ADANSONIA est un journal international consacré aux divers aspects de la botanique phanéro-
gamique et plus particulièrement à la connaissance systématique du monde végétal intertropical.
Chaque volume annuel se compose de quatre fascicules trimestriels totalisant 500 à 600 pages.
ADANSONIA is an international journal ofbotanyof the vascular plants, particularly devoted
to ail aspects of the investigation of tropical floras. One annual volume consists in 4 quarterly issues
amounting to a total of 500-600 pages.
Adansonia est publié par le Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire
Naturelle, Paris, France.
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Rédaction /Editors : A. Le Thomas, J. Jérémie.
Édition et diffusion IPublication manager: J. Raynal.
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berg, Washington; F. Hallé, Montpellier; V. H. Heywood, Reading; L. A. S. Johnson, Sydney;
C. Kalkman, Leiden; R. Letouzey, Paris; J. Miège, Genève; P. H. Raven, Saint-Louis;
R. Schnell, Paris; A. Takhtajan, Leningrad; M. Van Campo, Montpellier.
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AUTRES PUBLICATIONS DE L’ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE
Flore de Madagascar et des Comores, 84 vol. parus /issued (80 disponibles /available) FF 2917,
Flore du Gabon, 23 vol. parus /issued .FF 1394.
Flore du Cameroun, 19 vol. parus /issued .FF 1059.
Flore du Cambodge, Laos et Viêt-Nam, 15 vol. parus Iissued .FF 620.
Flore de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, 7 vol. parus /issued. .FF 536.
Source : MNHN, Paris
TRAVAUX PUBLIÉS
AVEC LE CONCOURS
du Centre National de la Recherche Scientifique
SOUS LA DIRECTION DE
A. AUBRÉVILLE
Jean-F. LEROY
et
Professeur
au Muséum
Membre de l’Institut
Professeur Honoraire
au Muséum
Série 2
TOME 16
Fascicule 4
Date de Publication : 6 Mai 1977
ISSN 000I-804X
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Laboratoire de Phanérogamie
16, rue Buffon, 75005 Paris
1977
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE — CONTENTS
Aubréville, A. — Confirmations et conséquences de la théorie d’une
origine polytopique des Angiospermes.395
Confirmation and inferences of a polytopic origin of the Angiosperms.
Raynal, J. — Notes cypérologiques : 29. Les Pycreus sect. Rhizo-
matosi.401
Notes on Cyperaceæ: 29. Pycreus sect. Rhizomatosi.
Jacques-Félix, H. — Le genre Preussiella Gilg (Mélastomatacées) 405
The genus Preussiella Gilg ( Melastomataceæ ).
Berg, C. C. & Hijman, E. E. — A precursor to the treatment of Dors-
tenia for the Floras of Cameroun and Gabon.415
Étude préliminaire du genre Dorstenia pour les Flores du Cameroun et du
Gabon.
Lobreau-Callen, D. — Le pollen de Bubbia perrieri R. Cap. Rapports
palynologiques avec les autres genres de Wintéracées.445
Pollen grains of Bubbia perrieri R. Cap. and relationships with other Winteraceæ.
Lebrun, J. P. — Un Polycarpæa nouveau du Cameroun.461
A new Polycarpæa from Cameroun.
Boiteau, P., Allorge, L. & Sévenet, T. — Apocynacées de Nouvelle-
Calédonie : Révision des Alstonia.465
Apocynaceæ from New Caledonia : Révision of the genus Alstonia.
Thomasson, M. — La forêt dense sclérophylle de montagne du Tsiafa-
javona (Madagascar).487
The montane scrub of Tsiafajavona ( Madagascar).
Jeune, B. — Fonctionnement des centres générateurs intrafoliaires
du Myriophyllum aquaticum (Vell.) Verdc. (= M. brasiliense
Camb.).493
Activity of generative centers inside the leaf of Myriophyllum aquaticum
(Vell.) Verdc. (= M. brasiliense Camb.).
Nguyen Van Thuan. — Phaséolées asiatiques nouvelles.509
New Phaseoleæ from Asia.
Heine, H. — Revue bibliographique.515
Review.
Tables annuelles.517
Yearly contents.
Source : MNHN, Paris
CONFIRMATIONS ET CONSÉQUENCES DE LA THÉORIE
D’UNE ORIGINE POLYTOPIQUE DES ANGIOSPERMES
A. Aubréville
Aubréville, A.—6.05.1977. Confirmations et conséquences d’une origine poly-
topique des Angiospermes, Adansonia, ser. 2, 16 (4) : 395-400. Paris. ISSN
0001-804X.
Résumé : La synthèse de Wolfe (1972-75) après les nombreuses découvertes de
fossiles tertiaires de l’Alaska, qui confirment l’existence, à cette extrémité de
l'Amérique du nord, d’une flore tropicale, confirme également la vraisemblance
des hypothèses précédentes de l’auteur sur l’existence d’une flore tertiaire améri-
cano-eurasiatico-malésienne qui marquait l’emprise de la bande de végétation
tropicale correspondant à l’équateur tertiaire, de l’Alaska à l'Eurasie et à l’Indo-
Malésie. Une représentation schématique des deux hémisphères nord et sud
sur les plans équatoriaux tertiaire et actuel permet plus facilement certaines
observations sur les liaisons qui existaient entre les flores continentales tertiaires.
Abstract: As shown by J. A. Wolfe’s review of the many plant fossils from
Alaska, a tropical forest covered that part of the world during the Tertiary.
This supports A. Aubreville's theory on a tropical floristic belt spreading along
the Tertiary equator from Alaska to Malesia across N. America and Eurasia.
Tentative plotting of Tertiary continental geography makes clearer the connect¬
ions between the floras.
André Aubréville, Laboratoire de Phanérogamie , 16, rue Buffon, 75005 Paris,
Schuster (1972) a écrit: « Les nécessités biogéographiques s’imposent
avant les évidences géologiques ». Nous préférons écrire : dans les essais
de reconstitution de l’histoire des continents, les nécessités biogéographiques
s'imposent autant que les conceptions des géologues et des géophysiciens.
Une théorie du monde physique n’est pleinement valable que lorsqu’il y a
accord entre les unes et les autres.
Nous avons tenté dans un essai (1976) d’exposer nos idées sur les
« Centres tertiaires d’origine, radiations et migrations des flores angio-
spermiques tropicales ». Elles sont fondées : sur la théorie aujourd'hui
communément admise de la dérive des continents au début du Crétacé et de
l’existence d’un monocontinent pangéen, au Permien; sur notre connais¬
sance de la distribution actuelle des flores, et — dans une mesure malheu¬
reusement moindre — sur celle des fossiles tertiaires; sur les possibilités de
migrations et d’interéchanges par voies terrestres de toutes les flores primi¬
tives. Dans notre théorie récente (1974) sur l’origine polytopique des Angio¬
spermes tropicales nous avons ajouté à ces conceptions une hypothèse
opposée à celle d’un centre unique de formation des flores actuelles. Elle
repose initialement sur la constatation faite par A. C. Smith (1970), Takhta-
Source : MNHN, Paris
— 396 —
jan (1969) et d’autres botanistes, de la concentration actuelle remarquable
des flores primitives d’Angiospermes tropicales en Asie du Sud-Est, en
Malésie (péninsule malaise et archipel malésien), et en Australo-papouasie,
c’est-à-dire sur la façade asiatique occidentale de l'Océan Pacifique. Nous
nous sommes rallié à l’opinion de ceux des botanistes qui voient plutôt
dans le Pacifique occidental un centre de survivance exceptionnel des
flores primitives d’Angiospermes laurasiennes et gondwaniennes, plutôt
qu’un centre d’origine. A notre avis cette survivance doit s’expliquer par
une stabilité du climat tropical depuis le Tertiaire dans cette région indo-
malésienne. Cette stabilité est prouvée par la découverte de nombreux
fossiles tertiaires à l’emplacement même des actuelles forêts malésiennes
(Lakhampal, 1974). Nous avons enfin adopté cette hypothèse qu’au Ter¬
tiaire inférieur (ou au Crétacé) l’équateur passait par le plateau malésien
à l’est, et à l’extrême ouest par l’Alaska, et que dans toute cette bande
équatoriale tertiaire, des flores avaient pu naître dont l’actuelle flore tro¬
picale de l’Asie du Sud-Est n’est qu’un cas particulier. Celle-ci a pu subsister
sur place parce que le plan apparent de l’équateur se déplaçant vers le sud,
mais en pivotant autour d’un axe malésien sensiblement stabilisé, le climat
malésien est demeuré tropical tandis qu’au-delà de l’Indo-malésie, toute la
bande floristique équatoriale tertiaire était astreinte biologiquement à se
déplacer vers le sud ou à disparaître lorsque la géographie ou la tectonique
ne le permettaient pas.
Nous avons donc implicitement admis que la position des pôles n’avait
pas changé et que, dans la réalité, des continents, à l’exception de l’Est
asiatique et du plateau malésien, s’étaient déplacés dans un mouvement
d’ensemble vers le nord-est, le déplacement étant maximum à hauteur de
l’Alaska et diminuant d’importance à mesure que l’on se rapproche des
régions Est-asiatico-malésiennes.
Cette théorie d’une origine polytopique des flores angiospermiques
tropicales le long de l’équateur tertiaire, donc en fait dans l’hémisphère
boréal, voudrait pour être confirmée que l’on retrouvât des traces fossiles
des flores tropicales tertiaires tout le long de l’ancienne bande équatoriale.
La preuve de l’existence de cette flore tertiaire tropicale fait l’objet du
mémoire déjà cité (Aubréville, 1976). Nous avons appelé cette flore : « nord
américano-eurasiatico-malésienne », puisqu’il en subsiste des jalons fossiles
ou exceptionnellement vivants en Amérique du nord, en Europe et en Asie-
Malésie. C’est une flore laurasienne, qui s’est enrichie d’éléments gondwa-
niens au cours des temps géologiques, notamment à son extrémité Est,
par des intrusions gondwaniennes australo-papoues.
La démonstration de l’existence de cette bande tropicale en Amérique
du Nord, en Alaska, a été apportée par plusieurs paléobotanistes améri¬
cains, et notamment par Wolfe (1972) qui a exposé une synthèse et une
interprétation de ses conclusions. A l’Éocène un climat tropical et une
flore tropicale régnaient sur l’Alaska. Us ont disparu vers l’Oligocène.
Cela correspond au déplacement général apparent de l’équateur vers le sud
que nous avons proposé.
Raven & Axelrod (1974), citant Léopold & Mac Ginitie (1972),
Source : MNHN, Paris
— 397 —
relèvent parmi des éléments typiquement tropicaux des Montagnes Rocheu¬
ses : à l’Éocène inférieur, des Armona connus par des feuilles; à FÉocène
moyen, des pollens de Bombacacées et des Sapotacées; à FÉocène moyen
inférieur, des pollens d 'Ochroma (Bombacacées), des Sapotacées; à FÉocène
supérieur, des pollens de Bombacopsis. Ainsi, parmi d’autres, cette famille
des Bombacacées, incontestablement tropicale, aurait été représentée en
Amérique du nord, à FÉocène, par plusieurs genres. On la retrouverait
dans l’Oligocène supérieur à Porto Rico (Graham & Jarzen, 1969) avec
des Bombax et des Catostemma.
Source : MNHN, Paris
— 398 —
Si toutes ces déterminations sont exactes, alors que la famille des
Bombacacées a incontestablement un centre gondwanien sud-américain,
beaucoup de genres de Bombacacées seraient des éléments de la flore tropi¬
cale éocène de l’Amérique du nord. Ils auraient disparu, même à l’état
de vestiges, dès la mi-Oligocène.
Pour mieux se représenter la position respective des continents au
cours de leur histoire, il est commode de dessiner (même très approxima¬
tivement) la carte équatoriale des deux hémisphères, situation actuelle
(fig. 1 et 2), et situation dans la Pangée avant la dérive (fig. 3 et 4). Nous
nous sommes servi d’un tel type de représentation cartographique des
continents utilisé par Roubault (1972), d’après N. D. Opdyke (1972).
Sur la carte équatoriale hémisphérique du livre de Roubault est indiquée
la position de la partie « saharienne » de l'équateur au Crétacé, d’après
les données du paléomagnétisme. La courbe peut aisément être prolongée
jusqu’à l’archipel malésien. Il est au contraire impossible de la tracer jusqu’à
l’Alaska, avec retour au sud de l’Asie. Pour qu’elle puisse être dessinée
raisonnablement jusqu'à l’Alaska, il est indispensable de réunir au Crétacé
l’Amérique du nord à l’Afrique, l’ensemble faisant donc partie de la Pangée
(fig. 3). Le territoire des U.S.A. aurait alors été soudé à l’Afrique « saha¬
rienne », tandis que la majeure partie de l’Amérique du nord aurait été
dans l’hémisphère austral (fig. 4). Notre reconstitution de la Pangée australe
est évidemment très schématique, mais très vraisemblable si nous la compa¬
rons à d’autres tentatives de représentation des auteurs américains. Sur
le modèle de la Pangée australe avant la dérive, nous avons placé, toujours
hypothétiquement, les autres continents, Amérique du sud, Antarctide,
Australo-papouasie, Inde et Madagascar.
Plusieurs observations se dégagent immédiatement de l’examen de
ces croquis :
Fig. 4. — Dans la Pangée australe, une partie de l’Amérique du sud,
de l’Afrique du sud, de l’Antarctide, au delà du 60° S était glaciale, sous
des conditions de climat incompatibles avec la végétation. Une aggravation
du froid au Permo-Carbonifère expliquerait valablement la période gla¬
ciaire dont on constate encore les traces, en Afrique du sud notamment.
En revanche l’extension de cette aire glaciaire en Australie, dans l’Inde
et à Madagascar paraît peu vraisemblable.
— Après la dérive, les continents se sont éloignés de l’Afrique, vers
des mers plus chaudes, à l’exception de l’Antarctide qui au contraire a gagné
sa position polaire actuelle.
— Les possibilités de communications entre flore nord-américaine
et flores européennes et du nord de l’Afrique sont nettement apparentes.
— Les communications, de même, sont longtemps possibles entre
l’Afrique, l’Amérique du sud, l’Inde, l’Australo-papouasie et l’Antarctide.
— Nous avons placé l’Inde, Madagascar, et l’Australo-papouasie
près ou relativement près de l’équateur, ce qui nous semble indispensable
surtout pour expliquer la formation de la future flore tropicale gondwa-
nienne australo-papoue qui, sans s’éloigner de l’équateur, viendra se mé-
Source : MNHN, Paris
— 399 —
langer à la flore malésienne, lorsque le continent Australo-papou viendra
finalement buter contre le plateau malésien.
D’un point de vue biologique nous croyons que les flores primitives
de type tropical ne prirent naissance que dans des régions équatoriales ou
tropicales, ce qui nous impose de placer — hypothétiquement bien sûr —
les continents, aujourd’hui porteurs de flores tropicales, le plus près possible
de l’équateur. C’est une des considérations dont nous nous sommes inspiré
pour placer par exemple Madagascar (Aubréville, 1976), et le nord de
l’Australasie au plus près de l’équateur tertiaire, contrairement à l’estima¬
tion de plusieurs paléobotanistes qui situent au Tertiaire Madagascar à
hauteur du sud de l'Afrique; de même l’Inde avant sa dérive.
Fig. 3. — Les conditions climatiques favorables à une flore tropicale
(jusqu’à 30° N) sont réunies de l’Alaska au Labrador en Amérique du
nord, en Europe et dans tout le sud de l’Asie. Cela est évidemment en rap¬
port avec l’existence au Tertiaire supérieur de la flore laurasienne nord
américano-eurasiatico-malésienne, à laquelle nous avons fait allusion plus
haut.
— Le nord de la Sibérie est resté proche du pôle nord, et en particulier
les terres de Beringia, ce qui exclut toute possibilité de migration tertiaire
de la flore nord-américaine ou de la flore asiatique par cette voie subarctique,
contrairement à d’autres opinions.
Bibliographie
Aubréville, A., 1974. — Origines polytopiques des Angiospermes tropicales, Adansonia,
ser. 2, 14 (2) : 145-198.
Aubréville, A., 1975 a. — La flore australo-papoue. Origine et distribution, Adansonia,
ser. 2, 15 (2) : 159-170.
Aubréville, A., 1975 b. — Madagascar au sein de la Pangée, Adansonia , ser. 2,15 (3) :
215-305.
Aubréville, A., 1976. — Centres tertiaires d'origine, radiations et migrations des flores
angiospermiques tropicales, Adansonia, ser. 2, 15 (3) : 297-354.
Hollick, A., 1936. — The tertiary floras of Alaska, U.S. Geol. Surv. Profess. Paper s.
Lakhanpal, R. N., 1974. — Geological history of the Dipterocarpaceæ, Birbal Sahni
Inst, of Paleobot, Lucknow.
Léopold, E. B. & Mac Ginitie, H. D., 1972. — Development and affinities of Tertiary
floras in the Rocky Mountains, Elsevier, Amsterdam.
Mac Ginitie, H. D., 1969. — The Eocene Green River flora of N-W Colorado and
N-E Utah, Univ. Publ. Califl Géol. 83 : 1-140.
Raven, P. H. & Axelrod, D. I., 1974. — Angiosperm biogeography and past continental
movements, Ann. Miss. Bot. Gard. 61 : 539-673.
Roubault, M., 1972. — La dérive des continents. Presses Univ. France, 150 p.
Schuster, 1972. — Continental movements “ Wallace line ” and Indo-Malayan-Austra-
lasian dispersai of land plants: some eclectic concepts. Bot. Rev. 38 : 3-86.
Smith, A. C., 1970. — The Pacific as a key to flowering plant history, Univ. Hawaï,
Honolulu.
Takhtajan, A., 1969. — Flowering Plants. Origine and dispersai (Traduct. C. Jeffrey),
310 p., Oliver and Boyd, Edinburgh.
Source : MNHN, Paris
— 400 —
Wolfe, J. A., 1972. — An Interprétation of Alaskan Tertiary Floras. In A. Graham,
Floristics and Paleoflorislics of A sia and Easiern North America: 201-233, Elsevier
Publ. Co., Amsterdam.
Wolfe, J. A., 1975. — Some aspects of plant geography of the Northern Hemisphere
during the late Cretaceous and Tertiary, Ann. Miss. Bol. Gard. 62 : 264-79.
Source : MNHN, Paris
NOTES CYPÉROLOGIQUES : 29. LES PYCREUS
SECT. RHIZOMATOSI
J. Raynal
Raynal, J. — 6.05.1977. Notes cypérologiques : 29. Les Pycreus sect. Rhizo-
matosi, Adansonia , ser. 2, 16 (4) : 401-404. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : La sect. Rhizomaiosi représente dans le genre Pycreus une évolution
écobiologique psammophile originale convergente avec certains Cyperus. Cette
section endémique malgache ne compte que deux espèces (et non trois), allopa-
triques.
Abstract: Pycreus sect. Rhizomatosi exhibits adaptive features unusual to
the genus, but similar to some Cyperus from dry sandy areas. It consists in
only 2 (not 3) allopatric species endemic to Madagascar.
Jean Raynal, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris, France.
Le genre Pycreus qui, malgré l’injuste éclipse longtemps subie du fait
de Kükenthal (1936), est aujourd’hui de plus en plus largement accepté
par les cypérologues, présente un maximum de diversification en Afrique
orientale et à Madagascar.
Si, dans ce dernier pays, il compte en réalité moins d'endémiques que
n’en recensait Chermezon (1937), il y possède toutefois une section endé¬
mique remarquable par le port et l’écologie de ses espèces. Contrairement
en effet à beaucoup de Pycreus qui fréquentent les savanes marécageuses,
les espèces de la sect. Rhizomatosi sont psammophiles et colonisent indis¬
tinctement dunes littorales et plages sableuses de l'intérieur.
Par leurs épillets étroits, nombreux, rayonnants, par leurs touffes
de feuilles basilaires raides, arquées, canaliculées, ces plantes rappellent
fortement les Cyperus du groupe de C. tenax Bock., autres psammophiles.
Leurs glumes allongées, multinerves, inhabituelles chez Pycreus, rappellent
par contre celles des Mariscus ou de certains autres Cyperus. Pourtant
ce sont de vrais Pycreus, à l’akène caractéristique, comprimé latéralement
et légèrement tronqué au sommet.
La photosynthèse est du type C 4 comme dans tout le genre Pycreus
(Lerman & Raynal, 1972); une mesure effectuée sur un échantillon de
P. rhizomatosus (Humbert 28631, Ranohira) a donné (Lerman & Raynal,
ined.) un 8 13 C de —11.1.
Source : MNHN, Paris
— 402 —
HISTORIQUE
Pour Kükenthal (1936) et Chermezon (1937) la section compte
trois espèces, dont deux seulement leur sont vraiment connues, P. commer-
sonii (C. B. Clarke) Cherm. et P. pervillei (Bock.) C. B. Clarke.
La troisième, P. rhizomatosus C. B. Clarke, n’est citée que d’après
sa description originale; ni Kükenthal ni Chermezon n’ont examiné le
spécimen-type, et c’est d’après Clarke (1908) qu’ils distinguent cette espèce
des deux autres par un rhizome développé horizontalement.
Curieusement, pour Clarke qui connaissait les trois taxons, ils appar¬
tenaient — en dernière analyse — à trois genres différents! Seul P. rhizo¬
matosus était pour lui un Pycreus', Cyperus commersonii était décrit dans
les Cyperus sect. Pulchri C. B. Cl., au voisinage des C. apricus Ridl. et
C. tenax Bock. De toute évidence Clarke s’est en l’occurrence laissé abuser
par une ressemblance superficielle indéniable, et a mal observé les stigmates
de l’holotype de son espèce; celui-ci, conservé à Montpellier, est bien un
Pycreus, comme l’avait déjà constaté Chermezon.
De la troisième espèce, décrite comme Cyperus (Bôckeler, 1874),
Clarke faisait finalement (1908) un Juncellus , après l’avoir longtemps
considérée comme Pycreus (Clarke, 1894). Son opinion, non commentée,
se fondait sans doute aussi sur une observation inexacte du matériel qui,
pour être classé comme Juncellus, aurait dû présenter les deux stigmates
en position transverse et non sagittale.
MISE AU POINT
J’ai pu, grâce à l’obligeance des Directeurs des herbiers de Genève
et Montpellier, réunir les matériaux-types des trois taxons. Le type de P. rhi¬
zomatosus consiste en deux feuilles de l’herbier Delessert portant chacune
une annotation de Clarke et une étiquette originale manuscrite. Le récol-
teur de ce matériel, non cité par Clarke, est en fait Commerson, d’après
une note manuscrite de l’herbier genevois.
Rapproché du type de Cyperus commersonii de Montpellier et des
différents doubles conservés à Paris, l’échantillon genevois en est complè¬
tement indiscernable. Clarke a bel et bien décrit, sous deux noms géné¬
riques et spécifiques distincts, la même récolte de Commerson; sans doute
son erreur a-t-elle été favorisée par une observation hâtive du spécimen
montpelliérain, l’ignorance du récolteur de la part de Genève, sans doute
aussi par le délai séparant les deux observations (Genève : 1.3.1895; Mont¬
pellier : 19.10.1898).
La prétendue distinction de P. rhizomatosus d'après l'allongement
du rhizome est purement fictive : le spécimen genevois ne montre que des
pousses serrées sur un fragment de rhizome visiblement horizontal mais
à entrenœuds courts, ne différant en rien du type de C. commersonii. En fait,
les touffes de cette espèce s’accroissent par pousses sympodiales formant
Source : MNHN, Paris
— 403 —
un rhizome horizontal, mais dont les entrenœuds sont de longueur variable;
souvent courts comme dans le matériel de Commerson (d’où les interpré¬
tations divergentes de Clarke d’une part, Kükenthal et Chermezon
d’autre part), ils s’allongent parfois en indiscutables stolons chez certains
spécimens de l'intérieur (Sakaraha, Horombé, Isalo). Par contre, P. pervillei
est bien constamment cespiteux.
En résumé, la sect. Rhizomatosi ne compte que deux espèces, endé¬
miques malgaches allopatriques, se distinguant comme suit :
CLÉ DES ESPÈCES
Souche horizontale émettant des tiges plus ou moins serrées; gaines foliaires
entières; épillets brun-rouge foncé . P. rhizomatosus
Souche cespiteuse; gaines foliaires dilacérées en fibres; épillets paille ou brun
clair. P. pervillei
SYNOPSIS
PYCREUS sect. Rhizomatosi (Kük.) J. Rayn., comb. nov.
— Cyperus sect. Rhizomatosi Kük., Pflanzenr. 101 (3) : 327 (1936).
— 404 —
Pycreus rhizomatosus C. B. Clarke
Bull. Mise. Inf., Add. ser. 8 : 2 (1908).
— Cyperus commersonii C. B. Clarke, l. c. : 6 (1908), syn. nov.
— Pycreus commersonii (C. B. Cl.) Cherm., Ann. Mus. Col. Mars. 27 : 69 (1919);
Fl. Madag., Cyp. : 50 (1937).
Type : Commerson s.n. Oiolo-, G!; iso-, P! P-LA! P-JU n° 1870! MPU!).
Madagascar, moitié SE, de Morombé à Vatomandry : sables de la
côte et de l'intérieur.
Cette synonymie nouvelle posait le problème du choix de l’épithète, puisque aucune
des deux n’est prioritaire. J’ai préféré rhizomatosus pour les raisons suivantes :
1. L’épithète est correctement descriptive.
2. L’espèce typifie la sect. Rhizomatosi.
3. Les deux épithètes rhizomatosus et commersonii sont jusqu’ici apparues concurrem¬
ment dans la littérature; l’abandon du nom P. commersonii pour une plante peu connue,
sans importance économique, ne crée aucune difficulté particulière.
4. C’est Pycreus rhizomatosus que Clarke a classé d’emblée dans le genre correct.
Pycreus pervillei (Bock.) C. B. Clarke
in Dur. & Schinz, Consp. Fl. Afr. 5 : 540 (1895).
— Cyperus pervillei Bock., Linnæa 38 : 359 (1874).
— Juncellus pervillei (Bock.) C. B. Clarke, Bull. Mise. Inf., Add. ser. 8 : 3 (1908).
Type : Pervillé 645 (holo-, B; iso-, P!).
Madagascar, Nord-Ouest, du Cap d’Ambre à l’Ambongo, Sa présence
près de Tananarive, au jardin d’essai de Nanisana ( d'AUeizette 120) résulte
certainement d'une introduction.
Quoique bien distinctes par des caractères surtout végétatifs, ces deux
espèces, visiblement vicariantes (cf. carte), demeurent taxonomiquement
très proches, et témoignent sans doute d’une évolution assez récente par
ségrégation géographique.
Bibliographie
Bôckeler, O., 1874. — Die Cyperaceen des kôniglichen Herbariums zu Berlin, Nacht-
râge, Linnæa 38 : 356-409.
Chermezon, H., 1919. — Révision des Cypéracées de Madagascar. Première partie,
Ann. Mus. Col. Marseille 27 : 29-87.
Chermezon, H., 1937. — Flore de Madagascar, Cypéracées, 335 p., Tananarive.
Clarke, C. B., 1894. — Cyperaceæ, in Durand, Th. & Schinz, H., Conspectus Floræ
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ser. 8, 196 p. London.
Kükenthal, G., 1936. — Cyperaceæ-Scirpoideæ-Cypereæ, Das Pflanzenreich 101,671 p.
Leipzig (1935-36).
Lerman, J. C. & Raynal, J., 1972. — La teneur en isotopes stables du carbone chez
les Cypéracées : sa valeur taxonomique, C. R. Ac. Sc. Paris 275 : 1391-1394 (sér. D).
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PREUSSIELLA Gilg (MÉLASTOMATACÉES)
H. Jacques-Félix
Jacques-Félix, H. — 6.05.1977. Le genre Preussiella Gilg (Mélastomatacées),
Adansonia , ser. 2, 16 (4) : 405-414. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Le genre Preussiella comprend deux espèces : P. kamerunensis Gilg
(= P. chevalieri Jac.-Fél.) et P. gabonensis Jac.-Fél., sp. nov. C’est un élément
occidental de la Région guinéo-congolaise.
Abstract: The genus Preussiella contains two species: P. kamerunensis Gilg
(= P. chevalieri Jac.-Fél.) and P. gabonensis Jac.-Fél., sp. nov. It is an occi¬
dental element of the guineo-congolan Région.
Henri Jacques-Félix, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
France.
Ce petit genre africain de Sonerileæ, établi dès 1897 d’après une récolte
faite par P. Preuss sur les pentes inférieures du Mont Cameroun, est resté
longtemps peu et mal représenté dans les herbiers, en raison d’un habitat
hors de vue et peu accessible sur les grands arbres des forêts sempervirentes.
11 ne fit l’objet d’observations ultérieures qu’en 1938, sur nos récoltes de
Guinée, lesquelles nous semblèrent alors differentes du P. kamerunensis
Gilg. Une meilleure connaissance de cette dernière espèce, grâce à du
matériel récent provenant du Cameroun, permet de lui rapporter celle
que nous avions proposée pour les plantes d’Afrique occidentale. Par contre,
il est possible de reconnaître une espèce distincte sur une unique et ancienne
récolte faite au Gabon par G. Le Testu.
Appareil végétatif — Les Preussiella sont des arbrisseaux glabres,
à racines plus ou moins charnues, à feuillage relativement ample. La rami¬
fication sympodiale n’étant souvent que de un à deux rameaux de rempla¬
cement, dont la croissance annuelle est de cinq à sept entrenœuds longs
de 1,5 à 3 cm, ces épiphytes peuvent atteindre jusqu’à 1,5 m, sans être
jamais très touffus. Les rameaux sont subquadrangulaires, plutôt épais
et renflés aux nœuds, à écorce plus ou moins subérisée. L’anisophyllie
est fréquente mais peu prononcée. Les feuilles sont longuement pétiolées
chez P. kamerunensis, subsessiles chez P. gabonensis. Le pétiole est à insertion
étroite, sans repli interpétiolaire. Le limbe est ovale à lancéé chez P. kame¬
runensis, oblongo-elliptique chez P. gabonensis. La nervation est aerodrome
avec cinq nervures chez P. kamerunensis et plutôt trois chez P. gabonensis-,
les marges sont entières.
Inflorescences — Les cymes sont unipares et leur agencement en
large panicule sommitale est typique du genre. Le plus souvent, chez P.
Source : MNHN, Paris
— 406 —
kamerunensis, la panicule est exclusivement terminale. Au-dessus de une
à deux paires de feuilles nettement réduites, l’axe se poursuit en un pédon¬
cule robuste, qui produit de deux à trois verticilles de cymes pédonculées.
Parfois les cymes restent simples, s’allongent et portent de nombreuses
fleurs; parfois elles sont bifurquées ou digitées et chacune est alors plus
courte, avec des fleurs moins nombreuses et moins espacées. Les différents
axes sont grêles, arrondis et les bractéoles sont réduites à d'obscures pro¬
ductions furfuracées. Ces inflorescences, à fleurs pédicellées et peu compac¬
tes, rappellent celles du Dicellandra barteri var. magnfica, lesquelles sont
moins différenciées cependant avec leur ramification opposée-décussée.
Elles se rapprochent surtout de celles de certains Amphiblemma, comme
A. mildbraedii, par ex. Chez Preussiella gabonensis ce sont les deux ou
trois derniers nœuds normalement feuillés qui portent les inflorescences,
généralement réduites à un verticille de quatre cymes et une cyme axiale
bifurquée.
Fleur — Les fleurs sont normalement 5-mères, grandes et colorées.
Le réceptacle est étroitement obconique et progressivement raccordé sur
le pédicelle; le calice est étalé et découvre la corolle, qui est semi-ellipsoïde
avant l'épanouissement; les lobes du calice sont peu incisés, à marge arron¬
die, épaissis à carénés sur le dos, avec mucron subapical; les pétales sont
plus ou moins dissymétriques.
Étamines — Elles sont homomorphes, mais en deux verticilles de
longueur plus ou moins inégale, selon l’espèce ou le spécimen. Leur forme
est caractéristique : anthère oblongue, allantoïde; pédoconnectif brusque¬
ment recourbé vers le haut, prolongé d’un appendice linéaire, presque
parallèle à l’anthère et dont l’extrémité est variablement obtuse, clavulée
ou spatulée; sur le dos, au niveau de la courbure, le pédoconnectif porte
une petite protubérance, ou lobe obtus, que l’on ne peut qualifier d'appen¬
dice dorsal.
Ovaire — C’est la morphologie de l’ovaire qui fut à l’origine de notre
proposition du P. chevalieri, car une illustration du P. kamerunensis 1
montrait un ovaire à sommet plutôt convexe (écarté du réceptacle) avec
une couronne péristyle, un peu comme chez certaines Osbeckieæ. et non
comparable à celui de nos spécimens de Guinée. En réalité, d’après nos
observations, cette couronne n’existe pas davantage sur les spécimens du
Cam:roun. Cependant, plusieurs auteurs, R. W. J. Keay 2 , J. G. Adam 3 ,
D. Johansson 4 , citent les deux espèces pour l’Ouest africain, et Cl. Favar-
ger 5 , fait aussi remarquer que, sur le matériel de Côte d’ivoire étudié
par lui, l’ovaire est modérément couronné. Ce caractère serait donc variable,
ou diversement interprété, et il convient d’en préciser la nature.
1. Gilg, Mon. Afr. 2, Melast.: tab. 9 (1898).
2. Fl. W. Trop. Afr., ed. 2, I: 251 (1954).
3. Mém. Mus. nat. Hist. nat., ser. Bot. 20 : 373 (1971).
4. Acta phytogeogr. suecica 59 : passim, Uppsala (1974).
5. Bull. Soc. bot. suisse 62 : 26 (1952).
Source : MNHN, Paris
407 —
Fig. I. — A, répartition géographique des deux espèces de Preussiclla. — B, détails concernant
le P. kamerunensis : 1 , bouton floral en coupe, corolle enlevée, montrant la position des
étamines et celle de l'ovaire relativement au réceptacle x 6; 2 & 3, fruit à maturité et
après déhiscence x 3.
Remarques sur la couronne épigyne des SONERILEÆ — L’ovaire
des Sonerileæ ayant un sommet tronqué ou déprimé, la marge périphérique
libre forme une saillie relative, à angle vif avec la paroi du réceptacle.
De plus, selon le genre ou l’espèce, elle peut être rehaussée d’une émergence
membraneuse ou charnue, entière ou lobée et l’ovaire est alors nettement
couronné. Au stade de la préfloraison cette marge est écartée du réceptacle
par les étamines, soit avec l’ensemble de l’ovaire, lorsque les anthères
sont profondément engagées en position périgyne, soit seule, et parfois
sur une très faible hauteur 1 , lorsque les anthères sont à peine incluses par
leur extrémité. Mais c’est dans le fruit que ces détails morphologiques
prennent leurs caractères, selon qu’il y a accrescence de la marge, générale¬
ment en rapport avec une croissance périphérique des loges, ou que, inver¬
sement, la croissance des loges étant mieux répartie, la marge et sa couronne
ne sont pas accrescentes. Dans ce dernier cas, comme cela se produit chez les
Dicellandra, la couronne, bien évidente sur la fleur, peut très variablement
persister ou s'atrophier sur la capsule et le caractère est alors peu valable.
1. Cf. : Le genre Cincinnobotrys, Adansonia, ser. 2, 16 (3) : 359 (1976).
Source : MNHN, Paris
— 408 —
Chez le Preussiella (fig. 1, 2) les anthères sont peu engagées, et la partie
libre de l’ovaire, avec ses cloisons interstaminales, est très courte. S’il se
trouve, hors de nos observations, que des ovaires aient une couronne,
ce caractère reste sans importance, car les capsules en sont dépourvues.
J’ajouterai, qu’en examen sommaire du fruit mûr, on risque de croire que
l’anneau d’insertion des étamines et de la corolle est la couronne de l’ovaire
(fig. 2, 3). Le style est linéaire, avec stigmate punctiforme.
Fruit ht graines — Le fruit est ellipsoïde-oblong, légèrement penta¬
gonal, le calice marcescent. La capsule atteint le rebord du réceptacle,
le sommet en est parfois 5-côtelé au niveau des loges, profondément déprimé
au centre, mais la marge est obtuse, arrondie, ne formant pas d'angle
aigu avec la paroi du réceptacle (fig. 2, 3). Les placentas sont sessiles sur
toute la hauteur des loges et portent cinq à six rangs de graines.
