Source : MNHN, Paris
ADANSONIA est un journal international consacré aux divers aspects de la botanique phanéro-
gamique et plus particulièrement à la connaissance systématique du monde végétal intertropical.
Chaque volume annuel se compose de quatre fascicules trimestriels totalisant 500 à 600 pages.
ADANSONIA is an international journal ofbotanyof the vascuiar plants, particularly devoted
to ail aspects of the investigation of tropical floras. One annual volume consists in 4 quarterly issues
amounting to a total of 500-600 pages.
Adansonia est publié par le Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire
Naturelle, Paris, France.
Direction /Directors: A. Aubréville, J.-F. Leroy.
Rédaction /Editors : A. Le Thomas, J. Jérémie.
Édition et diffusion IPublication manager: J. Raynal.
Comité de lecture /Referees: J. Bosser, Paris; E. Boureau, Paris; F. Ehrendorfer, Wien; F. R. Fos-
berg, Washington; F. Halié, Montpellier; V. H. Heywood, Reading; L. A. S. Johnson, Sydney;
C. Kalkman, Leiden; R. Letou/.ey, Paris; J. Miège, Genève; R. E. G. Pichi-Sermolli, Perugia;
P. H. Raven, Saint-Louis; R. Schnell, Paris; A. Takhtajan, Leningrad; M. Van Campo, Mont-
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AUTRES PUBLICATIONS DE L’ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE
Flore de Madagascar et des Comores, 85 vol. parus jissued (77 disponibles javailable) FF 3073.
Flore du Gabon, 24 vol. parus jissued .FF 1496.
Flore du Cameroun, 20 vol. parus /issued .FF 1200.
Flore du Cambodge, Laos et Viêt-Nam, 16 vol. parus /issued .FF 672.
Flore de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, 8 vol. parus ! issued. .FF 881.
Source : MNHN, Paris
TRAVAUX PUBLIÉS
SOUS LA DIRECTION DE
A. AUBRÉVILLE
Membre de l’Institut
Professeur Honoraire
au Muséum
et
Jean-F. LEROY
Professeur
au Muséum
Série 2
TOME 17
Fascicule 4
1978
Date de Publication : 16 Juin 1978
ISSN 0001-804X
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Laboratoire de Phanérogamie
16, rue Buffon, 75005 Paris
SOMMAIRE — CONTENTS
Leroy, J.-F. — Une sous-famille monotypique de Winteraceæ endé¬
mique à Madagascar : les Takhtajanioideæ.383
A monotypic subfamily of Winteraceæ endemic in Madagascar : the Takhta¬
janioideæ.
Hallé, N. — Révision monographique des Hippocrateæ (Celastr.) :
1. Les espèces de Madagascar.397
Monographie review of Hippocrateæ (Celastr.) : 1. The Madagascan species.
Jacques-Félix, H. — Les subdivisions du genre Memecylon (Melas-
tomataceæ) en Afrique.415
Infrageneric division of Memecylon ( Melastomataceæ) in Africa.
Caballé, G. — Essai sur la géographie forestière du Gabon . . . 425
Essay on forest geography in Gabon.
Tirel, C. — A propos du genre Elæocarpus en Nouvelle-Calédonie. 441
About the genus Elæocarpus in New Caledonia.
Dan Dicko-Zafimahova, L. — Ultrastructure des parois des pollinies
de Calotropis procera (Ait.) Ait. f. (Asclepiadaceæ) .... 455
Ultrastructure of pollinia walls in Calotropis procera (Ait.) Ait. f. (Ascle¬
piadaceæ ).
Poncy, O. — Le genre Pararistolochia, Aristolochiaceæ d’Afrique
tropicale.465
The genus Pararistolochia, Aristolochiaceæ from tropical Africa.
Veyret, Y. — Deux espèces nouvelles du genre Palmorchis Barb.
Rodr. (Orchidaceæ).495
Two new species of Palmorchis Barb. Rodr. (Orchidaceæ).
Source : MNHN, Paris
UNE SOUS-FAMILLE MONOTYPIQUE DE WINTERACEÆ
ENDÉMIQUE A MADAGASCAR : LES TAKHTAJANIOIDEÆ
J.-F. Leroy
Leroy, J.-F. — 16.06.1978. Une sous-famille monotypique de Winteraceæ
endémique à Madagascar : les Takhtajanioideæ, Adansonia , ser. 2, 17 (4) :
383-395. Paris. ISSN OOOI-804X.
Résumé : La plante malgache décrite par Capuron sous le nom de Bubbia
perrieri est considérée ici comme le type d’un genre nouveau Takhlajania Bara-
nova & Leroy. Une hypothèse est formulée d'après laquelle le gynécée uni¬
loculaire n’en est nullement unicarpellé, mais constitué de deux carpelles ouverts.
L’acquisition de ce caractère est un grand évènement dont la signification dans
l’évolution des Winteraceæ est discutée. La singularité du genre justifie la création
de la sous-famille des Takhtajanioideæ ci-dessous définie.
Summary: The plant of Madagascar described by Capuron as Bubbia perrieri
belongs to a new genus which is described in this paper as Takhtajania Baranova
& Leroy. The hypothesis is put forward that the uniloculary gynœcium of
this plant is not unicarpellate but composed of two open carpels, and the truly
remarkable evolutionary significance of this character within the Winteraceæ
is discussed. Moreover, Takhtajania is placed in a new subfamily the description
of which is given.
Jean-François Leroy, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
Les conclusions présentées dans cette note résultent de deux ensembles
de recherches effectuées indépendamment, les unes par M. Baranova, à
Léningrad, sur les caractères épidermiques des Winteraceæ, les autres, par
moi-même, à Paris, sur la morphologie des organes reproducteurs de
l’espèce malgache nommée Bubbia perrieri Capuron, seule représentante
de la famille dans l’aire africano-malgache.
Cette plante, dont on ne connaît qu’une seule et unique récolte ( Perrier
de la Bâthie 10158, mai 1909, Massif du Manongarivo, vers 1700 m d’alti¬
tude) fut sommairement étudiée par son découvreur lui-même, dont voici,
in extenso, les notes d’herbier :
« Arbre de 5-12 m à feuilles persistantes, à écorce épaisse, à saveur
brûlante, à odeur aromatique forte. Inflorescence rougeâtre pendante.
Fl. : calice gamosépale 4-ondulé avec 2 ondulations latérales plus grandes
+ 4 pétales (2 recouverts, 2 recouvrants) + 7-11 pétales plus étroits + éta¬
mines nombreuses (de Tetracera ) à filet épais, dilaté au connectif et portant
2 sacs arrondis sur les côtés. Stigmate constitué par une plaque glanduleuse
jaune, irrégulièrement lobé, mais plus dilaté sur deux côtés, à bords rabattus.
Source : MNHN, Paris
— 384 —
Ovaire comprimé à 1 seule loge multiovulée, à ovules pendants. Les pétales
externes peuvent varier de 5 x 3 mm à 9 x 5 mm, et toute la fleur dans
les mêmes proportions. Les pétales sont rouge sombre et liserés de blanc.
Étamines rouge sombre ». Ailleurs, il écrit : « F. isolées, à points trans¬
lucides, sans stipules. Calice externe à 3-4 div. arrondies soudées à la base,
valvaires; calice interne à 4-5 div. soudées à la base, imbriquées. 7-11 pétales
libres, étroits, imbriqués. 12 étamines d’Annonacées. 1 ovaire uniloculaire,
atténué et courtement stipité à la base, surmonté d’un style très court...
5-11 ovules pendants, insérés au sommet de la loge et sur un placenta qui
descend d’un côté jusque vers le milieu. Étamines et feuilles d’Annonacées.
Calice et corolle en 3 verticilles, peut-être plus nombreux mais ovaire uni¬
loculaire à 1 placenta pariétal et apical. Annonacées? Dilléniacées?...
L’ovaire n’est pas tout à fait central, et sa constitution et sa forme indi¬
quent bien un carpelle d'une fleur polycarpellée à carpelles libres ».
L’herbier porte en outre un determinavit J. Ghesquière (spécialiste
des Annonaceæ): « Magnol. », et quelques notes de Humbert renvoyant
à des travaux sur Bubbia et Drimys. Mais c’est Capuron qui devait prendre
la responsabilité d’établir formellement le statut de la plante sous le nom
de Bubbia perrieri (5). Par la suite Straka (1963, 1975), puis, sur ma de¬
mande, D. Lobreau-Callen (1976) en ont décrit les pollens.
En 1972, la publication des travaux de Baranova (2) sur le limbe
foliaire, qui révélaient une structure épidermique insoupçonnée propre au
Bubbia perrieri, avait donné le signal quant à la nécessité d’une reconsidéra¬
tion taxonomique. Cet auteur montrait que l’appareil stomatique toujours
de type paracytique (rubiacéen) dans l’ensemble des Magnoiiaceæ- Winte¬
raceæ est cependant anomocytique (ranunculacéen) chez un taxon, un seul,
de chaque famille : Liriodendron et Bubbia perrieri, et, fait également
particulier (se retrouvant seulement chez quelques éléments du Tasmannia,
par ailleurs à stomates paracytiques) que les stomates du B. perrieri sont
presque entièrement recouverts par les rebords des parois cellulaires (outer
stomatal ledges). Voici ce qu’écrivait Baranova : « B. perrieri... has anomo-
cytic stomates (PI. 1, 1 ) and well developed outer stomatal ledges (the
only exeption is Tasmannia piperata (PI. 1, J), which has paracytic stomates
like other Winteraceæ but also has fairly well developed outer stomatal
ledges, approaching but not matching B. perrieri in this respect). Fur-
thermore, the epidermal walls of the guard cells in Bubbia perrieri are thin
and even difficult to see, in contrast to ail the other Winteraceæ that I
studied, in which they are of ordinary type or more often more or less
thickened and cutinized. B. perrieri is also geographically isolated from
the other species of Bubbia, occurring in Madagascar, whereas the others
are in the Southwest Pacific. In his description of B. perrieri, Capuron
noted also that it has a peculiar stigma and inflorescence, and he expressed
some doubt that the species properly belongs to Bubbia. The taxonomie
position of B. perrieri merits careful reconsideration ».
La découverte de Baranova fut confirmée une année plus tard par
Bongers (3), lequel ajouta même que seul parmi les Winteraceæ, B. perrieri
présentait des stomates toujours dépourvus de ce que Bailey & Nast
Source : MNHN, Paris
PI. 1. — Appareil stomatique : Takhtajania perrieri (Capuron) Baranova & Leroy : lower
epidermis. LM, x 400, showing anomocytic stomatal apparalus ( Perrier de la Bûthie
10158)-, stoma with well developed outer stomatal ledges, SEM, x 3 700 ( Perrier de
la Bâlhie 10158): Bubbia oligocarpa (Schlechter) Burtt. lower epidermis, LM, x 400,
showing paracytic stomatal apparatus, stomata without conspicuous outer stomatal
ledges (Lam 794): Bubbia auriculata Van Tieghem, lower epidermis, LM, x 400, showing
stomata with alveolar plugs ( McKee 4813): Tasmannia piperata (Hook. f.) Miers, lower
epidermis, LM, x 400, showing paracytic stomatal apparatus, stomata with well
developed outer stomatal ledges ( Miers 10380): Zygogynum vieillardii Bail!., lower
epidermis, LM, x 400, showing paracytic stomatal apparatus, stomata without conspi¬
cuous outer stomatal ledges, with alveolar plugs ( McKee 4513). — Photos Baranova
(LM : Light Microscope; SEM : Scanning Electronic Microscope).
Source : MNHN, Paris
— 386 —
avaient appelé « alveolar matter », substance semblant constituée de cutine
et pouvant boucher les orifices stomatiques. « The placing of B. perrieri
in Bubbia, écrit Bongers, is very doubtful using cuticular characters only.
Capuron (1963), who described this species on exomorphic features,
placed it in Bubbia in the absence of a better alternative. On the grounds
of cuticular features it is also impossible to place it in any other genus
and possibly it deserves generic status. Baranova (1972) arrived at the
same conclusion ».
Dès 1972, j’étais parvenu de mon côté à la certitude que les caractères
de l’inflorescence et surtout ceux du gynécée, joints à ceux que venait de
découvrir Baranova, justifiaient la création d’un taxon à part, mais cette
Winteraceæ indiscutable dans son identité familiale par beaucoup de carac¬
tères restait cependant, par le type de gynécée notamment, une entité
scientifiquement inexplicable au sein même de la famille. Stimulé par la
note de Baranova, j’avais cependant quelque scrupule à modifier la nomen¬
clature sans apporter de solution à l’énigme structurale. J’ai noté ailleurs (6)
comment je fus amené, beaucoup plus tard, à mettre en avant, malgré
ce qu'elle pouvait avoir d’insolite dans le traitement d’une famille apo-
carpique, et de contradictoire à l’égard des auteurs précédents, la notion
d’ovaire composé à carpelles ouverts. Hypothèse sans doute, et non faits,
mais pratiquement imposée par ceux-ci, et en rendant si parfaitement
compte qu’elle ne pouvait guère susciter de réserve fondamentale. Dès
lors une lumière toute nouvelle se trouvait jetée sur la plante malgache,
et un pas important accompli dans la connaissance des problèmes généraux
liés à l’évolution des Angiospermes, et aussi à la taxogenèse de la flore
malgache.
Les développements ci-dessous seront présentés en deux parties. En
premier lieu sera créé, en accord avec M. Baranova, le genre Takhtajania,
en hommage à l’éminent systématicien et phytogéographe de Léningrad.
J’établirai ensuite la sous-famille des Takhtajanioidex.
TAKHTAJANIA Baranova & Leroy, gen. nov.
Arhor 5-12 m alla, corlice (f Perrier) crassa aromatica, omnino glabra. Rami folliferi
2-5 mm diam. cicatricibus foliorum delapsorum rotundatis notati. Folia alterna, persistenlia,
apice ramulorum plus minusve conferta; petiolus 3-lacunaris, usque ad 3,5 cm longus ima
basi abrupte dilatât us; lamina membranacea, densissime pellucidopunctata. Inflorescentiæ
terminales elongatæ laxifloræ ramosæ, plus minusve pendentes, axibus gracilibus, bracteis
bracteolisque alterne disposais instructæ, pseudo-umbellas gerentes; axes pseudo-umbella-
rum 2-6, bracteolis parvis 1-2 v. 3, stepe basi confertis instructi; pedicelli 10-40 mm longi,
graciles; bracteæ inferiores lineari-suhspathulatæ (ad 15 mm longx). Alabastra globosa
(ca. 3,5 mm diam.) ; involucrum cupuliforme patullum, vix 2-lobatum (lobis valde rotun-
datis, ca. 2 mm latis, pellucido-punctatis) ; sepala 4 majora, inæqualia, leviter decussatim
imbricata (ca. 7 x 4 mm) basi lata ; petala 8-9 (11) parviora, subpetiolata in spiram
disposita, peUucido-punctata ; torus conicus (0,5-1 mm altus); stamina 12 (14), in spiram
disposita (ca. 2 mm longa) filamento crasso, obcuneato (usque ad 0,6 mm lato, 1,3 mm
Source : MNHN, Paris
— 387 —
Source : MNHN, Paris
— 388 —
longo), anlheris subapicalibus oblique valde divergentibus, subisodiametricis (0,4-0,5 mm
longis, 0,4 mm lalis). Gyntrcium 2-carpellamm, I-loculare, longe obovoideo-complanalum
(ca. 2,5 mm longo, 0,4-1 mm lato), manifeste ereclum, stipitatum, basi longe attenuatum,
apice abrupte atténuation v. subtruncatum, inter carpella extra sulco simili sutura; notatum,
pellucido-punctatum, stylo robusto modice dis! incto v. subnu I/o ; stigma ex laminis 2, epa-
pillosis, connatis, extensis, plus minusve cuneiformibus v. rotundatis, deorsum versus, parieti
ovarii cohærentibus, constans; arete placent iferæ 2 plus minusve apicales; ovula 5-11 e
placentarum pendentia. Fructus adultus ignotus (PL 2-4).
Typus generis : Takhtajania perrieri (Capuron) Baranova & Leroy.
comb. nov. (= Bubbia perrieri Capuron, Adansortia, ser. 2, 3 (3) : 373-378,
1963).
Voici la description anatomique de l'épiderme du Takhtajania rédigée
par M. Baranova pour figurer dans cet article (PI. 1, 1, 2) 1 .
“ Cuticle very thin. Upper epidermis: epidermal cells c. 30-60 x 30-
36 nm, polygonal, with anticlinal walls straight and pitted. Midrib conspi-
cuous, other veins not prominent. Lower epidermis : epidermal cells c.
39-60 X 27-36 i*m, finely granular, polygonal; with anticlinal walls straight
or curved, pitted. Midrib broad with epidermal cells that are longer
than broad, other veins not prominent. Stomata confined to lower epi¬
dermis, randomly orientated, c. 27-30 X 21-24 nm, without alveolar plugs,
with well developed outer stomatal ledges (to compare with Zygogynum
vieillardii Bail), and Bubbia oligocarpa (Schlechter) Burtt (PI. I, 3, 6),
retuse at the pôles; epidermal and poral walls of guard cells distinct; adjacent
epidermal cells 4-5, unmodified—so stomatal apparatus anomocytic "...
The spécifie feature of Takhtajania perrieri is that the epidermal walls of the
guard cells in this plants are distinct in contrast to ail species of Bubbia
and many species of other généra in which they are usually indicated by
broad granulæ bands of locally thick cuticle ” (to see Bubbia auriculata
Van Tieghem; PI. 1, 4). Furthermore alveolar material which occurs in
nearly ail species of Winteraceæ is absent in Takhtajania perrieri as in
some species of Tasmannia (PI. 1, J).
Morphologie de la feuille (PI. 4). — Il est remarquable que le limbe
foliaire soit à bords finement révolutés (“ marginibus minute revolutis
notait Capuron). En fait, ce caractère semble assez fondamental : les
bords révolutés se prolongent en plein dans le pétiole, dans lequel ils restent
plus ou moins décelables, avant de se fondre, semble-t-il, sur le dessus,
de telle façon que le dessus du pétiole est plein, ou même en relief après
avoir été quelque peu concave (en légère gouttière dans sa partie supérieure) ;
il y a parfois deux rainures indiquant la nervure du pétiole qui prolonge
la nervure médiane du limbe. Celle-ci, en section transversale, a la forme
d'un V dont chaque branche est constituée de plusieurs faisceaux (3-4).
En d’autres termes la nervure principale est comme pliée en deux, le limbe
représentant des ailes latérales (PI. 4).
Dans une série de sections transversales, on suit fort bien l’incorpora-
1. Margarita Baranova, Komarov Botanical Institute, Leningrad.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 390 —
tion des bords limbaires au pétiole pour constituer la partie supérieure,
légèrement bombée, de celui-ci. En outre, le limbe est strictement glabre
et dorsi-ventral, mais dépourvu de tissu palissadique différencié; on n’y
trouve aucune trace d’idioblaste sclérenchymateux.
Dans une plante primitive comme le Takhtajania, à inflorescences
terminales, il y a des rapports particulièrement évidents entre le corps
végétatif et la fleur : d’où l’intérêt d’une morphologie approfondie du
système végétatif et de sa transformation progressive. La recherche de cette
sorte de rapports relatifs au développement ontogénétique est le fondement
même de la notion de taxonomie syncrétique définie par ailleurs (Adansonia,
ser. 2, 16 (2) : 167-203 (1976).
L’aspect particulier de l’inflorescence n’avait pas échappé à Capuron.
Comme dans le Bubbia ou le Belliolum l’axe primaire de la pousse se pro¬
longe en une inflorescence, mais ici longuement (25-30 cm), et sans prêter
à confusion quant au caractère terminal. Le mécanisme de développement
doit être, de ce fait, partiellement sympodial. Simplement, deux phénomènes,
nouveaux par rapport à la phase végétative, interviennent : 1) des bractées-
écailles se substituent aux feuilles ordinaires, persistantes elles aussi sur
tous les axes de l’inflorescence. 2) les axes se ramifient : l’axe principal
et les axes secondaires (axillés par des bractées-écailles) se terminent chacun
par une pseudo-ombelle de 2-5 rayons, avec, le plus souvent, condensation
des bractées et bractéoles à la base. Les axes tertiaires ou bras de la pseudo¬
ombelle portent 2 bractéoles alternes ou subopposées, ou une seule, quand
ils n’en sont pas complètement dépourvus. Chaque fleur termine un axe
tertiaire. L’inflorescence est terminale, à phyllotaxie alterne (spiralée),
lâche — donc de type primitif. Quand survient la phase florale, la phase
inflorescentielle de ramification se bloque, la phyllotaxie se modifie. Le
premier pas dans l’édification de la fleur est la production d’un cycle de 2
(3-4?) phyllomes partiellement soudés et constituant un involucre, ce qu’on
appelle communément le calice. Après quoi se forment les 4 phyllomes
appelés « pétales » externes, considérés ici comme le calice : ils sont sensible¬
ment sur 2 cycles, opposés-décussés. Dans un des deux boutons disséqués,
l’un des sépales du 2 e cycle, particulièrement large, tenait la place de deux
pièces. Aux sépales caractérisés par une base large, font suite, disposés en
spirale, les 8-9 (11) pétales fixés par une base ponctiforme (pétales sub-
pétiolés) (PI. 2, 6) : ils sont de taille très inégale, les derniers formés étant
généralement assez réduits. Ils occupent environ 2 pas de spire. Puis vien¬
nent les étamines, à attache ponctiforme également, occupant, elles, environ
3 tours de spire (PI. 3, 1-5).
Dans mon interprétation, le gynécée du Takhtajania est bien unilo¬
culaire, à placentation pariétale-apicale comme les auteurs l’ont vu, mais
le trait « sensationnel », c’est que ce gynécée soit constitué de 2 carpelles
ouverts, soudés, les stigmates valvaires étant toujours (à un degré variable)
unis en une seule structure. Le fruit adulte est inconnu. Mais dans la fleur
Source : MNHN, Paris
— 391 —
Source : MNHN, Paris
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ou dans le jeune fruit les ovules ou jeunes graines sont suspendus en deux
ensembles (il y aurait deux paires de placentas soudés), chacun dans un
carpelle, et les raphés sont dorsaux (par rapport aux placentas) (PI. 4).
L’immense discontinuité qui sépare le stigmate du Takhtajania du
stigmate wintéracéen (sessile, linéaire, rayonnant) n’est nullement atténuée
sur le plan des faits, mais l’intégration théorique permet de se représenter
aisément le pont évolutionnel qui conduit de l’un à l’autre.
Sans doute la gamocarpellie est largement amorcée dans les Winteraceæ,
et si la soudure est parfois à peine ébauchée ( Exospermum ), elle est pra¬
tiquement acquise chez le Zygogynum, genre endémique de Nouvelle-
Calédonie. En fait, les phénomènes n’ont rien de comparable : chez celui-ci
les carpelles sont nombreux (de 4 à 18 ou plus) et, malgré la concrescence,
chacun garde strictement son individualité, les stigmates restant distincts.
La réalisation du gynécée du Takhtajania est une « grande première »
phylogénétique dont la nouveauté est éclatante à plusieurs égards : verti¬
calité de la forme, esquisse de style, position terminale du gynécée, large
stigmate apical étalé en deux lobes valvaires selon une symétrie, une étendue
et une disposition inconnues dans la famille; modalités mêmes du processus
d’évolution où interviennent deux éléments complémentaires : d'une part
réduction à deux du nombre de carpelles (ce qui suppose une cyclisation
presque achevée), d’autre part leur concrescence précoce suivie, semble-t-il,
de croissances secondaires (lesquelles pourraient être responsables de l’édifi¬
cation de la plus grande part de l’ovaire).
On peut penser que les primordiums carpellaires non seulement se
soudent précocement, à l’état ouvert, mais qu’ils se ferment également
précocement au sommet, dans la région qui sera stigmatifère. A l'état
adulte les carpelles sont à la fois fermés (au niveau des stigmates) et ouverts
(toute la cavité ovarienne) : les placentas descendent dorsalement du tissu
volumineux (peut-être plus ou moins vestigial) enveloppé dans les lobes
stigmatiques. L’homologie avec deux pétioles élargis (phyllodes) soudés
bord à bord, les ailes limbaires restant ébauchées (d’où la rainure suturale),
vient à l’esprit : essai maladroit, mais réussi, d’ovaire composé uniloculaire.
Dans ce cas il n’y aurait pas lieu de rechercher la nervure principale de la
sporophylle, le carpelle étant homologue du pétiole ou de la nervure prin¬
cipale plurifasciculée, ou de l’écaille bractéale. Dans le Takhtajania la
nervure primaire de la feuille a la forme d’un V assez resserré et elle com¬
porte environ 7 faisceaux, bien que la trace foliaire soit trilacunaire: les
lobes stigmatiques pourraient représenter un limbe spécialisé.
Un tel bond de l’organisation carpellaire chez les Winteraceæ n’est
comparable qu’à celui des Monodoroideze, chez les Annonaceze, famille dans
l’ensemble à la fois plus ou moins spécialisée. Les Canellaceæ malgré leur
pollen primitif sont à cet égard à un niveau au-dessus puisque l’apocarpie
n’y existe plus et qu'elles ont un tube staminal.
Pour exprimer taxonomiquement l’originalité du Takhtajania , je pro¬
pose d’élever ce taxon au rang de sous-famille, laquelle peut être ainsi
définie :
Source : AANHN, Paris
— 393 —
TAKHTAJANIOIDEÆ Leroy, subfam. nov.
Folia stomatibus anomocyticis. Inflorescentix terminales. Ovarium 2-carpellatum,
uniloculare, erectum, stipitatum ; stylo modice distincto ; stigmalibus 2 extensis connatis;
arex placentiferx 2, plus minusve apicales.
Genus typicum : Takhtajania Baranova & Leroy.
REMARQUES GÉNÉRALES
Véritable « fossile vivant », le Takhtajania représente une lignée dont
l'isolement est extrême. Il est l’un des plus précieux témoins de la taxo-
genèse gondwanienne des Winteraceæ, et son caractère relictuel ne fait
aucun doute; on ne le trouve d’ailleurs qu’en un point strictement localisé
de la Grande Ile (une montagne du Nord-Ouest), et sous forme mono¬
typique.
La nouvelle interprétation ici donnée du gynécée de la plante malgache,
entraîne à envisager une série d’hypothèses nouvelles de portée générale,
et finalement à dégager un fort argument en faveur de l’origine gondwa¬
nienne des Angiospermes. Certes, l’on savait qu’une Wintéracée existait
à Madagascar, mais celle-ci rattachée au genre australasien Bubbia, n’avait
livré à la science aucun de ses secrets. Nous nous trouvons en fait devant
le représentant d’une sous-famille nouvelle 1 de Wintéracées, complète¬
ment isolée géographiquement et morphologiquement. Pas question, donc,
d’imaginer une venue à Madagascar plus ou moins récente. La vue selon
laquelle “ the species of Bubbia on Madagascar reached it from the east
by long-distance dispersai ” du fait que “ its fruits are fleshy and perhaps
it is readily dispersed ” (7) doit être maintenant écartée. L'originalité
de la plante atteste non seulement son ancienneté, mais son ancienneté
à Madagascar : elle est peut-être la plus ancienne Angiosperme endémique
de Madagascar. On peut supposer que les ancêtres magnolialéens beaucoup
moins évolués en particulier à bois homoxylé et à pollen monosulqué,
ont vécu dans l’aire africano-malgache. Les bifurcations évolutives ont
donné les Winteraceæ (bois homoxylé et pollen uniaperturé), les Canellaceæ
(bois hétéroxylé et pollen toujours monosulqué), les Annonaceæ (bois
hétéroxylé, pollen uniaperturé-monosulqué) (11).
Il est remarquable que les trois seules familles ou sous-familles de
Magnoliales à ovaire composé uniloculaire soient fondamentalement de
l’hémisphère Sud, et toutes présentes en Afrique, deux d’entre elles y étant
confinées : Annonaceæ-Monodoroideæ, Canellaceæ, Winteraceæ-Takhta-
janioideæ.
Mais il y a aussi dans l’aire africano-malgache beaucoup de Magno¬
liales typiquement polycarpiques : Myristicaceæ, Annonaceæ (pollen uni¬
aperturé); Monimiaceæ, Hernandiaceæ, Lauraceæ (pollen triaperturé).
1. Seuls les caractères du pollen, assez proches, d'après Lobreau-Callen (4), de ceux
de Belliolum m'ont retenu, pour le moment, d'instituer une famille nouvelle.
Source : MNHN, Paris
— 394 —
Certes, dans l’ensemble, l’archaïsme est moins grand que dans le Sud-
Est asiatique (8, 10), mais de nombreuses critiques fort judicieuses (1,7)
ont été formulées contre l’hypothèse d’une origine des Angiospermes dans
cette partie du Monde, laquelle aurait plutôt constitué une aire de refuge.
Il semble dans ces conditions que l’on puisse admettre comme hypo¬
thèse que les Angiospermes aient pu prendre naissance dans le Gond-
wana au Crétacé inférieur. Les souches ancestrales seraient aujourd’hui
toutes éteintes et aucun vestige n’en aurait été encore trouvé. De toute
façon les Angiospermes primitives actuelles sont à beaucoup d’égards déjà
très évoluées. Les cas du Takhtajania et des Canellacées entre autres mon¬
trent que des degrés très hauts sont déjà atteints. Le Takhtajania, si arriéré
qu’il soit par son bois de Gymnosperme et beaucoup de ses caractères
floraux, a cependant « inventé », et probablement d’emblée, la placen¬
tation pariétale. Caractère très évolué dans l’ensemble des Magnoliales,
elle peut être aussi, donc, un caractère primitif dans l’ensemble des Dico¬
tylédones, notion qui semble assez nouvelle.
Il y a aussi dans cette plante, l’éblouissante démonstration d'un extra¬
ordinaire bond en avant de l’organe femelle non seulement dans une lignée
par rapport aux autres lignées, mais encore, à l’intérieur de la lignée, par
rapport à l’organe mâle resté assez proche de celui de genres comme Bellio-
lum ou Bubbia. La force de la théorie est telle qu’elle entraîne à admettre
des faits semblant incroyables. Il a fallu, c’est sûr, un long chemin ou
une marche très rapide (radiation adaptative), pour que les Angiospermes
parviennent au niveau wintéracéen, mais 1’ « invention » de l’ovaire à
carpelles ouverts était presque immanquable puisque très tôt trois lignées
étroitement apparentées l’ont mise à leur actif. On sait par ailleurs l’immense
succès que cet organe a connu dans le développement des Angiospermes,
mais que dire d’un peu solide quant aux raisons de ce succès dans la sélec¬
tion naturelle? Quelques suggestions ont été formulées (9). En fait, l’avan¬
tage immédiat n’est pas évident. Le succès plus lointain a pu venir de ce
qu’il y avait accroissement des potentialités évolutives : l’organe composite
à symétrie équilibrée permettant un plus grand nombre d’agencements 1 .
L’ « invention » aurait été « gratuite », mais décisive par son potentiel
de préadaptation.
Bibliographie
(1) Aubréville, A., 1974. — Les origines des Angiospermes, Adansonia, ser. 2, 14 (1) :
5-27; (2) : 145-198.
(2) Baranova, M., 1972. — Systematic anatomy of the leaf cpidermis in the Magno-
liaceæ and some related families, Taxon 21 (4) : 447-469.
(3) Bongers, J. M., 1973. — Epidermal leaf characters of the Winteraceæ, Blumea
21 : 381-411.
(4) Lobreau-Callen, D., 1976. — Le pollen de Bubbia perrieri R. Capuron (Winte¬
raceæ), Adansonia, ser. 2, 16 (4) : 445-460.
I. L’évolution est. de façon générale, liée à la composition; la pirogue, la barque « mono-
xyles », si admirables qu’elles soient, restent primitives.
Source : MNHN, Paris
— 395 —
(5) Capuron, R., 1963. — Contribution à l'étude de la flore forestière de Madagascar.
XII, Présence à Madagascar d’un nouveau représentant (Bubbia perrieri R. Capu¬
ron) de la famille des Wintéracées, Adansonia, ser. 2, 3 (3) : 373-378.
(6) Leroy, J.-F., 1977. — A compound ovary with open carpels in Winteraceæ (Magno-
liales) : Evolutionary implications. Science 196 : 977-978.
(7) Raven, P. H & Axelrod, D. I., 1974. — Angiosperm Biogeography and Past
continental movements, Ann. Missouri Bol. Garden 61 (3) : 569-673.
(8) Smith, A. C., 1970. — The Pacific as a key to flowering plant history, Universily
of Hawaii, Harold L. Lyon Arboretum Lecture, n° 1 : 1-26.
(9) Stebbins, G. L., 1974. — Flowering Plants. Evolution above the Species level, Belknap
Press, Cambridge, Mass.
(10) Takhtajan, A., 1969. — Flowering Plants, Origin and Dispersai, Oliver and Boyd,
Edinburgh, 310 p.
(11) Walker, J. W., 1976. — Evolutionary significance of the exine in the pollen of
primitive angiosperms, in Ferguson, I. K. & Muller, J., The evolutionary signi¬
ficance of the exine, Linn. Soc. Symposium Sériés, n° 1 : 251-308.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
RÉVISION MONOGRAPHIQUE DES HIPPOCRATEÆ (CELASTR.) :
1. LES ESPÈCES DE MADAGASCAR
N. Halle
Hallé, N. — 16.06.1978. Révision monographique des Hippocrateæ (Celastr.) : 1.
Les espèces de Madagascar, Adansonia, ser. 2, 17 (4) : 397-414. Paris. ISSN
0001-804X.
Résumé : L. R. Tulasne, J. G. Baker et H. Perrier de la Bâthie ont fait
connaître 9 espèces d 'Hippocrateæ de Madagascar se référant toutes, dans
l'optique de Th. Lœsener, au grand genre Hippocratea. Une révision qui s’im¬
posait à la suite d'une conception plus rigoureuse de ce genre, et conforme en
grande partie aux vues de A. C. Smith, fait apparaître 9 espèces groupées en
5 genres; il n'y a pas de vrai Hippocratea à Madagascar.
Abstract : L. R. Tulasne, J. G. Baker and H. Perrier de la Bâthie hâve
recorded 9 species of Hippocratea from Madagascar, according to Lœsener's
wide generic définition. À révision largely following A. C. Smith's views is
given : 9 species are distributed into 5 généra, none of them being the true Hippo-
Nicolas Halle, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
Les Hippocrateæ malgaches ont été traitées en 1946 par H. Perrier
de la Bâthie pour la Flore de Madagascar et des Comores; une révision
préliminaire à ce travail avait, en outre, été publiée par ce même auteur
en 1942. A cette époque il ne pouvait malheureusement pas connaître les
travaux de A. C. Smith sur les espèces américaines : entre Smith et Perrier
de la Bâthie il y a une complète discordance des conceptions génériques.
Par la suite, d’autres travaux tentèrent partiellement de remédier
au désaccord profond qui régnait entre les traitements proposés pour les
Hippocrateæ américaines et celles des diverses parties de l’Ancien Monde :
en Asie par A. C. Smith (1941 et 1945) et M. L. Tardieu-Blot (1948);
en Afrique par R. Wilczek (1956 et 1960) et N. Hallé (1958 et 1962);
en Malésie par Ding Hou (1963 et 1964). Ces remèdes nombreux restaient
insuffisants pour emporter l’adhésion d’autres chercheurs plus soucieux
d’un certain confort nomenclatural et bibliographique que d’une fine
prospection morphologique, comme par exemple P. Tuyn (1960) et N.
Robson (1965).
Aucune des révisions, toutes régionales, auxquelles il fallait se référer
n'apportait en effet des conclusions à la fois suffisantes et rationnelles à
l’échelle du globe, et certaines régions, spécialement Madagascar, étaient
remarquablement négligées. Une étude monographique devenant de plus
en plus nécessaire, nous avons décidé de l’entreprendre. Ce traitement des
espèces malgaches est le premier volet de cette révision actuellement en
cours de réalisation.
Source : MNHN, Paris
— 398 —
La collection des herbiers malgaches du Muséum a considérablement
augmenté depuis 1946, mais il n’y a été trouvé aucune espèce nouvelle si ce
n’est, pour l’île, un Apodostigma. En fait c’était surtout le réajustement
des genres qui restait à faire; compte tenu d’une synonymie nouvelle, le
nombre des espèces reste le même.
Signalons qu’aucune Hippocraleæ ne paraît être connue des Seychelles
ni des Mascareignes (La Réunion, Maurice, Rodriguès). Lœseneriella
urceolus serait la seule espèce des Comores.
CLÉ DES GENRES DE MADAGASCAR
1. Inflorescences dichasiales sans petites ramifications supplémentaires
dans l'angle des fourches; ovules 2-8 par loge.
2. Pétales triangulaires opaques, à nombreuses nervilles parallèles, non
ou à peine imbriqués entre eux au sommet du bouton; ovules habi¬
tuellement 4-8 par loge (2 chez une forme microphylle à petits limbes
elliptiques coriaces); style élevé de 1,5 mm ou plus. I. Lœseneriella
T. Pétales orbiculaires ou oblongs ± translucides à nervilles rares, fla-
bellées, ramifiées, et recouvrants ou imbriqués entre eux au sommet
du bouton.
3. Ovules 4-6 par loge; disque annulaire minuscule, parfois 5-lobé;
style court, 0,5 mm ou moins . 2. Prislimera
3'. Ovules 2 par loge; disque discontinu en trois lunules charnues peu
distinctes, une sous chaque étamine; style remplacé par un massif
charnu trigone portant, aux sommets, des stigmates sessiles. 3. Apodostigma
V. Inflorescences subdichasiales à petites ramifications supplémentaires aux
fourches; 2 ovules par loge; pétales se recouvrant au sommet du bouton.
4. Disque minuscule en bourrelet latéral sinueux; étamines insérées très
près du rebord du disque . 4. Reissantia
4'. Disque en petite cupule charnue fendue marginalement sous chaque
anthère; étamines insérées au fond de la cupule dont le bord est dressé
. 5. Elachyptera
LŒSENERIELLA A.C. Smith
Amer. Journ. Bot. 28 : 438 (1941).
Clé des espèces
1. Fleurs à peu près glabres, olivacées en herbier; axes d'inflorescence micro-
pubérulents; marge du disque atteignant un niveau nettement supérieur
à celui des ovules; pétales subobtus. I. L. urceolus
1'. Fleurs densément pubérulentes, brunâtres en herbier; jeunes axes d’in¬
florescence pubescents; marge du disque à un niveau nettement inférieur
à celui des ovules; pétales très aigus . 2. L. rubiginosa
1. Lœseneriella urceolus (Tulasne) N. Halié, comb. nov.
— Hippocratea urceolus Tul., Ann. Sc. Nat., ser. 4, 8 : 92 (1858); Perrier de la Bâthie,
Ann. Mus. Col. Marseille, ser. 5, 10 : 26 (1942); Fl. Madag. et Corn. 117 : 15, tah. 3
(1946).
Type : Pervillé 394, Nosy Bé, 11.12.1840 (holo-, PI).
Source : MNHN, Paris
— 399 —
L’hétérostylie signalée par Perrier de la Bâthie paraît se rapporter
plutôt à la protandrie qui est celle de toute la tribu. La marge du disque est
diversement redressée ou incurvée; la face supérieure du disque est très
finement scrobiculée. Les carpelles des fruits contiennent jusqu’à 5-7 graines.
var. urceolus
Récoltes nouvelles : Bernardi 11795, Comores, S Moheli, 7.12.1967 (bout.);
11926, NosyKomba, 16.12.1967 (fl.); Cours 5460, forêt de Misoromahalana, Anivorano
Nord, 200 m, 25.1.1960 (fl.); Humbert 32392, forêt de Marovato, Anivorano Nord,
30.1.1960 (fin de fl.); Moral 998, Rés. Nat. n° 8, 10.1964 (fl.).
var. xerophila N. Hallé, var. nov. 1
Foliis ovalis coriaceis haud acuminatis.
Type : Seyrig 98, Ampandrandava, 750 m, fl., 9.10.1942 (ou 1943) (holo-, PI).
Autres récoltes : Bosser 4077, Ifotaka, 11. 1952 (fl.); 10031, Morondava - Belo,
km 20, bord de mer; Cours 480 (= Jardin Bot. Tana. 3890, Lac Aloatra), Ambohida-
I. Nom repris de Perrier de la Bâthie (1942) qui ne l’a pas validé.
Source : MNHN, Paris
— 400 —
vakely, station D-8, 780 m, 12.1937 (fl.); ( Men-150) 766, Menaloha, 900 m, 9.1938 (fl.);
Dequaire 27376, Miary-Tuléar (fl.); Humbert 19451, Ambalabe, R. de Mangoky, 425 m,
25.11.1946 (fl.); Keraudren 905, Ampanihy-Ampotaka, 3.1960 (fr., gr.); 24814, Ampanihy
- Ambovombe, 17.10.1970 (fr., gr.); Leandri 1919, Tsiandro (Ouest), 27.11.1952 (fl.);
Moral 2541 bis, Tongobory-Bezaha, 2.1967 (fr., gr.).
f. parvilamina N. Hallé, f. nov.
