zoosystema fait suite,
avec la même tomaison, au Bulletin du
Muséum national d’Histoire naturelle,
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d’Histoire naturelle.
Rédacteur en chef : J.-L. Justine.
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Assistantes de rédaction : L. Bénichou ; M. Foutieau.
Corrections-relecture : H. Bertini.
Comité scientifique :
G. Balvay (INRA, Thonon-les-bains)
C. Combes (CNRS, Perpignan)
J. Génermont (UPS XI, Orsay)
L. Laubier (Aix-Marseille II, Endoume)
C. Lévêque (CNRS, Paris)
B. Salvat (EPHE. Perpignan)
M. Sibuet (IFREMER. Brest)
A. Thiéry (UAPV, Avignon)
J. Vacelet (Aix-Marseille II, Endoume)
A. Matsukuma (Kyushu University, Japan)
A. Minelli (University of Padova, Italy)
P. Ng (University ot Singapore)
N. I. Platnick (AMNH New York, USA)
J. M. Ramos (Universidade Santa Ursula, RJ, Brazil)
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zoosystema est un trimestriel publié par les Publications Scientifiques du Muséum, Paris
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Brazilian Deep Water Fauna:
Results of the Océanographie Cruise TAAF MD55
Avant-propos / Foreword
L’exploration des zones bathyale et abyssale au
large des côtes brésiliennes a été inaugurée par les
campagnes océanographiques du Hasslcr (1872)
et du Challenger (1873), et s'est poursuivie timi¬
dement avec l 'Albatros* (1887). Par rapport au
nombre d’échantillonnages Faits dans d’autres
bassins océanographiques du monde, les opéra¬
tions menées par ces trois bateaux au large du
Brésil ont été très peu nombreuses dans leur
ensemble ; on dénombre un total de 30 dragages
seulement. Les campagnes réalisées par la suite
ont été surtout consacrées au plateau continental,
et les rares prospections profondes effectuées ont
un caractère purement accidentel. Longuement
attendue, l’exploration du milieu profond brési¬
lien a repris en 1987. Du 6 mai au 2 juin, le
Marion Dufresne , bateau appartenant aux Terres
Australes et Antarctiques françaises, a réalisé une
campagne au large de la côte sud-est du Brésil :
TAAF MD(55/Bré$il 1987. Au cours de cette
mission, presque entièrement consacrée au
milieu profond, 251 opérations à la mer, sur 67
stations, ont été réalisées jusqu'à une profondeur
de 5 155 mètres. Le très riche matériel zoolo¬
gique récolté, dont une grande partie reste encore
à étudier, a donné lieu à une série de publications
dans lesquelles plusieurs nouvelles espèces ont été
décrites et de nombreuses nouvelles répartitions
établies. A la suite de ces publications, les
connaissances sur la faune profonde de
l'Adantique sud-occidental ont été considérable¬
ment élargies.
Il est bien connu que l’organisation d'une cam¬
pagne océanographique bi-nationale, avec tous
les obstacles à franchir, constitue un enjeu de
taille. Conduire l’entreprise de façon à ce que
chaque partie y trouve son compte doit répondre
à des impératifs que, mieux que quiconque, ont
su expliciter les organisateurs de la campagne, les
Professeurs Alain Guille (directeur de l’Obser¬
vatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer) et
Jeanete Maron Ramos (chancelier de l’Univer-
sidade Santa Ursula, Rio de Janeiro) : « La cam-
The exploration of the bathyal and abyssal zones
along the Brazilian coast was intiated by the
océanographie expédition of the Hassler (1872)
and the Challenger (1873), followed by the
Albatross (1887). Together those three expédi¬
tions secured only 30 samples from the Brazilian
deep sea bed. Such a small number of samples
dramatically contrasts with the huge amount of
dredging activities conducted in océan basins in
other parts of the world at the same time. The
croises thaï followed were restricted to the conti¬
nental shelf and sampling carried out in deep
wâters was purely occasional.
Much overdued, the exploration of the Brazilan
deep sea wâters was eontinued in 1987. From
May 6 to J une 2 the Marion Dufresne, vessel
belonging to the TAAF (terres Australes et
Antarctiques françaises), carried out an océano¬
graphie cruise along the souiheaxtern Brazilian
cpast, TAAF MD55/ Braz.il. During this cruise,
almost entirely devoted to the deep waters, 251
operations in 67 stations were undertaken to a
depth of 5155 meters. The rich material obtai-
ned, ofwhich a large part remains to be studied,
has yielded a sériés ol publications in which
many new xpecies are described and new records
are reported. As a resuit, our knowledge of the
deep water launa ot the Southwestern Atlantic
has been considerably expanded.
It is well known that the organization of any
binational océanographie expédition is not an
easy task. Mutual understanding as a resuit of a
longtime Itiendship, however, can surmount ail
obstacles, as best expressed by professors Alain
Guille (director of the Observatoire océanolo¬
gique of Banyuls-sur-Mer) and Jeanete Maron
Ramos' (Chancelor of the Universidade Santa
Ursula, Rio de Janeiro), who organized the expé¬
dition: "The MD55 is a resuit ol a solid ftiend-
ship of around twenty years that gradually
carried over to the researchers in our respective
environments: on the Brazilian side the
Universidade Santa Ursula, and the Paris
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
595
Avant-propos
pagne MD55 esc le fruit longtemps espéré d’une
solide amitié scientifique d’une vingtaine
d’années à laquelle sc sont progressivement agré¬
gés des chercheurs de nos environnements res¬
pectifs : côté brésilien l'Universïdade Santa
Ürsula, côté français principalement le Muséum
à Paris et le Laboratoire Arago de Banyuls. »
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire natu¬
relle, Paris, aujourd’hui Zoosystema, a déjà
accueilli plusieurs publications faisant état des
collections MD55. Le présent fascicule, donc, est
une nouvelle preuve de l’intérêt que ce pério¬
dique continue à porter à la divulgation des
résultats obtenus grâce aux riches collections pro¬
venant des eaux profondes de l’Atlantique sud-
occidental. Les crustacés constituent le seul
groupe zoologique traité : cirripèdes (Paulo S.
Young, Museu National, Rio de Janeiro), tanai-
dacés (Kim Larsen, Macquire University,
Sydney), cumacés (Les Watling et Sarah Gerken,
Université of Maine, Walpole), amphïpodes
(Yoko Wakabara, Universidade Santa Ürsula et
Cristiana S. Serejo, Museu National), et crevettes
carides (Marcos Tavares, Universidade Santa
Ürsula). À ces cinq articles s’ajoure un sixième
donnant un compte rendu des résultats scienti¬
fiques de la MD55 publiés jusqu’à l’heure actuel¬
le.
Le présent fascicule n’aurait jamais pu voir le
jour sans la bienveillance de tous ceux qui ont
accepté de juger ses articles : Claude De Broyer
(Institut royal des Sciences naturelles de
Belgique, Bruxelles), Peuner A. Chacc, Jr.
(National Muséum of Natural History,
Smithsonian Institution, Washington, D.C.),
Alain Cfosnier (Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris), Graham Edgar (University' of
Tasmania, Hobatt), Richard Heard (Gulf Coast
Research Laboratory, Océan Springs), Diana S.
Jones (Western Autralian Muséum, Perth),
James K. Lowry (Australian Muséum, Sydney),
Toshiyuki Yamaguchi (Chiba University), et
Paulo S. Young (Museu Nacional, Rio de
Janeiro). Lorsque le projet d'un fascicule à thème
réunissant des articles sur la MD55 a été proposé
à Zoosystema , il a tout de suite reçu le plus cha¬
leureux accueil de la part de Danielle Defaye,
alors rédactrice en chef.
Muséum and the Laboratoire Arago on the
French side".
The Bulletin du Muséum national d'Histoire natu¬
relle. , Paris, now Zoosystema , has already publi-
shed ntany articles based on the MD55
collections. The présent issue, therefore, is just
another evidence of the interesr that this publica¬
tion has in the divulgation of information based
on the rich collections - obtained front the south-
western Atlantic deep-sea bcd. Only crustaceans
are delt with in the five articles induded in this
issue: barnacles (Paulo S. Young, Museu
Nacional, Rio de Janeiro), tanatdaceans (Kim
Larsen, Macquire University, Sydney), cuma-
ceans (Les Watling and Sarah Gerken, University
of Maine, Walpole), amphipods (Yoko
Wakabara, Liniversidade Santa Ursula and
Cristiana S. Serejo, Museu Nacional), and cari-
dean shrtntps (Marcos Tavares, Universidade
Santa Ürsula). A sixth article gives an account of
the sctentific results of the MD55 already publi-
shed.
The présent issue would hâve not been published
if it were not for the reviewers: Claude De Broyer
(Institut Royal des Sciences Naturelles de
Belgique, Bruxelles), Fenner A. Chace, Jr.
(National Muséum of Natural History,
Smithsonian Institution, Washington, D.C.),
Alain Cfosnier (Muséum national d'Histoire
naturelle, Paris), Graham Edgar (University of
Tasmania, Hobart), Richard Heard (Gulf Coast
Research Laboratory, Océan Springs), Diana S.
Jones (Western Autralian Muséum, Perth),
James K. Lowry (Australian Muséum, Sydney),
Toshiyuki Yamaguchi (Chiba University), and
Paulo S. Young (Museu Nacional, Rio de
Janeiro). Danielle Defaye, then editor in chief,
very ntuch encouraged the idea of publishing an
issue of Zoosystema devoted to the results of the
MD55.
Marcos TAVARES
Correspondant du
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
Guest Editor
596
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
The cruise of the Marion Dufresne off the
Brazilian coast: account of the scientific results
and list of stations
Marcos TAVARES
Universidade Santa Ursula, Instituto de Ciências Biolôgicas e Ambientais,
Rio de Janeiro 22231-040 (Brazil)
mtavares@ax.apc.org
Tavares M. 1999. — The cruise of the Marion Dufresne off the Brazilian coast: account of
the scientific results and list of stations. Zoosystema 21 (4) : 597-605.
KFYWORDS
Océanographie cruise,
deep-water fauna,
southwestern Atlantic,
Brazil.
ABSTRACT
From May 6 to June 2 1987 the Marion Dufresne obtained a large sériés of
deep-water samples from off the sotithenstern Brazilian coast, océanographie
cruise TAAF MD55/BraziI. The MD55 collections include several new spe-
cies and records from the southwestern Atlantic. Knowledge of the deep
water fauna from that région has been broadened as a resuit of a sériés of
reports published in the Iast ten years. An account of the scientific results
published so far is presented herein.
MOTS CLÉS
Campagne océanographique,
faune profonde,
Atlantique sud-occidental,
Brésil.
RÉSUMÉ
La campagne du Marion Dufresne au large de la côte brésilienne : compte¬
rendu des résultats scientifiques et liste des stations.
Du 6 mai au 2 juin 1987, le Marion Dufresne a réalisé une série d’échantil¬
lonnages dans les eaux profondes au large du sud-est brésilien : campagne
océanographique TAAF MD55/Rrésil. le très riche matériel zoologique
récolté, dont une grande parrie reste encore à étudier, a donné lieu à une série
de publications dans lesquelles plusieurs nouvelles espèces sont décrites et des
nombreuses nouvelles répartitions sont établies. A la suite de ces publica¬
tions, les connaissances sur la faune profonde de l'Atlantique sud-occidental
ont considérablement augmenté. Lin compte-rendu des résultats scientifiques
publiés jusqu’à l’heure actuelle est présenté.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
597
Tavares M.
INTRODUCTION
Not surprisingly, knowledge on the Brazilian
deep-sea fauna is still very fragmentary, as much
of what has been published about the deep water
fauna from that area is largely the outcomes of
only a few expéditions conducted occasionally in
the late nineteenth century. Three expéditions
were responsible for ail the deep-sea activâtes
carried oui in Brazil during the last century, they
are as follow: Hassler (1872), Challenger (1873),
and Albatross (1887). Togecher those three expé¬
ditions secuted only 30 samples from the deep-
sea bed (Tizard et al. 1885; Peinte & Patterson
1879; Townsend 1901), yet the Challenger
reports are a vacle rnecum for those interested in
the Soüthwestern Atlantic deep sea fauna.
No major expéditions were organized to study
Brazil s deep-sea imcrofauna until 1987, when
the Marion Dufresne obtained a long sériés of
samples from depths down to 5155 mettes. The
cruise TAAF MD55/Brazil 1987 was conducted
as part of a formai agrc-cment between the
Universidade Santa Ursula, Rio de Janeiro, the
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, and
the Observatoire océanologique de Banyuls,
Banyuls-sur-Mer, Laboratoire Arago. Université
de Paris VI.
A detailed description of the cruise general cha-
racteristics can be found in Guille & Ramos
(1988). Opportunity is taken herein to give an
account of the sçiemific results published so far.
Some of the références in the list of the scientiftc
publications based on the MD55 collections
were cornpiled by José Henrique Leal (Bailey-
Matthews Shell Muséum, Sanibel Island,
Florida) and Virginie Héros (Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris).
Cruise participants
Abbreviations
CFR Centre de Faibles Radioactivités, Gif-
sur-Yvette;
INCM Institut national des Sciences de la
Mer, Cherbourg;
IST Institut des Sciences de la Terre,
Dijon;
MNHN Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris;
MNRJ Museu National, R io de Janeiro;
LA Observatoire océanologique de
Banyuls-sur-Mer, Laboratoire Arago;
SME Station Marine d’Endoume, Marseille;
USP Universidade de Sao Paulo;
USU Universidade Santa Ursula, Rio de
Janeiro.
Cruise leaders
Alain Guille (echinodermata, LA) and Jeanete
Maron Ramos (polychaera, USU).
PELAGOS
Guy Jacques (phytoplankton, LA), Katia Araüjo
(phytoplankton, USLJ), Sauveur Belviso (chemis-
try, CRF), Paulo César Esteves (chemiîtry,
USU), Frederico W. Kurtz (ichthyoplankton,
USU), Michel Panouse (phytoplankron, LA),
Claude Razouls (zooplankton, LA), Maria Luisa
M. Schutze (zooplankton, USU), Silvia Maria
Susini (hytoplankton, USP), Béatrice Tardet
(hydrology, INCM)
Benthos
Elaine F. Albuquerque (Crusracea, USU), Maria
da Natividade Albuquerque (Echinodermata,
USU), Maria da Gléria Almeida (Ascidiacea,
USU), José V Andreta (Pistes. USU)
Philippe Bouchet (Molluscj, MNHN, Paris),
Nicole Boury-Esnault (porifera, SME), Bruno
David (geology, echinodermata, IST), Nicole
Gourbault (meiofauna, MNHN), Cordélia de
Oliveira Castro Guéron (mollusca, USU), Marta
A. Irving (sedimentology, USLJ), José Henrique
Leal (mollusca, MNRJ), Bernard Metiviet (mol¬
lusca, MNHN), Maria Alice de Carvalho Rcis
(polvchaeta, USU), Marco Antonio Santos
(pisces, USU), Bernard Serct (pisces, MNHN),
Maria Helena C. Silva (pisces, USU), Marcos
Tavares (crustacea, USU), Catherine Vadon
(echinodermata, MNHN).
Technical Assistance erom TAAF
Yvon Balut (leader), Jacqueline Dubois (secreta-
ry), Jérome Fourmont (eletronics), Joël, Roche
(eletronics), Jean Savary (eletronics).
598
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Tavares M.
ITINERARV AND COI.LECTING ACTIV1TY
The Marion Dufresne departed trom Rio de
Janeiro on May 6 1987. Twenty-eight days and
twenty hours were spent between départ and
return co Rio de Janeiro on June 2. During this
period, 3180 sea-miles were covered to survey 67
stations, where 108 benthic and 143 pelagic ope¬
rations were conducted between 15 and 5155
meters depth (Fig. 1).
From Rio de janeiro's harbour th c Marion
Dufresne headed south, straight to the abyssal
plain (stn 1), Alterwards the ship moved north-
ward to survey the abyssal plain and the conti¬
nental margin sourh of Vitoria (stn 2-8). The
numerous océanographie activities carried out in
different deprhs along the seamounts of the
Vitôria-Trindade chain (stn 9-38) aimed primari-
ly to study the fiiunistic transition with depth and
the effects of insularity in deep waters. Addi-
tionally, a number of samples were obtained from
the Abrolhos submarine canyons (stn 39-50). In
order to compare faunistic transitions with depth
on a isolated seamouni and along the continental
margin, two transccts were performed near Rio
Doce (stn 51-55) and Cabo Frio (Fig. 1, sen 60-
67). While heading from Rio Doce to Cabo Frio,
additional surveys were done on the continental
margin south ofVitôria (stn 56-59).
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Submitted on 11 January 1999;
accepted on 15 J une 1999.
602
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Océanographie cruise TAAF MD55/Brésil
Appendix
Stations list of the océanographie cruise TAAF MD55/BRAZIL 1987
Abbreviations
CB Blake trawl;
CP Beam trawl;
DC Charcot dredge;
Pk pelagos;
Stn station;
SY box core.
Depths are given in métrés.
Station
Date
Depth
Latitude
Longitude
Stn 1 Pk
7.V.1987
3975
25°25'3S
39°01 '9W
Stn 2 CP01
8.V.1987
2370-2380
23°04’3S
40°19’9W
Stn 2 CP02
9.V.1987
1900-1950
22°57’6S
40°20’5W
Stn 2 SY03
9.V.1987
1835-1872
22°50’9S
40°15'4W
Stn 2 Pk
8.V.1987
2400
23°05’5S
40°20’7W
Stn 3 CP04
9.V.1987
1320-1360
21°24’2S
39°56’2W
Sln 3 DS05
9 V.1987
1400-1420
21°25’5S
39°56’4W
Stn 3 SY06
9.V.1987
1460
2T28’6S
39°55’7W
Stn 3 Pk
9.V.1987
1320
21°24’2S
39°56’3W
Stn 4 CP07
10.V.1987
750-785
21°31’4S
40”06’8W
Stn 4 DS08
10.V.1987
750
21°34’6S
40°05’4W
Stn 4 SY09
10.V.1987
780
21°37’8S
40"03'0W
Stn 4 Pk
10.V.1987
800
21°28’1S
40°08’4W
Stn 5 DC10
10.V.1987
300-307
21 °34’5S
40°10’9W
Stn 5 CP11
10.V.1987
248-262
21°35'0S
40°06’2W
Stn 5 DSI 2
10.V.1987
450-457
21°35’5S
40°02'9W
Stn 5 SY13
11.V.1987
352
21°39’1S
40“05’8W
Stn 5 Pk
11.V.1987
412
21°39'5S
40°05'4W
Stn 6 SY14
11.V.1987
42
21°37’7S
40°15'5W
Stn 6 DC15
11.V.1987
37
21°37'1S
40°18'1W
Stn 6 Pk
11.V 1987
42
21°39’2S
40°16'6W
Stn 7 KU16
11.V.1987
2420
21°14’5S
39°037W
Stn 8 CPI 7
11.V.1987
3250-3270
21°08'4S
38“24’6W
Stn 8 DSI 8
12.V.1987
3340
21°14'3S
38“16’0W
Stn 8 DSI 9
12.V.1987
3400
21°16'3S
38°12'0W
Stn 8 SY20
12.V.1987
3335
21°15'9S
38°08'1W
Stn 8 SY21
13.V.1987
3225
21 “04’9S
38°13'9W
Stn 8 Pk
13.V.1987
3187
21°04’4S
38°15’6W
Stn 9 DC22
13.V.1987
52
20°32’4S
38°10’5W
Stn 10CP23
13.V.1987
52
20°43’1 S
37°50'1 W
Stn 1QDC24
13.V.1987
48-52
20“41’8S
37°49'5W
Stn 11 CP25
14.V.1987
65
20°35’8S
37°27’4W
Stn 11 Pk
14.V.1987
63
20°33'8S
37“26’1W
Stn 12 Pk
14.V.1987
3140
20°09’0S
37“00’1W
Stn 12 Pk
14.V.1987
3150
20°08’9S
37°01’2W
Stn 13DC26
14.V.1987
97
20°21’1S
36°59’4W
Stn 13 Pk
14.V.1987
97
20°20'6S
36°59’2W
Stn 14 DC27
14.V.1987
81
20°25’6S
36°42’3W
Stn 15 DC28
14.V.1987
525-600
20°26’8S
36°41’9W
Stn 15 Pk
14.V.1987
772
20°26’4S
36°41'7W
Stn 16 DC29
14.V.1987
310-350
20°26'5S
36°41 ’4W
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
603
Tavares M.
Station
Date
Depth
Latitude
Longitude
Stn 17DC30
15.V.1987
60
20°26’8S
36°17’3W
Stn 17CP31
15.V.1987
60-211
20°26’1 S
36°16’3W
Stn 17 Pk
15.V.1987
60
20°26'1S
36°16'3W
Stn 18CP32
15.V.1987
1417-1440
20°20’9S
36°19'0W
Stn 18 Pk
15.V 1987
1417
20°19'8S
36°18'1W
Stn 19 DC33
15.V.1987
865-900
20°29’5S
36°12'9W
Stn 20 DC34
15.V.1987
54
20°27’7S
35 0 54'4W
Stn 21 DC35
16.V.1987
82-15
20°42’3S
35'22'OW
Stn 22 CP36
16.V.1987
4410-4440
21°20’8S
34°52'9W
Stn 22 DS37
16.V.1987
4327-4335
21°15’3S
34“53'9W
Stn 22 SY38
16.V.1987
4120
21°09’3S
34 C 50'5W
Stn 22 SY39
17.V.1987
4200
21°11’4S
34°54’0W
Stn 22 Pk
16.V.1987
4400
21°21'0S
24°50'3W
Stn 23 DC40
17. V.1987
60
20°39’8S
34 "41 1W
Stn 23 DC41
17.V.1987
58-70
20°38’5S
34°42'9W
Stn 23 Pk
17.V.1987
60
20°40'1S
34'41'2W
Stn 24 DC42
17.V.1987
60
20°54’7S
34“01’4W
Stn 24 Pk
17.V.1987
60
20°54'3S
34 ,, 01'1 W
Stn 25 DC43
17.V.1987
63
20°50'9S
33°446W
Stn 25 Pk
17 V1987
82
20°50’7S
33”43'6W
Stn 26 CP44
18.V.1987
4500-4510
21°39’5S
31’47’6W
Stn 26 SY45
18.V.1987
4542
21°43’1S
31“44‘3W
Stn 26 DS46
18. V.1987
4540-4545
21°43’6S
31“42’9W
Stn 26 Pk
18.V 1987
4500
21°39’6S
31‘’50'7W
Stn 27 DC47
19 V.1987
94-105
20°41'6S
32 n 12’9W
Stn 28 DC48
19.V.1987
250-300
20°44’3S
32’08'OW
Stn 29 DC49
19 V.1987
944-945
20°43’7S
31 "56’7W
Stn 29 Pk
19.V.1987
900
20°43’7S
31“57'3W
Stn 30 DC50
19.V.1987
95-120
20°44’2S
31°49’9W
Stn 31 DC51
20.V.1987
48-52
20°29'2S
28"53’7W
Stn 31 Pk
20.V.1987
58
20°29'1S
28"52'8W
Stn 32 DC52
20.V.1987
64-80
20°29'2S
28"518W
Stn 32 CP53
20.V.1987
54-69
20°28’8S
28"5V8W
Stn 32 CP54
20.V.1987
120
20°28'9S
28"51'6W
Stn 32 Pk
20. V.1987
105
20°28'9S
28"51'8W
Stn 33 DC55
20. V. 1987
780-795
20°32’1S
28 l, 52'3W
Stn 33 Pk
20.V.1987
880
20°31’5S
28°55'1 W
Stn 34 CP56
21 .V.1987
4990-5092
20 o 33’8S
28°19'8W
Stn 34 DS57
21 .V.1987
5062-5100
20”32’1S
28"27'3W
Stn 34 SY58
21. V.1987
5060-5100
20”23’9S
28”27'3W
Stn 34 Pk
21. V.1987
5155
20°33’9S
28“18’9W
Stn 35 DC59
22.V.1987
52-60
20°30’4S
29°18'5W
Stn 36 DC60
22.V.1987
100
20°30’5S
29“18'5W
Stn 36 DC61
22.V.1987
63
20°29’2S
29'18’2W
Stn 37 CP62
23.V.1987
4185-4192
20"02’1S
33“27’4W
Stn 37 DS63
24.V.1987
4200
20°06’4S
33“22'1W
Stn 37 SY64
24.V.1987
4207
20°06’2S
33 C 180W
Stn 37 Pk
24 V. 1987
4207
20°07’7S
33°18'1W
Stn 38 CP65
25.V.1987
3420-3442
19°01’6S
37 C, 29'3W
Stn 38 DS66
25.V.1987
3450
19°08’8S
37°34'8W
Stn 38 SY67
25.V.1987
3450
19°13’3S
37°33'4W
Stn 38 Pk
25 V.1987
3460
19°12’7S
37°31'7W
Stn 39 CP68
26. V. 1987
1200-1500
18°55’6S
37°49'1 W
Stn 39 SY69
26. V.1987
1515
18°57’4S
37°49'1W
Stn 39 DC70
26.V.1987
1540-1550
18°59’1S
37°47'8W
Stn 39 CP71
26. V.1987
1560-1900
18°58’8S
37“47'0W
Stn 39 Pk
26.V.1987
1350
19°03’1S
37 C 46'0W
Stn 40 DC72
27. V.1987
950-1050
19°00’4S
37°48'8W
604
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Océanographie cruise TAAF MD55/Brésil
Station
Date
Depth
Latitude
Longitude
Stn 41 DC73
27.V.1987
607-620
18°59'5S
37°48'2W
Stn 41 SY74
27.V.1987
682
18°58'1S
37°48’5W
Stn 41 Pk
27.V.1987
802
18°59’6S
37“48'4W
Stn 42 DC75
27.V.1987
295
18°59'2S
37“50’1 W
Stn 42 CB76
27. V.1987
637
18°58'9S
37°49’6W
Stn 42 PK
27.V.1987
570
18°59’5S
37°49’7W
Stn 43 CB77
27.V.1987
790-940
19°40'6S
37°48’1 W
Stn 44 CB78
27.V.1987
1200
18°58’8S
37“48’4W
Stn 45 CB79
28.V.1987
1500-1575
19°01’8S
37°47'8W
Stn 45 Pk
28. V.1987
1575
19°03’0S
37°48’7W
Stn 46 CB80
28.V.1987
290-315
18°59’9S
37°49'6W
Stn 46 DC81
28.V.1987
120-135
19°00’3S
37 Û 47'5W
Stn 46 Pk
28. V.1987
367
18°56’8S
37°52’0W
Stn 47 DC82
28.V.1987
85-105
18°56’4S
37“52’1W
Stn 48 DC83
28.V.1987
60
18“49’5S
37°57'3W
Stn 48 CP84
28.V.1987
60
18°49’4S
37°58’1 W
Stn 48 Pk
28. V.1987
61
18°49’3S
37°57’3W
Stn 49 KU85
28. V.1987
1245
18°52’5S
37'50'3W
Stn 50 K U 86
29. V.1987
2400
18°49’8S
37 t '46’3W
Stn 51 DC87
29. V.1987
15
19 D 34’9S
39"42’1 W
Stn 51 CP88
29.V.1987
20
19“35’3S
39°40'3W
Stn 51 Pk
29.V.1987
18
19“35’2S
39°41’2W
Stn 52 CP89
29.V.1987
34
19“34’8S
39°32'4W
Stn 52 CB90
29. V.1987
34
19°33’8S
39°34’3W
Stn 52 SY91
29.V.1987
38
19°32’3S
39“33'3W
Stn 52 Pk
29.V.1987
40
19"34’8S
39°32’4W
Stn 53 CB92
29.V.1987
340-360
19°34’2S
38°55'0W
Stn 54 CB93
30.V.1987
640
19°36’0S
38°53’3W
Stn 54 Pk
30. V.1987
712
19°36’5S
38°53'2W
Stn 55 CB94
30.V.1987
900
19°406S
38°43’8W
Stn 55 CB95
30.V.1987
960
19°38’4S
38°43'4W
Stn 56 CB96
31 .V.1987
295-300
21°31'8S
40°08'7W
Stn 56 Pk
31 .V.1987
295
21°34’1S
40°10'9W
Stn 57 CB97
31.V.1987
600
21°33’9S
40°08'4W
Stn 58 CB98
31 V.1987
900
21°35’1S
40°31'0W
Stn 58 Pk
31 .V. 1987
895
21 °35’2S
40'04'5W
Stn 59 CB99
31 .V.1987
1190-1205
21°36’2S
39°58’1 W
Stn 60 CB 100
01 .VI.1987
33-45
22°59’5S
42°05’3W
Stn 60 CB 101
01.VI.1987
50
22°58’4S
42°06'3W
Stn 60 Pk
01.VI.1987
37
22°59’1S
42“06'4W
Stn 61 CB102
01.VI.1987
100
23°07’4S
42°04’0W
Stn 61 Pk
01.VI.1987
100
23°00’1S
42 C 03'9W
Stn 62 CB 103
01 .VI. 1987
200-217
23°36’4S
42“01 ’7W
Stn 62 Pk
01.VI.1987
202
23°37’6S
42°01'5W
Stn 63 CB 104
01. VI. 1987
430-450
23°41’6S
42 ,Î 06'5W
Stn 64 CB 105
02.VI.1987
610
23°46’7S
42°10’1W
Stn 64 Pk
02.VI.1987
590
23°46'9S
42°09'7W
Stn 65 CB 106
02.VI.1987
830
23°54’2S
42°10’5W
Stn 65 Pk
02.VI.1987
800
23°53’8S
42°12'2W
Stn 66 CB 107
02.VI.1987
1020
23°00’3S
42"14'4W
Stn 67 CB 108
02.VI.1987
1555
24°12’4S
42°15'8W
Stn 67 Pk
02.VI.1987
1550
24°12'6S
42°15'9W
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
605
The Cirripedia (Crustacea) collected by the RV
Marion Dufresne along the Vitôria-Trindade
seamounts (Brazil)
Paulo S. YOUNG
Museu Nacional/UFRJ, Rio de Janeiro 20940-040 (Brazil)
psyoung@acd.ufrj.br
Young P. S. 1999. — The Cirripedia (Crustacea) collected by the RV Marion Dufresne
along the Vitôria-Trindade seamounts (Brazil). Zoosystema 21 (4) : 607-624.
KEYWORDS
Cirripedia,
Thoracica,
new species,
Brazil,
southwestern Atlantic Océan.
ABSTRACT
The cirripeds sampled by the Marion Dufresne in 1987 from the Vitôria-
Trindade seamounts (20°S, Brazil) and from depths dosvn to 3442 meters
include thirteen species: nine lepadomorphs, tvvo verrucomorphs, and two
balanomorphs, Among these are two new species: Scillaelepas rhabdota n, sp.
and Scillaelepas brasiliensrs n. sp. S. rhabdota n. sp. has the capitulât plates
with strong, radial srriae, the cergum has a straight apex and the rostnim is
evenly curving. Scillaelepas brasiliensis n. sp. has the capitul.tr plates with fine,
radial striae and with a médial ridge, the tergum has the scutal surface smallcr
than carinal. Six spccies are new records from the sourhwestern Atlantic:
Poecildsma aurantia Darwin, 1852, Glyptelasma carinatum (Hoek, 1883),
Neoscalpellunt debile (Aurivillius, 1898), Trianguloscalpellum regium (Wyville
Thomson, 1873), Amigdoscalpellum aurivilli (Pilsbry, 1907), and
Meiaverruca recta (Aurivillius, 1898).
MOTS CLÉS
Cirripedia,
Thoracica,
nouvelles espèces,
Brésil,
Atlantique sud-occidental.
RÉSUMÉ
Les cirripides (Crustacea) récoltés par le Marion Dufresne au long des monts
sous-marins de la chaîne Vitària- Trindade (Brésil).
Treize espèces de cirripëdes, dont neuf lépadomorphes, deux verruco-morphes
et deux balanomorphes, ont été récoltées au large de la côte sud-est brésilienne
lors d’une campagne du Marion Dufresne, en 1987, consacrée à la faune pro¬
fonde et à celle des monts sous-marins de la chaîne Vituria- l rindade (20 a S).
Deux espèces nouvelles sont décrites : Scillaelepas rhabdota n. sp, et Scillaelepas
brasiliensis n. sp. 5. rhabdota n. sp. se distingue par les fortes crêtes radiales des
plaques capitulaires, par l’apex du tergum droit et le rostre incurvé. Chez
Scillaelepas brasiliensis n. sp., les plaques capitulaires sont pourvues de srries
radiales fines et d’une crête médiane, la surface scutale du tergum est plus pen¬
te que sa surface cannait. Six espèces sont recensées pour la première fois dans
l’Atlantique sud-occidental : PoeciLtstna aurantia Darwin, 1852, Glyptelasma
carinatum (Hoek, 1883), Neoscalpcilum debile (Aurivillius, 1898),
Trianguloscalpellum regium (Wyville Thomson, 1873), Amigdoscalpellum atiri-
villi (Pilsbry, 1907) et Meiaverruca recta (Aurivillius, 1898).
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
607
Young P. S.
INTRODUCTION
The RV Marion Dufresne dredged along the
Vitôria-Trindade seamounts (20°S) Brazil, from
shallow waters down to 5155 m (Guille &
Ramos 1988). Although the Brazilian continen¬
tal shell cirripeds are rclativcly well known (see
references in Young 1998a: 263; lavares 1999),
there is only scattcred information on the deep-
sea species (Ttble 1 ).
The présent study descri bes the cirriped species
collected along the Vitdria-Trindade seamounts
from depths berween 33 and 3442 m The distri¬
bution of the species along the Brazilian coast is
discussed.
The spécimens, srudied are deposited in the
Museu Nacional, Rio de Janeiro (MNRJ),
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
(MNHN) and Universidade Santa Ürsula
(USU).
Abbreviations
tl total length;
rc rostro-carinal diameter.
SPECIMENS AND STATION DATA FOR
THE MA I PRIAI EXAMINED IS AS FOLLOWS
For a map showing location of the océanographie
stations conducted hy the Marion Dufresne in
Southcastcrn Braz.il, sec Tavares (1999).
Stn 02 CPI, 23°04’S, 40°20’W, 2370-2380 m,
Metaverruca recta ■(Aurivillius, 1898), Coronula
dinde ma (Linnaeus, 1767); stn 04 CP07,
21°31,4’S, 40°06,8’W, 750-785 m, Cnstato-
ivrruca flavidula (Pilsbrv, 1916); stn 05 CPU,
21 °35.1 7’S, 40°05 06 ? W, 248 m, Pnecilasma
inaequilatérale Pilshry, 190.7; stn 29 DC49,
20°43'S, 31 “56'W, 944-945 m, Scillaelepas rhab-
dota n, sp., Scillaelepas brasiliensis n, sp.,
Balanomorpha unidentified species; stn 38
CP63, 19°0l’S, 37°29’W, 3442-3420 m.
Table 1. —Cirripeds known (rom Brazil from depths below 100 m.
Ant, Antarctic; At, Atlantic Océan; Co, cosmopolitan; In, Indian Océan; Pa, Pacific Océan; SWA, southwestern Atlantic; WA, western
Atlantic; WP, western Pacific; (') this report.
Species
South Atlantic
distribution
Géographie
distribution
Author
Heteralepas cornuta Darwin
31 °S
Co
Young 1995
H. lankesteri (Gruvel)
8°S
WA
Nilsson-Cantell 1927
Poecilasma inaequilateraie Pilsbry
18°S to 32°S
WA
Young 1990; *
P. aurantia Darwin
21 °S to 23°S
At
Young 1995 (as P. kaempieri
Darwin); *
Glyptelasma carinatum (Hoek)
23“S
At, WP
*
Scillaelepas rhabdota n, sp.
20°S
SWA
*■
S. brasiliensis n. sp.
20 "S
SWA
*
Hamatoscalpelium rathbunae
(Pilsbry, 1907)
23°S to 46°S
SWA
Young 1995
Litoscalpellum henriquecostai (Weber) 23“S to 31 °S
SWA
Weber 1960; Young 1992, 1995
L regina (Pilsbry)
8°S, 35°S
WA
Caïman 1918; Young 1992
Neoscalpellum débité (Aurivillius)
19°S
At
*
Arcoscalpellum portoricanum (Pilsbry)
31 °S
WA
Young 1992
A. triangulare (Hoek)
33°S to 38"S
SWA, Ant
Young 1992, 1995
Weltnerium aduncum (Aurivillius)
12°S to 23°S (inferred
from host distribution)
SWA
Weltner 1898; Young 1995
Verum idioplax (Pilsbry)
23°S to 27°S
WA
Young1995
Diceroscaipellum boubalocerus
(Young)
22°S to 38°S
SWA
Young 1992, 1995
Trianguloscstlpellum regium
(Wyville Thomson)
19-S
At, ?Pa, ?ln
Amigdoscalpellum aurivilli (Pilsbry)
18"S to 19°S
WA
*
Altiverruca gibbosa (Hoek)
24“S
Co
Young 1995
Costatoverruca caribbea (Pilsbry)
30°S to 33°S
WA
Young 1993, 1995
C. flavidula (Pilsbry)
8°S to 23°S
WA
Nilsson-Cantell 1927; *
Roslratoverruca nexa Darwin
23°S to 33°S
WA
Young 1993, 1995
Metaverruca recta (Aurivillius)
23°S
Co
’
608
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Cirripedia from Vitoria-Trindade seamounts (Brazil)
Neoscalpellum debile (Aurivillius, 1898),
Trianguloscdlpellum regium (Wyville Thomson,
1873), C diadema ; stn 39 CP68, 18°55’S,
37°49’W, 1200-1500 m, C. diadema ; stn 39
DC70, 18°59.rS, 37°47.S'VC'; 1540-1550 m,
C. diadema ; stn 40 DC72, 19°00’S, 37°49’W,
950-1050 m, C. diadema ; stn 42 DC75,
18°59’S, 37“50"W, 295 m, C. diadema ; stn 42
CB76, 18 U 58'S, 37°49 3 W, 600-637 m, P. inae¬
quilaterale , Amigdoscalfellurn aurivilli (Pilsbry,
1907), C. diadema ; stn 43 CB77, 19°00'S,
37°47’W, 900-790 m, A. aurivilli ; stn 45 CB79,
19°0TS, 37“47’W, 1580-1575 m, C. diadema ;
stn 56 CB96. 2r3l’S, 40°08’W, 300-295 m,
P. inaecju i/aeeru le, C. fhmdu/a, Palan us vcnustus
Darwin, 1854; stn 60 CBI00, 22 = 59 S,
42°06’W, 33-45 ni, Dicemcalpellutn boubalocerus
n. comb. (Young, 1992); stn 60 CB100,
22°59’S, 42°06’W, 33-45 m, B. vcnustus ; stn 60
CB 101, 22°58’S, 42°06’W, 50 m, B. vcnustus ;
stn 61 CB 102, 23°07'S, 23°07’W, 100 m,
B. venustus-, stn 64 CPI05. 23“46’S, 42°09’\V,
592-610 m, Poecilasma aurantia Darwin, 1854;
stn 65 CB 106, 23°54’S, 42°10'W, 830 m,
Glyptelasma carinatum (Hoek, 1883), C. flavidula.
Order PEDUNCULATA Lamarck, 1818
Suborder LEPADOMORPHA Pilsbry, 1916
Family POECILASMAT1DAE Annandalc, 1909
Genus Poecilasma Darwin, 1852
Poecilasma inaequilaterale Pilsbry, 1907
(Fig. 1 A, B)
Poecilasma inaequilatérale Pilsbry, 1907: 85, pl. 6,
figs 6-8; 11-12. — Henry 1954: 444. - Zullo 1968:
214. - Weiîbord 1979: 40, pl. 4, figs 1-3. - Young
1990: 650, fig. 5a-c; 1995:239.
Trilasmis ( Poecilasma ) kaempferi inaequilaterale. -
Pilsbry 1953: 13. pl. 1 fig. 1.
Trilasmis kaempferi inaequilaterale - Spivey 1981:
170.
Material examined. — TAAF MD55/Brazil 1987.
Marion Dufresne, stn A CPll. 2l i 3517"S.
40°05'06"W. 248 m, 9.V.1987, 1 spécimen tl 12 mm
(MNHN-Cr28l8). — Stn 42 CB76, 18 D 58'S,
37°49'W, 600-637 rn, 27.V.1987, 2 specimens tl 4
and 13 mm (USU 1322). — Stn 56 CB96, 21°3rS,
40°08‘W, 300-295 m, 31 .V. 1987, over 200 speci¬
mens on Libinia sp. tl up to 16 mm (MNRJ 11397,
USU 1323, MNHN-G2805).
Remarks
The species of Poecilasma are difficult to identify
because most of them do not bave obvious dia¬
gnostic characters (Young 1999: 6).
The specimens of P. inaequilaterale hâve the
height/width ratio ol the capitulum less titan
tbat ot P. aurantia (Fig. 1 A). The scuta are asym¬
metrical (Fig, IB) and their surfaces are regularly
convex. Thcre is only one straight apico-basal
l idge, separating a narrow occludcnt région and a
large convex région, dorsal to the apico-basal
ridge (Fig, 1 A),
P inaequilaterale was described from the north-
wesrern Atlantic (Pilsbry 1907: 85) and recorded
from the Brazilian coasc (Young 1990; 650,
1995; 230).
Poecilasma aurantia Darwin, 1852
(Fig. IC, D)
Poecilasma aurantia Darwin, 1852: 105, pl. 2, fig. 2. —
Young 1998b: 33 [wirh synonymy].
Material examined. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne, stn 64 CP105, 23°46’S, 42°09‘W,
592-610 m, 2.VI.1987. 44 specimens tl up to 17 mm
(MNRJ 11379), (USU 1324), (MNHN-Ci2806).
Remarks
The présent specimens hâve an almost symmetri-
cal scutum (Fig. 1D). The apico-basal ridge
forms a narrow occludent région. Another ridge
extend from the umbo to the junetion of the ter-
gum and carina and séparâtes the dorsal région
of the plate into a flattened area between both
ridges and another convex area near the carinal
rnargin (Fig. IC).
Mine specimens are similar to rhose ohsetved
from the Eastern Arlantic (Young 1999: 51.
Some authors (Barnard 1924: 51) consider
P. aurantia synonymous with P. kaempferi
Darwin, 1852 or even a variety of this (Gruvel
1902a: 31, 1905: 115: Zevina 1982: 98), whicb
was dcscribcd front Japan (Darwin 1852: 105). I
reject both synonymies and retain for thèse speci¬
mens the nantc proposcd for the Atlantic species.
This is the llrst record of P. aurantia from the
Western Atlantic. Several previous records of
P. kaempferi from the Atlantic may actually refer
to P. aurantia.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
609
Cirripedia from Vitoria-Trindade seamounts (Brazil)
Genus Glyptelasma Pilsbry, 1907
Glyptelasma carinatum (Hoek, 1883)
(Fig. 2A-D)
Poecilasma carinatum Hoek, 1883: 44, pl. i, figs 8-10,
pl. 2, fie. I. pl. 7, figs 7-8. - Weltner 1895: 289;
1897: 243. - Gruvel 1902b: 157, pl. 17, figs 9-16;
1905: 115, fig. 130. - Hoek 1907: 4, pl. 1. fig. 1;
1908: 111; 1914: 4. - Gruvel 1920: 37.
Megalasma ( Glyptelasma) carinatum - Filsbry 1907:
93, - Caïman 1918: 401, figs 1-3; 1919: 370. -
Barnard 1924: 54. - Zevina 1982: 92, fig. 82 [not
Megalasma carinatum. - Foster 1978: 26, fig. 12 =
Glyptelasma hamatum (Caïman, 1919)].
Poecilasma (Glyptelasma) carinatum - Nilsson-Cantell
1921:258.
Glyptelasma carinatum — Broch 1931: 32, fig. 11.
Material examiner. — TAAF MD55/Brazil 1987,
stn 65 CB 106, 23°54’S, 42°10’W, 830 m, 2.V1.1987,
3 spécimens tl from 2.7 to 11.2 mm (MNRJ 11402).
Remarks
The présent specimens (Fig. 2A-D) hâve the
basal margin of the carina continuons with the
basal margin of the scutum, which uniformly
curves tovvard the occludent margin. The carina
is conspicuously wider in the lower ihird and has
an internai band for attachment of the peduncle.
Glyptelasma carinatum (Hoek) is similar to
G. hamatum (Caïman), and both species are
widely disrributed. Glyptelasma carinatum has
several fîkmemary appendages on the prosoma
whereas G. hamatum has only one pair. The spe¬
cimens identified by Fostc-r (1978. 26) as
Megalasma carinatum , had only a pair of filamen-
tary appendages and therçfote, thev likely repre-
sent G. hamatum (Caïman).
Most records of this species are from the Atlantic
Océan: Culebra Island (West Indies), Cuba,
Azores, Cape Verde Islands, Ascension Island
(Hoek 1883: 44: 1914: 4; Gruvel 1902b: 157;
1920: 37; Caïman 1919: 370). and from South
Africa (Barnard 1924: 54). Althongh, G. carina¬
tum was cited from the Malay Archipelago and
Japan (Nilsson-Cantell 1921. 258; Broch 1931:
32), neither Nilsson-Cantell nor Broch described
the internai soft parts, and thus their identifica¬
tions are questionable.
Suborder SCALPELLOMORPHA Newman,
1987
Family Calan I ICIDAE Zevina, 1987
Genus Scilladepas Seguenza, 1872
TYPE SPECIES. — Scillaelepas carinata (Philippi, 1835)
[by original désignation].
Remarks
The genus ScilLielepas s.J. was recently divided
into three généra: Scillaelepas s.s., Aurivillialepas,
and Gruvelialepas (Newman 1980: 381). The
différences are that Scillaelepas s.s. lacks a sub-
rostrum, Aurivillialepas has one sub-rostrum, and
Gruvelialepas has two subrostra. The présence or
absence of a subrostrum results in a distinct form
to the rostrum: Scillaelepas s.s. has a rostrum with
a conspicuous médian ridge, and Aurivillialepas
and Gruvelialepas hâve a rostrum with a médian
groove for the subrostrum
Thirty-rwo fossil species of Scillaelepas s.l. hâve
been described, none of which hâve subrostra. Ail
of the species were based on disarticulated shells.
Generic assignment of those with a preserved ros¬
trum may he inferred by the présente of a médian
ridge ( Scillaelepas s.s.) or the médian grooves
(Aurivillialepas or Gruvelialepas) Because twenty
of these species were described based on plates
other chan the rostrum, generic assignmenr badly
deserves further investigations. They are as fol¬
io ws: S. nilssont (Sreenstrup. 1839), 5. valida
(Steensrrup, 1839). S. gracilis (Roemer, 1841),
S. zetdlen (Reuss, 1864), S. obsoleta (Geinitz,
1875), S. ginghiensis (Etheridge, 1913), S. smderi
(Weltner, 1922), 5. bclgiea (Withers, 1935),
S. bosquet! (Withers, 1935), S, hrydonei (Withers,
1935), S. ifoensis (Withers, 1935), 5, lanceolata
(Withers, 1935), 5. turonica (Withers, 1935),
S. australensis (Withers, 1953), 5. eocenica
(Withers, 1953), 5. blancbensis (Buckeridge,
1983), 5. cardabia (Buckeridge, 1983), S. kendric-
ki (Buckeridge, 1983), S. waitemata (Buckeridge,
1983), 5. pittensis (Buckeridge, 1984) (Weltner
1922; Withers 1935, 1953; Buckeridge 1983).
Two species (S. ornata Seguenza, 1876 and
5. cazioti Joleuud N Joleaud, 1913) (Seguenza
1876; Withers 1953) hâve a grooved rostrum,
which suggests that they be assigned to
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
611
Cirripedia from Vitoria-Trindade seamounts (Brazil)
Aurivillialepas or Gruvelialepas. Two species
(5. conica (Reuss, 1844) and S. darwiniana
(Bosquet, 1854) (Withers 1935) hâve a rostrum
with a very distîncr height/width ratio, which is
much Iarger chan any other known species.
Despite the fact thar they hâve a slight médian
ridge, these likely represenr other généra, rather
than Scillaelepas s.l. The rostrum of S. arguta
(Withers, 1924) and S, oiuilis (Withers, 1928) are
uniformly convcx and laclc ridges or grooves
(Withers i 928, 1953; Buckeridge 1983). Thereby
making generjc identification uncertain.
Scillaelepas sainica (Withers, 1935) has an eroded
rostrum, but it appears to hâve a médian ridge
(Withers 1935). The rentaining five species
S. carinata (Philippi, 1835), S. dorsata (Steenstrup,
1839), S. paronac Alessandri, 1906, V. angulata
(Withers, 1935), S. caelata (Withers, 1935)
(Seguenza 1876; Alessandri 1906; Withers 1935,
1953) hâve a conspicuous médian ridge, which
suggests rhat they are related to the extant species
of Scillaelepas s.s.
Therefore, herein I consider the following species
to belong to the genus Scillaelepas s.s.. S. carinata
(Philippi, 1835), S. dorsata (Steenstrup, 1839),
S. gemma (Aurivillius, 1892), S- grimaldi
(Aurivillius, 1898), S. parunae Alessandri, 1906,
S. superba (Pilsbry, 1907), S. angulata (Withers,
1935), S. caelata (Withers, 1935), S. fasteri
Newman, 1980, and 5. uschakovi Zevina, 1988.
Two conspicuous characiers can be used to dis-
tinguish these species; the striation pattern of the
plates, especially that on the scutum, and the
structure ol the médial ridges. Most Scillaelepas
hâve striae on the scutum, but they vary from
slight to strongly striated torms. Most species
also hâve the médial ridge, but in s’orne species ir
is developed as a keel and in others as a flatrened
élévation. This last type ol médial ridge may has
fine striae on it.
The following new species are described based on
isolated plates found in sédiments dredged Iront
944-945 m. The plates are darkened but the fea-
tures are well preserved.
Scillaelepas rhabdota n. sp.
(Fig. 3A-H)
Material examined. —TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne , stn 29 DC49, 20 D 43'S, 31°56’W,
944-945 m, 19.V.1987, holorype: 1 right scutum
(VfNRJ 11381), pararypes: 1 rigltt and 1 left scuta,
1 left tergutn (MNHN-G2807), l left scutum, 2 left
terga, l rostrum (MNRJ 11382).
F.TYMOI.OGY. — From the Greek rbabdotos (striped),
referring to the strong radial striae on the plates.
DlAGNOSlS. — Plates with strong, radial striae.
Tergum with straight apex. Rostrum cvenly curving.
Description
Scutum (Fig. 3A-D) with flattened médial ridge,
broadly widening basally; numerous, fine growth
lines, intercalated by spaced, strong growth Unes,
and radial striae. Apex curved toward tergum.
Occludent margin concave, tergal ntargin
convex, basal margins forming obtuse angle tip
of médian ridge. Internally, with large, deep,
round pit for adductor muscle.
Tergum (Fig. 3E-G) with médian ridge and
growth lines as in scutum, and numerous,
conspicuous, radial striae ncar médial ridge. The
surfaces separated by médial ridge of equal area.
Apex straight. Ail margins straight, but basi-sctital
margin is slightly convex. Basi-carinal ntargin
longest, other margins alniosi equal in lengch.
Rostrum (Fig. 3H) evenly curving, wide at hase,
with numerous, strong growth lines; onc strong,
striated, médial ridge, widening broadly basally;
fine, radial striae near the latéral margins.
Ri marks
The rostrum lacks a médian groove, which sug-
gesrs the absence of a subrostrum. Therclore, I
include this species in the genus Scillaelepas s.s.
{sensu Newman 1980; 381). The strong, striated
pattern of the plates are only known in extant
S. gemma (Aurivillius, 1892) and 5. fosteri
(Newman, 1980), The fossil species hâve plates
that are finely striated or smooth.
5. gemma was recordcd front the North Sea, East
of Greenland, from 1800 rn (Aurivillius 1894:
41). I could not observe any différence in the
scutum and rostrum between this species and
S. rhabdota n. sp,, but the tergum is distinct. The
tergum of 5. gemma does not hâve any longitudi¬
nal striae, and it has a conspicuous curvcd apex,
resulting in a convex occludent margin and
concave carinal margin (Aurivillius 1894: 41).
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
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Fig. 3. — Scillaelepas rhabdota n. sp.; holotype: A, outer view of scutum; B. inner view of scutum (MNRJ 11381); Paratypes: C, D,
outer views of scuta; E, F, G, outer views of terga; H, outer view of rostrum; c, e, g, h (MNRJ 11382); d, f (MNHN-Ci2807). Scalé
bars: 3 mm.
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ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Cirripedia from Vitôria-Trindade seamounts (Brazil)
S. fosteri was dcscribed from near Campbell,
Bounty, and Antipodes Is., New Zealand, bct-
ween 722 and 1075 m (Foster 1978: 47 as
Calantica gemma', Newman 1980: 383). The
plates hâve faint growth fines, and the rostrum is
strongly curved (Foster 1978: 47; Newman
1980: 383),
S. gemma, S. fosteri , and S. rhabdota n. sp. are
large species with a length of 37 mm, 24-43 mm,
and 28-35 mm, respectively (based on the length
of the scuta).
Scillaelepas brasiliensis n. sp.
(Fig. 4A-G)
Materjal EXAMINER. — TAAF MD55/Brazil 1987,
stn 29 DC49, 20°43’S, 3l°56’W, 944-945 m,
19.V.1987, holotype: I right scutum (MNRJ 11383),
paratypes: 2 right and 1 left scuta (MNHN-Q2808),
1 leftterguni, 1 rostrum, 1 «tritia (MNRJ 11384).
