adansonia
adansonia fait suite, avec la même tomaison,
au Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle,
4« série, section B, Adansonia, botanique, phytochimie.
Rédacteur en chef :
J. Jérémie
Assistantes de rédaction :
E. Armède, F. Kerdoncuff
Comité scientifique :
P. Baas, Rijksherbarium, Leiden, Pays-Bas
F. Blasco, CNRS, Toulouse, France
R.K. Brummitt, Royal Botanic Gardens, Kew, Grande-Bretagne
A. Cornet, ORSTOM, Paris, France
J. A. Doyle, University of California, Davis, USA
P.K. Endress, Instituts of Systematic Botany, Zurich, Suisse
F. Grison, CIRAD-Forêt, Montpellier, France
K. Iwatsuki, Rikkyo University, Tokyo, Japon
K. Kubitzki, Institut fur Allgemeine Botanik, Hamburg, Allemagne
Ph. Morat, Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, France
J.-M. Pelt, Institut Européen d'Ecologie, Metz, France
H. Puig, Université Paul Sabatier, Toulouse, France
P.H. Raven, Missouri Botanical Garden, St. Louis, USA
J.G. West, Australian National Herbarium, Canberra, Australie
Abonnements pour l’année 1997 (prix HT)
Annual subscription rates 1997 (excluding VAT)
Abonnement général / General subscription : 1 800 FF
zoosystema : 800 FF
adansonia : 500 FF
geodiversitas : 800 FF
adansonia peut être obtenu par voie d’échange.
Pour toutes informations s'adresser à :
adansonia may be obtained on an exchange basis.
For turther information please Write to :
Service des périodiques et des échanges de la
Bibliothèque centrale du Muséum national
d’Histoire naturelle
38 rue Geoffroy Saint-Hilaire
75005 Paris
Tél. : (33) 01 40 79 36 41
Fax : (33) 01 40 79 36 56
adansonia
Éditions scientifiques du Muséum, Paris
Adansonia, un renouveau
Le Bulletin du Muséum national d'Histoire natu¬
relle , fondé en 1895, vient d’avoir cent ans. À
cette occasion, il a été décidé de le rénover en
actualisant sa présentation et en dissociant les
trois sections qui le composent, auxquelles ont
été attribués de nouveaux titres ; Zoosystema pour
la section A (Zoologie, Biologie et Ecologie ani¬
males), Adansonia pour la section B (Botanique,
Phytochimie) et Geodiversitas pour la section C
(Sciences de la Terre). Pour chacune de ces trois
revues un Comité scientifique international,
chargé d’assister et de conseiller un Rédacteur en
chef, a été constitué.
En réalité, le titre Adansonia qui fait revivre le
nom du célèbre botaniste français ADANSON,
n’est pas une nouveauté. C’est sous le nom
d 'Adansonia que le grand systématicien Henri
BAILLON publia, de septembre 1860 à décembre
1879, un ensemble de 12 volumes consacrés à la
systématique. C’est aussi sous le titre
à'Adansonia, Nouvelle Série, que André
AUBRÉVILLF fonda, en I960, une nouvelle revue
destinée à prendre le relais des Notulae
Systematicae , laquelle avait pour rôle, depuis
1909, de diffuser les recherches botaniques pour¬
suivies à l’Herbier du Muséum national de Paris.
À partir de 1981, Adansonia a dû renoncer, au
moins formellement, à son identité et est devenu
le sous-titre de la section B du Bulletin du
Muséum national d'Histoire naturelle , à la suite de
la fusion de ces deux revues. Aujourd’hui,
Adansonia poursuit sa route sous la forme d’une
3 e série publiée dans le cadre des Éditions scienti¬
fiques du Muséum de Paris. Adansonia , sér. 3,
fait donc suite au Bulletin du Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris , 4 e série, section B,
Adansonia, botanique, phytochimie, dont la
tomaison a été conservée.
Adansonia continuera, comme par le passé, à
rendre compte des résultats de la recherche sur
les plantes vasculaires, en privilégiant l’inventaire,
l’analyse et l’interprétation de la biodiversité
végétale. Ses colonnes sont donc ouvertes à tous
les chercheurs qui souhaitent publier des travaux
originaux dans ces domaines : depuis les descrip¬
tions de nouveaux taxons, jusqu’aux études phy¬
logénétiques et biogéographiques. Le nombre de
pages par article, s’il est justifié, ne sera pas limité
afin de laisser plus de liberté aux auteurs.
La revue Adansonia est actuellement diffusée
dans 83 pays. La plupart des Instituts français et
étrangers la reçoivent, soit en échange par le biais
de la Bibliothèque Centrale ou du Laboratoire de
Phanérogamie du Muséum, soit par abonne¬
ment. Les efforts accomplis pour le rénover
devraient répondre aux attentes des botanistes
nationaux et internationaux et nous espérons que
ceux-ci continueront à lui accorder toute leur
confiance.
Joël JÉRÉMIE
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Le genre Cunonia (Cunoniaceae)
en Nouvelle-Calédonie.
Description de cinq espèces nouvelles
MOTS CLÉS
Cunonia,
Cunoniaceae,
Nouvelle-Calédonie.
KEYWORDS
Cunonia,
Cunoniaceae,
New Caledonia.
Ruurd D. HOOGLANDt, Joël JÉRÉMIE & Helen C.F. HOPKINS
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d’Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
jeremie@mnhn.fr
RÉSUMÉ
Cinq nouvelles espèces de Cunonia de Nouvelle-Calédonie sont décrites et
illustrées, les types d’inflorescences observés dans le genre sont présentés et
une clé de détermination de toutes les espèces néo-calédoniennes est proposée.
ABSTRACT
Five new species of Cunonia from New Caledonia are described and illustra-
ted, the inflorescence types found in the genus are presented and a key to ail
of the species in New Caledonia is provided.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
7
Hoogland R.TV, Jérémie J. & Hopkins H.C.F.
Tel qu’il est actuellement circonscrit, le genre
Cunonia renferme 24 espèces (HOOGI-AND, ms. à
P). Cunotua capensis L., le type du genre, est un
taxon du Sud de l’Afrique tandis que toutes les
autres espèces sont endémiques de Nouvelle-
Calédonie. Dans son catalogue de la flore de la
Nouvelle-Calédonie, GUILLAUMIN (1948) n’en
citait que 16 ; depuis, plusieurs autres ont été
reconnues grâce à l'examen des nombreuses col¬
lections récentes. Les types d'inflorescences
observés dans le genre, ainsi qu’une clé de déter¬
mination de toutes les espèces néo-calédo¬
niennes, sont présentés et cinq nouvelles espèces
sont décrites.
Les fleurs de Cunonia-. comme celles de
Weinmannia et de Geissois , sont arrangées en
pseudo-grappes ou en pseudo-épis (fleurs
sessiles) ; elles sont disposées irrégulièrement (pas
en spirale comme dans les vrais grappes ou épis)
et s’ouvrent ± simultanément (pas en séquence
acropétale). C’est seulement chez C lineariscpala
qu’il est possible d’observer une gradation de la
floraison de la base vers le sommet de l'inflores¬
cence ; toutefois, cette gradation est beaucoup
plus rapide que dans les vraies grappes.
La disposition des pseudo-grappes par rapport
aux parties végétatives constitue un caractère spé¬
cifique important chez les Cunonia.
Généralement on trouve à chaque nœud fertile
deux inflorescences opposées équivalentes. Les
types suivants peuvent être distingués (Fig. 1) :
Type 1. — Les deux pseudo-grappes se trouvent
aux aisselles de deux feuilles opposées bien déve¬
loppées sur un rameau typique. 11 n’y a pas
d’ordre apparent quani à la succession ou au
groupement de nœuds fertiles et stériles. Ce type
se trouve chez C. capensis et en Nouvelle-
Calédonie chez C. bullata et C. macrophylla.
Type 2. — Les deux pseudo-grappes se trouvent,
sur un rameau typique, aux aisselles de deux
feuilles opposées de taille très réduite (rudimen¬
taires) ou même absentes, dont les stipules inter-
pétiolaires connées, caduques, sont bien
développées. Chez les espèces de ce type
(C. balansae , C. montana, C. rotundifolia,
C. schinziana ) les nœuds fertiles succèdent, sans
ordre apparent, aux nœuds végétatifs. Dans ces
deux premiers cas, on ne trouve aucune paire
d’écailles, feuilles rudimentaires, ou stipules rudi¬
mentaires à la base de l’inflorescence sur le
pédoncule.
Type 3. — Dans le cas le plus fréquent, « type
C. purpurea », on trouve deux pseudo-grappes
opposées au deuxième nœud d’un rameau axillai¬
re à l’aisselle d’une feuille bien développée. Chez
tous les Cunonia les rameaux axillaires, végétatifs
ou fertiles, paraissent ne porter, au premier
nœud, qu’une paire de stipules opposées, fré¬
quemment soudées en un anneau, sans trace de
feuilles (excepté, bien entendu, dans les inflores¬
cences des deux premiers types). Dans les inflo¬
rescences du « type C. purpurea » on trouve au
deuxième nœud une paire de stipules « interpé-
tiolaires » (généralement un peu moins épaisses
et à pubescence moins dense que les stipules
associées aux feuilles bien développées) caduques,
une paire de feuilles rudimentaires, c’est-à-dire
très petites à structure presque amorphe,
caduques, et à l'aisselle de chacune d'elles une
pseudo-grappe. Le rameau se poursuit au-dessus
de ce nœud mais le bouton apical ne se dévelop¬
pe qu'à la fin de la fructification ou après.
Type 4. — Chez C, auupirùensis seulement, on
trouve la combinaison des types 2 et 3 : un nœud
avec deux feuilles bien développées, aux aisselles
desquelles se trouvent deux inflorescences du
« type C. purpurea », suivi d’un nœud à feuilles
rudimentaires axillant chacune une pseudo-grap¬
pe simple.
Type 5. — Chez C. schinziana, dont la plupart
des inflorescences sont du type 2, on observe
quelques branches axillaires portant deux pseu¬
do-grappes associées aux stipules du premier
nœud.
Type 6. — Chez C purpurea deux cas exception¬
nels ont été relevés : a) pseudo-grappes portant
une seule branche latérale près de la base ; b)
inflorescences avec une troisième pseudo-grappe,
un peu moins longue que les latérales, rempla¬
çant le rameau apical normalement terminé par
un bourgeon végétatif dormant.
8
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Hoogland R.L).\ Jérémie J. & Hopkins H.C.F.
Clé des espèces
1. Feuilles (presque) toutes simples (unifoliolées), parfois avec quelques feuilles trifoliolées entremêlées .... 2
1’. Feuilles (presque) toutes composées, parfois avec quelques feuilles simples (unifoliolées) entremêlées .... 7
2. Feuilles très bullées, abondamment laineuses couleur de rouille en dessous, pétiolées. Inflorescences en pseu¬
do-épis (fleurs sessiles) axillaires, en paires opposées .C. bullata Brongn. & Gris
2’. Feuilles non ou sculemenr à peine huilées ...3
3. Feuilles adultes à revêtement dense apprimé soyeux couvrant complètement la face inférieure, presque ses-
siles (pétioie 1 mm au plus). Inflorescences cil pseudo-grappes axillaire, en paires opposées , fleurs à pédi-
celles nettement recourbés .C. rotundifolia Daniker
3’. Feuilles adultes à face inférieure glabre ou à poils clairsemés formant un revêtement ouvert .4
4. Inflorescence» en pseudo-grappes simples, axillaires, généralement en paires opposées sur des branches por¬
tant aussi des feuilles en paires opposées .. ... . .C. baiansae Brongn. & Gris
4’. Inflorescences en pseudo-grappes ou pseudo-épis arrangées d'après le type de C. purpurea (cf. Fig. 1) .... 5
5. Feuilles peu bullées avec les nervures médiane et secondaires saillantes en dessous, à base obtuse, hirsutes à
poils ± dressés Fleurs sessiles ou à pédicelle de moins de 0,5 mm. blanches.C. alticola Guillaumin
5’. Feuilles non bullées. avec les nervures secondaires au plus peu proéminentes en dessous, à base aiguë décur-
rente, à poils ± opprimés. Fleurs rouges ou pourpres (rarement blanchâtres) .6
6. Stipules smgucuses-hirsutcs en dessous. Fleurs à pédicelle long de 0,3-1 mm. Ovules
(4-)6-lQ(-I2) par loge. La plupart des sépales persistants sur le fruit à maturité.C. atrorubens Schltr.
6’. Stipules abondamment soyeuses en dessous. Fleurs à pédicelle long de 1,2-5 mm. Ovules 14-16 par loge.
Fruit mûr à sépales caducs...C. purpurea Brongn. & Gris
7. Pistil glabre ; valves du fruit glabres .8
7’. Pistil poilu valves du fruit poilues .21
8. Stipules glabres (ou presque glabres) en dessous.,..9
8’. Stipules poilues en dessous ...17
9. Feuilles sessiles à folioles sessiles obovées-cunéiformes de moins de 2,5 cm de longueur.
Inflorescences du type de C. purpurea, courtes, de moins de 2,5 cm de longueur (y compris le pédoncule) . .
..,,C pseudoverticiüata Guillaumin
9’. Feuilles nettement pétiolées, Inflorescences plus- longues, de 3,5 cm ou plus .. ... 10
10. Inflorescences en pseudo-grappes, en paires opposées sur des branches portant aussi des feuilles en paires
opposées ......... .,,.11
10’.Inflorescences en pseudo-grappes arrangées d’après le type de C purpurea (cf. Fie. 1) .13
11. Pseudo-grappe avec pédoncule plus long que le rachis de la partie florifère ; fleurs vertes, de grande taille
pour le genre. Feuilles grandes, presque toutes trifobolées, à pétiole de 2,5 cm ou plus et à folioles coriaces
pétiolulées de plus de 4 X 1,2 cm ..C. schinziana Daniker
11’.Pseudo-grappe avec le rachis de la partie florifère beaucoup plus long que le pédoncule .12
12. Fleurs blancnes, de taille moyenne ou pente pour Je genre. Feuilles petites, trifoliolées ou pennées, à pétiole
long de moins de 2 cm et k folioles papyracées sessiles de 5 X t,5 cm au plus .C. montana Schltr.
12’.Fleurs vertes, de grande taille pour le genre. Feuilles grandes, généralement pennées, quelquefois trifoliolées
ou rarement simples (unifoliolées), à périole long de 3 cm ou plus et à folioles coriaces pétio¬
lulées de plus de 6 X 2 cm.. ..C. macrophylLa Brongn. & Gris
13. Folioles nettement pétiolulées. Parties jeunes, surtout rameaux et stipules, avec des flocons d une substance
blanche cireuse. Fleurs blanches ... C. cerifcra Hoogland
13’.Folioles latérales sessiles (la fobole apicale parfois décurrente à la base, rarement brièvement pétiolulée).
Parties jeunes sans substance blanche cireuse .. 14
14. Stipules de 10-22 X 7-17 mm. Longueur du pétiole généralement de moins de 1/3 de celle de la foliole api¬
cale. Feuilles trifoliolées. Fleurs rouge pourpre .C. deplanchei Brongn. & Gris
14’.Stipules plus petites, de 5-12 x 4-9 mm. Longueur du pétiole généralement de plus de 1/3 de celle de la
foliole apicale ....»... ...... *....15
15. Feuilles trifoliolées . .............. .....16
15’.Feuilles pennées, avec au plus quelques feuilles trifoliolées entremêlées. Folioles de 3-5,5 X 1-2 cm, à som¬
met arrondi ; nervures à la face supérieure des folioles proéminentes, Fleurs blanches .
.... ............. C. rupicola Hoogland
16. Périole de moins de 1,5 cm de longueur. Folioles de moins de 3,6 X 1,2 cm, à sommer plutôt obtus
qu’arrondi ; nervures à la face supérieure des folioles nettement proéminentes. Fleurs blanches .
.C. nervosa Hoogland
16’.Pétiole de plus de 1,5 cm de longueur. Folioles de plus de 2,5 X 1 cm, à sommet nettement arrondi ; ner-
10
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Le genre Cunonia en Nouvelle-Calédonie
vures à la face supérieure des folioles peu proéminentes. Fleurs rouge-pourpre .
.C. vieillard» Brongn, & Gris
17. Feuilles sessiles ou presque. Fleurs à pédicelle court, atteignant rarement 1 inm. Jeunes rameaux et face infé¬
rieure des stipules strigueux-hirsutes. Pseudo-grappes longues de 3-8 cm, à 30-70 (leurs. Feuilles tritoliolées
avec folioles de 2-6 X 0,8-2,3 cm à 5-7 paires de nervures secondaires Stipules de 8-12 X 6-10 mm.
Fleurs rouge-pourpre ..C. atrorubens Schlcr.
17’.Feuilles nettement pctiolées. Fleurs à pédicelle plus long, de 1,2-4,5 mm .. 18
18. Face inférieure des stipules à pubescence éparse et poils courts (0,1-0,4 mm). Pseudo-grappes longues de
3- 9 cm, à 30-60 (leurs. Feuilles trifbliolées -, folioles de 3-10 X 1,5-5 cm, à 8-12 paires de nervures secon¬
daires. Stipules de 10-22 X 7-17 mm. Fleurs rouge-pourpre .C. depianchei Brongn. & Gris
18 .Face inférieute des stipules à pubescence dense ......19
19. Pseudo-grappes longues de moins de 4 cm, à 10-25 fleurs. Feuilles trifoliolées ; folioles de
1)5-3,5(-4,5) X 0,7-2(-2,5) cm, à 5-8 paires de nervures secondaires. Stipules de 6-8 X
4- 6 mm. Fleurs rouge-pourpre . ...C. lenormandii VieîU. ex Brongn. ôc Gris
19’.Pseudo-grappes longues de 3-t 1 cm, à 25-80 fleurs ...20
20. Stipules de 8-12(-23) X 6-10 mm, arrondies au sommet. Feuilles trifoliolées ou pennées avec folioles de
5- 10 X 1,2-3,5 cm à 9-12 paires de nervures secondaires. Fleurs rouge-pourpre, rarement blanchâtres.
. . ......C. purpurea Brongn. & Gris
20’.Stipules de 10-14 X 4-5 mm. aiguës au sommer. Feuilles trifoliolées ou pennées avec folioles
de 2,5-6 x 0,8-2 cm à 12-17 paires de nervures secondaires. Fleurs blanches . . . C. aoupiniensis Floogland
21. Fleurs isostémones, à 5(-7) étamines seulement. Sépales linéaires-oblongs (au moins 2.8 fois plus
longs que larges) .... .C. linearisepala (Guillaumin) Bernardi
21'.Fleurs diplostémones (nombre d’étamines 2 fois le nombre des sépales). Sépales triangulaires-ovés (aussi
longs que lames à jusqu’à 1,5 Ibis plus longs que larges) .22
22. Feuilles trifoliolées ou pennées, à 2-4 paires de folioles latérales ...23
22’.Feuilles pennées à 5 (ou plus) paires de folioles latérales ..27
23. Fleurs rouge-pourpre (rarement blanchâtres). Chaque loge de l’ovaire renfermant 14-16 ovules. Jeunes
rameaux, feuilles et inflorescences à poils apprimés. Fleurs nettementpédicellées ...
...C. purpurea Brongn. & Gris
23’.Fleurs blanches. Chaque loge de l’ovaire renfermant 8-12 ovules . ... 24
24. Jeunes rameaux, feuilles et inflorescences hirsutes avec des poils ± dressés. Fleurs sessiles ou à pédicelle court
(rarement jusqu’à 0,7 mm de longueur) .25
24’.Jeunes rameaux, feuilles et inflorescences strigueux avec des poils apprimés. Fleurs à pédicelle de plus de
0,5 mm de longueur .... 26
25. Folioles (l,5-12-3 fois plus longues que larges, non bullées ; nervures secondaires peu proéminentes sur la
face inférieure ......... , C. bernieri Guillaumin
25’.Folioles 1,3-2 fois plus longues que larges, ± bullées ; nervures secondaires nettement
proéminentes sur la lace inférieure .....C. alricnla Guillaumin
26. Folioles de 20-60(-90) X 6-25 mm, à 9-15 paires de nervures secondaires. Stipules elliptiques ou étroite¬
ment ovées, de 6-20 X 5-8 mm. Chaque loge de l’ovaire renfermant 8-12 ovules .
.... C. pulcheüa Brongn. & Gris
26’.Folioles de 12-20 x 4-7 mm, à 7-10 paires de nervures secondaires. Stipules orbiculaires
à elliptiques, de 3,5-4 x 3-3,5 mm. Chaque loge de l’ovaire renfermant 6-8 ovules .
.. .C. varijuga Hoogland
27. Marge des folioles dentelée et nettement ondulée. Folioles latérales 1,5-2,5 fois plus longues que larges, à
base obtuse, arrondie, ou rétrisç. Stipules de 7,5-9 x 6-7 mm. Rameaux et jeunes feuilles avec des poils
courts apprimés , -,... ..C. austrocaledouica Brongn. & Gris ex Guillaumin
27’.Marge dés folioles dentelée, mais non ondulée ..28
28. Folioles latérales 1,5-3 fois plus longues que larges, à base aiguë à obtuse. Stipules de 4.5-6,5 X 4-5 mm.
Rameaux er jeunes feuilles hirsutes avec des poils assez longs dressés .C. ptcrophylla Schltr.
28’.Folioles latérales 2,5-4(-5) fois plus longues que larges, à base aigue. Stipules de 3,5-4 x 3-3,5 mm.
Rameaux et jeunes feuilles avec des poils courts apprimés .C. varijuga Hoogland
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
11
Le genre Cunonia en Nouvelle-Calédonie
DESCRIPTION DES NOUVELLES
ESPÈCES
Cunonia cerifera Hoogland, sp. nov.
A C. vieillardii Brongn. &L Gris foliole terminait
manifeste peiiolulato, lamina in petiolulum decurrente
non sessili, fiilits mnnbranaceis non coriaceis, foliis, sti¬
pulas ramulisqtie noins vestitis (in berbario) squamis
albis ceraceis et jhrtbus atbis mm rubris diversa.
Type. — Veillon 2080, Nouvelle-Calédonie, Plaine
des Lacs, 200 m, 19 déc. 1969, fl. (holo-, P ; iso-,
NOU).
Arbuste élancé ou petit arbre atteignant 8 m de
hauteur. Rameaux jeunes glabres, partiellement
couverts de flocons d’une substance cireuse
blanche, ultérieurement à écorce mince à fissures
superficielles longitudinales et transversales et à
lenticelles assez nombreuses. Stipules ovées ou
elliptiques, de 7-12 x 4-7 mm, à sommer er base
arrondies, glabres excepté sur une zone basale de
0,5-1 mm garnie de collétères en dessus, glabres
et pourvues de flocons d’une substance cireuse
blanche en dessous. Feuilles trifoliolées à pétiole
de 1,6-4 cm, glabre. Folioles subcotiaces, à pétio-
lule de 6-12 mm sur la foliole apicale, de
2-7 mm sur les folioles latérales, glabres ; limbe
obové-oblong ou obové de 4-10 X 1,3-3,7 cm,
2,5-3 fois plus long que large, à 10-16 paires de
nervures secondaires, à base aiguë, decurrente, à
marge enricre dans la moitié basale, ondulée-den-
telée dans la moitié apicale, à sommet arrondi ou
obtus, glabre ; face supérieure à nervure médiane
un peu imprimée, à nervures secondaires et ter¬
tiaires nettement proéminentes ; face inférieure à
nervure médiane fortement saillante, nervures
secondaires et tertiaires nettement proéminentes.
Inflorescences ; pseudo-grappes de 30-75 fleurs,
longues de 3-6,5 cm y compris un pédoncule de
0,3-0,8 cm (type C, purpurea, Fig. 1). Pédoncule
et rachis glabres. Bractées subulées, de
0,3-1 X 0,1-0,2 mm, glabres. Pcdicelle de
1-2,8 mm, glabre. Sépales triangulaires-ovés, de
1,4-1,7 X 0,9-1,2 mm, glabres en dessous.
Pétales blancs, de 2,4-3 X 1,2-1,6 mm, larges de
0,4-0,7 mm à la base. Etamines à filet de
5-6 mm, à anthère de 0,4-0,5 X 0,5-0,6 mm.
Disque de 0,4 mm de hauteur. Pistil biloculaire,
de 1,8 X 1,3-1,4 mm, glabre au-dessus du
disque ; 8-10 ovules dans chaque loge ; style de
3,2-3,5 mm de longueur.
-Fruit mûr à sépales caducs. Valves de
7,5-10 X 3,5-4 mm, glabres, verruqueuses, l’exo-
carpe se détachant de l’endocarpe. Graines
inconnues. — Fig. 2A-E, 4.
Espece très localisée n’ayant été trouvée que
dans la région de la Montagne des Sources et
celle de b Plaine des Lacs, dans les forêts
humides sur terrain ultrabasique, entre 200 et
500 m d'altitude. La localité « Prony » de FRANC,
utilisée par ce collecteur pour une zone très large,
peut être rapportée à la même aire de répartition.
C’est seulement sur le spécimen MacKee 36615
que l’on a relevé un nombre assez élevé de fleurs
tétramères, représentant presque 20 % des fleurs
observées. Sur les autres spécimens, ce type de
fleur esr absent ou du moins très rare.
L'épithète spécifique indique la présence de flo¬
cons d’une substance cireuse blanche sur toutes
les parties jeunes de la plante (surtout sur les
rameaux et les stipules).
PaRATYTES. — NoUVELLE-CaUiOONIE : Dickison
24l, Rivière des Pirogues, 12 déc. 1981, fl. (NOU) ;
Franc 1949, Prony, 1 jan. 1915, fl., fr. (P) ;
Hiirlimann 456 , Montagne des Sources, 500 m, 28
déc. 1950, bout. (P, Z) •, MacKee 36615, Faux Bon
Secours, 300 m, 25 fév, 1979, IL, fr. (L, MO, NOU,
P, Z) ; Veillon 3170, ibid., 24 mars 1977. IL, fr.
(CANB, L, NOU, P, Z).
Cunonia nervosa Hoogland, sp. nov.
C. montanae Schltr. affinis, sed praecipue dijfert
injbrescentiae typo, pluribus otmlis, et foliis omnibus tri-
folioktis.
Type. — MacKee 15715, Nouvelle-Calédonie,
Plateau de Dogny, sur schistes, 950 m, 1 oct. 1966,
fl., j.fr. (holo-, P ; iso-, CANB, L, MO, NOU, P, Z).
Seul matériel connu.
Arbuste de 2,5 m environ de hauteur. Rameaux
jeunes glabres ou lâchement hirsutes (poils attei¬
gnant 0,3 mm de longueur), à lenticelles nom¬
breuses, ultérieurement à écorce mince
présentant des fissures superficielles surtout lon¬
gitudinales. Stipules elliptiques, de 5,5-6 mm, à
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
13
Le genre Cunonia en Nouvelle-Calédonie
base arrondie un peu cordiforme, à sommet
arrondi, glabres, excepté sur une zone basale gar¬
nie de collétères en dessus. Feuilles trifoliolées, à
pétiole de 10-14 mm à ailes étroites vers le som¬
met, glabre en dessus, glabre ou strigueux en des¬
sous. Folioles sessiles, à limbe obové-oblong, de
1,6-3,6 x 0,7-1,2 cm, 2,3-3 Fois plus long que
large, à 8-12 paires de nervures secondaires, à
base aiguë sur les folioles latérales, aiguë et décur-
rente sur la foliole apicale, à marge entière dans
la partie inférieure, dentelée vers le sommet, à
sommet obtus ou arrondi ; face supérieure glabre
à nervures médiane, secondaires et tertiaires peu
mais manifestement proéminentes ; face inférieu¬
re glabre ou lâchement strigueuse, à nervure
médiane fortement saillante, nervures secon¬
daires et tertiaires peu mais manifestement pro¬
éminentes.
Inflorescences : pseudo-grappes de 25-40 fleurs,
longues de 3-4,5 cm y compris un pédoncule de
5-9 mm (type C. purpurea, Fig. 1). Pédoncule et
rachis lâchement hirsutes (poils atteignant
0,3 mm). Bractées caduques. Pédicelle de
1.8- 2,2 mm, glabre ou lâchement hirsute près de
la base seulement. Sépales triangulaircs-ovés, de
1,1-1,2 x 0,8-1,1 mm, glabres. Pétales blancs, de
2.8- 3 X 1,8-2 mm, larges de 0,7-0,8 mm à la
base. Étamines à filet de 4-5,3 mm, à anthère de
0,4-0,5 X 0,5-0,6 mm. Disque d’env. 0,3 mm de
hauteur Pistil bjloculaire, d'env, 1,4 x 1,2 mm,
glabre au-dessus du disque ; 10 ovules dans
chaque loge ; style de 1,7-1,8 mm de longueur.
— Fig. 3A-E, 4.
Cette espèce ressemble à C. montana Schltr.
mais s'en distingue principalement par la disposi¬
tion de ses inflorescences, du type C. purpurea
(simples, à l’aisselle de feuilles rudimentaires
dans C. montana ), par le nombre d'ovules plus
élevé (6-8 dans C. montana), et par ses feuilles
toutes trifoliolées (dans C. montana les feuilles
trifoliolées sont fréquentes mais ordinairement
ADANSONIA. sér. 3 ■ 1997 ■ 19(1)
15
Hoogland K.I , Jérémie J. & Hopkins H.C.F.
en mélange avec des feuilles pennées).
L’épithète spécifique tait allusion aux nervures
particulièrement proéminentes des deux côtés
des folioles chez cette espèce.
Cunonia aoupiniensis Hoogland, sp. nov.
C. montanae Schltr, affinis, sed praecipue differt sti-
pularum forma et pilositate, nervorum secundariorum
numéro et folialorum textura, inflomcenriae typo et lon-
gitudine, atqucpluribm ovulis.
Type. — MacKee 26814, Nouvelle-Calédonie, Mt.
Aoupinié, 900-1000 m, 20 juin 1973, bout., fl.
(holo-, P ; iso-, CANB, K, L, MO. NOU, P, Z).
Arbuste ou petit arbre atteignant 10 m de hau¬
teur et 30 cm de diamètre. Rameaux jeunes
lâchement strigueux (poils jusqu’à 0,2 mm), gla-
brescents, alors lisses à lenticelles nombreuses,
ultérieurement à écorce mince à fissures superfi¬
cielles surtout longitudinales. Stipules ovées-
oblongues, de 10-14 X 4-5 mm, à base arrondie,
à sommet acuminé, glabres excepté sur une zone
basale garnie de rares collétères en dessus, abon¬
damment strigueux (poils jusqu’à 0,5 mm) en
dessous. Feuilles à pétiole de 12-22 mm à ailes
étroites vers le sommet et brièvement strigueux,
trifoliolées ou pennées à 2-3 paires de folioles
latérales (le plus souvent pennées 5-foliolées), de
5-11 cm de longueur ; segments du rachis de
14-25 cm, glabres sauf l’axe brièvement strigueux
en dessous, ailés à ailes arrondies, larges de
1,5-3 mm vers leur sommet, glabres. Folioles ses-
siles, à limbe obové ou oblong, de 2,5-
6 X 0,8-2 cm, 2,5-3(-4) fois plus long que large,
à 12-17 paires de nervures secondaires, à base
aiguë sur les folioles latérales, aiguë et décurrente
sur la foliole apicale, à marge dentelée, à sommet
arrondi, obtus, ou aigu , face supérieure glabre à
nervures médiane, secondaires, et tertiaires peu
proéminentes ; lace inférieure glabre (sauf nervu¬
re médiane brièvement strigueuse-hirsute, gla-
brescente), à nervure médiane fortement
saillante, nervures secondaires et tertiaires peu
imprimées ou peu proéminentes.
Inflorescences : pseudo-grappes de 30-80 fleurs
longues de 5-9 cm y compris un pédoncule de
0,5-1 cm. Pédoncule et rachis brièvement et
lâchement strigueux. Bractées oblongue.s, de
1-1,3 X 0,3-0,4 mm, glabres ou un peu hirsutes
près de la base en dessous. Pédicelle de
1,6-2,2 mm, lâchement et brièvement hirsute.
Sépales triangulaires-ovés, de 1-1,2 X 0,8-1 mm,
glabres en dessous. Pétales blancs, de
2,4-2,8 x 1,4-1,9 mm, larges de 0,5-0,8 mm à la
base. Etamines à filet de 3,2-5,2 mm, à anthère
de 0,4 X 0,5-0,6 mm. Disque de 0,4 mm de hau¬
teur. Pistil biloculaire ou rarement (0-10 % des
fleurs) 3-loculaire, de 1.6-2 X 1-1,3 mm, glabre
au-dessus du disque ; 16-20 ovules dans chaque
loge ; style de 1,2-1,4 mm de longueur.
Fruit mûr à sépales caducs. Valves de
4-7,5 X 1,6-2,2 mm, glabres, verruqueuscs, l’exo-
carpe se détachant de l’endocarpe. Graines de
3 X 0,6 mm environ. — Fig. 3F-M, 4.
Cette espèce est représentée par plusieurs
récoltes faites sur le Mt. Aoupinié entre 500 et
1000 m d’altitude, dans les forêts ombrophiles
sur grauwaekes ; elle a été en outre rencontrée
deux fois sur le Mt. Panié, vers 600 et au-dessus
de 1350 m d’altitude. Floraison de mai à août ;
fructification de juin à décembre.
Parmi les espèces de Cunonia , C. aoupiniensis
est unique, combinant étroitement les deux types
principaux d'inflorescence trouvés dans le genre ;
les inflorescences du type C. purpurea sont sui¬
vies au nœud immédiatement supérieur d’une
paire de pseudo-grappes associées à des feuilles
rudimentaires (Fig. 1).
Les différences entre C. aoupiniensis et C. mon¬
tant), l’espèce la plus proche, portent principale¬
ment sur :
1. Les stipules, elliptiques-oblongues à sommet
aigu (caractère unique pour le genre, aussi) et
abondamment strigueuses en dessous dans C.
aoupiniensis , ovées ou orbiculaires à sommet
arrondi et glabres (ou presque) dans C rnuntana.
2. Le nombre de nervures secondaires des
folioles : 12-17 paires dans C. aoupiniensis , 5-9
dans C. montana.
3. La texture des folioles, plutôt papyracées
dans C. aoupiniensis , plutôt coriaces dans
C montana.
4. Le type d'inflorescence, indiqué ci-dessus.
5. La longueur des pseudo-grappes : 5-9 cm
chez C. aoupiniensis, 3-6 cm chez C. montana.
16
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Le genre Cunonia en Nouvelle-Calédonie
6. Le nombre d’ovules : 16-20 dans chaque loge
pour C. aoupmiensh , 6-8 pour C. montant).
PARATYFts. — Nouvelle-Calédonie : Bamps
5931 , Mt. Aoupinié, %0 m, 7 déc. 1977 (fl.). BR, L,
NOU, P ; MucKee 35203, Mt. Aoupinié, 800 ni, 30
mai 1978 (bouc., fl.). A, BR, G, NOU, P ; 35656,
p.p., leg. Cberrier, ibid.. 850 m, 31 août 1978 (fr.),
P ; 39479, ibid., 900 m, 19 août 1981 (fl., fr.), B.
BISH, I-, NOU, P ; McPherson 6594, Mt. Panié,
1350-1600 ni, 15 mai 1984 (fl.), MO, P ; lire! 1364,
Mt. Aoupinié, 500-600 m, 31 août 1978 (fr.), L, P,
Z ; Veillon 2309, Mt. Panié, 22 juin 1971 (bout., fr.),
CHR, K, L, MO, NOU, P.
Cunonia rupicola Hoogland, sp. nov.
A C. ceiifera Hoogland foliis imparipintuitis ffoliolis
(3-)5-9] rachidibus auguste alutis, foLiolis parvioribus
(3-5,5 cm tongis non 4-10 an longis), apice anguste acu-
tis non rotunmtis recedii.
Type. — MacKce 19129. Nouvelle-Calédonie, crête
sommitale de la Roche Ouaième (massif de Ton-Non,
900 m, 13 juif 1968, fl., fr. (holo-, P ; iso-, L, MO,
NOU, P).
Arbuste de 2,5 m environ. Rameaux jeunes
glabres, ultérieurement à écorce mince à fissures
superficielles longitudinales et lenficelles orbicu-
laires nombreuses. Stipules ovées, de
5- 8 X 4,5-7 mm, à base et sommet arrondis,
glabres excepté sur une zone basale garnie de
quelques collétères en dessus. Feuilles à pétiole de
1,5-4 cm non-aile et glabre, pennées à 2-4 paires
de folioles latérales, quelquefois trifoliolées, de
6- 15 cm de longueur ; segments du rachis de
12-25 mm, glabres, ailés à ailes arrondies et
étroites atteignant 0,8 mm de largeur près de leur
sommet. Folioles latérales sessiles, foliole apicale
rarement brièvement pétiolulée ; limbe oblong,
de 3-5,5 X 1-2 m, 2,5-3 fois plus long que large,
à 9-13 paires de nervures secondaires, à base
aiguë, décurrente sut la foliole apicale, à marge
ondulée-dentelée, à sommet arrondi, glabre ; face
supérieure à nervures médiane, secondaires, et
tertiaires proéminentes ; face inférieure à nervure
médiane fortement saillante, nervures secon¬
daires et tertiaires légèrement proéminentes.
Inflorescences : pseudo-grappes de 20-40 fleurs
longues de 4-6 cm y compris un pédoncule de
5-10 mm (type C. purj/urea, Fig. 1). Pédoncule
et rachis glabres. Bractées obovées, de
1.4- 3,5 X 6-1,6 mm, glabres. Pédicelle de
1,9-3 mm, glabre. Sépales triangulaires-ovés, de
1,8-2,7 X 1,2-1,8 mm. glabres en dessous.
Pétales blancs, de 3-4,5 x 2-3 mm, larges de
0,8-1,2 mm à la base. Étamines à filet de
6.5- 10,5 mm, à anthère de 0,5-0,8 X
0,5-0,8 mm. Disque de 0,4-0,5 mm de hauteur.
Pistil biloculaire, de 2,1-2,3 X 1,6-1,8 mm,
glabre au-dessus du disque ; 12-16 ovules dans
chaque loge ; style de 3,3-3,5 mm de longueur.
Fruit mûr à sépales caducs. Valves de
7-9 x 2,8-3,5 mm, glabres, verruqueuses ; exo-
carpe se détachant de l’endocarpe. Graines de
2,8 X 0,7 mm environ. — Fig. 2F-H, 6.
Espèce très localisée qui n’a été trouvée que sur
la Roche Ouaième dans le maquis sur terrain
schisteux, entre 700 et 900 m d’altitude. L'épi¬
thète spécifique fait allusion à la localité.
Paralypes. — Nouvelle-Calédonie : Schmid
3369, Roche Ouaième, 700 ni, 3 sep. 1970 (fr.),
NOU, P ; Veillon 2278, ibid., 700 m, 17 juin 1971
(fl.), CANB, NOU, P, Z.
Cunonia varijuga Hoogland, sp, nov.
C, pulchelae Brongn. & Gris affinis, sedpraecipue dif-
fen fbliolis minoribus cum nervis secundariis minus nume-
rosis, stipulis minoribus, atque ovulis minus numemis.
Type. - MacKee 22886, Nouvelle-Calédonie, Table
Unio, 900 m, 14 nov. 1970, fl. (holo-, P ; iso-. A, BR,
CANB, K, L, MO, NOU, P. Z).
Arbuste ou petit arbre atteignant 12 m de hau¬
teur. Rameaux jeunes strigueux-hirsutes (poils
jusqu’à 0,5 mm), glabrescents, ultérieurement à
écorce mince à fissures superficielles longitudi¬
nales et quelques lenticelles orbiculaires. Stipules
orbiculaires ou elliptiques, de 3,5-4 X 3-3,5 mm,
à base et sommet arrondis, glabres excepté sur
une zone basale étroite garnie de quelques collé¬
tères en dessus, strigueuses en dessous. Pétiole de
5-8 mm, à ailes étroites vers le sommet ou pas
ailé, hirsute ou strigueux-hirsute (poils jusqu'à
0,5 mm) ; feuilles pennées à 2-8(-l4) paires de
folioles latérales, quelquefois trifoliolées, rare-
ADANSON1A, sér. 3 • 1997 • 19(1)
17
Hoogland R.d 7, Jérémie J. & Hopkins H.C.F.
ment unifoliolées, de 2-12,5 cm de longueur ;
segments du rachis de 5-9 mm, à ailes
(0,5-1 mm de largeur vers leur sommet), à
pubescence semblable à celle des folioles. Folioles
sessiles, à limbe oblong de 12-20 X 4-7 mm,
(2-)2,5-4(-5) fois plus long que large, à 7-10
paires de nervures secondaires, à base aiguë,
décurrente sur la foliole apicale, à marge dente¬
lée, à sommet obtus ou arrondi ; face supérieure
lâchement velue, glabrcscente, à nervures média¬
ne, secondaires et tertiaires proéminentes ; face
inférieure lâchement strigueuse-hirsutc (poils
jusqu’à 1,5 mm), à nervure médiane saillante,
nervures secondaires un peu imprimées, et ner¬
vures tertiaires indistinctes.
Inflorescences : pseudo-grappes de 25-60 fleurs,
longues de 3-7 cm y compris un pédoncule de
2-8 mm (type C. purpurea, Fig. 1). Pédoncule et
rachis scrigueux-hirsutes (poils jusqu’à 0,4 mm),
pourvus de collétères autour des pédicelles.
Bractées oblongues, quelquefois triangulaires ou
obcunéiformes à sommet parfois bifurqué, de
0,5-3 X 0,1-0,6 mm, strigucuses-hirsutes en des¬
sous. Sépales 5, triangulaires, de 0,7-1,1 X
0,6-1 mm, brièvement strigueux-hirsutes en des¬
sous. Pétales 5, blancs, de 1,6-2 X 1-1,5 mm,
larges de 0,4-0,8 mm à la base. Étamines 10, à
filet de 2,3-4 mm, à anthère de 0,2-
0,4 X 0,3-0,5 mm. Disque de 0,3-0,5 mm de
hauteur. Pistil biloculaire ou rarement 3-Ioculai-
re, de 0,8-1,3 X 0,9-1,5 mm, strigueux-hirsute à
poils un peu crispés atteignant 0,4 mm au-dessus
du disque ; 6-8 ovules dans chaque loge : style de
0,9-1,5 mm.
Fig. 5. — Cunonia varijuga Hoogland : A, rameau florifère ; B, feuille ; C, rameau florifère (feuilles à 3 et 5 folioles) ; D, stipules ; E,
pistil : F, fruit. (A, D, E, MacKee 22886 ; B, Virot 605 ; C, MacKee 27063 ; F, MacKee 22234).
18
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Le genre Cunonia en Nouvelle-Calédonie
Fruit mûr à sépales persistants pour la plupart.
Valves de 2,5-3,5 X 2,5-3 mm, lâchement stri-
gueuses-hirsutes, verruqueuses, l’exocarpe se
détachant de l’endocarpe. — Fig. 5, 6.
Cunonia varijuga a été trouvé dans un nombre
limité de localités sur les versants ouest, entre
Mt. Taom dans le nord et Pic du Pin dans le sud,
dans la forêt ombrogène ou le maquis entre 250
et 1200 m d'altitude, sur terrain ultrabasique ou
sur roche calcaire (MacKee 22886 ; les calcaires
de la Table Unio sont généralement couverts
d’éléments provenants de roches utrrabasiques,
communication personnelle de M. SCHMID).
Floraison de juillet à octobre ; fructification en
juillet et octobre.
Cunonia pulcbelld est l'espèce la plus proche de
C. varijuga, qui en diffère surtout par les folioles
plus petites à nervures secondaires moins nom¬
breuses, par les stipules plus petites, et par un
moins grand nombre d’ovules dans chaque loge.
Le nombre de paires de fbÜoles latérales est beau¬
coup plus variable et fréquemment plus élevé
chez C. varijuga : l’épithète spécifique a été choi¬
sie pour souligner ce caractère.
Paratypes. — Nouvelle-Calédonie :
Baumann-Botlenheim 12489 , leg. Lucien & Perignon,
Bois du Sud, 17 avr. 1951 (st.), P, Z ; Bernardi
10169, Mt. Paéoua, 1000 m, 13 aoûc 1965 (bout.),
G, L, P, Z :. 10169 bis, idem (st,). G, L,, P ; MacKee
22234 , Mt. Paéoua, 900 m, 9 juif 1970 (fr,), L,
NOU, P ; 22886, Table Unio, 900 m, 14 nov. 1970
(fi.), NOU, P ; 27063, Mt. Boulinda, 1200 m, 31
juif 19 7 3 (bout., fl ), B, R1SH, G, K. L. MO, NOU,
P ; 34114, leg. Cberrier, Moindip, 750 m, 25 oct.
1977 (bour., fl.), NOU, P ; 39408, Mr. Taom,
900 m, 31 juif 1981 (st.), G, L, NOU, P, Z ; 40945,
Barendeu, 900 m, 18 oct. 1982 (bout., fl.), A, BR,
CANB, CHR. G, NOU, P . 42771, barrage de Y.,té,
220 m, 12 août 1985 (st.), CANB, I., NOU. P, Z ;
McPherson 1993, Mt. Do, 900 m. 2 nov. 1979 (fl.),
L, MO. NOU, P ; Schmid 4241, fable Unio,
1000 m, 11 oct. 1972 (bout., fr.), NOU ; Virot 605,
Pic du Pin, 250 m, 1 avr. 1942 (st.), A, P.
ADANSONIA, séf. 3 • 1997 • 19(1)
19
Hoogland R.D.f Jérémie J. & Hopkins H.C.F.
RÉFÉRENCE
Guillaumin A. 1948. — Cunoniacées : 137-143.
Flore analytique et synoptique de la Nouvelle-
Calédonie. Phanérogames. Office de la Recherche Manuscrit reçu le 8 janvier 1996;
Scientifique Coloniale, Paris. version révisée acceptée le 20 décembre 1996.
Ce travail a été effectué dans le cadre du programme pluriformations Biodiversité terrestre en Nouvelle-
Calédonie, avec le soutien du programme national DIVERSITAS.
20
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of the Maiagasy genus Calyptranthera
(Asclepiadaceae)
Jens KLACKENBERG
Naturhistoriska riksmuseet, Sektionen for fanerogambotanik,
Box 50007, S-104 05 Stockholm, Sweden.
klack@nrm.se
KF. Y WO RDS
Calyptranthera,
Asclepiadaceae,
Madagascar.
ABSTRACT
The Maiagasy endemic genus Calyptranthera (Asclepiadaceae) is revised. Five
species are recognîzcd. Four new species are described, viz. C. baronii , C. bre-
vicaudata, C. grandiflora and C. pubipetala, The morphological structure of
the flowcr is discussed and a key, descriptions, the distribution and drawings
of ail taxa are given. A hypothesis of the cladistic relationship of the species is
presented. Phytogeography and vicariance patterns are discussed.
MOTS CLÉS
Calyptranthera,
Asclepiadaceae,
Madagascar.
RÉSUMÉ
Révision du genre Calyptranthera (Asclepiadaceae), endémique de
Madagascar. Cinq espèces sont reconnues. Quatre nouvelles espèces sont
décrites : C. baronii, C. brevicaudata, C. grandiflora et C. pubipetala. La
structure morphologique de la fleur est discutée ; une clé de détermination,
les descriptions, la distribution et des illustrations de tous les taxons sont
données. Une hypothèse indiquant les affinités phylogénétiques des espèces
est proposée. Les données relatives à la phytogéographie et à la vicariance
sont discutées.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
21
Klackenberg J.
INTRODUCTION
The genus Calyptrantbera was described recent-
ly (KlacKENBERG 1996a: 27) from only one col¬
lection with fcw flowers. This species had
previously becn placed in Toxocarpus. After
having examincd unidemifïcd Asclepiadaceae
material from the Kew, Missouri and Paris herba-
ria, additional collections belonging to the genus
hâve becn found, and Calyptrantbcra now com¬
prises 5 species, ail found in East Madagascar.
Calyptrantbera has pollinaria with four pollinia
each and is placed in tribe Secamoneae, close to
the genus Pervillea (fvLACKENBERG 1996b). It is
characterized by its long projecting connectives
as well as by having a discoid style head which
narrows abrupdy into a style which is topped by
a short btoad upper part. This structure is found
also in niany Péri plocoideae, but not in
Secamone , Toxocarpus or Geniantbus.
Furthermore, Calyptrantbera has the four pollinia
glued to a very thin U-shaped lolded corpuscu-
lum which lacks caudicles. These characters, dis-
tinguishing Calyptrantbera from Secamone-,
Toxocarpus and Geniantbus, reveal similarities
with the Malagasy endemic genus Pervillea.
Calyptrantbera dxffers tn serrerai other characters
from both Pervillea , Secamone , Toxocarpus and
Geniantbus , e.g., cup-like projections on the fila¬
ments below the anthet wings fortning the polli-
nium entrances, the shape of die corona lobes,
and a thin. hairy submarginal fold on the corolla
lobes. The latter character is absent, however, in
Calyptrantbera brevicaudata and C. pubipetala.
Furthermore, the type species, C. caudidava, has
fused connectives forming a calyptra at the top
of the gynosregium and club-shaped appendages
on long strings at the top of the prolotiged
connectives. None of these features hâve been
observed elsewhere in the tribe Secamoneae.
Calyptrantbera is closely related to Pervillea
(KLACKENBERG 1996b) but lacks the unique fea-
ture of distinctly curled leaf hairs with much
reduced or totally lacking lumen which are cha-
racteristic of Pervillea.
MATERIAL AND METHODS
This study is based on herbarium material from K,
MO and P herbaria (abbteviations according to
HOLMGREN et al. 1990). Ail specimens cited hâve
been studitd.
The Species concept used in this révision confurms
to KlACKENRbRC (1992b: 597) and the spdliAgs of
geogtaphicaJ naines are in accordance with the guide-
lines giveti in Kl ACKENBERG ( 1992a: 7).
Measurements of floral parts were made on boiled
material and of the végétative parts on dry material.
MORPHOLOGY
Habit: The genus Calyptrantbera consists of suf-
frute.scent lia nas with white latex. There exists
only one collection with any indication of
height, viz. 2 métrés, but they can probably
become much taller,
Stem: The stem is terete and covered with red-
dish hair.s. T|ie hairs are more or less erect but
offen bent. They consist of three small basal cells
and one large, acute apical cell (Fig. IC).
Leaves: The leaves hâve an elliptic to elongate or
obovate lamina and a distinct petiole. The lami¬
na is slightly coriaceous. Basal primaty nerves
ofren diverge trom the midrib at an angle of ca.
90° or sometimes more, i.e. back-wards.
Furthermore, they project on the upper side
when dry, at least near the midrib. The pétioles
are often bent or twisted. There is sometimes one
short and truncate gland at base of the lamina
above (Fig. IB). Glands (colleters) in this posi¬
tion hâve not been seen in Malagasy Secamoneae
other than Calyptrantbera , but are characteristic
of, e.g., Asian Toxocarpus and Geniantbus , and
are also found in spme Apoçynaceae,
Periplocoideae and arc common in other tribes
of Asclepiadoidcae. In other taxa these glands are
more or le.ss ellipsoidal, however, and the short
and truncate ones found in Calyptrantbera hâve
not been observed elsewhere wiîhin the tribe.
