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MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
ADANSONIA est un journal international consacré aux divers aspects de la botanique phanéro-
gamique et plus particulièrement à la connaissance systématique du monde végétal intertropical.
Chaque volume annuel se compose de quatre fascicules trimestriels totalisant 500 à 600 pages.
ADANSONIA is an international journal ofbotanyof the vascular plants, particularly devoted
to ail aspects of the investigation of tropical floras. One annual volume consists in 4 quarterty issues
amounting to a total of 500-600 pages.
Adansonia est publié par le Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire
Naturelle, Paris, France.
Direction /Directors: A. Aubréville, J.-F. Leroy.
Secrétaire général /General secretary : J. Raynal.
Rédaction /Editors : A. Le Thomas, J. Jérémie.
Comité de lecture /Referees: J. Bosser, Paris; E. Boureau, Paris; F. Ehrendorfer, Wien; F. R. Fos-
berg, Washington; F. Hallé, Montpellier; V. H. Heywood, Reading; L. A. S. Johnson, Sydney;
C. Kalkman, Leiden; R. Letouzey, Paris; R. E. G. Pichi Sermolli, Perugia; P. H. Raven,
Saint-Louis; R. Schnell, Paris; A. Takhtajan, Leningrad; M. Van Campo, Montpellier.
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aJressée à :
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ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE (Adansonia)
16, rue Buffon
75005 PARIS, France.
Abonnements / Subscriptions : Les abonnements permanents (standing orders) sont acceptés et
soumis à préfacturation (prepayment).
Tarif (price) 1979 (vol. 19) : FF 230; 1980 (vol. 20): FF 260,
AUTRES PUBLICATIONS DE L’ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE
Flore de Madagascar et des Comores, 86 vol. parus lissued (77 disponibles /available) FF 3872.
Flore du Gabon, 24 vol. parus lissued .FF 1944,
Flore du Cameroun, 20 vol. parus lissued .FF 1560.
Flore du Cambodge, Laos et Viêt-Nam, 16 vol. parus lissued .FF 874.
Flo-e de In Nouvelle-Calédonie et dépendances, 8 vol. parus lissued. .FF 1145.
(prix révisables sans préavis )
Source : MNHN, Paris
TRAVAUX PUBLIÉS
SOUS LA DIRECTION DE
A. AUBRÉVILLE et Jean-F. LEROY
Membre de l’Institut Professeur
Professeur Honoraire au Muséum
au Muséum
Avec la participation financière du Ministère de la Coopération
Série 2
TOME 19
Fascicule 3
Date de Publication : 28 Janvier 1980
ISSN 0001-804X
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Laboratoire de Phanérogamie
16, rue Buffon, 75005 Paris
1980
SOMMAIRE — CONTENTS
Leroy, J.-F. — Jean Raynal (1933-1979). 251
Jean Raynal (1933-1979).
Jacques-Félix, H. — Espèces et combinaison nouvelles du genre
Warneckea (Melastomataceæ).257
New species and combination in Warneckea ( Melastomataceæ ).
Goetghebeur, P. — Studies in Cyperaceæ. — 2. Contribution
towards a révision of the mainly African genus Ascolepis Nees
ex Steudel.269
Études sur les Cypèracées. — 2. Contribution à la révision du genre princi¬
palement africain Ascolepis Nees ex Steudel.
Geslot, A. — Le tégument séminal de quelques Campanulacées :
étude au microscope électronique à balayage.307
The seed tégument of some Campanulaceæ ; a SEM study.
Gilbert, M. G. & Raynal, J. t — The status and typification of
Desmidorchis Ehrenb. and D. acutangula (Asclepiadaceæ) . . 319
Statut et typification du genre Desmidorchis Ehrenb. et de D. acutangula
(Asclepiadaceæ).
Hladik, A. & Hladik, C. m. — Utilisation d’un ballon captif pour
l’étude du couvert végétal en forêt dense humide.325
Use of a tethered balloon towards a study of the rain forest canopy.
Bosser, J. — Un Casearia (Flacourtiaceæ) nouveau des Mascareignes 337
A new Casearia ( Flacourtiaceæ ) from Mascarene Islands.
Nielsen, I. — Notes on Indo-Chinese Mimosaceæ.339
Notes sur les Mimosacées indochinoises.
Revue bibliographique.364
Review.
Source : MNHN, Paris
JEAN RAYNAL (1933-1979)
J.-F. Leroy
Leroy, J.-F. — 28.01.1980. Jean Raynal (1933-1979), Adansonia, ser. 2, 19 (3) :
251-256. Paris. ISSN 0001-804X.
Jean-François Leroy, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris,
Ceci n’est pas une notice, mais simplement un hommage spontané
rendu à Jean Raynal, l’expression de ma pensée et de mon sentiment devant
la disparition brutale de notre Ami et Collègue, tué dans un accident de
voiture, au cours d’une mission au Niger, le 12 octobre dernier.
Chaque mort me paraît aussi unique que si je n’avais jamais vu mourir,
et devant le drame qui nous touche aujourd’hui, je découvre, comme chaque
fois, la mort. Soudain des liens sont rompus que je ne voyais pas; ils m’ap¬
paraissent maintenant dans tout un système qui avait été tissé entre nous
par le temps depuis une dizaine d’années, par la communauté de la démar¬
che et des motivations, par l’identité, finalement, de l’objectif.
Jean Raynal avait 45 ans : ce n’est pas seulement un individu qui prend
fin, c’est aussi un long avenir détruit dont l’individu connu était le garant.
Je suis bien sûr que la Botanique perd ainsi l’un de ses incomparables
servants et, comme cela arrive souvent, c’est à la façon dont la perte est
ressentie que se mesure vraiment la valeur de ce qui a été. Tant de lettres
émouvantes, reçues des Instituts français et étrangers, et la peine ou la
désolation exprimées dans les regards des Amis proches ou lointains,
indiquent que dans cet homme rude, parfois un peu fermé, il y avait une
âme chaleureuse. Un geste, un mot la laissaient percevoir çà et là : au fond,
Jean Raynal était aimé de tous.
En tant que botaniste, il s’était élevé au tout premier rang mondial.
Il avait entrepris une tâche extrêmement difficile et presque démesurée par
l’ampleur, celle de rédiger une monographie mondiale des Cypéracées.
Il s’y était attaché il y a une quinzaine d’années, et il la poursuivait métho¬
diquement, avec une détermination absolue. L’énorme effort produit s’est
traduit chaque année par des publications qui traçaient le chemin parcouru
et marquaient des progrès. La finesse et l’ampleur des analyses taxonomi¬
ques dont elles témoignent permettaient à leur auteur de transcender le
domaine de la technique et des faits : réfutation de la notion d’ubiquité
chez les Cypéracées, interprétation nouvelle des inflorescences, caractère
ancestral des Mapaniées, répartititon et évolution des modes de photosyn¬
thèse chez les Cypéracées, etc.
Ayant une formation complète, approfondie, sanctionnée par le Bacca¬
lauréat de Mathématiques avec Latin et Grec, le diplôme d’ingénieur
Agronome (3 années de Mathématiques supérieures et 2 années à l’Institut
National Agronomique), la Licence ès Sciences naturelles et le Certificat C4
d’informatique, il pouvait prétendre comprendre et parfois résoudre les
Source : MNHN, Paris
— 252 —
plus difficiles problèmes de la Biologie. En fait, Jean Raynal se sentait
capable d’embrasser tout un ensemble de travaux sur un très large front,
à la limite de la capacité humaine.
Il a été un très grand explorateur, passionné, avide de connaissance,
et d'une résistance physique exceptionnelle. Son expérience se prévalait
d'un séjour de deux années au Sénégal — avec son épouse Aline Roques
— et de nombreuses missions en Afrique et dans le Pacifique. Il fit, en parti¬
culier, un mémorable voyage de six mois en Nouvelle-Guinée et aux îles
du Pacifique, en 1973, comme membre de l’Expédition du Roi Léopold III.
Homme de terrain toujours disponible, il était un prospecteur et un collec¬
teur inégalables.
Au Laboratoire, il assumait la responsabilité des éditions : tâche
écrasante qu’il exerçait en puissance avec une compétence parfaite et une
conscience rigoureuse. Nos publications lui doivent leur présentation
nouvelle dans l'élégance et le fini qu’on veut bien reconnaître à celles-ci.
Rien ne lui échappait, que ce soit d’ordre typographique ou nomenclatural.
Sur le plan technique de l’Herbier, il a été de ceux qui se sont dévoués
sans réserve au bon fonctionnement du grand Herbier National du Muséum.
Mieux que quiconque, il le connaissait, et en comprenait le sens. Un
jour de 1974, en liaison avec nos collègues de Kew, il se mit en devoir de
démontrer notre richesse en types. Un mois plus tard, après un travail
acharné exclusif de toute détente, il me remettait le manuscrit de la famille
des Papavéracées qu’il avait prise pour test : 197 types avaient été inven¬
toriés. Londres en avait 195, Berlin 169. « Le premier résultat remarquable,
écrivait-il, est donc que Paris arrive en tête des herbiers européens pour les
types d'un groupe dans lequel notre institution n'est pas spécialisée ».
Et il ajoutait : « Les autres herbiers du monde étant géographiquement plus
spécialisés... notre herbier national se trouve ainsi... en tête des collections
mondiales. Que ne reçoit-il une considération et des crédits proportionnés
à cette richesse. Si l’on extrapole ce chiffre, obtenu pour un échantillon
d’un millième, c’est au bas mot à 200 000 qu’il faut évaluer le nombre
total de types conservés à Paris ». La famille, remise en ordre, redevenait
un outil de travail moderne. Il avait aussi commencé à préparer la gestion
informatique de l’ensemble de l’Herbier.
Terrain et Collections, ces mots marquaient les deux pôles complé¬
mentaires de l’activité inlassable de Jean Raynal : personne, jamais, ne
le dépassera dans ce cadre de l’étude de la nature où — si absurdement —
il a été tué. Il était peu connu en dehors du cercle des botanistes, mais
dans un monde plus décent il eût mérité une large gloire.
Parlant couramment l’anglais, il entretenait d'innombrables relations
avec nos collègues anglo-saxons et fréquemment il se rendait à Londres
et ailleurs en Europe. Jean Raynal œuvrait sur tous les plans, intensément,
avec sérieux. Il aimait le travail net, soigné, dans la forme comme dans le
fond. Sans pour autant se retirer de la vie courante : avec la même ardeur
et de la même façon qu’en science, il prenait part aux choses de la vie quoti¬
dienne, au sport. Il aimait particulièrement la montagne : les excursions
l’été, le ski l’hiver.
Source : MNHN, Paris
— 253 —
Indifférent aux honneurs de circonstance, mais ambitieux dans le
savoir et d’un caractère quelque peu rigide, il pratiquait volontiers l’autorité,
celle que dicte la rigueur intellectuelle. Il était pur et sincère, et les éclats de
son caractère qui pouvaient être une fulguration abrupte, et parfois irri¬
tante, m’apparaissent aujourd’hui, dans leur vérité, comme l'expression
d’une âme de qualité rare.
Cher Jean Raynal, nous n’acceptons pas votre mort. Vous ne pouvez
pas disparaître à 45 ans au moment même où allait commencer, les données
en étant amassées, l’élaboration d’une synthèse gigantesque. Il est à craindre
que l’œuvre que vous portiez ne voie pas le jour, mais vous avez été une
grande figure de la Botanique tropicale, une figure exemplaire. Et ce sera
toujours un honneur pour le Laboratoire que votre nom reste associé à
celui de tant d’autres qui en ont fait la renommée.
CHRONOLOGIE SOMMAIRE
— Né le 10 décembre 1933 à Rouen, Seine-Maritime.
— Études secondaires au Lycée Corneille de Rouen.
— Baccalauréat A (latin-grec) - Mathématiques, 1950.
— Mathématiques élémentaires et spéciales (Rouen); entrée à l'Institut
National Agronomique, Paris (1950-53).
— Institut National Agronomique, Paris (1953-55).
— Service militaire en Tunisie (1955-57).
— Stages de spécialisation O.R.S.T.O.M. (1958-59).
— Chargé de recherches O.R.S.T.O.M. au Mali et au Sénégal (1959-62).
— Assistant au Laboratoire de Phanérogamie du Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris (1962).
— Missions au Cameroun, Bénin, Sénégal, Côte d’ivoire (1963-65, 6 mois)
— Licence ès-sciences naturelles (1964).
— Maître de Conférences, Sous-directeur, Laboratoire de Phanérogamie
du Muséum (1970).
— Participation à l’expédition de la Royal Society de Londres aux Nouvel¬
les-Hébrides (6 mois); séjour en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie
(1971).
— Participation à l’expédition du Fonds Léopold III (Belgique) en Irian
Jaya (Nouvelle-Guinée occidentale, Indonésie); mission en Nouvelle-
Calédonie et en Polynésie, excursion aux Iles Hawaï (1973).
— Mission en Tanzanie septentrionale (1977).
— Mission au Rwanda (1978).
— Mission au Mali (1978).
— Mission au Niger (octobre 1979).
— Membre de la Société botanique de France (1958), de l’A.E.T.F.A.T.
(1963), de la Société des Amateurs de Jardins Alpins (1966), de l’Inter¬
national Association for Plant Taxonomy (1967), de la Linnean Society
of London (1968), de la Société Botanique de Genève (1977), de l’Orga¬
nisation pour l’Étude Taxonomique de la Flore Méditerranéenne (1977).
Société d’Échanges de l’Université de Liège.
Source : MNHN, Paris
— 254 —
— Réunions internationales : A.E.T.F.A.T. (1970, 1974,1978); utilisation
de l’informatique dans les recherches botaniques et la gestion des
collections (1974); symposium sur la phytotaxonomie et l’utilisation de
la biosphère par l’homme (Uppsala, 1977).
PUBLICATIONS
1. — Observations botaniques dans la région de Bamako, Bull. I.F.A.N., ser. A, 23 :
994-1021, 2 fig., 6 pl. phot. (1961) (Avec A. Raynal).
2. — Microlepia speluncæ Moore et Eulophia alta Fawcett & Rendle au Sénégal,
Notes Africaines 93 : 10-12, 2 phot. (1962) (Avec A. Raynal).
3. — Étude préliminaire du ranch n° 1 de Doli, rapport 14 p. mimeogr. O.R.S.T.O.M.,
1 carte (1962).
4. — Reconnaissance pédo-botanique de la sisaleraie de Kolda, rapport 40 p. mimeogr.
O.R.S.T.O.M. (1962) (Avec S. Pereira-Barreto).
5. — Carte de la végétation de la rive orientale du Lac Tanma (Sénégal) au I / 20 000,
carte 2 coul. O.R.S.T.O.M. (1962).
6. — Notes cypérologiques — I. Afrotrilepis, nouveau genre africain, Adansonia,
ser. 2, 3 (2) : 250-265, 3 pl., 1 tabl., 1 carte (1964).
7. —- Notes cypérologiques — II. Deux nouveaux Scleria ouest-africains, Adansonia,
ser. 2, 4 (I) : 148-155, 2 pl. (1964).
8. —- Étude botanique des pâturages du C.R.Z. de Dahra-Djoloff (Sénégal), rapp. 99 p.
mimeogr. O.R.S.T.O.M.; en annexe 2 tabl. dépl., 1 carte 1 /20 000 4 coul. (1964).
9. — Notes cypérologiques — III. Sur quelques Mapania Aubl. ouest-africains, Adan¬
sonia, ser. 2, 5 (2) : 277-279 (1965).
10. — Sur deux types méconnus de l’herbier de Caen, Rev. Soc. Sav. Haute-Norm.
39 : 45-48 (1966).
11. — Sur deux Aponogeton dioïques d’Afrique et Madagascar, Adansonia, ser. 2,
6 (1) : 153-159, 2 pl. (1966) (Avec J. Bosser).
12. — Notes cypérologiques —• IV. Trois Cyperus africains à style indivis, Adansonia,
ser. 2, 6 (2) : 301-309, 2 pl. (1966).
13. — Notes cypérologiques — V. Sur un groupe de Cyperus montagnards afro-amé¬
ricains, Adansonia, ser. 2, 6 (3) : 385-392, 1 pl., 1 carte (1967).
14. — Euphorbia Letestui, nouvelle espèce cactiforme des confins camerouno-gabonais,
Adansonia, ser. 2, 6 (4) : 573-580, 1 pl., 1 pl. phot. (1967).
15. — Notes cypérologiques — VI. Cyperus hamulosus M. Bieb., Adansonia, ser. 2,
6 (4) : 581-588, 1 pl., I carte (1967).
16. — Les plantes de rocaille dans la nature et dans les jardins : Sedum anglicum Huds.,
Viola hispida Lam., Plantes de Montagne 4 : 258-260, 2 phot. (1967).
17. — Lycopodium annotinum L. dans les Alpes-Maritimes et sa répartition en France,
Bull. Soc. Bot. France 113 (7-8) : 402-406, 1 carte (1967).
18. — Notes cypérologiques — VII. Sur quelques Lipocarpha africains, Adansonia,
ser. 2, 7 (1) : 81-87, 1 pl., 1 fig. (1967).
19. — Notes cypérologiques — VIII. Le genre Actinoschœnus Benth., Adansonia, ser. 2,
7 (1) : 89-95, 1 pl., 1 fig. (1967).
20. — Notes cypérologiques — IX. Le groupe de Scleria poæoides RidI. en Afrique
occidentale et centrale, Adansonia, ser. 2, 7 (2) : 237-248,2 pl., 1 fig., 1 carte (1967).
21. — Contribution à la connaissance de la flore sénégalaise, Adansonia, ser. 2, 7 (3) :
301-355, 3 pl., 3 fig., 11 phot. (1967) (Avec A. Raynal).
22. — Les plantes de rocaille dans la nature et dans les jardins : Potentilla montana
Brot., Ononis fruticosa L., Plantes de Montagne 4 : 353-354, 2 phot. (1967).
23. — Notes cypérologiques — X. Les races africaines et malgaches de Rhynchospora
rubra (Lour.) Makino, Adansonia, ser. 2, 7 (4) : 513-523, 2 fig. (1967).
24. — Groupements herbacés et phytosociologie au Sénégal, Rev. Gén. Sc. pures et
appliq. 74 : 349-356 (1968).
25. — Itinéraires et lieux de récolte de Georges Le Testu au Gabon, Flore du Gabon
14 : 17-66, 3 cartes (1968).
Source : MNHN, Paris
— 255 —
- Notes cypérologiques — XI. Sur quelques Scirpus et Ascolepis de l’Ancien Monde,
Adansonia, ser. 2, 8 (1) : 85-104, 2 pl., 2 cartes (1968).
- Notes cypérologiques — 12. Trichoschœnus, nouveau genre malgache, Adansonia,
ser. 2, 8 (2) : 223-226, 1 pl. (1968).
- Binômes méconnus de Gaterau (1789), Taxon 17 (5) : 514-517 (1968).
- Notes cypérologiques — 13. Variation curieuse d'un Mapania africain, Adansonia,
ser. 2, 8 (3) : 411-415, 1 pl. (1968).
- Notes cypérologiques — 14. Mapania rhynchocarpa, nouvelle espece ouest-
africaine, Adansonia, ser. 2, 8 (3) : 417-422, 1 pl. (1968) (Avec G. Lorougnon).
- Notes cypérologiques — 15. Les Hypolytrum « mapanioïdes » d’Afrique équato¬
riale, Adansonia, ser. 2, 8 (3) : 423-430, 2 pl. (1968).
- Une nouvelle espèce de Senecio à feuilles unifaciales, Adansonia, ser. 2, 8 (3) :
431-434, 1 pl. (1968).
- Cyperaceæ (pp. 163-166, 2 cartes), in Peyre de Fabrègues, B. & Lebrun, J.-P.,
Plantes rares ou intéressantes de la République du Niger If, Adansonia, ser. 2,
9 (1) : 157-168 (1969).
- New species and names in African Pycreus P. Beauv. (Cyperaceæ), Kew Bulletin
23 (2) : 313-314 (1969) (Avec S. Hooper).
- Cypérales, in Encyclopxdia Universalis 5 : 294-296, 3 phot. (1969).
- Notes cypérologiques : 16. Deux nouvelles espèces de Lipocarpha, Bull. Muséum
Nat. Hist. Nat., ser. 2, 41 (4) : 974-979, 2 pl., 1 carte (1970).
- Un nouvel Aponogeton du Tchad, Adansonia, ser. 2, 9 (4) : 549-551, 1 pl. (1970).
- Trifolium vesiculosum Savi spontané dans le Var ?, Monde des PI. 366 : 7-8 (1970)
(Avec A. Raynal).
- Joncales, in Encyclopxdia Universalis 9 : 501-502, 2 fig., 1 phot. (1971).
- Une technique de préparation des pollens fragiles, Adansonia, ser. 2, 11 (1) :
77-79, 1 phot. (1971) (Avec A. Raynal).
- Répartition géographique des Rhynchospora africains et malgaches. Mut. Bot.
Staatssamml. München 10 : 135-148, 11 cartes (1971).
- Quelques notes morphologiques sur les Cypéracées, Mitt. Bot. Staatssamml.
München 10 : 589-603, 8 fig. (1971).
- Pycreus felicis J. Raynal, in F. N. Hf.pper, Tropical African Plants XXXI, Kew
Bull. 26 (3) : 568 (1972). ,
- Notes cypérologiques : 17. Révision des Cladium P. Browne s. lat. (Cyperaceæ)
de Madagascar et des Mascareignes, Adansonia, ser. 2,12 (1) : 103-112, 2 cartes,
2 pl. (1972).
- Notes cypérologiques : 18. Un Tetraria nouveau du Malawi, Adansonia, ser. 2,
12 (2) : 213-215, 1 pl. (1972).
- La teneur en isotopes stables du carbone chez les Cypéracées : sa valeur taxono¬
mique, C. R. Acad. Sc. Paris 275 : 1391-1394, 1 fig. (1972) (Avec J.-C. Lerman).
- L’inventaire des sites naturels, Aménagement et nature 26 : 3-6 (1972) (Avec J.-C.
Fischer, P. Jovet, R. Pujol & F. Terrasson).
- Répartition et évolution des modes de photosynthèse chez les Cypéracées, C. R.
Acad. Sc. Paris 275 : 2231-2234, 1 carte (1972).
- Taxonomie numérique, article « Systématique (Biologie) », in Encyclopxdia
Universalis 15 : 683-685 (1973).
- Un nouvel Alpinia (Zingiberaceæ) des Nouvelles-Hébrides, Adansonia, ser. 2,
13 (1) : 63-69, 3 pl. (1973) (Avec A. Raynal).
- Notes cypérologiques : 19. Contribution à la classification de la sous-famille des
Cyperoideæ, Adansonia, ser. 2, 13 (2) : 145-171, 8 pl. (1973).
- Une mission botanique aux Nouvelles-Hébrides, Feuille d’Inform., Supplem. de
Science et Nature, sept. 1973, pp. 2-3.
- Notes cypérologiques : 20. Un Baumea néo-calédonien nouveau, Adansonia,
ser. 2, 13 (4) : 467-469 (1974).
- Notes cypérologiques : 21. Les Ficinia dans les herbiers anciens du Muséum de
Paris, Adansonia, ser. 2, 14 (2) : 199-214, 3 pl. (1974).
- Notes cypérologiques : 22. Les Costularia de Nouvelle-Calédonie, Adansonia,
ser. 2, 14 (3) : 337-377, 11 pl., 2 cartes, 1 tabl. (1974).
Source : MNHN, Paris
— 256 —
56. — Un exemple d'application du traitement électronique de l'information à la construc¬
tion de clefs dichotomiques, Adamonia, ser. 2, 14 (3) : 459-467, 2 tabl. (1974)
(Avec A. Raynal).
57. — Sur quelques Cypéracées adventices de la vallée du Tarn, Monde des PI. 380 :
8-9 (1975) (Avec C. Bernard & G. Fabre).
58. —■ Report of working party on electronic data Processing in major european plant
taxonomie collections, Adansonia, ser. 2, 15 (1) : 7-24 (1975) (Avec J. P. M.
BRENAN, J. W. FRANKS & J. CULLEN).
59. — Le recensement des types de Papavéracées du Muséum de Paris : Richesses et
misère de l'herbier national français, Adansonia, ser. 2, 15 (1) : 25-30 (1975).
60. — Les Cypéracées des Nouvelles-Hébrides. Résultats de l’expédition de la Royal
Society aux Nouvelles-Hébrides en 1971, Adansonia, ser. 2, 15 (1): 99-119 (1975).
61. — Notes cypérologiques : 23. Un nouveau Gahnia néo-calédonien, Adansonia,
ser. 2, 15 (2) : 189-191, 1 pi. (1975).
62. — Changement du nom de l’espèce-type d’Icacina Juss., Adansonia, ser. 2, 15 (2) :
193-194 (1975).
63. — Cyperaceæ, in Peyre de Fabrègues, B. & Lebrun, J.-P., Catalogue des Plantes
Vasculaires du Niger: 326-345 (1976).
64. — Notes cypérologiques : 24. Mapania paradoxa, nouveauté de Guyane, Adansonia,
ser. 2, 15 (4) : 531-536, 1 pl. (1976).
65. — Notes cypérologiques : 25. Le genre Schœnoplectus. I. Sur quelques espèces sud-
africaines , Adansonia, ser. 2, 15 (4) : 537-542, I pl. (1976).
66. — Notes cypérologiques : 26. Le genre Schœnoplectus. H. L’amphicarpie et la sect.
Supini, Adansonia, ser. 2, 16 (I) : 119-155, 4 pl., 2 tabl. (1976).
67. — Notes cypérologiques : 27. Identification de deux Scleria de Poiret, Adansonia,
ser. 2, 16 (2) : 211-217 (1976).
68. — Notes cypérologiques : 28. Compléments sur le genre Rikliella J. Rayn., Adansonia,
ser. 2, 16 (2) : 219-224, 2 pl. (1976) (Avec E. Govindarajalu).
69. — Une Lobéliacée polynésienne nouvelle, Adansonia, ser. 2, 16 (3) : 379-382, I pl.
coul. (1976).
70. — Notes cypérologiques : 29. Les Pycreus sect. Rhizomatosi, Adansonia, ser. 2,
16 (4) : 401-404, 1 carte (1977).
71. -— Notes cypérologiques : 30. Catagyna Pal. Beauv. ex Lest, enfin identifié, Adansonia,
ser. 2, 17 (1) : 35-41, 1 pl. (1977).
72. — Notes cypérologiques : 31. Mélanges nomenclaturaux (Cyperoideæ), Adansonia,
ser. 2, 17 (I) : 43-47 (1977).
73. — Notes cypérologiques : 32. Le genre (solepis R. Br. I. Quelques espèces africaines,
Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 49-57, I fig. (1977).
74. — Le genre Lilæopsis (Ombellifères) à Madagascar, Adansonia, ser. 2, 17 (2) : 151-
154, 1 carte (1977).
75. — Véritable identité du « Cyperus amuricus » des rizières italiennes, Saussurea 8 :
131-134, I fig. (1977).
76. — A remarkable new Fuirena (Cyperaceæ) from Africa, Mitt. Bot. Staatssamml.
Miinchen 13 : 353-360, 1 pl. (1977) (Avec H. Roessler).
77. — Notes cypérologiques : 33. Mélanges nomenclaturaux (2), Adansonia, ser. 2,
17 (3) : 273-280 (1978).
78. — Clematopsis, genre africano-malgache : types biologiques et taxonomie, Adanso¬
nia, ser. 2, 18 (1) : 3-18 (1978).
79. — Ttree examples of Endangered Nature in the Pacific Océan, in Hedberg, L, Syste-
matic Botany, Plant Utilization and Biosphère Conservation : 149-150 (1979).
80. — Flore et médecine traditionnelle : mission d'étude 1978 au Rwanda. I — Observations
floristiques. Agence de Coopération Culturelle et Technique, 336 p., 100 pl.,
Paris (1979) (Avec G. Troupin & P. Sita).
81. — Médecine traditionnelle et pharmacopée : Contribution aux études ethnobotaniques
et floristiques au Mali, Agence de Coopération Culturelle et Technique, 291 p.,
86 pl., I carte, Paris (1979) (Avec E. J. Adjanohoun, L. Aké Assi, J.-J. Floret,
S. Guinko, M. Koumaré & A. M. R. Ahyi).
82. — Quelques notes sur la flore adventice des rizières piémontaises, Saussurea
10 : 61-65 (1979).
Source : MNHN, Paris
ESPÈCES ET COMBINAISON NOUVELLES
DU GENRE WARNECKEA (MELASTOMATACEÆ)
H. Jacques-Félix
Jacques-Félix, H. — 28.01.1980. Espèces et combinaison nouvelles du genre
Warneckea (Melastomataceæ), Adansonia, ser. 2, 19 (3) : 257-268. Paris. ISSN
0001-804X.
Résumé : Description de 5 espèces et 1 variété nouvelles pour l’Afrique : War¬
neckea lecomteana, W. wildeana, W. cauliflora, W. floribunda, W. macrantha,
W. fascicularis var. mangrovensis ; une combinaison nouvelle pour Madagascar :
Warneckea urschii (H. Perr.) Jac.-Fél. ( - Memecylon urschii H. Perr.).
Abstract: Description of 5 new species and 1 new variety for Africa : Warneckea
lecomteana, W. wildeana, W. cauliflora, W. floribunda, W. macrantha, W. fasci¬
cularis var. mangrovensis; a new combination for Madagascar : Warneckea
urschii (H. Perr.) Jac.-Fél. ( Memecylon urschii H. Perr.).
Henri Jacques-Félix, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris,
France.
Comme nous l'indiquions précédemment ( Adansonia 18 : 229, 1978),
le taxon Warneckea, bien que parfaitement homogène au rang générique,
est formé de plusieurs groupes d’espèces que l’on peut ranger en autant
de sections. Dans cette note, nous laisserons de côté le problème que pose
le W. sansibarica (Taub.) Jac.-Fél., espèce d’Afrique orientale et de
Madagascar.
La section Warneckea, typifiée par W. amaniensis Gilg, est carac¬
térisée par ses inflorescences glomérulées, sessiles ou brièvement stipitées,
remarquables par l’emboîtement de plusieurs paires de bractées persistantes,
involucrant les fleurs également sessiles ou brièvement pédicellées. De plus,
les quatre lobes du calice sont nettement individualisés et imbriqués aux
sinus. Cette section n’est représentée en Afrique occidentale que par deux
espèces, dont W. fascicularis (Planch. ex Benth.) Jac.-Fél., pour laquelle
nous proposons en outre une variété nouvelle.
