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ETAT INDEPENDANT DU CONGO
ANNALES DU MUSEE DU CONGO
> PUBLIÉES PAR ORDRE DU SECRÉTAIRE D’ÉTAT
BOTANIQUE— SÉRIE Y
ÉTUDES
DE.
SYSTÉMATIQUE ET DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUÉS
SUR LA
FLORE DU BAS- ET DU MOYEN- CONGO
PAR
ÉM. DE WLLDEMAN
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G' CONSERVATEUR AU JARDIN' BOTANIQUE DE LICTAT A BRUXELLES
MEMBRE DE LA COMMISSION PERMANENTE D ETUDE DU MUSÉE DU CONGO
PROFESSEUR AU COURS ’ COLONIAL DE L ECOLE DHORTIC,ULTi:K Ii DE VII VORDE
Vol. I. — Faso. I.
BRUXELLES
EN VENTE CHEZ SPINEUX ET’ C°
62, Montagne de la Cour. '
• Les Annales du Musée de Tervueren
paraissent au moins six fois par an,
>ar fascicules ayant au moins 32 pages.
Juin 1903.
ÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO
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le fascicule I, vol I, de la série V, Botanique,
des Annales du Musée du Congo — Études
de Systématique et de Géographie botaniques
sur la Flore du Bas- et du Moyen-Congo ,
par Ém. De Wildeman.
ruxellls, le i5 juin ioo3.
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ÉTUDES
SUR LA
FLORE DU BAS- ET DU MOYEN-CONGO
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ETAT INDÉPENDANT DU CONGO
ANNALES DU MUSEE DU CONGO
PUHU1ÏES PAR ORDRE DU SECRÉTAIRE D'ÉTAT
BOTANIQUE — SÉRIE Y
ÉTUDES
DE
SYSTÉMATIQUE ET DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUES
SLR LA
FLORE DU BAS ET DU MOYEN-CONGO
PAR
ÉM. DE WILDEMAN
DOCTEUR EX SCIENCES NATURELLES
CONSERVATEUR AU JARDIN BOTANIQUE DE L’ÉTAT A BRUXELLES
MEMBRE DE LA COMMISSION PERMANENTE D’ÉTUDE DU MUSÉE DU CONGO
PROFESSEUR AU COURS COLONIAL DE L’ÉCOLE D’HORTICULTURE DE VILYORDE
Volume i.
JBRARY
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BRUXELLES
1903T905
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DATES D’APPARITION DES TROIS FASCICULES
FORMANT LE VOLUME I
ÉTUDES SUR LA FLORE DU BAS- ET DU MOYEN-CONGO
Pages 1 à 80; planches I à XXV (juin 1903).
Pages 81 à 212; planches XXVI à XLIII (mai 1904).
Pages I à III et 213 à 346 ; planches XLIV à LXXIII (décembre 1905).
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SAKüE^. U3KAKV APR 17 1906
INTRODUCTION
Dans ces « Études de systématique et de géographie botaniques sur la Flore du Bas-
et du Moyen-Congo », nous avons donné les indications que nous avons recueillies
par l’examen des herbiers de l’Afrique tropicale qui nous sont passés entre les mains
depuis 1903. Ils étaient constitués en grande partie par des envois transmis au Jardin
botanique de l’État par le Gouvernement de l’État du Congo et avaient été formés
par le frère J. Gillet, S. J., et par des agents du Département des Finances de
l’État Indépendant du Congo.
Nous ne pensons pas que le moment soit favorable pour déduire, des données
relatives à la distribution de certaines espèces que nous signalons dans ces pages,
des lois générales quant à la répartition des plantes à travers le continent noir. Si
l’on jette un coup d’œil sur de semblables essais, parfois tentés par les auteurs, on
s’aperçoit immédiatement de la fausseté de certaines conclusions et du peu de docu-
ments réunis jusqu’à ce jour, même sur les espèces les plus répandues et sur celles
qui ont, pour le commerce o.u l’industrie, une valeur prépondérante.
Comme- on pourra le voir en parcourant les trois cénls pages de ce volume, il
s’y trouve un très grand nombre d’espèces nouvelles, dont quelques-unes ont pu être
figurées sur les soixante-treize planches hors texte. On sera peut-être étonné de ren-
contrer un si grand nombre de nouveautés, dans un domaine paraissant relativement
bien étudié, de nombreux travaux ayant déjà été consacrés à cette flore et renfer-
mant la description de plusieurs centaines d’espèces nouvelles. Mais si l’on songe à
l’étendue du territoire, à la variété des conditions naturelles, -au peu de voyageurs
botanistes qui ont exploré ce pays, on se rendra facilement compte qu’une flore
tropicale indiscutablement variée ne peut être vite épuisée et qu’il nest dès lors pas
extraordinaire de trouver encore dans le domaine, auquel nous avons consacré ce
premier volume, tant de nouveautés végétales.
Ici se pose naturellement toujours la même question : Ces espèces, sont-elles
vraiment des( types, ne seraient- elles pas des variétés, des formes d’autres types tro-
picaux déjà connus et répandus? Certes cela est possible, mais il nous a semblé
que dans les conditions actuelles de nos connaissances il y avait toujours entre les
II
plantes congolaises considérées comme nouvelles et celles qui, systématiquement, sont
les plus affines, des différences suffisantes pour justifier une séparation spécifique. Un
jour peut-être recevrons-nous du Congo, ou de régions voisines, des formes de transition
qui nous forceront à réduire nos espèces, mais actuellement en l’absence de ces chaî-
nons, il nous semble nécessaire de séparer des plantes, sur lesquelles l’attention des
systématiciens doit être attirée.
Tout est, peut-on dire, encore à faire dans la systématique des plantes- africaines
et il se passera encore bien des années avant que la flore de ces régions puisse être
établie d’une manière à peu près définitive. Si créer des espèces innombrables est un
grand défaut, trop vite synthétiser, sans posséder des éléments suffisants de compa-
raison, est encore plus dangereux, car cette manière de travailler laisse dans la Science
un doute que rien dans l’avenir ne peut effacer. S’il est, en effet, possible de ramener
ultérieurement une espèce secondaire bien décrite à un type primaire définitivement
établi, il devient fréquemment impossible de morceler, quand le besoin s’en fait sentir,
une espèce synthétique constituée d’éléments disparates non spécifiés.
Si l’on feuillette les pages de notre énumération, on y rencontrera quelques
noms de collecteurs nouveaux; nous les remercions particulièrement de leurs envois.
Toutes les félicitations reviennent au frère J. Gillet, de Bergeyck-Saint-Ignace, qui
se trouve cité presque à chaque espèce ; les matériaux envoyés par ce zélé corres-
pondant êt récoltés soit par lui, soit par ses collaborateurs, constituent une des
collections de plantes sèches les plus remarquables que l’on possède de la flore
de l’Afrique tropicale occidentale.
Parmi les collaborateurs de J. Gillet, la mort a enlevé le R. P. Hendrickx, qui
recueillit plus d’un échantillon intéressant pour la flore de la région du Bas-Congo et
même des espèces nouvelles; la dénomination de certaines d’entre elles rappellera, à
tous ceux qui auront à s’occuper de cette flore, le nom du botaniste missionnaire
en qui le frère J. Gillet avait trouvé un aide éclairé. La maladie qui minait
le R. P. Hendrickx depuis des mois, — il était depuis 1898 attaché à la Mis-
sion du Kwango, — le força à quitter Mpese, il y a quelques mois, pour rentrer
en Belgique où il mourut à Louvain le 14 novembre dernier à l’âge de quarante-
trois ans.
Nous tenons également à remercier ceux d’entre nos collègues qui nous ont
aidé dans la publication de ce volume, tout d’abord M. H. Christ, de Bâle, qui a
non seulement revu un certain nombre de nos déterminations de fougères, mais a
encore spécifié celles dont nous doutions et nous a communiqué des descriptions
de Filicinées nouvelles. M. C.-B. Clarke, de Londres, avec son amabilité habituelle,
a revu nos Cypéracées, et M. Lindau, de Berlin, a bien voulu se charger de la déter-
mination dun certain nombre de lichens, nous les en remercions bien vivement.
Nous devons une mention spéciale à M. L. Pierre, de Paris, ancien directeur
du Jardin botanique de Saigon, enlevé le 30 octobre dernier à la Science. L. Pierre,
ti availleur passionné, nous avait fréquemment, par ses connaissances étendues, assisté
dans nos recherches sur les végétaux africains ; il aimait à faire bénéficier tous ceux
qui s intéressaient aux études de systématique botanique des documents qu’il avait
accumulés et dont il ne publiait que de petites parcelles. Nous avons reçu de lui les
III
descriptions de quelques espèces nouvelles dont nous avons pu faire paraître la
diagnose dans ces * Études », et grâce à des dons nombreux qu’il avait faits, il nous
a été possible d’identifier bien des plantes communes à la flore du Congo français
et à celle de l’État Indépendant du Congo.
Depuis 1902 nous avons reçu annuellement une large hospitalité au Jardin bota-
nique de Berlin, et nous sommes heureux de pouvoir remercier ici M. le Prof.
Ad. Engler, directeur du Musée et du Jardin, ainsi que l’ état-major de cet institut, —
dont l’importance pour la connaissance de la flore d’Afrique va croissante, — des faci-
lités qu’ils nous ont accordées pour étudier, pendant nos séjours à Berlin, les types d’un
grand nombre d’espèces végétales jalousement conservés dans l’herbier de Berlin.
Bruxelles, 1er décembre 1905.
I
m TMt BttTANICAL
GMDCN, LIBRARY,
«»» fcy n. I. BRITTON,
ALGAE
CHROOLEPIDACEAE
ÏRENTEPOHLIA Al art.
Trentepohlia Dewevrei De Wild. in De Wild. et Th. Dur. Reliquiae Dewevreanae
(1901) p. 269.
Obs. En publiant la description de cette espèce nous annoncions l’apparition prochaine de figures ;
nous n avons pu jusqu’à ce jour les publier. Nous disions, en décrivant ce Trentepohlia qu’on pouvait le
considérer comme . caractérisé par la prolifération presque constante des cellules support de zoospo-
ranges après la chute de ces derniers. Les ligures de la planche 1 feront nettement voir cette proli-
fération caractéristique sur laquelle nous avions déjà attiré l’attention (1). Chez le T. Dewevrei les
zoosporanges sont, comme chez un très grand nombre d’espèces de ce genre, portés sur une cellule
renflée, rétrécie en col au sommet et plus ou moins recourbée en crochet. En général à maturité le
sporange ovoïde ou globuleux, porté par cette cellule spéciale, se détache et dans la cellule support
il se forme en-dessous du col une cloison transversale. La cellule nouvelle ainsi formée prolifère
comme le montrent très nettement les figures 8 et 9. Dans la figure 8 on voit par exemple trois
cellules support de zoosporanges emboitées les unes dans les autres et la figure 9 montre même une
cellule support qui, après s’ètre séparée du col, a donné naissance à deux nouvelles cellules support
dont l’une a fourni, après séparation et prolifération, un zoosporange sessile. Nous avons pu également
observer des zoosporanges sessiles emboîtés comme cela s’observe fréquemment dans les Saprolégniacées
et Chytridiacées ; la figure 15 en montre un bel exemple.
Les figures que nous donnons ici prouvent bien la loi que nous avons formulée antérieurement et
que l’on pourrait encore élargir en disant : Toutes les cellules des algues filamenteuses sont capables ,
après blessure , mort ou disparition Tune de leurs voisines , de donner naissance à des cellules
et de régénérer par suite des portions de thalle.
Même des cellules déjà très spécialisées, telles que celles servant de support de zoosporanges, peuvent
reprendre leurs fonctions de cellules végétatives et donner naissance soit à des rameaux végétatifs,
soit à des cellules reproductrices, dans ces Algues, comme probablement dans toutes ces formes végétales
toutes les cellules sont donc équivalentes ou peuvent le devenir.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE I
Fig. 1. — Portion du thalle montrant les ramifications latérales fixées au support et les ramifications dressées
piliformes portant latéralement les organes de fructification.
Fig. 2. — Fragment de rameau dressé, ramifié et portant des fructifications.
Fig. 3. — Extrémité d’une des ramifications du thalle, portions rampantes' et filaments dressés.
Fig. 4. — Filament dressé avec zoosporange sessile et zoosporanges pédicellés à l’extrémitée de rameaux latéraux.
Fig. 5. — Rameau dressé avec deux zoosporanges sessiles
Fig. 6. — Fragment de thalle couché, vu en coupe longitudinale; la surface externe du filament est épaissie, les
cloisons obliques.
Fig. 7, — Cellule en crochet, dont le zoosporange est tombé, le col s’est séparé par une cloison transversale.
(1) Sur la réparation chez quelques Algues in Mémoires couronnés et autres Mémoires publiés par l’Académie de
Belgique, LVIII 1899
CC
1
2
Fig. 8. — Proliférations successives d’une cellule support ; la cellule médiane a proliféré latéralement
Fig. 9 — Proliférations successives d’une cellule support; la cellule médiane a proliféré latéralement, la terminale
a même donné un zoosporange latéral.
Fig. 10-12. — Zoosporanges avec diverses proliférations
Fig. 13 — Zoosporanges proliférés, ayant donné naissance latéralement à des zoosporanges sessiles.
Fig. 14. — Fragment de thalle plus fortement grossi, montrant des proliférations successives et deux rameaux issus
latéralement des cellules support redevenues végétatives.
Fig. 15. — Zoosporanges sessiles, emboîtés.
Fig. 16. — Rameau avec cellule support irrégulière.
Fig. 17. — Zoosporange pédicellé vu de profil; zoosporange à surface supérieure, rugueuse-ponctuée.
Fig. 18. — Zoosporange pédicellé, vu de face (plus ou moins schématisé.
PTERIDOPHYTA
GLEICHENIACE A E
GLEICHENIA Sm.
Gleichenia linearis ( Burm .) C. B. Clarke in Trans. Linn. Soc. Sér. 2, I (1877) p. 428;
Hier on. in Engler Ost-Afr. C p. 88.
Route de Luebo-Luluabourg, 18 mars 1902 (L. Gentil, snb n. 54).
Gleichenia dichotoma Hook. Sp. Fil. I (1846) p. 13.
Gleichenia Hermanni R. Br. Prod. Flor. N. Holl. (1810) p. 164 ; Carr. in Cat. Welw. Afr. PI. II p. 263.
Lemfu, 1901 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2265).
OYATHEACEAE
CYATHEA Sm.
Cyathea canaliculata. Wild. ex Spreng. Syst. veg. IV (1827) p. 126.
— — var. Congi Christ in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I
(1897) p. 46.
Kondue (Sankuru), 12 novembre 1901 (L. Gentil, n. 14).
HYMENOPHYLLACEAE
TRICHOMANES Sm.
Trichomanes cuspidatum [B or y) Willd. Spee. pl. V (1810) p. 499 ; Hier on. in Engl,
Ost-Afr. C p. 77.
(1) Nous devons une bonne partie des déterminations de fougères à
M. Christ, que nous nous empressons de
remercier.
3
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J, Gillet, s. n.) ; Kondue, novembre 1902
(L. Gentil, sub n. 10).
Trichomanes radicans Sw. ; Hook. Syn. Fil. p. 125.
Trichomanes speciosum Willd Hook . et Baker Syn. Fil. p. 81.
Kondue, novembre 1901 (L. Gentil, sub n. 10).
Trichomanes rigidum Sw. Fl Ind. Occ. III (1806) p. 1738; Carr. in Cat. Welw. Afr.
PI. II, p. 264; Hieron. in Engl. Ost-Afr. C p. 77.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1695).
Le long de la route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil, sub
n. 67).
Kondue (Sankuru), novembre 1901 (L. Gentil, n. 13).
POLYPOMACEAE
DAVALLIA Sm.
Davallia elegansNT#. Syn. Fil. (1806) p. 132; Hook. et Baker Syn. Fil. p. 95.
— — var, Vogelii (Hook.).
Davallia Vogelii Hook. Sp. Fil. I (1846) p. 168 t. 59 B.
Route de Luebo-Lualabourg, 18 mars 1902 (L. Gentil, sub n. 54).
MICROLEPIA Presl.
Microlepia speluncae ( L J Moore Ind. Fil. (1862) CXIII ; Hieron. in Engl. Ost-Afr. C p. 77.
Kimuenza, octobre-novembre 1901 (J. Gillet, s. n.).
ADIANTUM L.
Adiantum lunulatum Burm. Fl. Ind. (1768) p. 235; Carr. in Cat. Welw. Afr. PI. p. 265;
Hieron. in Engl. OstAfr. C p. 78.
Maydis, 1901 (leg R. P. Oddon, coll. J. Gillet, s. n.).
Adianthum tetraphyllum Willd. Sp. pl. V (1810) p. 141 ; Hook et Baker Syn. Fil. p. 120.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 1689).
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 1883, et L. Gentil, s. n.).
PTERIS L.
Pteris Currori Hook . Sp. Fil. II (1858) p. 232 tab. 150 ; Hook et Baker Syn. Fil. p. 168.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2056).
4
Fteris atrovirens Willd. Sp. pl. V (1810) p. 385; Carr. in Welw. Afr, pl. II, p, 268;
Hieron. in Engl. Ost-Afr. C p. 80.
Route de Lulua-Lualabourg, mars 1902 (L. Gentil, sub n. 54).
Pteris marginata Bory ; Hook. Syn. Fil. p. 172.
Pteris tripartita Sw. ; Hook. Sp. Fil. II p. 225 excl. var (3 et S
Kondue (Sankuru), 12 novembre 1901 (L. Gentil, n. 15).
Pteris pellucida Presl ; Hook. Sp. Fil. II p. 161 tab. 129 B; Hook. et Baker Syn. Fil.
p. 154.
Le long de la route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil, n. 67).
Pteris quadriaurita Retz. Obs. bot. Fase. VI (1791) p. 38; Carr. in Cat. Welw. Afr. Pl. II,
p. 268; Hieron. in Engl. Ost-Afr. C p. 79.
Kondue, novembre 1901 (J. Gillet, sub n. 83).
— — var. hamulosa Christ nov, var.
Costis aculeato-hispidis, segmentis latis obtusis valde coriaceis.
Environs de Kisantu, 1901 (J. Gillet, s. n.)
CERATOPTERIS Brongn.
Ceratopteris thalictroides Brongn. Bull. Soc. Phil. (1821) p. 186; Carr. in Cat.
Welw. Afr. Pl. II p. 269.
Patu (Lubi, Lualaba-Kasai) ; 6 avril 1902 (L. Gentil, n. 61).
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2834, et L. Gentil s. n.) ; entre
Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (Gillet, n. 2602).
ASPLENIUM L.
Asplénium anisophyllum Kunze in Linnaea X (1836) p. 511; Hieron. in Engl. Ost-
Afr. C p. 81.
Route de Luebo-Lualabourg, 18 mars 1902 (L. Gentil, sub n. 54) et Bokatola
(Ruki), juillet 1900 (L. Gentil).
Asplénium crenato-serratum J. Ê. Bommer ex Bomm. et Christ in Bull. Herb.
Boiss. IV (1896) p. 662.
Bokatola (Ruki), juillet 1900 (L. Gentil); Kondue, novembre 1901 (L, Gentil,
n. 85) ; le long de la route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil,
sub n. 67).
Asplénium emarginatum Pal. Beauv. Fl. d’Oware II (1807) p. 6 pl. 61 ; Carr. in
Cat. Welw. Pl. II, p. 269.
Environs de Kisantu, 1901 (J. Gillet, n. 2015).
Asplénium macrophyllum Sw. Syn. Fil. (1806) p. 77 ; Carr. in Cat. Welw. Afr.
PL II p. 270; Hieron. in Engl. Ost-Afr. C p. 82.
Environs de Kisantu, 1902 (J. Gillet, n. 2293).
Asplénium praemorsum Sw. Prod. (1788) p. 130 ; Hieron. in Engl. Ost-Afr. C
p. 83.
Environs de Kisantu, 1901 (J. Gillet, n. 1907).
Le long de la route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil,
sub n. 67), et Lusambo novembre 1901 (L. Gentil, n. 4).
Asplénium resectum Sw. Icon. ined. Fasc. III (1791) tab. 72 ; Carr. in Cat. Welw.
Afr. PL II p. 270; Hieron. in Engl. Ost.-Afr. C p. 82.
Kondue, novembre 1901 (L. Gentil, sub n. 10).
Asplénium Sandersonii Hook. Sp. Fil. III (1862) p. 147, tab. 179; Hieron. in Engl.
Ost-Afr. C p. 81.
Environs de Kisantu 1902 (J. Gillet, n. 2294).
Asplénium sinuatum Pal. Bauv. FL d’Oware II (1807) p. 33, pi. 69; Carr. in Cat.
Welw. Afr. Pl. II, n. 269; Hieron. in Engl. Ost-Afr. C p. 81.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2073).
NEPHRODIUM Rich.
Nephrodium patens Desv. Mém. Soc. Linn. Paris VI (1827) p. 258; Carr. in Cat.
Welw. Afr. Pl. II p. 272.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1803).
Nephrodium subquinquefidum Hook. Sp. Fil. IV (1862) p. 130; Carr. in Cat. Welw.
Afr. Pl. II, p. 273.
Kondue, 12 novembre 1901 (L. Gentil, n. 8).
Kimuenza, 1900 (J. Gillet, n. 1694).
Le long de la route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil,
sub n. 67).
Nephrodium athamanticum Hook , Sp. Fil. IV (1862) p. 125; Carr. in Cat. Welw.
Afr. Pl. II p. 272.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1804).
Nephrodium unitum (L.) R. Br. Prod. fl. Nov. Holl. (1810) p. 148; Hook. et Baker
Syn. Fil. p. 289.
Aspidium gongylodes Schukhr.
Vallée de la Djuma, juillet 1900 (L. Gentil, s. n.).
6
POLYPODIUM L.
Polypodium phymatodes L. Mantissa II (1771) p. 305; Cdrr, in Cat. Welm. Afr.
PL II, p. 275; Eieron. in Engl. Ost-Afr. C p. 87.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2811 et 2923 et L. Gentil, s. n.).
Polypodium propinquum Wall. Cat. pl. Ind. (1829) p. 293.
__ — yar. intermedium De Wild. nov. var.
Bas-Congo (région de Kisantu), 1901 (J. Gillet, n. 1864) ; Madiata, 1901 et vallée
de la Nsele (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2225 et 2282).
Obs. — Les plantes récoltées au Congo 'par MM. J. Gillet et Butaye diffèrent à première vue très
sensiblement de celle récoltée par M. Laurent et sur laquelle nous avions attiré l’attention de M. le
Dr Christ. De même que la plante de M. Laurent figurée planche II, les plantes envoyées par J. Gillet
se caractérisent par les lobes de la fronde stérile qui sont obtus au sommet, tandis qu’ils sont nettement
aigus et allongés dans la planté typique de Wallich, dont nous trouvons une figure dans Beddome
Feras Brit. . Ind. tab. 189; la plante du Congo rappelant par ce caractère le P. quercifolium L.
endémique aux Indes (1). Mais tandis que dans tous les échantillons récoltés par M. Laurent les lobes
de la fronde, stérile n’atteignaient pas ou à peine le milieu de la demi-lame foliaire, dans les échantillons
recueillis par J. Gillet et le R. P. Butaye, on trouve sur le même rhizome des feuilles stériles dont
les lobes courts n’atteignent pas le milieu du demi-limbe et d’autres dont les lobes, séparés les uns des
autres par des sinus étroits, aigus, se prolongent jusqu’à 4-7 mm. de la nervure médiane de la feuille;
celle-ci mesurant 9 cm. de large dans les échantillons de J. Gillet, comme le font voir les figures de notre
planche III. Sur les matériaux recueillis par Gillet, on peut nettement saisir les formes de passage
entre la fronde stérile largement elliptique, cordée à la base, et la fronde fertile ou susceptible de
fructifier, privée de pinnules à la base ou munie simplement de pinnules réduites, se désarticulant
aisément et communiquant un aspect ailé à la base du rachis; on trouve, en effet, des frondes dont
la partie supérieure présente les pinnules-caractéristiques des frondes fertiles, mais dont la partie inférieure
du rachis est ailée, atteint 20 mm. de large à la base, est subcordée et ne se désarticule pas.
On pourrait désigner cette forme particulière, qui relie jusqu’à un certain point le P. propinquum
type à la var. Laurentii, sous le nom de var. intermedium Nob Mieux que toute description les
dessins de la planche II comparés à ceux de notre planche III, feront saisir les ressemblances et les
différences de ces deux plantes très ornementales.
Dans les échantillons du n° 2282 nous avons observé des pinnules fructifères de 5 cm. de large et
des soies de 3 mm de diamètre.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE II.
Polypodium propinquum var. Laurentii Christ.
Fig. 1. — Extrémité d’une fronde fertile par la face inférieure ; grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fronde stérile, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Extrémité d’une pinnule fertile vu par la face supérieure, grandeur naturelle.
Fig 4. — Extrémité stérile d’une pinnule fertile, face inférieure, grandeur naturelle.
Fig. 5. — Fronde fertile, réduite.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE III.
Polypodium propinquum var. intermedium Nob.
Fig. 1 — Fronde stérile vue de dos, grandeur naturelle.
Fig. 2. — La même, vue de face, grandeur naturelle.
Fig. 3. Fragment de pinnule de la fronde fertile, vue par la face inférieure, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Fragment de pinnule de cette même fronde vu par la face supérieure.
(L La fig. 340, puliée par M. Christ in - Die Farnkrauter der Erde » p. 119, représente la variété Laurentii
Polypodium (Nipholobus) Schimperianum Mett. ; Kuhn Fil. Afr. p. 152; Hook. et
Baker .Syn. Fil. p. 513.
Le long de la route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil,
sub n. 67).
GYMNOGRAMME Desv.
Gymnogramme involuta Hook. Sp. Fil. V (1874) p. 155; Hook. et Baker Syn. Fil.
p. 387.
Entre Kisantu et Popocabaca, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2292).
ACROSTICHUM L.
Acrostichum gaboneiise Hook. ' Sp. Fil. Y (1874) p. 270; Carr. in Cat. Welw. Afr.
PL II p. 276.
Environs de Kisantu, 1902 (J. Gillet, n. 2317).
Acrostichum Laurentii Christ in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo I (1897),
p. 48.
Le long de la route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil,
sub n. 67); Kondue (Sankuru), novembre 1901 (L. Gentil, n. 8bis).
Acrostichum salicinum Hook. Sp. Fil. V (1874) p. 265; Hook . et Baker Syn. Fil.
p. 422.
Le long de 1a. route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil,
sub n. 67.)
Acrostichum punctatum L . f. Suppl. PL (1781) p. 444; Carr . in Cat. Welw. PL II
p. 227.
Environs de Kisantu, 1901 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2309 et J. Gillet,
n. 2017).
Acrostichum virens Wall.; Hook. et Baker Syn. Fil. p. 420.
Acrostichum contaminans Wall.; cf. Flook. et Baker .
Kondue, novembre 1901 (L. Gentil, sub n. 84).
PLATYCERIUM Desv.
Platy cérium angolense Welw. in Hook. et Baker Syn. Fil. (1868) p. 245; Carr .
in Cat. Welw. Afr. PL II p. 278.
Platycerium elephantotis Schweinf. in Bot. Zeit. (1871) p. 361.
Route de Luebo-Lualabourg, 18 mars 1902 (L. Gentil, sub n. 54) et environs
de Kanda-Kanda, avril 1902 (L. Gentil n. 67); environs de Kisantu, 1901 (J. Gillet,
n. 1985).
8
VITTARIA Sw.
Vittaria scolopendrina Près L Tent. Pteridogr. (1836) p. 141; Hook. Sp. Fil. \
p. 177.
Le long de la route de Kanda-Kanda à Lusambo, avril-mai 1902 (L. Gentil,
sub n. 67); environs de Kisantu, 1901 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2280).
SCHIZAEACEAE
LYGODIUM Sw.
Lygodium scandens ( L J Sw. in Sehrad. Journ. f. Bot. II (1800) p. 106.
Vallée de la Loanga (Kasai), 9 janvier 1902 (L. Gentil, p. 17).
Lygodium Smithianum Presl Suppl. Tent. (1895), p. 112 ; Carr. in Cat. Welw. Afr.
PI. II p. 278.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2061).
MARATTIACEAE
ANGIOPTERIS Hoffm .
Angiopteris crassipes Wall. Cat. n. 187 in part.; De Vriese Monog, Maratt. p. 27,
tab. 3 fig. 12, tab. 4 fîg. 12.
Kondue, 12 novembre 1901 (L. Gentil, n. 16).
SELAGINELLACEAE
SELAGINELLA Spring.
Selaginella scandens Pal. Beauv. Aetheog. (1805) p. 106; Carr . Cat. Welw. Afr. PL II
p. 262.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2202); environs de Léopoldville, juillet 1902
(J. Gillet, n. 2702); Kondue (Sankuru), 12 novembre 1901 (L. Gentil, n. 12).
RHIZOCARPACEAE
i AZOLLA Lam.
Azolla africana Desv. in Mém. Soc. Linn. VI (1827) p. 178.
Azolla primaia var. africana (Desv.) Baker Fera Allies (1887), p. 138.
Environs de Kisantu, 1901 (J. Gillet, s. n.).
9
EMBRYOPHYTA
CYCADACEAE
ENCEPHALARTOS Lehm.
Encephalartos Lemarinelianus De Wild. et Th. Dur.
Dans les « Matériaux pour la Flore du Congo « VIII (1900) p. 28, nous avons décrit
cette espèce dont nous ne connaissions que les feuilles et des inflorescences mâles. M. L. Gen-
til, inspecteur forestier de l’État du Congo, a fait parvenir au Jardin colonial de Laeken, par
l’intermédiaire du Département des finances de l’État du Congo, une série de pieds de cette
remarquable espèce dont plusieurs ont fleuri et ont donné soit des cônes mâles, soit des
cônes femelles. Les feuilles qui se sont développées sur ces plantes diffèrent également un
peu des échantillons sur lesquels a été faite la description princeps, de sorte que nous
pouvons actuellement compléter la description originale, tout en la modifiant légèrement.
Encephalartos Lemarinelianus De Wild. et Th. Dur.
Plante de 1 à 2 m. de haut, à feuilles de 70 cm. à 1 mètre de long, pétiolées, à pétiole
d’une vingtaine de centimètres de long, velu, à base villeuse. Pinnules au nombre de 18 à
plus de 60 de chaque côté du rachis, de 8 à 15 cm. de long et de 8-13 mm. de large, lancéolées,
coriaces, rigides, légèrement glaucescentes, à bord légèrement recourbé, bord supérieur à
dents épineuses nulles ou à 1 à 4 dents disposées très irrégulièrement, soit près de la base,
soit irrégulièrement le long de la foliole, bord inférieur à dents nulles ou à 2 à 3 dents épi-
neuses; folioles élargies à la base, se désarticulant avec l’âge, mucronées-épineuses au
sommet. Cône mâle verdâtre, subcylindrique, pédonculé, à pédoncule de 10 cm. environ de
long possédant des bractées courtes, squames anthéridifères avortées ; cône de 16-20 cm. de
long et de 5 cm. environ de large ; squames anthéridifères triangulaires, glabres, celles de
la base réduites, non anthéridifères, les autres de 3 cm. environ de long et de 2-3 cm. de
large au sommet, celui surélevé mais non rostré, divisé en 3 ou 4 plans plus ou moins
obliques par une ligne plus ou moins médiane-transversale, squames du sommet souvent
irrégulières, à étamines moins nombreuses. Cône femelle épais, vert, passant au rose saumoné,
courtement pédonculé, de 20-23 cm. de long et 11-12 cm. de large, à squames triangu-
laires, celles de base et du sommet réduites, non fructifères, les autres de 3 cm. environ de
long et de 4-5 cm. de large au sommet, celui-ci plus ou moins surélevé, d’environ 15 mm.
de haut, non rostré, divisé en 3 ou 4 plans plus ou moins obliques, par une ligne plus ou
moins médiane-transversale, irrégulièrement rugueuses sous le sommet, portant à la base
deux graines ovoïdes, de 2-3 cm. de long, plus ou moins anguleuses par pression réciproque,
à enveloppe lisse, brillante, d’un rouge brunâtre.
Obs. — A la station indiquée par M. Laurent (loc. cit. supra), il faut ajouter: entre Kanda-Kanda
et Lualabourg, avril-mai 1902 (leg. L. Gentil).
10
EXPLICATION DES FIGURES DES PLANCHES XXIII ET XXIV
PJ. XXIII. — Fig. 1. — Cône femelle, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Cône mâle, grandeur naturelle.
PI. XXIV. — Cône femelle, grandeur et couleur naturelles
Encephalartos Laurentianus De Wild. nov. sp.
Plante à tronc atteignant 10 m. de haut, très vigoureux, blanchâtre, portant les cica-
trices des feuilles tombées et mesurant jusque 60 et 70 cm. de diamètre; à feuilles pennées,
atteignante) et 7 m. de long, à rachis glabre, luisant, pins ou moins triangulaire, mesurant
4-5 cm. de diamètre vers la base, à folioles basilaires très réduites à 3 dents, de 2-2,5 cm.
de long, folioles médianes mesurant de 35-40 cm. de long et 5 cm. environ de diamètre, lancéo-
lées, coriaces, rigides, à bords légèrement recourbés, munies d’épines assez nombreuses sur
les deux bordures, terminant des dents plus ou moins profondes et aiguës, épineuses au
sommet, se désarticulant à la base. Cône mâle longuement pédonculé, à pédoncule de 25 cm.
de long environ, duveteux, blanchâtre, muni vers le sommet de bractées qui sont des
écailles avortées ; cône rouge-carminé de 17-25 cm. de long et 5,5-6 cm. de large ; squames
anthéridifères triangulaires courtement duveteuses au sommet seulement, à indûment rou-
geâtre, le reste de la bractée jaunâtre ; celles de la base réduites et stériles, les autres de
2-2,5 cm. de long et de 15-25 mm. de large au sommet, celui-ci triangulaire, mesurant de
1,5-2, 5 cm. sur 8-12 mm., non rostré, divisé en 3 ou 4 pians dont l’inférieur plus ou moins
triangulaire est formé par une ligne presque parallèle au sommet du triangle formé par la
face antérieure de la squame. De cette ligne partent la ou les 2 lignes qui divisent la partie
supérieure en 2 ou 3 plans.
En aval de Kasongo, septembre 1902 (L. Gentil, n. 98).
Obs. Cette belle espèce, dont le Jardin colonial à Laeken possède plusieurs beaux pieds vivants,
paraît d’après les renseignements qui nous ont été communiqués par M. L. Gentil, confinée sur les rives
abruptes du Kwango (rives congolaise et portugaise), et ne paraît pas se rencontrer plus à l’intérieur des
terres. Elle croît parfois par groupe de plusieurs centaines dans les prés qui bordent cette rivière et
se rencontre même dans la steppe en plein soleil. Les racines sont pivotantes, blanchâtres et très
développées, les indigènes de la région connaissent cette plante, qu’ils dénomment « Malele ?•, mais ils
ne l’emploient pas. L 'Encephalartos que nous dédions avec plaisir à M. le professeur Ém. 'Laurent,
qui a introduit en Belgique les premiers pieds d 'Encephalartos du Congo, se caractérise par son
cône mâle, seul connu, et par ses grandes folioles.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXV
Eig. 1. — Foliole du milieu de la feuille, grandeur naturelle.
Fig. 2 et 3. — Folioles des autres parties, grandeur naturelle
Fig. 4 et 5. — Folioles réduites de la Base, grandeur naturelle.
Fig. 6. — Cône mâle, grandeur et couleur naturelles.
GNE'TACEAE
GNETUM L.
Gnetum africanum Welio. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 73 ■ Rendle Gat
Welw. Afr. PI. II p. 257.
Vallée la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2871).
11
GRAMIN ACEAE
ANDROPOGON L.
Andropogon squamosus L. f. Suppl, pl. (1781) p. 432.
— — var. genuinum Hack. in DG. Monog. Phan. VI (1889)
p. 544.
Andropogon squamosus var. muricatus (Retz.).
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2600).
RHYTACHNE Desv.
Rhytachne gabonensis Hack. in DC. Monog. Phan. VI (1889) p. 276.
Lemfu, 1901 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2256).
TRICHOLAENA Schrad.
Tricholaena rosea Nees Fl. Afr. Austr. (1841) p. 17; Rendle Cat. Welw. Afr.
Pl. II p. 194; K. Schum. in Engl. Ost-Afr. C p. 104.
Luluabourg, 18 mars 1902 (L. Gentil, n. 53).
PANICUM L.
Panicum indutum Steud. Syn. pl. glum. I .(1855) p. 64.
Kimuenza, 1901 (J. Gillet, s. n.).
Panicum maximum Jacq. Icon. Pl. rar. I (1781) tab. 13; Rendle Cat. Welw. Afr.
Pl. II p. 181 ; K. Schum. in Engl. Ost-Afr. C p. 103.
Route de Lualabourg, 18 mars 1902 (L. Gentil, sub n. 54).
Panicum molle Sw. Prod. Veg. Ind. Occ. (1797) p. 22.
Kisantu, 1901 (J. Gillet).
Obs. — Cette plante, introduite par J. Gillet, se développe luxurieusement au Congo.
OPLISMENUS Pal. Beauv.
Oplismenus africanus Pal. Beauv. Fl. d’Oware II (1810) p. 15, tab. 68, fig. 1 ;
Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 185; K. Schum. in Engl. Ost-Afr. C p. 104.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, s. n.).
ORYZA L.
Oryza sativa L. Sp. pl. (1753) p. 336; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 231;
K. Schum. in Engl. Ost-Afr. C p. 106.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2653).
12
CTENÏUM Panz.
Ctenium concinnum Nees Fl. Afr. Austr. I (1841) p. 237.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1951).
LEPTOCHLOA Pal. Beauv.
Leptochloa caerulescens Steud. Syn. pl. Gram. (1840) F. 209.
Environs de Léopoldville, 1902 (J. Gillet, n. 2535).
PHRAGMITES Trin.
Phragmites communis Trin. Fund. Agrost. (1820) p. 134 ; K. Schum. in Engl.
Ost-Afr. C p. 113.
Trichon Phragmites (L.) Rendis Cat. Welw. Afr. Pl. IL p. 218.
Arundo Phragmites L. Sp. pl. (1753) p. 81.
Kasai, 7 décembre 1901 (L. Gentil n. 22).
PUEL1A Franck.
Puelia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Contrib. FL Congo II (1900) p. 77.
Kimnenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1947).
PALMACEAE
PHOENIX A.
Phoenix reclinata Jacq. Fragm. Bot. (1800) p. 27 tab 24; Rendle Cat. Welw. Afr.
PL TI p. 82 ; Dammer in Engl. Ost-Afr. C p. 130.
Chutes François-Joseph, 18 septembre 1902 (Kwango) (L. Gentil, n. 109).
Obs. — Les pieds avaient de 30 à 35 m. de haut et un diamètre de 20 à 30 cm.; ils se trouvaient
aux bords de l’eau. Les fleurs blanches répandaient une odeur suave. Les fruits ovales, petits, orangés,
ne sont ni comestibles, ni vénéneux. La plante porte le nom indigène « Madibô ».
ARACEAE
ZAMIOCULCAS Schott.
Zamioculcas Boivinii Decne in Bull. Soc. bot. France XVII (1870) p. 321 ; Hook. Bot. Mag.
t. 6026; Engl, in DG. Monog. Phan. II p. 209, in Pflanzenfam. II p. 117, et in Pflan-
zenw. Ost-Afr. Cp. 131 \ Brown in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 196.
Gonatopus Boivinii Hook. f. in Bot. Mag. sub tab. 6026 (1873).
var. angustifoliolatus De Wild. in Th. Dur. et De Wild.
Matér. Fl. .Congo XI.(1901) p. 66.
Feuilles à folioles très semblables à celles du type, de 33-60 mm. de long, et
9-17 mm. de large, renflement du pétiole de 1 cm. environ de long. kSpadice mâle cia-
viforme, de 6-7 cm. de long, de 6,5 mm. de large à la base et de 8-10 mm. de large
au sommet, limbe de la spathe de 11 cm. environ de long, blanc sur les deux faces.
Brousse de Loubounda, 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 1023),
Obs. — Cette forme paraît beaucoup plus grêle que le type qui a été rencontré jusqu’à ce jqur
dans l’Est africain, la région du Nil et le district du Mozambique, et se trouverait aussi dans l’île de la
Réunion .
La planche qui a été publiée dans le Bot. Mag. (loc. cit.) donne une figure du style, qui ne concorde
pas avec la description publiée par les auteurs ; en effet, la flore d’Afrique dit : « stigma large
peltata », la description publiée par M. Hooker dans le Bot. Mag. : « style with a capitate stigma ».
La plante du Congo e”st bien à style pelté. On pourrait donc se demander si la figure du Bot. Mag.
ne se rapporterait pas Aune autre . espèce ; le style discoïde est décrit par Decaisne (loc. cit.), et dans
la plante du Congo il est exsert du périgone qu’il cache complètement; dans la partie femelle du
spadice les stigmates sont disposés les uns contre les autres sans laisser entre eux le moindre vide.
NEPHTHYTIS Schott.
Nephthytis Afzelii Schott in Oesterr. Bot. Wochenbl. (1857) p. 406; Schott Gen. Aroid.
tab. 51 ; Engl . in DC. Monog. Phan. II. p. 502; Brown in This.-Dyer Fl. trop. Afr.
VIII p 171.
Nephthytis liberica N. E. Br. in Gardn. Chron. XY (1881) p. 790.
Oligogynium libericum Engl. Bot. Jahrb. XV (1893) p. 453.
Bas-Congo (Capt. Cabra, n. 48).
ANUBIAS Schott.
Anubias Haullevilleana De Wild. nov. sp.
Rhizome rampant, à racines nombreuses, à touffes de feuilles denses vers l’extré-
mité. Feuilles dressées, à pétiole atteignant 80 cm. de long, plus ou moins engainant à
la base, à limbe hasté, à lobe médian, de 24 à 26 cm. de long et de 15 à 20 cm. de
large, lobes latéraux basilaires, de 10 à 17 cm. de long et de 5,5 à 9 cm. de large,
obtus.
Pédoncule floral de 16-26 cm. de long, spathe de 30 mm. environ de long et
de 18 mm. environ de large, spadice de 32 mm. de long, dépassant 1a. spathe à matu-
rité, à partie femelle de 22 mm. environ de long et de 12 mm. de large, ovaire
globuleux. Spadice mâle à fleurs pourries. Fruits secs à graines petites, nombreuses,
irrégulières par pression réciproque, jaunâtres, tachetées de points brunâtres.
Environs de Kisa.ntu (J. Gillet, n. 1993).
Obs. — L 'Anubias Haullevilleana est très voisin de l’A. hastifolia Engl, qui existe au Congo,
d’où il nous a été rapporté par M. le professeur É. Laurent (confluent du Kasai et du Sankuru,
novembre 1895), mais cette dernière espèce est beaucoup moins forte et présente des lobes latéraux
relativement plus développés et plus aigus que la plante que nous venons de décrire. Parmi les sept
à huit espèces signalées par M. Brown dans la Flora of tropical Africa, une seule possède des
feuilles franchement hastées, c’est VA. hastifolia.
Nous avons décrit dans les « Plantae Gilletianae » (1), un A. Gilletii qui par ses feuilles se rap-
proche des A. hastifolia et Haullevilleana, mais s’en sépare nettement par l’inflorescence, et
rappelle par la disposition de sa spathe l’A. Barteri Schott, dont il se distingue par la grande
réduction de la spathe et du spadice.
(1) De Wild. et Th. Dur. Plantae Gilletianae II (Bull. herb. Boissier, sér. 2,1 [1901] p. 845) p. 105.
14
Les caractères de VA. hcisti folia tels qu’ils sont présentés dans la Flora of tropical Air. (VIII p. 185),
par M. Brown, ne concordent pas entièrement avec ceux de la plante du Congo, qui a été rapportée
à cette espèce par M. le professeur Engler. Cette description donne en effet les dimensions suivantes
pour les divers organes; nous avons mis en regard celles que nous avons obtenues sur notre échan-
tillon du Congo.
Comme on le voit, la plante du Congo est dans presque toutes ses parties plus forte que le type,
mais VA. hasti folia du Congo est encore beaucoup plus réduit que la plante que nous décrivons
plus haut.
Mieux que toute description, les dessins, que nous donnons ci-joint, ferons saisir les différences des
A. Gilletii , hasti folia et Haullevilleana.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE VI
Anubias Haullevilleana Nob.
Base de la plante, feuille et inflorescence, grandeur naturelle.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE VII
Anubias hastifolia Engl.
Plante entière, grandeur naturelle.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XII
Anubias Gilletii Nob.
Fig. 1 — Plante entière, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Inflorescence, grossie 4 fois.
Fig. 3. — Fleur mâle vue de profil, grossie 35 fois.
Fig. 4 et 5. — Fleurs mâles vues par dessus, grossies 35 fois.
Fig. 6 et 7. — Étamines isolées, grossies 35 fois.
Fig. 8 et 9. — Ovaires isolés et fendus, grossis 7 fois.
Fig. 10. — Ovule isolé, grossi 20 fois.
commelin aceae
COMMELINA L.
Commelina aspera Don ex Benth. in Ilook. Niger Fl. (1849) p. 541- Rendle Cat
Welw. Afr. PI. II. p. 78.
Route de Luebo-Lualabourg, 18 mars 1902 (L. Gentil, sub n. 54)
15
ANEILEMA R. Br.
Aneilema sinicum Lindl. Bot. Reg. (1822), tab. 6*29 \ Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II
p. 79; K. Schum. in Engl. Ost-Afr. C p. 136.
Vallée delà Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.l
POLYSPATHA Benth.
Polyspatha paniculata Benth. in Hook. Niger Fl. (1839) p. 543; C. B . Clarke in
DC. Monog. Phan. III p. 194.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2679).
FLOSCOPA tour:
Floscopa africana (Bal. Beauv.) C. B. Clarke in DC. Monog. Plian. III (1881) p. 267.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2835 et L. Gentil, s. n.).
IRIDACEAE
A.NTHOLYZA L.
Antholyza Cabrae De Wild. nov. sp.
Bulbe globuleux-aplati, compact, d’un rouge brunâtre foncé sur la coupe,
atteignant parfois plus de 4 cm. de large et 2,5 cm. de haut, à racine naissant a
la base du bulbe et de la base des hampes qui apparaissent à la surface. Tiges
florifère et feuillue sur le même bulbe. Tige florifère dressée, simple, subcylin-
drique, portant vers la base 4 à 5 gaines foliaires dont les extrémités libres, non
engainantes, sont très réduites ou nulles. Épi simple, atteignant 117 cm. de long,
à fleurs disposées unilatéralement, parfois au nombre de 11 ; valve extérieure de la
spathe verte, ovale, aiguë, scarieuse sur les bords, glabre, atteignant 17 mm. de long, valve
interne de même forme, légèrement plus courte. Périanthe blanc, très légèrement
teinté de violet, à tube de 12 mm. environ de long, évasé au sommet, à limbe
très nettement bilabié. Segment supérieur oblong, obtus, de 21 mm. de long sur
14 mm. de large, de couleur blanche, à peine violacé, très uniforme. Segments
inférieurs au nombre de 5, soudés en une lèvre inférieure de 2 cm. environ de long;
lobes latéraux elliptiques, de 6,5 mm. de large et de 11 mm. environ de long à partir du
niveau de leur séparation d’avec lobes centraux, ceux-ci au nombre de 3, spatulés, de 13 mm.
de long et de 6-7 mm. de large vers le sommet, marqués le long de leur soudure d’une légère
ligne de points pourprés. Étamines plus courtes que le périanthe, à anthère noirâtre, de
9 mm. de long, à pollen jaune; style plus court que les étamimes, terminé par trois
stigmates élargis et ciliés au sommet, ne dépassant pas les étamines. Tige stérile
à feuilles aplaties de 10 cm. environ de long et 7 mm. de large dans l’échantillon
jeune observé.
Vallée de la Sanga, à l’est du plafeau de Kimbele (Kwango), 1902 (Capt. Cabra).
Obs. — Nous avons décrit cette espèce d’après des' plantes vivantes rapportées récemment du
Congo, par M. le capt. Cabra et cultivées au Jardin colonial à Laeken.
16
LILIACEAE
ALLIUM L.
Allium angolense Baker in Trans. Linn. Soc. ser. 2 Bot. I (1878) p. 262 et in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 517; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 56.
Kisantu, 1902 (J. Gillet, n. 2310).
Obs. — Cette espèce indigène, récoltée dans le G-olungo Alto par Welwitsch, est actuellement cultivée
dans certains villages du Bas-Congo.
D1PCADI Medic.
Dipcadi TJiollonianum Hua Contrib. Fl. Congo Franc. Lil. (1898) p. 23; Baker
in This-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 523.
Lemfu, 1901 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2263).
Obs. — Cette espèce était connue par une seule hampe florale et une feuille. Les matériaux qui
nous ont été envoyés par J. Gillet ne sont guère plus amples ; nous possédons 2 hampes florales mais
pas de feuille. Notre plante correspond pour tous ses caractères importants avec celle décrite par
M. Hua; grâce à l’amabilité de l’auteur, nous avons pu comparer une fleur du D. Thollonianum
type à celles de notre plante; l’étude du Dipcadi du Congo belge nous a fait voir de légères diffé-
rences qui viennent compléter les données de M. Hua. Les pédicelles sont souvent réfléchis, les fleurs
sont à tube de 8-9 mm. de long, à lobes externes de 11-13 mm. de long, les internes plus courts
que le tube, üe 6 mm. environ de long; la fleur est donc un peu plus allongée que celles du type;
mais ce ne. sont certes pas là des caractères suffisants pour créer une espèce ni même une variété.
Cette jolie petite, plante mériterait d’attirer l’attention des collecteurs. 11 serait très intéressant d’en
posséder des matériaux plus nombreux, afin de pouvoir déterminer les limites de la variation..
DRACAENA L .
Dracaena Butayei De Wild . nov. sp.
Plante arborescente. Feuilles réunies en touffe terminale, sessiles, lancéolées,
assez minces, de 20-32 cm. de long, de 4-6 cm. de large vers le milieu, se rétrécis-
sant vers la base où elles mesurent environ 1,5 cm. au-dessus de la base engai-
nante, nervure médiane peu visible sur la face inférieure, limbe subobtus, terminé
par un mucron court de 1 à 2 mm. de long. Panicule florale terminale, deltoïde,
courtement pédonculée, de 30 cm. environ de long, dépassant légèrement les feuilles;
fleurs réunies en glomérules denses a l’extrémité des ramuscules de la panicule ou
sessiles sur les divisions principale et secondaires de rinflorescence ; ramifications
de l’inflorescence naissant à faisselle d’une bractée ovale-aiguë, plus courte que les
ramifications. Périanthe subsessile, blanc, de 20-22 mm. de long, à segments un peu
plus courts que le tube, pédicelle atteignant parfois 2 mm. de long. Étamines et
style à peu près aussi longs que les segments du périanthe.
Au bord des eaux à Nzundu, près de Ntumba-Mani (R. P. Butaye, coll.
J. Gillet, n. 2324).
Obs. — Cette espèce est voisine du D. fragrans (L.) Gawl, mais avant d’attirer l’attention sur les
caractères différentiels des deux plantes, il est bon de- faire voir les désaccords qui régnent entre les
auteurs au point de vue du D. fragrans.
17
M. Baker (in Thys-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 440) décrit cette plante en se référant de la figure
originale (Bot. Mag. t. 1081) et de celles de YAlelris frcigrans L. (Bot. Rep. t. 306 et Redouté
Liliacées, t. 117), comme possédant des fleurs jaunes (perianth yellowish), de 12 à 18 mm. de long;
or toutes les figures signalées indiquent les fleurs blanches légèrement colorées en violet sur leur face
externe et Redouté leur donne une longueur de 25 mm.
Ce ne serait donc pas sur la couleur ni sur la grandeur des fleurs que nous pourrions nous baser
pour séparer spécifiquement le I). fragrans du D. Butayei , mais en l’absence de caractères fructi-
fères, nous nous baserons sur la grandeur des feuilles; tous les auteurs sont d’accord pour considérer
les feuilles du D. fragrans comme mesurant de 50 à 90 cm. de long, celles de notre plante qui
paraît rare, au dire du R. P. Butaye, ne mesurent pas plus de 32 cm. de long. Il y a en outre dans
la forme de leur extrémité un caractère bien net; chez le D. fragrans le sommet de la feuille est
étroitement cunéiforme et aigu, se terminant par un acumen grêle de 5 mm. de long, ce caractère
paraît constant, nous l’avons observé dans des pieds cultivés appartenant au type et à la variété
panachée ( D . Lindeni ex Illustr. Hort. XXVII t. 384), dans le D. Butayei au contraire l’extré-
mité foliaire est moins cunéiforme, plus ou moins obtuse et brusquement terminée par le mucron
court qui ne mesure jamais plus de 2 mm. de long. Par ses feuilles réduites et courtement mucronées le
D. Butayei doit posséder un tout autre aspect que le D . fragrans ; il serait intéressant de posséder
cette plante en culture, elle doit être très ornementale.
Dracaena reflexa Lam . Encycl. méth. Bot. II (1786) p. 324.
— var. nitens (Welw.) Baker in Trans. Linn. Soc. ser. 2,1 (1877] p. 252.
Environs de Léopold ville, août 1902 (J. Gillet, s. n.j.
ASPARAGUS L.
Asparagus Lecardi De Wild. nov. sp.
Rameaux grêles, flexueux, cylindriques, légèrement striés longitudinalement, glabres,
ramuscules grêles, étalés-dressés. Feuilles transformées à la base en un éperon court,
recourbé, de 1,5 mm. de long. Cladodes subulés, linéaires, piquants, de 16-35 mm. de
long, réunis par deux ou trois, à l’aisselle des épines, assez rapidement caduques. Fleurs
réunies en ombelles axillaires ou terminales, pauciflores ou parfois solitaires à l’aisselle
des feuilles, à pédicelle de 4 mm. environ de long, articulé en dessous du milieu;
périanthe de 3,5 mm. environ de long, à segments dressés, cinq étamines presque aussi
longues que le périanthe.
Sénégal (coll. Lécard, n. 31 et 36).
Obs. — Nous rapportons le n° 36 à la même espèce bien qu’il ne soit accompagné ni de fleurs ni
de fruits.
V Asparagus Lecardi appartient au même groupe que VA. africanus Lam. (Cf. Baker in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 426); dans ce groupe M. Baker a séparé les A. puberulus Baker et
irregularis Baker, tous deux du Mozambique, des formes plus voisines de VA. africanus par le
nombre de cladodes contenus dans les fascicules axillaires. Notre espèce, par ses cladodes peu nombreux,
au maximum trois par faisceau, se rapproche donc des A. puberulus et irregularis , mais tandis
que chez la première de ces espèces les rameaux sont pubescents, ils sont glabres chez l’A. Lecardi
comme chez l’A. irregularis . La différence entre ces deux espèces est facile à établir, chez la plante que
nous considérons comme nouvelle les cladodes mesurent de 16 à 35 mm. de long, chez l’A. irregularis
6 à 13 mm. seulement, chez la dernière le périanthe mesure 2 mm. environ, chez l’A. Lecardi au
moins 3 mm.
Nous résumerons donc comme suit ces caractères différentiels :
3
18
Cladodes subulés; éperons piquants; fleurs én ombelles et rarement solitaires.
Cladodes au nombre de deux à six par faisceau.
Rameaux pubescents.
Cladodes 3-6, de 4 à 6 mm. environ de long A. puberulus.
Rameaux glabres.
Cladodes 3-6, de 6-13 mm. environ de long • A. irregularis .
Cladodes 2-3, de 16-36 mm. environ de long A. Lecardi.
AMARYLLIDACEAE
CRINUM L.
Criimm giganteum Andr. Bot. Rep. (1804) tab. 169; Baker in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. VII p. 404; Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 35.
Sulu (vallée de la Djuma, Kwango), juillet 1902 (L. Gentil, 1902).
Obs. — Des échantillons de cette jolie plante ont été envoyés au Jardin colonial à Laeken ; les
feuilles des échantillons recueillis par M. Gentil sont un peu plus étroites que celles du type, les plus
larges que nous ayons vues ne mesurent pas plus de 6 cm. Quant au périanthe, il peut atteindre
8 cm. de long.
Cette espèce, très répandue dans l’Afrique occidentale, avait déjà été récoltée au Congo, d’où elle
avait ôté introduite dans les cultures par M. Linden.
Crinum purpurascens Eerb. Amaryll. (1837) p. 250 ; Baker in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. VII p. 396 et in Bot. Mag. tab. 6525.
— — var angustilobum De Wild. nov. var.
Feuilles de 24 mm. environ de diamètre vers le milieu.
Scape latérale, teintée de rose, de 24 cm. de long. Tube floral de 14-15 cm.
de long légèrement teinté de rose, lobes étalés recourbés, de 7-7,5 cm. de long et
4,5-6 mm. de large, aigus, à pointe recourbée vers le sommet. Filets d’un rouge
violacé, blancs à la base, de 5,2 cm. de long. Anthères jaunes, devenant noirâtres,
de 14-15 mm. de long. Style dépassant les étamines.
Boma-Vonde (Mayombe), 1902.
Obs. — Cette plante, dénommée « Malandu », serait très répandue dans le Mayumbe le long des rivières.
Elle a fleuri dans les serres du Jardin colonial à Laeken, d’où elle nous a été envoyée par M. Kindt,
le dévoué chef de culture. Elle se différencie du type trouvé jusqu’à ce jour au Lagos, au delta du
Niger et dans l’île de Corisco, par les lobes libres du périanthe très étroits ; dans le type ils mesurent
8-12 mm., ici 4,5-6 mm. seulement.
M. Zenker a récolté à Bipinde, et le Jardin botanique de Berlin a distribué sous le n. 1655, un Crinum
purpurascens qui ne peut, à notre avis, être rapporté à cette espèce, car les feuilles sont crénélées-
dentées sur les bords, celles du Crinum purpurascens sont entières. Nous n’avons pas vu les
fleurs de cet échantillon du Kameroun et ne pouvons donc dire à quelle espèce il devrait à notre
avis être rapporté.
TACCACEAE
TACCA ForsL
Tacca pinnatiflda Forst. Char. Gen.ll776) p. 70; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 36 ,
Bot. Mag. tab. 7299; Harms in Engl. Ost-Afr. C p. 146.
Région de Dianiama, sur la route de Lualabourg à Kanda-Kanda (L. Gentil, 1902).
19
Obs. M. L. Gentil a envoyé au Jardin colonial de Laeken des tubercules de cette plante qui ont
eurien octobre 1902. La tige florale atteignait 55 cm. et était dépassée par les feuilles, dont les trois
branches étaient ailées jusqu’au point de contact. La figure publiée par le Bot. Mag. difîère donc un
peu du type tel que nous le possédons dans les récoltes de M. Gentil et tel qu’il se présente dans
es collections du Bas-Congo de J. Gillet; un autre caractère qui a peut-être son importance et sur
equel nous attirons l’attention réside dans la forme de la bractée qui engaîne la hampe florale. D’après
le dessin du Bot. Mag. cette bractée est trilobulée au sommet, tandis que dans l’échantillon vivant
que nous avons eu sous les yeux et dans les échantillons d’herbier elle est entière, mais brusquement
obtuse et terminée par un acumen entier, assez épais, cylindrique, pouvant atteindre 10 mm. de long.
DIOSCOREACEAE
DIOSCOREA L.
Dioscorea Lecardi De Wild . nov. sp
Plante glabre, à rameaux grêles, volubiles, inermes ; feuilles opposées, longuement
pétiolées, ovales-lancéolées, subhostées, aiguës, cordées à la base, à 7 nervures naissant
de la base, membraneuses, de 6-15 cm. de long et de 5-7 cm. de large vers la base,
à pétiole de 3-5 cm. de long, souvent recourbé. Inflorescences mâles en épis allongés de
5-6 cm. de long, généralement par 2 à l’aisselle de chacune des deux feuilles d’une paire;
fleurs sessiles, assez rapprochées, bouton subglobuleux, de 1,5 mm. environ de long,
glabres, à segments oblongs, obtus, scarieux à la base, brunâtres à l’état sec; inflores-
cences femelles en épis allongés, de 7-9 cm. de long, à fleurs assez distantes, rétrécies vers
la base en un court pédicelle, muni de bractées petites, aiguës, scarieuses, ovaire obovale,
allongé, à trois côtes, surmonté du périanthe à peine stipité, tube du périanthe de
0,5 mm. environ de long, périanthe d’un peu plus de 1 mm. de large, â lobes de 1 mm.
environ de long. Capsule non mûre largement obovale, à trois ailes, non cordée au
sommet, ailes de 3 mm. environ de large.
Haut-Sénégal (coll. Lécard, n. 214 et 235).
Obs — Comme on peut s’en rendre facilement compte par la description que nous venons de donner,
le D. Lecardi est voisin des D. abyssinica Hochst. et Liebrechtsiana De Wild. (Plantæ Gilletianæ I
p. 54b c’est-à-dire qu’il appartient au groupe caractérisé par M. Baker, dans la Flora of tropical
Africa VII p. 415, par: des feuilles simples, opposées, des rameaux cylindriques, des feuilles et des fleurs
glabres.
Par son périanthe presque sessile, le D. Lecardi se rapproche plus du D. abyssinica que du
I). Liebrechtsiana ’, mais la forme de la feuille suffit pour faire voir que s’il y a entre la première et les
deux dernières espèces des caractères communs du groupe, il y a aussi des caractères spécifiques très
différents ; tandis que les feuilles des L). abyssinica et Liebrechtsiana sont obovales assez brusquement
rétrécies au sommet, à sinus basilaire assez aigu, celles du D. Lecardi sont plutôt triangulaires, se rétré-
cissant insensiblement de la base au sommet, et présentent un sinus très élargi, la partie la plus large de
la feuille étant vers la base; dans les deux autres espèces elle se trouve vers le milieu.
Nous avons réuni les rameaux à inflorescences mâles et femelles, bien que les échantillons n’aient pas
été récoltés au même endroit, mais la similitude des feuilles est si grande qu’il nous paraît certain que les
deux plantes appartiennent à la même espèce.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE V
Dioscorea Liebrechtsiana Nob.
Fig. 1. — Rameau fleuri, fleurs femelles, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Feuille vue par la face inférieure, grandeur naturelle.
20
Fig. 3. — Fleur femelle, grandeur naturelle.
Fig. 4. -- Fleur femelle, grossie 4 fois. .
Fig.: 5. — Jeune fruit'.
EXPLICATION DES FI DUR ES DE LA PLANCHE N
Dioscorea Lecardi ' Nob.
Fig. 1. — Rameau à fleurs mâles, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Rameau fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Feuille isolée, vue par la face inférieure, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Boutons de fleurs mâles, grossis 4 fois.
Fig. 5 — Fleur femelle, grandeur naturelle.
Fig. 6. — Fleur femelle, grossie 3 fois.
Fig. 7. — Fruit, grandeur naturelle.
MARAXTACEAE
TII ALI A L.
Thalia geniculata L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 3; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII,
p. 314; K. Schum. in Engl. Pflanzenreich IV, 48 Marantaceae p. 173; Peters in
Mart. Fl. Bras. III, 3 p. 142 t, 38 fig. 2; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII
p. 314; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 22.
Marante geniculata Lam. Encycl. I (1783) p. 9.
Thalia erecta Vell. Fl. flum. I (1828) p. 17.
Bas-Congo, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet).
Obs. — M. K. Schumann, dans sa remarquable monographie des Marantacées, citée plus haut* décrit
sept espèces de Thalia dont une seule, T. geniculata L., serait africaine. Dans la Flora of trop.
Africa, M. Baker signale en outre les T. coerulea Ridl. et T. Wehoitschii Ridl. décrits tous deux
en 1887 dans le Journal of Botany ; ces deux espèces que nous ne connaissons que par leur descrip-
tion se différencient facilement de notre plante par la grandeur de leurs feuilles, mais sont malgré
tout un peu douteuses.
Nous voudrions aussi attirer l’attention sur les caractères des graines donnés par M. K. Schumann;
il dit : « Semina minute tuberculata vel laevia cinerea arillo albido instructa. »
Dans la plante récoltée par le R P. Butaye, nous ne pouvons vérifier ce caractère, mais dans des
échantillons envoyés par M. L. Gentil, des régions du Kasai, nous avons trouvé les graines lisses,
brunâtres et maculées comme celles du ricin •/ tous les autres caractères concordent.
ORCHIDACEAE
PLATYLEPIS Lindl.
Platylepis glandulosa Reichb. f. in Linnaea XLI (1877) p. 62; Rolfe in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VII p. 184; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 12.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 499).
21
POLYSTACHYA BindL
Polystachya Kindtiana De Wild. no y. sp.
Plante à tiges rapprochées en touffes, atteignant 40 cm. de haut, à tiges isolées
munies de 2 à 4 feuilles lancéolées, se désarticulant à la base, de 15-25 cm. de
long, et de 2-4 cm. de large, obtuses au sommet et plus ou moins émarginées,
plus ou moins fortement pliées le long de la nervure médiane, à nervures parallèles
parmi lesquelles 3 à 5 plus marquées, non saillantes à l’état frais, mais proéminentes
à l’état sec. Tige florifère simple, courte ou allongée, panicule rameuse, munie de
gaines nombreuses ; ramifications au nombre de 5 à 10, solitaires ou géminées à
Taisselle d’une gaine, à rachis presque droit, courtement et éparsement velu, à fleurs assez
nombreuses, bractéolées à la base, à bractéoles ovales-aiguës, de 1,5 mm. de long. Fleurs
pédicellées, à pédicelle de 3,5 mm. de long ; sépale dorsal de 3 mm. environ de long, ovale,
subaigu, concave, rose, sépales latéraux de 4 mm. environ de long, largement triangu-
laires, aigus, rosés. Pétales elliptiques de 2 mm. environ de long, plus courts que les sépales
et de 0,6 mm. de large, subaigus, rosés. Lèvre jaune-verdâtre, plus ou moins ongui-
culée, trilobée, de 4 mm. environ de long, à lobes latéraux disposés vers le milieu,
subobtus; lobe médian épais, cireux, ondulé sur le bord et émarginé au sommet, de
2 mm. environ de large. Fruit subsessile de 12 à 15 mm. de long et de 3 mm. environ
de large, terminé par le périantbe persistant plus ou moins, triangulaire, à 6 côtes
peu proéminentes et s’ouvrant en 3 valves.
Région de Kisantu, 1901 (J. Gillet, n. 2109).
Obs. — Nous aurions été très embarrassé pour rapporter l’échantillon de cette espèce, qui a fleuri dans
les serrres du « Jardin colonial de Laeken »,. à la plante que nous venons de décrire, si nous n’avions eu la
certitude que la plante des serres de Laeken, récoltée au Congo par J. Gillet, avait été extraite de la
touffe que nous possédons en herbier; les deux plantes d’ailleurs portaient le même numéro 2109.
L’unique échantillon du Jardin colonial, qui a fleuri en janvier 1902 et nous a été aimablement transmis
par M. Kindt, chef de culture du jardin, ne possédait qu’une hampe florale courte, simple, dépassant de
7 cm. le niveau du sol, beaucoup plus courte que les feuilles et ne portant que 5 fleurs; les échantillons
de l’herbier étaient tous en fruits, les deux se complétaient donc très heureusement.
Si l’on compare notre description avec celles des espèces du même genre publiées par M. Rolfe (in
This.-Dyer Fl trop. Afr. VII p. 103 et suiv. j et que l’on suive la clef analytique proposée par l’auteur,
on s’apercevra bien vite qu’elle se classe parmi le grand groupe d’espèces caractérisé par: « lèvre plus ou
moins onguiculée, à lobes latéraux, quand ils existent, non basilaires ». Mais parmi les très nombreuses
espèces de ce groupe il est difficile de décider à quel groupement secondaire appartient notre plante, car
M. Rolfe a remarqué dans les caractères étudiés par lui de nombreuses exceptions et nous venons de
signaler nous-mêmes la différence très grande des inflorescences simples ou ramifiées; il est d’ailleurs assez
difficile de s’entendre sur la définition exacte de « inflorescence paniculate » et « inflorescence racemose ».
Morphologiquement le P. Kindtiana rappelle beaucoup le P. Wightii Reichb. f. (= P. luteola Wight
Icon. tab. 1678), de Malabar, Penang et Ceylan, qui est à fleurs jaunes.
MEGACLINIUM LindL
Megaclinium congolensis De Wild . nov. sp.
Tige rampante, assez épaisse, atteignant 7-8 mm. de diamètre, à racines nombreuses,
à bulbes distants de 15-30 mm., triangulaires, a angles aigus, saillants, parfois munis
d’une quatrième côte incomplète, de 3, 5-4, 5 cm. de haut et de 2,5-3 cm. de large, portant
deux feuilles au sommet, celles-ci caduques (inconnues pour les échantillons que nous
go
possédons en herbier). Pédoncule dressé de 25-30 cm. de long, muni de gaines
scarieuses, brunâtres, tronquées obliquement, de 12 mm. de long, îacbis épais, de
10-16 cm. de long, de 11-12. mm. de large et de 6 mm. d épaisseur environ, bractées
triangulaires ovales, subaiguës, de 7 mm. de large à la base et de 5-6 mm. de long.
Fleurs en mauvais état.
Bas-Congo, route des Caravanes, 1892 (Ém. Laurent).
Obs. — Bien que nous n’nyons point vu les fleurs en leur etnt ni les feuilles, nous croyons pouvoir
faire de cette plante, recueillie par M. Laurent à l’état vivant au Congo et gelée en cours de route
vers l’Europe, une espèce nouvelle voisine du Bulbophyllum Laurentianum Kraenzl. également récolte
au Congo par M. Laurent.
Les deux plantes sont très différentes à en juger d’après le peu d échantillons que nous possédons,
la planche XXII et si on compare à notre planche VIII. Dans le B. Laurenticmum les deux bulbes
sont à quatre angles aigus bien marqués sur toute la longueur du bulbe, la hampe florale mesure
environ 15 cm. de long, le rachis 7 cm. de long, 4-5 mm. de large et guère plus de 2 mm. d’épais-
seur. Dans le M . congolensis, sur huit bulbes que nous avons pu examiner, un seul présente quatre
côtes et encore cette quatrième côte est incomplète. Les bulbes sont beaucoup plus forts, non ovoïdes
dans leur forme générale, elliptiques et brusquement rétrécis au niveau de l’insertion des feuilles. Le
développement du pédoncule et du rachis permet de séparer facilement les deux plantes.
M. Kranzlin, en décrivant le Bulbophyllum Laurentianum (in Th. Dur . et De Wild. Mat. Fl. Congo,
III p. 50), a rapproché cette espèce du Megaclinium triste Rolfe, l’en différenciant par ses fleurs
glabres». Pour autant que nous avons pu en juger par la fleur en mauvais état qui nous est parvenue,
les sépales du M. congolensis sont courtement velus sur la face interne.
Dans la série des Megaclinium à rachis épais, à bords arrondis, obtus, M. Rolfe fin This -Dyêr
Fl. trop. Afr. VII p. 36) classe les M. leucorhachis Rolfe, M. imbricatum Rolfe, M. triste Rolfe
et M. strobiliferum Rolfe; cette dernière espèce se différencie par ses bractées largement ligulées,
aiguës, celles des trois autres espèces et du M. Laurentianum Nob. étant largement ovales, obtuses
ou subaiguës.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE VIII
Fig. 1. — Plante entière, grandeur naturelle.
Fig 2- — Fragment du rachis, grossi 2 fois.
Fig 3 et 4. — Coupes schématiques des pseudobulbes à 3 et 4 côtes.
Fig. 5. — Fruit jeune, grossi.
Fig. 6. — Trace de l’insertion des feuilles au sommet des pseudohulbes, grossissement de 3 diamètres.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXII
Fig. 1. — Plante entière, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Inflorescence, grossie 2 fois.
Fig. 3. — Trace de l’insertion des feuilles au sommet des pseudobulbes, grossie 3 fois.
Fig. 4. — Coupe schématique des pseudobulbes.
Megaclinium Gilletii De Wild.nov. sp.
Tige rampante, atteignant 5 mm. environ de diamètre, à racines nom-
breuses, à bulbes distants de 4-5 cm., aplatis ou obscurément triangulaires, à
angles aigus, de 4-5 cm. de haut et de 17 mm. de large, munis de bractées basi-
laires et portant trois feuilles au sommet, celles-ci de 8-10 cm. de long et 13-20 mm.
de large, glabres. Pédoncule dressé de 25 cm. environ de long, muni de gaines
scarieuses, brunâtres, tronquées obliquement, de 8-9 mm. de long ; rachis de 12 cm.
environ de long, de 6 mm, de large et de 1 mm. d’épaisseur. Bractées triangu-
23
laires-ovales, obtuses, de 4,5 mm. de large à la base et 4 mm. de long. Fleurs en
mauvais état.
Vallée de la Djum a, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2773 b).
^BS’ Cette plante est voisine du M. congolensis et par suite du M. Laurentianum\ elle se
différencie à première vue de ces deux espèces par le nombre de feuilles, 3 au lieu de 2, par leur
grandeur, par une moins grande épaisseur du. rachis, par les bulbes aplatis non ou obscurément
triangulaires.
Ne pouvant nous baser sur les caractères floraux, nous pourrions différencier comme suit les
5 espèces de ce groupe nous basant sur les caractères de l'inflorescence.
Rachis épais, charnu, à bords arrondis, obtus.
Bractées largement triangulaires-ovales, obtuses ou subaiguës.
M. leucor hachis Rolfe.
M. imbricatum (Lindl.) Rolfe.
M. Laurentianum (Kraenzl.) Nob.
M. congolensis Nob.
M. Gilletii Nob.
M. triste Rolfe.
M. strobiliferum (Kraenzl.) Rolfe.
425.
Petite plante à pseudobulbes assez rapprochés, ovoïdes-oblongs, de 8-9 cm. de
long et de 2 cm. environ de large, triangulaires, à faces plus ou moins concaves, sur-
montés de deux feuilles oblongues-obtuses de 14 cm. environ de long et de 27 mm. de
large. Tige florale dressée, naissant à la base du bulbe, munie de bractées engainantes
scarieuses, rachis ensiforme de 9-20 cm. de long et 11-15 mm. de large, entier ou
à peine ondulé sur les bords, à nervation longitudinale très accusée, divisé en deux parties
inégales par la côte centrale sur laquelle naissent les fleurs; celles-ci distantes de
11-13 mm. Bractées triangulaires-subulées, réfléchies, de 3-4 mm. de long; fleurs
jaunâtres, tachetées de brun-rougeâtre, à pédicelle de 3,5-4 mm. de long. Sépale dorsal
dressé, subspatulé, aigu, de 7-8 mm. de long et de 2,5 mm. de large environ; sépales
latéraux, élargis à la base, réfléchis, aigus au sommet. Pétales réduits, lèvre recourbée.
Colonne de 2 mm. environ de long, à côtés aplatis.
Chutes du Lubi, à Kalala-Ka.fumba, sur l’humus accumulé au sommet d’une
roche sous bois; 8 avril 1902 (L. Gentil).
Bulbes à angles aigus.
Pédoncule floral de 15T8 cm., rachis de 7,5 cm.
de long et 8 mm. de large. Bulbes à 4 angles .
Pédoncule floral de 30 cm. de long, rachis 6-
7,5 cm. de long. (Bulbes inconnus ) ... .
Pédoncule floral atteignant 15 cm., rachis 7 cm.
de long et 4-5 mm. de large. Bulbes à 4 angles,
à 2 feuilles
Pédoncule floral de 25-30 cm. de long, rachis
10-16 cm. de long et 11-12 mm. de large.
Bulbes à 3 angles, rarement à 4 angles, à
2 feuilles
Pédoncule floral de 25 cm. de long, rachis de
12 cm. de long et 6 mm. de large. Bulbe à
2 angles, rarement 3 angles, à 3 feuilles. . .
Bulbes à angles obtus.
Pédoncule floral de 38 cm. de long, rachis de
7,5-10 cm. de long et 10 mm. de large. Bulbe
à 3 angles ; . . . . . . .
Bractées largement ligulées, aiguës
Megaclinium Gentilii De Wild. in Belgique col. (1902) p.
24
Obs. — Les fleurs, au lieu d’être disposées en grappes comme dans beaucoup d’orchidées, paraissent
naître des deux côtés d’une feuille, sur la nervure médiane. Ce caractère existe, il est vrai, chez plu-
sieurs espèces africaines du genre Mègaclinium , mais aucune espèce de ce groupe n’a été découverte
jusqu’à ce jour dans l’État Indépendant du Congo. Ces plantes sont d’ailleurs encore fort mal étudiées
et l’on ne peut assez féliciter M. Gentil d’en avoir introduit plusieurs exemplaires au Jardin colonial de
Laeken. Les deux plantes connues, M. Bu-fo Lindl. et M. Bindley i Rolfe, qui ont le plus d’analogie
avec l’orchidée du Congo, ont existé il y a bien des années, vers 1841, dans les serres de M Loddiges
en Angleterre, et toutes deux sont fort mal représentées dans les herbiers; elles n’existent qua Londres
chacune d’elles représentée par un seul échantillon récolté dans les serres de M Loddiges.
ANGRAECUM Thou.
Angraecum bilobum Lindl. Bot. Reg. Mise. 69 (1890); Gilg in Engl. Ôst-Afr. C p. 157.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, n. 173).
Angraecum Althoffii Kraenzl. in Mitth. Deutsch. Schutzgeb. II (1889) p. 160.
Bumbay (Kasai), 6 avril 1899 (Éd. Lnja, n. 212).
EULOPHIA R. Br.
Eulopliia guineensis Lindl . in Bot. Reg. (1823) tab. 686 ; Rolfe in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. VU p. 69 ; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 5; Gilg in Engl. Ost-Afr. C p. 256.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 451).
LISTROSTACHYS Reichb , f.
Listrostachys Droogmansiana De Wild. in Belgique col. (1902) p. 425.
Feuilles linéaires-oblongues, coriaces, de 22 à 23 cm. de long et de 30-42 mm.
de large; bilobées au sommet, à lobes inégaux arrondis. Racèmes floraux de 13-16 cm.
de long, à 12-13 fleurs environ. Bractées largement ovales, obtuses, de 5 mm. de long.
Pédicelles de 20 mm. environ de long, à trois ailes plus ou moins fortement développées.
Fleurs blanches, odorantes, sépales lancéolés, acuminés, de 10 mm. environ de long,
et 2,5 mm. de large à la base. Pétales semblables aux sépales mais plus petits, de 8,5 mm.
environ de long ; lèvre acuminée, recourbée, à base assez large, environ aussi longue que
les pétales, à éperon épaissi à la base, aigu au sommet, de 45-52 mm. de long. Colonne
épaisse de 2 mm. environ de long, anthère biloculaire, pollinies à stipes distincts.
Chutes du Lubi (Lualaba-Kasai), 7 avril 1902 (L Gentil).
Obs. — Cette espèce est voisine du L. Hookeri Rolfe (in This.-Byer Fl. trop. Afr. VII p. 154), connu
uniquement des montagnes du Cameroun où il a été récolté par Mann et Johnston.
Les fleurs de la plante du Congo sont, pour autant que l’on puisse en juger d’après la description de ‘
l’auteur anglais, plus élégantes, à éperon beaucoup plus long puisqu’il mesure de 45-52 mm. de long et
n’en mesure que 30-36 chez le L. Hookeri. Sans entrer dans la discussion des caractères distinctifs de
ces deux espèces, nous donnerons ci-dessous la comparaison de leurs principaux caractères qui fera sauter
aux yeux les différences.
21
D
L. Rookeri. L. Droogmansiana .
Feuilles, longueur. 7-12 cm. 22-23 cm.
’? largeur . . . . . 12-20 mm. 30-42 mm.
Racème 4-10 fleurs. 12-13 fleurs.
Bractées. 6-10 mm. 5 mm.
Pédicelle 12-18 mm. 20 mm.
Sépales 12-14 mm. 10 mm.
Éperon 30-36 mm. 45-52 mm.
Listrostachys Durandiana Kraenzl. in Th. Dur. et De Wilcl. Mat. Fl. Congo III (1899)
p. 57.
Basenga (Lukenie), 23 décembre 1901 (L. Gentil, sub 2,30).
Obs. — Dans la description qu’il a donnée de cette plante, M. Kraenzlin n’a pu décrire la forme
de l’extrémité de la feuille, n’en ayant pas eu à sa disposition; dans les matériaux envoyés par M. Gentil
nous avons trouvé une extrémité de feuille adulte. Celle-ci présente une pointe entière, le second
lobe est très effacé ou invisible, la feuille • est nettement trigone à son extrémité, caractère très
particulier.
Le L. Durandiana Kraenzl. décrit en 1899, n’est pas relevé dans le « Flora of tropical Africa »; il se
range dans le voisinage immédiat du L. capitata Reichb., dont il diffère en tout premier lieu par
l’extrémité des feuilles.
MYSTACIDIUM Lindl.
Mystacidium disticlium [Lindl. Benth .) in Journ. Lirm. Soc. XVIII (1881) p. 337;
Rolfe in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 175.
Iboko (lac Léopold II), juin 1900 (L. Gentil).
AERANTHUS Reichb.
Aeranthus erythropollinius Reichb. f. in Flora (1865) p. 190; Renclle Cat. Welw.
Afr. PI. II p. 11.
Mystacidium xanthopollinium Th. Dur. et Schinz Consp. FL Afr. Y (1895) p. 55.
Mystacidium erythropollinium Th. Dur. et Schinz Consp. Fl. Afr. V (1895) p. 55.
Bikoro (lac Tumba), juin 1900 (L. Gentil).
Mayumbe, 1899 (Capt. Cabra, n. 79).
POLYGONACEA E
BRUNNICHIA Banks.
Brunnichia africana Welw. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 61.
Vallée de la Djuina, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2852).
4
26
MZOACEAE
GLINUS L.
G-linus spergula (L.) Pax in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenf. III, 1 b (1894)
p. 40; Engl. Ost-Afr. C p. 175.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2537).
URTICACEAE
DORSTENIA L.
Dorstenia G-illetii De Wild. in Bull. Herb. Boissier Sér. 2, I (1901) p. 838.
Obs. — Dans les « Plantæ Gilletianæ » nous avons fait ressortir la différence de cette espèce avec
celles du même groupe et en particulier avec le D. bicornis Schweinf. Nous avons tenu à faire
figurer cette plante parce que du texte que nous avons donné on pourrait douter du rapprochement.
En effet la phrase : « Réceptacle semilunaire, la partie supérieure égale ou l’inférieure plus longue
qu’elle « paraît ne pas pouvoir s’appliquer à notre plante, et il semblerait que les D. scobra Bur. et
D. psilurus Welw. soient plus voisins. Un coup d’oeil jeté comparativement sur les plantes fera
saisir les différences. Il ne nous est pas possible de nous appesantir davantage sur ces formes en ce
moment.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XI
Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Inflorescence isolée, grossie 2 fois.
Coupe longitudinale de l’inflorescence, grossie 2 fois.
Inflorescence vue de 3/4, grossie 5 fois.
Inflorescence vue de face, grossie 8 fois.
Fragment d’inflorescence, avec fleurs mâles et femelles, grossi 16 fois.
Fragment d’inflorescence, avec fleurs mâles et femelles, grossi 6 fois.
Étamines vues de face et de dos, grossies 30 fois.
Ovule, grossi 16 fois.
SCYPHOSYCE Baill.
Scyphosyce Gilletii De Wild . nov. sp.
Plante à tiges velues au moins à l’état jeune ; feuilles alternes, distantes de 2 à
4 cm., à stipules linéaires-lancéolées, scarieuses, persistantes, de 10-12 mm. de long, plus
longues que le pétiole; celui-ci courtement velu, de 5-8 mm. de long; limbe rigide, assez
coriace, glabre sur la face supérieure ou à poils courts très espacés, subglabrescent ou à
poils épars sur la face inférieure et principalement sur les nervures, elliptique, inégal à la
base, l’une des moitiés dépassant l’autre de 2 mm. environ, formant un petit auricule,
plus au moins fortement acuminé au sommet, souvent assez brusquement acuminé,
entier ou inégalement denté sur le bord, de 10-15 cm. de long et 4,5-7 cm. de large, à
nervures latérales au nombre de 10 environ, nettement anastomosées en arc avant
d’atteindre le bord de la feuille, assez fortement proéminentes sur la face inférieure, moins
fortement au-dessus ; nervures secondaires bien visibles surtout en-dessous où elles
Fig. 1. —
Fig. 2. —
Fig. 3. -
Fig. 4. —
Fig. 5. -
Fig. 6. —
Fig. 7. -
Fig. 8. —
Fig. 9. -
27
proéminent et tranchent en blanchâtre, de même que les nervures principales, sur le fond
vert pâle, mat. Inflorescences solitaires ou géminées à l’aisselle des feuilles, courtement et
éparsement velues, plus longues que le pétiole, à pédoncule de 6 mm. environ de long. Récep-
tacle campanulé à 4 lobes arrondis. Fleurs mâles à périgone de 3 mm. de long, à lobes
subspatulés, velus ciliés au sommet, étamines exsertes dépassant le réceptacle, à anthères
de 0,5 mm. environ de long ; fleur femelle centrale à style exsert divisé assez profondé-
ment en 2 lobes recourbés.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Ors. — Le genre Scyphosyce créé par Bâillon est représenté dans la Flore africaine par deux espèces :
S. Manniana Baill. et S. Zenkeri Engl. (Cf. Engl. Moraceae Africanae p. 30).
Tandis que le S. Manniana, originaire peut-être du Gabon est totalement glabre, les S. Zenkeri
et Gilletii possèdent des tiges velues au moins à l’état jeune. Le S. Gilletii possède comme le S. Man-
niana des feuilles à limbe inégal, mais elles ne sont pas longuement rétrécies, l’angle qu’elles
forment à la base est assez obtus. Quant au S. Zenkeri figuré par M. Engler (loc. cit. pi. X), les
feuilles spatulées-lancéolées permettent une différenciation facile.
AMARAXTACEAE
CELOSIA L.
Gelosia laxa Schum. et Thonn. in Danske Vidensk. Selsk. III (1828) p. 161; Hiern
Cat. Welw. Afr. PL I p. 885; Gilg in Engl. Ost-Afr. C p. 172.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2058).
Celosia trigyna L. Mant. PI. (1771) p. 212 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 884;
Gilg in Engl. Ost-Afr. C p. 172.
Lusambo, décembre 1895 et Luebo, 1895 (É. Laurent).
ObS. — Cette plante a également été recueillie à Sabuka par un agent de l’État; les indigènes
la dénomment « tangena « et la mangent comme légume.
IRESINE P. Br.
Iresine vermicularis ( L .) Moq. in DC. Prod. Regn. Veget. XIII, 2 (1849) p. 340.
Philoxerus vermicularis Sm , in Rees Cyclop. XXVII (1814) n. 3 ; Hiern Cat. Welw. Afr.
PI. II p. 897.
Bords de la mer à Banane, novembre 1893 (P. Dupuis).
TELANTHERA R. Br.
Telanthera maritima [St-Hil.) Moq. in DC. Prodr. regn. veget. XIII, 2 (1849) p. 364;
Alternanthera maritima St-Hil. Voy. Brés. II (1833) p. 437 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 895.
Banana, 1896 (capt. Wilwerth).
CYATHULA Lour.
Cyathula prostrata (L) Bl. Bydr. Fl. Nederl. Ind. (1825) p. 549; Gilg in Engl. Ost-Afr.
G p. 178.
Desmochaeta prostrata DG. Hort. Monsp. (1813) p. 102; Hiern Cat. Wclw. Afr. PI. I p. 890.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2138).
LORANTHACEAE
LORANTHUS L
Loranthus Butayei De Wild. nov. sp.
Rameaux cylindriques, lenticellés, à lenticelles nombreuses, à entrenœuds de longueur
variable, ne dépassant pas 6 cm. de long, renflés au niveau de la naissance des fleurs.
Feuilles glabres de 17 à 65 mm. de large et 6-17 cm. de long, ovales ou elliptiques-
lancéolées, cunéiformes à la base et arrondies ou obtusément cunéiformes au sommet,
plus ou moins obliques, à nervation plus ou moins apparente. Fleurs assez nombreuses,
munies à la base d’une bractée cupuliforme, courtement ciliée, de 2 mm. environ de long,
munie d’une dent obtuse en dessous du bord; calicule plus long que la cupule, fendu
unilatéralement, de 4 mm. environ de long, Périgone renflé vers la base, à ampoule
obovoïde, de 5-6 mm. de long et de 4 mm. environ de diamètre, tube de 22-27 mm. de
long, fendu unilatéralement, à 5 lobes de 10-11 mm. de long et de 0, 6-0,7 mm. de large.
Anthère s’enroulant, style aussi long que le périgone, de 36 mm. environ de long, penta-
gone, à stigmate légèrement capité.
Bas-Congo, 1901 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2248); vallée de la Djuma, juillet 1902
(J. Gillet et L. Gentil).
Obs. — Cette espèce vient se classer, comme on pourra facilement le voir en comparant les descrip-
tions, près des L. Bitchholzii Engl, et Thonneri Engl.
Si l’on examine ces descriptions on remarquera que la plante du Bas-Congo possède des feuilles
plus grandes, surtout plus larges, et que le renflement basilaire est beaucoup plus développé.
En effet, en mettant en regard les mensurations des diverses parties de la fleur nous trouvons chez
les trois espèces :
L. Butayei. L. Thonneri. L. Biichholzii.
Ampoule basilaire. . . 5- 6 X 4 mm. 4-5 X 3 mm. 3X2 mm.
Tube ....... 22-27 mm. 25 mm. 20 mm.
Lobes. ...... 10-11 « 8-9 % 10 »
37-44 mm. 37-39 mm. 33 mm.
D’après ces caractères le L. Butayei se rapproche plus du L. Thonneri que du L. Buchholzii ,
mais on le différenciera facilement par la grandeur des feuilles qui atteignent au maximum 22 mm.
dans les matériaux rapportés par M. Fr. Thonner, atteignant jusque 45 mm. de large dans ceux récoltés
par le R. P. Butaye. Ces espèces, qui possèdent toutes une dent sur le dos de la cupule, sont en tous
cas très voisines; il ne serait pas impossible que de nombreux matériaux de ces plantes ne fassent
rapporter ces espèces comme formes d’un seul et meme type. Les nervures sont en général plus proémi-
nentes dans les échantillions de la Djuma que dans ceux recueillis par le R. P. Butaye, mais ce caractère
ne paraît pas pouvoir* être considéré comme constant.
29
Loranthus capitatus (Spreng.) Engl . in Engl . et Prantl Natürl. Pflanzenfam.
Nacht. III, 1 (1897), p. 131.
— — var. latifolius Engl, in Th. Dur. d De Wild. Matér. Fl. Congo I (1896)
p. 126.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2842, et L. Gentil, s. n.).
Loranthus crassicaulis Engl in Th. Dur. et De Wild. Matér. Fl. Congo Vil (1900)
p. 7.
Région de Kimuenza, mars 1901 (J, Gillet, n. 20367
Loranthus nigrescens De Wild. et Th. Dur. Illustr. Fl. Congo, fasc. VIII (1902) p. 177
pl. LXXXXIX.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2745 et L. Gentil).
Loranthus kimuenzae De Wild. no y. sp.
Plante glabre, rameaux cylindriques, lenticellés, brunâtres à l’état sec, à entre-
nœuds de 2-7 cm. de long, 'feuilles opposées ou subopposées, coriaces, à pétiole de 6-9 cm.
de long, ovales, légèrement cordées à la base, de 9-11 cm. de long et de 4,5-7 cm. de large,
subaiguës au sommet, nervures latérales ascendantes au nombre de 2-3; capitules courte-
ment pédonculés, à pédoncule de 1,5 mm. de long, glabres, portant environ 4 fleurs et plus ou
moins nombreux à l’aisselle des feuilles ; bractée obliquement cupuliforme, de 3 mm. envi-
ron de long ; calicule soudé avec l’ovaire, cupuliforme, de 3 mm. environ de long ; périgone
glabre, renflé à la base et renflé au sommet dans le bouton, renflement terminal tronqué, à
renflement basilaire ovoïde, de 5-7 mm. de long et de 3-3,5 mm. de large, à tube du périgone
fendu jusque vers le milieu, de 24-27 mm. de long, à lobes réfléchis de 7 mm. environ de long
et de 1 mm. environ de large. Anthères de 1,5-2 mm. de long, munies d’une dent basi-
laire. Style épais, polygonal, de 38 mm. environ de long, brusquement rétréci au sommet,
puis renflé en un stigmate globuleux.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n, 1665).
Obs. — Le L. kimuenzae appartient à la section Tapinanthus Bl. § Constrictiflori Engl. (Bot.
Jahrb. XX p. 108). Comme chez les L. Buchneri Engl., syringifolius Engl., truncatus. Engl.,
tschintschochensis Engl, et Poggei Engl., le bouton de l’espèce nouvelle est tronqué au sommet.
M. le professeur Engler différencie les 5 espèces que nous venons d’énumérer par la consistance des
feuilles; ce caractère nous paraît difficile à apprécier.
Nous proposerions de différencier ces 5 espèces auxquelles vient s’ajouter le L. kimuenzae de la
façon suivante :
Constrictiflo'ri (Cf. Engl. loc. lit. ) .
a. Bouton tronqué au sommet.
L Feuilles ovales ou ovales-lancéolées.
I Pédicelle, calicule ou périgone courtement pubescents.
1. Pétiole de 3-5 mm. de long.
* Feuilles ovales rétrécies également vers les deux
extrémités la truncatus.
** Feuilles ovales plus [fortement rétrécies vers le
sommet L. tschintschochensis.
2. Pétiole de 8-10 mm. de long L. Buchneri.
30
II. Pédicelle, calicule et périgone glabres.
1. Pétiole de 6-9 mm. de long.
* Feuilles de 4 cm. de long et 2,5 cm. de large . . L. syringifolius .
** Feuilles ‘de 9-11 cm. de long et de 4,5-9 cm. de
large> Z. kimuenzae.
2. Pétiole de 2 cm. de long L* Poggei.
De cette façon le L. himuenzae prend tout naturellement place à côté du L. syringifolius dont
il paraît se rapprocher beaucoup et dont il diffère à première vue par ses feuilles très développées.
Lorantîius senegalensis De Wild. nov. sp.
Rameaux jeunes glabres, à feuilles opposées, à entrenoeuds de 10-15 mm. de long;
feuilles alternes dans les rameaux plus âgés, distantes de 3,5 cm. environ. Feuilles ovales,
pétiolées, à pétiole semi-cylindrique épais, de 8 mm. environ de long, coriaces, de 7-9 cm.
de long et de 4,5-5 cm. de large, à nervation pennée peu proéminente sur les deux faces,
à environ 5 nervures de chaque côté de la nervure médiane, cunéiformes à la base,
subobtuses au sommet. Inflorescences , sessiles ; bractée , calicule soudé dans
sa modié inférieure avec l’ovaire, de 4 mm. environ de long, se fendant irrégulière-
ment, glabre, noircissant parla dessiccation. Périgone glabre, de 30-34 mm. de long, renflé-
globuleux à la base, à renflement de 3,5-4 mm. de large et de 4-5 mm. de long, tube grêle,
terminé dans le bouton par un renflement ovale-allongé, pentagonal, à côtes légèrement mais
distinctement ailées formées par la soudure des bords des lobes dressés, atteignant 9-10 mm.
de long et 1 mm. de large sur la face interne, glabres intérieurement ainsi que le tube
fendu unilatéralement dans sa moitié supérieure. Filaments staminaux assez épais, munis à
la base de l’anthère d’une dent courte. Style à 5 côtes nettement marquées, rétréci sous le
stigmate et terminé par un stigmate capité.
Sénégal (coll. Lécard, n. 83).
Obs. — Cet échantillon en assez mauvais état, fleurs et feuilles sont toutes détachées, est accompagné de
cette note « Loranthus du Sénégal, croît indistinctement sur tous les arbres; celui-ci est récolté sur un
Bauhinia « .
L’espèce que nous venons de décrire appartient à la section Tapinanthus Constrictiflori Engl . et par
les lobes du périgone dressés, non différenciés en un tissu spécial à la base elle se range dans le voisinage des
L. prunifolius E. Mey, L. Kraussianus Meissn., L. Molleri Engl., L. elegantulus Engl., L. san-
sibarensisEïigl., L. Sadebeckii Engl, et Z. crcississimus Engl. Nous la classons, à cause de ses fleurs
qui paraissent sessiles, dans le groupement comprenant les quatre dernières espèces.
Mais de celles-ci les trois dernières possèdent des feuilles à trois nervures basilaires, le L. elegantulus seul
a des feuilles à nervures pennées (Cf. Engl, in Bot. Jahrb. XX p. 107 et 121).
Nous pouvons dès lors différencier le L. senegalensis et le L. elegantulus comme suit :
Feuilles ovales ou allongées-ovales, à nervation pennée.
Feuilles de 2,5-5 cm. de. long et 1,2-2, 5 cm. de large, à environ deux
nervures latérales. . y . . . . . . . . .
Feuilles de 7-9 cm. de long et 4,5-5 cm. de large, à environ cinq nervures
latérales. ......
VISCUM L.
Viscum obscurum Thunb. Prod. Fl. Cap. (1794) p. 31.
— — var. decurrens Engl, in Bot. Jahrb. XX (1894) p. 13*3.
Environs de Léopoldville, août (J. Gillet, s. n.).
L. elegantulus.
Z. senegalensis:
31
Obs. — Grâce a F amabilité de M. le professeur Engler, qui a bien voulu nous envoyer l'échantillon
authentique récolté par Dinklage au Gabon (Sibangefarm), en 1890, il nous a été possible d’identifier
notre plante avec celle qu’il a décrite sommairement. La seule différence que nous ayons observée c’est
que les feuilles, toutes fortement spatulées, sont à nervures plus proéminentes sur les deux faces et
que l’on en distingue nettement cinq; dans le type les quatre et cinq nervures sont peu marquées,
mais cependant visibles.
RH APTOPET AL ACEA E
EGASSEA Pierre no y. gen.
Racemi axillares ’ vel terminales, ramis paucifioris, floribus saepius hermaphroditis
raro unisexualibus, pedicellatis. Calyx cupulatus dentatus vel irregulariter dentatus,
dentibus saepe obscuris, fructifer haud auctus. Petala 8-10 vel indefinita, valvata, coria-
cea, apice incurva, appendicula incrassata lobulata vel subfimbriata inter se conniventia
vel aegre libéra. Stamina indefinita, ultra 150, fere perigyna 5-8 seriata, petalis breviora,
inæquilonga, füamentis flliformibus exterioribus longioribus. Antherae basifixae utrinque
bilobae, saepe loculis subintrorsis inaequilongis sat dissitis. Pollinia ovoidea. Discus 0.
Ovarium ovoideum 3-4 loc., dissopimentis membranaceis saepe incompletis. Stylus cylin-
dricus filiformis, ovario 3-plo longior apice integer vel incrassatus, concavus vel stigmate
obscure lobato membranaceo puteiformi. Ovula gemina in loculo sub apice axi fere com-
pléta collateraliter inserta descendentia,, raphe dorsali. Capsula monosperma 3-4 valvis,
pericarpis coriaceo. Semen globosum. Integumentum valde tenue subcoriaceum brun-
neum (in sicco). Albumen æquabile eburneum. Embryo axillaris partem superiorem
albuminis occupares, tigella oblonga supera cotyledonibus ovato-lanceolatis leviter
plicatis subæquilonga vel paullum brevioie.
Arbores vel arbuscules 4-15 met. elevatae, foliis ellipticis vel suboblongis obscure
dentatis vel ondulatis, chartaceis exstipulatis.
Obs. — Ce genre appartient à la famille des Rhaptopetalacées créée par M. Pierre. Ce nom, publié
en 1896 dans le Bulletin de la Société botanique de France (in Van Tieghem Phanérogames à ovules
sans nucelle, ex Bull. Soc. bot. Fr. XL1II [1896] p. 566), a la priorité sur le nom de Scytopetalaceae
que M. Engler lui a substitué en 1897 dans les Nachtrage, II-IV p. 242 des Pflanzenfamilien. Cette
famille contiendrait pour M. Pierre les genres Rhaptopetalum Oliv., Scytopetalum Pierre, Egassea
Pierre et Brazzeia Baill., qui a peut-être, d’après M. Pierre, comme synonyme le genre Erythropyœis
Pierre.
Le genre Egassea est voisin du genre Scytopetalum figuré dans Engler et Prantl Pflanzenfam.
Nachtrage II-IV, p. 243, fig. 51a, il en diffère par son ovaire nettement 3-4 loculaire, son stigmate
entier ou en forme d’urne, sa capsule 3-4 valvaire et ses cotylédons à peine plissés. M. Pierre a fondé
son genre sur une espèce récoltée au Gabon par le R. P. Klaine. Nous avons trouvé dans les matériaux
botaniques délaissés par Alfr. Dewèvre une espèce de ce genre que nous connaissions simplement par
une figure et que nous avons soumise à M. Pierre. Celui-ci a bien voulu nous permettre de publier ici
la diagnose de son genre nouveau, celle de son espèce et quelques-uns des dessins exécutés par M. Delpy
sous ses ordres. Nous nous empressons de. remercier vivement M. Pierre de son aimable attention.
Egassea laurifolia Pierre nov. sp.
Rameaux anguleux. Feuilles atténuées en un court pétiole, aplati sur la lace supé-
rieure et décurrent le long de la tige, limbe elliptique, de 8-13 cm. de long et de 4-4,5 cm.
de large, cunéiforme à la base, arrondi ou subarrondi au sommet, brusquement terminé
en un acumen de 1,5 cm. de long, de 2 à 2,5 mm. de large, obtus, glabre sur les deux
faces, ou légèrement papilleux sur la face inférieure. Nervures latérales -au nombre de
7-8 de chaque côté de la nervure médiane, peu proéminentes sur la face inférieure, en
creux sur la face supérieure, nervures secondaires peu marquées. Inflorescences en
racèmes terminaux et axillaires, plus courts que les feuilles, de 3-9 cm. de long,
pubéruleux-grisâtres ; fleurs à pédicelle allongé, de 1,9 cm. environ de long, plus
long que la fleur, bractéolé à la base, à bractéole caduque. Calice obscurément denté,
ou simplement ondulé, pubescent. Corolle à 8-10 pétales subconnés, courtement velus
et munis d’une touffe de poils au sommet recourbé vers l'intérieur, pétales de 8 mm.
environ de long, de 1 mm. de large, trois à quatre fois plus longs que le calice.
Étamines à filaments soudés entre eux ou soudés à la base des pétales. Ovaire à 3-4 côtes,
3-4 loculaire, surmonté d’un style plus long que l’ovaire et uniforme au sommet ; capsule
globuleuse de 1,5 cm. de long, dépassant la largeur du calice, à cloisons disparaissant
rapidement, déhiscente; graine de 1,2 à 1,4 cm. de diamètre, à tégument interne rouge,
devenant brun ou noir.
Environs de Libreville, 1901 (Coll. R. P. Klaine, n. 1925 et 2042).
033S. — L’j E. laurifolia existe peut-être dans l’État Indépendant du Congo; nous rapportons avec
doute à cette espèce une plante dont nous ne possédons que deux feuilles et deux cymes florales; elle
a été récoltée à Lusambo par J. Duclicsne. Comme dans le type de M. Pierre les inflorescences sont
velues, mais les pétales sont fréquemment au nombre de 7 et plus élargis, le style est à stigmate
plus ou moins évidé au sommet et rappelle donc fortement celui du type, mais les deux feuilles toutes
deux privées de leur acumen sont nettement inéquilatérales à la base, caractère qui ne paraît pas
exister dans la plante du Gabon que nous avons sous les yeux.
Nous n’oserions donc rapporter avec certitude la plante de Lusambo au même type spécifique que
celle du Gabon ; nous attendrons de plus amples matériaux pour compléter la détermination.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XVII
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Rameau fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Bouton, grossi 5 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale du bouton, grossie 5 fois.
Fig. 5. — Corolle enlevée et coupée longitudinalement, grossie 3 fois.
Fig. 6. - Fleur épanouie, grossie 3 fois.
Fig. 7. — Anthère vue de dos, grossie 20 fois.
Fig. 8. — Ovaire surmonté du style, grossi 20 fois.
Fig. 9 — Extrémité du style à cavité, grossi 20 fois.
Fig. 10. — Coupe longitudinale de l’ovaire, grossie 20 fois.
Fig. 11. — Coupe transversale de l’ovaire, grossie 25 fois.
Fig. 12. — Fruit dont une partie de la paroi a été enlevée, grpssi 2 fois.
Fig. 13. — Partie de la paroi externe du fruit, grossie 2 fois.
Fig. 14. — Coupe longitudinale du fruit, grossie 2 fois.
Egassea Pierreana De Wild. nov. sp.
Rameaux subarrondis. Feuilles atténuées en un court pétiole, canaliculé supé-
rieurement, très légèrement décurrent, le long de la tige, limbe obovale-elliptique,
de 6-9 cm. de long et de. 2-4 cm. de large, inéquilatéral et cunéiforme à la base,
plus ou moins brusquement rétréci au sommet, terminé en un acumen de 1 cm.
33
environ de long, cunéiforme, subobtus, glabre sur les deux faces, concolore à l’état
sec, nervures latérales au nombre de 6-8 de chaque côté de la nervure médiane,
peu proéminentes sur la face inférieure, ne se marquant pas en creux sur la face supé-
rieure, nervures secondaires peu marquées. Inflorescences en racèmes terminaux et axil-
laires, plus courts que les feuilles, de 2,5-5 cm. de long, simples, glabres, fleurs à pédi-
celles de 3-9 mm. de long, environ aussi longs que les fleurs, bractéolés à la base,
à bractéole caduque. Calice obscurément denté ou ondulé, glabre ou cilié sur les bords.
Corolle à environ 15 pétales, subconnés, glabres extérieurement, munis d’une touffe
de poils au sommet recourbé vers l’intérieur; pétales de 5-6 mm. de long et de 1 mm.
environ de large, environ quatre fois aussi longs que le calice. Étamines à filaments
plus ou moins soudés entre eux ou à la base des pétales. Ovaire 4-loculaire, à loges
biovulées, surmonté d’un style environ de la même longueur et terminé par un stigmate
épaissi, plus ou moins conique, non creux et distinctement pourvu de quatre côtes.
Fruit inconnu.
Environs de Wangata, 25 janvier 1896 (leg. Alfr. Dewèvre, n. 666).
Obs. — C’est avec doute que nous publions la localité de cette espèce, car il y a désaccord entre
les données de la note accompagnant les échantillons et celles du registre de récolte. En effet,
d’après l’étiquette de l’échantillon, la plante constituerait un arbuste de 4 m., d’après le registre elle
est décrite comme suit : * Grand arbre des bords du fleuve; feuilles coriaces, alternes, non stipulées;
calice petit; ovaire globuleux terminé par un style globuleux; fruit drupacé de la grosseur d’une
noisette, lisse et violacé à l’extérieur, à périsperme rosé, à l’intérieur duquel se trouve une enveloppe
pierreuse recouvrant une graine brunâtre, fortement ruminée; embryon droit disposé au sommet. Les
fleurs répandent une très bonne odeur. Nom indigène : Boyo. »
Ces notes, qui ne se rapportent pas totalement à la plante que nous décrivons, pourront peut-être
servir à la retrouver. Le seul caractère important sur lequel nous attirons l’attention est le nombre
de pétales indiqué par Dewèvre, 4 pétales ; la cohérence des pétales a peut-être induit Dewèvre en
erreur.
Nous avons dédié avec plaisir cette espèce à M. L. Pierre, qui a bien voulu examiner les rapports
de cette plante avec son genre Egassea et nous permettre la publication de ses notes.
EXPLICATIONS DES FIGURES DE LA PLANCHE XVIII
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2 — Bouton, grossi 5 fois.
Fig. 3-4. — Bases inéquilatérales de deux feuilles, grandeur naturelle.
Fig 5. — Ovaire, style et stigmate grossis 3 fois.
Fig. 6. — Extrémité du style avec stigmate.
Fig. 7. — Jeune fruit, grandeur naturelle.
OLACACEAE
PTYCHOPETALUM Benth.
Ptychopetalum alliaceum De Wild. nov. sp.
Rameaux aplatis supérieurement, à deux angles très saillants et munis sur
le plat de chaque côté de la tige de 2 ou 3 côtes plus ou moins saillantes. Feuilles
ne noircissant pas par la dessiccation, cunéiformes à la base, rétrécies en un court
pétiole, atteignant parfois 2,5 mm. de long, assez épais, charnu; limbe elliptique assez
34
mat sur les deux faces, glabre, de 6-20 cm. de long et 2,2-7 cm. de large, acuminé au
sommet, subaigu, à nervures au nombre de 12 environ de chaque côté de la nervure
médiane, en creux sur la face supérieure, nettement proéminentes sur la face
inférieure, anastomosées en arc avant d’atteindre le bord plus ou moins ondulé de
la feuille. Fleurs jaunâtres à l’état sec, en racèmes axillaires de 10-18 mm. de long,
pédicellées, à pédicelle grêle, de 1,5 mm. environ de long, bractéolé à la base, à
bractéoles de 1-1,5 mm. de long, aiguës, assez rapidement caduques, bouton ovoïde,
étranglé un peu au-dessus du milieu, calice presque nul, corolle de 4, 5-5,5 mm.
de long et 2 à 2,5 mm. de diamètre à la base, à 5 pétales étroitement linéaires,
plus ou moins velus sur la face interne, étamines de deux longueurs. Ovaire
oblonsr, de 2 mm. environ de long, se rétrécissant en un style de 1,7 mm. environ
de long, légèrement renflé en massue au sommet. Fruits globuleux de 8 mm.
environ de diamètre, surmontés par la base persistante du style, renfermant une graine
unique, basilaire, à odeur alliacée assez prononcée.
Bas-Congo 1901 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Nous rapportons avec doute à cette espèce le n. 721 (Kisantu 1900, leg. J. Gillet), qui est
privé de fleurs et de fruits.
Le P. cdliaceum est très voisin du P. nigricctns , décrit ci-après, mais ses feuilles ne sont pas
noirâtres à l’état sec; ce caractère n’a peut-être qu’une valeur secondaire et peut provenir du mode
de préparation.
Pour différencier ces deux espèces nous nous sommes basé surtout sur la grandeur des fleurs et
sur la longueur du style par rapport à l’ovaire, dans le P. nigricans le style est nettement plus long
que l’ovaire, dans le P . cdliaceum il est environ aussi long, dans le P. omceps , il est beaucoup
plus court. Il y dans la grandeur des fleurs une gradation bien marquée :
P. nigricans 4-4,5 mm. X 1.5 mm. environ.
P. alliaceum 4, 5-5, 5 mm. X 2-2,5 mm. environ.
P. anceps 5-6 mm. X 2 mm. environ.
En outre, chez cette dernière espèce les bractées florales atteignent 9 mm. de long et 3 mm. de
large.
Nous classerons comme suit les 7 espèces africaines du genre.
Rameaux presque cylindriques, ou du moins à côtes peu marquées . P
Rameaux plus ou moins fortement aplatis ou à côtes très marquées .
Feuilles arrondies ou cordées à la base.
Style plus court que l’ovaire P
Feuilles cunéiformes à la base.
Style trois fois plus court que 1/ovaire; feuilles à 3-4 ner-
vures latérales P
Style à peu près aussi long que l’ovaire; feuilles à 12 ner-
vures environ de chaque côté de la nervure médiane . P
Style plus long que l’ovaire; feuilles à 8 nervures environ
de chaque côté de la nervure médiane P
Ptychopetalum nigricans De Wild. nov. sp.
Rameaux aplatis supérieurement, à deux angles très saillants et munis sur le
plat de chaque côté de la tige de 2 ou 3 côtes plus ou moins saillantes. Feuilles
noircissant par la dessiccation, cunéiformes à la base, subsessiles ou rétrécies en un
. petiolatum Oliv.
. anceps Oliv.
. acuminatissimum Engl.
. cdliaceum De Wild.
. nigricans De Wild.
35
court pétiole atteignant parfois 2 mm. de long; limbe elliptique et parfois assez lui'
sant sur les deux faces, glabre, de 6-14 cm. de long et 1,9 à 6 cm. de large, acu-
miné au sommet, aigu, à nervures au nombre de 8 environ de chaque côté de la
nervure médiane, plus proéminentes en dessous qu’au-dessus, anastomosées nettement
en arc avant d’atteindre le bord [dus ou moins ondulé de la feuille. Fleurs noirâtres
à l’état sec, en racèmes axillaires de 10-18 mm. de long, pédicellées, à pédicelle
de 1 mm. environ de long, bractéolé à la base, à bractéoles de 1 à 1,5 mm. de
long, aiguës, assez rapidement caduques; bouton ovoïde ou elliptique, étranglé vers
le milieu, calice presque nul, corolle de 4-4,5 mm. de long et 1,5 mm. de large,
à 5 pétales étroitement linéaires, plus ou moins velus sur la face interne; étamines
de deux longueurs. Ovaire ovale, oblong, de 1 mm. environ de long, se rétrécis-
sant en un style de 1,7 mm. de long, légèrement renflé en massue au sommet.
Fruits inconnus.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1673).
Obs. — Comme le montre cette description, le P. nigricans rappelle le P anceps Oliv. (Cf. Oliv.
Fl. trop. Afr. I p. 347), mais il est aisé de le différencier de cette espèce par ses feuilles cunéiformes
et non arrondies ni cordées à la base. En outre, chez le P. anceps le style qui surmonte l’ovaire et
qui est nettement bilobé dans l’échantillon 2037 de la Coll. M. Dinklage (Grand Bassa, Liberia, 4 IX
1898), est plus court que l’ovaire, tandis qu’il est nettement plus allongé que l’ovaire dans notre
P. nigricans. Le style permettra également de distinguer le P. nigricans du P. petiolatum Oliv.,
dont les feuilles rappellent celles de notre nouvelle espèce. Tandis que dans la plante du Bas-
Congo l’ovaire se termine insensiblement en un style plus long que lui, chez le P. petiolatum
l’ovaire est brusquement rétréci au sommet et le style prend presque naissance dans une concavité de
l’extrémité de l’ovaire et n’est jamais pins- long que lui.
Nous avons vu en herbier un échantillon récolté à Kisantu par J. Gillet, sans numéro, qui est peut-
être différent de notre type; le style qui surmonte l’ovaire paraît articulé vers le milieu, mais nous
ne pouvons certifier que ce caractère soit de valeur suffisante pour justifier la création d’une espèce
nouvelle.
OLAX L.
Olax macrocalyx Engl . in Notizblatt des Kônigl. Bot. Gart. und Mus. Berlin II
(1899) p. 285.
Environs de Kimuenza, 9 octobre 1895 (Alfr. Dewèvre) ; Kisantu, 1899 (J. Gillet,
n. 72).
R AISTUN CULACE AE
RANUNCULUS L.
Ranunculus sardous Crantz Stirp. Austr. ed. 1, II (1763) p. 84.
Endroits humides de la vallée de l’Inkissi, 1901 (J. Gillet, n. 2284).
Obs. — L’unique échantillon que nous ayons reçu est en assez mauvais état, les fleurs sont jeunes et
ont presque toutes perdu leur corolle, nous pensons néanmoins pouvoir rapporter cette plante au
R. sardous espèce européenne trouvée dans les Canaries, dans l’Algérie et dans l’Asie mineure. Elle
pourrait avoir été introduite accidentellement par le blanc. En l’absence de fruits, il n’est pas possible de
déterminer la variété à laquelle cette plante pourrait être rapportée, il nous a semblé intéressant
de signaler cette Renoncule à l’attention des collecteurs.
36
QAPPAKLDAOEAE
CLEOME L.