Foliis /. xerophilæ similibus sed minimis, usque 3 cm.
Type : Decary 3430, Ambovombe, fl., 30.11.1924 (holo-, PI).
Autres récoltes : Bosser 10188, Tsihombe (Sud), 11.1956 (j. bout., fr., gr.); 10433,
Ambovombe (Sud), 10.1956 (fl.); Decary 16234, Manombo, région de Tuléar, 27.10.1940
(fl.); Keraudren 24678 b, forêt de Zombitsy, 14.10.1970 (fl.); 24813, Ampanihy-Ambo-
vombe, 17.10.1970 (fl.); Rakotoniaina 5971 RN, Rés. Nat. n° 11, Behara, 21.12.1953 (fl.).
f. longifolia N. Hallé, f. nov. 1
Foliis f. xerophilæ similibus sed angustioribus usque sublinearibus.
Type : Grevé 251, Morondava, fl. (holo-, P!).
Autres récoltes : Dequaire 27411, Tanety du Fiherenana (fl.); Humbert 19658,
forêt d'Analamarina, S Sakaraha, 300 m, 7.12.1947 (fl.); Keraudren 672, gorges du
Fiherenana, env. de Miary, 3.1960 (fl., fr., gr.); 1329, Ibid., 30.1.1962 (fl.); Lam&Meeuse
5485, s. loc., 1938 (fr., gr.); Peltier 3399, Morombe - Befandriana, km 7, 13.9.1961 (fl.).
Matériel exclu : Humbert 12652, cité par Perrier de la Bâthie, est un Pristimera.
2. Lœseneriella rubiginosa (H. Perrier) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocratea rubiginosa H. Perr., Ann. Mus. Col. Marseille, ser. 5, 10 : 28, tab. 4
(1942); Fl. Madag. et Corn. 117 : 17, tab. 4 (1946).
Lectotype : Perrier de la Bâthie 6006, Menabe, embouchure du Manambolo,
11.1923 ?, annoté « type » par Perrier (P !), spécimen convenable pour le choix proposé ici.
Il y a 4 ovules par loge dans le type.
var. rubiginosa
Nouvelles récoltes : Decary 3170, Ambovombe, 19.10.1924 (fl.); Humbert 19892,
gorges du Fiherenana, Beantsy - Anjamala, 18.1.1947 (fl.); Jardin Bot. Tarn. 3936,
(= Cours E-19), Lac Aloatra (fl. galleuses); Leandri 365, forêt de Tsiampihy, 40 km
W Antsalova, 13.10.1932 (fl.); 3897, forêt de Zombitsy, NE Sakaraha, 17.11.1960 (fl.);
4482, vallée de l'Onilahy, aval de Tongobory, 8.11.1960 (fl.).
1. Nom repris de Perrier de la Bâthie (1942), qui ne l'a pas validé.
Source : MNHN, Paris
— 401 —
PI. 2. — En haut, Lœseneriella rubiginosa var. angustifolia N. Halle,
(Dequaire 27409) X 0,8: en bas, Apodostigma pallcns f. capu
(Capuron 279 SF) X 1,2 — Photos M. Chalopin.
inflorescences en boutons
ironiana N. Hallé, fleurs
Source : MNHN, Paris
— 402 —
var. angustifolia N. Hallé, var. nov.
Foliis parvis auguste lanceolatis.
Type : Dequaire 27409, Tanety du Fiherenana, 1952-1955 (holo-, P!).
Cette variété présente 2 ovules par loge, ce qui est exceptionnel dans
le genre et semble aller de pair avec la miniaturisation des feuilles (limbes
de 10-40 X 3-9 mm). J’ai repris le nom donné par Perrier de la Bâthie
à cette variété qui, faute de description latine, n’avait pas été validement
publiée. J’ai choisi comme type un échantillon plus florifère que celui
envisagé par Perrier de la Bâthie.
Autres récoltes : Bosser 15661, 30 km E de Tuléar, 2.1962 (fl.); Chauvet 189,
Tuléar - Tananarive, km 55, 11.11.1961 (fl.); 233, route St Augustin, Tuléar, 10.12.1961
(fl.); 333, vallon proche de Sarodrano, Tuléar, 3.8.1962 (fr.. gr.); Dequaire 27382, Tanety
Miarv-Tuléar (fl.; petites cochenilles); 27409, Tanety du Fiherenana, Tuléar (fl.); Kerau-
dren 1372, Tuléar-Tananarive, km 40, 2.1962 (fr.).
PR1STIMERA Miers
Trans. Linn. Soc. 28 : 360 (1872).
Clé des espèces
1. Fleurs tétramères; inflorescences en grappes de cymes; 4 ovules par loge
. 1 .P. t et ramera
1'. Fleurs pentamères; inflorescences en cymes.
2. Ovules 6 par loge; pétales à taches brun-violacé dans l’aire proximale
et médiane entre les nervures (en herbier ou après réhydratation)
. 2. P. tulasnei
2'. Ovules 4 par loge; pétales entièrement jaunâtre-clair (à sec ou réhy¬
dratés).
3. Feuilles à dents nettes; limbe olivacé ou olivâtre ± discolore en
herbier; inflorescences souvent petites à pédoncule long de (5-)
10-15 mm . 3. P. bojeri
3'. Feuilles à dents ± distinctes, parfois nulles; limbe souvent jaune
ocracé ou jaune olivacé ± concolore; inflorescences souvent
grêles à pédoncule de (6-) 15-40 mm. 4 . P. malifolia
1. Pristimera tetramera (H. Perrier) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocratea tetramera H. Perr., Ann. Mus. Col. Marseille, ser. 5, 10 : 25, tab. 3
(1942); Fl. Madag. et Corn. 117 : 14 (1946).
Lectotype ; Humbert 5914, base du Pic St Louis, Fort-Dauphin, 2.10.1928 (fl.);
bon échantillon préféré aux deux autres syntypes cités.
Nouvelle récolte : Ramarokoto RN 3429, Ifarantsa, Fort-Dauphin, 14.10.1951
(fl.), liane du bord de l’eau.
Source : MNHN, Paris
— 403 —
2. Pristimera tulasnei (Drake del Castillo) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocratea tulasnei Drake del Castillo, in Grandidier, Hisl. Nai. Madag., Bot.,
Atlas 3, tab. 283 (1894); H. Perr., Le. : 30 (1942); Fl. Madag. et Com. 117 : 20
(1946).
— H. evonymoides Tul., Ann. Sc. Nat., ser. 4, 8 : 91 (1857), non Vahl (1806).
Type : Boivin s.n., Sambirano, île de Nosy Bé, 7.12.1851 (holo-, PI).
Nota : La figure de Grandidier est fidèle sauf qu’elle présente une
erreur grave : l’anthère n'a jamais 2 fentes de déhiscence longitudinales
mais, comme les autres Hippocraleæ, une seule fente transversale.
Nouvelle récolte : Bernardi 11927, Nosy-Komba, bord de mer, 16.12.1967 (fl.).
3. Pristimera bojeri (Tulasne) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocratea bojeri Tul., Ann. Sc. Nat., ser. 4, 8 : 92 (1858); H. Perr., Le. : 31
(1942); Fl. Madag. et Com. 117 : 22, tab. 5 (1946).
Source : MNHN, Paris
— 404 —
— H. bojeri Tul. var. hildebrandtii Lœsener, Bot. Jahrb. 34 : 105 (1905).
— H. madagascariensis auct. non Lam. : Bojer ex Tul., Le.
Type : Bojer s.n., Imerina (holo-, P!).
Aucune récolte nouvelle. Les rameaux fructifères de la récolte Perrier
6009 décrits par Perrier de la Bâthie sont à exclure (voir numéro bis),
ce sont des Reissantia angustipelala (voir ci-dessous). Le spécimen fructifère
Catat s. n. est aussi à exclure : même détermination rectifiée.
4. Pristimera malifolia (J. G. Baker) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocraiea malifolia J. G. Baker, Journ. Linn. Soc. 25 : 307 (1890).
— H. bojeri Tul. var. malifolia (Baker) H. Perr., l.c. : 32 (1942).
— H. micrantha Baker, Le. (1890), nom. illeg., non Cambess. (1833).
— H. bakeri H. Perr., Le. : 30 (1942), syn. nov.
Type : Baron 5352, s. loc. (holo-, P!).
Un abondant matériel permet actuellement de regrouper des formes
diverses, d’où la synonymie.
Matériaux complémentaires : Bosser 1712, 1714, km 340, route de Majunga,
11.1951 (fl.); Decary 15619, Besalampy, 13.9.1940 (fl., fr., gr.); Humbert 12652, Anada-
bolava, Mt Vohitrotsy, 700-850 m, 12.1933 (fl., j. fr.), forme microphylle ayant été
déterminée à tort Hippocratea urceolus f. longifolia H. Perr.; Ratoto RN 1043, 1104,
1151, Bevazaha, Distr. Ambato-Boeni, 16.10.1947 (fl.).
Note annexe : Le genre Pristimera paraît jusqu’à présent ne pas
exister en Asie ni en Malésie. Les espèces suivantes en sont exclues : P. indica
(Willd.) A. C. Smith, P. selulosa A. C. Smith, P. arborea (Roxb.) A. C.
Smith, P. cambodiana (Pierre) A. C. Smith, P. grahamii (Wight) A. C. Smith.
Voir ci-dessous note annexe au genre Reissantia.
APODOSTIGMA Wilczek
Bull. Jard. Bot. Bruxelles 26 : 402 (1956).
Apodostigma pallens (Planchon ex Oliver) Wilczek
— Hippocratea pallens Planch. ex Oliv., Fl. Trop. Afr. 1 : 367 (1868).
f. capuroniana N. Hallé, f. nov.
Laminis 1,5-5 X 0,6-2,4 cm, nervis 4-5 utrinque.
Type : Capuron 279 SF, forêt au NE dThosy, fl., 12.2.1949 (holo-, P!).
Source : MNHN, Paris
— 405 —
Fig. 4. — A gauche, répartition de Pristimera maiifolia (J. O. Baker) N. Hallé; à droite, répar¬
tition d'Apodostigma pallens (Planch. ex Oliv.) R. Wilczek f. capuroniana N. Hallé.
Noté comme arbuste de 2-3 m mais les rameaux grêles sont nettement
sarmenteux ou même préhensiles. Le genre et l’espèce sont nouveaux pour
Madagascar.
REISSANTIA N. Hallé
Bull. Mus. Hist. Nat. Paris 30 : 466 (1958).
Reissantia angustipetala (H. Perrier) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocratea angustipetala H. Perr., Ann. Mus. Col. Marseille, ser. 5, 10 : 24, tab. 2
(1942), incl. var. ambongensis H. Perr.; Fl. Madag. et Com. 117 : 11, tab. 3 (1946).
Lectotype ; Humbert 1265J, Anadabolava, Mt Vohitrotsy, 700-850 m, fl., 12.1933;
bon échantillon préféré aux 11 autres syntypes cités.
Il paraît prématuré de vouloir estimer les différences faibles qui séparent
cette espèce du JR. indica (Willd.) N. Hallé. La fleur est de couleur variable,
jaune, verte ou rougeâtre. Les méricarpes sont elliptiques mais non oblongs.
Source : MNHN, Paris
— 406 —
var. angustipetala
Nouvelles récoltes ou déterminations : d’Alleizelle 520, env. Nanisana, 7.1905
(fl.); Bosser 10276, Imanombo, 10.1956 (bout.); 10282, plateau de l'Horombe, 10.1956
(fl.); 13996, 30 km après Bétroka, 12.1959 (fl.); Calai s.n., s. loc. (fr„ gr.); Cremers 2821,
plateau de l'Horombe, 16.11.1973 (fl.); 3628, 36 km S Ambalavao, 900 m, 12.12.1974
(fl.); Debray H1380D, Ampananira, Mitsinjo, 5.8.1970; Decary 15943, massif de l'Isalo,
21.10.1940 (fl.); 15966, vallée de la Sakoa, Betioky, 21.10.1940 (bout.); Humbert 11212,
plateau de l'Horombe, 1000 m, 10.1933 (bout.); 13044, env. d’Isomono, vallée de la
Manambolo, affluent du Mandrare, 12.1933 (fl.); Keraudren 438, plateau de l'Horombe,
3.1960 (fr., gr.); 1476, Bevoalava-Ampanihy, 2.1962 (fl.); 24729, 60 km NE Tuléar,
10.1970; 25072, N Betroka, 21.10.1970 (fl.); Lam & Meeuse 5524, 5 km S Betroka,
20.11.1938 (fl.); Leandri 3959, massif de l'Isalo, Fararotsy, 1000-1300 m, 20.11.1960
(fl.); Moral 4746, Bongolava, W Tsironomandidy, 1300 m, 12.1974 (fl.); Peltier 2540,
Belalandra-Tuléar, 20.8.1960 (fr., gr.); 5548, Ihong-lvohibe, 21.12.1965 (fl.); Perrier
3877 ter, bas Sambirano, 12.1912 (fr.); 6008, Tananarive, 1300 m, 6.1914 (fl.); 6009 bis,
ibid. (fr., gr.); 6046, Bemarivo (fr., gr.); Rakotoson RN5836, Mahasony, 13.12.1953 (fl.);
10069, Behara, 4.11.1958 (fl.); Ratoto RN 1087, Bevazaha, Tsaramandroso, 11.10.1947
(fl.); Raveionanahary RN 2521, Tuléar, 28.2.1950 (fl.); Service For. 8398, Anohiandapy-
Betroka, 17.1.1954 (fr.); Seyrig 220, Ampandrandava, 10.1942 (fl.).
var. boinensis (H. Perr.) N. Hallé, comb. et stal. nov.
— Hippocratea boinensis H. Perr., I.c. : 33, tab. 4 (1942); Fl. Madag. et Com. 117 : 25
(1946).
Lectotype : Perrier 5968, vallée de la Menavava, Boina, fl., j. fr., 12.1905, P!;
spécimen à grandes feuilles préféré aux autres syntypes.
On trouve des caractères intermédiaires foliaires ou floraux entre les
deux variétés; les pétales sont ± larges ou étroits, ± enroulés ou étalés.
Nouvelles récoltes ou déterminations : Anonyme 50, Itasy (fl.); Bosser 10163,
SW Tuléar, 11.1956 (fl.); 14213, Tuléar, 3.1960 (fl.); 16096, Tranombazaha, plateau
Mahafaly, 16.3.1962 (fl.); Capuron SF330, forêt d'Analamatahotra, SE Bekily, 15.2.1949
(fl.); Chauvet 50, env. de Tuléar, bas de la Table, 4.3.1961 (fl.); Cours5405,5434, Orangea,
env. Diégo-Suarez, 22.1.1960 (fl.); Debray 1906, Horombe, 28.11.1972 (fl.); Decary 3478,
Ambovombe, 28.12.1924 (fl.); 3499, ibid., 11.2.1925 (fl.); 8450, ibid., 2.2.1931 (fl.);/«738,
Morombé (SW), 24.2.1843 (fl.); Dequaire 27512, env. de Behemboka (fl.); Humbert
12464, moyenne Mandrare, Anadabolava, 200-250 m, 12.1933 (fl.); 13409, vallée de la
Sakamalio, bassin du Mandrare, 900-1000 m, 12.1933 (fl.); 20026, forêt d’Isonto, W Ankili-
loaka, 80-150 m, 28.1.1947 (fl.); 28567, haute Menarahaka, E Ihosy, 700-800 m, 28.1.-
10.4.1955 (fl.); 32214, Orangea, env. Diégo-Suarez, 1-100 m, 22.1.1960 (fl.); Jardin Bot.
Tana. 3826 (= Cours D-36), Lac Alaotra (fl.); 5442 (= 314), Ampombilava, 30.11.1942
(fl.); Keraudren 691, bas Fiherenana, env. Tuléar, 3.1960 (fl.); 1464, route de Bevoalava
à Ampanihy, 2.1962 (fl.); 25546, Orangea, env. Diégo-Suarez, 25.11.1970(fl.); Poisson 137,
dunes de Befanamy, Tuléar, 15.2.1921 (fl.); Rasomoëlson 23, Ambato-Boeni, M. 12.1968
(fl.); Tabibo 2012, ibid., 18.3.1970 (fl.).
Notes annexes :
à) Reissantia parviflora (N.E. Brown) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocratea parviflora N. E. Brown, Kew Bull. : 99 (1909).
— H. hirtiuscula Dunkley, Kew Bull. : 185 (1934).
Source : MNHN, Paris
— 407 —
Source : MNHN, Paris
— 408 —
Les différences spécifiques, très valables, ont été minimisées par R. A.
Blakelock (Kew Bull. 1956 : 556), mais nous écartons complètement la
synonymie avec Reissanlia indica (Willd.) N. Hallé.
Matériel de référence : Polhill 1216, S Kondoa, Tanzanie, 18.1.1962 (fl.), P ex K.
b) Reissantia setulosa (A.C. Smith) N. Hallé, comb. nov.
— Pristimera setulosa A. C. Smith, Journ. Arnold Arbor. 26 : 175 (1945); Tardieu-
Blot, Fl. Gén. Indochine, suppl. 1 : 818 (1948).
Type : A. Henry 9612 , Yunnan, NY!
Autres spécimens étudiés : Pételot 920, 948, Tonkin, Cho-Gahn, province de
Ninh-Binh, 6.12.1923, P!
c ) Reissantia arborea (Roxb.) Hara
Journ. Jap. Bot. 40 : 327 (1965).
— Hippocratea arborea Roxb., Hort. Bengal. 5 (1814), nomeit; PI. Corom. 3 : 3, tab. 205
(1819).
Type (probable) : Dr. Roxburgh s.n., Indes orient., fl., gr., G!
Matériel de référence : Griffith 910, Inde, E Himalaya, 1843, P! (ex K, 1861-2).
d) Reissantia indica (Willd.) N. Hallé
Bull. Mus. Hist. Nat. Paris 30 : 466 (1958); Spanoghe, Linnæa 15 : 179 (1841).
— R. cassinoides (DC.) Ding Hou, Blumea 12 : 33 (1963).
— Hippocratea cassinoides DC., Prodr. 1 : 569 (1824), syn. nov. ; type : P-JUSS 12024'.,
Timor.
J’ai analysé avec difficulté les boutons très jeunes de la récolte-type de
H. cassinoides DC. Je puis affirmer que les loges de l’ovaire sont bien
biovulées. Il ne reste aucune raison pour ne pas considérer la plante de
De Candolle comme une forme à grandes feuilles de Reissantia indica.
Les inflorescences déjà développées sont vigoureuses mais cela n’a rien
d’exceptionnel chez R. indica. La description de Ding Hou (Flora Malesiana,
ser. 1, 6 (3) : 402, 1964) qui indique 4-8 ovules par loge, implique une
confusion de matériaux hétérospécifiques sous son espèce n° 2 du genre
Reissantia.
e) Autres représentants : Reissantia buchananii (Lœs.) N. Hallé,
Mozambique, Rhodésie, Tanzanie, Zambie; R. indica (Willd.) N. Hallé
var. astericantha (N. Hallé) N. Hallé, stat. nov. (= R. astericantha N. Hallé,
Bull. Mus. Hist. Nat., Paris 30 (5) : 466, 1958), Afrique surtout centrale
et occidentale.
/) Hippocratea beccarii Tuyn, Blumea 10 : 139 (1960) est donné comme
syn. du Reissantia cassinoides (DC.) Ding Hou, Blumea 12 : 33 (1963) et
Source : AANHN, Paris
— 409 —
Fl. Malesiana, ser. I, 6 (3) : 402 (1964). La figure du carpelle, selon Tuyn,
ne s'accorde pas avec les Reissantia connus et elle appartient vraisembla¬
blement à un genre ayant plus de 2 ovules par loge.
g) Autres combinaisons refusées : Reissantia ferruginea (King) Ding
Hou et R. grahamii (Wight) Ding Hou, ainsi que Pristimera cambodiana
(Pierre) A. C. Smith. Ces trois espèces sont à la fois très voisines entre
elles et très différentes tant des Reissantia et des Pristimera que des Hippo-
cratea. Dans la suite de notre révision nous proposerons pour elles un genre
nouveau qui n’intéresse pas la flore malgache.
ELACHYPTERA A.C. Smith
Brittonia 3 : 383 (1940).
Elachyptera minimiflora (H. Perrier) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocratea minimiflora H. Perr., Ann. Mus. Col. Marseille, ser. 5, 10 : 32, tab. 5
(1942); Fl. Madag. et Com. 117 : 24, tab. 5, 7-8 (1946).
— H. richardii H. Perr., l.c. : 36, sub fig. 2, 5. (1942), nom. nud.
Type : Perrier 15434, bassin du Sambirano, fl., 2.1923 (holo-, P!).
Source : MNHN, Paris
— 410 —
Il est apparu que cette espèce est extrêmement voisine de l’espèce
africaine très polymorphe qui a été décrite pour la première fois sous le
nom d 'Hippocrateaparvifolia Oliv. et au sujet de laquelle suit une importante
npte annexe. Il est prématuré d'apprécier les différences qui existent entre
ces deux espèces et plus spécialement entre certaines de leurs formes mani¬
festement proches les unes des autres. Malheureusement pour le matériel
malgache le fruit mûr est encore inconnu, mais j’ose prédire que les graines
sont ailées.
Nouvelles récoltes : Bosser 9176, Sakaraha, 2. 1956 (fl.); C. M. Hladik 55, forêt
de Marosalaza, début de la route du lac Andranolava, 8.1.1974 (fl.), « Hazota »: Humbert
28762, Isalo, W Ranohira, 800-1250 m, 2-4.1955 (fl.); Jardin Bot. Tana. 3918 ( Cours
Men-13 ), lac Alaotra (fl.); Keraudren 509, forêt du Zombitsy, Sakaraha. 3.1960 (fl.);
Service For. 46, Ankarafantsika, Boina, 1933 (fl.).
Note annexe :
Elachyptera parvifolia (Oliver) N. Hallé, comb. nov.
— Hippocratea parvifolia Oliv., Fl. Trop. Afr. 1 : 368 (1868).
— Reissantiaparvifolia (Oliv.) N. Halle, Bull. Mus. Hist. Nat. Paris 30 (5) : 466 (1958) :
Monogr. Hipp. Afr. Occid., Mém. I.F.A.N., Dakar 64 : 92 (1962).
— Hippocratea kageraensis Lœs., Wiss. Erg. Deutsch. Zentr.-Afr. Exped. 2 : 667 (1912).
— H. pygmteantha Lœs. ex Harms, Notizbl. Bot. Gart. Berlin 15 : 672 (1942), syn.
nov.; type : Mildbraed5327, Lomié, S Cameroun, fl., 22.5.1911 (HBG!).
— H. busseana Lœs., Bot. Jahrb. 34 : 105 (1934), syn. nov. ; type ; Busse970 (G!):matériel
de référence : J. B. Phipps 956, E Urungwe, S Rhodesia, 28.2.1958 (ex herb. Salisb.).
La synonymie ci-dessus englobe les nombreuses variétés et formes que
l’on peut distinguer dans cette espèce très polymorphe. L’analyse fine des
fleurs montre que les caractères du disque, des étamines, des ovaires et
de l’inflorescence éloignent cette espèce et sa vicariante malgache, E. mini-
miflora, du genre Reissantia. Au contraire tous ces caractères auxquels on
peut ajouter la texture des limbes foliaires, s'accordent à situer ces plantes
parmi les Elachyptera. Mais, fait troublant, le genre Elachyptera était
caractérisé par les graines hypertrophiées et aptères ou à aile réduite de ses
espèces de forêts denses humides. Il faut donc reconsidérer sur des bases
nouvelles le statut du genre afin d’y inclure des espèces à graines ailées de
forêts plus sèches ou même de régions presque arides. Mais nous pensons
que même ainsi, grâce à l’unité de sa morphologie florale, le genre Ela¬
chyptera ne perd rien de sa valeur. Les caractères communs avec Reissantia
sont : le même modèle de ramification dans l’inflorescence et les ovules
par deux juxtaposés dans chaque loge de l’ovaire (sauf chez une seule
espèce américaine mal connue où il y a 2-4 ovules par loge).
Nouvelle description du genre :
Fleur épanouie petite de 1,9-3,3 mm de diamètre. 5 sépales quincon-
ciaux un peu inégaux, un peu irrégulièrement denticulés. 5 sépales orbi-
culaires ou oblongs, uni- ou paucinerviés, à marges amincies entières ou
Source : MNHN, Paris
— 411
Source : MNHN, Paris
— 412 —
subdenticulées. Corolle rotacée ou semiurcéolée quinconciale, à lobes se
recouvrant latéralement et apicalement entre eux dans le bouton. Disque
petit de 0,6-0,9 mm de diamètre, cupuliforme ou urcéiforme, à niveau de la
marge atteignant en hauteur le sommet de l’ovaire ou la base du style; la
marge du disque est entière ou parfois fendue sous chaque anthère. 3 éta¬
mines petites et espacées à filet rubané étroit sur toute sa longueur, inséré
profondément à l’intérieur de la cupule à un niveau égal ou inférieur à
celui des loges de l’ovaire. 3 anthères 4-loculaires à loges horizontalement
confluentes et à fente de déhiscence transversale unique et extrorse en posi¬
tion subapicale dans le jeune bouton. Style petit, pyramidal, à lobes ter¬
minaux petits, surplombant l’étamine, parfois indistincts. Ovaire trilobé,
triloculaire, à 2 ovules juxtaposés par loge ou, par exception, 2-4 chez
E. festiva (espèce dont nous ne connaissons malheureusement pas les
fleurs). Graines ailées ou aptères. Inflorescence en cyme ou grappe decymes
à entrenœuds 4-angulaires ou 4-ailés, toujours munie de ramifications
intercalaires dans les fourches. Lianes ou arbustes sarmenteux à limbes
souvent vernissés dessus en herbier, le plus souvent grisâtre, brunâtre,
roussâtre ou noirâtre à sec mais plus rarement olivacé.
Espèce-type : Elachyptera floribunda (Benth.) A. C. Smith, du Gua¬
temala à l’Amazonie.
Autres représentants : E. festiva (Miers) A. C. Smith, Brésil; E. mi-
crantha (Camb.) A. C. Smith, Brésil et N Argentine; E. holtzii (Lœs. ex
Harms) Wilczek ex N. Hallé, du Cameroun à l’Afrique orientale; E. bipin-
densis (Lœs.) Wilczek, du Cameroun au bas Congo; E. minimiflora (H.
Perr.) N. Hallé, Madagascar; E. parvifolia (Oliv.) N. Hallé, du Mali à
l’Afrique du Sud. Une plante encore énigmatique, rapportée provisoire¬
ment à cette dernière espèce a été découverte en Mauritanie : Th. Monod
15841, 16124, 16125, Oued Oum le-Mahr, Teguel, Adrar, 3.12.1975, 9.12.
1976 (stérile : jeunes pétioles et jeunes entrenœuds micropubescents ;
limbes jaune vert à sec).
Références bibliographiques
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Source : MNHN, Paris
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28762), photo M. ChalOpin; en bas, fleurs et fruit juv. (Hladik SS), photo C. M. Hladik.
Source : MNHN, Paris
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Tardieu-Blot, M.-L., 1948. —• Hippocratéacées, in H. Humbert, Flore Générale de
l'Indochine, Suppl. 1 (7) : 812-824, 2 pl.
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Ruanda-Urundi, Bull. Jard. Bot. Bruxelles 26 (4) : 399-428, 2 pl.
Wilczek, R., 1960. — Hippocrateaceæ, FL Congo belge et du Ruanda-Urundi 9 : 133-
232, 11 pl.
Source : MNHN, Paris
LES SUBDIVISIONS DU GENRE MEMECYLON
(MELASTOMATACEÆ) EN AFRIQUE
H. Jacques-Félix
Jacques-Félix, H. — 16.06.1978. Les subdivisions du genre Memecylon (Mela-
stomataceæ) en Afrique, Adansonia , ser. 2, 17 (4) : 415-424. Paris. ISSN 0001-
804X.
Résumé : Après révision de la valeur des caractères, six sections sont proposées
dans le genre Memecylon : Mouririoidea, Polyanlhema, Afzeliana, Spathandra,
Biovidala. Slrychnoidea.
Abstract : A review of the taxonomie value of characters in Memecylon ends
in récognition of 6 sections: Mouririoidea, Polyanlhema, Afzeliana, Spathandra,
Biovidala, Slrychnoidea.
Henri Jacques-Félix, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
France.
Riche de quelque trois cents espèces des régions intertropicales de
l’Ancien Monde, le genre Memecylon reste le plus mal connu des genres de
Melastomataceæ. Ce retard tient à quelques-uns de ses caractères biolo¬
giques et morphologiques. Tout d’abord les spécimens sont souvent diffi¬
ciles à identifier du fait qu’ils proviennent d’arbres et arbustes rarement
fleuris et qu’ils sont toujours peu abondants, souvent incomplets; ensuite,
la spéciation elle-même pose des problèmes dus à la variabilité et l'impré¬
cision des espèces en rapport avec leur distribution sporadique en forêt.
Enfin, tout classement en unités infragénériques se heurte à l’uniformité
des organes floraux qui, en premier examen, ne présentent aucun caractère
distinctif primaire. La remarque de Bakhuizen van den Brink (1946,
p. 35), selon laquelle les caractères végétatifs sont, pratiquement, plus
importants que ceux des fleurs, traduit bien ce malaise.
En réalité le genre n’a jamais été étudié de façon approfondie. Depuis
la monographie de A. Cogniaux (1891), basée elle-même sur les seuls
caractères de morphologie externe, les auteurs se sont bornés, le plus
souvent, à décrire des espèces en faisant état d’affinités de circonstance
pas toujours exactes; plus rarement ils ont proposé une classification à
l’usage de flores régionales. La plus élaborée est celle de H. Perrier de la
Bâthie (1951, p. 262-263), qui a distingué sept sections pour la soixantaine
d’espèces recensées à Madagascar. Toutefois, se conformant à la pratique
la plus habituelle pour les autres Melastomataceæ, il s’est basé sur la mor¬
phologie florale, plus particulièrement sur celle des étamines. Nous ne
pensons pas que ce critère soit applicable à l’ensemble du genre et les
Source : MNHN, Paris
— 416 —
sections ainsi établies ne sont pas comparables aux nôtres 1 . Quant aux
cinq sections africaines proposées par A. Engler (1921), elles sont basées
sur des caractères variés, dont certains très sommaires, et leur composition
est très hétérogène.
Notre nouvel examen de la valeur des caractères concerne seulement
les espèces d’Afrique. Certains caractères, comme ceux de la structure
foliaire, ont fait l’objet d’une étude plus approfondie, et ceux de l’em¬
bryon sont utilisés pour la première fois. D’autres, comme ceux du pollen,
des stomates et des nombres chromosomiques, nous font encore défaut,
mais nous ne croyons pas que leur connaissance modifierait nos résultats.
CARACTÈRES DISTINCTIFS
1) Les rameaux sont souvent quadrangulaires ou bisillonnés, au
moins sur les jeunes entrenœuds; mais il s’agit d’une simple excroissance
de l'écorce, sans autre rapport avec la structure, et qui disparaît ou non
sur les entrenœuds plus âgés. Ce n’est que lorsque l’alature est bien pro¬
noncée, et qu’elle persiste sur plusieurs entrenœuds, que le caractère a une
valeur spécifique.
2) Les caractères foliaires sont de deux ordres. D'une part ceux de la
morphologie externe (malgré leur diversité fort restreinte) et ceux de la
biométrie, servent à la spéciation, ce à quoi ils sont souvent plus utiles que
les caractères floraux. D'autre part ceux de la nervation, qui sont aussi une
composante de la morphologie, interviennent en outre pour la subdivision
du genre et nous en développons l’étude dans une note distincte en pré¬
paration. Nous avons reconnu que les types de sclérites, décrits antérieure¬
ment par T. A. Rao (1957), sont également en rapport avec nos subdivisions,
et cette importante question fera aussi l’objet d’une note séparée.
3) Les caractères de l'inflorescence portent sur la pubescence, la com¬
position des cymes et leur place sur la plante. La pubescence est caracté¬
ristique de la section Spathcndrc. L’importance et la composition des
cymes tiennent aux rapports de longueur et de nombre entre les différentes
parties. La cyme bipare peut être stipitée et régulièrement ramifiée; ou bien
les axes préfloraux sont réduits ou nuis et la cyme est ombellulée; ou bien
tous les axes intermédiaires sont annulés et la cyme est ombelliforme;
ou encore c'est le stipe qui manque et on a l’apparence de plusieurs cymes
fasciculées, etc. Enfin, on peut avoir des réductions plus importantes,
avec des fleurs pédicellées directement fasciculées, ou des fleurs subsessiles
glomérulées; parfois la fleur est solitaire avec plusieurs paires de bractées
imbriquées. Les bractées sont toujours petites, souvent caduques, ou typi-
1. Il est probable que certaines des sections malgaches sont différentes de celles d'Afrique
et que les caractères utilisés par Perrier de la Bâthie se justifient comme caractères subor¬
donnés.
Source : MNHN, Paris
— 417 —
Source : MNHN, Paris
— 418 —
quement persistantes. Ces caractères, compte tenu des variabilités dues aux
conditions de croissance, sont très valables pour les espèces, moins pour les
groupes.
Les cymes peuvent se développer sur les nœuds du vieux bois, sur
les nœuds récemment défeuillés ou encore feuillés, ou être enfin sommitales
et terminales sur les nœuds les plus jeunes. Ce caractère de position est très
valable, mais nécessairement peu précis et en rapport lâche avec le milieu
habituel des espèces concernées. Ainsi, les espèces cauliflores sont presque
exclusivement forestières, tandis que celles à cymes sommitales sont plus
généralement des héliophiles.
4) L'aspect général de la fleur est plutôt homogène et les caractères
de groupe ne sont pas immédiatement évidents.
— Le calice ne recouvre normalement pas la corolle dans la pré-
floraison. Cependant, chez les espèces de la section Mouririoidea, il est
entièrement clos et se fend tardivement en quatre lobes valvaires, épais
et persistants; la chambre épigyne est profonde, avec des cloisons inter-
staminales pariétales. Chez les sections Afzeliana et Polyanthema, le calice
est court, tronqué à sinué, ou médiocrement 4-denté ou 4-lobé. En consé¬
quence l’hypanthe est plutôt étalé, avec des cloisons interstaminales épi-
gynes, membraneuses ou réduites à huit lignes fines. Par exception, chez le
M. polyanthemos, le calice membraneux recouvre la corolle et se déchire
à l’anthèse en quatre lobes plus ou moins réguliers, marcescents, puis
caducs. La chambre épigyne est donc profonde, avec les cloisons plutôt
pariétales.
Le calice est simplement 4-sinué dans la section Spathandra, alors
que les lobes sont développés et imbriqués dans la section Biovulata. Dans
les deux cas la chambre épigyne est profonde, avec des cloisons pariétales
chez la première, et pas de cloison chez la seconde.
Dans la section Slrychnoidea le limbe du calice est toujours développé,
avec quatre lobes plus ou moins incisés, tronqués ou non, imbriqués à
leur commissure. Il n’y a pas de cloisons membraneuses : le sommet de
l’ovaire est lisse ou plus ou moins cannelé: parfois ce sont les pétales
charnus qui portent l'empreinte des étamines.
Il existe donc une corrélation évidente entre la forme de l’hypantho-
calice, la position des étamines dans le bouton floral et celle des cloisons
interstaminales. Ces caractères manquent toutefois de précision: ils persistent
sur le fruit.
— La corolle offre peu de caractères. La préfloraison n’a pas été
suffisamment observée et ses caractères semblent inconstants. Normale¬
ment tordue, elle peut être diversement imbriquée dans les sections Mouri¬
rioidea et Afzeliana. La forme des pétales ne permet guère plus de distinguer
les sections; on remarque seulement, dans les sections Polyanthema et
Afzeliana , que les pétales sont généralement tronqués à la base, aussi larges,
ou plus larges que hauts et s'épanouissent mal à la floraison, alors que
Source : MNHN, Paris
— 419 —
chez d'autres sections ils sont plus ou moins onguiculés et étalés à réfléchis
lors de l’anthèse.
— En raison de leur uniformité relative, en forme et en dimension,
les étamines présentent aussi des caractères difficilement utilisables. Elles
sont généralement dolabriformes et les différences portent sur le connectif,
qui est plus ou moins divergent et plus ou moins ensellé par une glande
d’importance variable. Chez la section Polyanthema le connectif est souvent
très divergent, conique-aigu, modérément ensellé, alors que chez les repré¬
sentants de la section Afzeliana il est souvent plus trapu, plus étroitement
et profondément échancré par une glande punctiforme. Chez les trois
sections : Mouririoidea (sauf une espèce), Spathandra et Biovulata, les
étamines sont peu dolabriformes, avec un connectif court et obtus, plus ou
moins parallèle aux thèques. Quant aux différences de dimension, elles ne
peuvent être que de quelques fractions de millimètre. Ces caractères,
on le voit, sont assez flous; seule une moyenne établie sur plusieurs spéci¬
mens est significative. La glande peut être réduite et même manquer parfois
chez les représentants de la section Afzeliana. Mais cela n’est guère signi¬
ficatif, sauf chez l’unique espèce de la section Biovulata , où la réduction
de la glande est caractéristique.
— L’ovaire, normalement uniloculaire, peut présenter, avant l’anthèse,
de deux à quatre cloisons plus ou moins complètes. Pour peu apparent
qu’il soit, ce caractère permet de confirmer l’originalité de certains groupes.
Ainsi l’ovaire, dans la section Mouririoidea, est typiquement 4-loculaire,
et celui des espèces examinées de la section Strychnoidea est 2-loculaire.
— Le nombre des ovules est régulièrement de 2 dans la section Bio¬
vulata et il varie de 6 à 16 dans les autres sections; seul le chiffre moyen est
caractéristique.
5) Le fruit, par sa forme et sa constitution, est un excellent caractère
de groupe. Il est plus utile que la fleur pour reconnaître la section exacte
des espèces à feuilles « uninerviées ». Ainsi, les fruits de la section Afzeliana
sont ellipsoïdes, de teinte claire ou bleue, alors que ceux de la section
Polyanthema sont globuleux, ou transversalement ovoïdes, et de teinte
verdâtre. Dans les deux cas la couronne calicinale est tronquée, alors que
chez les fruits également globuleux de la section Mouririoidea la couronne
calicinale est manifestement 4-lobée.
Le fruit reste un excellent caractère chez les sections à feuilles « tri-
nerviées ». Chez la section Strychnoidea il est généralement plus pulpeux
que dans les groupes précédents et la couronne calicinale est toujours
développée, qu’elle soit tronquée ou 4-lobée. Si les formes globuleuses
et ellipsoïdes ne semblent pas correspondre à des groupes précis, elles ont
u ne valeur spécifique certaine. Les deux autres sections ont des fruits globu¬
leux : soit avec une couronne calicinale tronquée dans la section Spathandra,
soit avec des lobes sépalaires plaqués sur le sommet de l’ovaire chez la
seule espèce de la section Biovulata.
Source : MNHN, Paris
— 420 —
6) La graine, volumineuse et sans albumen, est formée d'un embryon,
dont nous avons reconnu récemment (Jacques-Félix, 1977) quatre formes
différentes : 1° embryon plié à cotylédons chiffonnés, commun aux sec¬
tions Mouririoidea, Polyanthema et Afzeliana; 2° embryon courbe à cotylé¬
dons repoussés à la périphérie de la graine par intrusion du tissu placen¬
taire, propre à la section Spathandra ; 3° embryon courbe à cotylédons
involutés, propre à la section Biovidata; 4° embryon courbe hétérocotylé.
de la section Strychnoidea.
On voit que le fruit, soit par sa forme seulement sur un échantillon
feuillé, soit par sa forme et sa structure s’il est isolé, permet de classer
correctement toutes les espèces dans leurs sections.
7) Nos connaissances sur les nombres chromosomiques des Meme-
cylon africains sont trop fragmentaires pour être utilisables. Rappelons
seulement que Cl. Favarger (1962) a souligné l’existence de deux nombres
bien distincts : x = 7 pour une espèce de la section Spathandra et x = 12
pour une espèce de la section Strychnoidea. Mais il semble que ce dernier
nombre se trouve aussi chez des espèces de sections diverses, dont certaines
d’Asie.