Inflorescence; The inflorescences occupy an
extra-axillary position, which is in accordance
with the majority of Asclepiadaceae. They
constitute a cyme consisring of a terminal flower
and a reduced axillary shoot topped by a flower
at each node of the inflorescence. The second
axillary shoot continues the growth of the inflo-
22
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of Calyptranthera (Asclepiadaceae)
Fig. 1 Morphology of Calyptranthera: A, diagram of inflorescence structure; B, gland at petiole near base of leaf lamina; C. red-
dish tiairs on végétative parts; D, hairs from near base of corolla lobes; E, bulbous hairs situafed submarginally near base of corolla
lobes; F, wavy hairs from corolla lobes; G, hairs from margin of corolla lobes. (B, D. E, Capuron 28969: C, F. RN-5702 ; G, Capuron
18229bis).
rescence (Fig. IA). This is easily observed in
C. baronii and C. grandiflora and usually aJso in
C. caudiclava , which hâve more or less elongated
inflorescences, but is somewhat less distinct in C.
brevicaudata and C. pubipetala , which hâve more
compact inflorescences with reduced internodes.
Calyx: The lobes of the calyx are free, linear to
ovate and covered by reddisb hairs. One to two
more or less filiform collcters with darker apices
are found at the lobe sinuses.
Corolla: The corolla lobes are united only short-
ly into a tube. They are usually glabrous except
for a few mmdong hairy patch near the mouth.
This indumentum consists of both long, more or
less straighr hairs with a smooth surface (Fig.
1D) and shorter wavy ones. (n one species, C.
pubipetala , most of the upper surface of the
corolla lobes is covered by a shaggy indumentum
of wavy hairs tapering towards the apex (Fig,
1F). In three species, C. baronii , C. caudiclava
and C. grandiflora , there is a submarginal line of
long hairs along a few mm near the mouth of the
tube (Fig. 6B). This line is sometimes situated on
a small fold on the corolla. These hairs are
unique to Calyptranthera within the tribe
Secamoneae. The)' are long and straight with a
blunt, usually bulb-like apex (Fig. 1E). The cuti-
cular surface is somewhat rough. Furthermore,
C baronii and C. grandiflora hâve corolla lobes
with ciliate hairs along the left margins (Fig. IG)
and with some small straight hairs scattered
along the main nerves on the upper surface The
ciliate hairs hâve the same radier rough cuticular
surface as the hairs found at the base of the
corolla lobes in ail other species. The longer,
wavy hairs of C. pubipetala are also furnished
with this rough cuticule.
The corolla has usually seven more or less
straight nerves from the base to the apex or
upper part of each lobe (Fig. 7B), C. caudiclava,
however, has only three major nerves running
from base to tip, and the latéral ones are forked
several times rurning ourwards (Fig. 5C).
The corolla is reported as being greenish or
white to lavender or purple. Probably the same
flower changes colour with âge.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
23
Klackenberg J.
Androccium: The five stamens are united to dif¬
ferent degrees forming a cylinder around the
style and style head. The filaments are broad and
always coalescent. This filament tube is short in
C. brevicaudata and C. pubipetala, but distinct
and up to 1.5 ntm high in, e.g., C. caudiclava
(Fig. 2D). The upper parts ot the filaments are
furnished with cup-like projections forming the
pollinium entrances (Fig. 2E, 7C). They arc
situated immediately below a pair of short attther
wings (Fig. 2F). The coronal lobes are placed just
below the thecae at the top of the broadened fila¬
ments (Fig. 2H). In C. brevicaudata , C. caudicla-
va and C. pubipetala the lobes are spath ulate to
almost club-like directed more or less horizontal-
ly. In contrast to these, C. baronii and C. gründi-
flora hâve long and filiform coronal lobes
directed upwards. The coronal lobes are usually
covered by obtuse papillae,
The thecae are separated by a broad connective.
The rims of the thecae are usually covered by
abundant pointed papillae. The connectives are
more or less prolonged. In C. brevicaudata and
C. pubipetala they are relatively short and trian-
gular, erecto-patent with the apices pointing
towards each other forming a cône above the
Fig. 2.—Structure of the flower of Calyptranthera. A, calyx lobe; B, colleter; C, corolla; D, filament tube; E, cup-like projection of fila¬
ment tube (pollinaria entrance); F, anther wing; G, prolonged connectives (G’, calyptra of broadened connectives: G", club-shaped
connectival appendages); H, corona lobe; I, theca; J, pollinarium; K, ovarium; L, placenta and ovules; M, style; N. stigma head (N',
lower discoid part; N", upper narrower part).
24
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of Calyptranthera (Asclepiadaceae)
style head. In C. baronii and C. grandiflora the
connectives arc prolonged limiter, becoming flli-
form. In C. grandiflora the filiform apices of the
connectives adhéré to each other forming a
column with five free basal pillars above the style
head. This condition is lurther elaborated in C.
caudiclava . where the basal parts of the connec¬
tives are broadened and coalescem forming a
calyptra sevcral mm high above the style head
(Fig. 2G’, 5D). At the top of thï.s calyptra the
five connectives become filiform and free from
each other for a véry short distance and then Uni¬
ted again. The calyptra is topped by five free fili¬
form appettdages, which are somewhat
club-shaped at the apices (Fig. 2G”, 5D). The
prolonged connectives are usually covered by
pointed papillae.
Gynoecium: T he ovary is subinferior, which is
in accordance with the usual State in
Asclepiadaceae. The ovary is included in the sta-
minal column and the corolla tube, but is coales-
cent with the tube, however, for only ca. one
quarter of its length and it is completely superior
to the calyx (Fig. 2). The ovary consista of two
mostly free carpels as in Asclepiadaceae in gene¬
ral. There are abundant ovules on a long placenta
along the eniire suture. The carpels are topped
by one style each, which unités immediately
above the ovary into a single, distinct style of
variable length. This state should be compared to
the structure found in the gcncra Secamone ,
Toxocarpus and Genianthus, where the style head
is situated directly on the ovaries with the style
totally suppressed. The sale broadens below the
style head. The broad and short style head
consists of a discoid lower part and a slightly nar-
rower short upper part which is depressed at the
apex (Fig. 2N).
Pollinarium: The pollinaria are situated between
the thecae in a small notch at the edge of the
lower discoid part of the style head. There are four
cllipsoid pollinia standing erecto-patently close
together but they are in fàct easily separated from
each other at maturity. The pollinia adhéré direct-
ly to a corpusculum wirhout caudicles (Fig. 9F).
The corpusculum is inconspicuous, usually with a
slit on the ventral side (opposite the pollinia).
Fruit and seeds of Calyptranthera hâve not been
seen. No studies hâve been made on the karyology.
PHYLOGENY
Methods
The phylogeny presented below is based on the
major mnrphological traits found within the
genus. Several autapomorphies are also presented
in the cladogram, as wdl as the synapomorphies
charactcrizing Calyptranthera. The phylogenelic
analysis was made using the parsimony program
PAU P version 3.1 by SWOFFORD (1991). Ail data
hâve been coded as being of equal weight.
Tribe Secamoneae and position of Pervillea
and Calyptranthera
A tentative cladogram of the tribe Secamoneae
showing the position of Calyptranthera was
resently presented by KlacKENBERG (1996b: fig.
1). Both Pervillea and Calyptranthera lack a rhick
lower part of the style head placed directly on the
ovary without a style, which is a character found
in the remaining généra within the tribe
Secamoneae. This is considered a synplesiomor-
phy for these two généra. In contrnst, anrhers with
prolonged connectives are a synapomorphy for
Pervillea and Calyptranthera and these généra are
Table 1 .—Data matrix: 0 = plesiomorphy; 1 or 2 = apomorphies; 0/1 = polymorphism. For description ot characters see text.
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
1 C. caudiclava 1
0/1
0
0
1
1
0
1
1
2
0
2
1
1
1
1
1
1
2 C. grandiflora 1
0
1
0
1
1
1
2
1
1
1
2
0
0
1
1
1
1
3 C. baronii 1
0
1
0
1
1
1
2
1
1
1
2
0
0
1
1
1
1
4 C. brevicaudala 1
1
0
0
0
0
0
2
1
2
0
1
0
0
1
0
1
1
5 C. pubipetala 1
1
0
1
0
0
0
2
1
2
0
1
0
0
1
0
1
1
S. sulfurea 0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
ADANSONIA, sér. 3 ■ 1997 • 19(1)
25
Klackenberg J.
proposée! to be sister taxa (KLACKENBERG 1996b).
Outgroups and analyses
The outgroup used to analyse Calyptranthera
was chosen from among the Malagasy Secamone,
viz. S. sulfurea. This taxon was described origi-
nally as a species of Toxocarpus but was recently
transferred to Secamone (Klackenberg 1996b).
For a further discussion on the outgroup see
Klackenberg (1996b: 168).
Data from 18 characters, meluding autapomor-
phies, were derived from végétative (1) and floral
parts (17), respectively. The characters are descri¬
bed below and the character distribution within
the taxa is presented in the data matrix in Table
1. A cladistic analysis including ail characters
resulted in one most parsimonious tree 22 steps
long. This tree lias, with uninformative charac¬
ters excluded, CI = 0.96 and RI = 0.93. It is pre¬
sented in Fig. 3.
Characters used for the cladistic analysis and
comments on morphology
Leaves
1. Stipules long filiform (1); stipules triangular
(0).—Filiform stipules hâve been observed
only in Pervillea and Calyptranthera within
Secamoneae. However, this might represent a
synplesiomorphy for these two généra, as it
occurs aLso in Periplocoideac. The filiform sti¬
pules are easily detached and, in Pervillea , are
hidden in the indunientum.
Inflorescence
2. Inflorescence condensed, ± umbelliform (1);
inflorescence with elongate internodes (0).—
This character, more or less condensed inflo¬
rescences, has several paralleiisms within the
tribe Secamoneae.
Corolla
3. Corolla large, lobes > 3 cm long (1); corolla
small, lobes <1.5 cm long (0).—The large gap
in size between small and large corollas make
this character usable C. haro mi and C. grandi-
flora hâve distinctly larger flowers than any
known species within tribe Secamoneae.
4. Corolla lobe pubescent ail over its upper surfa¬
ce (1); lobes glabrous except for a tuft of hairs
near the mouth (0).—This is an autapomor-
phy for C. pubipetala. Pubescent corolla lobes
are characteristic also for the genus Genianthus
within the tribe Secamoneae (KLACKENBERG
1995).
5. Long straight erect hairs with somewhat bul-
bous apex présent on upper corolla surface (1);
ail hairs on corolla with tapering apex (0).
6. .Submarginal straight fines of hairs near the
base of the corolla lobes (1): no such line (0).
7. Left margin (seen from above) of corolla lobe
ciliate (1); margins of corolla lobe glabrous (0).
8. Corolla lobes with 7 more or less parallel
nerves from base to tip (2); lobes with 3
straight nerves from base to tip (1); lobes with
1 main nerve (0).—This character is coded as
ordered.
Androecium
9. Coronal lobes shortly fused with the anther,
directed outwards at base (1); coronal lobes
fused with rhe anther for a longer part, parallel
to the anther (0).
10. Coronal lobes ± spathulate (2); coronal lobes
Fig. 3.—Most parsimonious cladogram of Calyptranthera. The
apomorphies are indicated with bars and paralleiisms with
double lines. The numbers refer to characters explained in text.
A data matrix of the characters is shown in Table 1.
26
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of Calyptranthera (Asclepiadaceae)
filiform (1); coronal lobes narrowly rectangu-
lar to narrowly triangular, flattened (0).—This
character is coded as unordered. Both the spa-
thulate and die filiform coronal lobes are
unique to Calyptranthera within the tribe.
11. Coronal lobes clongated, > 2 mm long (1);
coronal lobes shorter, < 1.5 mm long (0).
12. Connectives long protruding above the sta-
minal column, much longer than the thecae
(2); connectives only slightJy prolonged, ± of
same length as the thecae ( 1 ); connectives not
prolonged (0).—This charactcr is coded as
ordered. Pervillea exceptcd, the anthers of
other Secamoneae are at most topped by a
membranaceous appcndage.
13. Connectives with broadened 1 uscd bases for-
ming a calyptra above the style head (1); bases
of connectives not broadened and fused as
above (0).—This character is an autapomor-
phy for C, caudiclava and is not found else-
where within the tribe.
14. Connectives topped by club-shaped processes
on filiform appendages (1); connectives of
uniform thtckness or narrowed towards apex
(0).—This character is an autapomorphy for
C. caudiclava and is not found elsewhere
within the tribe
15. Neighbouring filaments protruding below
each pair of anther wings forming a cup toge-
ther (pollinium entrance) (1); filaments more
or less even (0).—This character is unique to
Calyptranthera within the tribe Secamoneae.
16. Anther filaments forming a long cylinder
below the pollinium entrances (1); anther fila¬
ments shorter (0).
Gynoecium
17. Style présent (1); style absent (0).—The style
head is situated directly on the ovary in most
Secamoneae. Calyptranthera and Pervillea ,
however, are characterized by having a style
that gradually broadens into a style head. In a
broader context, this is probably a synplesio-
morpy, as this condition is often found in
Periplocoideae. Secamone stylosa also has a
more or less distinct style.
18. Style head with short and broad upper part
(1); style head with long protruding upper
part (0).—7’he style head varies greatly in
Secamoneae but ail taxa close to the outgroup,
i.e, the three other species in the Secamone
toxocarpoides group, as well as in the probably
closely related S. ankarensis groups of five spe-
cie.s (see Klackf.NBERG 1992a), hâve a long
protruding upper part. The general structure
of the style head, however, is similar to what is
often found in Periplocoideae, and might
represent the plesiomorphic State.
PHYTOGEOGRAPHY
Ail five known species of Calyptranthera are dis-
tributed along the East coast of Madagascar, ail
in rhe Eastern Domain (for définition of phyto-
geographical régions, see HUMBERT 1955) except
for C. haranii wbich lias been collected at an
unspecified locality on rhe Central Plateau
(Central Domain). The vicariance deduced from
the cladograrn (Fig. 3) and the distribution of
the species (Fig. 10) shows a north-south pattern
(Fig. 4), A north-south vicariance in Madagascar
has also been observed in Tacbiadenus
(Gentianaceae) (KlACKENBERC 1987) and
Pervillea (Asclepiadaceae) (KlACKENBERG
1996b). The analyses of Tacbiadenus and
Pervillea hâve shown that this vicariance is
recent, but with an older underlying east-west
Fig. 4.—Phytogeographical vicariance pattern of
Calyptranthera.
ADANSONIA, sèr. 3 • 1997 • 19(1)
27
Klackenberg J.
vicariance between the Domains. Except for C.
barotiii which is known only trorn an old Baron
collection without spécifie place of collection,
the Calyptranthera species show a similar north-
south vicariance along the east coast as was
found in Tachiadenus (KLACKliNRtRG 1987), but
with different areas of endemism. In
Calyptranthera rhere ts a vicariance between the
coast norrh of the Masoala Peninsula and the rest
of the Eastern Domain sotith to Tolanaro (Fort
Dauphin) (Fig. 4). This vicariance has not been
observed earlier and is not supporred by the vast
majority oi Icnown species distributions. It must
be noted, however, that each of the five species of
Calyptranthera has been collected only once,
except for C. caudiclava which is known from
four collections, and ail phytogeographical ana¬
lyses are uncertain. There might also be ecologi-
cal vicariance involved.
TAXONOMY
CALYPTRANTHERA Klack.
Novon 6: 27 (1996).
Type.— Calyptranthera caudiclava (Choux) Klack. (=
Toxocarpus caudiclams Choux).
Suffrutescent twiners with milky latex, covered
with more or less straight to bent, often retrorse,
rather stiff reddish hairs, glabrescenr. I.eaves
opposite, somewhat coriaceous, usually revolute
at the very margin, covered with more or less
straight to bent reddish hairs but with upper side
of lamina glabresceui, shining above, paler
below; blade oblong to obovate or broadly ellip-
tic, cuneate to truncate but sometimes ntinutely
cordate at the very base, acum inare to apiculate
or rounded at the apex, often with truncate
glands at the very base above; margin enrire;
venation pinnatc and loopcd, rcticulate; midrib
distinctly raiscd below, impressed above when
dry; primary veins distinctly raiscd on both sides;
secondary veins reticulate and raised below but
indistinct above when dry; epidermis ± smooth
on both sides; petiole distinct, often twisted; sti¬
pules filiform. Inflorescences extra-axillary, about
as long as to usually shorter or much shorter
than the adjacent leaves; cyme lax to rather
condensed and then ± umbel-like, with few flo-
wers at one time, hairy; bracts présent. Flowers
pentamerous, actinomorphic. Calyx lobes free,
longer than the corolla tube, narrowly triangular
to narrowly ovare or linear, acute, with long
straight hairs outside, glabrous inside. Corolla
elliptic in bud, contorted with the left lobe mar¬
gin overlying, not twisted, with the lobes fused at
the base only into a short wide glabrous tube,
purple-lavender to rose or greemsh with reddish
spots; lobes oblong to usually elliptic, rounded at
the apex, inside pubescent near base or rarely to
dp. Stamens in a column inserted at the base of
the corolla tube; filaments broad with horny
margins (anther wings) and with a cup-like pro¬
jection below (pollinium entrance), basally coa-
lescent forming a t long cylindcr; connectives
prolonged, prolongation short and triangular to
very long and filiiorm lorming u cône above the
style head or sometimes much broadened and
adhering to each other forming a calyptra above
the thecae ctowned by five distinct clubs on long
strings, papillatc and the broadened ones some-
times also hairy. Coronal lobes of staminal
column single, filiform and projecting above the
prolonged connectives or sparhulate and shorter
than the thecae, direcred upwards ro ± horizon-
tally, papillate. Pollinaria with 4 pollinia each;
pollinia minute, two in each anther locule,
ascending to almost horizontal, ellipsoidal, atta-
ched on U-folded soft corpuscula at the margin
of a discoid style head. Ovary subinlcrior, with
numerous ovules. Style conical or narrow and
cylindric but conical just: below the style head;
style head with a discoid lower part which
abruptly narrows into the style and with a narro-
wer and short upper part which is usually slighdy
depressed at the apex, hidden by the staminal
cône. Follicles not seen.
Key to the species
1. Corolla 6 cm or more in diameter; coronal lobes ±
filiform ... 2
1'.Corolla less than 4 cm in diameter; coronal lobes
spathulate.3
28
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of Calyptranthera (Asclepiadaceae)
2. Corona! lobes longer than che connectives; corolla
6 to 7 rimes longer than the calyx .
. 2. C. grandiflora
2'.Coronal lobes shorter than the connectives; corolla
4 to 5 tiines longer than the calyx.3. C. baronii
3. Staminal column topped hy a cap which is formed
by the prolonged tuscd connectives and with 5
free ± club-shapcd appendagcs at apex much
longer than the ihecac .... 1 C. caudiclava
3'.Anthers \vith only shoctly projecting free connec¬
tives and without club-shaped appendages; projec-
ting pan of connectives ± of the same length or
shorter than the rhecac ..... 4
4. Corolla lobes shaggy inside in addition to a patch
of straight ± erect hairs neat the base; corolla I-
1,5 cm in diameter.5. C. pubipetala
4'. Corolla lobes glabrous except fora patch of straight
± erect hairs ncar the base; corolla ca. 2 cm in dia¬
meter. 4. C. brevicaudata
1. Calyptranthera caudiclava (Choux) Klack.
Novon 6; 27 (1996).
Toxocarpus caudiclavus Choux, Ann. Inst. Bot.-Géol.
Colon. Marseille, sér. 3, 2: 415 (1914),—Type;
Perrier de ta Bàlhie 11747 (lecto-, P).
Suffrutescent twiner with somewhat coriaceous
leaves. Leaf blade 6-14 X 3.5-5.5 cm, oblong to
obovate or broadly elliptic, cuneate to truncate
but sometimes minutdy coalatc at the very base,
acuminate to apiculate or rounded at the apex,
hairy bencath. glabrescent above, without or
with one colleter at the very base above; primary
veins distinctly raised on both sides; secondary
veins reticulate and raised below but indistinct
above when dry; pétiole 0.5-1 cm long, when
young densely hairy, glabrescent. Inflorescences
shorter than che adjacent leaves; cymelax; pedi-
cels in pairs, 1 -2 cm long; bracts 2-3 mm long.
Calyx lobes 2-3.6 X 0.9-1.6 mm, longer than the
corolla tube, ovate-triangular. Corolla
purple-lavender to rose or greenish with reddish
spots; tube 0.4-0.8 mm long; lobes
9-13.5 X 2.5-6.8 mm, oblong to elliptic, roun¬
ded at the apex, glabrous outside or with a few
scattered longer reddish hairs, glabrous inside
except for a patch of straight erect white hairs
both centrally and with even longer distinct hairs
submarginally in a 1.3-2 mm broad zone
1.3-1.5 mm from the base; margins glabrous.
Staminal column in total 8-10 mm high; fila¬
ment cylinder below the pollînaria entrances dis¬
tinct; anthers with connectives excluded
1-2.3 mm long, glabrous or with thecae srrongly
papillate; connectives much prolonged, fused
and broadened below forming a cône above the
rhecae and crowned with five free filiform to ±
club-like appendages, glabrous or with especiaJly
the lower fused part papillate and haity. Corona
lobes somewhat spathulate, ca. I mm long, trun¬
cate at the apex, bent outwards, much shorter
than the connectives, glabrous. Pollinia
0.15-0.2 mm long. Style narrow and cylindric
below but slightly conical below the style head,
1.2-1.5 mm high; style head 0.35-0.5 mm
high.—Fig. 5, 10.
Distribution. —Southeastern part of
Madagascar, occurring from Tolanaro to
Mananjary.
HABITAT. —In rain forest from sea level up to
300 m altitude. Flowering specimens seen from
October and January to March.
Calyptranthera caudiclava is the only species
known from Southern Madagascar. It differs
from ail other species by having widened connec¬
tives adhering to cach other forming a distinct
calyptra above the staminal column. At the top
of the calyptra che connectives are filiform and
free from each other with more or Jess club-sha-
ped apices. The calyptra varies in length from ca.
2 mm and rather abruptly narrowed at top (Fig.
5D") to ca. 2.5 mm and more artenuate at top
(Fig. 5D). Furrhermore, the calyptra can be
covered by papillae and scattered longer hairs
(Fig. 5D”) or can be rotally glabrous (Fig. 5D').
This variation in the morphology of the calyptra
does nor show any geographical pattern and is
considered to represent an intraspecific variation.
SPECIMENS examiner. —Capuron 28969, Bemangily
- 70 km au Nord de Tolanaro (P); Don 4018,
Tolanaro, forêt de Mandena, 1985 (MO, P); Dumetz
1188, Préfecture de Tolanaro, Ste. Luce (Nord), 1990
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
29
Klackenberg J.
Fig. 5 .—Calyptranthera caudiclava (Choux) Klack.: A, habit; B, leaf; C, corolla with petal lobe and portion of tube from within; D,
gynostegium; E. part of gynostegium with one anther removed; F, anther seen in latéral view slightly from the inside with pollinarium;
G, style head. (A, Dorr4018 ; B, C'. Perrier 11747 ; C", D', E-G, Dumetz 1188 ; D", Capuron 28969),
(MO, P); Perrier de la Bâthie 11747, Forêt orientale, autem lobis calycis brevioribus ei. hihis coronae connecti-
Mt. Vatovavy, 300 m, 1911 (P). via prolongata superantibus differt; species duae a C.
caudiclava floribus magnis, lobis coronae filiformibus et
margine dextro (externe visus) lobi corollae ciliato differt.
2. Calyptranthera grandiflora Klack., sp. nov. Typus.— SF-18J29bis Capuron, environs de la baie
d’Antongil, à l’ouest d’Anandrovola, “Anandrivola”
Species haec C. baronii similis sed corollis majoribus (holo-, P).
30
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of Calyptranthera (Asclepiadaceae)
Fig. 6 .—Calyptranthera granditlora Klack.: A, habit; B, portion of corolla from within; C, gynostegium; D. anther seen in latéral
view; E, style head. ( Capuron 18229bis).
Suffrutescent twiner with somewhat coriaceous indistinct abovc when dry; petiole 0.7-1 cm
leaves. Leaf blade 10-12 X 4-6 cm, oblong to long, when young with dense reddish hairs, gla-
slightly obovate, cuneate at the base, acuminate, brescent. Inflorescences shorter than the adjacent
hairy benearh becoming sparse, glabrescent leaves; cyme lax; pedicels in pairs, 4-6 cm long;
above, without colleter* at the very base above; bracts up to 7 mm long. Calyx lobes
primary veins distincdy raised on both sides; 7.4 X 1.4 mm, much longer than the corolla
secondary veins reticulate and raised below but tube, narrowly ovate. Corolla of unknown
ADANSONIA, sér. 3 • t997 • 19 (t)
Klackenberg J.
colour; tube ca. 0.7 mm long; lobes ca.
50 X 15 mm, elliptic, acute but rounded at rhe
very apex, glabrous outside, glabrous inside
except for a patch of straight erect white hairs
near the base both cenrrally and vvirh even longer
distinct hairs submarginally for ca. 4 mm; left
margin finely pubescent. Staminal coJumn in
total ca. 2.7 mm high; filament eylinder below
the pollinaria entrantes distinct; unthers with
connectives excluded ca. 1.3 mm long, strongly
papillate along the margin of the thecae; connec¬
tives adhering to each other at upper part and
projecting well abovc the thecae forming a cône
but free from each other basally and without ±
club-like free appendages, inside glabrous, outsi¬
de papillate above, glabrous below. Corona lobes
filifornt, ca. 5 mm long, bent outwards-upwards,
longer than the connectives, somewhat papillate.
Pollinia ca. 0.2 mm long. Style narrowly conical,
ca. 0.8 mm high; style head ca. 0 5 mm bigh.—
Fig. 6, 10.
Distribution. —Northeastern part of
Madagascar, known oniy from the type locality
at Baie d’Antongil south of Maroansetra.
HABITAT. —In forest between 100 and 150 m
altitude. Flowering specimen seen from
November.
Calyptranthem grandiflora is characterized by its
large flowers and thread-like corona lobes, which
are distinctly longer than the connectives. See
also C. baronii.
3. Calyptranthera baronii Klack., sp. nov.
Species buec C. grandiflorae similis sed corollis minori-
bus nutem lobis cdlycis longioribus et connectiviis prolan-
gatis lobas carotide mpt raniibus differt; species dune a
C. caudiclava floribus mttgnis, lobis coronde filiformibus
et margine dextro (externe visus) lobi corollde ciliato dif¬
fert.
TyI'US.— Baron 3008. Central Madagascar (holo-,
K; iso-, P).
Suffrutescent twiner with somewhat coriaceous
leaves. l.eaf blade ca. 6-8 X 4-5 cm, elliptic to
slightly obovare, cuneate at the base, acuminate,
hairy along rhe nerves beneath, rather sparsely
hairy above but densely so along the mid-nerve,
without colleters at the very base above; primary
and the reticulate secondary veins distinctly rai-
sed on both sides wlien dry; petiole ca. 1 cm
long, with dense reddish hairs. Inflorescences
slightly shorter than the adjacent leaves; cyme
lax; pedicels in pairs, 3-4 cm long; bracts up to
1 cm long. Calvx lobes ca. 9.2 X 1.1 mm, much
longer than the corolla tube, linear. Corolla of
unknown colour; tube ca. 0,7 mm long; lobes ca.
35 x 8 mm, elliptic, acute but rounded at the
very apex, glabrous outside, glabrous inside
except for a patch of straight erect white hairs
near the base both centrally and with even longer
distinct hairs submarginally for ca. 4.7 mm; left
margin finely pubescent. Staminal column in
total ca. 4.5 mm high; filament eylinder below
the pollinaria entrances distinct; anthers with
connectives excluded ca. 1.5 mm long, strongly
papillate along the margin of the thecae; connec¬
tives free from each other projecting well above
rhe thecae without t club-likc appendages, papil¬
late on both sides from hase to top. Corona lobes
filiform, ca. 2.7 mm long, bent outwards-
upwards, shorter than the connectives, somewhat
papillate. Pollinia cllipsoid. ca. 0.15-0.20 mm
long. Style narrowly conical, ca. 0.8 mm high;
style head ca. 0.5 mm high.—Fig. 7, 10.
DISTRIBUTION. —Known only from the type
collected without spécifie locality in Central
Madagascar.
HABITAT,—There is no information on habitat
or flowering period.
Calyptranthera baronii is close to C. grandiflora
but has smaller corolla and longer calyx. The
calyx lobes are linear in C. baronii but narrowly
ovate in C. grandiflora. It has long filiform coro-
nal lobes and prolonged connectives as in C.
grandiflora but contrary to the latter species the
connectives are longer than the corona! lobes.
Both species are finely hairy along the left lobe
margins.
32
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of Calyptranthera (Asclepiadaceae)
Fig. 7 .—Calyptranthera baronll Klack.: A, habit; B, portion ot corolla from within; C, gynostegium; D. anther seen in latéral view; E,
style head. ( Baron 3008).
4. Calyptranthera brevicaudata Klack., sp. nov.
Species haec C. pubipetalae similis sed lobis corollae
majoribus vel basibus non nisi birsutis differt; species
duae a C. caudlclava connectiviis triangutaribus breve
prolongatis (sine calyptra) et lobis corollae con lineis rectis
submarginalibus piliferis destitutis differt.
Typus. — SF-27713bis Capuron , au sud de Sain bava,
1-10 avr. 1967 (holo-, P).
Suffrutescent twiner with somewhat coriaceous
leaves. Leaf blade 7-12 X 4-6 cm, oblong to ellip-
tic, cuneate to almost truncate at the base, acu-
minate, hairy beneath, glabrescent above,
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
33
Klackenberg J.
without colleters at the very base above; primary
and secondary veins distinctly raised on both
sides when dry; petiole ca. 1-1.5 cm long, dense-
ly hairy. Inflorescences much shorter than the
adjacent leaves; cyme umbel-like with reduced
internodes on a short stalk, when older elongated
with distinct scars of earlier umbels; pedicels of
different length, up to 3 cm long; bracts 2-3 mm
long. Calyx lobes ca. 2.7 X 1.5 mm, longer than
the corolla tube, ovate-triangular. Coroila of
unknown colour; tube ca. 0.4 mm long; lobes ca.
12 x 5.5 mm, elliptic, rounded at the apex, gla-
brous outside, with a patch of longer straight ±
erect white hairs near the base inside but without
Fig. 8 .—Calyptranlhera brevicaudata Klack.: A, habit; B, flower; C, basal part of corolla from within; D, gynostegium; E, anther
seen in latéral view; F, style head. (SF-27713bis).
34
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of Calyptranthera (Asclepiadaceae)
a line of long straight submarginal hairs; margins spathulate, ca. 1.3 mm long, truncate ar the
glabrous. Staminal column ca. 1.3 mm high; fila- apex, bent ourwards, ± of the same length as the
ment cylinder below pollinaria entrances very connectives, papillate. Pollinia ca. 0.2 mm long,
short; anthers with connectives excluded ca. Style narrow and cylindric at lower half but
1 mm long, strongly papillate along the margin slightly conical below the style head, ca.
of the thecae; connectives only slightly projecting 0.35 mm high; style head ca. 0.4 mm high.—
above the thecae, free, papillate. Corona lobes Fig. 8, 10.
Fig. 9 .—Calyptranthera publpetala Klack.: A, habit; B, flower; C, portion of corolla from within; D, gynostegium; E, anther seen in
latéral view; F, pollinaria; G, style head. ( RN-5702 ).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Klackenberg J.
DISTRIBUTION. —Northeastern Madagascar,
known only from the type from near Sambava.
Habitat. —ln Coastal forest on sand. Flowering
specimens seen from April.
Calyptranthera brevicaudata and C. pubipetala
are borh characteri/ed by having short triangular
connectiva! prolongations. C. brevicaudata is dis-
tinguished, however, by its larger and mostly gla-
brous corolla, with a patch of longer hairs only
near the mouth. It probably also differs by its
habitat (coastal forest in sand).
5. Calyptranthera pubipetala Klack., sp. nov.
Species haec C. brevicaudata similis sed carallis mino¬
rions vel întra tamentulosis diffèrt; species duae a C. cau-
diclava connectiviis triangularibus brève prolongatis
(sine calyptra) et /obis corollae con lineis rectis submargi-
nalibus pi/iferis destinais differt.
Typus. — RN-5702, Distr. Antalaha, Cant.
Ambohitralanana, RN2, 5 oct. 1953 (holo-, P; iso-,
P).
Suffrutescent twiner with somewhat coriaceous
leaves. Leaf blade ca. 5-8 x 3-3-5 cm, oblong to
broadly elliptic, cuneate to truncate at base, acu-
minate, hairy beneath, glabrescent above or with
a few remaining hairs especialjy along the
midrib, without colleters at the very base above;
primary and the reticulate secondary veins dis-
tinctly raised on both sides when dry; pctiole
0.5-1 cm long, with dense erect reddish hairs.
Inflorescences much shorter than the adjacent
leaves; cyme umbcl-like with reduced intemodes
on a short stalk, when older elongated with dis¬
tinct scars of earlier umbels; pedicels of different
length, up to 2 cm long; bracts 2-3 mm long.
Calyx lobes ca. 2.4 X 1,1 mm, longer than the
corolla tube, ovate-triangular Corolla of un-
known colour; tube ca. 0,4 mm long; lobes ca,
5.5-6.5 x ca. 3 mm, elliptic, rounded at the
apex, glabrous outside, shaggy inside but with
glabrous right margin and with longer straight ±
erect white hairs near the base but without a line
of long straight submarginal hairs; margins gla¬
brous. Staminal column ca. 1.3 mm high; fila¬
ment cylinder below pollinaria entrances very
short; anthers with connectives excluded ca.
0.9 mm long, strongly papïllate along the margin
of the thecae; connectives triangular, only slightly
projecting above the thecae, free, papillate on
both sides. Corona lobes spathulate, ca. 1 mm
long, truncate at the apex, bent outwards, longer
than the connectives, papillate. Pollinta ca.
0.15 mm long. Style narrow and cylindric at
lower half but slighrly conical below the style
head, ca. 0.5 mm high; style head ca. 0.4 mm
high.—Fig. 9, 10.
Fig. 10.—Distribution of Calyptranthera caudiclava (•). C.
grandiflora (O), C. pubipetala (A) and C. brevicaudata (★).
36
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Révision of Calyptranthera (Asclepiadaceae)
Distribution. —Northeastern part of
Madagascar, known only from the type locality
at Masoala peninsula.
Habitat. —Savoka. Flowering specimen seen
from October.
Calyptranthera pubipetala differs from C. caudi-
clava by lacking a calyptra above the anthers as
well as a submarginal straight line of bulbous
hairs on the corolla and furthermore by its
condensed inflorescence. In these characters it is
similar to C. brevicaudata. lt differs from ail
Calyptranthera by having rhe corolla lobes almost
entirely pubescent.
Acknowledgments
I wish to thank Dr. David GOYDER, Kew, for impro-
ving the manuscript and Ms. POLLYANNA LlDMARK,
Stockholm, for providing the illustrations. Financial
support for part of this study has been given by grants
from the Royal Academy or Sciences (J.A. Wahlbergs
Minnesfond) and from Uddenberg-Nordingska stif-
telsen.
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1990.-— Index Herbariorum 1. The Herbaria of the
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SWOFFORD D.L. 1991.— PAUP, Phylogenetic Analysis
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Manuscript received 2 September 1996;
revised version accepted 25 February 1997.
ADANSONIA, sér. 3 ■ 1997 • 19(1)
37
Deux nouvelles espèces de Pittosporum
(Pittosporaceae) de Nouvelle-Calédonie
Christiane TIREL
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d'Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
tirel@mnhn.fr
Jean-Marie VEILLON
Laboratoire de Botanique, Centre ORSTOM,
B.P. A5, Nouméa Cedex, Nouvelle-Calédonie.
veillon@noumea.orstom.nc
MOTS CLÉS
Pittosporum ,
Pittosporaceae,
Nouvelle-Calédonie.
RÉSUMÉ
Deux nouvelles espèces de Pittosporum, caractérisées par des inflorescences
paniculiformes et la présence de poils glanduleux, sont décrites et illustrées.
Une clé de détermination du « groupe paniculatum » est proposée.
KEYWORDS
Pittosporum,
Pittosporaceae,
New Caledonia.
ABSTRACT
Two new species of Pittosporum provided with paniculate inflorescences and
glandular trichomes are described and illustrated. A key for the species of the
“paniculatum group” is proposed.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
39
Tirel Ch. & Veillon J.-M.
Dans les inflorescences composées du genre
Pittosporum , la contraction peut aller jusqu’à la
constitution de glomérules de fleurs sessiles
(Tirel & Veillon I995a,b). À l’inverse, lorsque
tous les axes inflorescentiels sont bien dévelop¬
pés, l’organisation correspond manifestement à
celle d’une particule de cymes (thyrse), plus ou
moins ombelliforme. Parmi les espèces de
Nouvelle-Calédonie qui offrent ce dernier type
d’inflorescence, certaines sont bien caractérisées
par l’existence de poils glanduleux pluricellulaires
sur les axes inflorescentiels. Dans ce groupe, les
fleurs possèdent des pétales toujours bien indivi¬
dualisés, entièrement libres ou coalescents dans la
partie inférieure ; l’ovaire, dont la loge ne s’étend
pas jusqu’à la base, donne un fruit nettement
rétréci dans la partie inférieure ; la surface de la
capsule presque lisse sur le frais devient générale¬
ment grumeleuse sur le sec. Présentant cet
ensemble de caractères, deux espèces nouvelles,
proches de Pittosporum heckelii Brongn. & Gris,
sont reconnues et décrites.
Pittosporum bernardii Tirel & Veillon, sp. nov.
A P. heckeliiyë/rù oblongis apice ohtuso, pilis glandu-
losis sparsioribus in injlorescentiete axis, pedicellorum
bracteiis mox caducis, alabastris obovatis, floribus
magnis staminibus et stigmate dilatato munitis, calice
dirnidio breviore, staminibus diu cnrolla adntlds diffèrt.
Type. — Bernardi 10025, Nouvelle-Calédonie,
Oui-Pouin, 500-700 m, 6 sep. 1965, fl. (holo-, P ;
iso-. G).
Arbuste dressé, grêle, haut de 3-4 m ; écorce
gris clair ; ramilles lenticellées. Plante glabre, sauf
sur les axes inflorescentiels. Feuilles groupées par
2-6 sur les extrémités en pseudo-verricilles bien
espacés les uns des autres ; périole long de
1,5-2,5 cm ; limbe de 8-19 X 1,5-4 cm, étroite¬
ment oblong, aigu à la base (bords arrondis),
obtus au sommet, à marge finement révolutée,
papyracé à subcoriace, sur le frais vert foncé et
brillant dessus, plus clair dessous. Nervure
médiane bien marquée ; 8-11 paires de nervures
secondaires très obliques, extrêmement fines
mais discernables sur le sec.
Inflorescences terminales, grêles, longues de
8-15 cm : grappes à 2-3 noeuds de ramifications
verticiilées formant des pseudo-ombelles de 2-7
fleurs ; axes inflorescentiels lâchement garnis de
petits poils glanduleux, un peu plus denses sur
les pédicelles ; axes primaire er secondaires longs
de 2-6 cm , pédicelles extrêmement grêles, longs
de 2-3 cm, axillés par de petites bractées très tôt
caduques. Boutons obovés. Fleurs parfumées,
vraisemblablement hermaphrodites ; 5 sépales
brièvement connés à la base, ovés-trtangulaires,
de 3-4 mm de longueur seulement, à pubescence
réduite à quelques poils marginaux ; 5 pétales
blancs, longuement obovés, de 16 mm env. de
longueur et 4 mm dans la plus grande largeur,
s’étalant sur toute la moitié supérieure à l’anthè-
se, restant longtemps étroitement coalescents
dans la partie inférieure ; 5 étamines fertiles
dépassant la gorge de la longueur des anthères,
soit 3 mm, à filets longs de 7-8 mm, d’abord for¬
tement adnés à la corolle ; pistil haut de 10 mm
env., à ovaire obovoïde, velu, à style élancé, à
stigmate largement capité et légèrement 4-lobé ;
loge 1, ne s’étendant pas jusqu'à la base de l'ovai¬
re, à ovules nombreux sur les 2 placentas parié¬
taux.
Fruits globuleux, brièvement stipités, à peine
comprimés dans le plan de la fente de déhiscen¬
ce, de 1,5 cm de diamètre env. ; 2 valves cordi-
formes, bombées, à surface glabre, finement
granuleuse sur le sec. Graines, plus de 30 par
capsule, anguleuses par compression, longues de
5-7 mm. — Fig. 1F-J.
PARATYPES. — Balansa 2494, forêt au nord de La
Conception, 700 m, juin 1869, fr. (P) ; Veillon 320,
Oui-Pouin, 500 m, 6 sep. 1965, fl. (P).
Une centaine d’années après BALANSA, cette
espèce a été récoltée au-dessus de Oui-Pouin, sur
grauwaekes.
Avec ses inflorescences grêles, P bernardii res¬
semble à P. heckelii mais, chez ce dernier, les
feuilles sont obtriangulaires-obovées et
apiculées-acuminées au sommer, la pilosité glan¬
duleuse est pLus dense sut les axes de l’inflores¬
cence, en particulier sur les pédicelles, les
bractées sont persistantes à la base des pédon¬
cules et des pédicelles, les boutons floraux sont
40
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
Espèces nouvelles de Pittosporum
pointus, le calice atteint 8 mm (presque de même
longueur que le filet des étamines), les fleurs sont
unisexuées, dans les fleurs 3 les étamines ne sont
pas adnées à la corolle et le stigmate est à peine
différencié.
Pittosporum mackeei Veillon & Tirel, sp. nov,
A P. heckelii foliis dlipiicis-obovatis latioribus , saepe
magioribus et pscudoVerticiUastris paucioribm, injlores-
centiae axibus sine magnïs bracteis ad basim, pilis glan-
dulosis brevioribus, alabastru apice nbitno , p était s
latioribus differt.
Type, — MacKee 16734, Nouvelle-Calédonie, haute
vallée de la Tchamba, 150 m, 10 mai 1967, fl. 2
(holo-, P ; iso-, NOU, P).
Arbuste ou arbre grêle haut de 4-8 m ; rameaux
à écorce gris beige, lenticellée, rugueuse. Plante
glabre sauf sur les inflorescences. Feuilles grou¬
pées par 5-10 sut les extrémités en pseudoverti-
cillex bien espacés les uns des autres ; pétiole long
de (l-)2-4 cm ; limbe de (6-110-21 X (2-)3-8 cm,
généralement largement elliptique, parfois un
peu obove, aigu à la base, obtus et brièvement
apiculé au sommet, parfois faiblement
crénelé-ondulé sur les bords, papyracé à subcoria¬
ce, sur le frais vert foncé et brillant dessus, plus
clair dessous (plutôt décoloré sur le sec),
Nervation fine mais bien visible sur le sec ; 8-11
paires de nervures secondaires espacées, à arches
d’anastomoses situées à 1 cm env. des marges ;
fin réseau de nervilles parfois distinct.
Inflorescences 1-3 en position terminale,
longues de 4-14 cm, relativement grêles : grappes
à 1-4 noeuds de ramifications, ces dernières un
peu échelonnées ou verticillées, terminées par des
cymcs ombellitormes de 3-5 fleurs ; axes inflores-
cenriels garnis de petits poils glanduleux ; axes
primaires et secondaires longs de 2-10 cm, pédi-
celles grêles, longs de 0,5-1, 5 cm ; bractées étroi¬
tement triangulaires, longues de 2-10 mm, les
dernières en rosette à la base des pédicelles, déli¬
cates et tombant en fin de floraison, parfois brac-
téoles sur les pédicelles. Boutons ovés-oblongs,
obtus au sommet, Fleurs parfumées, fonctionnel¬
lement mâles ou femelles, observées sur des indi¬
vidus distincts (plante probablement dioïque) :
sépales libres, étroitement ovés et acuminés-cau-
dés, longs de 3-6,5 mm, garnis de petits poils
glanduleux ; pétales blancs, oblongs-obovés, de
14-17 mm de longueur et 4-5 mm dans la plus
grande largeur, d’abord coalescents mais se sépa¬
rant à Fanthèse presque dès la base et souvent
réfléchis sur plus de la moidé de leur longueur.
Fleurs mâles à étamines bien exsettes à fanthèse,
à anthères oblongues de 2,5-3,5 mm, à filets de
7-9 mm, relativement épais ; pistil de 8-11 mm à
style élancé et stigmate tronqué peu différencié, à
ovaire velu. Fleurs femelles à étamines stériles de
5 mm env., à filet de même épaisseur que celui
des grandes étamines ; pistil de 8-9 mm, à ovaire
ellipsoïde, velu, à stigmate largement dilaté et
4-lobé ; loge 1, ne s’étendant pas jusqu’à la base
de l’ovaire, à ovules nombreux sur les 2 placentas
pariétaux.
Fruits ellipsoïdes-globuleux, à 2 valves, de 1 cm
de hauteur env. (immatures), giabrescents, rétré¬
cis sur le petil stipe basal et surmontés du style
persistant.— Fig. 1A-E.
ParaTYT’ES. — J a j]ré 2933, Ponérlhouen, hauteurs
de Nato, 400 m, 30 mars 1988, j.fr. (NOU, P) ;
MacKee 16728, haute vallée delà Tchamba, 150 m,
10 mai 1967, bout. 3 (NOU, P) ; 18735, ibid.,
400 m, 29 avr. 1968, j.fr. (NOU, P) ; 28385, Mt.
Aoupinié, 500 m, 26 mars 1974, fl. 3 (NOU, P) ;
Suprin 1115, Pouembout, Forêt Plate, 500 m,
27 mars 1981, fl. (NOU, P).
Cette espèce a été trouvée dans les forêts denses
humides des massifs du centre de l’île, sur ter¬
rains schisteux, calcaires ou sur grauwaekes, à
basse et moyenne altitudes.
Pittosporum mackeei est proche de P. heckelii
mais, chez ce dernier, les feuilles sont nettement
plus étroites et généralement groupées en
pseudo-verticilles plus denses, de grandes brac¬
tées foliacées à subulées persistent à la base des
inflorescences, les poils glanduleux sur les axes
inflorescentiels sont souvent abondants et plus
longs, les boutons sont pointus et les pétales plus
étroits, les étamines restent peu visibles à l’andrèse.
Cette espèce se distingue de P. bernardu par
plusieurs caractères, en particulier les feuilles
beaucoup plus larges et généralement de forme
elliptique, les pédicelles floraux dont la longueur
ADANSON1A. sér. 3 • 1997 • 19(1)
41
Espèces nouvelles de Pittosporum
ne dépasse pas 1,5 cm, les fleurs fonctionnelle¬
ment unisexuées dont les étamines ne sont pas
adnées à la corolle,
Comme de très nombreux taxons cirés dans la
Flore de la Nouvelle-Calédonie, cette espèce est
basée sur un échantillon de Hugh S. MacKee, le
grand botaniste disparu auquel elle est dédiée.
Outre ces deux nouveautés, le groupe à inflores¬
cences paniculiformes garnies de poils glandu¬
leux comprend trois autres espèces :
Pittosporum paniculatum Brongn. & Gris,
Bull. Soc. Bot. France 11 : 188 (1864).
Pittosporum heckelii Dubard, Ann. Mus. Col.
Marseille, ser. 2, 9 : 51 (1911).
P, heckelii var. longiseptild Guillaumin, Bull.
Mus, Natl. Hist. Nat., sér, 2, 6 : 303 (1934),
syn, nov,
P, cheesmanii Guillaumin, Ann. Mag. Nat.
Hist., London, ser. 12, 6 : 613 (1953), syn.
nov.
P. dognyense Guillaumin, Bull. Mus. Natl. Hist.
Nat., sér. 2, 31 : 173 (1959), syn. nov.
Pittosporum pronyense Guillaumin, Bull. Mus.
Natl. Hist. Nat. 26 : 256 (1920).
Clé des Pittosporum du « groupe panicuLitum »
1. Ovaire glabre ou presque. Plante strictement liée aux terrains ultra-basiques, dans les massifs du sud et la
région ae Kouaoua-Canala...... ♦... 1. P. pronyense
1’.Ovaire pubescent à très velu. Plantes croissant surtout en terrain schisteux, dans la région du nord et du
centre ..,,++++... ,,,,,,...2
2. Grandes panicules à axes inflorescentiels robustes, atteignant 32 cm de longueur ; fleurs jaune pâle ; étamines
longuement exsertes à l'anthèse ; anthères de 4,5-6 mnt Feuilles atteignant 65 cm de longueur, étroitement
obovées, à base longuement atténuée-cunéiforme souvent depuis l’insertion sur le rameau .
.. _.. ... ... ..2. P. paniculatum
2’.Panicules ou pseudo-ombelles a axes grêles, ne dépassant pas 12 cm ; fleurs blanches, parfois rouge foncé à
l’extérieur ; étamines ± exsertes à l'anthèse ; anthères de 2-3,5 mm. Feuilles à limbe ne dépassant pas 16 cm
ou si plus grand de forme largement e 11 iptiqUC-oboVée ; pétiole bien individualisé ...3
3. Calice de 3-4 intlr à sépales ovés-triangulaires, brièvement confiés i la base ; fleurs présentant à la fois des éta¬
mines fertiles et un pistil h stigmate bien dilaté ; pétales restant longtemps coalcscellts dans la moitié inférieu¬
re ; pas de bractées ûblongues emboitées à la base de l’inflorescences. Feuilles étroitement oblongues .
..... 3. P. bemardii
3 .Calice de 4-12 mm à sépales acuminës-caudés, libres ; fleurs fonctionnellement unisexuées ; dans les fleurs à
grandes étamines, présence d’un pistil à stigmate à peine diitérenrié ; pétales généralement libres dans la par¬
tie inférieure à l’anthèse ..... . . . .....4
4. Feuilles étroitement obtriangulaires-obovées. Nombreuses bractées oblongues de 1-3 cm à la base de l’inflo¬
rescence ; axes inflorescentiels ;\ pubescence glanduleuse souvent dense ; boutons pointus .... 4. P. heckelii
4 .Feuilles largement elliptiques-obovées. Parfois quelques écailles à la base de l’inflorescence ; axes inflorescen¬
tiels à pubescence glanduleuse très courte et éparse ; boutons obtus au sommet.5. P. mackeei
RÉFÉRENCES
Tirf.L Ch. & Vp.iU.ON J,-M. 1995a. — Six nouvelles
espèces de Pittosporum (Pittosporaceae) à fruits
ornementés de Nouvelle-Calédonie. Bull. Mus.
Natl. Hist. Nat., B, Adansonia 16 : 195-212.
Tirei Ch. & Veiu on J.-M. 1995b. — Une nouvelle
espèce de Pittosporum (Pittosporaceae) de
Nouvelle-Calédonie. Bull, Mus. Natl. Hist. Nat,, B,
Adansonia 17 : 7-10.
Manuscrit reçu le 7 octobre 1996 ;
version révisée acceptée le 10 janvier 1997.
Ce travail a été effectué dans le cadre du programme pluriformations Biodiversité terrestre en Nouvelle-
Calédonie, avec le soutien du programme national DI VERSITAS.