Cleome G-illetii De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, dressée, rameuse, de 40 cm. environ de haut, à tige et feuilles
courtement glanduleuses-pubescentes, plus ou moins scabres. Feuilles trifoliolées, sauf les
supérieures qui sont simples ; feuilles trifoliolées longuement pétiolées, à pétiole pouvant
atteindre 6,5 cm. de long, muni à la base d’épines recourbées, assez fortes, de 2 mm.
environ de long; folioles latérales inéquilatérales, courtement pétiolulées, à limbe de
3-4 cm. environ de long et mesurant jusque 17 mm. de large, à nervure médiane
fortement excentrique, foliole médiane elliptique-allongée, cunéiforme à la base et
subaiguë au sommet; folioles courtement et éparsement velues sur les deux faces,
plus ou moins scabres; feuilles simples, elliptiques ou subobovales, atteignant 18 mm.
environ de long et 9 mm. environ de large. Fleurs solitaires à 1 aisselle des feuilles
supérieures simples, à pédicelle grêle aussi long ou plus long que la feuille, courtement
velu ; sépales lancéolés de 1-1,5 mm. de long ; pétales obovales, longuement onguiculés,
de 3,5 mm. environ de long; étamines peu nombreuses, de 4 mm. environ de long,
dépassant peu les pétioles; ovaire sessile éparsement glanduleux, de 3,5 mm.de long,
surmonté d’un stigmate capité sessile. Capsule allongée, grêle, non terminée en bec,
de 5 cm. de long et de 1,2 mm. environ de large (non mûre), graines glabres
(jeunes).
Kisantu, septembre 1900 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Nous ne possédons qu’un seul exemplaire de cette plante; par le nombre réduit de ses
étamines, par sa capsule sessile elle se rapproche du C. arabica L., mais chez cette espèce le fruit
est terminé par un bec très visible et n’est jamais aussi étroit, en outre la plante n’est pas armée
d’aiguillons. Elle paraît posséder certaine analogie avec le C. brachycarpa , mais chez cette espèce
le style est également long et grêle, et en outre la capsule de 4-8 mm. de long est parfois plus
courte que le style. Nous ne connaissons dans le genre Cleome qu’une seule espèce à tiges armées,
c’est le C. spinosa dont la capsule est franchement stipitée et qui possède des feuilles à 5 folioles.
Parmi les autres espèces du genre, c’est du C. ciliata que le C .. Gilletii se rapproche le plus,
mais le C. ciliata possède des fruits nettement stipités et ne présente jamais d’aiguillons sur ses
tiges, et en outre toutes ses feuilles sont trifoliolées.
Cleome spinosa Jacp. Enum. PI. Carib. (1760) p. 26.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2627).
PEDICELLARIA Schrcmk .
Pedicellaria pentaphylla Schrank in Roem . et Usteri Mag. Bot. III (1790) p. 11;
Hiern Cat. Welw. Afr. PI. II p. 481 ; Gilg in Engl . Ost-Afr. C p. 184.
Gtynandropsis pentaphylla DC. Prod.j Regn. Veget. I (1824) p. 338; Hiern Cat. Welwj Afr.
PI. I p. 28.
Vallée de la Bjuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2855, et L. Gentil, s. n.); entre
Léopoldville et Mombaza, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2615).
37
RITCHIEA R. Br.
Ritchiea fragrans R. Br. ex Walp. Rep. Bot. Syst. I (1842) p. 201; Oliv . Fl. trop.
Afr. I p. 100; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 33.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2909, et L. Gentil, s. n.).
CAPPARIS L.
Gapparis acuminata De Wild. nov. sp.
Plante , à rameaux cylindriques, glabres à l’état adulte, munis de poils étoilés, épars,
à l’état jeune. Stipules épineuses, recourbées, de 4 mm. environ de long, assez élargies
à la base. Feuilles elliptiques, courtement pétiolées, à pétiole de 5-7 mm. de long, velu,
à limbe obtusément cunéiforme à la base, assez longuement acuminé, à acumen sub-
obtus, apiculé, de 4,5-14 cm. de long et 1,7-6 cm. de large, glabre sur la face supérieure,
éparsement velu sur les nervures de la face inférieure, mat sur les deux faces; nervures
au nombre de 5-6 de chaque côté de la nervure médiane, proéminentes sur la face infé-
rieure. Fleurs axillaires, solitaires, à pédicelle de 1 ,7-2,2 cm. de long, glabre ou courtement
pubescent. Sépales extérieurs, concaves, glabres, de 15 mm. environ de long, velus, ciliés
au sommet, persistant assez longtemps ; sépales internes pétaloïdes, aussi longs ou plus
longs que les quatre pétales, ceux-ci longuement obovales, atteignant 2,5 cm. de long et
9 mm. de large, arrondis au sommet, velus extérieurement, glabres intérieurement sauf
vers le sommet et sur les bords qui sont duveteux comme la face externe. Ovaire ovoïde,
à environ six côtes, velu, de 7 mm. de long, porté par un gynophore glabre de plus de
2,5 cm. de long, et terminé par un stigmate sessile, tronqué.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cette espèce appartient, comme le fait voir la description, au groupe Petersia; dans ce
groupe nous ne connaissons que deux espèces : le C. erythrocarpa Isert et le C. rosea Oliv. ( Petersia
rosea Kl. in Peters Reise nach Mosamb. tab. 30). La première de ces espèces a l’ovaire glabre, la
seconde velu, toutes deux ont des feuilles obtuses ou rarement très courtement acuminées chez le
C. erythrocarpa. Le C. acuminata est donc facile à différencier de ces deux espèces.
MAERUA Forsk .
Maerua Aprevaliana De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo I (1899) p. 5.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2725, et L. Gentil, s. ji.).
Obs. — Les échantillons envoyés par MM. Gillet et Gentil portent des feuilles de 34 cm. de long;
certaines d’entre elles atteignent jusque 13,6 cm. de large vers le tiers supérieur.
ANONACEAE
U VARIA L.
Uvaria Cabrae De Wild. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo XI (1901) p. 2.
Arbre à rameaux cylindriques, courtement velus à letat jeune, à indûment
brun ou grisâtre, devenant glabres, à écorce irrégulièrement striée. Feuilles ovales,
38
courtement pétiolées, à pétiole de 5-7 mm. de long, épais, velu, à limbe membra-
neux, arrondi à la base, cunéiforme au sommet, de 13-22 cm. de long et 5-9 cm. de
large, mat sur les deux faces, muni de poils sur la face supérieure, particulièrement
sur les nervures, face inférieure éparsement mais assez densément velue, poils étoilés
et simples mélangés, environ 10 nervures latérales de chaque côté de la nervure
centrale, non proéminentes au-dessus, proéminentes' en dessous et nettement anasto-
mosées en arc avant d’atteindre le bord de la feuille. Pédoncule floral solitaire, paraissant
terminal. Fleur inconnue... Fruits de 4-6 cm. de long et de 15-20 mm. de large, à
écorce orangée à l’état frais, velue brunâtre,' à l’état sec, à une côte dorsale et à
deux côtes ventrales, entre lesquelles on remarque deux côtes moins proéminentes
qui n’atteignent pas le sommet du fruit, celui-ci à stipe latéral, de 15-20 mm. de
long, graines au nombre de 20 à 22, disposées sur deux rangs, à enveloppe soudée
étroitement avec le péricarpe du fruit.
Lemba (Bas-Congo), 1896 (Capt.. Cabra).
Obs. — Nom indigène « Mundembo ».
Les fruits qui à l’état frais présentent, d’après les notes de M. le capt. Cabra, une belle couleur
orangée, . sont comestibles et mangés par les indigènes.
Comme on peut le voir par la description des fruits, VU. Cabrae est très voisin de VU. brevistipi-
tata, mais la grandeur des fruits et le nombre de graines qu’ils renferment différencient les deux
plantes. Nous avions d’abord rapporté ces deux espèces comme variétés à un même type, mais les
caractères précités et des différences dans l’aspect des feuilles nous ont amené à séparer, surtout en
l’absence de fleurs, ces deux plantes qui ont d’ailleurs été récoltées dans deux régions bien différentes,
l’une dans le bassin du Chiloango, l’autre dans celui du Congo.
Uvaria brevistipitata, De Wild. nov. sp.
Arbre ou arbrisseau, à rameaux cylindriques, courtement velus à l’état jeune,
brunâtres, devenant glabres, à écorce irrégulièrement striée. Feuilles ovales courtement
pétiolées, à pétiole de 5-7 mm. de long ; à limbe rigide membraneux, assez épais, obtus
à la base et au sommet, de 7-17 cm. de long et de 3-7 cm. de large, luisant sur
la face supérieure et muni de petits poils simples, mat en-dessous, à poils épars sur
le limbe surtout abondants sur les nervures, à environ 13 nervures latérales, munies
de poils brunâtres étoilés, plus ou moins proéminentes en-dessous, obscurément
anastomosées en arc avant d’atteindre le bord. Pédoncule floral solitaire, faussement
terminal, de 15 mm. environ de long, s’épaississant après la floraison. Fleur
à sépales libres jusqu’à la base, ferrugineux- velus, de 6-7 mm. de long et de
6-7 mm. de large, ovales, subaigus ; pétales beaucoup plus longs que les sépales,, les
extérieurs largement ovales, velus-brunâtres extérieurement, grisâtres intérieurement,
de 18-19 mm. de long et de 15 mm. environ de large, les intérieurs de même forme,
mais un peu plus petits. Étamines sessiles, de 3 mm. environ de long, à connectif
prolongé au delà des anthères, mais brusquement réfléchi. Carpelles velus, cylin-
driques, parfois à sillon transversal de 2,5-3 mm. de long. Fruits de 2-2,2 cm. de
long et 10-12 mm. de large, bruns, courtement velus, à une côte dorsale et à deux
côtes ventrales principales, entre lesquelles on remarque deux côtes moins proémi-
nentes qui n’atteignent pas le sommet du fruit, celui-ci à sfipe latéral, court, de
39
5-7 mm. de long, graines au nombre de 10-12, disposées sur deux rangs, à enve-
loppe soudée étroitement au péricarpe du fruit.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1733).
Obs. — Si l’on étudie les caractères exposés dans la description ci-dessus, on remarquera que
VU. brevistipitata doit appartenir au groupe dans lequel MM. Engler et Diels ont classé les
U. Dinklagei Engl, et Diels et Afzelii Scott Elliot, c’est-à-dire dans les Clavatae Engl, et Diels
caractérisés comme suit :
Fruit en forme de marteau, à long stipe et à péricarpe cylindrique ou rhomboédrique, attaché
unilatéralement, à 1-2 sillons transversaux. Graines à testre légèrement pulpeux.
Certains caractères de notre plante ne concordent cependant pas avec cette diagnose du groupe;
c’est ainsi que dans la plante que nous venons de décrire le stipe est court, les sillons transversaux
sont rares et peu marqués, et que dans les espèces décrites par M. Engler et Diels il n’est pas fait
mention des côtes longitudinales du fruit. Néanmoins nous ne pouvons pas rapporter la plante décrite
à un autre groupe, et ne pouvons créer pour elle et pour VÜ. Cabrae un groupe nouveau. En
conservant la clef analytique telle que la propose M. le prof. Engler, c’est près de VU. Afzelii
qu’il faudrait classer la plante. Les stipes des fruits, de 3-4 cm. de long dans VU. Afzelii ,
et ne mesurant que 5-7 mm. chez VU. brevistipitata , suffisent pour faire saisir les différences des
deux espèces.
CLEISTOPHOLIS Pierre.
Cleistopholis grandiflora De Wild. nov. sp.
Arbre glabre, à rameaux cylindriques > à écorce brunâtre Feuilles noircissant
par la dessiccation, à pétiole de 8-12 mm. de long, semi-cylindrique, canaliculé
supérieurement, lame foliaire assez épaisse, glabre sur les deux faces, luisante au-
dessus, mate en dessous, probablement glaucescente à l’état frais, devenant brunâtre
à l’état sec, oblongue, de 9-15 cm. de long et de 2-3,5 cm. de large, cunéiforme
à 1a. base, étroitement et assez longuement acuminée au sommet, nervures latérales
au nombre de 15 environ de chaque côté de la nervure médiane, plus ou moins
légèrement proéminentes sur les deux faces. Inflorescences pauciflores, axillaires, à
3-8 fleurs, dont plusieurs avortent assez régulièrement, à pédoncule commun de
2-3 mm. environ de long, à pédicelle de 12-16 mm. de long, grêle, muni de quelques
petits poils épars. Sépales petits, ovales, de 1,5 mm. de long, légèrement ciliés sur
les bords. Pétales extérieurs plus longs que les intérieurs, de 13-22 mm. de long
et de 5-10 mm. de large, glabres, épais, étalés, pétales internes courts, ovales,
atteignant 4-5 mm. de long, restant dressés et recouvrant les organes reproducteurs,
courtement ciliés, devenant noirs par la dessiccation. Étamines à connectif triangu-
laire, dilaté au-dessus des loges, carpelles tronqués au sommet, à légère proémi-
nence stigmatique. Pédoncule fructifère fortement accrescent, portant des fruits
sessiles, ovales, atteignant 20 cm. de long et 17 mm. de large, à péricarpe épais,
et renfermant une ou deux graines, à face ventrale plane, à face dorsale convexe,
de 15 mm. environ de long et de 10 mm. environ de large.
Région de Kimuenza, mars 1900 (s. n.) et octobre-novembre 1900 (leg.
Ch. Gérard, coll. J. Gillet, n. 1739).
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Obs. — Le genre C leistopholis créé par M. Pierre pour les Oxymitra africains, n’était, jusqu’à ce
jour, pas représenté dans la flore de l’État Indépendant du Congo. Sur les 7 espèces décrites, 3, le
C. glctuca Pierre, patens (Benth.) Engl, et Diels, Klaineana Pierre existent au Gabon. La plante que
nous venons de décrire appartient à la subdivision B du genre, telle que la caractérisent MM. Engler et
Diels (Anonaceae Africanae, p. 34), c’est-à-dire par l’absence de style, et par le stigmate peu proémi-
nent.. Les 4 espèces de cette subdivision, dans laquelle se rangent les trois espèces citées plus haut et
le C. Staudtii du Cameroun, se différencient nettement de la plante que nous venons de décrire par
la grandeur de leurs fleurs, dont les pétales du rang externe n’atteignent jamais plus de 10 mm. de
long et 5 mm. de large. Par la forme des feuilles le C. grandiflora rappelle les C. patens et Klai-
neana, le limbe étant au moins 4 fois aussi long que large, mais les feuilles sont beaucoup plus lon-
guement pétiolées, leur plus grande largeur toujours au-dessus du milieu et non vers la base. Pour la
forme des fleurs le C. grandiflora rappelle le C. glauca Pierre (Engler et Diels loc. cit. pi. XII,
fig. B ), mais chez ce dernier les pétales externes ne mesurent que 8,5 mm. de long sur 5 de large.
Dès lors nous pourrions donner le tableau :
B Style absent, stigmate sessile.
Feuilles allongées ou allongées-elliptiques, 3 à 4 fois aussi longues que larges.
Pétales externes 4 fois aussi longs que larges . . . C. Staudtii.
Pétales externes 2 fois aussi longs que larges . C. glauca.
Feuilles lancéolées, au moins 4 fois aussi longues que larges.
Pétales externes de 13-22 mm. de long, pétiole de 10 mm. de long . C. grandiflora.
Pétales externes de 7-10 mm. de long.
Pétiole de 5-15 mm. de long; feuilles plus ou moins cunéiformes à
la base C. patens.
Pétiole de 5 mm. de long, feuilles arrondies à la base . . . . . C. Klaineana.
Le fruit des espèces de ce genre était inconnu, il rappelle, comme on peut le voir par la description
que nous en avons donnée, celui de certains TJvaria.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXI
Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Bouton, grossi 2 fois.
Fleur vue de face, grandeur naturelle.
Fruit, grandeur naturelle.
Pédoncule fructifère avec trace d’insertion des fruits, grandeur naturelle.
Fig. 1. —
Fig. 2 —
Fig 3. —
Fig. 4. —
Fig. 5. -
MONODORA Dun.
Monodora Cabrae De Wild. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo XI (1901)
p. 3.
Arbre glabre, à écorce grisâtre-pruineuse, s’exfoliant avec l’âge et devenant brunâtre,
lenticellée. Feuilles glabres, courtement pétiolées, à pétiole lancéolé, de 2-4 mm. de long,
à lame papyracée, noircissant plus ou moins par la dessiccation, oblongue ou obovale-
oblongue, plus ou moins cunéiforme à la base, arrondie et brusquement acuminée au
sommet, de 7-14 cm. de long et de 2,5-5 cm. de large, à nervures latérales au nombre
de quinze environ, plus au moins étalées, anastomosées en arc avant d’atteindre le bord,
nervures secondaires peu marquées. Fleurs solitaires, parfois opposées aux feuilles, longue-
ment pétiolées, à pétiole grêle pouvant atteindre 7 cm. de long, muni au-dessus du milieu
d’une bractée ovale-aiguë, sessile, sémiamplexicaule, plus ou moins crispée sur les bords,
de 15-20 mm. de long; sépales ovales-lancéolés, ondulés-crispés, de 22-25 mm. de long et
de 6-7 mm. de large, subaigus ; pétales externes ovales-lancéolés, de 5-6 cm. de long et de
41
22-25 mm. de large, obtus, ondulés-orispés, pétales internes ovales, lancéolés, de 21 à
30 mm. environ de long et 14 mm. de large, rétrécis en un onglet étroit, plus court que
le limbe, concaves, munis latéralement et vers le milieu d’un élargissement, velus sur le
bord à partir de l’élargissement, soudés plus ou moins fortement par les bords velus,
formant un dôme au-dessus des étamines et des ovaires. Fruit inconnu.
Tchoa, 1896 (Capt. Cabra, n. 2).
Obs. — Cette plante serait assez commune dans les parties humides des bois du Mayombe, où elle aurait
été rencontrée plusieurs fois par le capitaine Cabra. Mais il faut faire observer ici que le même
collecteur a rapporté de son voyage d’autres échantillons appartenant à une plante du même genre,
probablement le M. angolensis Welw., et que par suite il pourrait y avoir confusion. Nous tenons
aussi à faire remarquer qu’il y a entre les échantillons du Bas-Congo que nous rapportons provisoirement
au M. angolensis et la plante figurée par MM. Engler et Diels (Monog. Afrik. Pflanzenfam.
VI, pl. XXIX fig. C), des différences assez notables, sur lesquelles nous n’osons nous baser pour
décrire une nouvelle espèce faute de matériaux complets. MM. Engler et Diels décrivrent et figurent
des pétales externes aigus ne se recourbant pas vers l’intérieur de la fleur, des pétales internes à limbe
bordé, à> onglet plus long que le limbe et plus étroit au milieu; dans la plante du Bas-Congo, les
pétales externes se recourbent vers l’intérieur de la fleur, les internes sont à limbe réniforme, à onglet
aussi long que le limbe, et plus large au milieu qu’à la base et au sommet; malheureusement, dans
deux fleurs, jeunes il est vrai, la forme très particulière du limbe semble s’atténuer et devenir subrhom-
boïdale. Il y aurait donc lieu de réétudier cette espèce sur de très nombreux matériaux afin de voir si
la forme des pétales internes est constante.
Nous voyons que MM. Engler et Diels employent, pour différencier les espèces du genre Monodora
caractérisées par les pétales externes crépus, la longueur du limbe par rapport à l’onglet, séparant
les M. Preussii Engl, et Diels, myristica Dun. et brevipes Benth. à limbe plusieurs fois plus long que
l’onglet, des M. minor Engl, et Diels, angolensis Welw., tenuifolia Benth. et crispata Engl, et Diels,
dont le limbe des pétales internes est légèrement plus long ou plus court que l’onglet. D’après les
caractères donnés dans la description, le M. Cabrae devrait donc.se classer dans le premier groupement,
mais l’ensemble des caractères et surtout la difficulté que l’on éprouve de déterminer l’endroit où finit
le limbe et où commence l’onglet, le fait ranger plutôt dans le second groupement, toutes les espèces
du premier possédant des pétales internes à onglet presque nul. Les pétales internes non crépus per-
mettent de différencier l’espèce nouvelle du M, crispata. Le M. Cabrae constitue une forme intermédiaire
entre le M. tenuifolia d’une part et les M. minor et angolensis d’autre part. Il ne possède pas,
comme la première de ces espèces, des pétales à appendices dentiformes allongés, mais ses pétales
présentent cependant latéralement un élargissement du limbe qui rappelle la dent du M. tenuifolia ,
et qui est fortement velu sur les bords comme chez la dernière espèce. Si l’on compare la description
des deux espèces on trouvera dans la mensuration des organes bien des différences ; c’est ainsi que le
calice du M. Cabrae est plus développé, à lobes surtout plus allongés, les pétales externes sont plus
longs, les pétales internes plus larges.
XYLOPIA L.
Xylopia congolensis De Wild. nov. sp.
Arbre de 15 mètres de hauteur, à bois rouge, dur, glabre, à rameaux subcylin-
driques, striés, présentant sur les deux parties jeunes deux crêtes saillantes réunissant les
insertions des feuilles, celles-ci distantes de 5-11 mm. Feuilles pétiolées, à pétiole de
2 mm. environ de long, noircissant par la dessiccation, présentant une gouttière sur
la face supérieure ; lame coriace elliptique-oblongue ou obovale, cunéiforme à la base,
arrondie ou subacuminée au sommet, à extrémité souvent émarginée, de 5-9 cm. de
long et de 2-3,5 cm. de large, luisante sur la face supérieure, d'un vert pâle à l’état
sec, plus mate en dessous et brunâtre à l’état sec, à nervures latérales au nombre de
6
42
7-10 de chaque côté de la nervure médiane, peu proéminentes sur la face supérieure,
mais cependant nettement visibles, anastomosées en arc avant d atteindre le bord,
nervures secondaires étroitement réticulées, surtout bien visibles sur la face inférieure.
Inflorescences axillaires. Fleurs... Fruits plus ou moins nombreux, subsessiles, mais
rétrécis vers la base, atteignant 5 cm. de long, subaigus au sommet, à péricarpe
dur et épais à l’état sec, mesurant jusque 8 mm. de diamètre, parfois légèrement
recourbés; graines peu nombreuses, au nombre de 1 à 5, elliptiques, de 10-12 mm.
de long .et de 5-6 mm. de diamètre, à paroi externe mince, entourée à la base
par une arille mince de 2,5 mm. de long.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 812).
Obs. — Bien que nous n’ayons point vu les fleurs de cette espèce, nous n’Aésitons pas à la considérer
comme nouvelle et à la classer, comme on peut s’en rendre compte en parcourant la description, dans la
section Habzelia (A. DC.) Engl, et Diels (Monogr. Afr. Pflanzenfam. und Gatt. VI, p. 58), caractérisée par
des graines à arille mince, à Aies de cellules rayonnées. Dans ce groupe nous trouvons deux espèces, les
X. aethiopica (Dun.) A. Rich. et X. Eminii Engl. ; ces deux espèces sont figurées dans le travail de
MM. Engler et Diels auquel nous renvoyons plus haut et se différencient par la forme de leurs feuilles, plus
ou moins brusquement acuminées chez le X. aethiopica et presque obtuses chez le X. Eminii.
Nous pourrions différencier notre espèce des deux autres, d’après les caractères suivants :
Feuilles plus ou moins longuement acuminées, à nervation très proéminente sur
la face inférieure et formant une réticulation large; de 7 à 18 cm. de long et
de 3,5 à 6 cm. de large; graines de 5 mm. de long sur 2,5 mm. d’épaisseur . X. aethiopica.
Feuilles arrondies et à peine acuminées au sommet, -à nervation peu proéminente
sur la face inférieure et formant une réticulation très serrée.
Feuilles de 8 à 10 cm. de long et 4-5 cm. de large, nervures latérales au
nombre de 6. ...... * . X. Eminii.
Feuilles de 5 à 9 cm. de long et de 2-3,5 cm. de large, nervures latérales au
nombre, de 7-10; graines de 10-12 mm. de long sur 5-6 mm. de diamètre. X. congolensis.
Comme le montre ce tableau, le X. congolensis se différencie tout d’abord par ses feuilles petites, à
nervures nombreuses.
Les graines de cette plante sont aussi notablement plus grandes que celles du X. aethiopica , celles du
X. Eminii sont inconnues.
Xylopia G-illetii De Wild. nov. sp.
Arbre à rameaux glabres, à écorce brunâtre, à lenticelles nombreuses. Feuilles
adultes glabres, courtement pétiolées, à pétiole de 3-4 mm. de long, à limbe glabre
supérieurement, d’un vert pâle, luisant, éparsement yelu, à poils courts sur la face
inférieure, mat et brunâtre à l’état sec, ovale-elliptique, obtusément cunéiforme à la
base, plus ou moins décurrent le long du pétiole, assez longuement acuminé au
sommet, de 9-13 cm. de long et de 4, 5-5, 5 cm. de large, acumen de 10 mm. environ
de long et de 2,5 mm. environ de large. Nervures latérales au nombre de 10 environ
de chaque côté de la nervure médiane, nettement anastomosées en arc avant d’atteindre
le bord de la feuille, nervures secondaires étroitement réticulées, surtout bien visibles
sur la face inférieure. Inflorescences axillaires. Fleurs... Fruits plus ou moins nombreux,
rétrécis à la base en un pédicelle plus ou moins allongé, de 2,5 à 4 cm. de long et
de 5 mm. environ de diamètre, rétrécis entre les graines, péricarpe épais]; graines au
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nombre de 2 à 5, de 7 mm. environ de long et 4,5 mm. de large, brunâtres, luisantes,
à arille épaisse de 2 mm. environ de long.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, n. 207).
Obs. Cette plante semble appartenir à la section Neoxylopia Engl, et Diels (loc. cit., p. 58), par suite
desla constitution particulière de son arille, bien que ce caractère ne soit pas aussi nettement marqué que
dans le X. humilis (Cf. Engl. Monog. Afr. Pflanz. VI pl. XXI B e, d). Par les caractères foliaires notre
plante paraît se rapprocher du X . humilis , mais par la nature des graines elle rappelle le X. africana ;
mais, comme le montre le tableau ci-dessus, elle se différencie de toutes les espèces par la grandeur de ses
graines, beaucoup plus petites que celles des X. africana (Benth.) Oliv. et X. humilis Engl, et Diels,
avec lesquels certains caractères sont communs.
Xylopia Dekeyzeriana De Wild. nov. sp.
Arbre de 10 à 12 mètres de hauteur, à rameaux courtement et éparsement
velus à l’état jeune, à lenticelles nombreuses et rapprochées. Feuilles distantes de
15-20 mm. sur les ramifications terminales, à pétiole court, épais, plus ou moins
canaliculé, de 5 mm. environ de long et de 2 mm. environ de large, à lame coriace
elliptique, cunéiforme à la base, acuminée au sommet, à acumen obtus, glabre et
plus ou moins luisante sur la face supérieure, mate et d’aspect pruineux sur la
face inférieure, à poils courts, brunâtres, appliqués, abondants sur les nervures
et le limbe, à nervures principales nombreuses, anastomosées avant d’atteindre le
bord de la feuille, peu proéminentes mais bien appréciables sur les deux faces, à
nervures secondaires étroitement réticulées, de 10 à 17 cm. de long et de 3,4 à
6 cm. de large. Inflorescences axillaires ou se développant entre deux feuilles suc-
cessives, sessiles, pauciflores; fleurs courtement pédicellées, à pédicelle de 4 mm. environ
de long; calice cupuliforme, à lobes peu marqués, courtement apiculés. Pétales externes
carénés, formant un bouton à six faces bien nettes, velus, à poils séricés, épais, grisâtres
sur la face interne, de plus de 30 mm. de long et de 2,5 mm. de large au-dessus
de la base élargie. Étamines à anthères de 1 mm. environ de long, à connectif
élargi au sommet, velu. Ovaires velus. Fruits inconnus.
Sanda, 1902 (Leg. A. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 2258).
Obs. — Cette plante porterait le nom indigène de « Mukwa ». En l’absence de fruits, il est difficile
de définir la place exacte de cette espèce. La forme caractéristique des pétales écarte les espèces de la
sect. Neoxylopia (cf. Engl, et Diels Monog. Afr. Pfl. VI Anonaceæ, p. 58). Elle ne semble pas pouvoir
se classer dans la sect. Habzelia , car par la forme de ses feuilles elle s’écarte des deux espèces citées
par MM. Engler et Diels. Elle paraît plutôt se placer dans la section Euxylopia , ou par ses feuilles
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assez coriaces, glabres supérieurement, à poils courts sur la face inférieure, ses fleurs réunies par 2 à 4,
elle paraît devoir se rapprocher du I. Batesii Engl, et Diels, les X. acutiflora (Dun.) Rich.,
j Dinklagei Engl, et Diels, Oxypetala (oliv.) Engl, et Diels, possédant des feuilles plus réduites ou des
fleurs solitaires. Enfin, notre X. Dekeyzeriana diffère du X. Batesii par toutes les parties de la
plante moins velues, les rameaux même jeunes ne sont qu’éparsement et courtement velus; chez le
X. Batesii les feuilles sont arrondies à la base, obtuses et courtement acuminées au sommet, elles sont
cunéiformes à la base et insensiblement acuminées au sommet chez le X. Dekeyzeriana , en outre,
chez cette dernière espèce les fleurs seraient plus grapdes puisque les pétales externes mesurent au moins
30 mm. de, long. Le seul pétale développé que nous ayons pu étudier et dont le sommet était brisé,
mesurait déjà 30 mm», ceux du X. Batesii n’auraient que 25 mm. environ de long. En outre, le
X. Batesii serait un arbuste dressé ou grimpant, le X. Dekeyzeriana un grand «arbre.
Le X. Dekeyzeriana rappelle également la plante de la même région que nous avons décrite dans
les « Études sur la Flore du Katanga », p. 33, sous le nom de X. Butayei et qui y a été indiquée
par erreur comme possédant des feuilles glabres sur les deux faces, elles .sont légèrement velues sur la
face inférieure. Mais la texture des feuilles paraît assez différente dans les deux espèces, les nervures
principales sont plus accusées et la réticulation plus marquée chez le X. Butayei que chez le
X. Dekeyzeriana , les feuilles de ce dernier sont plus courtement pétiolées et les fleurs sont plus
réduites chez le X. Butayei que chez le X. Dekeyzeriana , tandis que chez ce dernier un des côtés
du triangle que constitue le calice mesure 6,5 mm. dans le bouton, il ne mesure que 4,5 mm. dans
un bouton du même âge dans le X. Butayei , la corolle, dans le bouton, est moins nettement
hexagonale en coupe dans cette dernière espèce que dans le X. Dekeyzeriana .
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XIX
Fig. 1. — Rameau, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Bouton peu avant l’épanouissement, grossi deux fois.
Xylopia Wilwerthii De Wild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo I (1899) p. 5 in Ann.
Mus. Congo, ser. 2, I (1899; et in Illustr. Fl. Congo fasc. 6 pl. 64; Engl, et
Diels Anonaceae Afr. p. 65.
— — var. cuneata De Wild. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo XI (1901) p. 63.
Arbre ou arbrisseau? rameaux et pédicelles jeunes velus; pétiole court de 2 mm.
environ de long, lame longuement et étroitement acuminée au sommet, de 58-80 mm.
de long et de 16-25 mm. de large, à acumen de 2-2,5 mm. de large, non émarginé,
arrondi, cunéiforme à la base. Pédicelles de 17-18 mm. de long. Pétales externes
atteignant 30 mm. de long.
Kimuenza, 1901 (J. Gillet, s. n.).
, 0bs> — Dans leur belle étude sur les Anonaceae , MM. Engler et Diels ont admis cette espèce
recoltee pour la première fois à Upoto par le capt. Wilwerth, et la considèrent comme « durch
die ausgerandte Blattspitze scharf charakterisiert ». Nous ne pouvons rapporter les matériaux envoyés
par J. Gillet à une espèce nouvelle, ils sont trop semblables à l’unique échantillon d’Upoto, bien que
acumen de la feuille ne soit pas émarginé. Aussi croyons-nous que ce caractère, sur lequel M. le
professeur Engler et M. Diels attirent l’attention n’a pas une si grande valeur, et qu’il est peut-être
accidentel. La forme du Bas-Congo diffère de celle d’ Upoto par la forme de la base de la feuille
qui est plus cunéiforme et a acumen plus étroit. Les caractères floraux sont très semblables dans les
eux p antes, les fleurs de la forme du Bas-Congo sont légèrement plus grandes. Les fruits des deux
plantes sont inconnus.
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STENANTHERA Engl, et Diels.
Stenanthera pluriflora De Wild . nov. sp.
Arbre ou arbrisseau, à rameaux cylindriques à l’état adulte, aplatis et légère-
ment pubescents à l’état jeune. Feuilles à pétiole canaliculé, de 6-8 mm. de long, à lame
membraneuse, courtement velue sur leur deux faces, à poils espacés appliqués, ovale-
oblongue, subarrondie à la base, acuminée aiguë au sommet, de 11 à 22 cm. de
long et de 5-9 cm. de large, à nervures latérales au nombre de 15 à 16, ascendentes, non
proéminentes sur la face supérieure, mais nettement proéminentes sur la face inférieure,
nervures secondaires obliques peu marquées. Fleurs extraaxillaires, fasciculées par 2 à 4,
longuement pédicellées, à pédicelle courtement velu, bractéolé à la base, renflé vers le
sommet et souvent recourbé, de 17-20 mm. de long, accrescent, atteignant à maturité
du fruit 3 cm. de long; sépales petits, triangulaires-aigus, de 1 mm. environ de long;
pétales extérieurs lancéolés, courtement velus, élargis concaves dans la partie inférieure,
beaucoup plus longs que les intérieurs, de 17-22 mm. de long et atteignant 4-5 mm. de
large à la base, pétales intérieurs, triangulaires, entourant étroitement ovaires et
étamines, de 6-7 mm. seulement de long. Ovaires nombreux, velus, uniovulés. Fruits
pédicellés, à pédicelle grêle, de 15 mm. environ de long, se désarticulant au sommet
à maturité, à enveloppe brunâtre à l’état sec, rugueuse, elliptiques, arrondis à la base,
courtement apiculés au sommet, de 12-14 mm. de long sur 8-9 mm. de large environ,
à une seule graine.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, n. 168).
Congo (Alfr. Dewèvre, s. n.).
Obs. — Les échantillons récoltés par J. G-illet sont en fleurs et en fruits, celui provenant des récoltes
de Dewèvre est unique et ne présente que 3 pédoncules fructifères. Dans ce dernier échantillon les fleurs
paraissent terminales, opposées à une feuille, mais cela est certainement accidentel et dû à l’arrêt du
développement du bourgeon terminal.
Dans la Monographie des Anonacées africaines de MM. Engler et Diels il s’est glissé une légère erreur ;
dans le tableau analytique, p. 6, nous trouvons dans la tribu des Xylopieae les différences suivantes entre :
Xylopiinae. — Pétales des deux rangs à peu près de même longueur ou les extérieurs absents.
Melodorinae. — Pétales du rang interne plus courts ou absents. Carpelles libres à maturité.
Anoninae. — Pétales du rang interne courts, imbriqués ou absents. Carpelles soudés à maturité.
Le genre Stenanthera est classé parmi les Xylopiinae , avec raison, mais la description générique dit :
« Petala 6,. valvata, exteriora quam interiora multo longior »; ce qui ne cadre pas avec le caractère énoncé
plus haut.
MM. Engler et Diels renseignent trois espèces dans le genre, se basant sur les caractères suivants pour
les différencier :
Pédoncule, ne s’épaississant pas insensiblement de la base
au sommet 0 . . . St. myristicifolia (Ben th.) Engl, et Diels.
Pédoncule s’épaississant insensiblement de la base au
sommet.
Feuilles pruineuses sur la face supérieure. Pétales
extérieurs non recourbés au sommet, de 3 cm. envi-
ron de long . St. gabonensis. Engl, et Diels.
Feuilles glabres sur la face supérieure. Pétales exté-
rieurs souvent recourbés en crochet, de 5-7 cm.
de long
St. hamata (Benth ) Engl, et Diels.
46
C’est comme on peut le voir d’après cet exposé et d’après notre description, des St. gahonensis et hamata
que la plante du Congo Indépendant se rapproche le plus, mais elle se différencie des plus facilement de ces
deux espèces. Comme chez le St. gahonensis , le St. pluriflora ne présente pas d’enroulement de ses
pétales comme le St. hamata. Chez le St. gahonensis (Sibange Farm, 1880), les fruits sont plus allongés et
plus aigus que chez le St. pluriflora et les fleurs sont solitaires, tandis que dans la plante du Bas-Congo
elles sont fasciculées, ou au moins géminées, avec plusieurs boutons avortés.
En partant du tableau que nous avons reproduit plus haut, nous pourrions intercaler la plante nouvelle
comme suit :
Feuilles munies sur la face supérieure de poils courts appliqués. Fleurs extraaxillaires.
Pétales non recourbés au sommet.
Fleurs solitaires; pétales de 3 cm. environ de long St. gahonensis.
Fleurs par 2 à 4, rarement solitaires; pétales de 17-22 cm. de long. . . St. pluriflora.
Feuilles glabres- sur la face supérieure. Fleurs extraaxillaires, solitaires, à pétales
souvent recourbés, de 5-7 cm. de long . « St. hamata.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XX
Fig. 1 et 2. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 3. — G-lommüe de fruit porté sur un pédicelle épaissi.
SAMYACEAE
HOMALIUM Jacq.
Homalium Gentilii De Wild. nov. sp.
Arbre à rameaux cylindriques, légèrement striés, pubérulents à Tétât jeune. Feuilles-
à pétioles glabres, de 6-7 mm. de long, canaliculés supérieurement, à limbe coriace, glabre
sur les deux faces, oblong ou obovale, cunéiforme à la base, assez brusquement acuminé
au sommet, à acumen court et obtus, ondulé crénelé sur les bords, de 8-14 cm. de long et
4,5-6 cm. de large. Stipules linéaires, caduques, de 4-5 mm. de long. Inflorescence panicu-
lée, terminale ou axillaire, égale aux feuilles ou les dépassant. Calice à tube brunâtre, à
poils courts, à lobes triangulaires, aigus, éparsement velus sur le dos, plus courts que les
pétales, ceux-ci d’un peu plus de 1mm. de long, glabres intérieurement, ciliés et velus sur
le dos. Glandes interpétalaires, globuleuses, velues; style élargi à la base, dressé en
3 lobes recourbés. Fruit inconnu.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
Obs. — Cette espèce est voisine de Y R. africanum Benth , dont des formes typiques n’ont pas encore
été signalées au Congo; elle s’en différencie à première vue par la forme des feuilles cunéiformes à la base et
non arrondies ou cordées. Une des plantes recueillies par Zenker au Kameroun et rapportée à VH. afri-
canum (n° 1587) a assez d’analogie avec notre plante congolaise.
ROSACEAE
PARINARIUM Aubl.
Parinarium subcordatum Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 367.
Entre Léopoldville et Momba^i, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2584).
47
ACIOA Aubl.
Acioa Gilletii De Wild. no y. sp.
Arbrisseau à rameaux cylindriques, velus, au moins à l’état jeune; feuilles très
courtement pétiolées, à pétiole de 2-3 mm. de long, stipulé, à stipules linéaires,
velues, de 4 mm. environ de long; à limbe oblong-ovale, arrondi ou obtusément
cunéiforme à la base, assez longuement cunéiforme au sommet, de 8-16 cm. de
long et 3-6 cm. de large, entier, coriace, glabre, grisâtre sur la face supérieure,
verdâtre sur la face inférieure, glabre ou à poils courts, .épars sur les nervures et
le limbe. Nervures au nombre de 8 environ de chaque côté de la nervure médiane,
peu proéminentes au-dessus, plus fortement proéminentes en dessous. Inflorescences
axillaires ou terminales, racèmes simples, de 6-10 cm. de long, glabres, à bractées
ovales-oblongues, aiguës, glabres ou munies de quelques poils épars et de glandes
marginales, de 3-4 mm. de long. Pédicelle grêle de 2 cm. environ de long,
bractéoles alternes, subdigitées, de 1,5 mm. de long, à lobes glanduleux-capités.
Fleurs articulées à la base, à tube de 16-18 mm. de long, glabre extérieurement;
sépales oblongs, arrondis au sommet, glabres extérieurement sauf sur les bords
recouverts dans le bouton qui sont tomenteux blanchâtres, velus-séricés intérieure-
ment, de 6-7 mm. de long sur 3 mm. de large, pétales de 8-9 mm. de long.
Ovaire inséré à la gorge, longuement velu-soyeux ; étamines à filaments de 3,8-4 cm.
de long, soudés à la base en une lame de 22 mm. environ de long, glabre, libres au
sommet, à anthères de 1 mm. environ de long.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.)„
Obs. — L’A. Gilletii est voisin de l’A. Dewevrei De Wild. et Th. Dur., il appartient donc au
groupe des A. incondere Baill., campestris Engl, et Bellay ana Baill. Dans les Contributions à la
Flore du Congo (II p. 19 et Rel. Dewevreanae p. 81) nous avons basé la différenciation des deux der-
nières espèces et de VA. Dewevrei sur la forme des feuilles et sur la villosité ou la glabréité des
tiges. Par ces tiges velues, à villosité courte, l’A. Gilletii doit prendre place à côté de 1 A. Bellay ana,
mais de nombreux caractères permettent de différencier ces plantes. Nous les résumons brièvement
dans’ le tableau ci-dessous.
Bractéoles palmatifides.
Feuilles auriculées à la base. . . . . . • ... . . .... . A. incondere .
Feuilles plus ou moins arrondies à la base, non auriculées.
Tiges .glabres; tube floral de 2,5 cm. de long A. campestris.
Tiges plus ou moins fortement velues.
Bractéoles opposées, tube floral atteignant au maximum 24 mm. de
long, glabre; tiges densément velues A. Bellay ana.
Bractéoles opposées ou subopposées, tube floral de 8 mm. environ
de long, courtement velu; tiges à villosité courte A. Dewevrei.
Bractéoles alternes, tube floral de 16-18 mm. de long, glabre;
tiges courtement velues. A. Gilletii.
LEGUMINOSACEAE
CROTALARIA L.
Crotalaria striata DG. Prod. regn. veget. II (1825) p. 131; Baker in 01m. Fl.
trop. Afr. II p. 38; Bot. Mag. t. 3200; Taub. in Engl. Ost-Afr. C p. 207.
48
Crotalaria Saltiana Andrew Bot. Rep. t. 648 (1811).
Crotalaria striata f. latifoliolata De Wild. nov. f.
Feuilles à pétiole commun de 6-7 cm. de long, à folioles de 7-10 cm. de
long, obtuses, émarginées au sommet, apiculées, de 4-6,5 cm. de large. Épi flori-
fère atteignant, pédoncule compris, 32 cm. de long. Fleurs semblables à celles du
type.
Bas-Congo, 1901 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cette plante paraît au premier abord très différente du type auquel nous avons^ été forcé de
la rapporter, n’ayant pu trouver dans les fleurs, les fruits nous sont inconnus, aucun caractère distinctif.
Le développement considérable des folioles attire tout particulièrement 1 attention ; quant aux feuilles,
aiguës au sommet d’après les deux planches que nous citons plus haut, elles sont nettement émargi-
nées. au sommet, mais ce caractère se rencontre aussi, bien que moins accusé, dans les formes à petites
folioles, très répandues dans le Bas-Congo.
PTEROCARPUS L.
Pterocarpus tinctorius Welw. Apont. (1859) p. 584 n. 7 ; Baker in Olin. Fl. trop.
Afr. II p. 239 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. 1 p. 277.
Kimnenza, mars 1901 (J. Gillet, s. n.).j
Pterocarpus Cabrae De Wild. in Belg. col. (1902) p. 193 et in Rev. cuit. col.
(1902) p. 43.
Arbre assez élevé, les rameaux âgés à bois rouge, les jeunes pousses à bois
blanc ; rameaux glabres à l’état adulte, lenticellés, à lenticelles petites, rapprochées.
Feuilles à folioles alternes au nombre de 7 à 11, oblongues, glabres, arrondies ou
parfois subcordées à la base, plus ou moins brusquement cuspidées au sommet, à
acumen arrondi, émarginé, luisantes sur la face supérieure, mates sur la face infé-
rieure, à réticulation très fine sur les deux faces, à nervation principale peu accusée ;
pétiolules courts, de 3-5 mm. de long, limbe de 5-8 cm. de long et de 3-3,5 cm. de
large. Fleurs disposées en panicules terminales, amples, à rameaux étalés, velus, à
poils étalés, glanduleux, à base conique, persistant plus ou moins longtemps sur les
rameaux âgés sous forme d’aiguillon ; fleurs à pédicelle court, de 2,5 à 4 mm.
de long, velu; calice de 6 mm. environ de long, velu; corolle jaune ; ovaire velu;
fruit non mûr, aplati, stipité, densément velu.
Mayombe (Mission Cabra, leg. Tilman, n. 51, 1899).
Obs. — La plante porte le nom flotte « N’Kula » et fleurit au commencement de la saison sèche.
Le Pterocarpus Cabrae est voisin du Pterocarpus tinctorius Welw. ; celui-ci porte dans l’Angola
les noms indigènes: « Tacula », « Lucula », « Hula ». Il paraît assez probable que ces noms signi-
fient tous la même chose, c’est-à-dire « bois rouge ».
Dans aucun des fragments des échantillons authentiques d q Pterocarpus tinctorius , que nous
avons pu examiner, ni dans de beaux échantillons de la même espèce qui ont été récoltés par J. Gillet
en mars 1901, nous n’avons trouvé des poils glanduleux, ni cette disposition caractéristique du revê-
tement pileux formé de poils étalés. Dans le P. tinctorius , les poils brunâtres sont appliqués sur les
rameaux et jamais on ne trouve sur les parties adultes de l’inflorescence des bases de poils persistant
sous forme d’aiguillons.
Le « N Kula », « N’Gula » ou « Gula » est une matière colorante d’un rouge vif préparée par
49
les indigènes de plusieurs régions du Congo. Elle s’obtient en général en humectant d’eau et en frot-
tant 1 un contre 1 autre deux morceaux de bois rouge. La poudre préparée ainsi forme une masse plus
ou moins résinoïde.
Depuis quelques années on a introduit dans le commerce, en Belgique, un beau bois rouge du Congo
qui se prête fort bien à l’ébénisterie, mais qui n’a pu malheureusement être importé en quantité suffi-
sante. Dès la réception des premiers échantillons et sans que l’on possédât de spécimens de la plante,
on a vu surgir les déterminations spécifiques les plus diverses. On a cru voir d’abord dans la plante
fournissant ce bois le Pterocarpus santalinoides L’Hérit., qui est le Pterocarpus esculentus Schum.
et Thonn. Cette plante, commune dans la Sénégambie, le Sierra-Leone, la Guinée et à Fernando-Pô,
n’a pas encore été signalée sur le territoire de l’État Indépendant du Congo.
Il y a peu de temps de nouveaux échantillons d’un bois rouge du Congo, dénommé « N’Gula » par
les indigènes, sont parvenus à Bruxelles dans des collections particulières et on a cru pouvoir attribuer
ces nouveaux matériaux au Pterocarpus erinaceus Poir. ; celui-ci appartient indiscutablement à la flore
du Congo et il a été rencontré dans le Bas comme dans le Haut- Congo. Mais cette détermination ne
paraît pas exacte : le Pterocarpus erinaceus laisse bien écouler des blessures faites à son tronc
une résine rouge, mais celle-ci constitue le Kino , d’Afrique ou Gangue de Draco des colons portugais
et l’on n’a pas signalé l’usage de ce Kino , ni du bois, dans la teinture. Cependant, tout récemment
M. Autran, dans une étude sur les bois du Congo français, dit que le Pterocarpus erinaceus et le
Pterocarpus angolensis DC. sont employés en teinture, mais nous ne savons pas sur quels éléments
botaniques sont basées ces déterminations, d’autant plus que les auteurs sont d’accord pour considérer
ces deux noms comme se rapportant à une seule et même plante.
Par contre, le Pterocarpus tinctorius Welw., qui tire son nom justement de l’emploi de la poudre
de son bois comme teinture, existe dans le Bas-Congo, où il fournitj peut-être une partie du N’Gula
de la région.
Parmi les matériaux récoltés par M. le capitaine Cabra dans le Mayombe, pendant son expédition
de délimitation des frontières de l’État, se trouvait une série d’échantillons fleuris portant d’après les
indications manuscrites le nom indigène de « N’Kula ». Cette plante fournit donc au moins une partie
du bois rouge du Mayombe, mais elle diffère du P. tinctorius.
Le vrai Pterocarpus tinctorius que nous avons pu étudier sur des fragments authentiques de
l’herbier de Welwitsch qui nous ont été communiqués par M. Thiselton-Dyer, directeur des Jardins
royaux de Kew, et par M. le prof. Ad. Engler, directeur de Jardin botanique de Berlin, existe égale-
ment au Congo, mais le collecteur de cette plante au Congo n’a point fait allusion à son usage, ni
indiqué le nom indigène. La seule plante que nous avons reçue sous le nom de « N’Kula » est le
Pterocarpus Cabrae.
Hâtons-nous d’ajouter qu’il faut encore être très prudent dans la détermination des produits venant
du Congo. Nous pouvons certifier que le « N’Kula » fourni par certains bois rouges est obtenu des
Pterocarpus Cabrae et tinctorius. La première de ces espèces a été trouvée uniquement dans le
Mayombe, là seconde seulement dans les environs de Kimuenza.
Si ces deux espèces peuvent fournir du « N’Kula », cela ne veut pas dire que tous les « N’Kula »
du Congo sont formés par la poudre du bois de ces deux Pterocarpus. Il existe, dans l’État, bien
d'autres espèces végétales dont le bois est rouge ; parmi celles-ci, on nous a même signalé récem-
ment une Anonacée du Bas-Congo, et dans le district des Bangalas on pourrait exploiter des bois rouges
qui proviennent sûrement d’autres espèces que les deux Pterocarpus que nous citons plus haut.
Il est de plus probable, que l’indigène emploie des bois très différents pour obtenir ses teintures
rouges et il reste là à faire une série intéressante de recherches ethnographiques, qui mériteraient de
fixer l’attention des résidents au Congo.
KH AM N A CE AE
GOUANIA L.
G-ouania longipetala Hemsl. in Oliv. Fl. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 383.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1039) ; vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet,
n. 2913 et L. Gentil, 1902, s. n.).
7
50
ERYTHROXYLACEAE
ERYTXRQHYLON L.
Erythroxylon coca Lam. Encycl. méth. II (1786) p. 393.
Kisantu* 1900 (J. Gillet, n. 1829).
Obs. — Plante introduite par J. Gillet; elle se développe assez bien dans les jardins de la mission de
Bergeyck-Saint-Ignace, à Kisantu.
MALPIGHIACEAE
ACRIDOCARPUS Guill.
Acridocarpus Smeathmanni (DCJ Guill . et Perr. Fl. Seneg. Tent. I (1813
p. 124.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2863 et L. Gentil, s. n.).
MELIACE AE
TRICHILIA L.
Trichilia Gilletii De Wild. nov. sp.
Arbre à rameaux cylindriques, légèrement et courtement velus à l’état jeune,
devenant glabres et striés longitudinalement. Feuilles imparipennées, à 9-11 folioles
opposées ou subopposées, oblongues ou ovales, subarrondies ou cunéiformes à la
base, assez longuement jp étiolées, à pétiole de 5-10 mm. de long, grêle, canali-
culé supérieurement, à poils courts, épars, à limbe de 6,5-20 cm. de long et
3-7 cm. de large, entier, coriace, glabre sur les deux faces, plus ou moins brus-
quement acuminé au sommet, à acumen émarginé, à apicule plus ou moins recourbé,
muni de poils courts, à 9-12 nervures de chaque côté de la nervure médiane,
assez nettement proéminentes sur la face inférieure. Inflorescences axillaires, ou
supraaxillaires ou terminales, plus ou moins ramifiées, plus courtes que les feuilles,
à rachis et à pédicelles courtement pubescents, .pédicelles de 2 mm. environ de
long, bractéolés à la base, bractéoles ovales-lancéolées, aiguës, de 2 mm. environ
de long, rapidement caduques. Calice divisé jusque vers la base en 5 lobes, ovales-
obtus, pubérulents extérieurement, ciliés sur les bords, glabres à l’intérieur, de 1,5 mm.
de long et de 1,2 mm. de large; pétales au nombre de 5, plus longs que le calice,
velus courtement sur les deux faces, de 6-8 mm. de long et 1,5-2 mm. de large,
obtus au sommet. Filaments staminaux de 5 mm. environ de long, soudés jusque
vers lè milieu en un tube glabre ou presque glabre extérieurement, densément velu
intérieurement, légèrement émarginés au. sommet; anthères au nombre de 10,
oblongues, aiguës, de 1,5 mm. de long. Ovaire velu, surmonté d’un style de 3,5 mm.
de long, velu surtout dans sa partie inférieure, à stigmate subglobuleux.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J, Gillet, n. 1962); Kimuenza, mars 1901
(Van Houtte, S. J., coll, J. Gillet, n. 2032); Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2097).
51
Obs. — Le T. Gilletii est voisin des T. Gilgiana Harms et Zenkeri Harms (in Engl. Bot.
Jahrb. XXIII p. 161), qui sont eux-mêmes très voisins l’un de l’autre. M. Harms décrit comme suit
les différences de ces deux espèces. Le calice du T. Zenkeri est moins profondément divisé que celui
du T. Gilgiana , ce dernier possède un style presque glabre, le premier un style très velu. Les fleurs
du T. Gilgiana sont légèrement plus grandes que celles du T. Zenkeri , les feuilles et les rachis
de cette dernière espèce sont plus fortement velus. Notre T. Gilletii tient du T . Gilgiana , car
comme lui il a un style relativement peu velu, ses fleurs sont plus petites, ses pétales plus étroits
que ceux du T. Zenkeri , et chez cette dernière espèce les feuilles sont nettement velues sur la face
inférieure, tandis qu’elles sont glabres chez le T. Gilletii.
Résumons donc les différences de ces trois espèces :
T. Zenkeri Harms. — Feuilles velues sur la face inférieure; fleurs à pétales de 6-7 mm. de long
sur 2-3 mm. de large; style fortement velu.
T. Gilgiana Harms. — Feuilles glabres ou presque glabres sur la face inférieure; fleurs à
pétales de 8-9 mm. de long et 3-4 mm. de large; style presque glabre.
T. Gilletii De Wild. — Feuilles glabres sur la face inférieure; fleurs à pétales de 6-8 mm. de
long et 1,5-2 mm. de large; style velu, surtout vers la base.
Trichilia retusa Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 658; G. DG. in DG. Monog. Phan.
I p. 658; Gürke in Engl. Ost-Afr. C p. 232.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet n. 2787 et L. Gentil, s. n.).
Obs. — Cette intéressante espèce, récoltée au nord et au sud de l’État, n’avait pas encore été
signalée sur son territoire; la forme récoltée par MM. Gentil et Gillet présente des feuilles, dont les
folioles- atteignent 5,5 cm. de diam., par contre les fleurs paraissent petites, les pétales ne mesurent
guère plus de 7 mm. de long.
POLYGALACEAE
POLYGALA L.
Polygala persicariaefolia DG. Prod. re'gn. veget. I (1824) 326; Oliv. Fl. trop. Afr.
I p. 129; lliern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 43; Gürke in Engl. Ost-Afr. C p. 234.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2076 et 2104).
SAPIXDACEAE
PAULLINIA L.
Paullinia pinnata L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 366; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr.
I p. 419; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 166; Taub. in Engl. Ost-Afr. C p. 249.
Vallée de la Djuma, 1902 (J. Gillet, n. 2861 et L. Gentil, s. n.) ; entre Léopoldville
etMombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2582)
CARDIOSPERMUM L.
Gardiospermum grandiflorum Sw. Nov. Gen. et Sp. pl. (1788) p. 64.
— f. hirsutum Radlk. in Sitzb. bayr. Akad. (1878) p. 263;
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 167 ; Taub. in Engl. Ost-Afr. C p. 249.
Kanda-Kanda, avril-mai 1902 (L. Gentil, n. 75, sub 14).
52
B ALS AMIN ACE AE
IMPATIENS L.
Impatiens Irvingii Hook. f. in Oliv. Fl. trop. Afr. I (186S) p. 300.
Loange (Lualaba-Kasai), 5 janvier 1902 (L. Gentil, n. 38).
VITACEAE
CISSUS L.
Cissus debilis Planch. in DC. Monog. phan. Y (1883) p. 569; Hiern Cat. Welw. Afr.
PL I p. 161.
Yitis debilis Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 403.
Obs. — Les formes du Bas-Congo diffèrent un peu de la forme du n° 2415 de Zenker (Fl. von Kamerun,
Bipinde, 1902) ; cette dernière, contrairement à la description de M. Baker, a des folioles obtuses, les
latérales parfois presque subcordées. Toutes les formes du Congo sont à folioles nettement cunéiformes
à la base.
Cissus polycymosa De Wild. nov. sp.
Rameaux subcylindriques, glabres. Feuilles simples, à pétiole de 2,5-6 cm. de
long, grêle, plus petit pour les feuilles supérieures, dans lesquelles il atteint souvent
4-5 mm. seulement; limbe ovale, arrondi subcordé à la base, obtusément acuminé
au sommet, à acumen apiculé, de 1,8-8 cm. de long et 6 mm. à 6 cm. de large,
glabre sur les deux faces, peu profondément denticulé sur les bords, à dents aiguës
à nervures latérales au nombre de 5 environ de chaque côté de la nervure médiane,
3- 5-nervié à la base, nervures latérales recourbées, formant un angle très obtus
parfois un angle droit avec la nervure médiane. Vrilles assez grêles, simples? Inflo-
rescences en panicules étalées, de 6-7 cm. de long, à cymes nombreuses, possédant
chacune de 7-18 fleurs; pédoncule commun plusieurs fois ramifié, glabre, muni
au niveau des ramifications de bractées ciliées, pédicelle velu, à poils brunâtres, de
4- 6 mm. de long. Calice cupuliforme étalé, glabre, obscurément quadrilolubé, de
1,3 mm. environ de diamètre. Corolle conique, à 4 pétales cohérents, de 2 mm.
environ de long, glabres. Ovaire quadrilobé, à style court, subulé. Fruit inconnu.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2715).
Obs. — Cette espèce appartient au groupe du C. producta( Afzel.) Planchon. Elle se caractérise par
ses inflorescences étalées, ramifiées, par la pubescence de ses pétioles.
Cissus prostrata De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo II (1900) p.| 13.
Région de Kisantu, décembre 1900 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
Cissus Livingstoniana Welw . in Journ. Linn. Soc. VIII (1864) p. 159.
Cissus rubiginosa [Welw.) Planch. in DC. Monog. Phan. V (1883) p. 485; Gilg in Engl. Ost-
Afr. C p. 258.
Vitis rubiginosa Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 394.
Région de Kimuenza, mars 1901 (leg. Ch. Gérard, coll. J. Gillet, n. 2040).
53
Cissus Haullevilleana De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo II (1900) p. 12.
Afrim' 7 P "ri|li les nombreuses espèces du genre Cissus découvertes dans ces dernières années en
wJL troPicale par les botanistes-voyageurs, et particulièrement par les Allemands, il existe des
Tïowè V0ls*nes e cette espèce qui ne nous a plus été rapportée du Congo depuis sa découverte par
Dewevre, afin de faciliter sa recherche nous en avons publié ici une figure.
explication des figures de la PLANCHE XIII
Fig. 1. — Feuille, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Rameau et fleurs, grandeur naturelle.
Fig. 3. Rameau de fruits, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Jeune bouton, grossi 18 fois.
Fig. 5- Bouton peu avant épanouissement, grossi 15 fois.
Fig. 6. — Coupe longitudinale du bouton, grossie 15 fois.
Fig. 7. — Ovaire isolé, grossi 15 fois.
Fig. 8. — Étamines vues de face et de dos, grossies 17 fois.
Fig. 9 — Fruit isolé, grossi 5 fois.
Fig. 10. Fruit dont une partie de la paroi a été enlevée pour laisser voir l’unique graine développée et les
graines avortées, grossi 5 fois.
Fig. 11. — Graine vue de dosy grossie 5 fois.
Fig. 12. — Graine vue de profil, grossie 5 fois.
Fig. 13. — Coupe transversale de la graine, grossie 5 fois.
MALYACEAE
HIBISCUS L.
Hibiscus Abelmoschus L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 696; Masters in Oliv. Fl. trop.
Afr. I p. 207 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 75.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, n. 2714).
TILIACEAE
CHRISTIANIA DC.
Christiania africana DC. Prod. regn. veget. I (1856) p. 516.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2645).
Obs. — Petit arbre à fleurs odorantes.
CEPHALONEMA K. Schum.
Cephalonema polyandra K. Schum . ex Schlechter West-Afr. Kautsch. Exp. (1900)
p. 299.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet n. 2734 et L. Gentil, s. n.).“
District de l’Équateur 1902 (Pynaert).
Obs. — Dans cette dernière région cette plante porte les noms de « Dolukonge, Bekonge et Lokonge »;
les indigènes en extraient une fibre assez soyeuse.
54
CORCHORUS L.
Corchorus acutangulus Lann. . Ëncycl. méth. II (1786) p. 104; Masters in Oliv. Fl.
trop. Afr. I p. 264; Hiern \Q> at. Welw. Afr. PI. 1 p. 101; K. Schum. in Engl.
Pflanzënw. Ost-Afr. C p. 262.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. Jn.).
Corchorus lobatus De Wild. nov. sp.
Plante dressée de 30-40 cm. de haut, à tiges glabres, plus ou moins rameuses.
Feuilles arrondies-cordées à la base, 3-5-lohées, à 3 lobes profondément accusés, assez
profondément dentés, à dents aiguës, à pétiole de 1-3 cm. de long, glabre sur le dos,
cilié-velu sur la face supérieure, à stipules linéaires filiformes de 9-10 mm. de long,
limbe atteignant 4 cm. de long et 5 cm. environ de large, dans sa plus grande largeur,
glabre sur les deux faces, plus foncé au-dessus qu’en dessous, muni à sa base de deux
lobes lancéolés se terminant en une soie et mesurant 15 mm. de long. Pédi celles très
courts, à 2 ou 3 fleurs munies de bractées linéaires. Bouton obovoïde terminé par un
cône étroit, allongé, formé par le prolongement des lobes du calice ; calice glabre, vert.
Pétales spatulés, jaunes, de 4 mm. environ de long. Ovaire duveteux. Fruits jeunes
velus, verdâtres, à pointe courte.
Entre Tumba et Kimpessi, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — ■ Cette espèce appartient au groupe du C. trilocularis L. ; elle diffère d’ailleurs de toutes les
espèces de Corchorus africains par la forme si caractéristique de ses feuilles presque palmées, à dents
profondes.
TRIUMFETTA L.
Triumfetta dubia De Wild. nov. sp.
Plante grêle de 60 cm. environ de haut, peu ramifiée, à rameaux jeunes velus.
Feuilles alternes, pétiolées, à pétiole de 4-18 mm. de long, velu, à limbe ovale-lancéolé,
de 3-4,5 cm. de long et de 6-12 mm. de large, irrégulièrement denté, parfois légère-
ment subcordé à la base, à face supérieure d’un vert foncé à l’état sec, à poils simples,
poils étoilés rares et épars, face inférieure plus pâle, velue mais non blanchâtre, à poils
simples espacés, entremêlés de poils étoilés peu nombreux et ne recouvrant pas toute
la surface ; nervures basilaires au nombre de 3, proéminentes sur la face inférieure.
Fleurs..., fasciculées à l’aisselle des feuilles. Fruits (non mûrs) globuleux, de 9 mm. de
diamètre, épines comprises, à épines rigides, brunâtres, densément ciliées de la base au
sommet, à poils étalés, et terminées par 1 à 3 pointes érigées-étalées, non recourbées
en hameçon.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cette plante nous est arrivée mélangée à d’autres espèces, dans un paquet privé de numéros;
l’échantillon est unique. Elle appartient, comme le montre la description, au même groupe que
les L. Hensii , GiUetii et intermedia. Comme nous le faisons ressortir ci-dessous, les T. Hensii
et GiUetii sont voisins par la nature de l’indument des feuilles, mais diffèrent par celui des épines de
leurs fruits. Nous remarquerons cette dernière différence entre les T. intermedia et dubia , chez lesquels
les feuilles sont semblables au point de vue de la villosité. Il serait des plus intéressant de pouvoir
étudier de nombreuses formes de ces diverses espèces, dont les caractères que nous avons admis comme
55
spécifiques peuvent peut-être se modifier ; il nous a paru cependant utile d’attirer l’attention sur ces
caractères parallèles. Nous les résumerons comme suit dans le tableau ci-dessous :
Epines à .2 ou 3 pointes étalées au sommet (cf. Matériaux pour la flore du Congo IX p. 95).
Feuilles densément velues-tomenteuses sur la face inférieure, à poils étoilés rapprochés, denses,
recouvrant toute la face de la feuille.
Epines du fruit densément ciliés, à poils étalés , T. Hensii .
Épines du fruit glabres, ou à poils très courts et peu nombreux . . T. Gilletii.
Feuilles non tomenteuses sur la face inférieure, à poils simples, entremêlés de quelques poils
épars, ne recouvrant pas toute la face de la feuille.
Epines du fruit densément ciliées, à poils étalés ....... T. dubia.
Épines du fruit glabres T. intermedia.
On pourrait peut être considérer le T. dubia comme une variété glabre du T. Hensii et le T . inter -
media comme une variété 'analogue du T. Gilletii , mais on pourrait aussi, au lieu d’envisager le fruit,
en considérant la feuille, admettre que les T. Gilletii et Hensii sont deux formes d'une même espèce,
et d autre part que les T. dubia et intermedia doivent être considérés comme stades d’une même
espèce.
En présence de ces doutes nous avons préféré distinguer les 4 espèces qui peuvent se reconnaître
facilement par les caractères donnés dans le tableau, et par ceux relatés dans les descriptions.
Triumfetta Gilletii De Wild. nov. sp.
Triumfetta setulosa Mast. ex De Wild. et Th. Dur. Plantae Gilletianae Congolenses I (1900)
p. 6.
Plante sous-ligneuse, atteignant 1 m. de haut, à rameaux jeunes velus. Feuilles
alternes, assez longuement pétiolées, à pétiole de 8-20 mm. de long, velu, à limbe
ovale-lancéolé, de 3, 5-6, 5 cm. de long et de 14 à 19 mm. de large, irrégulièrement
denté, légèrement subcordé à la base, face supérieure d’un vert foncé, même à
l’état sec, à poils généralement simples, poils étoilés rares, face inférieure plus
pâle, velue-blanchâtre, à poils étoilés recouvrant toute la surface. Nervures basi-
laires au nombre de 3 à 5, proéminentes surtout sur la face inférieure. Fleurs
jaunes, fasciculées à l’aisselle des feuilles ; boutons oblongs-obovales, courtement
pédicellés, à pédicelle] de 1,5-2 mm. de long, velu; sépales linéaires-oblongs,
de 4 mm. environ de long, apiculés, munis de poils étoilés sur la face extérieure ;
pétales oblongs un peu plus courts que les sépales, étamines environ aussi longues
que les sépales. Fruits globuleux, glabres, déhiscents, à 4 loges, de 9 mm. environ
de large, épines comprises, celles-ci rigides, de 3 mm. environ de long, brunâtres,
ou munies de quelques soies éparses et très courtes, terminées par 1 à 3 pointes
érigées-étalées, non recourbées en hameçon.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 531 et 945).
qbs. _ cette plante est, comme on peut le voir, très voisine du Triumfetta Hensii De Wild. et
Th. Dur. [Th. Dur . et De Wild. Matériaux pour la Flore du Congo IX [1900] p. 1), mais il suffira
de jeter un coup d’oeil sur la partie de la description de cette dernière espèce, où nous donnons les
caractères des épines qui recouvrent le fruit, pour se rendre compte immédiatement d’une des diffé-
rences primordiales des deux .espèces; en effet, chez le T. Hensii nous signalons la présence de nom-
breuses soies étalées, fines, blanchâtres,! chez le T. Gilletii rien de pareil, l’épine est glabre ou présente
quelques poils épars très courts. Ce n’est pas le seul caractère qui permet la séparation de ces deux
espèces; chez le T. Hensii le pétiole est court, 3-5 mm., chez le T. Gilletii il varie en longueur de
56
8 à 20 mm. ; en outre les feuilles du T. Hensii sont beaucoup plus velues sur la face supérieure,
à poils étoilés nombreux, ces derniers sont rares chez le T. Gilletii et même les poils simples sont
assez espacés.
Nous avions cru devoir rapprocher cette plante du T. setulosa Mast. (Cf. Otiv. Fl. trop. Afr. I
p. 259), mais outre la différence dans la morphologie des épines du fruit, il y a des notes distinctives
dans la grandeur des fleurs, qui atteignent 12 mm. dans cette espèce, trouvée uniquement dans le
Pungo Andongo (Angola).
Triumfetta Hensii De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur . et De Wild. Mat. pour la
Flore du Congo IX p. 1 (Bull. Soc. roy. de Bot. XXXIX, 2 [1900] p. 93) et
in Illustr. Fl. Congo p. 189. pl. CXV.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2157).
Obs. — Les échantillons de cette espèce qui nous ont été envoyés par J. Gillet ont été pris sur
une plante dont les rameaux s’étalent à la surface du sol ; les épines du fruit sont un peu moins
velues que celles des fruits de la plante type, mais les soies étalées sont cependant très apparentes, la
villosité des feuilles est très comparable dans la plante de Hens et dans celle de Kimuenza.
Triumfetta intermedia De Wild. nov. sp.
Plante sous-ligneuse, de plus de 50 cm. de haut, à rameaux jeunes velus. Feuilles
alternes, assez courtement pétiolées, à pétiole de 4-14 mm. de long, velu, a limbe ovale-
lancéolé, de 4-6 cm. de long et de 8-15 mm. de large, irrégulièrement denté, légère-
ment subcordé, face supérieure d’un vert foncé à l’état sec, à poils généralement
simples, poils étoilés rares, face inférieure plus pâle, velue, mais non blanchâtre,
à poils simples espacés entremêlés de poils étoilés peu nombreux et ne recouvrant
pas toute la surface; nervures basilaires au nombre de 3, proéminentes surtout sur
la face inférieure. Fleurs jaunes, fasciculées à l’aisselle des feuilles; boutons oblongs-
obovales, courtement pédicellés, à pédicelle de [1,5 mm. environ de long, velu;
sépales linéaires-oblongs, de 3 mm. environ de long, apiculés, munis de quelques
poils simples sur la face externe, pétales oblongs un peu plus courts que les sépales.
Fruits (non mûrs) globuleux, à épines rigides, brunâtres, glabres, terminées par 1 à
3 pointes érigées-étalées, non recourbées en hameçon.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 53 lbis).
Obs. — Cette espèce appartient, comme le T. Gilletii , au même groupe que le T. Hensii ; comme
chez ces deux espèces les épines du fruit sont terminées par 1 à 3 pointes plus ou moins étalées,
mais contrairement à ce que nous voyons chez le T. Hensii, il n’y a pas de soies sur les épines,
caractère qui rapproche le T. Gilletii et le T. intermedia. Mais l’indument des feuilles permet de
distinguer facilement le T. intermedia du T. Gilletii et par suite du T. Hensii . Chez les T. Gilletii
et Hensii la face inférieure de la feuille est couverte d’un duvet épais, fourni surtout de poils étoilés,
qui ne laisse plus voir le tissu foliaire, le T. intermedia au contraire a les poils simples ou
étoilés mais toujours assez espacés, et on peut toujours bien voir l’épiderme.
Triumfetta semitriloba Jacq. Pl. Carib. (1760) p. 22 ; Mast. in Oliv. Fl. trop. Afr. I
p. 256 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 97 ; K. Schum. in Engl. Ost-Afr. C p. 264.
District de l’Équateur, 1902 (Pynaert).
GREWIOPSIS De Wild. et Th. Dur.
Grewiopsis Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Matériaux
Fl. Congo VI (1889) p. 7.
■5/
Environs de Kisantu, mai 1900 (F. Van Houtte, coll. J. Gillet, n: 2103 et
entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2625).
PBS' Cette plante décrite en 1889 a été retrouvée depuis, d’abord par le frère Van Houtte, S. J.
puis par J. Gillet lui-même ; ces deux récoltes se rapportent au type tel que nous le figurons planche III.
Elle forme un grand arbre qui, dans la région du Kisantu, porte le nom indigène « M’wanda-
m’wanda ».
Deux espèces ont été décrites dans le genre (cf. De Wild. et Th. Dur. loc. cit . ) , dans la collection
du R. P. Trilles, M. L. Pierre a trouvé une espèce nouvelle de ce genre et l’a dénommée G. Trille -
siana Pierre ; il en donne la diagnose suivante :
G-rewiopsis Triilesiana Pierre in Sched.
Stipulae tripartitae. Paniculae axillares perbreves, ramulis apice 7-bracteatis,
bracteis reflexis, floribus 5-meris, umbellulatis, basi ima bracteatis linearibus auctis.
Sepala valvata oblonga extus velutina intus subhispida ad marginem ondulatim
membranacea. Petala 5, intus glandulosa, glabra, extus hispida, suborbicularia. Sta-
mina indefinita in annulum 5-gonum v. lobulatum apice extus velutinum intus
glabrum et ibidem basi inserta, filamentis longis, filiformis, antheris ellipticis ovarium
8-loculari, 8-costatum, extus hispidum quam stylus apice fimbriatus longius. Ovula
28 biseriata vel 14 circiter in quoque sérié, horizontaliter anatropa. Fructus ovoideus
vel subglobosus, fibrosus, 8-costatus, glaber, costis sat eminentibus, rotundatis, imma-
turus 9 cm. longus et cire. 10 cm. diam.
Bota (Gabon) (R. P. Trilles, n. 189, novembre 1899).
Obs. — Les feuilles et les fruits de cette espèce, qui constitue un arbre de 15-18 m. de haut, sont
employées par les indigènes à l’état de cataplasme pour guérir les plaies de mauvaise nature.
Cette plante est comme on le voit très voisine du G. Dewevrei , et en diffère surtout par le nombre
de loges de l’ovaire, 10 chez le G. Dewevrei , 8 seulement chez le G. Triilesiana Pierre.
Quant au G. glohosa De Wild. et Th. Dur. dont nous donnons la figure pour comparaison, l’ovaire
est 5-loculaire seulement.
Nous profitons de cette occasion pour remercier encore vivement M. L. Pierre des nombreux maté-
riaux de comparaison qu’il a bien voulu nous remettre.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE IX
Fig. 1. — Rameaux fleuris et à jeunes fruits, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Poils étoilés, grossis 40 fois.
Fig. 3. — Stipules, grossies 2 fois.
Fig. 4. — Fleur épanouie, grossie 4 fois.
Fig. 5. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 5 fois.
Fig, g. _ Pétale isolé, vu de face, grossi 8, fois.
Fig. 7. — Pétale isolé, vu de dos, grossi 8 fois.
Fig. 8. — Faisceau staminal, grossi 4 fôis.
Fig. 9. — Ovaire isolé, grossi 6 fois.
Fig. 10. — Étamines vues de face et de dos, grossies 20 fois.
Fig. 11. — Coupe transversale de l’ovaire, grossie 14 fois.
Fig. 12. — Coupe longitudinale du jeune fruit, grossie 2 fois.
Fig. 13. — Ovule isolé, grossi 50 fois.
8
s
58
G-rewiopsis globosa De Wild. et Th. Dur : vu Th. Dur. et De Wild. Matér. Fl. Congo VI
(1889) p. 8.
Environs de Léopoldville (J. Gillet, août 1902, s. n.).
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE X
Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fleur épanouie et bouton, grossis 4 fois.
Coupe longitudinale de la fleur, grossie 7 fois. -
Pétale, vu de face, grossi 14 fois.
Pétale, vu de dos, grossi 14 fois.
Faisceau staminal, fendu pour laisser voir l’ovaire, grossi 7 fois.
Poils simples de l’ovaire, grossis 3 fois.
Poils étoilés, grossis 100 fois.
Étamines, vues de dos et de profil, grossies 15 fois.
Coupe transversale de l’ovaire, grossie 10 fois.
■ Ovule, grossi 40 fois.
Coupe transversale du fruit, grandeur naturelle.
■ Fruit jeune entier, grandeur naturelle.
■ Coupe longitudinale du fruit jeune, grandeur naturelle.
■ Stipule, grossie 4 fois.
■ Graine isolée, grandeur naturelle.
COLA Schott.
Cola Gilletii De Wild. nov. sp.
Rameaux cylindriques, glabres à l’état adulte, éparsement velus à l’état jeune.
Feuilles plus ou moins longuement pétiolées, à pétiole de 6-19 cm. de long, glabre ou
portant quelques poils étoilés épars principalement au sommet. Limbe quinquepartite,
tronqué-cordé à la base, à 5 nervures, à lobes subcoriaces, obovales, acuminés, très
aigus au sommet, contractés à la base, le médian de 13-25 cm. de long et de
4,5-8 cm. de large, glabre sur les deux faces, sauf à la base au niveau de la division
du pétiole en nervures où se trouvent quelques poils étoilés ; nervures nettement proé-
minentes, nervures latérales anastomosées en arc, avant d’atteindre le bord de la feuille,
au nombre de 10-11 de chaque côté de la nervure du lobe médian ; limbe d’un vert brunâtre
sur la face supérieure, plus grisâtre sur la face inférieure. Stipules subulées, velues,
de 9 mm. environ de long. Fleurs naissant à l’aisselle des feuilles inférieures ou sur
le vieux bois, en inflorescences pouvant mesurer 3 cm. de long. Calice campanulé de
11-15 mm. de long, divisé jusque vers le milieu en 4 ou 5 lobes ovales, aigus, coriaces,
velus extérieurement, à poils étoilés, brunâtres, à poils, simples, épars sur fond très
foncé ; fleur mâle à androcée unisérié, à anthères linéaires de 2,5-3 mm. de long,
portées sur un androgynophore glabre, grêle, de 3,5 mm. environ de long ; fleur
femelle, à ovaire à 5 côtes, très fortement velu, entouré à la base par une série de
staminodes de 5 mm. environ de long, surmonté d’une style court de 1 mm. environ
de long, velu, et à 5 stigmates étalés, recourbés.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2792 et L. Gentil, s. n.).
Fig. î. -
Fig. 2. —
Fig. 3. —
Fig. 4.
Fig. 5. —
Fig. 6. —
Fig. 7. -
Fig. 8. -
Fig. 9. —
Fig. 10. —
Fig. ell. —
Fig. 12. —
Fig. 13. —
Fig. 14. —
Fig. 15. -
Fig. 16. -
59
„ Le Gületni appartient, grâce à son androcée unisérié, ses 5 carpides, ses feuilles lobées,
. ezro^° a Schum. (Sterculiaceae Africanae p. 111). Ces feuilles toutes lobées, ces
inh -rr em GS r^S faiblement velus à l’état jeune le font ranger dans le groupe dé C. rhincho-
,.Jf ’. c m*1’’ Pudlon^fera K. Schum. et Preussii K. Schum. La première de ces trois espèces se
î erencie facilement par la couleur bleuâtre de la pruine qui recouvre la face inférieure des feuilles
et par les grandes bractées qui entourent les boutons. Quant aux deux autres espèces, une seule, le
. pugionifera IL Schum. est toujours à feuilles 5-lobées. Nous pourrions établir les caractères diffé-
rentiels de ces trois espèces comme suit :
Feuilles vertes ou brunâtres à l’état sec, non pruineuses sur la face inférieure.
Feuilles toujours 5-lobées.
Ovaire trimère, stigmate sessile ; calice de 8-9 mm. de long ... C. pugionifera .
Ovaire pentamère, stigmate stipité; calice de 11-15 mm. de long. . C. Gilletii.
Feuilles 2-3-lobées C. Preussii.
A première vue le C. Gilletii rappelle assez bien le C. câricifolia (G. Don) K. Schum. ; nous avons
rapporté à cette dernière espèce une plante recueillie par J. Gillet entre Dembo et Kisantu (octobre
1900, n. 1519), qui a pour les feuilles beaucoup d’analogie avec la plante que nous venons de décrire,
mais le seul vestige de fleur que nous possédions et qui est une fleur femelle dont les loges ovariennes
sont déjà assez avancées [malheureusement plusieurs d’entre elles sont perdues] montre que les fleurs
se développent sur les rameaux feuillés et que les ovaires ont été à plus de 5 loges. Nous croyons
donc pouvoir rapporter plutôt cette plante au C. carici folia qu’au C. Gilletii.
Cola diversifolia De Wild. et Th. Dur in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo VI
(1899) p. 13 et De Wild. et Th. Dur. Reliquiae Dewevreanae p. 25.
Kimuenza, mai 1902 (J. Gillet, n. 2132) et entre Kimuenza et Kisantu, 1900
(J. Gillet, s. n.)
Obs. — Nous rapportons à cette espèce les matériaux qui nous ont été envoyés par J. Gillet, bien
qu’au premier abord ces plantes paraissent très différentes. Tandis que, d’après les matériaux du
C. diversifolia type, nous avions cru pouvoir donner la feuille lobée comme type général, nous avons
dans les échantillons du Bas-Congo bien plus de feuilles entières que de feuilles lobées. Les longues
soies qui se trouvent sur les pétioles et les nervures des feuilles de la plante récoltée par Dewèvre ne
se rencontrent guère dans la plante de Kimuenza, ils sont remplacés par de petits poils courts et par
des poils étoilés. Nous n’avons cependant osé baser sur des différences si faibles des caractères spéci-
fiques. Les mensurations observées sont un peu différentes, «lies ont donné : pétiole de 3-13 cm. de
long, limbe de 7-25 cm. de long et de 3-17 cm. de large.
Dans la Monographie des Sterculiacées africaines [Engl. Monog. Afrik. Pflanzenf. Y), M. le prof.
K. Schumann n’a pas classé notre espèce qui paraissait pendant l’impression du travail. Elle doit venir
se placer dans le sous-genre Haplocola K. Schum., dans le voisinage des C. heterophjlla (Pal.
Beauv.) Mast. et brevipes K. Schum., qui possèdent tous deux des feuilles entières et lobées. Mais
tandis que chez ces deux espèces, la première du Niger, la seconde du Kameroun, les feuilles
entières et les feuilles lobées sont nettement cunéiformes à la base, elles sont arrondies ou cordées
dans la plante du Congo. Ce caractère permet donc de séparer facilement ces trois plantes, et l’on
peut intercaler comme suit le C. diversifolia dans le tableau analytique de M. le prof. K. Schumann
(loc. cit. p. 113).
Feuilles et pétioles légèrement velus à l’état jeune, devenant généralement glabres.
Feuilles cunéiformes à la base :
1° Inflorescence allongée, de 8-10 cm. de long C. heterophylla .
*2° Inflorescence très courte, de 1,5 cm. environ de long .... C. brevipes.
Feuilles arrondies ou cordées à la base ; inflorescences axillaires, courtes C. diversifolia.
60
STERCULIA L.
Sterculia Marseillei De Wild. nov. sp.
Arbre à rameaux florifères épais, tomenteux. Feuilles longuement pétiolées, à
pétiole de 6-10 cm. de long, cylindrique, tomenteux, à limbe cordé à la base, à
3-5 lobes peu profonds et aigus, velu sur les - deux faces, à poils courts, épars sur la
face supérieure mais persistants, développés surtout sur les nervures, à 7 nervures
basilaires, très proéminentes sur la face inférieure. Fleurs en panicules courtes termi-
nales, pédicelles velus, courts, bractéolés, à bractéoles velues, caduques. Calice ca.mpa-
nulé, de 7-9 mm. de long, velu extérieurement, à poils étoilés, divisé jusqu’au delà
du milieu en 5 lobes tomenteux intérieurement, sauf dans la partie inférieure qui est
glabre, de 3 mm. environ de large, à 3 nervures bien marquées ; fleur mâle à
androcée formé par les étamines réunies en tête au sommet d’un androgynophore,
grêle, glabre, de 7 mm. environ de long, recourbé ; fleur femelle de même gran-
deur que la fleur mâle, à ovaire velu, porté sur un gynophore grêle, de 3-4 mm.
de long, entouré à la base par les rudiments d’étamines et terminé par un style
glabre, recourbé. Fruit inconnu.
Zanzibar, leg, Marseille, n. 53.
Obs. — « On fait des cordes avec l’écorce de l’arbre » (Marseille in Sched,).
La plante que nous venons de décrire d’après des échantillons assez fragmentaires est, comme on
pourra le voir, assez voisine du Sterculia Triphaca R. Br. (Cf. Mast. in Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 216
et K. Schum. in Engl. Monog. Afrik. Pflanzenf. V p. 105). Mais la grandeur des fleurs permet, pensons-
nous, de séparer le Sterculia Marseillei du S. Triphaca. A en juger d’après la description, ce serait
du S. Triphaca var. Rivae K. Schum. que la plante du Dr Marseille se rapprocherait le plus ; comme
cette variété, la plante décrite plus haut possède des feuilles 3- ou quinquelobées, à lobes acuminés, à
tomentum persistant.
Dans la Monographie des Sterculiacées africaines citée plus haut, M. le prof. K. Schumann sépare
le S . quinqueloba (Gtarcke) K. Schum., des Si. appendiculata K. Schum., Triphaca R. Br. et espèces
voisines, par la grandeur des fleurs. Nous pourrions dans la clef proposée par M. Schumann inter-
caler notre espèce de la façon suivante :
B. Feuilles lobées,: rarement entières et alors profondément cordées à la base, terminées supé-
rieurement par une pointe allongée.
a. Fleurs petites, n’atteignant pas 5 mm. de long, disposées en cyme
terminale, très florifères S , quinqueloba.
b. Fleurs moyennes, de 7-9 mm. de long, disposées en cymes terminales
courtes, dressées S. Marseillei.
c. Fleurs grandes, mesurant toujours plus de 1 cm. de long.
I. Inflorescences dressées. S. Triphaca.
S. tomentosa.
S. cinerea.
II. Inflorescences pendantes. S. appendiculata.
Cette disposition montre très nettement les caractères intermédiaires du S. Marseillei.
OPILIACEAE
RHOPALOPILIA Pierre .
khopalopilia pallens Pierre in Bull. Soc. Linn. Paris II (1896) p. 1263.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1952).
61
Obs. M. L. Pierre en décrivant cette espèce lui assigne des feuilles courtement pétiolées, à
pétiole de 3 mm. de long, à limbe de 9 cm. de long et de 47 mm. de large, elliptique, subaigu à la
base, obtusément acuminé au sommet. Dans les échantillons qu’il a bien voulu envoyer au Jardin bota- >
nique et qui proviennent des récoltes du R. P. Klaine (n. 1800, avril 1900), nous avons remarqué des
feuilles de plus de 14 cm. de long et atteignant 7 cm. de large; toutes étaient assez nettement arron-
dies à la base. La plante recueillie par Gillet présente par contre des feuilles plus petites; certaines
d’entre elles ne mesurent que 5,5 cm. de long et 2,7 cm. de large, mais toutes sont nettement ovales,
arrondies à la base; nous n’avons pas trouvé de caractères suffisants pour la différencier spécifiquement
du type créé par M. Pierre.
Mais une plante reçue également de J. Gillet, récoltée en mars 1901, présente avec le type ces
différences : les feuilles, au lieu d’être ovales ou elliptiques, environ deux fois aussi longues que larges,
sont beaucoup plus allongées, nettement cunéiformes à la base et acuminées au sommet. Nous la
rapportons pour le moment au type sous le nom de var. angusti folia*
Rhopalopilia pallens yar. angustifolia De Wild. nov. yar.
Feuilles assez longuement elliptiques, au moins 3 fois aussi longues que larges,
à pétiole de 3-6 mm. de long, à limbe de 7-13 cm. de long et de 20 à 37 mm. de large.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2053).
Obs. ■ — Comme on peut le voir en comparant les données numériques citées plus haut, le rapport
entre la longueur et la largeur des feuilles est très différent chez le type et la variété. Nous avons
vu que dans le type ces mensurations varient :
Longueur .5-14 cm.
Largeur 2,7-7 cm.
c’est-à-dire que la longueur est environ double de la largeur.
Pour la variété les mensurations sont : -
Longueur 7-13 cm.
Largeur . . . 2-3,7 cm.
c’est-à-dire longueur au moins triple de la largeur.
TETRACERA L.
Tetracera alnifolia Willd. Sp. pl. II (1800) p. 1243.
Kimnenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2118).
Obs. — Toutes les formes de cette espèce que nous avons reçues du Congo, sont à petites fleurs,
de 8 mm. environ de diamètre.
GUTTIFERACEAE
ALLANBLACKIA Oliv.
Allanblackia floribunda Oliv. in Jonrn. Linn. Soc. X (1869) p. 43 et Fl. trop.
Afr. p. 168.
Luanu, bassin de la Djuma (Kwango) 18 juillet 1902 (L. Gentil et J. Gillet, n. 83).
GARCINIA L.
Garcinia Gilletii De Wild. nov. sp.
Grand arbre, à rameaux glabres, polygonaux à l’état jeune, à côtes proéminentes,
s’effaçant avec l’âge. Ramuscules et feuilles opposés ; feuilles coriaces, oblongues-elliptiques
62
ou largement obovales, parfois même émarginées, apiculées au sommet, cunéiformes à la
base, rétrécies en un pétiole, court canaliculé, mesurant au maximum 5 mm. de long, à
limbe de 4,5-9 cm. de long et de 3-4,5 cm. de large, à nervures latérales, obliques, assez
régulièrement parallèles, s’anastomosant entre elles, proéminentes sur les deux faces, dont
la supérieure est d’un vert foncé luisant, l’inférieure d’un vert mat plus pâle. Fleurs axil-
laires ou faussement terminales par suite de l’avortement d’un bourgeon, très courtement
pédonculées, à pédoncule de 3 mm. environ de long, muni d’une série de paires de brac-
téoles décussées rapprochées. Fleurs de 15-20 mm. de diamètre, à pétales obovales-ellip-
tiques, de 4-5 mm. de large, obtus, assez épais. Étamines ou staminodes nuis. Ovaire
subglobuleux, terminé par un stigmate sessile, quadrangulaire, en forme de croix, arrondi
sur les angles, de 3 mm. environ de diamètre.
Kisantu, mai 1901 (J. Gillet, n. 2208).
Lemfu, 1902. (R. P. Butaye, coll. J. Gillet;.
Obs. — D’après les notes de notre zélé correspondant, J. Gillet, cet arbre, dont l’écorce est employée
en infusion comme vermifuge, porte le nom indigène de « N’Gadi ».
Nous en avons vu uniquement les fleurs femelles, qui, comme nous le disons dans la description
ci-dessus, sont privées de staminodes. C’est du G. Mannii Oliv. (Fl. trop. Afr. I p. 167) que notre
plante paraît se rapprocher le plus; le G. Mannii possède également des rameaux anguleux, mais
ses feuilles sont obtuses, brusquement et longuement acuminées au sommet, moins coriaces et plus
longuement pétiolées, à nervation moins marquée. Chez le G. Gilletii , les feuilles sont très courtement
rétrécies en pétiole à la base, quand elles sont elliptiques le sommet est cunéiforme non acuminé,
seulement courtement apiculé ; quand elles sont arrondies ou émarginées au sommet, l’apicule termi-
nal est toujours bien marqué. On trouve des feuilles cunéiformes et arrondies au sommet sur les
mêmes rameaux, mais dans certains échantillons toutes les feuilles étaient arrondies ou apiculées.
SYMPHONIA L. E.
Symphonia globulifera L. f. Suppl, pl. (1781) p. 302; Vesque Monog. Phan. VIII
p. 227.
District de l’Équateur, 1902 (L. Pynaert).
Obs. — Cette espèce, dont le nom indigène est « Bolaka » dans le district de l’Équateur, est très répandue
au Congo. Il s’écoule du tronc une résine qui, soumise à la chaleur, est malléable et peut être utilisée
pour boucher les fissures des canots, pots, etc. Le bois est également très utilisé par les Européens
pour les constructions. Cette plante avait déjà été signalée à l’attention en juin 1900 par M. L. Gentil
qui l’a rencontrée à Iboko (lac Léopold II), où elle porte le même- nom indigène.
— — var. africana Vesque in DC. Monog. Phan. (1893) p. 230.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, s. n.).
Obs; Sous le nom de S. gabonensis M. Pierre possède dans son herbier de nombreux échan-
tillons qu il a séparés du type S. globuli fer a en se basant en partie sur la grandeur des fleurs.
Grâce à 1 amabilité de ce savant botaniste français, nous avons pu étudier un échantillon authen-
tique, récolté en 1899 au Gabon par le R. P. Trilles. M. Vesque, dans son étude monographique
des Guttifères, a rapporté la plante déterminée par M. Pierre comme variété gabonensis , et d’une
plante de VV elwitsch qui lui avait été signalée par M. Pierre, il a fait la variété africana Vesque,
qui existe également dans la collection de von Mechow (Temba-Aluma sur le fl. Cambo, n° 549).
La plante que nous signalons ici avait attiré tout particulièrement notre attention par ses fleurs,
63
qui pour leur grandeur rappellent celles des formes américaines. C’est la seule fois que nous ayons
observé cette plante dans les collections congolaises, tous les autres échantillons de Symphonia ,
récoltés par divers collecteurs (la plante paraît répandue dans l’État) doivent être rapportés au
S. globulifera var. gabonensis Yesque ou S. gabonensis Pierre. Ces deux plantes sont-elles deux
variétés ou deux espèces, et les plantes d’Afrique sont elles identiques à celles d’Amérique? Nous n’ose-
rions nous prononcer. Certaines formes recueillies dans le Bas-Congo par J. Gillet, paraissent être inter-
médiaires entre la var. africana et la var. gabonensis. Une d’elles, récoltée en 1900 à Kisantu
(J. Gillet, n. 345), a des fleurs un peu plus grandes que celles du type de la variété gabonensis ,
mais plus petites que celles de la plante que nous rapportons à la var. africana , elle est accom-
pagnée d’un fruit dans lequel la graine, en mauvais état, n’est certes pas velue.
VIOLACEAE
SAUVAGESIA L.
Sauvagesia erecta L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 203; Gilg in Engl. Ost-Afr. C p. 274.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n° 2564 bis) et Kimuenza,
mai 1901 (J. Gillet, n. 2178).
IONIDIUM Vent.
Ionidium enneaspermum Vent. Jard. Malm. (1803) p. 27; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 105;
Engl. Ost-Afr. C p. 277.
Calceolaria enneasperma O. Kunzte Rev. Gen. (1891) p. 41 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 34.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2846 et L. Gentil, s. n.). et Kisantu,
1902 (J. Gillet, n. 2320).
BIXACEAE
BIXA L.
Bixa Orellana L. Sp. Pl. ed. I (1753) p. 512; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 114; Hiern
Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 37.
Kanda-Kanda (Lualaba-Kasai), avril-mai 1902 (L. Gentil, n. 75-6).
POGGEA Gürke.
Poggea alata Gürhe in Engl. Bot. Jahrb. XVIII (1895) p. 162 tab VII.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2732 et L. Gentil, s. n.).
ONCOBA Forsk.
Oncoba Demeusei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo
VIII (1900) p. 2.,
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J . Gillet, n. 2536).
'64
Oncoba glauca Planeh. in Hook. Journ. of Bot. VI (1847) p. 296.
Kimuenza, oct. -novembre 1900 (leg. Iloebeke, coll. J. Gillet, n. 1751) ; Lusambo,
3 novembre 1901 (n. 3) et Loange, 8 janvier 1902 (n. 25) (L. Gentil).
PASSIELORACEAE
PAROPSIA Noron:
Paropsia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo IV (1899) p. 6.
— var. condensata De Wild. nov. var.
Feuilles coriaces, très rapprochées, entrenœuds de 5-15 mm. de long; feuilles
très luisantes et glabres sur la face supérieure, sauf sur la nervure médiane des feuilles jeu-
nes, plus pâles et moins luisantes sur la face inférieure, à poils épars sur la nervure
médiane. Pétiole atteignant 6-7 mm. de long, limbe de 3,5-10,5 cm. de long et
1-3 cm. de large, étroitement cunéiforme à la base, à glandes distantes de la base du
limbe.
Lemfu, 1901 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2267).
Obs. — La plante que nous venons de décrire se rapproche beaucoup du P. Dewevrei , dont elle
diffère °par les feuilles plus cunéiformes1 à la base et beaucoup plus allongées par rapport à leur dia-
mètre. Nous en aurions fait une espèce nouvelle, caractérisée entre autres par la disposition des glandes
sur le bord du limbe à une certaine distance de la base, et par le limbe cunéiforme, si nous ne possé-
dions en herbier une forme récoltée à Kisantu (J. Gillet, n. 271) dont les feuilles sont également
cunéiformes, mais dans cette forme les feuilles moins luisantes sont au moins aussi larges que dans le
type. Le n. 271 de la coll. Gillet paraît plus ou moins constituer un intermédiaire entre le type et
la variété. Les feuilles très rapprochées donnent à la forme de Lemfu un aspect particulier.
Paropsia reticulata Engl, in Bot. Jahrb. XIV (1892) p. 391.
Entre Kisantu et Popacabaca, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll J Gillet
n. 2296).
CACTACEAE
RHIPSALIS Gaertn.
Rbipsalis Cassytha Gaertn. Fruct. I (1788) p. 137 tab. 28 fiff. 1 ; Oliv Fl trop
Afr. II p. 581. 1
Hariota parasitica O. Kuntze Rev. gen. I (1891) p. 262; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 407.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2882 et L. Gentil, s. n.).
ELACOURTI ACEAE
BYRSANTHUS Guill.
Byrsanthus epigynus Mast. in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 499.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.).
65
COMBRETACEAE
COMBRETUM L.
Combretum Gentilii De Wild. nov. sp.
Plante grimpante?; rameaux jeunes pubescents, à poils brunâtres, rameaux
adultes à écorce dun brun-grisâtre. Feuilles à pétiole courtement velu-brunâtre, de
5-10 mm. environ de long, à lame papyracée ou subcoriace, glabre ou munie de
quelques poils épars sur la face inférieure, oblongue ou elliptique, arrondie ou
subcordée à la base, acuminée au sommet, de 6-10 cm. de long et 3-4,5 cm. de
large ; nervures latérales au nombre de 7 environ de chaque côté de la nervure
médiane, plus fortement proéminentes au-dessous qu’ au-dessus ; nervures secondaires
transversales, rapprochées, à peine visibles sur la face supérieure. Inflorescence pani-
culée, terminale, composée, atteignant plus de 35 cm. de long, à rameaux opposés,
velus-brunâtres, à poils glanduleux, capités, de 15-22 mm. de long ; bractées ovales-
oblongues ou lancéolées, velues-glanduleuses, stipitées, de 15-22 mm. de long. Fleurs
courtement pédicellées, à pédicelle velu-brunâtre, glanduleux, de 3-4 mm. de long; partie
inférieure du réceptacle de 4 mm. environ de long, velue-glanduleuse, brunâtre,
partie supérieure tubuleuse campanulée, de 4-5 mm. de diamètre vers le milieu et de
22-25 mm. de long, lobes compris/ceux-ci triangulaires, aigus, de 4 mm. environ de
long ; tube velu-brunâtre et glanduleux 'extérieurement, velu-séricé intérieurement,
glabre à la base et très densément velu au niveau du rétrécissement basilaire au
bord du disque, un peu en-dessous de l’insertion des étamines ; pétales oblongs,
obtusément cunéiformes au sommet, éparsement velus-ciliés, de 7 mm. environ de
long et 3,5-4 mm. de large ; étamines exsertes. Fruit inconnu.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
Obs. — Le C. Gentilii appartient au groupe Cacoucia (Aubl.) Engl, et Diels. (Monog. Afr. Com-
bret. I p. 100), et doit se ranger dans le voisinage des C. nervosum Engl, et Diels et C. Lawso-
nianum Engl, et Diels ( Cacoucia jpaniculata Laws.), mais il se différencie facilement de ces deux
espèces par la pubescence caractéristique des rameaux jeunes, des inflorescences et des fleurs, formée
de poils bruns capités, glanduleux et non soyeux comme dans les C. nervosum et Lawsonianum ;
d’autres caractères, longueur du tube de la corolle, forme et vestiture des feuilles, permettent de
séparer spécifiquemment notre plante, qui s’écarte plus du C. Lawsonianum que le C. nervosum .
Les poils particuliers qui recouvrent toutes les parties de notre plante lui communiquent à première
vue un aspect très spécial.
Combretum latialatum Engl, in Engl, et Diels Combret. Afr. (1899) p. 86 pl XXV
flg. C a-f.
_ yar. multibracteatum Engl, in Herb. Hort. Berol.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (coll. J. Gillet, n. 1912).
Combretum Poggei Engl, et Diels Combret. Afr. (1899) p. 85 pl. XXV flg. B a-e.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2063).
9
66
Combretum porphyrobotrys Engl, et Diels Combret. Afr. (1899) p. 73.
Environs de Kimuenza, janvier 1902 (J. Gillet, n. 1975).
Obs. — Cette intéressante espèce décrite par M. le prof. Engler et M. Diels sur les échantillons
récoltés au Congo par Alfr. Dewèvre, a été retrouvée en beaux pieds par J. Gillet. Les matériaux
envoyés par notre zélé correspondant permettraient déjà de compléter la diagnose fournie par les
monographes allemands, mais comme nous espérons recevoir sous peu des échantillons plus complets
encore, nous attendrons pour donner une description complète de cette espèce.
QUISQUALIS L.
Quisqualis indica L. Sp. pl. ed. II (1763) p. 556; Laws. in Oliv. Fl. trop. Afr. II
p. 435; Engl, et Diels Combret. Afr, II p. 5 fîg. 3.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2675).
MELASTOMACEAE
MEMECYLON L.
Memecylon strychnoides Baker in Kew Bull. (1895) p. 105.
Memecylon Millenii Gilg Melast. Afric. (1898) p. 38. .
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Par suite de ce changement de nom, le M. strychnoides Gilg (loc. cit. p. 89) doit égale-
ment être changé de nom, M. Gilg lui a donné le nom de M. oliganthum Gilg (nom. nov.). M. Gilg
a bien voulu nous communiquer un fragment du type, ce qui nous a permis d’identifier sans le moindre
doute la plante du Congo avec celle trouvée au Lagos par Mil! en.
UMBELLIPERACEAE
HYDROCOTYLE L.
Hydrocotyle asiatica L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 234; Hiern in Oliv. Fl. trop.
Afr. III p. 6 et Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 423; Engl. Ost-Afr. C p. 298.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2667).
Obs. — Cette forme à pétioles glabres ou velus, à poils allongés blanchâtres possède des feuilles
mesurant 6 cm. de diamètre.
LO G AN I A CE A E
USTERIA Willd.
Usteria guineensis Willd. in Ges. Naturf. Fr. Berl. X (1792) p. 55.
Environs de Kimuenza, janvier 1900 (J. Gillet, n. 1903) et 1901 (J. Gillet,
n. 2206).
67
GEXTIANACEAE
NEUROTHECA Salisb.
Neurotheca loeselioides (Benth.) Benth. et Hook. Gen. PL II (1873) p. 812; Engl.
Ost-Afr. C p. 314.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2595).
LIMNANTHEMUM Gmel.
Limnanthemum indicum (L.) Griseb. Gent. (1839) p. 343.
Embouchure du Kwango, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2680).
APOCYNACEAE
ALLAMANDA L.
Allamanda cathartica L. Mant. II (1771) p. 214 ; K. Schum. in Engl. Ost-Afr.
C p. 315.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2590).
LANDOLPHIA Pal. Beauv.
Landolphia florida Benth. in Hook. Niger Fl. (1839) p. 444 ; Stapf in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. IV p. 38.
Chutes du Lubi (Lualaba-Kasai), 7 avril 1902 (L. Gentil, n. 58Ms) ; Kisantu, 1899
(J. Gillet, n. 86).
Obs. — Cette plajite fournit d’après M. Gentil, comme d’après la plupart des observateurs, du
mauvais caoutchouc.
Dans le Bas-Congo, cette liane porte d’après Gillet le nom indigène « Dipumuna » le latex coa-
gulé sert parfois à faire de la glu et ne fournit qu’un très mauvais caoutchouc. Les noirs mangent
très volontiers le fruit.
— var. leiantha Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1868) p. 107 ; Stapf
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 39.
Lubue (Kasai), 15 février 1902 (L. Gentil, n. 58).
Landolphia scandens Didr. in Vidensk. Meddel. Natur. Foren. Kjobenhavn (1855)
p. 190; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 44.
Lubue (Kasai), 24 janvier 1902 (L. Gentil).
Obs. — Cette espèce, dont M. Gentil a envoyé à Bruxelles deux jeunes tiges, munies d’inflorescences
avec boutons, a été prise par son collecteur pour des rameaux jeunes du « Mondongo », plante appartenant
probablement au genre Clitranda. La différence entre la nervation des feuilles ne peut faire douter un
instant de la dissimilitude des deux plantes.
68
Landolphia Thollonii Dewèvre Monog. Landolphia (1895) p. 50 ; Stapf in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. IV p. 58.
Environs de Léopoldville, août 1902 (S. Gillet, s. n.).
Obs. — Ce Landolphia est une des plantes productrices du « caoutchouc des herbes ».
CARPODINUS R. Br.
Carpodinus lanceolata K. Schum. in Engl, et Prantl Naturl. Pflanzenfam. IY 2
(1897) p. 132.
Kwamouth, juin 1902 (L. Gentil, n. 94).
Obs. — Cette espèce a été considérée pendant longtemps comme produisant le véritable caoutchouc
des herbes; les recherches ont prouvé que cette plante ne renferme pas de caoutchouc dans ses rhi-
zomes d’ailleurs réduits.
HOLARRHENA R. Br.
Holarrhena Wulfsbergii Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV (1902) p. 164.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2758 et L. Gentil, s. n.).
Obs. — Nous rapportons cette plante à l’espèce créée par M. Stapf dans la Flora of trop. Africa,
bien que nous n’ayons point vu d’échantillons du type, qui se différencie surtout par le tube corollaire
glabre extérieurement.
Contrairement à ce que dit M. Stapf, Y H. africana A. DC. ou H. floribunda , récolté au Mayumbe
en 1893 et dans des ravins du district des Cataractes en 1895 par M. É. Laurent, appartient bien à
cette espèce et n’a rien de commun avec Y H. congolensis , nettement caractérisé par sa longue corolle
et ses lobes très élargis.
MALOUETIA A. DC.
Malouetia Heudelotii A. DC. Prod. regn. veget. VIII (1894) p. 380; Stapf in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 195.
Malouetia africana K. Schum. in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 2 (1897) p. 187.
Vallée de la Djuma, juillet 1903 (J. Gillet, n. 2784) et environs de Léopold-
ville, août 1902 (J. Gillet, s. n.) ; Iiizia (vallée de la Djuma, district du Kwango,
juillet 1902 (L. Gentil, n. 40) et Wamba, 10 août 1902 (L. Gentil, n. 108).
CONOPHARYNGIA G. Don.
Conopharyngia penduliflora (K. Schum.) Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV
(1902) p. 149.
Tabernaemontana penduliflora K Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XXIII (1896) p. 225.
Kanda-Kanda, avril-mai 1902 (L. Gentil n. 75 sub. n. II).
GABUNIA K. Schum.
Gabunia Gentilii De Wild. in Belgique coloniale (1902) p. 508.
Arbre de 20 à 30 m. de hauteur, croissant au bord des eaux dans les
marais de la forêt, dressé, atteignant parfois 60 cm. de diamètre. Feuilles large-
69
ment ovales, glabres, courtement pétiolées, à pétiole de 15 mm. de long, limbe
atteignant 40 cm. de long et 25 cm. de large, obtnsément cunéiforme au sommet,
cunéiforme à la base, à 11-16 nervures latérales peu proéminentes sur la face
inférieure, anastomosées en arc avant d’atteindre le bord. Inflorescences en cymes
terminales à fleurs plus ou moins nombreuses; fleurs pédicellées, à pédicelle assez
grêle, de 7-12 mm. de long, glabre, muni de petites bractées ovales-aiguës, cadu-
ques. Calice de 5-7 mm. de long, à sépales élargis, ovales-oblongs, obtus, glabres.
Corolle d’un blanc pur, à odeur assez prononcée, à tube de 7,5-8 cm. de long,
tordu, renflé à la base un peu au-dessus* du calice, au niveau de. l’insertion des
étamines, où il atteint 10 mm. environ de diamètre, se rétrécissant vers le sommet,
n’atteignant plus à la gorge que 7 mm. environ de diamètre ; glabre extérieurement
et intérieurement, à lobes linéaires, atteignant environ 4 cm. de long et 6-7 mm.
de diamètre. Anthères de 10 mm. environ de long entourant le style. Fruit glo-
buleux (un seul fruit développé), glabre, de 15 à 20 cm. de diamètre, à graines
nombreuses plongées dans une sorte de pulpe.
Lubue (Kasai), 15 février 1902 (L. Gentil); environs de Léopoldville, juil-
let 1902 (J. Gillet, n. 2528).
Obs. — Parmi les quelques plantes sèches qui nous ont été remises par M. Van Tichelen, de la Société
des plantations de la Lukula, figure un fragment arrivé en très mauvais état, d’une espèce du même genre
peut être identique à celle du Kasai. Il serait très désirable d’obtenir de nouveaux matériaux de cette
plante.
La plante récoltée par MM. Gentil et Gillet donne un latex abondant, mais par la coagulation on en
obtient un produit très poisseux, non élastique, qui ne peut être utilisé.
Le G. Gentilii doit se classer, d’après les indications de M. le Dr Stapf [Flora of tropical Africa IV
p. 436), dans le voisinage du G . longiflora Stapf, qui est une liane du Fernando-Po, où elle a été
récoltée par Mann. Mais tandis 'que chez cette dernière espèce le tube de la corolle mesure de 4,2 à
6,6 cm., nous avons vu qu’il peut en atteindre 8 dans l’espèce nouvelle. D’autres caractères, sur lesquels
nous n’avons pas à insister, permettent de préciser davantage les différences de ces deux plantes. Par
la grandeur du calice, le G. Gentilii est intermédiaire entre le G. longiflora (calice de 3-4 mm.) et
les espèces voisines à corolle plus courte d’une part, et le G. crispiflora Stapf du Gabon et la variété
macrocalyx Stapf du G. eglandulosa Stapf (calice de 7-9 mm.).
L’espèce nouvelle rappelle également un peu le Conopharyngia longiflora (BenthJ Stapf, qui est
un arbre recueilli dans la Guinée supérieure; mais, outre la disposition des étamines vers la base du
tube chez notre plante, caractère qui la range bien dans le genre Gabunia, la glabréité de l’intérieur
du tube de la corolle de notre espèce nouvelle permet de la distinguer du C. longiflora , dont le tube
est velu intérieurement.
VOACANGA Thon.
Voacanga obtusa K. Schum. in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 2 (1897)
p. 149.
Kisantu, 1899 et 1900 (J. Gillet, n. 1115).
RAUWOLFIA L.
Rauwolfia obscura K. Schum . in Engl, et Pco/nil Natüil. Pflanzenfam. IV, 2 (189/)
p. 154; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 117.
70
Entre Dembo et Kisantu, octobre 19)2 (J. Gillet, n. 1583) ; Kimuenza, avril,
octobre et novembre 1900 (J. Gillet, n. 776, 1652 et 166l£).
Obs. — Arbuste.
Rauwolfia vomitoria Afz. Stirp. Guin. Med. Sp. nov. (1818) p. 1 ; Stapf in
This -Beyer Fl. trop. Afr. IV p. 115.
Kisantu, septembre 1900 (J. Gillet, n. 1413); Lemfu, 1902 (leg. R. P. Butaye,
coll. J. Gillet, n. 2262).
Bangala, 12 mai 1891 (F. Demeuse).
PLEIOCERAS H. Baill.
Pleioeeras Gfilletii Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV (1902) p. 167.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2812, et L., Gentil, s. n.).
Obs. — Liane à latex gluant.
Ces nouveaux échantillons permettent de compléter en partie la description donnée par M. Stapf in
This.-Dyer Fl. of trop. Afr. IV p. 167 ; nous ajoutons :
« Feuilles de 7,5-13 cm. de long et 3,5-5 cm. de large, à pétiole de
6-10 mm. de long. Panicule dense. »
CONV OLVULACE AE
PREVOSTEA Choisy.
Prevostea breviflora De Wild. nov. sp.
Plante ligneuse, à rameaux volubiles, glabres, à écorce brunâtre, s’exfoliant
légèrement. Feuilles pétiolées, à pétiole de 10-15 mm. de long, grêle, glabre, à lame
de 3-5-11 cm. de long et de 2-6 cm. de large, largement elliptique ou ovale, obtuse
au sommet et plus ou moins profondément émarginée, glabre sur les deux faces,
arrondie ou obtusément cunéiforme à la base, à bords entiers, luisante au-dessus,
mate en-dessous, à nervures principales au nombre de 6, anastomosées en arc
avant d’atteindre le bord, peu proéminentes sur les deux faces, mais bien visibles
de même que les nervures secondaires réticulées. Inflorescences axillaires, fasciculées,
sessiles ; fleurs assez nombreuses, à pédicelle de 10 mm. environ de long courte-
ment velus, muni vers le milieu de deux bractées opposées, ovales, de 2-3 mm. de
long, velues, à sépales externes, suborbiculaires, égaux, de 5-6 mm. de long, carénés,
accrescents après l’anthèse, velus ; sépales internes, plus courts, ovales, obtus, beau-
coup moins accrescents ; corolle de 18 mm. environ de long ; à tube étroit entouré
par le calice, glabre extérieurement, s’évasant et mesurant environ 4 mm. de long
dans cette partie, à 5 lobes de 7 mm. environ de long, velus sur les deux faces,
étamines glabres, incluses, de même longueur que le tube corollin ; ovaire glabre
entouré d’un disque épais, à style divisé sur sa plus grande longueur en deux
branches de 7 mm. environ de long, terminées par un stigmate globuleux. Fruit
71
entouré par les 5 lobes calycinaux persistants, les deux externes fortement agrandis,
scarieux, présentant des poils courts sur les nervures, le plus grand cordé, à carène
proéminente, atteignant 5 cm. de long et 3,8 cm. de large, subaigu, le plus petit
de même forme mais ne mesurant guère que 2,7 cm. sur 1,6 cm., les trois internes
atteignant au maximum 6 mm. de long. Fruit capsulaire, ovale-allongé, aigu.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2086, en fruits) et mai 1901 (J. Gillet,
n. 2143 en fleurs).
Obs. Le P. breviflora est voisin du P. Cabrae De Wild. et Th. Dur. que nous avons décrit en
1900 (in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo VIII p. 18), mais le caractère tiré de la grandeur des
diverses parties et de la forme des fleurs suffit à lui seul pour diflérencier la plante que nous venons
de décrire. Chez le P. Cabrae la corolle mesure 2,5 cm. de long et n’est pas rétrécie à la base en
un tube étroit, mais seulement brusquement rétrécie à la base au niveau de l’ovaire, tandis que chez
le P. breviflora le tube corollin a, sur une longueur de 6-7 mm., la même largeur de 3-5 mm. environ.
C’est par suite d’une erreur typographique que dans la description du P. Cabrae les bractées pédi-
cellaires sont données comme mesurant 1,5-3 cm. ; c’est mm. qu’il faut lire, donc la même grandeur que
celles de l’espèce nouvelle.
Si le caractère floral que nous venons d’indiquer est constant, le genre Prevostea renfermerait
quatre espèces de l’Afrique tropicale et une de Madagascar (cf. Hallier in Engl. Bot. Jahrb. XVIII
p. 92). Nous pourrions le différencier comme suit:
Feuilles cordées.
Feuilles non cordées.
Rameaux velus à l’état jeune.
Feuilles grandes de 4,5 cm. de long. . . .
Feuilles de 20-22 mm. de long
Rameaux glabres même à l’état jeune.
Fleurs de 25 mm. environ de long ....
Fleurs de 18 mm. environ de long ....
VERBENACEAE
CORDIA L.
Cordia Gilletii De Wild. nov. sp.
Arbrisseau ou liane; à rameaux densément tomenteux-roussâtres à l’état jeune,
devenant glabres, à écorce s’exfoliant. Feuilles alternes ou subopposées, courtement
pétiolées, à pétiole épais de 6-15 mm. de long, densément pubescent, à limbe allongé-
elliptique, arrondi ou cordé à la base, longuement acuminé au sommet, très aigu,
à poils épars sur la face supérieure, assez abondants sur les nervures peu proémi-
nentes, densément tomenteux et d’un brun roussâtre sur la face inférieure, de 12-20 cm.
de long et 5-8 cm. de large, à environ 8-9 nervures latérales de chaque côté de la
médiane, nettement proéminentes sur la face inférieure, se terminant à l’extrémité en
dents irrégulièrement disposées le long du bord de la feuille. Inflorescences en cymes rac-
courcies ou allongées, terminales ou axillaires, atteignant parfois 12 cm. de long, à pédon-
cule commun muni de bractées lancéolées, aiguës, densément velues-brunâtres. Calice à
côtes longitudinales fortes, très velu, de 11 mm. environ de long et 5,5 mm. de large, à
poils bruns-roussâtres, à dents élargies, subaiguës au sommet. Corolle tubuleuse, à tube
de 13 mm. environ de long et de 2,2 mm. environ de large, à poils épars extérieu-
P. cordata Hallier.
P. campanulata (K. Schum.) Hallier.
P. alternifolia (PI.) Hallier.
P. Cabrae De Wild. et Th. Dur.
P. breviflora De Wild.
72
rement, glabre inté rie are ment sauf à la gorge, où, sous la naissance des étamines, il
y a un fort anneau de longs poils ; limbe de la corolle environ aussi long que la moitié
du tube, étalé, à lobes glabres intérieurement, velus et ciliés sur le dos, arrondis, brus-
quement terminés en un anneau velu. Étamines exsertes à filet grêle. Ovaire glabre,
à style glabre.