La section Strychnoidea Engl., basée sur une interprétation super¬
ficielle de la nervation foliaire, recouvrait des espèces que nous plaçons
dans des genres différents. Nous en avons conservé le nom en la typifiant
par le W. cinnamomoides (G. Don) Jac.-Fél. ( Adansonia 17 : 423, 1978).
Elle réunit ainsi des espèces caractérisées par des cymes diversement rami¬
fiées, des fleurs plus ou moins pédicellées et des bractées caduques. Le
calice est également développé, mais il est fréquemment peu lobé et les
lobes ne sont pas clairement imbriqués aux sinus. Même si chez quelques
espèces, W. membranifolia (Hook. f.) Jac.-Fél. par exemple, les cymes
sont appauvries, contractées avec fleurs subsessiles, elles ne sont pas glomé¬
rulées, et il n’y a semble-t-il, aucune ambiguïté entre les deux sections. Les
Source : MNHN, Paris
— 258 —
espèces se répartissent sur toute la région intertropicale d’Afrique, mais
manquent à Madagascar. Leur connaissance est très confuse, car nous en
sommes encore réduits à les définir d'après les caractères morphologiques
des cymes et des feuilles, lesquels varient au gré des conditions stationnelles
et évoluent avec l’espacement géographique. C’est avec ces réserves que
nous proposons ici 5 espèces forestières de l’ouest africain.
Warneckea lecomteana Jac.-Fél., sp. nov.
Foliis parvis, cymis fréquenter terminalibus bene distincta.
Arbuscula ramis teretibus. Folia parva, subcoriacea, lanceolata, 4 X 1,5 cm, basi
cuneata, apice obscure obtuseque acuminata, vel retusa ; petiolo 1-2 mm longo ; nervis 3
adscendentibus vix conspicuis, subtus parum prominentibus ; nervis transversalibus oblite-
Cymæ ad apicem ramorum axillares solitariæ vel terminales ternatæ, 1 cm longs,
stipite 3-4 mm longo, simplices, umbelliformes, 3-5 floribus pedicellatis, bracteis caducis.
Flos pedicello 2-3 mm longo, cupulato-campanulatus ; tobis calycis semi-ovatis; petalis
laie obovatis, 2,8 X 2,5 mm, unguiculatis. Stamina dolabriformia, thecis 1 mm, connectivo
1,5 mm longo, glandula mediana, elliptica, 2/3 æquilonga, instructo; filamento 2 mm
longo. Ovarium vertice æquum, ad basim 2-loculare, 6-ovulatum. Stylus 3-3,5 mm longus,
supra basim articulatus.
Fructus globosus, 6 mm diameter.
Type : Lecomte A.78, Congo (holo-, P).
Arbuste ramifié, feuillu; rameaux arrondis, à entrenœuds relativement
courts. Feuilles petites, épaisses; pétiole imprécis, long de 1-2 mm; limbe
lancéolé de 4 x 1,5 cm, en coin à la base, non ou obscurément acuminé,
à apex obtus ou parfois échancré; nervures ascendantes peu visibles et
finement imprimées dessus, mieux marquées, bien que peu saillantes, dessous ;
pas de convergentes additionnelles; les transversales peu visibles, formant
seulement un fin réseau de granulations (sous la loupe) à la face supérieure.
Cymes axillaires et terminales, solitaires aux aisselles, par trois aux
extrémités, longues de 9-12 mm, sur un stipe de 3-4 mm, ombelliformes
avec 3 à 5 fleurs par cyme; bractées largement triangulaires, longues de
1 mm. Fleur à pédicelle de 2-3 mm; hypantho-calice cupulo-patellé, de
3,2 x 2,6 mm; lobes du calice semi-ovales, submembraneux; pétales
violacés, largement obovales, de 2,8 x 2,5 mm, onguiculés, obtus à émar-
ginés au sommet. Étamines petites; anthères de 1,5 x 1 mm; connectif avec
glande médiane égale aux 2 3 de la longueur; filet long de 2 mm. Chambre
épigyne peu profonde, lisse; style long de 3-3,5 mm, caduc au-dessus de
la base et laissant une saillie persistante. Ovaire 2-cloisonné, 6-ovulé.
Fruit globuleux, de 6 mm de diamètre, bleu foncé; calice persistant
mais marcescent.
Matériel étudié : Congo : Lecomte A.78, forêt de Kitabi, terrain découvert près
du campement, « arbuste à fleurs violacées; le fruit est une petite drupe de la grosseur
d’un pois; feuilles épaisses, glabres, d’un beau vert ».
Source : MNHN, Paris
— 259 —
PI. 1. — Warneckca Iccomlcana Jac.-Fél. : 1, rameau fleuri x 2/3; 2, bouton floral x 6;3,coupe
de la fleur x 6; 4, chambre épigyne x 6; 5, pétale x 6; 6, étamine x 12; 7, fruit x 3.
(Lecomte A. 78).
Source : MNHN, Paris
— 260 —
Cette espèce est bien distincte par ses feuilles relativement petites,
ses cymes souvent terminales, ses fruits bien globuleux.
Warneckea wildeana Jac.-Fél., sp. nov. 1
Cymis conferlis ad nodos ramorum vetustiorum fasciculalis præcipue distinguenda.
Arbor parva 8 m alla ; ramis teretibus robustis. Folia supra levia, nilida, elliplica,
20 x9 cm, basi cuneala, acumine 1,5 cm ; peliolo 1 cm longo ; nervis 5 adscendenlibus supra
impressis, sublus prominentibus ; 8-10 nervis Iransversalibus principalibus, ulrinque prominen-
libus, reliculo salis denso, ulrinque prominenti.
Cymæ ad nodos ramorum vetustiorum fasciculatæ, 1,5 cm longæ, breviler ramosæ,
15-20 floribus pedicellalis ; bracleis laie ovalis, 1-1,5 mm, larde caducis. Flos pediceUo
5-8 mm longo, cupulalo-palellalus, calyce 4 mm lato, sinualo vel lobis obtusis ; pelala slami-
naque ignota. Fruclus globosus, diamelro 6 mm.
Type : J.J.F.E. de Wilde 8686, Cameroun (holo-, WAG).
Petit arbre de 8 m environ; rameaux arrondis, robustes. Feuilles lisses,
brillantes dessus; pétiole long de 1 cm; limbe elliptique, jusqu'à 20 x 9 cm,
en coin sur le pétiole, à acumen de 1,5 cm; 5 nervures ascendantes impri¬
mées dessus, saillantes dessous, les convergentes principales à 10 mm
de la marge dans la partie moyenne, complétées d'une paire d’additionnelles
submarginales, coarquées; 8-10 nervures transversales principales, saillantes
sur les deux faces, surtout en dessous, ainsi que le réseau tertiaire assez
dense.
Cymes fasciculées sur les nœuds du vieux bois, subsessiles, brièvement
ramifiées, longues de 1,5 cm et totalisant une vingtaine de fleurs; bractées
largement ovales, longues de 1-1,5 mm, longtemps persistantes. Fleur à
pédicelle de 5-8 mm; hypantho-calice cupulo-patellé, d’environ 4x2 mm;
calice sinué ou lobes peu profondément incisés; pétales et étamines non
connus.
Fruit globuleux de 6 mm de diamètre (avant complet développement?).
Matériel étudié : Cameroun : J.J.F.E. de Wilde 8686, vers le Km 15 de Kribi à
Ebolowa; petit arbre à bois brun très dur, 28.11.1975.
Warneckea cauliflora Jac.-Fél., sp. nov.
A W. congolensi (A. & R. Fern.) Jac.-Fél., ramis quadrangularibus, cymis pluribus
ad nodos ramorum vetustiorum, differl.
Arbuscula 2 m alla, ramis robustis, valde 4-alatis. Folia ampla, brevipetiolata, sub-
coriacea, elliplica vel ovalo-elliplica, usque 28 X II cm, basi laie rolundala deinde angusle
cordala, apice obscure acuminata ; peliolo robuslo, 1-3 mm longo ; 5-7 nervis adscendenlibus,
supra impressis, sublus valde prominentibus, primis convergentibus suprabasilaribus ; nervis
Iransversalibus 6-8, taxe reliculaiis.
1. Dédié au D r J.J.F.E. de Wilde, de Wageningen.
Source : MNHN, Paris
— 261 —
Source : MNHN, Paris
— 262 —
Cymæ multæ (12-15) ad nodos ramorum vetustiorum fasciculatæ, 3-4 cm longæ,
stipitibus 5-10 mm longis, ramulis 5-8 mm longis, bracteis scariosis tarde caducis. Flos
pedicello 10-12 mm longo ; per alabastrum ellipsoideus, 6 X 4,5 mm, corolla conica hypan-
thium æquanti; calyce sinuato vel lobis obtusis 3x1 mm; petalis crassis, 4,5 X 3 mm,
apice triangularibus, basi truncatis. Stamina dolabriformia, thecis convexis 1,2 mm, connec-
tivo 1,8 mm, obtuse conico, vix curvato, glandula elliptica 1 /3 æquüonga, instructo ;filamento
1.7 mm longo. Stylus 4,5 mm longus. Ovarium vertice sulcatum, 2-loculare, 6-8-ovulatum.
Fructus ignotus.
Type : Le Testu 7776, Gabon (holo-, P).
Arbuste de 1 à 2 m; rameaux robustes, 4 mm de diamètre dans la
partie encore feuillée, nettement 4-angulaires-ailés. Feuilles amples, sub-
sessiles, subcoriaces; pétiole robuste, de 1-3 mm; limbe elliptique à ovale-
elliptique, jusqu’à 28 x 11 cm, largement arrondi, puis étroitement cordé
sur le pétiole, obscurément acuminé au sommet; nervures imprimées
dessus, fortement saillantes dessous; les convergentes principales nette¬
ment suprabasales, coarquées seulement vers le sommet; une à deux paires
de convergentes additionnelles coarquées, la paire submarginale évanes¬
cente avant le sommet; 6-8 nervures transversales principales; nervures
intercalaires lâchement réticulées.
Cymes fasciculées par 12-15 sur les nœuds du vieux bois, longues de
3-4 cm, stipes longs de 5-10 mm; de 2 à 3 fois ramifiées, rameaux de 5-8 mm;
bractées scarieuses, longues de 1-2 mm, longtemps persistantes. Fleur à
pédicelle robuste, de 10-12 mm; bouton floral ellipsoïde, de 6 x 4,5 mm,
corolle conique, égale à la demi-hauteur; hypantho-calice campanulé,
de 5 x 4 mm; calice sinué, ou lobes très obtus, 3 x 1 mm, imbriqués;
pétales charnus, plissés longitudinalement (par contact avec les étamines
dans le bouton), oblongo-triangulaires à elliptiques, base tronquée sans
onglet, sommet triangulaire obtus, de 4,5 x 3 mm. Anthères de
1.8 x 1,2 mm, à thèques convexes; connectif conique obtus, peu ensellé
par la glande égale au tiers ou à la demi-longueur; filet 1,7 mm. Chambre
épigyne cannelée; style de 4-5 mm. Ovaire 2-cloisonné, 6-8-ovulé.
Fruit non connu.
Matériel étudié : Gabon : Le Testu 7776, Ngoma; fleurs d’un violet vineux sur le
vieux bois, 13.12.1929. — Congo : Farron 5065, chantier forestier de Noyettes, Pointe
Noire, 11.2.1966.
Warneckea floribunda Jac.-Fél., sp. nov.
A W. sapini (De Wild.) Jac.-Fél., foliis, cymis, floribusque majoribus, glandula
staminum majore, differt.
Arbuscula vel arbor, ramis teretibus. Folia supra atro-viridia nitidaque, subtus pallida,
elliptica, 9 x 4,5 cm, basi cuneata, apice obscure obtuseque acuminata ; peliolo gracili,
5-8 mm longo ; nervis 3-5 adscendentibus ; nervis transversalibus 5-8 principalibus ; reticulo
obliterato.
Cymæ multæ, 8-12, ad nodos ramorum vetustiorum fasciculatæ, 3 cm longæ, stipitibus
8-10 mm longis, ramulis brevibus, floribus longe pedicellatis, bracteis scariosis tarde caducis.
Flos pedicello 12-18 mm, per alabastrum 4,5 X 4 mm, cupulato-patellatus, corolla conica ;
lobis calycis obtuse triangularibus, 2x1 mm; petalis crassis, semi-ovatis, 3,5 X 2,5 mm.
Source : MNHN, Paris
— 263
— Warncckca cauliflora Jac.-Fél. : 1, rameau feuillé x 2/3; 2, cymes sur fragment de
ameau âgé x 2/3; 3, bouton floral x 6; 4, coupe de fleur x 6; 5, étamine x 12; 6, pétale
< 6. (Le Testu 7776).
Source : MNHN, Paris
— 264 —
vix unguicutatis. Stamina dolabriformia, thecis 1,2 mm, connectivo valde curvalo, glandula
elliptica, 2/3 æquilonga, instructo ; filamento 1,5 mm longo. Stylus 4 mm longus. Ovarium
vertice æquum, ad basim 2-loculare, 12-ovulatum. Fructus ignotus.
Type : Le Testu 7710, Gabon (holo-, P).
Petit arbre; rameaux arrondis. Feuilles peu coriaces, vert foncé et
brillantes dessus, vert pâle et ternes dessous; pétiole grêle, long de 5 à
8 mm; limbe elliptique, 9 X 4,5 cm, en coin étroit sur le pétiole; acumen
peu précis, obtus; nervures imprimées dessus, saillantes dessous, les conver¬
gentes principales coarquées avec les 5-8 principales nervures transversales,
les additionnelles fines, submarginales et coarquées; réticulum finement
saillant dessous.
Cymes fasciculées par 8-12 sur les noeuds du vieux bois, longues de
3 cm, avec un stipe de 8-10 mm, puis 1-2 étages de rameaux courts portant
les fleurs longuement pédicellées; bractées longtemps persistantes, scarieuses,
longues de 1-1,5 mm. Fleur à pédicelle de 12-18 mm; bouton floral de
4,5 x 4 mm, corolle conique, bien dégagée; hypanthe cupulo-patellé,
lobes du calice incisés jusqu’à la base, triangulaires-obtus, 2 X 1 mm:
pétales épais, semi-ovales, 3,5 x 2,5 mm, obscurément onguiculés. Anthères
1,3 x 1,2 mm, thèques un peu convexes; connectif court, divergent surtout
à la base, très ensellé par la glande qui occupe les 2/3 de la longueur:
filet 1,5 mm. Chambre épigyne lisse; style 4 mm. Ovaire avec deux cloisons
plus ou moins complètes, 8-ovuIé.
Fruit non connu.
Matériel étudié : Gabon : Le Testu 7710, Liyanga, au sud de Latoursville; fleurs
bleu violacé, 30.11.1929.
Warneckea macrantha Jac.-Fél., sp. nov.
A W. congolensi (A. & R. Fern.) Jac.-Fél., cymis laxioribus, floribus majoribus
differt.
A W. pulcherrima (Gilg) Jac.-Fél., foliis ovatis nec oblanceatis differt.
Arbor 10-15 m; ramis robustis teretibus. Folia brevipetiolata, hevia, late ovato-ellip-
tica vel suborbicularia, 14 X 9 cm, basi cordata, apice obtusa ; petiolo 1-3 mm longo ; nervis
subtus prominentibus, 5-7 adscendentibus, 4-7 transversalibus ; reticulo denso utrinque
prominenti.
Cymæ laxx, solitariæ vel ternatx ad nodos foliatos defoliatosque, 3 cm longa; stipi-
tibus gracilibus. simplicibus vel articulatis, 3-7 floribus longe pedicellatis, bracteis tarde cadu-
cis. Flospedicello 8-12 mm longo ; per alabastrum 7 mm longus, corolla semi-ovoidea ; lobis
calycis 3 X 1,5 mm, manifeste imbricatis ; petalis crassis, 3x6 mm, lanceato-triangularibus,
late unguiculatis. Stamina dolabriformia, thecis convexis, 1,5 mm, connectivo 1,8 mm
longo, valde curvalo, glandula elliptica instructo : filamento 4 mm. Stylus 7 mm longus.
Ovarium vertice crassum, 8-sulcatum, ad basim 2-loculare, 12-ovulatum. Fructus ovoideo-
globosus, 9x8 mm.
Type : Le Testu 2244, Gabon (holo-, P).
Source : MNHN, Paris
— 265 —
Source : MNHN, Paris
— 266 —
Arbre de 10-15 m; rameaux robustes, arrondis. Feuilles lisses (pas de
sclérites), subsessiles; pétiole de 1-3 mm; limbe largement ovale à sub¬
circulaire jusqu’à 14 x 9 cm, cordé à la base, obtus au sommet; nervures
saillantes en dessous, les convergentes principales seulement et faible¬
ment coarquées vers le sommet, deux paires de convergentes additionnelles
nettement plus fines, coarquées avec les 4-7 nervures transversales prin¬
cipales; réseau dense, saillant sur les deux faces, surtout en dessous.
Cymes lâches, solitaires ou fasciculées sur les nœuds feuillés et défeuillés,
jusqu’à 3 cm de longueur totale; stipes grêles, comprimés, non ramifiés
latéralement, mais souvent avec un petit entrenœud axial et portant
3-7 fleurs longuement pédicellées; bractées triangulaires, longues de 2 mm,
tardivement caduques. Fleur à pédicelle de 8-12 mm; bouton floral haut
de 7 mm, à corolle semi-ovoïde; hypantho-calice campanulé, 6x4 mm;
lobes du calice incisés jusqu’à l’hypanthe, imbriqués, environ 3 x 1,5 mm,
les externes arrondis et un peu plus courts que les internes qui sont triangu¬
laires obtus; pétales charnus, plissés sur la face interne, un peu naviculaires,
de 6 X 3 mm, lancéés triangulaires, onglet large. Anthères à thèques
convexes, longues de 1,5 mm; connectif long de 1,8 mm, profondément
ensellé, presque réniforme par la glande allongée; filet de 4 mm. Chambre
épigyne peu profonde, cannelée, épaissie sur la couronne des verticilles
staminaux et pétalaires; style long de 7 mm. Ovaire à paroi épaisse, 2-locu-
laire, 12-ovulé.
Fruit ovo-globuleux, 9x8 mm, plus la couronne des lobes du calice.
Matériel étudié : Gabon : Le Testu 2244, Sindara, sur la Ngounié; arbre plus ou
moins ramifié à la base; intérieur de la corolle et filets staminaux bleus, extérieur de la
corolle gris perle, nov. 1917 ; 5804, Boungounga, forêt inondable ; fleurs bleues, 10.12.1925 ;
Walker 10, St Martin; arbre du bord des eaux; les fruits servent d’appât pour la pêche,
déc. 1938.
Warneckea fascicularis (Planch. ex Benth.) Jac.-Fél.
Adansonia, ser. 2, 18 (2) : 230 (1978).
var. fascicularis
La variété typique est connue d’Afrique occidentale, surtout Guinée
et Sierra Leone, où elle est fréquente dans les galeries et bosquets de moyenne
altitude; elle existe aussi dans les fourrés sur sables littoraux. Nous pensons
que c’est une variété distincte qui a été récoltée dans les mangroves du
Cameroun et du Gabon.
var. mangrovensis Jac.-Fél., var. nov.
A varielale lypica foUis cordatis, lobis calycis brevioribus semi-ovatis, differl.
Type : Bos 6940, Cameroun (holo-, WAG; iso-, P).
Source : MNHN, Paris
— 267 —
7, fruit x 3. (Le Tenu 2244).
Source : MNHN, Paris
— 268 —
Matériel étudié : Cameroun : Bos 6940, à 4 km au nord de Kribi, entre mer et
mangrove ; petit arbre de 3-5 m, parfois jusqu’à 12 m ; fruit globuleux, pourpre, 16.6.1970.
— Gabon : J.-F. Villiers 162, rivière Maliba, bord de la mangrove, 18.7.1969.
Warneckea urschii (H. Perr.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Memecyton urschii H. Perr., Not. Syst. 12 : 107 (1945); H. Perrier, Melast., in
Fl. Madag. 153 : 266 (1951).
Type : (Jrsch 113, Madagascar (holo-, P!).
Source : MNHN, Paris
STUDIES IN CYPERACEÆ. — 2. CONTRIBUTION TOWARDS
A REVISION OF THE MAINLY AFRICAN GENUS
ASCOLEPIS Nees ex Steudel
P. Goetghebeur
Goetghebeur, P. — 28.01.1980. Studies in Cyperaceæ. — 2. Contribution towards
a révision of the mainly African genus Ascolepis Nees ex Steudel, Adansonia,
ser. 2, 19 (3) : 269-305. Paris. ISSN 000I-804X.
Summary: The history, the floral structure and a general description of Asco¬
lepis are given, completed by a key to its 19 species and a few related or resembl-
ing généra. Each species is followed by a full référencé and synonymy, a short
description, its distribution and in case a note on its taxonomy. Finally, atten¬
tion is called for the intrageneric (in Ascolepis s.l .) and extra-generic relations
(in Cyperex s.l.).
Résumé : L’histoire, la structure de l'inflorescence et une description générale
du genre Ascolepis sont données, suivies d’une clé pour les 19 espèces et quelques
genres affines ou ressemblants. Chaque espèce est accompagnée de sa référence
et synonymie complète, d’une description, de sa répartition et parfois d’une
note taxonomique. Finalement les relations intragénériques (dans Ascolepis s.l.)
et extragénériques (dans les Cyperex s.l.) sont discutées.
Paul Goetghebeur , Lahoratorium voor Morfologie, Systematiek en Œkologie
van de Planten, Ledeganckstraat 35, B-9000 Gent, Belgiê.
The présent paper is an account of a critical study of the genus Asco¬
lepis, executed on herbarium material only. Most species can satisfactorily
be recognized in this way, but some of the more common taxa, i.e. the
A. protea- complex, often cause difficultés and are greatly in need of auto-
ecological studies; clonal différentiation is very likely, especially in the
Zambesian région. I hâve tried to arrange this evolutionary process
according to the rigid nomenclatural System, fully aware of the inconve-
niences connected with.
I would Iike to thank the Directors of the undermentioned herbaria
for the extended loan of the material and for other facilités, and the Bel-
gian “ Nationaal Fonds voor Wetenschappelijk Onderzoek ” for the award
of a grant. The présent study was executed at Gent; other herbaria were
visited or material was received on loan from : B, BM, BR, BRLU, BRVU,
H, K, L, P, SRGH, U, WAG and Z.
HISTOR1CAL NOTE
The history of the genus Ascolepis as understood nowadays started
with the publication of Plalylepis (Kunth, 1837 : 269), a later homonym
of Plalylepis (A. Richard, 1828 : 34); the latter name is now considered
Source : MNHN, Paris
— 270
as a taxonomie synonym of the earlier Erporkis Thouars, but is conserved
against it.
The second step was made by Steudel (1842 : 597), who described
a Kyllingia eriocauloides, which a few years later was put into a new genus
Ascolepis as A. eriocauloides (Steud.) Nees ex Steud. (Steudel, 1855 : 105).
This Ascolepis has been conserved against Plalylepis, till Rickett & Stafleu
(1959 : 227) pointed to the fact that there was no more need for conserva¬
tion, as a resuit of a more strict application of the homonymy rule; Ascolepis
nevertheless is still retained on the nomina generica conservanda list.
Ascolepis was based on 3 species, A. eriocauloides, A. kyllingioides
and A. tenuior (Steudel, 1855 : 105); the last two names are now considered
as synonyms of Lipocarpha microcephala (R. Br.) Kunth and Rikliella
squarrosa (L.) J. Raynal respectively; fortunately, the remaining species
A. eriocauloides is the only one corresponding well to the—partly wrong—
generic description, and may therefore be chosen as lectotype.
INFLORESCENCE STRUCTURE
As mentioned in a previous paper (Goetghebeur, 1977 : 436) the
structure of the Ascolepis inflorescence has been explained by a wide range
of interprétations. Most probably, this inflorescence is composed of 1 to
few spikes of many spirally arranged and extremely reduced I-flowered,
cyperoid spikelets; this opinion is confirmed by embryological (Van der
Veken, 1965; Juguet, 1970), anatomical (Rikli, 1895), morphological
(Palla, 1905; Goetghebeur, 1977) and biochemical (Lerman & Raynal,
1972; Raynal, 1972 b) observations.
A lobed head is composed of several spikes; each latéral spike is
supported by a bract, but an adaxial prophyll has never been observed
there, contrary to the situation in Lipocarpha and Rikliella , Mariscus and
Marisculus. The latéral spikes and their bracts are gradually diminishing
in length, and are finally replaced by latéral spikelets and their bracts,
forming the terminal spike. A solitary spike also is surrounded by few
to many “ involucral ” bracts; a whole range may be found from the larger
lower ones which are empty, to the smaller upper bracts which are support-
ing a l-flowered l spikelet.
The different parts of such reduced spikelet are, by ail probability,
homologous to the bract, the first glume and—when présent—the rhachilla
of a cyperoid spikelet. The small adaxial, often bristle-like scale of several
Ascolepis species, was earlier identified as a second glume (Goetghebeur,
1977 : 443), but some recent observations are more in favour of a compound
structure, a rhachilla with a second glume at its tip: first, these structures
do often persist even when bracts, glumes and fruits hâve fallen; secondly,
1. We are using “ flower ” for the whole of sexual structures, although we prefer “ an-
thoid ”, especially in morphological studies concerning the homology problem.
Source : MNHN, Paris
— 271 —
at the very apical part of this scale in A. pinguis a small but clearly diffe-
rentiated second glume can be observed, with in its axil the minute rhachilla
tip (PI. 10, 11-14)', until now, this phenomenon has been observed only
in that species.
GENERAL DESCRIPTION
Ascolepis-species are annual or perennial scapose herbs; the perennial
species may hâve their culm base bulbously thickened, in the same manner
as Cyperus meeboldii Kük. (Raynal, 1966 : 303, tab. l,fig■ 7), covered
or not by remnants of leaf sheaths, sometimes provided with underground
runners, or growing on an ascending rhizome (or buried stem?); the leaves
are crowded at the culm base, their sheath is closed, the back side is hyaline
and red-nerved, concave or straight at the top; the leaf blade is thin and
inrolled, rarely thickened and ± canaliculate, fiat trigonous near the top,
the nerves are broad but not very prominent, the margins ± cartilaginous
and ± scabrid; the culm is erect, subterete to subtrigonous or rarely tri¬
gonous near the top.
The terminal, ± head-like inflorescence is composed of 1-few spikes;
a solitary spike may hâve the marginal glumes, or occasionallyalltheglumes,
elongated; the peculiar structure of A. majestuosa is fully discussed under
that species and further on; the solitary spike or, in case, the few spikes
bear large, empty, ± reflexed “ involucral bracts ” at their base; the 1-
flowered spikelets are densely imbricate on a broadly conical axis or on
slender cylindrical axes, holding the short pedicels.
The spikelet parts as described here, are those of fully developed
outer spikelets, the inner ones are often less developed and smaller, less-
nerved, rudimentary, ... The spikelet bract has several nerves, but only
the central one is provided with xylem, the bract is hyaline, thin with a
thicker middle and apical part; the first glume can also be several-nerved,
but xylem is only to be observed in the central nerve, the glume is ± con¬
cave or flattened, utricle-shaped or tubular and ± hyaline in its basal part;
trigonous, rhombic or terete and ± thick, swollen in its upper part. The
1-5 stamens are placed anterior and latéral, the filament is broadening
and becoming reddish brown at the top when the anther has fallen, the
anther has often short stérile appendages at the base and at the top. The
style is deeply 2-3(-5)-fid, ± trigonous near the base. The fruit is mostly
obovate, subtrigonous, pale to dark brown, sometimes with a narrow,
almost white narrowing basal part; the silica cônes in the surface cells seem
to provide a useful diagnostic character, but unfortunately, most specimens
hâve but very few or no ripe fruits at ail. The “ rhachilla ”, when présent,
is placed opposite to the first glume between the fruit and the spike axis,
mostly hyaline, subterete and slightly thickened near the top, sometimes
more glume-like with a central nerve, obviously swollen at the tip, and
with thin hyaline wings; exceptionally, a second glume is differentiated
Source : MNHN, Paris
— 272 —
near the rhachilla-tip. We suppose that this scale is a complex one, unit-
ing both rhachilla and a rudimental, indistinguishable (exc. in A. pinguis)
second glume.
KEY TO THE ASCOLEPIS -SPECIES AND A FEW OTHER GENERA
1. Spikelet bract Iarger than glume; glume and prophyll thin, hyaline scales. Lipocarpha
Spikelet bract smaller than glume; glume not hyaline; prophyll présent or not, or
only one scale présent. 2
2. Spikelet prophyll présent, as an adaxial scale - clasping the glume, or an adaxial
scale outside the closed glume. 3
Spikelet prophyll absent . (Ascolepis) 7
3. Styles 2
Styles 3.
Kyllinga
4. Glume margins adaxially connate
Glume margins free.
6
5. Tiny annual herb with yellowish inflorescence . Marisculus peteri
More robust, perennial herb. Ascopholis gamblei
6. Hypogynous disk présent . Al initia lipocarplioides
Hypogynous disk absent . Mariscus
7. Glume margins adaxially connate for at least half their length . 8
Glume margins free to the base. 12
8. Glume conspicuously dorsoventrally flattened, laterally winged; style branches 2. 9
Glume not dorsoventrally flattened, style branches 3 or more . 10
9. Basal part of glume obovate to rhombic, gradually narrowing into a rather
broad apical part, tip rounded; stem base mostly covered by brown or grey :
fibrous remnants of leaf sheaths; slender subterranean runners may be présent;
spikelet bract ± spathulate . 12. Ascolepis capensis
Basal part of glume broadly obovate, gradually narrowing into a narrowly triangular
apical part, tip subacute; stem base covered by reddish brown leaf sheaths; runners
always absent; spikelet bract linear to narrowly triangular. 13. A. brasiliensis
10. Robust perennial species; stem triquetrous near the top; leaves thick. ± canaliculate,
sharply keeled; spike solitary, I cm diam. 14. A. menonguensis
Slender annual species; spikes (l-)2-6, very small . 11
11. Inflorescence conspicuously yellow or greenish yellow; glumes utricle-shaped, adaxial
scale outside the glume présent, at least in the lower spikelets... Marisculus peteri
Inflorescence pale brown or greyish, glumes trumpet-shaped.... 17. A. pusilla
12. Spikelet 3-scaled : bract, glume and rhachilla. 13
Spikelet 2-scaIed : bract and glume . 19
13. Very slender annual species; inflorescence less than 10 mm diam., composed of
(l-)2-6 easily recognizable spikes. 14
± Robust perennial species, inflorescence 15-60 mm diam., a head orhead-like. 15
14. Spikes squarrose, due to the recurved subterete glume tips. 18. A. dipsacoides
Spikes with a whitish appearance, due to the hollow, swollen glume tips.
