sie dieserhalb
spektrographisch untersuchen (mündlich 3.VII.54). Derzeit halte
ich das umfangreiche TROLLsehc — in PFEiFFERSChem Gemisch
fixiertc — Dictyotopsis- Material auf diesen Gesichtspunkt
hin durchnnistert und in den Nummern 523, 525 und 527 von
Negrilama-Ambon von September 1929 entleerte Sporangien im
charakteristischen rhombischen Zellnetz der Dictyotopsis-ThaWi
festgestellt. Dictyota hat bekanntlich rechteckig Zellen. Neben di-
chotomer Ausbildung ist bei Dictyotopsis vvic bei Dictyota — und
Caloglossa adnata, mit der sie an der Hàlfte der bekannten Stan-
dorte zusammenwàchst — die monopodiale Florin zu beobachten
(Negrilama Nr. 525). Obwohl Dictyotopsis-ThaWi nicht so zart sind
xvie die von Caloglossa, kann man bei ihnen (nur) von Schnecken-
frass herrührende intralaminale Lâsionen beobachten (Sg. Nu-
nang Nr. 37). Diese « Lôcher » werden — wie bei Caloglossa ( 1 ) —
regenerativ ausgeilickt. Habituell ahnt Dictyotopsis propagulifera
einer kleinen Dictyota, so Dictyota adnala Zan. — mit der man
(*) Typusmaterial von Dictyotopsis propagulifera z. B. im Britischen Mu¬
séum, im Rijksherbarium Leiden, in Florenz und im Herbar des « New York
Botanieal Garden ».
(1) vgl. Abb. 34, p. 189 in « Arcb. f. Protistkde » v. 96, 1943.
280
ERIKA PO ST
sic untermischt findet — im Aufbau cher einem anakrogynen
jungermannialen Lebermoos. Im Hinblick auf den hohen Ver-
breitungshorizont von Dictijotopsis wâre es garnicht so abwegig,
bei diesem Thallophyten an eise Hepatizce zu denken. Dictijotopsis
Abb. 1. — Umriss der Région von Belàwan-N-Sumatra nach Kartel : 50 000
der Topographischen Inrichting Batavia mit den W. TROi.Lschen Dictyo-
topsis propagulifera- Standorten : * 1 : am linken Sungai Nunang-Ufer an
der Einmündung in den Belàwan Rivier (Nr. 31, 36); * 2 : nôrdlich vom
l'itkijk/Bagàndela (Nr. 42); * 3 : Weg zum Uitkijk/Bagàndeli (Nr. 80, 182).
ist ein fakultativer Vertreter der Bostrychia-Caloglossa-Asso7Àa-
tion. Etvva zu 80 % ist Bostrychietummaterial mit (Leber-)Moosen
untermischt, nicht nui* an echten Brackwasserstandorten, sondern
auch an den marinen, wenn und wo — abgesehen vom Regen —
Sickerwasser die Litoralfelsen beeinflusst. Das gilt nicht nur für
die Tropen und z. B. auch für die Subantarktis. Wie Troll her-
vorhebt, nimmt Dictijotopsis innerhalb der Gezeitenzone einen
relativ hohen Horizont ein. Analog sind am ôstlichsten Areal-
vorkommen der Alge auf den Fidschi-Inseln die Flussufer am
DICTYOTOPSIS PROPAC.ULIFERA
281
Waisere Creek auf Viti Levu iibcr drei Meter hoch. B. E. Parham
sammelte Dictyotopsis hier Juli 1937 am inneren Mangroverand
auf Bruguiera rheedii, die bekanntlich wie Exoecaria agallocha
für die hôher gelegene — trocknere — Mangrovezone charakte-
ritish ist, und zwar auf den « upper portions» ihrer Wurzeln
(H. W. Jack brieflich 17.VIII.37). Hierzu passt gut, dass Dictyotop-
sis in ihrem westlichen Arealanteil an der Nordwestküste von Bla-
kang Mati in den SvEDELiusschen Singapore-Algenproben von
mariner Mangrove im R hizophor a-Material fehlt — Caulacanthus
indiens ist hier bestandbildend — Jedoch im Brugiiiera-Rhizophora
Material dominant vertreten ist, in Assoziation mit der hier tetras-
poriferen Dictyota adnata. Herr Professor Svedelius meint auch,
diese seine Rifïmangrovealgen in der Région von Singapore am
26 Juli 1903 bei Springtide gesammelt zu haben (brieflich 12.IX.38).
Tabelle I
Dictyotopsis-Assozienten im W. TROLLschen Belàwan-
Sumatra-Material
Sungai Nunang Uitkijk
Assozienten
Nr. 31
a
Nr. 31
b
Nr. 31
Nr. 36
Nr. 37
Nr. 42
Nr. 80
Nr.
182
Bostrychia radicans
+
_
_
+
+
_
Boslrychia kelanensis
+
Bostrychia ealliptera
+
+
—'
Bostrychia tenella
+
+
'—
Boslr. mixta f. inermis
+
+
Caloqlossa adnata
-f-
+
Caloyl. lepr.-hookeri
+
+
—•
Caloglossa bombayensis
+
+
*—
Caloglossa stipitala
+
+
Caloglossa beccarii
+
-+-
+
+
+
Catenella impudica
+
+
+
4-
+
Catenella nipae
+
+
+
Lophosiphonia sp.
+
+
+
+
+
+
Chondria riparia
— 1
+
+
+
-—
Caulacanthus indicus
+
Dictyota adnata
+
+
+
+
+
Boodlea sp.
+
Rhizoclonium ripurium
+
+
+
+
+
+
-
Enteromorpha sp.
+
+
+
282
ERIKA POST
Am zweiten bekannten — dem Brackwasser angehôrenden — Sin-
gapore-Standort von Dictyotopsis im « Pandan River basin » beim
Tanjong Penuru im Siidwesten der Insel Singapore wâchst die Alge
« in old mangrove on the higher ground between two of the small
creeks flowing into the Sungai Pandan » (R. E. Holttum brieflich
3.X.38).Hier ist Dictyotopsis nicht dominant, sondern in einem,
22 Arten zahlenden Bostrychietum mit dominanter Bostrychia
binderi und Catenella nipae nurmehr eingemischt. Obwohl aile As-
soziationspartner in diesem Ahmad ben HASSAN-Material vom 30
Màrz 1936 reich sexuell und asexuell fruktifizieren, ist Dictyotopsis
hier steril, wie übrigens auch Dictyota adnata.
Aus Tabelle I ist ersichtlich, dass je mehr im TROLLschen
Sumatra-Bostrychietum die solitaren Dictyotopsis-Rasen sich her-
ausdifferenzieren — in der Tabelle von links nach rechts — die
obligaten Bostrychietum-Partner Bostrychia, Caloglossa und Gâte -
Witu
N
î
Abb. 2. — Umriss der Binnenbai von Ambon/Molukken nach Verbeek. * :
W. TROLLscher Dictyolopsis-Slandort am linken Ufer des Tonahitu (Delta)
ostlich von Negrilama. * : Tnoi.i.scher Bostrychietum-Standort südlieh von.
Lateri von Bruguiera.
Source :MNHN, Par.
DICTYOTOPSIS PROPAGULIFERA
283
nella verschwinden. Dictyotopsis bevorzugt hôhere und — z.B.
gegenüber Chondria riparia — trocknere Standorte. Nurmehr eine
Caloglossa und eine Catenella- Art sind an den extremen Dictyo-
/opsis-Standorten vertreten (Negrilama/Ambon). Wâhrend Dictyo¬
topsis hier in den Molukken in der Binnenbai von Ambon (Troll
Nr. 523) auf Sand in Anlehnung an Sonnerafiapneumatophoren
mehrschichtig iibereinander solitiire Polster bildet — nurmehr im
Verhàltnis 1 : 10 mit Dictyota adnata untermischt — wâchst sie
an anderen Standorten auf obligaten Vertretern des Bostrychietum,
wie z.B. in der nordsumatranischen Mangrove am Sungai Numang
auf Bostrychia tenella (Troll Nr. 31a), auf dem anstehenden Ufer-
gestein des Manumbai-Sundes der Aru-Inseln am Sungai Waskai
auf Caloglossa adnata wie auf Bostrychia binderi und Dictyota
adnata f. nana (H. Jensen Nr. 229) und am Sungai Ketjilak Maar
bei Wakua in der TROLLschen Nr. 567 auf der derben Caloglossa
stipitata und seiner Nr. 568 von hier auf Bostrychia binderi, Cate¬
nella impudica, Chondria riparia und besonders auf der fast im
Schlamm erstickenden Dictyota adnata. Somit nimmt Dictyotop¬
sis prinzipiell auch hier gegenüber dem Bostrychietum im engeren
Sinn den hoheren Horizont ein. Am TROLLschen Aru-Standort
ist sie etwa zehnmal so selten wie Dictyota adnata. Im Fidschi-
Material kriecht und hakt die zierliche euryôke wie eurytope Calo¬
glossa ogasawaraensis auf Dictyotopsis. Der ostneukaledonische
ViEiLLARD-Fundort von D. propagulifera durfte nach freundli-
cher Mitteilung von Mr. Jacques nicht Mangrove angehôren, son-
dern von Korallenkalk stammen (brieflich 5.XII.35). Trotzdem steht
er unter dem Brackwassereinfluss des Yaté-Flusses (vgl. Fussnote
2 der Tabelle 2) bzw. der Tiwaka bei Wagap : « sur les madrépores
à l’embouchure des ruisseaux » (Vieillard). « Yaté ne possède pas
de palétuviers, l’entrée de la baie est formée par des falaises de
corail... ». In einem Bostrychia tenella- Rasen eingemischte Dictyota
adnata f. nana von dem zwischen Yaté und Wagap liegenden Thio
(leg. Grunow) konnte auf weitere Dictyotopsis-Workommen in
Neukaledonien deuten.
Blakang Mati.
Der SvEDELiussche Dic/yo/opsis-Mangrovestandort auf den
« Felseninseln gegenüber Bornéo Wharf (West Wharf) liegt nach
Herrn R. Hanitsch — der als derzeitiger Direktor des Raffles-
Museum in Singapore nicht nur die Exkursionen für die Gastbota-
niker arrangierte, sondera sie auch begleitete — auf dem ausge-
dehnten Korallenriff auf der Nordseite der Insel Blakang Mati.
« Der Standort ist rein marin ohne irgend welches Brackwasser »
284
ERIKA POST
(brieflich 1.VII.38), wie Herr Svedelius bcstàtigt. übrigens ist das
Sammeln auf den dortigcn Riffen und Felsen — heute noch im
stârkeren Mass als vor 60 Jahrcn — von der Erlaubnis der Polizei
und Militarbehorden von Singapore abhangig, da Pulo Brani und
Blakang Mati stark befestigt sind. Die Kriegswirren (1942) dürfte
Dictyotopsis sicher überstanden haben. — Wahrend das Svede-
Liussche Bostrychietum von Rhizophora mit dominantein Caula-
canthus indicus W.v.B. viel Bostrychia moritziana und viel Calo-
glossa adnata eingemischt enthalt, sind seine auf Bruguiera- (und
Rhizophora-) wurzeln gesammelten Dictyotopsis/Dictyota adnata
Rasen besonders mit tetrasporiferer Bostrychia binderi, Catenella
nipae und Catenella impudica assoziiert. Dictyotopsis wâchst an
diesem Karangmangrovestandort mehr auf den glatten wie auf den
runzligen Borken und Iegt sich ebenso wie im TROLLschen
auch von Rhizophora und Bruguiera kommenden — Sg. Nunang-
Material Nr. 31a flach dem Substrat an : ganz horizontal und den
Tragborken angeschmiegt, abgesehen von der ca. 2 mm starken
Schlammschicht auf diesen, die sich bei Untersuchung des Al-
genmaterials unliebsam bemerkbar macht.
Tanjong Penuru
Obwohl die Mangrove auf Singapore Island schon in den dreis-
siger Jahren mehr oder weniger abgeholzt war (R. E. Holttum
briellich 5.III.34, 1.IV.36) sammelte der in den Botanic Gardens
Singapore unter drei Dynastien tâtige « vétéran officer » Ahmad ben
Hassan bei Tanjong Penuru im Siidwesten der Insel, eine Meile von
der Mündung des Pandan River am 30 Mârz 1936 der Zusammen-
setzung nach einzigartiges, Dictyotopsis enthaltendes Bostrychie-
tum-Material « in the middle of a large area of mangrove ». Dieses
Catenelleto-Bostrychietum enthalt 7 Bostrychia-, 5 Caloglossa-
und 2 Catenella- Arten, zudem — ausser Dictyotopsis, Dictyota
adnata und Murrayella — wie üblich Chondria riparia, Caulacan-
thus indicus, Lophosiphonia, Rhizoclonium und Boodlea, aile mehr
oder minder reich fruktilizierend, wie schon eingangs erwâhnt.