ADANSONIA, sér, 3 • 1997 • 19(1)
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A synopsis of woody Portulacaceae
in Madagascar
Urs EGGLI
Stâdtische Sukkulenten-Sammlung, Mythenquai 88,
CH-8002 Zürich, Switzerland.
KEYWORDS
Portulacaceae,
Talinella ,
Dendroportulaca ,
Madagascar.
ABSTRACT
The relationships of the endemic woody Madagascan généra Talinella
Bâillon and Dendroportulaca (gen. nov.) are discussed. Talinella (5 species) is
unique in the family for its juicy-muciiaginotis berry-likc fruits, while
Dendroportulaca (monotypic) has unique spicatc inflorescences but shares
operculatc fruits with the herbaceous genus Partulaca. Talinella and
Dendroportulaca , which share similar smooth black and apparently primitive
seeds, are probably primitive within the phylogeny of the familv, and their
relationships to the African woody généra Ceraria and Calyptrotheca
(Portulacaceae) as well as to Basellaceae are discussed. The genus Talinella is
monographically revised and a key to its 5 species is presented. T. micropbyl-
la and T. paebypoda are described as new. Dendroportulaca is monotypic
with D. mirabilis also newly described. Ail taxa are illustrated.
MOTS CLÉS
Portulacaceae,
Talinella ,
Dendroportulaca,
Madagascar.
RÉSUMÉ
Les affinités des genres malgaches, endémiques et ligneux, Talinella Baill. et
Dendroportulaca {gen. nov.) sont discutées. Au sein des Portulacaceae
Talinella (5 espèces) est unique par ses fruits bacciformes juteux-mucilagi-
neux, et Dendroportulaca est unique pat des inflorescences en épis tout en
présentant des fruits operculés comme dans le genre herbacé Portulaca.
Talinella et Dendroportulaca, qui possèdent en commun des gtaines noires,
lisses et apparemment primitives, ont probablement une position primitive
dans la phylogénie de la famille et leurs affinités avec les genres ligneux afri¬
cains Ceraria et Calyptrotheca (Portulacaceae), de même qu'avec les
Basellaceae, sont discutées. La révision de Talinella est présentée sous une
forme monographique avec une clé de détermination des 5 espèces. Deux
nouvelles espèces, Talinella tnicrophylla et T. paebypoda sont décrites.
Dendroportulaca est monotypique et l'espèce D. mirabilis est également
décrite pour la première fois. Tous les taxons sont illustrés.
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45
INTRODUCTION
The recent imerest In caudiciform (term intro-
duced by G.D. RoWLEY in 1948 for plants with
succulent basal storage organ and ± mesophytic,
often annual, aerial stems; ROWLEY 1987) plants
among collectors of succulents and other xero-
phytes has brought to light many interesting taxa
from Madagascar, predominantly «1 généra of
Cucurbitaceae (e.g. Trocbomeriapîis, Xerosicyos)
and Passifloraceae ( Adenta ),. bur also occasionally
from other sysrematic groups.
Such an introduction was also the starting
point for the investigations whicb lcd to the pré¬
sent papec: Some years baclc, the author rcceived
an unidentified caudiciform front the extreme N
of Madagascar. It was soott clear that this plant
was a member of the genus Talinella, but
attempts to identify it as to species were unsuc-
cessful and showed that the genus was in need of
révision.
HISTORICAL SUMMARY
Members of Portulacaceae are not conspicuous
amongst the xerophytic and succulent végétation
of Madagascar (e.g. not mentioned in RaüH
1995). Casual examination of herbarium hol¬
dings shows that apart from Talinella (3 species
described) there are a handful of species of
Portulaca and the occasional specimen of
Talinum, the latter no doubt representing neo-
phytic weeds.
Talinella was described by BAILLON (1886a,
1886b) with the single species T. boiviniana ,
whose géographie origin within Madagascar was
not mentioned. Its primary distinctive character
accordittg to Bâillon is the ovary, which is divi-
ded into two locuies—a character which is
unique in the family and which makes the syste-
matic placement of the genus difficult ( Pax &
Hoffmann 1934.- 261; Carolin 1993). Franz
(1908: 19) even went so far as to exclude the
genus from the Portulacaceae, speculating about
possible affînitics to die Aizoaceae on account of
the bilocular ovary.
A second species, T. dauphinensis, was descri¬
bed by SCOTT Elliot in 1891 from the vicinity
of Fort Dauphin, and in 1915, Danguy descri¬
bed T. greva from near Moiandava, comparing
it with 77 dauphinensis.
Half a century iater, Leandri (1962) published
the new monotypic genus Sttbou.ra.ea which he
associatcd, though with a question mark, with
the Flacourtiaceae. Only three years Iater,
LEANDRI (1965) recognizcd the svnonymy of
Sabouraea with Ialinella, and reported that the
pariétal placentation indicated in the illustrations
which atcompanied the protologue of Sabouraea
must hc an error of observation. A careful exami¬
nation of Sabouraea sarmentosa now reveals that
it is conspecific with Ta Une lia grève i. Talinella
does not seetn to hâve been the subject of further
studies, with the exception of the superficial and
uninformative study of Nvananyo (1986) who
concluded on the basis of stomatal patterns that
the genus properly bclongs to the Portulacaceae.
Since the species of Talinella are virtually un-
known in cultivation (except some collections
cultivated in the Hcidelherg Botanic Garden for
many years, and die more recently introduced
material which was the reason to initiate this
study), it is also absent from contemporary suc¬
culent plant literarure (e.g. RAÜH 1995)—a
notable fact since ils taxa appear to be quite
widespread in the xerophytic végétation of SW
Madagascar, The synoptical révision that follows
is mainly based on herbarium spécimens at K,
MO, P and Z, as well as on ample living material
of Talinella pachypada.
Checking the folders wi r h undetermined
Portulacaceae for material of Talinella revealed
the ptesence of a second woody-shrubby genus
of similar appcarance in Madagascar. Despite the
paucity of material available, it will subsequently
be described as Dcndroportulaca, to make the
name available for a fortheoming treatment of
the family for the Flore de Madagascar.
GENERIC RELATIONSHIPS
Relattonships amongst the généra of
Portulacaceae are still insufficiently known
(HERSHKûVITZ 1993; HeRSHKOVITZ in ms.) and
this is equally true for rhe whole group of fami-
lies, including Didiereaceae, Basellaceae and
46
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
Woody Portulacaceae in Madagascar
Cactaceae (HekSHKOVJTZ in Lttt.). Since no spé¬
cifie ancestral taxa (outgroups) can be recogni-
zed, character interprétation and cladistic studies
are at présent difficult to carry out. Both PAX &
Hoffmann (1934) and CAROLIN (1993) placed
Talinella in (be Family Portulacaceae, but as a
genus of very uncertain position While its gene¬
ral habit—apart from its sarmentose growth—is
rather suggestive of some taxa of Talmum (e.g.
T. portulacifolium (Forssk.) Asch. ex Schweinf.)
and is responsible for the generic naine, several
flower and fruit characters are notable: The sep-
tate ovary was already mentioned as an exceptio-
nal character by BAILLON (1886a), and its
presence was recently confirmed by HERSH-
KOVITZ (pers, comm.). HeRSHKOVTFZ found that
material probably representing T. grevei (spéci¬
men not recorded) had a bilocular oVary, each
locule with a single ovtde basally attaclied to the
septum. In T. boiviniand (Humbert 18878, P),
HÊrSHKOVITZ found an incompletely 4-locular
ovary, i.e. a complété primary septum as in T.
grevei , with 2 additional incompletely lorrned
septae in the form of peg-like protrusions direc-
ted from the ovary wall towards rhe centre. This
is in accordance with a notes made by BAILLON
(1886a) on the basis of information supplied by
the collector BOIVTN that the fruit was 4-locular
with 1 seed per locule.
Unfortunately, BoiVIN made no notes about
the fruits of 7.' boiviniand, but remarks on seve¬
ral herbarium specimens of T. grevei and obser¬
vations of living material of T, paebypoda show
that the fruits exhibit another exceptional charac¬
ter for the family, as they ripen into juicy mucila-
ginous berries. In T paebypoda, these berries are
indéhiscent and slowly change from bright green
to brownish-red. It appears that the septae disap-
pear upon ripening, and BOIVIN possibly analy-
sed unripe fruits. Berry-like fruits are very
suggestive of members of Basellaceae, but since
the other charactets (woody habit vs. twining lia-
nas, stomatal patterns (NYANANYO 1986), inflo¬
rescence branching, and pollen) are in line with
the variation found in Portulacaceae, the assign-
ment of Talinella to the latter is not seriously
questioned, though it certainly represents a very
old member of this family, probably necessitating
the création of an additional tribe to accommo-
date it. Incidentally, NYANANYO (1990) placed
Talinella in tribe Talineae, but the fruit characte-
ristics are incongruent with his définition of the
tribe.
The position of Talinella was also discussed by
H EftMIKOVITZ (1993). He places the genus in his
“Amerjcan/African group of the portulacaceous
alliance”, suggesting closest affinittes with
Didiereaceae and Ceraria and Portulacaria.
A further character of interest is the occurrence
of unisexual flowers in Talinella , probably cou-
pied with completely dioecious individuals at
least in some cases. The available herbarium
material does not allow firm conclusions, but it
appears that completely unisexual inflorescences
are rather the rule than the exception, and that
apparently bisexual flowers could well be functio-
nally unisexual, with either underdeveloped (or
lacking) anthers or underdeveloped ovaries. Ail
plants of T. paebypoda investigared are dioecious,
and complété or partial dioecy is another rare
character in the family, associated with woody
habit in Ceraria and Portulacaria,
A comparison with other généra of
Portulacaceae will hâve to include woody mem¬
bers with similar growth. These are Ceraria and
Calyptrotheea, both from the African continent.
Calyptrotbeca (2 species in E Africa): This genus
is similar in its woody habit (though not sarmen¬
tose), semi-succulent deciduous leaves, inflores¬
cence position and architecture (esp. the
abbreviated contracted part-inflorescences with ±
dichasial branclting and the small bracts), basally
hairy filaments, similar pollen (NYANANYO 1986:
tab. 62; NYANANYO 1989). few-seeded fruits and
smooth large black seeds. Calyptrotbeca differs,
however, in the following characters: Flowers
much targer and apparently always hermaphrodi¬
te, style long exserted with capitate stigma (simi¬
lar to species of Didiereaceae!), stamens more
numerous, perianth forming a deciduous calyp-
trâ covering the fruit, fruit a dry capsule dehis-
cing from below with 6 irregular splits.
Ceraria (5 species in S & SW Africa); Ceraria
resembles Talinella in its woody-shtubby habit
(though not sarmentose), succulent deciduous
leaves (often iascided from short shoots), inflo¬
rescence position and architecture (often contrac¬
ted fascicles), occurrence of unisexual flowers,
ADANSONIA, sér 3 • 1997 • 19(1)
47
Woody Portulacaceae in Madagascar
ovaries with basal placentation, 2- to 3-fid style.
It differs, however, in the perianth being persis¬
tent to fruiting stage and in the nut-like winged
1-seeded dry fruit.
Other généra with siinilariries include Talinum
(Africa 6c Atnericas; similar sceds, but with her¬
maphrodite flowets and many-seeded capsules
déhiscent front the base), and the monotypic
Amphipetalum (Paraguay; similar but even more
contracted part-inflorescences, similar flowers,
basally hairy filaments, few-seeded fruits, but dif¬
ferent by the long exserted style, capitate stigma
[as in Calyptrotheca], persistent calyptra f'ormed
front perianth remains, and capsules opening
from below with 3 valves, as well as papillose
seeds).
At présent and on motphological grounds,
nothing can be said about the generic affiliation
of Talinella (and also of Dendroportulaca , for dis¬
cussion see the protologue). Both généra show
unique combinations of characters, most of
which are also known from one or another of the
remaining généra of the family, but both also
showing unique traits (berry-like fruits in
Talinella, spicate inflorescences in Dendro-
portulaca) for the family, but présent in the close-
ly relatcd Basellaceae. They can thus serve as yet
another indication of the very close relationships
between Basellaceae and Portulacaceae, and the
woody habit of both Talinella and
Dendroportulaca is ralher suggestive of their pos¬
sible ancestral "primitive" status. Molecular
investigations currently being carried out by M.
HershkovITZ, which also embrace the equally
closely related families Didiereaceae and
Cactaceae, will probably shed more light on the
intricate relationships in this group of families
withiu the Caryophyllales.
DENDROPORTULACA Eggli, gen. nov.
Generis Talinellae aspecto generali similis, sed maxime
dijfert inflorescentiis ut videtur spicatis, filamentis late-
raliter connatis quasi iispectu umbraculo, fructibus cir-
cumscissilibus, operculatis ut in genere Portulaca.
Fig. 2 .—Dendroportulaca mirabilis. A, variation in shape and size of leaves; B, spent flower seen from above with scar of fallen
ovary and umbrella formed by the united filaments; C, fruit seen from below (1-2 “sepals”, 3-5 “petals"); D, opened fruit in sideview;
E, seed. (Al. B, C, E: holotype;A2, A3, D: Morat2510). (A = scale a = 23 mm; B, C, D = scale b = 2 mm; E = scale c = 1 mm).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
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Eggli U.
A single species only:
Dendroportulaca mirabilis Eggli, sp. nov.
Diagnosis ut in généré Dcndroporrulaca, supra.
Type.— Humbert 28786 , Madagascar: “Plateaux et
vallées de L'isalo à l'ouest de Ranohira, grès et sables
siliceux, Hte. vallée de la Malio, restes de forêt tropo-
phile, 800-1250 m”, 29 Jan.-2 Feb. & 8-10 Apr.
1955 (holo-, P!).
Deciduous shrub, probably 2-3 m tall with
slender rwigs with smooth brown bark without
lenticels; latéral short shoots spreading, inter-
nodes ± I cm; leaves alternate, petiole 0.6-
1 cm, lamina to 4.7 X 2 cm, ± ovare-elliptic
with clearly visible main and secondary venation,
probably slighdy succulent, basally cuneate
(often slighdy asymmetrical), apically pointed,
completely glabrous. Inflorescences dense rnany-
flowered spikes, terminal on the latéral short
shoots, 4-7 cm long; flowers probably herma¬
phrodite, sessile, small, ca. 0.8 cm diam.; pe-
rianth of 2 outer slighdy thickish ± shallowly
cucullate sepaloid segments and 3 inner rhin-rex-
tured petaloid segments; stamens 5, filaments
basally broadened and united into a thin-textu-
red umbrella-like structure; anthtrs not seen;
ovary probably globose; stigma 3 sessile minutely
papillate lobes ca. 0.8 mm long; ovary 1-locular,
placentation central, ovules ± 15. Fruits circum-
scissile capsules as in Portulaca, 3-4 mm diam.,
déhiscent in lower half, basal part ± flatly saucer-
shaped, operculum semiglobosc with attached
stigma remains; seeds ±15, black, glossy, absolu-
tely smooth and without visible cell pattern, ca.
0.8 X 0.6 mm, laterally somewhat compressed
with a small stump where the funicle was atta¬
ched.—Fig. 1 (Map 2: A), 2, 3-
DISTRIBUTION.—SW Madagascar, seasonally
dry forests, apparenfly rare.
NOTES.—Formai description and naming of
this taxon was long deferred, and it is only
known from rwo specimens in the Paris herba-
rium. It is not impossible that it has been more
frequently collected, but specimens are probably
fïled with the indets in other families.
Dendroportulaca shows a unique combination
of characters in the family, though ail-—with the
exception of the umbrella-like structure formed
by the laterally broadened filaments—are présent
in one or another genus. The smooth seeds are
very reminiscent of rhose of other woody shrub-
by Portulacaceae, such as Talinella or
Calyptrotheca , but no close relationship with any
of rhese can Lie postulated on inorphological
grounds. Whether the circumscissile operculate
capsules are homologous with those of the
contracted capitulum-like inflorescence of the
predominanrly herbaceous genus Portulaca
remains to be demonstrated. Dendroportulaca
mirabilis is sutficiently distinct in ail other cha¬
racters to make a close relationship with
Portulaca unlikely.
Paratype. — Morat2510 (P).
TALINELLA Baill.
Bull. Mens. Soc. Linn. Paris 1(72): 569 (1886).—
Type: Talinella boiviniana Baill. (only element inclu-
ded in 1886).
Sabouraea Leandri, Adansonia, sér. nov., 2: 224-227
(1962), cf. Leandri 1965.—Type: Sabouraea sar-
mentosa Leandri = Talinella grevei Danguy.
Sarmentose deciduous shrubs, sometimes with
arching branches or liana-like, or t gnarled-
contorted (77 microphylla) or with few ± strict
laxly branched stems from a slighdy swollen
underground caudex (77 pachypoda ); stems gla¬
brous or papillose-birsutc, with compact peg-iike
to clongate short-shoots; leaves alternate, shortly
petiolare, lamina slightly succulent to thickly fle-
shy, entire, lanceolate to (broadly) oblanceolate,
underside normally with thickened midrib,
secondary venation not visible, glabrous or papil¬
late, sometimes (77 grevei p.p.) papillate-tomen-
tose, esp. along margins and midvein on the
underside.
Inflorescences various, large multi-flowered ±
racemose panicles on branch tips (often invol-
ving upper short-shoots as well), or smallish few-
50
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Woody Portulacaceae in Madagascar
Fig. 3 .—Dendroportulaca mirabilis. The holotype specimen (left x 0.28; right x 1.15).
flowered panicles terminal on short-shoots, often
ittdistinctly dichasially branched but internodes
often abbreviated; Flowers variously irregularly
fascicled or congcsted, sometimes unisexual,
sometimes appearing hermaphrodite but at least
in sorne xpecies ptobably functionally unisexual,
pedicellate, bracteate; perianth of 2 ouier slighrly
fleshy glabrous or tomentosc (rarely in T. grevet)
sepaloid segments and 2-5 inner greenish to yel-
lowish white or pink to dark red petaloid seg¬
ments; stamens * 20, ± whorled, filaments
basally often hairy; anthers introrse; ovary ± glo-
bose, surroundcd by a smallish nectar)' dise, bilo-
cular (rarely incompletely 4-locular, e.g.
T. boivinhina). each locule with a 1-few ovules
basally attached ro rhe septum; stigma lobes 2-
3(-5), sessile or with a short style, thick and
papillate or flattish and ± smooth.
Fruits indéhiscent juicy-mucilaginous green to
reddish purple round to slighrly lemon-shaped
glabrous berries; seeds few, (2-)4-10, black,
smooth, + glo.ssy, ca. 1 mm long, laterally slight-
Iy compressed.
DISTRIBUTION. —Known only from Mada¬
gascar (excluding the rnoist forests of the E
slopes).
NOTES. —The publication date is frequently
cited as 1889 (which is the cover date of the per-
iodical), but since the paper was presented in
Mareh 1886, it is reasonable to assume that
publication was in the same year Additional évi¬
dence cornes frorn Baili.ON (1886b) (crroneously
cited as 1888 by NtANANYO 1986) where the
Bulletin-publication is mentioned in a footnote.
ADANSONIA, sér, 3 • 1997 • 19(1)
51
Key to species
1. Inflorescence many-flowered (> 20 to > 100 flowers) long panicles to 30 cm and more .2
1’. Inflorescence few-flowered (5-20(-30) flowers), to 8 cm .3
2. Petals 5, whitish yellow to yellowish green; bracts inconspicuons; leaves large (4-6 cm), glabrous, broadest at
middle .T. boiviniana
2’. Petals 2, reddish purple (rarely greemsh white); bracts ± conspicuous, dark-tipped; leaves small (l-2(-3) cm),
papillate to finely tomentose esp. at margin and dorsully on midrib (tarely glabrous), broadest at middle or
above .. , ......... .... ....... . . T. grevei
3. Basal caudex présent; young cwigs glabrous with flbrous appearance or tomentose witlt white and darkbrown
hairs intermixed; basal stem pans forming a swollcn caudex; petals 5, ± white to pale pink . . T. pachypoda
4. Thin-stemmed shrubs; leaves large (3-6 cm), thin-texrured, broadest below middle; inflorescence to 8 cm,
peduncles and pedicels long and very siender, to 2 cm ...T. dauphinensis
4’.Compact ± contorted shrubs, stems and blanches often knobbly-gnarled; leaves minute (0,5-0.8 cm), thick-
textuted, broadest above middle; inflorescence to 2.5 cm, peduncles and pedicels to 0.8 cm. siender .
........T. microphylla
Talinella boiviniana Bâillon
Bull. Mens. Soc. Linti. Paris 1(72): 569 (1886).—
Type: Boivin s.n. [2576], 1848 (holo-, P!; iso-, Z!
[dated 1853. but probably date when received]).
Sarmentose shrubs to 3 m (sometimes descri-
bed as “lianoïde”); stems glabrous, without lenti-
cels, young twigs ± longitudinally striate when
dry; leaves 4-6 cm long, only slightly fleshy, gla¬
brous, described as briiliant green with waxy
touch, lanceolate, acute, broadest ± at middle,
midrib raised below.
Inflorescences large latéral or terminal branched
thyrsoid panicles, glabrous, sometimes with seve-
ral hundred flowers, main branches sometimes
subtended by leafy bracts, part inflorescences
contracted; bracts inconspicuotts; pedicels 2-
3 mm; flowers apparently ± hermaphrodite but
Fig. 4 —Talinella boiviniana: A, variation in leaf shape; B, schematic architecture of flowering branch; C, gynoecium with stami-
nodes; D. inner stamen; E, developing fruit. (A, B, C, E: holotype; D: Humbert 18940). (A = scale a = 23 mm; E = scale a = 5 mm;
B, C = scale b = 2 mm).
52
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Woody Portulacaceae in Madagascar
probably functionally unisexuai; sepals 2, slightly
thickish; petals 5. whicish yellow to yellowish
green; outer filaments glabrous, inner filaments
basally hairy, from a reddish-violet nectary dise;
style short or absent, stigma lobes 2, ± sessile,
thickish, papillose. Fruits and seeds not obser-
ved.—Fig. 1 (Map 2: B), 4.
DISTRIBUTION. —Extrême N Madagascar
(région of Antsiranana [Diego Suarez]), seasonal-
ly dry forests on limestone outerops, 10-300 m.
VERNACULAR NAME.—“Vahilôko” ( Humbert
18878).
NOTES. —This species appears to be rather local
and is probably rare, judging from the limited
number of available collections. The huge inflo¬
rescences (described as “une vaste grappe” in the
protologue) are characterisrie. T boiviniana is
closely related with T pachypoda, which has
much smaller inflorescences, however, and differs
in several other characters as well.
Materiai examiner.— Boivin 2576 (tvpe, P, Z);
Cours 5428 (P); Humbert 18878 (P), 'l8940 (P);
Humbert & Cours 32237 (P).
Talinella dauphinensis Scott Elliot
J. Linn. Soc. Bot. 29: 4 (1891).—Type: Based on 4
syntypes: Scott Elliot 2551 , 2679 , 2716, 2972a. The
sélection of a lectotype is deferred for the moment
unril ail Scott Elliot collections at K can be exami-
ned. The only specimen seen is Scott Elliot 2717, and
this has been received as type, but is not in the list of
syntypes given in the protologue (the number 2716,
however, is in the list, and a printing error is bkely).,
Sarmentose shrub or subshrub 0.5-1.5 m tall;
stems palisb ochre grey-brown, with scattered
lenticels, glabrous or minutely papillate, young
twigs glabrescent, longitudinally striate when
dry; leaves hardly fleshy, 4-7 cm long, narrowly
to broadly lanceolate, usually broadest below
middle, pointed, glabrous, midrib prominent
below, colour not described.
Inflorescences ± few-flowered (5-10(-20) flo-
wers), to 8 cm long frorn short-shoots or termi¬
nal on long shoots, peduncle and pedicels very
slender filiform, pedicels to 2 cm; bracts incon-
spicuous, flowers hermaphrodite; sepals 2, slight¬
ly thickish; petals 2 (rarely up to 5), whitish,
yellowish or greenish white; filaments basally
hairy, white or rose to reddish; ovary pale pink
(or green ?); style very short or absent; stigma
lobes 2(-3), sessile, thick, terete, spreading,
papillose. Fruits and seeds not observed.—Fig. 1
(Map 1: D), 5.
Distribution. —Common in the SE of
Madagascar around Tolanaro (Fort Dauphin),
with scattered collections in SW and W
Madagascar, thickets or xerophytic scrub to deci-
duous forests on sandy soils or granité- and
gneiss-derived ground, to 1000 m (occasionally
to 1400 m).
NOTES. —Most collections of T, dauphinensis
hâve been made in the région of Fort Dauphin,
where the type was collected. Its relatively few-
flowered inflorescences with thin filiform
peduncles and pedicels are very characferistic,
and it shows no close affinities with any of the
other taxa of the genus. The scattered collections
from SW and W Madagascar are notable. It is
unknown whether they are last isolatcd remuants
of a once wider distribution, or whether the
taxon is simply under-collected- Since T. grevei is
présent throughout the région and is well-collec-
ted, the former hypothesis might be more reaso-
nable,
Spécial problems are posed by a parr of collec¬
tions by Bosser, i.e. Bosser 17406 and 17406bis,
from the région oflhosy (“Route de Ranotsara”),
marked with X on Map 1. Bosser 17406bis
without doubt represents typical T. dauphinensis,
while Bosser 17406 clearly is a specimen of 77
pachypoda, which is not otherwise Icnown outside
the extrême N tip of Madagascar. Since a num-
bering error can be excluded (j BOSSER, pers.
comm.), it is highly désirable to ascertain the
occurrence of 77 pachypoda so tar south by fur-
ther collections,
MAI t RIAL EXAMINtU. —Anoliymous in Service
Forestier 23 (P); Bosser I7406bis (P); Capuron 11755-
SF (P), 22397-SF (P); C.roat 31953 (K, MO, P);
Gereau et al. 3209 (K, MO, P); Humbert 12448 (P),
12804 (P), 13115 (P), 13269 (P), 13403 (P), 13737
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
53
Eggli U.
Fig. 5 .—Talinella dauphlnensls A, variation in leaf shape and size; B, schematic architecture oi inflorescence; C, branching of
part-inflorescence with bracts and scars of fallen flowers: D, flower seen from below; E, stamen; F, gynoecium. (Al, A2, A3, B: Scott-
Elliott 2717; A4: Bosser 17406bis). (A = scale a = 23 mm; C, D, E, F = scale b - 2 mm).
(P), 13847 (P), 14200 (P), 20758 (P), 20785 (P);
Humbert & Cnpuro» 29017 (P)> 29150 (P); Renier
1385 (P), 12533 (P); Pbillipson dr Milijaona 3522
(MO); Kakotoson 10784-RN (P); Scott Elliot 2717 (K,
P; see discussion of Typification above).
Talinella grevei Danguy
Not. Syst. (Paris) 3: 159 (1915, dated 1914).—
Type: Grevé262, Madagascar, SW of Be-Kapake, near
Morandava (holo-, P!).
Sabouraeu sarmemosa Lcandri, Adansonia, sér. nov., 2:
226 (p. 225), syn. nov. —Type: Leandri dr Ratoto
Jean de Dieu 3558 ( holo-, P!).
Sarmemose shrubs 2-4 m, sometimes described
as “lianoïde” with side branches arching over;
stems finely papillate to brîstly tomentose at least
when young (papillae/bristles ail white), rarely
glabrous; leaves smallish to medium in size,
l-2.5(-3) cm long, roundish spatulate, broadest
± at rniddlc or above, lamina glabrous or papilla¬
te, margins papillate to finely tomentose, midrib
prominent below, papillate to tomentose.
Inflorescences numerous, terminal on short
shoots (rarely also terminal on long shoots),
many-flowered (20-80 flowers), paniculate to
raeemose, axis papillose-tomentose (papillae/
hairs ail white), rarely glabrous; bracts conspi-
cuously dark-tipped; pedicels 1-2 mm; flowers
apparently hermaphrodite or female; sepals 2,
fhickish, sometimes papillate-tomentose; petals 2,
red-purple to maroon (pale greenish white in
Phillipson et ai 2700): filaments basally some¬
times irregularly United, basally hairy; style ±
1 mm with 2 (3 or 5?) tortuous spreading stigma
lobes, these flattened and only slighrly papillate.
54
ADANSONIA, sér. 3 - 1997 • 19(1)
Woody Portulacaceae in Madagascar
Fruits described as a “bunch ofgrape”, probably ±
globose, green; seeds laterally compressed, reniform,
black, smooth, glossy.— Fig. 1 (Map 3: G), 6.
Distribution. —Widespread in S and SW
Madagascar, often in Didierea xerophytic scrub
on sandy soils, 100-400 m.
Vernacular NAMES. —"Dango Porotsy”
(Phillipson 1653)', “Pikala” (Richard 0140);
“Sarondra” (Humbert 12873).
NOTES. —This is thc most wide-spread taxon of
the genus, presenting considérable variation in
several characters. The numerous contempora-
neous inflorescences terminal on latéral short
shoots and the normally reddish flowers are cha-
racteristic, and the normally conspicuous
papillose to bristly-tomentose indumentum of
leaf margins and inflorescences is a further key
character. In contrast to T. pachypoda with a
similar indumentum, the papillae are uniformly
white in T. greva (white and dark brown mixed
in T. pachypoda).
T. grevéi is closely allied ro T micrnphylla,
which occurs around the S & SW limits of the
range of 7.' grevei.
Materiai EXAMINED. —Basse s.n. (P); Bosser 10462
(P), 14226 (P), 14390 (P, TAN [not seen]), 15673
(P), 15722 (P); Capuron 11880-sr (P); Chauvet 288
Fig. 6.— Talinella grevei: A, variation in leaf shape and size; B, papillae of leaf margin and surface; C, schematic architecture of flo-
wering branch; D, schematic architecture of part-inflorescence; E, branching of part-inflorescence with bracts and scars of fallen flo¬
wers; F, flower seen from below; G, stamen; H, gynocium; J, seed. (Al, B1: holotype; A2, B2, F, G, Fl: Phillipson & Rabesihanaka
3130 ; C, E: Phillipson 1665 ; D: Phillipson 2/79 ; J: Phillipson 1653). (A, E, F = scale a = 5 mm; G, Fl = scale b = 2 mm; B, J = scale
c=1 mm).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
55
(P); Decary 18694 (P); Dorr et ai 3966 (K, MO, P),
4097 (K, MO, P); Geay 3321 (P), 3336 (P), 5292 (P);
Grevé 20 (P), 262 ('type, P); Ho molle 1568 (P);
Humbert 2804 (P), 12461 (P), 12753 (P), 12873 (P),
13402 (P), 19616 (P), 20300 (P), 29404 (P);
Humbert & Capuron 29420 (P), 29461 (P);
Keraudren 684 (P), 907 (P), 1306 (P). 1430 (P),
1475 (P); Leandri dr Rakoto Jean de Dieu 3558 (type
of Sabouraea sannentosa, P), 3720 (P); Liede et al.
2735 (MO); Marat 720 (P, TAN [not seenj), 2541
(P, TAN |not seen]): Perrier 19026 (P), 19043 (P);
Petit s.n. (P); Phillipson 1653 (MO, P), 1665 (MO,
P), 2700 (K, MO, P). 2779 (K, MO, P); Phillipson &
Rabesihanaka 3130 (K, MO, P); Poisson 350 (P), 711
(P); Richard 0140 (K); Service des Eaux et Forêts 415-
SF (P), 4113-SF (P).
Talinella microphylla Eggli, sp. nov.
A Talinella grève! dijjirt Joliis glabns. multo minori-
bus crassmribustjue, caulibus glabns lenticellis absentl-
bus, caulibus veteribus plus minusve contortis,
inflorescentia minore bracteis htconspicuis.
Type. — Humbert 20221, Madagascar, “environs du
lac Tsimanampetsotsa (Côte SW), busli xérophile des
coteaux et plateaux calcaires rocailleux, 2-200 m”, 14
Feb. 1947 (holo-, P!).
Contorted shrubs or small trees 0.5-1 (-2) m
wirh pale grey ± smoorh bark, often ± knobbly,
without lenticels; yourtg twigs glabrous (very
rarely witb scattered bristly papillae), smooth,
not conspicuously longirudinally striate when
dry; leaves glabrous, minute, 0.3-0.8 cm long,
spatulate to almost round, thickly fleshy, broad-
est above middle, tips minutely apiculate, round
or cmarginatc, midvein prominent below or not
visible.
Inflorescences terminal on short shoots, to
2.5 cm overall, few-flowered (1-5 flowers);
bracts inconspicuous; pedicels 5-8 mm, thin;
flowers hermaphrodite or uniscxual and plants
dioecious, female flowers without scaminodes
(always ?); sepals 2, slightly thickened; petals 2
(rarely 3), pink (rarely greemsh ?); filaments
basally minutely papillate or glabrous; style 1-2
mm wirh 3 rortuous spreading apically flatrened
± glabrous stigma lobes; fruits and seeds not
observed.—Fig. 1 (Map 2: M), 7.
DISTRIBUTION. —S Madagascar, xerophytic
scrub on limestone plateaus and plains, or on
sandy soils, 2-200 m.
VERNACULAR NAMES.— “Draky Draky” (Humbert
20229, Mahafaly idome).
Fig. 7 .—Talinella microphylla: A, variation in leaf shape and size; B, schematic inflorescence architecture; C, flower: D, stamina; E,
gynoecium; F. developing fruit; G, seed. (A1-A4, B, C, D, E: holotype; A5-A6, F, G: Capuron 28983-SF). (A, C, F - scale a = 5 mm;
D, E, G = scale b -2 mm).
56
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Woody PortuJacaceae in Madagascar
Notes. — T. microphylla, so named for irs
exceedingly small leaves (the smallest in rhe
genus), appears closely related to T. grevei,
whose range is adjacent or probably just overlap-
ping. The nevv species was first regarded as a
depauperate form of T grevei from more arid
habitats. Consistent différences (glabrous thickJy
succulent leaves, ± contorted stems without len-
ticels, few-flowered inflorescences) hâve led to
the decision to recpgnize it as a separate taxon.
Its close relationship with T. grevei is apparent in
the similar flowers and especially the similarly
flattened and almost glabrous stigma lobes.
Paratypes.— Bosser 3752 (P), 4101 (P), 14436 (P),
15737 (P); Capuron 28983-SF (P); Chauvet 414 (P);
Humbert 20229 (P); Keraudren 1405 (P); Morat3951
(P); Peltier5871 (P); Phillipson 2737 ( K, MO, P).
Talinella pachypoda Kggli, sp. nov.
Differt a T. boiviniana statura minore , caulibus cau-
dmjormibus, basaliter inflatis et succulentis, inflorescen-
tia minore.
TYPE. —Robsli é~ Reckberger s.n., Madagascar, Diego
Suarez, Montagne des Français, SE flank, 7-
8 km from Diego Suarez (ca. 12°19.5'S, 49°20'E),
1989 (holo-, ZSS).
Smalltsh divaricate to strict shrublets to I m
(occasionally 2.5 m) with basal inllated succu¬
lent caudex; older stems with scattered lendcels,
young twigs glabrous and longitudinally stnate
with flbrous appearance or laxly to densely brist-
ly-comenrose (bristly papillae white and dark
browti tnixed), sometintes ± glabrescenr; leaves
large, 4-7 cm long, slightly succulent, lanceolate,
poinred, glabrous, green, underside somerimes
flushed purplish, broadesr ± at middle, margins
sometimes ± wavv, midrib prominent below.
Inflorescences mostly when plants are leafless,
terminal on short shoots, branched but densely
congested with ± fasciculate part-inflorescences,
20- to 30-flowered, glabrous; bracts inconspi-
cuous; pedicels 1-2.5 mm; flowers unisexuaJ and
plants dioecious; sepals 2, slightly thickish, pale
greenish; petals 5, ± white to pale pink, some¬
times 1 petal intermédiare to sepals; stamens ±
20, filaments basally hairy, pale pink; ovary
Fig. 8 .—Talinella pachypoda A. variation in leaf shape and size; B, indumentum of twigs; C, schematic inflorescence architecture;
D, flowers (1 seen from below. 2 female seen from above, 3 male seen from above); E. detail of stigma. (Ali drawn from the holo-
type). (A = scale a = 23 mm; B1, E = scale b = 2 mm; B2 = scale c = 1 mm; D = scale a = 5 mm).
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
57
Eggli U.
green, giobose; style absent, stigma lobes 3, sessi-
le, thickish, papillate.
Fruits ripening inro grape-like greenish-brown
to greenisli-red bernes, voung fruits shortly bea-
ked and lemon-shaped; seeds renifoim, laterally
compressed, black, smooth, glossy.—Fig. 1
(Map 1: P), 8.
Distribution. —Extrême N tip of Madagascar
in the Montagnes des Français, deciduous forests
and forest margins on limestone, to 600 m. (See
also comment under T. daupbinensrs).
Notes. — T. pachypoda is notable for the basal
caudex (for which it was named) which is already
apparent in small secdlings, and which is under¬
ground or aboveground in habitat. The aerial
shoots are probably semi-deciduous under adver¬
se conditions, but larger shrubs are also reported.
The root Systems of the other species of Talinella
hâve not been descrihed, but none of the nume-
rous specimens examined mentions basal thicke-
nings or swellings It is therefore assumed that
the basal caudex of T pachypoda is diagnostic,
even though its uniqueness cannot be established
beyond doubr.
The flowers (5 pctals, sessilc thick papillate stig¬
ma lobes) show the close relationship to the sym-
patrically occurring T. hoiviniana, but the large
inflorescences of the latter and the completcly
glabrous nature of its stems ar once distinguish
it. T. pachypoda is similar to T grever in its
indumentum, but unlike the latter, it shows a
mixture of white and dark brovvn bristly papillae.
T. pachypoda is the only taxon of the genus
which is amply represented in cultivation, based
on seed propapagtion from the holorype collec¬
tion. As far as known, it is completcly dioecious.
ParatYPES. —Bosser 5928 (P), 17406 (P; see com¬
ment under T. dauphinensis ); Decary 14555 (P);
Gentry 11943 (P); Peiner 16325 (P); Phillipson 1993
(MO, P).
Acknowledgments
I am very grateful to M. HERSHKOVITZ, Smith-
sonian Institution, Washington D.C., for making
available his preliminary analyses of Talinella gynoe-
cia, as well as for his stimulating discussions on the
family relationships. The curators of the herbaria at K,
MO and P are chanked for making part of their hol¬
dings available for this study. 5. Raparurrivo (TAN)
has kindiy provided a list of relevant rnaterial at the
TAN herbarium. Living rnaterial ot T. pachypoda was
also sfudied on the base of rnaterial supplied from the
priva te collection ot W ROÔsii and R. Hoffmann,
Zurich, and their help has bcen invaluable.
M. GrL'BEKMANN and W, ROOSLI li3ve in addition
supplied photogr3phs, for which the author is very
grateful, U. WüY (Erlenhach) very kindiy contribu-
ted the final ink drawings which illustrate this paper;
and J I.OTHY (Bern) corrected rhe Latin diagnoses.
Thanks are furthermore due to an anonymous revie-
wer for numerous suggestions to improve the présent
contribudon.
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58
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
Woody Portulacaceae in Madagascar
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F. Scott Elliot./. Linn. Soc., Bot. 29: 1-45.
Manuscript received 26August 1996;
revised version accepted 22 January 1997.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
59
Systematic wood anatomy of Myodocarpus,
Delarbrea , and Pseudosciadium (Araliaceae)
Alexei A. OSKOLSKI
Botanical Muséum, V. L. Komarov Botanical Institute of the Russian Academy of Sciences,
Prof. Popov Sfr. 2, 197376 St. Petersburg, Russia.
Porter P. LOWRY II
Missouri Botanical Garden, P.O. Box 299, St. Louis, Missouri 63166-0299, U.S.A.
lowry@mobot.org
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d’Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
lowry-p@mnhn.fr
Hans Georg RICHTER
Bundesforschungsanstalt für Forst- und Holzwirtschaft,
Leuschnerstrasse 91, 21031 Hamburg, Germany.
KEYWORDS
Myodocarpus ,
DelarL ’rea,
Pseudosciadium,
Araliaceae,
wood anatomy,
vasicentric tracheids,
phylogeny,
New Caledonia.
ABSTRACT
Wood anaromicaJ features examined in five species of Myodocarpus , four spe-
cies of Delarbrea , and the single member of Pseudosciadium (Araliaceae) using
light and scanning électron microscopy support the hypothèses that they are
a dosely related, monophyletic group, and that they form an ancient lineage
that has survived and diversificd on the island of New Caledonia, wherc ail
except two of the 17 species belonging to thèse gênera are endemic.
Delarbrea and Pseudosciadium hâve similar wood structure; the wood of
Myodocarpus is distinctly more primitive (sensu Baiiey). These généra differ
markcdly in wood structure from other Araliaceae in the presence of apotra-
cheal (diffuse and diffuse-in-aggregates) axial parenchyma, and wood features
do not support earlier suggestions that Myodocarpus is intermediate between
Araliaceae and Apiaceae. Within Myodocarpus rwo groups of species can be
distinguished on wood characters, which correspond to the species with
simple vs. pinnatelv compound leaves. The wide-ranging D. paradoxa subsp.
paradoxa is the only taxon studied with numerous vasicentric tracheids, often
regarded as an adaptation to water stress.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
61
Oskolski A.A., Lowry II P.P. & Richter H.G.
MOTS CLÉS
Myodocarpus ,
Dekiroreay
Pseudosctadi u m,
Araliaceae,
anatomie du bois,
trachéides vasicen triques,
phylogénie,
Nouvelle-Calédonie.
RÉSUMÉ
Les caractères anatomiques du bois ont été examinés pour cinq espèces de
Myodocarpus, quatre espèces de Delarbrea , et l'unique espèce de
Pseudosciadium (Araliaceae) aux microscopes photonique et électronique à
balayage. Les résultats obtenus confirment que ces genres sont proches,
constituent un groupe rnonophylétique et forment une lignée ancienne qui a
survécu et s’est diversifiée en Nouvelle-Calédonie, où I 5 des 17 espèces de
ces genres sont endémiques. La structure du bois de Delarbrea et
Pseudosciadium est semblable ; celle de Myodocarpus est bien plus primitive
(sensu BaiLEy). Ces trois genres ont une structure anatomique du bois nette¬
ment différente de celle des autres Araliaceae en raison de la présence d’un
parenchyme axial apotfachéal (diffus à diftWagrégé). L'ensemble des carac¬
tères observés n’est pas compatible avec l'idée que Myodocarpus occupe une
position intermédiaire entre les Araliaceae et les Apiaceae. Chez les
Myodocarpus deux groupes d’espèces peuvent être distingués par l’anatomie
du bois : celles à feuilles simples er. celles, à feuilles composées. Dehirbrea
paradoxa subsp. paradoxa, à large répartition, est le seul taxon étudié à possé¬
der de nombreuses trachéides vasicent riques, caractère souvent considéré
comme une adaptation au stress hydrique.
INTRODUCTION
Myodocarpus, Delarbrea , and Pseudosciadium
form a closely related group of généra centred in
New Caledonia (LOWRY 1986a, 1986b). Ail ten
species of Myodocarpus and the single species of
Pseudosciadium are endemic to chis Lsland, situa-
ted in the Southwest Pacific. Moreover, four of
the six species of Delarbrea are likewise restricted
to New Caledonia; D. paradoxa Vjeill. subsp.
paradoxa also extends through Vanuatu and the
Solomon Islands to the Moluccan and Lesser
Sunda Islands, and D. michiéana (P. v. Muell.)
F. v. Muell., previously placed in the monotypic
genus Porosperrnum F. v. Muell., is endemic to
Queensland, Anstralia (LOWRY 1986a, 1986b).
The plants of this alliance are monocaulous or
sparsely branched treelets or trees ranging from
ca. 1.5 to 20 m in height, with leaves that are
densely clustered at the branch ends, and whose
petiole bases are dasping, as in many other
Araliaceae. The three généra share a number of
other characters, including similar inflorescence
structure and organization, articulated pedicels,
an isomerous androecium, and a bicarpellate
gynoecium, although each of these features also
occurs individually elsewhere in the family. Their
floral vasculature is also relatively primitive
(Eyde &C TSENG 1971). However, Myodocarpus,
Delarbrea , and Pseudosciadium differ from ail
other Araliaceae by the presence of distinctive
secretory oil ducts in the fruits (Eyde & Tseng
1971; LOWRY 1986a, 1986b), which appear to
represent a derived character (synapomorphy).
Moreover, the apotracheai axial parenchyma
found in the wood of the first two généra is also
unlcnown among other members of the family
(Rodriguez 1957; Oskolski 1994, but see
below regarding Pseudosciadium).
Myodocarpus stands out by being the only genus
of Araliaceae with a dry, laterally compressed,
schizocarpic fruit with a central carpophore,
whose overall morphology is at least superficially
similar to the fruits of many Apiaceae (by
contrast, the fruits of Delarbrea and
Pseudosciadium are terete drupes). On this basis,
BâUMANN (1946) regarded Myodocarpus as a pos¬
sible link between Araliaceae and its tradirîonal
sister group, Apiaceae (see also Thokne 1973),
which together are widely recognized as compri-
sing the order Araliales. More recently, however,
a number of studies hâve questioned such an
intermédiare position for the genus (RODRIGUEZ
1957, 1971; Eyde & Tseng 1971; Lowry
62
ADANSONIA. sér. 3 - 1997 • 19(1)
Wood anatomy of Araliaceae
1986a, 1986b; OSKOLSKl 1994; PLUNKETT 1994;
Pl.UNKF.TT et al. 1996). LOWRY (1986a) points
out that the fruits of ail three généra share a
single basic anatomical plan, with each tissue
présent in the fleshy fruits of Delarbrea and
Pseudosciadium having a direct homologue in
those of Myodocarpus, including the characteris-
tic oil ducts.
The close relationship between Delarbrea and
Myodocarpus was first pointed out by VIEILLARD
(1865). Bentham (1867), and later Harms
(1894-97), Hutchinson (1967), and TSENG &
Hoo (1982) placed these généra in the tribe
Aralieae Benth., whereas VlGUIER (1906) and
TAKHTAJAN (1987) treared them as members of a
segregate tribe Myodocatpeae (erroneously refer-
red to as Myodocarpineae by VlGUIER). The sys-
tematic placement of Pseudosciadium has a
somewhat more complex history. When BAILLON
(1878, 1879) first described Pseudosciadium
balansae , he indicated that it was closely related
to both Delarbrea and Myodocarpus, and further
suggested that it was intermediate between them.
In later treatments of Araliaceae (HARMS
1894-97; Vigujek 1906. 1925: Hutchinson
1967), however, Pseudosciadium was separated
from both généra, and included in the tribe
Mackinlayeae, which was tigidly (and artificiafly)
deltned by valvate, clawed petals. The close rela¬
tionship of Pseudosciadium to Delarbrea and
Myodocarpus initrally suggested by BAILLON was
confirmed when oil ducts were observed in the
fruits of Pseudosciadium by LOWRY (1986a,
1986b), who concluded on the basis of this and
other charactcrs that these three généra comprise
a monophyletic group, He further suggested that
they represent the reliers of an ancient aralia-
ceous lineage forming part of a floristic ensemble
that was able to survive in the relatively equable
climates of New Caledonia, but was in large part
eliminated from Australasia and elsewhere as a
resuit of changing climaric conditions in
Neogene times (see also Raven & AXELROD
1972, 1974; Raven 1980; LOWRY in press).
More recently, PLUNKETT (1994 and PLUNKETT
et al. 1996), using molecular and morphological
characters to examine relationships within
Araliales, concluded that the available data sup¬
port the hypothesis that Delarbrea (the only one
of the three généra under consideraüon here that
was included in his study) is part of an ancient
group from which both Araliaceae and Apiaceae
evolved.
Structural features of wood offer a useful tool
for improving our understanding of the systema-
tic position o( Myodocarpus, Delarbrea, and
Pseudosciadium within Araliaceae, as wefl as the
relationships among these three gênera.
Previously published data on thç wood .structure
of these taxa are scanty, and hence insufficient to
develop any conclusive interprétations. Only
four species of Myodocarpus hâve been studied
previously [M. simplicifolius Brongn. & Gris
(KR1BS 1937; OSKOLSKl 1994); M. pinnatus
Brongn. & Gris (SARLIN 1954); M. fiaxinifolius
Brongn. & Gris and M. involucratus Dubard &
Vig. (Rodriguez 1957): Myodocarpus sp.
(Record 6 c Hess 1944; MetcaLfe & Chalk
1950)], while only a single member of Debirbrea
had been examined [D. paradoxa subsp . paradoxa
(OSKOLSKl 1994)].
This study, which is part of a general survey of
wood anatomy throughout the family (OSKOLSKl
1994, 1995. 1996; Oskolski & Lowry in
prep.), examines the wood structure of a much
laiger sample of Myodocarpus, Delarbrea , and
Pseudosciadium, and considers the resuJts with
regard to the systematlc relationships of the
group. The conclusions from such systematic
analyses of wood sttucrural features represent an
important contribution to an overall understan¬
ding of the family, and will assist in preparing
further révisions of Araliaceae for the Flore de la
Nouvelle-Calédonie (Lowry 1986a, 1986b, in
prep.) and other régions in the Pacific (LtJWkY
1987, 1988, 1989, 1990, in prep.; Lowry et al.
1989). Moreover, this type of study provides
additional morphological information for
ongoing comparative phylogenetic analyses based
largety on molecular data (Pl.UNKETT 1994;
PLUNKETT et al. 1996).
MATERIALS AND METHODS
Most of the wood specimens examined were collec-
ted by the second author during field investigations
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
63
Oskolski A.A., Lowry II P.P. & Richter H.G.
conducted in Nov Caledonia (voucher herbarium
specimens arc deposited al MO, NOU, P, and various
other institutions). Sonie additional material was
obtained from tht wood collection of the Smithsonian
Institution (USw), and onc sample was taken from an
individua! growing in cultivation ai rhe Botanical
Garden of the V.L Komarov Botanical Institutc, St.
Petersburg. Specimens exâmined in this study were
mostly taken from trunks or stems witli a secondary
xylem radius of more than 10 mm (8 mm in D, Mon¬
tana Vieil!, ex R. Vig. subsp. arbnrea (Vieill. ex R.Vig.)
Lowry, and in Delarhreaparadaxa Vieill. subsp. para-
doxa, and 3 mm in D. mkbieana F. v. Muell.).
Standard procedures for the study wood structure
were employcd to préparé sections and macérations
for light microscopie studios. Specimens for scanning
microscopy were prepared according to EXLEV et al.
(1977). Descriptive terminology and mcasurmcnts
follow C.AR.LQUIST (1988) and the I.A.W.A. List of
Microscopie Features for Hardwood Identification
(1989), except for the diameter of intervessel pits, for
which the vertical dimension is recorded.
RESULTS
The wood anatomical data for Myodocarpus
simplicifolius (USw W-4736) and Delarbreapara-
doxa subsp. paradoxa (cuit, in St. Petersburg)
published earlier in Russian (O.SKOESKI 1994) are
included in the following descriptions.
Myodocarpus (Fig. 1A-B, 2A-B, 4A-D,
5A-B,D, 6A-D, 7F-H; Table 1).