En rapport avec la conformation des graines longuement appendi-
culées, la déhiscence est complexe : elle est d’abord loculicide au sommet
par le jeu des cinq valves du vertex dont la paroi est épaissie; puis une
déhiscence septicide intéresse toute la hauteur du réceptacle et détache
les loges de l’axe central (fig. 1, 3). Les infrutescences vides restent long¬
temps sur pied.
Les graines sont nombreuses, perpendiculaires à l’axe, appendiculées
à la base par le funicule lamellé, et au sommet par l’expansion lamellée-
tronquée du tégument; le corps même de la graine est réduit, oblong,
finement papilleux.
Nombre chromosomique — Observé par Cl. Favarger 1 sur P. kame-
runensis de Côte d’ivoire, il est de n = 22. Ce nombre n’est partagé par
aucun des autres genres africains étudiés; on peut le rapprocher de celui
de Dicellandra barteri, n = 32-34; d’ Amphiblemma cymosum, n = 38; de
Calvoa monticola, n = 27.
Structure caulinaire — Aucune observation n’avait encore été
faite sur ce genre. Le P. kamerunensis a une structure myélodesme, à savoir
qu'il y a des faisceaux cribro-vasculaires dans la moelle. Ce type de struc¬
ture existe aussi chez certains Amphiblemma , alors que, le plus souvent,
les Sonerileæ sont adesmes, c’est-à-dire qu’elles n’ont de faisceaux anor¬
maux, ni dans l’écorce, ni dans la moelle 2 . En revanche on trouve dans
l'écorce et la moelle des îlots de sclérenchyme, indice des conditions xériques
saisonnières subies par cette plante épiphyte.
Indûment — La glabrescence est caractéristique du genre. Seul le
P. gabonensis présente quelques émergences très localisées : cils sur les
feuilles bractoïdes des cymes; poils glanduleux sur les lobes du calice.
1. Bull. Soc. bot. suisse 62 : 26 (1952) & 72 : 299 (1962).
2. Je remercie M llc M. Chalopin qui a fait ces observations.
Source : MNHN, Paris
— 409 —
Affinités — Ce genre, que E. Gilg plaçait parmi les Dissochæteæ,
appartient bien aux Sonerileæ, où il se définit, tout d’abord, par quelques
caractères bio- et morphologiques associés. Hélio-hygrophile peu compé¬
titif, c’est un épiphyte obligé; en corrélation indirecte mais nécessaire
avec ce genre d’habitat, ses semences anémochores sont longuement appen-
diculées et ne peuvent être libérées que par une forme de déhiscence peu
habituelle chez les Melastomataceæ.
En outre, la conformation et l'homomorphie des étamines le séparent
des Dicellandra, et aussi des Amphiblemma bien que la forme de l’appendice
antérieur établisse un rapprochement. Quant aux rapports avec les Calvoa
et Cincinnobotrys, ils sont encore plus éloignés.
Habitat et chorologie (fig. 1) — Le P. kamerunensis est un épi¬
phyte dont le développement exige des supports et substrats suffisants.
On le trouve donc principalement sur les arbres dont les maîtresses branches
peuvent collecter du terreau et dégager une strate relativement bien
éclairée.
Tl semble plus fréquent dans l'étage collinéen, au-dessus de 500 m,
et plus particulièrement en forêts pentues, qui permettent un meilleur
éclairement latéral et une bonne pénétration des masses d’air humide.
De plus, à mesure que l’on gagne en altitude, le niveau de la strate épiphy¬
tique s'abaisse, s’offre mieux aux regards et c’est finalement sur certains
sommets rocheux que l’on peut observer des P. kamerunensis rupicoles.
Pour le Cameroun les régions les plus favorables seraient les abords boisés
du Mont Cameroun, les collines de Mamfé, plus au nord, et celles du sud-
ouest, vers Lolodorf, Bipindi, etc. En Afrique occidentale les trois massifs
privilégiés sont ceux du Ziama, en Guinée; des Dans, en Côte d’ivoire;
du Nimba, surtout étendu au Liberia, où l’espèce a été bien observée
par D. Johansson qui, dans son bel ouvrage sur les épiphytes 1 , cite une
vingtaine d’hôtes différents. Plus incidemment l’espèce peut exister à basse
altitude : N. Hallé & J.-F. Villiers l’ont trouvée au Cap Estérias, sur
la côte du Gabon, et G. P. Cooper sur la côte du Liberia, soit dans des
conditions de grande humidité atmosphérique.
Nous ne parlerons pas du P. gabonensis, que l’on n’a récolté qu’une
fois, à terre semble-t-il, mais qui est probablement épiphyte et soustrait
aux recherches des prospecteurs.
En conclusion, avec deux espèces seulement, le genre Preussiella
est parfaitement homogène et original parmi les Sonerileæ africaines. Bien
que sa distribution soit encore mal connue, il est probable que son aire
est limitée aux domaines occidentaux de la Région guinéo-congolaise.
I. Johansson, D., 1974. — Ecology of Vascular epiphytes in West African rain forest.
Acta phytogeographica 59, 129 p., Uppsala.
Source : MNHN, Paris
— 410 —
PREUSSIELLA Gilg
in Engl. & Prantl, Pflanzenfam. Nachtr. : 267 (1897); Mon. Air. 2, Melast. :
35 (1898).
CLÉ DES ESPÈCES
Feuilles pétiolées, ovales-lancéées, base arrondie; cymes terminales; lobes
sépaiaires glabres. P. kamerunensis
Feuilles subsessiles, elliptiques-lancéolées, base étroitement cordée; cymes
sommitales; lobes sépaiaires poilus-glanduleux. P. gabonensis
Preussiella kamerunensis Gilg.
in Engl. & Prantl, Pflanzenfam. Nachtr. : 267 (1897); Mon. Afr. 2, Melast. :
35, lab. 9 (1898); Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 762 (1921); Keay, FI. W. Trop. Afr., ed. 2,1 : 251
(1954); Adam, Mém. Mus. nat. Hist. nat., ser. Bot., 20 : 373 (1971).
— Preussiella cbevalieri Jac.-Fél., Bull. Mus. nat. Hist. nat., ser. 2, 10 : 641 (1938);
Keay, Fl. W. Trop. Afr., ed. 2, 1 : 251 (1954); Jacques-Félix, Icon. PI. Afric. 3.
lab. 65 (1955); Adam, Mém. Mus. nat. Hist. nat., ser. Bot., 20 ; 373 (1971). — Basé
sur Jacques-Félix 1152, Guinée, P.
Arbrisseau épiphyte, parfois épilithe (sommets rocheux éclairés et
bien arrosés de lieux où existent aussi des épiphytes). Feuilles à pétiole
grêle de 3 à 6 cm; limbe ovale à ovale-lancéé, d’environ 7x14 cm, arrondi,
rarement étroitement subcordé sur le pétiole, progressivement acuminé,
acumen obtus; nervation peu visible sur le dessus; trois nervures principales
saillantes en dessous, deux submarginales beaucoup plus fines; nervures
transversales presque perpendiculaires aux précédentes, plus ou moins
parallèles entre elles et très peu réticulées.
Inflorescences terminales groupant de quarante à quatre-vingts fleurs
espacées; formées de deux à trois verticilles de cymes étalées, simples ou
bifurquées, longues jusqu’à 5 cm. Fleur à pédicelle de 4 à 6 mm; réceptacle
obconique long de 5 à 7 mm; calice brusquement étalé, à lobes peu distincts,
arrondis, carénés avec mucron subapical. Pétales d'environ 8 x 12 mm.
Étamines externes longues de 10 mm; internes de 6 à 7 mm; appendice
antérieur linéaire, apex lamellé à clavuié. Style long de 10 mm.
Fruit oblongo-ellipsoïde, faiblement pentagonal, 5(-10) - côtelé, veinulé
sur le sec, jusqu’à 7x13 mm; pédicelle parfois un peu accrescent, long
de 5 à 10 mm. Graines oblongues, appendiculées-membraneuses aux
deux extrémités, longues de 2,5 mm. — PI. 2.
Type : Preuss 442, Cameroun.
Dans leur ensemble, les spécimens d’Afrique occidentale ont des inflo¬
rescences plus amples et des fleurs plus grandes que ceux du Cameroun.
Ces différences sont probablement dues à une plus grande luminosité saison¬
nière au moment des floraisons, soit en raison même du climat régional,
soit en raison de l’altitude. Par exemple, le spécimen Cooper 74, récolté en
basse altitude au Liberia, est à inflorescence et fleurs plus petites.
Source : MNHN, Paris
— 411
Source : MNHN, Paris
— 412 —
Guinée : Jacques-Félix 934, J152, région de Macenta, forêt du Ziama, mai, sept.;
Schnell 2602, forêt du Ziama, mai. — Liberia : Adam 20602, 20616, 21153, 21552, 28596,
29968, 30128, pentes du Nimba vers 650-700 m, janv., mars, juin, juil., oct., nov. — Côte
d’Ivoire : F. Halle 365, Mt Tonkoui, oct.; Jacques-Félix 1277, Mt Tonkoui.épiphyte
et sur rocher, oct. —• Ghana : Hossain & Hall GC38903, collines Atewa, nov. ; Lock
GC42886, collines Atewa, mai. — Cameroun : Fleury in Chevalier 33435, bassin du
Moungo, Mouyouka, juin; Jacques-Félix 9199, Lolodorf, Mt Mill, nov.; Letouzey
13777, Ayong-Ayong, 18 km SSW de Ngouti, juin; 14321, Kendem à 40 km E de
Mamfé, août. — Fernando Po : Mildbraed 6364, versant N de Santa-Isabel, 1911,
HBG. — Gabon : N. Hallé & J. F. Villiers 5515, Cap Estérias, fév.
Preussiella gabonensis Jac.-Fél., sp. nov.
A P. kamerunensi foliis subsessilibus, longe ellipticis, basi angus/e cordatis, longiiu-
dinaliter 3-nervibus, nervis Iransversalibus manifeste reticidatis, supra prominentibus (in
siccitate?); cymis non solum terminalibus sed etiam ad apicem axillaribus', calycis lobis
pilo-glandulosis; staminibus æquilongis differt.
Type : Le Tes tu 2198 (holo-, P).
Arbrisseau touffu, haut de 1,20 m; rameaux obscurément 4-angulaires,
plutôt épais et renflés aux nœuds. Feuilles subsessiles, coriaces; pétiole
robuste, long de 2 à 3 mm; limbe étroitement elliptique, jusqu’à 4,5 x 13 cm,
étroitement cordé sur le pétiole, obscurément acuminé : trois nervures
principales, saillantes en dessous, plus une paire submarginale peu visible;
nervures transversales obliques, réticulées, les principales saillantes au-
dessus (sur le sec); marges entières.
Inflorescences terminales et axillaires sur les derniers nœuds norma¬
lement feuillés; portées par un pédoncule robuste de 2 à 10 mm, avec deux
bractées foliacées, elliptiques, d’environ 5 X 10 mm, ciliées; souvent consti¬
tuées de quatre cymes unipares verticillées et d’une cyme axiale, simple
ou bifurquée, rarement encore une fois verticillée; chaque cyme pédonculée
sur 1 à 2 cm, puis avec deux à trois fleurs pédicellées et espacées. Fleur
à pédicelle de 5 mm; réceptacle étroitement obconique, long de 10 mm;
calice étalé, à lobes peu incisés, 2,5 x 0,8 mm, arrondis sur la marge,
carénés-mucronés sur le dos, avec poils capités courts. Corolle rose; pétales
dissymétriques, apiculés, 7 X 15 mm. Étamines homomorphes et prati¬
quement égales en dimensions; anthères oblongues, modérément arquées
et atténuées vers le haut, longues de 4 mm; pédoconnectif long de 1 mm,
brusquement recourbé vers le haut, avec une petite bosse sur la courbure
et prolongé d’un appendice antérieur linéaire, un peu spatulé à son extrémité,
long de 1,2 à 1,6 mm et dépassant le milieu de l’anthère; filet de 4 à 4,5 mm.
Ovaire concave au sommet, marge périphérique aiguë, sans couronne mem¬
braneuse. Style linéaire de 12 mm, légèrement sigmoïde; stigmate
punctiforme.
Fruit développé non connu — PI. 3.
Gabon : Le Testa 2198, région de la Ngounié, clairière Ivélé, près de Moubémo,
14.11.1916.
Source : MNHN, Paris
— 413 —
Source : MNHN, Paris
— 414 —
Les renseignements du collecteur laissent supposer qu’il s’agit d’une
plante terrestre, mais il est probable que l’espèce est plus souvent épiphyte,
car il serait surprenant qu’elle n’ait été davantage récoltée, alors que sa
floraison est spectaculaire.
Source : MNHN, Paris
A PRECURSOR TO THE TREATMENT OF DORSTENIA
FOR THE FLORAS OF CAMEROUN AND GABON
C. C. Berg & M. E. E. Hijman
Berg, C. C. & Hijman, M. E. E. — 6.05.1977. A precursor to the treatment of
Dorstenia for the floras of Cameroun and Gabon, Adansonia, ser. 2, 16 (4) :
415-443 Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Résultats préliminaires de l’étude du genre Dorstenia effectuée pour
les flores du Cameroun et du Gabon : remarques générales sur le genre, clé
des espèces, énumération des taxons retenus, espèces et combinaisons nouvelles,
synonymies et distribution.
Abstract: The présent paper is the resuit of a study of Dorstenia mainly made
on behalf of the Floras of Cameroun and Gabon. It présents, as a precursor
to the treatment in those Floras, some general remarks on the genus Dorstenia,
a key to the species, a survey of the taxa distinguished, new combinations and
new taxa, the synonymy (as far as based on study of types), and distribution.
C. C. Berg & M. E. E. Hijman, Institute for Systematic Botany, State University
Utrecht, Heideiberglaan 2, Utrecht, Netherlands.
Dorstenia is the second largest genus in the Moraceæ. It shows a wide
variation especially in the features of the inflorescences and habit, and
occupies a rather wide range of habitats. Both with regard to number
of species and variability the genus Dorstenia has its center in Africa.
One can roughly distinguish two groups of species in Africa. One
group consists of mostly herbaceous plants with tuberous subterranean
parts and/or succulent stems (and leaves). These plants can be found
in drier régions outside the rain forest areas, mainly in Central and East
Africa. This group is represented in Cameroun by D. barnimiana, D. ben-
guellensis, D. cuspidata, and D. preussii.
The second group comprises herbaceous to suffrutescent plants, often
with (more or less woody) rhizomatous parts or rarely stems, or shrubs.
They usually inhabit rain forests. This group is distinctly centered in
the rain forest area bordered by the Cross River (in SE Nigeria) and the
Lower Congo River.
Bureau (1873) grouped the Old World Dorstenia species mainly on
the basis of characters of inflorescences and habit. Engler (1898) dis¬
tinguished three sections within the African représentatives of the genus:
sect. Nothodorstenia, sect. Eudorstenia, and sect. Kosaria. This subdivision
was adopted by Rendle (1916). The latter two sections were (mainly)
separated on the shape of the styles: being entire in sect. Kosaria (only
comprising succulent plants), and bifid in sect. Eudorstenia (comprising
both succulent and not succulent plants). Judging from the studies by
Source : MNHN, Paris
— 416 —
Fries (1913) and by Hauman (1948) in Dorstenia, it appears that the diffé¬
rence in the number of stigmas is not a Sound basis for subdivision. Différ¬
ences in the endocarp body may prove to be useful to recognize groups
of species. The above-mentioned four species with succulent subterra-
nean parts hâve tuberculate and keeled endocarp bodies, whereas the other
species studies hâve smooth and not keeled endocarp bodies. Section
Nothodorslenia was characterized by the presence of bracts not only on
but also below the margin of the réceptacle. Engler inserted in this
section the species D. frutescens and D. elliptica. These species proved
to belong to a single species, D. elliptica.
Guillaumet (1965) placed his new species D. djettii, described from
Ivory Coast, near D. elliptica. Hallé & Aké Assi (1967) transferred
D. djettii to the genus Craterogyne. This genus was established by Lan-
jouw (1935), and it includes the former African species of Trymatococcus,
the latter genus thereby becoming a Neotropical one only. Lanjouw
recognized 4 species in his new genus : C. africana, C. kameruniana, C. oligo-
gyna, and C. dorstenioides.
In the basical characters of the inflorescences and flowers Craterogyne
proves to be similar to Dorstenia. For this reason Craterogyne has to
be united with Dorstenia. D. djettii is distinct because of the presence
of peltate bracts among the flowers, otherwise it is very similar to D. oligo-
gyna. Except for D. dorstenioides, the species placed in Craterogyne
resemble D. elliptica in the arrangement of the bracts. They constitute
with the latter species and D. djettii a rather distinct group within Dorstenia
(“ sect. Nothodorslenia ”)■ Except for the arrangement of the bracts
these 5 species also agréé in the characters of the bracts which still resemble
the stipules; this is contrary to most other African Dorstenia species, in
which the appendages of the réceptacle often hardly remind to foliar
structures. Moreover, these species are almost or completely woody, with
branched or unbranched stems, often taller than 1 m. The seeds of these
species are relatively large. In D. africana, D. kameruniana, and D. oligo-
gyna the inflorescences contain a single pistillate flower, in D. djettii they
hâve 1-3 pistillate flowers, and in D. elliptica up to 7.
The 5 species placed in “ Nothodorslenia ” resemble a group of closely
interrelated species ( D. turbinata, D. involuta, D. angusticornis, D. dorste¬
nioides, D. scaphigera, and D. alta), ail forming frutescent, often more than
1 m tall plants with branched stems. Beside the frutescent habit the two
groups of species hâve in common the presence of a single or a few pistillate
flowers in the inflorescence, the relatively large seeds, and the (rather)
broad stipules.
The greater part of the Dorstenia species occuring in Cameroun and
Gabon are herbaceous to suffrutescent plants with more or less woody
rhizomes. The up to 1 m tall stems arising from the rhizomes are usually
unbranched.
The inflorescences bear their “ bracts ” (appendages) (usually) in a
single row on the margin of the often fringed réceptacle, which contains
several to many pistillate flowers, producing (rather) small seeds. The
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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stipules are mostly subulate. D. picla is distinct because of its repent
(more or less succulent) stem. In the shape of the stipules and in the inflo¬
rescence, especially in its shortly and regularly lobed margin, this species
recalls to several Neotropical members of the genus (cf. Carauta, Valente
& Sucre, 1974). D. subdentata approaches D. picla in the characters of
the inflorescence.
The habit can be used to single out species or to distinguish groups
within Dorstenia, but the inflorescences play a dominant rôle in the délimi¬
tation of the species, and to a lesser degree in the délimitation of infra-
specific taxa. Furthermore, stipules, leaves, and indûment may provide
differentiating characters. The vascular bundles of the pétioles, which
proved to be important to delimitate Brazilian Dorstenia species (cf. Carau¬
ta, Valente & Sucre, 1974) are not involved in the présent study.
The Dorstenia flora of Cameroun and Gabon contains taxa of a complex
nature beside clear-cut species. Minor différences used to distinguish
species, many remarks made about resemblances of species in previous
taxonomie works (cf. Engler, 1898; Rendle, 1916; De Wildeman, 1932)
and problems in identifying material, are already indications of close and
unclear relationships in some groups of Dorstenia.
A taxonomie approach of these complexes with the help only of (rather)
scarce colourless herbarium material, the labels of which usually provide
poor information about the plant and its habitat and rarely about variation
within populations, rests on a very poor base indeed.
Therefore, the présent treatment of these complexes is more or less
tentative and provisional. In further studies field work should be involved.
Because of the considérable variation in chromosome numbers found in
Dorstenia (cf. Le Coq, 1963; Fedorov, 1969) cyto-taxonomic work may
also prove to be useful to solve problems in these groups.
Judging from frequent fructification in several Dorstenia species grown
in a green house without the presence of likely pollinating agents, self-
pollination or apomixis might occur (cf. Gustafson, 1946) and this is
important with regard to the proper understanding of variation patterns
in some groups of Dorstenia.
Naming the segregates of a complex is a rather precarious matter
because of the poorly understood nature and cause of the variation. We
realize that beginning to name the morphological entities of the complexes
implies a risk for the future. But because of the fact that most segregates
contain types of previously described species, we chose for granting them
a formai status, mostly at the rank of variety.
Ctenocladus (= Ctenocladium Airy Shaw) with C. mi/dbreadii has been
based on a monstrosity of a Dorstenia species, probably D. psilurus. The
inflorescences of the type specimen (collected in Cameroun) are repeatedly
branched in a strange manner.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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KEY TO THE SPECIES OF DORSTEN1A
IN CAMEROUN AND GABON
1. Leaves pinnatifid to near the midrib; herb up to ca. 10 cm high.. 22. D. letestui
1'. Leaves not so deeply divided; plants herbaceous to frutescent.
2. Leafy stems creeping; stipules with a broad base (triangular and semi-
amplexicaul); inflorescences orbicular, the margin with small trian¬
gular lobes. 9. D. picla
2'. Plants with leafless rhizomes and ascending or erect stems, or plants
succulent and mostly with tuberous subterranean parts.
3. Plants succulent, mostly with tuberous subterranean parts; endo-
carp tuberculate.
4. Plants with a fleshy creeping rhizome. 23. 2). preussii
4'. Plants with a discoid to placentiform or irregulary shaped tuber.
5. Plants acaulescent . 26. D. barnimiana var. tropxolifolia
5'. Plants with leafy stems.
6. Inflorescences with an orbicular réceptacle; pétioles very
short (up to 2 mm).25. D. bengueUensis
6'. Inflorescences with an obtriangular to stellately Iobed récep¬
tacle ; pétioles usually longer (up to 20 mm). 24. D. cuspidata
3'. Plants not succulent or only the leaves slightly succulent; endocarp
body smooth.
7. Leaves with a rather long appressed hairs above; inflorescences
orbicular, with a margin consisting of lobes up to 1 mm long 10. D. subdentata
7'. Leaves without such hairs above.
8. Inflorescences either actinomorphous or zygomorphous.
9. Inflorescences actinomorphous, if tending to be zygomorphous,
then the réceptacle with a broad margin.
10. Stipules with a broad base (semi-amplexicaul); shrubs,
usually branched.
11. At the margin of the réceptacle a single row of appen-
dages; shrubs up to 1.5 m tall.
12. Réceptacle turbinate; appendages 2-6, mostly 4, up
to 27 mm long, narrowly spathulate and usually
plane, usually pointing upwards; the flowering face
often concave. 5. D. turbina ta
12'. Réceptacle not distinctly turbinate; appendages up
to 6 mm long.
13. Inflorescences discoid, stellate; the flowering face
plane, almost orbicular; the appendages up to
3 mm long, (sub)deltoid, longer ones alternat-
ing with very short ones. 8. D. dorstenioides
13'. Inflorescences subturbinate; the flowering face
convex and Iobed ; the appendages up to 6 mm
long, linear, marginally and terminally undulate
and involute. 6. D. involuta
II'. At the margin of the réceptacle at least two rows of
short appendages (bracts) which can also be présent
lower down on the lower surface of réceptacle as far
as the peduncle.
14. Branched shrubs; leaves on the branches distichous;
stipules usually shorter than 10 mm with a pro¬
minent midvein only.
15. Leaf margin usually entire; inflorescences in
groups of 2 or more, turbinate; peduncle
5-27 mm long . 2. D. africana
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15'. Leaf margin usually dentate to lobed; inflores¬
cences often solitary, discoid to broadly tur-
binate; peduncle 2-9 mm long.3. D. kameruniana
14'. Usually unbranched shrubs; leaves on the stem in
spirals, stipules usually longer than 10 mm,
prominently parai lel-veined . 1. D. oligogyna
30'. Stipules subulate, latéral.
16. Short appendages (bracts) in at least 2 rows on the margin of the
réceptacle and lower down on Iower surface of the réceptacle as far
as and including the peduncle. 4. D. elliptica
16'. The réceptacle with a single row of appendages on its margin, or if in
2 rows, then the appendages distinctly different in Iength.
17. Leaves with rather long appressed hairs above; the réceptacle orbi-
cular, with a margin consisting of lobes up to 1 mm long.. 10. D. subdentata
17'. Leaves without such hairs above; the marginal appendages much
longer and mostly unequal in Iength, or the margin broader than
18. Réceptacle with a margin 3-15 mm broad.
19. Flowers spaced; pistillode distinct; in the middle on the lower
surface of the réceptacle without 2 distinct ribs. 16. Z), barteri
19'. Flowers crowded; pistillode strongly reduced or lacking; in
the middle on the lower surface of the réceptacle with 2 dis¬
tinct ribs . 18. D. poinselliifolia (var. poinsettiifolia)
18'. Réceptacle with a narrow margin which is at most 2(-3) mm
20. Inflorescences with 4(-5) long appendages 2.5-12.5 cm and a
peduncle (1.5-)4-8 cm long. 15. Z), zenkeri
20'. Inflorescences with more than 5 appendages, if with 4-5 appen¬
dages only (in some specimens of D. ophiocoma ), then the
peduncle not exceeding 25 mm in Iength.
21. The appendages numerous, the larger ones départ belowthe
margin from a prominent rib at the lower surface of the
réceptacle . 12. D. ciliata
21'. The appendages departing from the margin of the réceptacle
22. The flowering face with lobes which pass into the larger
appendages, sometimes in the sinuses (between the lobes)
1-6 short appendages. 11. Z), ophiocoma
22'. The flowering face orbicular of multangular.
23. Flowers spaced; pistillode distinct.. 16. D. barteri (var. barteri )
23'. Flowers crowded; pistillode strongly reduced or lacking.
24. The flowering face plane to sometimes convex in fruit-
ing stage; primary appendages 10-15; 2-5 secondary
appendages of various lenght between every two
primary oncs. 13. D. harmsiana
24'. The flowering face plane to strongly convex, primary
appendages (3-)6-I2; secondary appendages bet¬
ween every twp primary ones none, sometimes 1, or
occasionally 5, 1 mm long . 14. Z), tenera
9'. Inflorescences zygomorphous (obtriangular in D. preusii).
25. Branched shrubs 0.5-1.5 mm tall; the inflorescences naviculate, with
a single central pistillateflower. 7. D. angusticornis
25'. Plants herbaceous to suffrutescent, up to 1 m tall; the inflorescences
with several pistillate flowers.
26. Inflorescences naviculate, vertical, with a long appendage pointing
upwards and a short appendage pointing downwards; the margin
entire. 17. D. psilurus
Source : MNHN, Paris
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26'. Inflorescences not as above.
27. Inflorescences obtriangular, with 2-3 appendages on the short
side and one appendage on the angle formed by the long sides;
(succulent) herbs up to 20 cm tall. 23. D. preussii
27'. Inflorescences not as above.
28. Inflorescences naviculate with terminal linear appendages up
to 7 mm long and 7-12 linear appendages up to 4.5 mm long
on each side; herbs up to 15 cm tall. 21. D. dinklagei
28'. Inflorescences either not naviculate or the appendages not as
above; plants herbaceous to suffrutescent, taller.
29. Inflorescences naviculate; the latéral appendages 1-2 mm
long, triangular, the terminal appendages slightly longer;
herbs 20-40 cm tall. 20. D. prorcpens
29'. Inflorescences funnel-shaped or discoid, sometimes compress-
ed laterally, but not manifestly naviculate; plants 30-
100 cm tall.
30. Inflorescences funnel-shaped, more or less compressed;
terminal appendages 10-15 mm long, linear, latéral appen¬
dages on each side 10-13, 1-2 mm long, linear to trian¬
gular . 19. D. brieyi
30'. Inflorescences discoid or funnel-shaped (sometimes com¬
pressed laterally), variable in the broadth of the margin
and in the number and length of the appendages 18. D. poinsetliifolia
8'. Inflorescences neither distinctly actinomorphous nor distinctly zygo-
morphous.
31. Shrubs, réceptacle turbinate. 5. D. turbinata
31'. Herbs, only the stem woody; réceptacle not turbinate.
32. Margin of the receptalce up to 1 or 2 mm broad.
. 18. D. poinseltiifolia (var. staudtii and angularis)
32'. Margin of the réceptacle 3-15 mm broad.
33. Flowers spaced; pistillode distinct; in the middle on the lower
surface of the réceptacle, without 2 distinct ribs . 16. D. barteri
33'. Flowers crowded; pistillode strongly reduced or lacking; in the
middle on the lower surface of the réceptacle with 2 distinct ribs
. 18. D. poinsetliifolia (var. poinsetliifolia )
1. Dorstenia oligogyna (Pellegrin) C. C. Berg, comb. nov.
— Trymatococcus oligogyna Pellegrin, Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 2, 1 : 62 (1929).
— Craterogyne oligogyna (Pellegrin) Lanjouw, Rec. Trav. Bot. Néerl. 32 : 277 (1935).
Distribution : Gabon (Map 1).
2. Dorstenia africana (Bâillon) C. C. Berg, comb. nov.
— Trymatococcus africanus Bâillon, Adansonia 11 : 300 (1875).
— Craterogyne africana (Bâillon) Lanjouw, Rec. Trav. Bot. Néerl. 32 : 273 (1935).
— Trymatococcus conrauanus Engler, Bot. Jahrb. 33 : 117 (1902).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 2), and in SE Nigeria.
3. Dorstenia kameruniana Engler
Bot. Jahrb. 20 : 142 (1892).
— Trymatococcus kamerunianus (Engler) Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Moracex :
29 (1898).
Source : MNHN, Paris
— 423 —
Source : MNHN, Paris
— 424 —
— Trymalococcus kamerunianus (Engler) Engler var. welwitschii Engler, Monogr.
Afr. Pfl. 1, Moracex : 29 (1898).
— Craterogyne kameruniana (Engler) Lanjouw, Rec. Trav. Bot. Néerl. 32 : 274 (1935).
— Trymalococcus usambarensis Engler, Bot. Jahrb. 33 : 117 (1902).
— Trymalococcus gilletii De Wildeman, Ann. Mus. Congo, ser. 5, 1 : 119 (1904).
— Dorstenia amana A. Chevalier, Bull. Soc. Bot. France 58, mém. 8 : 208 (1912).
Distribution : Cameroun (Map 1), and in Guinea, Liberia, Ivory Coast, Ghana,
Congo, Angola, Zaïre, Central African Republic, Uganda, Kenia and Tanzania.
4. Dorstenia elliptica Bureau
in De Candolle, Prodr. 17 : 271 (1873).
— Dorstenia frutescens Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ : 12 (1898).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 3), and in Fernando Po, Congo,
and Angola-Cabinda.
5. Dorstenia turbinata Engler
Bot. Jahrb. 33 : 115 (1904).
— Dorstenia smythei Sprague, Kew Bull. : 299 (1908).
— Dorstenia edeensis Engler, Bot. Jahrb. 46 : 272 (1911).
— Dorstenia ledermannii Engler, Bot. Jahrb. 46 : 272 (1911).
— Dorstenia buesgenii Engler, Bot. Jahrb. 46 : 272 (1911).
— Dorstenia dinklagei auct. non Engl. : Engler, Bot. Jahrb. 46 : 273 (1911).
— Dorstenia spathulibracteata Engler, Bot. Jahrb. 51 : 429 (1914).
— Dorstenia aspera A. Chevalier, Bull. Soc. Bot. France 58, mém. 8 : 207 (1912).
— Dorstenia obanensis Hutchinson & Dalziel, Fl. Trop. W. Afr., ed. 1, 1 : 427
(1928), nomen; Kew Bull. : 18 (1929), descr.
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 4), and in Sierra Leone, Liberia,
Ivory Coast and Nigeria.
6. Dorstenia involuta M. Hijman & C. C. Berg, sp. nov.
Frutex 0.5-2 m ai tus. simplex vel ramosus. Folia disticha, membranacea vel subco-
riacea, acuminata , basi ( sub)obtusa , margine integro vel repando vel dentato, facie glabres-
cente ; vente secundariæ 7-14-jugte ; stipula triangulares, 2-4 mm longte, caducs. Inflores-
centia singula ; pedunculus in receptaculum sensim transiens; receptaculum discoideum vel
late turbinatum, stellato-lobatum; lobi (5-) 6-8, reflexi, in appendices lineares vel subspa-
thulatas 3-6 mm longas lateraliter apicaliterque involutos transeuntes; faciès florifera
Stella ta ; flores masculi multi; flos femineus singulus, centralis ; perianthium tubu!osum\
endocarpium ca. 10 mm longum.
Typus: Bos 3428, Cameroun, 13.5 km from Kribi, N of Ebolowa road, Kienke
Reserve (holo-, WAG).
Shrub, 50-200 cm tall, with unbranched or branched stems, the stem
and the lower parts of the lower branches woody, glabrous, the leafy parts
of the branches puberulous with dense, short, white, (almost) straight
and stiff, appressed hairs, usually intermixed with retrorse uncinate hairs ;
internodes 0.5-6 cm long. 1.5-5 mm in diameter. Leaves almost distichous,
papery to subcoriaceous, obovate or oblanceolate to oblong, occasionally
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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linear, (2-)6-20 cm long, (l-)2.5-6 cm broad; apex gradually or abruptly
acuminate 5-20 mm long, 1.5-5 mm broad with an acute acumen; base
cuneate or subobtuse, or one side cuneate and the other side subobtuse ;
margin entire or répand to sinuate or coarsely dentate; upper and lower
surface glabrescent; veins slightly prominent above, more prominent
beneath, in secondary veins 7-14 to occasionally 25 pairs, departing at
60 0 -80°(-90°) from the midrib, curving upwards and forming rather
distinct connecting loops at 1-7 mm from margin; pétioles 2-15 mm long,
ca. 1.5 mm diameter, with the same indûment as the stem but denser;
stipules caducous, triangular and semi-amplexicaul, 2-4 mm long, ca.
1.5 mm broad at the base, with minute, stiff appressed hairs, mainly on
the very prominent midrib.
Inflorescences solitary; peduncle often gradually passing into the
réceptacle, 6-25 mm long and 1-2 mm in diameter, densely puberulous
with uncinate and stiff appressed hairs; réceptacle subturbinate, becoming
turbinate in fruit, the upper surface stellately lobed, strongly convex, at
anthesis, but sometimes almost plane (very young réceptacles concave),
2-5 mm high, in fruit up to 10 mm high, becoming 5-10 mm in diameter
including the 0.5-1 mm broad, répand or slightly dentate margin; lobes
of the réceptacle (3-)6-8, reflexed, ca. 2 mm long and 2 mm broad, passing
into linear, marginally and terminally involute and undulate, 3-6 mm long
and 1-2 mm broad, reflexed primary appendages, between every two pri-
mary appendages occasionally one smaller secondary appendage; upper
surface of margin and appendages as well as lower surface of the réceptacle
with rather dense, minute, white, uncinate and stiff, appressed hairs, lower
surface of réceptacle with conspicuous ribs passing into the primary appen¬
dages; staminate flowers numerous, perianth 2-lobed, with 2 stamens,
perianth lobes ca. 0.25 mm in diameter, filament ca. 0.35 mm long, bent
into several directions, anther ca. 0.35 mm long, ca. 0.25 mm broad, connec¬
tive as broad as the theca; one central pistillate flower, perianth tubular,
0.5-1 mm in diameter at the base, ca. 0.5 mm high, style exceeding the peri¬
anth by 0.35 mm, stigmas two, spreading, ca. 0.7 mm long; endocarp body
ca. 10 mm long, smooth.
Distribution: Cameroun (Map 5).
D. involuta is closely related to D. turbinata from which it differs in
the concave and lobed réceptacle with reflexed short involute appendages.
The inflorescences of D. involuta contain a single pistillate flower, whereas
those of D. turbinata often contain more (up to 5) pistillate flowers.
7. Oorstenia angusticornis Engler
Bot. Jahrb. 46 : 274 (1911).
Distribution : Cameroun (Map 5).
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
— 428 —
8. Dorstenia dorstenioides (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, comb. nov.
— Trymaiococcus dorstenioides Engler, Bot. Jahrb. 51 : 434 (1914).
— Craterogyne dorstenioides (Engler) Lanjouw, Rec. Trav. Bot. Néerl. 32 : 276 (1935).
Distribution : Cameroun (Map 4).
9. Dorstenia picta Bureau
in De Candolle, Prodr. 17 : 277 (1873).
■— Dorstenia variegata Engler, Monogr. Afr. PU. 1, Moraeeæ : 16, tab. 6A (1898).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 6) and in Congo.