Sg. Manumbai/Aru-Inseln
Der H. jENSENsche Dictyotopsisstandort Nr. 229 auf der Aru-
Insel Wokam im Sungai Waskai « paa klippebredden » liegt —
auf den Sungai Manumbai (1) bezogen — « im breiten Tal des
(1) Der « Sungai » Manumgai ist ein schmaler Meeresarm, der die nôrdlich
gelegene Insel Wokam von Kobroor im Süden trennt (Bruchspaltensysteme).
Vgl. auch Fussnote 1. Tabelle 2. Die beiden Dictyotopsis -Standorte liegen
wie Dobo auf Wokam.
Source : MNHN, Pari,
DICTYOTOPSIS PROPAGULIFERA
285
N
î
Abb. 3. — Umriss von Neukaledonien nach franzosischem Kolonialatlas.
* : vermutlicher ViEH.i.ARDScher Dictyotopsis -Standort in der Région
von Yaté. Die Namen Wagap, Baie Laugier & Thio bezeichnen Bostry-
chietum-Standorte.
Abb. 4. — Übersichtsskizze der Singapore-Isnel. * : Svedei.ius Dictyotopsis-
Standort auf N-W-Blakang Mati gegenüber Bornéo Wharf/Tg. Paggar Docks
bei Singapore-Stadt. Die Ortsangaben Kranji, Pandan und Tg-Penuru bezeich¬
nen Bostrychietum-Standorte.
Source : MNHN, Paris
286
ERIKA POST
Sg. Waskai, wo er den Charakter eines Meeresarmes besitzt und
nicht weiter landeinwàrts, wo der Sungai den Eindruck eines
Flusses oder von seichtem Morast macht und jedenfalls garnicht
weiter, wo er als rauschendes Bàchlein lâuft. Die Alge ist in stark
salzigem Meerwasser gesammelt » (brieflich 11.X.37). Der Salzge-
halt an der Einmündung des Sungai Waskai in den « Sungai »
Manumbai — ca. 6 1/2 km von dessen Westeingang — dürfte etwa
in der Grôssenordnung 33.96 %o liegen, die W. Troll beim benach-
barten Kampong Selibatabata im Sg. Manumbai bei Ebbe bestimmte
(« Tagebuch » V, 13). Am Westeingang des « Sungai » Manumbai
betragt die Salinitât bei beginnenden Flut 34.06 %o und in der Bucht
vor den Westeingangen der Manumbaistrasse (und dem dicht süd-
lich iniindenden Sungai Workai) 34.57 %o (1. c.). Aussen auf dem
merglig weichen Gestein (« paa klippe bredden») fand ich das
Dictyotopsis enthaltende .lENSENsche Bostrychietum Nr. 229 vom
Sungai Waskai aber auch auf Borke. Die Assoziation enthàlt hier
ausser Dictyotopsis dominant bis 4 cm lange tetrasporifere Calo-
glossn adnata, Individuen weniger Caloglossn leprieurii var. hoo-
keri, mehr tetrasporifere Bostrychia binderi, wenig Bostrychia te-
nuis, Bostrychia mixta f. inermis und Bostrychia moritziana, viel
Catenella nipae, wenig Catenella impudica, ferner die Zwergform
von Dictyota adnata, Caulacanthus indicus, Lophosiphonia, Chon-
dria riparia, Rhizoclonium riparium, Cladophoropsis, Calothrix
jauanica, Pleurocapsa violacea u.a.m.
W. Troll,, der den Sungai Manumbai siebeneinhalb Jahre
spater von Osten her in seiner ganzen Lange durchfuhr, sam-
melte das Dictyotopsis enthaltende Bostrychietum ca. 30 km von
seinem Westeingang am schattigen Steilufer des senkrecht von ihm
abgehenden Sungai Ketjilak Maar bei Wakua am merglig weichen
anstehenden Ufergestein im Gezeitenbereich dicht unter den Moo-
sen bei einem Salzgehalt von 31.67 %o (Flut; 1. c.). Wàhrend in
seiner — wenig Dictyotopsis enthaltenden — Nr. 567 tetraspori¬
fere Caloglossa stipitata überwiegt, treten in Nr. 568 Chondria ri¬
paria und Dictyota adnata besonders hervor. Dictyotopsis ist in
dieser Nummer — wie gesagt — ein zehntel so selten wie die zwer-
gige Dictyota adnata. Ausser den mit Nr. 567 gemeinsamen Bostry¬
chia binderi, Bostrychia tennis, Caloglossa stipitata, Catenella
opuntia, Catenella impudica, Lophosiphonia, Caulacanthus indicus,
Rhizoclonium und Cladophoropsis ist diese Probe durch das Auf-
treten von Caulerpa fastigiata, Sphacelaria und Lebermoosen cha-
rakterisiert.
Source : MNHN, Par s
Abb. 5. — Umriss der Région des Jurong River & Pandan River/Tanjong Pcnuru
nach Malaya topogr. Surv. 1935. * 1 : HASSANScher Dictyotopsis- Standort
am Pandan River, leg. 30.III.36; * 2 : HASSAN-RiDi.EYscher Caloylossa
stipitata-St&ndort Nr. 6926a, 1896; * 3 : Hoi.rruMschcr Bostrychietum-
Standort ( Bostrychia binderi, etc.) leg. 30.XI.38.
Abb. 6. — Umriss der Région des Sungai Manumbai (westlicher Anteil)/Aru-
Inseln zwischen Wokam und Kobroor (N/S) nach Merton. * : H. Jensen-
scher Dictyotopsis -Standort am Sungai Waskai. * : W. TROLLscher Dictyo¬
topsis -Standort am Sungai Ketjilak Maar. Mit zwischenstandortlichen
TROLLschen Salzvverten am Sg. Api Api und Sg. Djarang (nach « Tage-
buch »).
19
Source : MNHN, Paris
2 88
ERIKA POST
Waisere Creek/Fidschi-Inseln
Der ParHAM sche Dictyotopsisstandort auf den Fidschi-Inseln
an der Ostkiiste von Vitilevu am King’s Road im Vugalei District
der Provinz Tailevu befindet sich am Iinken Ufer des Waisere
Creek, drei Meilen stromaufwàrts nôrdlich von Nadaro. « At this
point the stream (Waisere Creek) is tidal. The Tailevu région
Abb. 7. — Umriss der Région des Waisere Creeks/SO-Vitilevu-Fidschi-InscIn
comm. Agric. Dept. Suva. * : Parham’s Dictyotopsis -Standort am Iinken
Ufer des Waisere Creeks gegenüber Nadaro. Innerer Mangroverand punk-
tiert. Zur Übersicht links obcn im « inset » die Fidschi-Insel Vitilevu mit
Standort skreuz.
abounds in small tidal creeks in which the mangrove grows.
Waisere Creek does not belong to the estuarial System of the Rewa
River, but is a small stream following eastward entering the sea
by an extensive mangrove estuary north of Bau Island. King’s
Road (former Tailevu Road) is the eastern part of the circumin-
Source : MNHN. Pa
DICTYOTOPSIS PROPAGULIFERA
289
sular Road from Suva to Lautoka. The locality of the specimens is
near the inland extremity of the mangrove formation just above
fhe point where the stream (Waisere Creek) enlarges to form the
estuary. At this point the banks are about 10 feet high and the
stream 20 feet wide — the mangroves forming a narrow belt bet-
vveen high and low tide level. Bruguiera rheedii ( Dictyotopis from
the upper portions of its roots) is the species which occurs here
on the higher — drier parts of the mangrove areas » (H. W. Jack
brieflich 25.X.38). Im Fidschi-Dictyotopsisrasen eingemischt sind
ausser Fruchtkapseln und kleinen Muscheln die drei ekortikaten
Bostrychien — B. moritziana, B. radicans, B. kelanensis — aile
tetrasporifer wie die vom Nordwest-Pazifik hineinreichende Calo-
glossa ogasawaraensis ferner Caloglossa adnata f. diuaricata und
ein Lebermoos. Die Algen sind mit Diatomeen bewachsen.
Synôkologisch ergeben sich an Hand der Assoziationsspalte von
Tabelle 2 für Dictyotopsis als obligate « consociales » folgende
Bostrychietum Arten — wobei die ZilTer in der Klammer die Zahl
der mit Dictyotopsis gemeinsamen Standorte der betreffenden Bos-
trychietum-Art angibt —
Dictyota adnata (9)
Lophosiphonia sp. (8)
Bhizoclonium riparium (8)
Catenella impndica (8)
Bostrychia radicans (7)
Caloglossa leprieurii (7)
Boodlea/Cladophoropsis (6)
Caloglossa adnata (6)
Catenella nipae (6)
Chondria riparia (5)
Caulacanthus indicus (5)
Caloglossa beccarii (5)
Bostrychia mixta f. inermis (5)
Bostrychia binderi (5)
Bostrychia moritziana (5)
Caloglossa stipitata (4)
Bostrychia kelanensis (4)
Bostrychia tenuis (3)
Caloglossa bombayensis (3)
Bostrychia tenella (2)
Bostrychia calliptera (2)
Catenella opuntia (2)
Murrayella periclados (2)
Caloglossa ogasawaraensis (1).
Das soziologische Optimum für Dictyotopsis nimmt Dictyota
adnata ein und gleich anschliessend Lophosiphonia wie Rhizoclo-
nium riparium und Catenella impudica. Dann folgen Bostrychia
radicans und Caloglosa leprieurii, die an sieben, ferner Boodlen
Cladophoropsis, Caloglossa adnata und Catenella nipae, die an
sechs der 13 bislang bekannten Dictyotopsisstandorte mit der Alge
zusainmenwachsen. An fünf Standorten ist Dictyotopsis mit Chon¬
dria riparia, Caulacanthus indicus, Caloglossa beccarii, Bostrychia
mixta f. inermis, Bostrychia binderi und Bostrychia moritziana
assoziiert, an vier mit Caloglossa stipitata und Bostrychia kela-
290
ERIKA POST
nensis usf. Da das Schwergewicht der tropischen Gattung Calo-
glossa im Indopazifik liegt, nimmt es nicht weiter wunder, dass
die palàotropische Dictyotopsis propagulifera mit allen (sechs)
Caloglossa- arten assoziiert ist. Am HASSANschen Singapore —
und TROLLschen Aru-Vorkommen von Dictyoiopsis ist besonders
auf die Assoziation mit der euryzonen — auch hart an die Grenze
des Sublitoral gehenden — Murrayella hinzuweisen, am Fidschi-
standort der Alge auf die Assozierung mit der euryhalinen Calo¬
glossa ogasawaraensis. Die Einmischung von Lebermoosen in
Dictyo/opsis-Bostrychietum-Rasen — wie im Fidschi-und TROLL¬
schen Aru-Material — weist auf den oberen Grenzhorizont der Alge
zur maritimen Végétation hin.
Geographische Verbreitung
Nach den bisherigen Kenntnissen ist Dictyotopsis propagulifera
palaotropisch. Das rein indopazifische langgestreckte schmale Areal
Abb. 8. — Weltverbreitung von Dictyotopsis propagulifera nach den bisherigen
Kenntnissen. 1. Belàwan-N-Sumatra (Sg. Nunang; Uitkijk).
2. Singapore (Tg. Penuru; Blakang Mati).
8. Ambon-Molukken (Binnenbai : Negrilama).
4. Sg. Manumbai-Aru-Inseln (Sg. Waskai; Wakua).
5. Yaté-SO-Neukaledonien.
6: Waiscre Creek-SO-Vitilevu/Fidschi-Inseln.
Source : MNHN.
Tabelle 2. Bislang bekannte Standorte von Dictyotopsis propagulifera W. Troll.