Environs de Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1344 et 1858).
Obs. — Un des échantillons recueillis par J. G-illet est accompagné de l’indication « liane ».
Le C. Gilletii est voisin du C. Dewevrei De Wild. et Th. Dur., mais la grandeur des feuilles et des
fleurs, la villosité très dense de toutes les parties de la nouvelle espèce et surtout l’atténuation de
l’extrémité des feuilles constituent des caractères qui permettent de différencier les deux espèces qui,
vues côte à côte, présentent un aspect très différent.
VITEX L.
Vitex G-illetii Gürke nov. sp.
Rameaux jeunes, pétioles et pédoncules velus, ferrugineux-tomenteux. Feuilles
à pétiole de 9-12 cm. de long, 5-foliolées ; folioles étroitement obovales, atténuées
à la base en un pétiole court, à bord entier, à sommet courtement acuminé, à poils
scabres sur la face supérieure, tomenteux- ferrugineux sur la face inférieure; foliole
médiane de 10 cm. environ de long et 5,5 cm. de large, folioles extérieures de 6 cm. de
long et de 3 cm. de large. Cymes axillaires lâches, multiflores, à pédoncule attei-
gnant 15 cm. de long. Bractées inférieures linéaires-lancéolées, de 25 mm. de long
et 3 mm. de large; les supérieures filiformes, de 2-10 mm. de long. Fleur à pédicelle
de 1 mm. de long. Calice campanulé, tomenteux-ferrugineux extérieurement, de 4 mm.
de long, à 5 dents, étroitement triangulaires, aiguës, de 2 mm. de long. Corolle
courtement tubuleuse, à tube dépassant à peine le calice, à lobes pubescents exté-
rieurement, lobe antérieur elliptique, irrégulièrement crénelé sur le bord; étamines
et style à peine exserts.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2163).
CLERODENDRON L.
Clerodendron fuscum Gürke in Engl. Bot. *Jahrb XVIII (1895) p. 175 et in Engl
Ost-Afr. C p. 341; Baker in This.-Dyer Fk trop. Afr. V p. 305.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Clerodendron spinescens Gürke in Engl. Jahrb. XVIII (1895) p. 180; This.-Dyer
Fl. trop. Afr. V p. 313.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.).
LABIATACEAE
HYPTIS Jacq.
Hyptis brevipes Poil, in Ann. Mus. Paris VII (1806) p. 465 ; Gürke in Engl. Ost-
Afr. C p. 344; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 447.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2583).
73
Hyptis brevipes var. elongata De Wild. et Th. Dur. Plantae Gilletianae II p. 40
(Bull. Herb. Boissier, sér. 2 [1900] p. 40).
'Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2711).
Hyptis spicigera Lam. Dict. III (1789) p. 185; Gürke in Engl. Ost-Afr. C p. 344;
Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 448.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2688).
ALYESIA Welw.
Alvesia rosmarinifolia Welw, in Trans. Linn. Soe. XXVII (1869) p. 55 t. 19 ; De
Wild. et Th. Dur. Illustr. Fl. Congo I p. 83 t. 42; Hiern Cat Welw. Afr. PI. I
Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 378.
Environs de Kisantu 1901 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2341).
SOLANACEAE
CAPSICUM L.
Gapsicum conoides Mill. Dict. ed. VIII (1768) n. 1 ; Dammer in Engl. Ost-Afr. C
p. 351. .
Bas-Congo, 1901 (J.. Gillet, s. .n.).
SCROPHULARIACEAE
BACOPA Aubl.
Bacopa calycina (Benth.) Engl, ex De Wild. et Th. Dur. Plantae Gilletianae II
p. 92 (Bull. Herb. Boissier, ‘ sér. 2 [1901] p. 832).
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2552).
ARTANEMA Don.
Artanema sesamoides Benth. Scroph. Ind. (1835) p. 39.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2622).
TORENIA L.
Torenia parviilora kl cirn . ex. Wall. Liste (1831) n. 3958 ; Eiern Cat. Welw. Afr.
PL I p. 762 ; Engl. Ost-Afr. C p. 357.
var. brevipedicellata De Wild. nov. var.
Petite plante rameuse, de 15-18 cm. de long, régulièrement dichotome, glabre
ou à poils épars dans les parties jeunes. Feuilles assez courtement pétiolées, à limbe
largement elliptique, presque entier, atteignant 12 mm. de long et 10 mm. de large,
arrondi ou subobtus à la base, aigu au sommet, courtement cilié sur les bords.
Calice fructifère de 8-9 mm. de long, à pédicelle grêle de 3-4 mm. de long.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2oo4).
10
74
Obs. cette forme se différencie du type par ses ramifications nettement dichotomesP ses feuilles
réduites, ses pédicelles floraux courts. Nous ne connaissons malheureusement pas les fleurs qui donne-
raient peut-être des caractères différentiels plus accentués permettant une distinction spécifique.
SCOPARIA L.
Scoparia dulcis L. Sp. pl. ed. 1 (1753) p. 116 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL p. 766 ;
Engl. Ost-Afr. C. p. 358.
Capraria dulcis O. Kuntze Rev. G-en. (1891) p. 459.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
STRIGA Lour.
Striga Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild . Mat. Fl. Congo IV
(1899) p. 22.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2687).
RHAMPHICARPA Benth.
Rhamphicarpa fistulosa Benth. in DC. Prod. regn. veg. X (1846) p. 504; Hiern
Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 778; Engl. Ost-Afr. C p. 360.
Rhamphicarpa longiflora Benth. in Hook. Comp. Bot. Mag. I (1836) p. 368.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.).
UTRICULARIA L. (1).
Utricularia conferta Wright, in Hook. Journ. I (1849) p. 372 et Icon. pl. tab. 1575.
Congo, octobre 1875 (Ém. Laurent).
Utricularia tortilis Welw. ex Oliv. in Journ. Linn. Soc. IX (1867) p. 150; Hiern Cat.
Welw. Afr. PL I, p. 787.
Bas-Congo (J. Gillet, n. 7).
— — var. andongensis (Welw.) Kam. in Engl. Bot. Jahrb. XXXIII,
p. 902, p. 104.
Utricularia andongensis Welw. ex Biern Cat. Welw. Afr. Pl. I (1900) p. 787.
Bas-Congo (J. Gillet, n. 2).
Utricularia subulata L. Sp. pl. (1753) p. 18; Hiern Cat. Welw. Af. Pl. I p. 786.
Stanley-Pool (É. Duchesne, n. 44).
(1) Déterminations de M. le professeur Kamienski.
75
Utricularia subulata var. minuta Kam. in Engl. Bot. Jabrb. XXXIII (1902) p. 105.
Bas-Congo (J. Gillet, n. 1) et Congo (Alf. Dewèvre, n. 1082?).
Utricularia Benjaminiana Oliv. in Journ. ofthe Proc, of the Linn. soc. IV (1860) p. 176.
Utricularia Gilletii De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo III (1899) p. 32.
Environs de Dembo (J. Gillet, n. 3).
Obs. — Cette espèce, que nous avons cru pouvoir différencier dans les « Matériaux pour la flore du
Congo », est rapportée par M. Kamienski à une plante américaine; celle-ci serait représentée en
Afrique, à Libéria, au Congo et au Kunene-Zambèze.
Utricularia üexuosa Vahl Enum. PI. I (1804), p. 198.
— — var. flexuosa Kamienski in Engl. Bot. Jahbr. XXXIII (1902),p. 110.
Coquilhatville, 21 janvier 1896 (Alf. Dewèvre).
Utricularia exoleta R. Br. Prod. fl. Nov.-Holl. (1810) p. 430; Hiern Cat. Welw. Afr.
PL I, p. 786.
Bas-Congo (J. Gillet, n. 79) et Kisantu, septembre 1899 (J. Gillet, n. 188); Congo
Alf. Dewèvre, n. 1097?).
Utricularia obtusa Sw. Nov. Gen. et Sp. pl. (1788) p. 14.
Environs de Léopoldville, novembre 1898 (É. Ducbesne).
RUBIACEAE
OLDENLANDIA Plum.
Oldenlandia angolensis K. Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XXVIII (1896) p. 412; Hiern .
Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 449.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, s. n.).
Oldenlandia congensis De Wild. et Th. Dur. Plantae Gilletianae II p. 82 (Bull.
Herb. Boissier, sér. 2 [1901] p. 754).
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1779) ; vallée de la Djuma,
juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
Oldenlandia decumbens [Hochst.) Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 54 et Cat.
Welw. Afr. Pl. I p. 442; K. Schum. in Engl. Ost-Afr. C p. 376.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2136) et Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1084).
Oldenlandia Kimuenzae De Wild. nov. sp.
Plante dressée, à tiges grêles, rigides, cylindriques, scabres à la base, sub-
glabrescentes au sommet, de 30-40 cm. de long, à entrenœuds de 4-10 cm. de long,
à feuilles linéaires, de 15-30 mm. de long, à stipules 1-cupidées. Fleurs peu nombreuses
en panicule terminale grêle. Fleurs tétramères, plus ou moins longuement pédicellées.
76
Calice de 1,5-2 mm. de long, légèrement scabre, à dents aiguës d environ 0,5 mm.
de long. Corolle à tu.be de 10-11 mm. de long, à 4 lobes étroitement ovales, obtus,
de 3, 5-4, 5 mm. de long.
. Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2115).
Obs - Par ses cymes terminales lâches, ses fleurs allongées, à lobes obtus, son calice plus ou
moins scabre, ses tiges cylindriques, l’O. Kimuenzae se rapproche des O. ngida et Schimpen
et en particulier de cette dernière espèce. Mais l’O. Schimpen , qui existe dans le Nil, l’Egypte,
l’Arabie et en Asie occidentale (Sinai, Belouchistan, Scinde), et dont nous avons vu des échantillons
récoltés par M. le Dr Schweinfurth, est plus ramifié, à entrenœuds plus rapproches.
PENTODON Hochst.
Pentodon pentander ( Schum . et Thonn .) Vatke in Oesterr. Bot. Zeitschrift XXV (18 1 5
p. "231 ; K. Schum. in Engl. Ost-Afr. C p. 377.
Léopoldville-Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2579).
VIRECTA Afzel.
Virecta multiflora Sw. in Rees Cycl. XXXVII (1812) n. 4.
Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1783) ; vallée de la Djuma, juillet 1902
(J. Gillet, n. 2790 et L. Gentil., s. n.).
OTOMERIA Benth.
Otomeria lanceolata Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) p. 50.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2139).
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
UNO ARIA Schreb.
Uncaria africana G. Don Gen. Syst. III (1834) p. 471 ; Hiern in Oliv. Fl. trop.
Afr. III p. 4L
Ourouparia africana Baill. in Bull. Soc. Linn. Paris. I (1879) p. 228.
Uruparia africana A". Schum. in Engl, et Prantl IV, 4 (1718) p. 57 et in Engl. Ost-Afr. C
p. 378.
Près du village Linkanda (Lubue-Kasai), 25 janvier 1902 (L. Gentil, n. 50).
MUSSAENDA L.
Mussaenda arcuata Lam. ex Poir. in Lam. Enc. Méth. I (1796) p. 392; Hiern in
Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 68 et Cat. Wetw. Afr. PL I p. 453; K. Schum. in Engl.
Ost-Afr. C. p. 379.
Région du Kasai (L. Gentil, 1902),
Mussaenda stenocarpa Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) p. 68.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2817 et L. Gentil, s. n.).
77
UROPHYLLUM Wall.
Urophyllum Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo I, 2 (1900) p. 30.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1658, 1899.)
Urophyllum Gilletii De Wild. et Th. Dur. in Bull. Herb. Boissier sér. 2 (1900) p. 26.
Rives du Luka.ya, janvier 1901 (Ch. Gérard, coll. J. Gillet, n. 1929).
Urophyllum Liebrechtsianum De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo I, 2 (1900) p.- 29.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2686).
SABICEA Aubl.
Sabicea affinis De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à tiges cylindriques, velues. Feuilles ovales- elliptiques,
pétiolées, à pétiole velu, de 10-32 min. de long, à limbe de 6-10 cm. de long et
3-5,5 cm. de large, d’un brun foncé sur la face supérieure à l’état sec, plus pâle
en-dessous, subarrondi, largement ou étroitement cunéiforme à la base, plus ou moins
acuminé au sommet, à nervures au nombre de 12 environ de chaque côté de la
nervure médiane, proéminentes sur la face inférieure, peu visibles supérieurement,
densément velu sur les nervures de la face inférieure, cilié sur les bords, à poils
épars sur la face extérieure, qui devient presque glabre. Stipules largement ovales,
courtement aiguës, réfléchies, velues extérieurement, glabres et brunes intérieurement,
ciliées sur les bords, de 4 mm. environ de long et de large. Fleurs courtement
pédicellées, formant des cymes axillaires, ovoïdes ou subglobuleuses, assez denses,
à pédoncule commun velu, atteignant 6 mm. de long, pédicelle grêle, velu, atteignant
3 mm. de long, inflorescences munies, au niveau des ramifications, de bractées
linéaires ne formant pas involucre et mesurant 3 mm. de long. Calice à tube
campanulé, de 1 mm. environ dans la partie soudée avec l’ovaire de la fleur, velu
extérieurement, surmonté du tube libre de 1,5 mm. environ de long, moins velu
que l’ovaire, et divisé jusque vers le milieu en 5 lobes ovales-subaigus, ciliés sur
le dos et les bords, glabres intérieurement. Corolle de 9,5 mm. de long, velue
extérieurement, surtout sur les lobes, ceux-ci de 2 mm. environ de long ; tube de la
corolle glabre intérieurement dans sa moitié inférieure, velu supérieurement et à la
gorge, base des lobes densément velue. Ovaire à 5 loges, à disque glabre, à style
divisé en plusieurs stigmates. Fruit globuleux, bacciforme, à poils épars, surmonté
du calice à lobes réfléchis, persistant longtemps, mais relativement peu accrescents,
ne mesurant pas plus de 2,5 mm. de long et 1,5 mm. de large.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, n. 159, 357, 1390).
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 1902).
Obs. — Ce Sabicea est voisin du S. venosa Benth., mais tandis que chez cette dernière espèce les
lobes libres du calice atteignent sur le fruit environ 5 mm. de long, ceux du S . affmis sont beaucoup
plus réduits, ce qui donne un faciès très différent à la plante que nous venons de décrire, quand on la
compare avec le S. veuosa existant également dans lÉtat du Congo.
78
Sabicea longepetiolata De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à tiges cylindriques, munies de quelques poils épars,
apprimés. Feuilles elliptiques, pétiolées, à pétiole allongé, courtement et densément
velu, de 25-35 mm. de long, à limbe de 7-11 cm. de long et de 4-6 cm. de large,
d’un vert brunâtre à l’état sec, sur la face supérieure, plus pâle, d un gris ver-
dâtre en-dessous, subarrondi ou cunéiforme à la base, plus ou moins longuement
cunéiforme au sommet, à nervures au nombre de 12 environ de chaque côté de
la nervure médiane, peu proéminentes sur les deux faces ; limbe densément velu-
tomen'teux jsur la face inférieure, cilié sur les bords, à poils épars sur la face
supérieure. Stipules ovales, courtement aiguës, réfléchies, velues extérieurement, à poils
apprimés, de 5-7 mm. de long et de 3-5 mm. de large. Fleurs courtement pédicellées,
formant des cymes axillaires, ovoïdes ou subglobuleuses, assez denses, à pédoncule
commun velu, atteignant 3-4 mm. de long ; bractées linéaires, ne formant pas un
involucre, de 2-3 mm. de long. Calice à tube campanulé de 1 mm. environ de
long, dans la partie soudée avec l’ovaire de la fleur, assez fortement velu extérieu-
rement, surmonté d’un tube libré, de même longueur et fendu presque jusqu’à la base
en 5 lobes ovales-subaigus, velus-ciliés sur le dos et les bords, glabres intérieurement.
Corolle.... Ovaire à 5 loges, à disque glabre. Fruit (non mûr) globuleux, surmonté
du calice à lobes étalés-réfléchis, légèrement accrescents, de 2 mm. environ de long.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2179).
Obs. — Le S. longepetiolata se rapproche des S. venosa et afflnis. Par la forme et la grandeur
du calice il a beaucoup d’affinités avec le S. afflnis , mais outre la différence d’aspect donné au
S. longepetiolata par la longueur des pétioles et par le tomentum qui recouvre la face inférieure
des feuilles, il y a d’autres caractères que l’on pourra remarquer en comparant les descriptions de ces
trois plantes.
Sabicea Gilletii De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à tiges cylindriques, fortement velues, à poils étalés, roussâtres,
de 2-3 mm. de long. Feuilles elliptiques, pétiolées, à pétiole velu, de 10-15 mm.
environ de long, à limbe de 6-13 cm. de long et 21-46 mm. de large, dun brun
foncé sur la face supérieure, à l’état sec, plus pâle en-dessous, cunéiforme a la base,
acuminé, aigu au sommet, à nervures au nombre de 12 environ de chaque côté de
la nervure médiane, proéminentes sur la face inférieure, peu visibles supérieurement,
assez densément velu inférieurement, surtout sur les nervures, cilié sur les bords,
à poils moins denses sur la face supérieure. Stipules ovales, aiguës, réfléchies, velues
extérieurement, glabres intérieurement, ciliées sur les bords, atteignant 14 mm. de
long et 5-6 mm. de large. Fleurs sessiles réunies en capitules latéraux, à pédoncule
commun de 10-18 mm. de long, densément velu, entourées de bractées involucrales,
velues, de 15 mm. environ de long et 10 mm. de large, ovales, aiguës. Calice à tube court
densément velu, soudé dans sa partie inférieure avec l’ovaire pluriloculaire, surmonté d’un
disque glabre et d’un tube calycinal libre, plus court que les 5 lobes subégaux, lancéolés-
linéaires, aigus, de 10 mm. environ de long et 1 mm. environ de large, longuement velus
et ciliés sur les deux faces, accrescents sur le fruit. Corolle... Fruit jeune ovoïde,
densément et longuement velu, surmonté par le calice persistant.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1911 et 2024).
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Obs. Cette espèce appartient, par son ovaire pluriloculaire, ses fleurs capitulées, à pédicule commun
relativement court, au groupe des S. pilosa Hiern, Vogelii Hook. et capitellata Benth. La longueur
des lobes du calice écarte facilement cette dernière espèce. Quant au S. Vogelii , on le différenciera
par ses feuilles obtuses et obliques à la base et le S. pilosa par ses feuilles beaucoup plus longue-
ment pétiolées.
STIPULARIA Pal. Beauv.
Stipularia africana Pal. Beauv. Fl. Owar. (1805) 267 p. 26 tab. 75.
Entre Kisantu et Popocabaca, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2305) ;
Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1769) et environs de Léopoldville, juillet 1902
(J. Gillet, n. 2538).
LEPTACTINIA Hook. f.
Leptactinia Librechtsiana De Wild. et Th. Dur. in Bull. Herb. Boissier, sér. 2(1900) p. 27.
Région de Kimuenza, mars 1902 (leg. Ch. Gérard, coll. J. Gillet, n. 2042).
HEINSIA DC.
Heinsia pulchella (G. Don) Schum. in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 4
(1897) p. 84 et in Engl. Ost-Afr. C p. 382.
— — var. phylloealyx K. Schum. ex. Th. Dur. et De Wild. Matér.
Fl. Congo II (1898) p. 74.
Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, s. n.).
Rives de la Lukanga, janvier 1901 (Cb. Gérard, coll. J. Gillet, n. 1930).
R AND IA Houst.
Randia Guvelierana De Wild. nov. sp.
Arbrisseau de 3 m. environ de haut, à rameaux velus à l’état jeune,
devenant glabres avec l’âge, à écorce grise. Feuilles opposées, pétiolées, à pétiole
court de 5-20 mm. de long, luisantes et glabres au-dessus, brunâtres en-dessous
à l’état sec, densément velues, à aspect velouté, elliptiques ou obovales, brus-
quement et courtement acuminées au sommet, aiguës, cunéiformes à la base, de
16-30 cm. de long et de 8-14 cm. de large, à environ 10 nervures secondaires de
chaque côté de la nervure médiane, anastomosées en arc vers le bord de la feuille
et réticulées-anastomosées avec les nerviles secondaires, non proéminentes au-dessus,
mais assez nettement proéminentes en-dessous. Fleurs terminales, solitaires, odorantes,
blanches, charnues. Calice de 6-7 cm. de long et de 7 mm. environ de diamètre,
velu-ferrugineux, à tube d’environ 22 mm. de long, contracté vers la base, à lobes
étroits, allongés, subulés, plus ou moins flexueux, de 4 cm. environ de long et de
2 mm. de large vers la base, très velus ; calice bractéolé à la base, à bractées ovales-
triangulaires, plus ou moins trifides au sommet, à lobe médian parfois allongé-aigu,
de 6-8 mm. de long et de 4-8 mm. de large. Corolle d’un blanc crème, à odeur
suave, de 13-16 cm. de long environ, velue-ferrugineuse sur la face externe à l’état
sec, à tube allongé de 4-6 mm. de large, s’élargissant vers le sommet, largement
80
campanulé, à divisions ovales-arrondies, plus ou moins etalees, de 2,5 à 3 cm. de
long et de 2-3 cm. de large, pubescentes-grisâtres à l’extérieur et à l’intérieur.
Anthères insérées vers le sommet du tube par le milieu du dos, oppositipetales,
incluses, allongées, obovales-elliptiques, aiguës au sommet et à la base, biloculaîres.
Style longuement exsert, à stigmate épais en forme de massue, se fendant en deux
à maturité, lobes divergents, recourbés, de 6 mm. de diamètre. Ovaire biloculaire, à
10 côtes, à loges contenant chacune deux placentas garnis de nombreux ovules.
Fruits globuleux, de 4 cm', de long et environ “aussi larges; velus, couronnés par le
calice persistant, renflé à la base, à 5 renflements, chacun deux correspondant à
2 côtes du fruit, celui-ci à 10 côtes arrondies, nettement proéminentes.
Tshimbane (bassin de la Djuma, Kwango), juillet 1902 (J. Gillet, n. 2906 et
L. Gentil, n. 82).
Obs. — Le R. Cuvelierana est une magnifique plante de la brousse, mais elle paraît assez rare.
Elle est voisine du R. Eetveldeana De Wild. et Th. Dur.' décrit dans les « Matériaux pour la flore
du Congo VI p. 24°, et' figuré pl. LXXXV des « Illustrations de la Flore du Congo ». Comme le
R. Eetveldeana , le R. Cuvelierana possède des fruits à 10 côtes, chez la seconde de ces espèces le
fruit est couronné par le calice, dont la base est renflée, globuleuse, à 5 côtes arrondies, mais ce carac-
tère, qui n’existe pas chez le R. Eetveldeana , n’est peut-être pas de première valeur, car les fruits
dont nous avons pu étudier les caractères ^étaient encore très jeunes. La villosité très caractéristique
de la face inférieure des feuilles permet de différencier immédiatement ces deux plantes.
Dans la série, des Randia à calice terminé par des lobes subulés allongés, nous aurons donc à
intercaler cette nouvelle espèce comme suit :
Limbe de calice à lobes subulés-allongés, non foliacés.
Tube, de la corolle légèrement velu ou glabre ; fruit ovoïde ou fusiforme.
Feuilles de 22-27,5 cm. de long; fruit cylindrique, lisse, de
3,5-5 cm. de diam R • macrocarpa.
Feuille de 7-15 cm. de long; fruit elliptique, lisse, à 5 côtes,
de 3 cm. de diam R- Liebrechtsiana.
Tube de la corolle velu; fruit globuleux.
Fruit globuleux à, 5 angles peu marqués.
Feuilles de 11-22,5 cm. de long; lobes du calice environ
aussi longs que le tube R . malleifera.
Fruit globuleux à 10 côtes bien marquées.
Feuilles de 11-22 cm. ; glabres sur les deux faces, sauf sur
les .nervures, de la face inférieure qui sont courtement et
éparsement velues R . Eetveldeana.
Feuilles de 16-30 cm., glabres sur la face supérieure, densé-
ment velues-duveteuses sur la face inférieure ..... R. Cuvelierana.
Randia octomera Benth. et Hook. Gen. Pl. II (1873) p. 89; Hiern in Oliv: Fl.
trop. Afr. III p. 98.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 1876 et L. Gentil, s. n.) ;
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, s. n.); entre Dembo et le Kwango
(R. P. Butaye, octobre 1900, coll. J. Gillet, n. 1481).
Obs. — Les échantillons du Congo possèdent un calice mesurant jusque 37 mm. de long, le tube en
mesurant 11 à 12 seulement. Les fleurs atteignent 29 cm. de long. Les fruits mesurent 13 X 3,5 cm.
environ. Quant aux feuilles, elles sont à pétiole atteignant 1 cm. de long et mesurent jusque 20 cm.
de long sur 10 cm. de large.
81
Randia physophylla K. Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XXVIII (1899) p. 64.
Région du Kwango, 1900 et 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1501
et 2325); Lukaya, mars 1901 (J. Gillet, n. 2048).
^BS- ^es échantillons de cette espèce que nous possédons en herbier sont certainement beaucoup
plus fortement développés que ceux ayant servi à M. le prof. K. Schumann pour décrire l’espèce nouvelle.
Comme dans le type, la plante du Congo est très résineuse, les feuilles sont fréquemment très brillantes
à la face supérieure et atteignent 50 cm. de long sur 27 cm. de large, elles possèdent de 21-26 nervures
latérales, les cavités glanduleuses et la base des feuilles sont très caractéristiques. Les fleurs ont une
couronne mesurant jusque 26 cm. de long, les lobes libres mesurent près de 5 cm. Le fruit ovale,
surmonté du calice persistant, mesure 6 cm. de long, calice non compris et 4 cm. de diamètre.
En décrivant cette plante M. Schumann ajoute en observation : « Die genaue Bestimmung der
Gattung ist wegen des fehlenden Fruchtknotens nicht môglich, die Pflanze kann auch zu Gardénia
gehôren. »»
La coupe transversale de l’ovaire dans le bouton montre une seule loge, les 2 placentas latéraux
se divisent en deux branches; en coupe longitudinale on voit dans la partie supérieure de l’ovaire,
comme dans la partie inférieure les placentas se réunir, les ovules sont contigus, de sorte que
l’ensemble de la zone des ovules forme un V. Néanmoins, il nous semble qu’on ne peut consi-
dérer qu’une seule loge dans cet ovaire, la plante devrait par suite être dénommée Gardénia physo-
phylla (K. Schum.) Nob-, mais l’aspect de la plante rappelle davantage les Randia et l’on peut se
demander si le caractère tiré de l’unilocularité ou la bilocularité de l’ovaire est suffisant pour différen-
cier ces deux genres; il existe pas mal de genres de Rubiacées dont les espèces ont tantôt une loge,
tantôt deux loges dans leur ovaire.
OXYANTHUS DC.
Oxyanthus Schumannianus De Wild. et Th. Dur. Reliquiae Dewevreanae (1901)
p. 119.
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1542) ; Kimuenza, octobre-
novembre 1900 (J. Gillet, n. 1671) et environs de Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Nous avons décrit cette espèce sur des échantillons privés de fleurs et récoltés par Dewèvre
sur la rive française du Congo au nord du Stanley-Pool. J. Gillet a envoyé de la région de Kisantu
de forts beaux échantillons de la même espèce qui permettent de compléter dans une certaine mesure
la description donnée précédemment.
Nous ne noterons ici que les caractères qu’il y a lieu de modifier dans la description princeps.
Stipules de 3-4,5 cm. de long et de 7-12 mm. de large, pédoncule de l’inflores-
cence atteignant 2 cm. de long. Fleurs fasciculées à l’aisselle de grandes bractées
atteignant 8-9 cm. de long et 15-25 mm. de large, les inférieures souvent lobées;
calice bractéolé à la base, bractées linéaires-lancéolées de 4-5 cm. de long, calice à
5 lobes lancéolés aigus, de 4-6 mm. de long. Bouton à tube cylindrique de 5 cm.
environ de long, partie terminale renflée, ovoïde, de 1 cm. environ de long et de 4 mm.
environ de large. Fleur épanouie inconnue.
Oxyanthus unilocularis Hiern in Oliv. Fl. trop Afr. III (1877) p. 110.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2801 et L. Gentil, s. n.).
Oxyanthus speciosus DC. in Ann. Mus. Paris IX (1807) p. 218 ; Hiern in Oliv.
Fl. trop. Afr. III p. 108 et Cat. Welw. Afr. PI. I p. 465 ; K. Schum. in Engl.
Ost Afr. C p. 381.
Kisantu, octobre 1900-1901 et 1902 (J. Gillet, n. 1788, 1866, 1914).
il
82
AULACOCALYX Hook. f.
Aulacocalyx jasminiflora Hook. f. Icon. pl. (1873) tab. 1126 ; Hiern in O liv . Fl.
trop. Afr. IV p. 129.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2749 et L. Gentil, s. n.).
VANGUERIA Juss.
Vangueria canthioides Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 408 ; Hiern in O lie.
Fl. trop Afr. III p. 149 et Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 480.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1745)*
PLECTRONIA L.
Plectronia Arnoldiana De Wild. et Th. Dur. Plantae Gilletianae Congolenses in
Bull. Herb. Boissier sér. II, n. 1 (1900) p. 29.
Environs de Kisantu, 1902 (J. Gillet).
Obs. — Cette espèce, que nous avons décrite antérieurement, porte le nom indigène « Tuntulu » ;
c’est un grand arbre à écorce amère, aromatique, à fleurs très odorantes; son bois dur, d’un brun
pâle, est susceptible d’acquérir un beau poli et est des mieux adaptés a l’ébénisterie. Nous ne savons
pas si l’espèce est abondante.
Plectronia G-entilii De Wild. nov. sp.
Plante à tiges subcylindriques, glabres à l’état jeune ou munies de quelques soies raides,
légèrement comprimées au niveau des nœuds. Feuilles elliptiques-lancéolées, subarrondies
ou cunéiformes à la base, assez nettement inéquilatérales, longuement acuminées au som-
met, à acumen aigu ou obtus apiculé, pétiolées, à pétiole de 6-12 mm. de long, velu-cilié
supérieurement, à limbe de 7-12 cm. de long et 18-40 mm. de large, coriace, d’un brun
noirâtre à l’état sec sur la face supérieure, plus pâle, brunâtre sur la face inférieure, glabre
sur la face supérieure sauf sur les nervures des jeunes feuilles, à poils épars sur la face
inférieure, devenant assez rapidement glabre, mais restant velu aux aisselles des nervures
où se trouvent des touffes de poils brunâtres. Nervures latérales au nombre de 10 environ
de chaque côté de la nervure médiane, s’anastomosant peu distinctement en arc vers le
bord de la feuille ; nervures tertiaires peu visibles supérieurement, marquées légèrement
en creux sur la face inférieure. Stipules élargies à la base, longuement apiculées, glabres
sur le dos, ciliées sur les bords et le long de l’apicule, de 6-8 mm. de long. Fleurs tétra-
mères formant des cymes axillaires, rameuses, plus longues que le pétiole, atteignant
5 cm. de long et un peu plus de 4 cm. de large, pédoncule commun de 15-20 mm. de long,
glabre, bractées petites, ciliées. Calice de 1,2 mm. de long, à dents courtes, éparsement
velu. Corolle glabre extérieurement, de 4 mm. environ de long, à lobes réfléchis de 1,5 mm.
de long, tube de la corolle velu à la gorge et muni vers le milieu de longs poils blan-
châtres, réfléchis, atteignant le fond du tube. Ovaire à disque courtement velu, style
longuement exsert, glabre, à stigmate calyptriforme. Fruit ovoïde, uniloculaire par avor-
tement, de 10 mm. de long sur 8 mm. de large.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2884 et L. Gentil, s. n.).
Obs. — Comme on peut le voir en comparant les deux nouvelles descriptions, les P. tomentosa
et Gentilii sont très voisins; le principal caractère différentiel réside dans la villosité, qui commu-
83
nique au premier aspect un faciès particulier au P. tomentosa. Les feuilles de cette dernière espèce
son ega ement plus larges et moins longues. Nous n’avons pas cru pouvoir réunir ces deux formes
sous un meme nom spécifique, bien que plusieurs caractères communs militent en faveur de cette
reunion. I serait, avant d opérer cette fusion, nécessaire d’étudier si ces caractères sont peu constants.
Plectronia tomentosa De Wild. no y. sp.
Plante à tiges subcylindriques, courtement velues à l’état jeune, légèrement
comprimées au niveau des nœuds. Feuilles ovales -elliptiques, obtuses, arrondies à la base,
assez nettement inéquilatérales, plus ou moins brusquement acuminées-aiguës au sommet,
pétiolées, à pétiole de 6-8 mm. de long, tomenteux, à limbe de 7-11 cm. de long et
3,o-5 cm. de large, assez épais, coriace, noirâtre à l’état sec sur la face supérieure,
brunâtre sur la face inférieure, poils épars sur la face supérieure, caducs, mais per-
sistant sur les nervures peu accusées ; tomentum brunâtre, court mais dense sur la
face inférieure, persistant. Nervures latérales au nombre de 10-11 de chaque côté de
la nervure médiane, s’anastomosant indistinctement en arc vers le bord de la feuille,
nervures tertiaires invisibles supérieurement, peu visibles inférieurement. Stipules élargies
à la base, longuement apiculées, de 7 mm. environ de long, tomenteuses. Fleurs
tétramères formant des cymes axillaires, rameuses, plus longues que le pétiole, à
pédoncule commun de 10-15 mm. de long, velu, pédicelles grêles, velus, de 1,5-5 mm.
de long, bractéoles petites, velues. Calice de 1,2 mm. de long, à dents courtes, velu exté-
rieurement. Corolle glabre extérieurement, de 4 mm. de long, à lobes réfléchis de 1,5 mm.
de long, glabres, tube de la corolle velu à la gorge, et muni vers le milieu de longs
poils blanchâtres, réfléchis, atteignant le fond du tube. Ovaire à disque courtement
velu, style longuement exsert, glabre, à stigmate calyptriforme. Fruit ovoïde, unilocu-
laire par avortement, de 10 mm. de long sur 8 mm. de large.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2644).
Obs. — Cette espèce appartient, comme on peut le voir par la description, au groupe Canthium K.
Schum. (in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 4 p. 92). Elle se caractérise par ses feuilles
tomenteuses à la face inférieure et bicolores, ces derniers caractères la différencieront du P. Barteri
(Canthium Barteri Hiern) avec lequel elle a certaine ressemblance.
Quant au P. livida ( C . lividum Hiern) ses feuilles noires sur les deux faces, le disque glabre
de la fleur permettent de le différencier aisément; il en est de même des P. venosa (Oliv.) et
brevî folia Engl, dont les feuilles sont glabres.
Le P . tomentosa a également beaucoup d’analogie avec le P. Cornelia (Cham. et Schlecht.)
(= P. hirsûta DC.), mais cette dernière espèce à des fleurs 5-mères.
IXORA L.
Ixora odorata Eook. f. in Bot. Mag. t. 4191 (1845) ; K. Schum. in Engl. Ost-Afr.
C p. 387.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2530 et n. 5424; vallée
de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2882 et L. Gentil, s. n.).
Obs. — Ces échantillons diffèrent du type tel qu’il est flguré, par les feuilles toutes cunéiformes à
la base, même les supérieures. Ils se rapportent peut-être à une espèce voisine nouvelle.
Ixora radiata Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (18/7) p. 163.
— var. latifolia De Wild. nov. var.
84
Feuilles atteignant 28 cm. de long et 14 cm. de large, cordées à la base, à
pétiole de 4-5 mm. de long.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2662'.
Obs. — Les mensurations de fleurs données dans la Flora of tropical Africa ne sont pas tout à
fait exactes; dans la plante que nous avons sous les yeux et dans l’échantillon n. 1641 de Grand-
Bassa de la collection Dinklage, les lobes de la corolle mesurent 10 mm. environ de long et sont
donc plus longs que la mesure indiquée par M. Hiern qui est 6 mm. seulement.
RUTIDEA DC.
Rutidea hispida Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) p. 189.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2839 et L. Gentil, s. n.).
PSYCHOTRIA L.
Psychotria anacamptopoda K. Schum. ex Herb. Brux.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2858 et L. Gentil, s. n.).
Psychotria Ansellii Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 214.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1728).
GEOPHILA D. Don.
Geophila renaris De Wild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo I, 1 (1899) p. 29.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1827).
Geophila involucrata Schweinf. ex Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877)
p. 222.
Congo, 1901 (J. Gillet, s. n.).
GAERTNERA Lam.
Gaertnera paniculata Benth. in Hook. Niger Flora (1839) p. 459.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (n. 2555) ; environs de Léopoldville,
juillet 1902 (n. 2685) et vallée de la Djuma, juillet] 1902 (n. 2809) (J. Gillet).
DICTYANDRA Welw.
Dictyandra arborescens Welw. ex Benth. et Hook. Gen. PI. II (1873) p. 85 ; Hiern
Cat. Welw. Afr. PL I p. 456 et in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 86.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1915).
MORINDA L.
Morinda citrifolia L. Sp. pl. ed. 1 (1753) p. 176 ; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III
p. 191 et Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 492.
Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1640).
85
DIODIA Gronov.
Diodia breviseta Benlh. in Ilook. Niger Fl. (1849) n. 424 ; Hiern in Oliv. Fl.
trop. Afr. III p. 231 et Cat. Welw. Afr. PI. V p. 501.
Environs de Lemfu, leg. R. P. Butaye 1900 (J. Gillet, n. 1177) ; Kisantu,
1900 (J. Gillet, n. 1164).
BORRERIA Meyer.
Borreria stricta (L. f.) DC. Prod. regn. veget. IV (1830) p. 561 non 541; K. Schum. in
Engl. Ost-Afr. C p. 394.
Spermacoce stricta L. f. Suppl. PI. (1781) p. 120; Hiern in Oliv . Fl. trop. Afr. III p. 236.
Tardavel stricta (L. f.) Hiern Cat. Welw. Afr. PL I (1898) p. 503.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.),
CAMPANULACEAE
LIGHTFOOTIA L’Hérit.
Lightfootia napiformis DC. in Ann. Sc. nat. sér. 5, VI (1866) p. 327 ; Hemsl. in
Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 475 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 629.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2630).
LOBELIACEAE
LOBELIA L.
Lobelia Gilletii De Wild. nov. sp.
Petite plante des sables, couchée sur le sol, à rameaux grêles s’enracinant aux
nœuds, glabre dans toutes ses parties. Feuilles alternes, largement ovales, pétiolées, à
pétiole de 2-4 mm. de long, à limbe de 6-9 mm. de long et 5-9 mm. de large,
arrondi ou brusquement rétréci en pétiole à la base, ondulé-crénelé sur les bords, les
dents obtuses terminées par un court mucron parfois logé dans une émarginure.
Fleurs axillaires, solitaires, à pédicelle grêle, beaucoup plus long que le pétiole, de 8-
10 mm. de long. Calice à tube de 1 mm. environ de long, à lobes linéaires, de
1,3 mm. environ de long. Corolle de 6,5 mm. de long depuis la base jusqu à [1 extré-
mité du lobe médian de la lèvre inférieure, celle-ci de 3 mm. environ de long, lobes
latéraux triangulaires, longuement et finement acumines, de 2 mm. de long. Tube sta-
minal de 5 mm. environ de long, anthères munies au sommet dun pinceau de poils
raides.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gület, n. 2802 et L. Gentil, s. n.).
Qgg Cette espèce est voisine des L. trullifolio, Hemsl. et ocutidevis Hook. f., mais elle se
différencie facilement de la première par ses petites feuilles, de la seconde par ses fleurs plus réduites.
86
COMPOSITACEAE
SENECIO L.
Senecio congolensis De Wild. nov. sp.
Arbuste à tiges dressées, à épiderme argenté, glabre, devenant brunâtre,
sillonné, à feuilles caduques, laissant une cicatrice triangulaire, oblongues-lancéolées,
atténuées vers la base en un pétiole pouvant atteindre 2 cm. de long, aiguës au
sommet ; limbe de 15-20 cm. environ de long et de 5,5-8 cm. de large, à bords
dentés, à dents rapprochées, aiguës, glabre sur la face supérieure ou à poils courts,
épars sur le limbe et les nervures, celles-ci nombreuses disposées presque à angle
droit avec la nervure centrale, anastomosées en arc avant d’atteindre le bord de la feuille,
plus proéminentes sur la face inférieure que sur la supérieure, et velues à poils courts,
brunâtres; limbe à face supérieure munie de quelques poils. Inflorescences terminales, en
corymbes denses, très ramifiés, atteignant 35 cm. de long et 30 cm. de large, à
pédoncule plus ou moins allongé, anguleux, à trois côtes particulièrement saillantes,
strié longitudinalemeut, à poils courts brunâtres; capitules à pédicelle de 3-5 mm.
de long, velu, involucre de 5 mm. de long, muni de 5 bractées basilaires, de
1 mm. environ de long, velues, folioles in volu craies de J 5 mm. environ de long
et de 1 mm. de large, lancéolées-subaiguës, au nombre de 8, à nervure médiane
bien marquée, à bords jaunâtres scarieux. Fleurons tubuleux au nombre de 10 à 12,
à tube de 5-6 mm. de long, à akène velu le long des côtes saillantes, de 1 mm.
de long, surmonté d’un disque assez proéminent sur lequel s’insèrent des soies scabres
de 5-6 mm. de long.
Kïsantu, 1900 (J. Gillet, n. 1356).
Obs. — Le S. congolensis semble se rapprocher du S. multicorymbosus Klatt, récolté par von
Mechow dans l’Angola en 1897 (cf. Klatt in Annalen des K. K. Naturhist. Hofmuseums Wien, 1892
p. 103). Mais si on en juge d’après la description et d’après un échantillon du Kilimandscharo (Volkens,
avril 1893, n. 250) que nous avons sous les yeux, le S. multicorymbosus serait totalement glabre
non seulement sur les tiges, mais encore sur les feuilles et les rameaux florifères ; nous avons observé
dans l’échantillon du Kilimandscharo quelques poils à la naissance des ramifications de l’inflores-
cence, mais les pédicelles plus allongés, grêles, atteignant 8-9 mm. de long, sont totalement glabres.
En outre, les dents des feuilles du S. congolensis sont plus serrées, plus aiguës et les nervures laté-
rales sont plus nombreuses et par suite plus rapprochées ; elles paraissent aussi plus étalées dans le
aS. congolensis que dans [le S. multicorymbosus , où elles forment un angle aigu avec la nervure
principale.
LACTUCA L.
Lactuca G-illetii De Wild. nov. sp.
Plante dressée, non glaucescente, devenant noirâtre par la dessiccation, de 85 cm.
environ de haut, à tige simple, cylindrique, striée, glabre, non scabre. Feuilles basi-
laires pinnatifides, allongées, atteignant 15 cm. de long, rétrécies en un long pétiole plus
ou moins embrassant à la base, à lobes étroits aigus, garnies sur les bords de poils
espacés, raides; feuilles caulinaires semblables aux feuilles basilaires, les supérieures
réduites, bractéiformes. Inflorescences terminales, à ramifications étalées, dressées, pauci-
ramifiées. Capitules plus ou moins longuement pé ficelles, à pédicelle glabre, muni vers
87
le milieu d une ou deux bractées ovales-aiguës, folioles involucrales internes plus longues
que es externes, au nombre de 15 environ, de 25 mm. de long et atteignant jusque
mm. de large, glabres. Fleurons tubuleux au nombre de 20 environ. Akènes d’un
>run rougeâtre, aplatis, velus, à bord légèrement renflé, présentant sur chacune des
aces une cote saillante, de 5-7 mm. environ de long et de 2,5 mm. de large, surmontés
Un . ec grêle de 2-2,5 mm. de long, s’élargissant au sommet et terminé par une aigrette
de soies blanches, scabres, de 13 mm. environ de long.
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1588).
Obs. — Ce Lactuca paraît devoir se rapporter au groupe des L. capensis Thunb. et abyssinica
resen. (cf. Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 451); comme chez ces dernières espèces l’akène
est a une seule côte, mais il est un peu plus renflé sur les bords, ce qui rappelle le L. Schweinfurthii
Oliv. . et Hiern, mais, contrairement à ce que nous voyons dans les trois espèces citées, le fruit du
L. Gilletii est velu, couvert de poils courts rougeâtres. La longueur et le nombre des bractées de l’invo-
lucre, le nombre des fleurs, la longueur de l’akène et du bec sont tous caractères permettant la difle-
renciation du L. Gilletii et des espèces citées plus haut et de celles signalées dans le catalogue des
plantes de Welwitsch.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XIV
Eig. 1. — Plante entière, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Akène, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Akène, grossi 2 fois.
Lactuca longespicata De Wild . nov. sp.
Plante dressée, non glaucescente, atteignant plus de 1 m. de hauteur, à tige
simple, cylindrique, striée, glabre, non scabre. Feuilles basilaires.... feuilles cauli-
naires entières, légèrement embrassantes à la base, de 2-4,5 cm. de long linéaires,
lancéolées, dentées et ciliées-scabres sur les bords et la nervure médiane, de 4 mm.
de large au maximum. Inflorescence terminale, formant un épi de 30-35 cm. de
long, à fleurs disposées par fascicules assez espacés, dans lesquels certains capitules
sont très longuement pédonculés, à pédoncules parfois ramifiés, à pédicelles atteignant
2,5 cm., d’autres presque sessiles.' Capitules glabres; folioles involucrales internes plus
longues que les externes, au nombre de 5, glabres, scarieuses, subobtuses, de 10-12 mm.
environ de long et de 2,5 mm. environ de large. Fleurons au nombre de 5. Akènes
d’un brun plus ou moins rougeâtre, aplatis, légèrement renflés sur les bords, glabres,
luisants, sauf sur les bords ciliés de poils courts, rougeâtres, présentant sur cha-
cune des faces, une côte saillante, ciliée, de 4,5-5 mm. de long et de 2 mm.
environ de large, surmontés d’un bec court de 0,5 mm. de long, terminé par une
aigrette de poils scabres, de 4,5 mm. de long, se désarticulant facilement et s’en-
levant avec l’anneau basilaire.
Kisantu, septembre 1900 (J. Gillet, n. 1509).
qbs> Comme on peut le voir, la plante que vous venons de décrire semble avoir certaines ressem-
blances avec le L. Schweinfurthii Oliv. et Hiern (cf. Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 452) ; nous ne connaissons
malheureusement cette espèce que par la description qui en a été publiée dans la Flore d Afrique
tropicale, et qui lui assigne deux caractères : « Stem puberulous below » et « achenes glabrous, nearly
smooth », que nous ne retrouvons pas dans la plante du Bas-Congo, le L. Schweinfurthii ayant été
rencontré uniquement au nord du Congo dans les forets du pays des Bongos.
88
Le caractère commun principal des deux espèces réside dans la caducité de 1 aigrette qui s’enlève en
une fois avec l’anneau basilaire. La grandeur des feuilles caulinaires, qui dans le L. Schweinfurthii
atteignent 20 cm. de long et 5 cm. ou plus de large, peut encore permettre la séparation des
L. longespicata et Schweinfurthii .
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XYi
Fig. 1. — Plante entière fleurie, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Capitule floral, isolé, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Akène, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Akène muni de son aigrette, grossi 3 fois.
Fig. 5. — Akène séparé de son aigrette.
Lactuca tricostata De Wild. nov. sp.
Plante dressée, de 75 cm. environ de haut, à tige simple ou peu ramifiée,
cylindrique, striée, scabre. Feuilles basilaires, dressées, lancéolées, de 12-18 cm. de
long et de 15 mm. de large, rétrécies en pétiole vers la base, subaiguës au sommet,
dentées sur les bords, à dents courtes aiguës, plus foncées et presque glabres sur la
face supérieure, plus pâles, scabres sur la face inférieure. Feuilles caulinaires,
dressées-étalées, de 4-12 cm. de long et de 6-12 mm. de large, dentées sur les
bords, à dents courtes aiguës, amplexicaules, subsagittées à la base. Inflorescences
terminales, à ramifications étalées, dressées. Capitules pédonculés, à pédicelles velus;
folioles involucrales internes au nombre de 8 environ, obtuses, de 12 mm. environ de
long et de 1,5 mm. de large, folioles involucrales externes, ovales, plus courtes et plus
larges que les internes, peu nombreuses. Fleurons tubuleux au nombre de 10 environ.
Akènes brunâtres, velus, aplatis, présentant sur chacune des faces 3 côtes aiguës,
non compris le bord, dont la médiane est la plus proéminente, de 5 mm. de long,
sur environ 1 mm. de large, surmontés d’un bec de 1,5 mm. environ de long terminé
par une aigrette de poils scabres, blancs, de 5 mm. environ de long.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n ).
Obs. — Cette espèce appartient au groupe des L. virosa L.; comme chez ce dernier notre plante
présente une inflorescence assez allongée, des soies blanches, scabres et plusieurs côtes sur chacune
des faces de l’akène. Mais tandis que chez le L. virosa L., les côtes de l’akène sont au nombre de
plus de 3 de chaque côté, peu proéminentes, le bec environ de la même longueur que le corps et que
les soies (Cf. O. Hoffmann in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 5 fig. 162 P-Q), dans la plante
que nous venons de décrire il n’y a jamais plus de 3 côtes, aiguës-proéminentes et le bec est beaucoup
plus court que le corps de l’akène et que les soies. Ces caractères sont faciles à observer et ne sem-
blent pas cadrer avec les types spécifiques nouveaux créés par M. Hiern dans le Cat. Welw. Afr.
PI. I p. 619 et suiv.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XV
Fig. 1. — Base de la plante, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Extrémité de la tige florifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Feuille de la tige dressée, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Capitule florifère, grandeur naturelle.
Fig. 5. — Akène, grossi 4 fois.
Fig. 6. — Coupe transversale de l’akène, schématisée.
E T UDES Fl. B AS -ET MoYEN'CoNGO
Pl.I
É.DeWUdeman ad nat-del.
Trertepohlia Dewevrei De Wildeman
lmp .J .Minot ,Faris.
'
Etudes Fl.Bas-et Moyen-Congo
PlîI
Ch. Wenger ad nat del et lilh.
POLYPODIUM PROPINQUUM Wall .var. L AURENTII Christ
htm J. Minot , Paris
Pl III
Etudes Fl Bas -et Moyen- Congo
< . t. y.»,.
< >-:CS
É.Menc/'er , a.d nat. del
PROPINQUUM Wall.
f. INTER- M E D X U M De Wild.
Imp. J. Min o t .Paris
7 •. ri '
O&RPBH.
Etudes Fl. Bas et Moyen Congo .
Pl.IV
É.Menffer, ainat.del.
lmp . J. Minot , Paris .
DlOSCOREA LlEBRECHTSIANA DeWxld.
:« j.
fmp. J- Minot, Paris
DlOSCOREA LeCARDI De Wild
Etudes Fl.Bas-et Moyen-Congo .
Pl.VI
É.N exiger, ad rat. del.
Imp . J. Minot .Paris
AnUBIAS Ha-ULLEVÎLLEANA De Wild.
tudes Fl. Bas-et Moyen-Congo
Pl.VII.
E .Menyer, ad nat. del.
Imp.J.Minot; Paris.
AN IJ B I AS HAST I FO LIA Engl. .
Etudes Fl.Bas-et Moyen-Congo
PlVIII
Mann, a dnat. de].
lmp . J. Minâ t Paris .
MEGAGLINIUM GONGOLENSIS DeWild
Études Fl.Bas-etMoyen-Congo
Pl.IX.
A.d’Apreva.1, &d nab.del.
lmp .J. Mino b ( Paris .
Grewiopsis Dewevrei
DeWild.et Th. Dur.
UftRArçy
** 'V YORK
«'H* NIC AL
<lAj<DbN.
Etudes Fl.Bas-et Moyen -Congo
PlX
A . d ’Apv evaï,ad nat. del .
Imp .jMinot,Paris.
GrEWI OP SIS GLOBOSA. De Wild . et Tk.Dur.
U8RARŸ
NEW YORK
BOT A NIC -L
QAKD& t*.
Etudes Fl Bas -et Moyen Congo
Pl.XI.
A. d'Apreval , ad nai ■ del.
Imp. J Min ot . Paris .
DORSTENIA Gl
I DeWild
1.Ï3RARV
'
b jTàNICAL
ÜâRDÊM.
Pl XII
Etudes Fl. Bas -et Moyen- Congo
A . d'Apreval, ad uat. del.
Imp . J. Minot . Par j s .
ANUBIAS GlLLETII DeWild. et Th.Dur.
^•-7 :
Etudes Fi. Bas -et Moyen -Congo
Pl )
A . d AprevaL ad nat.del.
ClSSUS HAULLEVILLEANA De Wild. et Th. Dur
lmp. J. Minot .Paris
Etudes Fl. Bas-et Moyen -Congo
Pl.XIV
E ■ Menger, ad naè .del.
Imp . J. Mmot , Paris .
LACTUCA GlLLETII DeWild.
LP"
KF •
E t u des Fl B a s -et Moyen- Congo
Pl XV.
Ê. Menger, ai nat.de].
Iïrip. J MinoL Paris.
S TATA DeWild.
UBRARY
N£W YORK
ROTA NIC 4L
CiAKOfaN.
Etudes Fl. Bas-et Moyen-Congo
Pl.XVI
EMencper, ad nat. del.
LACTUCA LONGE SPICATA De Wild.
£np<<J. Mim t , Paris.
UBRAf^y
N e w y o &
SOTANJCÂL
ga&dsn.
Etudes Fl.Bas-etM oyen-Congc
PlXVII
E.Mençjer sec .Dôlpit et adnab.JeL
lmp . J.Minotj Paris.
EGASSEA LAURIFOLIA Pierre
L!BRA$Y
New YORK
8 OTA N SC AL'
QaRDEN.
t$U W VO^K'
KOTANîCAL
Études Fl. Bas et Moyen -Congo
Pl.XIX
É.Me
'■tiger
ad nat . del.
XYLOPIA DeKEYZERIANUS De Wild
lmp ■ J .Minob , Paris.
•LIBRA-RY
YORK
Etudes Fl . Bas et Moyen - Congo
Pl XX.
E>Mencfer, ad nat. del.
lmp ■ J. Mino b ,Paris.
STENANTHERA PLURIFLORA De Wild.
É tu des Fl . Bas et Moyen- Congo
Pl .XXI
É. Mencj-er , a.d nat ■ del .
CLEISTOPHOLIS GRANDIFLORA. De WiU.
lmp:. J.Mmot, Paris.
U3RA3 y
NEW V ■; •;
30T A f 1 ;
Etudes Fl. Bas et Moyen -Congo
Pl.XXII
Ch. Manne . ad nat-del.
Imp . JMnot ..Paris.
MeGAGLINIUM LAURENTLA.NUM (Krànzl) De Wlid,
n';J v
- •■V*'..; L -Y...:,
études Fl. bas et Moyen-Congo
Pi.. XXIII
1
ENCEPHALARTOS LEMARINELIANUS De Wild. et Th. Dur.
£fafcts Jean Malvaux sc.
f.
Etudes fl. bas et Moyen-Congo
Pi.. XXIV
ENCEPHALARTOS LEMARINELIANUS De Wild. et Th. Dur.
Êtabls Jean Mal vaux s c
Études fl. Bas et Moyen-Congo
Pj . XXV
ENCEPHALARTOS LAURENTIANUS De Wild.
Êtahls Jean Malvaux sc.
/'
ÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO
ANNALES DU MUSEE DU CONGO
PUBLIÉES PAR ORDRE DU SECRÉTAIRE D’ÉTAT
BOTANIQUE - SÉRIE Y
ETUDES
DE
SYSTÉMATIQUE ET DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUES
• SUR LA
FLORE DU BAS- ET DU MOYEN- CONGO
PAR
ÉM. DE WILDEMAN
DOCTEUR EN SCIENCES NATURELLES
CONSERVATEUR AU JARDIN BOTANIQUE DE LETAT A BRUXELLES
MEMBRE DE LA COMMISSION PERMANENTE D ETUDE DU MUSÉE DU CONGO
» PROFESSEUR AU COURS COLONIAL DE LECOLE DHORTICULTURE DE VILVORDE
VoL I. — Fasc. II.
> ■
(Pages 81-212; planch.es XX VI-XLIII.)
BRUXELLES f
- EN VENTE CHEZ SPINEÜX ET C°
• _• ' • ' ' . .
62, Montagne de la Cour.
Les Annales du Musée de Tervueren
; * . * - , . ’ ,*.i \ • . .
paraissent au moins six fois par an, • ' . ,
* par fascicules ayant au moins 32 pages.
Mai 1904.
AU 6 7- 1923
LICHENES w Y0!<*
eoi anicau
oakdsn
COENOGCXNIACEAE
COENOGONIUM Leprieur .
Coenogonium Leprieurii Nyl. Obs. Coenog. (1862) p. 89 flg. 15-19.
Entre Basoko et Upoto, 1896 (Ém. Laurent); Mayombe, septembre 1893 (Em. Lau-
rent); Bas-Congo (Alfr. Dewèvre, n. 7).
PARMELIACEAE
PARMELIA A ch.
Parmelia cetrata Ach. Syn. Lich. (1814) p. 198; G. Lindau in Enql. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 39.
Kisantu, 1899 et 1900 (J. Gillet, n. 963).
Parmelia Hildenbrandii Krplh.-, G. Lindau in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 38.
Mayombe (Ém. Laurent, sept. 1893).
Parmelia perlata (L.) Ach. Meth. (1803) p. 216; G. IAndau in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 39.
Kimuenza, oct.-novembre 1900 (1. Gillet, n. 1761); Mayombe, 1893 (Ém. Laurent).
. RA M AT JN ACE AE
RAMALINA Ach.
Ramalina complanata (Sw.) Ach. Lich. Univ. (1810) p. 599 ; Lindau in Enql.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 37 ; Wainio Cat. Welw. Afr. PI. II p. 398.
Bas-Congo (Alfr. Dewèvre, n. 3).
, USNEACEAE
USNEA Hoffm .
Usnea angulata Ach. Syn. (1814) p. 307 ;. G. Lindau in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 37; Wainio Cat. Welw. Afr. PI. Il, P- 397.
(1) Nous devons la détermination de ces lichens à M. le docteur G-. Lindau, du Jardin botanique de Berlin, à
qui nous adressons nos plus vifs remerciements.
12
90
Bassin de la Nsele, septembre 1900 (leg. R. P. Bntaye, coll. J. Gillet, s. n.);
environs de Léopoldville, avant 1902 (J. Gillet, s. n.); Mayombe, juillet 1893 (P. Dupuis);
Tumba, 15 novembre 1898 (Éd. Luja, n. 88 et 89).
Usnea barbata Fr. Sched. crit. 9 (1863) p. 345; cf. Lindau in Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 37; Wainio Cat. Welw. Afr. PL II, p. 396.
— — var. florida Fries Lich. Eur. (1831) p. 18.
Bassin de la Nsele, septembre 1900 (Réc. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.) ;
Lukolela, 25 décembre 1895 (Alfr. Dewèvre).
Usnea barbata strigosa Ach. ex Nyl. Syn. I (1858) p. 267.
Mayombe, 1893 (Ém. Laurent); entre Basoko et Upoto, février 1896 (Ém. Laurent).
Usnea barbata var. hirta Fries Lich. Eur. (1831) p. 18.
Environs de Eala, 1902 (M. Laurent).
Usnea longissima Acl. Lich. U n. (1810) p. 626; G. Lindau in Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 37 ; Wainio Cat. Welw. Afr. PL II p. 397.
En aval d’Upoto, sur des arbres, 18 février 1896 (Ém. Laurent).
PTEPIDOPHYTA (1)
HYMEXOPHYLLACEAB
TRICHOMANES Sm.
Trichomanes cuspidatum ( Bing ) Willd. Spec. pi. Y (1820)] p. 499; Hieron. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 77.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 160).
Trichomanes rigidum Sw. Fl. Ind. occ. III (1806) p. 1738; Hieron. in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 77 ; Wainio in Cat. Welw. Afr. pi. II p. 264.
Forêt de Paku, 1903 (M. Laurent, n. 113); grotte de la Kondue (Sankuru), novem-
bre 1901 (L. Gentil, n. 13).
(1) Nous devons la détermination de plusieurs des fougères énumérées ici à M. H. Christ, de Bâle, que nous
remercions une fois de plus pour son aimable collaboration.
91
POLYPODIACEAE
MICRO LEP IA Presl.
MiCIOst-Afr * C^rn6 ^ ^ FU' -1862) 0X111 ; fiforon- ex EncJL PAanzenw.
Env. d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 18).
LONCHITIS L.
Lonchitis hlrsuta Bory Vov. I (1804) p. 321; Hier on. ex Engl Pflanzenw. Ost-Afr
C p. 78.
Lonehitis pubescens Willd.
Bas-Congo, 1903 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
ADIANTHUM L.
Adiantum tetraphyllum Willd. Sp. pl. V (1810) p. 141.
Entre Tumba et Kimpesi, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.).
PTERIDELLA Mett.
Pteridella Doniana (/. Sm.) Mett. ap. Kuhn in v. d. Decken Reise III Bot. ( )
p. 13; Hieron. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 78.
Pellaea Doniana Hook. ; Carr. Cat. Welw. Afr. pl. II p. 267.
Rives du Kwango entre Popokabaka et chutes François-Joseph, août 1902 (L. Gen-
til, s. n.).
PTERIS L.
Pteris atrovirvus Willd. Sp. pl. V (1810) p. 885; Hieron. ex Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 30 ; Carr. Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 268.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 21).
Pteris incisa Thunb.; Hook. S.p. Fil. II p. 230.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 20).
Pteris quadriaurita var. hamulosa Christ vide supra p. 4.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 106).
ASPLENIUM L.
Asplénium Laurentii J. Ê. Bomm. ex Bomm. et Christ in Bull. Herb. Boissier IV
(1896).
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 50).
92
Asplénium formosum Willd. Sp. pl. V (1810) p. 339; Hieron. éx Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 82; Carr. Cat. Welw. Afr. pl. II p. 270.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.).
Asplénium praemorsum Sw. Prod. (1788) p. 130; Hieron. ex Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 83; Carr. Cat. Welw. Afr. pl. II p. 270.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1961).
NEPHRODIUM Rick.
Nephrodium subquinquefîdum Hook. Sp. Fil. IV (1862) p. 150; Carr. Cat. Welw.
Afr. pl. II p. 272.
Eala, 1902 (Pynaert, s. n.).
POLYPODIUM L.
Polypodium irioides Lam. Encycl. Méth. Bot. V (1804) p. 153; Carr. Cat. Welw.
Afr. pl. II p. 275.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 62).
Polypodium lycopodioides L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 1083; Hieron . ex Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 86; Carr. Cat. Welw. Afr. pL II p. 275.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 30).
Polypodium Pliymatodes L. Mant. pl. II (1771) p. 305; Hieron. ex Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 87 ; Carr. Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 275.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2502) ; Bas-Congo, Lula Lumene, 1903
(R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, 3102).
Polypodium propinquum Wall. var. inter medium De Wild. vide supra p. 6.
Lula Lumene, février-mars 1903 (R. P. Heindrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
OLEANDRA Cav.
Oleandra articulata Presl Tent. (1836) p. 78; Hieron. ex Engl. Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 87 ; Carr. Cat. Welw. Afr. pl. II p. 275.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.); Eala, 1903 (M. Lau-
rent, n. 27).
ACROSTICHUM L.
Acrostichum aureum L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 1069; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl.
II p. 277.
93
C p g0hrySOdlUm aureum Mett. Fil. hort. Lips. (1856) p. 21 ; Hieron. ex Engl. Pflanzenw. Ost-Afr.
Moanda, juillet 1903 (J. Gillet, n. 3170).
Acrostichum sorbifolium L. Sp. pl ed. I (1753) p. 1068.
Lomariopsis sorbifolia Fée Aerost. (1845) p. 69; Hieron. ex Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 80.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 52 et 2243).
PLATYGERIUM Desv.
Platycerium stemmaria (P. Beauv.) Desv. in Mém. Soc. Linn. VI (1827) p. 213; Carr.
Cat. Welw. Afr. PI. Il p. 278.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 76).
Obs. — Nom indigène *j Bolembe ».
SCHIZAEACEAE
LYGODIUM Sw.
Lygodium Smithianum Presl Suppl. Tent. (18 5) p. 112; Carr. Cat. Welw. Afr.
Pl. II p. 278.
Stanley-Falls, 22 janvier 1896 (Ém. Laurent, s. n.).
Lygodium scandens [L.) Schrad. Journ. f. Bot. II (1800) p. 106.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3171).
LYCOPODIACEAE
LYCOPODIUM L.
Lycopodium cernuum L. Sp. pl. éd. 1 (1753) p. 1103; Hieron. in Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 91 ; Carr. Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 263.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 17).
PSILOTACEAE
PSILOTUM Sw.
Psilotum triquetrum Sw. in Schrad. Journ. f. de Bot. ]I (1800) p. 109; Hieron.
in Engl . Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 91.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 122).
94
SELAGINELLACEAE
SELAGINELLA Spring.
Selaginella scandens Pal. Beauv. Aetheg. (1805) p. 106.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 24).
HYDEOCHARITAOEAE
LAGAROSIPHON Harv.
Lagarosiphon Schweinfurthii Gasp. in Bot. Zeit. XXVIII (1870) p. 88; Wright
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 3.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1006).
GRAMEST ACE AE
ANDROPOGON L.
Andropogon Sorghum {L.) Brot. Fl. Lusit I (1804) p. 88.
— — halepensis Hack. in DC. Monog. Phan. VI (1889) p. 502.
Kutu (Lac Léopold II), 1903.
VOSSIA Wall.
Vossia proeera Wall, et Griff. in Journ. As. Soc. Bengal. V (1836) p. 573 pl. 23.
Kimuenza, oct.-nov. 1900 (J. Gillet, n. 1758).
PANICUM L
Panicum coloratum L. Mant. pl. I (1767) p. 30; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 178.
Kisantu, sept. 1900 (J. Gillet, n. 1510).
TRICHOLAENA Schrad.
Tricholaena rosea Nees Fl. Afr. Austr. I (1841) p. 17; K. Schum. in Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 104; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 194.
Entre Dembo et le Koango, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
SPOROBOLUS R. Br.
Sporobolus barbigerus Franch. in Bull. Soc. hist. nat. Autun VIII (1895) p. 371.
Entre Dembo et Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1586).
95
LEPTASPIS R. Br.
Leptaspis conchifera Hack. in Sched. pl. Moller. Conimbr. ; K. Schum. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 106; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 256.
Bassin de la Nsele, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet n. 1567).
ERAGROSTIS Host.
Eragrostis owariensis Steud. Syn. Pl. Gram. (1855) p. 269.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1676),
PALMACEAE
PHOENIX L.
Phoenix reclinata Jacg. Fragm. I (1809) p. 27 tab. 24; Warb. in Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 130; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 82.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 39221 ; Têtu, 31 janvier 1901 (R. P. Hendrickx,
coll. J. Gillet, n. 2000; nom indigène « Mansongo ■»); Lubue 1903 (Ct Verdick).
EREMOSPATHA Mann et Wendl.
Eremospatha Cabrae {De Wild. et Th. Dur.) De Wild. nom. nov.
Plante grimpante, frondes allongées à rachis glabre on paléacé, à paillettes bru-
nâtres et caduques, terminées par une cirrhe allongée à crochets recourbés, ceux-ci
opposés, réfléchis de 2-4 cm. de long aigus, arrondis sur le dos canaliculé sur la
face intérieure. Rachis de la feuille armé d’épines recourbées, noirâtres de 3-4 mm.
environ de long. Folioles au nombre de 8 à 9 de chaque côté du rachis, de 7 à 16 cm.
de long et de 4 à 9 cm. de large, obovales-trapéziformes, rétrécies à la base, coriaces,
striées longitudinalement, à nervures de même valeur peu proéminentes sur les deux
faces, irrégulièrement crénelées sur les bords supérieurs, munies parfois d’épines courtes
sur le bord supérieur et d’épines plus fortes recourbées, de 4 mm. environ de long,
sur les bords latéraux vers la base des folioles, surtout dans les folioles basilaires.
Inflorescence à rachis velu, brunâtre, à poils courts, crépus, à rameaux opposés naissant
un peu au-dessus de bractées opposées plus ou moins engainantes, réunies par leur
bord; rameaux velus comme le rachis, à fleurs solitaires ou par paires à l’aisselle
d’une bractée plus ou moins cupuliforme et légèrement réfléchie. Fleurs... Fruit rouge,
bacciforme, à une graine, à écailles minces, fragiles, endocarpe membraneux, à environ
vingt rangées d’écailles, rhomboidales de 3,5 à 5 mm. de long; fruit légèrement
apiculé au sommet, de 2,5 à 3 cm. de long et de 16 sur 19 mm. de large, à graine
de 20 mm. de long sur 16-17 mm. de large et 8 mm. d’épaisseur, entière ou sub-
entière sur les bords.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2060).
96
Obs. — Nous avons décrit cette espèce sous le nom de Calamus Cabrae dans les Matériaux
pour la flore du Congo (fasc. V p. 32), nous n’en] connaissions alors que les feuilles. Les matériaux
envoyés par J. Gillet sont accompagnés de fruits et nous permettent de rapporter la plante au
genre Eremospatha créé par Mann et Wendland et dans lequel se range le Calamus Hookeri qui
se rapproche beaucoup de notre espèce, comme nous l’avons cité antérieurement. Mais il sera facile,
en comparant les figures publiées d’ans les Trans. Linn. Soc. XXIV, tab. 41 fig. C, la description
fournie par M. Wright dans la Flora of trop. Afric. VIII p. 112 et la diagnose en partie complétée
que nous venons de donner ci-dessus de différencier ces deux espèces. Toutes deux se caractérisent
par leurs folioles elliptiques-obovales et plus ou moins trapéziformes, mais, tandis que chez le F. Hookeri
Wendl. les rachis et la cirrhe ne possèdent pas d’épines dans la plante du Congo, les rachis et
les cirrhes sont épineuses et les tiges florales sont garnies d’une villosité particulière. Nous reviendrons
d’ailleurs sur les caractères de cette espèce après avoir décrit l’espèce suivante.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXXII
Fig-. 1. — Extrémité d’un rameau avec base de feuilles et fruits, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Extrémité de feuille, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fruit mûr, grandeur naturelle.
Fig. 4 et 5. — Graines vues par les faces ventrale et dorsale, grandeur naturelle.
Fig. 6. — Coupe transversale d’un des crochets terminant la feuille.
Eremospatha Haullevilleana De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à tiges feuillées de 8 mm. environ d épaisseur. Feuilles de 60 cm.
environ de long, à gaine tubuleuse prolongée en un ochréa de 3-4 cm. de long, obli-
quement tronquée au sommet, glabre ; rachis de 4 mm. à la base, terminé au sommet
en une cirrhe munie de crochets opposés, réfléchis, grêles de 7 à 20 mm. de long,
canaliculés intérieurement, aigus ; rachis de la partie foliifère et de la partie à crochets
garni d’épines latérales recourbées atteignant vers la base 4 mm. de long. Folioles
de 9 à 22 cm. de long et de 2,3 à 8,9 cm. de large, obovales, au nombre de 8 à 9
de chaque côté de la nervure médiane, rétrécies à la base ou soudées sur une assez
grande largeur avec le rachis, légèrement ondulées sur les bords supérieurs, munis sur
tout le pourtour d’épines dressées ou réfléchies, noirâtres. Inflorescence de 20 cm.
environ de long, rameuse, glabre, à rameaux inférieurs opposés, naissant au-dessus
d’une bractée cupulaire, formant une sorte d’ochréa autour des rachis. Fleurs solitaires
ou géminées à l’aisselle d’une bractée plus ou moins réfléchie. Fruit ovoïde, subcylin-
drique, mucroné au sommet, de 2,5 cm. de long sur 18 mm. environ de large à une
seule graine, muni d’une vingtaine de rangés d’écailles rhomboïdales ; graine de 2 cm.
environ de long sur 13 mm. environ de large, légèrement ondulée sur les bords.
Lubamba, Bas-Congo, 1902 (J. Gillet, n. 2026) ; Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1385).
Obs. — Ce palmier-liane est, comme on peut en juger déjà d’après la description, voisin de
Y Eremospatha Cabrae et de YE. Hookeri . Les caractères que ‘nous avons énumérés plus haut à
propos de YE. Cabrae peuvent servir pour différencier YE. Haullevilleana de YE. Hookeri. En effet,
le rachis de la feuille est épineux même entre les crochets recourbés qui terminent ce rachis. La
forme des folioles est également très nettement différente de celle des feuilles de YE. Hookeri et de
YE. Cabrae; elle constitue presque une forme de passage entre YE. Hookeri et les deux espèces
E. cuspidata Wendl. et E. macrocarpa^kfQndl., qui se différencient immédiatement par leurs folioles
allongées, lancéolées. On pourrait donc dans ce genre, qui d’après M. Wright renfermait trois espèces
endémiques à l’Afrique tropicale, classer les cinq espèces actuellement connues comme suit :
97
Folioles elliptiques obovales.
Rachis des feuilles non épineux E. Hookeri.
Rachis des feuilles épineux.
Crochets de 2-4 cm. de long; rachis de l’inflorescence velu . . E. Cabrae.
Crochetsde7-20mm.de long; rachis de l’inflorescence glabre . E. HaulleviUeana.
Folioles lancéolées.
Folioles acuminées E. cuspidcita.
Folioles aiguës e. macrocarpa.
EXPLICATION DES FIGURES DES PLANCHES XXXIII ET XXXIV
Planche xxxiii
Rameau avec feuilles non divisées et plus ou moins divisées; flagellum à épines recourbées en crochet,
grandeur naturelle.
Planche xxxiv
Fig. 1. — Fragment de rameau à feuilles pennées, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Infrutescence, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fruit isolé, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Graine vue de face, grandeur naturelle.
Fig. 5. — Graine vue de dos, grandeur naturelle.
CALAMUS L.
Calamus Laurentii De Wüd. woy. sp.
Palmier des bords de l’eau. Feuilles très longues, à gaine cylindrique, munies de
rangs tiansversaux irrégulièrement parallèles d’épines plates, subulées, recurvées; gaine
se terminant d un côté par une sorte de stipule lancéolée, à épines lamellaires étalées-
dressées, et de l’autre par un flagellum semi-cylindrique, épineux sur les bords et sur
le dos, à épines recourbées; pétiole semi-cylindrique aplati ou légèrement canaliculé
supérieurement, muni a la base et sur les bords depines aplaties qui se changent
plus haut en folioles, et sur le dos depines plus courtes, épaissies à la base et
aiguës au sommet. Folioles linéaires-lancéolées, rétrécies à la base, aiguës au sommet,
alternes ou opposées, à 7 nervures longitudinales, garnies d’épines noirâtres, margi-
nales, assez rapprochées et courtes, et d epines plus longues, éparses sur les deux faces,
atteignant parfois 5 mm. de long; folioles médianes atteignant '45 cm. de long et 19 mm.
de large. Rachis terminé par un flagellum épineux, à épines réfléchies, courtes, noi-
râtres. Inflorescences mâles naissant en plus ou moins grand nombre sur des flagel-
lums, épineux atteignant 4 et 5 mètres de long; inflorescences munies à la base d’une
gaine assez courte, irrégulière au sommet, parfois à trois pointes et munie de quelques
épines recourbées sur le dos. Rameaux florifères alternes, entourés chacun d’une gaine
en cornet, obliquement tronquée, aiguë, ces cornets parfois au nombre de plus de .50,
emboîtés les uns dans les autres dans une inflorescence atteignant 35 cm. de long;
rameaux de l’inflorescence mesurant 9-10 cm. de long, à fleurs solitaires dans un
cornet plus réduit que celui des inflorescences, au nombre de plus de 50 sur les
rameaux développés. Calice à 3 lobes. Corolle environ deux fois aussi longue que le
calice, à 6 étamines soudées à la base, à anthères allongées, à ovaire rudimentaire.
Environs d’Eala, 1903 (Marcel Laurent, n. 126).
13
98
Obs. — Ce palmier, dénommé « Lokolokoto », semble très ornemental; il croît le long des cours
d’eau où il est très décoratif. Il paraît devoir se ranger dans le voisinage du C» deerratus Mann et
Wendl. connu de Sierra-Leone, du Cameroun, de la Côte d’Or et du pays des Ashanti, mais ses pin-
nules sont plus allongées et plus étroites. (Cf. Mann et Wendl. in Tram, Linn . Soc. XXIV, tab. 41
fig. F).
EXPLICATION DES FIGURES DES PLANCHES XXVII ET XXVIII
Planche xxvii
Fig. l. — Base d’une feuille avec gaine basilaire, grandeur naturelle.
Fi g. 2. — Fragment de feuilles avec folioles, grandeur naturelle.
Planche xxviii
Fig. 1. — Inflorescence, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Extrémité de la gaine entourant le flagellum et l’inflorescence, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Ramuscule florifère, grossi.
Fig. 4. — Fragment de flagellum, grandeur naturelle.
ARACEAE
CULCASIA Pal. Beauv.
Culcasia angolensis Welw. ex Schott in Journ. Bot. III (1865) p. 35; Renclle Cat.
Welw. Afr. PI. II p. 90.
Environs de Kanda-Kanda, avril 1902 (L. Gentil, n. 75-19).
Culcasia scandens Pal. Beauv. Fl. d’Oware I (1805) p. 4 tab. 3 ; Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 131 ; Bendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 90.
Environs de Léopoldville, juillet-août 1902 (J. Gillet, n. 2573); Sanda, avril 1903
(De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3112).
AMORPLIOPHALLUS Bl.
Amorphophallus Eichleri [Engl) Hook. f. in Bot. Mag. (1889) tab. 7091; Brown in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 154.
Hydrosme Eichleri Engl. Jahrb. Bot. Gart. Berl. II (1882) p. 285 tab. 10.
Kingushi, 1902 (L. Gentil, s. n.).
Obs. — Le pied qui a fleuri au Jardin colonial de Laeken était moins coloré que celui figuré dans
lie Bot. Mag. L’entonnoir mesurait 6 cm. de haut et 5,5 cm. de large, il était de couleur livide, strié
longitudinalement et tacheté de vert, les stries longitudinales étaient crispées à l’intérieur, le bord
était ondulé.
Cette espèce avait été trouvée jusqu’à ce jour uniquement au Kwango par Teusz, qui en envoya
des exemplaires vivants à Berlin, où la plante a fleuri en 1882. Des pieds furent envoyés à Londres,
où ils fleurirent, et purent être figurés dans le Bot. Mag.
RHEKTOPHYLLUM N. B. Br.
Rhektophyllum congensis.
Djuma (Kwango), juillet 1902 (L. Gentil, n. 84)..
99
CERCESTIS Schott.
Cercestis congensis Engl. Bot. .Tahrb. XV (1893) p. 448; TV. E. Br. in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VIII p. 181. J
Vallée de la Djuma, 1902 (J. Gillet, n. 2898) ; environs de Léopoldville, juillet 1902
\J. Gillet, n. 2o70); vallée du Kwilu, juillet 1902 (L. Gentil, s. n. et J. Gillet, n. 2739).
COLOCASIA Schott.
Colocasia antiquorum Schott. Meletem I (1832) p. 18; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 132; Rendis Cat. Welw. Afr. PI. II p. 58.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 170bi").
Obs. — Nom indigène « Koto ».
LEMNACEAE
SPIRODELA Schleid.
Spirodela polyrrhiza (A.) Schleid. in Linnaea XIII (1839) p. 392.
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1532).
ELAGELLARIACEAE
FL AGE LL ARIA L.
Fiagellaria indica L. Sp. pl. (1753) p. 333; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 133;
Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. Il p. 81.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3212).
XYRIDACEAE
XYRIS Lin.
Xyris congensis Büttn. in Verhandl. Bot. Verhandl. Bot. Ver. Brand. XXXI (1890)
p. 71.
Bas-Congo 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
ERIOCAULONACEAEI
MESANTHEMÜM Koern.
Mesanthemum radicans Benth . ; Koern. in Linnaea XXVII (1854) p. 573; Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 133.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 879, 1563, 1594).
100
COMMELINACEAE
PAL1SOTA Reichb.
Palisota Pynaertii De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, tiges courtes, à environ 9 feuilles rapprochées. Feuilles à pétiole
fortement canaliculé, cilié-fibrilleux sur les bords, garni sur les deux faces de poils
appliqués grisâtres; limbe de 15-48 cm. de long et 7,5-16 cm. de large, glabre et d’un
beau vert sur la face supérieure, velu-grisâtre, à poils apprimés sur la face inférieure,
à nervure médiane proéminente en dessous, cunéiforme à la base, assez brusquement
acuminée au sommet, à nervures latérales au nombre de 10 environ au milieu de la
feuille, celle-ci ciliée sur les bords. Inflorescence centrale à pédoncule assez épais, de
6-7 cm. de long, à épi dense, de 6-7 cm. de long, et 2,5-3 cm. de large, à fleurs très-
nombreuses, densément rapprochées. Inflorescence partielle, à pédicelle de 1 cm.
environ de long, muni de bractées ovales-lancéolées, ciliées sur les bords, ne dépas-
sant pas les fleurs, celles-ci à pédicelle grêle, de 5 mm. environ de long au moment
de la floraison, blanchâtre. Sépales blancs, étalés, au nombre de 3, ovales-allongés
obtus, pétales blancs, étalés, au nombre de 3, de même forme que les sépales, légère-
ment plus longs queux au moment de la floraison, de 5 mm. environ de long et
2 mm. de large; staminodes au nombre de 3, formés par un pédicule portant un
pinceau de poils moniliformes. Étamines à filet glabre, au nombre de 3 disposées
comme suit, suivant les fleurs : 1° fleurs à 2 étamines postérieures dressées, à filet
court, de 2 mm. environ de long, à anthères de 1,5 mm. de long, à loges parallèles
au filet, 1 étamine antérieure dressée, à filet de 4,5 mm. de long, à anthère de
1 mm. environ de long, à loges disposées perpendiculairement au filet, les 3 étamines
mûres en même temps; ovaire velu, à style court, glabre, brunâtre, plus court que les
étamines courtes, terminé par un stigmate légèrement capité; 2° fleurs à 2 étamines
postérieures courtes, comme dans la fleur décrite précédemment, 1 étamine antérieure,
à filet de 2 mm. environ de long, déjeté, couché sur le pétale inférieur, à anthère
ne mûrissant pas en même temps ; ovaire densément velu, à poils dressés ; style
glabre, blanc, plus long que les étamines et 2 fois au moins aussi long que les soies
de l’ovaire, terminé par un stigmate légèrement en plateau; ovaire et style de 4,5 mm.
de long. Fruits inconnus.
Environs d’Eaïa, 1902 (L. Pynaert).
Obs. — Cette plante curieuse a fleuri dans les serres du Jardin colonial . à Laeken. Elle est sans
aucun doute voisine du P. Barteri Hook. f. décrit et figuré dans le Bot. Mag., t. 5318 (Cf. etiam
C. B. Clarke in This.-Dyer FL trop. Afr. VIII, p. 29). Elle se caractérise par son ovaire densément velu,
plus densément velu que ne le montre la figure 6 de la planche du Bot. Mag.; ses feuilles présentent
aussi des soies en fibrilles plus accusées sur le bord du pétiole, les fleurs sont d’un beau blanc pur.
En outre, les deux formes de fleurs sont très particulières et ne rappellent nullement la figure 1 de la
planche que nous citions plus haut. Cette plante mérite de fixer l’attention.
Palisota thyrsiflora Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 544.
Entre Dembo et le Koango, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
101
COMMELINA Plum.
Commelina aethiopica G. B. Clarke in 1)C. Monog. Phan. III (1881) p. 189 et in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 59.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1078).
Commelina umbellata Schum. et Thonn. Beskr. Guin. PI. (1827) p. 21 ; K. Schvm.
in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 135, C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop Afr
VIII p. 55. '
Entre Dembo et Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1579).
Obs. — Échantillon plus velu que le type (C. B. Clarke in Sched.).
ANEILEMA R. Br.
Aneilema aequinoctiale Kunth Enurn. PI. IV (1843) p. 72; K. Schvm. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 136; Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 79.
Bas-Congo, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet s. n.).
CYANOTIS Don.
Cyanotis angusta C. B. Clarke in DC. Monog. Phan. III (1881) p. 260 et in This.-
Dyer Fl. trop. VIII p. 79.
Kisantu, 1900 (J. Gillet s. n.).
Cyanotis caespitosa Kotschy et Peyr. Fl. Tinn. (1867) p. 48; C: B. Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 82.
Environs de Dembo, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet n. 1473).
LILIACEAE
SCILLA L.
Scilla camerooniana Baker in Saund. Refug. Bot. III (1899) app. 9; Baker in This.-
Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 354.
Bas-Congo (sine loco, R. P. Butaye).
GLORIOSA L.
Gloriosa superba L. Sp. pl. (1753) p. 305; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 65;
Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 563.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 197); village Gulu, Djuma, juillet 19C2
(L. Gentil, n. 91 et J. Gillet, n. 2786).
102
CHLOROPHYTUM Ker Gawl.
Chlorophytum Fuohsianus De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, constituée par une touffe de 8 à 10 feuilles, engainantes à la
base, lancéolées, membraneuses, glabres, à bords plus ou moins scarieux, à nervures
assez distantes, au nombre d’une vingtaine de chaque côté de la nervure médiane,
les plus distantes laissant entre elles un espace de 2 mm. de large, de 6 à 90 cm.
de long et de 4-6 cm. de large vers le milieu, se rétrécissant vers le sommet et vers
la base. Inflorescence pédonculée, à pédoncule cylindrique, glabre, atteignant 30 cm.
de long, épi simple ou parfois ramifié à lia base, mesurant environ 30 cm. de
long, à 1 ou 2 rameaux. Fleurs fasciculées par 6-8 à l’aisselle de bractées plus ou
moins scarieuses, lancéolées, élargies et embrassantes à la base, les inférieures mesurant
jusque 14 cm. de long, les supérieures toujours plus longues que les fleurs. Pédicelles
articulés vers le milieu, de 4-10 mm. de long ; périanthe de 6-10 mm. de long, à
6 lobes lancéolés, blancs ou verdâtres, étalés presque dès la base dans la fleur épanouie,
à 3 nervures médianes vertes. Étamines au nombre de 6, égales entre elles, égales
ou un peu plus courtes que le périanthe, à filets grêles non élargis, fixés à la base
des anthères dans une rainure; anthères jaunes, lancéolées, cordées à la base, aiguës
au sommet, de 4,5 mm. de long. Fruit capsulaire, profondément trilobé, à loges très
aiguës sur le dos, de 6 mm. de long et de 6 mm. de large (mûr ?), graines inconnues.
Route des caravanes (Ém. Laurent, 1896); Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 902).
Obs. — Ce Chlorophytum paraît voisin du G. andongense Baker si l’on tient compte des
données de la clef analytique proposée dans le volume VII de la Flore of tropical Africa (p. 494
et suiv.); il possède en effet des feuilles veinées, non distinctement pétiolées, toutes basilaires, à
nervures assez distantes, des fleurs à pédicelles articulés, formant une inflorescence assez longue-
ment pédonculée par la grandeur de ses fleurs, de 6-10 mm. de long; le C. Fuchsianus , que le
regretté professeur É. Laurent a rapporté vivant du Congo, voisin du C. andongense diffère de celui-ci
par la longueur des feuilles de ce dernier variant de 30 à 45 cm. et leur largeur de 16 mm. environ
seulement. Les organes de végétation sont donc beaucoup plus développés dans l’espèce nouvelle
que dans celle décrite par M. Baker, qui existerait dans les Jur-Ghattas, dans l’Angola et dans le
district botanique du Mozambique.
ALOE L.
Aloe congolensis De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo I (1899) p. 61 in Ann.
Musée Congo sér. II (1899) p. 61.
Loanje, rive gauche, et route de Lusambo à Kanda-Kanda, dans les plaines arides.
Obs. — ’ Cette plante a été envoyée au Jardin colonial où plusieurs pieds ont fleuri. Nous pouvons,
d’après les exemplaires qui nous ont été fournis par M. Kindt, chef de cultures au Jardin colonial de
Laeken, compléter comme suit la description que nous avons donnée antérieurement de cette espèce :
Feuilles d’un vert pâle, à nervures plus foncées, à bordure épineuse blanchâtre,
atteignant 50 cm. de long et 4,5 cm. de large. Hampe florale de 70 cm. environ de
long, à bractées semi-amplexicaules. Fleurs assez longuement pédicellées, à pédicelle
atteignant 2,7 cm. de long, à bractées basilaires atteignant 16 mm. de long, périanthe
103
reri ? a a ase’ a teignant 4 cm. de long, 8 mm. de large à la base dans la partie
ren ee e 0 mm. dans la partie supérieure renflée; lobes externes 5-nerviés, soudés
inégalement avec le lobe interne, celui-ci à trois nervures.
ALBUCA L.
Albuca Gilletii Le Wild. in Belgique coloniale, janvier 1904 p. 42 c. flg.
Plante bulbeuse, à bulbe ovoïde atteignant environ 3 cm. de diamètre, à tuniques
membraneuses très pâles. Feuilles au nombre de cinq environ, dressées, linéaires, attei-
gnant 1 ,40 de long et 24 mm. de diamètre, d’un beau vert. Inflorescence spiciforme,
allongée, à pédoncule nu de lm,15 environ de long, à rachis florifère atteignant 40 cm.
de long, à plus de trente fleurs plus ou moins distantes, solitaires, pédicellées, à pédi-
celle grêle, de 12 à 22 mm. de long, muni à la base d’une bractée scarieuse élargie à
la base, de 16 à 22 mm. de long, longuement aiguë; périanthe de 25 mm. environ
de long, à lobes subégaux, oblongs, glabres, sauf à l’extrémité épaissie qui est légère-
ment duveteuse; lobes internes munis au sommet d’un prolongement d’environ 2 mm.
de long et recourbé vers l’intérieur de la fleur, lobes du périanthe dun blanc verdâtre, à
carène verte, tranchant plus fortement dans les lobes internes. Étamines au nombre de
six dont cinq fertiles, la sixième opposée à une des pièces externes de la corolle, à
anthère toujours avortée. Étamines à fllet panduriforme à la base, grêle et recourbé
au sommet, plus court que les lobes, terminé par une anthère vacillante de 4 mm.
de long environ. Ovaire trigone, terminé par un style trigone, jaune, environ deux
fois aussi long que l’ovaire et plus court que les lobes du périanthe, aussi long que
les étamines.
Bas-Congo, environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet).
Obs. — Cette espèce, qui a fleuri en décembre 1903 dans les serres du Jardin botanique de l’État
à Bruxelles où des bulbes avaient été envoyés, comme nous l’avons dit, par notre collaborateur J. Gillet,
appartient au groupe Pallcistema du genre Albuca et doit se ranger dans le voisinage de VA. Wake-
fieldii décrit et figuré par M. Baker, dans le Bot. Ma g. tab, 6429. L’espèce se différencie aisément
par la longueur de ses feuilles, par la longueur de son inflorescence et par le nombre de fleurs qu’elle
porte, mais surtout par une de ses étamines à anthère toujours avortée, caractère qui ne paraît pas
avoir été observé dans les autres espèces du genre ; en effet, chez une série d’espèces du Cap qui
constituent la section Eualbuca , les trois étamines du rang externe sont stériles, mais leur filet est
de forme très différente de celui des étamines fertiles. Dans la plante du Congo, au contraire, le filet
des étamines à anthère stérile est en tout point semblable à celui des autres étamines fertiles. L’A.
Gilletii constitue donc une sorte de forme de transition entre les Pallastema vrais et les Eualbuca .
EXPLICATION DE LA FIGURE 1, PLANCHE XXXV
Plante entière fortement réduite et extrémité de la hampe florale, moins réduite.
DRACAENA Vand.
Dracaena reflexa Lam. Encycl. II p. 324.
_ yar. nitens (Welw.) Baker m This.-Dyer Fl. trop. Afr. YII (1898) p. 441.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1670).
104
ASPARAGUS L.
Asparagus africanus Lam. Encycl. I (1783) p. 295; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 144; Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 42; Baker in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. YII p. 433.
Kwamouth, juillet 1902 (L. Gentil, n. 97); entre Léopoldville et Mombasi, juil-
let 1902 (J. Gillet, n. 2621).
SANSEVIERA Thunb.
Sanseviera cylindrica Boj. Hort. Maurit. (1837) p. 349; Hook . Bot. Mag. t. 5093 ;
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 144; Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 25;
Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 335.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1308).
SMILAX L.
Smilax Kraussiana Meissn. in Flora XXVIII (1845) p. 312; Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 145; Rendle Cat. Welw. Afr. Pi. II p. 41; Baker in This.-Dyer Fl.
trop. Afr. VII p. 424.
Entre Tumba et Kimpesse, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.).
AMARYLLIDACEAE
HAEMANTHUS L.
Haemanthus cinnabarina Decne in Flore des Serres, sér. 2, II (1857) p. 27 tab. 1195;
Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 390.
Monshuni, Inzia (Djuma), juillet 1902 (L. Gentil, n. 86, et J. Gillet, n. 2927).
Haemanthus Lescrauwaetii De Wild. in Belgique coloniale 21 février 1904 c. fig.;
pl.XXXV fig. 2.
Plante assez réduite, à souche rhizomateuse, à longues racines s'accrochant aux
rochers. Feuilles engainantes à la base, au nombre de 4 à 8 par touffe, laissant sur
le rhizome des traces foliaires rapprochées, distantes de 1 mm. environ. Pétiole
assez grêle, de 3-4 cm. environ de long entre l’élargissement de la gaine scarieuse et
le limbe, celui-ci cunéiforme à la base, subobtus ou aigu au sommet, à 8-9 nervures
de chaque côté de la nervure principale. Nervures secondaires transversales, sub-
obliques; limbe de 8-18 cm. de long et 4,6-5 cm. de large. Hampe florale latérale
par rapport à la touffe de feuilles, de 15-25 cm. de long. Ombelle assez dense, sub-
globuleuse, de 6-10 cm. de diamètre. Valves de la spathe au nombre de 4 à 5, de
1,5-2 cm. de long; Fleurs à pédicelles de 10-30 mm. de long ; périanthe rose à
tube court, de 2,5-6 mm. de long; segments linéaires, de 9-20 mm. de long; fila-
ments plus longs que les segments, de 12-24 mm. de long; anthères de 2 mm.
105
environ de long ; style environ aussi long que les étamines. Fruit rouge-orange,
à 1 ou 2 graines par suite d’avortement, de 7-9 mm. de diamètre.
Rochers bordant la. partie ouest du lac Léopold II, mars 1903 (E. Lescrauwaet,
coH * M Laurent, n. 205) ; région de Lula-Lumene (district du Stanley-Pool), 1902
(R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
0]3S. M. le contrôleur forestier Lescrauwaet a eu l’occasion de récolter cette plante en nombreux
échantillons; il en a transmis de beaux pieds à Eala et au Jardin colonial de Laeken, nous en réser-
vant quelques spécimens^ pour l’herbier. C’est grâce à ces documents récoltés avec soin que nous avons
pu identifier à cette espèce des matériaux provenant de la région de Lula-Lumene, où ils avaient été
recueillis en 1902 par le Révérend Père Hendrickx, S. J. Cette plante se classe dans le voisinage
immédiat du H. rupestris Baker (cf. De Wildeman, Les Espèces du genre Haemanthus, pp. 6 et 12).
Elle se différencie de ce dernier, trouvé jusqu’à ce jour uniquement par Bar ter dans les
environs de Nupe (Guinée), par ses fleurs réduites, à filaments staminaux plus courts, à lobes du
périanthe environ de même longueur et surtout à tubes plus courts. En outre, l’espèce congolaise ne
possède pas un bulbe, mais une sorte de rhizome plus ou moins rampant sur lequel les gaines foliaires
laissent des traces circulaires. Ce rhizome mesure environ 15-20 mm. de large.
BUPHANE Herb.
Buphane disticha Herb. in Bot. Mag. sub tab. 2578 (1826); Rendle Cat. Welw.
Afr. PI. II p. 35; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 392.
Village de Kiwembo, entre Kapang et Wanga (Haute- Wamba), août 1902 (L.
Gentil, n. 105).
TACCAOEAE
TACCA Forsto
Tacca pinnatifida Forst. Char. Gen. (1776) p. 70 tab. 35; Harms in Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 146 ; Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 36 ; Baker in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VII p. 413.
Chutes de Kingunshi (Kwango), septembre 1902 (L. Gentil, s. n.).
DIOSCOREACEAE
DIOSCOREA Plum.
Dioscorea dumetorum ( Kuntk ) Pax in Engl, et Prantl II, 5 (1889) p. 134; Harms in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 147 ; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII
p. 419.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.); Kutu (lac Léopold II)
15 octobre 1903 (O. Elskens), nom indigène « Ilela » ou « Illuie ».
Dioscorea minutiflora Engl. Bot. Jahrb. VII (1886) p. 332; Rendle Cat. Welw. Afr.
PI. II p. 39.
Dioscorea prehensilis var. minutiflora Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII (1898) p. 418.
14
106
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3072).
Obs. — Cette espèce possède des feuilles de forme semblable à celle figurée par M. Engler,
mais d’une taille beaucoup plus grande, entières sur les bords, atteignant 10,5 cm. de large et
9 cm. de long; elles sont brusquement obtuses au sommet et terminées par un apicule de 4 mm.
de long. Les inflorescences mâles parfois au nombre d’une douzaine d’un seul côté du rameau florifère
atteignent 11 cm. de long.
Dioscorea Thonneri De Wild. et Th. Dur. Plantae Thonner. (1900) p. 8 pl. XXI.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3072); environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 125).
Obs. — D’après le R. P. Hendrickx cette espèce vénéneuse porte le nom indigène de « Masoko ».
IRIDACEAE
ANTHOLYZA L.
Antholyza labiata Fax in Engl. Bot. Jahrb. XV (1893) p. 156 pl. VII fig. 1-4 ;
Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 374.
Kimbunga (entre la Wamba et le Kwango), 15 août 1902 (L. Gentil, n. 106) ;
Bas-Congo, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.) ; environs de Léopoldville,
juillet 1902 (J. Gillet, n. 2643).
ZINGIBERACEAE
COSTUS L.
Costus spectabilis (Fend) K . Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XV (1893) p. 422 et in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 150; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII
p. 297.
Zengeta, district des Cataractes, 1901 (Cabra, n. 1 et 68).
AMOMUM L.
Amomum angustifolium Sonner. Voy. Indes II (1782) p. 276; Baker in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VII p. 308.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n. et J. Gillet, n. 2857).
CANNA L.
Canna indica L. Sp. pl. I (1753) p. 1 ; K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 150; Bendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 24; Baker in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. VII p. 328.
Route de Tumba-Mani à Popokabaka, 15 mars 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 26);
environs d’Eala, très répandu, 1903 (M. Laurent, n. 88).
107
« Bokongolo t CGtte PlantG d’aPrèS M' M‘ Laurent’ les noms indigènes « Bololonsi « et
MARANTACEAE
TRACHYPHRYNIUM Benth.
Trachyphrynium Liebrechtsianum De Wild. et Th. Dur . in Th. Dur. et De Wild.
Mat. Fl. Congo V (1899) p. 28.
Bolenge (Ruki), juin 1903 (M. Laurent, n. 148).
Obs. — Nom mdigene « Lokongo ». Plante atteignant 3-4 mètres de haut, à fleurs d’un blanc rosé
et croissant parmi les arbustes de la forêt.
HYBOPI-IRYNIUM K. Schum.
Hybophrynium Braunianum K. Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XV (1893) p. 429 c.
fig. 4 et in Pflanzenreich Marantaceae p. 41.
Trachyphrynium Braunianum ( K . Schum.) Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. YII p. 319.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
SARCO PHRYN 1 UM K. Schum.
Sareophrynium Arnoldianum De Wild. nov. sp.
Plante atteignant 5 m. de haut. Feuilles très développées à pétiole assez grêle
de 12 mm. environ d 'épaisseur et de plus de 40 cm. de long, à épaississement terminal de
15 à 18 cm. de long, glabre; limbe atteignant 70 cm. de long sur 50 cm. de large,
glabre, obtus ou subcordé à la base, triangulaire-aigu au sommet. Inflorescence
paniculée de 19 cm. environ de long, à pédoncule commun de 5 cm. environ de long,
naissant à la base de la gaine de la feuille. Bractées . . ., caduques. Pédoncule
fructifère à 2 fleurs dont l’une ne parvient pas à maturité, de 7 mm. environ de
long* Fruit globuleux de 18 mm. environ de long et de 20 mm. environ de large,
à parois externes rouge vif, glabre, à 3 graines entourées d’une pulpe se desséchant
sous forme d’arilles fibreuses. Graines arrondies à la base, subaiguës au sommet, de
15 mm. environ de long et 9 mm. de large sur 6 mm. d’épaisseur, arrondies sur
le dos, largement angulaires sur la face ventrale, ovales en coupe, à surface mate,
plus ou moins mamelonnée quand elle est privée de la pulpe desséchée. Rhizome
traçant.
Lusanga, Djuma (Kwango oriental), juillet 1902 (L. Gentil, n. 85, et J. Gillet,
n. 2741).
Obs. — Cette belle espèce forme de fortes touffes dans la forêt et dans les clairières ; au premier
aspect elle rappelle le bananier. Les feuilles sont d’un beau vert luisant; c’est donc une plante orne-
mentale au premier chef. De nombreuses graines ont été envoyées au Jardin colonial de Laeken. Cette
plante a encore plusieurs usages en Afrique ; les jeunes pousses peuvent être mangées comme asperges
et constituent même un mets très recherché des Européens. L’écorce de la tige et du pétiole découpée
en lanières, sert à préparer la matière première pour la fabrication de nattes et de paniers d’une
très grande solidité.
108
Sarcophrynium leiogonium K. Schum. Marantaceae in Pflanzenreich (1902) p. 39.
Rives de la Djuma (Kwango), juillet 1902 (J. Gillet, n. 2742, et L. Gentil, s. n.) ;
environs de Léopoldville, 1903 (J. Gillet, s. n.).
PHRYNIUM Loefl.
Phrynium confertum ( Benth .) K . Schum. Marantaceae (1902) p. 56.
Calathea conferta Benth. in Benth. et Hook. Gen. pl. III (1883) p. 653; Baker in This.-
Dyer Fl. trop Afr. VII p. 327.
Rives de la Djuma (Kwango), juillet 1902 (J. Gillet, n. 2742, et L. Gentil, s. n.).
CLINOGYNE Salisb.
Clinogyne arillata K. Schum. Marantacea (1902) p. 62.
Donax arillata K. Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XV (1893) p. 438; Baker in This.-Dyer Fl.
trop. Afr. VII (1898) p. 316.
Environs de Léopoldville, 1903 (J. Gillet, n. 2673).
TH ALI A L.
Thalia Schumanniana De Wild. nov. sp.
Plante atteignant 3 mètres de haut, à feuilles basilaires, assez longuement pétiolées,
la partie supérieure du pétiole glabre ou légèrement pubéruleuse, calleuse, de 3 cm.
de long, le reste du pétiole ailé engainant plus ou moins la tige. Feuilles ovales,
arrondies à la base, acuminées au sommet, plus ou moins colorées, très variables dans
leur longueur et leur largeur, de 8 à 42 cm. de long sur 3 à 24 cm. de large. Panicule
florale axillaire, solitaire, plus ou moins pédonculée, atteignant plus de 40 cm. de long,
à rameaux divariqués, munis à la base de bractées ovales-lancéolées, atteignant 7 cm.
de long, glabres, subobtuses, assez persistantes. Rachis en zig zag. Fleurs réunies par
paires à. l’aisselle d’une bractée persistant autour du fruit et atteignant 15 mm. de long,
ovale- subaiguë. Ovaire glabre. Corolle à tube court. Staminode externe d’un bleu
violacé; étamines appendiculées, à anthère de 1 mm. environ de long, aussi longue
que son filet. Capsule papyracée de 9 mm. environ de long. Graines de 8 à 9 mm.
environ de long sur 6 mm. de large, munies à la base d’une arille blanche recourbée
en crochet, glabres, brunâtres ou tachetées de noir, à canal périspermique solitaire de
chaque côté de la graine.
Irebu, 26 décembre 1895 (Alfr. Dewèvre, n. 552); Mongala, septembre 1892
(F. Demeuse); Bingila, mars 1895 (P. Dupuis); Bas-Congo, 1897 (Cabra, n. 125);
Mutombo Kabote, près des chutes du Luilé, 21 avril 1892 (L. Gentil, n. 69); Bas-
Congo, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2233); environs de Léopoldville, 1902
(J. Gillet, n. 2720).
Obs. — Cette espèce, répandue dans les marais de la brousse du Congo, a été signalée à diverses
reprises sous le nom de Thalia geniculata et de T. coerulea dans les différentes publications sur la
flore congolaise.
109
Elle possède cependant un caractère qui doit la faire écarter totalement de cette espèce et doit
faire même modifier les termes de la diagnose générique.
En effet, la diagnose générique publiée par M. le professeur Karl Schumann dans sa Monographie
des Marantacées dit : « Semina canalis perispermicus germinatus. « Dans la plante du Congo on ne
trouve à aucun niveau de la coupe transversale de la graine les canaux géminés. Ce canal est solitaire
de chaque côté de la ligne médiane de la graine et occupe presque la moitié de sa longueur. La coupe
de la graine est donc totalement différente de celle de la plante brésilienne figurée dans la Flore du
Brésil vol. 33 pl. 38 fig. II, et dans la monographie de M. Schumann, p. 172, fig. B. Toutes les
espèces de Thalia du Congo possèdent ce caractère. Il serait donc intéressant de vérifier si les plantes
indiquées dans les autres régions d’Afrique sont également, à ce point de vue, différentes de la plante
brésilienne.
ORCHIDACEAE
ANGRAECUM Thon.
Angraecum imbricatum Lindl. in Journ. Linn. Soc. VI (1862) p. 136* Rolfe in This -
Byer Fl. trop. Afr. VII, p. 144.
Chutes du Lubi, 7 avril 1902 (L. Gentil, sub n. 68); vallée de la Djuma, 1902
(J. Gillet, n. 2353 et 2774) ; environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 224Ms).
Obs. M. M. Laurent décrit les fleurs disposées en petites grappes comme colorées en blanc rosé.
Angraecum lepidotum Reichb. f. in Gardn. Chron. (1880) I p. 806 in obs.; Bolfe in
This. -Byer Fl. trop. Afr. VII p. 146.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 35).
.(
Angraecum Gentilii Be Wild. PL utiles et intér. Fl. Congo I (1903) p. 180.
Kinumbi (Haut-Lomami, 28 janvier 1893 (L. Gentil).
Angraecum Lujaei Be Wild. PL utiles et intér. Fl. Congo I (1903) p. 142.
Bunbaye (Sankuruj, 6 avril 1899 (Éd. Luja, n. 272).
Angraecum zigzag Be Wild. Pl. utiles et intér. Fl. Congo I (1903) p. 143.
Basenga (Lukenie), (L. Gentil, décembre 1901, n. 304).
Angraecum biloboides Be Wild. Pl. utiles et intér. Fl. Congo I (1903) p. 144.
Bas-Congo, 1902 (J. Gillet).
HABENARIA Willd.
Habenaria macrura Krànzl. in Engl. Bot. Jabrb. XVI (1894) p. 152 et in Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 153 ; Rolfe in This.-Byer Fl. trop. Afr. VII p. 229.
Lula-Lumene, 1902 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
110
Habenaria Poggeana Krdnzl. in Engl. Bot. Jahrb. XVI (1894) p. 207 et in Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 153; Rolfe in This.-Dyer Trop. Afr. VII p. 259.
Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1795); entre Dembo et le Kwango, 1900
(R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
Habenaria procera Lindl. Gen. et Sp. Orchid. (1830) p. 318; Rolfe in This.-Dyer Fl.
trop. Afr. VII p. 220.
Bord de la Loange (affluent de la Lubue), Kasai, 27 janvier 1902 (L. Gentil, s. n.).
Habenaria zambezina Reichb. Otia Hamb. II (1878) p. 96; Krdnzl. in Engl. Pflan-
zenw. Ost. Afr. C p. 153; Rolfe in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 211.
Bas-Congo, 1901 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2278).
SATYRIUM Sw.
Satyrium Gilletii De Wild. Notices pl. utiles et intér. Fl. Congo I (1903) p. 153.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1822).
BRACHYCORYTHIS Lindl.
Brachycorythis pleistophylla Reichb. f. Otia Bot. Hamb. II (1878) p. 184; Krdnzl. ex
Engl . Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 152; Rolfe in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII
p. 202.
Bas-Congo, décembre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1836); Lemfu, 1901
(R. P. Butaye, coll. J. Gillel n. 2270).
Brachycorythis pubescens Harv. Thés. Cap. I (1859) p. 35; Rendle Cat. Welw.
Afr. Pl. II p. 19; Rolfe in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 201.
Platanthera Brachycorythis Schltr.
Kondue (Sankuru), 12 novembre 1901 (L. Gentil, n. 18).
Bas-Congo (région du Kwango), 1902 (R. P. Butaye, coll. Gillet, s. n.).
DIS A Berg.
Disa ochrostachya Reichb. f. in Flora XLVIII (1865) p. 181 ; Rolfe in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. YII p. 179.
Disa aurantiaca Reichb. f. in Flora (1867) p. 98 ; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 18.
Bas-Congo, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1805 et 1835).
VANILLA Plum.
Vanilla grandifolia Lindl. in Journ. Linn. Soc. YI (1862) ; Rolfe in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VII p. 179.
Plantations Lâcourt (Kasai), 1903 (leg. Taymans).
111
Vanilla Lujae De Wild. in Bel g. col. X (1904) p. 28 c. fi g.
Tige épaisse de 2 cm. environ de diamètre, à feuilles supérieures oblongues, semi
embrassantes, apiculées au sommet, atteignant 28 cm. de long et 10 cm. de large.
Racème court à pédoncule commun de 6-7 cm. de long garni de bractées ovales,
cymbiformes, obtuses, atteignant 15 mm. de long. Fleurs à pédicelle épais, de 9 mm.
enviion de diamètre, articulé à la base et de 6-5 cm. de long. Fleurs à sépales de
4,5 à 5 cm. de long et environ 2 cm. de large, subaigus épaissis au sommet, pétales environ
aussi longs et aussi larges que les sépales. Labelle de 5 cm. environ de long, soudé avec la
colonne ; limbe entier, ondulé sur le bord, glabre, non muni de poils à la gorge mais
dune crête entière ou bilobée vers la gorge de la lèvre, crête n’ayant pas 1 mm.
de longueur à la base, lube formé par la soudure du labelle à la colonne, se rétré-
cissant insensiblement vers la base et non brusquement. Colonne de 3-5 cm. environ
de long. Anthère attachée sur le bord du clinandrium, stigmate situé à l’intérieur
d un rostellum enroulé en cornet, atteignant 7 mm. de long, à lobes latéraux aigus
se recouvrant et paraissant former un tube dont l’ouverture antérieure mesure environ
6 mm. de diamètre; à l’intérieur de ce cornet on remarque l’extrémité du lobe de la
lèvre inférieure du style.
Kondue (Plantations Lacourt), septembre 1903 (M. Taymans et Éd. Luja).
Obs. — Cette espèce des plus remarquables avait attiré notre attention lorsque nous en avons
reçu au commencement de cette année une tige feuillue de 2m,50 de long qui nous a été gracieusement
remise en mai 1903 par M. Lacourt pour être cultivée dans les serres du Jardin botanique de l’État
à Bruxelles. Grâce aux soins qui ont été donnés à cette plante, le Jardin botanique de l’État est seul
à posséder cette espèce remarquable. Le Vanilla Lujae , que nous dédions avec plaisir à M. Edouard
Luja, chef de culture aux plantations Lacourt et vétéran de la flore congolaise, doit se ranger systé-
matiquement dans le voisinage des V. imperialis Kranzl. et V. grandifolia Lindl. dont la première
paraît endémique au Cameroun et dont la seconde existe dans l’île du Prince et dans le Bas-Congo.
Elle se différencie du V. grahdi folia, dont une forme très voisine si pas identique a été récoltée
également à la Kondue, par ses feuilles sessiles; chez le V. grandifolia , elles sont nettement pétiolées.
Les feuilles sessiles et embrassantes se retrouvent chez le V. imperialis ; chez cette dernière espèce
les bractées qui entourent les pédicelles floraux sont plus aigus, les pétales et les sépales sont plus
allongés, le tube formé par la soudure du labelle et de la colonne se rétrécit brusquement à partir
du milieu de la colonne et, caractère important, le rostellum ne dépasse pas en longueur la distance
qui le sépare du sommet de la colonne.
Si nous examinons comparativement les organes de notre nouvelle espèce, nous verrons que les
caractères sont très différents; nous attirons particulièrement l’attention sur ceux qui sont fournis par
le rostellum qui atteint une telle longueur uniquement chez le F. grandifolia. La longueur du ros-
tellum exclut encore plus que chez la plupart des autres espèces la possibilité d’une autofécondation.
Planche xlii
Fig. 1. — Fragment d’une inflorescence légèrement réduite.
LIPARIS Rick.
Liparis guineensis Lindl. Bot. Reg. (1835) tab. 1671 ; Rolfe in This.-Dyer FL.
• trop. Afr. VII p. 20.
Kisantu, octobre-novembre 1902 (J. Gillet, n. 1794).
112
POLYSTACHYA Hook.
Polystachya affinis Lindl. Gen. et sp. Orch. (1830) p. 73; Rolfe in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VII p. 126.
Polystachya bracteosa Lindl. Bot. Reg. (1840) Mise. p. 48.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1401) ; Irebu, novembre 1901 (M. Laurent, n. 1).
Obs. — D’après les notes de M. M, Laurent les fleurs sont de couleur olive et vert jaunâtre,
en grappes d’une dizaine, leur odeur est fine. La plante croissait sur une grosse liane, à côté d’un
Platy cérium, stemmaria. Elle fleurit de février à avril et possède l à 8 feuilles par bulbe.
Planche xlii
Fig. 2. — Plante fleurie, légèrement réduite.
Polystachya odorata Lindl . in Journ. Linn. Soc. VI (1862) p. 130; Rolfe in
This.-Dyer FJ. of trop. Afr. VII p. 113.
Kinumbi, 28 janvier 1903 (Haut-Lomami) (L. Gentil, s. n.).
Polystachya ramulosa Lindl. Bot. Reg. (1838) Mise. p. 76; Rolfe in This.-Dyer
Fl. of trop. Afr. VII p. 118.
Lolamanga (Momboyo), juin 1900 (L. Gentil, s. n.).
Polystachya rhodoptera Reichb. f. in Hamb. Gartenz. XIV (1858) p. 214; Rolfe
in This.-Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 209.
Environs d’Eala, 1903 (rec. Huyghe).
Obs. — Oette plante a fleuri dans les serres coloniales à Laeken; elle est bien semblable à celle
figurée par Brongniart [dans la Flore des serres, seules les feuilles sont un peu plus élargies que ne
l’indique la description de la Flora of tropical Africa ; elles peuvent atteindre près de 2 cm. Leurs
5 nervures transparentes tranchent très nettement sur le fond vert foncé.
Polystachya tesseulata Lindl. in Journ. Linn. Soc. VI (1862) p. 130 ; Rendle Cat.
Welw. Afr. PI. II p. 7; Rolfe in This.-Dyer Fl. of trop. Afr. VII 114.
Bas-Congo, 1895 (Ém. Laurent).
Polystachya Laurentii De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903)
p. 13^.
Environs d’Eala (M. Laurent, n. 33).
Polystachya mystacioides De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903)
p. 133.
Losenge (Momboyo), juillet 1900 (L. Gentil).
Polystachya mayombensis De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903)
p. 134.
Région de Tschela.
Polystachya gracilis De Wild. Notices pi. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903) p. 136.