10. Dorstenia subdentata M. Hijman & C. C. Berg, sp. nov.
Herba usque ad 25 cm alla , rhizomate repente et caulibus adscendentibus. Folia
elliptica vel oblonga. acute acuminata, basi obtusa, margine irregulariter denticulato, facie
superiore pilis albis longis redis vel pro parte uncinatis; vente secundariæ 7-9-jugæ; stipula'
subulatæ vel anguste triangulares, 2-4 mm longæ, persistentes. Inflorescentia singula ;
pedunculus 12-20 mm longus', receptaculum discoideum , suborbiculare, margine lobis multis
ad 1 mm longis', perianthium florum pistilliferorum discoideum ; stigmata dua.
Typus : Descoing 6517, Gabon, Nyanga valley, 100 km S of Tchibanga (holo-, P).
Herb with a creeping, rhizome ca. 5 mm thick, and ascending stems
ca. 25 cm tall, with dense, short and long, white, straight to curved or unci-
nate hairs; internodes 1.5-5 cm long, 2.5-5 mm in diameter. Leaves in
spirals, (thinly) papery, elliptic to oblong, broadest at or above the middle:
apex sharply acuminate; base subobtuse; margin irregularly denticulate;
upper surface hairy with long, white, straight, sometimes uncinate hairs,
lower surface with rather dense, short and long, white, straight to curved
or uncinate hairs mainly on the veins; midrib and secondary veins slightly
impressed above, but plane, and even slightly prominent towards the apex,
prominent beneath, 7-9 pairs of secondary veins; pétioles 10-25 mm long,
ca. 1 mm in diameter, indûment like on the stem; stipules persistent, subulate
or narrowly triangular, 2-4 mm long, ca. 1 mm broad at base, with rather
dense short, white, straight hairs.
Inflorescences solitary; peduncle 12-20 mm long, ca. 1 mm in diameter,
with dense, short and long, white, uncinate or curved hairs; réceptacle
discoid (but slightly funnel-shaped, when young), the réceptacle as well as
the plane flowering face suborbicular, (8-)10-15 mm in diameter, the margin
consisting of ca. 25 lobes, different in shape and size, blunt, at most 1 mm
long and broad; lower surface of réceptacle and lobes with minute, white,
curved or uncinate hairs, intermixed with sparser, longer and coarser.
curved hairs; staminate flowers numerous, indistinct, perianth2- or 3-lobed,
with 2 or 3 stamens, filament ca. 0.2 mm long, anther ca. 0.1 mm long and
broad, connective as broad as thetheca; pistillate flowers ca. 16, perianth
discoid, ca. 0.3 mm in diameter, 0.1 mm high, style not exceeding the
perianth, stigmas two, spreading, ca. 0.4 mm long.
Distribution : Gabon (Map 6), and in Congo.
Source : MNHN, Paris
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The inflorescence of D. subdentata resembles that of D. picta. D. sub-
dentata is distinct because of the rather long hairs on the upper Ieaf surface,
in which character it resembles some East African species, like D. brownii
Rendle.
11. Dorstenia ophiocoma K. Schumann & Engler
Bot. Jahrb. 20 : 145 (1894).
In this very variable species four varieties can be recognized in Came¬
roun and Gabon. They can be distinguished on various characters. Some
specimens could not be satisfactorily placed in one of the varieties.
KEY TO THE VARIETIES OF D. OPHIOCOMA
1. Réceptacle with 10-14(-18) lobes passing into primary appendages.
2. Stems (30-)50-100 cm tall . var. ophiocoma
2'. Stems 5-30 cm tall . var. mungensis
1'. Réceptacle with less than 10 lobes passing into primary appendages.
3. Apex of the lamina (mostly) distinctly acuminate.
4. Stems 30-50 cm tall, almost glabrous; persistent stipules mostly
conspicuous; réceptacle with ca. 8 lobes . var. alternons
4'. Stems (30-)50-100 cm tall, often rather densely puberulous; (sub)-
persistent stipules mostly not conspicuous . var. ophiocoma
3'. Apex of the lamina acute to faintly acuminate or obtuse.
5. Stipules crowded at the apex of the stem and in the leaf axils.
7. Secondary veins in the lamina ca. 8 pairs. var. stipulata fa. stipulata
7'. Secondary veins in the lamina 4-6 pairs. var. stipulata fa. humilis
5'. Stipules not crowded.
8. Secondary veins in the lamina 4-6 pairs. var. stipulata fa. humilis
8'. Secondary veins in the lamina 4-10 pairs; margin of the lamina
usually lobed . var. mungensis
lia. var. ophiocoma
— Dorstenia ophiocoma K. Schumann & Engler var. longipes Engler, Monogr. Afr.
Pfl. 1, Moraceæ : 18 (1898).
— Dorstenia intermedia Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ : 17 (1898).
—- Dorstenia ophiocoma K. Schumann & Engler var .minor Rendle in Prain,FI. Trop.
Afr. 6 (2) : 32 (1916).
— Dorstenia vermoesenii De Wildeman, PI. Bequaert. 6 : 70 (1932).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 7), and in SE Nigeria and Zaïre.
11b. var. alternans (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia alternans Engler, Bot. Jahrb. 46 : 273 (1911).
— Dorstenia kribensis Engler, Bot. Jahrb. 46 : 271 (1911).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 8).
Source : MNHN, Paris
— 430 —
11c. var. mungensis (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia mungensis Engler, Bot. Jahrb. 20 : 145 (1894).
— Dorstenia mungensis Engler var. bipindensis Engler, Monogr. Afr. PU. 1, Moracex :
17, tab. 4B (1898).
— Dorstenia mundamensis Engler, Bot. Jahrb. 33 : 115 (1904).
— Dorstenia ophiocomoides Engler, Bot. Jahrb. 40 : 545 (1908).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 9).
1 ld. var. stipulata (Rendle) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia stipulata Rendle, Jour. Bot. 53 : 298 (1915).
Within this variety two formæ can be recognized :
1 ld'. f. stipulata
Distribution : Gabon (Map 10).
1 ld". f. humilis M. Hijman & C. C. Berg, forma nov.
Herba 5-20 cm alla. Folia 3-9 cm longa, venis secundariis 4-6 — jugis. Stipula; haud
congestx. Receptaculum lobis triangularibus 2-5 vel interdum 8.
Typus : Bos 6758, Cameroun, 4 km N of km 20 on Kribi-Lolodorf road (holo-,
WAG).
Herb 5-20 cm tall. Leaves 3-9 cm long, with 4-6 pairs of latéral
veins; stipules not crowded. Réceptacle with 2-5, occasionally 8, triangu-
Iar lobes.
Distribution : Cameroun (Map 10).
12. Dorstenia ciliata Engler
Bot. Jahrb. 33 : 114 (1904).
— Dorstenia jabassensis Engler, Bot. Jahrb. 46 : 270 (1911).
— Dorstenia jabassensis Engler var. cuneata Engler, Bot. Jahrb. 46 : 271 (1911).
— Dorstenia astericus Engler, Bot. Jahrb. 51 : 428 (1914).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 11), and in SE Nigeria.
13. Dorstenia harmsiana Engler
Bot. Jahrb. 33 : 115 (1904).
Two varieties can be recognized
Source : MNHN, Paris
— 431 —
Source : MNHN, Paris
— 432 —
13 a. var. harmsiana
— Dorstenia lujæ De Wildeman, PI. Nov. Herb. Then. 1 : 221, tab. 50 (1907).
— Dorstenia talbotii Rendle, Journ. Bot. 53 : 301 (1915).
Stipules often distinct, sometimes minute, 1-6 mm long, persistent.
Peduncle, 10-25 mm long; appendages of the rather short (up to ca. 15 mm,
occasionally up to 40 mm), rather broad (ca. 1 mm), primary appendages
almost as long as the diameter of the réceptacle and without small teeth
or small appendages at their base or lower part.
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 11), and in SE Nigeria and Zaïre.
13 b. var. batesii (Rendle) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia batesii Rendle, Jour. Bot. 53 : 301 (1915).
Stipules absent or minute, at most 1 mm long, caducous. Peduncle
20-50 mm long; appendages of the réceptacle up to ca. 30 mm long, pri¬
mary appendages longer than the diameter of the réceptacle and often
with 1 or 2 teeth and occasionally also 1 or 2 small appendages at their
base or lower part.
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 11), and in Congo.
14. Dorstenia tenera Bureau
in A. De Candolle, Prodr. 17 : 271 (1873).
Two more or less distinct varieties can be recognized :
14 a. var. tenera
— Dorstenia paucidentata Rendle, Jour. Bot. 53 : 300 (1915).
Stem and pétioles with dense, long, coarse and curved hairs intermixed
with sparse, short, uncinate hairs, occasionally almost glabrous. Récep¬
tacle always without a margin, without or with one secondary appendage
at the most; lower surface of the réceptacle and appendages, as well as the
peduncle, with rather dense, minute to uncinate hairs intermixed mainly
on the ribs of the réceptacle, occasionally almost glabrous; pistillate flowers
with a tubular perianth and rather long style exceeding the perianth, stigmas
diverging at anthesis.
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 12), and in Rio Muni.
14 b. var. obtusibracteata (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia obtusibracteata Engler, Bot. Jahrb. 46 : 271 (1911).
Source : MNHN, Paris
— 433 —
PI. 7. — 1, • D. kamcruniana; * D. oligogyna; 2,• D. africana; 3, • D. elliptica; 4, • ü. turbi-
nala; » D. dorstenioides.
Source : MNHN, Paris
— 434 —
Stem and pétioles almost glabrous or sparsely puberulous with minute
dome-shaped or uncinate hairs; stipules sometimes inconspicuous. Récep¬
tacle sometimes with a margin 0.5-1 mm broad, with 1-5 secondary appen-
dages; lower surface of the réceptacle and appendages, as well as the pedun-
cle, almost glabrous; pistillate flowers with a discoid perianth and a short
style not exceeding the perianth, stigmas divaricating at anthesis.
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 12).
15. Dorstenia zenkeri Engler
Monogr. Afr. Pfl. 1, Moracex : 14, tab. 7C (1898).
— Dorstenia laurentii De Wildeman, Miss. Laur. : 69, tab. 32 (1905).
Distribution : Cameroun (Map 12), and in Zaïre.
16. Dorstenia barteri Bureau
in A. De Candolle, Prodr. 17 : 272 (1873).
Within this very variable species four more or less distinct varieties
can be recognized. The variation in the inflorescence is pictured in PI. 3.
and 4. Some specimens could not be satisfactorily placed in one of the
varieties.
KEY TO THE VARIETIES OF D. BARTERI
1. Réceptacle with up to 5 primary appendages, without or with a few
secondary appendages, or appendages strongly reduced ; flowers crowded
or only slightly spaced.
2. Secondary veins in the lamina 5-6, apex gradually acuminate to acute
. var. paucinervis
2'. Secondary veins in the lamina 6-10, apex abruptly to gradually acumi¬
nate . var. subtriangularis
]'. Réceptacle with at least 5, to up to 20 primary appendages, usually alter-
nating with 1-3 secondary appendages: flowers distinctly spaced.
3. Flowering face angular to stellate; margin 4-10 mm broad.... var. muitiradiata
3'. Flowering face (sub)orbicular; margin mostly ca. 5 mm broad occa-
sionally narrower (down to I mm broad) . var. barteri
16 a. var. barteri
Distribution : Cameroun (Map 13), and in Fernando Po and SE Nigeria.
16 b. var. muitiradiata (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia muitiradiata Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Moracex : 15, tab. 3C (1898).
Distribution : Cameroun (Map 13), and in Nigeria.
Source : MNHN, Paris
PI. 8. — 5, • D. involuta; » D. angusticornis; 6, • D. picta; a D. subdentata; 7, • D. ophio-
coraa var. ophiocoma, specimens with long peduncles, large réceptacles and ca. 12 appen-
dages; a D. ophiocoma var. ophiocoma, specimens with short peduncles, small réceptacles
and 4-6 appendages; 8, • D. ophiocoma var. altemans; 9, • D. ophiocoma var. mungensis;
10, • D. ophiocoma var. stipulata fa. humilis; a D. ophiocoma var. stipulata fa. stipulata.
Source : MNHN, Paris
— 436 —
16 c. var. subtriangularis (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia subtriangularis Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ : 15, ta b. 4A (1898).
— Dorsteniapiscaria Hutchinson & Dalziel, Fl. Trop. W. Afr., ed. 1, 1 : 427 (1928),
nomen-, Kew Bull. : 19 (1929), descr.
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 14), and in SE Nigeria.
16 d. var. paucinervis M. Hijman & C.C. Berg, var. nov.
Caules sat dense hirsuti. Folia venis secundariis 5-6-jugis. Stipula: 2-5 mm longæ.
subpersistentes. Inflorescentia virella; receptaculum et faciès florifera subtriangularis vel
subrhomboidalis, lobis primariis 3-4.
Typus : Zenker 140, Cameroun, Mimfia (holo-, U; iso-, WAG).
Stems densely hirsute. Leaves with 5-6 pairs of secondary veins;
stipules 2-5 mm long, subpersistent. Inflorescences greenish; réceptacle
and flowering face subtriangular to subrhomboid; primary lobes 3-4.
Distribution : Cameroun (Map 13).
17. Dorstenia psilurus Welwitsch
Trans. Linn. Soc. London, ser. 1, 27 : 71 (1869).
— Dorstenia bicornis Schweinfurth, Bot. Zeit. 29 : 332 (1871), by mistake as D. bicuspis
Schweinfurth in Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 1,1 : 62 (1895).
— Dorstenia psilurus Welwitsch var. scabra Bureau in De Candolle, Prodr. 17 : 275
(1873).
— Dorstenia scabra (Bureau) Engler, Bot. Jahrb. 20 : 142 (1894).
— Dorstenia massonii Bureau. Bull. Soc. Bot. France 33 : 70, tab. 1 (1886).
— Dorstenia scabra (Bureau) Engler var. denticulata Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1,
Moraceæ : 20 (1898).
— Dorstenia klainei Heckel, Bull. Soc. Bot. France 47 : 260 (1900).
— Dorstenia gilletii De Wildeman, Bull. Herb. Boiss., ser. 2, 1 : 838 (1901).
— Dorstenia lukafuensis De Wildeman, Ann. Mus. Congo, ser. 4, 1 : 28 (1902).
— Dorstenia tenuifolia Engler, Bot. Jahrb. 33 : 116 (1904).
— Dorstenia psilurus Welwitsch var. compacta De Wildeman, PI. Nov. Herb. Then. 1 :
233, tab. 54 (1907).
— Dorstenia psilurus Welwitsch var. subintegrifolia De Wildeman, Ann. Mus. Congo,
ser. 5 , 3 : 64 (1909).
— Dorstenia scabra (Bureau) Engler var. subintegrifolia (De Wildeman) Rendle
in Prain, FI. Trop. Afr. 6 (2) : 52 (1916).
— Dorstenia psiluroides Engler, Wiss. Ergebn. Deutsch. Zentr.- Afr. Exped. 2 : 181
(1911).
— Dorstenia psiluroides Engler f. subintegra Engler, Wiss. Ergebn. Deutsch. Zentr.-
Afr. Exped. 2 : 181 (1911).
— Dorstenia stolzii Engler, Bot. Jahrb. 51 : 432 (1914).
— Dorstenia scabra (Bureau) Engler var. longicaudata Engler, Bot. Jahrb. 51 : 431
(1914).
— Dorstenia psilurus Welwitsch var. brevicaudata Rendle, Jour. Bot. 53 : 301 (1915).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 15), and in Nigeria, Congo, Angola,
Central African Republic, Zaïre, Uganda, Tanzania, Malawi, and Moçambique.
Source : MNHN, Paris
— 437 —
18. Dorstenia poinsettiifolia Engler
Bot. Jahrb. 20 : 142 (1894).
This species varies in many characters, especially in the shape and the
size of the inflorescence, the indûment of the stem pétioles, lower leaf surface
and inflorescences, the length of the stipules, and the number of pistillate
flowers. The variation of the inflorescence is pictured in PI. 5 and 6.
Seven varieties can be recognized for Cameroun and Gabon. Some
specimens could not bs satisfactorily placed in the varieties.
KEY TO THE VARIETIES OF D. POINSETTIIFOLIA
1. Plants with sparse to dense white uncinate hairs, always intermixed with
coarse white curved hairs; réceptacle mostly with two primary appen-
dages.
2. Réceptacle discoid and plane, or slightly turbinate in fruit; flowering
face orbicular to angular.
3. Margin 1-5 mm broad, undulate or with a few to many, up to 3 mm
long, more or less triangular, secondary appendages.var. poinsettiifolia
3'. Margin up to ca. 1 mm broad, with many, up to 23(-40) mm long,
linear, secondary appendages . var. longicauda
2'. Réceptacle funnel-shaped, or to almost discoid, but then the flowering
face angular.
4. Margin up to 1 mm broad, not reflexed.
5. Réceptacle discoid and concave or funnel-shaped; magrin entire
or faintly lobed . var. angusta
5'. Réceptacle funnel-shaped to almost discoid and plane; margin
sinuate or lobed, fleshy; réceptacle and flowering face angular var. angularis
4'. Margin 1-5 mm broad, reflexed, distinctly lobed; réceptacle discoid
and convex. var. librevillensis
1'. Plants glabrous to puberulous, with short white uncinate hairs only.
6. Réceptacle discoid and plane, or slightly convex in fruit; margin ca.
2 mm broad, with at least 3 primary appendages; plants puberulous
. var. staudtii
6'. Réceptacle discoid and convex; margin ca. 0.5 mm broad, reflexed,
sparsely lobed and with 2 primary appendages; plants almost glabrous
. var. glabrescens
18 a. var. poinsettiifolia
— Dorstenia poinsettiifolia Engler var. grossedentata Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1,
Moraceæ : 18, tab. 2A, a,b,d,e (1898).
— Dorstenia poinsettiifolia Engler var. subdentata Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Mora¬
ceæ : 18 (1898).
— Dorstenia poinsettiifolia Engler var. undulata Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ :
18, tab. 2.4, c,fg (1898).
— Dorstenia gabunensis Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ : 14 (1898).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 16).
18 b. var. longicauda (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, slat. nov.
— Dorstenia longicauda Engler, Bot. Jahrb. 51 : 429 (1914).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 17).
Source : MNHN, Paris
— 438 —
18 c. var. angusta (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia angusta Engler, Bot. Jahrb. 51 : 430 (1914).
— Dorstenia lotziana Engler, Bot. Jahrb. 51 : 431 (1914).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 17).
18 d. var. librevillensis (De Wildeman) M. Hijman & C. C. Berg,
stat. nov.
— Dorstenia librevillensis De Wildeman, PI. Bequaert. 6 : 42 (1932).
— Dorstenia pierrei De Wildeman, PI. Bequaert. 6 : 53 (1932).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 18).
18 e. var. glabrescens M. Hijman & C. C. Berg, var. nov.
Planta subglabra. Stipulas 2-3.5(-6) mm longs, caducs. Inflorescentia singula ; pedun-
culus 10-27 mm longus', receptaculum discoideum, perconvexum; limbus ca. 0.5 mm latus,
reflexus-, appendices secundaris paucs, l-5(-l2 )mm longs, primaris dus, reflexs, 20-80 mm
!ongs\ flores feminei ca. 12.
Typus : Halle & Villiers 5361, Gabon, Monts de Cristal, 12 km SW of the falls
of the Kinguélé (holo-, P).
Plants glabrous or with sparse minute uncinate or dome-shaped hairs.
Stipules caducous, 2-3.5(-6) mm long, at the tip of the stem often up to
6 mm long and crowded. Inflorescences green, solitary; peduncle 10-27 mm
long, ca. 0.5 mm thick; réceptacle discoid and strongly convex, flowering
face elliptic, margin ca. 0.5 mm broad, reflexed, with a few l-5(-12 mm)
long secondary lobes and two 20-80 mm long, reflexed primary lobes; pis-
tillate flowers ca. 12.
Distribution : Gabon (Map 18).
18 f. var. angularis M. Hijman & C. C. Berg, var. nov.
Planta puberula. Stipuls ca. 2 mm longs, persistentes. lnflorescentis bins; pedunculus
3-7 mm longus-, receptaculum infundibuliforme velfere discoideum, faciès florifera angularis.
angulis 3-5, distinctis', limbus ad J mm latus, carnosus, sinuatus vel loba tus', appendices 2-5,
triangulares, 2-4 mm longs, carnoss.
Typus : Leeuwenberg 9090, Cameroun, 7 km E of Yingui (holo-, WAG).
Plants densely puberulous with curved and uncinate hairs. Stipules
persistent, ca. 2 mm long. Inflorescences purplish, in pairs; peduncle
3-7 mm long, 1-2.5 mm thick; réceptacle funnel-shaped to almost discoid,
flowering face angular, mostly with 3-5 distinct angles, margin very narrow
(up to 1 mm broad), sinuate or lobed, with 2-5, narrowly triangular, fleshy,
2-4 mm long, ca. 2 mm broad primary lobes proceeding from the angles
of the réceptacle.
Distribution : Cameroun (Map 18).
Source : MNHN, Paris
— 439 —
Source : MNHN, Paris
— 440 —
18 g. var. staudtii (Engler) M. Hijman & C. C. Berg, stat. nov.
— Dorstenia staudtii Engler, Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ : 13 (1898).
— Dorstenia subrhombiformis Engler, Bot. Jahrb. 51 : 428 (1914).
Distribution : Cameroun (Map 18).
19. Dorstenia brieyi De Wildeman
Repert. Sp. Nov. 13 : 373 (1914).
— Dorstenia equatorialis Rendle, Jour. Bot. 53 : 300 (1915).
— Dorstenia nyangensis Pellegrin, Mém. Soc. Linn. Norm., ser. 2, 1 (3) : 78 (1928).
Distribution : Gabon (Map 19), and in Congo and Zaïre.
20. Dorstenia prorepens Engler
Bot. Jahrb. 20 : 144 (1894); Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ : 18, tab. IA, 3/1(1898)
— Dorstenia prorepens Engler var. robustior Rendle, Jour. Bot. 53 : 300 (1915).
Distribution : Cameroun (Map 19), and in Fernando Po and Nigeria.
21. Dorstenia dinklagei Engler
Bot. Jahrb. 20 : 143 (1894); Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ : 19, tab. 3C (1898).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 19).
22. Dorstenia letestui Pellegrin
Mém. Soc. Linn. Norm, ser. 2, 1 (3) : 77, tab. 5 (1928).
Distribution : Gabon (Map 19).
23. Dorstenia preussii Engler
Bot. Jahrb. 20 : 143 (1894); Monogr. Afr. Pfl. 1, Moraceæ : 21, tab. 7D (1898).
— Dorstenia preussii Engler var. latidentata Engler, Bot. Jahrb. 51 : 432 (1914).
Distribution : Cameroun and Gabon (Map 20), and in Sierra Leone and Nigeria.
The following species hâve their main distribution in dry régions in
Central Africa; within Cameroun they are known from a small area
only. A thorough study of them would seem to fall slightly outside the
scope of the présent treatment. They are included in the key and in the
énumération, but no attempt has been made to provide their full
synonymy.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 442 —
24. Dorstenia cuspidata Hochstetter ex A. Richard
Tent. Fl. Abyss. 2 : 272 (1851).
— Dorstenia walleri Hemsley, Gard. Chron. 2 : 178 (1893).
— Dorstenia caulescens Schweinfurth ex Engler, Bol. Jahrb. 20 : 144 (1894).
— Dorstenia unykæ Engler & Warburg, Bot. Jahrb. 30 : 291 (1901).
— Dorstenia gourmaensis A. Chevalier, Bull. Soc. Bot. France 58, mém. 8 : 207 (1912).
— Dorstenia gourmaensis A. Chevalier var. floribunda A. Chevalier, Bull. Soc. Bol.
France 58, mém. 8 : 207 (1912).
Distribution : Cameroun (Map 20), and in Upper Volta, Nigeria, Central African
Republic, Sudan, Ethiopia, Tanzania, Malawi, Moçambique, Rhodesia, and Madagascar.
25. Dorstenia benguellensis Welwitsch
Trans. Linn. Soc., ser. 1, 27 : 71 (1869).
—■ Dorstenia poggei Engler, Bot. Jahrb. 20 : 146 (1894).
— Dorstenia hockii De Wildeman, Bull. Bot. Bruxelles 3 : 278 (1911).
—- Dorstenia stenophylla R. E. Fries, Ark. Bot. 13 : 9 (1913).
— Dorstenia poggei Engler var. meyeri-johannis Engler, Bot. Jahrb. 51 : 434 (1914).
Distribution : Cameroun (Map 20), and the Central African Republic, Sudan.
Angola, Zaïre, Tanzania, Zambia, and Rhodesia.
26. Dorstenia barnimiana Schweinfurth var. tropæolifolia (Schweinfurth)
Rendle
in Prain, Fl. Trop. Afr. 6 (2) : 71 (1916).
— Kosaria tropæolifolia Schweinfurth, Verbh. Zool.-Bot. Ges. Wien 18 : 687 (1868).
— Dorstenia tropæolifolia (Schweinfurth) Bureau, in A. De Candolle, Prodr. 17 : 276
(1873).
— Dorstenia peltata Engler, Bot. Jahrb. 46 : 277 (1911).
Distribution : Cameroun (Map 20), and in the Central African Republic, and
Ethiopia.
REFERENCES
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Carauta, J. P. P.. M. da C. Valente & D. Sucre B., 1974. — Dorstenia L. (Moraceæ)
dos Estados da Guanabara e do Rio de Janairo, Rodriguesia 27 (39) : 225-278.
Engler, G. H. A., 1898. — Monographien Afrikanischer Pflanzenfamilien und -gattungen
1, Moraceæ (excl. Ficus) : 1-50, Leipzig.
Fedorov, A. A., 1969. — Chromosome Numbers of Flowering Plants , Leningrad.
Fries, R. E., 1913. — Zur Kenntnis der afrikanischen Dorstenia-Arten, Ark. Bot. 13 :
1-20.
Guillaumet, J. L.. 1965. — Un nouveau Dorstenia (Moraceæ) en Côte d’ivoire, Adan-
sonia, ser. 2, 5 : 99-102.
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Hallé, N. & L. Aké Assi, 1967. — Le Dorstenia djettii J. L. Guillaumet est un Cratero-
gyne, Adansonia, ser. 2, 7 : 390.
Hauman, L., 1948. — Flore du Congo Belge et du Ruanda-Urundi 1, Moraceæ : 52-98,
Bruxelles.
Source : MNHN, Paris
— 443 —
Lanjouw, J., 1935. -— Studies in Moraceæ I. The généra Trymatococcus Poepp.
& Endl. and Craterogyne Lanj., Rec. Trav. Bol. Néerl. 32 : 262-278.
Le Coq, C., 1936. — Contributions à l'étude cyto-taxinomique des Moracées et des
Urticacées, Revue Gen. Bol. 70 : 385-426.
R endle , A. B., 1916.— in Prain , Flora of Tropical Africa 6 (2), Moraceæ : 19-78, London.
Wildeman, E. de, 1932. — Plantx Bequaertianx 6 (1), Bruxelles.
Acknowledgements: The Netherlands Foundation for the Advancement of
Tropical Research (WOTRO) furnished a grant of the study of material in several Euro-
pean herbaria to C. C. Berg. The Catharine van Tussenbroek Foundation awarded
a grant for a study of material in the herbaria at Kew, London, and Paris to Miss M. E.
E. Hijman. Drs. L. Y Th. Westra corrected the English text. Dr. K. U. Kramer
contributed the Latin diagnoses.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LE POLLEN DU BUBBIA PERRIERI R. Cap.
RAPPORTS PALYNOLOGIQUES AVEC LES AUTRES GENRES
DE WINTÉRACÉES
D. Lobreau-Callen
Lobreau-Callen, D. — 6.05. 1977. Le pollen de Bubbia perrieri R. Cap.
Ses rapports palynologiques avec les autres genres de Wintéracées, Adansonia,
ser. 2, 16 (4) : 445-460. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Par la morphologie pollinique, l’échantillon récolté par H. Perrier
de La Bâthie sous le numéro 10150 et décrit par R. Capuron comme Bubbia
perrieri semble plus proche du genre Belliolum que du genre Bubbia, mais il
s’en distingue toutefois par le nombre très réduit des perforations au niveau
des cloisons communes.
Abstract: By the pollen morphology, the specimen collected by H. Perrier
de la Bâthie under the number 10150 and described by R. Capuron as Bubbia
perrieri looks nearer to the genus Belliolum than the genus Bubbia, but differs
only by the low number of little round holes on the internai walls.
D. Lobreau-Callen, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
La seule Winteracex actuellement connue à Madagascar est représentée
par un unique échantillon ( Perrier de la Bâthie 10150) conservé à l’Herbier
du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Par son isolement géo¬
graphique et l’originalité de ses caractères, cette Winteracex est d’un très
grand intérêt systématique. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches plus
approfondies par M. Baranova et par M. le Professeur J.-F. Leroy qui
m’a confié l’étude du pollen.
Le but de ce travail est d’essayer de voir si cette espèce présente, parmi
les Winteracex, des caractères palynologiques originaux, susceptibles de
contribuer à élucider, au sein de la famille, les rapports de cette espèce
avec les autres genres.
Le pollen étudié a généralement été observé acétolysé en microscopie photonique;
parfois, il n’a pas été traité mais simplement coloré à la fuchsine basique, mettant ainsi
en évidence l’endexine fortement colorée. En microscopie électronique à transmission
(MeT), le pollen a été fixé à la paraformaldéhyde, postfixé au tétroxyde d’osmium et
inclus dans l'Épon; les coupes ont été colorées à l’acétate d'uranyleet au citrate de plomb.
En microscopie électronique à balayage (MeB), le pollen a été observé généralement
non acétolysé. La terminologie utilisée est celle de K. Faegri & J. Iversen, 1964.
Légendes communes a l'ensemble des planches : les flèches indiquent des perfo¬
rations. — C = columelle; E = endexine; G = gemmule; i = intine; m = mur du
réseau; P = « pont »; S ^ sole; T = tectum; V = verrue.
Source : MNHN, Paris
— 446 —
1. DESCRIPTION DU POLLEN DE BUBB1A PERRIER1
Les grains de B. perrieri ont été décrits pour la première fois en 1963
par H. Straka, puis en 1975.
Le pollen est en tétrades tétraédriques (PI. 1, 2) dont le diamètre est de
57,4 n en moyenne, composées de quatre monades hétéropolaires (P = 31 n;
E = 45 (j.) qui présentent chacune une aperture distale constituée d’une
ecto- et d'une endoaperture centrées et de mêmes dimensions (PI. 1, 1,3).
Le contour général de i'endoaperture est fréquemment elliptique (PI. 2, 5, 8),
parfois subcirculaire avec des bords très irréguliers (PI. 1, 5) et mesure
5,6 de diamètre (jusqu'à 20 y pour la plus grande dimension).
Lorsque le contour de Yaperiure est elliptique, le grand axe est allongé,
soit parallèlement au plan de soudure de deux monades sœurs, soit, moins
fréquemment, obliquement à 45° dans un plan perpendiculaire à ce plan
de soudure. Le grand axe étant généralement inférieur à deux fois la lon¬
gueur du petit axe et les extrémités des apertures étant arrondies, il ne peut
alors s'agir que d'un pore (K. Faegri & J. Iversen, 1964, 1975).
L’ectoaperture est réduite à une membrane de contour net (PI. 2, 5, 8)
qui épouse la forme de I’endoaperture. Cette membrane est épaisse, verru-
queuse ou clavée (PI. 2, 2). Sous la pression de l'intine et des parois de la
cellule pollinique, lorsqu'elle est turgescente, la membrane aperturale,
rigide du fait de son épaisseur, se déchire (PI. 2, 1 ) en lui donnant ainsi un
aspect de colpus ou sulcus (PI. 1, 1, 2, 4; 2, 5) pouvant présenter une forme
subtriangulaire (grain « trichotomosulqué », H. Straka, 1963, 1975).
L’aperture est entourée d’une marge scabre, nette (PI. 1, 4; 2, 4, 5),
recouvrant des costæ endexiniques (costæ-pori), épaisse (4 u.), nettes (PI. 2,
7), plus ou moins circulaires, de 10 y de large, endosculptées dans la partie
limitant l’aperture où elles sont souvent craquelées (PI. 1, 4, 7). Les costæ,
observées au MeT ou MeB sont recouvertes par une sole très mince, faible¬
ment ornementée (PI. 2, 9).
La sculpture et la structure de Vexine diffèrent suivant la région de
la monade considérée.
La partie libre de la monade, c’est-à-dire l’hémisphère distal, est réti¬
culée (PI. 1 et 2). Les mailles du réseau très irrégulières peuvent avoir de
grandes dimensions (jusqu'à 12 y pour la plus grande largeur), un contour
légèrement ondulé (PI. 1,1,2); le mur présente une crête arrondie au sommet
(PI. 1, 3; 2); il est simplicolumellé (PI. 1, 1, 6; 2), très rarement duplico-
lumellé (PI. 1, 2); le diamètre maximum des columelles, cylindriques au
sommet, légèrement fusiformes ou parfois obconiques et élargies à la base
(PI. 1, 7; 2,6), est identique à la largeur du mur; les columelles sont toujours
hautes et leur hauteur varie de 2 à 4 |x. Au centre des mailles on peut observer
dans de nombreux grains quelques clavæ ou bacules très irrégulièrement
répartis (PI. 1, 2; 2, /, 4). La sexine mesure 5,3 n environ d'épaisseur et la
nexine 1,21*.
Dans les régions latérales du pollen, c’est-à-dire dans la région où
se fait la soudure des monades, les mailles du réseau continu d'une monade
à l’autre, sont brusquement interrompues au niveau du plan de soudure
Source : MNHN, Paris
I — Bubbia perricri R. Cap. : 1, 2, L.O. analyse de l'exine; 3, coupe optique de l'exine
passant au niveau d’une perforation; 4, aperture distale d’une monade et membrane aper-
turale déchirée en son centre, marge scabre; 5, membrane aperturale avec un contour
irrégulier; 6, réseau simplicolumellé; 7, perforation des parois communes à deux monades
x I 000.
Source : MNHN, Paris
— 448 —
et sont limitées par un mur simplicolumellé qui ceinture ainsi toute la
monade à l’équateur (PI. 1, 5; 2, 1). Le réseau simplicolumellé repose
sur la sole particulièrement réduite au niveau de la marge.
L’endexine qui est très épaisse et endosculptée autour de l'aperture,
formant les costæ-pori, est plus mince sous l’ectexine dans les autres régions
du pollen (PI. 3, 1). Au MeT, l’endexine est microendosculptée. L’épaisseur
de la sole est approximativement 3 fois celle de l’endexine.
C’est par la partie proximale des monades qu’est assurée la cohésion
de la tétrade. Dans toute cette région, l’exine de 0,5 n d’épaisseur est modi¬
fiée : l’ectexine est réduite à la couche columellaire par laquelle se fait la
soudure des monades et à la sole moins épaisse que dans la partie libre
de la monade. Quant à l’endexine, elle est toujours très réduite puisqu’elle
est inférieure au dixième de l’épaisseur de la sole (MeT). La tétrade est
ainsi acalymmée et la cohésion se fait par la couche columellaire discontinue.
L’exine présente de très fines perforations dans sa région latérale (PI. 1, 3, T).
A ce niveau, la soudure des monades se fait par l’intermédiaire de la sole
et de l’endexine.
Pour mieux préciser les rapports de B. perrieri avec les autres Winte-
raceæ, il convient de donner brièvement les caractères polliniques des autres
genres de la famille.
2. DESCRIPTION SUCCINCTE DU POLLEN DES AUTRES GENRES DES
WINTERA CEÆ
Plusieurs caractères du pollen de la famille ont été donnés dans de
nombreux travaux et notamment dans ceux de H. von Mohl, 1835; N. Wil-
le, 1886; R. Wodehouse, 1935; I. W. Bailey & C. G. Nast, 1943, 1945;
G. Erdtman, 1952, 1964; A. T. Hotchkiss, 1955; N. N. Bhandari, 1963;
F. B. Sampson, 1963, 1974; J. Fiser & D. Walker, 1967; Ph. Guinet,
1969; C. J. Heuser, 1971; H. A. Martin, 1973; J. W. Walker, 1976. Le
pollen de l’ensemble de la famille est actuellement en cours d’étude par
J. Praglowski pour la “ World Pollen and Spore Flora Le pollen de
plusieurs espèces a également été observé au Laboratoire de Palynologie
du C.N.R.S. à Montpellier et je tiens à remercier M. Van Campo qui a bien
voulu me communiquer sa documentation inédite (lames, schémas).