CONCLUSIONS
Le genre Memecylon n’est donc pas un taxon confus, formé de plu¬
sieurs centaines d’espèces disparates. 11 s’agit, comme pour les autres
Memecyloideæ, d’un genre peu évolué. Alors que chez les Melastomatoideæ
l’androcée des fleurs cntomophiles a subi une véritable débauche évolutive
qui fait que les étamines servent de caractères aux tribus, genres et espèces,
chez les Memecyloideæ les fleurs sont restées de petite taille et uniformes
par leur périanthe et leur androcée. Quant à l’évolution du gynécée vers
la suppression des loges ovariennes et vers la monospermie, elle n’introduit
que quelques différences peu remarquables.
Il convient donc de rechercher quels sont les caractères immédiate¬
ment infragénériques qui attestent de lignées anciennes n’ayant que peu
évolué par ailleurs. Ainsi qu’il apparaît à notre tableau, ce sont les caractères
foliaires et ceux de l’embryon qui semblent les plus aptes à l’établissement
d’une classification générale du genre. Les derniers surtout, par leur nature
même et leur netteté, désignent manifestement des subdivisions de premier
ordre. Les caractères du gynécée, nombre de loges et nombre d’ovules,
conduisent ensuite à distinguer des groupes de moindre importance. Les
formes corrélatives de l’hypantho-calice et du fruit sont très intéressantes,
mais assez floues; elles nous permettent de dégager un dernier groupe et
d’en confirmer les autres. Nous aboutissons ainsi à six sections dont la
valeur relative apparaît bien dans notre tableau. Nous aurions pu n'en
proposer que trois, voire trois sous-genres, avec des groupes subordonnés:
mais il nous a paru plus judicieux de distinguer des sections homogènes
et indépendantes, auxquelles il est plus commode de se référer directement.
Source : MNHN, Paris
— 421 —
Tableau de concordance des caractères
Aucune de nos sections ne nous paraît conforme à la section Memecy-
lon, que caractérise le M. capitellatum L. de Sri Lanka (Ceylan), espèce-
type du genre. Plusieurs des espèces africaines de la section Afzeliana s’en
rapprochent nettement par le type de nervation foliaire. C’est ainsi que
l’une d’elles, M. virescens Hook. f., se trouve rapprochée du M. capitellatum
dans la clé dichotomique de A. Cogniaux (1891, p. 1142). L’embryon
et les sclérites étant du même type, la seule différence est celle de la forme
du fruit : ellipsoïde à calice tronqué chez la section Afzeliana , globuleuse
à calice lobé chez M. capitellatum. Quant à la section Polyanthema, elle s’en
distingue également par le détail de la nervation et le calice. Mais il est
évident que nos sections Polyanthema, Afzeliana et, éventuellement Mouri-
rioidea, seraient à regrouper dans un sous-genre Memecylon si l’ensemble
du genre était subdivisé à ce niveau.
Bien qu’il ne soit pas de notre propos de rechercher les affinités de
chacune de nos sections avec les autres genres de Memecyloideæ, précisons
que le nom de Mouririoidea a été donné à l’une d'elles en raison de quelques
uns de ses caractères qui la rapprochent du genre Mouriri.
Source : MNHN, Paris
— 422 —
Clé abrégée des sections
1. Feuille « uninerviée » : les convergentes admarginales et obscures, ou
abmarginales et nettement connectées-arquées dès la base avec les
transversales et non comparables à la médiane; embryon longuement
hypocotyié, cotylédons foliacés.
2. Fruit globuleux, souvent verdâtre.
3. Calice épais avec 4 lobes valvaires; ovaire 4-loculaire; fruit avec
4 lobes calicinaux . 1. sect. Mouririoidea
3'. Calice tronqué ou lobes membraneux; ovaire 1-loculaire; fruit avec
couronne calicinale tronquée . 2. sect. Polyanthema
2'. Fruit ellipsoïde à oblong, souvent blanchâtre puis bleu, avec couronne
calicinale tronquée, souvent large . 3. sect. Afzeliana
1'. Feuille « trinerviée » : les convergentes abmarginales, non connectées-
arquées à la base et peu différentes de la médiane; embryon à hypo-
cotyle court ou nul; cotylédons foliacés ou charnus.
4. Cyme pubescente; fruit globuleux avec couronne calicinale tronquée;
embryon périphérique, cotylédons foliacés. 4. sect. Spathandra
4'. Cyme non pubescente.
5. Ovaire 2-ovulé; fruit globuleux avec lobes calicinaux appliqués
sur l'ovaire; embryon à cotylédons foliacés involutés... 5. sect. Biovulata
5'. Ovaire pluriovulé; fruit globuleux à ellipsoïde, avec limbe du calice
tronqué ou lobé; embryon avec un seul gros cotylédon charnu,
l’autre rudimentaire. 6. sect. Strychnoidea
1. sect. Mouririoidea Jac.-Fél., sect. nov.
— Memecylon sect. Polyanthema Engl., Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 768 (1921), p.p.
Nervatio foliorum nervo mediano præeminenli, al iis obscuris; nervis transversalibus
demis, ad marginem jugatis cum convergentibus ; hypanthium cupuliforme, septis inter-
staminalibus parietalibus ; calycis lobi tarde fissi, valvati, crassi; antherx connectivum
crassum, raro valde production ; ovarium 4-loculare, 4-8-ovulatum ; fructus glohosus, viri-
dulus demum hrunneus, interdum 2-seminalis ; embryo plicatus, hypocotylo longo, cotyle-
donibus foliaceis conduplicatis.
Species typica : Memecylon lateriflorum (G. Don) Bremek.
2. sect. Polyanthema Engl.
Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 768 (1921).
-—- Memecylon sect. Obtusifolia Engl. Le. : 769 (1921).
— M. sect. Cautiflora Engl., l.c.
Feuille avec nervure médiane prédominante, les autres obscures;
nervures transversales connectées près de la marge avec les convergentes;
hypanthe souvent patériforme, cloisons interstaminales épigynes, rarement
pariétales, généralement membraneuses; connectif de l’anthère normale¬
ment conique-aigu; ovaire 1-loculaire, 6-12-ovulé; fruit globuleux, ver¬
dâtre puis brunâtre; embryon plié, hypocotyié long, cotylédons foliacés,
condupliqués.
Espèce-type : Memecylon polyanthemos Hook. f.
Source : MNHN, Paris
— 423 —
3. sect. Afzeliana Jac.-Fél., sect. nov.
■— Memecylon sect. Polyanthema Engl., Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 768 (1921), p.p.
Nervatio foliorum nervo mediano præeminenti, aliis obscuris; nervis Iransversalibus
ad marginem jugatis cum convergentibus ; vel transversale et convergentibus plus minusve
conspicuis, ab margine arcuatim jugatis ; hypanthium sape pateriforme, septis interstamina-
libus epigynis, plerumque membranaceis ; calycis Iimbus brevis, membranaceus, integer vel
breviter 4-loba tus; antheræ connectivum produc tum , sæpe lunatum; ovarium 1-loculare,
6-12-ovulatum; fructus ellipsoideus, albido-viridis, demum cteruleus; embryo pl ica tus,
hypocotylo longo, cotyledonibus foliaceis conduplicatis.
Species typica : Memecylon afzelii G. Don.
4. sect. Spathandra (Guill. & Perr.) Cogn.
Mon. Phan. 7, Melast. : 1131 (1891).
— Spathandra Guill. & Perr., Fl. Senegamb. Tent. 1 : 313 (1833).
— Memecylon sect. Strychnoidea Engl., Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 764 (1921), p.p.
Feuille manifestement trinerviée; hypanthe cupuliforme, cloisons
interstaminales pariétales; limbe du calice 4-sinué; connectif de l’anthère
seulement épaissi ou faiblement prolongé; ovaire 1-loculaire, environ
8-ovulé; fruit globuleux, verdâtre puis brunâtre, parfois avec deux graines;
embryon périphérique, hypocotyle court, cotylédons foliacés, hémisphé¬
riques.
Espèce-type : Memecylon blakeoides G. Don.
5. sect. Biovulata Jac.-Fél., sect. nov.
— Memecylon sect. Strychnoidea Engl., Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 764 (1921), p.p.
Nervatio foliorum manifeste 3-nervis; cymæ ramosæ ftoribus sessilibus cum bracteis
persistentibus ; hypanthium cupuliforme, sine septis interstaminalibus ; calycis lobi ovati,
ante anlhesin imbricati ; antheræ connectivum paulo productum ; ovarium 1-loculare, 2-ovu-
latum ; Stylus stigmate discoideo ; fructus globosus, brunneus ; embryo curvatus, hypocotylo
brevi, cotyledonibus foliaceis involutis.
Species typica : Memecylon barteri Hook. f.
6. sect. Strychnoidea Engl.
Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 764 (1921).
Feuille manifestement trinerviée; hypanthe souvent patériforme, sans
cloisons interstaminales membraneuses; lobes du calice ovales ou tronqués,
imbriqués avant l’anthèse; connectif de l’anthère prolongé; ovaire 2-locu-
Source : MNHN, Paris
— 424 —
laire (toujours?), 6-12-ovulé; fruit globuleux ou ellipsoïde, souvent pulpeux,
noir violacé; embryon à radicule courte, un cotylédon charnu, l'autre
rudimentaire.
Espèce-type : Memecylon cinnamomoides G. Don.
Bibliographie
Bakhuizen van den Brink, R. C., 1946. — A Contribution to the Knowledge of the
Melastomataceæ occuring in the Malay Archipelago especially in the Netherlands
East Indies, Recueil trav. bot. néerland. 40 : 1-391.
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Favarger, Cl., 1962. — Nouvelles recherches cytologiques sur les Mélastomatacées,
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Jacques-Félix, H., 1977. — La graine et l’embryon chez les Memecylon (Mélastoma¬
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Perrier de la Bâthie, H., 1951. — Mélastomacées, Fl. Madagascar et Comores 153 :
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Source : MNHN, Paris
ESSAI SUR LA GÉOGRAPHIE FORESTIÈRE
DU GABON
G. Caballé
Caballé, G. — 16.06.1978. Essai sur la géographie forestière du Gabon, Adan-
sonia, ser. 2, 17 (4) : 425-440. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Sous une apparente homogénéité d'ensemble, la composition floristique
majeure de la forêt dense gabonaise, telle qu'elle ressort en particulier de l’exploi¬
tation des inventaires forestiers, révèle, dans le détail, d'importantes variations
quantitatives, véritables gradients phytogéographiques. Sur la base de ces varia¬
tions, des types floristiques régionaux, regroupés en trois zones géographiques
(littorale, centrale et orientale), sont définis, puis décrits et commentés. Le cas
des unités azonales est examiné à part.
Abstract : Despite an overall homogeneous look, the main components of
Gaboon rain forests, as deduced from forestry countings, show definite quanti¬
tative variations representing true phytogeographical clines. Régional floristic
patterns, corresponding to three géographie zones (Coast, Central, Eastern)
are defined and discussed. A spécial point is made of the non-zonal floristic
entitiés.
Guy Caballé, Département de Biologie, Université du Gabon, B.P. 911, Libreville,
République Gabonaise.
INTRODUCTION
La forêt du Gabon s'étend sur près de 23 millions d’hectares (85 %
de la surface totale du pays). Elle constitue la partie méridionale d’un
ensemble forestier beaucoup plus vaste, centré sur l’Équateur, et s’étirant
depuis la Guinée au Nord jusqu'au Zaïre au Sud-Est. A titre indicatif,
mentionnons que les forêts ombrophiles, dont elle fait partie, couvrent
dans le monde entier 250 millions d’hectares.
Considérée sous un angle chorologique, la forêt dense gabonaise
appartient à la Région gui néo-congolaise et aux Domaines camerouno-
gabonais, pour sa partie littorale, et camerouno-congolo-gabonais, pour
sa partie intérieure ou continentale. De plus, elle présente des liens de
parenté transocéaniques, certes ténus mais bien réels, avec son homologue
d’Amérique (Aubréville, 1959, 1969; Letouzey, 1968, 1969; Letouzey
& N. Halle, 1974).
Cette forêt, qui forme un bloc compact à l’échelle du pays, est dans
presque toute son étendue géographique une forêt dense humide semper-
virente de basse et moyenne altitude. Cependant son caractère semper-
virent va en s'atténuant à l’intérieur du pays, au fur et à mesure qu’on
s’éloigne de la côte. Certainement faut-il en rechercher les causes profondes
dans la diminution des précipitations qui s'observe avec la continentalité
Source : MNHN, Paris
— 426 —
Fig. 1. — Spectres d'abondance des ramilles et sous-familles.
des terres. Toutefois ces changements progressifs ne se conjuguent pas au
point de donner, dans les confins frontaliers, un autre type de forêt. Néan¬
moins les espèces à feuillage caduc y sont représentées, certaines même étant
très abondantes comme Terminalia superba ( limba ). Ainsi, la forêt de
ces contrées n'est plus tout à fait sempervirente. C’est déjà une forêt de
transition vers la forêt semi-caducifoliée du Cameroun et du Congo voisins
(Letouzey, 1968; Normand, 1971; Gloriod, 1974).
COMPOSITION FLORISTIQUE MAJEURE
Cette détérioration progressive du caractère sempervirent de la forêt
dense gabonaise se manifeste en particulier au niveau de la composition
floristique majeure, bien que les Légumineuses et surtout les Césalpinioïdées,
de par leur abondance à peu près généralisée, tendent à la masquer.
A partir de la documentation existante (inventaires forestiers notam¬
ment), il a été possible par intégration des données numériques de réaliser
une synthèse générale sur la base du découpage géographique suivant :
« Bassin sédimentaire côtier (zone littorale) », dont l’exploitation forestière
remonte à plus d’un demi-siècle, « Reliefs et plateaux de l’intérieur (zone
centrale) » en cours d’exploitation, et « Plateaux de l’intérieur (zone orien¬
tale) », non encore exploités.
Des résultats obtenus (fig. 1-3), il ressort que seul un petit nombre
de familles et sous-familles (fig. 1) regroupent l’essentiel des individus,
quelle que soit la portion du territoire examinée. Les Légumineuses arrivent
largement en tête avec respectivement, d’Ouest en Est, pour les trois zones
Source : MNHN, Paris
— 427 —
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Fig. 2. — Histogrammes d'abondance des espèces de première grandeur.
considérées : 27,8 %, 43,4 %, et 44,4 % des individus ; les Césalpinioïdées
font à elles seules : 21,6 %, 35,0 % et 26,7 %. Le pourcentage des autres
familles représentées diminue ou augmente d’Ouest en Est. Ainsi les Bursc-
racées, Irvingiacées et Olacacées diminuent :
— Burséracées : 15,3, 12,3 et 4,2 %,
Source : MNHN, Paris
— 428 —
— Irvingiacées : 14,6, 4,1 et 2,6 %,
— Olacacées : 7,3, 3,3 et 2,4 %,
tandis que les Mimosoïdées et Papilionoïdées augmentent :
— Mimosoïdées : 4,6, 6,1 et 14,6 %,
— Papilionoïdées : 1,6, 2,3 et 3,1 %.
Quant aux Myristicacées, elles atteignent avec près de 22 % des indi¬
vidus dans le centre du pays leur meilleure représentation. La forêt dense
gabonaise est donc caractérisée par une grande homogénéité d’ensemble
puisque un petit nombre de familles et sous-familles regroupent, quelle que
soit la zone étudiée, près de 75 % des individus. Cependant, prise séparément,
chaque famille et sous-famille voit son importance fluctuer à travers le
pays et ce de manière régulière. Ces variations progressives, pour la plupart
orientées selon un axe Ouest-Est, sont autant de gradients.
Au niveau spécifique deux synthèses sont présentées. La première
(fig. 2) porte sur les espèces de première grandeur (diam. > 60 cm), la se¬
conde (fig. 3) sur les espèces de deuxième grandeur (60 cm > diam. > 20 cm).
Cette dernière ne concerne que les zones centrale et orientale. Le but
recherché ici est la caractérisation de chaque zone par un groupe d’espèces
aussi réduit en nombre que possible. La prise en compte des abondances
numériques permet d’y parvenir en sélectionnant les espèces qui font les
meilleurs scores.
Les listes des espèces de diamètre supérieur à 60 cm (fig. 2) démontrent
tout d’abord qu’il n’existe pas d’espèces vraiment dominantes. Mis à part
Scyphocephalium ochocoa (sorro) dans la zone centrale, aucune autre
espèce ne dépasse 10 % des individus. Par contre, seulement 11 espèces
dans la zone littorale, 12 dans la zone centrale et une vingtaine dans la
zone orientale totalisent 50 % environ des individus. Eu égard à la richesse
de la flore forestière ces nombres sont faibles. En conséquence, à défaut
d’espèces dominantes, la forêt du Gabon comporte des espèces abondantes.
En outre, on constate que de la zone littorale à la zone orientale les
listes successives, bien que rassemblant un même nombre d'espèces (15),
représentent de moins en moins d’individus : 59,7 %, 56,1 % et 45,2 %.
Tout se passe comme si le nombre d’espèces abondantes diminuait avec
l’éloignement à la côte. Pour l’instant nous laisserons ce phénomène sans
explication car la connaissance du milieu forestier est trop incomplète
dans de nombreux domaines pour tenter d’y apporter une réponse.
Ces listes, vues sous l’angle spécifique, confirment elles aussi la grande
homogénéité floristique d’ensemble de la forêt, en particulier la prédomi¬
nance des Légumineuses-Césalpinioïdées. Cependant chaque zone montre
un particularisme marqué. Par exemple, la forêt de la zone littorale connaît
une abondance unique en Irvingiacées avec trois espèces sur quinze et
Sacoglottis gabonensis ( ozouga ), Scylopetalum klaineanum ( odzikouna ) et
Lophira alata ( azobé ) y atteignent des abondances non retrouvées ailleurs.
La forêt de la zone centrale est, plus encore que les deux autres, le domaine
Source : MNHN, Paris
— 429 —
.T
Fig. 3. ■— Histogramme d'abondance des espèces de deuxième grandeur.
des Césalpinioïdées et Myristicacées avec onze espèces sur quinze. Quant
à la forêt de la zone orientale, elle montre des changements qualitatifs
et quantitatifs nombreux : les abondances numériques des espèces sont
faibles et la composition floristique majeure est profondément modifiée,
surtout à cause de l'apparition de nouvelles familles représentées par
cinq espèces. Les Mimosoïdées et Césalpinioïdées, avec trois espèces cha¬
cune, gardent cependant la tête.
Les listes des espèces de diamètre compris entre 20 et 60 cm (fig. 3),
établies pour deux zones sur trois (les données étant trop fragmentaires
dans la troisième), corroborent, dans leur ensemble, les résultats obtenus
avec les espèces de première grandeur, en particulier que la forêt de la zone
centrale est dominée par les Césalpinioïdées et Myristicacées (9 espèces
sur 15). Quant à la forêt de la zone orientale, elle apparaît désormais bien
plus ouverte qu’auparavant puisque, pour quinze espèces, neuf familles
sont figurées.
Ce travail de synthèse, dont nous venons de présenter les grandes
lignes, a fait l’objet ensuite, moyennant quelques aménagements, d’une
application cartographique : carte des formations végétales du Gabon
à l’échelle de 1 : 2 000 000 (Fontes & Caballé, 1977) 1 , in Atlas du Gabon.
Pour la circonstance, des types floristiques plus restreints, regroupés par
grands secteurs géographiques de forêt, ont été définis, puis commentés;
le cas des unités azonales a été considéré à part.
1. Seule la couverture forestière est reproduite ici après réduction (fig. 4).
Source : MNHN, Paris
— 430 —
FORÊT DENSE HUMIDE SEMPERVIRENTE DU BASSIN SÉD1MENTAIRE
CÔTIER (ZONE LITTORALE)
C’est la forêt la plus anciennement connue du Gabon. C’est aussi
celle qui a été exploitée la première (forêt de la première zone des forestiers).
Elle couvre en totalité la façade maritime du pays (l’Estuaire, le Moyen-
Ogooué jusqu'à N’Djolé, l’Ogooué Maritime et la N’Gounié en partie)
et épouse assez étroitement le contour du bassin sédimentaire côtier. Sa
limite continentale suit la ligne des premières pentes des Monts de Cristal
et du Massif de Chaillu. Au Sud, elle prend la Nyanga en écharpe jusqu'à
la côte.
C’est la forêt la plus arrosée du Gabon : en moyenne plus de 2 m
d’eau par an, sa frange nord recevant même plus de 3 m (Cocobeach et sa
région). Elle a donc un caractère ombrophile très marqué.
Sa partie la plus maritime, premier type floristique défini, a la forme
d’un losange ayant pour grand axe Pointe Pongara-Mayumba et petit
axe Cap Lopez-Lambaréné. D'une superficie égale à environ 2 millions
d’hectares, cette forêt littorale a pour caractéristique floristique essentielle,
mis à part Aucoumea klaineana {okoumé), le Sacoglotiis gabonensis {ozouga).
Cette dernière espèce est l’unique représentant africain du genre Saco-
glottis et de la famille des Humiriacées qui prend toute son extension en
Amérique tropicale. Erismadelphus exsul (angoa ), qui vit souvent en sa
compagnie, mais qui s’étend beaucoup plus à l’intérieur des terres, est
aussi le seul représentant en Afrique de la famille des Vochysiacées. D’autres
espèces, comme Swartzia fistuloides (oken) ou des Heisteria, témoignent
également des liens de parenté existant entre les flores forestières équa¬
toriales des deux continents. Cette forêt littorale peut donc être considérée
comme une formation relique à affinités sud-américaines, survivance
contemporaine d’un monde végétal pantropical ancestral. Cette formation
côtière très particulière, de composition relativement constante et originale,
est bien differente des autres forêts du Gabon.
Le deuxième type reconnu dans le bassin sédimentaire côtier est celui
à okoumé, Desbordesia glaucescens {alep) et Dacryodes buettneri ( ozigo ).
Il occupe tout l’arrière du littoral (Estuaire, Moyen-Ogooué et N’Gounié
inférieure) sur environ 1 600 000 ha. Le passage de cet ype au précédent se
fait par l’intermédiaire d’une forêt mixte dont la superficie est évaluée à
750 000 ha.
Dans le cadre des relations sol-végétation, on peut noter que quelque¬
fois les forêts sur sables se présentent sous la forme de vieilles forêts peu
modifiées, alors que celles sur sols argileux ont des aspects plus juvéniles.
Ces derniers plus riches et d’accès plus facile auraient connu dans le passé
une mise en valeur forestière et agricole plus forte que les sols sableux.
De plus, le modelé du terrain a joué un rôle primordial dans le choix des
zones à exploiter. Les premiers « passages » ont touché les terrains plats;
les passages actuels, aux mêmes endroits, touchent des terrains plus acci¬
dentés. Si bien que dans certains secteurs la forêt n’est vraiment intacte
Source : MNHN, Paris
4. — Types floristiques régionaux.
Source : MNHN, Paris
— 432 —
que dans les bas-fonds. Cela revêt une importance capitale pour la com¬
préhension de l’évolution actuelle de cette forêt qui est, dans son ensemble,
assez largement remaniée.
FORÊT DENSE HUMIDE SEMPERVIRENTE DES RELIEFS ET PLATEAUX
DE L'INTÉRIEUR (ZONE CENTRALE)
La forêt de l’intérieur à okoumé comprend deux types floristiques
principaux :
— Desbordesia glaucescens ( alep ), Dacryodes buettneri (ozigo) et Mono-
pelalanlhus spp. (andoungs).
— Paraberlinia bifoliolata ( béli ), Scyphocephalium ochocoa ( sorro ), Pycnan-
thus angolensis ( ilomba ) et Pentaclethra eetveldeana ( engona).
Le premier type identifié est celui des « Montagnes gabonaises »
(Monts de Cristal et Massif de Chaillu moins sa partie Sud au-delà d'un
axe Mimongo-Lébamba). Il s’apparente au type côtier à Aucoumea-Des-
bordesia-Dacryodes qu’il prolonge et auquel il emprunte deux espèces.
On aurait pu ne pas le distinguer de ce dernier; mais la plus grande fréquence
des Césalpinoïdées, la présence d’un substrat différent (socle cristallin) et
d'un relief montagneux forment un ensemble de caractères qui lui sont
propres et qui justifie, à notre avis, un classement séparé. Cette forêt qui
s’étend en gros sur 3 millions d’ha prend la forme d’une bande large de
60 à 100 km, parallèle à la côte, qui traverse, du Nord au Sud, leWoleu
N’Tem méridional, les confins orientaux de l’Estuaire et du Moyen-Ogooué,
la N’Gounié sur presque toute son étendue.
Le deuxième type qui fait immédiatement suite vers l’Est au précédent,
et qui occupe une position centrale à l’intérieur du Gabon, accuse un
changement floristique très net. Les espèces qui le caractérisent, à l’excep¬
tion de l’okoumé, vont constituer désormais un fond floristique commun
à toutes les forêts de l’Est. Toutefois, quelques espèces, comme Paraberlinia
bifoliolata (béli), montrent des abondances numériques assez exceptionnelles
qu'elles n’atteindront plus jamais dans le reste du pays, du moins sur
des surfaces aussi grandes. Cette forêt est limitée au Nord dans leWoleu
N'Tem, près d'Oyem, par une vaste zone de forêts « secondaires » centrée
sur l’axe routier Bitam-Oyem-Mitzic-N’Djolé. Puis, elle traverse le Sud de
l’Ogooué-Ivindo (région d’Ovan et Booué) et s’étend ensuite plus largement
dans I'Ogooué-Lolo. Dans cette province, elle est coupée en deux par un
cordon de forêts secondaires au niveau de l’axe routier Koulamoutou-
Lastoursville-Okondja, faisant ainsi le pendant à celui du Nord. Enfin,
au Sud-Est, elle vient s'arrêter au contact des steppes des plateaux Batékés.
On peut estimer sa superficie à 4,5 millions d’ha. Ce type floristique est
un des plus vastes de la forêt dense gabonaise. Il termine la deuxième zone
des forestiers et l’okoumé y atteint la limite continentale de son aire de
répartition.
Les forêts de l’intérieur à okoumé sont exploitées par de grosses
Source : MNHN, Paris
— 433 —
sociétés. C'est surtout entre N’Djolé et Booué que sont implantées la plu¬
part d’entre elles. Jusqu'à présent les forestiers se sont peu attaqués aux
secteurs accidentés, bien que les plus nombreux. Aussi ces forêts conservent
encore de nos jours un cachet naturel très marqué. Mais pour combien
de temps? Le Transgabonais, entré dans sa phase de construction active,
traversera demain ces régions...
L’okoumé atteint dans cette zone les avancées extrêmes de son aire
de répartition. Cette disparition brutale de l'okoumé au-delà suscite encore
de nos jours des commentaires et interprétations divers. Pour les uns,
l’extension actuelle de l'espèce n'est pas stabilisée. L'observation, en bor¬
dure des pistes de l'installation rapide, après défrichements ou abandons
des cultures, de jeunes peuplements d’okoumé, le prouve. Les défriche¬
ments constitueraient, en quelque sorte, de véritables couloirs de propaga¬
tion. Alors comment expliquer que la limite actuelle de l’okoumé apparaisse,
bien que sinueuse, assez régulière? Pour les autres, c’est le climat qui déter¬
minerait cette répartition en agissant comme un facteur limitant. En effet,
au-delà de la limite, la pluviométrie accuse une baisse générale assez sen¬
sible (moins de 1750 mm d'eau en moyenne par an) et le régime pluvio-
métrique présente un changement saisonnier fondamental : l'individualisa¬
tion très nette d’une « petite saison sèche » en janvier-février qui corres¬
pond à la période de fructification de l'espèce. Les graines qui perdent
rapidement leur pouvoir germinatif ne pourraient pas franchir ce cap.
Cette explication pourrait valoir d’ailleurs pour d’autres espèces. Comme
c’est souvent le cas en écologie chaque thèse détient probablement sa part
de vérité. Aussi nous garderons-nous bien de rejeter l’une ou l'autre et de
conclure.
Dans la Nyanga et le Sud du Chaillu l’okoumé devient plus rare.
Il arrive à manquer par endroits. Cependant pour ne pas fractionner son
aire de répartition nous l’avons conservé, mais endernier rang, dans l’indicatif
floristique de cette forêt ( Scyphocephalium ochocoa (sorro), Pycnanlhus
angolensis ( ilomba ), Terminalia superba (limba) et Aucoumea klaineana
(okoumé). Par contre Terminalia superba, espèce caractéristique des forêts
semi-caducifoliées, est assez fréquente. Deux hypothèses peuvent être
avancées : si l’okoumé était bien représenté dans la forêt primitive de ce
secteur, sa quasi-absence actuelle indique donc qu’il a été exploité. Pour¬
quoi alors ne s’est-il pas réinstallé depuis? A cause du climat qui règne
dans cette région. En effet, la Nyanga, et en particulier la région de Tchi-
banga, présente un des climats les moins arrosés du Gabon (peut-être
même le moins), avec individualisation d’une « grande saison sèche » de
quatre mois en moyenne par an. Ces conditions climatiques sont d’ailleurs
très critiques pour l’existence même d’une forêt dense sempervirente.
L’okoumé moins vigoureux dans les limites de son aire de répartition, ne
surmonterait pas ce lourd handicap hydrique. L'autre thèse, plus simple,
est la suivante : la forêt actuelle, dans sa composition floristique majeure,
est à peu de chose près identique à celle qui existait naguère. Quelle que
soit son origine profonde, cette forêt a donc dans sa forme sempervirente
une existence assez précaire.
Source : MNHN, Paris
— 434 —
FORÊT DENSE DES PLATEAUX DE L’INTÉRIEUR (ZONE ORIENTALE)
Deux types essentiels de forêt sont distingués :
— Une forêt dense humide sempervirente à Scyphocephalium ochocoa
(sorro) et Pycnanthus angolensis (ilomba) avec Pentaclethra eelveldeana
(engona), Celtis spp., Gilletiodendron pierreanum (m'banégué ) et Gilber-
tiodendron dewevrei ( limbali ).
— Une forêt dense à tendance semi-caducifoliée à Pycnanthus angolensis
(ilomba), Pentaclethra eelveldeana (engona), Terminalia superba (limba)
et Triplochiton sclero.xylon (obéché ou ayous).
Ces deux types se partagent le territoire de façon très disproportionnée
puisque le premier couvre environ 4,5 millions d’hectares alors que le second,
relégué dans l'extrême Nord-Est du Woleu N’Tem et de l’Ogooué-Ivindo,
s'étend à peine sur 750 000 ha. Outre ces deux provinces, dans le Sud,
le premier type traverse l’Ogooué-Lolo et le Haut-Ogooué.
Ces forêts sont celles des plateaux du Nord-Est du Gabon dont l’alti¬
tude n’atteint guère plus de 600 à 700 m. Toutefois, çà et là, quelques
massifs de roches éruptives ou ferrugineuses, ne dépassant pas 1000 m,
viennent rompre la monotonie de ces paysages, en particulier dans les
confins frontaliers avec le Congo et le Cameroun (exemples : massif de
Boka-Boka, mont de Bengoué, montagnes de Bélinga).
L’okoumé disparaît de ces forêts, mais elle n’est pas la seule espèce.
D'autres se raréfient ou deviennent absentes. D'Ouest en Est on peut citer:
Scytopetalum klaineanum (odzikouna), Hexalobus crispiflorus(owui), Hyloden-
dron gabunense (m'vana), Desbordesia glaucescens (alep) et Scyphocephalium
ochocoa (sorro). A l’inverse, des espèces apparaissent pour la première
fois, voire même deviennent abondantes par places : Triplochiton sclero-
xylon (obéché ou ayous), Terminalia superba (limba), Pteleopsis hylodendron
(n'ka) et Milletia laurentii (wengé). Parmi les autres espèces rencontrées
il convient de mentionner Scorodophloeus zenkeri (n'signa) et Gilbertio-
dendron dewevrei (limbali), qui sont des dominantes locales dans la forêt
voisine de la cuvette congolaise.
Ces changements floristiques transposés au niveau des familles et
sous-familles sont encore plus frappants. Nous avons déjà vu que les
Burséracées, Irvingiacées et Olacacées atteignent dans l’Est leur plus faible
représentation quantitative, alors que, au contraire, les Mimosoïdées et
les Papilionoïdées y sont par comparaison au plus fort de leur représenta¬
tion. Les familles des Sterculiacées et des Ulmacées, jusqu’alors pratique¬
ment absentes, paraissent désormais en assez bon rang dans les listes.
En conclusion, si la forêt littorale et celle de la zone centrale ont des
affinités certaines avec une forêt atlantique développée plus au Nord tout
autour de la baie du Biafra, la forêt de la zone orientale s’apparente plus à
celle du Congo voisin. Sans aucun doute, dans cette région du Gabon,
s’interpénétrent deux grands domaines floristiques distincts, un atlan-
Source : MNHN, Paris
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tique qui s’achève, l’autre continental qui commence. Cette flore nouvelle
ne se maintient en place que parce qu’elle y trouve des conditions favorables
à son développement. Le climat, à ce titre, semble jouer un rôle déterminant.
Il est moins chaud et moins pluvieux que dans tout le reste du Gabon.
Les précipitations moyennes annuelles sont inférieures à 1750 mm et
faiblissent de plus en plus vers l’Est. Au Nord d'une ligne Minvoul-Minkébé-
Mékambo le seuil « fatidique » des 1500 mm est même franchi; sans pour
autant voir la forêt disparaître!
Conjointement le caractère caducifolié de ces forêts s’accentue. Mais
il n'atteint jamais une ampleur suffisante pour qu’il soit possible de parler
franchement de forêts semi-caducifoliées. La caducité ne concerne pas des
stations entières dans la forêt mais seulement quelques espèces. D’ailleurs,
ces espèces perdent leurs feuilles de manière irrégulière, probablement
pas tous les ans et sans date fixe 1 . Outre Terminalia superba et Triplochiton
scleroxylon, nous mentionnerons comme autres espèces à feuillage caduc :
Entandrophragma candollei ( kosipo ), Staudtia gabonensis ( niooé ), Cellis spp.,
Baillonella toxisperma (moabi ), etc.
On peut se poser la question, comme nous l’avons fait à propos de la
forêt du Sud à Terminalia et Aucoumea, de l’origine exacte de cette forêt.
Nous venons de voir qu’une explication climatique peut apporter la réponse
à cette question. Mais ici aussi il est bien difficile de ne pas évoquer l’action
de l’homme sur la forêt. Le Woleu N’Tem connaît de longue date une
occupation humaine assez forte, une des plus fortes d’ailleurs du Gabon.
En outre, cette province a joué un rôle important lors des migrations
anciennes en tant que déversoir et lieu de passage. L’autre route d’entrée
au Gabon par le Nord suivait un axe constitué par l’Ivindo etl’Ogooué.
Lors de leur passage les populations défrichaient et cultivaient la forêt.
Une flore nouvelle a donc pu être introduite à la faveur de ces défriche¬
ments et suivre leur progression vers le Sud-Ouest. Nos connaissances
actuelles ne nous permettent pas hélas! de préciser la part prise par cette
flore « rapportée » dans le paysage forestier de ces contrées. Selon toute
vraisemblance, il nous paraît peu probable qu’elle en constitue aujourd’hui
l’élément essentiel ou prépondérant. N’oublions pas que la forêt est un
milieu très fermé peu favorable à l’introduction d’espèces nouvelles, à
moins que l’homme par son action sur de vastes étendues en bouleverse
les mécanismes intimes. Seules donc des opérations de déforestation de
grande envergure sont susceptibles de justifier dans le Woleu N’Tem la
thèse d’une flore forestière d’origine anthropique; thèse peu soutenable
dans le cadre d’une activité agricole autarcique exercée par une population
de tout temps concentrée le long des grands axes.
Ces forêts sont celles de la 3 e zone des forestiers. Sans okoumé et
d'un coût d’exploitation très élevé à cause de leur éloignement, elles ont été
délaissées jusqu’à présent. Dans un proche avenir, vers 1980, le terminus
du Transgabonais, Bélinga, devrait être atteint et alors le démarrage des
I. Des éludes générales sur la phénologie sont en cours et devraient, sous peu, apporter
des indications précises sur ce sujet.
Source : MNHN, Paris
— 436 —
premières exploitations forestières pourra être entrepris. Malgré ces fac¬
teurs favorables, la mise en valeur de ces forêts restera subordonnée à une
promotion de:; bois divers, non encore définitivement acquise et effective
sur le marché international des bois.
UNITÉS AZONALES
1. Plantations, jachères, brousses et forêts secondaires
La diversité physionomique de ces formations n'est pas de prime abord
de nature à justifier un tel regroupement. Mais si l'ensemble est vu sous un
angle dynamique il apparaît alors cohérent, puisque ses composants relèvent
d’un même processus évolutif de retour à la forêt après abandon des cultures
— on parle aussi de chronoséquence. Cette unité cartographique retrace
donc l’histoire, vécue ici à travers la végétation, de tout un mode de vie
qui est encore de nos jours une force vive dans le pays.
Les contraintes d’échelle inhérentes à toute représentation carto¬
graphique font que cette unité ne ressort qu’à des endroits bien localisés
du territoire. Il va de soi que si l’on avait choisi une échelle de représentation
beaucoup plus grande, toute ville, tout village, montrerait dans ses alentours
immédiats une unité semblable.
L’unité ainsi définie apparaît morcelée sur la carte. On la rencontre
çà et là dans le bassin sédimentaire côtier (entre la baie de la Mondah et
Kango, en amont de Lambaréné flanquant l'Ogooué, autour de la lagune
de Fernan Vaz et à Fougamou) et à l’intérieur du pays, où elle constitue des
ensembles beaucoup plus vastes, en général de forme étirée et presque
toujours orientés selon les axes routiers :
— au Nord, traversant de part en part le Woleu N’Tem, avec pour
axe Bitam-Oyem-Mitzic-Lalara-Booué et une bretelle vers Médouneu:
— au Centre, à travers l’Ogooué-Ivindo, avec pour axe Mékambo-
Makokou-Ovan (cet ensemble est fractionné à l'inverse des deux autres);
— au Sud, dans le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Lolo, la Ngounié et la
Nyanga, centré sur un axe passant par Okondja-Lastoursville-Koula-
moutou-Mimongo-N’Dendé-Mouila-Tchibanga-Mayumba.
On peut estimer sa superficie totale à environ 3 millions d’hectares.
Ces formations végétales traduisent les stades évolutifs progressifs du
retour à la forêt après abandon des cultures. Par conséquent, elles indiquent
aussi la localisation géographique des zones les plus cultivées du Gabon
et, partant, des concentrations humaines les plus fortes. Toutefois, aujour¬
d’hui, on peut les qualifier d’historiques dans la mesure où elles ne reflètent
plus qu'un mode d’occupation des terres sur le point de disparaître.
Les pratiques agricoles en usage au Gabon ressortent d’un système
Source : MNHN, Paris
— 437 —
dit itinérant sur brûlis. Ce système se retrouve dans d'autres pays sous des
latitudes comparables. Par nature, ces pratiques s’exercent sur de vastes
étendues. Au Gabon, la surface nourricière moyenne pour une famille est
estimée à 4 ha par an. L'entretien des plantations, lourde tâche en milieu
équatorial, oblige le paysan à faire de fréquents va-et-vient entre la maison
et le champ. D'où la nécessité d'avoir des champs peu éloignés du lieu d'habi¬
tation et d’accès facile. Les bords des routes et les berges des cours d’eau
réunissent les conditions requises.
Bananier, manioc, taro, igname, arachide et patate douce constituent
l’essentiel des plantes cultivées pour la consommation familiale de base.
D’autres comme la canne à sucre ou le maïs ont un rôle d'appoint. Les
cultures d'exportation comme le cacao et le café sont peu importantes,
mais dans certaines régions elles prennent une part substantielle dans l’acti¬
vité agricole, au Woleu N’Tem par exemple.
Les champs, de petites dimensions, présentent souvent plusieurs
plantes cultivées en association. En outre, ils sont plus ou moins arborés.
En général les gros arbres sont respectés parce qu'ils sont difficiles à abattre,
protégés par tradition culturelle (exemples : Desbordesia glaucescens ou
alep , Piptadeniastrum africanum ou dabéma et Ceiba pentandra ou fromager),
ou bien encore conservés parce que leurs fruits sont comestibles (exemples :
Irvingia gabonensis ou andok et Coula eduüs ou ehoumeu). Les cultures
vivrières du type café et cacao se pratiquent même sous couvert arbustif et
arborescent assez dense. Le flamboyant de brousse ( Erythrina mildbraedii)
et Rauvolfia vomitoria peuvent prendre dans ce couvert une place intéres¬
sante en tant que plantes d'ombrage. Cette présence d'arbres et d’arbustes
dans les cultures est importante; une fois la plantation abandonnée, ces
arbres pourront immédiatement se réensemencer et ouvrir la voie à un
retour plus rapide vers la forêt. Le terme de l'évolution qualifiée de
progressive naturelle, dans le cas où l'homme n’intervient plus, sera la
forêt.