DlAGNOSlS. — Plates with fine, radial srriae and with
médial ridge. Tergum with scutal surface smaller than
carinal.
Description
Scutum (Fig. 4A-D) with médial ridge; nume-
rous, fine, growth litres, intercalated by spaced,
wider ones, and fine, radial stxiae. Apex curved
toward tergum. Occludent margin concave, ter¬
gal margin convex, basal margin nearly straight.
Internally, with large, deep, round pit for adduc-
tor muscle.
Tergum (Fig. 4E) with médial ridge and growth
Iines as in scutum, without radial striae. Scutal
surface smaller than carinal. Apex straight. Ail
margins straight. Occludent margin smallest,
other margins of almost equal length.
Rostrum (Fig. 4F) strongly convex, curving
continuously; widc at base, with numerous, fine
growth Iines and strong, striated médial ridge.
Carina (Fig. 4G) curving continuously, with
numerous, fine, conspicuous growth Iines; with
one strong médial ridge and strong bordering
ridges; wide at base. Basal margin an open V-
shape.
Remarks
The species with finely striated plates are the
extant S. grimaldi and S. superba , and the fossil
species S, carinata. S, dorsata, and S. angulata.
S. grimaldi was rccorded from the Azores bet-
ween 845 and 1250 m (Gruvel 1920: 15). The
carina is slightly curved; the rostrum has three
ridges, and it is slightly convex, but strongly cur¬
ved at tltc apex; the tergum has fine radial striae
(Gruvel 1920: 15).
S. superba was dredged off North Carolina bet-
ween 644 and 804 m (Pilsbry 1907: 11). The
scutum has fine and well-developed radial striae;
the tergum is equally divided by the médial
ridge, and its apex is slightly curved; the carina
has striae and does not hâve bordering ribs
(Pilsbry 1907: 11; Newman 1980: 381 )
S. angul-ata from the Upper Senonian (Creta-
ceous) of Sweden, has plates in different propor¬
tions than S, brasiliensis n. sp file scutum is as
high as wide; the length of the rostrum is twice
its width; the width of the carina is one half its
length. The scutum also has a very broad médial
ridge and no bordering ribs (Withers 1935:
129).
S. dorsata from the Upper Danian (Paleocene) of
Dcnmark, has broad médial ribs on the rostrum
and tergum. The scutum and carina do not hâve
any conspicuous médial ridge (Withers 1935:
100 ).
6'. carinata from the Plio-Pleistocene of ltaly, is
similar to S. brasiliensis n. sp. There are similati-
ties in the scutum and rostrum, but the carina of
.5'. carinata has a thinner médial ridge and lacks a
bordering ridge. The tergum is proportionally
more slender, and its length almost three rimes
its width (Withers 1935: 157).
Family SCAI.PELI.1DAE Pilsbry, 1907
Subfamily MeROSCALPKI.I INAK Zevina, 1978
Genus Neoscalpellum Newman & Ross, 1971
Neoscalpellnm debile (Aurivillius, 1898)
(Fig. 5A)
Scalpellum debile Aurivillius, 1898: 189. — Young
1998b: 36; 1999: 13, figs 10, 11 [with synonymv].
Materiai. F.XAMINED. — TAAF MD55/Brazil 1987,
stn 38 CP63, 19°01 , S, 37°29’W, 3442-3420 m,
25.V.1987, 1 specimen d 46 mm (MNRJ 11386).
Remarks
The sole full grown specimen (Fig. 5A) has the
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
615
Cirripedia from Vitôria-Trindade seamounts (Brazil)
capitular plates greatly reduced, similar to the
plates of the spécimens studied by Pilsbry (1907:
70, as S. dichelùplax) , Gruvel (1920: 31), and
Young (1999: 13).
Neoscalpellum débité has been recorded several
times from the North Atlantic (Aurivillius 1898:
189; Gruvel 1920: 31; Newman & Ross 1971:
49; Zevina 1981: 159; Young 1998b: 36; 1999:
13) and only twice Iront the South Atlantic; ofF
Tristan da Cunha and Angola (Foster &C
Buckeridge 1995: 173, as Meroscdlpellum bifur-
catum (Zevina)). This is the first record of this
species from the southwestern Atlantic.
Subfamily Arcoscalpellinae Zevina, 1978
Genus Diceroscalpellum Zevina, 1978
Diceroscalpellum boubalocerus (Young, 1992),
n. comb.
Arcoscalpellum boubalocerus Young, 1992: 46, figs 5-
7. - Young 1995; 243.
Material examiner. — TAAF MD55/Brazil 1987,
stn 60 CB 100, 22°59’S, 42°06’W, 33-45 m,
1.VI.1987, 1 specirnen tl 25 mm USU (1325), 1 spé¬
cimen tl 25 mm (MNHN-C12809).
Remarks
The large specimens hâve their carino-latera pro-
jecting vvell beyond the cannai margin. This cha-
racteristic places this species in the genus
Diceroscalpellum instead of Arcoscalpellum.
Genus Trianguloscalpellum Zevina, 1978
Trianguloscalpellum regium
(Wyville Thomson, 1873)
(Fig. 5B, G)
Scalpellum regium Wyville Thomson, 1873: 347
[parti.
Trianguloscalpellum regium — Young 1999: 28, fig. 20,
22 [wirh synonymy].
MaTERial examiner. — TAAF MD55/Brazil 1987,
stn 38 CP63, 19°0rS, 37°29’W, 3442-3420 m,
25.V.1987, 2 specimens tl 61 (MNRJ 1 1387), tl
27 mm (MNHN-G2810).
Remarks
The canna has a roof Hat with narrovv latéral
ribs, and its basal margin projects downward bet-
ween the carino-latera, near the peduncle
(Fig. 5C). Full-grown specimens hâve the typical
carino-lateral which is significantly wider than
high, but in smaller specimens it as high as wide
(Fig. 5B). Furthermore, in the large specirnen the
tergum has two apico-basal ridges, as noted pre-
viously in lull-gtown specimens (Young 1998c:
111 ).
Genus Amigdoscalpellum Zevina, 1978
Amigdoscalpelltim aurivilli (Pilsbry, 1907)
(Fig. 6A-D)
Scalpellum aurivilli Pilsbry, 1907: 64, fig. 26a-b, pl. 4,
figs 9, 13, pl. 5, fig. 15. — Fowler 1912: 500. - Broch
1953: 7. - Zullo 1968:211
Scalpellum svedanae Zevina, 1975. 241,fig. 3.
Arcoscalpellum aurivilli - Weisbord 1977: 267, pl. 27,
fig. la, b.
Amigdoscalpellum aurivilli — Zevina 1978: 1349;
198 f: 285,11g. 216,1.
Amigdoscalpellum svetlanae — Zevina 1978: 1349;
1981: 279, fig. 211.
Material examiner. — TAAF MD55/Br.izil 1987,
stn 38 CP63, 19°0rS, 37°29’W, 3442-3420 m,
25.V. 1987, 1 specirnen tl 18 mm (MNRJ 11394). —
Stn 43 CB77, 19°00'S. 37°47’W, 900-790 m,
27.V.1987, 1 specirnen tl 14 mm (MNHN-G281 I).
Remarks
Pilsbry (1907: 65) emphasized the position of
the irtframedian latus, which is not inserted bet-
ween tlie carinal latera and rostral latus, but lies
over the suture between thèse two plates. He
depictcd (fig. 26A) a situation where the inlra-
median is displaccd and overlies the rostral latus.
Zevina (1975: 241) described specimens with the
inlramedian latus displaced and overlying the
carinal latus and used this to characterize lier
new species A. svetlanae. The displacement of
this plate (rom one to another side is of little
significance. Any change in the relative growth
rate may account for the relative position of the
inlramedian latera.
The sole distinction between A. aurivilli and
A. svetlanae is the rostrum. Pilsbry (1907: 65)
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
617
Young P. S.
Fig. 5. — A, Neoscalpellum débité (Aurivillius, 1898), latéral view (MNRJ 11386); B, Trianguloscalpellum regium (Wyville Thomson,
1873), latéral view; C, detail of carinal view (MNRJ 11387). Scale bars: 10 mm.
618
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Young P. S.
did not describe a rostrum whereas Zevina
(1975: 241) observed a Mnall one benveen the
carinal latera (Fig. 6C). The specimens I hâve
seen hâve an elongated rostrum hidden benearh
the carinal latera. The capitular heights given by
Pilsbry (1907: 65) and Zevina (1975: 241) and
the specimen herein illustrated are respectively
24, 9, and 12 mm. Différences in rostrum deve¬
lopment are likely due ro the different stages ot
development.
The smaller specimen has the basal ntargin of the
rostral lateta relativcly broader than the short
basal matgin described by Pilsbry (1907: 65),
with the bordering ribs ot the carina low, and no
ribs on the carinal latera (Fig. 6B). It was incuba-
ting approximately 20 large eggs. The larger spe¬
cimen agréés with the description of Pilsbry
(1907: 64), but has a costale surface also on the
rostral latera, besides that on the carinal latera
(Fig. 6A), The inframedian lattis of this specimen
is not as redueed as the smaller onc, reaching the
upper margins of the adjoining latéral plates.
The réduction in heighr of the inframedian latus
is commonly observed during development in
other species ot Amigdoscdlpellum (e.g., A. rigi-
dum Aurivillius in Young 1999: 25).
Order SESSILLA Lamarck, 1818
Suborder VERRUCOMORPHA Pilsbry, 1916
Family VERRUCIDAE Darwin, 1854
Genus Metaverruca Pilsbry, 1916
Metaverruca recta (Aurivillius, 1898)
(Fig. 7A)
Verruca recta Aurivillius. 1898: 195.
Metaverruca recta — Buckeridge 1994: 116, fig. 13a-f
[with synonymy], — Young 1998b: 52 [with synony-
my].
MateriaI EXAMINEE). —T AA F MD55/Brazil 1987,
stn 02 CPI, 23 D 04 , S, 40 o 2Q’W, 2370-2380 m,
8.V.1987, 1 specimen rc 4.4 mm (MNRJ 11393).
Remarks
The specimen was attached to a mud concrétion,
an odd, unstable substrate. The tergum has the
beginnings of an additional ridge, near the axial
one (Fig. 7A), which is not common in this species.
Fig. 7. — A. Metaverruca recta (Aurivillius, 1898), top view
(MNRJ 11393): B, Costatoverruca ftaviduta (Pilsbry, 1916), top
view (MNRJ 11380). Scale bars: 1 mm.
Genus Costatoverruca Young, 1998
Costatoverruca flavidula (Pilsbry, 1916)
(Fig. 7B)
Ventua ca/otheeaflavidula Pilsbry, 1916: 34, pl. 5, fig.
2-2A. - Krtiger 1940: 60. - Zullo 1968: 219. — Bayer
et ai 1970: A43. - Weisbord 1979: 74, pl. 9. figs 1,2.
- Young 1993: 257. - Buckeridge 1994: 90.
Verruca ( Verruca) calotheca flavidula - Nilsson-Cantell
1927: 772, fig. 1 3. pl. I , fig. 6.
Verrucaflavidul. - Young 1995: 245.
Newmaniverruca flavidula - Young 1998b: 77.
620
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Cirripedia from Vitôria-Trindade seamounts (Brazil)
Material examiner. — TAAF MD55/Brazil 1987,
stn 04 CP07» 21“31.4'S, 4()"06.8’W, 750-785 m,
10.V.1987, 1 specimen fixedon calcareous base ofcri-
noîd rc 6.4 mm (MNRJ 11380). — Stn 56 CB96,
21-31’S, 40 n 08’W, 300-295 m, 31.V.1987, 1 speci¬
men rc 3.3 mm (MNHN-Ci2812). — Stn 65
CB 106, 23°54’S, 42°10'W, 830 m, 2.VI.1987, 2 spé¬
cimens rc 2.5 and 2.6 mm (MNRJ 11403), 4 juvé¬
niles < 1.0 mm (USD 1326).
Remarks
The rîdges on tbe roscral side of tbe scutum
appcar early during the development of C. flavi-
dula i but in juvéniles (< 1 mm), this characteristic
lias not appeared. The srnall specimens (2.5 mm)
hâve these rîdges, but they are less developed than
in the full-grown specimens (Fig. 7B).
C. flavidutet was described by Pilsbry (1907: 34)
as a subspecies of Verrtica c.alotheca. The constan-
cy of the wall plates bersveen the specimens from
Florida and Brazil justifies die récognition ot this
taxon as a fuli species, as did Young (1995: 245).
Young (1998b: 77) sicuated C. flavidula in
Newmaniverruca , but the presence of the secon-
dary ridges on the rostrum places this species in
the genus Costatovenuca.
Suborder BALANOMORPHA Pilsbry, 1916
Species indetermined
(Fig. 8A, B)
Material examiner. — TAAF MD55/Brazil 1987,
stn 29 DC49, 20°43’S, 31°56’W, 944-945 m,
19.VI.1987, 1 carina (MNRJ 11385).
Remarks
One carina was dredgcd betwecn 944-945 m,
together with the Sci/lae/cpds spp. The solid wall
has the alae with straight growth Unes and fine
radial striae (Fig. 8A, B). This pattern is not
observed in any dcep-sea species of balano-
morphs from the Atlantic Océan ( Pachylasrna
giganteurn (Phiiippi, 1836), Beithylasma hirsutum
(Hoek, 1883), HexeLasmd americunum- Pilsbry,
1916) and trom the Atlantic sector of the
Antarctic région ( Tetrachaehurna southwardi
Newman & Ross, 1971, and Bathylasma corolli-
forme (Hoek, 1883)). These species présent the
growth lines curving near the margin of the alae.
Fig. 8. — Balanomorpha species indetermined. Carina; A, outer
view; B, innerview (MNRJ 11385). Scale bar: 3 mm.
Without additional samples I cannot identify
this specimen to even farnily.
Superfamily CORONULOIDEA Leach, 1817
Family CORONULOIDAE Leach, 1817
Genus CoronulaL arnarck, 1802
Coronuln diadema (Linnaeus, 1767)
Lcpas diadema Linnaeus, 1767: 1108.
Coronula diadema - Pilsbry 1916: 273, pl. 65, figs 3,
4 [with synonymy].
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
621
Young P. S.
Material examined. — TAAP MD55/Brazil 1987,
stn 02 CPI, 23°04’S, 40°20'W, 2370-2380 m,
8.V.1987. 8 plates (MNRJ 11378). — Stn 38 CP63.
19°01 S, 37°29W, 3442-3420 m, 25.V. 1987,
7 plates and several fragments (USU 1327). — Stn 39
CP68. 18°55’S, 37°49 w, 1200-1500 m, 26.V.1987,
1 shell and 12 plates rc 27.5 mm (MNHN-C12813);
DC70, 18°59.I’S, 37°47.8’W, 1540-1550 ni, 2 plates
(USU 1328). — Stn 40 DC72, 19°00’S, 37°49'W,
950-1050 m. 27.VM987, 2 plates (MNHN-
Ci2819). — Stn 42 DC75, I8"59'S, 37°50’W, 295-
315 m, 27.V.1987, 1 shell and 3 fragments rc
42.1 mm (USU 1329); CB76. ÎS^SS’S, 37°49’W,
600-637 m, 2 plates (MN11N-CL2820). — Stn 45
CB79, 19°01’S, 37°47’W, 1580-1575 m, 28.V.1987,
1 shell and 6 plates rc 50.5 mrn (MNRJ 11396).
Remarks
Coronula diadema has a vvorld wide distribution,
occurring on wltales (Newman & Ross 1976:
45). It was previously recorded from Brazil on
Megaptent novdeanglide (Borovski, 1781) (Young
1991: 194). A large number ol shell plates were
recorded berween 23°S to 18°S, Iront depths ot
295-3442 m, likely having lallen off whales in
that area. The plates are in different stages of
décomposition, including some that probahly
were recently detached.
Superfâmily Baianoioka Leach, 1817
Family BAI.ANIDAE Leach, 1817
Genus Balanus Costa, 1778
Bal-anus venustns Darwin, 1854
Balanus amphitrite var. venustus Darwin, 1854: 240,
pis 5, 2a,
Balanus venustus - Henry &L McLaughlin 1975: 164,
fig. 30, pl. 21, fig. a-f [with synonymy].
Material examtned. — TAAF MD55/firazil 1987,
stn 56 CB96, 2t°3! S, 40°08'W, 300-295 m,
31.V.1987, 2 spccimens and 2 shdls rc 3.9 to 4.9 mm
(USU 1330). — Stn 60 CB 100, 22“59 , S, 42"06’W,
33-45 tu, 1 .VI. 1987, over 100 specinrens and several
shells rc up to 8.9 mm (MNHN-Ci2814): CBI01,
22°58 S, 42 o 06'W\ 50 m, 80 spccimens and sevetal
shells rc up to 7.2 mm (USU 1331). — Stn 61
CB102, 23°07’S, 23°07’W, 100 m, 10 specimens rc
1.9 to 4.8 mm (MNHN-Ci2815).
Remarks
Balanus venustus is a comraon species from the
Brazilian continental shelf, occurring from the
shallow infralictoral down to 100 m (Young
1994: 13, 1995: 230). The record from 300-
295 m considerably exrends its depth range.
Acknowledgements
1 wish to acknowledge Marcos Tavares
(Universidade Santa Ursula, Rio de Janeiro) for
providing me wirh access to this collection and
continents on the manuscripr, Arnold Ross, for
numerous discussions during this study and their
comments on fhe manusciipt, which significant-
Jy intproved dtis paper; Diana Joncs and Toshi
Yamaguchi for providing useful comments on
the manuscript. This study was supported by the
Conselho Nacional de Descnvolvimento
CientJfîco e Tecnologico (CNPq) and addirional
Financial support front Fundaçâo Universirària
José Bonifado (FUJB) and Fundaçâo de Antparo
à Pesquisa do Estado do Rio de Janeiro
(FAPERJ),
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624
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Amathillopsidae and Epimeriidae
(Crustacea, Amphipoda) from bathyal depths
off the Brazilian coast
Yoko WAKABARA
Universidade Santa Ürsula, Instituto de Ciências Biologicas e Ambientais,
Rio de Janeiro 22231-040 (Brazil)
Cristiana S. SEREJO
Museu Nacional/UFRJ, Departamento de Invertebrados, Quinta da Boa Vista,
Rio de Janeiro 20940-040 (Brazil)
csserejo@acd.ufrj.br
Wakabara Y. & Serejo C. S. 1999. — Amathillopsidae and Epimeriidae (Crustacea,
Amphipoda) from bathyal depths off the Brazilian coast. Zoosystema 21 (4) : 625-645.
KEY WORDS
Amathillopsidae,
Epimeriidae,
Epimeria,
new species,
Brazil,
deep-water species.
ABSTRACT
Deep-sea samples made du ring the cruise of the Marion-Dufresne off the
Brazilian coast yielded three new species of Epimeria (Epimeriidae): E,
bathyalis, E. rotunda and E. ultraspinosa. E. bathyalis differs from ail known
species of Epimeria by bearing maxilliped palp article 4 with rwo inner teerh;
coxa 4 acutely pointed below; coxa 5 posteroventral corner acutely produced
downwards; and posteroventral corner of epimera one to three slightly pro
duced. F. rotunda is distinct from ail other taxon in the following combina-
ted characters: maxilliped palp article 4 with one inner teeth: coxa 4 rounded
anteriorly; and coxa 5 slightly produced posteriorly in an obtuse angle.
E. ultraspinosa is very conspicuous because of its maxilliped palp article 4
with 5 inner teeth; long tostrum surpassing end of peduncular article 3 of
antenna 1: and coxa 5 acutely produced backwards reaching middle of pleo-
nite 3. Amathillopsis atlanticd (Amathillopsidae) is herein redescribed from
two specimens. This species was previously known from the North Atlantic
Océan and is first recorded from southwestern Atlantic.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
625
Wakabara Y. & Serejo C. S.
MOTS CLÉS
Amathillopsidae,
Epimeriidae,
Epimeria,
nouvelles espèces,
Brésil,
espèces d’eaux profondes.
RÉSUMÉ
Amathillopsidae et Epimeriidae (Crustacea, Amphipoda) des eaux bathyales bré¬
siliennes.
Les prélèvements profonds effectués par le Marion Dufresne au large du Brésil
ont livré trois nouvelles espèces A'Epimeria (Epimeriidae): E. bathyalis,
E. rotunda et E, ultraspinosa, E. bathyalis diffère des autres espèces du genre
par la présence de deux dents sur la face interne de l'article 4 du palpe du
maxillipède : par la coxa 4 saillante: par l'angle postéroventral de la coxa 5
aigu et dirigé vers l’arrièrre; et par les angles postéroventraux des épimères 1 à
3 légèrement saillants, E. rotunda se distingue des taxons congénères par la
combinaison des caractères suivants : article 4 du palpe du maxillipède avec
une seule dent interne ; coxa 4 arrondie antérieurement ; et coxa 5 légère¬
ment saillante dans sa partie postérieure formant un angle obtus. £ ulpttspi-
nosa sc caractérise par l’article 4 du palpe du maxillipède avec cinq dents
internes ; par le rostre plus long que I article 3 du pédoncule de l’antenne 1 ;
et par la coxa 5 saillante, dont le bord postéroventral s'étend jusqu'à la moitié
du pléonite 3. Amathillopsis atlantica, connue auparavant de l’océan
Atlantique nord et recensée pour la première fois dans l’Atlantique sud-occi¬
dental, est redécrite d’après deux spécimens.
INTRODUCTION
Knowledge on rhe amphipods from the Brazilian
deep warers is extremely Iragmcntary and restric-
ted to the contributions of Stebbing (1888) and
Wakabara et al. (1991 ). Only three deep sea ben-
thic species were known front the area, as fol-
lows: Parandania boeckt (Stebbing, 1888)
(Stegocephalidae); Pseudothon longicaudatus
Pirlot, 1934 (Synopiidae); liljeborgia qttinque-
dentata Schellenberg, 1931 (Liljeborgiidae).
Four species are added herein. Three are new and
belong to the genus Epimeria-, p. bathyalis ,
E. rotunda , and E. ultraspirtosa. The fottrth spe¬
cies, Amathillopsis atlantica , was previously
known only from the North Atlantic and is first
recorded from the Southwestern Atlantic.
The classification used herein tollows the recent
révision proposée! by Coleman & Barnard
(1991). Three new species of Epimeria are descri-
bed: E. bathyalis n. sp., E. rotunda n, sp., and
E. ultraspinosa n. sp. Amathillopsis atlantica
Chevreux, 1908, is redescribed and its distribu¬
tion extended to the southwestern Atlantic. Both
généra hâve a cosmopolitan distribution and are
common in deep-sea cold waters. A key to
Epimeria species is provided. The specimens are
deposited in the Museu Nadonal, Rio de Janeiro
(MNRJ), Universidade Santa Ursula (USU),
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
(MNHN), and South Africa Muséum (SAM).
Abbreviations
Srn station;
CB Blake trawl.
Specimens and station data for the
MATERIAL EXAMINED IS AS FOLLOW
For a ntap showing location of rhe océanographie
starions conducted by the Marion Dufresne in
Southeastern Brazil, see Tavares ( 1999).
Sm 65, CB 106, 23°54’S, 42°10’W, 830 m,
Amathillopsis atlantica Chevreux, 1908; srn 44,
CB78, 18°58S, 37 ,, 48’W, 1200 m. Epimeria
bathyalis n. sp„ sm 45, CB79, 19 6 0l’S, 37°47’W.
1500-1575 m, Epimeria bathyalis n. sp.; stn 59,
CB99, 21 Ù 36\S, 39°58’W, 1190-1205 m, Epime¬
ria rotunda n. sp.; stn 65, CB106, 23°54'S,
42°10’W, 830 m, Epimeria ultraspinosa n. sp.
626
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Amathillopsidae and Epimeriidae from Brazil
Family Amathillopsidae Pirlot, 1934
Genus Arnathillopsis Heller, 1875
Arnathillopsis Heller, 1875: 35. - Gurjanova 1955:
209. - Coleman & Barnard 1991: 255.
Acanthopleustes Holmes, 1908: 533 [ Acanthopleustes
annectens Holmes, 1908, by original désignation).
Type SPECtES. — Amthillopsis spinigera Heller, 1875
[by original désignation).
DiaGNOSIS. — Body with dorsal tceih or processes.
Labrum incised or entire, very broad. Mandibular
incisor ordinary, molar tritunarive. Labium wirh inner
lobes weak or coalesced. Mandibular palp article 2,
narrow and not produced apico-medially; article 4
vvelLdeveloped and setose. Coxae 1 -4 progressively
longer, coxa 4 mono or polycuspidate. Gnathopods
feeble, similar to each other and weakly sub-chelate;
carpus lobate. Telson entire or incised (modified front
Barnard & Karaman 1991).
Arnathillopsis atlantica Chevreux, 1908
(Figs 1-3)
Arnathillopsis atlantica Chevreux, 1908: 3, fig. 2;
1935: 113, pl. 1, fig. 20; pl. XII, fig. 4. — Stephensen
1944: 6.
Material EXAMINED. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne , stn 65 CB 106, 23°54’S, 42°10’W,
830 m, 2.VI.1987, I 5 19.5 mm (MNRJ 12796),
1 $ 17.5 mm (USU 1301),
Type locah iy. — Azotes, 39° 11'N, 30°24’W, 1600-
1919 m (Chevreux 1908, 1935). Other localities: east
coast ofGroenland, 61“30’N, 22°30’W, 1836 m
(Stephensen 1944); and ofFCabo Frio, Rio de Janeiro,
Brazil, 23°54'S, 42°10’W, 830 m (this report).
DlAGNOSIS. — Carinae présent on pérennités 5-7 and
pleonites 1-3, urosotnires without carinae. Coxa 2
with an acute tooth antero-ventrally. Posteroventral
corner of epinteron 1-3 produced into a small tooth.
Felson rectangular, apically cmarginate.
Description
Body (Fig. IA, B) with pereonites 5-7 and pleo¬
nites 1-3 with carinae, but number of carinae
varying according to development of specimen.
Head with latero-cephaliç lobe quadrate and pro¬
duced, without distinct eyes (Fig. IA).
Peduncular article 2 of antenna 1 slightly longer
than article 1; flagellum with numerous calceoli;
accessory flagellum short and spiniform.
Peduncular article 4 of antenna 2 rvvice length of
article 5 (Fig. IC). Upper lip (Fig. 1 D) rounded,
with distal setae. Mandibular molar triturative,
well-developed; left lacinia mobilis larger than
right one; palp articles 1 to 3 of length ratio
2.5:10.5:8.0: article 3 bearing sonie pectinate
setae (Fig. 1E). Lower lip (Fig. 1F) without inner
lobe. Maxilla I (Fig. 2A), inner lobe with 5 long
distal setae; palp article 2 densely setose. Maxilla
2 (Fig. 2B), inner and outer lobe with fine facial
setae. Palp of maxilliped (Fig. 2C) with bipeeti-
nate setae on article 3; dactylus with fine setae.
Gnathopods 1 and 2 similar. Gnathopod 1
(Fig. 2D), coxa trape/.oidal; hind margin of hasts
slightly lobate, bearing long marginal setae; car-
pus roundly lobate; propodus about rwo cimes
longer than wide; palm wirh eight spines and
sevcral long normal or bipecrinate setae; dactylus
long, with setae on inner and outer margins.
Gnathopod 2 (Fig. 2E) coxa with anteroventral
tooth, basis with posterior margin slightly lobate.
bearing long marginal spines; carpus roundly
lobate and more pronouneed than gnathopod 1 ;
propodus more than two cimes longer than wide.
Bases of pereopods 5-6 with straight margin,
basis of percopod 7 slightly wider proximally
(Fig. 3A).
Posteroventral corners of epimera 1-3 produced
into small tooth (Fig. IA). Uropods 1-3 (Fig. 3B-
D) with small marginal spines, ourer ramus dis-
tinctiy shorter than inner ramus. Telson (Fig. 3E)
rectangular, apically emarginaie.
Remarks
The specimens examined do not differ from
Ghevreux (1908) original description of
Arnathillopsis atlantica in the head, gnathopods,
pereopods and uropods. Sonic variation in the
number of mid-dorsal teeth was observed in both
specimens examined. The larger female specimen
(19.5 mm) had five mid-dorsal teeth and the
pereonite 5 bore a small hump (Fig. IA). The
smaller female specimen (17.5 mm) had only
four mid-dorsal teeth, and small hnmps on per¬
eonite 5 and pieonite 3 (Fig. IB). However,
Chevreux’ specimens, always had six mid-dorsal
teeth instead of four and five teeth. Another dif¬
férence observed was in the telson, which was as
long as broad instead of longer than broad as in
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
627
Wakabara Y. & Serejo C. S.
Fig. 3. — Amathillopsis atlantica Chevreux, 1908, 2 19.5 mm; A, bases of pereopods 5-7; B-D, uropods 1-3; E, telson. Scale bars:
A, 1 mm; B-D, 0.5 mm; E, 0.3 mm.
Chevreüx’ material. Considering the impossibili-
ty of gecting the type material and the small
number of specimens available, ic is difficult to
determibe whether this variability is spécifie or
justifies the séparation of our specimens in a new
species.
Family Epimeriidae Boeck, 1871
Genus Epimeria Costa in Hope, 1851
Epimeria Costa in Hope, 1851: 46. — Watling &
Holman 1980: 642.
Pseudepimeria Chevreux, 1912: 216 [type species:
630
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Amathillopsidae and Epimeriidae from Brazil
Pseudepimeria grandirostris Chevreux, 1912, by origi¬
nal désignation],
Subepimeria Bellan-Santini, 1972: 225 [type species:
Subepimeria geodesiae Bellan-Sanrini, 1972, by origi¬
nal désignation].
Type species. — Epimeria tricristata Costa in Hope,
1851 [by manotypy].
DlAGNOSIS. — Body with dorsal teeth or processes.
Antenna 1, peduncular article 2 shorter than article 1.
Mouthparts quadrate projected. Labrum almost enti-
re, epistome vcry broad. Mandibular molar bluiu and
triturative Lower lip wirhotir inner lobes. Maxilliped
wirh inner place narrosver but as long as outer plate,
palp article 4 well-developed, nnguifnrm. Caxae 1-4
progressively longer, cuxae 4-5 forrning a ventral arc.
Coxa 4 long, cuspidate. Gnathopods 1-2 similar to
cach other simple or subchclate, carpus and propodus
elongate. Telson incised or cleft (modified from
Barnard & Karaman 1991).
Epimeria bathyalis n. sp.
(Figs 4-6)
Material examined. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne , stn 45 CB79. 19°0t'S, 37"47’W,
1500-1575 m, 28.V.1987, holotype $ 23.3 mm
(MNRJ 12801); pararype: 1 d (MNHN-
Am5116). — Stn 44 CB78, 18“58’S, 37"48'W,
1200 m, 27.V.1987, 1 ?and 1 d(USU 1302).
Etymology. — The name retors to the deep sea zone
where the species was collected (Irom tne Greek
bathys, deep; from the latin suffix alis, belongs ro).
DIAGNOSES — Rostrum curved, reaching end of first
peduncular article of antenna I Eyes slightly bulging
on head, lacking pigment. Mandibular palp article 2
slightly longer than article 3. Maxilliped palp article 4
with 2 inner reeth. Coxa 4 acurety pointed below.
Coxa 5 posteroventral corner acutely produced down-
wards, not cxcecding width of coxa 6. Pleofi segments
1-4 carinatc, first carina smaller rhan orher carinae,
carinae 2-4 subequal in length. Posteroventral corner
of epimera 1-3 slightly produced. Telson slightly lon¬
ger than wide, notchcd distally to one eignth of its
length.
Description
Holotype (female 23.3 mm). Body entirely pit-
ted (Fig. 4A). Pereon without carinae. Pleon seg¬
ments 1-4 carinate, first carina smaller than the
others, carinae 2-4 subequal in length. Rostrum
reaching end of first peduncular article of anten¬
na 1 (Fig. 4A). Accessory flagellum minute.
Antenna 2, peduncular article 4 longer than
article 5. Eyes slightly bulging, lacking pigment.
Upper lip (Fig. 4B) rounded and slightly concave
distally. Mandibles with asymmetric lacinia
mobilis, right lacinia reduced; spinc- row with 13
to 14 spines; palp article 2 slightly longer than
article 3 (Fig. 4C, D). Lower lip (Fig. 4E) with a
disto-medial bunch of blunt spines. Maxilla 1,
inner lobe with 10-11 plumose setae; outer lobe
bearing 10-11 strongly dentate spines. Maxilla 2
ordinary. Maxilliped (Fig. 4F), outer plate with
inner margin serrate; palp article 4 with two
teeth on inner margin.
Coxae 1-3 subacute distally. Coxa 4 acutely
pointed below. Coxa 5 posteroventral corner acu¬
tely produced downward, not exceeding width of
coxa 6. Gnathopods 1-2 subchclate and similar;
palm oblique and denticubre; dactylus exceeding
palm, inner margin with sçveral spines (Fig. 5A,
B). Pereopods 3-4 long and slender; dactylus
long, reaching approximately middle ot propo¬
dus- (Fig. 5C). Bases of pereopods 5-6 straight
posteriorly (Fig. 5D-E). Basis of pereopod 7
enlarged proximally but narrowing abruptly in
distal half (Fig. 5F).
Posteroventral corner of epimera 2-3 slightly pro-
duced (Fig, 4A), Rami of uropod one longer
than peduncle, bearing marginal spines
(Fig. 6A). Outer ramus of uropod 2 about three
fourth of inner ramus, both rami with marginal
spines (Fig. 6B). Rami of uropod 3 lanceolate
(Fig. 6C). Telson slightly longer than wide, not-
ched to one eighth of its length (Fig. 6D).
Remarks
Epimeria bathyalis n. sp. closely resembles E. sub¬
carinata Nagata, 1963 from Japan in having
coxae 4-5 with a similar shape, the bases of per¬
eopods 5-6 straight posteriorly, and the basis of
pereopod 7 narrowing abruptly in its distal half.
However, E. bathyalis n. sp. can be distinguished
from E. subcarinata by the following characteris-
tics of the latter species: rostrum not reaching the
end of peduncular article 1 of the first antenna,
the carina of pleon segment 2 week, coxa 4 with
a long, narrow anterior process; posteroventral
corners of epimera 1 -2 forrning an acute tooth.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
631
Wakabara Y. & Serejo C. S.
Fig. 6. — Epimeria bathyalis n. sp., holotype 9 23.3 mm; A-C, uropods 1-3; D, telson. Scale bars: 0.5 mm.
Epimeria rotunda n. sp.
(Figs 7; 8)
Material examined. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne, stn 59 CB99, 21°36’S, 39°58’W,
1190-1205 m, 31.V.1987, holotype 9 18.1 mm
(MNRJ 12798); paratypes 1 9 (MNRJ 12799);
1 9 (USU 1303); 1 specimen (MNHN-Am5117).
ETYMOLOGY. — The spécifie name refers to the round
shape of coxae 4-5 (from the Latin rotundus , round).
DlAGNOSIS. — Rostrum curved, reachinu end of
peduncular article 1 of antenna 1. Eyes slightly bul-
ging, lacking pigment. Mandibular palp arricle 2
about same size as article 3. Maxillîped palp article 4
with one inner tooth. Coxa 4 rounded anteriorly.
Coxa 5 slightly produced posteriorly in an obtuse
634
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Amathillopsidae and Epimeriidae from Brazi!
Fig. 7. — Epimeria rolunda n. sp., holotype î 18.1 mm; A, habitus; B, dactylus of maxilliped; C-D, gnathopod 1. Scale bars: A,
2.5 mm; B, D, 0.2 mm; C, 0.5 mm.
angle. Posteroventral corners of epimera 1 -3 rounded.
Pleon segments 1-4 carinate. first carina smaller than
the others, carinae 2-4 subequal în length. Telson
slightly longer than wide, notchcd distally to one
quarter of its length.
Description
Female (14.8-20.9 mm). Body entirely pitted.
Pereon without carinae. Pleon segments 1-4 cari¬
nate, carina one smaller than the others, carinae
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
635
Wakabara Y. & Serejo C. S.
Fig. 8. — Epimeria rotunda n. sp., holotype 9 18.1 mm; A-C, pereopods 5-7; D, telson. Scale bars: A-C, 1 mm; D, 0.25 mm.
2-4 subequal in length. Rostrum curved, rea-
ching end of peduncular article 1 of antenna 1.
Eyes slightly bulging, lacking pigment (Fig. 7A).
Upper lip rounded and slightly concave distally.
Mandibles wirh asymmetric lacinia mobilis, right
Iacinia rcduced; spine row with about 12 spines;
palp article 2 about .same size as article 3. Lower
lip, outer lobe with disto-medial group of spines.
Maxilla I, inner lobe with 8-9 plumose setae;
outer lobe with 10-11 dentate spines. Maxilla 2
typical for genus. Maxilltped outer plate with
inner margin deeply serrater palp article 4 with
one inner tooth (Fig. 7B).
Coxa 4 anteriorly rounded. Coxa 5 slightly pro-
duced posteriorly in an obtuse angle. Gnatho-
pods 1-2 (Fig. 7C, D) subchelated and similar to
each other; palm oblique, finely serrate; dactylus
longer than palm, with inner margin dentate.
Posterior margins of merus, carpus, and propo-
dus with long plumose setae. Pereopods 3 and 4
long and slender; dactylus long, reaching more
chan half length of propodus. Bases of pereopods
5-6 (Fig. 8A-B) straight posteriorly. Basis of per-
eopod 7 (Fig. 8C) enlarged proximally and nar-
rowing abruptly in distal half.
Posteroventral corners of epirnera 1-3 rounded
(Fig. 7A). Rami of uropods 1-3 with small mar¬
ginal spines. Rami of uropod 1 longer than
peduncle. Outer ramus of uropod 2 about three
quarters length of inner ramus. Rami of uropod
3 lanceolate. Telson (Fig. 8D) slightly longer
than wide, notched to one quarter of its length.
636
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Amathillopsidae and Epimeriidae from Brazil
Remarks
Epimeria rotimda n. sp. resembles E. puncticulata
K. H. Barnard, 1930 in the shape of coxae 4-5
and having carinae only on pleonites 1-4.
Epimeria rotunda n, .sp. diffère from the latter in
the bases of pereopods 5-6 which are straight
posteriorly, wiihout processes, and the basis of
pereopod 7 has the posterior margin abruptly
narrowing, not prodttced as in E, puncticulata.
Epimeria rotunda n. sp, is also similar to E.
bathyalis n. sp, hcrein dcscribed, in the body
shape, gnathopods, bases ot pereopods 5-7, and
the long dactylos of pereopods 3-7. The former
species can be distinguished from E. bathyalis by
the maxilliped article 4 bearing only one inner
tooth, coxae 4-5 not acutely produced, the poste-
roventral corner of epimera 2-3 rounded, and the
distal notch of the telson extending to about one
quarter its length.
Epimeria ultraspinosa n. sp.
(Figs 9; 10)
Material EXAMINED. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne, stn 65 CB106, 23°54’S, 42"10'W,
830 m, 2.VI.1987, holotype 9 23.6 mm (MNRJ
12797); paratypes: l 9 23 mm (USU 1304), 1 6
17 mm (MNFIN-Am5U8).
Comparative materiae. — Epimeria longispinosa
K. H. Barnard, 1916: South Africa, Cape Point, holo¬
type 9 11 mm (SAM A 220).
Etymology. — Relers tn the very long spiniform
process of coxa 5 (trum the Latin words itltra, beyond
and spina, spine).
DlAGNOSIS. — Rostrum long, surpassing end of
eduncular article 3 of antcnna 1. Eyes bulging on
ead. Mandibular palp, article 2 longer than article 3.
Maxilliped palp article 4 wirh five inner teeth. Coxa 5
acutely ptoduced in spiniform process, reaching
middle of pleonite 3. Bases of pereopods 5-7 with
posterodistal lobe. Pleon .segments 1-4 with long nar-
row acute mid-dorsa! carinae. Second carina largest.
Posteroventral margins of epimera 1-3 produced in a
small tooth. Telson slightly longer than widc, notched
to one fifth of its length.
Description
Holotype (female 23.6 mm). Body entirely pit-
ted. Pereon without carinae, pleon segments 1-4
with long, narrow, acute mid-dorsal carinae.
Second carina largest. Head with long rostrum,
surpassing end of peduncular article 3 of anten-
na 1. Eyes bulging on head, lacking pigment.
Amenna 1 peduncle and first articles of flagellurn
with bunches ol ventral setae; accessoiy flagellurn
minute (Fig. 9A). Upper lip rounded and slightly
concave disfally, MandibleS with asymntetrîc
iacinia mobilis, right lacinia redueed; spine row
with about 13 spines; palp article 2 slightly lon¬
ger than article 3 (Fig. 9B). Lowet lip, outer lobe
with disto-medial group of spines. Maxilla 1,
inner lobe with nine plumose setae; outer lobe
with 11 Strongly dentate spines. Maxilla 2 cypical
for genus. Maxilliped outer plate with inner mar¬
gin decply serrate; palp article 4 with Ave inner
teeth and two .subapical setae (Fig. 9C-D).
Coxae 1-3 subacute distally. Coxa 4 anterioily
produced into narrow, acute process and poste¬
riorly pronounced as lobe. Coxa 5 acutely produ¬
ced in a spiniform process reaching midlength of
pleonite 3 (Fig. 9A). Coxa 6 cuspidate.
Gnathopods 1-2 subchelate; merus, carpus, and
propodus, posterior margins with bunches of
setae; palm oblique and finely demiculate; dacty-
lus as long as palm, with inner margin serrate
(Fig. 10A), Dactylus of pereopod 3 and 4 long,
about ha If length ol propodus. Bases of pereo¬
pods 5-7 with characteristic posterodistal lobe
(Fig. 10B-E). Bases of pereopods 5-6 straight
posteriorly. Basis of pereopod 7 narrowing
abruptly in distal half (Fig. 1ÛE).
Posteroventral corner of epimeron 3 produced in
small tooth (Fig. 9A). Rami of uropod 1 longer
than peduncle. Outer ram us of uropod 2 about
three fourth length of inner ramus, bearing small
marginal spines. Rami of uropod 3 lanceolate.
Telson (Fig. 10F) slightly longer than wide, not¬
ched distally to one fifth of its length, lobes api-
cally rounded.
Rl ; MARKS
Epimeria ultraspinosa n. sp. closely resembles
E. longispinosa K H, Barnard, 1916 and E pacift-
ca Gurjanova, 1955, in having rhe rostrum long,
the spiniform process on coxae 4-5 well develctped
and acute, the body carinate on pleonites 1-4, the
bases of pereopods 5-6 wirh the posterior margin
straight, and the basis of pereopod 7 narrowing
abruptly in its distal half. The holotype of E. lon-
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
637
Amathillopsidae and Epimeriidae from Brazil
gispinosa from South Africa vvas examined and
compared vvitli £. uhmpinosa n. sp. Epimeria lon-
gispinosa can be distinguished from E. ultmspinosa
as follows: rostrum reaching the second article of
antenna 1; ourer lobe of the maxilliped les,s serrate
(Fig. 1 IA); mandibular palp wich article 2 shorter
than article 3 (Fig. 11 B); anterovencral spiniform
process on coxa 4 shorter and broader (Fig. 1 IC);
posterior spiniform process ou coxa 3 shorter
(Fig. 11D), reaching the midtile of pleonite 1 as
described by K, H. Barnard (1916) or pleonite 2
as observed by Watling (1981); the bases of pcreo-
pods 5-7 without a distinct posterodistal lobe
(Fig. 11D-F); and the telson has its apical lobe
truncate (Fig, 11G).
Comparing E. ultmspinosa n. sp. with E. pacifica,
the former also has the posterior spiniform pro¬
cess longer, the carinae are more developed and
the palms of the gnathopods are nearly transver¬
se, not oblique as in E pacifica,
Acknowledgements
We thank Jeanete Maron Ramos (Universidade
Santa Ürsula, Rio de Janeiro) and Alain Guille
(Observatoire océanologique de Banyuls,
Banyuls-sur-Mer) for tnaking available the
ampbipoc! samples from the Marion Dufresne
expédition; Barbara Cook (South African
Muséum, Cape Town) who kindly lent the type
ntaterial of Epimeria longispinosa; Paulo Young
World key to species of Epimeria
1. Some or ail pereon segments bearing dorsal carinae .2
— Ail pereon segments lacking dorsal carinae . 14
2. Only segment 7 of pereon with a small posterodorsal carina or hump .3
— Ail pereon segments with carinae. 4
— Only some pereon segments with carinae .7
3. Pleonites 1-3 with slightly enlarged dorsal tooth; third epimeron lacking accessory
tooth above lower corner .. E. corn J. L. Barnard, 1971
— Pleonites 1-3 with large dorsal tooth, third epimeron with accessory tooth above
lower corner ... E. conCordia Griffths, 1977
4. Carina on pereonite 1 slightly curved foward and more than two rimes longer than
that of pereonite 2 . E. oxycarinata Coleman, 1990
— Carina on pereonite 1 curved backward and distinctly shorter than carina of pereo¬
nite 2 ... E. rubrieques De Broyer & Klages, 1991
— Carinae on pereonite 1-2 about the same size, or carinae on pereonite 1 slightly
longer than pereonite 2.5
5. Pereonites 4-7 with dorsal teeth more than 2 times longer than wide.
..... E. pulchra Coleman, 1990
— Pereonites 4-7 with dorsal teeth as long as wide ...
. E. grandirostris (Chevreux, 1912)
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
641
Wakabara Y. & Serejo C. S.
— Pereonites 4-7 with dorsal teeth smaller, wider than long .6
6. Coxae 4-5 not acutely produced; basis of pereopod 6 with proximal posterior pro-
cess ... E. intermedia. Schellenberg, 1931
—Coxae 4-5 acutely produced, basis of pereopod 6 without proximal posterior pro-
cess . E. loricata Sars, 1879
7. Coxa 5 strongly and acutely produced posteriorly.8
— Coxa 5 not produced posteriorly . 10
8. Pereonites 3-7 with dorsal teeth; pereopods 5-6, posterodistal corner of basis acute¬
ly produced . E. macrodonta Walker, 1906
— Pereonites 6-7 with dorsal teeth; pereopods 5-6, posterodistal corner of basis not
acutely produced .9
9. Epimeron 3 with two small teeth on posterior margin .
. E. cornigera (Fabricius, 1779)
— Epimeron 3 with one large tooth on posterior margin .... E. parasitica (Sars, 1858)
10. Basis of pereopod 5 strongly notched posteriorly .. E. georgiana Schellenberg, 1931
— Basis of pereopod 5 lobate postero-proximally . E. heldi Coleman, 1998
— Basis of pereopod 5 straight posteriorly. 11
11. Mid-dorsal carinae on pereonites 5-7 clearly bilobed; basis of pereopod 6 with large
posteroproximal process . E. nmicarinata Watling & Holman, 1980
Mid-dorsal carinae on pereonites 5-7 not bilobed; basis of pereopod 6 without pos¬
teroproximal process . 12
12. Coxa 4 broadly rounded below . E. inermis Walker, 1903
— Coxa 4 tapering below, with blunt apex . 13
13. Epimeron 3 rounded, without tooth at lower posterior margin .
. E. bruuni J. L. Barnard, 1961
—Epimeron 3 not rounded, with two teeth at lower posterior margin.
. E. tuberculata Sars, 1895
15
18
642
14. Coxa 5 acutely produced posteriorly ....
— Coxa 5 not acutely produced posteriorly
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Amathillopsidae and Epimeriidae from Brazil
15.Coxa 5 posteroventral corner acuteiy produced posteriorly as far as pleonite 1 ..16
— Coxa 5 posteroventral corner acuteiy produced downward, not exceeding width of
coxa 6 ....... 17
— Coxa 5 posteroventral corner acuteiy produced posteriorly as far as pleonite 3 .
.. E. ultraspinosa n. sp.
16-Eyes absent; rostrum reaching end of first peduncular article of amena 1; dorsal
tooth of pleonite 1 scarcely produced . E. glaucosa]. L. Barnard, 1961
—Eyes présent; rostrum reaching end of second peduncular article of antenna 1; dor¬
sal tooth of pleonite 1 strongly produced, reaching rhe middle of pleonite 2 .
. E. langispmosa K. H. Barnard, 1916
— Eyes présent; rostrum reaching end of third peduncular article of antenna 1; dorsal
tooth of pleonite 1 short, barely exceeding pleonite 2 .
. E. pacifica Gurjanova, 1955
17. Rostrum reaching end of first peduncular article of antenna 1; posteroventral mar-
gin of epimera 2-3 slightly produced . E. bathyalis n. sp.
— Rostrum not reaching end of first peduncular article of antenna 1; posteroventral
margin of epimera 2-3 produced in an acute tooth .... E. subcarinata Nagata, 1963
18. Basis of pereopod 5 with posterior margin sharply notched .
... E. robustaK. H. Barnard, 1930
— Basis of pereopod 5 with smooth posterior margin . 19
19.Pleon without dorsal carinae . E. obtusa Watling, 1981
— Pleon with carinae (well-defined or as a small hump) beginning on segment 1 .. 20
— Pleon with carinae beginning on segment 3 .23
20. Basis of pereopod 7 expanded postero-distally into a lobe .
.... E. puncticulata K. H. Barnard, 1930
— Basis of pereopod 7 not expanded postero-distally .21
21. Coxa 4 narrowing abruptly and forming a slender process with tip bluntly roun-
ded; gnathopods 1 and 2, carpus nearly triangular, shorter than propodus, palm
smooth, defined by an acute tooth . E. yaquinae McCain, 1971
— Coxa 4 not narrowing abruptly, anteriorly rounded; gnathopods 1 and 2, carpus
nearly rectangular, longer than propodus, palm finely serrate, without tooth .... 22
22. Eyes absent; rostrum not reaching end of peduncular article 1 of antenna 1 .
. E. bispinosa Ledoyer, 1986
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
643
Wakabara Y. & Serejo C. S.
— Eyes présent; rostrum reaching end of peduncular article 1 of antenna 1 .
. E. rotunda n. sp.
23. Coxa 4 broadly rounded ventrally.24
— Coxa 4 acutely pointed ventrally.25
24. Basis of pereopod 7 with posterodistal lobe regularly rounded, not reaching distal
margin of ischium . E. monodon Stephensen, 1947
— Basis of pereopod 7 with posterodistal lobe rounded and with slightly concave mar¬
gin, reaching almost midlength of nterus . E. extensd Andres, 1985
— Basis of pereopod 7 with posterodistal lobe acute, reaching midlength of merus ....
. E. annabellae Coleman, 1994
25. Rostrum long, reaching end of peduncular arricle 2 of antenna 1 .
... E, semiarrnata K. H. Barnard, 1916
— Rostrum short, not reaching end of peduncular article 1 of antenna 1 „....
...,.... E. pclagica Birsten &C Vinogradov, 1958
(Museu Nacional, Rio de Janeiro) for several use-
ful comments on this paper; Janet W. Reid
(Natural Muséum of Natural History,
Smithsonian Institution, Washington, D.C.) for
reviewing thc English manuscript and Maria
Helena Pinheiro (Universidade Santa Ürsula, Rio
de Janeiro) for inking the drawings. The second
author also thanks the Fundaçao Universitaria
José Bonifâcio (FUJB) and the Fundaçao de
Amparo à Pesquisa do Estado do Rio de Janeiro
(FAPERJ) for Financial support.
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ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
645
A new species of the deep-sea genus
Carpoapseudes Lang from the southwestern
Atlantic (Crustacea, Tanaidacea)
Kim LARSEN
Department of Biological Science, Macquarie University, Sydney NSW 2109 (Australia)
klarsen @ rna.bio.mq.edu.au
Larsen K. 1999. — A new species of the deep-sea genus Carpoapseudes Lang from the
southwestern Atlantic (Crustacea, Tanaidacea). Zoosystema 21 (4) : 647-659.
KEYWORDS
Apseudidae,
Carpoapseudes,
new species,
deep-water,
Southwestern Atlantic,
Brazil.
ABSTRACT
A new species, Carpoapseudes prospectnes, is described from the South
Atlantic oflf Brazil. This is the first record of this genus from depths above
800 m. The systematic position of the genus is discussed. Carpoapseudes pros¬
pectnes n. sp. shares many characters with C. curticarpus Bacescu, 1982, but
can be distinguished from this and ail other species in the genus by the pré¬
sence of an anteriorly directed spine on the basis of pereopod 1 and 2 and by
the length of carpus and merus being subequal.
MOTS CLÉS
Apseudidae,
Carpoapsewles ,
nouvelle espèce,
eaux profondes,
Atlantique sud-occidental,
Brésil.
RÉSUMÉ
Une nouvelle espèce du genre Carpoapseudes Lang de l'Atlantique sud-occiden¬
tal (Crustacea, Tanaidacea).
Une nouvelle espèce, Carpoapseudes prospectnes, est décrite de l'océan
Atlantique au large du Brésil. C’est la première fois qu’une espèce de ce genre
est recensée au-dessus de 800 m de profondeur. La position systématique du
genre Carpoapseudes est abordée. Carpoapseudes prospectnes n. sp. présente
plusieurs caractères en commun avec Carpoapseudes curticarpus Bacescu,
1982. La nouvelle espèce se distingue de C. curticarpus, ainsi que des autres
espèces du genre, par la présence, sur le basis des péréiopodes 1 et 2, d’une
épine orientée vers sa partie distale ainsi que par la longueur du carpus simi¬
laire à celle du merus.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
647
Larsen K.