Quelques observations de la structure de l’exine ont également été
réalisées au MeT par F. Roland en 1971 et par V. Ch. Agababyan en 1972
pour les grains de Drimys winteri.
Le pollen des Winteraeeæ est en tétrades tétraédriques (PI. 4, 5, 6)
ou plus rarement en grains simples (Zygogynum pomiferum et Z. balansæ,
F. B. Sampson, 1974).
L'aperture est toujours unique par monade ou eumonades et en position
distale. Sa forme varie suivant les espèces :
— elliptique chez Bubbia 1 (PI. 4, 6, 7), plus rarement chez Belliolum
1. Dans tout le texte le genre Bubbia est utilisé dans son sens restreint tel que P. Van
Tieghem l'a défini et donc non compris l’espèce B. perrieri que R. Capuron lui a rapportée
Source : MNHN, Paris
PI. 2. — Bubbia perrieri R. Cap. : I, pollen x 1 000; 2, membrane aperturale X 2 700; 3, clavæ
au niveau de la soudure de trois monades x 2 600; 4, marge scabre, clavæ dans les mailles
du réseau x 2 700, simplicolumellé x 2 600 ; 5, exine dépourvue de clavæ dans les
mailles du réseau x 2 700 ; 6, base élargie des columelles x 2 600 ; 7, costæ x 1 000;
8, membrane aperturale de contour elliptique x I 000 ; 9, coupe de l'exine au niveau
des costæ montrant la sole très fine (un feuillet) au niveau de la marge par rapport à l’en-
dexine x 32 000; 10, Bubbia amplexicaulis Parm.. la sole au niveau de l'aperture : contraire¬
ment à ce que l'on observe chez Bubbia perrieri (9) la sole présente ici trois feuillets (à
gauche) A proximité de l'aperture et un seul (à droite) en s'éloignant de l'aperture ( x 54 00Q).
Source : MNHN, Paris
— 450 —
et chez Drimys sect. Drimys; le grand axe de l'aperture est orienté parallè¬
lement au plan de soudure des deux monades filles ( Bubbia, rarement
Belliolum et Drimys sect. Drimys ), plus rarement dans un plan perpendicu¬
laire à ce dernier ( Belliolum, Drimys sect. Drimys). Exceptionnellement,
elle peut être très allongée, mais avec des extrémités arrondies; dans ce
cas, les mailles du réseau sont brusquement interrompues de part et d'autre
de l’aperture, néanmoins, ces mailles sont fermées par un mur simplico-
lumellé;
— circulaire et c’est le cas le plus fréquent, que l'on rencontre dans
tous les genres (ex. : PI. 4, 6, 11; 5, /, 7, //; 6, 2).
Les limites des apertures sont diffuses chez quelques espèces de Bubbia
(Bubbia amplexicaulis, B. semecarpoides), irrégulières chez Belliolum (PI. 5,
7, 8) et parfois chez Drimys sect. Drimys (PI. 6, 10) ou nettes chez Drimys
(PI. 6, 3, 10), Pseudowinlera (PI. 6, /) Exospermum (PI. 6, 13), Zygogynum
(PI. 5, 11).
Chez plusieurs genres, l'aperture est entourée d’une marge scabre
et nette, recouvrant les costæ parfois finement craquelées à la limite de
l’endoaperture (Belliolum — PI. 5, 7, 8 —, Drimys sect. Drimys — PI. 6, 3,
9 —) et dont le contour externe est généralement circulaire (Belliolum,
Drimys sect. Drimys, Exospermum et Zygogynum).
La membrane aperturale est parfois difficilement distincte car elle
est diffuse, ornementée d’un réseau à mailles fines à la périphérie, scabre
uniquement en son centre (Bubbia amplexicaulis, Bubbia semecarpoides).
Dans les autres genres ainsi que chez de nombreuses espèces de Bubbia,
elle est mince, extrêmement souple et clavée (Pseudowinlera — PI. 6, 1 —,
Drimys sect. Tasmania — PI. 6, 10), simplement scabre (Exospermum
— PI. 6, 13 —, Zygogynum — PI. 5, 11), ou épaisse, verruqueuse et clavée
(Bubbia p. p., Belliolum — PI. 4, II — Drimys sect. Drimys) et dans ce cas
par suite de sa rigidité, se déchire sous la pression de l’intine et des parois
de la cellule pollinique lorsqu’elle est turgescente (PI. 6, 3, 9).
Le diamètre des apertures est relativement de grande dimension dans
la plupart des genres, de faible importance uniquement dans les trois genres,
Bubbia, Exospermum et Zygogynum.
L’aspect de Vexine varie selon que l’on considère la région distale libre
ou latéro-proximale soudée au pollen.
Dans sa partie libre, chaque monade est réticulée (tous les genres)
ou parfois tectée perforée (Zygogynum p.p.). Les mailles du réseau, irré¬
gulières, ont un contour plus ou moins ondulé et sont généralement de
grandes dimensions (Bubbia, Belliolum, Pseudowinlera, Drimys, Zygogynum
p.p.) ou bien ont un contour subcirculaire et un petit diamètre (Exospermum,
— PI. 6, 13 —, Zygogynum p.p. — PI. 5, 11, 12 —■), leur centre est occupé
par quelques clavæ ou bacules (Bubbia howena — PI. 4, 7 —, Drimys
aromatica). Le mur présente généralement une crête aiguë à son sommet
(Bubbia, Belliolum, Pseudowinlera, Drimys, Zygogynum p.p. — PI. 5, 2 à 9 —)
ou peut être aplati (Exospermum, Zygogynum p.p.).
Chez plusieurs espèces de Zygogynum (ex. Z. stipiiaium) le réseau
peut être duplicolumellé, mais dans tous les autres cas, comme chez tous
Source : MNHN, Paris
PI. 3. — Comparaison des rapports d'épaisseur sole /endexine au pôle distal à proximité de
l'équateur des monades : I. Bubbia perrieri R. Cap. x 32 000 ; 2, Bubbia amplexicaulis
Parm. - 110 000; 3, Belliolum crassifolium (Baill.) v. Tiegh. x 40 000. — Bubbia amplexi¬
caulis Parm. : 4. sole et endexine endosculptée avec de nombreux amas noduleux dans
sa partie profonde en région distale du pollen x 35 000; 5, jeune grain x 35 000; 6, grain
mûr x 55 000 : sole feuilletée au niveau de l'aperture se réduisant à un seul feuillet au pôle
distal hors de l'aperture; endexine endosculptée; 7 et 8, feuillet de la sole épaissi et endexine
de plus en plus réduite lisse et massive en se rapprochant des faces latérales du pollen
x 60 000; 9, une large perforation dans une cloison commune à deux monades x 20 000.
— L'emplacement des coupes 2, 4, 6, 7, 8 est indiqué sur le grain PI. 4, 2.
Source : MNHN, Paris
— 452 —
les autres genres de la famille, il est simplicolumellé. Le mur du réseau
présente une largeur régulière inférieure ou égale au diamètre maximum
des columelles chez Bubbia et Belliolum, ou est supérieur à ce diamètre
chez Pseudowintera, Drimys, Exospermum et Zygogynum.
Les columelles sont soit fusiformes ou obconiques et généralement
arrondies vers la base ( Bubbia — PI. 5, 5 —, Belliolum — PI. 5, 7, 8 —, Dri¬
mys — PI. 5, 9 —, Pseudowintera), soit entièrement cylindriques (Exosper¬
mum, Zygogynum) elles peuvent être ramifiées au sommet (ex. Zygogynum
vieillardii) ou à la base (ex. Drimys brasidensis).
Sur les faces latérales, à proximité des soudures des tétrades, les mailles
du réseau continu d’une monade à l’autre sont brusquement interrompues
au niveau de la soudure des monades. Cette coupure est soulignée par
une bande ectexinique en forme de mur continu fermant ainsi chaque maille
interrompue (ex. PI. 5, 2, 4, 5). Ce mur est identique à celui du réseau et
généralement simplicolumellé chez Bubbia, Belliolum, simpli- à duplico-
lumellé et perforé chez Pseudowintera, Drimys sect. Tasmania et plurico-
lumellé, tecté perforé avec les columelles et les perforations plus réduites
vers les plans de soudure chez Drimys sect. Drimys (PI. 6, 4). Cette structure
n’a été observée ni chez Zygogynum, ni chez Exospermum.
Chez plusieurs espèces, la région subéquatoriale ectexinique simplico-
lumellée est absente ou discontinue (ex. Belliolum crassifolium — PI. 4, 9 —,
Bubbia amplexicaulis) ou bien peut être suivie d’une zone circulaire lisse
ex. Bubbia insularis, Belliolum crassifolium, B. rivulare, Pseudowintera colo-
rata — PI. 6, 1 —, Drimys brasiliensis sect. Drimys) ou scabre (ex. Bubbia
howena, PI. 4, 7; 5, 2 —, B. isoneura — PI. 5, 2, 3, 4 —, B. semecarpoides .
Drimys xylocarpa sect. Tasmania).
La sole relativement épaisse sous le réseau est au contraire très amincie
au niveau des costæ-pori lorsqu’ils existent (PI. 4, 14)', l’endexine est très
réduite sous l’ensemble du pollen (PI. 3, 2, 2; 4, 8, 15). Au niveau des faces
latérales, la sole est brusquement amincie et est souvent finement perforée
(ex. Drimys brasiliensis — PI. 6, 5 —). Chez Bubbia amplexicaulis, au niveau
de l’endoaperture la sole est constituée de trois ou quatre feuillets serrés
comme on en observe fréquemment sur tout le contenu du grain des Anno-
nacaæ (B. Lugardon & A. Le Thomas, 1974), ou à l’aperture seulement
chez certaines Nymphéales, Centrospermales, Ranales... (F. Roland,
1968); l’endexine est endosculptée et épaisse (PI. 3, 4) à proximité de l’aper-
ture, discontinue et constituée de masses plus ou moins cupuliformes sous
l’aperture (PI. 3, 5, 6).
Dans les régions proximales où les monades sont soudées entre elles,
l’exine est modifiée, elle est toujours plus lisse qu’au pôle distal, notam¬
ment chez Exospermum et Zygogynum p.p. ; la soudure des monades se
fait par l’intermédiaire de la couche discontinue columellaire (PI. 5, 3):
la sole est plus ou moins réduite dans son épaisseur. Les tétrades sont ainsi
acalymmées et la cohésion se fait par la couche columellaire. Chez Drimys
sect. Drimys et en particulier chez D. brasiliensis, il est remarquable d’obser¬
ver qu’après acétolyse le pollen est aisément isolé en monades (PI. 6, 4, 5)
et que la soudure de ces dernières se fait au niveau des facettes et très
Source : MNHN, Paris
PI. 4. — (x I 000) Bubbia amplexicaulis l’arm. : 1, cxine; 2, coupe de l'exine passant par des
apertures et une perforation (les n os indiquent la place des coupes de la planche 3). —
Bubbia semecarpoides (F. v. M.) Burtt : 3, perforation des cloisons communes. — Bubbia
pancheri (Bail!.) Burtt : 4, coupe optique;5, perforations des cloisons communes; 6, aperturc
distale de petites dimensions. — Bubbia howena (F. v. M.) v. Tiegh. : 7, exine, ornemen¬
tation scabre des faces latérales. — Bubbia amplexicaulis Parm. : 8, coupe de l'exine au
niveau des pôles proximaux de trois monades acalymmées x 20 000. — Belliolum crassi-
folium (Baill.) v. Tiegh. : 9, exine. — Belliolum sp. ( Bubbia pauciffora Dandy) : 10, per¬
forations des cloisons communes. — Belliolum sp. (= Bubbia insularis Baill.) : 11, aperlure.
marge; 12, coupe de l'exine passant par les costæ-pori; 13, perforations des cloisons
communes de deux monades vues de trois-quarts. — Belliolum crassifolium (Baill.) v.
Tiegh. : 14, l'exine à proximité des costæ x 10 000. — Bubbia amplexicaulis Parm.
15, cloison commune à deux monades passant par une petite perforation x 20 000.
Source : MNHN, Paris
— 454 —
peu au niveau des arêtes où les columelles sont en nombre plus réduit.
Dans l’ensemble des genres, les parois communes présentent des perfo¬
rations circulaires et de répartition anarchique au pôle proximal 1 , nombreu¬
ses de diamètre moyen chez Bubbia et Belliolum (PI. 3, 9; 4, 2,3,5,10,13,15),
peu nombreuses et très fines chez Drimys (PI. 6, 5). En outre à proximité
de la région équatoriale des perforations de plus grand diamètre sont dis¬
posées tout autour des monades chez Bubbia, Belliolum et à un degré moindre
chez Pseudowintera, Exospermum et Zygogynum; ces perforations sont très
fines et très peu nombreuses dans les autres genres, lorsqu'elles existent.
Au niveau des perforations la cohésion des monades se fait par la soudure
de la nexine (sole + endexine) des monades (ex. PI. 6, 1).
Au MeT, l’ultrastructure de l’exine du pollen de Bubbia amplexicaulis
et de Belliolum crassifolium est comparable à celle de Drimys winteri, publiée
par F. Roland en 1971 : la sole est très réduite au niveau de la marge;
en dehors de la région aperturale, elle est au contraire très épaisse alors
que l'endexine est très mince. L’ultrastructure de l’exine de ces deux espèces
diffère néanmoins de celle de Drimys par :
— L’absence de costæ-pori et la structure feuilletée de la sole à l’aper-
ture, cette dernière réduite à un feuillet hors de l’aperture mesurant jusqu’à
dix fois l’épaisseur de l’endexine devenue massive et lisse chez Bubbia
amplexicaulis.
— L'ultrastructure de l’exine au niveau des cloisons communes, due
à la présence de nombreuses perforations: lorsque ces dernières sont situées
dans la partie latérale des monades, il y a soudure de la nexine et parfois
en quelques points, du tectum de deux monades adjacentes. Au niveau des
perforations des cloisons sur les faces latérales et proximales, il y a soudure
de l’endexine et de la sole des deux monades formant ainsi des « ponts »
(PI. 3, 9; 4, 15). Au niveau des perforations il y a d’ailleurs continuité de
l'intine et du cytoplasme des sporocytes des deux monades contiguës.
Lorsque les cloisons communes entre les perforations sont très longues,
il y a soudure des parois par l’intermédiaire de columelles très courtes et
peu nombreuses. Cette structure de l’exine est identique à celle que l'on
rencontre chez certaines Mimosaceæ (O. M. Barth, 1975), Gentianaceæ
(S. Nilsson, 1970), Onagraceæ (J. J. Skvarla, P. H. Raven & J. Praglow-
ski, 1975)...
Lorsque le pollen est simple, les grains sont hétéropolaires. Après
observation au stade tétrade (F. B. Sampson, 1974) l’aperture est confirmée
comme étant distale. L’ornementation au pôle distal est réticulée comme
chez les autres espèces du genre, mais dans les eumonades l’ornementation
réticulée a gagné les faces latérales et le pôle proximal du pollen. Ce type
de grain rappelle celui de certaines monocotylédones.
1. Les perforations au niveau des cloisons communes ont été décrites par M. Van Campo
& Ph. Guinet en 1961, puis par Ph. Guinet en 1965, 1969 chez les pollens en tétrades calym-
mées de plusieurs groupes ( Asclepiadaceæ, Ctesalpiniacea •, Burmanniaceæ, Pedaliaceæ...). Ces
perforations ont également été observées par M. Van Campo chez les H'inleraceæ dans le
pollen de Bubbia amplexicaulis, B. heteroneura et Zygogynum vieillardii (Schémas inédits).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Tableau I
Répartition des caractères polliniques des Winteraceæ
les rapports de Bubbia perrieri avec les autres genres de la famille
Perforations
des cloisons
communes
Caractères
des apertures
Réseau à grandes mailles simpiicolumellées
Réseau à petites
mailles simpli- à
duplicolumellées
Largeur du mur du
réseau < au dia¬
mètre des colu-
Largeur du mur du réseau > au diamètre des
columelles
Groupe I
Groupe II
Groupe III
Environ 0,5 à 1 (x
de largeur
Limites de la membrane aper-
turale diffuses le plus sou¬
vent; membrane aperturale
costæ
Bubbia
Limites de la membrane aper¬
turale nettes; membrane
aperturale clavée ou verru-
queuse très différente du
Des
costæ
Belliolum
Très fines
Pas de
costæ
Bubbia perrieri
Drimys sect. Drimys
Pseudowinlera
Drimys sect. Tasmaiwia
Zygogynum
Exospermum
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 458 —
Dans l’ensemble des Winteraceæ, on peut distinguer trois groupes
de pollen (Tableau 1) :
1 : Le réseau a de grandes mailles, l'épaisseur du mur est inférieure
ou égale au diamètre des columelles : Bubbia, Belliolum:
2 : Le réseau a de grandes mailles, l’épaisseur du mur est supérieure
au diamètre des columelles : Drimys, Pseudowintera.
3 : Le réseau a de petites mailles : Exospermum, Zygogynum.
Dans ces groupes on remarquera que les variations de structure du
pollen notamment au niveau des apertures (costæ) sont les mêmes entre
les deux genres Bubbia et Belliolum qu’entre les deux sections Tasmania
et Drimys du genre Drimys.
3. POSITION PALYNOLOGIQUE DE BUBBIA PERRIERI AU SEIN DES W1N-
TERACEÆ
Le pollen de Bubbia perrieri a de grandes dimensions comme celui de
Drimys sect. Drimys. Par son aperture et en particulier son endoaperture
entourée de costæ et recouverte d’une membrane aperturale épaisse, verru-
queuse à clavée, il se rapproche de Belliolum et de Drimys sect. Drimys ;
par son endoaperture subelliptique à subcirculaire, il est comparable à celui
de Belliolum. Par son exine et en particulier son réseau, il présente des affi¬
nités avec celui de Belliolum (grandes mailles, mur continu et en position
subéquatoriale) et à un degré moindre avec celui de Bubbia dont les mailles
sont plus petites et le mur subéquatorial souvent discontinu. L’ultrastructure
de l’exine de Bubbia perrieri est comparable à celle de Belliolum mais le
pollen s’en distingue par l’absence de larges perforations; chez Drimys
winteri, sect. Drimys au contraire, les perforations sont très fines et peu
nombreuses. En outre, au niveau de l'aperture, la sole est réduite à une
seule strate chez Bubbia perrieri et Belliolum, mais présente plusieurs feuillets
chez Bubbia-, l’endexine est continue, massive chez Bubbia perrieri et Bellio¬
lum, mais présente des masses plus ou moins cupuliformes et discontinue
chez Bubbia. L’intine chez Bubbia perrieri (PI. 2, 9) est épaisse comme
chez Belliolum alors qu’elle reste toujours extrêmement ténue chez Bubbia
(PI. 3, 5).
Ainsi par sa structure et sa sculpture, le pollen de Bubbia perrieri
se rapproche nettement de celui de Belliolum, mais s’en distingue toutefois
par la différence de taille des perforations au niveau des cloisons communes.
Sa place parmi les autres genres de la famille est précisée dans le tableau 1.
Le but de ce travail qui était de rechercher les rapports palynologiques
de Bubbia perrieri avec les autres espèces a permis d’apporter de nouveaux
critères qui, additionnés à d’autres caractères morphologiques et anatomi¬
ques confirmés ou découverts indépendamment par J. F. Leroy et M. Bara-
nova, seront susceptibles d’aider à éclaircir ultérieurement les relations de
cette espèce au sein de la famille.
Source : MNHN, Paris
— 459 —
Remerciements : Les observaiions en microscopie électronique à transmission
ont été réalisées au Laboratoire de Pathologie végétale du C.N.R.A. à Versailles, grâce
à l'obligeance de M. le Professeur P. Cornuet et de M me E. Michon.
Les études en microscopie électronique à balayage ont été réalisées au Laboratoire
de Géologie du Muséum National d'Histoire Naturelle.
Liste des échantillons photographiés :
— au Mph, pollen acétolysé : Bubbia perrieri R. Cap., Perrier de la Bâthie 10150,
Madagascar, P ; Belliolum crassifolium (Bai 11. ) v. Tiegh., Lècards.n. , Nouvel le-Calédonie, P ;
B. sp. = Bubbia insularis Bail!., Phytology Muséum of Victoria, Melbourne, Howe Isl.;
B. sp. = Bubbia pauciflora Dandy, Pennell 233, Nouvelle-Calédonie, P; Bubbia amplexi-
caulis Parm., Bernier 1167, Nouvelle-Calédonie, P; Bubbia howena (F. v. M.) v. Tiegh.,
Parmentier s.n., Howe Isl., P; Bubbia pancheri (Bail!.) Burtt, Balansa 3031, Nouvelle-
Calédonie, P; Bubbia semecarpoides (F. v. M.) Burtt, M. Strick 1966, Queensland;
Drimys granadensis L., Schlim 302, Colombie, G; Drimys lanceolata (Poiret) Bail!.,
M. Strick 1963, Tasmanie; Drimys piperita Hook. f., Vink 17157, Nouvelle-Calédonie,
L,; Drimys winteri J. R. & G. Forst. var. chilensis, Belfore s.n., Chili, MPU ; Exospermum
stipitatum (Bail!.) v. Tiegh., Vieillard s.n., Nouvelle-Calédonie, P.;
— au MeB, pollen acétolysé : Drimys brasiliensis Miers, Smith, Klein & Hatschbach
14554, Brésil,P; Pseudowintera colorata (Raoul) Dandy, Filhols.n., Nouvelle-Calédonie, P.
— au MeB ou au MeT, pollen non acétolysé : Bubbia perrieri R. Cap., Perrier
de la Bâthie 10150, Madagascar, P; Belliolum rivularev. Tiegh, MacKee 17748, Nouvelle-
Calédonie, P; Belliolum crassifolium (Baill.) v. Tiegh., Lécard 1879, Nouvelle-Calédonie, P;
Bubbia amplexicaulis Parm., Bernier 1167, Nouvelle-Calédonie, P; Bubbia howena (F.v.M.)
V. Tiegh., Parmentier s.n., Howe Isl., P; Bubbia isoneura v. Tiegh., MacKee 14718,
Nouvelle-Calédonie, P; Zygogynum bicolor v. Tiegh., Lécard s.n., Nouvelle-Calédonie, P.
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Laboratoire associé n° 218 du C.N.R.S.,
Laboratoire de Phanérogamie,
Muséum - Paris.
Source : MNHN, Paris
UN POLYCARPÆA NOUVEAU DU CAMEROUN
J.-P. Lebrun
Lebrun, J.-P. — 6.05.1977. Un Polycarpæa nouveau du Cameroun. Adansonia,
ser. 2, 16 (4) : 461-464. Paris. ISSN 000I-804X.
Résumé : Description d’un Polycarpæa endémique des collines gréseuses du
Cameroun septentrional.
Abstract: Description of a new Polycarpæa from sandstone hills of N Cameroun.
J.-P. Lebrun, I.E.M.V.T., 10, rue Pierre-Curie, 94700 Maisons Alforl, France.
Sollicité pour déterminer un petit lot de Phanérogames, récolté au
Cameroun septentrional par notre ami G. Fotius de l'O.R.S.T.O.M.,
nous avons eu le plaisir d’y trouver un très joli Polycarpæa-, cette plante
spectaculaire ne nous était pas totalement inconnue; nous en avions déjà
repéré plusieurs parts dans l’herbier du Muséum à Paris; certaines avaient
attiré l’attention de notre savant collègue M. Jacques-Félix qui leur avait
attribué rang et nom variétaux mais sans passer au stade de la publication.
Finalement nous décrivons ci-dessous ce taxon, au rang spécifique.
Polycarpæa garuensis J.-P. Lebrun, sp. nov.
— Polycarpæa iinearifoiia (DC.) DC. var. gresicola Jac.-Fél., nom. ined. in sched.
A ceteris speciebus africanis caulibus basi ramosis proslralis cicatricibus foiiorum
delapsorum obtectis, deinde ascendenlibus basi foiiis numerosis imbricatim confertis lanceo-
lalis dislinguenda. Flores basi bracieolis 2 profunde bidentatis muniti. — PI. 1,2.
Plante vivace, en touffes argentées, à racine pivotante courte, simple
puis divisée vers sa base. Rameaux de la souche brun-rougeâtre, étalés-
dressés, couverts inférieurement de cicatrices foliaires, se divisant et portant
finalement des tiges feuillées entièrement couvertes de poils apprimés
blancs (sauf les parties les plus âgées qui deviennent glabrescentes et gris-
brun). Tiges nombreuses, dressées, pouvant atteindre 17 cm de hauteur,
à entrenœuds inférieurs très courts, munis de feuilles étroitement lancéolées,
longues d’environ 4 mm, les inférieures très rapprochées les unes des autres,
presque imbriquées du fait de la brièveté des entrenœuds, souvent réfléchies;
les suivantes bien plus espacées (jusqu’à 25 mm), plus longues (jusqu’à
8-10 mm), uninerves, larges d’environ 0,6 mm, couvertes de poils blancs,
terminées par un mucron induré. Stipules lancéolées, longues d’environ
4 mm, scarieuses, translucides, portant des poils sur les marges, brusque¬
ment atténuées en une sorte de soie atteignant 1,4 mm de longueur. Inflo¬
rescences terminales, le plus souvent en têtes sphériques, compactes, soli-
Source : MNHN, Paris
— 462 —
Source : MNHN, Paris
— 463
PI. 2. — En haut, le rebord du plateau du Tinguelin, dominant la plaine de Garoua, station
du Polycarpæa garucnsis J.-P. Lebrun; en bas, deux touffes de cette espèce sur la dalle
rocheuse nue. Photos A. Raynal.
Source : MNHN, Paris
— 464 —
taires au sommet des tiges, de 8 à 10 mm de diamètre sur le sec; certaines
inflorescences laissent voir à leur base les branches courtes de corymbes
plus ou moins distincts. Fleurs à pédicelles courts, épais, un peu en forme
de cône renversé, munis de poils nombreux et longs; fleurs portant à la base
2-3 bractéoles nettement bidentées, longuement aiguës aux apex, à cinq
sépales oblongs-lancéolés, blanc argent, translucides, longs d’environ
2 mm, larges de 0,6 mm, marqués à la base d’une tache triangulaire brun
rouille, pointus, parfois munis de quelques longs poils marginaux vers leur
base. Cinq pétales teintés de rouge, atteignant un peu plus de la moitié
de la longueur des sépales. Cinq étamines longues d’environ 0,7 mm,
à anthères oblongues d’environ 0,5 mm, blanches, un peu plus longues
que les filets et un peu plus courtes que les pétales. Capsule à trois valves,
brune mais plus claire sur les marges des valves, longue d’environ
1,5 mm. Cinq graines (ou plus?) Style très court portant un stigmate capité.
Type : Jacques-Félix 3851, Garoua, sur grès, 6.1939 (holo-, P; iso-, ALF).
Autres échantillons : Jacques-Félix 3500, Garoua, rocher gréseux, 4.1939;
Letouzey 6651, Mont Tinguelin, plateau tabulaire gréseux, en touffes cendrées, abondant.
5.9.1964; J. & A. Raynal 12414, à 11 km N Garoua, Mont Tinguelin, sommet de la falaise
gréseuse ouest, à 400 m d'altitude, dans les diaclases des dalles horizontales dénudées
du rebord du plateau, entre des taches de prairie à Loudetia, 12.12.1964, P; vu également
(stérile, non récolté) à Lamoudan, 30 km S Garoua, sur dalles nues en pente faible
au pied d'une petite colline gréseuse, 7.1.1965 (J. & A. Raynal, in sched.); Folius 2008,
Sanguéré, 14 km SE Garoua, dalles de grès, 26.5.1974, ALF, P.
Les cinq observations de cette espèce sont étroitement localisées dans
une région de 40 km de diamètre; ce remarquable microendémisme est
visiblement lié aux affleurements de grès.
C’est la seconde fois que nous rencontrons une espèce nouvelle afri¬
caine de Polycarpæer, on en connaît maintenant environ 30 espèces en
Afrique et îles voisines. Une étude approfondie de ces plantes serait proba¬
blement intéressante. Nous laissons ce soin à plus qualifié que nous.
Au terme de cette note, nous tenons à présenter nos remerciements
cordiaux à plusieurs de nos excellents collègues : H. Jacques-Félix, qui
le premier récolta la plante, reconnut son originalité et nous a autorisé
à la décrire; A. & J. Raynal pour leur précieuse documentation, photos
et notes de terrain; enfin N. Hallé qui a bien voulu diriger l'exécution des
dessins.
Source : MNHN, Paris
APOCYNACÉES DE NOUVELLE-CALÉDONIE :
RÉVISION DES ALSTONIA
P. Boiteau, L. Allorge & T. Sévenet
Boiteau, P., Allorge, L. & Sévenet, T. — 6.05.1977. Apocynacées de Nouvelle-
Calédonie : révision des Alstonia, Adansonia , ser. 2, 16 (4) : 465-485. Paris.
ISSN 0001-804X.
Résumé : Le genre Alstonia ( Plumerioideæ-Alstoniex ) est révisé en tenant compte
de ses particularités biologiques : formes juvéniles néoténiques prises pour
des espèces distinctes. Trois espèces, quatre variétés et une forme nouvelles
sont décrites. Quatorze espèces sont retenues, toutes endémiques. Toutes appar¬
tiennent à la section Dissuraspermum (A. Gray) Bentham & Hooker.
Abstract: The genus Alstonia ( Plumerioideæ-Alstonieæ ) is revised taking into
account its biological peculiarities: neotenic juvénile forms taken for separate
species. 3 species, 4 varieties and 1 form are described. Fourteen species,
ail endemic, are accepted. Ail belong to the section Dissuraspermum (A. Gray)
Bentham & Hooker.
Pierre Boiteau et Lucile Allorge, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon,
75005 Paris, France.
Thierry Sévenet, Laboratoire des Plantes médicinales, C.N.R.S., Nouméa, Nouvelle-
Calédonie.
Le genre Alstonia R. Brown (Mem. Werner Soc. 1 : 75, 1811) nom.
conserv. 6 e International Congress, Amsterdam, 1935 (non Scopoli, Introd.
Hist. Nat. 198, 1781 ; nec Mutis ex Linné fils, Suppl. 39,1791) est représenté
en Afrique, Inde, Birmanie, Chine, Sud-Est asiatique, Indonésie, Philippi¬
nes, Nouvelle-Guinée, Australie, Mélanésie, Nouvelle-Calédonie et
Polynésie.
Il appartient à la sous-famille des Plumerioidex et à la tribu des Alsto-
nieæ dont il est le type.
Il a fait l’objet de deux publications dues à Pichon (1947, 1948) et
à Monachino (1949). Pichon (1950) a publié quelques notes additives
après avoir pris connaissance de ce dernier travail.
L'étude de Monachino, réalisée en partie pendant la guerre, ne lui
avait pas permis de prendre connaissance de beaucoup d’herbiers européens,
notamment celui de Paris. 11 n’avait pu voir le type d'A. plumosa Labillard.,
l’une des premières espèces décrites, et la toute première pour la Nouvelle-
Calédonie. Pichon avait, par contre, étudié surtout le matériel de Paris.
Son travail était ainsi heureusement complémentaire de celui de Mona¬
chino, mais il n’avait pu voir non plus le type d'A. plumosa. Ni l’un, ni
l’autre, n’avaient pu faire d’observations de terrain et nous verrons plus
loin combien cela est pourtant nécessaire pour un tel genre.
Source : MNHN, Paris
— 466 —
Nous espérions combler la lacune relative à A. plumosa au cours de
la présente révision. Malheureusement, nous n’avons pas eu la possibilité
d’aller étudier à Florence le matériel authentique récolté par La Billar-
dière. Un doute subsiste donc encore à cet égard.
PARTICULARITÉS BIOLOGIQUES DES ALSTONIA NÉO-CALÉDONIENS
Le genre Alstonia pris dans son ensemble, comme beaucoup d’autres
Apocynacées, présente un grand polymorphisme foliaire. Ce fait est encore
accentué par l'existence de formes juvéniles présentant des feuilles très diffé¬
rentes des formes adultes; le plus souvent beaucoup plus étroites, voire
linéaires. De telles formes juvéniles sont difficiles à classer quand les collec¬
teurs n’ont pas pris la précaution de les recueillir sur le même pied que les
formes adultes. Mais cet inconvénient est généralement de faible impor¬
tance car les rejets portant des feuilles juvéniles sont habituellement stériles.
Il n’en va pas de même chez les Alstonia néo-calédoniens où plusieurs
espèces ont la particularité de présenter non seulement des formes juvéniles
très différentes des formes adultes, mais où ces formes sont néoténiques,
c’est-à-dire capables de fleurir et de fructifier.
Pour cette raison, plusieurs de ces formes juvéniles néoténiques ont
été décrites comme des espèces distinctes, ce qui complique singulièrement
la tâche du systématicien. L'observation de terrain, due ici essentiellement
à H.S. Mac Kee et à l’un d'entre nous (T.S.) a donc, dans ce genre, une
importance toute particulière.
En ce qui concerne le travail sur herbier, la morphologie florale est
d’une grande constance, bien qu’il y ait, comme chez de nombreuses autres
Apocynacées, d’importantes variations dans les mesures absolues des pièces
florales, notamment en fonction des saisons de récolte.
Un autre caractère très constant, sur lequel est d’ailleurs basée en partie
la division du genre en sections, est la forme des graines. 11 faut cependant
noter, là encore, que les mesures absolues peuvent varier considérablement :
la longueur des pointes de l’aile caractéristique de la section Dissurasper-
mum par exemple, varie, chez les espèces calédoniennes, en fonction de
la longueur du follicule; les follicules courts et trapus contiennent, pour
une même espèce, des graines à ailes relativement larges et à pointes plus
courtes, alors que les follicules plus longs et plus grêles renferment des
graines à ailes relativement étroites et à pointes plus allongées.
PLACE SYSTÉMATIQUE DES ESPÈCES NÉO-CALÉDONIENNES
Les 14 espèces néo-calédoniennes que nous reconnaissons font partie
de la section Dissuraspermum (A. Gray) Bentham, in Bentham & Hooker.
Gen. PI. 2 : 705 (1876), précédemment décrite comme sous-genre par
A. Gray, Proc. Amer. Acad. Sc. 5 : 334 (1862).
Source : MNHN, Paris
— 467 —
Cette section se distingue de tous les autres Alslonia :
1° par le sens de rotation des lobes de la corolle; ici, le bord droit est
recouvrant (fleur dextrorse), alors que c’est au contraire le bord gauche
qui est recouvrant chez les trois autres sections : Winchia (A. DC.) Mona-
chino, Pala (Jussieu) Bentham & Hooker et Blaberopus (A. DC.) Bentham
& Hooker:
2° par ses graines pourvues d'ailes membraneuses terminées en pointe
ou par deux pointes, à l’une et l’autre de leurs extrémités.
La section Dissuraspermum constitue un ensemble très bien délimité
et très homogène et nous pensons, bien que ce problème n’intéresse pas
les espèces néo-calédoniennes, qu’il n’a pas été heureux de la diviser comme
l’a fait Monachino (voir Pichon, 1950).
Il est intéressant de noter que dans la majorité des Apocynacées,
le sens de rotation de la corolle est très constant pour un même genre et
souvent même pour l’ensemble d’une sous-tribu. Le genre Alslonia est un
des rares qui fasse exception à cette règle. 11 s'est manifestement partagé
anciennement en deux phylums. L’un dextrorse qui, à partir de la Malaisie
vraisemblablement, a gagné surtout vers l’Est la Nouvelle-Guinée, l'Australie
puis le Pacifique. C’est lui qui est à l’origine de toutes les espèces néo-calé¬
doniennes. L'autre sinistrorse qui, à partir de la région malaise également,
se propageait vers l’Inde. l’Afrique (Madagascar exclus), voire même
jusqu'en Amérique du Sud si l’on incorpore aux Alslonia le genre Tonduzia
Pittier, comme le faisait Pichon (1947).
Toutes les espèces d 'Alslonia renfermant des alcaloïdes indoliques
de structure moléculaire complexe, il serait particulièrement intéressant
d'étudier si les voies de leur biosynthèse reflètent cette division en deux
phylums géographiquement divergents.