Mukanda-Monene, Lubue, 26 janvier 1903 (L. Gentil, n. 45bis).
Polystachya latifolia De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903) p. 139.
Basenga-Lukenie, 24 décembre 1901 (L. Gentil, n. 30ter) ; Kinumbi (Haut-
Lomami), 28 janvier 1903 (L. Gentil); Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2087).
Polystachya mukandaensis De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo (1903)
p. 139.
Mukanda-Monene (riv. Lubue', 26 janvier 1902 (L. Gentil, n. 45).
GENYORCHIS Schlechter.
Genyorchis pumila Schlechter. Westafr. Kauts. Exped. (1900) p. 280.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 133).
AlNSELLIA Lindl.
Ansellia africana Lindl . Bot. Reg. XXX (1844) tab. 12; Kranzd . in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 155; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 7 ; Rolfe in This.-
Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 101.
Bas-Congo, 1902 (leg. R. P. Butaye. coll. J. Gillet, n. 2235).
Obs. — Les feuilles de cet échantillon mesuraient jusque 44 cm. de long et 5 cm. de large ; le
maximum des mensurations indiquées dans la Flora of trop. Africa est de 30 cm. de long et 4,2 cm.
de large.
LISSOCHILUS R. Br.
Lissochilus giganteus Welw . ex Reichb. in Flora XLVIII (1865) p. 187; Rendle
Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 6; Rolfe in This.-Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 87.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1260).
Lissochilus Lindleyanus Reichb. f. Otia Bot. Hamb. (1878) p. 65; Rolfe in This.-
Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 77.
Environs de Léopold ville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2719 et 2657); Loanje,
Lualaba-Kasai, 6 janvier 1902 (L. Gentil, n. 31) ; Kimuenza, 1900 (J. Gillet,
n. 1617); entre Bembo et le Kwango, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.) ;
Plaines marécageuses entre le Lomami et le Lualaba, route Kinumbi-Lokandu,
1er février 1903 (L. Gentil).
Lissochilus pyrophilus Reichb. f. Otia Bot. Hamb. (1878) p. 65; Rolfe in This.-
Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 74.
Eulophia pyrophila Schlechter.
114
Entre Dembo et le Kwango, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
n. 2231).
Obs. — D’après M. Schlechter VE. tanganyikae Kra.nzl. serait la même plante,
Lissochilus seleensis De Wild. Notices pl. utiles ou intér. FL Congo I (1903) p. 131.
Bassin de la Sele (Stanley-Pool), octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
n. 1449).
EULOPHIA B. Br.
Eulophia gracilis Lindl. in Bot. Reg. (1823) tab. 742; Rolfe in This.-Dyer Fl. of
trop. Afr. VII p. 51.
Kisantu, 1899 et 1902 (J. Gillet, n. 211, 1998 et n. 2319).
Eulophia guineensis Lindl. in Bot. Reg. (1822) tab. 686; Krànzl. in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 157 ; Bendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 5 ; Rolfe in
This.-Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 69.
Bas-Congo (Capt. Cabra, 1895, n. 105) ; entre Tumba et Kimpessi, janvier 1903
(J. Gillet, s. n.).
Eulophia lurida Lindl. Gen. et sp. Orchid. (1.830) p. 182; Rolfe in This.-Dyer Fl.
of trop. Afr. VII p. 53.
Sanda, 1902 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, s. n.).
Eulophia Lubbersiana Laurent et De Wild . in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo V (1899) p. 16.
Chutes du Lubi, 7 avril 1902 (L. Gentil, sub. n. 68).
Eulophia Lujaeana Krànzl. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo VI (1899)
p. 47.
Bas-Congo, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1811); bassin de la Sele,
octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1463); Kimuenza, octobre 1900
(J. Gillet, n. 1778).
Eulophia lurida Lindl. var. latifolia De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl.
Congo I (1903) p. 129.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2806, et L. Gentil); environs
d’Eala, septembre 1902 (M, Laurent, n. 45).
Eulophia Welwitschii Rolfe in Bolet. Soc. Brot. VII (1889) p. 236 ; Rendle Cat.
Welw. Afr. Pl. II p. 4 ; Rolfe in This.-Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 61.
] 15
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1538) ; entre Dembo et le
Kwango, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1492 et 1499) ; bassin de
la Sele, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1472); entre la Wamba et
le Kwango (Kimbongo), 14 août 1902 (L. Gentil, n. 107),
^BS* " ^es échantillons récoltés par M. L. Gentil sont accompagnés d’an certain nombre de rensei-
gnements qu il est utile de signaler. D’après lui la plante atteint 1 mètre de hauteur. Elle fleurit avant
la formation des feuilles. Les fleurs sont variables de coloris et présentent trois teintes principales,
rouge, orange et vermillon.
EULOPHIDIUM Pfitz.
Eulophidium Ledieni {Stein) Nob.
Eulophidium maculatum Pflt'zer in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. Il, 6 p 188- Rendle
Cat. Welw. Afr. PI. Il p. 3.
Eulophia Ledieni Stein in Gartenfl. (1888) p. 609.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1101) ; bassin du Lubi, 7 août 1902 (L. Gentil
sub n. 68).
Obs - Cette espece est extraordinairement variable dans la forme de ses feuilles ; dans certains
des échantillons de M. Gentil nous avons observé des feuilles mesurant depuis leur point d’articulation
23 cm. de long et 3,3 cm. de large, et d’autres plus réduites ne mesurant que 2,5 cm. de laro-e sur
20 cm. de long. &
Voici quelques notes descriptives que nous avons prises sur une plante fleurie :
Feuilles jeunes pliées en deux et entourées à la base par trois bractées imbri-
quées. Feuilles rétrécies en un pétiole atteignant trois centimètres du haut du bulbe
jusqu’au niveau de l’articulation. Fleur à pédicelle de 14-15 mm., éperon de 6 mm., sépale
de 1 1 mm. de long et 4 mm. de large, pétale de 10 mm. de long et 5 mm. de large, tous obtu-
sément cunéiformes ; labelle de 12 mm. environ de long et 12 mm. environ de large
BULBOPHYLLUM
Bulbophyllum andongense Reichb. f. in Flora XL VIII (1865) p. 184 ; Rendle
Cat. Welw. Afr. PI. II p. 3 ; Rolfe in This.-Dyer Fl. of trop. VII p. 31.
Kinumbi (Lomami), 25 janvier 1903 (L. Gentil, s. n.).
Obs. — Des plantes recueillies par M. Gentil, l’une diffère légèrement du type par 'sa feuille de
24 cm. de long et .36 mm. de large. L’autre possède une feuille de 15 cm. de long sur 28 mm.
de large.
Bulbophyllum barbigerum Lindl. in Bot. Reg. XXIII (1837) tab. 1942 ; Rolfe in
This.-Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 34.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 190).
Bulbophyllum calamarium Lindl . in Bot Reg. (1843) mise. 70; Rolfe m This.-Dyer
Fl. of trop. Afr. VII p. 33.
116
Kinumbi (Haut-Lomami) 28 janvier 1903 (L. Gentil) ; environs d’Eala, 1903
(M. Laurent, n. 252).
Bulbophyllum flavidum Lindl. var. elongatum De Wild. Notices pl. utiles ou intér.
Fl. Congo I (1903) p. 122.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 124).
Bulbophyllum nanum De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903) p. 122.
Bokele (Ruki), 1903 (M. Laurent, n. 178).
Bulbophyllum calamarium Lindl. in Bot. Reg. (1843) mise. p. 70 ; Rolfe in This-
Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 33.
Kinumbi (Haut-Lomami), 28 janv. 1903 (L. Gentil) ; environs d’Eala 1903 (M. Lau-
rent, n. 232).
Bulbophyllum Schinzianum Krdnzl. ex. De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo
I (1903) p. 123.
Ubangi, 20 mars 1892 (F. Demeuse) ; Luebo, 20 novembre 1896 (Ém. Laurent) ;
environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 32).
MEGACLINIUM Lindl.
Megaclinium maximum Lindl. Gen. et Sp. orch. (1830) p. 47; Rolfe in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VII p. 38.
Vallée de la Djuma ? (J. Gillet, n. 2479?)
Obs. — Le numéro et la provenance exacte de cette plante sont douteux. Nous n’avons point vu
les fleurs et connaissons cette plante uniquement par la description et la figure qui en a été publiée par
le Bot. Mag. tab. 5936. Elle pourrait peut-être constituer une espèce nouvelle, le rachis est plus ou
moins papyracé, à nervation particulière, les nervures transversales sont moins marquées que dans la
figure du Bot. Mag. presque nulles et surtout non descendantes. Par le port général, la plante du
Congo, un peu plus petite peut-être que celles décrites par M. Rolfe (loc. cit.), se rapproche beaucoup
des spécimens de Sierra-Leone et de Saint-Thomas.'
Megaclinium djumaensis De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903)
p. 124.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2900).
Megaclinium minor De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903) p. 125.
Kimundi (Haut-Lomami), 28 janvier 1903 (L. Gentil).
Megaclinium purpureorachis De Wild. Notices pl. utiles ou intér. FL Congo I
(1903) p. 126.
Kinumbi (Haut-Lomami), 18 janvier 1903 (L. Gentil).
117
Megaclinium congolensis De Wild. Études Fl. Bas- et Moyen-Congo I (1908) p. 21.
Environs d’Eala, p. 1903 (M. Laurent, n. 136).
Megaclinium Laurentianum (Kranzl.) De Wild. Études Fl. Bas- et Moyen-Congo I
(1903) 22 in obs.
Kinumbi, 28 janvier 1903 (L. Gentil); environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 135).
ANCISTROCHILUS Rolfe.
Ancistrochilus Thomsonianus (Reichb. f.) Rolfe var. Gentilii De Wild. Notices pl.
utiles ou intér. Fl. Congo 1 (1903) p. 128 c. fig.
Kinumbi, 26 janvier 1903 (Haut-Lomami) (L. Gentil).
LISTROSTACHYS Reichb. f.
Listrostachys capitata (IAndl) Rchb. f. in Flora (1865) p. 190 ; Rolfe in This.-Dyer
Fl. of trop. Afr. VII p. 166.
Kinumbi (Haut-Lomami), 28 janvier 1903 (L. Gentil, s. n.); environs d’Eala,
1903 (M. Laurent, n. 31).
Listrostachys Chailluana Reichb. f. in Flora (1885) p. 381 in note; Rolfe in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 153.
Angraecum Chailluanum Hook. f. in Bot. Mag. (1866) tab. 5589.
Environs d’Eala, 1902 (M. Laurent, n. 34); Kinumbi, 28 janvier 1903 (L. Gentil,
s. n.).
Obs. — Cette espèce très remarquable et digne de figurer dans les collections européennes, a
été récoltée pour la première fois par M. Du Çhaillu au Gabon et expédiée au Jardin de Kew; une
photographie de la plante a été publiée par la Belgique coloniale , n. 46, 1902. Les fleurs de cette
espèce, qui peuvent mesurer, éperon compris, 17 à 18 cm. de long, forment des grappes d’une quinzaine
de centimètres et dégagent une odeur très agréable et très forte surtout le soir. Au Congo elle avait
été récoltée dans la région des Bangala par M. Fr. Thonner; -elle est probablement assez répandue
dans l’Afrique tropicale occidentale.
Listrostachys Dewevrei De Wild . Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903)
p. 145.
Environs de Coquilhatville, janvier 1896 (Alfr. Dewèvre).
Listrostachys falcata De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903) p. 146.
Vallée de la Djuma, 1902 (J. Gillet, n. 2753 et L. Gentil, s. n.).
Listrostachys Gentilii De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903) p. 148.
Bomba (Momboyo), juin 1900 (L. Gentil).
118
Listrostachys Kindtiana De Wild . Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903)
p. 148.
Loliva, 1903 (M. Laurent).
Listrostachys linearifolia De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903)
p. 148.
Bords du Lomami, 18 décembre 1895 (Ém. Laurent); environ d’Eala, 1903
(M. Laurent, n. 25).
Listrostachys Margaritae De Wild. Notices pl. utiles ou intér. FL Congo I (1903)
p. 150.
Basongo (Lukenie), 23 décembre 1901 (L. Gentil, n. 30).
Listrostachys pellucida ( Lindl J Reichb. f. in Walp. Ann. VI (1861) p. 908; Rolfe
in This.-Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 162.
Bala Lundji, 1903 (M. Laurent, s. n.).
Obs. — Les échantillons qui ont été rapportés à cette plante possèdent des feuilles atteignant
58 cm. de longueur et 10 cm de largfe. Les bractées et les épis florifères atteignent 13 mm. de long;
ces plantes sont donc plus fortement développées que celles qui ont servi à décrire le type.
Listrostachys subulata Reichb. f. in Walp. Ann. VI (1861) p. 909; Kranzl. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 138 ; Rolf'e in This.-Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 168.
Longa (Ruki), juin 1900 (L. Gentil).
Listrostachys vesicata Reichb. f. in Flora XLVII (1865) p. 190; Rolfe in This.-
Dyer Fl. of trop. Afr. VII p. 163.
Kimuenza, mars 1900 (J. Gillet, n. 2105).
MYSTACIDIUM Lindl.
Mystacidium xanthopollinium (Reichb. f ) Th. Dur. et . Schinz Conspect. Fl.
Afr. VI (1895) 55; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 11 ; Rolfe in This.-Dyer
Fl. of trop. Afr. VII p. 173.
Bas-Congo (Capt. Cabra); Bikoro (lac Tumba), juin 1900 (L. Gentil); environs
d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 29) ; Lusambo, 2 novembre 1902 (L. Gentil, s. n.).
Mystacidium congolensis De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903)
p. 151,
Basengo (Lukenie), 1903 (L. Gentil, n. 30bis).
Mystacidium Laurentii De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl. Congo I (1903) p. 152.
Environs d’Eala, 1900 (M. Laurent, n. 28).
119
MANNIELLA Reichb. f.
Manniella Gustavi Reichb. f. var. picta De Wild. Notices pl. utiles ou intér. Fl.
Congo I (1903) p. 151.
Kondue (Sankuru), 12 novembre 1901 (L. Gentil, n. 7).
PIPERACEAE
PEPEROMIA Ruiz et Pav.
Peperomia fernandopoana C. DC. in DG. Prod. regn. veget. XVI, I (1869) p. 397;
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 913.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. |1 168).
DORSTENIA Plum.
Dorstenia psilurus Welw. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 71; Hiern Cat.
Welw. Afr. Pl. I p. 1025; Engler Moraceae Afr. p. 20.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 192).
Obs. Nous avons reçu à l’examen, par l’intermédiaire du Département des finances de l’État
du Congo (Jardin colonial de Laeken), une plante vivante de cette espèce dont certaines inflorescences
au lieu de présenter à la base et au sommet une bractée allongée, possédaient une bractée latérale sur-
numéraire. Cette forme transite donc vers la plante que nous avons décrite sous le nom de D. Luka-
fuensis in Études sur la Flore du Katanga, p. 28, et semble donner quelque raison à ce que nous
disions en note «... Cette espèce, qui devra peut-être se ranger ultérieurement comme forme du
D. psilurus Welw.... «
TRYMATOCOCCUS Poepp. et Endl.
Trymatococcus kamerunensis Engl, in Moraceae Africanae (1898) p. 29 pl. XI
fig. B ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. 1 p. 1024.
Dorstenia kameruniana Engl. Bot. Jahrb. XX (1895) p. 142.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2841, et L. Gentil, s. n.).
Trymatococcus Grilletii De Wild. nov. sp.
Plante buissonnante à rameaux jeunes courtement velus. Feuilles distantes de
2-3,5 cm. environ, à stipules lancéolées de 7 mm. environ de long; pétiole de 5-7 mm.
environ de long, canaliculé supérieurement; limbe obovale, glabre sur les deux faces, longue-
ment cunéiforme à la base celle-ci légèrement cordée, irrégulièrement denté vers le sommet
et très brusquement contracté au sommet en un acumen grêle, obtus, limbe de 12-20 cm.
de long, acumen non compris, celui-ci atteignant 5 cm. de long et 3 mm. de large
vers le milieu; nervures latérales au nombre de 10 environ de chaque côté de la
nervure médiane, toutes nettement en creux sur la face supérieure, en relief sur la
face inférieure, anastomosées en arc avant d’atteindre le bord de la feuille ; nervures
120
secondaires également en creux supérieurement, réticulées et en relief sur la face
inférieure. Inflorescences solitaires axillaires, densément velues, à réceptacle à bords
ondulés, porté sur un pédicelle de 6 mm. environ de long; fleurs mâles nombreuses,
à deux étamines, fleur femelle unique, centrale, à ovaire terminé en un style bifide;
réceptacles fructifères subglobuleux de 8-10 mm. de diamètre, à pédicelle légèrement
accrescent atteignant 10 mm. de long.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n.. 21941.
Obs. — Cette plante est voisine du T. kamerunensis , mais elle diffère nettement par la forme
très caractéristique de ses feuilles très brusquement acuminées au sommet, comme le montrent les
figures de la planche.
EXPLICATION DES FIGURE S DE LA PLANCHE XXVI
Fig. 1. — Rameau fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Extrémité d’une feuille, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Fruit, grossi deux fois.
BALANOPHORACEAE
THONNINGIA Vahl.
Thonningia sanguinea Vahl in Dansk. Selsk. Skrivt. VI (1810) p. 124 tab. 6; Engl.
Pflanzenw. OstAfr. C p. 169.
Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1768); environs d’Eala, 1903 (M. Laurent,
n. 145.
Obs. — Cette espèce porte dans la région d’Eala le nom indigène de « Bila na matoli ».
M. Laurent explique comme suit l’origine de ce nom : « Matoli est un petit oiseau et bila est une
dénomination du palmier ; les indigènes, en appelant cette plante palmier du matoli, supposent que
cet oiseau se nourrit de cette plante.
POLYGONACEAE
POLYGONUM L.
Polygonum lanigerum R. Br. Prodr. (1810) p. 419; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I
p. 904; Engl. Pflatizenw. Ost-Afr. C p. 170.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2553)-; environs d’Eala,
1903 (E. Laurent, n. 213).
PHYTOLACCACEAE
MOHLANA Mari.
Mohlana latifolia Moq. in DG. Prod. Regn. veget. XIII, 2 (1849) p. 15.
Hilleria elastica Vell. Fl. Plum. (1825) p. 47; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 900.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2661) ; Eala, 1902 (Pynaert,
s. n.).
121
PHYTOLACCA Tourn .
Phytolacca stricta Hoffm. in Comm. Goetting. XII (1796) p. 27.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.) ; Kimuenza, mai 1901
(J. Gillet, n. 2165).
NYCTAGIXACEAE
BOERHAVIA L.
Boerhavia diffusa L. Sp. pl. (1753) p. 3 ; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 174.
Boerhavia repens L. Sp. pl. (1753) p. 3 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 882.
Moliro, juillet 1894, et Mtowa, juin 1895 (Capt. Descamps) ; Massange (Tanga-
nika) et Haut-Marungu, septembre 1888 (R. P. Debeerst).
Obs. — D’après M. le docteur A. Heimerl la forme du Haut-Marungu différerait du type par son
indûment plus glutineux.
Boeriiavia plumbaginea Cav. Icon. II (1793) p. 7 tab. 112; Hiern Cat. Welw.
Afr. PL I p. 883 ; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 174.
M’Pueto, mars 1896 (Capt. Descamps).
BOUGAINVILLEA Comm.
Bougainvillea spectabilis Willd. Sp. pl. II (1797) p. 348 ; Hiern (Cat. Welw. Afr.
Pl. p. 583.
Introduit à Banana par les missionnaires (P. Dupuis, août 1893) ; Kisantu, sep-
tembre 1900 (J. Gillet, n. 1331).
MOLLU GIN ACE AE
MOLLUGO L.
Mollugo Glinus A. Rich. Tent. Fl. Abyss. I (.1839) p. 48; Hiern Cat. Welw. Afr.
Pl. I p. 415.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, 1271 et 1386),
GLINUS L.
Glinus Spergula Steud. Nom. ed. II (1840) p. 688; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 175.
Kisantu (J. Gillet, n. 44); bassin de la Nsele (R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
n. 1421 et 1424).
16
122
CERATOPHYLLACEAE
CERATOPHYLLUM L.
Ceratophyllum demersum L. Sp. pl. (1753) p. 992; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I
p. 1031 ; Engl. Pfianzenw. Ost-Afr. C p. 178.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, s. n.).
ANONACÉAE
MONODORA Dun.
Monodora Durieuxii De Wild. nov. sp.
Plante. . . . ■ à rameaux cylindriques, glabres, brunâtres, à lenticelles blan-
châtres, éparses sur les rameaux adultes. Feuilles glabres, courtement pétiolées, à
pétiole de 3 mm. environ de long, à lame membraneuse, glaucescente sur la face
inférieure, d’un bran foncé sur la face supérieure après dessiccation, oblongue ellip-
tique ou obovale oblongue, cunéiforme à la base, acuminée au sommet, à nervures
latérales au nombre de 10 environ de chaque côté de la nervure médiane, anasto-
mosées en arc avnnt d’atteindre le bord de la feuille, peu proéminentes sur les
deux faces. Nervures secondaires très grêles, obliques ou subhorizontales ; limbe de
8-16 cm. de long et 3 à 5,5 cm. de large. Fleurs solitaires, pendantes, à pédi-
celle de 20-25 mm. de long muni au-dessus de la moitié d’une bractéole amplexi-
caule de 7 mm. de longueur. Sépales ovales, subaigus, de 6-7 mm. de long et 5 mm.
de large à la base. Pétales extérieurs plus ou moins recourbés vers la face interne
de la fleur, à bords crispés, subaigus, de 4,5 cm. de long et d’environ 3 cm. de
large. Pétales intérieurs onguiculés, à onglet élargi, de 6-8 mm. de long sur 5-6 mm.
de large, terminé par une lame transverse subcordée à la base, de 12-14 mm. de
large et de 5-6 mm. de haut dans les parties latérales, acuminée au milieu. Ovaire
entouré des étamines à connectif tronqué au sommet.
Wangata, 14 janvier 1896 (A. Durieux, coll. Alfr. Dewèvre, n. 613).
Obs. — Dans ses notes manuscrites, Alfr. Dewèvre donne sur cette espèce, récoltée sur une termi-
tière par M. Durieux, les renseignements suivants : « Fleurs grandes, régulières, constituées par un
calice vert, corolle à. 3 lobes très grands, plissés, verdâtres tachetés de brun rouge, blanchâtres à la
base. Vers la partie centrale de la fleur se trouvent 3 pièces alternant avec les lobes de la . corolle
blanches, charnues, très élargies au sommet, marquée d’une tache jaune à la base et se recourbant vers
le centre de la fleur au-dessus des organes génitaux ; les fleurs possèdent un parfum d’une intensité
incroyable, leur odeur rappelle beaucoup la violette. » Alfr. Dewèvre aurait également observé la
même plante sur une termitière à Coquilhatville, mais il n’en a pas récolté d’échantillons. Cette
espèce nouvelle est voisine du M. angolensis Welw., mais elle se différencie facilement de cette
espèce par la forme des pétales internes; tandis que chez le M. angolensis Welw. le stipe des
pétales est rétréci vers le milieu et environ deux fois aussi long que le limbe terminale, chez le
M. Dewevrei 1 onglet est élargi vers le milieu et à peine plus long que le lobe terminal. Les mensu-
lations des divers organes de la fleur sont également différentes. On pourra comparer la description
que nous venons de donner avec celle fournie par MM. Engler et Diels dans leur monographie des
Anonacées africaines p. 88 pl. 29 fig. C.
123
Monodora angolensis Welw. in Trans. Lion. Soc. XXVII (1869) p. 10 tab. 1 ; Engl.
et Diels Anonaceae Afr. p. 88; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 38.
Bas-Congo, décembre-janvier 1899 (Mission Cabra, leg. Tilman, n. 64); environs
dEala 1903 (M* Laurent, n. 11).
Obs. M. M. Laurent donne, à propos de cette espèce, les renseignements suivants dans les
notes qui accompagnent son herbier : « L’arbre s’appelle en indigène « Mclngangila »; les tiges, feuilles
et fruits « Ifuafua ». Le fruit est un médicament indigène, son écorce est très résistante, la pulpe
des graines est solide plus ou moins liquide et possède une odeur forte ressemblant à la térébenthine.
La fleur ressemble à une fleur d’orchidée. Ses sépales sont petits, verdâtres, les 3 grands sépales péta-
loïdes sont blancs et tachetés de vert rougeâtre. Les 3 pétales internes sont blancs, élargis au sommet,
et se reunissent pour former un 3 au-dessus des étamines et des pistils. Le fruit est irrégulièrement
bosselé et renferme de 100 à 160 graines et mesure 8 cm, de long sur 7 cm. de large. Les fleurs
sont très odorantes, leur odeur rappelle celle de la violette. C’est un arbre de 5 à 10 m. de haut
croissant en terrrain sec, argileux, souvent entouré de termitières. »
Nous avons eu l’occasion d’étudier à Berlin l’échantillon authentique de Welwitsch ; celui-ci ne
possède pas de pétales internes totalement semblables à ceux figurés par MM. Engler et Diels dans
leur monographie (loc. cit., pi. XXIX fig. C. Les pétales internes de la plante récoltée par M. Lau-
rent concordent bien avec ceux que nous avons remarqués dans la plante de Welwitsch, mais ils sont
plus développés, car le limbe peut atteindre 14 mm. de large alors que dans l’échantillon authentique
il n atteint que 9 mm. environ. Ce limbe n’est pas subcordé à la base comme dans le Monodora
Durieuæii que nous venons de décrire. Il se rétrécit insensiblement dans son onglet. Les échantillons
rapportés par la mission Cabra sont accompagnés de ces notes : « Arbuste portant le nom fiote de.
« Selufoi », c’est un arbuste croissant en forêt, à fleurs d’un brun noirâtre, veloutées. La forme des pétales
internes est assez analogue à celle de la plante récoltée par Welwitsch, les fleurs sont peut-être un
peu plus petites, à pétales externes moins crispés; peut-être une de ces deux espèces devrait-elle être
séparée spécifiquement du~ type de Welwitsch, mais les matériaux ne sont pas à notre avis suffisants
pour motiver en ce moment cette séparation.
CISSAMPELOS L.
Cissampelos Pareira L. Sp. pl. (1753) p. 1031; Engl. Planzenw. Ost-Afr. C p. 181.
— — subsp. owariensis (Pal. Beauv.) Oliv Fl. trop. Afr. I (1868) p. 46;
Hiern. Cat. Welw. Afr* PL I p. 19.
Environs de N’dembo, 1898 (J. Gillet, s. n.); Kisantu, octobre-novembre 1900
(J. Gillet, n. 1649&).
LAURA CEAE
PERSEA Plum.
Persea gratissima Gaertn. Friict. III (1791) p. 222 ; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 182.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1366).
Obs. — Cultivé.
CAPPARIDACEAE
PEDICELLARIA Schrank.
Pedicellaria pentaphylla Schrank in Roem. et Ust. Mag. Bot. III, 8 (1790) p. 10;
Hiern Cat. Welw. Afr. PL I; Gilg in Engl. Planzenw. Ost-Afr. C p. 184.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1759).
ROSACEAE
CHRYSOBALANUS L.
Chrysobalanus Icaco L. Sp. pl. (1753) p. 513; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 319;
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. B p. 190; Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 365.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3158).
CONNARACEAE
CONNARUS L.
Gonnarus Smeathmanni Planch. in Linnaea XXIII (1850) p. 436; Baker in Oliv.
Fl. trop. Afr. I p. 458.
Environs de Chinganga, août 1895 (Alfr. Dewèvre, n. 295).
AGELAEA Sol.
Agelaea obliqua (Pal. Beauv.) Bah. in Oliv . Fl. trop. Afr. I (1868) p. 454; Hiern
Cat. Welw. Afr.f Pl. I p. 188; Gilg in Engl. Planzenw. Ost-Afr. C p. 192.
Agelaea Demeusei De Wild. et Th. Dur. Mat. Fl. Congo VIII (1900) p. 9.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1756)
ROUREA Aubl.
Rourea pseudobaccata Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XIV (1891) p. 325.
Environs de Léopoldville, août 1902 (coll. J. Gillet, s. n.).
LEGUMINOSACEAE
TILLAEOPSIS Harms ,
Tillaeopsis discophora Harms.
Environs de Bokokala, février 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 768).
^BS- Alfr. Dewèvre dit à propos de cette espèce : « Grande papilionacée, très ramifiée, attei-
gannt plus de 2 mètres de haut, tronc d un très grand diamètre, a écorce fendillée. Elle ne portait que
125
de très jeunes feuilles imparipennées et des gousses. Celles-ci très développées sont aplaties, papyracées,
e couleur chamois ou brunes ; elles renferment de nombreuses graines ailées de couleur rouille, placées
ransversa ement. L écorce de la plante grattée, puis pilée, est employée en usage externe pour guérir
les courbatures. Nom indigène : « Sonanaka ou Esonaka. »
PITHECOLOBIUM Mart.
Pithecolobium altissimum (Hook. f.) Oliv. Flor. trop. Afr. II (1871) p. 364.
Kimuenza, 1902 (leg. R. P. Vermeulen, coll. J. Gillet, n. 2187).
ALBIZZIA Dur.
Albizzia fastigiata Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 361 ; Hiern Cat. Welw. Afr.
PL I p. 317 ; Taubert in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p 193 tab. XXI.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil et J. Gillet, n. 2729).
Albizzia versicolor Welw. ex Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 359 ; Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 315; Harms in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 193.
Près de la rivière Pandi, bassin de la Pozo, 2 octobre 1901 (Mission Cabra-
Michel, n. 69).
ACACIA Willd.
Acacia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Plantae Dewevreanæ (1901) p. 80.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2578) et environs de Léo-
poldville, août (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Nous rapportons les deux plantes citées ci-dessus au type tel que nous l’avons décrit
antérieurement; cependant nous sommes forcé de subdiviser le type en trois formes, celle qui possède
trois paires de pinnules, celle des environs de Léopoldville à deux paires de pinnules et un des échan-
tillons de Mombazi à une paire de pinnules Pour les caractères floraux les plantes sont identiques.
Ce seront donc :
Acacia Dewevrei De Wild. et Th. Dur.
— f. trijugis Nob.
— f. bijugis Nob.
— f. unijugis Nob.
Il y aura lieu de vérifier au Congo si ces formes se conservent ou si, sur un même pied, on peut
observer entre elles des formes de passage.
DICHROSTACHYS Wight et Am.
Diehrostachys nutans Benth. in Hook. Journ. Bot. IV (1842) p. 533; Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I |p. 308 ; Taubert in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 195 ;
Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 333.
Entre Dembo et le Kwango, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n) ;
vallée de la Ufwa (affluent de la Pozo) 22 octobre 1901 (Mission Cabra-Michel, n. 62).
126
MIMOSA L.
■ • ' ' ■ ■ . * :
Mimosa àsperata L. Syst. ed. X (1758) p. 1312; Taubert in Engl. PHanzenw. Ost-
Afr. C p. 395 ; Baker in O lie. Fl. trop. Afr. II p. 335.
Mimosa pigra L.; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 309.
Bas-Congo, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
ENTADA Adans.
Entada africana Guill. et Perr . Fl. Seneg. Tent. (1830) p. 233 ; Baker in Oliv. Fl.
trop. Afr. II p. 326.
Congo (Alfr. Dewèvre, s,, n.).
Entada scandens Benth. in Hook. Journ. of Bot. IV (1842) p, 332 ; cf. Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 305; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 325.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1162).,
Entada sudanica Schweinf. Reliquiae Kotschyanae (1868) p. 8 tab. VIII ; Oliver Fl.
trop. Afr. II p. 327.
— — var. pauciflora De Wild. no y. var.
Épis solitaires ou géminés, de 13-14 cm. de long, à rachis pubéruleux, bractéoles
linéaires, caduques, aiguës, de 1 ,5-2 mm. de long, çourtement velues, ciliées.
Kiuiuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, s. n.).,
Obs, — VE. sudanica figuré par G. Schweinfurth dans les Reliquiae Kotschyanae m’a pas,
jusqu’à ce jour; été signalé en Afrique occidentale. La variété que nous avons trouvée dans la collec-
tion J. Gillet se différencie du type par ses épis peu nombreux, plus longs , que ceux figurés par
M. G. Schweinfurth,. mais de la longueur indiquée dans la description de M. Oliver (in Fl. trop. Afr.
loc. cit.). Peut-être cette variété est-elle analogue à la plante signalée dans la Flore d’Afrique, comme
provenant du Zambèze, et caractérisée par ses épis pubéruleux.
PARKIA R. Br.
Parkia filicoidea Welw, in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 324; Hiern Cat. Welw.
Afr. PI. I p. 305; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 324.
Bas-Congo, 1901 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2289); entre Popokabaka et
les chutes François-Joseph, 20 septembre 1902 (L. Gentil, n. 103).
PENTACLETHRA Benth.
Pentaclethra Eetveldeana De Wild. et Th. Dur. Plantae Gilletianae in Bull. Herb.
Boissier, Ser. 2, I (1900) p. 20.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
127
Obs. En décrivant cette espèce nous avions marqué ; « Legumine ignoto. « Les échantillons
envoyés de la Djuma par M. L. Gentil sont munis de fruits qui, bien que non entièrement mûrs, sont
déjà déhiscents.
Ces gousses rétrécies à la base, obliquement arrondies au sommet, sont brun-rouge extérieure-
ment, plus ou moins luisantes, à stries longitudinales peu proéminentes, et mesurent 30-31 cm. de long,
3,5-4 cm. de large, et 8 mm. environ d’épaisseur ; les graines ovoïdes, aplaties, sont logées dans
des subdivisions obliques qu’elles ne remplissent pas entièrement et sont pendantes, attachées dans
l’angle supérieur de la logette.
Pentaclethra macrophylla Benih. in Hook. Journ. Bot. IV (1842) p. 320; Hierri
Welw. Afr. PI. I p. 304; Taubert in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 196; Baker
in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 322.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
ERYTHROP1ILOEUM Afzel.
Erythrophloeum guineense G. Don. Gen. Syst. II (1832) p. 424 ; Taubert in Engl
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 196; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 320.
Bas-Congo, 1900 (Rec. Lieut. Decort, coll. J. Gillet, n. 1242).
Obs. — Cette plante est accompagnée de la note : “ N’Kassa, poison d’épreuve. »
CYNOMETRA L.
Cynometra congensis De Wild. nov. sp.
Arbre à extrémités glabres ou courtement et éparseinent pubescentes. Feuilles
2-juguéeso, à rachis glabre, canaliculé, de 2 à 2,5 cm. de long, folioles sessiles, 'les supé-
rieures plus grandes que les inférieures, coriaces, mates ou à peine luisantes sur la
face supérieure, d'un vert plus foncé au-dessus qu’en dessous, mates sur la face
inférieure, glabres, sessiles, obliquement lancéolées, cunéiformes à la base, rétrécies
au sommet, mais non étroitement acuminées, émarginées, à émarginure peu' profonde,
à lobes non divergents, obtus; folioles inférieures de 2,5-4 cm. de long et 1-1,5 cm. dé
large, les supérieures de 4,5-7 cm. de long et 1,6-2 cm. de large. Fleurs en racèmes
axillaires ou subterminaux, courtement pubescents, de 2,5 cm. au maximum de long.
Pédicelles de 3-5 mm. de long. Bractées largement arrondies, scarieuses, caduques,
de 3-4 mm. de long; bractéoles étroites, oblongues, aiguës. Pétales linéaires, aigus |
étamines dépassant les pétales. Ovaire velu. Fruit inconnu.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cette plante est voisine du C. Mannii Oliv. (cf. Fl. trop. Afr. II p. 317), dont elle
diffère en premier lieu par ses feuilles a deux paires de folioles. Mais on peut encore saisir une
autre différence très nette dans la forme des folioles; celles-ci sont toujours assez brusquement rétré-
cies en un acumen étroit et assez profondément émarginé chez le C. Mannii ; dans la nouvelle
forme du Bas-Congo la foliole se termine insensiblement en un acumen beaucoup plus élargi, moins
émarginé.
128
Cynometra? djumaensis De Wild. nov. sp.
Arbre à rameaux glabres. Feuille à une seule paire de folioles sessiles portées
sur un pédicelle commun de 4-6 mm. de long, glabre ; limbe semi-circulaire,
coriace, ovale-oblong, cunéiforme à la base, acuminé au sommet, non émarginé,
obtus, luisant sur la face supérieure, mat en dessous, à 3-4 nervures principales
basilaires, l’une d’elles formant le bord interne des deux folioles opposées. Inflores-
cence axillaire, bractéolée, bractées inférieures arrondies, glabres sur le dos, ciliées
sur le bord. Fleurs et fruits inconnus.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cette plante, dont nous n’avons pas vu les fleurs, appartient fort probablement au
genre Cynometra. Elle se caractérise en tout premier lieu par ses folioles dont une nervure forme
le bord, caractère qui n’existe à notre connaissance dans aucune autre espèce du genre.
EXPLICATION DE LA FIGURE 6 DE LA PLANCHE XXXIX
Rameau florifère, avec inflorescence jeune; grandeur naturelle.
Cynometra Gilletii De Wild. nov. sp.
Arbre de lm,50 de diamètre, à bois très dur. Feuilles 2-3 juguées, à rachis de
1.5- 5 cm. de long, courtement velu, brunâtre. Folioles distantes de 2-2,5 cm., les infé-
rieures distantes de 3-5 mm. de la base du rachis, courtement pétiolulées, à pétiolule épais,
tomenteux, atteignant parfois 1,5 mm. environ de long; limbe fortement oblique, arrondi
à la base, obtusément acuminé au sommet, d’un vert pâle et luisant sur la face supérieure,
mat sur la face inférieure, à nervation réticulée, nettement visible sur la face inférieure, de
3.5- 11 cm. de long et 2, 2-5, 5 cm. de large, folioles glabrescentes, munies de quelques poils
épars sur les nervures de la face supérieure et sur la face inférieure, en particulier sur les
nervures, folioles inférieures les plus réduites. Inflorescences axillaires ou terminales,
sessiles, courtement velues, à bractées velues, roussâtres, caduques. Fleurs... Fruits
stipités, à stipe de 1 cm. environ de long, velu de même que la gousse, celle-ci oblique,
arrondie à la base, aiguë-cunéiforme au sommet, déhiscente, de 5,5 cm. de long et
2,8 cm. de large, à nervation réticulée apparente, graine solitaire, discoïde, glabre, de
24 mm. de long et 20 mm. de large.
Wambali, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2710).
Obs. — Cette espèce est voisine du C. sessiliflora Harms, décrit par le monographe de Berlin,
sur un échantillon recueilli par Camp, au Congo, et conservé dans l’Herbier du Jardin botanique de
Bruxelles. Elle se différencie par le nombre, la grandeur et la forme des folioles ; en effet, dans la
plante de Camp les folioles sont beaucoup plus étroites relativement à leur longueur, ce qui leur
communique un aspect différent. Il est vrai que les échantillons recueillis par M. Camp sont plus ou
moins avortés, les pédicelles fructifères étant transformés en galles, et que par suite les caractères du
C. sessiliflora sont mal connus.
COPAIFERA L.
Copaifera Demeusei Harms.
Basoko, 27 janvier 1896 (Ém. Laurent).
Obs. —
Arbre à copal.
129
BERLINIA Soland.
Berlima acuminata Solander ex Hook. Fl. Niger (1849) p. 326; Oliv. Fl. trop.
Afr. II p. 293.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3048) ; région du Kwango, novembre 1902 (R. P. Butave, coll. J. Gillet, s. n.).
var. pubescens De Wild. nov. var.
Folioles plus ou moins inéquilatérales, parfois falciformes, glabres sur la face
supeiieure, courtement mais densément tomenteuses sur la face inférieure, à tomentum
roussâtre.
Buete-Kinanga (district de Matadi), 6 octobre 1901 (Mission Cabra-Michel, n. 1).
Obs. — Cette variété, caractérisée par la pubescence très nette de la face inférieure des feuilles,
a été récoltée à la frontière congolo-portugaise, dans le bassin de la Pozo, sur les bords des
rivières; elle y forme un arbre qui peut atteindre 5 à 10 m. de haut. Dans les collections du Jardin
botanique de Berlin il semble exister une forme très analogue recueillie par von Mechow à Pungo
Andango; aucune des formes de Berlinia acuminata récoltées jusqu’à ce jour dans les limites de
1 État du Congo ne possédait des feuilles velues sur la face inférieure.
MACROLOBIUM Schreb.
Macrolobium Dewevrei De Wild. nov. sp.
Grand arbre à feuilles paripennées, à 2 (f. bijugis) ou 3 (f. trijugis) paires de
folioles, courtement pétiolulées, à pétiole de 4-12 mm. de long, épais, duveteux-
brunâtre à l’état jeune, ainsi que le rachis et les jeunes rameaux; limbe oblong ou
elliptique lancéolé, inéquilatéral à la base, arrondi des deux côtés de la nervure ou
arrondi d’un côté, cunéiforme de l’autre, cunéiforme au sommet, glabre sur la face
supérieure, courtement et éparsement velu sur la face inférieure, à nervures nette-
ment proéminentes sur les deux faces, mais beaucoup plus proéminentes en dessous
quau-dessus; folioles de 15-50 cm. de long et 7-18 cm. de large; celles de la paire
inférieure toujours plus petites. Stipules amples, engainant légèrement les rameaux,
connées par le bord interne, coriaces, à nervation longitudinale bien marquée, de 5 cm.
environ de long, munies à la base d’auricules semi-orbiculaires de 3 cm. environ
de large, à nervation divergente, anastomosée. Fleurs Fruits pédonculés, à pédon-
cule latéral de 3,5 cm. environ de long, elliptiques-oblongs, de 16-22 cm. de long
et 6-7 cm. de large dans la partie la plus large vers le sommet de la gousse, celle-
ci très aplatie, arrondie à la base et arrondie-mucronée au sommet, courtement
velue-brunâtre, munie d’une côte très proéminente sur les deux faces et parallèle à
la suture dorsale, distante de celle-ci de 1 cm. au maximum, stries transversales
proéminentes et plus ou moins obliques, anastomosées, réunissant la côte longitudi-
nale à la suture ventrale.
Vieux-Kasongo (Alfr. Dewèvre, n. 949); Lukaya, mars 1901 (J. Gillet, n. 2054).
Obs. Les deux groupes d’échantillons que nous rapportons à cette espèce constituent peut-
être deux types différents; en effet, la plante recueillie par Dewèvre possède des feuilles à trois
17
130
paires de folioles, celle récoltée par J. Gillet n’en possède que deux ; ce nombre reste constant
dans les échantillons relativement nombreux qui se trouvent dans les collections de Bruxelles.
Néanmoins c’est l’échantillon de J, Gillet qui doit être considéré comme type parce que c’est celui
dont nous possédons les fruits; ceux-ci sont assez caractéristiques, et c’est ce qui nous a amené à
créer une espèce nouvelle. Cette dernière a de l’analogie avec le M. stipulaceum Benth. dont le
fruit n’est pas connu et dont le nombre de paires de folioles varie de 3 à 6 ; il rappelle aussi le
M. Zenkeri Harms dont le fruit est également inconnu, mais dont les paires de folioles varient
de 5 à 6. Ces deux espèces sont en outre plus réduites dans les dimensions de leurs organes
foliaires.
D’après Alfr. Dewèvre cet arbre, qui atteint 20 à 30 m. de haut, est dénommé « Mooti » à
Kasongo, « Tacilon « au Tanganika et « Bombari « chez les Ikwangulas. Les peuplades du Tanga-
nika emploient les feuilles pour les toitures. Les rameaux porteraient des productions très visitées
par les fourmis.
EXPLICATION DES FIGURES DES PLANCHES XXX ET XXXI
Planche xxx : Macrolobium Dewevrei f. trijugis.
Fig. 1, — Rameau feuillu, grandeur naturelle.
Fig* 2. — Stipule, grossie deux fois.
Fig. 3. — Foliole d’une grande feuille, grandeur naturelle.
Planche xxxi : Macrolobium Dewevrei f. bijugis.
Fig. 1. — Fragment de feuille, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fruit, grandeur naturelle.
BANDEIRAEA Welw.
Bandeiraea tenuifolia Benth. in Trans. Linn. Soc. XXV (1866) p. 307; Baker in
Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 285.
Kimuenza, mai 1902 (J. Gillet, n. 1182).
BAUHINIA L.
Bauhinia tomentosa L. Sp. pl. (1753) p. 375; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 296;
Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 290.
Route de Tumba-Mani à Popokabaka, 24 avril 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 8).
CASSIA L.
Cassia absus L. Sp. pl. (1753) p. 376; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 292; Baker
in Oliv. kl. trop. Afr. Il p. 279; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 201.
Vallée de la Djuma, 1903 (J. Gillet, n. 2658); environs de Léopoldville, 1902
(J. Gillet, s. n.).
Cassia Kirkii Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 281 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I
p. 294; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 281 ; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 201.
Sanda, mars 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3028).
131
Cassia Mannii Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 272; cf. Hiern Cat. Welw. Afr.
PI. I p. 291 ; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 272.
Sanda, 1902 (Van Houtte, coll. J. Gillet, s. n.).
Cassia mimosoides L. Sp. pl. (1753) p. 379; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 293;
Baker m Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 280 ; Tanb. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 201.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1902 (J. Gillet, n. 3049); Bas-Congo (R. P.
Buta,ye, coll. J. Gillet, s. n.) ; entre Léopoldville et Mombazi (J. Gillet, n. 2562).
PARKINSONIA Plmn.
Parkinsonia aculeata L. Sp. pl. (1753) p. 375; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr II
p. 267.
Bassin du Lomami, Yahisubi, 14 janvier 1903 (L. Gentil).
POINCIANA Tourn.
Poinciana regia Boj. ex Hook. Bot. Mag. (1829) t. 2884; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl.
I p. 289 ; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 366 ; Taub. in Engl. Pflanzenw Ost-
Afr. C p. 202.
Borna (Alfr. Dewèvre, n. 115); Bas-Congo (Ém. Laurent); Kimuenza, octobre-
novembre 1900 (J. Gillet, n. 1731).
Obs. — Cette plante a été confondue par certains collecteurs avec le Caesalpinia pulcher-
rima Sm.
ANGYLOCALYX Taub.
Angylocalyx Schumannianus Harms in Engl, et Prantl Natürl. Fflanzenfam. Nachtr.
(1897) p. 199.
Sanda, 1903 (leg. Fr. Oddon, coll. J. Gillet, s. n.).
DALHOUSIEA Grah.
Dalhousiea africana S. Moore in Journ. Bot. XVIII (1880) p. 2 ; Hiern Cat. Welw.
Afr. Pl. I p. 284.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil et J. Gillet); Kimuenza, mai 1901
(J. Gillet, n. 2175).
BAPHIA Afzel.
Baphia crassifolia Harms.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.) ; Loange (Kasai-Lualaba),
7 janvier 1902 (L. Gentil, n. 28).
Obs. — Arbuste à fleurs à odeur d’orange.
132
CROTALARIA DHL
Grotalaria calycina Sckrank PI. rar. Hort. Monac. (1819) tab. 12 ; Hiern Cat.
Welw. Afr. PL I p. 197; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 15; Taub. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 204.
Entre Tumba et Kimpessi, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.).
Grotalaria comosa Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 34; Hiern Cat. Welw.
Afr. PL I p. 203.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — M. Harms considère les 0. comosa et Dilloniana Baker comme synonymes. La plante
que nous signalons ici paraît devoir se rapporter plutôt au C. comosa qui serait une variété à petites
fleurs du C. Dilloniana ; les fleurs de la forme du Bas-Congo à carène courbée aiguë, arrondie à l’angle,
mesurent 6 mm. depuis la base jusqu’à la courbure et 5 mm. environ de la courbure jusqu’au sommet.
Grotalaria glauca Willd. Sp. pi. III (1800) p. 974; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I
p. 195; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 12; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 204.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2156) ; environs de Léopoldville, août 1902
(J. Gillet, s. n.).
Grotalaria lanceolata E. Mey. Comm. PL Afr. Austr. I (1835) p. 24; Baker in Oliv,
Fl. of trop. Afr. II p. 36; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 207.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3043).
Grotalaria oligostachya Baker in Oliv. FL trop. Afr. II (1871) p. 41; Hiern Cat.
Welw. Afr. PL I p. 204.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.).
Grotalaria ononoides Benth. in Hook. Lond. Journ. Bot. II (1843) p. 572; Hiern
Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 199; Baker in Oliv. FL trop. Afr. II p. 22; Taub. in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 205.
Environs/ de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Grotalaria polygaloides Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 15;
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 190.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 891).
INDIGOFERA L.
Indigofera Butayei De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, à tiges dressées ou étalées, sous-ligneuses à la base, à rameaux
à poils épars, apprimés, grisâtres. Stipules sétacées, persistantes, de 2-3 mm. de
133
long. Feuilles trifoliolées, à pétiole commun de 4-6 mm. de long, les supérieures unifo-
liolées, folioles à pétiolule court de 0,5 mm. à 1 mm. de long, oblongues ou obovales,
obtuses, courtement mucronulées, vertes sur les deux faces, un peu plus foncées au-
dessus quen dessous, à poils apprimés, épars sur les deux faces, de 8-14 mm. de
long et 4-7 mm. de large. Fleurs disposées en racèmes de 1-3 cm. de long, à 10-12 fleurs
environ, à pédicelle de 1,5 mm. de long, étalé ou légèrement réfléchi pendant la
maturation, bractéolé à la base, à bractéole plus courte ou aussi longue que le
pétiole. Calice de 2 mm. de long, divisé presque jusqu’à la base en lobes filiformes;
corolle dépassant le calice. Gousses généralement redressées, de 9-13 mm. de long
et 1-1,5 mm. de large, à poils épars, apprimés, à 6-10 graines.
M’Lemfu, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1208) et Kisantu, 1900
(J. Gillet, n. 960).
Obs. Cette plante, d’après la description que nous venons de donner, appartient au groupe
Tinctoriae des Euindigofera Baker (in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 68). Par son port et la forme
du calice l’J. Butayei se rapproche des I. oxalidea Welw. et trita Z., mais le nombre de graines
contenues dans la gousse différencie l’espèce nouvelle de 1’/. oxalidea , les gousses renferment
3-4 graines seulement, la longueur et la disposition des gousses, la grandeur des folioles différen-
cient facilement Y Indigo fer a trita L., celui-ci possédant des gousses de 24 mm. de long, réfléchies à
maturité, et des folioles de 12 à 24 mm. de long.
Indigofera erythrogrammoides De Wild. nov. sp.
Plante diffuse? à rameaux allongés, à poils assez courts, plus ou moins étalés,
grisâtres. Stipules de 3 mm. environ de long, lancéolées-aiguës, persistantes. Pétiole
court, de 2 mm. environ de long. Feuilles oblongues-elliptiques, de 2-5 cm. de long
et 1-2 cm. de large, aiguës ou subaiguës au sommet, arrondies ou subarrondies à
la base, d'un vert plus foncé et glabres sur la face supérieure, éparsement et cour-
tement velues sur la face inférieure, surtout sur les nervures. Fleurs en inflorescences
axillaires, denses, longuement pédonculées, de 4-6 cm. de long, à au moins 20 fleurs,
à pédoncule aussi long ou plus long que la partie florifère. Fleurs bactéolées à la base,
à bractéoles caduques, à pédicelle grêle de 1 mm. de long. Calice de 3 mm. environ de
long, à lobes lancéolés linéaires, plus longs que le tube. Corolle dépassant le calice,
de 5 mm. environ de long. Fruit inconnu.
Région du Lula-Lumene, février-mars 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3063).
Obs. — Cette espèce, dont nous ne connaissons pas le port, est voisine des Z erythrogramma
Welw. et flavicans Baker; elle se différencie de la première des deux espèces par ses inflorescences
multiflores et par l’absence de pubescence sur la face supérieure de ses feuilles, de la seconde par ce
dernier caractère. Cette absence de villosité éloigne notre plante de VI. bongensis Kotsch. et Peyr.
(de la région du Nil, mais a été récolté également dans le Soudan français par Lécard), qui a avec
elle beaucoup de ressemblance.
Indigofera moeroensis De Wild. nov. sp.
Plante sous-ligneuse à la base, à rameaux étalés, de 15-20 cm. de long, densé-
ment velus-brunâtres à la base, à poils étalés, velus argentés vers le sommet, à poils
appliqués. Stipules sétacées de 5-6 mm. environ de long, persistantes. Feuilles 3-5,
134
foliolées, assez rapprochées, pétiole commun de 6-8 mm. environ de long; pétiolule
court ou nul, de moins de 1 mm. de long; folioles coriaces, d’un vert pâle argenté,
à poils apprimés sur les deux faces, aiguës à la base et au sommet, les latérales
opposées, celles de la base naissant tout près de la tige, de 12-16 mm. de long et
2-3,5 mm. de large. Fleurs disposées en racèmes de 6-10 fleurs, solitaires ou géminées
à l’aisselle des feuilles, de 1-5 cm. de long, plus longs que les feuilles, sauf quand ils
sont géminés, l’un des deux restant court. Fleurs bractéolées à la base, à bractéole
petite, caduque, sétacée, de 2 mm. environ de long. Pédicelle velu comme les feuilles,
de 1 mm. de long, calice de 3-4 mm. de long, velu-argenté, à segments linéaires beau-
coup plus longs que le tube. Corolle Ovaire velu, argenté. Fruit
Lac Moero, septembre 1900 (Ct Verdick).
Obs. — Cette espèce, d’après les caractères que nous avons exposés, appartient au groupe Steno-
phyllae des Euindigofera {Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 67), elle devra se ranger dans le
voisinage de 7. Welwistschii Baker et psilostachy a Welw., mais elle se rapprocherait plus de l’J. Wel-
witschii. Elle se différencie par ses folioles au nombre de 3 à 5 et son indûment caractéristique de
la base des tiges.
Indigofera variabilis De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, de 30-40 cm. de haut, diffuse, rameuse, à rameaux grêles,
velus, à poils épars. Stipules de 3,5-4 mm. de long, sétacées, persistantes. Pétiole
commun de 5-7 mm. de long jusqu’à l’insertion des folioles inférieures; folioles au
nombre de 3 ou 5, linéaires ou elliptiques, de 9-17 mm. de long et 1-5 mm. de large,
cunéiformes à la base et au sommet, celui-ci plus ou moins mucroné, à poils étalés-
apprimés, blanchâtres, non denses. Fleurs au nombre de 8-13 disposées en racème grêle,
de 6-8 mm. de long, à pédicelle de 3-4 mm. de long, étalé ou réfléchi après l’anthèse,
muni à la base d’une bractée linéaire, sétacée, de 1 mm. environ de long, ciliée, persis-
tante. Calice de 1,5 mm. de long, muni de quelques poils blanchâtres, hispide, à lobes
aigus-linéaires, plus longs que le tube. Corolle rosée, de 3 mm. environ de long, à
étendard glabre plus court que les ailes et la carène, celle-ci très aiguë. Gousse linéaire,
hispide, de 20-25 mm. de long et 1 mm. de large, aiguë au sommet.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 734).
Obs. — Cette espèce est voisine de YI. Welwitschü Baker (in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 84),
mais en diffère d abord par le nombre de folioles des feuilles moyennes généralement de 3, et par la
longueur des lobes calicinaux qui sont beaucoup plus courts que dans les échantillons authentiques
de la plante de Welwitsch que nous avons pu étudier à Berlin.
Indigofera capitata Kotschy in Sitzb. Acad. Wien, Math. -Nat. LI Abth. 2 (1865)
p. 365; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 208 ; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II
p. 75 ; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 209.
Bas-Congo, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2327); environs de
Léopoldville (J. Gillet, 1902, s. n.) ; région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R.
P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3066).
135
Indigofera congesta Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 70;
Hiern. Cat. Welw. Afr. pi. I p. 206.
Kisantu, 1900 et juin 1901 (J. Gillet, n. 811 et 2213); Kimuenza, avril 1900
(J. Gillet, n. 776); environs de N’Lemfu, 1900 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
n. 1209).
Indigofera congolensis De Wild.
Environs de N’Lemfu, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1194).
Indigofera erythrogramma Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 73 ;
Hiern. Cat. Welw. Afr. PI. I p. 207.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.); Kimuenza, mai 1901 (J.
Gillet, n. 2147).
Indigofera Garckeana Valke in Oesterr. Bot. Zeitschr. XXIX (1879) p. 222 ; Taub.
in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 211.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1295); environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet,
s. n.).
Indigofera Gilletii De Wild. et Th. Dur.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3062).
Indigofera hirsuta L. Sp. pl. (1753) p. 751; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 212;
Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 88; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 210.
Environs de Eala, avril 1902 (M. Laurent, n. 4).
Obs. — M. M. Laurent décrit les fleurs de cette plante comme roses.
Indigofera procera Schum. et Thonn. Beskr. Guin. Pl. (1827) p. 365; Hiern Cat.
Welw. Afr. Pl. I p. 207; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 71.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3097) ; environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2670).
Indigofera Schimperi Jaub. et Spach Illustr. V (1857) p. 94 tab. 484; Baker in
Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 93.
Lukafu, août 1899 et 1900 (Ct Verdick; n. 61) ; vallée du Lofoi, 1891 (Capt.
Descamps).
136
MILLETTIA Wight et Am.
Millettia breviflora De Wild. nov. sp.
Plante glabre, à rameaux ligneux subcylindriques. Feuilles imparipennées, à quatre
paires de folioles, à rachis de 15-18 cm. de long, glabre, pétiolules non stipellés, de
7-8 mm. de long, opposés ou subopposés, glabres ; limbe elliptique, arrondi à la base,
obtusément cunéiforme au sommet ou acuminé, glabre et luisant sur les deux faces,
à 4-7 nervures latérales, plus proéminentes en dessous qu au-dessus, de 5-10 cm. de
long et 2, 3-4, 7 cm. de large. Inflorescence en panicule ample terminale d’une ving-
taine de centimètres de long, ramifiée, à rameaux de 1 à 4 cm. de long, courte-
ment brunâtres, pubescents, à fleurs courtement pédicellées, à pédicelles atteignant
2 mm. de long; calice campanulé pubéruleux, de 3-3,5 mm. de long, à dents trian-
gulaires petites, les deux supérieures confluentes. Corolle brunâtre à 1 état sec, à
étendard environ deux fois aussi long que le calice, glabre, ailes et carène glabres
et environ aussi longues que l’étendard. Ovaire densément velu. Fruit inconnu.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2845).
Obs. — Le M. breviflora appartient au groupe des M. Zenkeridna Harms et micranlha Harms
(in Engl. Bot. Jahrb. XXVI p. 290 et 291), mais tandis que chez le dernier les folioles sont au nombre
de 3 à 5y elles sont au nombre de 7 à 11 chez les autres; la forme même de ces folioles est suffi-
sante pour différencier les M. breviflora et Zenkeriana , elles sont beaucoup plus cunéiformes à la
base chez le M. Zenkeriana que chez le M. breviflora et beaucoup moins longuement acuminées
chez cette dernière espèce.
Millettia Cabrae De Wild. nov. sp.
Arbuste de 2 à 3 mètres de haut, à rameaux pubescents-brunâtres. Feuilles à
rachis de 9-12 cm. de long, velu, à 3-5 paires de folioles, courtement pétiolulées, à
pétiolule de 2-3 mm. de long, pubescent, muni de stipelles courtes, velues. . Folioles
ovales-oblongu.es, acuminées, obtuses, apiculées, arrondies ou subcordées à la base,
glabres sur la face supérieure, velues-séricées sur la face inférieure, à nervures plus
proéminentes au-dessous qu’au-dessus, de 3,5-7 cm. de long et 2-2,8 cm. de large.
Fleurs en panicule terminale? à rameaux ferrugineux-séricés, courtement pédicellées,
à pédicelles velus-séricés brunâtres ; bractéoles calycinales basilaires de 1-2 mm. de long,
densément velues-séricées, brunâtres, de 8 mm. environ de long, calice densément velu-
séricé, brunâtre, à dents de 2,5 mm. environ de long, subaiguës, les deux supérieures
soudées au delà de la moitié de leur longueur. Corolle glabre; étendard de 13 mm.
de long et 11-12 mm. de large, a onglet grêle d’un brun noirâtre à l’état sec, bordé
et strié de . blanc ; carène environ aussi longue que l’étendard, un peu plus longue
que les ailes, de , même couleur que l’étendard. Étamine vexillaire soudée dans sa
partie médiane avec les autres, formant un tube autour de l’ovaire, très courtement
stipité, très velu, se 'terminant insensiblement en un style glabre.
Forêt d’Inteba, saison des pluies (Cabra, n. 110).
Obs. — Cette plante a, par la pubescence soyeuse de la face inférieure de ses folioles, par la
forme de son calice certaine analogie avec le M. bipindensis Harms (in Engl. Bot. Jahrb. XXXIII
p. 169) et par suite avec le M. Dinklagei Harms et le M. Harmsiana que nous avons décrit plus
137
haut; la comparaison des descriptions des deux dernières plantes avec celle du M. Cabrae fera faci-
lement saisir les différences. La forme et le nombre des folioles différencient les M. Cabrae et bipin-
aensis Harms, dont nous avons pu étudier à Berlin les échantillons authentiques.
On pourrait également comparer cette plante avec le Lonchocarpus Teuszii Büttn. qui possède
des folioles densément velues-séricées sur la face supérieure.
Millettia Demeusei De Wild. nov. sp.
Liane glabre, à rameaux subcylindriques, à écorce brunâtre, à lenticelles pâles,
assez nombreuses. Feuilles imparipennées, à 4 paires de folioles, à rachis de 18-
20 cm. de long, glabre, pétiolules non stipellés, de 7-8 mm. de long, opposés, glabres;
limbe elliptique ou obovale, subarrondi à la base, arrondi et brusquement acuminé
au sommet, acumen court, obtus, glabre et assez mat sur les deux faces, à 8-9 nervures
latérales plus proéminentes en dessous qu’au-dessus, de 8-11 cm. de long et 2,5-
5 cm. de large. Inflorescences en racèmes axillaires, de 18-27 cm. environ de long,
aussi longs ou plus courts que les feuilles à l’aisselle desquelles ils se développent,
simples, à rachis brunâtres, pubescents, à fleurs fasciculées, à pédicelles de 3-5 mm.
de long, velus-brunatres ; calice campanulé, pubescent, de 4 mm. environ de long, à
dents obscures, aiguës, les deux supérieures confluentes. Corolle rose, à étendard de
12 mm. environ de long et 9 mm. environ de large, velu sur le dos, ailes très
étroites, un peu plus courtes que l’étendard, carène plus courte que l’étendard et
velue vers 1 extrémité. Étamines toutes soudées par leurs filets ; ovaire densément
velu, à style glabre.
Monongueri, juin 1891 (F. Demeuse, n. 413).
Obs. — Cette espèce doit se classer dans le groupe auquel il faut rapporter le M. macrophylla
Hook. f. (cf. Hook. Niger Fl. tab. 32-33) et le M. Mannii Baker; elle est en effet- très glabre dans
toutes ses parties, sauf dans ses inflorescences, et ne possède pas de stipelles. Mais chez le M. macro-
phylla les folioles sont plus nombreuses et les fleurs beaucoup plus grandes ; chez le M. Mannii les
folioles sont encore plus nombreuses, à 8 paires, et relativement plus étroites.
Millettia dubia De Wild. nov. sp.
Tiges ligneuses, sub cylindriques, glabres, mais tomenteuses brunâtres à l’état jeune,
à écorce s’exfoliant avec l’âge, demeurant grisâtre. Feuilles à rachis de 8-19 cm. de
long, courtement velu, à 2-4 paires de folioles (type 4 paires de folioles ; f. latifo-
liolata à 2-3 paires de folioles), à pétiolule de 5 mm. environ de long, velu-séricé,
stipellé; folioles oblongues-lancéolées, de 7-15 cm. de long et 3-6 cm. de large, glabres
sur la face supérieure, densément velues, séricées sur la face inférieure, longuement
acuminées, cunéiformes à la base. Inflorescence en panicule terminale simple ou peu
ramifiée, à fleurs disposées en fascicules sur de petits rameaux courts, de 4 mm.
environ de long, dressés le long du pédoncule commun, à pédicelle très court ou
nul, accrescent après l’anthèse. Calice et corolle inconnus. Fruit déhiscent, de 8-10 cm.
de long et 2,5-3 cm. environ de large, aigu au sommet, cunéiforme à la base, velu,
à poils courts, brunâtres, à stries obliques, à 1-3 graines noirâtres, plates, lisses et
glabres, subcirculaires, de 12-13 mm. de diamètre.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2875, et L. Gentil, s. n.) ; environs
de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet).
18
13$
'■ Obs. — . Nous' possédons deux formes de cette espèce, l’une récoltée dans la Djuma et dont
certaines, feuilles sont très étroites . et longuement acuminées, une autre qui nous a été envoyée
comme provenant des environs de Léopoldville et qui se différencie par ses feuilles beaucoup plus,
larges et beaucoup moins longuement acuminées. La seconde, qui constitue peut-être une espèce
différente et que nous avons désignée sous le nom de M. dubia î. latifoliolata, possède des fruits
absolument semblables à ceux de la première forme. Par la pubescence particulière de la face infé-
rieure des folioles le M. dubia rappelle le M. Rarmsiana et par suite le M. Dinklagei , mais
l’inflorescence et le nombre de folioles stipellées permettent une différenciation facile, même en l’absence
de fleurs.
Millettia Duchesnei De Wild. nov. sp.
Arbuste d’environ 2 mètres de haut, à rameaux cylindriques, courtement pubes-
cents, devenant glabres. Feuilles à rachis de 10-17 cm. de long, glabrescent, à trois
paires de folioles, courtement pétiolulées, à pétiolule de 5-6 mm. de long, à poils
brunâtres, étalés, muni de stipelles linéaires de .3-4 mm. de long, velues. Folioles
latérales ovales-elliptiques, assez brusquement acuminées, à acumen obtus, apiculé,
arrondies à la base, foliole terminale obovale, cunéiforme a la base, arrondie, brus-
quement acuminée au sommet, à acumen obtus, apiculé, les inférieures plus petites
que les supérieures, de 5-11 cm. de long et 2,8-7 cm. de large, glabres sur la face
supérieure, sauf sur la nervure médiane peu proéminente de même que les nervures
latérales, celles-ci au nombre de 6-7, de chaque côté de la nervure médiane, face infé-
rieure à poils courts, apprimés, à nervures plus proéminentes en dessous qu au-dessus.
Inflorescence en épi, terminale, non ramifiée, dépassant les .feuilles supérieures, de
27-35 cm. de long, à rachis velu, a pédoncule nu, plus ou moins développé. Fleurs
en fascicules assez rapprochés, les unes sessiles, les autres à pédicelle' atteignant
2 mm. environ de long. Calice muni à la base de deux bractéoles veluès, à poils
brunâtres séricés, de 5 mm. environ de long, entourant le calice dans le bouton et
caduques ; calice densément velu, de 8-9 mm. environ de long, à 5 dents, les deux
supérieures soudées dans la plus grande partie de leur longueur, dents supérieures et
latérales de 2,5 mm. environ de long, ces dernières triangulaires aiguës, dent infé-
rieure lancéolée aiguë, de 3-3,5 mm. de long. Fleurs violacées (bouton), à étendard,
ailes et carène glabres; ovaire densément velu. Fruit inconnu.
Route de la Tshopo à Stanleyville, 13 décembre 1898 (É. Duchesne, n. 4).
Obs. — Cette espèce se caractérise par son inflorescence terminale en épi, par ses feuilles à, folioles
peu nombreuses, et par son calice assez développé. Par ce dernier caractère elle rappelle certains Lon-
chocarpus ; en l’absence de fruits il . n est pas possible de déterminer avec certitude à quel genre
appartient cette plante.
Millettia Gentilii De Wild . nov. sp.
Plante de 3 mètres de haut, à rameaux jeunes ferrugineux-pubescents. Feuilles
de 18 cm. environ de long, à rachis de 10 cm. environ de long et velu. Folioles
aii nombre de 9, non stipellées, à pétiolule de 5 mm. environ de long, velu, à
limbe obovale-oblong, de 5-7,5 cm. de long et 22-34 mm. de diamètre, assez brus-
quement, courtement et obtusément acuminé, glabre sur la face supérieure, épar-
sement velu sur la face inférieure au moins sur les nervures proéminentes. Fleurs
m
disposées en pamcules ramifiées, axillaires, aussi longues que les feuilles, à indûment
errugineux, court. Fleurs fasciculées sur un bourrelet. Pédicelles de 3-4 mm. de long,
duveteux-ferrugineux. Calice campanulé, de 3-4 mm. de long; finement pubescent-
errugineux, à dents deltoïdes, courtes, aiguës, muni à la base de deux petites brac-
teoles ovales, de 1 mm. environ de long, caduques. Corolle lilas, à étendard de
13-14 mm. de long et de 11 mm. de large, courtement velu sur le dos à l’extrémité,
ailes et carène un peu plus courtes que l’étendard, ailes .glabres, carène velue à l’ex-
trémité. Etamine vexillaire libre à la base, soudée dans sa partie médiane, libre vers
le sommet. Fruit inconnu.
Loange (Lualaba-Kasai), 5 janvier 1902 (L. Gentil, n. 29).
Obs. — La détermination des espèces du genre Millettia est des plus difficiles, car il est impos-
sible de distinguer, en 1 absence de fruits, le Millettia du Lonchocarpus. Néanmoins il nous .a semblé
qu aucune des espèces créées dans ces deux genres ne concordait avec la plante que nous venons
de décrire et que celle-ci avait le plus d’affinités avec certaines formes de Millettia , en particulier
avec le Millettia inophylla Welw., qui est une forte liane à fleurs plus petites, surtout à étendard
moins large.
Millettia Harmsiana De Wild. nov. sp.
Plante à rameaux cylindriques, courtement ferrugineux-pubescents à l’état jeune.
Feuilles imparipennées, à rachis de 5-14 cm. environ de long, courtement pubes-
cent, à 3-5 paires de folioles opposées, stipellées, à stipelles de 3 mm. environ de
long, à folioles obovales-oblongues, glabres sur la face supérieure, brunâtres et velues-
soyeuses sur la face inférieure, acuminées, obtuses, de 5-11 cm. de long et 2,2-
5,5 cm. de large, à nervures peu marquées sur la face supérieure, au nombre de
12 environ de chaque côté de la nervure principale, proéminentes sur la face infé-
rieure. Fleurs disposées vers le sommet des rameaux, en racèmes axillaires et termi-
naux, de 15 cm. de long, formant par leur réunion une ample panicule florale
ramifiée, à rachis courtement ferrugineux-pubescent. Fleurs disposées le long de
courtes ramifications dressées, sessiles ou presque sessiles ; calice de 5-6 mm. de
long, muni à la base de deux bractées largement ovales, assez longtemps persis-
tantes, de 1,5-2 mm. de long et de large, divisé jusque vers le milieu en 5 lobes
ovales subobtus, les deux supérieurs soudés sur la plus grande partie de leur lon-
gueur. Calice séricé-velu extérieurement, velu sur la face interne des lobes calicinaux,
glabre à la base. Étendard glabre, de 10 mm. environ de long, carène et ailes
glabres, un peu plus longues que l’étendard; étamine vexillaire libre à la base; soudée
vers le milieu avec les autres en un tube glabre; ovaire densément velu, se termi-
nant insensiblement en un style glabre. Fruit inconnu.
Obs. — Par le revêtement soyeux de la face inférieure de ses folioles le M . Harmsiana rap-
pelle le M . Dinhlagei Harms (in Engl. Bot. Jahrb. XXVI p. 287), dont il diffère immédiatement par
la présence de, stipelles. Il se distingue aussi de la plupart des autres Millettia par son calice très
développé, mais à lobes cependant moins allongés que ceux du M. Dinklagei Harms. La soudure des
lobes supérieurs du calice pourrait peut-être faire rapprocher cette plante de certaines espèces du genre
Lonchocarpus ; en l’absence de fruits il n’est pas possible de certifier le rapprochement.
140
Millettia congolensis' De Wild. et Th. Dur . Plantae Dewevreanae (1901) p. 61.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n. et J. Gillet, n. 2852); Sanda,
mars et avril 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, 3033 et 3113); Sadi (Inkissi, sud-
ouest de Tumba-Mani), 10 août 1902 (coll. Cabra-Michel, n. 33).
Obs. — Nous rapportons ces diverses plantes au type récolté par Dewèvre et décrit dans les
« Reliquiae Dewevreanae » p. 61. Nous serons cependant pour cela forcé d’élargir un peu la descrip-
tion princeps, car les formes de la Djuma se caractérisent par des folioles insensiblement et longue-
ment acuminées, au nombre de 2 à 3 paires, et par un indûment brunâtre des jeunes tiges, des rachis
foliaires, des bourrelets moteurs et des pétiolules, ces derniers étant glabres dans le type. Les formes
de Sanda et de Sadi se rapprochent davantage du type pour la forme des feuilles, mais elles en diffèrent
par la pubescence des bourrelets moteurs et des pétioles. Cependant, certaines formes recueillies par
J. Gillet à Kisantu semblent, au point de vue de la pubescence, établir le passage entre les deux
extrêmes.
Millettia Thonningii Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 128; cf. Iliern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 225 et 230.
Kimuenza, 1901 (J. Gillet, n. 2193); environs de Léopoldville, juillet 1902
(J. Gillet, n. 2532); environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 52).
Obs. — Dans les environs d’Eala, cette Légumineuse qui se développe en forte liane, porte le nom
indigène de « M’Banza. »
Millettia Teuszii [Büttn) De Wild. nom. nov.
Lonchocarpus ? Teuszii Büttn. in Verhandl. Bot. Ver. Brandenb. XXXII (1891) p. 51.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 605).
Obs. — Cette espèce, trouvée d’abord au bord du Leresi dans le San-Salvador, par Büttner lui-
même, a été retrouvée par von Mechow sur le Kwango; elle a été revue depuis plusieurs fois dans
1 État du Congo, où les deux formes à feuilles larges et à feuilles étroites se rencontrent.
On n avait point observé de fruits de cette espèce et, en raison de cette absence, M. Büttner avait
fait suivre le nom générique d’un point d’interrogation.
Le n. 605 de la collection J. Gillet (Kisantu) est accompagné de fruits, ceux-ci nettement déhis-
cents, ne peuvent pas laisser de doute quant à l’emplacement de l’espèce. On pourra donc ajouter
à la description très complète publiée par M. Büttner, les caractères suivants observés sur les fruits.
« Infrutescence accrescente, fruit généralement unique par coussinet, à pédoncule
de 12-18 mm. de long et 2,5-3 mm. de diamètre, pubéruleux, brunâtre ; gousses de
17-20 cm. de long, 20-35 mm. de large et 3-4 mm. d’épaisseur, rétrécies, cunéi-
1 ormes à la base, acuminées au sommet, courtement velues, à indûment d’un brun
rougeâtre. Graines plates, brunâtres, plus ou moins luisantes, de 2 cm. environ de
large. »
Nous nous empressons de remercier M. le prof. I. Urban et M. le Dr Diels de
1 amabilité qu ils ont eue de comparer des fragments de nos échantillons congolais,
avec les authentiques conservés à Berlin.
141
CYCLOCARPA A fz.
Cyclocarpa stellaris Afz. ■ cf. Tcrnb. in Engl, et Prantl III p. 320.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2121).
SESBANIA Scop.
Sesbania affïnis De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, dressée, rameuse, à rameaux à poils dressés-apprimés, devenant
glabres avec 1 âge. Feuilles à rachis de 8-11 cm. de long, courtement velu, à poils appri-
més, à 25-35 paires de folioles, velues sur les deux faces, obovales-elliptiques, cunéiformes
à la base, assez brusquement arrondies au sommet, mucronées, de 3-9 mm. de long
et 1,3-2, 3 mm. de large. Inflorescences grêles, disposées à l’aisselle de feuilles supé-
rieures souvent réduites, à 5-6 paires de folioles, de 5-6 cm. de long, portant 2-4 fleurs
espacées, à pédicelle grêle, courtement velu à l’état jeune, de 5-6 mm. de long,
accrescent. Calice muni à la base de deux bractéoles courtes, linéaires, caduques ;
calice velu extérieurement et sur les bords, à dents triangulaires-aiguës, plus courtes
que le tube. Corolle a étendard de 15-16 mm. de long et de 14 mm. environ de
large, assez longuement onguiculé, d’un beau jaune tacheté de pourpre ; ailes plus
courtes que l’étendard et que la carène, celle-ci à courbure forte vers le quart anté-
rieur. Fruit allongé, 14-18 cm. de long et 1,7-2, 5 mm. de large, très aigu au
sommet, à valves arrondies sur le dos, à graines noires, séparées par un étrangle-
ment interne net, ne se marquant guère extérieurement, si ce n’est par suite d’avor-
tement de graines, ce qui rend les gousses toruleuses.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2626).
Obs. — Cette espèce appartient au groupe du S. jpunctata DC. (cf. Baker in Oliv. Fl. trop. Afr.
II p. 133); elle s’en différencie par ses folioles réduites, par la grandeur de ses fruits et par sa villosité.
Elle paraît également se rapprocher du S. microphylla Harms, signalé sans description par
M. Harms, dans le rapport du voyage de M. Baum au Kunene-Zambèze (Kunene-Sambesi Expédi-
tion p. 260), mais chez cette espèce qui possède également de petites folioles, celles-ci sont glabres.
Sesbania aegyptiaca {Poir.) Pers. Syn. PI. II (1807) p. 316 ; Eiern Cat. Welw. Afr.
PL I p. 231 ( Sesban aegypticus Poir.)\ Baker in Oliv . Fl. trop. Afr. II p. 134;
Taub. m Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 213.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2575).
TEPHPOSTA Pers.
Tephrosia nseleensis De Wild. nov. sp.
Plante vivace, sous-ligneuse à la base, à rameaux dressés, de 40 cm. environ
de haut, à poils épars, apprimés sur les parties adultes, denses sur les parties jeunes,
à feuilles linéaires, coriaces, velues sur les deux faces, Jde 12-16 cm. de long, rétrécies
142
à Ici base, aiguës au sommet, do 3 mm. environ do diamètre, a stipules linéaires,
persistantes, aiguës, atteignant 10 mm. de long. Fleurs axillaires, généralement soli-
taires, très courtement pédicellées ou terminales, à l’aisselle dè bractées plus ou moins
réduites. Calice densément velu-séricé, de 8-9 mm. de long, â dents linéaires, aiguës,
plus longues que le tube, l’inférieure atteignant 6-7 mm. de long. Corolle à étendard
fortement velu-séricé extérieurement, de 15 t mm, environ de long ; carène et ailes
glabres, celles-ci plus courtes que la carène. Ovaire densément velu, terminé par un
style velu presque jusqu’au sommet.
Bassin de la Nsele, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1448).
Obs. — Cette plante, dont nous n’avons en herbier qu’un seul exemplaire à plusieurs rameaux,
possède une fleur développée en mauvais état et des boutons. Elle se caractérise par ses feuilles linéaires.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XX^VI
Plante fleurie; grandeur naturelle.
Tephrosia bracteolata GuiU. et Perr. Fl. Seneg. Tent. I (1830) p. 194 ; Taub. in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C. p. 211; ef. Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 221;
Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 116,
Environs de Kimuenza, janvier, mars et mai 1901 (J. Gillet, n. 1965 et s. n ).
Tephrosia elegans Schum. in Schum. et Thonn. Beskr. Guin. PL (1827) p. 376;
cf. Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 223; Baker in Oliv. FJ. trop. Afr. II p. 118.
Bas-Congo, 1901 (Rec. R. P. Butaye, J. Gillet, n. 2249) ; environs de Léopold-
ville, 1902 (J. Gillet, s. n.).
Tephrosia lupinifolia DC . Prod. regn. veget. II (1825) p. 255 ; Taub. in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 211; cf. Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 219; Baker in
Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 107.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2158).
AESCHYNOMENE L.
Aeschynomene glandulosa De Wild. nov. sp.
Plante frutescente, à rameaux velus, à poils glanduleux, renflés à la base.
Feuilles de 6-8 cm. de long, composées-pennées, à rachis velu, glanduleux, folioles au
nombre de 8 paires environ, opposées ou alternes, obovales, inéquilatérales, glabres
sur les deux faces, sauf sur les bords ciliés, à poils à base glanduleuse, plus foncées
au-dessus- qu en dessous, à nervation bien visible, arrondies ou subcunéiformes à la
base, arrondies et courtement apiculées au sommet, de 8-15 mm. de. long et 4-10 mm.
de large. Fleurs disposées en panicules rameuses, à rameaux glanduleux- velus, à
143
pedicelle velu s allongeant après l’anthése, de 8-15 mm. de long. Calice -éparsement
velu et- cilié, sur les' bords, lobe supérieur de 6 mm. environ de long, émarginé au
sommet, lobe inférieur plus court, trilobé. Étendard émarginé, de 13 mm. environ de
ong et 8 mm. de large, environ aussi long ou un peu plus court que les ailes et
a carène, muni, de même que les autres pièces de la corolle, de glandes marginales
sessiles ou terminées en un cil court. Fruit obovale-oblong, stipité, à stipe velu,
articule au haut du stipe, glabre, à. suture dorsale presque droite, à suture ventrale
fortement recourbée, terminé latéralement au sommet par la base du style persistante,
a aile nette de 1 mm. de large; légume de 18-25 mm. de long, stipe non compris,
et de 10-12 mm, de large, renfermant une seule graine.
Katanga, 1900 (Cf Verdick, s. n.).,
Obs. Cette espèce paraît affine -surtout de VAe. Baumii Harms (in Kunene-Sambesi Exped.
p. 261), mais elle diffère par ses folioles plus nettement glanduleuses sur les bords; ces folioles sont
également un peu plus développées et la villosité très accentuée du pétiole commun donne, quand on
compare les deux plantes, un aspect très particulier à la forme du Katanga.
Aeschynomene Butayei De Wild. nov. sp.
Plante frutescente, à rameaux velus, à poils étalés, non renflés à la base.
Feuilles de 3-5 cm. de long, composées-pennées, à rachis velu, folioles au nombre
de 5-7 paires, opposées ou alternes, obovales-oblongues, inéquilatérales, glabres sur
les deux faces, sauf sur les bords ciliés, à poils non glanduleux à la base, plus
foncées au-dessus qu’en dessous, à nervation peu accentuée au-dessus, arrondies ou
subcunéiformes à la base, arrondies ou légèrement émarginées, courtement apiculées,
de 8-11 mm. de long et 4-5 mm. de large. Fleurs disposées en panicules rameuses
axillaires, formant une ample inflorescence terminale feuillée, à rameaux velus, à
pédicelle velu, de 10-12 mm. de long. Calice éparsement velu et cilié sur les bords,
lobe supérieur de 6 mm. environ de long, émarginé au sommet, lobe inférieur plus
court, trilobé. Étendard émarginé de 10 mm. environ de long, ailes de 12 mm.
environ de long, carène de 11 mm. de long, toutes les pièces de la corolle, parti-
culièrement la carène, ciliées sur les bords. Fruits inconnus.
Bas-Congo, 1901 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2236).
Obs. — Cette espèce, appartenant au même groupe que la précédente, est également voisine du
Ae. Baumii Harms; les feuilles sont egalement plus velues que dans le type de M. Harms. Les
bords ne possèdent pas les glandes si caractéristiques de VAe. glandulosa Nob.
Aeschynomene Gilletii De Wild . mov. sp.
Plante sous-ligneuse?, à rameaux dressés-, velus, non épineux, à poils jaunâtres,
étalés. Stipules lancéolées, persistantes, éperonnées à la base, aiguës au sommet et
à la base, de, 10-12 mm. de long. Feuilles à raqhis velu, de 4-5 cm. de long, à
poils épars, rigides, folioles naissant près de la base du rachis, au nombre de
20-26 paires, elliptiques, arrondies à la base et au sommet, subéquilatérales, glabres sur
les deux faces, sauf sur les bords ciliés, de 4-5,5 mm. de long et 1,5 mm. de large.
144
H
Fleurs solitaires, à pédicelle grêle de 1 cm. environ de long, à poils raides, étalés.
Calice muni à la base de deux bractéoles ovales-lancéolées, de 3-4 mm. de long et
1 mm. de large à la base. Calice fendu presque jusqu’à la base, à deux lèvres, l’in-
férieure de 9 mm. environ de long et 2 mm. de large, ovale-aiguë, entière, velue
et ciliée, glabre intérieurement, lèvre supérieure environ aussi longue, velue sur le
dos et à l’extrémité, glabre sur les bords d’aspect scarieux. Corolle à étendard
glabre, pâle, jaunâtre à l’état sec, de 13-15 mm. de long et 15 mm. environ de
large, A ailes plus courtes que l’étendard, glabres, de 8 mm. environ de long,
carène violacée, de 15 mm. de long, éparsement velue, surtout sur les sutures et
à l’extrémité, celle-ci obtuse. Fruit inconnu.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2676).
Obs. — Cette espèce est, comme on peut le voir par la description que nous venons d’en donner,
intermédiaire entre V Herminiera Elaphroxylon (G-uill. et Perr. = Aeschynomene Elaphroxylon Taub.)
et les Euaeschynomene ; elle paraît devoir se ranger dans le voisinage de YAe. acutangula Welw.
(in Baker ex Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 146) dont elle se différencie facilement par les fleurs plus déve-
loppées, et par les folioles moins développées. Elle a peut-être certaines ressemblances avec YAe. cristata
Yatke, dont nous n’avons pu comparer la description et les types originaux.
Aeschynomene elaphroxylon (Guill. et Perr.) Taub. in Engl . et Prantl Natürl. Pflan-
zenfam. III, 3 (1894) p. 317 et in Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 215.
Lubue (Kasai) (L. Gentil, 3 janvier 1902, n. 32); entre Léopoldville et Mombazi,
1902 (J. Gillet, n. 2547).
Aeschynomene lateritia Harms in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1899) p. 292.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2190); environs de Kisantu, 1902 (J. Gillet,
n. 2340).
Aeschynomene sensitiva Sw. Fl. Ind. ooc. III (1806; p. 1276; Baker in Oliv. Fl.
trop. Afr. II p. 147.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2551).
DESMODIUM Desv.
Desmodium barbatum Benth. et Oerst. in Kjoeb. Vidensk. Meddel. (1853) p. 18;
Taub. in Engl . Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 216,
Bas-Congo, 1901 (J. Gillet, n. 2018).
Desmodium dimorphum Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 161;
ef. Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 240.
Sanda, avril 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3115bis).
145
Desmodium lasiocarpum DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 328 ; cf. Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 241 ; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 162.
Région Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendriekx, coll. J. Gillet, n. 3042).
Desmodium mauritianum DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 334; Taub. in Engl.
Pflanzenw. Ost. Afr. C p, 216; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 242 ; Baker in Oliv.
Fl. trop. Afr. II p. 164.
Environs d’Eala, avril 1902 (M. Laurent, n. 5).
Obs. — Nom indigène « Bosasa ».
Desmodium paleaceum Guill. et Perr. Fl. Seneg. Tent. (1830) p. 209 ; Taub. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 217; cf. Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 242 ; Baker in Oliv.
Fl. trop. Afr. II p. 166.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2642).
Desmodium triflorum DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 334; Taub. in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 217 ; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 166.
Environs de Kisantu, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2339); entre
Kisantu et Popocabaca, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2291); région de
Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendriekx, coll. J. Gillet, n. 3056).
PSEUDARTHRIA Wight et Am.
Pseudarthria confertiflora Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 167.
Bas-Congo, 1901 (coll. J. Gillet, s. n.).
Obs. — Les échantillons récoltés par J. Gillet sont très comparables à ceux récoltés dans le nord-
est par M. G. Schweinfurth et à Mukenge par Pogge. Certaines de ces dernières formes sont cependant
plus fortement velues sur la face inférieure de leurs folioles. La description de Baker est basée sur
des échantillons du Nil blanc et de l’Abyssinie.
Pseudarthria Hookeri Wight et Am. Prodr. (1834) p. 209 ; Taub. in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 217; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 167.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendriekx, coll. J. Gillet, n. 3061).
Obs. — La même plante a été signalée par erreur dans nos Études sur la Flore du Katanga, p. 53,
sous le nom de Desmodium lasiocarpum.
ALYSICARPUS Neck.
Alysicarpus rugosus DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 353; Cf. Hiern Cat. Welw.
Afr. Pl. I p. 246 ; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 171.
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1573).
19
146
U R ARIA Desv.
Uraria picta Desv. Journ. Bot. I (1813) p. 123 tab. 5 f ïg. 19; Taub. in Engl.
Pfianzenw. Ost-Afr. C p. 217; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 245; Baker in
Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 169.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
DALBERGIA L.
Dalbergia florifera De Wild. nov. sp.
Rameaux cylindriques, tomenteux à l’état jeune, devenant glabres et crevassés
longitudinalement avec l’âge. Stipules.... Feuilles à 7-9 folioles, à rachis de 6-11 cm.
de long, courtement tomenteux ; folioles ovales, obovales ou elliptiques, à pétiolule
court de 2 mm. environ de long, tomenteux, à limbe de 1,5-5, 5 cm. de long et
1-3 cm. de large, les inférieures les plus petites, les latérales plus ou moins inéqui-
latérales, cunéiformes à la base, acnminées obtuses au sommet et parfois subémar-
ginées, glabres et luisantes sur la face supérieure, glabres et mates sur la face
inférieure, mais munies de poils apprimés sur la nervure médiane très proéminente
en dessous. Inflorescences axillaires fasciculées, rapprochées, naissant sur des sortes
de coussinets, à rachis grêle, parfois ramifié, de 5-10 cm. de long, courtement
tomenteux. Fleurs à pédicelle grêle, bractéolé à la base, bractéole de 0,5 mm. de
long, assez persistante ; pédicelle velu, de 2-7 mm. de long, surmonté de bractéoles
calicinales de 0,5 mm. de long, persistantes. Calice velu, de 4 mm. environ de long,
les deux lobes supérieurs soudés, arrondis, d’un peu plus de 1 mm. de large,
lobes latéraux courts, triangulaires, de moins de 1 mm. de long. Étendard glabre,
longuement onguiculé, profondément émarginé, éparsement velu sur le dos, de 4,5 mm.
de long, ailes glabres de 4 mm. de long, onglet compris, carène de 5 mm. de long,
onglet compris. Étamines soudées en deux faisceaux. Ovaire longuement stipité, glabre,
à style glabre, surmonté d’un stigmate capité. Fruit inconnu.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2169); entre Dembo et le Kwango, 1900
(R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
Obs. — Nous avons décrit antérieurement sous le nom de D. kisantuensis De Wild. et Th. Dur.,
une espèce qui est voisine du D. florifera, mais la villosité des folioles est beaucoup plus accentuée
dans la première de ces deux plantes; chez le D. kisantuensis les folioles sont mates et velues sur
les deux faces, chez le D. florifera elles sont presque glabres sur les deux faces, et en tous cas nette-
ment luisantes sur la face supérieure.
Le D. florifera se différencie du D. Gentilii par la disposition des inflorescences et par la
grandeur des fleurs.
— — var. obscura De Wild. nov. var.
Rachis éparsement et courtement velu, à 6-7 folioles, d’un brun foncé à l’état sec,
arrondies ou largement cunéiformes à la base, acuminées au sommet, obtuses, subaiguës
et légèrement apiculées, villosité comme dans le type, de 2-6,5 cm. de long et 1, 1-3,1 cm.
147
de large. Inflorescences formées sur des coussinets très rapprochés, distants de 5-7 mm.
^eurs Fiuit aplati, de 4-6,5 cm. de long et 12-18 mm. de large, à nervation réti-
culée.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1701).
Obs. — Nous pouvons rapporter momentanément cette plante comme variété au D. florifera , bien
quel aspect des échantillons diffère sensiblement; la couleur très foncée que possèdent les feuilles
sec es, eur acumen plus aigu, les inflorescences très rapprochées, donnent un faciès un peu particulier
a cette variété, dont les fleurs nous sont inconnues.
Dalbergia G-entilii De Wild. nov. sp.
Rameaux cylindriques, tomenteux-brunâtres à l’état jeune, devenant glabres avec
lâge. Stipules de 10-12 mm. de long, ovales-elliptiques, aiguës, courtement to menteuses.
Feuilles à 8-10 folioles, à rachis de 8-10 cm. de long, tomenteux ; folioles ovales ou
obovales-elliptiques, à pétiolule de 3-4 mm. de long, tomenteux, à limbe de 1,7-10 cm.
de, long et 1-4,2 cm. de large, les inférieures les plus petites, les latérales plus ou moins
inéquilatérales, subarrondies ou cunéiformes à la base, subaiguës au sommet, la ter-
minale îegulière, cunéiforme au sommet et à la base, glabres sur la, face supérieure,
sauf sur la nervure principale en creux qui possède quelques poils, munies de poils
épars et apprimés sur la face inférieure. Inflorescences terminales et latérales axillaires,
solitaires, formant par leur réunion des panicules peu fournies, ramifiées, à ramifica-
tions tomenteuses, munies de bractées basilaires semblables aux stipules. Fleurs à
pédicelle grêle, de 6 mm. de long, tomenteux-brunâtre, muni d’une bractée basilaire,
obovale, de 3,5 mm. de long; calice courtement tomenteux, de 5-6 mm. de long, muni
à la base de deux bractées linéaires de 3 mm. de long, et 0,5 mm. de large, à
5 dents, les deux supérieures de 1,5 mm. de long soudées entre elles, les latérales
triangulaires-aiguës, plus étroites et plus courtes, l’inférieure lancéolée-aiguë, plus
longue que les latérales. Étendard longuement onguiculé, glabre, de 10 mm. environ
de long, ailes longuement onguiculées, de même longueur et de 2 mm. de large ; carène
longuement onguiculée, de 9,5 mm. de long et 3 mm. de haut vers le milieu. Étamines
en deux faisceaux; ovaire longuement stipité, glabre sauf sur le stipe et à la base où
se trouvent quelques poils caducs. Fruit inconnu.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil et J. Gillet, n. 2853).
Obs. — Cette espèce, dont les fruits sont inconnus, se caractérise par ses fleurs relativement
grandes, par ses folioles grandes et ses inflorescences lâches.
Dalbergia glaucescens De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à rameaux glabres, à écorce brunâtre, striée, rugueuse, à ramus-
cules contournés en vrilles, non aiguillonnés. Feuilles à rachis glabre, de 5-9 cm.
de long, à 6-8 folioles coriaces, ovales ou oblongues, arrondies ou subcordées à la
base, courtement acuminées-obtuses, glabres sur les deux faces, glauques sur la face
supérieure, brunâtres sur la face inférieure, à nervation plus accusée en dessous q.u* au-
dessus, pétiolule de 3 mm. environ de long, glabre, limbe de 1,5-7 cm. de long et
148
8-45 mm. de large, folioles inférieures les plus petites. Fleurs en panicules axillaires,
solitaires ou fasciculées, à rachis courtement velu, de 2-3 cm. de long. Pédicelle
courtement velu de même que le calice, celui-ci de 4 mm. environ de long. Fleur
Fruit stipité, à stipe glabre dépassant le calice, gousse d'un rouge brunâtre, de
4,5-6, 5 cm. de long (stipe de 5-6 mm. non compris) et de 15-18 mm. de diamètre,
très aplati, à réticulation nette et assez proéminente vers Je centre; à une ou deux
graines réniformes, de 15 mm. environ de long et 7 mm. environ de large.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1702).
Obs. — Cette espèce, qui appartient au même groupe que les espèces précédentes, grâce à une
inflorescence plus ou moins densément fasciculée, se caractérise par la glabréité de toutes ses parties,
sauf des rachis de l’inflorescence, et par la glaucescence pruineuse de la face supérieure de ses feuilles.
Dalbergia Micheliana De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à rameaux subanguleux, striés longitudinalement, non épineux,
courtement tomenteux-brunâtres. Feuilles à rachis de 4, 5-6, 5 cm. de long, courtement
tomenteux, à 6-8 folioles, à pétiolule de 5-6 mm. de long, tomenteux-brunâtre, à
folioles longuement ovales-elliptiques, cunéiformes à la base, longuement acuminées,
aiguës au sommet, à acumen terminal filiforme ; limbe de 3,5-7 cm. de long et 1,3-3 cm.
de large, tomenteux sur les deux faces à l’état jeune, devenant glabre et luisant sur
la face supérieure, à poils persistants inférieurement. Fleurs en inflorescences fas-
ciculées à l’aisselle des feuilles, à poils brunâtres, pédicelle court, muni au sommet de
dèux bractéoles ovales-arrondies, velues. Calice densément velu, brunâtre. Fleurs....
Fruit Toute la plante dégage une forte odeur de coumarine.
Congo (Alfr. Dewèvre, s. n.).
Obs. — Cette plante, dont nous ne possédons que des échantillons incomplets, et que nous dédions
à M. Micheli, le monographe genevois, se caractérise par ses feuilles très aiguës et une odeur très
pénétrante de coumarine. Elle paraît devoir se classer dans le voisinage du D. macrosperma Welw.
(cf. Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 235], mais les caractères des folioles suffisent pour séparer
ces deux plantes.
Dalbergia kisantuensis De Wild. et Th. Dur. in Bull. Herb. Boissier (1901) p. 748.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1901 (J. Gillet, n. 2598).
PTEROCARPUS L.
Pterocarpus Dekindtianus Harms in Engl. Bot. Jahrb. XXX (1901) p. 89.
Pterocarpus erinaceus Poir. in De Wild. Étud. Fl. Katanga p. 57.
Bas-Congo, 1901 (J. Gillet, n. 2299); environs de Lemfu, 1900 (R. P. Butaye,
coll. J. Gillet s. n.); environs de Lukafu, août 1899 (Ct Verdick, n. 83); environs
de Tumba-Mani, 10 octobre 1902 (mission Cabra-Michel, n. 55).
Obs. Par suite de la création de cette espèce nouvelle, tout ce qui a été indiqué au Congo
sous le nom de P. erinaceus doit être débaptisé.
149
Ce 1 terocarpus existe aussi dans le Nyassa, où il a été récolté par le Capt. Descamps; c’est
encore à cette même espèce que se rapporte le n. 116bis de la collection des plantes de Delagoa Bay de
Junod. Le vrai P. erinaceus ne paraît pas exister au Congo.
DERRIS Lour.
Derris congolensis De Wild. nov. sp.
Plante . . . , à rameaux arrondis, striés, couitement tomenteux-brunâtres à l’élat
jeune. Feuilles trifoliolées ; rachis de 15 cm. environ de long, à bourrelet basilaire
développé, tomenteux-roussâtre ; folioles au nombre de 3, obovales, coriaces, arrondies
à la base, tronquées-émarginées au sommet et mucronulées, glabres supérieurement,
sauf sur les nervures et brillantes, mates et courtement tomenteuses sur la face infé-
rieure, à nervures, peu marquées sur la face supérieure, plutôt en creux, nettement
proéminentes sur la face inférieure; folioles de 15-18 cm. de long et 8-13 cm. de
large, les inférieures inéquilatérales ; pétiolules de 10 mm. environ de long. Fleurs
disposées en fascicules, le long des ramifications d’une panicule rameuse atteignant
25 cm. de long; pédicelle court de 1 mm. environ de long, velu-séricé; calice cam-
panulé de 2 mm. environ de long, velu-séricé, à dents deltoïdes, courtes. Corolle
de 7-8 mm. de long, à étendard obovale-oblong, émarginé, plus long que les ailes
et la carène, celle-ci légèrement plus longue que les ailes. Fruit inconnu.
Bas-Congo, 1901 (J. Gillet, s. n.).
Obs* — ■ Cette espèce doit se classer dans le voisinage du Derris brachyptera Baker (in Oliv. FL
trop. Afr. II p. 246) ; elle possède en effet les mêmes caractères : « Leaves deeply emarginate and
cuspidate, permanently velvety beneath », mais tandis que chez le D. brachyptera les fleurs mesu-
rent 12 mm. environ de long et le calice 4 mm., dans la plante nouvelle les fleurs mesurent 7-8 mm.
seulement et le calice 2 mm. ; en outre, caractère important, les feuilles du B. congolensis possèdent
3 folioles, celles du D. brachyptera 5-7 folioles.
EXPLICATION DES FIGURES DÉ LA PLANCHE XXXVIII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grossi 5 fois.
Fig. 3. — Galice, grossi 5 fois.
Fig. 4. — Etendard, aile et carène, grossis 5 fois.
Derris brachyptera Baker in Oliv . Fl. trop. Afr. II (1871) p. 246.
Deguelia brachyptera Taub. in Bot. Centralbl. XLVII (1891) p. 386; Hiern Cat. Welw. Afr.
PL I p. 183.
Entre Kisantu et Popocabaca, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2307).
Derris nobilis Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 245.
Deguelia nobilis Taub. in Bot. Centralbl. XL VII (1891) p. 387.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1631).
150
ABRUS L.
Abrus canescens Welw. in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 175; Taub. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 219; Hiern Cat. Welw. Afr. I p. 248.
Sanda, avril 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3118),
Abrus pulchellus Wall. Cat. (1818) n. 5819; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 219; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 175.
f. latifoliolata De Wild. nov. f.
Folioles de 3, 5-5,5 cm. de long et 11-18 mm. de large.
Kisantu, 1900, n. 828, 894 et 1904; Kimuenza, mai 1901, n. 2113 (J. Gillet).
Obs. — Cette forme diffère du type par la grandeur de ses folioles, les autres caractères parais-
sent concorder; cependant nous n’avons pu, faute de matériaux, étudier en détail la structure des
fleurs et des fruits, dans ceux-ci il nous a paru souvent n’y avoir que 6 graines.
GLYCINE L.
Glycine Gilletii De Wild. nov. sp.
Tiges grimpantes, anguleuses, à angles ciliés, à poils réfléchis. Stipules lancéolées,
de 3 mm. de long, caduques. Pétiole de 3-6 cm. de long, velu comme les tiges, folioles au
nombre de 3, peu coriaces, les latérales inéquilatérales, elliptiques-lancéolées, atteignant
6,5 cm. de long et 2 cm. de large, à poils apprimés sur les faces supérieure et inférieure,
plus velues et blanchâtres-argentées en dessous, arrondies à la base et subarrondies au
sommet, courtement apiculées, ciliées sur les bords ; foliole terminale elliptique-lancéolée,
régulière, de 7-8 cm. de long et 2,4 cm. de large environ, arrondie à la base, arrondie cour-
tement apiculée au sommet, ciliée sur les bords, distante des latérales de 4 mm. environ.
Inflorescences axillaires, lâches, de 7-8 cm. de long, à fleurs solitaires ou géminées, au
nombre de 10-12, sessiles ou subsessiles, bra.ctéolées à la base, bractéole linéaire de
1 mm. environ de long, à calice de 5 mm. environ de long, densément velu, à dents
lancéolées, environ aussi longues que le tube ou plus longues. Corolle brunâtre à l’état
sec, dépassant à peine le calice. Fruit inconnu.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 675).
Obs. — Cette espèce appartient au groupe des G. javanica L., micans Welw., andongensis
Welw.; elle se différencie en particulier des deux premières par ses folioles obtuses, et de la dernière, dont
nous n’avons pas vu d’échantillon, par des pétioles plus allongés et des inflorescences plus courtes.
Glycine kisantuensis De Wild . nov. sp.
Plante grimpante, à tiges subarrondies, velues, à poils réfléchis. Stipules lancéo-
lées-linéaires, de 3,5 mm. de long, caduques. Pétiole de 2 cm. environ de long, velu
comme les tiges, folioles au nombre de 3, coriaces, toutes à limbe régulier, elliptiques,
de 2-5 cm. de long et 9-23 mm. de large, à poils apprimés, épars sur la face supé-
151
rieure,. velues densément sur la face inférieure, arrondies ou subcordées à la base,
arrondies au sommet ou émarginées, apiculées, ciliées sur les bords; la terminale dis-
tante des. latérales de 3 mm. environ. Inflorescences axillaires lâches, de 9-10 cm. de
long, , solitaires, à fleurs solitaires ou géminées, courtement pédieellées ou sessiles,
bractéolées à la base, bractéoles linéaires de 2 mm. environ de long, caduques; calice
de 6-7 mm. de long, velu, à dents lancéolées, un peu plus longues que le tube, aiguës.
Corolle pâle, à l’état sec, environ deux fois aussi longue que le calice, à étendard de
10 mm. environ de long, carène et ailes étroites, aussi longues que l’étendard. Fruit
aplati, courtement et éparsement velu, brunâtre, cunéiforme à la base, aigu au sommet,
terminé par la base persistante du style, déhiscent, à environ 6 graines ellipsoïdes,
aplaties, brunâtres, de 4-5 mm. de long et 3 mm. de large.
Kisantu, 1899 et 1900 (J. Gillet, n. 269 et s. n.).
Obs. Cette espèce appartient au même groupe que la précédente, elle se caractérise par ses
folioles coriaces, obtuses à la base et au sommet, par ses pétioles courts, par ses fleurs beaucoup plus
développées et ses inflorescences relativement courtes.
Glycine javanica L. Sp. pl. f(1753) p. 754; Taxé, in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. G
p. 220; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I, p. 249; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II, p. 178.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1041).
ERYTHRINA L.
Erythrina Gilletii De Wild. nov. sp.
Arbre à branches épineuses, velues à l’état jeune. Feuilles trifoliolées, à pétiole
commun, inerme, atteignant plus de 20 cm. de long; folioles subcoriaces, velues sur
les deux faces, au moins à letat jeune, pétiolulées, à pétiolule de 1 cm. environ de
long, muni de glandes basilaires; folioles latérales obovales, subtronquées à la base,
obtuses au sommet, de 10 cm. environ de long sur 8,5 cm. de large; à nervure
médiane divisant la foliole en deux parties inégales, foliole terminale distante des
latérales de 9 cm. environ, ovale obtuse à la base, subobtuse au sommet, de 10 cm.
environ de long sur 8,5 cm. de large. Fleurs en racèmes denses, de plus de 40 cm. de
long, à fleurs disposées supérieurement en verticilles, munis à la base de bractées
caduques. Rachis et bractées densément velus tomenteux. Calice recourbé, fendu unila-
téralement presque jusqu a la base, de 23 mm. environ de long, coriace, finement
tomenteux, à 5 lobes épais, subcylindriques, les deux latéraux plus grands que les
intermédiaires, atteignant 2-3 mm. de long et 1 mm. d’épaisseur à la base. Corolle
à étendard recourbé, de 4 cm. environ de long, et de 16 mm. environ de large
dans son tiers inférieur, pubéruleux, ailes et carène courtes d’environ 1 cm. de
long. Étamines soudées dans leurs 2/3 inférieurs, de 5 cm. environ de long, à anthères
de 2 mm. de long. Ovaire velu, terminé par le style glabre, à stigmate eapité dépas-
sant les étamines. Fruit glabre, toruleux, de 18 à 20 cm. de long, à pédicelle de
3 cm. environ de long; loges subglobuleuses de 2 cm. environ de large et de haut,
152
séparées par des portions de gousse de 3-4 mm. de large. Graines solitaires dans
chaque logette, d’un beau rouge, de 11-12 mm. de long sur 7-8 mm. environ de large.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 16 et 106).
Obs. — ■ Par son calice spathacé, profondément fendu unilatéralement, à lèvre supérieure quin-
quélobulée à lobes courts, cette espèce se rapproche de VE. suberifera Welw. qui existe en abon-
dance dans l’État Indépendant du Congo et se caractérise, comme nous avons pu le voir, par les
nombreux matériaux que nous avons étudiés et par l’échantillon authentique que M. le Dr Harms a
bien voulu nous communiquer, par des lobes calicinaux élargis, plans et assez densément velus. Dans
l’espèce nouvelle, ces lobes sont épais, subcylindriques et n’atteignent jamais la dimension de ceux
de la plante trouvée pour la première fois par Welwitsch dans le Golungo-Alto.
RHYNCHOSIA Lour.
Rhynchosia affinis De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, tige grêle, pubescente, à poils étalés, simples ou glanduleux-
renflés à la base. Stipules..... Feuilles Inflorescences en racèmes de 16-25 cm. de
long, à 15-20 fleurs espacées, occupant environ les 2/3 supérieurs du rachis velu
comme les tiges. Fleurs à pédicelle velu, de 2-3 mm. de long, bractéolé à la base,
à bractéoles lancéolées-linéaires, brunâtres, les inférieures atteignant 9 mm. de long
et 2,5 mm. de large, velues et ciliées sur les bords, plus longues que les boutons,
rapidement caduques. Calice à tube de 3 mm. environ de long, densément velu, poils
simples et à base renflée glanduleuse mélangés, à dents velues-ciliées comme le tube,
les deux supérieures de 3 mm. environ de long, presque libres jusqu’à la base, aiguës,
les latérales lancéolées-linéaires, aiguës, de 3 mm. environ de long, l’inférieure,
linéaire-lancéolée, aiguë, de 4 mm. environ de long. Fleur jaune brunâtre à l’état
sec, à étendard brunâtre, redressé, de 13-15 mm. de long et 14 mm. environ de
large, assez densément velu-glanduleux sur le dos et cilié; ailes jaunes, de 12 mm.
environ de long et environ 2 mm. de large, falciformes, plus courtes que l’étendard
et que la carène, munies de quelques poils au sommet; carène de 15 mm. environ
de long, assez fortement courbée antérieurement, glabre, jaune. Ovaire velu.
Lac Moero, septembre 1900 (Ct Yerdick, s. n.).
Obs. — Cette plante, récoltée par le Ct. Yerdick, et dont la floraison se passe sans feuilles,
paraît à première vue très voisine du R. katangensis . En effet, comme elle, elle possède de longues
inflorescences, mais la villosité de celles-ci est totalement différente. Chez le R. katangensis les poils
glanduleux sont peu nombreux, tandis que dans cette espèce ils sont très abondants. En outre, la
couleur des fleurs est différente, comme on pourra le voir en comparant les descriptions ; enfin l’étendard
du R. katangensis est presque glabre, de même que les ailes, tandis que chez le R. affinis l’étendard
est fortement velu et les ailes présentent au sommet quelques poils.
Rhynchosia congensis Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 217.
— — var. Gilletii De Wild . nov. var.
Tige grimpante, à tomentum court, roussâtre; stipules.... Pétiole commun, tomen-
teux-velu, de 3-9 cm. de long. Folioles courtement tomenteuses, à poils épars sur les
153
deux faces, jflus velues en dessous qu’au-dessus, les latérales inéquilatérales, stipel-
ees, de 12, o cm. de long et 8,5 cm. environ de large à l’état adulte, à pétiolule
e 4 mm. de long, tomenteux; foliole terminale régulière, distante des latérales de
3,5 4 cm. environ, largement ovale, subcordée à la base, longuement acuminée au
sommet, aiguë, de 12 cm. de long sur 9,5 cm. environ de large. Inflorescences en
racemes axillaires de 13-15 cm. de long, denses, courtement pédonculées, munies de
bractées basilaires. Fleurs solitaires ou géminées, pédicelle de 3 mm. environ de long,
velu, muni d une bractée ovale-elliptique, arrondie à la base, aiguë au sommet, de
17 mm. de long et 8 mm. environ de large, velue-roussâtre extérieurement. Calice
velu, de 15 mm. environ de long, les deux lobes supérieurs soudés dans environ les
2/3 de leur longueur, les latéraux légèrement plus courts que les supérieurs et l’infé-
rieur plus étroit et aigu. Étendard glabre, de 18 mm. environ de long, violacé, pâle,
ailes plus courtes que l’étendard et la carène, falciformes, glabres,^ carène pâle à
extrémité recourbée violet foncé.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2119).
Obs. — Nous avons décrit cette plante comme variété du R. congensis, bien qu’elle paraisse différer
de la plante décrite par M. Baker, dont nous n’avons pas, il est vrai, reçu d’échantillons authentiques. Les
plantes signalées sous le nom de R. congensis au Congo Indépendant, par des collecteurs belges, ont été
toujours récoltées en fruits. Dans la plante qui nous occupe les feuilles ne sont pas glabres, les fleurs ne
sont pas rouges, deux caractères qui ne concordent pas avec ceux donnés par M. Baker. Si l’on compare
également les deux descriptions, on verra que les feuilles de notre plante peuvent être plus développées et
que les fleurs par contre sont plus petites. Nous avons noté ces caractères différentiels en comparant notre
plante avec des échantillons africains conservés dans l’herbier de Berlin; il nous a semblé également que
dans la forme du Kimuenza les fleurs étaient moins velues.
Rhynchosia katangensis De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, à tige grêle, pubescente, à poils étalés-réfléchis. Stipules petites,
sétacées, de 2 mm. environ de long, velues, rapidement caduques. Feuille trifoliolée,
à pétiole commun velu, de 15-40 mm. de long jusqu’au niveau de l’insertion des
folioles inférieures, celles-ci velues, inéquilatérales, arrondies-cunéiformes à la base,
arrondies et apiculées au sommet, velues sur les deux faces mais non blanchâtres-
soyeuses, de 15-30 mm. de long et 12-26 mm. de large, à pétiolule de 1-2 mm.;
foliole terminale, subcarrée, arrondie aux coins, apiculée au sommet, velue sur les deux
faces, distante des latérales de 6-12 mm., de 12-31 mm. de long et 12-28 mm. de
large. Inflorescences axillaires, en racèmes solitaires ou parfois géminés, de 20-30 cm.
de long au moment de la floraison, à 13-20 fleurs espacées, occupant environ les 2/3
supérieurs du rachis velu comme les tiges. Fleurs à pédicelle velu, de 2-3 mm. de
long, bractéolé à la base, à bractéoles linéaires, de 5 mm. environ de long, velues sur
le dos, ciliées sur les bords, rapidement caduques. Calice à tube glanduleux-velu, de
3 mm. de long, à dents velues-ciliées, les deux supérieures d’environ 3 mm. de long,
aiguës, soudées dans environ les 2/3 de leur longueur, les latérales triangulaires-aiguës,
de 3 mm. de long, l’inférieure plus étroite, de 3,5-4 mm. environ de long. Corolle
dun jaune violacé, à étendard violet, dressé, de 15-18 mm. environ de long, épar-
sement glanduleux-velu sur le dos; ailes glabres, jaunes, étroites, de 14-15 mm. de
20
154
long et, 3 mm. de large, carène violacée, glabre, de 14 mm. de long, courbée anté-
rieurement, striée de violet. Ovaire velu, à style glabre terminé par un stigmate
capité. Fruit inconnu.
Katanga, 1901 (Ct Verdick, s. n.).
Obs. — Si nous tenons compte des données de la clef analytique proposée par M. Baker, dans
la Flora of tropical Africa, cette espèce est voisine du R. flavissima Hochst. et R. splendens
Schweinf., tous deux localisés dans la région nilienne. C’est surtout le. caractère tiré de la grandeur
des fleurs qui sert de base à la division proposée par M. Baker; cependant si nous examinons d’autres
caractères, nous trouvons que la plante du Katanga possède de l’analogie avec le R. caribaea DC.,
dont les fleurs sont, il est vrai, toujours plus petites. Ce qui caractérise en particulier la forme que nous
décrivons ici, ce sont les longues grappes florales; dans aucune des espèces du groupe les inflorescences
ne dépassent aussi longuement les feuilles, souvent même elles sont plus courtes que ces dernières. Il
existe cependant dans l’herbier de Berlin, parmi les R. caribaea , une forme recueillie au Mozambique
(coll. de Carvalho), dont l’étude devrait être reprise, qui se rapproche de l’espèce que nous signalons ici.
ERIOSEMA DC.
Eriosema cajanoides Hook. f. ex Hook. Niger Fl. (1849) p. 314; Baker in Oliv.
Fl. trop. Afr. II p. 227; cf. Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 272; Taub. in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 222.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3059).
Eriosema glomeratum Hook. f. ex Hook. Niger Fl. (1849) p. 313.
— f. microphylla De Wild. nov. f.
Folioles petites, de 12-28 mm. de long et 3-6 mm. de large.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cette forme, dont nous ne possédons qu’un échantillon, est caractérisée par la petitesse
de ses folioles. Nous n’en avons pas vu les fleurs.
L’étude des espèces qui constituent ce genre est très embrouillée ; il est indiscutable que plusieurs
des plantes qui ont été indiquées au Congo, sous le nom de E. sericeum Baker, devront être rappor-
tées à VE. glomeratum Hook. f.
Eriosema parviflorum E. Mey . Comm. pl. Afr. Austr. (1835) p. 130; Baker in Oliv.
Fl. trop. Afr. II p. 225; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 222.
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1524 et s. n. septembre 1900).
Eriosema pulcherrimum Harms in Herb. Berol.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, n. 50) et 1900 (J. Gillet, s. n.).