INTRODUCTION
The phylogeny of the Apseudomorpha needs
révisions and there is rauch confusion and
contradiction in the family level systematics
(Lang 1968; Gutu 1972; Gardiner 1973: Sieg
1980; Gutu 1981, Sieg 1984, 1986). The validi-
ty and systeniatic position of su b fa m il i es wirhin
the Apseudidae Leach, 1814 and Whitelegiidae
Gutu, 1972, lias also been subject to controversy
(Kudinova-Pasternak 1966; Lang 1968; Gutu
1972; 1980; Lang 1973; Sieg 1986; Gutu 1996a,
1996b). Sieg (1986) placcd Carpoapseudes Lang,
1968, in the family Whitelegiidae using the leaf-
shaped caudo-distal spine (serae) of the maxilli-
ped endite as diagnostic character of the family.
Gutu (1972, 1980, 1996a, 1996b), however,
considered Carpoapseudes to be in a subfamily,
the Leviapseudinae -Sieg, 1983, within the
Apseudidae Gutu (1996a) considered the spini-
form process of the toxa of pereopod 1 (pereo-
pod 2 according to the termirtology of Gutu
1972) particularly important. 1 agréé with Gutu
(1996a) that the shape of the caudo-distal maxil-
liped setae is not cnough to be the ortly diagnos¬
tic character of a family. No other characters
combine the généra of Whitelegiidae with the
généra of Leviapseudinae on the contrary. The
antennas are short and broad in Whitelegiidae,
long and slender in Leviapseudinae. The pleotel-
son are comparative!}' shorter in Whitelegiidae,
elongaied in Leviapseudinae. Visual éléments arc
présent in Whitelegiidae, absent in
Leviapseudinae. Habitat preferences is shallow
water in Whitelegiidae, deep water in Levia-
pseudinac. The maxilliped palp is serrated in
Whitelegiidae, not in Leviapseudinae. Further-
more if one consider the amount of specially sha-
ped setae within the Apseudomorpha, it is not
unreasnnabie to suggest tltat the leaf-shaped setae
of Leviapseudinae and Whitelegiidae, hâve evol-
ved independently. However, a révision of the
apseudomorphan systematics is not within the
scope of this work The Leviapseudinae is here
placed within the Apseudidae but no phylogene-
tic analysis hâve been ruade to support this.
The diagnosis of Carpoapseudes has recently been
modified (Gutu 1996c) in order to accommoda-
te the species C. curticarpus Bacescu, 1982,
radier than erecting a new gênas for this species.
Carpoapseudes curticarpus would otherwise hâve
to be excluded due to a short pereopod 1 carpus,
one ol ihe diagnostic character of Carpoapseudes
is a long carpus relative to the merus (note that
the terminology of .Sieg 1977 is used in this
work) Gutu (1996c) reasoned that ail other cha¬
racters of C, curticarpus corresponded to
Carpoapseudes and that it was possible that other
species would be found in the future justifying
hix action. Carpoapseudes prospecta es n. sp,. des-
cribed herein, seems to do just that, with a per¬
eopod 1 carpus subetptal to merus.
Carpoapseudes is generally considered a deep-sea
gémis with most species living at abyssal depth
(Lang 1968; Bacescu 1982; 1985; Sieg 1983).
Only C. serratrspinosus Lang, 1968, has previous-
fybeen reported above 1000 m,
ln the description of Carpoapseudes prospectines
the body characteristics are from male holotype
and appendages from female paratypes, uoless
otherwise stated. The type material is deposited
in the Mascu Nacional, Rio de Janeiro (MNRJ),
the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
(MNHN), and Universidade Santa Ürsula, Rio
de Janeiro (I ISLf),
ABBREVIATIONS
Stn station;
CB Blake trawl;
DC Charcot dredge;
bl body length.
SPECIMENS AND STATION DAT A FOR THE
MATERIA1 EXAMINEE) IS AS FOELOWS
For a map showing location of the océanographie
stations conducted by the Marion Dufresne in
southeastern Braz.il, see Tavares 1999.
Stn 42 DC75, 18 Ü 59’S, 37°50’W, 295 m,
Carpoapseudes prospeetnes n. sp.; stn 53 C.B93,
19°34’S, 38°55’W, 360 m, Carpoapseudes pros¬
peetnes n. sp.
Family Apseudidae Leach, 1814
Subfamily LEVIAPSEUDINAE Sieg, 1983
DiAGNOSIS — Ocular lobes wefl defined, extending
on each side as a spiniform process, without visual élé¬
ments. Cheliped and pereopod 1 with exopod.
648
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
New species of che deep-sea genus Carpoapseudes
Pereonites 4 and 5 longest. If présent pleopod exopod
2 articulated. Maxilliped endite with caudo-distal leaf-
shaped robust seta.
Genus Carpoapseudes Lang, 1968
Carpoapseudes Lang, 1968: 60, 61; 1970: 596, 599,
602-604. - Bacescu & Guru 1971: 64. - Guru 1972:
298, 302-, 1975: 93: 1980: 385-388. 390, 391. -
Kudi nova-Pasternak 1973: 147; 1978: Il 59. - Lang
1973: 226. - Gardiner 1975: 224. - Bacescu, 1981:
69; 1982: 55, 63, 66-68: 1985: 435, 438; 1987: 30. -
Sieg 1983: 163. 164.
Type SPECIES. Carpoapseudes serratispinosus Lang,
1968 [by original désignation. Gender, masculine].
Diagnosis. — Pereonite 6 irapeze-shaped and clearly
wider than long. Five pairs of pleopods présent.
Pleotelson and mandibles withour cnelipeds with
sexual dimorphisxn, Depth range 295-4364 m.
Carpoapseudes prospectâtes n. sp.
(Figs 1-7)
Matériau examined. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne , stn 42 DC75, 18°59'S. 37°50'W,
295 m, 27.V.1987, à holorype bl 15.7 mm (MNRJ-
7304. — 1 ovigerous incomplète 2 paratype, mouth-
parts and limbs dissecred (MNHN Ta884), 1 2
paratype (USU 486). — Stn 53 CB93, 19°34’S,
38°55'W, 360 m, 30.V.1987, 1 6 bl 15.2 mm (USU
487).
Type locality. — Ûff coast of Brazil, I8°59’S,
37°50’W, 295 merres depth.
Etymology. — Named in anticipation of achieving
new data from the South Atlantic Océan (prospeetnes,
noun of prospecte: to look forward to).
Diagnosis. — Rostrum with short processes at base.
Maxilliped endites iimet margins with seven circum-
plumose spinilorm setae, righr endite with tive cou-
pling hooks, lelt endite with lotir coupting Itooks.
Pereopod 1 & 2 basis with anterior directcd proximal
spine. Pereopod I propos! us with foui spinilorm setae.
Pereopod 4 dactyles nor serrated. Well-developed
pleopods présent.
Description
Body cylindrical (Fig. IA, B). Céphalothorax
length (including rostrum) as pereonites 1-3 toge-
ther. Ocuiar lobes long and curved. Small round
process mid-length. Small hyposphenians latéral at
level with mandibles and on the ventral surface.
Pereonites 1-5 with ventral hyposphenians.
Pereonites 3-5 with hyposphenians anterior of
pereopod shoulders. Pereonite 1 as wide as
céphalothorax, half as long as pereonite 2.
Pereonite 2 slightly narrower than pereonite 1,
half as long as pereonite 4. Pereonite 3 0.75 length
of pereonite 4 but marginally wider. Pereonite 4
longer than pleonite 1-4 together. Pereonite 5
0.1 longer than pereonites 3. Pereonite 6 as long
as pereonite 2. Génital cône directed forwards,
with posterior spine.
Pleonites tapering in width distally. Ail of sanie
length. Pleotelson longer than ail five pleonites
together, widening distally.
Ancenmilc (Fig. 2A) longer than carapace.
Peduncular article 1 longer than two succceding
articles combined; article 2 with distal ring of
plumose setae and marginally longer than third
article, Inner llagcllum with 13 articles, most of
which bave distal setae. Outer flagellum margi-
nally longer than peduncle, with about 26
articles most of which hâve distal setae.
Antenna (Fig. 2B) less than two thirds of anten-
nule length, Penduncular article 1 with ventral
process, one third of article 2 length; article 2
only two thirds article 1 width. Inner flagellum
of one article only, more than half the length of
peduncular article 2, with 12 simple setae. Outer
flagellum with 16 articles, article 1 being the
shortest, article 2 and 3 each three times longer
than ail other articles and both bearing plumose
setae.
Labium (Fig. 3A) basal part with long fine latéral
setulcs, distal part consisting of two small lobes.
Mandibles (Fig. 3B, C) wirh broad molar pro¬
cess, longer than inçisor, without obvious inden¬
tations; palp with three articles, the two distal
articles with distal row of serrated setae. Left
mandible: Facina ntobilis with four dendcles,
incisor with three denticles, spine row consists of
two bifurcate and two distally serrated setae.
Right mandible: lacina mobiliswith five denticu-
lations, spine row consisting of two bi-, one tri-
furcate and three distally serrated setae, the most
distal being stouter than others. Maxillule
(Fig. 3D) palp with two articles, distal article
with nine simple setae; outer endite with 11 spi-
niform setae some simple others serrated; inner
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
649
Larsen K.
endite vvith five circumplumose spiniform setae.
Maxilla (Fig. 3E) consisting of three lobes and
inner process, outer lobe with distally serrated
setae; médian lobe witli simple as well as serrated
spiniform setae; inner lobe with simple and
bifurcate spiniform setae; inner process with dis¬
tally scmlose or bifurcate setae. Labium (Fig. 4B)
basal part setulose on anterio-lateral corners and
small setulose projection on distal ntargin, lobes
densely setose on each margin and with two dis¬
tal setae. Maxilliped (Fig. 4A) coxa narrower
than basis; basis wider than endites, with antéro¬
latéral projections; palp article 1 with one sera on
outer margin, article 2 wider and longer than
other articles, with dense row of setae on inner
margin, article 3 hearts shaped with inner row of
long thick setae, article 4 c-longate, with long
thick distal setae; endites with seven medio-late-
ral circumplumose spiniform setae, Five antérola¬
téral bifurcate spiniform setae, leaf-shapcd
caudo-distal spiniform sera and scveral simple
setae on distal margin, antérolatéral corners with
fine setules. right endite inner margin with five
proximal denriculated spiniform setae, left endite
inner margin with four proximal denticulated
spiniform setae.
Basis of femaie cheliped endopod (Fig. 4C) lon¬
ger than carpus, with scattered fine setules.
Merus slightly bent, widening distally with rwo
distal tergal setae and nine sternal setae and large
process on sternal margin. Carpus tapering
proximally with long setae on sternal margin,
distal spine and small setae on tergal margin.
Propodus with distal tergal row of diagonal setae.
Fixed finger (Fig. 4D) three tintes longer than
rest of propodus and slightly longer than daccy-
lus, with seven sternal setae, inner margin with
numerotls denticles and setae and a proximal
process. Dactylus with fine sériation on inner
margin. Exopod (Fig. 7D) consist of rwo articles,
distal article with four setae.
Male cheliped (Fig. TA) differing front femalc in
basis stout; carpus widening distally, distal spine
less acute; propodus more powerful; fixed finger
(Fig. 7B) inner margin having three stout setae
and proximal process three tintes larger than
fentale; dactylus with two small setae proximally
on outer margin and small process proximally on
inner margin.
Oostegites présent on pereonites 1-4.
Coxa of pereopod 1 endopod (Fig. 5A) with
generic forward pointed process. Basis marginally
shorter than merus and carpus together, with
large sternal proximal spine and one distal tergal
sera. Ischium with one distal tergal sera. Merus
only 0.15 tinte shorter than carpus, with row of
setae along tergal margin and three setae distally
on sternal margin. Carpus 0.5 tinte length of
basis, both margins with dense row of long setae.
tergal ntargin also with two spiniform setae.
Propodus three tintes length of dactylus, both
margins with dense row of long setae, tergal mar¬
gin also with four spiniform setae and one distal
serrated spiniform seta. Dactylus serrated, five
rimes longer than terminal spine and with four
sternal setâc and two setae at insertion of termi¬
nal spine. Exopod (Fig. 7C) consist of two
articles, the distal with six pluntose setae.
Pereopod 2 (Fig. 5B) shorter and more slender
than pereopod 1. Basis marginally longer than
merus and carpus together, sternal spine smaller
than basis of pereopod 1. Ischium with three dis¬
tal tergal setae. Merus 0.6 tinte length of carpus,
with row of setae on tetgal margin. Carpus with
row of setae along tergal margin and three setae
distally on sternal ntargin. Propodus shorter than
dactylus and terminal spine together, tergal mar¬
gin with dense row of long setae but no spini¬
form setae, sternal margin with five setae.
Dactylus almost twice the length of terminal
spine, wub a cluster of four sternal setae; termi¬
nal spine with rwo proximal setae.
Pereopod 3 (Fig. 5C) similar to pereopod 2
except basis withour sternal spine; merus with
one seta on sternal margin; propodus hâve both
margins with dense row of long setae; dactylus
with one proximal tergal, one médial sternal and
one distal setae, terminal spine smooth.
Pereopod 4 (Fig. 6A) similar to pereopod 3
except basis with plumose setae on each margin;
merus short only 0.25 time length of carpus; car¬
pus with dense setation on both margins and one
médian plumose seta; propodus with dense seta¬
tion on tergal margin only; dactylus only half as
long, terminal spine only one third as long.
Pereopod 5 (Fig. 6B) similar to pereopod 3
except basis with plumose setae on each margin;
ischium with seta on tergal margin; merus with
652
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
New species of the deep-sea genus Carpoapseudes
C, D
Fig. 7. — Carpoapseudes prospeclnes n. sp. A-B, S paratype (USU 487); A, cheliped; B, cheliped propodus and dactylus; C-D, î
paratype (MNHN Ta884); C, pereopod 1 exopod; D, cheliped exopod. Scale bars; A 1 mm; C-D, 0.1 mm.
only scattered setae; carpus with two large setae
on sternal margin; propodus with tergal row of
small setulose spiniform. setae, only one seta on
tergal margin and five distal setae,
Pereopod 6 (Pig. 6C) similar to pereopod 3
except merus with one long plumose seta on ster¬
nal margin; carpus with one long plumose seta
on sternal margin; propodus with one small plu¬
mose seta on sternal margin and row of diagonal
smooth and setulose spiniform distal setae; dac¬
tylus with small sternal spine.
Ail five pairs of pleopods similar (Fig. 2C). Pro-
topod with four plumose setae; exopod article 1
with one feather sera, article 2 with 17 feather
setae; endopod, armed with 19 feather setae.
Uropods protopod smooth (Fig. 2D). Endopod
with 33 articles most of which hâve setae.
Exopod broken off.
Rf.marks
Carpoapseudes prospectes is similar in body shape
ro C. curticarpus from the north-easr Atlantic.
These two species can be separated by the follo-
wing; Carpoapseudes prospectes hâve spines on
the basis of both pereopod I and 2, cheliped
merus with sternal process, cheliped fixée! finger
with proximal process, carpus and merus are
subequal in lengrh and latéral spines on pleonites
pointing straight out. For C. curticarpus only
pereopod 1 has spine on basis, cheliped merus
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
657
Larsen K.
without sternal process, cheliped fixed finger
without proximal process, carpus only 0.75 length
of merus and latéral spines on pleonites pointing
backwards. In the original description of C. cur-
ticarpus, Basescu (19S2) must havc reversed the
labels for pereopod 1 of C. curticarpus antl
C. laubieri Bacescu, 1982.
Carpoapseudes contain at présent 14 species,
many of which are incompletely described. A key
to the genus has been construeted by Gutu
(1996c).
Regarding sexual dimorphism of Carpoapscudes
prospectines n. sp., only the cheliped and the fixed
finger display significant variation between the
sexes.
Ackno wl edgem en ts
Financial support for this research was provided
by the Danish Research Academy. I am grateful
to my supervisor Dr. George D. F. Wilson,
Australian Muséum, and my co-supervisor Dr.
Noël N. Tait, Macquarie University for rheir
support. I also thank Dr. M. Tavares, Santa
Ursula University, Rio de Janeiro for loan of spé¬
cimens.
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658
ZOOSYSTEMA • 1999 - 21 (4)
New species of the deep-sea genus Carpoapseudes
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accepted on 27 April 1999.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
659
Two new cumacean (Crustacea) species
from the deep South Atlantic
Les WATLING
University of Maine, Darling Marine Center, Walpole, ME 04573 (USA)
watling@maine.edu
Sarah GERKEN
University of Maine, Darling Marine Center, Walpole, ME 04573 (USA)
Watling L. & Gerken S, 1999, — Two new cumacean (Crustacea) species from the deep
South Atlantic. Zoosystema 21 (4) : 661-669.
KEY WORDS
Cumacea,
new species,
deep sea,
South Atlantic.
ABSTRACT
Two new species pf cumaceans are described from the deep South Atlantic
off the coast pf Brazil, Gdnsskuma dufresnae n. sp. and Campylaspides abysso-
trucidatus n. sp. Both species arc in gênera that rypically occur in the deep
sea. G. dufresnae is unique in having the lollowing combination of features:
maxilliped 3 basis not distally produced, uropod pedunclc as long as rami,
uropod rami subequal in length. In addition, of ail the deep-sea species in
this genus, G. dufresnae exhibits the least extension of the relsonic somitc.
Campylaspides abyssotrucidatus n. sp. differs from Campylaspides grandis Fage,
1929 and Campylaspides spinifera Jones, 1973 in having a smooth carapace
and having additional large spines on maxilliped 3.
MOTS CLÉS
Cumacea,
nouvelles espèces,
eaux profondes,
Atlantique Sud.
RÉSUMÉ
Deux nouvelles espèces de cumacés (Crustacea) des eaux profondes de l’Atlantique
Sud.
Deux nouvelles espèces de cumaces sont décrites de l’Atlantique sud-occiden¬
tal, au large de la côte brésilienne, Gaussicuma dtifiesnae n. sp. et CampyLi-
spides abyssotrucidatus n. sp. Les nouvelles espèces appartiennent à des genres
typiquement d’eaux profondes. G. dufresnae est la seule espèce du genre à
posséder h la fois le basis du troisième maxillipède sans avancée distale,
pédoncule de l'uropode aussi long que les rames et uropodes à rames de lon¬
gueur similaires. De plus, parmi toutes les espèces d eau profonde de ce
genre, G. dufresnae a le plus court telson. Cantpybispides abyssotrucidatus n.
sp. diffère de Campylaspides grandis Page, 1929 et de Campylaspides spinifera
Jones, 1973 par la carapace lisse et des épines plus longues sur le troisième
maxillipède.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
661
Watling L. & Gerken S.
INTRODUCTION
Three vials containing a total of eight cumaceans
were received front Marion Dufresne cruise TAAF
MD55 opcrating in thc deep sea off the coast of
Brazil. Most of tite specimens were too dantaged
to identify positivcly to species. Of the fivc spéci¬
mens which could bc assigned to a genus, rvvo
were rccognizcd as new species, one was a pre-
viously described species, but the others could
not be determined beyond the level of genus.
The type material has been deposited in the col-
lections of the Museu Nacional, Rio de Janeiro
(MNRJ) and the remaining material in the col¬
lections of the Universidade Santa Ursula, Rio de
Janeiro.
Abbrevlations
Stn station;
CB Blake trawl;
DS Sanders dredge.
List of stations
For a map showing location of the océanographie
stations conducted by the Marion Dufresne in
Southeastern Brazil, see Tavares 1999.
Stn 38 DS66, 19°09'S, 37 n 35’\V, 3450 m,
CampyUspides abyssntrucidatus n. sp., Gaussicuma
dufresnae n. sp., and three specimens too badly
datnaged to détermine genus; .stn 65 CB106,
24°00’S, 42°14’W, 1020 m, Cumellopsis bicostata
Jones, 1984; stn 42 CB76, 18 C 58'S, 37°49’W,
600-637 m, IStenotyphlops sp. (missing telson
and uropods), Procampy/aspis sp. (carapace only).
Family Bodotrjidae T. Scott, 1901
Subfamily VaUNTHOMPSONIINAE
G. O. Sars, 1878
Gaussicuma Zimmer, 1907
Type SPECIES. — Gaussicuma vanhojfeni Zimmer,
1907 [by monotypy],
Additional species. — G. gurjanovae Lomaldna,
1952, G. gloriosae l.edoyer, 1988, G. kermadecense
Jones, 1969, G. scabrum Jones, 1969, and G. dufres¬
nae n. sp.
Emf.NRF.D DIAGNOSES. — Pseudorostral lobes not
meeting in front of eyelobe; eye absent-, first pedige-
tous sornite visible dorsally; relsonic somite extended
berween uropod peduncles; maxtlliped 3 basis longer
than distal porrion of leg, somerimcs distally produ-
ced; exopous présent on maxillipcd 3 and pcrcopods
1-3 in 9 and on maxilliped 3 and pereopods 1-4 in d.
Remarks
Ail species in this genus, with the exception of
G. gurjanovae , are found at depths exceeding
3000 m and ihus far appear to be restricted to
areas of the sea borrom where Antarctic bottom
water has warmed to about 1°C. G. gurjanovae
depatts from this pattern in being found in the
Northwest Pacific at depths generally less than
100 m. UnforTunately, the descriptions of most
of the species in this genus do not include details
of the mouth appendages, consequently, while
the ttue affinities of G. gurjanovae cannot be
determined at this tinte, it rnost likely will be
found to dilTer front the deep water species in
some details.
Gaussicuma dufresnae n. sp.
(Figs 1-3)
Matériau EXAMINER, — TAAF MD55/Brazil 1987,
stn 38 DS66, 19°09’S, 37°35’W, 3450 m, 25.V.1987,
subadult 6 holotype (MNRJ 7305). Sand bottom.
Etymology. — Named in honor of the research ves-
scl Manon Dufirsue.
Description
Subadult male, total length 14 mm. Carapace
more than 1.5 tinte as long as high and less than
0.25 time total body length. Pseudorostral lobes
notched distally but not meeting in front of eye¬
lobe. Carapace smooth except for a double row
of small serrations torming an anterior downslo-
ping dorsal crest. Antérolatéral angle acute and
produced above a serrate anteroventral margin.
Antennal notcli deep and broadly rounded.
l’ereon with ail five somites visible dorsally and
laterally. No ridges or projections visible on stér¬
ilités.
Pleon somites smooth, last moderately produced
berween uropod peduncles.
Antcrma 1 flagellar articles missing. Peduncle
article 1 equal in length to articles 2 and 3 roge-
662
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Two new cumaceans
Fig. 1. — Gaussicuma dutresnae n. sp. TAAF MD55/Brazil 1987, sln 38 DS66, 19“09'S, 37°35'W, 3450 m, 25.V.1987, subadult S
holotype (MNRJ 7305); A, whole body, side view; B, antenna 1; C, maxilliped 3. Scale bars: A, 1 mm; B, C, 0.5 mm.
ther, with spines distally on dorsal margin.
Peduncle articles 2 and 3 subequal in length.
Accessoty flagdlum minute, 2-articulate.
Maxilliped 3 basis slighilv more than twice length
of remaining articles rogerher, slighlly rounded
and wirhour projection distally, and armed only
with three distal plumose setae. Ischium very
short; merus, carpus, and propodus subequal in
length and bcaring lew plumose setae. Dactyl
about one third length ot propodus and bears
long terminal spitie-like seta. Exopod extends
about four lifths length ot endopod.
Pereopod 1 broken, exopod extending beyond
basis of endopod.
Pereopod 2 broken, with propodus and dactyl
missing. Ischium very short; merus and carpus
subequal in length.
Pereopod 3 basis as long as remaining articles
together. Carpus with strong array of stiff, mul-
tiannulate setae on distal margin. Dactyl about
one third length of propodus. Exopod extends to
end of merus.
Pereopod 4 nearly as long as pereopod 3. Basis
about three fourths length of remaining articles
together and bears single plumose seta on distal
margin. Ischium as wide as long and with row of
still microserrate setae on anterodisral margin.
Merus one half length of carpus, with single
multiannuJate seta on lower part of anterior mar¬
gin. Carpus four tintes as long as wide, wiih
single multiannulaie seta on anterior margin;
posterior margin with rhree multiannulare setae
distally and single plumose seta proximaily; distal
margin with two multiannulare setae. Propodus
and dactyl subequal in length, each with single
distal seta. Exopod reduced, about one half length
of exopods on pereopods 1-3.
Pleopods on pleonites 1-5, without fully formed
setae. Exopod uniarticuiate, bearing process on
internai margin that extends across endopod
basal anicle.
Uropod peduncle about as long as rami, bearing
about 10 spine-like setae, some short and some
long, along inner margin. Rami subequal in leng¬
th. Endopod 2-arriculate, proximal and distal
articles subequal in length; proximal article well
festooned with setae on inner and outer tnargins;
distal article narrower than proximal, with simple
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
663
Watling L. & Gerken S.
C B A
Fig. 2. — Gaussicuma dulresnae n. sp. TAAF MD55/Brazil 1987, stn 38 DS66, 19°09'S, 37°35’W, 3450 m, 25.V.1987, subadult S
holotype (MNRJ 7305); A, pereopod 1; B. pereopod 2; C, pereopod 3. Scale bar: 0.5 mm.
setae on distal rwo thirds of inner and outer mar- G. dufrcsntte exhibits the least extension of the
gins, terminal setae about as long as article itself. telsonic somite. The lack of prolongation of the
Exopod basal article about one half length of dis- maxilliped 3 basis distal rnargin removes one fea-
tal, without setae; distal article wirh numerous ture that çould be used to distinguish ail the
simple setae on outer rnargin, about eight plumo- deep-sea species of this genus from the shallow
se setae on inner rnargin, and three terminal setae North Pacific species, G. guijanovae.
equal in length to those of endopod.
Remarks Family Nannastacidae Bâte, 1866
This species superficiaUy resembles G. scabrum, Genus Campylaspides Fagc, 1929
described by Jones from the deep Tasman Sea.
However, G. dufresnae is unique in having the Type species. — Campylaspidesgrandis Fage 1929 [by
following combination of features: maxilliped 3 monotypy].
basis not distally produced, uropod peduncle as Addit)onal SPEC1ES . _ c cananensti Jones , ] 98 4,
long as rami, uropod rann subequal m length. In Q echinata Ledoyer, 1988, C. spinifera Jones, 1973,
addition, of ail the deep-sea species in this genus, and C. abyssotnicidatus n. sp.
664
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Wading L. & Gerken S.
Fig. 4. — Campylaspides abyssotrucidalus n. sp. TA AF MD55/Brazil 1987, stn 38 DS66, 19“09’S, 37°35'W, 3450 m, 25.V.1987,
adult 6 holotype (MNRJ 7306); A. whole body, side view; B, maxilliped 1; C, maxilliped 2; D, maxilliped 3. Scale bars: A, 1 mm; B-D,
0.5 mm.
DlAGNOSJS. — Pseudorostral lobes clongare, unîted
medially anteriorly; cyclobe rudimeruary; o antenna 2
with loue flagellum, pedunde articles 4 and 5 sube-
qual, both with strong covering of aesthetascs; maxilla 2
a single plate; maxilliped 1 3-araculate, terminal
arride minute; maxilliped 2 dactvl trident-shaped;
maxilliped 3 leg-like, merus to propodus not widened;
2 with exopods on maxilliped 3 and pereopods 1, 2;
6 with exopods on maxilliped 3 and pereopods 1-4.
Remarks
This is a deep-sea genus known so far only from
the Atlantic and western Indian Océans. It is dis-
cinguishcd by the form of the dacryl on maxilli¬
ped 2, which ts trident-iike, although in some
cases the différence is not as strong as the follo-
wing statement implies. The overall form of
maxilliped 2 is very similar to that of Campylaspis ,
including the presence of a large spine-like sera on
the distal margin of the propodus. There are also
some species of Campylaspis where the dactyl
consists of rwo spine-like processes between which
is a single sera. Campylaspides difters from thèse
spccies by having the middle spine-like process
fused to the basal area between the other nvo and
as long as the others. In the form of maxilliped 1
Campylaspides is indistinguishable from Campy¬
laspis. In the new species described below, maxilli¬
ped 2 was oriented sudt that the trident-shaped
dactyls came together in die frontal plane below
the other mouth appendages, seemingly forming a
spear-like device for prey capture, lliis, together
with the styliforiïi mandible ntolar, suggests rhat
members of tltis genus are predators, but the pre-
ferred food remains unknown.
666
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Fig. 5. — Campylaspides abyssotrucidalus n. sp. TAAF M[
adult 3 holotype (MNRJ 7306); A, antenna 1; B. antenna
0.5 mm.
05b
2
700SYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Watling L. &c Gerken S.
Fig. 6. — Campylaspides abyssolrucidatus n. sp. TAAF MD55/Brazil 1987, stn 38 DS66, 19“09’S, 37”35’W, 3450 m, 25.V.1987,
adult d holotype (MNRJ 7306); A, pereopod 1 ; B, pereopod 2; C, pereopod 3; D, pereopod 5. Scale bar: 0.5 mm.
Campylaspides abyssolrucidatus n. sp.
(Figs 4-6)
MaTERIAL EXAMINEE). — TAAF MD55/Brazil 1987,
Stn 38 DS66,19 o 09’S, 37°35'W, 3450 m, 25.V.1987,
adult cî holotype (MNRJ 7306). Sand battotn.
ETYMOLOGY. — From the Latin words abysso, refer-
ring to the deep sea, and trucida, which means to eut
to pièces or Icill cruelly, referring to the monstrous
design of the second and third maxillipeds.
Description
Adult male, 6 mm. Carapace typically modified
in mature male, low and elongate, smooth except
for few dorsolateral spines. Pseudorostral lobes
enlarged, almost half length ot carapace, bearing
low serrations on dorsal margin. Antennal notch
shallow, anterovemral corner of carapace subacute.
Antenna 1 pcduncle articles 1 and 2 subequal in
length. Accessoiy flagellum minute, main flagel-
lum as long as pcduncle articles 2 and 3 rogerher.
Antenna 2 pcduncle article 5 slightly longer than
article 4, both wirh heavy brush of setae arranged
in rànks on anterior margin. Pcduncle article 4
wirh small pedunculate structure bearing rwo
long setae on inner surface near distal margin.
Flagellum broken.
Maxilliped I as in Campylaspis , terminal article
minute. Maxilliped 2 typical ol the genus. Basis
strong, armed distally with single microserrate
sera. Merus as long as wide, with single pluntose
sera on médial face. Carpus with sevetal short
and one long spine on médial margin. Propodtts
curved toward midline, with strong distal seta
668
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Two new cumaceans
projecting a long daccyl. Trident-üke dactyl for-
med ofrhree widelyspaced spines.
Maxilliped 3 basis coveredwith heavy scales and
bearing two long plumose sctac on distal margin.
Ischium wirh distal heavy spine. Merus and car-
pus subequal in length and armed wirh heavy
spines and plumose setae on latéral margins.
Propodus about one rhird length ol carpus, with
heavy spines on médial margin and plumose
setae distally. Dactyl hait length of propodus,
without strong terminal sera.
Pereopod 1 basis less rhan hall length of remain-
der of leg, bearing few plumose setae on ail
articles. Carpus with heavy spines along latéral
margin. Dactyl slender, as long as propodus.
Pereopod 2 with few setae, carpus as long as pro¬
podus and dactyl together, with a few small
spines proximally. Pereopod 3 broken.
Pereopod 4 basis alrnost as long as remaining
articles. Basis, ischium, and merus each with
single distal plumose seta. Carpus longer than
propodus and dactyl together, carpus and propo¬
dus with .single distal plumose seta.
Pereopod 5 basis not expanded as in pereopod 4,
whole limb about three fourths length of pereo¬
pod 4.
Uropod pedttncles elongate, slightly exceeding
combined lengths of pleonires 4, 5, and 6. Inner
margin of peduncles with plumose setae on
proximal rwo-thirds and microserrate seta on dis¬
tal portion, dorsal surface armed with spines,
decreasing in length distally. Endopod longer
than exopod, both with long terminal setae.
Inner margin of endopod armed with seven to
eight microserrate setae.
Remarks
In the possession ol strong spines on the carpus
ol maxilliped 2 this species is closest to C. grandis
and C. spinifera but differs in Itaving a smooth
carapace and having additional large spines,
which look to also be useful in prey capture, on
maxilliped 3.
Acknowledgments
We arc very grateful to Dr M. Tavares (Santa
Ursula Université', Rio de Janeiro) for bringing
rhese specimens to our attention. Working on this
material also brought back fond memories of my
(LW) own cruise aboard the Marion Dufresne in
1980, where the seas wcre rough but the food and
camaraderie was excellent. This study was partially
supported by grant DEB95-21783 frorn the U.S.
National Science Foun-dation PF.ET prograni.
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Submitted on 16January 1999;
accepted on 23 April 1999.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
669
New species and new records of deep-water
caridean shrimps from the South Atlantic Océan
(Crustacea, Decapoda)
KEYWORDS
Deep-water shrimps,
Decapoda Caridea,
western Atlantic,
new records and species.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Marcos TAVARES
Universidade Santa Ürsula, Instituto de Ciências Biolôgicas e Ambientais,
Rio de Janeiro 22231-040 (Brazil)
mtavares@ax.apc.org
Tavares M. 1999. — New species and new records of deep-water caridean shrimps from
the South Atlantic Océan (Crustacea, Decapoda). Zoosyslema 21 (4) : 671-677.
ABSTRACT
One new species of deep-water caridean shrimp is described from the south-
western Atlantic, Heterocarpus inopinatus n. sp. (Pandalidae). The new spe¬
cies can be promptly distinguished from the other species of the genus with a
short but distinct cxopod on the third maxilliped as follows: 1) from
Heterocarfius ctffinis by the absence of incision on the dorsal carina of the
third abdominal segment (carina distinctly incised in H. affinis)-, 2) from
Heterocarpus hostilis by the latéral carinac on the carapace well defitied (no
distinct latéral carinac in H. hostilis)-, 3) and from Heterocarpus dorsalis by the
carapace with dorsal carina unarmed on posterior one third of length (poste-
rior two thirds in H. dorsalis). Additionally, four new records are established
as follows: Heterocarpus dorsalis Bâte, 1888 (Pandalidae) from the Atlantic
Océan; Heterogenys microphthalma (Smith, 1885) (Oplophoridae) from the
southwestern Atlantic; Heterocarpus oryx A. Milne-Edwards, 1881
(Pandalidae) and Acanthephyra eximia Smith, 1884 (Oplophoridae) from
southeastern Brazil.
671
Tavares M.
MOTS CLÉS
Crevettes d’eaux profondes,
Decapoaa Caridea,
Atlantique occidental,
nouvelle espèce et
nouvelles répartitions.
RÉSUMÉ
Nouvelle espèce et nouvelles répartitions de crevettes carides profondes de l’Atlan¬
tique Sud ( Crustacea. Decapoda).
Une nouvelle espèce d une crevette caride de profondeur est décrite de
l’Atlantique sud-occidental, Heterocarpus inopinatus n. sp. (Pandalidae). La
nouvelle espèce se distingue aisément des Heterocarpus à troisième maxillipè-
de avec l’exopodite court mais est bien reconnaissable par les caractères sui¬
vants : 1) de Heterocarpus affh/is par l’absence d'une incision sur la carène
dorsale du troisième segment abdominal (carène avec une incision assez nette
chez H. affinis) ; 2) de Heterocarpus Imtilis par la carène latérale de la carapa¬
ce bien définie (carapace sans carène latérale chez H. hastiUs) ; 3) et de
Heterocarpus dtmalis par la carapace avec la carène dorsale lisse sur le tiers
postérieur de sa longueur (les deux tiers postérieurs chez H, dorsalis). De
plus, quatre nouvelles répartitions sont établies : Heterocarpus dorsalis Bâte,
1888 (Pandalidae) pour l’océan Atlantique; Heterogenys microphthulma
(Smith, 1885) (Oplophoridae) pour l’Atlantique sud-occidental ; Hetero¬
carpus otyx A. Milne-Edwards, 1881 (Pandalidae) et Acanthephyra extmia
Smith, 1884 (Oplophoridae) pour les eaux profondes du sud-est brésilien.
INTRODUCTION
Knowledge of rhe deep-water decapods and sto-
matopods from the southwestern Atlantic has
been broadened as a resuit of a sériés of reports
based upon the collections obtained by the RV
Marion Dufresne in die area (Guille &C Ramas
1988). An account of the scientific reports publi-
shed so far on the Marion Dufresne collections
can be found in Tavares ( 1999).
In the présent report one new species of deep-
water shrimp is described, Heterocarpus inopinatus
new species (Pandalidae). Addirionally, four new
records are established as follows; Heterocarpus
dorsalis Bâte, 1888 (Pandalidae) from the Atlantic
océan; Heterogenys microphthalmct (Smith, 1885)
(Oplophoridae) from the southwestern Atlantic;
Heterocarpus oryx A. Milne-Edwards, 1881
(Pandalidae) and Acanthephyra extmia Smith,
1884 (Oplophoridae) from southeastern Brazil.
The spécimens hâve been deposited in the collec¬
tions of the Muséum national d'Histoire naturelle,
Paris (MN1 IN); Museu National, Rio de Janeiro
(MNRJ); National Muséum of Natural History,
Leiden (RMNI i); National Muséum of Natural
History, Smirhsoman Institution, Washington
D.C. (USNM); and Universidade Santa Ursula,
Rio de Janeiro (USU).
Abbreviatiûns us eh includes
CB Blake trawl;
CP beam trawl;
cl carapace length (measured Irom the orbi¬
tal margin to the posterior margin of the
carapace);
mm millimétrés;
mxp3 third maxilliped.
List oe stations
For a map showing location of the océanographie
stations conducted by rhe Marion Dufresne in
southeastern Brazil, see Tavares 1999.
Stn 4 CP07, 2r3I’S, 40"407’W, 750-785 m,
Heterocarpus inopinatus n. sp., Acanthephyra exi-
mia\ stn 34 CP56, 20°34’S, 28°19"W, 5092-
4990 m, Heterogenys microphthalma\ stn 39
CP68, 1S“55’S, 37°49’W, 1220 m, Heterocarpus
inopinatus n. sp., H. oryx\ srn 43 CB77, 19"00’S,
37 Û 47’W, 900*790 m, Heterocarpus inopinatus
n. sp.. H, oiyx\ stn 44 CB78, 18 n 5S’S, 37"48’W
1200 m, Heterocarpus inopinatus n. sp.; stn 55
CP95, 19 n 38’S, 3S D 43’W, 960 m, Heterocarpus
inopinatus n. sp., H. dorsalis , H. oryx, Acanthe-
phynt exintia; stn 65 CB 106, 23 , ’54'S ) 42 r T0’W,
830 m: H. oryx.
672
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Deep-water caridean shrimps
Family PANDALIDAE Haworth, 1 825
Heterocarpus inopinatus n. sp.
(Fig. 1A-D)
Type material. — TAAF MD55/Rruzil 198~.
Manon Dufresne, stn 55 CP95, 19°38’S, 38°43’W,
960 ni, 30.V.198 -7 , 6 holorypc cl 36 mm (MNRJ-
7307), 2 6 d , I 2, I juvénile parutype (MNHN-Na
13562), 4 d d bâru types (USNM), 2 6 6,2 9 2
paratypes (RMN'I I), 2 6 6,2 9 $ paratypes (USU-
1317). — Stn 39 CP68, 1S“55'S, 37”49 \V, 1220 m.
26. V', 1987, 2 <3 6 ,3 juvéniles pararvpes (USU-
1310). —Stn 44 CB78, 18°58'S, 37°48 W, 1200 m,
27. V.1987, ! ovigerous îpatatype (USU-1312). —
Stn 43 CB"7. 19°00'S, 37"47’W. 900-790 m.
27.V.1987, 4 6 6 para type s (USU-1313). — Stn 4
CP07, 21°31 S, 40 o 407’W, 750-785 m, 10.V.1987, 1
ovigerous 9 paratype (USU-1315).
Type LOCALITY. — Southeastern Brazil, 19°38’S,
38°43’W, 960 m depth.
DISTRIBUTION. — Known so far only from south¬
eastern Brazil, 750 to 1220 métrés depth.
ETYMOLOGY. — From rhe Latin word inopinatus ,
unexpected.
DIAGNOSES. — Rostrum markedly shorter than the
carapace in adulrs (for instance fernale USU 1312 cl
40 mm), slightly longer than rhe carapace in juvéniles
(for instance juvénile USU-1310 cl 24 mm): usually
armed with 9-11 teeth exrending to anterior end of
rostrum and including 5-6 on carapace posterior to
level of orbital margin. and ventrally with 7-9 teeth;
last tooth posterior to level of orbital margin stroiigly
reduced. Carapace with well-develuped postorbital
and branchiostegal carinae, branchiostegal spine
usually slightly snortei titan antennal spine, sorac-
times as long as. Antennal scale about 1.5 shorter than
carapace leligth. bladc far overreaehing disfolateral
spine. Abdomen withotit dorsal carina on rwo anterior
somites. Third, fourth, and fifth somites carinare and
armed with posteromedian tooth, sixth dorsally
depressed. Pleura of fourth and fifth abdominal
somites with postvenrral spine. Short bur distinct exo-
pod on the third tnaxilliped (occasionally at only onc
mxp3). Pcrcopods with 22- 27 ai rides in carpus of
longer second pair, 8-9 in shorter; pereopods with
dactyl of third pair about 2 6 as long as propodus; car-
pus of each of thnrc posterior pairs unarmed; merus of
tirst and second perciopods unarmed, armed with 9-
14 spines on third, 9-12 spines on fourrh and 7-12
spines on fifth, ischium with rwo spines on third and
lourth, none on fifth; carapace lengrh of largest spéci¬
men 44 mm.
RE M ARKS
Usually, the species of Heterocarpus présent the
third maxilliped with a well-developed exopod.
Of the 22 known species of the genus, H. oryx
A. Milne-Edwards, 1881, H. vicarius Faxon,
1893, and H. reedi Bahamonde, 1955, hâve no
exopodite on the third maxilliped at ail Three
species présent a short but distinct exopod on the
third maxilliped, H. dorsaüs Bâte, 1888, H. affi-
nis Faxon, 1893, and H. hostilis Faxon, 189.3.
Heterocarpus inopinatus n. sp. is among the
Heterocarpus with a short but distinct exopod on
the third maxilliped. ft can be promptlv distin-
guished from the three species above as follows:
(1) from H. ajfrnis by rhe absence of incision on
the dorsal carina of the third abdominal segment
(carina distinctly incised in //. afftnis ); (2) trom
H. hostilis by the latéral carinae on the carapace
well defined (no distinct latéral carinae in H. hos¬
tilis)-, (3) and from H. dorsalis by the carapace
with dorsal carina unarmed on posterior pne
third of length (posterior rwo thirds in H. dorsa¬
lis). Additionally, in H. inopinatus the rostrum is
distinctly shorter than the carapace, whercas in
H. dorsalis il is about the sanie length as rhe cara¬
pace in large adults (rostrum much longer than
the carapace in juvéniles); comparatively
H, inopinatus présents a much heavier body.
Heterocatpus dorsalis Bâte, 1888
(Figs 2; 3)
Heterocatpus dorsalis Bâte, 1888: 630. - Chace 1985:
22. - Crosnier 1988:62.
Material EXAMINED. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne, stn 55 C.B95, 19°38’S, 38°43'W,
960 m. 30.V. 1987, 1 d cl 28 mm (USU-1308).
COMPARATIVE MATERIAL. — Apia, western Samoa,
470 m, 5-16.IX. 1980, 1 ovigerous 9 cl 28 mm
(RMNH 35173).
Distribution. — Southwestem Atlantic (this
report), eastern Africa to Indonesia, Philippines,
Japon, New Caleonia, and western Samoa, from 185
to 1400 métrés depth.
Remarks
This is the first record of H. dorsalis from the
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
673
Deep-water caridean shrimps
Fia. 2. — Heterocarpus dorsalis Baie, 1888. TAAF MD55/Brazil 1987, Marion Dufresne, stn 55 CB95. 19°38'S, 38°43’W, 960 m,
30.V.1987, ,$ cl 28 fnm (USU-1308). Latéral profile ol carapace. Scale bar: 15 mm
Atlantic Océan. The species is known front
numerous localities in the Indo-West Pacific.
Chace (1985) and Crosnier (1988) made a detai-
led report on the variation of H, dorsalis. In ail
respects the Atlantic specimen falls within the
limits of variation of H. dorsalis.
Heterocarpus oryx A. Milne-Edwards, 1881
Heterocarpus oryx A. Milne-Edwards, 1881: 10. —
Pequegnat 1970: 85. — Chace 1985: 21 [key]. —
Crosnier 1988: 91 [keyj.
MATERIAU EXAMINER, — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne, stn 55 C.P95, 19*38 S, 38°43 , W,
960 m, 30.V. 1987. 11 3 d, 3 S 2 (USU-1318). —
Stn 39 CP68, 18*55’S, 37'49‘W, 1220 m,
26.V, 1987, 2 d -5, 1 2(USU-1309) — Stn 65
CB 106, 23' , 54’S, 42*10'W, 830 m, 2AM 1987, 1 â
(USU-1311). - Stn 43 CB77, 19 D 00'S. 37*4 7‘W,
900-790 m, 27.V.1987, 1 <3 (USU-1314).
Comparative material. — Florida KLeys, TAAF
MD55/Brazil 1987, Gerda, stn 372, 23°51’N,
81°02’W-24°04'N, 80“42‘W. 1107-1102 m,
16.IX.1964. 1 3 cl 24 mut (RMNH 22388), L, B.
Holthuis det.
Distribution. — Western Atlantic from the Gulf of
Mexico to Southeastern Brazil (this report).
Remarks
Besides H inopinatus n, sp., H dorsalis, and
H. oryx , a fourth species occurs in the south-
western Atlantic, H ensifer A. Milne-Edwards,
1881 (Bullis & Thopmson 1965; Pequegnat 1970
and Ramos-Porto & Coelho 1998). H. ensifer c an
be readily separated from the remairung south-
western Atlantic species by the presence in the
latéral wall of the carapace of a cardiolateral carina
dorsal to the postorbital carina.
Oplophoridae Dana, 1852
Acatitheplryra exitnia Smith, 1884
Acantbephym exirnea Smith, 1884: 376 [exitnia on
P- 377].
Acanrhephyra edwardsii Bâte, 1888: 747, pl. 126 [type
locality: off Arac.ijù, northeastern Brazil, 10°46'S,
36°08'W, 1386 m],
Acantbephym edwardsi - Moreira 1901: 10 [species
lise].
Acanthcphyra exitnia - De Man 1920: 44. — Coelho &
Ramos 1972: 143. - Crosnier & Forest 1973: 34. -
Chace 1986: 18.
Maierial ixamined. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne , stn 55 CB95. 19°38'S, 38°43’W,
960 n,, 30.V.1987, 1 ovigerous 2 cl 38 mm (USU-
1320). — Stn 4 CP07, 21°3rS, 40°07’W, 750-
Fio. 3. — Heterocarpus dorsalis Bâte, 1888 (USU-1308).
Abdominal segments third to fifth (second segment partially
represented). Scale bar: 10 mm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
675
Tavares M.
A
Fig. 4. — Heterogenys microphlhalma (Smith, 1885). TAAF MD55/Brazil 1987, Marion Dufresne, stn 34 CP56, 20“34'S, 28°19'W,
5092-4990 m, 21.V.1987, damaged specimen, about cl 27 mm (USU-1321); A, latéral profile of carapace; B, notice detail of orna¬
mentation on the inferior margin of rostrum. Scale bar: A, 3 mm; B, 2 mm.
785 m, 10.V.1987, 1 â cl 44 mm (USU-1319).
Comparai! v E matériau — Canary Islands, south-
east of Lanzarote, stn CANCAP 4.055, 28°45’N,
13°20’W, 1209-1338 m, 18.V.1980, 1 ovigerous $ cl
37 mm (RMNH 37993).
Distribution. — A. eximia U a widespread species
inhabiting dcpths between 200 and more thaï) 4700
métrés. Western Atlantic: from Cap Hatteras to
Bahamas. Gulf of Mexico (Crosnier & Forest 1973),
off Aracajù (Baie 1888: 747), Belmonte, Bahia
(Albatros* stn 2761, 15“39 S. 38 r, 32'54"W, 1472 m,
Crosnier & Forest 1973: 36). and Rio de Janeiro (this
report). Eastern and Central Atlantic: Gulf of
Gascogne, Açores. Bav of Cadix, ncar Gibraltar,
Canary Islands, and Madeira Archipelago (Crosnier &
Forest 1973) Indo-Pacific: from South and Eastern
Africa to Japan, Hawaii, and the Erben seamounc
about 650 miles off Califonia (Chace 1986).
Heterogenys microphthalma (Smith, 1885)
(Fig. 4)
Acantbephyra microphthalma Smith, 1885: 502. -
Crosnier & Forest 1973: 42.
Heterogenys microphthalma. — Chace 1986: 38 |new
combination],
MatKKIAL EXAM1NED. — TAAF MD55/Brazil 1987,
Marion Dufresne , stn 34 CP56, 20°34’S, 28 D 19’W,
5092-4990 m, 21.V. 1987, 1 damaged specimen about
cl 27 mm (USU-1321).
COMPARATIVE matériau — Madeira Archipelago,
Porto Santo, stn CANCAP 4.180, 32°48’N,
16 0 !8’W, 3315-3499 m, 9-10.VI.1980, 1 â cl
27 mm (RMNH 37994).
Distribution. — This is rhe lirst record of
H. microphthalma from the southwestern Atlantic
(20°34 , S, 28 0 19'W). The specic-s was previoUsly
known from Bay of Bcngal, Sénégal, Celebes Sea, off
Japan, .south ol Tuamotu Archipelago, west of
Oregon, and western and eastern Norrh Atlantic
(Crosnier & Forest 1973: 43; Chace 1986: 38), bet¬
ween 2000 and 5092 m depth.
Ackiiowledgements
Early stages of this paper were done in the
Narional Muséum of Natural History, Leiden.
Thanks to Charles H. J. M. Fransen for provi-
6 76
ZOOSYSTEMA * 1999 - 21 (4)
Deep-water caridean shrimps
ding work space and for accesses to lire Muséum
collections and to Lipke B. Holthuis for accesses
to his personal notes and library. 1 am sincerely
grateful to Alain Crosnier (Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris) and ta Fenner A.
Chace, Jr (National Muséum of Natural History,
Smithsonian Institution, Washington, D. C.) for
reviewing a dratr ol die manuscript (Fenner also
kindlv checked the English test). I also thanks
Jeantc Maron Ramos (USU) and Alain Guille
(Observatoire océanologique de Banyuls-sur-
Mer, Laboratoire Arago) for their invitation to
participa te in the croise of the Marion Dufresne
to Brazil and to CNPq (National Council for die
Developmenr of Science and Technology,
Brasilia) for support in the lorm of ongoing
grant 30.09.15/97-7. Travel expenses to the
Leiden Muséum were covered by the Biodiversity
program from Universidade Santa Ursula.
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Submitted on 27 April 1999;
accepted on 24 May 1999.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
677
Regular papers / Articles réguliers
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz,
1867 (Coleoptera, Curculionidae)
Jean PELLETIER
5 rue de la Saulaie, F-37380 Monnaie (France)
jzz.pelletier@wanadoo.fr
MOTS CLÉS
Coleoptera,
Curculionidae»
Entiminae,
Strophomorphus,
révision,
désignation spécimen-tvpe
du genre,
espèce nouvelle,
genre nouveau,
synonymie nouvelle,
combinaison nouvelle,
clé dichotomique.
Pelletier J. 1999. — Révision du genre Strophomorphus Seidlitz, 1867 (Coleoptera,
Curculionidae). Zoasystema 21 (4) : 681-750.
RÉSUMÉ
La révision des espèces du genre Strophomorphus Seidlitz, 1867 avec l’examen
de la majorité des spécimens-types a conduit aux résultats suivants :
1) Eucorynus porcellus (Schonherr, 1832) est désigné espèce-type du genre ;
2) en prenant en compte principalement la forme des yeux, du revêtement
élytral composé de squamules et/ou de soies, et la forme du lobe médian du
pénis, douze espèces et une sous-espèce nouvelles ont éré créées : S. behnei,
S. boroveci. S. colonnellii, S. ctenotoidcs, S. exophthalmus, , S. Jrrmuthi , S, ira-
nensis, S. levantin us, S. osellai, S. permute, S. ponticus, S. zerchci et S. creticus
aegyptiacus. Une clé dichotomique permet I identification des vingt-six
espèces de Strophomorphus ; 3) quatorze synonymies nouvelles ont été
établies ; 5. albarius (Rciche & Saulcy, 1837) (= S, sijugatus Desbrochers,
(1875] ; - 5. semipurpureus Pic, 1910), S. breviusculus (Marseul, 1868)
(= S. brevithorax Pic, 1910 ; = S. brevithorax cyprka Pic, 1910), S. brulrriei
Desbrochers, [1875] (= S. desbrochersi Stierlin, 1885), S. brunneus Tournier,
1874 (= S. sublumgutus Desbrochers, (1875] ; = S. barbarus Stierlin, 1885 ;
= 5. uniformis Desbrochers» 1892 ; = S. durnascenus Pic, 1905 : = Pholicodes
heydeni Scliilsky, 1912), S. aenotus Desbrochers [1875] (= S, adanensis Pic,
1910), S. nnpressicolhs Tournier, 1874 (= S. subciliatus Rcitter, 1895), S. por¬
cellus (Schttnhcrr, 1832) (= Cneorhinus hispidus aimants Bnheman, 1839 ;
= 5. ursus Desbrochers ]1875]), 4) quatre espèces ont éré exclues du genre
Strophomorphus et font l'objet de combinaisons nouvelles : Pholicodes (s.l.)
creticus (Faust, 1885), Pholicodes fausti (Reitter, 1895) ( = Pholicodes kara-
caensis (Hoffmann, 1956) svn. n.) et Strophocodes n. gen. perforants (Pic,
1913) qui diffère à la fois des Strophomorphus cl des Pholicodes, La parenté et
les différences des Strophomorphus Seidlitz, 1867 avec les genres voisins sont
discutées en introduction et en conclusion.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
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Pelletier J.