Monachino (1949) avait déjà reconnu l'appartenance de toutes les
espèces néo-calédoniennes, sauf une : A. qualernala dont il ne connaissait
pas les graines, à la section Dissuraspermum. Nous sommes maintenant
en mesure de rattacher aussi, sans hésitation possible, cette dernière espèce
à la même section.
LES ALSTONIA DE NOUVELLE-CALÉDONIE
Les Alslonia de Nouvelle-Calédonie ont fait l’objet de travaux anté¬
rieurs de Labillardière (1824); Mueller d’Argovie (1870); van Heurck
& Mueller d’Argovie (1871); Pancher (1874); Schlechter (1906);
S. Moore (1921); Guillaumin (1911, 1941, 1957); Guillaumin & Virot
(1953).
Dans sa « Flore analytique et synoptique de la Nouvelle-Calédonie »
(1948), Guillaumin attribuait 18 espèces au genre Alstonia. Plusieurs
d’entre elles, comme nous le verrons ne sont, en fait, que des formes néoté¬
niques d’autres espèces désormais identifiées. Quelques-unes sont seulement
Source : MNHN, Paris
— 468 —
soupçonnées d’être de telles formes néoténiques et de nouvelles observations
de terrain seront encore nécessaires pour l’établir de façon définitive.
Les quatorze espèces retenues, ainsi que les taxons infraspécifiques
qui en relèvent, sont endémiques de Nouvelle-Calédonie.
CLÉ DES ALSTONIA DE NOUVELLE-CALÉDONIE
1. Feuilles toutes opposées (y compris sur les formes juvéniles; voir cependant
A. lanceolifera qui pourrait faire exception).
2. Inflorescences pluriflores; pédoncule commun manifeste (plus de 1 cm
de long); pas de bractéoles autour du calice.
3. Lobes égalant ou dépassant la longueur du tube de la corolle.
4. Bouton floral à tête elliptique, très obtus au sommet. Fleurs jaunes
(sur le frais) . 1. A. vieillardii
4'. Bouton floral à tête conique, plus ou moins aigu au sommet.
Fleurs blanches ou roses (sur le frais).
5. Lobes de la corolle dépassant nettement la longueur du tube,
étroits, revêtus de poils abondants sur leur face interne. Feuilles
plus ou moins largement lancéolées, généralement aiguës ou
acuminées (arrondies au sommet sur les terrains ultra-
basiques); les adultes pouvant atteindre jusqu'à 30 x 15 cm
. 2. A. plumosa
5'. Lobes de la corolle glabres à leur face interne (exception : quel¬
ques poils hirsutes chez A. lanceolata) ou pilosité limitée à la
gorge du tube.
6. Fleurs roses sur le frais. Feuilles irrégulièrement lancéolées,
à marge souvent irrégulière, glabres, jusqu’à 24 x 7 cm; une
douzaine de nervures secondaires de chaque côté.3. A. odontophora
6'. Fleurs blanches sur le frais. Feuilles parfois ondulées mais à
marge régulière.
7. Feuilles brusquement contractées ou tronquées à la base,
ondulées . 4. A. undulata
T. Feuilles atténuées ou échancrées à la base.
8. Feuilles ovales ou elliptiques, obtuses au sommet, échan¬
crées à la base, atteignant 11 x 4,5 cm. 5. A. balansæ
8'. Feuilles aiguës ou acuminées au sommet, atténuées à la
9. Feuilles membraneuses, étroitement lancéolées (9 x
2 cm), avec env. 25 paires de nervures secondaires,
très rapprochées, bien visibles . 6.-4. lanceolata
9'. Feuilles plus coriaces, lancéolées (9x3 cm), avec une
douzaine de paires de nervures peu visibles 7. A. boulindaensis
3'. Lobes de la corolle nettement plus courts que le tube. Bouton floral à
tête globuleuse.
10. Limbe foliaire lancéolé, aigu, membraneux; à 12-14 paires de
nervures latérales bien visibles.. 8. A. sphxrocapitata
10'. Limbe foliaire lancéolé-obtus ou oblong, coriace; à plus de
20 paires de nervures latérales peu distinctes. 9. A. lanceolifera
2'. Inflorescences pauciflores; fleur jaune (sur le frais); pédoncule commun
très court (au plus : 3 mm de long). Feuilles linéaires à cordiformes.
ou lancéolées obtuses, rétuses ou émarginées au sommet (de 4,5
X 2 cm environ) . 10. A. deplanchei
1'. Feuilles au moins en partie verticillées.
II. Feuilles opposées et ternées sur le même pied (les rameaux en herbier
peuvent ne présenter que des feuilles opposées). Rameaux cylin¬
driques ou, en tous cas, non quadrangulaires.
Source : MNHN, Paris
— 469 —
12. Feuilles membraneuses; sur le sec, leurs nervures latérales parais¬
sent interrompues, comme « en pointillé ». Follicules grêles et
longs (plus de 10 cm) . 11. A. lenormandii
12'. Feuilles coriaces, à nervures secondaires noyées dans le limbe, peu
distinctes. Follicules épais, moins de 10 cm de long.
13. Lobes de la corolle plus longs que le tube, étroits (moins de 1 mm
de large), pointus au sommet; ayant la même couleur que le tube
sur le sec . 12. A. coriacea
13'. Lobes de la corolle égalant sensiblement le tube, de 1,5 à 1,7 mm
de large, généralement obtus au sommet; paraissant en herbier
plus clairs que le tube . 13. A. legouixiæ
11'. Feuilles toutes verticillées, généralement par 4. Rameaux quadran-
gulaires . 14. A. quaternata
1. Alstonia vieillardii van Heurck & Mueller d'Argovie
Flora 53 : 171 (1870).
— A. duerkheimiana Schlechter, Tropenpflanzen 7 : 528 (1903); synonymie établie
par Guillaumin, Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 372 (1941).
Arbre ou arbuste de 6 à 15 m de hauteur, à grandes feuilles opposées,
lancéolées, aiguës ou acuminées au sommet, rappelant celles de A. plumosa
avec lequel l’arbre stérile a souvent été confondu. Les fleurs des deux espèces
sont par contre fort différentes.
Type : Vieillard 924 (holo-, AWH; iso-, P).
On peut y distinguer deux variétés :
1. Feuilles recouvertes d'un tomentum plus ou moins dense, souvent jaunâtre
ou fauve (alors que celui de A. plumosa est plutôt grisâtre). ... var. vieillardii
T. Feuilles glabres. var. glaberrima
var. vieillardii : Localisée dans le sud en forêt humide : Bourail,
Thio, Nouméa, Montagne des Sources aux basses altitudes seulement,
Prony. Bien que Schlechter décrive son A. duerkheimiana comme glabre,
nous avons trouvé des poils sur les nervures de Schlechter 14867 cité comme
type in Bot. Jahrb. 39 : 236 (1906). Celui-ci est donc à inclure dans la var.
vieillardii (PI. 2).
var. glaberrima Guillaumin
Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 372 (1941).
Type : Balansa 236 (holo-, P).
Plus rare que la précédente, elle croît, semble-t-il, en mélange avec
elle', çà et là, dans les mêmes localités, du col des Roussettes (Bourail)
jusqu’à Yaté (PI. 2).
Source : MNHN, Paris
— 470 —
2. Alstonia plumosa Labillardière
Sertum Austro-caledonicum : 28, tab. 32 (1824).
— A. raperi van Heurck & Mueller d’Argovie, Observationes Botanicæ : 201 (1871).
La synonymie a été établie d’après le dessin et la description de La¬
billardière. L’appareil végétatif représenté par cet auteur peut faire penser
soit aux feuilles d'A. plumosa des terrains serpentineux, à feuilles obtuses,
soit à certaines formes d'A. balansæ. Mais l’auteur dit expressément que
les lobes de la corolle ont des poils sur toute leur face interne, de la base
au sommet, et il le figure sur son dessin. Ce dernier caractère tranche donc
entre les deux synonymies. Il est néanmoins regrettable que nous n’ayons
pu vérifier sur le type lui-même ce caractère essentiel.
Type : Labillardière s.n. (Florence), non vu.
Cette espèce assez polymorphe et qui s’étend à l’ensemble du territoire
de la Nouvelle-Calédonie nous semble devoir être subdivisée comme
suit :
1. Rameaux gros, parfois renflés à l'extrémité. Feuilles obtuses au sommet,
atteignant 6-9 x 2-3 cm au moment de la floraison; 12-22 x 5-8 cm
le reste de l’année . var. plumosa
T. Rameaux plus minces. Feuilles lancéolées aiguës ou acuminées, atteignant
jusqu’à 30 x 15 cm . var. commuais
2. Feuilles à tomentum grisâtre au moins à la partie inférieure près des
nervures . f. commuais
2'. Feuilles complètement glabres . f. glabra
var. plumosa : c’est la variété particulière aux sols ultrabasiques.
Elle est plus rare, mais paradoxalement c’est elle qui a été récoltée la pre¬
mière, tant par Labillardière que par Vieillard. Identique à A. rtrperi
van Heurck & Mueller d’Argovie.
var. communis Boiteau, var. nov.
A lypo differt foliis acutis vel acumiaatis. — PI. 1.
Type : Le Rat 306, Paita (holo-, P).
Beaucoup plus répandue que la précédente, cette variété se trouve aussi
bien sur les schistes de la côte Est que sur les sols ferrallitiques du Sud.
Elle est commune près de Nouméa, notamment sur les Monts Koghis.
Contrairement à A. vieillardii, avec lequel elle est souvent confondue,
elle ne croît pas en sol humide, marécageux.
Elle comprend deux formes :
f. communis : à feuilles pubescentes au moins à la face inférieure
près des nervures. Pubescence généralement grisâtre.
Source : MNHN, Paris
— 471 —
Source : MNHN, Paris
— 472 —
f. glabra Boiteau, f nov.
A forma communi differt foliis glabris.
Type : Sévenet 4, Pont de la Rivière des Pirogues; forme rare, en mélange avec
la précédente notamment au col de Tiébo.
A. plumosa est endémique de Nouvelle-Calédonie. C’est par erreur
que divers auteurs lui ont attribué des échantillons récoltés dans d’autres
pays. Ils appartiennent en réalité à A. costata (Forster f.) R. Brown pour
Tahiti et les lies Marquises, ou à A. vitiensis Seemann des îles Fidji et des
Nouvelles-Hébrides.
3. Alstonia odontophora Boiteau, sp. nov.
Arbor ca. 10 m alla vel frulex, ramulis teretibus , fuscis. Folia opposila, irregulariler
oblonga, apice obiusa, tenuiier coriacea, glabra, 10-24 x 3-7 cm, petiolala; petiole 1,5-
2,5 cm longo. Cymæ axillares, pedonculis 5-7 cm longis. Flores erubescenles, aperientes
13 mm longi; lobis 8 mm longis', calicis lobis glabris, 1,5 mm longis. Folliculi 7-12 cm
longi. — PI. 1.
Type : MacKee 15378, Plaine des Lacs, haute Rivière Blanche (holo-, PJ.
Les feuilles sont irrégulièrement oblongues en ce sens qu’elles sont
souvent un peu asymétriques ou falciformes. Les « dents » très visibles
en herbier et qui nous ont amenés à donner son nom à l’espèce, se présentent
sur le frais comme de petits épaississements du bord de la feuille et sont
peut-être dues à un parasite. Mais l’espèce est très bien individualisée
par ses autres caractères.
Elle est particulière au Sud, sur sols ferrallitiques.
Autre Matériel : Hiirlimann 1342, 1569 ; Guillaumin & Baumann 10795 ; Baumann
13997, 14019, 14120, 14947; Jaffré 1119; Veillon 701; Schmid 2450.
4. Alstonia undulata Guillaumin
Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 372 (1941).
Type : Franc 1386 (lecto-, P).
Cette espèce présente des formes juvéniles à feuilles linéaires aiguës
ou très étroitement lancéolées; mais ces formes n'ont été trouvées que sté¬
riles. Les feuilles adultes n’ont souvent leur forme caractéristique, contractée
ou tronquée à la base, que sur la partie inférieure des rameaux; la partie
florifère présente alors des feuilles échancrées à la base, rappelant par leur
forme celles d’A. balansæ, bien que généralement un peu plus grandes.
D’où la difficulté en herbier, d’attribuer certains échantillons à l’une ou
l’autre espèce (PI. 1).
Semble occuper plutôt les vallées de la côte Ouest, sur alluvions serpen-
tineuses, depuis la Plaine des Gaïacs au Nord, jusqu'au Mont Dzumac
approximativement.
Source : MNHN, Paris
— 473 —
Source : MNHN, Paris
— 474 —
5. Alstonia balansæ Guillaumin
Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 370 (1941).
Type : Balansa 2424 (lecto-, P).
Espèce proche de la précédente, distincte surtout par ses feuilles plus
petites, moins ondulées, jamais tronquées ni contractées à la base (PI. 3).
Elle semble plutôt localisée sur les sols schisteux de la côte Est; mais
en réalité l’aire des deux espèces se confond en de nombreux points. Il
existe alors entre elles des introgressions qui rendent leur séparation difficile.
Il sera nécessaire quand ces deux taxons seront mieux délimités de ne consi¬
dérer A. undulata que comme une simple variété d'A. balansæ.
6. Alstonia lanceolata van Heurck & Mueller d'Argovie
Observationes Bot. : 199 (1871).
Type : Vieillard 921, Wagap (holo-, AWH; iso-, P).
Il existe dans l’herbier de Paris des échantillons étiquetés également
Vieillard 921 mais avec d’autres provenances, notamment Balade, qui ne
doivent pas être confondus avec ce type (PI. 2).
Nouvelle-Calédonie et Ile des Pins.
7. Alstonia boulindaensis Boiteau, sp. nov.
Ab A. lanceolata differt floribus minoribus, 5 mm longis cum lobis 2 mm longis", folio-
rum nervis laieralibus paucioribus, 12-14 ulraque pagina tenuiter conspicuis. — PI. 2.
Type : Balansa 1417, Bourail (holo-, P).
Autre matériel : Schmid 3015 , mt. Maoya; Veillon 1765, mt. Boulinda.
Récolté au Mont Boulinda, depuis les bords d’un creek au pied de la
montagne principale jusque vers 850 m d’altitude, sur sol péridotitique
et alluvions serpentineuses : Sévenet 207, 304 et 979.
8. Alstonia sphærocapitata Boiteau, sp. nov.
Arbor parva, ad 8 m alla et 0,30 m diam.. corlice fusco. Folia lanceolata, membra-
nacea, opposita, 11-16 X 2-4 cm, peliolala ; peliolo 2,5-4 cm longo. Inflorescentiae axillares,
pluriflores, pedunculis 2-8 cm longis. Flores flavescenles, 4 mm longi, lobis 1 mm longis.
Type : Vieillard 2947, Gatope (holo-, P).
Autre matériel : MacKee 24405, haute Amoa. base du Mont Grottana; 31333.
31334, 32130, haute Amoa, base du Mont Grandié; 32140, 32141, haute Amoa, Tim-
bounou; 32158, Poindimié : Povila.
Cette espèce rappelle par son appareil végétatif A. balansæ mais en
diffère complètement par sa morphologie florale : fleurs très petites, avec
des lobes n’excédant pas 1 mm de haut, de couleur jaune pâle (PI. 3).
Source : MNHN, Paris
— 475 —
Source : MNHN, Paris
— 476 —
9. Alstonia lanccolifera S. Moore
Journ. Lirrn. Soc., Bol. 45 : 362 (1921).
— A. lenormandii v. Heurck & Muell. Arg. var. lanceolifera (S. Moore) MonachinO,
Pacific Science 3 : 176 (1949).
Type : Compton 766, Monts Koghis (hoio-, BM; iso-, P).
Cctt; espèce, très bien individualisée, n'a qu’une ressemblance très
superficielle par son appareil végétatif, avec A. coriacea que Monachino
rattache aussi à A. lenormandii. Les fleurs s'en distinguent complètement
par leur morphologie : lobes très courts, orbiculaires; tête du bouton
floral globuleuse.
La forme juvénile est inconnue mais paraît pouvoir être assimilée
au n° 9 bis ci-dessous (A. stenophylla).
Espèce des sols ultrabasiques sur serpentines et péridotites, de Thio
et Bouloupari jusqu'à la Baie de Kouakoué et aux environs de Nouméa.
9 bis. Alstonia stenophylla Guillaumin
Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 372 (1941).
Type : Balansa 2823, Mont Mou, vers 200 m ait. (holo-, P).
Paraît être la forme juvénile néoténique d'A. lanceolifera. La mor¬
phologie florale est exactement la même. La localité de récolte est comprise
dans l'aire qu’occupe cette espèce, bien que nous n’ayions pas d’échantillon
à.'A. lanceolifera provenant du Mont Mou lui-même.
Il est toutefois impossible de considérer les deux espèces comme syno¬
nymes tant que les formes juvénile et adulte n’auront pas été trouvées en
continuité.
Les feuilles, presque linéaires, d'A. stenophylla sont verticillées par trois.
Si comme nous le supposons, il devient certain qu’il s’agit de la forme
juvénile d'A. lanceolifera, il conviendra, dans la clé des espèces, de mention¬
ner cette dernière parmi celles qui ont des feuilles à la fois opposées et
ternées.
10. Alstonia deplanchei van Heurck & Mueller d’Argovie
Flora 53 : 171 (1870); Monachino, Pacific Science 3 : 175 (1949).
— A. retusa S. Moore, Journ. Linn. Soc., Bot. 45 : 363 (1921).
— A. linearifolia Guillaumin, Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 371 (1941), syn. nov.
— A. spathulæfolia Guillaumin & Virot, Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., ser. Bot. 4 :
50 (1953), syn. nov.
Type : Depianche462bis, Poum (holo-, P); à ne pas confondre avec Deplanche 462
qui se rapporte à un autre Alstonia : A. lenormandii.
A. linearifolia est la forme juvénile et néoténique la plus typique, avec
des feuilles absolument linéaires, n'excédant pas, dans leur plus grande
Source : MNHN, Paris
— 477 —
PI. 4. — Alstonia deplanchei van Heurck & Mueller d'Argovie : en haut, feuilles à différents
stades de végétation; en bas, forme néoténique (Boileau & Sévenet s.n.).
Source : MNHN, Paris
— 478 —
largeur 3 mm. Mais il existe chez cette espèce un deuxième stade de végéta¬
tion, intermédiaire entre le stade précédent et la forme adulte, avec des
feuilles spatulées atteignant jusqu’à 8 mm dans leur plus grande largeur.
C’est ce stade, également capable de fleurir et de fructifier, que Guillaumin
& Virot ont dénommé A. spathulæfolia. Les trois stades ont été trouvés
en continuité sur un même arbuste à la base du dôme de la Tiebaghi par
Boiteau & SÉVENET (1975). — PI. 4.
A. deplanchei, dans sa forme adulte, comporte par contre deux variétés
qu’on peut distinguer comme suit :
1. Arbuste de 1-2 m de hauteur. Corolle glabre à l’extérieur. var. deplanchei
1'. Petit arbre de 2-5 m, à tronc manifeste. Corolle présentant des poils
hirsutes sur le tube et l’extérieur des lobes . var. ndokoaensis
var. deplanchei : de beaucoup la plus commune. A feuilles très poly¬
morphes. Localisée dans les maquis miniers sur sols ultrabasiques squelet¬
tiques : Mont Poum, Tiebaghi, Mont Kaala, Mont Ouazangou, etc.,
toujours au Nord-Ouest de Pile.
var. ndokoaensis Boiteau, var. nov.
A varielate deplanchei differt hahitu arboreo, tubo et lobis extrinsecus pilosis.
Type : MacKee 27698, vallée de Poya, Ndokoa, 100 m ait. (holo-, P).
Autre matériel : MacKee 23711, vallée de Poya, Ndokoa, 100 m ait., maquis
sur pente serpentineuse; 28562, Poya, Avangui,200 m ait. : Sévenet 434, gorgesdeNdokoa,
aux environs du Mt Poya.
Variété beaucoup plus rare, localisée dans les vallées encaissées du
Mont Poya et ne semblant pas subsister longtemps en maquis serpentineux.
11. Alstonia lenormandii van Heurck & Mueller d’Argovie
Flora 53 : 172 (1870); Monachino, Pacific Science 3 : 175 (1949).
— A. moui Pancher in Sébert & Pancher, Notice Bois N. Caléd. : 186 (1874):
L. Planchon, Produits fournis à la Matière médicale par les Apocynacées : 214, 262
(1894).
— A. filipes Schlechter ex Guillaumin, Ann. Mus. Colon. Marseille, ser. 2, 9 : 195
(1911), nom. nud.; Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 370 (1941), cum descript.
— A. comptonii S. Moore, Journ. Linn. Soc., Bot. 45 : 363 (1921), syn. nov.
Type : Vieillard 919, Canala, Baie d’Urville (holo-, AWH; iso-, P, K).
Il est indispensable de savoir que certains collecteurs comme Vieillard,
Deplanche, Pancher ont affecté un même numéro à des plantes récoltées
à des intervalles de plusieurs années et en des lieux différents quand ils
les estimaient appartenir à une même espèce, il en est résulté de très graves
confusions. On trouve ainsi, dans l’herbier du Muséum de Paris des échan¬
tillons numérotés Vieillard 919 de la montagne de Mbée qui sont, en réalité
Source : MNHN, Paris
— 479 —
pi. 5. — Feuilles à différents stades de végétation : en haut. Alstonia lenormandii van Heurck
& Mueller d'Argovie; en bas, Alstonia balansae Guillaumin.
Source : MNHN, Paris
— 480 —
des A. legouixiæ. De même, du matériel numéroté Pancher 272 et 575 (sic),
rapproché de Vieillard 919 de Canala, sont également attribuables à A. le¬
gouixiæ. Si l’on ajoute que Legouix était le nom de jeune fille de M me Le-
normand, on comprend que d’inextricables mélanges et confusions aient
eu lieu entre ces deux espèces.
L’espèce est, par ailleurs, très polymorphe quant à la forme des feuilles
surtout (PI. 5). On peut y distinguer trois variétés suivant la clé ci-dessous :
1. Feuilles elliptiques, oblongues ou ovales, obtuses au sommet.
2. Dépassant 5 cm de longueur pour les feuilles adultes. var. lenormandii
2'. Feuilles nettement plus petites, ne dépassant pas 3,5 cm de longueur
presque parfaitement elliptiques . var. minutifolia
1'. Feuilles obovales mais courtement acuminées, à acumen obtusiuscule, attei¬
gnant jusqu’à 22 cm de longueur (pétiole compris). var. comptonii
var. lenormandii : c’est la variété la plus commune. Tout le Sud de
l’île, sur sols ferralitiques, en forêt. Son bois a été exploité sous le nom
de « Moui » (voir Pancher, 1874). — PI. 6.
var. minutifolia Boiteau, var. nov.
A varielale lenormandii differt foliis minoribus. — PI. 4.
Type : MacKee 22269, Port-Boisé, terrain rocheux serpentineux, 180 m ait. (holo-, P).
Autre matériel : Blanchon 601, route du Carénage, sur carapace latéritique;
Veillon 67, route vers les sources de la Kuébini, sur carapace latéritique. Paraît localisée
dans l'extrême Sud, sur les sols les plus arides.
var. comptonii (S. Moore) Boiteau, stat. nov.
— A. comptonii S. Moore, Journ. Linn. Soc., Bot. 45 : 363 (1921).
Type : Compton 953, Baie de Kouakoué (holo-, BM).
Variété relativement rare, paraissant localisée au Sud de la côte Est
(PI. 6).
Formes de jeunesse : elles ont été récoltées par MacKee (MacKee 14807
notamment). Jusqu’ici elles n'ont jamais été trouvées néoténiques. Le maté¬
riel en herbier ne comporte que des rameaux stériles à feuilles opposées.
12. Alstonia coriacea Pancher ex S. Moore
Journ. Linn. Soc., Bot. 45 : 362 (1921).
— A. lenormandii van Heurck & Muell. Arg. var. coriacea Monachino, Pacific
Science 3 : 176 (1949), syn. nov.
Type : Vieillard 2956 (holo-, P; iso-, K).
Cette espèce, bien que très proche de la précédente, nous paraît devoir
être maintenue distincte. Ses feuilles plus épaisses, coriaces, souvent à bords
Source : MNHN, Paris
— 481 —
Source : MNHN, Paris
— 482 —
révolutés pour les feuilles terminales surtout, à nervures peu distinctes,
la distinguent bien. Elle occupe, également dans le sud de Pile, sur sols
ferrallitiques et ultrabasiques des altitudes en général plus élevées que la
précédente : 500-600 m, alors que A. lenormandii ne dépasse pas 300 m ait.
Les formes de jeunesse paraissent également stériles, mais présentent
souvent des feuilles ternées, très étroitement oblongues ou linéaires.
13. Alstonia legouixiæ van Heurck & Mueller d’Argovie
Flora 53 : 171 (1870).
— A. saligna S. Moore, Journ. Linn. Soc., Bot. 45 : 362 (1921), forma juveit. neoten.,
syn. nov.
Type : Vieillard 920, Baie de Tupiti (holo-. G; iso-, P).
Il existe dans l’herbier du Muséum de Paris d’autres échantillons éti¬
quetés Vieillard 920 mais provenant des Montagnes de Balade; ils appar¬
tiennent aussi à cette espèce (certains sont même annotés de la main de
Mueller) mais ne doivent pas être confondus avec le type.
A. saligna S. Moore est une forme de jeunesse néoténique de cette
même espèce. Son type, Compion 1009, que le British Muséum a bien voulu
nous prêter pour étude, a pu être comparé à Veillon 2565, forme néoténique
de cette même espèce récoltée au Mont Do. Les fleurs en bouton, sur l’un
et l’autre spécimen, présentent au sommet du bord des lobes les cils caracté¬
ristiques de l'espèce. Cependant les boutons floraux de Veillon 2565 mesu¬
rent 5,5 mm de longueur, alors que ceux de Compion 1009 ne mesurent
que 4 mm. Ceci nous amène à penser que A. saligna est la forme juvénile
de la var. legouixiæ typique (ce que confirme la localité de récolte), alors
que Veillon 2565 a été récolté au milieu d'un peuplement de la var. linearis
décrite ci-dessous. Ces formes de jeunesse ont des feuilles linéaires ou très
étroitement oblongues, toujours obtuses au sommet, moins épaisses que
les feuilles de la forme adulte, tantôt opposées, tantôt ternées.
Outre les différences déjà mentionnées dans la clé des espèces, A. legoui¬
xiæ peut se distinguer de A. coriacea : 1° sur le sec, par la présence constante
de cils au moins au sommet du bord des lobes de la corolle; ces cils sont
rapidement caducs et disparaissent souvent sur la fleur épanouie; il faut
donc les observer sur les boutons floraux avant l’anthèse; 2° sur le frais,
les nervures principales et le pétiole sont colorés en rouge par de l'antho-
cyane chez A. legouixiæ, alors qu'ils sont d’un vert jaunâtre chez A. coriacea;
de même, les fleurs de A. legouixiæ sont blanches mais lavées de rose ou
de violet, alors que celles d'A. coriacea sont plutôt d’un blanc verdâtre
ou jaunâtre. Par contre, c’est par erreur, sur le vu du seul matériel sec,
que divers auteurs ont attribué des feuilles opposées à A. coriacea et des
feuilles ternées, par contre, à A. legouixiæ. En réalité ces deux dispositions
se rencontrent chez l’une ou l’autre espèce, même lorsque les rameaux
supérieurs, seuls mis en herbier, ne comportent que l’une ou l’autre d’entre
elles.
Source : MNHN, Paris
— 483 —
A. legouixix est l’une des espèces les plus polymorphes. Le polymor¬
phisme intéresse les feuilles, elliptiques, ovales, parfois subrhomboïdes,
oblongues ou presque linéaires; les fleurs : dont les lobes sont plus ou moins
larges, plus ou moins obtus au sommet, parfois avec une certaine pubescence
sur leur face interne à la base, des cils plus ou moins abondants sur leurs
marges; les graines : dont les ailes peuvent être symétriques ou, au contraire,
très asymétriques, indépendamment de la longueur de leurs pointes qui
varie, comme nous l’avons dit en fonction de la plus ou moins grande
longueur des follicules.
11 est cependant impossible d’y reconnaître plus de deux variétés,
distinguées dans la clé ci-dessous.
1. Feuilles polymorphes mais de plus de 1 cm de largeur en général. Pas de
bractée immédiatement sous le calice. var. legouixix
1'. Feuilles linéaires ou étroitement spatulées, ne dépassant pas 0,8 cm de
large. Une bractée immédiatement sous le calice. var. linearis
var. legouixiæ : très largement représentée dans les forêts d’altitude
moyenne et les maquis sur sols serpentineux et autres roches ultrabasiques :
du Mont Humboldt à la Montagne des Sources et au Mont Dzumac; des¬
cendant à basse altitude sur la côte Est au niveau des affleurements de ser¬
pentine. D’un polymorphisme difficile à analyser dans l’état actuel des
informations, elle sera peut-être à distinguer en plusieurs formes par la
suite.
var. linearis Boiteau, var. nov.
A varielale legouixiæ differl foliis linearibus vel auguste spathulatis ; bracteola proxime
sub calyce.
Type : MacKee 29115, Mont Do, 1000 m d’altitude sur terrain serpentineux sque¬
lettique (holo-, P).
Cette variété paraît localisée entre 700 et 1000 m d'alt. sur les Monts
Do. Ouin et quelques autres sommets; toujours sur sols ultrabasiques
squelettiques. Ses rameaux ultimes florifères présentent le plus souvent
des feuilles opposées, ce qui lui a valu d’être confondue par plusieurs auteurs
avec A. coriacea.
14. Alstonia quaternata van Heurck & Mueller d’Argovie
Flora 53 : 170 (1870).
Type : Deplanche 456 (holo-, AWH, iso- P, K).
Cette espèce très bien individualisée est spéciale à la côte Nord-Est.
Son fruit, non encore décrit, est un double follicule épais, de 4-6 mm de
diam. et 6-9 cm de longueur, obtus ou peu aigu au sommet, les deux méri-
carpes très divergents : 160-180°, parfois récurvés. Graines présentant
Source : MNHN, Paris
— 484 —
des ailes, triangulaire pour l’aile basale, très asymétriquement bilobée
pour l’aile apicale, toutes deux généralement très courtes par rapport aux
autres espèces calédoniennes.
ESPÈCES EXCLUES
Alstonia angustifolia Wallich ex King & Gamble (1905), Wall., cat.
(1828), nom. nud., de Singapour, cité par Vieillard, Annales Sciences Nat.,
ser. 4, 26 : 64 (1862) et Jeanneney. La Nouvelle-Calédonie Agricole : 127
(1894), n’est probablement pas présent en Nouvelle-Calédonie.
Alstonia costata Heckel ex Planchon, Produits fournis à la Matière
Médicale par les Apocynacées : 214(1894) nom. confus.', A. costata (Forst.f.)
R. Brown est une espèce de Tahiti et des îles Marquises. D’après Guillau¬
min, Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 370 (1941), les auteurs cités l’ont confondue
avec A. plumosa Labill. Ce nom est effectivement mentionné (déterminations
non signées) sur plusieurs exemplaires de l’herbier de Paris.
Alstonia edulis G. Bennett, Journ. Linn. Soc., Bot. 5 : 156 (1867) =
Parsonsia esculenta Pancher, d’après Guillaumin, Bull. Soc. Bot. Fr. 88 :
370 (1941).
Alstonia schumanniana Schlechter, Bot. Jahrb. 39 :236 (1906) Rauvol-
fia schumanniana (Schlechter) Boiteau, Adansonia, ser. 2, 16 : 56 (1976).
Bibliographie
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et Dépendances (Iles des Pins et Loyalty), Annales Musée Colonial Marseille, ser. 2.
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Guillaumin, A., 1941. — Matériaux pour la flore de la Nouvelle-Calédonie : LIX. Révi¬
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Guillaumin, A., 1948. — Flore analytique et synoptique de la Nouvelle-Calédonie, Paris,
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Guillaumin, A., 1957. — Résultats mission franco-suisse, Mém. Mus. Nat. Hist. Nat.,
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Heurck, H. van & Mueller d'Argovje J., 1871. — Observationes Botanicæ et Descrip-
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Monachino, J., 1949. —- A révision of the genus Alstonia (Apocynaceæ), Pacific Science
3 : 133-182.
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Source : MNHN, Paris
— 485 —
Mueller d'Argovie, J., 1870. — Neue Apocyneen aus Neu-Caledonien, Flora 53 :
168-172.
Pancher, 1874. — in Sébert & Pancher, Notice sur les Bois de Nouvelle-Calédonie,
Paris : 185-186.
Pichon, M., 1947. — Classification des Apocynacées IV. Genre Alstonia et genres voisins,
Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., ser. 2, 19 : 294-301.
Pichon, M.. 1948. — Classification des Apocynacées IX. Rauvolfiées, Alstoniées, AJIa-
mandées et Tabernæmontanoïdées, Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., ser. 2, 27 (6) :
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Pichon, M., 1950. — Classification des Apocynacées XXV. Supplément aux Plumérioï-
dées; Appendice, Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., ser. B, Botanique 1 (1) : 167-170.
Schlechter, R., 1906. — Beitrâge zur Kenntnis der Flora von Neu-Kaledonien, Bot.
Jahrb. 39 : 1-274.
Un ouvrage récent, Pisier, G. : D'Entrecasteaux en Nouvelle-Calédonie (1792-
1793), Publ. Soc. Et. Hist. Nouv.-Cal. 13 (1976), donne de très utiles informations sur les
itinéraires de Labillardière (pp. 67-89).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LA FORÊT DENSE SCLÉROPHYLLE DE MONTAGNE
DU TSIAFAJAVONA (MADAGASCAR)
M. Thomasson
Thomasson, M. — 6.05.1977. La forêt dense sclérophylle de montagne du
Tsiafajavona (Madagascar), Atlansonia, ser. 2, 16 (4) : 487-492. Paris.
ISSN 0001-804X.
Résumé : La fréquence de réalisation de quelques caractères morphologiques
ainsi que l’étude des superficies foliaires permet de préciser la position de la
forêt sclérophylle de montagne par rapport à d’autres formations malgaches
physionomiquement voisines. Des hypothèses concernant l'influence du climat
d'altitude sur la morphologie des espèces végétales sont émises.
Abstract: The frequency of occurence of some morphological characters as
well as the study of the foliar spectrum enables us to précisé the similarities
and différences between the montane forest and physiognomically allied végétal
formations. We also propose some hypothesis concerning the influence of
climate upon plant morphology.
Marc Thomasson, Équipe de Phylogéographie, Laboratoire de Botanique tropicale.
Université Pierre et Marie Curie, I, rue Guy-de-la-Brosse, 75005 Paris, France.
INTRODUCTION
« Ce n’est ni une vraie forêt, car la futaie en est trop basse, ni un vrai
« bush », car on y peut encore distinguer deux étages. C’est une végétation
intermédiaire, plus proche pourtant de la forêt que des broussailles. Les
arbres sont tortueux et bas; leurs rameaux s'étendent sur de grandes sur¬
faces et recouvrent un sous-bois d'arbustes à feuilles étroites, souvent éri-
coîdes. Le tout émerge d’un épais tapis de Mousses qui recouvre les racines,
escalade les troncs et monte jusqu'aux rameaux, qui ploient sous des guir¬
landes d’épiphytes et dont les sommités disparaissent au milieu des lichens
blancs, vraie chevelure de ces arbres chenus... Les lianes manquent ou à peu
près... Les plantes herbacées du sol sont rares... L’ensemble ne dépasse
pas 12 mètres de hauteur. »
C’est en ces termes que H. Perrier de La Bâthie (1921) décrit ce
qu’il appelle la « silve à lichens », formation arborescente des hautes monta¬
gnes malgaches, qu’il est désormais convenu de nommer « forêt dense
sclérophylle de montagne » (J.-L. Guillaumet & J. Koechlin, 1971).
Cette formation végétale est en voie de disparition, régulièrement
attaquée par les feux. Il en subsiste toutefois quelques lambeaux, en parti¬
culier sur les pentes du versant Est du Tsiafajavona (point culminant du
massif de l’Ankaratra, au sud de Tananarive), dont la majorité est actuel-
Source : MNHN, Paris
lement protégée (réserve de Manjakatompo) et que nous avons pu observer
à plusieurs reprises.
CLIMAT
Concernant le climat d’altitude à Madagascar, les observations sont
rares et imprécises. Nous empruntons les données suivantes à la notice
accompagnant la carte de la végétation de Madagascar de H. Humbert
(1955) :
— température comprise entre 5 et 10°, avec gelées nocturnes en saison
froide;
— précipitations probablement supérieures à 2000 mm;
— absence de saison sèche.