Si la forêt se reconstitue il n’est pas du tout sûr qu’elle retrouve sa
composition floristique première. Nous avons déjà vu que ces défrichements
forment, d'une manière générale, des sortes de couloir de migration pour
des espèces allogènes ou, seulement, des terres vierges offertes à des espèces
héliophiles ou à grand pouvoir envahissant, qu’elles soient forestières
comme l’okoumé ou le limba ou non comme le parasolier (Musanga cecro-
pioides). Reste à savoir maintenant quelles sont les répercussions profondes
de ces modifications dans la forêt naturelle voisine...
Enfin pour terminer signalons que les dernières études réalisées au
Gabon par des ethnologues ont mis en relief quelques zones inhabitées
ou très peu peuplées, donc susceptibles d'être couvertes par des forêts
naturelles intactes :
— le Nord du Chaillu jusqu'à l’Ogooué,
— la frontière de l'Ogooué-lvindo et du Woleu N’Tem, en dehors
de la zone d’influence Makokou-Mékambo,
— le Sud de Médouneu,
Source : MNHN, Paris
— 438 —
— la réserve de Wonga-Wongué,
— le Nord-Ouest d’Okondja,
— le Nord-Ouest de Sette Cama.
2. Forêt inondée et marécageuse
Sur la carte cette forêt n’apparaît qu’à l'état très disséminé, aux anti¬
podes mêmes du pays : ici et là dans l’Ogooué Maritime et le Moyen-
Ogooué, en bordure du cours inférieur de ï'Ogooué, faisant suite parfois
à un mince cordon de mangrove, et dans le Nord-Est, à la frontière du Gabon
et du Cameroun, d’une part, et du Gabon et du Congo, d’autre part.
Cependant c’est dans le Nord-Est qu’elle s’étend le plus en formant
l'avancée méridionale d’un ensemble beaucoup plus vaste qui prend toute
son extension au Congo. D’une manière générale, il n’est pas facile d’en
délimiter le contour puisque sa superficie varie dans l'espace et dans le temps,
compte tenu de l’alternance des périodes d’étiage et des hautes eaux, sous
la dépendance directe du régime climatique général.
La composition floristique de cette forêt s’individualise bien par
rapport à celle des autres forêts du Gabon. Mais elle n’est pas suffisamment
connue pour qu'il soit possible d’exposer toutes les nuances floristiques
que l’on y remarque, pourtant nombreuses, depuis les bords des eaux
libres jusqu’aux premières pentes des versants en passant par les thalwegs.
Néanmoins deux grands groupes peuvent être séparés selon le degré d’abon¬
dance des raphias.
Les forêts inondées ou marécageuses sans raphia sont sempervirentes,
pas très hautes, avec quelques gros arbres émergeant au-dessus de la voûte.
Curieusement les arbres à contreforts ne sont pas plus nombreux qu’ailleurs,
ceux à racines aériennes et à pneumatophores y sont plus fréquents. Ces
forêts possèdent un fond floristique original. Parmi les espèces qui le
constituent signalons d’abord quelques caractéristiques : Hallea ciliata
( bahia ) qui est de loin la plus abondante, Nauclea pobeguinii ( aloma ), Ber-
linia bracleosa (ébiara ), Microberlinia brazzavillensis ( zingana ), Haplormosia
monophylla ( idewa ), Lecomtedoxa nogo (nogo), Sindora klaineana (n go m),
ces quatre dernières surtout dans l’Ouest, Irvingia grandifolia (olène),
Guibourtia demeusei (ébana), etc. D’autres, non spécifiques, sont assei
fréquentes, telles que : Syzygium spp., Cleislopholis glauca et C. païens,
Garcinia spp., Anthostema aubryanum ( assongho ), Carapa klaineana et
C. procera, Xylopia spp., Uapaca spp. (rikios ), etc. Par ailleurs on y trouve
généralement une flore ptéridologique assez riche avec en particulier des
fougères arborescentes : Cyalhea camerooniana et C. manniana. Notons
aussi quelques espèces ubiquistes : Gilbertiodendron dewevrei ( limbali ),
Erythrophleum ivorense ( tali), Xylopia staudtii, etc. Enfin, étant donné
que les premiers défrichements ont touché les berges des cours d’eau,
quelques espèces de ces forêts sont considérées comme de bonnes indica¬
trices des végétations secondaires.
L’autre type de forêt marécageuse ou inondée regroupe toutes les
Source : MNHN, Paris
— 439 —
Raphiales. Elles peuvent être plus ou moins pures, mélangées à des arbres
et arbustes, exemple : Alstonia congensis (émien ). Dans quelquescasextrêmes,
elles forment presque entièrement le sous-bois des forêts riveraines. Avec
ces dernières, elles festonnent les lits des cours d'eau de couloirs plus ou
moins larges, et apportent à ces paysages rivulaires une note de diversité.
Citons comme espèces caractéristiques : Raphia cf. laureniii et R. hookeri,
Sclerosperma mannii, Eremospatha spp. et Aneistrophyllum spp., tous repré¬
sentants de la famille des Palmacées. Nous mentionnerons enfin que les
Raphiales jouent un rôle non négligeable dans l’activité rurale du pays.
Les Palmiers-raphia fournissent des matériaux précieux pour la construction
des toitures, palissades, paniers, nasses, etc.
Cette esquisse phytogéographique de la forêt dense gabonaise se veut être un essai
et rien d'autre. De plus, elle est forcément partielle puisque seuls les arbres ont été pris
en considération. D'autres éléments tels les lianes, les plantes du sous-bois etc., seraient
à intégrer dans une approche plus globale. En outre, elle a été entreprise, avant toute
autre considération, pour satisfaire un besoin (publication d'un Atlas). Sans moyen pour
le réaliser, nous avons fait largement appel à la documentation existante. L'apport des
derniers inventaires forestiers s'est avéré, sur ce point, capital. Néanmoins les options
prises n'engagent que la responsabilité de l’auteur.
Enfin, nous sommes parfaitement conscient que procéder dans un tel milieu à des
découpages, même s’ils sont faits en toute rigueur, présente inéluctablement un caractère
artificiel.
Nous exprimons nos remerciements les plus sincères au D r R. Letouzey du Muséum
National d'Histoire Naturelle de Paris, qui a bien voulu corriger notre manuscrit et nous
faire profiter, à cette occasion, de sa grande compétence et de son expérience.
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Saint-Aubin (de). G., 1961. — Aperçu sur la forêt du Gabon, Bois et Forêts des Tropiques
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Schnell, R., 1970-1977. — Introduction à la phytogéographie des pays tropicaux, Gauthier-
Villars, Paris, 4 vol.
Source : MNHN, Paris
A PROPOS DU GENRE ELÆOCARPUS
EN NOUVELLE-CALÉDONIE
C. Tirel
Tirel, C. — 16.06.1978. A propos du genre Elæocarpus en Nouvelle-
Calédonie, Adansonia, ser. 2, 17 (4) : 441-454. Paris. ISSN 0001-8C4X.
Résumé : Définition des 7 groupes dans lesquels l'auteur répartit les 32 espèces
néo-calédoniennes du genre Elæocarpus. Description des espèces nouvelles :
E. weibeliana, E. margarelæ, E. biflorus et E. bullaliis.
Abstract : Délimitation of 7 supraspecific entities within New Caledonian
Elæocarpus ; description of the new species, E. weibeliana, E. margarelæ, E. biflorus
and E. bullatus.
Christiane Tirel, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
Plus de 500 espèces ont déjà été décrites au sein du genre Elæocarpus;
bien que plusieurs synonymies soient à établir, le nombre des espèces reste
très élevé et la classification impose un morcellement du genre. Localement
les espèces se regroupent souvent en entités bien caractérisées mais le
taux élevé de l’endémisme, combiné à l’extraordinaire complexité des
relations interspécifiques rend délicate l’utilisation des sections établies
pour des espèces de territoires éloignés. Ainsi n'avons-nous pas pu reprendre,
en ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie, la plupart des sections conçues
par Schlechter (modifiées et complétées par A. C. Smith) pour classer
les espèces de Nouvelle-Guinée. Nous retenons les 3 sections créées par
Brongniart & Gris (dont une que nous scindons en deux) auxquelles nous
ajoutons 3 nouveaux groupes. Sur les 32 espèces reconnues en Nouvelle-
Calédonie, 2 seulement existent hors de ce territoire : E. sphæricus (Gaertner)
K. Schum. à vaste répartition géographique et E. hortensis Guill.; cette
dernière décrite sur du matériel des Nouvelles-Hébrides a été identifiée
parmi les récentes récoltes néo-calédoniennes de H. S. MacKee.
Nous proposons donc pour les espèces de Nouvelle-Calédonie du
genre Elæocarpus, les 7 groupes suivants :
Groupe I (section Dicera Brongniart & Gris, p.p.. Bull. Soc. Bot. Fr.
8 : 201 (1861).
Fleurs présentant constamment 15 étamines (PI. I, /); toujours 5-mères.
Ovaire biloculaire; 4 ovules par loge chez toutes les espèces sauf E. bau-
douinii Brongn. & Gris, dont l’ovaire contient parfois 6 ovules par loge.
Fleurs de 3-6 mm, campanulées. Fruits de 0,8-2 cm: endocarpe à surface
finement verruqueuse-échinulée.
Source : MNHN, Paris
— 442 —
E. rotundifolius Brongn. & Gris, E. haudouinii Brongn. & Gris, E.
seringii Montr., E. spathulatus Brongn. & Gris, E. alaternoides Brongn.
& Gris, E. oreogena Schltr., E. pulchellus Brongn. & Gris, E. vaccinioides
Brongn. & Gris, E. coumbouiensis Guill.
Groupe II (section Dicera Brongniart & Gris, p.p.. Le.).
Fleurs présentant 25-30 étamines (PI. 1,2); toujours 5-mères. Ovaire
biloculaire; 6 ovules par loge. Fleurs de 5-8 mm, campanulées. Fruits
de 1,5-2 cm; endocarpe finement verruqueux-échinulé.
E. nodosus Baker f., E. vieillardii Brongn. & Gris, E. lecardii Guill.
Groupe III
17-35 étamines dans les fleurs 5-mères (exceptionnellement quelques
fleurs 4-mères possèdent moins de 15 étamines). Ovaire biloculaire; 2 ovules
par loge. Fleurs de 2-4 mm, en coupe plus large que haute; boutons sub¬
sphériques. Fruit de 1,5-2 cm; endocarpe finement verruqueux-échinulé.
E. dognyensis Guill., E. toninensis Baker f.
Groupe IV
24-30 (32) étamines; fleurs 5-mères. Ovaire biloculaire, 2 ou 4 ovules
par loge; anthères longuement caudées. Fleurs d’environ 1 cm. Fruit ellip¬
soïde; diamètre longitudinal de 3,5 cm en moyenne; surface de l'endo¬
carpe presque lisse ou fortement alvéolée-muriquée.
E. kaalensis Dâniker, E. weibeliana Tirel.
Groupe un peu artificiel. L’ornementation de l’endocarpe de E. weibe¬
liana diffère de celle de toutes les autres espèces néo-calédoniennes.
Groupe V (= section Ganilrus Brongniart & Gris, Bull. Soc. Bot. Fr.
8 : 202 (1861).
— Ptilanthus Schlechter, Bot. Jahrb. 54 : 121 (1916).
30-50 étamines; fleurs 5-mères. Ovaire à 4-5 loges contenant chacune
4 ou 6 ovules. Pétales Iaciniés. Fruit sphérique; noyau à 4-5 fentes de
germination et surface verruqueuse.
E. sphæricus (Gaertner) K. Schum.
Groupe VI
30-50 étamines (PI. 1,3); fleurs 4 ou 5-mères suivant les espèces. Ovaire
à 2-5 loges contenant 6 ou 8 ovules. Pétales relativement grands, 1,4-3 cm,
lobés, glabres ou presque extérieurement. Fruits ellipsoïdes ou ovoïdes,
de 3-4 cm; noyau de forme variable et caractéristique suivant les espèces,
à surface presque lisse. Feuilles à peine sinuées sur les bords.
E. ovigerus Brongn. & Gris, E. leratii Schltr., E. brachypodus Guill.,
E. comptonii Baker f., E. hortensis Guill., E. margarelæ Tirel.
Source : MNHN, Paris
— 443 —
PI. I. —- Coupes transversales de boutons montrant la disposition des étamines dans 4 des
7 groupes distingués : 1. Elæocarpus alaternoides, faisceaux de 2 étamines complètement
enveloppés par les pétales x 25. groupe I; 2, E. lecardii. faisceaux de 5 étamines séparés
par les pétales fortement indupliqués mais non enveloppants x 30. groupe II ; 3, E. hor-
tensis, 30-50 étamines réparties en 4 faisceaux séparés par les pétales fortement indupli¬
qués x 7, groupe VI; 4, E. guillainii. étamines extrêmement nombreuses, pétales à peine
indupliqués x 7, groupe VII.
E. hortensis Guill. a été rangé dans la section Oreocarpus Schlechter
par A. C. Smith mais nous ne sommes pas certaine de l’équivalence de cette
section avec notre groupe VI. En particulier le critère choisi par Smith
portant sur la glabrescence de l’ovaire ne peut être retenu (ovaire très
velu chez E. comptonii).
Source ; MNHN, Paris
— 444 —
Groupe VII (= section Monocera Brongniart & Gris, Bull. Soc. Bot.
Fr. 8 : 201 (1861).
— Papuanthus Schlechter, Bot. Jahrb. 54 : 130 (1916).
(40) 50-125 étamines hirsutes; fleurs 4 ou 5-mères dans la même
espèce. Ovaire biloculaire contenant 6 ou 8 ovules par loge. Fleurs de
(0,3-) 0,8-5 cm ; pétales présentant un dense revêtement soyeux extérieure¬
ment. Fruits ellipsoïdes ou ovoïdes de 2-4 cm; endocarpe presque lisse.
E. geminiflorus Brongn. & Gris, E. guillainii Vieill., E. gummalus
Guill., E. speciosus Brongn. & Gris, E. caslanæfolius Guill., E. yaleensis
Guill., E. colnetlianus Guill., E. biflorus Tirel, E. bullatus Tirel.
Dans ce groupe, les fruits renferment un noyau fusiforme à ovoïde
et à surface à peine rugueuse, qui ne diffère guère d’une espèce à l'autre:
la présence d’un tel noyau chez E. bullatus, dont les fleurs sont inconnues,
nous a amené à l’inclure dans ce dernier groupe.
Dans le cadre de la réalisation de la Flore de la Nouvelle-Calédonie,
l'étude de l'abondant matériel se rapportant au genre Elæocarpus nous a
permis d’identifier 4 nouvelles espèces dont nous donnons ici la description.
Elæocarpus weibeliana Tirel, sp. nov. 1
Arbor gemmis resinosis. Folia coriacea, pagina superiore atrovirentia, pagina inferiore
indumento denso sericeo argenteo obtecta: lamina 4-23 X 3-12 cm, oblongo-obovala,
apice rotundo vei emarginato, basi acuta, marginibus minime serra lis; nervi secundarii
8-14-jugi ; nervuli reticulati in sicco ut raque pagina conspicui ; petiolus 3-7 cm longus,
pubescens.
Racemi densi I5-30-flori, seu in axiilis foliorum apice ramorum confertorum seu in
partibus nuper defoiiatis, 8-12 cm iongi : pedicelli ca. 0,5 cm longi, sericeo-argentei ; sepaia 5
extra sericea, 7 mm longa ; petala 5, allia, membranacea, 9 mm longa usque tertiam superio-
rem vei mediam partem laciniata. utraque pagina glabra, quodque intus tuber medianum
gerens ; stamina 24-28, puberula, antliera filamentum subtequante, labio exteriore longe
caudato; ovarium dense sericeum, loculis 2, quoque ovula 4 continens.
Drapa ellipsoidea ca. 3,5 X 2,5 cm ; cpicarpium coriaceum, in vivo flavovirens vei
sordide rubrum, in sicco lateriticum; mesocarpittm pulposum; nux profonde alveolato-
echinulata, semen unicum continens.
Type : MacKee 24352, Mt Koghi près de l'Ermitage, ait. 500 m, fl. sept, (holo-, P!).
Arbre de 8-10 m ou plus, à écorce brune presque lisse. Ramilles glabres-
centes; bourgeons résineux.
Feuilles en touffe au sommet des rameaux, coriaces, épaisses, sur le
frais vert foncé brillant au-dessus, vert pâle argenté en dessous, sur le sec
très décolorées; limbe de 4-23 x 3-12 cm, oblong-obové, sommet arrondi
ou émarginé, base aiguë, marge faiblement serretée, face supérieure d’abord
finement soyeuse puis glabrescente, face inférieure à dense revêtement
soyeux-argenté. Nervures secondaires 8-14 paires, espacées de 0,8-2 cm,
I. Espèce dédiée à Raymond Weibel, Conservateur honoraire de l'Herbier de Genève
et éminent spécialiste du genre Elæocarpus.
Source : MNHN, Paris
— 445 —
PI. 2. — Elseocarpus weibeliana Tirel : 1, rameau florifère x 2/3; 2, inflorescence en boulon
x 2/3; 3, fleur dont 3 sépales et 2 pétai ss ont été enlevés x 4; 4, sépale, face interne 4:
S, pétale, face interne x 4; 6, étamine x 8; 7, pistil x 4: 8, coupe longitudinale de l'ovaire
x 8; 9, coupe transversale de l'ovaire x 8; 10, fruit x 2/3; 11, coupe transversale du
fruit x 2/3; 12, noyau vu de profil et de face x 2/3 (1,3-9, MacKee 24352 ; 2, MacKee
29734 ; 10-12, MacKee 26133).
Source : MNHN, Paris
— 446 —
fines mais très proéminentes en-dessous, un peu arquées, à bifurcation
très nette avant la marge; dense réseau de nervilles aux mailles polygonales
visible sur le sec des deux côtés. Pétiole long de 3-7 cm, pubescent, plat
au-dessus.
Inflorescences partant à l’aisselle des feuilles ou dans les parties récem¬
ment défeuillées, dressées, très fleuries (15-30 fleurs); axes couverts de poils
soyeux, longs de 8-12 cm; pédicelles soyeux-argenté, longs de 0,5 cm
environ. Boutons soyeux-argenté, étroitement ovoïdes à sommet pointu;
pétales fortement involutés. Fleurs dressées ou pendantes, dont la corolle
blanche dépasse nettement le calice. Sépales 5, lancéolés longs de 7 mm,
carénés et pubérulents à l’intérieur. Pétales 5, membraneux, obtriangulaires,
longs de 9 mm, laciniés sur le 1 /3 ou la moitié supérieurs (8-12 segments),
entièrement glabres des deux côtés, intérieurement protubérance médiane
bien marquée. Étamines 24-28, inserrées tout à la base de l'ovaire, longues
de 5 mm environ; anthères et filets sensiblement de même dimension,
finement pubescents; lèvre extérieure de l’anthère longuement caudée
(appendice de plus de 1 mm). Disque charnu à 5 lobes bien différenciés,
chacun d’eux présentant 2 bosses séparées par une crête bifurquée vers
le bas. Ovaire ovoïde couvert de poils denses et soyeux; style subulé dépas¬
sant nettement les étamines, glabre dans la partie supérieure; 2 loges
contenant chacune 4 ovules bisériés.
Infrutescences portant 2-4 fruits sur des pédicelles dressés et épaissis;
drupe ellipsoïde de 3,5 X 2,5 cm environ; épicarpe coriace de couleur
jaune-verdâtre ou rouge terne sur le frais, rouge brique sur le sec; méso¬
carpe pulpeux; noyau à surface fortement alvéolée-muriquée, pourvu de
2 arêtes latérales (sur lesquelles apparaissent les fentes de germination
localisées au milieu des loges); une seule graine; embryon droit 1 . — PI. 2.
Cette espèce par son feuillage et l’allure de ses inflorescences ressemble
beaucoup à E. kaalensis Dàniker; mais cette dernière présente d’autres
caractères très différents comme les pétales dentés rouge vif, le pistil presque
glabre et le noyau du fruit à peine rugueux.
Matériel étudié : Bernardi 9505, Mt Dzumac, ait. 900-950 m, fr. juil.; MacKee
12920, crête entre le Mt Dzumac et le Mt Ouin, ait. 950 m, fr. juil. ; 23757, Pouébo,
Ouangati, ait. 800-900 m, fr. mai; 24352 (type); 26133, Mt Koghi, au-dessus de l'ermitage,
ait. 500 m, fr. déc. ; 29734, R. Bleue de Yaté, ait. 150 m, bt., fr. fév. ; Pancher s.n., Mt Koghi.
ait. 400 m, fr.; Schmid 689, Mt Dzumac, versant Ouinné, ait. 600-700 m, fl., fr. juil.
Elæocarpus margaretæ Tirel, sp. nov. 2
Arbor ca. 10 m alla gemmis resinosis. Folia coriacea, utraque pagina atrorirentia :
lamina 10-20 X 4-9 cm, obovata, apice obtusa, basi acuta, marginibus sinuata, utraque
pagina giabra ; nervi secundarii 7-11-jugi ; nervuli reticulati in sicco utraque pagina conspi-
cui; petiolus 2,5-5 cm longus, glaber.
1. Le deuxième type d'embryon existant dans le genre, à cotylédons recourbés, n'a été
trouvé dans aucune des espèces de Nouvelle-Calédonie.
2. Espèce dédiée à Margaret MacKee, épouse et fidèle collaboratrice de l'un des meilleurs
connaisseurs de la flore néo-calédonienne.
Source : MNHN, Paris
— 447 —
Racemi taxi, 3-10-flori, in axillis foliorum apice ramorum confertorum, 4-8 cm longi;
pedicelli longissimi 2,5-3,5 cm glabri ; sepala 4, J 3 mm longa, extra glabra ; petala 4,14 mm
longa, intus et extra glabra præter marginem inferne minutissime pilosa, in parte mediana
haud incrassata, dentibus 5-7 brevibus æquilongis; stamina 29-39, scabra, filamento quam
antheram paulo breviore, antheræ labio exteriore acuminato ; pistillitm glabrum; ovarium
(2)3-4-loculare, loculis quibusque ovula 8 continentibus.
Drapa obovoidea, ca. 4 x 2,5 cm ; epicarpium in vivo cæruleum, in sicco flavidum ;
mesocarpium carnosum; nux (2) 3-4-gona apice rotundata, basi acuta, faciebus sublævibus,
semen unicum continens.
Type : MacKee 16120, Mt Kaala, base ouest, ait. 10 m., fi. déc. (holo-, P!).
Arbre haut de 10 m environ à écorce brun clair et lisse. Rameaux
glabres; bourgeons résineux.
Feuilles en touffe tout au sommet des rameaux, coriaces, épaisses, sur
le frais vert foncé des deux côtés; limbe de 10-20 x 4-9 cm, obové, sommet
obtus et base aiguë, marges à sinuosités très espacées, glabre sur les deux
faces. Nervures secondaires 7-11 paires, relativement espacées (jusqu’à
3 cm) un peu saillantes à la face inférieure, presque rectilignes sauf au
niveau des fines arches d’anastomoses situées très près des bords; nervures
tertiaires en échelle; réseau de nervilles bien visible sur le sec des deux côtés.
Pétiole long de 2,5-5 cm, glabre, de section subcylindrique.
Grappes lâches pendantes à l’aisselle des feuilles, comportant 3-10
fleurs; axes glabres longs de 4-8 cm; pédicelles très longs (proportionnelle¬
ment à la fleur) 2,5-3,5 cm, s'élargissant progressivement vers le haut.
Boutons glabres, oblongs à sommet obtus; pétales un peu involutés. A
l’anthèse, fleurs blanches pendantes dont la corolle dépasse légèrement le
calice (de la longueur des dents). Sépales 4, longs de 13 mm, intérieurement
velutineux et carénés, un peu épaissis sur les bords. Pétales 4, finement
charnus, longs de 14 mm, relativement larges et peu évasés au sommet,
glabres des deux côtés à l’exception de quelques poils minuscules à la partie
inférieure des marges, non épaissis dans la partie médiane; 5-7 dents
courtes, simples et régulières, hautes de 3 mm environ. Étamines 29-39,
insérées sur le petit disque, longues de 10-11 mm, scabres; filet légèrement
plus court que l’anthère à lèvre extérieure acuminée. Disque à 8 lobes peu
accentués. Pistil entièrement glabre, style subulé à 2-4 lignes de suture
bien visibles dès la base, dépassant un peu les étamines; ovaire globuleux
sillonné extérieurement; (2) 3-4 loges contenant chacune 8 ovules bisériés.
Drupe obovoïde généralement mucronée au sommet, de 4 x 2,5 cm
environ; épicarpe de couleur bleue à maturité, ponctué et jaunâtre sur le
sec; mésocarpe charnu peu abondant; gros noyau arrondi au sommet,
pointu à la base, à surface presque lisse; (2) 3-4 fentes de germination
partant des extrémités; une seule graine. — PL 3.
Par les feuilles et les inflorescences, E. margarelæ est très voisine de
E. leratii, mais chez cette dernière nous n’avons jamais observé de fleurs
4-mères, les pétales sont plus longs et plus étroits et les fentes de germi¬
nation, dont le nombre peut s’élever à 5, apparaissent sur des arêtes plus
saillantes.
Source : MNHN, Paris
— 448 —
Une seule autre espèce, E. hortensis Guill., présente des fleurs toujours
4-mères; par ses feuilles un peu gaufrées, ses fleurs à pétales offrant une
forte protubérance pubescente et ses fruits bleu-vif, il est facile de la diffé¬
rencier de E. margarelæ.
Matériel étudié : MacKee 15256, Mt Kaala, base ouest, ait. 10 m, fr. juif; 16120
(type).
Elæocarpus biflorus Tirel, sp. nov.
Frutex gemmis resinosis. Folia coriacea atrovirentia et nitida in vivo, glabra vel
glabrescentia ; lamina 5-7 X 2-3 cm, elliptica vel ieviter obovata, apice mucronata, basi
acuta usque attenuata, marginibus serruiatis basi excepta ; nervi secondarii 8-10-jugi, sat
longe a marginibus anastomosantes, nervuli reticulati tenui, pagina inferiore in sicco cons-
picui; petiolus 1,5 cm longus, giaber vel Ieviter pubescens.
Flores in axillis foliorum apice ramorum confertorum geminati. Inflorescentiæ axis
brevis ca. 1 cm longus, glabrescens, cujus ab apice oriuntur duo pedicelli 2-5 cm longi.
Flores cupulares latiores quam alti; sepala 5, ta. 3 mm longa, extra argenteo-tomentosa,
intus sericea ; petala 5, 3 mm longa extra dense villosa, intus glabra, dentibus 3-6 irregu-
laribus; stamina ca. 40, dense hirsuta, antheris longe caudatis, filamento brevi; ovarium
dense villosum ; loculi 2.
Drupa ellipsoidea 2 X 1,2 cm ; epicarpium et mesocarpium coriacea ; nux fusiformis
fere lævis.
Type : MacKee 25746, contrefort est du Mt Aoupinié, ait. 700-900 m, bt., fr. nov.
(holo-, P!).
Arbuste haut de 4 m environ; ramilles grêles et glabres; bourgeons
résineux.
Feuilles groupées vers l’extrémité des rameaux, coriaces, sur le frais
vert foncé et brillantes au-dessus, vert clair en-dessous, sur le sec faces
concolores. Limbe de 5-7 x 2-3 cm, elliptique à légèrement obové, sommet
brusquement et très brièvement acuminé, base aiguë à atténuée, bords
régulièrement serretés presque jusqu’à la base, face supérieure glabre ou
pileuse, face inférieure glabre ou garnie de poils minuscules apprimés.
Nervures secondaires nombreuses, 8-10 paires, peu espacées (0,5 cm en
moyenne) à peine arquées, planes ou à peine saillantes à la face inférieure;
arches d’anastomoses assez loin des marges; réseau de nervilles discernable
à la face inférieure, très petites mailles polygonales. Pétiole long de 1,5 cm
environ, glabre ou légèrement pubescent à la partie supérieure, plat au-
dessus.
Inflorescences à l'aisselle des feuilles, très courtes (longues d’environ
1 cm) réduites à 2 fleurs; axe trapu, glabrescent; pédicelles géminés de
2-5 mm. Boutons globuleux à dense revêtement argenté. Fleurs dressées,
en coupe plus large que haute; sépales 5, charnus, longs de 3 mm environ,
extérieurement couverts de poils denses et relativement courts, intérieu¬
rement carénés et longuement soyeux; pétales 5, à préfloraison valvaire
à peine indupliquée, aussi larges que hauts, extérieurement couverts de
poils longs et très denses, intérieurement glabres ou presque, à peine épaissis
Source : MNHN, Paris
— 449 —
p| 3. — Klæocarpus margaretæ Tirel : 1, rameau florifère x 2/3; 2, fleur dont 1 sépale et
2 pétales ont été enlevés x 2; 3, sépale, face interne x 2; 4, pétale, face interne X 2;
5, étamine de profil et de face x 3; 6,6', coupes transversales d'ovaire x 3; 7, fruit x 2/3;
8, noyaux x 2/3; 9, coupe transversale du fruit x 2/3. (1-6', MacKee 16120; 7-9, MacKee
15256).
Source : MNHN, Paris
— 450 —
dans la partie médiane; 3-6 dents irrégulières atteignant la moitié de la
hauteur des pétales dans le bouton. Environ 40 étamines garnies ventra-
lement et dorsalement de longs poils hirsutes très denses; anthères très
étroites à lèvre extérieure caudée (appendice glabre de 0,5 mm environ);
filet nettement plus court que l’anthère. Ovaire ovoïde couvert de poils
raides et denses; 2 styles glabres, unis à la base, libres dans la partie supé¬
rieure; 2 loges.
Infrutescences portant 2 fruits (ou un seul par avortement) situées à
quelque distance du sommet des ramilles où apparaissent déjà les boutons.
Drupe ellipsoïde de 2 X 1,2 cm; épicarpe et mésocarpe coriaces; noyau
fusiforme à surface à peine rugueuse, présentant 2 fentes de germination,
une seule graine. — PI. 4.
Ne disposant que de deux boutons, nous ne pouvons pour l’instant
préciser le nombre des ovules. Nous n’avons pas vu de disque, ce qui doit
tenir également à la trop grande jeunesse des fleurs disséquées.
Par l'allure de son feuillage, la taille réduite et la forme globuleuse
de ses fleurs, cette espèce semble très proche de E. dognyensis Guill. du
groupe III; mais le dense revêtement soyeux des pétales, l’abondance des
poils hirsutes couvrant les étamines, l’ornementation très estompée de
l’endocarpe situent sans conteste E. biflorus dans un groupe bien différent :
la section Monocera (Groupe VII). Les autres espèces de ce groupe pré¬
sentent toutes, en Nouvelle-Calédonie, des fleurs de taille égale ou générale¬
ment supérieure à 0,8 cm. Notons que la disposition géminée des fleurs si
caractéristique chez E. biflorus ne se retrouve que chez E. geminiflorus qui
est l’espèce néo-calédonienne présentant les plus longs pétales (jusqu’à
5 cm).
Elæocarpus bullatus Tirel, sp. nov.
Arbor 7-12 m alla gemmis resinosis. Folia chartacea, inter nervos secundarios bullata,
marginibus in sicco valde révolu lis; lamina 5-9 x 2-5 cm, elliptica, apice basique obtuso-
rotunda, margine tenuissime sinuata, utraque pagina glabra ; nervi secundarii 7-10-jugi,
petiolus 1-3 cm longus, glaber.
Inflorescentia in axillis foliorum erecta. Flores 5-meri; ovarium biloculare.
Infrutescentia 2-8 cm longa; pedicelli ca. 1 cm longi, dense argenteo-sericei. Drupa
ellipsoidea 2 X 1,2 cm; epicarpium tenue, in vivo rubro-violaceum vel cyaneum; meso-
carpium carnosum ; nux fusiformis, sublævis, semen unicum continens.
Type : Hürlimann 1998, Ignambi, pente ouest, route de Gomen, ait. 1020 m, fr.
sept, (holo-, P!; iso-. G!).
Arbre haut de 7-12 m à écorce brun clair un peu rude. Rameaux
glabres, bourgeons résineux.
Feuilles généralement groupées au sommet des ramilles, chartacées,
sur le frais vert foncé et brillantes à la face supérieure, vert clair à la face
inférieure, sur le sec brun-rougeâtre très foncé en dessous; limbe de
5-9 x 2-5 cm, elliptique, obtus au sommet, subarrondi à la base, à marges
Source : MNHN, Paris
— 451 —
PI. 4. — Elæocarpus biflorus Tirel : 1, rameau portant boutons et fruits x 2/3: 2, détail du
bord du limbe, face inférieure; 3, sépale, face interne x 6; 4, pétale, face interne x 6;
5, pétale, face externe x 6; 6, étamine de profil x 12; 7, pistil x 12; 8 , noyau x I ( MacKee
25746). — E. dognyensis Guill. : 10, rameau florifère x 2/3; 11, fleur dont 2 sépales et
3 pétales ont été enlevés x 6; 12, pétale, face interne x 6; 13, pétale, face externe x 6;
14, étamine de face x 10; 15, coupe longitudinale du pistil x 8; 16, rameau fructifère
x 2/3; 17, noyau x I (10. Vieillard 2212; 11, 12, 14. 15, MacKee 17664; 13, 16, 17,
MacKee 15717).
Source ; MNHN, Paris
— 452 —
très faiblement sinuées et généralement fortement révolutées sur le sec,
gaufré entre les nervures secondaires, glabre sur les 2 faces. Nervures
secondaires en creux au-dessus, saillantes en dessous, espacées de 0,6-
1,5 cm, rectilignes; réseau de nervilles très fin à peine discernable sur le
sec. Pétiole long de 1-3 cm, glabre, de section semi-circulaire.
Inflorescences dressées à l’aisselle des feuilles. Fleurs 5-mères. Ovaire
biloculaire.
Infrutescences longues de 2-8 cm portant 1-4 fruits; pédicelles recou¬
verts d’un dense revêtement soyeux-argenté, longs de 1 cm environ. Drupe
ellipsoïde de 2 x 1,2 cm; épicarpe mince rouge-violacé ou bleu-foncé;
mésocarpe charnu; noyau fusiforme à surface vaguement réticulée et
présentant 2 fentes de germination loculicide; une seule graine. — PI. 5.
C’est à cause de son fruit et plus particulièrement de son endocarpe
peu ornementé que nous avons placé cette espèce dans le groupe VII;
à l’intérieur de ce dernier, E. bullatus paraît voisine de E. geminiflorus
Brongn. & Gris qui présente également des feuilles gaufrées à bords pres¬
que entiers et souvent ourlés sur le sec. Cependant, chez E. geminiflorus,
le gaufrage s’observe non seulement entre les nervures secondaires mais
aussi entre les nervures tertiaires; ajoutons la présence fréquente d’oreil¬
lettes à la base du limbe, caractère qui ne se retrouve chez aucune autre
espèce néo-calédonienne.
Matériel étudié : Hürlimann 1998 (type); MacKee 23773, Pouébo, Ouangati,
ait. 800-900 m, fr. mai; 24587, Pouébo, Mt Mandjelia, ait. 600-750 m, fr. sept.; 34108,
Massif de Ton-Non, crête est, ait. 650 m, fr. oct.
Remarques sur les fruits et l’endocarpe
Dans les groupes I, II et III aux fleurs et fruits de taille réduite, on ne
peut distinguer les espèces par les seuls caractères du fruit. Par contre
dans les espèces à fruits plus volumineux, l’endocarpe fournit souvent
d’excellents critères de distinction. Ellipsoïde, ± ovoïde ou obovoïde, la
forme générale du fruit diffère très peu d’une espèce à l’autre; cependant
on peut relever 2 types plus originaux : fruit sphérique chez E. sphæricus,
ové et pointu au sommet chez E. speciosus (PI. 5). C’est l’endocarpe ligneux
ou noyau qui est caractéristique dans la plupart des espèces des groupes IV
et VI. Ainsi en présence des noyaux (PI. 5) aucune confusion n’est possible
entre E. ovigerus, E. brachypodus et E. leratii (espèces dont les fleurs, en
revanche, se ressemblent beaucoup) : noyau ovoïde à 2 fentes germinatives
chez E. ovigerus, noyau obovoïde à 3-5 faces planes à légèrement concaves
(en coupe tranversale) et crêtes saillantes chez E. leratii ; noyau obovoïde
à 2-3 faces pourvues d’un sillon médian chez £. brachypodus. E. hortensis et £.
comptonii sont très proches tant par leur fleur que par leur fruit, mais le
mucron sommital et la taille plus grande du noyau permettent de recon¬
naître la deuxième espèce (PI. 5). Comme nous l’avons déjà signalé, nous
avons hésité à mettre dans un groupe commun £. weibeliana et £. kaalensis.
Source : AANHN, Paris
— 453 —
PI. 5. — Fruits et noyaux de quelques espèces néocalédoniennes d'Elæocarpus x 2/3 : 1, fruit;
2, noyau vu de face; 2', noyau vu de profil montrant la ou les fentes de germination
(le noyau obovoïde de E. kaalensis a été représenté par erreur la base dirigée vers le haut);
3, 3', noyau en coupe transversale montrant la ou les graines et l’embiyon.
car leur noyau présente un aspect tout à fait différent : fortement alvéolé-
muriqué chez E. weibeliana (PI. 2),obovoïde et à surface à peine rugueuse
chez E. kaalensis (PI. 5).
Source ; MNHN, Paris
— 454 —
Bibliographie
Brongniart, A. & Gris, A., 1861. — Descripiion de quelques Eleocarpées de la Nou¬
velle - Calédonie, Bull. Soc. Bot. Fr. 8 : 200-202.
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Source : MNHN, Paris
ULTRASTRUCTURE DES PAROIS DES POLLINIES
DE CALOTROPIS PROCERA (Ait.) Ait. f.
(ASCLEPIADACEÆ)
L. Dan Dicko-Zafimahova
Dan Dicko-Zafimahova, L. — 16.06.1978. Ultrastructure des parois des
pollinies de Calotropis procera (Ait.) Ait. f. (Asclepiadaceæ), Adansonia ,
ser. 2, 17 (4) : 455-463. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : L'étude ultrastructurale des parois des pollinies de Calotropis procera
(Asclepiadaceæ ) en microscopies électroniques à balayage et par transmission
a permis de déceler dans l'enveloppe commune la présence d'un tectum compact,
d’une strate infratectale grenue et d'une strate (ou couche) interne feuilletée.
Abstract : Ultrastructural study of pollinia of Calotropis procera ( Asclepia¬
daceæ ) by means of scanning and transmission électron microscopes shows
a compact tectum in the common wall, granular infratectal stratum and internai
lamellated stratum (or layer).
Léontine Dan Dicko-Zafimahova, Laboratoire de Paléontologie, 8, rue Buffon.
75005 Paris, France.
INTRODUCTION
Ayant entrepris une étude morphologique et biologique de Calotropis
procera (Dan Dicko, 1975), il nous a paru intéressant de compléter ces
observations par des recherches concernant l’ultrastructure des parois
des pollinies. Calotropis procera appartient à la famille des Asclepiadaceæ,
sous-famille des Cynanchoideæ (Schumann, 1895), caractérisée par des
pollens agglomérés en masse ou pollinie. Seuls jusqu’à ce jour des travaux
en microscopie photonique ont été réalisés sur les pollinies d’ Asclepiadaceæ
(Van Campo, 1957; El Gazzar & Hamza, 1973, 1974). L’apport de la
microscopie électronique a été fondamental dans ce travail; les résultats
nouveaux sont bien sûr très ponctuels, mais ils donnent une idée de l’intérêt
de l’étude de la structure exinique de ce groupe.
MATÉRIEL ET TECHNIQUE
Les échantillons proviennent de récoltes personnelles faites dans les
régions sahéliennes de l’Afrique tropicale, notamment de Niamey (Niger),
de Dakar (Sénégal). Les pollinies ont été prélevées sur des fleurs épanouies
et sur des boutons floraux à un stade avancé de leur développement. Le
matériel a été utilisé frais ou conservé dans l’alcool à 50°.
Pour l’observation au microscope photonique, les pollinies ont été trai-
Source : MNHN, Paris
— 456 —
tées suivant deux méthodes, celle de Wodehouse (1933) et celle d’ERDTMAN
(1952), légèrement modifiée (Hideux, 1972). Le temps d'ébullition dans le
mélange acétolysant est réduit à 90 secondes étant donnée la fragilité du
matériel.
Pour l’observation au microscope électronique à balayage (MEB),
le matériel a été utilisé soit frais non traité, soit acétolysé. Les pollinies
ont été observées entières ou coupées transversalement. Les observations
ont été faites sur un MEB de type MB1 (Camebax), à une tension accéléra¬
trice de 25 kvolts.
