ALBERT R. MANN
LÎBRARY
JORMîü. UNIX.
ALBERT R. MANN
LIBRARY
New York State Colleges
OF
Agriculture and Home Economics
AT
CORNELL UniVERSITY
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Library Bureau Cat. No. 1137
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ÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO
K ■-*.*
ANNALES DU MUSÉE DU CONGO
PUBLIÉES PAR ORDRE DU SECRÉTAIRE D’ÉTAT
ZOOLOGIE — SÉRIE I
MATÉRIAUX
POUR LA FAUNE DU CONGO
Tome II. — Fascicule I.
BATRACIENS ET REPTILES NOUVEAUX
PAR
G. A. BOULENGER
MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DE LONDRES
ANTILOPE NOUVELLE
PAR
OLDEIELD THOMAS
MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DE LONDRES
Planches dessinées, sous la direction des auteurs, par P. j. Smit et J. Green,
BRUXELLES
Août 1901
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ETAT INDÉPENDANT DD CONGO
Transmis à
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fe/ '® , ' aife '«»« de la série f Zoologie,
des Annales du Musée.
Reçu de l’Etat Indépendant du Congo
le fascicule i, tome II, de la série I, Zoologie,
des Annales du Musée.
Bruxelles, le 20 septembre igoi.
Au nom du Secrétaire d’État :
, le
Le Secrétaire Général
du Département de l’Intérieur,
LIEBRECP1TS
Prière de renvoyer ce coupon détaché et dûment rempli
à la Direction du Musée de l'État Indépendant du Congo,
10, rue de Namur, à Bruxelles, Belgique.
• '
• -
. :
...
BATRACIENS NOUVEAUX
PAR
G. A. BOULENGER
Parmi les Batraciens, en nombre assez considérable, qui ont été recueillis
jusqu ici pour le Musée du Congo, et dont la détermination m’a été confiée, j’ai
trouvé quelques exemplaires qu’il m’a été impossible de rapporter à aucune des
espèces déjà décrites. Ils font l’objet de la présente notice.
BUFONIDÆ
BUFO, Laurenti.
BUFO LEMAIRII.
PL I, fig. 1.
La tête est un peu plus large que longue; le museau est pointu, subcunéi-
forme, et dépasse très fortement la lèvre inférieure ; le canthus rostralis est bien
marqué et la région frênaie très oblique et concave; la narine est à égale distance
de l’œil et du bout du museau ; la région interorbitaire est un peu concave et un
peu plus étroite que la paupière supérieure; le tympan, très distinct et circulaire,
est un peu plus grand que l’œil, dont il est très rapproché. Les doigts et les
orteils sont minces et allongés, obtusément pointus, à nodosités subarticulaires très
saillantes et simples ; le premier doigt est à peine plus long que le second ; la
palmure des orteils est courte, car elle ne s'étend pas au delà de la phalange
basilaire ; le métatarse est muni de deux petits tubercules mousses et un pli
cutané s’étend le long du bord interne du tarse. Le membre postérieur étant plié
en avant, l’articulation torso-métatarsienne atteint le bord antérieur de l’orbite. La
peau est entièrement couverte de granulations, plus égales et plus serrées en dessous
qu’en dessus ; un fort pli glanduleux derrière l’angle des mâchoires, parallèle aux
glandes parotoïdes, qui sont très proéminentes, étroites et aussi longues que la
distance qui les sépare du bout du museau.
2
v.
^ <v=>q..
20432S
Les faces supérieures sont d’un brun olivâtre relevé par des taches noires
disposées par paires et séparées sur la ligne vertébrale par une raie jaunâtre ; des
barres noirâtres s’étendent en travers des membres et l’arrière des cuisses est
réticulé de brun foncé ; les faces inférieures sont uniformément blanches.
Longueur du museau à l’anus .54 millim.
Longueur de la tête.16 «
Largeur de la tête.19 »
Longueur du museau.6 »
Diamètre de l’œil.5 »
Largeur interorbitaire. . . . . . ..3 »
Diamètre du tympan.5 «
Membre antérieur.29
Membre postérieur.80 «
Longueur du tibia.23
Longueur du pied . . ,.32 »
Cette espèce est très nettement caractérisée par le museau pointu et la
gracilité des doigts et des orteils. Elle est fondée sur un exemplaire unique, femelle,
recueilli â Pweto, sur le lac Moero, par la mission dirigée par M. le capitaine
Charles Lemaire. Outre les nouveautés' décrites plus loin, la même localité a fourni
des représentants des batraciens suivants : Xenopus Muelleri, Peters, Bufo regularis ,
Reuss, B. carens , A. Smith, Rana mascareniensis , D. et B., R. oxyrhynchus , A.
Smith, Phrynobatrachus perpalmatus , Blgr., Rappia marmorata , Rapp, R. concolor,
Hallow., Cassina senegalensis , D. et B., Hylambates viridis, Gthr., Hemisus
marmoratum , Peters, (. mdanense , Stdr.), et Breviceps mossambicus, Peters.
RA N I DÆ
RANA, Linné.
RANA MOERUENSIS
PL I, flg. 2.
Forme assez trapue. Tête longue comme large, très convexe, le museau à
peine plus large que haut; le museau, obtusément pointu et dépassant la bouche,
est de même longueur que l’orbite ; la narine est plus rapprochée de l’œil que du
bout du museau et elle est suivie d’une assez forte excavation de la région frenale;
le canthus rostralis est faible ; la région interorbitaire est beaucoup plus étroite que
la paupière supérieure ; le tympan est très distinct et aussi grand que l’œil. Les
dents vomériennes ! forment une forte rangée transversale largement interrompue au
milieu et située au niveau du bord antérieur des narines internes. Les doigts et
les orteils sont très courts et obtus, à tubercules sous-articulaires petits et médiocre¬
ment saillants; le premier doigt est un peu plus long que le second; les orteils sont
palmés au tiers; un très fort tubercule, dur et comprimé, n la base du premier orteil,
dont il égale presque la longueur. Le membre postérieur étant replié en avant, l’arti¬
culation tarso-métatarsienne atteint la narine. La peau du dessus et des côtés du
corps est chagrinée et semée de grandes verrues glandulaires ; il y a un pli dorso-
latéral très accentué, qui se perd sur la région sacrale, et un autre pli glandulaire
s’étend en arrière de la fente buccale jusqu’à l’épaule ; la peau du ventre est
faiblement granuleuse et forme un fort pli de chaque côté ainsi qu’en travers de
la poitrine. Le mâle est pourvu d’un sac vocal externe de chaque côté, faisant
hernie par une fente allongée située en avant du bras.
Brun olive en dessus, les plis dorso-latéraux plus clairs ; des taches noirâtres
correspondent aux principales éminences verruqueuses ; une ligne claire le long de la lèvre
supérieure, surmontée d’une bande noire couvrant les régions frênaie et temporale ; une
grande tache noire sur la paupière ; des barres noirâtres en travers des membres ; arrière
des cuisses marbré de noirâtre; parties inférieures blanchâtres, la gorge marbrée de brun.
Longueur du museau à l’anus.57 millim.
Longueur de la tète. .20 ■ »
Largeur de la tète.20 «
Longueur du museau. . 9
Diamètre de l’œil ... . . 7
Largeur interorbitaire. . ... 21/2
Diamètre du tympan ........ . . 7
Membre antérieur . .. . .25
Membre postérieur. . .76
Longueur du tibia. 26
Longueur du pied. 22 -
Un spécimen mâle de Pweto (mission Lemaire).
Rana moeruensis se rapproche surtout de R. acispersa , IL et B., R. ornata ,
Peters, et R. pulchra, Blgr., dont elle se distingue facilement par la forme de la tète, la
grandeur du tympan et la disposition des tubercules et plis tégumentaires.
RAP PI A, Günther.
RA P PI A RHODOSCEL1S
PL II, flg. I.
La tète est longue comme large; le museau est court et arrondi et son extrémité
dépasse très peu la mâchoire inférieure ; la narine est un peu plus rapprochée du bout du
museau que de l’œil; le canthus rostralis est indistinct et la région frênaie légèrement
concave ; la région interoculaire est un peu plus large que la paupière supérieure ; le
tympan est caché. Les doigts et les orteils sont modérément allongés, fortement dilatés au
bout ; les doigts externes sont presque à demi palmés ; la palmure du pied laisse libre
l’avant-dernière phalange du quatrième orteil ; un très petit tubercule mou à la base du
premier orteil. Le membre postérieur étant replié en avant, l’articulation tibio-tarsienne
atteint l’œil. La peau est lisse en dessus, les parties inférieures sont granuleuses, à
l’exception de la poitrine, du membre antérieur, de la jambe et du tronc ; un très fort pli
4
s’étend en travers de la gorge et dans ce pli se cache le sac vocal des males, dont la légion
gui aire porte une sorte de bavette à contour libre semi -circulaire.
Gris-brunâtre en dessus, avec une raie latérale blanchâtre plus ou moins distincte s’éten¬
dant de l’épaule à laine ; à la loupe, les parties supérieures paraissent finement tiquetées
de noir ; la face inférieure des membres, les doigts et les orteils internes, ainsi que le dessus
des cuisses, d’un beau rose vif ; parfois une ou deux petites taches noires au poignet et à
la base du pied.
Du museau à l'anus : 35 millimètres.
D’assez nombreux exemplaires provenant de Pweto, par 1 expédition Lemaire.
Cette espèce est très voisine de R. marmorata , Rapp, et R. argus , Peters. Elle
s’en distingue par la région gulaire granuleuse.
RAP PI A UNDULATA.
PL II, fig. 2.
La tête est longue comme large ; le museau est court et arrondi et son extrémité
dépasse très peu la mâchoire inférieure; la narine est un peu plus rapprochée du bout du
museau que de l’œil ; le canthus rostralis est indistinct et la région frênaie légèrement
concave; la région interoculaire est plus large que la paupière supérieure; le tympan est
caché. Les doigts et les orteils sont assez courts, fortement dilatés au bout; les doigts
externes sont palmés au tiers ; la palmure du pied laisse libre l’avant-dernière phalange
du quatrième orteil ; un très petit tubercule mou à la base du premier orteil. Le membre
postérieur étant replié en avant, l’articulation tibio-tarsienne atteint l’œil. Les parties
supérieures sont plus ou moins verruqueuses ; la gorge, le ventre et le dessous des cuisses
sont comme pavés de gros granules; un très fort pli s étend en traveis de la goige, le
mâle n’a pas de disque gulaire.
Brun en dessus, à dessin symétrique foncé liseré de claire; une ligne onduleuse
claire de chaque côté de la tête et du corps, formant un crochet sur la région dorsale
comme chez la Rainette d’Europe ; cuisses et dessous des membres rose vif.
Du museau à l’anus : 25 millimètres.
Cette petite espèce, représentée par de nombreux individus de Pweto et de Lofoï
(expédition Lemaire), se distingue de la précédente par sa peau verruqueuse, ses doigts
plus courts et moins fortement palmés, ainsi que par la coloration. Elle se distingue de
R. cinctiventris , Cope, par la tête plus petite.
RAPPIA GRANULATA
PL IL fig. 3.
La tête est longue comme large; le museau est court et arrondi, un peu pincé,
tronqué et proéminent; le canthus rostralis est arrondi, la région frênaie rabattue
presque verticalement; les narines sont très rapprochées du bout du museau; la
région interoculaire est beaucoup plus large que la paupière supérieure; le tympan
est caché. Les doigts et les orteils sont modérément allongés, assez faiblement
5
dilatés au bout ; un simple rudiment de palmure entre les doigts ; orteils à moitié
palmés; un très petit tubercule mou à la base du premier orteil. Le membre
postérieur étant replié en avant, l’articulation tibio-tarsienne atteint le bord antérieur
de l’œil. La peau est granuleuse sur les parties supérieures ainsi que sur la gorge,
le ventre et le dessous des cuisses. Le mâle est pourvu d’un sac vocal externe
recouvert d’une sorte de bavette à contour libre semi-circulaire.
Le spécimen unique, un mâle mesurant 22 millimètres du museau à l’anus,
provenant de Pweto (expédition Lemaire), est gris rosâtre en dessus, poncticulé de
brun, blanchâtre en dessous.
Cette petite espèce est bien caractérisée par la peau des régions supérieures
uniformément granulée et par la brièveté de la palmure des orteils.
RAPPIA OXYRHYNCHUS
PL II, flg. 4.
La tête est un peu plus longue que large ; le museau est très pointu et
dépasse fortement la bouche ; le canthus rostralis est arrondi, la région frênaie
rabattue presque verticalement ; la narine est plus rapprochée du bout du museau
que de l’oeil ; la région interoculaire est beaucoup plus large que la paupière
supérieure; le tympan est caché. Les doigts et les orteils sont modérément allongés,
modérément dilatés au bout ; un simple rudiment de palmure entre les doigts ; orteils
à moitié palmés; un très petit tubercule mou à la base du premier orteil. Le membre
postérieur étant replié en avant, l’articulation tibio-tarsienne atteint l’oeil. La peau est
granuleuse sur les parties supérieures, ainsi que sur la gorge, le ventre et le dessous
des cuisses. Le mâle est pourvu d’un sac vocal rentrant sous un fort pli en travers
de la gorge.
La coloration des parties supérieures est rosâtre, finement poncticulée de brun;
quatre raies claires, liserées de brun le long du corps, les externes se prolongeant
de chaque côté de la tête sur le canthus rostralis.
Du bout du museau à l’anus : 18 millimètres.
Plusieurs individus de Pweto et de Lofoï (expédition Lemaire).
Cette espèce se distingue de la précédente par le museau pointu, caractère
qui la rapproche de R. nasuta, Gthr., dont les doigts sont plus distinctement
palmés, dont la peau du dos est lisse, sans granulations, et dont les membres
postérieurs sont plus allongés.
fi
ENGYSTOMATIDÆ
PHRYNOMANTIS, Peters.
PHRYNOMAN TIS AFFINIS
PL II, fig. 5.
La forme est très trapue, les membres sont courts et les yeux très petits Le
museau, tionqué à 1 extrémité, dépasse à peine la bouche; le diamètre de l’œil
égale la distance qui le sépare de la narine; l’espace interoculaire, un peu convexe,
est plus du double de la largeur de la paupière supérieure ; le tympan, médiocre¬
ment distinct, est aussi grand que 1 œil. La muqueuse buccale forme un rendement
elliptique transversal derrière chacune des narines internes. Les doigts et les orteils
sont couits, épais et à peine renflés à 1 extrémité; les tubercules sous-articulaires
sont peu saillants et le tubercule à la base du premier orteil est mal défini. Le
membre postérieur étant replié en avant, l’extrémité du plus long orteil atteint
seulement le bord antérieur de l’œil. La peau est lisse et luisante ; un amas
glanduleux sur la région coccygienne, un autre sur la face supérieure de la jambe.
Le mâle est pourvu d’un sac vocal gulaire externe assez développé.
Noir en dessus, tacheté de rouge carmin ; la plus grande de ces taches, en
forme de croissant, se trouve sur la région lombaire; les parties inférieures sont
d’un blanc sale, réticulées de brun, la gorge du mâle est noirâtre.
Longueur du museau à l’anus .
Longueur du museau . . . .
Diamètre de l’œil.
Diamètre du tympan . . .
Largeur interorbitaire. . . .
Membre antérieur.
Main.
Membre postérieur.
Pied.
50 millim
4 «
3 «
3 »
0 •’
26 v
II »
43 »
16 »
L exemplaire unique sur lequel est fondée cette espèce provient de Pvveto,
par l’expédition Lemaire. Comparé aux types de B. bifasciatus , Smith, dont un mâle
est figure sur la pi. II, fig. 6, B. affinis se distingue par la petitesse de l’œil et
la dilatation beaucoup moins marquée de l’extrémité des doigts. Quoique ces deux
batiaciens soient voisins 1 un de 1 autre, je n’hésite pas à les considérer comme
d’espèces parfaitement distinctes.
REPTILES NOUVEAUX
PAR
G. A. BOULENGER
Considérant le très grand nombre de reptiles que possède déjà le musée du Congo,
il est surprenant de trouver fort peu de nouveautés. Aussi dois-je me borner à décrire ici
un saurien et neuf ophidiens, dont deux ont déjà paru dans une petite note publiée
en 1897, sans toutefois avoir été figurés.
GECKONIDÆ
HEMIDACTYLUS, Gray.
HEMIDACTYLUS HECQUI.
PL III, fig. 1 .
La tête est oviforme, très fortement déprimée, le museau plus long que la distance
qui sépare l’oeil de l’orifice auriculaire; celui-ci est assez grand, ovale, oblique, son
diamètre égale aux trois cinquièmes de celui de l’oeil ; le front est un peu concave. Le
corps est assez allongé et très déprimé. Les doigts et les orteils, libres, sont assez
fortement dilatés, la partie terminale grêle modérément allongée; 5 lamelles sous le
premier orteil, 8 sous le quatrième. Le dessus du museau est couvert de granules
grossiers, le reste de la tête de granules très fins, entremêlés de petits tubercules sur la
région occipitale ; la plaque rostrale est deux fois plus large que haute, fendue dans sa
moitié supérieure ; la narine est percée entre la rostrale, la première labiale et trois petites
écailles; 11 labiales supérieures, 10 inférieures ; la sympliysiale est triangulaire; il y a
deux paires de mentales, la première formant une suture médiane derrière la symphysiale.
Le dessus du corps est couvert de très petits granules, entremêlés de tubercules trièdres
à carène aiguë formant 16 séries longitudinales irrégulières ; ces tubercules sont moins
grands que les espaces qui les séparent; le ventre est couvert d’écailles lisses et imbriquées
assez grandes ; on en compte 26 en une série transversale. Six pores préanaux (mâle). La
8
queue est cylindrique, couverte en dessus de granules entremêlés de grands tubercules
coniques formant des séries longitudinales et transversales, en dessous de petites écailles
imbriquées.
Gris brunâtre en dessus avec des taches plus claires en travers du dos et une raie
claire du bout du museau à la base de la queue, passant à travers l’œil ; blanc en dessous ;
des barres foncées en travers de la queue.
Longueur totale.100 millim.
Longueur de la tête. 15 «
Largeur de la tête. 9 »
Diamètre de l’œil. 3 1/2
Diamètre de l’ouverture auriculaire. 2 «
Longueur du corps.35 »
Membre antérieur.17 «
Membre postérieur.22 «
Longueur de la queue.50 »
Le spécimen unique provient d’Albertville, lac Tanganika, et fait partie de la collection
rassemblée par M. le capitaine Ilecq.
Hemidactylus Hecqui est très voisin de B. Bocagii , Blgr. Je l’en distingue à cause
de la tête beaucoup plus aplatie, la position de la narine, bordée par la première labiale,
et les écailles ventrales plus grandes.
GLAUCON 11 DÆ
GLAUCONIA, Gray.
GLAUCONIA LEPEZI.
Pl. III, fig. 2.
Le museau est arrondi ; la plaque sus-oculaire est plus grande que la frontale,
largement en contact avec la rostrale, et suivie de deux paires de plaques beaucoup plus
larges ; la rostrale est plus de deux fois plus large que la nasale, s’étend en arrière
jusqu’entre les yeux, qui sont bien distincts; la nasale est divisée, beaucoup plus étroite
que l’oculaire; celle-ci borde la lèvre, entre deux labiales dont l’antérieure est très petite,
à peine aussi grande que la division inférieure de la nasale ; il y a cinq labiales inférieures.
Les écailles sont au nombre de 14 autour du milieu du corps. Le diamètre du corps est
compris 50 fois dans la longueur totale, la longueur de la queue 9 fois.
D’un brun noirâtre en dessus et en dessous ; lèvres et menton blancs.
Longueur totale 125 millimètres ; queue 14.
Un spécimen de Zambi, Bas-Congo, par M. le lieutenant Lepez.
Cette espèce est bien caractérisée par sa plaque rostrale grande et largement en
contact avec la sus-oculaire de chaque côté.
9
COLU BRI DÆ
GRAYIA, Günther.
GRAYIA FASCIATA
PL III, flg. 3.
La tête est assez allongée, médiocrement déprimée et pas très nettement
détachée du cou ; l’œil est assez grand, son diamètre de beaucoup supérieur à la
distance qui le sépare de la bouche. La rostrale, peu visible en dessus, est une fois
et deux tiers aussi large que haute ; les internasales sont longues comme larges et
plus courtes que les préfrontales ; la frontale est deux fois plus longue que large,
aussi longue que les pariétales, beaucoup plus longue que la distance qui la sépare
du bout du museau ; la nasale est complètement divisée ; la frênaie est très petite,
plus longue que haute; une préoculaire et deux postoculaires; temporales allongées,
2 -b 3 ; huit labiales supérieures, la quatrième seule bordant l’oeil ; les quatre premières
labiales inférieures bordant la première paire de plaques mentales, qui sont un peu
plus longues que la seconde. Écailles finement striées, en 15 séries longitudinales.
143 plaques ventrales ; anale divisée; 100 sous-caudales. Les dents au nombre de 30
environ à la mâchoire supérieure.
Noirâtre en dessus, la partie antérieure du corps barrée de blanchâtre ; lèvre
supérieure blanchâtre, à barres noires entre les labiales ; ventre blanchâtre; une petite
tache noire à l’extrémité latérale de chaque plaque ventrale.
Longueur totale : 240 millimètres; queue : 80.
Un jeune exemplaire du sud-ouest du lac Tanganika, par la mission Lemaire.
Cette espèce établit le passage de Grayia à Xenurophis. Elle se distingue des
espèces du premier de ces genres par le nombre (15) des rangées d’écailles ; de X. Cæsar
par la queue beaucoup plus courte et la présence d’une seule labiale bordant l’œil.
PROSYMNA, Gray.
PROSYMNA BOCAGII
Boulenger, Ann. & Mag. N. H. (6) XIX, 1897, p. 278.
PL III, fig. 4.
Le museau est obtusément pointu, légèrement retroussé et très proéminent ; le
diamètre de l’œil égale à peu près la distance qui le sépare de la bouche. La plaque
rostrale est très grande, à bord horizontal tranchant ; une seule internasale et une
seule préfrontale ; la frontale est très grande, sa largeur plus de la moitié de celle de
la tête, un peu plus longue que les pariétales ; elle touche à l’œil par son angle
antéro-latéral ; 1a. sus-oculaire est subtriangulaire ; la nasale est semi-divisée ; la frênaie
est plus longue que haute ; une très petite préoculaire ; une seule postoculaire ;
10
temporales petites, 1 + 2; des six labiales supérieures, les troisième et quatrième
bordent l’œil ; il n’y a qu’une paire de plaques mentales bien développées et elle est
en contact avec les trois premières labiales inférieures. Les écailles sont lisses, en
15 rangées longitudinales. 167 plaques ventrales; anale simple; 19 sous-caudales.
Brun noirâtre en dessus et en dessous, les plaques ventrales et sous-caudales
à bords plus pâles.
Longueur totale : 340 millimètres ; queue : 28.
Le spécimen unique, femelle, provient de Zongo, sur l’Ubangi.
Cette espèce a été dédiée à M. le professeur J.-V. Barboza du Bocage, directeur
du Musée de Lisbonne et auteur d’une Herpétologie du Congo.
LEPTODIRA, Günther.
LEPTODIRA DUCHESNII
PI. IV, fi g. 1.
La tête est courte et très distincte du cou, l’œil très grand. La plaque
rostrale est petite, plus large que haute, à peine visible en dessus, les internasales
sont un peu plus courtes que les préfontales ; la frontale est une fois et deux tiers
aussi longue que large, plus longue que la distance qui la sépare du bout du museau,
plus courte que les pariétales; la frênaie est courte et borde l’œil; au-dessus d’elle,
une seule préoculaire; deux postoculaires; temporales petites, 1 +1+2; huit ou
neuf labiales supérieures, les 3 me à 5 me ou 3 me à 6 me bordant l’œil ; les plaques men¬
tales antérieures sont un tant soit peu plus longues que les postérieures, elles sont en
contact avec quatre ou cinq labiales inférieures. Le corps est un peu comprimé, très
mince dans la région collaire ; les écailles, lisses et étroites, sont disposées en
• 1 / séries longitudinales ; les plaques ventrales sont un peu anguleuses latéralement
et au nombre de 201 ou 208 ; l’anale est divisée ; les sous-caudales sont au nombre
de 94 ou 97.
Brun violacé en dessus, gris verdâtre en dessous et sur les côtés ; lèvre
supérieure et région gulaire blanchâtres.
Longueur totale : 720 millimètres; queue : 165.
Cette espèce est fondée sur deux exemplaires; l’un (figuré sur la planche IV)
provient de Mandungu, sur l’Itimbiri, Haut-Congo, par M. Duchesne, l’autre d’Umangi,
Bas-Congo, par MM. de la Kethulle et Gilson.
On ne connaissait que deux espèces de ce genre en Afrique : L. hotambæia, Laur.,
très répandu, à corps moins élancé (ventrales 144-180), 19 rangées d’écailles (rarement 17),
l’anale simple, et la frênaie séparée de l’œil par la préoculaire, et L. Werneri, Blgr.
(Ann. & Mag. N. H. [6] XIX, 1897, p. 281), d’Usambara, Afrique orientale, à 19 rangées
décailles, 1 anale simple, et la frênaie séparée de l’œil par la préoculaire.
11
APARALLACTUS, A. Smith.
t
APARALLACTUS UBANGENSIS
Bouleng. Arm. & Mag. N. H. (6) XIX, 1897, p. 279.
PL IV, fig. 2.
Le diamètre de l’oeil excède un peu 1a. distance qui le sépare de la bouche et égale
la moitié de la longueur du museau. La plaque rostrale est plus large que haute et bien
visible en dessus; les internasales sont plus courtes que les préfrontales; la frontale est
hexagonale, un peu plus longue que large, plus longue que sa distance du bout du museau,
plus courte que les pariétales; la nasale est divisée et forme une suture avec la préocu¬
laire; il y a deux postoculaires, l’inférieure très petite; pas de temporale antérieure; les
labiales supérieures sont au nombre de sept, les troisième et quatrième bordant l’œil, les
cinquième et sixième les plus grandes et en contact avec la pariétale ; la première labiale
inférieure forme une suture avec sa semblable derrière la symphysiale ; mentales anté¬
rieures plus longues que les postérieures et en contact avec quatre labiales inférieures.
Les écailles sont en 15 rangées longitudinales. 163 plaques ventrales; anale simple;
38 sous-caudales.
Brun foncé en dessus, les écailles plus foncées au bord ; lèvre supérieure et une
barre en travers de la nuque jaunes ; face ventrale orangée ; quelques petits points bruns
sur la partie postérieure du ventre ; sous-caudales brun foncé, à bord postérieur orange.
Longueur totale : 390 millimètres ; queue ; 55.
Le spécimen unique, une femelle, provient de Zongo, sur l’Ubangi.
APARALLACTUS FLAV1TORQUES
PI. IV, fig. 3.
Le diamètre de l’œil excède beaucoup la distance qui le sépare de la bouche et égale
les deux tiers de la longueur du museau. La plaque rostrale est plus large que longue;
les internasales sont plus courtes que les préfrontales ; la frontale est hexagonale, un peu
plus longue que large, plus longue que sa distance du bout du museau, aussi longue que
la suture entre les pariétales ; la nasale est divisée et forme une suture avec la préoculaire ;
il y a deux postoculaires, l’inférieure très petite; pas de temporale antérieure; sept
labiales supérieures, les troisième et quatrième bordant l’œil, les cinquième et sixième
les plus grandes et en contact avec la pariétale; la première labiale inférieure forme une
suture avec sa semblable derrière la symphysiale ; mentales antérieures plus longues que
les postérieures et en contact avec trois ou quatre labiales inférieures. Les écailles sont
en 15 rangées longitudinales. 152 plaques ventrales; anale simple; 40 sous-caudales.
Brun foncé en dessus, jaunâtre en dessous ; lèvre supérieure et une barre en travers
de la nuque, jaunes.
Longueur totale : 245 millimètres ; queue : 37.
12
Le spécimen unique, femelle, provient de Lubué, Kassai, par M. Liya.
Cette espèce est si voisine de la précédente, que j’ai hésité avant de l’en séparer.
Le caractère principal qui me décide à en proposer rétablissement réside dans la grandeur
beaucoup plus considérable de l’œil ; en outre, la plaque frontale est plus courte relative¬
ment aux pariétales et les proportions des plaques labiales supérieures sont assez diffé¬
rentes, comme on peut le voir sur les figures de la planche IV.
VI PERI DÆ
ATRACTASPIS, A. Smith.
Ce genre de serpents très venimeux renfermait 14 espèces, après exclusion de
A. Hildebrandti, Peters, lequel, comme l’a découvert M. Tornier (1), est identique au
Calamelaps unicolor de Reinhardt. Je puis ajouter trois espèces nouvelles, qui viennent
s’intercaler comme suit dans la série des formes déjà décrites.
SYNOPSIS DES ESPÈCES.
I. Anale divisée; sous-caudales toutes ou la plupart en paires; museau arrondi.
A Deuxième paire de labiales inférieures séparée par les plaques mentales.
Sq. 19-21; V. 290-230; G. 19-23.A. congica, Ptrs.
Sq. 25-27; V. 220-257; G. 22-28 .A. irregularis, Reinli.
B. Deuxième paire de labiales inférieures formant une suture médiane.
Sq. 19-21; V. 308-328; G. 19 . .A. reticulala, Sjôst. (2).
Sq. 23; V. 341; G. 22.A. heterochilus, sp. n.
II. Anale entière; sous-caudales toutes divisées
Sq. 21; V. 198 202; G. 25-26 . . *.A Matschiensis, Werner. (3)
III Anale entière; sous-caudales toutes ou la plupart simples.
A. Postoculaire en contact avec une grande temporale.
1. Deuxième paire de labiales inférieures très grande, formant une suture médiane.
Sq. 23-27; V. 178-193; G. 23-27 .A. corpulenta, Hallow.
2. Troisième labiale inférieure très allongée.
a. Première paire de labiales inférieures formant une suture médiane derrière la symphysialo.
Museau cunéiforme; Sq. 23; V. 227-248; G. 19-24.A. rostrala, Gtlir.
Museau subcunéiforme; Sq. 21-23; V. 221-260; G 20-23 . .... .A. Bibronü, A. Smith.
Museau arrondi; Sq. 19-21; V. 251-300; G. 18-24 . A. aterrima , Gtlir.
b. Symphysiale touchant aux mentales.
Museau arrondi; une préoculaire; Sq. 21; V. 195; G. 24.A. Boiilengeri, Mocq. (4).
Museau arrondi; une préoculaire; Sq. 25; V. 242; G. 23. . . . ... A. Katangœ, sp. n.
Museau arrondi; pas de préoculaire; Sq. 23; V. 240; G. 18.A. Coarti , sp. n.
Museau cunéiforme; Sq. 31; V. 240; G. 24. . . . ... A. dahomensis. Bocage.
B. Temporales petites, 2 ou 3 superposées en avant; quatrième ou cinquième labiale inférieure la plus
grande.
Frontale beaucoup plus longue que les pariétales; Sq. 25; V. 210-215; G, 29-30. A. micropholis, Gtlir.
Frontale pas plus longue que les pariétales; Sq. 23; V. 243; G. 27.A. leucomelas, Blgr.
Frontale plus longue que les pariétales; Sq. 29-37; V. 212-245; G. 26-37 ... A. micrulepidotu, Gtlir.
(1) Zool. Jalirb., Syst. XIV, 1900, p. 85.
(2) Zool. Anz 1896, p. 516, et Bih. Vet. Akad. Handl. XXIII, IV, n° 2, 1897, p. 28, pl. I, fig. 1, et pl. III; Werner,
Verli. Zool.-bot. Ges. Wien, XLIX, 1899, p. 143.
(3) Verh. Zool.-bot. Ges. Wien, XLVII, 1897, p. 404, pl. II, fig. 1.
(4) Bull. Soc. Philom. Paris (8) IX, 1897, p. 16.
A
ATRACTASPIS HETERO CEI LUS
PL Y, fig. 1.
La tête est fortement déprimée, le museau court, large et arrondi. La plaque
rostrale est grande, un peu plus large que haute, la partie triangulaire qui se rabat sur la
face supérieure du museau mesure à peu près la moitié de la distance qui la sépare de la
frontale ; les plaques internasales et préfrontales sont égales en longueur, mais la suture
entre les premières est un peu plus courte; la frontale, grande et hexagonale, est légère¬
ment plus large que longue et sa longueur égale celle des pariétales ; la sus-oculaire est
petite, à peu près deux fois la grandeur de la postoculaire, qui, comme la préoculaire,
est unique ; l’oeil est extrêmement petit ; la narine est percée entre deux plaques nasales,
dont la seconde est la plus grande, et tout près de l’internasale ; les plaques labiales
supérieures sont au nombre de cinq, la première très petite, la quatrième la plus grande;
une très grande temporale, formant une longue suture avec la pariétale, descend en coin
entre les quatrième et cinquième labiales. La première labiale inférieure est la plus petite
et, comme la seconde, s’unit à celle du côté opposé par une suture médiane, tandis que
la troisième, très longue, s’étend le long de la lèvre contre les troisième, quatrième et
cinquième labiales supérieures ; il n’y a pas de plaques mentales bien distinctes des écaillés
de la région gulaire. 23 écailles autour du milieu du corps, 19 autour de la partie
antérieure. 341 plaques ventrales ; anale divisée ; 22 paires de sous-caudales.
La coloration est d’un noir violacé, relevé par le liseré blanc que porte chaque écaille.
Longueur totale : 520 milimètres ; queue : 23.
Le spécimen unique, une femelle pleine, provient des environs d’Albertville, sur
le Tanganika. C’est encore à M. le capitaine Hecq que le musée du Congo en est
redevable.
Par ses plaques anales et sous-caudales divisées, cette espèce se rapproche des
A. congica et irregularis, auxquelles elle est intermédiaire par le nombre d’écailles autour
du corps ; mais elle est nettement caractérisée par le développement exceptionnel de la
seconde paire de plaques labiales inférieures qui remplacent ainsi les mentales antérieures,
ainsi que par le nombre beaucoup plus élevé des plaques ventrales ; enfin l’œil est plus
petit encore. Elle est surtout voisine de A. reticulata, Sjôstedt, de Cameroun, dont les
écailles sont également bordées de blanc, dont les labiales inférieures sont tout à fait
semblables, et dont le nombre des plaques ventrales atteint 328 ; mais cette espèce n’a que
19 ou 21 écailles autour du milieu du corps et la plaque frontale est plus courte que les
pariétales.
ATRACTASPIS KATANGÆ
PL Y, fig., 2.
Le museau est large et arrondi. La plaque rostrale est beaucoup plus large que
haute et sa partie supérieure mesure la moitié de la distance qui la sépare de la frontale ;
la suture entre les internasales est aussi longue que celle entre les préfrontales ; la frontale,
en forme d’écusson, est aussi longue que large et à peine plus courte que les pariétales;
14
la sus-oculaire est moins de deux fois la grandeur de la postoculaire, qui est beaucoup
plus grande que la préoculaire; l’oeil est très petit ; la narine est percée entre deux plaques
nasales, dont la seconde est la plus grande, et tout près de l’internasale ; les plaques
labiales supérieures sont au nombre de cinq, la première très petite, la quatrième la plus
grande, la troisième et la quatrième bordant l’oeil ; deux grandes temporales, en contact
avec la pariétale, l’angle inférieur de la première logé entre les quatrième et cinquième
labiales. La plaque symphysiale est triangulaire et touche par sa pointe à la paire de
plaques mentales bien développées ; la seconde labiale inférieure est la plus petite, la
troisième est très allongée. 25 écailles autour du milieu du corps, 23 ou 24 autour de la
partie antérieure. 242 plaques ventrales ; anale entière; 23 sous-caudales simples.
Brun violacé très foncé en dessus, plus clair en dessous.
Longueur totale : 220 millimètres ; queue : 14
Le spécimen unique, encore jeune, provient de Lofoï, Katanga, par l’expédition
Lemaire.
Cette espèce nouvelle est très voisine de A. aterrima, Gthr., également du Congo,
mais elle en diffère par la plaque symphysiale en contact avec les mentales et par le
nombre plus élevé d’écailles autour du milieu du corps.
ATRACTASPIS COARTI
pi. y, flg. 3.
Le museau est large et arrondi. La plaque rostrale est près de deux fois plus large
que haute et sa partie supérieure mesure la moitié de la distance qui la sépare de la
frontale ; la suture entre les internasales est aussi longue que celle entre les préfrontales ;
la frontale, hexagonale, est aussi longue que large et aussi longue que les pariétales; la
sus-oculaire n’est guère plus grande que la postoculaire ; la préoculaire manque ; l’oeil est
très petit ; la narine est percée entre deux plaques nasales, dont la seconde est la plus
grande et est prolongée en arrière pour border l’oeil ; les plaques labiales supérieures sont
au nombre de cinq, la première très petite, la quatrième la plus grande, la troisième et la
quatrième bordant l’oeil; deux grandes temporales, en contact avec la pariétale, 1 angle
inférieur de la première logé entre les quatrième et cinquième labiales. Il y a deux paires
de plaques mentales : la première en contact avec l’angle postérieur de la symphysiale et
formant une assez longue suture médiane, la seconde plus petite et séparée par une écaille
impaire ; la seconde labiale inférieure est très grande et correspond aux deuxième,
troisième et quatrième labiales supérieures; il y a donc une labiale inférieure de moins
que chez les espèces précédentes. 23 écailles autour du milieu du corps, 21 autour de la
partie antérieure. 240 plaques ventrales; anale entière; 18 sous-caudales simples.
Gris olivâtre très foncé.
Longueur totale : 335 millimètres ; queue : 18
Un seul exemplaire d’Albertville, lac Tanganika, par M. le capitaine Hecq.
Cette espèce, que j’ai le plaisir de dédier à M. Ë. Coart, conservateur du musée du
Congo, se différencie nettement de ses congénères par l’absence de la plaque préoculaire.
Ann.M u s. Congo. Zool .(DE
Pl.I.
PJ Sxoit del.etütK.
erjn.Bros. ixrrp .
I.BUFO LE MAI RII. 2. RANA MOERUENSIS
I
-Inn. Mus. Congo . Zool . (1 >11.
Pi,. Il
5 b.
6 .
P. J • Suit del. et i£L.
Mixufc er'XL B:r o s. imp.
1. RAPPIA RHODOSCELIS. 2.R .UNDULATA. 3. R.GRANULATA.
4. R. OXYRHYNCHtJS . 5 . PHRYNOMANTIS AFFINIS . 6. P. BIFASCIATUS
I
I
Am.Mu s. Congo . Zool . (DE.
P- J • Smit del ■ et ütk.
4 .
Mrrvterr. Bros . imp.
1. H E MIDAO T YLIJS HECQUI. 2. GL AUC ON IA LEPEZI. 5. GRAY IA FASCIATA.
4. PROSYMNA BOCAGII.
I
Ann. Mus. Congo. Zool. (!) K
Pi,. IV
J.Green cLel.et ütK.
Mint, ern. Br o s. im.p .
l.LEPTODIRA DUCHESNII. 2.APARALLACTUS UBANXLENSIS.
3.APARALLACTUS FLAVITORQUE S.
I
I
Ann. Mu s. Como.ZooL .(IJ IL
Pi, y.
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2 .
J. Green. del.etütK.
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1.ATRACTASPIS HETEROCHILUS. 2.A.KATANGÆ. Ô.A.COARTI.
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I
Ann. Mus. Congo. Zool. (I)II.
PL. VI
CEPHALOPHUS WEYNSI
ANTILOPE NOUVELLE
PAR
017DFIELD THOMAS
CEPHALOPHUS WEYNSI
PI. VI.
Par la taille et les caractères généraux, cette antilope se rapproche de G. nigrifrons,
Gray, dont elle est probablement plus voisine que de toute autre espèce.
Il n’y a pas de raie dorsale foncée. La coloration générale du corps est brun
en avant, roux vif en arrière, la teinte de la croupe répondant à celle de G. nigrifrons ;
le dessus du museau est d’un brun-chocolat, passant graduellement à un mélange de roux
et de noir sur le vertex, puis à un riche roux-marron à l’endroit où sont implantés les
poils plus longs qui forment la crête céphalique ; les joues sont d’un brun pâle passant au
blanchâtre en dessous. Les oreilles sont courtes et arrondies, à face postérieure et à bord
postérieur bruns, à bord antérieur blanc. Contrairement à ce qui se voit chez la plupart
des autres espèces, non seulement les poils de l’occiput, mais tous ceux de ligne la médiane
de la nuque jusqu’au garrot, sur une largeur de 13 millimètres, sont antrorses. Le cou,
comme 1a, partie antérieure du dos, est uniformément d’un brun terne, à peine plus clair
en dessous. De même, le ventre est brunâtre, très peu plus clair que les flancs. Les
membres sont entièrement d’un brun foncé, ne s’obscurcissant pas jusqu’au noir à
l’extrémité. Les sabots sont courts, de proportions normales, ni particulièrement étroits
ni allongés comme chez G. nigrifrons. La queue est roussâtre à la base, sa touffe
terminale noire en dessus et blanche en dessous, mais sans démarcation bien nette.