. 16. A. ampultacea
15. Inflorescence head-like, composed of 3-7 tightly packed spikes, recognizable as
bundles of long and narrow radiating elongated glumes. 19. A. majestuosa
Inflorescence 1 spike, spikelets sessile on a broadly conical axis, no separate bundles
of elongated glumes présent. 16
Source : MNHN, Paris
— 273 —
16. Glume bent, basal and apical part almost at a right angle to each other; involucral
bracts, spikelet bracts and basal part ot glumes conspicuously reddish-nerved...
. 15. A. pinguis
Not so . 17
17. Glume somewhat bent, pale brownish, middle part not inflated, latéral nerves not
prominent . 9. A. neglecta
Glume not bent, white or orange to brownish red, middle part inflated, ail nerves
prominent. 18
18. Glume whitish, partly turgid, not shining. 10. A. fibrillosa
Glume orange to brownish red, wholly turgid and shining. 11. A. speciosa
19. Tip of bract and glume somewhat spinulose, caused by projections of cells; low
perennial herb, base conspicuously bulbously thickened . 8. A. spinulosa
Tip of bract and glume ± rounded . 20
20. Heads very dense, glume apical parts tightly packed . 21
Heads less dense, glume apical parts ± patent . 23
21. Glume 3-4 mm long, head 6-13 mm diam.; rather small stoloniferous perennial
. 4. A. hemisphærica
Glume 1.8-3.5 mm long, head 5-9 mm diam. ; slender non-stoloniferous perennials. 22
22. Apical part of glume very slender, narrowly triangular, tip subacute.. 5. A. densa
Apical part of glume dorsiventrally flattened, plumb triangular, surface cells shiny,
± inflated, tip rounded . 6. A. trigona
23. Apical part of glume conspicuously subulate, very narrow, tapering; stamen 1..
. 3. A. eriocauloides
Apical part of glume broader; stamens (2-)3 . 24
24. Spike very small, 4-6 mm diam.; glumes yellow to orange-brown, with shiny ±
inflated surface cells, crescent-shaped on cross-section, rather narrow.
. 7. A. pseudopeteri
Not so. 25
25. Spike small, 5-8 mm diam., often dark-coloured, brownish white; stem base covered
by a dense mass of remarkably pale brown fibrous leaf sheaths.. 2. A. meiallorum
Not so . 1. A. protea. 26
26. Glumes unequally elongated. 27
Glumes equally or not elongated. 29
27. Tip of outer glumes broadly rounded; inflorescence (10-)l5-25 mm diam.
. var. anthemidiflora
Not so. 28
28. Involucral bracts relatively many; outer glumes curved when dry, giving the head a
wrinkled appearance . var. stellata
Involucral bracts 2-4; outer glumes not curved when dry, otherwise extremely variable
. var. bellidiflora
29. Ail glumes elongated; inflorescence showy, (l5-)25-35(-50) mm diam., often whitish
. var. splendida
Not so. 30
30. Glumes not elongated, not or rarely shining, whitish, often red-dotted; inflorescence
5-8(-10) mm diam. var. protea
Not so. 31
31. Glumes yellowish to orange or even dark brown, very rarely pale yellow or white,
inflorescence 8-20 mm diam. var. ochraeea
Glumes whitish, turgid and shining, inflorescence unusually dense, ( 10-) 12-15 mm
diam. var. floribunda
Source : MNHN, Paris
— 274 —
PI. 1. — Ascolcpis prolea Welw. var. protca (Welwitsch 1667, BM) : 1, bract dorsally; 2, glume
dorsally; 3, glume laterally; 4, glume ventrally; 5, filaments. —- var. ochracca (Meneses)
P. Goetghebeur (6-8 from Svmoens 10067, BRVU ; 9-11 from Lisowski, Malaisse & Symoens
828, BR) : 6, bract dorsally; 7, glume dorsally; 8, glume ventrally; 9, bract dorsally;
10, glume ventrally; 11, glume lalerally.
Source : MNHN, Paris
— 275 —
DESCRIPTIONS
ASCOLEPIS Nees ex Steudel
Syn. PI. Clum. 2 : 105 (1855).
— Plalylepis Kunth, Enum. PI. Glum. 2 : 269 (1837), non A. Richard 1828; syntypi :
P. capensis Kunth, P. brasiliensis Kunth.
— Pterachne Schrad. ex Nees, in Mart., Fl. Brasil. 2 (1) : 62 (1842), nom. inval., pro
syn.
— Pierogyne Schrad. ex Nees, in Mart., I.c. : 62 (1842), nom. inval., pro syn.
— Anlrolepis Welw., Apont. : 578 (1859), nom. provis.
Lectotypus : A. eriocauloides (Steud.) Nees ex Steud.
Anlrolepis is a name created by Welwitsch (1859 : 578) for 5 gluma-
ceous species, in some respects resembling certain Cyperaceæ, but other-
wise markedly different from the cyperaceous type and in his opinion
probably forming a new family “ Antrolepideas ”. At that time he had
not any literature nor analytical instruments at his disposai (Welwitsch,
1859 : 578) and therefore merely mentions 5 names with a few descriptive
notes. For this reason we may accept that Welwitsch had given those
names provisionally (see title !), until he could study those species more
thoroughly and publish the final version (Welwitsch, 1869).
1. Ascolepis protea Welwitsch
Trans. Linn. Soc. 27 : 75 (1869).
This common species has caused much trouble in the past, and it
will be continuing in the future, since in many localities there exist ± differ-
entiated populations, indicating an active spéciation process; quite a lot
of them may deserve a taxonomie treatment on varietal or even spécifie
level : auto-ecological and reproductional studies as well as accurate
observations on glume shape and texture at different developmental stages
would be very useful for elaborating such a treatment. Obviously. a few
taxa of the A. protea -complex are yet well established and sharply limited:
I consider them as species, e.g. A. eriocauloides, A. hemisphærica, A. melal-
lorum, ... The limits of other taxa are very diffuse, for intermediate spéci¬
mens are not infrequent, although typical plants are very easily recognizable
and widely different from one another : for the time being, varietal names
seem appropriate to give expression to these diverging taxa.
var. protea
= Ascolepis protea Welw. var. kyllingioides Welw., Trans. Linn. Soc. 27 : 76 (1869),
nom. illeg.
Typus : Welwitsch 1667, Angola (holo-, BM!; iso-, Kl).
Source : MNHN, Paris
— 276 —
Source : MNHN, Paris
— 277 —
Rather small and slender, ± tufted perennial herb without runners;
stem 5-30 cm high, 0.5-1 mm diam. Inflorescence 5-8(-10) mm diam.,
spherical, ail glumes about equally long, basal and middle part almost
always red-dotted, their apical parts ± patent, ± whitish, rarely turgid
and shining. — PI. 1, 1-5.
Africa : soudano-zambesian, from Sénégal to Sudan, S extending
to Zambia.
var. ochracea (Meneses) P. Goetghebeur, comb. nov.
= Ascolepis speciosa Welw. var. ochracea Meneses, Garcia de Orta 4 (2) : 260 (1957).
Typus : Gossweiler 3469, Angola (holo-, LISJC; iso-, KO-
Medium tall, robust, tufted perennial herb, without runners; stem
(15-)30-60 cm high, (0.7-) 1-2.3 mm diam. Inflorescence 8-20 mm diam.,
thick and ± spherical, yellowish to orange or even dark brown, very
rarely pale yellow to whitish; ail glumes ± elongated, about equally long.
— PI. 1, 6-11.
Africa : south-eastern soudano-zambesian, Tanzania, Zaire, Angola,
Zambia.
var. floribunda P. Goetghebeur, var. nov.
Differi a var. protea capilulis crassis, floribunclis, (10-) 12-15 mm diam. et glumis
turgidis nitentibusque.
Typus : Gérard 3873, Zaire (holo-, BR!).
Small to medium high, tufted robust herb; stem 15-40 cm high,
0.6-1.2 mm diam. Inflorescence capitate, the single spike (10-)12-15 mm
diam.. thick, densely many-flowered ; glumes whitish, turgid, beautifully
shining. — PI. 2, 1-4.
Africa : northern soudano-zambesian, Guinea, Centrafrique, Zaire.
var. anthemidiflora Welw.
Trans. Linn. Soc. 27 : 78 (1869) (' anlhemiflora ’)•
Anlrolepis anlhemiflora Welw., Apont. : 578 (1859), nom. provis.: Ascolepis anlhe¬
miflora Welw., Trans. Linn. Soc. 27 : 77, lab. 24, fig. 9-13 (1869).
Typus : Welwitsch 1669, Angola (holo-, BM!; iso-, K!).
Source : MNHN, Paris
— 278 —
PI. 3. — Ascolcpis prolca Welw. var. bellidiHora Welw. (1-6 from Welwitsch 1668, BM : 7-13 from
Welwitsch 1664, BM) : 1, outer glume laterally; 2, outer glume ventrally: 3, inner glume
vcntrally; 4, inner glume lalerally; 5, outer bract dorsally; 6, inner bract dorsally; 7, inner
glume ventrally; 8, inner glume laterally; 9, inner glume dorsally; 10, innerbract dorsally:
11, outer glume ventrally; 12, outer glume laterally; 13, outer glume dorsally.
Source : MNHN, Paris
— 279 —
Medium tall tufted perennial herb, without runners; stem 10-50 cm
high, 0.6-1.1 mm diam. Inflorescence (I0-)15-25 mm diam., ± flattened,
whitish to yellowish orange; marginal glumes elongated, apical part ±
dorsoventrally flattened, tip broadly rounded, central glumes not or only
slightly elongated. — PI. 2, 5-9.
Africa : south-eastern soudano-zambesian, Tanzania, Zaïre, Angola,
Zambia, Malawi.
var. bellidiflora Welw.
Trans. Linn. Soc. 27 : 76 (1869).
= Antrolepis leucocephala Welw., Apont. : 578 (1859), nom. provis.
Ascolepis bellidiflora (Welw.) Cherm., Arch. Bot. Caen 4 (7) : 29 (1931).
— Antrolepis elata Welw., Apont. : 578 (1958), nom. provis.
— Ascolepis elata Welw., Trans. Linn. Soc. 27 : 79 (1869); typus : Welwitsch 1670,
Angola (holo-, BM!; iso-, K!).
— Antrolepis santolina Welw., Apont. : 578 (1859), nom. provis.
— Ascolepis protea Welw. var. santolinoides Welw., Trans. Linn. Soc. 27 : 77 (1869);
lectotypus : Welwitsch 1664, Angola, BM!; iso-, K!
— Antrolepis sulphurea Welw., Apont. : 578 (1859), nom. provis. ; typus : Welwitsch 1666,
Angola (holo-, BM!; iso-, K!).
— Ascolepis elata Welw. var. gracilior C.B. Clarke, in Durand & Schinz, Consp.
Fl. Afr. 5 : 652 (1894), nom. nud.; typus : Mechow 332, Angola (holo-, K; iso-, Z!).
— Ascolepis protea Welw. var. transiens Kük., in Peter A., Repert. Sp. Nov., Beih.
40 (I), Anhang : 123 (1936); syntypi : Peter 34240, 37151, Tanzania, B!
— Ascolepis protea Welw. var. tuberosa Kük., in Peter A., l.c. : 124 (1936); typus :
Peter 38801, Tanzania (holo-, B!).
Lectotypus : Welwitsch 1668, Angola, BM!; iso-, K!
Small to medium tall tufted perennial herb, very rarely provided
with runners; stem (5-)15-50(-60) cm high, 0.6-1.3 mm diam. Inflorescence
rather variable, 10-40 mm diam. ; marginal glumes slightly to very elongated,
central glumes not or moderately elongated. — PI. 3.
Africa: soudano-zambesian, from Nigeria to Ethiopia, S extending
to Rhodesia.
var. stellata P. Goetghebeur, var. nov.
Differt a var. protea capitulis complanatis, 15-30 mm diam., bracteis invoiucralibus
multis radiantibus circumdatis, et glumis marginalibus modice vel valde elongatis.
Typus : Wild 7684, Rhodesia (holo-, SRGH!; iso-, K!, L!, P!).
Low to medium tall, robust, tufted perennial herb, without runners;
stem (5-)l5-40(-60) cm high, (0.5-)l-2 (-2.2) mm diam. Inflorescence
Source : MNHN, Paris
— 280
PI. 4. - Ascolepis protea Welw. var. stellata P. Goetghebeur (Schmitz 6021. BR) : I, inner
glume lalerally; 2, inner bract dorsally; 3, inner glume ventrally; 4,inner glume dorsally;
S. outer glume ventrally: 6, larger outer glume ventrally. — var. splendida K. Schum.
(7-9 from Bequacrt 372. BR; 10-13 Irom Quarré 1516. BR) : 7, bract dorsally: 8, glume
ventrally: 9, glume lalerally; 10, bract dorsally; 11, glume ventrally; 12, glume lalerally:
13, filament.
Source : MNHN, Paris
— 281 —
15-30 mm diam., ± flattened, surrounded by relatively many ± radiate
involucral bracts; marginal glumes moderately to very elongated, ±
wrinkled or curved when dry, central glumes not or only slightly elongated.
— PI. 4, 1-6.
Africa: Southern soudano-zambesian, Zaire, Angola, Zambia,
Rhodesia.
var. splendida K. Schum.
in Warburg, Kunene-Sambesi Exp. : 177 (1903).
Typus : Banni 158, Rhodesia? (part of holo-, B!; iso-, BM!, K!, Z!).
Small to medium tall, ± tufted perennial herb, without runners;
stem 10-50 cm high, 0.7-1.2 mm diam. Inflorescence (15-)25-35(-50) mm
diam., ± spherical; ail glumes about equally long, the apical part very
elongated, giving the head a most beautiful appearance. — PI. 4, 7-13.
Africa: soudano-zambesian, from Nigeria to Sudan, S extending
to Rhodesia.
2. Ascolepis metallorum P. Duvigneaud & G. Léonard
Bull. Soc. Roy. Bot. Belg. 90 : 268 (1958).
Typus : Duvigneaud 3061, Zaire (holo-, BRLU).
Tufted, slender perennial herb; stem base slightly bulbously thickened,
covered by a sometimes dense mass of pale brown fibrous leaf sheath
remnants; stem 10-20 cm high, 0.3-0.7 mm diam. Inflorescence capitate,
the solitary spike 5-8 mm diam., often dark-coloured, ± brownish white,
spheroidal, marginal glumes not or only slightly elongated; larger invo¬
lucral bracts 3-4, reflexed, up to 7 cm long; spikelets densely spirally imbri-
cate on a broadly conical axis. Spikelet bract ca. 2 mm long, linear,
hyaline, upper part terete, tip subacute; glume 2.5-3.5 mm long, laterally
compressed, basal part ca. 1.75 mm long, concave, ± hyaline, 3-nerved,
floral parts adaxially enclosed by the glume wings, apical part 0.5-1.5 mm
long, whitish to brownish, often somewhat incurved, tip subacute; stamens 3,
latéral and anterior, filament up to 2 mm long, anther ca. 1 mm long;
style 1.5-2 mm long, deeply 3-cleft; fruit 0.75 mm long, obovate, obscurely
trigonous, dark reddish brown. — PI. 5, 1-5.
Africa: Zaire (Shaba).
Source : MNHN, Paris
PI. 5. — Ascolepis metallorum P. Duvign. & G. Léonard (Mbaku 105, BRVU) : I, bract dor-
sally; 2, outer glume ventrally; 3, ouler glume laterally; 4, inner glume laterally; 5, inner
glume ventrally. — Ascolepis eriocauloides (Sleud.) Nees ex Steud. (Schimper 1195, BM) :
6, bract dorsally; 7, glume dorsally; 8, glume laterally; 9, glume ventrally. Ascolepis
hemisphærica Peter ex P. Goetghebeur (Peler 38250, B) : 10, bract dorsally; 11, glume
ventrally; 12 & 13, glume laterally.
Source : MNHN, Paris
— 283 —
3. Ascolepis eriocauloides (Steud.) Nees ex Steud.
Syn. PI. Glum. 2 : 105 (1855).
Kyllingia eriocauloides Steud., Flora 25 : 597 (1842).
Isolepis ascolepis A. Rich., Tent. Fl. Abyss. 2 : 501 (1851), nom. superfl.
Typus : Schimper 1195, Ethiopia (holo-, PI; iso-, B!, BMI, BR!, L!).
Loosely tufted, small and slender perennial herb; stem base slightly
bulbously thickened, covered by a few brownish leaf sheaths, at last becom-
ing fibrous; stem 5-20 cm high, 0.4-0.7 mm diam. Inflorescence capitate,
the solitary spike 5-10 mm diam., spheroidal, whitish, marginal glumes not
elongated; larger involucral bracts 3, reflexed, up to 8 cm long; spikelets
densely spirally imbricate on a broadly conical axis. Spikelet bract 1-
1.25 mm long, narrowly triangular to linear, whitish hyaline, red dotted,
tip subacute to rounded; glume 2-3 mm long, basal part I mm long, very
concave, hyaline, nerves poorly developed, floral parts adaxially enclosed
by the glume wings, middle part much inflated, apical part 1-2 mm
long, narrowly subterete, whitish, rounded at the tip; stamen 1, latéral,
filament ca. 1.5 mm long, anthers not seen; style I mm long, deeply
(2-)3-cleft; fruit 0.7 mm long, obovate, subtrigonous, dark red brown.
— PI. 5, 6-9.
Africa: Ethiopia.
Note: Since this species only occurs in Ethiopia, ail other African
records are concerning resembling taxa, such as A. protea var. prolea,
A. densa, A. hemisphxrica, ...
4. Ascolepis hemisphærica Peter ex P. Goetghebeur, sp. nov.
Peter, Abh. Ges. Wiss. Gôttingen, Malh. - Phys. Kl., n. F. 13 : 111 (1928), nom.
Ab A. protea inflorescentia maxime densa, 6-13 mm diam., iaminarum basibus sub-
planis algue stoionibus gracilibus subterraneis salis dislincla.
Lectotypus : Peter 38250, Burundi, B!; iso-, K!, P!
Tufœd, somewhat slender perennial herb; stem base slightly thickened,
covered by a few withering < fibrous leaf sheaths, very often (always?)
provided with slender underground runners, their internodes about I cm
long, their nodes each with a bladeless cataphyll; stem 3-35 cm high, 0.5-
1.2 mm diam.; leaves ca. 2 mm broad, often ± flattened out at the base
of the blade. Inflorescence capitate, the solitary spike 6-13 mm diam.,
whitish, ± spheroidal, marginal glumes not elongated; larger involucral
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 285 —
bracts 3(-4), up to 7 cm long, often flattened out at the base of the blade;
spikelets very densely spirally imbricate on a broadly conical axis. Spikelel
bract 2.5-3.5 mm long, narrowly triangular to linear, whitish-hyaline,
upper part terete, tip subacute; glume ca. 3-4 mm long, basal part ca.
2 mm long, very thin and hyaline, nerves poorly developed, floral parts
adaxially only slightly enclosed by the rather narrow glume wings, apical
part ca. 1-2 mm long, whitish, thick, triangular or dorsoventrally flattened,
tip rounded to subacute; stamens 2-3, latéral and anterior, filament up
to 1.5 mm long, anther ca. 1 mm long; style 1-3 mm long, deeply 3-cleft;
fruit ca. 1 mm long, obovate, obscurely subtrigonous, dark red brown. —
PI. 5, 10-13.
Africa: Tanzania, Burundi.
Note: Peter (1928 : 111) writes only : “ Ascolepis hemisphærica
n. spec. Ujiji. Urundi. ” These localities concern resp. the numbers
37225 and 38250, both with a label and the name, but without description.
Peter 38250 is our new species. Peter had clearly the intention te create a
new taxon, different from A. protea var. bellidiflora , therefore it seems
reasonable to indicate Peter 38250, a well-grown specimen, as type of
A. hemisphærica.
5. Ascolepis densa P. Goetghebeur, sp. nov.
Ab A. protea inflorescentia maxime densa, 5-8 mm diam., ab A. hemisphærica
iaminis involulis, stolonum absentia salis differt.
Typus : Robinson 2814, Zambia (holo-, SRGH!; iso-, K!, P!).
Tufted, small and slender/we/w/fl/herb; stem base bulbously thickened,
covered by a few withering leaf sheaths; stem 10-40 cm high, 0.3-0.7 mm
diam. Inflorescence capitate, the solitary spike 5-8 mm diam., whitish,
i spheroidal, marginal glumes not elongated; larger involucral bracts
2(-3), up to 6 cm long; spikelets very densely spirally imbricate on a broadly
conical axis. Spikelel bract 1.5-2.3 mm long, narrowly triangular, whitish-
hyaline, upper part terete, tip subacute; glume 1.8-3.4 mm long, basal
part ca. 1 mm long, concave, hyaline, nerves poorly developed, floral
parts adaxially enclosed by the glume wings, apical part ca. 1-2 mm long,
whitish, narrowly triangular, tip subacute; stamens 2, latéral, filament up
to 2 mm long, anther 0.6-1 mm long; style 1.5 mm long, deeply 3(-4)-
cleft; fruit 0.5 mm long, obovate, subtrigonous, dark red brown. —
PI. 6. 4-6.
Africa: south-eastern soudano-zambesian, Tanzania, Zaire, Angola,
Zambia. Rhodesia.
Source : MNHN, Paris
— 286 —
6. Ascolepis trigona P. Goetghebeur, sp. nov.
Ab A. protea inflorescentia maxime densa, 5-7 mm diam., ab A. densa glunve parle
apicali iriangulari, dorsiventraliter complanala, apice rotundato salis differt.
Typus : Robinson 4253, Zambia (holo-, SRGH!; iso-, BR!, K!, P!).
Loosely tufted, small and slender perennial herb; stem base slightly
bulbously thickened, surrounded by a few withering leaf sheaths; stem
10-25 cm high, 0.3-0.6 mm diam. Inflorescence capitate, the solitary
spike 5-7 mm diam., spheroidal, whitish or yellowish, marginal glumes
not elongated; larger involucral bracts 2-4, up to 6 cm long, often reflexed;
spikelets very densely spirally imbricate on a broadly conical axis. Spikelet
bract ca. 2 mm long, narrowly triangular to linear, whitish or yellowish,
tip subacute to rounded; glume 2-3 mm long, basal part 1.3-1.6 mm long,
very concave, - hyaline, nerves 3, floral parts adaxially ± enclosed by the
glume wings; apical part 0.5-1 mm long, whitish or yellowish with shiny.
inflated surface cells, dorsiventrally flattened, plump triangular, rounded
at the tip; stamens 3, latéral and anterior, filament ca. 1.75 mm; anther
ca. I mm long; style 1-1.7 mm long, deeply 3(-4)-cleft; ripe fruit not seen.
— PI. 6, 1-3.
Africa: Zaire, Zambia.
7. Ascolepis pseudopeteri P. Goetghebeur, sp. nov.
Ab A. protea inflorescentia minima, 4-6 mm diam., glumx parte apicali seclione
lunari, ab A. trigona glumis ± palenlibus habituque salis differt.
Typus : Simon & Williamson 1991, Zambia (holo-, SRGH!; iso-, K!, P!).
Loosely tufted, small and slender perennial herb; stem base slightly
thickened, surrounded by a few i withering leaf sheaths; stem 5-15 cm
high, 0.2-0.5 mm diam.; leaves relatively abundant. Inflorescence capi¬
tate. the solitary spike 4-6 mm diam., spheroidal, yellow to orange-brown.
marginal glumes not elongated; larger involucral bracts 2-3. up to 5 cm
long; spikelets densely spirally imbricate on a broadly conical axis. Spikelet
bract 1.5-2 mm long, lanceolate, yellow to orange-brown, tip subterete;
glume 1.7-2.3 mm long, basal part 1-1.5 mm long, . concave, the middle
part swollen, floral parts adaxially enclosed by the glume wings, apical
part 0.5-0.75 mm long, yellow to orange-brown, with shiny ± inflated
surface cells, crescent-shaped on section; stamens (2-)3, latéral and ante¬
rior, filament ca. 1.7 mm, anther ca. 1 mm long; style ca. 1 mm long, deeply
3(-4)-cleft: ripe fruit 0.75 mm long, obovate, obscurely subtrigonous.
dark red brown. — PI. 6, 7-10.
Africa: Zambia.
Source : MNHN, Paris
— 287 —
8. Ascolepis spinulosa P. Goetghebeur
Bull. Nat. Plantentuin Belg. 47 : 438 (1977).
Typus : Cabu s.n., Zaire (holo-, BR!).
Small, tufted perennial herb; stem base bulbously thickened, covered
by dark red brown to blackish leaf sheaths, at last becoming fibrous;
stem 5-20 cm high, 1 mm diam.; leaves rather thick. Inflorescence capi-
tate. the solitary spike 7-10 mm broad, hemispherical, yellowish white,
marginal glumes not elongated; larger involucral bracts 2-3, up to 6 cm
long; spikelets densely spirally imbricate on a broadly conical axis. Spikelet
bract 4-5 mm long, narrowly ovoidal, whitish-hyaline, 3(-5)-nerved, nerves
pale brown, top minutely spinulose; glume 4.5-5.5 mm long, basal part
3-3.5 mm long, very concave, hyaline, nerves prominent, pale brown,
floral parts adaxially enclosed by the glume wings, apical part 1.5-2 mm
long, subrhombic on cross-section, yellowish white, minutely spinulose
at the tip; stamens 3, latéral and anterior, filament up to 2.7 mm, anther
ca. 1.5 mm long; style 3 mm long, deeply 3-cleft; ripe fruit 1.25 mm long,
obovate, subtrigonous, dark red brown. — PI. 6, 11-12.
Africa: Zaire.
9. Ascolepis neglecta P. Goetghebeur
Bull. Nat. Plantentuin Belg. 47 : 441 (1977).
Typus : Risopoulos 389, Zaire (holo-, BR!; iso-, P!).
Slender, tufted perennial herb; stem base bulbously thickened, covered
by a dense coat of red brown to dark brown leaf sheaths at last becoming
fibrous; stem 40-50 cm high, 0.8-1 mm diam. Inflorescence capitate,
the solitary spike 15-20 mm diam., hemispherical, ± pale brown, ail glumes
: elongated ; larger involucral bracts 2-3, up to 9 cm long; spikelets densely
spirally imbricate on a broadly conical axis. Spikelet bract 2.5-3 mm long,
narrowly triangular to linear, hyaline, central nerve prominent, reddish
brown, tip subacute; glume 6-9 mm long, often laterally compressed, basal
part ca. 3 mm long, very concave, hyaline, reddish nerved, floral parts
adaxially enclosed by the glume wings, apical part 3-6 mm long, : pale
brown, tip subacute; stamens 3, latéral and anterior, filament ca. 3.5 mm,
anther 1.5-1.8 mm long; style up to 2.5 mm long, deeply 3-cleft; fruit
1.5 mm long, obovate, subtrigonous, brownish; rhachilla upto3mmlong.
linear, hyaline with a whitish central nerve; apical part subterete, comple-
tely enclosed by the first glume wings, ± persistent. — PI. 7, 10-13.
Africa: Zaire.
Source : MNHN, Paris
13, fruit.
Source : MNHN, Paris
— 289 —
10. Ascolepis fibrillosa P. Goetghebeur
Bull. Nat. Plantentuin Belg. 47 : 439 (1977).
Typus : Devred 1517, Zaire (holo-, BR!; iso-, BRVU!, K!, P!).
Robust, tufted perennial herb; stem base bulbously thickened, covered
by a dense fibrous coat of withered leaf sheaths; stem 40-70 cm high,
1-1.5 mm diam. Inflorescence capitate, the solitary spike 15-20(-25) mm
diam., spheroidal, yellowish white, ail glumes ± elongated; larger invo-
lucral bracts 3-4, up to 12 cm long; spikelets densely spirally imbricate
on a broadly conical axis. Spikelet bract 3-4.5 mm long, narrowly trian-
gular, whitish hyaline, with a pale brown central nerve, tip subterete; glume
6-10 mm long, middle part inflated, often laterally compressed, basal
part 3-4 mm long, very concave, hyaline, ail nerves very prominent, reddish
brown, floral parts adaxially enclosed by the glume wings, apical part
3-7 mm long, yellowish white, subtrigonous to subrhombic, rounded at
the tip; stamens 3-5, latéral and anterior, filament 3-4 mm long, anthers
not seen; style ca. 2 mm long, deeply 3(-5)-cleft; fruit 2 mm long, obovate,
subtrigonous, dark red brown, basal epidermal cells inflated; rhachilla
2.5-3 mm long, whitish hyaline, reddish brown at the base, subterete,
slightly thickened to narrowly winged at the tip, completely enclosed by
the glume wings, ± persistent. — PI. 7, 1-5.
Africa: Zaire, Angola, Zambia.
11. Ascolepis speciosa Welwitsch
Trans. Linn. Soc. 27 ; 78 (1869).
Typus : Welwitsch 1674 (holo-, BM!; iso-, K!).