Pour l’observation au microscope électronique à transmission (MET),
les pollinies ont été traitées par E. Grafstrôm selon la méthode classique
utilisée au laboratoire de Palynologie du Muséum d’Histoire Naturelle de
Stockholm (Directeur S. Nilsson) : fixation au glutaraldéhyde et post¬
fixation au tétroxyde d’osmium. Les coupes minces ont été contrastées
par l’acétate d’uranyle et le citrate de plomb.
RÉSULTATS ET DISCUSSION
1) La pollinie de Calotropis procera est un organe fusiforme (1500
X 600 nm), aplati, arrondi à une extrémité, rétréci au point d’insertion
du caudicule (400 nm). Les pollinies sont groupées deux à deux et rattachées
au rétinacle (500 pm) par l’intermédiaire de leur caudicule (PI. 5, 7). L'obser¬
vation en microscopie photonique de la surface externe d’une pollinie
acétolysée (PI. 1, 2) ou non (PI. 1, 7), montre à travers son enveloppe que
les éléments constituant la masse pollinique sont disposés côte à côte en
quinconce. Ils possèdent une enveloppe commune, continue, d’environ
9 [xm, mais pouvant atteindre 15 nm dans la partie rétrécie de la pollinie,
pour ne plus mesurer que 4 à 5 nm au niveau d’une zone préférentielle
fragile, que l’on peut assimiler à une zone germinative. En effet, en faisant
séjourner une pollinie dans un milieu glucosé à 10 % elle germe au bout
de 60 à 90 minutes. Un grand nombre de tubes sortent toujours du même
côté (PI. 5, 7). Par écrasement, on obtient la libération des éléments polli-
niques qui ont germé et qui sont munis de leur tube (PI. 5, 2). Cette zone
germinative a été observée par Jaeger (1971) sur Calotropis procera et par
Wyatt (1976) sur Asclepias.
Il est difficile de distinguer les différentes couches de l’enveloppe
commune. En coupe optique, elle présente une structure très compacte
dans sa plus grande épaisseur (apparemment dépourvue de columelles)
et avec une partie basale très mince stratifiée, plus contrastée (PI. 3, I).
Les différents éléments polliniques sont réunis les uns aux autres (PI. 1,7;
et PI. 3, 7) par la partie la plus interne de cette enveloppe commune (2 pm)
qui délimite un cytoplasme dense non vacuolé. Cependant les éléments polli¬
niques ne sont pas toujours jointifs et présentent parfois des méats (PI. 2, 7).
2) Les observations en MEB ont permis de remarquer à la surface
externe des pollinies des protubérances correspondant aux éléments poili-
Source : MNHN, Paris
— 457 —
PI. 1. Calotropis procera (Ait.) Ait. f. : — en microscopie photonique : 1, portion de la surface
externe d'une pollinie non acétolysée (méthode de Wodehouse); 2, pollinie entière acéto-
lysée; — en microscopie électronique à balayage (MEB) : 3, portion de pollinie; 4, couple
de pollinies.
niques internes, avec une surface lisse ne présentant pas de perforations
(PI. 1, 3-4). Il est intéressant de remarquer que la pollinie ne forme que
deux rangées d’éléments polliniques superposés (PI. 4, /), parfois trois
(PI. 4, 2), disposés en quinconce. La coupe de la paroi commune est rela-
Source : MNHN, Paris
— 458 —
tivement compacte (PI. 3, 3), néanmoins on peut discerner sous la partie
externe, la plus homogène, des éléments globuleux de sporopollénine. Une
autre cassure (PI. 4, 3) montre des granules de sporopollénine libres à leur
base et reposant sur une couche interne pluristratifiée. Quant à la paroi
qui entoure les différents éléments polliniques, elle est très réduite en
épaisseur et apparaît essentiellement constituée par des éléments globuleux
de sporopollénine (PI. 3, 3; 4, 3), reposant sur une couche plus ou moins
ondulée et stratifiée.
3) Une étude entreprise au MET a permis de confirmer et de préciser
les données précédentes. La paroi commune de la pollinie est constituée
de trois parties. La plus externe, compacte, que l’on peut assimiler à un
tectum (PI. 4, 4) et directement reliée à une partie moyenne très épaisse,
formée de grains de taille extrêmement variable, libres et espacés vers
l’intérieur, soudés en amas globuleux et massifs vers l’extérieur, séparés
par d'étroits méats et parfois à peine distincts à proximité du tectum.
Enfin la partie profonde de cette paroi est constituée de plusieurs feuillets,
parfois libres ou le plus souvent soudés sur une distance plus ou moins
longue (PI. 3, 2 ; 4, 4).
La paroi exinique commune est donc constituée d'une strate externe
compacte: le tectum, d’une strate infratectale grenue (Van Campo & Lugar-
don, 1973) très épaisse devenant de plus en plus compacte à proximité
du tectum, et d’une strate ou couche interne feuilletée (Lugardon & Le
Thomas, 1974) dont il est difficile de préciser la véritable nature (strate
ectexinique ou couche endexinique), le contraste électronique étant apparem¬
ment le même que celui du reste de l’exine. A la jonction des éléments
polliniques, sur les faces latérales et internes, l’exine est réduite aux grains
les plus petits de la strate grenue profonde, disséminés entre les feuillets
de la strate ou couche interne de l’exine (PI. 4, 4).
CONCLUSION
Les pollinies de Calotropis procera pourraient avoir des analogies
avec certaines tétrades et polyades calymmés (Van Campo & Guinet, 1961 ;
Skvarla & Larson, 1963; Roland, 1965; Guinet & Barth, 1967) puisque
le tectum ne pénètre pas entre chaque élément de la pollinie et constitue
donc une strate protectrice tout à fait externe.
Elles pourraient être comparées aux pollinies des Orchidaceæ. Si elles
diffèrent par la forme, pollinies groupées par quatre, constituées de tétrades
en écailles (Dulieu, 1973), la structure de la paroi exinique rappelle tout
à fait celle grenue et feuilletée des Orchidaceæ (Schill & Pfeiffer, 1977).
Il est intéressant aussi de noter que l’on retrouve des types de struc¬
ture semblables dans des groupes très primitifs tels que les Annonaceæ
et en particulier chez certaines exines particulièrement compactes (Le
Thomas & Lugardon, 1976).
Enfin cette structure grenue rappelle celle observée par Van Campo
Source : MNHN, Paris
PI. 2. — Calotropis procera (Ait.) Ait. f. : 1, en microscopie photonique, portion de la surface
externe d'une pollinie acétolysée; 2, en microscopie électronique à transmission (MET),
deux portions d’éléments polliniques avec l’exine, la cloison entre les éléments polliniques
et l'intine (m = méat).
Source : MNHN, Paris
PI. 3. — Calotropis procera (Ait.) Ait. f. : 1, en microscopie photonique, portion de la surface
externe d'une pollinie acétolysée avec enveloppe commune et cloison = partie la plus
interne de l'enveloppe commune entourant les différents éléments de la pollinie; 2, en
microscopie électronique à transmission (MET), coupe transversale d'une pollinie, enve¬
loppe et cloison; 3, en microscopie électronique à balayage (MEB), coupe transversale
d'une pollinie, enveloppe et cloison.
Source : MNHN, Paris
PI. 4. — Calotropis procera (Ait.) Ait. f. : — en microscopie électronique à balayage (MEB) :
1, coupe transversale d'une pollinie, épaisseur formée de deux rangées d'éléments polli-
inques; 2, id., épaisseur formée de trois rangées d'éléments polliniques; 3, paroi formée
de T = tectum, G = strate grenue, F = strate ou couche feuilletée; — en microscopie
électronique à transmission (MET) : 4, exine avec T, G et F.
Source ; MNHN, Paris
— 462 —
PI. 5. — Calotropis procera (Ait.) Ait. f. : I, en microscopie photonique, couple de pollinies
(c = caudicule, r = rétinacle, z.g. = zone germinative, z.o. = zone opposée à la zone
germinative, e.p. = élément pollinique); 2, en microscopie photonique, élément polli-
nique {e.p.) avec tube pollinique (r.p.).
& Lugardon (1973) chez Nerium oleander ( Apocynaceæ ), groupe très voisin
des Asclepiadaceæ , l’un et l’autre appartenant à l’ordre des Apocynales
(Hutchinson & Dalziel, 1963). Des recherches ontogéniques en cours
vont permettre d’éclaircir et de préciser la nature des différentes couches
de l’exine et la potentialité germinative des différents éléments polliniques.
Remerciements
Nous exprimons notre reconnaissance à M. le Professeur Lehman, Paris, qui
nous a facilité l'accès au microscope électronique à balayage. M. le Professeur S. Nilsson
et son équipe avec M llc E. Grafstrôm ont bien voulu nous accueillir dans leur labora¬
toire, Stockholm Sweden, et nous ont permis d'utiliser leur microscope électronique à
transmission; nous les en remercions très vivement. Nos remerciements vont tout par¬
ticulièrement à M me Cerceau, Maître de Recherche au C.N.R.S. qui nous a prodigué
ses conseils et encouragements. Nous remercions également M mc Roland, Maître-
Assistant à l’Université Pierre et Marie Curie et M me Le Thomas, Directeur-Adjoint à
l’E.P.H.E.
Source : MNHN, Paris
— 463 —
Bibliographie
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PARARISTOLOCHIA, ARISTOLOCHIACEÆ
D’AFRIQUE TROPICALE
O. PONCY
avec la collaboration de D. Lobreau-Callen
Poncy, O. — 16.06.1978. Le genre Pararistolochia, Aristolochiaceæ d’Afrique
tropicale, Adansonia, ser. 2, 17 (4) : 465-494. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Étude morphologique et biogéographique du genre et des neuf espèces
qui le composent; séparé de Aristolochia par Hutchinson & Dalziel (1928),
Pararistolochia restait un groupe mal défini et pas toujours reconnu comme
un genre distinct. Quelques arguments en faveur de la distinction de ce genre
sont tirés de la comparaison avec Aristolochia s.s.
Abstract : A morphological and biogeographical study of Pararistolochia is
given; nine species of that genus are treated. Separated from Aristolochia
by Hutchinson & Dalziel (1928), Pararistolochia remained a badly defined
group, not always recognized as a distinct genus. Its validity as a segregated
genus from Aristolochia is discussed.
Odile Poncy, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris, France.
En 1928, Hutchinson & Dalziel regroupèrent 12 espèces africaines
d’ Aristolochia dans un genre nouveau, Pararistolochia, caractérisé par un
fruit fortement lignifié et indéhiscent, et par l’actinomorphie des lobes
du périanthe; il correspond à la section « Polyanthera » A'Aristolochia,
créée par Weisse (1927) et reprise par Huber (1961). Schmidt (1935)
n'accorde pas à Pararistolochia le rang de genre et en fait, avec Siphisia
et Orthoaristolochia, l’un des 3 sous-genres d'Aristolochia. Hauman
(1948) ignore lui aussi ce genre lorsqu’il décrit 3 espèces du Zaïre sous Aristo¬
lochia. C’est Keay (1952) qui le restaure, considérant qu’à son fruit caracté¬
ristique, s’ajoute un caractère biomorphologique important, la cauliflorie.
La description qui suit tente d’apporter une meilleure connaissance
des Pararistolochia (morphologie, biogéographie), et des arguments en
faveur de la valeur taxonomique du genre. L’étude des 9 espèces reconnues
(le genre en comportait 16 après les travaux de Hutchinson & Dalziel
et Keay) a pu être réalisée grâce à des spécimens provenant des herbiers
suivants : BR, BM, K, P, WAG.
MORPHOLOGIE
Les Pararistolochia sont toutes des lianes ligneuses, volubiles, peu
ramifiées, hautes de 5 à 30 m, caulifiores, qui habitent la forêt dense
africaine.
Source : MNHN, Paris
— 466 —
Structure de la tige
La tige ligneuse est peu subérifiée; l’écorce est finement striée longitu¬
dinalement. La section n’est pas circulaire (cf. ci-dessous) et peut atteindre
2,5 à 3 cm dans sa plus grande dimension. Anatomiquement, le bois possède
la structure caractéristique des Aristolochiacées (faisceaux séparés par des
rayons de parenchyme médullaire), mais avec la particularité décrite par
Obaton (1960, p. 92) comme anormale, chez P.flos-avis et P. mannii: « la
jeune tige a une section circulaire et, au cours du vieillissement, la section
s’ovalise progressivement... ce cambium fonctionne très lentement suivant
deux arcs opposés, les faisceaux produits sont peu allongés et cessent même
complètement de s’accroître au bout d’un certain temps, la tige est alors
non seulement aplatie, mais creusée de deux sillons. »
En effet, la tige forme deux éventails opposés de rayons développés
de parenchyme et de bois alternés (5-7 de chaque); les rayons de bois
sont souvent divisés en deux ou trois branches vers la périphérie; les rayons
courts forment un bourrelet au fond desdits sillons; la section prend alors
la forme caractéristique d’un 8 (fig. 1 ; PI. 8, 7).
Cette structure s’avère être typique de tous les Pararislolochia ; chez
Aristolochia, le cambium fonctionne de façon régulière et la section de
la tige est circulaire.
Feuilles
Alternes, longuement pétiolées (pétiole tordu ou sinueux, un peu
volubile). Limbe le plus souvent entier, ovale à subtriangulaire, palmatilobé
et cordé à la base chez deux espèces; papyracé glabre sur la face supérieure,
finement pubescent sur la face inférieure; acumen large, triangulaire et
arrondi à l’extrémité; nervation simple (PI. 6, 7, 8) ou pédalée à des degrés
divers, notamment chez les feuilles lobées (PI. 5, /). « Pseudostipules »
toujours absentes (fréquentes chez Aristolochia, elles ont l’aspect de feuilles
réduites, cordées, embrassantes, et semblent pouvoir être interprétées
comme des stipules soudées, préfeuilles de rameaux axillaires ou bractées
florales (Hoehne, 1927; Airy-Shaw, 1966; Pfeifer, 1966, 1970; Schmidt,
1935).
Cauliflorie
Toutes les espèces sont cauliflores; les inflorescences se développent
en sous-bois sur les tiges ligneuses aphylles, depuis le sol jusqu’à 6-8 m de
hauteur, tandis que les jeunes rameaux feuillés atteignent la voûte. Excep¬
tionnellement (Le Testu 6326), une fleur a été observée à l’aisselle d'une
feuille. En Afrique, Aristolochia, excepté A. embergeri Nozeran & Hallé,
n’est pas cauliflore, mais la forêt amazonienne compte plusieurs espèces
cauliflores, vivant dans un milieu comparable à celui des Pararistolochia.
Source : MNHN, Paris
— 467 —
Fig. 1. — Pararistolochia Iriactina : Anatomie de la tige ligneuse x 10. (Louis 12985).
Cliché D. Serrette.
Inflorescences
Ce sont des fascicules de 2-3 axes plus ou moins contractés; chacun est
une cyme unipare hélicoïde ou une grappe simple, issue d’un méristème
sérial. Les floraisons successives forment des bourrelets irréguliers sur
lesquels il est difficile de localiser la position des bourgeons. Le plus souvent
les grappes sont des axes très contractés longs de 1-4 cm; les cymes sont
plutôt allongées, et s’observent chez les trois espèces les plus petites ( P.
ceropegioides , P. leonensis et P. preussii). La taille de la cyme dans le spécimen
Brenan 9484 (P. preussii), longue de 16 cm, est exceptionnelle.
Les bractées sont petites, coriaces, triangulaires embrassantes ou
allongées acérées; jamais larges et foliacées comme chez de nombreux
Aristolochia, où elles ressemblent d’ailleurs fort aux « pseudostipules ».
Chaque axe produit 5 à 12 boutons floraux; ceux de la base, minuscules
(0,5-1 mm) tombent rapidement et il se forme à l’aisselle des bractées de
petites masses sphériques qui sont un épaississement de la base du pédoncule
floral. Les 2-4 suivants, vers le centre de l’inflorescence, produisent des
fleurs qui s’épanouissent à peu près simultanément; les derniers, à l’extrémité
de l’axe, restent à l’état de petits boutons, mais on n’observe pas de chute
ni d’épaississement globuleux comme à la base de l’axe.
Ce type d’inflorescence concorde mal avec la longueur de la période de
floraison quelquefois évoquée. En effet les bourgeons sériaux d’un même
entrenœud se développent simultanément en fascicules parfois très fournis
qui semblent dans certains cas (cf. Keay, 1952, P. promissa) entourer
Source : MNHN, Paris
— 468 —
complètement la tige. Cependant ni la fréquence des floraisons à un même
entrenœud, ni l’étalement des floraisons d’un entrenœud à l’autre ne sont
connus.
Aristolochia, et surtout ses représentants néotropicaux, présente une
variété d'inflorescences (qui ont cependant en commun d’être des axes
non ramifiés) qui contraste avec la constance observée chez Pararistolochia.
Fleur
La fleur est longuement pédonculée; l’ovaire infère, qui prolonge le
pédoncule, est souvent confondu avec celui-ci. Périanthe zygomorphe 1 ,
formé des 3 parties caractéristiques chez Aristolochia: utricule ovoïde,
tube infundibuliforme, lobes.
L 'utricule, dissymétrique, présente dans sa partie inférieure et posté¬
rieure deux zones à texture plus dense, formant extérieurement saillie ou
dépression, et tapissées intérieurement d’une pubescence sombre et épaisse.
Elles seront nommées « glandes », bien que leur rôle ne soit pas connu.
Leur forme est souvent précise, losangique, rectangulaire ou réniforme
selon les espèces (PI. 5, 3; 6, 3; 7, 3; 9, 1). Jamais mentionnées jusqu’ici,
mais déjà observées sur le terrain par N. Hallé (P. ceropegioides), elles
sont également présentes chez les Aristolochia, mais beaucoup plus diffuses
et situées plus distalement, près du tube. Leur position supérieure est
due sans doute à la « résupination » (torsion de 180° du pédoncule et
de l’ovaire) décrite par Pfeifer (1966), fréquente chez Aristolochia mais
qui n’affecte pas Pararistolochia.
Les annexes du périanthe (« annulus », « syrinx », « hypanthe »)
décrites par Pfeifer (1966) chez Aristolochia n’existent pas ici, sauf peut-
être chez P. goldieana (anneau?). La base de l’utricule correspond toujours
à la jonction entre ovaire et gynostème, celui-ci étant libre à l’intérieur de
I. L'interprélation morphologique du périanthe, discutée par Lorch (1959), Hagerup
(1961), Guédès (1968), ne le sera pas ici. Pour ces auteurs le périanthe est « univalent », i.e.
correspond à une seule feuille (et non pas trois, soudées) transformée en un organe homologue
de la spathe des Aracées, la fleur des Aristoloches ne comportant donc ni calice ni corolle.
PI. 2. — Pararistolochia macrocarpa (Duch.) Poney : 1, coupe optique montrant la zone germi¬
nale; 2-5, L. O. Analyse de l'exine : perforations du tectum (2), sommet des columelles (3),
base des perforations (4), base des columelles (5) (1-5, Le Testu 6326). — P. triactina
(Hook. f.) Hutch. & Dalz. : 6-9, L. O. Analyse de l'exine : tectum lisse et rugulo-aréolé (6).
sommet des columelles (7), columelles pyriformes dans leur partie la plus large (8), base
des columelles (9); 10, pollen entier avec la zone germinale et le petit bourrelet relati¬
vement continu dans ce grain (MeT, x 900); 11, 12, coupe de l'exine montrant les colu¬
melles pyriformes reposant sur la nexine (x 2 000); 13, tectum et columelles pyriformes
(x 2 000) (6-13, Tisseront 515). — P. ceropegioides (S. Moore) Hutch. & Dalz. : 14,
coupe optique montrant la zone germinale; 15, exine rugulo-aréolée, tectum perforé au
niveau des columelles (14. 15, Letouzey 14457). -- Aristolochia albida Duch. (Chevalier
24829 P) : 16, coupe de l’exine; 17, tectum perforé et sommet des columelles; 18, base
des columelles; 19, tectum perforé au niveau de la zone germinale (MeT, x 6 000). (16-19,
Chevalier 24829). — A. bracteata ; 20, coupe de l'exine; 21, tectum perforé vu au niveau
des columelles; 22, base des columelles (20-22, Chevalier 3460) (Z = zone germinale).
Photos D. Lobreau-Callen; grossissement x 1 000, sauf indication particulière.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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l’utricule. Chez Aristolochia , la base de l’utricule est souvent prolongée,
vers l'ovaire, par un tube stylaire formé de la partie inférieure du gynostème
et du périanthe soudés. La jonction avec l'ovaire est souvent marquée par
un très petit calicule (« hypanthe »).
L’extrémité du périanthe est toujours trilobée : lobes égaux (et actino-
morphes) ou subégaux sauf chez P. promissa (= P. tenuicauda, = P. tcl-
botii). Les Aristolochia africains ont un périanthe unilabié, et les espèces
néotropicales ont 1 ou 2, moins souvent 3 lobes.
Ovaire infère, à 6 loges, très allongé (ceci n’est pas constant chez
Aristolochia qui possède souvent un ovaire court, légèrement pyriforme).
Les loges sont soudées au centre de l’ovaire, au niveau des placentas latéraux;
dans chaque loge, les ovules anatropes sont insérés alternativement de chaque
côté et alignés en file unique; les 6 masses placentaires sont reliées à l’axe
médian de l’ovaire par 6 fines fausses cloisons (PI. 7, 5).
Gynostème : comme chez Aristolochia, styles, filets et connectifs fusion¬
nés forment une colonne qui porte en couronne les anthères. Le gynostème
est plus ou moins allongé ou trapu, évasé ou cylindrique mais plutôt en
fonction du stade de l’anthèse que des différentes espèces. Sa longueur
varie de 7 à 12 mm, sauf chez les deux espèces à fleurs petites où il ne dépasse
pas 3 mm; il est creusé d'une cavité infundibuliforme. On compte (8) 9 (10)
anthères chez la majorité des espèces, 6 seulement chez deux espèces, et
24 dans l’énorme fleur de P. goldieana. Chaque thèque, allongée, étroite¬
ment contiguë à ses voisines, adhère dorsalement sur toute sa longueur à la
colonne stylaire. Il est le plus souvent impossible d’individualiser une
anthère (si ce n’est grâce à la position des lobes stigmatiques, cf. ci-dessous);
chez Aristolochia les anthères, au nombre de 5 ou 6 (rarement 3), sont le
plus souvent bien séparées, parfois divergentes.
Appendices superstaminaux (= lobes stigmatiques) : chaque étamine
est normalement coiffée par un appendice subconique (long de 2-3 mm),
plus ou moins effilé et aigu, bordé d’un bourrelet continu d’un lobe à l’autre.
Quelques exemples de variations autour de 9 anthères + 9 appendices
montrent que les verticilles d’étamines et d’appendices superstaminaux
sont en étroite relation : s’il y a 8 appendices et 9 anthères, l’un des appen¬
dices, un peu hypertrophié, coiffe 2 anthères; s’il y a 10 anthères et 9 appen¬
dices, l’anthère surnuméraire est surmontée d’un bourrelet légèrement
soulevé; s’il manque une anthère (8 anthères, 9 appendices), on trouve
2 appendices au-dessus de l'une des anthères. Si la fonction de ces appendices,
qui leur vaut le nom plus courant de « lobes stigmatiques », est probable,
leur valeur morphologique (pistilaire ou staminale) a été déjà discutée
(Mayoux, 1892; Pfeifer, 1970); les observations rapportées ci-dessus, et
aussi le fait que l’ovaire a invariablement 6 loges, sont un argument en
faveur de leur nature staminale (connectifs hypertrophiés sans doute).
Analyse palynologique' : Le pollen des deux genres Pararistolochia et
Aristolochia est subsphérique et inaperturé. Néanmoins, chez les espèces
I. L’étude palynologique a été effectuée par D. Lobreau-Callen.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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étudiées nous avons pu remarquer la présence d'une zone germinale (z)
distale où l’ensemble des couches de l’exine est amincie et l’ornementation
légèrement plus fine (PI. 2, 19 comparée à la PI. 3, 7). Chez P. triactina,
cette zone germinale peut être localement soulignée par une bande tectale
(PI. 2, 1, 14\ PI. 3, 1) formant ainsi un léger bourrelet discontinu. Cette
zone germinale distale permettant d’orienter le pollen, nous pouvons
préciser que les grains sont faiblement bréviaxes (PI. 2, 70; PI. 3, 7) ou
équiaxes (PI. 2, 7, 14).
Le pollen est finement ornementé dans le genre Aristolochia alors
qu’il l’est très grossièrement chez Pararistolochia ; il est tecté dans l’ensemble
des espèces étudiées.
Chez Pararistolochia, le tectum est rugulo-aréolé; entre les masses
tectales, il peut être interrompu et le plus souvent dans les interstices on
peut observer quelques clavæ (PI. 2 , 3, 4; P. zenkeri, in Walker, 1976);
le tectum peut être massif et exceptionnellement microperforé (PI. 3, 7,
3, 4) ou perforé (PI. 2, 2, 3, 15; P. zenkeri, in Walker, 1976). Au niveau
de la zone germinale, les rugules sont un peu moins longues et les aréoles
plus fréquentes (PI. 2, 10).
Chez Aristolochia, il est perforé et parfois finement rugulé (PI. 2,
77, 18; PI. 3, 7, 8) ou perforé et aréolé (PI. 2, 21, 22); entre les perforations
le tectum est microperforé et fovéolé (PI. 3, 8). Au niveau de la zone ger¬
minale, le tectum est finement perforé (PI. 2, 79).
La strate infratectale est régulière dans le genre Aristolochia et irré¬
gulière dans le genre Pararistolochia.
Chez Pararistolochia, les columelles localisées sous les masses tectales
sont plus hautes au centre des aréoles ou des rugules et plus petites à la
périphérie; chez P. triactina, les columelles sont nettement pyriformes,
parfois ramifiées au sommet (PI. 2, 11-13; PI. 3, 2); les columelles sont
faiblement fixées à la nexine (PI. 2, 13).
Chez Aristolochia, les columelles sont toutes identiques et très réduites
(PI. 2, 16, 20; PI. 3, 6).
La nexine ténue dans le genre Aristolochia est plus épaisse dans le genre
Pararistolochia.
Pour les espèces étudiées, le pollen des deux genres ne se distingue que
par l’ornementation et l’épaisseur de l’exine plus importantes chez Para¬
ristolochia que chez Aristolochia, ainsi que par la répartition des columelles.
Biologie florale: la « capture » de l’insecte pollinisateur vaut encore
aux Aristoloches le nom de fleurs carnivores. La séquence des phases
de la maturation pendant l’anthèse de ces fleurs protogynes a été plusieurs
fois décrite avec précision notamment chez Aristolochia clematitis et A. gran-
diflora (Petch, 1924; Cammerloher, 1923; Schmidt, 1935; Ferlan, 1960),
et correspond à un mode de pollinisation croisée très élaboré. Rien ne permet
de penser que les Pararistolochia de la forêt africaine se comportent différem¬
ment, et il n’existe aucune note de terrain à ce sujet. La floraison a lieu le
plus souvent entre décembre et mars, jamais en juillet-août.
Source : AANHN, Paris
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Fruit
C’est l'élément qui distingue Pararistolochia de la façon la plus absolue.
Volumineux (sauf chez 2 espèces), allongé, fortement lignifié, indéhiscent,
c’est le fruit « cucumber-like » des auteurs anglais, qui l’opposent à celui,
« basket-like », A'Aristolochia (court, peu lignifié et déhiscent). Sa longueur
varie selon les espèces (5 à 50 cm), sa largeur est à peu près constante
(2,5 à 4 cm). Six côtes et sillons délimitent les loges, le plus souvent bien
marqués; les côtes sont arrondies ou aiguës, marquées ou non d’une arête
longitudinale. Des stries transversales marquent, sur le fruit mûr, l’emplace¬
ment des graines. Hauman (1948) parle, au sujet du fruit de Aristolochia
triactina (= Pararistolochia triactina (Hook. f.) Hutch. & Dalz.) de « déhis¬
cence irrégulière, le fruit attaché à la tige se défaisant en lambeaux ». On
manque de données indiquant s’il s’agit de l’attaque par un animal, ou du
début du pourrissement avant la chute, et, dans ce cas, s’il est fréquent
que la dissémination des graines commence avant la chute du fruit.
Graines empilées en rangée unique dans chaque loge du fruit, triangu¬
laires à subcordées, planes ou légèrement concaves, à base creusée d’une
fine échancrure (PI. 7, 11, 12); plus épaisses et plus lourdes que celles
à'Aristolochia (celles-ci à marge souvent membraneuse) elles sont aussi
plus lisses : l’ornementation est réduite à deux fines crêtes longitudinales
incurvées; couleur jaune à brun. Leur nombre élevé peut être évalué à
500-700 pour un fruit long de 30 cm 1 . Ces différences imposent sans doute,
pour les deux genres, des modalités de dissémination très différentes :
Aristolochia, au contraire de Pararistolochia, semble assez bien adapté à
l’anémochorie.
REMARQUES ÉCOLOGIQUES ET BIOGÉOGRAPHIQUES 2
Comme le montrent les cartes (PI. 4), le genre Pararistolochia est
réparti dans toute la zone forestière équatoriale et subéquatoriale d’Afrique
(forêts humides sempervirentes et semi-décidues) qui correspond à la région
guinéo-congolaise (Monod, 1957 (cité par Schnell, 1976); Aubréville,
1962). Cependant la fréquence des récoltes est beaucoup plus élevée en
forêt sempervirente (dont 3 espèces ne sortent pas); les stations de forêt
marécageuse ou temporairement inondée sont très souvent mentionnées,
ainsi que les stations submontagnardes ou montagnardes (jusqu’à
1400 m). Plusieurs spécimens proviennent de la côte (Cameroun), mais
toujours en forêt. Une seule espèce déborde nettement les limites de la
1. Le récent travail de Corner (Seeds of Dicotyledons, 1976) comporte l'étude des
graines de Aristolochia chez 6 espèces dont aucune n'est africaine, et ne mentionne pas Para-
2. Les termes phytogéographiques utilisés sont conformes à la récente synthèse de
Schnell (1976).
Source : MNHN, Paris
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région guinéo-congolaise, au nord et au sud, mais son habitat reste nette¬
ment forestier. Aucune espèce n'occupe la totalité de la région.
De nombreux exemples (Schnell, 1976) illustrent les différences
floristiques entre la partie occidentale de la forêt (massif ouest-africain ou
guinéen-occidental) et le vaste massif camerouno-congolais. Pour Para-
ristolochia, la répartition des espèces est la suivante :
Espèce strictement
« GUINÉENNE OCCID. ))
Espèces communes
AUX DEUX RÉGIONS
Espèces strictement
:< CAMEROUNO-CONGOL. »
P. leonensis
P. macrocarpa
P. promissa
P. zenkeri
P. ceropegioides
P. goldieana
P. preussii
P. triaclina
En effet, la région guinéenne est plus pauvre en espèces que la région
camerouno-congolaise; P. leonensis présente même une aire limitée à la
partie occidentale de l’ouest africain, i.e. « sassandrienne » sensu Man-
genot (1956) et Guillaumet (1967); de plus 4 espèces sur 9 sont communes
aux deux régions, ce qui représente une différence floristique significative.
Mais on observe aussi des disjonctions à d'autres niveaux :
— P. iriactina et P. mannii , affines, ont des aires disjointes : P. mannii
ne dépasse pas à l’est le Nigeria, et P. triaclina atteint à l’ouest la côte
camerounaise.
— P. macrocarpa et P. promissa, qui sont les deux espèces les plus
abondantes, ont des distributions assez complémentaires : l’une, de la
Côte d’ivoire au Congo, est occidentale, et proche de la côte; l’autre, de
l’extrême est du Nigeria (excepté un spécimen de Côte d’ivoire) à l'est du
Zaïre, est orientale.
Enfin, il faut remarquer que le Cameroun méridional est la région
la plus riche, qui regroupe 7 espèces sur 9 (8, si l’on inclut la région limitrophe
de l’estuaire de la rivière Calabar, Nigeria), et dont 2 sont limitées à cette
région (P. ceropegioides et P. preussii).
En Afrique, la répartition et l’écologie des Pararistolochia les dis¬
tinguent nettement des Aristolochia; celles-ci, le plus souvent buissons
lianescents, habitent les zones plus sèches de type savane, et ne pénètrent
pas (excepté A. embergeri ) en forêt humide; à ceci s’associent des différences
dans les conditions du développement végétatif et florifère (cauliflorie), de la
dispersion (morphologie du fruit et des graines) qui font de chacun des
2 genres des végétaux au comportement biologique très différent : Keay
l’a déjà évoqué (1952) et en a tiré argument pour la validité de Pararis¬
tolochia.
Source : MNHN, Paris
— 475 —
Pararistolochia est défini, de façon absolue, par rapport à l’ensemble
du genre Aristolochia, par deux caractères seulement :
— le fruit lignifié et indéhiscent;
— la structure anormale de la tige aplatie.
Les autres caractères, morphologiques et biologiques, même s’ils sont
présents, sporadiquement, chez certains représentants néotropicaux d ’Aristo-
Source : MNHN, Paris
— 476 —
lochia, permettent de décrire Pararistolochia comme un groupe homogène
bien distinct, en Afrique, des espèces A'Aristolochia de ce continent; le
tableau suivant résume les principaux caractères distinctifs :
Aristolochia
Pararistolochia
Type biologique et habitat
Herbes lianescentes ou sar-
menteuses 1
Lianes ligneuses
Milieu ouvert (savane ou
forêt claire)
Forêt dense humide
Non cauliflore 1
Cauliflore
Morphologie
Tige .
Cylindrique
Aplatie, section « en 8 »
Fleur.
Périanthe unilabié
Périanthe trilobé
Bractées foliacées
Bractées réduites et coriaces
6 anthères
(6)9(24) anthères
Frul1 .
Déhiscent peu lignifié
Indéhiscent fortement ligni¬
fié
I. Excepté A. embergeri, liane de forêt dense.
Une comparaison plus poussée avec les espèces néotropicales d'Aristo¬
lochia (notamment celles de la forêt guyano-amazonienne) serait très
fructueuse, puisque certaines d’entre elles présentent des formes comparables
mais il serait vain de vouloir les rapprocher de Pararistolochia parce qu’elles
sont cauliflores... ou que leur périanthe a 3 lobes; ces caractères, apparais¬
sant çà et là, indépendamment les uns des autres, sont le résultat de conver¬
gences. Le Nouveau Monde semble avoir donné naissance à un groupe
très diversifié d’espèces nombreuses. Au contraire en Afrique, la diversifica¬
tion, dix fois moins importante, a conduit à deux groupes pauvres en
espèces, et bien distincts par leur morphologie, leur écologie, leur géo¬
graphie. La reconnaissance, en Afrique tropicale, de deux genres semble
justifiée, bien que la discussion du rang du taxon choisi soit de moindre
importance : Schmidt (1935), ayant préféré celui de sous-genre, reconnais¬
sait quand même un groupe distinct.
La comparaison avec les espèces tropicales asiatiques et océaniennes
d 'Aristolochia n’a pas été effectuée, mais l’observation rapide des spécimens
conservés dans l’herbier du Muséum de Paris montre que, dans ces régions,
le genre ne semble pas comporter de grandes lianes ligneuses.
Source : MNHN, Paris
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PAR ARISTOLOCHIA Hutchinson & Dalziel
Kew Bull. 1928 : 23 (1928); FWTA, ed. 1, 1 : 77 (1927); l.c., ed. 2, 1 (1) : 77-81
(1954); Keay, Kew Bull. : 159 (1952).
— Aristolochia L. subg. Pararistolochia (Hutch. & Dalz.) Schmidt, in Engler, Pflanzen-
fam. 16 b : 204 (1935).
Lianes ligneuses de la forêt tropicale d’Afrique. Tige à structure ana¬
tomique anormale, par croissance du cambium dans deux directions pré¬
férentielles opposées. Feuilles alternes simples ou lobées. Inflorescences en
fascicules de grappes ou cymes simples, cauliflores. Fleurs à périanthe
trilobé; gynostème avec (6) 9 (24) anthères et lobes stigmatiques. Fruit
allongé volumineux fortement lignifié, indéhiscent, à 6 côtes longitudinales.
Graines triangulaires, aplaties, empilées en file unique dans chaque loge.
Espèce-type (lectotype, Poncy 1978) : Pararistolochia flos-avis (A.
Chev.) Hutch. & Dalz. (= P. macrocarpa (Duch.) Poncy).
Cette espèce caractérise bien le genre; nous la choisissons donc comme
espèce-type de préférence aux autres espèces de Pararistolochia reconnues
par Hutchinson & Dalziel.
Clé
ESPÈCES
1. Feuilles lobées.
2. Lobes du périanthe réduits, feuilles franchement pentalobées.... P. mannii
2'. Lobes du périanthe lancéolés . P. triactina
1'. Feuilles non lobées.
3. Périanthe à lobes actinomorphes.
4. Périanthe de longueur inférieure ou égale à 6 cm; 6 anthères.
5. Lobes triangulaires à côtés égaux, étalés dans un plan per¬
pendiculaire au tube. P. leonensis
5'. Lobes triangulaires prolongés par une languette étroite,
dressés obliquement. P. ceropegioides
4'. Périanthe de longueur supérieure ou égale à 7 cm; 8-10 an¬
thères; lobes dressés. P. preussii
4". Périanthe de longueur supérieure à 30 cm; 24 anthères; feuilles
cordées. P. goldieana
3'. Périanthe à lobes non actinomorphes.
6. Lobes subégaux perpendiculaires entre eux (deux latéraux,
un médian inférieur); pas d'appendices rubanés.
7. Lobes 2 fois plus courts que le tube, étalés dans un plan per¬
pendiculaire au tube; périanthe ne dépassant pas 7 cm de
longueur. P. zenkeri
T. Lobes aussi longs ou plus longs que le tube, à extrémité
effilée. P. macrocarpa var. macrocarpa
7". Lobes 2 fois ou plus de 2 fois plus longs que le tube; périanthe
de longueur toujours supérieure à 10 cm.
. P. macrocarpa var. soyauxiana
6'. Lobes munis de longs appendices rubanés pendants... P. promissa
Source : MNHN, Paris
— 478 —
Pararistolochia ntannii (Hook. f.) Keay
Kew Bull. : 159 (1952); Mangenot, le. PI. Afr. 4 : 92 (1957); FWTA, ed. 2, I
(1) : 79 (1954).
— Aristolochia mannii Hook. f., Trans. Linn. Soc. 25 : 186 (1865).
— Aristolochia ju-ju S. Moore, Journ. Bot. 58 : 269 (1920); type : Talbot 3766, BM.
— Pararistolochia ju-ju (S. Moore) Hutch. & Dalz., Kew Bull. 1928 : 23 (1928), syn.
Grande liane; tige ligneuse à section subcirculaire (la structure anor¬
male est à peine ébauchée). Feuilles à limbe palmatilobé (5 lobes) long de
12-17 cm et large de 15-20 cm; lobe médian lancéolé acuminé, « les deux
lobes latéraux recourbés falciformes, les deux inférieurs à bord supérieur
droit, mais formant, de chaque côté de l’insertion pétiolaire, deux larges
auricules se recouvrant mutuellement »'; face supérieure du limbe « glabre,
d’un vert sombre luisant », face inférieure « pubescente, d’un vert gris
glaucescent »; nervation pédalée. Inflorescences : fascicules de 4-5 (+) axes
longs (2-5 cm), portant chacun 4-5 fleurs développées. Fleur grande (périan-
the 9-13 cm); utricule très volumineux (2-3 x 1,5-2,5 cm), gibbeux dans
sa partie inférieure; il n’y a pas deux glandes nettes, mais plusieurs (5?, 4?)
zones fortement pileuses réparties autour de l’utricule, les plus étendues
couvrant le fond des gibbosités (PI. 9, /); tube long de 5-7 cm, large
(1-2,5 cm), même à la base, peu évasé; lobes « étalés, largement triangu-
laires-ovés », souples, reliés entre eux par une fine collerette, actinomorphes,
toujours plus larges (base 3 cm) que longs (2 cm). Gynostème court et
trapu (7-8 cm); 9(10) anthères de 3-4 mm; 9(10) lobes stigmatiques de
2-3 mm. Périanthe « extérieurement d’un brun rosé clair (n° 249 du code
des couleurs), ... intérieur blanc-verdâtre ». Fruit non observé ici, si ce
n’est le spécimen (fragmentaire) conservé dans la carpothèque du Muséum,
P, avec la seule indication « M. Lecomte, Congo », et qui correspond
vraisemblablement au spécimen Lecomte C 103; il ressemble à celui de
P. triactina, mais avec des arêtes moins marquées, ainsi d’ailleurs que
celui figuré par Mangenot; cet auteur accompagne malheureusement
l’illustration d’un fruit typique de Pararistolochia de la description d’un
« fruit stipité, sec et déhiscent (capsule), long de 25-30 cm, orné de 6-9
côtes longitudinales ». Le fruit du spécimen Kalbreyer 62, K, n’ayant
pas été obtenu en prêt, la connaissance du fruit de cette espèce reste
imprécise.