KEYWORDS
Coleoptera,
Curculioniilat,
Emimirme,
Strophomorphus ,
révision,
type species désignation,
new species,
new genus,
new synonvmy,
new combination,
dichotomie key.
ABSTRACT
Révision of the genus Strophomorphus Seidlitz, 1867 (Coleoptera,
Curculioiiidae),
The révision of the species of the genus Strophomorphus Seidlitz, 1867 after
examination of the majority of type specimens has led to the following
results : 1) Eucorymts porcellus (Schônherr 1832) has bcen designated as the
type species of the genus ; 2) taking into accotait mainly tlie shape of eyes, the
elytra covcr of squamtilae and/or setae, and the shape of the médian lobe of
pénis, twelve new species and one new subspecies hâve been described :
S. behnei. S. baroveci. S. colonnellii. S. etenotoides, S. cxophtbalmus, S 1 , fremuthi.
S. iranensis, S. Inwuintts. S. oselhii, S. permute, 5. ponticus, S. zerehet and
S. creticus uegyptiacus. À dichotomie key allows the identification of the rwen-
ty-six Strophomorphus species ; 3) fourteen new synonymies hâve bcen establi-
shed : S. itlbanus (Reiche & Sauley, 1857) (= S. stjugatus Desbrochers,
[1875] ; = S. semipurpureus Pic, 1910), .5 breviusrulus (Marseul, 1868)
(= S. brevithorax Pic, 1910 ; = S. brevithorux cyprica Pic, 1910), 5. bruleriei
Desbrochers, |1875] {-S. desbroehersi Stiei'Iin, 1885), .5'. hrunneus Tournier,
1874 (= S. subtaevigarus Desbrochers, 11875] ; = S. barbants Sticrlin, (1885) ;
= S. uniformis Desbrochers, 1892 ; = S. danuiscenus Pic, 1905 ; = Pholtcodes
heydeni Schilsky, 1912), S. ctenotus Desbrochers |1875| (= 5. adanemis Pic.
1910), S. impmskallis Tournier, 1874 (= .5’. mbeiliatu< Reitter, 1895), 5, por¬
cellus (Schônherr, 1832) (= Cncarhinus hispidus romains Bohcman, 1839 :
= S. umts Desbrochers [1875]), 4) tour species hâve been excluded front the
genus Strophomorphus and led to new combinations : Pholicodes (s.l.) creticus
(Pausr, 1885), Pholicodes fausti (Reitter, 1895) (= Pholieodes karaçaensis
(Hoffmann, 1956) syn. n.), Strophocodes n. gen. perforants (Pic, 1913) which
difîfers from both genus Strophomorphus and Pholicodes genus. Relationships
and différences of the Strophomorphus , Seidlitz, 1867, with related genus are
discussed in introduction and in conclusion.
INTRODUCTION
Le genre Strophomorphus a d’abord été créé
comme un sous-genre du genre Strophosomus
Schônherr, 1826 par Seidlitz en 1867. Selon cet
auteur, le genre << Strophosomus » se divisait en
trois sous-genres : Strophosomus s.s. Schônherr,
Strophomorphus sous-genre nouveau et Caulo-
strophus Fairmaire, 1859. Les Strophomorphus
étaient distingués des espèces des deux autres
sous-genres par l’absence de dépression verticale
au niveau postérieur du vettex et la présence du
second article du tuniculc plus long que le pre¬
mier. Deux espèces de <■ Strophosomus » étaient
rangées dans la clé dichotomique au sein du
sous-genre Strophomorphus : Strophosomus hispi¬
dus Boheman (1833 ) et Strophosomus albarius
(Reiche & Sauley, 1857). Très vite, Seidlitz
(1870) prend en compte les caractères des
scrobes pour séparer les Strophomorphus des
Strophosomus et des Caulostrophus : chez les pre¬
miers, ils sont courts et dilatés au niveau de
l’insertion antennaire alors que chez les seconds,
il sont longs et étroits. De même, d'après la
forme des scrobes, Marseul (1873) rangeait les
Strophomorphus avec les Pholicodes Schônherr,
1826 parmi les « Otiorhynchides « et donc à part
des Strophosomus et Caulostrophus. On observe
par la suite, que la séparation de ces différents
genres en deux groupes a subsisté avec les
Strophosomus (rapportés ultérieurement à
Strophosoma Billberg, 1820) et les Caulostrophus
d’un côté, et les Strophomorphus et les Pholicodes
de l’autre (Reitter 1896, 1899 ; Flach 1907).
682
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
DESCRIPTION DU GENRE
STROPHOMORPHUS SEIDLITZ, 1867
Espèce-type : Eucorynus porcellus Schônherr,
1832, présente désignation.
La caractérisation des Strophomorphus peut se
faire ainsi : espèces trapues munies de soies plus
ou moins dressées sur les éiytres, accompagnées
ou non d’une squamulation adhérente au
tégument Les yeux sont de forme variable, semi-
globuleux ou coniques mais généralement saillants
et de petite taille, déjetés en arrière. La tête est
souvent large, plane ou modérément bombée sur
le front, le rostre dont les côtés convergent le
plus souvent vers l’avant, laissent voir les scrobes
en vue dorsale ; ceux-ci sont souvent dilatés au
niveau de l’inserrion antennaire. Antennes à
scape flexueux, long, atteignant le bord antérieur
du pronotum en position repliée, avec une pilosité
longue, parfois hérissée et alors caractéristique,
mélangée d'une squamulation éparse, adhérente
au tégument ; articles antennaires variables mais
où l’article II est généralement plus long, voire
beaucoup plus long que le 1. Neuvième strie ély-
trale brutalement convergente vers la strie margi¬
nale au niveau des hanches postérieures. Sommet
des protibias sinueux, garni de soies courtes et
raides, jaunes, rougeâtres ou noires, terminé par
une pointe tournée vers l’intérieur. Ongles sou¬
dés. Contrairement à l’assertion de Hoffmann
(1950), on note la présence de caractères sexuels
assez nets avec une foi me plus allongée des
éiytres et surtout, la courbure plus forte du som¬
met des protibias vers l’intérieur chez le mâle.
Pénis à lobe médian généralement court, avec la
partie basale sclérifiée échancrée (Fig. IA), se
rétrécissant vers I apex en pointe plus ou moins
aiguë ; le manubrium et les apophyses sont parti¬
culièrement longs.
Spermathèque quasiment identique chez toutes
les espèces, caractérisée par la présence d’une
poche latérale située à la moitié de la longueur de
la poche distale (Fig. IB). Les petites variations
observées tiennent souvent à l’état de turgescence
de l’organe et sont pratiquement du même ordre
intra- et inter-espèces.
Si aucun caractère ne permet seul I identification
des Strophomorphus , l'ensemble des caractères de
l’habitus externe associés à ceux des structures
génitales permet de définir assez clairement ce
groupe d’espèces. En revanche, une découpe du
genre en plusieurs entités génériques, d'après la
forme des yeux, de la pilosité élytrale ou de la
forme du rostre, serait fragile car il existe des
formes de passage d’une espèce à l’autre pour
chacun des caractères.
Les différences entre les espèces du genre
Strophomorphus et celles du genre Pholicodes sont
parfois ambiguës et méritent une mention parti¬
culière. Les critères donnés pat Reitter (1913)
sont souvent valides et peuvent être résumés
ainsi : dans le premier cas, les yeux sont petits,
saillants, coniques, alors que dans le second, les
yeux sont grands, simplement bombés et peu
saillants. Malheureusement, ces critères simples
n’ont pas de portée générale : la preuve en est que
Reitter lui-même (1890) et Hoffmann (1956)
ont décrit, d’après l’habitus externe, la même
espèce dans le genre Strophomorphus (sous les
noms respectivement de « fausti » et de « kara-
caensis ») alors que l’édéage indique clairement
qu’il s’agit d’un Pholicodes. 1 .'imbroglio des deux
genres est perceptible dans le Culeopterorum
Catalogus (Dalla Torre et al. 1937). Les difficultés
de séparation d’après les critères de morphologie
externe concernent notamment les Pholicodes
et les Strophomorphus qui ont les yeux semi-
globuleux, plus saillants que la moyenne dans le
premier cas (par exemple Pholicodes ellipticus
Reitter, 1895) et moins que la moyenne dans le
second (tel Strophomorjihus crcutceus Tournier,
1874). Au caractère de la forme des yeux, on
ajoutera la forme de la tète souvent plus bombée
chez les Pholicodes que chez les Strophomorphus ,
le rostre moins convergent vers l’avant et surtout
l’absence de pilosité dressée, pilosité qui est soit
totalement absente, soie limitée à des soies cou¬
chées sur le tégument. Ce critère n’est cependant
pas, lui non plus, décisif comme c’est le cas chez
des espèces encore à décrire, apparentées aux
Pholicodes. Les différences d'habitus externe entre
les genres Strophomorphus Seidlitz, I 867 et
Pholicodes Schônherr, 1826 valent aussi bien
pour le genre Achradidius Kiesenwetter, 1864
qu’il est, pour I instant, bien difficile d’individua¬
liser des Pholicodes eux-mêmes.
En définitive, le meilleur critère semble être la
forme de l’édéage : chez les Strophomorphus,
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
683
Pelletier J.
l’extrémité apicale du pénis est toujours pointue
en suie ventr.de alors que chez les Pholicodes , au
contraire, l’extrémité du pénis est large à l'apex,
avec une constriction antéapieale munie de
chaque côté d’une toulte de soies caractéristiques
(comparer la Fig. IA et la Fig. 28B). C'est sur la
base de cette différence que S. fausti Reitter,
1890 a été retiré du genre Strophoniorphus car la
forme du lobe médian de l’édéage est tout à fait
typique du groupe de Pholicodes regroupés par
Davidian (1992) dans un sous-genre nouveau, le
sous-genre Pseudnpholicodes. Validée chez les
Strophomorphus dans le présent travail, la généra¬
lisation de cette dillérence doit cependant être
encore établie pour l'ensemble des Pholicodes. En
revanche, la forme de la spermathèque est très
voisine chez les différentes espèces de Pholicodes
et de Strophoniorphus,
Les Strophoniorphus se différencient facilement de
genres voisins tels Epïphaneus Schônherr, 1843 et
Epiphanops Reitter, 1895 par ! absence de squa-
mulation dense sur le tégument des antennes, ou
du genre Alatavia Bajtenov par la longueur du
funicule où l’article II est au plus égal mais géné¬
ralement beaucoup plus long que l'article 1.
Cependant, dans le courant de la présente révi¬
sion, toute une série d'espèces encore non
décrites relativisent les différences observées entre
ces genres d’Emiminae. Cette constatation a
conduit à renoncer à créer une clé dichotomique
permettant une séparation artificielle et prématu¬
rée de genres dont le nombre, au voisinage des
Strophoniorphus et des Pholicodes , est appelé à
évoluer sensiblement.
Malgré une définition encore large du genre
Strophoniorphus et la description de douze nou¬
velles espèces dans la présente étude, des incerti¬
tudes subsistent pour d'assez nombreux individus
proches des Strophoniorphus , souvent des
femelles, qui différent de l’ensemble des espèces
reconnues tout en ayant une affinité plus grande
avec l’une d’entre elles. Il a été choisi de ne pas
passer sous silence ces individus qui sont signalés
soit dans la partie « Discussion » concernant
l’espèce reconnue la plus affine, soit lors d’une
brève diagnose donnée dans la rubrique
« Strophoniorphus incertae sedis », afin d’attirer
l’attention des autres auteurs sur ce qui est, peut-
être, autant d’espèces nouvelles.
Enfin, deux espèces retirées du genre
Strophomorphus font tout de même l’objet d’une
description à part : Strophoniorphus fitusti Reitter,
1890 parce quelle a toujours été acceptée dans les
publications dans ce genre et étiquetée comme
telle dans toutes les collections, et Strophoniorphus
perforants Pic, 1913 parce qu’il m’a semblé impos¬
sible de l’insérer dans un genre connu et qu’un
nouveau genre a été créé pour elle, préparant à
une révision plus large du groupe de genres voi¬
sins à la fois des Strophoniorphus et des Pholicodes,
un aspect discuté en conclusion.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
La présentation des espèces est effectuée selon un
modèle standard dont les caractéristiques sont
précisées ci-après.
No.Vt RETENU POUR I.ES ESPÈCES
La règle d’antériorité de description a bien enten¬
du été suivie. Trois espèces de Strophoniorphus
ont été décrites presque simultanément par H.
Tournier et M. J. Desbrochers des Loges (abrégé
ensuite ai « Desbrochers ») vers la fin de l'année
1874. Les descriptions de Tournier ont été pré¬
sentées à la Société entomologique de France à sa
séance du 9 décembre et on sait que les Comptes
rendus étaient publiés très rapidement ensuite
(généralement dans les huit jours suivants, bien
que la date exacte de publication ne me soit pas
connue dans le cas présent). Effectivement, le
travail de Tournier est mentionné par le
Zoologie ni Record au titre de l’année 1874. Les
descriptions de Strophoniorphus par Desbrochers
(1875a) figurent pages 2 et 3 des Opuscules ento-
mologiques datés de « 1875 » et dont la date de
parution effective, 1875, a été précisée ultérieure¬
ment pai Desbrochers (1875b). Les noms men¬
tionnés pat Tournier (1874) ont donc été
retenus. La date de description des espèces de
Desbrochers a été indiquée [1875], comme
recommandé par l’article 22A5 du Code interna¬
tional de Nomenclature zoologique pour les cita¬
tions établies d’après des preuves extrinsèques.
CrrATIONS BIBLIOGRAPHIQUES DES ESPECES
Après la référence concernant la description ori-
684
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophornorphus Seidlitz
ginale, sont données dans l’ordre : a) la référence
du Coleopttrorum Catalogua qui résume les cita¬
tions entre la description originale et 1937 (pars
153) ou 1939 (pars 164) ; b) les références du
Coleopterontm Catalogus des especes citées en
synonymie ; c) enfin, les citations postérieures au
Coleopterorum Catalogus.
Les spécimens-types
Le travail est fondé sur l'observation d’un maxi¬
mum de spécimens-types, permettant de définir
les synonymies nouvelles (o, syn. n. »), leur locali¬
sation dans les musées ou les collections privées
et l’exploitation des données figurant sur les éti¬
quettes. Celles-ci sont référencées de haut en bas
de l’épingle et les mentions y figurant sont repor¬
tées entre guillemets. Le contenu de ces éti¬
quettes s’avère en effet, souvent fondamental
pour confirmer le statut de « ty pe » pour des spé¬
cimens où, assez souvent, cette mention a été
rajoutée après coup. Dam la majorité des cas, le
nombre des spécimens-types n’est pas donné
dans les descriptions anciennes : il sera fait alors
référence aux « spécimens-types ». Si on présume
que la description est basée sur un seul exemplai¬
re (mensuration de longueur unique suggérant
alors l’existence d’un seul spécimen examiné), il
sera alors fait mention du « spécimen-type », sauf
évidence contraire telle que l’observation de
« spécimens-types » multiples ayant les mêmes
mensurations. Il existe encore une incertitude
avec les « spécimens-types » de Desbrochers dont
le nombre retrouvé peut être supérieur à celui
parfois déduic de la description originale : il s agit
très vraisemblablement de création de « spéci¬
mens-types » a posteriori. Les spécimens-types
sont généralement étiquetés « types » mais aussi
« syntypes » sans que leur nombre en soit donné
pour autant. 11 a donc été nécessaire de créer des
lectotypes pour la majorité des taxons étudiés. En
outre, afin de répondre à la Recommandation
74F du Code international de Nomenclature , l'éti¬
quetage de paralectotypes a été également effec¬
tué à partir des syntypes étudiés dans le cours de
la révision. Les dates de désignation des lecto-
rvpes et d’étiquetage des paralectotypes sont
celles de l’examen des échantillons.
DlSTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
La distribution géographique est fournie en indi¬
quant les noms figurant sur les étiquettes. En
l’absence de localité précise de capture, les noms
de pays dont les frontières géographiques ont
changé ont été mis entre guillemets. C’est parti¬
culièrement le cas pour la » Syrie » des auteurs
anciens qui a depuis été découpée entre la Syrie
proprement dite, le sud de la Turquie, le Liban,
Israël, les Territoires palestiniens et une partie de
la Jordanie.
Partie descriptive
Pour une question de simplicité de consultation,
les espèces sont étudiées dans l’ordre alphabé¬
tique. Une liste, présentée avant la clé d’identifi¬
cation, résume les espèces traitées et celles en
synonymie. Cette partie ne vise pas à une redes-
cription des espèces et seuls ont été fournis les
détails anatomiques présentant un intérêt pour
l'identification avec, d’abord, une brève diagnose
basée sur les caractères les plus visibles, puis une
liste de détails significatifs, fondés d'abord sur
l'observation des spécimens-types mais confirmés
par l'examen de l’ensemble des autres spécimens.
Une mention particulière indique une description
portant sur les spécimens-types seuls. La longueur
des spécimens a été mesurée entre le sommet du
rostre et celui des élytre.s car l’usage de donner la
longueur de l'individu sans le rostre est sans objet
dans le cas présent ; en effet, le rostre est similaire
entre sexes et ne varie pas plus que les autres par-
ries du corps. Les mesures de largeur (1) et de lon¬
gueur (L) ont été faites au micromètre oculaire
Les dessins anatomiques ont été réalisés à la
chambre claire. H comprennent trois éléments
pigés essentiels pour les comparaisons entre
espèces : I ) la silhouette générale vue de dessus ; il
faut garder en mémoire que tes Strophornorphus
présentent une .silhouette bombée en vue de pro¬
fil : de ce lait, la tête est plus ou moins inclinée
vers l’avant, paraissant plus courte en vue dorsale
qu’en réalité, 2) l’œil (droit) est aussi représenté
car sa forme est souvent discriminante même s’il
présente naturellement une variation intra-
espèces, 3) le type de pilosité est considéré de pro¬
fil au niveau du bord postérieur des élytres pour
une commodité d observation, la forme étant par
ailleurs homogène sur l’ensemble du corps.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
685
Pelletier J.
Les structures génitales
Les structures génitales mâle et femelle sont
observées à la loupe binoculaire dans l’alcool à
70° avant montage, permettant une appréciation
des formes sans les modifications susceptibles
d’être apportées par la dessication. Le nombre de
prépar ations s’est trouvée limité ipso facto chez le
mâle du fait d'un sex-ratio très déséquilibré en
faveur du sexe femelle. La longueur du pénis
indiquée ne fournit donc qu’un ordre de gran¬
deur.
La structure mâle est construite chez les
Strophomorphas selon le patron représenté en vue
ventrale par la Figure IA ; cependant, les carac¬
tères de l’édéage les plus discriminants se sont
avérés être la silhouette observée de profil, sa
longueur et sa courbure, cette dernière étant régu¬
lière ou non. Les dessins en vue ventrale de ces
organes, fortement courbés, cherchent essentiel¬
lement à mettre en valeur l’apex plus que la base,
contractée du fait de ce choix par effet de pers¬
pective.
u
A
Chez la femelle, la spermathèque est d’une
homogénéité remarquable dans tout le genre.
Pour savoir si telle ou telle variation pouvait pré¬
senter néanmoins un interet pour l’identifica¬
tion, les spermathèques de trente S. porcellus
Schonherr, 1832 ont été d’abord comparées : il
ressort que les petites différences observées chez
cette espèce, englobent l’ensemble des formes
observées chez toutes les autres espèces (observa¬
tion encore confortée par la préparation ultérieure
des spermathèques d’autres spécimens de cette
espèce). En conséquence, ce modèle standard n’a
été reproduit qu’une fois (Fig. IB) et est traité
dans le texte en référence au « modèle usuel »,
signifiant par là que la structure a tout de même
été examinée pour une espèce donnée.
Biologie
Les données concernant la biologie des
Strophomorpbus sont si peu nombreuses qu’il est
apparu intéressant de rapporter le nom de la
plante où une espèce donnée a été capturée lors-
Fig. 1. — Strophomorphus ventricosus (Chevrolat, 1880) ; A, pénis en vue ventrale ; B, spermathèque. Échelle : A, 600 pm ;
B, 175 pm.
686
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
qu’il figure sur une étiquette. De telles citations
ne sont qu’indicatives et ne signifient pas pour
autant qu’il s’agisse de la plante-hôte.
Discussion
La partie de discussion qui accompagne chaque
espèce vise d'abord à mentionner les acquis
comme les incertitudes subsistant pour cette
espèce et, le cas échéant, ses synonymes. Ensuite,
elle souligne les différences les plus visibles avec
les espèces voisines, complétant les éléments
essentiels fournis avec lâ clé dichotomique.
Enfin, elle permet de signaler soit des spécimens
très affins qui ne divergent que très peu de l’espèce
et qui sont cités avec le nom de l’espèce et un
« ? », soit des spécimens non classés er briève¬
ment décrits dans la rubrique « Strophomorphus
incertae s edi s ».
Abréviations
Les abréviations utilisées pour chacun des musées
sont les suivantes :
DEI Deutsches Entomologisches Institut,
Eberswalde, Allemagne ;
FSF Forschunginstitut Senckenberg,
Frankfurt-am-Main, Allemagne ;
HNHM Hungarian Natural History Muséum,
Budapest, Hongrie ;
IRSNB Institut royal des Sciences naturelles
de Belgique, Bruxelles, Belgique ;
MHNG Muséum d Histoire naturelle, Genève,
Suisse ;
MHNN Muséum d’Histoire naturelle de Nice,
France ;
MNHUB Muséum fiir Naturkunde der
Flumboldt-Universitat zu Berlin,
Allemagne ;
MNCN Museo Nacional de Ciencias Natu-
rales, Madrid, Espagne ;
MNHN Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris, France ;
NMP Narodni Muzeum, Praha, République
tchèque ;
SMTD Sraarliches Muséum fiir Tierkunde,
Dresden, Allemagne ;
ZMH Zoological Muséum, Helsinki, Fin¬
lande ;
ZSM Zoologische Staatssammlung, Mün¬
chen, Allemagne.
Abréviations utilisées pour les collections pri¬
vées :
CPGA Collection G. Alziar, Nice, France ;
CPLB Collection L. Behne, Eberswalde,
Allemagne ;
CPRB Collection R. Borovec, Nechanice,
République tchèque ;
CPEC Collection E. Colonnelli, Roma,
Italie ;
CPPC Collection P. Cornacchia, Porto
Mantovano, Italie ;
CP1F Collection 1. Fremuth, Hradec
Kralové, République tchèque ;
CPAH Collection A. llarnet, Hradec Kralové,
République tchèque ;
CPGO Collection G. Osella, L Aquila, Italie ;
CPJP Collection J. Pelletier, Monnaie,
France ;
CPHW Collection H. Winkelmann, Berlin,
Allemagne.
SYSTÉMATIQUE
Strophomorphus albarius
(Reiche & Saulcy, 1857)
Stroplwsomus albarius Reiche & Saulcy, 1857 : 668.
Strophomorphus albarius - Dalla Torre et ai 1937 ;
194.
Stroplwsomus lineolatus Fairmaire, 1859 : 104.
Strophomorphus lineolatus - Dalla Torre et al. 1937 :
195 (comme synonyme de S. albarius).
Strophomorphus sejugatus Desbrochers, [1875] : 3 (syn.
n.). - M. & F. van Emden 1939 : 197.
Strophomorphussemipurpureus Pic. 1910 : 81 (syn. n.).
— M. fit F. van F.mdcn 1939 : 197.
MATÉRIEL- lYPE. — Strophomorphus albarius (Reiche &
Saulcy, 1857)- Je li ai pas examiné les « spécimens-
types » faute d’avoir pu les localiser malgré des corres¬
pondances avec cinq musées susceptibles de conserver
cette partie de 1a collection Reiche.
Strophomorphus lineolatus Fairmaire, 1859.
» Spécimens types v non retrouvés dans la collection
Fairmaire du MNHN.
Strophomorphus sejugatus Desbrochers, [1875], Deux
syn types me sont connus. Un exemplaire de la collec¬
tion Desbrochers au MNHN est désigne ici comme
lectorypc : 1) << Chypre », 2) « Type * (petite étiquette
blanche), 3) ■< Lectorype 9 Strophomorphus sejugatus
Desbrochers J. Pelletier des. 1998 », 4) « Stropho-
morphus albarius (Reiche & Saulcy), J. Pelletier det. »,
5) « Ex Musaeo Desbrochers 1914 », 6) « Muséum de
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
687
Pelletier J.
Paris ». Deux autres exemplaires figuraient dans la col¬
lection Desbrochers mais sans - la mention « type ». Le
second syntype, dans la collection L. van Heyden au
DEI, est étiqueté ici comme paralectotypc et a rcyu
une étiquette rouge : « Paralectotypc 5
Strophorriorphus sejugatus Desbrochers, J. Pelletier
1998 ». L’épingle porte des étiquettes avec notant
ment les mentions : « Chypre », « stjugatus m. » (de la
main de Desbrochers) et » syntypus » (étiquette rouge).
Un exemplaire de la collection Abeille de Perrin au
MNHN porte aussi la mention » type » mais pas de la
main de Desbrochers.
Strophorriorphus seinipmpurem Pie, 1910. Un spéci¬
men femelle, désigné Ici comme lectotvpe, est accom¬
pagné des étiquettes suivantes : 1) « Lebail Syrie », 2)
« n° 185 », 3) « peut-être SejtsgritUS Desbr, unique », 4)
« Strophorriorphus sthiipurpurfiti Pic ». 5) « type »
(petite étiquette jaune). 6) « Type » (étiquette rouge),
7) « Lcctotypc î Suophomorphus stnùpurpureus Pic J.
Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge), 8)
« Strophorriorphus albarius (Reiche & Saulcy), J.
Pelletier det. », 9) « Muséum Paris Coll. M. Pic ».
Matériel examiné. — 244 exemplaires.
Distribution géographique. — Grèce : commun
dans la région d’Athènes ; Cephalonia ; Rhodes :
Monts ParadLsi, Koursouris, Lachania. Chypre : nom¬
breuses localités sur l'ensemble de Pile où l’espèce est
trouvée le plus communément (rapportée il
Strophorriorphus sejugatus Desbrochers, [1875] dans
toutes les collections). Turquie : Didyme : monts
Amanus ; « Trébuoilde » (localisation excentrique).
« Syrie » ; captures anciennes et peu nombreuses sans
précision de localité de capture.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 2A. Longueur : 6-9 mm. Espèce
reconnaissable à la présence simultanée d’une
série de caractères nets : I) espèce de taille
moyenne, couverte de squamules de nuances
métalliques et d’une vestiture dense de soies
semi-dressées (Fig. 2C), 2) tête de forme typique,
large entre les veux, à côtés courtement parallèles
puis fortement convergents vers l’avant, les côtés
du rostre souvent bien nets voire un peu saillants,
3) antennes longues avec le scape flexueux, muni
d'une pilosité légèremenr soulevée et l’article II
égal à une fois et demie celle de 1, 4) les yeux
saillants, semi-globuleux peu ou pas dejetes en
arrière (Fig. 2B), 5) le pronotum transversal
(1/L = 1,35-1,50), rétréci derrière le bord anté¬
rieur, puis largement arrondi sur les côtés, le plus
D
E
Fig. 2. — Strophorriorphus albarius (Reiche & Saulcy, 1857) ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe
médian du pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue latérale. Échelle : A, 1,5 mm ; B, 550 pm ; C, 750 pm ; D, E,
330 pm.
688
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
grand diamètre au milieu ou un peu en arrière.
D’autres caractères moins caractéristiques de
l’espèce mais utiles à considérer sont les suivants :
le rostre est légèrement concave vers l'avant, irré¬
gulièrement sillonné longitudinalement, laissant
les scrohes bien visibles en arrière de l’insertion
antennaire en vue dorsale. Des soies très longues
et soulevées forment des « sourcils » en arrière des
yeux. Enfin, là squatnüianon, de forme variable,
est disposée principalement sur les interstries et
peut présenter une disposition linéaire alors
caractéristique : d’autres fois, plus dense, elle
donne un aspect marbré avec dès squamules plus
claires le long des stries ; la brillance métallique
présente chez les spécimens immatures, se ternit
à la maturité.
Structures génitales
Mâle : pénis long et fin (2,8 mm de longueur
dont 1 mm pour les apophyses). Lobe médian
modérément courbé en vue latérale (Fig. 2D) ;
en vue ventrale, le lobe médian, large à la base, se
rétrécit progressivement vers le sommer où une
constriction antéapicale détermine une pointe
mousse (Fig. 2E). Femelle : spermatheque de
type usuel.
Discussion
L’absence d’examen des « spécimens-types » de
5. albarius (Reiche & Saulcy, 1857) pourrait lais¬
ser planer un doute sur l'identité de ce taxon. En
fait, la quasi-totalité des spécimens capturés en
Grèce, d’où le spécimen-type de 5. albarius est
originaire et qui ne sont pas des S. porcettus
Schônherr, 1832, ont bien été reconnus comme
des S. albarius dans toutes les collections
anciennes. On a donc une bonne présomption
sur 1 identité réelle de ce taxon. L’ensemble des
caractères fournis dans la partie descriptive ci-
dessus permet de séparer sans ambiguïté S. alba¬
rius des autres espèces de Strophomorphus. La
synonymie de S. sejugatus Desbroehevs, [1875]
avec 5. albarius est évidente et il ne m’est apparu
aucune particularité chez les spécimens de
Chypre d’où a été décrit ce taxon : en particulier,
tant en Grèce qu’à Chypre, on trouve des spéci¬
mens soit entièrement squamules sur les élytres,
soit avec la squamulation restreinte au centre des
interstries, laissant les stries bien dégagées sur la
totalité du corps. S. semipurpureus Pic, 1910 dil-
férerait selon cet auteur de S. sejugatus
Desbrochers, |1875J par la forme du corps et le
revêtement : en fait, le spécimen-type de certe
espèce a une forme du corps tout à fait dans la
norme de la population de S. albarius et le revê¬
tement est quasiment dissimulé par une croûte
terreuse ! L’ensemble des caractères, notamment
ceux de la tête, permet de reconnaître un S. alba¬
rius typique.
Strophomorphus behnei n. sp.
Matériel-type. — Un 6 holotype : 1) « S. Turkei,
Side, M. VI-84 R. Frieser », 2) « Anarolia mer., Prov.
Antalya, Side b Manavgat, M. IV-1 c >84, Frieser leg. »,
3) « Holotype d 1 , Strophomorphus behnei Pelletier
(étiquette rouge) (CPLB), Eberswalde.
Quatorze spécimens sont étiquetés comme para types :
a) 1(1 é d et 1 9 : " Turkei Prov. Içel 1000 m
(Mersin NW) Findikpinari 26-Vil-1998 leg,
Winkelmann .. (CPHW et CPJP) ; b) 1 §
« Anatolicn : Perge Prov. Antalya I2.V. 1988 leg,
Lundberg », 2) « Ex Col!. L undberg », 3) « Coll,
Behne» (CPLB) ; c) 1 ? : « Manavgat 29-VI 1980 »
(CPIF) ; d) I 9:1) « Karatas 03/06/84 », 2) « Tare
mer. Adana » (CPIF). À chacun de ces spécimens a été
ajoutée l'étiquette rouge suivante : » Paratype c [ou
9], Strophomorphus behnei Pelletier ».
ÉTYMOLOGIE. — Espèce nommée en l’honneur de
L. Behne (DEI) en remerciement des facilités offertes
pour la présente étude.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — 15 exemplaires (matériel-
type).
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — Turquie ; Anatolie
méridionale. Antalya : Side, Perge, Manavgat ; Içel j
Findikpinari ; Adana : Karatas.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 3A. Longueur : 4-5,5 mm.
Petite espèce à revêtement double constitué d’une
pilosité dense soulevée, inclinée vers l’arrière et
d’une squamulation adhérente au tégumeut, de
teinte métallique vert doré (spécimens frais).
Tête subrectangulairc avec deux carcnes très
faibles, divergentes sut le rostre dont elles attei¬
gnent le bord. Scrobes saillants. Dessus du rostre
un peu concave muni, comme le front, d’une
ponctuation profonde, un peu allongée. Yeux
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
689
Pelletier J.
subglobuleux, saillants, nettement déjetés en
arrière (Fig. 3B). Scape flexueux avec une pilosité
couchée. Antennes assez courtes avec les articles
variables : 11 un peu plus long que I, III à VIT
courts mais droits, ovalaires on un peu coniques
(articles VI et VII).
Pronotum moyennement transversal dans les
deux sexes (1/L = 1,30-1,40), avec les côtés peu
arrondis, le plus grand diamètre situé un peu en
arrière du milieu, Ponctuation variable, superfi¬
cielle ou plus grossière, toujours dense.
Élytres à bord antérieur concave, l'ensemble fai¬
blement ovalaire (1/L = 0,67-0,76 chez les deux
sexes), en bec faiblement déhiscent au sommet.
Squamules de formes variées, trapézoïdale, ova¬
laire ou en forme de goutte, un peu soulevées,
vertes ou dorées, en revêtement lâche mais uni¬
forme, laissant voir le tégument. Pilosité très
dense, courte, hérissée puis fortement coudée en
arrière (Fig. 3C).
Pattes peu squamulées, les protibias du mâle net¬
tement coudés vers l’intérieur au sommet.
Structures génitales
Mâle : pénis de 1,8 mm de longueur dont
0,6 mm pour les apophyses ; lobe médian forte¬
ment courbé, très effilé avant l’apex en vue laté¬
rale (Fig. 3D), En vue ventrale, le lobe médian
du pénis présente des côtés très parallèles, est
brièvement rétréci en poinre â l’apex (Fig. 3E), et
a parfois l’extrémité en triangle court ; base large¬
ment échancrée selon le modèle usuel chez les
Stropbomorphus ; manubrium très long et apo¬
physes faiblement élargies au sommet. Femelle :
spermathèque de type usuel,
Discussion
Espèce facile à distinguer de l’ensemble des
autres Strophomorphus par son revêtement métal¬
lique, unique chez les espèces de petite taille mais
seulement présent chez les spécimens frais.
L’aspect est sensiblement different chez les spéci¬
mens matures très largement désquamulés • ces
derniers ressemblent alors à un Strophomorphus
ctenotoides n. sp de petite taille Cependant,
outre la taille plus petite, 5. bebnei diffère de ce
dernier par le pronotum plus arrondi et surtout
la forme du pénis dont l’apex est en pointe nette¬
ment plus courte.
Fig. 3 — Strophomorphus behnei n. sp. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du pénis en
vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, 250 pm ; C, 350 pm ; D, E, 280 pm.
690
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
Strophomorphus boroveci n. sp.
Matériel-type. — La série-type se compose de qua¬
torze spécimens, cinq mâles et neuf femelles. Les éti¬
quettes de Pholotype 3 sont : 1) « Turkey Anatolia
mer. Mellec 20 km W Anamur 26-1V-1992 0-40 m
R. Borovee lgr », 2) « Holotype cf Strophomorphus
boroveci Pelletier » (étiquette rouge) (CPRB). Les treize
autres spécimens sont étiquetés comme paratypes (éti¬
quette rouge) avec la mention : « Paratvpe 3 [ou 9),
Strophomorphus boroveci Pelletier ■> : a) 1 3 et 3 9 9 :
•< Turkey Anatolia mer. Samandag pr. Anrakya, 23-
24.IV. 1992 0-200 m R. Borovee lgt >• (CPRB et
CP|P) ; b) 1 d : « Tur Anralya Gündogmus 600 m
15-25/5-88 leg. 1. Rydh » (CPLB) ; c) 1 3 et 6 9 9 :
Gül, Kaysi ou Yasemin (Antalva) datés du 26 au
29.V1.80 (CP1L et CPJP) ; d) 1 3 : « Turkey 12-V-
1995 vill Iskenderum, Samaridagi J. Mertil lgt. »
(CP AH).
ÉTYMOLOGIE. — Espèce nommée en l’honneur de
R. Borovee (Nechanice) en souvenir d’une collabora¬
tion déjà longue.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — 14 exemplaires (série-type).
Distribution GÉOGRAPHIQUE. — Turquie méridio¬
nale : provinces d’Antalya et de Hatay (cf. les localités
de capture de la série-type).
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 4A. Longueur : 6-7 mm. Espèce
avec une pilosité dense très inclinée en arrière
(Fig. 4C), sans revêtement squamulaire, avec les
yeux très saillants semi-globuleux, à peine
coniques et déjetés en arrière (Fig. 4B), caractéri¬
sée surtouc par la ponctuation du disque du pro-
notum où les points sont soir très allongés soit
organisés en chaînettes longitudinales. L’espèce,
comme beaucoup d’autres Strophomorphus, varie
de coloration avec Fétat de maturité, depuis le
jaune brun, le brun rouge vif (spécimen holotype)
jusqu'au brun foncé.
Tête large à la base, régulièrement tronconique,
dans la partie inférieure comme dans la partie
supérieure du rostre qui laisse les scrobes bien
visibles, Partie médiane du rostre légèrement
déprimée, avec ou sans curinule médiane en
avant Ponctuation allongée ou organisée en
stries longitudinales. Antennes (scape et funi-
cule) longues et fines avec tous les articles du
funicule allongés, le II environ 1,25 fois plus
long que le I.
Pronotum transversal (I/L = 1,3-1,5), très arrondi
D
E
Fig. 4. — Strophomorphus boroveci n. sp. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du pénis en
vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1,5 mm ; B, 250 pm ; C, 400 pm ; D, E, 350 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
691
Pelletier J.
sur les côtés, le plus grand diamètre un peu en
arrière du milieu, le bord antérieur faiblement
concave, légèremenr plus petit que le bord posté¬
rieur. La ponctuation, caractéristique sur le
disque, est plus variable sur les côtés avec des
points mieux séparés comme le long du bord
antérieur ou formant des chaînettes suivant
l’arrondi des côtés. La pilosité du pronotum est
plus hérissée que celle des élytrcs.
Elytres à côtés subparallèles chez le mâle, un peu
plus arrondis chez Ja femelle, en pointe obtuse à
l’apex dans les deux sexes. Stries bien visibles et
inters tries chagrinés.
Bord externe des protibias des mâles droit, peu
différent de celui de la femelle, le bord interne
plus incurvé au sommet vers l’intérieur.
La variabilité entre individus est faible.
Structures génitales
Mâle : pénis de 2,2 mm de longueur dont
0,8 mm pour les apophyses ; lobe médian étroit,
à peine rétréci de la base vers l’apex qui est en
pointe mousse, sans constrictkm antéapicale en
suie de profil (Fig. 4D). En vue ventrale, le lobe
médian est un peu rétréci de la base vers l'apex
qui est en pointe obtuse (Fig. 4L) ; manubrium
non élargi au sommet. Femelle : spermathèque
de type usuel.
Discussion
Espèce facile à distinguer de toutes les autres
espèces de Stropbomorphus par les points du pro¬
notum organisés' en séries longitudinales. La
nouvelle espèce ressemble un peu à S trop ho-
morphus exophlhalmm n, sp., dont elle diffère
cependant par des critères nets : la pilosité cou¬
chée et non hérissée- sur les élytres, l'absence rie
squamulcs mélangées à la pilosité et la ponctua¬
tion du pronotum organisée et non dispersée de
façon régulière. Elle ressemble aussi à Stropho-
morphus hebracus Stierlin, 1885 mais est nette¬
ment plus trapue.
Stropbomorphus breviusculus (Marseul, 1868)
Pholicodes breviusculus Marseul, 1868 : 196.
Stropbomorphus breviusculus - Dalla Torre et al.
1937 : 196.
Stropbomorphus tessellatus Tournier, 1874a : 606. —
Dalla Torre et ut. 1937 : 195 (comme synonyme de
5. breviusculus).
Stropbomorphus btevithomx Pic, 1910 ; 81 (syn, n.). -
Dalla Torre et ai 1937 ; 195.
Stropbomorphus brevithorax var. eyprica Pic, 1910 : 81
(syn. n.).
MmTkiei-tyfE. — Pholicodes breviusculus Marseul,
1868. Un exemplaire femelle très abîmé (quatre frag¬
ments collés sur tine paillette) est désigné ici comme
lectovype : 1 ) « Pholicodes breviusculus type Syrie »,
2) « Type » (étiquette rouge), 3) » Stropbomorphus bre¬
viusculus Mars » (de la marn de J. Périeart),
4) « Lectotype 9 Stropbomorphus breviusculus
(Marseul), J. Pelletier des. 1998 », 5) « Muséum Paris
1980 Coll. J. Porter ».
Stropbomorphus tessellatus Tournier, 1874, Trois
exemplaires de la série-t)pe mu rire examinés : un
exemplaire mâle de la collection Tournier du M ! I Nt,
est bien un ,5'. breviusculus (Marseul, 1868) er esr dési¬
gné comme lectotype : I) •;< Syfia Millet », 2) « n. sp. »,
3) « Lectotype â Strophomorpbus tessellatus Tournier
J. Pelletier des. (99H » (étiquette rouge), 4) » Stropho¬
morpbus breviusculus (Marseul) |. Pelletier det. », 5)
a tessellatus Syrie Toum » {grande étiquette de fond de
boite encadrée de bleu). Les deux autres spécimens au
MNHN sont des S. ivntricosus (Chevrolat, 1880) et
sont traités avec cette espèce.
Srroplwmorphus brevithorax Pic, 1910. Un mâle :
1) « Scavrovourti mtagne de la Croix Chypre »,
2) « peut-être syridats Bob, », 3) » Strophomorpbus bre-
vithorax Pic », 1) « Pholicodes (ce Mseul), Srropho-
morphuS [ex .Stierlin) », 5) » type * (petite éciquerrc car¬
rée jaune), 6) « Type » (étiquette rouge), 7) » Lectotype
ri Stropbomorphus bre ni thorax Pic, ]. Pelletier des.
1998 », 8) » Stropbomorphus breviusculus (Marseul),
J. Pelletier det. », 9) » Muséum Paris Coll. M. Pic ».
Stropbomorphus brevithorax vxi. eyprica Pic, 1910.
Une femelle est désignée ici comme lectotype :
1) « Chypre Mt Aininicos »,. 2) » voir Desbrochersi
Stierlin ", 3) » diffère de Desbrochersi au moins par les
tibias non droits », 4) « type » (petite étiquette carrée
jaune), 5) « v. eyprica Pic », 6) « Lectotype 5
Stropbomorphus brevithorax eyprica Pic, J. Pelletici des.
1998 », 7) « Strophomocphus bteviusctdhs (Marseul),
J. Pelletier det, ». 8) « Muséum Paris, Coll. M. Pic ».
Matériel examiné. — 76 exemplaires.
Distribution géographique. — Chypre : Diorios,
Galata, Kylckou. Limassol. Sautas, Skarittou, Troodos,
Stavrovottni. Turquie : Erdemii, Antalya. Syrie :
Slinfèh (Latakiti). Liban : Beyrouth, Saïda.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 5A. Longueur : 9-11 mm (un
seul exemplaire intérieur à 9 mm). Espèce brun
692
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
clair (spécimens immatures) à brun foncé, pré¬
sentant un revêtement double, constitué d’une
part de squamules rondes ou ovales adhérentes
au tégument, moyennement serrées, pouvant for¬
mer des fàscies plus claires vers la partie posté¬
rieure des élytres, et d’autre part, de poils fins, en
plusieurs rangs irréguliers sur les interstries, for¬
tement couchés en arrière (Fig. 5C).
Tête avec le rostre profondément déprimé au
milieu dans sa partie avant, faiblement concave
en arrière, avec une carène médiane, faible mais
brillante, Yeux saillants, nettement déjetés en
arrière (Fig. 5B). Antennes rousses très fines, avec
le scape sinueux et les articles du funicule tous
plus longs que larges, le second étant 1,5 fois
plus long que le premier. Pronotum très transver¬
sal (1/L = 1,5 -1,6) largement arrondi sur les côtés
avec le bord postérieur nettement plus large que
le bord antérieur.
Elytres légèrement divergents au sommet, avec
les stries bien marquées.
Structures génitales
Mâle : pénis court, de 3 mm de longueur dont
1,3 mm pour les apophyses. Lobe médian large à
la base, arqué, présentant une courbure nette au
quart de sa longueur avant l’apex qui se termine
en une pointe épaisse en vue de profil (Fig. 5D) ;
en vue ventrale, le lobe médian est large à ta base
et progressivement mais fortement rétréci vers
l’apex, avec une petite constriction supplémentaire
avant l’apex lui-même qui se termine en pointe
mousse (Fig. 5E). Femelle : spermathèque de
type usuel.
Discussion
Les caractères de l’habitus externe et du pénis
permettent de conclure à la synonymie de S. bre-
vithorax Pic, 1910 et S. brevithorax var. cyprica
Pic, 1910 avec 5. breviusculus (Marseul, 1868), la
forme cyprica itérant qu’un spécimen immature
femelle. Des caractères assez nets permettent de
distinguer S, breviusculus des autres grandes
espèces de Strophomorphus. Ainsi, S. breviusculus
diffère de Strophomorphus ventrkosus (Chevrolat,
1880) avec lequel il est assez souvent confondu,
par les yeux généralement plus saillants, la tête
moins massive avec les côtés du rostre conver-
D
E
Fig. 5. — Strophomorphus breviusculus (Marseul, 1868) ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe
médian du pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue latérale. Échelle : A, 1,5 mm ; B, C, 500 pm ; D, E, 250 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
693
Pelletier J.
géant légèrement vers l’avant où le rostre est plus
déprimé au milieu, le pronotum plus régulière¬
ment arrondi latéralement avec sa largeur maxi¬
mum plus postérieure, le tégument plus
squamulc et moins foncé ; en outre, le pénis est
beaucoup plus court et plus coudé avant l’apex
chez 5, breviusculus que chez 5. ventricosus
S. breviusculus diftere de Strophomorphus bruleriei
Desbrochers, [1875] par la forme arrondie des
côtés du pronotum (et non subcarrée) et par une
squamulation beaucoup moins dense. L’absence
de soies raides au bord postérieur et le revête¬
ment squamulaire peu dense permettent encore
de distinguer 5. breviusculus de Strophomorphus
impressicollis Tou rnier, 1874,
Strophomorphus bruleriei Desbrochers, [1875]
Strophomorphus bruleriei Desbrochers, [1875a] : 2. —
Dalla Torre et al. 1937 : 195.
Strophomorphus ilesbrochersi Stierlin. 1885 : 106 (syn. n.).
MATÉRIEL-TYPE. — Strophomorphus bruleriei
Desbrochers, [1875], Les » spécimens-types » de cette
espèce n’ont pas été localisés mais cela n’entraîne pas
de doute sur l'espèce elle-rnême pour laquelle il y a un
grand consensus entre les différentes collections
anciennes examinées. Un exemplaire de la collection
Tournier esr bien accompagné de deux étiquettes,
l’une avec la mention * type Desbroch •• et l’autre
« Bruleriei D. type Desb. > mais il y a également une
troisième étiquette avec « Liban, Deyrolle », incompa¬
tible avec les indications de la publication originale
(Desbrochets [1875]), Il s agit vraisemblablement
d’un exemple de plus de l acceptalion très large de la
notion de « type » par Desbrochers.
Strophomorphus dnbrochersi Stierlin 1885. Le « spéci¬
men-type » ne se trouve pas dans la collection Stierlin
au DEI et je ne l’ai pas retrouvé non plus dans la col¬
lection Desbrochers au MN1JN [cf. la Discussion).
Matériel examiné. — 51 exemplaires.
Distribution géographique. — Très mal connue,
la majorité des spécimens examinés ne portant aucune
localité de capture ou une simple indication de pays
de collecte, généralement « Liban ». Liban : Beyrouth.
Syrie : mont Sannin.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 6A. Longueur : 11-12 mm. Une
des plus grandes espèces du genre Stropho¬
morphus, caractérisée par sa forme étroite, surtout
chez le mâle, son revêtement dense de squamules
de teinte jaunâtre ou brunâtre, faiblemenr métal¬
lique chez les spécimens frais, le pronotum
subrectangulaire, les élvtres guère plus larges que
le pronotum à leur base, à côtés suhparallèles
dans leur partie antérieure, enfin, les soies nom¬
breuses, filiformes ou lancéolées, courtes et très
inclinées vers l'arrière (Fig. 6C).
Tête plate jusqu’à l'extrémité du rostre, celui-ci à
côtés parallèles (mâle) ou convergents vers l’avant
(femelle), laissant voir en vue dorsale l'intégralité
des scrobes qui sont modérément évasés en
avant. Antennes à scape et articles du funicules
épais et nantis d'une fine mais abondante pilosité
appliquée, l’article II 1,2-1,3 fois plus long que
le I, les derniers articles plus longs que larges
mais pyriformes ou coniques. Yeux peu ou
moyennement saillants, déjetés en arrière (carac¬
tère variable) (Fig. 6B). Vertex un peu bombé au-
dessus du front.
Pronotum transversal (1/L = 1,35-1,50), c.ourre-
ment évasé derrière le bord antérieur puis rétréci
linéairement ou en arrondi faible vers le bord
postérieur qui n'est guère plus grand que le bord
antérieur, l’aspect global restant subquandiangu-
laire. Le bord postérieur ne présente pas de
longues soies dirigées vers l’arrière Les squa¬
mules, ovales ou en parallélépipède allongé, for¬
ment souvent des sortes de chaînettes
caractéristiques, donnant l'illusion de squamules
uniques allongées à bords parallèles.
Élytres à revêtement squamulaire paraissant jau¬
nâtre ou brun à l’œil nu mais avec des nuances
métalliques à la loupe. Ce revêtement très dense
laisse visibles ou non, les stries dont les soies sont
plus fines que celles des interstries. Celles-ci sont
disposées en plusieurs rangs irréguliers. L'arrière
du corps se rétrécit en pointe un peu plus arron¬
die chez la femelle que chez le mâle, comme chez
les autres espèces. Tégument variant du brun
rouge au brun noir selon I état de maturité.
Structures génitales
Mâle ■ pénis de 5,2 mm de longueur dont 2 mm
pour les apophyses. En vue latérale, le lobe
médian présente une partie centrale rectiligne et
une courbure nette à chaque extrémité (Fig. 6D).
Lobe médian à côtés parallèles sur la moitié basale
puis se rétrécissant progressivement vers le som-
694
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
met en vue ventraJe (Fig. 6E), avec une petite
constriction supplémentaire avant l’apex qui est
large et subtronqué ; apophyses très fines a la base
mais fortement élargies au sommet. Manubrium
très robuste, dilaté en triangle à l'extrémité.
Femelle : spermathèque de type usuel.
Discussion
Concernant l’identité de S. desbrochersi Stierlin,
1885 on peut d’abord noter que Reitter (1895)
avait déjà suggéré l’identité de ce taxon avec
S. bruleriei. Cette synonymie est supportée 1) par
la description faite par Stierlin lui-même (1885)
qui indique que S. desbrochersi ne diffère de
S. bruleriei que par des « caractères minimes » qui
peuvent entrer dans la marge de variabilité de ce
dernier et 2) par le commentaire de Marseul
(1892) qui mentionne que 5, desbrochersi t st
« abondamment distinct « de 5 breviusculus
(Marseul, 1868) en donnant des critères qui sont
typiques de S. bruleriei , tel le caractère rectiligne
des cotés du pronotum, unique chez les Stropho¬
morphus , et les yeux peu saillants. L’espèce n’est
pas référencée dans le Coleopterorum Crltalogus
(Dalla Torre et al, 1937).
Espèce facile à distinguer des autres Stropho-
mnrphus, lorsque les spécimens sont frais, par
l’ensemble des caractères donnés dans la partie
descriptive. Le caractère le plus évident est géné¬
ralement l’aspect subcarré du pronotum dont les
côtés sont souvent subparallèles. Lorsque ies
individus sont desquamulés, ils peuvent présen¬
ter une ressemblance superficielle avec
Strophomorphus Ventricosus (Chevrolat, 1880) et
Strophomorphus breviusculus (Marseul, 1868)
normalement peu squamulés à l’état frais.
Cependant, la forme du corps est distinctement
plus allongée chez 5. bruleriei Desbrochers,
[1875], le pronotum moins transversal que chez
S. breviusculus (Marseul, 1868) et les soies des
inierstries nettement plus robustes que chez
S. veruncosus (Chevrolat, 1880),
E
Fig. 6. — Strophomorphus bruleriei Desbrochers, [1875], ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe
médian du pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1,5 mm ; B, 650 pm ; C, 600 pm ; D, E,
500 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
695
Pelletier J.
Strophomorphus brunneus Tournier, 1874
Strophomorphus brunneus Tournier, 1874a : 607. -
Dalla Torre et al. 1937 : 195.
Strophomorphus sublaevigatus Desbrochers, [1875a] : 3
(syn. n.). - Dalla Torre et al. 1937 . 197, Solari 1950 :
37.
Strophomorphus barba ms Stierlin, 1885 : 108 (syn. n.).
-Dalla loir e et al 1937 : 195.
Strophomorphus uniformis Desbrochers, 1892 ; 117
(syn. n.).
Strophomorphus damascenus Pic, 1905 : 178 (syn. n.).
- Dalla Torre et al 1937 : 196.
Pholicodes heydeni Schilsky, 1912 : 92 (syn. n.). —
Dalla Torre et al 1937 : 169.