Le crâne diffère peu dans son ensemble de celui de G. nigrifrons. Les échancrures
palatales, médiane et latérales à peu près au même niveau. Chez le mâle, à prémolaires de
lait en place, sa longueur basilaire est de 175 milimètres, sa plus grande largeur de 82; du
museau à l’orbite : 101 ; du museau à la seconde prémolaire : 67 ; longueur de l’ensemble
des trois prémolaires de lait (usées) : 25. Chez la femelle, dont les dents ne sont pas usées,
cette dernière longueur est de 30.5.
Le pelage mi-parti roux et noir du front, la crête rousse, la direction des poils de
la nuque, et le contraste du cou et de l’avant du corps brun avec l’arrière du corps roux,
distinguent facilement cette espèce de toutes celles du genre Gephalophus précédemment
décrites.
Deux individus, un mâle jeune et une femelle plus jeune encore, provenant du
10
district des Stanley-Falls, ont été envoyés par M. le major Weyns, auquel l’espèce est
dédiée.
D’autres antilopes intéressantes faisaient partie du même envoi de M. Weyns.
En voici l’énumération :
Gephalophus nigrifrons, Gray. Deux mâles. Varient par la nuance du cou et de
la partie antérieure du dos et la façon dont les deux teintes de poils y sont mélangées.
Un troisième individu, sans localité, rappelle le type de C. aureus, Gray. Mais il n’y a
pas le moindre doute que tous trois appartiennent à la même espèce.
Gephalophus leucogaster, Gray. Deux mâles, une femelle. Ces individus, les premiers
adultes qu’il m’ait été permis d’examiner, sont un peu plus bruns sur la région antérieure
du corps que le type encore jeune, et démontrent que cette espèce n’est pas aussi voisine
du C. clorsalis que je me l’étais figuré.
Le plus grand crâne mesure 161 millimètres de longueur basilaire, 88 de plus
grande largeur.
Cephalophus castaneus, Thomas ( C. dorsalis castaneus , Thomas, Proc. Zool.
Soc. 1892, p. 421). Un mâle et deux femelles.
Les peaux de ces individus sont extrêmement semblables quoi qu’il y ait quelques
variations parmi les crânes. Le plus beau crâne, d’une femelle parfaitement adulte, offre
cette anomalie, sans doute individuelle, de manquer absolument de cornes. En voici les
mensurations : Longueur basilaire : 179 millimètres ; largeur maxima : 90 ; du museau
à l’orbite : 103; longueur du museau : 60; longueur de l’ensemble des prémolaires supé¬
rieures : 27 ; de l’ensemble des prémolaires et des molaires : 59.
Je suis tout disposé à me ranger à l’avis de M. Sjôstedt (Bill. Vet. Ak.
Handl. XXIII, IV, n° 1, 1897, p. 36) que cette forme est suffisamment distincte de C. dor-
salis pour mériter d’en être séparée spécifiquement
Gephalophus æquatorialis, Matsch. Un mâle. M. Weyns a noté que « la femelle
de cette espèce n’a pas de cornes « ; c’est ce qui me décide à rapporter le spécimen unique
à C. æquatorialis plutôt qu’à G. melanorheus , qui sous tous les autres rapports lui est si
semblable.
Ajoutons en terminant que la collection Weyns contient aussi des exemplaires de
deux espèces d’écureuils : Funisciurus congicus , Kuhl, et F. anerythrus (Sciurus
pyrrhopus anerythrus, Thomas, Proc. Zool. Soc. 1890, p. 447). Cette dernière espèce,
découverte par Enfin Pacha à Buguera, à l’ouest du lac Albert, n’a pas, que je sache, été
retrouvée depuis. L’exemplaire unique reçu de M. Weyns provient de l’Ulindi II présente
une certaine tendance vers l’écureuil nommé par M. de Winton Sciurus Emini en 1895,
nom qui, étant préoccupé, a été changé en ceux de S. akka de Winton. (Ann. & Mag. N. H.
[7] IV, 1899, p. 357), et S. Wintoni, O. Neumann (Zool. Jahrb., Syst. XIII, 1900, p. 547).
EXPLICATION DES PLANCHES
Pl. I
Fig. 1. Bufo Lemairii, p. 1.
55
la.
55
» vu en dessous.
w
lb.
99
» tête vue de profil.
55
2.
Rana moeruensis, p. 2.
55
2a.
55
« vu en dessous.
99
2b.
55
« tête vue de profil,
99
2c.
55
» bouche ouverte.
Pl. II
i S-
1.
Rappia rhodoscelis, p. 3.
99
la.
55
» tête d’un mâle, i
55
2.
55
undulata, p. 4.
55
3.
55
granulata, p. 4.
55
4.
55
oxyrhynchus, p. 5.
« 5. Phrynomantis affinis, p. 6.
5a. « » vu en dessous.
>- 5b. ” » tête et partie extérieure du corps, de profil, X2.
>, 5c. » » main, en dessous, X 2.
» 5d. ” » pied, en dessous, X 2.
„ 6. » bifasciatus, p. 6 (mâle, type), tête et partie antérieure
du corps, de profil, X ~
» 6a. « » main, en dessous, X 2.
„ 6b. » « pied, en dessous. X 2-
Pl. III
Fig. 1. Hemidactylus Hecqui, p. 7, en dessus et en dessous.
,• la. « » tête, de profil, X 2.
* lb » » pied, en dessous, X 2-
» 2. Glauconia Lepezi, p. 8.
» 2a. » » tête en dessus, X 4.
« 2b. » » » de profil, X 4-
« 2c. « » » en dessous, X 4.
» 3. Grayia fasciata, p. 9 (1).
•• 3a. » « tête, en dessus, X ~ 1/2.
” 3b. « » » de profil, X 2 1/2.
» 3c. » » » en dessous, X 2 1/2.
» 4. Prosymna Bocagii, p. 9.
>• 4a. » » tete, en dessus, X 2 1/2.
- 4b. « » » de profil, X 2 1/2.
« 4c. « » » en dessous, X 2 1/2.
(1) Au moment de passer au tirage de cette feuille, je m’aperçois que cet Ophidien a déjà été décrit, de Brazzaville, sous le
nom de Grayia Tholloni, Mocquard, Bull. Soc. Philom. Paris, (8) IX, 1897, p. 11.
18
PL IY
Fig.
1.
Leptodira Duchesnii, p. 10.
jj
la.
jj
« tête, en dessus, X 2.
jj
lb.
jj
« » de profil, X 2.
jj
le.
JJ
» » en dessous, X 2-
jj
2.
Aparallactus ubangensis, p. 11.
JJ
2a.
jj
«- tête, en dessus, X 2 1/2.
))
2b.
JJ
» » de profil, X 2 1/2.
JJ
2c.
jj
« „ en dessous, X 2 1/2
JJ
3.
jj
flavitorques, p. 11.
JJ
3a.
jj
» tête, en dessus, X 3-
JJ
3b.
jj
« « de profil, X 3.
JJ
3c.
JJ
» « en dessous, X 3.
PL Y
Fig.
1.
Atractaspis heterochilus, p. 13.
JJ
la.
JJ
» tête, en dessus, X 1 3/4.
JJ
lb.
jj
» « de profil, »
JJ
le.
jj
» « en dessous, »
JJ
2.
JJ
Katangæ, p. 13.
JJ
2a.
jj
» tête, en dessus, X 2 1/2
JJ
2b.
jj
« » de profil,
JJ
2c.
JJ
» » en dessous, »
JJ
3.
jj
Goarti, p. 14.
JJ
3a.
jj
« tête, en dessus, X 2.
JJ
3b.
» v de profil f »
JJ
3c.
j*
« « en dessous, «
PL VI
Cephalophus Weynsi, p 15.
Tome II. — Fascicule 2.
additions a la faîne ichtuyologiqde
I
DU
* BASSIN DU CONGO
PAR
G. A. BOULENGER
MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DE LONDRES
Planches dessinées, sous la direction de l’auteur,, par P. J. Smit et J. Green.
■ • - , * * ^
L '. .’jA'A a -- -
BRUXELLES
EN VENTE CHEZ SPINEUX & C<-
62, Montagne de la Cour
BRUXELLES
Mars 1902.
INDEPENDANT DU CONGO
JW U S É E
Transmis à Monsieur Fraipont, Professeur
à l’Université, à Liège
le fascicule II du tome II de la série I,
Zoologie des Annales du Musée du Congo. —
Additions à la Faune Ichthyologique du
Bassin du Congo , par G.-A. Boulenger.
Bruxelles, le 5 mars 1902.
Le Secrétaire général du Département d^WiffëiHeûr;
I J /i 7!r
AM
* 4 —K**
Reçu de l'Ètat Indépendant du Congo
le fascicule II du tome II de la seirie I,
Zoologie des Annales du Musée du Congo ,
Additions à la Faune Ichthyologiqu e du
Bassin du Congo, par G.-A. Boulenger.
-, le
Prière de renvoyer ce coupon détaché et dûment rempli
au Service des Annales du Musée de l’État Indépendant du Congo,
10 , rue de Namur, à Bruxelles, Belgique.
IV. B. — En cas d’adresse erronée ou fautive prière
d’aviser sans retard le service du Musée.
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ADDITIONS
A LA
FAUNE ICHTHYOLOGIQUE
DU
BASSIN DU CONGO
PAR
G. A. BOULENGER
Depuis la publication des Poissons du bassin du Congo , qui renferme les
descriptions de 320 espèces, deux importantes collections sont venues enrichir nos
connaissances de la faune ichthyologique du Congo.
La première, formée par M. le capitaine Royaux à Banzyville, sur l’Ubangi,
et envoyée par lui au Musée du Congo en mars 1901, est d’un intérêt très grand
par suite du nombre fort considérable des échantillons, représentant 104 espèces,
dont 30 nouvelles. Les poissons de l’Ubangi étant encore presque inconnus, je crois
utile de donner la liste de toutes les espèces représentées dans cette collection, avec
l’indication des noms indigènes fournis par M. Royaux. Un astérisque indique chaque
addition à la faune du bassin du Congo.
POLYPTERIDÆ
Polypterus congicus , Blgr. — Mokukuta.
— Palmas, Ayres (1). — Monga.
LEPIDOSIRENIDÆ
Protopterus Dolloi , Blgr. — Zombo.
MORMYRIDÆ
Mormyrops deliciosus, Leach. — Bwongo.
Petrocephalus simus, Sauv. — Kpioete.
* Marcusenius tumifrons. sp. n. — Kpwete,
Stomatorhinus humüior , Blgr. — Lôlô.
(1) Deux individus. L’un a 8 épines à la dorsale, l’autre en a 9.
Mars 1902.
1
Myomyrus macrodon , Blgr. — Ton.
Gnathonemus Stanleyanus. Blgr. — Onheni.
— Petersii , Gthr — Sese.
— rhynehophorus , Blgr. — Tomvukoa.
— ibis , sp. n. — Mozoni.
Mormyrus ovis , Blgr. — Gudo.
NOTOPTERIDÆ
Notopterus a fer, Gthr. — Yembe.
Xenomystus Nigri, Gthr. — Yembe.
PANTODONTIDÆ
Pantodon Buckholzi, Ptrs. — Sukru , Bvbu.
CLUPEIDÆ
Pellonula vorax, Gthr. — Songu.
— acutirostris, Blgr. — Bwasiri.
Odaxothrissa losera, Blgr. — Bwasiri.
Microthrissa Royauxi , g n., sp. n. — Gusu, Mokatabamba.
CHARACINIDÆ
Sarcodaces odoë , Bl. — Fewe.
Hydrocyon lineatus , Blkr. — Afem.
Bryconœthiops microstoma, Gthr. — Rwta.
Alestes macrophthalmus , Gthr. — Pemba.
— grandisquamis, Blgr. — Mouzangi, Gugu.
Micralestes acutidens, Ptrs. — Lemange.
— altus, Blgr. — Ba.
Eugnathichthys Eetveldii, Blgr. — Mokwakwa.
— macroterolepis, Blgr. — Mokwakwa.
Neoborus crocodilus, Pellegr. — Mokwakioa.
Nannocharax brevis , sp. n. — Gombe.
— elongatus , Blgr. — Gombe.
— tœnia , sp. n. — Gombe.
Distichodus maculatus. Blgr. — Bamba.
— Antonii , Schilth. — Kimbutu.
—- atroventralis , Blgr. — Kimbutu.
fasciolatus, Blgr. — Kese.
— sex/asciatus , Blgr. — Mokira.
— lusosso , Schilth. — Shoke.
CYPRIN IDÆ
Labeo lineatus , Blgr. — Sir a.
— Greenii , sp n. — Molinga.
— nasus, Blgr. — Dadalikondo.
— par vus , sp. n. — Duru.
— barbatus , Blgr. — Gundakondo.
21
* Barbus miolepis, sp. n. — Ganzi.
caudovittatus, sp. n. — Tindi.
— humeralis , sp. n. — Ganzi.
— pleuropholis, Blgr. — Sonsese.
Leptocypris modestus , Blgr. (1) — Lutu.
Barilius Weynsii, Blgr. — Mombwi.
— longirostris] sp. n.
— fasciolatus , sp. n. Binda.
Chelœthiops elongatus, Blgr.
• SIEURIDÆ
Clarias lazera , C. et Y. — Gudimba.
liocephalus , Blgr. — Goro.
— angolensis, Stdr. — Gudimba.
— bythipogon, Sauv. — Goro.
* — amplexicauda , sp. n. — Goro.
Channallabes apus , Gthr. — Bwangi.
Heterobranchus laticeps, Ptrs. — Goro.
Eutropius altipinnis , Blgr. — Mokerere.
— laticeps , Blgr. — Zenzere.
Schilbe mystus. L. — Zanzara.
* Parailia longifdis , sp. n. — Mowowo.
Bagrus ubangensis , sp. n — Lupu.
* Chrysichthys Cranchii , Leach. — Boto.
'' — ornatus , sp. n. — i?ofo.
—- longibarbis, Blgr. — Busi
Auchenoglanis bücutatus , Geoffr. —
* — ubangensis , sp. n. — Dombwo.
Anoplopterus angustifron ?.. sp. n. —- Monga.
'' Leptoglanis xenognathus , g. n., sp. n.
Synodontis multimdculatus , sp. n. Bioanga.
— angelicus , Schilth. —- Mozehe.
Greshofjî, Schilth. — Bukuma, Gruke.
— Alberti, Schilth. — Mozaora.
— longirostris, sp. n. — Kuku.
* — Smiti, sp. n. — Gugu.
— nummifer , Blgr. — Goiongo.
— decorus, Blgr. — Onheni.
* Euchüichthys Royauxi, sp. n. — Yumbe.
— Dyboioskii, Vaill. — Yumbe.
* Paraphractura tenuicauda , g. n., sp. n. — Kengu.
* Trachyglanis minutus, g. n., sp. n. — Kengu.
* Belonoglanis tenuis, g. n., sp. n. — Kengu.
Malopterurus electricus , Gm. — Nine.
CYPRINODONTIDÆ
* Haplochilus infrafasciatus, Gthr. — Kongi.
OPHIOCEPHALIDÆ
Ophiocephalus insignis , Sauv. — Mokuta.
(1) C’est par erreur que j’ai indiqué 8 rayons à l’anale; cette nageoire en a 10 ou 11 (8 ou 9 branchus).
22
ANABANTIDÆ
* Anabas Pellegrinii, sp. n. — Mokingi.
* — maculatus , Thomin. — Pere.
— congicus , Blgr. — Pere.
* — oxyrhynchus, sp. n. — Pere.
SERRANIDÆ
Laies niloticus , Hasselq. — Z aie.
CICHLIDÆ
Lamprologus congolensis, Schilth. — Mobongu.
Hemichromis fasciatus, Ptrs. — Moleke.
— bimaculatus , Grill.
Pelmatochromis lateralis, Blgr. — Z ira.
* Tilapia galilœa , Hasselq. — Bolôlô.
— lata, Gthr. - Kah.
MASTACEMBELIDÆ
Mastacembelus congicus, Blgr. — Goro.
* — goro, sp. n. — Goro.
— marmoratus, Perugia. — Goro.
TETRODONTIDÆ
Tetrodon mbu, Blgr. — Bu.
— miurus, sp. n. — Butro.
La seconde collection dont j’ai à parler ici provient de Monsembé, Haut-Congo,
et a été offerte au British Muséum par le Rév. J.-II. Weeks, dont les envois
précédents sont mentionnés dans les Poissons du Bassin du Congo. Outre 5 espèces
nouvelles, décrites ici sous les noms de Polypterus ornatipinnis, Marcusenius
Weeksii, Clarias platycephalus , Chrysichthys ornatus et Pelmatochromis tæniatus , la
collection Weeks ajoute deux poissons à la faune du Congo : Phractolœmus Ansorgii,
type de la famille des Phractolæmidæ, découvert il y a peu de temps dans le delta
du Niger, et Pelmatochromis Buettikoferi, Stdr., qui n’était encore connu que de
Liberia.
23
POLYPTERI DÆ
POLYPTERUS, Geoffroy.
POLYPTERUS ORNATIPINNIS
pi. vir, fig. 1 .
La tête, dont la longueur est comprise 6 fois dans la longueur totale, est
médiocrement déprimée, une demi-fois plus longue que large ; la mâchoire supérieure
dépasse très légèrement l’inférieure ; l’oeil est franchement latéral, son diamètre est
compris 8 1/2 fois dans la longueur de la tête, 2 fois dans la longueur du museau,
3 fois dans la largeur de la région interorbitaire, qui est presque plate; pas
d’écusson impair entre les nasaux ; le sous-operculaire est aussi grand que l’oeil ;
une chaîne de 4 écussons entre les postorbitaires et les évents ; les plaques
gulaires sont 2 fois aussi longues que larges. 11 épines à la nageoire dorsale,
les antérieures 4 à 5 fois aussi longues que larges et ne chevauchant pas quand
la nageoire est repliée, la dernière mesurant près du tiers de la longueur de la tête.
15 rayons à l’anale. La nageoire pectorale ne mesure que la moitié de la longueur de
l’espace qui sépare sa base de la première épine de la dorsale. Les écailles, qui sont
presque lisses, sont au nombre de 62 le long du corps, de 42 autour du milieu du
corps, de 25 entre l’occiput et la nageoire dorsale.
Coloration olivâtre en dessus, à taches plus claires mal définies, blanchâtre en
dessous ; lèvres marbrées de noir et de blanc ; tempes et membrane des ouïes tachetées
de noir; épines de la nageoire dorsale barrées de noirâtre, la membrane noirâtre
variée de blanc; nageoires pectorales, ventrales, anale et caudale blanchâtres, barrées
de noir.
Longueur totale : 37 centimètres.
La place de cette espèce, si remarquable par le dessin des nageoires, est entre
P. Delhezi, Blgr., et P. Weeksii, Blgr. Un individu unique a été recueilli à Mon-
sembé (Haut-Congo) et offert au British Muséum par le Rév. J.-H. Weeks, auquel la
science était déjà redevable de la découverte d’une espèce dé Polyptère qui porte son
nom.
Non indigène : Nkunga y a moja batu.
24
MORMYRIDÆ
MARCUSENIUS, Gill.
MARCUSENIUS WEEKSII
PI. YII, fig. 2.
Le corps est fortement comprimé, le dos arrondi. La hauteur du corps est comprise
3 fois dans la longueur.totale, la longueur de la tête 4 2/3 fois. La tête est aussi haute
que longue, à profil fortement courbé ; le museau est arrondi, aussi long que l’oeil,
dépassant la bouche; celle-ci est petite, sa largeur 1/5 de la longueur de la tête;
les dents sont petites et tronquées, au nombre de 5 à la mâchoire supérieure, de 6 à
l’inférieure ; l’espace entre les narines est un peu plus rapproché de l’oeil que du bout du
museau ; la narine inférieure est au niveau du bord inférieur de l’oeil ; le diamètre de l’œil
est compris 4 1/2 fois dans la longueur de la tête, près de 2 fois dans la largeur de la
région interoculaire, qui est très bombée. La nageoire dorsale, à 28 rayons, près de
3 fois aussi élevée en avant qu’en arrière, commence au-dessus du cinquième rayon de
l’anale, et sa base mesure les 2/3 de la distance qui la sépare de la tête. L’anale, de même
forme que la dorsale, a 31 rayons ; elle est plus rapprochée de la base de la ventrale que
de la racine de la caudale. La pectorale est pointue et presque aussi longue que la tête;
elle dépasse beaucoup la base de la ventrale, dont la longueur égale la moitié de celle de
la tête. La caudale, en partie couverte d’écailles, a les lobes longs et pointus. Le pédicule
caudal est près de 3 fois aussi long que haut et un peu plus court que la tête. 45 écailles
le long de la ligne latérale, -h- en série transversale sur le corps, -g- entre la dorsale et
l’anale, 12 autour du pédicule caudal.
Brunâtre; une bande verticale plus foncée, assez mal définie, entre l’origine de la
dorsale et celle de l’anale ; la moitié antérieure du pédicule caudal brun foncé.
Longueur totale : 14 centimètres.
Cette espèce, qui doit être placée entre M. pulverulentus , Blgr., et M. plagiostoma,
Blgr., est représentée par un spécimen unique, recueilli à Monsembé pour le British
Muséum par le Rév. J.-H. Weeks.
MARCUSENIUS TUMIFRONS
PL YII, fig. 3.
Le corps est fortement comprimé, le dos caréné. La hauteur du corps est
comprise 3 1/4 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 4 1/4 fois. La tête
est aussi haute que longue, à profil fortement courbé, renflée au-dessus et en avant
des yeux; le museau est arrondi, mesure les 2/7 de la longueur de la tête, et dépasse très
25
fortement la bouche ; celle-ci est située sous les yeux et sa largeur égale le quart de la
longueur de la tête; les dents sont échancrées, bicuspides, au nombre de 9 à la mâchoire
supérieure, de 10 à l’inférieure ; les narines sont tontes deux au niveau du bord
inférieur de l’œil, la postérieure très rapprochée de celui-ci, dont le diamètre est
compris 6 1/2 fois dans la longueur de la tête et 3 fois dans la largeur de la région
interorbitaire. La nageoire dorsale, à 29 rayons, est près de 3 fois aussi élevée en
avant qu’en arrière et sa base mesure les 3/4 de la distance qui la sépare de la
tête. L’anale, à 28 rayons, est semblable à la dorsale et commence très légèrement
en arrière de l’origine de celle-ci. La pectorale est pointue et aussi longue que la tête,
elle dépasse beaucoup la base de la ventrale, dont la longueur égale la moitié de
celle de la tête. La caudale a les lobes longs et pointus. Le pédicule caudal est
3 1/2 fois aussi long que haut et un peu plus court que la tête. 60 écailles le long
de la ligne latérale, en série transversale sur le corps, 4|_ entre la dorsale et l’anale,
16 autour du pédicule caudal. .
L’individu unique, de l’Ubangi à Banzyville, par M. le cap. Royaux, est uni¬
formément brunâtre et mesure 10 centimètres.
Nom indigène : Kjpwèté.
M. tumif'rons se rapproche surtout de M. plagiostoma, dont il se distingue
facilement par l’œil plus petit et l’anale commençant presque sous l’origine de la
dorsale.
GNATHONEMUS, Grill.
GtNATHONEMUS IBIS
PL VII, fi g. 4.
La hauteur du corps est comprise 4 1/2 à 4 3/4 fois dans la longueur
totale, la longueur de la tête 3 1/5 à 3 i/3 'fois. Le museau est prolongé en
tube fortement comprimé et courbé; sa longueur égale 2 1/2 à 3 fois celle de la
région postoculaire de la tête, 8 à 10 fois son moindre diamètre perpendiculaire à 1 axe
et 4 1/2 à 6 fois le diamètre de l’œil ; l’appendice charnu du menton est comprimé et
mesure la moitié du diamètre de l’œil; les dents, petites et coniques, sont au nombre
de 6 ou 8 à la mâchoire supérieure, de 4 à l'inférieure. La nageoire dorsale, à 32
ou 33 rayons, est élevée et pointue en avant, commence au-dessus du 6 me ou 7 me rayon
de l’anale, et sa longueur est comprise 1 2/3 fois dans la distance qui la sépare de
la tête. L’anale, à 36 ou 37 rayons, de même forme que la dorsale, est un peu plus
rapprochée de la caudale que de la base de la ventrale. La pectorale est pointue,
aussi longue que la tête sans le rostre, et atteint presque 1 extrémité de la ventrale.
La caudale est en partie couverte d’écailles et les lobes en sont pointus. Le pédicule
caudal est 3 fois aussi long que haut et plus court que la nageoire pectorale, il à
82 écailles le long de la ligne latérale, en série transversale sur le corps, -JL-
entre la nageoire dorsale et l’anale, 16 autour du pédicule caudal.
26
Brun foncé; deux bandes verticales noirâtres, séparées par un espace plus clair,
entre les nageoires dorsale et anale ; nageoires noirâtres.
Longueur totale : 15 centimètres.
Cette espèce, fondée sur deux exemplaires recueillis dans l’Ubangi à Banzyville
par M. le cap. Royaux, est très voisine de G. curvirostris , Blgr., dont elle diffère
par l’oeil beaucoup plus grand, la pectorale plus allongée et le pédicule caudal plus
court. L’oeil étant plus grand que chez G. rhynchophorus de même taille, la différence
que je constate vis-à-vis de G. curvirostris ne peut être attribuée entièrement à l’état
de développement des types des deux espèces.
Nom indigène : Mozoni.
CLUPEIDÆ
MICROTPIRISSA, g. n.
Corps fortement comprimé, caréné en scie depuis la gorge jusqu’à la nageoire
anale. Écailles de moyenne grandeur; pas de ligne latérale. Bouche médiocrement
grande ; une série de dents coniques aux prémaxillaires et à la mandibule ; pas de canines ;
maxillaire plus grand que le prémaxillaire, sans dents ; un petit groupe de dents de
chaque côté du palais; pas de dents sur la langue. Nageoire dorsale courte, située
au-dessus de l’espace entre les ventrales et l’anale ; celle-ci allongée (23 à 25 rayons).
Membranes des ouïes séparées ; six rayons branchiostèges. Pseudobranchies bien déve¬
loppées.
Ce genre se distingue de Odaocothrissa, Blgr,, par l’absence de canines et de dents
sur le maxillaire et sur la langue.
MICROTHRISSA ROYAUXI
PL VIII, fig. I.
La hauteur du corps est comprise 3 à 3 1/3 fois dans la longueur totale,
la longueur de la tête 3 1/2 à 4 fois. Le museau, arrondi, est plus court que le diamètre
de l’œil, qui est compris 3 à 3 1/3 fois dans la longueur de la tête et excède un peu la
largeur interoculaire ; le maxillaire est assez étroit et dépasse à peine l’aplomb du bord
antérieur de l’œil; les branchiospines sont minces et allongées et au nombre d’une
vingtaine à la branche inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale a 13 rayons,
dont 2 rudimentaires ; son dernier rayon est au-dessus du premier de l’anale ; elle est
3 fois plus élevée en avant qu’en arrière, son plus long rayon mesurant les 4/5 de la
longueur de la tête. L’anale a 23 à 25 rayons, dont 2 rudimentaires ; elle est au moins
deux fois plus haute en avant qu’en arrière. La pectorale mesure un peu plus des 2/3 de
la longueur de la tête et atteint presque la ventrale, qui mesure la moitié de la longueur
27
de la tête ; la base de la ventrale est à égale distance de celle de la pectorale et de l’origine
de l’anale. La nageoire caudale est profondément fourchue, à lobes pointus. Le pédicule
caudal est un peu plus haut que long. 38 écailles en série longitudinale, 12 en série
transversale ; la grande écaille à la base de la nageoire ventrale mesure à peine le tiers
de la longueur de celle-ci. Le dos est caréné; la serrature ventrale comprend 13 écailles
en avant des ventrales, 6 ou 7 entre celles-ci et l’anale.
Brunâtre pâle (en alcool), avec une bande latérale argentée; nageoires blanches.
Longueur totale : 65 millimètres.
Quatre individus de Banzyville. — Noms indigènes : Mokatambamba et Gusu.
CHARACINIDÆ
NANNOCHARAX, Günther.
Deux poissons nouveaux de ce genre font partie de la collection du capitaine
Royaux et portent à cinq le nombre des espèces connues, qui, bien que fort
voisines les unes des autres, peuvent être distinguées par les caractères suivants.
I. Pectorale aussi longue que la tête, dépassant la racine de la ventrale; dorsale à 12 ou
13 rayons, dont 9 ou 10 branchus ; longueur de la tête 3 2/3 à 4 fois dans la longueur totale.
Tête plus haute que large; hauteur du corps 4 1/2 à 5 fois dans la
longueur totale ; Sq. 37-38 . N. brevis, Blgr.
Tête pas plus haute que large; hauteur du corps 5 1/3 à 5 1/2 fois
dans la longueur totale; Sq. 42-46 ALL. N. fasciatus, Grthr.
II. Pectorale plus courte que la tête, ne dépassant pas, ou dépassant à peine, la racine de la
ventrale; longueur de la tête 4 à 5 fois dans la longueur totale.
A. Dorsale commençant au-dessus de la hase de la ventrale, à 12 ou 13 rayons.
Hauteur du corps 5 à 6 fois dans la longueur totale; Sq. 50-55 -yi|r. N. niloticus , Joannis.
Hauteur du corps 6 1/2 à 7 1/2 fois dans la longueur totale ;
Sq. 52-57 4if-. N. elongatus, Blgr.
B. Dorsale commençant bien en avant de la base de la ventrale, à 14 ou 15 rayons.
Hauteur du corps 4 2/3 à 5 fois dans la longueur totale; Sq. 48-49 -AAA. tænia , Blgr.
NANNOCHARAX BREVIS
PI. VIII, fig. 2.
La hauteur du corps, qui est faiblement comprimé, est comprise 4 1/2 à
5 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 4 fois. La tête est plus
haute que large, 1 3/4 fois aussi longue que large; le museau est courbé, aussi
long que l’œil, dont le diamètre est compris un peu plus de 3 fois dans la lon¬
gueur de la tête et égale la largeur interorbitaire ; la bouche, infère, est munie
de 8 dents à chaque mâchoire; les sous-orbitaires et l’opercule sont faiblement
striés. La nageoire dorsale, à 13 rayons, dont 10 branchus, commence au-dessus
de la base de la ventrale; elle est un peu plus rapprochée du bout du museau
Mars 1902.
2
28
que de la racine de la caudale; sa plus grande hauteur, en ayant, égale ou
excède un peu la longueur de la tête. La nageoire anale, à 9 rayons, dont
6 branchus, est plus rapprochée de la caudale que de la base de la ventrale. La
nageoire pectorale, pointue, est aussi longue que la tête et dépasse la base de la
ventrale ; celle-ci est aussi longue, ou un peu plus longue, et dépasse l’anus. La
nageoire caudale est fourchue, à lobes pointus. Le pédicule caudal est 2 fois aussi
long que haut. Les écailles sont au nombre de 37 ou 38 en série longitudinale,
de tï/T en s ® r i e transversale, de 4 entre la ligne latérale et la base de la
ventrale.
Olivâtre en dessus, jaunâtre en dessous ; cinq grandes taches brunes en
travers du dos et deux barres de la même teinte sur le pédicule caudal; des
barres verticales foncées sous la ligne latérale ; une tache noire à la base de la
caudale et une tache ou barre noirâtre en travers de chaque lobe de cette
nageoire.
Longueur totale : 45 millimètres.
Trois individus de l’Ubangi à Banzyville, où cette espèce est confondue avec
N. elongatus et N. tænia sous le nom indigène de Gornbé.
NANNOCHARAX TÆNIA
PI. VIII, fig. 3.
La hauteur du corps, qui est près du double de sa largeur, est comprise 4 2/3 à 5 fois
dans la longueur totale, la longueur de la tête 4 fois. La tête est plus haute que large,
un peu plus de 2 fois aussi longue que large ; le museau est faiblement courbé, aussi
long que l’œil, dont le diamètre est compris 3 1/3 fois dans la longueur de la tête et
égale la largeur interorbitaire; la bouche, presque terminale, est munie de 10 dents
à chaque mâchoire; les sous-orbitaires et l’opercule sont faiblement striés. La nageoire
dorsale, à 14 ou 15 rayons, dont 11 ou 12 branchus, commence bien en avant de la base de
la ventrale et est située à égale distance du bout du museau et de racine de la caudale;
sa plus grande hauteur, en avant, égale les 4/5 de la longueur de la tête. La dorsale
adipeuse, très petite, correspond aux derniers rayons de l’anale. La nageoire anale, à
11 rayons, dont 8 branchus, est plus rapprochée de la caudale que de la base de la
ventrale. La nageoire pectorale, pointue, est un peu plus courte que la tête et n’atteint
pas la base de la ventrale ; celle-ci est aussi longue et dépasse l’anus. La nageoire
caudale est fourchue, à lobes pointus. Le pédicule caudal est presque 2 fois aussi long
que haut. 48 ou 49 écailles en série longitudinale, en série transversale, 5 entre
la ligne latérale et la base de la ventrale.
Jaunâtre, avec une dizaine de barres brunes en travers du dos et sur les côtés;
une bande grisâtre de chaque côté, depuis le bout du museau jusqu’à la caudale,
traversant l’oeil; une tache noirâtre à la base de la caudale, une autre plus petite
sur chaque lobe de cette nageoire et une ligne noirâtre le long de la ventrale.
Longueur totale : 6 centimètres.
Deux individus de Banzyville.
29
CYPRINIDÆ
LABEO, Cuvier.
LABEO GrREENlI
PL. vin, fi g. 4.
La hauteur du corps est comprise 5 fois dans la longueur totale, la longueur
de la tête 4 1/3 fois. La largeur de la tête égale les 2/3 ou les 3/4 de sa longueur;
le museau est obtusément pointu, très proéminent et presque entièrement couvert de
pustules épineuses chez l’adulte; l’oeil, supéro-latéral, non visible d’en bas, est compris
4 (jeune) à 5 1/2 fois dans la longueur de la tête, 2 à 3 fois dans la largeur de la région
interoculaire, qui est presque plane; la bouche, avec les lèvres, est très large, sa
largeur est un-peu plus de la moitié de la longueur de la tête; une forte entaille de
chaque côté du museau, dont le repli labial est très faiblement denticulé et recouvre
presque entièrement la lèvre supérieure; celle-ci a le bord entier, sans dentelure ni
papilles ; le bord de la lèvre inférieure est très faiblement frangé ; la face interne des
deux lèvres porte plusieurs lamelles transversales et le bord de la bouche proprement
dite un bourrelet tranchant recouvert d’un étui corné ; un petit barbillon, mesurant
le tiers du diamètre de l’œil, est caché sous les lèvres. La nageoire dorsale, à 3 rayons
simples et 10 branchus, est falciforme, à bord profondément échancré; le premier
rayon branchu mesure 1 1/2 à 1 2/3 fois la longueur de la tête et plus de 3 fois
la longueur dernier ; le 8 me ou le 9 me rayon tombe au-dessus du premier rayon de
la ventrale. L’anale a 7 rayons, dont 5 branchus; le plus long est un peu plus court
que la tête et atteint la racine de la caudale. La pectorale, très large, est presque
aussi longue que la tête et un peu plus longue que la ventrale, dont elle n atteint
pas la base ; la ventrale dépasse un peu l’orifice anal. La nageoire caudale est grande,
à échancrure angulaire et profonde. Le pédicule caudal est aussi long que haut. 37 ou
38 écailles à la ligne latérale, A en série transversale, 4 entre la ligne et la nageoire
ventrale, 16 autour du pédicule caudal.
Olive plus ou moins foncé en dessus et sur les nageoires, blanc en dessous ;
une grande tache noire sur le pédicule caudal; nageoire caudale noiiatre, à bord
inférieur blanchâtre.
Longueur totale : 27 centimètres.
Cette espèce, très voisine de L. macrostoma, Blgr., est établie sur un spécimen
de l’Ubangi à Banzyville, reçu du capitaine Royaux sous le nom indigène de
molinga.
Le British Muséum en possédait déjà un jeune individu provenant de Bolobo,
(don du Révérend George Grenfell), que j’avais rapporté provisoirement à L. macros-
80
toma (.Poissons du Bassin du Congo , p. 217), espèce qui diffère par le corps moins
allongé et la nageoire dorsale moins élevée, ainsi que par la coloration.
En décrivant ce poisson nouveau, j’ai beaucoup de plaisir à lui associer le nom
de M. J. Green, l’excellent artiste dont le concours m’est si utile en faisant connaître
la faune ichthyologique du Congo.
LABEO PARVUS
PL VIII, fig. 5
La hauteur du corps égale ou excède un peu la longueur de la tête et est
comprise 4 à 5 fois dans la longueur totale. La tête est 1 1/4 à 1 1/3 fois aussi
longue que large, le museau arrondi ou obtusément pointu, dépassant fortement la
bouche, semé de grands tubercules épineux chez le mâle, avec un sillon transversal à sa
face supérieure; l’oeil, presque parfaitement latéral, à peine visible d’en bas, est compris
4 fois dans la longueur de la tête et 1 2/3 à 2 fois dans la largeur interoculaire; la
largeur de la bouche, avec les lèvres, est comprise 2 1/3 à 2 1/2 fois dans la longueur
de la tête; lobe sus-labial à bord entier; lèvre inférieure à bord très faiblement
denticulé, à face interne très faiblement laminée ; un bourrelet recouvert d’un étui
corné au bord de la bouche ; un barbillon, mesurant les 2/3 du diamètre de l’œil, est
caché sous les lèvres. La nageoire dorsale, à 3 rayons simples et 10 bran chus, est
peu élevée et à bord échancré ; le premier rayon mou est aussi long ou un peu plus
court que la tête; le 7 me ou 8 me rayon tombe au-dessus du premier rayon de la
ventrale. L’anale a 8 rayons, dont 5 branchus ; le plus long mesure les 2/3 ou les 3/4
de la longueur de la tête et n’atteint pas la racine de la caudale. La pectorale, très
large, est un peu plus courte que la fête et un peu plus longue que la ventrale, dont
elle est loin d’atteindre la base; la ventrale atteint ou dépasse un peu l’orifice anal.
La nageoire caudale est grande, profondément échancrée. Le pédicule caudal est aussi
long que haut, ou un peu plus long. 33 à 35 écailles à la ligne latérale, ± en série
transversale, 3 entre la ligne latérale et la nageoire ventrale, 12 autour du pédicule
caudal.
Olivâtre en dessus, jaunâtre en dessous ; parfois une petite tache noirâtre sur
chacune des écailles des parties supérieures ; lèvres et nageoires paires noirâtres chez
les mâles.
Longueur totale : 13 centimètres.
Selon les notes de M. Royaux, l’espèce ne deviendrait pas plus grande.
Cinq individus de l’Ubangi à Banzyville.
Nom indigène : Duru.
L. parvus se rapproche d’une assez grande espèce de Lagos, L. brachypoma,
Gthr., qui diffère surtout par le corps plus élevé et la nageoire dorsale beaucoup plus
élevée et à bord convexe.
31
BARBUS, Cuvier.
La collection Royaux renferme des exemplaires de trois espèces nouvelles de ce
genre. Une quatrième espèce nouvelle vient detre décrite par M. Pellegrin dans le Bulletin
du Muséum de Paris. Le nombre des espèces du bassin du Congo est donc porté à 12,
dont les caractères distinctifs sont résumés dans le tableau suivant :
I. Deux paires de barbillons.
A. 35 à 40 écailles le long de la ligne latérale, 3 ou 4 entre la ligne latérale et la nageoire
ventrale; barbillon postérieur au moins aussi long que l’œil; pas de dentelure au dernier
rayon simple de la dorsale.
Sq. 40 ° 1/2 ' 5 ^ rayons bran chus à la dorsale, qui commence en
avant du premier rayon de la vèntrale. B. platyrhinus, Blgr.
Sq. 35 -|A|- ; 9 rayons branchus à la dorsale, qui commence au-dessus
du premier rayon de la ventrale. B. altianalis, Blgr.
Sq. 35 -|A1; 7 rayons branchus à la dorsale, qui commence au-dessus
du dernier rayon de la ventrale. .. B. Katangœ, Blgr.
B. 22 à 30 écailles le long de la ligne latérale.
1. Une épine, le plus souvent dentelée, à la dorsale; 2 ou 3 séries d’écailles entre la
ligne latérale et la nâgeoir e ventrale ; barbillon postérieur plus long que l’œil.
Sq. 28-30 Ai/ULLL; barbillon postérieur 2 fois aussi long que l’œil;
-*• O i/ic >
7 rayons branchus à la dorsale. B. sernfer, Blgr.
Sq. 23-26 -U§- ; barbillon postérieur 1 1/3 à 1 2/3 fois aussi long
que l’œil; 8 rayons branchus à la dorsale. B. Kessleri , Stdr.
Sq, 23 4 t 7F’ barbillon postérieur un peu plus long que l’œil; 8 rayons
branchus à la dorsale. . B. miolepis, Blgr.