Type : Mann 2323, Old Calabar, Nigeria (holo-, K!; iso-, P!).
Matériel étudié : Côte d'Ivoire : Dewit 774, Forêt du Teke, 23.8.1955 (fl.), WAG ;
F. Hallé 248, Adiopodoumé, 24.8.1961 (fl.), P; Nozeran s.n., Adiopodoumé, 29.8.1955
(fl.), P; l.E.M.V.T. 1252, Adiopodoumé, 7.6.1951 (fl.), P. — Bénin : Le Testu 152,
Adja Ouéré, 21.8.1901 (fl.), P; Poisson s.n., Tori, 03.2.1889 (fl.), P. — Nigeria : Mann
1. Les passages entre guillemets sont empruntés à la description de Mangenot (1957).
Source : MNHN, Paris
— 479 —
2323 (type), Old Calabar, 2. 1883 (fl.), K; Talbot 3766, Degema Div., 1916 (fl.), BM:
Kalbreyer 62, Old Calabar, Bonny, 2.1877 (fl.), K; Thompson 69, Old Calabar, 2.1863
(fl.), K. — Congo : Lecomte C103, Niounvou, 1894 (fl., fr.?), P.
Remarque : Pararistolochia ju-ju n'est connue que par son type ( Talbot
3766, avec fleurs et fragment de tige): le périanthe ressemble en tous points
à celui de P. mannii: les 3 «intervening lobules», qui seraient caractéristiques
de l’espèce, n’ont pas été observés sur le spécimen-type; en fait, comme
chez P. mannii , l’échancrure entre les lobes n’atteint pas tout à fait la gorge
du tube, et une fine collerette les relie. En l'absence de tout autre matériel,
rien ne justifie qu'elle soit distinguée de P. mannii , dont d’ailleurs elle avait
été rapprochée par son auteur.
Pararistolochia triactina (Hook. f.) Hutch. & Dalz.
Kew Bull. : 24 (1928); FWTA, ed. 1, I : 77 ,fig. 21 (1927); ed. 2, 1 (1) : 79 (1954).
— Aristolochia triactina Hook. f., Trans. Linn. Soc. 25 : 186 (1865); Hauman, Fl. Congo
1 : 388 (1948).
— A. schweinfurthii Engl., Bot. Jahrb. 24 : 492 (1898); type : Schweinfitrlh 3507, K.
— Pararistolochia schweinfurthii (Engl.) Hutch. & Dalz., Kew Bull. : 24 (1928),
syn. nov.
Grande liane, dont la tige ligneuse atteint 2,5 cm en section, parfois
non nettement bilobée. Feuilles polymorphes; pétiole long et épais (4 mm);
limbe (12-20 x 10-17 cm) entier (bords ondulés ébauchant 3 lobes) à
pentalobé et profondément cordé à la base; acumen parfois très long
(2 cm) et fin; nervation pédalée. Inflorescences d’un ou deux axes très
contractés, pauciflores : (1)2-3 fleurs développées par fascicule; périanthe
10-16 cm; utricule 2-3 cm, court et globuleux; glandes réniformes; tube
long de 4-7 cm, assez large à la base (env. 2 cm), peu évasé, nettement
séparé des lobes par une constriction au niveau de la gorge; lobes actino-
morphes (longs de 4-7 cm), triangulaires lancéolés, à base arrondie, repliés
de part et d'autre de leur axe, à extrémité pubescente; port de la fleur
épanouie : tube très coudé, gorge tournée vers le haut, les trois lobes dressés
obliquement (AL Hallé 706, dessin et photo). Périanthe généralement brun
rougeâtre, mais variant de rosâtre, jaunâtre à blanc verdâtre, moucheté
de brun foncé ou pourpre; lobes plus foncés que le reste de la fleur, brillants,
avec poils blancs à l'extrémité; pubescence violacée à l'intérieur de l'utricule,
violacée claire à blanche à l'intérieur du tube. Gynostème allongé et étroit
(long de 10-12 mm); anthères 9, lobes stigmatiques 9 avec appendices
apicaux effilés (2-2,5 mm). Fruit de grande taille (20-30 x 2,5-3,5 cm),
droit ou courbe, à paroi ligneuse très épaisse; côtes très marquées et munies
chacune d’une épaisse crête (jusqu’à 2-3 mm de hauteur) arrondie (PL 5).
Type ; Mann 1851, Gabon (holo-, K!; iso-, P!).
Espèce récoltée le plus souvent en milieu très hygrophile (forêt maréca¬
geuse ou inondée périodiquement, bord de cours d'eau), dans la région
Source : MNHN, Paris
— 480 —
camerouno-congolaise (Cameroun, Gabon, Centrafrique, Zaïre); mais elle
s’étend, hors de la forêt dense, jusqu’en Angola au sud, Uganda et Soudan
à l’est et Tchad au nord.
Matériel étudié : Cameroun : Bos 3505, 9 km Kribi, 27.12.1968 (fl., fr.), WAG;
4986, ibid., 2.7.1969 (fl.), WAG ; 5563, ibid., 30.10.1969 (fr.), WAG ; 6847, Kribi, 26.4.1970
(fl.), WAG; 7150, 36 km Kribi, Campo, 24.7.1970 (fl., j. fr.), WAG; 7335, Douala (forêt
des Singes), 30.8.1970 (j. fr.), WAG; Farron 7132, Kribi (forêt primaire bordant la mer),
25.4.1970 (fl., j. fr.), P; de Wilde 262, N Kribi, 10.8.1964 (fl.), WAG. — Guinée Équa¬
toriale : Guiral s.n., Riv. Benito, 7.1885 (fl., fr.), P. — Gabon : N. Halle & Le Thomas
295, Zadinoué (Bélinga), 4.8.1966 (fl.), P; N. Halle 706, La Nkoulounga, 1.7.1959 (fl.),
P; Mann 1851 (type), lat. 1° N, 1862 (fl.), K; Le Teslu 8103, Lastoursville, 1930 (fl.),
P. — Congo : Dybowski 114, 3.8.1895 (fl.), P. — Centrafrique : Le Teslu 26G9, Yalinga,
3.1921 (fl.), P; Tisseront 515, Boukoko, 4.12.1957 (fl.), P; 1090, Bambari, 28.4.1923
(fl.), P. — Zaïre : Bamps 546, Beondo (terr. Opala), 18.4.1959 (fl. aie.), BR; Bequaert
2991, Bikima (Mboga), 16.3.1914 (fl.), BR; 6675, Lubutu (terr. Walikale), 20.1.1915
(fl.), BR: Devred 2197, Kiyaka (Kwango) (fr.), BR; Evrard 805, Boyasegebo, 28.4.1955
(fr.), BR; 3414, Bolumbuloko (terr. Befale), 11.2.1958 (fl.), BR; Ghesquière 3937, But-
ghuru. 31.3.1937 (fl.), BR: Gille 154, Nsogwameka, 10.1938 (fr.), BR; Gillet 1412,Kisantu,
1938, BR; Laurent 632 (fl.), BR; Lebrun 802, env. Coquilhatville, 7.1930 (fl.), BR; Louis
3597, Yambao, 13.3.1937 (fl.), BR; 5904, Yangambi, 1.9.1937 (fr.), BR; 6225 Yangambi,
3.9.1937 (fr.), BR; 7807. Ile Esali, 1.2.1938 (fl.), BR; 8838, Yambao, 12.4.1938 (fl.),
BR; 9948, Yalibwa, 25.6.1938 (fl.), BR; 11963, Yangole, 22.10.1938 (fl.), BR; 12856.
Yangambi (île Tofende), 1.12.1938 (fl.), BR; 13151, île Tukutu, 31.12.1938 (fl.), BR;
14829, entre Ngazi et Yambuya, 15.5.1939 (fl.), BR; 15445, N Yambao, 2.7.1939 (fl., j.
fr.), BR; Pittery 581, Uele (Bambesa), 1936 (fr.), BR; Sapin D17, Diloko, 6.1908 (fr.),
BR; Van der Ben 1156, Lac Edouard 24.1.1954 (fl.), BR; Warlel s.n., Manga (Bambesa).
5.1959 (fl.), BR. — Angola : Gossweiler 4884, Loanda, Cazengo, K; Milne Redhead
4053, Moxico, 1938 (fr.), K. — Uganda : Hansford 2322, 1933 (fl.), BR; Mahon s.n.,
Entebbe, 8.1901 (fl.), K; 5. Paulo 604, Bwamba For. Res. (Toro), 24.7.1960 (fl.), BR. -
Sudan : Schweinfurth 3507, « Ghasal-Quellengebiet » (Mombuttu), avr. 1910 (fr. inc.),
K ; Sillitoe 354, Yei Riv. (Lado), 23.5.1919 (fl., fr.), K. — Tchad : Chevalier 7062, « Chari-
Lac-Tchad », 27.12.1902 (fr.), P.
Remarque sur la compréhension de A. schweinfurthii par Hutchinson
& Dalziel : a) dans FWTA, éd. 1, 1:77 (1927) : non cité; b) ibid., éd. 2.
1 (1) : 79 (1954) : A. schweinfurthii Engl. = P. triactina (Hook. f.) Hutch.
& Dalz. ; c) dans Kew Bull. : 24 (1928), A. schweinfurthii = P. schwein¬
furthii Hutch. & Dalz., et est distincte de P. triactina. Ici se trouve confirmée
l’identité des taxons P. schweinfurthii et P. triactina, les spécimens rapportés
à l’espèce schweinfurthii ressemblant en tous points à P. triactina.
Pararistolochia Ieonensis (Masters) Hutch. & Dalz.
Kew Bull. : 24 (1928).
-— Aristolochia Ieonensis Mast., Journ. Linn. Soc. 30 : 95 (1894).
Liane de hauteur modeste; tige ligneuse fine (5 mm) et aplatie. Feuilles
ovales à triangulaires (6-10 x 3-5 cm), acumen court. Inflorescences :
1 ou 2 axes relativement étirés (3 mm environ entre chaque fleur), portant
chacun 4-5 fleurs. Fleurs petites : longueur du périanthe 2,5-4 cm (dont,
pour une fleur de 3 cm : utricule 0,8 cm; tube 1,2 cm; lobes 1 cm). Utricule
Source : MNHN, Paris
481 —
Source : MNHN, Paris
— 482 —
allongé, proéminent sous le tube; glandes carrées à losangiques; tube
étroit sur presque toute sa longueur. Lobes actinomorphes, à bords droits,
toujours plus courts que le tube (sauf dans van Harten 293), triangulaires,
à base aussi grande ou plus grande que les côtés. Épanouis, les lobes sont
étalés dans un plan perpendiculaire au tube et forment un triangle isocèle
(PI. 9, 4, 5). Périanthe jaune, avec un anneau plus sombre au niveau de la
gorge. Gynostème petit et trapu (anthères 1 mm, lobes stigmatiques 1 mm).
Anthères 6, lobes stigmatiques 6. Fruit : le seul connu, sans doute immature,
est rapporté avec incertitude à l’espèce (Adam 21649, sans fleur): il porte
de fortes arêtes aiguës et mesure 9 cm.
Type : Scott Elliot 5062, Sierra Leone (holo-, K!).
Plante récoltée seulement dans des régions ne dépassant pas à l’ouest
la Côte d’ivoire. Fleurs en décembre et mars. Bien que représentée par un
matériel très pauvre, la validité de cette espèce semble justifiée.
Matériel étudié : Sierra Leone : Scott Elliot 5062 (type), env. Kassa, mars (fl.),
K; 5401, Berria (Falaba), 30.3.1892 (fl.), BM. — Liberia : Adam 21123, 12.3.1965 (fl.).
K; 21649, 30.6.1965 (fr.), K: Harley 1300, Mt Bili, 20.12.1943 (fl.), K; van Harten 293,
Krahn Brassa Forest, 30.1.64 (fl.), WAG. — Côte d'Ivoire : Akè Assi 9979, Mt Tonkoui,
6.3.1968 (fl.), K.
Pararistolochia ceropegioides (S. Moore) Hutch. & Dalz.
Kew Bull. : 24 (1928).
— Aristolochia ceropegioides S. Moore, Journ. Bot. 58 : 269 (1920).
Liane de petite taille, à tige grêle (3-5 mm de section, sauf Letouzey
14457, où la structure anormale est très marquée, la tige rubanée atteignant
1,2 x 0,3 cm. Feuilles entières, pétiole grêle; limbe ovale à oblong, parfois
rectangulaire à la base, de 7-11 x 3,5-6 cm. Axe de l’inflorescence court
portant 3 à 5 fleurs et ébauches de fleurs; pédoncule (et ovaire) grêle et
assez long. Périanthe 4-6 cm de longueur totale; glandes rondes ou légère¬
ment ovales; utricule 0,8-1,2 cm, allongé, fortement renflé dans sa partie
inférieure: tube long de 2-3,5 cm, large de 0,2 cm à la base, s'évasant jusqu'à
0,6-0,7 cm; lobes longs de 0,5-3 cm, actinomorphes, à bords concaves,
triangulaires à la base et se réduisant brusquement en d’étroites languettes
plus ou moins longues. La limite entre les lobes est souvent marquée par
une échancrure en pointe simulant un très petit lobule. La forme des lobes
donne au bouton floral son aspect caractéristique en fer de lance. Ovaire,
utricule et base du tube vert brunâtre, extrémité du tube plutôt brune.
Intérieur de la gorge jaune d’or. Partie étroite des lobes brun-rouge (Hladik
2078: « fleur rouge »). Gynostème très petit (3 mm long, 1 mm large),
pratiquement sessile; 6 anthères, 6 lobes stigmatiques. Variation du périanthe
chez 3 spécimens : l’extrémité effilée des lobes ne dépasse pas 0,5 cm.
Fruit court (4 cm) à côtés marqués d’arêtes, de 2,5 cm de section. L’un
des deux spécimens en fruit appartient à un échantillon sans fleur (N. Hallé
Source : MNHN, Paris
— 483 —
3230); mais il s’agit, d’après le récolteur lui-même, d'une récolte effectuée
sur le même pied que N. Hallé & Le Thomas 389, dont les dessins, faits
par N. Hallé sur le terrain (l’herbier a été détruit), ont servi à la réalisation
de la PI. 6.
Type : Bâtes 1235, Cameroun (holo-, BM!).
Espèce du Gabon et surtout du Cameroun, en forêt semi-décidue
ou submontagnarde.
Matériel étudié : Cameroun : Bâtes 1235 (type), Bitye, 1919 (fl.), BM; Letouzey
9920, Endameyos (70 km ESE Ebolowa), 14.1.1970 (fl.), P; Letouzey & Villiers 10448,
Chutes Lokomo (25 km N Moloundou), 25.2.1971 (fl.), P; Letouzey 14457, Mt Nlonako
(5 kmSEE Nkongsamba), vers 1100 m, 17.3.1976 (fl., j. fr.),P: Mildbread7848, Yaoundé.
1.1914 (fl.), K; J. & A. Raynal 9944, Mékoassi, 2.1963 (fl.), P. — Gabon ; N. Hallé &
Le Thomas 389, Bélinga, 18.11.1964 (dessin, herbier détruit), P; N. Hallé 3230, Bélinga,
10.8.1966 (fr.), P; Hladik 2078, env. Endoh, 22.4.1972 (fl., fr.), P.
Source : MNHN, Paris
— 484 —
Pararistoiochia preussii (Engler) Hutch. & Dalz.
Kew Bull. : 24 (1928).
— Aristolochia preussii Enol., Bot. Jahrb. 24 : 492 (1898).
Liane dont la tige ligneuse peut atteindre une épaisseur de 2,5 X 1,5 cm
(Brenan 9484). Feuilles entières, ovales à oblongues acuminées, de 13-16
X 7-9 cm. Nervation simple (NI, 3-4 paires de N2). Inflorescences : axes
courts et fins, pauciflores, avec bractées longues (4-5 mm) et très étroites;
sur le spécimen Brenan 9484, l’inflorescence est un axe qui atteint 15 cm
avec 7 fleurs espacées de 2-2,5 cm. Fleur (PI. 9, 3) décrite sessile par Engler
( mais ceci est démenti par Hutchinson & Dalziel) : l’ovaire semble en
effet directement inséré sur l’axe ( Brenan 9484) mais ce caractère n’est pas
observable sur l’autre spécimen étudié. Ovaire 2 cm; périanthe 7-10 cm.
utricule long de 2-3 cm, très volumineux et irrégulier, glandes hémisphé¬
riques ; tube long de 2,5-3,5 cm, aussi large à la base qu’à la gorge (1-1,5 cm),
coudé; lobes actinomorphes, à base large (1-1,5 cm), triangulaires, se rédui¬
sant brusquement en appendices effilés longs de 3-4 cm. Port et orientation
des lobes inconnus. Périanthe extérieurement brun pâle à verdâtre, ponctué
de taches pourpres. Gorge et appendices pourpre très foncé. Gynostème
8 mm; 8 anthères (2,5 mm) et lobes stigmatiques (3 mm). Fruit inconnu.
Type : Preuss 108, Cameroun (holo-, B, delet.).
Néotype (Hutchinson & Dalziel, 1954) : Brenan 9484 (« collected in the same
district, agréés well with Engler’s description »), K!
Matériel étudié : Cameroun : Letouzey 10053, 10 km Ambam (Ebolowa), 8.2.1970
(fl.), P; Brenan 9484, Div. Kumba, Banga, Bakundu Forest Reserve, 18.3.1948 (fl.), K.
Remarques : 1) Espèce très mal connue par ces deux seuls repré¬
sentants, mais dont l'aspect des fleurs est caractéristique. 2) Le choix, par
Hutchinson & Dalziel, de Brenan 9484 comme néotype risque de se
révéler gênant s’il se confirme (comme c’est probable) que l’axe inflorescen-
tiel exceptionnellement allongé est aberrant.
Pararistoiochia goldieana (Hook. f.) Hutch. & Dalz.
Kew Bull. : 25 (1928).
— Aristolochia goldieana Hook. f., Trans. Linn. Soc. 25 : 185, tah. 14, (1865): Bot.
Mag. 93, tah. 5672 (1867); Gardn. Chron. 3 (7) : 521 (1890); Le. 21 : 337 (1897);
l.c. 40 : 176(1907); FWTA, ed. 1, 1 : ll.fig. 22 (1927); Le. ed. 2, 1 : 78 ,fig. 23 (1954):
A. Chev., Fl. Viv. A.O.F. : 135 (1938).
Cette espèce, très spectaculaire par les dimensions de sa fleur, a fleuri
en serre en Grande-Bretagne à l’époque de sa description : c’est sans doute
pour cette raison qu’il en existe maintes illustrations, mais toujours large¬
ment inspirées de celle, originale, de Hooker, et donc sans apport botanique
nouveau. Le nombre réduit de spécimens en collection, constitués le plus
Source : MNHN, Paris
— 485 —
souvent d’une fleur seulement, ne permet encore qu’une description très
incomplète :
Liane de 6 m ( Mann 391). Les indications de Keay & Stanfield 37847 :
« liane avec bois ligneux et vivace, mais totalement annuelle au-dessus des
parties au sol. Fleurs groupées à la base de la tige, sur le sol; les longues
tiges grimpent, mais portent seulement des feuilles », bien que sommaires,
suffisent à décrire un port très différent de celui des autres espèces du genre.
Les quelques fragments de tige observés, non lignifiés en effet, sont écrasés
et il est impossible de savoir si la structure anormale existe. Feuilles entières,
profondément cordées, largement arrondies à la base, triangulaires et
acuminées au sommet. Dimensions du limbe de 3 feuilles juvéniles : 12-
15 cm (en longueur et largeur). Nervation pédalée. Fleurs apparemment
isolées (pas de trace d'axe inflorescentiel); périanthe complètement replié
sur lui-même : sa longueur, déplié, atteint 60 cm; utricule (4 cm de diamètre
environ), droit et cylindrique, brusquement coudé à l’extrémité distale;
tube étroit à la base (2 cm), s’élargissant en un vaste entonnoir (12-15 cm)
à la gorge; au niveau de la gorge une cortine de 1 cm de large double inté¬
rieurement le tube (« annulus »? de Pfeifer). Puis le périanthe s’élargit de
nouveau brusquement en une coupe de 25 cm de diamètre et donne nais¬
sance à 3 lobes courts (3 cm environ) et fins, actinomorphes. Nervures
épaisses et saillantes sur la face extérieure du périanthe. Couleur « rougeâtre-
pourpre » (FWTA). L’ovaire atteint 13 cm de longueur et 0,6 cm de diamètre
( Keay & Stanfield 37847) ; le gynostème du même spécimen, pratiquement
sessile, est long de 2,5 cm (étamines 1,5 cm, lobes stigmatiques 1 cm) et
compte 24 anthères, ce qui constitue une exception pour le genre et pour
la famille, très étroites et serrées autour de la colonne, et 12 lobes stigma¬
tiques bifides, de longueur irrégulière. L’extrémité arrondie en tête d’épingle
de ces lobes (figurée par Hooker et interprétée par lui comme papilles
stigmatiques) n'a pas été observée. Fruit non décrit par Hooker, mais
mentionné par Hutchinson & Dalziel (FWTA, ed. 1, 1 (1927) : « fruit
several inches long, with 6 well-marked ribs »; ce fruit n’a pu être retrouvé,
pas plus que les références de l’échantillon vu par ces auteurs; d’après
P. S. Green (corresp., 1976), il pourrait s'agir du spécimen vivant cultivé
à Glasgow, qui est à la base de la description originale; ceci est douteux
car il est peu probable qu’un pied isolé puisse fructifier (sauf parthéno-
carpie?). D’autre part, Chevalier (1938) propose une description du fruit,
mais après avoir placé P. goldieana et P. schweinfurthii (= P. triactina)
en synonymie; c’est un fruit de P. triactina qui est en fait décrit. Le fruit
reste donc considéré comme inconnu. Pour cette raison, l'appartenance
de l’espèce au genre Pararistolochia reste douteuse, et aussi parce que
plusieurs caractères du genre (structure anatomique, inflorescence, cauli-
florie) n’ont pu être observés, et que l’espèce présente des particularités
importantes (24 anthères, gigantisme de la fleur, tige ligneuse réduite).
Type : Thompson s.n., Nigeria (holo-, K!).
Sierra Leone, Nigeria, Cameroun; en forêt humide sempervirente;
fleurs en janvier, et de mars à juillet.
Source : MNHN, Paris
— 486 —
Matériel étudié : Sierra Leone : Barter 3427, Elugu, 1859 (fl.), K; Morton &
Gledhill SL 1809, Tingi Mountains. N. Kono, 10.4.1965 (fl.), K. — Nigeria : Carter
s.n., Lagos, 4.1892 (fl. inc.), K; Dagash 19157, Olokomeji Akatan (Prov. Abeokuta).
20.3.1947 (fl.), K; Dodd398, 18.1.1908 (fl.), K; Keay & Stanfield 37847, 6 km N Ibadan,
27.4.1962 (fl.), K; Messemaekers van de Graaf s.n., (fl.), WAG; Thompson s.n. (type),
Old Calabar, 1863 (fl.),K. — Macias Nguema : Mann 391, 5.1860 (fl.), K. —Cameroun :
Mildbread 8812, Deng Deng, 04.1914 (fl.), K; Zenker 4625, Bipindi, 1913 (fl. inc.), K.
Pararistolochia zenkeri (Engler) Hutch. & Dalz.
Kew Bull. : 24 (1928); FWTA, ed. 2, 1 (1) : 80, tab. 24 (1954); Fl. Congo 1 : 387
(1948).
— Aristolochia zenkeri Engl., Bot. Jahrb. 24 : 490 (1898).
Liane de taille moyenne. Feuilles ovales à oblongues comparables à
celles de P. macrocarpa, mais plus petites (9-15 X 5-7 cm). Inflorescences
non vues. Périanthe long de 5-7 cm; utricule volumineux (long de 1,5-
2,5 cm), parfois aussi long que le tube (2-3 cm), glandes rectangulaires à
losangiques; lobes disposés comme chez P. macrocarpa (non actinomorphes),
mais triangulaires, acuminés, étalés dans un plan perpendiculaire au tube
et à bords réfractés. Périanthe brun pâle, lobes pourpres, mouchetés de
points blancs, apex avec poils blancs; « blanc sale, marbré brun ou mauve »
(Compère 101). Gynostème 8 mm environ, 9 anthères (4 mm), 9 lobes
stigmatiques (4 mm). Fruit de taille moyenne (long de 20 cm, large de
4 cm), à côtes arrondies sans arêtes.
Type : Zenker 1226, Cameroun (holo-. B, delet.; iso-, P!).
Cameroun, Zaïre; semble rare dans les régions occidentales (un seul
spécimen au Ghana).
Espèce décrite en détail par son auteur, figurée à nouveau depuis
par Hutchinson & Dalziel (1954), mais la connaissance du fruit reste
imprécise. Espèce très voisine de P. macrocarpa.
Matériel étudié : Ghana ; Hall <£ Enti GC 35544, Anhasa Forest Res., 7.1966
(fl. aie.), K. — Nigeria : Brenan 8467, Nibrova, 10.12.1964 (stér.), K. — Cameroun :
Lelouzey 4109, Fenda, 60 km ESE Kribi (fl.), P; 8968, Riv. Niete, 40 km SE Kribi (fl.).
P: Zenker 443, Mimfia, 11.1913 (fl.), P; 1226 (type), Bipindi, 12.1896 (fl.), P; 2056, Bipindi
(fi.), P; 2792, Bipindi, 1904 (fl. inc.), P. ; 3484, 1905 (stér.), P. — Congo : Koechlin 1174,
Banza-Nkoko (Boko), 1.6.1950 (stér.), P; Si ta 2681, Plateau des Cataractes (piste M'
Boukou-Moutampa), 14. 10.1968 (fr.), P. — Zaïre : Caliens 2131, Mfinda, Denga-
Denga, oct. (fl.), BR; Compère 101, Luki, 17.8.1959 (fl.), BR; Evrard3168, Befale, 29.12.
1957 (fr.), BR; Gillet s.n., 1906 (fr.), BR; Laurent 812, Bolongula, 20.11.1903 (fr.), BR;
Louis 2178, Boyeka, 5.6.1936 (fl., fr.), BR; 14162, Opala (Vallée Lomami), 02.1939 (fl.),
BR; Pynaert 1188, Eala, 20.3.1907 (fl.), BR.
Source : MNHN, Paris
— 487 —
Source : MNHN, Paris
— 488 —
Pararistolochia macrocarpa (Duch.) Poney, comb. nov.
a) var. macrocarpa
— Aristolochia macrocarpa Duch., in DC., Prod. 15 : 497 (1864).
— A. staudtii Engl., Bot. Jahrb. 24 : 491 (1897); type : Staudt 186.
— Pararistolochia staudtii (Engl.) Hutch. & Dalz., Kew Bull. : 24 (1928), syn. nov.
—- A. flos-avis A. Chev., Journ. Bot. 12 : 129 (1909); type : Chevalier 16434.
— P. flos-avis (A. Chev.) Hutch. & Dalz., Kew Bull. : 24 (1928), syn. nov. ; FWTA,
ed. 1, 1 : 77 (1927); l.c., ed. 2, 1 (1) : 79 (1954); A. Chev., Fl. Viv. A.O.F. : 132
(1938), fig. 22.
— A. tessmannii Engl., Bot. Jahrb. 46 : 413 (1911); type : Tessmann 717.
— A. tribrachiata S. Moore, Cat. Talb. Nig. PI. : 92 (1913); type : Talbot 1542.
— P. tribrachiata (S. Moore) Hutch. & Dalz., Kew Bull. : 24 (1928), syn. nov.
Liane haute de 20-25 m à tige ligneuse souvent très épaisse. Feuilles
entières, limbe subtriangulaire (base élargie mais jamais cordée) à obovale,
rarement étroit et allongé (Letouzey 9535), de 10-18 x 6-13 cm. Acumen
assez large. Nervation simple. Axes inflorescentiels 2-3, très contractés
(1-1,5 cm) et épais, portant 1 à 3 fleurs développées. Une fleur isolée à
l’aisselle d’une feuille (Le Testu 6326) est une exception à la cauliflorie.
Fleurs grandes : pédoncule + ovaire de 5 cm ou plus, utricule peu volumi¬
neux, portant des glandes Iosangiques à rectangulaires assez grosses; tube
long de 3,5 cm, moyennement évasé (large de 0,7-1 cm à la base, 1,5-2 cm
à la gorge); 3 lobes égaux en longueur (5-7 à 15 cm), élargis dès la base,
à bords arrondis, effilés et pointus à l'extrémité, et non actinomorphes :
2 sont latéraux opposés, légèrement dissymétriques (larges de 2-3 cm), le
3 e , médian inférieur, est un peu plus étroit. Port de la fleur épanouie inconnu
par manque de notes de terrain, mais probablement proche de celui des
fleurs de P. zenkeri, la gorge s’ouvrant dans un plan vertical. Périanthe
marron maculé de jaune et nuancé de violet au niveau de la gorge du tube;
lobes intérieurement jaune, ponctués de pourpre-brun; tube blanc finement
moucheté de pourpre extérieurement, poils noirs avec sommet blanc;
pédoncule vert pâle ponctué de rouge sombre. Gynostème long de 8-10 mm
(anthères 3-4 mm, lobes stigmatiques 2-3 mm). Anthères (8)9(10), de
3-4 mm; lobes (8)9(10), de 2-3 mm, courts et arrondis aux extrémités.
Fruits volumineux (longs de 30-40, et jusqu’à 50 cm, larges de 3-4 cm),
à côtes plus ou moins marquées, arrondies et toujours dépourvues d’arêtes
(fruit subcylindrique pour l’un des spécimens). (PI. 7.)
Espèce assez largement répartie, de la Côte d’ivoire au Zaïre, et qui
semble abondante. Floraison le plus souvent de décembre à avril; fruits
en janvier et février.
Type : Aubry-Lecomte s.n., Gabon (holo-, P!).
Matériel étudié : Côte d’Ivoire : Chevalier 16434, Guikédo, 05.1907 (fl.), P;
17786, Diambarakrou. 25.3.1907 (stér.), P; 21245, Bassin du Haut Nuon, 4.4.1909 (fl.),
P; Cremers 284, Adiopodoumé (plantule), BR. — Ghana : Irvine 2051 (fl.), K; Merten
s.n., « grown from a seed received from W prov. Ghana », 5.1961 (fl.), WAG. — Nigeria :
Ross 32, Shaska For. Res., 19.2.1935 (fr.), BM; 40, ibid., 19.2.1935 (fl.), BM; Talbot 213,
Oban, 9.1911 (fl.), BM; 1542, Oban, 1912 (fl.), K. — Cameroun : Annet 414, Lolodorf,
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
— 490 —
11.6.1918 (fl.), P; Bos 4033, 22 km Kribi, 1.3.1969 (fl.), WAG; Leeuwenberg 5341, Lolo-
dorf, 2.4.1965 (fl. inc.), WAG; Letouzey 8344, Meuban, 24 km S Dioum, 13.11.1966
(fl.), P; 9535-, Mt Mfiki, 25 km NNE Essé, 9.11.1969 (fl.), P; Slaudl 186, Lolodorf, 1896
(fl. inc.), P\de Wilde 1984, 15 km Ebolowa, 28.2.1964 (fl.,j. fr.), WAG. — Guinée Équat. :
Tessmann 717, Beban Campagebu, 15.12.1908 (fl.), K. — Gabon : Aubry-Lecomte s.n.
(type), 1854 (fr.), P; N. Halle 3282, Bélinga, 21.11.1964 (fr.), P; N. Halle & Villiers 5182,
Mt Mvélakéné, 2.1968 (fr.), P; Hladik 1897A, Chutes Kongué (Ivindo), 31.12.1971 (fl.),
P; Le Testu 6326, Hte Ngounié, 12.2.1932 (fl.), P: 7908, Lastoursville, 11.2.1932 (11.,
fr.), P; Walker s.n., Hte Ngounié (Mulemba), 12.1938 (fl., fr.), P. — Congo : Lecomte
CST, Riv. Loukoumba, 14.1.1894 (fl., fr. inc.), P; Sita 2880, Brazzaville, 7.2.1969 (fl.), P.
— Centrafrique : Fidao s.n., Baïki, 12.1916 (fl.), P. — Zaïre : Pynaert 915, Eala, 22.1.
1907 (fl., fr.), BR; Toussaint 329, Luki (vallée de Mikundu), 15.04.1948 (fr.), BR;
Wagemans 1822, Manzi, 06.11.1957 (fr.), BR.
b) var. soyauxiana (Oliver) Poney, stat. nov.
— Aristolochia soyauxiana Oliv., Hook. Ic. PI. : 1410 (1883).
— Pararistolochia soyauxiana (Oliv.) Hutch. & Dalz., Kew Bull. : 23 (1928).
Lobes jusqu’à 15 cm de longueur, soit 2 fois la longueur tube + utri-
cule; base des lobes latéraux largement arrondie (jusqu’à 4 cm de largeur),
bords fortement infléchis dans la partie médiane pour former l’extrémité
longue et étroite (PI. 9, 2).
Type : Soyaux 317, Gabon (holo-, B, delet.; iso-, K!).
Matériel étudié : Côte d’Ivoire : Breteler 6021, Rte Sassandra - S. Pedro,
km 22, 15.11.1968 (fl.), WAG; Oldeman 48, Mt Orumbo-Bocca, 15.5.1963 (fl.), WAG;
Thoirè 114, San Pedro, 19.11.1900 (fr., aquarelle fl.), P; de Wilde 617, Oroumba-Boka.
3.10.1956 (fl.), WAG. — Ghana : Moor 1147, 11.1927 (fl.), K. — Gabon; Anonyme s.n..
Libreville (fl.), P; Klaine 628, Libreville, 12.1896 (fl.), P; Soyaux 182, Loango, 10.12.1874
(fl.), K; 317 (type), Sibange Farm., 27.11.1881 (fi.), K. —■ Congo: Bouquet 1047, env.
Bouba, 20.1.1965 (fl.), P.; Koechlin 1186, forêt de Banga-Ntounga, 6.1950 (fl.), BR. —
Zaïre : Toussaint 2256, Luki (fl.), BR; Wagemans 1535, Luki, 19.6.1957 (fl., fr.), BR;
2402, Luki, 5.6.1959 (fl.), BR.
Remarques
— Les spécimens rapportés jusqu’ici à l'espèce d’OLivER ne sont
probablement qu’une variété plus rare, à lobes très développés, de P. tttacro-
carpa. Il n’a pas été observé d'intermédiaires qui, comme pour la très poly¬
morphe P. promissa, permettraient d’établir une synonymie complète.
— A. Chevalier (1938 : 132-134) donne une description détaillée de
P. flos-avis, mais l’interprétation de la fleur est douteuse : « ... la fleur
n'est pas trilobée et possède une longue languette, comme le montre la
figure; l’espèce appartient donc au genre Aristolochia ; nous l’avons laissée
ici pour ne pas modifier l’arrangement de Hutchinson & Dalziel ».
Les fleurs figurées sont simplement encore en bouton; s’il s’agissait d'un
limbe flabelliforme, pourquoi ne pas avoir donné plus de précision à la
figure (gorge du tube)? La description du fruit fait par ailleurs défaut.
Source : MNHN, Paris
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— Cette espèce est abondante dans les collections et bien connue
sous le nom de P. flos-avis A. Chev. : seul le type de Duchartre portait le
nom de macrocarpa, qui a priorité sur celui de flos-avis.
— P. tribrachiata est connue par 2 spécimens : 1) le type ( Talbot 1542)
comporte une moitié de feuille et 2 fleurs : l’une est juvénile, l’autre (en
mauvais état) est semblable à celles de P. macrocarpa, bien que de dimen¬
sions un peu moindres; 2) Talbot 213 ne diffère en rien de P. macrocarpa.
Rien n’autorise à les conserver dans une espèce distincte. La synonymie
de P. staudtii avec P. macrocarpa a été établie pour les mêmes raisons, au
vu des 2 spécimens connus : Staudt 186, Leeuwenberg 5341.
Pararistolochia promissa (Masters) Keay
Kew Bull. : 160 (1952), fig. 1; FWTA, ed. 2, 1 : 79 (1954).
— Aristolochia promissa Mast., Gard. Chron. 11 : 494 (1879); FWTA, ed. 1,1 : 77
(1927).
— A. flagella ta Stapf, Kew Bull. : 80 (1906); type : Johnson 1060.
— A. talbotii S. Moore, Cat. Talb. Nig. PI. : 93 (1913); type : Talbot 128.
— Pararistolochia talbotii (S. Moore) Keay, Kew Bull. : 161 (1952), syit. nov.
— A. tenuicauda S. Moore, l.c. : 94; type : Talbot 2318.
— P. tenuicauda (S. Moore) Keav, Kew Bull. : 160 (1952), syn. nov.
— « A. congolana Hauman, nomen ad int. », Fl. Congo 1 : 384 (1948), nom. nud.
Liane de grande taille (10-30 m), mais dont la tige reste souvent assez
grêle. Feuilles simples, oblongues-elliptiques à largement ovales, acumi-
nées, 8-15 x 4-9 cm; pétiole grêle. Inflorescences de 2-3 axes allongés
(2-4 cm) portant 2-3 fleurs développées, mais jusqu’à 10 boutons avortés
à la base de chaque axe. Fleurs en forme de clairon, à lobes prolongés par
de très longs appendices filiformes. Périanthe (sauf appendices) long de
4,5 à 9 cm; utricule long de 1-2,5 cm, large de 1-2 cm, subsphérique à
allongé, dissymétrique; glandes petites, subrectangulaires, aux contours
peu nets; tube relativement court (bord supérieur 2-3 cm), large de 0,3-1 cm
(base) à 0,5-2 cm (gorge); lobes très inégaux : les deux latéraux sont épanouis
dans un plan vertical, dissymétriques, à bords supérieurs arrondis et recour¬
bés au-dessus du tube en auricules plus ou moins développés, et amincis
dans leur partie inférieure qui se prolonge par un appendice rubané long
de 6-8 à 20 cm (cf. remarque ci-dessous), généralement spatulé et arrondi
à l’extrémité; le lobe médian inférieures! réduit, ou presque, à son appendice.
Selon Masters (1879), chaque appendice se divise en deux à l'extrémité
lorsque la fleur est avancée, ce qui n’a pas été observé ici. Périanthe exté¬
rieurement blanc crème à gris ou verdâtre ou jaunâtre; parfois ocre jaune
ou jaune; ponctué, parfois très densément, de brun rougeâtre. Intérieur
clair, pilosité blanche; appendices brun rouge. Gynostème 1 cm environ,
(8)9 anthères et lobes stigmatiques. Fruit : la mauvaise qualité des rares
échantillons disponibles permet seulement de supposer que le fruit mûr
atteint une longueur de 15-20 cm, et qu’il ressemble à celui de P. triactina
par les fortes arêtes sur les côtes (PI. 8).
Source : MNHN, Paris
— 492 —
Type : Kalbreyer 7, Cameroun (holo-, K!).
Espèce de forêt dense de la Côte d'ivoire au Gabon et au Zaïre, où
elle semble abondante; souvent récoltée en altitude, entre 900 et 1500 m.
On n’a pu établir aucune relation entre les variations morphologiques et
la répartition géographique.
Remarques : Très différente des autres espèces par la disposition
des lobes et leurs prolongements rubanés caractéristiques, P. promissa
a des fleurs suffisamment polymorphes pour que 3 espèces aient été dis¬
tinguées jusqu’à présent (Keay, 1952). Les variations concernent la taille
des lobes (plus ou moins développés, rarement presque inexistants ou
réduits à leurs appendices pendants), et les appendices : généralement
très étroits dès leur naissance (1-2 mm) et très longs, ou au contraire assez
larges à la base (5 mm), se rétrécissant progressivement, mais ne devenant
ni très fins ni très longs. Les spécimens à fleurs grandes, lobes bien développés
et appendices très fins et longs étaient attribués plutôt à P. promissa:
ceux à fleurs plus petites, appendices larges, à P. tenuicauda. Mais l'observa¬
tion de bon nombre d’échantillons, représentant tous les intermédiaires,
conduit à réunir toutes ces formes dans la même espèce; de plus l’espèce
P. lalbotii a été créée pour une plante dont la fleur a un « appendice unique »,
qui n'est autre que le tube formé par les 3 appendices réunis avant l’épa¬
nouissement du périanthe.
Matériel étudié : Côte d’Ivoire : de Wilde 692 , forêt de Yapo, 11.10.1956 (fl.),
WAG. — Nigeria : Jones & Onochie 14142, Afi Riv. For. Res. (Ogoja), 10.5.1945 (fl.).