Matériel- n TE. — Strophomorphus brunneus
Tournier, 1874. Deux syntypes femelles dont l’une
figure au MNHN dans la collection Pie et l’autre au
MHNG. Le premier exemplaire est désigné ici comme
lectotype et est accompagné des étiquettes suivantes :
1) « Baalbeck Syrie », 2) « type » (petite étiquette
jaune carrée). 3) « brunneus Trn », 4) <> Type » (éti¬
quette rouge), 5) « Lectotype S Snophomorphus bmn-
neus Tournier |. Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge),
6) « Muséum Paris Coll. M. Pic ». Le second exem¬
plaire au MHNG. est étiqueté comme paralectotype
et est accompagné des étiquettes suivantes :
1) « Syrie ». 2) « Collection F.. Poney », 3) » Para¬
lectotype ? Strophomorphus brunneus Tournier J.
Pelletier 1998 » (étiquette rouge).
Strophomorphus sublaevigatus Desbrochers, [1875]. Le
nombre de « Spécimens-types « est inconnu. Une
femelle présente au MNHN est désignée ici comme
lectotype- : 1) « Damas », 2) « type » (étiquette
blanche), 3) » Ex Musaeo Desbrochers 1914 »,
4) « Leerotype ? Strophomorphus sublaevigatus
Desbrochers Pelletier des . 1998 » (étiquette rouge),
5) « Strophomorphus brunneus Tournier, J. Pelletier
det. », 6) » Muséum Paris ». La synonymie de cette
espèce avec S. brunneus Tournier, 1874 est très pro¬
bable bien que la caille de ce spécimen soit un petit
peu plus petite que les syntypes de S. brunneus.
Strophomorphus barbants Stierbn, 1885. Une femelle
au DEI est désignée comme lectotype : t) « Algier »,
2) « Coll. Stierlin ». 3) » Syutypus » (étiquette rouge),
4) « Lectotype 9 Strophomorphus barbants Stierlin
J. Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge), 5) « Stropho-
rnorphus brunneus Tournier J. Pelletier dct. », 6) « DM
Eberswalde ». L’antre synrype n’est pas un
Strophomorphus car bien que ressemblant superficielle¬
ment à S. brunneus Tournier, 1874, il présente des
antennes courtes et trapues dont le scape n'atteint pas,
en position repliée, le bord antérieur du pronotum.
Strophomorphus uniformis Desbrochers, 1892. Un .spé¬
cimen femelle présent dans la collection A, de Perrin
(MNHN) est désigné ici comme lectotype avec les éti¬
quettes suivantes : 1 ) « Syrie », 2) « Strophomorphus
uniformis Desbrochers Spécimen type », 3) » Lecto¬
type / Strophomorphus uniformis Desbrochers, Pelletier
des. 1998 » (étiquette rouge). 4) « Strophomorphus
brunneus Tournier J. Pelletier det. », 5) » Muséum
Paris 1919 Coll. A. de Perrin » (cf .la Discussion).
Strophomorphus danmseenus Pic, 1905. Lin spécimen
femelle au MNHN est désigne ici comme lectotype :
I) » Damas », 2) et 3) petites étiquettes carrées
blanches, 4) » type » (petite étiquette carrée jaune),
5) « Strop. Ubantcus■ (Dcsbr. Vidi) immat »,
6) « Strophomorphus danutscenus Pic », 7) n type » (éti¬
quette rouge), 8) « Lectotype 9 Strophomorphus
c/amosçenus Pic, J. Pelletier des. 1998 » (étiquette
muge), 9) » Strophomorphus brunneus Tournier
J. Pelletier det, », 10) « Muséum Paris Coll. M. Pic».
Pholicodes heydctii Schilsky, 1912. Un exemplaire
femelle au DEI est accompagné des étiquettes sui¬
vantes ; l) <• Chaïfa, Svria, Simon », 2) <• Srln »,
3) » n. sp. Strln vid. » 4) » Heydeni n. sp. m. »,
5) » Holotypus (étiquette ronge). 6) Strophomorphus
aff. minutas Tourn, Fremuth det. 1982 », 7) v heydeni
Schil. », 8) » Strophomorphus brunneus Tournier, J.
Pelletier det. », 9) » Coll. L. v. Heyden DEI
Eberswalde ». Cet insecte est souillé de débris donnant
l'illusion d'un revêtement squamulairc, sur les élytres
notamment.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — 52 exemplaires.
Distribution géographique. — Chypre : Ayia
Napa, Syrie ; Damas. Liban : Jounich, Baalbeck,
Beyrouth, Chraura. Israël : Haïfa. Palestine :
Bethléem.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 7A. Longueur : 4-6 mm. Les
spécimens-types des six taxons cités ci-dessüs par¬
tagent les caractères suivants : taille petite dans le
genre Strophomorphus, tête à cotés convergeant
vers l'avanr, le dessus du rostre plat, le passage du
dessus du rostre aux côtés généralement bien
accusé voire caréniforme, les scrobès peu
saillants, les yeux subarrondis saillants (Fig. 7B),
l'article II du ftiniçule long, de 1,3 à 1.4 fois plus
long que I article 1 et égal aux trois suivants pris
ensemble. Le pronotum a les côtés arrondis, la
plus grande largeur un peu en arrière du milieu.
Les élytres, de forme ovalaire, avec la plus grande
largeur un peu en arrière du milieu, présentent
une pubescence fine, allongée, dense, recourbée
vers l’arrière au sommet (Fig. 7C), non mélangée
de squamules (parfois une squamule dorée adhé¬
rente au tégument est rencontrée ici ou là, visible
696
ZOOSYSTEMA ■ 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
lors d’un examen minutieux). 11 ne peut être tenu
compte de la coloration du tégument qui varie
du jaune au brun foncé selon la maturité ni de la
position plus ou moins couchée des soies qui
dépend de l’état de conservation de l’individu.
Structures génitales
Mâle : non connues avec certitude ( cf. Discus¬
sion). Femelle : spermathèque de type usuel.
Discussion
Les femelles utilisées dans la description ci-dessus
ont des caractères morphologiques assez homo¬
gènes. Seule la lemeile de S. sublaevigatus
Desbrochers, [1875] est un peu plus petite avec
le corps en ovale moins ample et plus rétréci vers
l’avant (en ovale plus régulier chez les autres spé¬
cimens) ; en revanche, cette femelle présente les
caractères de la tête communs aux autres spéci¬
mens de S. brunneus Tournier, 1874, tels que
l'article II du funicule beaucoup plus long que le
I, le rostre court et plat en dessus, les côtés
convergeant vers l avant, la tête évasée derrière les
yeux subglobuleux. Il a donc été considéré que
S. sublaevigatus pouvait être un S. brunneus
Tournier, 1874. On peut se demander quels
exemplaires Solari (1950) a examiné pour mettre
Pholicodes oertzent Faust (1889) en synonymie
avec Strophomorphus sublaevigatus Desbrochers,
[1875] ! En effet, les éléments fournis par Faust
(1889) dans sa description ne se rapportent nul¬
lement au spécimen-type de S. sublaevigatus
trouvé dans la collection Desbrochers.
Le spécimen désigné comme lectotype de S. uni-
forrnis Desbrochers, 1892 est un spécimen femelle
de S. brunneus Tournier, 1874. Il correspond
bien à la description originale qui souligne elle-
même des caractères typiques de S. brunneus
(carènes latérales du rostre, pilosité soyeuse). Il
est cependant possible qu’il existe d’autres syn-
typés. En revanche, l’opinion de Hoffmann (sur
une étiquette de fond de boite dans sa collection,
MN11N) selon laquelle ô. unifortnis serait un
Strophomorphus libanieus Desbrochers, [1875]
dcsquamulc (c’est-à-dire un Strophomorphus
minutas Tournier, 1874) est contredite par le lait
1) que le spécimen qui figurait au-dessus de cette
étiquette était un S. minutas normalement squa-
mulé et 2) que ce spécimen porteur d’une éti¬
quette avec la mention « unifortnis m, >> ne
correspond pas à la description originale de
Desbrochers (1892). Celle-ci, en effet, précise
que, bien que proche de S. libanieus , S, unifortnis
n’en a pas la pilosité élytrale criniforme mais une
pilosité plus longue, plus arquée et plus soyeuse
Fig. 7. — Strophomorphus brunneus Tournier, 1874. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, tî de S. brun¬
neus Tournier, 1874 ?, lobe médian du pénis en vue de profil. Échelle : A, 1 mm ; B, 300 pm ; C, 330 pm ; D, 250 pm.
ZOOSYSTEMA . 1999 • 21 (4)
697
Pelletier J.
qui correspond à Celle de S. brunneus. Enfin,
Desbrochers ne devail pas connaître le S, minu-
tus Tournier, 1874 car lors de la description de
Strophomorphus demaisoni (Desbrochers 1907), il
semble adhérer à l’opinion de Srierlin (in litre-
ris ?) selon laquelle 5 unifortnis serait un
S. minutus ce qui, à nouveau, est contraire à la
description originale et a pu tromper Hoffmann.
Aucun mile n’a pu être rapporté avec certitude
aux différentes femelles étudiées, le matériel étant
généralement unique pour une localité donnée.
Toutefois, un mâle collecté dans la même zone
géographique que l’aire de distribution des
femelles de S. brunneus (Mont Carmel, Israël)
appartient peut-être à la meme espèce. Les carac¬
téristiques du pénis de ce mâle (Fig. 7D) com¬
prennent, notamment, une double courbure
quand l’organe est observé de profil, permettant
sa différenciation par rapport à des mâles proches
par l’habitus externe : Strophomorphus behnei
n. sp. et Strophomorphus hebraeus Stierlin, 1885.
Outre la forme du corps nettement plus gracile et
plus élancée, ce mâle diffère des femelles de
S. brunneus par la tête plus longue, moins conver¬
gente vers l’avant et le passage entre le dessus du
rostre et ses côtés encore plus aigu. Cependant, à
ces réserves près, l'habitus externe de ce spécimen
est voisin de celui des femelles de S. brunneus et
ce mâle a été étiqueté: « S. brunneus Joutnier ? ».
Deux formes de Strophomorphus, proches de
S. brunneus , sont brièvement décrites dans la
rubrique « Strophomorphus incertae sedis » : ces
spécimens sont répertoriés « Strophomorphus
sp. 2 » et « Strophomorphus sp. 3 ».
Strophomorphus colonnellii n. sp.
MATÉRIEL-TYPE. — Un spécimen mile est désigné
comme holotype : 1 ) v Jéricho », 2) » 4701 », 3)
* Holotype d Strophomorphus colonnellii Pelletier »
(étiquette rouge), 4) (■ Muséum Paris, Coli. M. Pic ».
Paratypes : 3 d â et 5 9 2 ; a) 3 £ â : « Israël
Judea m 100 Mitspc Jéricho 1.IV.1995 Colonnelli »
(2 6 6 : CPEC, 1 S : CPJP) : b) 2 9 2 au DF.I : I)
« Israël. Judaische Wüste Mal/oke Dragot (oberhalb
Westufer l otes Meer) 31 35N 35 23 E », 2) « 4.15
Mârz 1996 leg. U. lleinig » ; c) 2 $ 2 : 1)
« Jéricho », 2) » Muséum de Paris Coll. M. Pic » pour
l’une et pour l’autre n Ex Musato Desbrochers 1914 »
et 3) « Muséum Paris » ; d) 1 2 : F) « Zerkatal 400 m
b. Romana 20.IV.1963 », 2) « Ost-Jordanien leg. J.
KJappereicli », 3) « Strophomorphus entamis Tourn.?
Diecknrann det 1987 » (DE1). A ces huit spécimens a
été ajoutée une étiquette rouge les mentionnant
comme paratypes : « Paratype 6 [ou 9] Stropbo-
morphns colonnellii Pelletier ».
ÉTYMOLOGIE. — Nom donné en l’honneur de
E. Colonnelli, Rome, qui a collecté une série détermi¬
nante de spécimens frais de cette espèce.
Matériel EXAMINÉ. — 11 exemplaires.
Distribution géographique. — Palestine : Jéricho
et environs de la mer Morte. Jordanie : Zerkatal.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 8A. Longueur : 6,0-6,5 mm.
Espèce caractérisée par sa tête longue et étroite
dont la partie supérieure et inférieure du rostre
converge nettement vers l’avant. Yeux peu
saillants, déjetés en arrière. Revêtement élytral
double constitué de soies hérissées, longues, peu
denses, blanches ou brunes et de squamules
adhérentes au tégument de couleur crème, brune
ou noirâtre, ovalaires ou subarrondies, très
denses, sc chevauchant les unes les autres.
Tête allongée régulièrement rétrécie vers l’avant,
le rapport des largeurs mesurées entre les yeux et
entre les antennes égale 1.5, les scrobes restant
visibles de dessus sur toute leur longueur, fête
densément couverte d'une pilosité longue, incli¬
née vers l'arrière et d’un revêtement dense de
squamules ovales adhérentes au tégument, deve¬
nant plus claires et plus langues au niveau du
verrex. Yeux à contours arrondis, non proémi¬
nents (Fig. 8B). Antennes à scape peu flexueux,
épais, progressivement développé et squamulé
vers l'extrémité, et à pilosité longue et nettement
hérissée ; tous les articles antennaires courts avec
l subégal à 1(, IlL-V un peu plus longs que larges,
VJ et VJ I très courts aussi larges que longs.
Pronotum modérément transversal (l/L = 1,21
chez le mâle et 1,26 chez la femelle), avec le bord
antérieur droit, les côtés fortement arrondis, la
plus grande largeur un peu en avant: du milieu, le
bord postérieur convexe. Pilosité longue, très
hérissée sur les côtés, plus couchée sut le disque.
Squamules adhérentes masquant normalement la
ponctuation qui est dense, régulière, profonde,
arrondie ou polygonale. Les squamules sombres
698
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
peuvent former trois bandes longitudinales, celle
du milieu droite et les bandes latérales arquées, ou
bien ces bandes ne sont qu’esquissées (holotype).
Élytres à bord anterieur concave, les côtés subpa¬
rallèles et l'extrémité postérieure largement
arrondie, la forme générale du corps formant un
ovale court (1/L = 0,69 chez le mâle et 0,71 chez
la femelle). Soies dressées mais inclinées en arrière
au sommet (Fig. SC), alignées en deux-trois
rangs irréguliers par interstrie, en majorité brunes
sur le disque et blanches sur les interstries laté¬
raux. Squamules adhérentes formant des dessins
confus, variables selon les individus chez une
des femelles oit les contrastes sont les plus nets,
les deux premiers inrerstries ont une teinte un
peu jaune doré, les interstries 3 et 5 présentent
des squamules foncées en leur milieu formant
une bande sombre longitudinale, les autres inrer¬
stries sont couverts de squamules jaune sale. Ces
caractères ne sont qu’esquissés mais souvent bien
perceptibles chez les spécimens plus matures où
la teinte générale des squamules tourne à un
blanc argenté brillant. Interstries plans, faible¬
ment chagrinés et ponctués.
Pattes robustes, hérissées de fortes soies, les proti¬
bias dilatés intérieurement et extérieurement au
sommet et munis à ce niveau de soies noires.
Structures génitales
Mâle : pénis court de 2 mm dont 0,9 mm pour
les apophyses, avec le lobe médian présentant
une forte courbure à la base en vue de profil
(Fig. 8D), à peu près d’égale épaisseur jusqu’au
sommer qui est épais. En vue ventrale, le lobe
médian est large à la base, rétréci vers le milieu,
puis à côtés parallèles presque jusqu’à l'apex qui
est largement arrondi (Fig. 8E). Manubrium très
long comme chez les auires espèces de
Strophomorphus. Femelle : spermathèque de type
usuel.
Discussion
Espèce facile à distinguer de toutes les autres
espèces de Strophomorphus à la fois par la forme
rétrécie de la tête, la pilosité à deux teintes et les
bandes plus sombres des interstries 3 et 5. L’espèce
est bien caractérisée par la forme du pénis, mais
celle-ci est sensiblement différente de celle de la
majorité des autres Strophomorphus. La position
de cette espèce au sein du genre Strophomorphus
n’est sans doute pas définitive ; cependant, le
type de pilosité et, chez le mâle, la longueur du
manubrium, sont bien typiques de ce genre et il
serait prématuré de créer pour cette nouvelle
entité un genre spécial.
D
E
Fig. 8. — Strophomorphus colonnellii n. sp. ; A, silhouette ; B, détail oeil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du pénis
en vue de profil ; E. lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, C. 250 pm ; D, E, 275 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
699
Pelletier J.
Deux spécimens femelles assez voisins de
5. colonnellii mais plus massifs, en provenance
respectivement de v Transjordanie » et de « Osr-
Jordanicn », ont été répertoriés « Strophomorphus
sp. 4 » dans la rubrique » Strophomorphus incertae
sedis ». La spermathèque de type usuel chez les
Strophomorphus et le revêtement élytral double
les rapprochent de ce genre, alors que le scape
court et épais n'atteignant pas le bord antérieur
du pronotum en position repliée, les en éloigne.
Strophomorphus cretaceus Tournier, 1874
Strophomorphus cretaceus Tournier, 1874a : 608. -
Dalla Torre et al. 1937 : 195.
M ATÉRI KL-T Y PE. — Strophomorphus cretaceus
Tournier, 1874. Une femelle : l) v Syrie Miller »,
2) « n. sp. Syria », 3) » Type » (petite étiquette jaune),
4) « Type « (étiquette rouge). 5) Muséum de Paris,
Coll. M. Pic ». Ce spécimen es't désigné ici comme
lectotype et l'ériquecte rouge suivante lui a été
adjointe : « Lectotype 9 Strophomorphus cretaceus
Tournier J. Pelletier des, 1998 ».
Matériel EXAMINÉ. — 16 exemplaires.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 9A. Longueur : 7*8 mm. Le spé-
cimen-cype est très abimé, couvert de terre et a
été envahi par les moisissures de surcroît, gênant
l’appréciation des caractères. Les plus remar¬
quables sont les yeux, un peu bombés et faible¬
ment déjetés en arrière (Fig. 9B), le pronorum
très transversal et les soies des interstries redres¬
sées et peu nombreuses (Fig. 9C). C'est en fonc¬
tion de ces caractères que deux spécimens
collectés en Israël ont été attribués à .9. cretaceus.
Tête tronconique ; scrobes visibles en vote dorsale,
leur sommet étroit, peu dilaté au niveau de
l’insertion untennaite. Scape flexueux avec la
pilosité appliquée sur le tégument, atteignant a
peine le bord antérieur du pronotum en position
repliée. Chez le spécimen-type, le funicule est
réduit à trois articles d'un seul côté, mon¬
trant cependant que l'arricle II est de longueur
moyenne, peu différent de I : ce détail anato¬
mique esr retrouvé chez les autres spécimens qui
montrent, en outre, que les articles I II-VII sont
courts et tronconiques.
Pronotum fortement transversal (1/L = 1,45-
1,60), avec les côtés très arrondis, leur plus grand
diamètre un peu en avant du milieu, couvert de
squamules formant, latéralement, un dessin
sombre en arc (spécimens frais) ; la surface, là où
les squamules sont parties accidentellement,
apparaît chagrinée avec une ponctuation, petite,
irrégulière, mélangée de points plus gros d’où
parr une longue soie inclinée en arrière.
Lensemble du corps, en ovale arrondi au som¬
met, est densément recouvert de squamules
rondes se chevauchant Le dessin, quoique
variable, implique l'envahissement des interstries
4 et 7 par des squamules plus claires formant une
bande longitudinale comme chez d'autres espèces
de Strophomorphus De plus, les squamules claires
forment des taches - nuageuses sur les autres inter¬
stries, surtout vers l'arrière des élytres. Soies
longues, blanches ou brunes, redressées ec cour¬
bées au sommet vers l’arrière, lnterstric suturai
plan, les suivants légèrement bombés.
Patres à fémurs et tibias squamules. Protibias (de
la femelle) assez épais avec quelques épines le
long du bord antérieur ; l’apex est évasé et arrondi
(non pas coupé obliquement comme chez
nombre d'espèces de Strophomorphus ), le bord
étant garni de petïes épines courtes et jaunes .
Strophomorphus cretaceus aegyptiacus n. ssp.
Matériel-type. — Holotype : 1 9 (MNHN) :
1 ) « Mariout det x », 2) « hispirlusi » (étiquette bleue),
3) « Holotype ? Strophomorphus cretaceus ssp iltgyp-
liocus Pelletier » (étiquette rouge), 4) « Muséum Paris
Coll Tournier ». ! 9 avec les étiquettes I) à 3) précé¬
dentes et 11 9 9 avec la mention » Ilcengi Mariout
17.3.35 Egitto W. Wirtmer » sont étiquetées comme
pararvpes : » Paratype 9 Strophomorphus cretaceus ssp
aegyptiacus Pelletier » (étiquette rouge) er sont repartis
entre les collecrions suivantes : CPPC (3 9 9),
CPGO (7 9 9 ) et CPJP ( 1 9).
Distribution géographique. — » Syrie ». Israël :
Bé er Sheva area ; Mishor Adummim. Egypte : lkengi
Mariout {S. cretaceus aegyptiacus).
Description
Tous ces spécimens sont quasi identiques entre
eux. Ils sont également très voisins de S. cretaceus
Tournier, 1874 mais en diffèrent par les yeux
grands et bombés (Fig. 9D). Pour le reste, ces
700
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
exemplaires ne diffèrent pas des S. cretaceus
d’Israël avec notamment la même forme de revê¬
tement élytral et la coloration plus claire des
interstries 5 et 8-9 et le même type de pubescence
hérissée.
Structures génitales
Femelle : la spermathèque est de type usuel, le
saccus paraissant bien développé. La structure de
la spermathèque chez la sous-espèce aegyptiacus
est similaire à celle observée chez la forme nomi¬
nale. Mâle ; structure inconnue mais voir dans la
rubrique « Strophomorphus incertae sedis » le para¬
graphe « Strophomorphus sp. 5 » et la Figure 28A.
Discussion
La description de Tournier, toujours très courte,
mentionne que les yeux sont faiblement
coniques : il faut comprendre faiblement bombés
car les yeux ne sont pas vraiment coniques chez
le spécimen-type ; les yeux sont un peu plus
saillants chez les deux spécimens femelles
d’Israël, très voisins du spécimen-type autant
qu’on puisse en juger vu l'état de conservation de
ce dernier. De même, la pubescence est indiquée
dans la description originale comme « un peu
couchée en arrière » : comprendre « redressée et
inclinée en arrière au sommet ». Un spécimen
mâle d’Israël différé du spécimen-type par les
yeux un peu plus saillants, les soies plus nom¬
breuses, plus fines et plus redressées, et par le
corps un peu plus allongé et la teinte vert doré
pâle du revêtement squamulaire. Ce spécimen est
référencé dans la rubrique « Strophomorphus
incertae sedis » comme << Strophomorphus sp. 5 ».
Beaucoup plus proche du spécimen-type que les
spécimens de la sous-espèce aegyptiacus , il a reçu
un étiquette avec la mention « Strophomorphus
cretaceus 6 Tournier ? ».
L’espèce la plus voisine de S. cretaceus est
Strophomorphus prorcelltts (Schonherr, 1S32) dont
les (ormes méridionales, surtout en Asie
Mineure, présentent bien des traits communs
avec I espèce décrite par Tournier. Deux critères
simples ont été retenus pour séparer les deux
entités la tête est nettement plus étroite et les
yeux moins saillants chez S. cretaceus que chez
S, porcellus. Le peu d’exemplaires de S. cretaceus
d’Asie Mineure examinés et l’absence de la
connaissance des structures génitales mâles dans
B D
K
N,
\
N
N
\
N
c
Fig. 9. — Strophomorphus cretaceus Tournier, 1874 ; A, silhouette ; B, détail oeil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, S. cretaceus
aegyptiacus n. ssp., détail œil droit. Échelle : A, 1,1 mm ; B, C, 420 pm ; D, 500 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
701
Pelletier J.
les deux cas, relativise cependant un peu ces dif¬
férences. En définitive, les deux espèces peuvent
être considérées comme distinctes en l'attente
d’un matétiel de comparaison plus abondant. En
revanche, les spécimens identifiés comme S. cre-
taceus dans Jes collections appartiennent tous à
d’autres espèces.
Tous les exemplaires de la sous-espèce aegyptiaeus
se différencient de la iorme nominale par un cri¬
tère net constitué par la Iorme des yeux.
Cependant, le reste des caractères apparente ce
groupe de spécimens à S. cretdçeui Tournier, En
particulier, les spécimens de la sous-espèce aegyp-
tiacus possèdent la tête étroite de S. cretaceus, ce
qui les éloigne de V. porcellus (Schonherr, 1832)
avec lequel ils sont toutefois apparentés comme
la forme nominale elle-même. Il est possible que
cette forme constitue une espèce propre mais
d’autres éléments seraient nécessaires pour soute¬
nir cette possibilité.
Strophotnorpbus ctenotoides n. sp.
Matériel-type. — Elolotype $ au MNHN : 1)
« Asia minor », 2) « Pour Pic » (écriture de
Desbrochers). 3) * Elolotype ci Strophomorphus cteno¬
toides Pelletier » (étiquette rouge), 4) < Muséum de
Paris Coll. M. Pic ». Trente-deux exemplaires sont éti¬
quetés comme paratype.s (cliquette rouge) et se répar¬
tissent entre les musées et collections suivants : FSE
(2 5 9), HNHM (3 9 9), 1RSNB (2 9 9).
MHNN (19). MNHN (8 6 â et 9 9 9), SMTD
(1 6), ZSM (I ci et 2 9 9). CPGA (1 5), CP1F
(1 d),CPJP(I d).
Étymologie. — Nom attirant 1 attention sur ce
taxon constamment confondu dans les collections
avec S. cunotm Desbrochers, [1875].
Matériel EXAMINÉ. — 34 exemplaires.
Distribution géographique. — La majorité des
spécimens provient de localités fréquemment non pré¬
cisées, les étiquettes, presque toutes de la même facture,
mentionnant « Asie Mineure ». Grèce : Sporades.
Chypre : Ayios Vassilios, Larnaca. Turquie : Cilicie,
Taurus. Liban : Achmit, Beyrouth, Saïda.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 10A. Longueur : 5,5-6,5 mm.
Espèce de teinte brun rouge foncé, avec un revê¬
tement lâche de squamules brillantes, jaune ou
vert métallique, en majorité ovales, ne masquant
pas le tégument d’une part, et de soies hérissées,
courbées au sommet vers l'arrière, d’autre part.
Tête avec le front plat ou à peine bombé, les
côtés du rostre faiblement convergents vers
l’avant, laissant les scrobes, nettement saillants,
bien visibles de dessus surtout chez le mâle.
Antennes longues avec l’article II du funicule 1.3
fois plus long que le premier et égal aux trois sui¬
vants réunis, les cinq derniers articles sont allon¬
gés et un peu noueux au sommet. Le Scape,
flexueux, possède une pilosité appliquée. Yeux
saillants, un peu coniques et déjetés vers l'arrière
chez le mâle, plus globuleux chez la femelle
(Fig. 10B).
Pronotum modérément transversal (1/L = 1,2-
1,4), avec les côtés arrondis, leur plus grande lar¬
geur en avant du milieu. La ponctuation est
forte, jointive et régulière sur le disque. Elle est
grande et assez superficielle chez le spécimen-
type et les spécimens référencés « Asie Mineure »
ou originaires de Smyrne, plus grossière, plus
profonde, avec les points un peu allongés chez les
spécimens du Liban.
Elytres en ovale peu allongé avec les stries nettes
(1/L = 0.70 chez le mâle et 0,75 chez la femelle)
et le sommet un peu déhiscent. La densité du
revêtement squamulaire est très faible ou un peu
condensé en taches ne formant pas de dessins
nets. La pilosité hérissée est longue et dense, cou¬
dée vers, l’arrière au sommer (Fig. 10C).
Les pattes ne portent pas de caractères parti¬
culiers à l'espèce. Les mâles présentent des proti¬
bias à peine coudés vers l’intérieur à l’avant.
Structures génitales
Mâle : pénis court ( 1,7 mm dont 0,5 mm pour
les apophyses) dont le lobe médian est nettement
courbé et rétréci de la base au sommet en vue de
profil avec la pointe apicale fine (Fig. 10D) ; lobe
médian terminé en pointe à l’apex en vue ventra¬
le (Fig. 10E) avec ou sans une légère constriction
avant le sommet. Femelle : spermathèque de type
usuel.
Discussion
La série-type est assez homogène, hormis la
ponctuation du pronotum comme mentionné ci-
702
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
dessus pour les insectes en provenance du Liban
par rapport aux autres captures ; cependant, la
structure du pénis est la même chez les mâles des
deux populations, Ces spécimens étaient rappor¬
tés dans les collections soit à Strophomorphus
brunneus Tournier, 1874 soit à S ctenotus
Desbrochers, [1875J, De 5. brunneus , S. cteno¬
toides différé par les yeux plus saillants, moins
régulièrement globuleux et un peu déjetés en
arrière, les scrobes plus élargis, la présence d'une
squamulation métallique variable mais bien
visible (absente chez S. brunneus). De S. ctenotus,
la nouvelle espèce se sépare par sa forme plus
robuste, le scape antennaire plus gracile à pilosité
appliquée (plus ou moins relevée chez 5. cteno¬
tus), la pilosité élytraie plus dense et plus cou¬
chée, la squamulation plus rare et, enfin, par le
pénis qui est plus courbé en vue de profil avec la
pointe apicale fine et sinueuse (régulièrement
rétrécie et encore un peu épaisse à l’apex chez
S. ctenotus). S. ctenotoides ressemble encore à
Strophomorphus perrinae n. sp., mais en diffère
par une série de caractères dont les plus nets sont
la teinte de la squamulation rosé métallique plus
brillant, la taille inférieure et la forme du pénis.
La séparation de ces quatre espèces est relative¬
ment facile lorsqu’on peut effectuer une compa¬
raison d’ensemble.
L’individu en provenance des Sporades est
accompagné d’une étiquette avec la mention
« Strophomorphus oertzeni Faust ». Bien que je
n’ai pas examiné le spécimen-type de cette espèce
rangée aujourd'hui parmi les Pholicodes
Schônherr, 1826 ou les Achradidius Kiesenwetter,
1864 selon les auteurs, je dispose d'exemplaires
identifiés comme tel, issus de plusieurs sources et
qui sont, en outre, en accord avec la description
de Faust (1889). En revanche, 5. ctenotoides diffère
profondément des précédents et de l’espèce
décrite par Faust : par exemple, la raille est beau¬
coup plus petite, le tégument est rougeâtre et
non noir, la tête est plutôt plane et non nette¬
ment bombée entre les yeux, un caractère majeur
souligné par Faust dans sa description.
Un spécimen de Turquie méridionale, voisin de
S. ctenotoides mais sans squamulation, est décrit
comme « Strophomorphus sp. 6 » dans la rubrique
« Strophomorphus incertae sedis ».
D
E
Fig. 10. — Strophomorphus ctenotoides n. sp. ; A, silhouette , B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du
pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, 330 pm ; C, 400 pm ; D, E, 300 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
703
Pelletier J.
Strophomorphus ctenotus Desbrochers, [1875J
Strophomorphus ctenotus Desbrochers, fl875a] : 3. —
Dalla Torre et al. 1937 : 196.
Strophomorphus adanensis Pic, 1910 : 81 (syn. n.).
Matériel-type. — Strophomorphus ctenotus
Desbrochers, (1875]. Nombre de « spécimens-types »
inconnu, le spécimen désigné ici comme lectotype,
est une femelle collée sur une paillette avec une bande
postérieure verte : 1) « Ademin », 2) « type » (petite
étiquette blanche), 3) « Ex Musaeo Desbrochers
1914 », 4) « Type » (étiquette rouge), 5) « Lectotype
9 Strophomorphus ctenotus Desbrochers, J. Pelletier
des. 1998 » (étiquette rouge), 6) » Muséum Paris ».
Strophomorphus adanensis Pic. 1910. Le « spécimen-
type » mile est désigné comme lectotype : 1) « ada¬
nensis n. 2) « type » (petite étiquette blanche
rectangulaire), 3) » Type (étiquette rouge),
4) « Strophomorphus adanensis Pic » (écriture de Pic),
5) « Lectotype 6 Strophomorphus adanensis Pic
J. Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge), 6) » Stropho¬
morphus ctenotus Desbrochers, (, Pelletier det. », 7)
« Muséum de Paris, Coll. M. Pic ».
Matériel examine. — 24 exemplaires.
Distribution GÉOGRAPHIQUE. — Turquie méridio¬
nale. Antalya : Kizîl Dagh ; Adana. Liban (« Syrie ») :
Saïda. Desbrochers, [1875] mentionne encore des
captures à Jérusalem et Damas mais il n’est pas sûr
qu'il s’agisse de la même espèce.
Description
Habitus externe
Si Hunier re r Fig. 11A. Longueur : 5-6 mm. Le
spécimen-type de S. ctenotus Desbrochers, fl875]
ressemble à un petit S. porcellus comatus
Boheman, 1839, c’est-à-dire rougeâtre avec des
taches nuageuses de squamules blanches.
Cependant, la pubescence hérissée est plus dense
et plus courte, la tête est moins large entre les
yeux qui sont plus globuleux et moins saillants
(Fig. 11 B).
Tête un peu bombée entre les yeux, avec le rostre
dont les côtés convergent nettement vers l’avant
laissant les scrobes étroits visibles de dessus.
Antennes courtes avec le scape atteignant à peine
le bord antérieur du pronotum en position
repliée et nanti d’une pubescence hérissée vers le
sommet . lunicule avec les articles courts, le II un
peu plus long que le 1, les trois derniers globu¬
leux ou tronconiques. Ponctuation lorte, chaque
point occupé par une soie hérissée et délimité par
des squamules rondes, blanchâtres, de teinte rosé
Fig. 11. — Strophomorphus ctenotus Desbrochers, [1875] ; A, silhouette ; B, détail oeil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe
médian du pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 750 pm ; B, C, 330 pm ; D, E, 325 pm.
704
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
métallique cite/, les spécimens frais. Ces carac¬
tères de la ponctuation valent pour l'ensemble de
l’individu, tête, pronotum et corps.
Pronotum de forme variable, moyennement
transversal (l/l = 1,30-1,40) à fortement trans¬
versal (I/L = 1,50), avec le bord antérieur droit
ou un peu concave, la plus grande largeur au
niveau du milieu des côtés qui sont fortement
arrondis.
Corps en ovale court (1/L = 0,70) chez le mâle ou
très court (1/L ^ 0,80) chez la femelle. Pilosité
dressée, line et dense (Fig. 11C), blanche ou
brun clair, Squamulation légère, variant en densi¬
té selon les individus mais ne masquant jamais
totalement le tégument.
Structures génitales
Mâle : pénis relativement long, de 2,4 mm dont
0,9 mm pour les apophyses. Le lobe médian est
faiblement arqué en vue latérale (Fig. 11D), et
d’épaisseur à peu près constante, faiblement
rétréci au sommet. En vue ventrale, le lobe
médian apparaît à peu près de largeur égale
jusqu’à la COnstriction antéapicalc qui détermine
une pointe mousse à l’apex (Fig. 11E). Femelle :
spermathèque de type usuel.
Discussion
S. ctenotus Desbrochers, [1875] ne ressemble qu’à
la forme « comatus » Boheman, 1839 de S. por-
cetlus (Schônhcrr, 1832) dont il se sépare par les
caractères mentionnés ci-dessus. En fait, dans
Faire de distribution de S. ctenotus , les deux
espèces apparaissent bien différentes puisque
5. porcellus est représenté par une forme méridio¬
nale qui est grande, massive et dont la pilosité est
moins dense er plus rabattue que chez les S. por¬
cellus comatus plus septentrionaux. A noter que
mâle et lemelle sont présents chez S. ctenotus
alors que S. porcellus semble bien parthénogéné-
tique sur l’ensemble de son aire de distribution.
Les spécimens trouvés sous le nom de « ctenotus »
dans les collections appartiennent pratiquement
tous à deux espèces nouvelles, Strophomorphus
etenotoides n sp. et Strophomorphus perrinae
n. sp. Ces espèces diffèrent de .S', ctenotus
Desbrochers, [1875] par un ensemble de carac¬
tères nets tels que la tête moins tronconique, le
front plat et non bombé, les articles antennaires
plus allongés, la taille plus grande (surtout chez
S. perrinae) et les yeux et les scrobes plus
saillants.
Strophomorphus demaisoni Desbrochers, 1907
Strophomorphus demaisoni Desbrochers, 1907 : 96. -
Dalla Torre étal. 1937 : 196.
MATERIEL-TYPE. — Strophomorphus demaisoni
Desbrochers, 1907. Deux syn types femelles sont pré¬
sents au DEl avec des étiquettes semblables : 1)
« St. Demaisoni Àdana ni. », 2) << Dcsbroch. », 3)
“ Syntypttf » (étiquette rouge), 4) « Collection L, v.
Hevden ». 5) » DLI Ebcrswalde ». Le mieux conservé
de ces deux spécimens est désigné ici comme lectoty-
pe, l'autre spécimen étant étiqueté comme paraleeto-
type (étiquettes rouges).
Matériel examiné. — 14 exemplaires.
Distribution GEOGRAPHIQUE. — Turquie méridio¬
nale : Adana.
Description
Habitus externe
La description ci-après esr effectuée à partir des
deux spécimens-types. Silhouette : Fig. 12A.
Longueur : 7 mm. Espece brune à tête tronco¬
nique dont les veux peu saillants sont fortement
déjetés en arrière et dont la pilosité élytrale est
constituée de soies raides se mi-dressées entremê¬
lées, surtout vers l’arrière, et de squantules pili-
tormes ou lancéolées de teinte blanc nacré.
Tète à rostre étroit sur le dessus, à côtés parallèles
laissant les scrobes peu dilatés, bien visibles du
dessus ; la tête s’élargit fortement vers l anière y
compris derrière les yeux. Ceux-ci ont une lorme
« en larme » assez caractéristique (Fig. I2B).
Ponctuation du dessus de la rête grossière,
ponctuce-stricc. Antennes (scapc et funicule)
assez épaisses avec l’article 11 plus long que le I,
les autres articles tous plus longs que larges, pyri-
formes ou subconiques (observation sur la seule
antenne restant intacte pour l’ensemble des deux
spécimens-types mais corroborée par l’examen de
deux autres lemelles d’Adana identiques aux spé¬
cimens-types).
Pronotum peu transversal (l/L = 1,20), nette¬
ment dilaté et arrondi derrière le bord antérieur
qui esr un peu convexe, la plus grande largeur
vers le milieu. Pilosité hérissée sur les côtés,
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
705
Pelletier J.
appliquée sur le tégument au niveau du disque.
Ponctuation grande, serrée et régulière.
Élytres larges et relativement courts (1/L = 0,74 et
0,81), présentant une pilosité raide sur les inter-
stries, redressée puis fortement inclinée vers
l’arrière (Fig. 12C). Cette pilosité brune, dense et
homogène, est complétée par une pilosité nacrée
beaucoup plus courte, soit en forme de soie fine
notamment dans les points des stries, soit en squa-
mules larges et adhérentes au tégument. La densité
de cette pilosité nacrée est variable, la plus grande
densité se situant vers l’arrière et les côtés.
Pattes longues et grêles, les protibias coupés droit
au sommet, l'apex de tous les tibias nantis de
courtes épines jaunâtres.
Structures génitales
Mâle : structures non connues avec certitude ( cf.
la partie Discussion). Femelle : spermathèque de
type usuel.
Discussion
S. demaisoni Desbrochers, 1907 est une espèce
mal caractérisée par l’absence de mâle suffisam¬
ment similaire aux spécimens-types femelles. On
remarque un groupe homogène de quatre exem¬
plaires iemelles originaires d’Adana incluant les
Fig. 12. — Strophomorphus demaisoni Desbrochers, [1875] ;
A, silhouette ; B, détail oeil droit ; C, type de pilosité élytrale.
Échelle : A, 1,25 mm ; B, C, 330 pm.
deux spécimens-types. Les caractères principaux
comprennent la tête évasée d’avant en arrière, les
yeux en forme de « larme » et le corps assez
trapu. Aucun mâle ne peut être considéré comme
similaire à ces femelles. Par rapport à ce groupe
de quatre femelles, il est bien difficile en l’ctat
actuel, de déterminer Jes limites de la variabilité
de l'espèce. En considérant une divergence
d’ordre croissant, on trouve, généralement dans
la partie méridionale de la Turquie, une série
complexe de formes affines qu’on peut cataloguer
comme suit : l) trois femelles en provenance de
diverses régions méridionales de la Turquie
(Adana, Er/.urum, Erzincan) sans squanniles
adhérentes au tégument des élytres et avec le
corps plus allongé que chez les spécimens-types
Iemelles ont été étiquetées « Strophomorphus
demaisoni Desbrochers ? » (CPIF et CPRB) ;
2) deux femelles présentent les caractères des
femelics précédentes mais, de plus, diffèrent des
spécimens-types par les yeux nettement globu¬
leux et non en forme de larme : ces spécimens,
intermédiaires entre S. demaisoni et S. hrunneus
Tournier, 1874, sont cités comme <■ Stropho-
rnorphus sp. 7 s dans la rubrique « Stropho¬
morphus incertae sedis » ; 3) deux femelles, l'une
d’Adana et l’autre d’« Asie Mineure », sont inter¬
médiaires entre S. demaisoni et 5. ose/lai n. sp. :
voir t> Strophomorphus sp. 8 » dans la rubrique
« Strophomorphus incertae sedis » ; 4) enfin, une
série de neuf femelles du Mont Amanus et
d’Ekbes, sont intermédiaires entre S. demaisoni et
S. insquamosus Pic, 1905 : ces spécimens sont
cites comme « Strophomorphus sp. 9 ».
Parmi les espèces connues, S. demaisoni est
proche de l’espèce nouvelle décrite de Kizil Dagh
sous le nom de Strophomorphus osellai mais où
mâles et femelles sont semblables entre eux
avec les femelles toujours plus petites que les
spécimens-types femelles de ô. demaisoni ; de
plus, ces spécimens n’ont pas de squamules adhé¬
rences au tégument vers l’arrière du corps. Enfin,
en dehors de ce premier groupe d’espèces affines,
S. demaisoni est encore proche de 1) Strnpho-
morphus hrunneus Tournier, 1874 mais chez ce
dernier la tctc est moins large, 1 article antennaire
Il est beaucoup plus long que L les yeux sont
plus globuleux et non en forme de larme et la
pilosité est plus longue, 2) Strophomorphus ins-
706
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidiitz
quamosus Pic, 1905 et de ses formes associées du
mont Amanus (répertoriées comme « Stropho¬
morphus sp, 9 ») mais dont le corps est nettement
plus allongé dans les deux cas avec, de plus, des
squamules absentes chez les spécimens-types de
S. insquamosus et une tête plus allongée chez la
population du mont Amanus.
Il y a donc dans cette région des formes encore
mal distinguées les unes des autres et dont la
séparation définitive demande un complément
de matériel d'étude. Si S. dernaisoni est bisexué,
la solution pourrait résider en la découverte de
mâles similaires aux spécimens-types femelles ou
de spécimens obtenus in copula avec de telles
femelles.
Strophomorphus exophthalmus n. sp.
Matériel-type. — Holotype <3 : 1) « Cypr. Troodos
16-22.6.39 P. H. Lindb. », 2) « Holotype <5 ,
Strophomorphus exophthalmus Pelletier » (étiquette
rouge), 3) « Mus. Xool. Helsinki ». Deux paratypes,
l’un mâle et l’autre femelle, possèdent les mêmes éti¬
quettes 1) et 3) que ci-dessus, mais pour l’un d eux
avec une précision de localité supplémentaire :
« Chionistra » ; le troisième paracype mâle (MHNN)
est étiqueté ainsi : I) « Limassol 2) » Sommet du
Troodos 1940 m », 3) « 28-1V-199 1 », 4) « sous
pierres », 5) « Alziar Ewald leg. ». À chacun de ces
trois spécimens une étiquette rouge les indiquant
comme paratypes a été ajoutée : « Paratype d (ou 9 ]
Strophomorphus exophthalmus Pelletier ».
Étymologie. — Nom donné en raison du caractère
exceptionnellement saillant des yeux parmi les espèces
du genre.
Matériel EXAMINÉ. — 4 spécimens (série-type).
Distribution géographique. — Chypre : région du
Troodos, l'un des paratypes mentionnant le lieu de
capture « sous pierres ».
Description
Habitus externe
Silhouette de l’holotype mâle : Fig. 13A.
Longueur des mâles : 7,5-8 mm et de la femelle :
8,7 mm. Espèce assez élancée parmi les Stropho¬
morphus avec les yeux coniques très saillants
D
E
Fig. 13. — Strophomorphus exophthalmus n. sp. ; A, silhouette ; B, détail oeil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du
pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, 330 pm ; C, 420 pm ; D, E, 300 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
707
Pelletier J.
(Fig. 13B), le revêtement constitué de squamules
adhérentes au tégument peu denses er de soies’
très hérissées, denses, raides, non pas incurvées
vers l’arrière au sommet, même si 1 ensemble
peut être un peu incliné vers l’arrière, surtout
vers l’apex des clytres (Fig. 13C).
Tête large au niveau du Iront, faiblement et régu¬
lièrement tronconique vers Pavant, les scrobes à
peine perceptibles en vue dorsale sauf au niveau
de l’insertion antennaire. Ponctuation allongée,
serrée, irrégulière, formant une fovéolc au niveau
des yeux. Ceux-ci très saillants non déjetés en
arrière (mâle) ou moins saillants et un peu déje¬
tés (femelle). Antennes graciles, le scape lin et
flexueux avec une pubescence un peu hérissée, les
articles du funicule tous plus longs que larges,
avec II un peu plus long que I.
Pronotum moyennement transversal (1/L - 1,30
chez les deux sexes), les côtés fortement arrondis,
la plus grande largeur vers le milieu, le bord pos¬
térieur un peu plus grand que le bord antérieur
surtout chez le mâle. Ponctuation dense, irrégu¬
lière. Pilosité dressée, peu dense.
Corps à côtés subparallèles, aplatis en dessus,
moyennement allongé (1/L = 0,64 chez le mâle et
0,67 chez la femelle). Interstries un peu chagri¬
nés, bombés, un peu plus grands que les stries
qui sont larges. Revêtement varié dans les deux
sexes avec d’une part, des soies hérissées, longues,
fines et denses, en plusieurs rangs irréguliers sur
les interstries et, d autre part, des squamules très
variables, soit lancéolées et un peu soulevées, soit
plus larges, trapézoïdales ou ovales et plus adhé¬
rentes sur le tégument. Chez les quatre spéci¬
mens étudiés, la densité des squamules, dis¬
persées sur l'ensemble du tégument, est faible,
avec une concentration un peu plus élevée sur
l’arrière de la suture.
Pattes noires, les tarses un peu rougeâtres, élan¬
cées avec une pilosité hérissée abondante ; som¬
met des tibias orne d’une séries d épines raides et
jaunâtres. Protibias du mâle non distinctement
incurvés vers lintérieur comme chez la majorité
des autres Stropbomorpbus,
Structures génitales
Mâle ; pénis de 3 mm dont 1,4 mm pour les
apophyses qui sont longues. Lobe médian relati¬
vement court pour des spécimens de 7,5-8 mm
(rapport moyen 0,21 par rapport à la taille), très
peu courbé en vue de profil (Fig. 13D) ; lobe
médian large à la base en vue ventrale (Fig. 13E)
et régulièrement rétréci vers le sommet qui est en
pointe large et arrondie. Manubrium épais, long
(1 mm), élargi au sommet. Femelle : sperma-
thèque de type usuel.
DlSCUSSJON
Espèce connue seulement de Chypre où elle doit
être rare ou au moins très localisée, compte tenu
des nombreuses collectes cntomologiques effec¬
tuées dans l’île. Elle diffère pat divers caractères
de Strophomarpbus albarius (Reichc ÎV Saulcy,
1857), J’espcce la plus commune à Chypre, tels
la pilosité hérissée et non recourbée en arrière au
sommet, la squamulation faible et non dense,
les yeux plus coniques et saillants et non semi-
globuleux, le corps aplati sur le dessus et non
arrondi. En lait, 5. exnphtbabnus est une des rares
espèces de Strophornorphus à pilosité franchement
hérissée comme Stropbomorpbus porcellus
(Schonherr, 1832) ; il en diffère cependant, par
la pilosité moins longue mais plus dense, les yeux
plus saillants et moins dé jetés en arrière, la .squa¬
mulation beaucoup moins dense et la forme du
corps nettement plus allongée et aplatie.
Stropbomorpbus fremuthi n. sp.
Matékjp] -TYI’I. —Holorype ci : 1 ) Sogtiknluk 30-
V-1985 ", 2) „ Turkei-S clistr. Hatay D. N. Lotlos
lgt ", 3) « Styrax 4) « Flolotypc ci Strophornorphus
fremuthi Pelletier » (étiquette rouge) (CPIF).
Paratypes : 2 6 d er 3 9 9 ; a) 1 â : mêmes éti¬
quettes que Fholotype (CPJP) : b) 1 9 : » Turkey
I2-V-I995 vil!. Iskcndcrun Samcndagi J Mcrtik lgt »
(CPAH) ,- c) 1 9 : I) « S. Oluk 7,7.84 Mcrsin »,
2) * Sogulcnluk 7.7.84 », 3) « Tuckei-S disri. Hatay D.
N. Loues lgt », 4) « Styrax », 5) <> Stropbomorpbus
n. sp. fremuth 1986 » (CPÎF) ; d) 1 ô et 1 $ :
» I urket, Prov. Hatay 700 m Ixkenderun S 27.7 1998
Ig, Winkclnunn „ (CPIiW). À ces cinq spécimens a
été -ajoutée l’étiquette rouge suivante : « Paratype â
[ou 9 | Stropbomorpbus fremuthi Pelletier ».
ÉTYMOLOGIE.— Nom donné en remerciement à
I. Fremuth qui a mis à ma disposition un matériel de
grande valeur.
Matériel examiné. — 6 exemplaires.
708
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
Distribution géographique. — Turquie méridio¬
nale. Hatay : Samandag, sud d’Iskenderun, Sogu-
koluk.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 14A. Longueur : 7,3 - 8,2 mm.
Espèce à tête large, avec le rostre à côtés paral¬
lèles, la partie supérieure convergeant faiblement
vers l’avant au niveau des scrobes ; yeux très for¬
tement saillants et coniques (Fig. 14B). Elytres à
base subrecriligne et à revêtement double de soies
couchées en arrière (Fig. 14C) et de squamules
adhérant au tégument, peu nombreuses, faisant
quelques mouchetures nuageuses vers l’arrière ou
autour de certains points des stries.
Tête large, massive, plane avec la partie supérieure
à peine rétrécie vers l'avant, laissant voir les
scrobes en vue dorsale. Des squamules de formes
diverses, piliformes en avant, ovales en arrière,
sont disposées de façon lâche depuis la moitié
postérieure du rostre jusque sur le vercex tout en
ménageant une aire médiane dénudée. Ponctua¬
tion grande, de forme variable, constituant des
travées longitudinales irrégulières. Yeux très
saillants, coniques, déjetés en arrière. Antennes
avec le scape long, flexueux, avec la pubescence
complètement couchée ; articles du funicule tous
plus longs que larges, l’article II environ 1,25 fois
plus long que le 1.
Pronotum moyennement transversal (1/L = 1,29
chez le mâle et 1,41 chez la femelle), avec la plus
grande largeur vers le milieu des côtés, ceux-ci
arrondis dans la partie antérieure et plus linéaires
dans la partie postérieure. Ponctuation grande,
irrégulière, bien visible sous le revêtement lâche
de squamules et de la pilosité. Bord postérieur
presque droit.
Élytres à bord antérieur à peine concave, à côtés
en ovale large (1/L = 0,68 chez le mâle et 0,77
chez la femelle), arrondis en arrière. Pilosité à
soies non ou à peine redressées, se recouvrant lar¬
gement. Squamules dorées (spécimens imma¬
tures) soii très petiies formant des alignements
irréguliers sur les interstries, soit deux fois plus
grosses et rassemblées en petites mouchetures iso¬
lées les unes des autres. Interstries plans, très
finement granulés.
Pattes allongées sans caractères particuliers, les
protibias incurvés vers l’intérieur au sommet chez
le mâle, à pilosité couchée ou largement inclinée
sur le tégument.
D E
Fig. 14. — Strophomorphus fremuthi n. sp. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du pénis
en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, C, 330 pm ; D, E, 200 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
709
Pelletier J.
Structures génitales
Mâle : structure observée partiellement immature,
ne présentant peut-être pas son aspect définitif.
Longueur du pénis de 3,4 mm dont 1,4 mm
pour les apophyses. Tel quel, le lobe médian du
pénis est court (2 mm), fortement courbe en vue
de profil et terminé en pointe mousse (Fig. 14 D).
En vue ventrale, le lobe médian du pénis est
étroit, légèrement dilaté vers l’avant à l’apex qui
est subarrondi (Fig. 14E). Femelle : sperrna-
thèque de type usuel.
Biologie
Biologie inconnue. Cependant, une étiquette
accompagnant l’holotype et deux des paratypes
porte la mention <■ Styrax » indiquant que ces
spécimens ont été capturés sur cet arbre.
Discussion
Espèce de taille moyenne qui est voisine par ses
yeux très saillants de Strophomorphus perrinae
n. sp. : elle en différé à la fois par sa pilosité courte
et couchée (non longue et hérissée) et par le bord
antérieur subliiiéaire des élytres (non largement
concave). S. fremuthi diffère par les mêmes carac¬
tères de Strophomorphus exophtbalmus n. sp. et,
de plus, par la forme conique des yeux (non sub¬
globuleux comme chez S. exophthalmus).