2. Pas d’épine à la dorsale ; 2 séries d’écailles entre la ligne latérale et la nageoire
ventrale.
Sq. 26-28 -U|-; 9 rayons branchus à la dorsale; barbillon postérieur
un peu plus court que l’œil. . B. caudovittatus , Blgr.
Sq. 25-26 -|p§-; 8 rayons branchus à la dorsale ; barbillon postérieur
aussi long que l’œil.. B. humeralis, Blgr.
Sq. 23-25 -|A§-; 8 rayons branchus à la dorsale; barbillon postérieur
beaucoup plus court que l’œil... B. congicus , Blgr.
Sq. 22-23 ALL; 8 rayons branchus à la dorsale; barbillon postérieur
beaucoup plus court que l’œil. B. pleuropholis , Blgr.
II. Une seule paire de barbillons, très petits; une épine osseuse, très développée mais non dentelée,
III. Pas de barbillons; dorsale sans épine, à 8 rayons branchus ;
Sq. 28 -|rr. B * Brazzœ i Pellegr.
BARBUS MIOLEPIS
PI. IX, fig 1.
La hauteur du corps est comprise 3 1/3 fois dans la longueur totale, la longueur de
la tête 4 fois. Le museau, arrondi, est un peu plus court que le diamètre de l’oeil, qui est
compris 3 fois dans la longueur de la tête et égale la largeur interoculaire; la bouche est
32
petite, pourvue de deux paires de barbillons ; le barbillon antérieur égale le diamètre de
l’oeil, le postérieur est un peu plus long. La nageoire dorsale est formée de 11 rayons, dont
8 branchus ; le 3 e rayon simple est fort, ossifié et dentelé en arrière ; le premier rayon
branchu est aussi long que la tête et 1 1/2 fois aussi long que la base de la nageoire; le
bord de la nageoire est un peu concave et sa base est à égale distance du centre de l’oeil et
de la racine de la caudale. L’anale a 8 rayons, dont 5 branchus, le plus long mesurant les
2/3 de la longueur de la tête. La pectorale est presque aussi longue que la tête et atteint la
base de la ventrale, qui correspond aux premiers rayons de la dorsale. La nageoire
caudale est fourchue. Le pédicule caudal est 11/2 fois aussi long que haut. 23 écailles le
long de la ligne latérale, -Ul en série transversale, 2 entre la ligne latérale et la base de
la ventrale.
Olivâtre en dessus, argenté en dessous; une bande latérale noirâtre de l’opercule
à la racine de la caudale.
Longueur totale : 7 centimètres.
Un spécimen de la rivière Yembe à Banzyville, où l’espèce est confondue avec
B. humeralis par les indigènes sous le nom de Ganzi.
Espèce très voisine de B. Kessleri, Stdr. En diffère par une série d’écailles de moins
entre la ligne latérale et la nageoire ventrale.
BARBUS CAUDOVITTATUS
PI. IX, fig. 2.
La hauteur du corps égale la longueur de la tête et est comprise 3 1/2 fois dans la
longueur totale. Le museau, arrondi, égale le diamètre de l’oeil, qui est compris 3 1/2 fois
dans la longueur de la tête et égale la largeur interoculaire ; 1a. bouche est petite, pourvue
de deux paires de barbillons; le second barbillon, deux fois plus.long que le premier, est
un peu plus court que l’oeil. La nageoire dorsale est formée de 12 rayons, dont 9 branchus ;
le 3 e rayon simple n’est pas plus fort que le premier rayon branchu et ne porte aucune
dentelure, sa longueur égale les 3/4 de celle de la tête et 1 1 /2 fois la longueur de la base de
la nageoire ; le bord de la nageoire est concave et sa base est à égale distance de l’œil et
de la racine de la caudale. L’anale a 8 rayons, dont 5 branchus, le plus long mesurant
les 3/5 de la longueur de la tête. La pectorale mesure les 3/4 de la tête et n’atteint pas la
base de la ventrale, qui correspond au milieu de la dorsale. La nageoire caudale est four¬
chue. Le pédicule caudal est un peu plus long que haut. 26 à 28 écailles le long de la ligne
latérale, en série transversale, 2 entre la ligne latérale et 1a, base de la ventrale.
Olive en dessus, doré sur les côtés et en dessous, les écailles des parties supérieures
plus foncées à la base ; nageoire dorsale noirâtre en avant ; une bande noire le long de
chaque lobe de la caudale.
Longueur totale : 9 centimètres.
Deux individus de l’Ubangi à Banzyville. Nom indigène : Tindi.
33
BARBUS HUMERALIS
PL IX, fi g. 3.
La hauteur du corps égale la longueur de la tête et est comprise 4 fois dans
la longueur totale. Le museau, arrondi, est presque aussi long que l’oeil, dont le diamètre
est compris 3 fois dans la longueur de la tête et excède un peu la largeur interocu¬
laire ; la bouche est petite, pourvue de deux paires de barbillons ; ces barbillons,
presque d’égale longueur, mesurent le diamètre de l’oeil. La nageoire dorsale est formée de
11 rayons, dont 8 branchus; le 3 me rayon simple n’est pas plus fort que le premier
rayon branchu et ne porte aucune dentelure, sa longueur est un peu inférieure à celle
de la tête et égale 1 1/3 fois la longueur de la base de la nageoire; le bord de la
nageoire est droit, et sa base est à égale distance du centre de l’oeil et de la racine
de la caudale. L’anale a 8 rayons, dont 5 branchus, le plus long mesurant les 2/3 ou
les 3/4 de la longueur de la tête. La pectorale est un peu plus courte que la tête et
n’atteint pas la base de la ventrale, qui correspond au milieu de la dorsale. La
nageoire caudale est fourchue. Le pédicule caudal est 1 2/3 fois aussi long que haut.
25 ou 26 écailles le long de la ligne latérale, -|M en série transversale, 2 entre la
ligne latérale et la base de la ventrale.
Jaunâtre, chaque écaille des parties supérieures noirâtre à la base ; une barre
verticale noire derrière l’opercule; nageoires blanches (en alcool).
Longueur totale : 65 millimètres.
Deux individus de la rivière Yembe à Banzyville.
Nom indigène : Ganzi.
Par le nombre de ses rayons et de ses écailles, cette espèce se rapproche sur¬
tout de B. radiatus, Peters, de Mozambique, qui en diffère par le corps moins allongé
et la nageoire dorsale plus élevée.
BARILIUS, Hamilton Buchanan.
BAR1LIUS LONGIROSTRIS
PL IX, fi g. 4.
La hauteur du corps est comprise 6 fois dans la longueur totale, la longueur
de la tête 3 1/2 fois. La tête, à profil supérieur droit, est 3 1/4 fois aussi longue que
large, 2 fois aussi longue que haute; le museau, très pointu, dépasse légèrement
l’extrémité de la mâchoire inférieure et mesure plus du tiers de la longueur de la
tête ; le diamètre de l’oeil est compris 5 fois dans la longueur de la tête et égale la
largeur interoculaire; la bouche s’étend jusqu’au-dessous du tiers postérieur de 1 oeil ;
pas de barbillons ; l’espace nu entre le second sous-orbitaire et le préopercule mesure
près des 2/3 de la largeur de celui-là. Branchiospines rudimentaires. La nageoire
34
dorsale, à 12 rayons, dont 9 branchus, est entièrement en avant de l’anale et
commence à égale distance du centre de l’oeil et de la caudale. L’anale, à 15 rayons,
dont 12 branchus, est falciforme, les rayons antérieurs étant beaucoup plus longs que
les postérieurs. La pectorale, très pointue, mesure la moitié de la longueur de la tête
et est loin d’atteindre la ventrale. La caudale est fourchue. Le pédicule caudal est
2 fois aussi long que haut. 45 écailles le long de la ligne latérale, -J- en série trans¬
versale, 2 entre la ligne latérale et la nageoire ventrale.
Gris plombé sur le dos, argenté sur les côtés et en dessous ; nageoires blanches,
les rayons antérieurs de la dorsale noirâtres à l’extrémité.
Longueur totale : 12 centimètres.
Un spécimen unique de Banzyville.
BARILIUS FASCIOLATUS
PL IX, fig. 5.
La hauteur du corps égale presque la longueur de la tête et est comprise
4 fois dans la longueur totale. La tête, à profil supérieur légèrement courbé, est
2 fois aussi longue que large ; le museau, obtus, dépasse à peine l’extrémité de la
mâchoire inférieure et mesure les 2/7 de la longueur de la tête ; le diamètre de l’oeil
est compris 4 à 4 1/2 fois dans la longueur de la tête et mesure les 2/3 ou les 3/4
de la largeur interoculaire; la bouche s’étend à peine jusqu’au-dessous du tiers
antérieur de l’œil ; pas de barbillons ; l’espace nu entre le second sous-orbitaire et le
préopercule égale la largeur de celui-là. Des traces de tubercules nuptiaux sur les
côtés du museau et sous la mandibule. Branchiospines très courtes, au nombre de 9
à la partie inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale, à 12 rayons, dont 9
branchus, s’étend jusqu’au-dessus des premiers rayons de l’anale et commence à égale
distance du centre de l’oeil et de la racine de la caudale ; ses rayons antérieurs, les
plus longs, mesurent les 2/3 ou les 3/4 de la longueur de la tête. L’anale, beaucoup
plus élevée en avant qu’en arrière, a 15 rayons, dont 12 branchus. La pectorale, très
pointue, mesure les 3/4 de la longueur de la tête et n’atteint pas la ventrale. La cau¬
dale est fourchue. Le pédicule caudal est 2 fois aussi long que haut. 39 ou 40 écailles
le long de la ligne latérale, — en série transversale, 2 entre la ligne latérale et la
nageoire ventrale.
Olivâtre en dessus, argenté en dessous; de nombreuses (10 ou 12) barres foncées
sur le corps, plus larges sur le pédicule caudal ; les rayons postérieurs de la nageoire
dorsale noirs à l’extrémité.
Longueur totale : 9 centimètres.
Deux individus de l’Ubangi à Banzy ville. Nom indigène : Binda.
â
35
SI L U RI DÆ
CLARIAS, Gronow.
CLARIAS PLATYCEPHALUS
PI. X, fi g. 1.
La hauteur du corps est comprise 6 fois dans la longueur totale, la longueur
de la tête 3 1/2 fois. La tête, grande et large, est 1 1/4 fois aussi longue que
large, sa plus grande largeur entre l’oeil et l’opercule ; le dessus de la tête est
faiblement granulé; le sus-occipital se termine en pointe obtuse; la fontanelle frontale,
en forme de semelle, mesure 1/5 de la longueur de la tête, l’occipitale, ovale et plus
courte, est bien en avant du processus occipital; l’oeil est très petit, son diamètre est
compris 4 fois dans la longueur du museau et 7 1/2 fois dans la largeur interorbi¬
taire, qui égale la moitié de la longueur de la tête, ou la largeur de la bouche. La
bande de dents prémaxillaires est 5 fois aussi longue que large et de même largeur
que la bande de dents vomériennes, qui est également formée de dents coniques. Le
barbillon nasal mesure les 3/5 de la longueur de la tête; le barbillon maxillaire est
1 1/3 de fois aussi long que la tête et dépasse l’extrémité de la nageoire pectorale;
le barbillon mandibulaire externe est aussi long que la tête, l’interne en mesure les
2/3. Les branchiospines sont minces et espacées, au nombre de 12 au premier arceau.
Les clavicules sont cachées sous la peau. La nageoire dorsale a 65 rayons, l’anale en
a 56 ; elles n’atteignent pas la caudale, dont la racine est séparée de la dorsale par
un espace supérieur au diamètre de l’oeil; la distance entre le premier rayon de la
dorsale et l’occiput égale le quart de la longueur de la tête. La pectorale mesure la moitié
de la longueur de la tête; l’épine, lisse, mesure les 5/7 de la longueur de la nageoire. La
ventrale est un peu plus rapprochée du bout du museau que de la caudale. Celle-ci
mesure la moitié de la longueur de la tête.
Brun foncé en dessus, blanc brunâtre en dessous ; anale à bord blanchâtre
(rouge?); des barres plus foncées sur la caudale.
Longueur totale : 34 centimètres.
Le spécimen unique a été recueilli à Monsembé, Haut-Congo, et offert au
British Muséum par le Révérend J.-H. Weeks. Nom indigène : Enga.
Cette espèce se rapproche de G. breviceps, Blgr., et de C. lïberiensis, Stdr. Il
diffère de tous deux par l’espace plus court entre l’occiput et la dorsale et par les
ventrales moins éloignées de la caudale ; en outre, du premier par les rayons plus
nombreux à la dorsale et à l’anale, du second par le barbillon nasal moins allongé
et la dorsale plus largement séparée de la caudale.
Mars 1902.
3.
36
CLAMAS AMPLEXICAUDA
Pl. X, %. 2.
La hauteur du corps est comprise 7 fois dans la longueur totale, la lon¬
gueur de la tête 5 fois. La tête est courte et lisse, d’un quart plus longue que
large ; le processus occipital est extrêmement court et forme un angle très ouvert ;
la fontanelle frontale est en forme de semelle et mesure 1/5 de la longueur de la
tête, l’occipitale, plus petite et ovale, est entièrement en avant du processus
occipital; l’œil mesure la moitié de la longueur du museau et le quart de la lar¬
geur interoculaire, qui est un peu moins de la moitié de la longueur de la tête.
La largeur de la bouche égale celle de la région interoculaire ; la bande de dents
prémaxillaires est 4 fois aussi longue que large et de même largeur que la bande
de dents vomériennes, qui est également formée de dents coniques. Le barbillon
nasal mesure les 4/5 de la longueur de la tête; les autres barbillons sont mutilés
chez le type unique. Les branchiospines sont assez longues, au nombre de 15 seu¬
lement au premier arceau. Les clavicules, faiblement striées, sont recouvertes d’une
peau très mince. La nageoire dorsale a 80 rayons, l’anale en a 65 ; elles sont
complètement unies à la base de la caudale ; la distance entre le premier rayon
de la dorsale et l’occiput égale les 2/5 de la longueur de là tête. La pectorale
mesure les 3/5 de la longueur de la tête ; l’épine, dentelée des deux côtés, mesure les
2/3 de la nageoire. La ventrale, très courte, mesurant à peine le tiers de la lon¬
gueur de la tête, est 1 1/2 fois aussi éloignée de la racine de la caudale que du
bout du museau. La nageoire caudale mesure un peu plus de la moitié de la lon¬
gueur de la tête.
Brun noirâtre en dessus, un peu plus clair en dessous.
Longueur totale : 155 millimètres.
Un spécimen unique de Banzyville. Nommé Goro par les indigènes du Haut
Ubangi, qui le confondent avec C. liocephalus et autres espèces du même
genre.
Cette espèce nouvelle se distingue de celles déjà signalées du bassin du
Congo par sa nageoire caudale réunie à la dorsale et à l’anale. Elle se rapproche
de C. læviceps, Gill ( Salœ , Hubrecht), dont elle diffère par le corps moins
allongé, le processus occipital plus court, la caudale embrassée à la base par
la dorsale et l’anale, et le barbillon nasal un peu plus allongé. C. Theodorœ,
M. Weber, du Natal, semble en être encore plus voisine, à en juger par la des¬
cription, malheureusement fort peu détaillée; chez cette espèce, le barbillon nasal
serait aussi long que la tête et l’épine de la pectorale mesurerait à peine la
moitié de la longueur de cette nageoire. C. Buettikoferi, Steindachner, de Liberia,
dont les derniers rayons des nageoires dorsale et anale sont complètement attachés
à la caudale, a le processus occipital plus pointu, l’œil plus petit, et seulement
55 rayons à la dorsale et 50 à l’anale.
37
PARAILIA, Boulenger.
PARAILIA LONGIFILIS
PL X, fi g. 3.
La hauteur du corps est comprise 4 2/3 à 5 1/3 fois dans la longueur totale, la
longueur de la tête 6 à 7 fois. Le diamètre de l’oeil égale la largeur interoculaire, le
double de la longueur du museau, et est compris 2 1/2 fois dans la longueur de la tête ; la
bouche est petite et oblique, les mâchoires sont égales en avant; une fontanelle occipitale
allongée ; le barbillon nasal est 2 à 2 2/3 fois aussi long que la tête, le maxillaire près de
3 fois, ainsi que les mandibulaires. La nageoire pectorale est un peu plus longue que la
tête; son épine est assez faible et en mesure environ les 3/4. La ventrale, très petite, est
un peu en arrière du quart antérieur de la longueur totale. L’anale a 80 à 90 rayons et
atteint la racine de la caudale, qui est échancrée.
Le corps est jaunâtre en alcool, poncticulé de noir ; une raie noirâtre le long de la
nageoire caudale dans sa moitié supérieure.
Longueur totale : 10 centimètres.
Plusieurs individus de l’Ubangi à Banzyville. — Nom indigène : Mowowo.
Diffère de P. congica par i’oeil plus grand et les barbillons plus allongés.
BAGRUS, Cuvier et Valenciennes.
Ce genre, propre aux eaux douces de l’Afrique, n’était pas encore représenté dans
le bassin du Congo. Des trois espèces décrites, B. bayad habite le Nil, le Sénégal et le
Niger, B. docmac n’est connu que du Nil, tandis que B. meridionalis n’est encore
représenté dans les collections que par un exemplaire en peau provenant du Shiré. Je
propose ici le nom nouveau de B. orientalis pour une espèce (1) de la côte de Zanzibar.
Le synopsis suivant indique la place que l’espèce nouvelle de l’Ubangi vint occuper parmi
ses congénères.
I. Barbillon maxillaire beaucoup plus long que la tête; dorsale adipeuse commençant immédiatement en
arrière de la dorsale rayonnée ou à une distance inférieure à la base de celle-ci.
A. Processus occipital très allongé et atteignant ou atteignant presque le premier os interneural.
Tète 1 3/5 à 1 3/4 fois aussi longue que large ; barbillon maxillaire
s’étendant au delà des ventrales; dorsale à 10 rayons mous, le dernier
en arrière de l’aplomb des ventrales. B. bayad , Forsk.
Tête 1 2/3 fois aussi longue que large; barbillon maxillaire ne dépassant
pas la base des ventrales ; dorsale à 10 rayons mous, le dernier un peu
en avant de l’aplomb des rayons internes des ventrales. B. orientalis, Blgr.
(1) Fondée sur deux spécimens du Pangani, rapportés par Playfair et Günther (Fishes of Zanzibar, p. 114)
à B. bayad.
38
Tête 11/3 à 11/2 fois aussi longue que large ; barbillon maxillaire s’étendant
au delà de la base des ventrales ; dorsale à 8 rayons mous, le dernier
en avant de l’aplomb des rayons internes des ventrales. B . docmac , Forsk.
B. Processus occipital à peine plus long que l'oeil et largement séparé du premier os interneural ;
tête 11/2 fois aussi longue que large; 9 rayons à la dorsale . . . B. ubangensis , Blgr.
IL Barbillon maxillaire plus court que la tête, qui est près de 2 fois aussi longue que large ; 9 rayons
mous à la dorsale, qui est séparée de l’adipeuse par un espace supérieur à sa base.
B. meridionalis , Gthr.
BAGRUS UBANGENSIS
PL XI, fig. 1.
La hauteur du corps est comprise 7 fois dans la longueur totale, la longueur de
la tête 4 fois. La tête, très déprimée, est d’un tiers plus longue que large et lisse en
dessus ; le museau, dont la longueur est à peu près le tiers de celle de la tête, est largement
arrondi, subtronqué, et dépasse à peine la mâchoire inférieure ; le diamètre de l’oeil est
compris 7 fois dans la longueur de la tête, 2 1/3 fois dans la largeur interoculaire; le
processus occipital est étroit, à peine aussi long que l’oeil et très largement séparé du
premier os interneural ; la bouche mesure les 2/3 de la largeur de la tête ; la bande de
dents prémaxillaires est 6 fois aussi longue que large et de même largeur que la bande
de dents vomériennes, qui en est très rapprochée et en forme de croissant ; le barbillon
nasal mesure à peu près la moitié de la longueur de la tête; le barbillon maxillaire
mesure 2 1/3 fois la longueur de la tête et s’étend au delà de la base de la ventrale; le
barbillon mandibulaire interne mesure les 2/5 de la longueur de la tête, l’externe les 4/5.
La nageoire dorsale est composée de 9 rayons, dont 8 branchus, le dernier inséré
au-dessus du rayon interne de la ventrale ; le 3 me rayon, le plus long, est presque aussi
long que la tête. La dorsale adipeuse est 5 fois aussi longue que haute, beaucoup plus
longue que la dorsale rayonnée, et 2 1/3 aussi longue que la distance qui la sépare de
celle-ci. L’anale a 11 rayons, dont 7 branchus. La pectorale mesure les 2/3 de la longueur
de la tête, son épine la moitié ; celle-ci est assez forte et faiblement dentelée au bord
interne. La ventrale est un peu plus courte que la pectorale. La caudale est profondément
échancrée et ses deux lobes sont prolongés en longs filaments, le supérieur surtout. Le
pédicule caudal n’est guère plus long que haut. Les canaux mucifères-sensoriaux sont
très développés sur la tête où ils forment de petits groupes ramifiés à certains points.
Brun en dessus, avec quelques petits points noirs, blanchâtre en dessous; une
grande tache noirâtre derrière l’épaule.
Longueur totale : 30 centimètres.
Un exemplaire unique de l’Ubangi à Banzyville. — Nom indigène ; Lupu.
39
CHRYSICHTHYS, Bleeker.
C HRY SIC HT H YS ORNATUS
PL XI, fi g. 2.
La hauteur du corps est comprise 4 1/4 à 5 fois dans la longueur totale, la
longueur de la tête 3 à 3 1/3 fois. La tête est très déprimée, de 1/6 à 1/5 plus
longue que large, finement granuleuse sur le yertex et l’occiput, striée sur le museau
et l’opercule ; le museau est largement arrondi, un peu moins de deux fois aussi large
que long, et ne dépasse pas la mâchoire inférieure; sa longueur égale les 2/5 ou un
peu plus du tiers de celle de la tête ; le diamètre horizontal de l’oeil est compris 4 à
5 1/2 fois dans la longueur de la tête et 1 2/3 à 2 1/4 fois dans la largeur interor¬
bitaire ; le processus occipital est un peu plus long que large et en contact avec le
bouclier de l’inter épineux, qui est également rugueux et plus long que large ; le
barbillon nasal mesure le quart ou le tiers de la longueur de la tête ; le barbillon
maxillaire est aussi long que la tête ou un peu plus long et, chez l’individu de
Banzyville, se termine en massue verruqueuse ; le barbillon mandibulaire externe
mesure 3/5 à 3/4 de la longueur de la tête, l’interne 1/3 ou 2/5. Les dents voméro-
ptérygoïdiennes forment une large bande en fer à cheval étroitement interrompue au
milieu et s’atténuant en arrière ; sa plus grande largeur n’est qu’un peu inférieure à
celle de la bande prémaxillaire. La nageoire dorsale a 6 rayons mous ; l’épine, non
dentelée, mesure la moitié ou les 2/3 de la longueur de la tête et les 3/4 ou les 4/5
du premier rayon mou. La dorsale adipeuse est 2 ou 3 fois aussi longue que haute
et à peu près aussi longue que la dorsale rayonnée, dont elle est séparée par un
espace égal au double de sa longueur. L’anale a 11 à 13 rayons, dont 6 à 8 bran-
chus. L’épine pectorale, aussi longue que celle de la dorsale, est très finement denti-
culée au bord externe, tandis que le bord interne est armé de 11 ou 12 fortes
dents inclinées. La nageoire ventrale n’atteint pas l’anale. La nageoire caudale est
profondément échancrée, à lobes pointus, les rayons externes mesurant le double ou
plus du double des médians. Le pédicule caudal est un peu plus long que haut.
Brun en dessus, pointillé de noirâtre et à larges bandes noirâtres ; une de ces
bandes s’étend de l’opercule à la base de la nageoire dorsale, formant un croissant
sur la nuque; une autre, à bords déchiquetés, s’étend de chaque côté du corps jusqu’à
la base de la nageoire caudale et émet une branche qui se termine sur l’adipeuse ; de
grandes taches noirâtres sur les côtés de la tête, et une bande étroite de la même
teinte en travers de la région interoculaire ; nageoires plus ou moins tachetées de
noirâtre ; une bande noirâtre sur chaque lobe de la caudale ; régions inférieures
blanches.
Longueur totale : 19 centimètres.
Un exemplaire de l’Ubangi à Banzyyille, par M. le cap. Royaux, et trois de
Monsembé, Haut-Congo, offerts au British Muséum par le Rév. J. H. Weeks.
40
Nom indigène à Banzyville : Boto ; à Monsembé : Lingusa.
Espèce très voisine de G. Granchii , Leach. Comparé au type de cette dernière,
mesurant 20 centimètres, G. ornatus difïère par le vertex et l’occiput franchement
granuleux, la région interorbitaire plus large, le processus occipital plus large et les
barbillons plus allongés.
AUCHENOGLANIS, Günther.
Ce genre comprenait trois espèces seulement. La collection Royaux fournit le
type d’une quatrième, et je puis y ajouter deux autres, du Congo, que je décrirai
prochainement.
SYNOPSIS DES ESPÈCES
I. Processus occipital et plaque interneurale grands et fortement granulés, ainsi que le dessus de la
tête; museau long et pointu; dents mandibulaires en deux groupes arrondis; barbillon maxillaire
beaucoup plus court que la tête. A. biscutatus , I. Geoffr.
II. Processus occipital et plaque interneurale petits, étroits, lisses ou faiblement rugueux, ainsi que le
dessus de la tête.
A. Museau pointu, sa longueur beaucoup supérieure à la largeur interoculaire; dents prémaxil¬
laires formant une bande étroite ou un groupe réniforme.
1. Dents mandibulaires formant deux groupes arrondis.
Diamètre de l’oeil 6 fois dans la longueur de la tête, à peine 2 fois dans
la largeur interoculaire ; barbillon maxillaire aussi long que la tête, le
mandibulaire postérieur 1 1/3 fois cette longueur. A. punctatus, Blgr. (1).
Diamètre de l’oeil 6 fois dans la longueur de la tête, 2 fois dans la largeur
interoculaire ; barbillon maxillaire mesurant la moitié de la longueur de
la tête, le mandibulaire postérieur 11/3 fois. A. ubangensis, Blgr.
Diamètre de l’œil 7 à 9 fois dans la longueur de la tête, 2 à 2 1/2 fois dans
la largeur interoculaire ; barbillon maxillaire mesurant les 2/3 ou les 3/4
de la longueur de la tête, le mandibulaire postérieur de la longueur de la
tête ou à peu près. A pulcher , Blgr. (1).
2. Dents mandibulaires formant une courte bande.
Diamètre de l’œil 8 fois dans la longueur de la tête, 2 1/2 fois dans la
largeur interoculaire; barbillon maxillaire mesurant la moitié de la
longueur de la tête, le mandibulaire postérieur un peu plus court que
la fête. A. Ballayi, Sauv. (2).
B. Museau arrondi, sa longueur un peu supérieure à la largeur interoculaire ; dents prémaxillaires
et mandibulaires formant une bande allongée ; diamètre de l’œil 8 à 11 fois dans la longueur de
la tête, 3 à 3 1/2 fois dans la largeur interoculaire; barbillon maxillaire mesurant les 4/5
de la longueur de la tête, le mandibulaire postérieur à peu près aussi long que la tête.
A.guttatus, Lônnberg (3).
(1) Espèces nouvelles du Lindi, établies sur des exemplaires appartenant au Musée royal d’histoire naturelle de
Bruxelles.
(2) Ces caractères sont relevés sur les types de Pimelodus Ballayi, mesurant 55 millimètres, et de P. Guirali, long
de 170 millimètres. Les différences sur lesquelles je m’appuie pour séparer A. ubangensis de A. Ballayi ne peuvent
dont être attribuées à l’âge.
(3) M. E. Lônnberg a eu l’obligeance de me communiquer une photographie d’un des types de A. guttatus, mesurant
70 millimètres seulement. J’ai pu en examiner un exemplaire de 190 millimètres, provenant de la Lukula et appar¬
tenant au Musée royal de Bruxelles.
41
AUCHENOGLANIS UBANGENSIS
PL XI, fig. 3.
La hauteur du corps est comprise 5 fois dans la longueur totale, la longueur
de la tête 3 1/2 fois. La tête est 1 1/3 fois aussi longue que large ; le museau, pointu,
entre pour la moitié dans cette longueur ; le diamètre de l’oeil est compris 6 fois dans
la longueur de la tête, 2 fois dans la largeur interoculaire ; la largeur de la bouche
égale la moitié de celle de la tête; les lèvres sont larges, épaisses et papilleuses ; le
dessus de la tête est faiblement rugueux et couvert d’une peau très mince; des stries
rayonnantes sur l’opercule ; la fontanelle frontale est étroite ; la narine postérieure, en
forme de fente longitudinale, est un peu plus rapprochée de l’oeil que du bout du
museau ; les dents prémaxillaires constituent un petit groupe réniforme, les mandibu-
laires deux petits groupes arrondis; le barbillon maxillaire, ainsi que le mandibulaire
antérieur, mesure la moitié de la longueur de la tête, le mandibulaire postérieur est
1 1/3 fois la longueur de la tête et atteint presque l’extrémité de la nageoire pecto¬
rale ; le repli operculaire forme, sous la tête, un angle obtus ; le processus occipital
est petit, un peu moins long que l’œil, plus long que large, et n’atteint pas la plaque
interneurale, qui est fort peu développée et en forme de À. Le prolongement huméral
est petit, pointu, strié. La nageoire dorsale a 7 rayons branchus ; l’épine, qui mesure
la moitié de la longueur de la tête, est lisse, avec quelques serratures rétrorses très
faibles vers l’extrémité de son bord antérieur. La dorsale adipeuse est 4 fois aussi
longue que haute, touche presque à la caudale et est séparée de la dorsale rayonnée
par un espace égal aux 2/3 de sa longueur. L’épine de la nageoire pectorale mesure
les 3/5 de la longueur de la tête; son bord externe est lisse, son bord interne est
armée de 13 dents rétrorses assez fortes. La nageoire ventrale n’atteint pas l’anale, qui
est formée de 12 rayons, dont 8 branchus. La caudale, imparfaite, semble avoir été
arrondie. Le pédicule caudal est plus haut que long.
Le spécimen unique, de l’Ubangi à Banzyville, mesure 165 millimètres. Il est
d’un brun noirâtre uniforme en dessus, ainsi que sur les nageoires, plus clair en
arrière, blanchâtre en dessous.
Nom indigène : Dombwo.
ANOPLOPTERUS, Pfeffer.
Ce genre, établi il y a peu d’années pour deux petites Silures de l’Afrique orientale
et qui constitue une sorte de passage des Bagrinæ aux Doradinæ, s’est enrichi tout
récemment de trois espèces nouvelles : une de Camaroun, A. longirostris, une de l’Ubangi,
décrite ici, et une du Lindi que je décrirai prochainement sous le nom de A. brevis. Les
cinq espèces peuvent être distinguées à l’aide du tableau synoptique suivant :
I. Longueur de la tète comprise plus de 5 fois dans la longueur totale ; barbillon maxillaire s étendant
au delà du bord postérieur de la tète ; pédicule caudal pas plus long que haut. A. urcinoscopus, Pfefï.
42
II. Longueur de la tête comprise environ 4 fois dans la longueur totale; barbillon maxillaire ne
s’étendant pas au delà du bord postérieur de la tête.
A. Museau largement arrondi, sa longueur 1 1/3 à 1 1/2 fois la largeur interoculaire, qui égale au
moins le double du diamètre de l’œil ; dorsale adipeuse plus longue que la dorsale rayonnée ;
6 ou 7 rayons branchus à l’anale.
Dorsale plus rapprochée du bout du museau que de la caudale ; pédicule
caudal plus long que haut. A. platychir, G-thr.
Dorsale à égale distance du bout du museau et de la caudale; pédicule
caudal pas plus long que haut. A. brevis, Blgr.
B. Museau obtusément pointu, sa longueur 2 1/2 à 3 fois la largeur interoculaire; pédicule caudal
plus long que haut.
Largeur interoculaire le double du diamètre de l’œil ; dorsale adipeuse pas
plus longue que la dorsale rayonée ; 5 rayons branchus à l’anale . . .A. longirostris, Blgr.
Largeur interoculaire inférieure au diamètre de l’œil ; dorsale adipeuse plus
longue que la dorsale rayonnée ; 7 rayons branchus à l’anale . ... A. angustifrons , Blgr.
ANOPLOPTERUS ANGUSTIFRONS
PI. X, fig. 4.
La hauteur du corps est comprise 7 à 8 fois dans la longueur totale, la longueur
de la tête 4 à 4 1/2 fois. La tête est 1 1/2 fois aussi longue que large ; le museau est pointu ;
l'oeil, plus rapproché du bord postérieur de la tête que du bout du museau, est compris
6 fois dans la longueur de la tête et excède la largeur interoculaire ; le barbillon maxillaire
mesure environ la moitié de la longueur de la tète, le mandibulaire les 2/3. La nageoire
dorsale, à 8 rayons, dont 7 branchus, commence 2 fois plus près du bout du museau que
de la racine de la caudale. La dorsale adipeuse est un peu plus longue que la dorsale
rayonnée et un peu plus éloignée de celle-ci que de la caudale. La pectorale est plus
longue que la ventrale, mesurant les 3/4 de la tête. L’anale a 9 rayons, dont 7 branchus.
La nageoire caudale est échancrée et le pédicule caudal est allongé.
Olivâtre en dessus, avec quatre ou cinq barres noirâtres, la dernière à la base de 1a,
nageoire caudale.
Longueur totale : 45 millimètres.
Plusieurs individus de Banzyville.
LEPTOGLANIS, g. n.
Corps faiblement comprimé, mince et allongé. Nageoire dorsale courte, composée
d’une épine et de 5 rayons mous; une grande dorsale adipeuse. Nageoires pectorales
grandes, étalées horizontalement, à premier rayon épineux. Nageoires ventrales à Crayons,
insérées en arrière de la dorsale. 3 paires de barbillons : une aux maxillaires, deux au
menton; narines largement séparées; yeux supères, sans bord libre. Maxillaire mince et
très allongé, bordant la bouche, doué d’une grande mobilité et attaché à la tête par une
large membrane ; prémaxillaires très étroits, prolongés en arrière et portant de petites
43
dents coniques qui forment un chevron ouvert en arrière dans l’intérieur de la bouche ;
pas de dents au palais ni à la mandibule. Fente des ouïes étroitement interrompue à
l’isthme.
Voisin de Anoplopterus .
LEPTOGLANIS XENOGNATHUS
PL XIY, fig. 1.
La hauteur du corps est comprise 10 fois dans la longueur totale, la longueur de la
tête 4 1/3 fois. La tête, fortement déprimée, est deux fois aussi longue que large ; le museau,
obtusément pointu et dépassant un peu la bouche en avant, fait la moitié de la longueur
de la tête ; le diamètre de l’oeil mesure le triple de la largeur interoculaire et est compris
4 fois dans la longueur de la tête ; l’espace entre les narines est un peu plus rapproché du
bout du museau que de l’œil ; le maxillaire s’étend jusqu’au-dessous du bord antérieur de
l’œil; le barbillon maxillaire mesure les 2/5 de la longueur de la tête, les mandibulaires,
subégaux, la moitié de cette longueur ; le processus occipital est très étroit, mesure les
2/3 de l’œil, et atteint presque la petite plaque interneurale. La nageoire dorsale, très
rapprochée de la tête, comprend une épine lisse et 5 rayons branchus ; l’épine mesure la
moitié de la longueur de la tête, le plus long rayon mou les 2/3. La dorsale adipeuse est
4 fois aussi longue que haute, 2 1/2 fois aussi longue que la dorsale rayonnée, et un peu
plus courte que la distance qui la sépare de celle-ci. L’anale, un peu plus rapprochée de la
caudale que de la base de la ventrale, comprend 8 rayons, dont 5 branchus. La pectorale
est presque aussi longue que la tête et plus longue que la ventrale, dont elle dépasse un
peu la base. La caudale est assez profondément échancrée; le lobe inférieur est le plus
long. La longueur du pédicule caudal est le double de sa hauteur.
Brunâtre, nageoires blanches (en alcool); deux séries transversales de taches
brunes sur la dorsale; plusieurs séries obliques de taches brunes sur la caudale.
Longueur totale : 55 millimètres.
Le spécimen unique provient de l’Ubangi à Banzyville.
SYNODONTIS, Cuvier.
SYNODONTIS MULTIMACULATUS
PI. XII, fig. I.
Le corps est faiblement comprimé, sa hauteur est comprise 5 1/3 fois dans la
longueur totale, qui égale 4 fois celle de la tête. Celle-ci est 1 1/4 fois aussi longue que
large, rugueuse en dessus ; la fontanelle frontale est assez grande, trois lois aussi longue
que large ; le museau, arrondi, mesure un peu plus des 2/5 de la longueur de la tête ;
Mars 1902.
4.
44
l’oeil est supère; son diamètre est compris 4 fois dans la longueur de la tête, 11/2 fois dans
la largeur de la région interoculaire, qui est convexe; pas de carène occipitale. Les lèvres
sont médiocrement développées ; le barbillon maxillaire, simple, mesure la longueur de
la tête et atteint le milieu de l’épine pectorale ; les barbillons mandibulaires externes, à
branches très courtes et simples, mesurent les 3/4 de la longueur de la tête, tandis que
les internes, insérés sur la même ligne transversale, ont les branches plus nombreuses
et bifides pour la plupart, et ne mesurent que les 2/5 de la longueur de la tête. Les dents
prémaxillaires forment une large bande ; les dents mandibulaires, petites et crochues,
très serrées, sont au nombre de 30 environ et ne mesurant que le tiers du diamètre
de l’oeil. La fente operculaire ne s’étend pas en dessous au delà de la base de la
nageoire pectorale. Le bouclier occipito-nuchal, rugueux comme le crâne et simplement
convexe, est à peine plus long que large et se termine en deux pointes obtuses, qui
ne dépassent pas le niveau de la base de l’épine de la dorsale. Le prolongement
huméral, rugueux et nettement caréné, se termine en pointe aiguë sous l’extrémité
du bouclier occipito-nuchal. La peau est dépourvue de villosités. La nageoire dorsale
a 7 rayons branchus ; l’épine est assez forte, 1 1/4 fois aussi longue que la base de la
nageoire, striée et armée en arrière de 7 dents très faibles. La dorsale adipeuse est
4 fois aussi longue que haute et 1 1/2 fois aussi longue que l’espace qui la sépare de la
dorsale rayonnée. L’anale a 11 rayons, dont 7 branchus. L’épine pectorale est plus forte
et plus longue que celle de la dorsale et mesure les 4/5 de la longueur de la tête ; son
bord externe porte 16. dents fortes, les dernières dirigées en arrière, son bord interne en
porte 11, plus fortes encore et dirigées en sens inverse. La nageoire ventrale n’atteint pas
l’anale. La nageoire caudale est assez profondément échancrée.
Brun, tout couvert de nombreuses taches arrondies plus foncées ; ces taches sont
disposées en deux séries horizontales sur la nageoire dorsale et sur l’anale.
Longueur totale : 75 millimètres.
Un spécimen unique de l’Ubangi à Banzyville. — Nom indigène : Bwanza.
Cette espèce est voisine de S. Depauwi, Blgr. Comparé à un individu de cette
espèce à peine plus grand, S. multimaculatus diffère par l’œil plus grand, le bouclier
occipito-nuchal plus court, les barbillons mandibulaires à ramifications plus courtes, la
dorsale adipeuse moins développée et les lobes de la caudale moins prolongés.
SYNODONTIS LONGIROSTRIS
PL XII, fig. 2.
Le corps est faiblement comprimé, sa hauteur est comprise 4 3/4 fois dans la
longueur totale, qui égale 3 fois seulement celle de la tête. Celle-ci est 1 1/2 fois
aussi longue que large, rugueuse en dessus ; la fontanelle frontale est petite ; le
museau, pointu, mesure plus de la moitié de la longueur de la tête ; l’oeil est supère,
son diamètre est compris 5 1/2 fois dans la longueur de la tête, 1 2/3 fois dans la
largeur de la région inter oculaire, qui est légèrement concave; pas de carène occipi-
45
taie. Les lèvres sont médiocrement développées ; le barbillon maxillaire, simple, mesure
la moitié de la longueur de la tête et atteint à peine la racine de l’épine pectorale;
les barbillons mandibulaires, à branches courtes et bifides pour la plupart, sont
insérés sur une ligne transversale droite ; les externes mesurent les 2/5 de la longueur
de la tête, les internes le quart de celle-ci. Les dents prémaxillaires antérieures sont
très fortes et espacées, en deux séries ; elles sont suivies d’une bande de dents
villiformes très serrées; les dents mandibulaires, fortes et crochues, mesurant à peu
près la moitié du diamètre de l’oeil, sont au nombre de 24. La fente operculaire ne
s’étend pas en dessous au delà de la base de la nageoire pectorale. Le bouclier
occipito-nuchal, rugueux comme le crâne et simplement convexe, est plus long que
large et se termine en deux pointes obtuses, qui ne dépassent pas le niveau de la
base de l’épine de la dorsale. Le prolongement huméral, strié dans sa partie inférieure,
rugueux, vermiculé sur le reste de son étendue, est pointu et ne s’étend pas tout à
fait aussi loin en arrière que le bouclier occipito-nuchal. La peau est dépourvue de
villosités. La nageoire dorsale a 7 rayons branchus ; l’épine est assez forte, 1 1/2 fois
aussi longue que la base de la nageoire, striée et munie en arrière de 6 dents très
faibles. La dorsale adipeuse est 3 fois aussi longue que haute et aussi longue que
l’espace qui la sépare de la dorsale rayonnée. L’anale a 10 rayons, dont 6 branchus.