CANAVALÏA DC.
Canavalia ensiformis DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 404; Baker in Oliv. Fl.
trop. Afr. II p. 190; cf. Iliern Cat. Welw. Afr. PL I p. 254; Taub. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 221.
Environs de Kisantu, juin 1901 (J. Gillet, n. 2214).
PHASEOLUS L.
Phaseolus adenanthus G. F. W. Meyer Prim. Fl. Esseq. (1818) p. 239; Baker in
Oüv. Fl. trop. Afr. II p. 192; Hiern Cat. Welw. Afr. Pi, I p. 255; cf. Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. B p. 141.
Environs de Léopold ville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2545).
Phaseolus mungo L. Mant. I (1767) p. 101 ; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 193;
Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C. p. 223.
Environs de N’Lemfu (Rec. R. P. Butaye, 1900, coll. J. Gillet, s. n.); entre Léo-
poldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2550).
YIGNA Sair.
Vigna Afzelii Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 202.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 341); Sanda, 1903 (Fr. De Brouwer, coll. J. Gillet,
s. n.); région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet',
n. 3094); route de Tumba-Mani à Popocabaca, 25 avril 1902 (mission Cabra-Michel
n. 18).
Vigna ambacensis Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 201 ; Hiern
Cat. Welw. Afr. PI. I p. 258.
Route de Tumba-Mani à Popocabaca, 2 et 22 avril 1902, n. 19 (mission Cabra-
Michel); Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 959).
Vigna angustifolia Benth. ex Harv. et Sond. Fl. Cap. II (1861) p. 240.
Kisantu, 1901 (R. P. De Meulemeester, coll. J. Gillet, s. n.).
Vigna hastifolia Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 200.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3096).
Vigna micrantha Harms in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1899) p. 311.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.) et Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2145).
156
Vigna ornata Welw. ex Baker in Ohv. Fl. trop. Afr. II (18/ 1) p. 203 ; Hiern
Cat. Welw. Afr. PL I p. 258; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 223.
Route de Luebo-Luluabourg, 18 février 1902 (L. Gentil, sub n. 55); environs
de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.); Tempo, 1901 (J. Gillet, n. 2004);
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 441).
— — var. latifoliolata De Wild. nov. var.
Pédoncule foliaire de 4,5 cm. de long jusqu’à la naissance des folioles latérales;
foliole atteignant 9,5 cm. de long et 4,5-5 cm. de large. Fruits de 11-17 cm. de
long et 7,5-9 mm. de large.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1124).
Obs. — Cette forme diffère à première vue du type, très variable, par la grandeur de ses folioles;
les fruits sont également très développés. Sous le même numéro nous avons reçu un échantillon à
feuilles beaucoup plus distinctes, ce qui semble prouver que les deux formes se trouvent en mélange.
Vigna reticulata Eook. f. in Eook. Figer Fl. (1849). p. 310; Baker in Oliv. Fl.
trop. Afr. II p. 198; Eiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 258; Taub. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 223.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1044); Lukafu, mai 1900 (Ct Verdick, n. 516).
Obs. — Nom indigène au Katanga « Komboi ».
Vigna sinensis Endl. in Eassk. Pl. Jav. rar. (1848) p. 386; Baker in Oliv. FL
trop. Afr. II p. 204; cf. Eiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 259; Taub. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 223 tab. XXIV.
Kisantu (J. Gillet, 1899, s. n. et 1900, n. 729 et 1901, n. 1886).
Vigna venulosa Baker in Oliv. FL trop. Afr. II (1871) p. 203.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n, 814).
Vigna vexillata Benth. in Mart. FL Bras. XV, 1 (1859) p. 193 tab. 50 fig. 1 ; cf.
Eiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 257 ; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 223.
Vallée de Luvira (Katanga), 1899 (Capt. Hecq); entre Léopoldville et Mombazi, 1902
(J. Gillet, n. 2517).
DOLICHOS L.
Dolichos Hendrickxii De Wild. nov. sp.
Plante dressée, à rameaux de plus de 30 cm. de haut, à pubescence courte,
brunâtre-argentée, dense. Stipules de 7-8 mm. de long, triangulaires-aiguës, persis-
J 57
tantes, velues-argentées sur le dos. Pétioles érigés-étalés, aussi longs ou un peu plus
longs que les stipules, velus-brunâtres. Foliole terminale distante des latérales de 4 mm.
environ, à pétiolule stipellé de 2-3 mm. de long; folioles latérales obovales ou elliptiques,
cunéiformes à la base, largement cunéiformes au sommet, apiculées, non émarginées,
glabrescentes sur la face supérieure, à poils persistants sur la nervure médiane, plus
foncées au-dessus qu’en dessous, où elles sont velues-séricées, de 4-6,5 cm. de long
et 1,5-2, 5 cm. de large. Fleurs disposées par 6-8 environ en racèmes axillaires, à
pédoncule commun, velu-argenté, généralement plus court que le pétiole ; bractées
lancéolées, pubescentes-séricées. Pédicelle de 3,5 mm. environ de long, aussi long que
les bractées. Calice de 10 mm. environ de long, dans sa plus grande longueur, séricé,
muni à la base de deux bractéoles velues-séricées; à quatre dents, les deux supé-
rieures soudées, formant un lobe de 6-7 mm. de long, les latérales beaucoup plus
courtes, triangulaires-aiguës, de 3,5-4 mm. de long, l’inférieure de 6 mm. environ de
long. Corolle jaune à l’état sec, de 16-17 mm. de long, à étendard glabre, mais
glanduleux sur le dos, de 9 mm. environ de diamèire, plus long que les ailes et la
carène. Ovaire velu, linéaire, surmonté par un style glabre, non contourné à la base
et terminé par un stigmate orné d’une couronne de poils étalés.
Région du Lula-Lumene, février-mars 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3098).
Obs. — Cette espèce appartient au groupe des Eu-dolichos. Par ses fleurs disposées en racèmes
courts à l’aisselle de feuilles trifoliolées, sur des tiges dressées, par son style non contourné et la
présence des fleurs contemporanément avec les feuilles, le D. Hendrickxii devrait se ranger dans
le voisinage du D. densiflorus Welw. (de Huilla), dont il diffère à première vue par la forme des
folioles, qui chez cette dernière espèce sont émarginées.
EXPLICATION DES FIGURES 1-5 DE LA PLANCHE XXXIX
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 3 fois.
Fig. 3. — Etendard, grossi 3 fois.
Fig. 4. — Carène, grossie 3 fois.
Fig. 5. — Aile, grossie 3 fois.
Dolichos Katali De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à tiges velues, à poils étalés. Stipules ovales, subobtuses, de
5-11 mm. environ de long, ciliées sur les bords. Feuilles trifoliolées, à pétiole commun
de 2, 5-6,5 cm. de long, velu, à folioles stipellées, à stipelles linéaires-aiguës, velues-
ciliées, de 3-4 mm. de long; folioles à pédicelle de 2-3 mm. de long, la terminale
lancéolée, de 5,5 cm. de long et 11 mm. environ de large; folioles latérales profon-
dément bilobées, à deux nervures principales, lobes aigus, apiculés, de 3,5-5 cm. de
long. Inflorescences axillaires longuement pédonculées, à pédoncule velu à l’état jeune,
de 5-10 cm. de long; fleurs terminales assez rapprochées, au nombre de plus de huit,
à pédicelle grêle de 3 mm. environ de long, bractéolé à la base, bractéoles cadu-
ques. Calice de 5 mm. environ de long, à dent inférieure triangulaire-aiguë, à dents
latérales plus courtes, subobtuses, les deux postérieures soudées presque complètement,
158
formant un lobe courtement bidenté, glabrescent, cilié sur les bords. Corolle à
étendard glabre de 15 mm. environ de long et 9 mm. de large; carène et ailes
glabres plus courtes que l’étendard ; carène assez fortement courbée. Ovaire presque
glabre, surmonté par un style glabre plus ou moins tordu à la base, se renflant vers
le milieu et terminé par un stigmate muni d’une collerette de poils étalés. Fruit
inconnu.
Lukafu, avril 1900 (Ct Verdick, n. 437).
Obs. — • Cette plante, dénommée « Katali-tali » au Katanga, présente un caractère très particu-
lier dans la forme de ses folioles, la terminale entière, les latérales profondément divisées en deux
lobes. Cette espèce rappelle un peu certains Vigna, mais la forme du style et la disposition du stig-
mate écarte très nettement cette plante de ce dernier genre.
Dolichos biflorus L. Sp. pl. (1753) p. 727; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 210;
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 263; Taub. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 224.
Kimuenza, mai 1901, J. Gillet, n. 2146 et avril 1900 s. n. ; Sanda, avril 1903
(Oddon, coll. J. Gillet, n. 3005) ; région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P.
Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3084); environs de Lemfu, 1900 (R. P. Butaye, coll.
J. Gillet, n. 1206).
PSOPHOCARPUS Neck.
Psophocarpus longepedunculatus Hassk. in Flora XXV (1842) II Beibl. p. 75; Baker
in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 208 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 261 ; Taub.
in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 224 tab. XXIV.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2549).
LIXACEAE
OCHTHOCOSMUS Benth.
Ochthocosmus africanus Hook. f. in Hook. Icon. pl. (1848) tab. 773.
Phyllocosmus africanus Hook. Niger Fl. (1849) tab. 23 ; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 273.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet n. 1767).
HUGONIA L.
Hugonia platysepala Welw. ex Oliv. Fl. trop. Afr. I (1869) p. 272 ; Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 226; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 103. ’
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 114).
Hugonia villosa Engl, in Herb. Brux.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, s. n ).
159
RUTACEAE
CLAUSENA Burm.
Clausena anisata Hook. f. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 256; Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 228; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 308.
Mombazi (Casier-Saint-Jean), juillet 1902 (J. Gillet, n. 2668).
LIMONIA L.
Limonia Demeusei De Wild. nov. sp.
Arbre ou arbuste, à rameaux assez grêles, cylindriques, à feuilles imparipennées,
trifoliolées, à pétiole et rachis ailés; pétiole de 5-8 cm. de long et de 2-4 cm. de
large. Folioles latérales oblongues, rétrécies en un très court pétiolule à la base, cunéi-
formes à la base, acuminées au sommet, à acumen obtus, nervure médiane divisant
la feuille en deux parties plus ou moins inégales ; limbe de 9-13 cm. de long et
3,5-6 cm. de large, irrégulièrement denticulé sur les bords; foliole terminale sessile
ou portée sur un pétiole ailé, atteignant 3 cm. de long et 7 mm. de diamètre, régu-
lière, de même forme que les latérales, atteignant 18 cm. de long et 9 cm. de large.
Épines stipulaires généralement solitaires, courtes, de 8-12 mm. de long. Inflores-
cences axillaires à cinq fleurs environ; fleurs ..., fruits non mûrs subglobuleux, de
13 mm. environ de diamètre, à écorce cbagrinée-jaune, à saveur fortement acidulé.
Falls, avril 1891 (F. Demeuse, n. 399) et Yambinga, juin 1891 (F. Demeuse,
n. 441).
Obs. — Cette espèce paraît avoir certaine analogie avec le L. Schweinfurthn^w^. (cf. Notizbl.
Bot. Gart. Berlin I p. 29), récolté par M. le professeur G. Schweinfurth dans les rideaux de forêts
de la région du Bahr-el-Ghazal, dans les environs de Uando, donc au nord de la région où la plante
congolaise a été observée par M. Demeuse.
La plante récoltée par M. Schweinfurth n’est connue ni en fleurs ni en fruits ; elle diffère par
ses feuilles plus réduites, ses épines plus développées. La plante du Congo présente, comme nous l’avons
fait remarquer dans la description, des feuilles à foliole terminale sessile, d’autres, rares il est vrai
(une seule dans nos échantillons), à foliole terminale pétiolée.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XLI
Rameau fructifère, à fruits non mûrs, grandeur naturelle.
Limonia Lacourtiana De Wild. nov. sp.
Petit arbre à rameaux assez grêles, à entrenœuds de 2,5-5 cm. de long. Feuilles
assez grandes, imparipennées, à deux paires de folioles atteignant 20 cm. de long;
rachis de la feuille articulé de 8-11 cm. de long, ailé entre les articulations et atteignant
de 4-7 mm. de large seulement, folioles latérales sessiles, de 4-8 cm. de long et 2-5 cm.
de large, cunéiformes et rétrécies à la base en une sorte de pédicelle, assez brusquement et
assez longuement acuminées, à acumen atteignant 15 mm. de long et 6 mm. de large
à la base, très obtus, parfois émarginé, limbe à bord crénelé, à nervures latérales
160
au nombre de cinq environ de chaque côté de la nervure médiane légèrement canaliculée
supérieurement, en relief sur la face inférieure ; foliole terminale de même grandeur,
sessile ou pédicellée, à pédicelle articulé, ailé comme les entrenoeuds du rachis, nerva-
tion semblable à celle des folioles latérales. Feuilles munies à leur aisselle de une ou
deux épines fortes, atteignant 15 mm. de long. Fruit axillaire de 2 cm. environ de
diamètre, jaune-orange à maturité, à écorce assez molle, à pulpe tendre, juteuse et de
goût très agréable, à pédicelle de 10 mm. environ de long.
Bombaye, Sankuru (Lualaba-Kasai), mai 1903 (L. Gentil, n. 93) ; région de Lu-
mene, juillet 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3280).
Obs. — Cette plante, qui croît à la lisière de la forêt, donne des fruits comestibles à saveur de
mandarine. Ce Limonia, dont nous ne connaissons pas les fleurs, se différencie des autres Limonia
de l’Afrique tropicale par les rachis de ses feuilles relativement étroitement ailés. La forme des folioles
varie assez grandement ; tantôt elles sont largement cunéiformes à la base, tantôt longuement cunéi-
formes et presque pétiolées ; dans certains cas la foliole terminale naît au sommet du racliis au même
point que les deux folioles latérales supérieures. Dans d’autres cas, cette foliole terminale est séparée
des latérales par un pétiole lui-même articulé.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XL
Fig. 1. — Rameau fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Extrémité d’une feuille à foliole terminale articulée, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Extrémité d’une feuille à foliole non articulée, grandeur naturelle.
Limonia Poggei Engler Notizbl. des Kônigl. Bot. Gart. Berlin I (1895) p. 29.
— — var. latialata De Wild. nov. var.
Arbuste de 3 à 4 mètres, à rameaux grêles, cylindriques, à feuilles imparipen-
nées, à deux paires de folioles latérales. Feuilles distantes de 1 à 5 cm. les unes des
autres, à pétiole et rachis ailés; pétiole de 3 à 8,5 cm. de long et de 1,5 à 5 cm.
de large, folioles supérieures distantes des inférieures de 2 à 8,5 cm. ; rachis attei-
gnant 4,5 cm. de diamètre. Folioles oblongues, rétrécies en un très court pétiolule
à la base, cunéiformes au sommet et à la base, la nervure médiane divisant le
limbe en deux parties plus ou moins inégales. Limbe de 6-15 cm. de long et de
2-7 cm. de large, irrégulièrement denticulé sur les bords; foliole terminale régulière,
cunéiforme à la base, de même grandeur que les latérales. Stipules axillaires changés
en épines solitaires ou géminées, plus ou moins développées, atteignant 2,5 cm. de
long. Fleurs blanches, à odeur d’oranger. Inflorescences axillaires ou terminales, à
ovaire ovoïde, terminé par un style deux fois plus long, surmonté d’un stigmate
trilobulé.
ïkongu (Sankuru-Kasai), 28 octobre 1900 (L. Gentil, n. 1).
Obs. — Cette plante se rapproche surtout du L. Poggei , décrit par M. le professeur Engler
sur des matériaux recueillis par Pogge dans la Lulua en 1882. La plante du Sankuru diffère des
spécimens décrits par la grandeur de ses feuilles dont les pétioles et les rachis sont beaucoup plus
largement ailés. Les matériaux rapportés par M. Gentil étaient en fleurs lors de la récolte, mais
les pétales se sont détachés pendant la préparation ; les fruits n’ont pas été observés.
161
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XLIII
Fig. 1. Extrémité de rameau, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fragment de feuille à rachis largement ailé, grandeur naturelle.
CITRUS L.
Citrus aurantium L. Sp. pl. (1753, p. 783; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p 229-
Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 118.
Kisantu, septembre 1900 (J. Gillet, n. 1302).
Obs. — Cultivé.
Citrus medica L. Sp. pl. (1753) p. 782; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 11g.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1150 et 893); Kimuenza, 1900 (J. Gillet, n. 1622).
Obs. — Cultivé.
SIMARUBACEAE
HAN NO A Planch.
Hannoa gabonensis Pierre mss. in Herb. Berol.
Bas-Congo, 1899 (mission Cabra, leg. Tilman, n. 49).
Obs. — Nom indigène « Dumbu-Dumbu ».
QUASSIA L.
Quassia africana Baill. Adansonia VIII (1867-1863) p. 89; Oliv Fl trop Afr I
p. 312.
Rive de la Lulua, novembre 1895 (Ém. Laurent, fleurs à odeur de lilas, s. n.) ;
environs de Kimuenza, octobre 1895 (Alfr. Dewèvre, n. 509); Lokandu, novembre 1896
(Alfr. Dewèvre, n. 1116a); Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1746).
Obs. — D’après les notes d’Alfr. Dewèvre, ce Quassia porte, à Lokandu, le nom indigène de
“ Munie Miania ». C’est un arbuste très abondant dans la forêt, le suc des tiges entre dans la prépa-
ration du poison des flèches. F F
MELIACEAE
CA RAPA Aubl.
Carapa procera DG. Prod. regn. veget. I (1824) p. 626.
— var. Gentilii De Wild. in Bull. Soc. Études coloniales (1903) p. 198.
Arbres de 25 mètres de haut, croissant dans les endroits secs, brousses ou forêts,
au soleil et à l’ombre, à tronc atteignant 2 mètres de diamètre, isolés mais assez nom-
21
162
breux. Bois dur, rouge; écorce rugueuse. Feuilles à 7 folioles; folioles allongées,
brusquement et assez courtement aeuminées, pétiole épaissi à la base, à limbe glabre
sur les deux faces, de 11,5-51 cm. de long, et 4-16 cm. de large. Inflorescences en
longues panicules, lâches, de 30 cm. environ de long, à rameaux divariqués, pubé-
ruleux, comme le rachis principal, ferrugineux, lenticellés. Calice pubéruleux, pétales
pubéruleux sur le dos, sauf sur les parties recouvertes dans le bouton.
Luluabourg, bassin de la Lulua, district du Lualaba-Kasai (L. Gentil, 30 mars 1902,
n. 73) ; Cameroun (Bipinde: Zenker, n. 2,350 et Johann- Albrechtshôhe : Staudt, n. 933).
Obs. — Nom indigène au Kasai « Monangu ».
POLYGALACEAE
POLYGALA A.
Polygala arenaria Willd. Sp. pl. III (1800); Eiern Cat. Welvv. Afr. pl. I p. 43 ;
Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 129.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3189)
Polygala Gomesiana Welw. ex Oliv. Fl. trop. Afr. I (1869) p. 126 ; Gürke in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 234; Eiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 43.
Kimuenza, octobre-novembre 1909 (J. Gillet, n. 1648).
CARPOLOBIA G. Don .
Carpolobia alba Don Gen. Syst. I (1831) p. 370; Eiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 48;
Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 135.
Vallée de la Djuma, 1902 (J. Gillet, n. 2783, et L. Gentil, s. n.).
EUPHOPBIACEAE
MICRODESMIS Eook.
Microdesmis puberula Eook. f. in Eook. Icon. pl. (1848) tab. 758; Eiern Cat. Welw.
Afr. pl. I p. 967.
Bas-Congo (R. P. Butaye, s. n.).
BALSA MIN ACE AE
IMPATIENS Riv.
Impatiens bicolor Eook. f. in Journ. Linn. Soc. IV (1860) p. 7; Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 252.
Watende, route Kinumbi-Lokaudu, 30 janvier 1903 (L. Gentil, s. n.).
1G3
AMPELIDACEAE
CISSUS L.
Cissus adenocaulis Steud, ex Rich. Tent. fl. Abyss. I (1830) p. 111; Gilg in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 259; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 162.
Vitis adenocaulis Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. I (1869) p. 404.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903, et Moanda, juillet 1903 (J. Gillet, n. 3203).
Cissus Barbeyanus De Wild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo II (1900) p. 13.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2713).
Cissus Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo II (1900) p. 12.
Bas-Congo, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
! * . - j '
Cissus prostrata De Wild . et Th. Dur. Contrib. fl. Congo II (1900) p. 11.
Sanda, avril 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3019).
LEEA Roy en.
Leea guineensis Don Gen. syst. I (1831) p. 712; Gilg in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr.
C. p. 261; Hiern Cat. Welw. Afr., pl. I p. 164; cf. Baker in Oliv. Fl. trop. Afr.
I p. 415.
Eala, 1902 (Pynaert, s. n.) et 1903 (M. Laurent, n. 199).
Obs. — Nom indigène « Itatamba ».
»
TILIACEAE
CHRISTIANIA DC.
Christiania Africana DC. Prod. regn. veget. I (1824) p. 516; Oliv. Fl. trop. Afr. 1
p. 241.
Entre Tûmba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet); vallée de la Djuma, 1903
(J. Gillet, n. 2645). >
GLYPHAEA Hook. f.
Glyphaea Grewioides Hook. f. in Hook. Icon. pl. (1848) tab. 760; K. Schum. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 262; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 102; Oliv. Fl. trop.
Afr. I p. 167.
Environs d’Eala 1903 (M. Laurent, n. 86).
Obs. — Nom indigène « Lotombo ».
164
GREWIA L.
Grewia carpinifolia Juss. in Ann. Mns. Paris IV (1804) p. 91 tab. 51 fig. 1, cf.
K. Schum . in Engl. PAanzenw. Ost-Afr. B p. 210; Hiern Cat. Webw. Afr. pl. I
p. 95; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 251.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3201).
Grewia floribunda Mast . in Oliv. Fl. trop. Afr. I (1869) p. 252; Hiern Cat. Welw.
Afr. PI. I p. 97.
— — var. latifolia De Wild. nov. var.
Stipules lancéolées, subulées, de 5-7 mm. de long, velues, à poils étoilés, environ
aussi longues que les pétioles densément velus, à poils étoilés non entremêlés de
poils simples. Limbe de 6-13 cm. de long et de 15 mm. à 4,5 cm. de large,
glabre ou éparsement velu sur la face inférieure, surtout sur la nervure médiane;
face supérieure glabrescente à poils étoilés épars, abondant surtout sur les nervures.
Fleurs entourées par un involucre de trois bractées de 6 mm. de long, trifides, à
lobes atteignant un peu plus de 1 mm. de large, densément velus sur le dos. Sépales
de 6 mm. environ de long, cucullés au sommet, pétales beaucoup plus courts que les
sépales. Fruit de 10-12 mm. de long, obovale, à mésocarpe très fibreux renfermant
une seule graine.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3199).
Obs. — Cette plante se différencie du type tel qu’il a été décrit par M. Masters et tel que l’a
authentiqué M. K. Schumann dans l’herbier du Jardin botanique, sur un échantillon récolté à Matadi
par M. F. Hens (n. 386, 1887), par ses feuilles beaucoup plus développées et par les bractées trifides
qui entourent les boutons, à lobes plus larges.
CEPHALONEMA K . Schum.
Cephalonema polyandrum K . Schum. in B. Schlechter West-Afr. Kautschuk Exped.
(1900) p. 299.
Environs de Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1683); entre Kisantu et Popo-
cabaka, 1902 (J. Gillet, n. 2298).
Obs. — Nom indigène « Punga ».
TRIUMFETTA Plum.
Triumfetta Descamspii De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl.
Congo IX (1900) p. 3.
Haut-Marungu (R. P. De Beerst, s. n.).
165
MALVACEAE
SIDA L.
Sida acuta Burm. Fl. Ind. (1768) p. 147 ; K. Schum. in Engl . Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 266; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 63.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3269).
Sida rhombifolia L. Sp. pl. (1753) p. 684; K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 266; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 621; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 181.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 9).
Sida spinosa L. Sp. pl. (1753) p. 683; K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 265; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 63; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 180.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3271 et 3272).
Sida linifolia Cav. Diss. I (1785) p. 14 tab. 2 fi g. 1 ; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 179.
Sanda, avril 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3123) ; Moanda, juin 1903
(J. Gillet, n. 3121).
Sida cordifolia L. Sp. pl. (1.753) p. 684; K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 266; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 64; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 181.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3268).
MALACLIRA L.
Malachra radiata L. Syst. (1740) p. 518; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 188
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2531).
URENA Bill.
Urena lobata var. reticulata Gürke in Engl. Bot. Jahrb. XX (1895) p. 374.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 152).
Obs. — Nom indigène : « Titchi ou Ikôta ».
106
HIBISCUS L.
Hibiscus G-illetii De Wild. nov. sp.
Plante dressée, de 1 mètre au moins de hauteur, velue, hispide, à villosité per-
sistante, à poils étoilés ou entremêlés de poils-aiguillons également en étoile. Pétiole
de 4 mm. à 2,5 cm. de long, velu et aiguillonné comme la tige; stipules linéaires,
de 3 mm. environ de long, ciliées; limbe tri ou quinquelobé, à lobes atteignant ^
presque la base de la feuille, à sinus arrondi, et arrondis à l’extrémité, denticulés sur
chaque bord, éparsement velus, scabres sur les deux faces, à poils simples et poils
étoilés mélangés. Pédoncule axillaire court, de 4-13 mm. de long, environ aussi long
que le pétiole adjacent. Épicalice à 10 segments linéaires un peu plus courts que le
calice, bifides à environ 4 mm. de leur base, à lobes filiformes, l’extérieur plus court,
plus ou moins recourbé, atteignant 6-7 mm. de long, cilié, à poils plus longs, étalés.
Calice de 11-15 mm. environ de long, profondément 5 -lobé, à segments lancéolés,
aigus, velus, épineux. Corolle violacée, étamines disposées en une colonne centrale
portant des anthères depuis la base jusqu’au sommet. Ovaire densément velu. Capsule
ovoïde, aiguë, densément velue, à poils raides, dressés, à 5 valves, à graines bru-
nâtres d’environ 2 mm. de long.
Kimuenza, mers 1901 (J. Gillet, n. 2057).
Obs. — Comme on peut le voir d’après la description que nous venons de donner de cette
espèce, elle se range dans le groupe Furcaria DC. tel que le comprend M. Hochreutiner, et dans
ce groupe appartient au Furcaria typique et doit se classer dans le voisinage immédiat de VH. surat-
tensis compris dans le sens le plus large. Cependant nous avons cru qu’il était plus utile de séparer
cette forme spécifiquement que de la rapprocher comme variété du très typique H. surattensis . Si l’on
suit à la lettre la clef analytique des variétés de VH. surattensis , ce serait tout près de la variété
Mastersianus , c’est-à-dire del’#. furcatus Masters (in Flor. of trop. Africa I p. 201) qu’il faudrait
placer l’espèce nouvelle, mais d’après M. Masters, les feuilles de son espèce ne sont pas lobées, mais
elliptiques ou anguleuses, les lobes de l’épicalice sont parfois entiers, parfois munis d’un lobe accessoire,
caractères qui semblent très différents de ceux de notre plante, dont les feuilles sont profondément
lobées et dont les lobes de l’épicalice sont toujours grêles et allongés.
Hibiscus Abelmoschus L . Sp. pl. (1753) p. 696; Hiern Cat'. Welw. Afr. pl. I p. 75;
Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 207.
Vallée de la Djuma, juillet 1902, 11. 2714); Lula-Lumene, 1902 (R. P. Hendrickx,
coll. J. Gillet, s. n.); Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 967).
Hibiscus canuabinus L. Sp. pl. ed. X (1759) p. 1149; Gürke in Engl. Plan zen w.
Ost-Afr. C p. 267 ; Hiern Cat. Welw. Afr. p. I pl. 72 ; Oliv. Fl. trop Afr ï
p. 204.
Kisantu, juillet 1900 (J. Gillet, n. 1222); Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3273).
Hibiscus tiliaceus L. Sp. pl. (1753) p. 694; Gürke in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 267 ; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 207.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3151).
1G7
BOMBACEAE
ADANSONIA L.
Adansonia digitata L. Sp. pl. (1753) p. 1190; K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 268; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 79; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 212.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1657).
CEIBA Medic.
Ceiba pentandra Gaertn. Fruct. II (1791) p. 244, tab. 133; K. Schum . in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 269.
Eriodendron anfracluosum DC. ; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 214.
Kisantu, 1900 (J. Gillet n. 1170).
STEBCULI ACE A E
MELOCHIA Dill.
Melochia corehorifolia L. Sp. pl. (1753) p. 675; K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 271; Hiern Cat. Welw. Air. Fl. I p. 90; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 235.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 89 et 212).
WALTHERIA L.
Waltheria americana L. Sp. pl. (1753) p. 673; K . Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 271; Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 235; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 91.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3202).
SCAPHOPETALUM Mast.
Scaphopetalum Dewevrei De Wild. et Th. Dur . in Th. Dur. et De Wild Mat.
fl. Congo IX (1900) p. 5.
Kondue, Sankuru, juin 19(3 (É. Luja, s. n.).
COLA Schott et Endl.
Cola acuminata Schott et Endl. Meletem. (1832) p. 33; cf. K. Schum. in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. B p. 252; Mast. in Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 220.
Edwardia lunda Raf. ; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 84.
Village Sadi (bassin du Kurlu), 29 juillet 1902 (mission Cabra-Michel, n. 30).
Cola diversifolia De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo
VI (1899) p. 13.
Environs d’Eala, avril 1903 (M. Laurent, n. 207).
Obs. — Nom indigène « Tera elungu ».
OCHNACEAE
OCHNA L,
Ochna Welwitschii Rolfe in ffenr. Bol. Soc. Brot. XI (1893) p. 84; Hiern Cat.
Welw. Afr. pl. I p. 121.
Région des Cataractes (F. Demeuse, n. 526).
VIOLACEAE
SAUVAGESIA L.
Sauvagesia erecta L. Sp. pl. (1753) p. 203; Engl . Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 274.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 211); environs de. Léopoldville, 1902 (J. Gillet,
n. 2708).
VAUSAGESIA Baill.
Vausagesia africana Baill . in Bull. Soc. Linn. Paris II (1890) p. 871.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1782).
CACTACEAE
RHIPSALIS Gaertn.
Rhipsalis Gassytha Gaertn . Fruct. I (1788) p. 137 tab. 28; Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. A p. 92; Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 581; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 407.
Harista parasitica O. K. Rev. Gen. I (1891) p. 262.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1766).
OPUNTIA Haw.
Opuntia vulgaris Mill. Gard. dict. ed. VIII (1768) n. 1.
Kisantu, 1902 (J. Gillet, n. 2332).
Obs. — Introduit.
169
ELACOURTIACEAE
PAROPSIA Noronha.
Paropsia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl
Congo VI (1899) p. 21.
Bas-Congo, 1902 (J. Gillet, s. n.).
Paropsia reticulata Engl. Bot. Jahrb. XIV (1891) p. 391.
Sanda, avril 1903 (Oddon et F. De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3003 et 3108);
environs de Lula, février 1903 (R. P. Hendrickx, coll. Gillet, n. 3100).
BARTERIA Hook.
Barteria nigritana Hook. f. in Journ. Linn. Soc. V (1861) p. 15 tab. 2.
— var. uniflora De Wild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo II (1900) p. 24.
Bas-Congo, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
BYRSANTHUS Guill.
Byrsanthus epigynus Mast. in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 499.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1757).
TURNERACEAE
WORMSKIOLDIA Thonn.
Wormskioldia lobata Urb. in Jahrb. Bot. Berl. II (1883) p. 52 et in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 280; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 381.
Kimuenza, 1901 (J. Gillet, n. 1706); Sanda, avril 1903 (Oddon, coll. J. Gillet,
n. 3001); Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3197).
PASSIFLORACEAE
PASSIFLORA L.
Passiflora foetida L. Sp. pl. (1753) p. 959.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3262).
22
170
BEGONIAGEAE
BEGONIA L.
Bégonia Poggei Warb. in Engl . Bot. Jahrb. XXII (1895) p. 36,
Obs. — Cette plante, récoltée dans l’État, a fleuri dans les serres du Jardin colonial de Laeken
et nous avons pu la conserver en culture dans nos serres, au Jardin Botanique de Bruxelles, où elle
a continué à fleurir. Elle forme de nombreuses racines adventives qui partent non seulement des nœuds,
mais d’une partie quelconque des entre-nœuds. Dans les cultures, cette plante paraît atteindre un
développement qui n’est pas connu dans son pays d’origine. Dans l’échantillon que nous avons sous
les yeux, les rameaux peuvent atteindre 9 mm. de diamètre, les bractées 4 cm. de long et 9 mm. de
large. Les inflorescences sont pauciflores et naissent à l’aisselle du pétiole qui peut atteindre 11 cm.
de long; le limbe atteint dans sa plus grande longueur 21 cm. et dans sa plus grande largeur près de
12 cm. L’ovaire stipité mesure jusque 2 cm. de long avant la floraison, la constitution des styles est
la même que dans le type, mais ils sont colorés en jaune, mesurent 3 mm. de long et sont divisés
environ à partir du milieu. Les fleurs mâles possèdent un pédicelle de 11 mm, environ et une douzaine
d’étamines réunies sur un pédicelle d’environ 1 mm. de long. Malgré la différence dans les mensurations
des différents organes et dans la couleur des styles, nous ne pouvons séparer cette espèce du tj^pe, tel
qu’il a été décrit par M. Warburg. La forme signalée par M. C. de Candolle sous le nom de variété
fl. albo paraît être très semblable à celle que nous signalons ici. La plante cultivée en Belgique est
beaucoup plus glabre que la plante que nous possédons en herbier, séchée au Congo.
THYMELEACEAE
GNIDIA L.
G-nidia Butayei De Wild. nov. sp.
Plante dressée, de 40 cm. environ de long, ramifiée, à rameaux grêles, à feuilles éparses,
linéaires, glabres, rétrécies en un pétiole à la base, cunéiformes au sommet, de 12-16 mm.
de long et de 2-3 mm. de large. Involucres terminaux entourés de 6-7 feuilles involu-
crales, orales, aiguës, de 5-6 mm. de long et de 3 mm. environ de large. Fleurs
nombreuses, à plus de 15 par capitule, rougeâtres à l’état sec, tétramères. Réceptacle
filiforme, grêle, cylindrique, de 5-7 mm. environ de long, à sépales ovales-aigus, de 1,5 mm.
environ de long, dont deux opposés sont munis sur le dos d’une touffe de poils blancs
dressés ; pétales réduits, beaucoup plus courts que le calice. Partie inférieure du réceptacle
entourée à la base d’une forte collerette de poils blancs dressés.
Bas-Congo, 1901 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1989).
DICRANOLEPIS Planch.
Dicranolepis convalliodora Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XIX (1894) p. 271.
Sanda, avril 1903 (Oddon, coll. J. Gillet, n. 3013).
RHIZOPHORACEAE
RHIZOPHORA L.
Rhizophora Mangle L. Sp. pl. (1753) p. 443; cf. Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 332
et Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 408.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3156).
171
MYRTACEAE
SYZYGIUM Gaertn.
Syzygium owariense Benth. in llook. Niger Fl. (1849) p. 359; Engl. Pflanzenw
Ost-Afr, C p. 288.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3238 et 3175); Lemfu, 1902 (R. P. Butaye,
coll. J. Gillet, n. 2250); Léopoldville, août 1902, (J. Gillet, s. n.) ; Eala, 1903
'M. Laurent, n. 123); Bassin de la Sele, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1464); environs
de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1954).
MELASTOMATACEAE
OSBECKIA L.
Osbeckia congolensis Gogn. ex Büttn. in Verhandl. Bot. Ver. Brandenb. XXXI
(1889) p. 95; Gilg Melast Afric. p. 6.
Sanda, avril 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3114) ; Kimuenza, mai 1901
n. 2204).
Osbeckia Grepiniana Cogn. in De Wild. et Th. Dur. Illustr. Fl. Congo (1898) p 23
pl. XII fig. 10-11.
Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1608).
DISSOTIS Benth.
Dissotls Brazzaei Gogn. Mono g. Melast. (1891) p. 372 ; cf. Gilg Melast. Afr. p. 18.
Mayidis, 1901 (R. P. Oddon, coll. J. Gillet, s. n.).
Dissotis capitata (Vahl) Hook. f. in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 449; Gilg Melast. Afr.
p. 13; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 365.
Mayidis, 1901 (R. P. Oddon, coll. J. Gillet, n. 1879); région de Lula-Lumene,
février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3095); environs de Kimuenza,
janvier 1901 (J. Gillet, n. 1979).
Dissotis decumbens (Pal. Beauv.) Triana in Trans. Linn. Soc. XXVIII (1871) p. 58;
Gilg Melast. Afr. p. 15 ; cf. Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 366.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Dissotis Hensii Cogn. Monog. Melast. (1891) p. 372; Gilg Monog. Melast. Afr. p. 19.
Bas-Congo, 1901 (J. Gillet, n. 1891).
Dissotis Thollonii Cogn. ex Büttn. Verhandl. Bot. Ver. Brandenb. XXXI (1889)
p. 96 ; Gilg Melast. Afr. p. 19.
Sanda, avril 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, s. n.).
172
DINOPHORA Benth.
Dinophora spenneroides Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 355 ; Gilg Melast.
Afr. p. 27.
Sanda, avril 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3022).
CALVOA Hook. f.
Galvoa sessiliflora Cogn. in De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl, Congo (1899) p. 22.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent).
Obs. — Nom indigène « Bekaïe ».
Cette plante ayant fleuri dans les serres du jardin colonial de Laeken, nous pouvons compléter
comme suit la description de l’espèce : « Fleurs sessiles, rosées, à pétales inéquilatéraux, obovales,
de 6 mm. environ de long et 4 mm. de large, à acumen latéral. Étamines dépassant le style, à
filet muni d’un prolongement antérieur. »
Cette espèce n’a pas été relevée par M. Gilg dans la monographie des » Melastomacées afri-
caines »; elle est, comme l’a écrit M. Cogniaux, voisine du C. hirsuta Hook. f., mais paraît être
perennante et non annuelle.
SAKERSIA Hook. f.
Sakersia Laurentii Cogn. in De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo (1899) p. 23.
Loanje, 7 janvier 1902 (L. Gentil, n. 27).
Obs. — D’après les notes de M. L. Gentil, cette plante atteint 4 mètres de hauteur; ses fleurs
sont violettes et forment de grandes panicules terminant les rameaux. Elle est d’un très hel effet
décoratif.
Sakersia strigosa Cogn. in De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo (1899) p. 23.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1638).
MEMECYLON L.
Memecylon G-illetii De Wild. nov. sp.
Arbrisseau glabre, à rameaux jeunes tétragones, devenant cylindriques. Feuilles
courtement pétiolées, à pétiole de 5-6 mm. de long, canaliculé supérieurement, à limbe
régulier ou légèrement inéquilatéral, ovale ou ovale-elliptique, subcoriace, rétréci vers
la base ou obtusément cunéiforme, acuminé au sommet, plus pâle en dessous qu’au-
dessus, glabre sur les deux faces, de 5-10 cm. de long, acumen compris, et 2, 5-4, 5 cm.
de large; acumen atteignant environ 1 cm. de long, obtus; nervures au nombre de
3, légèrement en creux sur la face supérieure, en relief sur la face inférieure, les
2 latérales soudées à la médiane vers la base du limbe qui est légèrement découvert
le long du pétiole, nervures latérales subparallèles à la nervure médiane, atteignant
le sommet de la feuille. Fleurs à l’aisselle des feuilles, formant de petites panicules
dichotomes courtement pédonculées, à pédoncule commun de 1 à 2 mm. de long,
173
à 8-10 fleurs, à pédicelle glabre, de 2 mm. de long. Réceptacle calicinal supérieur
cupulaire, à 4 lobes de 2 mm. environ de diamètre. Fruit subglobuleux terminé
par les lobes du calice plus ou moins longuement persistants, de 8 mm. environ
de long.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 895).
Obs. — , Cette espèce se rapproche du M. longicauda Gilg (Melast. Africanae p. 40 pl. X, E) ;
elle s’en différencie par ses inflorescences dichotomes multiflores, par ses feuilles moins acuminées,
moins irrégulières et plus grandes.
SAPOTACEAE
PACHYSTELA Pierre .
Pachystela cinerea (Engl.) Pierre ex De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo I
(1899) p. 33.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n. et J. Gillet, n. 2874).
— — var. cuneata Engl. Mss.
Pachystela cuneata Radlk. in Contrib. Fl. Congo I (1899) p. 32.
Kisantu, août 1900 (J. Gillet, n. 398 et 1299).
SYNSEPALUM A. DC.
Synsepalum dulcificum (Schum. et Thonn .) Baill.; Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam.
Nachtr. II-IV p. 277.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 93).
Obs. — Nom indigène : « Bomonga ».
LOGAOTACEAE
MOSTUEA Didr.
Mostuea Duchesnei De Wild. nov. sp.
Plante buissonnante, de 1-1,50 m. de haut, à rameaux jeunes courtement et
densément velus, à poils plus ou moins apprimés. Feuilles ovales, pétiolées, à pétiole
atteignant 5 mm. de long, à limbe subarrondi, cunéiforme à la base, plus ou moins décur-
rent le long du pétiole, subarrondi-apiculé au sommet, glabre sur la face supérieure,
sauf sur la nervure médiane, éparsement velu sur la face inférieure et principalement
sur les nervures; face inférieure d’un vert jaunâtre, face supérieure d’un vert plus foncé.
Limbe obscurément denticulé, cilié sur les bords. Inflorescences axillaires ou terminales,
sessiles ou portées sur un pédoncule commun atteignant 2 cm. de long, velu comme les
rameaux; fleurs blanches subsessiles ou à pédicelle atteignant e mm. de long, au nombre
de 3 à 7. Calice de 3,5 mm. de long, à lobes de 2 mm. environ de long, lancéolés-aigus,
174
velus, ciliés. Corolle glabre, de 14-15 mm. de long, à lobes ovales-arrondis, de 4-5 mm.
de long et 4 mm. de large; étamines de 5 mm. de long, dépassées par le style profondé-
ment lobé. Capsule inconnue.
Stanleyville, 6 janvier 1899, forêts de la rive gauche, saison sèche (É. Duchesne n. 16).
Obs. — Cette espèce se caractérise : par ses feuilles à limbe décrûrent le long du pétiole et
subdenticulé-cilié sur les bords, par ses fleurs assez grandes, ses étamines relativement courtes, dépas-
sées par le style, par la longueur des lobes lancéolés de son calice. Le M. Duchesnei se classe dans
le voisinage du M. Gilletii dont il diffère par la forme et la grandeur des feuilles et par la villosité
de la face supérieure de celles-ci. Les caractères floraux sont également très différents.
Mostuea G-illetii De Wild. nov. sp.
Arbuste assez ramifié, à rameaux grêles, densément velus, à poils jaunâtres,
dressés, devenant brunâtres-ferrugineux ; feuilles ovales-oblongues, courtement pétio-
lées, à pétiole de 2-3 mm. environ de long, à limbe de 22 à 40 mm. de long et
11-18 mm. de large, cunéiforme à la base, subarrondi-apiculé ou cunéiforme-apiculé
au sommet, éparsement velu sur les 2 faces et cilié sur le bord, plus pâle au
dessous qu’au dessus. Fleurs disposées par 2-3 en cymes terminant les rameaux latéraux
ou terminaux, très courtement pédicellées, à pédicelle de 1 mm. environ de long,
un peu accrescent après l’anthèse; calice de 2,5 mm. environ de long, velu comme les
tiges, lobes très aigus, élargis à la base, de 2 mm. environ de long, corolle de
8-9 mm. de long, à tube s’élargissant jusqu’à la gorge, à lobes arrondis de 2,5 mm.
environ de large. Étamines égales. Fruit velu, réniforme, entouré à la base par le
calice persistant, de 10-11 mm. de large, à lobes latéraux de 5-6 mm. de haut.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n. et J. Gillet, n. 2914 et 2928).
Obs. — D’après les caractères que nous venons d’exposer, cette plante est voisine du M. Tayman-
siana De Wild., mais la longueur des lobes du calice distingue aisément ces espèces dont la villosité
des tiges est également très différente. Il est assez difficile, d’après la clef analytique proposée par
M. Baker, de se rendre compte du groupe auquel doit être rapportée notre plante. On ne peut la
classer parmi les espèces, numérotées 9-12, dont le calice mesure de 4 à 6 mm. de long, ni parmi les
espèces 13-15 dont le calice est glabre, (conf. Baker in This.-Dyer Flora of trop. Airica IV pp. 504
et suiv.). Le M. Dinklagei se caractérise par ses feuilles beaucoup plus étroites; quant aux espèces
17, 18 et 19, entre lesquelles vient se placer le M. Taymansiana , elles se différencient par la lon-
gueur des lobes linéaires-sétacés. Le M. Gilletii paraît donc intermédiaire entre le M. Dinklagei et les
espèces à calice à lobes linéaires sétacés.
Mostuea Taymansiana De Wild. nov. sp.
Arbrisseau de 50 cm. environ de haut, à rameaux jeunes densément velus, à
poils étalés, de 1 mm. environ de long. Feuilles pétiolées, à pétiole de 2-5 mm.
de long, grêle, velu, à poils étalés, à limbe ovale-oblong, de 18-35 mm. de long
et 10-18 mm. de large, cunéiforme à la base, brusquement mais courtement apiculé
au sommet, à poils longs, épars et appliqués sur la face supérieure et sur les ner-
vures de la face inférieure, celle-ci plus pâle que la supérieure, limbe cilié sur les
bords. Fleurs blanches à base du tube jaune, réunies par 2 ou 3 à l’extrémité de
rameaux courts. Calice courtement pédicellé, à 5 lobes linéaires-sétacés, libres presque
175
jusqu à la base, de 4 mm. de long, à poils étalés sur le dos et les bords. Corolle
tubuleuse, de 9 mm. environ de long, s’élargissant en entonnoir, à lobes ovales
arrondis, d’environ 2 mm. de large. Étamines égales entre elles, atteignant la gorgé
de la corolle. Style plus court que les étamines. Capsule obréniforme de 10 mm.
environ de large, à émarginure arrondie de 4 mm. environ de hauteur au centre et
d environ 5 mm. de hauteur dans les lobes, à poils nombreux, dressés, étalés
Bena-Dibele, 20 avril 1899 (É. Luja, n. 252).
x °BS- Cette espèce se classe dans le voisinage des M. neurocarpa Gilg, M. densiflora Gilg
et M. camporum Gilg. La plante que nous venons de décrire se différencie de la première de ces
especes par ses feuilles réduites et velues, dans le M. neurocarpa les feuilles glabres mesurent de
-1 cm. de long. Le M. densiflora, qui jusqu’à ce jour est endémique dans le Bas-Congo, se différencie
par ses feuilles glabres et ses fleurs, en capitules plus compacts, au nombre de 6 à 9 par capitule Le
M. camporum possède également des feuilles glabres, des fleurs solitaires et des lobes calicinaux de
3 mm. seulement de long ; ces caractères comparés à eeux que nous avons rappelés plus haut suffisent
nous semble-t-il, pour différencier ces espèces.
Mostuea Lujae De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild Mat Fl Congo
VIII (1900) p. 15.
Entre Dembo et le Kwango, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1490);
Kimuenza, mai 1901 et janvier 1901 (J. Gillet, n. 1902 et 2197); Sanda, avril 1903
(De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3111).
Mostuea Scliuinanniana Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XVII (1893) p. 560.
Sankuru, juin 1888 (F. Demeuse, n. 21); Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3230).
USTERIA Willd.
Usteria guineensis Willd. in Ges. Naturf. Fr. Berl. Schr. X (1792) p. 55.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
STRYCHNOS L.
Strychnos Dewevrel Gilg in Engl. Bot. Jahrb. XXVIII (1899) p. 119; Baker in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. III p. 521.
Plante glabre, dressée ou sarmenteuse, pouvant devenir une forte liane de
20 à 25 m. de long, à racine pivotante, à écorce rougeâtre, à tronc mesurant jusque
12 cm. de diamètre, à bois léger, grisâtre, à saveur amère, à écorce d’un gris brunâtre,
verruqueuse, à couche interne rouge. Cirrhes ligneuses. Feuilles glabres, à pétiole dé
8-12 mm. de long, à lame ovale ou oblongue, arrondie ou cunéiforme à la base,
acuminée au sommet, de 6-15 cm. de long et de 3-7 cm. de large, acumen compris,'
celui-ci aigu, atteignant 2 cm. de long, limbe membraneux ou subcoriace, plus briF
lant et plus foncé au-dessus qu’en dessous, à 5 nervures basilaires dont les deux
externes très fines courent parallèlement au bord, les deux internes naissent à 3-8 mm.
I
176
de la base du limbe, dans les feuilles des rameaux principaux elles sont opposées,
dans celles des rameaux supérieurs latéraux elles sont alternes, se rapprochant plus
du bord vers le sommet de la feuille que vers la base, distantes vers le milieu de
5-14 mm., plus proéminentes en dessous qu’au-dessus, à nervation secondaire très
visible sur les deux faces. Inflorescences glabres, en cymes axillaires, opposées, solitaires
ou au nombre de 2 à 5, rameuses, de 2,5-5 cm. de long, pédoncule compris, plus ou moins
longuement pédonculées, à pédoncule aplati, muni au niveau des ramifications de brac-
tées ovales-aiguës, presque connées à la base, diminuant de grandeur de la base de la
cyme au sommet, les inférieures mesurant 2,5 mm. environ de long. Fleurs
courtement pédicellées, à pédicelle glabre, de 0,5 mm. de long. Calice à 4 lobes, étalés
pendant l’anthèse, de 0,5 mm. environ de long. Corolle caduque, de 2-2,5 mm. de
long, à 4 lobes soudés vers la base, elliptiques, aigus, glabres sur les deux faces.
Ovaire subglobuleux, surmonté d’un style environ aussi long que lui et terminé par
un stigmate aplati plus ou moins lobé; ovaire et style mesurant ensemble 1 mm.
environ de long ; ovaire entouré par les sépales qui se redressent après l’anthèse.
Lukolela (Dewèvre, 7 avril 1896) ; Kwamouth, 1902 et env. de Sabuka 1903
(Stanley-Pool).
Obs. — M. Grilg, en décrivant cette espèce, que nous lui avions communiquée n’en possédant pas
de fleurs, la compare au S. Kipapa Grilg décrit en même temps et provenant également du Congo.
Dans un travail inséré dans les Berichte der Deutsch. Pharmaceut. Gesellsch. t. X, M. Gilg a publié
pl. II, flg. A, une figure d’une feuille de ce S. Kipapa qui permet de fixer la différenciation de notre
plante; en effet, chez le S. Kipapa les nervures sont toutes basilaires, elles partent toutes du som-
met du pétiole, chez le S. Dewevrei il y a entre les 2 nervures de bordure et les nervures plus cen-
trales une distance qui peut atteindre 10 mm., il y a aussi une certaine différence dans la grandeur
des feuilles, mais ce caractère n’est que de valeur secondaire; au point de vue de la forme générale
les deux feuilles se ressemblent fortement.
Strychnos G-illetii De Wild. nov. sp.
Arbuste de la brousse, à rameaux épaissis et aplatis aux nœuds, d’un brun
jaunâtre à l’état sec, courtement pubescents, devenant plus ou moins glabres et à couche
subérifiée épaisse; épines axillaires grêles, plus ou moins recourbées, n’apparaissant que
sur les ramifications stériles grêles, de 6-10 mm. de long. Feuilles oblongues ou obovales,
rétrécies à la base en un pétiole plus ou moins allongé atteignant 2 cm. de long, obtu-
sément cunéiformes et apiculées au sommet ou profondément émarginées, coriaces, à
limbe de 4-7 cm. de long et 2-4,5 cm. de large, brillantes sur la face supérieure, mates sur
la face inférieure, à 5 nervures principales, parfois les deux inférieures formant une nervure
peu visible assez près de la bordure, les suivantes se perdant vers le milieu de la feuille et
s’anastomosant en arc, les plus internes opposées ou alternes, arquées vers le sommet et
anastomosées avec les nervures secondaires peu visibles et en creux comme les nervures
principales sur la face supérieure, un peu plus fortement proéminentes sur la face infé-
rieure. Pétiole et nervures velus surtout vers la base de la face inférieure, mais à poils
épars sur la faôe supérieure. Inflorescences en cymes lâches, de 15 cm. environ de long,
terminant les rameaux principaux ou latéraux, plus ou moins longuement pédonculées, à
pédoncule de 15 mm. de long, courtement velu. Fleurs en cymes à pédicelle grêle, velu,
177
de 1,5-3 mm. de long, muni à la base ou vers le milieu de bractées linéaires, de 3 mm.
environ de long, éparsement ciliées; sépales allongés-linéaires, de 5 mm. environ de long,
velus-ciliés, aigus; corolle de 3,5 mm. environ de long (bouton), rapidement caduque,
velue extérieurement; ovaire velu, à style court; fruit assez gros, de 5 cm. environ de
diamètre.
Kisantu (J. Gillet, 1899, n. 134, et 1900, n. 880).
Obs. — Cette espèce a certaines analogies avec le S. Carvalhoi Gilg (in Engl. Bot. Jahrb.
t. XXVIII [1899] p. 123) et par suite avec le S. spinosa Lam., mais si l’on compare la description
publiée par M. Gilg avec celle que nous venons de donner, et si l’on met en présence des échantillons
du S. Carvalhoi de Delagoa-Bay (Junod, n. 103), déterminés en 1898 par M. Gilg et notre plante, on
remarque de notables différences. Les feuilles du S. Gilletii sont plus grandes, plus coriaces, très
brillantes sur la face supérieure et très nettement discolores; en outre, toutes les parties de l’inflores-
cence sont plus fortement velues que dans le type décrit par M. Gilg. Le S. Gilletii constitue peut-
être une forme occidentale du S. Carvalhoi trouvé seulement à ce jour dans la région du Mozambique.
M. Baker se base dans la Flora of trop. Africa IV, p. 518-520, sur la présence d’épines et de
vrilles pour classer en plusieurs groupes les espèces de Strychnos africaines, nous nous permettons
d attirer 1 attention sur le peu de constance de ces caractères, qui pourraient induire en erreur.
Un même Strychnos peut constituer une liane ou un buisson et présenter ou ne pas présenter de
cirres, comme une espèce peut présenter parfois quelques épines et cela encore sur les parties
stériles. Si notre collecteur, M. J. Gillet, n’avait pas, en étiquetant nos échantillons, attiré l’attention
sur le numéro appliqué à deux parties de la plante, nous aurions pu être amené à placer dans deux
groupes très différents nos échantillons, l’un ne présentant pas trace d’épines tout en étant bien
développé et fleuri, l’autre stérile muni de quelques épines axillaires. Dans le n. 880 il n’y a
egalement pas tiace depines. Quant à la forme des feuilles, elle ne peut également servir à
classer les espèces de ce genre, car, comme nous avons pu l’observer dans la plante que nous
décrivons, sur le même rameau on trouve des feuilles largement cunéiformes au sommet et d’autres
pi ofondément emarginees. toutes les feuilles de certains de nos échantillons sont émarginées au
sommet; or, d’après M. Baker, ce caractère n’existerait que chez le S. emarginata Baker (Nil, Djur
Ghattas : Prof. Schweinfurth, n. 1396). Il n’est pas possible pour le moment de passer en’ revue
les caractères importants de ce genre, mais nous croyons qu’il y aurait avantage à se baser sur la
forme et la longueur des lobes du calice pour différencier les groupes et à abandonner les épines et la
forme des feuilles comme caractères de second ordre.
Strychnos suberosa De Wild. no v. sp.
Arbre ou arbuste, à rameaux épaissis et aplatis aux nœuds, d’un brun foncé,
plus ou moins luisants à l’état sec, courtement mais densément pubescents, devenant
plus ou moins glabres et à couche subérifiée très épaisse, crevassée longitudinalement, à
épines axillaires grêles, plus ou moins recourbées n’existant pas sur les rameaux florifères,
de 7-8 mm. de long. Feuilles largement ovales ou ovales-oblongues, arrondies ou cunéiformes
à la base, à pétiole plus ou moins long, atteignant environ 1 cm. de long, velu, à limbe
aigu ou subobtus au sommet, subcoriace, de 5-7 cm. de long et 3,5-5 cm. de large,
mat ou devenant légèrement brillant sur la face supérieure, mat sur la face inférieure!
velu sur les deux faces à l’état jeune, devenant glabre supérieurement, à nervures prin-
cipales bien marquées, les deux inférieures restant jusque vers le milieu à une certaine dis-
tance de la marge, les suivantes naissant au sommet du pétiole ou à une certaine distance,
les plus internes alternes ou opposées, anastomosées en arc vers le sommet avec les
nervures principales et les latérales ; nervures secondaires peu visibles et en creux comme
23
178
les nervures principales sur la face supérieure, un peu plus fortement proéminentes sur
la face inférieure. Pétiole et nervures velus surtout vers la base. Inflorescences en cymes
compactes, denses, atteignant 3,5 cm. de long et 5 cm. de diamètre, terminant les
rameaux principaux et latéraux, plus ou moins longuement pédonculées, à pédoncule
atteignant 3 cm. de long, velu. Fleurs en cymes, à pédicelles de 1,5-2 mm. de long, velus,
munis à la base ou vers le milieu de bractées linéaires, de 1,5 mm. de long, ciliées;
sépales lancéolés, velus et ciliés, de 2-2,5 mm. de long, aigus; corolle de 3,5 mm. de
long, à 5 lobes triangulaires, à tube plus long que les lobes, courtement velu exté-
rieurement, glabre intérieurement, sauf à la gorge, où se trouve un anneau dense de
poils blanchâtres; ovaire velu, à style court ne dépassant pas le tube de la corolle.
Lemfu, 1902 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2261); Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Comme on peut le voir par la comparaison des deux descriptions, le S. Gilletii et le
S. suberosa sont deux espèces très voisines. A première vue la villosité assez constante des deux faces
de la feuille et les inflorescences très denses paraissent suffire pour caractériser cette espèce, mais
quand on examine plusieurs échantillons on trouve que les feuilles deviennent glabres avec l’âge
et sans devenir aussi luisantes que celles de l’espèce précédente, présentent avec elles cependant
beaucoup d’analogie, mais toujours les feuilles sont plus courtement pétiolées et en tous cas jamais
aussi longuement cunéiformes à la base que celle du S. Gilletii. Le vrai caractère différentiel réside
dans la grandeur des lobes calicinaux plus courts que ceux du S. Gilletii et plus longs que ceux du
S. spinosa Lam., ce dernier se différenciant facilement par la glabréité de ses feuilles.
Strychnos variabilis De Wild. nov. sp.
Arbre de taille moyenne, à rameaux velus, à poils brunâtres appliqués et à soies
longues, étalées, privées de cirres. Feuilles ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées,
parfois largement ovales, très courtement pétiolées, à pétiole de 2-3 mm. de long, â poils
brunâtres-étalés, à limbe mince, mat sur les deux faces à l’état jeune, devenant épais
et coriace à l’état adulte, plus foncé et plus brillant au-dessus qu’en dessous, glabre
sur les deux faces, mais cilié sur les bords et sur les nervures, à poils brunâtres,
apprimés, arrondi ou subcordé à la base, aigu subapiculé au sommet ou arrondi
ou émarginé par suite d’avortement, de 4-8 cm. de long et 2 cm. de large, à
5 nervures basilaires ou sub basilaires, les deux externes faibles, basilaires, anasto-
mosées très rapidement en arc avec les nervures secondaires, formant une bordure
interne à une certaine distance du bord, les nervures plus internes plus fortement
proéminentes sur les deux faces, naissant à la base du limbe et se séparant de la
nervure médiane un peu au-dessus de la base, opposées ou alternes, parfois à 5 mm.
du sommet du pétiole, se prolongeant jusque vers le milieu à partir duquel elles
s anastomosent avec les nervures pennées latérales et forment des arches anas-
tomosées avec les nervures secondaires. Inflorescences terminant les rameaux
principaux et des rameaux latéraux parfois raccourcis, assez denses, ramifiées, attei-
gnant 3,5 cm. environ de diamètre, courtement pédonculées ou sessiles, fleurs cour-
tement pédicellées, à pédicelle aecrescent après l’anthèse et muni de bractées linéaires-
ciliées, velues, de 3-4,5 mm. de long. Calice à lobes linéaires, de 4-5 mm. de long,
ciliés longuement sur les bords ; corolle de 5 mm. environ de long, à tube de
2,5 mm., glabre extérieurement, à lobes ciliés, triangulaires-aigus, densément velus
179
sur la face interne et à la gorge; ovaire ovoïde surmonté d'un style de 4 mm. de
long, assez longtemps persistant et dont la base reste sur le fruit mûr sous forme
dun acumen; fruit ovoïde ou subglobuleux, de 2 à 2,5 cm. de long et 18-20 mm. de
large, généralement à une graine, brunâtre, plus ou moins luisant.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 808); Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2081);
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1726); environs de Léopoldville
août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Obs. Par son fruit dressé, l’absence de vrilles et d’épines, la forme de ses feuilles et la dis-
position de ses fleurs qui terminent des rameaux, le S. variabüis paraît devoir se rapprocher du
„ lg’ d°nt °n n® COnnaît paS les fleurs; la PIuPart des autres espèces, rangées par
Bak®r This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 518-519) dans le même groupe, sont à fleurs axillaires,
°u di eient par des caractères foliaires tels : la nervation et la base cunéiforme. Un des caractères
sail anu ; de notre plante est la forme de la base des feuilles; on peut y ajouter la villosité des branches.
Nous attirerons aussi l’attention sur la variabilité des feuilles; celles-ci, nominalement oblongues-aiguës
sont fréquemment suborbiculaires, obtuses ou émarginées et peuvent se présenter sous toutes les
formes intermediaires. La texture varie également suivant l’âge; à l’état jeune et lors de la floraison
es feuilles sont peu épaisses, presque translucides, avec l’âge elles deviennent coriaces, épaisses très
luisantes.
APOCYNACEAE
LO CH NE RA Reichb.
Lochnera rosea Reichb. Consp. (1828) p. 134; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 667;
K. Sckum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 316.
Kimuenza (J. Gillet, n. 797).
PLUMERIA Tourn.
Plumeria alba L. Sp. pl. (1753) p. 210.
Kimuema, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1674).
Obs. — Cultivé.
Plumeria rubra L. Sp. pl. (1753) p. 209; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. p. 667.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1620).
Obs. — Cultivé.
RAUWOLFIA Plum.
Rauwolfia obscura K. Schum. in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, (1897)
p. 154; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 117.
Kimuenza, 1900 (J. Gillet, n. 776, 1652 et 16615) ; entre Dembo et Kisantu, octo-
bre 1900 (J. Gillet, n. 1583).
180
ASCLEPIADACEAE
PERIPLOCA Tourn.
Periploca nigrescens Afzel. Stirp. Guin. Mod. Sp. nov. I (181/) p. 2.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1913); environs d’Eala, 1902
(Pynaert).
TACAZZEA Becne.
Tacazzea apiculata Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1875) p. 108 ; K . Schum. in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C. p. 320.
Kisantu (J. Gillet, 1900, n. 1033 et 1902, n. 2283).
CHLOROCODON Hook. f.
Chlorocodon Whitei Hook. f. Bot. Ma g. (1871) pl. 5898.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, n. 230) ; entre Tumba et Kimpessi, janvier 1903 (J. Gil-
let, s. n.).
CRYPTOLEPIS R . Br.
Cryptolepis Debeerstii De Wild. nov. sp.
Arbrisseau assez ramifié, à rameaux grêles d’un brun rougeâtre, courtement velus-
scabres. Feuilles glabres sur la face supérieure, scabres sur la nervure médiane de la
face inférieure, rétrécies à la base en un court pétiole atteignant presque 2 mm. de
long, à limbe cunéiforme à la base et cunéiforme-aigu au sommet, de 2-3,5 environ
de long, de 9 à 17 mm. de large, plus pâle en dessous qu au-dessus. Inflorescence
axillaire ou terminale formant des cymes à environ 12 fleurs, lâches, plus ou moins
trichotomes, à bractées de 1 mm. de long, ciliées comme les pédoncules. Pédicelles
atteignant 4 mm. de long. Sépales ovales-subobtus, de 1,5 mm. de long, ciliés au
sommet. Corolle aiguë dans le bouton, à tube court, de 1,5 mm. de long, à lobes de
de 3 mm. environ de long, subobtus. Lobes de la coronule plus courts que les lobes
de la corolle et insérés un peu en dessous de la partie médiane de ces lobes.
Pala, 1895 (R. P. Debeerst).
Obs. — Cette espèce se range dans le voisinage du C. oblongifolia Sehlt., qui existe dans le voisinage
du Nil, en Mozambique et dans le sud de l’Afrique.
Cryptolepis Hensii N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV (1902) p. 246.
Kimuenza, 1899-1900 (J. Gillet, n. 303); bassin de la Sele, octobre 1900 (R. P.
Butaye, coll. J. Gillet, n. 1445).
Obs. — La plus grande confusion règne au sujèt de cette espèce; dans l’herbier du Jardin botanique
de Bruxelles, M. Schlechter a rapporté l’échantillon n. 227 de Hens à Y Ectadiopsis scandens, puis pos-
181
térieurement les échantillons de Gillet au Cryptolepis scandens. Comme le fait remarquer M. Brown
dans le vol. IV de la Flor. of trop. Afr., p. 249, VEctadiopsis ou Cryptolepis scandens tel qu’il est
compris par les botanistes de Berlin et tel qu’il a été distribué par eux sans publication d’une des-
cription, doit sans aucun doute être considéré comme un synonyme du C. Hensii, car les pétales sont
nettement ciliés à la gorge. Ce caractère ne peut donc rapprocher le C. scandens Schl. du Bas-Congo
du C. Welwitschii. Quant au C. Baumii N. E. Brown, il paraît très voisin du Hensii, les caractères
sur lesquels M. Brown se base pour différencier les deux espèces, largeur des lobes de la corolle et
des feuilles, paraissent très variables. Il dit en elfel pour le Hensii : feuilles de 3-7 mm. de large.
Nous avons sous les yeux les échantillons récoltés par Hens dans lesquels la feuille atteint 8 mm.de
large et d’autres échantillons congolais dont les feuilles varient sur le même pied de 4 à 10 mm. de
large ; une variation concordante s’observe dans la largeur des pétales.
RAPHIONACME Harv.
Raphionacme Michelii De Wild. nov. sp.
Petite plante à souche bulbeuse, à tige ramifiée, assez épaisse, courtement pubé-
ruleuse, de 13 cm. maximum de haut, à feuilles inférieures réduites à l’état d’écailles,
les supérieures elliptiques ou lancéolées-obovales, velues sur les deux faces, s’atté-
nuant en pétiole à la base, rétrécies au sommet en un apicule court, de 4,5-7 cm.
de long et 9-20 mm. de large, à nervures peu proéminentes sur les deux faces, plutôt
en creux sur la face supérieure. Feuilles assez rapprochées, à entrenoeuds de 1,5-3 cm.
de long. Fleurs axillaires ou terminales, solitaires, les 2 ou 3 supérieures paraissant
former parfois une inflorescence par suite de la réduction des feuilles à l’état de
bractées. Pédicelle velu, de 12-20 mm. de long, pubéruleux. Sépales de 3-3,5 mm. de
long, ovales-lancéolés, aigus, pubéruleux, ciliés. Corolle à 5 lobes libres presque jus-
qu’à la base, à tube très court; lobes de 18 mm. environ de long et 4-5 mm. de
large, obtus, plus ou moins inéquilatéraux, rosés, pubéruleux extérieurement, sauf
dans les parties recouvertes dans le bouton, glabres intérieurement. Lobes de la
coronule filiformes de 22 mm. de long, élargis à la base, simples au sommet; colonne
centrale de 10 mm. environ de long.
Plateau de Kimbele, 24 septembre 1902, n. 47, 8 octobre 1902, n. 53, entre
Tumba-Mani et Popocabaca, 29 septembre 1902, n. 72 (mission Cabra-Michel) ; entre
Kisantu et le Kwango, septembre et octobre 1900 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
s. n.).
Obs. — Cette espèce est sans aucun doute voisine du R. splendens Schl., mais elle paraît devoir
se différencier de cette plante, dont on ne connaît pas les feuilles, par la petitesse de sa taille, ses
tiges moins grêles et par les pétales moins développés.
Il est possible que la récolte d’autres matériaux fera reconnaître dans cette plante une forme
du R. splendens, encore peu connu.
La plante du Congo est très variable dans ses feuilles ; elles peuvent, au point de vue du diamètre,
varier du simple au double sans changer de longueur.
Raphionacme splendens Schlechter in Journ. of Bot. (1895) p. 301 ; N. E. Brown in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 271 ; K. Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XXXIII
p. 322.
R. macrostemon K. Schum. loc. cit.
182
Haut-Mamngu, 18 août 1896 (R. P. Debeerst) ; Mtowa, 15 août 1895 (Capt. Des-
camps).
Obs. — Ce dernier échantillon a été étiqueté R. macrostemon par K. Schumann dans l’her-
bier du Jardin botanique à Bruxelles; le monographe allemand a reconnu depuis que cette plante non
décrite était identique avec une plante récoltée par M. Scott-Elliot, sans indication de localité.
Le R. P. Debeerst décrivait cette plante dont toutes les tiges sont privées de feuilles, dans nos
échantillons, et atteignent jusque 20 cm. de long, comme possédant un bulbe de 7 cm. de long et
25 cm. environ de large, très aqueux, fade et pouvant être mangé cru pour combattre la soif.
Raphionacme Verdickii De Wild. nov. sp.
Plante volnbile, à tiges courtement velues. Feuilles ovales- elliptiques, cunéi-
formes ou subarrondies à la base, subaiguës au sommet, densément mais courtement
velues sur les deux faces, plus pâles en dessous qu’au-dessus, rétrécies en pétiole
de 5-10 mm. de long, à limbe de 6-7,5 cm. de long et 2,5-4, 5 cm. de large, à
entrenœuds d’au moins 8 cm. de long. Cymes axillaires, multiflores, à pédoncule
commun tomenteux, court, de 3 mm. environ de long. Fleurs à pédicelle grêle, velu,
de 6 mm. environ de long, bractéolé à la base, calice tomenteux, à segments ovales-
lancéolés, subaigus, de 3 mm. environ de long; corolle à tube court, à lobes de
7,5 mm. de long, ovales-oblongs, subaigus, glabres sur les deux faces, munis de
quelques poils sur les bords, de 4 mm. environ de diamètre. Coronule à filaments
bifides de 4 mm. de long, à segments filiformes, dépassant légèrement le cône
central.
Le long de la Lufira, novembre 1900 (Ct Verdick, n. 283).
Obs. — Nom indigène “ Kabutumpa ».
Cette espèce paraît être voisine du R . Flanagani Schlechter (in Beiblatt 45 Bot. Jahrb.
XVIII [1894] p. 2).
XYSMALOBIUM R . Br.
Xysmalobium Holubii Scott-Elliott in Journ. Bot. (1890) p. 365; R. Br. in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 302.
Bas-Congo (Rec. R. P. Butaye, 1902, coll. J. Gillet s. n.).
SCHIZOGLOSSUM E. Mey.
Schizoglossum Gabrae De Wild. nov. sp.
Plante à souche tubéreuse. Tige simple ou ramifiée, de 40 cm. à 1 mètre de
haut, simple ou peu ramifiée, courtement villeuse, à entre-nœuds plus ou moins
allonges. Feuilles opposées, etalees, les inferieures réduites, celles de la zone moyenne
plus grandes que celles du sommet de la tige qui est plus ou moins en zig-zag.
Feuilles à limbe de 5-9 cm. de long et de 6-26 mm. de large, arrondi ou subcordé
à la base, rétréci en un court pétiole atteignant parfois 3 mm. de long, aigu ou
subobtus, apiculé au sommet, scabre sur les bords, glabrescent sur les deux faces,
à nervure médiane assez proéminente sur la face inférieure. Nervures latérales horizon-
183
taies anastomosées en arc ayant d atteindre le bord. Inflorescences axillaires, en ombelles
sessiles disposées à l’aisselle des feuilles supérieures de la tige, à 5-7 fleurs, àpédicelle
grêle atteignant 13 mm. environ de long, courtement velu, muni à la base de brac-
tées linéaires de 6 mm. environ de long, ciliées. Calice à 5 sépales lancéolés-aigus,
courtement velus, de 6 mm. environ de long et de 1 mm. environ de large. Corolle
à lobes dressés-étalés, de 7 mm. environ de long et 3 mm. environ de large, glabres
sur le dos, courtement velus sur la face interne. Coronule naissant à la base de la
colonne staminale qu elle ne dépasse pas, lobes ovales, onguiculées, de 3 mm. environ
de long et de 1,5 mm. de large, sentiers arrondis au sommet, à bords repliés vers
1 intérieur et formant une cavité. Colonne staminale de 4 mm. environ de haut, à
appendices anthérifères arrondis recouvrant le sommet du style.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 701); Lemba, décembre 1896 (Ct. Cabra, n. 29).
Obs. — Cette plante nous a été rapportée pour la première fois par le Ct Cabra et nous
en possédons en herbier de beaux exemplaires dont un à tige ramifiée. Si l’on tient compte des
données de la clef analytique publiée par M. N. E. Brown dans la Flora of Tropical Africa (vol. IV,
p. 353 et suiv.), on devra placer cette plante dans le voisinage du S. nyasae Britten et Rendle et
S. Petherickianum Oliver, par suite de la disposition des fleurs en ombelles sessiles. Le S. nyasae se
différencie par ses feuilles verticillées et le S. Petherickianum, dont nous trouvons une figure dans
la botanique du voyage de Speke et Grant (Trans. Linn. Soc. XXIX tab. 118 B), par ses fleurs dont
les lobes de la coronule denticulés au sommet dépassent la colonne staminale, tandis que dans la
plante du Congo que nous venons de décrire ils sont plus courts et ne dépassent en tous cas jamais
cette colonne.
MARGARETTA Oliv.
Margaretta Verdickii De Wild. nov. sp.
Petite plante, à tige dressée, pubescente. Feuilles à pétiole court, de 2 mm. de
long; limbe de 5-8 cm. de long et 6-7 mm. de large, arrondi à la base, aigu
au sommet, à pubescence courte, mais assez dense sur les deux faces, un peu
plus pâle en dessous quau-dessus. Fleurs en ombelles axillaires et terminales parfois
longuement pédonculées, à pédoncule velu, atteignant 8,5 cm. de long. Fleurs
pédicellées, à pédicelle velu, de 1-3 mm. de long. Sépales de 4 mm. environ de
long, velus, aigus. Corolle à lobes de 6 mm. environ de long, linéaires-oblongs,
velus sur le dos, peu ou pas révol utés. Lobes de la coronule dressés, pétaloïdes, de
7-8 mm. de long et 3 mm. de large, assez coriaces, glabres, entiers, munis de
2 dents vers le sommet de leur onglet.
Lukafu, octobre 1899 (Ct Verdick, n. 148bis).
Obs. — Cette espèce se caractérise en tout premier lieu par ses petites fleurs, dont les lobes de
la coronule sont entiers. M. N. E. Brown, dans la Flora of tropical Africa IV, p. 373, classe les
4 espèces qu’il admet définitivement dans le genre en se basant sur les dents des onglets des lobes
de la coronule. Dans le M. Corneti Dewèvre, comme dans le AT. Verdickii les onglets possèdent
2 dents; c’est donc dans le voisinage des M. Holstii K. Schum. et orbicularis N. E. Brown qu’on
devra classer les 2 espèces, le M. Corneti a des fleurs plus grandes que celles du M. Holstii , le M. Ver-
dickii diffère du M. orbicidaris par ses fleurs petites, à lobes de la coronule plus épais, entiers, non
lobulés, ses feuilles plus longues, plus épaisses.
Les M. Holstii K. Schum., orbicularis N. E. Br., Corneti Dewèvre et Verdickii paraissent
différer sensiblement les uns des autres.
184
GOMPHOCARPUS R. Br.
Gomphocarpus cristatus Decne in Ann.- Sc. nat. sér. 2, IX (1838) p. 325.
Kisantn, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1796).
Gomphocarpus lineolatus Decne in Ann. Sc. nat. sér. 2, IX (1838) p. 326.
Kinanga, 1901 (Rec. R. P. Oddon, coll, J. Gillet, n. 1877); Kisantu, octobre-
novembre 1900 (J. Gillet, n. 1793); Bas-Congo (J. Gillet, s. n., janvier 1903); région
du Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. 1 1 .' ; Lukafu,
novembre 1899 (Ct Verdick, n. 255); Lofoi, 1899 (Ct Verdick); M’Towa, juin 1895
(Capt. Descamps).
\
Gomphocarpus semiamplectens K. Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XVII (1893) p. 128.
Asclepias semiamplectens Eiern Cat. Welw. Afr. PL I (1896) p. 685; N. E. Br. in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. IY p. 321.
Bassin de la Nsele, octobre 1900 (Rec. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1429);
Bas-Congo (Rec. R. P. Butaye. coll. J. Gillet, n 2276); Kimuenza, octobre-novem-
bre 1900 (J. Gillet, n. 1774).
Gomphocarpus palustris K. Schum. in Herb. Berl.
Vallée de la Tawa, sous-afïluent du Kwango, 3 octobre 1902 (mission Cabra-
Michel, 1901-1902, n. 51).
ASCLEPIAS L.
Asclepias affinis De Wild. nov. sp.
Gomphocarpus affinis De Wild. n. nov.
Plante de 35 cm. environ de haut, à tige grêle, glabre ou velue le long de deux
lignes longitudinales. Feuilles à pétiole de 2-6 mm. de long, à limbe linéaire-lan-
céolé, aigu au sommet, subarrondi à la base, à bords révolutés, scabres, glabres
sur les deux faces, de 5-9 cm. de long et 5-7 mm. de large, d’un vert pâle à l’état sec,
à nervure centrale nettement proéminente sur la face inférieure, à nervures latérales
peu marquées. Inflorescence terminale en ombelle, à pédoncule commun de 20 à
25 mm. de long, courtement velu, pédicelle de 10-15 mm. de long; sépales linéaires-
lancéolés, de 6 mm. environ de long et de 0,7 mm. de large, ciliés sur les bords.
Corolle à lobes oblongs, verts, de 6 mm. environ de long, assez brusquement contractés
au sommet en un apicule obtus. Coronule naissant à la base de la corolle staminale,
à lobes violets obovales, tronqués au sommet, munie sur la face interne d’une ligne
saillante courtement villeuse, à bords de l’onglet repliés vers l’intérieur. Gynostège
violet porté sur un stipe de près de 3 mm. de long; colonne staminale ne dépassant
pas les lobes de la coronule, plane et d’un blanc verdâtre au sommet.
Vieux-Kasongo, août 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 952bis).
185
<>“; A.lf i . Dewèvre a récolté cette plante en mélange avec celle que nous venons de décrire
plus haut. Elle se différencie du A. Buchwaldii par ses feuilles plus longuement pétiolées et plus
étroites par les lobes de son calice beaucoup plus allongés et plus grêles ; Dewèvre dit à propos de
cette plante quelle est assez répandue dans la brousse et il décrit les éléments de la fleur comme suit :
Ca 1C® vert’ petales v®rts> coronule d’un violet superbe à pièces plissées, gynophore violet, plateau
stigmatique large, étoilé, d’un blanc verdâtre ; latex blanc. «
Asclepias Buchwaldii (Schlechter et K. Schum.) Nob.
Gomphocarpus Buchwaldii Schlechter et K. Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XXXIII, 2 (1903) p. 324.
var. angustifolia De Wild. nov. var.
Tige d environ 60 cm. de long, grêle, courtement velue, principalement sur deux
lignes longitudinales. Feuilles à pétiole réduit de 1-2 mm. de long, à limbe de 5,5
à 8 cm. de long et de 4 à 6 mm. de large, à bords recourbés et scabres. Inflorescences
axillaires et terminales à pédoncule commun de 17 à 25 mm. de long, à pédicelles
floraux de 10 à 15 mm. de long, à sépales de 4 mm. environ de long, à pétales de
6 mm.
Vieux-Kasongo, août 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 952).
Obs. Nous avons rapporte cette plante au G. Buchwaldii dont nous possédons en herbier un
échantillon déterminé à Berlin par K. Schumann. Comme on peut le voir en comparant les quelques
notes diagnostiques que nous venons de donner, la plante récoltée par Dewèvre diffère du type trouvé
par Buchwald dans PUsambara par des feuilles plus étroites et plus longues. Nous n’avons pu étudier
en détail les organes reproducteurs qui, dans notre plante du Congo, paraissent différer légèrement.
Nous possédons en herbier une plante de Toa récoltée par le capitaine Descamps en 1895, qui se rapproche
également beaucoup du G. Buchwaldii , mais la fleur est solitaire et terminale, les feuilles sont également
étroites; faute d’échantillons suffisants nous n’oserions nous prononcer sur cette espèce.
Asclepias Gabrae De Wild . nov. sp.
Tige dressée, de 75 cm. environ de long, glabre sauf* le long d’une ligne alter-
nant entre les noeuds dans la partie supérieure, ceux-ci distants de 2-13,5 cm. Feuilles
supérieures obovales, pétiolées, glabres sur les deux faces, à pétiole de 4-5 mm. de
long, à limbe de 5-8 cm. de long et 2-3 cm. de large, cunéiforme à la base, brus-
quement arrondi au sommet, légèrement émarginé, apiculé. Nervure médiane proémi-
nente sur la face inférieure, nervures latérales horizontales, peu marquées. Inflo-
rescences latérales, pédonculées, à pédoncule de 4 mm. environ de loncr à
deux fleurs, à pédicelle de 3 cm. environ de long, glabre. Sépales de 7-8 mm. de
long et 1,5-2 mm. de large, glabres, acuminés. Corolle grande, de 6,5 cm. de dia-
mètre, à cinq lobes libres presque jusqu’à la base, de 23 mm. de large, arrondis au
sommet, plus ou moins recourbés, pointillés ou violacés au centre et sur les bords.
Lobes de la coronule naissant à 6-7 mm. au-dessus de la base de la colonne stami-
nale et la dépassant, de 11 mm. environ de long, très étroits, dressés, canaliculés
sur la face interne; colonne staminale de 3 mm. environ de long au-dessus de la
naissance des lobes de la coronule.
24
186
Vallée de la Tawa (sous-affluent du Kwango, 3 octobre 1902 (Mission Cabra-
Michel, n. 52).
Obs. — Cette espèce ressemble très fortement pour la fleur à VA. lîsianthoides ( Decne) N. E.
Br. (in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 326), dont elle diffère par la forme des feuilles, celles-ci
par contre sont très semblables à celles du Xysmalobium spathulatum (K. Schum.) N. E. Br.
(= Schizoglossum spathulatum K. Schum.), qui existe également dans l’État du Congo.
D’après M. N. E. Brown, le Chlorostelma fritillarioides Welw., connu par un croquis d’un
bouton et d’une fleur, serait bien la même espèce que l’A. lîsianthoides ; en l’absence des feuilles
il serait difficile de le certifier, la plante de Welwitsch pouvant être celle trouvée par la mission
Cabra-Michel et qui se différencie par la forme de ses feuilles.
Asclepias congolensis De Wild. nov. sp.
Tige dressée, simple, atteignant plus de 70 cm. de haut, munie de lignes velues
opposées et alternantes de nœud à nœud, ceux-ci distants dans la partie médiane de
6-7 cm. environ. Feuilles plus ou moins falciformes, de 12-13 cm. de long et 5-6 mm.
de large, glabres sur les deux faces, à bords plus ou moins récurvés, rétrécies vers
la base, plus ou moins pétiolées, aiguës au sommet, à nervure médiane plus proé-
minente en dessous qu’ au-dessus, nervures latérales non visibles. Ombelles laté-
rales et terminale, à pédoncule commun de 5-6 mm. de long, muni à son sommet de
bractées linéaires-subulées, atteignant 9 mm. de long, ciliées. Pédicelle de 10 mm.
environ de long, velu sur deux lignes opposées. Sépales lancéolés, aigus, glabres, de
4-5 mm. de long et d’un peu plus de 1 mm. de large à la base; corolle à lobes
subétalés, de 12 mm. environ de long et de 5 mm. de large, subobtus, glabres sur
le dos, ciliés sur les bords, recourbés au sommet vers l’intérieur de la corolle. Lobes
de la coronule naissant à 1 mm. environ au-dessus de la base de la colonne stami-
nale qu’ils dépassent à peine, violacés, entiers, arrondis au sommet, où ils atteignent
environ 1 mm. de large. Follicule de 10,5 cm. de long, aigu et de 1,5 cm. de large.
Kisantu, 1899 et 1903 (J. Gillet, s. n.) ; Bas-Congo, 1902 (R. P. Butaye, coll.
J. Gillet, s. n.).
Obs. — Nous n’avons vu qu’un seul fruit en très mauvais état. L’A. congolensis {— Gom-
phocarpus congolensis Nob.), a le port de l’A. lisianthoides N. E. Br. (= G. chironioides Decne),
mais il s’en différencie très facilement par les lobes de la coronule entiers, obtus, appliqués sur la
colonne staminale. Dans les échantillons du G. chironioides que nous possédons en herbier et dans
ceux que nous avons vus à Berlin, les lobes de la coronule sont nettement lobés au sommet et
munis de processus latéraux, ceux-ci n’existent pas dans la plante que nous venons de décrire.
Asclepias Dewevrei De Wild . nov. sp.
Tige assez grêle de 50-60 cm. de haut, glabre ou courtement velue à la partie
supérieure. Feuilles dressées, linéaires, de 9-12 cm. de long et de 5-8 mm. de large,
aiguës au sommet, rétrécies, subsessiles à la base, éparsement velues ou glabres sur
la face supérieure et sur la face inférieure, scabres sur les bords; nervure médiane
peu marquée sur la face supérieure, légèrement proéminente sur la face inférieure.
Inflorescence terminale, pauciflore, de 1 à 3 fleurs ; pédicelle assez densément velu,
de 8-16 mm. de long. Sépales de 5 mm. de long, ovales, aigus, éparsement velus
187
extérieurement; corolle rotacée, à lobes de 11-12 mm. de long, aigus, glabres et de
3 mm. de large; lobes de la coronule naissant presque à la base du support de la
colonne staminale, de 16 mm. environ de long, dressés, renflés dans le tiers infé-
rieur, munis vers le milieu de processus réfléchis, allongés, dirigés vers l’intérieur et
atteignant le centre de la colonne staminale ; lobes de la coronule terminés en pointe
allongée, aiguë, dressée-étalée. Colonne staminale de 5-6 mm, de haut, à appendices
anthérifères plus ou moins arrondis, recouvrant les lobes du style.
Brousse au delà du grand marais de Nyangwe, octobre 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 1035).
Obs. — Cet Asclepias ( Gomphocarpus Dewevrei Nob.), rappelle par la forme de la corolle
le G. robustus Richard (Tent, fl. Abyss. II p. 40 tab. 70 A. robusta N. E. Br.), mais par la
forme de ses feuilles linéaires, plus de cinq fois aussi longues que larges, par ses inflorescences soli-
taires à l’extrémité des tiges il se classe dans le voisinage des A. Welwitschii Britt. et Rendle,
A. racodes et A. propinqua N. E. Br. Mais il se différencie de ces espèces, dont on peut trouver la
description dans la Flore de l’Afrique tropicale, par la longueur des. lobes de la coronule, qui diffè-
rent fortement de ceux des espèces que nous venons de citer.
Asclepias erecta De Wild, nov. sp.
Plante dressée, à tige grêle, éparsement ciliée, de 40 cm. environ de long, non
ramifiée, glabre. Feuilles peu nombreuses, d’an vert pâle, les inférieures très espacées,
à entrenœuds de plus de 12 cm. de long et réduites à une sorte de bractée attei-
gnant 6 mm. de long, les 4 paires supérieures de 2,5 à 7 cm. de long, pédicelle
compris, celui-ci plus ou moins développé atteignant au maximum 4 mm. de long.
Limbe glabre sur les 2 faces, cunéiforme à la base, subarrondi-apiculé ou cunéiforme-
apiculé au sommet, de 6-13 mm. de diamètre, à nervure médiane nettement visible.
Nervures latérales nombreuses, parallèles, subhorizontales, anastomosées en arc près du
bord de la feuille, peu visibles sur les 2 faces. Inflorescences en ombelles sessiles
axillaires vers le sommet des tiges, à 6 fleurs environ, pédicelles de 10 mm. environ
de long, éparsement ciliés, à bractées subulées atteignant 4 mm. de long. Sépales
lancéolés-aigus, de 4-5 mm. de long. Corolle à lobes dressés, verdâtres, ne brunissant
pas à l’état sec, de 10 mm. environ de long et 4 mm. environ de large, oblongs,
subaigus, glabres sur les 2 faces. Coronule à lobes dépassant la colonne staminale,
naissant à environ 1 mm. de la base de celle-ci, recourbés vers le centre de la
colonne, de 2,5 mm. environ de long, entiers, obtus au sommet.
Entre Dembo et Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cet Asclepias (= Gomphocarpus erectus Nob.) doit se classer, d’après la clef analytique de
M. N. E. Brown, dans le voisinage des A. Schumanniana N. E. Br., A. rubella N. E. Br. et A. modesta
N. E. Br., grâce à ses feuilles moins de cinq fois plus longues que larges, aiguës ou cunéiformes à la
base et par les lobes de la corolle dressés, non réfléchis. Elle se différencie de ces trois espèces par sa
tige dressée, simple, peu velue et par sa corolle verdâtre de même couleur que les feuilles.
Asclepias katangensis De Wild . nov. sp.
Tige assez grêle, plus ou moins velue le long de deux lignes longitudinales
opposées. Feuilles dressées, linéaires, de 9-15 cm. de long et 4-8 mm. de large, aiguës
188
au sommet, rétrécies, subsessiles à la base, éparsement velues ou glabres sur la face
supérieure et sur la face inférieure, scabres sur les bords; nervure médiane peu
marquée sur la face supérieure, légèrement proéminente sur la face inférieure. Inflo-
rescences terminales, pauciflores, à 4 fleurs environ, à bractées linéaires de 7-8 mm.
de long. Pédicelle assez densément velu, de 15-30 mm. de long. Sépales de 9 mm.
de long, ovales, aigus, éparsement velus extérieurement. Corolle rotacée, à lobes de 20-
22 mm. de long, subobtus, glabres et de 4 mm. environ de large; lobes de la
coronule naissant à 1,5 mm. de la base du support de la colonne staminale, de
20 mm. environ de long, dressés, renflés dans le tiers inférieur, munis vers le milieu
d’un processus réfléchi, allongé, dirigé vers l’intérieur et atteignant le centre de la
colonne staminale. Lobes de la coronule terminés en pointe allongée, aiguë, dressée-
étalée. Colonne staminale de 5 mm. environ de haut, à appendices anthérifères plus
ou moins arrondis, recouvrant les lobes du style.
Katanga, 1900 (Ct Verdick).
Obs. — Comme on peut le voir en comparant la description de cette espèce avec celle de
VA. Dewevrei, VA. katangensis (== Gomphocarpus katangensis ) est très voisin de la plante récol-
tée par Dewèvre, mais les mensurations des fleurs nous ont paru suffisantes pour séparer spécifique-
ment ces deux types; les matériaux que nous avons à notre disposition ne sont pas nombreux, mais
certains des caractères floraux, tel la distance entre la base du support des organes reproducteurs et la
naissance des lobes de la coronule, donnent un caractère distinctif d’assez de valeur.
Asclepias Schumanniana Hiern Cat. Welw. Af. PI. I (1898) p. 686; N. E. Brown
in This.-Dyer Fl. trop. Af. IV p. 366.
Environs de Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.),
Obs. — Nous rapportons cette plante au Gomphocarpus amoenus , qui est rapporté par M. Hiern
à l’A Schumanniana. La plante signalée sous ce nom antérieurement dans le Haut-Marungu par le
R. P. Debeerst a des feuilles de 8 mm. environ de large, mesurant au maximum 4 cm. de long. La
forme récoltée dans le Bas-Congo par J. Gillet a des feuilles de 4 à 5 mm. de large et atteignant
presque 6 cm. de long. D’après M. N. E. Brown (in This.-Dyer Flor. of trop. Africa IV p. 346) les
feuilles peuvent varier en largeur de 4 à 12 mm. Les fleurs des deux échantillons sont assez sembla-
bles, celles du Haut-Marungu paraissent plus fines et veinées; à première vue les deux plantes sont
très différentes.
STATHMOSTELMA K. Schum.
Stathmostelma Verdickii De Wild. nov. sp.
Asclepias Verdickii De Wild. nov. sp.
Tiges velues, à poils étalés. Feuilles lancéolées-linéaires, rétrécies à la base, à
pétiole de 3-4 mm. de long, à limbe velu sur les deux faces, plus fortement en dessous
C[u au-dessus, à bords recourbes, ciliés, de 13-16 cm. de long et 6-12 mm. de large,
à nervure médiane en creux sur la face supérieure, en relief sur la face inférieure.
Ombelle terminale à 7 fleurs, à pédoncule commun de 3 cm. de long, à pédicelle de
2, 5-3,5 cm. de long, velu, à poils étalés. Calice à sépales lancéolés, aigus, velus sur le dos,
de 6-10 mm. de long. Corolle à lobes oblongs-aigus, de 12 mm. environ de long et
189
7 mm. environ de large, velus extérieurement, glabres intérieurement. Lobes de la
coronule naissant a environ 1 mm. au-dessus de la base de la colonne staminale et la
dépassant fortement, de 10-11 mm. de long, glabres sauf sur les bords légèrement ciliés,
à bords entiers, non tronqués au sommet, aigus, non munis de dents. Colonne stami-
nale de 4 mm. environ de long au-dessus de la naissance des lobes de la coronule.
Lukafu, février 1900 (Ct Verdick, n. 361).
Obs. — Nom indigène : « Mulombo ».
M. N.-E. Brown emploie dans une partie de la clef analytique du grand genre Asclepias, tel
qu’il le comprend, les caractères suivants pour* différencier un certain nombre d’espèces :
t Ombelles disposées en racèmes le long de la tige, les unes au-dessus des autres, rarement
2 à 4 par tige.
ft Ombelles solitaires et terminales de 2 à 6 par tige, fasciculées au sommet.
La plante qui nous occupe devrait donc être, de même que la plante décrite sous le nom de
N. gigantiflora K. Scbum. (= G. gigantiflora N. E. Br.), classée dans la seconde série, mais
l’auteur, qui n’a pas vu l’échantillon authentique, a observé dans un échantillon de Scott-Elliot qu’il a
étudié des inflorescences latérales et terminales. Si le rapprochement est exact, le caractère différen-
tiel proposé par M. N.-E. Brown perd beaucoup de sa valeur; nous n’avons pas pu examiner les maté-
riaux examinés par M. N.-E. Brown, nous avons vu à Berlin le bel échantillon récolté par Baum qui
ne présente pas trace d’inflorescence latérale; il nous semble qu’il y a là deux formes très différentes.
Le S. Verdickii se différencie du S. gigantiflora par ses pétales velus extérieurement et par
l’absence de dents sur les bords des lobes de la coronule; il se rapproche donc du A. integra N. E. Br.
et en diffère à première vue par ses feuilles plus larges, celles de VA. integra mesurant 1 à 2 mm.
de diamètre seulement.
Stathmostelma pedunculatum K. Schum . in Engl. Bot. Jahrb. XVII (1893) p. 132
et in Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 322.
Asclepias macrantha Hochst. in Flora (1844) p. 101 ; N. E. Br* in This.-Dyer Fl. trop. Afr.
IV p. 340.
Bas-Congo, 1902 (coll. J. Gillet, s. n.).
PENTARRH1NUM E . Meyer.
Pentarrhinum abyssinicum Dec. in DC. Prod. regn. veget. VIII (1894) p. 553 ;
iV. E . Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 379 ; K. Schum. in Engl. Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 323.
— — var. angolense N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV (1902) p. 379.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, s. n.) et environs de N’Lemfu, 1900 (leg. R. P. Butaye,
coll. J. Gillet, n. 1180).
Obs. — Cette plante a été rapportée au type dans les « Contributions Fl. Congo II p. 42 ».
190
CYNANCÏÏUM L.
Gynanchum congolensis De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à tige grêle, velue le long de deux lignes latérales et opposées
et alternant aux nœuds. Feuilles plus ou moins étalées, minces, à pétiole de 10 à
18 mm. de long, glabres ; limbe de 8 à 6 cm. de long et de 12 à 28 mm. de large,
ovale, elliptique, acuminé, subaigu, obtus au sommet, terminé par un mucron, cordé
à la base, à lobes convergents se recouvrant plus ou moins fortement et donnant à la
feuille l’aspect d’une feuille peltée ; à cinq nervures basilaires anastomosées en arc avec
les nervures latérales principales avant d’atteindre le bord de la feuille. Inflorescences
en ombelles sessiles, à 10-20 fleurs, à pédicelle de 4-5 mm. environ de long, muni
de quelques poils épars, sépales de 1 mm. environ de long, ovales-oblongs, obtus-
ciliolés. Corolle à cinq lobes libres presque jusqu’à la base, ovales, oblongs-subobtus,
glabres, de 3 mm. environ de long. Tube de la coronule assez court, terminé par
dix dents allongées dont cinq un peu plus longues et aiguës, les autres canalicu-
lées, plus renflées, obtuses, de même longueur environ que les pétales. Colonne stami-
nale à appendices anthérifères, allongés, de moitié environ plus courts que les lobes de
la coronule.
Environs de Wangata, 16 janvier 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 644).
Obs. — Alfr. Dewèvre donne dans ses notes les renseignements suivants sur cette espèce : « Plante
volubile à latex blanc, à calice vert, à corolle d’un vert jaunâtre; étamines soudées en une masse
centrale entourée d’une coronule à dix dents. Croissant sur une fourmilière ». Cette espèce doit être
rangée, par la base cordée de ses feuilles, par les lobes de la corolle relativement réduits, les appen-
dices des anthères allongés, les pédoncules communs nuis, la coronule à dix dents, dans le voisinage
du C. Adalinae K. Schum., dont elle diffère par les lobes basilaires des feuilles se recouvrant
totalement et par les mensurations des éléments floraux.
Gynanchum polyanthum K. Schum. in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 2
(1897) p. 253 ; N. E. Brown in This.-Dyer Fl. of trop. Afr. IV p. 393.
Cynanchum obscurum K. Schum. in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 2 (1897) p. 253;
Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 688.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 759, 942, 2212) ; environs de Bokakata, 6 février 1896
(Alfr. Dewèvre, n. 767).
DAEMIA R. Br.
Daemia extensa R. Br. in Mem. Wern. Soc. I (1809) p. 50 ; Hiern Cat. Welw.
Afr. PL I p. 690 \ N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 388 ; cf. K. Schum.
in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 324.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
191
SECAMONE R. Br .
Secamone Dewevrei De Wild. nov. sp.
Plante grimpante, à rameaux cylindriques, velus-rougeâtres à l’état jeune, deve-
nant glabres. Feuilles courtement pétiolées, à pétiole de 2-4 mm. de long, duve-
teux-rougeâtre, à limbe de 15-30 mm. de long et 8-14 mm. de large, ovale ou
ovale-lancéolé, aigu au sommet, arrondi à la base, velu sur les deux faces à l’état
jeune, devenant plus ou moins glabre sur la face supérieure, conservant les poils
au moins sur la nervure médiane en creux, villosité rougeâtre. Cymes lâches, axil-
laires, à 3-6 fleurs; pédoncule commun de 5 mm. environ de long, pédicelles de
6-7 mm. de long, éparsement velus, à bractées basilaires de 1 mm. environ de long.
Sépales lancéolés, de 1,5 mm. environ de long, ciliés. Corolle jaunâtre à l’état sec,
à tube campanulé, court, de 1 mm. environ de long, plus court que le calice, à
lobes de 3 mm. environ de long, obtus, linéaires-lancéolés. Style dépassant assez
longuement les anthères, ovoïde, claviforme au sommet, bifide. Follicules de 5-6 cm.
environ de long, courtement pubescents-brunâtres, devenant glabres à maturité, entourés
à la base par les lobes persistants du calice. Graines aplaties, elliptiques, à bord très
étroit, à bec très court, aplati, surmonté d’une aigrette de 3,5 cm. de long.
Coquilhatville, 13 janvier 1866 (Alfr. Dewèvre, n. 602).
Obs. — Le S. Dewevrei rappelle par son aspect le S. erythradenia K. Schum., mais il en
diffère par le tube de la corolle moins long que les lobes du calice, ceux-ci étant plus longs chez le
S. Dewevrei (cf. K. Schum. in Engl, et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IY, 2 fig. 76 F). D’après la
clef analytique proposée par M. N.-E. Brown (in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IY p. 276-278), la faible
longueur du tube de la corolle ferait classer le S. Dewevrei dans le voisinage des S. Whytei N. E.
Br. et S. Stuhlmannii K. Schum. qui se différencient par plusieurs caractères.
TOXOCARPUS Wight. et Arn.
Toxocarpus Lujaei (De Wild. et Th. Dur.) De Wild. nom. nov.
Rhynchostigma Lujaei De Wild . et Th. Dur. in Bull. Soc. roy. bot. Belg. XXXVIII (1899)
p. 208.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2124); Environs de Léopoldville, 1902 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — M. N.-E. Brown considère cette espèce comme synonyme du Toxocarpus hrevipes
(Benth.) N. E. Br. (in Fl. trop. Afr. IY p. 287); nous croyons cependant que cette plante diffère du
type tel que le comprenait Bentham; nous avons eu, depuis la publication de la description de cette
plante, l’occasion d’examiner de nombreux échantillons avec fruits.
Nous donnons ci-dessous leur description :
« Follicules semi- cylindriques, canaliculés supérieurement, de 8-9 cm. de long, de 5 mm. de large,
velus-brunâtres, non mûrs. »
BRACPIYSTELMA R. Br.
Brachystelma nauseosum De Wild . nov. sp.
Plante bulbeuse, à bulbe de 5 cm. environ de diamètre, à tige dressée, courte, de
7 cm. environ de haut, pubescente. Feuilles au nombre de 3-4 paires, oblongues-lancéolées,
192
rétrécies vers la base en pétiole, de 3-5 cm. de long, les moyennes les "plus longues, et de
6-12 mm. de large, cunéiformes-aiguës au sommet, courtement pubescentes sur les deux
faces, à nervures peu marquées. Ombelle terminale sessile, à plus de 20 fleurs, àpédicelles
courtement pubescents de 20-25 mm. de long, aigus. Sépales lancéolés, pubescents,
de 2 mm. de long, aigus. Corolle de 15 mm. environ de diamètre, légèrement cupuli-
forme, d’un pourpre foncé à l’état sec, glabre extérieurement, courtement et éparsement
velue à l’intérieur, divisée en 5 lobes largement triangulaires, aigus. G-ynostème de 2 mm.
de diamètre. Coronule externe courtement cupuliforme, à 5 dents allongées dépassant la
colonne centrale.
Vallée de la Ufura, affluent de la Pozo, 23 octobre 1901 (Mission Cabra-Michel).
Obs. — Cette plante de la savane dégage une odeur infecte.
Elle appartient au groupe du B . Buchanani N. E. Br. (cf. N.E. Brown in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. IV p. 467) dont elle diffère par la dimension de ses fleurs.
CEROPEGIA L.
Ceropegia Butayei De Wild. nov. sp.
Plante à tiges grimpantes, velues, à entrenoeuds atteignant 25 cm. de long.
Feuilles opposées, lancéolées, à pétiole de 4-10 mm. de long, velu, à limbe,
arrondi-cordé à la base, aigu au sommet, courtement velu scabre sur les deux
faces, concolore, de 10 cm. environ de long et 3 cm. fle large à la base. Cymes
florifères latérales longuement pédonculées, à pédoncule courtement velu, de 7-11 cm.
de long, terminé par une ombelle de 4-6 fleurs entourées de bractéoles linéaires-
subulées ; pédicelles de 2-3 cm. de long, grêles, velus. Sépales linéaires- velus de 7 mm.
environ de long, aigus. Corolle à tube droit, non recourbé, renflé à la base, velu
extérieurement, de 3,5 mm. de diamètre à la base et environ 2 mm. au sommet,
lobes libres, dressés, linéaires, velus extérieurement, de 18 mm. environ de long et
1,5 mm. de large à la base, glabres intérieurement.
Bas-Congo, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
Obs. — Ce Ceropegia appartient par ses tiges grimpantes, les lobes libres de sa corolle et par
son tube pubescent extérieurement au groupe des C. nigra N. E. Br., kroboensis N. E. Br., ringens
A. Rich. et loranthiflora K. Schum. ; il diffère de cette dernière espèce par la longueur du tube. Il
constitue pour ainsi dire une forme de passage entre les deux premières espèces et la troisième, car
son tube corollin n’est pas très brusquement rétréci. La grandeur de ce tube permet la différenciation
facile du C. Butayei et des C. nigra à tube de 10-12 mm. et C. kroboensis à tube de 16-18 mm.
Quant au C. ringens , on le distinguera par ses inflorescences sessiles. Nous n’insisterons pas sur les
autres caractères différentiels.
Ceropegia Dewevrei De Wild . nov. sp.
Liane à tiges cylindriques, plus ou moins glaucescentes, glabres. Feuilles membra-
neuses, à pétiole de 8-10 mm. de long plus ou moins canaliculé et à poils épars sur
les bords, limbe largement ovale-cordé, brusquement acuminé-aigu au sommet, glabre
sur les deux faces, sauf sur les bords ciliés, de 2, 7-4, 5 cm. de long, et 15-32 mm.
de diamètre. Pédoncules floraux axillaires de 15-17 mm. de long, accrescents avec
193
lâge; pédicelles en ombelle ou dichotomie courte, accrescents, grêles, et de 5 mm.
environ de long dans la fleur, atteignant 15 mm. dans le fruit, munis de bractées
linéaires, longtemps persistantes. Sépales subulés-filiformes, de 2 mm. environ de long.
Tube de la corolle de 13 mm. environ de long et de 3 mm. environ de large à la
base renflée, recourbé au-dessus de cette base, s’élargissant en entonnoir et atteignant
a la gorge 8-10 mm. environ de diamètre, glabre sur les deux faces; lobes de 7 mm.
environ de long, glabres, dressés, connés par les sommets, munis de poils épars; lobes
et tube, mais principalement celui-ci tachetés de pourpre sur un fond blanc-jaunâtre.
Follicules subcylindriques, de 18 cm. de long et 2,5-3 mm. de large, glabres; graines
aplaties, à bords ailés, de 10 mm. environ de long sur 3 mm. de large, en forme de
gouttière, surmontées dune aigrette à poils d’inégale longueur, les plus longs atteignant
3 cm. de long.
Entre Tchoa et Tchia, 15 septembre 1895 (Alfr. Dewèvre, n. 399).
Obs. — Le C. Dewevrei paraît avoir des analogies avec les C. volubilis N. E. Br. (Angola) et
Beccariana Martelli (Abyssinie); pour certains caractères la plante du Congo paraît intermédiaire,
la plante de l’Angola a des fleurs moins larges à la gorge.
Ceropegia Gilletii De Wild. et Th. Dur. Matér. 11. Congo III (1899) p. 98; N. E.
Brown in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 452.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3026).
GYMNEMA R. Br.
Gymnema sylvestre R. Br. in Mem. Wern. Soc. 1 (1809) p. 33, cf. Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. II p. 6913; N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. afr. IV p. 413,
K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 325.
9
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2775, et L. Gentil, s. n.) ;
Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.).
TYLOPHORA B . Br .
Tylophora Gilletii Be Wild . nov. sp.
Tige grimpante, rameaux subcylindriques, glabres, sauf le long de deux lignes
opposées, alternes. Feuilles papyracées, opposées, étalées-dressées, à pétiole de 2-3 cm.
de long, glabre; limbe de 7-10 cm. de long et 3,5-5 cm. de large, obovale, assez
brusquement acuminé, aigu au sommet, profondément cordé à la base, à lobes rap-
prochés, glabre sur les deux faces ou muni de quelques poils épars sur la nervure
et sur les bords, muni de glandes dressées à la base du limbe sur la face supérieure
au niveau de la jonction des nervures ; nervures basilaires au nombre de 7, les deux
plus rapprochées de la nervure médiane d’abord presque parallèles à la nervure
centrale, s’en éloignent en arc, et atteignent presque le sommet de la feuille, anasto-
mosées au-dessus du milieu avec des nervures latérales, légèrement arquées entre
25
194
les anastomoses. Inflorescences axillaires à rachis glabre ou à poils rares, constituées
par un axe solitaire de 8-9 cm. de long, muni de 3 à 4 fascicules floraux, sessiles,
plus ou moins distants, bractées éparsement velues, courtes ; fleurs à pédicelle grêle,
de 4-7 mm. de long. Calice à sépales d’environ 1 mm. de long, aigus, courtement
ciliés, corolle à lobes de 4 mm. de long, glabres extérieurement, éparsement velus
intérieurement, gynostème élargi à la base, de 1 mm. de haut.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1656).
Obs. — Cette espèce doit se classer dans le voisinage des T. conspicua N. E. Br. et oculata
N. E. Br. (cf. Fl. trop. Afr. IV p. 405 et 406), elle se caractérise en tout premier lieu par la forme
et la nervation de ses feuilles dont les trois nervures centrales sont disposées d’une manière caracté-
ristique. Les glandes qui se trouvent au sommet du pétiole ne semblent pas avoir été signalées dans
les autres espèces du même genre où cependant elles existent probablement.
Tylophora gracilis De Wild. nov. sp.
Plante volubile, à tiges grêles, glabres. Feuilles à pétiole grêle, de 5-11 mm. de
long, glabre sauf à l’état jeune, à limbe de 2-3,5 cm. de long et 8-18 mm. de large,
ovales ou oblongues-ovales, arrondies ou largement cunéiformes à la base, munies de
une ou deux glandes à la base du limbe, aiguës ou subaiguës au sommet terminé
par un mucron, glabres sur les deux faces sauf sur les nervures et les bords ciliés,
nervation peu accusée, 3 à 4 nervures latérales courtes de même importance. Inflo-
rescences axillaires, à rachis grêle, de 4-5 cm. de long, portant deux fascicules de
fleurs plus ou moins distants ; pédicelles de 10-12 mm. de long, filiformes. Sépales
d’environ 1 mm. de long, linéaires-lancéolés, aigus. Corolle à lobes de 3 mm. environ
de long, lancéolés-aigus. Follicules de 6 cm. environ de long et 7 mm. de large, glabres,
à graines ovales, à bord membraneux, denticulé à la base de 5 mm. environ de
long et 3 mm. de large, terminées par une* aigrette de 2,5 cm. de long.
Kisantu, 1899 et 1900 (J. Gillet, n. 268, 572, 1710).
Obs. — Cette espèce paraît devoir se rapprocher du T. tenuijpedunculata K. Schum., trouvé
par Soyaux dans le Loango.
Tylophora sylvatica Decne in Ann. sc. nat. sér. 2, IX (1838) p. 273; N. E. Brown in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 408 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 691 ;
K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 325.
Kisantu (J. Gillet, 1899 n. 11, 1900 n. 1362, et 1901 s. n.); Karema, 2 novembre
1896 (Alfr. Dewèvre, n. 1137).
GONGRONEMA Decne.
Gongronema latifolium Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 456.
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1602) ; district des Cataractes
(Kitobola) (Éd. Luja, 1898 n. 87); Kisantu, 1899 (J. Gillet, n. 132; liane à
suc laiteux).
195
DRE GE A E. Meyer.
Dregea rubicunda K. Schum. in Engl. Bot. Jahrb. XVII (1893) p. 143 et in Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 326 tab. 39 fig. A-H.
Marsdenia rubicunda N. E. Brown in This.-Dyer Fl. trop. Air. IV (1903) p. 421.
Lukafu, décembre 1899 (Ct Verdick, n. 330).
Obs. Nom indigène : « Tjama-Zebele ». Grosse liane au bord des ruisseaux.
Les fruits de cette plante, qui a pu être observée à divers stades de son développement, par
M. Busu, pendant son voyage en Afrique orientale allemande, ont été examinés chimiquement par M. le
Dr W. Karsten. Ce chimiste en a isolé un glucoside amorphe, d’un vert jaunâtre, facilement soluble
dans l’eau, l’alcool, le benzol et le chloroforme, difficilement soluble dans l’éther et insoluble dans
1 éther de pétrole. Ce glucoside se colore en brun par l’acide sulfurique concentré, coloration qui passe
au violet.
PERGULARIA L.
Pergularia africana N. E. Br. in Kew. Bull. (1895) p. 259 et in This.-Dyer Fl.
trop. Afr. IV p. 426.
Pergularia sanguinolenta Britt. in Trans. Linn. Soc. ser. 2 Bot. IV p. 29; K. Schum. in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 326 non Lindl.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, n. 174); Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet,
n. 1612 et 1685); au nord du Stanley-Pool, rive française, février 1895 (Alfr.
Dewèvre, n. 707).
COMBRETACEAE
COMBRETUM L.
Combretum Bosoi De Wild. nov. sp.
Plante sarmenteuse à rameaux jeunes velus, devenant glabres, à écorce d'un
brun pâle s’exfoliant; feuilles à pétiole plus ou moins velu et glanduleux, de 6-12 mm.
de long, à lame membraneuse, glabre, brillante sur la face supérieure, plus mate
sur la face inférieure, à poils en écusson épars sur la face inférieure, à nervures
latérales au nombre de 11 à 15 environ de chaque côté de la nervure médiane ;
nervures secondaires obliques ou horizontales formant une réticulation bien visible
sur les 2 faces ; limbe cunéiforme ou arrondi-subcordé à la base, cunéiforme au
sommet, parfois plus ou moins acuminé, à acumen obtus, apiculé, de 6-18 cm. de
long et 2 à 8,5 cm. de large. Fleurs en épis denses, de 4-13 cm. de long, axillaires,
solitaires à l’aisselle de feuilles plus ou moins développées et formant une panicule
composée plus ou moins développée, axillaire ou terminale. Rachis de l’inflores-
cence à poils en écusson rapprochés. Fleurs sessiles, munies à la base d’une très
petite" bractée fîmbriée, à réceptacle inférieur squameux, de 1,5 mm. environ de
long, plus ou moins conique, à réceptacle supérieur campanulé, de 2 mm. environ
de long, à poils squameux, nombreux, rapprochés, à quatre dents, à disque à bord
196
libre atteignant un peu plus du tiers de la longueur du réceptacle supérieur, à
poils nombreux recouvrant non seulement le bord libre mais encore la plus grande
partie de la concavité du disque. Pétales ovales, subaigus, de 1 mm. environ de long,
et d’environ 0,5 mm. de large. Etamines de 4 mm. environ de long à anthères assez
longuement apiculées. .
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 179).
Obs. — Il est très difficile d’assigner une place à cette espèce dans la classification, telle que
l’ont publiée MM. Engler et Diels dans Combretaceèe africanæ I pages 8-11. Par son disque assez
développé, à bord libre, net, velu, à poils descendant assez profondément dans le disque, cette espèce
s’écarte de la plupart de celles qui ont été décrites dans le genre par les deux monographes de Berlin.
Combretum Butayei De Wild. nov. sp.
Rameaux subcylindriques, glanduleux à l’état jeune, à écorce adulte grisâtre,
s’exfoliant. Feuilles coriaces, glabres supérieurement, à écailles éparses sur la face
inférieure, opposées ou alternes, très variables, pétiolées, pétiole à lépides glandu-
leux plus ou moins nombreux de 5-10 mm. de long; limbe des feuilles de la base des
rameaux subcirculaire, cordé à la base, émarginé au sommet, ne mesurant parfois
que 15 mm. de long et 15 mm. de large; feuilles supérieures nettement cunéiformes à
la base, arrondies, légèrement émarginées au sommet ou légèrement acuminées, à acumen
très court, émarginé, à nervure médiane formant mucron recourbé, limbe atteignant
10 cm. de long et 4 cm. de large ; nervures latérales au nombre de 5-8, visibles sur les
deux faces, mais plus proéminentes en dessous qu’au-dessus, réunies en arc avant
d’atteindre le bord de la feuille. Inflorescences spiciformes, axillaires, solitaires, de
3,5-5 cm. de long, à rachis velu, à poils mélangés de lépides glanduleux. Réceptacle
inférieur de 3-4 cm. de long, densément recouvert de lépides, réceptacle supérieur étalé,
à 4 lobes triangulaires de 2,5 mm. de long. Étamines au nombre de 8, insérées autour
du disque glabre, pétales lancéolés-étroits, aigus.