Robust, tufted perennial herb; stem base bulbously thickened, covered
by a dense mass of ribbon-like leaf sheath remnants; stem 15-40 cm high,
2-3 mm diam. Inflorescence capitate, the solitary spike 15-25 mm diam.,
orange to brownish red, spheroidal, ail glumes ± elongated; larger invo-
lucral bracts 3-4, up to 7 cm long; spikelets densely spirally imbricate on a
broadly truncate axis. Spikelet bract ca. 4 mm long, narrowly triangular,
orange-hyaline, prominently nerved; glume 6-9 mm long, middle part
inflated, laterally compressed, basal part ca. 4 mm long, concave, orange-
hyaline, ail nerves prominent, floral parts adaxially enclosed by the glume
wings, apical part 2-5 mm long, orange to brownish red, laterally compressed.
tip rounded to subacute; stamens 3, latéral and anterior, filament up to
3.5 mm long, anther not seen; style not seen; fruit ca. 1.5 mm long, obovate,
subtrigonous, dark red brown, basal epidermal cells inflated; rhachilla ca.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 291
2 mm long, orange, subterete, slightly thickened at the tip, completely
enclosed by the glume wings, ± persistent. — PI. 7, 6-9.
Africa: Angola (type-locality only).
12. Ascolepis capensis (Kunth) Ridley
Trans. Linn. Soc., ser. 2, Bot., 2 : 164 (1884).
= Plaiylepis capensis Kunth, Enum. 2 : 269 (1837).
— Platylepis dioica Steud., Syn. PI. Glum. 2 : 131 (1854); typus : Drège 3953 , South
Africa (holo-, P!).
— Ascolepis capensis (Kunth) Ridley var. lacera C.B. Clarke, in Durand & Schinz,
Consp. Fl. Afr. 5 : 651 (1894); typus : Barier s.n., Nigeria (holo-, K!).
Typus : Drège 4389, South Africa (iso-, P!).
Tufted perennial herb on an ascending rhizome, often provided with
slender underground runners; stem base slightly bulbously thickened
covered by dark brown to blackish fibrous leaf sheaths; the yellowish to
reddish underground runners are breaking through the mass of leaf sheaths,
their internodes 0.5-1.5 cm long, their nodes bearing small or sometimes
well developed cataphylls; stem 20-60 cm high, 0.5-1.3 mm diam. Inflo¬
rescence composed of 1-4 (-6) spikes, creamish white, ± spheroidal, 6-10 mm
long, marginal glumes not or only slightly elongated; larger involucral
bracts 2, up to 6 cm long; spikelets densely spirally imbricate on a broadly
conical axis or sometimes on slender cylindrical pale brown axes. Spikelet
bract 2-3.5 mm long, ; spathulate, hyaline and red-dotted, 1-nerved:
glume 3.5-5.5(-7) mm long, dorsiventrally compressed, the margins adaxially
connate, with an adaxial 2-cleft valve at the top of the basal part, basal
part 2.5-3 mm long, obovate to rhombic, thicker part often reddish brown,
1-3-nerved, the thin latéral wings whitish hyaline, 0.25-0.5 mm broad.
apical part 0.5-3(-5) mm long, not sharply differentiated from the basal
part, whitish, slightly swollen, ± broadly triangular, obtuse to rounded
at the tip; stamens 2-3, latéral and anterior, filament 2.5-3 mm, anther
1-2 mm long; style 1-2 mm long, deeply 2-cleft; fruit 1-1.5 mm long, narro-
wly obovate, - lenticular, dark red brown on a whitish stipe 0.2-0.6 mm
long. — PI. 8.
ArRicA: from Mali and Sierra Leone to Ethiopia, S extending to
South Africa.
Note: The inflorescence structure variâtes from a single terminal
spike in western to a compound inflorescence in eastern, central and Sou¬
thern tropical Africa, but both types do occur there; up till now 1 haven’t
seen any A. capensis from west tropical Africa with a compound inflo-
Source : MNHN, Paris
— 292 —
PI. 9. — Ascolepis brasiliensis (Kunth) Benth. ex C.B. Clarke (1-4 Irom Morong 95, BM ; 5-8 from
Sieinbach 6862, BM) : I, bract dorsally: 2, glume dorsally: 3, glume ventrally; 4, fruit;
5, bract dorsally; 6, glume dorsally; 7, glume ventrally: 8, fruit and one filament.
rescence. it is often difficult, especially when dealing with young specimens
to décidé on a branched whether an unbranched inflorescence; unbranched
ones will often show their marginal glumes elongated.
13. Ascolepis brasiliensis (Kunth) Benth. ex C.B. Clarke
in Durand & Schinz, Consp. Fl. Afr. 5 : 651 (1894).
Plalylepis brasiliensis Kunth, Enum. 2 : 269 (1873).
— Plalylepisgujanensis Nees, in Mart., Fl. Brasil. 2 (I ) : 63 (1842); typus : Schomburgk
109, Guiana (holo-, W; iso-, BM!. K!, U!).
— Plalylepis leucocephala Nees, in Mart., I.c. : 63 (1842); syntypi : Nées ab Esenbeck
1627 & 2617, Brasil, W.
— Ascolepis leucocephala (Nees) L. T. Liten, in Ff.rri, M.G., Simpôs. Cerrado, Uriiv.
S. Paulo : 221 (1963).
Source : MNHN, Paris
— 293 —
— Platylepis xanthocephala Nees, in Mart., I.c. : 62 (1842); typus : Gardner 715, Brasil
(holo-, W; iso-, BM!, K!, P!).
— Kyllinga décora Steud., Syn. PI. Glum. 2 : 317 (1855); typus : Schomburgk 109,
Guiana (holo-. B; iso-, BM!, Kl, U!, W!).
Typus : Sellow s.n., Brasil (iso-, K!, P!).
Slender, loosely tufted perennial herb; stem base slightly bulbously
thickened, covered by a few reddish brown leaf sheaths; stem 15-50 cm
high, 0.6-1 mm diam. Inflorescence composed of l-3(-4) spikes, creamish
white to pale yellowish brown, marginal glumes not elongated; apical
spike 8-14 mm long, ovoidai, latéral ones 3-8 mm long, more spheroidal;
larger involucral bracts 2, up to 7 cm long; spikelets densely spirally imbri-
cate on slender cylindrical pale brown axes. Spikelel bract 2.5-3.5 mm
long, linear to narrowly triangular, hyaline and red-dotted, 1-nerved;
glume 3-4 mm long, dorsiventrally compressed, the margins adaxially
connate, with an adaxial 2-cleft valve at the top of the basal part, basal
part broadly obovate, 2-3.5 mm long, thicker part ± reddish brown,
1-3-nerved, the thin wings whitish hyaline, 0.5-0.75 mm broad, apical
part 0.3-1 mm long, ± sharply differentiated from the basal part, whitish,
slightly swollen, narrowly triangular to triangular, tip subacute; stamens 2,
latéral, filament 2-2.5 mm long, anthers not seen; style 1-1.5 mm long,
deeply 2-cleft; fruit 1-1.25 mm long, narrowly obovate, ± lenticular,
dark red brown on a whitish stipe, 0.3-0.7 mm long. — PI. 9.
Africa: western soudano-zambesian, from Sénégal to Cameroun. —
Madagascar. — Soimt America: from Venezuela and the Guyanas to
Argentina.
Note: This species is easily recognized by its habit and inflorescence,
at least in the closely resembling South American and Madagascar spéci¬
mens; western tropical African plants often simulate A. capensis by their
smaller apical terminal spikes and more condensed inflorescence; they
would difler only by the shape of the spikelet bract and glume, but—a
strange coincidence—the western tropical African A. capensis always
shows a single spike inflorescence, and is by this character easily recognized.
14. Ascolepis menonguensis Meneses
Garcia de Orta 4 (2) : 259 (1957).
Typus : Gossweiler 3189, Angola (holo-, L1SJC; iso-, K!).
Robust, tufted perennial herb, on a robust ascending rhizome; stem
base slightly bulbously thickened, covered by pale brown to red brown
leaf sheaths; stem 20-40 cm high, 1-1.8 mm diam., triquetrous near the
top; leaves thick, canaliculate and sharply keeled. Inflorescence capitate,
Source : MNHN, Paris
— 294 —
Source : MNHN, Paris
— 295 —
the solitary spike creamish white, ± spheroidal, ca. 10 mm diam., marginal
glumes not elongated; larger involucral bracts 2, patent, up to 6 cm long;
spikelets densely spirally imbricate on a broadly conical pale brown axis.
Spikelet bract 3-4 mm long, narrowly triangular to linear, ± folded along
its midrib, creamish white; glume 4-6 mm long, basal part 2.5-3 mm long,
nerves ± prominent, the margins adaxially connate, with an adaxial split
at the top of the basal part, apical part 1.5-3 mm long; nerves ± prominent,
the margins adaxially connate, with an adaxial split at the top of the basal
part, apical part 1.5-3 mm long, narrowly triangular whitish, swollen,
rounded at the tip; stamens 4-5, latéral and anterior, filament ca. 3 mm,
anther ca. 1 mm long; style 2 mm long, deeply 3-4-cleft; ripe fruit not
seen. — PI. 10, 1-3.
Africa: Angola (type-locality only).
15. Ascolepis pinguis C.B. Clarke
ib De Wildeman & Durand, Ann. Mus. Congo, ser. 2, 1 : 69 (1900).
Lectotypus : Descamp s.n., Zaire, BR!
Very robust, tufted perennial herb; stem base bulbously thickened,
covered by a dense coat of broad reddish brown to dark brown leaf sheaths,
at last becoming ± fibrous; stem 20-60(-80) cm high, 0.8-2 mm diam.
Inflorescence capitate, the solitary spike 30-50(-60) mm diam., hemispherical,
yellowish white to pale yellowish brown, ail glumes extremely elongated;
larger involucral bracts 2-4, up to 15 cm long, conspicuously reddish
nerved at the base; spikelets densely spirally imbricate on a broadly conical
axis. Spikelet bract 3-3.5 mm long, narrowly ovate-triangular, 3-5-nerved,
nerves red brown, wings hyaline, apical part subterete, subacute at the tip;
glume 15-25(-30) mm long, ± laterally compressed, basal part 2-3 mm
long, very concave, reddish-hyaline, nerves red brown, floral parts adaxially
enclosed by the glume wings, apical part 13-22(-27) mm long, almost
perpendicular on the basal part, subrhombic on cross section, yellowish
white to yellowish brown, subacute at the tip; stamens 2-3, latéral and
anterior, filament 2.5-3 mm, anther 1-1.25 mm long; style 1.5-2 mm long,
deeply 3-cleft; fruit 1-1.25 mm long, obovate, subtrigonous, pale brownish:
rhachilla 2-3 mm long, linear, swollen near the top, hyaline with a red brown
central nerve, completely enclosed by the first glume wings, ± persistent.
— PI. 10, 4-10.
Africa: south-eastern soudano-zambesian, Tanzania, Burundi, Congo,
Zaire, Zambia.
Notes: 1. Both syntypes bear a label with ‘ A. pinguis, sp. nova' in
Clarke’s handwriting, but on the lectotype this label is completed by the
Source : MNHN, Paris
— 296
PI. II. — Ascolepis ampullacea J. Rayn. {Phipps & Vesey-FitzGerald 3233, K) : 1, bract lute-
rally; 2, glume laterally; 3,rhachilla; 4,glumeventrally withtherhachillapartlyprotruding;
5, glume dorsally; 6, thc single filament; 7, fruit, style and stigmas.
short diagnosis, as published. There can be no doubt that both sheets,
although badly collected specimens, represent the same taxon.
2. This species is often badly understood and confounded with luxu¬
riant forms of A. protea var. bellidflora and A. prolea var. splendida.
3. The thickened upper part of the rhachilla is a compound structure
of a small but clearly differentiated second glume surrounding the minute
rhachilla tip. — PI. 10, 11-14.
16. Ascolepis ampullacea J. Raynal
Adansonia, ser. 2, 13 (2) : 159 (1973).
Typus : Phipps & Vesey-FitzGerald3233, Zambia (holo-, NY; iso-, K!, P!. SRGH!).
Slender, loosely tufted annual; stem 5-10 cm high, 0.2-0.5 mm diam.
Inflorescence composed of 2-3 spikes, whitish, marginal glumes not elon-
gated, apical spike ca. 4 mm long, ovoidal, latéral ones ca. 3 mm, more
spheroidal; larger involucral bracts 2-3, up to 2 cm long; spikelets densely
spirally imbricate on slender cylindrical axes. Spikelel bract 1-1.5 mm
long, narrowly triangular, hyaline, the central nerve pale brown, thickened
at the tip; glume ca. 2 mm long, whitish hyaline, basal part very concave,
tightly packed round the fruit, hyaline, prominently ribbed, apical part
Source : MNHN, Paris
— 297 —
inflated, bladder-like, rounded at the tip, conspicuously clear whitish;
stamen 1, latéral, filament 1.5 mm long, anther not seen; style ca. 1 mm
long, deeply 3-cleft; fruit ca. 1 mm long, oblong, subtrigonous, red brown;
rhachilla ca. 1.5 mm long, linear, hyaline, with a narrow central nerve,
enclosed by the hyaline first glume wings. — PI. 11.
Africa: Zambia (type-locality only).
17. Ascolepis pusilla Ridley
Trans. Linn. Soc., ser. 2, Bot., 2 : 164 (1884).
Typus : Welwitsch 1678, Angola (holo-, BM!).
Slender, loosely clustered animal ; stem 1-20 cm high, 0.2-0.6 mm
diam. Inflorescence composed of 1-5 spikes, yellowish brown, marginal
glumes not elongated; apical spike 3-5 mm long, ovoidal, latéral ones
2-3 mm long, more spheroidal; larger involucral bracts 2-4, up to 7 cm
long; spikelets densely spirally imbricate on slender cylindrical axes.
Spikelet bract 1-2 mm long, narrowly triangular, hyaline, the central
nerve reddish brown, wings often red-dotted, tip subacute, sometimes
minutely spinulose; glume 1-2.3 mm long, ± trumpet-shaped, reddish
brown, enclosing floral parts and rhachilla; basal part ± tubular, widening
near the upper margin, epidermis cells of the upper third part inflated,
abaxially 3-5-nerved, nerves yellowish, prominent, wings adaxially connate
but with a shallow incision, apical part up to 0.5 mm long, subterete,
rounded or minutely spinulose at the tip; stamen 1, latéral, filament
1-1.5 mm, anther ca. 0.4 mm long; style 0.5-0.75 mm long, deeply 3-cleft;
fruit 0.75-1 mm long, obovate, subtrigonous, dark red brown; rhachilla
1-1.5 mm long, club-shaped, apical part with inflated cells, ± winged
sometimes with a red brown central nerve. — PI. 12, 1-12.
Africa: soudano-zambesian, from Sénégal to Tanzania, S extending
to Namibia. — Madagascar. — Asia : Vietnam.
18. Ascolepis dipsacoides (Schum.) J. Raynal
Adansonia, ser. 2, 8 : 99 (1968).
Kyllinga dipsacoides Schum., Beskr. Guin. PI. : 41 (1827).
— Ascolepis setigera Hutch., Fl. W. Trop. Afr. 2 : 474 (1963), nom. inval. ( descr. angl .);
syntypi : Barler 761, p.p., Nigeria, K; Lely P471, Nigeria, K.
Typus : Thonning s.n., Ghana (holo-, C).
Source : MNHN, Paris
PI. 12. — Ascolcpis pus ilia Ridl. (1-6 from Hepper 1240, BRVU; 7 from Hepper 3898, WAG;
8-12 from Welwitsch 1678, BM) : 1, bract laterally; 2, glume dorsally; 3, glume ventrally;
4, rhachilla; 5, anther; 6, fruit, style and stigmas; 7, rhachilla; 8, bract laterally; 9, glume
dorsally; 10, glume ventrally; 11, fruit; 12, rhachilla. — Ascolepis dipsacoides (Schum.)
J. Rayn. subsp. dipsacoides (Hepper 3903, WAG); 13, spikelet laterally; 14, fruit: 15
& 16, rhachilla; 17, glume dorsally. — subsp. siamensis (C.B. Clarke) J. Rayn. (Kerr 2261,
BM) : 18, spikelet laterally; 19, rhachilla; 20, fruit, style and stigmas; 21, glume dorsally.
Source : MNHN, Paris
— 299
subsp dipsacoides
Slender, loosely tufted annual; stem 5-20 cm high, 0.4-0.6 mm diam.
Inflorescence composed of 1-5 spikes, yellowish green, marginal glumes
not elongated; apical spike 4-6 mm long, ovoidal, latéral ones 2-3 mm,
more spheroidal; larger involucral bracts 2, up to 4 cm long; spikelets
densely spirally imbricate on a slender cylindrical axis. Spikelet bract
1 mm long, narrowly obovate, hyaline, the central nerve pale brown, apical
part narrowed, tip sometimes minutely spinulose, glume 1.5-1.75 mm
long, basal part 2/3-3 4 of the upper part, basal part broadly elliptic,
concave, hyaline, centrally 3-nerved, floral parts ± enclosed by the glume
wings, apical part sharply differentiated from the broad basal part, sub-
terete, whitish, minutely spinulose at the tip; stamens 1-2, latéral, filament
ca. 0.75 mm long, anther not seen; style 0.4-0.5 mm long, deeply 3-cleft;
fruit 0.5-0.6 mm long, obovate, subtrigonous, dark red brown; rhachiila
0.25-0.5 mm long, whitish, subterete, apical part sometimes slightly thi-
ckened, ± persistent. — PI. 12, 13-17.
Africa: western soudano-zambesian, from Sénégal to Cameroun.
subsp. siamensis (C.B. Clarke) J. Raynal
Adansonia, ser. 2, 8 : 99 (1968).
~ Scirpus squarrosus L. var. siamensis C.B. Clarke, in Hosseus C., Beih. Bot. Centralbl.
27 (2) : 460 (1910).
= Scirpus chinensis Osb. var. siamensis (C.B. Clarke) Raym., Natur. Canad. 84 : 124
(1957).
- Scirpus siamensis (C.B. Clarke) Kern, Blumea 9 : 219 (1958).
— Ascolepis gracilis Turrill, Hook. Ic. PI. 31 : lab. 3020 (1915); typus : Kerr 2261
(holo-, K!; iso-, BMI).
Typus : Hosseus 101, Thailand (holo-, K; iso-, P!).
This subspecies differs from the typical one by the geographical dis¬
tribution, and by the inflorescence parts which are ail larger : apical spike
6-8 mm, latéral spikes 3-4 mm long, spikelet bract 1.5-1.7 mm, glume
2.4-2.7 mm long, fruit 0.6-0.7 mm, rhachiila 0.6-0.9 mm long. — PI. 12,
18-21.
Asia: Thailand, Laos, Vietnam.
19. Ascolepis majestuosa P. Duvign. & G. Léonard
Bull. Soc. Roy. Bot. Belg. 90 : 188 (1958) (‘ majestuosus').
Typus : Duvigneaud & Timperman 2316 A 1, Zaire (holo-, BRLUI).
Source : MNHN, Paris
— 300 —
PI. 13. — Ascolepis majestuosa P. Duvign. & G. Léonard (1-7 from Richards 15371, BRVU;
8-9 from Symoens, de Wilde & Schwind 14, BR) : 1, outer spikelet laterally (wings ofglume
opened to show the rhachilla; 2, bracl dorsally; 3, outerglume ventrally; 4, rhachilla and
pedicel; 5, filament; 6, anther; 7, part of an inner glume ventrally; 8, glume ventrally
with fruit, style, stigmas and 3 filaments; 9, rhachilla on the short spikelet pedicel.
Robust, tufted perennial herb; stem base bulbously thickened, covered
by a dense coat of dark brown to almost blackish leaf sheaths, at Iast
becoming fibrous; stem 20-40 cm high, 1-1.5 mm diam. Inflorescence
condensed, ( 10-)20-40(-50) mm diam., hemispherical, yellowish white,
brownish at the base, composed of 3-7 tightly packed spike-like structures,
upper glumes of each spike extremely elongated, reaching 10-20(-25) mm;
larger involucral bracts 2-3, up to 10 cm long; spikelets densely spirally
imbricate on a few slender axes. Spikelet bract 2.5-3.5 mm, narrowly
ovate-triangular, central nerve poorly developed, wings often red-dotted,
tip subterete, subacute: glumes ± dimorphic, lower glumes 3.5-4.5(-6) mm
long, basal part ca. 2.5 mm long, very concave, reddish hyaline, nerves
whitish, floral parts enclosed by the glume wings, apical part 1-4 mm
long, yellowish, subtriangular, straight, tip subacute, upper glumes 10-20
(-25) mm long, mostly empty, basal part 1-1.5 mm long, reddish hyaline,
white-nerved, wings ± developed, apical part 8-19(-24) mm long, yello¬
wish, subtriangular, tip subacute; stamens 3, latéral and anterior, filament
2.75-3 mm, anther ca. 1.5 mm long; style 2.5 mm long, deeply 3-cleft;
fruit 1.25-1.5 mm long, obovate, subtrigonous, pale brownish; rhachilla
2-3 mm long, subterete but sometimes narrowly winged, slightly broadened
at the tip, whitish hyaline, completely enclosed by the glume wings,
persistent. — PI. 13.
Africa: Zaire, Zambia.
Source : MNHN, Paris
— 301 —
SPECIES E GENERE REMOVENDÆ ET SPECIES DUBIÆ
1. Ascolepis kyllingioides Steud., PI. Glum. 2 : 105 (1855).
Typus : Zollinger 3287, Java (holo-, P).
— Lipocarpha microcephala (R. Br.) Kunth.
2. Ascolepis peteri Kük., in Peter A., Repert. Sp. Nov., Beih. 40
(1), Anhang : 124 (1936).
Lectotypus : Peter 34327 a, Tanzania, B!
= Marisculus peteri (Kük.) P. Goetghebeur.
3. Ascolepis tenuior Steud., Syn. PI. Glum. 2 : 105 (1855).
Typus : Griffith s.n.. India (n.v.).
= Rikliella squarrosa (L.) J. Raynal.
4. Ascolepis venezuelensis Schnee, Bol. Soc. Venez. Cienc. Nat. 9 :
5 (1944).
Typus : Killip 37666, Venezuela (holo-, VEN).
= Lipocarpha sp.
5. Ascolepis valkeana Bock., Allg. Bot. Zeitschr. 2 (4) : 55 (1896).
Typus : Hôpfner 82, South West Africa (iso-, Z!).
This specimen was identified as A. speciosa by Clarke (1894 : 652),
although the Zürich sheets, with the Clarkean handwritten label, are
really too young for a certain détermination. The manuscript name
A. oliveri Vatke & Hôpfner, cited also by Clarke (1894 : 652) is based
on the same collection number.
JNTRAGENERIC RELATIONS
Several species groups can be distinguished, some of them well esta-
blished, others of uncertain affinity; a complété System still has to be
elaborated...
The major subgenus Ascolepis includes a whole group of species (1-8),
more or Iess closely resembling the type A. eriocauloides : the section
Source : MNHN, Paris
— 302 —
Ascolepis, characterized by the 2-scaled (bract and first glume) spikelets,
the non-connate glume wings and the single terminal spike. Another
three species (9-11) probably form a related section, differing from the
previous one only by the presence of an adaxial structure, a rudimentary
rhachilla.
As stated in a recent paper (Oteng-Yeboah, 1977), A. capensis (12)
and A. brasiliensis (13) differ widely from species of the subgenus Ascolepis
and therefore constitute a subgenus Platylepis [Kunth] Oteng-Yeboah 1 ;
typical features are the 2-styled ovary, the compound inflorescence, which
is not présent in the subgenus Ascolepis, the closed, dorsoventrally flattened
glume, the stipitate fruit.
The remaining perennial species could not be allocated satisfactorily.
A. menonguensis (14) seems to be related to the section Ascolepis, but has
a closed glume, thick stems and leaves, the single known specimen has
irregularly developed glumes. A. pinguis (15) would fit well in the other
section, near A. neglecta (9), but its rhachilla tip with developed second
glume is still a unique feature. A. majestuosa (19) is an outstanding species,
with a really atypical inflorescence, in some respects rather resembling
Ascopholis gamblei C.E.C. Fischer: the spikelets are spirally arranged along
several axes, those axes are pulled together and surrounded by a few invo-
lucral bracts, forming a head-like structure; furthermore, it is not the
glumes of the lower spikelets which are elongated, as usual, but those of
the upper, and the middle part of the glume is not or but scarcely thickened.
Remaining are three problematical annual species, which hâve, except
for the presence of an adaxial scale, very little in common, each showing
highly specialized features. The glume of A. ampullacea (16) possesses
a whitish, swollen bladder-like apic.’.l part and a concave basal part, the
ribbon-like rhachilla is enclosed by the overlapping glume wings. A. pu-
silla (17) has a trumpet-like glume with a scarcely developed apical part
and adaxially connate wings, enclosing the club-shaped rhachilla. Last
of ail, there is A. dipsacoides (18), with the glume middle not thickened,
the glume wings abruptly narrowing into a long subterete apical part, in
this respect remarkably resembling A. majestuosa ; the more, those two
species hâve the presence of a rhachilla in common!
RELATED GENERA
By comparing the inflorescence structure of Ascolepis -species with
those of some related or resembling généra (Table), it is possible to divide
them into three groups, each of them well characterized and easily
distinguishable:
1) Lipocarpha-group : the spikelet bract is the most developed scale
and the spike prophyll is always présent.
1. Citation following Raynal (1972 a : 107).
Source : MNHN, Paris
— 303 —
2) Mariscus- group: the first glume of the spikelet is definitely larger
than the bract, the spike and spikelet prophyll are always présent.
3) Ascolepis: the first glume is here also the spikelet’s largest scale,
but the spike and spikelet prophyll are always absent.
“ Hemicarpha ” micrantha (Vahl) Britton and some related species
are in need of a new generic name—if they deserve this rank—since the
type species H. isolepis Nees clearly belongs to Lipocarpha as L. isolepis
(Nees) R. W. Haines. The problematic Rikliella with its extremely reduced
1-flowered and 1-scaled spikelets, could be explained as a still further
stage of réduction than H. micrantha , by the loss of its spikelet prophyll.
Raynal (1973 : 155) is more inclined to an Ascolepis alfinity, merely based
upon a remarkable resemblance to—the very outstanding— A. dipsacoides,
but the presence of a spike prophyll make this really improbable, and is
Bract
of
SPIKELET
Pro¬
phyll
SPIKELET
GLUME
Open (o)
CLOSED
(C)
Rha-
CHILLA
(+ 2nd
glume)
Pro¬
phyll
spikelet
Lipocarpha .
++
+
+
0
-
+
« Hemicarpha » micrantha
++
+
-
0
-
+
Rikliella .
++
-
-
0
-
+
Mariscus paradoxus . . .
+
+
+ +
O
+
+
Mariscus malawicus . . .
+
++
0
-
+
Alinula .
+
+
+ +
0
-
+
Marisculus .
+
+
++
C
-
+
Ascopholis .
+
+
+ +
C
-
1
Ascolepis majestuosa . . .
+
-
++
O
+
~
Ascolepis pinguis ....
+
+ +
0
+
~
Ascolepis ampullacea. . .
+
-
++
0
+
-
Ascolepis pusilla .
+
-
+ +
C
+
-
Ascolepis eriocauloides . .
+
+ +
0
-
-
Ascolepis menonguensis. .
+
-
+ +
C
-
-
Ascolepis capensis ....
+
+ +
c
-
-
Source : MNHN, Paris
— 304 —
more in favour of a close relationship of Rikliella to the likewise resembling
H. micrantha.
Here I would like to put forward the question whether these three
taxa merit distinction at the generic level, or perhaps should be considered
as subdivisions of Lipocarpha s.l., because transitional situations are
known: Lipocarpha sellowiana Kunth (Palla, 1905 : 319) with an under-
developed glume, the spikelet prophyll in H. micrantha var. minor (Schrad.)
Friedland (1941 : 859, fig. 7) can show several stages of réduction, and
I hâve seen fruiting specimens of H. micrantha which lack this prophyll,
but in this case they could hâve withered. So, clearly the “ généra are
approaching each other closely, the single character of developmental
stage of minute hyaline scales doesn't seem to meet the requirements of
generic distinction.
REFERENCES
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Welwitsch, F., 1869. — Sertum angolense, Trans. Linn. Soc. 27 : 1-94, 25 tab.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LE TÉGUMENT SÉMINAL DE QUELQUES CAMPANULACÉES :
ÉTUDE AU MICROSCOPE ÉLECTRONIQUE A BALAYAGE
A. Geslot
Geslot, A. — 28.01.1980. Le tégument séminal de quelques campanulacées :
étude au microscope électronique à balayage, Adansonia, ser. 2, 19 (3) : 307-318.
Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : L'examen de la morphologie du spermoderme de 16 taxons des sous-
sections Heterophylla (Wit.) Fed., Campanulaslrum (Small) Fed. et Eucodon
(DC.) Fed. du genre Campanula L. au microscope électronique à balayage
(MEB) montre qu’à chaque sous-section correspond un type particulier, toujours
monostrate, de tégument séminal. A l’intérieur des sous-sections Campanulaslrum
et Eucodon, et compte tenu du nombre restreint de taxons examinés, les varia¬
tions sont ténues. Elles sont plus importantes dans la sous-section Heterophylla,
mais ne permettent pourtant pas d’individualiser chaque taxon, sauf peut-être
C. ruscinonensis et C. cochleariifolia.
Abstract: The author studies the spermoderm of some Campanula species
with the aid of SEM. Ten taxa of the subsection Heterophylla (Wit.) Fed.
are studied, four of the subsection Campanulaslrum (Small) Fed-, and two of the
subsection Eucodon (DC.) Fed. It has been noted that each subsection has a
particular monostrate spermoderm. In the subsections Campanulaslrum and
Eucodon, taking into considération the small number of taxa treated, the diffé¬
rences are small. Much more important différences were observed in the sub¬
section Heterophylla. However, it is difficult to differentiate each taxon depend-
ing on these results, except perhaps C. ruscinonensis and C. cochleariifolia.
Alain Geslot, Service 462, Laboratoire de Taxinomie et Cytogénétique végétales,
Faculté des Sciences et Techniques de St-Jérôme, 13397 Marseille Cedex 4,
France.