Entfernung
Mündung
Sammler
Samm-
lungs-
datum
Nr,
Fazies
Substrat
Bostrychia
Assozienten
Lokalitât
Fluss
Salz
Caloglossa
Catenella
Übrige
linkes Ufer des Sungai Nunang a
der Einmündung in den Belà-
wan-Rivier. Nordost-Sumatra
Nuniang/
Belàwan
br
3 1/2 km
W. TROLL
29.1.29
31
a-c
arb
Stâmme & Wur-
zeln von Rhizo-
phora & Bruguie-
ra
B. radicans ©
B. calliplera
B. leneella ©
B. mixla f. iner-
mis
C. leprieurii var.
hookeri
C. bombayensis
C. stipitata
C. beccarii
C. impudica
C. nipae
Chondria riparia
Lophosiphonia
Ulva, Enleromorpha
Dictyola
Bhizoclonium
Boodlea
linkes Ufer des Sungai Nunang ar
der Einmündung in den Belà-
wan-Rivier. Nordost-Sumatra
Nunang/
Belàwan
br
3 1/2 km
W. TROLL
fi.II.29
3 fi
arb
Stümme & Wur-
zeln von Rhizo-
pliora & Bruguie-
ra
B. radicans © 3
B. kelanensis 2
B. inixta f. iner-
mis
C. adnala
C. lepr .-hookeri
C. bombayensis
C. beccarii
C. impudica
C. nipae
Chondria riparia
Lophosiphonia
Enteromorpha
Dictyola
Bhizoclonium, Boodlea
linkes Ufer des Sungai Nunang an
der Einmündung in den Belà-
wan-Rivier. Nordost-Sumatra
Nunang/
Belàwan
br
3 1/2 km
W. TROLL
fi.II.29
37
te
knollige Erhebun-
gen des trocknen
Schlamms
C, beccarii ©
C. nipae
Caulacanlhus indicus
Lophosiphonia
Bhizoclonium
Blaualgen
Nôrdlich vom Uitkijk-Bagandeli/
Belàwan. Nordost-Sumatra
Deli
Rivier
br
null
W. TROLL
11.11.29
42
te
trockner
Schlamm
C. beccarii
Enteromorpha
Dictyota
Bhizoclonium
Weg zum Uitkijk-Bagandeli/Belà-
wan. Nordost-Sumatra
Deli
Rivier
br
null
W. TROLL
20.11.29
80
(te)
in Mangrove
B. radicans
B. mixta f. iner-
mis
C. adnala
C. impudica
Lophosiphonia
Bhizoclonium
Weg zum Uitkijk-Bagandeli/Belà¬
wan. Nordost-Sumatra
Deli
Rivier
Pandan
River
br
null
W. TROLL
13.V.29
182
(te)
in Avicennia-
Mangrove
C. impudica
Dictyota
Tanjong Penuru/Südwest-Singa-
pore Island
br
1 mile
A. ben
HASSAN
30.II1.3G
arb
in old mangrove
B. rnoritziana ©
B. radicans ©, 3 ,
2, B. kelanensis
©, B. lenuis,
B. calliptera © 3
B. bindevi © 2
B. tenella ©
C. adnala, C. le-
prieurii-hookerii
ffi, 2, C. bomba¬
yensis 2
C. stipilatata ©
C. beccarii
C. impudica © 2
C. nipae © 2
Murrayella periclados
Chondria riparia
Caulacanthus indicus
Lophosiphonia
Bhizoclonium
Boodlea
Nordwest-Blakang Mati-gegenüber
Bornéo Wharf/Tg. Paggar Docks
bei Singapore-Stadt
m
N. E. SVE-
DELIUS
2fi.VH.03
arb
pa mangrove
rotter
B. radicans
B. kelanensis
B. binderi ©
C. slipilala
C. impudica ©
C. nipae ©
Dictyota adnata f. nana ©
Caulacanthus indicus ffi
Lophosiphonia, Boodlea
Ostlich von Negrilama-linkes Ufer
des Tonahitu-Delta Ambon Bin-
nenbai (zw. Celebes & Neugui-
nea)
Tonahilu
br
2 1/2 km
W. TROLL
20.IX.29
523
527
te
auf Sand in An-
lehnung an Son-
neratiapneu-
matophoren
B. morilziana
Dictyota adnala (excl.
526/7), Fadengrünalge
Sungai Waskai-Wokam/Manumbai-
Strasse. Aru-Inseln (nôrdl. vor
Australien)
Sg. Waskai
m (1)
O 1/2 km (1)
H. JENSEN
21.IV.22
229
ru
paa klippe
bredden
B. rnoritziana
B. lenuis
B. binderi ©
B. mixta f. iner-
mis
C. adnata ©
C. leprieurii
var. hookeri
C. impudica
C. nipae
Dictyota adnata f. nana
Lophosiphonia, Caulacan¬
thus ind., Chondria ripa¬
ria, Cladophoropsis, Bhi¬
zoclonium, Calothrix,
Pleurocapsa
Sungai Ketjilak Maar-Wakua/Ma-
nubai-Strasse. Wokam/Aru-Inseln
Sg.
Ketjilak
Maar
m (1)
30 km (1)
W. TROLL
15.X.29
567/
568
ru
an anstehendem
merglig-weichem
Gestein des Stei-
lufers
B. lenuis
B. binderi
B. mixla f. iner-
mis
C. slipilala ©
C. adnala
C. leprieurii
var. hookeri
C. impudica
C. opuntia
Murrayella periclados
Caulacanlhus ind., Chon¬
dria riparia, Lophosi¬
phonia, Dictyota adnata,
Bhizoclonium, Cl.-opsis,
Caul. fastig., Sphacelaria,
Lebermoos
« Ost-Neukaledonien » : Yaté? (2)
(ostlich von Australien)
(Riv.
de
Yaté)
br
E. VIEIL¬
LARD
(1803)
(Herb
Leiden)
ru
(Fels : Koralle)
B. morilziana
B. radicans ©
B. binderi
C. leprieurii
var. hookeri
C. opuntia
Waisere Creek-King’s Road/Vugalei
District. Vitilevu/Fidschi-Inseln
Waisere
br
3 miles
B. E. PAR-
HAM
2.VII.37
arb
on upper portions
of Bruguiera
root
B. morilziana ©
B. radicans ©
B. kelanensis ©
C. adnata
C. leprieurii
C. ogasaïuarensis
©
Diatomeen
Lebermoos
Legende. — m - marin: br — Brackwasser. Tabellenspalten-Angaben in Klatomern trefïen nicht ganz den Inhalt der Spalte. diesen jedoch zur Erlâuterung.
(1) Bei den Entfernungsangaben für die Aru-Inseln ist zu berücksichtigen, dass der «Sungai» (= malaiisch : « Fluss ») Manumbai zwischen der Insel Wokam und der
Kobroor-Insel kein Fluss, sondern ein Meeresarm ist. Die Werte « Waskai ti 1/2 km» und « Wakua 30 km» sind vom Westeingang des Manumbai-Sundes gereehnet. Für den
geringen Brackwassereinlluss an den beiden Aru -Dictyotopsis standorten ist der Sungai Waskai (33.96 % n ) bzw. der Sungai Ketjilak Maar (31.6 % u ) verantwortlich. W. TROLL,
spricht in seinem « lagebueh » (15.X.29) von « Brackwasseralgen im Gezeitenbereich ». Nach seinen Wasserproben (s. die eben gegebenen Klammerangaben) sind aber beide
Standorte (noch) nicht polyhalin und nach der üblichen Salinitâtsterminologie (REDECKE) noch als «marin» zu führen.
(2) Der VIEILLARDsche Dictyotopsis enthaltende Bostrychietum-Rasen von der Ostküste Neukaledoniens aus dem Herbar KÜTZING (Leiden), im dem die Alge ziemlich
stark vertreten ist, trâgt leider keine Nr. und nâhere Lokalitâtsangaben. Da er — bis auf die fehlende Dictyotopsis assoziationsmassig genauso zusammengesetzt ist wie
die ATEILLARDschen Nrn. 2038/39 von Vaté an der Südostküste der langgestreekten Insel, stelle ich ihn hypothetisch zu dieser Lokalitât (andernfalls kame nur noch « Wa-
gap » weiter nôrdlich — tinter gleichcn okobedingungen : « sur les madrépores à l’embouchure des ruisseaux » in Frage. Ubrigens befindet sieh die Dictylopsis enthal¬
tende Probe im Herbar KÜTZING auf einem Bogen mit den zwei Yaté-Proben.
Fazies-Symbole : ru = rupikol (auf Fels, Steinen) ; te — terrikol (auf Erde wie Flussufer, etc.) ; arb = arborikol (auf Bâumen : Mangroven, aber auch Pinus, Legu-
minosen, etc.).
Fruktifikations-Symbole : © : mit Tetrasporangien ; $ : mit Antheridien; Ç : mit Zystokarpien.
DICTYOTOPSIS PROPAGULIFERA
291
der monotypischen Gattung reicht in Ost-West-Richtung vom 93
bis 180 Langengrad, d. i. von Nord-Sumatra bis zu den Fidschi-In-
seln (vgl. Abb. 8). Das nôrdlichste bekannte Vorkommen von Dic-
lyotopsis — zugleich der Typusstandort — liegt bei Belàwan (Sg.
Nunang) in Nordsumatra bei ca. 4 Grad nôrdlicher Breite, ihr süd-
lichstes an der Ostküste Neukaledoniens bei ca. 20 Grad südlicher
Breite. Auf Grund des soziologischen Optimum der Alge mit Dic-
lyota adnata ist das Airffinden von Dictyotopsis für Daram und
Ost-Neuguinea wahrscheinlich.
Zum Schluss môchte ich nicht versàumen, meinen herzlichsten
Dank für wertvolle Hilfe und Entgegenkommen bei Beschafïung
des Materials und der ôkodaten auszusprechen Frau van Bosse t,
dem Rijksherbarium Leiden, Herrn K. R. Hanitsch, Ahmad ben
Hassan, R. E. Holttum, H. W. Jack, C. Jacques, H. Jensen, B. E.
Parham, N. E. Svedelius t und W. Troll.
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Post E. — Zur Morphologie und Oikologie von Caloglossa. Ergebnisse
der Sunda-Expedition der Notgemeinschaft der deutschen Wissens¬
chaft 1939/30. — Arch. f. Protislkde, 96, p. 212, 1943.
Post E. — Fruktifikationen und Keimlinge bei Caloglossa. — Hi/drobio-
logia, 9, p. 115, 1957.
Troi.l W. — Dictyotopsis propagulifera W. Troll, eine neue Brack-
wasseralge ostindischer Mangrovegebiete. Botan. Mitt. aus d Tropen
III. — Flora, 125, pp. 474-502, 16 Fig., 1931.
Troll W. — « Reisetagebuch » raser. (15-16.X.1929), 1929.
Une Ulve à thalle remarquable
des côtes du Portugal
Par F. A RDM.
J'ai récolté au Sud de Lisbonne, à Sezimbra, le 5/10/63, quelques
exemplaires d’une petite Ulve qui, à première vue, n'avait rien de
remarquable.
Elle était soit épiphyte sur Cryptonemia seminervis, Gelidium
latifolium et Pterosiphonia complanata, dans une petite cuvette
située à l’abri d’un surplomb, soit au bord de celui-ci, fixée sur le
rocher parmi des Gelidium pusillum var. pulvinatum. Cette station
est très battue, cependant le surplomb atténue la force vive des
vagues.
Les plus jeunes frondes ont environ 3 mm de long, elles sont
légèrement dissymétriques, leur marge est entière; les thalles
mieux développés (le plus grand recueilli ne mesure que 2,5 cm
mais il avait émis des zoïdes et devait donc être de taille plus im¬
portante) sont asymétriques ou étalés de façon plus ou moins ré¬
gulière (Fig. 1 à 4). Le stipe court est formé de la façon habituelle
par un faisceau de rhizoïdes situés entre les deux couches de cel¬
lules dont certaines sont volumineuses; il se prolonge par une ou
parfois deux ou trois lames qui peuvent être à l’état de pousses à
peine développées; leur marge est nettement denticulée et cette pro¬
lifération en dents de scie semble aussi avoir lieu après la destruc¬
tion de la lame à la suite d’émission de zoïdes, comme une réaction
cicatricielle. Certaines frondes présentent de rares perforations sou¬
vent bordées de denticulations.
Si on examine en vue superficielle, de la base au sommet, les cel¬
lules d’une fronde, on s’aperçoit qu’elles sont de taille et de forme
différentes selon que l’on regarde l’une ou l’autre face. Si dans les
jeunes thalles de 3 mm ce dimorphisme est peu marqué, dans les
specimens de plus grande taille il est très évident.
Sur l’une des faces (L), les cellules sont polygonales et jointives :
dans les parties jeunes elles peuvent atteindre 40 n dans leur plus
grande dimension; dans les parties moyennes elles ont environ
(35) 30-25 (20) sur 15 à 20 ji; près des zones en voie de zoosporu¬
lation elles sont plus quadratiques, moins allongées; le plaste,
étalé contre la paroi externe, porte 1 ou 2 pyrénoïdes, plus rare¬
ment 3 ou 4 (Fig. 9 et 11).
Source :MNHN,
ULVE A THALLE REMARQUABLE DES CÔTES DU PORTUGAL 293
Sur 1 autre face (R) les cellules ont un aspect bien différent :
elles sont arrondies, souvent groupées par deux à la suite d’une
division récente, et séparées par une membrane épaisse et strati¬
fiée, leurs dimensions varient de 12 à 25 ;x dans les parties jeunes,
à (6) 10-15 (18) jx dans les parties âgées; le plaste a de (1) 2-3 (4-5)
pyrénoïdes (Fig. 10 et 12).
En coupe transversale, le dimorphisme entre les deux couches
de cellules est très marqué (Fig. 5 à 8).
L’une (L), est formée de cellules sub-carrées à allongées parallè¬
lement à la surface, avec une hauteur de 15 à 28 jx.
L autre (R) comporte des cellules allongées en palissade per¬
pendiculairement au plan de la fronde; elles atteignent 45 à 50 jx
de haut.
Au niveau de la marge, le passage entre ces deux types de cel¬
lules se fait presque sans transition et une petite encoche délimite
les deux couches L et R (Fig. 7).
Les très jeunes frondes de 3 mm présentent entre les deux
couches une différence moins nette mais cependant bien discer¬
nable (Fig. 8).
Un des individus avait produit à son sommet et sur les deux
faces, des zoïdes qui n’étaient pas tous libérés (Fig. 13-14); la
fixation au formol ne me permet pas de dire s’ils appartiennent à
la phase sexuée ou asexuée.