L’épine pectorale est très forte et mesure les 2/3 de la longueur de la tête ; son bord
externe porte une trentaine de petites dents dirigées en dehors, son bord interne est
armé de 13 dents beaucoup plus fortes dirigées en avant. La nageoire ventrale atteint
l’anale. La nageoire caudale est profondément échancrée.
Brun olivâtre en dessus, avec de grandes taches noires arrondies ; ces taches
forment trois séries sur le corps.
Longueur totale : 135 millimètres.
Un spécimen unique de la rivière Yembe à Banzyville. — Nom indigène :
Kuku.
Cette espèce nouvelle se rapproche surtout de S. Vaillanti , Blgr., dont elle diffère
principalement par les dents prémaxillaires antérieures plus fortes, les dents mandi¬
bulaires plus nombreuses, les lèvres beaucoup moins développées, et 6 rayons branchus
à la nageoire anale au lieu de 8.
SYNODONTIS SMIT1
PL XII, fig. 3.
Le corps est comprimé, sa hauteur est comprise 4 3/4 ou 5 fois dans la
longueur de la tête. Celle-ci est 1 1/3 fois aussi longue que large, rugueuse en
dessus ; la fontanelle frontale est étroite ; le museau, pointu, mesure les 2/5 de la
longueur de la tête ; l’oeil est supère, son diamètre est compris 3 2/3 fois dans la
longueur de la tête, 1 ou 1 1/4 fois dans la largeur de la région interoculaire,
qui est plane ; pas de carène occipitale. Les lèvres sont médiocrement développées ;
le barbillon maxillaire, bordé d’une membrane très distincte du côté interne, est
46
un peu plus court que la tête et dépasse un peu la racine de la nageoire pec¬
torale ; les barbillons mandibulaires, à branches assez longues et simples, sont
insérés sur une ligne transversale droite ; les externes mesurent les 2/5 ou la
moitié de la longueur de la tête les. internes le tiers de celle-ci. Les dents pré¬
maxillaires forment une large bande ; les dents mandibulaires, crochues, mesurent
près de la moitié du diamètre de l’oeil et sont au nombre de 16 ou 17. La fente
operculaire ne s'étend pas en dessous au delà de la base de la nageoire pecto¬
rale. Le bouclier occipito-nuchal, rugueux comme le crâne, obtusément tectiforme,
est à peine plus long que large et se termine en deux pointes arrondies qui attei¬
gnent le niveau du premier rayon mou de la dorsale. Le prolongement huméral,
granulé, est arrondi ou obtusément pointu en arrière et ne s’étend pas aussi loin
que le bouclier occipito-nuchal. La peau est dépourvue de villosités. La nageoire
dorsale a 7 rayons mous ; l’épine est forte, 13/4 ou 2 fois aussi longue que
la base de la nageoire, striée et armée en arrière, dans sa moitié supérieure,
de 8 ou 9 dents assez faibles. La dorsale adipeuse est 4 ou 5 fois aussi
longue que haute, 2 ou 3 fois aussi longue que l’espace qui la sépare de la
dorsale rayonnée. L'anale a 10 ou 11 rayons, dont 6 ou 7 branchus. L’épine
pectorale est aussi longue et un peu plus forte que celle de la dorsale, presque
aussi longue que la tête ; son bord externe porte environ 30 dents assez fortes
dirigées en arrière, son bord interne en porte 14 à 16 beaucoup plus fortes et
dirigées en sens inverse. La nageoire ventrale n’atteint pas l’anale. La nageoire
caudale est profondément échancrée, à lobe supérieur assez prolongé.
Brun, à taches ou marbrures foncées assez indistinctes ; nageoires jaunâtres,
à taches brunes arrondies.
Longueur totale : 14 centimètres.
Deux exemplaires de l’Ubangi à Banzyville. — Nom indigène : Gugu.
Ce Synodontis, dédié à M. P.-J. Smit, dont les beaux dessins rendent avec
tant de fidélité les caractères des poissons ici décrits, vient se placer près de
S. Soloni, Blgr., dont il diffère surtout par l’oeil plus grand, les dents mandibu¬
laires plus longues, les barbillons mandibulaires moins ramifiés et le prolonge¬
ment huméral moins large et moins pointu.
EUCHILICHTHYS, Boulenger.
EUCHILICHTHYS ROYAUXI
PL XIII.
La hauteur du corps égale les 2/3 ou les 3/4 de sa plus grande largeur et est
comprise 6 ou 6 1/2 fois dans la longueur totale. La tête, grande et très aplatie,
recouverte d’une peau verruqueuse, est comprise 3 1/2 à 3 3/4 fois dans la longueur
totale; sa longueur est un peu supérieure à sa largeur ; le museau, arrondi, mesure
le double de la partie postoculaire de la tête; les narines sont plus rapprochées du
47
bout du museau que de l’œil ; celui-ci est médiocrement grand, son diamètre est
compris 7 à 8 fois dans la longueur de la tête et 3 1/2 fois dans la largeur inter¬
oculaire; la largeur de la fente buccale égale la moitié de la longueur de la tête; les
dents prémaxillaires antérieures, projetant de papilles mamelonnées très régulières,
sont disposées en 10 ou 11 rangées transversales, les postérieures (1), plus serrées,
forment 3 ou 4 rangées transversales; les dents mandibulaires, à couronne faiblement
échancrée pour la plupart, sont très serrées et sont disposées en 5 ou 6 rangées
transversales ; le barbillon latéral mesure le quart ou le tiers de la longueur de la
tête, le postérieur est un peu plus court que l’œil. La nageoire dorsale, courte et
basse, commence immédiatement en arrière des pectorales ; l’épine, forte mais couverte
d’une peau épaisse, mesure le 1/3 ou les 2/5 de la longueur de la tête ; les rayons
mous sont au nombre de 6 et les plus longs mesurent la moitié de la longueur de la
tête. La dorsale adipeuse est plus longue que haute, à peu près aussi longue que la
dorsale rayonnée, et opposée à l’anale. Celle-ci a 10 ou 11 rayons, dont 6 ou 7 bran-
chus. L’épine de la pectorale mesure un peu plus de la moitié de la longueur de la
tête ; son bord interne est armé de fortes dents réclinées. Les nageoires ventrales
atteignent l’anus. La nageoire caudale est fourchue, le lobe inférieur le plus grand.
Le pédicule caudal est une demi-fois plus long que haut. La peau des régions anté¬
rieures du corps est villeuse, comme feutrée.
Olivâtre, plus clair en dessous, à nombreuses taches noirâtres arrondies.
Longueur totale : 22 centimètres. Atteindrait, d’après M. Royaux, une longueur
de 50 centimètres et un poids de 4 kilos.
La vessie natatoire n’est pas aussi réduite que je l’avais cru d’après l’examen,
nécessairement incomplet, du type (en alcool) de E. Guentheri. Entourée d’une très
épaisse membrane, elle est libre de toute gaine osseuse à la face inférieure et elle est
triloculaire. Sur un individu de 20 centimètres de longueur totale, la loge antérieure
mesure 9 millimètres de long sur 24 de large, la partie postérieure, divisée en deux
par une cloison longitudinale, 11 de long sur 14 de large. Les vertèbres sont au
nombre de 37 (16 -j- 21). Les prémaxillaires sont très grands, très massifs ; le palatin
et le maxillaire sont très développés, le second suspendu au premier ; il existe un
ectoptérygoïde rudimentaire; une fontanelle assez grande entre les frontaux. Le clavi¬
culaire se relève en arrière pour former un diaphragme osseux très développé ; chaque
os pelvien émet un long processus fourchu en avant.
Cette espèce, représentée par 3 individus de l’Ubangi à Banzyville (nom indi¬
gène Yurnbê ), est très voisine de E. Guentheri, Schilth. ; elle en diffère surtout par les
dents mandibulaires plus faiblement échancrées et l’œil beaucoup plus grand.
PARAPHRACTURA, g. n.
Très voisin de Phractura, Blgr. N’en différant que par la présence d’une
bande de petites dents coniques à la mâchoire inférieure, interrompue à la symphyse.
(1) Considérées à tort comme vomériennes (Poiss. du Congo, p. 330). Il n’y a pas de dents sur le vomer chez
Euchilichthys.
48
PARAPHRACTURA TENUICAUDÀ
PL XIY, fig. 2.
La hauteur du corps, qui égale à peu près les 2/3 de sa largeur, est com¬
prise 10 à 12 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 5 à 5 1/2 fois. La
tête, très aplatie, est 1 2/5 à 1 1/2 fois aussi longue que large; le crâne, un peu
rugueux et couvert d’une peau très mince, est sillonné d’une fontanelle étroite,
interrompue entre les orbites ; le museau, un peu plus long que la région pos¬
toculaire de la tête, est pointu et dépasse un peu la bouche ; l’espace entre les
narines est un peu plus rapproché de l’oeil que du bout du museau ; le diamètre
de l’oeil est compris 6 à 7 fois dans la longueur de la tête, 1 1/2 à 1 2/3 fois
dans la largeur interoculaire ; les lèvres sont peu développées, verruqueuses ;
les barbillons, mamelonnés d’éminences verruqueuses plus ou moins distinctes,
sont assez courts, le maxillaire mesurant 1/3 à 1/5 de la longueur de la tête,
le mandibulaire externe 1/4 à 1/3, le mandibulaire interne 1/6 à 1/5; le pro¬
cessus occipital, très étroit et 2 fois aussi long que l’oeil, est largement séparé du
bouclier interneural. La première nageoire dorsale a 7 rayons, dont 6 branchus ; le
rayon simple, le plus long, égale la longueur de la tête ; la seconde dorsale, très
à l’anale, petite, opposée est formée d’un fascicule de rayons très rapprochés suivi d’une
membrane mince et transparente. L’anale a 9 rayons, dont 7 branchus. La pecto¬
rale, aussi longue que la tête et n’atteignant pas la ventrale, a 10 rayons, l’externe
épais mais flexible, obliquement strié en travers. La ventrale, à 6 rayons, l’externe
épais et strié comme à la pectorale, est aussi longue que la tête et n’atteint pas
tout à fait l’anale. La nageoire caudale est petite et échancrée en croissant. Le
pédicule caudal, déprimé, très mince en arrière, mesure à peu près le tiers de
la longueur totale. Scutelles plates, faiblement rugueuses ; 24 à 26 dorsales et 18 à
20 ventrales de chaque côté, les 6 dernières réunies sur le pédicule caudal.
Brun en dessus, poncticulé ou vermiculé de noir, blanc en dessous ; nageoires
blanches, tachetées de noirâtre.
Longueur totale : 95 millimètres.
Plusieurs individus de l’Ubangi à Banzyville. — Nom indigène : Kengu.
TRACHYGLANIS, g. n.
Corps mince et allongé, faiblement déprimé, protégé par deux séries de plaques
osseuses rudes et bicarinées de chaque côté, ces séries se réunissant sur le pédicule
caudal, qui est complètement cuirassé. Nageoire dorsale située en avant des ventrales,
courte, composée d’un rayon épineux et de 6 rayons branchus ; une seconde dorsale très
courte, composée de quelques rayons minces précédés d’un rayon épineux, anale courte ;
pectorale et ventrale à rayon externe épineux, 6 rayons mous à la première, 5 à la
49
seconde. Pas de bouclier occipito-nuchal ; au processus du coracoïde en forme d’épine,
sous la base de la pectorale. Bouche petite, infère, à lèvres peu développées ; une bande
de petites dents coniques aux deux mâchoires ; pas de dents vomériennes ; un barbillon
maxillaire et deux mandibulaires de chaque côté ; narines assez rapprochées l’une de
l’autre ; yeux petits, sans bords libres. Fente des ouïes largement interrompue à l’isthme.
Vessie natatoire très réduite, en grande partie encaissée dans une capsule osseuse.
Ce genre nouveau diffère de Phractura par la présence de dents mandibulaires; de
Phractura et de Paraphractura par les écussons osseux plus développés, le prolongement
en forme d’épine du coracoïde sous la base de la pectorale, l’isthme gulaire plus large,
et la présence d’un rayon osseux à la seconde nageoire dorsale.
TRACHYGLANIS MINUTUS
PL XIY, fig. 3.
La hauteur du corps est comprise 10 à 11 fois dans la longueur totale, la
longueur de la tête 5 à 5 2/3 fois. La tête, très aplatie, est 1 1/3 fois aussi longue
que large ; sa face supérieure est rugueuse et relevée d’arêtes finement dentelées ; deux
de ces arêtes parcourent toute la longueur de la tête, y compris le processus occipital,
et s’unissent en une seule sur le museau, embrassant une grande fontanelle interrompue
par un pont osseux entre les orbites ; une autre arête, qu’on peut nommer surciliaire,
s’étend jusqu’au sinus occipito-huméral ; il y a trois processus occipitaux, le médian
bifide et atteignent le bouclier interneural, sans former de suture avec lui, les latéraux
pointus ; le museau est pointu, un peu plus long que la région postoculaire de la tête,
et dépasse fortement la bouche ; l’espace entre les narines est plus rapproché de l’œil
que du bout du museau ; le diamètre de l’œil est compris 9 ou 10 fois dans la longueur
de la tête, 3 à 3 1/2 fois dans la largeur interoculaire ; le barbillon maxillaire mesure
à peu près la moitié de la longueur de la tête, les mandibulaires le quart seulement.
Le processus coracoïdien, très pointu, est plus court que l’huméral et mesure à
peu près le tiers de la nageoire pectorale ; le coracoïde et la clavicule sont rugueux à
leur face inférieure. La première nageoire dorsale a 7 rayons ; le premier, ossifié et
couvert d’aspérités, est un peu plus court que la tête ; la seconde dorsale, opposée à
l’anale, est très courte. L’anale a 10 rayons, le premier rudimentaire. L’épine de la
pectorale est semblable à celle de la dorsale, mais un peu plus courte, et n’atteint pas
la base de la ventrale ; celle-ci commence immédiatement en arrière de l’aplomb de la
dorsale. La nageoire caudale est très courte et échancrée. Le pédicule caudal, très
mince et un peu déprimé, mesure à peu près le tiers de la longueur totale. Les
scutelles dorsales commencent à l’origine de la nageoire dorsale, les latéro-ventrales
un peu en avant de celles-ci, dont elles sont séparées par un large espace nu en avant,
pour se rapprocher graduellement en arrière et s’unir sur le pédicule caudal ; ces
scutelles sont au nombre de 18 à 20 à la série supérieure, de 29 ou 30, dont 5 ou 6 sur
la région précaudale, à l’inférieure, les 9 ou 10 dernières de chaque série réunies sur le
pédicule caudal.
50
Corps brun clair en dessus, à larges barres noirâtres; dessus de la tête et côtés
du corps entre les écussons brun-noirâtre ; dessous de la région précaudale blanchâtre.
Longueur totale : 5 centimètres.
Ce petit Siluride est représenté dans la collection de M. Royaux par quatre
exemplaires de l’Ubangi à Banzyville, où il porte le nom indigène de Kengu en commun
avec l’espèce précédente et la suivante.
BELONOGLANIS, g. n.
Très voisin du précédent, mais corps plus allongé encore, à plaques osseuses
plus développées, non carénées, et en série unique le long du dos en arrière de la
nageoire dorsale, et bouche dépourvue de dents.
BELONOGLANIS TENUIS
PI. XIV, fig. 4.
La. hauteur du corps est comprise 13 fois dans la longueur totale, la longueur
de la tête 7 fois. La tête, très aplatie, est 11/2 fois aussi longue que large; sa face
supérieure est couverte d’aspérités granuleuses ; une arête en forme de À sur le
museau; pas de fontanelle; le processus occipital est trilobé; le museau, très pointu,
mesure la moitié de la longueur de la tête et dépasse fortement la bouche, qui est
très petite ; l’espace entre les narines est plus rapproché de l’œil que du bout du
museau; le diamètre de l’œil est compris 6 fois dans la longueur de la tête, 2 1/4 fois
dans la largeur interoculaire ; le barbillon maxillaire, un peu plus long que les
mandibulaires, mesure les 2/5 de la longueur de la tête. Le processus coracoïdien
est rugueux, très obtus et aussi long que le processus huméral, qui est pointu. La
première nageoire dorsale a 7 rayons, le premier plus fort et simple, aussi long
que la tête; la seconde dorsale, immédiatement en arrière de l’anale, est très courte et
son bord postérieur est attachée au corps par une membrane transparente ; l’épine qui
la précède est très courte. L’anale a 10 rayons, le premier rudimentaire. Le rayon
externe de la pectorale est épaissi mais non osseux et presque aussi long que la tête;
il n’atteint pas la base de la ventrale, qui est un peu en arrière du dernier rayon de
la dorsale. La nageoire caudale est courte et échancrée. Le pédicule caudal, très mince
et déprimé, mesure les 2/5 de la longueur totale. Les scutelles dorsales commencent
à l’origine de la nageoire dorsale et sont au nombre de 28 ; 6 grandes scutelles
latérales sur le corps, 23 à la face inférieure de la queue, les 6 dernières unies aux
dorsales pour entourer complètement le pédicule caudal.
Le spécimen unique est uniformément brunâtre, l’extrémité de la première
nageoire dorsale, la seconde dorsale et une grande partie de la caudale sont noires.
Longueur totale : 83 millimètres.
Ubangi à Banzyville. Nom indigène : Kengu.
51
ANABANTIDÆ
ANABAS, Cuv.
Grâce à la collection Royaux, la faune du Congo s’enrichit de trois espèces de
ce genre, Y A. maculatus, Thominot (Ctenopoma multifasciatum, Thomin., G. nanum,
Gthr.), qui n’était encore connu que de l’Ogowé, et deux espèces nouvelles. Voici
donc un nouveau synopsis des espèces du Congo.
I. Pédicule caudal court mais très distinct, l’espace entre les nageoires anale et caudale égalant au
moins le diamètre de l’oeil; hauteur du corps 3 à 3 1/2 fois dans la longueur totale.
A. Ventrale n’atteignant pas l’anale; maxillaire s’étendant jusqu’au-dessous du centre de l’œil ;
Sq. 30-34 AAI.
D. XIX-XX 9-10; A. IX-X 9-10 . A. nigropannosus , Reich.
D. XVIII-XIX 10-11; A. VII10 . A. Pellegrinn , Blgr.
B. Ventrale dépassant l’origine de l’anale; maxillaire s’étendant jusqu’au-dessous du quart ou du
tiers antérieur de l’œil ; Sq. 27-30 2 8 jfô ~.
D. XVI-XVII 8-9; A. X-XI 10-11; diamètre de l’œil 3 1/2 fois dans la
longueur de la tête ..•. A. congicus, Blgr.
D. XV-XVII 8-10; A. VIII-IX 9-11 ; diamètre de l’œil 4 à 4 1/2 fois
dans la longueur de la tête . A. maculatus , Thomin.
II. Pas de pédicule caudal, la dorsale et l’anale s’étendant presque jusqu’à la caudale; hauteur du corps
2 à 2 1/2 fois dans la longueur totale.
A. Museau arrondi, plus court que l’œil; Sp 25-28 —^—.
D. XVI 8-9; A. X 9-11; ventrale dépassant beaucoup l’origine de
l’anale; maxillaire s’étendant à peine jusqu’au-dessous du bord antérieur
de l’œil .. A. fasciolatus, Blgr.
D. XVI-XVII 8-10; A. IX-X, 9-10; ventrale ne dépassant pas l’origine
de l’anale ; maxillaire s’étendant jusqu’au-dessous du quart ou du tiers
antérieur de l’œil . A. Kingsleyœ, Gthr.
B. Museau pointu, aussi long que l’œil chez l’adulte ; maxillaire s’étendant jusqu’au-dessous du
quart ou du tiers antérieur de l’œil.
D. XVI-XVII 8-11; A. IX-X 9-11; Sq. 27-30 — préorbitaire
entier; ventrale atteignant l’origine de l’anale. A. Weeksii, Blgr.
D. XV 10; A. VIII 10; Sq. 28 AAL- préorbitaire dentelé; ventrale
n’atteignant pas l’origine de l’anale. A. oxyrhynchus, Blgr.
Ctenopoma denticulatum , Pellegrin, ne me paraît pas séparable de A. Weeksii.
ANABAS PELLEGRINII
PI. XV, fig. 1.
La hauteur du corps égale ou excède un peu la longueur de la tête et est
comprise 3 1/3 à 3 1/2 fois dans la longueur totale. Le museau est arrondi, un peu plus
court que le diamètre de l’oeil, qui est compris 4 fois dans la longueur de la tête et
Mars 1902.
5.
52
11/3 fois dans la largeur interorbitaire; le maxillaire s’étend jusqu’au-dessous du centre
de l’œil ; le préorbitaire est étroit, non dentelé, ainsi que le préopercule ; de fortes
épines au bord de l’opercule, du sous-opercule et de Tinteropercule ; une large
échancrure à l’opercule, une autre entre celui-ci et le sous-opercule ; 6 séries
d écaillés non denticulées entre l’oeil et l’angle du préopercule. La nageoire dorsale
e
se compose de 18 ou 19 épines et de 10 ou 11 rayons mous; les épines sont
fortes, égales à partir de la 6 me , mesurant le quart de la longueur de la
tête ; les plus longs rayons mous mesurent la moitié de la longueur de la tête. La
nageoire pectorale est arrondie et mesure près des 3/4 de la longueur de la tête. La
ventrale est loin d’atteindre l’anale. Celle-ci se compose de 7 épines et de 10 rayons
mous ; les épines et les rayons mous sont un peu plus courts qu’à la dorsale. La
nageoire caudale est arrondie ; l’espace qui la sépare de la dorsale et de l’anale excède
le diamètre de l’oeil. Les écailles, rugueuses et à bord fortement cilié, sont au nombre
de 33 ou 34 en série longitudinale, de -IjÆ. en série transversale; 16-18/14-15 tubes à la
ligne latérale.
Olivâtre, très foncé en dessus ; des bandelettes verticales noirâtres plus ou
moins indistinctes sur l’arrière du corps.
Longueur totale : 105 millimètres.
Deux individus de la rivière Yembe à Banzyville.
Nom indigène : Mokingi.
Cette espèce est dédiée à M. le D r Pellegrin, du Muséum de Paris, qui s’est
beaucoup occupé des poissons du Congo.
ANABAS OXYRHYN CHU S
PL XV, fig. 2.
La hauteur du corps est comprise 2 2/5 fois dans la longueur totale, la longueur de
la tête 3 fois. Le museau est pointu, aussi long que le diamètre de l’oeil, qui est compris
4 fois dans la longueur de la tête et 1 1/2 fois dans la largeur interorbitaire ; le maxillaire
s’étend jusqu’au-dessous du tiers antérieur de l’œil; par de dents palatines; le préorbitaire
est étroit, dentelé en arrière ; 4 épines au-dessus et 2 au-dessous de l’échancrure de l’oper¬
cule ; le sous-opercule et l’interopercule sont fortement dentelés ; 5 séries d 1 'écailles cténoïdes
entre l’oeil et l’angle du préopercule. La dorsale a 15 épines et 10 rayons mous ; les
épines sont fortes, égales à partir de la 4 e , et mesurent près du tiers de la longueur de la
tête; la partie molle est arrondie, en grande partie couverte d’écailles, ses plus longs
rayons mesurant la moitié de la longueur de la tête. La pectorale est arrondie et mesure
les 3/5 de la longueur de la tête. La ventrale est loin d’atteindre l’anale. Celle-ci, de
même forme que la dorsale, a 8 épines et 10 rayons mous. La nageoire caudale, arrondie
et en grande partie couverte d’écailles, touche presque à la base de l’anale et de la dorsale.
Les écailles, finement striées et ciliées, sont au nombre de 28 en série longitudinale,
de AÿL en série transversale, la ligne latérale comprend 14-16/9-12 pores.
53
Brun foncé, les nageoires noirâtres, la ventrale et la caudale bordées de blanc ;
une bande noirâtre de chaque côté de la tête, traversant l’œil, et une autre, oblique¬
ment dirigée en arrière, sous l’œil.
Longueur totale : 10 centimètres.
Un exemplaire unique de la rivière Yembe à Banzyville. — Nom indigène comme
pour l’espèce précédente.
CICHLIDÆ
PELMATOCHROMIS, Steindachner.
PELMATOCHROMIS TÆNIATUS
PI. XYI.
La hauteur du corps est comprise 2 fois dans la longueur totale, la longueur
de la tête 2 3/4 fois. Le museau, très élevé, descend en pente raide, sa longueur est
le double du diamètre de l’oeil et égale la largeur de la région interoculaire, qui est
très convexe, tectiforme; le diamètre de l’œil est compris 4 1/2 fois dans la longuexr
de la tête ; le maxillaire s’étend jusqu’entre la narine et l’œil ; les dents sont très
petites et forment une large bande (7 ou 8 séries) à chaque mâchoire, les externes
plus grandes ; 8 ou 9 séries de petites écadles sur la joue ; de grandes écailles sur
l’opercule. Branchiospines très courtes, tuberculeuses, au nombre de 8 à la partie
inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale a 14 épines assez fortes et 14 rayons
mous; les épines sont égales à partir de la troisième, qui mesure le tiers de la
longueur de la tête. L’anale a 3 fortes épines et 9 rayons mous ; la troisième épine
est un peu plus longue et beaucoup plus forte que celles de la dorsale. La pec¬
torale est obtusément pointue et ne mesure que les 3/4 de la longueur de la tête. La
ventrale atteint l’anus. La nageoire caudale est arrondie. Le pédicule caudal est plus
haut que long. Les écailles, à bord denticulé, sont au nombre de 30 en série longi¬
tudinale, de -IL en série transversale , la ligne latérale supérieure, séparée de l’infé¬
rieure par 3 séries longitudinales d’écailles, s’étend sur 16 ou 17 écailles, l’inférieure
sur 14.
Brunâtre, en alcool; un large bandeau brun foncé entre les yeux et une bande
de même teinte s’étendant de l’opercule au pédicule caudal, entre les lignes latérales;
une tache noire arrondie sur la bande latérale foncée, au-dessus de la nageoire pecto¬
rale; dorsale molle foncée à la base.
Longueur totale : 26 centimètres.
L’exemplaire unique de cette espèce nouvelle provient de Monsembé, Haut-Congo,
et a été offert au British Muséum par le Révérend J.-H. Weeks.
54
Nom indigène : Libundu.
P. tœniatus se rapproche de P. Buettikoferi, Stdr., par les dents très nom¬
breuses; il s’en distingue par les écailles de la joue en 8 ou 9 séries au lieu de 3 ou 4,
par la présence de 3 séries d écaillés entre les lignes latérales, au lieu de 2, et par
la nageoire pectorale plus courte.
MASTACEMBELIDÆ
MASTACEMBELUS, Gronow.
MASTACEMBELUS GORO
PL XY, fig. 3.
La hauteur du corps est comprise 16 à 20 fois dans la longueur totale, la
longueur de la tête 8 à 10 fois. L’anus est situé presque à égale distance de l’œil et de
la nageoire caudale et séparé de la tête par un espace égal à 3 à 4 fois la longueur
de celle-ci. L’appendice rostral est t.rifide et 1 1/2 fois aussi long que l’œil ; la fente
buccale s’étend jusqu’au-dessous du bord antérieur de l’œil ; le préopercule est armé
de deux épines, qui peuvent être en partie cachées sous la peau ; pas d’épine préorbi¬
taire. Les nageoires dorsale et anale ne sont nullement séparées de la caudale, qui est
courte et arrondie; la dorsale a 29 ou 30 courtes épines et environ 80 rayons mous;
la distance entre la première épine de la dorsale et la tête égale, ou égale presque,
la longueur de celle-ci ; l’anale a 2 épines et environ 85 rayons mous. La longueur
de la nageoire pectorale est comprise 3 1/4 ou 3 1/3 fois dans la longueur de la tête.
Les écailles sont très petites : 18 entre l’origine de la dorsale molle et la ligne laté¬
rale.
Gris-brun très foncé en dessus, à marbrures ou vermiculations plus foncées,
blanc sale en dessous ; les nageoires impaires sont noirâtres, avec ou sans petites
taches ou marbrures blanches ; l’anale est liserée de blanc.
Longueur totale : 37 centimètres.
Plusieurs exemplaires de l’Ubangi à Banzyville.
Nom indigène : Goto.
Cette espèce est très voisine de M. marmoratus, Perugia. Elle en diffère
surtout par l’anus situé un peu plus antérieurement et par la fente buccale plus courte.
55
TETRODONTIDÆ
TETRODON, Linné.
TETRODON MIURUS
PI. XY, fig. 4.
Le corps est court, la tête faisant les 2/5 de la longueur totale. Le museau
est assez pointu et aussi long que la région postoculaire de la tête; lœil est supère,
son diamètre est compris 6 fois dans la longueur de la tête et 3 fois dans la largeui
de la région inter oculaire, qui est plane ou légèrement concave ; la narine est repré¬
sentée par deux tentacules imperforés, dont la longueur égale à peine la moitié du
diamètre de l’oeil ; les lèvres sont très developpees. La nageoire dorsale, 5 à 6 fois
plus éloignée du bout du museau que de la racine de la caudale, a 9 ou 10 rayons ;
l’anale, qui lui est opposée, en a 9. La nageoire pectorale, large et tronquée, mesure
un peu plus du tiers de la longueur de la tête. La nageoire caudale ne mesure quun
peu plus de la moitié de la longueur de la tête. Le pédicule caudal n’est que très peu
plus long que haut. Le corps et la tête, à l’exception du museau et du pédicule caudal,
sont couverts d’épines très serrées; les lignes latérales forment de profonds sillons.
Le corps, chez les exemplaires conservés en alcool, est gris foncé en dessus,
ponctué de noir; les parties inférieures, ainsi que les nageoires, sont blanches; une
tache noirâtre à la base de chacune des nageoires ; les sillons du système de la ligne
latérale sont noirâtres.
Longueur totale : 10 centimètres.
Cette espèce nouvelle est établie sur trois individus de l’Ubangi à Banzyville,
où elle se rencontre à côté de son congénère et porte le nom de Butro . Elle diffère de
T. mbu, dont un jeune est figuré sur la planche XV, par la queue plus courte, le
museau plus long, l’œil moins latéral et le corps plus épineux.
56
EXPLICATION DES PLANCHES
Fig. d.
» 2 .
» 3.
» 4.
Fig-
1 .
»
2.
»
3.
»
4.
»
4a.
))
4b.
))
5.
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5a.
))
5b.
Fig. 1.
» 2 .
» 3.
» 4.
» 4a
» 3 .
» 5a
Fig. i.
« la.
» 2 .
- 2a.
» 3.
» 4.
» 4a.
PL YII
Polypterus ornatipinnis, p. 23.
Marcusenius Weeksii, p. 24.
» tumifrons, p. 24.
Gnathonemus ibis , p. 25.
Toutes les figures de grandeur naturelle.
PL VIII
Microthrissa Royauxi, p. 26. Grandeur naturelle.
Nannocharax brevis, p. 27. » »
» tænia , p. 28. » »
Labeo Greenii , p. 29. Réduit aux 5/6.
» » . Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
» » . Bouche ouverte, » »
» parvus , p. 30. Grandeur naturelle.
» » . Tête vue en dessus, X 2.
» » . Bouche ouverte, X 2.
PI. IX
Barbus miolepis, p. 31.
» cauduvittatus , p. 32.
» humer alis, p. 33.
Barilius longirostris, p. 33.
» » . Tête vue en dessus.
» fas cio la tus, p. 34.
» » . Tête vue en dessus.
Toutes les figures de grandeur naturelle.
PI. X
Clarias platycephalus, p. 35. 5/6 grandeur naturelle.
» » . Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
» amplexicauda , p. 36. Grandeur naturelle.
» » Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
Parailia longifilis, p. 37. Grandeur naturelle.
Anoplopterus angustifrons , p. 42, X 2.
» » Tête vue en dessus, X 4.
PI. XI
Fig. 1. Bagrus ubangensis, p. 38. Grandeur naturelle.
" la. » » Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
" 1b. » » Dents de la mâchoire supérieure et du palais, grandeur naturelle.
» 2. Chrysichthys ornatus , p. 39. Grandeur naturelle.
» 2a. » » Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
» 2b. » » Dents de la mâchoire supérieure et du palais, grandeur naturelle.
» 3. Auchenoglanis ubangensis , p. 41. Grandeur naturelle.
» 3a. » » Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
» 3b. » » Bouche ouverte, X 1 1/2.
57
PI. XII
Fig-
1.
Synodontis
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la.
»
»
lb.
»
»
2.
))
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2a.
)>
))
2b.
»
))
3.
>->
»
3a.
))
»
3b.
»
, --7 i -
» Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
» Bouche ouverte, X 2.
Iongirostris, p. 44. Grandeur naturelle.
>, Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
» Bouche ouverte, X 2.
Smiti, p. 45. Grandeur naturelle.
Tête vue en dessus, grandeur naturelle.
Bouche ouverte, X 2.
»
»
PL XIII
Euchilichthys Royauxi , p. 46. Grandeur naturelle, tête vue en dessus et en dessous, squelette et crâne
vus en dessus.
PL XIV
Fig. 1. Leptoglaiiis xenognathus , p. 43. X 2-
„ i a , » » . Tête vue en dessus, X 3.
2. Paraphractura tenuicauda , p. 48. X ^ J/2*
2 a _ » » . Tête et région antérieure du corps, vus en dessus, X 2.
3. Trachyglanis minutus , p. 49. X 2 1/2.
3 a >, » . Tête et région antérieure du corps, vus en dessus, X 3.
» » vus en dessous, X 3.
A z.
Tête et région antérieure du corps, vus en dessus, X 2 1/2.
n VI / 1 /A 11 r> N./ U) A 1 01
))
3b.
4. Belonoglanis tennis , p. 50. X 2.
4a.
nu
»
Pl. XV
Fig. 1. Anabas Pellegrinii, p. 51.
» 2. » oxyrhynchus , p. 52.
» 3. Mastacembelus goro, p. 54.
a 3a. » » . Dessus de la tête et région antérieure du corps.
» 4. Tetrodon miurus, p. 55.
» 5. » mbu, p. 55. Jeune de l’Ubangi.
Toutes les figures de grandeur naturelle.
P. XVI
Pelrnatochromis tœnintus , p. 53. Grandeur naturelle, et bouche ouverte.
>
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I' 3. MARCUSE mu S TUMIFRONS. 4.GNATH0NEMUS JBIS.
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I.POLYPTERUS ORNATIPINNIS.
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Ann.Mus. Congo. Zool. (1) II.
Pl . IX.
E J. Smàt de 1. et litX.
Mint em. Bro s. imo.
1. BARBUS MIOLEPIS. 2. BARBUS CAU D OVITTATUS. 5. BARBU S HUMERAL! S.
4. BARILIUS LONGIRO S TRI S . 5. BARILIUS FASCIOLATUS.
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1. L E P T O G LAN IS XENOGNATHUS.
3. TRACHYGLAX I S MIX UTÜ S.
2 . PARAPHRAC T U RA TEXUICAUDA.
4.BEL0X0GLANIS TEXUIS.
Ifcubeirn-Bros. imp.
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Annales du Musée du Congo Belge
Publiées par le Ministère des Colonies.
Zoologie. — Série I :
Poissons, Batraciens et Reptiles
Matériaux pour la Faune du Congo.
Tome II. - Fascicule 3.
Poissons recueillis dans
la Région du Bas-Congo
par M. le D r W. J. Ànsorge.
par G. A. Boulenger
Membre de la Société royale de Londres.
Associé de l’Académie royale de Belgique.
EN VENTE CHEZ :
Falk fils, libraire, rue des Paroissiens, i2 A , Bruxelles.
Misch et Thron, libraires, rue Royale, 126, Bruxelles.
PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES DU MINISTÈRE DES COLONIES
Annales du Musée du Congo Belge :
A. GÉOLOGIE, PALÉONTOLOGIE, MINÉRALOGIE.
Série I. — Généralités. —• Fascicule l.
Description des minéraux du Congo Belge, par Buttgenbach. Pasc. 1, 44 p. Février 1910.
Série II. — Katanga.
Carte géologique du Katanga et Notes descriptives, par F.-E. Studt, J. Cornet et H. Butt¬
genbach. Février 1908, 95 p., III pl. et une carte. {Complet.)
B . BOTANIQUE.
Série I. — Iconographies.
Illustrations de la Flore du Congo.
Tome I, par Ém. De Wildeman et Th. Durand. (L’introduction et la table paraîtront
ultérieurement). 1898-1902, 192 p., XCVI pl.
Série II. — Généralités.
Contributions à la Flore du Congo.
Tome I, par Ém. De Wildeman et Th. Durand. 1899-1900, 83 p. {Complet.)
Les Ficus de la Flore du Congo.
Fasc. 1, par le D r O. Warburg et Ém. De Wildeman. Janvier 1904, p. 1 à 36,
pl. I à XXVII.
Série III. — Missions Botaniques.
Reliquiae Dewevreanae, par Ém. De Wildeman et Th. Durand? (Le titre et l'introduction
paraîtront ultérieurement). 1901, 291 p.
^ , Série IV. — Katanga.
Études sur la Flore du Katanga par Ém. De Wildeman. 1902-1903, 240 p., XLVI pl. {Complet.)
Série V. — Bas- et Moyen-Congo.
Études de Systématique et de Géographie Botaniques sur la Flore du Bas- et du Moyen-Congo.
Tome I, par Ém. De Wildeman. 1903-1906, 346 p., LXXIII pl. — {Complet.)
Tome II, par Ém. De Wildeman. 1907-1908, 368 p., LXXXIX pl. - {Complet.)
Tome III. Fasc. 1. Août 1909, p. 1 à 147, pl. I à XXVII.
Fasc. 2, novembre 1910. p. 149 à 316, pl. XXVIII à XLIX.
Notes botaniques sur la Région du Bas- et du Moyen-Congo.
Tome I. Fasc. 1. Plantes principales de la Région de Kisantu, par J. Gillet et E. Pâque,
février 1910, p. i-ix et 1-120.
C. ZOOLOGIE.
Série I. — Poissons, Batraciens et Reptiles.
Matériaux pour la Faune du Congo.
Tome I. Poissons nouveaux, par G.-A. Boulenger. 1898-1900, 164 p., LVI pl. {Complet.)
Tome IL Fasc. 1. Batraciens et Reptiles nouveaux, par G.-A. Boulenger; Antilope nouvelle
(Cephalophus Weynsi), par Oldfteld Thomas (1) Août 1901, p. 1 à 18,
pl. I à VI.
Fasc. 2. Additions à la Faune ichtyologique du bassin du Congo, par G.-A. Bou¬
lenger. Mars 1902, p. 19 à 57, pl. VII à XVI.
Fasc. 3. Poissons recueillis dans la Région du Bas-Congo par M. le D r W. J. Ansorge,
par G. A. Boulenger.
Série IL — Mammifères.
Contributions à la Faune du Congo.
Tome I. Okapia, par Julien Fraipont. Septembre 1907, 118 p , XXX pl. En annexe:
Antilope nouvelle (Cephalophus Weynsi), par Oldfleld Thomas. 1901, 2 p., I pl. {Complet.)
Études sur la Faune Mammalogique du Congo (2).
Tome I. Fasc. I. Le Sanglier noir de l’Ituri (Hylochoerus ituriensis), par P. Matschie.
Octobre 1906, p. 1 à 22, pl. I à V.
(1) L’étude de M. Thomas doit êtrg rattachée, en annexe, au tome I de la série II, Zoologie (Mammifères). Contributions à la
Faune du Congo. ... .
(2) La séide V primitive, sous laquelle cet ouvrage a paru, a ôté supprimée. Un nouveau titre, remplaçant l’ancien, sera distribué
avec le fascicule II des Études sur la Faune mammalogique du Congo qui paraîtra sous peu.
POISSONS RECUEILLIS DANS LA RÉGION DU BAS-CONGO
PAR M. LE D r W. J. ANSORGE
PAR
G. A. BOÜLENGER
La collection dont j’ai à rendre compte vient combler une lacune dans nos
connaissances de l’Ichtyologie Congolaise. En traitant de la distribution géographique
dans mon ouvrage publié en 1901 (Poissons du Bassin du Congo, p. XI) je n’avais pu
renseigner qu’un très petit nombre d’espèces du bassin du Chiloango, auquel il convient
d’adjoindre, au point de vue zoogéographique, les cours d’eau de l’enclave de Cabinda.