MateRIAI. STUD1ED.— Myodocarpus elegans
Duhard 6c R.Vig. var. gracilis Duhard & R.Vig.:
New Caledonia, Me üri, Lowry 3377A. —M. fraxini-
folius Duhard 6c R. Vig.: New Caledonia, Rivière
Bleue, l.uiory 3679', sine lue., Buthbalz, USw
20844, —M. pinnatus Brongn. 6c Gris: New
Caledonia, Mt. Panié, Lowry 3318. —M. simplicifo¬
lius Brongn & Gris: New Caledonia, Plateau de
Dogny, Lowry 321 (y, sine loc., USw W-4736. —M. sp.
nov., ined.: New Caledonia, Mt. Taom, Lowry 3772.
Growth rings absent ( M. fraxinifoltus (Fig. 1 A),
M. sp. tiov., ined. ( Lowty 3772)) or indistinctly
marked by zones of more abondant axial paren-
chyma tending to form long tangentïal lines
(M. pinnatus, M. elegans), and 3 U 0 of more
numerous vessels (M. simplicifolius, Fig. IB).
Vessels rounded, rarely angular in outline,
rather small (tangenrial diameter < 100 pm in
Al. pinnatus, and < 70 pm in the other species)
and numerous (up to 282 per mm 2 in
M. elegans); solitary mixed with tew radial mul¬
tiples of 2-3 (up to 7 in M. elegans and M. fraxi-
nifolius). Vessel walls 2-6 pm thiek. Tyloses not
observed. Vessel éléments (400-)830-1240
(-1470) pm in length. Perforation places scalari-
form (Fig. 4A-C) with numerous bars (up to 20
in M. elegans and M. simplicifolius) and reticulate
(Fig. 4D); rarely simple (observed in M. fraxini-
falius only), in more or less oblique end walls.
Intervessel pits alternate, opposite, and rarely sca-
lariform (A/, elegans, M, sp. nov., ined. ( Lowry
3772), Fig. 5A), 4-6 pm in vertical diameter,
rounded or oval, with slit-like apertures surroun-
ded and/or interconnected by shallow,
groove-like wall sculptures (Fig. 5B,D).
Vessel-ray pits similar to intervessel pits in size
and shape [M. pinnatus (Fig. 6B), M. fraxinifo-
lius) or predominantly scalariform (M simplicifo¬
lius (Fig, 6A,C), M. elegans, M. sp. nov., ined.
(Lowry 3772), Fig. 6B) Flelical thickenings
absent
Vasicemric and vascular tracheids not observed.
Fibres libriform, walls very thick (5-15 pm, up
to 20 pm in M. elegans and M. sp. nov., ined.,
Lowry 3772), non-septate and septate (the latter
few and located in immédiate vicinity of rays in
M. pinnatus only), with few simple to minutely
bordered pits with slit-like apertures primariiy in
radial walls.
Axial parenchyma apotracheal, rather abun-
dant, diffuse and diffuse-in-aggregates, forming
short and longer, occasionally anastomosing tan-
gential lines (Fig. lA-B, 2A); scrands composed
of (3-)5-7(-9) cells.
Rays 3-5 per mm, uni- and multiseriace ol 2-5
(up to 6 in M. elegans and M. simplicifolius) cells
in width (Fig. 2B). Ray height commonly less
than 1 mm. Both muldseriate and uniseriate rays
mostly composed of procumbent cells, occasion¬
ally with 1-2 marginal rows of square cells (Kribs’
Homogenous I, occasionally Heterogeneous III).
Pits on tangenrial walls of ray cells (Fig. 7F-H)
mostly rounded and oval, rather large (2-5(-8)
pm in diameter). Radial canals présent, bordered
by thin-walled épithélial cells. Crystals not obser¬
ved.
64
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Wood anatomy of Araliaceae
Fig. 1.—Transverse sections: A, Myodocarpus fraxinifolius. Lowry 3679, growth rings absent.—B, M. simplicifolius, Lowry 3216,
growth rings marked by zones of more numerous vessels and more abundant axlai parenchyma tending to form longer tangentlal
rows.—C, Delaibrea harmsii, Lowry 3685, growth rings marked by 2 ones of scaroe axial parenchyma and lower vessel frequency
(arrows).—D. Pseudosciadium balansae, Lowry 3799, growth rings marked by zones of scarce axial parenchyma and by incom¬
plète rows of wîder vessels (arrows). Scale bars = 100 pm.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
65
Oskolski A.A., Lowry II P.P. & Richter H.G.
DELARBREA AND PSEUDOSCIADTUM (Fig. 1C-D,
3A-D, 4E-G, 5CE-G, 6E-G, 7A-E; Table 1).
The wood structure of these généra is very simi-
lar, and a combined description is therefore given.
MATERIAL STUDJED. — Delarbrea harmsii R. Vig.:
New Caledonia, Plareau de Dogny, Lowry 3685;
Valley sout h of Poindimié, Lowry 3909 .—
D. michieana (F. v. Muell.) F. v. Muell.: Australia,
Queensland, road from Tully to Mission Beach,
Lowry 3626 .—D. montana Vieill. ex R.Vig. subsp.
arborca (Vieill. ex R.Vig.) Lowry; New Caledonia,
Mt. Panié, Lowry 3317 .— D. paradoxa Vieill, subsp,
paradoxa; New Caledonia, (le des Pins, Lowry 3750\
cuit, in St. Perersburg Botanical Garden.—
Pseudosciadium balansae Bâillon; New Caledonia,
Mt. Mou, Lowry 3799.
Growth rings absent (D. harmsii (Lowry 3909),
D. paradoxa) or indistinct, marked by zones of
scarce axial parenchyma and lower vessel fre-
quency (D. harmsii {Lowry 3685), Fig. IC), and
also by incomplète rows of wider vessels (in the
other taxa, Fig. 1D).
Vessels roundcd, Tarely angular in outline, small
(tangential diameter < 70 pm) and numerous
(up to 242 per mm 2 in D. montana); solitary
with variable portions of radial and tangential
multiples of 2-3 (up to 12 in D, montana); vessel
mulriples predominantely tangential in
D michieana and D. montana Vessel walls
2-6 pm thïck. Tyloses not observed. Vessel élé¬
ments (310-)540-890(-1300) pm in length.
Perforation plates exclusively simple, in more or
less oblique end walls (Fig, 4E-G). Intervessel
pits alternate, occasionaly opposite, 3-6 pm in
vertical diameter, rounded, with slit-like aper-
tures surrounded and/or interconnected by shal-
low, groove-like wall sculptures (Fig. 5C.E-G).
Fig, 2,— A, Myodocarpus elegans var. gracills, Lowry 3377A, transverse section: axial parenchyma diffüse-in-aggregates and dif¬
fuse, very thick-walled fibers.—B, M. fraxinifolius, Lowry 3679. tangential section: multiseriate rays up to 5 rows wide, radial canal.
Scale bars = 100 pm.
66
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 « 19(1)
Wood anatomy of Araliaceae
Fig. 3.—A ; Delarbrea harmsii. Lowry 3685, transverse section: axial parenchyma, diffuse-m-aggregates and diffuse, thick-walled
fibers.—B, D. paradoxa subsp paradoxa, Lowry 3750, tangential section: multiseriate rays up to 5 rows wide, radial canal
(arrow).—C-D. Pseudosciadium balansae, Lowry 3799 ; C. transverse section: parenchyma diffuse-ln aggregates and diffuse,
thick-walled fibers; D, tangential section: multiseriate rays up to 3 rows wlde. radial canals. Scale bars = 100 pm.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Oskolski A.A., Lowry II P.P. & Richter H.G.
Fig. 4.—Scannlng électron micrographs of perforation plates: A-C. perforation plates with numerous bars (A-B, Myodocarpus sim-
plicifolius. Lowry 3216-, C Myodocarpus sp. nov., lned. t Lowry 3772).— D, reticulate perforation plate ( Myodocarpus sp. nov.,
ined., Lowry 3772 ).—E-G, simple perforation plates (E, Delarbrea harmsil, Lowry 3685; F, O. paradoxa subsp. paradoxa, Lowry
3750; G Pseudosciadium balansae, Lowry 3799). Scale bar of A = 100 pm; of B-G = 10 pm.
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
Wood anatomy of Araliaceae
Vessel-ray pits similar ro incervessel pics in size
and shape (Fig. 6E-G). Helical thickenings
found only in one sample of D, harrnsii (Low>y
3909, Fig. 5F, 6F), but absent in others (inclu-
ding tbe second sample of D. harrnsii studied,
Lowry3683, Fig. 5G, 6E).
Vasicenrric tracheids rather numerous in
D, pamdoxa subsp. paradoxa but absent in the
other species.
Fibres libriform, thiclc-wallcd (4-10 pm, up to
16 pm in D. harrnsii), non-septate (occasionally
septate in D. paradoxa), with small to rather large
(> 3 pm) bordered pits in both radial and ran-
gcntial walls.
Axial parenchyma apotracheal diffuse and dif-
fuse-in-aggregates, rather abundant, often for-
ming anastomosing, discontinuous tangential
lines (Fig. 1C-D, 3A,C), strands composed of
(2-)3-5(-7) celk
Rays 2-5 per mm, mostly multiseriate of 2-3
Fig. 5.—Scanning électron micrographs of intervessel pitting: A, scalariform pitting ( Myodocarpus sp. nov., ined., Lowry 3772 ),—
B-G, alternate pitting composed of pits with slit-like apertures surrounded and/or interconnected by shallow, groove-like wali sculp¬
tures (B. M. pinnatus, Lowry 3318: C, Pseudosciadium balansae, Lowry 3799: D, M. simplicifolius, USw W-4736; E, Delarbrea
paradoxa subsp. paradoxa, Lowry 3750: F. D. harrnsii. Lowry 3909, note helical thickenings on the vessel wall; G, D. harrnsii,
Lowry 3685, note absence of helical thickenings). Scale bars = 10 pm.
ADANSONIA. sér, 3 • 1997 • 19(1)
69
Oskolski A.A., Lowry II P.P. & Richter H.G.
(up ro 5 in D. montdna, and to 6 in D. paradoxa)
cells in widtb (Fig. 3B,D); uniseriate rays scanty
in Delarbred (except D. michieand), rnore numer-
ous in Ps endos ciadiurn ; in D. mithieana rays
considerably more numerous (9-10 per mm)
than in others. Both multiseriate and uniseriate
rays composed of procumbent cells, occasionaly
with 1-2 marginal rows of square cells (Kribs’
Homogenous I, occasionally Heterogeneous 111).
Pits on the rangenrial walls nf ray cells (Fig. 7A-E)
Fig. 6.—Scanning électron mlcrographs of vessel-ray pitting: A, C-D, vessel-ray pitting composed of both scalariform and rounded or
oval pits (A, C Myodocarpus simplicifolius, Lowry 3216] D, Myodocarpus sp. nov., ined, Lowry 3772 ).—B, E-G, vessel-ray pit¬
ting composed of rounded and oval pits only (B, M. pinnatus. Lowry 3318 ; E, Delarbrea harmsii, Lowry 3685, note absence of heli-
cal thickenings; F, D. harmsii, Lowry 3909, note helical thickenings on the vessel wall; G, D. paradoxa subsp. paradoxa, Lowry
3750). Scale bars = 10 pm.
70
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Wood anatomy of AraJiaceae
Fig. 7.—Scanning électron micrographs of tangential walls of ray cells: A-E, relatively small pits (A, Delarbrea montana subsp.
arbores, Lowry 331 7; B-C, D. harmsii, Lowry 3903, D, D. harmsll, Lowry 3685 ; E, Pseudoscîadium balansae, Lowry 3799 ).—
F-H, larger pits (F, Myodocarpus simplicifolius, Lowry 3216: G, M. pinnatus. Lowry 3318: H. M. simplicifolius, USw W-4736).
Scale bars = 10 pm.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
71
Oskolski A.A., Lowry II P.P. & Richter H.G.
rounded, oval, elongate, 1-3 |Jm in diameter (up
to 5 pm in D. harmsii and D. paradoxa ). Radial
canals présent, bordered by thin-walled epithélial
cells. Crystals not observed.
DISCUSSION
These results strongly support the idea (LOWRY
1986a, 1986b) that Myodocarpus, Delarbrea
(including D. mjchieana originally described as a
separate genus Parospermum) , and Pseudoseia-
dium form a closely related monophyletic group.
This alliance differs sharply frorn orher
Araliaceae by the presence of apotracheal (diffuse
and diffuse-in-agregates) axial parenchyma,
Moreover, members of the généra studied hâve
several other wood characters that are unusual
for Araliaceae, including small întervessel pits
(3-6 pm), exclusively thick- to very thiclc-walled
libriform fibres, and large bordered fibre pits (the
last feature occurs in Delarbrea and
Psendosciadium only). These data do not support
Ral.MANN’ s (1946) view that Myodocarpus is a
link between Araliaceae and Apiaceae, sincc apo¬
tracheal axial parenchyma of this type has not
been found in either htntily excepr in the three
taxa studied here (MeTCAUL & C.HAI.K L950;
Rodrigue/. 1957. 1971; Oskolski & Lowry in
prep.). As for other plant groups usuallv regarded
as possible relatives of Araliales, the wood fea-
tures ol Myodocarpus , Delarbrea, and Pseudoscia-
dium arc in some respects similar to thosc lound
in certain Cornalean (amibes (Cornaceae sensu
lato , Alangiaceae) based on the presence of the
axial parenchyma type, and also the occurrence
of large bordered fibre pits, However, the généra
studied here differ markedly front the lattcr by
their predominantely homogeneous rays and by
the presence of radial canals (Adams 1949;
Table 1 .—Wood anatomical features of taxa studied.
Taxon (voucher collection number)
Character
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Myodocarpus traxinifolius (Lowry 3679)
35
1239
57
41/7
101
10/0-18
1580
5
0.4
2.5
M. traxinifolius (USw 20844)
50
1050
52
51/5
75
8/5-14
1376
5
1.0
3.2
M. eiegans var. gracilis (Lowry 3377)
16
1160
33
34/7
282
8/6-20
1093
6
2.8
2.5
M. sp. nov. ined. (Lowry 3771)
15
832
41
62/5
138
14/7-18
1159
4
2.3
2.3
M. pinnatus (Lowry 3318)
25
995
61
40/5
93
9/5-15
1398
5
2.2
3.1
M. simplicifolius (Lowry 3216)
22
1042
46
52/5
157
10/8-20
1555
6
2.6
2.2
M. simpticitolius (USw W-4736)
50
1132
54
49/5
108
15/8-29
1343
6
1.9
2.9
Delarbrea harmsii[Lovoy 3685)
45
870
47
54/4
114
0
1320
3
0.4
3.2
D. harmsii (Lowry 39D9J
50
890
55
50/4
100
0
1423
3
0.2
3.8
D. michieana (Lowry 3626)
15
638
34
40/5
217
0
857
3
2.5
7.0
D. monrana subsp. arborea (Lowry 3317)
10
789
32
28/12
242
0
1079
5
0.3
3.4
D. paradoxa subsp paradoxa (Lowry 3750) 30
573
49
58/5
89
0
1093
6
0.4
3.8
D. paradoxa subsp. paradoxa
(cuit, m SPb Bot. Gard.)
10
540
46
56/4
157
0
814
5
1.6
4.4
Pseudosciadium balansae (Lowry 3799)
25
640
32
61/4
119
0
1080
3
1.0
2.5
1 : Radius of wood sample (mm).— 2: Average length of vessel éléments (pm).—3: Average tangential diameter of
vessels (pm).—4: Percentage of solitary vessels / the greatest number of vessels in a vessel group.—5: Vessel and
vasicentric tracheid frequenoy (per sq. mm),— 6: Usual / min.-max. number of bars per perforation plate.— 7;
Average length of libriform fibres (pm).—8: Width of multlseriate rays (maximum, cells).—9: Number of umseriate
rays per mm.— 10: Number of multiseriate rays per mm.
72
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19 (1)
Wood anatomy of Araliaceae
Metcalfe & Chalk 1950; Li & Chao 1954).
The resulrs provided here are consistent with the
data presentcd in a recent study (OSKOLSKI
1994) based on more limited material.
The wood anatomy ol Pseudosciadium does not
deviate substantially front that of Delarbrea.
Hence, data on wood structure are consistent
with Lowry's (1986a, 1986b) view that
Pseudosciadium is closely related to both
Delarbrea and Myodocarpus, rather than being
allied to Mackinlaya (including Anoniopanax ;
PHTLIPSON 1951, 1979) and Apiopetalmn as sug-
gested by several earlier authors (HaRMS
1894-1897; Vjguii.r 1906, 1925; HUTCHINSON
1967). However, because no data on the wood
anatomy of Mackinlaya or Apiopetalum are cur-
rently available, it is not possible to make any
comparison on the basis of wood features
Although the wood of “ Anotnapanax cumingia-
nus ” (K. Près!) Merrill was studied by
RODRIGUE? (1957), this species in facts belongs
in the genus Polyscias (/? cumingiam (K. Presl)
Fern.-Vill.)
The wood of Myodocarpus differs from that of
Delarbrea and Pseudosciadium by its somewhat
longer vessel éléments (Table 1), almost exclusi-
vely scalariform perforations, thicker-walled
fibres, absence of large bordered fibre pit.s, and
larger pics between ray cells. AJthough the large
bordered fibre pits that occur in Delarbrea and
Pseudosciadium are generally tegarded as primi¬
tive, when the full set of features exâmined is
taken into considération, the wood structure of
Myodocarpus is distinctly more primitive (sensu
BAILEY) than that of the other two généra. In
addition to différences in the vessel élément mor-
phology, the more primitive nature of
Myodocarpus wood is indicated by the type of
intervessel and vessel-ray pitting: scalariform,
transitional, and alternate pitting is found in
Myodocarpus , while in Delarbrea and
Pseudosciadium only alternate to occasionally
opposite pitting has been observed.
The size and shape ol the pits on the tangential
walls of adjacent ray cells are also of important
diagnostic value within the taxa studied.
Myodocarpus (Pig. 7 F - H ) differs from both
Delarbrea (Fig. 7A-D) and Pseudosciadium
(Fig. 7E) by the large size of these pits. The fine
structure of ray and axial parenchyma cell walls
has been very useful as a diagnostic character at
the generic and infrageneric level for gymno-
sperms (CHAVCHAVADZE 1979), but has been
used for this purpose only rardy in angiosperms
(e.g., FUJII et al. 1994). h would be inreresting to
assess the diagnostic value of these characters
within a range of flowering plants, and such a
study would be facilitated by the fact that these
features are easily observed by SEM.
While the wood anatomy of the Myodocarpus
species exâmined is rather uniform, two groups
can tentatively be distinguished based on the
shape of their intervessel and vessel-ray pits.
Group 1, which includes M. pinnatus and
M. fraxinifolius, has only oval and rounded
vessel-ray and intervessel pits. Group 2, compri-
sing M. simplieifolius, M. elegans, and M. sp.
nov., ined. (Lowry 3772 ), has scalariform as well
as oval and rounded vessel-ray pits, and its inter¬
vessel pits are oceasionaliy also scalariform. The
délimitation of these two groups is consistent
with a fundamental différence in leaf morpholo-
gy: the two niembers of Group 1 hâve pinnately
compound leaves, while the Group 2 species
(and indeed ail other species of Myodocarpus )
hâve cxclusively simple leaves.
The qualitative wood structural features of the
species of Delarbrea and Pseudosciadium exant-
ined are also uniform, including the shape of the
intervessel and vessel-ray pits. Based on the limi¬
ted sample studied here, two species groups can,
however, be tentatively distinguished within this
alliance; D. harnwi , D, michieana, and P balan-
sae, with rays up to 3 cells widc; and D. montana
subsp. arborea and D. paradoxa subsp. paradoxa,
with rays up to 5-6 cells wtde. The inter-ray pits
of D. paradoxa and D. harmsii are slighrlv larger
than in D, montana subsp. arborea and
Pseudoscuidtum balansae, but this is considered a
less reliable basis for discriminating species
groups. It would be useful to examine these fea¬
tures in a larger set of samples of thèse taxa.
The presence of vasicentric tracheids was
recently considered by the first author (OSKOLSKJ
1994, 1996) as a gc-ncric character of Delarbrea,
based on the study of a single sample of
Delarbrea paradoxa subsp. paradoxa. While a
second sample of this taxon also possesses vasi-
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
73
Oskolski A.A., Lowry II P.P. & Richter H.G.
centric tracheids, ail other species of Delarbrca
examined to date lack tbis feature. Moreover,
although OSKOLSKI (1994, 1996) made no dis¬
tinction betwecn vascular and vasicentric tra¬
cheids in D. paradoxa subsp. paradaxa, thcy
should be referrcd to thc second type because of
the absence of thc growtb rings in this taxon,
whereas vascular tracheids arc always associated
with latewood vcssd clusters in spectes that exhi-
bit growth rings (I A.W.A. Committee, 1989).
CARLQUtST (1985, 1988) considers vasicentric
tracheids as an adaptation to ensure adéquate
water conduction in conditions of extreme water
stress. ThLs idea suggests a hypothesis to explain
the adaptive importance of the vasicentric tra¬
cheids in D. paradoxa subsp. paradoxa, which is
most common and wide-ranging member of the
genus, and indeed of any Araliaceae in the
Malesian région (L.üWRY 1986a, 1986b, 1989),
with at least some populations occurring in areas
that periodically undergo dry conditions. It
would be interesting to an al y/e a larger satnple ol
D. paradoxa subsp, paradoxa, and also to déter¬
mine whether vasicentric tracheids occur in
D. paradoxa subsp. depauperata , whose distribu¬
tion is resuicted to northeastern New Caledonia,
the driest part of the island.
Ackno wledgm en ts
This researcn was supported by a stipend to the first
author front the Gcrman Academie Excharge Service
(DAAD). The authors wish to thank P Baas & G.M.
PlunkëTI for valuâble comments and suggestions on
an earlier drâft of the manuscript. We are grateful to
the following petsons for assistance: R.H. Eyde . E.S.
Chavchavadzk, E. John, Ch. Waitkus, L.A.
Kartsf.va, N.V. Tchentsqva, G.D. McPherson,
P.H. Raven, J.-M. Veiuon, Ph. Morat, B. SurftlN,
L.B. Thien, T. Jaffré, M. 8c M. Tourette, J,-F.
Cherrjer' and H.S. MacKee'. Assistance vvas gene-
rously provided to the First author by the following:
Ordinariat fur Holzbioloeie, Univctsitat Hamburg;
Bundesforschungsanstalt tür Hoir- und
Forstwirtschaft, Hamburg; and Botanîcal Muséum,
the V.L. Komaxov Botanical Instimte, St. Petersburg.
The second author gratefully acknowledges courtesics
extended by thc staffs of ORSTOM-Nountéa, the for¬
mer Service des Forêts et du Patrimoine Naturel ol
New Caledonia. and rhe Muséum national d’Histoire
naturelle m Paris. The second authors field and her-
barium work was supported in part by NSF Doctoral
Dissertation Improvement Grant BSR83-14691, an
ASPT Herbarium Travel Award, the Missouri
Botanical Garden, and the Division of Biology and
Biomédical Sciences of Washington University, St.
Louis.
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revised version accepted 29 November 1996.
ADANSONIA, sér. 3 ■ 1997 • 19(1)
75
Espèces nouvelles d’Araliaceae asiatiques
Chih-Bei SHANG
Nanjing Forestry University, Nanjing 210037, China.
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d’Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
MOTS CLÉS
Araliaceae,
Heteropanax,
Brassaiopsis,
SE Asie.
RÉSUMÉ
Description de cinq nouvelles espèces d’Araliaceae : trois pour le Vietnam,
Heteropanax phanrangensis, H. balanseana, Brassaiopsis phanrangensis, une
commune au Viêtnam et au Cambodge, Dendropanax langbianensis et une de
la Chine méridionale (Hainan), Heteropanax hainanensis.
KEYWORDS
Araliaceae,
Heteropanax,
Brassaiopsis,
SE Asia.
ABSTRACT
Five new species of Araliaceae are described including three from Vietnam:
Heteropanax phanrangensis, H. balanseana, Brassaiopsis phanrangensis, one
from Vietnam and Cambodia, Dendropanax langbianensis, and one from S
China (Hainan), Heteropanax hainanensis.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
77
Shang C.-B.
INTRODUCTION
Depuis une trentaine d’années les Araliaceae
asiatiques ont fait l’objet de révisions partielles
par divers botanistes systématiciens (voir réfé¬
rences bibliographiques). A la suite de ces publi¬
cations le nombre d’espèces de cette famille pour
la flore du Cambodge, du Laos et du Vietnam a
atteint ou dépassé la centaine.
Au cours d’un séjour au Laboratoire de
Phanérogamie comme Professeur invité, de juin à
octobre 1995, j’ai révisé le matériel d’Asie dispo¬
nible dans les collections de l’Herbier de Paris (P)
et j’ai été conduit à proposer cinq espèces nou¬
velles dont une pour la Chine du Sud (Hai Nan),
trois pour le Viêtnam et une commune au
Cambodge et au Viêtnam. C’est la description de
ces espèces nouvelles qui fait l’objet du présent
article.
On remarquera que les trois espèces nouvelles
d 'Heteropanax sont représentées par un seul
échantillon. Cela n’a pas de signification particu¬
lière pour la rareté de ces espèces car les
Heteropanax sont, en général, très dispersés dans
les forêts. De nouvelles prospections intensives
seraient nécessaires pour fonder un jugement
plus adéquat sur ce sujet.
Le genre Heteropanax Seern. compte 8 espèces
environ répandues principalement en Asie orien¬
tale et en Asie du Sud-Est : Inde, Sikkim,
Bengale, Bhoutan, Birmanie, Sud-Ouest et Sud-
Est de la Chine, Viêtnam, Indonésie.
Heteropanax phanrangensis C.B. Shang,
sp. nov.
Speciei H. fragram (Roxb.) Seem. aflfinis a qua foliis
bipinnatis tenuioribus, fructibus globosis brunneo-rubes-
centibus (in maturis), pedicellis jructuum brevioribus 2-
5 mm tantum loups differt.
Type. — Poilane 9975 , Viêtnam (Sud), Ninh
Thuân, Ka Rom, en forêt, vers 700 m d’altitude, mars
1924, fr. (holo-, P ; iso-, P). Seul matériel connu.
Arbre de 7-8 m, à tronc de 20 cm env. de dia¬
mètre. Feuilles bipennées, longues de 40-50 cm
env. ; pétiole dépassant 15 cm, d’abord velu à
poils gris, puis glabrescent : folioles papyracées,
ovées ou presque circulaires, de 3,5-8,5 X 2-
5.5 cm, courtemenr acuminées au Sommet,
arrondies ou largement cunéiformes à la base,
glabres sur les deux faces, entières ; nervures
secondaires 5-8 paires, distinctes sur les deux
faces j pétiolules glabiescents, de 3-10 mm.
Inflorescences terminales, en panicules longues
de plus de 40 cm ; axes principal et secondaires
couverts de poils bruns étoilés ; axes secondaires
portant plusieurs ombelles (en fruits), de 1,2-
1.5 cm de large, à pédoncules de 4-10 mm ;
pédicelles de 2,5 mm. Fleurs inconnues.
Fruits globuleux ou à deux globules adhérents,
longs de 3-5 mm, larges de 4-7 mm, brun-
rouge à maturité (d’après PoiLANE) ; styles 2,
persistants, divergents, longs de 2 mm env. —
Fig. 1.
Espèce voisine de H. flagrant (Roxb.) Seem.
dont elle se distingue par les feuilles bipennées,
les fruits globuleux, brun-rouge, à pédicelle de 2-
5 mm ; tandis que chez H. flagrant les feuilles
sont souvent tri- à pentapennées, les fruits
ovoïdes-globuleux, noirs, à pédicelle de 10 mm
env.
Heteropanax balanseana C.B. Shang, sp. nov.
H. chinensis Li similis sed foliolis obovato-ellipticis,
supra subtusqtie stellaio-pibsis, umbellis fructuum majo-
ribus, ça, 4-4,5 cm amplis, pedicellis longioribus 1,2-
1.5 cm longis differt.
Type. — Babmsa 3457, Vietnam (Nord), Hoa Binh,
Tu l’Iian, à basse altitude (< 1000 m), jan. 1888, fr.
(holo-, I' : iso-, P). Seul matériel connu.
Arbre de 5-6 m peu ramifié. Feuilles amples, 3-
ou 4-pennées, longues de 60-80 cm ; pétiole
commun de 20-30 cm, couvert à l’état jeune de
poils étoilés brun-rouge, puis glabrescent ;
folioles peu coriaces, obovées-elliptiques, de 3,5-
6.5 X 1,5-3 cm, courtemenr acuminées ou
obtuses au sommet, cunéiformes à la base,
entières, brillantes en dessus, verdâtres en des¬
sous, à petits poils étoilés gris-brun sur les deux
faces, plus denses en dessous ; nervures secon¬
daires 5-7 paires, distinctes sur les deux faces ;
78
ADANSONIA. sér, 3 • 1997 • 19(1)
Espèces nouvelles d'Araliaceae asiatiques
Fig. i. — Heteropanax phanrangensis C.B. Shang : A, fragment d'infrutescence ; B, fragment de feuille composée ; C, fruit
jeune ; D, fruit mûr. — H. balanseana C.B. Shang : E, fragment de feuille composée ; F, fragment d’infrutescence ; G, fruit jeune ;
H, fruit mûr. — H. hainanensis C.B. Shang : I, fragment de feuille composée ; J, fragment d’infrutescence ; K, fruit jeune ; L, fruit
mûr. (A-D, Poilane 9975 ; E-H, Balansa 3457 ; l-L, C.l. Lei 284).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19 (1)
Shang C.-B.
pétiolules sessiles ou de 2-3 mm, les terminaux
plus longs.
Inflorescences terminales en particules longues
de plus de 1 m ; axes secondaires longs de 70-
90 cm ; toutes les parties couvertes de poils
brun-rouge, puis glabresccntes ; ombelles fructi¬
fères larges de 4-4,5 cm. Fleurs inconnues.
Fruits comprimés, noirâtres, longs de 7 mm
env., larges de 9-11 mm, épais de 2-3 mm ;
pédoncule de 2-7 cm ; pédicelle de 12-15 mm,
couvert de poils étoilés brun-rouge ; styles per¬
sistants, longs de 2-3 mm, divergents. — Fig. 1.
Espèce proche de II. cbinertsis Lr, dont elle se
distingue par les folioles obovées-elliptiques, à
poils étoilés sur les deux faces, plus denses en
dessous, les ombelles fructifères larges de 4-
4,5 cm et les fruits à pédicelle de 12-15 mnt ;
tandis que chez H. cbinertsis les folioles sont
elliptiques-lancéolées, glabres sur les deux faces,
les ombelles fructifères d’env. 2 cm de diamètre,
les fruits à pédicelle de 8-10 mm.
Heteropanax hainanensis C.B. Shang, sp. nov.
H. fragrans (Roxb.) Seem. affinis , sed foliaHs lanceo-
latis, angustioribus, 4,5-8 cm longis et 1,2-3 cm latis,
apice acumtnatis vel caudato-acmninatis, peûnlulh dis¬
tincts, 3-10 mm longis ; stylis persisterai bus, 3 mm
longis, connais vel apice tantum bifidis bene differt.
Type. — C.I. Lei 284, Chine, Hai Nan, Pak Shik
Ling et env., Distr. Ching Mai, Ku Tung, à basse alti¬
tude (< 800 m), déc. 1932 ?, fr. (holo-, P). Seul
matériel connu.
Arbre de 7 m de haut et de 40 cm de dia¬
mètre. Feuilles amples, 3- ou 4-pennées, pétiole
glabre ; folioles papyracées, lancéolées, de 4,5-8
X 1,2-3 cm, acuminées ou un peu caudées au
sommet, étroitement cunéiformes à la base,
glabres sur les deux faces, entières ; nervures
secondaires 5-6 paires, peu distinctes sur les deux
faces ; pétiolules minces, de 4-10 mm, les ter¬
minaux plus longs.
Inflorescences terminales, en panicules longues
de plus de 35 cm ; axes principal et secondaires
couverts de poils étoilés brun-rouge puis glabres-
cents ; ombelles fructifères larges de 2-3 cm, les
terminales plus grandes ; pédoncules de 1,5-
2,5 cm ; pédicelles de 0,5-1 cm ; bractées
ovées-triangulaires, de 1-2 mm, persistantes.
Fleurs inconnues.
Fruits globuleux ou un peu comprimés, de 4-6
X 5-8 mm, brun-rouge à maturité ; styles 2,
persistants, longs de 2-3 mm, soudés ou libres et
divergents seulement au sommet. — Fig. 1.
Cette espèce est proche de H. fragrans (Roxb.)
Seem. var. atténua tus C.B. Clarke, mais elle s’en
distingue par les folioles lancéolées, de 4,5-8 x
1,2-3 cm, acuminées ou acuminées-caudées au
sommet, à pétiolules distincts, de 4-10 mm et
les styles persistants soudés ou libres seulement
au sommet ; tandis que chez H. fragrans var.
atténuants les folioles sont plus larges, non lan¬
céolées, les styles persistants, libres, distincts.
Nom vernaculaire : bo tung ma.
Brassaiopsis phanrangensis C.B. Shang,
sp. nov.
B. hainla (Ham.) Seem. affinis sed fo/iis majoribus,
profonde palmatifidis, lobts 5-7. obovatis, apice acutis,
basi trunerftis (>ior. cordatis), margine sparsim incurva-
to-dentatis, fructibus ovoideo- gfobosis , majoribus ca.
9 mm longis, 7 mm diametro, umbellis fmetifens soli-
tariis ad. apicem axium secundorum-disposais differt,
TYPE. — Poilane 9973 . Vietnam (Sud), Ninh
Thuân, Ka Rom, en forêt, vers 600 m d’altitude,
mars 1924, fr. (holo-, P ; iso-, P).
Arbrisseau ou petit arbre de 5 m, à rameaux
hérissés d’aiguillons. Feuilles papyracées, palmati-
fides, larges de 30 cm, tronquées à la base, à 5-7
lobes obovés, aigus au sommer, bordés de dents
appliquées, glabres en dessus, à poils étoilés espa¬
cés en dessous ; nervures palmées 5-7, saillantes,
à poils étoilés plus denses en dessous ; pétiole
cylindrique, long de 35 cm env.
Inflorescences en panicules, longues de 20-
30 cm ; axe principal pourvu d’aiguillons espa¬
cés er d’un tomentum étoilé plus ou moins
dense ; bractées lancéolées, longues de 7 mm ;
bractéoles longues de 2-3 mm. Ombelles larges
de 1,8-3 cm, portant 25-35 fleurs ; pédicelle
long de 7-12 mm ; tube du calice à 5 denti-
cules; pétales 5, triangulaires-lancéolés, longs de
2 mm env., pubescents à l’extérieur ; étamines
80
ADANSONIA, sér 3 • 1997 • 19(1)
Espèces nouvelles d'Araliaceae asiatiques
Fig. 2. — Brassaiopsis phanrangensis C.B. Shang : A, feuille palmatifide : A', détail de la nervation tertiaire et de la marge ; B,
fragment d’infrutescence : C, fleur après la chute des étamines. — Dendropanax langbianensis C.B. Shang : D, fragment de
rameau avec jeunes fruits ; E, fleur ; F, étamine ; G. fruit mûr. (A, A’, C, Poilane 30122 ; B, Poitane 9973 ; D, G, J.E. Vidal 4922 ;
E, F, Poilane 38656).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 - 19(1)
Shang C.-B.
5 ; ovaire biloculaire ; styles 2, soudés.
Fruits ovoïdes-globuleux, de 9 X 7 mm env. ;
styles persistants, longs de 1,5-2 mm ; ombelles
fructifères souvent solitaires disposées au sommet
des axes secondaires ; pédicelle de 1-1,5 cm. —
Fig. 2.
Cette espèce est proche de B. hainla (Ham.)
Seem. ; elle s’en distingue par les feuilles plus
larges, profondément palmatilobées, tronquées à
la base, à lobes obovés, aigus au sommet, les
fruits plus grands, les ombelles fructifères sou¬
vent solitaires disposées au sommet des axes
secondaires ; tandis que chez B. hainla les
feuilles sont palmanfides, à lobes ovés ou trian¬
gulaires égalant moins de la moitié de la feuille,
les fruits sont comprimés-globuleux, de 6-8 mm
de diamètre.
PARATYPES. — LAOS : Thorel 2609, Champassak,
Bassac, 1866-68, fl. (P). — ViÊtnam : Poilane 8756 ,
Ninh Thuân, Ca Na, nov. 1923, fl. (P) ; Ha Tuè
401, Dac Lac, Dak Mil, Nam Da (HN) ; Poilane
30122, Dong Nai, env. de Dau Giây, Sud de la route
n° 20, déc. 1939, H. (P).
Dendropanax langbianensis C.B. Shang,
sp. nov.
D. chevalieri Viguier proxima, sed planta minori
(frutex) ; foliis tenuioribus, umbellis minoribus 1,5-
2 cm amplis, saepe solitariis, pcdunctdis brevioribus, 5-
8 mm longis, pedicellis 3-5 mm longis, stylis basi
connatis apice tantum libris facile distincta.
Type. — Vidal 4922, Vietnam (Sud), Lâm Dông,
env. de Dalat, km 22, en forêt, vers 1500 m d’altitu¬
de, jan. 1966, fr. (holo-, P).
Arbrisseau de 1-5 m, à rameaux glabres à l’état
sec, striés longitudinalement de lenticelles jau¬
nâtres espacées. Feuilles papyracées, elliptiques
ou oblongues-lancéolées, de 6-16 X 2-6 cm,
acuminées ou falcifbrmes-acuminées au sommet,
cunéiformes à largement cunéiformes à la base,
entières, vertes, plus foncées en dessus, présen¬
tant de nombreux points orangés translucides en
dessous ; nervures latérales 4-5 paires dont une
paire basale plus développées, plus distinctes en
dessous. Pétiole de 1-7 cm.
Inflorescences terminales avec souvent une seule
ombelle, rarement 2-3, portant 10-25 fleurs
larges de 1,5-2 cm ; pédoncules de 5-8 mm ;
pédicelles de 3-5 mm, glabres. Tube du calice
turbiné-obcontque, long de 2 mm, à 5 dents de
0,5 mm env. ; pétales 5, triangulaires-ovés,
aigus, de 2,5 X 2 mm env. ; étamines à filets
glabres, de 3 mm env. ; ovaire 4-5-loculaire ;
styles soudés à la base, libres seulement au som¬
met.
Fruits ovoïdes, longs de 9 mm env., à 4-5
loges, peu sillonnés, à 5 denticules persistants ;
styles 4-5, libres au sommet, à demi ouverts,
longs de 1 mm env. — Fig. 2.
Cette espèce est localisée au Cambodge et dans
le Sud du Vietnam, en forêt dense humide, entre
800 et 2000 m d’altitude.
Espèce voisine de D. chevalieri Viguier dont
elle se distingue par la taille plus petite, les
feuilles plus minces, les ombelles souvent soli¬
taires, plus petites, les pédoncules et pédicelles
plus courts et les styles libres seulement au som¬
met.
Paratypes. — Cambodge : Poilane 22991,
Kampot, Bokor, Montagne de l’Eléphant. 1000 m,
déc. 1933, fr. (P) ; 22998, ibid., déc. 1933, fr. (P). —
Vietnam : Evrard 177, Gia Lai, Krong Pha, oct.
1920, fl. (P) ; Chevalier 38656, Khanh Hoa, Nha
Trang, Massif du Hon Bà, 1000-1500 m, sep. 1918,
fl. (P) : 38663, ibid., sep. 1918 (P) : 38666, ibid.,
sep. 1918, fl. (P) ; Poilane 18730, Lâm Dông, 12 km
au Nord de Dankia, Massif du Lang Bian, oct. 1930,
fr. (P) ; 18734, ibid., oct. 1930, fr. (P).
Remerciements
L’auceur remercie MM. le Directeur du Muséum
national d’Histoire naturelle et le Professeur
Ph. MORAT, Directeur du Laboratoire de
Phanérogamie, pour l'attribution d’un poste de
Professeur invité au laboratoire pendant 4 mois, ainsi
que M. et Mme VlDAL pour leur aide apportée à la
mise au point du manuscrit.
RÉFÉRENCES
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Cambodge, du Laos et du Vietnam. Genre Aralia
L. Adansonia, sér. 2, 4 : 462-465.
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82
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
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Brassaiopsis Decne. & Planchon en Indochine
orientale. Adansonia, sér. 2, 6 : 437-447.
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genere Schefflera Forst. & Forst. f. speciebus non
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en Indochine. Candollea 39 : 453-86.
Manuscrit reçu le 26juillet 1996;
version révisée acceptée le 18 novembre 1996.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
83
A révision of Peltiera , a new, poorly known and
probably extinct genus of Leguminosae
(Papilionoideae-Aeschynomeneae)
from Madagascar
Jean-Noël LABAT
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d'Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
Iabat@mnhn.fr
David J. DU PUY
Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, Surrey, TW9 3AB, England.
d.dupuy@rbgkew.org.uk
KEYWORDS
Leguminosae,
Papuionoideae,
Peltiera,
Madagascar.
ABSTRACT
Peltiera, a new, poorly known and probably extinct genus of the tribe
Aeschynomeneae (Lcguminosae-Papilionoideae) is described. It includes two
new species, both endemic to Madagascar (P. alaotrensis Du Puy & Labat
and P. nitida Du Puy & Labat).
MOTS CLÉS
Leguminosae,
Papilionoideae,
Peltiera,
Madagascar.
RÉSUMÉ
Peltiera, un nouveau genre, peu connu et probablement éteint, de la tribu des
Aeschynomeneae (Leguminosae-Papilionoideae) est décrit. Endémique de
Madagascar, il est constitué de deux nouvelles espèces (P. alaotrensis Du Puy
& Labat et P. nitida Du Puy & Labat).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
85
Labat J.-N. & Du Puy D.J.
Prior to the cornpletion of an account of the
subfamily Papilionoideae in Madagascar, three
collections wcre located in thc Paris herbarium
(P) which appear to represent two new taxa in
the tribe Aeschynomeneae (Benth.) Hutch.
Rudd (1981) rêcognised 25 généra in this tribe,
but LANVTN (1986, 1987) later transferred the
genus Diphysa jacq. from the Robineae to the
Aeschynomeneae: along with thc new genus des-
cribed here, this brings thc total number of géné¬
ra in this tribe to 27, thc subtribe Ormocarpinae
Rudd containing nine of these généra. The tribe
is represented by nine généra in Madagascar, of
which one, Arachis L., is only known in cultiva¬
tion, and two oi them, Ormocdrpopsis R. Vig.
and the new genus here named Peinera, are endé¬
mie to the island. Of the 37 species in this tribe
recorded iront Madagascar, 15 are endemic and a
further species is only known elsewhere from the
Comoro Islands.
The three specimens are very incomplète, but
through the combination of ail the characters
observable it hax become évident that these rwo
closely related taxa are allied to two other généra
of the Aeschynomeneae, Orrnocarpum P. Reauv.
and Ornuscarpopsis R. Vig. (with 2 and 6 species
respectively in Madagascar, LABAT &c Du PUY
1996). The characters directly observable in
these three herbarium collections preclude the
incorporation of these two taxa in the généra
already known from Madagascar, and similarly in
any of the other 24 généra of the tribe (Rudd
1981). The characteristics of these taxa make the
description of a new genus necessary, here named
Peltiera , although it is srill incompletely known.
Field investigations in Madagascar hâve been
unsuccessful in locating more recent and complé¬
té material of these evidently rare species in their
recorded localities. These disjunct areas, east of
Lac Alaotra and the Moramanga area towards the
eastern escarpment of the Central Plateaux, and
in the northern end of the Tampoketsa
d’Ankazobe berween the Ikopa and the Betsiboka
Rivers in the western slopes of the Central
Plateaux, are both very disrurbed with only a few
remnant forest patches still surviving. The Lac
Alaotra région was well collected by ntany bota-
nists and agronomists stationed at the
Agricultural Experimental Station of Lac Alaotra.
Similarly, the Moramanga région is easily acces¬
sible and well collected by botanists. In both of
these sites the two species were collected only
once prior to 1944, but hâve not been recorded
since. The Tampoketsa of Ankazobe is almost
entircly deforested, and it is possible that a rare
species like P, nitida could hâve disappeared
since the single collection was made in 1924. For
these reasons we suggest that this genus is in cri-
tical danger, and may even be already extinct in
Madagascar. This could be the first example of a
modem genus which is described after it has
become extinct.
Peltiera is allied to the généra Orrnocarpum and
Omwcarpopsis. The flow r ers of ail three généra
closely resemble each other, although the brac-
teoles are situated lower down thc pedicel in
Peltiera. These généra, in common with many of
the Aeschynomeneae, ail hâve, rheit stamens
fused info two flanges of five. The leaves of
Omwcarpopsis and Peltiera hâve a charactetistic
discolouration of the undersurface of the leaflet
or the midve'm of the leaflet (which may only
become apparent on drying); this is absent in
Orrnocarpum. Ffowever, dre pod structure is cha-
racteristic for each of chese généra. Orrnocarpum
has lomenraceous pods with several, 1-seeded
segments, jointed between the segments, the seg¬
ments fiat or strongly compressed and indéhis¬
cent; Omwcarpopsis pods are netcher segmented
nor compressed, contain 1-4 seeds and are indé¬
hiscent; Peinera has segmented pods as in
Orrnocarpum ,, but only one segment develops (as
indicated by the presence of aborted segments in
mature fruits), and this segment is swollen,
resembling Qrmocaipopsis. The description of the
pod given by PF.KKJLR DL- la BàÏHIE, on the label
of the type specimen of P. nitida, includes the
phrase “Le fruit est... plus ou moins charnu et, à
la fin, déhiscent pour libérer la graine, qui est
entourée d'un albumen ? assez épais blanc”. The
dried fruit do appear to split readily into 2
valves, but the fleshy white structure described as
enclosing the seed (possibly a fleshy endocarp or
aril) is not discernible in the dried material avai-
lable. This description, if précisé, is entircly diffe¬
rent from either Orrnocarpum or Ormocarpopsis.
The surface texture of the pods is similar in
86
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Peltiera, a new genus from Madagascar
Ormocarpopsis and Peltiera, lacking strong longi- Aeschynomeneae, in common with the other
tudinal nerves, an unusual character in the sub- généra in the subtribe Ormocarpineae (RUDD
tribe Ormocarpinae (RUDD 1981). 1981), and this new discovery could be irnpor-
This genus appears to be primitive in the tribe tant in studics of the phylogeny of the tribe. If
Fig. 1 .—Peltiera alaotrensis. A, leaflet upper surface; B, leaflet lower surface; C, fruiting shoot; D, young fruit with calyx remnants;
E, fruit; F, open segment of fruit. From Cours 1812.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
87
Labat J.-N. & Du Puy D.J.
future phylogenetic studies confirm the First
results of CHAPI’tLl (1995), the Ormocarpinae
represent a separate phylum from the other
Aeschynomeneae, which is basal for the
Psoraleeae, Dalbergieae, Amorpheae and another
12 tribes or parts of tribes, Following this hypo-
thesis, the di.scovery ol the genus Peinera could
also provide important information for the phy-
logeny of the entire Papilionoideae. Madagascar
has been shown to be a primary centre of diversi¬
fication in other primitive papilionoid tribes,
such as has been demonstrated in the rribe
Indigofeteae with the presence of the basal géné¬
ra Phylloxylon and Vaughania (see ScHRlRE 1995
and Du PüY et al. 1994, 1995). Thcre appears to
hâve been an ancient presence of this phylum in
Madagascar, since perhaps as far back as the
Cretaccous period, and the island is now a
modem refugium for some ancient groups
(Labat 1996).
PELTIERA Du Puy &C Labat, gen. nov.
Frutex; rami a brachybUstis instructi. Stipulât striatae.
Folia impari-pinnata, alternifoliata, faliolorum costa
subtus ns b ni. Flores solitarii vel in raeemis brevibus
congestif Bracteolae pedicellonon infra medium insertae.
Calyx subaequ'dluer 5-denta tus, basi ab hypanthio bre-
viter terni hiatus. Vexillum erectum; alae inter venus ad
basin plicatar; curina realairata, Stamhut in grtges duos
adnata. Ovar 'ium stipitatum, line,ire, gUbrtim vd a pi/h
gUindulosh instruction, multiovulanon. Stilus elongatus,
tenais, curvatus, glaber. Lcgumen stipitatum, articubi-
tum, articula uno solum semimfero, aliis abortivis basi
vel apice perstantibus. Articulation verticaliter comprcs-
sum, in valvis duabus païens, uniseminatum. Semai
ellipsoidale, verticaliter compression, hiln media, exiguo.
TYPUS.— P. nitida Du Puy & Labat.
Shrubs. Twigs with brachyblasts (short,
contracted latéral shoots densely covered in over-
lapping stipules). Stipules triangular, striate, with
several, paraltel veins. Leaves pinnate with alter-
nate leaflets. I.eaflets with a reddish midvein
beneath which becornes hlack to near the apex
on drying. Flowers solitary or in short racemes,
produced on the brachyblasts and in the axils of
leaves on young shoots, yellow. Pcdicels with a
pair of bracteoles in the lower half. Calyx 5-too-
thed, not distinctly 2-lipped, the lower tooth
about as long as the others, with a short hypan-
thium. Standard petal exect with two basal pro-
truberances; wings with crescent-shaped folds
between the veins towards the baser keel without
spurs. Stamens fiised into 2 groups ol 5; anthers
medifixed, déhiscent through longitudinal slits.
Ovary stipitate, lineat, glabrous or with glandular
hairs along the matgins, with several ovules; style
long, slender, curved. glabrous; stigma minutely
capitale. Pod stipitate, segmented, but only a
single segment developing, the ahorted segments
olten persisring at the base or apex; segment ver-
tically compressed, leathery or woody, splitting
into 2 boat shaped valves, 1 -seeded (the seed
reported to be enclosed in a white, fleshy structu¬
re). Seed ellipsoidal, vertically compressed, with a
small, central hilum.
A genus of two species endentic to Madagascar,
occurring in central Madagascar and the higher
altitude easrem escarpment forests.
This genus is dedicated to Maurice P El XI ER, in
récognition of his outstanding contributions to
the knowledge of the Papilionoideae of
Madagascar.
Key to the species of Peltiera
Leaves with 7 or 8 leaflets; leaflets up to 22 X
1 1 mm, not glossy, glaucous beneath; ovary
glabrous .P. alaotrensis
Leaves with (l-)2-4 leaflets; leaflets large, 33-55 X
20-30 mm, glossy; ovary with swollen-based glan¬
dular hairs along the margins. P. nitida
Peltiera alaotrensis Du Puy & Labat, sp. nov.
Frutex. Folium foliolis 7-8 ellipticis-obovatis circa 18-
22 mm longts et 7-11 mm latis, glabris. Legumen gla-
brum cglandulosum.
TYPUS.— Cours 1812, E central Madagascar, Rivière
Menaloha, 1450 m, 11 Dec. 1944, fr. (holo-, P; iso-,
K, P, TAN).
A shrub ca. 4 m tait; twigs glabrous; flowering
from brachyblasts covered in persistent stipules.
88
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Labat J.-N. & Du Puy D.J.
Stipules narrowly triangular, tapering, ca. 4 mm
long, striate. Lcaves with 7 or 8 altetnate leaflets;
rachis glabrous, somewhat zigzag, with a few
minute tuberclcs. Leaflets elliptic to obovate, ca.