Dans le but de clarifier la systématique particulièrement complexe des
Campanula de la sous-section Heterophylla (Wit.) Fed., de nombreux tra¬
vaux ont été réalisés, mettant en œuvre des disciplines variées comme la
cytologie et la cytogénétique (Bôcher, 1960 et travaux antérieurs; Gadella,
1964; Bielawska, 1973 et travaux antérieurs; Geslot, 1973), la palynologie
(Geslot & Médus, 1971; Hubac, 1972), la phytosociologie et l’écologie
(Baudière, Geslot & al., 1973; Nègre & Geslot, 1975, 1976). Certains,
plus synthétiques s’appuient sur les méthodes traditionnelles de la taxo¬
nomie (Podlech, 1965; Kovanda, 1970 et travaux antérieurs; Geslot,
1971), d’autres sur des techniques numériques (Hubac, 1975 et travaux
antérieurs). Le microscope électronique à balayage qui facilite considé¬
rablement la recherche de microcaractères anatomiques a déjà été utilisé
avec succès pour l’étude de la morphologie polli nique de ces taxons (Geslot
& Médus, 1974). L’examen des téguments séminaux fait l’objet de la pré¬
sente note. Dans ce but, le spermoderme de quelques campanules des sous-
Source : MNHN, Paris
— 308 —
sections HeterophyUa (Wit.) Fed. mais aussi, à titre de comparaison, des
sous-sections Campanulastrum (Small) Fed. et Eucodon (DC.) Fed., a été
examiné à l’aide du MEB.
ORIGINE DU MATÉRIEL
Les graines étudiées ont été récoltées dans les localités indiquées ci-dessous :
C. persicifolia L. subsp. persicifolia : France, Pyrénées-Orientales, Chaos de Targasonne
(Geslot 7214 bis).
C. lusitanien L., in Loefl. subsp. lusitanica: Espagne, province de Madrid, Manzanares
el Réal ( Geslot 7203).
C. rapuncuius L. : France, Pyrénées-Orientales, Col de l’Ouiliat ( Geslot 6901).
C. patula L. subsp. patula: France, Haute-Garonne, Cazeaux de Larboust (Geslot
69104).
C. latifolia L. : France, Haute-Garonne, Hospice de France (Geslot 69103).
C. rapunculoides L. : France, Var, Massif de la Sainte-Baume (Geslot 7701).
C. linifolia Lam. : Espagne, province de Huesca, Pefta de Literola (Geslot 7318).
C. precatoria Timb.-Lagr. : France, Ariège, Col des Pailhères (Geslot 7220).
C. hispanica Willk. subsp. hispanica: Espagne, province de Huesca, Vallée d’Ordesa
(Geslot 7119).
C. ruscinonensis Timb.-Lagr. : France, Pyrénées-Orientales, Notre-Dame de Consolation
(Geslot 69180).
C. macrorhiza J. Gay ex A. DC. : France, Vaucluse, Combe de Venasque (Geslot 1000).
C. cochleariifolia Lam. : France, Hautes-Pyrénées, Col du Tourmalet (Geslot 70154).
C. jaubertiana Timb.-Lagr. : Andorre, sommet du Pic Casamanya (Geslot 734).
C. stenocodon Boiss. & Reut. : France, Alpes-Maritimes, Col de Salèse (Geslot 7701).
C. rotundifolia L. : France, Pyrénées-Orientales, Joncet (Geslot 70172).
C. rotundifolia L. : France, Haute-Garonne, Forêt de Superbagnères (Geslot 69101).
C. ficarioides Timb.-Lagr. : Andorre, Port d'Envalira (Geslot 6984).
C. rhomboidalis L. : France, Isère, Bourg d'Oisans (Geslot 7728).
TECHNIQUE D’ÉTUDE
Les graines, ou les coupes de graines, soigneusement sélectionnées
sous la loupe binoculaire afin d’éliminer celles qui seraient mal conformées,
ont été lavées et déshydratées dans plusieurs bains successifs, de plus en
plus concentrés, d’alcool éthylique puis d’acétate d’amyle. Une trentaine
par espèce ont ensuite été fixées sur les porte-échantillons à l'aide d’une
bande adhésive double face et métallisées à I’or-palladium à 400 Â (2 mn 30
à 160 V et 25 mA).
L’examen des structures superficielles de la testa des graines a été
conduit 1 en tenant compte, en particulier, des observations de Couderc
(1974) relatives aux précautions d’interprétation des images obtenues
par MEB.
1. Le microscope électronique à balayage (Philips type P.S.E.M. 500s) utilisé pour cette
étude est celui du Service Commun de Microscopie de la Faculté des Sciences et Techniques
de St-Jérôme à Marseille. Nous profitons de cette occasion pour remercier MM. De Nantes
et Passerel qui nous ont initiés à son maniement ainsi que M. J. Alyafi qui a assuré le traite¬
ment des documents photographiques.
Source : MNHN, Paris
PI. 1. — Graine et tégument séminal de C. rotundifolia L., tétraploïde (1 à 5), hexaploïde (6) :
1, vue de la graine x 50; 2, coupe transversale du tégument: on voit nettement les épais¬
sissements des parois radiales (^.) et le collapsus des parois tangentielles supérieures (0)
> 820; 3, coupe longitudinale, montrant le tégument séminal monostrate, l'albumen
et une partie de l'embryon x 100; 4, détail du tégument séminal au niveau de la partie
médiane de la graine x 420; 5, kl., au niveau de l'extrémité x 420; 6, détail du tégument
séminal d'un C. rotundifolia hexaploïde ; les cellules sont plus longues que sur la photo 4.
Source : MNHN, Paris
— 310 —
RÉSULTATS
1. CARACTÈRES MACROSCOPIQUES DES GRAINES.
Taille. — Les graines examinées dans ce travail du point de vue de
la morphologie externe de leur tégument présentent, par ailleurs, des diffé¬
rences de tailles très significatives.
Les chiffres du tableau annexe représentent la moyenne des mesures
de la plus grande dimension de 50 graines prises au hasard, par taxons.
Dans le cas de la sous-section Heierophylla où toutes les graines ont des
dimensions très voisines, l’unique chiffre indiqué représente la moyenne
de 600 mesures. Les intervalles de confiance des moyennes sont donnés
au coefficient de sécurité de 99 %.
Forme. — Les taxons qui composent ici les sous-sections Heierophylla
et Campanulastrum ont tous des graines ovoïdes, plus ou moins allongées
(PI. 1, /; PI. 2, 7; PI. 3, I, 5 ), quelquefois presque fusiformes (PI. 2, /),
à section transversale circulaire.
A une extrémité, le hile est nettement marqué (PI. 3, /) et le raphé
est en général visible. Les graines des taxons de la sous-section Eucodon ,
outre leur taille supérieure, sont oblongues et aplaties et leur section
transversale est lenticulaire (PI. 4, /).
Couleur. — La pigmentation brune apparaît progressivement pendant
la maturation de la graine. La nuance finale n’est pas, en général, carac¬
téristique d’un taxon, hormis quelques cas particuliers, ainsi les graines de
C. macrorhiza sont souvent d’un brun très clair, couleur de miel, qui con¬
traste avec le brun presque fuligineux de celles de C. jaubertiana et parfois
de C. cochleariifolia. La couleur la plus fréquente est brun-noisette lumineux.
2. OBSERVATIONS AU MEB.
Exemple type : C. rotundifolia. - Interprétation des structures.
Vu à un faible grossissement, le spermoderne est agencé en un réseau
cellulaire dense qui apparaît en relief (PI. 1, I). Cet aspect réticulé est dû
au fait que les minces parois tangentielles supérieures des cellules sont
fortement déprimées soulignant ainsi les contours cellulaires matérialisés
par les parois radiales épaissies. Brisson & Paterson (1976, 1977) notent un
aspect semblable du spermoderme des graines de divers Vaccinium et
citent de nombreux autres exemples similaires tirés de la littérature. Selon
ces auteurs, cet aspect particulier ne se rencontre pas chez les graines imma¬
tures : le collapsus des parois tangentielles supérieures est un phénomène
naturel qui peut se produire lors de la maturation des graines dans le fruit
sous l’effet de la déshydratation; il est également fréquent quel que soit
l'âge physiologique des graines, à la suite de la préparation des semences
pour l’observation au MEB.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOMBRES CHROMOSOMIQUES ET TAILLES DES GRAINES DES ESPÈCES ÉTUDIÉES,
CLASSÉES SUIVANT LE SYSTÈME DE FEDOROV (1957)
Sections
(Boissier, 1875)
Sous-sections
(Fedorov, 1957)
Taxons
Nombres
CHROMOSOMIQUES
SOMATIQUES
(2n)
Tailles moyennes
( en mm)
X ± 2,6 Sm
RAPUNCULUS
Campanulastrum. . .
C. persicifolia L. subsp. persicifoHa .
C. lusitanica L., in Loefl. subsp. lusilanica
C. rapunculus L.
C. paiula L. subsp. patula .
16
18
20
20
0,743 ± 0,012
0,489 ± 0,009
0,61 ± 0,014
0,766 ± 0,017
C. latifolia L.
34
2,02 ' 0,013
(C. rapuncuhides L.
102
1,59 ± 0,045
C. linifolia Lam.
34
C. precatoria Timb.-Lagr.
34
C. hispanica Willk. subsp. hispanica ....
34
( . ruscinonensis Timb.-Lagr.
34
C. macrorhiza J. Gay.
34
MEDIUM
Heterophylla ....
C. cochleariifolia Lam.
34
0,823 0,033
C. jaubcrliana Timb.-Lagr.
34
C. rhomboidalis L.
34
C. slenocodon Boiss. & Reut.
34
C. rolundifolia L.
68
( . roUmdiJoha L.
102
C. ficarioides Timb.-Lagr.
102
Source : MNHN, Paris
— 313 —
Source : MNHN, Paris
— 314 —
Afin d’avoir l’assurance que la configuration superficielle du tégument
séminal tel qu’elle apparaît au MEB correspond bien à la réalité, de larges
fragments isolés de tégument, n’ayant subi aucune préparation préalable,
ont été examinés au microscope photonique. Ces fragments, colorés au
Violet cristal 1 , montrent très nettement l’épaississement des parois radiales
de chaque cellule autour de la lamelle moyenne. Un test à la phloroglucine
chlorhydrique révèle que ces épaississements renferment de la lignine.
Des coupes transversales et longitudinales effectuées dans ces mêmes graines
et examinées en microscopies photonique (sans préparation particulière)
et électronique (après préparation spéciale) (PI. 1, 2, 3) montrent enfin,
de la même façon, l’affaissement des minces parois tangentielles supé¬
rieures; elles permettent également de constater que le spermoderme est
monostrate 2 . En outre, il semble bien que les méthodes de préparation
n’altèrent pratiquement pas les structures superficielles du tégument des
graines. On peut donc considérer que les images obtenues par l’intermé¬
diaire du MEB correspondent bien à la réalité.
Comme il a été dit plus haut, le spermoderme de Campanule/ rotundi¬
folia 3 est donc finement réticulé. Ce réseau, très nettement souligné par
les parois radiales des cellules est plus régulier (PI. 1 , 4, 6) dans la partie
moyenne de la graine qu’aux extrémités où les cellules sont plus courtes
et surtout plus contournées (PI. 1, 5). Pour une meilleure compréhension,
seules les cellules de la partie moyenne seront prises en considération lors
des comparaisons entre taxons.
Dans le cas présent, elles sont allongées dans le sens du grand axe
de la graine et leurs parois radiales, qui suivent un tracé légèrement sinueux,
laissent voir les lamelles moyennes qui apparaissent en légère surimpression.
Chaque lumière cellulaire telle qu’elle est révélée par le collapsus des parois
tangentielles supérieures dessine un sillon dont la largeur moyenne est
sensiblement égale à celle des parois radiales qui l’entourent.
Variations autour du type C. rotundifolia au sein de la sous-
section Heterophylla.
Le tégument des graines de toutes ces campanules ne présente pas
de différences d’ordre structural. Les variations observées portent essen¬
tiellement sur le relief apparent des parois radiales, l'épaisseur de celles-ci
et, par voie de conséquence, la forme de la lumière cellulaire.
Comme celles de C. rotundifolia, les parois radiales des cellules du
spermoderme des graines de C. rhomboidalis (PI. 2, 2), C. hispanica, C.fica-
rioides (PI. 2, 7), C. precatoria, C. linifolia, C. macrorhiza (PI. 2, 4), et
C. jaubertiana (PI. 2, 8), apparaissent nettement en relief, alors que celles
de C. cochleariifolia (PI. 2, 6), C. stenocodon et C. ruscinonensis (PI. 2, 5)
1. Colorant n° 42.555 du Color Index de la Society of Dyers and Colourists, 2 e édition.
2. L’ovule des Campanulacées est également unitegminé.
3. Les graines dont ii est question ici proviennent d’un individu tétraploïde (Geslor 70172).
La structure est la même pour l’échantillon hexaploïde (Gestot 69101), mais les cellules sont de
plus grandes dimensions. Avant d’être généralisée, cette remarque demande à être vérifiée
sur de nombreux échantillons des deux cytotypes.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 316 —
émergent à peine. En ce qui concerne l’épaississement des parois, le type
« rotundifolia » se rencontre également chez C. rhomboidalis (PI. 2, 2),
C. hispanica, C. linifolia, C. stenocodon et à un degré moindre, C. jauber-
tiana (PI. 2, 8). Pour toutes ces espèces, la coupe transversale d'une cellule
de la zone médiane montrerait, au niveau de la lumière cellulaire, un profil
en forme de U à fond plus ou moins plat. Le profil serait par contre en
forme de V pour C. macrorhiza (PI. 2, 4), C. precaloria et C. ficarioides
(PI. 2, 7) dont les parois paraissent davantage épaissies à la base. C. rusci-
nonensis (PI. 2, 5) et C. cochleariifolia (PI. 2, 6 ) constituent des cas parti¬
culiers : ils montrent des parois très épaissies mais, alors que chez le pre¬
mier les lumières cellulaires paraissent profondément creusées dans le
tégument, chez le second elles s’impriment à peine à sa surface, préfigurant
ainsi la morphologie du tégument séminal des campanules de la sous-
section Campanulastrum.
Sous-section Campanulastrum.
Quatre taxons composent cette sous-section qui est très hétérogène
sur le plan caryologique : x = 8 pour C. persicifolia ; x = 10 pour C. patula
et C. rapunculus ; x = 9 pour C. lusitanica. Selon Fernandes (1962), ce
dernier nombre dériverait, par polysomie, de x = 8. Plus fondée paraît
la théorie de Gadella (1965) qui se base, à la fois, sur l’étroite ressem¬
blance morphologique de C. lusitanica (x = 9) 1 et de C. transtagana R. Fer¬
nandes (x = 10) 1 , et sur la similarité des longueurs des chromosomes de
ces deux espèces et de ceux des campanules de la série à x = 10, pour le
faire provenir de ce dernier génome. A cette diversité chromosomique
correspond, sur le plan de la morphologie des téguments séminaux, une
très forte homogénéité dont le trait dominant est l’absence quasi-totale
de collapsus des parois tangentielles supérieures. Seuls subsistent, chez
C. lusitanica (PI. 3, 3 et PI. 4, 6) de fins sillons marquant le niveau de chaque
lumière cellulaire. Chez toutes les autres espèces les parois tangentielles
sont légèrement bombées. Dans tous les cas, les parois radiales dessinent un
réseau qui — contrairement aux exemples précédents — apparaît en creux
(PI. 3, 4, en particulier). La surface du tégument est par ailleurs très finement
plissée (PI. 3, 2). La trace des lamelles moyennes n’est pas visible.
Sous-section Eucodon.
Deux taxons font partie de cette sous-section : C. latifolia, diploïde
et C. rapunculoides, hexaploïde. Tous deux ont le même nombre gamétique
x = 17.
La morphologie des téguments séminaux de ces deux taxons est très
caractéristique mais ne permet pas, à elle seule, de les différencier l’un de
l’autre (PI. 4, 2-4). Sur la partie médiane de la graine et suivant son grand
1. Dans le volume 4 de Flora Europxa (1976) ces deux taxons ont été réunis par Federov :
ils constituent les deux sous-espèces de C. lusitanica L., in Loell.
Source : MNHN, Paris
317 —
axe, les cellules du spermoderme sont considérablement allongées et paral¬
lèles les unes aux autres. Leurs parois radiales hautes et régulièrement
épaissies font nettement saillie, soulignées par l’important collapsus des
parois tangentielles superficielles. Les lamelles moyennes ne sont pas visibles.
Aux extrémités, les cellules, plus courtes sont très contournées (PI. 4, 3).
Vue à un faible grossissement, la graine paraît ainsi régulièrement et très
finement striée (PI. 4, 7).
CONCLUSION
Le MEB offrant à la fois un pouvoir de résolution élevé et une grande
profondeur de champ, est un instrument privilégié pour l’examen des tégu¬
ments séminaux. Son utilisation pour cette étude a permis d’établir les
différents points suivants, qui donnent une idée de l’intérêt de l’étude du
spermoderme des Campanulacées.
1. Tous les téguments séminaux des taxons étudiés sont monostrates.
2. A chaque sous-section correspond un type particulier de tégument
séminal.
3. Au sein de la sous-section Eucodon, C. lalifolia et C. rapunculoides
sont caractérisés par un spermoderme finement strié dont l’aspect est
lié à l’important collapsus des parois tangentielles supérieures. 11 n’est
pas possible de différencier ces deux taxons en se basant uniquement
sur l’examen des téguments séminaux.
4. Au sein de la sous-section Campanulastrum, les taxons à x = 8, x = 9
et x = 10 ont tous un tégument séminal finement réticulé en creux.
Cet aspect est consécutif à l’absence quasi-générale de collapsus des
parois tangentielles supérieures. La morphologie du tégument de
C. lusitanien subsp. lusilanica ne permet pas de le rapprocher davantage
des campanules de la série à x = 8 que de celles kx = 10.
5. Au sein de la sous-section Heterophylla, l’examen de la surface des
téguments séminaux des divers taxons montre un fin réseau dont les
mailles s’inscrivent en relief. Selon les taxons considérés on peut noter
des différences d’aspect dues, essentiellement, au degré et à la forme de
l’épaississement des parois radiales des cellules. Ces variations autour
d’une structure de base sont cependant légères. Il ne serait pas réaliste,
en l’absence d’étude approfondie de la variation intraspécifique de
la morphologie des spermodermes prenant en compte divers cytotypes
et topodèmes, de prétendre pouvoir distinguer chaque taxon, sauf peut-
être C. ruscinonensis et C. cochleariifolia dont les téguments séminaux
montrent une certaine originalité à la fois entre eux et par rapport à
ceux des autres taxons.
Source : MNHN, Paris
— 318 —
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Source : MNHN, Paris
THE STATUS AND TYPIFICATION OF DESMIDORCHIS Ehrenb.
AND D. RETROSPICIENS (ASCLEPIADACEÆ)
M. G. Gilbert & J. Raynal t
Gilbert, M. G. & Raynal, J. t — Date de publication 28-01-1980. The status
and typification of Desmidorchis Ehrenb. and D. retrospiciens (Asclepiadaceæ),
Adansonia, ser. 2, 19 (3) : 319-323. Paris. ISSN 0001-804X.
Abstract: History and reinstatement of the genus Desmidorchis ; consequently,
D. acutangula Decne., for which a neotype is selected, replaces the widely known
Caralluma retrospiciens N.E. Br.
Résumé : Histoire et réhabilitation du genre Desmidorchis; D. acutangula
Decne., dont un néotype est désigné, remplace en conséquence l’espèce large¬
ment connue sous le nom de Caralluma retrospiciens N. E. Br.
Michael G. Gilbert, East African Herbarium, P.O. Box 45166, Nairobi, Kenya.
Jean Raynal, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
The genus Desmidorchis was proposed in 1829 in a published letter
from Ehrenberg to Schlechtendal dealing mainly with anther and
pollinia structure in the Asclepiadaceæ. Subséquent authors, most notably
Decaisne (1844) and most recently Cufodontis (1961) hâve regarded
Desmidorchis as a nomen nudum and hâve thus rejected it in favour of
Boucerosia (Wight & Arnott, 1834) and used this fact to also reject the
binomial Desmidorchis retrospiciens upon which the very widespread and
well known Caralluma retrospiciens was based.
Desmidorchis has only been taken up once by Decaisne (1838). The
same author reversed this treatment 6 years later in his account of the
Asclepiadaceæ for De Candolle’s Prodromus and since then no author
appears to hâve regarded Desmidorchis as a valid genus, nor has the name
been used at any other rank. In contrast, Boucerosia, with the exception
noted above, was used consistently from its inception in 1834 till 1892
when N.E. Brown (1892) extended Caralluma to include Boucerosia and
a number of S. Africa stapeliads that had hitherto hovered between various
other généra, along with a wealth of new species. Major works that
accepted Boucerosia in this period include Bentham & Hooker’s ' Généra
Plantarum ’ and the ‘ Flora of British India ’. A few authors hâve kept
up Boucerosia since then, e.g. Deflers (1896) and Sedgewick (1921), but
most hâve bowed to the massive authority of N.E. Brown combined with
the difficulties of generic délimitation around Caralluma and Stapelia.
The name Boucerosia, however, as applied to a section within Caralluma
remains well known in contrast to the disappearance of Desmidorchis.
Source : MNHN, Paris
- 320 —
Current studies of Caralluma strongly suggest that this genus should be
divided up and the first segregate généra hâve already been erected by
Leach (1978) for certain of the Southern species. The northern species
are clearly heterogeneous and one of the groups most worthy of ségréga¬
tion is that including the types of Boucerosia and Desmidorchis. The
familiarity of Boucerosia is such that, when it was realised that Desmi¬
dorchis was in fact valid, the first reaction was to consider conserving
Boucerosia against Desmidorchis. However, in view of the long disuse of
Boucerosia as a genus, it seems very unlikely that such a proposai would
be accepted and Desmidorchis will hâve to be revived.
In his letter, Ehrenberg States that he has some living plants from
‘ Dahlac Island ’ in the Red Sea (most likely Dahlac Kedir the main island
in the Dahlac Archipelago) which were similar to Slapelia quadrangula
Forsk. and together with which formed a genus distinct from Caralluma
of Brown which he named Desmidorchis and for which he gave a diagnosis.
The meaning of the diagnosis is obscure and it is difficult to see how it
actually distinguished his plants from Caralluma and other généra of
stapeliads. This must be the reason for Decaisne (1838) stating that
Desmidorchis was a nomen nudum. The relevant words are « Malheureuse¬
ment M. Ehrenberg n’assigna pas de charactère à ces plantes ». However
the I.C.B.N. clearly States ‘ A diagnosis of a taxon is a statement of
that which in the opinion of its author distinguishes the taxon from others
On this criterion Decaisne’s rejection of Ehrenberg’s name cannot now
be sustained and Desmidorchis must be regarded as validly described.
The next step is to investigate the status of Desmidorchis relrospiciens
as it is now clear that Cufodontis’s (1961) grounds for rejecting this bino¬
mial no longer apply. He rejected it as a “ binomem nudum " on the
basis that Desmidorchis was a nomen nudum , taking up Boucerosia russeI-
iana as the next available name, though noting that the relationship to
Desmidorchis acutangula should be investigated. The binomial, the first
in Desmidorchis, was published in a later amplification (Ehrenberg, 1831)
of the 1829 letter. One can use two fines of evidence to establish the
identity of what Ehrenberg intended to call D. retrospiciens , one circum-
stantial which leads to the current popular interprétation, the other based
on what was actually published.
Circumstantially, the case dépends primarily on the fact that
Ehrenberg was dealing with plants from Dahlac Island and N.E. Brown
(1904) cites a specimen “ Red Sea: Dahlac Island, Ehrenberg! ” This
suggests that he saw something that could be interpreted as a type specimen
and thus his concept of the application of the name is correct. Another
pointer to support such a view is the epithet used, “ retrospiciens ”, which
is commonly supposed to apply to the more or less hooked tubercles of
the young stems.
Source : MNHN, Paris
— 321 —
When one cornes to look at Ehrenberg ’s 1829 and 1832 publications
one gets a very different impression. He writes that he has some living
plants that resemble very closely—“ simillimam ”—Slapelia quadrangula.
There is no mention of D. retrospiciens in 1829 whilst in 1832 the only
link between this binomial and any actual plant is a drawing of a translator
and it’s associated pollinia. At no point is any attempt made to differen-
tiate between the Dahlac plants, 5. quadrangula or any other stapeliad.
Whilst a good drawing of the translator and pollinia is often diagnostic
to species group, that of Ehrenberg is poor, barely differing from that of
a Slapelia on the same plate. Moreover Caralluma retrospiciens sensu N.E.
Brown and Slapelia quadrangula are both such very distinctive species
that the fact that Ehrenberg makes no mention of any of the very striking
différences, in fact describing his plant as very similar to the latter, is suspi-
cious and one must question whether the live plant, mentioned in his letter
is the same as the dried specimen taken by N.E. Brown to represent Desmi-
dorchis retrospiciens. Thus D. retrospiciens Ehrenb. must still be regarded
as a nomen nudum and the epithet attributed to N.E. Brown who effectively
validated it in 1904. With the non-acceptance of Ehrenberg’s species
name, typification of the genus becomes simple as there is only one legiti-
mate contender, Stapelia quadrangula. The fact that Ehrenberg did not
make any new combination is not relevant as he clearly indicates that it
belonged to his new genus and failed to differentiate any other possible
contender within his genus. It is interesting to note that thanks to the
nomenclatural irregularities of Decaisne and the (unjustified) rejection
of Desmidorchis, the combination of the type species in that genus has
still not been made.
With the non acceptance of D. retrospiciens Ehrenb. one must reexamine
the choice of name of the plants placed by N.E. Brown in C. retrospiciens.
Cufodontis took up Boucerosia russeliana in preference to Desmidorchis
acutangula, presumably because it was based on a type from the Red Sea
area and he was preparing an énumération of Ethiopian and Somalian
plants whilst D. acutangula was based on a West African plant that might
hâve been specifically distinct. However study of descriptions and spéci¬
mens shows that White & Sloane (1937, 236-242) were correct in regarding
Caralluma retrospiciens as a single species extending from Sénégal to the
Red Sea Islands and thus D. acutangula (1838) must be taken up in prefe¬
rence to B. russeliana (1860). The infraspecific names available within
this species are rather numerous but it seems clear that none belong to
taxa worthy of spécifie status. Plants from the extreme east of the range
hâve rather longer pedicels and therefore larger umbels than plants from
West Africa through to S. Sudan, S.E. Ethiopia and most of Kenya but
the variation appears more or less continuous. Other varieties are based
on variations in corolla size and indumentum but these probably represent
nothing more than local forms. D. acutangula was originally likened to
Cactus triangularis and later seperated from other taxa by having 3-angIed
stems. This would be quite unique amongst stapeliads as, except for the
Source : MNHN, Paris
— 322 —
highly modified inflorescences of Caralluma sect. Caralluma, ail others
hâve stems with 4 or more angles. In view of this one is inclined to suggest
that the original comparison with Cactus triangularis was on the basis
of them both having prominently winged stems and the recording of 3-angled
stems in the Desmidorchis was the resuit of a later mistaken transposition
of ideas. Unfortunately the only cited specimen was a Perrottet specimen
conserved in spirit. This cannot be located in P and G and one must
présumé that it no longer exists. For this reason a neotype, de Waitty 4872 ,
is designated.
The taxonomie conséquences of the above considérations can be
summarised as follows:
DESMIDORCHIS Ehrenberg
Linnæa 4 : 94 (1829).
— Boucerosia Wight & Arnott, Contrib. Bot. Ind. 34 (1834); type : Caralluma umbellata
Haw.
— Hutchinia Wight & Arnott, l.c. (1834); type : H. indica Wight & Arnott.
— Apieranthes Mikan, Nov. Act. Nat. Cur. 17 : 594 (1835); type : A.guessoneana Mikan
(= Stapelia europæa Guss.).
— Frerea Dalzell, J. Linn. Soc. 8 : 10 (1878); type : F. indica Dalz.
— Sarcocodon N. E. Br., J. Linn. Soc. 17 : 170 (1878); type : S. speciosa N. E. Br.
Type species : Desmidorchis quadrangula (Forskal) M. Gilbert & J. Raynal.
Desmidorchis quadrangula (Forskal) M. Gilbert & J. Raynal, comb.
nov.
— Stapelia quadrangula Forsk., Flora Æg.-Arab., descr. : 52 (1775).
— Desmidorchis forskalii Decne., Ann. Sci. Nat. 9 : 265 (1838), nom. superfl.
— Boucerosia forskalii Decne., in DC., Prodr. 8 : 648 (1844), nom. superfl.
— Boucerosia quadrangula (Forsk.) Decne., l.c. : 664 (1844).
— Caralluma quadrangula (Forsk.) N. E. Br., Gard. Chron. 12 : 370 (1892).
— Echidnopsis quadrangula (Forsk.) Deflers, Bull. Soc. Bot. Fr. 43 : 113 (1896).
Type : Forskal s.n., Arabia, Surdûd.
Desmidorchis acutangula Decaisne
Ann. Sc. Nat. 9 : 265 (1838).
— ? Desmidorchis retrospiciens Ehrenb., Abhandl. Kônigl. Wiss. Berlin 15 : 31, tab. 2,
fig. 8 (1832), nom. nud.
— Boucerosia acutangula (Decne.) Decne., in DC., Prodr. 8 : 648 (1844).
— Boucerosia russeliana Courb. ex Brongn., Bull. Soc. Bot. Fr. 7 : 900 (1860).
— Caralluma acutangula (Decne.) N. E. Br., Gard. Chron., ser. 3, 12 : 369 (1892).
Source : MNHN, Paris
— 323 —
— Car alluma hirtiflora N. E. Br., Kew Bull. 1895 : 264 (1895).
— Boucerosia tombuctuensis A. Chev., Cong. Int. Bot. Paris : 271 (1900).
— Caralluma relrospiciens N. E. Br., Fl. Trop. Afr. 4 (1) : 480 (1904);[N. E. Br.,G ard.
Chron., ser. 3, 12 : 370 (1892), nom. nud.\.
— Caralluma relrospiciens var. glabra N. E. Br., Le. : 481 (1904).
— Caralluma tombuctuensis (A. Chev.) N. E. Br., Le. : 622 (1904).
— Caralluma relrospiciens var. hirtiflora (N. E. Br.) Berger, Stapelieen und Kleinieen :
71 (1910).
— Caralluma relrospiciens subsp. tombuctuensis (A. Chev.) A. Chev., Rev. Bot. Appl.
14 (152) : 266 (1934).
— Caralluma relrospiciens subsp. tombuctuensis var. acutangula (Decne.) A. Chev.,
Le. : 270 (1934).