Cette Ulve réunit donc les caractères par lesquels on distingue
habituellement les Ulves du groupe rigida des Ulves du groupe
lactuca.
Pour expliquer cette hétérogénéité entre les deux faces du
thalle, plusieurs hypothèses peuvent être proposées.
1 ) Ce dimorphisme serait dû à une orientation dorsi-ventrale
du thalle : le mode de fixation sur le rocher ou sur les algues ne
permet pas de le penser.
2) La forme des cellules, palissadique ou non palissadique, ne
serait pas un bon critère de distinction spécifique : il semble au
contraire que ce caractère soit important et que la valeur qui lui
a été attribuée par de nombreux auteurs soit bien justifiée.
3) Dans cette localité, les thalles d'Ulva rigida C. Agardh var.
rigida sont abondants, ceux de la var. fimbriata (Wehvitsch) C.
Agardh et d Ulva lactuca Linné sont plus rares. Cette Ulve pourrait
être le résultat d’une hybridation entre une Ulve du groupe
rigida et une Ulve du groupe lactuca.
P. Dangeard (1963, p. 190) a tenté de faire copuler des gamètes
d ’U. lactuca et d ’U. rigida de diverses provenances : ces essais ont
294
F. ARDRÉ
été positifs; ceci le conduit, tout en ne niant pas la possibilité
d’hybridation entre espèces différentes, «à douter très sérieusement
de la valeur spécifique d’un certain nombre d ’U. rigida, telles qu’elles
sont comprises par les auteurs». En 1965 (p. 79), dans son étude
sur l’évolution des chromatophores dans le zygote des Ulva, cet
auteur a obtenu à nouveau dans les deux sens, des fécondations
entre gamètes d’U. lactuca et d ’U. rigida.
Il serait très intéressant de savoir si la copulation de ces gamètes
est toujours suivie de la caryogamie et produit de vrais zygotes.
On pourrait en effet supposer que lors de l’union des gamètes, les
noyaux provenant de l’un et l’autre n’auraient pas fusionné. A
la germination, chacun des noyaux aurait servi à l’édification de
l’une des faces du thalle. Cela pourrait expliquer le fait que cette
Ulve, si elle résulte du développement d’un faux-zygote, ne possède
pas de caractères intermédiaires entre les caractères parentaux;
elle ne serait donc pas un hybride mais plutôt une chimère. Si cette
hypothèse était exacte, les zoïdes produits par l’une des faces (L)
seraient des zoïdes d’U. lactuca, ceux de l’autre face (R) des
zoïdes d’U. rigida.
Rappelons que S. Jonsson a obtenu, chez VAcrosiphonia in¬
curva Kjellm. (1964 a) ainsi que chez VA. spinescens (Kiitz.)
Kjellm. (1964b), à partir des gamètes, des couples pseudogames
dans lesquels la caryogamie est supprimée et qui redonnent une
nouvelle génération gamétophytique filamenteuse; le premier cloi¬
sonnement de l’embryospore sépare les deux noyaux qui évo¬
luent ensuite indépendamment l’un de l’autre. II est vrai que
dans cette très intéressante observation, les gamètes proviennent
d’une même espèce. Cependant, les copulations obtenues entre
gamètes d’U. rigida et d’U. lactuca par P. Dangeard, nous con¬
duisent à ne pas rejeter à priori la possibilité que de tels faux
zygotes puissent se former aussi à partir de gamètes d’espèces
différentes.
LEGENDE DES FIGURES
1 à 4, Aspect de quelques thalles. 1. 3, 4, à l’échelle (A); 2, à l’échelle (B). —
5 à 8, coupes transversales. 5, région moyenne; 6, région voisine de celle qui
a émis des zoïdes; 7, région marginale; 8, jeune thalle de 3 mm de long.
R : face à caractère d 'Ulva du groupe rigida; L : face à caractère d 'Ulva
lactuca. 5 à 8, à l’échelle (C). — 9, 11, 13, Face L du thalle vue en surface.
10, 12, 14, Face R du thalle vue en surface. 9, 10, région stipo-frondale;
11, 12, région moyenne; 13, 14, région qui a émis des zoïdes. z : zoïdes. Les
plastes avec leurs pyrénoïdes n’ont été représentés qu’en 5, 8, 11, 12. — 9 à
14, à l’échelle (C).
ULVE A THALLE REMARQUABLE DES CÔTES DU PORTUGAL 295
Source : MNHN, Paris
296
F. ARDRÉ
Source : MNHN, Pat
ULVE A THALLE REMARQUABLE DES CÔTES DU PORTUGAL 297
L’hybridation ou la pseudo-hybridation est peut-être, dans cer¬
taines circonstances, un phénomène qui n’est pas rare. Si l’isole¬
ment sexuel est un bon critère de séparation spécifique, l’interferti-
lité des gamètes ne permet par contre pas de conclure à l’identité
spécifique des thalles dont ils proviennent, même si ces zygotes ou
pseudo-zygotes se développent en plantules.
En attendant l’épreuve de l’expérimentation qui nous dira si cette
Ulve est une bonne espèce ou une chimère, ce que je supposerais
volontiers, je propose de la nommer Ulva bifrons nov. sp.
DIAGNOSE (1)
Ulva bifrons nov. sp.
Stipite brevi, 2 raro 3 laminis magis minusve manifestis; junio-
ribus paulum asymmetris margine laeui, senioribus dissymetris
vel irregulariter expansis, margine denticulata interdum passim
perforatis.
Duae faciès thalli maxime interse ex basi ad summum different.
Per superficiem visa, una faciès cellulis polygonatis, contiguis,
(40) 30-25 (20) y. longis, 12-20 y. latis; altéra cellulis orbicularibus,
membrana crassa separatis, saepe binis, circiter (6) 10-15 (18) ji.
Per transversam sectionem, prior faciès cellulis fere quadran-
gulis vel secundum superficiem frondis elongatis, 15-28 jj. altis,
chromatophoro 1 vel 2 pyrenoidiis, raro 3- 4; altéra cellulis in al-
titudinem elongatis, ad instar valli, 45-50 y. altis, chromatophoro
(1) 2-3 (4-5) pyrenoidiis, zoosporis in utraque facie praesentibus.
BIBLIOGRAPHIE
Dangeard P. — Biologie et sexualité de quelques Ulva. — Le Botaniste,
46, 4 à 6, pp. 181-204, PI. I «à III, 1963.
Dangeard P. — Sur l’hérérogamie chez les Ulva et sur l’évolution des
chromatophores dans les zygotes. — Le Botaniste, 48, 1 à 6, pp. 75-
84, PI. I, 1965.
Jonsson S. — Nouveau type de parthénogénèse haploïde chez les algues :
la parthénogénèse plasmogamique. — C. B. Acad. Sc. Paris, 258,
pp. 2145-2148, 1964 (a).
Jonsson S. — Existence d’une caryogamie facultative chez VAcrosipho-
nia spinescens (Kütz.) Kjellm. — C. IL Acad. Sc. Paris, 258, pp. 6207-
6209, 1964 (b).
(Laboratoire de Cryptogamie,
Muséum National d r Histoire Naturelle, Paris)
(1) Tous mes remerciements à M. H. Romagnesi qui a bien voulu faire la
traduction latine de la diagnose.
Nouvelles remarques sur la re-vésiculisation
du Fucus vesiculosus var. evesiculosus
Par E. FISCHER-PIETTE et F. ARDRÉ.
On sait que la visite répétée de plusieurs stations côtières, effec¬
tuée dans le but de déceler les divers changements pouvant survenir
d’une année à une autre dans la population animale et végétale des
grèves émersibles, a déjà permis de nombreuses constatations po¬
sitives.
L’une d’elles concerne le Fucus vesiculosus (voir Fischer-Piette,
1961, p. 311). Sur les côtes françaises du golfe de Gascogne on a vu
d’une année à une autre le nombre des vésicules augmenter sur
les pieds vésiculifères. Sur les côtes ibériques, où ce Fucus n’est
vésiculeux que dans le fond de certains estuaires et se présente, sur
la côte proprement dite, sous la forme evesiculosus, il a été constaté
depuis quelques années, que des populations évésiculées pouvaient
devenir porteuses de vésicules. Cela a été interprété comme un in¬
dice de « septentrionalisation », puisque dans les régions nordiques
les populations de la côte proprement dite sont généralement vési-
culées, ne cessant de l’être que sur les points battus.
Etant donné l’intérêt qui peut s’attacher à ce genre de constata¬
tions, il nous a semblé désirable de donner des nouvelles de la
suite des événements.
Il nous apparaît que le processus continue. Certes nous devrons
d’abord dire que deux des stations où il avait été constaté sont
devenues inutilisables, l’une temporairement, l’autre définitivement.
Mais en deux autres stations qui précédemment ne comportaient que
des evesiculosus, une vésiculisation s’est effectuée.
Les stations antérieurement citées étaient Luarca, dans les
Asturies, Cangas de Morrazo, dans l’entrée de la Ria de Vigo, et le
détroit de Rande dans le fond de la même Ria.
A Luarca, la dernière visite dont il avait été rendu compte
(E. Fischer-Piette, 1961, p. 312) était celle de 1958, qui avait
montré la poursuite de la progression observée postérieurement à
1949. Depuis lors, cette station a été visitée en 1960 (9 mai) et en
1965 (23 janvier).
RE-VÉSICULISATION DU FUCUS VESICULOSUS VAR. EVESICULOSUS 299
En 1960, il n’y avait pas de différences bien marquées par rap¬
port à 1958.
En 1965, nous avons trouvé coupée la seule voie d’accès à la
station. La population étudiée se trouve vers le fond d’une ca¬
lanque dominée de toutes parts par de très hautes parois abruptes
et infranchissables, sauf dans le fond où une pente d’éboulis per¬
mettait de descendre. Or la violente tempête de janvier 1965, qui a
causé tant de dégâts sur toute la côte Nord de l’Espagne, venait
d’enlever toute la partie basse de l’éboulis, transformé ainsi, lui
aussi, en falaise verticale. L’érosion des parties hautes aboutira
évidemment à reconstituer un éboulis utilisable, mais il faudra
sans doute longtemps.
Pour la deuxième des stations antérieurement signalées, cons¬
tituée par le platier de Cangas de Morrazo, il s’agit d’une alté¬
ration définitive. Depuis 1957 nous ne nous étions pas enquis
de la situation de cette station. Or nous avons dû constater en
1965 (8 novembre) que l’extension des ouvrages portuaires et
des usines de conserves noyant les grèves sous leurs déchets, a
profondément altéré les conditions de vie, et on n’y trouve plus
de Fucus uesiculosus, il ne subsiste que quelques petits F. spiralis
cantonnés au niveau élevé.
Sur la troisième station, le détroit de Rande, nous ne pouvons
rien dire, n’y étant pas retournés depuis 1957.
Faisons maintenant connaître les faits relatifs aux deux stations
où s’est produite récemment une vésiculisation des Fucus.
La première se trouve dans la Ria de Vigo à mi-distance de
l’embouchure et du fond : à Meira, sur le territoire en pente
douce où F. Ardré (1957, p. 139) avait fait connaître la présence
de Fucus serratus. Nous y avons toujours vu des Fucus vesicu-
losus, mais ils étaient dépourvus de vésicules. C’est d’ailleurs
l’un d’eux qui fut figuré par F. Ardré (1957, p. 139) pour faire
connaître la forme très caractérisée qui fut ensuite nommée par
Fischer-Piette (1961, p. 306) Fucus uesiculosus evesiculosus
pendens fructuplanus. En février 1957 tous les pieds visibles
sur le territoire très bien délimité de la presqu’île de Meira
étaient ainsi dépourvus de vésicules. En juillet 1957 il en était
de même. En 1961 (19 février) il fut à nouveau vérifié qu’aucun
pied n’était porteur de vésicules. Or en 1965 (8 novembre) il
n’en était plus ainsi. Dans une proportion de un sur dix environ se
voyaient, disséminés, des pieds montrant une ou deux vésicules.
Lorsqu’il y en avait deux (ce qui était le cas chez au moins la
moitié de ces pieds), elles se trouvaient côte à côte, juste avant
Source ; MNHN, Paris
300
E. FISCHER-PIETTE ET F. ARDRÉ
une bifurcation. Lorsqu’il n’y en avait qu’une, elle n’était pas en
position latérale, mais médiane, à la base d’une bifurcation.
La seconde station dont nous avons à parler, est Viana do Cas-
telo dans le Nord du Portugal, localité qui est connue pour être
la station la plus méridionale de Fucus serratus (Lami, 1931;
F. Ardré, 1961). Elle comporte une population de Fucus vesicu-
losus assez fournie sous la Torre de vigia, à la sortie du port
situé à l’embouchure du Rio Lima. Ces Fucus ont été examinés
par R. Lami en 1931, et depuis lors à quatre reprises par nous :
en 1956 (décembre), 1957 (mai), et en mars et octobre 1963.
En 1956, tous les exemplaires étaient des Fucus vesiculosus
evesiculosus pendens fructuplanus. En 1957, il en était de même.