Strophomorphus hebraeus Stierlin, 1885
Strophomorphus hebraeus Stierlin, 1885 : 108. - Dalla
Torre et al. 1937 : 196.
Matériel-type. — Strophomorphus hebraeus Stierlin,
1885. Holotypc 6 : 1) « Libanon », 2) « Syrien », 3)
« S. hebraeus StI », 4) « Coll. Stierlin », 5) » Holotypus »
(étiquette rouge), 6) « DEI Eberswalde », 7)
« Strophomorphus hebraeus Stierlin, |. Pelletier vide
1997».
Matériel EXAMINÉ. — Le spécimen-type.
Distribution GÉOGRAPHIQUE. — Liban : sans men¬
tion de localité de capture.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 15A. Longueur : 5 mm. Petite
espèce brun rougeâtre, sans dessin apparent,
reconnaissable à sa forme allongée er par la pilo¬
sité assemblée en touffes longitudinales sur les
interstries un peu bombés, bien séparées les unes
des autres par les stries qui sont glabres pour
l’essentiel, Ce caractère est considéré typique par
•Stierlin (1885) dans la description de l’espèce ;
l'impression est cependant qu'il pourrait être
artefactuel suite à une humidification du spéci¬
men par exemple, avant dessication.
ri i
J I G '
A C D E
Fig. 15. — Strophomorphus hebraeus Stierlin, 1885 ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian
du pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1,2 mm ; B, 600 pm : C-E, 300 pm.
710
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
Les autres caractères remarquables sont mention¬
nés ci-après.
Tête parallélépipédique, les scrobes très forte-
rnents saillants tout comme les yeux. Ces der¬
niers ne sont pas exactement coniques comme
l’indique Stierlin, mais présentent un bord anté¬
rieur d’abord presque perpendiculaire au bord de
la tète puis se continuant en quart de cercle, le
tout n’étant que très modérément déjeté en arrière
(Fig. 15B). Antennes longues et fines, scape com¬
pris.
Pronotum largement arrondi sur les côtés, modé¬
rément transversal (1/L = 1,30), à ponctuation
fine, dense, parfois organisée en petites séries
longitudinales.
Élytres allongés (1/L - 0,60), à côtés subparallèles
dans leur décours antérieur puis linéairement
rétrécis dans leur partie postérieure. Quelques
squamules de teinte métallique sont présentes,
mais peu visibles sauf sur le bord postérieur.
Pilosité nettement inclinée vers l'arrière
(Fig. 15C).
Structures génitales
Mâle : pénis de 2,5 mm dont 1 mm pour les
apophyses ; lobe médian fortement courbé à la
base, puis rectiligne et enfin faiblement coudé
avant l’apex qui est fin. non précédé d’une
constriction particulière en vue de profil
(Fig. 15D). En vue ventrale, le lobe médian
apparaît large à la base mais fortement rétréci
dans son tiers inférieur, puis fin et à côtés subpa¬
rallèles jusqu’à l’apex qui se termine en une
longue pointe triangulaire émoussée au sommet
(Fig. 15E). Femelle : structures inconnues.
Discussion
Espèce caractéristique, curieusement absente des
collections bien que l'espèce ait été trouvée dans
une région où les collectes ont été nombreuses.
La forme des yeux et celle allongée des élytres
permettent de la distinguer des autres petites
espèces de Strophomorphus peu squamulées
comme Strophomorphus brumteus Tournier, 1874
ou Strophomorphus osellai n. sp.
Strophomorphus impressicollis Tournier, 1874
Strophomorphus impressicollis Tournier, 1874a : 606. -
Dalla Torre et al. 1937 ; 194 (comme synonyme
d’abeillei Stierlin, 1885).
Strophomorphus abeillei Stierlin, 1885 : 109. - Dalla
Torre et al. 1937: 194.
Strophomorphus bruleres Stierlin, 1885 : 105. - Dalla
Torre et al. 1937 : 194 (comme synonyme de S. bre-
musculus Marseul, 1868).
Strophomorphus subeiliatus Reitter, 1895 : 307 (syn. n.).
- M. et F. van Emden 1939 : 197.
Ma I f ini i -l'Yi'l. — Strophomorphus impressicollis
Tournier, 1874. Les exemplaires de la série-type
observés comptenlient cinq femelles réparties dans les
collections Fournier (deux spécimens dont un au
MHNG et un au MNHN), Pic (deux spécimens au
MNHN) et van Pleyden (un exemplaire au DF.T).
Une femelle de la collection Tournier au MHNG est
accompagnée d'une étiquette de fond de boire (entou¬
rée de bleu) avec les mentions : ■> impressicollis Syrie
Tourn. ». Ce spccimcn csi désigné ici comme lecto-
type ; son épingle porte les étiquettes suivantes :
l) « Beiruth Syrie ». 2) « Cn Tournier », 3) « Lecto-
type 9 Strophomorphus impressicollis Fournier
J. Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge). Ce spécimen
est en bon état et présente un tégument rougeâtre
caractéristique d’une maturité incomplète.
Les quatre autres exemplaires de la série-type sont éti¬
quetés comme pandecrotypes :
- Exemplaire de la collection Tournier au MNHN: 1)
« Syrie Miller », 2) » type » (petite étiquette jaune), 3)
« Type » (étiquette muge), 4) « Muséum de Paris
Collection Tournier ». Ce spécimen est très munie
ayant perdu tête et prothorax.
- Les deux exemplaires de la collection Pic (MNHN)
sont accompagnés des mêmes étiquettes que le spéci¬
men précédent sauf la mention de la collection d’ori¬
gine : <• Muséum de Paris Collection M. Pic ». L un de
ces spécimens est comme le précédent limité au corps,
l’autre, intact, est accompagné d’une étiquette supplé¬
mentaire avec la mention « Cailla ».
- Exemplaire au DEI : 1 ) « Beyruth Syrie Type », 2)
« histor. Exempl/ vielleicht Type » (étiquette rouge),
3) * Strophomorphus impressicollis Fourn », 4) » coll. L.
van Hcyden DÉl Eberswalde ».
À ces quatre spécimens a été ajoutée une étiquette
rouge supplémentaire avec la mention : « Paralecto-
cype ¥ Strophomorphus impressicollis Tournier,
J. Pelletier 1998 ».
Strophomorphus abeillei Stierlin, 1885. Trois femelles
constituent la série-type, deux issues de la collection
Desbroehcrs au MNHN er une de la collection
Stierlin au DE! qui est désignée ici comme lectotype :
1) » Syrien », 2) « Coll. Stierlin », 3) » Syntypus » (éti¬
quette rouge), 4) « Abeillei Dbr S. impressicollis
Tourn. », 5) » Lectotype 9 Strophomorphus abeillei
Stierlin J. Pelletier ries. 1998 », 6) » Strophomorphus
impressicollis Tournier J. Pelletier elet. », 7) » OEI
Eberswalde ».
Les deux autres femelles sont étiquetées comme para-
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
711
Pelletier J.
lectotypes avec pour ! une, la mention « Beyrouth » et
pour l’autre, « N37 » et <• AbtiHei Db » ; ces spécimens
ont de plus, trois étiquettes similaires : 1) « type » (éti¬
quette blanche), 2) * Ex Musaeo Desbrochers 1914 »
et 3) « Muséum Paris » auxquelles a été ajourée une
étiquette rouge avec la mention « Paralectotype 9
Strophomorphus a ballet Stlerlin, J. Pelletier 1998 » et
une étiquette blanche : « Strophomorphus impressicollis
TournierJ, Pelletiet det. ».
Strophomorphus bruleres Stierlin, 1885. Non examiné
(cf la Discussion),
Strophomorphus subtiliafiis Reitter, 1895. Une femelle
présente an HNHM est accompagnée des étiquettes
suivantes ; 1) « Syrien Haïfa Reitter », 2) « Holotypus
1895 Strophomorphus subcilhnus Reiner » (étiquette
blanche bordée de rouge), 3) « St. subeiliatus tu.
1895 » (écriture de Reitter), 4) « Coll. Reitter », 5)
« Strophomorphus impressicollis Tournier J. Pelletier
det. ».
Matériel examiné. — 77 exemplaires.
Distribution géographique. — Turquie : Konia.
« Syrie ». Jordanie : Jubeika, env. d’Amman. Liban :
A C
Beyrouth, Saïda. Israël : Haïfa, mont Carmel. Égypte :
Le Caire.
Description
Habitus externe
Silhouette . Kg. 16A. Longueur : 9,5-10,5 inm.
Espèce de grande taille parmi les Strophomorphus ,
à la tète allongée et tronconique, les yeux
saillants, assez globuleux, peu déjetés en arrière
(Fig. 16B), le bord postérieur du pronotum nanti
de soies raides dirigées vers l'arrière et le revête¬
ment élyrral double constitué de squamules de
teinte doré ou rosé métallique, et de soies fines
couchées sur le tégument vers l’arrière
(Kg. 16C).
Tète à rostre plan, régulièrement rétréci vers
l’avant, montrant en vue dorsale (ensemble des
scrobes qui sont étroits et non dilatés h (extrémité.
Les antennes sont variables, assez courtes avec le
scape plus ou moins épais scion les individus.
D E
Fig. 16. — Strophomorphus impressicollis Tournier, 1874 ; A, silhouette ; B, détail oeil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe
médian du pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1,25 mm ; B, 630 pm ; C, 500 pm ; D, E,
400 pm.
712
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
l’article II un peu plus long que le I, les articles
IV-VII en ovale allongé ou un peu noueux au
sommet.
Pronotum fortement transversal (1/L = 1,45 à
1,65 dans les deux sexes), élargi derrière le bord
antérieur, avec la plus grande largeur générale¬
ment un peu avant le milieu ; le pronotum est
ensuite rétréci linéairement ou en arrondi vers le
bord postérieur qui demeure cependant nette¬
ment plus grand que le bord antérieur. Les
impressions au bord postérieur qui ont suggéré à
Tournier le nom de l'espèce et sont considérées
caractéristiques dans sa description (1874), ne
sont en fait pas appréciables même sur ses
propres spécimens-types ! Le caractère le plus
intéressant demeure les soies raides saillantes au-
delà du bord postérieur et qui restent bien
visibles même chez les spécimens défraîchis.
Ëlytres ovalaires (1/L - 0,70 dans les deux sexes,
variant de 0,60 à 0,78), rétrécis juste avant
l’extrémité, en pointe chez le mâle et en arrondi
chez la femelle. Le sommet est un peu déhiscent.
Structures génitales
Mâle : pénis de 3,4 mm de longueur dont 1 mm
pour les apophyses. En vue de profil, le lobe
médian apparaît très allongé, faiblement courbé
et peu rétréci de la base à l’apex, avec une cassure
antéapicale en angle rentrant et se terminant par
une pointe épaisse (Fig. 16D). En vue ventrale, le
lobe médian est régulièrement mais faiblement
rétréci sur la majorité de son décours se termi¬
nant par un apex en pointe courte (Fig. 16E).
Femelle : spermathèque de type usuel.
Discussion
Stierlin (1S85) était conscient de la possibilité
d’identité de l'espèce qu'il avait décrite sous le
nom de S. abeillei avec S. impressicollis Tournier,
1874 qu'il n’avait pas vue. Il a sans doute été
trompé par la mention de Tournier selon laquelle
cette espèce présentait des impressions caractéris¬
tiques au bord postérieur du pronotum alors
qu elles ne sont guère appréciables. La synonymie
de S. subeitiatus Reitter, 1895 avec 5. impmsicol-
lis Tournier, 1874 ne me semble pas contestable.
Il s’agit d’un spécimen très défraîchi dont l’aspect
est assez différent de celui des spécimens-types de
S. impressicollis qui sont frais. En revanche, le
spécimen-ype de S. subeitiatus Reitter, 1895 res¬
semble tant par l’aspect que par les caractères
indiqués ci-dessus au spécimen-type de 5. abeillei
Stierlin, 1885 qui est lui-même défraîchi. On
notera, de plus, que le spécimen-type de S. subei-
liiitus Reitter, 1895 a été collecté dans l’aire où
S. impressicollis est commun (Liban).
Stierlin (1885) mentionne dans sa clé des
Strophomorphus, l'existence de « S. Brüleres
Dbr », nom erroné pour 5. bruleriei Desbrochers,
[1875]. Cependant, il ne semble pas qu’il s’agisse
de cette espèce, car Reitter (1895) ayant examiné
un spécimen-type, le range entre S. abeillei et
S. subeitiatus , c’est-à-dire entre deux taxons syno¬
nymes de S. impressicollis Tournier, 1874. En
revanche, S. brüleres est bien séparé, dans la clé
dichotomique, des espèces de Strophomorphus
plus massives comme S. ventricosus (Chevrolat,
1880) ou 5. breviusculus (Marseul, 1868) dont il
est cité comme synonyme par Dalla Torre et al.
(1937).
L’espèce est facile à distinguer des autres grandes
espèces de Strophomorphus : elle diffère de
Strophomorphus breviusculus (Marseul, 1868) et
de Strophomorphus ventricosus (Chevrolat, 1880)
par la présence de soies raides au bord postérieur
du pronotum, soies absentes chez ces dernières ;
elle diffère aussi de Strophomorphus bruleriei
Desbrochers, [18^5] qui possède de courtes soies
raides mais peu visibles au bord postérieur du
pronotum, par une série de caractères telles que
la forme tronconique de la tête (et non rectangu¬
laire), la forme arrondie du pronotum (et non
subrectangulaires) et la forme plus ovalaire du
corps (et non à côtés subparallèles antérieure¬
ment).
Strophomoiphus insquamosus Pic, 1905
Strophomorphus insquamosus Pic, 1905 : 178. - Dalla
Torre et al. 1937 : 196.
MaTËRIEI-TYI’ i:. — Deux femelles accompagnées
d’étiquettes identiques (MNIIN) : 1) « Région
d’Akbès 1905 », 2) « type » (petite étiquette carrée), 3)
« Str. insquamosus Pic », 4) « type » (étiquette rouge),
5) « Muséum de Paris, Coll. Pic ». L’un des exem¬
plaires est désigné comme lecrorype avec les men¬
tions ; <■ Lectoiype 9 Strophomorphus insquamosus Pic,
J. Pelletier des. 1998 » et 1 autre est étiqueté comme
paralectotype (étiquettes rouges).
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
713
Pelletier J.
Matériel EXAMINÉ. — 12 exemplaires.
Distribution GÉOGRAPHIQUE. — Turquie méridio¬
nale : les deux spécimens-types proviennent de la
région de « Akbès », un autre spécimen provient du
mont Amanus.
Description.
Habitus externe
La description ci-après est fondée sur les deux
spécimens-types. Silhouette : Fig. 17A.
Longueur : 6-7 mm. Espèce allongée, sans squa-
mules adhérentes au tégument au niveau des
élytres (en fait, quelques rares squamules sont
présentes mais nécessitent une recherche soi¬
gneuse pour être observées), et à pubescence
double composée d’une pilosité longue forte¬
ment inclinée vers l’arrière (Fig. 17C), mélangée
de squamules piliformes redressées, de teinte
métallique, beaucoup plus courtes.
Tête fortement ponctuée, les points étant allon¬
gés longitudinalement, avec le rostre nettement
conique vers l’avant en dessus et les scrobes nets ;
de plus, les yeux modérément saillants, sont net¬
tement déjetés vers l'arrière (Fig. 17B). Antennes
courtes, à article II à peine plus grand que le pre¬
mier, les autres articles un peu pyrifbrmes.
Fig. 17. — Strophomorphus insquamosus Pic, 1905 ; A, sil¬
houette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale. Échelle :
A, 1 mm ; B, C, 330 pm.
Pronotum relativement volumineux, peu trans¬
versal (l/L = 1,20), densément ponctué mais à
points bien séparés et réguliers. Côtés faiblement
arrondis avec le plus grand diamètre vers le
milieu.
Elytres allongés (l/L = 0,63), la pubescence prin¬
cipale assez grossière, ne masquant pas les tégu¬
ments ; pubescence squaniuleuse plus ou moins
lancéolée, soulevée, plus dense vers l'arrière.
Structures génitales
Mâle : structures inconnues. Femelle : sperma-
thèque de type usuel. La forme du saccus qui est
particulièrement fine chez le lectotype, est tour à
fait dans la norme des autres espèces chez le para-
lectotype.
Discussion
Espèce reconnaissable à sa forme allongée et à sa
pubescence double, soies fines et soies squamu-
leuses plus épaisses qui ne dissimulent pas les
téguments. Deux spécimens d’Adana et sept spé¬
cimens du mont Amanus, tous femelles, se rap¬
prochent des spécimens-types sans être pour
autant identiques : ils ont en effet, d'une part, les
élytres un peu moins allongés et moins fusi¬
formes vers F arrière et, d’autre part, la squamula-
tion adhérente au tégument et celle soulevée et
mélangée à la pilosité longue, plus abondantes.
Ces spécimens sont en fait intermédiaires entre
Strophomorphus insquamosus et Strophomorphus
déniaisant Desbrochers, 1907 : ils sont men¬
tionnés dans la partie Discussion concernant
cecte dernière espèce et dans la rubrique
« Strophomorphus incertae sedis » (Strophomorphus
sp. 9).
Les espèces les plus voisines de S. insquamosus
sont : 1) S. demaisoni Desbrochers, 1907 dont la
tète est plus massive, le corps plus trapu (au
moins chez les spécimens-types femelles), avec
une squamulanon adhérente sur le tégument des
élytres plus dense que chez les spécimens-types
de .S', insquamosus Pic, 1905 mais moins que chez
les spécimens du mont Amanus, 2) Stropho-
motphus oscllai n. sp., qui est plus petit, avec une
tète moins large, le pronotum plus transversal et
sans squamules adhérentes au tégument,
3) Strophomorphus bru nu tus Tournier, 1874 qui
ne présente pas de squamules adhérentes au tégu-
714
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Stropbomorphus Seidlitz
ment et 4) Stropbomorphus zerchei n. sp. dont les
yeux sont plus saillants et globuleux, le scape plus
grand et la ponctuation du pronotum beaucoup
plus grossière.
Stropbomorphus iranensis n. sp.
Matériel-type. — Holotype 9 au MNHN :
1) « Khonsar 2500 m Astragalus », 2) « Muséum Paris
Iran Ispahan R. Bénard 1966 », 3) « Holotype 9
Stropbomorphus iranensis Pelletier >• (étiquette rouge).
Paratypes : 14 2 2 : a) 2 ? 2 avec les étiquettes
1) et 2) précédentes (MNHN & CPJP) ; b) 5 9 2 :
« Polur 2600 tn 19.VI.1973 M. Rapilly rec. »
(MNHN) ; c) : 6 2 2 r « Muséum Paris Plateau per¬
san occid. de I lamadan à Zcndjan (ait. de 1950 à
1530 m) J. de Morgan 1904 » ( 5 2 2 MNHN & 1
2 CPJP) ; J) 1 2 (HNHM) : 1) « v. Bodemeyer
Persien Luristan », 2) » Stropbomorphus n. sp. »,
3) « Stropbomorphus sp. Coll Reltter ». À ces 14 spéci¬
mens a été ajoutée une étiquette rouge : » Paratypc 2
Stropbomorphus iranensis Pelletier ».
ÉTYMOLOGIE. — Nom faisant référence au pays où
sont situées les seules localités de capture actuellement
connues.
Matériel examiné. — 16 exemplaires.
Distribution géographique. — Iran central et
occidental : localités de la série-type.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 1 SA. Longueur : 7,2-9,0 mm.
Espèce à revêtement double de squamules adhé¬
rentes au tégument et de soies hérissées raides,
inclinées vers l'arrière (Fig. 18C), l.es squamules
adhérentes, souvent plus foncées sur les stries que
sur les interstries, forment des bandes alternes
variables selon les individus, irrégulières mais
nettes chez les spécimens frais. Les soies hérissées
sont brunes sur les interstries 1 à 5-6 et blanches
sur les interstries latéraux.
Fig. 18. — Slrophomorphus iranensis n. sp. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, spermathèque.
Échelle : A, 1 mm ; B, 250 pm ; C, 330 pm ; D, 300 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
715
Pelletier J.
Tête allongée, régulièrement rétrécie vers l’avant,
avec le Iront plan muni d'une profonde striole
médiane un peu en avant des yeux. Ceux-ci sont
peu saillants et plus ou moins nettement déjetés
vers l’arrière (Fig. 18B), Scrobes étroits. Antennes
avec le scape présentant des soies un peu soule¬
vées, et des articles courts ; 1 et II subégaux et
élargis au sommet, II1-V1 guère plus longs que
larges, Vil conique.
Pronotum moyennement transversal, variable
(1/L = 1,25-1,40), avec le bord antérieur droit ou
légèrement concave, muni d’une abondante
squamosité. Côtés arrondis avec la plus grande
largeur un peu en avilir du milieu. Ponctuation
irrégulière, profonde, masquée par les squamules
adhérentes en ovale allongé, dirigées vers le
disque ou le milieu du bord postérieur. Soies
hérissées perpendiculaires au tégument.
Élytres en ovale court (1/L = 0,74 en moyenne),
variables selon les individus (1/L = 0,67-0,81) ;
interstries larges et un peu bombés et les stries
fines dissimulées pat la squamulation. Les squa¬
mules, comme les soies hérissées, sont plus fon¬
cées sur les cinq six premiers interstries que sur
les côtés où elles sont blanchâtres (interstries 7 et
8 ou de 7 à 9) ; le dixième interstrie ou parfois en
partie le neuvième et le dixième, sont moins
squamulés et prennent alors la teinte sombre du
tégument sous-jacent.
Pattes robustes sans caractères particuliers.
Structures génitales
Mâle : structures inconnues. Femelle : sperma-
thèque de type usuel mais avec la poche latérale
bien développée, plus que chez les autres espèces
de Strophornorphus (Fig. 18D).
Biologie
La mention <• Astmgalus » sur plusieurs étiquettes
est peut-être l’indice que cette plante pourrait
être une plante-hôte de l'espèce. En effet,
d’autres espèces comme Strophornorphus fausti
Reitter, 1895 ont déjà été collectées sur
Astragalus.
Discussion
S. iranensis n’a actuellement aucune espèce
proche avec laquelle il puisse être confondu. En
revanche, le fait que tous les spécimens examinés
soient des femelles laisse un doute sur l’apparte¬
nance générique de S. iranensis. Si l'espèce n’est
pas parthénogénétique, l’examen de l'édéage sera
déterminant. En effet, bien que les caractères de
l’habitus externe suggèrent de placer la nouvelle
espèce dans le genre Strophornorphus , on note que
la poche latérale de la sperrnathëque est notable¬
ment plus développée que chez les autres espèces
du genre. Elle ressemble tout à fait à la sperma-
thèque de Strophornorphus fausti Reitter, 1895
qu'il est précisément proposé de transférer dans
le genre Pkolicodes Schônhetr, 1826 au vu de la
structure de l’édéage (Cf. ci-après la rubrique
« Espèces tetirées du genre Strophornorphus »). La
place de S. iranensis au sein du genre Stropho-
morphus devra donc être confirmée.
Strophornorphus levantinus n. sp.
Matériel-type. — HoJotype 6 au MNHN : l)
« Strophornorphus depilis Desbr. Typ (sic) Syrie •>, 2)
« Holorype <5 Strophornorphus levantinus Pelletier »
(étiquette rouge), 3) « 478 (petite étiquette carrée),
4) « Muséum Paris 191 0 Coll A de Perrin ». Neuf
autres exemplaires, quatre mâles et cinq femelles égale¬
ment au MNHN, sont étiquetés comme paralypes
(ériquette rouge) ; ils ne portent, dans la majorité des
cas, que l'étiquette de l’appartenance à l'une des col¬
lections conservées au MNHN, mais quatre d’entre
eux ont une étiquette mentionnant la localité de cap¬
ture : « S Rida » (1 â et 1 9 ) et « Sidon » (1 S et
1 2). Il est considéré ici que S. depilis est resté un
nom in litteris.
ÉTYMOI.OGIF.. — Espèce nommée en relation avec la
localisation des spécimens de la série-type.
Matériel examiné. — 10 exemplaires (série-type).
Distribution géographique. — Peu de localités
sont connues avec exactitude. Liban : Saïda (étiquette
avec « Syrie Sidon »).
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 19A. Longueur : 7,5-9,2 mm.
Espèce à pubescence double constituée d’une
pilosité de soies arquées et couchées sur le tégu¬
ment (Fig. I9C), et de soies dorées, arrondies ou
en ovale court, adhérentes au tégument ; de plus,
les yeux sont saillants, arrondis au sommet et
modérément déjetés en arrière.
Tête allongée, assez étroite à côtés du rostre très
716
ZOOSYSTEMA • 1999 ■ 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
peu convergents vers l'avant. Scrobes bien
visibles en vue dorsale, à peine dilatés au niveau
de l’insertion antennaire. Partie dorsale du rostre
subplan ou faiblement concave, présentant une
ponctuation confuse de points profonds, parfois
allongés en sillons courts, qui s'étendent jusqu'au
front. Antennes longues et fines, tous les articles
plus longs que larges, l’article II égal ou plus
long, jusqu’à 1,3 fois, que l’article I. Yeux assez
volumineux, saillants mais à sommet arrondi et
déjetés en arrière (Fig. 19B).
Pronotum à bord antérieur droit ou faiblement
concave, arrondi sur les côtés, parfois un peu
anguleux au niveau du plus grand diamètre situé
en avant du milieu. Le pronotum est nettement
transversal (l/L = 1,4 chez le mâle et 1,5 chez la
femelle) mais assez variable selon les individus :
ainsi, chez le mâle, le rapport 1/L varie de 1,28 à
1,64!
Corps en ovale allongé, un peu plus long chez
le mâle (1/L = 0,62) que chez la femelle
(1/L = 0,67), l’arrière corps étant fusiforme.
Squamules adhérentes au tégument de deux
sortes, soit petites et disposées en séries lâches et
irrégulières sur les interstries, soit plus grandes et
formant quelques petites taches brillantes autour
de certains points des stries. Bien que nom¬
breuses, les squamules et les soies insérées dans
les intervalles, ne dissimulent pas le tégument au
niveau des interstries qui sont plans et faiblement
chagrinés.
Pattes allongées, les protibias un peu courbés vers
l’intérieur au sommet chez le mâle.
Structures génitales
Mâle : pénis de 3 mm de longueur dont 1 mm
pour les apophyses ; lobe médian courbé, cassé
un peu avant l'apex en vue latérale (Fig. 19D) ;
en vue ventrale. Je lobe médian présente des côtés
parallèles sur la majorité de sa longueur, simple¬
ment un peu élargi vers la base et terminé en une
large pointe mousse à l’apex (Fig. 19E).
Manubrium très long. Femelle : spermathèque
de type usuel.
Discussion
Espèce ressemblant à un petit Strophomorphus
breviusculus (Marseul, 1868) avec lequel il a été
Fig. 19. — Strophomorphus levantinus n. sp. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du pénis
en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1,5 mm ; B, 450 pm ; C. 600 pm ; D, E, 500 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
717
Pelletier J.
confondu en certains cas. Le spécimen-type porte
une référence à Strophomorphus dcpilis
Desbrochers qui est, à ma connaissance, un nom
resté in litteris. S. le va minus se distingue de
S. breviusculus par sa taille inférieure, la têre plus
longue avec le rostre longitudinal et non sub¬
carré, le dessus du rostre peu ou pas concave
alors qu'il est nettement concave chez S. brevius¬
culus et le prothorax moins transversal. Enfin, la
structure du pénis est très différente chez les deux
espèces. S. levantinus ressemble encore à
Strophomorphus impressicollïi Tournier, 1874 mais
il ne présente pas de soies perpendiculaires au
bord postérieur du pronotum, caractéristiques de
cette dernière espèce.
Strophomorphus milleri Tournier, 1874 et
Strophomorphus brevipilis Desbrochers, [1875]
La difficulté de séparer ces deux taxons me
conduit à les traiter ensemble en comparant
d’abord les spécimens-types de S. milleri
Tournier, 1874 (un mâle et une femelle) et de
S. brevipilis Desbrochers [1875] (une femelle).
Les deux spécimens-types de S. milleri , bien
qu’en mauvais état, apparaissent semblables entre
eux et. par rapport au seul spécimen-type de
S. brevipilis retrouvé, en diffèrent par la série de
caractères suivants : plus grands (7,5 mm versus
7 mm), les yeux plus globuleux et plus saillants,
les antennes un peu plus fines, toutes les pattes
plus longues, le tégument plus brillant, bien
visible sur le pronorum qui est moins densément
squamulé, de même la squamulation est moins
dense sur les interstries des élytres, ne masquant
pas les stries, le corps est sensiblement plus long
(1/L = 0,65 versus 0,75), enfin la pilosité élytrale
est plus soulevée.
Alors que la comparaison des spécimens-types
laisse supposer une séparation facile des deux
taxons, l’examen de plus d'une vingtaine de spé¬
cimens voisins de ces taxons montre la présence
1) d’un seul exemplaire à phénotype nettement
similaire à celui de S. milleri , 2) cinq spécimens
assez semblables au spécimen-type de 5. brevi¬
pilis, et 3) dix-neuf exemplaires où tous les carac¬
tères de différenciation mentionnés ci-dessus
sont soit intermédiaires entre ceux de S. milleri et
de S. brevipilis , soit d'un phénotype donné
mélangés à ceux de l'autre phénotvpe. L'impres¬
sion résultant de la comparaison de l’ensemble
des spécimens est qu'il n’existe qu’une seule espèce
présentant des caractères variables. En effet, la
majorité des spécimens ne peut être clairement
rapportée ni à l’un ni à l'autre spécimen-type
sans constituer pour autant une population
homogène qui pourrait suggérer la présence
d’une troisième, voire meme d’une quatrième
espece. Aucun argument lire des structures géni¬
tales n’a pu être utilisé pour l’instant car les sper-
mathèques sont très homogènes dans tout le
genre Strophomorphus et, d’autre part, les carac¬
tères du pénis du spécimen-type de S. milleri
n’ont pu être comparés qu'aux structures d'un
spécimen immature de phénotype proche de
celui du spécimen-type de S. brevipilis. Enfin, on
notera ci-après que tous les spécimens provien¬
nent de i, Syrie >,. dans un territoire assez restreint
autour de Jérusalem quand les localités de capture
sont mentionnées,
En conséquence, en l'attente de l'examen d’un
matériel plus abondant et de conclusions mieux
étayées, tous les spécimens sont considérés provi¬
soirement comme des 5. milleri Tournier, 1874,
mais, par prudence, le nom de A. brevipilis
Desbrochers, [1875] n'est pas mis formellement
en synonymie avec celui de S. milleri. Néan¬
moins, les informations sur les deux « espèces *>
sont regroupées dans la partie descriptive ci-
dessous.
Strophomorphus milleri Tournier, 1874
Strophomorphus milleri Tournier, 1874a : 608. — Dalla
Torre et al 1937 : 196.
Strophomorphus brevipilis Desbrochers, [1875a] : 3
(synonymie probable). - Dalla Torre et ni 1937; 195.
MATFRil i -TYPl. — Strophomorphus milleri Tournier,
1873. Un exemplaire mâle delà collection Tournier
au M UN(i porte les étiquettes suivantes : 1 ) " Syrie
Miller 2) « sp. ign. Syria „. Il y a été adjoint l'éti-
querre rouge suivante : « Lectotype S Strophomorphus
nullen Tournier, J. Pelletier des. 1998 •■. Ce spécimen
figurait au niveau d’une étiquette de fond de boite
entourée de bleu avec la mention : « Milleri Syria
Tourn •>. Deux autres spécimens présentant l’étiquette
1) précédente : l’un est une femelle de Caulostrophus
Fairmaire, 1859 (MHNG), l’autre femelle est accorn-
718
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
pagnée d’une petite étiquette jaune avec la mention
« type » et figure dans la collection Pic au MNHN,
elle est étiquetée ici comme paralectotype :
« Paralectotype 9 Strophomorphus milleri Tournier, J.
Pelletier 1998 <■ (étiquette rouge).
Strophomorphus brevipilis Desbrochers, [1875]. Le
nombre de spécimens-types n’est pas fourni par
Desbrochers [1875] mais les mensurations de 6-7 mm
suggèrent la présence de plusieurs exemplaires. Le seul
spécimen-type femelle observé est désigné ici comme
lectorype : 1) « Jérusalem » (petite étiquette verte), 2)
« type » (petite étiquette blanche). 3) « Ex Musaeo
Desbrochers 1914 », 4) « Muséum de Paris », 5)
« Lectotype 9 Strophomorphus brevipilis Desbrochers,
J. Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge), 6)
« Strophomorphus milleri Tournier, sensu Pelletier
1998, J. Pelicrier dit. » (étiquette blanche).
Matériel examiné. —26 exemplaires.
Distribution géographique. — « Syrie ». Israël et
Palestine : Jérusalem ; Wadi Kelt ; désert de Judée,
Wadi Mashash ; Jéricho.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 20A. Longueur : 7-7,5 mm.
Espèce de taille moyenne, à pilosité élytrale
dense, soulevée, fortement inclinée et dont les
yeux sont plus ou moins arrondis et peu saillants,
peu déjetés vers l’arrière (Fig. 20B).
Tête allongée, assez régulièrement rronconique,
munie sur le rostre de sillons ou de points allon¬
gés longitudinaux. Antennes courtes, l'article II
du funicule usuellement un peu plus long que le
1, les autres articles courts, pyriformes ou
ovoïdes. Pronotum à côtés arrondis, peu ou
moyennement transversal (1/L = 1,20-1,40, indé¬
pendamment des phénotypes), à ponctuation
forte souvent dissimulée par la squamulation
dense dans le phénotype e brevipilis ». Elytres à
revêtement double, variable tant par l’inclinaison
de la pilosité longue (Fig. 20C) que par la forme
et la densité des squamules adhérentes au tégu¬
ment ; en particulier, il existe des spécimens où
les squamules sont plus ou moins condensées sur
les intetstries et dont le phénotype se rapproche
soit de S. brevipilis ou de S. milleri typiques. Les
nuances métalliques, blanche, dorcc ou rosée des
spécimens frais, s’estompent à la maturité. Les
partes ne présentent pas de caractères particuliers
à l’espèce si ce nest une forte variabilité dans la
longueur er la finesse des tibias notamment. Ces
caractères ne sont pas liés au sexe.
Structures génitales
Mâle (lectotype de 5. milleri) : structure typique
des Strophomorphus avec le pénis de 3 mm de
E
Fig. 20. — Strophomorphus milleri Tournier, 1874 ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du
pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, 230 pm ; C, 330 pm ; D, E, 300 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
719
Pelletier J.
longueur dont 1,3 mm pour les apophyses. Lobe
médiat) modérément courbé en vue de profil
(Fig. 20D) ; en vue ventrale, le lobe médian est
élargi à la base et se rétrécit progressivement vers
l’apex (Fig. ZOE). Manubrium et apophyses élar¬
gis dans leur partie antérieure. Femelle : sperma-
thèque de type usuel, sans variation notable entre
tous les spécimens examinés.
Discussion
Faute de matériel suffisant et en bon état, toutes
les formes de Stropbamorphus de taille moyenne
ayant à la fois la pilosité dense, inclinée vers
barrière et les yeux assez régulièrement bombés
ou faiblement aplatis (et non saillants ni forte¬
ment déjetés en arrière), ont été rassemblés sous
le nom de S. milleri Tournier, 1874. Ces spéci¬
mens ont reçu une étiquette avec la mention
« Strophonwtphus milleri Tournier sensu Pelletier
1998 ». Tous les critères habituellement utiles à
l'identification étant variables, il en résulte que
les traits accusés sont diversement panachés selon
les individus. La définition précise d'une ou plu¬
sieurs entités dans ce groupe ne pourra donc se
faire que par l'examen de séries d'échantillons
importantes.
Stropbomorpbus minutus Fournier, 1874
Stropbomorpbus minutus Tournier, 1874a : 608. -
Dalla Forre et ai 1937 : 196.
Stropbomorpbus libanicus Desbrochers, [1875a] : 3. -
Dalla Torre et al. 1937 r 196.
MATÉR1KL-TYPE. — Strophamorphus minutus Tournier,
1874. Spécimen type mâle au MNHN : 1)
" Nazareth, Syrie », 2) « type « (petite étiquette carrée
jaune), 3) « Type » (étiquette rouge). Ce spécimen est
désigné ici comme lectorype : » Lectorype â
Strophamorphus minutus Tournier J. Pelletier des.
1998 * (étiquette rouge),
Stropbomorpbus libanicus Desbrochers, (I8 7 5|. Deux
exemplaires peuvent être considérés comme des spéci¬
mens-types. L’un, présent dans la collection Pic du
MNHN, est désigné ici comme lectorype : 1) « Liban
Deyrolle type Desbrochers », 2) •• Stropbom libanicus
type Desbrochet » (sic), 3) •• type » (petite étiquette
carrée jaune). 4) » Type » (étiquette rouge),
5) " Lectorype V Stropbom a rp l> u s libanicus
Desbrochers |. Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge),
6) « Strophamorphus minutus Tournier J. Pelletier
c/et. », 7) « Muséum Paris coll. M. Pic ». Un second
exemplaire, un mâle en mauvais état, a été trouvé dans
la collection de Bonnevlil A. Clerc au MNHN avec
une étiquette indiquant : « Stropl/onioiplms libanicus
Desbrochers type Liban ». Ce spécimen est étiqueté
comme paralectotype (étiquetée rouge).
Iniocyptus lineatulus Desbrochers est sans doute un
nom resté in hileris : un spécimen figure dans la col¬
lection Hoffmann avec les mentions « Syrie »,
E
Fig. 21. — Strophomorphus minutus Tournier, 1874 ; A. silhouette ; B, détail oeil droit ; C. type de pilosité élytrale ; D. lobe médian
du pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, 330 pm ; C, 420 pm ; D, E, 300 pm.
720
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
« Inyocyptus Dbr type ?? » et « probablement
Strophomorphus minutus » (ces deux dernières men¬
tions de la main de Hoffmann). La dernière assertion
est exacte.
Matériel examiné. — 34 exemplaires.
DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE. — La plupart des éti¬
quettes mentionnent n Syrie » ou Liban. Syrie :
Damas. Liban : S'aida, Beyrouth. Israël : Nazareth
(localité typique de lihtintais). Valachie : localisation
très improbable, non prise en compte dans la récapitu¬
lation de la chorologie des espèces de Strophomorphus.
Description
Silhouette : Fig. 21 A. Longueur : 5-6 mm. Petite
espèce brune à soies denses, fortement inclinées
sur les élytres, à yeux globuleux peu saillants,
caractérisée par le revêtement de squamules
adhérentes au tégument formant des travées irré¬
gulières sur chaque intersrric.
Tête courte avec la partie supérieure du rostre
fortement rétrécie devant les yeux, laissant les
scrobes largement visibles de dessus. Ponctuation
irrégulière, longitudinale, ménageant une petite
carène médiane en avant du rostre. Yeux petits,
variables, peu déjetés en arrière (Fig. 21B).
Antennes courtes, le scape assez épais avec la
pubescence couchée mais non appliquée et tous
les articles courts, II subégal à I, 1V-V globuleux,
VI-VII globuleux ou un peu transverses.
Pronotum assez variable, peu transverse
(1/L = 1,30 dans les deux sexes), à côtés plus ou
moins arrondis, le plus grand diamètre au milieu
ou un peu en arrière du milieu. Ponctuation irré¬
gulière, dissimulée sur les flancs par un revête¬
ment de squamules grisâtres, le dessus étant
parfois un peu chagriné.
Élytres en ovale allongé (l/L = 0,68), peu diffé¬
rents scion les sexes mais assez différents intra-
sexes. Revêtement élyrral de squamules d’aspect
graisseux, terne, avec de faibles reflets métalliques
à fort grossissement, formant des travées caracté¬
ristiques sur les interstries, séparées les unes des
autres par les points forts des stries. Soies héris¬
sées raides, fines, courtes, inclinées de 45° envi¬
ron vers l’arrière (Fig. 21C),
Protibias avec l'apex en pointe tournée vers
l’intérieur, nanti d’une série de fortes épines
jaunes, courtes, perpendiculaires au tégument.
Structures génitales
Mâle . pénis de 2,3 mm de longueur dont 1 mm
pour les apophyses. Lobe médian peu courbé en
vue de profil et progressivement effilé vers l’apex
(Fig. 21D) ; lobe médian régulièrement rétréci de
la base vers le sommet avec un rétrécissement un
peu plus prononcé avant l’apex qui est en pointe
émoussée en vue ventrale (Fig. 2LE) ; les apo¬
physes, assez épaisses, ne sont pas dilatées avant
l’extrémité. Femelle : spermathèque de forme
usuelle.
Biologie
La biologie est inconnue mais les rares indica¬
tions portées sur certaines étiquettes : « les
neiges », « 2 200 m », « Beyrouth » (au bord de la
mer), suggèrent une large adaptation au milieu.
Discussion
Petite espèce facile à séparer des autres espèces de
Strophomorphus par la taille jointe à la distribu¬
tion de son revêtement squamulaire sur les
élytres formant des travées longitudinales sur les
interstries. En fait, malgré les différences de
détail indiquées ci-dessus, l’aspect général reste
homogène entre individus.
Strophomorphus osellai n. sp.
MATÉRIEL-TYPE. •— La série-type se compose de six
mâles et six femelles, chaque exemplaire étant accom¬
pagné d’une étiquette avec Ja mention a Km! Dagh »
(sic pour Kizil Dagh dans le cas des spécimens de la
collection Ruter) ou « Kizil Dagh » (spécimens de la
collection Dcmaison). Un exemplaire mâle du
MNHN (Collection Ruter) est désigné comme hnlo-
type : « Hoiotype d Strophomorphus osellai Pelletier ».
Les autres spécimens sont étiquetés comme paratypes
(3 6 ê et 5 9 9 au MNHN, et 2 d 6 et 1 V au
CPJP) et ont reçu également une étiquette rouge
appropriée : « Paratype S [ou 9 1 Strophomorphus
osellai Pelletier ».
ÉTYMOLOGIE. — Espèce dédiée au professeur
G. Osella (L’Aquila) pour le prêt d’un abondant
matériel d’étude.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — 19 exemplaires.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. —Turquie méridio¬
nale. Antalya : Kizil Dagh ; Ekbès ; Adana.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
721
Pelletier J.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 22A. Longueur : 4,5-5,5 mm.
Espèce brun rougeâtre à brun foncé selon l’état
de maturité, avec des yeux petits, arrondis, peu
saillants et déjetés en arrière (Fig. 22B), le prono-
tum moyennement transversal et les élytres avec
une pilosité dressée, dense et peu inclinée en
arrière (Fig. 22C), sans squamules adhérentes au
tégument.
Tête large et courte avec la partie supérieure du
rostre nettement ttonconique, un peu impres¬
sionnée, laissant les scrobes bien apparents ; par¬
tie inférieure du rostre un peu convergente vers
l’avant. Ponctuation dense, parfois organisée en
stries longitudinales confuses. Pilosité longue et
couchée en arrière au-dessus des yeux. Antennes
fines mais assez courtes avec l'article II du funi-
cule peu différent de I, les autres articles ovalaires
ou un peu coniques.
Pronotum assez transversal (l/L, = 1,30 chez le
mâle et 1,36 chez la femelle), avec les bords anté¬
rieur et postérieur droits et subégaux et les côtés
arrondis avec la plus grande largeur vers le
milieu. Ponctuation dense, fine et assez régulière.
Pilosité dressée ou couchée, plus longue sur les
côtés.
Élytres en ovale allongé (1/L — 0,63 chez le mâle
et 0,71 chez la femelle), les côtés subparallèles
vers le milieu. Stries bien visibles avec les points
nantis d'une soie fine ayant des reflets métal¬
liques, plus petite que celles des interstries. Ceux-
ci sont ponctués-chagrinés avec trois à cinq rangs
irréguliers de soies redressées sans reflets métal¬
liques.
Pattes avec les corbeilles tarsales hérissées de soies
courtes, jaunes et raides. Protibias à bord externe
droit, un peu courbé vers l’intérieur au sommet
chez le mâle, le bord interne étant plus courbé
que le bord externe.
Mâles et femelles ne différent que peu entre eux
par l'habitus externe.
Structures génitales
Mâle : pénis de 1,7 mm de longueur dont
0,6 mm pour les apophyses. Lobe médian courbé
à la base, puis relativement droit jusqu'à l’apex
avec une épaisseur régulièrement décroissante
sauf juste avant l’apex où se produit une légère
constriction supplémentaire en vue de profil
(Fig. 22D) ; lobe médian à côtés parallèles, rétréci
juste avant le sommet qui est en pointe triangu¬
laire en vue ventrale (Fig. 22Ë). Femelle ; sper-
mathèque de type usuel.
A
D
E
Fig. 22 — Strophomorphus osellai n. sp. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C. type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du pénis en
vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, C, 330 pm ; D, E, 300 pm.
722
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
Discussion
Les spécimens de la série-type sont d’aspect très
homogène, peut-être trouvés ensemble pour la
majorité d’entre eux au vu de l’écriture des éti¬
quettes. Entre autres caractères, tous ces spéci¬
mens ont la particularité d’avoir le pronotum
assez transversal et le tégument rougeâtre. Des
exemplaires morphologiquement très proches
sont observés à Ekbès et Adana. Cependant, cer¬
tains mâles en provenance d’Adana sont plus
grêles et présentent un corps un peu plus effilé,
tout en ayant une structure du pénis similaire à
celle des males en provenance de Kizil Dagh. Par
précaution, seuls les spécimens de Kizil Dagh ont
été considérés comme taisant partie de la série-
type et les spécimens originaires d’Adana ont
reçu une étiquette avec la mention « Stropho¬
morphus osellai Pelletier ».
La nouvelle espèce ressemble à un petit
Strophomorphus demaisoni Desbrôchers, 1907
surtout par la tête tronconique avec les yeux lui
peu aplatis, (sans être en forme de « larme »
comme chez S. demaisoni). Les points de diffé¬
renciation entre S. osellai par rapport à S. demai¬
soni sont les suivants : la taille est nettement plus
petite (5-5.5 mm versus 7 mm), les yeux sont
plus petits et plus saillants, la forme du corps est
un peu différente avec le pronotum plus trans¬
verse, le bord antérieur du pronotum droit ou un
peu concave au milieu (plutôt convexe au milieu
chez S. demaisoni) et les élytres subparallèles
même chez la femelle (et non ovalaires), les
élytres sont sans squamules métalliques adhé¬
rentes au tégument (toujours présentes en petit
nombre au moins vers l’extrémité des élytres chez
S. demaisoni ), les protibias sont plus courts et la
présence des deux sexes est avérée (femelles seule¬
ment connues chez S. demaisoni). S. osellai res¬
semble aussi à Strophomorphus inscjudtnosus Pic,
1905 mais est plus petit, le corps moins allongé,
les yeux moins saillants et la vestiture, moins
inclinée vers l’arrière, non mélangée de soies
squamuleuses courtes plus ou moins redressées
(spécimens-types de S. insquamosus ) ou de squa-
mules appliquées (spécimens issus du mont
Am an us).
Parmi les formes voisines mais non nommées, on
relève 1) une femelle collectée à Adana qui est
citée dans le paragraphe concernant Stropho¬
morphus nigrinus Dc-sbrochers, 1906 dans la
rubrique « Strophomorphus non retrouvés » et
comme « Strophomorphus sp. 1 0 •• dans la rubrique
« Strophomorphus incertae sedis », 2) une femelle
prise à Yarpuz, province d Antalya en Turquie, est
proche de S. osellai mais le corps est plus large et
les yeux semi-globuleux ; ce spécimen est encore
plus proche de S. demaisoni et est répertorié sous
l'indicadon <■ Strophomoiphus sp. 8 ».
Strophomorphus perrinae n. sp.
Matériel-type. — Holotypc- 6 AU MNHN : 1)
« Beyrouth Syrie », 2) <■ Holotype d Strophomorphus
perrinae Pelletier » (étiquette rouge), 3) « Muséum
Paris 1949 Collection À. Hustacne ». Vingr autres
spécimens (3 S â et 17 9 5 ) sont étiquetés comme
paratypes (étiquette rouge) et se répartissent entre le
DEi (3 9 5), UNI IM (3 9 9), MNHN (I d et 5
9 9), NM P (1 9), SMTD () d), ZMH (l 9),
CPEC (2 9 9), CPI F (2 9 9) et CPJP (1 d).
Beaucoup de spécimens ne sont pas accompagnés
d’étiquette avec leur localité de capture, les autres
étant indiqués originaires d lsraël, du Liban, de
Jordanie et d'Égypte (c/. la partie Distribution géogra¬
phique).
F.TVMOl OGit. — Espèce dédiée au Dr H. Perrin
(MNHN) pour les très nombreuses facilités accordées
durant toute la présente étude.
Matériel examiné. —26 exemplaires.
Distribution géographique. — Peu de localités
sont connues avec précision : « Asie Mineure ». Israël :
Drebata, Haïfa, Nazareth. Liban : Beyrouth. Égypte :
Le Caire.
Dlscrip'i ion
Habitus externe
Silhouette : Fig. 23A. Longueur : 6-7 mm. Espèce
de teinte brun rouge, avec un revêtement double
de squamules' légèrement ovales ne masquant pas
le tégument d’une part, et de soies hérissées
longues et denses, fortement courbées au sommet
vers l’arrière (Fig. 23C), de l’autre, fête avec les
côtés d’abord convergents dans la partie postérieu¬
re du rostre puis parallèles dans la partie antérieu¬
re, laissant les scrobes, nettement saillants en
avant, bien visibles de dessus. Antennes longues
avec l’article 11 du funicule 1,5 fois plus long que
le premier et égal aux trois suivants réunis, les cinq
derniers articles sont allongés et un peu noueux au
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
723
Pelletier J.
sommet. Le scape, flexueux, possède une pilosité
semi-hérisse'e. Fronr un peu bombé entre les yeux.
Ces derniers sonr très saillants avec une forme par¬
ticulière avec leur bord antérieur d'abord perpen¬
diculaire à la tête puis recourbé vers l’arrière en arc
de cercle, le tout modérément déjeté en arrière
(Fig. 23B).
Pronotum moyennement transversal (1/L = 1,2-
1,4), avec les côtés arrondis, leur plus grande lar¬
geur en avant du milieu. La ponctuation est
forte, jointive et régulière sur le disque, ména¬
geant le plus souvent une petite carène médiane
lisse et bombée.
Elytres en ovale peu allongé (1/L = 0,70 chez le
mâle et 0,75 chez la femelle), avec les stries nettes
du fait de la faible densité de squamules. Ce revê¬
tement squamulaire est variable formant un des¬
sin nuageux sur l’ensemble du corps avec,
parfois, une fascie latérale et une fascie transver¬
sale peu nettes vers l’arrière.
Les pattes ne présentent pas de caractères parti¬
culiers à l’espèce. Les mâles sont caractérisés par
la forme coudée vers l’intérieur de l’extrémité des
protibias.
Structures génitales
Mâle : pénis de 2,5 mm de longueur dont 1 mm
pour les apophyses. Lobe médian moyennement
courbe en vue de profil (Fig. 23D), progressive¬
ment rétréci vers le sommet sans constriction
antéapicale ; apex en pointe régulière en vue ven¬
trale (Fig. 23E). Femelle : spermathèque de type
usuel.
Discussion
D'aspect assez homogène, la plupart des indivi¬
dus étaient soit non nommés dans les collections,
soit nommés " S. ctenotus Desbrochers » auquel
la nouvelle espèce ressemble effectivement (cf. la
partie Discussion concernant cette espèce)
Toutefois, S. perrinae ressemble davantage à
Strophomt>rphtts ctenotoides n. sp., dont il diffère
cependant par la taille plus grande, la forme des
yeux nettement plus coniques, la présence fré¬
quente d’une carène pronotale et, chez les mâles,
la forme moins courbée du pénis qui ne présente
pas de constriction antéapicale. Ces mêmes
caractères permettent de distinguer S. perrinae
des autres espèces de Strophomorphus.
D
E
Fig. 23. — Strophomorphus perrinae n. sp. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du pénis
en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, 330 pm ; C, 400 pm ; D, E, 350 pm.
724
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
Strophomorphus ponticus n. sp.
Matériel-type. — Strophomorphus ponticus n. sp. <?
holotype au SMTD : 1) « Batum v Heyden », 2)
« Coll. J. Faust Ankauf 1900 », 3) « Strophomorphus
ponticus Fsr », 4) » Strophomorphus sp. indet. Fremuth
/Jet. 1985 », 5) » Holotype ta Strophomorphus ponticus
Pelletier » (étiquette rouge), 6) » Coll. L. v. Heyden
DEl Eberswnlde ».
Paratypes : 2 9 9. La première est accompagnée des
étiquettes 1) et 2) précédentes et d’une troisième
avec la mention •• Staatl. Muséum filr Tierkunde
Dresden •» ; l'autre femelle est accompagnée des éti¬
quettes suivantes : 1) « 510 » (petite étiquette carrée).
2) « Batum Dieck », et les étiquettes 3) respectivement
de l’holotype et de la femelle pararype précédente. Ces
deux spécimens ont reçu une étiquette rouge supplé¬
mentaire : » Paratype 9 Strophomorphus ponticus
Pelletier ».
ÉTYMOLOGIE. -— Le nom, resté in litteris, donné par
Faust en relation avec le lieu de capture de ces spéci¬
mens sur les bords de la mer Noire a été conservé.
Matériel examiné. — 3 exemplaires.
Distribution géographique. — Géorgie :
« Batum » (aujourd’hui Batoumi), localité typique.