18-22 x 7-11 mm, base cuncate, apex obtuse
and mucronulate, glabrous, glâucous beneath,
not glossy, the central vein reddish beneath and
drying black. [Flowers not known]. Pedicel (in
fruit) 12-15 mm long, glabrous; bracteoles situa-
ted on the lower half of the pedicel, ovate, ca.
1.5 mm long. Calyx remnants ca. 5 mm long,
glabrous; teeth obtuse, the lower tooth about as
long as the others. Pod solitary, stipitate, segmen-
ted but only a single segment developing, the
aborted segments persisting at the base or apex,
glabrous and eglandular; fertile segment ellipsoi¬
dal, verrically compressed, 15-21 X 8-9 X
14-18 mm, splitting into 2 boat-shaped valves,
containing a single large seed; seed ca. 12 X
9 mm.—Fig. 1.
Distribution and habitat. —E central
Madagascar, only known from the type specimen
collected east of Lakc Alaotra, in somewhat sea-
sonal evergreen forest, at 1450 m altitude.
FlowerinC, TIME. —Not known (fruit présent
in December).
The habit and pods of this species are similar to
P. nitida , but the leaves hâve more numerous lea¬
flets, the leaflets are smaller, thinner in texture
and not glossy, and there are no glands on the
margins of the aborted segments of the pod.
Peltiera nitida Du Puy & Labat, sp. nov.
A P. alaotrensi Du Puy & Labat, foltolispaucioribus
majoribus niicniibusque diffère,
Typus. —Perrier de Li B/ithie 15898, W Madagascar,
env. de Mahitsinjo, confins nord du Tampoketsa
entre l'îkopa et la Betsiboka, ca. 900 m, Jan. 1924, fr.
(holo-, P; iso-, K, P).
A shrub 1-5 m tall, flowering along with matu¬
re leaves; twigs glabrous; flowers produced from
brachyblasts covered in persistent stipules and
from the axils of leaves on young shoots. Stipules
narrowly triangular, 6-9 mm long, with a long,
tapering tip, striate. Leaves with (l-)2-4 alternate
leaflets; rachis glabrous or with a few miuute
tubercles, terete, zigzag. Leaflets relativcly large,
elliptic to obovate, 33-55 X 20-30 mm. the base
rounded, the apex acute to acuminate ot cuspi-
date, mucronate, glabrous, glossy above and
beneath, with the central vein prominent, thick
and reddish beneath and drying black to neat the
apex. Flowers solitary or in short racemes up to
20 mm long, with up to 6 bracts but these main-
ly stérile; bracts narrowly triangular, ca. 4 mm
long. Flowers ca. 12 mm long, yellow; pedicels
10-14 mm long, glabrous; bracteoles situated on
the lower half of the pedicel (5-S mm below the
calyx), ovate. 1.5-2 mm long, with scarious mar¬
gins, ciliate apically. Calyx ca. 6 mm long, gla¬
brous except for a few marginal hairs, the
hypanthium ca. 1.5 mm long; teeth subacuce. the
lower tooth about as long as the others. Standard
subcircular, the limb ca. 10 X 10 mm, ernargi-
nate apically, with 2 callous protubérances at the
hase, the claw ca. 2 mm long. Wings asymmetri-
cally obovate, the limb ca. 9 X 5 mm, rounded
apically, oblique but not auriculate hasally. the
lower margin rounded, the surface with small,
erescent shaped folds between the veins towards
the base, with a claw ca. 2 mm long. Keel limb
semicireular, ca. 9x4 mm, with a claw ca.
2 mm long. Qvary with a ca. 1.5 mm long stipe,
linear, fiat, ca. 4 mm long, with swollen-based
glandular hairs along the margins, with 3 or
4 ovules; style slender, ca. 6 mm long; stigma
minutely capitare. Pod stipitate. segmented when
very young but only a single segment developing,
the aborted segments persisting ai the base or
apex; fertile segment ellipsoidal, verrically com¬
pressed, 16-20 X 7-9 X 14-17 mm, splitting
into 2 boat-shaped valves, containing a single large
seed; seed ca. 12 X 8 mm (enclosed in a fleshy,
white cndocarp or aril?).—Fig. 2.
Distribution and habitat. —Central
Madagascar, only known from two specimens,
the type specimen from NW of Antananarivo,
the other one front near Moramanga, in deci-
duous woodland remnants (W central) and mar¬
gins of somewhat seasonal evergreen forest
(E central), at ca. 900-1000 m altitude.
90
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Peltiera, a new genus from Madagascar
PARATYPE.— Decary 7233, E central Madagascar,
Moramanga, 21 Feb. 1930, fl. (K, MO, P).
FlOWERING TIME. —February (but mature
fruits also collected in January).
This species can be distinguished from ail other
species of Peltiera , Ormocarpopsis and
Ormocarpum in Madagascar by its leaves with
few, large, glossy leaflets.
Acknowledgments
We thank J. LEMEUX for the illustrations, and
J.-J- FLORET for assistance with the Latin diagnoses.
D.J. Du PUY would like to thank the Royal Society
for the opportunity to undertake collaborative resear-
ch in the Laboratoire de Phanérogamie, Paris, and the
Weston Foundation for the support of his research in
Madagascar and Kew. We would also like to thank
the Directors and staff of the Laboratoire de
Phanérogamie, Paris, the Royal Botanic Gardens,
Kew, the Parc de Tzimbazaza, Antananarivo, and the
Centre National de la Recherche sur l’Environ¬
nement, Antananarivo.
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Labat J,-N. & Du Puy D.J. 1996.—Two new species
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Schrire B.D. 1995.— Evolution of the Tribe
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244, in Crisp M.D. & Doyte J.J. (eds.), Advances
in Legume Systematics , part 7, Phylogeny. Royal
Botanic Gardens, Kew.
Manuscript received 3 October 1996;
revised version accepted 13 January 1997-
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
91
New species and varieties in Sesbania
(Leguminosae-Papilionoideae-Robinieae)
from Madagascar and the Comoro Islands
Jean-Noël LABAT
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d’Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris. France.
Iabat@mnhn.fr
David J. DU PUY
Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, Surrey, TW9 3AB, England.
d.dupuy@rbgkew.org.uk
KEYWORDS
Leguminosae,
Papuionoidcae,
Sesbania,
Madagascar.
ABSTRACT
Morphological characters support the description of a new species and a new
variety of Sesbania Adans. from Madagascar and the Comoro Islands:
Sesbania madagascariensis Du Puy & Labat and S. bispinosa var. grandiflora
Du Puy & Labat.
MOTS CLÉS
Leguminosae,
Papilionoideae,
Sesbania,
Madagascar.
RÉSUMÉ
L'étude des caractères morphologiques permet la description d'une nouvelle
espèce et d’une nouvelle variété de Sesbania de Madagascar et de l’Archipel
des Comores : Sesbania madagascariensis Du Puy & Labat et S. bispinosa var.
grandiflora Du Puy & Labat.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
93
Labat J.-N. & Du Puy D.J.
Of the 21 généra recognised in the tribe
Robinicae (Benth.) Hutch, (POIHIIX & SOUSA
1981), only Setbania is native ro Madagascar. It
is a genus of about 55 species, distributed rhrou-
ghout the tropics and subtropics, often occurring
in seasonally damp or marshy habitats. The
genus is represented in Madagascar by 3 native
species, including 1 endemic species described
here. They can occur in ail végétation zones,
although they are lees fréquent!)' recorded from
the humid eastern domain. The species can be
difficulr to distinguish: the shape of the appen-
dages on the base of the standard petal is the
most reliable and frequently used character.
Sesbania bispinosa (Jacq.) W. Wight
U.S. Dept. Agric. Bur. PI. Ind. Bull. 137: 15 (1909).
Aeschynottiene bispinosa Jacq,, le, PI, Rar. 3: 13, tab.
564 (1792).—Type: Illustration in Jacquin, le. PI.
Rar. ,3: tab. 564 (1792), from a plant of unknown
origin cullivated in Vienna.
Coronilta nmlcata Willd., Sp. PI. 3, 2: 1147 (1802),
nom. super 11., based on Aeschynomene bispinosa Jacq.
Sesbania aeukata (Willd.) Poiret in Lain., Encycl. 7:
128 (1806), as “Sesban aadeaius ", nom. illeg.
An erect, annual or short-lived perennial herb
ca. 1-3 m ta.ll; stems pithy within, becoming
slightly woody wirh âge, glabrous; minute
prickles often présent on the stems, leaf rachises
and inflorescences. Leaves ruosrly 10-34 cm
long, wîth ca. 20-48 pairs of leaflets; rachis often
with minute prickles beneath; leaflets narrowly
oblong, 8-30 x 2-5 mm, distinctly mucronate
apically, glabrous or al most so.
Racemes 2-11 cm long, with 3-10 flowers, the
peduncle often with minute prickles. Flowers 10-
18 mm long, yellow, the standard flecked with
purple-brown behind. Calyx 3-4 mm long, with
5 short, broadly triangular teerh. Standard
oblong-elliptic, tapering basally, with 2 narrow
appendages on the claw which are rounded to
obtusely angled apically but not extended into
free tips; wings about as long as the keel; keel
limb oblong, alraost twice as long as the claw.
Staminal sheath 9-17 ram long.
Pods linear, subcylindrical, 130-280 x 2.5-
3 mm, with an apical beak 5-15(-20) mm long,
pale brown, the seed chambers 5-6 mm long.
Seeds ca. 3 X 2 X 2 mm, brown.
S. bispinosa is widespread in Madagascar, parti-
cularly in western Madagascar and the lower alti¬
tudes of the Central Plateaux. The type variety
also has a widespread distribution including the
Cornoro Islands, the Mascarenes, F. & S Africa,
SE Asia and S America. In Madagascar this spe-
cie.s occur.s in open, mar.shy areas or as a ruderal
species growing on damp, disturbed land around
fields and habitations, at up to ca. 900 m altitu¬
de. The flowering tune ts from (October-)
February to May (-July). It is somerimes used as
a ground cover species in agricultural stations.
This species is known tn Madagascar under the
vemacular liâmes of Katsakatsa (W, central & S)
and Ramanjato (E).
Two distinct variants can be distinguished in
Madagascar, one of them with unusually large
flowers for this species and often with fewer
prickles Gu.LF.TT (1963) recognised an African
variant with small flowers as var. mierantha
(Chiov.) Gillett. The large-flowered variant from
Madagascar is similarly recognised here as a dis¬
tinct variety differing as follows:
Flowers 10-14 mm long (from the calyx base to the
tip of the wing petals), the staminal sheath 9-
13 mm long .. var. bispinosa
Flowers 15-18 mm long, the staminal sheath 14-
17 mm long .var. grandiflora
S. bispinosa var. bispinosa
The flowers of this variety in Madagascar seem
ro be idenncal to those which occur outside of
Madagascar. This variety is cultïvated in
Madagascar, or is associated with cultivated
ground. It i.s possible thaï it is întroduced and
natutaltsed, although there is some evidence that
it may be native in the south and south-west.
S. bispinosa var. grandiflora Du Puy & Labat,
var. nov.
A var. bispinosa floribus majoribus, 15-18 mm longis, differt.
94
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Labat J.-N. & Du Puy D.J.
Typus,— -J.-N. Labat, DJ. Du Puy & A. Coûté 2637,
Province de Muhajanga, Antsalova, Ambinda,
Ambodiriana, au NE d'Antsalova, Réserve Naturelle 9
Tsingy de Bemaraha, 18°4 I* 18"S-44°42'30"E,
100 m, 27 Feb, 1995, fl. (holo-, P; iso-, K, MO, P, TAN)
Paratviu'.s,—Madagascar: Afzelius s.n.
(P0003179), Majungft [Mahajangal, 1 Apr. 1912, fl.
(P); Boivin 22/6, Nossi-bé (Nosy Bc], june 1847, fl.,
fr. (P); Ûecary 163V. Maromandu, 2 Apr. 1923, fl.
(P); Gautier & Be 2868, Réserve spéciale de
Manongarivn: Bestnkara, au-dessus d'Ambalafary,
14°4’S-48°17’E. 400 m. 24 Mar. 1996, fl. (G, P,
TAN); Crevé21, s.loc. 1889, fl., fr. (K, MO, P, PRE,
TAN, WAG); Pékin 2724, Thosy. 11 Fcb. 1961, st.
(P); Peltier 5043) Mahatsinjo (Rie Nat. 4), 26 Mar.
1964, 11. (K. MO, P. TAN); Peltier 5S20.
Mahaboboka. 30 Mar. 1966, fl. (K, MO, P); Perrier
de la Bàthie 16357, Ouest, Près de Majunga
[Mahajaugaj, s.d., fl , fr. (P); Servhe Forestier 3,
Tsingy de Nainoroka (8' ; Réserve), s.d,, fl. (MO,
P).—COMORO ISI.ANDS: Boivin 47, Mayotte, s.d., st.
(P); Boivin 3434, Mayotte, bord du Lac Zéann à
Pamanzi, July 1848, fl., fr. (P),
Sesbania Insjutwsa var. gntndiflora has flowers
closely resembling those of S. bispirwsa var. bispi-
nosa in the oblong sliape of rhe keel limb, rhe
oblong-elliplic standard pctal with a tapering
base, and the narrow, rounded or mrneate
appendages on the standard pelai base. It appears
to differ only in its larger flower size (Fig. 1). It
has a sintilar distribution to var. bispinosa in
Madagascar, and although this lutter may be
introduced there is no firm évidence that the ori¬
ginal distributions diftered: this large-flowered
variant is therefore considered here to be a dis¬
tinct variety, endemic to Madagascar and the
Comoro Islands.
Sesbania madagascariensis Du Puy & Labat,
sp. nov.
Affinis S. sericeae (Willd.) l.ink sed floribus fere duplo
majoribm , appeudicibus vesilli cctrcntibus.
Typus. — D.J. Du Puy, B.P. Du Puy & P.
Ravoniiarisoa M158, S central Madagascar, south of
Betroka, ta 12 km iiorth of Isoattula, just south of
the village ot Mananovy, on Route Nationale 13 to
Ihosy, 23°44'S-45°46'E, 675 ni, 19 Feb. 1989, fl., fr.
(holo-, K; iso-, MO, P, PRE, TAN, WAG).
An erect, short-livcd perennial shrub to ca.
4 m tall; main stem becoming softly woody,
often with whip-like secondary branches, pubes-
cenr especially on the young shoot tips, beco¬
ming thinlv pnbescent or glabrescent. Leaves
often distantly spaced, 3-10 cm long, with 10-
24 pairs of leaders; rachis shortly hairy; leaflets
narrowly oblong, 6-15 X 1.5-3.5 mm, mucro-
nulate apically, glabrous above, thinly covered in
short hairs beneath or with the hairs confined to
the margins and midvein, deep green above and
beneath.
Racemes mostly 5-10 cm long, with (4-)5-10
flowers, the peduncle and axis sparsely pubes-
cent. Flowers 15-18 mm long, bright yellow, the
standard mottied and flecked with purple-brown
behind, the keel pale greenish wltite. Calyx 5-
6 mm long, with 5 short, broadly triangular
teeth. Standard subcircular, the base shallowly
cordate, cotnpletely lacking appendages on the
claw; wings about as long as the keel; keel limb
semicircular, about as long as the claw. Staminal
sheath 14-16 mm long.
Pods linear, subcylindrical (150-)200-300 X
2.5-3.5 mm, with a short apical beak ca. 5 mm
long, pale brown finely mottied with darker
brown, the seed chambers 5-6 mm long. Seeds
ca. 3 X 2 X 2 mm, brown.—-Fig. 2.
ParatvT'ï.S.—MADAGASCAR; Académie Malgache s.n.
( P0003502 ), Ambatondrazaka, Mar. 1905, it., fr. (P);
Alliage 575, Ivohibe it Ihosy route 27, km 18, 3 Oct.
1992, fr. (P); Alluaud 1 , Berongo, bords de la Tarasy,
Sep. 1900, fl. (P); Alluaud 31, Berongo. bords de la
Tarasy, Sep. 19(10, fl., fr. (P); Baron s.n. {P0003509),
s.loc., Juric 1889, fr. (P); Banni 1456, s.loc., s.d., fl.,
fr. (K, P); Baron 2384, s.lue., s.d., fl. (K, P); Baron
3493, s.loc.. luiu- 1889, fl., fr. (K, P); Baron 4530,
s.loc., s.d.. fl., |,fr. (K); Baron 6880, s.loc., s.d., fl., fr.
(K); Basse s.n. (P0003511). environs d lhosy, Apr.
1931, fl., fr. (P); Bosser 1928, Ouest, Bemnonu. Nov.
1951, fr. (TAN); Bosser 3282, Anjiajia, District
d'Arnbato-Boeni, Aug. 1952, fl., fr. (TAN); Bosser
3552 , Anjiaji.i, District d’Arnbato-Boeni, Aug. 1952,
fl., fr. (TAN); Bosser 8428, Ouest. Marovoay, Sep.
1955, fr. (K. P); Bosser 842V. Ouest, Maîntimaso
(District de Marovoay), Sep. 1955, fl., fr. (P, TAN);
Bosser 9727. Ouest, environs de Moyondava, Sep.
1956, fl., fr. (P, TAN); Catat 4351, Ankarantena, se
trouve également sur tout le plateau de l’Horombe,
96
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
New species and varieties in Sesbania
Fig. 2.— Sesbania madagascariensis. A, habit; B, flower; C, standard petal; C', base of the standard petal; D, wing petal; E, keel
petal; F, stamlnal sheath: G, pod; H, seed. (A-F drawn from Du Puy, Du Puy & Ravonjiarisoa M158-, G-H from Labat, Deroin,
Edmond, Rabarison & Laivao 2170).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
0-7
Labat J.-N. & Du Puy D.J.
June 1890. fl., fr. (MO, P); Croat 30546,
Fianarantsoa, along the Flazofotsy River ca. 27 km
east of Ranohira on Route Nationale 7 east of Tuléar,
840 m, 3 Feb. 1975, 11., fr. (MO, P, TAN); Decary
353, Ambatondrazaka, 19 June 1921, 11. (P); Decary
4214, Ancanimora, Fort-Dauphin, 12 July 1926. fl.,
fr. (P); Decary 4481, Antanimora, Fort-Dauphin
[Tôlanaro], 20 July 1926, fl., fr. (P. TAN); Decary
8900, vallée de flkonda au N d'Antammora, 30 Apr.
1931, fl. (P, TAN); Decary 14504, massif de l'Ankara.
23 July 1939, 11., fr. (MO, P); Decary 14544, massif
de l'Ankara, 25 July 1939, fl., fr. (K, P, I AN); Decary
14902, Ankarafamsika, bord de rivière. 8 Aug. 1939,
fr. (P); Decary 15031, Miandrivazo (Rég. Occid.), 12
Oct. 1939, fr. (P); Decary 15603, Antsingimavo,
District de Maintirano, 12 Sep. 1940, fr. (B, R, MO,
P); Descoings3735, km 18, route d’Amanda le long de
la vallée d'Ihosy vers l'est, 17 July 1958, 11, fr. (K., P,
TAN); Douliôt s n, ( 14)003527 ), Ambiabe, 6 July
1891, 11., fr. (P); Douliat s n, (P0003529),
Kantsakantsa à Mahovahiriky, Aug. 1891, fl, fr. (P);
Geay 6356, au S de la Sakâmena, s.d,, 11, fr. (P);
Grandidier s.n. [P0003531), bords du Taheza, 14
Aug. 1898, fl., fr. (P); Grevé 12, s.loc., s.d., fl, fr. (K,
MA, NV, P, PRE); Htidebrandt 303J Nossi-bé [Nosy
Be], Sep. 1879, fl, fr. (K, P); Hildebrandt 3131.
Nossi-bé |Nosy Bel, Sep. 1879, fl., fr. (P); Humbert
2652, vallée de l'Onilahy, vers l'embouchure, 10-
50 m, 27/30 Sep. 1924, fl. fr. (MO. P); Humbert &
Swingte 4395, vallée de la Betsiboka, en aval de
Maevatanana, 30-80 m, 5/6 July 1928, 11. j.lr. (K,
P); Jardin Botanique 3568, dans les vallées de la mon¬
tagne de Fiva, 15 Aug. 1938, lr. (K, P); Jardin
Botanique 5289, Ancafiandakana, Ampombilava,
Befandriana N, 23 Aug 1942, fr. (P); Labat, Deroin,
Edmond, Rabarison & Laivao 2170, Réserve Naturelle
9 Tsingy de Bemaraha, route Antsalova-Tsiandro,
Berano, IS^'S^^'E, 100-200 m, 24 Nov
1992, fr. (K, MO, P, TAN, WAG); Kilching s.n., Bara
country, s.d., fl., fr (K), l.eandri & Chauvet3737, val¬
lée de l'Onilahy en aval de Tongoborv, 0-300 m, 8
Nov. 1960, fr. (K, MO, P, PRE, WAG), Marat 877,
route de Marovoay, Mirsinjo, Nov, 1964, fr. (TAN);
Peiner 1136, Andranofasika. à la bifurcation Ambato-
Boeni Majunga, 21 Sep. 19,59. fl- (G, P); Peltier 1140,
Mangaroa. District d Ambato-Boeni. 22 Sep. 1959,
fr. (NY, P); Peltier 2027, entre Ranomafana et
Soavina, 17 Mar, 1960, fl. (BR, M/A, P. PRE); Peltier
2537, Anjamala (District de Tuléar). 19 Aug. 1960.
fl., fr. (P); Peltier 2595, Bevilany (District
d’Amboasary), 26 Aug. 1960, fl. (MO. P); Peiner
2734 , Ihosy, terrain a’aviation, 11 Feb. 1961, fl.
(MA, P); Peltier 2904, radier d'Andiolava (District
d’îhosy), 18 Feb. 1961, 11. (P); Peltier 3076, km 530
route de Tuléar, 23 Feb. 1961, fr. (P); Peltier 3305,
Ampijoroa-Ankarafantsika, 6 Aug. 1961, fl., j.fr.
(MO, P); Peltier 4834, P.K. 40, route Ihosy-
Farafangana, 22 Feb. 1964, fr. (P, WAG); Peltier
5032 , Tetezankazo (Andriba), 26 Mar. 1964, fl. (P,
WAG); Peltier 5 323, Marokoloy (Antsiafabositra), 14
Mar. 1965. fl., j.fr. (K, MO, P); Peltier 5344,
Berivotra (Majunga), 2 Jait. 1965, fl., j.fr. (K, MO,
NY, P, PRE): Perrier de la Bâthie 226 ( P0003555),
Suberbiéville, May 1897, fl., fr. (P); Perrier de la
Bâthie 226 ( P0003558 ), Ouest, bord de la Betsiboka
(Boina), May 1899, fr. (P); Perrier de la Bâthie 4079,
Ouest, Ambonga et Boina, s.d., fl., fr. (P); Perrier de
ta Bâthie 4356, Ouest, Ambongo et Boina, s.d., fl., fr.
(P); Rahantumalald 181, Morondava, 1990, 11., lr. (P);
Rahotozafy 1011, Réserve Naturelle 9, Bckopaka, 8
July 1970, fr. (TAN); Randrjamampianona 264,
Toliara, Tôlanaro, Andohahela, Réserve Intégrale 11,
Parcelle 3. 25''4'S-46“4f E, 100-300 m, 8-10 Apr.
1993, fl., j.fr. (MO, P, TAN): Réserva Naturelles I-R-
80, Menarahaka-Ihosy. 22 Aug. 1953. st. (P); Réserves
Naturelles (Rakotovao) 4197-RN, Réserve Naturelle 8,
Andranomavo, District de SoaLtla, 12 July 1152, fl.,
fr. (P); Réserves Naturelles (Rakoto Jean ) 9038-RN,
Lohony, Antambohohe, District dlvohibe, 11 May
1957, fl. (P); Sen'ice Forestier 1927-SF, An ka ramena,
Ambalavao, 19 June 1949. fl. (P); Service Forestier
362Q-SF, Samiravo, 10 Jan. 1951, fr. (P); Service
Forestier 4754-SF, Forêt de Menarahaka, Canton de
Sakalahila, District dThosy, 16 Nov. 1951, fr. (P);
Wa ter lot 322, Diégo-Suarez, Ambilobe. s.d., fl., fr.
(P).
5. madagascariensis most closely resembles
S. sericed (Willd.) Link, but it differs in its flowers
which are almost twice as large, and in the com¬
plété absence of appendages at the base of the
standard petal. This latter character is very dis¬
tinctive within the genus Sesbania.
This species can he found rJiroughout W
Madagascar, parricularly in the Boina, and in the
lower altitudes of S central Madagascar in the
région aroutxd Ihosy. It is présent in mars h y
areas, along rivers and around ricc fields, on sand
or clay soils, from sea level up to ca. 1000 m
altitude. The flowering cime is from January to
September. This species is known in Madagascar
under the vernacular liâmes Katsakatsa, Kasakasa
(W &C S central), Kitsakitsana (W), Manjato,
Manjatolahy (N) and Tambazotra (W).
Acknowledgments
We thank G. CHYPRE & C. MonniÉ for the illustra¬
tion, and B. VERDCOURT for assistance with the Latin
diagnoses. D.J. Du PuY would like to thank the Royal
Society for the opportunity to undertake collaborative
98
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
New species and varieties in Sesbania
research in the Laboratoire de Phanérogamie, Paris,
and the Weston Foundation for the support of his
research in Madagascar and Kew. We would also like
to thank the Directors and staff of the Laboratoire de
Phanérogamie, Paris, the Royal Botanic Gardens,
Kew, the Parc de Tzimbazaza, Antananarivo, and the
Centre National de la Recherche sur l’Environ¬
nement, Antananarivo. The field work in Madagascar
was supported by the National Géographie Society.
REFERENCES
GlLLETT J.B. 1963.— Sesbania in Africa (excluding
Madagascar) and Southern Arabia. Kew Bull. 17:
91-159.
Polhill R.M. & Sousa M. 1981. — Robinieae-, 283-
288, in Polhill R.M. & Raven P.Fl. (eds.),
Advances in Legumes Systematics 1. Royal Botanic
Gardens, Kew.
Manuscript received 3 July 1996;
revised version accepted 16 December 1996.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
99
Floristic richness in the Africa-Madagascar
région: a brief history and prospective
Philippe MORAT
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d’Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
morat@mnhn.fr
Porter P. LOWRY II
Missouri Botanical Garden, P.O. Box 299, St. Louis, Missouri 63166-0299, U.S.A.
lowry@mobot.org
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d'Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
lowry-p@mnhn.fr
KEYWORDS
Africa,
Madagascar,
floristic richness,
floras.
ABSTRACT
The floras of Southern Africa (22,000 species) and Mediterranean Africa
(6,000 species) are comparatively well known and hâve been the subject of
many recent treatments; however, numerous gaps still exist in our understan-
ding of the flora of tropical Africa (25,000 species). Certain régions are not
covered by any of the current flora or inventory projects, whereas others are
inaccessible for political reasons. Data on the floristic richness of the coun-
tries and régions in the Africa-Madagascar area are updated. Using the
example of Madagascar, the density index is re-evaluated, showing that the
values previously presented arc undcrestimates. Most of the current floras
and other large projects are progressing very slowly because of political insta-
bility in the areas concemcd, iack of sufficîent funding, and sepecially a shor-
tage of qualified taxonomists. Several checklists are being prepared using
modem computer technology, which now makes it possible to envision both
a global checklist fot the entire Africa-Madagascar area, and a General Flora
of Tropical Africa similar to the Flora Neotropica, as suggested by LÉONARD
in 1975.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
101
Morat Ph. & Lowry II P.P.
MOTS CLÉS
Afrique,
Madagascar,
richesse floristique,
flores.
RÉSUMÉ
Si la flore de l'Afrique australe (22 000 espèces) et celle de l'Afrique méditer¬
ranéenne (6 000 espèces) sont relativement bien connues et sont l'objet de
nombreux traitements récents, la flore tropicale africaine (25 000 espèces)
présente encore de nombreuses lacunes dans sa compréhension. Certaines
régions ne sont couvertes par aucun projet de f lore ni même d'inventaire,
tandis que d'autres sont rendues inaccessibles par des troubles d ordre poli¬
tique Des données entièrement actualisées concernant la richesse floristique
dans différents états ou régions du domaine africano-malgache sont ici four¬
nies. De même, il partir de l'exemple de Madagascar une réévaluation du
“density index" est entreprise montrant la sous-estimation admise jusqu'à
présent pour les pays du domaine africano-malgache. La plupart des Flores et
des grands projets actuels ne progressent que très lentement, pat manque de
stabilité politique des états concernés, des crédits et surtout de taxonomistes
qualifiés. Grâce aux possibilités offertes par l'outil informatique, de nom¬
breuses cticklisrs sont en cours d élaboration qui permettent dès maintenant
d'envisager d'une part une checklist globale pour l’ensemble du domaine étu¬
dié et d'autre part la réalisation d'une Flore Générale d'Afrique Tropicale, à
l'image de la Flora Neotropica, comme l'avait déjà proposé LÉONARD en
1975.
INTRODUCTION
The Africa-Madagascar phytogeographic région
covers approximately 30.9 million km 2 , inclu-
ding numerous islands in the surrounding waters
(e.g., Mascarenes, Seychelles, Comoros, Socotra,
Bioko, Cape Verde, etc.). According to the most
recenc estimâtes, the région includes a vascular
plant flora of about 55,000 species, with nearly
45,000 occurring on the African continent, an
estimated 21-25,000 of which are found in the
tropical areas South of the Sahara and north of
Namibia, Botswana, and South Africa (World
Conservation Monitoring Centre 1992; Bli.NTJf.
et al. 1994; LEBRUN & SlORK 1995) and about
22,000 in Southern Alrica (COWI.ING et al.
1989; SMITH et al. 1995), with an additional 10-
12,000 species occurring in Madagascar
(Humbert 1959; Phiilipson 1994; Schatz et
al. 1996). While the flora of this région is not
nearly as ricli as rhose of tropical America (with
ca. 90,000 species; HliNDf.RSON et al. 1991) and
Asia (about 45,000 species), it is nevertheless far
from being well known.
The évolution and diversification of the flora of
the Africa-Madagascar région are largely due to
the âge of the continent and adjacent islands,
and to their geological and climatological histo¬
riés, which hâve together resulted in the very
broad array of edaphic conditions observed
today. A tremendotis range of habitats are found
in the région, which are reflected in an irnpres-
sive variety of végétation types, from dense, per-
humid forests to drier deciduous forests,
shrublands, woodland and grassland, and some
of the world’s harshest deserts, each of which also
has one or more corresponding degraded forms
such as secondary grasslands (“savannas”) and
secondary bushlands that are the resulr of human
action.
The purpose of thîs paper is to évalua te pro-
gress in the development of our undersranding of
the botanical diversity in the Africa-Madagascar
région. The information presented here is inten-
ded not only to summarize what we know today
and where the gaps occur in our knowledge, but
also to stimulate further studies of the flora of
this important and intriguing région.
102
ADANSONIA, sér, 3 • 1997 • 19(1)
Floristic richness in Africa-Madagascar
DISTRIBUTION OF FLORISTIC
RICHNESS
The floristic richness in the Africa-Madagascar
région is very irregularly distributed. Early stu-
dies, which were global in scale, pointed out the
existence of a center of exceptional diversity in
the Cape Province, which was quickly recognized
as a floristic kingdom (Engler 6 c DlRLS 1936),
an interprétation thaï has consistently been fol-
lowed by modem authors (e.g., TURRII.L 1959;
Good 1974; TAKHTAJAN 1986). Similarly, the
Malagasy floristic région has long been recogni¬
zed as having remarkably high levels of both
endemism and species diversity (ENGLER &
Diels 1936; Humbert 1959; Koechun et al.
1974; Takhtajan 1986; Phiu.ipson 1994).
Many estimâtes of the number of species occur-
Fig 1.—Main phylochoria of Africa anti Madagascar: I, Gulneo-Congolian régional centre of endemism. Il, Zambezian régional centre
of endemism, lit. Sudanlan régional centre of endemism, IV, Somalia-Masai régional centre ol endemism. V, Cape régional centre of
endemism. VI, Karoo-Namib régional centre of endemism. Vfl, Mediterranean régional centre ot endemism. VIII, Afromontane archl-
pelago-llke régional centre of endemism, including IX, Atroalpme archipelago-like région of extreme floristic rmpovenshment (not
shown separately). X, Guinea-Congolia/Zambezia régional Iransilion zone XI, Guinea-Congolia/Sudania régional transition zone.
XII, Lake Victoria régional mosaic. XIII, Zanzibar-lnhambane régional mosaio. XIV, Kalahari-Highveld régional transition zone. XV.
Tongaland-Poüdoland régional mosaltr. XVI, Sahel régional transition zone. XVII, Sahara régional transition zone. XVIII,
Mediterranean/Sahara régional transition zone. XIX, East Malagasy régional centre of endemism. XX, West Malagasy régional
centre of endemism.—After White 1993.
ADANSONIA, sér, 3 • 1997 • 19(1)
103
Morat Ph. & Lowry II P.P.
ring in the Africa-Madagascar région hâve been
made over the years (see below), each of which
was the resuit of an updated compilation of data
for various areas. These estimations hâve evolved
constantly as readjustmems were made following
the completion of floras, révisions of individual
families, monographs, checklists, maps, field
work, etc.
The floristic richness of tropical Africa, inclu-
ding the area south of the Sahara ro Angola,
Zambia, Zimbabwe, and Mozambique, was for
rnany years substantially overestimated at 30-
33,000 species (e.g., Brenan 1978). Recent scu-
dies by LEBRUN & SïORK (1995) indicate,
however, that a more realistic figure would be
about 25,000 species, slightly more than the
figure of 22,000 currently reportcd for the
Southern African région (Namihia, Botswana,
South Africa, Lesotho, and Swaziland)
(CoWLlNt; et al. 1989; SMITH et al. 1995), while
about 10,000 species are throught to occur in
North Africa (Qu-éZEL 1985). Estimâtes foi-
Madagascar range front 10,000 (Humbert 1959;
Philupson 1994) to approximately 12,000
(Guiuaumei &c Kokciii in 1971-, Schatz et al.
1996), the latter ol which is Lertainly more rcal-
istic.
One of die most widcly cited publications that
assesses the distributions of floristic richness in
Africa is the AETEAT/UNESCO/UNSO végéta¬
tion map (Whitf 1983). WHTTE recognized 20
phytochoria, including 10 régional centers of
endemism separated from each otber by one of
seven régional transition zones; 2 régional
mosaics and an afroalpine archipelago-like région
of extreme floristic itnpoverishment were also
recognized. A center of endemism was deftncd as
having more than 50% of its flowering plant spe¬
cies endemic to the région, and a total of 1,000
endentic or near-endemic species (WHITF. 1983,
1993) These régional centers of endemism cor¬
respond largely witb the floristic areas recognized
by Enghr & DltUS (1936) and GoOD (1974),
and subsequently simplifiée! by Takhî'AJAN
(1986). Wllf ru (1983) provided an assessmenrof
the total number of species and the percentage of
endemism in each phytochorion (Fig. 1),
although in at least some cases these were proba-
bly underestimates.
DISTRIBUTION BY COUNTRY
In order to evaluare our current understanding
of African floristics, an assessment can be made
of rhe total number of species thought to be pré¬
sent in each country, or each group of countries
being treated together by ongoing or recently
complcted flora projccts. Most of these projects
(which include the publication of comprehensive
floras, but in some cases also inventories and
checklists) strictly follow political borders, which
in nearly ail cases arc artificial, at least with
regard to the distribution of plant diversity.
Some projects are strictly national in scope (e.g.,
Flore du Gabon, Flore du Cameroun), while
others include severaJ countries (such as Flore de
l'Afrique Centrale, Flora of Tropical Easr Africa,
and the Numération des plantes d’Afrique tropi¬
cale). There are only a few cxamplcs of projects
that eut across political boundarics, such as Flora
Zambesiaca, which includes the Caprivi Strip of
Namihia, or the Flora of West Tropical Africa,
whose coverage has a noir hem limir rhat fullows
the sixreenth parallel, corresponding approxima¬
tely with rhe Southern limir of rhe Flore de
l'Afrique du Nord and die Med-Checklisi pro-
ject.
The current estimate of the number of species
that occur in each country within the Africa-
Madagascar région is shown in Fig. 2. The data
are based on Lebrun (1976, as revised in 1991),
the World Conservation Monitoring Centre
(1992), and BEENTJE et al. (1994), and hâve
been further revised and updated where possible
using a combination of more recently available
information and sevcral older sources that are
considered to provide rhe most accurare figures
available today for particular areas (GlJlNEA
1946; Kemp 1983; Hiepko & Scholz 1989;
Akpagana & Bouchet 1994; Akpagana et al.
1994; Friedmann 1994; Léonard 1994;
Boulon 1995; Lebrun 1997a, 1997b), The cur¬
rent data are not totally comparable from one
country or région to another, primarily because
the documents on which they are based do not
always indicate whether for example they are
dealing with ail vascular plants or angiosperms
only, or whether they cover only the indigenous
flora or ail of the species présent in a given area,
104
ADANSONIA, sêr. 3 • 1997 • 19(1)
Floristic richness in Africa-Madagascar
Fig 2.—Distribution of floristic richness by country or ongoing project.
including those that are naturalisée! and/or culd-
vated. Furthermore, although the figures pub-
lished for some countries are presented as being
accurate and exhaustive down to the last species
(such as values of 2,423 species for Togo, or
1,203 for Burkina Faso), in fact they only reflect
the information available to the authors at the
tinte their works were completed (e.g., GuiNEA
1946; Lebrun et al. 1991).
In reality, ail of the numbers presented in Fig. 2
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
105
Morat Ph. & Lowry II P.P.
must be regardai as approximations, which will
inevitably change as addirional boranical explora¬
tion, analysis of specimens, and taxonomie révi¬
sion proceed Thus, while the level of accuracy
indicated ar the time of publication of rhese
works can reasonably be accepted, provided that
the constraints and limitations indicated by the
authors are kept in inind (such as poorly explo-
red ot unknovvn areas, and the lack of sufficient
herbatium collections), even the most catefully
compiled figures nevertheless quickly become
outdated as nevv collections and information
become available, and as taxonomie concepts are
revised. For example, the number of species
recorded from Togo increased in just a decade
from 2,195 teported by BruN'F.I et al. (1984) to
2,423 cited by AKPAGANA & GUELLV (1994; after
corrections arc made to the errors in the figures
they provide).
For areas in which flora projects are still in pro-
gress, the data presented in Fig. 2 are estimâtes
derived by extrapolation trom the work already
completcd, taking into considération the projec-
ted richness of the particular groups that remain
to be treated. In most cases, these figures were
either provided by, or at least verified by, the per-
son(s) responsible for coordinating the respective
projects. In a (ew cases, we hâve had to estimate
the numbers of species ourselves using the avail¬
able base line information, much of which is very
difficult to verify.
lt is worrh noting that the “Dahomey Gap”
referred to by Frodin (1984) has now been clo-
sed, or at least largely so, by the completion of
the “Flore analytique du Togo” (BrunEL et al.
1984), as well as a careful inventory of the plants
occurring in Burkina Faso (LEBRUN et al. 1991)
and a somewhat cursory listing of those in Bénin
(SOUZA 1989). On the other hand, Liberia and
Guinea remain ver)' poorly known.
CURRENT STATE AND PROGRESS
OF FLORAS
Thanks in large part to the Association for the
Taxonomie Study of the Flora of Tropical Africa
(known by its French acronym, AETFAT), pro-
gress made by the various flora projects in sub-
Saharan Africa has been regularly evaluated
(BAMPS 1994). Since the most recent update
(i.e., between June 1994 and Dccentbcr 1996),
new rreatments (or partial treatments) covering
65 families hâve been published entirely or in
Table 1.—Progress in ongoing African flora projects between June 1994 and December 1996.
Camer.
Gabon
C. Afr. Ethiopia
Somalia
FTEA
Angola
Zamb.
S.Afr.
Madag.
Masc.
TOTAL
Number of families
published between
June 1994 and
December 1996
(according to Bamps
1994 and updated)
(pers. comm.|
0
1
2 1
1
32
12
2
0
0
13
65
Date of publication
of first fascicule
or volume
1963
1960
1948 1991
1993
1952
1937
1960
1963
1936
1976
Percent published
or accessible
25
33
67 13
46
72
55
45
13
60
65
Camer, = Flora du Cameroun
Gabon = Flore du Gabon
C. Afr. = Flore de 1'Atrlque Centrale
Ethiopia = Flora ot Ethiopia
Somalia = Flora of Somalia
FTEA = Flora of Tropical East Africa
Angola = Conspectus Florae Angolensis
Zamb, = Flora Zambesiaca
S. Afr. - Flora of Southern Africa
Madag. = Flore de Madagascar et des Comores
Masc. = Flore des Mascareignes
106
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Floristic richness in Africa-Madagascar
part in the ongoing floras, as indicated in Table
1. Data from régional or national floras (for
example those for Togo and Mozambique), as
well as from more restricted or incomplète works
(e.g., floras limited to spécifie groups sucb as
trees, ferns, grasses, etc.) or incomplète projeccs
(including rhose for Ghana, Nigeria, Ivory
Coast, and Rwanda), hâve only been taken into
considération in a few cases, primarily because
these treatments cover areas thar are included in
other, more extensive projects such as rhe Flora
of West Tropical Africa, Flora Zambesiaca, Flore
d’Afrique Centrale, etc.
Careful examination of rhe list of 65 family
treatments presented in Table 1 shows that they
are very unequal tn size, largely reflecting the
overall richness of each group wtthin the Africa-
Madagascar région. Some additionaJ variation
may also be due to différences in species concepts
or taxonomie System (e.g., récognition of
Tristichaceae as distinct Irom Podostemaceae),
Nevertheless, as indicated by BAMPS, Thuun,
Pope and Wmi'EHOUSE (pers. comrn.), several
very large and important groups hâve been re-
vised since Bamps’ most recent compilation
(1994), including:
— Poaceae (Flora of Ethiopia, Flora of
Somalia),
— Euphorbiaceae, in part (Flora Zambesiaca,
Flore de l’Afrique Centrale),
— Orchidaceae, ail (Flora of Somalia) or in
part (Flora Zambesiaca).
It is perhaps worrh noting that two thirds of
the family treatments published during the per-
iod from 1994 to the end of 1996 (Table 1)
appeared in the Flore des Mascareignes and Flora
of Somalia, which both cover a srriall area with a
limited number of species, the latter of which is a
rapidly expanding project.
Regarding the curcent State of progress of the
various sub-Saharan flora projects and floristic
compilations, threc hâve now been completed:
Flora of West Tropical Africa in 1972; Flora of
Sudan in 1956; and the Prodromus ciner Flora
von Südwestafrika in 1972. Three other large
endeavors are now approximately two thirds
complété: Flora Zambesiaca, Flora of Tropical
East Africa, and Flore de l’Afrique Centrale. The
other ongoing sub-Saharan projects, covering
Gabon, Cameroon, Madagascar and the
Comoros, Somalia, Ethiopia, the Mascarenes,
etc., are at various stages of completion, and aie
in many cases progressing very slowly, usually
due to a combination of insufficient funds
and/or a lack of personnel.
In Southern Africa, rhe Flora Capensis is now
outdated, and the Flora of Southern Africa, cov¬
ering the area south of Angola, Zambia,
Zimbabwe and Mozambique, is only about 13%
complété (P GOLDBLATT, pers. comm ) and is
currently inactive, although it remains a long-
term priority project (Smith et al. 1995). This
area is considered one of the best known floristi-
cally within rhe Africa-Madagascar région, large¬
ly because numerous modem partial floras and
monographs hâve been published covering ail or
parts of Southern Alrican. Also, a comprehensive
database, PRECIS, has been compiled that
includes specimen and taxon information on
essentially ail of rhe estimated 22,000 species and
2,500 infraspecific taxa occurring in the area
(Smith et al. 1995).
In Norrh Africa, a flora is available for Egypt
(TàCKHOLM 1969, 1974), updared by a more
recent checldist (BOULOS 1995), while the rest of
the région, including the countries from Libya to
the norihern part of Mauritania, is covered by
MaIRE s Flore de l'Afrique du Nord (1952-
1987), which has been updated by Qué/EL
(1985), and is now 65% complété. The Med-
Checklist OPTIMA project, which includes the
Mediterranean part of Africa, has compiled
information on about 6,000 of the estimated
total of 20,000 species that occur in the area, but
is now progressing very slowly for rhe reasons
rnentioned nbove regarding other projects.
PROBLEMS AND INFORMATION GAPS
In addition to the floristic works rnentioned
above, numerous monographs, distribution maps
and indexes arc also available, including
Distributiones plantarum africanaium (Anon.
1969-) and the Index de répartition des plantes
vasculaires d’Afrique (LEBRUN & Sl'ORK 1977,
1981; STORK & LEBRUN 1988), along with many
végétation maps at various scales, ail of which are
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
107
Floristic richness in Africa-Madagascar
too numerous to cite here. A number of gaps
neverrheless remain, primarily because some
parts of the Africa-Madagascar région fall outside
the areas treated by the ongoing or recently com-
pleted flora projects. The most striking examples
are Congo, the Centra! Africân Republie, and
Chad, which are only covered by floristic listings
whose accuracy and completeness are uncertain.
Additional gaps also exist because the available
référencé collections, upon which even the most
advanced floristic works must be based, are far
from adéquate.
As of 1972, for example, an area in Chad com-
prising about ten square degrees (that is, a hun-
dred thousand km 2 ), and situated in a zone that
is considered to be potentially rich in plant spe-
cies, had practically never been coliected
(LEBRUN et al. 1972). and no additional field
work has been reported since then. Furthermore,
many areas, or even entire countries, must still be
regarded as “insufftciently known", based on
LëONARD’s (1968) standard of three rimes as
many specimens as species, which is very modest
indeed.
Figure 3 shows the level of floristic exploration
in Africa as of 1965 (as presented by LÉONARD
1968), and Fig. 4 présents the same information
14 years later (HEPPER 1979). Botli maps recog-
nized areas that are: 1) poorly known, in which
the number of specimens coliected is less than
the number of species thought to be présent; 2)
moderately well known, with the number of spe¬
cimens ca. 1-3 times the number of species; and
3) well known, where the available specimen
base is greater than three tirnes the estimated
number of species. The botanical specimen base
clearly increased beeween 1965 and 1979 foi cer¬
tain régions of Angola, Base Africa and Sudan
(which went from being “moderately well
known” to “well known”), and for a fairly large
part of Southern Africa and the western part of
the continent (from “poorly known" to "modéra-
tely well known”). However, sevetal other
régions, such as Ethiopia, Somalia, Mauritania,
and Mali, appear to hâve regressed as a resuit of
an initial overestimate of the number of speci¬
mens available. Madagascar was only superficial-
ly treated by LÉONARD (1968) and FlEPPER
(1979), and while botanical exploration there is
still far from unîform, substantial progress was
made between the time of LëONARD’s analysis
and that of HEPPER.
Thèse figures highlight the subjective nature of
this kind of évaluation, and indicate just how
slow progress was during the 14 years through
1979. Clearly a major effort has been made in
many parts of the Africa-Madagascar région since
then. but even more wiU be required in the fu¬
ture, especially considering that in many areas
regarded as poorly or only moderately well
known botanically, the native végétation is cur-
rently undergoittg rapid and accelerating levels of
dégradation. FlEPPER (in CAMPBELL &
FlAMMOND 1989) indicated that an estimated
260,000 ha of forest were being lost in Nigeria
each year, and that 400,000 ha were destroyed
atuiually in Ivory Coast. For Madagascar, GREEN
&C Su.SSMAN (1990) estimate that 111,000 ha of
rain forest are eut each year in the eastern part of
the cauntry alone, as much as or more than in
Amazonia.
PRANCE (1977), VlNK (1981), and others hâve
proposed an alternative method for evaluating
our level of knowledge of floras, the density
index. According to these authors, a given area
must hâve more than 100 collections per 100
km 2 (or one per km 2 ) to be regarded as suffi-
ciently known. Using this method, CaMPREII &C
Hammond (1989) determined thar no country
in Africa reached this level as of 1981 (Table 2),
and that based on estimâtes of the rate of collec-
ting at that time, they indicated that it would
take several décades, centuries, or even longer,
depending on the case (Table 3), before the col¬
lection density would meet the criteria for being
regarded as sufficiently known (Fig. 4). The
figures presented by C.AMPBF.LL & HAMMOND
(1989) are, however, clearly underesrimates for at
least certain countries, and perhaps for ail of
them. For example, the density index of 9 assi-
gned to Madagascar (Table 2) for both 1964 and
1981, corresponding to just 53,100 numbers in
ail for the country, obviously does not take into
account the large number of collections (more
than 10,000) made in the 17 imervening years.
Moreover, based on a careful estimate made by
the first author in 1976, nearly 200,000 numbers
from Madagascar, representing a density index of
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
109
Morat Ph. & Lowry II P.P.
Table 2.—Number of herbarium specimens per tropical country/region, 1952-1981 (from Campbell & Hammond 1989).
Country
Collection density index 3
1952
1954
1956
1959
1964
1974
1981
Sierra Leone
0
0
0
0
0
41
50
Liberia
0
0
0
0
3
6
6
Ivory Coast
0
i
1
i
1
7
7
Ghana
0
10
10
21
21
42
48
Bénin & Togo
0
0
0
0
0
0
5
Nigeria
2
3
3
3
4
6
14
Cameroon
0
0
1
1
1
1
10
Gabon
0
0
0
0
0
0
1
Congo Republic
0
1
1
1
3
9
9
Zaïre
0
0
4
4
4
5
5
Central African Republic
0
1
1
1
1
1
1
Angola
0
0
1
1
1
4
5
Uganda
3
15
15
15
17
30
7
Kenya
14
17
17
17
28
55
64
Tanzania
0
0
0
1
1
3
5
Madagascar
2
2
2
2
9
9
9
a Collection density index =
number of collections/100 km 2 within the borders of the tropical-forested country.
Table 3.—
■Rates of botanical inventory in tropical countries/regions (from Campbell & Hammono 1989)
Country/Region
No. collections/
100 km 2 in 1981
Collections/
100 km 2 /year
1974-1981
No. years required
to reach level of
100 specimens/
100 km 2 within
country/region
Sierra Leone
50
1.18
43
Liberia
6
0.00
OO
Ivory Coast
7
0.00
oo
Ghana
48
0.90
58
Bénin & Togo
5
0.75
126
Nigeria
14
0.49
175
Cameroon
10
1.38
65
Gabon
1
0.16
618
Congo Republic
9
0.00
OO
Zaire
5
0.00
OO
Central African Republic
1
0.00
oo
Angola
5
0.50
90
Uganda
7
-3.27
OO
Kenya
64
1.32
27
Tanzania
5
0.24
398
Madagascar
9
0.00
OO
110
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Floristic richness in Africa-Madagascar
40, were already on deposit at the time in the
herbarium of the Laboratoire de Phanérogamie,
Paris (P) alone.