En mars 1963, ils n’étaient plus tous evesiculosus. Le quart
environ d’entre eux présentaient, au niveau de certaines dichoto¬
mies, des vésicules normales ou des vésicules anormales et ceci
souvent sur un même thalle. Ces vésicules anormales, « en trompe
l’œil », correspondent au stade préparatoire à la re-vésiculisation,
qui avait été observé plus au Nord, à Luarca, par Fischer-Piette
en 1957.
En octobre 1963 (comme à Luarca en 1958) il s’agissait de
vésicules complètement formées. Et, cette fois, tous les pieds en
portaient; et ils en portaient une à chaque dichotomie et même,
sur certains pieds, par paires (comme, ci-dessus, à Meira).
Il y a donc eu en peu de temps une très forte transformation de
la population. Ce n’est pas la première fois que pareil phénomène
se constate, puisque, à Cangas de Morrazo, jusqu’en 1956 tous les
pieds étaient evesiculosus et qu’en 1957 ils étaient vesiculosus
dans la proportion de 90 à 95 % (voir Fischer-Piette, 1961,
p. 313).
Ayant ainsi relaté ce qui s’est récemment passé à Viana do
Castelo, reportons-nous plus en arrière, à l’examen qu’y fit R. Lami
en 1931, nous y trouverons un très grand intérêt.
En effet R. Lami a cité Fucus vesiculosus « peu commun à
Viana sous sa forme type ». La forme type est évidemment la
forme vésiculeuse, puisqu’aussitôt après cette mention R. Lami
parle des formes non-vésiculeuses rencontrées ailleurs. Nous
devons donc comprendre, soit que les F. vesiculosus de Viana
étaient tous vésiculeux mais en petit nombre, soit, s’ils étaient
nombreux, qu’il y avait parmi eux un petit nombre de pieds vési-
culifères. D’une façon comme de l’autre, il y avait donc à cette
époque des pieds vésiculifères à Viana, qui disparurent ensuite
et ont maintenant reparu.
RE-VÉSICULISATION DU FUCUS VESICULOSUS VAR. EVESICULOSUS 301
Or c’est là un déroulement qui, à nos yeux, est dans l’ordre des
choses. Il s’inscrit dans les processus qu’a décrits ou admis Fischer-
Pi ette dans un ensemble de travaux concernant tout le bios inter-
cotidal ibérique, et qu’il a formulé par exemple en 1961, p. 311 :
« Par rapport à ce qu’était le bios à la lin du siècle dernier, où il
avait été partiellement décrit par Sauvageau et par Hidalgo, il s’est
produit, à mon avis à partir de 1932-1933, une très forte dé-sep-
tentrionalisation de ce bios; le phénomène s’y faisait encore sentir
en 1954, mais depuis 1955 nous assistons au contraire à une re-
septentrionalisation progressive ». On voit que, l’observation de
Lami se plaçant en 1931 donc avant le début de la méridionalisation
pour lequel la date admise est 1932-1933, il était normal qu’il y ait
eu en ce temps des pieds vésiculifères; les visites où ne furent
trouvées que des evesiculosus se placent en 1956 et 1957 au début
de la « re-septentrionalisation ». A Luarca et à Cangas en 1957 les
effets morphologiques de cette re-septentrionalisation étaient déjà
présents, mais pas encore à Viana qui est d’ailleurs un peu plus au
Sud et où ils ont apparu depuis lors. Cela est très satisfaisant, mais
faisons savoir que nous ne voulons rien y voir d’inéluctable, d’ail¬
leurs Fischer-Piette avait précisé (1961, p. 311) « que bien entendu
il y a des irrégularités ».
OUVRAGES CITES
Ardré (F.). — Florule hivernale de la Ria de Vigo. — Heu. algol.,
3,3, pp. 135-146, 1957.
Ardrf. (F.). — Algues du Portugal : liste préliminaire. — Rev. gén.
Bol., 68, pp. 443-456, 1961.
Ardré (F.), Cabanas Ruesgas (F.), Fischer-Piette (E.) et Seoane
(J.). — Petite contribution à une monographie bionomique de la Ria
de Vigo. — Bull. Inst. Occanogr., Monaco, 1 127, 56 p., 1958.
Fischer-Piette (E.). — Sur l’écologie de la non-vésiculisation du Fucus
vesiculosus L. — Rev. gén. Bol., 68, pp. 302-316, 1961.
Lami (R.). - Sur la répartition géographique de quelques algues marines
dans la région Nord des côtes du Portugal. — C. R. Acad. Sci., 193,
pp. 1442-1444, 1931.
A Cytological Study
of Schizomeris leibleinii Kütz.*
by Y. B. K. CHOWDARY.
Introduction.
The validity of the genus Schizomeris was doubted by some phy-
cologists who considered it as merely a developmentai stage of
Ulothrix (Printz, 1927; Wille, 1890; Fritsch, 1935, p. 201) and
referred it to the Ulotrichaceae as a doubtful genus. Others, like
Collins (1909) and Heering (1914)), recognised it as a valid genus
belonging to the Ulotrichaceae, whereas Hazen (1902) considered
it doser to the Ulvales, a view which was supported by West
(1916), Korshikov (1927), and Smith (1950). Both Prescott
(1951) and Papenfuss (1955) included it under the Ulotrichales,
the former under the suborder Schizomeridineae and the latter
under a family Schizomeridaceae. Prescott (1951) stated : « It
is an enigmatic plant and its inclusion with either the Ulotri¬
chales or the Ulvales seems justifiable ». Because of the enigmatic
position of the genus Schizomeris, it was thought désirable to
study its cytology.
Material and Methods.
The alga was isolated from highly polluted local ponds and
«ultured in liquid as well as on 1% agar slants prepared out of
Godward’s inorganic nutrient medium fortified with soil extract
(cf. Godward, 1942). The cultures were given 12 hours light of
40-60 f. c. in a culture room maintained at 24 ± 1° C.
The material was fixed during division stages for 12-24 hours in
1 : 3 acetic alcohol and stained by iron-alun acetocarmine squash
technique of Godward (1948).
Description.
The alga forms a tufty growthe of 1-3 cms. long filaments which
are attached to submerged plants, pebbles or small snails in the
(*) This forms a part of the thesis approved for the Ph. D. degree of the
Banaras Hindu University, 1962.
CYTOLOGICAL STUDY OF SCHIZOMERIS LEIBLEINII
303
marginal régions of highly polluted ponds or flowing sewage water.
Because of its characteristic habitat the alga serves as an indicator
species for a high degree of pollution.
The alga attaches to the substratum by a holdfast cell which
gives ont ahnost dichotomously branched finger-like processes
(Fig. 5). It is unlike the discoid one described by Smith (1950,
P; 192) - 1,1 aM °*her characters it agréés with the description
givcn by Heering (1914, p. 37), Smith (1933, 1950) and Prescott
(1951). The uniseriate filaments measure 20-30 g in breadth (Fig. 4)
and multiseriate ones 30-120 g (Figs. 1 & 2).
The inaterial from nature or the one grown in cultures produced
quadriflagellate swarmers (Fig. 8), which were liberated by the
gelatinization of the end walls. Uniseriate filaments in cultures
hâve also becn observed to form quadriflagellate swarmers that
were liberated through latéral walls. Bitlagellate swarmers hâve not
been observed. After a period of movement the swarmers settle
down, become rounded and finally elongate. As a resuit of a trans¬
verse division a 2-celled germling is formed (Fig. 6), one of the
pointed ends further elongates to become the holdfast cell. Later it
produces finger-like processes, when the thallus becomes multise¬
riate. At the other end, the pointed apical cell of the 2-celled germ¬
ling is formed which gives rise to a filament. The latter grows from
a uniseriate condition (Figs. 3 & 4) to a multiseriate one.
Cytology.
The resting nucléus is situated in the centre of the cell and is
nearly spherical, measuring, 5-6 g in diametcr and with a prominent
nucleolus which is 2.5-3 g across (Fig. 7). The région surrounding
the nucleolus is homogeneous without indication of any chromo-
centres. During division the nucléus enlarges to double the size
with a simultancous appearance of a large number of stained gra¬
nules followed by the différentiation of discontinuously stained
chromosomes. As the chromosomes become discrète, the nucleolus
and the nuclear membrane disappear.
In the late prophase the chromosomes appear thick dot-like,
measuring up to 0.5 g less than a micron in size. Because of their
minutes size, their structure could not be studied. The spindle is
not perceptible. The chromosome number has been determined as
15 from late prophase préparations (Fig. 9a). In the multiseriate
filaments, divisions, appear frequently to be simultaneous in a
given région.
20
Source : MNHN, Paris
304
Y. B. K. CHOVVDARY
Discussion.
Recently, Prasad and Srivastava (1963) hâve reported on some
aspects of the morphology and cytology of apparently the saine
species from Lucknow (at a distance of 300 km from Varanasi).
The chromosome number 28 reported by them is significantly
higher than in the présent form which has only 15 chromosomes.
Another différence is in the breadth of the filaments and sometimes
in the nnmber of flagella in the swarmers. In the light of these fin-
dings it appears that there are several cytological races of Schizo¬
meris beibleinii encountered in the nearby localities.
The multiseriate condition is often considered as a strong point
in favour of the inclusion of Schizomeris under the Ulvales (cf.
Prescott, 1951). However, the multiseriate condition although oc-
casional and infrequent is yet known in some species of Ulothrix
and Vronema, where the uniseriate condition is dominant or even
exclusive. In Schizomeris, on the other hand, the multiseriate condi¬
tion has become dominant while the uniseriate one may not be
inconspicuous during juvénile stages.
The cytological evidence presented here shows that the small
dot-Iike chromosomes of Schizomeris are more like those of Uro-
nema or Hormidium (Sarma, 1963), which are members of the
Ulotrichaceae than like those of Uloa or Enteromorpha where at
least some of the chromosomes are distinctly longer than other s
(cf. Sarma, 1958).
Summary.
The cytology of Schizomeris leibleinii Kiitz. has been investigated.
The chromosome number is 15. Some morphological observations
hâve also been made which hâve a bearing on its systematic position
in addition to the cytological ones.
Acknowledgement.
I hâve much pleasure in expressing my indebtedness to Dr. R. N.
Singh for his kind guidance and criticism throughout the work.
Department of Botany, Banaras Hindu University
Varanasi-5 (India).
Source :MNHN, Ps
CYTOLOGICAL STTJ'DY OF SCHIZOMERIS LEIBLEINII
305
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306
Y. B. K. CHOVVDARY
Fig. 1.
Fig. 2.
brokcn r<
Fig. 3.
Fig. 4.
Fig. 5.
Fig. 6.
Fig. 7.
Fig. 8.
Fig. 9
sorties in
LEGENDES OF PLATES I AND II
PLATE I
Figs. 1-4. — Schizomeris Leibleinii Kiitz.
— Multiseriate thallus X 120.
— Multiseriate thallus showing some germinated swarmers at the
gions X 390.
— Young germlings X 520.
— Uniseriate filaments X 120.
PLATE II
Figs. 5-9 B. — Schizomeris leibleinii Kütz.
— Holdfast cell showing branched finger-like processes X 520.
— Young germlings of various stages X 240.
— Resting nucléus showing nucleolus X 3.000.
— Quadriflagellate swarmer X 1.200.
A & B. — Squash préparation of premetaphase showing 15 chromo-
A; B, represents a drawing of the same X 4.800.
Source :MNHN, Ps
REVUE ALGOLOGIQUE
N"« Sér. T. VIII; PI. 17
Source : MNHN, Paris
REVUE ALGOLOGIQUE
N lle Sér. T. VIII; PI. 18
Source : MNHN, Paris
Behaviour of Catalase in some members
of Chlorophyceae and Cyanophyceae
by Priti AWASTHI.
ABSTRACT
The activation energy of catalase revealed statistically signifîcant
variations in Chlorophyceae and Cyanophyceae. The différences in
two classes of algae may be attributed to the Iack of chlorophyll b in
the later, suggesting a close catalase-chlorophyll rclationship.
INTRODUCTION
The activation energy of catalase is not similar in different tis-
sues (Glick, 1954). Appleman (1952) suggested a close catalase-
chlorophyll relationship. Harvey (1924), Lakela (1925) and Gupta
(1953) hâve studied the enzymes of Cyanophyceae. However our
knowledge of enzymes of algae is scanty. The présent investigation
has been under taken to study the comparative behaviour of Chloro¬
phyceae and Cyanophyceae spread over Rhizoclonium hieroglyphi-
cum (Ag.) Kütz., Hydrodictyon reticulatuum (L.) Lagerh, Oscilla-
toria princeps Vaucher ex Gomont and Phormidium uncinatnm
(Ag.) Gomont.
MATERIAU AND METHODS
The algae (Rhizoclonium hieroglyphicum, Hydrodictyon reticu-
latum, Oscillatoria princeps and Phormidium uncinatum) were
isolated from nature and purified by repeated subculturing. The
unialgal alga was uscd for preparing homogenate for enzyme es¬
timations.