Bas-Congo, 1902 (leg. R. P. Buiaye, coll. J. -Gillet, s. n.).
Obs. — Cette curieuse plante, qui appartient au groupe Hypocrateropsis Engl, et Diels (Com-
bretaceae Africanae n. 11), ne concorde avec aucune des 9 espèces admises par MM. Engler et Diels
dans ce groupe. Ces deux auteurs ont donné comme caractéristiques à deux sous-groupements :
A. Feuilles également rétrécies vers les deux extrémités, à écailles éparses sur la face inférieure?
pétales rétrécis à la base et au sommet, aigus;
B. Feuilles généralement assez fortement rétrécies vers la base, à écailles denses sur la face
inférieure; pétales allongés, obtus au sommet.
Si l’on examine notre description, on trouvera que par les caractères foliaires il sera difficile
de classer notre plante, qui par les feuilles basilaires des rameaux se rapproche des espèces de la
subdivision A, pour celles du sommet des espèces de la subdivision B ; heureusement les autres carac-
tères ne peuvent faire douter du rapprochement.
Le C. Butayei se différencie facilement du C. towaense Engl, et Diels par ses feuilles adultes
cordées à la base, du C , laxiflorum Welw. par ses feuilles non aiguës, du C. patelli forme Engl,
et Diels par ses feuilles plus développées; quant aux C. celastroides Welw. et Trothae Engl, et Diels,
leurs feuilles lancéolées les écartent facilement. C’est avec le C. paielliforme du Benguela et du
Delagoa-Bay que la plante du Congo semble avoir le plus d’analogie (cf. Enql. et Diels. loc. cit.,
pl. I, C fig. a-c). V y
197
Combretum Laurentii De Wild. nov. sp.
Plante sarmenteuse grimpant dans les arbres jusqu’à 9 mètres et plus. Rameaux
jeunes pubescents, à poils blanchâtres, argentés. Rameaux adultes glabres, à écorce
brunâtre. Feuilles à pétiole glabre ou éparsement velu, grêle, de 10 mm. environ
de long, à lame subcoriace, glabre ou munie de poils épars sur la face inférieure
èt sur les nervures de la facè supérieure, oblongue ou elliptique, arrondie à la base,
acuminée au sommet, de 8-12 cm. de long et 3,5-5 cm. de large ; nervures laté-
rales au nombre de 6 à 7 de chaque côté de la nervure médiane, plus fortement
proéminentes en dessous qu’au-dessus ; nervures secondaires plus proéminentes en dessous
qu au-dessus. Inflorescence paniculée, terminale, composée, atteignant plus de 25 cm.
de long, à rameaux irrégulièrement disposés, velus, à poils blanchâtres, soyeux, non
glanduleux capités ; bractées florales rougeâtres, ovales, oblongues, velues, soyeuses,
de 10-15 mm. de long. Fleurs roses ou rougeâtres, courtement pédicellées, à pédicelle
velu-soyeux comme la partie inférieure du réceptacle. Partie supérieure tubuleuse cam-
panulée, de 19 mm. environ de long, lobes compris, ceux-ci largement triangulaires, aigus,
velus-argentés, ciliés sur les bords. Tube velu extérieurement et intérieurement, sauf
à la base qui est glabre. Pétales nettement obovales, de 6 mm. environ de long sur
3,5-4 mm. de large, arrondis au sommet, velus sur les deux faces, ciliés sur les
bords. Étamines assez longuement exsertes. Fruit à quatre ailes (sec. Laurent).
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 193).
Obs. — Cette plante porte, d’après les notes de M. M. Laurent, le nom de « Kogololo ». Ce
Combretum se classe dans le voisinage des C. nervosum Engl, et Diels et Lawsonianum Engl, et
Diels, par suite dans le voisinage du C . Gentilii que nous avons décrit précédemment. Il se différencie
du C. Gentilii par l’absence de poils glanduleux. On le différenciera des C. nervosum et Lawso-
nianum par les pétales obovales, obtus, et par l’indument argenté très caractéristique qui recouvre
les parties jeunes de la plante et les inflorescences.
Combretum Gentilii De Wild. vide supra p. 65.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, 2892 et 2805).
Obs. — Feuilles atteignant 16 cm. de long et 6,5 cm. de large.
Combretum latialatum Engl, in Encjl. et Diels Oombret. I (1899, p. 86 pi. XXV
fig. C.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 229).
Combretum racemosum Pal. Beauv. FL d’Oware (1818) p. 87 tab. 118; Laws. in
Oliv . Fl. trop. Afr. II p. 424; Hiern Cat. Welw. Afr. I p. 343.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 118); Kisantu, novembre 1900 (J. Gillet,
s. n.).
Obs. — Nom indigène à l’Équateur « Bosoïe ».
198
ANTHOCLEISTA Afz.
Anthocleista Baertsiana De Wild. et Th. Dur. in Bull. Herb. Boiss. ( 1901) p. 829.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2543).
Anthocleista squamata De Wild. et Th. Dur. in Bull. Herb. Boiss. (1901) p. 830.
Bords de la Lukaya, janvier 1901 (Ch. Gérard, coll. J. Gillet, n. 1921).
GONVOLVULACEAE
EVOLVULUS L.
Evolvulus alsinoides L. Sp. pl. ed. II (175) p. 3923; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I,
p. 724.
Mtowa, août-septembre 1895 (Capt Descamps),
— — var. strictus Klotzsch in Peters Reise nach Mossamb. (1862) p. 246;
Dammer in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 318.
Lukungu, janvier 1888 (F. Hens, sér. A n. 311).
BORRAGINACEAE
HELIOTROPIUM L.
Heliotropium indicum L. Sp. pl. (1753) p. 130; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 719;
Gürke in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 337.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 96).
VERBENACEAE
VITEX Tourn.
Vitex Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl Gono-o Y
(1899) p. 14. ‘
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1614).
SOLANACEAE
PHYSALIS L.
Physalis minima L. Sp. pl. (1753) p. 183 ; Dammer in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 750.
Coquilhatville, 1903 (M. Laurent, n. 146).
199
BIGN ONIA CE AE
KIGELIA DC.
Kigelia africana Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 463; Engl. Pflanzenw. Ost-Afr
C p. 364.
Vallée de la Djuma (Mzia,. juillet 1902, L. Gentil, s. n. et J. Gillet, n. 2468).
ACANTHACEAE
BRILLANTAISIA. Pal. Beauv.
Brillantaisia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo
III (1899) p. 37.
Environs de Lemfu, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1176).
RUBIACEAE
OLDENLANDIA L.
Oldenlandia Heynei Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1873) p. 84; K. Schum. in
Engl . Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 375; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 59.
Lula-Lumene, 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3038).
VIRECTA Afzel.
Virecta multiflora Sm. in Rees Cycl. XXXVIII (1817) n. 4; Hiern in Oliv. Fl. trop.
Afr. III p. 48.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 142).
OTOMERIA Benth.
Otomeria dilatata Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) p. 50; K. Schum. va Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 377.
Vallée delà Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.); Sanda, avril 1903 (De Brouwer,
coll. J. Gillet, n. 3124); Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll.
J. Gillet, n. 3091).
MUSSAENDA Burm.
Mussaenda arcuata Poir. in Lam . Encycl. IV (1797) p. 392; Hiern m Oliv. Fl. trop.
Afr. III p. 68; K. Schum . in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 379; Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. p. 453.
200
Entre Kisantu et le Kwango, oct. 1900 (R. P. Butaye, col! . J. Gillet, s. n.);
Kala, 1903 (M. Laurent, n. 91).
Obs. — Nom indigène » Monkoso », d’après M. M. Laurent.
Mussaenda erythrophylla Schum . et Thonn . Beskr. Guin. PI. (1827) p. 116; Hiern
Cat. Welw. Afr. PL J p. 453 et in Qliv. Fi. trop. Afr. III p. 69.
Loange, affluent du Kasai, 5 janvier 1902 (L. Gentil, n. 39).
Mussaenda elegans Schum. et Thonn. Beskr. Guin. PL (1827) p. 117; Hiern m Oliv.
Fl. trop. Afr. III p. 69, in Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 454.
Eala, 1903 (Pynaert); Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.).
Mussaenda stenocarpa Hiern in Oliv . Fl. trop. Afr. III (1879) p. 68.
Vallée de la Djuma, juillet 1903 (J. Gillet, s. n.).
Mussaenda tenuiflora Benth. in Hook. Niger FL (1849) p. 392; Hiern in Oliv.
Fl. trop. Afr. III p. 69 et Cat. Welw. Afr. PL I p. 453; K . Schum, . in Engl .
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 379.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.); Eala, 1903 (M. Laurent,
n. 120).
Obs. — Nom indigène « Iambo ».
STIPULARIA Pal Beauv.
Stipularia africana Pal . Beauv. FL Owar. II (1805) p. 26 tab. 75.
Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3101).
LEPTACTINA Hook.
Leptactina Leopoldi II Büttn. in Verhandl. Bot. Ver. Prov. Brandenb. XXXI (1889)
p. 75.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 140).
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Obs. — Nom indigène « Jakoi Loko ».
Leptactina Liebrechtsiana De Wild. et Th. Dur. in Bull. Herb. Boiss. (1901) p. 27.
Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3051 et 3099) ;
Sanda, avril 1903 (OJdon et De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3002, 3109 et 3119).
201
DICTYANDRA Welw.
Dictyandra arborescens Welw. ex Benth. et Hook. Gen. pl. II (1873j p. 85; Iiiern
Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 456.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
RANDIA Houst .
Randia congolana De Wild. et Th. Dur. in Bull. Herb. Boiss. (1901) p. 27.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n ).
Randia Cuvelieriana De Wild. et Th. Dur. vide supra p. 79.
Danga (zone Makua), district de l’Uele 1903 et Eala 1903 (M. Laurent, n. 121);
Tshimbane (Djuma), juillet 1902 (L. Gentil, n. 82 et J.. Gillet, n. 2485).
Obs. — A Danga cette plante forme un arbuste de 2-3 mètres de hauteur appelé Bienga par
les Azandés et Mokwali par les Mangbettus. La fleur est d’un blanc jaunâtre et exhale un parfum déli-
cieux. Le fruit est brun à maturité et ses graines non mûres fournissent une teinture noire. D’après
M. Marcel Laurent ce Randia porte le nom indigène «Iaenda*. Le fruit globuleux donne une pulpe
employée par les indigènes pour se faire sur la figure des dessins noirs qui persistent plusieurs jours.
Randia octomera Benth. et Hook. Gen. pl. II (1873) p. 89; Hiern in Oliv. Fl.
trop. Afr. III p. 98.
Sanda, avril 1903 (F. De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3121).
AMARALIA Welw.
Amaralia bignoniaeflora Welw. Apont. (1859) p. 585 ; Hiern in Oliv. Fl. trop.
Afr. III p. 112 et in Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 461.
Bas-Congo, 1902-1903 (J. Gillet, s. n.),
MORELIA A. Rieh.
Morelia senegalensis A. Rich. in Mém. Soc. Hist. nat. Paris V (1834) p. 232;
Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. p. 113.
Bords de la Fini 1895 (Ém. Laurent s. n.); Senze (Mayumbe) septembre 1893
(Ém Laurent s. n., et Alfred Dewèvre, n. 144 et 285); vallée de la Djuma, juillet 1902
(L. Gentil, s. n., et J. Gillet, n. 2780); environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet,
n. 2699 et 2705).
Obs. — Le Pavetta Baconia qui a été indiqué au Congo n’a pas encore été récolté effectivement.
26
202
TRICALYSTA A. Rick.
Tricalysia petiolata De Wild. nov. sp.
Arbre à rameaux glabres, plus ou moins quadrangulaires à l’état jeune. Feuilles
elliptiques ou légèrement obovales, cunéiformes à la base, acuminées au sommet,
obtuses, coriaces, de 8 à 18 cm. de long et de 4 à 8.5 cm. de large, à pétiole,
assez grêle, canaliculé supérieurement, atteignant 15 mm. de long ; nervures laté-
rales principales au nombre de 6 environ de chaque côté de la nervure médiane, non
proéminentes sur la face supérieure, nettement visibles sur la face inférieure, pré-
sentant à l’aisselle de la nervure principale et des nervures secondaires de petites
cavités garnies de poils, nervures secondaires peu visibles ; stipules de 3 mm. envi-
ron de long, subtronquées, à acumen court. Fleurs en fascicules axillaires, sessiles,
opposés, formant un anneau complet autour de la tige. Bractéoles cupuliformes, la
supérieure formant un épicalice, glabre extérieurement, velu intérieurement, plus ou
moins cilié sur les bords. Calice à bords libres, tronqués, de 2 mm. environ de long,
glabre sur les 2 faces. Tube de la corolle court, glabre extérieurement, velu inté-
rieurement, au niveau de la gorge, lobes au nombre de 7 environ, glabres sur les
deux faces, de 5-6 mm. de long; étamines à filet plus court que l’anthère. Fruit
globuleux surmonté par le tube persistant du calice, rouge, de 9 mm. environ
de long calice compris et de 7 mm. de diamètre.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J Gillet, n. 2840, 2756 et L. Gentil, s. n ).
Obs. — Le T. 'petiolata se rapproche de la plante que nous ayons décrite antérieurement dans
nos Études sur la flore du Katanga sous le nom du T. katangensis, mais se différencie par ses feuilles
nettement pétiolées et par certains caractères floraux dont on pourra se rendre compte en comparant
les deux descriptions.
Tricalysia djumaensis De Wild. nov. sp.
Plante ligneuse, à rameaux assez grêles, peu renflés aux nœuds, cylindriques.
Feuilles pétiolées, oblongues, glabres sur les deux faces, acuminées, subaiguës, cunéi-
formes à la base, coriaces, luisantes sur la face supérieure, plus pâles et mates en
dessous, à limbe de 9-13 cm. de long et de 4,5-5 cm. de large, à pétiole canaliculé
de 8-12 mm. de long, à environ 9 nervures latérales peu marquées; stipules tron-
quées, courtement apiculees, de 2 à 2,5 mm. de haut. Fleurs en glomérules axil-
laires, dressés, opposes, courtement pédonculés, à pédoncule commun ramifié, muni
de bractées au niveau de ces ramifications ; pédicelle court, de 1 mm. environ de
long ; pédoncule, bractées et pédicelles courtement velus et ciliés ainsi que la base
du calice dont les lobes glabres subobtus sont ciliés; corolle blanche, à tube glabre
extérieurement, de 7,5-8 mm. environ de long, velu assez densément à la gorge,
glabre dans la partie inférieure. Lobes au nombre de 5, glabres extérieurement et
intérieurement, de 7 mm. de long et environ 3 mm. de large, subaigus ; étamines
à filet plus ou moins aplati, de 4 mm. de long ; anthères attachées au filet un peu
en dessous de leur moitié, de 4 mm. de long, terminées par un appendice d’un peu
203
plus de 1 mm. Style de 12 mm. environ de long, bilobé au sommet, porté sur un
disque proéminent et glabre.
Vallée de la. Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2781, et L. Gentil, s. n.).
u wmf" 7j?tte espece est T0isine de celle que nous avons décrite sous le nom de T. Deioevrei
a! , J \ DUI>' (m Matér' pour la flore du Cong° VIP- 3°). Elle diffère de cette espèce par ses
p us eve oppees, comme on pourra le voir en comparant les données de la description ci-dessus
avec celle que nous avons publiée antérieurement.
Tricalysia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo VI (1899) p. 30.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent).
Obs. — M. M. Laurent nous a fait parvenir de nouveaux échantillons de cette plante récoltée
pour la première fois au Congo par Alfr. Dewèvre. Les rameaux trouvés par M. Laurent sont assez
comparables aux échantillons originaux. Cependant les fleurs ont le tube de la corolle un peu plus grêle
et les lobes libres un peu plus courts. L’acumen qui termine les anthères est un peu plus grêle, mais ces
caractères de plus ou de moins ne permettent pas, nous semble-t-il, de séparer spéciquement la plante
récoltée par M. Laurent. Celle-ci possède des fruits qui mesurent environ 6 mm. de haut et 6 mm.
de large, sont glabres, légèrement aplatis et surmontés par les lobes du calice plus ou moins per-
sistants.
Tricalysia longestipulata De Wild. et Th. Dur. in Bull. Herb. Boiss. (1901) p. 756.
Lemfu, 1903 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3276).
ALIBERTIA A. Rich.
Alibertia edulis A. Rich. in Mém. Soc. hist. nat. Paris V (1830) p. 234.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Introduit en 1898.
PLECTRONIA L.
Plectronia Dewevrei De Wild. nov. sp.
Petit arbre à rameaux subcylindriques ou légèrement aplatis, à entre-nœuds
de 10-40 mm. de long. Feuilles elliptiques ou obovales, assez brusquement acuminées,
à acumen subaigu, cunéiformes à la base, rétrécies en un pétiole canaliculé supé-
rieurement, plus ou moins allongé, atteignant 1 cm. de long. Limbe glabre sur les
deux faces, de 4,5-14 cm. de long et de 2-4,5 cm. de large, luisant sur les deux faces,
plus foncé au-dessus qu’en dessous, jà environ 5 nervures latérales de chaque côté de la
médiane, anastomosées en arc assez loin du bord, proéminentes en dessous, peu proémi-
nente au-dessus. Stipules triangulaires, subobtuses au sommet, non apiculées, glabres
extérieurement et intérieurement. Fleurs réunies à l’aisselle des feuilles en glomérules
denses, assez courtement pédicellées, à pédicelle de 3 mm. environ de long. Tube du calice ■
204
turbiné, glabre, limbe court, à 5 lobes triangulaires-ovales, ciliolés, disque glabre. Tube
de la corolle glabre extérieurement, de 2 mm. environ de long, assez fortement velu
à l’intérieur; lobes au nombre de 5, lancéolés, de 4 mm. de long et de 1 mm. environ de
large, glabres extérieurement et à quelques poils apprimés sur la face interne; étamines
exsertes, à filaments de 1,5 mm. de long et à anthères de même longueur. Style aussi
long que les étamines. Fruit plus ou moins charnu, assez longuement stipité, à pédicelle
de 8 mm. de long. Fruit à deux loges, de 10 mm. de long sur 7 mm. de large, comprimé
latéralement, à disque proéminent, entouré par la base des lobes du calice caducs.
Route des caravanes, district du Stanley-Pool, novembre 1895 (Ém. Laurent); Stan-
ley-Pool, 1891 (F. Demeuse, n. 217); Kimuenza, avril et octobre 1900 (J. Gillet, n. 784,
1655bis, 1736); environs de Léopoldville, août, 1902 (J. Gillet, s. n.).
Plectronia brevifolia Engl, ex De Wild. et Th. Dur. Rel. Dewevreanæ (1901) p. 122.
Borna et environs de Kisantu, juin 1903 (J. Gillet, n. 2005 et 3274).
Plectronia connata De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo VI
(1899) p. 31.
Bassin de la Sele, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1476); Bolenge,
juin 1903 (M. Laurent, n. 147).
Nom indigène « Boka na pombo ».
Obs. — Les feuilles des échantillons collectés par M. Marcel Laurent mesurent presque 12 cm.
de long et un peu plus de 7,5 cm. de large. Les inflorescences sont très denses et atteignent 6 cm.
de long. Le nom indigène signifie « village des fourmis ».
Le « Boka na pombo » est un arbre élevé dont les branches horizontales s’étendent comme
celles de l’Araucaria. Les fleurs se trouvent sur la face supérieure des branches, très compactes.
CRATERISPERMUM Benth.
Craterispermum congolanum De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat.
Fl. Congo IV (1899) p. 13.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.).
FADOGIA Schweinf.
Fadogia Butayei De Wild. nov. sp.
Petite plante sous-ligneuse, de 30-40 cm. de haut, à tiges dressées, grêles, par-
tant d’une souche plus épaisse; rameaux dressés, non ramifiés. Feuilles verticillées
par 3 ou 4, elliptiques, assez longuement aiguës au sommet et cunéiformes à la base,
assez épaisses et coriaces, à poils épars sur la face supérieure, velues-tomenteuses,
scabres sur la face inférieure, de 3,5 à 5 cm. de long et de 5-12 mm. de large, à
bords révolutés. Nervures en creux sur la face supérieure, peu marquées sur la face
205
inférieure ; stipules formant une gaine intra-pétiolaire à lobes libres, ciliés, atteignant
8-9 mm. de long. Fleurs à pédicelle velu-cilié, de 6-7 mm. environ de long, dres-
sées, axillaires; calice éparsement velu, de 1,5 mm. environ de long, à dents inégales,
les plus longues atteignant environ 1,5 mm. de long. Corolle Disque glabre.
bruit glabre de 6 mm. de long et 6 mm. de large, 2-pluriloculaire, surmonté par
les lobes du calice persistant.
Entre Dembo et le Kwango, septembre-octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
s. n.).
Obs. — Cette espèce, dont nous ne connaissons pas la corolle, doit être classée dans le voisinage
immédiat du F . Cienkowskii Schw. à cause des dents subulées et inégales qui surmontent le calice;
par la forme de ses feuilles, cette espèce nouvelle se différencie très nettement de la plante décrite
et figurée par M. Scîiweinfurth dans « Reliquae Kotschyanae » (tab. 32) et qui a été trouvée non
seulement dans l’Afrique orientale, mais existe encore dans le Golongo alto et dans le Huilla.
Fadogia fuchsioides Schweinf. ex Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1873) p. 85
tab. 50; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 155 et Cat. Welw. Afr. PI. I p. 482.
Rives du Kwango entre Popokabaka et les chutes François-Joseph, août 1902
(L. Gentil, s. n.).
CUVIERA DC.
Cuviera angolensis Welw. ex K. Schum. in Engl, et Prantl Nat. Pflanzenfam. IV, 4
(1891) p. 94 fig. 33 J; et Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 483.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1076).
CHOMELIA Jacq.
Chomelia apiculata De Wild. nov. sp.
Plante à rameaux ligneux, à entre-nœuds de 10 à 30 mm., parfois davantage à
la base des ramifications, glabre dans toutes ses parties. Feuilles elliptiques, cunéi-
formes à la base, acuminées au sommet, à acumen obtus, apiculé, glabres sur les
deux faces; pétiole grêle, de 6 mm. environ de long; limbe de 4 à 8 cm. de long
sur 18 à 32 mm. de large, brunâtre et translucide à Tétât sec, à 5-6 nervures laté-
rales de chaque côté de la nervure médiane, plus fortement proéminentes en dessous
qu’au-dessus. Stipules interpétiolaires de 3 mm. environ de long, très larges à la base,
terminées au sommet par un acumen grêle, aigu, glabres extérieurement, velues
assez fortement sur la face interne, à poils dépassant la gaine formée par les stipules
soudées. Inflorescences axillaires et terminales, formant des panicules assez denses ;
inflorescences partielles de 6 cm. environ de long, à pédoncule commun assez allongé,
atteignant parfois plus de 2,5 cm. de long. Ramifications des inflorescences munies
de bracfcéoles de 1-2 mm. de long. Pédicelles bractéolés à la base et vers le milieu, de
5-8 mm. de long. Calice de 2 à 2,5 mm. environ de long, à cinq lobes subarrondis,
cunéiformes au sommet, glabres, de 0,5 mm. de haut. Corolle à tube de 6 mm. de
206
long, glabre, à lobes de 10 mm. de long sur 1,7 mm. environ de large, subaigus
au sommet; étamines réfléchies, contournées en spirale après l’anthèse, de 9-10 mm.
de long. Style longuement exsert, dépassant la gorge de la corolle de 10 mm. environ,
plus ou moins renflé en massue.
Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Ce Chomelia appartient, d’après les caractères rapportés plus haut et surtout par sa
glabréité, au groupe du Chomelia congensis (Hiern) O. K. Il diffère de cette dernière espèce par ses
fleurs à tube plus allongé et par ses feuilles plus étroites. Il diffère également du Ch. Gilletii par la
grandeur des fleurs et la glabréité totale des pédicelles et du tube de' la corolle.
Chomelia Laurentii De Wild. nov. sp.
Arbuste de 3-5 mètres de hauteur, à rameaux tétragones, à entre-nœuds allongés,
atteignant parfois plus de 12 cm. de long, glabres. Feuilles plus ou moins longue-
ment pédicellées, pédicelle grêle de 10-15 mm. de long; limbe obovale, glabre sur les
deux faces, cunéiforme à la base, plus ou moins brusquement acuminé au sommet,
à acumen de 10-15 mm. de long, obtus ; face supérieure plus ou moins brillante, face
inférieure mate ; nervures latérales au nombre de 6-8 de chaque côté de la nervure
médiane, anastomosées en arc avant d’atteindre le bord, légèrement en creux sur la
face supérieure, proéminentes en dessous. Stipules interpétiolaires de 2 mm. environ
de long, soudées, très courtement apiculées, glabres extérieurement, courtement ciliées
sur les bords, très fortement velues intérieurement, à poils ne dépassant pas la gaine
formée par les stipules soudées. Inflorescences axillaires et terminales formant par
leur ensemble une large panicule dont les inflorescences partielles atteignent 15 cm.
de long, à pédoncule allongé atteignant parfois 10 cm. de long. Ramifications des
inflorescences munies de bractéoles de 1-2 mm. de long, ciliées sur les bords;
rameaux ultimes de rinflorescence courtement vélus, pédicelle velu, bractéolé à la
base et vers le milieu, de 3-8 mm. de long. Calice de près de 2 mm. de long, glabre
ou muni de quelques poils épars, à cinq lobes arrondis, glabres, de 0,3 mm. environ
de long. Corolle blanche, à tube glabre extérieurement, de 4 mm. environ de long;
lobes de 5-6 mm. de long et de 1,5 mm. de large, arrondis, subapiculés au sommet,
glabres extérieurement éparsement velus sur la face interne. Étamines de 5,5 mm.
environ de long; style claviforme dépassant de 8 mm. environ la gorge de la corolle
qui est velue.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 167).
Obs. — Cette espèce appartient au même groupe que le C. apiculata décrit plus haut. Il se
différencie facilement de cette espèce par ses feuilles obovales, acuminées, par ses inflorescences plus
amples, ses ramifications velues, par ses fleurs plus petites.
Chomelia longifolia De Wild. nov. sp.
Arbrisseau glabre. Tiges cylindriques. Feuilles elliptiques, assez brusquement et
assez longuement et obtusément acuminées, assez rapprochées, à entre-nœuds de 1 à
3 cm. de long sur les rameaux ; limbe glabre sur les 2 faces, atteignant 32 cm. de
207
ong, pétiole compris, et 9,5 cm. de large, à plus de 12 paires de nervures latérales,
anastomosées en arc près du bord de la feuille, rétréci à la base en un pétiole plus au
moins allongé, le long duquel le limbe est plus ou moins décurrent ; stipules largement
ovales, carénées sur le dos vers le sommet et munies dun court apicule. Fleurs en
corymbes denses, naissant à l’aisselle de stipules placées entre deux paires de feuilles succes-
sives, à pédoncule commun de 15 à 20 mm. de long, muni, au sommet et au niveau des
ramifications de 1 Inflorescence totalement glabres ou à poils très courts, de bractées
engainantes. Fleurs tétramères, à calice cupulaire de 1,7 mm. de long, à 4 lobes courts
et angulaires, subaigus, glabres. Corolle à tube de 4 mm. environ de long, glabre
extérieurement, légèrement velu intérieurement à la gorge ; lobes de la corolle étalés
et réfléchis, de 5 mm. environ de long et d’environ 3 mm. de large ; étamines à
anthères à lobes disjoints à la base, apiculées au sommet, de 3 mm. environ de long,
non spiralés après 1 anthèse, disque glabre ; style glabre, longuement exsert, dépas-
sant la gorge de la corolle de 11 mm. environ, à extrémité de 2 mm. environ, renflée en
massue.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 1740, et L. Gentil s. n.).
Le C. longifolia que nous venons de décrire est très voisin du C. tetramera (Hiern) Nob.
(= Tarenna tetramera Hiern); d’après la description les inflorescences de ce type seraient terminales
ou subterminales; dans les échantillons du Congo elles sont toujours latérales et l’axe sur lequel elles
sont portées est toujours terminé par une ou plusieurs paires de feuilles. Les feuilles sont aussi plus
développées que dans le type et les 4 lobes du calice sont triangulaires subaigus et non obtus.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XXXVII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur épanouie grossie 3 fois.
Fig. 2. — Coupe longitudinale de la fleur, grossi 3 fois.
Fig. 4. — Bouton, grossi 4 fois.
Ghomelia Gilletii De Wild. in Bull. Herb. Boissier (1901) p. 29.
Tarenna Gilletii De Wild. nom. nov.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.).
PAVETTA L.
Pavetta longituba K . Schum . in Herb. Brux.
Zone du Tanganika 1899 (Hecq).
Obs. — D’après les notes communiquées par M. Hecq, cette plante forme un arbuste de
lm,50-2 m. de hauteur croissant dans les terrains rocailleux en 800 et 900 m. d’altitude. Les fleurs
sont blanches très légèrement teintées de jaune. Les feuilles de l’échantillon récolté par le Capt. Hecq
mesurent 15 cm. de long et 5,5 cm. de large. Le tube de la corolle et les pétales sont un peu plus
courts que dans le type créé par le prof. K. Schumann sur un échantillon, récolté à Toa, par le
Capt. Descamps.
208
IXORA L.
Ixora Soyauxii Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1879) p. 166.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
PSYCHOTRIA L.
Psychotria Dewevrei De Wild. nov. sp.
Arbuste de 60 cm. de hauteur, à tiges courtement tomenteuses- velues ; feuilles
opposées, brunâtres à l'état sec, d’un vert foncé et luisant au-dessus, mates et blan-
châtres au-dessous à l’état frais, oblongues-obovales, aiguës au sommet, plus ou moins
longuement cunéiformes à la base et rétrécies en un pétiole plus ou moins long.
Feuilles de 7 à 15 cm. de long et 1,5 à 5,5 cm. de large, glabres sur la face supé-
rieure sauf parfois sur les nervures, à poils surtout nombreux sur les nervures de
la face inférieure. Stipules largement triangulaires, aiguës, glabrescentes extérieurement,
velues intérieurement, de 5-8 mm. environ de long. Inflorescence terminale, dichotome,
assez ramifiée, munie de bractées ciliées au niveau des ramifications, celles-ci courte-
ment tomenteuses. Fleurs subsessiles, à calice tomenteux, cilié, à dents peu marquées,
plus ou moins aiguës; corolle jaune, à tube glabre extérieurement, élargi vers le
sommet, de 4 mm. environ de long, à 5 lobes triangulaires, glabrescents sur les
deux faces, de 2 mm. environ de long; tube densément velu à la gorge et à
l’intérieur, sauf à la base. Étamines exsertes, à filet blanc, de 1,5 mm. de long, un
peu plus long que les anthères jaunes. Disque assez proéminent, glabre.
Kasongo, 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 911).
Obs. — D’après les notes laissées par Alfr. Dewèvre, cette plante croît par touffes isolées dans
la brousse. Elle est assez ornementale; elle porte à Kasongo le nom indigène « Kan », et serait
appelée « Wangate » au Tanganika. D’après Dewèvre l’indigène écrase cette plante et s’en frictionne
la tête pour tuer la vermine.
Psychotria G-illetii De Wild . nov. sp.
Arbuste à rameaux assez épais, subquadrângulaires, glabres. Feuilles opposées,
oblongues, plus ou moins fortement cunéiformes à la base, aiguës au sommet, à
pétiole fort, atteignant 4 cm. de long, à limbe de 7 à 22 cm. de long et 2,5 à
13,5 cm. de large, glabre sur la face supérieure à l’état adulte, courtement velu sur
la nervure médiane et les nervures latérales de la face inférieure; stipules obovales-
apiculées, velues-ferrugineuses sur le dos, rapidement caduques. Inflorescences termi-
nales, dichotomes, très ramifiées, munies de bractées ciliées au niveau des ramifications,
celles-ci courtement tomenteuses; fleurs subsessiles ou à pédicelle atteignant 2 mm.
de long. Calice courtement tomenteux-cilié, à 5-6 dents assez marquées. Corolle à tube
courtement tomenteux extérieurement, renflé vers le sommet, de 4 mm. environ de
long, à 5 lobes triangulaires, courtement tomenteux sur les deux faces, de 2 mm.
environ de long, tube densément velu sur la face interne. Étamines exsertes, à filet
209
grêle d environ 2 mm. de long, à anthère beaucoup plus courte que le filet, non
apiculée, de 0,6 mm. de long. Style bilobé, aussi long que les étamines, porté sur
un disque glabre. Fruit subovoïde, glabre, mat, strié longitudinalement à l'état sec
généi alement à une seule graine, de 7 mm. environ de long et 5 mm. environ de
large, portant au sommet la base des lobes du calice.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 487, 889 et 251); entre Tumba et Kimpese, jan-
vier 1903 (J. Gillet, s. n.).
GEOPHILA Don.
Geophila renaris De Wild. et Th. Dur . PI. Thonnerianae (1900) p. 43 pl. II.
Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3080).
MORINDA L.
Morinda longiüora G. Don Syst. III (1834) p. 545; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I
p. 492.
Eala, 1903 (M. Laurent, n. 218).
MITRACARPUM Zucc.
Mitracarpum vertieillatum Vatke in Linnaea XL (1876) p. 196; cf. Hiern in Oliv.
Fl. trop. Afr. III p. 240 ; K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 394.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1099).
OU CURBITACE AE
MELOTHRIA L.
Melothria maderaspatana Cogn. in DC. Monog. Phan. III (1881) p. 623; Hiern Cat.
Welw. Afr. pl. I p. 403; Gilg in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 396.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2639).
COGNAUXIA Baill.
Gogniauxia trilobata Cogn. in Th. Dur. et Schinz Étud. Fl. État Ind. Congo
(1896) p. 141.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent n. 210).
27
210
PEPONIA Naud.
Peponia bracteata Cogn. in Bull. Soc. Brot. X (1892) p. 119.
— — var. hirsuta Cogn. loc. cit.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2586).
CAMPANULACEAE
LIGHTFOOTIA L'Hérit.
Lightfootia napiformis A . DC. in Ann. Sc. nat. sér. 5, VI (1866) p. 328 ; Hiern
Cat. Welw. Afr. pl. I p. 629 ; Hemsl. in Oliv: FL trop. Afr. III p. 474.
Lula-Lumene, février 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
COMPOSITACEAE
SPHENOCLEA Gaertn.
Sphenoclea zeylanica Gaertn . Fruct. 1(1788) p. 113 tab. 24; Oliv. et Hiern in Oliv.
Fl. trop. Afr. III p. 481 ; O. Hoffm. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 400.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2608).
VERNONIA Schreb.
Vernonia conferta Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 427 ; Hiern Cat. Welw. Afr.
pl. I p. 537 ; Oliv. et Hiern in Oliv. FL trop. Afr. III p. 294.
Kisantu, septembre 1900 (J. Gillet, n. 1318).
Vernonia glaberrima Welw. ex O. Hoffm. in Henr. Bol. Soc. Bot. XIII (1896) p. 15;
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl, I. p. 537.
Sanda, mars 1903 (De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3031).
Vernonia Grantii Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1873) p. 92; Oliv. et Hiern
in Oliv. F1. trop. Afr. III p. 291; O. Hoffm . in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 403.
Bas-Congo, 1899 (Mission Cabra).
Vernonia lasiolepis O. Hoffm.
Kisantu, 1899 et 1900 (J. Gillet, n. 427 et 542); Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet,
n. 1909); région de la Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3045).
211
Vernonia potamophila Klatt in Ann. Naturh. Hofxnus. Wien VII (1892) p. 100.
Région de Luia-Lnmene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx. coll. J. Gillet
n. 3041).
ELEPHANTOPUS L.
Elephantopus scaber L. Sp. pl. (1753) p. 814; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 540;
Oliv. et Hiern in Oliv, Fl. trop. Afr. III p. 299 ; O. Hoffm. in Engl. Pflanzenw.’
Ost-Afr. C p. 406.
Environs de Léopoldville, 1903 (J. Gillet, s. n.); environs de Kisantu, 1900 (J.
Gillet, n. 873 et 1062).
MIKANIA Willd.
Mikania scandens (. L .) Willd. Sp. pl. III (18041 p. 1743 ; cf. Hiern Cat. Welw. Afr.
pl. I p. 543; Oliv . et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 301; O. Hoffm. in
Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 406.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 444); environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 47).
SPHAERANTHUS Vaill.
Sphaeranthus polycephalus Oliv. et Hiern ex Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1873)
p. 95 tab. 59 ; Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. p. 334 ; O. Hoffm. in Engl.
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 409.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2523).
HELICHRYSUM Vaill.
Helichrysum nudifolium Less. Syn. Comp. (1832) p. 299; Hiern Cat. Welw. Afr.
pl. I p. 564 ( Elichrysum ) ; O. Hoffm . in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 410.
Kisantu, septembre 1900 (J. Gillet, n. 1327, et octobre-novembre 1900, n. 1791);
entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1599).
BIDENS L.
Bidens pilosa L. Sp. pl. (1753) p. 832; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 587; Oliv.
et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 392 ; O. Hoffm. in Engl. Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 415.
Environs d’Eala, 1903 (M. Laurent, n. 98).
Obs. — Nom indigène « Ikatabao ».
212
COREOPSIS L.
Coreopsis Grantii Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1874) p. 98 tab. 65 ; Oliv. et
Hiern in Oliv. FI. of trop. Afr. III p. 388; O. Hoffm. in Engl. Pflanzenw. Ost-
Afr. 0. p. 414.
Environs de Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 806, 885); Bas-Congo, 1903 (J. Gillet,
n. 991); environs de Lemfu, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 1204).
JAUMEA Pers.
Jaumea congensis O. Hoffm. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo VII (1900) p. 10.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.) ; Sanda, mars 1903 (De
Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3036) ; région de Lula-Lumene, mai 1903 (R. P. Hen-
drickx, coll. J. Gillet, n. 3089) ; route de Luebo à Luluabourg, 18 mars 1902
(L. Gentil, sub n. 54) ; entre Kisantu et Popocabaca, 1902 (R. P. Butaye, coll.
J. Gillet, n. 2309 et 2329).
PLEIOTAXIS Steetz.
Pleiotaxis pulcherrima Steetz in Peters Reise nach Moss. (18631 p. 499 tab. 51 ;
Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 610 ; Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr.
III p. 440; O. Hoffm. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 420.
Kanda-Kanda, avril-mai 1902 (L. Gentil, n. 75); Lula-Lumene, 1902 (R. P. Hen-
drickx, coll. J. Gillet s. n.) ; bassin de la Nsele, 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
n. 1276) ; entre Dembo et le Koango, octobre 1900 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
n. 1500).
GERBERA Gron.
Gerbera piloselloides Cass, in Dict. Sc. nat XVIII (1820) p. 461 ; cf. Hiern Cat.
Welw. Afr. PL I p. 615 ( Gerberia ) ; Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop Afr. III
p. 445 ; O. Hoffm. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C. p. 420.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1326).
SONCHUS L,
Sonchus Schweinfurthii Oliv. et Hiern in Fl. trop. Afr. (1877) p. 458 ; Hiern Cat.
Welw. Afr. Pl. I p. 623; O. Hoffm. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 421.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1383).
Etudes El. Bas -et Moyen -Conoo
Pl. XXVI
É.Menjer, ad nat. del.
TrYMATOCOCCUS CxTT JÏRTtt De Wild
-Zrry. J. Minot, Paris.
Pl. XXVII.
Études Fl.Bas-et Moyen -Congo
B. Mencper, ad nat. del,
Bip. J. Minob, Paris.
Cal. amu s Laurent! \ De "Wiid.
Etudes Fl.Bas-et Moyen-Conoo
Pl. XXVI II
E.Menger, ad nal.del.
Imp. J. Min o t . Paris.
Calamus Laure nt ii DeWiid.
Etudes Fl.Bas-et Moyen-Congo
Pl.XXIX
E Mencfer, ad nai.de J.
Imp. J. Mmot, Paris.
MeGACLINIUM PURPUREORACHIS De Wild.
Etudes El.Ba.s-etMoyen- Congo
Pl. XXX
È.Menger, ad nat. del.
Macro lobium Dewevrei Dewua.
Imp. J.Minot,..Paris
f. trijugis De Wild.
Et vdes Fl. Bas -et Moyen - Congo
Pl.XXXI
E.Men.per, ad xi ai, del .
Imp . J. Mino t, Pari s.
MacR OLOBIUM DhWEVREI De Wild
f . lijagis D e Wild
Études Fl.Bas-et Moyen-Congo
Pl. XXXII
Ê.Menper, ad nat.del.
Imp. J. Minot, Paris.
ErEMOSPATHA CABRAE ( DeWild. et Th. Dur.) DeWild
Etudes Fl.Bas-et Moyen- Congo
Pl. XXXI JI.
E. Menqër, ad nat. del.
Imp.JMmotj Paris.
EREMOSPATHA HAüLLEVILLEANA De WM.
Études Fl. Bas-et Moyen-Congo
Pl. XXXIV
/
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EREMO SPATHA HABELBVILLEANA De Wild
lmp. J JYTihoE. Paris.
Menjer, ad nat. del .
ÉTUI). FL. BAS- ET MOYEN-CONGO
Pl. XXXV
Fig. 1. — Albuca Gilletii De Wild. Fig. 2. — Haemanthus Lecrauwaetii De Wüd.
Etudes Fl.Bas-et Moyen -Congo
Pl. XXXVI.
Menjer, ad nat.del.
lmp. J. Minot, Paris.
NSELEENSI'S DeWild
Etudes Fl. Bas-et Moyen -Congo
Pl. XXXVII
Menper, ad nat. de].
lmp. J. Minot, Paris.
CHOMELIA L.O N G IF O LIA De Wild.
Études Fl. Bas-et Moyen -Congo
Pl. XXXVIII
Menjer, ad nat. del.
Imp. J.Minot, Paris.
DeRRIS' GONGOENSIS De Wild.
Etudes Fl. Bas-et Moyen-Congo
Pl. XXXIX
Mencfer, ad nak. del.
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Dolichos h
YN O M E TR A
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De Wild._ Fig-. 1-5.
D JUMAENSIS De Wild.-Fig-. 6.
Imp . J.Mino t , Paris.
Etudes Fl.Bas-et Moyen-Congo
Pl. XL.
Menjer, ad nat. del.
Imp . J. Min o b , Paris.
LlMONIA LACOURTIANA DeWild
■■■
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Etudes Fl. Bas-et Moyen-Congo.
Pl. XLI.
Iinp. J. Minot , Pans.
LlMONIA ' DEMEUSEI De W'iid.
Menger, ad nat. del.
ÉTUD. FL. BAS- ET MOYEN-CONGO
Pl. XLII
Fig. 1. — Vanilla Lujae De Wild.
Fig. 2. — Polystachya affinis Lindl.
/
Études Fl. Bas -et Moyen -Congo
Pl. XLIII.
Imp. J. Minot, Paris.
Menper, ad nat. del.
LlMONIA POGGEI Engl. var. latialata DeWild
ETAT INDEPENDANT DU CONGO
ANNALES DU MUSÉE DU CONGO
PUBLIÉES PAR ORDRE DU SECRÉTAIRE D’ÉTAT
BOTANIQUE - SÉRIE Y
ÉTUDES
DE
SYSTEMATIQUE ET DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUES
SUR LA
FLORE DU BAS- ET DU MOYEN- CONGO
PAR
EM. DE WILDEMAN
DOCTEUR EN SCIENCES NATURELLES
CONSERVATEUR AU JARDIN BOTANIQUE DE L’ÉTAT A BRUXELLES
MEMBRE DE LA COMMISSION PERMANENTE D ETUDE DU MUSÉE DU CONGO
PROFESSEUR AU COURS COLONIAL DE L ECOLE D’HORTICULTURE DE VILVORDE
Vol I. — Fasc. III.
(Pages I-III et 213-346; planches XLIV-LXXIII.)
BRUXELLES
EN VENTE CHEZ SPINEUX ET Cie
62, Montagne de la Cour.
Les Annales du Musée de Tervueren
)araissent au moins six fois par an,
>ar fascicules ayant au moins 32 pages.
Décembre 1905.
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PTERIDOPHYTA
POLYPODIACEAE
DAVALLIA Sm.
Davallia elegans var. Vogelii (. Hook .); vide supra p. 3.
Nala, 9 mai 1903 (Van Rysselberghe) ; Luvituku, décembre 1890 (F. Demeuse,
n. 88); Région de la Lumene, 1903 (leg. R. P. Ilendrickx, J. Gillet); Mont Bangu,
décembre 1891 (F. Demeuse, n. 85).
NEPHROLEPIS Schott.
Nephrolepis acuta (Sckk.) Presl ; Christ Farnkraüter der Erde p. 289.
Région de Lumene, 1903 (leg. R. P. Hendrickx ; coll. J. Gillet n. 3296).
Nephrolepis cordifolia ( L J Presl ; Christ Farnkraüter der Erde p. 288.
Luvituku, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 74).
Nephrolepis filipes Christ n. spec.
Puimila, rhizomate filiformi pinnisque angustis peculiaris. Rhizomate filiformi
intertexto pallido opaco squamis raris subulatis praedito, remote nodose. Nodis folia
vel solitaria vel parce fasciculata emittentibus. Stipite 5 ad 6 cm. longo filiformi viridi
nudo uti tota planta. Lamina 10 ad 20 cm. longo, 3 ad 3,5 cm. lata lanceolata
pinnata acuminata pinnis inferioribus abbreviatis, mediis vix 2 cm. longis 4 ad 5 mm.
latis sessilibus confertis numerosis : ca. 33 utroque racheos latere inaequalibus, basi
posteriori truncato abscissa, anteriore auriculato rectangula, margine grosse venato,
nervis manifestis ca. 6 utroque côstae latere, furcatis, sorum unum in quoque dente
gerentibus, soris submarginalibus subrotundis planis 1 mm. diametro, indusio in ner-
vuli apice posito subreniformi versus pinnæ apicem spectante flavo, persistente glabro
integro. Planta tenuiter herbacea, laete virente, opaca.
C’est avec N. Lauterbachii Christ (1), de la Nouvelle Guinée, la plus petite espèce
du genre.
Environ de Kisantu 1903, (leg. J. Gillet, n. 3126).
(1) Bullet Herb. Boiss. II Sér. An. 1900. Tome 1, p. 456.
28
x __ -
H V.
214
ADIANTUM L.
Adiantum caudatum L. Mant. (1771) p. 808.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet).
Adiantum tetraphyllum Willd. Sp. pl. V (1810) p. 141; vide supra p. 3 et 91.
Kikandilla, décembre 1890 (F. Demeuse).
PTERIS L.
Pteris aquilina L.; Christ Farnskraüter der Erde p. 164.
Nala, 16 mai 1903 (Van Rysselberghe) ; Lusabi, 3 juin 1904 (É. Lescrauwaet) .
Pteris atrovirens Willd. Sp. pl. (1840) p. 385; vide supra p. 4 et 91.
Nala, 9 mai 1903 (Van Rysselberghe).
Pteris Currori Hook. Sp. Fil, II (1858); vide supra p. 3.
Région de Lumene, juillet 1903 ileg R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.);
Isaka n’Kole, février 1903 (V. Durant).
Pteris quadriaurita Retz. Obs. bot. Fasc. VI (1791 p. 38; vide supra p. 4.
Environ de Matadi, 16 novembre 1890 (F. Demeuse, n. 27); Mont Bangu,
décembre 1891 (F. Demeuse, n. 41).
ASPLENIUM L.
Asplénium dimidiatum Sw. Prod. (1788) p. 129.
Ravin du Diable, septembre 1890 et Banza M’Poutou, décembre 1890 (F. Demeuse) ;
1904 (V. Durant);
Asplénium Dregeanum Kunze in Linnaea X (1836) p. 517,
Sommet du Mont Bangu, 12 janvier 1891 (F. Demeuse, n. 79).
Asplénium emarginatum Pal. Beauv. Fl. d’Oware II (1807) p. 6 pl. 61; vide supra
p. 4.
Kinkenda, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 89).
Asplénium Laurentii J.-Ê. Bomm. ex Bomm. et Christ in Bull. Herb. Boiss. IV
(1896); vide supra p. 91.
Nala, 16 mai 1903 (Van Rysselberghe).
Asplénium serratum L.; Christ Farnkraüter der Erde p. 189.
Konzo, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 84).
215
NEPHRODIUM Ilic/i.
Nephrodium subquinquefldum üook. Sp. Fil. IV (1862) p. 130; vide supra p. 5 et 92.
Ravin du Diable, 1891 (F. Demeuse, n. 26).
POLYPODIUM L.
Polypodium irioides Lam. Encycl. Méth. Bot. V (1804) p. 153; vide supra p. 92.
Nala, mai 1903 (Van Rysselberghe).
Polypodium lycopodioides L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 1083; vide supra p. 92.
Kimpese, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 82); Lumene, 1903 (leg. R. P. Hen-
drickx, coll. J. Gillet, s. n.).
ACROSTICHUM L.
Acrostichum gabonense Hook. Sp. Fil. IV (1874) p. 270; vide supra p. 7.
Entre Tumba, et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet) ; Luvituku, 1890 (F. Demeuse,
n. 69).
Acrostichum punctulatum Sw. in Schrad. Journ. f. die Bot. II (1800) p. 12.
Dans le Bangu, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 20).
PLATYCERUM Desv.
Platy cérium angolense Welw. in Hook. et Baker Syn. Fil (1868) p. 245 ; vide
supra p. 7.
Kimpese, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 80); Nala, 16 mai 1903 (leg. Yan Rys-
selberglie).
SCHIZAEACEAE
LYGODIUM Sw.
Lygodium scandens (L.) Sw. in Schrad. Journ. f die Bot. II (1800) p. 106, vide
supra p. 8 et 93.
Isaka-Kole, février 1904 (Durant).
216
LYCOPODIUM L.
Lycopodium cernuam L. Sp. ed. I (1753) p. 1103; vide supra p. 93.
Environs de Gandu vers Tchofa, 1903 (Y. Durant).
SELAGINELLACEAE
SELAGINELLA Spring.
Selaginella Vogelii Spring. Monog. II (1849) p. 169; Hieron. in Engler Pflanzenw.
Ost-Afrika G p. 91.
Mont Bangui, octobre 1890 (F. Demeuse. n. 57).
Selaginella seandens Pal. Beauv. Aetheogr. (1805) p. 106; vide supra p. 8 et 94.
Nord de Kaonga, Manyanga, 1904 (Mission Cabra-Michel, n. 14); Ban gala,
juin 1888 (tiens, sér. C n. 143); Madibi, 12 juin 1904 (É. Lescrauwaet, n. 12).
EMBRYOPHYTA
CYPERACEAE
FIMBRISTYLIS Vahl.
Fimbristylis complanata Link Hort. Berol. I (1827) p. 292; Rendle Cat. Welw. Afr.
PI. II p. 123; K. Schum. in Engler P fl an zen w . Ost-Afr. C p. 121; G. B. Clarke
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 422.
Environs de Lemfu, octobre 1903 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3484).
Fimbristylis dichotoma Vahl Enum. II (1806) p. 287 ; K. Schum. in Engler Fflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 124 ; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 414.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2519, 2607); environs
de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1906).
Fimbristylis diphylla Vahl Enum. pl. II (1806) p. 288; Rendle Cat. Welw. Afr.
PL II p. 122; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 124; C. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 415.
Katanga, 1900 (Ct Verdick, s. n.).
217
Fimbristylis dipsacea Benth. et Hook. f. Gen. pi. III (1883) p. 1049; C. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop Afr. VIII 413.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.)
Fimbristylis ferruginea Vahl Enum. II (1806) p. 2915; Rendle Cat. Welw. Afr.
PI. II. p. 122; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. G p. 124, G. B. Clarke
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 417.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3181).
Fimbristylis squarrosa Vahl Enum. II (1806) p. 289; G. B. Clarke in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VIII p. 413.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, n. 2539).
ASCOLEPIS Nees
Ascolepis protea Welw. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 75; Rendle Cat. Welw.
Afr. PI. II p. 130 ; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost. Afr. C p. 127 ; C. B . Clarke
in This.-Dyer Fl. trop, Afr. VIII p. 474.
Entre Léopoldville et Mombasy, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2593) ; Entre Kisantu
et Popokabaka, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2303).
CYPERUS L.
Gyperus angolensis Boeck. in Flora CXIII (1880) p. 435; C. B. Clarke in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. VIII p. 321.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1740).
Cyperus articulatus L. Sp. pl. I (1753) p. 44; Rendle Cat. Wehw. Afr. PL II p. 117;
K. Schum in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 120; C. B. Clarke in This.-Dyer
Fl. tpop. Afr. VIII p. 356.
Entre Léopoldville et Mombasi, octobre-novembre 1902 (J. Gillet, n. 2624);
Kimuenza, 1900 (J. Gillet, n. 2624) ; Lukafu, janvier 1900 (Ct Verdick, n. 353) ;
Route de Tumba-Mani à Popokabaka, 22 mars 1902 (Mission Cabra-Michel).
Gyperus bulbosus Vahl Enum. pl. II (1806) p. 342; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II
p. 118; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 352.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, s. n.).
Gyperus compactus Dam. Encycl. I (1791) p. 144 ; Rendle Cat. Welw. Afr. 11. II
p. 112; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 118; C. B. Clarke in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 319.
218
Sanda, 1903 (leg, Oddon, eoll. J. Gillet, n. 3320) ; Moero, septembre 1900
(Ct Verdick).
Cyperus diffusus Vahl Enum. pi. II (1806) p. 321; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II
p. 113; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 343.
— — angustifolius C. B . Clarke n. var.
Cyperus Bue ttneri Boeck. Preiss. n. 348;
Cyperus elegans G. Mann , n. 1895.
Bangala, 25 juin 1888 (Fr. Hens, sér. C n. 356).
Cyperus esculentus L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 45 ; Rendle Cat, Welw. Afr. PL II
p. 117; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 120; C. B. Clarke in
This.-Dyer Flor. trop. Afr. VIII p. 355.
C. dans le Stanley-Pool, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 58).
Cyperus fertilis Boeck. in Engl. Bot. Jahrb. Y (1884) p. 90 ; Rendle Cat. Welw.
Afr. Pl. II p. 113; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 341.
Environs de Léopoldville, 1902 (J. Gillet, s. n.) ; Vallée de la Djuma, juillet 1902
(J. Gillet, p. 2854).
Cyperus flabelliformis Rottb. Descr. Nov. Pl. (1773) p. 42 tab. 12 fig. 2 ; Rendle
Cat. Welw. Afr. PL II p. 114; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 119; C. B. Clarke in This.-Dyer Flor. trop. Afr. VIII p. 336.
Environs de Kimuenza, 1900 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
Cyperus immensus C . B. Clarke in Journ. Linn. Soc. XX (1883) p. 194 et This.-
Dyer FL trop. Afr. VIII p. 371.
Lukafu, février 1900 (Ct Verdick, n. 369).
Cyperus pratensis Boeck. in Linnaea XXXVIII (1874) p. 364; C. B. Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 352.
— — var. laxa C. B. Clarke in This.-Dyer FL trop. Afr. VIII (1912) p. 352.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1744).
Obs. — Dans une note manuscrite, qui accompagne cet échantillon, M. C. B. Clarke estime que
cette forme pourrait constituer peut-être une espèce nouvelle mais que les glumes de l’épillet, que le
style et la gaine sont semblables à celles du C. pratensis , l’inflorescence seule est plus lâche.
219
Gyperus tenax Boèck. in Linnaea XXXV (1868) p. 504; Rendle Cat. Welw. Afr.
PI. Il p 111 ; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 118; C. B . Clarke
in This.-Dyer Fk trop. Afr. VIII p. 334.
Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1739).
Cyperus Zollingeri Steud. Syn. pl. Cyp. (1855) p. 17; Rendle Cat. Welw. Afr.
PI II p 117 ; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 120; C . B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII 360.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, s. n.).
HYPOLYTRUM Rich.
Hypolytrum nemorum Pal. Beauv. Fl. Oware II (1807) p. 2 tab. 67; K. Schum.
Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 127 ; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. VIII p. 487.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2823 et L. Gentil, s. n.); Ki-
santu, 1900 (J. Gillet, n. 1792); Lemfu, octobre 1903 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet,
n. 3486); Région de la Lumene, juillet 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
PYCREUS Pal. Beauv.
Pycreus Mundtii Nees in Linnaea IX (18341 p. 283; Rendle Cat. Welw. Afr Pl. II
p. 106 ; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 294.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3386).
KYLLINGIA Rottb.
Kyllinga pumila Michx. Fl. Bor. Am. I (1803) p. 28; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II
p 103; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 281.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1625).
Kyllingia nigritana C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. Trop. Afr. VIII (1902) p. 272.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1624).
MARISCUS Vahl.
Mariscus umbellatus Vahl Enum. pl. II (1806) p. 376 ; Rendle Cat. Welw. Afr.
Pl. II p. 121; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 390.
Gyperus umbellatus C. B. Clarke in Journ. Linn. Soc. XX (1883) p. 296.
Mayombe ^s. n. et loc.).
220
Mariscus Sieberianus Nees in Linnaea IX (1834) p. 286 C. B. Clarke in This .-Dyer
Fl. trop. Afr. VIII p. 388.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.i.
ELEOCHARIS R. Br.
Eleocharis capitala R. Br. Prod. (1810) p. 225; C. B. Clarke in This. -Dyer Fl.
trop. Afr. VIII p. 407.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3241).
BULBOSTYLIS Kunth.
Bulbostylis filamentosa C. B. Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. Fl. Afr. V
(1895) p. 613; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 124; C. B. Clarke in This. -Dyer.
Fl. trop. Afr. VIII p. 433.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1644, 1703, 1776).
Bulbostylis laniceps C. B. Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. Fl. Afr. VIII 1895)
p. 614 et in This -Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 433.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1786).
Bulbostylis trichobasis C. B. Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. Fl. Afr. V (1895)
p. 616 et in This. -Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 445.
Ravin du Diable, 26 novembre 1890 (F. Demeuse, n. 37).
RHYNCHOSPORA Vahl.
Rhynchospora candida Boeck. in Linnaea XXXVII (1873) p. 605; C. B. Clarke in
Th. Dur. et Schinz Consp. FL Afr. V p. 653; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II
p. 132; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr, C p. 127; C. B. Clarke in
This. -Dyer FL trop. Afr. VIII p. 481.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2669); Environs de Kimuenza,
1900 (J. Gillet, n. 1772).
SCLERIA Berg.
Scleria Barteri Boeck. in Linnaea XXXVIII (1874) p. 504 ; C. B. Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 545.
Environs de Sanda, novembre 1903 (leg. Oddon, J. Gillet, n. 3550) , Kimuenza,
octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1705).
221
Scleria verrucosa Willd. Sp. pi. IV (1815) p. 313 ; K. Schum. in Engler Pflan-
zenw‘ 0st-Afr. C p. 129 ; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 509.
Kirnuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, s. n.).
Seleria hirtella Sw. Prod. veg. Ind. Occ. (1797) p. 19; K . Schum. in Engler Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 128; C . B. Clarke in This .-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 497.
Environs de Kirnuenza, 1900 (J. Gillet, n. 1817).
Scleria Acriulus C . B. Clarke in This -Dyer Fl. trop. Afr. VIII (1902) p. 509.
forma Leopoldiana C. B. Clarke f. nov.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2818).
Obs. — M. C. B. Clarke ajoute en note : Cette forme rappelle le genre Acriulus Ridley, ses pani-
cules sont très longues à pédicelle grêle, on pourrait en faire un Acriulus Leopoldianus C. B. Clarke
sp. nov.
PALMACEAE
PHOENIX L.
Phœnix reclinata Jacg. Fragm. Bot. (1800) p. 27 tab. 24; vide supra p. 12 et 95;
Renclle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 82; Dammer in Engler Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 130; Wright in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 103.
Environs de Luluabourg, 1903 (Ct. Verdick).
EREMOSPATHA
Eresmospatha Haullevilleana De Wild. ; vide supra p. 96.
Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, n. 3505).
ARACEAE
AMORPHOPHALLUS Blume
Amorphophallus Leopoldianus ( Mast .) N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII
(1902) p. 157. ' ’
IJydrosme Leopoldiana Mast. in Gardn. Chron. I (1887) p. 642 fig. 122 et 123.
Kisantu, 1891 (J. Gillet, s. n.); Tumba, 18 novembre (Luja, n. 118).
29
222
CERCESTIS Schott,
Cercestis congensis Engl. Bot. Jahrb. XV (1893) p. 448; supra p. 99; Wright in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 181.
Région de la Lumene, juillet 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
CYRTOSPERMA Griff.
Cyrtosperma senegalense Engler in DC. Monog. Phan. II (1879) p. 270; Wright
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 198.
Lemba, 8 septembre 1895 (Alfr. Dewèvre, n. 373).
COMMELIEACEAE
PALISOTA Reichb.
Palisota thyrsiflora Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 544; C. B. Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 31.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.); Région de Sanda, novem-
bre 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3583).
COMMELINA L.
Commelina capitata Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 541 ; Rendle Cat. Welw.
Afr. PL II. p. 78; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 54.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, s. n.).
Commelina Clarkeana De Wild. et Th. Dur. Reliquiae Dewevreana (1901) p. 245.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3253).
Commelina Forskalaei Vahl Enum. pi. II (1806) p. 172; Rendle Cat. Welw. Afr.
Pl. II p. 77; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 135 ; C. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 49.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, s. n.).
Commelina nudiflora L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 4; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II
p. 74; K. Schum. in Engler Pflanzenw Ost-Afr. C p. 134; C. B. Clarke in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 36.
Entre Tumba-Mani et Popokabaka, 15 mars 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 5);
Kimpese, décembre 1891 (F. Demeuse, n. 81).
223
Gommelina umbellata Schum. et Thonn. Beskr. Guin. PL (1827) p. 27 ; supra p. 101 ;
IC. Schum . in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 135 ; C. B. Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 55.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, s. n.).
Gommelina Schweinfurthii C. B. Clarke in DC. Monog. Phan. III (1881) p. 158;
IC. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 134; C. B. Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 41.
Lofoï, 1899 (Ct. Verdick).
ANEILEMA R. Br.
Aneilema aequinoctiale Kunth Enum. PL IV (1843) p. 72; supra p. 101.
Sanda, mars 1903 (leg. F. De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3035).
Aneilema beniniense Kunth Enum. pi. IV (1843) p. 73; Rendle Cat. Welw. Afr.
Pl. II p. 79; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 136; G. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 68.
Bangu, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 83).
Aneilema sinicum Lindl. Bot. Reg. (1822) tab. 629; vide supra p. 15.
Sanda, avril 1903 (leg. De Brouwer, col. J. Gillet, n. 3023).
Aneilema ovato-oblongum Pal. Beauv. FL Oware II (1805) p. 71 tab. 154; G. B.
Clarke in This.-Dyer FL trop. Afr. VIII p. 69.
Sanda, mars 1903 (leg. De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3034to).
CYANOTIS Don.
Cyanotis Dybowskii Hua in Bull. Muséum Hist. nat. Paris I (1895) p. 122; C. B.
Clarke in This.-Dyer FL trop. Afr. VIII p. 84.
Environs de Lemfu, octobre 1903 leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.);
Environs de Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3322 et 3560); Région de
la Lumene, 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
Cyanotis somaliensis C. B. Clarke in Kew Bull. 1895 p. 229 et in This.-Dyer Fl.
trop. Afr. VIII p. 83.
— — — var. uda C. B. Clarke nov. var.
Tiges plus grêles et plus longues que dans le type.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 214).
m
FLOSGOPA Lam.
Floscopa glomerata Hassk. Commel. Ind. (1870) p. 166; Rendle Cat. Welw. Afr.
PL II p. 80; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 137; G. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 86.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J, Gillet, s, n.).
Floscopa rivularis G. B . Clarke in DG. Monogr. Phan. III (1881) p. 267 et in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 86.
; 1
— — var. minor C. B. Clarke nov. var.
Plante grêle, réduite.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2628).
LILIACEÆ
GLORIOSA L.
Gloriosa superba L. Sp. pl. (1753) p. 305; supra p. 101.
Mayombe, 1904 (leg. Kesteleyn) ; Lualaba-Kasai, 1904 (leg. V. Durant).
Gloriosa virescens Lindl. Bot. Mag. (1825) tab. 2539 ; Engler Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 138; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 563.
Gloriosa simplex L. Mant. pl. (1767) p. 62 ; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 65.
Environs de Tumba-Mani, 2 octobre 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 48) ; Nala,
18 avril 1903 (leg. Van Rysselberghe).
ACROSPIRA Welw.
Acrospira asphodeloides Welw. ex Baker in Trans. Linn. Soc. bot. ser II, 1 (1878)
p. 255 pl. 34 ; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 50 ; Baker in This.-Dyer Fl.
trop. Afr. VII p. 477.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 649, 1325 , 3136) ; Région de Lula-Lumene, février-
mars 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3044 3287) ; Kanda-Kanda, avril-
mai 1902 (Louis Gentil); Kikanda-Luvituku, janvier 1891 (Demeuse).
URGINEA Steinh.
Urginea altissima Baker in Journ. Linn. Soc. XIII (1873) p. 221 ; Engler Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 142 ; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 538.
225
t k \ ^umka~Mani, août 1902, et vallée de la Gongo (environ de
uni ja), ~ °C03re 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 36 et 57); Environs de Borna,
septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper).
ALBUCA L.
Albuca angolensis Welw. Apont. (1859) p. 591 et in Saund. Ref. Bot. tab. 336 ;
Rendle Cat* Welw. Afr. PI. II p. 58 ; Baker in This.-Dyer Fl. trop Afr VII
p. 534).
Kanda-Kanda, avribmai 1902 (L. Gentil).
,, . "7,N0US raPPortons la plante recueillie par M. Gentil et envoyée par lui au Jardin d’Eala,
ou elle a ete renvoyee par la Mission Laurent, au type de Welwitsch, bien que les feuilles des plantes
que nous avons observées soient plus étroites, atteignant dans leur partie la plus large 18 mm. envi-
ron (a l’etat sec), et que le style atteigne 20 mm. de longueur au lieu de 10 à 15 mm qui sont les
limites des mensurations publiées par M. Baker dans la Flora of trop. Afr. (loc. cit.).
Albuca Gentilii De Wild. nov. sp.
Bulbe compact, de 5 à 6 cm. de diamètre ; feuilles . atteignant 96 cm. de long,
glabres, de 15-30 mm. de diamètre vers la base ; pédoncule assez long, de plus de
25 cm. de long et atteignant jusque 80 cm. de long et de 5-8 mm. environ de diamètre,
glabre ; racème de 20-26 cm. environ de long, dense, multiflore, à plus de 12 fleurs
(au delà de 60 fleurs) à pédicelles inférieurs de 5-12 mm. environ de long, à brac-
tées filiformes, lancéolées, à base plus ou moins embrassante atteignant 4 mm. de
diamètre à la base et 3,5 cm. de long, les supérieures de moitié aussi longues. Périanthe
de 10-13 mm. environ de long et de 4 à 5 mm. de large, à segments allongés,
les extérieurs les plus étroits, à carène verte de la moitié environ de la largeur du
segment. Anthères toutes fertiles, 3 à filet fortement élargi portant une dent laté-
ralement vers le sommet et 3 autres à filet lancéolé mais aplati; filet de 5-9 mm.
environ de long et anthère de 3-7 mm. environ de long; ovaire ovoïde, surmonté
par un style plus court que lui ou de même longueur.
Kanda-Kanda, avril-mai 1902 (Louis Gentil).
Obs. — Par son style plus court ou aussi long que l’ovaire, cet Albuca appartient au sous-
genre F alconera (cf. Baker in This.-Dyer Fl. trop. Air. YII p. 528), il se range dans le voisinage
des A. myogaloides (Welw.) et longibracteata (Engler) qui possèdent un périanthe de 10 à 12 mm.
de long; mais l’espèce nouvelle se différencie de la première de ces 2 espèces par ses racèmes multi-
flores à plus de 12 fleurs (plus de 60), par ses bractées plus longues, il se différencie de l’A. longibrac-
teata par ses bractées plus courtes et par les étamines dont 3 possèdent un filament lancéolé, trois
autres un filament fortement élargi, chez cet A. longibracteata tous les filaments étant, d’après la descrip-
tion, lancéolés. ■
Cette espèce ayant fleuri dans les serres du Jardin colonial de Laeken, il nous a été possible de
compléter la première description que nous avions faite d’après les matériaux d’herbier rapportés par
M. L. Gentil.
226
Albuca G-illetii De Wild. ; vide supra p. 103.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (leg. R. P. Hendrickx, J. Gillet,
n. 3105).
Albuca kàtangensis De Wild. Études Fl: Katanga (1902) p. 12.
Rivière Lubi (affluent du Sankuru), 1891 (Capt. Descamps).
Albuca variegata De Wild.. nov. sp.
Bulbe ovoïde de 25 mm. environ de diamètre ; à feuilles dressées au nombre
de 7 environ, étroitement linéaires, glabres, atteignant 40 cm. de long et 5-7 mm.
de large, panachées à la base par des zébrures transversales (à l’état sec); pédoncule
grêle, central, d’environ 40 cm. de long à l’état florifère; racème dense, à fleurs très
nombreuses, étalées-dressées, à pédicelle étalé à maturité atteignant vers la base et
à maturité 18 à 20 mm. de long; bractées lancéolées-linéaires, les inférieures de
15 mm. environ de long, à segment portant une carène verdâtre sur le dos, à
3 nervures apparentes. Style plus court que l’ovaire. Étamines toutes fertiles, à filet
lancéolé, de 6 mm. environ de long, à anthère d’un peu plus de 2 mm. de long.
Capsules de 13 mm. environ de long, fortement trilobée, à lobes de 9 mm. de large,
à graines discoïdes de 8 à 9 mm. de diamètre et d’environ 0,5 mm. d’épaisseur,
d’un beau noir brillant. «
Bords de la mer à Moanda 1903 (J. Gillet n. 3217).
Obs. — Cette espèce appartient au sous-genre Falconera par son style plus court que l’ovaire, il
se range donc comme VA. Gentilii dans le voisinage des A. myogaloides (Welw.) et longibracieata
(Engler). Il se différencie de cette dernière par des bractées plus courtes et de la première par des inflo-
rescences beaucoup plus denses. Il partage ce dernier caractère avec Y Albuca Gentilii mais la gran-
deur des feuilles permet facilement de différencier ces 2 espèces. Nous avons appliqué le nom de
variegata à la plante nouvelle parce que la base engainante des feuilles est zébrée comme dans
certaines Sansevières, sans cependant pouvoir affirmer que ce caractètre puisse être constant.
DRACAENA L.
Dracaena capitulifera De Wild . et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, 2919 et L. Gentil, s. n.).
Dracaena reflexa Lam. Enc. méth. Bot. II (1786) p. 324.
var. nitens (Welw.) Baker in Trans. Linn. Soc. ser. II, 1 (1877)
p. 252; vide supra p. 17 et 103.
Région de Luano, 30 mai 1904 (É. Lescrauwaet, n. 35),
227
Dracaena Oddonii De Wild. nov. sp.
Arbuste plus ou moins ramifié . de 1 m. environ de haut. Feuilles disposées
vers le sommet des ramifications, assez rapprochées, nettement pétiolées, à pétiole
canaliculé de 3.5-8 cm. de long, assez brusquement élargi à la base qui atteint
10 mm. de large, limbe oblong, cunéiforme à 1a, base, aigu au sommet, de 12-28 cm.
de long et 4-9 cm. de large; nervure médiane relativement peu marquée, 2 à 3 ner-
vures latérales plus marquées que les autres. Inflorescence spiciforme, de 13-20 cm.
de long, munie à la base de feuilles réduites passant insensiblement aux bractées
et assez rapidement caduques. Bractées atteignant 3,5 cm. de long, persistant par-
fois assez longtemps, mais n’existant plus à maturité, les supérieures et les infé-
rieures de plus petite taille que les moyennes. Fleurs en glomérules de plus de 6,
à pédicelle grêle de 12 mm. environ de long, articulé à la base. Périantlie à tube
de 13 mm. environ de long et à lobes de 13 mm. environ de long, se contour-
nant après l’anthèse ; anthère de 2 mm. environ de long. Fruit bacciforme, à 1 à
3 graines, d’un rouge orangé, de 15 à 17 mm. de diamètre et de 10 mm. de haut.
Environs de Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3333).
Obs. — Par ses feuilles distinctement pétiolées, oblongues, et la grandeur des pédicelles et des
pétioles, le D. Oddonii paraît devoir se classer dans le voisinage des D. elliptica Thunb. et Daim,
et laxissima Engl., mais ses feuilles ne sont pas disposées en panicules mais bien en un épi simple,
11 aurait dès lors certains caractères communs avec le D. Tholloniana Hua qui est caractérisé par de
petites bractées et par des pédicelles courts, ou le D. Oddonii pourvu de bractées relativement très
développées et de pédicelles floraux allongés, en outre le pétiole des feuilles est dans le D. Oddonii
toujours plus court que le limbe, tandis qu’il est environ aussi long que le limbe chez le D. Thol-
loniana Il est difficile ensuivant la. clef analytique proposée par M. Baker (in This.-Dyer Fl trop,
afr. VII p. 437) de ranger cette espèce, car les deux subdivisions :
Leaves distinctly petiolate, lanceolate or oblong-lanceolate.
Leaves distinctly petiolate, oblong. Inflorescence usually panicled.
sont basées sur des caractères de plus ou de moins qu’il n’est pas aisé, en l’absence d’échantillons
totalement authentiques, d’apprécier nettement.
Néanmoins l’aspect caractéristique des feuilles, la présence de grandes bractées florales, les longs
pédicelles, constituent des caractères qui permettent, croyons-nous, de différencier notre plante des
autres espèces du même genre dont nous avons pu étudier beaucoup de types dans l’Herbier du Jardin
botanique de Berlin.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LVII
Fig. 1. — Extrémité d’un rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Extrémité d’un rameau fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fleur après l’antlièse, grossie 3 fois.
Fig. 4. — Fleur épanouie, grossie 3 fois.
Fig. 5. — Un pétale avec l’étamine opposée, grossi 5 fois.
Fig. 6. — Extrémité du style, grossie 8 fois.
Fig. 7. — Coupe longitudinale de l’ovaire, grossie 4 fois.
Fig. 3. — Coupe transversale du fruit, grandeur naturelle.
228
Dracaena rubro-aurantiaca De Wild. nov. sp.
Tige atteignant environ deux mètres de haut, à feuilles lancéolées, sessiles, rigides,
atteignant 1,60 m. de long dans nos échantillons, engainantes à la base, recouvrant
presque toute la tige et de 6 à 7 cm. de large vers le milieu, terminées en un
acumen dans lequel se prolonge la nervure médiane, assez nettement visible. Pani-
cule de plus de 60 cm. de long, à fleurs espacées, petites, en glomérules le long des
ramifications, à pédicelle nul ou court atteignant parfois dans les fruits un peu
plus de 1 mm. de long, articulé au sommet; bractées blanchâtres, scarieuses. Fleurs
de 3,7 cm. de long environ, à périanthe blanc, à segments aussi longs ou un peu
plus longs que le tube. Étamines un peu plus courtes que les segments du périanthe;
style, dépassant les étamines et légèrement le périanthe, élargi-capité au sommet.
Fruit rouge-orangé à une, 2 ou 3 graines, dans ce dernier cas nettement triangulaire.
Ile du Congo, dans les environs de Malella, 20 juillet 1895 (Alf. Dewèvre).
Obs. — Cette espèce est sûrement voisine du D. fragrans GawL, mais elle diffère de la forme
figurée dans le Bot . Mag. tab. 1081 et des échantillons que nous avons pu examiner dans l’Herbier
de Berlin par ses fruits plus courtement pédicellés et les ramifications de la panicule plus développées;
dans le D. fragrans Gawl les fleurs mesurent de 12 à 18 mm. d’après la description de M. Baker
(in This.-Dyer Fl. trop. afr. VII p. 440 ; d’après la planche du Bot. Mag. elles pourraient atteindre
25 mm., les fleurs de la plante congolaise sont toutes plus grandes, déjà les boutons avant épanouis-
sement mesurent 3 cm. de long.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LVIII
Fig. 1. — Extrémité d’un ramuscule florifère, grandeur naturelle
Fig. 2. — Fragment d’une infrustescence, grandeur naturelle.
Fig. .3 — Feuille, grandeur naturelle.
Fig. 4 — Bouton, grossi 3 fois.
Fig. 5. — Fleur épanouie, grossie 2 fois.
Fig. 6. — Extrémité du style, grossie 15 fois.
Fig- 7. — Coupe longitudinale de l’ovaire, grossie 4 fois.
Fig. 8. — Coupe transversale de l’ovaire, grossie 6 fois.
Dracaena Gentilii De Wild. nov. sp.
Plante buissonnante à tiges assez grêles, ramifiées. Feuilles assez rapprochées
terminant en bouquet les ramifications, rétrécies à la base en un pétiole atteignant
12 mm. de long, à limbe cunéiforme à la base, oblong, cunéiforme-aigu au sommet,
de 11-17 cm. de long et 4-6,5 cm. de large, à nervure médiane ne se différenciant
plus des latérales au delà du milieu du limbe. Inflorescence constituant un racème
îaccouici, dense, terminal, subsessile, muni à la base de bractées engainantes, nette-
ment acuminées. Pédicelles de 3 mm. environ de long, articulés au sommet, munis
a la base de bractées ovales-lancéolées, scarieuses, persistantes. Périanthe grêle, à
tube de 30 mm. environ de long, segments grêles de 15 mm. environ de long.
Le long de la route de Luebo à Luluabourg, 18 mars 1902 (L. Gentil, sub. n. 54).
Obs. — Cette espèce se rapproche des D. Afzelii Baker, cylindrica Hook. f. et bicolor Hook.
par ses inflorescences plus ou moins raccourcies, capitées, par sa caulescence et par les dimensions
229
comparatives de la longueur et de la largeur de ses feuilles. Elle diffère du D. Afzelii par la lon-
gueur du perianthe qui atteint chez cette dernière espèce 12 mm. seulement. Chez le D. cylincLrica
d° / ® penanth® “e*ure de 18 à 24 mm-> les segments sont comme chez notre espèce de'hi moitié
ngueur u tube, mais chez le D. Gentilii le perianthe entier mesure 45 mm., il est donc près
de deux fois aussi long, d’ailleurs le Z), cylindrica figuré dans le Bot. Mag., tab. 5846, présente
LXï d'5®ren.t de celui de notre plante. Quant au D. bicolor également figuré dans le
Bot. Mag. tab. 5248, les segments du perianthe sont aussi longs que le tube.
Dracaena Poggei Engler Bot. Jahrb. XV (1893) p. 478; Baker in This.-Dyer Fl trop
Afr. VII p. 445. v
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2770 et Louis Gentil, s. n.)
Dracaena thalioides C. Morr. in Belg. Hort. (1860) p. 348 c. fig.; Baker in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 445.
Rives du Kwango, entre Popokabaka et les Chutes François-Joseph septembre
1902 (L. Gentil). *
ASPARAGACEAE
ASPARAGUS L.
Asparagus drepanophyllus Weho. ex Baker in Trans. Linn. Soc. ser. II, 1 (1878)
p. 253 ; Harms in Engler Pflanzenw. Ost-Afr C. p. 144 ; Baker in This.-Dyer
Fl. trop. Afr, VII p. 435.
Banza-Poutou, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 6).
TACCACEAE
TACCA For si.
Tacca pinnatlflda Forst. Char. Gen. (1776) p. 70 ; vide supra p. 18 et 105.
Environs de Kisantu, 1903 (Van Houtte, J. Gillet, s. n.).
O
DIOSCOREACEAE
DIOSCOREA L.
Dioscorea Beccariana Martelli Fl. Bogos. (1895) p. 83; Baker in This.-Dyer Fl.
trop. Afr. VII p. 420.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3678).
30
230
Dioscorea Thonneri De Wild. et Th. Dur. Plantae Thonner. (1900) p. 8 pl. XXI;
vide supra p. 106.
Sanda, 1904 (leg. F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3700).
ORCHIDACEAE
HABENARIA Willd.
Habenaria ichneumonea Lindl. Gen. et sp. Orch. (1835) p. 313; Hiern Cat. Welw.
Afr. Pl. II p, 14; Rolfe in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 240.
Poko, 3 octobre 1903 (Van Rysselberghe).
Habenaria macrura Kranzl. in Engler Bot. Jahrb. XVI (1894) p. 152 ; vide supra
p. 109.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3514); Région de Sanda, janvier 1904
(leg. Fr. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3631).
Habenaria Poggeana Kranzl. in Engler Bot. Jahrb. XVI (1894) p. 207 ; vide supra
p. 110.
Bukumbi, 22 décembre 1890 (coll. F. Demeuse); Bas-Congo, 1903 (R. P. Butaye,
coll. J. Gillet, 2272); Environs de Kisantu 1903 (J. Gillet, n. 3513); Environs de
Sanda, novembre 1903 (J. Gillet, n. 3561).
Habenaria zambesina Reichb. f. Otia Hamb. II (1878) p. 96; vide supra 110.
Environs de Kabinda et Tchofo, novembre 1904 (V. Durant).
BRACHYCORYTHIS Lindl.
Brachycorythis pleistophylla Reichb. f. Otia Bot. Hamb. II (1878) p. 184; vide
supra p. 110.
Environs de Tumba, octobre 1903 (Mission Cabra-Michel, n. 56); Environs de
Sanda, octobre 1903 (leg. R. P. Vermeulen, J. Gillet, n. 3421).
DISPERIS Sw.
Disperis aphylla Kranzl. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo III (1899) p. 63.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3588).
231
VANILLA Sw.
Vanilla Lujae De Wild. in Belg. col. X (1904) p. 28 c. fi g.; vide supra p. 111.
Lulua, 1903 (R. P. Sendens, coll. J. Gillet, s. n.).
POLYSTACHYA Hook.
Polystachya Gilletii De Wild. Notices plantes utiles et intéressantes Fl. Congo
(1904) p. 343.
Épiphyte, pseudobulbes linéaires-oblongs atteignant 13 à 17 cm. de long, plus
ou moins aplatis, à côtes plus ou moins aiguës, atteignant 1 cm. de large, termi-
nés par une feuille oblongue subobtuse, in équilatérale au sommet, émarginée, de
16 à 22 cm. de long et de 3,5 à 7 cm. de large. Scapes simples ou ramifiées,
aussi longues ou plus courtes que les feuilles, finement velues duveteuses, munies à
la base de bractées engainantes dont l’inférieure peut atteindre 2,5 cm. de long.
Bractées florales triangulaires, élargies à la base, acuminées, de 5-8 mm. de long
et de 3 mm. environ de large Fleurs à pédicelle de 6-7 mm. de long, velu, sépale
dorsal épais, triangulaire, ovale-apiculé au sommet, de 11 mm. environ de long et de
6 mm. de large, sépales latéraux triangulaires- ovales, acuminés, à pointe recourbée
vers l’extérieur, de 13 mm. environ de long du côté du sépale dorsal, d’un vert pâle
tacheté de pourpre, pétales obovales de 9 mm. de long sur 3,5 mm. de large, arrondis
au sommet. Labelle trilobé, à lobes latéraux redressés, des deux tiers de la longueur
totale, à lobe antérieur arrondi, 7 mm. environ de diamètre; labelle de 16 mm.
environ de long, éparsement velu sur toute sa surface interne, très épaissi au centre
où il présente vers le milieu de sa longueur un bourrelet; colonne courte, distante
de la base du labelle de 17 mm. environ. Fruit mûr de 5 cm. de long.
Bas-Congo, 1903, (J. Gillet, n. 3105) ; Monboyo (Gentil, 1900).
Obs. — Ce Polystachya appartient au groupe P. cultrata Lindley décrit antérieurement par
Thouars et figuré par lui sous le nom de Dendrobium cultri forme \ il possède en effet comme
cette espèce des inflorescences paniculées et des feuilles solitaires à l’extrémité d’un pseudobulbe
allongé, mais dans la plante du Congo les pseudobulbes sont beaucoup plus développés, de même que
la panicule florale et que les fleurs, qui en totalité mesurent environ 8 mm. de long et, chez l’espèce
qui nous occupe, plus de 2 cm. Le P. grandiflora Lindley (Cf. Rolfe in Fl. Trop. Afr. VII p. 127)
est très voisin de notre espèce nouvelle mais il en diffère par ses pseudobulbes plus courts, par ses feuilles
plus étroites, par ses fleurs moins nombreuses très souvent solitaires. En décrivant cette espèce nous
disions : « A côté de ces plantes récoltées par Gillet dans le Bas-Congo viennent se classer les échan-
tillons récoltés dans la Momboyo en juin 1900 par M: Gentil et que nous ne pouvons faute de
matériaux suffisants identifier avec certitude. La plante de Momboyo possède des pseudobulbes de
13 à 17 cm. de long ; on remarque très nettement, comme sur la plante du Bas-Congo, des cicatrices
de gaines vers la base du pseudobulbe, ses feuilles varient de 18 à 22 cm. de long et de 5 à 7 cm. de
large. Les hampes florales, à 2 ramifications courtes, mesurent 17 cm. de long ; le seul bouton que nous
ayons pu voir mesure seulement 7 mm. de long, le pédicelle 3 mm. mais un fruit complètement
mûr mesure 5 cm. Dans l’échantillon du Bas-Congo nous n’avons pas observé de fleur comparable
pour la grandeur, nous ne pouvons donc rapporter cet échantillon au P. Gilletii qu’avec un point
de doute ».
232
De nouveaux éléments qui nous sont arrivés en fleurs du Jardin colonial de Laeken, et qui
avaient été envoyés par M. Louis Gentil 'pendant sa mission en 1900, nous permettent d’affirmer que
la plante récoltée par M. Gentil est bien identique à celle récoltée par J. Gillet.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE L VI
Fig. 1. — Plante grandeur naturelle.
Fig. 2 - Bouton, grossi 2 1/2 fois.
Fig. .3. — Fleur dont un des sépales latéraux a été enlevé, vue de profil ; grossie 2 1/2 fois.
Fig. 5. — Colonne fortement grossie.
Fig. 4. — Labelle grossi environ 4 fois.
Fig. 6 — Anthères et leur capuchon fortement grossis.
Fig. 7. — Fleur après l’anthèse, ovaire fortement renflé; grossie 2 fois.
Les dessins de la planche LVI ayant été faits d’après les matériaux secs qui ne conservent pas l’empreinte des
maculatures des éléments floraux, le dessinateur n’a pu les reproduire.
Polystachya Huyghei De Wild. in Le Congo, 5 juin 1904 c.'fig. et in Notices pl.
utiles et intéressantes Fl. Congo, p. 315.
Plante épiphyte à tiges rapprochées en touffes, légèrement renflées à la base, à
2-3 feuilles développées, et munies parfois de 2 à 3 feuilles courtes basilaires,
engainantes et scarieuses. Feuilles lancéolées, obtuses, inéquilatérales au sommet,
planes, de 18 à 27 cm. de long et de 18 à 42 mm. de large. Scape ramifiée, à
ramifications latérales fleuries, atteignant 11 cm. de long, à pédoncule commun attei-
gnant environ 10 cm., garni de bractées scarieuses, très longuement engainantes ;
bractées florales lancéolées, à base élargie, brunâtres, subulées, plus ou moins réflé-
chies, de 5 mm. environ de long. Fleurs à sépale dorsal aigu, de 5 mm. environ
de long, sépales latéraux largement triangulaires-ovales, de 5 mm. environ de long
depuis le sommet du pédicelle jusqu’à la pointe; sépales glabres, luisants extérieu-
remment, mats intérieurement, à pointe légèrement recourbée, d’un brun verdâtre
strié de violet. Pétales linéaires, grêles, de 4 mm. environ de long, et de moins de
1 mm. de large au sommet. Labelle trilobé, de 7 mm. environ de long, à lobes
latéraux oblongs, apiculés au sommet, non crénelés sur les bords, légèrement relevés.
Lobe médian suborbiculaire, denticulé, plissé irrégulièrement sur les bords, à disque
muni d’une crête proéminente se continuant jusqu’à la base du labelle, mais inter-
rompue au niveau de la séparation des lobes latéraux. Crête violacée. Distance de
5 mm. entre le sommet du pédicelle et l’extrémité de l’éperon formé par la soudure
des deux sépales latéraux.
Environs d’Eala, 1903 (Huyghe).
Obs — Sous le n° 232bis, M. Marc. Laurent nous avait envoyé en 1903, un échantillon unique
d’une orchidée épiphyte à fleurs d’un brun rougeâtre qu’il avait recueillie dans les environs d’Eala. Cet
échantillon était en état trop incomplet pour pouvoir être décrit, cependant nous l’avions rangé en
manuscrit dans le voisinage du Polystachya mukandaensis dont nous avons publié antérieurement
la description et une figure du labelle (1). Pour la forme générale de ce dernier labelle le P. Huyghei
rappelle le P. lati folia De Wild., mais il en diffère très nettement par la crête interrompue qui se
(1) Vide supra, p. 139
233
pr°longe jusqu’à l’extrémité du labelle dans le P. mukandaensis. Par les lobes latéraux le P. Huyqhei
se 1 ereneio u . mukandaensis ; tandis que chez ce dernier les lobes latéraux sont ondulés, cré-
nelés, chez le premier les lobes sont plats, apiculés.
Comme plusieurs des espèces décrites antérieurement le P. Huijghei appartient au groupe du
P . tessellata (cf Rolfe in Flora of Trop. Afr. VII, p. 114).
La plante que nous décrivons ici a pu être déterminée grâce à l’échantillon fleuri qui nous a
etc communiqué par M. R. Kindt, du Jardin colonial de Laeken où cette plante a été importée par
M. Huyghe, qui vient de retourner en Afrique pour séjourner au Jardin d’Eala.
Polystachya Laurentii De Wild. Notices 'pl. utiles et intéressantes Fl. Congo (1903)
p. 132 et supra p. 112.
La description de cette espèce peut être complétée comme suit :
Bulbe caché pendant la floraison par de nombreuses feuilles ; les inférieures
réduites à la gaine, les supérieures au nombre de 5 environ, à limbe de plus en
plus développé, de 17 cm. de long et environ 3 cm. de large, assez fortement cana-
liculé. Racines adventives naissant à la base du pseudobulbe, distantes parfois de 2 cm.
Base de la hampe florale à bractées de 6 cm. de long.
Polystachya mayombensis De Wild. ; vide supra, p. 134.
Nous avons reçu du Jardin colonial de Laeken et nous possédons au Jardin botanique de Bruxelles, une plante
vivante de cette espèce que nous avons décrite précédemment. Gomme il nous a été possible de l’étudier en fleurs
nous pouvons compléter la description antérieure par les caractères suivants :
Pseudobulbes en série linéaire, atteignant 2,5 cm. de long et 1,2 cm. de large,
à 2-4 feuilles de 7-11 cm. de long et 8-13 mm. de large, coriaces, charnues. Inflo-
rescence atteignant 20 cm. de long. Rachis des inflorescences épais, charnu à l’état
frais. Fleurs d’un jaune verdâtre. Apicule au milieu du labelle parfois peu marqué,
très obtus. Crête du labelle n’atteignant pas ou atteignant sans le dépasser forte-
ment le point de libération des lobes latéraux.
Par. ses feuilles charnues, les rachis de l’inflorescence épais, cette petite plante présente un faciès assez parti-
culier.
Polystachya Wahisiana De Wild. in Belgique coloniale , 10 avril 1904, p. 183,
c. fig. et in Notices pl. utiles et intéressantes flore Congo I p. 318, pl. XXI.
Plante à tiges dressées, de 65 cm. environ de long, aplaties, à angles oppo-
sés assez aigus, mais non ailés, à environ 16 feuilles distiques disposées depuis la
base de la tige. Feuilles lancéolées ou oblongues-lancéolées, aiguës au sommet,
légèrement bidentées, à dents courtes, de 1 mm. environ de long, entre les deux
dents se trouve un apicule de même longueur terminant la nervure médiane ; feuilles
de 5 à 14 cm. de long et de 13 à 25 mm. de large, à 5 nervures bien marquées
dans les feuilles les plus larges. Panicules terminales, courtement pédonculées, non
ramifiées ou munies de 1 ou 2 rameaux courts, assez denses, de 5-7 cm. de long,
»
234
à bractées largement ovales, de 3 mm. de long, obscurément trilobées, à lobes laté-
raux arrondis, lobe central aigu, acuminé. Pédicelles de 10 mm. de long. Boutons
roses passant au jaune. Fleurs d’un jaune cireux. Sépale dorsal aigu, concave,
de 5,5 mm. de long, les latéraux largement triangulaires-ovales, aigus, carénés sur
le dos; labelle de 7 mm de long, à lobes latéraux près de la base du lobe central
de 2 mm. environ de long, étroits, subobtus, incurvés, lobe central obovale, plus
ou moins émarginé, le sommet du lobe réfléchi ; disque divisé en deux au niveau
des lobes latéraux, la partie inférieure surtout bien marquée courtement pubes-
cente, labelle distant de 4 mm. du sommet du pétiole.
Bokatola, juin-juillet 1900 (L. Gentil).
Obs. — Cette espèce appartient au petit groupe des Polystachya caractérisés par la longueur
du menton ne dépassant guère celle dh sépale dorsal. Dans ce groupe se classent : P. ensifolia Lindl.,
du Niger et P. rhodoptera Reichb. f. de Sierra-Leone et du Gabon.
Les deux premières espèces ont des fleurs jaunes comme l’espèce nouvelle que nous avons dédiée
au général baron Wallis; la troisième se caractérise par ses fleurs roses. Le P. ensifolia possède
des fleurs linéaires et des inflorescences parfois rameuses; le P. pyramidalis a des feuilles qui,
pour les mensurations se rapprochent de celles de notre plante, mais les fleurs de notre espèce sont
plus développées et les inflorescences du P. pyramidalis sont rameuses tandis qu’elles sont simples
chez le P. Wahisiana. Nous attirons aussi l’attention sur le caractère tiré de l’extrémité des feuilles;
peut-être se présente-t-il chez d’autres espèces du même genre.
Cette plante introduite par M. L. Gentil lors de son premier voyage au Congo, a fleuri en
1904 pour la première fois, nous l’avons revue en fleurs en 1905 et avons été amené à compléter
légèrement la description antérieure.
ANCISTROCHILUS
Ancistrochilus Thomsonianus ( Reichb . f.) Rolfe in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII
(1897) p. 44.
var. Gentilii De Wild. Notices pl. utiles et intér. Fl. Congo (1903)
p. 128 c. fig.
Région du Lopori, 1903 (leg. Biéler, coll. M. Laurent).
EULOPHIA R. Br.
Eulophia graciliscapa Schlechter in Engler Bot. Ja.hrb XXIV (1897) p. 418 et in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 569.
Kisantu (J. Gillet, n. 1998, 2319, 3608)
0BS- Cest par erreur que ces échantillons ont été signalés, page 114, comme appartenant à
VE. gracilis.
235
Eulophia Leopoldi Kranzl. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo VI (1899)
p. 45.
Tumba-Mani et environs, 25 août 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 43).
Eulophia Welwitschii Rolfe in Bolet. Soc. Brot. VII (1889) p. 236 ; vide supra p. 1 14.
Plateau de Kabembele, 8 octobre 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 54).
LISSOCHILUS R. Br.
Lissochilus seleensis De Wild. Notices pi. utiles et intér. Fl. Congo (1903) p. 131
et vide supra p. 114 pl. LU.
Vallée de la Tawa (Kwilu), 2 octobre 1902 (Mission Cabra.-Michel, n. 50'.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LU
Fig. 1. — Plante entière, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur vue de face, grossie environ 3 fois.
Fig. 3. — Fleur vue de profil grossie environ 3 fois.
Fig. 4 — Labelle grossi environ 5 fois.
Fig. 5. — Colonne grossie 5 fois.
Fig. 6. — Anthère fortement grossie.
Fig. 7. — Fragment d’inflorescence avec 2 fleurs dont l’ovaire est renflé, grandeur naturelle.
Lissochilus giganteus Welw. ex Reichb. in Flora XLVIII (1865) p. 187 ; vide supra
p. 113.
Bas-Congo, 1903 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3498); Nala, 15 mars 1903
(Van Rysselberghe).
MEGÀCL1NIUM hindi.
Megaclinium purpureorachis De Wild. Notices pl. utiles et intéressantes Fl. Congo
(1903) p. 126; vide supra p. 116.
Nala, 25 mai 1903 (Van Rysselberghe).
LISTROSTACHYS Reichb. f.
Listrostachys Monteirae Reichb. f. in Linnaea- XLI (18//) p. 76; Rolfe in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 156.
Région de Kisantu 1901 (J. Gillet, n. 2110).
236
PIPERACEAE
PIPER L.
Piper guineense Thonn. in Danske Vid. Selsk. III (1828) p. 39; Hiern Cat Welw.
Afr. PI. I p. 911.
Pinda, 27 novembre 1901 (Mission Cabra-Michel, n. 59); Sanda, 1903 (R. P. de
Brauwer, coll. J. Gillet, n. 3122).
MORACEAE
FICUS L.
Ficus corylifolia Warb. in Warburg et De Wild. Les Ficus de l’État du Congo
(1904) p. 27.
Entre Tumba et Kimpese, 1903 (J. Gillet, s. n.).
Ficus kisantuensis Warb. in Warburg et De Wild. Les Ficus de l’État du
Congo (1904) p. 22 pl. V.
Kisantu, 1902 (J. Gillet, 1107).
Ficus pachypleura Warb. in Warburg et De Wild. Les Ficus de l’État du Congo
(1904) p. 4.
Tumba-Mani, octobre 1902 (Mission Cabra-Michel).
Obs. — Les indigènes se servent des touilles pour combattre la migraine, ils se les appliquent
sur le front. Les racines ont une bonne odeur de guimauve.
Ficus paludicola Warb. in Warburg et De Wild. Les Ficus de l’État du Congo
(1904) p. 32 pl. XII.
Entre Léopoldville et Mombasi, 1902 (J. Gillet, n. 2588).
Ficus punctifera Warb. in Warburg et De Wild. Les Ficus de l’État du Congo
(1904) p. 35 pl. VII.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (Louis Gentil et J. Gillet, n. 2810).
Ficus xiphophora Warb. in Warburg et De Wild. Les Ficus de l’État du Congo
(1904) p. 34 pl. IX et X.
Bas-Congo (Kisantu) 1902 (J. Gillet, n. 2337).
237
loranthaceae
LORANTHUS L.
Loranthus capitatus (Spreng.) Engler in Engler et Prantl Natiirl
Nacht. (1897) p. 131).
Pflanzenfam.
— ver. latifolius Engler in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo I (1896)
p. 126; vide supra p. 29.
Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, n. 3618).
Loranthus Laurentii Engler Natürl. Pflanzenfam. Nacht. (1897) p. 132.
Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3311); Environs de Kisantu, 1903
(J. Gillet, s. n.).
Loranthus nigrescens De Wild. et Th. Dur. Illustr. Fl. Congo (1902) p. 177 pl.
LXXXIX ; vide supra p. 29.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3236).
Loranthus Kimuenzae De Wild., vide supra p. 29 pl. LIV.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LIV
Fig. 1. — Rameau feuillu, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Bouton grossi environ 2.5 fois.
Fig. 4. — Fleur grossie 2,5 fois.
Fig. 2. — Extrémité de la fleur grossie 5 fois.
Fig. 6. — Coupe du renflement basilaire de la corolle, du calice et du calicule grossie, 7,5 fois.
Fig. 7. — Anthère vue de profil.
Fig. s. — Anthères vues de face et de profil avant l’anthèse.
Fig. 9. — Extrémité du style avec stigmate, fortement grossie.
Loranthus ogowensis Engler in Bot. Jahrb. XX (1894) p. 117.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3225).
VISCUM L.
Viscum obscurum Thunb. Prod. Fl. Cap. (1794) p. 31.
_ var. decurrens Engler in Bot. Jahrb. XX (1894) p. 132 ; vide supra
p. 30.
Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, n. 3619).
31
238
PROTEACEAE
PROTEA L.
Protea angolensis Welw. Apontam. (1859) p. 586 n. 30 ; Engler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 165.
Leucadendron angolense Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I (1900) p. 917.
Kisantu-Makela, octobre 1903 (leg. Fr. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3462)
FAUREA Harv.
Faurea saligna Harv. in Hook. Lond. Journ. of Bot. VI (1847) p. 373 pl. 15; Hiern
Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 921; Engler Pflanzenw. Ost. Afr. C p. 164.
Mpala (R. P. De Beerst).
POLYGONACEAE
POLYGONUM L.
Polygonum barbatum L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 518; Dammer in Engler Pflanzenw.
Ost- Africa C p. 169.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3389).
Polygonum serrulatum Lagasca Gen. et Sp. Pl. (1816) p. 14; Cf. Hiern Cat. Welw.
Afr. Pl. I p. 103; Dammer in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 169.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3400).
Polygonum tomentosum Willd. Sp. pl. II (1799) p. 219; Hiern Cat. Welw. Afr.
Pl. I p. 905; Dammer in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 170.
Entre Léopoldville et Mombasi, Juillet 1902 (J. Gillet, n. 2713).
CHER OPODI A CE AE
CHENOPODIUM L.
Chenopodium ambrosioides L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 219; Hiern Cat. Welw. Afr.
Pl. I q. 898; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 171.
Tumba-Mani, octobre 1902 (Mission Cabra-Michel).
239
AMARANTACEAE
CELOSIA L.
Celosia argentea L. Mant. pl. (1771) p. 205; Eiern Cat. Welw. Afr. PL 1 p. 884;
G il y in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 172.
Dans la savane, entre Tumba-Mani et Popokabaka, 15 avril 1902 (Mission Cabra-
Michel, n. 9).
Celosia taxa Schum. et Thonn. in Danske Vidensk. Selsk. III (1828) p. 161 ; vide
supra p. 27.
Kanda-Kanda, avril-mai 1902 (L. Gentil).
Celosia trigyna L. Mant. Pl. (1771) p. 212 ; vide supra p. 27.
Banza-Mputu, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 8).
AMARANTUS L.
Amarantus caudata L. Sp. pl. ed. 1 (1753) p. 990 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. 1
p. 886; Güg in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 172.
â
Nala, 26 février 1903 (Van Rysselberghe).
PUPALIA Jus s.
Pupalia lappacea (L.) Jus s. in Ann. Mus. Paris II (1813) p. 132; Gilg in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 173.
Pupal lappacea (Z.) Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I (1900) p. 891.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3264).
AERUA Forsk.
Aerua lanata (L.) Juss. in Ann. Mus. Paris XI (1808) p. 131 ; Gilg in Engler Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 173.
Banza-Mputu, 20 décembre 1890 (F. Demeuse, n. 38).
240
ACHYRANTHES L.
Achyranthes angustifolia Benth. in Hook. Niger Flora (1849) p. 492 ; Gilg in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 174.
Kimuenza, mai 1903 (J. Gillet, s. n,).
ALTERNANTHERA Forsk.
Alternanthera maritima St-ffil. Voy. Brés. II (1833) p. 437 ; Hiern Cat. Welw.
Afr. PL I p. 895.
Bords de la mer à Moanda (J. Gillet, n. 3168).
URTICACEAE
URERA Gaud.
Urera Gilletii De Wild. nov. sp.
Grande liane à rameaux ligneux, aiguillonnés, à poils denses et étalés à l’état jeune.
Feuilles oblongues, acuminées au sommet, cunéiformes à la base, à 3 nervures subbasi-
laires opposées ou subopposées, distantes de 2 à 7 mm. de la base formant un angle
assez aigu avec la nervure médiane; feuilles à limbe glabre sur les deux faces, à
nervures basilaires s’anastomosant en arc avant d’atteindre le bord. Nervation
secondaire peu proéminente sur les deux faces, mais bien visible, nervation primaire
fortement proéminente sur la face inférieure et armée d’épines. Limbe foliaire de
8 à 16 cm. de long et 4 à 6,5 cm. de large; pétiole plus ou moins fortement
armé, plus court que le limbe, de 3 à 6 cm. de long. Fleurs en cimes axillaires (dans
les échantillons les fleurs sont tombées), plus ou moins ramifiées, à rameaux étalés
atteignant environ 3 cm. de long, munis de poils urticants ; akène de 3,5 mm. de long
et de 1 mm. environ de large, aplati, ovale-lancéolé, terminé latéralement au sommet
par un style subglobuleux. Fleurs mâles inconnues.
Kisantu,1902, J. Gillet, n. 2312.
Obs. — Cette espèce se distingue de Y Urera Laurentii (cf. Mission Em. Laurent) par ses
rameaux et ses feuilles aiguillonnées, par les nervures du limbe foliaire plus rapprochées de la base
de la feuille, celle-ci en général moins cunéiforme à la base; en outre, la forme des akènes est
différente, ceux de VU: Gilletii étant beaucoup plus allongés que ceux de VU. Laurentii De Wild.
NYCTAGXNACEAE
BOERHAAVIA L .
Boerhaavia diffusa L. Sp. pi. (1753) p. 3; vide supra p. 121.
Massange (Katanga) (R. P. Debeerst); Moliro et Mtoa (rapt. Descamps, 1895).
241
Boerhaavia plombaginea Cav. Icon. II (1793) p. 7 ; vide supra p. 121.
Duela, 1896 (Capt. Descamps).
BOUGAINVILLE A Commers.
Bougainvillea spectabilis Willd. Sp. pi. II (1793) p. 7; vide supra p. 121.
Banana, août 1893 (Dupuis).
ANONACEAE
U VARIA L.
Uvaria Poggei Engler et Diels in Notizb. k. Bot. Garten Berlin II (1899) p. 294 et
in Anonaceae Afr. I p. 26.
<
Environs de Lemfu, octobre 1903 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.); Kisantu-
Makela, 1903 (leg. R. P. Van Houtte, coll. J. Gillet, s. n.).
Uvaria scabrida Oliv. Fl. trop. Afr. I (1889) p. 21 ; Engler et Diels Anonaceae
Afr. I p. 14.
Entre Tumba et Kimpesse (J. Gillet, janvier 1903, s. n ).
POPOWIA Endl.
Popowia ferruginea (Oliv.) Engler et Diels Anonaceae Afr. 1(1901) p. 46 pl. XVII, I).
Unona ferruginea Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 35; Hiern Ca.. Welw. Afr. Pl. I p. 11.
Unona Eminii Engler Pfianzenwelt Os t- Afr. C (1895) p. 172.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3188); Vallée de la Djurna, juillet 1902 (J. Gillet,
n. 2803 et L. Gentil, s. n.).
Obs. — Sur certains des échantillons de la Vallée de la Djuma nous avons observé des feuilles
de 17 cm. de long et 7,5 cm. de large.
Popowia Gilletii De Wild. nov. sp.
Plante à rameaux grêles, velus, devenant glabres avec l’âge; à écorce brunâtre,
plus ou moins luisante et striée. Feuilles courtement pétiolées, a pétiole de 3-6 mm.
de long, velu, à poils brunâtres étalés. Limbe oblong, subcunéiforme et obtus au
sommet, arrondi subcordé à la base, éparsement velu sur les deux faces, principale-
ment sur les nervures de la face inférieure, de 6 à 14 cm. de long et de 3-4,5 cm.
de large ; à 9 nervures latérales, peu proéminentes au-dessus, proéminentes en
242
dessous, anastomosées en arc vers le bord de la feuille; fleurs solitaires, axillaires, à
pédoncule grêle, accrescent, de 3 à 3,5 cm. de long, muni vers la base dune bractée
foliacée, elliptique-cordée, atteignant environ 7 mm. de long et de large. Sépales large-
ment triangulaires, obtus, velus, de 2,5 mm. environ de long. Pétales extérieurs de
8 mm. environ de long et de 5 mm. de large, les intérieurs de 7 mm. environ
de long et de 3 mm. environ de large. Fruits (mûrs ?) à 1-4 graines fortement
contractés entre chaque graine, portés sur un pédicelle de 5 mm. de long et terminés
par un bec atteignant 2 mm. Les articles du fruit mesurent environ 4 mm. de
long sur 3 mm. de large.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3592).
Obs. — Nous n’avons pu étudier de fleur en bon état de développement, ce qui nous empêche
de donner les caractères des étamines qui semblent assez particulières. Elles paraissent disposées sur
deux rangs. Par la forme du fruit, par la disposition des fleurs dont le pétiole est bractéolé à la base,
cette espèce se range dans le voisinage du P. obovata (Benth.) Engler et Diels, mais s’en distingue à
première vue par la villosité caractéristique de toutes les parties jeunes de la plante et par la gran-
deur de la bractéolé, plus petite que chez les P. obovata et Stormsii De Wild. et plus grande que
chez le P. congensis Engler et Diels qui d’ailleurs possède la bractée vers le sommet du pédicelle et
non à la base. On ne peut tirer aucun caractère de la grandeur des fruits car dans la plante récoltée
par Gillet ils ne sont peut-être pas arrivés à maturité.
Popowia Stormsii De Wild . nov. sp.
Plante à rameaux jeunes courtement velus. Feuilles ovales ou obovales, à pétiole
de 5-6 mm. de long, assez épais, tomenteux, à lame de 6 à 10,5 cm. de long et
de 5-6 cm. de large, tomenteuse sur les deux faces, blanchâtre en dessous, à poils
simples ; nervures latérales au nombre de 6 à 10, ascendantes, non proéminentes au
dessus, proéminentes en dessous, anastomosées vers le bord de la feuille; nervures
secondaires visibles en dessous. Fleurs solitaires, latérales, à pédoncule de 2 à 2,5 cm.
de long dans le fruit, muni vers la base d’une bractéolé foliacée, largement cordée
ou subréniforme, de 9-11 mm. de long et de 9-11 mm. de large, de texture analogue
à celle des feuilles. Fruits isolés à stipe velu de 15 mm. environ de long et attei-
gnant 4 mm. de large, à 1 ou 4 graines, plus ou moins étranglés entre les graines,
atteignant 5,5 cm. de long et 14,5 mm. de diamètre; graines de 12 mm. environ de
long et 8 mm. de large.
Karema (Tanganika) (Capt. Storms).
_ Obs- — Le P ■ Stormsii rappelle le P. obovata (Bentham) Engler et Diels, qui appartient comme
lui à la région des Lacs et se rencontre également dans le Nyassaland, la région du Zambèze et
celle du Kunene. Nous n’avons pu étudier de fleurs, mais la présence de la bractée caractéristique vers
la base du pédicelle, permet de rapprocher notre plante du P. obovata et de l’en distinguer par la
grandeur de cette bractée qui atteint de 1,5 à 4,5 cm. de long et jusque 3,5 cm. de large dans le
P. obovata. Les fruits de la plante du Zambèze sont plus développés que ceux de la plante voisine,
comme on pourra en juger en comparant la description que nous venons de donner avec celle publiée
par MM. Engler et Diels (in Anonacæ Africaneœ , I, page 44, pl. XVII, fig. B)
243
ANONA L.
Anona senegalensis P ers. Syn. pl. II (1807) p. 95; Enqler et Diels Ano.iaceae
Afr. I p. 78; Oliv. FI. trop. Afr. I p. 16.
Région des Cataractes, janvier 1896 (F. Demeuse, n. 96); Borna, septembre 1898
(A. -F. W. Schimper).
var. cuneata Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 16; Enqler et Diels loc.
cit. p. 80.
Environs de Tumba-Mani, 23 août 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 39); Entre
Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1569 et 1572).
XYLOPIA L.
Xylopia Wilwerthii De Wild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo I (1899) p. 5; vide
supra p. 44.
var. cuneata De Wild. in Th. Dur. De Wild. Mat. Fl. Congo XI (1901)
p. 63; vide supra p. 44.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2589).
STENANTI4ERA Engl, et Diels.
Stenanthera pluriflora De Wild.; vide supra p. 45.
Environs de Sanda, janvier 1904 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3635); Kimuenza,
mai 1901 (J. Gillet, n. 2149); Kisantu-Makela, octobre 1903 (leg. R. P. Van Houtte,
coll. J. Gillet, n. 3448) ; Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, n. 3148).
RAXUXCULACEAE
CLEMATIS L.
Clematis Kirkii Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 5; Enqler Pflanzenw. Ost.-Afr. C
p. 180.
Lofoï, 1899 et Plateau des environs de Lukafu, janvier 1890 (Ct Verdick, n. 356).
Obs. — Nom indigène : « Kalundi-Kumi ».
Clematis villosa DG. Syst. veg. I (1818) p. 154; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 2.
244
Clematis villosa subsp. chrysocarpa ( Welw .) 0. K. in Verhandl. Bot. Ver. Brand.
XXVI (1885) p. 174.
— — var. Poggei 0. K. loc. cit. p. 174.
Lofoï, 1899 (Ct Verdick).
Clematis orientalis L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 343; Hiern Cat. Welw. A fi*. PI. I p. 3.
— — subsp. Wightiana (Wall) 0. K. in Verhandl. Bot. Ver. Brand. XXVI
(1885) p. 125; Cf. Enqler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 180.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1355).
LAURACEAE
CASSYTHA L .
Cassytha filiformis L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 35; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I
p. 915; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C. p. 182.
Environs de Lemfu, octobre 1903 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
CAPPARIDACEAE
CLEOME L.
Cleome spinosa Jacq. Enum. Pl. Carib. (1760) p. 26; vide supra p. 36.
Mayombe, 1904 (Kesteleyn); Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, n. 2627).
PEDICELLARIA Schrank.
Pedicellaria pentaphylla (L.) Schrank in Roem . et Usteri . Mag. Bot. III (1790) p. 11;
vide supr. p. 36 et 124.
Environs de Lemfn, octobre 1903 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3489).
EUADENIA Oliv.
Euadenia trifoliata Benth. et Hook . Gen. pl. I (1867) p. 969.
Environs de Lokandu, 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 1110).
RITCHIEA R. Br.
Ritchiea agelaeifolia Gilg in Enqler Bot. Jahrb. XXXIII (1902) p. 207.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3182).
ROSACEAE
RUBUS L.
Rubus pinnatus Willd. Sp. pl. II (1799) p. 1081 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I
p. 322 ; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 190.
Gumbari, décembre 1903 (A. Delpierre).
CONNARACEAE
PARINARIUM Aubl.
Parinarium curatellifolium Planch. in Hook. Niger Flora (1849) p. 333 ; Oliv. Fl.
trop. Afr. II p. 368.
Kisantu-Makela, octobre 1903 (leg. R. P. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3463).
Parinarium Gilletii De Wild. nov. sp.
Arbre ou arbrisseau (?), à rameaux jeunes légèrement pubescents, devenant rapide-
ment glabres, à écorce brunâtre, plus ou moins luisante, à lenticelles jaunâtres, petites
et rapprochées. Feuilles coriaces, elliptiques, courtement acuminées au sommet, à
acumen subobtus, subarrondies à la base, glabres et luisantes sur la face supérieure,'
plus pâles et plus mates en dessous, glabres ou à quelques poils épars sur la ner-
vure médiane, nervures latérales au nombre de 8 environ de chaque côté de la ner-
vure médiane, non proéminentes en dessus, nettement proéminentes en dessous ; pétiole
de 5 mm. environ de long, muni au sommet de deux glandes plus ou moins plon-
gées dans le limbe, celui-ci de 8,5-13 cm. de long et 4-7 cm. de large. Fleurs en
inflorescences denses, ramifiées, à rameaux courtement tomenteux, formant des cymes
subglobuleuses atteignant 14 cm. de diamètre. Bractées florales rapidement caduques.
Calice à tube pyriforme, tomenteux, compact, rétréci à la base en un pédicelle grêle,
velu-duveteux comme la partie conique et un peu plus court qu’elle, vide très réduit
entre l’ovaire et la paroi; tube calicinal de 6 mm. environ de long et de 3,5 mm.
environ de diamètre ; lobes du calice arrondis, obtus, coriaces, tomenteux sur la face
externe et parfois sur la face interne, de 5-6 mm. de long et de la même largeur
environ. Pétales arrondis, glabres, environ aussi longs que les- lobes du calice, très
rapidement caducs. Étamines nombreuses, très courtement soudées entre elles à la
246
base, à filaments au moins deux fois aussi longs que le calice. Carpelles au nombre
de 2 ou 3, généralement 3, densément velus.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2529).
Obs. — Cette espèce appartient au sous-genre Sarcostegia ; elle paraît devoir se rapprocher par
la villosité peu marquée des feuilles et par ses inflorescences du P. polyandrum Benth. que nous
ne connaissons, il est vrai, que par la description. Les mensurations des feuilles ne concordent pas.
Le P. chrysophylUmi Oliv., qui pour le port s’en rapproche, se différencie par ses feuilles tomenteuses
sur la face inférieure.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LIX
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi 2 fois.