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 24Â. Longueur : 7-7,5 mm.
Espèce de taille moyenne dans le genre Stropho¬
morphus, avec le tégument rougeâtre très clair,
sans qu’on puisse en inférer la coloration à l’état
adulte (les trois spécimens sont immatures), avec
les yeux à extrémité arrondie et déjetée en arrière
(Fig. 24B). Revêtement élytral triple, constitué
de squamules rondes ou ovales adhérentes au
tégument, de squamules lancéolées courtes soule¬
vées au-dessus du tégument et d’une pilosité
longue, redressée puis courbée en arrière au som¬
met (Fig. 24C).
Tête subrecrangulaire à peine élargie au niveau
des yeux, avec les côtés du rostre parallèles.
Dessus du rostre sillonné, un peu déprimé au
milieu vers l’avant mais avec une petite carène
médiane aplatie. Passage du dessus aux côtés ver¬
ticaux net. Bords inférieurs du rostre également
parallèles, à peine dilatés au niveau des scrobes.
Front sillonné jusqu’au vertex. Yeux déjetés en
arrière chez, Phototype et l’un des paratypes, ou à
peine déjetés, chez l’autre paratype. Antennes
longues et fines, tous les articles nettement plus
longs que larges, l'article 11 environ 1,3 fois plus
long que le 1. Scape fin à pubescence couchée.
Pronotum moyennement transversal chez le mâle
(I/L. = 1,33) ou plus nettement transversal chez la
femelle (l/L = 1,44), avec le plus grand diamètre
en avant du milieu, un peu plus rétréci en arrière
qu'en avant.
Corps moyennement allongé (1/L = 0,64 chez le
mâle et 0,67 chez la femelle), brièvement rétréci
en pointe au sommet. Malgré la multiplicité des
types de revêtements présents sur les interstries,
le tégument reste bien visible avec les interstries
suhplans à faiblement bombés, et les points des
.stries petits et nets (mâle) ou plus grands (femelle).
Les squamules adhérentes au tégument sont plu¬
tôt blanchâtres, un peu dorées, rassemblées en
petits groupes surtout vers l’arrière des élytres,
Fio. 24. — Strophomorphus ponticus n. sp. ; A, silhouette ; B,
détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale. Échelle : A, 0,8 mm ;
B. 250 pm ; C, 280 pm.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
725
Pelletier J.
sur les côtés. Squamules lancéolées, courtes,
nombreuses surtout vers l'arrière. Pilosité longue
à inclinaison variable, peut-être du fait des traite¬
ments post-mortem des individus. Chez l’holo-
type, ces soies sont très redressées par rapport au
tégument à la base puis fortement coudées au
sommet vers l'arrière,
Pattes sans earatrères particuliers sauf les proti-
bias du mâle qui présentent une forme plus
sinueuse que chez les autres espèces du genre.
Structures génitales
Mâle : structures totalement immatures et donc
inconnues. Femelle ; spermathèque de type
usuel.
Discussion
Espèce à localisation assez excentrée par rapport à
la majorité des espèces de Strophomorphus mais
présentant les traits qui paraissent les plus
constants pour caractériser ce genre : les yeux
saillants et déjetés en arrière, le scape long et le
revêtement éiytral, ici triple.
Par l’aspect général, S. pontrcus se rapproche de
Strophomorphus fremuthi n. sp., mais en diffère
par la forme des' yeux très différente. En
revanche, d’aspect superficiellement différent de
Strophomorphus ctenotoides n, sp. (taille plus
grande, coloration plus claire, peut-être due à
l’immaturité des spécimens), 5. ponticus se rap¬
proche de cette dernière espèce par l’essentiel des
caractères de l’habitus externe. Cependant, outre
la taille plus grande, la présence de squamules
lancéolées courtes soulevées au-dessus du tégu¬
ment est le meilleur critère de séparation de ces
deux taxons.
Strophomorphus porcelius (Schônherr, 1832)
Eucorynus (sic pour Cneorhinus) porcelius Schônherr,
1832:213.
Strophomorphus porcelius - Dalla Torre et al. 1937 :
196. - Hoffmann 1950 : 320. - Osella 1968 : 216. -
Bajtenov 1973 : 80. - Angelov 1978 : 64. —
Dieckmann 1980 : 271.
Cneorhinus hispidus Boheman, 1833 : 544. - Dalla
Torre et al. 1937 : 196.
Cneorhinus hispidus var. comatus Boheman, 1839 :
884 (syn. n.).
Strophomorphus ursus Desbrochers, [1875] : 2 (syn.
n.). - M. et F. van Emden 1939 : 197.
MATERIEL-TYPE. — Eucorynus porcelius Schônherr,
1832 et Cneorhinus hispidus var. comatus Boheman,
1839 : spécimens-types non examinés, Thylacites
comatus Dejean, 1821, est cité mais non décrit dans le
« Catalogue de la Collection de Coléoptères de M. le
Baron Dejean », p. 95.
Cneorhinus hispidus Boheman. 1833. Sept iemelles à
l’IRSNB appartiennent à la sétie-type : l’une des
femelles, accompagnée des étiquettes suivantes, est
désignée comme lectotype : 1) » Coll R1SCN B France
merid., Coll Solier, Coll. Dejean, Coll. Roclofs », 2)
ii Type » (étiquette rouge), 3) « hispidus Dcj. n. o, 4)
« Thylacites [barré] hispidus rniht, h. in Gaina mérid.
D. Solier », 5) « Lectotype 9 Cneorhinus hispidus
Boheman, J. Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge).
Les autres spécimens avec les étiquettes 1) et 3) précé¬
dentes sont étiquetés comme paralectocypcs (étiquette
rouge),
Strophomorphus ursus Desbrochets, [1875]. Une
femelle au MNHN : 1) <■ Jerusal .» (em) (petite éti¬
quette verte), 2) « ursus Dbr », 3) « type » (étiquette
blanche), 4) » Lectotype 9 Strophomorphus ursus
Desbrochers, J. Pelletier des. 1998 », 5)
» Strophomorphus porcelius (Schônherr), J. Pelletier
det. », 6) « Ex Musaeo Desbrochers 1914 », 7)
« Muséum Paris ».
MATÉRIEL EXAMINÉ. — 1453 exemplaires.
Distribution géographique. — Espèce à très vaste
aire de distribution (Fig. 29A), schématiquement
trouvée autour du bassin méditerranéen, en Asie
Mineure et jusqu’en Asie centrale (Ouzbékistan).
Curieusement, elle esr rare ou absente sur une bande
étroite de la façade arlanrique, en France, au Portugal
et au Maroc où elle n’est pas citée par Kocher (1961)
ni présente dans les collectes abondantes et récentes
que j'ai eu l'occasion d’examiner en provenance de ce
dernier pays. D'ouest en est, l’espèce est observée dans
les pays indiqués ci-après. Espagne : surtout façade
méditerranéenne : Andalousie, Valencia, Catalogne,
Majorque et Minorque, moins fréquentes à l’intérieur
(Madrid, Cuenca, Lcrida). France : en général com¬
mune dans la partie méditerranéenne, Corse comprise ;
plus rare au nord où elle est observée cependant
jusque dans l'Oise, le Bas-Rhin ; très rare ou inexis¬
tante au niveau de la Manche et de la Bretagne. Italie :
partout ait sud des Alpes (pour le Tyrol cf.
Dieckmann, 1980). Présent en Vénétie selon Ahbazzi
et Osella (1992) et personnellement observé en prove¬
nance de toutes les provinces italiennes depuis la
Ligurie et l'Emilie au nord jusqu’en Sicile au sud ;
présent aussi en Sardaigne et l ile d’Egadi. .Algérie :
Alger, Blidah. Tunisie : cité de Carthage par
Normand (1937) mais sans doute rare. Malte.
Espèce absente ou localisée dans l'Europe centrale
moyenne, mais abondante dans la partie méridionale
(Hongrie : environs de Budapest) et particulièrement
dans les régions constituant antérieurement la
726
ZOOSYSTEMA ■ 1999 • ZI (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
Yougoslavie. Croatie ; nombreux spécimens de
« Djlmatie «, mais aussi Splic, Dubrovnik, Fanjun.
Slovénie : Pola, Pirano. Bosnie : Mostar. Serbie ; loca¬
lités non précisées. Monténégro : Bodra. Albanie
(selon Dieekmann, 1984). Macédoine ■ Prilcp.
Drenovo. Grèce : je n’ai observé que des spécimens
capturés dans les provinces et les îles méridionales :
Phocide (très abondant à la localité classique du mont
Parnasse). Béotie, Etibée, Attiquc, Péloponnèse,
Corfou. Céphalonie, Crète, Cliios, Rhodes ; saris
doute présent également au nord mais probablement
plus rare. Bulgarie : largement réparti avec des locali¬
tés depuis la région de Sofia jusqu’au bord de la nici
Noire où il est commun (provinces de Varna et de
Burgas). Roumanie peu de localités me sont
connues : mont Semenic à l'ouest des Carpathes et
bord de la mer Noire à l’est (province de Constants ;
Mangalia). Turquie : virtuellement présent dans tout
le pays même si les captures proviennent en majorité
des provinces maritimes : Bursa, l/mu, Bolu, Antalya,
Sinop, Içel, Adana, Malatya, Trabzon, Erzurum ; je
n'ai pas observé de spécimens en provenance des pro¬
vinces du sud-est où les localités prospectées ont été
aussi moins nombreuses. Chypre : commun dans
toute File (Athalassa, Agia Napa, Famagouste,
Kythrea, Larnaca). Liban : Beyrouth. B.uroun, Saïda,
Zabdani. Israël : Nés Ammin. Nazareth. Haïfa. Égypte :
Le Caire. Syrie : Alep, Damas. Jordanie : jubehika.
Arménie soviétique : Djre/.h. Géorgie : Tbilissi. Russie
méridionale : Crimée (Sébastopol), région du Don où
li doit être rare car non cité dans la liste tFArzanov
(1990). Azerbaïdjan : région de Baku. Iran : Téhéran.
Turkménistan : Kara-Kala. Ouzbékistan (selon
Bajtcnov 1974).
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 25A. Longueur : 5-7,5 mm.
Pour la description détaillée de l’espèce telle
qu'elle se présente dans son aire occidentale,
France notamment, se reporter à Hoffmann
(1950), Schématiquement, l’espèce est caractéri¬
sée par la pilosité hérissée, fine, longue, plus ou
moins perpendiculaire au tégument, à peine
inclinée vers l’arrière sur la déclivité postérieure
des élytres (Fig. 25C). Le scape présente aussi
une forte pilosité hérissée (généralement couchée
chez les autres Strophomorphus). Les yeux sont
proéminents et fortement déjetés en arrière
(Fig. 25B). La couverture de squamules est sou¬
vent incomplète sur le pronotum, ménageant
trois lignes longitudinales dénudées sur le disque.
La partie supérieure du rostre est fortement
convergente vers l’avant. Ces caractères peuvent
varier selon l’origine géographique des individus
(cfi ci-après). De plus, certains d’entre eux peu¬
vent être dissimulés par un revêtement terreux lié
à la fréquentation des adultes sous les feuilles, au
ras de terre ou sous les pierres qui. de plus, peu¬
vent casser ou rabattre les soies normalement
hérissées perpendiculairement au tégument.
L'assertion de Hoffmann (1950) selon laquelle
l’habitus externe ne varie pas selon les sexes, esc
inappropriée dans le cas présent puisque l’espèce
semble bien parrhénogénétique. En fait, je n'ai
pas observé un seul mâle malgré l’examen de
nombreux spécimens soit, dans 1a grande majorité
des cas, d’après la forme très droite du protibia
(normalement incurvé vers I intérieur chez les
mâles des autres Strophomorphus ), soit par [ exa¬
men de la structure génitale (trente-sept prépara¬
tions), notamment chez des exemplaires un peu
plus étroits que la norme et susceptibles d’êrre
des mâles.
La description ci-dessus se rapporte à la forme
nominale, mais deux types de variations, l’une
mineure et l’autre plus importante, peuvent être
observés :
1) la première forme de variation concerne
l’envahissement plus ou moins important du
revêtement squamulaire normalement brun rou¬
geâtre par des squamules blanches ; elle caractérise
la variété « comatus » (Rohcman, 1839), présente
surtout en Italie du Nord, Dalmatie et Grèce
centrale. Laspect général de l'insecte demeure
cependant inchangé et il faut continuer à le
considérer comme une simple variété sans valeur
taxonomique ;
2) Le second type de variation concerne des
formes plus grosses, atteignant 8 mm de lon¬
gueur, avec le revêtement squamulaire de teinte
plus ocre er des soies élytrales plus fortes, moins
redressées et parfois moins denses. Toute une
série d’intermédiaires existent entre la forme
nominale et cette forme qui occupe un domaine
plus méridional (cf la Discussion). En revanche,
la forme du rostre, tronconique et plan sur le
dessus, et celle des yeux, saillants et fortement
déjetés en arrière, sont similaires à celles obser¬
vées chez les S. porcellus typiques.
Structures génitales
Femelle : la spermathèque de Strophomorphus
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
727
Pelletier J.
porcellus (Schônherr, 1832), espèce type du
genre, présente une structure qui est retrouvée
chez toutes les autres espèces de Strophomarphus ;
elle consiste en trois poches dont tui saccus allon¬
gé et une petite poche latérale à la partie la plus
distale de la spermathèque telle qu’indiqué dans
la Figure IB. Aucune variation significative n’a pu
être observée en fonction de la localisation géogra¬
phique ou des variations de l’habitus externe.
Biologie
Espèce polyphage selon Hoffmann (1950), pré¬
sente généralement dans des terrains secs, au pied
des plantes ou sous les pierres. L’activité de cette
espèce pourrait être largement nocturne puisque
R. Borovec (Nechanice) l'a récoltée en beaucoup
plus grand nombre lors de collectes par battage de
nuit que par battage de jour d une steppe de l ile
de Rhodes {in litteris). Malgré sa distribution lar¬
gement méditerranéenne, l’espèce peut être trou¬
vée dans des zones plus fraîches, jusqu’à 1 000 m
dans les Abruzzes et 2 000 m en Turquie.
Discussion
S. porcellus (Schônherr, 1832) diffère des autres
Strophomorphus par sa très vaste distribution géo¬
graphique qui constraste avec les territoires par-
Fig. 25. — Strophomorphus porcellus (Schônherr, 1832) ; A, sil¬
houette ; B, détail oeil droit ; C, type de pilosité élytrale. Échelle :
A, 1,25 mm ; B, C, 330 pm.
fois très limités, occupés par les autres espèces. Le
premier fait notable est la constance de l’habitus
externe depuis la France jusqu’au Turkménistan
en ce qui concerne les populations les plus sep¬
tentrionales, schématiquement au nord du qua¬
rantième degré de latitude. La seule variation
observée est la présence plus ou moins dévelop¬
pée des squamules blanches chez certains indivi¬
dus (variété « cornatus » Boheman, 1839)
principalement autour de l’Adriatique. I.e second
fait est l’évolution vers le sud de l'habitus externe
des populations qui apparaissent plus trapues, de
coloration plus ocre et moins rougeâtre, avec une
pilosité élytrale moins dense mais plus épaisse et
plus inclinée vers l’arrière. Un spécimen en pro¬
venance de Nazareth (Israël) présente un phéno¬
type extrême avec une pilosité robuste mais
nettement couchée sur le tégument (spécimen au
MNHN avec une étiquette « S. stierlini
Desbrochers espece in litteris). A la différence
des populations septentrionales, les populations
méridionales sont hétérogènes, les caractères
mentionnés ci-dessus, particulièrement ceux
concernant la pilosité, s’accentuant progressive¬
ment avec l'aggravation du climat désertique.
Schématiquement, ces caractères << méridionaux •>
apparaissent de plus en plus marqués lorsqu'on
examine successivement des spécimens issus de
Sicile et du Péloponnèse puis de Chypre, du
Liban, de la Turquie méridionale ou d’Israël et,
enfin, de Jordanie, d’Iran ou d’Egypte. On peut
supposer, à titre d’hypothèse, que cette espèce
qui se tient souvent au pied des plantes, a ten¬
dance à s’enfouir davantage lorsque les maxirna
tic température s’élèvent, entraînant une évolu¬
tion appropriée des caractères précités ; cette pos¬
sibilité est étayée par le fait que nombre des
spécimens méridionaux sont couverts d’une cara¬
pace terreuse alors que le cas est beaucoup plus
rare dans les populations septentrionales où les
températures sont plus fraîches. Eventuellement,
les rares spécimens à habitus externe septentrio¬
nal, trouvés en Asie Mineure pourraient corres¬
pondre à des individus ayant occupé des niches
écologiques où la température est moins élevée.
Toutefois, ces spécimens sont rares, Enfin, des
spécimens dont Fhabitus externe est typique des
formes septentrionales, peuvent être géographi¬
quement voisins de populations à habitus externe
728
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
méridional : c'est le cas par exemple de la popu¬
lation d'altitude rrouvée abondante au mont
Parnasse en Grèce, entièrement d'habitus « sep¬
tentrional », et qui est proche, à vol d oiseau, de
la population trouvée au Cap Ireo, au ras de la
mer dans le golfe de Corinthe, qui est de faciès
méridional (captures de P. Magnien, A. Matocq
et J. Péri car t).
En dépit de ces variations, j ai préféré laisser cet
ensemble de formes indivis, tant les variations
des caractères sont progressives entre les formes
« septentrionales » et les formes « méridionales ».
Le lait que l'espèce son parihénogénétiqne dans
les deux cas alors que la majorité des autres
espèces de Strophomorphus est bisexuée renforce
ce choix.
S. porcellus (Schonherr, 1832) est surtout proche
de Strophomorphus ctenotus Desbrochers, [18^5]
mais plus grand, avec la tête large et tronçon ique,
les squamules plus grandes et plus denses (sauf
pour la variété annatus Roheman, 1839), la pilo¬
sité dressée moins serrée et plus longue et le
corps plus allongé. De plus, S. porcellus est par-
thénogénétique alors que S. ctenotus est bisexué.
Certains exemplaires de 5. porcellus se rappro¬
chent encore de Strophomorphus cretaceus
Tournier, 1874, espèce mal caractérisée de
Palestine : elle s en distingue notamment par les
yeux fortement saillants et non faiblement bom¬
bés ( cf. la Discussion concernant cette espèce).
Strophomorphus ventricosus (Chevrolat, 1880)
Au mus ? ventricosus Chevrolat, 1880 : 5.
Strophomorphus ventricosus. — M. et F. van Emden
1939 : 197.
Strophomorphus irroratus Faust, 1887 : 65. — M. et F.
van Emden 1939 : 19” (comme synonyme de S. ven¬
tricosus).
MATÊfUEL-TYPK, — Strophomorphus ventricosus
(Chevrolat, 1880). Spécimen-type non examiné mais
l’identification est attestée pat le nombre de spécimens
trouvés sous ce nom dans Jes collections.
Strophomorphus tessellatus Tournier, 1874. Deux des
Trois exemplaires nommés « S. tessellatus » par
Tournier, 1874 sont des S. ventricosus (Chevrotât,
1880), L'autre syntype est un S. breviusndus (Marseul,
1868) qui a été désigné comme lectotype de S. tessella¬
tus. Ces deux exemplaires sont des mâles présents res¬
pectivement dans la collection Tournier et la
collection Pic au MNHN. Les étiquettes du premier
exemplaire sont : 1) « Syrie Plason », ï) « type » (petite
étiquette carrée jaune, .5) « type » (étiquette rouge),
4) " Strophomorphus ventricosus (Chevrolat) J. Pelletier
det. », 5) » Muséum Paris Coll Tournier ». Les éti¬
quettes du second exemplaire sont : 1 ) " Syrie
Miller », 2) » n. sp. Svria », 3) * tessellatus Tournier »,
4-6) identiques aux étiquettes 2) à 4) précédentes.
7) » Muséum Paris Coll. M. Pic ».
Strophtirnorphus irroratus Faust, 1887. Flolotypc ? :
1) « Syrien », 2) « Syrie », 3) » 4 » (petite étiquette),
4) « llolotypus, 1887 Strophomorphus irroratus
Faust » (étiquette blanche bordée de rouge), 5) » Coll.
Reitter »> 6) « A o mu s ventricosus Chevr. ».
7 ) « Strophomorphus ventricosus (Chevrolat),
J. Pelletier det, ». Les autres spécimens de la série-tvpe,
sont a) quatre para types (étiquettes blanches bordées
de rouge) avec les étiquettes 2), 4) et 5) précédentes
(spécimens au HVIMH) ; b) deux syntypes (étiqueta
rouge) de la collection Faust (SMTD) et un syntype
(étiquerre rouge) au DPI. A ces trois derniers spéci¬
mens a été ajoutée une étiquette rouge avec la men¬
tion : » Paralectorype ? Strophomorphus irroratus
Faust, J. Pelletier 1998 » er une autre blanche avec la
mention : « Strophomorphus ventricosus (Chevrolat),
J. Pelletier det. ».
Matériel EXAMINÉ. — 77 exemplaires.
Distribution géographique. — Distribution mal
connue, la majorité des spécimens issus de collections
anciennes portant la seule mention « Syrie ». Israël :
« Haïfa » (Kaifa), « Jaffa » (Tel-Aviv). Syrie : Antioche,
Kessab. Jordanie : « Petra vers 600 m ».
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 26A. Longueur . 9-11,3 mm.
Espèce brun foncé à brun rougeâtre, avec les
yeux moyennement saillants mais nettement
déjerés en arrière (Fig. 26B), le pronotum élargi
transversalement (1/L = 1,44-1,50) mais peu
arrondi sur les côtés et plutôt anguleux au niveau
du plus grand diamètre, les élytres munis d’une
pubescence courte et couchée, peu visible
(Fig. 26C) et d'un semis détailles arrondies peu
dense, rassemblées en petits groupes sur les côtés
et vers l’arrière.
Les autres caractères à mentionner, quoique
moins discriminants, sont les suivants :
Tête à dessus plan, les antennes longues et fines
avec l’article II du funicule égal à environ 1,3 fois
le I. Les côtés inférieurs du rostre sont parallèles,
conférant un aspect rectangulaire et massif à
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
729
Pelletier J.
l’ensemble de la tête. L’échancrure apicale du
rostre est profonde en forme de V étroit.
Pronotum évasé derrière le bord antérieur puis
rétréci assez linéairement (caractère variable
quoique souvent net). Comme quelques autres
Strophomorphus, le corps se rétrécit nettement en
bec vers l’arrière.
Structures génitales
Mâle : pénis de 5 mm de longueur dont 2 mm
pour les apophyses. En vue latérale, le lobe
médian apparaît faiblement recourbé du fait de
sa taille (Fig. 26D). Il est régulièrement rétréci de
la base au sommet qui reste arrondi en vue ven¬
trale (Fig. 26E) ; manubrium particulièrement
long. Femelle : spermathèque de type usuel.
Discussion
Le sex-ratio est très déséquilibré puisque deux
mâles seulement ont été observés pour soixante-
quinze femelles. Espèce normalement facile à
séparer de toutes les autres espèces du genre.
Cependant, la distinction avec Strophomorphus
breviusculus (Marseul, 1868) peut être délicate
lorsque celui-ci est défraîchi. Cependant, S. ven-
tricosus (Chevrolat, 1880) peut être distingué par
une série de caractères : la squamulation est
beaucoup moins abondante, la pilosité moins
visible, le rostre plan (et non légèrement dépri¬
mé). l’échancrure apicale en V étroit (et non
large), le pronotum anguleusement rétréci vers
l’arrière (et non amplement dilaté jusque vers la
base). Enfin, le pénis est plus long et le lobe
médian moins coudé.
L'appartenance générique de S. ventricosus peut
être discutée : en effet, l’espèce présente des yeux
très grands et peu saillants, rapprochant l’espèce
des Pbolicodes Schônherr, 1826 avec lesquels elle
E
Fig. 26. — Strophomorphus ventricosus (Chevrolat, 1880) ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe
médian du pénis en vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1 mm ; B, C, 250 pm ; 0. E, 500 pm.
730
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
est souvent trouvée dans les collections.
Cependant, la corpulence du corps l’éloigne du
genre Pholicodes alors que la structure du pénis
est celle qui est commune à la quasi-totalité des
Straphomarphus.
Strophomorphus zerchei n. sp.
MATÉRIEL-TYPE. — Deux spécimens mâles de Turquie
constituent Ja série-type. Holotype (CPRB) :
1) « Sililke env. 25.IV, 1992 400 m R. Borovec Igt »,
2) « Holotype â Strophomorphus zerchei Pelletier »
(étiquette rouge). Le second exemplaire est accompa¬
gné de l'étiquette 1 ) à laquelle a été ajoutée l'étiquette
2) suivante : » Pararype n Strophomorphus zerchei
Pelletier » (étiquette rouge) (CP1F).
ÉTYMOLOGIE. — Espèce nommée en l’honneur du Dr
L. Zerche (D£l) en mémoire des prêts et des rensei¬
gnements fournis pour cette étude.
Matériel examiné. — 7 exemplaires.
Distribution GÉOGRAPHIQUE. — Turquie méridio¬
nale. Içel: Silifke (loc. typique) ; Toros daglari :
Tarsus, Erdemli.
Description (d'après l’holotype et
LE PARATYPK)
Habitus externe
Silhouette : Fig. 27A. Longueur : 7-8 mm.
Espèce asse 2 élancée, de taille moyenne chez les
Strophomorphus , caractérisée par l’habitus externe
et la structure du pénis. Dans le premier cas, les
caractères importants sont la présence d'antennes
fines et longues, la tête allongée avec des yeux
semi-globuleux (Fig. 27B), le prothorax peu
transversal et très arrondi (mais il s’agit ici de
mâles) et le revêtement élytml double, de squa-
mules adhérentes au tégument dispersées et
d’une pilosité à demi hérissée, dense, courbée
vers l’arrière (Fig. 27C).
Tête fortement rétrécie devant les yeux, puis
côtés du rostre parallèles jusqu’au sommet lais¬
sant les scrobes, peu évasés au niveau de l’inser¬
tion antennaire, visibles en vue dorsale. Le dessus
du rostre est un peu déprimé au milieu.
Antennes avec tous les articles plus longs que
larges, le second environ 1,3 fois plus long que le
premier. Front et vertex fortement ponctués, les
points plus ou moins ovoïdes, organisés en stries
longitudinales irrégulières. Yeux semi-globuleux,
à peine déjetés vers l’arrière.
Pronotum modérément transversal (1/L = 1,35),
à côtés très arrondis, le plus grand diamètre un
peu en avant du milieu, les bords antérieur et
postérieur de même taille. Ponctuation dense,
polygonale, avec, chez le paratvpe, une petite
zone médiane lisse et bombée sur le disque.
Pilosité dressée comme sur la tête et les élytres.
Quelques squamulcs dorées, de forme variable,
ronde ou trapézoïdale, sont présentes sur les
côtés.
Élytres en ovale moyennement allongé et variable
(l/L = 0,75 chez ['holotype et 0,68 chez le para-
type), avec les interstries un peu chagrinés, les
stries visibles mais en partie dissimulées par la
pilosité et surtout le revêtement squamulaire sur
les côtés. Ce revêtement est constitué de squa-
mules de forme très variable, soit, rondes, ovales,
triangulaires ou trapézoïdales et alors adhérentes
au tégument, soit lancéolées et alors légèrement
soulevées, Ces squamules, sans former de dessins
nets, sont condensées en quelques macules irré¬
gulières sur la partie postérieure.
Pattes brunes sauf les tarses rougeâtres, avec les
proribias fins ponant à l’apex de courtes épines
raides et rougeâtres. Les protibias des mâles sont
nettement courbés vers l'intérieur au sommet,
plus que chez la plupart des espèces de Stropho-
morphus.
Quatre femelles de Tarsus (Içel, Turquie, CPIF)
sont voisines de 1 holotype mais avec la tète plus
courte et plus large, sans zone médiane lisse sur
le pronotum. 11 ne s'agit peut-être que de diffé¬
rences liées au sexe et ces spécimens ont été éti¬
quetés : « Strophomorphus zerchei 9 » sans être
prises en compte dans la .série-type.
Variabilité
L’holotype et le paratype sont très semblables
entre eux même si le premier présente un corps
en ovale plus court que le second. Une série de
petits caractères séparent ces deux spécimens
d’un troisième exemplaire d’Anatolie méridionale,
sans remettre en cause à mon sens, l’appartenan¬
ce de ce dernier a S. zerchei. Ainsi, par rapport à
f holotype, ce spécimen, capturé à Erdemli . a une
tête un peu plus courte, les yeux un peu plus glo¬
buleux et moins déjetés en arrière et ne présente
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
731
Pelletier J.
pas de petite carène sur le disque du pronotum.
Par précaution, ce spécimen n’a pas été inclus
dans la série-type.
Structures génitales
Mâle : pénis de 3 mm de longueur dont 1 mm
pour les apophyses. Le lobe médian apparaît, en
vue latérale, peu courbé et de taille constante sur
les deux tiers environ de sa longueur depuis la
base, puis il est régulièrement effilé vers l’apex en
une pointe droite (Fig. 27D) ; en vue ventrale, le
lobe médian est régulièrement rétréci de la base
vers l’apex avec une légère constricdon supplé¬
mentaire antéapicale, l’apex étant lui-même en
pointe fine (Fig. 27E). Manubrium long et fin
s’élargissant progressivement vers le sommet. La
structure est la même chez les trois spécimens
mâles examinés. Femelle : spermathèque de type
usuel (spécimens de Tarsus).
Discussion
S. zerchei n. sp. se rapproche d’une série d'espèces
de Strophomorphus de taille moyenne possédant
le revêtement élytral double de squamules adhé¬
rentes et de pilosité partiellement hérissée. La
plus proche par l’habitus externe est Stropho-
rnorphus exophtbalmus , n. sp. de Chypre, mais
dont S. zerchei diffère par des caractères simples :
pilosité courbée et non droite, yeux moins
saillants, protibias des mâles nettement plus
courbés au sommet et pénis plus allongé et plus
longuement rétréci à l’apex qui est droit et non
courbe, S. zerchei est encore proche de trois
espèces présentes dans le sud de la Turquie ou en
« Asie Mineure » : Stropbomorphus etenotus
Desbrochers, (1875], Stropbomorphus cimotoides
n. sp. et Strophomorphus perrirtae n. sp. qui ont
en commun d’avoir un revêtement élytral de
même type. Plus grand que chacune des espèces
précitées, 5. zerchei en diffère par la structure du
pénis. De plus, la pilosité est courbée en arrière
et non droite comme chez S. etenotus , la tonne
est plus élancée et les protibias sont plus courbés
au sommet que chez S. ctenotoides et, enfin, les
yeux sont semi-globuleux et non avec la forme
subconique particulière de S, perriruie. Par I habi¬
tus externe, S. zerchei se rapproche encore de
Strophomotpbus boroveci n. sp., mais il est squa-
mulé sur les élvtres (sans squamules chez S. boro¬
veci) et la ponctuation du pronotum est
irrégulièrement dispersée (non organisée en stries
longinrdinales).
D
E
Fig. 27. — Strophomorphus zerchei n. sp. ; A, silhouette ; B, détail œil droit ; C, type de pilosité élytrale ; D, lobe médian du pénis en
vue de profil ; E, lobe médian du pénis en vue ventrale. Échelle : A, 1,25 mm ; B, C, 420 pm ; D, E, 350 pm.
732
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
STROPHOMORPHUS NON RETROUVÉS
OU NON RECONNUS
Strophomorphus algericus Tournier, 1874
Strophomorphus algericus Tournier, 1874b : LXXXVL
- Dalla Torre et al. 1937 : 195 (référence de la pagi¬
nation de l’article de Tournier erronée).
Le seul spécimen trouvé associé à l'étiquette
« algériens Tournier » dans la collection Tournier
du MNHN est un Strophomorphus albarius
(Reiche & Saulcy, 1857). Cet exemplaire n'est
pas le spécimen-type car son épingle porte une
étiquette avec la mention, certainement erronée,
« France Mér. » (Blidah, Algérie dans la descrip¬
tion originale). Il n’en reste pas moins que
Tournier compare précisément sa nouvelle espèce
à S. albarius qu’il estime très proche, détaillant
particulièrement la longueur respective des
articles antennaires chez les deux taxons. La
caractéristique majeure de S. algériens reprise par
les auteurs ultérieurs (Stierlin 1885 ; Reittcr
1895) est la longueur de l’article II estimé deux
fois plus long que le I. Bien qu'il ne le précise
pas, Tournier a dû considérer la longueur des
articles en vue dorsale, ce qui minimise la lon¬
gueur de I dont la base est dissimulée par l’arti¬
culation avec le scape. De plus, Je rapport des
longueurs esr souvent trompeur lorsque les
mesures ne sont pas effectuées au micromètre.
J’cmets donc des doutes sur la réalité du caractère
considérant II égal au double de I chez S- algeri¬
cus. Ces doutes sont amplifiés par la description
des longueurs des articles 3ntennaires de S. alba¬
rius car les données fournies par Tournier ne cor¬
respondent nullement à la généralité de la
population. Ainsi, la longueur des articles ou
leurs rapports, ainsi que la forme de la massue de
S. algericus indiqués dans la description originale,
peuvent tout à fait s’appliquer à nombre de spé¬
cimens de S. albarius. N’ayant pas moi-même
observé le spécimen-type de S. algericus, je ne me
prononce pas pour une synonymie formelle bien
qu elle soit tout à fait plausible. De plus, en
dehors de Strophomorphus ponellus (.Schonherr,
1832) aucune autre espèce de Strophomorphus
n'est connue d'Afrique du Nord, ni de la région
européenne occidentale.
Strophomorphus nigritius Desbrochers, 1906
Strophomorphus nigritius Desbrochers, 1906: 12. -
Dalla Torre et. ni 1937 : 196.
Le spécimen-type n’a pas été retrouvé dans la col¬
lection Desbrochers du MNHN. Dans sa descrip¬
tion, Desbrochers compare sa nouvelle espèce à
Strophomorphus sublaevigatus Desbrochers, [18751
qui n’est lui-même qu’un Strophomorphus brun-
neus Tournier, I 874 (cf. la Discussion concernant
cette espèce). Le site de capture, «Asie Mineure ",
est imprécis, Dans la collection I'ic du MNHN
existe une femelle dont les deux étiquettes portent
les mentions » ? nigrinus ou Dcmaisoni d’après
collection Desbrochers « pour l’une et •> voir
nigrinus Desbrochers » pour l’autre. Cet exem¬
plaire est assez semblable aux spécimens-types de
Strophomorphus dcmaisoni Desbrochers, 1907
mais présente néanmoins une taille plus perire
(5 mm versus 7 mm). Il ressemble surtout à
Strophomorphus oselLii n. sp., mais en diffère par
une série de caractères (cf « Strophomorphus
sp. 10 » dans la rubrique ci-après).
STROPHOMORPHUS 1NŒRTAE SEDIS
Il s'agit d'espèces appartenant au genre
Strophomorphus, probablement nouvelles, mais
dont les exemplaires disponibles, peu nombreux
et généralement femelles ou immatures, interdi¬
sent toute conclusion définitive. Les brèves des¬
criptions des dix formes ci-après (Strophomorphus
sp. 1 à 10) visent à faciliter leur repérage dans de
nouvelles collectes ou collections non examinées
ici. Chacun de ces spécimens a reçu une étiquette
avant retour dans leur collection d’origine avec la
mention : « Strophomorphus aff. xx [nom de
l'espèce la plus voisine, sauf Strophomorphus sp. 1],
nom du descripteur, J. Pellerier det. 1998 ».
Strophomorphus sp. I
« Strophomorphus sp. » : une femelle au HNHM
avec les mentions : « Strophomorphus sp. coll.
Reitrer » et « Libanon ». Espèce de 7 mm de lon¬
gueur, apparentée aux Strophomorphus par les
yeux petits mais saillants, le scape allongé attei-
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
733
Pelletier J.
gnant le bord antérieur du pronotum en position
repliée et la pubescence courte et arquée au-
dessus du tégument des élytres. Ce spécimen ne
présente pas de squamules adhérentes au tégu¬
ment. Il s'éloigne de toutes les especes du genre
par les antennes qui sont particulièrement
robustes, y compris le scape, alors qu'iJ est gracile
chez les autres espèces de Strophomorphus. Le fait
qu’il s'agisse d'une femelle laisse un doute quant
à l’appartenance générique définitive.
Strophomorphus sp. 2
« Strophomorphus aff. hrunneus Fournier, 1874 » ;
une femelle en provenance de « Sofar Liban »
(CPJP). Exemplaire proche de S. hrunneus
Tournier. 1S74 mais s'en éloignant par deux
caractères importants : a) la présence de squa¬
mules sur la partie postérieure des élytres et sur¬
tout b) l'article antennaire II court, un peu plus
long que le 1 (toujours nettement plus long,
jusqu'à 1,3 fois, chez tous les S hrunneus
typiques). En outre, chez ce spécimen, la sculp¬
ture de la tète et du pronotum est nettement plus
grossière. II diffère également de Strophomorphus
ctenotoides n. sp., par la forme des yeux qui est ici
subglobuleuse, comme chez S. hrunneus et non
nettement déjetée en arrière.
Strophomorphus sp. 3
« Strophomorphus afE hrunneus Tournier, 1874 » :
un mâle et une femelle de Manavgat (Antalya,
Turquie ; CPI F ) sont intermédiaires entre
Strophomorphus hrunneus et Strophomorphus
demaisoni Desbrocheis, 1907- Plus allongés et avec
la tête plus étroite que S. hrunneus , ils ont néan¬
moins. comme ce dernier, les yeux globuleux, la
pubescence dense et très arquée au sommet et,
enfin, les élytres sans squamules adhérentes au
tégument. En revanche, ces deux spécimens n’ont
pas les antennes graciles (comme chez S. hrunneus)
mais plutôt épaisses comme chez S. demaisoni,
avec les articles courts y compris l’article IL
Strophomorphus sp. 4
« Strophomorphus aff. colonnellii n. sp. » : deux
femelles en provenance de Jordanie : l’une avec la
mention « Ost-Jordanie » (DLl) et l’autre « Trans-
jordanie » (SMTD), sont voisines de Stropho¬
morphus colonnellii n. sp. par les antennes courtes
à articles III-VU subarrondis, la pilosité dressée
du scape et le dessin élytral où les squamules des
interstries forment des bandes longitudinales
alternativement claires et sombres (femelle au
DE1) ou par la ponctuation serrée du pronotum
(femelle au SMTD). Ce dernier spécimen pré¬
sente une squamulation défraîchie et diffère sen¬
siblement du précédent et il n’est pas certain
qu’ils appartiennent à la même espèce, différant
de S, colonnellii par les mêmes caractères : tète
plus robuste à scrobes plus largement visibles du
dessus, à antennes plus épaisses et avec le prono¬
tum plus volumineux dont la pilosité est plus
inclinée vers l'arrière. Enfin, la pilosité du spéci¬
men du DE1 est nettement plus dense que celle
des spécimens de la série-type de 5. colonnellii,
paratype de Jordanie inclus.
Strophomorphus sp. 5
« Strophomorphus cretaceus 6 Tournier, 1874 ? » :
ce spécimen est intermédiaire entre Stropho¬
morphus cretaceus et Strophomorphus porcellus
(Schonherr, 1832). Du premier, il possède l’aspect
général avec les yeux peu saillants (comparé à
S. porcellus, mais plus saillants que chez le spéci¬
men-type femelle de S. cretaceus) et la tête étroite ;
du second, il a la pilosité redressée, fine et dense
des formes septentrionales mais non des formes
méridionales dont la pilosité est voisine de celle de
S. cretaceus. Au total, cet exemplaire est plus
proche des deux femelles citées d'Israël (cf. la
Discussion concernant 5. cretaceus Tournier, 1874)
avec, cependant, une teinte verdâtre bien diffé¬
rente de toutes les nuances de coloration des autres
S. porcellus et .S. cretaceus L’édéage a 2,8 mm de
longueur dont 0,9 mm pour les apophyses. Le
lobe médian est sans caractère particulier (mais le
spécimen est partiellement immature), en courbe
régulière en vue de profil (Fig. 28D), progressive¬
ment rétréci de la base vers l’extrémité apicale en
pointe mousse en vue ventrale (Fig. 28E).
Strophomorphus sp. 6
« Strophomorphus aff. ctenotoides n. sp. » : un
734
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
mâle immature (DEi) en provenance de Gülek,
Turquie méridionale. Ce spécimen est proche de
S. ctenotoidès n. sp., mais sans squamulation à la
différence du premier dont tous les exemplaires
sont largement squamulés. De plus, le corps de
ce Strophomorphus est en ovale court comme chez.
Strophomorphus brun nous Tournier, 1874 et non
en ovale allongé comme chez S. ctenotoides. Il dif¬
fère de S. brun nous par les caractères de la tête
avec le rostre a côtés parallèles, le dessus passant
aux côtés par une arête abrupte, les scrobes plus
saillants, les yeux plus coniques et l’article 11
antennaire un peu plus long que le 1. Un spéci¬
men femelle, voisin du précédent mais squamulé,
en provenance de Bulghar Dagh (MZH), est
aussi intermédiaire entre 5. ctenotoides et S. brun-
neus ; ce spécimen a reçu la même étiquette que
l’exemplaire précédent.
Strophomorphus sp. 7
« Strophomorphus ail. demaisoui Desbrochers,
1907 » : deux femelles de Turquie en provenance
respectivement de Yarpuz (Antalya) (DEI) et de
Ogiizeli (Gaziantep) (CPIF), sont intermédiaires
entre S. demaisoui Desbrochers, 1907 et S. brun-
tiens Tournier, 1874. Ces spécimens diffèrent du
premier par les yeux globuleux et non pas écrasés
et du second, par le type de la pilosité courte et
inclinée et non longue et arquée au sommet. Ces
spécimens sont encore proches de S, osellai n. sp.
mais en diffèrent par la forme de la tète plus lar¬
gement tronconique et les yeux globuleux.
Strophomorphus sp. 8
« Strophomorphus aff. demaisoni Desbrochers,
1907 » : deux femelles, l'une d’Adana, Turquie
méridionale (HNHM) et l’autre d’« Asie
Mineure » (MNHN) sont semblables entre elles
et intermédiaires entre Strophomorphus demaisoni
Desbrochers, 1907 et Strophomorphus ctenotoides
n. sp. Squamulés comme les deux espèces précé¬
dentes, ces exemplaires en diffèrent par le type de
la pilosité élytrale qui est inclinée er raide et non
fortement arquée vers l’arrière au sommet. De
plus, la forme de la tête est étroite (plus que chez
S. ctenotoides) et les côtés du rostre parallèles
(convergents vers l’avant chez S. demaisoni).
Enfin, les yeux sont peu saillants (saillants chez
S. ctenotoides) y en forme de disque écrasé (en
forme de « larme » chez S. demaisoni). De tégu¬
ment très foncé, l’exemplaire du MNHN porte
une étiquette avec la même mention que
celle indiquée par Desbrochers (1905) pour
Strophomorphus nigrinus : « Asie Mineure
Ch. Demaison ». Toutefois, dans la description
de S. nigrinus, il n’est pas fait état de la squamu-
lation très visible, adhérente au tégument. De
fait, l’espèce est comparée à Strophomorphus
sublaevigatus Desbrochers, (1875) qui est entière¬
ment desquamulé (considéré dans le présent tra¬
vail comme synonyme de Strophomorphus
brunneus Tournier, 1874).
Strophomorphus sp. 9
« Strophomorphus aff. insquamosus Pic, 1905 » :
neuf spécimens femelles (MNHN) originaires du
mont Amanus et de Ekbès ( Turquie méridionale)
sont à la lois très semblables entre eux et voisins
de S. insquamosus. Ces spécimens se rapprochent
de ce dernier pat l'habitus externe en général et,
en particulier, par la tète étroite et les élytres
allongés ; ils présentent tous, cependant, une
squamulation adhérente au tégument bien
visible, manquante chez les spécimens-types de
S. insquamosus Ils sont également voisins, mais à
un moindre degré, de Strophomorphus demaisoni
Desbrochers, 1907 mais en diffèrent par la forme
allongée de la tère er des élytres.
Strophomorphus sp. 10
« Strophomorphus aff. osellai n. sp. ». Ce spécimen
femelle en provenance d’Adana (collection Pic du
MNHN) est celui dont les étiquettes portent les
mentions « voir nigrinus » et « ? nigrinus ou
demaisoni ». Par sa petite taille, sa tête étroite, les
yeux non en forme de larme er l’absence de squa¬
mulation, ce spécimen s’éloigne de Stropho¬
morphus demaisoni Desbrochers, 1907. Il est en
revanche plus proche de Strophomorphus osellai
n. sp dont il diffère néanmoins par les caractères
du pronotum non Transversal (nettement trans¬
versal chez tous les individus des deux sexes de
S. osellai), la pilosité élytrale moins dense, la tête
plus étroite et la coloration du tégument franche-
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 |4)
735
Pelletier J.
ment noir de poix (nettement rougeâtre chez
S. oselliti). Ce spécimen est donc un candidat
pour être le représentant de Strophomorphus
nigrinus Desbrochers, 1906, possibilité qui
nécessite cependant confirmation.
ESPÈCES RETIRÉES DU GENRE
STROPHOMORPHUS
1. Les espèces suivantes ont été décrites dans le
genre Strophomorphus mais ont été ultérieure¬
ment transférées dans le genre Pholicodes
Schônherr. 1826 par Reitter (1899) :
-S. araxidis Reitter, 1895 ;
- S. argentalus Chevrolat, 1879 ;
- S. oertzeni Faust, 1889 ;
- S. persicus Faust. 1891 ;
- S. pholicoides Reitter, 1890 ;
- S. vires cens Faust. 1885.
Cependant, l’examen des deux syntypes de
Pholicodes persicus (Faust, 1891) indique que ce
taxon n’est pas encore à sa place dans le genre
Pholicodes. Il présente effectivement, comme ces
derniers, des yeux aplatis et non coniques comme
chez la plupart des Strophomorphus. mais inverse¬
ment, comme les Strophomorphus. il présente un
revêtement élytral double de squamules adhé¬
rentes au tégument et de soies redressées.
Toutefois, le lobe médian de l’édéage qui est
retroussé en arrière i l'apex ne correspond ni aux
Pholicodes ni aux Strophomorphus. En revanche, il
rapproche ce taxon d’espèces d’Asie centrale et
du Proche-Orient étudiées mais non encore
nommées.
2. Strophomorphus canariensis Uyttenboogaart,
1937.
Le professeur P. Ororni et le Dr A. Machado
(Tenerife) ont orienté mes recherches sur la
bibliographie concernant cette espèce. Stropho¬
morphus canariensis Uyttenboogaart a été mis en
synonymie (sous le nom erroné de Strophosornus)
avec Pantomorus JuHcri Horn, 1846 par Rotldier
(1956) qui reconnaît cependant n'avoir pas vu le
spécimen-type. Indépendamment, Pantomorus
fulleri a lui-même été mis en synonymie avec
Naupactus cervitius Boheman, 1840 par Kuschel
(1955) et c’est sous les noms combinés de
Pantomorus cervitius qu’il figure dans le catalogue
des espèces américaines de O’Brien et Wibmer
(1982).
N’ayant pu, malgré mes recherches, observer
moi-même le spécimen-type de Strophomorphus
canariensis, je suis conduit à suivre les conclu¬
sions de A. Roudier en remarquant avec cet
auteur, que la description de cette espèce semble
bien s’appliquer â Pantomorus cervitius. De plus,
les deux seuls exemplaires examinés porteurs
d’étiquettes avec la mention « Strophomorphus
canariensis Uyttenb. » étaient effectivement des
P. cervinus. S. canariensis ne doit donc plus figu¬
rer dans la liste des Strophomorphus.
3. Strophomorphus cdspicus Stierlin, 1885 a été
récemment transféré dans le genre Pholicodes par
Davidian (1992).
4. Strophomorphus creticus Faust, 1885 : l'examen
du spécimen-type femelle (SMTD) conduit à reti¬
rer cette espèce du genre Strophomorphus. Reitter
(1895) indique que cette espèce est très voisine de
Strophomorphus ventricosus (Chevrolat, 1880) mais
donne comme caractères distinctifs ceux qui, en
fait, séparent les Strophomorphus des Pholicodes :
yeux très grands, tête bombée au niveau du vertex,
article antennuirc II égal à 1, pronorum étroit...
Ces caractères distinctifs apparaissant valides,
l’espèce est à retirer du genre Strophomorphus sans
que son appartenance générique, Achradidius
Ktesenwettcr, 1864 ou Pholicodes Schônherr, 1826
ne me semble évidente.
5. Strophomorphus fausti Reitter, 1895 et
Strophomorphus karacaensis Hofmann, 1956.
Une brève diagnose est donnée de celle espèce
figurant dans toutes les collections dans le genre
Strophomorphus et qui apparaît mieux placée
dans le genre Pholicodes Schônherr, 1826. De
plus, une espèce nouvelle décrite dans le genre
Strophomorphus par Hoffmann (1956), S. kara¬
caensis , apparaît être un synonyme junior de
P. fausti et doit donc être retirée aussi de la liste
des Strophomorphus.
736
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
Pholicodes fausti (Reitter, 1890)
(Statut nouveau)
Strophomorphus fausti Reitter 1890 : 155. - Dalla
Torre et al. 1937 : 196.
Strophomorphus karetcaeusii Hoffmann* 1956 : 282
(syn. n.) ; 1962 : 647, 1963 : 78.
Matériel-type, — Strophomorphus fausti Reitter,
1895 : 1 d holotype au HNHM : l) « Arménien,
Erzeroum », 2) •• Holotype 1890 Strophomorphus fausti
Reitter » (étiquette blanche bordée de rouge),
3) « S. fausti m. type « (écriture de Reitter), 4) « Coll.
Reitter 5) » Pholicodes fausti Reitter J. Pelletier
det. •».
Strophomorphus kararaenus Hoffmann, 1956 : 1 <J
holotype au MNHN : 1) « Montagnes de Karaca
(Turquie) 1600-1750 m 28.1X.53 Niyazi Lodos
siAstragalus sp. », 2) « Strophomorphus sp. Hoffmann
det. », 3) « Strophomorphus karacaensis m. Hoffmann
det. » (de la main d’Hoffmann), 4) « Type » (étiquette
rouge), 5.) « Pholicodes fausti (Reitter) J. Pelletier det. ».
6) « Muséum Paris 1968 Col. A. Hoffmann ». F.n
outre, sis femelles avec des étiquettes similaires à l’éti¬
quette 1 ) précédente, ont été étiquetées par Hoffmann
comme para types (étiquette rouge).
Distribution géographique. — Turquie : Karaca,
Ekbès, Erzerum. Iran : Assadabad (selon Hoffmann,
1962). Irak : Djebel Mokloub à l’est de Mossoul
(Hoffmann 1963) ; Dokkan.
Diagnose brève
Habitus externe
Silhouette : Fig. 28A. Longueur : 7,5-9,5 mm.
Espèce à tête remarquable par sa longueur, aux
antennes épaisses, au corps densément recouvert
de squamules adhérentes au tégument mélangées
à des écailles squamiformes, courtes, un peu sou-
Fig. 28. — Espèces retirées du genre Strophomorphus (A-D) ou douteuse (E-F). Pholicodes fausti (Reitter, 1890) ; A, silhouette ; B,
lobe médian du pénis en vue ventrale. Strophocodes n. gen. perforatus (Pic, 1913) ; C, silhouette ; D, lobe médian du pénis en vue
ventrale. Strophomorphus cretaceus Tournier, 1874 mâle ? E, lobe médian du pénis en vue latérale ; F, lobe médian du pénis en
vue ventrale. Échelle : A, C, 1,2 mm ; B, 400 pm ; C, 350 pm ; D, 500 pm ; E, F, 400 pm.
ZOOSYSTEMA - 1999 - 21 (4)
73 7
Pelletier J.
levées, brillantes même lorsque le spécimen est
défraîchi comme le spécimen-type de S. fausti.
Structures génitales
Mâle : lobe médian du pénis court et trapu, pro¬
gressivement rétréci vers l’arrière puis brièvement
évasé, et à ce niveau, muni d’une touffe de soies,
avant l’apex qui paraît tronqué (Fig. 28B) ; en
vue latérale, le lobe médian apparaît fortement
courbé, sans caractère particulier. Femelle ; sper-
mathèque se distinguant du type usuel chez les
Strophomorpbus par le développement prononcé
de la poche latérale qui est presque aussi volumi¬
neuse que le saccus (comme chez Strophomorpbus
iranensis , Fig. 180).
Discussion
L’espèce est facilement distinguée des espèces de
Strophomorpbus tant par l’absence de soies héris¬
sées sur les élytres que par les structures génitales
mâle et femelle. En particulier, la structure du
pénis, qui éloigne définitivement R fausti des
Strophomotphus , est tout à fait semblable à celles
de divers Pholicodes, notamment ceux du sous-
genre Psettdùpbolicudes Davidian, 1992. Il est sûr
que le changement de genre proposé donne la
priorité aux structures génitales et surtout à
l’édéage, alors que l'habitus externe pourrait être
considéré comme approprie pour le genre
Strophomorpbus , notamment du fait des yeux
plus saillants que chez la plupart des Pholicodes,
P. fausti étant répandu, quoique en petit nombre,
dans diverses collections, on peut se demander
comment l'identité de S, karacacnsis avec S. faus¬
ti a pu échapper à A. Hoffmann.
6. Strophomorpbus perforatus Pic, 1913
Strophocodes n. gen.
ESPÈCE-TYPE. — Strophomorphus perforatus Pic, 1913
par désignation originale.