Notons également la fréquence des brouillards, parfois très denses.
VÉGÉTATION ET MÉTHODES
Nous ne reviendrons que très brièvement sur la description de H. Per-
rier de La Bâthie (cf. supra) pour souligner les caractères frappants de
cette forêt dense sclérophylle de montagne : arbres petits, aux troncs et
branches flexueux; grande abondance d’épiphytes (PI. 1, /), en particulier
d'usnées (PI. 1, 2). Sa richesse floristique semble bien inférieure à celle
d’autres groupements ligneux malgaches. Nous n’avons récolté, dans deux
lambeaux de cette forêt situés à une altitude de 2 000 mètres (PI. 2), que
28 espèces ligneuses, dont 6 espèces arborescentes, les 22 autres se répartis-
sant entre arbustes et buissons. Nous pensons que l’échantillon ainsi réuni,
quoique relativement pauvre en espèces, est assez représentatif de la flore
ligneuse du Massif de l’Ankaratra. On peut, à ce sujet, rappeler que H. Per-
rier DE La Bâthie (1921, pp. 147-148) a dénombré, sur 100 m 2 de superficie,
dans cette même forêt de Tsiafajavona, quinze espèces ligneuses seulement,
dont trois arbres.
Sur cet échantillon, nous avons effectué le type d’observations déjà
réalisées à propos de quelques autres groupements végétaux malgaches
(M. Thomasson, 1974, 1975).
RÉSULTATS
Aucune des espèces récoltées ne différencie de rameaux courts et la
densité de ramification (définie comme le nombre d’entrenœuds existant
entre deux niveaux successifs de ramification) est toujours supérieure à 1.
Source : MNHN, Paris
— 489 —
Source : MNHN, Paris
— 490 —
Cette monotonie se retrouve au niveau des modes de ramification du
rameau : deux modèles seulement sont représentés, SI (rameau sympodial
à densité de ramification différente de 1) et Mdl (rameau monopodial
rectiligne à densité de ramification différente de 1), dans les proportions
suivantes :
modèle SI : 4 espèces soit 14,3 %,
modèle Mdl : 24 espèces soit 85,7 %.
11 n’existe pas de rameaux en zig-zag.
De même observe-t-on seulement deux possibilités de localisation de
la feuille sur le rameau : catégorie t (feuilles localisées sur toute la longueur
du rameau) et a (feuilles ne persistant qu’à l’apex des rameaux), dans
les proportions suivantes :
catégorie t : 24 espèces soit 85,7 %,
catégorie a : 4 espèces soit 14,3 %.
Aucune espèce spinescente n’a été observée.
PI. 2. — Lambeaux forestiers dans le massif de l'Ankaratra. Nos récoltes ont été effectuées
dans le lambeau du premier plan et dans celui de l’arrière-plan, à droite (altitude 2 000 m).
Le spectre biologique foliaire de cette forêt d’altitude est lui-même
très simple : 19 espèces (soit 68 %) ont des feuilles microphylles (au sens
de C. Raunkiaer, 1934), les 9 espèces restantes (soit 32 %) ayant des
feuilles mésophylles. Les différences entre superficies foliaires moyennes
Source : MNHN, Paris
— 491 —
des espèces rattachées aux modèles SI et Mdl d'une part, entre superficies
foliaires moyennes des espèces des catogéries t et a d'autre part, ne sont
pas significatives (cf. tableau I ; le test U de Mann & Whitney est utilisé
pour les comparaisons des surfaces foliaires).
Tableau I
Valeur limite
U CALCULÉ
DE SIGNIFICATION DE U
(risque 5 %)
S/ 8I - 3 187 mm 2 .
17
S/mi - 2 425 mm 2 .
Sf, — 2 142 mm 2 .
W. - 4 887 mm 2 .
31
17
(Sf = moyenne des surfaces foliaires).
DISCUSSION — CONCLUSION
Physionomiquement, ainsi que le remarquait H. Perrier de La Bâthie
en 1921 (cf. supra), la forêt dense sclérophylle de montagne est intermédiaire
entre un fourré et une véritable forêt. Une comparaison des résultats
ci-dessus avec ceux précédemment acquis sur un fourré (M. Thomasson,
1976) et sur une forêt (M. Thomasson, 1974) malgaches n'est donc pas sans
intérêt.
Pour ce qui est de la morphologie des rameaux, d'importantes diffé¬
rences existent entre fourré d’Orangéa, forêt dense sèche et forêt dense
sclérophylle d'altitude, cette dernière se caractérisant par une moins grande
diversité des formes. Cette uniformité structurale est* peut-être à relier
en partie à la relative pauvreté floristique du groupement; mais nous préfé¬
rons voir là une conséquence des conditions climatiques. Nous avons en
effet pu montrer (M. Thomasson, 1974, 1976) une diminution des pro¬
portions d'espèces différenciant des rameaux courts d’une part, ayant une
densité de ramification égale à 1 d'autre part, corrélative de l’augmentation
des précipitations annuelles, et il est logique que ces deux caractères soient
absents de la forêt dense sclérophylle de montagne qui est beaucoup plus
arrosée que les groupements végétaux précédemment étudiés (il en est
de même en ce qui concerne l'absence de rameaux en zigzag). Un autre
facteur intervient toutefois ici. En effet, si on compare les superficies foliaires
Source : MNHN, Paris
— 492 —
moyennes des espèces de la forêt dense sèche, du fourré d'Orangéa et de
la forêt dense sclérophylle de montagne (Tableau II), on constate bien
qu'une augmentation se produit, dans le sens de l'augmentation de la pluvio-
Tableau II
Nature du groupement
Moyenne
DES SURFACES FOLIAIRES
Forêt dense sèche.
Fourré d’Orangéa.
Forêt dense sclérophylle de montagne
2 040 mm 2
2 230 mm 2
2 535 mm 2
métrie annuelle, mais les écarts entre ces moyennes restent toutefois trop
faibles pour pouvoir être considérés comme significatifs au risque 5 %
(comparaison effectuée à l’aide du test de Kruskall & Wallis; H = 3,37).
Ce fait ne peut, à notre avis, résulter de la pauvreté du sol, ici très riche
en humus; seul le froid peut expliquer qu’avec une pluviosité supérieure
à 2 000 mm les plantes de la forêt dense sclérophylle de montagne soient
en majorité des espèces microphylles. Des comparaisons, avec d’autres
formations forestières malgaches, en particulier des Domaines de l’Est
et du Sambirano, seraient du plus haut intérêt, et nous souhaitons pouvoir
bientôt les effectuer.
Bibliographie
Guillaumet, J. L. & Koechlin, J., 1971. — Contribution à la définition des types de
végétation dans les régions tropicales (exemple de Madagascar), Candollea 26 (2) :
263-277.
Perrier de La Bâthie, H., 1921. —■ La végétation malgache, Ann. Musée Colonial Mar¬
seille , ser. 3, 9 : 1-268.
Raunkiaer, C., 1934. — The life forms of plants and statistical plant geography, 1 vol.,
632 p., Oxford.
Thomasson, M., 1974. — Essai sur la physionomie de la végétation des environs de
Tuléar (sud-ouest malgache). Bull. Mus. Hist. Nat., ser. 3 , 250, Écologie générale
22 : 1-27.
Thomasson, M., 1976. — Le fourré d’Orangéa (nord-est malgache), Adansonia, ser. 2,
15 (4) : 481-489.
Source : MNHN, Paris
FONCTIONNEMENT DES CENTRES GÉNÉRATEURS
INTRAFOLIAIRES DU MYRIOPHYLLUM AQUATICUM (Vell.)
Verdc. (= M. BRASILIENSE Camb.)
B. Jeune
Jeune, B. — 6.05.1977. Fonctionnement des centres générateurs intrafoliaires
du Myriophyllum aquaticum (Vell.) Verdc. (= M. brasiliense Camb.), Adansonia,
ser. 2, 16 (4) : 493-507. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Pour des conditions données, le rythme de fonctionnement des centres
générateurs est constant; ce rythme s’accélère quand les conditions de culture
s’améliorent ou quand la vigueur du rameau augmente; il diminue dans les
cas contraires. Le rythme de formation des feuilles est également variable et,
dans tous les cas, il se forme 4 lobes sur chaque feuille pendant que se crée
1 verticille foliaire.
Dans tous les cas, également, le nombre de lobes et la longueur de la jeune
ébauche sont liés par la relation :
n — no = b Log—, no et Lo étant constants (no = 7, Lo = 300 u) pour
tous les rameaux de la population étudiée (cette relation s'applique pendant
la période d’initiation des lobes).
Abstract: Two generative centres, placed near the leaf base, give rise to the
latéral lobes. The activities of these centres are studied.
In ail cases, latéral lobes are initiated at equally spaced time intervals,
so that 4 lobes are formed on each primordium during the time interval between
initiation of 2 whorls of leaves.
The rythm of generative centres activity increase when shoot vigourousness
increase and when culture conditions make better.
Leaf length (L) and latéral lobes number (n) are joined by the équation:
= 300 u.) during the time of lobes initiation.
Bernard Jeune, Équipe de Morphologie végétale. Université Pierre et Marie Curie,
7, quai Saint-Bernard, 75005 Paris, France.
I. — INTRODUCTION
Résumons, pour commencer, les principaux résultats que nous avons
déjà obtenus dans l’étude des feuilles de ce Myriophyllum et qui servent
de base au présent travail.
1. La feuille, pendant sa croissance, possède un rachis dont l’allon¬
gement est dû, essentiellement, à des mitoses basales; l’élargissement est
très faible. Sur ce rachis apparaissent, de façon basipète, une dizaine de
paires de lobes latéraux, en deux files, une sur chaque marge. Les feuilles
adultes sont pinnatiséquées.
Source : MNHN, Paris
— 494 —
2. Une fois initié par quelques cloisonnements périclines, chaque
lobe grandit tout en s’éloignant de la base de la feuille dont il est repoussé
par les cloisonnements anticlines du rachis; un instant plus tard, à l’empla¬
cement même où ce lobe était apparu, un nouveau foyer de croissance
transverse se manifeste, à l’origine d’un nouveau lobe latéral. Notons
l’apparition de ces foyers à un emplacement fixe par rapport à la base
de la feuille et à un rythme constant, pour un rameau donné (Jeune, 1975).
Ces faits (rythme et localisation de l’initiation fixes) montrent une
grande analogie entre les mécanismes contrôlant l’apparition des feuilles
au sommet de la tige et celle des lobes latéraux à la base de chaque feuille
(la même analogie fut constatée chez une autre espèce de Myriophyllum
par Turlier (1972) après la comparaison de coupes longitudinales des bases
de feuilles et de sommets detiges).ll nous restait donc à comparer les centres
générateurs d’hélices foliaires 1 à ce que nous avons provisoirement nommé
« centres pulsateurs » engendrant les files de lobes latéraux :
1. Le centre générateur possède un fonctionnement rythmique (et le
rythme est fixe pour les conditions de culture invariables et pour une plante
adulte au stade végétatif); il en est de même pour le centre pulsateur;
2. Le centre générateur est à une distance constante de l’extrémité
de la tige, de même le centre pulsateur est à une distance fixe de l’extrémité
(basale) de la feuille;
3. Une notion importante, liée à l'existence des centres générateurs
est celle de la continuité physiologique entre les ébauches d’une même hélice;
à ce propos, on peut remarquer que la distance entre la base de la feuille
et le centre pulsateur varie selon les conditions de culture (par exemple
entre rameaux aériens et aquatiques d’une même plante) alors que la dis¬
tance entre les deux plus jeunes lobes d’une même file est invariable. Ceci
est la marque de la continuité physiologique entre les lobes sur une même
marge foliaire;
4. Enfin, la destruction expérimentale d'un centre générateur provoque
la suppression d’une hélice foliaire (Tort & Loiseau, 1966); de même,
la destruction d’un centre pulsateur provoque la suppression d’une file
de lobes latéraux le long du rachis, sans altérer la croissance en longueur
de la feuille (Jeune, 1976).
Tous ces points communs prouvent, à notre avis, qu’il s’agit d’un
mécanisme semblable dans les deux cas; nous dirons donc que les lobes
foliaires sont issus du fonctionnement de centres générateurs de même nature
que ceux initiant les feuilles au sommet de la tige. La différence morpholo¬
gique entre les productions de ces centres générateurs (feuilles ou lobes)
est-elle due à la nature de l’organe sur lequel s’exerce cette action (tige
ou feuille)?
Ceci étant rappelé, après avoir mis en évidence l’existence de centres
générateurs à l’intérieur des ébauches foliaires chez ce Myriophyllum, il
1. Le centre générateur est conçu comme une notion « purement physiologique; on ne
saurait imaginer une « masse matérielle » qui se transmette car les cellules ne se déplacent pas
à l’intérieur du méristème. Mais on peut penser à une transmission de propriétés particulières »
(Loiseau, 1969).
Source : MNHN, Paris
— 495 —
nous reste à étudier leurs modalités de fonctionnement; nous verrons donc
les variations de rythme d’initiation des lobes en fonction, soit de la vigueur
des rameaux, soit des conditions de culture, ainsi que les variations de l’em¬
placement de ces centres générateurs.
II. — MÉTHODES
Les mesures de longueurs ou de numération de lobes sont faites sur les dessins
des ébauches foliaires effectuées à la « chambre claire ». Les rythmes d'initiation ne
peuvent pas être connus directement puisqu'il est impossible de suivre la croissance
d'une ébauche sans léser considérablement le point végétatif; par contre, leur mesure
indirecte est possible. Il suffit de compter sur les ébauches d’un rameau le nombre de
lobes en fonction de leur âge plastochronique, puis de calculer, éventuellement, la durée
du plastochrone (temps séparant l'initiation de deux verticilles de feuilles successifs).
Une autre méthode consiste à étudier les variations du nombre de lobes en fonction
de la longueur de l’ébauche; comme les lobes sont formés pendant la phase d'allongement
exponentiel (Jeune, 1975), s’ils apparaissent à un rythme constant (n = a + 'fit) alors
la fonction n = /(L) sera logarithmique : n = a + b Log L ce qu’il est possible de vérifier;
on pourrait ensuite déduire le rythme d'initiation en remplaçant L par son expression
en fonction du temps (connue par la mesure du plastochrone).
Le plastochrone peut être mesuré sur un témoin, puisqu'on ne peut pas le mesurer
sur les rameaux étudiés, qui sont disséqués; malheureusement, nous verrons qu’il varie
selon les rameaux. On pallie cet inconvénient en recherchant, non pas le rythme d’ini¬
tiation, mais seulement l’accroissement du nombre de lobes par plastochrone (dont
la valeur elle-même reste inconnue), ou bien encore selon l’allongement de la feuille.
Dans ce dernier cas, quels que soient les changements dans le rythme de formation
des lobes ou la vitesse d’allongement de la feuille, cette étude permettra la connaissance
des variations de ces phénomènes, l'un par rapport à l'autre. En d'autres termes, si les
paramètres de la fonction n = /(L) sont invariables, le rythme d'initiation des lobes
et la vitesse d'allongement de la feuille sont affectés de façon égale par des variations
de conditions de croissance; dans le cas contraire, un des phénomènes est plus sensible
III. — RÉSULTATS
Les mesures sont faites sur deux lots de plantes récoltées en juin et
août, dans le jardin de l’école de botanique du Muséum d’Histoire Naturelle.
Sur chaque rameau sont mesurés la longueur et le nombre de lobes
de plusieurs ébauches n’ayant pas formé tous leurs lobes.
A. ANALYSE GLOBALE DES DONNÉES
Les chiffes des mesures sont groupés dans un tableau à la fin de cet
article (la présente étude ne concernant que les rameaux A à O); les couples
de valeur (n, L) sont placés sur des graphiques (fig. 1).
Les longueurs sont exprimées au micron près : ce degré de précision
Source : MNHN, Paris
— 496 —
est, bien entendu, excessif mais les résultats fournis permettent ainsi d’éviter
l’introduction d’erreurs supplémentaires dues aux approximations.
Remarquons (tableau, colonne 111) que tous les coefficients de corré¬
lation r relatifs à la régression logarithmique (77 = a + b Log L) sont
supérieurs à 0,92; cette fonction est donc une bonne expression théorique
de la réalité. Cependant, tous les coefficients de corrélation r' relatifs
à la régression linéaire (n = a' + b' L) sont également supérieurs à 0,92
et parfois même plus élevés, pour un rameau donné, que le coefficient r
correspondant.
La fonction n = a' + b' L est-elle une meilleure image de la réalité,
comme ces faits semblent le montrer?
Prenons la somme des données pour les rameaux J, L et O dont les
équations de régression sont très voisines. La régression linéaire est :
w = 0,022 L — 1,457 (r'= 0,987) alors que la régression logarithmique
est : n = 10,594 Log L — 54,259 (r = 0,972). En séparant les couples
de valeurs en deux classes, selon que L est inférieur, égal ou supérieur
à 500 [x les régressions linéaires deviennent :
pour L < 500 ix, 7j = 0,024 L — 2,047 (r' = 0,971)
pour L > 500 ix, 77 = 0,018 L + 2,020 ( r ' = 0,984)
Source : MNHN, Paris
— 497 —
Ces deux droites, de pentes différentes, montrent que les points (comme
on peut le voir sur la figure 1) sont, en réalité, disposés non sur une droite,
mais plutôt sur une courbe à concavité dirigée vers l'axe des abscisses,
comme pour la courbe représentative de la fonction logarithmique. Un
résultat semblable est également obtenu pour les autres rameaux.
Enfin, la comparaison de tous les coefficients de corrélation r permet
d'admettre qu’ils sont tous égaux (voir annexe en fin d’article); ainsi,
on doit penser que la même corrélation existe entre longueur et nombre
de lobes pour les ébauches de tous les rameaux.
En résumé, la régression logarithmique est satisfaisante pour les raisons
suivantes :
1. le très bon ajustement fourni par cette fonction;
2. même quand l’ajustement linéaire est meilleur, les points sont
sur une courbe à concavité dirigée vers l’axe des abscisses;
3. les centres générateurs fonctionnent habituellement à un rythme
constant dans des conditions fixes.
Signalons qu’un certain nombre d’erreurs de mesures inévitables abais¬
sent la valeur des coefficients de corrélation observés au-dessous de leur
valeur réelle (qui doit être fort proche de 1) :
1. les approximations de mesures des longueurs;
2. le décompte du nombre de lobes; en effet, et indépendamment
de la difficulté d’apprécier l’instant de l’initiation d’un lobe, on compte
toujours un nombre entier. Ainsi, la courbe représentant la fonction
n = a -V b Log L, exprimant le phénomène continu de la formation des
lobes, ne peut qu’exceptionnellement passer par les points observés, qui,
eux, se disposent sur un diagramme « en escalier », puisqu’on compte
toujours un nombre entier (fig. 2).
Source : MNHN, Paris
— 498 —
B. ÉTUDE DES PARAMÈTRES DE LA FONCTION n = a + b Log L
1. Variations des paramètres selon la longueur moyenne des feuilles
ADULTES DU RAMEAU. — Fig. 3.
La figure 3 nous permet de faire deux constatations :
1) a et b ne varient que pour les rameaux ayant des feuilles adultes
de longueur moyenne inférieure à 18 mm; dans ce cas, a est fonction décrois¬
sante et b fonction croissante de cette longueur moyenne (Lm) considérée
comme mesure de la vigueur du rameau; quand L M est supérieure à 18 mm
les paramètres a ci b restent constants.
2) a et b varient de façon exactement opposée, ce qui suggère une
relation linéaire entre ces deux grandeurs et, par conséquent, l’existence
d’un seul paramètre et non de deux.
Pour vérifier cette hypothèse, nous traçons la courbe a = f(b) (fig. 4)
et nous voyons que les points sont presque exactement alignés (le coeffi¬
cient de corrélation pour la régression linéaire a = x — est r = 0,999
avec X = 7,34 et n = 5,78). Tl ne fait aucun doute que cette hypothèse
est juste et l’équation n = a - b Log L devient donc :
n = X + b (Log L — (x) ou bien n — X = b Log — avec b pour seul para¬
mètre; comme X et e <* sont de même grandeur que n et L respectivement,
puisque si L 0 = £P,/i 0 — X, l'équation est en réalité :
n — n 0 = b Log ~
Voyons maintenant l’influence des conditions de culture sur les valeurs
des paramètres a et b :
2. Variations des paramètres selon les conditions de culture
Certains rameaux, une fois décapités (leurs bourgeons terminaux
ayant servi à l’étude précédente) sont placés dans un aquarium, au labora¬
toire, simplement derrière une fenêtre.
Après trois semaines, quatre bourgeons, dont la croissance est stabilisée,
sont, à leur tour, disséqués. Ces rameaux ont subi, à peu de choses près,
la même température et la même photopériode que dans le jardin de l’école
de botanique, mais ils ont reçu un éclairement bien plus faible et n’ont
pas disposé de beaucoup de sels minéraux (les plantes sont flottantes,
les racines encore courtes et non fixées) 1 ; les conditions sont donc qualitati¬
vement comparables mais quantitativement plus mauvaises au laboratoire
(les plantes sont, du reste, moins vigoureuses avec des feuilles adultes plus
1. Les conditions de culture ne sont pas rigoureusement contrôlées, ce qui n'a aucune
importance, puisque notre seul but est de connaître le sens de variation des paramétres et non
en étudier les valeurs numériques.
Source : MNHN, Paris
— 499
Fig. 3. — Variation des paramètres a et b (de l'équation n = a + b LogL) en fonction de la
longueur moyenne des feuilles adultes du rameau (Lu). Les ordonnées de droite donnent
l’échelle des valeurs de a, les ordonnées de gauche, celle de b.
Fig. 4. — Chaque croix a pour coordonnées les valeurs de ai et bt (de l'équation n = ai + bi
LogL) pour chaque rameau A-O.
La droite de régression (au sens des moindres carrés) a pour expression a = 7,34 — 5,78 6.
Source : MNHN, Paris
— 500 —
courtes). Étudions les paramètres de la fonction n = a + b Log L (tableau,
4 dernières lignes) :
1) a et b varient toujours de façon opposée et les quatre points (a ( , b,)
se trouvent aussi alignés sur la droite de régression définie précédemment.
Remarquons que, si l’on place sur ce graphique, les points obtenus pour
des rameaux aquatiques, aux feuilles pourtant différentes (Jeune, 1975),
ils sont également alignés sur cette droite (fig. 5). Ainsi, la relation
n — n 0 = b Log — est toujours vérifiée et, par conséquent, au temps i 0>
toutes les feuilles passent par l’état ( n 0 , /„).
b
6
10— _20_30_40 L
Fie. 5. ■— Même graphique que sur la figure 4 (mêmes coordonnées, même droite
a = 7,34 — 5,78 b); les cercles traduisent les valeurs (ai, bi) des rameaux P, Q, R et S;
les points, les valeurs (ai, bj) pour trois rameaux aquatiques (pour comparaison).
Fie. 6. — Même graphique que sur la figure 3 (sauf la courbe a = /(Lu) qui n'est pas repré¬
sentée). La courbe bi (croix) est la courbe b de la planche 3, la courbe 62 (points) est celle
relative aux rameaux P, Q, R et S.
Source : MNHN, Paris
— 501 —
2) Le graphique de la figure 6 présente les variations de b, selon la
longueur moyenne des feuilles adultes des quatre rameaux; la courbe
obtenue n’est pas superposable à la courbe b = /(L) de la figure 3 repré¬
sentée également ici. Ceci indique que b dépend, non seulement de la vigueur
du rameau, mais aussi des conditions de culture; plus celles-ci sont mau¬
vaises, plus b est petit.
Nous avons également cherché à savoir si b dépendait de la position
du rameau :
3. Variation de b en fonction de la position du rameau sur la tige
Nous avons choisi deux tiges, chacune portant trois ramaux latéraux
inégalement développés et différemment placés sur ces tiges (fig. 7). Dans
les deux cas, les valeurs de b sont conformes à la vigueur du rameau indé¬
pendamment de sa position.
b
10,11
7,13 -♦
10,68
7
10,10
Fig. 7. — Représentation schématique de deux tiges ramifiées (la segmentation de la tige indique
l'emplacement des nœuds et entre-nœuds); pour chaque rameau, la valeur du paramètre b
est précisée; celle-ci dépend bien de la longueur du rameau (donc de sa vigueur) et non
de sa position sur la tige.
4. Comparaison entre les fonctionnements des centres générateurs
DE FEUILLES ET DE LOBES
Étudions la relation liant n, le nombre de lobes d'une ébauche, à I,
l’âge (mesuré en plastochrones) de cette feuille.
Dans tous les cas, la relation n =j + kl est satisfaisante (le coefficient
de corrélation linéaire est pour tous les rameaux étudiés supérieur à 0,97
dont 13 fois supérieur à 0,99 sur 21 cas); les variations de k sont, de plus,
très faibles, la valeur moyenne est k = 4,01 et son écart-type s k = 0,43.
Source : MNHN, Paris
— 502 —
Une étude des variations de k selon la vigueur du rameau, pour les
douze cas de la figure 3, précise d’ailleurs, l’absence de corrélation entre
les grandeurs k et L m (r = 0,432 avec une valeur critique r 12 = 0,532;
„ rl/N —2
de meme, en testant l’hypothèse r = 0, nous avons t = = 1,515
or ^0.975 = 2,228 pour 5 % de risque, ce qui amène à accepter cette
hypothèse).
Le résultat est encore plus significatif si on ajoute les valeurs de k
pour les rameaux P, Q, R et S (r = 0,151 et t — 0,570) donc k est bien
une constante 1 .
IV. — INTERPRÉTATIONS
1° La relation n — n„ = b Log — prouve que l'initiation des lobes
s’effectue à un rythme constant (p) tel que n = a + pr puisque les lobes
sont formés pendant la phase d’allongement exponentiel de la feuille.
Nous venons de voir, d’autre part, que n = j + k\; or I = &>/ (où
<o est le nombre de verticilles formés par unité de temps, soit l’inverse du
plastochrone (P) qui est le temps nécessaire à la formation d’un verticille);
donc : (a + p/) = j + k(u>t), soit a — j + (p — k<*)t = 0; cette relation
étant vérifiée à chaque instant, les paramètres vérifient les égalités suivantes :
a j =0
p — k<o = 0 ou - — k
on peut également écrire PP = /r puisque <j est l’inverse du plastochrone P.
Ainsi, le rapport entre le rythme d’initiation des lobes et celui des
feuilles est constant et approximativement égal à 4; il se forme donc 4 lobes
latéraux environ sur chaque feuille, par plastochrone, quelles que soient
les conditions de croissance du rameau.
2° Le nombre de lobes et la longueur d’une ébauche sont liés par la
relation : n — /j 0 = 6Log— ; or :
n = a + p/ d’où n — n 0 = p(t — t 0 ), et :
L = ye 5 ' d’où £ = e®<'—'•>
en substituant n — n 0 et ~ par leur valeurs, nous en déduisons b =
L 0 8
1. Une étude précédente sur des rameaux cultivés au laboratoire (Jeune, 1975) avait
fourni une valeur de k très voisine (k = 3,8) confirmant ainsi la constance de la valeur k,
aux erreurs de mesure près.
Source : MNHN, Paris
— 503 —
b est donc le quotient du rythme d’initiation des lobes par le taux de crois¬
sance en longueur de la jeune feuille; comme b augmente quand la vigueur
du rameau augmente, p augmente donc plus vite que 8 et inversement quand
la vigueur diminue, (3 diminue plus vite que 8 puisque le quotient diminue.
Ainsi, le rythme d’initiation des lobes est plus affecté par les modi¬
fications de vigueur (et de conditions de culture) que le taux d’allongement
de la feuille. On en déduit, de plus, que le plastochrone varie selon la vigueur
et les conditions de milieu, de même, sa valeur diffère selon les rameaux
d’une même plante (fig. 7) puisque le produit [3P est constant.
3° Une dernière remarque, enfin, sur la forme des ébauches appar¬
tenant à deux rameaux, l’un très vigoureux (2), l’autre moins (1) (fig. 8) :
Puisque le rythme d’initiation des lobes est plus lent cher le rameau (1),
Fig. 8. — Les ébauches appartiennent à un rameau faible (1 1 &, 1 c) ou vigoureux (2„, 2e., 2 r ):
on remarque que pour un nombre voisin de lobes, l’ébauche 1 c (14 lobes) est plus âgée que
l'ébauche 2, (15 lobes), son lobe médian étant plus long, le rythme d’initiation des lobes
de l’ébauche 1 f est donc plus lent que pour 2 C . Les longueurs sont pourtant très voisines;
en effet, la distance dt est nettement supérieure à la distance du Enfin : Lie > L2c mais
Lia > Lia et L26 > Li» (les ébauches b sont à peu près au stade où, à nombre égal de
lobes, les ébauches 1 deviennent plus longues que les ébauches 2).
à nombre égal de lobes, une ébauche de(l) sera plus âgée qu'une ébauche
de (2); ainsi, le lobe médian de l’ébauche (1) sera plus long, que celui de
l’ébauche (2); c’est bien ce qu’on observe (fig. 8).
Cependant, les longueurs des deux feuilles sont voisines, car la distance
comprise entre la base de l’ébauche et les centres générateurs des lobes
est plus faible, dans le cas du rameau 1, ce qui compense l’augmentation
Source : MNHN, Paris
— 504 —
de longueur du lobe médian (figure 8). Cette distance, plus faible entre
base foliaire et centres générateurs de lobes, s’explique par la relation inva¬
riable qui lie l’âge plastochronique et le nombre de lobes de l’ébauche;
en effet, le premier lobe latéral apparaissant, pour chaque feuille, au même
plastochrone, les feuilles ayant une croissance plus lente (rameau 1) auront
une longueur moindre lorsque le premier lobe latéral se forme (si les plasto-
chrones sont voisins); ce premier lobe sera donc d’autant plus près de la
base que la feuille aura une croissance plus lente.
Tous ces résultats peuvent être résumés sous la forme d'un graphique
(fig. 9).
L,
vigueur;
— au temps l 0 toutes les ébauches sont à l’état (L 0 , n„).
(D'après nos mesures L c = 300n, n 0 = 7.)
Source : MNHN, Paris
— 505 —
V. — CONCLUSION
1° Le rapport constant entre les rythmes d’initiation des lobes et des
feuilles est une indication supplémentaire confirmant l’identité de nature
entre centres générateurs de feuilles et de lobes 1 .
2° Le rythme de fonctionnement des centres générateurs de lobes et
la croissance en longueur de la feuille, sont deux phénomènes autonomes 2 ,
le premier étant le plus affecté par les variations de milieu ou de vigueur
(celle-ci étant mesurée par la longueur moyenne des feuilles adultes).
Ces deux constatations montrent que la feuille diffère de la tige, du
point de vue morphogénétique, essentiellement par sa symétrie et la position
des centres générateurs; tout se passe comme si, de ce point de vue, n’exis¬
taient entre feuille et rameau, que des différences de degré de complexité,
le rapport entre lobe foliaire et feuille étant apparemment le même qu’entre
feuille et rameau.
Comment ne pas penser aux théories morphologiques soutenant
l’identité de nature entre feuille et rameau, et notamment : “ the idea of
a part of a plant, such a latéral shoot or a leaf, forming in its own degree,
a miniature représentation of the whole plant ” (Arber, 1950) et aussi :
«L’axe est l’organe fondamental; racine et feuille en sont des modifi¬
cations différenciées au cours de la phylogénèse et ayant acquis en apparence,
une certaine autonomie morphologique. Mais aucune barrière n’existe
entre les trois catégories d’organes » (Emberger, 1968).
ANNEXE
Pour tester l’hypothèse d’égalité de coefficients de corrélation :
Ho : ri = r» = ... = r p
on calcule la valeur x*ot>. = £ («i — 3) (Z, Z) a telle que :
£ («j — 3)Z (
Z = —-
j>.-3)
1. Chez Proserpinaca palustris (Schmidt & Millington, 1968) existe également une
relation linéaire entre le plastochrone et le nombre de lobes; cette relation (aux paramètres
différents pour les feuilles aériennes ou aquatiques) ne dépend pas de la photopériode. Ce résultat
est donc très voisin de celui observé chez le Myriophyllum.
2. Rappelons que nous avons pu supprimer un centre générateur sans que l’allongement
de la feuille soit sensiblement modifié.
Source : MNHN, Paris
— 506 —
où Z, représente la transformation argument tangente hyperbolique de r, :
Z| = ^ Log | r ‘ ; on rejette l’hypothèse nulle, au niveau a lorsque :
> X*i-a avec p — 1 degrés de liberté (Dagnelie, 1970) :
'■ ..
0,960
0,927
0,983
0,979
0,986
0,995
0,990
0,982
0,983
14
16
13
9
12
13
12
16
13
Z. . .
1,946
1,637
2,380
2,273
2,477
2,994
2,647
2,351
2,380
0,975
0,984
0,969
0,989
0,992
0,972
«•••
14
10
12
15
16
14
Z. . .
2,185
2,410
2,076
2,599
2,759
2,127
Z = 2,341 p = 15 x 2 ob. = 18
or xV« = 23,7 (a = 0,05); l’hypothèse d'égalité est donc acceptée. Estimation du coeffi-
. e a _i
cient de corrélation commun (p) : p = —- = 0,982.
Bibliographie
Arber, A., 1970. — The natural philosophy of plant form, Hafner publishing company
inc. (fac similé de l’édition de 1950).
Dagnelie, P., 1970. — Théories et méthodes statistiques, t. 2, Gembloux.
Emberger, L., 1968. — Les plantes fossiles dans leurs rapports avec les végétaux vivants,
éd. 2, Masson et Cie, Paris; éd. 1 (1945).
Jeune, B., 1975. — Croissance des feuilles aériennes de Myriophyllum brasiliense Camb.,
Adansonia, ser. 2, 15 (2) : 257-271.
Jeune, B., 1976. — Expérimentation microchirurgicale sur la feuille de Myriophyllum
brasiliense Camb., Adansonia, ser. 2, 16 (1) : 107-117.
Loiseau, J. E., 1969. — La phyllotaxie, Masson et Cie, Paris.
Schmidt, L. & Millington, W. F., 1968. — Régulation of leaf shape in Proserpinaca
palustris. Bull, of Torrey Bot. Club, 95 (3) : 264-286.
Tort, M. & Loiseau, J. E., 1967. — Modifications phyllotaxiques provoquées chez le
Phlox drumondii Hook., (Nouvelles observations), Mém. Soc. Bot. Fr. : 30-49.
Turlier, M. F., 1972. — Recherches sur l’organogenèse foliaire précoce. 1. Deux espèces-
types pour les ramifications dichotome et latérale (Ceratophyllum demersum L.
et Myriophyllum spicatum L.), Rev. gén. Bot. 79 : 297-308.