Between 1981 and today, intensive field work
has substantially increased the density index in a
number of countries, including Gabon, Ethiopia,
and Madagascar. We currently estimate, for
example, that as of the end of 1996 approximace-
ly 55,500 collections hâve been made in
Madagascar since 1981, increasing the density
index to at least 43. If this level of effort is main-
tained, it will take about 51 years to reach a den-
Fig 4.— Collection rate in the Africa-Madagascar région (from Campbell & Hammond 1989).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
111
Morat Ph. & Lowry II P.P.
sity index of 100 corresponding to a sufFicient
level of floristic knowledge, contrary to what was
suggestcd by CAMPBELL &C H AM MON!) (1989). It
is nevertlicless vividly cleat that a rremendous
effort is still required to generate an adéquate
specimen base, even for tbose fortunate areas
where a reasonable level of field work has been
conducted; in the vast majority of African coun-
tries, Kowever, tlie situation is regrettably much
less encouraging.
In order to fill thcse tremendous gaps and to
round out even our basic understanding of floris¬
tic diversity in the Africa-Madagascar région, a
number of serious difficulties will first hâve to be
overcome,
1. Financial problems of varying magnitude
plague ail of the hecbaria invoived in the study of
the African flora, whether in Europe, Africa,
North America, or elsewhere. Field work is chro-
nically under-funded, staff levels are far too low,
and current trends suggesr that the situation will
become even worse in the Corning years.
2. Politicai instability, a lack of security, and
even the lingering effects of previous conflicts
(e.g., the millions of anti-personnel mines still
buried in several African countries) hinder field
exploration, and even effect the abiliry of bota-
nists to work in certain herbaria. As reported by
Mats Tl-I U UN in 1993 (pers, comm ), the herba-
rium in Mogadishu, Somalia, was destroyed
during the recent conflict in that counuy, and ail
the local botamsts wece in exile. The herbarium
in Brazzaville, Congo, was seriously vandalized in
early 1994, resulting in the loss of ail documents
and equipment, and ail unmounted specimens,
although about 80% of the mounted collections
were forrunarely saved.
3. The number of qualified taxonomists in pro-
fessional positions that enable them to contribu-
te to the study the flora of the Africa-Madagascar
région is steadily declining. Many projects hâve
been or will soon be suspended because of a lack
of personnel. Futthermore, several latge and
complex taxonomie groups (e.g., Rubiaceae and
Euphorbiaceae) are nearly always left untreated,
or are the last to be studied in ongoing flora pro¬
jects, largely because tliere are not enough spe-
cialists working on them. This dcFiciency is
responsible in part for the slow progress of cer¬
tain flora projects, which were begun several
décades ago, but remain unfinished. In the case
of the Flore de Madagascar et des Comores, for
example, while some of largest families are finally
being treated (e.g., Euphorbiaceae, Fabaceae),
virtually ail of the earlier treatments published
prior to I 960 must now be regarded as badly
outdated and are in need of complété révision,
especially since the specimen base has grown so
much in the last several décades.
As il the situation présented above were not
troublesome enough, we hâve not even consid-
ered the status of floristic investigation for the
many groups of cryptogams, about which even
less is known. Nor hâve we touched on such cri-
tically important disciplines as pollinanon biolo-
gy, phenology, dispersai, growth, germination,
etc., which reçoive virtually no attention throu-
ghout huge parts of the Africa-Madagascar
région.
PROSPECTS FOR THE FUTURE
Despite the fact that our knowledge of the flora
of the Africa-Madagascar région is far from com¬
plété (even though an average of one species has
been described per day since 1953, according to
LHI3RUN 1991), theavailable information base for
the région is still more advanced than for eirher
tropical America or Asia. For this reason, the
accumulated data on vascular plants from Africa
and Madagascar, which now cover about 75% of
the species, are perhaps the besc suited of ail for
developing a comprehensive project to verify,
compare and standardize information using
modem computer technologies. Such an effort, if
properly designed and implemented in a collabo¬
rative rnanner to take Bill advantage of the avail-
able expertise, could realistically préparé a
reliable, on-line computerized accounting of the
vascular plants of the Africa-Madagascar région
in as litcle as a decade.
Several projects dealing with spécifie parts of
the région arc now well under way, including the
Conspectus of the Vascular Plants of Madagascar
(SCHATY. et al. 1996; PONCY & LaRAT 1995),
which could serve as a very useful model for a
larger undertaking. Similarly, the PRECIS data-
112
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Floristic richness in Africa-Madagascar
base comains much of lhe baseline botanical
information for Southern Africa, and several
additional projects hâve likewise started to
assemble relevant data front other areas, inclu-
ding LEAP (List of East African Plants).
A computerized project lhat treacs the entire
African flora could serve as an important and
useful precursor to a future Flora Africa, a syn-
chetic work First proposed by LÉONARD in 1975,
but which has thus lar not progressed bcyond the
planning stage. A computerized database ot
African plants would alto facilitate better access
to a whole range of valuable floristic informa¬
tion, and thereby make it possible to a.sse.ss more
accurately hoW well our knowledge of rbe flora of
the Africa-Madagascar région is progressing. An
international effort, mvolvitig a broad range of
institutions with eoniplementary strengths, wor-
king together to study this important région, is
critically essential, and should be regarded as a
top prioricy for future botanical work in Africa,
Acknowledgments
This paper vvas expanded and updated from a talk
entitled “Do we really know as much as we think
about the flora of the Africa-Madagascar région?” pre-
sented at the symposium on “Floras of the world: cur-
tent knowledge and future prospects", organized hy
N.R. Morin and hc-ld at the XV International
Botanical Congress, Vokohama, Japan, 3 Seprember
1993. We are gratcful to the followïng persons for
valuable information from work in ptogress on the
African flora and/or from projects for which they are
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Bamps, J. Bosser, S. Castroviejo. M. Chalopin, C.
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ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
115
Les divers modes de ramification de
Potamogeton pectinatus L. (Potamogetonaceae)
dans le Léman
Roland KELLER
Institut de Botanique Systématique et de Géobotanique,
Bâtiment de Biologie, Université de Lausanne, 1015 Lausanne, Suisse.
roland.keller@ibsg.unil. ch
MOTS CLÉS
Potamogeton ,
ramification,
architecture,
Léman.
RÉSUMÉ
Après quelques rappels sur les études consacrées à la biologie et à la morpho¬
logie de Potamogeton pectinatus L., l’aspect dynamique du développement de
cette espèce est expliqué et illustré. L’accent est mis sur la description de
l’organisation végétative, le point le plus remarquable étant la diversité des
modes de ramification. Une comparaison avec d’autres plantes
Monocotylédones ou aquatiques est donnée afin de proposer un modèle
architectural. Quelques particularités de l’espèce sont discutées, elles concer¬
nent le comportement stéréotypé de l’organisme vivant en eau calme. Mais
ce comportement diffère de celui d’une forme vivant en eau courante.
KEYWORDS
Potamogeton,
branching,
architecture,
Lake of Geneva.
ABSTRACT
After a brief review on the morphological and biological studies of the pond-
weed Potamogeton pectinatus L., the dynamic aspect of the development of
this species is explained and illustrated. The description of the végétative
organizatïon of Potamogeton pectinatus L. is emphasized, the most impressive
point being the diversity in the modes of ramification. A compatison with
other monocotyledonous or aquatic plants is given in order to propose an
architectural model. Some peculiarities of the species are discussed, in parti-
cular the stereotyped behaviour of the organisai living in still waters. But the
behaviour of a form living in running water was of another kind.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
117
Keller R.
INTRODUCTION
Les Poramots ( I’otamogeton L.) comprennent
une centaine d’espèces qui constituent entière¬
ment la famille des Potamogetonaceae (WlLLIS
1973 ; MABBERI.-EY 1993). Le genre Ruppia L. est
placé par certains auteurs dans la famille des
Potamogetonaceae (DahlGREN, CLIFFORD 8c
Yeo 1985) et pour d’autres constituent une
famille à part, les Ruppiaceae (HUTCH1NSON
1973 ; Willis 1973 ; CrüNQUIST 1981 ; MAB-
BERI.EY 1993). D’autre part ces derniers auteurs
conservent le genre monotypique à feuilles oppo¬
sées Groenlatidict dans Potamogetvn (P. densus).
Les Potamots présentent dans leur ensemble un
plan d’organisation très homogène. Ce sont tous
des plantes aquatiques d’eau douce ou légère¬
ment salée ; le genre est à distribution cosmopo¬
lite. P. pect/naius est une espèce à très grande
amplitude écologique ; on la trouve dans des
eaux douces ou saumâtres, stagnantes ou cou¬
rantes, distrophes ou eutrophes et depuis les lati¬
tudes équatoriales jusqu’aux régions subarctiques
(WlJK 1988).
Chez les Angiospermes aquatiques, les
Potamots figurent parmi celles qui sont le mieux
adaptées à vivre à de grandes profondeurs. Dans
le Léman, ils forment la ceinture de végétation la
plus éloignée des rives en s’installant sur des
fonds de 2-10 m environ (LACHAVANNE &
WATTENHOFER 1975). A l’aide de leur système
de ramification souterrain les clones colonisent
les fonds lacustres en formant de petits groupe¬
ments : les herbiers ou « forêts » de Potamots.
Les données plus ou moins anciennes publiées
à propos des Potamots proviennent du traite¬
ment systématique de HaGSTROEM (1916), de
flores régionales (FRYER & BENNETT 1915 ;
Fernald 1932 ; Hess, Landcht 8c Hirzel
1976 ; Haynf.S 1986 ; etc.) et d'études consa¬
crées plus spécifiquement à ta morphologie ou à
l’anatomie (IRMISCH 1858 ; SAUVAGEAU 1893-
1894 ; HEGELMAIER 1870 ; HagSTROEM 1916 ;
Singh 1965 ; Posluzny 8c Sattler 1974 ; etc.)
ou encore à leur écologie (GRAEBNER 1906).
Les données concernant les premières étapes du
développement à partir de la germination sont
rares ; il existe cependant des descriptions de
plantules non encore ramifiées issues de la germi¬
nation (GRAEBNER 1906 ; MUENSCHER 1936).
Th. IRMISCH a été le premier auteur à avoir bien
décrit et illustré le développement végétatif des
Poramots quoique ses observations concernent
plutôt les tiges souterraines et les cormes, ces
courres tiges tubérisées assurant la pérennité de
nombreuses espèces pendant la saison froide.
Depuis quelques années les Potamots, et sur¬
tout P pectinatus, ont suscité un regain d’intérêt
en faisant l’objet d’études axées principalement
sur leur écologie : stratégies de reproduction
(WlJK 1988, 1989), influence de la lumière ou
de la température (MaDSEN 8c ADAMS 1989 ;
Dijk 8c VlERSSEN 1991), tolérance à la salinité
fWlJK, Goor 8c VERKEEY 1988), influence des
vagues ou du substrat (KaUTSKY 1987 ;
I DESTAM-ALMQUIST 8c KAUTSKY 1995), tubérisa¬
tion (Dijk 8c VlERSSEN 1991) et cycles biolo¬
giques (Kautsky 1987 ; WlJK 1988 ; WiEGLEB
8c BrüX 1991),
À l’instar des autres espèces du sous-genre
Colcogecon (Reichenb.) Raunkiaer la pollinisation
de P. pcctinatus est hydrophile (MUENSCHER
1936) et l’espèce est à reproduction principale¬
ment clonale, le succès de la plante ne dépendant
que très peu de la germination de ses akènes mais
étant redevable de l'abondante production de
cormes (WlJK 1989). La tubérisation est induite
par les jours longs (DijK 8c VlERSSEN 1991) et,
jusqu’à un certain point, plus les conditions de la
croissance des tiges flottantes s’éloignent de
l’optimum, plus forte est la tubérisation
(Kautsky 1987 ; Dijk 8c Vierssen 1991). Cette
propriété de la physiologie de P. pect'matus
montre sa souplesse d'adapration qui en lait,
selon KAUTSKY (1988), non seulement une plan¬
te compétitive mais une plante accumulant de la
biomasse en cas de stress. Les cormes souterrains
sont de poids spécifique inférieur à celui de l'eau
(Graebnf.R 1906) : ils peuvent donc flotter et
contribuer à la migration du clone.
On s'attachera ici à approfondir les connais¬
sances de nature otganismique sur la croissance
et le développement végétatif de Poiamogeton
peetiruitus L. L’étude de cette espèce procédera
selon la méthode de l’analyse architecturale
(HaeLÉ 8c Oldeman 1970) qui repose sur la
description intégrée de la croissance et du déve¬
loppement des diverses catégories d’axes.
118
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Ramification de Potamogeton pectinatus
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Potamogeton pectinatus est une espèce vivant sur des
fonds situés entre 1,2 et 5 m dans la région étudiée,
soit de l’embouchure du Rhône dans le Léman à son
cours dans la ville de Genève. C’est une espèce extrê¬
mement fréquente sur substrats sablonneux et limo¬
neux plus ou moins organiques. Les clones se
récoltent facilement car leurs tiges souterraines sont
enfouies peu profondément.
Une grande partie des observations d'où sont tirées
les illustrations ont été effectuées de début août à mi-
septembre 1988 en récoltant des plantes vivant sur
des fonds situés à une centaine de mètres à l’est du
f tort de Vidy (ouest de la commune de Lausanne). Par
a suite, de 1993 à 1996. d'autres observations de
P, pectinatus ont été effectuées, notamment sur des
plantules issues de cormes (été 1996) et sur la florai¬
son et les nombres d’entrt-nœuds des tiges dressées
principales. Une forme de morphologie et de physio¬
nomie différentes, poussant dans le Rhône à Genève,
a été observée et découverte en août 1996.
Quelques observations de Potamogeton perfoliatus,
une espèce à feuilles larges, vivant pat 3-6 m de fond,
ont encore été effectuées afin de mettre en évidence
certaines particularités de P. pectinatus.
La récolte des systèmes d’axes ramifiés de ces
Potamots s’est réalisée en plongeant et en s'aidant
d’une barre métallique pour dégager du substrat les
tiges souterraines.
RÉSULTATS
Les feuilles
Les Potamots possèdent deux types de feuilles,
assimilatrices ou non. Les feuilles assimilatrices
sont bien développées, les feuilles non chloro-
phyliennes sont réduites à des cataphylles,
La feuille assimilatrice de P pectinatus est for¬
mée d’une gaine basale se prolongeant par une
lame linéaire possédant le plus souvent trois ner¬
vures longitudinales (HAGSTROEM 1916 ; WljK
1988). Line ligule engainante hyaline surmonte
la gaine foliaire (Fig. 1 A,C) elle entoure le bour¬
geon apical (GûEBEL J 932 : 1648). Les dimen¬
sions des feuilles restent sensiblement constantes,
quel que soit l'ordre de l’axe qui les porte
(Fig. 4). P. perfoliatus est une espèce à feuilles
larges, plus ou moins embrassantes, qui Rengai¬
nent pas la tige (Fig. 1D),
La jeune feuille a une préfoliaison involutée
(Fig. IA), selon la terminologie de DAHLGREN &
CLIFFORD (1982), caractère peu fréquent chez les
Monocotylédones (existant aussi chez les
Commetinaceae, DLLANOë & Kelli.R 1987). Ce
mode particulier d’enroulement existerait chez de
nombreuses espèces, sinon toutes, de
Potamogetonaceae à en juger par les illustrations
de la monographie de pRYER & Bfnnf.TT (1915)
et nos observations de quelques autres espèces.
Les cataphylles sont localisées à la base des
rameaux latéraux (souterrains ou flouants). Les
préfeuilles sont toujours des cataphylles Le long
d’un rameau latéral, la préfeuille est suivie par
une cataphylle (Fig. IB) qui se développe avant
la première feuille,
Les préfouilles sont, à l'instar de celles des autres
Monocotylédones, adossées à l'axe porteur
(TROLL 1937). Ces préfeuilles sont hyalines et
insérées très près de la base du rameau latéral.
Elles ne s’observent que sur de jeunes tiges car
elles disparaissent assez tôt.
La plantule issue de l’entrée en végétation
DU CORME
Au mois de mai les cormes ayant hiverné dans
le fond lacustre entrent en végétation. La plantu¬
le présente une morphologie et une organisation
de ses axes à peu près constante, le caractère le
plus variable étant le nombre de racines (de 2 à
6) formées sur le premier nœud visible formé
(Fig. IB), caractère positivement corrélé avec la
vigueur de la plantule.
L’axe du corme produit deux entre-nœuds longs
(de 10 à 20 mm env.) qui suivent quelques
d’entre-nœuds courts (dont le nombre n'est pas
encore exactement connu), puis la planrule se
ramifie de manière quasi constante en une sorte
d’étoile à cinq branches (Fig. IB). Certes étoile »
comporte trois étages de racines, chaque étage
appartenant à un enue-nœuds différent. Il n’y a
pas de feuilles axillantes, ce qui complique
l’interprétation de la structure et fait envisager
deux hypothèses alternatives « monopodiale » et
« sympodiale » (voir Discussion). Les préfeuilles
sont par contre visibles bien qu’elles se décompo¬
sent rapidement ; il faut les observer avant la mi-
juillet.
Dans le cas de l’hypothèse monopodiale. Taxe
plagiotrope A 2 est porté par un entre-nœud
court (ec) de l’axe A (ou A,), cela nous donne le
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
119
Keller R.
Fig. 1. — Potamogeton peçtinatus (sauf D : P. perfoliatus) A feuille et sa ligule (L) . B, planlule issue d'un corme. Vue
d’ensemble : aire (A) issu du corme portant 4 racines (R) sur le premier nœud visible. F esl la première leuille chlorophylienrie for¬
mée. Détail : axe dressé principal |A 1 ou A, selon I hypothèse, voir texte), axe plagiotrope principal (A P ou A, selon l'hypothèse),
axe latéral dressé (A,), ax:e latéral plagiotrope (AJ , racines du premier étage (Ri), racines du deuxième étage (R2). racine du troi¬
sième étage (R3). ec = entre-nœud court portant A, (hypothèse monopodiale) ; PF, = prëteuille de A, ; on trouve ici 6 racines RI, 2
racines R2 et 2 racines R3 (la série 6-4-2 étant aussi fréquemment obsen/èe) ; C. tin axe d'ordre 2 (A2) avec préfeuille (PF) et cata-
phylle (C) ; D. F. perfoliatus, un axe d ordre 2 avec un bourgeon (b) et une calaphylle (c) ; la préfeuille a déjà dispam et la cataphylle
axillant le bourgeon n’est pas représentée ; E, tige souterraine sympodiale ; un article porte successivement les cataphylles « a, b, c,
d, e » ; la cataphylle « a » est la préfeuille adossée, << b » axile le relais et « c >• axile un autre relais (Reservespross). Échelles : 1 cm.
120
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
Ramification de Potamogeton pectinatus
premier mode de ramification (voir Fig. 6E). Le
prolongement A, de A porte le rameau latéral A f
qui se ramifie pour donner A^ ; il y a trois pré¬
feuilles adossées PF,, PF^ et PF,, correspondant
aux axes A,, A, et Ajj.
Dans le cas de l’hypothèse sympodiale, c’est A
qui devient brusquement plagiotrope (A,) et
porte le rameau latéral dressé A, en donnant un
alternatif premier mode de ramification (voir
Fig. 6F). La situation pour les préfeuilles et pour
A^ et A 4 ne change pas avec l’hypothèse sympo¬
diale.
Les descriptions de P pectinatus par les anciens
auteurs (IKMISH, HaGSTROEM, FRYFR &
Bennett) ne montrent pas ces détails de l’orga¬
nisation de la plantule et aucune étude sur ce
point particulier de morphologie n’a été portée à
notre connaissance.
Le module élémentaire de la plante
EN PLEINE CROISSANCE
Le développement de P. pectinatus (tendant les
mois de juin à août s'effectue selon un mécanis¬
me sympodial aboutissant à la juxtaposition de
modules élémentaires identiques les uns aux
autres du point de vue structurel, ces modules
peuvent être considérés comme des « articles »
au sens de PRÉVOST ( 1967).
Le module élémentaire est d’abord souterrain et
plagiotrope, il produit un premier entre-nœud
(de 1 à quelques mm de long), une cataphylle
engainante « a >>, un long entre-nœud portant
distalement une cataphylle engainante « b » et
des racines adventives, un 3 e entre-nœud très
court portant la cataphylle « c » puis un 4 e entre¬
nœud (portant la cataphylle « d ») qui se redresse
pour se prolonger par la partie dressée du pota-
mot (Fig. 1E). Par la suite l'axe dressé produira
uniquement des feuilles jusqu'à la floraison, qui
est terminale. C'est d’ailleurs ce qu'avait déjà
observé IRMJSH voici un siècle et demi !
La ramification du module se déroule aussi de
manière très précise : la cataphylle portée distalc-
ment par le 1 er enrre-nceud n’axile pas de bour¬
geon, la cataphylle portée par le 2 e entre-nœud
axile le module élémentaire suivant (deuxième
mode de ramification et Fig. 1E, 4) et la cata¬
phylle portée par le 3 e entre-nœud axile un bour¬
geon (» Reservespross ■> d'iRMI.SCH) qui reprodui¬
ra une autre séquence d’articles souterrains (troi¬
sième mode de ramification et Fig. 1 E, 4, 5C) en
tous points équivalents aux articles de la généra¬
tion précédente à ceci près qu’ils sont moins
vigoureux et fleuriront plus rarement que les pre¬
miers.
La croissance des tiges souterraines se poursuit,
article après article, jusqu’à la formation des
cormes qui apparaissent dès la mi-juin.
Les racines, au nombre de 10-14 par nœud
(pointant vers l'apex des articles) n'apparaissent
que sur les 2 CS nœuds de chaque article (Fig. 1E).
On remarque que le deuxième entre-nœud a
une phase d’élongation qui dure plus longtemps
que celle du premier mais au début de leur for¬
mation, ces deux entre-nœuds ont une longueur
semblable (Fig. 1E).
Les extrémités des tiges souterraines présentent
des ondulations le long de leurs deux ou trois
derniers articles (Fig. 1E, 4). Ces ondulations
disparaissent quand l’article vieillit, vraisembla¬
blement quand les entre-nœuds ont terminé leur
croissance. Tour se passe comme si l’avance de
l’apex du dernier article, freinée par le substrat,
n arrivait pas à précéder assez vite 1 élongation
des entre-nœuds.
L’architecture de l’ensemble annuel
Une partie de l’analyse architecturale a déjà été
réalisée lors de la description du caractère sympo¬
dial des parties souterraines, poursuivons mainte¬
nant cette analyse en examinant la partie apicale
d’un clone tout en suivant le cheminement des
axes (Fig. 2A.B).
Depuis le sommet S de la plante on observe que
les feuilles se suivent de manière alterne-distique
et que les entre-nœuds qui les séparent augmen¬
tent progressivement de taille. Sur la figure 2C le
rameau axillé par la feuille engainante <, d » a été
dégagé de la gaine pour mettre en évidence la
cataphylle << ca. » mais la préfeuille adossée à l’axe
A| n’y est pas représentée.
La ramification d’un axe dressé (quatrième
mode de ramification) peut s’observer dès que
celui-ci a produit 3 ou 4 feuilles visibles (feuilles
dont les gaines renferment d’autres feuilles plus
jeunes). Les tiges dressées de P. pectinatus sont
ADANSONIA, sér, 3 • 1997 • 19(1)
121
Ramification de Potamogeton pectinatus
donc à ramification continue contrairement à
celles de P. perfoliatus chez qui de longues séries de
nœuds ne développent point de rameaux latéraux.
On constate aussi (Fig. 1C, 2D) que la pre¬
mière feuille assimilatrice F du rameau latéral A2
est orientée du même côté de l'axe que « g », qui
est une feuille de la tige principale Al. Il est
important de taire cette remarque car c'est à
cause de ces orientations identiques que cette
espèce est un peu difficile à analyser au premier
coup d’ocil. En effet, sut un individu abondam¬
ment ramifié on a quelque peine à suivre un
monopode ; depuis un nœud, deux chemins ch|
et ch 2 semblent possibles (Fig. 2B) et en obser¬
vant plus attentivement, on remarque que le
monopode suit le chemin où l’on peut compter
le plus grand nombre d'entre-nœuds (ou de
feuilles), soit ch|.
Sur la figure 2D on observe que A2 (axillé par
la feuille u h ») a produit un rameau latéral A3 à
partir de l’aisselle de sa cataphylle « c » (cinquiè¬
me mode de ramification). La partit dressée est
donc un système ramifié monopodial puisque les
tiges en produisent latéralement d'autres de
dimensions légèrement plus faibles et que toutes
ces tiges se prolongent par un même méristème
apical. On assignera l’ordre 1 à l'axe Al, 1 ordre 2
à l’axe A2, l’ordic 3 à l’axe A3, etc.
Comme nous l’avons vu, la cataphylle insérée
entre la préfeuille et la première feuille d’un axe
d’ordre 2 ou 3 axile |e premier rameau latéral
formé par cet axe. La préfeuille étant adossée, ce
premier rameau se trouve de l’autre côté de l’axe
qui le porte par rapport à la tige principale. Ce
fait morphologique donne une ramification en
éventail car A3 forme un angle plus grand avec
l’axe principal que A2 et A4 un angle encore plus
grand que A3 (Fig. 2D,E). Cet éventail s’étend
en outre du côté de l’axe où il y a le plus de
place, soit du côté abaxial de Al. Remarquons
que la place ne serait pas aussi bien utilisée si
c’était les préfeuilles (adossées) qui axillaient les
rameaux.
Sur un individu de clone connaissant de bonnes
conditions de croissance, les axes d’ordre 2, 3 et
4 apparaissent respectivement dès les 3-4 1 ', 7-8°
et 10-1 I e feuilles visibles sur Taxe principal. Les
axes d’ordre 2 ont un développement plus lent
(ou se terminant plus tôt) que celui des axes
principaux car ils ne vont pas en augmentant de
longueur vers la base de la plante (Fig. 5A,B). Les
axes d’ordre 4 ne possèdent que 2-4 feuilles
visibles en plus de leur préfeuille. Nous n’avons
jamais observé de 5 L ‘ ordre.
Mais pendant que le système dressé se ramifie,
le système souterrain en fait autant en produisant
des séquences supplémentaires de modules axillés
par les cataphylles « c ». IRMISCH parle de
« Génération » pour une suite de ces séquences.
C’est un fait marquant que tous les axes d'une
même génération sont dirigés du même côté 1 de
la tige principale (Fig. 4, 5C) en formant un
angle droit avec celle-ci (cas très rare chez Les
plantes rhizomateuscs, Adrian Bell, comm.
pers.). Il existe souvent encore une troisième
génération (Fig. 4, 5C) mais nous n’en avons pas
observé de quatrième.
La suite des générations successives des tiges
souterraines adopte donc un mouvement tour¬
nant (Fig. 5C) qui, s’il se perpétuait indéfini¬
ment, décrirait une spirale.
Le passage au stade inelorescentiel et
LA FORMATION DES RELAIS SYMPODIAUX
L'axe d’ordre l produit continuellement des
feuilles jusqu'à la floraison qui est terminale
(Fig. 5D). Nous n'avons pas observé de floraison
sur les axes d ordre 2, sauf si la tige principale a
été sectionnée, ni sur les axes d’ordre 3- Tous les
Potamogeton ont d’ailleurs une floraison termina¬
le (Dahi.gren, Clifford & Yeo 1485).
Quand la plante vit en eau calme elle produit
en général une paire de feuilles subopposées juste
avant l’inflorescence. Le relais naît de l’aisselle de
la feuille inférieure de cette paire (sixième mode
de ramification), (Fig. 5D). Il ne se développe en
principe qu’un seul relais à la fois, portant un
1 Ces dispositions unilatérales d'axes d'une même génération
sont é meure en relation avec les propriétés d'anlidromie/
homodromÎ6 des processus de ramifications. A ce sujet Irmisch
noie que le sens d’enroulemenl des cataphylles de
Potàmogetan natans esl toujours te même à quelques excep¬
tions près, exceptions dont il ne spécifie pas la nature, le sens
de la déviation d'un axe par rapport à l'axe dont il esl issu est
probablement en relation avec le sens de l'enroulemenl de la
cataphylle qui l'axile. Les axes latéraux seraient donc tous
orientés du même côté de l'axe porteur parce que le sens
d'enroulement des cataphylles y serait constant.
ADANSONIA, sèr. 3 • 1997 • 19 (1)
123
Ramification de Potamogeton pectinatus
petit nombre de feuilles, rarement les deux ais- dizaines de cm de profondeur,
selles sont florifères et dans ce cas un des relais Si les inflorescences des premiers relais sont
domine l'autre. P. pectinatus produit en général encore immergées, ce qui est la règle chez P. per-
une seule inflorescence, parfois suivie d'un autre jbliatiis , une des inflorescences finira souvent par
relais sympodial (Fig. 5D) portant aussi une paire atteindre la surface. Quant à la floraison de
de feuilles subopposées et une inflorescence. P. pectinatus , elle se produit, le long des rives
Les Potamots du sous-genre Eupotamogeton observées de 1993 à 1996. presque toujours sous
Raunkiaer sont anémophiles et l’inflorescence l’eau, habituellement à quelques dizaines de cm
doit atteindre la surface du plan dèau pour que de la surface, voire jusqu’à 3 m en dessous !
la pollinisation air lieu mais P. pectinatus appar- Lorsque l’on compte le nombre d entre-nœuds
tient au sous-genre Coleogeton qui est à polünisa- d’une tige dressée entre la cataphylle « c » et la
tion hydrophile (FtKNAl D 1932 ; MtJENSCHF.R feuille inférieure de la paire de feuilles suboppo-
1936) de sorte que cette espèce pourrait produire sées qui se trouve à la base du pédoncule de
des graines viables sous l’eau. l’inflorescence, on trouve :
Chez P. pectinatus et P. perfoliatus , l’initiation a — une moyenne de 19,3 entre-nœuds (écart-
lieu bien en dessous de la surface de sorte que le type = 2,5) sur 15 individus ayant produit une
premier épi de fleurs se développe à quelques inflorescence ;
Fig. 4. — Potamogeton pectinatus, jeune clone : En gros chiffres, les nombres de feuilles des axes principaux ; en petits chiffres :
les nombres de feuilles sur les axes principaux des relais de seconde génération : 2 a , 4°. 6 e , etc. désignent l'ordre des noeuds
comptés sur le sympode plaglotrope principal. PF : une préfeuille. Sur le relais de deuxième génération situé tout à droite est apparu
un relais de troisième génération. Pour améliorer le contraste, les gaines foliaires sont représentées en noir et les lames foliaires en
blanc.
ADANSONIA, sêr. 3 • 1997 • 19(1)
125
Keller R.
— une moyenne de 18,5 entre-nœuds (écart-
type = 2,6), si l'on tient compte des tiges avec ou
sans inflorescences mais qui sont tout de même
arrivées jusqu’au stade «< Feuilles subopposées »
(25 individus).
Ces résultats concernent des sites d’observations
étalés du Petit Lac (vers Genève) au Haut Lac
(vers Fembouchure du Rhône) et des profon¬
deurs variables, de 1 tn 20 à 4 m 50, pendant les
étés 1995-1996. Il Faut noter encore que la plu¬
part des tiges ne fleurissent pas ou alors s’arrêtent
pratiquement de croître en hauteur après la for¬
mation de la paire de feuilles subopposées.
Une forme, vivant dans le cours du Rhône à
Genève, présente un compottement atypique
quant au nombre des entre-nœuds produits par
la tige principale : ce ne sont pas moins de 40 de
ceux-ci qui sont formés sans que n apparaisse la
paire de feuilles subopposées (CH.OU.RT 1996).
D’autre part la morphologie et la physionomie
de la plante est assez différente : ses tiges sont
plus longues et non ramifiées à la base. La forme
vivant en eau calme peut aussi parfois produire
un nombre d’entre-nœuds significativement plus
élevé (25-27), mais alors on ne voit pas de paires
de feuilles subopposées (par exemple quand la
colonie s’installe par 5 m de fond, là où les tiges
n’ont aucune chance d’atteindre la surface).
Le passage à la phase de repos (production
DES CORMES)
Dès le mois de juillet on observe la formation
de cormes ; cette production continue jusqu’à fin
août environ. À la fin de l'été les cormes se
retrouvent isolés les uns des autres (ou par petits
groupes isolés) car les tiges souterraines se
décomposent.
Les cormes des Potamots sont de courtes tiges
tubérisées , chez P. pectinatus ces cormes sont iso¬
lés ou par groupes de deux ou trois (Fig. 5E) cor¬
respondant à autant d articles rubérisés le long du
sympode. L’axe du corme est entouré par des
cataphylles ; la cataphylle <> a » est une préfeuille
et la cataphylle « b >. axile Faxe du corme-relais
(Fig. 5E) ; ce sont surtout les troisième et qua¬
trième entre-nœuds du corme qui s’épaississent
(Sauvageau 1893 : 171 ; Graebner 1906 :
488) ; ils portent donc distalement, selon ces
auteurs, les cataphylles « c » et « d ». D’autres
entre-nœuds courts, non rubérisés, peuvent
encore suivre, et ce fait a son importance dans la
l’acceptation d’une des deux hypothèses :
« monopodiale » ou « sympodiale » (voir
Discussion).
Deux particularités du développement :
UNE RAMIFICATION SYLLEPT1QUE GÉNÉRALISÉE ET
UNE CROISSANCE INTERCALAIRE TRÈS MARQUÉE
Le développement de P. pectinatus se réalise
selon un processus de ramification entièrement
sylleptique (si la plante n’est pas traumatisée)
puisque tous les axes, ceux du système souterrain
comme ceux du système flot tant, se développent
simultanément, chacun avec sa cadence propre
de production d’entre-nœuds :
— Dans le système flottant, la ramification suit
de très près la formation du dernier entre-nœud
car on aperçoit le rameau latéral dès que la 3-4 e
teuille est produite (il suffit d’écarter les gaines
des dernières feuilles pour s’en rendre compte).
La ramification y est donc sylleptique.
— Dans le système souterrain, la ramification
fournissant un nouvel article à partir de Faisselle
de la cataphylle « b » est sylleptique car elle se
produit presque en même temps que la forma¬
tion de l’entre-nœud b-c (Fig. IE). La séquence
de ces articles appartient à une même génération.
— Dans le système souterrain, la ramification
fournissant un nouvel article à partir de Faisselle
de la cataphylle c » se produit avec un certain
retard sur la croissance de 1 article. Cette ramifi¬
cation se réalise dès que la feuille « e » est bien
formée (Fig. IE), c’est-à-dire peu après que la
croissance soit devenue orthotrope. On constate
donc encore un mode de ramification sylleptique
car celle-ci a lieu sur un article qui n’a connu
qu’une brève période de ralentissement de crois¬
sance (de Fordrc de 24 heures, lors du redresse¬
ment de l’article).
La croissance intercalaire s'observe très souvent
chez les Monocotylédones et le chaume des
Gramineae en fournit un exemple très démons¬
tratif, cette croissance provient de l'activité de
méristèmes internodaux (FiSHER & French
1978). Ce phénomène atteint une grande
ampleur chez les tiges dressées des Potamots.
126
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Ramification de Potamogeton pectinatus
Fig. 5. — Potamogeton pectinatus : A, individu ayant poussé sous de bonnes conditions : les entre-nœuds de la tige sont longs ;
B, individu ayant poussé en eau peu ou très profonde : les entre-nœuds de la tige sont courts ; C. orientation des générations suc¬
cessives d’axes souterrains ; a, b et c, les cataphylles d'un article. Le système de générations successives de tiges souterraines
explore le substrat suivant un mouvement tournant ; D, inflorescence terminale et la dernière paire de feuilles subopposées ; F|
est la feuille inférieure de la paire, Fg est la feuille supérieure, RS est le relais sympodial ; E, une série de trois cormes ; les entre¬
nœuds b-c et c-d sont tubèrisés ; la cataphylle « a », qui n'est pas visible, est la préfeuille du sympode. Échelles : 1 cm.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
127
Keller R.
Plastochrone, ramification et croissance interca¬
laire sont étroitement liés chez P. pectinatiis ; le
résultat de l’intégration de ces processus est illus¬
tré par la figure 3 qui représente trois tiges (diffé¬
rentes mais prises sur le meme clone) où les
longueurs d’entre-nœuds figurent à la même
échelle. Seules les feuilles du sommet des tiges
ont étés représentées- pour ne pas charger l'illus¬
tration . Les ordres des axes latéraux sont indiqués
par les nombres 2, 3 et 4. Les noeuds dégagés
sont numérotés depuis l'apex : N5 = 5 L nœud,
N6 = 6 e nœud, etc. On remarque que c’est entre
les 9 e et 10" nœuds que la croissance intercalaire
de l’entre-nœud s’installe brusquement car
l’élongation de l’enrre-nœud supérieur est nette¬
ment plus faible. Ces valeurs ne sont certaine¬
ment pas fixes et varient d’un individu à l’autre
selon le génotype et les conditions du milieu
mais elles montrent les potentialités d’élongation
de ce Potamot. Comme la croissance intercalaire
concerne plusieurs entre-nœuds successifs
(Fig. 3), cela augmente considérablement la
potentialité d’élongation de la tige entière.
Selon les conditions du milieu, la croissance
intercalaire peur s’installer brusquement et les
entre-nœuds des tiges principales peuvent
atteindre plus de 10 cm de long (Fig. 5A) de
sorte que la tige se comporte un peu comme un
stolon vertical. En milieu peu favorable la plante
adopte un port plus ramassé (Fig. 513). La crois¬
sance intercalaire des tiges dure nettement plus
longtemps que celle des feuilles qui, elles, attei¬
gnent rapidement des dimensions constantes
pour l’espèce.
La ramification du système flottant se réalise
pendant la phase de croissance intercalaire rapi¬
de, en dessous d‘un certain seuil de vigueur
(vitesse d élongation ?) l’axe ne se ramifie plus.
Dans l'état actuel de nos observations, il ne peut
être conclu si cette limite supérieure de I ordre de
ramification est un caractère intrinsèque (géné¬
tique) de l’espèce ou esr lié à des seuils tro¬
phiques ou d'intensité lumineuses.
La croissance intercalaire se manifeste aussi sur
les tiges souterraines, son caractère y est cepen¬
dant beaucoup plus défini que sur les tiges flot¬
tantes car l’élongation des entre-nœuds cesse dès
que l’article a formé sa première feuille assimila¬
trice (Fig. 1E, 4).
Finalement la croissance intercalaire existe aussi
dans le pédoncule de F inflorescence de sorte que
les fruits apparaissent par petits groupes séparés
les uns des autres. Comme l’avait déjà constaté
Arbi-R (1920) l’inflorescence peut d’ailleurs
s allonger à tel point qu elle traîne à la surface de
l’eau (sur les hauts fonds bien abrités devant
Préverenges). Laxe inflorescenriel atteint souvent
le tiers de la longueur de la partie végétative
(chez un individu, récolté à 4 m de profondeur le
16 août 1995, l’inflorescence mesurait 30 cm sur
un total de 110 cm pour la plante entière).
DISCUSSION
Les modes de ramification
P. pectinatus est une espèce riche en modalités
de ramification avec six modes, voire plus si la
plantule issue de la germination d’une graine
pouvait être observée.
!.. Ramification de l axe issu du corme, dans le
cas de l’hypothèse monopodiale (Fig. 6E) un
rameau latéral est porté par un entre-nœud court
inséré entre deux entre-nœuds longs et dans le
cas de l'hypothèse sympodiale (Fig. 6F) un
rameau latéral est inséré sur la courbure d’un axe
changeant d orientation. L'absence de feuilles
axillantes, et surtout de la feuille qui devrait axil-
ler A-, (représentée en pointillé) est bien sur « res¬
ponsable « de certe ambiguité' étant donné que
la position des préfeuilles est la même quelle que
soit l’hypothèse. Il faudrait pouvoir compter le
uombre exact d’enrre-nœuds jusqu’à P ;1 , si pat-
exemple « c-d » était le dernier entre-nœud court
formé par l'axe tubérisé du corme, le nœud por¬
tant les racines (R) porterait la << feuille
absente » « e » tourné du même côté que la pré¬
feuille « a » (du fait de la distichie), c'est-à-dire à
gauche de l’axe sur les illustrations, et il s’ensui¬
vrait que P’ ;) serait placée du côté droit de l’axe 3 ,
ce qui favoriserait l’hypothèse sympodiale
Une plantule issue de rentrée en végélation d’un corme culti¬
vé en serre (octobre 1995) montrait aussi une absence de
feuilles axlllanles mais un plan d'organisation différent des plan-
tules prélevées rrr situ. D’autre part Hagstroem (1916) donne
une illustration de cormes se prolongeant par un axe (non enco¬
re ramifié) portant quelques nœuds apparamment dépourvus de
feuilles.
128
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Ramification de Potamogeton pectinatus
(Fig. 6F). Des observations de l'anatomie de la
plantule restent à entreprendre pour mieux étayer
une conclusion.
2. Ramification sur les tiges souterraines à Fais¬
selle des cataphylles « b », elle contribue à une
extension dans une première dimension du plan
des tiges souterraines. C’est le mode « standard »
de ramification de tous les Potamots.
3. Ramification sur les tiges souterraines à Fais¬
selle des cataphylles « c », elle contribue à une
extension dans une deuxième dimension du plan
des tiges souterraines. Ce mode de ramification
est responsable de la production d’herbiers
gazonnanrs, il existe peut-être chez d'autres
espèces de Potamots à Feuilles étroites telle que
P. vaginatus.
4. Ramification sur les tiges flottantes à Faissel¬
le des feuilles assimilatrices, elles produisent la
plupart des rameaux latéraux le long des axes
d’ordre 1, 2 ou 3. C'est ce mode de ramification
qui distingue l’espèce de nombreux autres
Potamots, en particulier des espèces à feuilles
larges telles que P. perfoliatus chez qui la tige
principale se ramifie rarement de manière mono-
podiale pour produire tiges latérales à floraison
terminale.
5. Ramification sur les axes latéraux issus de
Faisselle de la cataphylle qui suit immédiatement
la préfeuille, elle contribue à la ramification en
éventail. Ce mode esr commun à d’autres
Potamots à feuilles étroites : par exemple P. uagi-
natus Turcz. (Hagstrof.M 1916 : 32). 11 n’a pas
été observé chez des Potamots à feuilles larges
tels que P perfoliatus et P. tucens.
6. Ramification produisant le sytème sympo-
dial de la tige principale, cette tige esr la seule
qui soit florifère chez P pectinatus.
Cette richesse en formes de ramification est
assez typique de certaines herbes rhizomateuses.
En particulier le mode de ramification en éven¬
tail depuis Faisselle de cataphylles existe chez
Piper (BLANC & ANDRAOS 1983) sauf que chez
ce genre la ramification a lieu à partir d’une cata-
3 À remarquer que la position seule de la première feuille déve¬
loppée F a (voir Fig. 6E,F) ne permet pas de lever l'ambiguité. En
outre l'absence de feuilles axillantes pourrait mener à reconsi¬
dérer certains concepts relatifs à la ramification des plantes vas¬
culaires... et faire perdre son sens à cette discussion.
phylle qui est en même temps la préfeuille du
rameau latéral,
Il existe une analogie entre les ramifications de
la plantule issue du corme et les 5 e et 6 e modes
de ramification. Dans le cas de l’hypothèse sym-
podiale, les axes A 2 , A^ et A 4 (Fig. 6F) forment
une ramification en éventail assez analogue à
celle qui a été décrire (le 5 e mode reprenant le
processus conduisant à la formation de A-., et A^).
Dans le cas de l’hypothèse monopodiaie, le 6 e
mode de ramification (produisant le relais inflo-
rescentiel) reprendrait le processus conduisant à
la formant du A, (puisque dans les deux cas un
rameau latéral est porté par un entre-nœud court
inséré entre deux entre-nœuds longs). Quelle que
soit l’hypothèse envisagée on constate que l'orga¬
nisme marche à l’économie en « recopiant » dans
un environnement différent un processus déjà
éprouvé.
On peut encore pousser plus loin cette
démarche unificatrice en cherchant quel pourrait
être le plus petit nombre de facteurs associés à la
ramification. En premier lieu il convient de com¬
parer les modes de ramification dans les systèmes
souterrains et flottants. On sait déjà que pour les
deux systèmes, 1) il n’y a pas de ramification à
Faisselle des préfeuilles ; 2) il existe une ramifica¬
tion à Faisselle de la cataphylle qui suit cette pré¬
feuille (« b » et « C A2 » respectivement) ce qui
implique un processus commun aux 2 e et 5 e
modes de ramification ; 3) lorsqu’il existe un
entre-nœud court inséré entre deux entre-nœuds
longs, le tropisme affectant l’axe latéral issu du
nœud proximal est différent du tropisme affec¬
tant l’axe issu du nœud distal. En effet :
— Dans le système souterrain sympodial le relais
issu de « c » prend une direction différente (et
faisant un angle droit) avec celle du relais issu de
« b ».
— Dans le cas de la plantule issue d’un corme, et
sous le couvert de l’hypothèse monopodiaie, le
rameau latéral issue du nœud proximal est pla-
giotrope alors que celui issu du nœud distal est
orthotrope.
— Enfin dans le système infiorescentiel il existe
une préséance entre les aisselles des nœuds proxi¬
mal et distal puisque une des deux aisselles ne
produit pas de rameau (anisocladie maximale) ou
alors (fréquent chez P. perfoliatus) le rameau
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
129
Keller R.
Fig. 6. — Divers taxa et concepts Aa, ramification basitone entraînant une croissance d’établissement typique, chaque article pla-
giotrope souterrain se redresse, les articles successifs devenant de plus en plus importants ; Ab, variante de la ramification basitone
où les axes dressés se ramifient. les cercles reprèsentenl des inflorescences , Ac, comme '■ Ab « saur que les articles proximaux
fleurissent les premiers : B, un Bambou conforme au modèle de McClure : la tige souterraine est sympodiale. les tiges dressées
sont abondamment ramiiiées, la ramitication es! continue ou diffuse ; C, unités de la ramification basitone contormes au modèle de
Chamberlain | Polamogeton perfoliatus) : O, architecture de Thalassodendron sp. (Cymodoceaceae) selon Tomunson (>974) 4 :
les quatrièmes nœuds des articles , la ramification n'est pas continue sur les tiges dressées : rb uri rameau issu du premier nœud
de la tige dressée ; E ramification d'une plantule issue d'un corme dans le cas de l'hypothèse monopodiale ; A, reste onhotrope ; A 4
est porté par A, qui est porté par A, ; a = prefeuille adossée de A 2 : en pointillé. F a , la teuille axillant A 2 ; f = -■> feuille absente » axil-
lant A 3 ; Ft = racines ; F, ramification d'une ptantute issue d’un corme dans le cas de l'hypothèse sympodiale ; A, se courbe brusque¬
ment pour devenir plagiotrope et porte un A 2 orthotrope ; A 4 est porté par A 3 qui est porté par A 2 ; a = préfeuille adossée de A 2 ; en
pointillé, F a , la feuille axillant A 2 ; La « feuille absente - axillant A 3 est située ici du même côté que F a ; R = racines.
130
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Ramification de Potamogeton pectinatus
supérieur domine le rameau inférieur.
Les taxa les plus proches de P. pectinatus
DU POINT DE VUE ARCHITECTURAL
L’attribution d’un modèle architectural nécessi¬
te en principe la connaissance des premiers stades
du développement après la germination de la
graine. Ces premiers stades du développement
n’ont pas été observés et il n’est d’ailleurs' pas sûr
qu’ils soient architecturalement semblables à
ceux issus des cormes.' 1 Il est toutefois permis de
considérer une plante à ramification basitone
comme la juxtaposition d’unités architecturales
(CREMERS & F.di i in 1995) ; ce sont ces unités
que l’on peut comparer avec celles formées par
d’autres plantes rhizomateuses.
Certains Bambous (Bambusoideae) (Fig. 6B)
ont une architecture qui se rapproche de celle des
Potamots mais qui diffère sur des points impor¬
tants, car : 1) la tige principale conserve une
croissance tnonopodiale pendant la floraison ; 2)
bien que la croissance des branches soit syllep-
tique, celles-ci sont issues de sytèmes ramifiés
condensés et preformés (H ALLE, O LD EM AN &C
Tomlinson 1978) , 3) chez P. pectinatus ce sont
les articles proximaux (Fig. 6Ac) qui fleurissent
les premiers, alors que chez un Bambou
(Fig. 6Ab,B) les articles proximaux ne peuvent
pas fleurir du fait de la croissance d’établissement
(Tomlinson & Ester 1973).
Parmi les très proches parents de P, pectinatus,
P. vaginatus Turcz. (subg. Colcogeton , sect.
Convoluti Hagstr.) produit aussi le mode de
ramification en éventail et a vraisemblablement
une architecture très semblable à celle de P. pecti¬
natus. Les Potamots à feuilles larges forment des
tiges flottantes très peu ramifiées ; chez. P. perfo¬
liatus (subg. Eupotamugeton sect. Axillares
Hagstr.) ces tiges restent d’ailleurs en général non
ramifiées jusqu’à l'apparition des axes inflores-
cemiels (Fig. 6C). P. perfoliatus ne réaliserait que
quatre des six modes de ramification :
— Premier mode : la plantule issue du corme a
une organisation identique à celle de P. pecti-
4 Muenscher (1936) présente une Illustration d'une plantule
ramifiée issue de la germination d une graine de P. americanus ;
cette plantule se compose d'une tige feuillée monopodiale por¬
tant un rhizome sympodial à l'aisselle d'une feuille basale.
natus , sauf que A^ est absent ; le même type
d’ambiguïté subsiste cependant à propos de A 2 .
— Deuxième mode (propre au rhizome) : mode
« standard ».
— Troisième mode (propre au rhizome) : absent.
— Quatrième mode (produisant les rameaux
axillés par les feuilles assimilatrices) : quasi-
absent.
— Cinquième mode : absent, les rameaux laté¬
raux de P. perfoliatus possèdent d’ailleurs deux
cataphylles au lieu d’une seule entre la préfeuille
et la première feuille assimilatrice (Fig. I D). Si la
ramification » en éventail » devait avoir lieu à
l’aisselle de la première cataphylle, la deuxième
cataphylle n'axillerait probablement pas de
rameau (sinon cela « coûterait >» à l’organisme un
mode supplémentaire de ramification).
— Sixième mode (responsable de la production
des relais) : il existe aussi à ceci près que c’est la
feuille supérieure de la paire subopposée qui est
axillante. D’autre part P. perfoliatus produit en
général plus de trois relais successifs avant
d’atteindre la surface.
Certaines espèces de Cymodoceaceae (Najadales
sensu Dahi.grEN et al. 1985) ont un mode de
croissance très comparable à celui de
P. pectinatus. Raynai -Roques (1981) les classe
avec les Potamots à feuilles étroites dans le
« schéma physionomique et fonctionnel de
Zostera » a organes assimilateurs submergés,
linéaires, peu denses, échelonnés sur l'organe ancré
au sol qui les porte ; à surface assimilatrice bien
répartie dans le volume liquide. De plus la des¬
cription que fait TOMLINSON (1974) de ces
plantes aquatiques marines, telles qu ' Amphibolis
et, plus encore, Thalassodcndron, montre aussi un
dimorphisme très marqué entre tiges Souterraines
et dressées. Les modules de Thalassodcndron se
redressent comme ceux des Potamots (mais après
le 4 e nœud) et possèdent un bourgeon latent sur
le premier nœud de la tige dressée (Fig. 6D). Ces
bourgeons latents peuvent se développer pour
produire d’autres rhizomes (rb) et la plante se
met à « proliférer ». Il y a toutefois quelques dif¬
férences avec P. pectinatus :
— Les axes dressés monopodiaux ne se ramifient
pas à tous les nœuds : « Ere et axes branching
monopodially, diffusely and infrequently to produce
further leafy shoots, more commonly to produce flo-
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
131
Keller R.
ivers ». (ToMLINSON 1974).