One gram of alga for each species was taken in a clean chilled
porcelain mortar containing 5 ml tris buffer and a pinch of acid
washed sand was added. The material was trichurated untill a fine
suspension of algal homogenate was obtained and the volume was
made upto 20 ml. The homogenate was centrifused for two minutes
at 1000 révolutions per minute. The superlitant liquid was decanted
and kept for enzyme estimation at a cold température.
308
PRITI AWASTHI
Calalasc activity was measured manometrically using a YVarburg
apparatus, provided with constant température bath and a shaking
mechanism. Catalase in algal homogenate was allowed to react with
hydrogen peroxide at a constant température (26° C) and volume
at a shaking rate of l()0cy/mts. and the liberated oxygen was
measured on the manometer.
One ml of algal homogenate and 0.2 ml hydrogen peroxide was
placed in main vessel and the side arm of Warburg ilask respective-
ly. After equalibrating for 10 mts. the atmospheric contact of the
closed arm was eut off. The initial reading of manometers at this
time was zéro. Hydrogen peroxide was tipped from side arm into the
vessel containing algal homogenate and subsiquently manometer
observations were recorded at an interval ot 2 mts. each, for a
period of 16 mts. — a period after which there was no évolution oi
oxygen. The thermobarometer contained 1 ml tris butter and 2 ml
hydrogen peroxide in the main vessel and side arm respectively.
The amount of oxygen liberated from 1 ml alga at an interval of
2 mts. was found ont for a period of 16 mts. and amount ol oxygen
evolved per milligram fresh weight of alga was calculated.
OBSERVATIONS
A perusual of Table 1 shows that the total amount of oxygen
liberated during 16 mts. from Phormidium uncinatiini is 0.84 al,
ü.scillatoria princeps 0.73 pi, Hydrodictyon reticulatum 4.14 pi and
Hhizoclonium hieroglyphicum 5.85 pl. It was observed that during
first two minutes 0.34 pl, 0.24 (il, 2.09 pl and 2.36 al respectively
oxygen w T as evolved as a resuit of catalytic reaction between enzyme
préparation and hydrogen peroxide but in ail the samples a gra¬
duai decrease in oxygen libération is observed and finally after
14 minutes it falls to nil.
BEHAVIOUR OF CATALASE OF CHLOROPHYCEAE AND CYANOPHYCEAE 309
Table 1
Catalase activity* in some members of
Chlorophyceae and Cyanophyceae
ji.1 oxygen/milli gram
of alga/two minutes
Oxygen
liberated
per milli
Time in
minutes
2
4
6
8
10
12
H
16
gram per
16 minutes
Chloro¬
phyceae
Ilydrodiclyon
reiiculalum
2.09
1.07
.37
.25
.22
.09
.05
0
4.14
Iihizoclonium
h ieroglyphi cum
2.3G
1.6
1.49
.18
.17
.05
0
0
5.85
Cyano¬
phyceae
Phormidium
uncinatum
.34
.18
.12
.08
.07
.05
0
0
.84
Oscillatoria
princéps
.24
.17
.15
.14
.02
.01
0
0
.73
\ alue of 1 for Chlorophyceae and Cyanophyceae = 2.73
Value of T from Fisher’s Table at 10*% error prohability = 2.35
(*) Oxygen libcralcd in presence of enzyme préparation from hydrogen
peroxide. *
rw
TIME
MINUTES
310
PRITI AWASTHI
DISCUSSION
The observations indicate that the behaviour of catalase in Chlo-
rophyceae and Cyanophyceae difïers markedly. The over ail acti¬
vation energy in Chlorophyceae is higher than Cyanophyceae. (His-
togram 1). The amount of oxygen liberated in first two minutes
is much more than at subsiquent intervals. However there is a
HISTOGRAM 1
1- Mean oxygen liberated/16 rats,
in Chlorophyceae.
2- Mean oxygen liberated/16 rats,
in Cyanophyceae.
graduai fall in oxygen libération after each successive two minute,
which finally ceases after 14 minutes (Table 1, Fig. 1). The results
were statistically analyser following ’Paired design’method. (Nor¬
man, 1963). The value of t for Chlorophyceae and Cyanophyceae
was calculated, which is 2.73 (Table 1). The value of t from Fis-
Source : MNHN,
BEHAVIOUR OF CATALASE OF CHLOROPHYCEAE AND CYANOPHYCEAE 311
her’s Table at 10 % error probility for three degrees of free-
dom is 2.35. Therefore the observed value of t is higher than from
Fisher’s Table indicating that the variations in the two classe of
algae are statistically significant.
The presence of catalase is reported in Chlorophyceae already.
Gupta (1953) has observed its presence in Nostoc sp., Fischerella
mucicola and Scytonema hofmanni. However Harvey (1924) failed
to observe catalase in Phormidium sp. But in présent observation
Phormidium uncinatum exhibits catalase activity along with mem-
bers of both Chlorophyceae and Cyanophyceae.
It is noteworthy that Chlorophyll b forms nearly less than half
amount of total pigments in Chlorophyceae and is entirely absent
in Cyanophyceae (Strain, 1951). The change in behaviour of cata¬
lase is suggestive of a close catalase-ehlorophyll relationship.
ACKNOWLEDGMENTS
The author takes this opportunity of expressing her thanks to
Prof. A. B. Gupta for providing necessary facilities for the présent
investigations.
Departement of Botany, Christ Church College,
Kanpur, India.
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Time-lapse studies ot conjugafion
in Cosmarium botrytis
1 : Gamefe fusion and spine formation
by P. E. BRANDHAM.
ABSTRACT
The formation and early development of zygotes in hetero-
thallic strains of Cosmarium botrytis Menegh. arc described vvith
particular reference to the duration of the various phases. Contrac¬
tile vacuoles appear in the fusing gamètes, and their enlargement,
coalescence and discharge are figured.
INTRODUCTION
It is only recently that fertile strains of desmids hâve been
cultured, enabling studies to be made of the sexual process. Ac-
counts hâve been published of Cosmarium turpinii, Closterium spp.
and Netrium digitus by Starr (1954), Cook (1963) and Biebkl
(1964) respectively. In the présent work conjugation in Cosma¬
rium botrytis Menegh. has been filmed using time-lapse cinephoto-
micrographic apparatus, and observations hâve been made which
supplément those of Starr (1954). This paper will cover gamète
fusion and subséquent events. Earlier stages will be described in
future publications.
MATERIALS AND MET H O DS
The heterothallic strains of C. botrytis used in the investigation
were clones El (mating type +), RI (mating type —) and several
other clones isolated from the Fl progeny of an El X RI cross, or
from a cross involving an Fl clone and the plus parent. Some of
the daughter clones were triradiate, but their behaviour during con¬
jugation was identical to that of the biradiate types (Fig. 1, cf.
Brandham and Godward, 1964).
Crosses were made by mixiing compatible clones in a watchglass
cnclosed in a pétri dish (Starr, 1954), and after three to five days
conjugating pairs of cells having cytoplasmic protubérances (Starr,
Source. MNHN,
TIME-LAPSE STUDIES OF CONJUGATION IN COSMARIUM BOTRYTIS 313
1954, Fig. 9) could be selected for filming. It was found that no
fusion took place if the conjugants were mounted on a slide and
covered with a cover-glass, presumably because of poor aération.
Standard hanging drops were also unsuitable for microscopy be¬
cause of excessive movement of the material due to external vibra¬
tions. To avoid vibration and to provide an adéquate air supply the
following technique was devised.
When conjugation takes place pairs of cells are found in ail parts
of the watchglass and a large amount of mucilage is secreted by
them. Some pairs of cells are usually observed in the surface film of
the medium, and when a cover-glass is lowered on to the surface
film these pairs become firmly stuck to the glass. After excess me¬
dium and conjugants are removed, the cover-glass is mounted on a
dépréssion slide and sealed with vaseline. The film of mucilage on
the cover-glass can be kept for several days without drying up,
and zygote formation proceeds to completion. A further advan-
tage of having the developing zygotes stuck to the cover-glass is
that it is possible to use oil immersion objectives to observe and
photograph fine detail.
Films were made using a 16 mm. Bolex cine-camera fitted to a
time-lapse apparatus. Filming speeds of 8 frames of 1 frame per mi¬
nute were most commonly used. To prevent heat damage the conju-
gating desmids were illuminated only when each frame was expo-
sed. This was effected by a second shutter, synchronised with the
caméra shutter, mounted beneath he microscope condenser. High
pow’er micrographs (Figs. 2-7) were taken with a microscope fitted
with a 35 mm caméra having an automatic film advance, which
enabled photographs to be taken at intervals of as little as 2
seconds if required.
OBSERVA T10 NS
The first indication of approaching gamete fusion is the pro¬
duction of cytoplasmic protubérances by the conjugants. Each
cell breaks open at the isthmus and a hyaline protubérance is
extended towards that of the other cell. Protubérances normally
appear 2 to 3 hours before gamete fusion, the average of 46 obser¬
vations being 2 hours 19 minutes. In one abnormal conjugation
the two cells were much further apart than usual (cf. Starr, 1954,
Fig. 8), and the protubérances were formed 5 hours before fusion
occurred.
The protubérances enlarge and touch during the first hour, and
for the remaining 1 to 2 hours there are no visible changes except
for a very slight amount of further enlargement.
314
P. E. BRANDHAM
During gamete fusion the protoplasts migrate ont of the semi-
colis in an amoeboid fashion and fuse in the space between the
two cells. The time from the beginning of migration until each
protoplast has completely left the cell wall is normally 13 to 25
minutes, but may be as low as 10 minutes, and on one occasion
was 65 minutes. Sometimes the gametes do not completely leave the
semicclls and the resulting zygote is firmly attached to the empty
cells. This phenomenon has been figured previously by Fôrster
(1964, Taf. 27, Fig. 16).
During the second half of gamete fusion a number of contratile
vacuoles can be seen, particuiarly in the hyaline parts of the young
zygote (Fig. 1). Each vacuole takes up to 5 minutes to enlarge and
discharge. A sériés of micrographs of a single vacuole is shown in
Figs 2-7. The times in seconds in the caption of each ligure repre¬
sent the time from when the vacuole was first noticed, and not
from when it was formed. During the enlargement of a vacuole
smaller accessory vacuoles are frequently seen (Fig. 3) which
coalesce with the larger one (Fig. 4). This may happen two or three
times with each vacuole. After the vacuole has reached its full
size it contracts and the contents are released to the exterior. Con¬
traction is usually very rapid, taking less than 1 second.
The action of the contractile vacuoles continues for 24-32 mi¬
nutes after the end of gamete emergence until the hyaline areas
of the zygote are no longer visible. During this period the zygote
shrinks considerably. Shrinkage is followed by an interval of
2-3 è hours during which no observable changes occur. Then undu-
lations become visible on the margin of the zygote which take 2-3
hours to enlarge into spines with conical or rounded bases (cf.
Captions for figures
Fig. 1. — Young zygote of Cosmarium botrytis 25 minutes after the beginning
of gamete fusion. Several contractile vacuoles are visible in the hyaline areas.
X 680
Figs. 2-7. — Enlargement of part of a zygote at a stage similar to Fig. 1.
Time-lapse micrographs showiug t'he development of a contractile vacuole.
Ail X 1560
Fig. 2. — 15 seconds. Two small vacuoles visible (arrowed).
Fig. 3. — 50 seconds. The left-hand vacuole has discharged and an accessory
vacuole has been formed adjacent to the other (arrowed).
Fig. 4. — 75 seconds. The accessory vacuole has coalesced with the larger one.
Fig. 5. — 165 seconds. Vacuole now considerably enlarged.
Fig. 6. — 210 seconds. Vacuole has reached its maximum diameter.
F'ig. 7. — 215 seconds. Vacuole discharged, no longer visible.
REVUE ALGOLOGIQUE
N'I” Sér., T. VIII; PI. 19
TIME-LAPSE STUDIES OF CONJUGATION IN COSMARIUM BOTRYTIS 315
Brandham and Godward, 1964, Fig. 4). While the spines are
growing the zygote enlarges to a size comparable with its original
size. One zygote that was measured was 48.5 microns in diameter
at the end of gamete emergence. The diameter diminished to
42 microns 27 minutes later, and subsequently enlarged to 48 mi¬
crons (excluding the spines) when the spines were fully formed.
Until the end of spine growth the zygote has no détectable
wall other than the cytoplasmic membrane, and the whole of the
developing spines can be stained with acetic Fast Green, which
does not stain végétative cell walls of C. botrytis. When the spines
are fully grown there is a rapid change in their refractive index,
indicating that the exospore wall is laid down at this time. The phe-
nomenon was figured by Starr (1954, Figs 25-26), but was not
commented upon. This wall cannot be stained with acetic Fast
Green.
DISCUSSION
The times obtained for the different stages of gamete fusion in
Cosmarium botrytis differ considerably from those reported in
C. turpinii by Starr (1954), the general tendency being towards
a slower process in C. botrytis. For instance, the cytoplasmic pro¬
tubérances are formed « 30 minutes to an hour, often longer »
before gamete fusion in C. turpinii, while formation is never less
than 2 hours before fusion in C. botrytis. In C. turpinii gamete
fusion occurs immediately after contact of the protubérances,
there being no extended quiescent phase such as occurs in C. bo-
trytis. Furthermore, fusion takes only one third of the time in
the former species. After gamete fusion the time intervals of the
processes of zygote development and spine growth are siinilar
in the two species.