Source : MNHN, Paris
— 507 —
I
II (L m )
III
A
8
n = 4,82 Log L — 20,85
r = 0,960
n = 0,02 L + 0,82
r' = 0,983
B
12
n = 6,23 Log L — 29,06
r =0,927
n = 0,02 L 4- 0,69
r' = 0,928
C
15
n = 7,63 Log L — 36,66
r = 0,983
n = 0,02 L + 0,29
r' = 0,982
D
17
n = 7,52 Log L — 36,29
r = 0,979
n = 0,02 L + 1,08
r' = 0,985
E
15?
n = 6,55 Log L — 29,90
r =0,986
n = 0,02 L— 0,45
r = 0,979
F
15?
n= 7,13 Log L — 33,99
r =0,995
n = 0,02 L — 0,08
r' 0,983
G
15?
n= 10,10 Log L —51,08
/• = 0,990
n = 0,02 L — 0,73
r' = 0,987
H
15
n = 8,28 Log L — 39,68
r = 0,982
n = 0,02 L — 0,57
r' -- 0,995
I
15
n = 10,11 Log L —50,83
r =0.983
n = 0,02 L + 0,56
r' = 0,986
J
18
n = 10,68 Log L — 54,72
r =0,975
n = 0,02 L— 1,75
r' = 0,992
K
21
n = 10,13 Log L — 51,04
r = 0,984
n = 0,02 L + 0,06
r' - 0,986
L
28
n = 10,48 Log L —53,32
/• 0,969
n = 0,02 L— 1,32
r' = 0,993
M
39
n = 10,63 Log L — 54,02
r 0,989
n = 0,02 L — 0,44
r =0,987
N
45
n = 10,60 Log L — 53,67
r = 0,992
n - 0,02 L — 0,05
r' = 0,978
O
46
n = 10,50 Log L — 53,97
r =0,972
n= 0,02 L— 1,42
r =0,997
P
21
n= 8,53 Log L—40,94
r =0,987
Q
18
n = 7,06 Log L —31,90
r = 0,985
R
14
n = 5,30 Log L — 23,06
/• = 0,993
S
8
n = 4,62 Log L —20,16
r =0,978
TABLEAU 1 : Résultats des mesures : I : lettre d'identification des rameaux; les rameaux A-D
(quatre premières lignes) sont récoltés en juin; (A et B regroupent chacun les ébauches
de deux rameaux); les rameaux E-0 sont récoltés en août; les rameaux P-S sont certains
des rameaux précédents cultivés trois semaines au laboratoire. — II : longueur moyenne
des feuilles adultes (L M ) | lignes 5,6 et 7 : les longueurs L M sont estimées à 15 mm. les rameaux
étant de jeunes bourgeons dont aucune feuille n'est adulte]. — III : équations de régression
et coefficients de corrélation correspondants.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
PHASÉOLÉES ASIATIQUES NOUVELLES
Nguyen van Thuan
Nguyen van Thuan. — 6.05.1977. Phaséolées asiatiques nouvelles, Adansonia,
ser. 2, 16 (4) : 509-514. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Description de cinq espèces nouvelles de Phaséolées asiatiques :
Pueraria longicarpa, Galactia laotica, Galactia vietnamensis, Dunbaria flavescens,
Dunbaria stipulata.
Summary: Description of five new Phaseoleæ from Asia -.Pueraria longicarpa,
Galactia laotica, Galactia vietnamensis, Dunbaria flavescens, Dunbaria stipulata.
Nguyen van Thuan, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
Au cours de notre révision des Phaséolées indochinoises, nous avons
reconnu dans les collections étudiées, notamment dans celles de Poilane,
•des spécimens qui n’appartiennent pas aux espèces inventoriées jusqu’ici.
Ces nouveaux éléments nous permettent de nommer et de décrire les nou¬
velles espèces suivantes.
1. Pueraria longicarpa Thuan, sp. nov.
Hemi-scandens 2,5 m longa, ramulis velutinis, cinereis. Folia pinnata, trifoliolata;
foliota ovali-rhombica, crassa, 12 cm longa, 6 cm lata, basi obtusa, apice acuta, apiculata ;
supra pilosa, infra velutina, cinerea; venulx transversales, prominulx. Petiolus 5 cm longus.
Stipula; lanceolatx, caducx; stipellx filiformes.
Inflorescentix in racemis 15-20 cm longis dispositx. Bractex lanceolatx, 1,5 mm longx.
Pedicelli 3 mm longi. Calyx subpilosus, lobis 4, triangularibus. Vexillum latum, ovatum,
auriculatum: alæ oblongx, auricula elongata-, carina falcata, auriculata. Stamina 10, mona-
delpha. Ovarium fusiforme, pilosum; Stylusglaber, curvatus. Legumina elongata, compressa,
■6 cm longa, 0,3 cm lata, pilosa, pedicellata. Semina 9, ovoidea. —- (PI. 1, 1-4).
Typus : Poilane 16897, environs de Xieng Khouang, Laos (holo-, P).
Liane semi-grimpante longue de 2,5 m, rameaux veloutés cendrés.
Feuilles pennées, trifoliolées: folioles ovales rhomboïdales, [épaisses,
12x6 cm, obtuses à la base, aiguës apiculées au sommet; poilues en dessus,
veloutées cendrées en dessous; veinules transversales, saillantes. Pétiole
5 cm. Stipules lancéolées, caduques; stipelles filiformes.
Inflorescences en grappes longues de 15-20 cm. Bractées lancéolées,
longues de 1,5 mm. Pédicelles 3 mm. Calice plus ou moins velu, à 4 lobes
triangulaires. Étendard large, ovale, auriculé; ailes oblongues à oreillette
allongée; carène falciforme, auriculée. Étamines 10, monadelphes. Ovaire
fusiforme, velu; style recourbé, glabre.
Source : MNHN, Paris
— 510 —
Fruits : gousses jeunes allongées, aplaties, 6 x 0,4 cm, poilues, pédi-
cellées sur 5 mm. Graines 9, ovoïdes.
Espèce connue seulement du Laos.
Appartenant au groupe des Galactiinées, le genre Pueraria DC. compte
une quinzaine d’espèces répandues notamment en Asie du Sud-Est. On
rencontre sept espèces en Indochine. La nouvelle espèce est voisine de
Pueraria warburghii Perkins dont elle diffère par ses fruits plus longs,
peu poilus et ses pédoncules allongés.
2. Galactia laotica Thuan, sp. nov.
Herba serpens, ramulis pusillis. Folia pinnata , Irifoliolala ; foliota elliptica, mem-
branacea, 5 cm longa, 3,5 cm lata, basi obtusa, apice acuta, haud emarginala, infra glabra;
venulæ prominulx. Petiolus 4 cm longus. Stipulæ caducx.
Inflorescentix in racemis axillaribus, 8 cm longis dispositæ. Calyx glaber, lobis 4,
lanceolatis. Petala unguiculata : vexiltum ovatum, auriculatum ; alx et carina rectæ, auri-
culatæ. Stamina 10, diadelpha. Ovarium hirsutum; Stylus glaber. Legumina compressa,
7 cm longa, 0,6 cm lata, tomentosa, caudata. Semina 10. — PI. I, 5-8.
Typos : Poilane 28134 bis, Laos (holo-, P).
Herbe rampante, rameaux grêles. Feuilles pennées trifoliolées; folioles
elliptiques, membraneuses, 5 x 3,5 cm, obtuses à la base, aiguës, non émar-
ginées au sommet, glabres en dessous; veinules en réseau saillant. Pétiole
4 cm. Stipules caduques.
Inflorescences en grappes axillaires très lâches, longues de 8 cm.
Pédicelle 1 mm. Calice à 4 lobes lancéolés. Pétales onguiculés : étendard
ovale, auriculé; ailes et carène droites, auriculées. Étamines 10, diadelphes.
Ovaire hirsute; style glabre.
Fruits : gousses aplaties, 7 x 0,6 cm, tomenteuses, caudées. Graines 10.
Espèce connue du Laos et du Viêt-Nam méridional.
Galactia P. Br. est un genre pantropical, très important du groupe
des Galactiinées, comprenant 80 espèces réparties surtout en Amérique
tropicale et subtropicale. Quatre espèces s’observent en Indochine. Galactia
laotica est à rapprocher de Galactia tenuiflora (Willd.) Wight & Arn.
dont il diffère par ses folioles ovales au sommet aigu, non émarginé, par
ses fruits allongés et longuement caudés.
Matériel étudié : Poilane 28134 bis, route de Thakhek, Savannakhet, Laos; 9093 ,
Cana, Phu Khanh, Viêt-Nam.
3. Galactia vietnamensis Thuan, sp. nov.
Herba volubilis 2 m alla, ramulis filiformibus, glabris. Folia pinnata, Irifoliolala',
foliota elliptica, coriacea, 25 mm longa, 15 mm lata, basi atque apice emarginala, utrinque
pilosiuscula. Petiolus 15 mm longus. Stipulx caducx.
Inflorescentix in racemis axillaribus. Iaxis, 15 cm longis dispositx. Pedicelli 1 mm
longi. Calyx glaber, lobis 5, lanceolatis, equalibus. Petala unguiculata : vexillum ovatum ,
Source : MNHN, Paris
— 511 —
PI. I. — Pueraria longicarpa Thuan ( Poilane 16897) : 1, feuille x 2/3; 2, détail de la feuille
veloutée cendrée à la face inférieure x I ; 3, jeunes fruits x 2/3; 4, détail d’un fruit x 1,5.
— Galactia laotica Thuan ( Poilane 28134 bis) : 5, feuille x 2/3; 6, fruit x 2/3; 7, détail
du fruit x 1,5; 8, graine x 2. — Galactia vietnamensis Thuan ( Poilane 6087) : 9, feuille
et inflorescence x 2/3; 10, fruit x 2/3; 11, détail du fruit x 1,5.
Source : MNHN, Paris
— 512 —
sine auricula; alæ oblongæ, auricula promimda, elongata; carina falcata, paulum auri-
culata. Slamina 10, diadelpha, isomorphia. Ovarium breve, pilosum', Stylus curvatus. Legu-
mina compressa, glabra, 5,5 cm longa, 0,6 cm lata. Semina 6. — PI. 1, 9-11.
Typus : Poilane 6087, près de Ninh Hoa, Phu Khanh, Viêt-Nam (holo-, P).
Herbe grimpante, haute de 2 m, rameaux filiformes, glabres. Feuilles
pennées trifoliolées; folioles elliptiques, coriaces, 25 x 15 mm, émarginées
à la base et au sommet, légèrement velues sur les 2 faces. Pétiole 15 mm.
Stipules caduques.
Inflorescences axillaires en grappes lâches, longues de 15 cm. Pédicelle
1 mm. Calice glabre à 4 lobes lancéolés, égaux entre eux. Pétales ongui¬
culés : étendard ovale, sans oreillette; ailes oblongues à oreillette saillante
et allongée; carène falciforme à peine auriculée. Étamines 10, diadelphes,
isomorphes. Ovaire court, velu; style recourbé.
Fruits : gousses aplaties, glabres, 5,5 X 0,6 cm. Graines 6.
Espèce connue du Viêt-Nam méridional et du Cambodge.
Elle est à rapprocher de Galactia tenuflora (Willd.) Wight & Am.
dont elle diffère par ses folioles 2 à 3 fois plus petites et obtuses au sommet,
par l'étendard sans oreillette, les ailes à oreillette allongée.
Matériel étudié : Poilane 2816, Phu Khanh, Viêt-Nam; 3020, Hon Tre, Phu Khanh,
Viêt-Nam; 3130, Hon Mun, Phu khanh, Viêt-Nam; 6087, Phu Khanh, Viêt-Nam; d'Allei-
zette s.n., Phnom Penh, Cambodge.
4. Dunbaria flavescens Thuan, sp. rtov.
Herba volubilis, 3 m alta, ramulis striatis, velutinis flavis, robustis. Folia pinnata,
trifoliolata ; foliota oblonga, 5-9 cm longa, 3-5 cm lata, basi obtusa, apice obtusa vel acuta,
infra tomentosa flava, glandulosa-, venulæ infra prominulæ. Petiolus 3-8 cm longus. Stipulât
caducs.
Inflorescentiæ in racemis confertis, 12 cm longis dispositæ. Flores 1,3 cm longi. Calyx
glandulosus, pilis flavis vestitus, lobis 5 acutis quorum 2 superiores apice connati. Petala
unguiculata : vexillum orbiculatum, auriculatum ; alæ ohlongæ, auriculatæ: carina curvata,
auriculata. Slamina 10, diadeipha. Ovarium sessile, pilosum, glandulosum ; Stylus glaber,
apice inflatus. Legumina recta, sessilia, 5-8 cm longa, pilosa. Semina ovoidea. — PI. 2, 1-10.
Typus : Lichy 3, Lam Dong, Viêt-Nam (holo-, P).
Herbe grimpante haute de 3 m; rameaux striés, veloutés jaunâtres,
vigoureux. Feuilles pennées trifoliolées; folioles oblongues, 5-9 x 3-4 cm,
obtuses à la base, obtuses ou aiguës au sommet, tomenteuses jaunâtres,
glanduleuses en dessous; veinules en réseau saillant en dessous. Pétiole
3-8 cm. Stipules caduques.
Inflorescences en grappes denses, longues de 12 cm. Fleurs longues
de 1,3 cm. Calice glanduleux, parsemé de longs poils jaunes, à 5 lobes
aigus dont 2 supérieurs soudés au sommet. Pétales onguiculés ; étendard
arrondi, auriculé; ailes oblongues, auriculées; carène coudée, auriculée.
Étamines diadelphes (1 + 9). Ovaire sessile, soyeux, glanduleux; style
glabre, renflé au sommet.
Source : MNHN, Paris
— 513 —
Source : MNHN, Paris
— 514 —
Fruits : gousses droites, sessiles, longues de 5-8 cm, munies de poils
bulbeux. Graines ovoïdes.
Espèce limitée au Sud Viêt-Nam et au Cambodge.
Le genre Dunbaria Wight & Arn. appartient au groupe des Cajaninées
et compte une quinzaine d’espèces réparties de l’Asie orientale jusqu'en
Australie. On observe 12 espèces en Indochine. Dunbaria flavescens est
voisine de Dunbaria fusca Kurz dont il diffère par ses folioles acuminées,
densément tomenteuses jaunâtres, par la carène coudée, auriculée.
Matériel étudié : Lichy 3, Dalat, Lam Dong, Viêt-Nam; Poilane 21044, Lang
Anh, Lam Dong, Viêt-Nam; 30398, Sud Viêt-Nam; Evrard 1226, Mont de l’Éléphant,
Kampot, Cambodge.
5. Dunbaria stipulata Thuan, sp. nov.
Herba volubilis, ramulis robustis, velulinis flavis. Folia pinnata irifoliolala; foliola
ovata, coriacea, magis longa quam lata, 6 cm longa, 3 cm lata, basi rotundata, apice acuta,
glandulosa, pubescentia', venulæ paulum prominulæ. Petiolus 2-4 cm longus. Stipula: lanceo-
latæ, striata', persistentes. %
Inflorescentiæ in racemis 20 cm longis dispositæ. Flores 2,5 cm longi. Calyx campa-
nulatus, pilosus, glandulosus, membranaceus, lobis 5, libris, lanceolatis, quorum inferior
longior. Petala unguiculata : vexillum orbiculatum ; alæ oblongæ, auriculatx. Stamina 10,
diadelpha. Ovarium longe pilosum: Stylus apice inflatus, glaber. Legumina recta, 6 cm longa,
1 cm lata, valde pilosa, longe caudata. Semina 6-8, ovoidea. — PL 2, 11-19.
Typus : Hansen & Smitinand 12895, Thaïlande (holo-, P).
Herbe grimpante; rameaux vigoureux, veloutés jaunes. Feuilles pennées
trifoliolées; folioles ovales coriaces, 6x3 cm, arrondies à la base, aiguës
au sommet, glanduleuses, pubescentes; veinules en réseau peu saillant.
Pétiole 2-4 cm. Stipules lancéolées, striées, persistantes.
Inflorescences en grappes longues de 20 cm. Fleurs longues de 2,5 cm.
Calice campanulé, poilu glanduleux, membraneux, à 5 lobes libres, lancéolés
dont l’inférieur 2 fois plus long. Pétales onguiculés : étendard arrondi;
ailes oblongues, auriculées. Étamines 10, diadelphes. Ovaire longuement
poilu; style renflé à la partie supérieure, glabre.
Fruits ; gousses rectilignes, 6 x 1 cm, très poilues, longuement caudées.
Graines 6-8, ovoïdes.
Espèce connue seulement du Nord de la Thaïlande, vers 1500 m.
Elle est à rapprocher de Dunbaria pulchra Benth. mais elle s’en distingue
par ses folioles ovales, ses stipules persistantes, son calice à 5 lobes séparés,
ses fruits poilus et longuement caudés.
Matériel étudié : Hansen & Smitinand 12616, Doi Chong, Nord, Thaïlande:
12895, Doi Pae Poe, 1400 m. Nord, Thaïlande.
Source : MNHN, Paris
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Blanche Henrey. — British Botanical and Horticultural Literature before
1800. Trois volumes sous emboîtage, 27,5 x 18,5 cm, 1128 pages,
32 planches en couleurs, 162 pages d’illustrations en noir. Oxford
University Press, London, 1975.
Une bibliographie exhaustive de tous les ouvrages relatifs au monde végétal (bota¬
nique, horticulture, botanique appliquée, pharmacie) imprimés en Grande-Bretagne
avant 1800. Ce travail à la fois encyclopédique et historique est présenté en trois volumes :
1, les xvi e et xvn c siècles : historique, index et bibliographie (titres 1-376) ;2,lexvm c siècle :
historique et index; 3, le xvm e siècle : bibliographie (titres 377-1523 plus 15 addenda).
Tous les volumes sont abondamment illustrés de reproductions de planches, frontispices,
feuilles de titre, portraits, etc. (dont beaucoup en couleurs), tirées des livres analysés
et discutés. L’historique qui précède chaque bibliographie constitue, en vérité, à la fois
une analyse critique et synoptique non seulement des ouvrages catalogués, mais encore
des facteurs qui avaient conditionné leur conception, rédaction et parution.
Par de multiples renvois et notes donnés dans le texte qui concernent les ouvrages
analysés eux-mêmes, Blanche Henrey a pu réaliser un recueil bibliographique historique
des plus documentés et des plus complets que connaisse l'auteur de ces lignes. On ne
peut en aucun cas comparer celui-ci avec les ouvrages de G. A. Pritzel (1871-1877)
et de B. D. Jackson (1881), pour ne citer que les plus utilisés dans le monde; le seul
ouvrage permettant peut-être une comparaison serait celui de C. Nissen « Die botanische
Buchillustration, ihre Geschichte und Bibliographie » (2 e éd., 1966), d'une conception
pourtant très différente (mais incluant, pour des raisons évidentes, beaucoup de titres
d’ouvrages illustrés importants également analysés dans la bibliographie de Blanche Hen¬
rey). L'originalité de cet inventaire de la littérature botanique et horticole britannique
repose sur son approfondissement, sa perfection dans le détail et la présentation; ceci
a permis à l'auteur d'inclure dans sa bibliographie des commentaires fort intéressants
en forme d'essais sur tous les domaines de son sujet (dont l'illustration n’est, bien entendu,
qu'un seul aspect, d’ailleurs remarquablement bien traité). Ce qu’il y a de nouveau et
d'inhabituel est qu’il s’agit ici d’une bibliographie « nationale » abondamment commentée
et strictement restreinte à l'époque antérieure à l'an 1800. Néanmoins, à cause de la
très grande importance de la contribution britannique à la science botanique aussi bien
qu’à l'horticulture, depuis l’époque de John Ray jusqu'à la fin du siècle des Lumières,
cette grande bibliographie rendra d'excellents services à tout ceux qui ont et auront
besoin de se renseigner et instruire sur toutes les questions en rapport avec des problèmes
touchant à ces disciplines en Grande-Bretagne avant 1800 : c'est en effet la période où
l'influence linnéenne s'affirme dans ce pays et donne, de façon spectaculaire, une nouvelle
orientation « systématique » aux sciences naturelles et, tout particulièrement, à la bota¬
nique (la Société Linnéenne de Londres, la première et toujours la plus importante portant
ce nom ayant été fondée en 1788); c’est aussi le moment où les nouvelles théories des
jardiniers-paysagistes britanniques ont participé à la fois à l'avènement d'une nouvelle
sensibilité dans les civilisations occidentales et à la rénovation du choix des végétaux et
des techniques dans le monde horticole. Tout ce qui peut contribuer à la perfection
et à la précision bibliographique a été habilement utilisé : biographies, lettres, journaux
personnels, catalogues de jardins et de pépinières, presse quotidienne, etc., etc., et les
références à ces sources précieuses et inhabituelles (très souvent difficilement accessibles)
sont toujours indiquées de façon précise. Un grand nombre de renseignements biogra¬
phiques sur les auteurs des ouvrages analysés, des index extrêmement complets et rédigés
avec beaucoup de soin, et surtout des considérations générales sur les tendances et l’évo¬
lution de la pensée scientifique de l’époque en question, complètent cette bibliographie
magistrale qui devient ainsi une véritable mine d'informations sur les sciences botaniques
et horticoles en Grande-Bretagne avant 1800 (1523 plus 15 titres). De fait, elle constitue
Source : MNHN, Paris
— 516 —
plus qu'une bibliographie dans le sens habituel de ce mot : c'est une contribution à l’his¬
toire de la botanique et de l’horticulture hors série et unique dans son genre. Il s’agit
en même temps d’un monument impressionnant, fruit de recherches acharnées dont
l’envergure contribue à donner à cet ouvrage un degré de perfection rarement atteint
dans son domaine. Blanche Henrey, dont l’amour voué aux beautés du monde végétal
est bien connu de ses lecteurs, a consacré une bonne partie de sa vie à cette grande tâche :
son aboutissement est spectaculaire et on ne peut que la féliciter très sincèrement de son
succès qui a valu tant aux botanistes qu’aux épistémologistes un nouvel instrument de
travail extrêmement précieux.
Heino Heine,
Laboratoire de Phanérogamie
Muséum - Paris.
Source : MNHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS D’AUTEURS DU TOME 16
Aubréville, A. —■ Essai d'interprétation nouvelle de la distribution des Diptéro-
carpacées.205
Aubréville, A. — Centres tertiaires d’origine, radiations et migrations des flores
angiospermiques tropicales.297
Aubréville, A. — Confirmations et conséquences de la théorie d’une origine
polytopique des Angiospermes.395
Berg, C. C. & Hijman, E. E. — A precursor to the treatment of Dorstenia for the
Floras of Cameroun and Gabon.415
Boiteau, P. & Allorge, L. — Sur le statut des Conopharyngia au sens de Stapf 259
Boiteau, P., Allorge, L. & Sévenet, T. — Révision des Rauvolfia de Nouvelle-
Calédonie . 51
Boiteau, P., Allorge, L. & Sévenet, T. — Apocynacées de Nouvelle-Calédonie :
Révision des Alstonia .465
Bonnefille, R. & Letouzey, R. — Fruits fossiles d'Antrocaryon dans la vallée
de l’Omo (Éthiopie). 65
Bosser, J. —- Le genre Hederorkis Thou. ( Orchidaceæ ) aux Mascareignes et aux
Seychelles.225
Bourreil, P., Ghiglione, C. & Thinon, M. — Contribution à l’étude morpho¬
anatomique, biométrique et biochimique des caryopses de Graminées du genre
Siipagrosiis Nees.283
Descoings, B. — Pour une conception structurale et ouverte des classifications
phytogéographiques. 93
Floret, J.-J. — A propos de Comiphyton gabonaise (Rhizophoraceæ-Macarisieæ) 39
Friedmann, F. & Cremers, G. — Observations sur les Euphorbes coralliformes
de Madagascar.245
Govindarajalu, E. — The systematic anatomy of South Indian Cyperaceæ:
Scirpus L. s. lal . 13
Govindarajalu, E. & Raynal, J. — Notes cypérologiques : 28. Compléments
sur le genre Rikliella J. Rayn.219
Heine, H. — Revue bibliographique.515
Jacques-Félix, H. — Le genre Cincinnobotrys Gilg (Mélastomatacées) .... 355
Jacques-Félix, H. — Le genre Preussiella Gilg (Mélastomatacées).405
Jeune, B. — Expérimentation microchirurgicale sur la feuille de Myriophyllum
brasiliense Camb.107
Jeune, B. — Fonctionnement des centres générateurs intrafoliaires du Myrio¬
phyllum aqualicum (Vell.) Verdc. = ( M. brasiliense Camb.). 493
Lebrun, J.-P. — Un Polycarpæa nouveau du Cameroun. 461
Leeuwenberg, A. J. M. — The Apocynaceæ of Africa. I : Tabernxmontana L.
— I. Introductory remarks to a révision of the species represented in Africa 383
Source : MNHN, Paris
— 518 —
Leroy, J.-F. — Essais de taxonomie syncrétique. Sur une xérophyte remarquable
du Plateau Mahafaly (Madagascar) : Jovetia humilis Guédès (Rubiacées-
Ixorées). 5
Leroy, J.-F. — Essais de taxonomie syncrétique. 1. Étude sur les Meliaceæ de
Madagascar.167
Letouzey, R. & White, F. — Chrysobalanacées nouvelles du Cameroun et du
Gabon.229
Lobreau-Callen, D. — Ultrastructure de l’exine de quelques pollens de Célastrales
et des groupes voisins. 83
Lobreau-Callen, D. — Le pollen de Bubbia perrieri R. Cap. Rapports palyno-
logiques avec les autres genres de Wintéracées.445
Nguyen van Thuan. — Phaséolées asiatiques nouvelles.509
Raynal, J. — Notes cypérologiques : 26. Le genre Schanopleclus. II. L’amphi-
carpie et la sect. Supini . 119
Raynal, J. — Notes cypérologiques : 27. Identification de deux Scleria de Poiret 211
Raynal, J. — Une Lobéliacée polynésienne nouvelle.379
Raynal, J. — Notes cypérologiques : 29. Les Pycreus sect. Rhizomatosi .... 401
Thomasson, M. — La forêt dense sclérophylle de montagne du Tsiafajavona
(Madagascar).487
Villiers, J.-F. — Une nouvelle espèce du genre Julbernardia Pellegr. (Césalpi-
niacées) en Afrique occidentale. 157
Veillon, J.-M. — Note relative à l’architecture des Rauvolfia néo-calédoniens . 61
Source : MNHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES UNITÉS TAXONOMIQUES
ÉTUDIÉES OU CITÉES DANS LE TOME 16
Les noms de TRIBUS et de GENRES sont en capitales, les noms de sous-genres,
de sections, d’espèces, de variétés et de formes sont en caractères courants romains;
les noms de taxa nouveaux sont en caractères gras; les synonymes sont en italiques. Les
numéros renvoient aux numéros de pages.
A
ACACIA Mil!., 77
ACIOA Aubl.
barteri Hook. f. ex Oliv., 229, 242
gilletii De Wild., 229, 240
lehmbachii Engl., 229, 242
letestui R. Ut., 229, 239, 240, 242
librevillensis R. Let., 229, 237, 238, 240
« parviflora » Engl., 240
parvifolia Engl., 240
scabrifolia Hua, 229, 242
scabrifolia auct., 240
smeathmannii Baill., 240
tessmannii Engl., 240, 242
unwinii De Wild., 240
AGLAIA Lour., 201
AGLAIEÆ Pennington & Styles, 200
ALANGIUM Lam., 321
ALISMA L., 131
ALLUAUDIA Drake
comosa Drake, 11
ALSTONIA R. Br., 51, 465
angustifolia Wall, ex K. & Gamble, 484.
balansæ Guillaumin, 474, 475,478,479.
sect. Blaberopus (A. DC.) Benth. &,
Hook., 467
boulindaensis Boiteau, 473, 474
comptonii S. Moore, 478, 480
coriacea Panch. ex S. Moore, 480, 482
costata (Forst. f.) R. Br., 472, 484
costata auct., 484
deplanchei Heurck & Müll. Arg.,476,
477
var. deplanchei, 478
var. ndokoaensis Boiteau, 478
sect. Dissuraspermum (A. Gray) Benth.
& Hook., 465, 466
duerkheimiana Schltr., 469
edulis auct., 484
fi/ipes Schltr. ex Guillaumin, 478
lanceolata Heurck & Müll. Arg., 474
lanceolifera S. Moore, 476
legouixiæ Heurck & Müll. Arg.,480,482
var. legouixiæ, 483
var. linearis Boiteau, 483
lenormandii Heurck & Müll. Arg., 476,
478, 479
var. comptonii (S. Moore) Boiteau,
480, 481
var. coriacea Monach., 480
var. lenormandii, 480, 481
var. minutifolia Boiteau, 480, 481
linearifolia Guillaumin, 476
moui Panch., 478
odontophora Boiteau, 471, 472
sect. Pala (Juss.) Benth. & Hook., 467
plumosa Labill., 465 , 466, 470, 471
var. communis Boiteau 470
f. communis, 470
f. glabra Boiteau, 471
var. plumosa, 470
quaternata Heurck & Müll. Arg.. 467,
483
refusa S. Moore, 476
raperi Heurck & Müll. Arg., 470
saligna S. Moore, 482
schumanniana Schltr., 51, 484
spathiilæfolia Guillaumin & Virot, 476
sphærocapitata Boiteau, 474. 475
stenophylla Guillaumin, 476
undulata Guillaumin, 471,472
vieillardii Heurck & Müll. Arg., 469,
473
var. glaberrima Guillaumin, 469, 473
var. vieillardii, 469
sect. Winchia (A. DC.) Monach., 467
ALYXIA Banks ex R. Br.
sect. Heurckia (Müll. Arg.) K. Schum.,
51
semperflorens (Müll. Arg.) Panch. ex
O. Ktze.. 54
serpentina S. Moore, 56, 60
Source : MNHN, Paris
— 520 —
AMPH1BLEMMA Cogn., 361, 368
acaule Cogn., 355
var. brevipes Brenan, 366
cymosum, 363 , 408
sect. Haplophyllophora Brenan, 355,
363
heterophyllum Engl., 357
mildbrædii Gilg ex Engl.. 406
seretii De Wild., 355, 366
AMSONIA Walt.
elliptica (Thunb.) Rcem. & Schult., 270
ANACAMPTA Miers
conges ta Miers, 390
coriacea (Link ex Rœm. & Schult.)
Markgraf, 390
ANARTIA Miers, 391
flavicans (Rœm. & Schult.) Miers, 391
ANDROPOGON L.
gayanus Kunth, 97
ANOPYX1S Pierre, 42, 45 , 47, 48
ANTROCARYON Pierre, 70
amazonicum (Ducke) Burtt & Hill, 72
brieyi De Wild., 72
kiaineanum Pierre, 72, 74
micraster A. Chev. & Guillaumin, 65,
72, 74, 76
nannanii de Wild., 72, 74
polyneurum Mildbr. ex Kennedy, 72
pulchrum Chesters, 72, 73
schorkopfii Engl., 72
soyauxii Engl., 72
APETAHIA Bail).
raiateensis Baill., 382
APHANANTHE Planch.. 315
APOCYNUM L., 388
ARAUCARIA Juss., 347
ARGANIA Rœm. & Schult., 329
ARIST1DA L., 283, 288
ASCOLEPIS Nees, 219
dipsacoides (K. Schum.) J. Rayn., 220
ASTROTRICHILIA (Harms) Leroy, 196,
201
B
BARBEYA Schweinf., 315
BELLIOLUM v. Tiegh., 445, 599
crassifolium (Baill.) v. Tiegh., 451, 452,
454
rivulare v. Tiegh., 452, 455
BERBER1S L., 321
B1DENS L., 379
BLEPHAR1STEMMA Wall, ex Benth.,
43, 45, 47, 49
BOMBAX L., 329
BONAFOUSIA A. DC.
undulata (Vahl) A. DC., 390
BOURDARIA A. Chev., 355
felicis A. Chev., 377
BUBBIA v. Tiegh., 448, 452
amplexicaulis Parm., 449, 450, 452
howena (F. Müll.) v. Tiegh., 450, 452,
459
insularis Baill., 452, 459
isoneura v. Tiegh., 452, 455
pancheri (Baill.) Burtt, 459
pauciflora Dandy, 459
perrieri R. Cap., 445 sqq.
semecarpoides (F. Müll.) Burtt, 450,
452, 459
BULBOPHYLLUM Thou.
mauritianum P. F. Hunt, 225, 226
scandens auct., 226
BULBOSTYLIS Kunth, 124, 128, 153
densa (Wall.) Hand.-Mazz., 126
BYRSONIMA Rich. & Kunth
verbascifolia Rich. ex Juss., 97
C
CALL1CH1LIA Stapf, 19, 388
orientalis S. Moore, 279
CALODECARYA Leroy, 196
CALVOA Hook. f., 410
monticola A. Chev. ex Hutch. & Dalz.,
408
CAMF.RUN1A (Pichon) Boileau, 259, 278,
387
penduliflora (K. Schum.) Boiteau. 274,
275. 391
CANTHIUM Um.
sarodranense (Cavaco) Leroy, 8
CAPURONIANTHEÆ Leroy, 200
CAPURONIANTHUS Leroy, 167, 169,
170, 174, 180, 182, 193, 195, 1%
mahafaliensis Leroy, 176, 178, 185, 188,
192, 199
vohcmarensis Leroy, 176, 178, 199
CARAPA Aubl., 167, 170, 181, 192
guianensis Aubl., 182, 189
procera DC., 183, 185. 189
CARAPEÆ Leroy, 200
CARAPOIDEÆ Leroy, 200
CAREX L., 124
glomerata Blanco, 149
hirtella (Sw.) Gmel., 216
pachystylis J. Gay, 288
CAR Y A Nutt., 307
CASSIPOUREA Aubl.
barteri (Hook. f.) N. E. Br., 160
subgen. Cassipourea, 42, 45, 49
subgen. Dactylopetalum (Benth.) Alst.,
42, 45, 47. 49
Source : MNHN, Paris
— 521 —
subgen. Lasiopetalum Alst., 42, 45, 49
subgen. Weihea (Spreng.) Alst., 42,
45, 49
CATALPA Scop., 311
CEDRELA P. Br., 200
CEDRELEÆ Harms, 201
CEDRELOPSIS Bail]., 196
CELTIS L., 315
CENCHRUS L.
hirsutus Spreng., 215
CERBERA L.
venenifera Steud., 270
CHISOCHETON Bl., 201
CHUKRASIA A. Juss., 180, 201
CHYTRANTHUS Hook. f.
longiracemosus Gilg, 88, 89
CINC1NNOBOTRYS Gilg, 410
acaulis (Cogn.) Gilg, 355, 356, 358, 360,
362, 364, 366
felicis (A. Chev.) Jac.-Fél., 355, 356,
358, 363, 364, 375, 377
letouzeyi Jac.-Fél., 355, 356, 358, 361,
362, 364, 373, 376
oreophila Gilg, 355, 356, 358, 360, 362,
364, 368, 374
pulchella (Brenan) Jac.-Fél., 355, 356,
358, 361, 362, 364
speciosa (A. & R. Fern.) Jac.-Fél., 355,
356, 358, 360, 362. 364, 371
seretii De Wild., 366
COFFEA L., 6, 189
boiviniana (Baill.) Drake, 196
heimii Leroy, 196
mogenetii Dubard, 196
perrieri Drake, 196
pervilleana (Baill.) Drake, 196
COMIPHYTON J.-J. Floret, 47, 48
gabonense J.-J. Floret, 39, 41,43, 44,46
COMMIPHORA Jacq., 77
CONDONEMMA Miers
calycina Miers, 390
CO NO PH A R YNGIA G. Don, 259, 260,
262, 390
brachyantha Stapf, 261
sect. Camerunia Pichon, 264
conlorta (Stapf) Stapf, 274
crassa Stapf, 261
elegans (Stapf) Stapf, 264 , 276
humilis Chiov., 265, 279, 280
sect. Leptopharyngia Stapf, 264, 276
longiflora Stapf, 268
pendidiflora (K. Schum.) Stapf, 264, 274
refusa (Lam.) G. Don, 390
sect. Sarcopharyngia Stapf, 264, 272,
274
ventricosa Stapf, 261
COULA Baill.
edulis Baill., 76
CRATEROGYNE Lanjouw
africana (Baill.) Lanjouw, 416, 422
dorstenioides (Engl.) Lanjouw. 416, 428
kameruniana (Engl.) Lanjouw, 416, 422
obgogyna (Pellegr.) Lanjouw, 416, 422
CROTÔN L., 88
CTENOCLA DIUM A. Shaw, 418
CTENOCLADUS Engl.
mildbrædii Engl., 418
CYPERUS L.
apricus Ridl., 402
commersonii C. B. Cl., 402, 404
lateriticus J. Rayn., 151
pervillei Bock., 404
podocarpus Bock., 134, 151
sect. Pulchri C. B. Cl., 402
sect. Rhizomatosi Kük., 403
tenax Bock., 401, 402
CYRTANDRA J. R. & G. Forst., 379
D
DACTYLOPETALUM Benth., 43
DALBERG1A L. f., 186
DICELLANDRA Hook. f.
barteri Hook. f.
var. magnifica (Mildbr.) Jac.-Fél.,
406, 410
DOMKEOCARPA Markgraf, 259, 266,
281, 388
pendula Markgraf, 265, 280
DORSTEN1A L., 415
africana (Baill.) C.C. Berg.,416,422,433
alta Engl., 416
alternons Engl., 429
ameena A. Chev., 424
angusta Engl., 438
angusticornis Engl., 416, 426, 435
aspera A. Chev., 424
astericus Engl., 430
barnimiana Schweinf., 415
var. tropæolifolia (Schweinf.) Rendle,
441, 442
barteri Bureau, 434
var. barteri, 434, 439
var. multiradiata (Engl.) M. Hijman
& C. C. Berg, 423, 434, 439
var. paucinervis M. Hijman & C. C.