— Le rhizome n'en produit pas systématique¬
ment d'autres à partir de bourgeons axillaires.
-— Les tiges sont pérennes et ligneuses (DUARTE,
HEMMINGA & Marbâ 1996) et elles résistent
beaucoup mieux aux chocs des vagues (Raynal-
Roques 1981).
Quel modèle architectural
POUR P. PEÇTINATUS ?
CREMER5 & Edelin (1995) ont décrit une série
de sept modèles architecturaux chez les plantes
tropicales à ramification basitone, modèles qu’ils
considèrent comme des variantes des modèles de
Corner, Holttum, Chamberlin, I.eeuwenberg,
Massart et Petit. Les modèles de Tomlinson et de
McClure devraient alors être abandonnés car si,
par exemple, le modèle de McClure était appli¬
qué aux plantes à ramification basitone dont les
parties aériennes sont conformes au modèle de
Roux, alors on serait en droit d’ériger les six
autres variantes en à peu près autant de différents
modèles architecturaux et cette démarche serait
« peu conforme à l'esprit généraliste des recherches
architecturales » (CREMERS & Edelin 1995 :
1501) 5 .
À l’évidence P. peçtinatus représente, parmi les
plantes à ramification basitone, une huitième
variante faite d’une partie végétative dressée
conforme au modèle de Roux/Attims portant
une partie générative en modèle de Holttum/
Chamberlain. Quant à P. perfoliatus , il corres¬
pondrait à la variante, fréquente chez les Mono-
cotylédones, à axes sympodiaux monochasiaux et
à modules à floraison terminale.
Il n’est pas encore possible de décrire l’architec¬
ture de la forme rhéophyte puisque la floraison
5 La forte croissance Intercalaire, qui permet ici l'apparition de
quatre ordres axes, est exactement à l'opposé de ce que fait un
Conifère ou une Dicotylédone ligneuse chez qui la croissance
des entre-noeuds cesse avant (ou lort peu après) la ramlficalion.
Cette différence fondamentale pourrait faire mériter à P. pecti-
natus l'aftribuüon d'un nouveau modèle architectural, ou d'une
variante du modèle de McClure dont la définition s'inscrirait
alors dans un cadre plus large.
6 D'après Sauvageau (18Ô3 : 4), chez P. rufesœns (syn. P. alpi-
nus), l'entre-nœud entre les deux feuilles de cette paire devient
aussi long que les autres quand la plante vit dans un cours
d’eau rapide.
n’a pas été observée. La floraison, si elle se pro¬
duisait en eau courante, serait en toute vraisem¬
blance terminale. Tout ce qu’on peut dire c’est
que la phase monopodiale est prolongée par
l’action (mécanique ?) du courant.' 1
Nombre d’entre-nœuds de la tige
ET FIT)RAISON
Le nombre d’entre-nceuds produits par une tige
dressée est à peu près constant et, de plus, la lon¬
gueur qu’ils pourraient atteindre reste le plus
souvent bien en-deçà de la valeur maximale (de
l’ordre 15 cm), de sorte que la plante fleurit
presque toujours sous l’eau. Peut-être s’agit-il là
d’un phénomène de « floraison automatique »
au sens de BARTHÉLÉMY (1988), la plante fleuris¬
sant dès qu elle a atteint un certain stade de déve¬
loppement architectural. Un indice appuyant
cette hypothèse provient du fait de l’existence de
nombreuses tiges ne fleurissant pas mais attei¬
gnant un développement jusqu’au stade « feuilles
subopposées » alors que le nombre d’entre¬
nœuds n’est pas significativement différent de
celui des tiges fleuries.
Il faudrait aussi vérifier si une production de
graines par apomixie pourrait avoir lieu. De
toutes manières le milieu aquatique favorise la
sélection en faveur d’une reproduction par voie
asexuée (GRACE 1993), sauf, par exemple, pour
les Podostemaceae (Phii BRICK & Novelo
1994).
Ce nombre peu variable d’encre-nœuds concer¬
nerait aussi les relais inflorescentiels ; des don¬
nées suffisamment précises nous manquent pour
P. peçtinatus mais chez P. perfoliatus on trouve en
général quatre feuilles chlorophylliennes par
relais.
CONCLUSION
La discussion précédente ne doit pas faire
oublier le contexte général des connaissances
acquises sur Potamogeion peçtinatus.
Cette espèce a connu dans le Léman, dès la fin
du siècle dernier, une véritable explosion démo¬
graphique (Forel 1901-1904 ; Lachavanne &
Wattenhofer 1975 ; Lachavanne, Juge &
132
ADANSONIA,sér. 3 • 1997 • 19(1)
Ramification de Potamogeton pectinatus
Noetzun 1986). Depuis cette époque, le milieu
des rives lémaniques a été perturbé par l’eutro¬
phisation, l'aménagement des rives (digues, enro¬
chements, installations portuaires) ; causes qui
ont beaucoup modifié la distribution des nutri¬
ments et de l'énergie mécanique associée aux
vagues et aux courants.
Plusieurs auteurs se sont attachés à expliquer le
caractère compétitif de cette espèce par son
autoécologie exprimée selon des paramètres tels
que résistance mécanique, aptitude à utiliser les
éléments nutritifs, productivité des individus,
phénologie ou propriétés physico-chimiques du
milieu. L’analyse architecturale montre que l’on
peut aussi expliquer en bonne partie les carac¬
tères autoécologiques intrinsèques d'une plante.
P. pectinatus possède une grande souplesse
d'adaptation qui s explique par ses potentialités
de ramification et de croissance intercalaire, de sa
stratégie d’exploration et d’exploitation. Bien que
l'espèce paraisse très variable à tous les auteurs,
les populations lémaniques montrent un déve¬
loppement stéréotypé (le Léman serait-il quasi¬
ment conquis par un clone unique ?) et la grande
variabilité de l’espèce proviendrait de sélections
opérées pat des écosystèmes différents.
Le fait que les clones des Potamots soient
capables de se déplacer sur les fonds n’est pas
pour simplifier les études taxonomiques et écolo¬
giques des différentes souches d'une même espè¬
ce ou de ses hybrides, l’existence de ces
nombreuses formes pose bien sûr le problème de
la spéciation mais nous ne sommes pas enclin à
penser que de la forme rhéophyte mérite un sta¬
tut taxonomique, certes intraspécifique, particu¬
lier. En particulier Je taxon P. helveticus (Fischer)
W. Koch, en forte régression dans le Léman
(LachaVANNE et al. 1986), pourrait n être qu’une
forme de P pectinatus (HaGSTUOEM 1916 ; HESS
et al. 1976). Les analyses, devenues classiques, de
migrations enzymatiques par éléerrophorèse ou
de séquences d'ADN, nucléaire ou mitochon¬
drial, permettraient de mieux discuter de l’origi¬
ne des nombreuses formes de P. pectinatus.
Remerciements
J’exprime toute ma gratitude à Francis HALLÉ, Jean-
Bernard Lachavanne, Aline Raynal-Roques et
Adélaïde STORK pour leur patience et leurs heureuses
suggestions.
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Manuscrit reçu le 20 février 1996;
version révisée acceptée le 11 février 1997.
134
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Archihyoscyamus : a new genus of Solanaceae
from Western Asia
An-ming LU
Laboratory of Systematic & Evolutionary Botany, Institute of Botany,
Chinese Academy of Sciences, Xiangshan, Beijing 100093, China.
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d'Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
KEYWORDS
Archihyoscyamus,
Solanaceae,
Western Asia.
ABSTRACT
A new genus of Solanaceae, Archihyoscyamus A.M. Lu, from Kurdistan
(Western Asia) is described. The morphological characters of the flowers
indicate ;hat the genus is primitive in the tribe Hyoscyameae.
MOTS CLÉS
Archihyoscyamus,
Solanaceae,
WAsie.
RÉSUMÉ
Description d’un nouveau genre de Solanaceae, Archihyoscyamus KM. Lu, du
Kurdistan (W Asie). Les caractères morphologiques des fleurs indiquent que
ce genre est primitif au sein de la tribu des Hyoscyameae.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
135
LuA.-M.
It has been a century since the description of
Hyoscyamus leptocalyx Stapf based on specimens
collected by P. SlNTENIS (N° 1000) in 1888 from
near Mardin of Kurdistan in Western Asia (Stapf
1896). He noted that the species was "a very dis¬
tinct species rcpresenting an isolated type, cha-
racterised by the very short and délicate
calyx-tube and the short and rather Rat corolla".
Previous studies hâve reviewed the hyoscyameous
plants including Scopo/ia, Anisodus , Atropanthe ,
Przewalskia. Pbysochlaina and Hyoscyamus distri-
buted in Eurasian région (Lu & ZHANG 1986).
In 1995, an opportunity to review the specimens
of Solanaceae front Asian countries in the
Herbarium Musei Parisiensis (P) revealed that
Hyoscyamus Leptocalyx Stapf diffcrs greatly from
the othei species of the genus Hyoscyamus in cha-
racters of habit, flower, and fruiting calyx. It can
be clearly distinguished from the other généra of
the tribe Hyoscyameae by the foltowing charac-
ters: numerous, patent stems; small, solitary flo-
wers on elongate pedicels in the leaf axils;
subrotatc, actinomorphic corollas; spreading,
subrotate fruiting calyx with reflexed lobes and
withour strong marginal veins, incompletely
enveloping the fruit. The morphological charac-
ters of the flower and fruiting calyx indicate that
the new genus is primitive in the tribe
Hyoscyameae.
ARCHIHYOSCYAMUS A.M. Lu, gen. nov.
Herba perennu. Radix crasstt, pluricduks edens. Caules
flaccidi ascendentes, patentes, pubescemes. Folia solitaria,
petiolis elongatis , laminis tnembranaccis deltoideo-subre-
niformibus margine pauei-denttitis eiliolatis. Florès soli-
tarii axillares actinomnrphi longipedice.llati. Calyx
cupularis ad medium incisus, lobis 5, aequalibus ovatis
apice obtuso-orbicuhiris, expansis, post anthesin paulo
increscentibus subrotatis. Corolla subrotata aninmnor-
pha, tuba valde brev't cylindrico. limbo 5-lobato, lobis
horizontaliter pattmtibus semitvtundls obtuses. Statmna
5, erecta, exserta, infra medium tubi corollae inserta,
filamentis filtforrnibas glabns; antberae hastfixai’, nva-
tae, quant filamentum multo breviores. loeults subparal-
lelis rima longitudinal: dehiscentibus, connectivo
inconspictw. Disais vix nullus. Ovanurn uvoideum bilo-
eulare; Stylus Jilifrrrnis sutmirtibus hrtywr, stigmate capi¬
tata; ovula numerosa. Fructus subglobosus supra medium
circumscissus, operculo deciduo, calyce membranaceo
imperfecte inclusus. Semina numerosa remfomua latéra¬
lité .r compressa tenuiter rugaso-fbvcolata: embiyo valde
incurvas , cotyledonibus semiteretibus.
Genus novtatt Hyoscyamo L. affine, sed plantis pluri-
cauhbus; petiolis elongatis; floribus salitariis actinomor-
pbis subrotatis longipedicdatis; ealycibus fructificantibus
patentibus subrotatis fructus imperfecte involventibus;
lobis ovatis obtusis margine non nervatis.
Species 1 Asiae Occidentalis incola.
Typus NOMIN1S GENERIS. — Archihyoscyamus lep¬
tocalyx (Stapf) A.M. Lu.
Herbs perennial. Root stout. Stems numerous,
flaccid, ascending, patent, pubesccnt. Leavcs soli¬
tary, with elongating pétioles; leaf blade membra-
nous, deltoid-subreniform, the margin coarsely
dentate, ciliolate Flowers solitary, axillary, acti¬
nomorphic, with elongating pedicels, Calyx
cupular, 5-Iobate, the lobes equal, ovate, the apex
obtuse-rounted, spreading. Corolla subrotate,
actinomorphic; tube very short, cylindric; lobes
5, broad-ovate, spreading, apex rounded.
Stamens 5, erect, inserted at base of corolla tube,
slightly exserted; filaments filiform, glabrescent;
anthers basifixed, ovate, the locules subparallel,
dehiscing longitudinaliy, the connective incons-
picuous. Disc indistinct Ovary ovoid 2-locular;
ovules numerous; style filiform elongating; stig¬
ma capitate Fruiting calyx spreading, subrotate,
incompletely enveloping the fruit; lobes reflexed,
without strong marginal veins. Capsules subglo-
bose, dehiscing by an operculum slightly distal to
middle. Seeds numerous, reniform, slightly com-
pressed, rugose-foveolatê; embryo ringlike, coty¬
lédon semitèrete.
The new genus differs from the genus
Hyoscyamus in having numerous stems; leaves on
elongate pétioles; solitary, actinomorphic, subro¬
tate flowers on elongate pedicels; and a sprea¬
ding, subrotate fruiting calyx, the lobes of which
incompletely envelope the fruit, are reflexed and
lack strong marginal veins. This combination of
charactex States can also clearly distinguish the
new genus from the other généra of the tribe
Hyoscyameae. Such as Anisodus, Scopolia,
Atropanthe, Przewalskia, Pbysochlaina.
136
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Lu A.-M.
Archihyoscyamus leptocalyx (Stapf) A.M. Lu,
comb. nov.
Hyoscyamus leptocalyx Stapf in Hook., Icon. Plant. 25:
tab. 2446 (1896); Bornmuller, Beih. Bot. Centralbl.
28:474 (1911).
Radix cylindrica 2-3 cm diametro. Caules ascendantes
patentes pubescerUes, 10-15 cm «lit, 1-2 mm diametro.
Folia solitaria. petiolis pubeseentibus 1.5-3.5 cm longis;
lamina membranacea deltaideo-subreniformni. 1-2 cm
longa, 1,5-2.7 cm lata. 7-9-dentata margine ciltolata,
demibus delloideis. Flores solitarii ivâllares, pedicellis ad
2.8 cm longis, pubeseentibus. Calyx 5 mm diametro,
lobis aequalibw, ovdtv-orbiculatis, obtusis, ciliolatis,
2 mm bmgis, 2 mm buis CoroUa subrot ata, actinomor-
pha, 1.5-1.8 (M diametro, tuba citer ter 2 mm lottgo,
limbo 6 tutti bito , lobis ftoriatntq/iterpatentibus, semiro-
tundis, 4 mm longis, 8 mm latis. Stamina 5 exsena.Jibi-
mentis ghbris, 10 mm longis; an tber a 1.2-2 mm longa.
Ovarium avoideum, stylo staminibus paulo longiore in¬
citer 12 mm longo, stigmate capitata. Calyx jructifn ans
subrota tus, 8-10 mm diametro. lobis demum reflexis,
4 mm longis, 4 mm latis. Pediceins elongatus ad 6.5-
12 cm tan gu s, pubeseens. Capsula subglobosa supra
medium circumscissa, operculo 3.5 mm diametro.
Semina rugoso-foveolata, 1.8 mm longa, 1.1 mm lata.
TYPUS. —Sintenis 1000 , Kurdistan, 1988 (holo-, P).
ParaTVPUS. — d'Allcizette s.n.. Kurdistan, 16 May
1909 (P).
Root cylindric, 2-3 cm in diam. Stems ascen-
ding, patent, pubescent, 10-15 cm tall, 1-2 mm
in diam. Leaves solitary; petiole pubescent, 1.5-
3.5 cm long; leaf blade membranous, deltoid-
subreniform, 1-2 cm long, 1.5-2.7 wide,
7-9-dentate, ciliolate, the teeth deltoid. Flowers
solitary, axillary; pedicel to 2.8 cm long, pubes¬
cent. Calyx 5 mm in diam.; lobes equal, ovate,
apex obtuse-rounded, margin ciliolate, 2 mm
long, 2 mm wide. Corolla subrotate, acrinomor-
phic, 1.5-1.8 cm in diam.; tube ca. 2 mm long,
limb ca. 6 mm wide; lobes horizontally patent,
semirotund, 4 mm long, 8 mm wide. Stamens 5,
slightly exserted; filament glabrescent, 10 mm
long; anther 1.2-2 mm long. Ovary ovoid, style
longer than stamens, 12 mm long; stigma capita¬
le. Fruicing calyx subrorate, 8-10 mm in diam.,
the lobes reflexed, 4 mm long, 4 mm wide.
Pedîcels elongating, to 6.5-12 cm long, pubes¬
cent. Capsule subglobose, 4.5 mm in diam.,
operculum 3.5 mm wide. Seeds rugose-foveolate,
1.8 mm long, 1.1 mm wide.—Fig. 1.
Acknowledgments
The author wishes to express his sincere gratitude to
Professor Ph. MORAT, director of Laboratoire de
Phanérogamic, Muséum national d’Histotrc naturelle,
France, who inviicd hint to the Hcrbarium Musei
Parislensis to revise the spécimens of Solanuceae front
China and orher Asian coumries. Also, sincere thanks
to J,E. Vidai , Th. Di roin, S. Hui. for Itind heip, and
to Professor T ANC. Yan-cHEN for reviewing his
manuscript.
REFERENCES
Lu A.M. & ZHANG Z.Y. 1986.—Studies of subtribe
Hyoscyaminae in China: 56-78, in D’Arcy W.G.
(ed.), Solanaceae: Biology and Systematics.
Columbia Univ. Press, New York.
Manuscript received 29 May 1996;
revised version accepted 22 January 1997.
138
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Observations sur le milieu et la végétation
du Massif de l’Ankarana (Nord de Madagascar)
et description de trois nouvelles espèces de
Chlorophytum (Liliaceae), Tacca (Taccaceae)
et Adenia (Passifloraceae)
Martine BARDOT-VAUCOULON
Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d’Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
RÉSUMÉ
Présentation générale de l'Ankarana, massif karstique du nord de
Madagascar, du point de vue climatique, géologique et géomorphologique,
suivie d’observations, pour une zone centrale proche du Lac Vert, concernant
la forêt dense sèche caducifoliée, climax du domaine phytogéographique de
l’ouest, lut phénologie des espèces est marquée par une importante période de
floraison en fin de saison sèche et une caducité presque totale du feuillage.
Trois faciès de composition et de physionomie différentes sont mis en évi¬
dence en corrélation avec une variation continue des conditions édaphiques,
facteur écologique le plus marquant pour ce milieu. Plusieurs exemples
d’espèces présentant des adaptations particulières (géophytes à cycle végétatif
court, crassuiescence, pachycaulie, spinescence) sont rapportées en fonction
de leur localisation. Trois nouvelles espèces prospérant dans cette région sont
décrites dans les genres Chlorophytum (Liliaceae), Tacca (Taccaceae) et
Adenia (Passifloraceae).
ABSTRACT
A general OverView is presented ot rhe Ankarana massif, a karstic formation
in northern Madagascar, summarizing information on climate, geology, and
geomorphology, followed by observations front the centra] portion of
Ankarana near the Lac Vert conceming dry deciduous forest, which repre-
sent the climax formation in Madagascar’* Western phytogeographic
domain. The phenology of the local flnra is characterized by the almost com¬
plété seasona! loss of leaves during the dry season, and by a peak in flowering
prior to the omet of the tains. Thrcc formation can be recognized at
Ankarana based on floristic composition and physiognomv of the végétation;
the occurrence of each ix cotrelated with variations in cdaphic conditions,
which arc- the most important eeological factors influcncing the végétation in
this area. Scvcral examples of species witlt spécial adaptations are describcd,
induding geophyies with a short végétative cycle, and plants exhibiting cras-
sulencc, pachycauly, and spinescence; these are discusscd with regard to rhe
sites at which they grow. Three new species front this région arc describcd in
Chlorophytum (Liliaceae), Tacca (Taccaceae) and Adenia (Passifloraceae).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
KF. Y WO RDS
végétation,
Madagascar,
Ankarana,
tsittgy,
karsc,
Chlorophytum,
ruera,
Adenia.
Bardot-Vaucoulon M.
Le massif de l’Ankarana situé au N de
Madagascar, dans la province de Diégo-Suarez
(12°55’S, 49°06’E), est assez bien connu du
point de vue géologique (Bf.SAIRIE 1936, 1972)
et géomorphologique grâce à l’étude détaillée de
l’extrême Nord de Madagascar de ROSSI (1980)
et aux travaux d’exploration et de cartographie
des réseaux souterrains de DUFLOS & DE SAINT-
Ours (1967) et Duflos (1968, 1988),
Par contre la connaissance floristique, basée sur
les récoltes dispersées dans les herbiers est incom¬
plète. De plus, elle n’a donné lieu qu’à de courtes
140
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
citations dans diverses publications et il n’existe
aucun travail de synthèse sur tout ou partie de ce
massif. Le présent document apporte des don¬
nées nouvelles et précises obtenues par un travail
de terrain d’octobre 1990 à juin 1991 complété
d’observations ponctuelles pendant les trois
années précédentes. Une analyse floristique locale
est présentée accompagnée de remarques phyto-
sociologiques. Trois nouvelles espèces de
Chlorophytum , Tacca et Adcnia sont décrites.
GÉNÉRALITÉS SUR LE MASSIF DE
L’ANKARANA
C’est un plateau calcaire d’orientation NE-SW
de 25 1cm de long sur 8 km de large (Fig. 1). Sa
façade NW est marquée, du côté de la montagne
d’Ambre par un escarpement de 100 à 150 m de
haut appelé « mur de l'Ankarana », Cette limite
naturelle domine 1a plaine basaltique d Analatelo.
Sa bordure SE ne possède pas de limite très nette
Fig. 2. — Carte détaillée du massif de l'Ankarana établie d'après la carte au 1/100 000 d’Ambilobe.
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
141
Bardot-Vaucoulon M.
(Fig. 2). Ce massif appartient à la région occi- travaux parmi lesquels ceux de MüRAT (1969,
dentale, Domaine phytogéographique de 1973) puis CORNET (1974) ont utilisé les don-
l’Ouest, Secteur Nord (HUMBERT 1955). Ce der- nées climatiques pour définir des bioclimats en
nier est sépare du reste du Domaine de l’Ouest concordance avec les types de végétation. La
par le Domaine du Sambirano qui représente région considérée appartient à l’étage sec avec un
une extension vers l'Ouest de la Région orientale, déficit hydrique cumulé compris entre 300 et
400 ntm (type sub-humide chaud de Mokat).
Le climat va directement influencer le cycle de la
Le climat végétation avec un repos végétatif très marqué de
Cette région est caractérisée par l’alternance de mai h août, suivi d’une reprise dès fin septembre-
deux saisons très contrastées. La saison sèche va début octobre avec les premiers orages et l’allon-
de mai à novembre avec à peine 140 mm d'eau, gement de la durée du jour. La saison chaude et
soit seulement 7 % du total des précipitations pluvieuse coïncide avec le développement maxi-
(BardoT-VAUCOULON 1991), et des tempéra- mal de la végétation,
tures de 26“C en moyenne. Pendant cette saison
soufflent les alizés du SE qui faiblissent dès le
mois de septembre. La saison pluvieuse, qui s'ins- GÉOLOGIE, GEOMORPHOLOGIE ET PÉDOLOGIE
talle progressivement, dure de décembre à avril L’Ankarana, qui culmine à 283 m, correspond à
avec 93 % du volume des précipitations, et des une masse de 200 à 400 m d’épaisseur de calcaire
températures de 27,5°C en moyenne. Plusieurs jurassique moyen (-150 millions d’années)
1 Plateau avec dalles affleurantes 3 Grande fissure
2 Zone fortement lapiazée appelée "tsingy’' 4 Réseau souterrain
Fig. 3. — Représentation schématique de la géomorphologie (adapté de Leandri 1936).
142
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
constituée de calcaires sub-lithographiques pas¬
sant à des calcaires cristallins avec des traces de
polypiers. Cet immense bloc que représente Je
plateau a été sculpté par l’eau en lapiaz (Fig. 3)
parfois profonds séparés par des crêtes et arêtes
acérées et coupantes. L’ensemble porte le nom de
« tsingy ». Les zones moins fortement lapiazées
sont parsemées de blocs calcaires, dont la taille
varie de quelques centimètres à quelques dizaines
de centimètres, avec un sol peu épais. On y trou¬
ve également des éboubs chaotiques de blocs
lapiazés ou simplement basculés et des fissures
larges et profondes de plusieurs mètres.
Le plateau est en outre entaillé de profonds et
étroits canyons, correspondant à de grands acci¬
dents tectoniques, de direction NW-SF., aux
parois verticales, encombrés d’éboulis ou de blocs
basaltiques (Rossi 1980). Il est troué d’avens ;
Lun d’entre eux est occupé par le Lac Vert
(Fig. 2), un autre, la grande dépression circulaire
du SW, enferme une forer inexplorée.
Le massit esr parcouru par un important réseau
souterrain dont il faut souligner l'intérêt pour
l'accès à certaines dépressions fermées er à des
zones de tsingy. Ce réseau comporte des grottes,
des galeries sèches, er des rivières souterraines
dont les voûtes peuvent atteindre 50 m de haur,
et où règne une humidité constante proche de
100 %. Ce modelé, tant superficiel que souter¬
rain, résultant en grande partie de l’action de dis¬
solution de l’eau, constitue un karst. A ce jour,
plus de 100 km de ce réseau ont été explorés et
cartographiés en grande partie par DlJFIOS
(1968, 1988) mais il en existe davantage. Parmi
les rivières il faut citer : la Mananjeba au S avec
une partie de son parcours souterrain, la
Besaboba à l’E qui se perd à l’entrée du massif
près du village de Mahamasina, dans une très
belle dépression circulaire avec des gradins sculp¬
tés par l’érosion, la Styx entièrement souterraine.
Les seuls points d'eau permanents accessibles du
massif se rencontrent dans plusieurs canyons et
effondrements (Amposately, Lac Vert, 2 e
canyon...). Ils ont une importance capitale tant
pour les végétaux qui se sont installés autour, que
pour les animaux qui viennent y boire.
Dans les zones fortement lapiazées l'eau ruissel¬
le et s’infiltre très rapidement dans les nom¬
breuses fissures. Les conditions édaphiques sont
défavorables à l’installation d'une végétation ;
sécheresse importante et difficulté d’enracine¬
ment. Le sol est inexistant ou réduit à un peu
d’humus entre les blocs calcaires. Les quelques
analyses qui ont été effectuées par le laboratoire
de pédologie du FOFIFA (Rardot-Vaucoulon
1991) montrent que ce sol contient une forte
proportion d’argiles et de limons. Le facteur limi¬
tant pour la végétation semble davantage être son
épaisseur que ses propriétés texturales ou chi¬
miques.
ÉTAT DES CONNAISSANCES ET INTÉRÊT
DU MASSIF DE L’ANKARANA
Du N au S de Madagascar, les massifs calcaires
qui s’étendent à l’W sur 1700 km sont nombreux
et variés : Tsingy de l'Ankarana, de Namoroko,
Causses du Kelifely, Tsingy du Bemaraha, pla¬
teau Mahafaly pour ne citer que les plus impor¬
tants. Ils présentent en commun certains
caractères remarquables liés à la nature du sub¬
strat, et à l’action des eaux en milieu tropical à
longue saison sèche. Les massifs appelés tsingy
sont d’une relative inaccessibilité et leur explora¬
tion est longue et périlleuse. Dans l’Ankarana les
voies de pénétration sont les canyons et les
réseaux souterrains qui relient certaines dépres¬
sions. La pénétration humaine, en général, et
l’exploration scientifique, en particulier, sont peu
aisées, ce qui a constitué une protection naturelle
de l’Ankarana ; la forêt n’a été exploitée qu'en
limite du massif ou dans les grands canyons ; les
feux de brousse sont cantonnés à la savane péri¬
phérique. La connaissance scientifique, en parti¬
culier floristique, est très partielle. Les missions,
peu nombreuses, ou les individus qui ont collecté
dans cette région, ont surtout prospecté les zones
de bordure tant au S, qu’au N. Il faut à ce propos
signaler les récoltes importantes de HUMBERT en
1937, 1951, I960 et de CAPURON etaJ. en 1969.
À l'occasion de l’inventaire floristique des
régions tropicales (CAMPBELL & HAMMOND
1989) plusieurs constats sont faits par DoRR et
al. concernant file de Madagascar. La région
Ouest est riche en espèces endémiques et même
microendémiques. Les travaux récents menés
conjointement par le Muséum national d’His-
toire naturelle de Paris et le Missouri Botanical
ADANSONIA, séf. 3 • 1997 • 19(1)
143
Bardot-Vaucoulon M.
Garden permettent une quantification plus pré¬
cise et actualisée de ces données (MORAT &
Lowry 1993). L’endémisme spécifique est com¬
pris entre 70 et 80 %, voire plus. IJ s’agit en
outre d'une des régions les moins bien prospec¬
tées de Madagascar, ce qui est également le cas de
tout le N du domaine du Sambirano, compte
tenu des très importantes difficultés d’accès limi¬
tant l’exploration à des visites sporadiques. De ce
fait les collections sont pauvres et le plateau cal¬
caire de J’Ankarana est cité par CAMPBELL dans
les priorités pour l'inventaire floristique.
Le contact avec le complexe volcanique de la
montagne d’Ambre constitue une autre originali¬
té de ce massif. Les coulées basaltiques du quater¬
naire sont venues buter contre le mur de
l’Ankarana, ennoyant S3 base sur une épaisseur
de plusieurs dizaines de mètres. Elles ont pénétré
dans les grottes de la façade N et les canyons, tra¬
versant même le massif de part en part, au niveau
du grand canyon. Ce passage constiruc une voie
de pénétration relativement aisée (piste Grim
côté N , chemin pédestre côté E). Le sol y est plus
épais et plus riche, il a permis le développement
d’une forêt, plus haute et plus dense que celle du
karst voisin, bénéficiant pourtant des mêmes
conditions climatiques.
OBSERVATIONS SUR LA VÉGÉTATION
Nous avons étudié en détail pendant plusieurs
mois, une zone interne de végétation primaire
nouvellement accessible grâce au sentier ouvert
en collaboration avec J DüFLOS, fin 1986, pour
accéder à la dépression du l_ac Vert
Le travail sur le terrain a consisté à collecter un
maximum d’espèces, en notant leur type biolo¬
gique et leur phénologie, en vue d’une identifica¬
tion ultérieure. Parallèlement nous avons effectué
20 relevés phytosociologiques sous forme de qua-
drats de 900 m~. Cette grande surface a été choi¬
sie volontairement dans un souci de combiner
l’inventaire floristique incluant les espèces rares
avec le relevé de la végétation. Les sites et empla¬
cements en ont été choisis de façon subjective en
tenant compte de la physionomie apparente de la
végétation, de la topographie, des conditions
édaphiques mais aussi de l’accessibilité qui, dans
ce milieu, est un (acteur limitant ne pouvant être
négligé (BARDOT-VaucouLON 1991). Pour cha¬
cun, sont notées, les données concernant la végé¬
tation (liste des espèces complétée tour au long
de l’étude, leur abondance, leur taille et leur
répartition en strates) et le milieu (exposition,
topographie, aspect apparent du sol).
Un iransect de 300 m de long sur 1,50 m de
large où les différents faciès de la végétation
apparaissent en relation avec le modelé, complète
ce travail.
L'ensemble des relevés a ensuite fait l'objet
d’analyses par deux méthodes complémentaires,
celle de Braun Blanquet (GoiiNOT 1969) et
l’analyse différentielle de Czekanowski, qui utili¬
se le coefficient de similitude de Jaccard
(GuiNOCHFT 1973), ce qui a permis de rappro¬
cher les relevés en trois sous-ensembles corres¬
pondant chacun à un faciès et de dégager des
espèces différentielles et des espèces communes.
Pour ces dernières l’abondance a servi à calculer
l’abondance relative dans chacun des faciès rete¬
nus (DagF.T & GODRON 1982).
Nous donnons ici quelques résultats généraux
concernant la phénologie de la forêt sèche cadu-
cifoliée, formation climacique correspondant à
l’étage sec (Cornet & GufLLAtJMET 1976), ici
sur substrat calcaire, sa composition floristique
ainsi que ses variations locales en fonction du
modelé et des conditions édaphiques ; dalles cal¬
caires affleurantes, éboulis, rsingy.
Dans ce milieu s'est développée une fucaie de
12 à 15 m de hauteur, irrégulière, avec quelques
arbres dépassant 20 à 25 m. Dans les crevasses du
calcaire et les dépressions les arbres sont en géné¬
ral de grande taille. Sur les zones rocheuses la
taille diminue vite, on observe une prédominan¬
ce des formes peu élevées et des arbustes ainsi
qu'une multiplication des plantes à tiges renflées.
Les caractères biologiques dominants cités par
KoECHLIN et al. (1974) : « caducité du feuillage
qui varie en fonction des strates mais est générale
dans la strate supérieure, stratification des
ligneux en 3 étages, sous-bois arbustif avec peu
d'herbacées, lianes variées, tendance à la xérophy-
lie avec réduction de la taille des feuilles, crassu-
lescence, pachycauhe, spinescence » s’appliquent
parfaitement à cette forêt.
144
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
Observations piiénologiqurs
L'observation menée sur trois années a permis
d’appréhender la phénologie des espèces. Près de
90 % des espèces perdent leurs feuilles, pour la
majorité d’entre elles, en mai-juin. D’autres ne
les perdent (ce sont toujours des espèces des
strates inférieures) qu'à la fin de la saison sèche
comme Stryçhnos nmdagascariemis ou Diospyros
vescoi. Les nouvelles feuilles se développent
d’octobre à janvier, soit en même temps que la
floraison, soit lorsque celle-ci a déjà eu lieu. Pour
environ 60 % des 230 espèces recensées en fleurs,
la floraison se déclenche en fin de saison sèche,
de septembre à novembre. Elle concerne des
espèces émergeantes avec des fleurs souvent vive¬
ment colorées qui se détachent sur le fond gris
du calcaire. De loin on repère ainsi facilement
Hildegardia crythrosiphon , au sommer très étalé
couvert de (leurs rouges. Les fleurs sont visitées
par des bulhuls et des oiseaux-mouches . les soui-
mangas, qui participent à la pollinisation.
Delonix aff. velutina s’égaye de fleurs jaunes,
D. boivinidnd de fleurs blanches et PoHgamiopsis
amygdàlina a une profusion de fleurs mauves,
odorantes, qui attirent de nombreux insectes.
Cette explosion de couleurs est un vrai enchante¬
ment ; elle est de règle dans les formations sèches
(KOECHl.IN et al. 1974) et déclenchée par les pre¬
mières averses qui ont lieu en septembre-octobre.
Il faut y ajouter d’autres espèces moins spectacu¬
laires des strates supérieures, moyennes ou inté¬
rieures : Commiphora spp., Poupanid gummiferd ,
Ochnellü madeigtisedrienm, Ormoçdrpopsis dspera,
Cyphostemmd sp., Adeniu lapiazicàbt. Les orchidées
épiphytes du genre Microceolia ou lianesceutes
comme VaniUa humblolii aux grandes fleurs
jaunes, s’épanouissent également à cette période.
Les premières feuilles apparaissent simultané¬
ment, ou plus tardivement, vers fin novembre
chez Hildegardia crythrosiphon par exemple.
Enfin environ 30 % des espèces développent
leurs fleurs en saison des pluies de décembre à
mars. Ces floraisons sont plus discrètes que les
précédentes et concomitantes de la feuillaison.
Citons à ce propos quelques arbres : Kosteletz.kya
retrobracteatd, Chionanthus incurvijolius ,
Pardcoryntlnthe antdnkardrui ainsi que des espèces
des strates intérieures en particulier des chamé-
phytes : Polygala subdioied et des géophytes :
Tacca ankaninensïs , Carlephyton madagascariensis,
Aulotandra humbertii et A. trigonocarpa , plusieurs
orchidées terrestres du genre Qeceochdes.
Les 10 % d’espèces restantes fleurissent en sai¬
son sèche, après mars. Cette floraison a lieu alors
que la chute des feuilles, déjà commencée, aug¬
mente la quantité de lumière pénétrant dans le
sous-bois. C’est le cas de plusieurs légumineuses
arborescentes : Neohdrrnsia baronii, Neoapd/oxy-
lon madagdscarieuse, Erythrina ankaranemis,
Ormocarpum bernierianum, de Talinella sp.,
Crinum fmnifolium et Pacbypodium rutenbergia-
num.
Composition floristique
Sur l’ensemble du secteur étudié, 260 espèces
ont été récoltées appartenant à 146 genres répar¬
tis dans 64 familles différentes : 55 de
Dicotylédones, S de Monocotylédones et une de
Ptéridophytes. On note une grande abondance
de Leguminosae avec plusieurs espèces bien
représentées : Ddlbergia humbertii , Delonix bnivi-
niana , Cordyla madagascariensis, Neoapalaxylon
tnadagascariense , Albizia polyphylla. Les
Combretaceae avec 7 espèces du genre
Termina lia, les Burseraceae avec le genre
Commiphora, les Sapindaceae avec les genres
Erythrophysa et Stadmama sont également très
présentes. La famille des Euphorbiaceae avec une
grande variété de formes et d’espèces occupe plu¬
tôt les strates moyennes et inférieures , les Croton
sont nombreux ainsi que les Euphorbia avec deux
espèces endémiques localement . Euphorbia
pachypodioieies et E. ankarensis. Les Rubiaceac,
Vitaceac, Acambaccae sont représentées par plu¬
sieurs genres. Onze genres d’Orchidaceae ont été
recensés, qu’ils soient épiphytes comme /[campe,
Microcoelid , Angraecum, Itanescent comme
VaniUa ou terrestres comme Oeceoclades ,
Ncrvilia, Disperis. (Voir l’annexe pour la liste flo¬
ristique complète),
Les types biologiques les mieux représentés sont
les ligneux avec une majorité de microphanéro-
phytes ne dépassant pas 8 m de haut. Ils confè¬
rent à l’ensemble son aspect forestier. La strate
herbacée est marquée par la présence de nom¬
breux géophytes à développement saisonnier. Les
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
145
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
4 ^
ON
Fig. 4. — Profil schématique de la végétation sur substrat calcaire : forêt dense (extrait du profil complet Bardot-Vaucoulon 1991). Les espèces sont représentées pour une bande
de 1,5 m de large avec des codes de représentation pour faciliter la lecture. Au niveau des strates inférieures certaines espèces abondantes ne sont pas figurées afin de préserver
la lisibilité. Les noms des taxons sont placés au-dessus du profil lorsque leur taille est supérieure à 6 m, et en dessous pour les autres.
Bardot-Vaucoulon M.
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
lianes, quelles soient ligneuses ou herbacées, sans
être abondantes, ne sont pas négligeables. Enfin,
il faut signaler la présence de quelques épiphytes
principalement d’Orchidaceae.
Quelques faciès de la forêt sèche
SUR CALCAIRE
Cette forêt est décrite en quelques lignes dans
un compte-rendu de mission (CAPURON 1952) et
considérée par HUMBF.RT (1951) comme une
forêt xérophile du district des plateaux karstiques
pour le secteur Nord. Plus récemment, en utili¬
sant la classification adoptée pour l'Afrique au
congrès de Yangambi CORNET & GUII.LAUMET
(1976), puis Whitf (1983) précisent et définis¬
sent des types de végétation pour Madagascar. La
région occidentale est occupée par une forêt
dense sèche décidue avec sa composante des pla¬
teaux calcaires. Ceci est confirmé par nos propres
observations pour le massif de l’Ankarana.
Cependant, lorsqu'on se déplace dans cette forêt,
des variations ou faciès apparaissent très rapide¬
ment, en relation avec le modelé starionnel et les
conditions édaphiques. Des différences concer¬
nant la taille des espèces, la composition floris¬
tique, le recouvrement, les adaptations
morphologiques sont immédiatement visibles.
Ce fait a été souligné pour la forêt sèche sur cal¬
caire du Bemaraha (LEANDRl 1936). L’analyse
phytosociologique (BARDOT-VaUCOULON 1991)
confirme les observations. Elle a permis de
reconnaître trois faciès différents de cette forêt
sur calcaires affleurants. Ils sont présentés avec les
principales espèces et quelques unes de leurs par¬
ticularités biologiques.
1. La forêt du plateau sur karst peu évolué
(Fig. 4).
Les zones plates ou de faible déclivité, avec un
sol relativement développé, abondamment
mélangé de blocs et de dalles calcaires affleu¬
rantes (30 à 70 % de la surface totale) sont
humides et bien drainées en saison des pluies au
cours de laquelle la forêt est épaisse et sombre, ce
qui limite l’évapotranspiration. Elle est caractéri¬
sée par une strate arborescente continue (recou¬
vrement voisin de 80 %) où dominent des
espèces telles que Comrniphora arajy , Delon ix
boivimana, Dalbergia humbertii , Pongamiopsis
amygdalina , Terminalia neotalsala, Nesogordonia
ambalabeensis , Adamonia madagascariensis à l’état
dispersé, Kosteletzkya retrobracteata , Greuda sp.,
Diospym sp., Nectaropetalum sp., Çkrodendrum
nudiflorum qui atteignent ou dépassent 8 m de
hauteur. La strate moyenne est bien fournie avec
des espèces à port arborescent ou arbustif parmi
lesquelles on peut citer lunata sp., Grevea rnada-
gascariensis , plusieurs Euphorbiaceae du genre
Croton , une espèce d’Euphorbiaceae :
Phyllantheae et Ormocarpopsis dspera. La strate
inférieure compte surtout des géophytes.
Rhodocodon calcicolus, Taccd ankdrdnensis,
Crinum firmijblium, Chlorophytum sylvestre , deux
espèces d’ Aulotandra, quelques chaméphytes
dont Palygala subdtoica et Lee a guineensis, des
orchidaceae a pseudobulbes du genre OeceacLtdcs
et des lianes comme Adenia firingdldvensis ,
Entada chrysostacbys et plusieurs Cucurbitaccae.
Des modifications locales ont pu être observées
en fonction de la penre et de la quantité des
dalles affleurantes. Ainsi, Adenia firingalavensis,
Comrniphora stellulata , Poupartia gummifera,
Diospym sp. marquent une nette préférence pour
les sols peu profonds et très caillouteux ; Euphor-
bia ankarensis disparaît lorsque la pente augmente.
2. Végétation des éboulis et des lapiaz.
En mélange avec ces zones aux conditions éda¬
phiques les moins défavorables, on rencontre des
zones d’éboulis ou de lapiaz peu évolués. Le sol
est toujours discontinu et d’épaisseur variable,
difficile à évaluer, le plus souvent dans le fond
des fissures ou entre les blocs rocheux. La forêt y
est claire, moins haute que la précédente, avec un
recouvrement variable pouvant atteindre locale¬
ment 70 %. Les espèces sont moins élevées et les
strates moyennes tendent à se confondre. On y
retrouve, de manière plus dispersée et rare, les
espèces de la forêt dense sèche du plateau. La
physionomie de cette végétation est donnée par
les ligneux hauts tels Neoharrnsia baronii, Cordyla
madagascariensis, Delonix aff. velutina ,
Gyrocarpus americanus , des ligneux bas comme
Protorhus humbertii, Ochnella madagascariensis,
Noronhia oblanceolata, Comrniphora pervilleana et
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
147
Fig. 5 . — Profil schématique de la végétation des tsingy : forêt clairsemée. Mêmes conditions que pour la Fig. 4. Les noms des taxons sont placés au-dessus du profil lorsque leur
taille est supérieure à 3 m, et en dessous pour les autres.
Cerbera venenifera
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
C. grandifolia, Vitex beraviensis , Antians toxicaria
subsp. madagascariensis , Diospyros vescoi et
D. analamerensis. La strate herbacée, avec
Euphorbia sp. et Justicia sp., quelques géophytes
comme Carlephyton madagascariense et des lianes
(Sarcostemma sp., Cissus auricoma, Adenochlaena
leucocephald), est peu fournie.
3. Végétation des tsingy (Fig. 5).
Les zones de plateau, précédemment décrites,
alternent avec d’importantes surfaces extrême¬
ment lapiazées : les tsingy. Les conditions écolo¬
giques y sont très sévères. Le sol est discontinu,
souvent squelettique à l'exception des fissures
larges et profondes dont le fond est tapissé d’un
sol riche en débris végétaux qui s'y accumulent.
La capacité de rétention en eau du sol est voisine
de zéro et en saison des pluies le ruissellement est
important sauf dans les fissures où le drainage est
ralenti. Il n’y a donc pas de réserve hydrique dis¬
ponible pour la végétation en avril-mai et l’on
peut considérer que pour ce milieu la saison
sèche dure sept à huit mois au lieu de six. 11 faut
y ajouter un (ort ensoleillement et une absence
de protection au vent car le couvert végétal est
réduit. La surface est soumise à des écarts de
température importants. Les végétaux occupent
en premier lieu le fond des grandes fissures mais
les graines peuvent germer dans les creux de
rochers, les fissures verticales ou au niveau des
joints de stratification. Leur survie sera liée
ensuite à leur capacité à développer un système
racinaire pour se maintenir et à subsister avec
leurs propres réserves en eau, Pour les plus
grands, les racines s’insinuent en profondeur
jusqu’à atteindre peut-être le réseau souterrain.
Ce fait est confirmé par l'abondance des racines
que l’on voit pendre au plafond des grottes.
La végétation est de ce fait très clairsemée et
constitue une mosaïque dans laquelle on retrouve
des espèces des deux autres faciès forestiers, sur¬
tout au niveau des fissures, mais aussi des espèces
variées, dispersées et souvent très originales par
leurs adaptations morphologiques et biologiques.
Les espèces arborescentes sont peu nombreuses et
d’aspect tourmenté et rabougri ; elles ne dépas¬
sent pas 8 m de hauteur ; leur croissance est
lente. Parmi les espèces forestières, subsistent
Neoharmsia baronii , Zanthoxylum decaryi,
Hymenodictyon sp., Dmcaena reflexa , Poupartia
gummifera , Gyrocarpus americanus , Hildegardia
erythrosiphon. Au niveau des fissures, on relève la
présence de Commiphora pervilleana, Omphalea
sp., Pandanus biceps, ficus reflexa. Ces espèces
n’émergent que par leur partie sommitale très
étalée à la surface des rochers, ce qui est très
remarquable dans le cas de ficus reflexa et
Pandanus biceps. Le reste de la surface des tsingy
ainsi que les parois des fissures sont parsemées
d’espèces peu nombreuses mais localement abon¬
dantes : des chaméphytes comme Euphorbia
pachypuelioides, Asparagus vaginellattts, Angraecum
praestam (qui se comporte ici en chatnéphyte) et
des Viraceae et des Cucutbitaceae, lianescenres
ou non, a partie basale renflée, souvent compri¬
mées dans les fissures. Parmi les épiphytes seul
Bulbophyllum rubrurn supporte le fort ensoleille¬
ment et le dessèchement prolongé. Les especes de
petite taille ne se voient pas de loin et c’est en
visitant systématiquement la surface et les fissures
que l’on découvre ces plantes. Cette prospection
est longue et exige un minimum de sens de
l’équilibre ; les méthodes phytosociologiques uti¬
lisées pour les relevés doivent être modifiées et
adaptées. Ce milieu recelle certainement des
espèces encore inconnues. Pour notre part nous y
avons récolté deux Vitaceae du genre
Cyphostemma , un Impatiens, un Adenia, un
Commiphora, un Cynanchum récemment décrit
et du matériel complémentaire pour des espèces
non encore décrites : Talinella sp.l, sp. 2, et
Terminalia sp.
Unité et diversité de la forêt sèche sur
MODELÉ KARSTIQUE
L’analyse de la composition floristique a permis
de constater un appauvrissement spécifique lié à
une diminution graduelle de l'importance du sol,
lui-même en relation avec l’évolution plus ou
moins poussée du modelé karstique : 147 espèces
ont été recensées sur le plateau karstique, 138
dans les éboulis et lapiaz peu évolués. Le milieu
des tsingy, malgré des conditions écologiques dif¬
ficiles accueille des espèces variées mais moins
nombreuses puisque nous en avons recensé 92
(Bardot-Vaucoulon 1991).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
149
Bardot-Vaucoulon M.
Tableau 1, — Diversité floristique comparée des 3 faciès considérés.
Nombre
de familles
Nombre
d'espèces
Nombres
d’espèces différentielles
Nombre
d'espèces communes
Forêt sur plateau
50
147
34
29
21
Forêt des ébouiis et lapiaz
48
138
19
54
Végétation des tsingy
39
92
16
Il nous a paru intéressant de comparer la com¬
position floristique de ces trois faciès, pour cela il
ha pas été tenu compte des espèces rares, c'est-à-
dire présentes seulement dans 1, 2 ou 3 relevés et
avec une abondance faible (moins de huit indivi¬
dus). 173 espèces ont été retenues, leur regroupe¬
ment lors de l'analyse a permis de (aire apparaître
21 espèces communes à l'ensemble. Elles se
retrouvent dans 40 à 75 % des relevés avec une
abondance variable. Cette base floristique nous
permet de penser qu’il s'agit d’une même forma¬
tion végétale même si une première vision donne
l’impression d une relative hétérogénéité.
Pour taire apparaître les préférences écologiques
éventuelles de ces espèces, nous avons utilisé leur
abondance dans les différents faciès, La compa¬
raison de leur abondance relative dans chacun
d’eux montre que pour Neobarmsia baronii,
Neobeguea ankaranensis , Clerodendrum nudifla-
rum, Diospyros natalensis , Poupartia sylvatica et
Amorphophallus hildebrandtii , la variation est
faible. Ces espèces semblent peu sensibles aux
modifications du milieu. Par contre Commipbora
arajÿ , Delonix boiviniana, Ncsogordonia anibala -
beensis et Turraea sp ,, montrent une préférence
nette pour les sols plus développés. Ce sont des
espèces arborescentes de grande taille à l’excep¬
tion de Tutraecisp ., atbustif, Des espèces trouvent
dans les ébouiis le milieu qui leur convient le
mieux ( Cordyla madagascariensis, Commipbora
grandifolia , C. steütilata , Lee a guineensis, Adenia
firingaluvensis , Strycbnos madagascariensis ),
espèces arbustives à l’exception de Cordyla , arbre
de plus de 10 m de haut Quelques espèces, par¬
ticulièrement bien adaptées, semblent très liées
aux zones de roches nues, comme Asparagus
vaginallus.
La comparaison de la composition floristique
des faciès 2 à 2 montre que le faciès d’éboulis et
lapiaz peu évolués semble plus proche des zones
de tsingy avec 54 espèces communes, que de la
forêt sur plateau avec seulement 29 espèces com¬
munes. Ces 54 espèces n’apparaissent pas ou seu¬
lement très exceptionnellement sur le plateau
comme Pandanus biceps, Commipbora pervil-
lenna, Delonix aff. velutina , Protorbus humbertii,
Ficus reflexa et Diospyros vescoi.
La forêt dense sèche de ccttc zone du massil de
LAnkarana comporte une base spécifique qualita¬
tivement réduite mais quantitativement bien
représentée. A l’intérieur, les différents faciès liés
aux facteurs édaphiques sont caractérisés par des
groupes d’espèces différentielles. Le faciès de la
forêt sur plateau se distingue nettement des faciès
d’éboulis et de tsingy à composition floristique
plus proche. Le milieu d’éboulis semble représen¬
ter un faciès de transition avec des espèces du
plateau, des espèces des tsingy et des espèces qui
lui sont propres. Observées plus en détail ces
zones apparaissent comme une imbrication de
conditions écologiques différentes où l’importan¬
ce du sol est difficile à évaluer en raison des
affleurements rocheux plus ou moins entassés.