Le nombre des espèces ne s’élevait alors qu’à quatorze. J’en ai décrit depuis deux
autres, dans les Proceedings of the Zoological Society of London , 1902, i. p. 234,
provenant de la Lukula ou Luculla, affluent du Chiloango, que, mal renseigné à cette
époque, j’avais confondue avec la Likuala, affluent du Congo (1). La région en
question a été parcourue récemment par l’infatigable voyageur M. le D r W. J. Ansorge,
auquel l’Icthyologie Africaine doit tant de découvertes, et il s’est efforcé d’y rassem¬
bler une collection aussi complète que possible des poissons d’eau douce, collection qui
comprend des représentants de 69 espèces, dont 16 nouvelles.
La première série de cette grande collection a été acquise par le British
Muséum; la seconde fait partie du Musée du Congo Belge. D’accord avec la Direction
de ces deux établissements, les résultats de leur étude paraissent dans ces Annales.
La carte à la page suivante indique les localités mentionnées dans ce travail.
Une partie sont au Congo portugais, une partie au Congo belge.
Le Chiloango est formé de la jonction de deux rivières : la Luali au nord
et le Loango au sud. L’affluent le plus important du Chiloango est la Luculla, ou
Lukula, en grande partie au Congo belge, mais prenant probablement sa source au
Congo français. Le Loango constitue la limite entre le Congo belge et le Congo
portugais. La Lebuzi, affluent de la Luculla, coule entièrement en Congo belge, la
Luali, affluent du Loango, en Congo portugais.
La navigation à vapeur ne remonte pas au delà de la jonction de la Luali
(1) J’ai appris depuis que ces poissons ont été obtenus par M. le co mmandant Wilverth près du chemin de
fer qui s’étend de Borna au Mayombe. Le point où il traverse la Luculla est situé à environ 70 kilomètres de
Borna.
2
et du Loango. En amont de ce point, ces rivières sont bloquées à différents endroits
par des troncs d’arbres énormes arrachés des rives par les pluies torrentielles.
La navigation se fait par canots des indigènes, qui parviennent à les faire
passer au-dessus et au-dessous de ces obstacles, mais elle n’est naturellement pas
sans offrir de grandes difficultés, et
les courants, très forts à certains en¬
droits, rendent le voyage assez dan¬
gereux. M. Ansorge se décida donc
à se rendre à pied, avec une escorte
de porteurs, en suivant le Loango,
de Mayili à N’Kutu, et de là, à tra¬
vers les montagnes, à Buco Zau sur
la Luali, voyage très fatigant par suite
des montées et descentes continuelles
que nécessitent les escarpements de la
région.
N’Kutu est une station com¬
merciale portugaise, au pied des ra¬
pides. C’est dans un bief au-dessus
de ces rapides que M. Ansorge se
procura, à l’aide de dynamite, les
premiers individus du poisson décrit
sous le nom de Ansorgia vittata.
Buco Zau est une autre station
commerciale, où on s’occupe surtout
de défrichement en vue de planta¬
tions de cocotiers. A cet endroit, pen¬
dant la saison sèche, la rivière est
très basse sauf à certains points ; les
endroits profonds ont fourni le Vari-
corhinus et deux des grands Barbus
décrits plus loin.
De Buco Zau M. Ansorge se
rendit par canot à Mayili, avec arrêt
à la mission catholique de Lundo, où
il reçut un accueil fort hospitalier.
Apprenant qu’il y a dans le voisinage des lagunes, presque à sec au moment de son
passage, M. Ansorge résolut ue passer quelques jours à Lundo, et, aidé des jeunes nègres
de la mission et des fillettes de l’établissement des Soeurs du même endroit, il y
fit de fructueuses récoltes de poissons, tant dans ces lagunes que dans la rivière ;
c’est de ces lagunes que provient le joli Anabas décrit sous le nom de A. Ansorgii.
De Mayili M. Ansorge se rendit, à travers un pays légèrement ondulé, à la
station commerciale de Kuka Muno, sur la Lebuzi, et de là, par canot, à Borna
Vonde, au pied de cataractes qui rendent toute navigation impossible.
3
Pendant son séjour à Cabinda, M. Ansorge eut, le grand avantage de l’ac¬
cueil empressé qu’il reçut de M. Harry Royle, l’agent, depuis vingt cinq ans, de la
firme Hutton et Cookson de Liverpool. Non seulement M Royle fît de son mieux
pour aider M. Ansorge dans ses recherches, mais il le mit en rapport avec un
autre agent de la même compagnie, M. C. Sanders, établi à Chiloango, dont l’hos¬
pitalité et l’influence lui furent d’une grande assistance. M. Sanders le conduisit
dans son petit vapeur à Sassa Zau, et de là, par-dessus des collines, à un petit
lac tout à fait isolé, et dans un district inhabité, qui porte le nom de Lac Chi-
luango. Sur ce lac M. Sanders possède un canot, qui permit à M. Ansorge d’en
faire l’exploration, mais sans grands résultats, car il n’y découvrit aucune espèce
nouvelle.
En témoignage de l’assistance rendue par ces messieurs, j’ai le plaisir d’as¬
socier leurs noms aux deux poissons décrits plus loin sous les noms de Varico-
rhinus Sandersi et Barbus Roylii. Le nom de Barbus Carclozoi est destiné à rappeler
le concours précieux rendu à M. Ansorge par S. Ex. le gouverneur José Cardozo
qui, par sa bienveillance et par ses instructions au Résident de Landana et à
d autres agents officiels, a grandement contribué au succès de l’expédition dont les
résultats sont consignés dans ce fascicule des Annales du Musée du Congo belge.
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5
LEPIDOSIRENIDAE
1. PROTOPTERUS DOLLOI, Blgr.
Deux jeunes individus, mesurant 120 et 250 millimètres respectivement, des
lagunes près de la Luali à Lundo.
Chez ces jeunes, la queue se termine en un long filament. Le plus petit a
3 bi anchies externes et 1 orifice anal situe à gauche ; chez l’autre il n’y a que
2 branchies externes et l’anus débouche à droite, comme de coutume chez cette
espèce.
Chez un des types décrits en 1900, j’ai constaté que le nombre des côtes
s élève à 54. Sur un squelette que j’ai fait préparer récemment d’un individu du
Bas-Congo dont je suis redevable à M. le commandant Wilverth, je trouve 50 paires
de côtes. Le nombre des côtes varie donc, d’après les données actuelles, de 34 à
36 chez P. annectens , de 35 à 41 chez P. œthiopicus, de 50 à 54 chez P. Dolloi.
ELOPIDAE
2. ELOPS LACERTA, C. et V.
Chiloango à Mayili.
MORMYRIDAE
3. PETROCEPIIALUS HAULLEVILLII, sp. n.
(PI. XVII, flg. 1.)
Corps fortement comprimé, sa hauteur comprise 3 à 3 1/2 fois dans la lon¬
gueur totale ; longueur de la tête 3 2/3 à 4 1/4 fois. Tête aussi longue que haute;
museau arrondi, dépassant fortement la bouche, aussi long que l’œil, dont le
diamètre est compris 4 à 5 fois dans la longueur de la tête ; largeur interocu¬
laire 2 1/2 fois dans cette longueur; largeur de la bouche environ 3 fois dans la
longueur de la tête; dents petites, bicuspides, 11 à 14 à la mâchoire supérieure,
16 à 18 à l’inférieure ; narines très rapprochées de l’œil, au niveau de son bord
inférieur. Dorsale 18-20, élevée en pointe en avant, à bord échancré ; sa base
mesure 1a, moitié, ou un peu moins de la moitié, de la distance qui la sépare de
6
la tête et environ les 2/3 de sa distance de la base de ]a caudale. Anale 27-29, com¬
mençant bien en avant de la dorsale, de même forme que celle-ci. Pectorale pointue,
un peu plus courte que la tête, dépassant la base de la ventrale. Caudale à lobes
pointus, écailleuse à la base seulement Pédicule caudal 3 fois aussi long que haut,
7-8
presque aussi long que la tête, 32 à 35 écailles le long de la ligne latérale, -r- ^ ■■ ■ - en
i U - 1
7-8
série transversale sur le corps, ^ entre la dorsale et l’anale, 12 autour du pédi¬
cule caudal. Le fond de la coloration argenté, mais plus ou moins obscurci par des
points bruns, qui peuvent être très rapprochés sur la tête et sur le dos ; nageoires
dorsale et anale blanchâtres, brunes en avant.
Longueur totale : 70 millimètres.
Ce petit Mormyre, que j’ai le plaisir de dédier à M. le baron A. de Haulleville,
directeur du Musée du Congo belge à Tervueren, est représenté dans la collection
Ansorge par de nombreux individus recueillis dans le Chiloango â Mayili, dans la
Luali à Lundo, et dans la Luculla. Il se rapproche surtout de Petrocephalus
Stuhlmanni , Blgr. de l’Afrique orientale, mais s’en distingue par les dents moins
nombreuses et le pédicule caudal plus mince et plus allongé.
L’individu figuré provient de la Luculla.
4. MARCUSENIUS KINGSLEYAE, Gthr.
Luali à Lundo.
Cette espèce avait déjà été rencontrée dans le Mayombé, dans les marais de
Kop-Malafu, par M. le major Cabra, et décrite sous le nom de M. Cabrœ.
5. MARCUSENIUS BRACHISTIUS, Gill.
Chiloango à Mayili ; Loango à N’Kutu ; Luali à Lundo et Buco Zau ; Luculla ;
Lebuzi à Kuka Muno.
6. GNATHONEMUS MOORII, Gthr.
Lucola et Lulongo, près de Cabinda; Chiloango à Lella et Mayili, Loango et
N’Kutu, Luali à Lundo et Buco Zau, Luculla.
CLUPEIDÂE
7. PELLONULA YORAX, Gthr.
Lucola, près de Cabinda ; Chiloango à Mayili ; Luali à Lundo; Loanga à N’Kutu ;
Luculla.
Les plus grands exemplaires atteignent une longueur de 135 millimètres.
7
CHARACINIDAE
8. SARCODACES ODOË, Bloch.
Luali à Lundo et Luculla.
9. ALESTES INTERMEDIUS, Blgr.
De nombreux exemplaires du petit lac Chiluango près de Landana. Cette
espèce n’était connue que du Sud-Cameroun et de l’Ogowé.
10. ALESTES LONGIPINN1S, Glhr.
Lucola près de Cabinda ; Çhiloango à Mayili ; Loango à N’Kutu ; Luali à Buco
Zau ; Lebuzi à Kuka Muno et Borna Vonde.
11. ALESTES KINGSLEYAE, Gthr
Çhiloango ville ; Çhiloango à Mayili et Sassa Zau ; Luali à Buco Zau ; Luculla ;
Lebuzi à Kuka Muno.
Cette espèce atteint une longueur de 200 millimètres. Nageoires tantôt jaunes
tantôt oranges ; adipeuse parfois d’un rouge vif.
Découvert dans l’Ogowé par Miss Kingsley, cet Alestes avait déjà été signalé
par moi de la Luculla et du Kasai.
12. ALESTES SCHOUTEDENI, sp. n.
(PL XVIII, fig. 1.)
Hauteur du corps 3 1/3 à 3 2/3 fois dans la longueur totale, longueur de
la tête 4 à 4 1/3 fois. Tête à peu près aussi haute que longue, sa longueur,
jusqu’à l’occiput, un peu supérieure à sa largeur ; museau arrondi, dépassant un peu
la bouche, aussi long ou un peu plus long que l’oeil ; oeil parfaitement latéral, son
diamètre 3 1/3 à 4 fois dans la longueur de la tête; largeur interorbitaire 2 fois
dans la longueur de la tête ; maxillaire ne s’étendant pas jusque sous le bord anté¬
rieur de l’œil;
16 dents
à la mâchoire supérieure,
à l’inférieure; bord
inférieur du second sous-orbitaire égal au diamètre de l’oeil ou un peu plus long.
Branchiospines modérément longues, 17 à 20 au membre inférieur du premier
arceau. Dorsale II 8, commençant immédiatement en arrière du dernier rayon de
8
la ventrale, et à égale distance du bord antérieur ou postérieur de l’œil et de la
base de la caudale ; premier rayon branchu mesurant les 3/4 ou les 4/5 de la lon¬
gueur de la tête. Anale III 11-12. Pectorale un peu plus courte que la tête,
n atteignant pas la ventrale. Caudale fourchue, à lobes pointus Pédicule caudal un
peu plus long que haut. Ecailles a canaux réticulaires comme chez A. macrolepidotus
et grandisquamis, 26-28 1 1/2 entre la ligne latérale et la ventrale. Brun
olivâtre en dessus, blanc rosâtre en dessous ; parfois une large bande d’un brun
foncé de chaque côté du corps ; une grande tache noirâtre sur le pédicule caudal ;
nageoires d un gris brunâtre, les pectorales et les ventrales parfois avec une grande
tache médiane noire.
Cinq individus, mesurant de 140 à 220 millimètres, provenant de la Lebuzi à
Kuka Muno et Borna Vonde.
Cette espèce, dédiée à M. le D r Schouteden, attaché à la section des sciences natu¬
relles du Musée du Congo belge, est intermédiaire à A. Poptæ, Pellegr. et A. gran¬
disquamis , Blgr , tous deux du Congo. Elle se distingue du premier par la nageoire
dorsale commençant un peu plus en arrière et par le nombre plus élevé d’écailles
le long de la ligne latérale ; du second par la position plus antérieure de la nageoire
dorsale; de tous deux par les branchiospines un peu plus nombreuses. A. Batesii
Blgr., du Sud-Cameioun, est intermédiaire à A. Schoutcdem et A. grandisquamis par
rapport à la position de la nageoire dorsale.
13. PETERSIUS ANSORGII, Blgr.
(PL XVII, fig. 2.) Ann. and Mag. N. H. (8) VI, 1910, p. 543.
Lucola près de Cabinda; Chiloangoville; Lac Chiluango; Chiloango à Mayili ;
Loango à N’ Kutu ; Luali à Buco Zau ; Luculla ; Lebuzi à Kuka Muno.
Décrite il y a peu de temps d’Angola, cette espèce, voisine de P. Hilgen-
dorfi, a été îetrouvée en grand nombre au nord du Congo. Les mâles très déve¬
loppés, dont un, du lac Chiluango, est figuré ici, ont non seulement la dorsale et
1 anale, mais aussi la pectorale prolongées en filament, caractère qu’on ne trouve
chez aucune autre espèce de la famille des Characinides. L’individu figuré est un
mâle.
14. NANNÆTHIOPS UNITÆNIATUS, Gthr,
Lucola près de Cabinda; Chiloango à Sassa-Zau et Mayili; Luali à Lundo;
Luculla; Lebuzi à Kuka Muno.
15. NEOLEBIAS ANSORGII, sp. n.
(PI. XVII, fig, 3.)
Hauteui du corps 2 2/3 à 3 fois dans la longueur totale, longueur de la
tete 3 a 3 1/4 fois. Tête 2 fois plus longue que large, un peu plus longue que
I
9
haute, lisse en dessus, avec une grande fontanelle; museau arrondi, beaucoup plus
court que l’oeil, qui est compris 3 fois dans la longueur de Ja tête et égale la
largeur interoculaire; bouche terminale; maxillaire s'étendant jusque sous le bord
antérieur de l’oeil; 14 dents au bord du prémaxillaire. Branchiospines courtes, au
nombre de 12 environ au membre inférieur du premier arceau. Dorsale III 8,
commençant immédiatement en arrière des ventrales, le plus long rayon mesurant
les 3/4 de la longueur de la tête. Pas de dorsale adipeuse. Anale II 6. Pectorale
à peu près les 2/3 de la longueur de la tête, de même longueur que la ventrale.
Caudale fourchue, à lobes pointus. Pédicule caudal un peu plus long que haut.
Ecailles 29-32 en série longitudinale, 9 en série transversale entre la dorsale et la
ventrale; ligne latérale absente ou réduite à 3 ou 4 écailles derrière l’opucule. A
l’état frais d’un vert d’herbe en dessus, avec une barre verticale vert foncé bordée
de jaunâtre en avant, à la base de la caudale ; une large bande plus foncée de
chaque côté du corps ; dorsale et caudale orange pâle, les autres nageoires orange
vif ou vermillon, parfois noirâtres à l’extrémité.
Longueur totale, 27 millimètres.
Ce joli petit poisson est décrit d’après un nombre assez considérable d’indi¬
vidus provenant de marécages près de la Luculla (Congo belge) et de la Luali
à Lundo (Mayombé Portugais).
Il se distingue des deux espèces connues de ce genre, N. unifasciatus , Stdr.
et N. trilineatus, Blgr., par la position plus postérieure de la nageoire dorsale.
16. NEOLEBIAS SPILOTÆNIA, sp. n.
(PL XVII fig. 3.)
Hauteur du corps 3 2/3 à 4 fois dans la longueur totale, longueur de la
tête 3 1/2 à 4 fois. Tête 2 fois plus longue que large, un peu plus longue que
haute, lisse en dessus, avec une grande fontanelle; museau arrondi, un peu plus
court que l’œil, qui est compris 2 1/2 à 2 2/3 fois dans la longueur de la tête
et égale la largeur interoculaire; bouche terminale; maxillaire ne s’étendant pas
jusque sous le bord antérieur de l’œil; environ 20 dents au bord du prémaxillaire.
Branchiospines très courtes. Dorsale III 1 1-12, commençant légèrement en avant
du premier rayon de la ventrale, le plus long rayon mesurant presque la longueur
de la tête. Dorsale adipeuse minuscule ou absente. Anale II 6. Pectorale à peu
près les 2/3 de la longueur de la tête, de même longueur que la ventrale. Caudale
fourchue, à lobes pointus. Pédicule caudal près de deux fois plus long que haut.
40 à 43 écailles en série longitudinale, 12 ou 13 en série transversale entre la
dorsale et la ventrale ; ligne latérale réduite à 3 à 6 écailles derrière l’opercule.
Jaunâtre, le dos pointillé de brun ; une bande latérale brun foncé du bout du
museau à la racine de la caudale, traversant l’œil, cette bande formée de grandes
taches plus ou moins confluentes ; une tâche noirâtre plus ou moins distincte sur
la dorsale.
Longueur totale 33 millimètres.
10
De nombreux individus de la Lebuzi à Kuka Muno et de la Luali à Lundo,
Cette espèce se distingue de ses congénères par le nombre plus élevé de rayons à
la dorsale et d’écailles sur le corps.
Les quatre espèces connues du genre Neolebias peuvent être caractérisées
brièvement comme suit :
N. unifasciatus , Stdr.
N. trilineatus, Blgr.
JV. Ansorgii , Blgr. .
N. spilotœnia , Blgr.
1
2 2/3-3 1/2
3 2/3-4
2 2/3-3
3 2/3-4
2
3-3 1/2
3 2/3-4
3-3 1 /2
3 1/2-4
3 4 5
7- 8 32-36 10
9-10 33-34 9
8 29-32 9
11-12 40-43 12-13
1. Hauteur du corps dans la longueur totale. 2. Longueur de la tête dans
la longueur totale. 3. Rayons branchus à la dorsale. 4. Ecailles en série longitu¬
dinale. 5. Ecailles en série transversale entre la dorsale et la ventrale.
17. DISTICHODUS NOTOSPILUS, Gthr.
Loango à N’Kutu ; Luali à Buco-Zau ; Luculla; Lebuzi à Kuka Muno et Borna
V onde.
La couleur du corps varie beaucoup : tantôt gris-de-fer, tantôt olivâtre, tantôt
rose ou amaranthe ; dorsale, anale et ventrale rouge vif ; la tache noire de la
dorsale peut s’étendre sur presque toute l’étendue de la nageoire, ou manquer
complètement ; les tout jeunes ont des taches brunes ou des bandelettes verticales
sur le corps.
18. NANNOCHARAX PARVUS, Pellegr.
Lac Chiluango près de Landana ; Luali à Buco Zau ; Luculla.
Cette espèce n’était connue que de l’Ogowé et de l’Ubanghi.
Le dos porte parfois de grandes taches ou barres transversales brunes et la
bande latérale peut être remplacée par une série de grandes taches noires plus ou
moins confluentes comme chez le Neolebias spilotœnia décrit plus haut ; les nageoires
d’un beau rouge vermillon.
Le plus grand exemplaire mesure 56 millimètres.
CYPRINIDAE
Comme je le faisais remarquer encore tout récemment (1) les Cyprinides étaient
assez pauvrement représentés dans la faune du Congo, sauf en ce qui concerne le
genre Labeo. Le genre Varicorhinus et le groupe des Barbus voisins du B. bynni,
(1) Rev. Zool. Afr., I, 1911, 17.
11
dont j’ai décrit plusieurs espèces d’Angola, n’étaient encore connus que du Kwango
[Vancorhinus Ansorgii, Blgr.) et du Tanganika [Varicorhinus ou Capoeta Tanganicœ,
Blgr., et Barbus tropidolepis , Blgr.). L’exploration du Chiloango vient combler une
lacune puisqu’elle nous permet d’ajouter à la faune qui nous concerne un Vari¬
corhinus et les trois grands Barbus décrits sous les noms de B. Cardozoi, Roylii
et aspius.
19. LABEO LUKULÆ, Blgr.
Proc. Zool. Soc. 1902, i. p. 235, pl. XXIII.
De nombreux individus, mesurant de 110 à 320 millimètres, provenant du
Loango à N’Kutu, de la Luali à Buco Zau et de la Lebuzi à Kuka Muno et
Borna Vonde.
La hauteur du corps égale à peu près la longueur de la tête et est com¬
prise 4 à 4 1/2 fois dans la longueur totale. Œil compris 4 1/2 (jeune) à 7 fois
dans la longueur de la tête. Un seul individu a 9 rayons branchus à la dorsale,
les autres en ayant 10, comme chez le type. Ecailles 34-36 ^ ?7, t 1^ , 3 1/2-4, 12.
Du rouge sur la dorsale et sur chacun des lobes de la caudale.
20. VARICORHINUS SANDERSI, sp. n.
(Pl. XIX, fig. 1.)
Hauteur du corps 2 2/3 à 3 1/4 fois dans la longueur totale, longueur de
la tête 4 1/2 à 5 fois Museau arrondi, plus large que long, mesurant environ le
tiers de la longueur de la tête, dépassant beaucoup la bouche; diamètre de l’œil
3 1/2 fois chez le jeune à 5 1/2 fois chez l’adulte dans la longueur de la tête,
largeur interorbitaire 1 3/4 à 2 fois; largeur de la bouche égale aux 2/3 de la
largeur de la tête chez le jeune, aux 4/5 chez l’adulte; pas de barbillons; de
nombreux petits tubercules sur les côtés de la tête. Dorsale III 10 (rarement 9), à
bord fortement échancré, située à égale distance des narines ou de l’œil et de la
base de la caudale ; le 3 mo rayon simple fort et ossifié, sa partie rigide mesurant
des 3/5 aux 4/5 de la longueur de la tète. Anale III 5, atteignant parfois la base de
la caudale, qui est très profondément échancrée. Pectorale aussi longue ou un peu
plus longue que la tête, n’atteignant pas la ventrale, qui est insérée sous le milieu
de la dorsale. Pédicule caudal environ 1 1/2 fois aussi long que haut. Ecailles
grandes, assez rugueuses et à fines stries longitudinales parallèles, 28 à 31 le long
4 1/2
de la ligne latérale, —en série transversale, 2 1/2 entre la ligne latérale et la
4 1/2
ventrale, 12 autour du pédicule caudal. Brun olivâtre très foncé en dessus, rosâtre
sur les côtés en dessous de la ligne latérale, blanc en dessous ; nageoires d’un gris
très foncé.
12
Cette espèce nouvelle, qui porte à 13 le nombre des Varicorhinus d’Afrique, est
décrite d’après 10 individus, mesurant de 120 à 370 millimètres. 7, y compris l’in¬
dividu figuré, proviennent de la Loango à N’Kutu, les 3 autres (dont un remarquable
par la présence de 9 rayons branchus au lieu de 10) de la Luali prés de Buco Zau.
Varicorhinus Sandersi, dédié à M. C. Sanders, dont l’aide accordée à M. Ansorge
a tant contribué au succès de l’expédition dont je décris ici les résultats, se rapproche
surtout de V. Tornieri , Stdr., du Sud-Cameroun, qui en diffère par la présence d’un
minuscule barbillon et de 11 rayons branchus à la dorsale, ainsi que par l’espace
interorbitaire moins large. F. Steindachneri , Blgr., de la Lucalla en Angola, en est
aussi très voisin, mais il a également le barbillon minuscule, l’oeil plus grand et
les écailles plus nombreuses (30 à 35 le long de la ligne latérale, 3 ou 3 1/2 entre
celle-ci et la base de la ventrale).
21. BARBUS CARDOZOI, sp. n.
(PL.XX.
Hauteur du corps 2 4/5 à 3 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la
tête 3 4/5 à 4 1/2 fois. Tête 1 1/2 à 1 2/3 fois aussi longue que large; museau
arrondi, dépassant beaucoup la bouche, sa longueur environ trois fois dans celle de
la tête; diamètre de l’oeil 3 fois chez le jeune à 5 1/2 fois chez l’adulte dans la
longueur de la tête, largeur interorbitaire 2 1/3 à 2 3/4 fois; largeur de la bouche
3 à 3 1/2 fois dans la longueur de la tête; lèvres assez fortement développées,
l’inférieure formant sous le menton un lobe arrondi ; deux barbillons de chaque côté,
l’antérieur généralement un peu plus court que le postérieur, qui égale le diamètre
de l’oeil chez le jeune, 1 1/2 fois ce diamètre chez l’adulte; de nombreux et très petits
tubercules nuptiaux sur les côtés de la tête chez l’adulte. Dorsale III 9, à bord
fortement échancré, située à égale distance de l’oeil ou de l’occiput et de la base de
la caudale; le 3 me rayon simple fort et ossifié, sa partie rigide mesurant des 3 5
aux 3/4 de la longueur de la tête. Anale III 5, n’atteignant pas la caudale. Pecto¬
rale un peu plus courte que la tète, n’atteignant pas, ou atteignant presque la
ventrale, qui est insérée sous les rayons antérieurs de la dorsale. Pédicule caudal
environ 1 1/2 fois aussi long que haut. Ecailles grandes, à fines stries longitudi¬
nales souvent un peu flexueuses, parallèles ou convergentes en arrière, 24 à 28 le
long
de la ligne latérale,
souvent assez indistincte chez l’adulte,
4 1/2
4 1/2
en
série
transversale. 2 ou 2 P2 entre la ligne latérale et la ventrale, 12 autour du pédicule
caudal. Brun olivâtre en dessus, blanchâtre en dessous; sur la moitié supérieure du
corps, les écailles portent, à la base, une tache plus foncée ; nageoires d'un gris-
brun plus ou moins foncé, la dorsale et l’anale parfois teintées de rouge à la base.
La collection comprend 28 spécimens, mesurant de 95 à 530 millimètres.
Le plus grand, figuré sur la PL XX, provient du Loango à N’Kutu; les autres
ont été pris dans la Luali à Buco Zau et dans la Lebuzi à Borna Vonde.
13
Cette espèce, dédiée à Son Excellence le gouverneur José Cardozo, en
témoignage de reconnaissance pour l’aide qu’il a bien voulu prêter à M. le D r Ansorge,
se rapproche extrêmement de l’espèce de l’Afrique orientale décrite par moi sous
le nom de Barbus Krapffi (Cat. Afr. Freshw. Fisli. Il, p. 54). Elle en diffère par
le museau relativement un peu plus long par rapport à la partie postoculaire de
la tête et dépassant davantage la bouche, ainsi que par la région interorbitaire un
peu plus large.
22. BARBUS ROYLII, sp. n.
(PL XXI)
Hauteur du corps à peu près égale à la longueur de la tête, 3 2/3 à
4 tois dans la longueur totale. Tête 2 fois aussi longue que large ; museau
subacuminé, dépassant beaucoup la bouche, sa longueur 2 1/2 à 2 2/3 fois dans
celle de la tête, terminé par un lobe arrondi qui se rabat sur la lèvre supérieure (1);
diamètre de l’oeil 4 fois chez le jeune à 6 1/2 fois chez l’adulte dans la longueur
de la tête; lèvres excessivement développées, l’inférieure formant sous le menton un grand
lobe arrondi ; deux barbillons de chaque côté, l’antérieur 1 fois chez le jeune à
1 1/3 fois chez l’adulte le diamètre de l’oeil, le postérieur 1 1/3 à 2 fois ce
diamètre. Dorsale III 9, à bord fortement échancré, située à égale distance du
bord antérieur ou du bord postérieur de l’oeil et de la base de la caudale; le
3 me rayon simple et ossifié, mesurant de la 1/2 aux 2/3 de la longueur de la tête.
Anale III 5, atteignant le plus souvent la caudale. Pectorale mesurant des
3/4 aux 5/6 de la longueur de la tête, n’atteignant pas la ventrale, qui
est insérée sous les rayons mous antérieurs de la dorsale. Pédicule ' caudal
1 3/4 à 2 fois aussi long que haut. Ecailles striées comme chez l’espèce
précédente, 28 à 32 le long de la ligne latérale, qui peut être très indistincte chez
4 1/2
l’adulte, 4~~Y/2 en s ® r ^ e transversale, 12 autour du pédicule caudal. Coloration
semblable à celle de l’espèce précédente.
Dédiée à M. Harry Royle, en souvenir des services, rendus par lui à
M. Ansorge, cette espèce est décrite d’après 10 exemplaires recueillis dans le
Loango à N’Kutu et dans la Luali à Buco Zau. L’individu figuré provient de la
première de ces localités et mesure 490 millimètres.
Le Barbus Roylii est voisin du B. Cardozoi. Il en diffère par le corps
moins élevé, la tête plus étroite, les lèvres plus développées, et le nombre plus
élevé d’écailles le long de la ligne latérale.
(1) Sur les figures représentant le dessus de la tête et la bouche ouverte, sur la PI. XXI, ce lobe est
représenté étalé et dirigé en avant.
14
23. BARBUS ASP1US, sp. n.
(PI. XXII, flg. I)
Hauteur du corps 3 2/3 à 4 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 1/2 à 3 2/3 fois. Tête 2 1/4 à 2 1/3 fois aussi longue que large; museau
arrondi, 3 1/2 fois dans la longueur de la tête; mâchoire inférieure dépassant
fortement le museau; diamètre de l’œil 6 fois dans la longueur de la tête, largeur
interorbitaire et largeur de la bouche 4 à 4 1/2 fois dans la longueur de la
tête; lèvres assez fortement développées sur les côtes, l’inférieure largement inter¬
rompue au milieu ; deux barbillons de chaque côté, l’antérieur mesurant 3/4
à 1 fois le diamètre de l’œil, le postérieur 1 1/4 à 1 1/3 fois. Dorsale III-IV 10,
à bord échancré, située à égale distance de l’œil et de la base de la caudale, le
dernier rayon simple et ossifié, sa partie rigide mesurant la 1/2 ou les 3/5 de la
longueur de la tête Anale III 5, loin d’atteindre la caudale. Pectorale 3/5
à 2/3 de la longueur de la tête, loin d’atteindre la ventrale, qui est insérée
sous les rayons mous antérieurs de la dorsale. Pédicule candal près de 2 fois
aussi long que haut. Ecailles grandes, à fines stries parallèles ou conver¬
gentes en arrière, 34 -
36 ^ 3 entre la ligne latérale et la ventrale,
5 1/2
12 autour du pédicule caudal. Brun en dessus, les écailles à bordure plus foncée,
blanc en dessous ; nageoires brunes, la pectorale et la ventrale bordées de blanc.
Deux exemplaires mesurant 300 à 420 millimètres respectivement, de la
Lebuzi à Borna Vonde.
Cette espèce, dont l'ensemble de la forme rappelle le Aspius rapax d’Europe,
se rapproche du Barbus procjenys, Blgr., du Sud-Cameroun, mais en diffère par
le dernier rayon simple plus fort, caractère qui le ferait placer dans la section des
Barbus bynni, près du B. goryuari, Rüpp., d’Abyssinie.
24. BARBUS HOLOTAENIA, Blgr.
De nombreux individus de presque toutes les localités (Cabinda, Chiloango ville,
Lella, Sassa Zau, Mayili, N’Kutu, Lundo, Buco Zau, Luculla, Kuka Muno) de cette
espèce répandue du Cameroun à Angola et rapportée à tort à B. Kessleri dans les
Poissons du Bassin du Congo , p. 225.
Comme je l’ai déjà fait observer, il arrive souvent, chez les jeunes, que la
serrature du dernier rayon simple de la dorsale manque tout à fait; c’est d’ailleurs
invariablement le cas chez les très jeunes 2 à 3 centimètres de largeur), et comme
chez ces individus le rayon en question est segmenté sur toute son étendue et non
rigide, on serait porté à les rapporter au voisinage du B. camptacanthus . Le barbillon
postérieur peut être près de deux fois aussi long que l’œil.
Les adultes ont le sommet de la dorsale noir et l’extrémité des ventrales et de
15
l’anale est aussi noire ou noirâtre; la base de la dorsale est jaune; l’espace entre
cette teinte est la bordure noire peut être d’un beau rouge, couleur qu’on retrouve
aussi sur la caudale.
Le plus grand individu mesure 140 millimètres.
25. BARBUS TRISPILOMIMUS, Blgr.
J’ai décrit ce petit Barbeau, qui ne dépasse pas 4 centimètres en longueur,
d’après un exemplaire unique, sans localité, mais associé dans un bocal avec Clarial-
labes mêlas et Ghannallabes apus, ce qui me permit de suggérer le Congo comme sa
provenance. Il a été retrouvé depuis dans l’Ogowé.
La collection Amorge renferme de nombreux individus de cette espèce, prove¬
nant du Cliiloango à Mayili, de la Luali, de la Luculla et de la Lebuzi à Kuka
Muno.
Le nombre d’écailles le long de la ligne latérale varie de 21 à 23. Les taches
noires latérales peuvent être réduites à deux, les postérieures, ou manquer tout
à fait.
26. BARBUS CARENS, sp. n.
(PI. XXII, flg. 2.)
Hauteur du corps 3 à 3 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 1/3 à 4 fois. Museau arrondi, plus court que l’oeil, dont le diamètre est compris
2 1/2 à 2 2/3 fois dans la longueur de la tête et égale la largeur de l’espace inter¬
orbitaire; bouche très petite, subterminale, à lèvres peu développées; pas de barbillons.
Dorsale III 8, à bord droit, située à égale distance du centre de l’œil et de la base
de la caudale, à 3 me rayon simple mou, articulé, sans dentelure, mesurant à peu
près la longueur de la tête. Anale III 5, courte, n’atteignant pas la caudale. Pectorale
mesurant à peu près les 3/4 de la longueur de la tête, n’atteignant pas la ventrale,
qui est insérée sous les rayons antérieurs de la dorsale. Pédicule caudal 1 1/3 à
1 1/2 fois aussi long que haut. Écailles grandes, à stries peu nombreuses et rayon¬
nantes, 22 à 25 en série longitudinale, 7 en série transversale de la dorsale à la
ventrale, 8 autour du pédicule caudal; pas la moindre trace de ligne latérale.
Jaunâtre, à écailles dorsales pointillées de brun, ou bordées de brun; une fine ligne
noirâtre le long du côté du corps, souvent accompagnée d’une ligne orange vif, couleur
qui occupe aussi la base de la caudale.
Longueur totale 35 millimètres.
De nombreux individus du Ohiloango à Mayili, de la Luali à Lundo, de la
Luculla, et de la Lebuzi à Kuka Muno.
Cette espèce, une des plus petites du genre, est remarquable par l’absence
de barbillons et de toute indication d’une ligne latérale, caractères négatifs qui
motivent le nom de carens sous lequel je propose de la désigner.
16
25. BARILIUS UBANGENSIS, Pellegr.
(PL XVII, fig. 5.)
De nombreux individus de la Luali à Buco Zau et un seul du Loango à
N’Kutu.
La forme est un peu plus élancée que de coutume, la longueur totale étant
3 3/4 à 4 1/3 fois la hauteur du corps, mais le nombre des rayons et des écailles
s’accorde avec les indications que j’ai données précédemment sur cette espèce, décrite
d’abord de l’Ubanghi et retrouvée ensuite sur divers points du Haut-Congo, jusque
dans le Sud-Cameroun, mais qui n’avait pas encore était signalée dans le Bas-
Congo.
Les barres foncées latérales, qui donnent à ce poisson l’aspect d’une jeune
truite, varient de 6 à 9; chez un individu j’en compte 6 à droite et 8 à gauche;
chez la forme type, il y en a de 8 à 12.
Les différences que j’ai relevées en comparant ces Barilius ne me semblent
pas motiver l'établissement d’une espèce nouvelle, mais elles justifient la désignation
de var. Chiloancjae pour les individus du bassin du Chiloango.
SI LU RI DA
28. CLARIAS LAZERA, Lacep.
Lebuzi à Kuka Muno.
29. CLARIAS BREVICEPS, Blgr.
Luali à Lundo.
Espèce fondée sur des exemplaires recueillis dans les marais de Siala Ntoto
par le major Cabra.
30. CLARIAS ANGOLENSIS, Stdr.
Luali à Lundo.
31. CLARIALLABES MELAS, Blgr.
Lebuzi à Kuka Muno.
On ne connaissait de cette espèce que le type, provenant du Bas-Congo, et
deux individus sans localité trouvés associés dans un bocal avec le type de Barbus
trispilornimus .
17
32. CHANNALLABES APUS, Gtnr.
Luali à Lundo et Lebuzi à Kuka Muno.
Atteint une longueur de 350 millimètres.
ANSORGIA, g- n.
Semblable à Eutropius ,
mandibulaires antérieurs ou
M. et J., à l’exception d’un caractère : les barbillons
internes faisant défaut. Vertèbres au nombre de 46
(16 + 30).
33. ANSORGIA VITATA, sp. n.
(PI. XIX, fig. 2)
Hauteur du corps 4 1/2 à 4 2/3 fois dans la longueur totale, longueur de
la tête 4 2/3 à 5 1/3 fois. Tête 1 1/2 à 1 2/3 fois aussi longue que large;
museau large, arrondi, aussi long que l’œil chez l’adulte, dépassant un peu la
bouche ; œil parfaitement latéral, 2 2/3 (jeune) à 3 1/3 fois dans la longueur de la
tête, 1 1/3 à 1 2/3 fois dans la largeur interoculaire, qui égale la largeur de la
bouche, dents voméropalatines formant une bande ininterrompue, dont la largeur
égale ou excède un peu celle de la bande prémaxillaire. Barbillon nasal mesurant
les 2/3 ou les 3/4 du diamètre de l’œil ; barbillon maxillaire mesurant la longueur
de la tête ou un peu moins et environ 1 2/3 fois celle du barbillon mandibulaire.
Branchiospines modérément longues, minces et espacées, au nombre de 6 ou 7 au
membre inférieur du premier arceau. Dorsale I 5, entièrement en avant des
ventrales, l’épine médiocrement forte, dentelée en arrière et prolongée en un filament.
Dorsale adipeuse petite. Anale 42-46. Pectorale atteignant la ventrale, son épine
un peu plus forte que celle de la dorsale et dentelée au bord interne. Caudale
fourchue, à lobes pointus. Pédicule caudal aussi long que haut. Dos brun, côtés
du corps argentés, ventre blanc mat; une bande noire de chaque côté, de la tête
au , lobe inférieur de la caudale où elle s’infléchit brusquement ; cette bande aussi
large ou un peu plus étroite que l’espace argenté qui la sépare du brun du dos;
parfois un pointillé noir à la base de l’anale ; nageoires blanches.
34. PHYSA1LIA VILLIERSI, sp. n.
(PL XVII, fig. 6)
Hauteur du corps 4 à 4 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la
tète 5 à 5 1/2 fois. Museau arrondi, ne dépassant pas la bouche, plus court que
18
l’œil, qui est parfaitement latéral et compris 2 1/2 (jeune) à 3 fois clans la longueur
de la tête, et égal à peu à près la largeur interoculaire. Barbillon nasal un peu
plus court que le maxillaire et les mandibulaires, qui mesurent la moitié ou les
3/5 de la longueur totale. Branchiospines longues et minces, au nombre de
30 environ au membre inférieur du premier arceau. Pectorale aussi longue que la
tête ou un peu plus courte, atteignant ou dépassant un peu la racine de la
ventrale, l’épine assez faible et sans dentelures. Ventrale petite, 12/3 à 2 fois
aussi éloignée de la caudale que du bout du museau. Anale 50-57, atteignant les
rayons externes de la caudale, qui est fourchue, à lobes pointus, et prolongée sur
le pédicule caudal. Jaunâtre, plus ou moins pointillé de brun sur le dos et sur les
flancs ; une tache humérale noire ; une ligne latérale noire, s’élargissant un peu avant
d’atteindre la base de la nageoire caudale, une série de gros points noirs à la base
de l’anale (un pour chaque rayon) ; nageoires blanches.
De nombreux individus, mesurant de 40 à 67 millimètres, de la Lucola près de
Cabinda, du Chiloango à Mayili, de la Luali à Lundo, et de la Luculla.