Berg, 425, 434, 436
var. subtriangularis (Engl.) M. Hijman
& C. C. Berg, 423, 425, 436, 439
batesii Rendle, 432
benguellensis Welw., 441, 442
bicornis Schweinf., 436
brieyi De Wild., 440
brownii Rendle, 429
buesgenii Engl., 424
Source : MNHN, Paris
— 522 —
caulescens Schweinf. ex Engl., 442
ciliata Engl., 430, 439
cuspidata Hochst. ex A. Rich., 415,
441, 442
dinklagei Engl., 440
dinklagei auct., 424
djettii Guillaumet, 416
dorstenioides (Engl.) M. Hijman &
C. C. Berg, 416, 428 , 433
edeensis Engl., 424
elliptica Bureau, 416, 433
equalorialis Rendle, 440
sect. Eudorstenia Engl., 415
frutescens Engl., 416, 424
gabunensls Engl., 437
gilletii De Wild., 436
gourmaensis A. Chev., 442
var. floribunda A. Chev., 442
harmsiana Engl., 430
var. batesii (Rendle) M. Hijman &
C. C. Berg, 432, 439
var. harmsiana, 432, 439
hockii De Wild., 442
inter media Engl., 429
involuta M. Hijman & C. C. Berg, 416,
424, 426, 435
jabassensis Engl., 430
var. cuneata Engl., 430
kameruniana Engl., 416, 422, 433
klainei Heckel, 436
sect. Kosaria Engl., 415
kribensis Engl., 429
laurentii De Wild., 434
ledermannii Engl., 424
letestui Pellegr., 440
libreviltensis De Wild., 438
hngicaudata Engl., 437
htziana Engl., 438
lujx De Wild., 432
lukafuensis De Wild., 436
massonii Bureau, 436
muhiradiata Engl., 434
mundamensis Engl., 430
mungensis Engl., 430
var. bipindensis Engl., 430
sect. Nothodorstenia Engl., 415, 416
nyangensis Pellegr., 440
obanensis Hutch. & Dalz., 424
obtusibracteata Engl., 432
oligogyna (Pellegr.) C. C. Berg, 416,
422, 433
ophiocoma K. Schum. & Engl., 429
var. altemans (Engl.) M. Hijman &
C. C. Berg. 429, 435
var. longipes Engl., 429
var. minor Rendle, 429
var. mungensis (Engl.) M. Hijman &
C. C. Berg, 429, 430, 435
var. ophiocoma, 429, 435
var. stipulata (Rendle) M. Hijman &
C. C. Berg, 430
f. humilis M. Hijman & C. C.
Berg, 429, 430,435
f. stipulata, 429, 430, 435
ophiocomoides Engl., 430
paucidentata Rendle, 432
peltata Engl., 442
picta Bureau, 418 , 420, 428 , 429, 435
pierrei De Wild., 438
piscaria Hutch. & Dalz., 436
poggei Engl.
var. meyeri-johannis Engl., 442
poinsettiifolia Engl., 437
var. angularis M. Hijman & C. C.
Berg, 427, 438, 441
var. angusta (Engl.) M. Hijman &
C. C. Berg, 427, 438, 441
var. glabrescens M. Hijman & C. C.
Berg, 431, 438, 441
var. grossedentata Engl., 437
var. librevillensis (De Wild.) M. Hij¬
man & C. C. Berg, 427, 431, 438,
441
var. longicauda (Engl.) M. Hijman
& C. C. Berg, 431, 437, 441
var. poinsettiifolia, 427, 437, 441
var. staudtii (Engl.) M. Hijman &
C. C. Berg, 427, 440, 441
var. subdentata Engl., 437
var. undulata Engl., 437
preussii Engl., 415, 440, 441
var. latidentata Engl., 440
prorepens Engl., 440, 441
var. robustior Rendle, 440
psiluroides Engl., 436
f. subintegra Engl., 436
psilurus Welw., 418, 436, 439
var. brevicaudata Rendle, 436
var. compacta De Wild., 436
var. scabra Bureau, 436
var. subintegrifolia De Wild., 436
scabra (Bur.) Engl.. 436
var. denticulata Engl., 436
var. longicaudata Engl., 436
var. subintegrifolia (De Wild.) Rendle,
436
scaphigera Bureau, 416
smythei Sprague, 424
spathulibracteata Engl., 424
staudtii Engl., 440
stenophylla R. E. Fries, 442
stipulata Rendle, 430
stolzii Engl., 436
subdentata M. Hijman & C. C. Berg,
418, 428, 435
subrhombiformis Engl., 440
Source : MNHN, Paris
— 523 —
subtriangularis Engl., 436
lalbolii Rend le, 432
tenera Bureau, 421
var. obtusibracteata (Engl.) M. Hij-
man & C. C. Berg, 432, 439
var. tenera, 432
tenuifolia Engl., 436
tropæolifolia (Schweinf.) Bureau, 442
turbinata Engl., 416, 424, 433
unykæ Engl. & Warb., 442
variegata Engl., 428
vermoesenii De Wild., 429
walleri Hembley, 442
zenkeri Engl., 434, 439
DRIMYS J. R. & G. Forst., 452, 454
aromatica F. Müll., 450
brasiliensis Miers, 452, 455, 457, 459
sect. Drimys, 450, 457, 458
granadensis L., 457, 459
lanceolata (Poir.) Baill., 457, 459
piperata Hook. f., 457, 459
winteri J. R. & G. Forst., 448, 454,
457, 459
DUNBARIA Wight & Arn.
flavescens Thuan, 509, 512
fusca Kurz. 514
pulchra Benth., 514
stipulata Thuan, 509, 514
DYSOXYLUM Bl„ 201
E
ELEOCHAR1S R. Br., 123, 128. 145
atropurpurea (Retz.) Presl, 129
incurvata (Roxb.) Schultes, 148
minima Kunth, 126
tristachyos auct., 140
ENTANDROPHRAGMA C. DC., 201
ENTEROSPERMUM Hiern, 6
EPHIPPIOCARPA Markgraf, 259, 265,
266, 279, 388
humilis (Chiov.) Boiteau, 280
orientalis (S. Moore) Markgraf, 279
ERVATAMIA (A. DC.) Stapf, 267, 278,
388, 390
coronaria (Jacq.) Stapf, 391
EUPHORBIA L.
alluaudii Drake
subsp. alluaudii, 247, 249, 251, 252,
254, 257
subsp. oncoclada (Drake) Friedmann
& Cremers, 256
famatamboay Friedmann & Cremers,
245, 247, 249, 253, 257
subsp. famatamboay
subsp. itampolensis Friedmann &
Cremers, 245 , 254, 256
leucodendron Drake, 245, 251, 252, 254
oncoclada Drake, 256, 245, 254
EXOSPERMUM v. Tiegh., 450, 452,454,
457
stipitatum (Baill.) v. Tiegh., 459
F
FIMBRISTYLIS Vahl
hispidula (Vahl) Kunth, 135
FRANGULA Mill., 88
FUCHSIA L.
cyrtandroides J. W. Moore, 380
G
GABUNIA Pierre ex Stapf, 259, 268,
278, 279, 280
crispiflora (K. Schum.) Stapf, 391
letesiui Pellegr., 265, 276
GALACTIA P. Br.
laotica Thuan, 509, 510
tenuiflora (Willd.) Wight & Arn., 512
vietnamensis Thuan, 509, 510
GARDENIA Ellis, 5
GILBERTIODENDRON J. Léonard
dewevrei (De Wild.) J. Léonard. 236
GONIOMA Mey.
kamassi (Eckl.) E. Meyer, 270
GRAVES!A Naud., 360, 361
biauriculata H. Perr., 361
retracticauda H. Perr., 361
GRAVESIELLA A. & R. Fern., 355,
363
speciosa A. & R. Fern., 372
var. grandifolia A. & R. Fern., 372
GU AREA Allem. ex L., 201
GYMNOCLADUS Lam., 315
GYNOPOGON J. R. & G. Forst., 51
semperflorens (Müll. Arg.) K. Schum.,
54
H
HAPLOPHYLLOPHORUS (Brenan) A.
& R. Fern., 355, 363
acaulis (Cogn.) A. & R. Fem., 366
var. brevipes (Brenan) A. & R. Fern.,
366
serelii (De Wild.) A. & R. Fern., 366
HAZUNTA Pichon, 265 , 266, 267, 278
coffeoides (Bojer) Pichon, 265
Source : MNHN, Paris
— 524 —
HAZUNTA Pichon, 387, 388. 390
modesia (Bak.) Pichon, 391
HEDERORKIS Thou., 225
scandens Thou., 226, 227
seychellensis Bosser, 226
HEURCKIA Muell. Arg., 51
semperflorens Muell. Arg., 51, 54
viridis Muell. Arg., 51, 54
HIRTELLA L., 230
HOLOSCHŒN US Link
incurvants (Roxb.) Dietr., 148
subarticulatus (Roxb.) Dietr., 148
HUMBERTIOTURRÆA Leroy, 196
HYPARRHENIA Anders.
rufa Stapf, 97
HYPOPORUM Nees
interruptum (Michx.) Torr., 215
interruptum (L. C. Rich.) Nees, 216
humile Nees, 216
nuians (Willd. ex Kunth) Nees, 215
ILEX L.
glomerata King., 91
ILLICIUM L., 321
IRVINGIA Hook. f.
gabonensis (Aub.-Lec. ex O’Rorke)
Baill., 76
ISOLEPIS R. Br., 129
ambigua Steud., 140
articula ta (L.) Nees, 146
fistulosa (Forssk.) Del., 146
incurvata (Roxb.) Nees, 148
juncoides Miq., 140
lupulina Nees, 150
oryzetorum Steud., 140
pentasticha Bock., 139
polycolea (De Not.) Steud., 144
prælongata (Poir.) Nees, 148
proxima Steud., 144
roylei Nees, 150
senegalensis Hochst. ex Steud., 149
simillima Steud., 149, 150
supina (L.) R. Br., 145
var. leucosperma Nees ex Drège, 144
var. tennis Nees, 143
supina auct., 140
uninodis Del., 141
uninodis auct., 140
IXORA L., 5, 6
J
JOVETIA Guédès
erecta Guédès, 6, 8
humilis Guédès, 5, 7, 10
var. humilis, 8
var. glabra Leroy, 8, 11
JUGLANS L., 307
JULBERNARDIA Pellegr.
brieyi (De Wild.) Troupin, 162
globiflora (Benth.) Troupin, 157
hochreutineri Pellegr., 157, 162
letouzevi J. F. Villiers, 158, 159, 160,
161, 162
paniculata (Benth.) Troupin, 157
seretii (De Wild.) Troupin, 162
unijugata Léonard, 160, 162
JUNCELLUS (Griseb.) C. B. Cl., 402
pervillei (Bock.) C. B. CL, 404
JUNIPERUS L., 77
excelsa Bieb., 329
K
KHAYA A. Juss., 169, 170, 172, 181,
184, 185, 187, 191, 193, 194, 195, 201
ivorensis A. Chev., 188
madagascariensis Jum. ex H. Perr., 188
senegalensis (Desr.) A. Juss., 188
KOKOONA Thw., 84
KO S A R!A Forsk.
tropæolifolia Schweinf., 442
KYLLINGA Rottb., 153
LANDOLPHIA Pal. Beauv., 269
gummifera (Lam.) Poir., 270
LEP1DOTRICHIL1A (Harms) Leroy, 196
LEPTOPHAYNGIA (Stapf) Boiteau, 259,
265, 276, 278, 391
elegans (Stapf) Boiteau, 268, 273, 276,
279
L1POCARPHA R. Br.. 153, 219
isolepis (Nees) R. W. Haines, 124
microcephala (R. Br.) Kunth, 220
L1QUIDAMBAR L., 311
LIRIODENDRON L., 309
LOBELIA L.
arborea Forst., 379
LOPHOPETALUM Wight ex Arn.
arnhemicum N. Byrnes, 84, 85
duperreanum Pierre, 84, 85
LOVOA Harms, 180, 201
M
MACARANGA Thou., 77
MACARISIA Thou., 43, 45, 47, 48
MACOUBEA Aubl., 390, 388
Source : MNHN, Paris
— 525 —
MAGNISTIPULA Engl,
bimarsupiata R. Let.. 229, 230
glaberrima Engl., 229, 230
MALLEASTRUM (Baill.) Leroy. 196,
201
MALOUETIA A. DC.
flavescens Müll. Arg., 270
MANIHOT Mill., 88
MANILKARA Adans.
obovata (S. & G. Don) J. H. Hemsley,
160
MARANTHES Bl.
gabunensis (Engl.) Prance, 229, 232
sanagensis F. White, 229, 232
MARISCUS Vahl, 401
sect. Bulbocaules (C. B. CI.) C. B. Cl.,
153
MARQUESIA Gilg, 205, 207
MAST1CHODENDRON (Engl.) H. J.
Lam., 329
MELIEÆ Harms, 200
MELIOIDEÆ Harms, 200
MELIOSMA BL, 319
MELODINUS J. R. & G. Forst.
orientalis BL, 270
ME R!Z A DENIA Miers, 391
sananho (Ruiz & Pav.) Miers, 391
METROS1DEROS Banks & Gaertn., 380
MICRECHITES Miq.
polyantha (Bl.) Miq., 270
MOLONGUM Pichon
laxum (Benth.) Pichon, 270
MONOTES A. DC., 205
kerstingii Gilg, 206, 207
MONOTHECA A. DC., 329
MUNRON1A Wight, 200
MUNTAFARA Pichon, 388
sessilifolia (Bak.) Pichon, 391
MYRIOPHYLLUM L.
aquaticum (Vell.) Verdc., 493
hrasiliense Camb., 107, 493
spicatum L., 113
N
NEOBEGUEA Leroy, 169, 181, 201
ankaranensis Leroy, 171, 172, 185, 187,
194, 196, 199
leandriana Leroy, 172, 185, 186, 188,
192, 194, 196, 199
mahafaliensis Leroy, 172, 175, 176, 183,
184, 186, 191, 194, 199, 202
NEOMANGENOTIA Leroy, 169, 196,
198
ankaranensis Leroy, 197, 198
NEOMANGENOTIOIDEÆ Leroy, 199,
200
NEOTTIA Ehrh.
scandens Thou., 226
NOTHOFAGUS BL, 347
NYMANIA S. O. Lindb., 196
NYSSA Gronov. ex L., 325
O
OCHRONERIUM Baill., 391
humblolii Baill., 391
OISTANTHERA Markgraf, 391
telfairiana (Wall.) Markgraf, 391
OREOBOLUS R. Br.
furcatus Mann, 380
OREOHERZOGIA W. Vent., 88
P
PACHYPODIUM Lindl-, 186
PANDA Pierre
oleosa Pierre, 76
PANDACA Noronha ex Thou., 259, 260,
261, 262, 266, 267, 268, 269, 272, 386,
387, 390
caducifolia Markgraf, 262, 263 , 387
callosa (Pichon) Markgraf, 262
ciiiata (Pichon) Markgraf, 261
crassifolia (Pichon) Markgraf, 262
eusepala (DC.) Markgraf, 266
humblotii (Baill.) Markgraf, 262
longituba (Pichon) Markgraf, 262
mauritiana (Poir.) Markgraf, 391
minutiflora (Pichon) Markgraf, 261
retusa (Lam.) Markgraf, 259, 260, 261,
262, 390
speciosa Markgraf, 262
verrucosa Markgraf, 387
PANDACASTRUM Pichon, 267, 388
saccharatum Pichon, 391
PAG1ANTHA Markgraf
dicholoma (Roxb.) Markgraf, 391
koroana Markgraf, 386, 387
PARABERLINIA Pellegr., 157
PARACOFFEA (Miq.) Leroy, 189, 190
PARAHANCORNIA Ducke
fasciculata (Poir.) Pichon, 270
PAR1NARI Aubl.
excelsa Sabine, 229, 236, 238
hvpochrysea Mildbr. ex R. Let. & F.
White, 229, 234, 235, 236
PARSONSIA R. Br.
esculenta Panch., 000
PESCHIERA A. DC.
hyslrix (Steud.) A. DC. 390
PHRISSOCARPUS Miers
rigidus Miers, 390
Source : MNHN, Paris
— 526 —
PICRALIMA Pierre
nitida (Stapf) Durand, 270
PLATYCARYA Sieb. & Zucc., 307
PLUMERIA L., 52
PODOCARPUS L'Héril. ex Pers., 77
PO DOC H ROSI A Baill., 51
balansæ Baill., 52, 54
POGA Pierre ex Engl.
oleosa Pierre ex Engl., 76
POLYCARPÆA Lam.
garuensis J.-P. Lebrun, 461, 462
linearifolia (DC.) DC.
var. gresicola Jac.-Fél., 461
POLYSPHÆRIA Hook. f., 5, 6
POLYSTACHYA Hook., 226
POUPARTIA Comm. ex Juss., 73
amazonica Ducke, 72
PREUSSIELLA Gilg, 405 sqq.
chevalieri Jac.-Fél., 410
gabonensis Jac.-Fél., 405, 409, 412, 413
kamerunensis Gilg, 405, 409, 410, 411
PRIMULARIA Brenan, 355, 363
PROTOGABUNIA Boiteau, 259, 265,266,
278 , 279, 391
latifolia Boiteau, 271
letestui (Pellegr.) Boiteau, 276, 271, 391
PRUNUS L„ 325
PSEUDOBERLIN1A Duvign., 157
PSEUDOCEDRELA Harms, 201
PSEUDOW1NTERA Dandy, 450, 457
colorata (Raoul) Dandy, 452
PSILANTHOPSIS A. Chev., 189
PS1LANTHUS Hook. f„ 6, 189
PTEROCARY A Kunth, 307
PTEROLEPIS Schrad., 530
PTEROLOB1UM (R. Br.) Wight & Arn.,
341
PUERARIA DC.
longicarpa Thuan, 509, 511
warburghii Perkins, 510
PYCREUS Pal. Beauv., 153
commersonii (C. B. Cl.) Cherm., 402,404
tlavescens (L.) Rchb., 135
pervillei (Bock.) C. B. Cl., 403, 404
sect. Rhizomatosi (Kük.) J. Rayn., 401,
403
rhizomatosus C. B. Cl., 401, 403 , 404
PYROSTR1A Comm. ex Juss.
sarodranensis Cavaco, 8
Q
QUERCUS L., 309
R
RANDIA L.
mahafalensis A. M. Homolle, 5
RAPANEA Aubl., 379, 380
RAUVOLFIA L., 51, 52, 269, 390
sect. Cyrtosiphonia (Miq.) Rao, 59
sect. Heurckia (Muell. Arg.) Rao, 61
linearisepala Guill., 52, 54
sect. Ochrosioides Rao, 59
schumanniana (Schltr.) Boiteau, 54, 000
subsp. linearisepala (Guill.) Boiteau,
54, 55, 58, 59
subsp. schumanniana
var. basicola Boiteau, 55, 56, 59
var. schumanniana, 55, 56, 59
semperflorens (Müll. Arg.) Schltr., 53
var. insularis Boiteau, 53, 56, 59
var. semperflorens, 53, 54, 59, 61, 62
var. viridis (Müll. Arg.) Boiteau, 53,
59
sevenetii Boiteau, 57, 58, 59
spathulata Boiteau, 57, 58, 59
suaveolens S. Moore, 52
viridis (Müll. Arg.) Guill., 54
volkensii (K. Schum.) Stapf, 270
vomitoria Afzel., 63
REJOUA Gaudich.
aurantiaca (Gaudich.) Gaudich., 390
RHAMNUS L.
utilis Pursh., 84, 87, 89
alaternus L., 86
RICINUS L., 88
RIKL1ELLA J. Rayn.
australiensis J. Rayn., 220, 221
kernii (Raym.) J. Rayn., 221
rehmannii (Ridl.) J. Rayn., 221
squarrosa (L.) J. Rayn., 219, 221, 222,
223
ROTHMANNIA Thumb., 8
S
SARCOPHARYNGIA (Stapf) Boiteau.
259, 262, 263, 264, 272, 278, 279,
280, 386
conforta (Stapf) Boiteau, 274, 277, 261
ventricosa (Hochst. ex A. DC.) Boi¬
teau, 266, 391
SCHMARDÆA Karst., 200
SCHŒNOPLECTUS (Rchb.) Paila
aberrans (Cherm.) J. Rayn., 123, 124
127, 135, 136
sect. Actæogeton (Reich.) J. Rayn., 122,
129, 130, 134, 135, 139, 145
Source : MNHN, Paris
— 527 —
subgen. Actxogeton (Reich.) Oteng-
Yeboah, 130
articulatus (L.) Palla, 124, 127, 129, 130,
134, 136, 145, 146, 149, 150
dissachanthus (Blake) J. Rayn., 129, 134,
136, 138, 151
erectus (Poir.) Palla ex J. Rayn., 124,
134, 136, 138, 141, 146
hetcrophvllus (Schuyler) J. Rayn., 122,
129, 136, 138, 143
hooperiæ J. Rayn., 122, 124, 129, 135,
136, 138, 146
jacobi (Fischer) Lye, 149
junceus (Willd.) J. Rayn., 122, 124, 136,
138
juncoides (Roxb.) Palla, 122, 129, 134,
139, 145
lacustris Palla, 131
Isevis(Blake) J. Rayn., 124,134,136,138
lateriflorus (Gmel.) Lye, 119, 120, 124,
127, 130, 134, 136, 138, 153
leucanthus (Bock.) J. Rayn., 124, 134,
136, 138, 143
litoralis (Schrad.) Palla, 140, 530
lupulinus (Nees) Krecz., 150
melanospermits (Mey.) Grossh., 134,
145
microglumis Lye, 122, 124, 134, 136,
138, 143
sect. Mucronati (C. B. Cl.) Cherm.,
122, 129
mucronatus(L.) Palla ex Kerner, 122,130
oxvjulos (Hooper) J. Rayn., 124, 134,
136, 138
pcrrieri (Cherm.) J. Rayn., 123, 124,
127, 135, 136
prælongatus (Poir.) J. Rayn., 122, 124,
131, 136, 148, 152
proximus (Steud.) J. Rayn., 122, 124,
127, 130, 132, 134, 136, 138, 144
sect. Pterolepis (Schrad.) J. Rayn., 122,
530
pulchellus (Kunth) J. Rayn., 133
reductus (Cherm.) J. Rayn,, 123, 124,
135, 136, 138, 152
roylei (Nees) Ovczinn. & Czukav., 122,
124, 136, 150
saximontanus (Fern.) J. Rayn., 136, 138,
141, 153
seci. Schœnoplectus, 122
senegalensis (Hochst. ex Steud.) Palla
ex J. Rayn., 121, 130, 136, 149, 152
smithii (A. Gray) J. Rayn., 122, 129,
134, 145, 530
sect. Supin! (Cherm.) J. Rayn., 119,
122, 124, 129, 130, 134, 135, 136,
139, 145, 146, 150, 152
supinus (L.) Palla, 122, 124, 130, 134,
136, 138, 145, 146, 153
vohemarensis (Cherm.) J. Rayn., 122,
124, 131, 134, 135, 136, 138
SCHŒNUS L.
junceus Willd., 139
SCIRPUS L.
aberrans Cherm., 120, 152
sect. Actæogeton Reich., 121, 128, 130
annamicus Raym., 141
articulatus L., 13, 14, 16, 20, 36, 121,
132
var. major Bock., 146
var. stramineus Engl., 149
var. tenuis Roth., 149
articulatus auct., 149
aureiglumis Hooper, 139
bergsonii Schuyler, 141
brachyceras Hochst. ex A. Rich., 14,
19, 36
corymbosus auct., 16
debilis auct., 139
dietrichiæ Bock., 220
dissachanthus Blake, 121, 133, 139
erecto-gracilis Hayata, 140
erectus Poir., 121, 131, 133, 140, 151
erectus auct., 139, 140, 143, 151
erismanæ Schuyler, 141
fistulosus Forsk., 146
fluitans L., 13, 15, 18, 21, 23, 24, 36
grossus L. f., 13, 14, 19, 22, 36
guaraniticus Pederden, 141
halleri Vitm., 145
hallii Gray, 120, 121, 141
heterophyllus Schuyler, 131, 143
incurvatus Roxb., 148
jacobi Fischer, 14, 17, 23 , 24, 36, 149
juncoides Roxb., 17, 23, 25, 36, 151
lævis Blake, 121, 151
lateralis Forssk., 140
lateralis auct., 140
lateriflorus Gmel., 14, 17, 23, 25, 36,
120, 132, 139, 140
leptocarpus F. Müll., 220
leucanthus Bock., 120, 143
litoralis Schrad., 13, 14, 19, 23 , 27, 36
lupulinus (Nees) Roshev., 150
maritimus L., 13, 14, 21,23, 29, 36
melanospermus Mey., 145
var. major Regel, 150
sect. Mucronati (C. B. Cl.) Cherm., 130
ser. Mucronati C. B. Cl., 130
mucronatus L., 19, 23, 31, 33, 36
muricinux C. B. Cl.. 121, 122
oryzetorum (Steud.) Ohwi, 140
oxyjulos Hooper 121, 132, 151
perrieri Cherm., 120, 152
polycoleus De Not., 144
Source : MNHN, Paris
— 528 —
prælongatus Poir., 148
prxiongatus a uct., 121, 149
sect. Pterolepis (Schrad.) Endl., 530
quinquefarius Buch.-Ham. ex Bock., 150
raynalii Schuyler, 141
reducius Cherm., 120, 151
rehmannianus Bock., 146
roylei (Nees) Parker, 14, 15, 17, 33, 36,
133, 150
saximontanus Fern., 132, 141
sinuatiis Schuyler, 141
smithii A. Gray, 129, 530
sect. Squarrosi Cherm., 219
squarrosus L., 219, 222
var. dietrichix (Bock.) Benth., 220
subarticulatus Roxb., 148
subcapitatus Thw., 14, 21,23, 34, 36
sect. Supini Cherm.
supinus L., 132, 140, 145, 150
var. digynus Boiss., 141
subvar. erectus (Poir.) Rouy, 141
var. hallii (Gray) Gray, 120, 141
var. hallii auct., 141
var. lateriflorus (Gmel.) Koyama, 139
var. leucosperma C. B. Cl., 144
var. melanospermus (Mey.) Schmalh.,
145
var. minimus Boiss., 144
var. saximontanus (Fern.) Koyama,
141
subsp. uninodis (Del.) Batt. & Trab.,
141
var. uninodis (Del.) Asch. & Schweinf.,
141
var. uninodis auct., 140
supinus auct., 139, 141, 143, 144
thunbergii Spreng., 144
uninodis (Del.) Coss. & Dur., 121
var. hallii (Gray) Beetle, 141
uninodis auct., 140
validus Vahl, 14, 19, 35, 36
vohemarensis Cherm., 133, 150
wilkensii Schuyler, 141
SCLERIA Bergius
bojeri C. B. Cl., 216
catalinx Britt., 217
cer.chroides Kunth, 215
ciliata Michx., 214
cubensis Bock., 211, 216
distans Poir., 211, 212, 214
var. interrupta (L. C. Rich.) Kük., 216
distans auct., 216
hirta Willd. ex Kunth, 216
hirtella Sw., 211, 212, 214, 216
var. pauciciliata Britt., 215
hirtella auct., 216
humilis Britt., 216
sect. Hypoporum (Nees) Endl.. 211
interrupta L. C. Rich., 216
interrupta auct., 212, 214, 215
lindleyana C. B. Cl., 214, 215, 216
melanotricha Hochst. ex A. Rich.
var. glabrior C. B. Cl., 216
michauxii Chapm., 215
microcarpa Nees
var. subeciliata C. B. Cl., 217
microcarpa auct., 217
mitis Berg., 217
mollis Kunth, 215
mucronata Poir., 211, 216, 217
nutans Willd. ex Kunth, 211, 212, 215
pinetorum Britton, 212, 216
tenuiflora Willd. ex Kunth, 216
tricholepis Nelmes, 214, 215, 216
verticillata Mühl. ex Willd., 214
SCLEROTHECA A. DC.
arborea (Forst.) A. DC., 379
forsteri Drake, 380
jayorum J. Rayn., 379, 380. 381, 382
oreades Wimmer, 380
SIDEROXYLON L., 329
S1NOSIDEROXYLON (Engl.) Aubrév.,
329
SONERILEÆ Triana, 360, 363 , 407. 409
SOYMIDA A. Juss., 201
febrifuga (Roxb.) J. Juss., 170
SPIN1LUMA (Bail!.) Aubrév., 329
SPOND1AS L.
soyauxii Engl., 72
STEMMADENIA Benth., 271, 388
STENOSOLEN Markgraf, 391
heterophyllus (Vahl) Markgraf, 391
STERIGMAPETALUM Kuhkm., 43, 45.
47, 48
STIPAGROSTIS Nees, 283
plumosa (L.) Munro ex T. Anders., 283,
285, 286
subsp. seminuda (Trin. & Rupr.) J.
Scholtz, 283, 287
uniplumis (Licht.) De Winter, 283, 288
SWIETENIA Jacq., 200
mahagoni (L.) Jacq., 170
SWIETENIEÆ Harms, 201
SWIETENIOIDEÆ Harms, 200
SYMPLOCOS Jacq., 319
SYZYGIUM Gaertn.
guineense (Willd.) DC.
var. littorale Keay, 160
T
TABERNA A. DC., 390
TABERNA auct., 390
Source : MNHN, Paris
— 529 —
albiflora (Miq.) Markgraf, 391
discolor Miers, 390
TABERNÆMONTANA L.
albiflora (Miq.) Pull, 386, 391
amygdalifolia Jacq., 261
arborea Rose ex Donn. Sm., 387
aurantiaca Gaudich.. 387, 386
australis Müll. Arg., 386
balansæ Pitard., 390
sect. Bolbocephalus Pichon, 274
subgen. Bonafousia (A. DC.) Pichon,
271
sect. Camerunia Pichon, 274
citrifolia L., 261, 263, 384, 386, 390
conforta Stapf, 274
coriacea Link ex R. & S., 384, 386, 390
coronaria (Jacq.) Willd., 387, 391
crassa Benth.. 274, 386, 388
crispiflora K. Schum., 391
dichotoma Roxb., 386, 391
discolor (Sw.) Miers, 390
durissima Stapf, 274
echinata Aubl., 387
eglandulosa Stapf, 384, 386
elastica Spreng., 270, 276
elegans Stapf, 276
elegans Stapf, 386, 389, 391
elliptica Thunb., 270
eusepala A. DC., 386
fasciculata Poir., 270
flavescens Willd. ex Rœm., 270
flavicans R. & S., 391
floribunda Bl., 387
glandulosa (Stapf) Pichon, 387
heterophylla Vahl, 391
holstii K. Schum. ex Engl., 385, 387
humblotii (Bail!.) Pichon, 391
hystrix Steud., 390
kamassi Eckl., 270
laurifolia L., 284
laurifolia auct., 276
taxa Benth., 270
subgen. Leptopharyngia (Stapf) Pichon,
276, 278
letestui (Pellegr.) Pichon, 276
letestui (Pellegr.) Pichon, 391
macrocarpa Jack., 387, 388
mauritiana Poir., 387, 391
modesta Bak., 387, 390, 391
muelleriana Mart., 386, 390
muricata Link. ex R. & S., 387
nitida Stapf, 270
novoguineensis Scheff., 387
obtusifolia Poir., 270
oligantha Merr., 387
orientalis G. Don, 270
pachysiphon Stapf, 386
pandacaqui Poir., 387
penduliflora K. Schum., 386, 387, 391
subgen. Perschiera (A. DC.) Pichon, 272
polyantha Bl., 270
polyantha auct., 270
psychotriifolia H. B. K., 387
subgen. Pupula Pichon, 272
recurva Roxb., 391
retusa (Lam.) Pichon, 386, 390
sananho Ruiz & Pav., 391
subgen. Sarcopharyngia (Stapf) Pichon,
272
sessilifolia Bak., 391
sphærocarpa Bl., 386, 387
sect. Sphenanthus Pichon, 274
squamosa Sm. ex Spreng., 270
stellata Pichon, 386
lelfairiana Wall., 391
tetrastachya H. B. K., 384, 386, 387
undulata Vahl, 386, 387, 390
ventricosa Hochst. ex A. DC., 262, 387,
388, 389, 391
volkensii K. Schum., 270
wullschlægelii Griseb., 261
TABERNÆMONTANEÆ Boiteau &
Sastre, 259, 262, 264, 266, 268, 280, 388
TABERNANTHE, 266, 280
TESTUDIPES Markgraf, 391
recurva (Roxb.) Markgraf, 391
THEVETIA Juss. ex Endl., 52
TONDUZIA Pittier, 467
TOONA (Endl.) M. Roem., 201
TRICHILIA P. Br., 201
TRICHILIEÆ DC., 199
TRYMATOCOCCUS Pœpp. & Endl.,
416
africanus Bail!., 422
conrauanus Engl., 422
dorstenioides Engl., 428
gilletii De Wild., 424
kamerunianus (Engl.) Engl., 422
var. welwitschii Engl., 424
oligogyna Pellegrin, 422
usambarensis Engl., 424
TURRÆA L., 201
TURRÆANTHUS Baill., 200
TURRÆEÆ Harms, 199
U
ULMUS L., 311
URCEOLA Roxb.
elastica Roxb., 270
V
VATERIA L.
seychellarum Dyer, 209
Source : MNHN, Paris
— 530 —
VAVÆEÆ Harms. 200
VOACANGA Thou., 388, 390
africana Stapf, 388
granatum Kœn., 183, 185, 189
obovatus A. Juss., 188
W
Z
WIDDRINGTONIA Endl., 329
ZIZIPHUS Mill., 88
spina-christi (L.) Willd., 86, 91
ZYGOGYNUM Baill., 450, 454
balansæ Tiegh., 448
bicolor Tiegh., 455, 459
X
XYLOCARPEÆ Leroy, 200
XYLOCARPUS Kœn., 168. 170, 180, 182,
202
pomiferum Baill., 448
stipitatum Baill., 450
vieillardii Baill., 452
ADDENDUM
Au cours de la réalisation de l’Index, il est apparu que deux noms
de Cypéracées mentionnés dans un article de J. Raynal (Notes cypéro-
logiques 26, Adansonia 16 (1) : 119-155) n’avaient pas été formellement
validés. Cette omission est réparée ci-dessous :
Schœnoplectus sect. Pterolepis (Schrad.) J. Raynal, comb. nov.
— Pterolepis Schrad., Gôtt. Gel. Anzeig. 3 : 2071 (1821).
— Scirpus sect. Pterolepis (Schrad.) Endl., Enchirid. Bot. : 763 (1841).
Type : Schoenoplectus litoralis (Schrad.) Palla.
Schœnoplectus smithii (A. Gray) J. Raynal, comb. nov.
— Scirpus smithii A. Gray, Man. Bot., ed. 5 : 563 (1867).
J. R.
La tabe alphabétique des unités taxonomiques étudiées dans le volume 16 a été
établie par J.-J. Floret.
Source : MNHN, Paris
ACHEVÉ D'IMPRIMER LE 6 MAI, 1977
SUR LES PRESSES DE FD EN SON
IMPRIMERIE ALENÇONNAISE-61002 ALENÇON
Dépôt légal : 2* trimestre 1977 - 82.046
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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Botanique. La citation des auteurs doit être complète et non abrégée. Une liste alphabétique de
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1. Les twms scientifiques latins (épithètes spécifiques sans capitales).
2. Les noms vernaculaires (sans capitale).
3. Les mots ou groupes de mots que l’auteur désire faire ressortir en italiques.
Ne rien souligner d'autre (noms de personnes, titre, sous-titre, etc.).
Citation de spécimens. — Il est demandé aux auteurs d'éviter les longues listes de spécimens
étudiés et de se borner à citer quelques récoltes représentatives du taxon et de sa répartition.
Les indications variées provenant des étiquettes de récolte ne seront plus citées in extenso,
mais devront être synthétisées sous forme de brèves notes phénologiques, écologiques, etc.
Il est conseillé aux auteurs :
1. de réserver les citations exhaustives des spécimens aux Flores en cours de publication quand
cela est possible,
2. ou, à défaut, de déposer ces listes exhaustives dans les bibliothèques des instituts bota¬
niques où elles pourront être consultées ou copiées à l'usage des spécialistes concernés;
3. de remplacer les listes de spécimens par des cartes de répartition, beaucoup plus démons¬
tratives.
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celui-ci, en plus des échelles après réduction mentionnées dans la légende destinée à l’impression.
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