ÉTYMOLOGIE. — Nom composite formé à partir de
Strophomorphus et de Pholicodes pour Strophomorphus
peiforatus Pic, 1913 (nom de genre masculin).
Description
Les caractères du genre dérivent de ceux de
S. perforatus qui ne sont ni ceux des
Strophomorphus ni ceux des Pholicodes Schônherr,
1826 : 1) la longueur des antennes est très
grande, avec le scape débordant largement le
bord antérieur du pronotum (le débordant de
peu chez les autres Strophomorphus ) et les
antennes avec les articles 1 et II très longs (II
généralement long, plus grand que I chez les
Strophomorphus ou II et I modérément allongés
et subégaux chez les Pholicodes ), 2) les yeux sont
saillants, grands et régulièrement incurvés (peurs
et semi-globuleux ou saillants mais déjetés en
ar rière chez les Strophomotphus, grands et généra¬
lement non saillants chez les Pholicodes), 3) les
épaules sont coupées en oblique (arrondies chez
les Strophomorphus et les Pholicodes), 4) dessus du
corps plat avec les points des stries développés
(bombé avec des stries fines chez les Stropho¬
motphus et les Pholicodes) et 3) le revêtement ne
présente pas de soies hérissées (présentes en géné¬
ral chez les Strophomorphus, mais absentes chez
les Pholicodes).
Si la quasi-absence de pilosité dressée semble avé¬
rée, l'étendue de la squamulation adhérente au
tégument demeure incertaine, le spécimen-type
de Strophocodes perforatus (Pic, 1913), seul exem¬
plaire qui me soit connu, apparaissant largement
dénudé mais peut-être artificiellement. Tel quel,
ce spécimen présente quelques squamules pili-
formes adhérentes au tégument principalement
vers l’arrière des élytres et, à ce niveau également,
des soies très petites, peu visibles, recourbées et
couchées sur le tégument.
Les caractères qui rapprochent le genre
Strophocodes du genre Strophomorphus, concer¬
nent l’habitus externe avec, notamment, les pro¬
tibias courbés vers l’intérieur à leur extrémité
chez le mâle, la présence d’un revêtement élytral
double même s’il est rare et les caractères du
pénis plus large à la base qu’au sommet avant la
restriction apicale.
Strophocodes perforatus (Pic, 1913)
(Statut nouveau)
Strophomorphus peiforatus Pic, 1913 : 114. - Dalla
Torre et al. 1937 : 196.
Matériel-type. — Un mâle : 1) « Efrenk Taurus
738
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
Cil », 2) « 1S », 3.) « 44 », petites étiquettes carrées, 4)
« Otiorhynchm sp. très désiré », 5) « Strophomorphus
perforants Pic type » (écriture de Pic), 6) « type » (éti¬
quette rouge), 7) « Leetotype 6 Strophomorphus peifo-
ratus Pic, J. Pelletier des. 1998 » (étiquette rouge).
8) » Strophocodes perfbratus (Pic) J. Pelletier det. »,
9) « Muséum Paris coil. M. Pic ».
Matériel examiné. — 1 exemplaire.
Distribution géographique. — Turquie : Cilicie
(et non pas inconnue comme le laisse entendre Dalla
Torre et al. 1937).
Description
Habitus externe
Silhouette : Fig. 28C. Longueur : 8,5 mm.
Espèce bien caractérisée par un ensemble de
caractères résumés ci-après : corps noir à
antennes et tarses rougeâtres ; rète étroite à côtés
parallèles, les scrobes faiblement élargis en avant,
les yeux grands et régulièrement bombés, les
antennes très longues ; pronotum non transversal
à côtés arrondis et à ponctuation irrégulière et
peu profonde ; épaules longues, coupées en
oblique, le dessus des élytres plat avec les points
des stries larges et profonds, les quelques squa-
mules observées de teinte claire, un peu métal¬
lique, piliformes, les soies brunes à peine
soulevées, très recourbées en arrière et peu
visibles.
Structure génitale
Mâle : pénis de 3 mm de longueur dont 1,3 mm
pour les apophyses, Le lobe médian est fin et
courbé en vue de profil ; il est progressivement
rétréci de la base vers l’apex qui est en pointe
mousse en vue ventrale (Fig. 28 D), avec les côtés
nettement sclérifiés. Apophyses longues et forte¬
ment dilatées au sommet, manubrium également
allongé mais sans dilatation terminale. Femelle :
structures génitales inconnues.
Discussion
Aucune autre espèce n’est vraiment voisine de
S. perforatus (Pic, 1913) qui est facilement sépa¬
rable de tous les Strophomorphus s.l. mais aussi
des Pholicodes que j’ai examinés (une quinzaine
d'espèces), justifiant ainsi son positionnement
dans un genre distinct.
LISTE DES STROPHOMORPHUS
Genre Strophomorphus Seidlitz, 1867
Espèce-type du genre : Eucorynus porcellus
Schônherr, 1832 par présente désignation
albarius (Reiche & Saulcy, 1857)
lineolatus Faitffiaire, 1859
sejugatus Desbrochers, [1875]
semipurpureus Pic, 1910
behnei n. sp.
boroveci n. sp.
breviuseuhts (Marseul, 1868)
tessellalus Tournier, 1874
brevilhordx Pic, 1910
brevithorax var, typrica Pic, 1910
bruleriei Desbrochers, [1875]
desbrochersi Stierlin, 1885
brunneus Tournier, 1874
sublaevigatus Desbrochers, [1875]
barbarus Stierlin, 1885
unijbrmis Desbrochers, 1892
damascenus Pic, 1905
heydeni Sch i Isky, 1912
colonnellii n. sp.
cretaceus Tournier, 1874
aegyptiacus n. ssp.
ctenotoides n sp.
ctenotus Desbrochers, [1875]
adanensis Pic, 1910
déniaisant Desbrochers, 1907
exophthahnus n, sp.
frernuthi n. sp.
hebraeus Stierlin, 1885
imprcsskollis Tou rnier, 1874
abeillei Stierlin, 1885
brûler es Stierlin, 1885
subéliatus Reitter, 1895
insejuamosus Pic, 1905
irait émis n. sp.
levantinus n. sp.
milteri Tournier, 1874
brevipilis Desbrochers, [1875] ?
minutas Tournier, 1874
libanicus Desbrochers, [1875]
osellai n. sp.
perrinae n. sp.
ponticus n. sp,
porcellus (Schônherr, 1832)
hispidus (Boheman, 1833)
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
739
Pelletier J.
hispidus var. corna tus (Boheman, 1839)
ursus Desbrochers, [1875]
ventricoms (Chcvrolat, 1880)
irromins Faust, 1887
zerchei n. sp.
STROPHOMORPHUS NON RETROUVÉS
Stropbomorphus algericus Tournier, 1874
(= Stropbomorphus albarius Reiche & Saulcy,
1857?)
Stropbomorphus nigrinus Desbrochers, 1906
Espèces in urnws et appartenances
SPÉCIFIQUES
Stropbomorphus depilis Desbrochers : Stropho-
morpbus levantinus n. sp.
(ex-collection A. de Perrin)
Stropbomorphus ponticus Faust : Stropbomorphus
ponticus n. sp.
Stropbomorphus stierlini Desbrochers : Stropho-
morpbusporcetlus (Schônherr, 1832)
(ex collection Desbrochers au-dessus d’une éti¬
quette de fond de boire avec la mention « stierli-
ni » ; l'épingle présente en outre une étiquette
avec la mention « excornatus Stierlin ».
Espèces re tirées du genre Strüruomorrhus
(présente étude)
Stropbomorphus creticus Faust, 1885 transféré
dans le genre Pholicodes Schônherr, 1826 s.l. ; le
positionnement définitif de cette espèce nécessite
une révision du genre Pholicodes hu-nicme.
Stropbomorpbus fkus/i Reitter, 1895 transféré
dans le genre Pholicodes Schônherr, 1826.
Stropbomorpbus karacaensïs Hoffmann, 1956
transféré dans le genre Pholicodes Schônherr,
1826 (comme synonyme de P fausti ).
Stropbomorpbus perforants Pic, 1913 transféré
dans le genre Stropbocodes n. gen.
Distribution des espèces de Strophomorphus
PAR PAYS
Pour la lisibilité, seuls les noms des espèces sont
donnés à la suite du nom des pays apparaissant
par ordre alphabétique. Les espèces de Syrie
n'ont été retenues que s’il était mentionné un
nom précis de localité (et non « Syrie »).
Albanie : porcellus.
Algérie : algericus ?, porcellus.
Arménie : porcellus.
Autriche : porcellus.
Azerbaïdjan : porcellus.
Bosnie : porcellus.
Bulgarie : porcellus.
Chypre : albarius, breviusculus, brunneus, cteno-
tûides , exopbthalmus , porcellus.
Croatie : porcellus.
Egypte : cretaceus aegyptiacus, impressicollis, per¬
mute , porcellus.
Espagne : porcellus.
France : porcellus.
Géorgie : ponticus , porcellus.
Grèce : albarius , ctenotoides , porcellus.
Hongrie : porcellus.
Iran : iranensis , porcellus.
Israël et Palestine : brunneus , colonnellii, creta¬
ceus, impressicollis, milleri, minutus, perrinae, por¬
cellus, ventrues us.
Italie : porcellus.
Jordanie : colonnellii, impressicollis, porcellus, ven-
tricosus.
Liban : breviusculus , bruleriei, brunneus, cteno-
toides. cterwtus, bebraeus, impressicollis, levantinus,
minutus, perrinae , porcellus.
Malte : porcellus.
Ouzbékistan : porcellus.
Portugal : porcellus (présence probable).
Roumanie : porcellus.
Russie méridionale : porcellus.
Serbie : porcellus.
Slovénie : porcellus.
Syrie : breviusculus, bruleriei , brunneus, cretaceus,
impressicollis, minutus, porcellus, ventricosus.
Tunisie : porcellus.
Turkménistan : porcellus.
Turquie : albarius, bebnei , boroveci, breviusculus,
brunneus (?), ctenotoides, cterwtus, demaisoni , fre-
muthi , Impressicollis, insquamosus, perrinae , por¬
cellus, zerchei.
On remarque que, à l’inverse de Stropbomorphus
porcellus (Schônherr, 1832) dont l’habitat couvre
un très vaste territoire (Fig. 29A), la majorité des
espèces (22/26) est rencontrée dans une petite
740
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Pelletier J.
partie de l’Asie Mineure comprenant le Liban, ment, ne sont connues que de une ou deux loca-
Israël, la partie occidentale de la Syrie et la partie lités dans cette aire (Fig. 29B) et généralement
méridionale de la Turquie. Treize espèces, notant- par des séries de quelques individus seulement !
Clé dichotomique des espèces de Strophomorphus
Strophomorphus porcellus (Schônherr, 1832) qui présente deux formes assez distinctes selon l’origine
géographique, figure deux fois dans la clé dichotomique. En revanche, cette clé ne comprend pas les
entités signalées dans la rubrique « Strophomorphus incertaesedis ».
1. Espèces à revêtement élytral double constitué de squamules adhérentes au tégument
et d’une pilosité, squamules piliformes ou soies, soit très courte et à peine soulevée, soit
plus longue mais arquée en sorte que l'extrémité revienne sur le tégument. Espèces de
grande taille (> 9 mm) ou de taille moyenne (> 7 mm) ...2
— Espèces à revêtement clytral simple (sans squamules adhérentes au tégument) ou
double, mais dont la pilosité (soies ou squamules lancéolées) est soulevée, plus longue
que dans le cas précédent, soit perpendiculaire au tégument, soit à demi-hérissée, soit
encore fortement inclinée en arrière mais non couchée sur le tégument ; espèces de
taille moyenne (< 9 mm) à petite (5 mm) ...6
2. Espèce plus grande que 9 mm, à pronotum nettement transversal ou subrectangu¬
laire .....,.......3
— Espèce plus petite que 9 mm, à pronotum ni fortement transversal ni subrectangu¬
laire (Fig. 19A) . S. levantinus n. sp.
3. Pronotum sans soies raides perpendiculaires au bord postérieur ou avec des soies
fines et peu visibles .4
— Bord postérieur du pronotum bordé d’une série de longues soies raides, blanches,
très visibles, dirigées vers Carrière . S. impressicallis Tournier, 1874
4. Espèce allongée, brun jaune sale, avec le pronotum subrectangulaire (Fig. 6A), très
densément squamulée, les élytres à côtés subparallèles dans leur décours antérieur, sans
pilosité fine mais avec des squamules faiblement soulevées .
....... S. bruleriei Desbrochers, [1875]
— Espèces plus trapues, non allongées, à pronotum transversal mais non subrectangu¬
laire, à élytres ovalaires, à pilosité élytrale constituée de soies fines, mélangées à une
squamulation généralement peu dense, laissant visible le tégument .5
5. Pronotum à côtés anguleux vers le milieu, et linéairement rétrécis vers l’arrière dans
leur décours postérieur (Fig. 26A) ; rostre large et subplan, à échancrure apicale étroite ;
yeux en moyenne moins saillants ; squamules élytraies rondes, peu nombreuses, parfois
rassemblées en petites taches ...... S. ventricosus (Chevrolat, 1880)
— Pronotum à côtés largement arrondis y compris vers l’arrière (Fig. 5A) ; rostre nette -
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
ment déprimé au milieu vers l’avant avec 1Y<. h.mcrure apicale plus ouverte ; yeux en
moyenne plus saillants ; squamules ovales plus ch uses sur les interstries ..
. S. breviusculus (Marseul, 1868)
6. Espèces plus ou moins squamulées, parfois faiblement, mais dont les squamules sont
adhérentes au tégument.....7
— Espèces sans squamules adhérentes au tégument.... 23
7. Pilosité très inclinée vers l’arrière (Fig. 20C), plus longue et plus dense que chez les
espèces précédentes, les soies très arquées, soulevées au milieu, l’extrémité revenant vers
le tégument .. S. milleri Tournier, 1874
— Pilosité plus ou moins hérissée nettement détachée du tégument.8
8. Pilosité peu dense, soit droite et subperpendiculaire au tégument, soit plus inclinée
mais alors simplement arquée, non coudée à l’arrière au sommer.9
— Pilosité très dense mais dont l’extrémité est nettement dirigée vers l’arrière ; cette
pilosité est soit très droite et fortement inclinée vers l’arrière, soit plus redressée mais
alors fortement coudée au sommet . 14
9. Pilosité élytrale raide, subperpendiculaire au tégument (cf Fig. 1 IC) . 10
— Pilosité élytrale redressée et arquée en arrière au sommet en sorte que les soies des
interstries ne se chevauchent pas (cf Fig. 8C) . 12
10. Tête longue, non tronconique, à yeux très saillants (Fig. 13B), en cône dont l’extré¬
mité est arrondie, peu déjetés en arrière ; pronotum peu transversal (1/L = 1,30) .
. S. exophtbalmus n. sp.
— Tête tronconique à yeux saillants mais non coniques, largement déjetés en arrière
(cf. Fig. 25B) ; pronotum plus transversal (1/L = 1,30-1,50) . 11
11. Pilosité dressée sur les élytres plus longue mais moins dense (Fig. 25C), front sub¬
plan, points sétigères du pronotum moins nombreux, corps plus allongé à squamula-
tion généralement plus dense souvent jointive. Espèce parthénogénétique à distribution
très vaste de l’Atlantique à l’Asie centrale ...
... S. porcellus (Schônherr, 1832) (forme nominale)
(parfois pins rougeâtre et moins squamulé, surtout Italie et côte Dalmate : var. comatus
Boheman, 1839)
— Pilosité dressée plus courte et plus dense (Fig. 1 IC), front plus bombé, points séti¬
gères du pronotum plus nombreux, corps plus court à la squamulation non jointive.
Espèce bisexuée . S. ctenotus Desbrochers, [1875J
12. Flus petit ou égal à 6,5 mm, tête étroite et allongée, les côtés du rostre subparallèles,
pronotum moins transversal (1/L < 1,30) . S. colomiellii n. sp.
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
743
Pelletier J.
— Plus grand que 6,5 mm, tête plus massive, large entre les yeux, pronotum plus trans¬
versal (1/L > 1,40 . 13
13. Tête nettement tronconique (Fig. 25A), yeux saillants fortement déjetés en arrière
(Fig. 25B) .5. porcellus (Schônherr, 1832) (forme méridionale)
— Tête moins large, en tronc de cône allongé (Fig. 9A), les yeux peu saillants, subar¬
rondis, peu ou pas déjetés en arrière (Fig. 9B) . S. cretaceus Tournier, 1874
(yeux plus grands et plus régulièrement bombés (Fig. 9D).
.5. cretaceus aegyptiacus n. ssp.)
14. Yeux peu saillants, en forme de « larme », aplatis et déjetés en arrière (cf. Fig. 12B) ;
espèces soit très squamulées, les squamules se chevauchant, soit à squamulation rare,
limitée à quelques squamules plus ou moins lancéolées, soulevées au-dessus du tégu¬
ment . 15
— Yeux de forme variable mais saillants . 16
15. Squamulation adhérente très dense, masquant le tégument y compris au niveau des
stries élytrales .. S. iranensis n. sp.
— Squamulation rare, limitée à des squamules lancéolées de teinte métallique, soule¬
vées au-dessus du tégument des élytres. S. demaisoni Desbrochers, 1907
16. Yeux coniques, très saillants, de forme particulière (Fig. 23B) . 17
— Yeux saillants mais non coniques . 18
17. Pilosité élytrale longue, d’abord dressée puis fortement courbée en arrière au som¬
mer (Fig. 23C) . S. perrinae n. sp.
— Pilosité plus courte, non dressée à la base mais directement inclinée en arrière
(Fig. 14C) ... S. fremuthi n. sp.
18. Yeux semi-globuleux (cf. Fig. 2B) .19
— Yeux de forme différente ....20
19. Scape subrectiligne, squamulation adhérente au tégument dense, alignée sur les
interstries et ça et là sur les stries, protibias peu arqués au sommet chez le mâle .
.. S. albarius (Reiche &C Saulcy, 1857)
— Scape nettement sinueux, squamulation peu dense, soulevée au-dessus du tégument,
protibias très arqués vers l’intérieur au sommet chez le mâle. S. zerchei n. sp.
20. Antennes longues, scape fin et tous les articles nettement plus longs que larges,
l’article II très allongé ....,...21
— Antennes courtes, scape épais, tous les articles plus courts avec II moyennement
744
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
allongé et VI et VII à peine ou non plus longs que larges (petites espèces) .22
21. Petit (< 6 mm), le revêtement des interstries élytraux double constitué, d’une part,
de squantules adhérentes au tégument, rondes ou ovales, dorées, réparties sur
l’ensemble des éiytres et, d’autre part, d’une pilosité inclinée dès la base mais de plus,
fortement recourbée vers l’arrière au sommet (Fig. 10C) . S. ctenotoides n. sp.
— Grand (7-7,5 mm), le revêtement des interstries élytraux triple constitué de squa-
mules rondes ou ovalaires, adhérentes au tégument, de squamutes lancéolées courtes un
peu soulevées au-dessus du tégument et d’une pilosité longue, dressée à la base puis for¬
tement recourbée vers l'arrière au sommet (Fig. 24C). S. ponticus n. sp.
22. Revêtement squamulaire peu dense, régulier, constitué de squamules arrondies de
nuances vert ou rosé métallique (espèce paraissant brune par désquamulation à matu¬
rité), article VII du funicule non globuleux . S. behnei n. sp.
— Revêtement squamulaire adhérent au tégument, de nuance blanchâtre, formant des
travées irrégulières sur les interstries, article VU globuleux .. S. minutus Tournier, 1874
23. Yeux saillants, coniques, de forme particulière (Fig. 15B) .
.„..... S. bebraeus Stierlin, 1885
— Yeux plus ou moins arrondis, non coniques ..24
24. Ponctuation du pronotum à points bien séparés sur le disque .25
— Ponctuation du pronotum organisée en travées longitudinales sur le disque.
. S. boroveci n. sp.
25. Yeux saillants, globuleux, faiblement déjetés vers l’arrière (Fig. 7C), corps en ovale
court ....... S. brunneus Tournier, 1874
— Yeux moins saillants, non globuleux et plus fortement déjetés en arrière, corps en
ovale allongé .............26
26. Grand (6-7 mm), pilosité du scape hérissée vers l’extrémité, corps plus bombé sur le
disque . .». S. insquamosus Pic, 1905
— Petit (4,5-5,5 mm), pilosité du scape couchée à l’extrémité, corps plus plat sur le
disque . S. osellai n. sp.
CONCLUSIONS
Le Coleopternrum Catalogus (pars 153 et 164) fai¬
sait référence à trente espèces de Strophomorphus
auxquelles il faut ajourer S. canariensis Uytten-
boogaart, 1937 et 5. karacamsis Hoffmann, 1956
décrits ultérieurement. Au terme du présent tra¬
vail, les changements affectant cette liste sont
importants puisque seize taxons ont été éliminés
soit pour raison de synonymie (douze taxons)
et/ou de retrait du genre Strophomorphus (quatre
taxons). En revanche, douze nouvelles espèces
ont été décrites. Ces modifications et descrip¬
tions ont été rendues possibles grâce à l’examen
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
745
Pelletier J.
simultané de la grande majorité des spécimens-
types, confrontation qui n'avait sans doute jamais
été effectuée auparavant. Elles expliquent sans
doute la très grande confusion touchant les noms
accompagnant la plupart des espèces dans les col¬
lections examinées, En fait, si l’on accepte la
synonymie probable de S. algériens Tournier,
1874 avec 5. albarius (Reiche & Saulcy. 1857),
seule manque réellement la connaissance du spé¬
cimen-type de S. nigrbm Desbrochers, 1906 qui,
au vu des précautions prises, ne devrait pas être
représenté parmi les espèces nouvellement
décrites mais figurer plutôt parmi celles laissées
« incenae sedis ». En réalité, plus que la mécon¬
naissance de spécimens-types non retrouvés, c’est
précisément le nombre de spécimens « incenae
sedis » qui est inquiétant, de même que la pré¬
somption selon laquelle nombre d’espèces restent
encore à découvrir. Enfin, la désignation de 25
lectotypcs parmi les espèces anciennement
décrites, clarifie la situation au sein des séries-
types où la création d’holotypes a été l’exception.
Quatre remarques illustrent les incertitudes
concernant le nombre réel de Strophomorpbus
existant et le classement des espèces encore non
nommées :
1) S. porcellus (Schônherr, 1832) et 5. albarius
(Reiche & Saulcy, 1857) exceptés, les autres
Strophomorpbus onr en général une distribution
géographique très limitée, parfois se réduisant à
une localité actuellement connue (cf. Fig. 29B).
Ceci suggère que des prospections plus systéma¬
tiques de régions du Proche-Orient actuellement
difficiles d’accès pour des raisons non géogra¬
phiques, révéleront probablement l’existence de
nombreuses espèces nouvelles. De fait, sept sur
douze des espèces nouvellement décrites ont été
récoltées lors de brefs voyages entomologiques
récents,
2) La seconde constatation concerne la relative
rareté des Strophomorpbus : .sur les 2300 spéci¬
mens examinés, 63 % étaient des .S', porcellus
(Schônherr, 1832), 11 % des S. albarius (Reiche
&i Saulcy, 1857), les 26 % de spécimens testants
étant représentés par les vingt-quatre autres
espèces. Notamment, dix sur vingt-six espèces de
Slrophomorphus ne sont connues que par moins
de cinq individus, parfois par le spécimen-type
seul, tel S. hebraeus Stierlin, 1885. Il est possible
cependant, que des méthodes de collecte plus
appropriées tel le fauchage efièctué de nuit (cf. la
remarque de R. Borovec, in Utteris, concernant la
biologie de S. porcellus ), modifie cette observa¬
tion.
3) L’existence d’espèces à reproduction parthéno-
générique tel S. porcellus (Schônherr, 1832) et la
rareté des mâles chez les espèces reconnues
comme bisexuées, viennent encore aggraver les
difficultés de classement des spécimens « incenae
sedis ». En effet, seul le pénis présente des varia¬
tions liées à l’espèce, à la différence de la sperma-
thèque qui est remarquablement homogène entre
espèces. On a parfois l’impression, ce qui signifie
malgré tout sans preuve avérée, que certains spé¬
cimens sont des hybrides d espèces pourtant bien
caractérisées par leur spécimens-types : c’est le cas
Fig. 30. — Structure de la spermathèque chez différents groupes de genres d’Entiminae ; A, Slrophomorphus Seidlitz, 1867 et
genres apparentés ; B. Strophosoma Billberg, 1820 et Caulostrophus Fairmaire, 1859 ; C, Dactylotus Schônherr, 1826 et genres
apparentés (les spermathèques représentées sont celles de A, Slrophomorphus porcellus (Schônherr, 1832), B, Strophosoma sus
(Stephens, 1831), C, Dactylotus globosus (Gebler, 1830). Échelle : A, 175 pm ; B, 150 pm ; C, 250 pm
746
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Révision du genre Strophomorphus Seidlitz
en particulier d’un groupe de spécimens se rap¬
portant ji S. demaisoni Desbrochets, 1907,
S. brunneus Tournier, 1874, S. osellai n. sp. et
S. insquamosus Pic, 1905. Seules des collectes
abondantes dans des séries de localités voisines,
pourraient contribuer à éclaircir ccs cas, de
même que la capture de spécimens collectés in
copuhi. A défaut, le soin apporté dans la révision
à citer ces spécimens non classés, jette les bases
des recensions bitures d’espèces nouvelles,
4) Enfin, il y a une différence frappante entre
l’étendue considérable est-ouest de l'aire de dis¬
tribution de S. porcellus (Schonherr, 1832), le
long de laquelle aucune modification de l’habitus
externe n’est constatée et celle beaucoup plus res¬
treinte nord-sud où, an contraire, des modifica¬
tions notables ont été observées (cf. la Discussion
concernant cette espèce). Ces variations de
l'habitus externe dans Faire méridionale de
l’espèce ont été rapportées à des conditions envi¬
ronnementales très contrastées mais on peut
s’interroger s’il n’en est pas de même pour les
autres espèces de Strophomorphus qui habitent les
régions du Proche-Orient, constituant là une
source de biodiversité
Ainsi, il résulte de ce qui précède une certitude,
celle de l'augmentation dans l'avenir du nombre
des Strophomorphus reconnus. C’est d’ailleurs
cette certitude qui ma conduit à écacter pour
l’instant, une étude cladistique portant sur les
espèces du genre. En effet, outre l'imprécision
sur la variabilité de certains caractères chez beau¬
coup d’espèces, due à l’examen d'effectifs insuffi¬
sants, une expérience personnelle dans le
domaine de la biologie moléculaire, montre clai¬
rement les bouleversements apportés dans les
arbres phylogéniques par l'introduction de don¬
nées nouvelles trop nombreuses.
Outre la clarification concernant la systématique
des Strophomorphus et la description d’espèces
nouvelles, un second résultat du présent travail,
paradoxal mais intéressant, réside dans l'observa¬
tion de la très grande homogénéité de la forme
de la spermathèque chez toutes les espèces du
genre : sans intérêt pour aider à la différenciation
des espèces, la forme de la spermathèque peut
aider à une vision plus large, permettant le
regroupement de genres, au moins au sein de la
sous-famille des Entiminae. En effet, il apparaît
clairement que chez toutes Ics cspèccs de
Strophomorphus où cette structure est connue
(25/26 espèces), cette structure est quasi
identique et semblable au modèle présenté
Figure 30A. Lors de la même étude, l’examen de
séries d espèces voisines des Strophomorphus
indique qu’il en est de même 1) chez toutes les
espèces de Pholicodes examinées (15 espèces),
2) chez les espèces intermédiaires entre Pholicndes
et Strophomorphus telles plusieurs entités non
décrites et 3) chez des espèces des genres
Achradidius Kicsenwcttcr, 1864, Epiphaneus
Schonherr, 1843 et Eptphanops Reiner, 1895-
£n revanche, J examen de la spermarhèque chez
la quasi totalité des Strophosuma Billherg, 1820
(cf. par exemple Pelletier 1993, 1995) et des
Caulostrnphus s.l- (Pelletier 1996) montre que cet
organe est toujours simple avec deux poches lor-
mant un V (Fig, 30 B). U en est de même chez
les espèces du genre Brachyderes (Pelletier, non
publié). Ces comparaisons justifient a posteriori ,
le regroupement des genres Strophomorphus et
Pholicodes versus Strophosoma et Qtulostrophus
présente dans l’Introduction. Ensuite, le classe¬
ment des Strophomorphus dans ia tribu des
Strophosomini (van Emden 1936 ; Dalla Torre
et ni 1937)'. comme dans la tribu des Bracliy-
detini (Hustache 1925 ; Hoffmann 1950 ;
Freude et ai 1981) apparaît inapproprié. L’inté¬
rêt de la grande homogénéité de la spermathèque
est encore accru par l'existence d'un modèle dif¬
férent des deux précédents dans une tribu voisi¬
ne, celle des Blosyrini : en effet, la spermathèque
de tous les Dactylotus étudiés (une trentaine
d’espèces en majorité non décrites ; cf. Pelletier
1997) et une douzaine d'espèces du genre
Blosyrus (Pelletier, non publié) présente une
longue poche issue de la jonction entre le saccus
et la partie distale (Fig. 30C). 11 apparaît donc
que cet organe fournit une base simple et efficace
de regroupement de genres qu’il convient de lais¬
ser grouper. Ainsi, bien que ce travail d'inventaire
ne porte encore que sur un nombre limité de
genres, il existe une parenté basée sur ce critère,
entre les Strophomorphus et les Pholicodes mais
aussi les Epiphaneus Schonherr, 1843 et
Epiphartops Reitter, 1895. Ainsi, pour le futur, il
serait intéressant de préciser les limites et les rap¬
ports entre les différentes tribus au sein de la
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
747
Pelletier J.
sous-famille des Entiminae en prenant en compte
la structure de la spermathèque.
Remerciements
L’auteur remercie très sincèrement tous ceux qui,
à des titres divers, l'ont aidé â la réalisation de ce
travail : Dr M AJonso-Zarazaga (Museo Natio¬
nal de Ciencias Naturales, Madrid), Mr G. Alziar
(Muséum d'Histoire naturelle de Nice), Mr
L. Behne (Deutsche*; Entomologisehes Institut,
Eberswalde), Ing. R. Bornvec (Nechanice,
République tchèque), Mr M. Cludts (Institut
royal des Sciences naturelles de Belgique,
Bruxelles), Dr E. Colonnelli (Rome), Dr
R Cornacchia (Porto Mantovano, Italie), Dr
D. Drugmand (Institut royal des Sciences
naturelles de Belgique, Bruxelles), lng.
I. Fremuth (Hradcc Kralové, République
tchèque), Dr A. Hamet (Hradec Kralové,
République tchèque), Mr J. Forel (Tours,
France), Dr F. Hieke (Muséum fur Narurkunde
der Humboldt-Universitât zu Berlin), Dr
J. Jelinek (Narodni Muzeum, Prague), Dr
D. Kovac (Forschunginstitut Senckenberg,
Francfort-sur-Main), Dr R. Krause (Staatliches
Muséum fût Tierkunde, Dresde), Dr I Lobl
(Muséum d Histoire naturelle, Genève), Dr
A. Machado (Université de La Laguna, Espagne),
Mr A. Machard (Molineuf, France), Mme
O. Moulin (Nouzilly, France), Prof. P. Oromi
(Université de La Laguna, Espagne), Prof.
G. Osella (LIniversité de FAquila, Italie), Mr
J. Péricart (Montereau, France), Dr H. Perrin
(Muséum national d’Histoire naturelle, Paris),
Dr G. Scherer (Zoologische Staatsammlung,
Munich), Dr FL Silfverberg (Zoological
Muséum, Helsinki), C>r Gy Szèl (Hungarian
Natural History Muséum, Budapest),
Dr D. Llhlig (Muséum fur Naturkunde der
Humboldt-Universitât zu Berlin), Dr
H. Winkclmann (Berlin), Dr L. Zerche
(Deutsches Entomologisehes Institut, Eberswalde).
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749
Pelletier J.
ge au Caucase et jusqu’aux frontières actuelles de la
Perse entrepris par ordre de S. M. l’Empereur.
Académie impériale des Sciences, Saint-
Pétersbourg, XXXII + 271 p.
Schônherr C. J. 1843. — Généra et Species
Curculionidum cum Synonymia hujus familiae.
Volume VII, T= partie. Roret, Paris, 479 p.
Seidlitz G. 1867. — Einige entomologische
Excursionen in den Castilischen Gebirgen im
Sommer 1865. Berliner entomologische Zeitschrift
VIII: 167-193.
Seidlitz G., 1870. — Révision der Europaischen
Arten der Gattung Strophosomus Schh. Berliner
entomologische Zeitschrifi XI: 379-387.
Solari F. 1950. — Curculionidi nuovi o poco conos-
ciuti délia fauna paleartica (Col. Cure.) XV :
Sinonimie e nuove specie. Memorie de la Società
entomologica italiana, Genova, 29 : 28-51.
Stierlin G. von 1885. — Bestimmungs-Tabellen
europaischer Riisselkafer II Brachyderinae.
Mittheilungen der schweizerischen entomologiscben
Gesellschaft 7: 99-158.
Tournier H. 1874a. — Tableau synoptique des
espèces du genre Strophomorphus Seidlitz. Annales
de la Société entomologique de France V 4: 605-608.
Tournier H. 1874b. — Diagnoses de quelques
Coléoptères européens et crVcrrm-européens.
Annales de la Société entomologique de Belgique
(Comptes Rendus) 17 : LXXXV-LXXXIX.
Uyttenboogaart D. L. 1937. — Contribution to the
knowledge of the Fauna of the Canary Islands
XIX. Tijaschrift voor Entomologie 80: 75-118.
Soumis le 20 janvier 1999 ;
accepté le 25 juin 1999.
750
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Remerciements/Acknowledgements
La rédaction remercie vivement tous les rapporteurs, dont la liste est donnée ci-dessous, qui ont
accepté de donner temps et compétence pour l’évaluation des manuscrits publiés dans Zoosystema au
cours de l’année 1999.
The Edi tors gratefnlly acknowledge the folloiving referees wbo provided their time and expertise in revie-
wingthepapers published in Zoosystema during theyear 1999.
Alonso Zarazaga M. A.
Madrid
Espagne
Jones D.
Perth
Australie
Araujo R.
Madrid
Espagne
KaltenbackA. P.
Wien
Autriche
Bodin P.
Plouzane
France
Kilburn R. N.
Pietermaritzburg Afrique du Sud
Boeger W.
Curitiba
Brésil
Kinzelbach R.
Rostock
Allemagne
Bogan A.
Raleigh
USA
Kritsky D. C.
Pocatello
USA
Boucher G.
Paris
France
Lemaitre R.
Washington
USA
Bouchet P.
Paris
France
Lowry J.
Sydney
Australie
Bruce A. J.
Queensland
Australie
Marshall B.
Wellington
N.-Zélande
Chace F. A.
Washington
USA
Meierbrook .
Tubingen
Allemagne
Chisholm L.
Brisbane
Australie
Minelli A.
Padova
Italie
Cloudsley-Thompson J. L.
London
Royaume-Uni
Newberry A. T.
Santa Cruz
USA
Condé B.
Nancy
France
Ng P.
Singapore
Singapour
Crosnier A.
Paris
France
OhlerA.
Paris
France
Davie P. J, F.
Brisbane
Australie
Okuno J.
Chiba
Japon
Dahms H. U.
Oldenburg
Allemagne
Pawson D.
Washington
USA
De Broyer C.
Bruxelles
Belgique
Platnick N.
New York
USA
Devillers P.
Bruxelles
Belgique
Plaziat J.
Orsay
France
Durettc-Desset M. C.
Paris
France
Rollard C.
New York
USA
Edgar G.
Hobart
Tasmanie
Roniewicz E.
Warszawa
Pologne
Fransen G
Leiden
Pays-Bas
Rosen B. R.
London
Royaume-Uni
Forest J.
Paris
France
Saint-Laurent M.
Paris
France
Gage J. D.
Argyll
Royaume-Uni
Sinclair B.
Fukuoka
Japon
Glemarec M.
Plouzane
France
Scheller U.
Jarpâs
Suède
Grancolas P.
Paris
France
Scholz T.
Ceske Budejovice
Rép. tchèque
Galil B. S.
Haita
Israël
Taylor J.
London
Royaume-Llni
Guinot D.
Paris
France
Thomson R.
London
Royaume-Uni
Guru M.
Bucuresti
Roumanie
Turon X.
Barcelona
Espagne
Harasewych J.
Washington
USA
Vaucher C.
Genève
Suisse
Heard R.
Florida
USA
Villemant C.
Paris
France
Hoisaeter T.
Bergen
Norvège
Violani C.
Pavia
Italie
Holdich D. M.
Nottingham
Royaume-Uni
Wicksten M.
Texas
USA
Holthuis L.
Leiden
Pays-Bas
Allemagne
Belgique
Yamaguchi T.
Chiba
Japon
Ingrisch S.
Jangoux M.
Bad Karl Shaten
Mons
Young P.
Rio de Janeiro
Brésil
ZOOSYSTEMA • 1999
21 (4)
751
Instructions aux auteurs
Ligne éditoriale
Zoosystema est une revue trimestrielle consacrée à
l’inventaire, l’analyse et l’interprétation de la bio¬
diversité animale. Elle publie des résultats originaux
de recherches en zoologie, particulièrement en sys¬
tématique et domaines associés : morphologie com ¬
parative, fonctionnelle et évolutive ; phylogénie ;
biogéographie ; taxinomie et nomenclature.
Un numéro de Zoosystema pourra être consacré à
un thème particulier sous la responsabilité d’un édi¬
teur invité.
Informations générales
Soumettre un article pour publication dans
Zoosystema implique que celui-ci n’ait pas été sou¬
mis dans une autre revue. Les droits de reproduc¬
tion de l’article, y compris les illustrations, sont
réservés à la revue. La reproduction de tout ou par¬
tie de l’article doit faire l'objet d’une demande écri¬
re préalable, adressée à la rédaction.
Les auteurs devront suivre strictement le Code
International de Nomenclature Zoologique. Il est
recommandé que le matériel-type soit, au moins en
partie, déposé dans les collections du MN11N. La
revue porte une attention particulière aux dates de
publications -• une table est publiée dans le premier
numéro de chaque année.
Les manuscrits, dont le nombre de pages n'est pas
limité a priori , devront suivre rigoureusement les
recommandations aux auteurs (voir ci-dessous) et
seront adressés à la revue ;
Service des Publications Scientifiques du Muséum
Zoosystema
57 rue Cuvier
F-75231 Paris cedex 05
Tel : (33) (0)1 40 79 34 38
fax : (33) (0)1 40 79 38 58
e-mail : zoosyst@mnhn.fr
http://www.mnhn.fr/publication/
Tout manuscrit non conforme à ces instructions
sera retourné. Chaque manuscrit est évalué par
deux rapporteurs, ou plus.
Chaque manuscrit soumis (y compris les illustra¬
tions) doit être présenté en trois exemplaires au for¬
mat A4, avec un double interligne et des marges
d’au moins 3 cm : chaque page sera numérotée. Les
illustrations originales seront jointes au manuscrit
définitif, ainsi qu’une disquette 3,5" de format
Apple Macintosh ou compatible IBM (traitement
de texte Word), qui devra contenir également les
tableaux (Word, Excel) et éventuellement les illus¬
trations (Adobe Illustrator, Photoshop ; Deneba
Canvas ; EPS).
Format
Les manuscrits, écrits en français ou en anglais de
style scientifique, doivent être structurés comme
suit :
- titre en français ; le titre ne doit pas inclure de
nom de nouveaux taxons ;
- traduction exacte du titre en anglais ;
- titre courant en français ;
— nom(s) et prénont(s) de(s) auteur(s) suivis de
leur(s) adressc(s) professionnelle(s), en indiquant si
possible le numéro de télécopie et l'adresse électro¬
nique ;
- résumé en français, long de 200 à 250 mors ; les
nouveaux noms de taxons doivent être inclus ; le
résumé doit être précis et descriptif pour pouvoir
être reproduit tel quel dans les banques de don¬
nées ; éviter les phrases vagues telles que « trois
nouvelles espèces sont décrites » ou « les espèces
sont comparées aux especes déjà connues >> ; inclure
des caractères différentiels précis ;
— abstract en anglais, qui doit être la traduction
strictement exacte du résumé français ;
— mots clés en français (5 à 10) s
- mots clés en anglais ;
— texte de i’article avec dans Tordre : Introduction,
Matériels et méthodes, Abréviations utilisées,
Observations, Discussion, Remerciements,
Références bibliographiques, Légendes des figures
et des tableaux. L’organisation des parties « Obser¬
vations » et « Discussion >■ peut être modulée en
fonction de la longueur et du sujet de l'article , les
articles très longs peuvent inclure un sommaire.
— pour les descriptions systématiques, chaque des-
ZOOSYSTEMA * 1999 - 21 (4)
753
Instructions aux auteurs
cription doit suivre l’ordre suivant : nom du taxon
avec auteur et date, synonymie, matériel-type, éty¬
mologie, matériel examiné, distribution, diagnose
et/ou description, commentaires. Cet ordre peut
être adapté en fonction des groupes zoologiques :
consulter un numéro récent de Zoosystema ;
- utiliser n. sp., n. gen., n. fam., etc. pour les nou¬
veaux taxons ;
- utiliser les italiques pour les noms de genres et
d’espèces ;
- dans le texte couranr, les références aux illustra¬
tions et aux tableaux de l’article seront présentées
ainsi : (Fig. I), (Fig. 2A, D), (Figs 3 ; 6), (Figs 3-5),
(Tableau 1);
- indiquer dans la marge l'emplacement des illus¬
trations ;
- les légendes des figures, données sur une feuille
séparée, doivent comporter les indications d’échelle
(ex. : échelle : 1 cm) et la signification des abrévia¬
tions ;
- ne pas utiliser de notes en bas de page.
Illustrations
La revue porte une attention soutenue à la qualité
des illustrations.
Les illustrations au trait doivent être réalisées à
l’encre de Chine ou être fournies en impression
laser. Les photographies, bien contrastées, seront
sur fond noir ou blanc. Elles pourront être regrou¬
pées, et dans ce cas, identifiées par une lettre en
capitales (A, B. C...). Les planches photogra¬
phiques, de préférence placées dans le corps de
l’article et non regroupées à la (in de celui-ci, doi¬
vent être traitées et numérotées comme des figures.
Les illustrations pourront être assemblées sur une
colonne (70 X 190 mm ) ou sur toute la largeur de
la justification (144 x 190 mm). Les légendes (et
lettrages) ne doivent pas figurer sur les originaux.
Ils seront disposés sur un calque joint à chaque
figure, la rédaction se chargeant de les placer.
Chaque figure doit comporter une échelle
métrique, sans aucun coefficient multiplicateur. Les
tableaux et graphiques, à inclure dans le manuscrit,
doivent pouvoir être imprimés sur une page et res¬
ter lisibles après réduction éventuelle. Des photo¬
graphies en couleur pourront être publiées
moyennant une participation financière des
auteurs ; contacter la rédaction pour connaître le
prix actuel.
Références bibliographiques
Dans le texte, les références aux auteurs d’articles
seront en minuscules, sans virgule avant l’année,
ex. : Dupont (2001), Dupont (2001, 2002),
(Dupont 2001 ; Durand 2002), (Dupont &
Durand 2003, 2005), (Dupont, Durand &
Dupond 2003), Dupont (2001 : 1 ; 2003 : 4),
Dupont (2001 : fig. 2).
Les auteurs de taxons sont indiqués avec une virgu¬
le, ex. i Mursia coseli Crosnier, 1997 ;
NeoheUgnwnelhi mastomysi Diouf, Bâ & Durette-
Desset, 1998.
Dans la bibliographie, les références seront présen¬
tées comme ci-dessous, dans l'ordre alphabétique.
Les noms de revues ne doivent pas être abrégés :
Hoeg J. T. & Lützen J. 1985. — Comparative
morphology and phylogeny of the family
Thompsoniidae (Cirripcdia: Rhizoccphala:
Akenrrogonida) with description of three new
«encra and seven new species. Zonlogica Script a
22, 363-386.
Rôckel D., Korn W. & Kohn A. J. 1995. —
Manual of the living Conidae, volume 1 ; Indo-
Pacific région. Christa Hemmen, Wiesbadcn,
517 p.
Schwaner T. D. 1985. — Population structure of
black tiger snakes, Norechis aicr niger, on off¬
shore islands of South Ausrralia: 35-46, in
Grigg G., Shine R, & Ehmann H. (eds),
Biology of Australasian Frogs and Reptiles. Surrey
Beatty and Sons, Sydney.
Epreuves et tirés à part
Les épreuves seront adressées au premier auteur et
devront être retournées corrigées sous huitaine. Les
corrections, autres que celles imputables à la rédac¬
tion ou à l’imprimeur, seront à la charge des
auteurs. Les auteurs recevront gratuitement vingt-
cinq tirés à part ; les tirés à part supplémentaires
seront à commander sur un formulaire joint aux
épreuves.
754
ZOOSYSTEMA • 1999 - 21 (4)
Instructions to authors
Scope of the Journal
Zoosystema is a quartcrly journal devoted to the
inventory, analysis and interprétation of animal
biodiversity. It publishes original results of zoologi-
cal researeh, particularly in systematics and relared
fields: comparative, functional and evolurionary
morphology; phyiogcny; biogeography; taxonomy
and nomenclarure.
A complète issue ol Zoosystema may be devoted to
sevcral papers on a single topic as rhe responsibility'
of an invited editor.
General information
The submission of a manuscript to Zoosystema
implies that it is not being offered for publication
elsewhere. Copyright ol published paper, including
illustrations, becomes the property of the journal.
Requests to reproduce material from Zoosystema
should be addresscd to the editor.
Papers should strictly follow the International Code
of Zoological Nomenclature. We recommend that
the authors should deposit in the MNHN collec¬
tions at least a part of the type material. The jour¬
nal pays spécial attention to publication dates; a
table is published wirh rhe first issue ol cach year.
Manuscripts, without limitation of the number of
pages, must conform strictly with the instructions
to authors and will be sent to the Editor:
Service des Publications Scientifiques du Muséum
Zoosystema
57 rue Cuvier
F-75231 Paris cedex 05
Tel: (33) (0)1 40 79 34 38
fax : (33) (0)1 40 79 38 58
e-mail: zoosysttfèmnhn.fr
http://www.mnhn.fr/pttblication/
Manuscripts which do not conform to instructions
will be returned. Each manuscript is reviewed by at
least two referees.
Manuscripts must be submitted in triplicate in A4
format, double spaced, with margins of at least
3 cm and ail pages numbered. The original figures
should be sent with the revised manuscript, as well
as a 3,5" diskerte Apple Macintosh or IBM-compa-
tible (Word) format, which will also contait) tables
(Word, Excel) and possibly figures (Adobe
lllustrator, Photoshop; Deneba Canvas; EPS).
Format
Papers are to be written in simple and concise
French or English. Manuscripts in English should
be organtzed as follows:
- tirle in English; this should not include the name
of new taxa;
- title in French (exact translation);
- running head in English;
- nanie(s) of aurhor(s), followed by their full pro-
fessional address(es) and, if possible, fax number
and e-mail;
- abstracts in English, 200-250 words long; new
taxa names should be included in the abstract; the
abstract should be précisé and descriptive, in order
to be reproduced as such in data bases; avoid vague
sentences such as “titrée new specics are dcscribcd”
or "species are cornpated to specics already known”;
include précisé différenciai charactcrs;
résumé in French (where feasible), which should
be an exact translation of the English abstract; the
journal may provide help for translation;
- key words in English (5 to 10);
- key words in French;
- text of the article, in the following order:
Introduction, Materials and methods,
Abbreviations used, Observations, Discussion,
Acknowledgenients, Référencés, Legends to Figures
and Tables; lhe arrangement of rhe parts “Obser¬
vations - " and “Discussion" may be modulated
according to the length and subject of the article;
very long papers may include a list of contents;
- for systematic description, each description
should tollow the order: name of raxon with aurhor
and date, synonytny, type material, etymology,
material examined, distribution, diagnosis and/or
description, comments; This order may be adapted
according to the zoologîcal groups: consult a recent
issue of Zoosystema. ;
- use n. sp., n. gen., n. fam., etc. for new taxa;
ZOOSYSTEMA ■ 1999 • 21 (4)
755
Instructions to authors
- use italics for généra and species names;
- référencés to illustrations and tables should be
indicated as tollows: (Fig. 1), (Fig. 2A, D),
(Fig. 2A-C), (Figs 3; 6), (Figs 3-5); (Table 1);
- captions to illustrations, on a sépara le sheet,
should include abbreviations and scale values (e.g.:
scale bar: 1 cm);
- indicate in margin preferred placing of figures;
- do not use footnotes.
Illustrations
The éditorial board will pay spécial attention to the
quality and relevance of illustration.
Line drawings must be in Indian ink or high quality
laser printouts; high contrast photographs, placed
on white or black backgrounds, are required. These
can be grouped into composite plates the éléments
ofwhich arc identifted by capital letters (A, B, C...).
Plates arc not placed at the end of the article: they
will be considered as figures and numbered as such.
Arrange Figures to fit one (70 X 190 mm) or two
columns (144 X 190 mm). Lerters, numbers, etc.,
for each figure, are to be indicated on an accompa-
nying overlay, not oli the original figure. They will
be inserted by the printer. A scale bar is required for
each figure. No diagram or table is ro exceed one
page; longer râbles should be divided. Color plates
may be accepted at the authors charge: contact the
éditorial office for current rates.
References
In main text, references to authors, in lower case,
should be presented without comma before year, as
follows: Smith (2001), Smith (2001, 2002), (Smith
2001), (Smith 2001; Jones 2002), (Smith & Jones
2003, 2005), (Smith, Jones & Johnson 2003),
Smith (2001: 1; 2003: 5), Smith (2001: fig. 2).
Authors of taxa are indicated with a comma, e.g.:
Mursia coseli Crosnier, 1997; Neoheligtnonel/a tnas-
tomysi Dîouf, Bâ & Durette-Desset, 1998.
References should be presented as follows, in alpha-
betîcal order. Do not abbreviate journal names:
Hoeg J. T. & Lützen J. 1985. — Comparative
morphology and phylogeny of the farnily
Thompsoniidae (Cirripedia; Rhizocephala:
Akentrogonida) with description of three new
généra and seven new species. Zoologica Scripta
22: 363-386.
Rockel D., Korn W. &i Kohn A. J. 1995. —
Manual of the living Conidae, volume 1: lndo-
Pacific région, Christa Hernmen, Wiesbaden,
517 p.
Schwaner T. D. 1985. — Population structure of
black tiger snakes, Notechis ater niger, on off¬
shore islands of South Australia: 35-46, in
Grigg G., Shine R. & Ehmann H. (eds),
Biology ofAustralasian Frogs and Reptiles. Surrey
Beatty and Sons, Sydney.
Proofs and reprints
Proofs will be sent to the first author for correction
and must be returned with in eight days. Authors
will be charged for excessive corrections. Authors
wili receive twenty-five reprints free of charge; fur-
ther reprints can be ordered, at a charge indicated,
on a form supplied with the proofs.
756
ZOOSYSTEMA • 1999 • 21 (4)
Conception graphique
Isabel Gautray
Mise en page
Noémie de la Selle
Packaging Éditorial
Achevé d’imprimer
sur les presses de l’Imprimerie F. Paillart
80100 Abbeville
Décembre 1999
N° d’impression : 10973
Printed on acid-free paper
Imprimé sur papier non acide
Date de distribution du fascicule précédent (n° 3, 1999) :
28 septembre 1999
Couverture : trichomes dorsaux de Polyxenus lagurus (Linné, 1758),
Myriapode, Diplopode, Penicillate
Photographie R. Cleva (MNHN, Laboratoire Zoologie-Arthropodes)
1999 * 21 ( 4 :
zoosystema
▼ MUSEUM ’
" NATION Al. '
DHISTOIRf
NATUREL! T
http://www.mnhn.fr/publication/
Brazilian Deep Water Fauna: Results of the Océanographie
Cruise TAAF MD55
Marcos Tavares, Cuest Editor
Tavares M.
595 • Foreword / Avant-propos
Tavares M.
597 • The cruise of the Marion Dufresne off the Brazilian coast: account of the scientific results
and list of stations
Young P. S.
607 • The Cirripedia (Crustacea) collected by the RV Marion Dufresne along the Vitôria-Trindade
seamounts (Brazil)
Wakabara Y. & Serejo C. S.
625 • Amathillopsidae and Epimeriidae (Crustacea, Amphipoda) from bathyal depths off the Brazilian coast
Larsen K.
647 • A new species of the deep-sea genus Carpoapseudes Lang from the southwestern Atlantic
(Crustacea, Tanaidacea)
Watling L. Sr Gerken S.
661 • Two new cumacean (Crustacea) species from the deep South Atlantic
Tavares M.
671 • New species and new records of deep-water caridean shrimps from the South Atlantic Océan
(Crustacea, Decapoda)
Regular papers / Articles réguliers
Pelletier J.
681 • Révision du genre Strophomorphus Seidlitz, 1867 (Coleoptera, Curculionidae)
Publication trimestrielle, décembre 1999 / Quarterly, December 1999
ISSN : 1280-9551
N° d'inscription à la commission paritaire des publications et agences de presse : 0602 B 01403
Vente en France
Muséum national d'Histoire naturelle
Diffusion Delphine Henry
57, rue Cuvier, 75005 Paris,
France
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Fax : 33 - 01 40 79 38 40
e-mail : dhenry@mnhn.fr
Sales Office (France excluded)
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The Netherlands
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Fax : 31 - 71 - 517 18 56
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