K; Onochie 36224, Calabar (Oban For. Res.) 31.1.1957 (fl.), K; Talbot 128. Oban, 1912
(fl.), K. — Cameroun : Bâtes 1775, Bitye (près R. Dja), (fl.), K; Kalbreyer 7 (type),
Victoria (fl.), K; Letouzey 2924, entre Yanla 11 et Riv. Kebe (Bertoua), 3.2.1960 (fl.),
P; 3880, Bitsil, 20.4.1961 (fl.), P; 3912, Piste Asia-Bedoumo, 22.4.1961 (fl.), P; Mild-
bread 8468, entre Yaoundé et Deng Deng, 03.1914 (fl.), K; 8899, entre Deng Deng et
Lom. 700 m ait., 19.04.1914 (fl.), K; 9035, Kongola, 800 m ait., avr. 1914 (fl.), K; 9196.
Lom River, 1.5.1914 (fl.), K. — Gabon : Le Testa 7489, Manenga (rég. Lastoursville),
6.10.1929 (fl.), P. — Centrafrique : Sillons 1669, Boukoko, 15.1.1950 (fl.), P; 1671,
Boukoko, 30.12.1949 (fl.), P; 1691, Boukoko (même pied que 1671), 25.3.1950 (fl.),
P; Tisseront 2523, Boukoko (même pied que Sillons 1671 & 1691), 8.5.1953 (fr.), P. —
Zaïre : Babault s.n., Kivou, 2.1936 (fl.), P; Bolema 207, Yangambi, 15.11.1960 (fl.).
BR; Christiansen 1016, Irangi (Terr. Kaiehe), 22.7.1955 (fl.), BR; Claessens 299, 3.1921
(fl., fr.), BR; De Giorgi 164, Kikimi, 1.1913 (fl.), BR; Devred 2353, Kiyaka (Kwango),
30.7.1955 (fl.), BR; Gérard 2737, Madabu (Zobia), 28.3.1957 (fl.), BR; Germain 105,
Yangambi, 20.1.1940 (fl.), BR; Gutzwiller 1716, Kembe (Terr. Walikale, 900 m ait.),
21.5.1958 (fl.), BR: Laurent s.n., Yambuya, 1.3.1906 (fl.), BR; Lebrun 5140, entre Malisi
et Walikale (Kivu), 3.1932 (fl.), BR; Leonard 1563, Kampala (Terr. Walikale, 1400 m
ait.), 14.11.1958 (fl.), BR; 2392, Kitshanga (Terr. Walikale), 7.1.1959 (fl.), BR; 4047,
Lumondo (Terr. Kalehc), 6.5.1959 (fl.), BR; Louis 1829. route Yangambi Ngazi, 470 m
ait., 7.5.1936 (fl.), BR; 6373, Yangambi, 18.10.1937 (fl.), BR; 6425, Yangambi, 25.10.1937
(fl.), BR; Malchair 143, env. Likimi, 14.2.1910 (fl.), BR; Mortehan 497, Dundusana,
9.1913 (fl.), BR; Pierlot 1346, Mingazi (Terr. Kaiehe), 23.8.1956 (fl.), BR; Seret 760,
Wala (= Nala), 2.1907 (fl.), BR; Troupin 2436, Kivu (Terr. Kaiehe), 13.8.1956 (fl.), BR:
Warlet s.n., R. Bêla (fl.), BR; Yafunga 103, Yangambi, 24.2.1961 (fl., fr.), BR.
Source : MNHN, Paris
— 493 —
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Source : MNHN, Paris
DEUX ESPÈCES NOUVELLES
DU GENRE PALMORCHIS Barb. Rodr. (ORCHIDACEÆ)
Y. Veyret
Veyret, Y. — 16.06.1978. Deux espèces nouvelles du genre Palmorchis Barb.
Rodr. (Orchidaceæ), Adansonia, ser. 2, 17 (4) : 495-502. Paris. ISSN 0001-
804X.
Résumé : Description de 2 espèces nouvelles d'Orchidacées de Guyane : Palmor¬
chis prospectorum Y. Veyret et P. pabsiii Y. Veyret.
Summary : Description of 2 new species of Orchids native of French Guyana :
Palmorchis prospectorum Y. Veyret and P. pabstii Y. Veyret.
Yvonne Veyret, O.R.S.T.O.M., B.P. 165, 97301 Cayenne, Guyane Française.
Le genre Palmorchis Barb. Rodr. n’était connu jusqu'à ce jour que
par 10 espèces localisées dans la partie septentionale de l’Amérique du
Sud ainsi qu’en Amérique centrale.
Le genre a été créé par J. Barbosa Rodrigues en 1877 et fut ainsi
nommé à cause de la ressemblance de l’une des 2 espèces qu’il décrivait
à cette époque, le P. pubescens, avec un Palmier du genre Geonoma Willd.
Dans l’herbier du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris se trou¬
vent quelques spécimens de la même espèce et datant de la même année,
récoltés par Mélinon, lequel fait exactement la même remarque.
En réalité les espèces de ce genre présentent 2 sortes de port; les unes
font en effet penser à un Geonoma avec de longues feuilles fortement ner-
vurées, les autres ont des feuilles plus petites, plus courtes et moins épaisses,
dont on a voulu voir la ressemblance, à l’état stérile, avec des Graminées-
Bambusoïdées.
Les espèces nouvelles décrites ci-dessous ont été récoltées en Guyane,
donc dans l’aire de répartition du genre, et représentent chacune l’un de
ces deux types morphologiques :
Palmorchis prospectorum Y. Veyret, sp. nov. 1
A P. pubescenti Barb. Rodr. floribus minoribus, labello latiore distincte trilobo,
lobo mediano majore rotundato emarginato, lobis lateralibus triangularibus nec oblongis
distincta.
Herba terrestris cæspitosa ca. 85 cm alla. Rhizoma breve sublignosum ; radices
numerosæ flexuosæ. Caules secundarii erecti sublignosi simplices, basin versus foliorum
cicatricibus sigillati, supra folia 6-10 gerentes. Folia elliptica acuta nervis principalibus 5,
1. Espèce dédiée aux prospecteurs du Service de Botanique du Centre O.R.S.T.O.M.
de Cayenne, Saint-Just Burgot et Georges Elfort, qui avaient déjà récolté cette espèce (herbier
de Granville, ser. B), et nous ont accompagnée et si utilement aidée dans sa recherche.
Source : MNHN, Paris
— 496 —
cum nervillis minoribus allernanlibus, lamina ca. 70 x 6,5 cm, petiolo 30 cm longo. lnflores-
cenriæ latérales ad nodos defoliatos ortie, bracteis 4-5 sterilibus infra bracteas floriferas
acutas concavas; rhachis bracteæque pi lis nigris minimis obsitw. Flores salis grandes mem-
branacei fugaces. Sepala luteola extra pilosa, medium oblongum apiculatum, 33 X 7 mm.
Petala luteola glabra acuta oblonga, 33 x 6 mm. Labellum basi pallide luteolum, supra
album leviler purpureo-maculatum, ca. 30 x 23 mm, columnæ circa ad dimidiam parlem
adnatum, basi gynostemium amplectens deinde explicatum trilobum ; lobus medianus
rotundatus leviter emarginatus, apicem versus crispatulus, intus longe albo-pilosus ; lobi
latérales triangulares obi nsi intus longe albo-pilosi ; cal lus e costis 3 luteolis constitutus.
Columna ca. 20 mm longa, plus minusve cylindrica sed media parte angustata et basi ven¬
trale complanata pubescens. Anthera mobilis apiculata bilocularis ; pollinia mox caduca
tune ignola. Stigma prominens concavum. Ovarium gracile ecostatum geniculatum cum
pedicello ca. 16 mm longum, copiose pilosum.
Type : Y. Veyret 1500, Guyane française, forêt proche des rives de la R. la Comté,
lieudit La Roche Fendée (j. fl.), 20.1.1977 (holo-, P!; iso-, HB!).
Herbe terrestre, cespiteuse, robuste, pouvant atteindre 85 cm de
hauteur. Rhizome court, subligneux, portant des racines nombreuses, peu
épaisses, flexueuses. Tiges secondaires érigées, subligneuses, défeuillées
progressivement à partir de la base et portant à leur partie supérieure une
touffe de 6-10 feuilles. Feuilles érigées puis réfléchies dans leur partie
supérieure, vert foncé, elliptiques, aiguës, fortement nervurées, à 5 nervures
principales alternant avec des nervures plus fines, nervures s’épaississant
avec le resserrement du limbe en un long périole engainant à la base; limbe
de 70-75 x 6-7 cm, pétiole long de 30 cm. Inflorescences (environ 5 sur les
pieds âgés), naissant aux nœuds dépourvus de feuilles ou un peu au-dessus,
simultanément et en alternance, simples ou plus rarement ramifiées mais
une seule fois et à la base, portant dans sa partie inférieure 2-3 bractées de
taille médiocre et se recouvrant à la base, puis 1 ou 2 bractées stériles plus
grandes avant les bractées florifères, ces dernières de taille sensiblement
égale (la première bractée fertile 21 x 16,5 mm), entourant entièrement
l’axe par leur base, aiguës, concaves; l’ensemble de l’axe et des bractées
est d'un blanc verdâtre sale dû à la présence de courts poils bruns et raides,
répartis lâchement sur l'axe et la face externe des bractées, plus abondants
sur la face interne de celles-ci. Floraison très lente; les fleurs fragiles et
membraneuses semblent très fugaces; environ 8 par inflorescence d’après
le nombre des bractées réparties sur l’axe après la première fleur. Sépales
jaune très clair, le médian oblong, au sommet apiculé, réfléchi, un peu
déjeté, portant des poils bruns, courts, sur sa face externe seulement,
principalement à son sommet et dans la région de la nervure médiane,
33 x 7 mm; sépales latéraux un peu dissymétriques, l’un des bords étant
subrectiligne, l’autre arrondi, de forme générale oblongue, munis de poils
comme le sépale médian mais ceux-ci plus abondants et plus longs, dorsale-
ment rostrés en position subterminale, 33 x 7,3 mm. Pétales de la couleur
des sépales, glabres, aigus, de forme générale rappelant celle des sépales
latéraux mais plus étroits, à bords un peu irréguliers vers le sommet,
33 x 6 mm. Labelle légèrement plus court que les autres pièces du périanthe,
29 x 23 mm, blanc jaunâtre dans sa partie basale, blanc dans sa partie
distale, embrassant d'abord la colonne puis étalant ses 3 lobes; lobes
Source : AANHN, Paris
PI. 1. - - Palmorchis prospectorum Y. Veyret : specimen-lypc : 1, partie inférieure; 2, partie supérieure.
Palmorchis pabstii Y. Veyret : 3, specimen-type.
Source : MNHN, Paris
— 498 —
latéraux triangulaires, obtus, recouverts intérieurement de longs poils
blancs; lobe médian échancré légèrement au sommet, arrondi, un peu
ondulé vers son extrémité, légèrement taché de pourpre, portant intérieure¬
ment de longs poils blancs; callus situé au niveau des lobes latéraux et
s’étendant jusqu'à la base du lobe médian, fait de 3 côtes jaunâtres peu
importantes soulignées de pourpre à leur base. Colonne droite, longue
de 19 mm, diminuant de grosseur à partir de ses extrémités vers le milieu
où son diamètre n’est que de 1,5 mm, soudée juste au-dessous du milieu
avec le labelle, cylindrique au-dessus de ce point, aplatie ventralement
au-dessous, munie de chaque côté d’un petit appendice globuleux au niveau
du stigmate pouvant varier de taille sur la même fleur, finement pubescente.
Anthère mobile, persistante, apiculée, biloculaire; pollinies précocement
caduques, inconnues. Stigmate proéminent, concave, réfléchi. Ovaire rela¬
tivement grêle, non côtelé, genouillé, coloré en brun par un fort revêtement
pileux, long de 16 mm avec le pédicelle et de 4 mm de diamètre.
Matériel étudié : Guyane Française : De Granville B 4717, env. 2,5 km du con¬
fluent de la crique La Roche Fendée avec la R. la Comté (fin de floraison), 10.2.1973;
B 4726, env. 5 km du confluent de la crique La Roche Fendée avec la R. la Comté (fin
de floraison), 15.2.1973; Veyret 1500, forêt proche des rives de la R. la Comté au niveau
du lieudit La Roche Fendée (début de floraison), 20.1.1977.
Remarques : Espèce voisine, par son port, de P. pubescens Barb.
Rodr., mais en différant par la taille un peu moindre des fleurs (environ un
tiers) et surtout par un labelle plus large à trois grands lobes bien distincts,
les latéraux triangulaires obtus, le médian plus large que long, arrondi,
échancré, un peu ondulé; alors que le labelle de P. pubescens est plus
étroit (d’env. 1 /3) à lobes latéraux oblongs-obtus et médian assez sem¬
blable à celui de P. prospectorum, mais plus petit et pouvant à sa base
chevaucher les extrémités des lobes latéraux.
Nous avons vu cette espèce en plusieurs points, du 19 au 24 janvier 1977,
dans les forêts situées un peu en amont du lieudit La Roche Fendée, jusqu’à
Bélizon, au bord de la rivière la Comté, et où les fleurs n’étaient pas encore
épanouies ou les pieds trop jeunes pour être fertiles. Le spécimen-type
provient d’une touffe particulièrement importante composée d’une quin¬
zaine de tiges toutes feuillées.
Palmorchis pabstii Y. Veyret, sp. nov. 1
P. trilobulatæ L. O. Williams affinis seddislincla labelli lobis lateralibus triangularibus
nec rotundatis.
Herba lerreslris cæspitosa ca. 35 cm alla. Rhizoma breve sublignosum ; radices nume-
rosæ flexuosæ pubescentes. Caules secundarii sublignosi simplices vel pauciramosi, inferne
defoliati petiolorum reliquas gerenles, præter nodos infimos cataphyllis adpressis obtectos.
Folia elliptica acuta, pagina inferiore prominenler 5-nervala, lamina 15 X 4 cm, peliolo
I. Espèce dédiée à Guido F. J. Pabst, Directeur de l'Herbarium Bradeanum de Rio
de Janeiro, pour l'aide inestimable qu’il nous a apportée dans la connaissance des Orchidées
Source : MNHN, Paris
— 499 —
JAemeu\
PI. 2. — Palmorchis prospcctorum Y. Veyret : 1, une inflorescence en début de floraison x 2/3;
2, fleur x 1 ; 3, sépale médian vu par ses deux faces x 2; 4, sépale latéral vu par ses deux
faces x 2; 5, pétales vus, l'un par sa face supérieure (A), l'autre par sa face inférieure (a)
x 1 ; 6, labelle x 2; 7, colonne x 4 (le labelle et la colonne portant les traces de leur
soudure partielle entre eux); 8, sommet de la colonne avec l'anthère intentionnellement
relevée x 8 (Dessins exécutés d'après du matériel fixé).
Source : MNHN, Paris
— 500 —
6 cm longo. Inflorescentiæ terminales et/vel latérales, simpUces vel ramosæ, basi bracteis
sterilibus decrescente vaginantis munitæ, deinde bracteas floriferas sensim breviores latio-
resque pandas gerentes ; interdum bractea una sterilis major foliacea inter floriferas inserta.
Flores parvi fugaces. Sepala petalaque luteola, spathulata, ca. 12 mm longa : sepalum
medianum paulo cucullatum concavum; lateralia obtusa concava. Pelala obtusiuscula,
quam sepala angustiora. Labellum album, apice maculis 3 purpureis nolatum, quarla
parte inferiore columnæ admitum. concavum, puberulum, deinde explicatum IrUobum;
lohus medianus ovatus obtusus, latérales breviores, rotundato-triangulares obtusi. Columna
basi cylindrica deinde sensim canaliculata, ante et sub stigmate ciliata, ca. 10 mm longa.
Anthera bilocularis mobilis; poUinia 4 binæ. Stigma concavum prominens. Ovarium curva-
tum haud costatum, cum pedicello 10 mm longum.
Type : Y. Veyret 1505, forêt à 10 mn de canot en amont du lieudit La Roche Fendée,
rive gauche de la R. la Comté, 21.1.1977 (holo-, P!).
Herbe terrestre, cespiteuse, haute d’env. 35 cm. Rhizome court, sub¬
ligneux. Racines nombreuses, flexueuses, pubescentes. Tiges secondaires
subligneuses, érigées, simples ou parfois une seule fois ramifiées, défeuillées
dans la moitié inférieure où elles portent les restes des pétioles, saufs aux
premiers nœuds munis de cataphylles apprimées, engainantes. Feuilles
elliptiques, aiguës, 3-5, érigées puis réfléchies à leur sommet, à 5 nervures
saillantes en-dessous, assez brusquement rétrécies en pétiole fortement
cannelé engainant vers la base; limbe de 150 x 40 mm; pétiole long de
60 mm. Inflorescences terminales ou latérales, ou les deux à la fois : termi¬
nales généralement composées, latérales généralement simples et peu nom¬
breuses (1-2) naissant aux nœuds défeuillés ou au premier nœud feuillé.
Dans le cas le plus régulier l’inflorescence simple, latérale, porte une pre¬
mière bractée fortement engainante, aiguë, apprimée, longue de 10-16 mm,
puis 2 de moins en moins engainantes généralement plus longues, enfin les
bractées florifères progressivement plus courtes et plus larges, plus écartées
de la tige. Ce schéma général est fréquemment modifié par l'apparition
d’une bractée stérile, foliacée, plus ou moins grande. Floraison très lente
et fugace, s’échelonnant apparemment sur plusieurs semaines et relative¬
ment abondante. Fleurs jeunes dressées, puis pendantes. Sépales et pétales
jaunâtres, spatulés, de longueur égale (11,7 mm); sépale médian légère¬
ment cucullé au sommet, concave, large de 2,2 mm; sépales latéraux obtus
ou un peu cucullés, concaves, larges de 2,2 mm; pétales légèrement obtus,
larges de 1,7 mm. Labelle blanc taché de 3 points pourpres à son extrémité,
à peu près aussi long que les autres pièces du périanthe, soudé à la face
ventrale de la colonne vers le milieu de sa moitié inférieure, embrassant la
colonne seulement en avant et sur les côtés, concave, très courtement
pubescent dans sa partie inférieure interne et sur ses bords, trilobé; les
lobes latéraux arrondis puis triangulaires obtus; le lobe médian ovale,
obtus, à peine réfléchi au sommet. Colonne droite, grêle, cylindrique à la
base puis devenant progressivement semi-cylindrique et un peu en gout¬
tière, ciliée en avant sous le stigmate, longue de 11 mm. Anthère mobile,
persistante, biloculaire; pollinies 4, groupées par 2, en forme de croissant,
apparemment sans appendices, longues de 0,8 mm. Stigmate concave,
proéminent. Ovaire courbe, non côtelé, long de 10 mm avec le pédicelle
Source : AANHN, Paris
— 501 —
- Palmorchis pabstii Y. Veyret: 1, somme! d'une lige fleurie x 1:2, fleur x 4; 3, sépale
médian < 4 ; 4, sépale latéral 4:5, pétale x 4; 6, labelle x 6; 7, colonne x 6 (la colonne
et le labelle portent les traces de leur soudure partielle entre eux); 8, sommet de la colonne
avec l'anthère dépourvue de pollinies intentionnellement relevée x 12: 9, pollinies, a,
groupe de 2 , profil interne, b, groupe de 2 , dos. c, les deux pollinies d'une même loge
x 20 (Dessins exécutés d'après du matériel fixé).
et de 1 mm de diamètre, se redressant en cours de fructification et portant
alors le périanthe persistant.
Cette espèce présente quelque ressemblance avec P. trilobulata L. O.
Source : MNHN, Paris
— 502 —
Williams par son port et son labelle à lobe médian largement arrondi,
alors qu’il est très petit et généralement triangulaire dans les espèces du
même groupe; P. pabslii s'individualise par les lobes latéraux de son labelle,
arrondis puis triangulaires-obtus, alors qu’ils sont simplement arrondis
chez P. trilobulala.
Matériel étudié : Guyane Française : Veyret 1488, forêt rive droite de la crique
La Roche Fendée au niveau de son confluent avec la R. la Comté, 20.1.1977; J505,
forêt à 10 mn de canot en amont du lieudit La Roche Fendée, rive gauche de la R. la
Comté, 21.1.1977; 1553, forêt à Acarouany, 13.2.1977; 1559, forêt rive gauche du fl.
la Mana à mi-chemin env. entre Mana et Saut-Sabbat, 16.2.1977. (Nous avons également
observé cette espèce, mais sans la récolter, près du Bassin Versant de l'O.R.S.T.O.M.
sur la route de St Elie, aux environs de Sinnamary).
Remerciements : Nous remercions M. le Professeur J.-F. Leroy, directeur du
Laboratoire de Phanérogamie du Muséum de Paris, qui nous a accueillie dans son service,
au sein duquel nous avons pu mener à bien cette étude, ainsi que M m< ‘ Lemeux qui a
effectué les illustrations et M Uc Chalopin qui a réalisé les photographies des spécimens-
types.
Bibliographie
Barbosa Rodrigues, J., 1877. ■— Généra et species Orchidearum novarum: 169-170,
Rio de Janeiro.
Cogniaux, A., 1898. — Orchidaceæ, in Martius, Flora brasiliensis 3 : 347-348.
Garay, L. A., 1962. — Studies in American Orchids, V, Caldasia 8 (40) : 517-529.
Hoehne, F. C., 1945. — Orchidaceas, in Flora brasilica 12 (2) : 367-374.
Pabst, G. F. J. & Dungs, F., 1975. — Orchidaceæ brasilienses 1, 408 p., Hildesheim.
Schweinfurth, C. & Correl, D. S., 1940. — The genus Palmorchis, Bot. Mus. Leafl.
8 (6) : 109-119.
Williams, L. O., 1941. — Contributions toward a flora of Panama, V, Ann. Missouri
Bot. Gard. 28 : 415-417.
Williams, L. O., 1970. — Tropical american plants, XI, Feldiana, Bot., 32 (12) : 199-200.
Source : MNHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS D’AUTEURS DU TOME 17
Boiteau, P. — Bases méthodologiques du classement des Tabernxmontanoidex
(Apocynacex ).235
Boiteau, P. & Allorge, L. — Morphologie et biologie florales des Apocynacées :
1. Différences essentielles entre les Plumérioïdées et les Tabernæmontanées 305
Caballé, G. — Multiplication végétative en forêt dense du Gabon de la liane
Entada scelerata (Mimosoideæ).215
— Essai sur la géographie forestière du Gabon.425
Cremers, G. — Étude de deux Euphorbes de Madagascar : Euphorbia enlerophora
Drake et E. slenoclada Bâillon.343
Cusset, C. — Contribution à l'étude des Podostemaceæ : 5. Le genre Macro-
podiella Engl.293
Dan Dicko-Zafimahova, L. — Ultrastructure des parois des pollinies de Calo-
Iropis procera (Ait.) Ait. f. ( Asclepiadacex ).455
Duek, J. J. — A taxonomical révision of the Greater Antilles species of the Fern
family Gleicheniacex .359
Fosberg. F. R., Boiteau, P. & Sachet, M.-H. — Nomenclature of the Ochrosiinx:
2. Synonymy of Ochrosia Juss. and Neisosperma Raf.. 23
Fosberg, F. R. & Sachet, M.-H. — Nomenclature of the Ochrosiinx ( Apocynacex) :
1. Application of the names Neisosperma Raf. and Calpicarpum G. Don. . 19
Gill, L. S. & Kyauka, P. S. — Heterostyly in Pemphis aciduia Forst. (Lyihracex)
in Tanzania. 139
Giraud, B. — Variation des caractères anatomiques d’un bois de Méliacée :
dimensions des rayons ligneux. 97
Govindarajalu, E. & Thanyakumar, S. — The végétative anatomy of Freycinetia
sumatrana Hemsl. and F. rigidifolia Hemsl. along with the comparative study
of shoot apex organization in F. rigidifolia and Pandanus leciorius Soland. 59
Govindarajalu, E. & Karunakaran, D. — Comparative study of foliar ana¬
tomy of south Indian species of Jasminum : 1. Costal sclereids as a new type 281
Grison, F. — Note sur les fleurs d’Okoumé ( Aucoumea kiaineana Pierre, Burse-
racex) .335
Hallé, N. — Illustration de deux rares Balanophoracées d'Afrique équatoriale
appartenant aux genres Chiamydophytum Mildbr. et Balanophora Forst. . . 249
— Nouvelles observations sur les lacunes endocarpiques de la noix de Jugions
nigra L. ( Juglandacex ).263
— Révision monographique des Hippocratex (Celastr.) : 1. Les espèces de Mada¬
gascar .397
Jacques-Félix, H. — Synonymes nouveaux de Mélastomatacées d’Afrique et de
Madagascar. 77
— La graine et l'embryon chez les Memecylon (Mélastomatacées) africains. . . 193
— Les subdivisions du genre Memecylon ( Melasiomataceæ ) en Afrique .... 415
Jérémie, J. — Étude des Monimiacex: le genre Kibaropsis . 79
Kostermans, A. J. G. H. — Notes on Asian Lauracex . 89
— Un nouveau Litsea ( Lauracex ) de Nouvelle-Calédonie. 95
KundU, B. C. & Guha, S. — The genus Perichasma ( Menispermacex ). ... 221
Source : MNHN, Paris
— 504 —
Leroy, J.-F. — Les Myoporaceæ à Madagascar : niveau d'endémisme.113
— Une sous-famille monotypique de Winteracex endémique à Madagascar : les
Takhtajanioideæ .383
Letouzey, R. — Présence de Ternstrœmia polypetala Melchior (Théacées) dans
les montagnes camerounaises. 5
— Présence du genre Grevea Bail), en Afrique centrale occidentale.119
—- Didelotia pauli-sitai R. Letouzey, Césalpiniacée nouvelle du Congo.125
— Nouvelles espèces de Rhaptopetalum Oliv. (Scytopétalacées) du Cameroun et
du Gabon.129
Marguerier, J. & Woltz, Ph. —- Anatomie comparée et systématique des Podo-
earpus malgaches (l re partie).155
Morat, Ph. & McKee, H. S. — Quelques précisions sur le Trimenia neocaledonica
Bak. f. et la famille des Triméniacées en Nouvelle-Calédonie.205
Normand, D. — Identification botanique du « Kouali-Neyrat » de Guyane
française. 11
Peltier, M. A. G. — Le genre Disynstemon R. Viguier (Légumineuses-Papilio-
noïdées).201
Philipson, W. R. — The identity of Arthrophyllum and Eremopanax (Araliaceæ) 329
Philipson, W. R. & Ngoc-Sanh But. — A new species of Arthrophyllum from
Laos.327
Poncy, O. —■ Le genre Pararistolochia, Aristolochiaceæ d’Afrique tropicale . . 465
Raynal, J. — Notes cypérologiques : 30. Catagyna Pal. Beauv. ex Lest, enfin
identifié. 35
— Notes cypérologiques : 31. Mélanges nomenclaturaux (Cyperoideæ) . 43
— Notes cypérologiques : 32. Le genre Jsolepis R. Br. — 1. Quelques espèces
africaines. 49
— Le genre Lilæopsis (Ombellifères) à Madagascar. 151
— Notes cypérologiques : 33. Mélanges nomenclaturaux (2).273
Tardieu-Blot, M.-L. — Sur quelques Hymenophyllaceæ des lies Mascareignes 147
Tirel, C. — A propos du genre Elæocarpus en Nouvelle-Calédonie.441
Veyret, Y. — Deux espèces nouvelles du genre Palmorchis Barb. Rodr. (Orehi-
daceæ) .495
Source : MNHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES UNITÉS TAXONOMIQUES
ÉTUDIÉES OU CITÉES DANS LE TOME 17
Les noms de TRIBUS et de GENRES sont en capitales, les noms de sous-genres,
de sections, d'espèces, de variétés et de formes sont en caractères courants romains;
les noms de taxa nouveaux sont en caractères gras ; les synonymes sont en italiques. Les
numéros renvoient aux numéros de pages.
A
ACOKANTHERA G. Don, 322
ACROPTER YG1UM (Diels) Nakai, 378
AFROTRILEPIS (Gilly) J. Rayn.
pilosa (Bock.) J. Rayn., 40
ALINIELLA auct., 43
ALINULA J. Rayn., 43
lipocarphoides (Kük.) J. Rayn., 43, 44
ALSEODAPHNE Nees
cavaleriei (Lév.) Kostermans, 89
glaucina (A. Chev. ex Liou Ho) Koster¬
mans, 89
grifüthii Kostermans, 90
hainanensis Merrill, 89
ALSTONIA R. Br., 323
congensis Engl., 439
sect. Dissuraspermum (A. Gray) Benth.,
316, 320
JicifoUa S. Moore, 29
odontophora Boit., 307, 308, 309, 312,
320
ALSTON1EÆ K. Schum., 322
ALYXIA Banks ex R. Br., 312, 316, 322
caletioides (Baill.) Guill-, 307, 315
AMSONIA Walt., 240, 320, 323
tabernæmontana Walt., 307
ANCISTROPHYLLUM (Mann &Wcndl.)
Mann & Wendl. ex Kerch., 439
ANCYLOBOTHRYS Pierre, 322
ANECH1TES Griseb., 323
ANTHOCLITANDRA (Pierre) Pich., 322
ANTHOSTEMA Juss.
aubryanum Baill., 438
APHANOSTYL1S Pierre, 322
APOCYNUM L., 314
APODOST1GMA Wilczek, 398
pallens (Planch. ex Oliv.) Wilczek
f. capuroniana N. Halle, 401, 404, 405
ARISTOLOCHIA L., 465, 470, 476
albida Duch., 469, 471
bracteata Retz., 469
ceropegioides S. Moore, 482
clematitis L., 472
congolana Hauman, 491
embergeri Nozeran & Hallé, 466, 474
flagellata Stapf, 491
flos-avis A. Chev., 488
goldieana Hook. f., 484
grandiflora Arruda, 472
ju-ju S. Moore, 479
leonensis Masters, 480
macrocarpa Duch.. 488
mannii Hook. f., 478
ssg. Orthoaristolochia Schmidt, 465
ssg. Pararistolochia (Hutch. & Dalz.)
Schmidt, 465, 477
sect. Polyanthera Weisse, 465
preussii Engl., 484
promissa Masters, 491
schweinfurthii Engl., 480
ssg. Siphisia Schmidt, 465
soyauxiana Oliv., 490
staudtii, Engl., 488
talbotii S. Moore. 491
tenuicauda S. Moore, 491
tessmannii Engl., 488
triactinia Hook. f., 473
tribrachiata S. Moore, 488
zenkeri Engl., 484
ARTHROPOYLLUM Bl„ 329
angustatum (Baill.) Philipson, 332
balansæ (Baill.) Philipson, 332
dænikeri (Baum.-Bod.) Philipson, 332
diversifolium (Dan.) Philipson, 332
glaberrimum (Baum.-Bod.) Philipson,
332
grandifolium (Guill.) Philipson, 332
hederoides (Baum.-Bod.) Philipson, 332
macrocarpum Philipson & Bui, 327, 328,
330
otopyrenum (Baill.) Philipson. 332
schlechteri (Harms) Philipson. 332
vieillardii (Baill.) Philipson, 332
Source : MNHN, Paris
— 506 —
ASCLEPIAS L., 456
ASPIDOSPERMA Mari. & Zucc., 314,
323, 324
ASTELIA Banks & Soland., 38
AUCOUMEA Pierre
klaineana Pierre, 335 sqq., 430, 433
B
BAILLONELLA Pierre ex Dubard
toxisperma Pierre ex Dubard, 435
BALANOPHORA J. R. & G. Forst.
abbreviata Bl., 258, 259, 260
hildebrandtii Reichb. f., 260
BELLIOLUM Tiegh., 390, 394
BERENICE Tul., 37
BERLINIA Soland. ex Hook. f.
bracteosa Benth., 438
BLABEROPUS A. DC., 323
BLEEKERIA Hasskarl., 19, 23
ackeringæ (Teysm. & Binn.) Koidzumi,
24
coccinea (Miq.) Koidzumi, 25
compta (K. Schum.) Wilbur, 25
elliptica (Labill.) Koidzumi, 26
hexandra (Koidzumi) Koidzumi, 26
littoralis (Merr.) Koidzumi, 24
mariannensis (A. DC.) Koidzumi, 26
minima (Markg.) Merr. & Perry, 27
moorei (F. Muell.) Koidzumi, 27
sandwicensis auct., 25
solomonensis Merr. & Perry, 28
vitiensis (Markg.) A. C. Smith, 28
BONAFOUSIA A. DC., 312
tetrastachya (H., B. & K.) Markg., 307,
317
BONTIA L., 113, 116, 117
BOUSIGONIA Pierre, 322
BRAZZEIA Baill.. 129
BUBBIA Tiegh., 390, 393
auriculata Tiegh., 385, 388
oligocarpa (Schltr.) Burtt, 385, 388
perrieri Capuron, 383, 384, 386, 388
C
CABUCALA Pich., 312, 322
erythrocarpa (Vatke) Markg.
var. angustifolia (Pich.) Markg., 307
CALOTROPIS R. Br.
procera (Ait.) Ait. f., 455, sqq.
CALPICARPUM G. Don, 19
confusum (Pich.) Boit., 30
lamarckii G. Don, 20, 21, 30
mianum (Baill. ex White) Boit., 30
oppositifolium (Lam.) Boit., 21, 30
roxburghii G. Don, 20
sevenetii (Boit.) Boit., 31
thiollieri (Montrouz.) Boit., 31
CALPICARPUM auct., 28
CALYMELLA Presl, 364
CAMELIA L., 5
CAPURONETTA Markg.
elegans Markg., 307
CARAPA Aubl.
klaineana Pierre, 438
procera DC., 438
CARISSA L., 322
CARISSEÆ K. Schum., 322
CARPOD1NOPSIS Pich., 322
CARRUTHERSIA Seem., 323
CAR Y A Nutt., 272
CASTANEA Mill.
sativa Mill., 102
CATAGYNA P. Beauv. ex Lest., 35, sqq.
CATAGYNA « Hutch. », 35
pilosa (Bock.) Hutch., 40
CATHARANTHUS G. Don, 240, 318,
320, 323
roseus (L.) G. Don, 307
CEIBA Mill.
pentandra (L.) Gaertn., 437
CELTIS L.. 434
africana Burm. f., 10
CERBERA Lour.
fruticosa Roxb., 20
oppositifolia Lam., 20, 30
parviflora Forst. f., 30
platyspermos Gaertn., 30
salutaris Lour., 30
CHAMÆCLITANDRA (Stapf) Pich., 322
CHLAMYDOPHYTUM Mildbr.
aphyllum Mildbr., 249, sqq.
CINNADENIA
malayana Kostermans, 90
paniculata (Hook. f.) Kostermans, 91
CLEISTOPHOLIS Pierre
glauca Pierre, 438
patens (Benth.) Engl. & Diels, 438
CLITANDRA Benth., 322
COMLTLARIA Pich., 322
CONDYLOCARPON Desf., 323
CORDYL1NE Comm. ex Juss., 38
CORYNANTHE Welw., 238
COULA Baill.
edulis Baill., 437
COUMA Aubl., 322
CRASPIDOSPERMUM Boj. ex DC., 323
CRIOCERAS Pierre
dipladeniiflorus (Stapf) K. Schum., 307,
313
CRUDIA Schreb.
klainei Pierre ex De Wild., 255
Source : MNHN, Paris
— 507 —
CUFODONTFA Woodson, 323
CYATHEA Sm.
camerooniana Hook., 438
manniana Hook., 438
CYCLEA Arn. ex Wight, 221
CYCLOCOTYLA Stapf, 322
CYLINDROPSIS Pierre, 322
CYPERUS L.
balansæ Maury, 274
bidentatus Vahl, 273
conferlus Sw., 273
congeslus Vahl, 44, 45
crassipes Vahl, 45
cvperoides (L.) O. Ktze., 274
diffusas Vahl, 275, 276, 277
subsp. bancanus (Miq.) Kük., 275
subsp. buchhohzii (Bock.) Kük., 275
subsp. chalaranthus (Presl.) Kük., 275,
276
subsp. diffusus, 275
subsp. sylvestris (Ridl.) Kük., 275
elegans L., 275, 276
elongatus Steud., 46
ferrugineus Poir., 46
var. baroni (C. B. Cl.) Kük., 47
tilicinus Vahl, 47
filiculmis A. Rich.. 46
foliosus Willd. ex Kunlh, 46
giganteus Vahl, 45, 46
giganteus Poir., 46
impolilus Kunth, 276
intactus Vahl, 46
laxus Lam., 275, 276, 177
maritimus Poir., 44, 45
micans Kunth, 46
nudicaulis Poir., 44, 45
odorat us L., 46
pectinatus Vahl, 45
polystachyos Rottb., 46
var. baroni C. B. Cl.. 47
var. ferrugineus (Poir.) C. B. CI., 46
var. micans (Kunth) C. B. Cl., 46
rigens Presl, 274
rubicundus Vahl, 45
subumbellatus Kük., 274
scirpoides Vahl, 45
tacnensis Nees & Meyen, 275
teneriffæ Poir., 44, 45
trialatus (Bock.) Kern, 277
viscosus Sw., 275, 276
wacketii Kük., 274
D
DACRYDIUM Soland.
bidwillii Hook. f. ex Kirk, 189
cupressinum Soland. ex Forst., 190, 191
franklinii Hook. f., 189
kirkii F. Muell., 189, 190
DACRYODES Vahl
buettneri (Engl.) Lam, 430, 432
DEHAASIA Bl.
assamica Kostermans, 91
DESBORDESIA Pierre ex Tiegh.
glaucescens (Engl.) Tiegh., 430, 432,
434, 437
DICHROMENA Michx.
contracta (Nees) Steud., 277
micrantha (Vahl) Kunth, 278
DICRÆANTHUS Engl., 294
africanus Engl., 293
taylori De Wilde & Guillaumet, 298
DICRÆIA Thou., 294
garrettii Wright, 302
DICRANOPTER1S Bernh., 360, 376
subgen. Acropterygium Holltum, 362,
363
hifida (Willd.) Maxon, 369
brunei (Christ) Underw., 367
cubensis Underw., 369
subgen. Dicranopteris, 362, 363, 377
flexuosa (Schrad.) Underw., 377
fulva (Desv.) Underw., 369
jamaicensis Unverw., 368
leonis Maxon, 373
linearis (Burm. f.) Underw.
var. malayana Christ, 363
palmata Underw., 370
pectirtata Underw., 363
speciosa (Presl) Holtt., 362
trachyrhizoma (Christ) Maxon, 372
DICRANOPTERIS auct.. 367
DICTYOPHLEBA Pierre, 322, 325
DIDELOTIA Baill.
minutiflora (A. Chev.) Léonard, 127
morelii Aubrév., 127
pauli-sitai R. Letouzey, 125, 126, 127
DIPLOPANAX Hand.-Mazz., 329
DIPLOPTER YGIUM (Diels) Nakai, 366
DIPLORHYNCHUS Welw. ex Fical. &
Hiern, 323
DISSOTIS Benth.
hildebrantii Kraenz., 77
senegambiensis (Guill. & Perr.) Triana,
77, 78
DISYNSTEMON R. Viguier, 201
madagascariensis R. Viguier, 201, 202
paullinioides (Bak.) Peltier, 201, 202
var. hirsutus Peltier, 203
DOBERA Juss., 288
DRIMYS J. R. & G. Forst., 384
DYERA Hook. f., 323
E
ELACHYPTERA Smith, 398
bipindensis (Lœs.) Wilczek, 411, 412
festiva (Miers) Smith, 411, 412
Source : MNHN, Paris
— 508 —
floribunda (Benth.) Smith, 411, 412
holtzii (Lœs. ex Harms) Wilczek ex N.