Pour répondre à un désir exprimé par le voyageur auquel nous devons la
découverte de cette espèce, je propose de la désigner par le nom de Physailia Villiersi,
en l’honneur de Sir Francis Villiers, ministre britannique à Bruxelles, ministre à
Lisbonne à l’époque de l’expédition Ansorge, dont la haute influence a contribué au
succès de cette expédition.
Le genre Pliysaüia , Blgr., établi en 1901 pour une espèce du Nil, comprend
maintenant 5 espèces, qui peuvent être distinguées à l’aide du synopsis suivant :
I. Epine pectorale dentelée au bord interne.
A. Barbillons les plus longs ne mesurant pas la moitié de la longueur totale (la caudale
non comprise).
64 à 74 rayons à l’anale. P. pellucida, Blgr.
61 rayons à l’anale. P. occidentalis, Pellegr.
B. Barbillons les plus longs mesurant la moitié de la longueur totale.
60 à 65 rayons à l’anale. P. Ansorgii, Blgr.
II. Epine pectorale non dentelée; barbillons les plus longs mesurant au moins la moitié de
la longueur totale.
69 à 72 rayons à l’anale.. P. somalensis, Yincig.
50 à 57 rayons à l’anale.. P. Villiersi , Blgr.
35. CHRYSICHTHYS FURCATUS, Gtlir.
Luali à Buco Zau et Lebuzi à Ivuka Muno.
36. CHRYSICHTHYS WALKERI, Gtlir.
Chiloangoville; Chiloango à Mayili; Luculla; Lebuzi â Kuka Muno.
19
37. CHRYSICHTHYS FILAMENTOSUS, sp. n.
(PL XVIII, flg. 2.)
Hauteur du corps 4 ]/3 à 5 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 1/3 à 3 1/2 fois. Tête modérément déprimée, 1 2/3 à 2 fois aussi longue que large,
lisse ou faiblement rugueuse en dessus ; processus occipital étroit, en contact avec le
petit écusson interneural ; museau obtusément pointu, presque aussi long que large;
diamètre de l’œil 3 (jeune) à 4 fois dans la longueur de la tête, égal ou à peu près
égal à la largeur interorbitaire ; largeur de la bouche 2 2/3 à 3 fois dans la longueur
de la tête; bande de dents prémaxillaires droite, environ 3 fois .aussi longue que
large; dents du palais réduites à deux petites bandes étroites. Barbillon nasal mesu¬
rant le 1/3 ou la 1/2 du diamètre de l’œil, barbillon maxillaire la 1/2 de la longueur
de la tête chez l’adulte, les 2/3 ou les 3/4 chez le jeune. 14 à 16 branchiospines à
la partie inférieure du premier arceau. Dorsale 16, 1 1/5 à 1 1/3 fois aussi éloignée
de la caudale que du bout du museau; épine à bord postérieur très faiblement
dentelé, mesurant la 1/2 ou les 2/3 de la longueur de la tête ; premier rayon mou
le plus long, au moins aussi long que la tête, généralement beaucoup plus long.
Dorsale adipeuse courte, la longueur de sa base comprise 3 à 4 fois dans la distance
qui la sépare de la dorsale rayonnée. Anale IV-V 7-8. Pectorale mesurant à peu
près les 2/3 de la longueur de la tête; l’épine lisse en dehors, fortement dentelée au
bord interne. Caudale profondément fourchue, à lobes longs et pointus, le lobe supé¬
rieur le plus long, 3 à 3 1/2 fois plus long que les rayons médians. Pédicule caudal
1 1/2 à 1 2/3 fois aussi long que haut. Brun olivâtre en dessus, blanc en dessous,
à reflets argentés sur les côtes ; nageoires grisâtres, l’extrémité de la dorsale
noirâtre.
Plusieurs individus, mesurant de 125 à 215 millimètres, des localités suivantes :
Chiloango ville, Loango à N’Kutu, Luali à Lundo et Buco Zau, Lebuzi à Kuka
Muno.
Ce Poisson se rapproche du précédent, et ce n’est pas sans hésitation que je
me suis décidé à l’en séparer spécifiquement. Par la forme de la tête il se rapproche
aussi de C. acutirostris , Gthr.
38. CHRYSICHTHYS PERSIMILIS, Gthr.
Hauteur du corps 4 à 5 fois dans la longueur totale, longueur de la tête 3 à
3 1/3 fois. Tête modérément déprimée, 1 1/2 fois aussi longue que large, lisse ou un
peu rugueuse en dessus; processus occipital étroit, en contact avec le petit écusson
interneural; museau largement arrondi, beaucoup plus large que long; diamètre de
l’œil 4 1/2 à 5 1/2 fois dans la longueur de la tête, 1 1/3 à 1 2/3 fois dans la largeur
interorbitaire ; largeur de la bouche 1 2/3 à 2 fois dans la longueur de la tête; bande
de dents prémaxillaires droite, environ 3 fois aussi longue que large ; dents voméro-
20
ptérygoïdiennes formant une longue et assez large bande, légèrement inierrompue au
milieu. Barbillon nasal mesurant la 1/2 ou les 2/3 du diamètre de l’œil, barbillon
maxillaire la 1/2 ou les 3/5 de la longueur de la tête. 13 branchiospines à la partie
inférieure du premier arceau. Dorsale I 6, un peu plus rapprochée du bout du museau
que de la. caudale; épine à bord postérieur à peine dentelé, mesurant à peu près les
2/5 de la longueur de la tête ; premier ou second rayon mou le plus long, mesurant
a peu près les 2 ; 3 de la longueur de la tête. Dorsale adipeuse courte, la longueur
de sa base comprise 3 à 4 fois dans la distance qui la sépare de la dorsale rayonnée.
Anale IV 8 . Pectorale mesurant à peu près les 3/5 de la longueur de la tête; l’épine
lisse en dehors, faiblement dentelée au bord interne. Caudale profondément fourchue,
à lobes longs et pointus, 2 1/2 à 3 fois plus longs que les rayons médians. Pédicule
caudal 1 1/2 à 1 2/3 fois aussi long que haut. Brun olivâtre en dessus, blanc en
dessous; nageoires grisâtres.
Trois individus, mesurant de 240 à 300 millimètres; deux proviennent de la
Lebuzi à Kuka Muno, le troisième a été pris dans la Luali à Lundo.
Dans le « Catalogue of African Freshwater Fishes », vol. II, p. 324, j’avais
mis cette espèce, décrite d’après un individu unique du Gabon, en synonymie de
Chr. Walkeri.
Les exemplaires recueillis par M. Ansorge, sur lesquels est basée la description
qui précède, montrent que je m’étais trompé et que l’espèce de Günther mérite d’être
maintenue, car elle diffère par la bouche beaucoup plus large.
Une grande incertitude règne encore toujours dans le choix des caractères
propres â distinguer les espèces dans le genre Chrysichthys.
39, PARAUCHENOGLANIS ANSORGII, sp. n.
(PI. XXII, fig. 3.)
Hauteur du corps 5 2/3 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 1/3 fois. Tête très aplatie, 1 1/3 fois aussi longue que large, à surface lisse; museau
largement arrondi, subtronqué, mesurant les 2/5 de la longueur de la tête; processus
occipital très court, très largement séparé de la plaque interneurale, très petite et
cachée sous la peau; œil supère, son diamètre compris 11 fois dans la longueur de
la tête; bouche large, terminale; dentition comme chez P. guttatus, Lonnb. Barbillon
maxillaire aussi long que la tête, atteignant le tiers antérieur de l’épine pectorale;
le mandibulaire externe, plus long, atteint presque l’extrémité de la pectorale.
10 branchiospines, assez allongées, au membre inférieur du premier arceau branchial.
Processus huméral court, triangulaire, strié. Dorsale I 7; épine lisse, mesurant un
peu moins de la moitié de la longueur de la tête, et les 2'S du plus long rayon
mou. Dorsale adipeuse 5 fois aussi longue que haute, 3 fois aussi longue que sa
distance de la dorsale proprement dite. Anale 11 (7 rayons branchus). Pectorale
n’atteignant pas la ventrale, l’épine fortement dentelée au bord interne. Ventrale
atteignant l’origine de l’anale. Caudale arrondie. Brun en dessus, à petites macules
21
plus foncées, avec 7 barres transversale formées de taches noires arrondies ; blanchâtre
en dessous; nageoires d’un brun foncé, à taches noires arrondies.
Longueur totale 175 millimètres.
Le spécimen unique provient de N’Kutu, sous les chutes du Loango.
Sous le rapport de la longueur des barbillons, cette espèce est intermédiaire
aux P. guttatus, Lonnb. et macrostoma, Pellegr.
Le véritable P. guttatus existe d’ailleurs aussi dans le bassin du Chiloango,
car un individu long de 285 millimètres, provenant de la Luculla, fait partie des
collections du Musée royal dhistoire naturelle de Bruxelles. Je l’avais déterminé
comme tel en 1902, et j’ai pu vérifier cette détermination grâce à l’obligeance de
M. le Prof. Dollo, qui a bien voulu me permettre de le comparer au type de
P. Ansorgii.
40. MALOPTERURUS ELECTRICUS, Gm.
Chiloango à Mayili et Lella ; Loango à N’Kutu ;
à Kuka Muno.
Luali à Buco Zau ;
Lebuzi
CYPRINODONTIDAE
41. HAPLOCHILUS SEXFASCIATUS, Gill.
Luali à Lundo, dans les lagunes.
42. HAPLOCHILUS SPILAUCHEN, A. Dum.
Chiloango ville.
43. HAPLOCHILUS CABINDAE, Blgr.
Ann. and Mag. N. H. (8J VIII, 1911, p. 231.
Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 3 1/2 à 3 2/3 fois dans
la longueur totale. Museau beaucoup plus court que l’œil; mâchoire inférieure dépas¬
sant un peu la supérieure; diamètre de l’œil 2 2/3 fois dans la longueur de la
tête, un peu inférieur à la largeur interorbitaire. Dorsale 8-9, commençant à égale
distance de la tête et de la base de la caudale, ou plus près de celle-ci, et au
milieu de l’anale; les plus longs rayons mesurant les 3/5 de la longueur de la tête
chez la femelle, presque aussi longs que la tête chez le mâle. Anale 14-15, les plus
longs rayons mesurant 3/5 à 3/4 de la longueur de la tête. Pectorale 3/4 à 4/5 de
la longueur de la tête, s’étendant au delà de la base de la ventrale, qui est beaucoup
plus rapprochée du bout du museau que de la base de la caudale et petite chez la
22
femelle, plus longue, s’étendant au delà de l'origine de l’anale, chez le mâle Cau¬
dale tronquée, aussi longue que la tête. Pédicule caudal 1 1/2 fois aussi long que
haut. 29 à 31 écailles en série longitudinale, 16 ou 18 autour du corps en avant
des ventrales; aucune trace de ligne latérale. Jaunâtre, finement poncticulé de noi¬
râtre, la ligne vertébrale et une large bande latérale brun-olive; nageoires grisâtres,
sans taches.
Longueur totale 52 millimètres.
J’ai d’abord décrit cette espèce, voisine de la précédente, d’après deux indi¬
vidus de la Lucola près de Cabinda. M. Ansorge en a depuis recueilli d’autres dans
la Luali à Buco Zau.
44. IIAPLOCHILUS STRIATUS, Blgr.
Cette espèce n’était connue que de l’Ogowé. Un seul exemplaire a été recueilli
dans la Luali à Lundo.
45. HAPLOCHILUS MACROSTIGMA, Blgr.
Ann. and Mag. N. H. (8) VIII. 1911, p. 268.
Hauteur du corps 4 1/3 à 4 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la
tête 3 1/2 à 3 2/3 fois. Museau aussi long que l’œil; mâchoire inférieure dépassant à
peine la supérieure ; diamètre de l’œil 3 1/2 à 3 2/3 fois dans la longueur de la tête,
1 1/2 à 1 3/4 fois dans la largeur interorbitaire. Dorsale 9, commençant deux fois
plus loin de la tête que de la base de la caudale, au-dessus du tiers postérieur de
l’anale; les plus longs rayons mesurent environ la moitié de la longueur de la
tête. Anale 15-16. Pectorale 23 à 3/4 la longueur de la tête, atteignant la base
de la ventrale, ou un peu au delà; ventrale petite, à égale distance du bout du
museau et de la base de la caudale. Caudale arrondie-acuminée, plus longue que la
tête. Pédicule caudal aussi haut que long. 28 à 30 écailles en série longitudinale,
18 autour du corps en avant des ventrales ; une série d’impressions punctiformes
représente la ligne latérale. Jaunâtre ou olive pâle en dessus, orné de taches ou de
gros points rouge carmin; nageoires grisâtres, la dorsale, l’anale et la caudale ponc¬
tuées de rouge carmin.
Longueur totale 55 millimètres.
Le type unique de cette espèce provient de la Lucola près de Cabinda. De
nombreux individus ont été obtenus depuis dans la Luali à Lundo et dans la Lu-
culla.
Cette espèce, ainsi que II. Cabinclœ, seront figurées dans le troisième volume
de mon Catalogue of the Freshwater Fishes of A fric a.
23
SYNGNATHIDAE
46. SYNGNATHUS KAUPI, Blkr.
Lagune près de la ville de Çhiloango.
Cette espèce habite les eaux saumâtres et les lagunes d’eau douce des estuaires,
depuis le Niger jusqu’au Congo.
47. DORYICHTHYS LINEATUS, Kaup.
Même localité que pour le précédent, dont il partage la distribution en
Afrique ; mais son habitat s’étend aussi à l’autre côté de l’Atlantique, étant connu
des Antilles.
MUGILIDAE
48. MUGIL FALCIPINNIS, C. et V.
Çhiloango ville, Lucola, Luali à Buco Zau.
ANABANTIDAE
49. ANABAS NIGROPANNOSUS, Reichen.
Çhiloango ville, Luali à Lundo, Lebuzi à Kuka Muno.
50. ANABAS CONGICUS, Blgr.
Luali à Lundo.
51. ANABAS ANSORGII, sp. n.
(PL XVII, flg. 7.)
Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 3 1/4 à 3 1/2 fois dans la
longueur totale. Museau arrondi, un peu plus court que l’œil, dont le diamètre est
compris 3 2/3 à 4 fois dans la longueur de la tête et égale ou excède un peu la
longueur de la tête et la largeur interorbitaire; maxillaire s’étendant jusqu’au dessous
du quart antérieur de l’oeil ; pas de dents palatines ; préorbitaire, préopercule,
24
interopercule et sous-opercule entiers ; 2 à 5 petites épines au-dessus de l’échan¬
crure operculaire et une au-dessous. 7 ou 8 branchiospines très courtes à la partie
inférieure du premier arceau. Dorsale XVII-XVIII 7 ; la dernière épine, la plus
longue, mesure la moitié de la longueur de la tête ; tous les rayons épineux pro¬
longés en filaments ; rayon mou médian prolongé en filament. Anale X-XI 7, sem¬
blable à la dorsale. Pectorale mesurant les 3/4 de la longueur de la tête. Ventrale
prolongée en filament, s’étendant bien au delà de l’origine de l’anale. Caudale
arrondie. Pédicule caudal extrêmement court, plus court que l’oeil. Ecailles rugueuses,
fortement ciliées, 28-30
2 1/2-3
8
lignes latérales souvent très réduites,
2-8
045'
Bru¬
nâtre, avec 6 ou 7 barres brunes ou noirâtres le plus souvent netlement définies,
plus étroites que les espaces qui les séparent ; nageoires d’un gris brun plus ou
moins foncé, la dorsale avec des barres noires, continuation du dessin du corps, et
les filaments terminaux blancs.
Longueur totale 63 millimètres.
L ’Anabas que je suis heureux de dédier à M. le D r Ansorge, est intermé¬
diaire à A . nanus, Gthr. et A. fasciolatus, Blgr. 11 est représenté dans la collec¬
tion par de nombreux individus recueillis dans les lagunes près de la Luali à
Lun do.
PRISTIPOMATIDAE
52. PRISTIPOMA JUBELINI, C. et V.
Lucola près de Cabinda; Chiloango ville; Cbiloango à Mayili; Loango à N’Kutu;
Luali à Lundo.
SCIAENIDAE
54. CORVINA NIGRITA, C. et V.
Chiloango à Sassa Zau et Mayili.
Cette espèce se rencontre vers l’embouchure des fleuves depuis le Sénégal
jusqu’au Congo.
GERRIDAE
54. GERRES MELANOPTERUS, Blkr.
Un jeune individu de Chiloango (eau douce).
Espèce connue de l’Afrique occidentale, depuis le Cap Vert jusqu’au Congo
(Banana), en eau salée on tout au moins saumâtre.
I
25
SCORPIDIDAE
55. PSETTUS SEBAE, C. et V.
Lucola près de Cabinda.
CICHLIDAE
56. HEMICHROMIS FASCIATUS, Peters.
Lucola près de Cabinda; Chiloango ville; Lac Chiluango; Loango à N’Kutu;
Luali à Lundo et Buco Zau; Lebuzi à Kuka Muno et Borna Vonde.
; _ J > ? '
57. PELMATOCHROMIS KINGSLEYAE, Blgr.
Loango à N’Kutu; Luali à Lundo et Buco Zau; Lebuzi à Kuka Muno.
58. PELMATOCHROMIS SUBOCELLATUS, Gthr.
Luali à Lundo ; Luculla.
Cette espèce et la précédente, décrites du Gabon, n’avaient pas encore été
trouvées plus au Sud.
M. Ansorge décrit la couleur du P: subocellatus à l’état frais comme d’un
vert foncé en dessus, jaune aurore en dessous, le milieu du ventre carmin violacé ;
nageoires jaunes ou oranges, le dessin d’un-vert foncé.
59. TILAPIA ANDERSONIL Casteln.
Tilapia flav omar g inata y Blgr.
Luali à Lundo et Buco Zau; Luculla; Lebuzi à Kuka Muno et Borna Vonde.
60. TILAPIA DOLLOI, Blgr.
Chiloango ville.
26
61. TJLAPIA CABRAE, Blgr.
Loango à N Kutu ; Luali à Lundo et Buco Zau ; Lebuzi à Kuka Muno et Borna
Vonde.
Les types proviennent de Kaïka N’Zobé, sur le Chiloango.
62. TILAPIA MELANOPLEURA, A. Dum.
Tilapia lata, Günther.
Chiloango ville ; Lebuzi à Kuka Muno.
63. CHILOCHROMI3 DUPONT1, Blgr.
Ce poisson, type d un genre remarquable, a été décrit d’après un individu de
la Luculla, conservé au Musée de Bruxelles. La collection Ansorge en contient deux
individus de la Luali à Buco Zau, mesurant chacun 185 millimètres.
Dorsale XVI-XVII 11; Anale III 8; Ecailles 30-31 —Lignes latérales
21 - 22 .
13
65. GOBIUS GUINEENSIS, Peters.
Chiloango ville.
Cette espèce a été renseignée de l’Ogowé par Günther sous le nom de
G. œneofuscus . Peters. Le British Muséum en possède des exemplaires du Benito,
Guinée espagnole, et du Delta du Niger.
64. CITHARICHTHYS SPILOPTERUS, Gthr.
Chiloango ville.
66. NEMATOGOBIUS ANSORGII, Blgr.
(PL. XVII, fig. 8}
Ce type remarquable de Gobiide, caractérisé par la présence de barbillons aux
narines et au menton, découvert par M. Ansorge à Cabiri, Angola, en 1910, a été
retrouvé, en un seul exemplaire, dans les lagunes près de la ville de Chiloango.
67. ELEOTRIS SENEGALENSIS, Stdr.
Chiloango ville; Chiloango à Lella et Mayili; Loango à N’Kutu; Luculla.
Lulongo près de Cabinda.
I
27
68. ELEOTRIS LEBRETONI, Stdr.
Chiloango ville.
Cette espèce et la précédente ont une distribution très étendue, aux embou¬
chures des fleuves et rivières, depuis le Sénégal jusqu’au Congo.
69. MASTACEMBELUS FLAVOMARGINATUS, Blgr.
Lagunes de la Luali à Lundo.
Établie sur des individus du Gabon, cette espèce a été retrouvée au Rio Benito,
Guinée espagnole, et à Efulen, Sud-Cameroun.
EXPLICATION DES PLANCHES
PL. XVII
Fig. 1. Petrocepholus Haullevillü, p. , grandeur naturelle.
» 2. Petersius Ansorgii , p. , grandeur naturelle.
» 3. Neolebias Ansorgii, p. , x 2.
» 4. » spitotænia, p.'“ , x 2.
» 5. Barilius ubangensis, var. Chiloangœ, p. , grandeur naturelle.
» 6. Physaïlia Villiiersi, p. , grandeur naturelle.
» 7. Anabas Ansorgn, p. , grandeur naturelle.
» 8. Nematogobius Ansorgii , p. , x 1 1/2.
PL. XVIII
Fig. 1. Alestes Schoutedeni, p. , grandeur naturelle.
» 2. Chrysichthys filamentosus, p. , grandeur naturelle
PL. XIX
Fig. 1. VaricorJiinus Sandersi, p. , grandeur naturelle.
» la. » » , tête vue en dessus.
» 2. Ansorgia vittata, p. , grandeur naturelle.
PL. XX
Barbus Cardozoi, p. ,7/9, avec contour de la tête en dessus et en dessous.
PL. XXI
Barbus Roylii, p. , 7/9, avec contour de la tête, vue en dessus, et bouche ouverte avec les
lèvres étalées.
PL. XXII
Fig. 1. Barbus aspius, p. , grandeur naturelle.
» la. » » , tête vue en dessus.
» 2 » carens, p. , X 2.
» 3. Parauchenoglanis Ansorgii, p. , grandeur naturelle.
» 3a. » » , tête vue en dessus.
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Ann.Mus.Congo Belge, Zool. ( 1 ) 11.3
Pl . XVII.
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1. PETROCEPHALUS HAULLEVILLII. 2 . PETERSIÏTS ANSORGII.
3.NEOLEBTAS ANSORGII. 4.N. SPILOTÆNIA. 5 .BARILIUS UBANGENSIS,var,.CHILOANGÆ .
6.PHYSAILIA VIELIERSI. 7.ANABAS ANSORGII. 8. NEMATOGOBIUS ANSORGII.
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Ann.Mus. Congo Belge , Zool.(I) II.3.
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1. BARBUS ASPIUS
Annales du Musée du Congo Belge
Zoologie. — Série I.
Matériaux pour la Faune du Congo.
Tome II. — Fascicule 4.
Poissons recueillis
* . .
«
au Congo Belge
par l’expédition
du D r C. Christy
1
par G. A. Boulenger,
Membre de la Société royale de Londres,
Associé de l’Académie royale de Belgique,
Correspondant de l’Institut de France (Académie des Sciences)
r
EN VENTE CHEZ :
TERVUEREN
Janvier 1920.
Falk fils, libraire, rue des Paroissiens, i2 A , Bruxelles.
Société Belge de Librairie, rue Royale, i 5 , Bruxelles.
PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES DU MUSÉE DU CONGO BELGE
Annales du Musée du Congo Belge :
A . GÉOLOGIE, PALÉONTOLOGIE, MINÉRALOGIE.
Série I. — Généralités. — Fascicule 1.
Description des minéraux du Congo Belge, par Buttgenbach. Fasc. 1, 44 p. Février 1910.
Série II. — Katanga.
Carte géologique du Katanga et Notes descriptives, par F.-E. Studt, J. Cornet et H. Butt¬
genbach. Février 1908, 95 p., III pl. et une carte. ( Complet .)
B. BOTANIQUE.
Série I. — Iconographies.
Illustrations de la Flore du Congo.
Dôme I, par Ém. De Wildeman et Th. Durand. (L introduction et la table paraîtront
ultérieurement.) 1898-1902, 192 p., XCVI pl.
Série II. — Généralités.
Contributions à la Flore du Congo.
Tome I, par Ém. De Wildeman et Th. Durand. 1899-1900, 83 p. {Complet.)
Les Ficus de la Flore du Congo.
Fasc. 1, par le D r O. Warburg et Ém. De Wildeman. Janvier 1904 p. 1 à 36
pl. I à XXvn.
Série III. — Missions Botaniques.
Reliquiae Dewevreanae, par Ém. De Wildeman et Th. Durand. (Le titre et l’introduction
paraîtront ultérieurement.) 1901, 291 p.
Série [V. — Katanga.
Études sur la Flore du Katanga.
Tome I, par Ém. De Wildeman. 1902-1903, 240 p., XLVI pl. {Complet.)
Série V. — Bas- et Moyen-Congo. i
Études de Systématique et de Géographie Botaniques sur la Flore du Bas- et du Moyen-Congo.
Tome I, par Ém. De Wildeman. 1903-1906, 346 p., LXXIII pl. {Complet.)
Tome II, par Ém. De Wildeman. 1907-1908, 368 p., LXXXIX pl. {Complet.)
Tome III, par Em. De Wildeman 1909-1912, 533 p., LXVIII pl. {Complet.)
Notes botaniques sur la Région du Bas- et du Moyen-Congo.
Tome I. Fasc. 1. Plantes principales de la Région de Kisantu, par J. Gillet et E. Pâque,
février 1910, p. i-ix et 1-120.
C. ZOOLOGIE.
Série I. — Poissons, Batraciens et Reptiles.
Matériaux pour la Faune du Congo.
Tome I. Poissons nouveaux, par G.-A. Boulenger. 1898-1900, 164 p., LVI pl. {Complet.)
Tome II. Fasc. 1. Batraciens et Reptiles nouveaux, par G.-A. Boulenger; Antilope nouvelle
(Cephalophus Weynsi), par Oldfleld Thomas (1) Août 1901, p. 1 à 18
pl. I à VI.
Fasc. 2. Additions à la Faune ichtyologique du bassin du Congo, par G.-A. Bou-
lcnger. Mars 1902, p. 19 à 57, pl. VII à XVI.
Fasc. 3. Poissons recueillis dans la Région du Bas-Congo par M. le D r W. J. Ansor^e
par G. A. Boulenger.
Série IL — Mammifères.
i
Contributions à la Faune du Congo.
Tome I. Okapia, par Julien Fraipont. Septembre 1907, 1,18 p , XXX pl. En annexe :
Antilope nouvelle (Cephalophus Weynsi), par Oldfleld Thomas. 1901, 2 p., I pl. {Complet.)
Études sur la Faune Mammalogique du Congo (2).
Tome I. Fasc. 1. Le Sanglier noir de l’Ituri (Hylochoerus ituriensis), par P. Matschie.
Octobre 1906, p. 1 à 22, pl. I à V.
(t) L’étude do M. Thomas doit être rattachée, en annexe, au tome I de la série II, Zoologie (Mammifères). Contributions à la
Faune "du Congo.
Ch La série N primitive, sous laquelle cet ouvrage a paru, a ôté supprimée. Un nouveau titre, remplaçant l’ancien, sera distribué
avec le' fascicule II des Etudes sur la Faune mammalogique du Congo qui paraîtra ultérieurement.
POISSONS RECUEILLIS AU CONGO BELGE
PAR L’EXPÉDITION DU D r C. CHRIST Y
ANNALES DU MUSÉE DU CONGO BELGE
ZOOLOGIE — SÉRIE I
MATÉRIAUX POUR LA FAUNE DU CONGO
TOME II — FASCICULE I
PAR
L’EXPÉDITION DU D C. CHRIST Y
PAR
G. A. BOULENGER
MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DE LONDRES
ASSOCIÉ DE L’ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE
CORRESPONDANT DE L’iNSTITUT DE FRANCE (ACADÉMIE DES SCIENCES)
TERVUEREN
JANVIER 1920
. /
#
••
POISSONS RECUEILLIS AU CONGO BELGE
PAR L’EXPÉDITION DU D r 0. CHRISTY
PAR
G. A. BOÜLENGER
Membre de la Société royale de Londres, Associé de l’Académie royale de Belgique,
Correspondant de l’Institut de France (Académie des Sciences).
La collection de Poissons qui fait l’objet de ce travail est d’une importance
exceptionnelle, tant par le nombre des espèces représentées et des nouveautés qu’elle
contient que par l’excellent état des spécimens, pour la plupart conservés en alcool,
à l’encontre de tant d’autres faites dans ces derniers temps à l’aide exclusif du formol.
Cette collection renferme environ 1,700 spécimens, rapportés à 177 espèces,
recueillis par M. le D r Christy, de 1912 à 1914, dans les localités suivantes, énumérées
dans l’ordre où elles ont été visitées successivement au cours de l’expédition (1) :
Léopoldville ; Malukui, Stanley-Pool ; Mushie, Kasai ; Ikenge ; Coquilhatville ;
Nouvelle-Anvers ; La Romée, près de Stanley ville; Stanley ville ; Stanley-Falls ; Bafwa-
boli, R. Tsliopo; Bafwasende, R. Lindi; Bafwasikuli, R. Lindi; Bangweta, R. Aruwimi;
Avakubi, R. Ituri; Fundi, R. Lindi; Pilipili, R. Lindi; Makala, R. Lindi; Mambaka,
R. Lindi; Mawambi, R. Ituri; Irumu, R. Ituri; Bosabangi, R. Lindi; Madié, entre
les R. Nepoko et Nava; Poko, R. Bomekendi, affluent de l’Uelé.
Je comptais voir paraître dans ces Annales, en 1914, un premier travail embras¬
sant les récoltes qui m’étaient parvenues en 1912 et 1913. Je venais d’en recevoir les
épreuves et trois des planches qui devaient l’accompagner étaient exécutées,' quand
éclata la guerre qui arrêta tant de projets. Plusieurs des espèces qui étaient alors
nouvelles ont été décrites depuis par MM. J. T. Nichols et L. Griscom dans leur
publication sur les Poissons de l’American Muséum Congo Expédition, 1909-1915
(Bull. Amer. Mus. XXXII, 1917, p. 653); il en reste cependant encore un nombre
fort considérable, pas moins de 30 (2), dont une représente un genre nouveau (Tristi-
chodus). Les trois planches exécutées par mon excellent artiste M. J. Green en 1914
(1) Pour l’itinéraire, voir l’article du D r Christy, dans le Journal de. la Société Géographique de Londres,
t. XLVI, 1915, p. 200. — J’ai déjà traité de la collection de Batraciens et Reptiles dans la Revue Zoologique
Africaine, t. VII, 1919, p. 1.
(2) Il y en aurait eu 39 si ce rapport n’avait été devancé par celui de Nichols et Griscom.
2
peuvent enfin paraître; mais, pour des raisons d’économie qu’imposent les circonstances
présentes, celles qui devaient les accompagner ont dû être remplacées par des figures
dans le texte qui ne laissent regretter que la réduction exigée, pour un certain nombre
d’entre elles, par le format de ces pages.
Qu’il me soit permis d’exprimer ici combien j’apprécie, vu l’état des choses
en ce moment, l’empressement avec lequel la Direction du Musée du Congo belge
a bien voulu répondre à mon désir de voir paraître, sans plus de retard, les résultats
de l’étude de la superbe collection qui m’a été confiée et dont une série de doubles
est venue s’ajouter aux richesses du British Muséum.
Je tiens aussi à témoigner mon admiration pour l’énergie, doublée de l’enthou¬
siasme et de la discrimination propres au vrai naturaliste, qui a permis à M. le
D r Christy, avec des moyens bien inférieurs à ceux dont disposait l’expédition améri¬
caine dans les mêmes parages, de s’acquitter avec tant de succès de la mission que
lui avait confiée le Ministère des Colonies.
M. E. Degen a droit aussi à des éloges pour la part qu’il a prise aux récoltes
en qualité de préparateur attaché à l’expédition pendant les mois d’avril à octobre 1912.
Ce n’est pas la première fois que j’ai l’occasion de citer son nom par rapport aux
Poissons d’Afrique, surtout d’Abyssinie et du lac Victoria.
Voici d’abord, par ordre systématique, la liste de tous les Poissons recueillis
au cours de l’expédition; ensuite les descriptions des espèces nouvelles, ainsi que les
observations sur celles qui sont encore peu connues ou qui présentent un intérêt
particulier au point de vue de la distribution géographique.
LISTE DES ESPECES
POLYPTERIDAE
1. Polypterus congicus , Blgr. : Marché de Stanleyville.
2. » ornatipinnis , Blgr. : Stanleyville, Avakubi, Bafwasende. —
Voir p. 9.
LEPIDOSIRENIDAE
3. Protopterus æthiopicus , Heck. : Stanleyville. — Voir p. 9.
4. « Dolloi , Blgr. : Malela, près de Nouvelle-Anvers.
MORMYR1DAE
5. Mormyrops deliciosus, Leach : Léopoldville, Kongulu, près de Léopoldville,
Stanley-Falls, Avakubi, Bangweta, Bafwasende, Bosabangi,
Poko.
6.
»
sirenoides, Blgr. : Stanley-Falls.
7.
55
lineolatus, Blgr. : Stanley-Falls.
8.
55
nigricans , Blgr. : Bafwasende.
9.
55
attenuatus, Blgr. : Poko.
10. Petrocephalus Sauvagii , Blgr. : Léopoldville, Ikenge, Bosabangi.
11. simus, Sauv. : Stanley-Falls.
12. » grandoculis, sp. n. : Léopoldville. — Voir p. 10.
13. » Chrislyi, sp. n. : Bosabangi. — Voir p. 11.
14. Marcusenius nigripinnis, Blgr. : Bafwasende. — Voir p. 12.
15.
16.
17.
18.
19.
20 .
21 .
sphecodes , Sauv. : Bangweta.
fascialiceps, sp. n. : Léopoldville. — Voir p. 12.
tumifrons, Blgr. : Bosabangi.
plagiostomus, Blgr. : Stanley-Falls, Avakubi, Bosabangi.
discorhynchus , Peters. : Bafwasende.
macrops, Blgr. : Léopoldville.
psittacus , Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Bosabangi.
4
22
23
24
25
26
27,
29.
30.
31.
32.
33.
34.
35.
36.
37.
38.
39.
40.
41.
42.
43.
. Marcusenius Osborni, Nich. et Grise. : Poko.
» macroterops, sp. n. : Poko. — Voir p. 12.
Wilverthi, Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls.
Slomatorhinus polylepis, Blgr. : Stanley-Falls.
Myomyrus macrodon, Blgr. : Stanley-Falls, Avakubi, Mawambi.
Gnathonemus Petersii , Gthr. : Poko.
« Monteiri, Gthr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Avakubi, Bafwa-
sende, Bosabangi, Poko.
” Stanley anus, Blgr. : Léopoldville, Kongulu (Léopoldville),
Stanley-Falls.
” cyprinoides , L. : Stanley-Falls.
” Greshoffi , Schilth. : Bafwasende, Bosabangi.
” tamandua, Gthr. : Stanley-Falls, Poko.
” mirus, Blgr. : Stanley-Falls, Poko.
” Christyi, sp. n. : Léopoldville. — Voir p. 13.
” elephas, Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Mawambi, Bosa¬
bangi.
« alees, sp. n. : Stanley-Falls. — Voir p. 14.
» rhynchophorus , Blgr. : Avakubi, Bosabangi, Poko.
” numenius, Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Avakubi.
Genyomyrus Donnyi , Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Bosabangi.
Mormyrus ovis, Blgr. : Stanley-Falls, Avakubi, Bosabangi, Mawambi.
caballus, Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Mawambi.
” rume, C. et V. : Stanley-Falls, Avakubi.
proboscirostris , Blgr. Léopoldville, Stanley-Falls, Bosabangi.
CLUPEIDAE
44. Pellonula obtusirostris , Blgr. : Avakubi, Poko.
45 - ” tennis , Nich. et Grise. : La Romée (Stanleyville).
46. Poecilothrissa congica , Regan : Stanley-Falls, Avakubi.
47. Odaæothrissa losera , Blgr. : Stanley-Falls.
48. Microthrissa Royauxi , Blgr. : Stanley-Falls, Poko.
CHARACINIDAE
49. Sarcodaces odoë, Bl. : Ilando près de Basoko (Stanley-Falls).
o0. Hydrocyon lineatus , Blkr. : Léopoldville, Kongulu, Stanley-Falls, Ava¬
kubi, Bosabangi, Poko.
51. » vittiger , Blgr. : Léopoldville.
5-' ” goliath , Blgr. : Léopoldville,. Ikengi, Bosabangi.
I
53,
54.
55
56,
57.
58.
59.
60,
61.
62,
63,
64
65,
66
67,
68
69
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71
72
73
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76
77
78
79
80
81
82
83
84
85
5
Bryconœthiops microstoma , Gthr. : Avakubi, Bafwasende, Bosabangi, Poko.
» macrops , sp. n. : Avakubi, Bafwasende, Bosabangi, Poko. —
Voir p. 15.
Alestes macrophthalmus , Gthr. : Léopoklville, Avakubi, Mawambi.
« Liebrechtsii , Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls. — Voir p. 16.
» imberi , Peters. : Mushie (Kasai), Léopoldville, Malukui (Stanley-
Pool), La Romée (Stanley-Falls), Bafwasende, Avakubi,
Bosabangi.
» curtus , sp. n. : Avakubi. — Voir p. 16.
« stolatus, sp. n. : Poko. — Voir p. 17.
» macro lepidotus , C. et V. : Léopoldville.
» grandisquamis, Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Avakubi, Bafwa¬
sende.
Micralestes acutidens , Peters. : Avakubi.
» Stormsii, Blgr. : Avakubi, Bafwasende.
» humilis, Blgr. : Avakubi.
» altus, Blgr. : Avakubi, Makala, Mambaka, Poko.
Petersius xenurus , sp. n. : Avakubi, Poko. — Voir p 17.
» nummifer, sp. n. : Poko. — Voir p. 18.
« Woosnami, Blgr. : Poko.
» neglectus, sp. n. : Poko. — Voir p. 18.
Eugnathichthys Eetveldii , Blgr. : Stanley-Falls, Bafwasende, Bosabangi,
Poko.
» macroterolepis , : Blgr. Fundi, Poko.
Mesoborus Pellegrini, Blgr. : Bafwasende, Poko. — Voir p. 19.
Phago Boulengeri , Schilth. : Léopoldville, Poko. — Voir p. 19.
Tristichodus Ghristyi, g. et sp. nn. : Poko. — Voir p. 19-20.
Distichodus affinis , Gthr. : Stanley-Falls, Avakubi, Bafwasende, Poko.
» maculatus , Blgr. : La Romée (Stanley-Falls), Avakubi, Poko.
» Antonii, Schilth. : Léopoldville, Avakubi.
» atroventralis , Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls.
» fasciolatus , Blgr. : Léopoldville, Malukui (Stanley-Pool), Kon-
gulu (Stanley-Falls), Avakubi.
» sexfasciatus , Blgr. : Léopoldville, Avakubi, Bafwasende, Bosa¬
bangi, Poko.
« lusosso , Schilth. : Léopoldville, La Romée (Stanley-Falls), Ava¬
kubi, Bafwasende, Bosabangi.
Nannocharax procatopus, sp. n. : Bosabangi, Poko. ~ Voir p. 20.
» elongatus, Blgr. : Stanley-Falls.
Citharinus congicus , Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls.
» gibbosus, Blgr. : Léopoldville, Kongulu, La Romée, Stanley-Falls.
6
CYPRINIDAE
86. Labco Weeksii, Blgr. : Léopoldville, Malukui, Stanley-Falls, Avakubi.
87.
88.
89.
90.
91.
92.
93.
94.
95.
96.
97.
98.
99.
Uneatvs, Blgr. : Léopoldville, Malukui, La Romée, Stanley-Falls,
Bosabangi.
velifer , Blgr. : Stanley-Falls.
longipinnis, Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls.
Degeni, sp. n. : Léopoldville. — Voir p. 21.
cyclopi unis, Nich. et Grise. : Stanley-Falls. — Voir p. 22.
macrostomus, Blgr. : Stanley-Falls, Bosabangi.
cyclorliynchus, Blgr. : Stanley-Falls.
falcipinnis , Blgr. : Léopoldville.
nasus , Blgr. : Stanley-Falls.
Grecnn, Blgr. : Stanley-Falls, Mawambi, Bosabangi.
pâmes, Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Avakubi, Bosabangi. —
Voir p. 23.
sorex, Nich. et Grise. : Léopoldville. — Voir p. 23.
barbatus, Blgr. : Léopoldville.
100. Discognathus dembeensis, Rüpp. : Avakubi.
101. Barbus fasolt , Pappenh. : Bosabangi. — Voir p. 23.
102. ” holotœnia, Blgr. : Avakubi, Balwasende, Bangweta, Bafwasikuli,
Mambaka, Mawambi, Madié.
103. » citrinus, sp. n. : Poko. — Voir p. 24.
104. » pleuropholis, Blgr. : Léopoldville.
105. » rubripinnis , Nich. et Grise. : Poko.
106. « Jae, Blgr. : Mambaka.
107. Leptocypris brevirostris, sp. n. : Stanley-Falls. — Voir p. 24.
108. Barilius Weeksii, Blgr. : Stanley-Falls.
109. « Christyi, sp. n. : Léopoldville, Avakubi, Mambaka. —
110. « Weynsii, Blgr. : Bosabangi, Poko.