Contractile vacuoles hâve been reported in the fusing gametes
and young zygotes of Spirogyra by Lloyd (1926) and of desmids
by Starr (1954), Biebel ^1964) and Kies (1964), but they hâve
not been previously illustrated in the desmids, as far as I am
aware. Potthoff (1928) tbought that the vacuoles produced mu¬
cilage, but Biebel (1964) suggested that they eliminated water
from the zygote. My observations of Cosmarium botrytis confir-
med Biebel’s suggestion. In a small number of fusions the dis¬
charge of the vacuoles is prevented, possibly by abnormalities
in the cytoplasmic membrane. The vacuoles enlarge and coalesce,
but do not discharge. The young zygote becomes very large, some-
times reaching a diameter of 150 microns or more, and then sud-
316
P. E. BRANDHAM
denly bursts. This great enlargement is probably due to the os-
motic uptake of water, which is controlled in viable zygotes by the
contractile vacuoles.
The disappearance of the vacuoles at the end of the shrinkage
stage, about 45 minutes after the beginning of gamete fusion,
indicates a change in the permeability to water of the zygote
membrane, possibly brought about by the sécrétion of precursors
of wall material. It is, however, not until the end of spine growth
that any visible change in the membrane can be detected.
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Source : MNHN, Pari
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Les conditions actuelles de l’imprimerie ne permettant plus d’envisager la
parution d’une Bibliographie Algologique méthodique comme dans la première
série de cette revue, il ne sera publié que des indications bibliographiques con¬
cernant les ouvrages importants ou les mémoires d’intérêt général. Les lecteurs
de langue française peuvent trouver un complément d’information dans la
« Bibliographie » paraissant en annexe au « Bulletin de la Société botanique de
France» et dans le «Bulletin analytique» publié par le Centre National de la
Recherche Scientifique.
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v °n Cyanophyten und Bacteriophyten in einem Farbstreifensand-
watt sowie über das Auftreten Gomontiella. artig deformierter Os-
cillatoriatrichome. — Nov. Hedw., il, 1966.
Les auteurs étudient une curieuse végétation de Cyanophycées crois¬
sant dans le sable, à une trentaine de mètres de la Baltique. Sous une
couche de 2 à 5 mm de sable mouillé se trouve une zone bleu-vert riche
en Cyanophycées, puis une couche pourpre à Sulfobactéries, enfin un
sol noir à H 2 S.
Dans les zones bleues sont aussi des Chlorobactéries et dans la zone
rouge des Achroonema — (Cyanophycées incolores).
Ce type de végétation se retrouve en partie dans les eaux thermales
salées en Grèce. Les auteurs observent de plus des malformations,
fentes longitudinales, chez deux espèces d’Oscillatoria, qui donnent
aux trichomes l’aspect de Gomontiella.
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Behrb K. — Zur Algensoziologie des Süsswassers. -— Arch.
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L’auteur, algologue d’eau douce bien connu par ses importants tra¬
vaux d’écologie et de Systématique, donne une excellente mise au point
sur les problèmes délicats posés par la sociologie des algues. Il insiste
sur l’importance primordiale du milieu et pense que les communautés
algales sont sous la dépendance du milieu. Il montre l’importance
du Mélaphyton (voir Rev. Alg., 3, 1958) et du plancton. Il introduit pour
le Plancton la notion de «Continuité» différente de celle de «Fré¬
quence ».
Exposé fort bien documenté avec une bonne bibliographie sur une
question fort contreversée.
P. By.
Cabioch J. — Contribution à l’étude morphologique, anatomique
et systématique de deux Mélobésiées : Lithothamnium calcareum
(Pallas) Aresch. et Lithothamnium coralloides Crouan. — Bot.
Marina, 9, 1 / 2 , 1966.
L’étude des nombreuses formes de Lithothamnium des fonds marins
de la Manche (maerl) permet de considérer L. solutum Foslie comme
SUPPLÉMENT
318
synonyme de L. coralloïdes de Crouan. L’auteur donne une révision des
deux espèces, précise les caractères des formes et décrit quelques fo.
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Les quatre travaux cités forment un fascicule spécial des Bciheft. z.
Nov. Hediv. consacré aux Diatomées d’Afrique du Sud.
On y trouvera d’intéressantes notes floristiques, écologiques, phyto-
sociologiques et systématiques sur les Diatomées d’eau douce, notes
illustrées par 17 planches fort soigneusement dessinées.
De nombreuses espèces nouvelles appartenant aux genres : Achanthes,
Amphora, Eunotia, Fragilaria, Cgmbella, Fruslulia, Gomphonema, Na-
vicula, Nitzschia, Pinnularia, Slauroneis, Suriella, sont décrites et figu¬
rées. Cet ensemble d’articles nous fait souhaiter la publication prochaine
d’un travail de synthèse sur les Diatomées d’Afrique par Cholnoky et
son Ecole.
P. Bourrki.i.y.
Degremeont. — Memenlo technique de l’eau. Il" édit., 1 vol.
relié, 654 p. illustr.
Ce mémento, publié par une société d'épuration d’eau, s’adresse évi¬
demment aux ingénieurs qui essaient de nous donner des eaux pures
et veulent préserver nos rivières des pollutions organiques ou indus¬
trielles. Les algologues le parcourront avec intérêt et ils y trouveront
les renseignements précis sur les techniques d’analyse des eaux, aussi
bien chimiques que biologiques. Les algues ne sont pas oubliées dans ce
formulaire : en une quinzaine de pages illustrées de microphotographies,
un court et précis exposé présente les principales formes planctoniques.
Un petit volume qui contient une foule de renseignements utiles a
l’algologue écologiste.
P. Bourrelly.
Dussard B. — Limnologie, l’étude des eaux continentales. -
Gauthier-Villars édit., 1966, pp. XXIV + 677, 100 fig., 29 pl.
Le titre de l’ouvrage qui donne en quelques mots la définition de la
Limnologie, cette « Océanographie des eaux douces », précise en même
temps l’ampleur de ce traité.
Depuis les ouvragres classiques de Forel, de Welche, de Ruttner,
aucun ouvrage de synthèse n’existait pour cette jeune science, car le
gros traité de Hutchinson (1957) dont le premier volume seul est paru,
ne se rapporte qu’à la Limnologie physique et chimique.
Source : MNHN, Pari
SUPPLÉMENT
319
L’auteur nous donne, en relativement peu de pages, un résumé très
complet de nos connaissances dans le domaine de l’eau. Les deux pre¬
mières parties sont consacrées à la physique et à la chimie de l’eau,
la troisième au milieu aquatique : lacs, étangs, eaux saumâtres, eaux
courantes. Les organismes aquatiques, végétaux et animaux, font l’objet
de la 4" partie, et la 5 l s’attaque à l’écologie et la sociologie des plantes
et des animaux. Enfin une 6' 1 partie : le Biome étudie les questions si
importantes de biomasse, de production, de chaînes alimentaires et de
cycles biologiques.
Le volume se termine par un chapitre sur l’évolution des masses
d’eau, la notion de trophie, et l’oblitération des cuvettes.
L’index est particulièrement bien ordonné nous y trouvons :
1") une bibliographie indexée, par ordre alphabétique d’auteur et
indication des pages où les auteurs sont cités dans le cours du volume
(quelques lacunes, hélas en algologie : l’important traité de Botanique
cryptogamique de Chadefaud n’est pas cité, pas plus que les travaux
de Conrad sur les organismes des eaux saumâtres, ni ceux d’ALLORGE
et de Denis sur les eaux douces).
2°) Index des organismes avec indication de l’embranchement,
classe et ordre.
3°) Index des matières.
Une série de 29 planches donne les figures des principaux organismes
vivant en eau douce.
Les algues n’y sont pas oubliées avec 18 planches et une planche de
flagellés.
Comme on le voit par cette rapide analyse ce livre bien présenté
sous une solide reliure en toile, très clair, illustré de nombreuses figures
et graphiques est vraiment une somme de nos connaissances en lim¬
nologie. Comme le dit Fauré-Frémiet dans sa préface : « Il faut féliciter
B. Dussart pour le courage et la conscience avec lesquels il s’est attaché
à réaliser ce programme et à remplir une tâche aussi lourde; il faut le
remercier pour la somme d’information que son livre met à la dispo¬
sition du lecteur ».
Nous ajouterons simplement que les algologues qui s’intéressent aux
problèmes d’écologie se doivent de posséder et de consulter cet ouvrage
fondamental.
P. Bourrelly.
Drum R. W. — Electron Microscopy of paired Golgi structures
in the Diatom Pinnularia nobilis. — Journ. Ultrastruct. Res.,
15, 1966.
L’auteur montre que les plaquettes doubles (ou doubles bâtonnets)
bien visibles autour du noyau des Diatomées sont des corps de Golgi,
groupés par paire. Il observe de plus que le réticulum endoplasmique
passe entre les deux éléments d’une paire et assure la liaison entre ces
éléments. Ce type de structure n’est connu que chez les Diatomées.
P. By.
Source : MNHN, Paris
320
SUPPLÉMENT
Esper E. J. Icônes fucorum cum characteribus systematicis
synonimis auctorum et descriptionibus novarum specierum.
Nürnberg, 1797-1808, réimpression Cramer, Hist. Nat. CAass. Vol.,
50, 1966.
Signalons la parution d’une réimpression du livre classique de Esper,
devenu rarissime et introuvable. Cette réimpression est faite dans un
format très voisin de celui du livre original. Les planches en couleurs de
Esper sont reproduites photographiquement en similigravure en noir.
Evidemment elles n’ont pas la beauté des illustrations naïvement mais
fidèlement coloriées du texte original cependant tous les détails sont
bien rendus.
Présentation en reliure pleine toile, sobre et de bon goût.
P. Bourreli.y.
Gayral P. — Les algues des côtes françaises (Manche et Atlan¬
tique). — Doin édit., 632 p.; 197 pl., 1966.
Le sous-titre de l’ouvrage précise son esprit : « notions fondamentales
sur l’écologie, la biologie et la systématique des algues marines ». Il
s’agit donc d’un livre d’initiation à l’algologie marine qui s’adresse aussi
bien aux étudiants qu’aux naturalistes amateurs. Mais ce livre, par son
illustration très soignée, son texte clair et précis rendra des services
même aux spécialistes. Il permet la détermination de tous les genres
d’algues macroscopiques signalées sur les côtes françaises, de la
Manche à l’Atlantique. De plus il indique les caractères des espèces les
plus communes ou les plus représentatives. La première partie, en
150 pages donne les notions générales sur les algues marines, le milieu,
la récolte, la conservation, la biologie, la systématique, l’utilisation
pratique (industrielle et médicale) ; une courte bibliographie (un peu
sommaire) termine cette première partie.
Le chapitre biologie et systématique des algues, permet, grâce à de
nombreuses clefs dichotomiques, la détermination générique des algues
atlantiques.
La description des espèces les plus communes de ces genres fera l’objet
de la deuxième partie du volume. Chaque classe d’algues est précédée
d’une clef de détermination des espèces, imprimée sur papier vert, donc
facile à retrouver. Puis pour chaque espèce on trouve, description, bio¬
logie, écologie, répartition géographique, et une illustration photo¬
graphique (macro ou microphoto) complétée parfois par des dessins
de détails au trait.
Le volume s’achève sur un glossaire des mots techniques et un
index alphabétique des algues. Environ 200 espèces d’algues marines
sont ainsi décrites (signalons qu’il y en a plus de 700 dans le Hand-
book de Newton) .
Nous aurions aimé que certains groupes soient étudiés avec plus de
détail : ainsi les Cyanophycées sont représentées par trois espèces, c’est
vraiment peu; d’autre part les Vaucheria sont simplement citées. L'au¬
teur s’est limité aux algues macroscopiques, mais un court paragraphe
sur le plancton marin, quelques mots sur les Péridiniens, les Diatomées,
les Coccolithophoridés n’auraient pas été inutiles. Une petite erreur.
SUPPLÉMENT
321
dans les Chlorophycées, l’auteur indique 8 ordres, mais son texte en
étudie 9. Dans ce chapitre, l’ordre des Volvocales n’est même pas cité.
Ces critiques de détails, qu’il est toujours facile de faire, critiquer étant
plus aisé que construire, n’enlèvent en rien de la valeur et de l’intérêt
de cet ouvrage. Nous ne possédions jusqu’à maintenant aucun livre
simple et pratique qui permette une initiation à la connaissance des
algues marines.
Grâce au travail de M'“ Gayral cette lacune est comblée et grâce
à elle, souhaitons-le de nouvelles vocations algologiques s’éveilleront.
P. Bourrelly.
Godward M.B.E. — The Chromosome of the Algae. — Ed. Arnold,
ed. London, 212 p. 79 fig. 1966.