— Caralluma relrospiciens var. tombuctuensis (A. Chev.) White & Sloane, Stapelieæ
I : 240 (1937).
— Caralluma relrospiciens var. acutangula (Decne.) White & Sloane, l.c. : 242 (1937).
— Caralluma russeliana (Courb. ex Brongn.) Cuf., Bull. Jard. Bot. Stat. Brux. 31 (4),
Suppl. : 718 (1961).
Type : Perrottet s.n., Senegambia, in spiritu conserv. (holo-, P, delet.).
Neotype : de Wailly 4872, Mali, brousse au bord du Niger, Gao vers Berra, 14.4.
1937, P!
Références
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Wight), Gard. Chron., ser. 3, 12 (2700) : 369-370 , fig. 61.
Brown, N. E., 1902-03. — Asclepiadeæ, in Thiselton-Dyer, W. T., Flora of Tropical
Africa 4 (1) : 231-503 (Caralluma : pp. 477-489, 1903).
Cufodontis, G., 1961. — Enumeratio Plantarum Æthiopiæ-Spermatophyta (sequentia).
Bull. Jard. Bot. Et. Brux. 31 (4), Suppl. : 709-772 (Caralluma : pp. 715-720).
Decaisne, J., 1838. — Études sur quelques genres et espèces de la famille des Asclépiadées,
Ann. Sc. Nat., ser. 2, 9 : 257-278, 321-348, tab. 9-12.
Decaisne, J., 1844. — Asclepiadeæ, in de Candolle, A., Prodromus Systematis naturalis
Regni vegetabilis 8 : 490-665 (Caralluma : pp. 648-649).
Deflers, A., 1896. — Descriptions de quelques plantes nouvelles ou peu connues de
l'Arabie méridionale. Bull. Soc. Bot. Fr. 43 : 104-123.
Ehrenberg, G. G., 1829. — De Antheris et Polline Asclepiadearum, Linnæa 4 : 94-97.
Ehrenberg, G. G., 1832. — Über das Pollen der Asclepiadeen; ein Beitrag zur Anflôsung
der Anomalieen in der Pflanzen-Befruchtung, Abhandl. kônigl. Akad. fViss. Berlin
15 : 21-39, tab. 1-2.
Leach, L. C., 1978. — A contribution towards a new classification of Stapelieæ (Ascle-
piadaceæ) with a preliminary review of Orbea Haw. and descriptions of three new
généra, Excelsa Taxonomie Sériés 1 : 1-75.
Sedgewick, L. J., 1921. — New Bombay species, Journ. Ind. Bot. (Madras) 2 : 123-131.
White, A. & Sloane, B. L., 1937. — The Stapelieæ, ed. 2, 3 vol., Pasadena.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
UTILISATION D’UN BALLON CAPTIF POUR L’ÉTUDE
DU COUVERT VÉGÉTAL EN FORÊT DENSE HUMIDE
A. Hladik & C. M. Hladik
Hladik, A. & Hladik, C. M. — 28.01.1980. Utilisation d’un ballon captif
pour l'étude du couvert végétal en forêt dense humide, Adansonia, ser. 2,19 (3) :
325-336. Paris. ISSN O0OI-8O4X.
Résumé : Une étude préliminaire de la répartition spatiale des espèces arbores¬
centes et lianescentes de la forêt du Gabon a été réalisée à partir de photo¬
graphies aériennes prises d’un ballon captif. Les phytophases successives des
différentes espèces sont utilisées pour la cartographie des surfaces de couronnes
sur des photographies prises à intervalle régulier. Les techniques utilisées sont
décrites en détail, en particulier l’emploi d’un appareil de prise de vue de faible
poids portant un châssis Polaroid, de format 20 x 25 cm permettant l’utili¬
sation immédiate sur le terrain de clichés détaillés. Le faible prix de revient
global de cette méthode peut permettre un développement rapide des recherches
sur la structure de la voûte forestière.
Abstract: A preliminary study of the distribution of tree and liana species in
the Gabon rain forest, and a measure of the canopy area has been made using
aerial photographs taken from a tethered balloon. Due to the large number of
species, the study area has to be surveyed at regular time intervals in order to
observe different phytophases (especially fiushing and flowering). Other
characteristics such as color and shape also appear to be useful to identify
species. The techniques are described, particularly the use of a simple caméra
holding large Polaroid films (20 x 25 cm) which allowed immédiate utilization
of large prints in the field. The relatively low cost of the method provides a
rapid aid for tropical forest structural analysis.
Annette Hladik & Claude Marcel Hladik, C.N.R.S., Laboratoire d’Écologie
tropicale, 4 avenue du Petit Château, 91800 Brunoy, France.
A l'ère de la télédétection par satellite, il peut paraître anachronique
d’utiliser un ballon captif pour étudier la structure du milieu végétal. En
fait, les recherches effectuées avec une technique lourde aboutissent à une
analyse globale des formations végétales, nécessaire aux inventaires fores¬
tiers en vue d’une exploitation rationnelle, aux projets d’aménagement du
territoire ou à la lutte préventive contre les maladies dans les zones de
culture.
Nous présentons ici les premiers résultats d’une recherche qui s’est
avérée réalisable dans le cadre d’une étude très localisée et selon une problé¬
matique toute nouvelle. Il s’agit d’utiliser pour la reconnaissance de la
multitude d'espèces qui composent une forêt dense tropicale, des photo¬
graphies prises à différentes périodes de l’année, à partir d’un ballon captif
monté à faible altitude (200 à 1000 m). Les nouveaux matériaux Polaroid
ont permis d’obtenir des images sur papier immédiatement utilisables sur
le terrain après la mise au point de l’équipement décrit ci-dessous.
Source : MNHN, Paris
— 326 —
L'objectif de cette étude serait d’aboutir à une meilleure interprétation
de la dynamique des forêts telle qu’elle est de plus en plus entrevue par un
grand nombre de botanistes tropicaux (cf. Halle, Oldeman & Tomlinson,
1978 et Tomlinson & Zimmerman, 1978).
Une application immédiate de cette analyse dynamique concerne la
mesure des disponibilités dans le temps et dans l’espace des matières consom¬
mables par les animaux. Une telle étude, à l'aide d’une seule photographie
aérienne, a été réalisée dans une forêt sèche de Sri Lanka composée d’un
nombre limité d’espèces végétales (Hladik & Hladik, 1972); mais la carto¬
graphie de ces espèces a nécessité l’identification de chaque individu sur
le terrain. Cela rendait possible, après mesure des productions par unité
de surface de couronne, une interprétation des résultats basée sur la théorie
des variables régionalisées (A. Hladik, 1978 a et sous presse). Dans le cas
des forêts tropicales humides, la reconnaissance de nombreuses espèces
ligneuses, dont beaucoup de lianes à forte production (A. Hladik, 1974),
étalées au-dessus des arbres supports, implique une approche systématique
incluant :
— d’une part la réalisation de clichés à grande échelle (de l’ordre de
1 2000) afin de discerner clairement les couronnes des arbres et des lianes;
— d’autre part l’obtention de clichés successifs de la surface étudiée,
à intervalles réguliers (tous les 8 à 15 jours) afin d’utiliser les phytophases
caractérisant chaque espèce. Grâce à cette succession de clichés, nous
obtenons des informations sur la répartition des ressources pour beaucoup
d’espèces dont la phénologie de différents individus peut être ou non
simultanée (A. Hladik, 1978 b).
L’utilisation d’un ballon captif, à partir duquel ces prises de vues
répétitives pouvaient être réalisées, s’imposait d'emblée à cause du prix de
revient beaucoup moins élevé que pour le passage répété d’un avion ou d’un
hélicoptère. Les prises de vues déjà réalisées à partir d’un ballon captif
(Rossetti, 1962 et 1967) ont permis de juger de la possibilité d’accomplir
l’opération. Une série de tests préliminaires nous ont cependant amenés
à modifier certaines techniques.
DONNÉES TECHNIQUES
Choix du modèle de ballon
Afin de diminuer au maximum le coût global de cette méthode, il était
nécessaire de tenter une expérimentation avec le matériel le moins sophis¬
tiqué possible.
Un premier essai a été réalisé en janvier 1978 dans la réserve biolo¬
gique de Barro Colorado Island (Panama) avec des ballons sphériques
ordinaires à usage météorologique, groupés par trois et supportant une
nacelle d’un poids inférieur à 1 kg. Cet ensemble (très bon marché) a été
Source : MNHN, Paris
— 327 —
manipulé au-dessus de la voûte forestière, mais n’était utilisable que pendant
la courte période matinale au cours de laquelle le vent tombait à moins
de 5 km h.
Un autre type de ballon peu coûteux, de forme tétraédrique (7 m 3 ,
en polyéthylène, fabriqué par « Zodiac-Espace ») a été testé sur le terrain
d'Essai en Vol de Brétigny-sur-Orge en mai 1978. Il s’est montré beaucoup
trop sensible à des vents même assez faibles.
Un ballon de forme aérodynamique et muni d’une dérive (type « sau¬
cisse ») était donc indispensable malgré un prix de revient plus élevé. C’est
un ballon de ce type (18 m 3 et 4 m de longueur) qu’avait employé Rossetti
(1967). Le modèle que nous avons utilisé au Gabon (12 m 3 et 6 m de lon¬
gueur), fabriqué en polyuréthane par « Zodiac-Espace », a été d’un emploi
aisé, même au cours de la saison des pluies (octobre-novembre 1978).
Ce ballon se stabilise dès qu’il monte au-dessus de la zone de turbulence
localisée entre 50 et 100 m d’altitude environ, phénomène dû aux irrégu¬
larités de structure de la voûte forestière.
Un abri a été construit spécialement pour conserver ce ballon gonflé
en dehors des périodes d’utilisation. Le gonflage a été réalisé à l’hydrogène.
Source : MNHN, Paris
— 328 —
en prenant toutes précautions imposées par l'emploi d'un gaz inflammable,
à l'aide d’un générateur (modèle G.I.P. n° 3) utilisant la réaction soude-
silicium. Le maniement de tout ballon de grande taille requiert certaines
précautions et il s’est avéré que des fuites de faible importance pouvaient
être très difficiles à détecter sans matériel approprié (voir annexe).
Stabilisation de la nacelle
Dans ce domaine, le dispositif le moins coûteux s’est révélé le plus
performant. La nacelle dite « stabilisée », munie d’un goniomètre per¬
mettant de déclencher la prise de vue au cours d’une rotation dans un plan
horizontal (proposée sur le marché pour un prix de l’ordre de 50 000 FF),
semble adaptée essentiellement aux satellites artificiels et aux très gros
ballons stratosphériques.
Une première nacelle construite par nos soins a été munie d’un émet¬
teur radio indiquant le sens d’inclinaison par rapport à l’horizontale. Ce
micro-émetteur, conçu et réalisé par P. Charles-Dominique (voir le modèle
in Charles-Dominique, 1977), envoie différents signaux selon les contacts
établis par une goutte de mercure dans un verre de montre scellé. La nacelle
supportant un système Polaroid 9 x 12 cm pouvait être amenée à l’horizon¬
tale à l'aide de trois câbles monofilament de nylon. Ce système complexe
ne s’est pas avéré indispensable dans les manipulations qui ont suivi.
La nacelle la plus performante, utilisée au Gabon en novembre et
décembre 1978, est une chambre noire de grande taille, pesant 3 kg (voir
sa description ci-dessous) et dont la stabilisation repose essentiellement
sur le mode de suspension. L’attache principale s'applique par un mous¬
queton au point d'ancrage des différentes drisses dont est pourvu le ballon
(point de stabilité maximum); deux autres attaches partant de bras latéraux
assez éloignés du centre de gravité, sont prolongées par des drisses reliées
aux suspentes du ballon. Nous donnons un relevé des longueurs des drisses
(fig. 1) permettant d’obtenir une attitude correcte par vent moyen avec
le ballon type 12 C Pu 50 de Zodiac-Espace.
Système de montée et descente
Le ballon est relié au sol par un câble de « Kevlar » résistant à 280 kg
et ne pesant que 2 g par mètre. Un nœud spécial permet de le joindre aux
drisses de nylon en conservant la solidité maximum. Ce câble est balisé
tous les 25 m par une bande de tissu plastifié rouge.
Un treuil a été réalisé par R. Ambert en utilisant les matériaux dispo¬
nibles localement : il s’agit de deux jantes soudées montées sur la roue
arrière d’un véhicule (Peugeot 404 diesel). Dès que cette roue est placée
hors sol à l’aide du cric, les autres roues étant calées, on peut rouler ou
Source : MNHN, Paris
— 329 —
Fig. 2. — Matériel et techniques utilisés: 1, dispositif de montée et de descente du ballon captif;
le treuil est constitué de 2 jantes soudées et fixées sur la roue motrice arrière du véhicule;
le câble est guidé par un système de 4 rouleaux libres fixé à la paroi latérale; 2, nacelle
de 3 kg montrant les bras latéraux servant à la suspension ; 3,disposition du récepteur radio
autour de l'objectif (P = piles; I = interrupteur; R = récepteur; S = servo; C =
câble de déclenchement).
dérouler le câble sur la jante extérieure avec une vitesse de 1,71 m sec
à la montée (en marche arrière) et 1,75 m/sec à la descente (en première
vitesse) (voir fig. 2, /). Lorsque l’altitude du ballon dépasse 700 m le poids
du câble se fait sentir et la vitesse doit être sensiblement ralentie. La cons¬
truction d’un petit treuil électrique, fonctionnant sur groupe électrogène,
a été réalisée depuis pour pouvoir opérer le long de cours d’eau à partir
d’un bateau à fond plat.
Pour éviter que le câble ne subisse des frottements, des rouleaux ont
été ajoutés au-dessus du treuil : il s’agit de 4 cylindres de bois tendre (dia¬
mètre supérieur à 6 cm), tournant librement autour d'un axe horizontal
et disposés en rectangle de façon à ménager entre eux une mince fente pour
le passage du câble.
Source : MNHN, Paris
— 330 —
Système de prise de vue
L’utilisation du matériel Polaroid couleur, format 20 X 25 cm, dis¬
ponible depuis peu sur le marché, a permis d’obtenir des vues sur papier
utilisables immédiatement sur le terrain. Le handicap des précédentes
études, réalisées en forêt tropicale, était précisément le manque de moyens
techniques simples pour obtenir rapidement des images exploitables :
c’est ce qu’ont souligné notamment Clément & Guellec (1974) qui ont
utilisé des photos d’avion à basse altitude pour la prospection de l'Okoumé
au Gabon et qui ont éprouvé des difficultés à travailler sur diapositives
6x6 cm.
Nous avons donc construit une chambre noire (fig. 2 et 3) permettant
d’exposer les châssis Polaroid 20 x 25 cm munis de plans films 808. Afin
de réduire le poids au minimum, cet appareil a été réalisé en contreplaqué.
L’objectif est un Symmar f : 5,6 de 180 mm de focale, relativement léger
et bon marché, mais provoquant un fort vignettage. En fait, cette optique
s’avère très satisfaisante dans la mesure où l’on n’utilise de la photo qu’un
cercle de 20 cm de diamètre, la couverture photo se faisant par cercles
successifs. L’adjonction d’un filtre U.V. est indispensable au bon rendu
coloré des couronnes des arbres sur le Polaroid 808.
Le déclenchement se fait par radio en utilisant les accessoires ordi¬
naires de télécommande en modulation de fréquence (voir annexe). Le
récepteur avec ses piles est monté sur l’avant de l’appareil (fig. 2) relié à
un « servo » qui appuie sur le câble déclencheur. La télécommande du
diaphragme est possible. Nous l’avions réalisée sur notre premier appa¬
reillage en 9 x 12 cm. Elle ne s’avère pas nécessaire dans la pratique et
s’en dispenser ne fait que réduire le poids de la nacelle.
La mise au point a été grossièrement réglée sur l’infini, puis ajustée
précisément d’après les résultats des premiers essais en jouant sur la cou¬
lisse (fig. 3) avant de visser définitivement et de colmater la chambre noire.
La nacelle est constituée par cette chambre noire, complétée par un
mousqueton scellé à l’avant et par les bras latéraux nécessaires à son accro¬
chage et à sa stabilisation (tels qu’ils sont décrits ci-dessus). En ordre de
marche, son poids n’excède pas 3 kg.
Les châssis Polaroid 20 X 25 cm peuvent être échangés ou développés
dès le retour au sol de l’appareil, en utilisant le développeur conçu à cet
effet. Cet appareil exigeant une source de courant électrique, un groupe
électrogène est indispensable pour opérer loin du laboratoire.
INTERPRÉTATION DES PREMIERS RÉSULTATS
A l’échelle où nous avons opéré, sur les quadrats de recherche écolo¬
gique de la station de M’passa (Institut d’Ecologie, CENAREST,
Gabon) où des layons sont ménagés tous les 100 m, l’orientation des clichés
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 332 -
et le repérage des arbres n'ont pratiquement posé aucun problème. En
effet, au cours d'études précédentes, les espèces arborescentes localisées
le long de certains axes importants avaient été identifiées et leurs phases
phénologiques avaient été observées (A. Hladik, 1978 b).
Les premières prises de vue ont été effectuées à la limite du défriche¬
ment de la station et le long d’une piste traversant la forêt pour aboutir
aux installations de captage d'eau. La limite d’accès a été déterminée par
nos possibilités de débroussaillage pour ménager le passage du ballon. Les
photos à basse altitude (à partir de 200 m) permettent de trouver des carac¬
téristiques propres à chaque espèce, tandis que les clichés pris à 500 m
et plus sont utilisés pour cartographier les individus de la même espèce
sur une plus grande surface.
Photos a basse altitude
Sur un cliché pris à 250 m d’altitude (PI. 4, haut) et couvrant environ
4 ha (échelle de l’original 1 1200), la lisibilité était parfaite en s'aidant
des nuances colorées. Le Dabema (Piptadeniastrum africanum , Mimosaceæ).
arbre dominant par sa hauteur et sa surface de couronne, à très petites
folioles, apparaît en vert glauque. Superposée à la couronne de cet arbre,
une liane en fleurs à nuance rougeâtre, Griffonia physocarpa ( Papilionaceæ )
est assez nette pour que l’on puisse délimiter les contours de sa « couronne ».
Tous les autres grands arbres pouvaient être identifiés sur ce cliché, notam¬
ment Delarium macrocarpum, une autre Légumineuse (Cesalpiniaceæ).
Naudea diderrichii (Rubiaceie), Tessmannia africana (Cesalpiniaceæ),
Celtis tessmannii ( Ulmaceæ), Xylopia ælhiopica ( Annonaceæ), PhyUanthus
discoideus (Euphorbiaceæ ) , deux Parkia bicolor (Mimosaceæ), ainsi qu’un
groupe de Croton oligandrum (Euphorbiaceæ) dont on ne peut délimiter
que l’ensemble des couronnes. Toutefois, ces espèces ne présentent pas de
caractéristiques colorées suffisamment nettes à cette période de l’année
(saison des pluies) pour permettre leur reconnaissance sur des clichés à
plus petite échelle et seules les nuances des parties en fleurs ou avec un
feuillage particulier nous sont utiles dans le cadre de notre étude.
Des caractéristiques « morphologiques » (aspect et formes) viennent
heureusement s'ajouter à ces nuances colorées des clichés aériens. On
remarque d’emblée sur la PI. 4, haut, l’aspect « étoilé » de Pycnanthus
angolensis ( Myrislicaceæ) dont le feuillage léger laisse apparaître les branches
rayonnantes, ainsi que l’apparence de « bois mort » des arbres défoliés,
par exemple, Afzelia bella (Cesalpiniaceæ ). Les caractéristiques des feuillages
d’aspect plus ou moins diffus complètent les faibles nuances colorées et
permettent notamment d'identifier les deux Parkia bicolor. Enfin, on
remarque les parasoliers, Musanga cecropioides, (Moraceæ) en bordure
de piste, dont le feuillage de structure caractéristique apparaît avec une
nuance plus bleutée que celui des autres espèces.
Source : MNHN, Paris
PI. 4. — Photographies de la forêt de M'passa (Gabon) : en haut, à basse altitude; reproduction
de l’original Polaroid couleur (échelle d’origine 1 /1200; altitude 250 m). Aux caractères
morphologiques seuls visibles sur cette photo, s’ajoutent les nuances colorées permettant
de différencier les espèces suivantes : Piptadeniastrum africanum (Pa); Griffonia physo-
earpa (Gp, liane superposée à la canopée de l'arbre précédent); Pycnanihus angolensis
(P, arbre remarquable par son modèle architectural); Tessmannia africana (Gb);
Naudea diderrichii (Nd); Xylopia ælhiopica (Xa); Croron oligandrnm (Co, groupe de
plusieurs arbres); Celtis lessmannii (Ct); Phyllanthus discoideus (Pd); Parkia bicolor (Pb);
Deiarinm macrocarpum (Dm); Afzelia bella (Ab). L’échelle de reproduction est indiquée
par une cage de 10 m sur 10 m, visible en bas et à droite. — En bas. photographie à moyenne
altitude; copie d’une image polaroïd prise à 450 m d’altitude (échelle d'origine I /1800).
Les espèces repérées en première analyse sur ce cliché (en utilisant les nuances colorées
dues en particulier aux floraisons) sont : Klainedoxa gabonensis (Kg); Peiersianlhns afri-
canus (Pa); Lophira alala (La); Dialium spp. (D); Ctelocaryon preussii (Cp); Drypeles
gossweiteri (Dg); Irtingia gabonensis (lg); Hymenostegia pelligrinii (Hp). L’échelle de
reproduction est indiquée par le château d'eau de 3 m de diamètre, visible en haut et
Source : MNHN, Paris
— 334 —
Photos a moyenne altitude
Les clichés pris à une altitude de 500 m environ sont les plus intéressants
dans l’optique de notre étude car ils permettent de distinguer encore beau¬
coup de détails spécifiques tout en couvrant une surface importante. La
PI. 4, bas, donne l’exemple d’un cliché pris à 450 m (échelle de l’original :
1/1800; couverture effective de 10 ha environ). Un coup d’œil rapide à
ce cliché pourrait laisser l’impression d’une « mer verte incommensurable ».
En fait, l’examen attentif permet d’observer les nuances de couleur et de
découvrir de très nombreux caractères « morphologiques ». L’arbre domi¬
nant par sa hauteur et sa surface de couronne est Klainedoxa gabonensis
(Irvingiaceæ ); son feuillage vert-brunâtre présente un aspect moutonneux
régulier qui se retrouve sur un autre individu de même espèce, à feuillage
persistant et croissance continue. Un autre grand arbre de la même famille,
Irvingia grandifolia, montre une couronne d’allure imprécise, étant en cours
de défoliaison. Pour Lophira alata (Ochnaceæ ), c’est la couleur rouge
caractéristique des jeunes feuilles en repousse qui permet le repérage. Enfin
on remarque les couleurs de beaucoup d’espèces en cours de floraison,
notamment les Dialium spp. (Cesalpiniaceæ ) dont une espèce apparaît en
rose-jaune et une autre dans des tons violacés. Un jaune plus franc caracté¬
risait Ccelocaryon preussii ( Myristicaceæ ). Les autres espèces identifiées sur
ce cliché, notamment un ensemble de Drypetes gossweileri ( Euphorbiaceæ)
et Hymenostegia pellegrinii ( Cesalpiniaceæ ), ne présentent pas de caractères
assez nets pour identifier d’autres individus par comparaison.
Sur les photographies prises à plus haute altitude, donnant des clichés
à une échelle égale ou inférieure au 1 5000 et pouvant couvrir 50 ha, il
semble très difficile de discerner les nuances colorées et seuls des caractères
tranchés, comme par exemple la floraison des Dialium spp., permettent
le repérage des espèces. Cependant dans le cadre d’une analyse structurale
de la forêt, ces photos couvrant une plus grande surface permettent une
meilleure interprétation globale. Sur photo I.G.N. au 1 50 000 agrandie,
une telle reconnaissance a été tentée par Mutoji (1977) visant à déterminer
la densité du couvert.
Sur le terrain, le travail de repérage et d'identification se faisant à
partir d’originaux uniques, il est nécessaire d’utiliser un feuillet plastique
parfaitement transparent et des crayons-markers adaptés (voir annexe).
L’identification de chaque espèce est complétée par le calcul de la
surface des couronnes des différents individus (par planimétrie, sur le calque
du cliché), afin de déterminer la répartition locale des productions. L’échan¬
tillonnage des productions est par ailleurs effectué au sol avec des tech¬
niques différentes selon les types de produits consommables.
CONCLUSIONS
Cette étude préliminaire de la structuration spécifique de la voûte
forestière à partir de la reconnaissance sur photos aériennes des phyto-
phases des arbres et des lianes, a montré la possibilité d’effectuer ce travail
à partir d’un matériel relativement simple.
Source : MNHN, Paris
— 335 —
Depuis plusieurs années, l’interprétation de photographies aériennes
est employée par les forestiers. Des travaux russes concernent les forêts
des régions tempérées (Belov, 1959). Pour les forêts tropicales, une revue
des travaux dans ce domaine, dont les plus anciens remontent à 1924,
a été présentée par Howard & Lanly (1975). Notre problématique diffère
sensiblement de celle des forestiers qui cherchent à repérer les essences
exploitables dont le nombre est limité en forêt dense (Clément & Guellec,
1974) et à trouver une méthode d’évaluation du volume de bois en fonction
de la hauteur de l’arbre et de la surface de sa couronne (Swellengrebe,
1959 et 1961 ; Aldred, 1976; Sayn-Wittgenstein &al., 1978). La tendance
actuelle est à l’introduction de techniques de plus en plus sophistiquées,
notamment l’emploi du radar altimétrique pour établir le profil de la
couverture forestière en même temps que celui du sol (Nielsen &
Aldred, 1978).
Il nous semble que les données sur la répartition spatiale des espèces
de forêt dense qui sont encore si rares et imprécises, sont indispensables à la
compréhension du fonctionnement de l’écosystème tropical, notamment
les influences réciproques des espèces végétales, la dynamique de croissance,
les relations végétaux-animaux comme la dissémination des graines et la
consommation, etc. Des projets de petite envergure permettant l’acquisition
de ces données avec la précision nécessaire peuvent donc fournir la clef
des phénomènes d’équilibre à long terme. La télédétection par satellite
ne peut que bénéficier de ces nouvelles explorations à grande échelle per¬
mettant une meilleure interprétation. Le « plus léger que l’air » reste cepen¬
dant le moyen le plus économique de survoler la forêt, à condition de s’ap¬
pliquer à des projets de petite taille. Penser “ small is beautiful ” est peut-être
la meilleure façon d’envisager les recherches à venir en botanique tropicale.
Remerciements : Nous remercions M. Nzogué Nguéma, Haut Commissaire à la
Recherche Scientifique et Technique du Gabon, qui a favorisé la réalisation de ce projet,
ainsi que les responsables du Service Photo du Muséum National d’Histoire Naturelle
et les autorités du Centre d'Essai en Vol de Brétigny-sur-Orge qui ont mis du matériel
et des moyens à notre disposition pour les essais préliminaires de nacelles réalisés en
France. Nous remercions enfin le Smithsonian Tropical Research Institute où les premiers
essais ont été tentés, au-dessus de la forêt de Barro-Colorado avec la collaboration de
N. Smythe.
Annexe : Matérifl utilisé
Ballon: Ballon captif type 12 C Pu 50.
Câble: Cordon nu « Kevlar » référence 1,5/TW A3.
Poids : 2,1 g par mètre; charge de rupture : 280 kg.
Générateur d'hydrogène : type G.I.P. n° 3 complet avec tous ses accessoires. Charges
complètes de réactifs P.U. 45 (charges alcalines, charges d’amorçage, charges de
ferro-silicium granulé).
Société des gaz industriels de Province, R. Scheurer-Kestner, 42000 Saint-Étienne.
Télécommande : Appareil Robbe Kompakt 27 MHz.
Objectif: Symmar S. 5,6/180 référence DC 210/226.
Matériel Polaroid: Plans films 20 x 25 cm (8 x 10 inches) type 808.
Châssis pour 20 x 25.
Développeuse pour 20 X 25.
Source : MNHN, Paris
— 336 —
Bombes aérosols: Bombes aérosols Galutec pour détection de fuite.
Markers sur plastique transparent: Schwan-Stabilo, Pen 96 P.
Références bibliographiques
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Source : MNHN, Paris
UN CASEARIA (FLACOURTIACEÆ) NOUVEAU
DES MASCAREIGNES
J. Bosser
Bosser, J. — 28.01.1980. Un Casearia (Flacourtiaceæ) nouveau des Mascareignes,
Adansonia, ser. 2, 19 (3) : 337-338. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Description de Casearia mauriiiana, sp. nov. de l’île Maurice, voisin
de C. coriacea Ventenat des îles Maurice et de La Réunion avec laquelle elle
était jusqu’ici confondue.
Abstract: A new species, Casearia mauriiiana, is described from Mauritius.
It was, till now, involved with C. coriacea Ventenat from Mauritius and Reunion.
Jean Bosser, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
Lors de la mise au point, pour l'impression, du manuscrit des Flacour¬
tiaceæ des Mascareignes par H. Sleumer, nous avons été amenés à revoir
le matériel d’herbier et à étudier les nouvelles récoltes non vues par l’auteur.
Nous avons pu ainsi reconnaître, dans le matériel jusqu’ici rapporté à
Casearia coriacea Ventenat, un taxon nouveau de l’île Maurice.
Casearia mauritiana Bosser, sp. nov.
A C. coriacea Ventenat foliis laie obovalis vel oblongis, pierumque basi rotundatis,
nerviis laleralibus piuribus, floribus majoribus, slaminodiis longioribus apice latis differt.
Typus : Friedmann 3364, île Maurice (holo-, P).
Arbuste atteignant 5-6 m de hauteur, à tronc de 15 cm de diamètre
environ. Rameaux brun rougeâtre, faiblement en zigzag, à lenticelles
blanchâtres, ± nombreuses. Feuilles à limbe épais, coriace, à points et
stries pellucides non visibles par transparence, vert sombre luisant face
supérieure sur le frais, vert plus clair face inférieure, largement elliptique
ou oblong ou largement obovale, arrondi parfois un peu émarginé au
sommet ou plus rarement terminé en pointe subacuminée obtuse, arrondi
et nettement délimité du pétiole à la base, plus rarement à base largement
cunéiforme, (4-)5-10(-15) x (3-)3,5-7(-8) cm, à 7-12 paires de nervures
latérales faiblement ascendantes; pétiole robuste, long de 0,5-1,5 cm.