Fig. 3. — Fleur épanouie, grossie 3 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 5 fois.
Fig. 5. — Pétale isolé, grossi 5 fois.
Fig. 6 — Fleur privée de ses enveloppes florales et de l’androcée, grossie 5 fois.
CONNARUS L.
Connarus Smeathmani Planch. in Linnaea XXIII (1850) p. 346 ; vide supra p. 124.
Chinganga 13 août 1895 (Alfr. Dewèvre, n. 295).
AGELAEA Sol.
Agelaea phaseolifolia Gilg in Herb.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.V; Bas-Congo, juillet
1902 (J. Gillet, n. 2665);
MANOTES Sol
Manotes pruinosa Gilg in Engler Bot. Jahrb. XIV (1892) p. 332.
Environs de Lemfu, octobre 1903 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.),.
CNESTIS Juss.
Cnestis ferruginea DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 87; Baker in Oliv. Fl. trop.
Afr. I p. 461; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 190; Gilg in Engler Pflanzenw,
Ost-Afr. C p. 192.
Région de Luano, 29 mai 1904 (Éd. Lescrauwaet) ; Eala 1902 (Pynaert).
247
Cnestis iomalla Gilg in Notizbl. Kônigl. Bot. Gart. Berl. I (1895) p. 169.
Cnestis emarginata De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo IV (1899) p. 4.
Madibi, 9 juin 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 85).
— var. grandifoliata De Wild. nov. var.
Feuilles à rachis de 33 à 40 cm. de long, velu, à poils étalés, brunâtres, à
base renflée atteignant 5-6 mm. d’épaisseur, à 10-12 paires de folioles de 5.5-9 cm.
de long et 2,2-3 cm. de large, glabres et luisantes sur la face supérieure, sauf sur
les nervures courtement velues, mates et tomenteuses-villeuses sur la face inférieure.
Fruits apparaissant sur le bois, recourbés à angle droit vers le milieu, de 4 à
4,5 cm. de long, atteignant 1,5 cm. de diam. au niveau de l’angle, à poils raides,
brunâtres, atteignant 4 mm. environ de long.
Madibi, 29 juin 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 115).
Obs. — Cette plante nous ayant été envoyée sans fleurs nous n’avons osé la décrire comme espèce
nouvelle et l’avons rapportée au C. iomalla Gilg (= C. emarginata Nob.) dont elle se rapproche
par la villosité, mais dont elle diffère par la grandeur des folioles.
Cnestis Léser auwaetii De Wild. nov. sp.
Arbre à rameaux adultes glabres, courtement pubescents à l’état jeune, à feuilles
imparipennées, à rachis atteignant 32 cm. de long, courtement pubescent, à environ
10 paires de folioles, oblongues ou obliquement oblongues, arrondies-subcordées à la
base, acuminées au sommet, à acumen arrondi ou courtement apiculé ; nervure médiane
légèrement oblique partageant le limbe en deux parties légèrement inégales, courtement
velue sur la face supérieure, et creusée, tomenteuse et proéminente sur la face
inférieure ; limbe brillant sur les deux faces, un peu plus foncé au-dessus qu’en-
dessous, de 4,2 à 8,5 cm. de long et 2,5 à 3,5 cm. de large, foliole terminale oblongue,
régulière. Fleurs naissant sur les rameaux à l’aisselle de feuilles tombées, en ramus-
cules fasciculés de 3 cm. environ de long, velus-grisâtres ; calice de 2 mm. environ
de long, velu extérieurement, glabre intérieurement, à lobes subaigus. Pétales lan-
céolés ou linéaires-lancéolés, de 6 mm. environ de long, glabres. Étamines au nombre
de 10, plus longues que les sépales, plus courtes que les pétales. Fruits inconnus.
Madibi, 9 juin 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 88).
Obs. — Nous considérons cette plante comme nouvelle, bien que nous n’en ayons point vu les
fruits ; elle parait devoir se rapprocher des C. grandi folia Gilg, polyantha Gilg et a également
certaines affinités avec les espèces du groupe iomalla-setosa. Mais le C. Lescrauwaetii diffère de
toutes ces plantes par la grandeur des feuilles, la forme et la grandeur des folioles et l’indument
très court, qui recouvre le rachis, non constitué par des poils étalés.
Cnestis oblongifolia Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 462.
Environs de Sanda, novembre 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet n. 3549).
ROUREA Aubl.
Rourea obliquifoliata Gilg in Engler Bot. Jahrb. XIV (1892) p. 328.
Sanda, avril et octobre 1903 (J. Gillet, n. 3120 et 3411; Kasai, 1904 (Éd. Les-
crauwaet, n. 120).
Rourea pseudobaccata Gilg ; vide supra p. 124.
Paxia Dewevrei De Wild, et Th. Dur.
Uyole, 14 novembre 1903 (coll. J. Gillet, s. n.); Environs de Léopoldville, août 1902
(coll. J. Gillet, n. 3526).
Rourea viridis Gilg in Engler Bot. Jahrb. XIV (1892) p. 327.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.); Sanda, mars 1903 (leg. De Brou-
wer, coll J. Gillet, n. 3032).
LEGUMINOSACEAE
ACACIA Willd.
Acacia Farnesiana Willd. Sp. pl. IV (1805) p. 1083; Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 346;
Hiern. Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 312.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3260) ; Bords du Stanley-Pool, juin 1888 (Fr. liens,
série B, n. 8).
PITHECOLOBIUM Mart.
Pithecolobium altissimum (Hook. f.) Oliv . ; vide supra p. 125.
Bords de la N’djili, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3657).
ALBIZZIA Durazz.
Albizzia versicolor Welw. ; vide supra p. 125.
Borna, octobre 1890 (F. Demeuse. n. 12).
Albizzia Brownei Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 362; Hiern Cat. Welw Afr
Pl. I p. 317.
Environs de Kasongo, septembre 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 992).
249
Albizzia fastigiata Otiv. ; vide supra p. 125.
Région de Kisantu 1903, (leg. R. P. Butaye, J. Gillet, n. 3595).
MIMOSA L.
Mimosa asperata L. ; vide supra p. 126.
Lukolela, 23 août 1903 (L. Pynaert).
ADENANTHERA L.
Adenanthera Gilletii De Wild. nov. sp.
Arbuste plus ou moins sarmenteux, à rameaux cylindriques, glabres à l’état
adulte, courtement pubescents à l’état jeune; feuilles à rachis pubéruleux, de 15 à
18 cm. de long, non glanduleux, à 6-7 paires de pinnules opposées ou subopposées ;
folioles au nombre de 10 à 14, opposées, elliptiques, de 9 à 16 mm. de long sur
5 à 6 mm. de large, glabres supérieurement, courtement et éparsement velues sur la
face inférieure, sessiles, arrondies ou émarginées et courtement mucronées au sommet,
irrégulièrement cunéiformes à la base. Inflorescences formant des panicules axillaires
assez développées, atteignant environ 25 cm. de long, à ramifications solitaires ou
fasciculées, atteignant 9-10 cm. de long, pubescentes, garnies de bractées nombreuses,
de 1 mm. environ de long, à l’aisselle desquelles se trouvent des fleurs courtement
pédicellées, à pédicelle articulé à la base persistant sur le rachis après la chute
de la fleur. Calice cupuliforme de 1 mm. environ de long, à 5 dents velues sur le
dos ; corolle de 2 mm. environ de long, à pétales ovales, aigus, velus sur le dos.
Étamines exsertes, filaments filiformes; anthères terminées par une glande, assez rapi-
dement caduques, ovaire velu, à style glabre, plus ou moins allongé. Fruit inconnu.
Environs de Sanda, octobre et novembre 1903 (J. Gillet, n. 3435, 3459).
Obs. — Cette espèce se rapporte plutôt au genre Adenanthera qu’au genre Piptadenia tous
deux d’ailleurs très voisins. Chez les Piptadenia les fleurs sont généralement sessiles, tandis que
chez les Adenanthera elles sont nettement pédicellées. En l’absence de fruit, il est cependant diffi-
cile de certifier ce rapprochement; Y Adenanthera Gilletii se différencie très facilement de l’A. pavo-
nina (Linné) qui a été signalé comme introduit à la côte occidentale d’Afrique, par ses folioles et
ses feuilles plus réduites.
ENTADA A dans.
Entada scandens Benth. ; vide supra p. 126.
Congo (Alfr. Dewèvre, s. n.).
Entada abyssinica S tend, in A . Rich. Tent. Fl. Abyss. I (1847) p. 234.
Luvituku, 30 décembre 1891 (F. Demeuse).
PENTACLETHRA Benth.
Pentaclethra Eetveldeana De Wild. et Th. Dur. ; vide supra p. 126.
Environs de Sanda, novembre 1903 (coll. J. Gillet, n. 3657).
Obs. — Nom indigène « Kinseka ».
CYNOMETRA L.
Cynometra Lujae De Wild. nov. sp. ; pl. LXX.
Arbre de 10-12 mètres de haut, à rameaux cylindriques, velus, tomenteux-brunâ-
tres à l’état jeune, devenant glabres, à écorce brun-grisâtre à l’état sec, à lenticelles
blanchâtres. Feuilles imparipennées, à rachis de 10-12 cm. de long, plus ou moins
pubescent-brunâtre, stipules linéaires, tomenteuses-brunâtres, atteignant 13 mm. de
long et 1 mm. de diamètre, aiguës, assez rapidement caduques, folioles au nombre
de 9 à 10 paires opposées, distantes de 8-13 mm. ; rachis ailé entre les paires de
folioles, atteignant près de 2 mm. de diamètre; folioles oblongues, inéquilatérales à
la base, cunéiformes-arrondies à 1a. base et au sommet, nervure médiane plus ou
moins oblique, glabres ou très courtement velues sur la face supérieure surtout sur
les nervures dans les jeunes folioles, velues, à poils courts, apprimés sur la face
inférieure, plus pâles en dessous qu’au -dessus, à nervures légèrement en creux sur
la face supérieure, légèrement en relief sur la face inférieure, de 12-45 mm. de long
et 5-11 mm. de large. Inflorescences axillaires et terminales, formant par leur ensemble
une panicule atteignant 12 cm. de long ; inflorescences partielles plus ou moins rami-
fiées, atteignant 8 cm. de long, à rameaux velus-brunâtres, fleurs blanches à pédi-
celle grêle, de 4-6 mm. de long, tomenteux-brunâtre, muni de bractéoles à la base
et en dessous du milieu, très rapidement caduques, articulé au sommet, sous le
calice, celui-ci profondément divisé en 4 lobes imbriqués, ovales-oblongs, de 3 mm.
environ de long, tube du calice velu extérieurement, lobes du calice glabrescents,
pétales au nombre de 5, subégaux, oblongs, lancéolés, glabres, de 4,5 mm. environ
de long et de 1,5 mm. de large. Étamines à filets plus longs que les pétales, à anthères
ovoïdes. Ovaire densément velu, stipité. à style grêle, éparsement velu à la base.
Luozi (district des Cataractes), 18 décembre 1898 (Éd, Luja, n. 147).
Obs. — Cette plante présente un faciès qui à première vue l’écarte de la plupart des Cynometra ,
en effet bien peu possèdent des folioles aussi nombreuses et un rachis foliaire ailé. Mais ses feuilles
abruptement pennées, ses fleurs à calice à 4 lobes libres, imbriquées jusqu’au niveau du disque, ses
cinq pétales subégaux font cependant ranger cette espèce dans le genre.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXX
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Rachis foliaire, grossi 2 fois.
Fig. 3. — Foliqle isolée.
Fig. 4. — Fleur complète.
Fig. 5. — Ovaire et étamines
ANGYLOCALYX Taub.
Angylocalyx Vermeuleni De Wild. nov. sp., pl. LY.
Arbre à feuilles très développées, à 5-6 folioles alternes, à pétiolules de 4-10 mm.
de long, canaliculés supérieurement, à limbe elliptique, cunéiforme à la base, longue-
ment acuminé au sommet, glabre et luisant sur la face supérieure, plus mat en
dessous, à nervures en creux sur la face supérieure et légèrement en relief sur la
face inférieure. Limbe de 12 à 24 cm. de long et de 4,5 à 8,5 cm. de large. Inflo-
rescences en racèmes courts, naissant sur le vieux bois. Fleurs assez courtement
pédicellées, à pédicelle articulé vers 1a, moitié de sa longueur et muni à la base d’une
petite bractée triangulaire aiguë, assez rapidement caduque, réceptacle renflé dans
sa partie inférieure, plus ou moins oblique, recourbé vers le sommet, puis s’élar-
gissant en un calice campanulé-cylindrique, à bords irrégulièrement crénelés de 4 mm.
environ de long, à crénelures arrondies. Pétales onguiculés, inégaux ; étendard à
lame suborbiculaire, de* 10 mm. environ de long et 9 mm. environ de large, à
onglet de 8 mm. de long; ailes de 17 mm. environ de long et de 3 mm. environ
de large vers le milieu du limbe ; carène dont les 2 pièces sont libres, aussi lon-
gues mais plus étroites que les ailes ; étamines au nombre de 10, à filaments glabres ;
ovaire soudé avec la partie inférieure du réceptacle. Fruit allongé, toruleux, aigu au
sommet, rétréci à la base où il est entouré par le réceptacle longuement persistant ;
fruit parfois à une seule graine, parfois à 5 graines, à écorce assez épaisse, brunâtre,
courtement mais densément velu, atteignant 20 cm. de long et 15 mm. de large.
Sanda, janvier 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3575) et octobre 1903 (leg.
R. P. Vermeulen, coll. J. Gillet, n. 3434).
Obs. — Cette espèce est voisine de VA. Schumannianus qui a été décrit par le Dr Harms sur
un échantillon du Stanley-Pool récolté par M. Camp. L’A. Schumannianus a également été récolté
au Congo par Dewèvre et se différencie très facilement de l’A. Vermeuleni par ses folioles basi-
laires arrondies, presque subcordées à la base, tandis qu’elles sont cunéiformes chez A. Vermeuleni.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE L V
Fig. 1 — Feuille, grandeur naturelle.
Fig 2. — Glomérule florifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fleur adulte, grossie 2,5 fois.
Fig. 4 — Calice coupé transversalement, grossi 5 fois.
Fig. 5. — Étendard, grossi 3 fois.
Fig. 6. — Aile, grossie 3 fois.
Fig. 7 — Carène, grossie 3 fois.
Fig. s. — Fragment de rameau avec 2 fruits développés.
BERLINIA Soland.
Berlinia acuminata Solander\ vide supra p. 129.
Environs de Sanda, novembre 1903 (leg. Oddon, coll. Gillet, n. 3242).
252
MACROLOBIUM Schreb.
Macrolobium G-illetii De Wild. nov. sp., tab. nostr. XL VI.
Arbre de 15 m. de haut, à rameaux cylindriques, ferrugineux, très courtement
velus à l’état jeune. Feuilles à rachis de plus de 20 cm. de long, assez grêle, sub-
cylindrique, courtement tomenteux, glabrescent, à 5 paires de folioles opposées, assez
coriaces, oblongues-obovales, plus ou moins fortement cunéiformes à la base, assez
longuement acuminées-aiguës au sommet, glabres et mates sur la face supérieure,
argentées-soyeuses sur la face inférieure, à poils courts apprimés; nervures latérales
au nombre de 8 à 10, proéminentes sur la face inférieure ainsi que la nervure
médiane; pétiolule de 5 mm. environ de long, courtement velu; folioles de 8 à
15 cm. de long et de 3,5 cm. de large. Stipules .... Fleurs en panicules amples,
axillaires, disposées depuis la base jusqu’au sommet des branches, atteignant dans leur
ensemble plus d’un mètre de long. Fleurs à pédicelle de 5 mm, environ de long, entou-
rées par 2 bractées involucrales, coriaces, épaisses de 8-9 mm. de long et de 5 mm.
environ de large, velues extérieurement. Calice fendu en 4 lobes presque jusqu’à
la base, à lobe postérieur bilobé ou émarginé, atteignant 7 à 8 mm. de long et
3,5 à 4 mm. de large, parfois 2 autres des lobes soudés presque jusqu’au sommet
en un seul, base du calice de près de 2 mm. de long. Pétale postérieur de 11 mm.
environ de long, à lame bilobée au sommet, à onglet plus long que la lame élargie ;
pétales réduits, plus courts que l’onglet du pétale postérieur. Étamines fertiles au
nombre de 3, à filet plus long que le pétale postérieur, à anthère oblongue, versatile.
Étamines avortées très réduites, plus courtes que fovaire densément velu, surmonté
d’un style beaucoup plus court que les filets, contourné en spirale et glabre jusqu’à
fovaire. Stigmate légèrement capité.
Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, n. 3645).
Obs. — Ce Macrolobium rappelle le M. stipulaceum Benth. par la pubescence de la face infé-
rieure des folioles ; il se différencie par ses inflorescences qui sont axillaires et se rencontrent même
sur les jeunes branches, par les mensurations des éléments de ses fleurs, en particulier par le style
contourné et très court, plus court, lorsqu’il est encore en spirale, que l’ovaire.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XL VI
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. - Bouton entouré de ses bractées, grossi 5 fois.
Fig. 3. — Fleur vue de dos, grossie 3 fois.
Fig. 4. — Fleur vue de face, grossie 4 fois.
Fig. 5. — Fleur privée de ses enveloppes, étamines à filets contournés, grossie 3 fois.
Macrolobium Heudelotii Planch. in Trans. Linnean Soc. XXV (1865) p. 308.
Sancla, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3307).
BAUHINIA L.
Bauhinia reticulata DG. Prod. regn. veget. II (1825) p. 515 ;
II p. 290 (arti culata) ; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 296;
Pflanzenw. Ost-Afrika C p. 200.
Oliv. Fl. trop. Afr.
Taubert in Engler
Luozi (District des Cataractes) (Éd. Luja, n. 140).
Obs. — Arbre isolé de la brousse (6 ou 7 m. de haut).
Bauhinia tomentosa L. ; vide supra p. 130.
Luvituku, décembre 1890 (F. Demeuse).
CASSIA L.
Cassia alata Sp. pl. ed. I (1753) p. 378.
Environs de Dembo, 1898 (J. Gillet, s. n.).,
Cassia Mannii Oliv. ; vide supra p. 131.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3345).
— var. Van Houttei De Wild. Notices pl utiles et intér. Fl. Congo (1903)
p. 168.
Région de Sanda, septembre 1903 leg. Oddon ; Gillet, n. 3438).
Cassia mimosoides L. \ vide supra p. 131.
Borna, septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper); Environs de Dembo, 1898 (J. Gil-
let, s. n.) ; Environs de Dembo, 1897 (Capt. Cabra, n. 21 et 24) ; Ganda-Yanga, 1897
(Capt. Cabra, n. 85) ; Upoto, 1896, (Capt. Wilwerth) ; Borna, 1903 (J. Gillet, s. n.).
Cassia occidentalis L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 377; Oliv. Fl. trop. Afr II p 274;
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 291 ; Taubert in Engler Pflanzenw. Ost-Afr.
C p. 201.
Bas-Congo, 1897 (Capt. Cabra, n. 51); Environs de Sanga, 1897 (Capt. Cabra,
n. 99); Environs de Dembo, 1898 (J. Gillet, s. n.); Régions des Cataractes, jan-
vier 1891 (F. Demeuse, n. 94); Environs de Lemfu, octobre 1903. (J. Gillet, s. n.).
33
254
DTALIUM L.
Dialium guineense Willd. in Boem. Arcli. I (1796) p. 30 tab. 6; Oliv. b 1 trop.
Afr. II p. 283; Hiern. Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 295.
Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1945); Région de Sanda, novembre 1903
et janvier 1904 (leg. Oddon, coll. Gillet, n. 3557 et 3629).
PARKINSONIA L.
Parkinsonia aculeata L. ; vide supra p. 131.
Borna,,, juin 1903 (J. Gillet, n. 3259).
CAESALPINIA L .
Caesalpinia Bonducella Fleming in Asiatic. Res. XI (1810) p. 159; Oliv. Fl. trop.
Afr. II p. 262; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 289; Taub. in Engler Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 202.
Moanda, 1900 (J. Gillet, n. 3243).
Caesalpinia pulcherrima Sw. Obs. bot. (1791) p. 166; Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 262;
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 288 ; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr
C p. 202.
Yanga-Yema, 1897 (coll. Cabra, n. 75 et 91); Borna, mars 1903 (Paul Dupuis, n. 9 .
CAMOENSIA Welw.
Camoensia maxima Welw. ex Benth. in Trans. Linn. Soc. XXV (1865) p. 301 tab. 36;
Baker in Oliv. FL trop. Afr. II p. 252.
Giganthemum scandens Welw. Apont. (1859) p. 585; Hiern Cat. W^elw. Afr. Pl. I p. 285.
Upoto, 1896 (Capt. Wilwerth) ; Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3305)1
BAIKIAEA Benth.
Baikiaea insignis Benth. in Trans. Linn. Soc. XXV (1863) p. 314 tab. 41.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, s. n.).
Baikiaea minor Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 309.
Bas-Congo, 1897 (Capt. Cabra, n. 26).
9n
DO
BAPHIA Afzel.
Baphia angolensis Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Air. Il (1871) p. 249 ; lliern
Cat. Welw. Afr. PI. I p. 285.
Wangata, 25 janvier 1896 (Dewèvre, n. 669).
Obs. Cette espèce porterait d’après les notes de Dewèvre le nom indigène de « Bokongo ».
Baphia pubescens Hook. f. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 250.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3137) ; Vallée de la Djuma, juillet 1902
(J. Gillet, n. 2851 et L. Gentil, s. n.).
Baphia Vermeuleni De Wild. nov. sp. ; pl. LI.
Arbuste ou liane à rameaux glabrescents, assez densément velus-ferrugineux à
l’état jeune; écorce brunâtre, luisante, à lenticelles nombreuses, verruculeuses. Feuilles
à pétiole de 1,5 à 3 cm. de long, densément pubescent-brunâtre, à limbe oblong ou
subovale-oblong, arrondi ou subcordé à la base, arrondi-subaigu au sommet, cour-
tement apiculé, de 7,5 à 10 cm. de long et de 4 à 5,5 cm. de large, brillant et
glabre sur la face supérieure sauf sur la nervure médiane munie de quelques poils
épars, velu sur la face inférieure principalement sur les nervures ; celles-ci au nombre
de 8 environ de chaque côté de la nervure médiane, en creux sur la face supérieure,
en relief sur la face inférieure, anastomosées en arc avant d’atteindre les bords,
nervations secondaires bien visibles sur les 2 faces. Inflorescences en panicules axil*
laires simples ou ramifiées atteignant 10 cm. de long, à rachis et pédicelle densé-
ment velus-brunâtres ; pédicelles floraux atteignant 1 cm. de long, à bractéoles basi-
laires lancéolées, velues ; bractéoles calicinales ovales, de 2-4 mm. environ de long,
velues-brunâtres extérieurement, glabres intérieurement. Calice spatbacé, densément
velu, de 8-10 mm. environ de long. Étendard atteignant 13-14 mm. de long et un
peu plus large, carène d'environ 15 mm. de long, environ aussi longue que les
ailes. Ovaire densément velu, surmonté d’un style glabre.
Environs de Sanda, octobre 1903 (leg. R. P. Vermeulen, coll. J. Gillet, n. 3409
et 3432).
Obs. — Ce Baphia appartient au groupe Delaria par son calice spathacé et doit se ranger dans
le voisinage du R. spathacea Hook. et B. chrysophylla Taub., il se différencie très aisément du
B. spathacea par ses fleurs beaucoup plus réduites et du B. chrysophylla par ses feuilles à pétiole
beaucoup plus long. Chez le B. chrysophylla le pétiole mesure de 1 à 1,3 cm.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LI
Fig; 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi 7 fois.
Fig. 3. — Fleur épanouie, grossie 9 fois.
Fig. 4. — Étendard, grossi 9 fois.
Fig. 5. — Aile, grossie 9 fois.
Fig. 6. — Carène, grossie 9 fois.
Fig. 7. — Androcée, grossi 9 fois.
Fig. 8. — Ovaire et style, grossis 10 fois,
Fig. 9. — Coupe longitudinale de l’ovaire, grossie 15 fois.
CROTALARIA L.
Crotalaria brevidens Benth. in Hook. Lond. Journ. of Bot. II (1843) p. 581.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3376); Zambi, avril 1898 (P. Dupuis,
n. 19).
Crotalaria calycina Sckrank; vide supra p. 132.
Cataractes, 27 décembre 1898 (Éd. Luja, n. 141).
Crotalaria cylindrocarpa DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 133.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n, 3169) ; Upoto, 1896 (Wilwerth).
Crotalaria filifolia De Wild. nov. sp. ; tab. nostr. XLY fig. 3-9.
Plante à tige dressée (?),. à rameaux grêles subanguleux, à poils apprimés blan-
châtres, plus ou moins espacés. Feuilles assez courtement pétiolées, à pétiole de
5-6 mm. de long, éparsement velu. Stipules sétacées beaucoup plus courtes que le
pétiole, environ 1 mm. de long. Feuilles simples, filiformes, de 5-6,5 cm. de long et
de moins de 1 mm, de large, à poils apprimés, aiguës au sommet. Fleurs en racème
lâche, à 12 fleurs environ, axillaire ou terminal, atteignant 15 cm. de long, assez
longuement pédonculé, à rachis velu argenté comme le reste de la plante ; bractées
florales sétacées, de 2 à 3 mm. de long. Fleurs à pétiole de 8-10 mm. de long,
velu; calice de 5 mm. environ de long, velu, fendu jusqu au delà du milieu en
5 lobes aigus; étendard redressé de 6 mm. environ de long, environ aussi large,
d’un jaune-brunâtre, strié. Ailes falciformes plus courtes que l’étendard et que la carène,
celle-ci très fortement falciforme, striée de violet. Fruit inconnu.
Haut-Congo (région du Lualaba?), 1891 (Capt, Descamps).
Obs. — Cette espèce se range dans le voisinage du C. linearifolia, que nous décrivons ci-dessous,
elle en diffère par ses feuilles plus grêles, par la constitution des fleurs et en particulier par la
forme de la carène ; en outre l’indument est beaucoup moins abondant et possède un aspect totale-
ment différent de celui de la plante que nous, décrivons ci-après.
EXPLICATION DES FIGURES 3 A 9 DE L A PLANCHE XLV
Fig. 3. — Ovaire velu, grossi 6 fois.
Fig. 4. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 5. — Fleur épanouie, grossie 4 fois.
Fig. 6. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 6 fois.
Fig. 7. — Carène, grossie 6 fois.
Fig. 8 — Aile, grossie 6 fois.
Fig. 9. — Étendard, grossi 6 fois.
257
Crotalaria linearifolia De Wild . nov. sp. ; tab. nostr. XLV fig. 1 et 2.
Plante à tige dressée, ramifiée, à rameaux subanguleux, à indûment ferrugineux
assez pale, formé de poils densément rapprochés, érigés-apprimés. Feuilles courte-
ment pétiolées, à pétiole de 5 mm. environ de long, densément velu, stipules séta-
cées, plus courtes que le pétiole; feuilles simples, linéaires, de 7-9 cm. de long et
d’environ 3 mm. de large, densément velues sur les 2 faces, aiguës au sommet, les
supérieures se transformant insensiblement en bractées. Fleurs en racème lâche, ter-
minant les ramifications et atteignant 25 cm. de long, à rachis densément velu, à
bractées florales sétacées, de 3-4 mm. de long. Fleurs à pétiole de 5-6 mm de long,
velu; calice de 5-6 mm. de long, velu, fendu jusque vers le milieu en 5 lobes aigus;
étendard de 10 mm. environ de long et de 7 mm. environ de large, jaunâtre, strié
de violet. Ailes un peu plus courtes que l’étendard, d’environ 3 mm. de large. Carène
fortement genouillée, aussi longue ou un peu plus longue que les ailes. Fruit inconnu.
Lualaba, 1891 (Capt. Descamps).
Obs. Cette espèce appartient au groupe des Sifyiplicifoliae, elle vient se ranger dans le
voisinage du C. Leprieurii Guillemin et Perrottet, de la Sénégambie ; elle s’en différencie par ses
fleurs plus développées. Nous n’avons cependant pu examiner un échantillon authentique de la plante
trouvée par Le Prieur en Sénégambie.
EXPLICATION DES FIGURES 1-2 DE LA PLANCHE XLV
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur, grossie 4 fois.
Crotalaria sessilis De Wild. nov. sp. ; tab. nostr. XLIX.
Plante à tige ligneuse, de 60 cm. environ de haut, très ramifiée, à pubescence
assez dense, soyeuse, formée de poils érigés apprimés. Feuilles trifoliolées, sessiles, à
stipules petites, sétacées, mais rapidement caduques, à folioles sessiles, oblancéolées-
linéaires, mucronées, de 6-15 mm. de' long et de 1-3 mm. de large, glabres sur la
face supérieure, velues, à poils apprimés, sur la face inférieure. Fleurs au nombre de
5 à, 12 en racèmes latéraux grêles, longuement pédicellés, à pédicelle de 2-4 cm. de
long; bractées florales sétacées plus ou moins longuement persistantes atteignant
5 mm. de long. Fleurs à pédicelle grêle, velu, de 5 mm. environ de long, calice de
5 mm. environ de long, muni à la base ou un peu en dessous de sa base d’une
paire de bractéoles sétacées plus courtes que le calice ; lobes du calice plus longs
que la partie campanulée, velus sur le dos, lancéolés-aigus. Corolle plus longue que
le calice, à étendard de 6 mm. environ de long, à ailes un peu plus courtes, à
carène fortement angulaire, à bec allongé. Ovaire densément velu. Fruit subsessile
porté sur un pédicelle atteignant près de 1 mm. de haut, entouré à la base par le
calice persistant, de 14 mm. environ de long sur 4 à 5 mm. de large, velu, à graines
peu nombreuses, rarement plus de 2 arrivant à maturité.
Entre Dembo et Iüsantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1560).
258
Obs. — Cette espèce se caractérise par ses feuilles trifoliolées sessiles, par ses fruits velus environ
3 fois aussi longs que larges et très courtement pédicellés. Les inflorescences sont toujours latérales,
opposées aux feuilles, mais elles pourraient bien être originairement terminales, le rameau qui continue
la croissance pouvant être issu d’un bourgeon né entre la feuille et l’ inflorescence terminale.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XL IV
Fig. 1. — Une partie de la plante, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Calice, grossi 3 fois.
Fig 3. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 5 fois.
Fig. 4. — Étendard, grossi 5 fois.
Fig 5. — Carène, grossie 5 fois.
Fig. 6. — Aile, grossie 5 fois.
Grotalaria striata DC. ; vide supra p. 47.
Environs de Dembo 1898 (J. Gillet, s. n.).
INDIGOFERA L.
Indigofera Dewevrei M. Micheli in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo I (1897) p. 8.
Lukungu, 6 septembre 1888 (Fr. Hens, série A, n. 2,75).
Indigofera hirsuta L. ; vide supra p. 135.
Moanda, mai 1891 (H. Vanderyst).
Indigofera Butayei De Wild. ; vide supra p. 132.
Région du Stanley-Pool (Capt. Camp); Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, s. n.).
Indigofera trita L . f. Suppl, pl. (1781) p. 335; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II
p. 86; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 210.
Upoto (Capt. Wilwerth).
Indigofera capitata Kotschy ; vide supra p. 134.
Environs de Dembo, 1898 (J. Gillet, s. n.)
MILLETTIA Wight et Arn .
Millettia Gentilii De Wild. ; vide supra p. 138; tab. nostr. LUI.
Obs. — ■ Nous avons décrit ce Millettia à la page 138 du fascicule précédent. Des matériaux qui
nous sont arrivés depuis du Bas-Congo et ceux que nous possédions en herbier, et qui ont pu être déter-
minés grâce à ces nouveaux apports, nous ont permis de compléter comme suit la description princeps :
Plante variable dans son port, parfois basse, atteignant 3 m. de haut, parfois
constituant un gros arbre; rameaux jeunes ferrugineux pubescents, feuilles à rachis
de 9 à 19 cm. de long, courtement velu, devenant glabre, folioles au nombre de
7 à 10, non stipellées, à pétiolule de 5-10 mm. de long, éparsement velu, à limbe
ovale ou obovale-oblong,. de 5 à 15 cm. de long et de 2,2 à 6,5 cm. de large,
assez biusquement, courtement et obtusément acuminé, à acumen parfois émarginé;
limbe glabre sur la face supérieure, éparsement velu sur la face inférieure, au moins
sur les nervures proéminentes. Fleurs disposées en panicules simples ou ramifiées,
axillaires, aussi longues ou légèrement plus longues que les feuilles , à indûment
ferrugineux, court. Fleurs fasciculées sur un bourrelet, à pédicelle de 3-5 mm. de
long, duveteux-ferrugineux . Calice campanulé de 3-4 mm. de long, finement ferru-
gineux, à dents deltoïdes, courtes, aiguës, muni à la base de 2 petites bractées de
1 mm. environ de long, caduques. Corolle lilas, à étendard de 13-14 mm. de long
et de 11 mm. environ de large, courtement velu sur le dos vers l’extrémité, aile
et carène glabres sauf vers les extrémités qui possèdent des poils brun â, très, un peu
plus courtes que l’étendard. Étamine vexillaire libre à la base, soudée dans sa partie
médiane, libre vers le sommet. Fruit de 4 à 7 cm. de long et de 2 cm. environ de
large, assez densément velu-brunâtre, à 1-2 graines de 2,5 cm. de long sur 1,8 cm.
de large (non mûres).
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2065); Région de Sanda (leg. R. P. Vermeulen,
coll. J. Gillet, n. 3433).
Obs. — Ces échantillons des récoltes de Gillet sont beaucoup plus vigoureux que ceux de la
vallée de la Loange récoltés par M. Gentil.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LUI
Fig. 1. — Rameau florifère, inflorescence simple, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fragment d’une infrutescence, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Bouton, grossi 3,5 fois.
Fig. 4. — Étendard, grossi 2 fois.
Fig. 5. — Aile, grossie 2 fois.
Fig. 6. — Carène, grossie 2 fois.
Fig. 7. — Androcée, grossi 4 fois.
Fig. 8. — Ovaire, grossi 4 fois.
Fig. 9. — Coupe longitudinale de l’ovaire, grossie 4 fois.
Millettia congolensis De Wild. et Th. Dur.-, vide supra p. 140.
Entre Sabuka et Léopoldville, 22 septembre 1898 (Luja, n. 32).
Millettia Laurentii De Wild. in Belgique coloniale (1904) p. 378 et Notices plantes
utiles et intéressantes Fl. Congo p. 341.
Léopoldville, 15 décembre 1895 (Alf. Dewèvre, n. 523) ; Kisantu, 1894 (J. Gillet,
n. 40); Kimuenza, mai 1904 (J. Gillet, n. 2164); Bokatola, juillet 1900 (L. Gentil, s. n.).
Obs. — D’après les indications de J. Gillet cet arbre, à bois de cœur très dur, porte le nom de
« Mbotu «, d’après celles de Dewèvre le nom indigène est « Ntoko » ou « Itoko ».
260
Millettia Teuszii \Buttn.) De Wild.; vide supra p. 140.
Région de Eisantu, 1903 (J. Gillet, n. 2527); Région de Sanda, janvier 1904
(leg. Vermeulen, col 1 . J. Gillet, 3833).
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XL VIII
Fig. 1. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Calice fendu et étalé, grossi 2 fois.
Fig. 3. — Étendard, grossi 2 fois.
Fig. 4. — Aile, grossie 2 fois.
Fig. 5. — Carène, grossie 2 fois.
Fig. 6. — Androcée, grossi 2 fois.
Fig. 7. — Ovaire et son style, grossis 2 fois.
Fig. 8. — Rameau fructifère, grandeur naturelle.
Millettia Thonningii Baker ; vide supra p. 140.
Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3308).
Millettia versicolor Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 129; Hiern
Cat. Welw. Afr. PL I p. 227; tab. nostr. XLVII.
Lonchocarpus Dewevrei M. Micheli in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo I (1898) p. 22.
Kimuenza, mai 1701 (J. Gillet, n. 2125); La Lemba,' 8 septembre 1895 (Alfr.
Dewèvre, n. 370 et 841a); Région de Lukolela, avril 1896 (Alfr. Dewèvre); Kisantn, 1894
(J. Gillet, n. 41).
Obs. — D’après Dewèvre cet arbre n’atteint pas un très fort diamètre, il peut être assez déve-
veloppé, il porte dans la région de Lukolela le nom de « Motoko « et serait identique à 1’“ Itoko »
de Léopoldville. Le bois de cœur est brun-foncé entouré de blanc, il est très dur, et» dît-on, difficile
à scier et à travailler, il paraît être un bon bois de tour.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE XLVII
Fig. 1. — Rameau feuillu et fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fruit déhiscent vu par la face interne des valves, grandeur naturelle.
PLATYSEPALUM Welw.
Platysepalum Vanhouttei De Wild. n. sp.
Arbre à rameaux glabres, à écorce brunâtre, striée longitudinalement; stipules
. . . . ; feuilles à pétiole de 3-4 cm. de long et à rachis de 5-6 cm. de long, munis
de quelques poils épars ; stipelles légèrement plus courtes que le pétiolule, mesurant
3 mm. environ de long ; folioles au nombre de 3 paires, oblongues ou obovales-
oblongues, cuspidees, de 7-12 cm. de long et de 20-32 mm. de large, cunéiformes
à la base, luisantes et glabres sur la face supérieure, sauf le long de la nervure
médiane légèrement pubescente, plus pâle en dessous et assez densément velues, à
261
poi s apprimés, à 8-10 nervures latérales de chaque côté de la principale, plus proé-
minentes en dessous qu’au-dessus ; nervures secondaires peu visibles. Inflorescences
axillaires ou terminales, paniculées, dépassant les feuilles, à rachis velu. Bractées
ovales, aiguës, velues, caduques, de 4 mm. environ de long. Boutons à prophylles
de 6 7 mm. de long, densément velues sur les deux faces, arrondies au sommet,
de 4 mm. de large. Fleurs adultes inconnues.
Région de Kisantu, 1903 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3660).
Obs. — Cette espèce rappelle par la grandeur de ses folioles le P. cusmdatum Taub. (in Enaler
Bot. Jahrb. XXIII [1897] p. 187), elle s’en différencie aisément par le nombre de ses folioles, qui
sont au nombre de 2 paires seulement dans l’espèce créée par Taubert, sur un échantillon recueilli à
Sanda (Lualaba, Congo) par Pogge. Ce dernier caractère rappelle le P. violaceum Welw., assez
répandu au Congo, mais cette dernière espèce possède des folioles arrondies à la base, assez brusque-
ment acuminées au sommet, ce qui est loin d’être le cas pour la plante des environs de Kisantu, dont
les feuilles sont longuement cuspidées et toutes cunéiformes à la base.
TEPHROSIA P ers.
Tephrosia bracteolata Guill. et Perr. ; vide supra p. 142.
Région du Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, n. 3060, coll.
J. Gillet); Environs de Lemfu, octobre 1903 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
Tephrosia elegans Schum. et Thonn. ; vide supra p. 142.
Lula-Lumene, février-mars 1903 (R. P. Hendrickx, n. 3067, coll. J. Gillet),
Tephrosia Junodii De Wild. nov. sp.
Plante dressée, à souche ligneuse, à rameaux atteignant 30 à 40 cm. de long,
à pubescence plus ou moins fortement apprimée, dense; stipules sétacées, de 4-5 mm.
de long, ciliées; pétiole de 4 mm. environ de long, densément velu. Feuilles
simples, oblongues ou oblancéolées, de 2,5 à 5,5 cm. de long et de 6 à 10 mm.
de large, arrondies ou émarginées au sommet, mucronées, glabres sur la face supé-
rieure, velues sur la face inférieure, à nervures bien visibles sur les 2 faces. Fleurs
axillaires par 2 ou 3, à pédicelle atteignant 7 mm. de long, à calice de 8-9 mm.
de long, velu, les dents sétacées atteignant 8 mm. de long. Corolle pourprée, de
8 mm. environ de long, dépassant légèrement le calice. Étendard velu sur le dos.
Ovaire linéaire, densément velu. Fruit à 9-10 graines, de 4 cm. environ de long et
d’environ 4 mm. de large, assez densément velu, à poils apprimés.
Collines de Laurenzo-Marquez (coll. H. Junod).
Obs. — Cette espèce du groupe Reineiria est caractérisée par la grandeur de ses feuilles, par
ses fleurs dont les dents calicinales sont très allongées; elle se différencie nettement par ce dernier
caractère du T. Forbesii Baker dont le calice mesure 4 mm. de long et dont la corolle est plus
courte que le calice.
34
262
Tephrosia linearis P ers. Syn. PI. II (1807) p. 330 ; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr.
II p, 120; in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 211.
Cracca linearis (P ers.) O. Kuntze Rev. Gen. Pl. I (1891) p. 175 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I
p. 222.
Moanda, juin 1903. (J. Gillet, n. 3249).
Tephrosia tanganicensis De Wild. nov. sp.
Plante à tige ligneuse, dressée, à pubescence dense, brunâtre, à poils
étalés. Stipules linéaires, densément velues, de 7-8 mm. environ de long. Feuilles
à 5-9 folioles, à rachis de 1-2 cm. environ de long, à pédicelle court de moins de
2 mm. de long; à folioles longuement obovales, longuement cunéiformes à la base,
arrondies au sommet ou très légèrement émarginées, à mucron très peu marqué, de
1,3 à 3 cm. de long et 5 à 10 mm. de large, glabres sur la face supérieure, à
nervation serrée, velues, argentées sur la face inférieure, ciliées sur les bords. Fleurs
en capitules terminaux sessiles, à calice densément velu atteignant 13 mm. de long,
à dents d’environ 10 mm. de long. Corolle plus courte que le calice, ovaire den-
sément velu. Style glabre ou éparsement velu sur l’angle interne, aplati; fruits
aplatis, de 4,5 cm. environ de long et de 7 mm. de large, densément velus, à environ
5 graines brunâtres, plus ou moins mates.
Karema (Tanganika) (Capt, Storms).
Obs. — Ce Tephrosia , du sous-genre Reineiria , appartient au même groupe que les T. dasy-
phylla Welw- et T. cephalantha Welw.; il possède en effet comme ces 2 espèces des fleurs en
capitules terminaux denses; il se différencie par la grandeur des lobes calicinaux, par celle des
fleurs ainsi que par le nombre de folioles, au nombre de 3 rarement 5 sur ces 2 espèces.
Tephrosia Vogelii Hook. f. Niger Fl. (1849) p. 296; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr.
II p. 110; Taub. in Eng 1er Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 211.
Cracca Vogelii [Hook. f.) O. Kuntze Rev. Gen. Pl. I (1891) p. 175.
Vungu Singa, 1894 (P. Dupuis).
URARIA L.
Uraria picta Desv. ; vide supra p. 146.
Matadi, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 60) ; Environs de Sanda, 1903 (leg.
Oddon, coll. J. Gillet, n. 3325 et 3647.)
SESBANIA Fers.
Sesbania aegyptiaca (. Poir .) Pers.; vide supra p. 141.
263
n.
Stanley- Pool, 19 août 1888 (F. Hens, série B , n. 348); Sicia, mai
28); environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3134).
1893 (Dupuis,
Sesbama pubescens DC. Prod. regn. veget. 11 (1825) p 265; Baker in Oliv. Fl.
trop. Air, II p. 135; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-Alr. C p. 213.
Sesban pubescens Hiern Cat. Welw. Afr. PI I (1896) p. 231.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3167,.
Sesbania punctata DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 265; Baker in Oliv . Fl.
trop. Afr. II p. 133; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 213.
Sesban punctatus Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I (1896) p. 230.
Environs de Dembo, 1898 (J. Gillet, s. n.); Lula-Lumene, février-mars 1903
(leg. R. P. Hendrickx, J. Gillet, n. 3047).
CYCLOCARPA A fz.
Gyclocarpa stellaris Afz. ; vide supra p. 141.
Luvituku, 20 janvier 1899 (Luja, n. 154).
ZORNIA Gmel.
Zornia diphylla Pers. Syn. PI. II (1807) p. 318; Baker in Oliv. FJ. trop. Afr. II
p. 158; Hiern Gat. Welw. Afr. PI. I p. 239; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 216.
Moanda, 1903 (J. Gillet, n. 3157).
STYLOSANTHES Sw.
Stylosanthes erecta Pal. Beauv. Fl. Oware II (1807) p. 27 tab. 77 ; Baker in Oliv .
Fl. trop. Afr. II p. 156; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 238.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3150 et 3178).
DESMODIUM Desv.
Desmodium lasiocarpum DC. ; vide supra p. 145.
Luvituku, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 48); Luozi, 18 janvier 1899 (Ed. Luja,
n. 152); Bas-Congo, 1897 (Capt. Cabra, n. 22).
264
Desmodium mauritianum DG. Prod. regn. veget. II (1825) p. 334; Baker in Oliv.
Fl. trop. Afr. II p. 164; Hiern Cat. Welw. Afr. PJ. I p. 242; Taubert in
Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C. p. 216.
Meibomia mauritiana {DG.) 0. Kuntze Rev. gen. I (1891) p. 198; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I
p. 243.
Borna, septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper) ; Madiata, 13 décembre 1903 (leg.
Van Houtte, coll. J. Gillet, s. n.) ; Environs de Dembo, 1898 (J. Gillet, s. n.) ; Ba*-
Congo, 1897 (Capt. Cabra, n. 20 et 50); Lufu, 3 janvier 1888 (Hens, série A, n. 217).
Desmodium tenuiflorum M. Micheli in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo I
(1898) p. 14.
Stanley-Pool, 10 avril 1888 (Fr. Hens, n. 340); Région de Kisantu 1903 (J. Gillet,
n. 3609).
Desmodium triflorum DG. ; vide supra p. 145.
Environs de Lemfu, octobre 1903 (R. P. Butaye, J. Gillet, n. 3491).
ALYSICARPUS Neck.
Alysicarpus vaginalis DC. Prod. regn. veget. II (1825) p. 353 ; Baker in Oliv.
Fl. trop. Afr. II p. 170.
Fabricia nummulariaefolia (L.) O. Kuntze Rev. gen. PL I (1891) p. 191.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3257); Bingila, 1897 (P. Dupuis).
PSEUDARTHRIA Wight et Am.
Pseudarthria Hookeri Wight et Arn. ; vide supra p. 145.
Luvituku, janvier 1891 (F. Demeuse).
ECASTAPHYLLUM Rich.
Ecastaphyllum Brownei ( Jacq .) Pers. Syn. PI. II (1807) p. 277; Baker in Oliv.
Fl trop. Afr. II p. 236.
Amerimnon Brownii Jacq. Enum. Pl. Carib. (1760) p. 27; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 275.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3173 et 3220).
265
DALBERGIA L. f.
Dalbergia Gilletii De Wild. nov. sp.
I lante buissonnante, grimpante, à rameaux adultes glabres, à écorce brunâtre,
à lenticelles blanchâtres ; rameaux jeunes et inflorescences ferrugineux-tomenteux.
feuilles à rachis de 8-10 cm. de long, éparsement pubescent, à plus de 20 folioles
(généralement 25) courtement pétiolulées, à pétiolule de près de 1 mm. de long ;
limbe nettement arrondi, même parfois subcordé à la base, de 10 à 16 mm. dé long
et de 4 à 9 mm. de large, éparsement velu sur les 2 faces, à poils assez longs et
apprimés, mat sur les deux faces. Fleurs en panicules denses, axillaires et termi-
nales, très ramifiées, les axillaires dépassant souvent les feuilles. Fleurs très courte-
ment pédicellées ou subsessiles ; pédicelles bractéolés à la base, à bractéoles de moins
de 1 mm. de long, persistant parfois sur les rachis secondaires; calice de 2,5 mm.
environ de long, à 5 dents, les 2 supérieures arrondies obtuses, les 3 inférieures
aiguës. Corolle' de 3-5 mm. de long, jaunâtre, à étendard orbiculaire, ongui-
culé, de 2 mm. environ de diamètre, émarginé au sommet. Carène assez fortement
recourbée ainsi que les ailes, un peu plus courtes que letendard. Ovaire glabre. Fruit
inconnu.
Kimuenza, mars 1901 (J. Gillet, n. 2084).
Obs. — Cette espèce se range également dans le voisinage du D. pubescens Hook., mais se
différencie par un nombre bien plus grand de folioles et par des fleurs plus petites. Ses panicules
terminales très longues, à ramifications dont les dernières branches sont rapprochées, conservant
parfois les bractées après la chute des feuilles, lui donnent un aspect tout à fait particulier.
Dalbergia macrosperma Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 235.
Amerimnon macrospermum O. Kuntze Rev. gen. PI. I (1891) p. 159; Eiern Cat. Welw. Afr.
PL I p. 276.
— — var. longipedicellata De Wild . nov. var.
Arbre à rameaux noirâtres, glabres à l’état adulte. Feuilles à 5-7 folioles dont
la terminale atteint 9 cm. de long et 4,5 cm. de large; folioles glabres, luisantes
sur la face supérieure, mates et à poils courts, apprimés, sur la face inférieure; inflo-
rescences en panicules denses, compactes à l’aisselle des feuilles, plus courtes que la
feuille, parfois plus longues que le rachis. Fleurs longuement pédicellées, à pédicelle
grêle de 4 mm. de long. Calice campanulé de 2-3 mm. environ de long, d’un brun
velouté, portant à sa base 2 bractéoles également veloutées, d’un peu moins de I mm.
de long. Corolle de 6 mm. environ de long, à éléments tous longuement onguiculés,
à onglet dépassant le calice. Carène un plus courte que l’étendard.
Environs de Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3313).
266
Obs. — Nous rapportons comme variété au type D. macrosperma , récolté dans l’Angola par
Welwitsch, cette plante dont nous possédons de beaux exemplaires fleuris provenant de Sanda. Nous
ne connaissons la plante de l’Angola que par la description qui en a été donnée par M. Baker dans
la Flore de V Afrique tropicale d’Oliver, vol. II, p. 235. La plante de la collection Gillet possède
des fleurs beaucoup plus longuement pédicellées, mais partage avec le D. macrosperma le carac-
tère fourni par la longueur des onglets des pièces de la corolle, onglets qui sont tous plus longs
que le calice. Quant au nombre de folioles qui d’après la description de M. Baker sont de 5 — ils
varient dans notre plante de 5 à 7 sur le même rameau ; — ces folioles sont également plus grandes
dans la plante congolaise que dans la plante de l’Angola.
Dalbergia Micheliana De Wild. , vide supra p. 148.
Coquilhatville , 21 janvier 1896. (Dewèvre, n. 656); Environs de Sanda, jan-
vier 1904 (J. Gillet, n. 3615).
Obs. — Dans le fascicule antérieur de ces études (p. 148) nous avons décrit le D. Micheliana
comme une plante grimpante, par suite de sa similitude avec le D. macrosperma-, .les renseignements
que nous possédons actuellement nous ont fait voir que cette appréciation était erronée. Le D Mi-
cheliana est un petit arbre de la forêt. Nous en donnons ci-dessous une description complète qui
devra remplacer celle que nous avons fournie antérieurement.
Arbre à rameaux subanguleux, striés longitudinalement, courtement tomenteux, brunâtres. Feuilles à rachis de
4,5-8 cm. de long, courtement tomenteux brunâtre, à 5-9 folioles, à pétiolule de 3-6 mm. de long, à stipules falcifor-
mes atteignant 10 mm. de long et 2 mm. environ de large. Folioles longuement ovales-elliptiques, cunéiformes à la
base, acuminées, les supérieures terminées par un apicule filiforme plus ou moins développé ; limbe de 2 à 7 cm.
de long et de 1,3 à 3 cm. de large, tomenteux sur les 2 faces à l’état jeune devenant glabre et luisant sur la face
supérieure, à poils persistant inférieurement; nervure médiane des folioles latérales divisant le limbe en 2 parties
plus ou moins inégales. Inflorescences fasciculôes à l’aisselle des feuilles, plus courtes qu’elles, à rachis velu, bru-
nâtre. Fleurs à pédicelle atteignant 4 mm. de long, muni à la base de bractées velues plus ou moins persistantes et
au sommet sous le calice de deux bractées velues opposées, ovales, d’un peu plus de 1 mm. de long. Galice densé-
ment velu, brunâtre, de 5 mm. environ de long, à dents peu marquées; fleurs d’un blanc-rougeâtre, rougissant par
la dessiccation, de 9 mm. de long ; toutes les pièces de la corolle sont longuement onguiculées, à onglet dépassant le
calice; étendard de 4,5 mm. de large, émarginé au sommet, un peu plus long que la carène et les ailes Style glabre.
Fruit samaroïde glabre, mais recouvert d’une sorte de poussière s’enlevant facilement par le frottement, longuement
pédicellé, à pédicelle grêle de 1 cm. de long, plat, atteignant 8 cm. de long et 2 cm. de large, à réticulation bien
marquée, renfermant 1 ou 2 graines. Toute la plante possède une forte odeur de coumarine.
Obs. — Comme on peut le voir par cette description, le D. Micheliana est voisin du D. ma-
crosperma et s’en différencie par des folioles plus nombreuses, très aiguës au sommet, des fleurs à
calice plus grand, des fruits plus développés, glabres, renfermant 1 ou 2 graines qui ne remplissent
pas la totalité de la gousse indéhiscente.
DREPANOCARPUS Meyer
Drepanocarpus lunatus Meyer Prim. Fl. Esseq. (1818) p. 238; Baker in Oliv. Fl.
trop. Afr. II p. 237; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 277.
Moanda, 25 juin 1903 (J. Gillet, n. 3219).
PTEROCARPUS L.
Pterocarpus Dekindtianus Harms\ vide supra p. 148.
Boko (Kinanga), septembre 1903 (leg. R. P. Butaye, colï. J. Gillet, n. 3348).
267
LONCHOCARPUS IL B. K.
Lonchocarpus Eetveldeanus M. Micheli in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo I
(1898) p. 21.
Environs de Dembo, 1898 (J. Gillet, s. n.).
GLYCINE L.
Glycine kisantuensis De Wild ; vide supra p. 149.
Stanley-Pool, février 1991 (F. Demeuse, n. 150).
DERRIS Lour.
Demis brachyptera Baker ; vide supra p. 149.
Région de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3603).
Demis congolensis De Wild. ; vide supra p. 149.
Zone de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3646); Bas-Congo, 1903 (leg. Oddon, J. Gillet,
n. 625).
ABRUS L.
Abrus pulchellus Wall, in Thwaites Enum. pl. Zeyl. (1864) p. 91 ; Taub. in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 219.
Environs de Lemfu, octobre 1903 (R. P. Butaye, coll. Gillet, s. n.)
_ yar. latifoliolata De Wild . ; supra p. 150.
Région de Lumene, juillet (R. R. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n).
RHYNCHOSIA Lour.
Rhynchosia Mannii Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 271.
Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3332).
•268
PHASEOLUS L.
Phaseolus lunatus L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 724; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II
p. 192; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 255; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 223 tab. XXIV.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, 3392).
Phaseolus vulgaris L. Sp. pl. ed. I (1753); Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 193;
Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 255; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 223.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3393 et 3394).
MUCUNA Adans.
Mucana flagellipes Vog. ex Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 307.
Bas-Congo,. 1897 (Capt. Cabra, n. 106).
CANAVALIA Adans.
Canavalia ensiformis DG. Prod. regn. veget. II (1825) p. 404; Baker in Oliv. Fl.
trop. Afr. II p. 254; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 221.
Canavalia incurva Thouars in Desv. Journ. Bot. I (1813) p. 80; Hiern Cat. Welw.
Afr. Pl. I p. 254.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3210).
ERYTHRINA L.
Erythrina tomentosa R. Br. in Sait. Abyss. App. p. 65.
Environs de Kasongo, 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 923).
Obs. — Arbre d’une dizaine de mètres portant les noms indigènes : | Kelobo « (Kasongo); « Kis-
songwa ” (Tanganika); - Klonneli >• (Ikwangoula). Les indigènes de la région du Tanganika emploient
les jeunes inflorescences contre les maux d’yeux.
ERIOSEMA DC.
Eriosema cajanoides Hook. f. ; vide supra p. 154,
Borna, septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper) ; Luvituku, décembre 1900 (F. De-
meuse); Sanda, 1897 (Capt. Cabra, n. 33).
209
Eriosema glomeratum Hook. f. ; vide supra p. 154.
Bangu, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 16); Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet,
n. 3224); Lusambo, 1891 (Capt. Descamps).
Eriosema parviflorum E. Mey, ; vide supra p. 154.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1338, 3447 et 3529).
Eriosema pulcherrimum Harms ; vide supra p. 154.
Mtowa, 1893 (Capt Descamps); Bas-Congo, 1899 <J. Gillet, s. n.); Kisantu-Makela ,
octobre 1903 (leg. F. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3442).
VOANDZEIA Thouars.
Voandzeia subterranea Thouars ex DG. Prodr. regn. veget. II (1825) p. 474 ; Baker
in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 207; Hiern Cat. Welw . Afr. PL I p. 260; Taub. in
Engler Pflanzenw. Ost.-Afr. C p. 223 tab. XXII.
Environs de Kasongo (Alfr. Dewèvre, n. 979).
Obs. — D’après les notes d’Alfred Dewèvre cette plante porterait les noms indigènes suivants :
« Mangassa « (Ikwangoula) ; « Djokomaure « (Matam-Matam) ; « Ibongo » (Kasai); * Kazan » (Tanga-
nika).
VIGNA Savi.
Vigna angustifolia Benth. ; vide supra p. 155.
■
Sicia, 4 octobre 1890 (F. Demeuse, n. 18).
Vigna luteola Benth. in Mart. Fl. Bras. XV, 1 (1859) p. 194 tab. 50 fig. 2; Baker
in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 205; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 223.
Vigna glabra Savi Obs. gen. Phascol. III (1825) p. 8; Hiern Cat. Welw. Afr. PI.
I p. 260.
Upoto, 1896 (Capt. Wilwerth).
Vigna ornata Welw. ; vide supra p. 157.
Environs de Kisantu (J. Gillet, n. 3509); Kimuenza, octobre et novembre 1900
(J. Gillet, n. 1777 et 3509).
35
270
Vigna ornata var. latifoliolata De Wild.\ vide supra p. 156.
Région de la Lulâ-Luiîiene| février-mars 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gil-
let, n. 3053).
Vigna reticulata Hook. f. ; vide supra p. 156.
Sanda, 1903 (leg. F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 33,19).
Vigna triloba Walp. in Linnaea XIII (1839) p. 534; Baker in Oliv. Fl. trop. Afr.
V p. 204 ; Hiern Cat, Welw. Afr. PL p. 204 ; Taub . in Engler Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 223.
Environs .de Lemfu, octobre 1903 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
Vigna vexillata Benth. ; vide supra p. 156.
Moanda, mai-juin 1891 (H. Vanderyst).
L IN ACE A E
HUGONIA A.
Hugonia platysepala Welw . ; vide supra p. 158.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, s. n.) ; Environs de Sanda, octobre 1903
(F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3417 et 3558).
MALPIGHIACEAE
FLABELLARIA Cav.
Flabellaria paniculata Cav. Diss. (1790) p. 436 tab. 264; Oliv. Fl. trop. Afr. I
p. 282 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 104; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 232.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3604).
HETEROPTERIS Juss.
Heteropteris africana Jussieu in Archiv. Mus. Paris III (1843) p. 456.
Moanda, juin 1902 (J. Gillet, n. 3237).
271
RUT ACE AE
F AG ARA L.
Fagara Gilletii De Wild. nov. sp. tab. nostr. LXII.
Arbre très fortement épineux, glabre, à épines des tiges coniques-aplaties, attei-
gnant 12 mm. de haut et 10 mm. de long à la base, droites. Feuilles grandes,
à * • • * folioles alternes, rachis renflé à la base où il atteint 13 mm. de diamè-
tre, à épines très nombreuses un peu plus courtes que celles de la tige; folioles cour-
tement pétiolulées, a pétiolule de 3-5 mm. de long, à limbe plus ou moins coriace,
luisant, surtout sur la face inférieure, ovale ou elliptique, arrondi ou largement
cunéiforme à la base, courtement acuminé-aigu au sommet, -ntier, à bord légère-
ment ourlé, folioles plus ou moins inéquilatérales, les inférieures plus petites, mesu-
rant de 10 à 22 cm. de long et 5,5 à 7,5 cm. de large; nervures latérales au nombre
d’une dizaine, se bifurquant au delà du milieu et s’anastomosant en arcs très accusés ;
sur la nervure médiane de la face inférieure se rencontrent jusque 8 épines plus ou
moins développées. Panicule de plus de 30 cm. de long, assez longuement pédonculée,
ramifiée, à ramifications très légèrement et très courtement pubescentes. Boutons
subsessiles, calice court. Fleurs à pétales...
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3365).
Obs. — Cette espèce a de l’analogie avec le F. Wehoilschii Engl., mais elle s’en différencie par
le nombre d’épines qui garnissent la tige, le rachis des feuilles et même la face inférieure de la
feuille. Quant aux inflorescences elles paraissent très semblables à celles du F. Welwitschii et ne
possèdent pas d’épines,, tandis que celles du F. Laurentii De Wild. sont épineuses et plus courtes.
Ce F. Gilletii semble se rapprocher du F. macrophylla Engl, dont la variété Preussii Engl, existe
au Congo ; type et variétés existent dans l’Herbier de Berlin mais n’ont pas à notre connaissance
été décrits.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXII
Fig. I. — Fragment de la feuille, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Base d’un rachis foliaire, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fragment de l’inflorescence, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Bouton, grossi 10 fois.
Fig. 5. — Fleur privée de ses pétales, grossie 9 fois.
Fagara macrophylla Enqler in Engler et Prantl Natürl. Pflanzenfam. III, 4 (1896)
p. 118.
var. Preussii Engler in Herb. Berol.
Kisantu, 1899 (J. Gillet).
272
CLAUSENA Burm.
Glausena anisata Hook. /. ; vide supra p. 159.
Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, n. 3531).
SIMAKUBACEAE
QUASSIA L.
Quassia africana Baill.; vide supra p. 161.
Mayombe, 1904; Forêt de Lokandu, n. 1116a et Kimuenza, n. 504 (Dewèvre,
1896); Sanda, 1903 (leg. R. F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3317 et 3643).
Obs. — Nom vernac. dans la région du Mayombe : « Youda bicadi ».
D’après Alfr. Dewèvre cette plante dont le bois entre dans la confection du poison des flèches
porterait à Lokandu le nom de « Monie-iama ».
BURSERACEAE
CANARIUM L.
Canarium Schweinfurthii Engler in DC. Monog. Phan. IV (1883) p. 145 et Pflan-
zenw. Ost-Afr. C. p. 230.
Zone des Stanley-Falls, 1903.
Obs. — Nous avons reçu communication de cet échantillon par l'intermédiaire du service de
l’agriculture de l’État Indépendant du Congo. Cette plante qui porte le nom indigène de^ « Béli » est
employée par les noirs pour la coagulation du latex, de Funtumia elastica. Ils font bouillir de
l’eau dans laquelle ils ont jeté des morceaux d’écorce et précipitent dans cette eau bouillante le latex
qui se coagule immédiatement. Il est à remarquer que l’eau bouillante seule donnerait le même résultat.
MELIACEAE
TURRAEANTHUS Baill.
Turraeanthus Klainei Pierre.
Sanda, 1904 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3753).
273
POLYGALACEAE
POLYGALA L.
Polygala acicularis Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 132; Gurke in Engler Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 234.
Route de Tumba-Mani à Popokabaka, 25 avril 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 29);
Environs de Kisantu, 1903(J. Gillet, n. 3523).
Polygala Gomesiana Welw. ; vide supra p. 162.
Bords du Tanganyka (Ct. Hecq).
CARPOLOBIA G. Don.
Garpolobia alba Dor. ; vide supra p. 162.
Gunchon, juin 1891 (F. Demeuse, n. 470); Environs de Nyangwe (Alfr. Dewèvre,
n. 1048 et 1048 b).
DICHAPETALACEAE
DICHAPETALUM Thon.
Diehapetalum Lujaei De Wild . et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo VIII (1900) p. 3.
Sanda, avril 1903 (leg. De Brouwer, coll. J Gillet, n. 3116); Kimuenza, octobre
1900 (J. Gillet, n. 1635).
Diehapetalum mombuttense Engler B ot. Jahrb XXIII (1896) p. 135.
Wabundu, 6 décembre 1896 (Alfr. Dewèvre, n. I143£).
Diehapetalum patenti-hirsutum Ruhl. in Engler Bot. Jahrb XXXIII (1902) p. 86.
Kimuenza, octobre 1900 (J. Gillet, s. n.).
EUPHORBIACEAE
PHYLLANTI-IUS L.
Phyllanthus moeroensis De Wild. nov. sp. ; pl. LXIV.
Plante dressée, à souche à rameaux glabres, comprimés. Feuilles ses-
siles et. subsessiles, à pétiole atteignante peine 1 mm. de long, à limbe oblong,
274
arrondi-cunéiforme à la base, aigu-mucroné au sommet, à bords épaissis, à nerva-
tion pennée, plus marquée au-dessous qu’au-dessus, mais cependant visible au-dessus,
de 11-25 mm. de long et 2-5,5 mm. de large, grisâtres sur les deux faces à l’état
sec; stipules ovales-lancéolées, plus ou moins cordées à la base, de 1,5-3 mm. de
long, aiguës. Fleurs femelles à pédicelle glabre de 5 mm. environ de long, accres-
cent, atteignant sous le fruit 6-7 mm. de long ; calice à lobes glabres, de 3,5 mm.
environ de long et 1,2 mm. de large, légèrement accrescents. Ovaire glabre, porté
par un disque peu apparent, plus court que les sépales, surmonté par 3 styles diver-
gents, divisés au sommet en 2 lobes courts. Fruit subglobuleux, de 5 mm. de large
et environ de même hauteur; graines glabres, brunâtres, striées sur le dos.
Moero, septembre 1900 (Ct E. Verdick).
Obs. — Cette espèce rappelle par son port certaines formes du PHyllanthus maderaspatensis
Muell. Arg., mais elle en diffère très nettement par la diversité. Les échantillons que nous possédons
sont exclusivement femelles et ses fleurs sont longuement pédicellées.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXIV.
Fig. 1. — Fragment de la plante fleurie, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur femelle à l’aisselle d’une feuille, grossie 7 fois
Fig. 3. — Fruit .avant maturité vu par-dessus, grossi 7 fois.
Phyllanthus Verdickii De Wild. nov. sp., pl. LXIII.
Plante suffrutescente à rameaux plus ou moins aplatis. Feuilles oblongues ou
ovales-oblongues, arrondies cunéiformes à la base, aiguës, mucronulées au sommet,
très courtement pétiolées, à pétiole de moins de 1 mm. de haut, d’un vert-brunâtre
à l’état sec au-dessus, blanchâtres en dessous, de 10-15 mm. de long (adulte) et
de 3-5 mm. de large. Stipules filiformes, atteignant 1,5 mm. de long. Fleurs mâles
à 1 aisselle des feuilles par 2 ou 3, généralement à la base des rameaux, courtement
pédicellées, à pédicelle de 1 mm. environ de long, à 5 sépales obovales de 1,5 mm.
de long, étamines au nombre de 3, à filaments soudés, à anthères libres; fleurs
femelles solitaires à 1 aisselle des feuilles dans la moitié supérieure des rameaux,
à pédicelle grêle, atteignant 3 mm. de long, bractéolé à la base, à 5 sépales obo-
vales, arrondis au sommet, de 1,5 mm. environ de long, accrescents, atteignant sous
le fruit 2 à 2,5 mm. de long et 1,2 mm. de diamètre, d’un vert pâle, blanc sur
les bords, vert sur la carène. Ovaire glabre, à trois styles légèrement renflés au
sommet. Fruit de 2 mm. environ de haut et 2,5 mm. de large, graines plus ou moins
réniformes de 1 mm. environ de long, à épisperme strié.
Lukafu, février 1900 (Ct Verdick, n. 407).
^ Obs. — Le nom indigène de cette plante, dont nous ne possédons que des fragments, serait
« Tjinamako »..
Cette espèce appartient au groupe des Ph. odontadenius Muell. Arg., Antunesii Pav., ben-
guellensis Muell. Arg.
275
explication des figures de la planche lxiii.
Fig. 1 et 2. - Rameaux fleuris, grandeur naturelle.
ë Fascicules de fleurs males a l’aisselle des feuilles de la base des rameaux, vus sous
^ des grossissements différents.
~~ ^leU! femelle solitaire à l’aisselle d’une feuille, grossie 8 fois.
1 îg. 6 Fruit entouré du calice, grossi 12 fois.
Fig. 7 et 8. — Fruits vus de profil et par le sommet, grossis 12 fois.
Phyllanthus floribundus Muell. Arg. in Linnaea XXXII (1863) p. 14; Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 957 ; pax jn Engier pflanzenw. Ost-Afr. C p. 236.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3390).
Phyllanthus pentandrus Schum. et Thonn. in Danske Vidensk. Selsk. IV (1829)
p. 193; Hiern Cat. Wehw. Afr. PL I p. 957; Pax in Enqler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 236.
Entre Kisantu et le Kwango, 1904 (leg. R. P. Buta.ye, coll. J. Gillet, n. 3714).
Phyllanthus retieulatus Pair, in Lam. Encycl. méth. V (1804) p. 298; Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 958; Pax in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 236.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2544); Entre Kisantu et le
Kwango, 1904 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3728).
MAESOBOTRYA Benth.
Maesobotrya hirtella Pax in Engler Bot. Jahrb. XXVIII (1899) p. 21.
Bas-Congo, 1902 (J. Gillet, n. 2300); Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet,
n. 2799 et 2819, L. Gentil, s. n.).
HYMENOCARDIA Wallr.
Hymenocardia mollis. Pax in Engler Bot. Jahrb. XV (1893) p. 528 et in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 237.
Environs de Kasongo, 1895 (Alfr. Dewèvre, n. 1027).
BRIDELIA Willd.
Bridelia micrantha Muell. Arg. in DG. Prod. regn. veget. XV 2 (1866) p. 498.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3206).
276
CROTON L.
Croton Mubango Muell. Arg in Journ. Bot. II (1864) p: 338; Hiern Cat. Welw.
Afr. PI. I p. 969.
Kisantu, 1900 (J. Gillet); Kanda-Kanda, avril-mai 1902 (L. Gentil); Kisebua,
12 mars 1902 (L. Gentil); Boaba, 20 juillet 1904 (É. Lescrauwaet, n. 154).
MANNIOPHYTON Muell. Arg.
Manniophyton fulvum Muell. Arg. in Journ. Bot. II (1864) p. 332 ; Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 972.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2865); Environs de Sanda, novem-
bre 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3540 et 3541).
MALLOTUS Pour.
Mallotus oppositifolius ( Geisel .) Muell. Arg. in Linnaea XXXIV (1865) p. 194; Hiern
Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 980 ; Pax in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 238.
Croton oppositifolius Geiseler Croton monog. (1807) p. 23.
Kisantu, 1904 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, s. n.); Environs de Léopoldville,
août 1902 (J. Gillet, n. 2684).
ALCHORNEA Sw.
Alchornea cordifolia Muell. Arg. in Linnaea XXXIV (1865) p. 170; Pax in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 238.
Alchornea cordata Benth. in Eook. Niger Pl. (1849) p. 507 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 979.
Environs de Lemfu, octobre 1903 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3481).
MACARANGA Thouars.
Macaranga Grilletii De Wild. nov. sp., pl. LXXIII.
Arbre ou arbrisseau ?, à rameaux tomenteux, à poils étalés, brunâtres, devenant
glabres avec l’âge, munis d’épines cylindriques, rigides, atteignant 7 mm. de long.
Feuilles pétiolées, à pétiole de 12-45 mm. de long, plus court que le limbe, velu;
limbe ovale-elliptique, entier sur les bords, arrondi à la base ou légèrement subcordé,
277
assez longuement acuminé au sommet, arrondi et apiculé, de 7-11 cm. de long et
3,o-5 cm. de large, glabre sur les faces supérieure et inférieure, sauf sur les ner-
vures, celles-ci au nombre de 7 à 8 environ, opposées ou subopposées, anostomosées
en arc avant d atteindre le bord; nervures secondaires obliques, plus visibles de même
que les nervures latérales sur la face inférieure. Stipules lancéolées, de 5 mm. environ
de long, rapidement caduques. Fleurs mâles en panicules axillaires, fasciculées, plus
ou moins ramifiées, atteignant 8 cm. de long, courtement tomenteuses, à bractées
cucullées, largement ovales, érnarginées au sommet, courtement tomenteuses, de
2,5 mm. de long et environ aussi larges, renfermant un grand nombre de fleurs
mâles. Fleurs femelles et fruits inconnus.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1840).
Obs. Cette espèce appartient au groupe des M. monandra Muell.-Arg., spinosa Muell.-
Arg., Zenkeri Pax. Elle se différencie de ce dernier par la présence d’épines sur les tiges, et des
deux autres par ses feuilles à- nervures pennées. C’est, d’après la description, du M. spinosa que notre
plante semble se rapprocher le plus.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXXIII
Fig-. 1. — Rameau feuillu, grandeur naturelle.
Fig. 2 — Fragment de feuille, vu par la face inférieure, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Rameau florifère, grandeur naturelle.
Fig. 4 et 5. — Fragments d’inflorescences, plus ou moins grossis.
Macaranga angolensis Muell. Arg . in DG. Prod. regn. veget. XV 2 (1866) p. 994;
Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 981.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n.).
Macaranga Zenkeri Pax in Engler Bot. Jahrb. XXIII (1897) p. 526.
Bas-Congo, 1901 (J. Gillet, n. 1854).
ACALYPHA L.
Acalypha haplostyla Pax in Engler Bot. Jahrb. XIX (1894) p. 98.
— _ var. longifolia De Wild. nov. var.
Feuilles à pétiole de 5 à 10 mm. de long, à stipules linéaires de 7 mm. de
long, ciliées comme le pétiole, à limbe de 7,5-8 cm. de long et de 15 à 21 mm. de
diamètre. Épis mâles atteignant 7 cm. de long pédicelle compris, celui-ci atteignant
2,5 cm. de long; épi femelle terminal, stigmates violacés, allongés.
Lukafu, novembre 1899 (Ct Verdick, n. 256)
36
278 .
Obs. — Cette plante porte le nom indigène de Kabuko-Pakana ' ses fibres sont employées
pour fabriquer des cordes.
Le type, de cette espèce que nous avons pu étudier dans l’Herbier du jardin botanique de Berlin,
où il est représenté par un échantillon unique, se différencie de notre variété par la forme de ses
feuilles, celles-ci mesurent 4 à -5 cm. de long sur 2 à 2,5 cm. de large, les épis mâles mesurent
chez le type environ 3.5 cm.; malgré ces différences nous n’avons pas cru devoir faire de la plante
de Lukafu un type spécifique, les caractères floraux nous paraissant très concordants.
Acalypha paniculata Miq. Fl. Ind. Batav. I 2 (1859) p. 406; Pax in Engler Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 239; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 976.
Entre Tumba et Kimpese, janvier 1903 (J. Gillet, s. n ).
PYCNOCOMA Benth.
Pycnocoma macrophylla Benth. in Hook. Niger FL (1849) p. 508.
Vallée de la Djuma, 1902 (L. Gentil, s. n. et J. Gillet, n. 2843) ; Environs des
Stanley-Falls, 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 1168).
Obs. — D’après les notes d’Alfr. Dewèvre les Mangelimas considèrent cette plante comme capable
d’écarter les esprits, un fragment de tige est fiché en terre pour empêcher le feu de s’éteindre.
DALEC41AMPIA L.
Dalechampia scandens L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 1054; Hiern Cat. Welw. Afr.
PL I p. 985.
Entre Léopold ville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2577).
JATROPHA L.
Jatropha curcas L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 1006; Pax in Engler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 240 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 968.
Banza Mfutu, 20 décembre 1900 (F. Demeuse, n. 39).
MANIHOT A dans.
Manihot Glaziovii Muell. Arg. in Mart. FL Bras. XI, 2 (1874) p. 446.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1849).
Obs. —
Cultivé.
279
MIORODESMIS Planch.
Microdesmis puberula Hook. f. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 514 tab. .26; Iliern
Fat. Welw. Afr. PI. I p. 967.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil).
SAPIUM R. Br.
Sapium Mannianum ( Muell . Arg.) Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I (1900) p. 986.
Excoecaria Manniana Muell. Arg. in Flora (1864) p. 433.
Kisantu-Makela, octobre 1903 (leg. R. P. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3443).
Sapium oblongifolium (Muell. Arg.) Nob.
Excoecaria oblongifolia Muell. Arg. in Journ Bot. II (1864) p. 337; Hiern Cat. Welw. Afr
PI. I p. 986.
Sanda, novembre 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet; n. 3581); Vallée de la Djuma,
1902 (L. Gentil et J. Gillet, s. n.).
MAPROUNEA Aubl.
Maprounea africana Muell. Arg. in DG. Prod. regn. veget. XV, 2 (1866) p. 1191;
Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 985.
Environs de Léopold ville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
EUPHORBIA L.
Euphorbia indica Lam. Dict. encycl. II (1786) p. 423; Fax in Engler Pflanzenw.
Ost-Afr. C p. 141.
Euphorbia decumbens Forsk. Fl. Aegypt.-Arab. (1775) p. CXII; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I
p. 940.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2120); Luvituku, janvier 1891 (F. Demeuse,
n. 47); Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3159).
280
Euphorbia pilulifera L. Amoen. 3 (1764) p. 114; Pax in Engler Pfianzenw. Ost-
Afr. C. p. 241 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 940.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2642bls).
Euphorbia prostrata Ait. Ilort. Kew. ed. I 2 (1789) p. 139 ; Hiern Cat. Welw.
Afr. PI. I p. 942.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3240).
Euphorbia splendens Boj. ex Hook. in Bot. Mag. t. (1829) 2902.
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (J. Gillet, n. 1550)
Obs. — Cultivé.
Euphorbia thymifolia L. Sp. pi. ed. I (1753) p. 454.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2567).
Euphorbia Verdickii De Wild. nov. sp.
Plante herbacée, atteignant 16 cm. de haut, à base . . . , à tige plus ou moins
charnue, ramifiée, à rameaux étalés, dressés, plus ou moins charnus, courtement et
densément pubescents. Feuilles courtement pétiolées, à pétiole atteignant 1 mm. de
long, à limbe linéaire ou oblong-linéaire, arrondi à la base, de 9-25 mm. de long
et 1,5-3 mm. de large, aigu au sommet, glabre sur la face supérieure, à bord révo-
luté, cilié, muni de quelques poils sur la face inférieure, surtout sur la -nervure
médiane, non proéminente en dessus, proéminente en dessous. Cÿathies disposées à
l’extrémité des rameaux principaux ou de leurs ramifications, de 7 mm. environ de
diamètre, velues, portées par un pédicelle atteignant 25 mm. de long, à 5 glandes
formant des lobes arrondis glabrescents, tuberculeuses sur la face supérieure, ondu-
lées sur les bords. Ovaire tomenteux, courtement stipité, à trois styles bifurqués.
Capsule tomenteuse de 5 mm. environ de haut et environ aussi large, à graines d’un
gris brunâtre, lisses.
Lukafu, décembre 1899 (Ct. Verdick, n. 309).
Obs. — Cette espèce rappelle, pour le port, YEuph. djurensis Schweinf. dont elle diffère nette-
ment entre autre par la villosité de ses feuilles..
281
AN AC A RDI AO E AE
SORINDEIA Thouars.
Sorindeia Kimuenzae De Wild. nov. sp. ; pl. LXXII.
Rameaux cylindriques, très légèrement pubéruleux. Feuilles adultes glabres, attei-
gnant 38 cm. de long, à rachis glabre, renflé et charnu à la base, imparipennées, à
folioles au nombre de 7, opposées ou subopposées, parfois distantes dans la paire de
7 mm., distantes entre elles d’un même côté du rachis de 4 cm. environ, coriaces,
plus ou moins luisantes sur la face supérieure, mates en dessous, ondulées sur les
bords qui sont recourbés, formant un petit ourlet, pétiolule plus ou moins comprimé,
de 5-7 mm. environ de long; limbe des folioles latérales, ovale, oblong ou elliptique,
inéquilatéral, arrondi ou cunéiforme à la base, obtusément acurniné au sommet, de
5,5-18 cm. de long et 3,5-6 cm. de large; nervures latérales au nombre de 8-9 de
chaque côté de la nervure médiane, plus fortement proéminentes en dessous qu au-
dessus, foliole terminale naissant parfois à 2,5 cm. des latérales, oblongue-elliptique,
cunéiforme à la base, à limbe régulier, de texture analogue à celle des autres feuilles,
de 12-19 cm. de long et 4,5-7 cm. de large. Inflorescences axillaires et terminales,
dépassant les feuilles et formant dans leur ensemble une ample panicule, à ramifi-
cations atteignant 11 cm. de long, à rachis courtement pubescent. Drupes oblique-
ment ovoïdes, arrondies à la base, cunéiformes au sommet, celui-ci couronné par
le style court, persistant comme un mucron au sommet du fruit qui mesure 17 mm.
de long, 12 mm. de large et 7-8 mm. d’épaisseur.
Environs de Kimuenza, 1901 (J. Gillet, n. 1935 et 2185).
Obs. — Si on compare la description de cette espèce avec celle de la précédente, on jugera
facilement des ressemblances. Néanmoins et bien que nous n’ayons point vu les fleurs, nous avons
été amené à séparer ces deux types par la forme différente des fruits. Ceux-ci sont nettement arrondis
au sommet dans le S. Gilletii , le style persistant formant un mucron latéral, ils sont nettement
acuminés dans le S. Kimuenzae , le mucron fourni par le style terminant la pointe du fruit. Les
feuilles se différencient par leurs dimensions, mais la nervation est identique. Cette espèce a égale-
ment certaines ressemblances avec le S. juglandi folia Pl. qui aurait été trouvé au Congo par
Burton (cf. Oliver. Fl. trop. Afr. I p. 440).
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXXII
Fig. 1. — Rameau fructifère, grandeur naturelle
Fig. 2. — Fragment de feuille vu par la face inférieure, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fragment d’une infrutescence, grandeur naturelle.
Sorindeia Gilletii De Wild. nov. sp. ; pl. LXVI.
Rameaux cylindriques, très legerement puberuleux Feuilles adultes, glabres,
atteignant 65 cm. de long, a rachis glabre, renfle et charnu à la base, impaii-
pennées, à folioles au nombre de 7, subopposees, distantes dans la paiie de 12 à
282
20 mm. et de 8-10 cm. entre elles, coriaces, plus ou moins luisantes sur la face supé-
rieure, mates en dessous, ondulées sur les bords qui sont recourbés, formant un petit
ourlet, pétiolule plus ou moins comprimé, canaliculé supérieurement, de 10 mm. environ
de. long; limbe des folioles latérales, oblong ou elliptique, inéquilatéral ou cunéi-
forme à la base, obtusément et courtement acuminé, de 15-28 cm. de long et 9-10 cm.
dé large ; nervures latérales au nombre de 10-12 énviron, plus fortement proémi-,
nentes en dessous qu’au-dessus, foliole terminale naissant parfois à 4 cm. des laté-
rales, oblongue-elliptique, cunéiforme à la base, à limbe régulier, de texture ana-
logue à celle des autres folioles, atteignant 32 cm. de long et 11,5 cm. de large.
Inflorescence paniculée, à ramifications assez nombreuses et développées, atteignant
25 cm. de long, à rachis courtement pubescent. Drupes obliquement ovoïdes, arron-
dies au sommet, couronnées latéralement par le style court, persistant comme un
mucron au sommet du fruit qui mesure 15 mm. de long, 11 mm. de large^ et 8-9 mm.
d’épaisseur; graine de 12 mm. environ de long, attachée au sommet de la loge.
Bords de la Lukaya, janvier 1901 (leg. Ch. Gérard, coll. J. Gillet, n. 1925).
Obs. — C’est du /S. Poggei Engl, (in Bot. Jahrb. XV [1893] p. 107), espèce congolaise (Mukenge,
Dr Pogge), que notre plante se rapproche leçplusj elle se différencie par le nombre de folioles 7 au
lieu de 9, et par leur grandeur. Elle possède également de l’analogie avec le S. grandifoïia Engl.,
qui est de San-Thomé.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXV1
Fig. 1. — Fragment de feuille, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fragment d’infrutescence, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fragment de feuille vu par la face inférieure, grandeur naturelle.
TRICHOSCYPHA ffook.
Trichoscypha Oddoni De Wild. nov. sp. ; pl. LX et LXI.
Feuilles imparipennées, de plus de 1 m. de long, à environ 8 paires de folioles
opposées ou subopposées, assez minces, à pétiole court, de 10-12 mm. de long,
velu-ferrugineux, folioles ovales-oblongues, arrondies ou subcordées à la base, assez
brusquement et longuement acuminées au sommet, de 18-24 cm. de long, acumen
compris et 6, 5-7, 5 cm. de large; acumen aigu, atteignant 3 cm. de long; folioles
glabres sur la face supérieure, sauf sur les nervures en creux, velues-brunâtres sur la
face inférieure, surtout sur les nervures proéminentes, celles-ci au nombre de 15-18 de
chaque côté de la nervure médiane, anastomosées en arc avant d’atteindre le bord
de la feuille, nervures secondaires nettement marquées sur la face inférieure. Inflo-
rescence se développant sur le tronc. Inflorescence mâle allongée, grêle, atteignant
21 cm. de long, bractées . . . . , rameaux grêles étalés, velus; fleurs mâles â
pédicelle de 4 mm. environ de long, velu, à calice à lobes courts, triangulaires,
sobobtus, ciliés; pétales ovales, glabres, de 2 mm. environ de long, étamines dépas-
sant. légèrement les pétales, ovaire central avorté, remplacé par un disque découpé
283
sur les bords. Inflorescence femelle plus trapue, de 13 cm. environ de long, attei-
gnant à la fructification 40 cm. de long; fleurs femelles à pédicelle de 4-5 mm. de
long, accrescent et atteignant sous le fruit ,10 mm. de long, pétales de 3 mm.
en vii on de long et 2,5 mm. de large, velus éparsement sur le dos, glabres sur
la face interne, étamines plus courtes ou à peine aussi longues que les pétales, à
anthères avortées; disque proéminent, glabre. Ovaire subglobuleux, densément velu,
à stigmates subcirculaires, appliqués sur l’ovaire. Fruit ovoïde tomenteux, de 22 mm.
de long sur 20 mm. de large (mûr?).
Région de Sanda, 1904 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3659).
Obs. — Cette espèce paraît s’écarter des autres espèces du même genre par la forme de ses
folioles très élargies à la base presque subcordées et très longuement acuminées au sommet et par
leur pubescence très accusée. Le T. congensis Engl. (n. nudum in Herb. Brux.) rappelle cette espèce
par. ses folioles légèrement arrondies à la base, mais elles sont beaucoup moins larges et glabres sur
la face inférieure. Quant au T. Buettneri Engl, dont la description ne nous est pas connue il possé-
derait, si on en juge d’après les affinités, des folioles cunéiformes à la base comme le T. ferrugineci,
Engl. (Cf. Engler Bot. Jahrb. XV p. 112).
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LX
Fig. 1. — Une paire de folioles, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Base d’un rachis foliaire, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Inflorescence mâle, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Bouton de fleur mâle, grossi 8 fois.
Fig. 5. — Fleur mâle épanouie, grossie 6 fois.
Fig. 6. — Étamine, grossie 15 fois.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXI
Fig. 1. — Inflorescence femelle, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton de fleur femelle, grossi 8 fois.
Fig. 3. — Fleur femelle épanouie, grossie 6 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 6 fois.
Fig. 5. — Coupe longitudinale du fruit, grossi 1,5 fois.
Fig. 6. — Fragment d’infrutescence, grandeur naturelle.
IODES Bl.
Iodes africana Welw. ex Oliv. FL, trop. Afr. I (1868) p. 358; Hiern Cat. Welw.
Afr. PI. I p. 143.
Wangata, janvier 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 651).
SAPINDACEAE
CHYTRANTHUS
Chytranthus G-erardi De Wild. nov. sp.
y
Arbuste à feuilles à rachis atteignant 50 cm. de long, courtement velu, épaissi
à la base, à 5-7 paires de folioles opposées ou subopposées, parfois distantes l’une de
284
l’autre dans une paire de 5 à 6 mm., l’inférieure souvent solitaire, de 11 à 22 cm.
de long et de 3 à 5 cm. de large, glabres sur la face supérieure même sur la
nervure médiane en creux, velues éparsement sur la face inférieure, à poils abondants
surtout sur les nervures, cunéiformes à la base, acuminées plus ou moins brusque-
ment au sommet, à acumen obtus atteignant 2,5 cm. de long et 2,5 mm. de large
dans sa partie médiane, à petit mucron plus ou moins recourbé. Pétiolule courtement
velu, épais, atteignant 10 mm. de long, nervures latérales au nombre de 20 environ,
anastomosées en arc avant d’atteindre le bord, nervation secondaire réticulée ; ner-
vures toutes nettement proéminentes sur la face inférieure. Inflorescences naissant
sur le tronc, à rameaux atteignant 20 cm. de long, pubescents-brunâtres, fleurs
sessiles réunies en fascicules plus ou moins denses, entourés de bractéoles caduques,
calice de 5 mm. environ de long fendu jusque vers le milieu en cinq lobes densé-
ment velus, brunâtres, corolle à pétales de 4 à 5 mm. environ de long, onguiculés
à la base, à limbe de 2 mm. environ de large muni au sommet de l’onglet d’une
squame dressée velue, étamines à filet velu, à anthère velue sur la face interne.
Ovaire densément velu, triloculaire, fruit trilobé, à lobes plus ou moins arrondis,
dépassant assez fortement la base du style qui persiste sur le fruit ; celui-ci (mûr?)
mesure 2 cm. de long et 21 mm. environ de large.
Région de Kimuenza, mars 1902 (leg. Charles Gérard, coll. J. Gillet, n. 2045).
Obs. — Cette espèce se rapproche beaucoup du C. stenophyllus Gilg décrit, sur les maté-
riaux récoltés au Congo par M. Camp. La plante nouvelle possède des feuilles plus glabres que
celles de M. Camp et la structure des feuilles diffère assez notablement de même que le rapport
entre la longueur et la largeur des folioles. Le nombre de celles-ci est également différent. Dans
le type, M. Gilg signale 4 à 5 paires de folioles; dans la plante que nous considérons comme
nouvelle il y a de 5 à 7 paires de folioles et, chose remarquable, la foliole inférieure est souvent
solitaire.
Chytranthus Gilletii De Wild. nov. sp.
Petit arbre à rameaux densément velus à l’état jeune. Feuilles à rachis densé-
ment velu, brunâtre, de plus de 50 cm. de long, paripenné à au moins 3 paires
de folioles atteignant 40 cm. de long et 14 cm. de large, glabres sur la face supé-
rieure, sauf sur la nervure médiane en creux, mates, velues sur la face inférieure,
en particulier sur la nervure médiane où les poils sont étalés, brunâtres, obovales ;
largement cunéiformes à. la base, portées par un pédieelle épaissi, canaliculé, velu,
atteignant 1,4 cm. environ de long, brusquement acuminées au sommet, à acumen
de 1,5 à 3 cm. de long, arrondi, apiculé au sommet. Nervures latérales principales
de 17 à 23, parallèles, nettement anastomosées en arc avant d’atteindre le bord,
nervature secondaire réticulée; nervures légèrement en creux sur la face supérieure,
toutes nettement proéminentes sur la face inférieure ; inflorescences naissant sur le
tronc, rameuses, à rameaux densément velus, brunâtres, atteignant 10 cm. de long.
Fleurs sessiles réunies en cymes plus ou moins nombreuses entourées de bractéoles
caduques, calice de 5 mm. environ de long, fendu jusque vers le milieu en cinq
285
lobes assez réguliers, densément velus, brunâtres extérieurement, velu s-grisâtres sur
la face interne, corolle à 4 pétales de 4 mm. environ de long, onguiculés à la base,
à limbe de 1,5 mm. environ de large, muni au sommet de l’onglet d’une squame
dressée, glabre comme le reste des pétales. Étamines à filets grêles, au nombre
de 7 environ, à anthères velues sur la face interne. Ovaire densément velu, à style
légèrement capitè.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cette espèce se range dans le voisinage du C. stenophyllus Gilg dont elle difl'ère par la
forme des folioles. Celles-ci sont en effet beaucoup plus élargies que celles du type. Nous n’avons pu
déterminer la longueur exacte d’une feuille ni le nombre de folioles qu’elle possède car les fragments
de feuilles que nous possédons en herbier n’appartiennent pas à une même feuille, néanmoins les folioles
terminales, qui ont les mensurations extrêmes que nous avons données, possèdent des proportions toutes
différentes de celles du C. stenophyllus récolté au Congo par Camp.
Ghytranthus stenophyllus Gilg in Engler Bot. Jahrb. XXIV (1897) 297.
Environs de Kimuenza, janvier 1901 (J. Gillet, n. 1906) ; Kimuenza, mars 1901
(J. Gillet, n. 2070).
AMPELIDACEAE
AMPELOCISSUS Planch.
Ampeloeissus calophylla Gilg in Herb. Berol.
Nala, 1904 (Van Rysselberghe) ; Lokandu, 25 novembre 1896 (Alfr. Dewèvre,
n. 1124); Luozi (Cataractes), 18 janvier 1899 (Éd. Luja, n. 150).
CISSUS L.
Cissus Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo II (1901) p. 12.
Région de Sanda, janvier 1904 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3624).
Cissus farinosa ( Welw .) Planch. Monog. Ampel. (1883) p. 488; Hiern Cat. Welw.
Afr. PL I p. 159; Gilg in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 259.
Yitis farinosa Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 394.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2873 et L. Gentil, s. n.) ; Environs
de Loubounda, octobre 1896 (Alfr. Dewèvre, n. 1033).
37
286
Gissus suberosa ( Welw .) Planch. Monog. Ampel. (1883) p. 481; Hiern Cat. Welw.
Afr. PI. I p. 158.
Yitis suberosa Welw. ex Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 392.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, s. n.); Coquilhatville, janvier 1896 (Alfr. Dewèvre, ri. 620 a\
Cissus aralioides (Welw.) Planch. Monog. Ampel. (1883) p. 513; Hiern Cat. Welw.
Afr. Pi. I p. 160; Gilg in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 259.
Yitis aralioides Welw. ex Baker in Oliv. Fl. trop. Afr. I (1868) p. 411.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 486).
Gissus ibuensis Hook. f. Niger Fl. (1849) p. 265; Gilg in Engler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 259.
Environs de Borna, 1895 (Alfr. Dewèvre, n. 103).
Cissus Oliveriana (Engl) Gilg in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C (1895) p. 258.
Tumba, 18 décembre 1898 (Éd. Luja, n. 120).
Gissus prostrata De Wild. et Th. Dur. ; vide supra p. 52.
Environs de Lemfu, octobre 1903 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3482);
Région de Sanda, novembre 1903 (leg. R. F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3578).
Gissus rubiginosa (Welw.) Planch. Monog. Ampel. (1883) p. 485; Gilg in Engler
Pflanzenw Ost-Afr. C p. 258.
Gissus Livingstoniana Welw. Journ. Linn. Soc. VIII (1864) p. 76; Hiern Cat Welw.
Afr. PI. I p. 158.
Luvituku, janvier 1890 (F. Demeuse, n. 46); Mont Kiobo, 1904.
LEE A L.
Leea guineensis G. Don Gen. Syst. I (1831) p. 712; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I
p. 164; Gilg in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 261.
Luvituku, 30 décembre 1890 (F. Demeuse, n. 10) ; Banza-Mputu, décembre 1890
(F. Demeuse, s. n.).
287
TILIACEAE
GLYPHAEA Hook. f.
Glyphaea grewioides Hook. f. ; vide supra p. 163.
Mont Bangu, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 51).
HONCKENYA Willd.
Honckenya flcifolia Willd. in Usteri Del. II (1793) p. 200 t. 4 ; K. Schum. in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. G p. 262.
Konza, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 28); Kisantu-Makela, octobre 1903 (leg.
R. P. Van Houtte, coll. J. Gillet, s. n.).
TRIUMFETTA L.
Triumfetta semitriloba Jacq. PL Carib. (1760) p. 22; Mast. in Oliv . Fl. trop. Afr.
I p. 256; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. 1 p. 97; K. Schum. in Engler Pfian-
zenw. Ost-Afr. C p. 264.
Mayombe, 1904 (Kesteleyn).
MALVACEAE
SIDA L.
Sida acuta Burm. ; vide supra p. 165.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3269).
Sida spinosa L. ; vide supra p. 165.
Borna, septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper).
Sida cordifolia L. ; vide supra p. 165.
Borna, 1808 (A.-F.-W. Schimper).
URENA L.
Urena lobata L. var. reticulata [Car.) Gürke ; vide supra p. 165.
Route de Tumba-Mani et Popokabaka, 15 mars 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 4).
288
HIBISCUS L.
Hibiscus Abelmoschus L. ; vide supra p. 53 et 166.
Route de Tumba-Mani à Popokabaka, 12 avril 1902 (Mission Cabra-Michel n. 10).
Hibiscus cannabinus L. ; vide supra p. 166.
Borna, septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper) ; Environs de Lemfu, 1900 (leg. R. P.
Butaye, coll. J. Gillet, n. 1197).
Hibiscus panduraeformis Burm. Fl. Ind. (1768) p. 151 tab. 47 fig. 2; Mast. in O lit.
Fl trop. Afr. I p. 203; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 72; Gürke in Engler
Pflanzonw. Ost-Afr. C p. 367.
Lukafu (Ct Verdick).
Hibiscus surattensis L . Sp. pl. ed. I (1753) p. 696; Mast. in Oliv. Fl. trop. Afr. I
p. 201 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 71; Gürke in Engler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 267.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1083) ; de Tumba-Mani à Popokabaka, 17 mars 1902
(Mission Cabra-Michel, n. 12).
STERCULIACEAE
MELOCHIA L.
Melochia corchorifolia L.\ vide supra p. 167.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3398) ; Sicia, octobre 1890 (F. Demeuse,
n. 90).
HUA Pierre n. gen.
Sepala 4-5 valvata, oblonga utrinque attenuata, intus costata, marginem versus
glandulis uniseriatis utrinque ornata, caesio purpureà. Petala 4-5 induplicatoval-
vata, pedata, sepalis alterna iisdem longiora, in alabastro inflexa dein reflexa, ad
basim intus leviter cucullata et appendiculata, hispida extus glabra, atropurpurea,
decidua. Stamina 8-10 basi germinis inserta, vel subperigynia, uniseriata, libéra,
æqualia fertilia, petalis multum breviora ; filamentis complanatis ; antheris basifixis
4-gonis, 4-valvis. Staminodia O. Discus O. Germen 1-loculare, receptaculo leviter
concavo insidens. Stylus subulatus apice obliquo stigmatosus. Ovulum excentricum,
289
sessile, anatropum. Fructus indehiscens globusns, pericarpio tenuiter pergamaceo ad
summum apicem pervio (styli post casum) . Integumentum membranaceum. Embryo
quam albumen copiosum brevior, tigella recta inféra cotyldonibus ovatis complanatis
subduplo breviore. Arbor 0 met., ramulis angulatis glabris, foliis alternis modice
petiolatis, ellipticis vel obovatis, basi acutis, apice obtuso, anguste caudatis, utrinque
glabris, nervis secundariis sat procula margine arcuato confluentibus ; tertiariis lave
transversis subparallelis uti infimi dense clathrali utrinque elevatis. Stipulæ . . . Flores
hermaphroditi ad nodos 2-4 axillares perbreves, bracteis adpressis ornatos, sapius soli-
tarii, inserti; pedicellis filiformis petiolo longioribus.
H. Gabonii Pierre sp. nov., pl. LXV.
Environs de Libreville iP. Klaine n. 2859bis) (Congo Français) ; Environs de Sanda,
novembre 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3551).
Nota I. — Les caractères de cette plante, dont l’écorce et l’albumen tiennent lieu d’ail dans la
cuisine des Pahouins, ne correspondent pas bien avec ceux des Hermanniées et des Buettnerices
parmi les Sterculiacées . Entre ces deux divisions, il y a place pour celle des Huaées que je com-
prends ainsi :
Huaeae — Flores hermaphroditi. Petala stipitata, cucullata- et appendiculata. Stamina libéra,
uniseriata. Staminodia O. Fructus indehiscens. (Pierre in litt. ) .
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXV
Fig
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
Fig
Fig.
1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
2 — Fragment de feuille vu par la face inférieure, grossi 2 fois.
3. — Fleur épanouie, grossie 5 fois.
4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 10 fois.
5. — Pétale vu de face, grossi 10 fois.
6. — Pétale coupé longitudinalement, grossi 10 fois.
7. — Pétale vu de dos, grossi 10 fois.
8. — Gynécée et androcée. grossis 20 fois.
9. 10 et 11. — Étamines, grossies 40 fois.
12. — Ovaire entier, grossi 20 fois,
13. — Coupe longitudinale de l’ovaire, grossie 20 fois.
14. — Bouton floral, grossi 5 fois.
15. — Diagramme floral
Obs. _ Dans le diagramme ïig. 15, il s’est glissé une erreur, les étamines sont chacune opposées
alternativement aux -sépales et aux pétales.
STERCULI ACE A E
COLA Schott.
Cola acuminata Schott et Endl.\ vide supra p. 167.
Sadi (Kwilu), 29 juillet 1902 (Mission Cabra-Miohel, n. 30.).
290
DILLENTACEAE
TETRACERA L.
Tetracera Gilletii De Wild. nov. spec.
Plante à rameaux jeunes velus-brunâtres, à poils étalés, à rameaux adultes à
poils courts. Feuilles papyracées, pédicellées, pédicelle de 3-4 mm. de long, velu,
cilié; limbe obovale ou oblong, aigu au sommet, cunéiforme à la base, denté sur les
bords dans sa moitié supérieure, velu sur les deux faces, plus fortement en dessous
qu’au-dessus, plus pâle sur cette dernière face, de 4,5-8 cm. de long et de 2,2 .à
3,3 cm. de large, à environ 10 nervures de chaque côté de la nervure médiane,
nervures se terminant dans la dent foliaire, anastomosées irrégulièrement en arc avant
d’atteindre le bord. Fleurs peu nombreuses terminant des rameaux courts, latéraux,
sépales extérieurs courtement velus sur la face extérieure, séricés sur la face interne,
de 10-12 mm. de long et 9 mm. de large ; sépales internes environ aussi longs et
aussi larges, glabres extérieurement, séricés intérieurement; pétales . . . . , ovoïdes
glabres, fruits glabres, luisants, ovoïdes, de 13 mm. de long, bec de 1 à 3 mm.
de long compris.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 807).
Obs. — Nous avons cru pouvoir rapporter antérieurement cette plante comme une variété glabre
du T. Boiviniana , mais la revue monographique du genre Tetracera publiée par M. Gilg (in Engl.
Bot. Jahrb. XXXIII, p. 194 et suiv.) nous a permis de mieux juger des caractères de cette dernière
espèce que nous ne connaissions, lors de notre premier examen, que par sa description et la figure
partielle publiée par Bâillon dans son Adansonia (VII tab. VII).
Les caractéristiques de notre plante résident dans la pubescence externe et interne des sépales
externes, dans celle de l’intérieur des sépales internes et dans la villosité persistante des feuilles.
Quant aux fruits, ils se distinguent de ceux du T. Boiviniana par leur glabréité.
Tenant compte des caractères que nous venons d’exposer le T. Gilletii ne peut se ranger dans
les groupes délimités . par M. Gilg ; en effet ceux-ci au nombre de 3 se caractérisent :
A. Sépales séricés extérieurement, glabres ou glabrescents intérieurement.
B. Sépales glabres extérieurement, séricés intérieurement.
C. Sépales glabres ou subglabres sur les deux faces, non séricés.
Le T. Gilletii se trouve donc intermédiaire entre A et R puisque les sépales extérieurs sont
velus, les intérieurs glabres et que tous sont séricés intérieurement.
Tetracera Demeusei De Wild. nov. spec.
Tetracera almfolia var. Demeusei De Wild. et Th. Dur. Mat. Fl. Congo X (1900) in Bull. Soc.
roy. de Bot. de Belg. XXXIX (1900) p. 53.
Plante grimpante, a rameaux subcylindriques, velus à l’étât jeune, devenant
glabres. Feuilles pétiolées, à pétiole ailé, de 10-15 mm. de long, à limbe oblong
ou obovale, cunéiforme à la basé, courtement acuminé au sommet, de 6-13 cm.
de long et 4-6 cm. de large, subcoriaces et glabres à l’état adulte, sauf sur les
291
nervures, (meme sur la nervure médiane de la face supérieure), qui sont éparsement
velues, à poils apprimés ; nervures latérales au nombre de 10-12, formant des angles
aigus, # parallèles, anastomosées en arc près du bord de 1a, feuille; nervules trans-
verses nombreuses, peu marquées. Fleurs^ petites formant une panicule ramifiée, dense,
atteignant plus de 20 cm. de long et* environ aussi large, à rachis et pédicelles
densément strigilleux. Sépales ovales glabrescents sur 1a, face interne, éparsement et
courtement velus sur 1a, face externe, arrondis au sommet, subcoriaces, de 6 mm.
environ de long et 4 mm. de large ; pétales caducs .... ; étamines indéfinies ;
ovaires velus. Fruits plus ou moins brillants, velus, terminés par un bec de 2,5 mm.
environ de long, atteignent bec compris environ 11 mm. de long et 5,5 mm. de
diamètre.
Bangala, mai 1892 (F. Demeuse, n. 330).
Obs. — Comme le fait très nettement remarquer M. Gilg (in Engler Bot. Jahrb. XXXIII p. 200),
la plante que nous avons décrite antérieurement sous le nom de T. alnifolia var. Demeusei ne peut
être rapportée au T. alnifolia Willd. tel qu’il doit être compris. Nous la considérons donc comme
un type nouveau qui vient se classer dans le voisinage du T podotricha Gilg, formant un intermé-
diaire entre ce type et le T. Dinklagei. Nous donnons à propos du T. podotricha une clef analy-
tique telle qu’elle nous paraît devoir être constituée.
Tetracera podotricha Gilg in Engler Bot. Jahrb. XXXIII (1902) p. 200.
Kisanto, 1899 (s. n.) et 1900 n. 1122 (J. Gillet); Kimuenza, mai 1902 (n. 2118).
— — var, glabrescens De Wild. nov. var.
Feuilles glabres sur les deux faces à, l’état adulte et privées de poils étalés le
long du bord du pétiole ailé et sur les nervures.
Lukolela, juin 1891 (F. Demeuse, n. 456); Eala, 1903 (Marc. Laurent, n. 79 et 209).
Obs. — Tout ce que nous avons signalé antérieurement sous le nom de T. alnifolia Willd.,
doit être rapporté à cette espèce que M. E. Gilg en a séparé avec raison. Nous avons été amené à
séparer un certain nombre d’échantillons congolais à titre de variété par suite de la glabréité de leurs
feuilles. La clef analytique proposée par M. Gilg (loc. cit. devra donc être légèrement modifiée par
suite de la création de la variété et de l’espèce T. Demeusei nous proposerions :
C. Sépales glabres ou glabrescents, non séricés
a Ovaire et fruits glabres
a Fleurs grandes ... T. alnifolia Willd.
|3 Fleurs petites.
1 Feuilles adultes à nervures de la face inférieure et à
pétiole garnis de poils allongés .T. podotricha Gilg.
2 Feuilles adultes et pétioles glabres ... T. podotricha var, glabrescens Nob.
b Ovaire velu, fruit velu
a Fruit éparsement velu, fleurs petites, sépales de 6 mm. de
long. T. Demeusei De Wild.
{3 Fruits densément strigilleux; fleurs grandes, sépales de 10 mm.
de long
T. Dinklagei Gilg.
292
Tetracera Masuiana De Wild. et Th Dur Illustr. Fl. Congo I (1899) p. 61 pl. XXXI.
Kisantu-Makela, octobre 1903 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3453).
Tetracera rosiflora Gilg in Engler Bot. Jaiirb XXXIII (1902) p. 199.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 667).
Obs. — Nous avions cru pouvoir rapporter cette plante au T. obtusata Pl. qui en diffère assez
sensiblement et est rapporté par M. Gilg comme synonyme du T. potatoria Afz.
OCHNACEAE
OURATEA Aubl.
Ouratea coriacea De Wild. et Th. Dur. Reliquieae Dewevreanae (1900) p. 36.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2683); Vallée de la Djuma,
juillet 1902 (J. Gillet, n. 2837 et L. Gentil, s. n.).
Obs. — Les échantillons envoyés par J. Gillet, diffèrent légèrement de ceux d’après lesquels
nous avons créé le nom pour les feuilles un peu moins coriaces; les autres caractères, entre autres
l’articulation des pédicellles concordent très nettement.
Ouratea Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Reliquieae Dewevreanae (1900) p. 37.
Congo (F. Demeuse, n. 33, 14 décembre 1890).
Ouratea bracteata Gilg in Engler Bot. Jahrb. XXXIII (1902) p 264.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2722 et L. Gentil, s. n.).
Obs. — Ces échantillons, en assez mauvais état, diffèrent un peu des échantillons de Staudt
(n. 161), que nous avons eus sous les yeux, par des feuilles atteignant 30 cm. de long et par des
bractées moins développées, mais nous n’avons pu examiner que de toutes jeunes inflorescences.
Ouratea pseudospicata Gilg in Engler Bot. Jahrb. XXXIII (1902) p. 263.
Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, s. n.).
Ouratea Arnoldiana De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo
III (1899) p. 22.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3399); Vallée de la Djuma, juillet 1902
(J. Gillet, n. 2827) ; et L. Gentil, s. n.).
293
Ouratea elongata [Oliver) Engler Bot. Jahrb. XVII (1893) p. 80.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXYII
Fig. 1. Rameau avec fleurs dont les pétales sont tombés, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur avec ovaire fécondé, grandeur naturelle.
Fig. 3. Fragment de rameau fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 4. — Fruit grossi 2 fois.
Ouratea laevis De Wiîd. et Th. Dur . in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo III
(1899) p. 26.
Environs de Sanda, novembre 1908 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3554); Sanda,
avril 1903 (leg. De Brauwer, coll. J. Gillet, n. 3024).
Ouratea subumbellata Gilg in Engler Bot. Jahrb. XXXIII (1902) p. 254.
Environs de Léopoldville, août 1902 (coll. J. Gillet, s. n.); Sanda, avril 1903
(leg. R. P. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3014) ; Sanda, novembre 1903 (leg. Oddon,
coll. J. Gillet, n. 3555) ; Environs de Lemfu, octobre 1903 (J. Gillet, s. n.) Lubue
(Kasai), 15 janvier 1902 (Louis Gentil, n. 34) ; Région de Lula-Lumene, février-
mars 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3064); Vallée de la Djuma,
1902 (Louis Gentil)..
OCHNA L.
Ochna Buettneri Engler et Gilg in Bot. Jahrb. XXXIII (1903) p. 242.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.); Environs de Léopoldville,
août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Ochna Gilletiana Gilg in Engler Bot. Jahrb. XXXIII (1903) p. 239.
Environs de Sanda, novembre 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet n. 3556).
Ochna Hoffmanni-Ottonis Engler Bot. Jahrb. XVII (1893) p. 78.
Région de la Lumene, juillet 1903 (leg. R. P. Hendrickx, J. Gillet, n. 3236).
BIXACEAE
BIXA L.
Bixa orellana A. ; vide supra p. 63.
Kasai, 1904 (É. Lescrauwaet, n. 124); Environs de Sanda, 1903 (J. Gillet,
n. 3337 et 3655).
38
294
PÀR0PS1A Noronha.
Paropsia reticulata Engl. ; vide supra p. 64 et 169.
Bas Congo, 1903 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3598). *
PHYLLOCLINÏUM BailL
Phylloclinium paradoxum BailL in Bull. Soc. Linn. Paris II (1890) p. 870.
Environs de Léopoldville, 1902. (J. Gillet, s. n.).
PASSIFLORACEAE
OPHIOCAULON Hook. f.
Ophiocaulon Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo IV (1899) p. 8.
Environs de Sanda, novembre 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3557.)
. MODECCA Lam.
Modecca lobata Jaccq. Fragm. bot. (1809) t. 131.
Kisantu, 1899 (J. Gillet, n° 187).
BEGONIACEAE
BEGONIA L.
Bégonia Gentilii De Wild. nov. spec.
Plante herbacée, à rhizome rampant assez- épais, muni de stipules. Feuilles lon-
guement pétiolées, à pétiole assez épais, atteignant 15 cm. de long, velu au moins
vers la base, à poils allongés, mous, subétalés; limbe obliquement ovale-aigu,
obscurément denté, pelté, à pétiole vers le milieu du limbe dans le sens de la lar-
geur, vers le quart extérieur dans le sens de la longueur, à 9-10 nervures rayon-
nant du sommet du pétiole, limbe atteignant 10 cm. de long et 8 cm. de large,
à bords légèrement recourbés, ciliés, glabre sur la face supérieure comme sur la
face inférieure. Stipules triangulaires-aiguës, ciliées. Inflorescences naissant sur le
rhizome à l’aisselle d’une feuille, à pédoncule commun, de 2,5 cm. de long, velu
comme le pétiole et terminé par des bractées ovales-aiguës ciliées, à l’aisselle des-
quelles naissent les fleurs. Fleurs femelles à pédicelle court ou nul, sépales au
295
nombre de deux, orbiculaires, subégaux, atteignant 13-15 mm. de diamètre sur
10-13 mm. de hauteur, un des sépales jaune, l’autre rougeâtre au moins sur le dos
e* stne de rougeâtre sur la face interne. Styles au nombre de 4, bifurqués au sommet,
stigmates en bandes spiralées. Ovaire subglobuleux, quadrangulaire, à 4 loges à
placentas partant de l’axe central et ramifiés-pennés. Fleurs mâles pédicellées, à
pédicelle atteignant 2,5 cm. de long, à deux sépales subégaux, orbiculaires, de
12-14 mm. de large et 14 mm. environ de haut, l’un d’eux d’un jaune brillant,
1 autre îougeatre, plus ou moins foncé. Étamines nombreuses, à anthères allongées
en lorme de massue, s’ouvrant par des fentes longitudinales.
Route de Lualabourg, Kanda-Kanda (L. Gentil, s. n.).
Obs. Cette espèce que nous avons vue fleurir au Jardin colonial de Laeken, appartient,
comme on peut s’en rendre compte par la description, à la section Scutob'ègonia Warb., c’est-
à-dire qu’elle est voisine des B. scutulum Hook. et anisosepala Hook. f. et de plusieurs espèces
affines décrites par M. le professeur O. Warburg dans les Bot. Jahr bûcher du professeur Engler
(XXII p. 40 et suiv.). Aucune des espèces décrites ne nous a paru présenter l’ensemble des carac-
tères de notre plante qui, vivante, se fait remarquer par le double coloris caractéristique de ses
fleurs, particulièrement des fleurs mâles, dont an sépale est rouge, l’autre d’un jaune voyant.
LAURACEAE
R1IIPSALIS Gaertn.
Rhipsalis Cassytha Gaertn. Fruct. I (1788) p. 137 tab. 28 fig. 1 ; Oliv. Fl. trop.
Afr. II p. 581.
Hariota parasitica O. Kuntze Rev. gen. I (1891) p. 262; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 487.
Pont de l’Inkissi à Kiluango, 6 novembre 1903 (J. Gillet, s. n.); Nala,
25 mai 1903 (Van Rysselberghe).
MYRTAOEAE
PETERSIA Welw .
Petersia africana Welw. ex Benth. et Hook. f. Gen. pl. I (1865) p. 721 ; Hiern Cat.
Welw. Afr. pl. I p. 362; Laws. in Oliv . Fl. trop. Afr. II p. 439.
Madibi, 17 juin 1903 (Éd. Lescrauwaet, n. 101).
NAPOLEONA Pal. Beauv.
Napoleona imperialis Pal. Beauv. Fl. Owar. II (1810; p. 30 tab. 78 ; Laws. in
Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 439.
296
Napoleonaea imperialis Pal. Beauv. ex Mém. Soc. sc. mat. Moscou I (1806) p. 92; Hiern
Cat. Welw. Afr. PL I p. 362.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, s. n.)
SYZYGIUM Gaertn.
Syzygium owariense Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 359.
Kisantu-Makela, octobre 1903 (R. P. Van Houtte, coll. J. Gillet, n 3364 et
3457); Kisantu, 1903 (J. Gillet, s. n.).