Halle, 411, 412
micrantha (Camb.) Smith, 411, 412
minimiflora (H. Perr.) N. Halle. 409,
410, 411, 412, 413
parvifolia (Oliv.) N. Hallé, 410, 411,412
ELÆOCARPUS L.
alaternoides Brongn. & Gris, 443
baudouinii Brongn. & Gris, 441
biflorus Tire!, 441, 444, 448. 451
brachypodus Guill., 442, 453
bullatus Tirel, 441, 444, 450, 453
colnettianus Guill., 444
comptonii Bak. f., 442, 445, 453
coumbouiensis Guill., 442
sect. Dicera Brongn. & Gris, 441, 442
dognyensis Guill., 442, 450, 451
ecastanæfolius Guill., 444
sect. Ganitrus Brongn. & Gris, 442
geminiflorus Brongn. & Gris, 444. 450,
452
guillainii Vieillard, 443, 444
gummatus Guill., 444
hortensis Guill., 441, 443, 448, 453
kaalensis Dân., 442, 446, 453
lecardii Guill., 443
leratii Schltr., 442, 447, 453
margaretæ Tirel, 441, 442, 446, sqq.
sect. Monocera Brongn. & Gris, 444, 450
nodosus Bak., f. 442
oreogena Schltr., 442
sect. Oreocarpus Schltr., 443
ovigerus Brongn. & Gris, 442, 453
pulchellus Brongn. & Gris, 442
rotundifolius Brongn. & Gris, 442
seringii Montr., 442
spathulatus Brongn. & Gris, 442
speciosus Brongn. & Gris, 444, 453
sphæricus (Gaertn) K. Schum., 441,442,
452
toninensis Bak. f., 442
vaccinoides Brongn. & Gris, 442
vieillardii Brongn. & Gris., 442
weibeliana Tirel, 441, 442, 444, 445, 453
yateensis Guill., 444
ELEOCHARIS R. Br., 152
atropurpurea (Retz.) Presl, 50
ELEOGITON Link, 49, 50
ENTADA Adans.
scelerata (A. Chev.) Gilb. & Bout., 215,
sqq.
ENTANDROPHRAGMA C. DC.
candollei Harms, 435
utile (Dawe & Sprague) Sprague, 97, sqq.
EREMOPANAX Bail).
angustata Baill., 232
balansæ Baill., 232
dænikeri Baum.-Bod., 232
diversifolia Dân., 232
glaberrima Baum.-Bod., 232
grandifolia Guill., 232
hederoides Baum.-Bod., 232
otopyrena Baill., 232
schlechleri Harms, 232
vieillardii Baill., 232
EREMOPHILA R. Bf„ 116
EREMOSPATHA (Mann & Wendl.)
Mann & Wendl. ex Kerch., 439
ERIOPHORUM L„ 50
ERIOSPORA Hochst. ex A. Rich., 40
ERIOSPORA auct.. 40
ERISMADELPHUS Mildbr.
exul Mildbr., 430
ERVATAMIA Stapf
dæmeliana Domin., 307, 310, 311, 312
pandacaqui (Poir.) Pich., 307
ERYTHRINA L.
mildbrædii Harms, 437
ERYTHROPHLEUM Afz. ex G. Don
ivorense A. Chev., 438
EUPHORBIA L., 48
ambatofinandranæ Leandri, 352, 354, 355
cirsoides Cost. & Gai., 353
enterophora Drake, 343, 344, 345
subsp. crassa Cremers, 347, 348, 349,
350
subsp. enterophora, 346, 347, 349,
350
stenoclada Baill., 343, 352
subsp. ambatofinandranæ (Leandri)
Cremers, 351, 353, 355, 356
subsp. stenoclada, 351, 353, 355, 356
EXCAVATIA Markg., 19, 23
balansæ Guill., 24
coccinea (Teysm. & Binn.) Markg., 25
var. peckelii Markg., 25
eUiplica (Labill.) Markg., 26
hexandra (Koidzumi) Hatusima, 26
littoralis (Merr.) Markg., 24
mariannensis (A. DC.) Markg., 26
minima Markg., 27
neo-ebudica Guill., 24
sandwicensis auct., 25
vitiensis Markg., 28
EXPOSPERMUM Tiegh., 392
FAGARA L.
tessmannii Engl., 9
F1CALHOA Hiern
laurifolia Hiern, 5
FICINIA Schrad., 50, 51
lipocarphoides Kük., 43
Source : MNHN, Paris
— 509 —
FIMBRISTYLIDEÆ Cherm. ex J. Rayn.,
51, 273, 278, 279
FIMBRISTYLIS Vahl, 278
exigua Bock., 51
FRAX1NUS L.
excelsior L., 102
FREYCINETIA Gaudich.
hombronii Martelli, 60
rigidifolia Hemsl., 50, 60, 66, sqq.
sumatrana Hemsl., 59, sqq.
G
GABUNIA Pierre ex Stapf
eglandulosa Stapf, 236
GARCINIA L„ 438
GEISSOSPERMUM Allem., 323
G1LBERTIODENDRON J. Léonard
dewevrei (de Wild.) J. Léonard, 434, 438
GILLETIODEN DRON Vermoes.
pierreanum Vermoes., 434
GINKGO L.
biloba L., 70
GLEICHEN1A Smith, 362, 364
sect. Acropterygium Diels, 378
æquilalerale Jenm., 372
a/finis Mett. ex Kuhn, 375
var. glabra Kuhn, 375
var. pachensis Hieron, 375
bancroftii Hook., 363, 365
var. gracilis Jenm., 366
bifida (Willd.) Spreng., 363, 365
var. ferruginea (Desv.) Rosenst., 369
brackenridgeii Hew., 363
brevipubis Christ, 369
brunei Christ, 366
circinata Sw., 363
cunninghamii Hew., 363
sect. Diplopterygium Diels, 366
subgen. Diplopterygium (Diels) Holtt.,
362, 363, 365, 366
flabellata R. Br., 363
flexuosa (Schrad.) Mett. 377
glauca (Thunb.) Hook., 363, 366
subgen. Gleichenia, 362, 363, 365
sect. Heteroplerygium Diels, 377
sect. Holopterygium Diels, 367
jamaicensis Underw., 363, 365, 368
leonis (Maxon) C. Chr., 365, 373
linearis C. B. Cl.
var. depauperata Christ, 378
longissima R. Br., 363
subgen. Mertensia (Willd.) Diels, 362,
365, 367
microphylla R. Br., 363
nitida Presl., 378
palmata (Schaffn. ex Fourn.) C. Cr.,
363, 365, 370
pectinata Willd.
var. sublinearis Christ, 378
polypodioides (L.) Smith, 365
pruinosa (Mart.) Mett., 375
remota (Kaulf.) Spreng., 365, 372
revoluta H., B. & K., 366, 375,
rigida (Kunze) Boramer & Christ, 377
rubiginosa Mett., 365, 374
f. virescens Hieron, 374
trachyrhizoma Christ, 372
truncata (Willd.) Spreng., 368
williamsii Maxon, 372
GLEICHEN1ASTRUM Presl, 364
GLE1CHENIELLA Ching, 378
GONIOMA E. Mey., 323, 324
GREVEA Baill.
bosseri R. Letouzey, 119, 120, 121, 122,
Ï23
eggelingii Milne-Redh., 123
madagascariensis Baill., 123
GUIBOURTIA Benn.
demeusei (Harms) J. Léonard, 438
H
HALLEA Leroy
ciliata (Aubrév. & Pellegr.) Leroy, 438
HALOSCHŒN US Nees
contractas Nees, 277
pygmæus Nees, 278
sparsus Nees, 278
HANCORNIA Gomes, 322
HAPLOPHYTON A. DC., 323
HAPLORMOS1A Harms
monophylla (Harms) Harms, 438
HAZUNTA Pich.
modesta (Bak.) Pich., 308, 309
subvar. velutina Markg., 307
HEDYCARYA J. R. & G. Forst.
angustifolia Cunning., 86
arborea J. R. & G. Forst., 86
caledonica G u i 11.. 80
chrysophylla Perkins, 86
cupulata Baill., 86
tapeinospermxfolia Guill., 80, 85
verticilluta Guill., 80, 83
HE1STERIA Jacq.. 430
HEXALOBUS A. DC.
crispiflorus A. Rich., 434
H1CRIOPTERIS Presl
speciosa Presl, 362
HICRIOPTERIS auct., 362, 366
HIMATANTHUS Willd. ex Rœm. &
Schult., 323
Source : MNHN, Paris
— 510 —
articulatus (Vahl) Woodson, 310, 313
H1PPOCRATEA L.
anguslipelala H. Perr., 405
var. ambongensis H. Perr., 405
arborea Roxb., 408
bakeri H. Perr., 404
beccarii Tuyn, 409
boinensis H. Perr., 406
bojeri Tul-, 403
var. hildebrandiii Lœs., 404
var. malifolia (Bak.) H. Perr., 404
busseana Lœs., 410
cassinoides DC., 408
evonymoides, 403
hirtiuscula Dunkley, 406
kageraensis Lœs., 410
madagascariensis auct., 404
malifolia Bak., 404
micrantha Bak., 404
minimiflora H. Perr., 410
pollens Planch. ex Oliv., 404
parviflora N. E. Br., 406
parvifoUa Oliv., 410
pygmæanlha Lœs. ex Harms, 410
rubiginosa H. Perr., 400
richardii H. Perr., 410
tetramera H. Perr., 402
tulasnei Drake, 403
urceolus Tul., 398
HOLARRHENA R. Br.. 308, 323
curtisii King & Gamble, 307
HOLOSCHŒNUS Link, 49, 50
HUNTERIA Roxb., 322
HYDROCOTYLE L., 151
HYLODENDRON Taub.
gabunense Taub., 434
HYMENOPHYLLUM Sm„ 147, 149
sibthorpioides (Bory ex Willd.) Mett.
ex Kühn, 148
HYPOLYTRUM (?) A. Rich.
anomalum Steud., 36, 37, 38
IDENBURGIA Gibbs, 211, 212
INVERSODICRÆ1A Engl, ex Fries, 294
garrettii (Wright) G. Tayl., 302
macrothyrsa G. Tayl., 296
1RVINGIA Hook. f.
gabonensis (Aubry-Lec. ex O'Rorke)
Bai 11., 437
grandifolia (Engl.) Engl., 438
ISOLEP1S R. Br., 50
aciformis (Nordenst.) J. Rayn., 55
brevicaulis (Levyns) J. Rayn., 55
cernua (Vahl) Rœm. & Schult., 51, 52
hemiuncialis (C. B. Cl.) J. Rayn., 55
humbertii (Cherm.) J. Rayn., 56
inconspicua (Levyns) J. Rayn., 56
karroica (C. B. Cl.) J. Rayn., 56
minuta (Turrill) J. Rayn., 56
natans (Thumb.) A. Dietr., 56
omissa J. Rayn., 54, 55
pusilla Kunth, 56
pygmæa Kunth, 53
rivularis Schrad., 56
scpulcralis Steud., 51, 53, 54, 55
sublilis Kunth, 52, 53
tenuissima Nees, 53
JASM1NUM L„ 281, 287, 288
angustifolium Vahl, 284, 286, 290
arborescens Roxb., 284, 285, 290
auriculatum Vahl, 282, 284, 285, 289
azoricum L., 282, 283, 284, 285, 290
bignoniaceum Wall., 284, 286, 289, 290
brevilobum A. DC., 284, 285, 290
calophyllum Wall., 284, 285, 289
cordifolium Wall., 284, 285, 286, 290
flexile Vahl, 284, 285, 290
grandiflorum Wall., 284, 286, 289, 290
humile L., 284, 286, 287, 289
malabaricum Wt„ 283, 284, 285, 289
pubescens Willd., 283, 284, 285, 286,
289, 290
rigidum Zenk., 284, 285, 286, 290
ritchiei C. B. Cl., 284, 285, 286, 290
rottlerianum Wall., 283, 284, 285, 289
roxburghianum Wall., 284, 285, 290
sambac Ait., 284, 285. 289
scandens Vahl, 282, 284, 285, 289, 291
sessiliflorum Vahl, 284, 285, 286, 290
trichotomum Heyne, 284. 285, 286, 290
wightii C. B. Cl., 282, 284
JUGLANS L.
nigra L., 263, sqq.
regia L., 263
JUNCUS L.
parvifiorus Poir., 278
K
KAMETTIA Kostel., 323
KIBAROPSIS Vieillard ex J. Jérémie, 79,
80, sqq.
caledonica (Guillaumin) J. Jérémie, 80,
sqq.
KOPSIA Bl., 19, 323
fruticosa (Roxb.) A. DC.. 20
singapurensis Ridl., 307, 310, 311
Source : MNHN, Paris
— 511 —
L
LACMELLEA Karst., 322
LACTARIA Rumphius ex Raf., 19, 28
ackeringæ Teysm. & Binn., 23
borbonica (Gmel.) Koidzumi. 25
calocarpa (Hassk.) Hassk., 26
coccinea Teysm. & Binn., 25
elliptica (Labill.) O. Ktze., 26
glomerata (Bl.) Koidzumi, 29
iwasakiana (Koidzumi) Pich., 29
kilneri (F. Muell.) O. Ktze., 29
mariannensis (A. DC.) O. Ktze., 26
moorei F. Muell., 27
nakaiana (Koidzumi) Koidzumi ex Hara,
30
oppositifolia (Lam.) O. Ktze., 30
parviflora (Forst. f.) O. Ktze., 30
salubris Raf., 30
sandwicensis auct., 25
LANDOLPHIA Pal.-Beauv., 320, 322
LAXOPLUMERIA Markg., 323
LECOMTEDOXA Dubard.
nogo (A. Chev.) Aubrév., 438
LEP1NIA Decne., 322
LEPINIOPS1S Valeton, 322
LEPTOPHARYNGIA (Stapf) Boit.
elegans (Stapf) Boit., 237
LEUCONOTIS Jack., 322
LIGUSTRUM L., 281
LILÆOPSIS Greene, 151, sqq.
andina A. W. Hill, 151
chinensis O. Ktze., 151
carolinensis Coulter & Rose, 151
Dstulosa A. W. Hill, 152
occidentalis Coulter & Rose, 151
schaffneriana Coulter & Rose, 151, 152
LIMOSELLA
australis R. Br., 152
LINOCIERA Sw. ex Schreb., 281
LIRIODENDRON L., 384
LITSEA Lam.
mackeei Kostermans, 95
paouensis Guill., 95
LŒSENERIELLA Smith
rubiginosa (H. Perr.) N. Hallé, 398
var. angustifolia N. Hallé, 399,401,402
var. rubiginosa, 400
urceolus (Tul.) N. Hallé, 398
var. urceolus, 399
var. xerophila N. Hallé, 399
f. longifolia N. Hallé, 399, 400
f. parvilamina N. Hallé, 399, 400
LONCHOCARPUS
paullinioides Bak., 201, 202
LOPHIRA Banks ex Gaertn. f.
alata Banks ex Gaertn. f., 428
LOVOA Harms, 10
M
MACH1LUS Nees
bracleala Lee., 92
glaucina A. Chev. ex Liou Ho, 89
yunnanensis Lee., 92
var. duclouxii Lee., 92
MACOUBEA Aubl., 321
MACROPODIELLA Engl., 293
garrettii (Wright) C. Cusset, 296, 301,
302
hallæi C. Cusset, 296, 299, 300
heteromorpha (Baill.) C. Cusset, 296,297,
298
macrothvrsa (G. Tayl.) C. Cusset, 295,
296
mitdbrædii Engl., 294, 298
taylori (De Wilde & Guillaumet) C.
Cusset, 296, 298
MAR1SCUS Vahl, 32, 273
alternifolius Vahl, 274
halansæ (Maury) C. B. CI., 274
bidentatus (Vahl) J. Rayn., 273
cylindristachyus Steud., 274
hassleri C. B. Cl., 274
impolitus (Kunth) J. Rayn., 274
muhifolius (Kunth) Koy., 273
nantis (Willd.) Koy., 273
polyphyllus H. B. K., 273
rigens (Presl) C. B. CI. ex Chodat, 273
sieberianus Nees, 274
sumatrensis (Retz.) J. Rayn., 274
tacnensis (Nees & Meyen) J. Rayn., 275
tenuis (Sw.) C. B. CL, 273
umbellatus Vahl, 274
waeketii (Kük.) Koy., 274
MEDINILLA Gaudich.
mirabile (Gilg) Jac.-Fél., 77, 78
MELCHIORA Kobuski
mannii (Oliv.) Kobuski, 5
schliebenii (Melchior) Kobuski, 5
MELODINUS J. R. & G. Forst., 312, 314,
322
celastroides Baill., 307
MEMECYLON L., 193, sqq.
sect. Afzeliana Jac.-Fél., 415, sqq.
afzelii G. Don, 423
barteri Hook. f., 196, 197, 199, 423
sect. Biovulata Jac.-Fél., 415, sqq.
blakeoides G. Don, 196, 197, 199,423
calophyllum Gilg, 195
candidum Gilg, 195
capitellatum L., 421
sect. Cauliflora Engl., 422
cinnamomoides G. Don, 424
donianum Planch. ex Benth., 196
fasciculare Planch. ex Benth., 193, 197,
199
germainii A. & R. Fern., 194, 195
Source : MNHN, Paris
— 512 —
Iateriflorum (G. Don) Bremek., 196
mannii Hook. f., 198
membranifolium Hook. f., 198
memecyloides (Benth.) Exell., 197, 198
sect. Memecylon, 422
sect. Mouririoidea Jac.-Fél., 415, sqq.
sect. Oblusifolia Engl., 422
sect. Polyanthema Engl., 415, sqq.
polyanthemos Hoof. f., 196
sect. Spathandra (Guill. & Perr.) Cogn.,
415, sqq.
sect. Strychnoidea Engl., 415, sqq.
virescens Hook. f., 421
zenkeri Gilg, 194, 195
MERTENSIA Willd., 362, 367
angusta Klotzsch ex Sturm, 375
bifida Willd., 369
brasiliana Desv., 378
ferruginea Desv., 369
flexuosa Schrad., 377
fui va Desv., 369
glaucescens H. & B. ex Willd.
var. cubense Fée, 378
var. mexicana Fée, 378
ililida (Presl) Presl, 378
palmata Schaffn. ex Fourn., 370
pectinata Willd., 378
var. sublinearis Christ, 378
pruinosa Mart., 375
pumila Mart., 377
remota Kaulf., 372
rigida Kunze, 377
sculpturata Fée, 377
subflabellata Brack, 375
truncata Willd., 368
MICROBERLINIA A. Chev.
brazzavillensis A. Chev., 438
M1CROPLUMERIA Baill., 323
MICROTRICHOMANES Copeland, 147,
148, 149
MILLETIA W. & Arn.
laurentii De Wild., 434
MONOPETALANTHUS Harms, 482
MONT1NIA Thunb., 123
acnis L. f., 123
caryophyllacea Thunb., 123
MORTONIELLA Woodson, 323
MOUR1RI Aubl., 421
MOURIRIA Juss., 199
MUSANGA Sm. ex R. Br.
cecropioides Sm. ex R. Br., 437
MYOPORUM Banks & Soland. ex Forst.,
113, 114, 116, 117
MYRIANTHEMUM Gilg
mirabile Gilg, 77, 78
N
NAUCLEA L.
pobeguini(PobeguinexPellegr.)Petit,438
NEISOSPERMA Raf., 19, 23, 308, 312.
323
acuminata (Valeton) Fosb. & Sach., 28,
32
apoensis (Elmer) Fosb. & Sach., 28, 32
brevituba (Boit.) Boit., 28, 32, 307
brownii Fobs. & Sach., 29, 32
citradora (Lauterbach & K. Schum.)
Fosb. & Sach., 29, 32
ficifolia (S. Moore) Fosb. & Sach., 29,
32
glomerata (Bl.) Fosb. & Sach., 29, 32
iwasakiana (Koidzumi) Fosb. & Sach.,
29, 32
kilneri (F. Muell.) Fosb. & Sach., 29, 32
lifuana (Guill.) Boit., 30, 32, 307
miana (Baill. ex White) Boit., 30. 32,307
muricata Raf., 30, 32
musculiformis (Lam.) Raf., 31, 32
nakaiana (Koidzumi) Fosb. & Sach.,
30, 32
novo-caledottica Daniker, 31, 32
oppositifolia (Lam.) Fosb. & Sach., 21,
30, 32
poweri (F. M. Bailey) Fosb. & Sach.,
31, 32
rudis (Markgraf) Fosb. & Sach. 31, 32
sciadophylla (Markgraf) Fosb. & Sach.,
31, 32
sevenetii (Boit.) Boit., 31, 32
thiollierei (Montrouz.) Boit-, 31, 32, 307
NEODYPSIS Baill., 113
NERIUM L.
oleander L., 462
NESODOXA Calest.
vieillardii Fedde, 232
NEUBURGIA Bl.
musculiformis (Lam.) Miq., 31
NEWTON IA Baill.
buchananii (Baker) Gilb. & Burt., 10
NORONHIA Stadm. ex Thou., 281
NOTELÆA Vent., 281
NOTHAPHŒBE Bl.
poilanei Liou Ho, 89
NOTONERIUM Benth., 323
NUXIA Comm. ex Lam.
congesta R. Br., 8, 9
O
OCHROSIA Juss., 19, 23, 308, 312, 323
ackeringæ (Teysm. & Binn.) Miq., 23
var. ackeringæ, 24, 32
var. angustifolia Bak. f., 24, 32
acuminata Trimen ex Valeton, 28, 32
alyxioides Guill., 24, 32
apoensis Elmer, 28, 32
Source : MNHN, Paris
513 —
balansæ (Guill.) Guill., 31, 32
var. balansæ, 24, 32
var. exelsior Boit., 24, 32
bodenheimarum Guill., 24, 32
borbonica Gmelin, 19, 25, 32
breviluba Boit., 28, 32
calocarpa (Haask.) Miq., 26, 32
cilrodora Lauterb. & K. Schum., 29, 32
coceinea (Teysm. & Binn.) Miq.
var. coccinea, 25, 32
var. peekelii (Markg.) Fosb. & Sach.,
25, 32
commutata K. Schum., 25, 32
compta K. Schum., 23, 32
confusa Pich., 30, 32
cowteyi F. M. Bailey, 30, 32
sect. Echinocaryon F. Muell., 28
elliptica Labill., 26
T. elliptica, 26, 32
f. syncarpa Boit., 26, 32
fatuhivensis Fosb. & Sach., 26, 32
ficifolia (S. Moore) Markg., 29, 32
glomerata (Bl.) Valeton, 29, 32
grandiflora Boit., 26, 32, 307
hexandra Koidzumi, 26, 32
iwasakiana (Koidzumi) Pich., 29, 32
kilneri F. Muell., 29, 32
subgen. Laclaria F. Muell., 23
lifuana Guill. 30, 32
littoralis Merr., 24
maculata auct., 25, 32
mariannensis A. DC., 26, 32
var. crassicarpa Fosb. & Falanruw,
27, 32
var. mariannensis, 27, 32
mcdowalliana F. M. Bailey. 29, 33
miana Baill. ex White, 30, 33
mininta (Mark.) Fosb. & Boit., 27, 33
moorei (F. Muell.) F. Muell. ex Benth.,
27, 33
mulsantii Montrouz., 27, 33
nakaiana (Koidzumi) Koidzumi ex Hara,
30, 33
imvelliana F. M. Bailey, 31, 33
noumeensis Baill. ex Guill., 26, 33
nukuhivensis Fosb. & Sach., 27, 33
oppositifolia (Lam.) K. Schum., 21, 30,
33
parviflora (Forst. f.) G. Don, 30, 33
platyspermos (Gaertn.) A. DC., 30, 33
poweri F. M. Bailey, 31, 33
radis Markg., 31, 33
salubris (Raf.) Hasskarl, 30, 33
sandwicensis A. DC-, 25, 33
sandwicensis auct., 25, 33
sciadophylla Markg., 31, 33
sevenetii Boit., 31, 33
silvatica Dan., 27, 33, 37, 307
solomonensis (Merr. & Perry) Fosb.
Boit., 28, 33
takitensis Lanessan ex Pich., 28, 33
ihiollierei Montrouz., 31, 33
vieillardii Guill., 27, 33
vitiensis (Markg.) Pich., 28, 33
OCHROSION St.-Lager, 23
OFTIA Adans., 114, 116, 117
rakotosonii Capuron, 113
OLEA L.
europæa L., 282
dioica Roxb., 282
ONOCLEA L., 50
polypodiotdes L., 365
ORTHOP1CHONIA Huber, 322
OSBECKIA L., 78
senegambiensis Guill. & Perr., 77
OSMANTHUS Lour.
fragrans Lour., 281
OTTOA Kunth., 151
OUBANG1A Baill., 129
P
PACOURIA Aubl., 320
PAGIANTHA Markg.
cerifera (Seb. & Panch.) Markg., 31,
307, 308, 309
PALADELPHA Pich., 323
PALMORCH1S Barb.-Rodr.
pabstii Y. Veyret, 495, sqq.
prospectorum Y. Veyret, 495, sqq.
pubescens Barb.-Rodr., 495
trilobulata L. O. Williams, 501, 502
PANDACA Noronha ex Thou.
caducifolia Markg., 235, 307, 310, 311,
313
eusepaloides Markg., 310
speciosa Markg., 235
PANDACASTRUM Pich.
saccharatum Pich., 307, 317
PANDANUS L. f.
tectorius Soland., 59, 60, 62, 69, 70,
71, 73, 74
PAPUANTHUS Schltr., 444
PARABERLINIA Pellegr,
bifoliata Pellegr., 432
PARAHANCORNIA Ducke, 322
PARARISTOLOCH1A Hutch. & Dalz.,
465, sqq.
ceropegioides (S. Moore) Hutch. &
Dalz., 467, 469, 474, 475, 477, 482,
483
flos-avis (A. Chev.) Hutch. & Dalz., 466,
477, 488, 490
goldieana (Hook. f.) Hutch. & Dalz.,
470, 474, 475, 477, 484
Source : MNHN, Paris
— 514 —
ju-ju (S. Moore) Hutch. & Dalz., 479
leonensis (Masters) Hutch. & Dalz., 467,
474, 475, 477, 480, 493
macrocarpa (Duch.) Poney, 469, 474,
475, 485
var. macrocarpa, 477, 488
var. sovauxiana (Oliv.) Poney, 477,
490, 493
mannii (Hook. f.) Keay, 466, 475, 477,
478, 493
preussii (Engl.) Hutch. & Dalz., 467,
475, 477, 484, 493
promissa (Masters) Keay, 467, 470, 475,
477, 489, 490, 492
schweinfurlhii Engl., 479, 484
soyauxiana (Oliv.) Hutch. & Dalz., 490
staudttt, 488, 491
lalbolii (S. Moore) Keay, 470, 491, 492
tenuicauda (S. Moore) Keay, 470,491,492
triactina (Hook. f.) Hutch. & Dalz., 467,
469, 471, 473, 475, 477, 479, 481
tribrachiata (S. Moore) Hutch. & Dalz.,
488, 491
zenkeri (Engl.) Hutch. & Dalz., 472,
475, 477, 484
PELTOSPERMUM DC., 323
PEMPHIS J. R. & G. Forst.
acidula J. R. & G. Forst., 139, sqq.
madagascariensis (Bak.) Koehne, 139
PENTACLETHRA Benth.
eetveldeana De Wild., 432, 434
PERICHASMA Miers, 29
lætificata Miers, 221, 222
var. lætificata, 221, 223, 226, 229, 233
var. obovata Kundu & Guha, 221,
227, 233
miersii Kundu & Guha, 221, 222, 229,
231, 233
PERSEA Mil).
bracteata (Lee.) Kostermans, 92
yunnanensis (Lee.) Kostermans, 92
PESCH1ERA A. DC.
arborea (Rose) Markg., 307
PETCHIA Livera, 322
PHOLIDIA R. Br., 113, 116, 117
PHYLLOCLADUS A. Rich. ex Mirb.
hypophyllos Hort. ex Carr., 190
major Pilg., 190
rhomboidalis A. Rich., 189
trichomanioides D. Don ex. A Cunn.,
190
PICRALIMA Pierre, 322
PIERR1NA Engl. 129
PIPTADENIASTRUM Brenan
africanum (Hook. f.) Brenan, 437
PIPTOCALYX Oliv., 211, 212
PLECTANEIA Thou., 323, 324
PLEIOCARPA Benth., 322
PLEURANTHEMUM (Pich.) Pich., 322
PLUMERIA L., 323
rubra L., 307
PLUMERIOIDEÆ A. DC., 305, sqq.
PODOCARPUS L'Hérit. ex Pers.
acutifolius Kirk, 190
beisiliensis Humbert, 156, 157
blumei Endl., 190
capuronii Laubenfels, 156, 157, 158
comptonii Buchholz, 190
costalis Presl, 189
dacrydioides A. Rich., 189, 191
decipiens N. E. Gray, 190
distichus Buchholz, 189, 190
elatus R. Br., 190
elongatus L'Herit. ex Pers., 190
ferrugineus Benn. ex D. Don, 189, 190,
191
gaussenii Woltz, 156, 157, 158
gracilior Pilg., 190
guatemalensis Standley, 190
hallii Kirk, 190
henckelii Stapf ex Dallimore & Jackson,
189
humbertii Laubenfels, 156, 157, 158
longifoliatus Pilg., 189
macrostachyus Pari., 190
madagascariensis Bak.
var. madagascariensis, 159, sqq.
var. procera Laubenfels, 156, sqq.
var. rotunda Laurent, 156, sqq.
milanjianus Rendle, 8, 9, 189, 190
nagi Pilg., 190
nubigenus Lindl., 190
palustris Buchholz, 190
papuanus Ridley, 189
parlatorei Pilg., 189, 190
perrieri Gaussen & Woltz, 156, 157, 158
pilgeri Foxworthy, 189
polystachus R. Br., 189
recurvifolia Humbert, 156, 157
rostrata Laurent, 156, 157, 158, 161,
162, 183
schlechteri Poepp. & Endl., 190
spicatus R. Br., 190
sylvestris Buchholz, 189
totara Benn. ex D. Don, 190, 191
urbanii Brongn. & Gris., 190
usambarensis Pilg., 189
ustus Brongn. & Gris, 190
wallichianus Presl, 190
woltzii Gaussen, 156, 157, 158, 161, 186
PODOCHROSIA Baill.
balansæ Baill., 31
POLYADOA Stapf, 322
POLYPODIUM L.
glaucum Thunb., 366
POTAMEIA Thou.
Source : MNHN, Paris
— 515 —
kwangiensis Kostermans, 92
sinensis (C. K. Allen) Kostermans, 93
PR1STIMERA Miers, 398
arborea (Roxb.) Smith, 404
bojeri (Tul.) N. Hallé, 402, 403
cambodiana (Pierre) Smith, 404, 409
grahamii (Wight) Smith, 404
indica (Willd.) Smith, 404
malifolia (Bak.) N. Hallé, 402, 404, 405
setulosa Smith, 404, 408
tetramera (H. Perr.) N. Hallé, 402, 403
tulasnei (Drake) N. Hallé, 402, 403
PRUMNOPITYS Phil.
elegans Phil., 190
PRUN1US L.
africana (Hook. f.) Kalkm., 8, 9
PSEUDOCHORSIA Bl.
glomerata BL, 29
PSEUDOCHROSIA BL, 28
PSILOCARYA Torr.
teneriffæ Steud., 278
PTELEOPSIS Engl.
hylodendron Mildbr., 434
PTERYGOTA Schott. & Endl.
mildbrædii Engl., 10
PTILANTHUS Schltr., 442
PYCNANTHUS Warb.
angolensis (Welw.) Warb., 432, 434
PYCNOBOTRYA Benth., 323
PYCREUS Pal.-Beauv., 273
ferrugineus (Poir.) C. B. CL. 46
var. baroni (C. B. CL) Cherm., 47
lanceolatus (Poir.) C. B. CL, 273
niger (Ruiz & Pav.) Cuf., 273
R
RANOPISOA Leroy, 113
rakotosonii (Capuron) Leroy, 115, 116
RAPHIA Pal.-Beauv.
hookeri Mann & Wendl., 439
laurentii de Wild., 439
RAUVOLFIA L., 312, 320, 322
sandwicensis A. DC., 32
schumanniana (Sch.) Boit., 307
vomitoria Afzel., 437
REISSANTIA N. Hallé, 398
angustipetala (H. Perr.) N. Hallé, 405
var. angustipetala, 406, 409
var. boinensis (H. Perr.) N. Hallé, 406,
407
arborea (Roxb.) Hara, 407, 408
astericantha N. Hallé, 407, 408
buchananii (Lœs.) N. Hallé, 407, 408
cassinoides (DC.) Ding Hou, 408, 409
ferruginea (King) Ding Hou, 409
grahamii (Wight) Ding Hou, 409
indica (Willd.) N. Hallé, 405
var. astericantha (N. Hallé) N. Hallé,
407, 408
var. lœsneriana N. Hallé, 407
parvidora (N. E. Br.) N. Hallé, 406, 407
parvifolia (Oliv.) N. Hallé, 410
setulosa (Smith) N. Hallé, 407, 408
RHAPTOPETALUM Oliv., 129
beguei Mangenot, 130, 131
belingense R. Letouzey, 129, sqq.
breteleri R. Letouzey, 129, sqq.
coriaceum Oliv., 129, sqq.
depressum R. Letouzey, 129, sqq.
evrardii Germain, 130, 131
pachyphyllum (Gürke) Engl., 129, 131,
132
roseum (Gürke) Engl., 129, 131, 132,
136
sessilidorum Engl., 129, 131, 132
sindarense Pellegr., 129, 130, 131
RHAZIA Decne. 323
RHIP1D1A Markg., 323
RHODOSEPALA Bak.
erecta Cogn., 77
pauciflora Bak., 77
procumbens Cogn., 77
RHYNCHOSPORA Vahl, 273
contracta (Nees) J. Rayn., 277, 278
micrantha Vahl, 277
var. contracta (Nees) Kük., 277
minutiflora (L. C. Rich. ex Spreng.)
Adams, 278
parviflora Vahl ex Kunth, 278
polyphylla Balb. ex Kunth, 278
raridora (Michx.) Eli., 277
rubra (Lour.) Makino, 50
rugosa (Vahl) Gale, 50
sparsa Sieber ex Presl., 278
tenuis Link, 278
S
SABA (Pich.) Pich., 322
SACOGLOTT1S Mart.
gabonensis (Baill.) Urb., 428, 430
SALVADORA L., 288
SARCOPHYTE Sparm.
piriei Hutch., 254
sanguinea Sparm., 254
SASSAFRAS Trew.
officinale Nees & Eberm., 102
SAXICOLELLA
macrothvrsa A. Chev., 296
SCHEFFLERA J. R. & G. Forst.
mannii (Hook. f.) Harms, 9
SCHIZOZYG1A Baill.
codeoides Baill., 307, 315
SCHŒNOPLECTUS (Rchb.) Palla. 152
Source : MNHN, Paris
— 516 —
erectus (Poir.) Palla, 43
laterifolius (Gmel.) Lye, 43
saximontanus (Fern.) J. Raynal
smithii Sojak
subsp. lateriflorus (Gmel.) Sojak, 43
sect. supini (Chermez.) J. Rayn., 43
supinus (L.) Palla, 50
subsp. hallii (A. Gray) Sojak, 43
subsp. saximontanus (Fern.) Sojak, 43
SCHŒNUS L.
rariflorus Michx., 277
teneriffæ Vent, ex Torr., 278
SCHREBERA Roxb., 281
SCIRPOIDES Séguier, 49
SCIRPUS L., 50
aciformis Nordenst., 55
antipodus J. Cook, 51
brevicaulis Levyns, 55
cernuus Vahl
var. subtilis (Kunth) C. B. Cl., 52
chlorostachyus Levyns, 52, 54
chlorostachyus a uct., 51, 54
griquensium C. B. Cl., 51
hemiuncialis C. B. Cl., 55
humbertii Chermez., 56
hystricoides Nordenst., 56
inconspicuus Levyns, 56
karroicus C. B. Cl., 56
minutus Turrill, 56
nanodes Levyns, 56
natans Thunb., 56
rivularis (Schrad.) Bock., 56
tennis Spreng., 56
SCLERIA Bergius
anomaia (Steud.) J. Rayn., 35, sqq.
sect. Browniæ (C. B. Cl.) Kern, 37
cincta Steud., 278
micrantha Poir., 277, 278
minutiflora L. C. Rich. ex Spreng.
278
neo-caledonica Rendle, 37
papuana Kern, 37
pygmæa Nees ex Spreng, 278
reticularis Michx., 277
SCLEROSPERMA Mann & Wendl.
mannii Wendl., 439
SCORODOPHLEUS Harms
zenkeri Harms, 434
SCYPHOCEPHALIUM Warb.
ochocoa (Benth.) Warb., 428, 432, 434
SCYTOPETALUM Pierre ex Engl., 129
klaineanum Pierre ex Engl., 428, 432
SINDORA Miq. ■
klaineana Pierre ex Pellegr., 438
SPATHANDRA Guill. & Perr.. 193, 198,
423
SPHÆROTHYLAX Bisch. ex Krauss
heteromorpha Baill., 292, 294, 298
SPHENOSTEMON Baill.. 205, 211, 212
SP1ROLOBIUM Baill., 323
SPOROBOLUS R. Br.
africanus (Poir.) Rob. & Tourn., 10
STAUDTIA Warb.
gabonensis Warb., 435
STEMMADENIA Benth., 308
galeottiana (A. Rich.) Miers, 307, 309
STENOSOLEN (Müll.-Arg.) Markg.
heterophyllus (Vahl) Markg., 307, 313
STEPHANIA Lour.
itetificata (Miers) Benth.. 221, 222, 224
STEPHANOSTEGIA Baill., 314, 323, 324
STICHERUS Presl, 362. 367
jamatcensis (Underw.) Nakai, 368
palmatus (linderw.) Copel., 370
trachyrhizoma (Christ) Copel., 372
STREMPELIOPSIS Benth., 323
SWARTZ1A Schreb.
fistuloidcs Harms, 430
SYZYG1UM Gaertn.
staudtii (Engl.) Mildbr., 8, 9
TABERNÆMONTANA L., 235, 238, 312,
321
citrifolia L., 307
elegans Stapf, 236, 237
TABERNÆMONTANEÆ Boit. & Sas-
tre, 235, 236, 238
TABERNÆMONTANOIDEÆ Stapf, 305,
sqq.
TABERNANTHE Baill., 235, 310
iboga Baill., 307
TAKHTAJAN1A Baranova & Leroy, 383,
386
perrieri (Capuron) Baranova & Leroy,
385, 387, sqq.
TAKHTAJANIOIDEÆ Leroy, 383, 393
TASMANNIA R. Br.
piperata (Hook. f.) Miers, 384, 385
TERM1NALIA L.
superba Engl. & Diels. 426, 433, 434
TERNSTRŒM1A Mutis ex L. f.
africana Melchior, 5, 6
popyletala Melchior, 5, 6, 9
TESSMANNIA Harms
africana Harms, 256
anomaia (Micheli) Harms, 256
dewildemaniana Harms, 256
lescrauwætii (De Wild.) Harms, 256
TETRADOA Pich., 322
TONDUZIA Pittier, 323
TOUBAOUATE Aubrév. & Pellegr., 125
brevipaniculata Aubrév. & Pellegr., 127
Source : MNHN, Paris
— 517 —
TRICHOMANES L.
barklianum Bak., 148, 149
digitatum Sw., 148
sect. Flabellata Morion, 147
liberiense Cop., 148
lorencei Tardieu, 147
parvulum Poir., 148
Irinerve Bak., 148
wallii Thwaït., 148
TRIMENIA Seem., 211
neocaledonica Bak. f., 205, sqq.
papuana Ridl., 205
weinmannifolia Seem., 205
TRIPLOCHITON K. Schum.
scleroxylon K. Schum., 434
U
UAPACA Baill., 438
URNULARIA Stapf, 322
V
VAHADENIA Stapf, 322
VALLESIA Ruiz & Pav., 323
VINCA L., 240, 308, 320, 323
major L., 307
VOACANGA Thou.
thouarsii Rœm. & Schult.,307, 310, 311,
313
VOCHYSIA Aubl.
sect. Giliantha Stafl.. 11, 12
densissima Pilger, 11
elegans Stafl., 12
eximia Ducke, 11, 12
subsect. Ferruginea Warm., 12
guianensis Aubl., 16
neyratii Normand. 11. 12, 13, 15, 16
sect. Pachyantha Stafl., 11
rufescens W. Rodriguès, 11
vismiifolia Spruce ex Warm.
var. densissima (Pilger) Stafl., 11
W
WILLUGHBEIA Klotzsch., 322
WINKLERELLA Engl., 294
X
XYLOPIA L.
staudtii Engl. & Diels, 438
XYMALOS Baill., 211, 212
Z
ZOSTEROSPERMUM Pal.-Beauv.
gracile Desv. ex Hamilton. 278
ZYGOGYNUM Baill.,
vieil lard ii Baill., 385, 388
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ACHEVÉ d’imprimer LE 12 JUIN 1978
SUR LES PRESSES DE F D EN SON
IMPRIMERIE ALENÇONNAISE - 61002 ALENÇON
Dépôt légal : 2 e trimestre 1978 - 88 919
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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Il est conseillé aux auteurs :
1. de réserver les citations exhaustives des spécimens aux Flores en cours de publication quand
cela est possible,
2. ou, à défaut, de déposer ces listes exhaustives dans les bibliothèques des instituts bota¬
niques où elles pourront être consultées ou copiées à l’usage des spécialistes concernés;
3. de remplacer les listes de spécimens par des cartes de répartition, beaucoup plus démons¬
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Source : MNHN, Paris
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