111. » ubangensis, Pellegr. : Avakubi.
112. « salmolucius, Nich. et Grise. : Bosabangi, Fundi.*
113. Engraulicypris congicus, Nich. et Grise. : Avakubi, Bosabangi.
114. Chelæthiops elongatus , Blgr. : Avakubi.
Voir p. 25.
SI LU RI DAE
115. Clarias lazera, C. et V. : Stanley-Falls.
116. - platycephalus, Blgr. : Poko.
117. « angolensis, Stdr. : Avakubi, Bafwasikuli.
118. « Walkeri, Gthr. : Tshopo (Rivière près des Stanley-Falls), Avakubi,
119. » lindicus, sp. n. : Bafwasende, — Voir p. 26,
I
7
120. A llabenchelys hrevior, Blgr., : Avakubi, Bafwasikuli, Madié.
121. Heterobranchus longifilis, C. et V. : Stanley-Falls.
122. Eutropius congolensis , Leacli : Léopoldville, Ikenge, Coquilhatville, Stanley-
Falls.
123. » Grenfelli , Blgr. : Stanley-Falls, Avakubi, Bafwesende.
124. » Debauwi, Blgr. : Poko.
125. » laticeps, Blgr. : Stanley-Falls.
126. Schilbe mystus, L. : Stanley-Falls.
127. Bagrus ubangensis, Blgr. : Stanley-Falls, Mawambi.
128. Chrysichthys Cranchii, Leach : Stanley-Falls.
129. ” Delhezi, Blgr. : Stanley-Falls.
130. » mabusi, Blgr. : Stanley-Falls.
131. « macropterus, sp. n. : Stanley-Falls, Avakubi, Bafwasende. —
Voir p. 27.
132. ” ornatus, Blgr. : Poko.
133. Gephyroglanis congicus, Blgr. : Stanley-Falls.
134. Auchenoglanis occidentalis , C. et V. : Stanley-Falls, Bosabangi.
135. « punctatus , Blgr. : Bafwasende, Bafwaboli. — Voir p. 27.
136. » Ballayi, Sauv. : Mambaka.
137. Synodontis acanthomias , Blgr. : Léopoldville, Stanley-Falls, Avakubi,
Bafwasende, Bangweta, Poko.
138.
r>
ituriensis , sp.
n. : Mawambi. — Voir p. 28.
139.
??
holopercnus, sp. n. : Avakubi, Bosabangi, Poko. — Voir p. 28
140.
V
Depauwi , Blgr.
. : Stanley-Falls.
141.
55
angelicus , Schilth. : Léopoldville.
142.
55
Soloni, Blgr. :
Stanley-Falls.
143.
55
longirostris, Blgr. : Stanley-Falls. — Voir p. 29.
144.
55
Greshoffi , Schilth. : Léopoldville, Bafwasende.
145.
Alberti , Schilth. : Léopoldville, Stanley-Falls.
146.
5?
Smiti, Blgr. :
Stanley-Falls.
147.
5?
notât us, Vaill.
: Malukui (Stanley-Pool), Stanley-Falls.
148.
i*)
ornatus, sp. n
. : Poko. — Voir p. 29.
149.
55
pleurops, Blgr.
: Stanley-Falls, Bafwasende, Avakubi, Poko.
150.
-
décor us, Blgr.
: Stanley-Falls, Bosabangi.
151.
55
vittatus, sp. n.
. : Stanley-Falls. — Voir p. 31.
152.
Micro synodontis Christyi,
sp. n. : Poko. — Voir p. 32.
153. Chiloglanis congicus , sp. n. : Stanley-Falls. — Voir p.
154. Euchilichthys Gueniheri, Schilth. : Stanley-Falls. — Voir p. 33.
155. » Royauxi, Blgr. : Irumu. — Voir p. 33.
156. Atopochilus Christyi, sp. n. : Stanley-Falls, Avakubi. — Voir p. 33.
157. Doumea alula, Nich. et Grise. : Stanley-Falls, Poko.
158. Phractura fasciata, sp. n. : Stanley-Falls. — Voir p. 34.
159. Malopterurus electricus , Lacep. : Bafwasende, Fundi.
CYPRINODONTIDAE
160. Haplochilus Christyi, sp. n. : Bafwasende. — Voir p. 35.
161. « Schoutedeni , sp. n. : Madié. — Voir p. 36.
SERRANIDAE
162. Lates niloticKS , L. : Malukui (Stanley-Pool).
CICHLIDAE
163. Tilapia nilotica , L. : Stanley-Falls. — Voir p. 37.
164. » melanopleura , A. Dum. : Avakubi, Mawambi.
165. » Christyi, sp. n. : Stanley-Falls, Avakubi. — Voir p. 37.
166. » fasciata, Perugia. : Mushie (Kasai).
167. » Stormsii, Blgr. : Stanley-Falls.
168. Nannochromis nudiceps, Blgr. : Léopoldville.
169. Pelmatochromis lateralis, Blgr. : Malukui (Stanley-Pool), Stanley-Falls,
Avakubi, Bafwasende.
170. Hemichromis fasciatus, Peters : Léopoldville, Avakubi, Bafwasikuli, Poko.
171. Lamprologus congolensis, Schilth. ; Stanley-Falls.
172. » tumbanus, Blgr. : Stanley-Falls, Poko.
OPHIOCEPHALIDAE
173. Ophiocephalus obseurus , Gthr. : Bafwasende.
A N ABANTI DAE
174. Anabas nanus, Gtlir. : Avakubi, Bafwasende, Bangweta, Bafwasikuli, Madié.
MASTACEMBELIDAE
175. Mastacembelus Sclateri, Blgr. : Bosabangi, Mawambi.
TETRODONTIDAE
176. Tetrodon mbu, Blgr. : Stanley-Falls, Bosabangi, Poko.
177. » miurus, Blgr. : Stanley-Falls, Bosabangi.
NOTES SUR LES ESPECES PEU CONNUES ET DESCRIPTIONS
DES ESPECES NOUVELLES
POLYPTERUS ORNATIPINNIS, Blgr.
Quatre individus de cette espèce rare : un de Stanleyville, un d’Avakubi, sur
l’Ituri, et deux de Bafwasende, sur la Lindi. Le plus grand (53 centimètres), de
Bafwasende, dépasse de beaucoup les dimensions du type ; nous en donnons ici
les mensurations.
Longueur totale, sans la caudale . . . 495 millimètres
Hauteur du corps.53 «
Largeur du corps.55 «
Longueur de la tête. ..85 »
Largeur de la tète ........ 50 »
Longueur du museau.20
Diamètre de l’oeil. 7 »
Largeur interorbitaire.27 »
Longueur de la première épine de la dorsale 22 »
» » dernière » » 30 »
Chez ce spécimen, et chez deux autres, le nombre d’épines à la nageoire
dorsale n’est que de neuf. Le nombre d écaillés le long du corps varie entre 58
et 61 ; 25 à 27 entre l’occiput et la nageoire dorsale.
PROTOPTERUS ÆTHIOPICUS, Heckel.
Cette espèce qui, dans les limites du Congo belge, n’était encore connue que
des bords du lac Tanganika, est représentée par un bel échantillon pris par les
pêcheurs indigènes à Stanleyville, dans les cataractes du fleuve.
Cet individu se rapproche un peu du P. annectens par la hauteur assez
considérable du corps et par la présence d’un rudiment de membrane marginale au
membre postérieur ; mais tous les autres caractères sont bien ceux du P. aethiopicus.
Dorsale commençant plus près de l’orifice anal que de l’occiput ; 60 écailles en
série longitudinale jusqu’au-dessus de l’orifice anal, 42 autour du milieu du corps.
10
Lignes du système sensoriel se détachant en noir. Corps gris en dessus avec de
grandes macules noires assez espacées, teinté de rouge-sang en dessous, à gros
points noirs très rapprochés.
Longueur totale . ..
Tête.
Largeur de la tête.
Museau .. . .
Œil..
Largeur interoculaire . . . . .
Du bout du museau à l’anus . .
” « à la dorsale .
De l’occiput à la dorsale . . . .
De l’origine de la dorsale à l’anus
Hauteur du corps.
Membre antérieur.
» postérieur.
830 millimètres
130
90
25
9
45
530
350
250
170
130
230
160
PETROCEPHALUS GRANDOCULIS, sp. n.
Hauteur du corps 3 fois dans la longueur totale, longueur de la tête 4 fois.
Tète longue comme haute ; museau très court, obliquement tronqué, ne mesurant
que la moitié du diamètre de l’œil, qui est compris trois fois dans la longueur
de la tête et égale la lar¬
geur interoculaire ; bouche
sous le bord antérieur de
l’œil, sa largeur un cin¬
quième de la longueur de
la tête ; dents bicuspides,
10 à 12 à la mâchoire supé¬
rieure, 20 à l’inférieure.
Dorsale 28-29, commençant
au-dessus du septième ou
huitième rayon de l’anale,
Fig. 1. — Petrocephalus grandoculis. longueu] de Sa base line
fois et deux tiers dans la
distance qui la sépare de la tête et égale à sa distance de la caudale. Anale
33-34, à égale distance de la base de la ventrale et de la caudale. Pectorale
pointue, un peu plus courte que la tête, s’étendant bien au delà de la base de
la ventrale, qui n’en mesure que la moitié. Caudale à lobes pointus, écailleuse
à la base. Pédicule caudal 3 fois aussi long que haut, mesurant les trois quarts
de la longueur de la tête. 38-40 écailles le
long de la ligne latérale,
10-11
12-13
en série
transversale sur le corps,
11-12
10-11
entre la dorsale et l’anale, 12 autour du pédicule
I
Il
caudal. Coloration argentée, le dos brunâtre; une tache arrondie noirâtre sous les
premiers rayons de la dorsale, qui sont parfois également noirâtres ; une bande
noirâtre en forme de croissant à la base de la caudale.
Longueur totale 95 millimètres.
Quatre individus de Léopoldville.
Espèce très voisine du P. simus, Sauvage, dont elle se distingue par l’œil
plus grand.
PETROCEPHALUS CHRISTYI, sp. n.
Hauteur du corps 3 à 3 1/3 fois dans la longueur totale, longueur de la
tête 3 1/2 à 4 fois. Tête longue comme haute, ou un peu plus longue que haute;
museau très court, à profil arrondi, mesurant les 2/3 du diamètre de l’œil,
qui est compris 3 1/3 à 3 2/3 fois dans la longueur de la tête et égale la largeur
interoculaire ; bouche sous le centre de l’œil, sa largeur 1/5 à 1/4 de la longueur
de la tête; dents bicuspides, 10 à 12 à la mâchoire supérieure, 20 à 22 à l’in¬
férieure. Dorsale 25-27, commençant au-dessus ou un peu en arrière de l’origine
de l’anale ; la lon¬
gueur de sa base
1 2/5 à 1 3/5 fois
dans la distance qui
la sépare de la tête
et à peu près égale
à sa distance de la
caudale. Anale 26-29,
à égale distance de
la base de la ven¬
trale et de la eau- Fig. 2. — Petrocephalus Christyi.
dale. Pectorale poin¬
tue, un peu plus courte que la tête, s’étendant bien au delà de la base de la ventrale.
Caudale à lobes pointus, écailleuse à la base. Pédicule caudal 3 fois aussi long que
haut, mesurant les 2/3 ou les 3/4 de la longueur de la tête. 39 ou 40 écailles le long
8-10 10-12
de la ligne latérale, en série transversale sur le corps, jQTjg entre la dor¬
sale et l’anale, 12 autour du pédicule caudal. Coloration argentée, le dos brun
foncé ; une tache arrondie noirâtre sous les premiers rayons de la dorsale, qui
sont également noirâtres; une bande noirâtre en forme de croissant à la base de
la caudale.
Longueur totale 110 millimètres.
Sept individus de Bosabangi sur la Lindi.
Se distingue de l’espèce précédente par le museau moins court, par les
nageoires dorsale et anale insérées un peu plus en arrière, ainsi que par le nombre
de leurs rayons,
MARCUSEN1US NIGRIPINNIS, Blgr.
Des huit spécimens de Bafwasende, sur la Lindi, le plus grand mesure
120 millimètres. 9 à 11 dents à la mâchoire supérieure, 10 ou 11 à l’inférieure.
Dorsale 19-20, anale 25-26; 48 à 55 écailles le long de la ligne latérale.
MARCUSENIUS FASCIATICEPS, sp. n.
Hauteur du corps 3 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 2/3 fois. Tête longue comme haute ; museau court, arrondi, égal au diamètre
de l’œil, qui est compris 4 fois dans la longueur de la tête et 1 1/2 fois dans la
largeur interoculaire ; narines sur une même ligne horizontale correspondant au
bord inférieur de la pupille ; bouche nettement infère, mais un peu en avant de
l’œil, sa largeur le quart de la longueur de la
tête ; dents bicuspides, 7 à la mâchoire supé¬
rieure, 8 à l’inférieure. Dorsale 19, commençant
au-dessus du septième rayon de l’anale, la lon¬
gueur de sa base 1 2/3 fois dans la distance
qui la sépare de la tête et un peu supérieure à
sa distance de la caudale. Anale 24, à égale dis¬
tance de la base de la ventrale et de la caudale.
Pectorale pointue, un peu plus courte que la tête,
s’étendant bien au delà de la base de la ven¬
trale, qui n’en mesure que la moitié. Caudale à lobes pointus, écailleuse à la base.
Pécicule caudal près de 3 fois aussi long que haut, un peu plus court que la
tête. 50 écailles le long de la ligne latérale, —- en série transversale sur le
12
corps, -jq- entre la dorsale et l’anale, 20 autour du pédicule caudal. Brun en dessus,
argenté en dessous, pointillé, comme poudré de brun foncé ; une bande brune en
chevron sur la tête, à branches obliquement dirigées en arrière derrière les yeux ;
une tache noirâtre sur les rayons antérieurs de la dorsale et de l’anale, à leur
base, et une barre de la même teinte à la base de la caudale.
Longueur totale 53 millimètres.
Un exemplaire unique de Léopoldville.
Voisine du M. Isidori, C. et V., cette espèce s’en distingue par la position
de la narine postérieure et le nombre un peu moins élevé d’écailles le long de la,
ligne latérale.
MARCUSENIUS MACROTEROPS, sp. n.
Hauteur du corps 3 fois dans la longueur totale, longueur de la tête 4 fois.
Tête longue comme haute; museau arrondi, aussi long que l’œil, dont le diamètre
est 4 fois dans la longueur de la tête et 1 1/2 fois dans la largeur interoculaire;
13
bouche fort en arrière du bout du museau, sous le bord antérieur de l’œil, sa largeur
égale au diamètre de celui-ci ; 7 dents bicuspides à la mâchoire supérieure, 10 à
l’inférieure; narines au niveau du bord inférieur de l’œil, la postérieure très
rapprochée de celui-ci. Dorsale 30, commençant très légèrement en avant du plomb
de l’anale, sa base un peu plus courte que la distance qui la sépare de la tête.
Anale 27-28. Pectorale pointue, un peu plus courte que la tête, dépassant beaucoup
la base de la ventrale qui est à égale distance du bout du museau et de l’extrémité
postérieure de l’anale. Caudale à lobes longs et obtus. Pédicule caudal mesurant
les 2/3 de la longueur de la tête, 3 fois aussi long que haut. 70 écailles le long de
16 14-15
la ligne latérale, ^ en travers du corps, en ^ re dorsale et l’anale, 12 autour
du pédicule caudal. Argenté, tête et corps finement piquetés de brun foncé, les points
très serrés sur la tête et sur le dos en avant de la nageoire dorsale.
Longueur totale 95 millimètres.
Deux individus de Poko.
Très voisine du M. tumifrons, Blgr., de l’Ubangi, cette espèce s’en distingue
facilement à la grandeur beaucoup plus considérable de l’œil ainsi qu’au nombre plus
réduit d’écailles entourant le pédicule caudal.
GNATHONEMUS CHRISTYI, sp. n.
Hauteur du corps 4 fois dans la longueur totale, longueur de la tête 5 fois.
Museau prolongé en tube fortement comprimé, dirigé en bas presque perpendiculaire¬
ment à l’axe du corps; la longueur du museau à peu près le double de la partie
Fig. 4. — Gnalhonemus Christyi.
postoculaire de la tête, son moindre diamètre vertical 6 fois dans sa longueur
et inférieur au diamètre de l’œil; un appendice charnu cylindrique au menton,
mesurant environ les 2/3 du diamètre de l’œil ; dents petites, tronquées, au nombre
de 5 à la mâchoire supérieure comme à l’inférieure. Dorsale 32-33, commençant au-
14
dessus du sixième ou du septième rayon de l’anale, la longueur de sa base égalant
environ les deux tiers de sa distance de la tête. Anale 34-35, un peu plus rapprochée
de la caudale que de la base de la ventrale. Pectorale pointue, un peu plus courte
que la tête, s’étendant en arrière presque aussi loin que la ventrale, dont elle mesure
le double ou un peu plus du double de la longueur. Caudale écailleuse à la base,
à lobes longs et pointus. Pédicule caudal 3 fois aussi long que haut, mesurant les
trois quarts de la longueur de la tête. 75 à 80 écailles le long de la ligne latérale,
en série transversale sur le corps, entre la dorsale et l’anale, 12 autour
du pédicule caudal. Brun foncé en dessus, blanc argenté en dessous; une bande
angulaire claire de chaque côté du dos, son sommet correspondant à l’origine de la
nageoire dorsale; celle-ci noirâtre en avant, à bord clair; une bande noirâtre sur
chaque lobe de la nageoire caudale (l).
Longueur totale 375 et 320 millimètres.
Deux individus de Léopoldville.
Très voisine du G. elephas, Blgr., cette espèce en diffère par le rostre plus
allongé.
GNATHONEMUS ALCES, sp. n.
Hauteur du corps 3 à 3 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
5 à 6 fois. Museau prolongé en tube court et fortement comprimé dirigé en bas presque
perpendiculairement à l’axe du corps; la longueur du museau à peu près une fois
Fig. 5 — G-nathonemus alces.
et demie celle de la partie postoculaire de la tête, son moindre diamètre vertical
2 1/2 à 3 fois dans sa longueur et à peu près égal au diamètre de l’œil; un appen¬
dice charnu atténué en pointe fine au menton, mesurant le diamètre de l’oeil ou
un peu moins; dents petites, tronquées, 3 ou 4 à la mâchoire supérieure, 4 à
l’inférieure. Dorsale 31-34, commençant au-dessus des sixième à huitième rayons
(1) Qui est mutilée chez le plus grand des deux individus types de 1 espèce.
15
de l’anale, la longueur de sa base égalant environ les deux tiers de sa distance
de la tête. Anale 33*35, pins rapprochée de la caudale que de la base de la ven¬
trale. Pectorale pointue, aussi longue que la tête, s’étendant en arrière au delà de
la base de la ventrale, dont elle mesure le double de la longueur. Caudale écailleuse
à la base, à lobes longs et pointus. Pédicule caudal 3 fois aussi long que haut,
aussi long que la tête ou un peu plus court. 70 à 75 écailles le long de la ligne
latérale, ■ ^ en série transversale sur le corps, jg_jly entre la dorsale et l’anale,
12 autour du pédicule caudal. Brun foncé en dessus, blanc argenté en dessous ;
nageoire dorsale noirâtre en avant, à bord antérieur jaunâtre prolongé en une
bande oblique s’étendant de sa base à la ligne latérale ; une bande noirâtre sur
chacun des lobes de la nageoire caudale.
Longueur totale 255 à 330 millimètres.
Cinq individus des Stanley-Falls.
Diffère du G. elephas, Blgr., par le rostre beaucoup plus court.
BRYCONÆTHIOPS MACROPS, sp. n.
Très voisin du B. microstoma, Grthr., dont il se distingue par la grandeur de
l’oeil, et se rapprochant aussi du B. Yseuxi , Blgr., certains individus s’accordant
avec celui-ci par le prolongement d’un ou de plusieurs rayons de la nageoire dorsale.
Le diamètre de l’oeil n’est compris que 2 1/2 fois dans la longueur de la tête chez
les individus mesurant 85 à 120 millimètres de longueur totale. Chez les plus grands
individus le premier ou les cinq premiers rayons bran chus de la dorsale sont plus
ou moins prolongés en filaments; la longueur de ces rayons peut égaler la moitié
I
16
f
de celle du poisson,
arceau. Dorsale II 8
17 à 19 branchiospines à la partie inférieure du premier
6 1/2-7 1/2
; anale III 17-19. Ecailles 33-36 - . —y /9 — —-. Coloration
argentée, rembrunie sur le dos ; comme chez la forme type du B. microstoma, il
y a souvent une bande verticale foncée au-dessus de la ligne latérale et au milieu
de la nageoire pectorale.
Longueur totale jusqu’à 120 millimètres.
Quatre spécimens de Bafwasende, quatre d’Avakubi, deux de Bosabangi et
huit de Fundi.
Ce poisson a été figuré par Nichols et Griscom, Bull. Amer. Mus., XXXVII, 1917,
pl. LXVII, fig. 2, sous le nom de B. microstoma, var. Yseuxi.
ALESTES L1EBRECHTSII, Blgr.
De nombreux individus de Léopoldville et des Stanley-Falls démontrent que la
largeur interorbitaire peut être comprise trois fois dans la longueur de la tête.
L’amplitude de variation de ce caractère a pour effet de rapprocher encore
davantage cette espèce de VA. macrophthalmus, Gthr. Le nombre des rayons à
l’anale (III 14-15, rarement 16, chez la première, au lieu de III 17-20 chez la
seconde) paraît suffire à lui seul pour distinguer les deux espèces.
ALESTES CURTUS, sp. n.
Hauteur du corps 2 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
4 1/3 fois. Tête aussi longue que haute, 1 1/2 fois aussi longue que large;
mâchoire inférieure ne dépassant pas le museau, dont la longueur excède un peu
le diamètre de l’oeil, qui est compris 3 1/2 fois dans la longueur de la tête;
paupière adipeuse peu développée; largeur interorbitaire 2 fois dans la longueur
de la tête; maxillaire ne s’étendant pas jusque sous le bord antérieur de l’œil;
16 dents (g) à la mâchoire supérieure, 10 fgj à l’inférieure. Branchiospines modé¬
rément longues, 20 à la branche inférieure du premier arceau. Dorsale II 8, com¬
mençant au-dessus de la base du dernier rayon de la ventrale, sa base à égale
distance de la tête et de la caudale, le plus long rayon un peu plus court que
la tête. Anale II 14. Pectorale un peu plus courte que la tête, n’atteignant pas
la ventrale. Caudale à lobes larges et arrondis. Pédicule caudal aussi long que
4 1/2
haut. Ecailles 23 1 1/2 entre la ligne latérale et la base de la ventrale.
Corps argenté, rembruni sur le dos, dont les écailles sont liserées de brun foncé,
une grande tache noire ovale sur le pédicule caudal, s’étendant un peu sur la
nageoire caudale; nageoires blanches (en alcool).
Longueur totale 180 millimètres.
Un seul individu d’Avakubi.
17
J’ai hésité à séparer ce poisson de VA. imbéri, Peters, dont il ne diffère
que par le corps moins allongé, par le museau plus long, et par l’espace interor¬
bitaire plus large.
ALESTES STOLATUS, sp. n.
Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 3 2/3 fois dans la lon¬
gueur totale. Tête plus longue que haute, 2 fois aussi longue que large; mâchoire
inférieure ne dépassant pas le museau, dont 1a. longueur égale le diamètre de
l’oeil, qui est compris 3 fois dans la longueur de la tête; paupière adipeuse presque
nulle; largeur interorbitaire 3 fois dans la longueur de la tête; maxillaire s’étendant
jusque sous le bord antérieur de l’œil; 14 dents (-) à la mâchoire supérieure,
( 8 \ ^
10 à l’inférieure. Branchiospines assez longues, 11 à la branche inférieure du
premier arceau. Dorsale II 8, commençant au-dessus de la base du dernier rayon
de la ventrale, sa base à égale distance de l’oeil et de la caudale, le plus long rayon
un peu plus court que la tête. Anale III 15. Pectorale aussi longue que la tête
ou un peu plus courte, n’atteignant pas 1a, ventrale. Caudale à lobes longs et
4 1/2
pointus. Pédicule caudal aussi long que haut. Ecailles 23-25 -, 1 1/2 entre la
ligne latérale et la base de la ventrale. Sur un fond brunâtre à reflets dorés se
détache très nettement une bande latérale argentée, au-dessus de la ligne latérale;
nageoires blanches (en alcool).
Longueur totale 78 millimètres.
Trois individus de Poko.
Cet Alestes ressemble assez à VA. humilis, Blgr., mais le nombre des dents,
des branchiospines, des écailles l’en distinguent sûrement.
PETERSIUS XENURUS, sp. n.
Hauteur du corps 2 1/2 à 3 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 1/2 à 3 3/4 fois. Tête longue comme haute; mâchoire inférieure dépassant le
museau, qui est plus court que l’oeil; celui-ci
2 1/2 fois dans la longueur de la tête et excédant
un peu la‘largeur interorbitaire; maxillaire s’éten¬
dant jusque sous le bord antérieur de l’oeil; dents
prémaxillaires externes au nombre de 4, alternant
avec les internes, qui sont au nombre de 8, ainsi
que les mandibulaires. Branchiospines modérément
longues, au nombre de 12 à 15 à la branche
inférieure du premier arceau. Dorsale II 8, com¬
mençant immédiatement en arrière du plomb de
la base des ventrales, à égale distance du bord antérieur de l’oeil et de la base
de la caudale, le plus long rayon aussi long que la tête chez les femelles, les 3
I
18
ou 4 antérieurs prolongés en filaments chez les mâles. Anale III 20. Pectorale presque
aussi longue que la tête, atteignant presque la base de la ventrale. Queue fourchue,
à lobes pointus, les rayons médians prolongés chez les mâles. Pédicule caudal à peine
6 1/2
plus long que haut. Ecailles 29-30 ^ entre la ligne latérale et la base de la
ventrale. Corps argenté, avec une bande latérale noirâtre distincte surtout sur la
région caudale et se prolongeant sur la nageoire.
Longueur totale 55 millimètres.
De nombreux exemplaires d’Avakubi et de Poko.
Se rapproche du P. modestus, Blgr., dont il se distingue surtout par les
écailles beaucoup moins nombreuses, ainsi que par les caractères sexuels secondaires.
PETERSIUS NUMMIFER, sp. n.
Hauteur du corps 2 2/3 à 3 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 1/3 à 3 1/2 fois. Tête aussi longue que haute, à profil supérieur un peu concave;
mâchoire inférieure dépassant un peu l’inférieure en avant ; museau beaucoup plus
court que l’oeil, qui est très grand, son diamètre 2 1/3 fois dans la longueur de la tête
et 11/2 fois la largeur interoculaire; maxillaire s’étendant jusque sous le bord anté¬
rieur de l’oeil; 12 dents à la mâchoire supérieure, les antérieures alternant
avec les postérieures, 8 à l’inférieure. Branchiospines modérément longues, 13 à 15
à la brandie inférieure du premier arceau. Dorsale II 8, commençant immédiatement
en arrière du plomb des ventrales et à égale distance du bord antérieur de l’oeil et
de la caudale, le rayon le plus long aussi long que la tête. Anale III 20-21. Pectorale
aussi longue que la tête, atteignant la ventrale. Pédicule caudal long comme haut.
4 1/2
Ecailles 21-22 2 entre la ligne latérale et la ventrale. Argenté; une grande
tache noire arrondie sur la région caudale du corps entre la nageoire adipeuse et
la seconde moitié de la base de l’anale.
Longueur totale 43 millimètres.
Trois individus de Poko.
Voisine de P. caudalis , Blgr., du Bas-Congo, cette espèce s’en distingue par
les écailles beaucoup moins nombreuses, l’espace interorbitaire plus étroit, ainsi que
par la coloration.
PETERSIUS NEGLECTUS, sp. n.
Hauteur du corps 3 fois dans la longueur totale, longueur de la tête 4 1/2 fois.
Tête aussi longue que haute; mâchoires égales en avant; museau un peu plus court
que l’oeil, qui égale la longueur de la partie postoculaire de la tête et la largeur inter¬
oculaire; maxillaire ne s’étendant pas jusque sous le bord antérieur de l’oeil; 16 dents
(g) à la mâchoire supérieure, sans alternance, 8 à l’inférieure. Branchiospines
modérément longues, 14 à la branche inférieure du premier arceau. Dorsale II 7,
19
commençant immédiatement en arrière dn plomb des ventrales et à égale distance
du bout du museau et de la caudale, le rayon le plus long un peu plus court que la
tête. Anale II 15. Pectorale un peu plus courte que la tête, n’atteignant pas la ventrale.
4 1/2
Pédicule caudal un peu plus long que haut. Ecailles 25 y, 2 entre la ligne
latérale et la ventrale. Jaunâtre, un peu rembruni sur le dos; une bande argentée le
long du corps au-dessus de la ligne latérale; une grande tache noire à l’extrémité
de la nageoire dorsale.
Longueur totale 70 millimètres.
Un seul individu de Poko.
Diffère des deux espèces connues à dents prémaxillaires non alternantes
(p. Woosnami, Blgr., et P. occidentalis , Gfthr.), par la présence de 8 dents à la première
rangée, au lieu de 6, ainsi que par le nombre moins élevé de rayons à la nageoire
dorsale et à l’anale.
MESOBORUS PELLEGRINI, Blgr.
Champsoborus Pellegrini, Bouleng. Ann. and Mag. N. H. (8) IV. 1909,
p. 187.
Je m’étais trompé en attribuant une seule rangée de dents à ce poisson; il
y a une série interne de dents minuscules, ce qui exige la suppression du genre
Champsoborus. Cette espèce atteint une longueur de 160 millimètres et paraît se
distinguer du M. crocodilus, Pellegr., par le nombre des rayons branchus à la
dorsale (15-16) et des écailles entre la ligne latérale et la ventrale (10-12), ainsi
que par le dessin des nageoires dorsale et caudale, qui rappelle celui du Paraphago
rostratus.
PHAGO BOULENGERI, Schilth.
Les très jeunes (30 mm. de longueur totale) sont remarquables par la
présence d’une épine un peu recourbée en arrière au milieu de chacune des
écailles; avec l’âge ces aspérités s’oblitèrent graduellement.
TRISTICHODUS, g. n.
Prémaxillaire mobile de bas en haut; maxillaire petit, derrière le pré¬
maxillaire, exclu du bord de la bouche; dents aux deux mâchoires très petites,
nombreuses, en trois séries, les externes bicuspides. Joue couverte par les sous-
orbitaires ; narines très rapprochées, près de l’oeil, séparées par une papille valvu¬
laire. Membrane branchiostège libre. Corps allongé, comprimé. Ecailles très petites,
à bord libre fortement cilié; ligne latérale complète, à tubes droits, suivant le
milieu du corps; un petit appendice écailleux à la base de la ventrale. Dorsale à
»
F
20
12 rayons, située au-dessus des ventrales. Anale à 11 rayons. Nageoire adipeuse
petite.
Ce genre vient se placer à côté de Hemistichodus, Pellegr., et Microstoma-
tichthyoborus , Nichols et Griscom, dont il diffère par la présence de trois séries de
dents à chaque mâchoire au. lieu d’une seule.
TRIST1CHODUS CHRISTYI, sp. n.
Hauteur du corps 5 1/2 à 6 fois dans la longueur totale, largeur de la
tête 4 fois. Museau obtusément pointu, de même longueur que l’oeil, un peu plus
court que la partie postoculaire de la tête et égal à la largeur interorbitaire;
mâchoires égales en avant, la supérieure
s’étendant jusque sous la narine posté¬
rieure. Branchiospines très courtes. Dor¬
sale III 9, au-dessus des ventrales, com¬
mençant à' égale distance du bout du
museau et de la caudale, le plus long
rayon mesurant les 3/4 de la longueur
de la tête. Anale III 8. Pectorale un peu
plus courte que la ventrale, mesurant la moitié de la longueur de la tête. Cau¬
dale fourchue, à lobes pointus, dépourvue d’écailles. Pédicule caudal 2 1/2 fois
g
aussi long que haut. Ecailles 69-73 -jq, 7 entre la ligne latérale et la racine de
la ventrale. Brunâtre en dessus, plus pâle en dessous, à reflets argentés; une
petite tache noirâtre arrondie à la base de la caudale et deux barres noirâtres
obliques sur chacun des lobes de celles-ci, formant ensemble un X.
Longueur totale 63 millimètres.
Deux individus de Poko.
NANNOCHARAX PROCATOPUS, sp n.
Hauteur du corps 5 à 6 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
4 1/2 à 5 fois. Tête haute comme large; museau arrondi, plus long que l’œil, dont
le diamètre est compris 3 1/2 à 4 fois
dans la longueur de la tête et est un
peu inférieur à la largeur interoculaire.
Dorsale III 10, commençant immédiate-
J O
ment en arrière du plomb de la base
des ventrales, sa base un peu plus
rapprochée du bout du museau que de la
Caudale, le plus long rayon aUSSi long Fig 9. Nannocharax procatopus.
que la tête. Anale III 6. Pectorale aussi
longue ou un peu plus longue que la tête, aussi longue que la ventrale, s’étendant
au delà de la base de celle-ci, dont les trois rayons externes sont épaissis à l’extrémité.
21
Caudale fourchue, à lobes pointus. Pédicule caudal près de 2 fois aussi long que
4 1/2
haut. Ecailles 40-44 ^~\'j2 * ^ eil ^ re ligne latérale et la ventrale. Brun jaunâtre au
dessus, avec 7 bandes transversales brun foncé plus larges que les espaces qui les
séparent; une bande latérale gris de plomb, suivant la ligne latérale; sous celle-ci,
une série de taches ou de barres verticales brun foncé, correspondant aux bandes
transversales de la région dorsale; une tache noire à la base de la caudale et une
ou deux petites taches noirâtres sur chacun des lobes de celle-ci ; une bande noire en
travers des ventrales et de l’anale.
Longueur totale 62 millimètres.
Deux individus de Bosabangi et trois de Poko.
I/insertion des nageoires ventrales en avant de la dorsale caractérise nette¬
ment cette espèce.
LABEO DEGENI, sp. n.
Corps fortement comprimé, sa hauteur 3 1/5 à 3 1/4 fois dans la lon¬
gueur totale. Tête une demi-fois plus longue que large, sa longueur 4 1/2 à 4 2/3
fois dans la longueur totale; museau large et arrondi; oeil parfaitement latéral,
Fig. 10. — Labeo Beyeni (1/2)
situé dans 1a. seconde moitié de la tête, 3 à 4 fois dans la largeur interorbitaire;
largeur de la bouche, lèvres comprises, 2 1/3 fois dans la longueur de la tête;
papilles labiales formant de nombreux plis trasversaux; lobe rostral faiblement den-
ticulé; un barbillon de chaque côté, mesurant les 2/3 ou les 3/4 du diamètre de
l’oeil; de nombreux tubeicules au bout et sur les côtés du museau. Dorsale III
22
W-
9-10 insérée à égale distance des narines et de la racine de la caudale, très élevée
et à bord fortement convexe, les rayons les plus longs mesurant 11/2 à 2 fois
la longueur de la tête. Pectorale aussi longue ou un peu plus longue que la
tête, n’atteignant pas la ventrale. Anale III 4-5, dépassant la racine de la caudale.
Caudale échancrée en croissant. Pédicule caudal plus haut que long. Ecailles 35-36
6 1/2
'> 3 1/2 entre la ligne latérale et la ventrale, 16 autour du pédicule caudal.
Une aquarelle de M. Degen représente ce poisson comme vert olive, à lignes
roses suivant les séries longitudinales d’écailles, dont chacune porte une tache
verticale rouge amaranthe; cette dernière couleur occupe la plus grande partie des
nageoires ainsi que le bout du museau et le bord de l’opercule ; ventre blanc;
iris doré.
Longueur totale 320 et 240 millimètres.
Deux individus de Léopoldville, près des cataractes.
Cette espèce se rapproche surtout du L. longipinnis , Blgr., mais s’en
distingue par les proportions et principalement par le nombre des rayons à la
nageoire dorsale.
LABEO CYCLOPINNIS, Nich et Grise.
Corps fortement comprimé, sa hauteur égale à la longueur de 1a, tête, 3 2/3
fois dans la longueur totale; tête une demi-fois plus longue que large; museau
arrondi; œil parfaitement latéral, situé dans la seconde moitié de la tête, son dia¬
mètre 3 1/4 fois dans la longueur de la tête, 1 2/3 fois dans la largeur interor¬
bitaire; largeur de la bouche, lèvres comprises, 2 2/3 fois dans la longueur de la
tête ; papilles labiales formant des plis transversaux au nombre de 3 à la lèvre infé¬
rieure, suivis de grosses papilles isolées au bord de la lèvre ; lobe rostral denticulé ;
un barbillon de chaque côté, mesurant un peu plus de la moitié du diamètre de
l’œil. De nombreux tubercules au bout et sur les côtés du museau. Dorsale III II,
insérée à égale distance des narines et de la racine de la caudale, falciforme, le
troisième rayon simple et le premier rayon branchu très prolongés, mesurant le
double de la longueur de la tête et atteignant la racine de la caudale. Anale III 5,
dépassant un peu la racine de la caudale. Pectorale de même longueur que la
tête, n’atteignant pas la ventrale. Caudale échancrée en croissant. Pédicule caudal
7 1/2
un peu plus haut que long. Ecailles 39 — 5 entre la ligne latérale et la ventrale,
20 autour du pédicule caudal. Brun uniforme en dessus, blanchâtre en dessous.
Cette description est prise sur un individu mesurant 155 millimètres, prove¬
nant des Stanley-Falls.
Ressemble beaucoup au L. Percivali, Blgr., récemment découvert dans
l’Eusso Nyiro, Afrique orientale. En diffère par la tête plus grande, la pectorale
plus courte, le pédicule caudal plus court. Une autre espèce voisine est le
L. Boulengeri, Vinciguerra, de l’Oueb, affluent du Ganana, qui, selon la description,
s’en distinguerait par l’absence de barbillon.
23
LABEO PARVUS, Blgr.
31 à 35 écailles le long de la ligne latérale; premier rayon branchu de la
dorsale mesurant 1 à 1 1/2 fois la longueur de la tête.
Je ne puis admettre l’espèce proposée par Nichols et Griscom sous le nom
de L. intermedius.
LABEO SOREX, Nich. et Grise.
(PL XXIII.)
Corps faiblement comprimé, sa hauteur 4 à 4 1/4 fois dans la longueur
totale. Tête à peine plus longue que large, sa longueur 5 à 5 1/2 fois dans la
longueur totale ; museau pointu, son extrémité portant un petit appendice en forme
de bosse; oeil supéro-latéral, extrêmement petit, son diamètre 8 1|2 à 9 fois dans
la largeur interorbitaire ; largeur de la bouche, lèvres comprises, 1 2/3 fois dans
la longueur de la tête ; papilles labiales formant de nombreux plis transversaux ;
lobe rostral à bord entier; pas de barbillons; dessus et côtés de la tête portant les
empreintes de la base de nombreux tubercules nuptiaux de grandeurs diverses.
Dorsale II 10, insérée un peu plus près du bout du museau que de la racine de
la caudale, à bord fortement échancré, le second rayon simple le plus long et
mesurant 1 1/2 fois la longueur de la tête. Anale II 5, atteignant la racine de la
caudale. Pectorale très large, un peu- plus longue que la tête, n’atteignant pas,
ou atteignant presque la ventrale. Caudale profondément échancrée en croissant.
Pédicule caudal un peu plus long que haut.
9 1/2-10 1/2
Ecailles 42-44, 9 i/g-10 l/2 ~’
5 entre
la ligne latérale et la ventrale, 20-22 autour du pédicule caudal. Uniformément brun
en dessus, blanchâtre en dessous.
Longueur totale 520 et 390 millimètres.
Deux individus de Léopoldville.
Par ses yeux minuscules ainsi que par l’absence de barbillons cette espèce
occupe une position isolée dans le groupe du L. Forskalii.
BARBUS FASOLT, Pappenh.
Une des plus grandes espèces du sous-genre Labeobarbus, dont elle est un
des races représentants dans le bassin du Congo.
L’individu unique de la collection Christy mesure 68 centimètres. Le diamètre
de l’oeil est compris 6 1/2 fois dans la longueur de la tête. 27 écailles à la ligne
latérale.
I
_/v~
Y
24
BARBUS CITRINUS, sp. n.
Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 4 fois dans la longueur totale.
Museau arrondi, plus court que l’œil, qui est compris 3 fois dans la longueur de la
tête et égale la largeur interorbitaire; bouche terminale, lèvres peu développées;
deux barbillons de chaque côté, le postérieur plus long que l’antérieur et un peu plus
long que l’œil. Dorsale III 7, à égale distance de l’œil et de la caudale, à bord libre
concave; le dernier rayon simple mince et flexible, sans serrature, aussi long que la
tête. Anale III 5, n’atteignant pas la caudale. Pectorale un peu plus courte que la tête,
n’atteignant pas la ventrale; celle-ci insérée sous les rayons antérieurs de 1a, dorsale.