Cette mise au point sur la caryologie des algues, se présente sous la
forme d’un petit livre, très dense, bourré de faits et illustré par des
séries de photographies (microscopie photonique et électronique)
admirablement choisies et complétées par des schémas au trait.
Les Cyanophycées à appareil nucléaire du type bactérien sont laissées
de côté. Les Xanthophycées, Chrysopliyeées et Diatomées, sont omises
car leur caryologie est encore trop peu connue.
Le livre comprend 6 chapitres traités par différents spécialistes :
Chlorophycées par Godward (Siphonales et Siphonocladales par Pui-
seux-Dao), Euglénophycées par Leedale, Dinophycées par Dodue, Cryp-
tophycées par Godward, Phéophycées par Evans et Roberts, Rhodo-
phycées par Dixon.
Dans chaque chapitre, après l’exposé des techniques, culture et cyto¬
logie, vient l’étude de la mitose (et de la meïose) et une table des nombres
chromosomiques termine, avec la bibliographie, chaque chapitre.
Une synthèse parfaite des résultats connus et de nombreuses notes
de technique de fixation et de coloration font de ce livre un véritable
manuel de caryologie algale.
P. Bourrelly.
Hirose H. et Kumanos S. — Spectroscopie studies on the Phycoe-
rythrins from Rhodophycean Algae, with reference to their Phy-
logenetical relations. -— Bot. Mag. Tokyo, 79, 1966.
Les auteurs étudient le spectre de la Phycoérythrine de 44 espèces
de Rhodophycées. Compsopogon a une courbe d’absorption a deux
sommets 565 mjj. et 545 mji. (ce dernier moins marqué). Les Bangiales
(Bangia et Porphyra) ont aussi deux sommets : 495 m^ et 565 mp. et un
troisième moins marqué à 548 mjj.. Le même aspect se retrouve chez les
Chantransiacées et les Batrachospermacées.
Les autres Rhodophycées examinées : Helminthocladiacées, Bonne-
maisoniacées, Chaelangiacées, Gélidiales, Cryptoméniales, Gigartinales,
Rhodyméniales, Cêramiales, ont toujours une courbe à 3 sommets bien
marqués aux points 495 m^, 535 mi* et 565 nij*.
P. By.
322
SUPPLÉMENT
Hollenberg G. J. et Abbott I. A. — Supplément to Smith’s ma¬
rine Algae of the Montey Peninsula. — Stanford Univ. Press.,
130 p., 53 fig., 1966.
Il y a vingt deux ans paraissait l’ouvrage classique de G. M. Smith,
Marine Algae of the Monlerey Peninsula, California, qui étudiait les
algues de la côte pacifique américaine de Californie. Les auteurs
complètent l’œuvre de Smith sur quatre points.
1") Les additions : 55 espèces appartenant à 19 genres qui ont été
trouvés récemment sur cette côte.
2") Les changements de noms (hélas!) qui portent sur 75 espèces,
20 genres, 8 familles, un ordre : ainsi l’œuvre de Smith est remise entiè¬
rement à jour, avec des noms conformes à la nomenclature actuelle.
3°) Les révisions qui donnent de nouvelles clefs de détermination,
où sont intercalées les espèces nouvelles pour la région et qui pré¬
cisent les diagnoses des genres et des familles ajoutées.
4") Les nouvelles informations qui complètent la distribution locale
ou la distribution pacifique et donnent les acquisitions récentes sur
le cycle des algues.
Ainsi les auteurs apportent 259 modifications ou notes complémen¬
taires, chaque changement est accompagné en marge de l’indication
de la page correspondante du livre de Smith. Les recherches sont de
plus facilitées par un index suivi de la liste bibliographique du sup¬
plément.
Au cours de cet ouvrage sont proposées quelques combinaisons nou¬
velles dans les genres : Giffordia, Feldmannia, Fucus, Iridaea. La pré¬
sentation matérielle est parfaite et du même format, relié toile, que le
volume de Smith. Nous regrettons seulement que les Cyanophycées
laissées de côté par Smith, n’aient pas été non plus étudiées par les
auteurs du supplément.
P. Bourrei.ey.
Loeblich A. R., Jr. et Loeblich A. R., III. Index to the
généra, subgenera and sections of Pyrrhophyta. — Stud. Trop.
Oceanogr. Miami, 3, X + 94 p., 1966.
Les Auteurs appellent Pyrrpophyta l'ensemble des Dinopliycées et
des Desmokontées, les Cryptophycées étant laissées de côté. Après une
substantielle introduction en une dizaine de pages rappelant l’essentiel
de nos connaissances sur ce groupe, les auteurs donnent un index
alphabétique des genres, sous-genres et sections de tous les taxons
actuels ou fossiles. Pour chaque nom cité figure l’auteur, la référence
bibliographique précise, l’indication de l’espèce-type et sa synonymie.
Pour les raisons d’antériorité ou par stricte application des codes de
nomenclature, 8 nouvelles nominations sont proposées.
Une abondante bibliographie de plus de 30 pages termine le mémoire.
Quelques lacunes dans cette bibliographie : les travaux de Lopkz
sur Ceralium, la monographie de Lefèvrf. sur les Peridinium d’eau
douce, les travaux de Geitiær sur Baciborskia, de Harris sur les Dino-
phycées de Grande-Bretagne. Quant à Huber-Pestalozzi ses notes sur
Ceratiurn ne sont pas citées et son ouvrage sur le Phytoplancton figure
au nom de Thienemann. De même le volume I du traité de Grasse
SUPPLÉMENT
323
est cité sous le nom de Grasse mais les noms de Chatton et de De-
flandre qui ont écrit le chapitre sur les Dinoflagellés sont omis à
la bibliographie.
Ces oublis qui touchent surtout les espèces d’eau douce n’affectent
en rien l’index des genres.
Un travail fort important, fort utile, facile à consulter, qui allégera
la tâche des spécialistes des Phytoplancton marin et d’eau douce.
P. Bourrelly.
Loeblich A. R. Jr. et Tappan H. — Annotated index and Biblio-
graphy of the Calcareous nannoplancton. - - Plujcoloyia, pp. 81-
216, 5 2/3, 1966.
Voici un index qui permettra de se retrouver dans l’abondante bi¬
bliographie relative aux Coccolithophoracées et autres flagellés à orga¬
nites calcaires, fossiles ou actuels (Dicoasters par exemple). Les auteurs
donnent la liste alphabétique, de près de 100 pages, des genres et es¬
pèces décrites, en précisant la synonymie, la validité (suivant les codes
botaniques et zoologiques de nomenclature) et donnant pour chaque
espèce la référence bibliographique.
La Bibliographie, très complète couvre 36 pages. Cet index rendra
de grands services aux spécialistes du Phytoplancton marin et aux
Micropaléontologistes.
P. Bourrelly.
Lopez J. — Variacion y regulacion de la forma en el genero
Ceratium. lnv. Pesq. Barcelona, 30, pp. 325-427, 93 fig., 1966.
Nous avions analysé en 1956, (Rev. Alg., 2, p. 200) l’étude du même
auteur sur les variations de Ceratium tripos. Aujourd’hui voici un
travail de valeur sur un autre groupe de Ceratium le sous-genre : Bice-
ratium avec les espèces C. candelabrum, pentagonum, furca, et teres.
L’analyse biométrique des populations (près de 4 000 cellules mesu¬
rées) permet de reconnaître pour chaque variété deux formes, dont
l’une estivale est plus petite que celle de printemps ou d’hiver. L’au¬
teur arrive à la conclusion que les variétés sont des génotypes diffé¬
rents adaptés à certaine température (la salinité ne semble pas avoir
d’action). Par contre les variations saisonnières sont phénotypiques.
L’auteur peut ainsi donner des diagnoses précises des diverses variétés
qu’il conserve.
Le travail se termine par une clef de détermination des 33 espèces
et 13 variétés de Ceratium observées en Méditerranée.
Illustrations et graphiques complètent cet important mémoire.
P. Bourrelly.
Source : MNHN, Paris
TABLE DU TOME VIII
I. ARTICLES ORIGINAUX
Ardré F. — Une lllve à thalle remarquable des côtes du Portugal....
Awasthi P. — Behaviour of catalase in somc members of Chlorophyceae
and Cyanophyceae .
Bai.akrisnan M. S. — M. O. P. Iyengar, 1886-1963..
Bharati S. G. — Micrasterias euastriellopsis sp. nov. An interesting new
species of the genus Micrasterias ..
Bourrelly P. — La classification des Chrysophycées, ses problèmes....
Bourrelly P. — Emile Manguin, 1893-1966._.....
Brandham P. E. — Time-lapse studies of conjugation in Cosmarium
botrytis : I, Gamete fusion and spine formation.
Choi.noky J. — Uber die Diatomeen des Stausees, einer Goldgrube nahc
Welkom in Südafrika...
Chowdary Y. B. K. — A cytogical study of Schizomeris leibleinii Kütz.. .
Clémençon H. — Pyramimonas Gabusii Clém. nov. sp.
Ettl H. — Phaeobotrys solitaria, eine neue coccale Chrysophycee. .. . ... .
Fischkr-Piette E. et Ardré F. — Nouvelles remarques sur la re-vésicu-
lation du Fucus vesiculosus var. euesiculosus .
Fôrstek K. — Die Gattung Haplozyga (Nordst.) Racib. in Brasilien.
Friedmann I. — Tscharna Rayss (1890-1965).
Germain H. — Sur deux Diatomées nouvelles pour la flore de l’Anjou et
de la France.
Ginsburg-Ardré F. — Présence de poils hyalins unicellulaires chez Peys-
sonelia Harveyana Crouan .
Lemoine M. — Pseudolithophyllum expansum (Philippi) Lem. existe-t-il
dans la Manche?.
Maillard R. — Florule diatomique de la région d’Evreux (5 e supplément).
Palik P. — Further microfossile from the Orgueil meteorite.
Peterfi L. S. — Observations on Synura Ehrbg. in Rumania with spécial
attention to Synura splendida Korsch.
Pierre J. F. — Deux nouvelles Pinnulaires de Lorraine.
Posr E. — Neues zur Yerbeitungsôkologie neuseelandischer und mittel-
amerikanischer Bostrychia-Catoglossa Assoziation.
Post E. — Zur Verbeitung und ôkologie von Dictyoiopsis propagulifera
W. Troll.
Prescott G. W. — Lewis Hansford Tipfany (1894-1965).
Serbanescu M. — Sur quelques aspects du cycle de développement de
l’algue bleue Gloeotrichia nalans (Hedw.) Rab.
Serpette M. et Labbé A. — Contribution à l’étude des Cyanophycées de
Tunisie ..
Tassigny M. — Etude critique du genre Closterium (Desmidiales) : le
groupe Setaceum-Kiitzingii .
Varma A. K. et Mitra A. K. — Hyella intermedia sp. nov. a new species
from India .
Voigt M. — La nervure apicale de la valve naviculoïde.
Whitford L. A. et Kim S. C. — The effect of light and water movement
on some species of marine Algae.
Wood R. D. — Charaeeae of New Caledonia.
292
307
3
160
302
225
211
298
151
79
215
209
46
217
89
52
50
127
279
183
204
228
251
10
II. — NOTULES ALGOLOGIQUES
Bourrelly P. — Notules de nomenclature algale, Valkanoviella nov. nom. 64
Fott B. — Über das Vorkommen von Tetrasporidium jaoanicum Mob. in
Teichen Bôhmens . 61
Maillard R. — Sur la taxinomie de Cocconeis diminuata Pant. 172
Novakova M. — Uber den reichtigen Namen für Gemellicystis neglecta
Teiling, 1946 . 68
Table des noms d'Auteurs
dont les Travaux sont analysés
dans la Bibliographie
... 321
... 261
. 318
Lee K. Y .
70
72,
176, 321
.. . 262
... 179
Butcher R. W.
. 66
Lewis J. R.
70
. 317
Loeblich A. IL Jr.
322, 323
... 322
... 323
Cardinal A.
. 66
I.und J. W. G.
... 177
Cholnoky B. J.
. . 66, 67, 318
Magne F .
71
175,
177. 263
... 176
... 263
. 174, 257
Mignot J. P.
... 177
... 178
. 318
Nakamura Y .
... 178
. 258
Niciioi.s H. V .
. 72, 73
Diaz Piferrer M .
. 174
Nova Scotia Research found.
. . . 263
Parke M .
73, 263
... 264
73
. 174, 319
Pringsheim E. G.
... 176
74
, ... 176
Ettl H. P.
174, 175, 258
Puiseux Dao S.
... 178
. ... 179
. .. . 264
. ... 266
. 68, 175
Roberts M.
.... 321
Fott B.
. 68, 70
Ross R.
. . . . 258
. . . . 74
. 260, 320
Sakai Y.
75
179. 317
. ... 268
Hasi-b G. R.
. 176
Skuja H.
75
.... 268
.... 179
267, 268
. ... 180
.... 179
. . . . 323
. . . . 270
.... 266
. 76, 269
Van Landingham S. L.. .
.... 76
.... 179
76, 269
.... 270
. 261
Yamada Y .
.... 270
Le Gérant : R. Lami. — Imp. Monnoyer, Le Mans.