Inflorescences en fascicules axillaires de (l-)3-I0 fleurs. Pédicelles glabres
atteignant 7-8 mm de longueur. Tépales 5, largement obovales ou sub¬
circulaires, concaves, arrondis au sommet, les 2 externes plus petits,
4x3 mm, les internes atteignant 5-5,5 X 4-5 mm, à marges glabres ou
courtement ciliolées. Étamines 7-9; anthères oblongues, longues de 0,8-
Source : MNHN, Paris
— 338 —
I, 4 mm. Staminodes aussi longs ou presque que les étamines, cohérents
avec elles à la base sur 1 mm environ, élargis et spatulés, charnus, à poils
blanchâtres assez longs et denses, sur le dos et la partie apicale de la face
interne. Ovaire glabre, faiblement trigone.
Cette espèce a été récoltée, rarement, sur la montagne Cocotte et les
plateaux environnants (Grand Bassin), entre 600 et 750 m d’altitude.
Confondue auparavant avec C. coriacea Ventenat, elle se distingue par
ses feuilles à base le plus souvent largement arrondie et à nervures latérales
plus nombreuses et moins nettement ascendantes et par ses fleurs, plus
particulièrement par l’androcée à staminodes plus grands et de forme
différente.
C. coriacea est une espèce plus répandue existant à Maurice et à La
Réunion, dont il existe de nombreuses récoltes. Elle est assez variable sur
le plan foliaire mais les fleurs ont, par contre, morphologiquement, une
grande homogénéité.
Matériel étudié : Ile Maurice : Boulon s.n., 1864-65, K; Coode 4356, Mont
Cocotte, 6.3.1974, K; Friedmann 3196, Mont Cocotte, août 1977, P; 3364 et 3366, ibid.,
II. 3.1978, P; Vaughan 15775, chemin Cheval near Grand Bassin, janv. 1940, MAU;
15779, ibid., 23.1.1939, MAU.
O.R.S.T.O.M., Paris.
Source : MNHN, Paris
NOTES ON INDO-CHINESE MIMOSACEÆ
I. Nielsen
Nielsen, I. — 28.01.1980. Notes on Indo-Chinese Mimosaceæ, Adansonia,
ser. 2, 19 (3) : 339-363. Paris. ISSN 0001-804X.
Abstract: Taxonomie and nomenclatural updating of S.E. Asian Mimosaceæ,
in connection with a révision for the Floras of Thailand and of Cambodia, Laos
& Vietnam. Généra dealt with: Parkia, Adenanthera, Entada, Xylia, Acacia
(especially subgen. Aculeiferum).
Résumé : Mises au point taxonomiques et nomenclaturales dans les Mimo-
sacées du S.E. asiatique, dans le cadre de leur révision pour les Flores du Cam¬
bodge, Laos, Viêt-Nam et de Thaïlande. Genres concernés : Parkia, Adenan¬
thera, Entada, Xylia, Acacia (notamment le subgen. Aculeiferum).
Ivan Nielsen, Botanical Institute, 68 Nordlandsvej, DK-8240 Risskov, Denmark.
During my préparation of the Mimosaceæ for Flore du Cambodge
du Laos et du Viêt-Nam and Flora of Thailand I often had to evaluate
taxa outside the area covered by the two floras. New species, changes
in nomenclature, new synonyms and miscellaneous notes on the variation
of the taxa and their geography too detailed for more concise floras is
published here, whereas full descriptions, synonymy and référencés will
appear in the floras. The Latin descriptions of the new species apply
to the holotypes only, whereas the characters of the paratypes are included
in the English descriptions. A mimeographed list of specimens studied
is obtainable at Botanical Institute, 68 Nordlandsvej, DK-8240 Risskov,
Denmark. Mrs. K. Tind made the drawings.
PARKIA R. Brown
in Denh. & Clapp., Trav. App. : 234 (1826).
Parkia sumatrana Miquel
Fl. Ind. Bat., Suppl. 1, Sumatra : 284 (1860).
— Parkia streptocarpa Hance, J. Bot., London 14 : 258 (1876); type : Pierre s.n., 2.1874,
« In insula Phu Kok, sinus Siamensis » (holo-, P; iso-, BM, K).
— Parkia dongnaiensis Pierre, Fl. For. Cochinch. 5 : tab. 393 A (1899) ; type : Pierre 5817,
2.1877, « Ad Chia xhan in præfectura Bienhoa » (holo-, P; iso-, P).
Type : Diepenhorst s.n., Sumatra, Prov. Priaman (holo-, U; iso-, K).
Source : MNHN, Paris
— 340 —
Sumatra, Bornéo, Malay Peninsula, Burma, Cambodia, Laos, S.
Vietnam.
It is easily distinguished by its large, truncate-rounded leaflets. There
is a tendency that the Indo-Chinese specimens hâve smaller and more
numerous leaflets; maybe this is due to clinal variation.
Parkia insignis Kurz, J. Asiat. Soc. Beng. 42 (2) : 74 (1873), probably
belongs here. It was described on Kurz 1742 (CAL), Martaban. Burma,
which consists of fallen inflorescences only. I hâve put it here on base
of the leaf-characters given by Kurz.
Parkia timoriana (A. DC.) Merrill
Philipp. J. Sci., Bot. 5 : 33 (1910).
— Inga timoriana A. DC., Prodr. 2 : 422 (1825).
— Parkia roxburghii G. Don, Gen. Hist. 2 : 397 (1832); type : Smith in WaUich 5288 B,
Calcutta (holo-, K).
— Mimosa biglobosa auct. non Jacq. : Roxb., Fl. Ind. 2 : 551 (1832).
— Parkia biglobosa auct. non (Jacq.) Benth. : Benth., J. Bot. (Hooker) 4 : 328 (1842),
p.p.
— Parkia javanica auct. vix (Lam.) Merrill : Merrill, Sp. Blancoana : 168 (1918).
Type : s. coll., s.n.. Timor (holo-, G-DC).
Tropical Asia (India to New Guinea), also cultivated.
Merrill (1918) based his Parkia javanica on Gleditschia javanica
Lamarck, Encycl. 2 :466 (1788). Lamarck’s référencé is “ Acacia javanica
non spinosa, foliis maximis, splendentibus. Com. Hort. I. p. 207 t. 206.
Raj. 477 N° 29. Pluk. t. 123. Cadawang indigenus ”. Apparently no
type exists of that in the Lamarck herbarium at Paris (P-LA). Merrill
then based the species on the first référencé given by Lamarck, Com-
melijn, Rar. PI. Hort. Med. Amstel. 2 : 207, tab. 106 (1697). This figure
shows a small stérile plant whose leaves hâve only 4 pairs of pinnæ and
ovate, obtuse leaflets. Gleditschia javanica Lamarck is différent from
the species given as synonym under it by Merrill (1918) : P. roxburghii
G. Don and P. timoriana (A.DC.) Merr. as the leaves hâve (14-) 22-23 pairs
of pinnæ with falcate, acute leaflets with the apex bent forwards. The
name Gleditschia javanica Lamarck is regarded as a dubious name.
ADENANTHERA L.
Sp. PI. : 384 (1753).
Source : MNHN, Paris
— 341 —
Adenanthera pavonina L. var. microsperma (Teijsmann & Binnendijk)
I. Nielsen, stat. nov.
— Adenanthera microsperma Teijsmann & Binnendijk, Natuurk. Tijdschr. Ned. Indië
27 : 58 (1864); type : ? Teijsmann s.n., Java.
— Adenanthera tamarindifoiia Pierre, Fl. For. Cochinch. 5 : tab. 392 A (1899); type :
Pierre 6552, 12.1865, Ba Ria, Bien hoa, S. Vietnam (holo-, P; iso-, K).
This variety has a more Eastern distribution than var. pavonina, who
is described from Ceylon, and probably is an escape from cultivation in
Indo-China.
I hâve not been able to trace the type of Adenanthera microsperma
in neither Leiden nor Utrecht. It is placed here on base of the description
of Teijsmann & Binnendijk.
The main différences between the two varieties are as follow:
var. pavonina var. microsperma
Pedicel and calyx glabrous.
Calyx 0.8-1 mm long.
Petals 3-4.5 mm long.
Pod ca. 12-16 mm broad not densely
contorted before dehiscence.
Seeds 7.1-8 x 8.3-8.5 mm suborbi-
cular to heartshaped.
Pedicel and calyx usually puberu-
Ious to sericeous (occasionally gla¬
brous).
Calyx 0.5-0.8(l) mm long.
Petals (2-)2.5-3.1 mm long.
Pod 8-ca. 12 mm broad, densely
contorted before dehiscence.
Seeds 5-8 X 4.5-7 mm, suborbicular
to ellipsoid.
ENTADA Adanson
Fam. PI. 2 : 318 (1763); Brenan, Kew Bull. 10 (2) : 161 (1955); ibid . 20 (3) : 361
(1967).
The genus has ca. 30, mainly tropical species; ca. 9 species in Asia,
5(-6?) are found in Indo-China and Thailand.
The genus is by Rickett & Stafleu (Taxon 8(9):288, 1959), typified
by the species Mimosa entada L., based on the plate and description by
Rheede (Hort. Malabar. 9:151, tab. 77, 1689).
As pointed out by Brenan (Kew Bull. 1955:162 & 164, 1955) this plate
was also the base of E. monostachya A. DC. (Prodr. 2:425, 1825), which
is a synonym of E. pursætha A. DC. The choice of Rickett & Stafleu
is a bit unfortunate as Rheede’s plate (l.c.) shows leaves and flowers only,
Source : MNHN , Paris
— 342 —
but not pods, which are pertinent for the identity of the genus. A better
choice would hâve been Entada phaseoloides (L.) Merr., based on Lens
phaseoloides L. (Herb. Amboin.:18, 1754) which is clearly typified, being
based on Faba marina Rhumphius (Herb. Amboin. 5:5-8, tab. 4 (1750).
Entada glandulosa Pierre ex Gagnepain
Not. Syst., Paris 2 : 57 (1911).
— Entada tamarindifolia Pierre ex Gagnepain, l.c. : 59 (1911), p.p., quoad specimen
Thorel « 1427, p.p. ».
Lectotype : Massie s.n., Laos, P.
Thailand, Laos, Cambodia and S. Vietnam.
Entada laotica Gagnepain
Bull. Soc. Bot. Fr. 99 : 46 (1952).
Type : Poilane 20691, Laos (holo-, P; iso-, K).
N.E. India, Népal, Assam, S. China (Yunnan), Burma and Laos.
This species belongs to the entity “ C ” mentioned by Brenan (Kew
Bull. 1955 : 165, 1955). Unfortunately no pods are known from this
species, which in ail characters but for the puberulous to velutinous calyx
seems to be similar to Entada pursætha DC. Carefull collections of flowers
and fruits from the same specimen must be done before the true relationships
of this species can be elucidated.
Entada phaseoloides (L.) Merrill
Philipp. J. Sci. Bot. 9 : 86 (1914).
-— Lens phaseoloides L., Herb. Amboin. : 18 (1754).
— Entada tonkinensis Gagnepain, Not. Syst., Paris 2 : 60 (1911); type : Balansa 2130,
N. Vietnam (holo-, P).
Type : Faba marina, Rumphius, Herb. Amb. 5 : 5-8, tab. 4 (1750).
S. China, N. Vietnam, Philippines to N. Guinea, Australia, Oceania.
Has only been collected a few times in Mainland Asia, but is rather
common in Malesia and Oceania. It tends to hâve slightly larger and
Source : MNHN, Paris
— 343 —
more obliquely ovate-elliptic leaflets, opposed to the obovate to elliptic-
lanceolate ones of E. pursætha, which is common in Africa and Mainland
Asia. The only différence between the two species is the consistency of
the endocarp, being woody in E. pursælha (3-4 pairs of leaflets per pinna)
and parchment-like in E. phaseoloides (l-2(-4) pairs of leaflets per pinna).
The other distinguishing character, the number of leaflets per pinna, is
obscured by the fact that specimens from Bornéo described as E. borneensis
Ridley (J. Asiat. Soc. Beng. 67 (2): 307, 1898) and specimens from Hainan
hâve up to 6-7 pairs of leaflets per pinna and pods with parchment-like,
thin endocarp.
Entada pursætha A. DC.
Prodr. 2 : 425 (1825).
— Entada schefferi Ridl., J. Bot. 58 : 195 (1920); Craib, Fl. Siam. En. 1 : 543 (1928);
type : Entada pursætha Scheffer, Obs. Phyt. 3 : 90, tab. 16,18. (= Natuurk. Tijdschr.
Ned. Ind. : 412, 1873).
Type : Delessert s.n. (1822), « Colitur in insul. franciæ », Mauritius (holo-, G-DC).
Asia, Oceania, Africa.
E. schefferi Ridl. was a mixture of at least two species. It was based
on the figure in Scheffer (/.c.), which belongs to E. pursætha, while two
of the specimens cited by Ridley ( Scortechini 769 , K and Wallich 5293, K)
belong to E. spiralis Ridl. Haniff & Nur 3894, K, from Phuket, Thailand,
cited by Craib ( Le.) also belongs to E. pursætha.
Entada reticulata Gagnepain
Not. Syst., Paris 2 : 59 (1911).
— Entada tamarindifolia Pierre ex Gagnepain, Not. Syst., Paris 2 : 59 (1911), p.p.
Type : Thorel 1427, p.p., Laos, Bassac (holo-, P).
Cambodia and Laos.
Entada tamarindifolia was based on two different specimens: Thorel
“ 1427, p.p. ”, Laos, P (= Entada glandulosa) and Pierre 6039, Rang-coao,
Cambodia, P (= Entada reticulata).
The three names were published in the same paper by Gagnepain
(Le.). As E. glandulosa (based on Massie s.n., Laos (lectotype) and
Source : MNHN, Paris
— 344 —
Pierre 1021 \ Cambodia) and E. reticulata (based on Thorel 1427, p.p.,
Laos) both are clearly defined, the name E. tamarindifolia Gagnepain
is discarded.
XYLIA Bentham
J. Bot. (Hooker) 4 : 417 (1842).
Xylia xylocarpa (Roxburgh) Taubert var. kerrii (Craib & Hutch.)
I. Nielsen, stat. nov.
— Xylia kerrii Craib & Hutch., Kew Bull. 1909 : 357 (1909).
Type : Kerr 547 (holo-, K; iso-, BM).
Xylia kerrii was distinguished from X. xylocarpa by Craib & Hut-
chinson (Le.) by having leaflets puberulous below and anthers without
glands. However, the leaflets may rarely be seen to be glabrescent, and the
pods of the Asian material cannot be separated in two groups. I hâve
kept var. kerrii as a variety because of its constancy in lacking glands on
the anthers; var. kerrii is found in Burma, Laos, Cambodia and Vietnam
whereas var. xylocarpa is found in India and Burma.
ACACIA Miller
Gard. Dict., abridg. ed. : 4 (1754).
— Deiaportea Thorel ex Gagnepain, Not. Syst., Paris 2 : 117 (1911).
— Nimiria Prain ex Craib, Kew Bull. 1927 : 393 (1927).
Subgen. Acacia
Stipules spinescent; internodes unarmed, leaves bipinnate.
Acacia craibii I. Nielsen, nom. nov.
— Nimiria siamensis Craib, Kew Bull. 1927 : 383 (1927).
Type : Kerr 10180 (holo-, K; iso-, ABD, BM).
Thailand (endemic).
1. Ciled ‘ 1026 ’ by mistake in Gagnepain, l.c. : 57.
Source : MNHN, Paris
— 345 —
The genus Nimiria was described by Craib (1927) because the filaments
were supposed to form a tube. They are, however, quite free from each
other as in the other species referred hereto by Craib, A. inopinata Prain.
The new name is necessary because the name Acacia siamensis
(= A. harmandiana) is preoccupied (A. siamensis Craib, Kew Bull. 1927:
392 (1927).
Acacia harmandiana (Pierre) Gagnepain
Not. Syst., Paris 2 : 115 (1911).
— Pilhecolobium ? harmandianum Pierre, Fl. For. Cochinch. 5 : tab. 394 A (1899).
— Pilhecolobium mekongense Pierre, l.c. : tab. 396 B; type : Harmand 58 ( Pierre 5981)
(holo-, P).
— Delaporlea annula Thorel ex Gagnepain, Not. Syst., Paris 2 : 118 (1911); type :
Thorel 2138 (not 2137) (holo-, P).
— Acacia siamensis Craib, Kew Bull. 1927 : 392 (1927); type : Kerr 8221 (holo-, K;
iso-, ABD, BM, E).
Lectotype : Harmand 77 & 125 ( Pierre 5982), P; iso-, E, K.
Thailand and Laos.
The species belongs to the genus Acacia, having more than 10 free
stamens per flower. The glandular appendages on the anthers mentioned
by Gagnepain (l.c.) in his description of the genus Delaporlea is found
in most other Asian Acacias and is not given generic merit.
The type of this species is a sheet in the Paris herbarium, which bears
the annotation “ Pilhecolobium ? harmandianum ” “ Harmand 77 &
125 secus flumen Mékong ad Khong ” in Pierre’s handwriting. Appa-
rently there has been some mixing of the labels as two other specimens:
Harmand 77 collected 12/75 (= December 1875) “ Bords du Me-Khong
(Laos) ” and Harmand 125, Bassin du Se-Moun (Laos méridional) both
are annotated “ Acacia harmandiana ” by Gagnepain.
Acacia leucophlœa (Roxburgh) Willdenow
Sp. PI. 4 : 1083 (1806).
— Mimosa leucophlœa Roxb., PI. Corom. 2 : 27, tab. 150 (1800).
— Acacia arcuaia Decne., Herb. Tim. Descr. : 133 (1835); type : Decaisne s.n. (iso-, K).
—- Delaporlea microphylla Gagnepain, Bull. Soc. Bot. Fr. 99 : 46 (1952); lectotype :
Podane 30543, P.
— D. ferox Gagnepain, l.c. : 47 (1952); type : Evrard 1632 (holo-, P).
Lectotype : Roxburgh, PI. Corom. 2 : tab. 150 (1800).
India, Burma, Thailand, Indo-China and the Malay Archipelago
(Java-Timor).
Source : MNHN, Paris
— 346 —
I hâve not been able to trace any Roxburgh collections and therefore
consider the excellent drawing in Roxburgh, PI. Corom. 2: tab. ISO (1800)
as the type of this species.
Delaportea microphylla was based on two collections, Poilane 9470
and Poilane 30543 (not 30545 as stated by Gagnepain in the protologue).
The latter is the best preserved, in accordance with the description and
therefore considered as lectotype.
Because of the habit of tree and the relatively few stamens (20-25)
with glandular appendages, Gagnepain referred it to the genus Delaportea.
Subgen. Aculeiferum Vassal
Bull. Soc. Hist. Nat. Toulouse 108 : 138 (1972).
Stipules not spinescent; thorns scattered on the internodes; leaves
bipinnate.
The taxonomy of this pantropical group is difficult. It consists of
about 27 species in tropical Asia distributed from India/Ceylon to New
Guinea. The richest variation is seen in Mainland Asia, especially in
India and Indo-China.
A key to and an énumération of the species in Burma, Thailand,
Cambodia, Laos and Vietnam is given below. Some of the S. Chinese
species, which may be found in the area are also keyed out.
Key
SPECIES
1. Flowers in spikes.
2. Stems reddish velutinous hirsute; leaflets acute-apiculate ... 4. A. donnaiensis
2'. Stems greyish, glabrous; leaflets obtuse. S. China_ A. yunnanensis Franch.
I'. Flowers in heads.
3. Leaflets alternate. 2. A. comosa
3'. Leaflets opposite.
4. Main vein of leaflets starting centrally or subcentrally.
5. Base of leaflets fully truncate; leaflets densely puberulous,
villous or strigose beneath.
6. Bracts projecting beyond the flowers in bud, calyx lobes
only adnate at the base. 13. A. tonkinensis
6'. Bracts do not project beyond the flowers in bud, calyx
lobes united high up. 14. A. torta
5'. Base of leaflets rounded to cuneate in the distal pointing
part; leaflets glabrous to faintly adpressedly puberulous
beneath.
7. Leaflets subtrapezoid to obliquely obovate, large, (5-)
28 x (8-) 75 mm . 5. A. meeboldii
T. Leaflets oblong to falcate, small, 0.3-5.5 x 1.5-15 mm
Source : MNHN, Paris
— 347 —
4'. Main vein of leaflets starting marginally.
8. Latéral veins of leaflets forming a reticulate pattern beneath.
9. Main vein parallei to the upper rnargin of the leaflet.
. 15. A. vietnamensis
9'. Main vein not parallei to the upper rnargin of the leaflet.
10. Leaves crowded on short-shoots; pods tightly curl-
ed, slightly inflated . 12. A. thailandica
10'. Leaves evenly scattered along the stem; pods
straight, not inflated.
11. Leaflets membranaceous, with a wrinkled
appearence when dried; pods fleshy with
wrinkled surfaces, seeming to break into
segments . 3. A. concinna
11 '. Leaflets chartaceous, without a wrinkled appea¬
rence when dried ; pods chartaceous, smooth,
not seeming to break into segments.
12. Calyx (excl. teeth) hairy.
13. Leaflets glabrous. 11. A. pseudo-intsia
13'. Leaflets puberulous. S. China.
. A. témana Harms
12'. Calyx (excl. teeth) glabrous.
14. Branchlets bluish tinged, pube¬
rulous to tomentose when young.
. 10. A. pruinescens
14'. Branchlets brownish, glabrous.
15. Leaflets sharply acute. S. China
. A. delavayi Franch.
15'. Leaflets obtuse to rounded ..
. 9. A. andamanica
8’. Latéral veins of leaflets do not form a reticulate pattern
beneath.
16. Petiolar gland in the Iower half of the petiole usually
just above the basal pulvinous.
17. Leaflets obtuse. 6 c. A. megaladena var. indo-chinensis
17'. Leaflets acute.
18. Leaflets straight; main vein of leaflets not
parallei to the upper rnargin in the proxi¬
mal half.
19. Petiolar gland circular to broadly elliptic
with outwards bent margins; rachis
glands below the junction of the 1-6
distal pairs of pinnæ .
. T c. A. pennata subsp. kcrrii
19'. Petiolar gland narrowly circular to co-
lumnar; rachis glands at the junctions
of the 8-14 distal pairs of pinnæ...
. 8. A. pluricapitata
18'. Apex of leaflets bent forwards; main vein of
leaflets parallei to the upper rnargin at least
in the proximal half. 7 .A. pennata
16'. Petiolar gland at or above the middle of the petiole.
20. Rachis glands at the junctions of the 8-14 distal
pairs of pinnæ; leaflets acute. S. A. pluricapitata
20'. Rachis glands below the junctions of the 1-4 distal
pairs of pinnæ ; leaflets obtuse.
21. Bracts do not project beyond the flowers
in bud. 6. A. megaladena
21'. Bracts do project beyond the flowers in bud.
. 16. A. sp. in obs.
Source : MNHN, Paris
348 —
1. Acacia cæsia (L.) Willdenow
Sp. PI. 4 : 1090 (1806); Craib, Kew Bull. 1915 : 408 (1915).
— Mimosa cæsia L., Sp. PI. : 522 (1753).
— Acacia columnaris Craib, Kew Bull. 1915 : 410 (1915); type : Hohenacker 1643 (holo-,
K; iso-, BM).
Type : Herman , Ceylon (holo-, BM).
var. subnuda (Craib) I. Nielsen, comb. nov.
— Acacia oxyphylla Graham ex Benth. var. subnuda Craib, FI. Siam. En. 1 : 550 (1928).
— Acacia oxyphylla Graham ex Benth., London J. Bot. 1 : 514 (1842); type : Wallich
5252 A (holo-, K; iso-, BM, K-W).
Type : Winit 1463 (holo-, K; iso-, ABD, BKF, C).
Var. cæsia, which is found in S. India and Ceylon, has a cornute-
columnar petiolar gland; var. subnuda, which is found in N. India, Burma,
Thailand and Indo-China, has an elliptic, concave to cratershaped petiolar
gland. Var. subnuda is the oldest avaible epithet within the same rank
and has to be used also under Acacia cæsia. Indumentum of leaflets and
width of the pods is very variable in this species. This is the reason why
no taxonomie ranks has been applied to this variation.
2. Acacia comosa Gagnepain
Not. Syst., Paris 2 : 113 (1911).
Lectotype : Pierre s.n. (herb. n. 5977), 3.1869, S. Vietnam, Bien Hoa, P; iso-,
K, L.
Thailand, Laos, S. Vietnam.
3. Acacia concinna (Willdenow) A. DC.
Prodr. 2 : 464 (1825); Verdc., Kew Bull. 32 : 471 (1978).
— Mimosa concinna Willd., Sp. PI. 4 : 1039 (1806).
— Acacia rugata Hamilton ex Benth. var. concinna (Willdenow) Kurz, J. Asiat.
Soc. Beng. 45 (2) : 297 (1876).
— Mimosa rugata Lam., Encycl. Méth., Bot. 1 : 20 (1783); type : Sonnerai s.n.. India,
« le grand acacia épineux mimosa rugata enc. » (holo-, P-LA).
— Acacia polycephala A. DC., Prodr. 2 : 473 (1825); type : s. col!., s.n. « Ile de France
ou de Bourbon » (Réunion), G-DC.
— Acacia rugata Hamilton ex Benth., London J. Bot. 1 : 514 (1842).
— Acacia rugata (Lam.) Buch. ex Voigt, Hort. Suburb. Cale. : 263 (1845).
— Acacia concinna (Willd.) A. DC. var. rugata (Hamilton ex Benth.) Baker, in Hook.
f., Fi. Br. Ind. 2 : 297 (1878).
— Acacia phUippinarum Benth., Le. : 514 (1842), p.p., quoad Cuming 1166 p.p.
— Acacia hooperiana Zippel ex Miq., Fl. Ind. Bat. 1 : 10 (1855); type : Zippel s.n.,
— Acacia hooperiana var. subeuneata Miq., Le. : 11 (1855); type : Blume s.n., Java, L.
Source : MNHN, Paris
— 349 —
— Acacia rugata Hamilton, in Wall. Cat. n. 5251 (1831-32), nom. nud.
— Acacia pennaia auct. non (L.) Willd. : Merrill, Sp. Blancoanæ : 167 (1918), p.p.,
quoad spec. n. 259 et 887.
Type : D. Klein s.n., Ind. Or., B-W.
Tropical Asia (India-New Guinea).
Both from India and New Guinea this species is reported to be either
a low tree with straggling branches, a shrub or a climber (see Verdcourt,
Le.).
This species is recognized primarely by the thick, sinuate, fleshy
pods with very wrinkled valves in dry condition. It is also characterized
by the usually axillary peduncles and very thin, membranaceous leaflets,
which are often wrinkled when dry.
Acacia concinna is the only species of the genus in Indo-China, where
both pubescent and glabrous ovaries are found. Gamble (Fl. Madras
1: 304, 1918) distinguishes two species; Baker (Le.) and Kurz (Le.) two
varieties: 1) A. rugata: 4-6 pairs of pinnæ; leaflets about 18 pairs, 0.5-
0.75 in. long, 0.15-0.2 in. broad; ovary pubescent; pod 1-1.25 in. broad;
2) A. concinna: 8 or more pairs of pinnæ; leaflets more than 20 pairs,
0.25-0.5 in. long, 0.04-0.10 in. broad; ovary glabrous; pod 0.75 in. broad.
Specimens with glabrous ovaries and few pairs of pinnæ are found in
Thailand (for example: Kerr 6757,17414, 18528, ABD). That is the reason
why I hâve treated them as one species. Voigt (Hort. Suburb. Cale. 263,
1845) published the name « Acacia rugata (Lam.) Buch. », Merrill (Philipp.
J. Sci., Bot. 5 : 28,1910) published the name Acacia rugata (Lam.) Hamilton.
It is likely that A. rugata Ham. was an identification based on Mimosa
rugata Lam., but it is not possible to prove that. Merrill (1935) when
publishing Acacia sinuata corrected his earlier treatment, not accepting
the entry in Wallich’s Catalogue as a valid combination. Acacia rugata
Lam. was thus preoccupied by Acacia rugata Hamilton ex Benth. (1842),
which is the first use of the epithet in Acacia. The oldest epithet available
is then Acacia concinna (Willd.) A. DC. (1825).
Acacia sinuata (Loureiro) Merrill (Trans. Amer. Philos. Soc. Phila¬
delphia 24 (2): 186,1935) based on Mimosa sinuata Loureiro (Fl. Cochinch.
653, 1790) probably belongs here. Merrill (Le.) did not mention any
type specimens. I hâve not been able to trace any neither in P nor BM.
The name is regarded as dubious.
4. Acacia donnaiensis Gagnepain
Not. Syst., Paris 2 : 114 (1911).
Lectotype : Harmand 965, S. Vietnam, bord du Donnai, 11.1876, P.
5. Vietnam; Bornéo (Kalimantan : Enclert 2526, 3033, K; Sabah :
Meijer 20241, K), new record! This species thus shows a distribution
Source : MNHN, Paris
— 350 —
pattern similar to Albizia corniculata, Parkia sumalrana and Acacia
pluricapitata.
5. Acacia meeboldii Craib
Kew Bull. 1927 : 66 (1927).
Lectotype : Ken 12197, ABD; iso-, BM, K.
Lower Burma, Peninsular Thailand.
This species has the largest leaflets, (5-)28 X (8-)75 mm, hitherto
known in Asian Acacias.
6. Acacia megaladena Desvaux
J. Bot. (Desvaux) 1 : 69 (1814); Brenan & Exell, Bol. Soc. Brot., ser. 2, 31 : 102
(1957).
— Acacia arrophula D. Don, Prod. Fl. Népal. : 247 (1825); type : Wallich 5257 (holo-,
K; iso-, BM).
— Albizzia tenerrima De Vriese, in Miq., PI. Jungh. 2 : 270 (1852); type : Junghuhn 81
(holo-, K).
— Acacia tenerrima (De Vriese) Miq., Fl. Ind. Bat. 1 : 14 (1855).
— ? Acacia brunnescens Parkinson, Kew Bull. 1932 : 103 (1932); type : C. E. Parkinson
s.n. (holo-, ?).