4 1/2
Pédicule caudal 1 2/3 fois aussi long que haut. Ecailles à stries rayonnantes, 28 ^
2 entre la ligne latérale et la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. Corps et nageoires
d’un jaune citron, avec une bande grisâtre le long du corps au-dessus de la ligne
latérale.
Longueur totale 50 millimètres.
Un seul individu de Poko.
Ce Barbus se rapproche surtout du B. Gurneyi, Gtlir., du Sud de l’Afrique,
qui s’en distingue principalement par les écailles plus nombreuses.
LEPTOCYPRIS BREVIROSTRIS, sp. n.
Hauteur du corps 5 fois dans la longueur totale, longueur de la tête 4 1/3
à 5 fois. Tête 1 2/3 à 1 3/4 fois aussi longue que large; museau arrondi, dépas¬
sant un peu la mâchoire inférieure, pas plus long que l’œil, à peine égal à la.
largeur interorbitaire; diamètre de l’œil 3 1/2 à 4 fois dans la longueur de la tête;
bouche s’étendant jusqu’au-dessous du centre de l’œil; pas de barbillons; sous-
orbitaires grands couvrant presque entièrement la joue. Branchiospines rudimentaires.
Dorsale III 8, commençant au-dessus des ventrales et à égale distance des narines
ou du bord antérieur de l’œil et de la racine de la caudale, les rayons antérieurs,
les plus longs, mesurant un peu plus des deux tiers de la longueur de la tête.
25
Anale III '8-9, insérée à une distance considérable en
arrièie de la
dorsale. Pectorale
pointue, un peu plus courte que la tête, son extrémité très éloignée de la ventrale.
Caudale fourchue. Pédicule caudal deux fois aussi long que haut. Ecailles fortement
6 1/2
striées en éventail, 39-44 j- y<•> -, 2 entre la. ligne latérale et la ventrale. D’un jaune
olivâtre en dessus, tranchant fortement sur le blanc argenté des. côtés et des régions
inférieures; nageoires blanches, à l’exception de la caudale, qui est grisâtre et teintée
de jaune à la base.
Longueur totale 65 à 110 millimètres.
I)e nombreux individus des Stanley-Falls.
Espèce très voisine du type du genre. La bouche s’étend plus en arrière.
BARIL1US CHRISTYI, sp. n.
Hauteur du corps 4 1/3 fois dans la longueur totale,- longueur de la tête
4 fois. Tête deux fois aussi longue que large; museau arrondi, ne dépassant pas
la mâchoire inférieure, un peu plus long que l’œil, dont le diamètre est compris
4 à 4 1/2 fois dans la longueur de la tête et égale presque la largeur inter¬
orbitaire; bouche s’étendant jusqu’au-dessous du tiers postérieur de l’œil; pas de
barbillons; un large espace nu entre le troisième sous-orbitaire et le préopercule.
Branchiospines très courtes, au nombre de 6 à la branche inférieure du premier
arceau. Dorsale III 7, commençant fort en arrière des ventrales et à égale distance
du préopercule ou de l’oeil et de la racine de la caudale, sa base s étendant jusqu au-
dessus des rayons antérieurs de l’anale; les rayons antérieurs, les plus longs, mesurant
les deux tiers de la longueur de la tête. Anale III 13. Pectorale pointue, mesurant
les trois quarts de la longueur de la tête, atteignant presque la base de la ventrale.
Caudale fourchue. Pédicule caudal une demi-fois plus long que haut. Ecailles forte-
ment striées, 48-54 -g-^, 3 entre la ligne latérale et la ventrale. Argenté brunâtre
en dessus; 13 à 16 bandelettes verticales noirâtres de chaque côté du corps; une
grande tache noirâtre à la base de la caudale, qui est teintée de jaune.
Longueur totale 130 millimètres.
26
Deux individus, un adulte d’Avakubi sur rituri, et un plus jeune (77 milli¬
mètres) de Léopoldville.
Très voisin du B. Steindachneri, Pellegr.,, de la Guinée française, le
B. Çhristyi s’en distingue surtout par les écailles plus nombreuses.
CLAR1AS LINDICUS, sp. n.
Hauteur du corps 5 1/2 fois la longueur totale, longueur de la tête 4 2/3 fois.
Tête 1 2/5 fois aussi longue que large, cnsque à peine rugueux; processus occi¬
pital pointu, plus long que large; fontanelle frontale très étroite; fontanelle occipi¬
tale en partie sur le processus ; oeil mesurant la moitié de la longueur du museau,
le quart de la largeur interorbitaire, qui est comprise 2 1/3 fois dans la longueur
de la tête; bande de dents prémaxillaires 4 fois aussi longue que large; dents
vomériennes coniques, formant une bande courbée de même largeur, à peu près,
que la bande de dents prémaxillaires ; barbillon nasal 1 1/2 fois la longueur
de la tête; barbillon maxillaire un peu plus de 2 fois la longueur de la tête,
atteignant la nageoire ventrale ; barbillon mandibulaire interne mesurant la lon¬
gueur de la tête et les 2/3 de l’externe. Branchiospines longues, 30 environ au
premier arc branchial. Clavicules couvertes d’une peau mince. Dorsale 76, séparée
de la tête par un espace égal au tiers de celle-ci. Anale 50. La partie basale du
dernier rayon de la dorsale et de l’anale attachée à 1a, caudale. Pectorale mesurant
la moitié de la longueur de la tête et 1 1/3 fois la longueur de son rayon épineux,
qui est dentelé des deux côtés. Ventrale 1 2/5 fois aussi éloignée de la racine de
la caudale que du bout du museau. Caudale mesurant la moitié de la longueur
de la tête. Brun noirâtre en dessus, brun clair en dessous.
Longueur totale 285 millimètres.
Un seul individu, de Bafwasende sur la Lindi.
Cette espèce se distingue facilement ae toutes celles à nageoire caudale
embrassée par la dorsale et l’anale par les barbillons plus allongés et par le pro¬
cessus occipital très pointu.
CHRYSICHTHYS MACROPTERUS, sp. n.
(PL XXIV.)
27
Hauteur du corps 4 1/4 à 5 fois dans la longueur totale, longueur de la
tête 3 à 3 1/4 fois. Tête très aplatie, 1 1/3 fois aussi longue que large, rugueuse
en dessus; processus occipital à peine plus long que large, en contact avec la plaque
interneurale; museau largement tronqué, dépassant très peu la bouche, 1 (jeune) à
1 2/3 fois le diamètre de l’œil, qui est compris 3 1/2 (jeune) à 4 2/3 fois dans la lon¬
gueur de la tête et 1 à 1 3/4 fois dans la largeur interoculaire; largeur de la
bouche 1 3/4 à 2 fois dans la longueur de la tête; dents prémaxillaires en bande
faiblement arquée et 6 fois aussi longue que large; dents voméro-ptérygoïdiennes
formant une bande longue et étroite, légèrement interrompue au milieu et brisée
sur les côtés; barbillon nasal un peu plus long ou un peu plus court que l’œil;
barbillon maxillaire de la longueur de la tête ou à peu près; barbillon mandibulaire
externe plus long que l’interne, mesurant la moitié ou les deux tiers de la longueur
de la tête. Branchiospines allongées, au nombre de 12 à 16 à la branche inférieure
du premier arceau. Dorsale I 6-7, située à égale distance des narines et de la caudale;
l’épine striée, faiblement dentelée en arrière; deuxième ou troisième rayon mou le
plus long, aussi long que la tête chez l’adulte, un peu plus court chez le jeune,
atteignant ou dépassant la dorsale adipeuse quand la nageoire est repliée. Adipeuse
à peine plus longue que haute, un peu plus courte que la dorsale proprement dite,
dont elle est séparée par un espace égal au double ou un peu moins du double de sa
base. Anale 11-12, 7 ou 8 rayons branchus. Epine pectorale mesurant les 3/5 de
la tête, très faiblement dentelée au bord externe, très fortement au bord interne.
Caudale profondément échancrée, à lobes pointus, les rayons médians mesurant la
moitié ou les 2/5 des plus longs. Pédicule caudal 1 1/3 à 1 1/2 fois aussi long que
haut. Brun en dessus, blanc en dessous, argenté sur les côtés; parfois deux bandes
transversales noirâtres derrière la tête, la seconde traversant la base de la dorsale
à son origine; nageoires brunes.
Longueur totale 340 millimètres.
Un individu des Stanley-Falls, trois d’Avakubi sur Ituri, et deux de Bafwa-
sende sur la Lindi.
Voisin du C. mabusi, Blgr., dont il diffère par l’œil plus grand, le barbillon
maxillaire plus long et là nageoire dorsale plus élevée.
AUCHENOGLANIS PUNCTATUS, Blgr.
Décrit en 1902 d’après un jeune individu, mesurant 80 millimètres, de la
Lindi. L’adulte (230 millimètres) est représenté par deux exemplaires (Bafwasende
sur la Lindi et Bafwaboli sur le Tshopo).
Hauteur du corps 5 1/3 à 5 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de
la tête 3 3/4 à 4 fois. Tête un peu rugueuse en dessus ; œil 7 fois dans la Ion-
28
gueur de la tête, 2 fois dans la largeur interorbitaire; barbillon mandibulaire
externe 1 o/4 à 2 fois la longueur de la tète, atteignant la ventrale. Rayon épi¬
neux de la dorsale mesurant la moitié de la longueur de la tête. D’un brun foncé
en dessus, blanc en dessous; sept séries transversales de gros points noirs; les
bandes foncées qui se voient chez le jeune ont complètement disparu.
SYNODONTIS ITURIENSIS, sp. n.
Hauteur du corps 4 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la tête 4 fois,
lête 1 1/3 fois aussi longue que large, un peu plus large que haute, faiblement
iugueuse en dessus; museau obtusement pointu, aussi long que la partie postoculaire
de la tête; œil supéro-latéral, son diamètre 6 fois dans la longueur de la tête, 1 5/6 fois
dans la largeur interorbitaire; bouche assez étroite, à lèvres modérément développées;
dents prémaxillaires formant une large bande; dents mandibulaires mobiles courtes,
mesurant le quart du diamètre de l’œil, au nombre de 30; barbillon maxillaire non
bordé, de même longueur que la tête, dépassant peu la base de l’épine pectorale;
barbillon mandibulaire externe à branches longues et minces, l’interne à branches
courtes un peu ramifiées. Orifice branchial ne s’étendant pas plus bas que la racine
de la pectorale. Ecusson occipito-nuchal rugueux comme l’occiput, simplement convexe,
1 1/2 fois aussi long que large, à processus postérieurs étroits et tronqués. Processus
huméral plat, granulé en dessus, strié en dessous, près de 2 fois aussi long que large,
terminé en pointe aiguë. Dorsale I 7 ; l’épine un peu courbée, striée, faiblement dentelée
en scie dans sa partie supérieure, lisse en avant, mesurant les 3/4 de la longueur de
la tête. Dorsale adipeuse 5 fois aussi longue que haute, 3 fois aussi longue que sa
distance de la dorsale rayonnée. Anale III 8, arrondie. Epine pectorale de même longueur
que la dorsale, n’atteignant pas la ventrale, fortement dentelée des deux côtés. Ventrale
arrondie, n’atteignant pas l’anale. Caudale profondément échancrée en croissant.
Pédicule caudal aussi long que haut. Côtés du corps couverts de villosités, comme
feutrés. Brun en dessus, blanchâtre en dessous.
Longueur totale 155 millimètres.
Un seul individu de Mawambi sur l’Ituri.
Espèce très voisine de S. schall, Bl. Schn., dont elle se distingue surtout par
la forte dentelure au bord externe de l’épine pectorale.
SYNODONTIS HOLOPERCNUS, sp. n.
Hauteur du corps 4 à 4 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la tète
3 2/5 à 3 5/6 fois. Tête longue comme large ou un peu plus longue que large, un
peu plus large que haute, semée en dessus de tubercules granuleux espacés; museau
obtusément pointu, aussi long que la partie pôstoculaire de la tête; œil supéro-latéral,
son diamètre 4 à 4 1/2 fois dans la longueur de la tête, 1 1/2 à 1 3/4 fois dans la
largeur interorbitaire; bouche assez étroite, à lèvres modérément développées; dents
prémaxillaires formant une large bande ; dents mandibulaires mobiles excessivement
29
courtes, mesurant 1/8 à 1/10 du diamètre de l’œil, au nombre de 40 à 50; barbillon
maxillaire non bordé, 1 1/2 à 1 3/5 fois la longueur de la tête, atteignant, ou dépassant
un peu, l’extrémité du processus huméral; barbillon mandibulaire externe à branches
longues et minces, l’interne à branches épaisses et courtes. Orifice branchial ne s’étendant
pas plus bas que la racine de la pectorale. Ecusson occipito-nuchal granulé comme la
tête, obtusément tectiforme, 1 1/3 à 1 2/5 fois aussi long que large, à processus posté¬
rieurs arrondis. Processus huméral un peu caréné, granulé en dessus, strié en dessous,
2 fois aussi long que large, terminé en pointe aiguë. Dorsale I 7 ; l’épine un peu
courbée, striée, faiblement dentelée en scie dans sa partie supérieure, lissé en ayant,
un peu plus courte que la tête, prolongée en un filament assez court. Dorsale adipeuse
3 1/2 à 4 fois aussi longue que haute, 2 à 2 1/2 fois aussi longue que la distance
qui la sépare de la dorsale rayonnée. Anale III-IV 6-8, arrondie. Epine pectorale aussi
longue que la tête, n’atteignant pas la ventrale, fortement dentelée des deux côtés.
Ventrale arrondie, n’atteignant pas l’anale. Caudale profondément échancrée en croissant,
à lobe supérieur prolongé. Pédicule caudal aussi long que haut. Côtés du corps
couverts de villosités, comme feutrés. Gris ou brun foncé en dessus et en dessous, le
corps et la dorsale adipeuse parfois marbrés de noir; dorsale et caudale à nombreuses
petites taches noirâtres.
Longueur totale 170 millimètres.
Trois individus de Bosabangi, un d’Avakubi et un de Poko.
Se distingue de l’espèce précédente par les granules du dessus de la tête, l’œil
plus grand, les dents mandibulaires plus petites et plus nombreuses, le barbillon
maxillaire plus long, la teinte sombre des régions inférieures, etc.
SYNODONTIS LONGIROSTRIS, Blgr.
»
Cette espèce, fondée sur un individu jeune, mesurant 135 millimètres, de
l’Ubanghi, atteint une longueur de 350 millimètres. Les notes suivantes se rapportent
à l’adulte.
La hauteur du corps peut être comprise jusqu’à 5 fois dans la longueur
totale, la largeur de la tête 1 1/3 à 1 1/2 fois dans sa longueur. Diamètre de
l’œil jusqu’à 8 fois dans la longueur de la tête et 2 1/2 fois dans la largeur
interorbitaire. 20 à 26 dents mandibulaires. Une série de petits tubercules au bord
externe du barbillon maxillaire, dont la base porte au bord interne une bordure
membraneuse très distincte. Les taches noires sur le corps et sur les nageoires
sont plus nombreuses que chez le jeune.
SYNODONTIS ORNATUS, sp. n.
Hauteur du corps 3 3/4 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 1/4 fois. Tête 1 1/2 fois aussi longue que large, un peu plus haute que large, faible¬
ment rugueuse, à granules très serrés en dessus; museau pointu, 1 1/2 fois aussi
long que la partie postoculaire de la tête; œil presque latéral, non visible en dessous,
30
son diamètre 3 1/2 fois dans 1a. longueur de la tête, 11/3 fois dans la largeur inter¬
orbitaire; bouche assez étroite, à lèvres assez fortement développées; dents pré¬
maxillaires petites et peu nombreuses; dents mandibulaires mobiles mesurant le 1/4
du diamètre de l’œil, au nombre de 16; barbillon maxillaire à bordure membraneuse,
mesurant les 2/3 de la longueur de la tête, atteignant à peine la base de l’épine pectorale;
Fig. 14. — Synodontis ornatus.
barbillons mandibulaires à branches courtes, tuberculeuses. Orifice branchial ne s’éten¬
dant pas plus bas que la racine de la pectorale. Ecusson occipito-nuchal un peu plus
long que large, obtusément tectiforme, granulé comme l’occiput, à processus postérieurs
arrondis. Processus huméral plat, granulé, à peine plus long que large, arrondi en
arrière. Dorsale 17; l’épine un peu courbée, striée, faiblement dentelée en avant et
en arrière dans sa partie supérieure, aussi longue que la tête. Dorsale adipeuse
3 1/2 fois- aussi longue que haute, 2 1/2 fois aussi longue que sa distance de la dorsale
rayonnée. Anale III 7, en pointe obtuse. Epine pectorale un peu plus courte que la
dorsale, atteignant la ventrale, à dentelure assez faible au bord externe, plus forte
au bord interne. Ventrale arrondie, n’atteignant pas l’anale. Caudale profondément
échanerée en croissant. Pédicule caudal aussi long que haut. Brun foncé en dessus,
brun pâle à nombreuses taches noires arrondies sur les côtés du corps, blanc en
dessous; nageoires jaunâtres, la dorsale à petites taches noires, la caudale à petites
taches noires rapprochées en nombreuses séries transversales.
Longueur totale 135 millimètres.
Un seul individu de Poko.
La place de ce Synodontis , à coloration si frappante, est à côté du S. nummifer ,
Blgr., dont il est très voisin, mais qui s’en distingue surtout par le nombre plus
réduit des dents mandibulaires et le barbillon maxillaire un plus plus allongé.
31
SYNODONTIS V1TTATUS, sp. n.
(PL XXV.)
Hauteur du corps 4 1/3 à 4 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de
la tête 3 1/2 à 3 2/3 fois. Tête 1 1/3 fois aussi longue que large, aussi haute
que large, granuleuse en dessus sauf sur le museau, qui est pointu et mesure un
peu moins de la moitié de la longueur de la tête ; oeil supéro-latéral, son dia¬
mètre compris 4 à 4 1/3 fois dans la longueur de la tête; 1 2/3 à 2 fois dans la
largeur interorbitaire. Bouche assez étroite, à lèvres très développées; dents pré¬
maxillaires petites et peu nombreuses; dents mandibulaires mobiles petites, au
nombre de 2 à 7. Barbillon maxillaire pourvu de petites branches, dont quelques-
unes peuvent être bifurquées, sa longueur les 2/3 ou les 3/4 de celle de la tête,
ne dépassant pas la base de l’épine pectorale; barbillons mandibulaires à branches
longues et minces, simples ou bifides. Orifice branchial ne s’étendant pas plus bas
que la racine de la pectorale. Écusson occipito-nuchal rugueux comme l’occiput,
obtusément tectiforme, une demi-fois plus long que large, à processus postérieurs
obtusément pointus ou arrondis. Processus huméral plat, granulé, un peu plus long
que large, arrondi en arrière. Dorsale I 7; l’épine un peu courbée, striée, lisse en avant,
faiblement dentelée en arrière, aussi longue que la tête, prolongée en un filament
très allongé. Dorsale adipeuse 3 à 4 fois aussi longue que haute, aussi longue,
ou un peu plus longue, que sa distance de la dorsale rayonnée. Anale III 7,
arrondie ou en pointe obtuse. Épine pectorale de même longueur que la dorsale,
ou un peu plus courte, atteignant ou atteignant presque la ventrale, à bord
externe lisse ou très fortement dentelé, à forte serrature au bord interne. Ventrale
arrondie, atteignant presque l’anale. Caudale profondément échancrée en croissant,
le lobe supérieur plus ou moins prolongé. Pédicule caudal un peu plus long que
haut. D’un brun pâle au dessus, blanc en dessous; une raie brun-noirâtre le long
du milieu du dos, se terminant sur la nageoire adipeuse; deux autres raies de
même teinte, parfois interrompues, de chaque côté du corps, parfois les traces
d’une troisième ; la supérieure de ces raies s’unit à celle du côté opposé sur la
face dorsale du pédicule caudal; barbillons blancs; dorsale, jaune-citron à la base,
tachetée de noir le filament noir; ventrale et anale blanches; caudale jaune-citron,
avec trois à cinq bandes noires obliques sur le lobe supérieur, trois sur le lobe
inférieur, et une raie noire sur les rayons médians.
Longueur totale 145 à 215 millimètres.
De nombreux individus de Stanleyville.
Espèce très voisine du S. decorus, Blgr. S’en distingue par le corps plus
allongé par rapport à sa hauteur, par le barbillon maxillaire plus court, ainsi
que par la présence de raies noirâtres sur le corps au lieu de grosses taches
arrondies
32
MICROSYNODÜNTIS CHRISTYI, sp. n.
Hauteur du corps 4 à 5 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 3/4 à 4 fois. Tête longue comme large ou un peu plus longue que large, un
peu rugueuse en dessus; museau arrondi, plus court que la partie postoculaire de
la tête; œil supéro-latéral, 6 fois dans la longueur de la tête, 2 fois dans la
largeur interoculaire; bouclie petite, à lèvre inférieure très développée; dents pré¬
maxillaires formant une courte et large bande; dents mandibulaires mesurant à
peine la moitié du diamètre de l’œil, au nombre de 20 à 25; barbillon maxillaire
simple, aussi long ou un peu plus long que la
tête; barbillons mandibulaires à branches simples
et longues; un pli en travers de la gorge. Ecusson
occipitonuchal long comme large, à processus posté¬
rieurs très courts et obtus. Processus huméral long
et étroit, strié, terminé en pointe aiguë. Dorsale I 5 ;
l’épine droite, striée, mesurant la moitié de la lon¬
gueur de la tête, terminée par un lobe prolongé en filament court. Dorsale adipeuse
basse, environ 2 fois aussi longue que sa distance de la dorsale rayonnée. Anale III 6-7,
arrondie. Epine pectorale striée, faiblement dentelée au bord externe, fortement au
bord interne, mesurant les 3/5 de la longueur de la tête. Ventrale n’atteignant pas
l’anale. Caudale arrondie. Pédicule caudal un peu plus haut que long. Brun foncé,
un peu plus clair en dessous ; 5 ou 6 séries de taches jaunes plus ou moins
confluentes formant des barres en travers du dos; une série de 7 à 10 taches
jaunes arrondies entre la nageoire pectorale et la caudale; nageoires blanches, dorsale
et caudale tachetées de noir.
Longueur totale 56 millimètres.
Quatre individus de Poko.
On ne connaissait encore qu’une espèce de ce genre, M. Batesii, Blgf., du
Cameroun et du Gabon. L’espèce nouvelle s’en distingue surtout par le nombre
moins élevé de rayons à la dorsale et à l’anale et par l’épine de la première
plus courte.
CHILOGLANIS CONGICUS, sp. n.
Corps déprimé en avant, comprimé en arrière, sa hauteur 5 1/2 fois dans
la longueur totale. Tête très aplatie, une demi-fois plus longue que large, sa
longueur 3 fois dans la longueur totale ; œil très petit, supère, dans la seconde
moitié de la longueur de la tête, 10 fois dans cette longueur, deux fois dans la
largeur interorbitaire; narine antérieure à égale distance du bout du museau et
de l’œil ; deux groupes ovales de dents prémaxillaires, bien séparés, chacun com¬
prenant 5 séries de dents; 18 dents mandibulaires. Barbillon maxillaire deux fois
plus long que l’œil ; lèvre inférieure frangée, à barbillons très courts. Dorsale I 6,
l’épine très courte, lisse. Dorsale adipeuse très basse, aussi longue que sa distance
33
de la dorsale rayonnée. Anale III 6. Épine pectorale mesurant les 2/5 de la longueur
de la tête. Ventrale atteignant presque l’anale. Caudale profondément échancrée.
Pédicule caudal près de deux fois plus long que haut. Brun jaunâtre dessus, marbré
de brun foncé, blanc en dessous ;
une tache noirâtre sur chacune des
nageoires.
Longueur totale 75 milli¬
mètres.
Un individu des Stanley-Falls.
Le genre Ghiloglanis n'était
pas encore connu du Congo quand
cette description a été écrite. Nichols
et Griscom y ont depuis signalé le
Ch. Batesii, Blgr.
L’espèce décrite ici se rap¬
proche surtout du Ch. niioticus,
Blgr., dont elle diffère par la tête plus grande, les yeux plus petits, les barbillons
mandibulaires plus courts, les dents mandibulaires plus grandes, la dorsale plus basse.
EUCHILICHTHYS GUENTHERI, Schilth.
Le type de cette espèce, provenant du Stanley-Pool, mesure 19 centimètres.
La collection Christy renferme un individu de 47 centimètres, recueilli aux Stanley-
Falls. Voici quelques notes sur cet individu géant :
Hauteur du corps 6 fois dans la longueur totale, longueur de la tête 4 fois.
Diamètre de l’oeil 16 fois dans la longueur de la tête, 6 1/2 fois dans la largeur
interoculaire. Fente buccale mesurant les 2/3 de la longueur de la tête.
EUCHILICHTHYS ROYAUXI, Blgr.
Un individu d’Irumu sur l’Ituri, mesurant 21 centimètres.
Hauteur du corps 6 1/2 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 2/3 fois. Diamètre de l’oeil 9 fois dans la longueur de la tête, 4 fois dans la largeur
interoculaire. Fente buccale mesurant les 3/5 de la longueur de la tête. La base de
la dorsale adipeuse mesure la moitié de sa distance de la dorsale rayonnée, carac¬
tère qui exclut Y JS. Guentheri. Il n’en est pas moins vrai que la définition des deux
espèces en question exige un remaniement, qui ne peut se faire sans un matériel
plus considérable, tel que semble le posséder le Musée de New York.
ATOPOCHILUS CHRISTYI, sp. n.
Hauteur du corps égale à sa largeur, 4 à 4 1/3 fois dans la longueur totale.
Tête déprimée, rugueuse en dessus, d’un quart plus longue que large, sa longueur
3 fois dans la longueur totale; museau arrondi, à peine plus large que long,
34
2 1/3 ou 2 1/8 fois la longueur de la région postoculaire de la tête; narines à
égale distance du bout du museau et de l'œil, dont le diamètre est compris 7 fois
dans la longueur de la tête et 2 1/3 ou 2 1/2 fois dans la largeur interorbitaire;
fente buccale droite, mesurant le tiers de la longueur de la tête; dents prémaxil¬
laires formant deux grands groupes ovales, dont chacun est un peu moins long
que la bande de dents mandibulaires; barbillon latéral de même longueur que
l’œil, beaucoup plus long
qne le postérieur. Bou-
clier occipito-nuchallong
comme large, à procès-
iluse 3 fois aussi IotJ
gue que haute, aussi
longue que sa distance de la dorsale rayonnée. Anale III-IV 5-6. Epine pectorale
très forte, striée, à 10 fortes dents sur le bord interne, mesurant les 2/3 de la
longueur de la tête. Ventrale atteignant l’origine de l’anale. Caudale profondément
échancrée, à lobes pointus, l’inférieur plus long que le supérieur. Pédicule caudal
aussi long que haut. Peau villeuse, comme feutrée. Brun, avec de nombreux petits
points noirs, passant au noir • vers le pédicule caudal ; lèvres et ventres blanchâtres ;
dorsale noire à la base, caudale blanchâtre avec deux taches noires sur chacun
des lobes, les autres nageoires noires, étroitement bordées de blanc.
Longueur totale 95 millimètres.
Un individu des Stanley-Falls, un autre d’Avakubi sur l’Ituri.
Se rapproche plus de Y A. macrocephalus , Blgr., que de Y A. Savorgnani,
Sauv. Diffère du premier par la position des narines plus rapprochées des yeux,
la bouche moins large, les barbillons plus courts; du second surtout par la forme
plus ramassée et le pédicule caudal plus court. Les spécimens recueillis par
M. Christy sont les premiers du genre Atopochilus à nous renseigner sur la forme de
la nageoire caudale, cet organe étant endommagé chez les types décrits précé¬
demment.
PHRACTURA FASCIATA, sp. n.
Hauteur du corps 11 à 13 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
6 à 6 1/2 fois. Tête d’un cinquième ou d’un quart plus longue que large, un peu
rugueuse en dessus; museau mesurant la moitié de la longueur de la tête, pointu,
dépassant la bouche; espace séparant les narines à égale distance du bout du museau
et de l’œil; celui-ci supère, son diamètre 8 à 9 fois dans la longueur de la tête
35
et près de deux fois dans la largeur interoculaire; barbillon maxillaire très peu plus
long que le mandibulaire externe, mesurant environ le tiers de la longueur de la
tête. Processus occipital près de 3 fois aussi long que large, largement séparé de
la plaque interneurale. Dorsale I 6, le premier rayon aussi long que la tête ;
seconde dorsale très petite. Anale II 6. Pectorale plus longue que la tête, un peu
plus longue que la ventrale, laquelle n’atteint pas l’anale. Pédicule caudal déprimé,
faisant les 2/5 ou un peu plus du tiers de la longueur totale. Caudale profondé¬
ment échancrée en croissant. 24 ou 25 écussons dorsaux et 19 ou 20 ventraux,
les 5 derniers entourant le pédicule caudal sans interruption. Brun foncé en dessus,
blanc en dessous ; trois barres jaunes sur le dos, la première derrière la base de
la première dorsale, la troisième derrière la seconde dorsale.
Longueur totale 100 à 125 millimètres.
Quatre individus des Stanley-Falls.
Très voisine du P. Bovei, Perugia, cette espèce s’en distingue par les bar¬
billons beaucoup plus courts et par le nombre des rayons à la dorsale et à l’anale.
HAPLOCHILUS CHRISTYI, sp. n. (1).
Hauteur du corps 4 à 4 2/3 fois dans la longueur totale, longueur de la tête
3 3/4 à 4 fois. Tête aplatie en dessus; museau large, arrondi, plus court que l’oeil;
bouche dirigée en haut, la mâchoire inférieure dépassant légèrement la supérieure ;
oeil 2 2/3 à 3 fois dans la longueur de la tête, mesurant environ les 2/3 de la
largeur interorbitaire ; préorbitaire très étroit.
Dorsale 10-11, commençant deux fois plus loin
de l’œil que de la racine de la caudale, au-
dessus du milieu de l’anale; rayons postérieurs
les plus longs aussi longs ou un peu plus longs
que la tête chez les mâles, plus courts chez les
femelles. Anale 14-15. Pectorale mesurant les 2/3 ou les 3/4 de la tête, n’atteignant
pas la base de la ventrale; celle-ci à égale distance du bout du museau et de la
racine de la caudale, ou un peu plus près du museau. Caudale arrondie, aussi
Fig. 19. — Haplochilus Christyi (3/4).
(1) Le retard apporté à la publication de ce fascicule, dont une partie était prête en juillet 1914, explique
comment la description de cette espèce a paru entretemps dans le troisième volume de mon Catalogue of the Fresh-
water Fishes of Africa, p. 46 (1915).
36
longue que la tête chez les femelles, un peu plus longue chez les mâles. Pédicule
caudal 1 2/3 à 2 fois aussi long que haut 32 à 34 écailles en série longitudinale,
22 ou 24 autour du corps en avant des ventrales; ligne latérale représentée par une
série plus ou moins distincte d’impressions punctiformes. Jaunâtre ou olivâtre pâle
en dessus, les écailles à bordure plus foncée; mâles ornés de taches carminées plus
ou moins nombreuses, ces taches absentes ou très réduites chez les femelles ; nageoires
des mâles à taches carminées arrondies, la caudale étant de plus bordée de la même
couleur en haut et en bas.
Longueur totale 50 millimètres.
De nombreux individus de Bafwasende, sur la Lindi.
Intermédiaire aux H. pumilus , Blgr. et cameronensis , Blgr.
HAPLOCHILUS SCHOUTEDENI, sp. n.
Hauteur du corps égale à la longueur de la tête, 4 à 4 1/4 fois dans la
longueur totale. Tête aplatie en dessus; museau large, arrondi, plus court que
l’œil; bouche dirigée en haut, la mâchoire inférieure dépassant la supérieure; œil
3 1/4 à 3 1/2 fois dans la longueur de la tête, mesurant environ les 2/3 de la
largeur interorbitaire ; préorbitaire très étroit. Dor¬
sale 9. commençant 2 fois plus loin de l’œil que
de la racine de la caudale ; rayons postérieurs les
plus longs un peu plus courts que la tête chez les
mâles, beaucoup plus courts chez les femelles.
Fig. 20 . — Hapioc/iüus Schoutedeni (3/4). Anale 14-15. Pectorale mesurant les 2/3 ou les 3/4
de la tête, n’atteignant pas la base de la ven¬
trale; celle-ci à égale distance du bout du museau et de la racine de la caudale,
ou un peu plus près du museau. Caudale arrondie, aussi longue que la tête
chez les femelles, plus longue chez les mâles. Pédicule caudal 1 2/3 à 2 fois
aussi long que haut. 28 à 30 écailles en série longitudinale, 20 autour du
corps en avant des ventrales; ligne latérale parfois représentée par une série
incomplète d’impressions punctiformes. Brun en dessus, blanchâtre en dessous, les
écailles à bordure plus foncée, avec ou sans petites taches arrondies d’un rouge
carmin.
Longueur totale 42 millimètres.
De nombreux individus de Madié.
Cette espèce, dédiée à M. le D r H. Schouteden, est voisine de 1a, précédente,
mais s’en distingue par le nombre moins élevé de rayons à la nageoire dorsale et
d’écailles le long du corps. H. platysternus, Nich. et Grise., de Stanleyville, a
la même formule (D. 9; A. 15; Sq. 28, 20) mais le corps est fortement comprimé
et sa hauteur n’est comprise que 2 3/4 fois dans la longueur totale.
37
TILAPIA NILOTICA, L.
La découverte du T. nilotica dans le Congo est une addition importante à l’aire
géographique de cette espèce si répandue.
L’individu unique recueilli aux Stanley-b ails est absolument typique comme
forme, comme écaillure et comme coloration. 16 épines et 12 rayons mous à la
dorsale. 20 branchiospines à la branche inférieure du premier arceau branchial.
Longueur totale 160 millimètres.
TILAPIA CHRISTYI, sp. n. (1).
Hauteur du corps 2 1/4 à 2 1/3 fois dans la longueur totale, longueur de
la tête 3 à 3 2/5 fois. Tête près de 2 fois aussi longue que large; museau à profil
courbé, un peu plus large que long, aussi long ou un peu plus court que la partie
Fig. 21. — Tilapia Christyi.
postoculaire de la tête; œil 4 fois dans la longueur de la tête, 1 1/2 à 1 2/3 fois dans
la largeur interorbitaire, égal à la hauteur du préorbitaire; largeur de la bouche
mesurant les 2/3 de celle de la tête; maxillaire s’étendant au delà du plomb de la
narine sans atteindre celui du bord antérieur de lœil; dents en o ou 4 séries, les
(1) La description de cette espèce a déjà paru dans mon Catalogue of the Freshwater Fishes of Africa,
vol. III., p. 204 (1915).
38
externes modérément grandes et au nombre de 36 à 50 à la mâchoire supérieure;
3 ou 4 séries d’écailles sur la joue, le diamètre vertical de la partie écailleuse égal
à celui de l’œil. Branchiospines très courtes, au nombre de 8 à 10 à la branche
inférieure du premier arceau. Dorsale XV-XVI1 12-13; épines assez fortes, croissant
en longueur jusqu’à la dernière, qui mesure la moitié de la longueur de la tête; les
plus longs rayons mous mesurant les 3/4 ou les 4/5 de cette longueur. Anale III 8-10;
la troisième épine mesurant un peu plus du tiers ou les 2/5 de la longueur de la
tête. Pectorale très pointue, aussi longue ou un plus longue que la tête, n’attei¬
gnant pas l’origine de l’anale. Ventrale prolongée en filament, n’atteignant pas
tout à fait l’anale. Caudale arrondie, presque entièrement couverte d’écailles. Pédicule
caudal beaucoup plus haut que long. Ecailles cycloïdes, 30-31 — ; lignes latérales
21-23 a 11-12
2 Q ^4 • brunâtre, ventre blanc; la base des écailles sur les côtés brun foncé ou
noirâtre; six barres foncées, peu distinctes, parfois traversées par deux bandes
longitudinales foncées; une tache operculaire noire; dorsale épineuse à grandes
taches brunes; une grande tache noirâtre à la base des rayons mous antérieurs de
la dorsale, suivie de taches formant des bandes obliques ou un réseau; un réseau
brun sur la caudale.
Longueur totale 180 millimètres.
Trois individus des Stanley-F ail s, et quatre d’Avakubi.
Espèce voisine du T. Tholloni , Sauv., dont elle diffère par les dents plus
grandes et moins nombreuses, le nombre des rayons à la dorsale et le pédicule
caudal plus court.
EXPLICATION DES PLANCHES
PL. XXII1.
Lcibeo sorex (p. 23), 3/4 de la longueur naturelle. Et tête vue en dessus et
en dessous.
PL. XXIV.
Chrysichthys macropterus (p. 27), 7/9 de la longueur naturelle. Dessus de
la tête et dentition.
PL. XXV.
Synoclontis vittatus (p. 31), Grandeur naturelle. Dessus de la tête et bouche.
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Ann.M us. Congo Belge. ZoolX 1) Jή.
CHRYSICHTHYS MACRO P TE RTIS.
r
\
Ann. Mrs. Congo Belge.Zool.(I) IT.4-.
SYNODONTIS VITTATUS.
Section I. Faune Entomologique de l’Afrique tropicale.
A. Hémiptères (Rhynchota Æthiopiea).
Pentatomides.
Fasc. 1. Scutellerinae et Graphosomatinae, par H. Schouteden. Novembre 1903, p. 1
à 131, pl. I et H.
Fasc. 2. Arminao et Tesseratominae, par H. Schouteden. Juin 1905, p. 132 à 277,
pl. III à V.
/
B. Coléoptères.
Longicornes.
Fasc. 1. Prioninae, par Aug. Lameere. Décembre 1903, p. 1 à 114, pl. I à III.
Buprestides.
Fasc. 1. Introduction. Julodines, par Ch. Kerremans. Septembre 1904, p.l à 65, pl. I.
Section II. Catalogues raisonnés de la Faune Entomologique du Congo Belge.
Tome I. Fasc. 1. Hémiptères, fam. Pentatomidae, par H. Schouteden, p. 1 à 85, pl. I et II.
Août 1909.
Fasc. 2. Coléoptères, fam. Buprestidæ, par Ch. Kerremans, p. 1 à 44, pl. I à IV.
Série IV. — Oiseaux.
Remarques sur l’Ornithologie du Congo.
Tome I. Fasc. 1, par Alph. Dubois. Novembre 1905, p. 1 à 36, pl. I à XII.
Série V. — Paléontologie.
Section I. La Faune paléocène de Landana.
Tome I. Fasc. I. Molusques, par Em. Vincent; Podocnemis Congolensis par Louis Dollo ;
Les Poissons paléocènes de Landana, par Maurice. Lericho, p. 1 à 92, pl. I à X.
I). ETHNOGRAPHIE ET ANTHROPOLOGIE.
Série I. — Anthropologie préhistorique.
L’Age de la Pierre au Congo.
Tome I. Fasc. 1, par X. Stainier. Janvier 1899, p. 1 à 24, pl. I à V et une carte.
Sérié III. — Ethnographie.
Notes analytiques sur les Collections ethnographiques du Musée du Congo.
Tome I. Les Arts. — La Religion, 1902-1903, 316 p., LXII pl. (Complet.)
Tome II. Les Industries indigènes.
Tome III. Fasc. 1. La Céramique. Mai 1907, p. 1 à 194, pl. I à XXI.
Documents ethnographiques concernant les populations du Congo Belge.
Tome I. Fasc. 1. Notes sur la Vie familiale et juridique de quelques populations du Congo
Belge, par A. Hutereau, en collaboration avec M. A. de Haulleville, Directeur du Musée
du Congo Belge et le D r J. Maes, attaché au Musée du Congo belge, chargé de la Section
d’ethnographie. Octobre 1909.
Tome IL Fascicule 1. Notes ethnographiques sur les peuples communément appelés Bakuba,
ainsi que sur les peuplades apparentées. — Les Bushongo, par E. Torday et T. A. Joyce,
M. A.; Aquarelles par Norman-H. Hardy. Décembre 1910.
Série IV. — Notes spéciales. — Vulgarisation.
L’État Indépendant du Congo. Documents sur le pays et ses habitants (Illustrations dans le
texte).
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Fasc. 1. L’habitation. Juillet 1903, p. 1 à 28.
Fasc. 2. L’habitation (suite). Novembre 1903, p. 29 à 60.
Fasc. 3. Voies et Moyens, de communication. Décembre 1903, p. 61 à 98.
Fasc. 4. Voies et Moyens de communication (suite). Février 1904, p. 99 àj 128.
Fasc. 5. Protection et moralisation des indigènes. Avril 1904, p. 12y à 161
Série V. — Linguistique.
Dictionnaire Kitabwa-Français et Français-Kitabwa, par le R. P. Aug. Van Acker. Août 1907,
170 p {Complet.)
N. B. — Les séries non notéoâ dans le présent tableau sont celles dans lesquelles aucun travail n'a encore été publié.
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