COMBRETACEAE
COMBRETUM L.
Gombretum camporum Engler Bot. Jahrb. VIII (1887) p. 62 ; Engler et Diels Combret.
Afr. I p. 30 t. VIII fîg. C.
Bas Congo, 1898 (Schimper) ; Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3261).
Combretum cinereo-petalum Engler et Diels Combret. Afr. I (1899) p. 84 t. XXIII
%• E.
Boaba, 28 juillet 1903 (É. Lescrauwaet, n. 105).
Combretum cordifolium Engler in Herb. Berol.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gibet, n. 2728, 2737 et L. Gentil, s. n.).
Gombretum Gentilii De Wild. Études Fl. Bas et Moyen Congo (2903) p. 65.
Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3315); Région de [Lumene, 1903
(R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
Combretum Hensii Engler et Diels Combret. Afr. I (1899) p. 85 tab. XXV fig. A.
Madibi, 9 juin 1904 (É. Lescrauwaet, n. 81); Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll.
Gillet, n. 3312).
Gombretum pyriforme De Wild. nov. spec. ; pl. LXXI.
Rameaux pubescents et glanduleux, glandes étalées. Feuilles courtement pétio-
lées, à pétiole de 3-5 mm. de long, à limbe atteignant 11 cm. de long et 3,6 cm.
297
de large, glabre sur les deux faces, sauf sur les nervures, cordé à la base, obtu-
sément acuminé-apiculé, nervures latérales au nombre de 5 à 7 de chaque côté de
la nervure médiane, plus proéminentes en dessous qu au-dessus. Bractées florales
caduques, cunéiformes à la base et au sommet. Fleurs sessiles; réceptacle inférieur
plus court que le supérieur, velu comme ce dernier ; réceptacle supérieur de 8-9 mm.
de long, cylindrique-conique, dents calicinales largement triangulaires acuminées ;
pétales ovales-allongés de 3,5 mm. environ de long, velus sur les deux faces. Fruit
à 5 ailes atteignant 2,8 cm. de large et 3,7 cm. de long, pédicelle compris, pyriforme,
arrondi au sommet, où il porte un apicule tracée de la fleur, rétréci vers la base, puis
brusquement rétréci en un pédicelle à côtes plus ou moins marquées et atteignant
6 mm. de long.
Kisaiîtu, 1900 (J. Gillet, s. n.).
Obs. — Cette espèce appartenant au groupe « Campylogyne « se classe près des C. Hensii
Engl, et Diels et Poggei Engl, et Diels. Son caractère différentiel se trouve dans la forme du fruit
suborbiculaire chez le C. Poggei (cf. Engler et Diels Combret. Afr. I pl. XXV B, d.) et acuminé au
sommet, au lieu d’être émarginé comme chez notre espèce.
Le C. Poggei que nous avons signalé antérieurement au Congo et dont nous ne possédons pas de
fruits, se rapporte peut-être à cette1 espèce, il devient donc impossible de distinguer C. Hensii,
Poggei et pyriforme sans les fruits, ceux du C. Hensii sont, comme nous le signalons dans les
Études sur la Flore du Congo, nettement orbiculaires et le contour se montre émarginé au sommet
et à la base, différant ainsi du fruit figuré par MM. Engler et Diels (loc. cit.) qui est largement cunéi-
forme au sommet comme à la base.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXXI
Fig. 1. — Rameau feuillu et fructifère, grandeur naturelle.
Fig 2. — Partie de feuille vue par la face inférieure, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Fruit en coupe transversale, grandeur naturelle.
Combretum racemosum Pal. Beauvr, vide supra p. 197.
Madibi, 10 juillet 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 135); Région de Lumene, juillet 1903
(R. P. Hendriekx, coll. J. Gillet, s. n.).
QUISQUALIS L.
Quisqualis indica L. ; vide supra p. 66.
Liane de la Mangrove, delta du Congo, septembre 1898 (Schimper).
CONOCARPUS Gaertn.
Conocarpus erectus L. Sp. pl. cd. I (1753) p. 14/.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, , n. 3163k ,.
298
MELASTOMACEAE
DISSOTIS Benth.
Dissotis Brazzaei Cogn.\ vide supra p. 171.
Kisantu-Makela, octobre 1903 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3459); Luvi-
tnku, janvier 1900 (F. Demense, n. 66).
Dissotis Gilletii De Wild. nov. sp.
Plante glabre, à rameaux dressés, de 30-50 cm. de long, tétragones à l’état
jeune. Feuilles sessiles, dressées, oblongues-lancéolées, subaiguës, subarrondies à la
base, embrassant la tige, glabres ou munies de quelques poils épars sur les faces
et les bords entiers, de 4-5 cm. de long et 8-16 mm. de large, les supérieures sou-
vent plus réduites. Inflorescence terminale à 2-5 fleurs entourées de bractées scàrieuses,
caduques. Fleurs courtement pédicellées, à pédicelle nu atteignant au maximum
1,5 mm. de long. Calice à tube glabre, de 5 mm. environ de long, à lobes de
6 mm. environ de long et 1,5 mm. de large, glabres, munis sur les bords de quel-
ques soies courtes, rapidement caducs et alternant avec des soies raides de 2,5 mm.
de long; pétales d’une dizaine de millimétrés de long (en mauvais état). Étamines à
anthères de 8 mm. environ de long. Ovaire surmonté d’une collerette de 1 mm.
environ de haut, formée par 5 lobules plus ou moins soudés munis de quelques soies
longues et dressées ; sur les côtes de la partie supérieure de l’ovaire se trouvent
également 1 ou 2 soies dressées.
Bas-Congo, 1909 (J. Gillet, n. 1816) et Kinanga, 1900 fleg. Oddon, coll. 9. Gillet,
n. 1873).
Obs. — Cette espèce est voisine du D. Welivitschii Cogn.; comme elle, elle est totalement
glabre ou ne possède que quelques poils épaçs, le réceptacle est sans exception glabre. Le D. Gilletii
se distingue par ses réceptacles plus petits ainsi que par ses feuilles moins développées que dans le
type D. Welwitschii de l’Angola. Un excellent caractère réside dans la coronule qui surmonte l’ovaire
et qui est nulle ou très réduite et glabre chez le D. Welwitschii , tandis qu’elle est nettement proémi-
nente et munie de soies dressées chez le D. Gilletii.
Dissotis Thollonii Cogn.\ vide supra p. 171.
Plateau de Kimbele, 26 septembre 1902 (Cabra-Michel, n. 73).
Dissotis incana (E. Meyer) Triana in Trans. Linn. Soc. XXVIII (1871) p. 58 tab. IV
fig. 44 d); Gilg Melast. Afr. p. 17; Gilg in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 295.
Osbeckia incana E. Meyer ex Hochst. in Walp. Repert. Y (1858) p. 708.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2820).
Dissotis phaeotricha (. Hochst .) Triana in Trans. Linn. Soc. XXV11I (1871) p. 58;
Gilg Melast. Afr. p. 14 et in Ençjler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 295.
Osbeckia phaeotricha Hochst. in Walp. Repert. Y (1858) p. 708.
Entre Kisantu et le Kwango, 1904 (leg. R. P. Ilutaye, coll. J. Gillet, n. 3781).
Dissotis decumbens (P. Beauv.) Triana in Trans. Linn. Soc XXVIII (1871) p 58)-
Gilg Melast. Afr. p. 15.
Melastoma decumbens P. Beauv. Fl. Oware I (1804) p. 69 tab. 41.
Dissotis laevis Hook. /. in Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 451 ; Hiern Cat. Welw.
Afr. PI. I p. 366.
Ravin du Diable, novembre 1891 (F. Demeuse, n. 36).
Dissotis lanceolata Cogn. in DC. Monog. Phan. VII (1891) p. 366; Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 366.
Route de Tumba-Mani à Bopocabaca, 25 avril 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 27);
Sanda, 1903 (leg. Oddon. J. Gillet, s. n.).
TRISTEMMA Jus s.
Tristemma Demeusei De Wild. nov. sp.
Plante à tiges ligneuses, velues, brunâtres, à entre-nœuds de 3-6 cm. de long.
Feuilles pétiolées, à pétiole grêle de 15 mm. environ de long, densément velu, à
poils dressés, à limbe cunéiforme à la base, cunéiforme aigu au sommet, velu sur
les deux faces, à poils apprimés, plus pâle en dessous qu’au -dessus, à 5 nervures
principales, les trois nervures basilaires dont les deux latérales suivant assez près
le bord se perdent près du sommet ; de chaque côté de la nervure médiane se trou-
vent opposées* à 5-10 mm. de la base du limbe deux nervures latérales se terminant
dans la pointe de la feuille. Limbe de 5,5-8 cm. de long et 2-3 cm. de large. Fleurs
terminant la tige principale ou les rameaux, solitaires, entourées de feuilles réduites
et de bractées environ aussi longues que le réceptacle, éparsement velues sur le dos,
glabres sur la face interne. Réceptacle de 7 mm. environ de long, glabre sauf vers
le sommet où il est muni d’un seul anneau de poils de 3 mm. environ de long ;
sépales ovales- oblongs, aigus, de 4 mm. environ de long, glabres, pétales roses de
8 mm. environ de long; étamines à anthères jaunes de 4 mm. environ de long.
Mont Bangou, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 76).
Obs. — Dans les notes de l’étiquette, M. Demeuse a inscrit 4 pétales , il nous paraît assez diffi-
cile d’admettre cette remarque; cependant, ne possédant qu’une fleur, nous n’avons pu vérifier ce détail.
300
D’après les caractères que nous avons énumérés, le T. Demeusei se classe dans le voisinage du
T. coronatum Benth. (cf. Gilg Melast. Afr. p. 24 pl. I flg. L), il s’en différencie facilement par le
nombre d’anneaux de poils du réceptacle qui est de 5 dans le type de Bentham, originaire du Sierra-
Léone. Parmi les autres espèces du genre Tristemma , il en est un certain nombre qui possèdent de
2 à 4 anneaux de poils, tel par exemple le T. grandifolium Gilg, mais aucune n’est signalée avec
un anneau, toutes ces espèces d’ailleurs se caractérisent facilement par le nombre de fleurs jamais
solitaires dans un capitule terminal.
Tristemma leiocalyx Cogn . in DC. Monog. Phan. VII (1891) p. 1179; Gilg Melast.
Afr. p. 24.
Kimuenza, octobre-novembre 1900 (J. Gillet, n. 1664); Sanda, 1903 (leg. Oddon,
coll. J. Gillet, n. 3334).
AMPHIBLEMMA N and.
' ■ ■' • '* .<? ’ 1 .
Amphiblemma Wildemanianum Cogn . ex De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo I
(1899) p. 22.
Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3606).
SAKERSIA Hook. f.
Sakersia Laurentii Cogn. ; vide snpra p. 172.
Entre Kisantu et le Kwango (leg. R. P, Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
Sakersia strigosa Cogn. ; vide supra p. 172.
Sanda, 1903 (leg. R. F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3326).
DICELLANDRA Hook. f.
Dicellandra Barteri Hook. f. in Oliv. Fl. trop. Afr. I p. 459; Gilg Melast. Afr. p. 35.
Route du Loniami au Lualaba, 31 janvier 1903 (L. Gentil, 1903).
LOGANIACEAE
STRYCHNOS L.
Strychnos suberosa De Wild. ; vide supra p. 177.
Dolo, 1904
Obs. — Cette plante est dénommée au Stanley-Pool « N’Konghi >* ; ses fruits, de lae grosseur
d’une orange, sont recherchés et estimés du noir.
301
gentiane ce a e
NEUROTHEGA Salisb.
Neurotheca Loeselioicles ( Benth .) Benth. et Hooh. ; vide supra p. 67
Environs de Léopoldville, 1902 (J. Gillet, s. n.).
LIMNANTHEMUM Gmel.
Limnanthemum indicum (L,) Griseb. ; vide supra p. 67.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2610).
APOCYNACEAE
CLIT ANDRA Benth.
Clitandra Arnoldiana De Wild. in Comptes Rendus Acad. Paris CXXXVI (1903)
p. 400; De Wild. et L. Gentil Lianes Caoutch. État du Congo p. 80 tab. 9-10.
Lualaba-Kasai 1904 ; Lac Léopold II, 1904 (Elskens) ; Plantations Lacourt,
janvier 1904. (Éd. Luja, n. II).
Obs. — D’après M. Luja les indigènes ne recueilleraient pas le latex abondant de cette espèce,
dont les fruits sont très estimés des noirs et des singes. Le nom indigène est « Bitope ».
Dans la région du Lac Léopold II, cette liane portait le nom indigène de « Moloma
LANDOLPHIA Pal. Beauv.
Landolphia Thollonii Dewèvre ; vide supra p. 68.
Environs de Popocabaca, 1904 ; Région des Babundu, 1903 (Comm. Dr Briart) ;
Région du Lula-Lumene, février-mars, 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3071).
Landolphia Klainei Pierre in Bot. Soc. Linn. Paris (1898) p. 13-15; Stapf in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 51.
Mushie (Lac Léopold II), 1903.
CARPODINUS R. Br.
Carpodinus lanceolata K. Schum. ; vide supra p. 68.
Plantations de Manghe (Kasai), 1903 (Comm. Dr Briart) ; Kinwanda, près
Tumba-Mani, 23 avril 1901 (Mission Cabra-Michel, n. 42).
39
302
DIPLORRHYNCHUS Welw.
Diplorrhynchus angolensis Bûttn. in Verhandl. Bot. Ver. Brandenb. XXXI (1889)
p. 85; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 667; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr.
IV p. 106.
Kinwanda, près Tumba-Many, 23 octobre 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 41).
VO AC AN GA Thouars.
Voacanga obtusa K. Schum. ; vide supra p. 69.
Région de Lula-Lumene, février-mars 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,
n. 3070).
Voacanga puberula K. Schum. in Engler et Prantl Pflanzenfam. IV, 2 (1897)
p. 149; Stapf in This. -Dyer FL trop. Afr. IV p. 156.
Environs de Kisantù, 1903 (J. Gillet, n. 3506).
MOTANDRA DC.
Motandra Lujae De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo
(1901) p. 17; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 225.
Obs. — M. Luja nous ayant fait parvenir des matériaux complémentaires de cette espèce, nous
avons cru qu’il était intéressant d’en publier une figure.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXIX
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton floral, grossi 8 fois.
Fig. 3. — Fleur, grossie 9 fois.
Fig. 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 10 fois.
Fig. 5, 10. — Corolle fendue et étalée, grossie 10 fois.
Fig. 6, 7 et 8. — Étamines, grossies 20 fois environ.
Fig. 9. — Ovaire et style avec disque lobé à la base, grossis environ 20 fois.
Fig. 11. — Coupe transversale du fruit.
Fig. 12. — Ovule, fortement grossi.
Fig. 13. — Rameau fructifère, grandeur naturelle.
Fig. 14. — Fruit légèrement grossi. *
Fig- 15. — Placenta et graines, grossis 3 fois environ.
Fig. 16. — Graine vue de face, avec son aigrette plus fortement grossie.
Fig. 17. — Diagramme floral.
ALAFIA Thouars .
Alafia Benthami ( Baill .) Stapf in This.-Dyer FL trop. Afr. IV (1902) p. 199; Icônes
plant, t. 2341.
Vallée de la Djuma, . 1903 (J. Gillet, s. n.).
303
BAISSEA A. DC.
Baissea gracillima (K. Schum .) Hua in Bull. Soc. Linn. Paris 2e série I (1897)
p. 12; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 216.
Guerkea gracillima K. Schum. in Engler- Bot. Jalirb. XXIII (1896) p. 228.
Environs de Efutai-Ekombe (Équateur), 1904 (Bieler).
Obs. Liane à caoutchouc noir, nom indigène - Eté ».
STROPHANTUS DG.
Strophantus Arnoldianus De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo VI (1899) p. 36; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 164; Gilg Monog.
Afr. Pfl. Strophanthus p. 26 pl. V, C.
Vallée du Kwilu, environs de Tumba, 20 octobre 1902 (Mission Cabra-Michel,
n. 66).
Strophantus sarmentosus A. DC. in Bull. Soc. Philom. Paris III (1802) p. 123
tab- VIII fig. 1; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 180; Gilg Monog.
Afr. Pfl. Strophanthus p. 29 ; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 319.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3388).
Strophantus Welwitschii ( Baill .) K. Schum . in Engler Natürl. Pflanzenfam. Erganz. I
(1900) p. 59; Gilg Monog. Afr. Pfl. Strophanthus p. 21 pl. X.
Strophanthus ecaudatus Roi fe in Bull. Soc. Broter. XI (1893) p. 85; Hiern Cat.
Welw. Afr. Pl. I p. 671; Stapf in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 183.
Sanda, environs de Tumba-Mani, 10 août 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 32);
Sanda, avril 1903 (leg. De Brouwer, coll. J. Gillet, n. 3017); Kisantu, 1904 (leg.
P. Vermeulen, coll. J. Gillet, s. n.).
MALOUETIA A. DC.
Malouetia Heudelotii A. DC. Prod. regn. veget. VIII (1814) p. 380; Stapf in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 195.
Bas Congo, 1903 (leg, Oddon, coll. J. Gillet, n. 3639).
304
TABERNANTHE Baill.
Tabernanthe Iboga Baill. in Bull. Soc. Linn. Paris I (1889) p. 783; Stapf in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 124.
Environs de Sanda, octobre 1903 (leg. R. P. Vermeulen, coll. J. Gillet, n. 3437).
A SCLEPI AD ACE AE
CHLOROCODON ffook. f.
Ghlorocodon Whiteii Eook. f. in Bot. Mag. (1871) tab. 5898 ; N. E. Brown in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 255.
Environs de Sanda, novembre 1903 (leg. F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3357).
PERIPLOCA L.
Periploca nigrescens Afzel. ; vide supra p. 180.
Madibi, 2 juillet 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 126) ; Concession de l’Abir, août 1904.
Obs. — Nom indigène « Kibentese _
Le latex précipité dans l’eau bouillante donne un excellent caoutchouc (Éd. Lescrauwaet).
CRYPTOLEPIS R. Br.
Cryptolepis Hensii N. E. Br. ; vide supra p. 180.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3521 et 3518).
GOMPHOCARPUS L .
Gomphocarpus lineolatus Decne\ vide supra p. 184.
Environs de Kisantu, 1903 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3503).
ASCLEPIAS L.
Asclepias Cabrae De Wild. ; vide supra p. 185.
Makela, 8 novembre 1903 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, s. n.).
Obs. Dans ces échantillons les fleurs, moins bien conservées que celles récoltées en octobre 1902
par le Commandant Cabra, paraissent un peu plus petites, elles sont moins longuement pétiolées, mais
305
le pédoncule commun de l’inflorescence constituée par 2, 3 ou 4 fleurs, est plus allongé, atteignant
lo à 14 mm. de long, les feuilles sont également moins développées ; la souche est tubéreuse, les
tubercules fusiformes, charnus.
Asclepias Verdickii De Wild. nov. sp.
Plante .... à tige glabre ou éparsement et courtement velue. Feuilles opposées,
très courtement pétiolées, à pétiole d’environ 2 mm. de long, à limbe lancéolé, de
14 cm. de long et de 7-8 mm. de large, aigu au sommet, arrondi à la base, glabre
sur la face supérieure, scabre sur les bords et éparsement velu sur la nervure médiane
de la face inférieure. Ombelle terminale, à 5 fleurs, à pédicelle grêle, éparsement velu,
de 8-9 cm. de long. Sépales ovales aigus de 5-6 mm. de long, glabres, ciliés sur les
bords et de 2,5 mm. de large. Corolle à lobes étalés, de 18 mm. environ de long et
9 mm. environ de large, glabres sur les 2 faces ou très courtement tomenteux sur
la face interne. Lobes de la coronule naissant sur un gynophore de 4 mm. environ
de long et d’environ 2,5 mm. de large; lobes de 10 mm. environ de long, tronqués
au sommet, denticulés, à dents toutes sur le même niveau et de même valeur, dépas-
sant la colonne staminale.
Lofoï, 1899 (Ct. Verdick).
Obs. — Cette espèce appartiendrait, si l’on suit la manière de voir de M. le professeur Schumann,
au genre Stathmostelma {S. Verdickii De Wild.). Elle se range dans le groupe constitué d’après
M. N.-E. Brown par les A. coccinea N.-E. Br., A. macrantha Hochst., A. refleæa Britten et Rend] e,
A. Laurentiana (Dewôvre) N.-E. Br. et A. aurea Schlt. Par le sommet des lobes de la coronule
non proéminent au delà des dents latérales, l’espèce se rapproche surtout des A. coccinea et macrantha
et en particulier de cette dernière espèce dont elle diffère par la grandeur des lobes de la corolle et
par la forme des lobes de la coronule qui, chez le A. macrantha (= S. glohuliflorum K. Schum.)
sont munis latéralement de dents très longuement proéminentes.
STATHMOSTELMA K. Schum .
Stathmostelma chironoides K. Schum . ex De Wild. et Th. Dur. PL Gill. Congol.
(1902) p. 89.
Kimpese, 24 décembre 1890 (F. Demeuse, n. 5). Environs de Lemfu, octobre 1903
(leg. R. P. Rutaye, coll. J. Gillet, s. n.).
GYMNEMA R. Br.
G-ymnema sylvestre R. Br. in Mern. Wern. Soc. I (1809) p. 33; N.-E. Brown in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 413; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr.
C. p. 325.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3186).
306
CONVOLVULACEAE
PREVOSTEA Choisy
Prevostea Oddoni De Wild . nov. sp.
Petite liane, à rameaux grêles, cylindriques, glabres. Feuilles courtement pétio-
lées, à pétiole de 10 mm. environ de long, densément mais courtement velu, à poils
apprimés ; lame elliptique, de 8-12 cm. de long et de 3,5 à 5,5 cm. de large,
coriace, glabre sur la face supérieure et sur la face inférieure sauf sur la base de
la nervure médiane, à bords retournés entiers, arrondie ou subcordée à la base,
courtement et obtusément acuminée au sommet, apiculée, nervures au nombre dé
7 à 8, anastomosées entre elles avant d'atteindre le bord, peu proéminentes au-dessus,
nettement visibles en dessous, ainsi que les nervures latérales formant une réticula-
tion proéminente. Inflorescences sessiles, axillaires, fleurs fascicuïées au nombre de
2 à 5, pédicellées, à pédicelle grêle atteignant pendant la floraison au maximum
8 mm. de long, velu-cilié, bractéolé à la base, bractées linéaires, velues sur la face
externe, glabres intérieurement, de 2,5 à 3 mm. de long et environ 0,5 mm. de
large; sépales externes suborbiculaires, le plus grand atteignant 2 cm. de long, cordé
à la base, cunéiforme au sommet, velu sur les deux faces; sépales internes ovales-
aigus, velus extérieurement, atteignant 10 mm. de long et 5 mm. de large, glabres-
cents intérieurement. Corolle de 35 à 37 mm. de. long, densément velue-séricée exté-
rieurement, élargie vers le sommet, à lobes libres triangulaires subaigus, atteignant
13-15 mm. de long, velus sur les deux faces, tube corollin glabrescent sur la face
interne ; étamines à filaments glabres sauf vers la base, à anthères droites de 4 mm.
environ de long. Ovaire glabre à style inégalement bifide, environ aussi long que
les étamines, stigmate globuleux; ovaire et style de 21 mm. environ de long.
Région de Sanda, janvier 1904 deg. Oddoiq coll. J. Gillet, n. 3632).
Obs. — Cette espèce rappelle par ses feuilles coriaces le P. Cabrae De Wild. et Dur. et le P. bre-
vifiora De Wild. (vide supra p. 70), par ses fleurs à lobes calicinaux externes elle rappelle le
P. campanulata K. Schum., dont nous avons pu, grâce à l’amabilité de M. U. Dammer, examiner un
fragment de l’échantillon de Soyaux. La forme et la texture des feuilles, glabres sur la face inférieure
dans le P. Oddoni permet la différenciation avec le P. campanulata, la forme des bractées, la
grandeur des lobes externes du calice permettent de séparer aisément notre espèce nouvelle des deux
Prevostea que nous avons décrits antérieurement.
LEPISTEMON Bl.
Lepistemon owariense (Pal. Beauv.) Hallier ex De Wild. Études fl. Katanga (1903)
p. 112
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2716).
CALONYCTION Choisy
Calonyction bona-nox (L.) Boj. Hort. Maurit. (1837) p. 227.
Calonyction speciosum
Afr. PI. I p. 742.
Choisy in Mém. Soc. Phys. Genève VI (1834) p. 441 ; Hiern Cat. Welw.
Kisantu,
1900 (J. Gillet, n. 906); Kwamouth, juin 1902 (L. Gentil,
Q U AM O C L 1 T Tour nef.
Quamoclit pinnata Bojer Hort. Maurit. (1837) p. 224.
Quamoclit vulgaris Choisy Mém. Soc. Phys. Genève VI (1834) p. 434.
Entre Léopold ville et Mombasi 1902 ((J. Gillet, n. 2597).
IPOMOEA L.
Ipomoea Batatas [L.) Poir. Encycl. méth. YI (1804) p. 14; Hiern Cat. Welw. Afr.
PI. 1 p. 736.
i onvolvulus Batatas L . Sp. pi. ed. I (1753) p. 154.
Rouie de Tumba-Mani à Popocabaca, 17 avril 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 16);
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2588).
Ipomoea cairica Sweet Hort. Brit. ed. I (1827) II, p. 287 ; Engler Pflanzenw. Ost.-
Afr. C p. 332.
Ipomoea palmata Forsk. Fl. Aegypt. Arab. (1770) p. 43; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 740.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1982 (J. Gillet, n. 2574 et 2599).
Ipomoea hispida ( Vahl ) Roem. et Schulte Syst. veget. IV (1819) p. 238; Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 331.
Ipomoea eriocarpa R. Br. Prod. (1810) p. 484; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 732.
Mpueto (Lac Moero), 1899 (Chargois).
Ipomoea involucrata Pal. Beauv. Fl. Oware et Bénin II (1817) p. 52 tab. 89 ;
Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 735; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 332.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet s. n.) ; Gumbari (Uele) 1904
(Del pierre); Route de Lumbi à Luana 4 juin 1904 (Éd. Lescrauwaet, n° 77).
308
Ipomoea kentrocarpa Hochst. ex Rich. Tent. Fl. Abyss. II (1851) p. /O.
Gumbari (Uelejj 1404 (Delpierre) ; Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1061).
Ipomoea paniculata (L.) R. Br . Prod. (1810) p. 486.
Ipomoea digitata L. Syst. Nat. ed. 10, II (1759) p. 924; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 740.
Bolenge, 1899 (L. Gentil); Entre Léopoldville et Mombasi juillet 1902 (J. Gillet,
n. 2568); Environ de Dembo, 1898 (J. Gillet).
Obs. — Le tubercule très considérable de cette ' espèce serait, au dire de notre correspondant,
J. Gillet, fortement toxique.
Ipomoea pes-caprae (. L .) Roth Nov. Pl. Sp. (1821) p. 109; Engler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 332.
Ipomoea biloba Forsk. Fl. Aegypt. Arab. (1775) p. 44; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 738.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3218).
Ipomoea reptans (L.) Hoir, ex Roem. et Schulte Syst. veget. (1819) p. 244.
Ipomoea aquatica Forsk . Fl. Aegypt. Arab. (1775) p. 44; Hiern Cat. Welw. Afr. PLI p. 738.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2715).
HEWITTIA Wight et Am,
Hewittia bicolor Wight in Mat. Journal S.c. ser. 1, V (1837) p. 22.
Sliuteria bicolor Choisi/ in Mém. Soc. Phys. Genève VI (1834) p. 465; Hiern Cat. Welw. Afr.
Pl. I p. 727.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.) ; Luvituku, 30 décembre J 890
(F. Demeuse, n. 1).
MERREMIA Dennst.
Merremia angustifolia var. ambigua Hallier in Engler Bot. Jahrb. XVIII (1893)
p. 117; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 729.
Borna, septembre (Schimper) ; Environs de Léopoldville, août 1892 (J. Gillet,
n. 3270); Route de Tumba-Mani à Popokabaka, février 1902 (Mission Cabra-Michel,
n. 15).
309
Merremia hederacea 'Hallier in Enqler Bot. Jahrb. XVIII (1893) p. 118.
Mêrremia convolvulacea Dennst. Schlüss. Hort. Malab. (1818) p. 345; Hiern Cal. Welw. Afr.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2520, 2609 et 2576).
Merremia pentaphylla (L.) Hallier in Enqler Bot. Jahrb. XVIII (1893) p. 113- Hiern
Cat. Welw. Afr. PI. I p. 728.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, 3143).
Merremia pterygocaulos ( Choisy ) Hallier in Engler Bot. Jahrb. XVIII (1893) p. 113;
Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 727; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 330.
Gumban (Uele), 1904 (Del pierre) ; Environ de Madgi, 1904 (Éd. Lescrauwaet,
n. 123).
VERVENACEAE
EHRETIA L.
Ehretia longistyla De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo I (1899) p. 43.
Bomà, 1898 (Schimper); Matadi, 1890; Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3153).
LANTANA L.
Lantana Camara L. Sp. pl. ed. 1 (1753) p. 627; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I
p. 827.
Bas Congo, 1903 (J. Gillet, n. 3189).
DURANTA L.
Duranta Plumier! I,. Sp. pl. ed. 2 (1762) p. 888; Gürke in Engler Pflanzenw. Ost-
Afr. C p. 338.
Duranta erecta L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 637; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 831.
Borna, juin 1903 (J. Gillet, n. 3258).
VIT EX L.
Vitex camporum Büttn. in Verhandl. Bot. Ver. Brand. XXXII (1890) p. 35.
Vitex madiensis Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1875) p. 134 tab. 131; Hiern Cat. Welw.
Afr. Pl. I p. 834.
Environs de Sanda, octobre 1903 (leg. R. P. Vermeulen, coll. J. Gillet, n. 3414);
Borna, septembre 1898 (leg. Schimper).
40
310
CLERODENDRON L.
Clerodendron scandens Pal. Beauv. Fl. Bénin et Oware I (1806) p. 52 tab. 32.
Bangala, mai 1901 (F. Demeuse, n. 351); Nouvelle-Anvers, 1900 (Capt. Dnvivier);
Bungo (Momboyo), juin 1900 L. (Gentil) ; Route de Lusabi à Luano, 4 juin 1904
et Luano, 29 mai 1904 (Éd, Lescrauwaet, n. 278 et 225.
Clerodendron fuscum Gürke ; vide supra p. 72.
Sanda, 1903 (leg. R. F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3004 et 3330).
Clerodendrum longitubum De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur . et De Wild. Mat.
Fl. Congo VIII (1898 p. 22.
Environs de Kisantu (J. Gillet, n. 3347).
Clerodendron spinescens Gürke ; vide supra p. 72.
Région de Lumene, juillet 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet,, s. n).
Clerodendron Schweinfurthii Gürke in Engler Bot. Jahrb. XVIII (1893) p. 177 et
in Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 341.
Kindonpolo, 13 août 1902 (Cabra-Michel, n. 34) ; Tumba-Mani, 27 avril 1902
(Cabra-Michel, n. 6) ; Vallée de Lumene (leg. R. P. Hendrickx, J. Gillet, s. n.) ;
Loange, 8 janvier 1902 (L. Gentil, n. 24).
Clerodendron thyrsoideum Gürke in Engler Bot. Jahrb. XXVIII (1893) p. 293.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2916 et L. Gentil, s. n.).
Clerodendron volubile Pal. Beauv. Fl. Bénin et Oware I (1806) p. 52 tab. 32.
Siphonanthus volubilis Hiern Cat. Welw. Afr. PL I (1900) p. 842).
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2367, 2788 et L. Gentil, s. n.);
Sanda, 1903 (leg. Oddon, coll. J. Gillet, s. n.) ; Moanda, juin 1903 (J. Gillet,
n. 3196).
Clerodendron splendens G. Don in Edinb. Phil. Journal XI (1824) p. 349.
Siphonanthus splendens (Don) Hiern Cat. Welw. Afr. PL I (1900) p. 841.
Sanda, 1904 (leg. R. F. Oddon, coll. J. Gillet, n. 3306) ; Borna, 1898 (Schimper).
311
STACHYTARPHETA Vahl.
Stachytarpheta angustifolia Vahl Enum. pl. I (1804) p. 205.
Valenanoides jamaicensis O. Kuntze Rev. gen. pl. II (1891) p. 509 ; Hiern Cat. Welw Afr
Pl. I p. 830.
Entre Léopoldyille et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, s. n.).
LABIATACEAE
LEONITIS Pers.
Leonitis nepetifolia (L.) Ait. Hort. Kew. ed. 2, III (1811) p. 409; Hiern Cat. Welw.
Afr. Pl. I p- 879 ; Gürke in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C. p. 343.
Banza-Putu, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 9).
Obs. — Nom indigène : « Massonga-songa ».
HYPTIS Jacq.
Hyptis brevipes var. elongata De Wild. et Th. Dur. ; vide supra p. 73.
Kisantu-Makela, octobre 1903 (J. Gillet, n. 3464).
Hyptis pectinata (L.) Poit. in Ann. Mus. Paris VII (1806) p. 474 tab. 30; Gürke
in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 344.
Mesosphaerum pectinatum O. Kuntze Rev, gen, pl. II (1891) p. 526; Hiern Cat. Welw. Afr.
Pl. I p. 872.
Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3172).
ANISOCHILUS Wall.
Anisochilus africanus Baker ex Scott-Elliot in Journ. Linn. Soc. (1894) p. 45.
Anisocliilus Engleri Briq. in Engler Bot. Jahrb. XIX (1894) p. 190.
Région de Lumene, juillet 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3290) ;
Bas Congo, 1902 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2232).
HOSLUNDIA Vahl.
Hoslundia verticillata Vahl Enum. Pl. I (1804) p. 213 ; Hiern Cat. Welw. Afr.
Pl. I p. 860.
Borna, septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper) ; Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3165).
312
ALVESIA Welw.
Alvesia rosmarinifolia Welw. ; vide supra p. 73.
Sadi (Inkissi), 10 août 1902 (Mission Cabra-Miehel, n. 17); Entre Tumba-Mani
et Popokabaka, 1902 (Mission Cabra-Miehel, n. 17bis) ; Environs de Lula-Lumene,
juillet 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3294); Sanda, 1903 (leg. Oddon,
coll. J. Gillet, n. 3329).
OCIMUM Benth.
Ocimum canum Sims in Bot. Mag. (1825) tab. 2452 ; Gürke in Engler Pflanzenw.
Ost-Afr. G p. 349.
Route de Tumba-Mani à Tumba, octobre 1902 (Mission Cabra-Miehel, n. 74).
ACROCEPHALUS Benth.
Acrocephalus Masuianus Briq. in Th. Dur: et De Wild. Mat. Fl. Congo II (1898)
p. 35.
Région du Lula-Lumele, février 1903 (leg. R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3039).
ACANTHACEAE
GILLETIELLA De Wild.
G-illetiella congolana De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo VIII (1898) p. 20.
Kimuenza, mars 1903 (J. Gillet, n. 2055); Environs de Sanda, novembre 1903
(leg. Oddon, J. Gillet, n. 3539).
Obs. — Les échantillons de Sanda possèdent des feuilles de 22 à 24 cm. de long et de 13 à
17 cm. de large.
THOMANDERSIA Baill.
Thomandersia Butayei De Wild. nov. sp
Arbuste à rameaux courtement tomenteux, devenant glabres, à écorce brunâtre
luisante. Feuilles ovales-elliptiques, acuminées au sommet, à acumen obtus, émar-
313
giné, arrondies-cunéiformes à la base, subcoriaces, assez mates sur les deux faces,
glabres sur la face supérieure sauf sur les nervures en creux, éparsement velues
sui la face inférieure, surtout sur les nervures et à l’aisselle des nervures où les
poils forment une acarodomatie très développée ; feuilles plus ou moins inégales dans
la paire, assez longuement pétiolées, à pétiole coürtement tomenteux, atteignant
13 mm. de long. Limbe de 2-4,5 cm. de long et 12-26 mm. de large. Rameaux
supérieurs dichotomes. Racèmes simples terminaux, de 5-10 cm. de long. Fleurs
rapprochées, opposées, formant des épis denses, à bractées basilaires, aiguës de 1 mm.
environ de long, pédicelle tomenteux de 2 mm. environ de long, plus ou moins
accrescent après l’anthèse; calice de 2 mm. environ de long, à 5 lobes triangulaires,
subaigus, ciliés, accrescents. Corolle à tube subgilbbeux à la base, subcylindrique,
de 6 mm. environ de long, subglabrescent extérieurement, d’un brun-rougeâtre à l’état
sec ; limbe bilabié, lobe postérieur légèrement bilobé, lobe antérieur trilobulé, forte-
ment velu. Ovaire glabre. Fruit non mûr? de 1 cm. environ de long et 7 mm.
de large.
Entre Kisantu et le Kwango, septembre 1900 (R. P. JButaye, coll. J. Gillet, n, 1480).
Obs. — Par la forme et la grandeur des fleurs, par .la glabréité de l’ovaire, cette espèce se
rapproche du T. Hensii dont elle diffère par la forme et la grandeur des fleurs; tandis que chez
le T. Hensii les feuilles sont brusquement atténuées en un acumen plus ou moins étroit ; chez le
T. Butayei elles le sont insensiblement et en outre l’acumen est nettement émarginé au sommet. Le
T. Laurentii De Wild. se différencie, lui, très nettement du T. Butayei par la villosité de l’ovaire
et ses feuilles à acumen non émarginé.
Thomandersia congolana De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo (1899; p. 30.
Bas Congo, 1897 (Capt. Cabra, n. 35.
Thomandersia Hensii De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo IV (1899) p. 31.
Bangala, mai 1891 (F. Demeuse, n. 303).
Thomandersia Laurentii De Wild. Mission Ém. Laurent (1905) p. 180; tab. nostr.
XLIX.
Chenal, 23 octobre 1903 (Ém. et L. Laurent).
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXIX
Fig. 1. — Rameau avec feuilles et fleurs, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Fleur, grossie 4,5 fois.
314
THUNBERGIA L. f.
Thunbergia Vogeliana Benth. in Hook, Niger Fl. (1844) p. 476 ; Burhill in This-
Dyer Fl. trop. Afr. V p. 10.
Environs de Léopoldvilie, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2656).
NELSONIA R. Br.
Nelsonia brunelloides O. Kunze Rev. gen. II (1891) p. 493; Lindau in Engler Pflan-
zenw. Ost-Afr. C p. 365.
Nelsonia campestris R. Br. Prod. (1810) p. 481 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 805.
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3380).
BRILLANTAISIA Pal. Beauv.
Brillantaisia alata Anders. ex Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1875) p. 125 tab. 124;
Lindau in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 366.
Brillantaisia patula Anders. in Journ. Linn. Soc. VII (1863); BurkiU in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. V p. 41; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 807.
Sicia, 8 octobre 1890 (F. Demeuse, n. 23).
HYGROPHILA R. Br.
Hygrophila Gilletii De Wild., sp. nov.
Tiges dressées de plus de 50 cm. de haut, glabres, quadrangulaires dans leur partie
supérieure. Feuilles lancéolées, entières, rétrécies à la base, subaiguës au sommet,
glabres sur les deux faces, de 3-9 cm. de long et 0,8-2 cm. de large. Fleurs dis-
posées en cymes dicbotomes opposées, naissant aux nœuds formant par leur ensemble
une longue panicule lâche; cymes dichotomes à 5-10 fleurs, à pédicelles courtement
velus-glanduleux. Calice glanduleux pubescent, de 12-15 mm. de long, à lobes
linéaires-subulés, de 8-10 mm. environ de long. Corolle bilabiée, de 3 cm. environ de long;
lèvre supérieure glabre, légèrement bilobée au sommet, de 15 mm. environ de long
et de 6 mm. de large, lèvre inférieure légèrement trilobée environ aussi longue et
de 1 cm. de large, munie de poils allongés, épars sur la face interne. Étamines au
nombre de 4, didynames, à filet plus ou moins aplati vers la base, glabre. Pollen
typique. Ovaire glabre, capsule de 2,3 cm. environ de long, terminée au sommet par
la base persistante du style; ovules nombreux, graines aplaties, à bord membraneux
(non mûres).
Environs de Léopoldvilie, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2703).
Obs. Cette espèce appartient par la forme de son pollen et par le nombre de ses étamines
au genre Hygrophila. Dans ce genre elle appartient au sous-genre Nomaphïla (cf. Burkill in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. Y, p. 31) et par ses fleurs grandes de plus de 24 mm. de long elle se
rapproche du H. gigccs Burkill, que l’auteur considère comme voisin si pas identique au Brillantaisia
didynamci Lindau, dont le Jardin botanique de Bruxelles possède l’échantillon authentique en tous
cas très différent de la plante que nous décrivons ici. Le H. Gilletii se différencie déjà du H. gigccs
par la glabréité de ses tiges et de ses feuilles, par ses fleurs en cymes plus fournies.
Par la forme de la corolle cette espèce rappelle davantage les Brillantaisia , qui comme elle
ont les lobes peu divisés, mais les 4 étamines bien développées ne peuvent faire ranger la plante
nouvelle dans Ce genre qui n’en possède que deux, les deux autres réduites plus ou moins fortement
à l’état de staminodes.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE L
Fig. 1. — Tige florifère, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Extrémité de la tige florifère, grandeur naturelle.
Fig. 3. — Calice fendu et étalé, grossi 3 fois.
Fig. 4. — Galice, ovaire et style, grossis 3 fois.
Fig. 5. — Corolle fendue et étalée, grossie 3 fois.
MELLERâ S. Moore.
Mellera Briartii De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl. Congo
VI (1899) p. 40.
Moero, 1900 (Ct. Verdjck).
Mellera lobulata S. Moore in Journ. Bot. (1879) p. 225 tab. 203; C. B. Clarke in
This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 50 ; Lindau in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 367.
Vallée du Lunkesi, juin 1891 et Vallée du Bulechi, juillet 1891 (Capt. Descamps).
PHAYLOPSIS Willd.
Phaylopsis obliqua 8. Moore in Journ. bot, (1880) p. 229; C. B . Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. V p. 86.
Micranthus obliquus O. Kuntze Rev. gen. pl. II (1891) p. 493; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I
p. 811.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 971); Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2166).
Phaylopsis longifolia Thoms. in Speke Journ. App. (1863) p. 643; C. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 84.
Environs de Kisantu 1900 (J. Gillet, n. 827 et 949).
MICRANTHUS Wendl.
Micranthus Hensii Lindau in Engler Bot. Jahrb. XXII (1895) p. 114.
Kisantu, juillet 1900 (J. Gillet, n. 1024 et 1219).
316
DYSCHORISTE Nees.
Dyschoriste trichocalyx [Oliv.) Lind. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C (1895) p. 867 ;
C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 75.
Calophanes trichocalyx Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1875) p. 126 tab. 126.
Karëma (Tanganika) (Cpt. Storms).
BUTAYEA De Wild.
Butayeâ congolana De Wild. Étud. Fl. Katanga (1903) p. 150.
Entre Kisantu et Popocabaca, 1902 (R. P. Pufaye, coll. J. Gillet, n. 2297).
WHITFIELDIA Hook.
Whitfleldia G-illetii De Wild. nov. sp.
Glabre dans toutes ses parties sauf sur le calice qui possède de petits poils
courts et glanduleux. Feuilles de 7 à 21 cm. de long et 2,2-7 cm. de large, lon-
guement cunéiformes à la base, rétrécies en un pétiole grêle plus ou moins allongé,
et plus ou moins ailé par la décurrence du limbe, acuminées, aiguës au sommet ;
pétiole atteignant 2 cm. de long. Panicule terminale, pauciflore à 4-6 fleurs solitaires
à l’extrémité d’un pédicelle atteignant 12 mm. de long, muni à la base d’une bractée
linéaire-sétacée d’environ 1 mm. de long et au sommet de deux bractéoles, de 15 mm.
environ de long, décurrentes légèrement le long du pétiole, largement elliptiques,
subobtuses, d’un jaune verdâtre pâle à l’état sec, de 12-13 mm. de diamètre. Calice
ne dépassant guère les deux bractéoles qui l’entourent, à sépales, libres presque jusqu’à
la base, oblongs, obtus, munis de quelques poils courts, glanduleux, épars. Corolle à
tube de 18 mm. de long, renflé presque dès 1a. base, glabre extérieurement, velu inté-
rieurement sur toute la surface, mais surtout au niveau du rétrécissement du tube ;
corolle jaunâtre, striée et ponctuée de violet; lobes triangulaires de 4 mm. environ
de long, subobtus. Ovaire velu.
Environs de Léopoldville, «oût 1902 ((J. Gillet, s. n.).
Obs. — Ce Whitfleldia que nous dédions à son collecteur, appartient, d’après la clef analytique
proposée par M. C. B. Clarke dans la Flora of tropical Africa V p. 65, au groupe des 4 espèces
W. lateralis Hook., Preussii (Lind. J C. B. Clarke, Brazzaei (Baill.) C. B. Clarke et Stuhlmannii
(Lind.) C. B. Clarke caractérisées par la partie linéaire du tube de la corolle très courte. Notre espèce
se rapproche surtout du W. Brazzaei par ses bractéoles courtes et glabres, elles se différencie par ses
feuilles plus développées; chez le W. Brazzaei les feuilles atteignent au maximum 9,5 cm. de long et
2,5 cm. de large, c est-à-dire environ 4 fois plus longues que larges et rappelant par leur forme celles
du saule; dans le type nouveau, le rapport entre la largeur et la longueur est d’environ 3 seulement.
317
Whitfieldia elongata (Pal. Beauv.) De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild.
Mat. Fl. Congo IV (1899) p. 83.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2826 et L. Gentil s. n.); Bas-
Congo, 1901 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2242).
Whitfieldia sylvatica De Wild. nov. sp.
Arbuste glabre dans toutes ses parties, sauf sur le calice, qui possède de petits
poils courts et glanduleux. Feuilles de 9-23 cm. de long et de 3-6,5 cm. de large,
longuement cunéiformes à la base, rétrécies en un pétiole atteignant parfois plus de
2 cm. de long, légèrement ailé par le limbe décurrent, longuement acuminées au som-
met, acumen grêle de 15 mm. de long et 1,5 mm. de large, aigu. Panicule terminale
lâche, atteignant 7 cm. de long, parfois ramifiée; fleurs pédicellées, à pédicelle de
1,5-2, 5 cm. de long, muni à la base d’une bractée linéaire de 2-9 mm. de long et
au sommet de deux bractéoles de 17 mm. environ de long, oblongues, aiguës au
sommet, d’un jaune pâle à l’état sec, de 7-8 mm. de diamètre. Calice dépassant les
bractéoles, à sépales libres presque jusqu’à la base, lancéolés, subaigus, de 18 mm.
environ de long, munis de quelques poils courts, glanduleux, épars. Corolle à tube
de 2,5 cm. de long, partie basilaire cylindrique de 5 mm. environ; corolle glabre
extérieurement et intérieurement sauf au rétrécissement entre le tube cylindrique basi-
laire et l’élargissement, qui est fortement velu, à lobes triangulaires de 5-6 mm. de long.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2195); Environs de Léopoldville, août 1902
(J. Gillet, s. n.).
Obs. — Comme le fait voir la description, cette espèce est voisine de la précédente et par suite
du W. Brctzzaei (Baill.) C. B. Clarke ; elle se différencie par ses feuilles plus grandes que celles du
W. Brazzaei, un peu moins larges que celles du W. Gilletii }; et surtout par ses bractéoles ovales et
non elliptiques, par sa corolle glabre à l’intérieur du tube. Il y a certainement une différence dans la
couleur des fleurs, car à l’état sec celles du W. sylvatica sont d’un jaune brunâtre uniforme, les
nervures se détachant nettement sous forme de lignes, tandis que celles du W. Gilletii sont violacées,
nettement tachetées.
PHYSACANTHUS Benth.
Physacanthus inflatus C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V (1899) p. 57.
Lankesleria batangana (J. Braun et K. Schum.) Lindau in Engler et Prantl Natürl. Pflan-
zenfam. IV, 3 B (1897) p. 111.
Wema (Momboyo), juin 1900 (L. Gentil).
%
BARLERIA L.
Barleria elegans S. Moore in Journ. Bot, (1880) p. 269; C. B. Clarke in This.-
Dyer 'Fl. trop. Afr. V p. 164; ffiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 815.
Bas-Congo, 1903 (J. Gillet, n. 3193).
41
318
Barleria opaca Nees in DC. Prod. regn. veget. XI (1847) p. 230 ; C. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. C p. 163.
Imese (Ubangi), 22 décembre 1903 (Ém. et M. Laurent).
Barleria ventricosa Nees in DC. Prod. regn. veget. XI (1847) p. 230; Lindau in
Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 369; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop.
Afr. V p. 164.
Lovoï, 1891 (Capt. Descamps).
Barleria villosa S. Moore in Journ. Bot. (1880) p. 267; C. B. Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. C p. 164; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 817.
Entre Dembo et le Kwango, octobre 1900 (leg. R. P. Butane, n. 1502) ; Kisantu,
septembre 1900 (J. Gillet, n 1394); Région de Lumene, juillet 1903 (R. P. Plendrickx,
coll. J. Gillet, n. 3288).
SCLEROCHITON Harv.
Sclerochiton Gilletii De Wild. nov. sp.
Plante à tiges subcylindriques, glabres à l’état adulte. Feuilles glabres de 13 à
18 cm. de long, pétiole compris, etj de 4,5-8 cm. de large, cunéiformes à la base,
rétrécies en un pétiole qui peut atteindre 1,5 cm. de long, acuminées au sommet, à
acumen obtus. Épi terminal sessile de 13 à 15 cm. de long et de 4,5 cm. de large,
à rachis courtement mais densément velu. Bractées elliptiques de 20 à 22 mm. de
long et de 8 à 9 mm. de large, aiguës au sommet, glabres sur la face interne, velues
sur le dos, ciliées sur les bords, à nervure médiane plus ou moins carénée, se ter-
minant en mucron. Calice à lobes subégaux, lobe postérieur de 15-16 mm. de long,
plus court que les latéraux et recouvert par ces derniers à la base, aigu au sommet,
velu sur le dos et cilié comme les bractées; lobes latéraux atteignant 17 mm. de
long et 7 mm. de large; lobe antérieur de 15 mm. de long et de 6 mm. de large;
tous présentant une forte nervure basilaire qui se divise et donne 3 nervures prin-
cipales. Corolle fendue profondément, unilabiee, a tube de 1 cm. de long, à lèvre
de 15 mm. de long et 11 mm. environ de diamètre, glabre sur la face supérieure sauf
sur les 5 lobes antérieurs, mesurant environ 3 mm. de long et 1 mm. de large,
velue, soyeuse sur la face externe. Étamines au nombre de 4, à filets plus ou moins
aplatis, à anthères densément, velues, ciliées sur les bords, de 5 mm. environ de long,
filet plus long que le style, glabre, recourbé en crochet au sommet. Capsule non mûre,
plus ou moins stipitée, atteignant 15 mm. de longueur, terminée par une sorte de
mucron qui est la base persistante du style.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2511).
, 0bS',.j Cett® esPece est voisine du Sclerochiton nitidus (Moore) C. B. Clarke (= Pseudoble-
p ans m i a Lmdau), mais elle se différencie très nettement de cette dernière dont nous avons pu voir
des échantillons authentiques, déterminés par M. C. B. Clarke, dans l’herbier de Berlin. La villosité des
lobes calicinaux est tout à fait particulière, elle donne un aspect tout autre à l’inflorescence.
ACANTHUS L.
Acanthus Mayaccanus Büttn . in Verhandl. Bot. Verein Brandenb. XXXII (1890)
p. 37 ; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 108.
— — var. angustifolia De Wild. nov. var.
Feuilles ovales lancéolées, subaiguës au sommet, de 17 à 30 cm. de long, pétiole
compris, et de 4,5 à 7 cm. de large, longuement atténuées à la base; pétiole privé
d’ailes, de 5-7 mm. environ de long; feuilles velues sur les 2 faces, scabres au-dessus,
molles en-dessous. Inflorescences de 9 cm. environ de long, à fleurs un peu plus
courtes que dans le type, à bractées latérales entières, non divisées, ni épineuses,
les autres caractères concordant avec ceux du type.
Environs de Léopoldville, août 1902 (J. Gillet, s. n.).
Acanthus montanus T. Anders . in Journ. Linn. Soc. VII (1863) p. 37; C. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 107; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 813.
Environs de Léopoldville, août 1903 (J. Gillet, s. n.) ; Sanda, 1903 (leg. Oddon,
J. Gillet, n. 3314); Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n.,2548);
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (L. Gentil, s. n.).
Acanthus Villeanus De Wild. Études Fl. Katanga (1903) p. 148.
Entre Kisantu et le Kwango, 1901 (leg. R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2273).
BLEPHARIS Juss.
Rlepharis Buchneri Lindau in Engler Bot. Jahrb. XX (1894) p. 30; C. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop’. Afr. V p. 101 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL p. 813.
— — var. major De Wild. Études Fl. Katanga (1903) p. 146.
Route de Tumba-Mani à Popocabaca, 18 mars 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 64).
320
PSEUDERANTHEMUM Radlk.
Pseuderanthemum nigritianum ( Anders .) Radlk. in Schr. Bayr. Akad. XIII (1883)
p. 286; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 818.
Erantliemum nigritianum T. Anders. in Journ. Linn. Soc. VII (1863) p. 51.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2841bis et 2864; L. Gentil, s. n.);
Sanda, 1903 (leg. Oddon, J. Gillet, n. 3318).
ASYSTASIA Bl.
Asystasla gangetica T. Anders. in Thwaites jEnum. PI. Zeyl. (1864) p. 235 ; Lindau
in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 370.
Asystasia coromandelina Nees in Wall. PI. As. rar. III (1832)' p. 89 ; C. B. Clarke in This,-
Dyer Fl. trop. Afr. C p. 131 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 817.
Environs de Lemfu, 1900 (leg. R. P. Butaye, J. Gillet, n. 1181); Kimuenza,
octobre 1900 (J. Gillet, n. 1707); Environs de Kinanga, 1901 (Oddon, (coll. J. Gillet,
n. 1878); Lomami, 1891 (Capt. Deseamps) ; Savane du Bas-Congo, 1899 (leg. Cabra,
n. 114); Environs de Lemfu, octobre 1903 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet).
NI COTE B A Lindau. •
Nicoteba Betonica (L.) Lindau in Engler Bot. Jahrb. XVIII |( 1893) p. 56 et in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 370.
Justicia Betonica L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 21; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V
p. 184.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2691).
HYPOESTES R. Br.
Hypoestes callicoma S. Moore in Journ. Bot. ; 1880) p. 41.
Hypoestes cancellata Nees in DC. Prod. regn. veget. XI (1847) p. 505; C. B. Clarke in This.-
Dyer Fl. trop. Afr. V p. 246.
Route de Tumba-Mani à Popocabaca, 17 mars 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 20).
Hypoestes mollis T. Anders. in Journ. Linn. Soc. VII (1863) p. 49.
Hypoestes verticillaris R. Br. Prod. (1810) p. 474; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr.
V p. 250; Lindau in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 371; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I
p. 824.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2878); Environs de Léopoldville,
août, 1902 (J. Gillet, s. n.); Moanda, juin 1903 (J. Gillet, n. 3185); Kisantu, août
1900 (J. Gillet, n. 1291).
RHINACANTHUS Nees.
Rhinacanthus parviflorus T. Anders. ex De Wild. et Th. Dur. Mat. Fl Congo IV
(1899) p. 29.
Environs de Léopoldville, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2885).
Rhinacanthus Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. Fl.
Congo IV (1899) p. 28.
Obs. — M. C. B. Clarke dans le volume Y de la » Flora of tropical Africa « n’admet point cette
espèce, qu’il rapporte au R. communis Nees, nous la considérons cependant comme assez distincte
de cette plante ; c’est la raison pour laquelle nous en avons fait reproduire les figures que nous avions
en portefeuille.
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE LXVIII
Fig. 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton floral, grossi 5 fois.
Fig* 3. Fleur épanouie, grossie 5 fois
Fig. 4. — Corolle fendue et étalée, grossie 8 fois.
Fig. 5. — Étamine, grossie 20 fois environ.
Fig. 6. — Calice fendu et étalé, au centre le disque, l’ovaire et son style.
Fig. 7. — Disque, ovaire et style faiblement grossis.
Fig. 8. — Jeune fruit.
Fig. 9. — Une des valves du fruit, avec 2 graines.
JUSTICIA L.
Justicia tenella T . Anders. in Journ. Linn. Soc. VII (1863) p. 40; C. B. Clarke
in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 187 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 820.
Kisantu, juin 1901 (J. Gillet, n. 2224).
Justicia Karschiana Butin, in Verhandl. Bot. Ver. Brandenb. XXXII (1890) p. 40.
Justicia insularis T. Anders. in Journ. Linn. Soc. Y1I (1863) p. 40; C. B. Clarke in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. Y p. 195; Lindau in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 373.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 582).
Justicia G-arekeana Büttn. in Verhandl. Bot. Ver. Brandenb. XXXII (1890) p. 38.
Rungia grandis T. Anders. in Journ. Linn. Soc. Y1I (1863) p. 46; C. B. Clarke in This.-Dyer
Fl. trop. Afr. V p. 253.
322
Entre Léopoldyille et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillet, n, 2571); Kisantu, 1900
(J. Gillet, n. 1165). ^ , ;
Justicia Paxiana Lindau in Engler Bot. Jahrb. XX (1895) p. 63.
Rungia Paxiana C. B . Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. Y (1900) p. 253.
Entre Léopoldville et Mombazi, juillet 1902 (J. Gillêt, n. 2581).
SOLÀNACEAE
PHYSAUS L.
Pliysalis aequata Jacq. ex Nees in Linnaea VI (1831) p. 470.
Luvituku, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 73).
j
SOLANUM L.
Solanum Melongena L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 156; Hiern Cat. Welw. Afr. PI I
p. 748.
Région de Senano, 29 mai 1904 (É. Lescrauwaet).
Solanum Welwitschii Wright in Kew Bull. (1894) p, 126; Hiern Cat. -Welw. Afr.
PL I p. 747.
Région du Kwango (leg. De Brauwer, coll. J. Gillet, n. 3601).
lîl (1X0X1 A O K A E
MARKHAMIA Seem.
Markhamia tomentosa K. Schum. in Engler et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 4
(1894) p. 242 ; Hiern Cat. Welw, Afr,: Pl. I p. 791.
Environs de Kisantu (J. Gillet, n. 2234)
SPATHODEA P. BeauV.
Spathodea campanulata P. Beauv. Fl. d’Oware I (1815) p. 47 tab. 27 ; Hiern Cat.
Welw. Afr. Pl. I' p. 791.
Entre Dembo et Kisantu, octobre 1900 (leg. R. P. Butaye, J. Gillet, s. n.).
323
Spathodea nilotica Seern. Journ. of Bot. III (1865) p. 333 ; K. Schum. in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 363.
Route de Tumba-Mani à Popocabaca, 22 avril 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 11).
KIGELIA DC.
Kigelia africana (Lam.) Benth. in Hook. Niger Fl. (1844) p. 463.
Environs de Kisantu, 1903 (J.' Gillet, n. 3384).
PEDALIACEAE
SESAMUM L.
Sesamum radiatum Schum. et Thonn. Beskr. Guin. PI. II (1827) p. 56; Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 365.
Bas Congo, 1901 (J. Gillet, s. n.).
■Sesamum angustifolium (Oliv.) Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C (1893) p. 365.
Sesamum calycinum Wehc. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 52; lliern Cat. Welw. Afr.
PL I p. 797.
Lusambo, 1892 (Jos. Duchêne).
Sesamum indicum L. Sp. pl. ed, I (1753) p. 634; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 365.
Sesamum orientale L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 634 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 797.
Luvituku, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 29).
Sesamum macranthum ^Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1875) p. 131 tab. 84.
Sesamum angolense Welw. Apontam. (1859) p. 588 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 797.
Pueto (Moero), 1894 (Chargeois) ; Vallée du Webai (Uele) février 1891.
RUBIACEAE
LEPTACTINIA Hook. f.
Leptaetinia Leopoldi II Butin. ; vide supra p. 200.
B an gai a, 20 juin 1888 (F. Hens, sér. C, n. 110).
324
CUCURBITACEAE
COGNIAUXIA Baill.
Cogniauxia podolaena Baill. in Bull. Soc. Linn. Paris I (1884) p. 432.
Région de Luano, mai 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 37); Environs de Tumba-
Mani, 26 août 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 35).
PEPONIA Naud.
Peponia bracteata Cogn. \ vide supra p. 210.
Environs de Dima, rive gauche du Kasai, mai 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 8).
CUCURBITA L.
Gucurbita maxima Duch. in Lam. Encycl. méth. Bot. II (1786) p. 151 ; Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 399; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 401.
Haut-Aruwimi et Basoko (1904).
Obs. — Noms indigènes : Enzanbi (Haut-Aruwimi) ; Eloke (Basoko). Le fruit de cette plante,
très recherché par le noir, est de la grosseur du melon et se consomme cuit.
COMPOSITACEAE
GYNURA Cass.
Gynura cernua ( L .) Benth. in Hook. Niger Fl. (1814) p. 437; O. Hoffm. in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 416.
Crassocephalum cernuum Moench Meth. PI. (1794) p. 516; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 593.
Luvituku, 1891 (F. Demeuse, n. 673); Maidis, 1901 (leg. Oddon, coll. J. Gillet,
n. 1881); Haut plateau du Kivu 1899 (Capt. Hecq) ; Route de Kikwite à Booba,
20 août 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 146) ; Région de Lula-Lumene, février-mars 1903
leg. (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3058).
— — var. coerulea (. Hoffm .) De Wild. Études Fl. Katanga (1903) p. 186.
Crassocephalum cernuum var. caeruleum Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I (1898) p. 594.
Entre Kikwite et Booba, 20 août 1903 (Éd. Lescrauwaet, n. 147).
325
VERNONIA Schreb.
Vernonia acrocephala Klatt in Annal. Natürh. Iiofmus. Wien VII (1892) p. 100.
Kausomme, 21 août 1903 (Ed. Lescrauwaet, n. 163).
Vernonia auriculifera Hiern Cat. Welw. Afr. PL I (1898) p. 539.
— — var. auriculis deficientibus O Hoffm. in Herb. Brux.
Kisantu, août 1900 (J. Gillet, n. 1286).
Vernonia cinerea (L.) Less. in Linnaea IV (1829) p. 291 ; Oliv. et Hiern in Oliv.
Fl. trop. Afr. III p. 275; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 521; O. Hoffm. in
Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 405.
Borna, 1898 (A.-F.-W. Schimper).
Vernonia conferta Welw. ; vide supra p. 210.
Région de Lumene, juillet 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, s. n.).
Vernonia gerberaeformis Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) p. 285.
Région de Lumene, juillet 1903 (R. P. Hendrickx, coll. J. Gillet, n. 3284
et 3289).
Vernonia natalensis Sch.-Bip. ex Walp. Rep. Bot. Syst. II, suppl. I (1843) p. 947 ;
Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 277 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I
p. 522 ; O. Hoffm. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 405.
Région de Luano, mai 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 40).
Vernonia Poskeana Vatke et Hildebrandt in Oester. Bot. Zeitschrift XXV (1875)
p. 324; Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 274; Hiern Cat. Welw.
Afr. PL I p. 593; O. Hoffm. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 404.
Route de Tumba-Mani à Popokabaka, 27 avril 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 22).
Vernonia potamophila Klatt ; vide supra p. 211.
Mont Bangu, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 77); Entre Kisantu et le Kwango, 1904
(R. P. Butaye, coll. J. Gillet, s. n.).
42
326
Vernonia senegalensis Less. in Linnaea IV (1829) p. 265; Oliv. et Hiern in Oliver
Fl. trop. Afr. III p. 283; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 528; O. Hoffm. in
Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 405.
Banza Putu, décembre 1890 (F. Demeuse, n. 25); Environs de Borna, août 1903
(L. Pynaert).
Obs. — Cette plante est considérée comme possédant des propriétés astringentes.
Vernonia ulophylla O. Hoffm. in Bull. Soc. Broter. XIII (1896) p. 13.
Vallée de la Djuma, 1902 (L. Gentil, s. n.).
J
Vernonia undulata Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr, III (1877) p. 276; Hiern
Gat. Welw. Afr. PL I p. 521.
Cataractes, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 93».
Vernonia violacea Klatt in Ann. Nat. Hofmus. Wien VII (1892) p. 99; O. Hoffm.
in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 404.
Borna, septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper).
HERDERIA Cass.
Herderia stellulifera Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 425; Oliver et Hiern in
Oliv. FL trop. Afr. III p. 298; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 540.
Environs de Léopoldville, juillet et août 1902 (J. Gillet, n. 2561).
AGERATUM L.
Agératum conyzoides L. Sp. pi. ed. (1753) p. 839; Oliv. et Hiern in Oliv. FL
trop. Afr. III p. 300; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 542; O. Hoffm. in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 406.
Luvituku, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 87)
EUPAT0R1UM L.
Eupatorium africanum Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) p. 301 ; Hiern
Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 542 ; O. Hoffm. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 406.
Kimuenza, mai 1901 (J. Gillet, n. 2117),
3i7
MIKANIA Willd.
Mikania scandeus (L.) WiUd.- vide supra p. 211
Sanda 1903 (leg. Oddon, J. Gillet, n. 3338)
GRANGEA A dans.
Grangea maderaspatana (L.) Pair. Encycl. Suppl. II (1811) p. 825; Oliv. et Hiern
m Oliv . b 1. trop. Afr. III p. 304; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 545; 0. Hoffm.
in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 406.
Sicia, octobre 1890 (F. Demeuse, n. 32).
CONYZA Less.
Conyza aegyptiaca (L.) Ait . Hort. Kew. ed. 1, III (1789) p. 183; Oliv . et Hiern
in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 551 ; O. Hoffm. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr C
p. 407.
Marsea aegyptiaca (L.) Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I (1890) p. 550.
Kisantu, 1899 et 1900 (J. Gillet, n. 209 et 806); Kisantu-Makele; octobre 1903
(leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 3455).
LAGGERA Sch. Bip.
Laggera brevipes Oliv. et Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) p. 327; Hiern
Cat. Welw. Afr. PI. I p. 557 ; O. Hoffm. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 408
Environs de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3344); Environs de Léopoldville, 1902
(J. Gillet, n. 2664).
GNAPHALIUM L.
s
Gnaphalium luteo-album L. Sp. pi. ed. I (1753) p. 851; Oliv. et Hiern Fl. trop.
Afr. III p. 343; Hiern Cat, Welw. Afr. PI. I p. 559; O. Hoffm. in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 409.
Kisantu-Makela, octobre 1902 (leg. Van Houtte, coll. J. Gillet, n. 5472) ; Lemfu,
1901 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 2264); Plateau du Kivu 1899 (Capt. Hecq).
328
HELICHRYSUM Gaertn.
Helichrysum Mechowianum Klatt in Ann. Hofmus. Wien VII (1892) p. 101 ; Hiern
Cat. Welw. Afr. PL I p’ 563 (Elichrysum).
Kinkanda, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 71).
IN EL A L.
Inula Klingii O. Hoffm. in Engler Bot. Jahrb. XXIV (1898) p. 472.
Luvitnku, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 86).
ECLIPTA L.
Eclipta alba (L.) Hassk. PI Jav. rar. (1848) p. 528; Oliv. et Eiern in Oliv. Fl.
trop. Afr. III p. 373; O. Kuntze Rev. Gen. PI. I (1891) p. 334; O. Hoffm .
in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 412.
Eclipta erecta L. Mant. PL II (1771) p. 286 ; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 575.
Environs de Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2616).
ASPILIA Thon.
Aspilia Kotschii Benth . et Hook. ex Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1873) p. 98;
Oliv. et Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 381 ; Hiern Cat. Welw. Afr.
PI. I p. 579; O. Hoffm. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 413.
Route de Tumba-Mani à Popokabaka, mars 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 3);
Région de Luanu, 30 mai 1904 ^Éd. Lescrauwaet, n. 33); Kisantu, 1899 et 1900
(J. Gillet, n. 326 et 678).
MELANTLIERA Rohr.
Melanthera Brownei Sch.-Bip. in Flora (1844) p. 673; Oliv. et Hiern in Oliv. Fl.
trop. Afr. III p. 382; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 579; O. Hoffm. in Engler
Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 414.
Entre Léopoldville et Mombasi, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2601).
SPILANTHES Jacq.
Spilanthes Acmella L. Syst. veget. ed. Murray (1774) p. 610 Oliv. et Hiern in
Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 389 ; O. Hoffm. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 414.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 372).
329
BIDENS L.
Bidens pilosa L. ; vide supra p. 211.
Konza, janvier 1891 (F. Demeuse, n. 15).
SENECIO L.
Senecio congolensis De Wilcl. ; vide supra p. 86.
Kimbata près de Dembo, septembre 1903 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3350).
EMILIA Cass.
Emilia graminea DC. Prodr. regn. veget. VI (1837) p. 303.
Vallée de la Djuma, juillet 1902 (J. Gillet, n. 2805 et L. Gentil, s. n.) ; Envi-
rons de Kisantu, 1903 (J. Gillet, n. 3519).
Emilia sagittata (Vahl) DC. Prod. regn. veget. VI (1837) p. 302; Oliver et Hiern
in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 595; O. Hoffm. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C
p. 416.
Emilia flammea Cass, in Dict. Sc. nat. XIV (1819) p. 406; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 595.
Kisantu 1903 (J. Gillet, n. 553); Malele, 12 novembre 1903 (J. Gillet, s. n.);
Luvituku, 6 janvier 1891 (F. Demeuse, n. 68); Entre Tumba-Mani et Popocabaca,
mars 1902 (Mission Cabra-Michel n. 24).
PLEIOTAXIS Steetz.
Pleiotaxis pulcherrima Steetz ; vide supra p. 212.
Plateau de Kimbele, septembre 1902 (Mission Cabra-Michel, n. 49).
Pleiotaxis rugosa O. Hoffrn. in Engler Bot. Jahrb. XV (1893) p. 183 ; Hiern Cat.
Welw. Afr. PI. I p. 610.
Entre Kisantu et le Kwango, 1904 (R. P. Butaye, coll. J. Gillet, n. 3726).
LACTUCA L.
Eactuca taraxacifolia Schum. et Thonn. Beskr. Guin. PL (1827) p. 350 ; Oliv. et
Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 451.
Borna, septembre 1898 (A.-F.-W. Schimper).
tfl
TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS DES ESPÈCES SIGNALÉES
(Les synonymes sont imprimés en italique.)
332
Page.
Amphiblemma Wildemanianum Cogn. . . 300
Ancistrochilus Thomsonianüs ( Reichb . f.)
Rolfe . . 234
— var. Gentilii
DeWild. 117,234
Andrôpogon Sorghum (L.) Brot
_ — var.halepensisÆTac^. 94
— squarrosusL./1.
— var. genuinum Hack. 11
Aneilema aequinoctial q Kunth .... 101
— beniniense Kunth 223
— sinicum Lindl. ..... 15,223
— ovato-oblongum Pal. Beauv. . 223
Angiopteris crassipes Wall 8
Angraecum Althoffli Kraenzl 24
biloboides De Wild. . . 109
bilobum Lindl 24
— Chailluanum Hook. f. . . . 117
— Gentilii De Wild 109
— imbricatum Lindl 109
— lepidotum Reichb 109
gpl Lujaei De Wild 109
— zigzag De Wild 109
Angylocalyx Scliumannianus Harms . . 131
— Vermeuleni De Wild. ... 251
Anisochilus africanus Baker 311
Engleri Briq 311
Anona senegalensis P ers 243
— — var. cuneata Oliv. . . 243
Ansellia- africana Lindl 113
Antliocleista Baertsiana De Wild. et Th.
Dur 198
— squamata De Wild et Th.
Dur 198
Antliolyza labiata Pax 15, 106
Anubias Haullevilleana De Wild. ... 13
Artanema sesamoides Bentli 73
Arundo Pliragmites L . 12
Asclepias affinis De Wild . 181
— Buchwaldii (Schlecht. et Schum.)
Nob 185
— — var. angustifolia De
Wild 185
— Cabrae De Wild 185,304
— congolensis De Wild 186
— Dewevrei De Wild 186
— erecta De Wild 187
— katangensis De Wild. . . . 187
— VerdikiiZte Wild 305
— macrantlia Hochst 189
— Schumanniana Hiern .... 188
semiamplectens Hiern .... 184
Yerdickii De Wild 188
— protea Welw 217
Page.
Asparagus africanus Lour . 104
— drepanophyllus Welw. . . 229
Aspidium gongylodes Sch 5
Aspilia Kotschii Benth. et Hook. . . . . 328
Asparagus Lecardi De Wild. . ... 17
Asplénium anisophyllum Kunze .... 4
— crenato-serratum J.É.Bommer. 4
Dregeanum Kunze 214
emarginatum Pal. Beauv. . . 214
formosum Willd 92
dimidiatum Sw 214
— Laurentii J. É. Bomm. . . 91, 214
macrophyllum Sw 5
marginatum Pal. Beauv. . , 4
praemorsum Sw 592
— resectum Sw 5
Sandersonii Hook 5
— serratum L 215
sinuatum Pal. Beauv. ... 5
Asystasia coromandelina Nees .... 320
gangetiea Anders 320
Aulacocalyx jasminiflora Hook. f. ... 82
Azolla africana Desv 8
— pinn ata var, africana (Desv.) Baker. 8
Bacopa calycina [Benth.) Engler . ... 73
Baikiaea insignis Benth. 254
— minor Oliv. ....... 254
Baissea gracillima (K. Schum.) Hua. . . 303
Baphia angolensis Welw 255
— crassifolia Harms 131
— pubescens Hook 255
— Vermeuleni De Wild. .... 255
Barleria elegans Moore ........ 317
— opaca Nees . 318
— ventrico;sa Nees 318
— villosa Moore 318
Barteria nigritana Hook 169
— — var uniflora De Wild. et
Th. Dur 169
Bandeiraea tenuifolia Benth. . . 130
Bauhinia reticulata DC. ...... 253
— tomentosa L 130, 253
Bégonia Gentilii De Wild 294
— Poggei Warb. 170
Berlinia acuminata Sol. ... . . 129,251
— var. pubescens DeWild. 129
Bidens pilosa L 211, 329
Bixa orellana L 63, 293
Blepharis Buchneri var. major De Wild. . 319
Boerhaavia diffusa L 121, 240
— plombaginea Cav 121, 241
— repens L 121
334
Page.
Cyperus angolensis Boeck 217
— articulatus L. . 217
— bulbosus Vahl 217
Cyperus Buetineri Boeck 218
compactus Lam 217
diffus us Vahl 2 18
— var. angustifolius Clarke . 218
— elegans G. Mann 2 18
— esculentus L 218
— fertilis Boeck. . g-18
— fiabelliformis Rottb 218
— immensus Clarke 218
— pratensis Boeck • 218
var. laxa U arke . . . 218
— tenax Boeck 219
— Zollingeri Steud 219
— umbellatus Clarke 219
Cyrtosperma senegalense Engler .... 222
Daemia extensa R. Br 190
Dalbergia florifera De Wild. . . . . 146
— — var. obscuraZte Wild. . 146.
Gentilii De Wild 147
— - Gilletii De Wild. 265
glaucescens De Wild 147
kisantuensis De Wild. et Th. et
Dur 148
macrosperma Welw. .... 265
— var longipedicellata
De Wild. . . . 265
— - Miclieliana De Wild. . . .148, 266
Dalechampia scandens L 278
Dalhousiea africana Moore 131
Davallia elegans Sic. . .....
— var. Vogelii ( H.ook .) . 3, 213
Davallia Vogelii Hook 3
Deguelia hrachyptera Taub 149
— nobilis Taub 149
Derris bracliyptera Baker 149, 267
— congolensis De Wild 149, 267
— nobilis Welw . 149
Desmodium barbatiun Benth 144
dimorphum Welw 144
lasiocarpum DC. . . ; . .145, 263
— mauritianum DC. . . . . • 145, 264
paleaceum Guill. et Perr. . . 145
tenuiflorum Micheli .... 264
trifolium DC. 145, 264
Desmochaeta prostrata DC. ..... '27
Dialium guineense Willd. 254
Dicellandra Barteri Book 200
Diciiapetalum Lujaei De Wild. et Th. Dur. 273
— mombuttense Engler ... 273
Page.
Dichapetalum patenti-hirsutum Rulil. . . 273
Dichrostachys nutans Benth 125
Dicranolepis convalliodora Gilg .... 170
Dictyandra arborescens Welw. . . . 84, 201
Dinophora spenneroides Benth. • . . . 172
Diodia breviseta Benth 85
Dioscorea Beccariana Martelli. .... 229
dumetorum ( Kunth ) Pax . . . 105
minutiflora Engler 105
— prehensilis var. minutiflora
Baker. 105
Thonneri De Wild. et Th. Dur . 106, 230
Dipcadi Thollonianum Hua 16
Diplorrhynchus angolensis Büttner . . . 302
Disa aurantiacaKeichb. 110
— ochrostachya Reichb. fl . . . . 110
Disperis aphylla Krànzl 230
Dissotis Brazzaei Cogn 171,298
— capitata ( Vah l) Hook. .... 171
— decumbens [Pal. Beauv.) Triana . 171
— Gilletii De Wild 298
— Hensii Cogn 171
— incana [E. Me y.) Triana . . . 298
— laevis Hook 299
— lanoeolala Cogn 299
— Lecardi De Wild 19
— phaeo tricha ( Hochst ) Triana . . 299
— Thollonii Cogn 171, 298
Dolichos Hendrickxii De Wild .... 156
Katali De Wild 157
— biflorus L 158
Donax ar illata K. Schum 108
Dorstenia Gilletii De Wild. ..... 26
— kameruniana Engl 119
— psilurus Welw 119
Dracaena Butayei De Wild. .... 16
capitulifera De Wild. et Th. Dur. 226
Gentilii De Wild 228
— Oddonii De Wild. . . . 227
Poggei Engler 229
— thalioides C. Morr 229
— reflexa Lam 103, 226
— — var. nitens( Welw.)Baker. 17
— rubro-aurantiaca De Wild. . . 228
Dregea rubiconda Schum. 195
Drepanocarpus lunatus Meyer 266
Duranta erecla L 309
— Plumieri L 309
Dyschoriste tricliocalyx ( Oliv .) Lind . . . 316
Ecastaphyllum Brownei [Jacq.) P ers. . . 264
Eclipta alba ( L ) Hassk 328
Edwardia lunda Raf 167
Page.
Page.
Egassea laurifolia Pierre 8 L
. — Pierreana De Wild 32
Ehretia longistyla De Wild. et Th. Dur. . 309
Eleocharis capitata R. Br. , 220
Elephantopus scaber L... ... 211
Emilia sagittata (Vahl.) DC. ...... 329
Entàda abyssinfla Steud. . . . . . . 249
— af ricana Guill. et Perr 126
— scandens Benth 126. 249
— sudanica Schum. var. paucifiora De
Wild 126
Eiieephalartos Laurentianus De Wild. . 10
— Lemarinelianus De Wild. et
Th. Dur 9
Eragrostis owariensis Steud. 95
Eremospatha Cabrae (De Wild. zi Th Dur.)
De Wild. ...... 95
— Haullevilleana De Wild. . 96, 221
Eriodendron anfractuosum DC. ... 167
Eriosempfcajanoides Eook. p. . . . 154, 268
— glomeratum ( Hook . f.) . . . . 269
— — f. microphyllaDe Wild. 154
— parvifiorum E. Me y. . . . 154, 269
pulcherrimum Harms . . .154, 269
Erythrina Gilletii De Wild 151
tomentosa R. Br. 268
Erythrophloeum guineense Don .... 127
Erythroxylon coca Lam 50
Euadenia trifolia la Benth. et Hook. . . . 244
Eupatorium africanum Oliv. ..... 326
Evolvulus alsinoides L 198
— — var. strictus Kl. . . 198
Excoecciria Manniana Muell. Arg. . 279
oblongi folia Muell. Arg. . . 279
Eulophia grac'ilis Lindl 114
graciliscapa Schlechter. . . . 234
— guineensis Lindl 25,114
— Ledieni Stein 115
— Leopoldi Krdnzl. . . . . . 235
Lubbersiana Lauu. et De Wild. 114
— Lujaeana Kranzl 114
— lurida Lindl. . . .... 114
— — var. latifolia De Wild. . 114
— pyrophila Schltr 118
— Welwitschii Rolfe . . . . 114, 235
Eulopliidium Ledieni {Stein) De Wild. . . 115
— ynaculatum Pfitz 115
Euphorbiu decumbens Forsk 279
— indica Lam 279
pilulifera L 280
— prostrata Ait 280
— splendens Bgj 280
— üiymifolia L 280
— Verdickii De Wild. . . . 280
Fabricia nummidari aef olia (L.) O.
Kuntze . ... . .
Fadogia Butayei De Wild
— fuclisioides Schioemf • • •
Fagara Gilletii De Wild
— macrophylla Engler
_ — yar. Preussii Engler
Faurea saligna Harv. .
Ficus corylifolia Warb
— kisantuensis Warb. . . ...
— pachypleura Warb. . . • •
— paludicola Warb. . . . .
— purictifera Warb.
— xiphophora Warb
Fimbristylis complanata Link ....
— dichotoma Vahl
— diphylla Vahl
— dipsacea Benth
— ferruginea Vahl
— squ arrosa Vahl
Flabellaria paniculata Car. . . . . . .
Flagellaria indica L
Floscopa af ricana {Pal. lieauv.i G. B. Clarke
— glomerata Hassk. . .
— rivularis Clarke
— — var. minor Clarke.
264
204
205
271
271
271
238
236
236
236
236
22.6
236
216
216
216
217
247
217
270
99
15
224
904
224
Gabunia Gentil ii De Wild. . ,
Gaertnera paniculata Benth . .
Garcinia Gilletii De Wild. .
Genyorchis pumila Schl. .
Geophila involucrata Schio.
renaris De Wild. et Th.
Dur
84,
Gerbera piloselloides Guss
Giganthemum scandens Welw.
Gilletielia congolana De Wild. et Th. Dur
Gleichenia dicliotoma Hook. . . . .
— Hcrmanni R. Br
68
84
61
113
84
209
212
254
312
2
9
linearis (Burm.)
C. B. Clarke
9
Glinus Spergula Steud 26, 121
Gloriosa superba L • 101,224
— virescens Lindl • 224
— simplex L 224
Glycine Gilletii De Wild . . .... 150
— javanica L
— kisantuensis De Wild.
Glypliaea grewioides Hook
Gnaphalium luteo-album L
Gnetum africanum Welw. ...
Gnidia Butayei De Wild
Gomphocarpus Buchiouldii Schlechter
. 151
150, 267
163, 287
. 327
40
170
et
Schum. .
afpnis De Wild.
185
184
Page.
Hybophrynium Braun ianum K. Schum . . 107
Hydrocotyle asiatica L 66
Hydrosme Eichleri Engl ... . . 98
Leopoldiana Mast. . . . 221
Hygrophila Gillettii De Wild. . . . 314
Hymenocardia mollis Dax 275
Hypoestes callï coma Morr. . . ... 820
— cancellala Nees ....... 820
mollis Anders 320
— verticïllaris R. Br 320
Hypolytrum nemorum Pal. Beauv. . . 219
Hyptis brevipes Poil 72
— — var. elongata De Wild. et
Th. Dur 73, 311
— pectinata [L.) Doit 311
— spicigera Loar 73
Indigofera Butayei De Wild 132, 258
— capitata Klotsch 134,258
— congesta Welw 135
congolensis De Wild 135
Dewevrei Micheli 258
erythrogramma Welw. ... 135
erythrogrammoides De Wild. 133
Garckeana Vatke 135
— Gilletii De Wild. et Th. Dur. . 135
— hirsutaZ 135, 258
— moeroensis De Wild 133
— procera Schum. et Thonn. . . 135
— Schimperi Jaub. et Spach . . 135
— trita L -58
— variabilis De Wild 134
Impatiens bicolor Hook. 162
— Irvingii Hook. f. ... 52
Inula Klingii O. Hofjm 328
Iodes af ricana Welw 283
Ionidium enneaspermum Vent 63
Ipomoca aquatica Forsk. ...... 308
— Batatas (L.) Poir 307
— biloba Forsk 308
— cairica Siveet 307
— digitaia L 308
— eriocarpa R. Br 307
— hispida (Yabl) R. et S 307
— involucrata Pal. Beauv. . . . 307
— kentrocarpa Hochst 308
palmata Forsk 307
— paniculata (L.) R. Br. . . . 308
— pes-caprae L.) Roth 308
— reptans (Z/.) Poir 308
Iresine. vermicularis (L.) Moq 27
Ixora odorata Hook. f. 83
— radiata Hiern • 83
338
Page.
Ixora radiata var. latifolia De Wild. . . 83
— Soyauxii Hiern . 208
Jatropha curcas L 278
Jaumea congensis Hoffm 212
Justicia Garckeane Büttn. ■ . 321
— insularis Anders. ...... 321
— Karschiana Büttn 221
— Paxiana Lind 322
— tenella Anders 321
Kigelia africana Benth 199, 323
Kyllinga pumila Michx ....... 219
— nigritana Clarke . . . . . . 219
Lactuca Gilletii De Wild. ...... 86
— longespicata De Wild 87
— taraxaeifolia S. et Th 329
— tricostàta De Wild 88
Lagardsiphon Schweinfurthii Casp. ... 94
Laggera brevipes Oliv.et Hiern ... . 327
Landolphia florida Benth. ...... 67
— — var. leiantha Oliv. . . 67
Klainei Pierre 301
scandens Didr. ...... 67
Thollonii Dewèvre. . . . 68, 301
Lankesteria batangana Lind. 317
Leea guineensis Don 163, 286
Leonitis nepetifolia [L.) Ait .311
Lepistemon owariense Pal.[BeauV.) Hallier 306
LeptacLina Leopoldi II Büttn. . . . . 200,323
— Liebrechtsiana De Wild. et Th.
Dur 79, 2üU
Leptaspis conchifera Hack 95
Leptochloa caerulescens Steud 12
Leucadendron angolense Hiern ,. . . . 238
Lightfootia napiformis DU. 85, 210
Limnanthemum indicum (L.) Griseb. . 67, 301
Limonia Demeusei De Wild. ..... 159
Lacourtiana De Wild 159
— Poggei Engler 160
— var. latialata De Wild. . 160
Liparis guineensis Lindl 111
Lissochilus giganteus Welw 113, 235
— Lindleyanus Reichb /'.... 113
pyrophilus Reichb. f. .... 113
— seleensis De Wild. . . .114, 235
Listrostachys capitata [Lindl.) Reichb. f. . 117
— Chailluana Reichb. f. . . . 117
Dewevrei De Wild. ... 117
— Droogmansiana* De Wild. . 24
Page.
Listrostachys Durandiana Kraenzl. . . . 25
— falcata De Wild 117
— Gentilii De Wild. . . . 117
— Kindtiana De Wild. . . . 118
— linearifolia De Wild. ... 118
— MargaritæZte Wild. . . . 118
— Monteiræ Reichb 235
— pellucida [Lindl. ) Reichb. . 118
— subulata Reichb 118
— vesicata Reichb. f 118
Lobelia Gilletii De Wild 85
Lochnera rosea Reichb 179
Lomariopsis sorbi folia Fée 93
Lonchitis hirsuta B or y ....... 91
Lonchocarpus Dewevrei Micheli. . . . 260
Lonchocarpus Eetveldeanus Micheli . . . 267
— Teuszii Büttner 140
Loranthus Butayei De WTild. ..... 28
— capitatus ( Spreng .) Engler . . 'S37
— — var. latifolius Engler . 29, 237
— crassicaulis Engler 29
— Laurentii Engler . . . . . 237
nigrescensZte Wild. et Th. Dur. 29, 237
— Kimuenzae De Wild. ... 29, 237
— ' ogowensis Engler 237
senegal ensis De Wild 30
Ly copodium cernuum L 93, 216
Lygodium scandens ( L .) Schrad. . . 8, 93, 216
Smithianum Presl 8, 93
Macaranga Gilletii De Wild 276
— angolensis Muell. Arg. . . . 277
— Zenkeri Paoc 277
Macrolobium Dewevrei De Wild. . . . 129
— — f. bijugis De Wild. . 129
— — L trijugis De Wild. 129
— Gilletii De Wild .... 252
— Heudelotii Planch 252
Maerua Aprevaliana De Wild. et Th. Dur. 37
Maesobothrya hirtella Paoc ...... 275
Malachra radiata L 165
Mallotus oppositifolius Geisel.) Muell. Arg . 276
Malouetia africana K. Schum 68
Heudelotii A. DC. . ... 68, 303
Manihot Glaziovii Muell. Arg. .... 278
Manniella Gustavi Reichb. f. 119
— — var picta De Wild. . . 119
Manniophyton fulvum Muell. Arg. ... 276
Manotes pruinosa Gilg 246
Maprounea africana Muell. Arg 279
Maranta genicidata Lam 20
Marsdenia rubicunda N. E. Brown . . 195
Margaretta Yerdickii De Wild. .... 183
339
Page.
Mariscus Sieberianus Nees ...... 220
— umbellatus Vahl 219
Markhamia tomentosa K. Schum. . . 322
Megaclinium congolensis De Wild. . . 21,117
djumaensis De Wild. . . . 116
Gentilii De Wild 23
Gilletii De Wild. . .... 22
— Laurentianum ( Krànzl .) De
• U’ild 22, 117
maximum Lindl 116
minorZte Wild. . . . 116
purpureorachis De Wild. . 116, 235
Meibomia mauriticcna (DC.) O. Kuntze . 264
Melanthera Brownei Sch. hip 328
Melcistoma decumbens P. Beauv. . . . 299
Mellera Briartii De Wild. et Th. Dur. . . 315
— lobulata S. Moore 315
Melochia corchorifolia L 167, 288
Melothria maderaspatana Cogn 209
Memecylon Gilletii De Wild 172
Millenii Gilg. ...... 66
— strychnoides Baker . . . ' . 66
Merremia angustifolia var. ambigus Hall. . 308
convulvulacea Deuust. . . . 309
brederacea Hall 309
— pentaphylla (L.) Hall 309
pterygocaulos {Chois.) Hall. . . 309
Mesanthemum radicans Benth 99
Mesosphaerium pectinatum 0. K.. . . . 311
Micranthus Heusii Lind 315
obliquas O. K 315
Microdesmis puberula Hook. . . 162, 279
Microlepia speluncæ {L.) Moore . . . .3,91
Mikania scandens willd. ..... 327, 211
Millettia breviflora De Wild 136
— Cabrae De Wild 136
— congolensis DeWild. et Th. Dur. 140, 259
— Demeusei De Wild 137
— dubia De Wild. . . . . . . 137
— Duchesnei De Wild 138
-- Gentilii De Wild 138, 258
— Harmsiana De Wild 139
— Laurentii De Wild 259
— Teuszii (Büttn.) De Wild. .140, 260
— Thonningii Baker .... 140, 260
— versicolor Welw 260
Mimosa asperata L 116, 249
— Pigra L L26
Mitracarpum verticil latum Vatke. . . . 209
Modecca lobata Jacq 294
Mohlana latifolia Moq 120
Mollugo Glinus Rich 121
Monodora angolensis Welw 123
— ( 'abrae De Wild 41
Page.
Monodora Durieuxii De Wild 122
Morelia senegalensis Rich. ... . . 201
Morinda citrifolia L . $4
— longiflora G. Don 209
Mostuea Duchesnei De Wild 173
— Gilletii De Wild 174
— Lujae De Wild et Th. Dur. . . 175
— Schumanniana Gilg 175
— Taymansiana De Wild 174
Motandra Lujae De Wild. et Th. Dur. . . 302
Mucuna flagellipes Vog 268
Mussaenda arcuata Poir 76, 199
erythrophylla Schum. et Thon. 200
— elegans Schum. et Thon. . . 200
stenocarpa Hiern .... 76, 200
— tenuiflora Benth 200
Mystacidium congolensis De Wild. ... 118
distichum.(LidZ.) Benth. . . 25
— erythropollinium Th. Dur. et
Schinz 25
— Laurentii De Wdld lis
— xanthopollinium ( Reichb . f.)
Th. Dur. et Schinz . . 25, 118
Napoleona impériales P. Beauv 295
Napoleonaea imperialis P. Beauv. . . 296
Nephrodium athamanticum Hook. ... 5
— patens Desv 5
subquinquefidum Hook. . 5,92,215
— unitum (. L .) R. Br 5
Nephrolepis acuta [Schk.) Presl . . . 213
cordifolia [L.) Presl . . . 213
— filipes Christ 213
Nephthytis Afzelii Schott 13
— liberica N. E. Br. . . . . 13
Neurotheca loeselioides [Benth.) Benth. et
Hook 67, 301
Nicoteba Betoniea (L.) Lind 320
Ochna Buettneri Engl, et Gilg 293
— Gilletiana Gilg. ....... 293
— Hoffmanni-Ottonis Engl 293
— Welwitschii Rolfe 168
Ochthocosmus africanus Hook 158
Ocimum canum Sims 312
Oldenlandia angolensis K. Schum. ... 75
— congensis De Wild. et Th. Dur. 75
— decumbens (. Hochst .) Hiern . 75
— Heynei Oliv. ' 199
— Kimuenzae De Wild. ... 75
Olax macrocalyx Engler. 35
Oleandra articulata Presl 92
340
Page.
Oligogynium liber icum Engler .... 13
Oncoba Demeusei De Wild. et Th. Dur. . 63
— glauca Planch. ....... 64
Ophiocaulon Dewevrei De Wild. et Th. Dur . 294
Oplismenus africanus T al. Beauv. ... 11
Opuntia vulgaris Mill 168
Oryza sativa L 11
Osbeckia congolensis Cogn. . . . . . 171
— Crepiniana Cogn 171
Otomeria dilatata Hiern ... . . . 199
— lanceolata Hiern 76
Ouratea Arnoldiana De Wild. et Th. Dur. . 292
— bracteata GH g 292
— coriacea De Wild et Th. Dur. . 292
— Dewevrei De Wild. et Th. Dur. . 292
— elongata ( Oliv .) Engler .... 293
— laevis De Wild. et Th. Dur. . . 293
— pseudospicata Gilg 292
— subumbellata Gilg 293
Oitroup aria africana Baill. .... 76
Oxyanthus Schumannianus De Wild. et
Th. Dur 81
— unilocularis Hiern .... 81
— speciosus DC . . ... 81
Pacliystela cinerea [Engl.) Pierre ... 173
— — var. cuneata Engl. . . 173
— cuneata Radlk 173
Palisota Pynaertii De Wild 100
— thyrsiflora; Benth 101,122
Panicum coloratum L 94
indutum Steud. . il
— maximum Jacq . 11
— molle Sw 11
Parinarium curatellifolium Planch. . . . 245
Gilletii De Wild 245
— subcordatum Oliv 46
Parkia fllicoidea Welw. ... ... 126
Parkinsonia aculeata L. 131 ? 254
Parmelia cetrata Ach ...... 89
— Hildenbrandii Kr. . . . 89
perlata [L.) Ach. ...... 89
Paropsia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. 64, 169
— — var. condensata De Wild. 64
reticulata Engl 64, 169, 294
Passiflora foetida L 159
Paullinia pinnata L 5^
Pavetta longituba Schum 207
Paxia Deivevrei De Wild 248
Pedicellaria pentaphylla (L.)Schrank 36, 124, 244
Penvaclethra Eetveldeana De Wild. et Th.
Dur 126, 250
— macrophylla Benth. . . . 126
Page.
Pentarrliinum abyssinicum Dec 189
— — — var. angolense
N.-E. Br 189
Pentodon pentander [Schum. et Thonn.)
Yatke 76
Peponia bracteata Cogn. . . . . .210, 324
— var. hirsuta Cogn. . . . 210
Periploca nigrescens Afzel 180, 304
Persea gratissima Gaertn. . . ... . 123
Petersia africana Welw 295
Pergularia africana N. E. Br 195
sanguinolenta N. E. Br. . . . 195
Phaseolus adenanthus Meyer 155
— mungo L . . 155
— lunatus L 268
— vulgaris L . 260
Phaylopsis longifolia Thoms ... . . 315
obliqua S. Moore ..... ,315
Philoxerus vermicularis Sm 27
Phoenix reclinata Jacq 12, 95, 221
Phragmites communis Trin. ..... 12
Phrynium confertum [Benth.) K. Schum. . 108
Phyllanthus moeroensis De Wild. . . . 273
— Yerdickii De Wild 274
fioribundus Muell. Arg. . . 275
pentandrus Schum. et Thonn. . 275
— reticulatus Poir 275
Phylloclinium paradoxum Baill. . . . . 294
Phyllocosmus. africanus Hook 158
Physacanthus inflatus Clarke . . . . . 317
Physalis aequata Jacq . 322
— minima L . 198
Phytolacca stricta Hoffm. . . . . . . 121
Piper guineense Thonn 236
Pithecolobium altissimum ( Hook.f ) Oliv. 125, 248
Platanthera Brachycorythis Schltr. . . 110
Platy cérium angolense Welw 7, 215
elephantotis Schw. . . . . 7
— stemmaria (P. Beauv.) Desv. . 93
Platylepis glandulosa Reich, f..... 20
Platysepalum Yanhouttei De Wild. . . . 260
Plectronia Arnoldiana De Wild. et Th. Dur . 82
brevifolia Engl 204
connata De Wild. et Th. Dur. . 204
— Dewevrei De Wild 203
— Gentilii De Wild. ..... 82
tomentosa Zte Wild. ... 83
Pleiocer as Gilletii Stapf 70
Pleiotaxis pulcherrima Sleetz .... 212, 329
rugosa 0. Hoffm 329
Plumeria alba Ij . . 179
— rubra L 179
Poggea alata Gürke 63
Poinciana regia Boj. 131
O
«>
Polygala arenaria Willd. . .
— acicularis Oliv. . .
— Gomesiana Welw. .
— persicariaefolia DC. .
Polygonuin barbatum L . .
— lanigerum R. Br. .
— serrulatum Lag.
— tomentosum Willd.
Polypodimn irioides Lam. . .
— lycopodioides L. .
Phymatodes L.
propinqiium Wall.
6t
Page.
1G2
273
273
51
238
120
238
238
215
, 215
G, 92
Pteris quadriaurita var. hamulosa Christ
— tripartita Sw. • . . 1 . .
Pierocarpus Cabraæ De Wild. . .
Dekindtianus Harms .
— tinclorius Welw. . . .
Ptychopetalum alliaceum De Wild. .
— nigricans De Wild. .
Puelia Dewevrei De Wild. et Th. Dm
Dupai lappaeea (L.) Hiern . . .
Pupalia lappacea (L.) Juss. . . .
Pycnocoma m'acrophylla Benth. . .
Pycreus Mundtii Ne es
148,
Page.
4, 91
4
48
26G
48
33
34
12
239
239
278
219
44
342
Page.
Rourea viridis Gilg. 248
Rubus pinnatus De Wild 245
Rungia grandis Anders . . 321
— Paxiana Clarke 322
Rutidea hispida Hiern 84
Hier
Sabicea affinis De Wild. . .
— longepetiolata De Wild.
— Gilletii De Wild. . .
Sakersia Lanrentii Cogn. . .
— strigosa Cogn. . . .
Sapium Mannianum ( Muell . Arg
— oblongifolium [Muell. Arg.)
Sarcophry num- Arn oldianum De Wild.
leiogonium K. Sébum.
Satyrium Gilletii De Wild. . . .
Sanseviera eylindrica Boj
Sauvagesia erecta L
Scaphopetalum Dewevrei De Wild.
n
Nob
172,
172,
63,
77
78
78
300
300
279
279
107
108
110
104
168
et
Page.
Solanum melongena L 322
Welwitschii Wright . . . , . 322
Sonclius Schweinfurihii Oliv. . . . . . 212
Sorindeia Kimuenzae De Wild. . . . . 281
— Gilletii De Wild. ..... 281
Spathodea campanulata P. Beauv.. . . . 322
— nilotica Seem 323
Sphaeranthus polycephalus Oliv. et Hiern. 211
Sphenoclea zeylanica Gaertn 210
Spilanthes Acmella L 328
Spirodela polyrrhiza {L.) Scheid . . . 99
Sporobolus barbigerus Franck. . . ... . . 94
Stachytarpheta angustifolia Vahl .... 311
Stathmostelma chironoides K. Schum. . . 305
— Verdickii De Wild. . . . 188
peduneulatum Schum. . . 189
Stenanthera pluriflora De Wild. ... 45, 243
Sterculia Marseillei De Wild 60
Stipularia africana Pal. Beauv. . . . 79,200
Striga Dewevrei De Wild. et Th. Dur. . 74
Strophantus Arnoldianus De Wild. et Th.
Dur. . 303
ecaudcttus Rolfe . . . . . 303
sarmentosus A. DG ' 303
Welwitschii [Baïll.) K. Schum. 304
Strychnos Dewevrei Gilg 175
Gilletii De Wild 176
Strychnos suberosa De Wild 177, 300
— variabilis De Wild 178
Stylosanthes erecta Pa l. Beauv. .... 263
Symphonia globulifera L. f. 62
— — var /africana Vesque 62
Synsepalum dnlciflcum [Schum. et Thonn.)
Baïll. .... ....... 173
Syzygiu-m owariense Benth. .... 171, 296
Tabern aemonlan et p enduli ffora K. Schnm. 68
Tabernanthe Iboga Baill 304
Tacazzea apiculata Oliv. ... . . . . .180
T|cca pinnatifida Forst. ... 18, 105, 229
Tarenna Gilletii De Wild 207
Telanthera maritima ( Saint Hil.) Moq. . . 27
Tephrosia bracteolata Guill. et Perr. . 142, 161
elegans Schum. et Thonn. . 142, 261
Junodii De Wild. ..... 261
— linearis P ers . 262
— lupinifolia DC 142
Tephrosia nseleensis De Wild 141
tanganicensis De Wild. . . . 262
— Yogelii Hook. . . ... . 262
Tetracera alnifoiia Willd. ...... 61
— — var Demeusei De Wild.
et Th. Dur ... « 290
343
Page.
'retracera Demeusei De Wild 290
— Masuiana De Wild. et 2h. Dur. 292
— podotricha Gilg 291
— — var. glabrescens De
Wild 291
— rosiflora Gilg 292
Thalia erecta Yell 20
— geniculata L 20
— Schumanniana De Wild 108
Thomandersia Butayei De Wild. . . . 312
— congolana De Wild. et Th. Dur. 313
— Iiensii De Wild. et Th. Dur. . 313
— Laurentii De Wild 313
Thonningia sanguinea Vahl 120
Thunbergia Y ogeliana Benth 314
Tillaeopsis discophora Harms 124
Torenia parviflora Ham.
— — var. brevipedicellata De
Wild 73
Toxocarpus Lujaei [De Wild. et Th. Dur.)
De Wild 191
Trachyphrynium Braunianum (K.
Schum.) Baker ... 107
— Liebrechtsianum De
Wild. et Th. Dur. . 107
Trcntepohlia Dewovrei De Wild 1
Tricalysia Dewevrei De Wild. et Th. Dur. 203
djumaeïlsis De Wild. . . . - . 202
longestipulata De Wild. et Th.
Dur 203
— petiolata De Wild 202
Trichilia Gilletii De Wild 50
~ retiisa Oliver ....... 51
Tricholaena rosea Nees 11, 94
Trichomanes cuspidatum Willd. .... 2, 90
— radicans Sw 3
— rigidum Sw 3, 90
— speciosum Willd. .... 3
Trichon Phragmites (L.) Rendle .... 12
Trichoscypha Oddoni De Wild 282
Tristemma Demeusei De Wild 299
leiocalyx Cogn 300
Triumfetta Descamspii De Wild. et Th.
Dur 164
— dubia De Wild. ...... 54
Gilletii De Wild 55
Iiensii De Wild 56
intermedia De Wild 56
semitriloba Jacq. . . . . 56, 287
— selulosa De Wild. et Th. Dur. 55
Trymatococcus Gilletii De Wild 119
— kamerunensis Engl. . . . 119
Turreanthus Klainei Pierre 272
Tylophora Gilletii De Wild 193
Page.
Tylophora gracilis De Wild 194
sylvatica Decne 194
Üncaria africana Don 76
Unona ferruginea 01 iv 24 1
— Eminii Engler ...... 241
Uraria pic ta Deep. . 143, 262
Urena lobata var, reticulata Gürke . .165, 287
Urcra Gilletii De Wild. ’ 240
Ur'ginea altissima Baker. . . . . . . 224
Urophyllum Dowevrei De Wild. et Th.
Dur. 77
Urophyllum Gilletii De Wild , et Th. Dur. 77
Liebrechtsianum De Wild. et
Th. Dur. 77
Uruparia africana K. Schum. .... 76
Usnea angulatg A ch. . . . . , . . . 39
— barbata Fr 90
— — var. fi 0 rida Fr 90
— — var strigosa Ao/z 90
— — var. hirta Fr. ..... 90
— longissima^c/z . . 90
Usteria guinecnsis Willd. . . . . . 66, 175,
Ulricularia cindongensis Welw ... 74
— . Bcnjamina Oliv. ..... 75
conforta Wright. . . . . 74
— exolëta R. Br. . . . . . 75
flexuosa Vahl . . . . . 75
— obtusa Sw 75
— subulata L. . . . . . 74
— — var. minuta Kam. . 75
— tortilis Welw 74
— var. andongensis ( Welw
Kam. . . . . ,
U varia Cabrae De Wild. et Th. Dur. .
— brevistipitata De Wild. . .
— Poggei Engler et Diels . . .
— scabrida Oliv
74
37
38
241
241
V alerianoidee jamaicensis O. K. . . . 311
Yangueria canthioides Benth 82
Yanilla grandifolia Lindl 110
— Lujae De Wild 111, 231
Yausagesia africana Baill 168
Vernonia acrocephala Kl 325
— auriculifera var. auriculis deficien-
tibus O. Hoffm 325
— cinerea (L.) Less 325
— conforta Benth 210, 325
gerberaeformis Oliv. et Hiern. . 325
— glaberrima Welw 210
— Grantii Oliv. 210
344
Page.
Vernonia lasiolepis Hoffm 210
— natalensis Sch.-Bip. . . . . 325
— patamophila Klatt 211, 325
Poskeana Valke ...... 325
— senegalensis Less 326
— ulophylla O. Eojfm. ..... 326
— undulata Olin, et Eiern . . . 326
— violacea Klatt . . . . . . . 326
Vigna Afzelii Baker ........ 155
— ambacensis Welw. 155
— angustifolia Bentli 155, 269
— glabra Savi . « 269
— liastîfolia Baker 155
— luteola Benth 269
— micrantha ÈiçmÊm . . . • • . 155
— ornata Welw. . . . . . . .156, 269
— — var. latifoliolata De Wild. 156, 270
— reticulata Hook 156, 270
— sinensis Endl. . . . . . . . 156
— triloba Walp. : ... .270
— venulosa Baker . 156
— vexillata Benth 156,270
Virecta multiflora Sm, . . . ... 76, 199
Yiscum obscurum Thunb . 237
var decurrens Engler . 30, 237
Yitex camposum Büttn. . 309
— Dewevrei De Wild. et Th. Dur. . . 198
— Gilletii Gürke ........ 72
— madiensis Oliv 309
Vilis adenocaulis Baker 163
— aralioides Welw 286
Page.
j Vitis dehilis Baker 52
— farinosa Welw. . 285
— suberosa Welw. ... . . • • 286
; Vittaria scolopendrina Presl 8
ij Yoacanga obtusa K. Schitm. .... 69, 302
— puberula K. Schum. . . . • 302
: Yoandzeia subterranea Thouars ... . 269
I Vossia procera Wall. ....... 94
Waltheria americana^ L . 167
Whitfieldia clongata (P. Beauv.) De Wild.
et Th. Dur 317
Gilletii De Wild. 317
sylvatica De Wild. . 317
Wormskioldia lobata Urh. . . . . . . 169
Xylopia congolensis De Wild. .... 41
— Dekeyzeriana De Wild. . . . . 43
— Gilletii De Wild. . . . . . . 42
— Wilwertbii De Wild. et Th. Dur . 44
— — var. cuneata De WÎ0. 44,243
Xyris congensis Büttn. . . . ... . 99
Xysmalobium Holubii Scott Elliott ... 182
Zamioculcas Boivinii Decne 12
— var. angustifoliatus De Wild. 12
Zornia dipbylla P ers . 263
TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS INDIGENES
Page.
Bekaie 172
Bekonge 53
Bila na matoli 120
Bilopo 301
Boka na pombo 204
Bokongo 255
Bokongolo . • 107
Bolembe 93
Bololonsi 107
Bombari 130
Bomonga 173
Bosoie . 197
Dipumuna. 67
Djokomaure 269
Dolukonge 53
Dumbu-Dumbu . 161
Eloke 324
Elonneli 268
Esonaka 125
Eté ...... . 303
Euzanbi 324
Iambo 200
Ifuafua . 123
Ibongo 269
Ikota 165
Ile! a 105
Illuie 105
Itatamba 163
Itoko 260
Jakoi-Loko 200
Kabutumpa 182
Kalundi-Kumi 243
Kan. .208
Katali-tali 168
Kazan 269
Page.
Kelolo 268
Kinseka 250
Kissongwa . . . 268
Ivoto 99
Lokolokoto .... 98
Lokonge 53
Lokongo 107
Lo tomba 163
Maclibo 12
M al and a 18
Mangassa 260
Masoko 106
Massonga-Songa. ... 311
Mbanza 140
Moloma . . 301
Monangu 162
Mongangila . 123
Monkoso 200
Mooti 130
Motoko. 260
Mukwa 43
Mulombo 189
Manie Miania 161
Ngadi 62
Nkonghi 300
Nkula .' 48
Punga 164
Sonanaka 125
Tacilon 130
Tera elungu 168
Titchi 165
Tjama-Zebele 195
Tuntulu 82
Yonda bicadi 272
Wangate 208
I
Etudes Fl. Bas-et Moyen-Congo
Pl.XLIV.
Crotalaria
ÏLIS DeWild.
Ktudes.Fl Bas ht Moyen- Congo
Pi. XI A/
Menger. a d nat. del .
De Wild._ Fig. 1-2.
De Wild._ Fig. 3-9.
Imp. <J. Minot , Paris .
Etudes El. Bas et Moyeu-Congo
Pl.XLVI.
Mencjev. ad nat.del.
Macrolobium Gillet ii
De Wild.
lmp. J. Minot, Paris.
hruDEs Fl.Bas-et Moyen-Congo
Pl.XLVII.
' lmp. J. Miixot , Paris.
Ch..Men(jerJ ad nat. del .
M I L LE TT I A VE R S l' G OL OR Welw.
Etudes El Bas et Moyen Congo
Pl.XLVIII.
Z II BütO DeWild,
Ch. Menger, adnat.del.
Imp. J. Minot -Paris.
Etudes Fl. Bas-et Moyen-Congo
Pl.XLIX.
Manger, ad liât. dsl .
ThO'MANDERSIA LAURENTir De Wiid.
Imp . J. Minot, Paris.
E tudes Fl . Bas -et Moyen-Congo
Pi,. L.
Menper, ad nat.del .
HYGROPHILA GlLLETII De Wild .
lmp . J. Minot, Paris.
L!«ï*ARY
YORK
h iNlCAL
Etudes Fl. Bas-et Moyen-Congo
Pl.LI
Maurice d’Apreyal.adnat.del. etliJth.
Imp . J. Minot, Pari s.
BAPHIA VER MEULENI De Wild'
LKiRARY
N£W
BOT AN IC AL
ÜAkDËN,
Etudes Fl.Das-et Moyen-Congo
Pl.LII.
Maurice d’Apreval, a.d riat. del.et li th.
LlSSOCHILUS S'ELEENSIS De Wild.
Im p . J. Min o t, Paris .
i •
Etudes Fl Bas -et Moyen -Congo
pL lui
Maurice d'Apreval ,ad nat.del. et lith .
Imp.J. Minot, Paris.
Milletti a Gentilii
De Wild
Ci)T . ;
Ltudes Fl. B as -et Moyen-Congo
Pl.LIY
Maurice d'Apreval, ad nat.del. et lith.
LORANTHUS KIMUENZAE DeWüd
lmp. J. Min ot, P a ris .
cK •
Etudes Fl . Bas -et Moyen-Congo
Pl.LV
,jjr •: •
Maurice d’Apreyal.ad nat.del .et liih.
AnGYLOCALYX VERMEULEN I De Wild
lmp. J. Mînot.Paris.
Etudes Fl. Bas -et Moyen -Congo
Pl.LV I
Maurice d'Apreval, adnat. del.et lith
lmp. J- Minot, Paris.
POLYSTACHYA GlLLETTI DeWild.
Etudes Fl.Bas-et Moyen-Congo
Pl. lvii
DRACABNA OüDONI De Wild.
Etudes Fi Bas- et Moyen- Congo
PL. LVIII
Maurice dlApreval. ad nat. del.
Imp.J.Mïnot, Paris.
DRACAENA RUBRO-AURANTlACA DeWïia.
Etudes Fl. Bas -et Moyen -Congo
Pl.LIX
lmp. J. Minot , Paris
Maurice dApreval, ad nat.del
PARIMARIUM GiLLETII De'Wild.
-
Maurice
d'Apreval, ad nat. del.
t TU DE S Fl. B As- ET MOYEN - CûNGO
TrICHOSCYPHA ODDON.I De Wild
lmp. J. Minât .Paris.
L!**Sï V?Y
i\*-vv \niin
B-.H AMCAt
*
Etudes Fl . Bas-e t Moyen- Conc o
Pl. lxi
J.Minot.Paris.
Maurice d'Apreval . ad nat.de].
TrÏCHOSCYPHA OdDONI DeWild
i. V' ¥
B *1 A NIC AL
ÜAKDEN.
Etudes Fl Bas-et-Moyen-Congo
Pl.LXII
Maurice d'Apreval. a.d na.t.del.
FAGARA GlLLETII De Wild.
lmp. «J. IVfino t , Paoris.
f < I ; •• •
«
. ~ '■ . . .!à»v<4
Etudes Fl. Bas- et Moyen-Congo
Pl. lxiii.
Menper, ad nat. del.
PHYLLANTHUS VERDICKII De Wild.
Imp. J. Minot, Paris.
L!B". .V ;
hruDES Fl.Bas-et Moyen -Congo
Pl.LXIV
Trfencfer, ad nat. del.
lmp . J. Minot, Paris.
PHYLLANTHUS MOERENSIS De Wild
Etudes Fl. Bas -et Moyen -Congo
Pi.. LXV.
v. V* lÆ
■
,.:"v "'.i
y a Ai UM
Meryer.,sec.De]py. del.
Hua GABONII Pierre,
lmp . J. Minot , Paris.
Y 1
r"- '
Etudes Fl.Bas-et Moyen-Congo
Pl.LXVI
Mentjer, ad nat. del.
lmp. J. Minot, Paris
SORINDEIA G1LLETII DeWild
Pl.LXVII.
lmp. J. Minot, Paris.
Etudes ht. Bas -et Moyen -Congo
OURATEA ELONGATA. (Oliver) Enfler
M'enper, adnat.del.
URRaKY
* v vork
** 'MCAL
Etudes Fl.Bas-et Moyen -Congo
Pl. lxviii.
B. Herincq, del.et lith .
RHINACANTHUS DhWEVREI D e Wil d . e t T h. D urand
lmp. J. Minot, Paris.
Lm% AS y
Nr^-YO^K
Etudes Fl. Bas-et Moyen-Congo.
Pl.LXIX
A.d'Apreval, ad nat. del.
Imp. J. Minot, Paris.
MOTANDRA LUJAE.I De Wild. et Th. Dur.
Etudes Fl. Bas-et Moyen- Congo
Pi. LX
Elahi TSMlnot ■, Paris
LUJAE DeWiid.
Etudes Fl Bas-et Moyen- Congo
Pl.LXXI
Cuvelier , ad na.1. del.
Etabli3 Minot, Paris.
COMBRETUM
PYRIFORME De Wüd
Etudes Fl. Bas-et Moyen -Congo
Pl.LXXII.
S ORINDEIA KIMUENZAE De Wild.
Ch.Meng-er, ad nat . del.
Elahi T.sMino t , Paris.
^£.R!DSr.
E tu dh s Fl B a s - k t Moyen- Cong o
I V l.X XI II
DeJeval , ad nal. del.
MACARAN GA GlLLETII De Wild.
ElaBl ^ Minol, Paris.
,iu&.WïEr
î
K