La composition floristique ne peur rendre
compte que partiellement de l’aspect de cette
forêt dont la physionomie change en relation avec
les modifications édaphiques. La forêt dense sèche
a son aspect caractéristique sur le plateau, où le
sol est moyennement développé ; elle devient
moins haute et plus claire sur les ébouiis et lapiaz
peu évolués avec un sol d’importance variable et
souvent faible. Quant au tsingy où le sol est quasi
inexistant, il est couvert d’une végétation en
mosaïque avec un appauvrissement spécifique,
une diminution de la taille et d’importantes
modifications morphologiques et biologiques.
150
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
ADAPTATIONS MORPHOLOGIQUES ET
BIOLOGIQUES
Ces adaptations vont contribuer à la physiono¬
mie et à la reconnaissance des divers faciès fores¬
tiers. KOECIILIN et al. (1974) les ont bien
décrites et nous ne ferons ici que les associer aux
espèces étudiées. Les adaptations sont peu mar¬
quées en forêt dense sèche sur plateau et ne
concernent que peu d’espèces ; elles sont nom¬
breuses, variées, et touchent près d'un tiers des
espèces de la forêt en mosaïque sur tsingy, étant
rendues nécessaires pour survivre dans ces
milieux extrêmes.
De nombreuses plantes de cette forêt dense
sèche ont des feuilles dures, épaisses, luisantes, en
particulier les quelques espèces à feuilles persis¬
tantes comme Tamina sp ., Pycnocoma f retkulata
et plusieurs Diospyros , caractère qui s’accompagne
parfois d’un enroulement de la feuille.
Le sous-bois forestier comporte peu d’herbacées
mais de nombreux géophytes à cycle végétatif
court : Rhodoeodon calcicolus, Arnorphophdllus
hildebrandtii , J ami ankaranense, les espèces du
genre Aulotandnl et Chlorophytum sylvestre. Ils ne
sont visibles que pendant deux ou trois mois,
parfois moins longtemps. La pachycaulie et la
crassulescence sont peu répandues dans les zones
véritablement forestières. Hildegardia erythrosi-
phon, Delonix aff. velutind , Adam onia madagasca-
riensis sont des arbres à tronc bouteille ; des
lianes du genre Adenia et les Cyphostemma ont
une tige gonflée et épaissie à la base ;
Lomatophyllum prostratum et les Orchidaceae du
genre Oeceoclades ont des feuilles épaisses ; quant
à Vanilla humblotit, il grimpe et s’enroule grâce à
une tige très charnue. Dans le milieu ripicole des
tsingy, plusieurs espèces cumulent les caractères
de crassulescence pour les feuilles, pachycaulie
pour le tronc, par exemple Cyphostemma sp. qui,
avec un court tronc tordu dans les rochers pou¬
vant atteindre 1 m de haut sur 20 cm de dia¬
mètre, porte des branches non lianescentes à
feuilles charnues vert bleu. Il en est de même
pour Adcnia lapiazicola , espèce nouvelle décrite
plus loin. On retrouve des bases pachycauies chez
des lianes des familles des Cucurbitaceae, des
Vitaceae et chez Pachypodium decaryi, Uncarina
sp. ou Euphorbia pachypodioides et un curieux
Impatiens sp. qui se développe dans les fissures
ombragées. En juin, après la fin de la floraison,
ce dernier perd d’abord ses feuilles et dans un
deuxième temps la partie supérieure grcle de la
tige se détache. 11 ne reste qu’une base conique
renflée qtii se ride en attendant la prochaine sai¬
son des pluies. Signalons enfin la spinescence qui
existe chez plusieurs arbres : Erythrina ankara-
nensisy Mimosa lapiazicola , Zanthoxylum decaryi ,
des arbustes tels que Panda nu s biceps ,
Pachypodium rutenbergianum et des
chaméphytes ; Asparagus vaginellatus et
Euphorbia pachypodioides.
Ces observations montrent que le massif de
l’Ankarana est occupé par une forêt dense sèche
pluristratifiée, dominée par des ligneux en parti¬
culier les genres Dalbergia, Hildegardia et
Cammiphora choisis pat hlUMBERI (1965) pour
caractériser cette forêt sut karst appartenant aux
formations de la <> série à Dalbergia,
Cammiphora , Hildegardia ». Le rythme de la
végétation est conditionné par l’existence de
deux saisons bien marquées. Ces caractères se
retrouvent dans tous les massifs calcaires du
domaine de l’Ouest.
Cette forêt apparaît en fait comme un assem¬
blage complexe de physionomies végétales en
relation avec une variation continue du facteur
édaphique dont le rôle est primordial. L’existence
d’une communauté végétale liée à un substrat
spécifique ici le calcaire (Du PliY & Muai’
199b), et le rôle déterminant des conditions éda¬
phiques sont confirmés par l’observation, sous les
mêmes conditions climatiques, de la forêt sèche
sur sol basalrique, située le long de la paroi Nord
de l’Ankarana et dans le canyon forestier. La
futaie, plus haute, atteint 20 à 25 m ; la caducité
du feuillage est moins importante (30 à 50 %
seulement) et plus tardive puisque les feuilles ne
commencent à tomber que fin juin. Le sous-bois
est réduit et compte une grande abondance de
lianes, La composition floristique est différente ;
nous y avons reconnu parmi les plus grands
arbres plusieurs Dalbergia , Zanthoxylum tsiha-
nimposa et Canarium madagascaricnsis. Les zones
de contact entre les deux formations sont tou¬
jours très étroites, tout au plus quelques mètres.
La limite apparaît très nettement lorsqu’on peut
ADANSONIA. sêr. 3 • 1997 • 19(1)
151
Bardot-Vaucoulon M.
avoir une vue panoramique sur une partie du
massif.
L’étude floristique de l’Ankarana reste parcellai¬
re et incomplète. La végétation des dépressions,
couloirs et canyons n y a pas été étudiée, pas plus
que celle des buttes de calcaire crayeux très
poreux, de 20 à 30 m d'altitude, qui surplom¬
bent le plateau ; encore faut-il les atteindre ! Il
n’est pas possible sans travaux complémentaires
d’étendre les résultats obtenus à fensemble du
massif. La partie Sud, d’altitude plus basse, mor¬
celée en blocs séparés et située à seulement 5 1cm
du rivage a certainement des particularités très
marquées. La comparaison de nos récoltes avec
les échantillons des herbiers de Paris (P),
Tananarive (TAN) et du Centre Technique
Forestier (TEF) récoltés en d’autres points du
massif montre une concordance qui permet de
penser que bon nombre d’espèces se retrouvent
lorsque les conditions sont similaires. Il est à
noter que les collectes ont augmenté depuis
1991, en particulier avec l'intervention du
Missouri Botanical Garden et du Muséum natio¬
nal d’Histoine naturelle de Paris, mais elles doi¬
vent être organisées de manière à ne pas toujours
prospecter les mêmes zones, dans le but d'avoir
une vision globale de la végétation du Massif. Le
grand intérêt de celui-ci est lié à la présence
d’espèces localement endémiques et de nom¬
breuses nouveautés taxonomiques sont encore à
découvrir ; en sont témoins les trois nouvelles
espèces décrites ci-dessous.
UNE NOUVELLE ESPÈCE DE CHLORO¬
PHYTUM (LILIACEAE)
Dans la Flore de Madagascar Perrif.r de L.A
BÂTHlE (1938) décrit 13 espèces de
Chlorophytum réparties en 2 groupes :
— premier groupe : filets souvent renflés, papil-
leux ; périanthe souvent verdâtre ; loges ova¬
riennes pauciovulées (2 à 5 ovules) ; port
habituel de Chlorophytum.
— deuxième groupe : filets glabres plats, jamais
renflés au milieu ; périanthe d’un blanc pur ;
loges ovariennes à ovules nombreux ; port
à' Anthericum.
Marais & Reilly (1978) ont adjoint à ces 13
espèces, 4 espèces auparavant rangées dans le
genre proche Anthericum. Une nouvelle espèce
est décrite ci-dessous, elle appartient sans contes¬
te au groupe I décrit par P K RR 1 ER DE LA BâTHIE,
ce qui porte à 18 le nombre d espèces de
Chlorophytum connues à ce jour à Madagascar.
Chlorophytum sylvestre Bardot-Vaucoulon, sp.
nov.
A C. granirico H. Perrier, foliis 2 vel 3 tantum, sae-
pius prostratis, laminis hreviuirmi latïssimisque, ovalibus
vel oblongis, nervis utrinque minus quant 17, ovariis
loculis semper J -uvuLitis, ovula aliquando non evalventi,
semine hiw sub-mediano diffèrt.
Type. — Bardot- Vaucoulon 383, Madagascar, pla¬
teau calcaire de l’Ankarana, zone du Lac Vert
(12"52’S, 49"08'E), sol argileux sous forêt, jan. 1991,
fl., fr. (holo-, P! ; iso-, P!, TAN!).
Géophytc de 15 à 40 cm de hauteur ; racines
fasciculées, charnues, cuberculées fusiformes
mélangées à quelques racines fibreuses. Feuilles
ovales à obiongues, 9-16 x 2-5 cm, peu nom¬
breuses (2 ou parfois 3) souvent étalées sur le sol,
parfois dressées ; limbe à 8 à 16 paires de ner¬
vures bien visibles sur les deux faces, face infé¬
rieure à aspecr gaufré entre les nervures, aiguë au
sommet, terminée par une courte pointe, base
engainante, courre, 1-3 X 0,3-0,8 cm.
Inflorescence simple ou ramifiée en 3 à 4
branches ; pédoncule de 7 à 20 cm, muni de 2
bractées triangulaires aiguës de 3-5 X 1-2 mm ;
grappe de 10 à 17 cm à fleurs fasciculées par 2 à
5 ; rachis couvert de petites papilles blanches ;
bractées larges à la base, triangulaires, 2,2-
3.5 X 2 mm, violacées, tritierves, doni la taille
diminue de la base vers le sommet de la grappe ;
pédicelle 4,5 X 0,2 mm, articulé à 2 mm de la
base, à section triangulaire sur Je sec ; périanthe
de 4 mm de longueur à segments sub-egaux, tri-
nerves ; sépales de 4 X 0.6 mm ; pétales de
4 X 0,8 mm blanc verdâtre, devenant violacés en
vieillissant ; étamines égales, plus courtes que le
périanthe ; filer tordu à la base, papilleux et ren¬
flé à partir du tiers inférieur ; anthères 1 mm,
obiongues, jaune vert, médiFtxes ; ovaire 1 à
1.5 mm de diamètre, trigone, à loges uniovulées ;
style filiforme de 3,5 mm. Capsule
152
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
2,5 X 3,5 mm, triquètre, à 3 graines noires,
plates, réniformes, 3x2 mm, test très finement
granuleux, échancré au milieu du bord interne, la
radicule Formant une saillie conique au fond de
l’échancrure. — Fig. 6.
Paratypk. — Humbert 18980, Madagascar, collines
et plateaux calcaires de l’Ankarana, Est
d’Ambondrofe, vallon à sol argilo-calcaire, 300 m, fl.,
déc. 1937-jan. 1938 (P!).
ÉCOLOGIE. — Cette espèce géophyte marque
une préférence pour les sols argilo-calcaires
mélangés de rochers, en sous-bois clairsemé de
forêt tropophile ou dans des creux de vallon. Elle
se développe à la saison des pluies et fleurit abon¬
damment en janvier.
NOTES. — Les échantillons de Chlorophytum
sylvestre en début de floraison, récoltés par
Fig. 6. — Chlorophytum sylvestre Bardot-Vaucoulon : A, partie souterraine et feuilles ; B, inflorescence ; C. fleur partiellement
ouverte ; D, détail d’une étamine ; E, coupe transversale de l'ovaire ; F, capsule ; G, graine. ( Bardot-Vaucoulon 383, P).
ADANSONIA. sér. 3 ■ 1997 • 19(1)
153
Bardot-Vaucoulon M.
Humbert sont accompagnés d’une note descrip¬
tive assez complète soulignant ses affinités avec
C. graniticum H. Petriet. En effet ces deux
espèces présentent ht même allure générale et une
morphologie florale assez proche. Le matériel
complémentaire que nous avons récolté dans ce
même massif montre que plusieurs caractères
séparent les deux espèces. Chlorophytum sylvestre
est caractérisé par ses feuilles peu nombreuses, le
plus souvent deux, opposées, assez larges et éta¬
lées sur le sol alors que C. granit icum a des
feuilles nombreuses, dressées, oblancéolées et
plus étroites (15-20 mm) ; ses inflorescences plus
ramifiées ; ses étamines jaunes aussi longues ou
plus courtes que le périanthe. Mais la différence
la plus remarquable concerne l’ovaire à loges
uniovulées, ce qui constitue une exception chez
les Chlorophytum. Les loges sont bi-ovulées chez
C. graniiieum et pauci- ou multi-ovulées dans les
autres espèces du genre. La graine rénitorme pré¬
sente une échancture et un hile sud-inédian
caractéristique.
UNE DEUXIÈME ESPÈCE MALGACHE DU
GENRE TACCA (TACCACEAE)
Dans la Flore de Madagascar PERRIER DE LA
BâTHIE (1950) retient deux espèces de Tacca : 77
pinnatifida J.R. & G. Forst. et 77 artocarpifolia
Seem. Lors de la révision de l’ensemble des
Taccaceae, famille monogénérique (DRENTH
1972), les nombreuses espèces décrites précé¬
demment, en raison de la grande variabilité des
formes, sont ramenées à dix : huit indomalaises,
une sud-américaine et une (77 leontopetalnides
(L.) Kuntz.e) largement répandue en milieu tropi¬
cal de l’Afrique de 1 Ouest jusqu'à l’îte de Pâques
y compris à Madagascar. Plus récemment, en
1982, Lr.MC & TlNG décrivent une nouvelle espè¬
ce récoltée en Chine : T. subftabellata.
Tacca leontopetaloides, qui réunit les deux
espèces précédemment retenues par PERRIER DE
LA BA l Mil , est très fréquente à Madagascar. La
plante décrite ci-dessous, récemment récoltée
dans le massif de F Ankarana, présente bien les
caractères du genre Tacca mais se distingue très
nettement de 77 leontopetaloides par sa petite
taille et la forme de ses feuilles. Elle est également
distincte des espèces indomalaises par l’existence
de deux bractées filiformes qui s’ajoutent aux
bractées de l’involucre entourant l’inflorescence.
Tacca ankaranensis Bardot-Vaucoulon, sp. nov.
A T. parkeri Seem.. quoque cum filiforrnibus bracteis
2 bas: injlorescentitie, rnopiruile palmatilobatis foliis
nique a T- leontopetaloides (L.) Kuntze filiforrnibus
bracteis non mollis, fnlinrutn /obis non piunatifidis,
manitudine parvissima differt »
TYPE. — Bardot-Vaucoulon 342 , Madagascar, pla¬
teau calcaire de P Ankarana, zone du Lac Vert
(12 D 52’S, 49 d 08'F.), 150 m, fl., déc. 1990 (holo-, P! ;
iso-, TAN!).
Géophyte de petite taille, intérieure à 30 cm ;
partie souterraine non vue. Une à deux feuilles à
pétiole costulé, surtout sur les 2/3 inférieurs, de
15-25 X 0,2 cm ; limbe cordé, de 15 X 10 cm
palmatilobé : trois lobes eux- mêmes divisés en 2
ou 3, lobes larges à extrémité rétrécie subacumi-
née, 0,6-0,7 X 0,3-0,5 mm.
Hampe florale de 15-25 cm, portant une inflo¬
rescence de 8-12 fleurs, entourée d’un involucre
de 4 bractées vert pourpre, décussées, sessiles,
ovales-lanccolées, aiguës au sommet, à 7-11 ner¬
vures bien visibles, les deux externes petites, 1,5-
2 X 0,5-1 cm, les deux internes plus larges,
1,5-3,5 X 1-2 cm, atténuées à partir du tiers infé¬
rieur. Deux bractées filiformes persistantes, vert
violacé, de 5-10 cm X 0,5 mm, situées en face
des bractées externes. Boutons floraux globu¬
leux ; pcdicclles de 2-3 cm X 0,5 mm ; fleurs de
1,5 cm de diamètre ; pièces du périanthe vert
violacé, foncées, soudées en tube sur le tiers de
leur longueur, les lobes externes de 1.1 x 0,4 cm
à apex arrondi, les lobes internes de 1 X 0,5 cm à
apex émarginé ; étamines à filets soudés au
périanthe sur 3 mm, partie libre de 2 X 2 mm,
repliée en casque et recouvrant les loges des
anthères de 1.5 X 0,5 mm ; pas de disque bien
différencié ; ovaire de 3 x 1,5 mm, couvert de
très petites glandes ; style court et épais portant à
sa base une couronne de poils glanduleux, termi¬
né par 3 lamelles stigmatiques rabattues, bifides,
de 2 xl mm, Fruit pyriforme, 1,5-2 X 1-1,3 cm,
marron, peu charnu, indéhiscent, portant à sa
partie supérieure les restes de la fleur ; graines
154
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Fig. 7. — Té
style et de l’<
Bardot-Vaucoulon M.
nombreuses, jaune marron, 4,5 X 3 X 3 mm, 15-
17-cosrulées. — Fig. 7.
Paratype, — Bardot-Vaucoulon 396 , Madagascar,
plateau calcaire du massif de l’Ankarana, 180 m, fr., 1
déc. 1990 (P!, TAN!).
Ecologie. — Tacca ankamnensis a été récolté
entre 150 m et 200 m d’altitude en sous-bois de
forêt tropophile sur calcaire. Les plantes sont
localement abondantes sur un sol argilo-calcaire
peu profond, peu pentu et très caillouteux mais
les stations sont tares. La période de végétation,
pendant laquelle la plante est visible, s’étend de
fin novembre à février-mars.
NOTES. — Tacca ankamnensis , par l’organisa¬
tion de son inflorescence comportant 4 bractées
bien développées auxquelles s’ajoutent deux brac¬
tées filiformes situées entre les bractées internes
et sur le même rang, se rapproche de l'espèce
sud-américaine T. parkeri Seem. Cette espèce, de
petite taille également, possède 1 ou 2 bractées
surnuméraires mais plus courtes et plus épaisses,
ce caractère ne se rencontrant dans aucune des
10 autres espèces. Par contre les feuilles sont dif¬
férentes : palmatilobées pour T. ankamnensis,
pennatifides pour T. parkeri . Les fruits sont pyri-
formes, les graines, à section triangulaire et côtes
marquées, sont plus courtes et plus renflées que
celles de T. parkeri et proches de celles de T. leon-
topetaloides , présent à Madagascar, Chez ces deux
espèces malgaches on note également la présence
de poils glandulaires sur l’ovaire et la base du
style. La partie souterraine n’a pas pu être obser¬
vée alors que DRENTH (1972) signale que sa
position et son mode de croissance sont des
caractères intéressants dans la systématique du
genre.
UN ADENIA (PASSIFLORACEAE) NOU¬
VEAU, A PORT REMARQUABLE
La famille des Passifloraceae est représentée à
Madagascar par 4 genres : Adenia Forssk.,
Paropsia Noronha ex Thouars, Deidamia
Noronha ex Thouars et Passiflora L. (introduit).
Le genre Adenia , le plus riche en espèces, connu
dans l’ile depuis 1857 (TULASNE), a été étudié
par PERRIER DE IA BâTHIF (1945) pour la Flore
de Madagascar et des Comores. En 1970 DE
Wll.DE lors de la préparation de la monographie
de ce taxon, examine les nombreux échantillons
collectés et retient 21 espèces, toutes endé¬
miques, appartenant à deux sections (DE Wilde
1971). La section Microblepharis (Wight & Am.)
Engl, (groupe 1 de PERRIER DE LA Bâti lit) à
réceptacle aussi large que haut, ne compte qu’une
seule espèce : A. densiflora (Baker) Harms. Toutes
les autres espèces caractérisées par des fleurs à
réceptacle tubulaire appartiennent à la section
Adenia (groupe 2 de PERRIER DE U\ BÀ I'Iüe). La
plupart des espèces malgaches sont pourvues
d’un tubercule renflé hypogé ou épigé et d’une
tige lianescente munie de cirrhes.
Une nouvelle récolte provenant du Massif de
l’Ankarana, malgré la grande originalité de port
de l’individu (Fig. 8 et 9), tronc multicaule
dépourvu de cirrhes, présente les caractères flo¬
raux du genre Adenia. La forme longuement
tubulée du réceptacle permet de la rattacher à la
section Adenia.
Adenia lapiazicola Bardot-Vaucoulon, sp. nov.
A. pcrricri Clavertc, A. monodelpham H. Pcrrier, A
ecirrosam De Wilde, A. epigeam H. Pcrrier includentis
gregis fbliontm glandularum pvsitione dffinis, penitus
habita differt. A. ccirrosa De Wilde, erectû habita pro¬
pi nqua. sedpluricauli ramoso trtinco, ramulis contractis-
sitnis cum brevissimis intemodiis. magnis integris foliis,
differt.
Tvt’E. — Bardot-Vaucoulon 135 , Madagascar, massif
de l’Ankarana, fissure du « tsingy » du Lac Vert,
170 m, 6 oct. 1990, fleur mâle (holo-, P! ; iso-,
TAN!).
Arbrisseau dioïque, multicaule, dressé, attei¬
gnant 3 m de hauteur, tronc de 15 cm de dia¬
mètre environ, branches massives, dressées, bois
mou et spongieux, écorce grise, mince, ridée, len-
ticellée ; pas de vrilles ; entre-nœuds très courts,
1-2 cm, rameaux florifères axillaires très courts,
2,5 mm ; les feuilles de la base des rameaux peu¬
vent être réduites à leurs glandes uniquement.
Feuilles caduques, épaisses, plus ou moins crassu-
lescentes, bleu-vert dessus, vert-gris mat en des-
156
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Bardot-Vaucoulon M.
sous, entières, cordées à la base, sommet arrondi
émarginé et mucroné, limbe 7-15 X 5,5-12 cm, 5
nervures principales saillantes à la face inférieure,
nervures secondaires en réseau très visible face
inférieure, marge entière, sur certaines jeunes
feuilles présence de poils courts, cireux, blancs ;
pétiole long, 5,5-18 cm x 1,5-3 mm, strié longi¬
tudinalement ; glandes 2 à la base de la feuille,
2 mm de diamètre, à bord plissé, avec une
dépression cratériforme au centre, plus ou moins
confluentes sur la partie médiane antérieure du
pétiole correspondant à la base faiblement peltée
de la feuille visible sur les jeunes plantules, pas
d’autres glandes sur le limbe ; stipules marron,
triangulaires, pointues, longues de 0,5 mm.
Inflorescences mâles très nombreuses portées
par des rameaux épais à entre-nœuds très courts ;
pédoncule court, axillaire des feuilles qui appa¬
raissent pendant la floraison ; inflorescences
contractées, de 2 à 5 fleurs ; bractées triangu¬
laires, 2 X 0,5 mm, extrémité acuminée et den¬
tée, portant latéralement 2 pointes égales au tiers
de la longueur totale. Fleur mâle odorante, de 3-
4 cm de longueur, pédicelle long, 1,3-
2 X 0,1 cm, tube 7-15 X 2-3 mm ; sépales verts,
réfléchis à l’anrhèse, 10-12 X 4 mm. oblongs,
sommet obtus, denté, recourbé, 8-nervés ; pétales
blancs, 8-10 X 2-3 mnt, 3-nervés, sommer denté,
bord ondulé, le tiers supérieur récurvé à
maturité ; étamines à filets soudés au réceptacle
sur 2 mm, libres sur 1 mm ; anthères longues et
fines, 7,5 X 1 mm, obtuses ; couronne réduite à
de petits épaississements dentés, insérés sur un
mince bourrelet au niveau de la base des pétales ;
pas de disque inférieur ; ovaire rudimentaire de
2 mm de longueur. Inflorescences femelles peu
nombreuses, de 1-3 fleurs, portées par des
rameaux plus allongés que pour les inflorescences
mâles ; fleurs femelles de 2,2 cm de longueur,
pédicelle court, 2 X 1,5 mm, tubes de
12 X 2,5 mm ; sépales verts, 24 X 5 mm, 8-ner¬
vés, se repliant vers l'extérieur : pétales plus
courts, blancs, 12,5 X 2 mm, 3-nervés, récurvés ;
couronne supérieure identique à celle des fleurs
mâles, pas de couronne inférieure ; staminodes
écailleux, 2,2 mm de longueur soudés au rube
sur 1,2 mm ; ovaire fusiforme, 10X3 mm, porté
par un long gynophore, 5 X 1 mm, style réduit,
divisé en 3 branches de 3 mm terminées chacune
par un stigmate arrondi très papilleux. Fruits peu
nombreux, bleu vert, gynocarpe 1-2 X 0,4 cm,
capsule allongée, 8-10 X 4 cm. à sommet pointu,
péricarpe coriace, déhiscent en 3 valves, 3 placen¬
tas, contenant une trentaine de graines, de nom¬
breuses graines avortées étant visibles ; graine
arrondie à subovale, comprimée, 6-7 mm de dia¬
mètre, 1-1,5 mm d’épaisseur, funicule court 2-
3 mm, côtes et aréoles très marquées et
profondes. — Fig. 8, 9.
PARATYf'FS. — Bardot-Va u cou!o n 87, Madagascar,
massif de I Ankarana, tsingy du Lac Vert (12°52’S,
49°08 E), lochers lapiazés à végétation ripicole clairse¬
mée, 170 m, 3 juin 1989, ster. (P!) ; 88, ibid., oct.
1989, fl. mâle (P!, TAN!) , 134, ibid., 6 ocr. 1990, fl.
femelle (P!, TAN!) ; 134 bu, ibid., 6 oct. 1990. fr.
(P!) ; 421 bis, ibid., 2 mars 1991, plantule (P!).
ÉCOLOGIE. — La plante se développe dans les
lapiaz calcaires du massif de l’Ankarana, au lieu
dit Tsingy du Lac Vert qui domine de plus de
100 m le lac situé dans un effondrement en
contrebas. Les fissures dans lesquelles pousse cet
Adenia sont remplies d’un peu d’humus seule¬
ment et parfois aucun sol nest visible. La partie
souterraine, compte tenu du milieu ripicole, est
inconnue. La floraison, abondante et odorante,
surtout pour les pieds mâles, a lieu en octobre,
les fruits se développent d’octobre à décembre.
Les feuilles crassulescentcs apparaissent pendant
la floraison et n’atteignent leur taille définitive
qu’en décembre. Elles jaunissent fin-mai début-
juin.
Cette espèce, très localisée, n’est connue que par
une quinzaine d’individus dans un périmètre de
quelques dizaines de mètres carrés. Deux pieds :
un mâle et une femelle sont plus grands et sans
doute plus anciens que les autres. Ils semblent
constituer les pionniers de ce petit peuplement.
Des plantules, observées en mars à la base d’un
pied femelle, aucune n’avait survécu en juin.
Compte tenu du milieu particulièrement difficile
(absence de sol et sécheresse extrême), les possibi¬
lités de germination et d’installation de nouvelles
plantes sont réduites.
Les graines nont p3s de dispositif permettant
une dispersion par le vent, elles sont assez lourdes
et vont germer à proximité des pieds déjà exis¬
tants. La dissémination à distance se fait proba-
158
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
Fin 9 — Adenia lapiazicola Bardot-Vaucoulon : A, la plante dans son milieu ; B, pied mâle en fleurs émergeant d'une fissure de
lapiaz ; C. pied femelle portant des fruits et des jeunes feuilles ; D, détail de l’extrémité d’un rameau en cours de floraison.
(Bardot-Vaucoulon 135, P).
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 ■ 19(1)
159
Bardot-Vaucoulon M.
blement par les animaux mais aucune observa¬
tion n’a été faite dans ce domaine, Adenia Lipia-
zicola existe peut-être dans d'autres zones de
lapiaz de l'Ankarana mais nous ne l'avons pas
trouvé à proximité ni dans les autres secteurs du
massif plus brièvement visités.
NOTES. — Comme la plupart des autres
espèces malgaches (DE WILDE 1970) A. lapiazico¬
la est une microendémique. La seule station
actuellement connue est située dans la province
de Diégo Suarez au coeur des lapiaz du massif de
l’Ankarana.
Les caractères des fleurs mâles, longuement
tubulées, avec des étamines insérées près de la
gorge du réceptacle, permettent de rattacher A.
lapiazicola à un groupe comprenant A. penieri
Claveric, A. monadelpha H. Pertier, A. ecirrosa
De Wilde, A. epigea I L Pertier, A. réfracta (Tul.)
Schinz, A.peltata (Baker) Schinz. La position des
deux glandes à la limite du pétiole et du limbe
est la même que pour les quatre premières
espèces citées mais le reste de l’appareil végétatif
est d’une grande originalité. Les espèces à port
dressé, non lianescentes, sont peu nombreuses,
autant en Afrique qu’à Madagascar. On ne
retrouve ce caractère que chez A. ecirrosa du SW
malgache. Toutefois, si l’absence de vrilles et le
tronc épaissi les rapprochent, A. lapiazicola à un
tronc pluricaule ramifié, à rameaux très contrac¬
tés et noueux du tait d’entre-nœuds très courts
(moins de 2 cm), alors que A. ecirrosa a un tronc
unique de 2-3 mètres, peu ramifié, à branches
courtes et entre-nœuds de 1-5 cm. Chez ce der¬
nier les feuilles sont découpées en 3-5 lobes alors
quelles sont grandes et entières chez A. lapiazico¬
la. Tout en étant apparentées par plusieurs carac¬
tères floraux et végétatifs ces deux espèces sont
tout à fait distinctes.
Remerciements
Nous tenons à remercier chaleureusement les per¬
sonnes ayant permis la réalisation de ce travail, en par¬
ticulier le professeur Ph. Morai pour l’accès au
matériel, aux échantillons et à la documentation du
Muséum national d'Histoire naturelle et pour ses
remarques pertinentes, J. BOSSF.R pour sa constante
bienveillance, son aide dans la rédaction des diagnoses
et sa relecture attentive du manuscrit, Th. Pi roi N
pour la traduction en latin des diagnoses, ainsi que
pour ses conseils et observations tant dans les descrip¬
tions des espèces, que dans la réalisation des planches
de dessin et J.-N. Labai 8t P.P. l.ovt RY II pour leurs
remarques et corrections.
Notre reconnaissance va également â C, Raieiakison
qui a guidé notre travail de recherche à Madagascar,
Â, RaKOTO/aIA qui nous a aidée dans la détermina¬
tion de nos récoltes er P. VAUC.OUI.ON dont les quali¬
tés de dessinateur ont été mises à profit pour la
réalisation des profils de végétation.
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et mise en évidence des poupes écologiques sur faciès
karstique dans le massif de l'Ankarana (zone du Lac
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160
ADANSONIA. sér. 3 • 1997 • 19(1)
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
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LISTE FLORISTIQUE
DES ESPÈCES CITÉES
POUR LE MASSIF DE L’ANKARANA
ACANTHACEAE
Justicùt sp.. B-V 453
ANACARDTACTAE
Pou part, a gu ni ni i fera C. Sprague exjum.
Poupartta sylmtica H. Perrier
Protorhus humbertir H. Perrier
APOCYNAŒAE
Cerbcra venenifrra (Poir.) Steud.
Pachypodium decaryi Poiss.
Pachypadium rutenbergianum Vatke
ARACEAE
Amorpbophallus hildebrandtii (Engl.) Engl. &
Gchrm.
Carlephyton madagascariemis Jum. emend. Buchet
ASCLEPLAD1ACEAE
Cynaucbum pbillipsonianum Leidc & Meve
Sarcostemma sp., B-V 107
BALSAMINACEAE
Impatiens sp., B-V 445
BOMBACACEAE
Ac/ansonia madagascariemis Bail!.
BURSERACEAE
Comrnipbora ara/y H. Perrier
Comrniphoru grandifolia Engl.
Comrnipbora pervilkana Engl.
Comrnipbora stellulatd H. Perrier
COMBRETACFAE
Terminalia neotaliala Capuron
Tertninalia belint Capuron
Terminalia calcicahl H. Perrier
Terminalia leandriana H. Perrier
EBENACEAE
Diospyros ana/amerensis H. Perrier
Diospyros natalensis Brenan
Diospyros vescoi Hiern
Diospyros sp., B-V 308
ERYTHROXYLACEAE
Nectdropelatum sp., B-V 307
EUI’I lORBIACKAF
Adenorblaena leueocephala (Baill.) Müll. Arg.
Croton ankarensts 1 eandri
Croton elaeagni (Baill.)
Drypetes sp., B-V 199
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
161
Bardot-Vaucoulon M.
Euphorhia ankarensis Boîteau
Euphorbia pachypodioides Boiteau
Eupborbia figuieri Denis var. ankaranensis Leandri
Ompbaleasp, , B-V 158
Pycnoconm ? wicubua (Baill.) Leonard
HERNANDIACEAE
Gyrocarpus americanus Jacq. fa. tomentosus Kubitzki
LEEACEAE
Leea guineensis G. Don var. cuspidifera (Baker) Desc.
LEGUMJNOSAE
Albizia pôtypbylla E. Fourn.
Cordyla madagascar'tensis R. Vig.
Dalbergia hutnbercii R. Vig.
Delonix boiviniana I Baill.) Capuron
Delonix ctff. veludna Capuron
Ernada chtysosiachys (Benth.) Drake
Erytbrin a ankaranensis Du Puy & Labat
Mimosa lapiaztcola R. Vig.
Neoapaloxylov raadagascariense (Drake) Rauschert
Noebannsia bannit (Drake) R. Vig. ex Peltier
Ormocarpopsis aspera R. Vig.
Ormocarpitrn hnnenamun Baill.
Pongamiopsis amygdalina (Baill.) R. Vig.
LILIACF.AF.
Asparagus vaginellalus Bojer ex Baker
Chlorophytum sylvestre Bardot-Vaucoulon
Crinum fmndblium Baker var. gcopbilum H. Perrier
Dracaena reflexa Lam,
Lomatophyllum prostratum H. Perrier
Rhodocoaon ealdcolus H. Perrier
LOGANIACEAK
Strychnos madagascuriensis Poir.
MALVACEAE
Kolteletzkya retrobraeteata Hochr.
MEL1ACEAE
Neobeguea ankaranensis}.-Y . Leroy
Turraea sp ., B-V 261
MONTTN 1ACF.AE
Grevea madagasai rien fis Baill.
MORACEAE
Antiaris toxicaria Lesch. subsp. madagascariensis (H.
Perrier) C.C. Berg
Ficus reflexa Thunb. subsp. reflexa C.C. Berg
OCHNACEAE
Ochnella madagascariensis (DC.) H. Perrier
OLEACEAE
Cbionanthus incurvifolius (H. Perrier) Stearn
Noronhia oblanceolata H. Perrier
ORCH1DACEAE
Acampe renschania F. Reich
Angraeatm JJauidum Bosser
Angraecitm pmestans Schltr.
Bulbopbyllum rubrurn Jum. & H. Perrier
Disperiscrucifera H. Perrier
Microcoeitaperrieri (Finet) Summerh.
Microcoeitapbysopbora (F. Reich.) Summerh.
Oeceoclades analamercnsis (H. Perrier) Garay & P.
Taylor
Oeceoclades mandata (Lindl.) Lindl.
Oeceoclades spandifera (H. Perrier) Garay & P. Taylor
Nervilia bicarinata (Baill.) Schltr.
Vanilla bumblotii F. Rchb.
PANDANACEAE
Panda nu s biceps B.C. Stone & Guillaumet
PASS1FLORACEAE
Adenia firingalavensis (Drake ex Jum.) Harms
Adenia lapiaztcola Bardot-Vaucoulon
PF.DALIACEAE
Untarind sp.
POLYGALACEAE
Polygala subdioica H. Perrier
PORTE LACACEAE
Talinellasp ., B-V 202
RUB1ACEAE
Cantbiumsp.. B-V301
Hymenodicrytm sp., B-V 390
Paracarynanthe antankarana Capuron ex J.-F. Leroy
Tarenna sp., B-V 14
RL1TACEAE
Zandwxylum decaryi H. Perrier
SAPINDACEAE
Erytktophysa belini Capuron
Ëtythrophysa lapiaztcola Capuron
Stadmania opposirifolia Lam.
STERCULIACEAE
Hildegardia erythrosiphon (Baill.) Kosterm. subsp.
eriocalyx Arènes
Nesogordonia ambalabeensis Arènes
TACCACEAE
Tacca ankaranensis Bardot-Vaucoulon
Tacca leontopetaloides (L.) Kuntze
TILIACEAE
Grewia sp., B-V 345
URTICACEAE
Obetia radula (Baker) B.D. Jacks.
162
ADANSONIA, sér. 3 ■ 1997 • 19(1)
Végétation et espèces nouvelles du massif de l'Ankarana (Madagascar)
VERBENACEAE
Clerodendrum nudiflorum Moldenke
Vitex beraviensis Vatke
VITACEAE
Cissus auricoma Desc.
Manuscrit reçu le 24 décembre 1996;
version révisée acceptée le 25 février 1997.
Cissus microdonta (Baker) Planch.
Cyphostemma sp., B-V 110
ZINGIBERACEAE
Aulotandra humbertii H. Perrier
Aulotandra trigonocarpa H. Perrier
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
163
Contribution to the study of the Selaginellaceae
of Madagascar
Sasa STEFANOVIC & France RAKOTONDRAINIBE
École Pratique des Hautes Études,
Laboratoire de Phytomorphologie, Muséum national d'Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
rakotond.@mnhn.fr
KEY WORDS
Selaginella ,
Selaginellaceae,
Madagascar.
ABSTRACT
A new species of Selaginella, S. sambiranensis, from Madagascar is described
and illustrated. The taxonomie position and closest relationships are briefly
discussed.
MOTS CLÉS
Selaginella ,
Selaginellaceae,
Madagascar.
RÉSUMÉ
Une espèce nouvelle de Selaginella, S. sambiranensis, de Madagascar est
décrite et illustrée. La position taxinomique et les relations avec les proches
espèces malgaches sont brièvement discutées.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
165
Stefanovic S. & Rakotondrainibe F.
About 700 species hâve been attributed to the
monogeneric Family Selaginellaceae. They are
widely distributed throughout the world, but the
vast majority occur in tropicaJ and subtropical
areas. The last complété account o( rhe family in
Madagascar and Comoros made by AtsTON
(1932) listed 13 spccies of Selaginella occurrïng
in that area. Five additional Malagasy taxa were
established, one by TRYON (1955), one by RAUH
&C HACEMANN (1991) and three by STEFANOVIC
& Rakotondrainibe (1996). During révision of
this family for the Flore de Madagascar et des
Comores, necessiraded by the increase in avail-
able collections from rhe last 40 years (specimens
hâve been studied from P, BM), a distinct species
was discovered and is described to make the
name available for the Flora treatment.
Following rhe most recent classification of the
genus Selaginella (JLRMY 1986), the new species,
S. sambiranensis , belongs to the subgenus
Heterostachys Baker.
The descriptive terms referring to shape, surface
and structure of spores follow terminology used
by Tryon & Lugardon (1991).
Selaginella sambiranensis Stefanovic &
Rakotondrainibe, sp. nov.
Species haec. inter species subgeneris Heterostachys
Baker, habitu ad S. hildebrandtii A. Braun ex Hieron.
similis, sed apicibus folioram mediorum acutis (non acu-
tninatis) ab ea dijfert.
TYPE. — Perrier de la Bâthie 8291 bis, Madagascar,
vallée du Marofototra, base du Mt. Bekolosy, massif
du Manongarivo, Sambirano, Mar. 1909 (holo-, P;
iso-, BM).
Fig. 1.— Selaginella sambiranensis Stefanovic & Rakotondrainibe: A, habit; B, enlarged dorsal view showing acute médian leaves
and denticulate latéral leaves; C, strobilus. (Perrier de ia Bâthie 8291 bis). Drawn by J. -F. Dejouanet.
166
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Selaginellaceae of Madagascar
Fig. 2.—Scanning électron (SEM) micrographs of the spores of Selaginella sambiranensis. A, megaspore; B, microspore. (Perrier
de la Bâthie 8291 bis).
Plant without rhizome, forming mats. Main
steam suberect to erect, 4-10 cm long, outline
lanceolate, branched, provided with rhizopbores,
Branches hifurcated 1-2 timcs. Rhizophores dor¬
sal, situated in the lower hall of the stem, 1-3 cm
long and 0.2-0.4 mm in diam., straw ycllow ro
pale green, dichotomizing 2-3 rimes. Lcaves
dimorphic, pale green, herbaccoas, widely spaced
on the main stem, spaced to comiguous tovvard
the extremity of the axes, midrib apparent,
Latéral lcaves subequal, oblong, 1.2-2,3 x
0.6-1.2 mm, the base uncqlial and blunt, the
apex subblunt to acutc, the margin subentire to
dcnticulate ail around the leaf. Axilar leaves simi-
lar to latéral but equal. Médian leaves subequal,
ovate-oblong, 0.9-1.3 x 0.4-0,7 mm, the base
oblique, the apex acute, non acuminate, the mar-
gins denticulate, Strobüî solitary, inserted termi¬
nais on main stem and branch tips, bilateral,
resupînate, 2-4.5 X 1.5-2.5 mm. Sporophylls
dimorphic. Dorsal sporophylls obiong-lanceola-
te, 1-1.5 X 0.4-0.6 mm, keelcd, the keel well
developed and dentatc, the base blunt. the apex
subblunt to acute, the margins denticulate.
Ventral sporophylls ovate, 0.9-1.1 X 0,4-
0.6 mm, slightly or not keeled, the base blunt,
apex progrcssiveJy acuminate, margins dentate-
ciliate. Megaspores pale yellow, 180-240 pm in
diameter, terrahedral-globose, trilete, with laesura
3/4 to nearly equal the radius, the surface broken
reticulate on both proximal and distal face,
Microspores red, 31-32 pm in diameter, tetrahe-
dral-globose, trilete, with laesura equaling the
radius, the surface complctly laevigate on both
proximal and distal face, without any back-
ground pattern.—Fig, 1,2A,B).
Paratyi’es.—Madagascar: Decary 2137,
Maromandia, 9 June 1923 (P); Guillaume! 2170,
Manongarivo, à 13 km environ de la Maevarano ou
70 km d'Antsohihy sur la route d’Ambanja, 2 Aug.
1968 (P); Perrier de la Bdthie 8275, bords du
Manongarivo, Sambirano, June 1909 (P, BM);
Rakotonarainibe 1131, massif du Manongarivo, au S
d'Ambalafary, sur un plateau, 150-200 m, 1 Apr.
1991 (P); Rakotorrdratnibe 1132 , l.c., 29 Mar. 1991
(P).
Distribution and habitat. —Ail collections
are from Domaine Sambirano of northwest
Madagascar, Massif de Manongarivo, where this
specîes grows in colonies on rocks in shade, at an
élévation of 150-200 m.
Bilateral and resupinated strobili and dimor¬
phic sporophylls place this species, subgenus
Hererosiachys Baker, according ro the taxonomie
arrangement of the genus Selaginella proposed by
JERMY (1986).
S. sambiranensis resembles the Comorian spe¬
cies S. hildebrandtii A. Braun ex Hieron., winch
belongs to the sanie subgenus, in the lanceolate
outline of its habit and shape and position of
lareral leaves. The two species çan be distingui-
shed easily, because the médian leaves of the for¬
mer are acute and denticulate, whereas the latter
has acuminate and dentate médian leaves.
S. sambiranensis is characterized by latéral leaves
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
167
Stefanovic S. & Rakotondrainibe F.
with both margins subemire to denticulate,
while, S. bildebrandtii has the acroscopic margin
of latéral leaves dentate and the basiscopic mar¬
gin entire.
The species is named after Domaine
Sambirano, the type locality.
Acknowledgments
We are grateful to A. Le Thomas (Laboratoire de
Phytomorphologie, Ecole Pratique des Hautes Études)
for support and facilities, critical continents on the
manuscript and improvement of the Latin diagnosis.
The curator of BM graciously loaned specimens and
types, as well the curator of P. The senior author was
supported by Open Society Institute Supplementary
Grant Program FR-134-95/96YU.
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C. CHRISTENSEN (ed.), The Pteridophyta of
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Manuscript received 29 August 1996;
revised version accepted November 1996.
168
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
Identité de Aristolochia acuminata Lam.
et de A. tagala Cham. (Aristolochiaceae)
Jean BOSSER
ORSTOM, Laboratoire de Phanérogamie, Muséum national d’Histoire naturelle,
16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
MOTS CLÉS
Aristolochia ,
Aristolochiaceae,
Asie,
Madagascar.
RÉSUMÉ
Aristolochia acuminata Lam. est une plante asiatique comme l’indiquait
LAMARCK et non une plante malgache comme le supposaient BojER et divers
auteurs. Aristolochia tagala Cham., décrit des Philippines, est un synomyme
de ce nom.
KEYWORDS
Aristolochia ,
Aristolochiaceae,
Asia,
Madagascar.
ABSTRACT
Aristolochia acuminata Lam. is, as stated by LAMARCK, an asiatic plant, not a
malagasy plant as noted by BojER and several authors. Aristolochia tagala
Cham. described from the Philippines, is a synonym.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
169
Bosser J.
Aristolochia acuminata a été décrit par I-AMARCK
(1783), Il est dit « croît en Inde », les échan¬
tillons ayant été récoltés par COMMERSON « au
Jardin du Roi, lsle de France » où la plante était
cultivée.
BojER (1837) signalait la plante à la Réunion et
à Maurice et notait quelle venait « sans doute de
Madagascar », A sa suite, de nombreux auteurs
ont appliqué ce nom à une espèce malgache
(Duchartre 1864 ; Baker 1877 ; etc.).
Malheureusement le matériel malgache ne cor¬
respond pas au type de l.AMARCK et doit être
appelé autrement. Trois noms de DUCHARTRF.
existent pour cecte plante à Madagascar.
CHAMISSO (1832) établissant son A. tagala , le
rapproche de A. acuminata qu’il trouve insuffi¬
samment décrit, et donne un certain nombre de
caractères distinctifs d'après l’échantillon Sieher
230, Fl. Mauric. Il, (spécimens à P, B, Herb.
Deless.-G, LE, d’après DUCHARTRE 1864), qu'il
pense être A. acuminata. Dans sa publication
DUCHARTRF. assimile aussi cet échantillon à
A. acuminata. Mais il s’agit en fait d’une espèce
différente, à notre avis proche de A. k/ossii Ridl.
CHAMISSO n’avait certainement pas pu examiner
les échantillons de COMMERSON, rypes de
A. acuminata.
DlNG HOU (1984) met A. acuminata (1783) en
synonymie de A. tagala (1832). Ceci ne peut être
accepté que si le nom A. acuminata est invalide,
ce qui n'est pas le cas. La diagnose de LamaRCK
est certes courte mais bien des noms linnéens ou
autres ne sont pas plus longuement établis.
L’holotype se trouve à P-LA, déterminé par
LAMARCK et des isotypes sont à P et P-JU.
L’étude de ces spécimens types et du matériel à
notre disposition à P nous a confirmé que
A. acuminata et A. tagala sont bien conspéci-
fiques. L'espèce est très répandue en Asie, de
l’Inde à la Chine, jusqu’aux Philippines, aux îles
Salomon et à l’Australie. Elle est assez variable
quant à la tatlle et la forme des feuilles, la taille
des fruits. Le périanthe de la fleur est toujours
extérieurement pubescent mais cette pubescence
est plus ou moins longue, La graine est cordifor-
nte, à faces plus ou moins pustuleuses à lisses ou
presque ; elle est toujours entourée d'une aile large
et fragile.
Le type de LAMARCK, indiqué comme étant
originaire de l’Inde, est très proche de certains
échantillons de cette région (par ex. : Hookerf. &
Thomson ). 192. Khasya, K, P). Des spécimens
venant de Luzon, Philippines, lieu d’origine du
type de A. tagala, sont aussi très proches du Type
de A. acuminata (par ex. : Alaximo Ramos 1433,
Aug. 1906, Prov. of Rizal, Luzon, Philippines, P
et, pour ce qui est du fruit : A. D. E. Elmer 5720,
Feb. 1904, Bauang, Prov. of Union, Luzon,
Philippines, P).
Aristolochia acuminata Lam.
Encycl. Méth. 1 : 254 (1783). —Type : Commerson
s.n., Inde, cultivé au Jardin du Roi, lsle de France
(holo-, P-LA; iso-, P, P-JU 3908).
A. tagala Cham., Linnaea 7 : 207, tab. 5, ftg. 3
(1832), syn. nov. — Type : Chamisso s.n., Romanzoff
Exp., Cavité Prov., Luzon, Philippines (B ?).
RÉFÉRENCES
Baker J. G. 1877. — - Flora of the Mauritius and the
Seychelles ; 322.
Bojer W. 1837. -— Hortus mauritianus : 2771
CHAMISSO (de) A. 1832. — Linnaea 7 ; 207, tab. 5,
% 3-
Ding Hou 1984. — Flora malesiana , sér. 1,10: 94.
DUCHARTRF P.E.S. 1864. — In DC., Prodr. 15 (1) :
479-480.
I.AMARCK (Monnet de) J. B. 1783- — Encycl. Méthod.
1 : 254.
Manuscrit reçu le 15 décembre 1996 ;
version révisée acceptée le 28 février 1997.
170
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
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gie végétale, consacrée à l’inventaire, l’analyse et
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& Dupont 2002), Dupont (2001 : 12), Durand
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tions et aux tableaux de l'article seront présentées
ainsi : (Fig. 1), (Fig. 2A,D), (Fig. 2, 5), (Fig. 3A,
6B), (Fig. 3-6) ; (Tableau 1) ;
- les remerciements seront placés à la fin du texte,
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dans ce cas, identifiées par une lertre en capitales
(A, B, C, ...). Les planches photographiques, pla¬
cées dans le corps de l'article, doivent être traitées et
numérotées comme des figures. Les illustrations
pourront être assemblées sur une colonne (70 mm)
ou sur toute la largeur de la justification (144 mm).
Si possible, les légendes et lettrages ne devraient pas
figurer sur les originaux Ils seront disposés sur un
calque joint à chaque figure, la rédaction se char¬
geant de les placer. Chaque figure doit comporter
une échelle métrique. Les tableaux et graphiques
doivent pouvoir être imprimés sur une page et res¬
ter lisibles après réduction éventuelle. Des photo¬
graphies en couleur pourront être publiées moyen¬
nant une participation financière des auteurs.
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
171
Instructions aux auteurs
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172
ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
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dered as Figures and numbered as such. Arrange
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on the original figure. A scale bar is needed for each
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References
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Classification ofiFlowering Plants. Columbia
University Press, New York.
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Missouri Bot. Gard. 65: 535-589.
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ADANSONIA, sér. 3 • 1997 • 19(1)
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Date de distribution : 10 juin 1997
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Identité de Aristolochia acuminata Lam. et de A. tagala Cham. (Aristolochiaceae)
Conception Graphique: Isabel Gautray
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