Type : Desvaux s.n. (holo-, P).
Combined with A. pennata by many authors. Brenan & Exell
( l.c .) drew the attention to the différences between the two species. I partly
agréé with their opinion and hâve found the following characters valuable
in distinguishing the two species:
A. megaladena
A. pennata
Petiolar gland at or above the middle
of the petiole (flowering specimens).
Leaflets obtuse, straight.
Petiolar gland below the middle of
the petiole, usually just above the
basal pulvinus.
Leaflets sharply acute, apex often
bent forwards.
The other character mentioned by Brenan & Exell, the latéral veins
of the leaflets conspicuous and raised beneath, is not a constant character
outside India.
I hâve only hesitatingly included A. brunnescens Parkinson in the
synonomy. I hâve not been able to trace the type and hâve reduced
Source : MNHN, Paris
— 351 —
the species on base of the characters mentioned in Parkinson’s description
where the leaflet is said to hâve a rounded apex and 8-10 mm long and
1.7-2 mm wide.
The species is very variable. A key is given to the Indo-Chinese
varieties:
Key to the varieties
1. Calyx glabrous to faintly puberulous; corolla 2-3.4 mm long.
2. Leaflets 0.8-1.5 mm broad; latéral veins usually raised, prominent
. var. megaladena
2'. Leaflets (0.3-)0.5-0.8 mm broad; latéral veins prominulous to
inconspicuous, not raised. var. indo-chinensis
1'. Calyx velutinous; corolla 4.2 mm long. var. garretiii
var. megaladena
India, Népal, S. China (Yunnan), Burma, Laos, N. Vietnam, Java.
var. indo-chinensis 1. Nielsen, var. nov.
— Acacia pennala (L.) Willd. var. arrophula auct. non (D. Don) Baker : Craib, FI.
Siam. En. 1 : 550 (1928), p.p.
A varieiale megaladena foliolis ( 0.3 -) 0.5-0.8 mm lalis, nervis laleralibus prominulis
ad inconspicuis, nullo modo elevatis differl.
Type : Larsen, Smitinand & H'arncke 375, Thailand, S.E., Prachin Buri; Khao
Yai National Park, ait. 750 m (holo-, AAU).
Thailand, Laos, S. Vietnam.
The type of A. arrophula D. Don, has as large leaflets as the type of
A. megaladena Desv. and diflers in no important characters. Accordingly
this variety with small leaflets cannot be given the name var. arrophula
as was done by Craib.
Some fruiting specimens hâve the petiolar gland in the lower half
of the petiole, but may be recognized by the obtuse leaflets (for example:
Kerr 4807, K, AAU; Collins 1780, K).
The specimen Marcan 1537 cited together with Kerr 4807 as “A.
pennata, Willd., vars.” in Craib (l.c. : 551) belongs here.
var. garrettii I. Nielsen, var. nov.
A varieiale megaladena marginibus glandulæ peliolaris retroflexis, calyce velulinoso,
corolla 4.2 mm longa differl.
Type : Garrell 1239, Thailand, Chiang Mai, Doi Chawm Hot, ca. 1420 m (holo-,
K; iso-, ABD, E).
Source : MNHN, Paris
— 352 —
Differs from var. megaladena in the following characters: petiolar
gland with outwards bent margins; calyx velutinous; corolla 4.2 mm long.
Thailand, S. China (Yunnan).
The variety is not known with mature pods. Hennipman 3241, BKF,
C, K and Tsiang 12265, K, from Yunnan hâve an unripe pod: 15.6 cm
long, 2.5 cm broad, oblong, chartaceous, glabrous, eglandular, with promi¬
nent veins and marks over the seeds.
7. Acacia pennata (L.) Willdenow
Sp. PI. 4 : 1090 (1806); Brenan & Exell, Bol. Soc. Brot., ser. 2, 31 : 100 (1957).
— Mimosa pennata L., Sp. PI. : 522 (1753).
Type : Herman (holo-, BM).
The morphology of this species is very variable. A key to the sub-
species found in Indo-China is given below.
Key to the subspecies
1. Leaflets sharply acute, apex asymmetrical, bent forwards, often nearly
hooked.
2. Flowers distinctly pedicellate. subsp. pennata
2'. Flowers sessile.
3. Young stems and inflorescences covered with reddish, glandular
hairs, leaflets (0.6-) 0.8-1.5 mm broad. subsp. hainanensis
3'. Young stems and inflorescences with scattered glandular hairs
only; leaflets (0.3-) 0.5-0.6 mm broad . subsp. insuavis
1'. Leaflets ± broadly acute, apex straight. subsp. kerrii
subsp. pennata
Ceylon, India, Burma, Thailand.
subsp. hainanensis (Hayata) I. Nielsen, sial. nov.
— Acacia hainanensis Hayata, le. PI. Formos. 3 : 83 (1913).
— Acacia macrocephala Lace, Kew Bull. 1915 : 401 (1915); type : Lace 5787, Burma,
Bhamo (holo-, E; iso-, K).
Type : Katzumada s.n. (1910), China : Hainan (holo-, TI).
China (Hainan), N. & S. Vietnam, Burma, India (Khasia).
Source : MNHN, Paris
— 353 —
A. macrocephala was distinguished from A. pennala by its larger
flowers: calyx 3.5-4 mm long, corolla 5 mm long. Nearly as long calyces:
1.5-3.5 mm long and corollas: 2.5-4.5 mm long are found in A. pennata
from India. As the petiolar glands are found in the lower half of the
petiole and the leaflets are sharply acute I hâve reduced A. macrocephala
to synonymy under A. pennata.
A. pennata subsp. hainanensis is very variable in leaflet-size and number
of rachis glands. It may always be known by the dense cover of reddish
glandular hairs and the reddish-brown pods.
The petiolar glands of specimens from N. Vietnam (for example
Balansa 2171, Chevalier 29742, Eberhardt 3907, 4806, P) tend to be small
ca. 0.5 mm in diameter and columnar. In this character and also in the
number of rachis-glands the specimens are similar to Acacia pluricapitata
from S. Vietnam, Thailand and W. Malesia.
A. pluricapitata
A. pennata subsp. hainanensis
Leaflets0.3-0.5 mm broad; main vein
not parallel to the upper margin in
the proximal half of the leaflet.
Leaflets (0.6-)0.8-1.5 mm broad;
main vein parallel to the upper margin
in the proximal half of the leaflet.
subsp. insuavis (Lace) I. Nielsen, stat. nov.
— Acacia insuavis Lace, Kew Bull. 1915 : 401 (1915).
Type : Lace 6173, Burma (holo-, E; iso-, K).
Burma, Thailand, Cambodia, Laos.
Cultivated as a hedge-row shrub. The leaves are foetid when crushed
and used as vegetable.
subsp. kerrii I. Nielsen, subsp. nov.
A subspecie pennata foliolis plus minusve late acutis, costa folioli haud parallela
ad marginem superiorem et calyce glabro vel subglabro differt.
Type : K. Bunchuai & B. Nimanong 1430, Thailand, Chiang Rai, Mae Suai, 25.7.1967
(holo-, K; iso-, BKF, C, P).
Differs from subsp. pennata in having ± broadly acute leaflets with
straight apex, main vein of leaflets not parallel to the upper margin, and a
glabrous or nearly glabrous calyx.
N.E. India, Burma, Thailand, Cambodia, Laos, N. & S. Vietnam.
Source : MNHN, Paris
— 354 —
8. Acacia pluricapitata Steudel ex Bentham
London J. Bot. 1 : 516 (1842).
— Acacia pennata (L.) Willd. var. pluricapitata (Steud. ex Benth.) Bak., in Hook. f.,
Fl. Ind. 2 : 298 (1878).
— Acaciapolycephala Graham, in Wall., Cat. n. 5255 (1831-32), nom. nud., non A. DC.
(1825).
— Acacia pluricapitata Steud., Nomencl., ed. 2, 1 : 7 (1840), nom. inval.
Type : G. Porter in Wallich 5255 A, Malaysia : Penang (holo-, K-W).
Thailand, S. Vietnam, Malay Peninsula, Sumatra, Bornéo, Java.
Steudel (/.c.) based Acacia pluricapitata on Acacia polycephala
Graham, which is a nomen nudum. Bentham (l.c.) produced the first
description of this species.
9. Acacia andamanica I. Nielsen, nom. nov.
— Acacia pseudo-intsia Miquel var. ambigua Prain, in King, J. Asiat. Soc. Beng 66 (2) :
249 & 511 (1897).
— Acacia pseudo-intsia auct. non Miquel : Craib, Fl. Siam. En. 1 : 551 (1928).
Lectotype : King's Collector s.n., Andaman Isl., K.
Andaman Islands, Thailand.
A new name is needed as the name Acacia ambigua is preoccupied
(A. ambigua Hoffmgg. and A. ambigua Vogel).
The main différences between A. andamanica and A. pseudo-intsia are
as follow:
A. andamanica
A. pseudo-intsia
Stipules 1-4 x 3-8 mm, half hastate-
half cordate.
Stipules ca. 2 mm long, filiform.
Petiolar gland (flowering specimens)
Petiolar gland at the middle of the
in the lower half of the petiole.
petiole.
Petiolar gland concave.
Petiolar gland cushion-shaped.
Calyx tube glabrous.
Calyx tube densely puberulous to
velutinous.
Pod 1.8-2.5 cm broad.
Pod 3.4-5 cm broad.
Prain (l.c.: 511, 1897) stated that the leaflets of var. ambigua were
quite glabrous beneath opposed to the typical variety (var. pseudo-intsia),
where they should be minutely adpressed-puberulous beneath. Only the
first statement is true. Blume s.n., Java, L, which is the type of A. pseudo-
source : MNHN, Paris
— 355 —
intsia Miquel, has leaflets quite glabrous beneath, as hâve the other spéci¬
mens examined by me of that species. Prain mixed up two species under
his var. pseudo-intsia : Ridley 3631 = Acacia concinna has the puberulous
leaflets and stipules and was referred to A. pseudo-intsia by Prain. This
may explain the error.
10. Acacia pruinescens Kurz
J. Asiat. Soc. Beng. 45 (2) : 298 (1876).
Lectotype : /. D. Anderson s.n., 26.4.1866, Burma : Poneshee, CAL.
Burma, S. China (Yunnan), N. Vietnam (new record).
Through the courtesy of the director of the Calcutta Herbarium
I received a photo of a specimen annotated by Kurz as “ Acacia prui¬
nescens”. The label says:
Yunan Expédition
Acacia pruinescens Kurz
Dist. Poneshee Coll. D. J. Anderson
26/4 1866
In the protologue Kurz mentions nothing about the plant coming
from Yunnan (China). He only States: “ Not unfrequent in the tropical
forests of the Southern Pegu Yomah; also Ava, Khakyen Hills, east of
Bhamo (J. Anderson) ”.
The Anderson collection mentioned may be the one cited above
from Poneshee. It agréés well with the characters mentioned by Kurz
( l.c .): “ flower heads twice the size of those of the preceeding, and the
branchlets, inflorescence, and peduncles are more or less pruinous with
or without an admixture of tomentum ”. It is accordingly selected at type.
11. Acacia pseudo-intsia Miquel
Fl. Ind. Bat. 1 : 12 (1855).
— Acacia macrocephaia Lace var. siamensis Craib, Fl. Siam. En. 1 : 549 (1928); type :
Kerr 10357, Thailand (holo-, K; iso-, ABD, BM).
Type : Blume s.n., Java (holo-, L).
Thailand, Malay Peninsula, Java, Sumatra.
Only known from two localities in Thailand, A. macrocephaia (= A.
pennata subsp. hainanensis) is a Burmese-N. Vietnamese species, which
is recognized by its sharply acute leaflets, reddish glands and large flowers,
ca. 4-5 mm long. Kerr 10357, base of A. macrocephaia var. siamensis
Craib, belongs to A. pseudo-intsia because of leaflet characters and the big
pod 16-20 cm long and 3.5-5 cm broad.
Source : MNHN, Paris
— 356 —
12. Acacia thailandica I. Nielsen, sp. nov.
Frutex ramis effusis vel volubilis, spinis recurvatis sparsis in inlernodiis munit us;
ramuli dense puberuli ad tomentosos, pilis glandulosis atris tecti, glabrescentes ; stipulx
laie ovatx, acutx, puberulx, 1 X 1.2 mm ; paniculx et folia sxpe aggregata in brachy-
blastis ad axillos cicatricum veterum. Folia: petiolus 0.5-0.7 cm longus, glandula sessili,
circulari, plus minusve plana, diametro 0.8-1.1 mm, in medio petioli vel inferius, 0.4-0.7 cm
supra basin; glandulx rachidum sessiles; foliota 17-44-juga, opposita, sessilia, oblonga,
( 0.8 -) 1.3 X (2.5-) 3-5.5 mm, basi irregulariter truncata, apice acuta, sxpe mucronata,
utraque superficie glabra, marginibus autem dense ciliata, Costa ad initium marginali,
margini superiori nullo modo parallela, nervis lateralibus prominentibus, anastomantibus,
infra reticulatis. Pedunculi breviter racemosi vel axillares. Flores subsessiles in capitulis,
bracteis luiud alabastra exstantibus sustenti. Calyx 2 mm, glaber, dent ibus 0.5-1 mm longis,
ovatis, acutis, glabris; corolla 2.5-2.9 mm longa, glabra, dent ibus 1 mm longis, ovatis,
acutis, glabris ; stamina plurima antheris glandularibus ; ovarium 1 mm longum, velulinum,
stipite 1 mm longo. Legumen ca. 2 cm latum, parum inflatum, arcte curvatum, griseo-viride,
chartaceum, glabrum, nervis prominulis, signisque supra semina; dehiscentia? Semina
3.5 X 5.5 mm, lata elliptica, oblonga, pleurogrammate 1.1 X 2.5 mm. (Semina para-
typorum 4.5 X 6 mm, pleurogrammatibus 1.3 X 3.3 mm).
Type : Put 2537, Thailand, Central : Ang Thong (holo-, K; iso-, C, P).
Paratypes : Kerr 5985, Thailand : Nakhon Sawan, K; Lecomte & Finet 1783,
Cambodia, Siem Reap : Angkor, P; Pierre 495, Cambodia, Kandal : Phnom Penh,
3.1870, P; Schmid s.n., 2.1969, without locality, P; Winit 497 A, Thailand : Kancha-
naburi, K.
A shrub with straggling branches or a woody climber, armed with
scattered, recurved thorns on the internodes; branchlets densely puberulous
to tomentose, covered with dark glandular hairs, glabrescent; stipules
1 X 1.2 mm, broadly ovate, acute, puberulous; leaves and panicles often
crowded on short-shoots in the axils of old leafscars. Leaves: petiole
0.5-1.7 cm long, gland 0.4-0.7 cm above the base, at or below the middle
of the petiole, ca. 0.8-1.1 mm in diameter, circular, ± flat, sessile; rachis
glands sessile; leaflets 17-44 pairs per pinna, opposite, sessile, (0.8-)1.3 X
(2.5-)3-5.5 mm, oblong; base asymmetrically truncate, apex acute, often
mucronate; both surfaces glabrous, but margins densely ciliate; main vein
starting marginally, not parallel to the upper margin, latéral veins prominent,
anastomosing, reticulate beneath. Peduncles shortly racemose or axillary.
Flowers subsessile in heads, subtended by bracts, which are not projecting
beyond the flowers in bud. Calyx 2 mm, glabrous, teeth 0.5-1 mm long,
ovate, acute, glabrous; corolla 2.5-2.9 mm long, glabrous; teeth 1 mm
long, ovate, acute, glabrous; stamens numerous, anthers glandular; ovary
1 mm long, velutinous, stipe 1 mm long. Pod ca. 2 cm broad, slightly
inflated, tightly curled, greenish-grey, chartaceous, glabrous, with promi-
nulous veins and marks over the seeds; dehiscence? Seeds 3.5 x 5.5 mm,
broadly elliptic, pleurogram 1.1 x 2.5 mm, oblong. (Seeds ca. 4.5 x 6 mm,
pleurogram ca. 1 x 3 mm in the paratypes.)
Only Asian Acacia subgen. Aculeiferum with curled pods and shoot
dimorphy.
Source : MNHN, Paris
357 —
Source : MNHN, Paris
- 358 —
13. Acacia tonkinensis I. Nielsen, sp. nov.
Frutex volubilis, spinis recurvatis sparsis in internodiis arma!us ; ramuli hirsuti,
glandulis paUidis ; slipuli 4-6 mm longi, filiformes, hirsuti, prædecidui ; folia secus caulem
«qualiter conspersa. Folia: petiolus 4.5-5.5 cm longus, glandulis duabus: glandula proxi-
malis sessilis, elevata, elliptica, crateriformis, cava, ca. 2 mm longa, in dimidio inferiore petioli
posita, 1.0 cm supra basin ; glandula distalis sessilis, elevata, circularis, cava, diametro circa
1.5 mm, in medio petioli vel supra posita, 2.5-3 cm supra basin ; glandula: rachidum sessiles ;
foliota 17-33-juga, opposita, sessilia, oblonga ad subfalcata, (/./-) 2-2.5 x ( 4-) 5-9.5 mm,
basi regulariter truncata, apice irregulariter rotundato-truncata, apiculata, introflexa,
superficie superiore leviter strigosa, inferiore dense strigosa, marginibus slrigosis; Costa
ab initio centralis, deinde versus apicem medio aberrans, margini superiori haud parallela
nervi accessorii l(-2) prominuli e basi initiati, nervi latérales inconspicui.
Inflorescentia : pedunculi in paniculis terminalibus hirsutis fasciati; capitula florum
sessilium bracteis 2 mm longis, filiformibus, geniculatis, alabastra superantibus sustenta.
Flores: lobi calycis basi modo connati, ca. 2 mm longi, oblongi, acuti, sparse pilosi; corolia
2.5 mm longa, glabra, lobis ca. 1 mm longis, triangulari-ovatis, glabris; stamina plurima;
ovarium ca. 1 mm longum, puberulum, stipite 1 mm longo.
Type : Wilson 2715, N. Vietnam, Lao Cai, 8.1899 (holo-, K).
Paratype : Balansa 2168, N. Vietnam, Son Tay : Tu-Phap, 23.3.1887, P.
A woody climber armed with scattered, recurved thorns on the inter-
nodes; branchlets hirsute, with light glands; stipules 4-6 mm long, filiform,
hirsute, early caducous; leaves evenly scattered along the stem. Leaves:
petiole (3.2-)4.5-5.5 cm long with two glands: proximal gland (0.5-) 1.0 cm
above the base, in the lower half of the petiole, ca. (1.2-)2 mm long, elliptic,
crater-shaped, (flat-) raised, sessile, hollow; distal gland 2.5-3 cm above
the base, at or above the middle of the petiole, ca. 1.5 mm in diameter,
circular, raised, sessile, hollow; rachis-glands sessile; leaflets (11-) 17-33 pairs
per pinna, opposite, sessile, (l.l-)2-2.5(-3) x (4-)5-9.5 mm, oblong to sub-
falcate; base symmetrically truncate; apex asymmetrically rounded-trun-
cate, apiculate, bent forwards; upper surface faintly strigose, lower densely
strigose, margins strigose; main vein starting centrally at the base, running
excentrally towards the apex, not parallel to the upper margin, l(-2) promi-
nulous accessory veins ascending from the base; latéral veins inconspicuous.
Inflorescence; peduncles collected in terminal, hirsute panicles; flowers
in heads, sessile, subtended by 2 mm long, filiform, geniculate bracts, which
are projecting beyond the flowers in bud. Flowers: calyx-lobes only adnate
at the base, ca. 2 mm long, oblong, acute, with a few scattered hairs; corolla
2.5 mm long, glabrous, lobes ca. 1 mm long, triangular-ovate, glabrous;
stamens numerous; ovary ca. 1 mm long, puberulous, stipe 1 mm long.
Pod ( Balansa 2/68) 1.3-2.4 x 12.5 cm, oblong, with slightly sinuate
margins, red-brown, chartaceous, flat, with dark glandular hairs and
inconspicuous veins, déhiscent. Seeds 5-7 x 8-12 mm, irregularly ellip-
tical, pleurogram ca. 2 x 4-7 mm, oblong.
This species is related to Acacia cæsia from which it diflers by: 1) leaflet-
base fully truncate; 2) leaflets densely strigose beneath; 3) bracts project¬
ing beyond the flowers in bud; 4) calyx lobes adnate at the base only.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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14. Acacia torta (Roxburgh) Craib
Kew Bull. 1915 : 410 (1915).
— Mimosa torta Roxburgh, Fl. Ind. 2 : 566 (1832).
Type : Roxburgh drawing n. 1865 , K.
S. & C. India, Thailand.
Only known from one collection in Thailand, Kerr 16287, Peninsular:
Ranong, Tasan, K.
A. torta is related to A. cæsia but has puberulous to velutinous leaflets,
fuliy truncate at the base. The Kerr collection has immature pods only.
It may belong to a new variety as it has 2 petiolar glands. But flowering
and fruiting material with ripe pods is needed to describe it properly.
15. Acacia vietnamensis 1. Nielsen, sp. nov.
Frutex scandons vel volubilis (spinis recurvatis sparsis ad internodia armatus, in
paratypo Poilane 11668) ramuli in partibus distalibus puberuli, pilis glandulosis, glabres-
centes; folia secus caulem æqualiter conspersa. Folia: petiolus 4-5 cm longus, glandula
0.5-1.0 mm longa, sessili, elevata, elliptica, plana ad subconcava, in dimidio inferiore petioli
1.8-2 cm supra basin posita ; glandulæ rachidum sessiles ; foliota circa 25-40-juga, opposila,
sessilia, oblonga, 1-1.5 X (5.5-) 4-6.5 mm; basi irregulariter truncata , apice laterali ad
marginem superiorem irregulariter acuta, introflexa, superficie superiore glabra, superficie
inferiore glabra vel sparse pilosa, marginibus ciliatis ; Costa excentrica e basi initions, deinde
parallela ad marginem superiorem, nervi latérales reticulati, infra prominuli ad prominentes.
lnflorescentia : pedunculi ad racemos axillares, ca. 12 cm longas, fasciali ; capitula
forum sessilium bracteis spathulatis, 1 mm longis, alabastra haud superantibus sustenta.
Flores : calyx 1.8-2 mm longus, campanulatus glanduloso-puberulus, dentibus ca. 0.5 mm
longis, triangularibus, acutis, glanduloso-puberulis ; corolla 2.5 mm longa, glanduloso-
puberula, lobis ca. 1.1 mm longis, ellipticis, acutis, glanduloso-pilosis ; s lamina plurima
antheris glandula stipitata, decidua apice connectivi instructis ; ovarium ca. 1 mm longum,
velutinum, stipite ca. 0.5 mm longo.
Type : Poilane 19678, S. Vietnam, Bien Hoa : Dinh-Quan, 13.10.1931 (holo-,
K; iso-, P).
Paratypes : Poilane 8780, S. Vietnam, Phan Rang : Ca Na, ait. 400 m, P; Poilane
11668, Laos, Savannakhet « Kilo. 20 la route de Savannakhet a Quang Tri », P; Schmid
s.n., 10.2.1963, p.p. (leaves only), S. Vietnam, P.
A scandent shrub or woody climber armed with scattered, recurved
thorns on the internodes (in paratype Poilane 11668); branchlets puberulous
in the distal parts, with glandular hairs, glabrescent; leaves evenly scattered
along the stem. Leaves: petiole (1.8-)4-5 cm long; gland (0.7-l-)1.8-2 cm
above the base, in the lower half of the petiole, 0.5-1.0 mm long, elliptic,
raised, flat to slightly concave, sessile, rachis glands sessile; leaflets (20-)25-
40 pairs per pinna, opposite, sessile 1-1.5(2.1) x (3.5-)4-6.5(-10) mm,
oblong, base asymmetrically truncate; apex asymmetrically acute, bent
forwards, the tip latéral on the upper margin, upper surface glabrous,
lower surface glabrous or with a few scattered hairs, margins ciliate; main
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 362 —
vein starting excentrically at the base, running parallel to the upper margin,
latéral veins prominulous to prominent beneath, reticulate.
Inflorescence: peduncles collected in axillary racemes ca. 12(-17) cm
long; flowers in heads, sessile, subtended by 1 mm long, spathulate bracts,
which are not projecting beyond the flowers in bud. Flowers: calyx
1.8-2 mm long, campanulate, glandular puberulous, teeth ca. 0.5 mm
long, triangular, acute, glandular puberulous; corolla 2.5 mm long, glandular
puberulous; lobes ca. 1.1 mm long, elliptic, acute, glandular haired, stamens
numerous, anthers with a stipitate, caducous gland at the apex of the
connective; ovary ca. 1 mm long, velutinous, stipe ca. 0.5 mm long.
Pod ( Poilane 8780, 11668, only immature pods observed) up to
2.8 x 11 cm, oblong, red-brown, chartaceous, flat, with light glandular
hairs and inconspicuous veins. Seeds?
This species belongs to the group around Acacia concinna with the
reticulate lower leaflet-surfaces. It is characterized by: 1) the very asym¬
metrical^ acute leaflet-apex ; 2) the main vein of the leaflet parallel to the
upper margin; 3) the glandular puberulous calyx and corolla.
16. Acacia sp., in obs.
Sorensen, Larsen & Hansen 2205, Thailand, North Eastern : Khon Kaen, C.
This specimen is by the characters of the pod and seeds closely related
to A. megaladena : Pod 2.8-3 X 18-20 cm, oblong, red-brown, chartaceous,
flat, glabrous, eglandular, without distinct marks over the seeds and incon¬
spicuous veins. Seeds 5.5-6.5 x 8-10 mm, elliptic, flat; pleurogram
1.5-2 x 3-4.5 mm, elliptic-oblong, linea fissura parallel to margins.
However, the long filiform bracts are projecting beyond the flowers in
bud just as in A. comosa and A. tonkinensis. Flowering material will
show if this entity deserves spécifie rank.
IMPERFECTLY KNOWN GENERA
Calliandra Bentham
J. Bot. (Hooker) 2 : 138 (1840).
Calliandra has never been recorded from Indo-China. It is a genus
of about 200 species, mainly found in America. It has three species in
India-Burma, two of which are armed with stipular thorns.
Poilane 9150, S. Vietnam, Phanrang: Ba Ran, 16.12.1923, ait. 600 m, P,
has spinescent stipules; the leaves hâve 1 pair of pinnæ each with 3 pairs
of obovate-ovate, opposite, sessile, chartaceous leaflets up to 3 x 5.5 cm.
Source : MNHN, Paris
— 363
The pod: 1.5-1.9 X 7-10 cm, stalked, oblong, curved, brown rigidly, charta-
ceous with thickened margins; the valves are prominent, reticulately veined
and elastically recurving from the apex at the dehiscence. Seeds ca.
7x9 mm, irregularly elliptical, thickened, brown, with a hard testa with
pleurogram.
Poilane noted that the specimen was a 9-10 m high tree ca. 0.80 m
in circumference.
The flowers are needed to describe this new species adequately.
Acknowledgements : Th s author is indebted to the directors and curators of
the following herbaria, which hâve sent him plenty of material on loan as well as photos
of several types: ABD, BM, C, CAL, E, K, L, P, U. I wish to thank Mrs. H. Hopkins,
Oxford, who sent photos of types of Parkia species, Dr. Ohashi, Tokyo, who sent me
photos of the type of Acacia hainanensis , Anne Fox Maule, M. Sc., the Botanical Muséum,
Copenhagen, who latinized the descriptions. Thanks to Dr. Vidal, Paris, for assistance
in getting material and types on loan, to Dr. R. Polhill, Dr. B. Verdcourt, Kew, for
fruitful discussions during my stay, and to Mr. B. Burtt, Edinburgh, for nomenclatural
assistance. Thanks also to Professer Kai Larsen for critical advice and encouragement
during ail stages of this study.
Source : MNHN, Paris
— 364 —
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
R. Letouzey & colI. — Documents phytogéographique S' n° I concernant
ta Flore du Cameroun (Ouvrage publié avec le concours du CNRS). Intro¬
duction (14 pages + 8 calques) et 130 fiches avec cartes au 1: 5 000 000.
Sous pochette plastique , 32 X 22 cm. Paris, 1978.
Disponible auprès de l'Association de Botanique Tropicale, Laboratoire de Phanéro-
gamie, Muséum National d’Histoire Naturelle, 16 rue BufFon, 75005 Paris, France;
CCP La Source 33075-20 W, au prix de 160 FF (tirage limité).
Ces « Documents phytogéographiques » concernent uniquement des arbres et
arbustes de tous biotopes dont l'aire camerounaise se situe au Sud du 7 e parallèle (forêt
dense humide, savanes périforestières et soudaniennes) ; chaque espèce fait l’objet d’une
fiche comportant synonymie, noms vernaculaires disponibles, description sommaire,
renseignements phytogéographiques et écologiques, références éventuelles à des spéci¬
mens, renvois bibliographiques..., accompagnés d'une carte au I : 5 000 000 (quadrillée
au 1 /6 e de degré) où se trouve notée la présence de l’espèce, parfois son importance
quantitative.
Les cartes de distribution ont été établies d'après des relevés de terrain effectués de
1959 à 1976, complétés par l'examen des spécimens de l'Herbier de Paris et par des cita¬
tions bibliographiques valables.
Cette première série (130 fiches) regroupe toutes les espèces dont le nom de genre
commence par la lettre « A »; une introduction précise les buts et moyens de cet ouvrage.
Outre son intérêt scientifique fondamental, cette publication présente une certaine utilité
aux plans économique, ethnobotanique, biologique... Elle justifie de nouveaux efforts
en matière de floristique et de phytogéographie camerounaises car trop nombreuses sont
encore les espèces connues par une seule récolte, ou par quelques récoltes ou observations,
ce que démontre aisément cette première série de 130 fiches.
Note : Documents phytogéographiques n° 2 (116 espèces dont le nom de genre
commence par la lettre « B » + 2 fiches « A » complémentaires) : sous presse.
ACHEVÉ D’IMPRIMER LE 28 JANVIER 1980
SUR LES PRESSES DE FD EN SON
IMPRIMERIE ALENÇONNAISE 61002 ALENÇON
Dépôt légal 1 er trimestre 1980 - 91.104
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris